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A la découverte du Japon, de Tokyo à l'archipel des Ryukyu (Okinawa)
Bonjour à tous,

Rentrée il y a déjà un mois d'un merveilleux voyage au Japon, je me lance aujourd'hui à écrire mon premier essai de carnet de voyage. Il s'agit là de bien sûr, remercier tous les contributeurs de ce forum avec lesquels j'ai échangé ou simplement lu au travers de leurs carnets de voyage et questionnements, mais aussi de partager mon voyage qui fut en un mot "génialissime". Pourquoi? car, ce séjour fût un enchantement et comme nombre d'entre vous, je fais désormais partie de la catégorie des gens qui souhaitent avoir la chance d'y retourner un jour.

Pour commencer, voici les éléments contextuels du voyage:

Origine du projet de voyage: Mon compagnon rêvait depuis longtemps de découvrir le Japon. Pour ma part, je ne saurai expliquer pourquoi mais cela m'intéressait oui mais sans plus et peut être après être allés dans d'autres pays avant. Originaire des îles, j'ai un faible pour les plages paradisiaques...Et c'est au salon du tourisme que j'ai découvert par hasard que le Japon en possédait et ce fût un déclic pour moi car je me suis dit ce pays remplit tous nos critères de voyage... hormis le budget... mais bon ça y'est c'était décidé le Japon serait le pays pour lequel on accepte de casser la tirelire, une sorte de voyage de noces sans mariage 😉. Ce fût également le déclic pour mes beaux-parents. Étions tous plutôt libres en termes de disponibilité, nous nous sommes décidés mi-mai, un tour sur internet juste pour regarder les prix d'un billet d'avion histoire de voir.... et voilà les billets internationaux étaient achetés avec un départ prévu 4 mois et demi plus tard, fin septembre.

Typologie: Voyage de tourisme loisirs et familial, parents et enfants adultes (30 et 65 ans) Durée: 5 semaines et demi, 38 jours/37 nuits Période: l'automne au japon, de fin septembre à début novembre 2019 Organisation: par moi-même avec guides papier, sites internet d'échange et de partage (voyageforum, kanpai) et divers blogs de voyage. Aucun guide sur place.

Modes de transports utilisés: A pied, métro, bus, voiture en location, avion Type d'hébergements: guesthouse, hôtels de chaînes, ryokan, auberges de jeunesse, Budget global: environ 24 500 euros pour 4 personnes adultes Activités: spirituelles (temples, sanctuaires), gastronomiques, nature( jardins, balades), sports aquatiques (rafting, snorkelling) , détente (onsen, plage) Lieux visités:

Tokyo (ueno, tsukiji, ginza, marunouchi, asakusa), Kyoto (gare, château, marché nishiki, arashiyama, gion, fushimi inari), Miyakojima, Shikoku (Takamatsu, Kotohira, Vallée de l'iya, Tokushima), Yakushima, Kyushu (Kagoshima, Chiran, Ibusuki, Takachiho, Kumamoto) , Tokyo (shinjuku, shibuya)

Pour Shikoku, Yakushima et Kyushu, il vous faut aller sur un 2éme carnet. Le site a limité le nombre de photos, j'ai donc dû créer un 2éme carnet intitulé "Escapade japonaise à Shikoku, Kyushu, Yakushima et Tokyo".

Détails du budget:

Les déplacements:

Vols internationaux: 800 euros/ personne en A/R Paris Tokyo avec une courte escale (1h30/2h) à Helsinki en Finlande avec la JAL Vols internes (5): 700 euros/personne avec différents compagnies ANA, JAL et Jetcost 1 bus de nuit Tokyo-Kyoto en confort, 58 euros/ personne avec willer express 4 locations de voiture (miyakojima, shikoku, yakushima, kyushu): 1 300 euros au total pour 3 semaines, soit 13 euros/ jour/ personne

Les hébergements:

7500 euros pour 4 personnes pour 36 nuits soit environ 104 euros/couple ou 52 euros/ personne sachant que dans ce prix étaient inclus 14 petits-déjeuners, et 4 dîners kaiseiki, avec comme critère de recherche impératif 2 chambres séparées pour chaque couple, situation géographique de l'hébergement plutôt centrale et choix de toilettes privatives le plus souvent

Le reste: alimentation, sorties, essence, péage, et achats personnels

environ 2 600 euros/ personne soit environ 69 euros/ jour/ personne
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Kawai et sérénité au pays des momiji (Japon, novembre 2011)
Vous aviez découvert notre itinéraire, et quelques adresses, ici : le voyage en un clin d'oeil Pour ceux d'entres vous qui ont envie d'un peu de lecture, voici le récit détaillé de nos aventures. Pour les amateurs de photos, j'ai mis une première sélection ici : Au pays des momiji, une photo par jour Voici également quelques photos de momiji : nihon no momiji Et pour les gourmands, 3 messages sur ce que j'ai mangé pendant le voyage : sélection de repas japonais, repas au ryokan, douceurs japonaises, ma collection de kit-kat

Voici les photos des chats japonais : nihon no neko

Bonne lecture ! 🙂

Kawai et sérénité au pays des momiji - Novembre 2011 -

De retour du Japon... Par quoi commencer ? Par la gentillesse des japonais ? La propreté des rues ? Ou peut-être par les quartiers complètement fous et kawai, ou encore les temples aux jardins zen et magnifique ?

Commençons par le commencement. En revenant de Chine, en septembre 2009, nous nous étions dit que nous prochain voyage asiatique serait au Japon. Nous avons depuis longtemps envie de découvrir ce pays, et de mon côté j'adore les cerisiers en fleurs, les sakura, objets d'un véritable culte au Japon. Nous prenons donc nos billets pour un voyage en avril 2011, pour pique-niquer sous les sakura pour mon anniversaire. Les événements en décideront autrement, nous annulons notre voyage au dernier moment... Mais nous ne tardons pas à reprendre des billets d'avion, pour cette fois-ci profiter des momiji, les érables aux couleurs dorées et flamboyantes.

Chapitre 1. TOKYO Arrivée à Tokyo

Le 10 novembre 2011, nous nous envolons donc, en classe affaire (ça sert de savoir jouer la comédie pour avoir des places côte à côte et bien placées), en direction de Tokyo. Le 11 novembre 2011, nous atterrissons à Tokyo, et découvrons pour la première fois ce monde tellement différent du nôtre. Nous découvrons les bonzaï géants dans les jardins, les distributeurs de canettes de boissons chaudes (qu'on peut acheter avec sa carte de métro), nos premiers sushis, le panda ou le raton laveur qui dit de faire attention à ses doigts sur les portes du métro, le bateau du futur créé par Leiji Matsumoto, créateur d’Albator, et surtout la gentillesse et la politesse des gens que nous croisons.

Nous passons cette première journée dans le brouillard du décalage horaire, et sous la pluie, Tokyo prend un aspect irréel... Nous allons à Odaiba, quartier de Tokyo construit sur la mer, petite ville artificielle. Nous dégustons nos premiers sushis, dans un restaurant avec vue sur le port. Nous allons ensuite jusqu'au musée des sciences, le Miraikan, rendre visites aux robots, aux technologies du futur. Très chouette musée, très interactif, et très instructif. Toujours sous la pluie, et de nuit (la nuit tombe très tôt, 16h30, à cette époque) nous rentrons ensuite à l'hôtel pour une bonne nuit de sommeil (même si entre le décalage horaire et le soleil qui se lève à 6h, la nuit ne fut pas si bonne que ça...)

Il ne pleut plus ! Nous profitons de cette première journée pour visiter différents quartiers de Tokyo, en commençant par le temple Sensoji qui se trouve tout près de notre hôtel. Beaucoup de monde, peut-être parce que nous sommes samedi. De l'encens qui brûle, des moines qui prient, des japonais se prenant en photos après avoir faire un prière devant l'autel, un spectacle de singe savant, des boutiques souvenirs... Quelle animation ! Nous visitons ensuite les jardins du Palais Impérial, très joli, très belle promenade. Nous terminons cette grande journée par une belle vue sur Tokyo de nuit depuis la tour Mori Tower.

Retrouvailles

Le lendemain, nous avons rendez-vous avec un ami français qui vit maintenant tous dans la banlieue de Tokyo avec sa femme japonaise. Nous visitons le quartier Omotesando, boutiques de luxe, boutiques de mode, le Champs-Elysées japonais... Nous allons ensuite déjeuner dans le quartier Harakuju dans un restaurant attenant à une galerie d'art moderne (Design Festa), ambiance street art, on se croirait à Londres ou à New-York. Les okonomiyaki (sorte de crêpe à base d’œuf et de chou) sont très bon.

Nous traversons ensuite la rue Takeshita dori, sorte de Carnaby Street en cent fois plus délirant, pour arriver dans le parc Yoyogi. Ce parc est surprenant de par sa population le dimanche ! D'un côté, autour du lac, les cosplayers, déguisés en toutes sortes de personnage de dessin animés ou tout simplement habiller de façon complètement délirante, de l'autre côté, le sanctuaire de Meiji Jingu très calme, reposant, accueillant en ce jour de Shichi Go San (fête du passage à l’âge de 7 ans, 5 ans ou 3 ans) des jeunes enfants en kimonos accompagnés de leur parents élégamment vêtus. Le Japon est vraiment un pays très contrasté !

Tokyo Safari

Lundi matin, David Michaud, journaliste photographe français installé depuis plusieurs années à Tokyo, vient nous chercher à notre hôtel pour nous faire découvrir, en vélo, un Tokyo très agréable. Nous commençons notre balade par un petit tour dans Asakusa, le quartier de notre hôtel. David nous y indique les bons restaurants. Ensuite, après une balade dans le quartier des kappa, sorte de divinité de l’eau, nous arrivons dans Taito, puis nous partons à la découverte d’Ameyoko et de ses nombreuses échoppes de bric et de broc installé sous les voix de chemin de fer. Quelle animation ! Dans cette espèce de marché on peut aussi bien y trouver des chaussures soldées que du matériel électronique, en passant par du poisson ou de délicieuses brochettes de fruits frais (nous nous laissons tenter par ces dernières).

Nous reprenons ensuite nos vélos pour aller en direction du quartier Yanaka en traversant le Parc Ueno. Yanaka est un quartier très agréable, « dédié » aux chats ! Il y a des boutiques sur le thème des chats, des sculptures de chats sur le toit des maisons, et bien sur de vrais chats dans les rues ! Nous nous arrêtons pour prendre un café, ou un thé accompagné d’une douceur japonaise. Nous continuons ensuite notre balade dans Yanaka en traversant le cimetière, très calme, à la recherche des chats y résidant. Nous repartons ensuite vers le Parc Ueno, pour une petite balade, toujours en vélo, autour du lac, avant d’arriver, en passant par de sympathiques petites rues, à un très joli temple exposant de magnifiques décorations en chrysanthèmes.

Nous quittons cet aspect de Tokyo faisant penser à un petit village pour nous diriger vers Akihabara, la ville électrique. Quel contraste, le changement de décor est impressionnant ! Beaucoup d’animation, des salles d’arcade pour jeux vidéo en tous genres, des boutiques d’électronique, de robotique, de retro gaming, des maid tentant d’attirer les passants (mâles bien sûr) dans leur café… Avant de continuer, nous nous arrêtons dans une petite gargote pour déguster un bon ramen au comptoir. C’est bon, c’est chaud, ça fait du bien !

Pour changer de décor, David nous emmène dans un temple dédié à l’argent, pour gérer sa fortune. Des hommes d’affaire viennent y faire des offrandes ou y prier pour s’assurer la réussite de leur contrat.!

Il est déjà 16 heures, le soir commence à tomber… Mais la journée n’est pas finie pour autant ! David nous emmène ensuite à un super spot photo, Ochanomizu, ou nous pouvons voir plusieurs trains se croiser sur différentes voies ferrés au-dessus du fleuve. La vue est vraiment sympa. Nous traversons ensuite, toujours sur nos vélos (on commence à avoir mal aux fesses ou aux mollets) différents quartiers, passant devant des boutiques d’instruments de musique, des bouquinistes, devant l’université de Meiji qui se trouve dans une grande tour. Nous nous arrêtons prendre un thé glacé ou un café dans la cafétéria de l’entreprise Tokyo Center, entreprise d’agronomie très intéressante puisque ses locaux sont transformés en culture en tous genres ! Des plants de tomates séparent les salles de réunion, les stagiaires ont comme première tâche de faire pousser des salades… C’est vraiment agréable de se poser dans ce cadre très reposant. La nuit est tombée entre temps, et c’est dans un Tokyo illuminé que nous reprenons nos vélos pour rentrer à l’hôtel, en passant par Nihon Bashi (et le pont où se trouve le point zéro de Tokyo) et Asakusa Bashi.

En rentrant à l’hôtel, nous voyons beaucoup de monde avec à la main des espèces de râteau en bambou très décoré, plus ou moins grand. Il s’agit de la fête Tori no Ichi , la fête des râteaux du bonheur ! Ces « râteaux » sont censés ratisser le bonheur pour le faire entrer dans la maison pour l’année à venir. Intrigués, nous décidons de suivre David jusqu’au sanctuaire Otori. Quelle animation ! Une foule impressionnante, des échoppes pour manger dans la rue, d’immenses stands pour acheter son « râteau », et tous ces gens qui entre dans le temple en faisant bien sagement la queue… On ne regrette pas d’être venus. http://lejapon.fr/...-otori-a-asakusa.htm Sur ces notes festives, nous quittons David, après l’avoir chaleureusement remercié pour cette super journée, et nous rentrons nous coucher.

Kawaguchiko, à la recherche du Mont Fuji

Nous voulons voir le Mont Fuji. Le Mont Fuji, c'est quand même l'emblème du Japon, et puis il est toujours très beau sur les photos dans les livres... Alors nous prenons le bus en direction du Kawaguchico, un lac au pied du Mont Fuji San. On décide donc de bouder le téléphérique et de monter à pied au point de vue, ça nous réchauffera. Un embranchement, 2 indications en japonais... Mes faibles connaissances en kanji me permettent de reconnaître 3 signes sur le panneau : ciel, au-dessus, et montagne. Le ciel au-dessus de la montagne ? C'est sûrement la bonne direction, tant pis si je n'ai rien compris aux 20 autres idéogrammes. Par chance, c'est en effet la bonne direction qui nous emmène à un magnifique point de vue tout en faisant une très belle balade sous les momiji, les érables s'étant parés pour l'occasion de leurs magnifiques couleurs or et rouge. Au détour d'une clairière, les arbres sont moins serrés, et on aperçoit le Mont Fuji caché par un nuage (donc en réalité on n'aperçoit pas grand-chose). Quelques photos, et nous repartons bien vite pensant arriver au point de vue pendant que le nuage s'éloigne (c'est qu'il y a un peu de vent). Malheureusement, ce stupide nuage est bien resté plus d'une heure devant le Mont Fuji. Nous aussi du coup, c'est qu'on veut le voir. On attend donc le bon vouloir du nuage en mangeant des biscuits et en admirant la vue de l'autre côté, sur le lac Kawaguchi (très belle aussi d'ailleurs). Enfin le nuage bouge ! Après une trentaine de photos pour marquer le coup, on entame la descente, c'est qu'on commence à avoir vraiment froid et faim. Sauf que nous ne sommes plus en ville, et qu'on arrive trop tard, les restaurants sont fermés. Mais au Japon, ce n'est pas un problème, il nous suffit d'aller au combini, petite superette ouverte tout le temps, pour y acheter deux bento, chauffés au micro-onde par la caissière, que nous mangeons au bord du lac en regardant les japonais se prendre en photos devant le beau paysage. Sur le chemin du retour, pour rejoindre la gare routière, après avoir découvert le jardin d'un joli petit temple, nous nous rendons compte qu'on voit très bien le Mont Fuji depuis un angle de la route, et le nuage a maintenant complètement disparu. Ça ne nous a pas empêché de passer une très bonne journée.

De retour à Tokyo, nous visitons, de nuit, le quartier de Shinjuku, puisque la gare routière se trouve là. Nous nous dirigeons, entourés de hauts buildings illuminés, vers Tokyo Metropolitan Government Office, la tourrappelant Notre-Dame avec ses deux tours. La vue du haut de cette tour sur Tokyo est vraiment chouette. Nous suivons ensuite les conseils de David, et nous allons dîner dans un restaurant de yakitoris. Nous sommes ensuite d'attaque pour nous balader dans les rues du Golden Gay aux multitudes de bar très intimes, réservés souvent à des groupes d'habitués, amis du patron.

Dernier jour à Tokyo

Quel temps magnifique aujourd'hui, le ciel est merveilleusement bleu ! Nous suivons encore un conseil de David, et rejoignons l'embarcadère de la rivière Sumida (pas celui à touristes, celui un peu plus loin, sans personne) pour prendre un bateau qui nous emmènera, à travers divers paysages tokyoïtes, jusqu'à Odaiba que nous avons envie de voir sous le soleil. Nous accostons juste à côté du bateau d'Albator ! Après une petite balade sur le quai, nous arrivons à... la Statue de la Liberté ! Nous quittons ensuite Odaiba, en train cette fois-ci pour rejoindre le Parc Hama Rikyu, magnifique jardin dans lequel il fait bon pique-nique au soleil, ou déambuler tranquillement. Nous voulons retourner à Akihabara, pour aller au café neko conseillé par David... On passe donc une heure en compagnie de gentils et magnifiques matous, qui de leur côté savaient bien que l'heure du repas n'allait plus tarder, ils étaient donc bien réveillés. Cette dernière journée à Tokyo était vraiment sympathique.

Chapitre 2. KYOTO Arrivée à Kyoto

Dernier petit déjeuner à Tokyo, dernier trajet de notre hôtel au métro... Nous arrivons bien en avance à la gare de Tokyo. Nous posons donc nos valises, et achetons deux magnifiques bento pour notre repas du midi. Au bout de 50 minutes de trajet en Shinkansen, on aperçoit par la fenêtre, le Mont Fuji ! Qu'on voit d'ailleurs beaucoup mieux que lors de notre escapade au Kawaguchico, le temps est clair aujourd'hui. Après une après midi plutôt tranquile (lessive, repérage des temples sur la carte…) nous partons diner dans la gare de Kyoto.

Temples de Kyoto

Pour notre première journée à Kyoto, il fait beau. Nous avons une longue liste de temples à visiter, alors on compte bien profiter du beau temps aujourd'hui. Nous prenons le bus jusqu'au Ginkaku-ji, le Pavillon d'Argent, au magnifique jardin. Très belle entrée en matière, ce temple nous plaît beaucoup. Vraiment, les jardins japonais sont magnifiques ! On a l’impression d’être en pleine nature alors que chaque pierre est à sa place au millimètre prêt. C’est reposant et magnifique. Nous parcourons ensuite le Chemin des Philosophes, le long duquel nous croisons quelques adorables chats, pour rejoindre, en passant par la porte Sanmon, le temple Nanzen-ji, complexe de plusieurs petits temples.

Nous reprenons ensuite un bus pour aller au Kiyomizu-dera, magnifique temple construit en hauteur de la ville, et reposant sur une structure en bois très aérée, comme s'il lévitait. Pour y arriver, délaissant la rue principale et toutes ses boutiques à touristes, nous empruntons une petite rue traversant un immense cimetière à flanc de colline. Balade fort sympathique, d'autant plus que nous y croisons des chats. (merci du conseil masterpo ! 😉)

Le soir commence à tomber, nous déambulons un peu dans le quartier de Gion, à l'affût des maïkos, apprenties geishas, qui sont bien difficile à photographier. Puis nous remontons dans les hauteurs, en passant par des petites rues sinueuses, pour visiter le Kodai-ji, éclairé de façon vraiment spectaculaire. Lumière tamisée, mettant en valeur les bâtiments, le jardin sec et son dragon géant, et surtout les arbres, les magnifiques momiji se reflétant dans l'eau... Splendide ! Et très émouvant aussi. Un des meilleurs moments de notre séjour à Kyoto.

Nous décidons de dîner dans le coin, avant de reprendre le bus pour rentrer à l'hôtel. Très bonne décision, nous découvrons un très bon restaurant de teppanyaki, yakisoba, okonomiyaki... Bref, que de délicieux plats cuits sur plaque chauffante, sorte de pierrade japonaise. Nous nous régalons tellement que nous y reviendrons pour notre dernier repas à Kyoto une semaine plus tard. C'est ce qu'on appelle une journée bien remplie !

Journée pluvieuse, journée de musée !

Ça y est, la pluie annoncée est arrivée. Profitons-en pour visiter un musée. Notre choix se porte sur le musée du manga, la bande dessinée japonaise, qui est tellement intéressant que nous y restons toute la matinée (on aurait pu y rester plus longtemps si on savait lire le japonais, dans ce musée on peut lire les œuvres exposées). Nous apprenons beaucoup sur l'origine du manga, des histoires racontées en image, qui remonte à une époque où les troubadours japonais accompagnaient leur récit avec des kamishibai, rouleaux imagés. C'est vraiment marrant de retrouver en livre, en livre culte même, les dessins animés qu'on regardait quand on était enfant sur la 5 ou dans le club Dorothée ! Nous mangeons ensuite dans la cafétéria du musée, pas de la grande cuisine mais le lieu est sympa, les murs étant couverts de dédicaces de dessinateurs de BD, aussi bien japonaise que francophone.

Nous passons l’après-midi dans les rues marchandes, et couvertes, puisqu’il pleut toujours, de Terramachi, et nous en profitons pour faire quelques petits achats, et visiter quelques boutiques de manga.

En fin de journée, il ne pleut plus, et nous nous baladons sur les rives de la rivières Kamo, en longeant les maison de Pontocho, c’est calme, c’est agréable. C’est d’ailleurs dans ce quartier que nous dinons de délicieux sashimis. Après diner, nous retournons vers la rivières. Attiré par le son de djembé, nous nous approchons, et nous faisons ainsi la connaissance d’un groupe de jeunes japonais jouant du djembé à la lumière d’un réverbère, au bord de la rivière ! Ils nous entrainent dans leur rythme, nous jouons un peu avec eux, la barrière de la langue n’est vraiment pas un problème, nous passons un super moment en leur compagnie !

Le sanctuaire des renards

Le lendemain, le soleil est revenu, nous décidons alors de visiter le sanctuaire Fushimi Inari, et de nous balader dans les collines sur les quatre kilomètres de chemin formés par une longue succession de torii (sorte de portails) en bois vermillon. C'est franchement chouette, on se croirait dans un autre monde. Le chemin jusqu'au sommet est ponctuée de petits autels entourés de statues de renards avec chacun leur bavette rouge, signe de leur pouvoir. Entre le vert de la forêt et de la mousse, et le rouge des bavoirs des renards et des torii, nous voyageons dans un monde de couleur qui semble hors du temps.

Nous retournons ensuite dans le centre de Kyoto pour visiter le château Nijo. Nous n'avons plus beaucoup de temps pour la visite, mais nous pouvons quand même bien en profiter. Ce château est vraiment beau, et très intéressant, avec son parquet « chantant » (le bruit du parquet quand on marche est censé prévenir lorsque quiconque entrait dans le château).

Nara

Nous partons de bon matin sur les chemins et les voies ferrées (en train) en direction de Nara, « la ville où les pigeons sont des daims » d’après Lewis Trondheim. Je ne pouvais pas manquer ça ! Arrivés à la gare, nous nous dirigeons donc vers le grand parc, et à peine arrivés nous croisons nos premiers daims. Qu’ils sont mignons ! Nous passons devant la pagode du temple Kofuku-ji, qui, avec ses cinq étages, est l’une des plus grandes du Japon. Un peu plus loin, je trouve une boutique qui vend des biscuit pour donner aux daims. Alors bien sûr, j’en achète. Grave erreur ! Un daim, c’est comme un chat qui sait bien reconnaitre un sachet de whiskas, j’avais à peine payé que plusieurs daims sont arrivés vers moi, me poussant, tirant mon manteau avec leur dents ! Et moi, je ne donne pas les gâteaux pour rien, je veux pouvoir les caresser. Sauf que les daims veulent uniquement manger à l’œil, alors ils me donnent des coups de tête. Bref, on s’est bien amusé, mais finalement c’est pas si mignon, un daim ! Nous continuons notre chemin dans le parc, en essayant d’aurénavant d’éviter les daims en plein milieu de la route, pour aller visiter les temples. Le temple Todai-ji, abritant, dans la plus grande structure en bois du monde, le plus grand bouddha en bronze du monde, est vraiment intéressant. Mais j’aime surtout beaucoup le sanctuaire shinto de Kasuga Taisha, le temple des lanternes. Des milliers de lanternes en métal, richement ouvragées, sont suspendues le long des bâtiments. C’est magnifique. Cela doit être encore plus beau le soir, lorsqu’elles sont toutes éclairées. Après déjeuner, nous nous baladons tranquillement dans le parc entre les daims, les sanctuaires shinto qui semblent perdus dans la foret, et le très joli petit lac avec ses momiji. Nous reprenons ensuite le chemin du retour, et nous dinons de tonkatsu dans l’un des nombreux restaurants de la gare de Kyoto.

Encore des temples !

Aujourd’hui, le ciel est d’un bleu magnifique, et le soleil brille de tous ces feux. C’est la journée que nous attendions pour aller visiter le Kinkaku-ji, le Pavillon d’Or. Ce bâtiment recouvert d’or brille au soleil et se reflète dans l’eau de l’étang sous les belles couleurs des momiji. Il y a du monde, mais on comprend pourquoi, c’est franchement magnifique ! Nous visitons ensuite le temple Ryoan-ji, très joli, avant de continuer notre chemin en direction du Ninna-ji. Thomas nous l’avais conseillé, et il a eu raison. J’aime vraiment beaucoup ce temple très calme, très zen, avec ses magnifiques momiji d’un rouge profond et le gazouillis des oiseaux… Le château est vraiment intéressant également.

Nous reprenons ensuite un bus pour traverser complétement la ville d’est en ouest, et nous arrivons au temple Tenryu-ji. Le temple, avec son magnifique jardin, l’étang, les carpes et les momiji est franchement splendide. Mais que de monde ! Après la visite des jardin, nous nous dirigeons vers la foret de bambous juste à côté. La lumière, filtrée par ces immenses bambous, y est douce et tamisée… Nos pas nous emmène jusqu’au petit temple Nonomiya. Avec la musique traditionnelle, accompagnée des chants des moines, il dégage de ce temple perdu dans la forêt une atmosphère vraiment particulière. Nous nous baladons ensuite au crépuscule au bord de la rivière, c’est très calme, très agréable.

Journée shopping

Aujourd’hui, nous allons nous offrir une journée plus tranquille, et faire quelques achats souvenirs. Nous visitons d’abord le temple Kennin-ji, dans Gion. Très beau temple avec ses magnifiques peintures de dragon. Nous allons ensuite au sanctuaire shinto Heianjingu. En cette période de la fête Shichi Go San nous croisons beaucoup de famille bien habillée, le père en costume noir, la mère et les jeunes enfants en kimono. Nous partons ensuite nous promener dans le quartier Shinbashi. Ses petites rues ombragées, cet homme qui pêche dans la rivière, et qui me montre le joli poisson multicolore qu’il vient d’attraper, ce vieil homme qui promène son chien sous les arbres d’automne… L’atmosphère de ce quartier nous fait vraiment penser aux manga de Taniguchi. Nous nous rendons ensuite dans la boutique de katana que nous a conseillé le personnel de notre hôtel. Les sabres exposés sont vraiment beaux. Et puis ce sont des vrais, pour les pratiquants de l’iaido. Un client est d’ailleurs en train d’essayer un sabre dans le petit jardin derrière la boutique, en faisant de magnifiques mouvements avec la lame. Après déjeuner, nous nous arrêtons un moment pour regarder un entrainement de base-ball avant d’aller au Kyoto Art Craft Center, immense boutique d’artisanat, pour quelques achats supplémentaires, puis nous rentrons tranquillement à l’hôtel pour y déposer nos emplettes. En fin de journée, nous retournons vers la gare pour diner au « train de sushis ». Nous nous arrêtons en chemin au magasin Todobashi, immense magasin d’électronique, de jouets, de tout en fait. Nous sommes impressionnés par le rayon « téléphones portables », non pas pour les téléphones d’ailleurs, mais plutôt pour tous les accessoires qui vont avec ! Entre les coques de toutes les couleurs, les pendentifs, les tatouages pour portables…. Je vais avoir le plus beau téléphone de France une fois rentrée, moi !

Entre singes et temples, dernier jour à Kyoto

Pour notre dernière journée à Kyoto, nous vérifions le tableau de météo des momiji affichés dans le hall de l’hôtel, et nous suivons les conseils la femme de notre ami : nous allons au Tofuku-ji. Ce temple n’est pas dans notre guide de voyage, mais si elle, qui est de Kyoto, nous le conseille, et s’il est sur le panneau des « spot momiji » de l’hôtel, il doit valoir le détour. Arrivé sur place, pourtant peu de temps après l’ouverture, il y a déjà foule ! Que des japonais bien sûr ! Mais nous ne regrettons pas, bien au contraire. D’une part même s’ils sont nombreux, les japonais restent très courtois, ne se bousculent pas, et ça c’est agréable. Et d’autres part, les momiji y sont vraiment splendides ! Les couleurs varient de l’or au rouge sombre en passant par l’orangé, l’ocre et le vermillon… Nous repartons avec des couleurs plein les yeux, et de magnifiques photos !

Les daims ne nous ayant pas suffit, nous décidons d’aller à Iwatayama Koen, un colline au nord-ouest de Kyoto qui est en fait un lieu d’habitat pour les singes japonais, qui y vivent en liberté. La balade à travers la forêt pour arriver au sommet est très agréable, et la vue d’en haut, sur Kyoto, est superbe ! Mais l’intérêt de cette montagne, ce sont les singes, qui se baladent tranquillement sans nous prêter la moindre attention. Ils s’intéressent seulement aux humains qui sont à l’intérieur de la petite maison, derrière le grillage, et qui leur donnent à manger des cacahuètes ou des morceaux de fruit. Bien sûr, nous n’y résistons pas, et nous achetons deux sachets de cacahuètes. C’est impressionnant de voir leur réaction quand ils prennent le fruit avec la main. Et les bébés sont si mignons ! Bref, nous passons encore un très bon moment, Kyoto réserve de bonnes surprises.

Nous reprenons le bus pour rejoindre le centre de Kyoto, et au lieu de faire un changement nous finissons le trajet à pied le long de la rivière Kamo pour rejoindre le temple Chion. Nous arrivons un peu tard pour le visiter en entier, mais le premier jardin, prêt de l’entrée, est vraiment très joli, avec son petit étang, ses statues, et surtout la superbe lumière du soleil couchant. Nous continuons alors notre route en direction du Kiyomizu-dera. Nous avons déjà visité ce magnifique temple le jour de notre arrivée à Kyoto, mais pour notre dernier soir, nous voulons terminer ce séjour en beauté et le visiter de nuit, avec un éclairage qui le met vraiment bien en valeur. La encore nous ne sommes pas tout seuls ! Mais vraiment, ça vaut le coup. Ces arbres flamboyants, éclairés par la lumière ambrée, sous lesquels des milliers de flash scintillent… C’est franchement grandiose ! Et le temple n’est pas en reste d’ailleurs, il est également très bien mis en valeur par les éclairages. Avant de rentrer à l’hôtel pour notre dernière nuit, nous dinons dans ce délicieux restaurant de teppanyaki que nous avions découvert la semaine précédente. C’est toujours aussi bon !

Chapitre 3. HIROSHIMA et MIYAJIMA Miyajima

Après un dernier mister donut à la gare de Kyoto nous prenons le shinkansen pour Hiroshima. Après avoir posé nos valises à l'hôtel, et après avoir mangé et acheté de nouveau kit-kat (aux agrumes cette fois ci) dans la gare, nous partons en direction du port d'où nous prendrons le ferry pour Miyajima, l'île où cohabitent les hommes et les dieux. En guise de dieux nous avons surtout rencontré des daims, prêts à tout pour voler la nourriture de touristes, ou manger carrément les papiers qu'ils ont dans les mains ! Mais on nous avait bien dit à Nara que les daims sont les envoyés des dieux...

Nous apprenons en arrivant sur l'île qu'elle est jumelée avec le Mont Saint Michel ! Comme le Mont, le Torii de Miyajima, grand portique de bois vermillon, est accessible à marée basse, et semble flotter sur l'eau à marée haute. Nous allons d'ailleurs directement le voir, et puisque la marée est basse, nous allons à pied sous le Torii. Ses immenses pieds, craquelés par l'eau salée, sont couverts de petits coquillages, ou de pièces de monnaies. Entre les daims et les touristes, cet immense Torii sorti de l'eau est vraiment impressionnant. Après une petite balade pour voir la Pagode, nous retournons au bord de l'eau. La nuit tombe doucement, le froid aussi ! Mais nous tenons bon, le dîner dans notre ryokan n'est qu'à 19 heures, et la marée est en train de monter. Le Torri illuminé "flottant" sur la mer est franchement magnifique, nous avons bien fait de rester.

Nous allons ensuite à notre ryokan pour nous réchauffer. Un ryokan, c'est un établissement traditionnel. Et c'est magnifique ! Nous avons une grande chambre au sol de tatami, avec sur la table basse du thé et des biscuits, des yukata (sorte de kimono, en coton) à disposition... Et pas de lit ! Nos futon seront installés quand nous irons dîner. D'ailleurs le dîner à lui seul vaut le déplacement. Nous dégustons une dizaine de plats différents, tous délicieux, tous très fins, tous très bien présentés. Un vrai délice pour les yeux et les papilles ! Notre repas préféré, à n'en pas douter. De retour dans nos chambres, nous découvrons nos futon tout prêts pour la nuit. Mais avant de se coucher, c'est l'heure du bain ! Nous enfilons nos yukata, et nous nous dirigeons vers la salle de bain privative. Heureusement, la patronne du ryokan nous avait expliqué comment faire (non, se laver au Japon, ce n'est pas si simple, c'est tout un art !). Dans la première pièce, on se déshabille. Ensuite on passe dans la seconde pièce, très chaude, contenant le bain. D'abord ont se lave bien, assis sur un petit tabouret, avec les gel douche et shampoing mis à disposition. Ensuite on se rince bien, c'est qu'il ne faut pas salir l'eau du bain qui resservira aux autres personnes. En ensuite, on se plonge dans l'eau très chaude, et on s'y prélasse langoureusement. Que du bonheur ! Et après un bon bain chaud comme ça, on dort bien.

Le Mont Misen

Le lendemain matin, après un bon petit déjeuner au ryokan, nous entamons l'ascension du Mont Misen, point culminant de l'île. La balade en forêt entre les momiji est vraiment très agréable. Mais ça monte ! Au bout de quelques temps, nous rejoignons les gens qui sont montés en téléphérique... Nous faisons une pause kit-kat / cigarette (chacun son pécher mignon) devant un joli petit temple avant de terminer l'ascension. La vue au sommet sur l'île, sur la mer intérieure, sur Hiroshima, est vraiment splendide ! Le ciel est bleu et bien dégagé, nous avons de la chance ! Après une autre pause kit-kat, nous redescendons par un chemin plus long à travers la foret. La balade est toujours très sympa. Arrivés en bas, nous sommes surpris par la foule ! Nous étions bien tranquille dans la montagne, au point d'en oublier qu'un samedi à Miyajima, c'est comme un samedi au Mont Saint Michel, blindé de monde ! Tous les restaurants sont pleins, et malgré nos kit-kat, nous avons grand faim. On s'arrête alors dans une petite échoppe qui vend des brochettes de poisons, vraiment très bonnes. Et en dessert, on s'offre des momiji manju, gâteaux moelleux en forme de feuille d'érable, et fourrés de crème, de confiture... J'adore ! Après déjeuner, plutôt que de rentrer tout de suite à Hiroshima, nous partons à l'opposé du Torri par rapport à l'embarcadère, et nous nous trouvons un coin tranquille pour faire une bonne sieste au soleil. Fin novembre, ça fait du bien. C'est donc enchantés par notre séjour sur l'île que nous rentrons en fin d'après-midi à Hiroshima. Quel contraste d'ailleurs ! Nous étions en pleine nature sur une île magnifique, et nous nous retrouvons en centre-ville d'Hiroshima à écouter un concours de chants a capella dans la rue ! Certains chanteurs sont d'ailleurs plutôt doués ! Nous continuons quand même notre chemin pour trouver un restaurant... Ah tiens un mister donut ! Je sais où je vais prendre mon dessert moi !

Hiroshima

Pour le dernier jour à Hiroshima, nous nous dirigeons vers le Musée de la Paix. Nous passons d'abord devant le Bomb Dome, seul bâtiment ayant survécu à l'explosion de la bombe nucléaire, le 6 août 1945. Une grue posée sur le toit démembré, se découpant sur le ciel bleu, offre une magnifique message d'espoir. Des grues, nous en voyons plein, mais en papier, des milliers d'origami, offert par les enfants du monde, au Monument de la paix dédié aux enfants, construit en commémoration de ce jeune enfant décédé en 1955 à 12 ans d'une leucémie, séquelle des radiations de la bombe qui l'ont touché 10 ans plus tôt. Une croyance dit que si quelqu'un plie 1000 petites grues en papier, son vœux se réalisera. Malheureusement, cet enfant sur son lit d'hôpital est décédé avant d'avoir réussi à en créer 1000... Oui, les dieux de Miyajima sont bien loin... Le musée en lui-même, racontant d'abord l'histoire d'Hiroshima, puis les conséquence de la bombe, est très intéressant bien qu'un peu orienté (et très dur, surtout au dernier étage)

Bon allons nous changer les idées maintenant. Nous retournons dans le centre pour manger de délicieux tempura. Après ce bon repas, nous nous baladons un peu dans les rues commerçantes, et nous visitons une salle d'arcade. Une de plus ? Peut-être, mais d'une part celle-ci n'est pas enfumée, et d'autre part, une salle d'arcade un dimanche après-midi, entre les parents qui y emmènent leurs enfants, les turfistes qui parient sur des courses de chevaux virtuelles, et ce jeune homme, lunette de soleil et long manteau noir, qui explose les scores du jeu de danse... Franchement on s'est bien amusé !

Notre court séjour à Hiroshima touche à sa fin, nous partons prendre notre dernier Shinkansen du voyage. C'est de nuit que nous arrivons à Osaka, et qu'un gentil couple japonais nous aide à acheter notre billet de métro, et nous guide entre les stations de métro jusqu'à notre hôtel, aidé par un acteur de kabuki parlant anglais. Ils sont vraiment sympa les japonais !

Chapitre 4. OSAKA et KOYA-SAN Koya-san

Nous ne nous éternisons pas à Osaka, et dès le lendemain matin nous prenons un train en direction de Koya-San, la montagne sacrée abritant le monastère fondé par le moine Kukai, au retour de son voyage en Chine, il y a de ça bien longtemps. Après une heure de train, nous entrons dans la foret, puis montons à flanc de montagne… On prend ensuite un funiculaire pour finir l’ascension. L’époque des pèlerin qui montaient à pied jusqu’au somment semble bien loin ! Après avoir posé nos affaires dans le temple dans lequel nous dormirons cette nuit, nous partons à la découverte de la ville qui s’est construite ici. Nous commençons par visiter l’immense cimetière Okuno-in. Il est vraiment impressionnant ! Entre les immenses stupa et les arbres gigantesques, on se sent vraiment tout petit, comme si ce cimetière avait été créé par une espèce maintenant disparue, par des géants ayant à une époque reculée habité sur terre…De toutes petites statuettes trouvent parfois refuge au creux des racines de ces arbres millénaires… Nous arrivons ainsi devant le temple Torodo, le temple des lanternes, dans lequel repose le moine Kukai. Des centaines de lanternes brillent dans la pénombre, c’est reposant, c’est sublime… Une fois sorti du cimetière, nous visitons le temple Karakuyado, à l’intérieur duquel des panneaux de bois peints sur les murs racontent l’histoire de Ishidomaru qui devint à Koya-san disciple de son père sans rien savoir de leur lien de parenté. L’histoire est bien illustrée, et très émouvante.

De retour dans notre temple, le Rengejo-in, nous assistons à la cérémonie du soir appelée Ajikan. Il s’agit d’un méditation du bouddhisme ésotérique qui dure le temps que met le bâton d’encens à bruler… Longtemps… Et on est mal assis… Et il fait froid… Mais rien que pour cette atmosphère particulière, nous sommes contents d’y avoir assisté. D’autant plus que le prêtre, qui parle anglais, nous explique beaucoup de chose sur sa religion, et sur cette cérémonie en particulier. Nous allons ensuite dîner dans une autre salle du temple, en compagnie du couple d’australiens venu en touristes également. Le repas, cuisine végétarienne de cette région, cuisine préparée par les moines, appelée cuisine shojin, est vraiment excellent. Les mets sont très fins, très variés, et puis c’est sympa de manger par terre sur les tatamis. Nous sommes 4 occidentaux rapidement affalés par terre à la mode romaine ! Nous profitons ensuite des bains chauds communs. Nous n’étions que deux femmes, l’australienne et moi, nous nous sommes réparti le créneau horaire pour profiter de la salle de bain en solitaire. Et j’en ai bien profité ! Une immense baignoire d’eau bien chaude pour moi toute seule, que c’est agréable ! Nous ne tardons pas ensuite à nous coucher, il n’est pas si tard mais demain le réveil sera très matinal…

Cérémonie bouddhiste et ville electrique

5h45, c’est en effet très matinal ! Mais la cérémonie du matin étant à 6 heures, nous n’avons pas trop le choix. C’est donc pas super bien réveillés, et un peu frigorifiés, que nous allons participer à la cérémonie Otsunome, cérémonie avec des chants en sanscrit. Vraiment, c’est une expérience très particulière, mais très prenante avec ces chants en continu. J’ai beaucoup apprécié. Nous prenons ensuite le petit déjeuner, toujours en cuisine shojin, et toujours aussi délicieux et aussi bien présenté, avant de reprendre la visite de Koya-san.

Nous allons d’abord jusqu’à la porte Daimon, immense portique de bois, abritant deux divinités, qui accueillaient les pèlerins qui arrivaient à pied de la vallée. D’ailleurs un pèlerin des temps modernes, surement monté en funiculaire, chante dans un coin… Nous visitons ensuite Kondo, un complexe de plusieurs temples et pagodes, tous construits sur une architecture différente. Il n’y a pas un chat, seul un pèlerin solitaire nous accompagne sous les cyprès et le chant des oiseaux. C’est vraiment calme et reposant. Et en plus, il y a des momji ! Nos pas nous mènent ensuite au mausolée des Tokugawa. Ces deux mausolées identiques et côte à côte respirent la sérénité, tout comme le chat du guichetier, ou la gentille japonaise qui a ramassé un scarabée sur le chemin pour le remettre dans la nature, pour qu’il ne soit pas écrasé par un humain inconscient… Notre séjour au Mont Koya touche à sa fin, nous repartons vers la civilisation, en reprenant le train vers Osaka.

De retour à Osaka, nous nous dirigeons vers le port, où nous nous baladons un moment avant de visiter l’aquarium. Franchement cet aquarium vaut le détour. Très bien construit, nous avons l’impression de nous enfoncer progressivement dans la mer. Nous croisons d’abord quelques loutres ou manchot, puis des dauphins, et plus bas, dans les profondeurs, nous faisons la connaissance d’un requin baleine, et d’Alfred la raie Manta. Tout en bas, sur le sable au fond de l’océan, nous découvrons les araignées de mer, et les méduses translucides. La salle « kawai » de l’aquarium, ne présentant que des espèces de poissons très mignonnes, vaut aussi le détour, c’est très japonais ! Et puis j’ai pu caresser un requin et une raie ! Alors la raie, c’est un peu visqueux, ou gluant, pas très agréable à caresser… Par contre le requin est plus rugueux et un peu mou, c’est marrant ! Nous retournons sur le port pour une petite balade de nuit avant de retourner au centre d’Osaka, et nous croisons un pécheur qui partage gentiment ses prises avec un chat des environs.

Nous allons ensuite à Den Den Town, ville électrique. Quel contraste avec la sérénité du Mont Koya où nous étions le matin même ! Nous faisons quelques achats avant d’aller manger des takoyaki à Dotonbori, du côté du pont Ebi Subashi. Ce quartier est surprenant, complétement décalé… Nous y croisons, vers 21 heures, des salarymen complètement saouls sortant d’un bar entre collègues, mais s’arrêtant quand même devant un petit autel shinto à l’angle d’une rue pour une rapide prière avant de continuer leur route en titubant…

Histoire et modernité

Il fait un temps magnifique pour notre dernier jour, un beau ciel bleu et 18 degrés ! C’est le cœur léger que nous nous dirigeons vers le château d’Osaka. L’architecture est magnifique, et les jardins, avec leur belles couleurs d’automne, le sont tout autant. Nous visitons l’intérieur du château transformé en musée et racontant l’histoire des Summer War et du Winter Siege, guerres entre les clans Tokugawa et Toyotomi. C’est vraiment très intéressant. Et la vue sur Osaka depuis le dernier étage du château est très belle. Comme le ciel est dégagé, nous allons ensuite au sommet du Sky Building à Umeda. Quelle surprise en arrivant à son pied de voir un marché de noël allemand ! Les japonais en sont fous, et se font prendre en photos avec les occidentaux qui tiennent les stands ! Mais « jingle bells » remasterisé et chanté en japonais, ça fait quand même bizarre… La tour, par son architecture, est impressionnante. Et la vue depuis le sommet, d’abord de jour, puis sous le soleil couchant, et enfin de nuit, pour voir la ville s’illuminer, est vraiment chouette.

Nous passons ensuite la soirée dans le quartier Americamura. J’aime beaucoup l’ambiance de ce quartier « américain », ambiance un peu décalée… Nous trouvons juste à temps un magasin Mandarake, temple du collectionneur, du jouet, du manga. Nous y trouvons, en vrac, des minis Godzilla, des 45 tours de génériques de dessins animés (mais pas chantés par Dorothée), un déguisement d’Albator, et plein de figurines en tout genre. Nous y passons un très bon moment !

Dernier jour

Le voyage touche à sa fin, nous prenons l’avion aujourd’hui.

Nous dépensons nos derniers yens en achetant des kit-kat au thé vert et deux bento de sushi pour manger avant notre vol.

Nous survolons la Sibérie gelée. Des formes se découpent, en blanc sur la terre noire… comme des monstres géants, comme si nous survolions un tableau surréaliste en noir et blanc d’un peintre fou…

Et nous voici de retour à Paris, avec nos kit-kat, notre katana, et tous nos souvenirs en image. Le Japon est vraiment un pays très attachant, nous avons un sacré pincement au cœur en quittant ce pays…
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From Southern Shikoku, between land and sea, to the blue waters of Miyakojima and finally the Tokyo metropolis
From Southern Shikoku, between land and sea, to the blue waters of Miyakojima and finally Tokyo’s megacity

Hi everyone,

I have to admit, I really hesitated before deciding to write this travel journal... Writing one takes a lot of time and energy, and since this is my 4th trip, I wondered if it would even interest anyone other than myself (both for the discovery and the writing). But after a few people asked, "Are you going to write a journal?" and especially after rediscovering the joy of reading other travelers’ journals about Japan or elsewhere on this forum, I’ve decided to share my 4th installment in the Land of the Rising Sun here.

The itinerary: 27 full days, from late May to late June 2025, right in the middle of the rainy season, including:

-->13 days in Shikoku, from Kochi (Kochi Prefecture) to Matsuyama (Ehime Prefecture)



-->7 days in Miyakojima (Okinawa Prefecture)



-->7 days in Tokyo



The trip was decided on fairly last-minute again this year.

Since I regularly check flight prices to track fluctuations for this destination even without concrete plans, stumbling upon a slightly cheaper direct flight (900 €) than what I’d seen in previous months (around 1,200–1,400 € on average) for a Paris-Tokyo route with Japanese airline ANA was too tempting to resist the urge to return to this enchanting country. After much hesitation between exploring the San’in region (Matsue, Tottori, Yamaguchi) and Southern Shikoku, the decision was made—I took the plunge! The ticket is booked: Paris to Kochi with a layover in Tokyo, all with ANA, the airline I’d been dreaming of... for 1,120 € per person. Okay, it’s not cheap, but it’s better than in 2023.

Departure in 2 weeks! Now I just have to get everything ready!

Intense prep work over these next 2 weeks to:

finalize a more precise itinerary and reach an agreement—yep, because even though we both love Japan, our preferences differ slightly, and we have to choose between exploring new places or revisiting beloved spots... decide how much time to spend in each area without rushing while still exploring research places that might interest us and watch videos about Japan book accommodations: yes, it’s possible to do this on the spot, but last year, we realized that last-minute options were pretty expensive, so we’re booking ahead—though we’ll keep a few options open in case better deals pop up later reserve rental cars order yen check the weather regularly and wonder if choosing the *tsuyu* (rainy season) was really a good idea—are we going to be drenched the whole time???

"What hard work," you might say! Going to Japan for a month—what a tough life! Despite this being my 4th trip, the excitement is just as intense as the first time.

The only small downside is that when we booked the flight, there weren’t many seats left, so we’re only sitting together on the international return flight. Plus, on the way there, we have middle seats. Another lingering question: what French-language films will be available? According to the internet, the selection seems limited. Oh well, these are just minor details—it’s already time to fly! PS: I’ll be posting slowly and irregularly... so for those interested, be patient, and maybe set an alert...
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BD (intégrale): Quinze jours dans le Kansai, Japon (août 2011)
Ce fil propose en 11 épisodes illustrés, l'intégralité du récit de mon séjour nippon d'août 2011. Les photos présentées sont bien sûr des photos personnelles, mais légèrement retouchées pour leur donner un côté BD (je n'ose dire manga).

Pour un accès direct à l'ultime épisode et sa présentation différente et surprenante, c'est ici.

Episode 1 - Osaka (les autres épisodes sont plus bas ou sur les pages suivantes)

Jour 0 - 31 juillet 2011



Vol direct Air France Paris - Osaka. Même si AF a ses détracteurs, service impeccable. 4 films visionnés : Battle Los Angeles, Limitless, À bout portant, Sans identité (vaut mieux regarder des films d'action pour ne pas s'endormir)

Jour 1 - 1er Août 2011

Arrivé matinale à l'aéroport du Kansai. Direction le Toyoko Inn de Namba, idéalement situé à Namba. On laisse les bagages à la réception dotée d'un système élaboré de surveillance avec alarme : un filet avec des clochettes ! Mais bon, on est au Japon !

Découverte d'Osaka à commencer par la Pet Shop située à quelques mètres de l'hôtel.



Quelques chatons magnifiques en vitrine. Ça fait toujours aussi mal au coeur.

Direction Dotombori (on se dit qu'on a pas fini d'y revenir) puis les arcades bruyantes de Shinsaibashi. Ensuite Umeda Sky Building, une vue panoramique sur la ville. Le toit est à l'air libre, un coin est réservé aux lovelocks. Auparavant, petit détour par l'office du tourisme pour récupérer un plan d'Osaka. Au passage, ce plan est vraiment bien fait.



Jetlag oblige, retour à la chambre en fin d'après-midi.

Un fois remis, retour à Dotombori (que vous avais-je dit ?) pour dîner un succulent okonimiyaki chez Chibo (Guide LP).



Promenade dans ce quartier vraiment très animé jusqu'à pas d'heure, visite à une librairie Book Off (ça ferme très très tard) puis retour à pied à l'hôtel pour un dodo bien mérité.

Jour 2 Et si on visitait le château ? Accessible en métro (m'en fous, j'ai pris le pass quotidien), la moitié du wagon descend au même endroit et emprunte la même direction. Y a pas, ils y vont tous !



Et ils ont bien raison, même si le château n'a plus rien d'authentique. L'extérieur est impressionnant et la vue majestueuse. En plus, de nombreux parcs le ceignent.

Mais ne nous attardons pas trop. Direction Tennoji, quartier désuet mais non sans charme, où se trouve le zoo.



Plaisant, ce zoo. Bien sûr, là encore, les animaux sont en cage (mais n'est-ce pas le cas de tous les zoos ?) mais ne semblent pas trop malheureux. Déambulation dans le dédale de ruelles étroites remplies de magasins. il est presque 16 heures, un restaurant sympa nous tend les bras, ou plutôt les marches. Il propose une spécialité que je voulais tester. On se retrouve au sous-sol, livrés à nous-mêmes. Pas d'autres clients bien sûr. Dégustation d'un set kushikatsu somptueux.

Il est presque 17 heures, la journée est loin d'être terminée mais le jour, lui, compte ses dernières heures. Le soleil se couche en effet vers 19h. Le moment de se rappeler qu'Osaka est un port. Direction, Tempozan, le quartier du port. En métro (pass oblige).

Se promener sans rien faire de particulier n'est-ce pas le plus subtil des luxes ? Ce port est grisant. Une grande roue le domine (je lorgne dessus, d'ailleurs). Un petit ferry emmène gratuitement de l'autre côté. Mais de l'autre côté, il n'y a rien. Ça fait envie tout de même, juste pour le tour en bateau. Et puis, non, trop risqué, je ne sais pas à quelle heure il revient. La Santa Maria, réplique commerciale de la caravelle de CC, quitte le port. Il est 18 heures (départ toutes les heures). Je résiste. D'autant plus facile qu'elle est déjà partie. L'aquarium est là aussi, à tendre ses petits bras.

Je ne suis pas très poissons (sauf dans un kaitenzushi) mais il paraît que c'est un des plus beaux du monde. Soit.



Oh, ils sont mignons, ces opistognathes à front doré ! C'est la section kawai de l'aquarium, incontournable. On peut même y caresser des requins et des raies ! Mais même la partie normale de l'aquarium est exceptionnelle. On y suit dans une relative obscurité, les circonvolutions d'animaux étranges.

En sortant, le grand centre commercial Market Place est fermé, mais surprise, la grande roue tourne encore. Si ce n'est pas de la provocation, ça ? Comment dans ces conditions refuser de faire son petit tour ?



Bon. À chaque jour, suffit sa peine. Sur le chemin du métro, deux chats s'abritent de la pluie (les premières gouttes du séjour) dans un WC handicapés. Une demi-heure passe en leur compagnie (oui, je suis très chat). Et puis, dodo.

Jour 3 Dernier jour à Osaka. Par la fenêtre de la chambre, on aperçoit un temple. Il est encore tôt, sa visite s'impose. L'occasion de rencontrer un autre chat, une japonaise ayant imprudemment laissé la porte de sa maison ouverte. Mais cherchons l'originalité. Direction le nord de l'agglomération pour voir un musée de fermes (quoi de plus original ?). Situé dans le reposant parc de Ryokuchi-koen, 11 maisons campagnardes de diverses régions et époques se visitent au gré de ses envies.



Une chaleur intenable. Et personne d'autre. Le paradis, en ce qui me concerne.

Pour continuer l'originalité, retour à Tempozan (le port pour ceux qui ne suivent pas) pour visiter le musée Suntory, aussi bien pour son contenu (très contemporain) que son architecte (Tadao Ando). En fait, c'est d'autant plus original que le musée est fermé...

Qu'à cela tienne, balade dans Tempozan... Ici, un chat (énorme) tête sa mère (clic, clac, reclic...). Là, un pont monstrueux draine un flot continu de voitures. L'originalité a du bon, mais il ne faut pas abuser. Retour aux valeurs sûres. Petit coup de métro pour aller à Amerika-mura, le quartier branché d'Osaka, hanté par les lolitas japonaises.



Bon, les bonnes choses, c'est comme l'originalité, faut pas abuser non plus. Retour à la chambre d'hôtel, pour se remettre de toutes ses émotions (surtout les dernières). La soirée sera aquatique. Spa World, les plus grands bains du monde, n'attend que nous. Il est 20 heures quand nous y entrons. D’entrée, ça refroidit, il n'y a que des gamins et des gamines. Trop tard pour reculer.

Finalement, ce sera une merveilleuse expérience. Les bains aux plantes aromatiques, mmmm... Le rotemburo avec cette immense cascade d'eau chaude dans un décor espagnolisant et cette vue sur le ciel étoilé du Kansai, quel délice ! À noter que si les hommes bénéficient du monde occidental (Capoue, Espagne, Rome, Atlantide), les femmes ont droit au monde asiatique (et il faudra attendre la fin du mois pour que les étages s'inversent). Au huitième et dernier étage, piscine pour tout le monde mais maillot obligatoire. Vue unique sur la ville depuis la terrasse en plein-air.

Retour à Namba vers 23 heures, dîner dans un izakaya : anguille grillée avec tofu... (marrant, on paie son plat à l'entrée sur une machine, chaque touche correspondant à un plat) Le restaurant est à quelques mètres du Toyoko Inn, le retour n'est pas trop difficile.

Jour 4 Le jour du départ. Il est encore tôt, dernière promenade dans les environs. Dans cette grande artère, où se situe l'hôtel, il y a un temple. Chouette, c'est souvent le repaire de chats (ma passion, je le rappelle). La moisson est bonne, deux chats.



Je peux quitter Osaka tranquille, sur ces images félines reposantes. Il ne reste plus qu'à aller à Shin-Osaka prendre le Shinkansen (direct depuis Namba) pour la suite du voyage.

À suivre : Episode 2 - Naoshima, un peu plus bas...
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Japon, Konnichiwa Tokyo
Le Japon. A l'extrême est sur le planisphère. Pays ultramoderne ? Emprunt de traditions millénaires ? Séismes, sumos et mangas rythment-ils le quotidien de l'archipel ? Un petit voyage pour vérifier... A pied, en train, en métro et sans les enfants, à la découverte de Tokyo et, un peu plus au nord, des temples de Nikko.
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De Tokyo à Osaka en passant par Ishigaki
En lisant le chouette carnet de voyage de Nathalie971 je me suis dit que c'était vraiment bien de partager son parcours. Bon je serai sans doute moins détaillé ;) Jour 1 jeudi 20 fevrier. Nous partons en famille à 4 : mon conjoint et mes enfants qui ont 11 et 14 ans. Arrivée à Tokyo le soir. Nous rejoignons la famille de mon conjoint qui vit et travaille à Tokyo. Quartier de Minato-ku joli quartier résidentiel : petites rues très étroites et immeubles assez bas. Soirée donc familiale avec repas quasi français ;) Jour 2 nous devons faire traduire nos permis à la Jaf. je conseille d'ailleurs de le faire plutôt depuis la France car cela fait perdre quand même un peu de temps. On y est vers 11 heures et ils seront prêts en fin de journée. A pied on rejoint le Hama-rikyu gardens. On l'avait déjà beaucoup aimé lors de notre premier voyage il y a 6 ans.... Il fait très beau et on se balade entre les arbres déjà en fleurs pour certains. J'aime beaucoup ce parc : les verts intenses qui se détachent des grands immeubles qui bordent le parc. Il y a très peu de monde. Ensuite nous prenons le Yurikamone rail pour rejoindre Odaiba. La plage est en travaux : les ouvriers préparent les gradins pour les JO de cet été. Les anneaux eux sont déjà tout prêts ! Le petit restau de plage est fermé alors On déjeune dans le centre commercial. Et c'est très bon ! avant de repartir séance photo devant le robot de 20 mètres de haut. On voulait poursuivre en bateau vers Asakusa mais on est obligé de repasser à la Jaf pour nos permis :( On en profite pour se balader dans le quartier au pied de la Tokyo Tower.
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Bye bye Kyushu
Voici un résumé de mon séjour à Kyushu, qui s’est déroulé du 22/10 au 03/11/2016. J’en profite tout d’abord pour adresser un Grand Merci à tous ceux qui alimentent blogs et forums et m’ont permis de tracer cet itinéraire, et, particulièrement à Béné (de Fukuoka), toujours à l’écoute pour donner de précieuses infos ! A mon tour donc de livrer un petit retour d’expérience. Je joins également quelques photos, pas trop réussies, juste pour vous donner un aperçu des lieux visités. Enfin, pour éliminer tout suspense de ce récit, je vous le dis tout de suite : Visitez Kyushu, c’était génial ! Il s’agit de mon 3ème voyage au Japon et je souhaitais en découvrir un aspect moins urbain et à un rythme « cool ».

J2 : KAGOSHIMA :

Après un petit trajet en train suivi du vol Paris-Frankfort-Tokyo-Kagoshima, nous descendons un peu défraichies de l’avion vers 16h30, en titubant, pour aussitôt monter dans notre voiture de location, une Passo réservée à l’agence Toyota de l’aéroport. Un mini bus vert Toyota attend les clients à la sortie de l’aéroport pour les emmener gratuitement 500 mètres plus loin à l’agence. Les formalités sont ultra rapides et en quelques minutes, après nous avoir réglé le GPS en anglais, nous voilà livrées à nous-mêmes dans les affres de la conduite à gauche, pour rejoindre l’hôtel Shiroyama. (Je ne sais pas si c’est permis mais je vais citer le nom des hôtels et en donner un bref avis). L’hôtel est magnifique, avec un extraordinaire petit déjeuner, continental et japonais un personnel sympa, des supers chambres avec vue sur le volcan, mais aussi un prix en conséquence. Le soir, nous dinons dans un resto tranquille du Dolphin Port pour environ 800 yens, à 10 minutes de l’hôtel, où il est facile de se garer.

J3 : Journée sur le SAKURAJIMA : Départ vers le port pour prendre le ferry : 1 toutes les 15 minutes 24h/24h. L’accès au bateau est très direct en voiture, il est à noter que l’on paie à la sortie du ferry et non à l’entrée, à l’aller comme au retour, sans sortir de la voiture. Ils sont forts ces japonais ! Super météo, soleil et 26-27 ° degrés à l’ombre ! Comme nous visitons en mode flânerie, la visite de l’île nous prend quasiment la journée : visite intéressante et gratuite du Visitor center, bain de soleil au onsen pédestre, balade sur le chemin de lave, déjeuner sur l’île où nous goutons le porc noir de Kagoshima, visite des différents points d’observation du volcan, multiples contacts avec les chats autochtones etc... Le volcan aura légèrement fumé de jolis volutes blancs, de 10h à 16h00, juste le temps de la visite, parfait timing. Nous passons à l’hôtel en fin d’après-midi pour tester le rotenburo et repartons diner au centre-ville, au Kagomma Furusato Yataimura : une ruelle reconstituée de petites gargotes à l’ancienne où l’on peut grignoter diverses choses en buvant des bières. Sans doute un peu touristique en pleine saison, mais très convivial, on peut facilement discuter avec ses voisins de table.





J4 : CHIRAN et jardin SEGANNEN : Après le monumental petit déjeuner de l’hôtel (c’est devenu une activité à part entière de notre séjour), départ pour la petite ville de Chiran, 35 km, 1 heure de route. Encore une journée estivale. La ville est connue pour sa rue composée de maisons de samouraïs. On peut en visiter 7 en prenant un billet unique (500 yens). On en voit surtout les jardins, magnifiquement conçus et entretenus. A la maison n° 3 ou 4, qui, elle, est ouverte, on peut siroter sur sa terrasse l’excellent thé vert de Chiran, que vendent les propriétaires des lieux.

On déjeune tardivement et rapidement au Family Mart et découvrons dans la même rue une toute petite boutique de thé vert biologique, de producteurs locaux. On va y tester une glace au thé vert. La vendeuse nous offre gentiment, en complément de notre immense glace, un thé vert chaud suivi d’un gigantesque verre de thé vert glacé … Etait-ce de sa part une tentative d’empoisonnement au thé vert ? Faut-il se méfier de ces charmantes et jeunes vendeuses japonaises ? Quelqu’un a-t-il un témoignage à apporter dans ce sens ? Je ne sais que penser. Pas rancunières, nous y achetons nos provisions à ramener en France.

On délaisse la visite du musée des kamikazes et rentrons à Kagoshima pour faire un tour au jardin Senganen. Dans la tradition des jardins créés au 17ème siècle par les grandes familles seigneuriales, ce jardin est conçu avec tout le raffinement et l’esthétique de l’époque. Adossé à une colline et offrant une pleine vue sur le Sakurajima, la visite est très agréable, d’autant qu’il est peu fréquenté en cette fin d’après-midi. On visite avec le même billet le petit musée attenant, consacré à l’histoire des clans locaux et à l’arrivée des premiers occidentaux au Japon.

Le soir on se balade sous les arcades commerciales du centre-ville puis trouvons un petit resto dans la gare, un peu moyen. Le principe du resto est de faire griller soi-même ses aliments sur une plaque posée sur la table, mais on nous sert des portions misérables (une demie carotte, 3 tranches fines de patate douce, un bout de viande) à l’exception des oignons en lamelles, servis à profusion..







J5 : Randonnée à KIRISHIMA Nous quittons définitivement notre bel hôtel pour rejoindre à un peu moins de 2 heures de route (70 km) Ebino Kogen, point de départ de nombreuses randonnées dans ce parc naturel volcanique. Concernant la route, je précise que le GPS nous permet toujours de choisir plusieurs itinéraires. Les péages étant beaucoup plus chers qu’en France, nous prenons quasiment à chaque fois l’itinéraire « éco », gratuit, qui finalement est plus direct et souvent plus court en temps. De plus, les petites routes sinueuses de Kyushu offrent des paysages sympas. Au final, nous n’aurons presque rien dépensé en péage, une trentaine d’euros pour 1 000 km. De plus, la conduite d’une automatique est très agréable.

Nous avions prévu de faire une belle rando comprenant l’ascension du Mont Karakuni et le tour du lac Onamino, mais comme partout ailleurs, la montagne est capricieuse et Kirishima « l’ile dans la brume », a décidé de bien porter son nom. Avec très peu de visibilité, nous nous rabattons sur le tour des petits lacs de cratère. Une balade (et un piquenique) la plupart du temps en forêt qui ne valent pas vraiment le détour par mauvais temps, mais qui permettent de rencontrer des randonneurs japonais.

Le soir nous rejoignons notre hôtel, le Kirishima Kanko hotel. Je suis bien obligée de constater que, jamais au Japon, je n’avais vu une salle de bain aussi sale ! Des murs couverts de crasse, des poignées de porte et un lavabo qu’aucune éponge n’a jamais effleurés etc. Le repas traditionnel servi le soir est de piètre qualité, des sashimi récalcitrants qu’il faut mâcher longuement, des viandes atrocement cartilagineuses etc.. Les viandes sont toutes mises à chauffer en même temps, si bien qu’il faut les ingurgiter à toute allure. Même qualité au petit déjeuner. Le hameau comptant plusieurs hôtels tout près, je conseille donc d’éviter celui-ci !

J6 : KIRISHIMA – UDO - AOSHIMA :

Attention chers lecteurs, vous êtes déjà un peu las de mon modeste récit et vous vous apprêtiez peut-être à cliquer ailleurs, mais non, attendez une minute car ceci est une journée idéale :

Trois sites remarquables : Tôt le matin, visite du sanctuaire shinto de Kirishima, avant l’arrivée des cars de touristes. La météo n’est pas terrible mais le ciel gris et bas et une petite bruine renforcent l’aspect mystérieux de ce magnifique sanctuaire, très coloré, enchâssé dans une montagne couverte d’une épaisse forêt sombre. Une atmosphère très particulière se dégage de cet ensemble, qui plaira aux amateurs de photos et aux voyageurs contemplatifs. Même si c’est tout à fait subjectif, on se sent plongées dans cette région, au « cœur du Japon ».



En fin de matinée, départ vers le sanctuaire d’Udo (100 km, 2 heures de route). Le trajet à lui seul est intéressant pour ses paysages, qui nous mène de la montagne jusqu’à la côte pacifique. Le sanctuaire d’Udo est un véritable bijou, creusé à flanc de falaise. Avant de descendre jusqu’au temple principal, nous empruntons un petit sentier marqué par un tori, qui monte d’abord dans la forêt subtropicale, pour redescendre presque aussitôt au pied de la falaise vers une petite grotte abritant un mini –temple. L’endroit est désert, il n’y a que nous et le bruit des vagues qui se brisent à nos pieds...





Nous remontons vers le chemin du sanctuaire proprement dit, bordé de palmiers. Celui-ci occupe presque entièrement une grande grotte, toujours face à l’océan. Un prêtre y joue par intermittence de la flûte traditionnelle, c’est bôôô ..



Fin de la journée à la presqu’île d’Aoshima (à 23 km, 30 minutes). Cette minuscule presqu’île est une curiosité géologique. A marée basse, la presqu’île est entourée de curieuses formations basaltiques sculptées par l’érosion, appelées « orgues du diable » ou « planches des démons » selon les différentes traductions. En son centre se trouve un joli temple, littéralement ceinturé par une infranchissable forêt subtropicale. On en fait le tour à pieds, sur une plage de coquillages. Un lieu aussi très photogénique.



Nous passons la nuit à l’Aoshima Grand Hotel Miyazaki. Pratique, à 200 m de la presqu’île et au bord de la plage. La vue sur l’océan est directe. Le soir venu, nous sommes les seules occidentales dans la salle du restaurant de l’hôtel. Au milieu du repas, la patronne des lieux, une honorable mamie japonaise en tenue traditionnelle, s’approche de notre table et nous offre une pleine brassée d’origamis. On constate au travers de ce petit geste, que presqu’à chacun de nos contacts, la plupart des japonais ont eu à cœur de montrer le meilleur côté de leur pays et de mettre en avant leurs traditions aux yeux des touristes étrangers. C’est la 1ère fois qu’on le ressent autant, ayant déjà voyagé au Japon. Je me demande si c’est propre à Kyushu. En tout cas, c’est assez touchant et je me dis qu’on ferait bien de s’en inspirer chez nous auprès des touristes étrangers !

Le lendemain, au petit matin, je relève le défi du onsen sous la pluie et monte sur le toit-terrasse de l’hôtel pour un bain d’extérieur avec vue sur l’océan agité. Ça, c’est fait !

J7 : AOSHIMA –HOSOSHIMA – TAKACHIHO :

En sortant de l’hôtel, on tombe sur un petit jardin botanique, gratuit, sympa à visiter surtout pour sa serre de fruits exotiques. Puis, on part à Hososhima, en suivant la route côtière après avoir fait un léger détour au sud, vers Nichinan, pour aller voir de plus près leurs fameuses glaces à la mangue.

On pensait faire une journée « de transition », avec pas mal de route et peu de sites à voir en chemin : grave erreur : si j’avais su, j’aurais programmé un jour de plus sur cette très belle côte pacifique. Chemin faisant, on découvre par hasard le vieux quartier de Mimitsu, un petit port de pêche. On y fait une halte car ces quelques ruelles désertes aux maisons traditionnelles ont été préservées de toute urbanisation moderne. On trouve dans une de ces maisons anciennes une petite galerie d’art qui a l’air intéressant mais qu’on a malheureusement plus le temps de visiter.

En milieu de journée, nous arrivons à Hososhima, près de Hyuga, (98 km, 1h30) sous un soleil éclatant pour visiter le promontoire d’Umagase. Il y a dans ce secteur plusieurs départs de balades sur des sentiers qui démarrent en forêt pour se terminer au sommet de hautes falaises, très découpées, qui offrent une vue magnifique sur la côte. La forêt est peuplée de crabes arboricoles. Au final, après une belle balade, on regrette de ne pas pouvoir y passer la journée et on quitte les lieux à regret.



En fin d’après-midi, on file vers la montagne pour rejoindre notre ryokan à Takachiho (70 km, 1h 15). Il s’agit du ryokan Yamatoya, situé dans la rue principale. J’avais lu sur internet des avis mitigés sur ce petit établissement de montagne. Pour ma part, je l’ai trouvé tout à fait correct, bien tenu, avec un accueil sympa et une ambiance presque familiale. Il n’y avait que peu de clients, sauf au restaurant où les gens du coin viennent diner le soir.



Le Ryokan a deux onsens, dont l’un des deux est si petit qu’à 5 personnes, nous nous partageons 4 douches et nous retrouvons dans le bain serrées comme des sardines. Il fait à peu près la taille de deux baignoires mises côte à côte. Cette proximité inédite avec trois japonaises qui parlent assez bien anglais, se termine en franche rigolade. Ce sont en fait des habitantes de Takachiho qui se font une sortie onsen/restaurant entre filles ! Un concept à importer, non ? Fin de la première partie, à suivre ......
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Escapade japonaise à Shikoku, Kyushu, Yakushima et Tokyo
Bonjour à tous,

Ici, vous trouverez la suite de notre périple au début de l'automne au Japon, qui aura duré 5 semaines et demi en tout, de fin septembre 2019 à début novembre 2019.

La suite, eh oui, car il y a un premier carnet intituléA la découverte du Japon : de Tokyo à l’archipel des Ryukyu (okinawa). Pour ceux que cela intéresserait, je vous mets les liens : Dans cette première partie, se trouve le récit de notre voyage à :

Tokyo (1ére partie), Kyoto et à Miyakojima (okinawa).

J’avais entamé l’écriture de la seconde partie du voyage mais visiblement voyageforum a supprimé ce deuxième carnet portant le même titre + Partie 2 et je ne le découvre que maintenant car je n’avais pas écrit depuis quelques temps. Qu’à cela ne tienne, je redémarre un second carnet avec un nouveau titre afin de partager la suite de notre voyage.

Dans cette deuxième partie, vous trouverez les lieux suivants :

A Shikoku: Takamatsu, Kotohira, La vallée de l’Iya, , Tokushima et Naruto, L’île de Yakushima, A Kyushu : Kagoshima, Chiran, Ibusuki, Takachiho, et Kumamoto, Et pour finir Tokyo (2éme partie). et "la conclusion"
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Découverte de Miyakojima et Okinawa
On commence sur Miyakojima... et on finira par Okinawa! (descente vers la plage sunayama)

Les Miyako, un petit archipel perdu entre ceux de Okinawa et Yaeyama, dernières possessions japonaises avant Taiwan. J'y ai passé plus de deux semaines... sublimes. A la lecture des sujets du forum, je me rends compte que parmi tous ceux pour qui le Japon n'a pas beaucoup de secrets, les gens qui connaissent Okinawa ne sont pas légion et que ceux qui peuvent parler de Miyakojima doivent pouvoir se compter sur les doigts d'une seule main... et encore. Tout d'abord, une question peut venir à l'esprit: "Pourquoi aller dans cet endroit perdu, loin de tout, à près de 2000 kms de Tokyo"? A cela, je répondrai simplement... cela fait 20 ans...et même plus que je parcoure le Japon et finalement, il n'y a pas plus de différence entre Hokkaido et Tokyo qu'entre Tokyo et Okinawa. Donc, comme je suis déjà allé à Hokkaido, j'ai décidé de visiter la région administrative de Okinawa. Etant également assez "fan" de celles des Caraïbes, j'ai voulu voir à quoi ressemblent les "îles" japonaises. Rien de tel qu'une semaine de balnéaire, de balades, de plongée et de vie au grand air pour se régénérer après une année de travail... et avant "d'affronter" la vie trépidante des mégapoles de Tokyo et Osaka. Je suis donc allé deux fois à Miyakojima et trois jours à Okinawa. Je vous invite à découvrir le résumé de ces voyages.

Première étape: le vol entre Onshu et Okinawa... Pour ma part, j'ai opté depuis quelques années pour le "Japan Air Pass" qui permet aux utilisateurs d'une compagnie du groupement "Star Alliance" pour se rendre au Japon, de pouvoir bénéficier d'un maximum de 5 vols intérieurs de la compagnie ANA. Le prix unique du billet est de 10 000 JPY. (Depuis ce voyage, le Air Pass a été supprimé et remplacé par "Experience Japan" de ANA. Tous les vols sont à 10800 yens et il n'y a plus de restriction sur la compagnie à utiliser pour aller au Japon).

On vole depuis environ une heure et demie et je me penche aux hublots... Le spectacle des îles entourées de leur barrière de corail est sublime.



L'eau et l'air semblent se confondre et les îles donnent l'impression de flotter... dans les airs. Je n'aurais pas été étonné d'y trouver "un château dans le ciel..." au détour d'un nuage. Avant d'avoir eu le temps de s'en lasser, on arrive à Naha, ville principale de l'île de Okinawa.



C'est ici que j'ai effectué le changement d'avion le plus rapide de mon existence. Juste le temps de franchir la passerelle, de faire 20 mètres jusqu'à la porte suivante... de présenter nos billets et on embarquait aussitôt dans l'avion qui n'attendait que nous pour décoller... Le tout a duré moins de 5 minutes! Le plus fort est que nos bagages ont suivi à la même cadence! Le vol vers Miyakojima n'a duré que 45 minutes, juste le temps de voir le ballet des nuages dansant sur la mer sous le soleil.



Enfin, l'île se découpe dans le lointain... nous atterrissons à Hirara, la ville principale, non sans avoir survolé quelques plages qui feront partie intégrante de notre terrain de jeux durant ces semaines...

A notre arrivée dans le hall de l'aéroport, nous sommes accueillis par deux superbes shisas composés de milliers de coquillages. Ces animaux légendaires dérivés des "lions Gardiens" chinois sont les gardiens symboliques du bonheur et de la joie de vivre des habitants de l'archipel. Ils vont toujours en couple et ornent l'entrée de toutes les maisons. Le mâle a la gueule ouverte pour chasser les mauvais esprits et la femelle la tient fermée pour conserver le bonheur au foyer.

L'aéroport ressemble à un rubis enchâssé dans un écrin de verdure et de fleurs.



Allons remplir les formalités de location de notre véhicule et ensuite nous irons à la recherche de notre maison...
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Arts traditionnels et spectacle de geisha
Bonjour à tous,

J'aimerais juste savoir si vous aviez des adresses à faire partager pour aller voir un spectacle de geisha (danse, chant voir cérémonie du thé s'il y a) ?

J'ai pas mal regardé sur internet et les arts traditionnels japonais (cérémonie du thé, musique, art floral ou encore le théâtre japonais) ont l'air magnifique. Auriez vous aussi des adresses à partager sur Tokyo ou Kyoto ?

Bonne journée :)
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Lalee au Japon: les découvertes d'une gaijin entre gastronomie, technologie et traditions
Il y a 10 ans, mon frère est parti vivre et travailler au Japon. Au fil des ans, de ses récits et photos, de ses courts retours au pays et de nos longues discussions sur Skype, j'ai appris à mieux connaître son pays d'accueil. J'ai toujours eu envie de découvrir son Japon, de comprendre son attachement à ce pays, de voir le décor de ses récits pour de vrai. L'âge de mes enfants me permettant enfin de les laisser pour plus de 2 semaines tirer leur plan, je décide de réaliser ce projet cette année.

J'ai acheté mon vol BXL - Tokyo en avril, compagnie Aeroflot (625€). Départ 1 octobre, retour 18 octobre.

Point de vue organisation, pour une fois, je ne me suis occupée de rien! Et j'avoue que cela m'a bien plu pour ce voyage. Relax à 100%, je me suis laissée guider par mes 2 'experts - guides - interprètes' sur place: mon frère (surnom: Fan) et Keiko, son amie japonaise. Quel bonheur aussi que de recevoir toutes les explications sur les moeurs et coutumes de ce beau pays. Tout au long du voyage, mon frère et son amie ont été une source intarissable d'informations et de bons plans qui ont rendu mon voyage 10x plus authentique, intense et intéressant que si j'avais voyagé avec un guide papier. Une vraie réussite à tous points de vue!!

Mon expérience personnelle m'a appris qu'on ne va pas au Japon pour les paysages grandioses même si le pays a beaucoup à offrir. On y va pour un certain choc culturel et technologique, pour l’originalité nippone, pour toutes les surprises que la vie japonaise de tous les jours nous réserve et les 1001 petites découvertes que l'on y fera durant son séjour. On y va pour la gastronomie, pour la très grande hospitalité, amabilité et gentillesse des japonais. On y va pour le raffinement omniprésent et la culture kawaii (mignon). On y va pour l'incroyable beauté des jardins zen et l'ambiance des temples. On y goûtera un certain luxe, l'art de se faire plaisir et de prendre du bon temps. Sans oublier le bien-être prodigué par les onsens...moi qui n'ai jamais été adepte des bains chauds, j'ai bien été obligée de changer d'avis et d’avouer qu’ils savent vivre ces japonais! Oui, le Japon m'a séduite lors de ces vacances ! De retour à la maison, en regardant mes photos, c’est la première fois que j’ai l’impression qu’elles ne reflètent pas exactement ce que j’ai vécu lors de mon voyage. De même que je n’ai jamais vraiment été attirée par le Japon en voyant les photos des autres, je ne peux que conclure : ce n’est qu’en se rendant sur place qu’on comprend vraiment ce qu’est le Japon et que l’on peut pleinement en profiter.

1er octobre. Bruxelles - Moscou - Tokyo

Bien que nous embarquions à l'heure à Zaventem, l'avion ne décollera qu'avec une heure de retard. La cause: l'expulsion d'un pauvre réfugié afghan arrivé dans notre pays à l'âge de 15 ans, parfaitement adapté après 6 ans de vie ici, travaillant comme plombier...enfin une triste histoire. Et il est transporté dans notre avion. Courte escale à Moscou vu le retard pris. Et de nouveau, on part avec du retard pour je ne sais quel prétexte. Sinon, pas de critique vis à vis d'Aeroflot. Très bons avions entre Moscou et Tokyo avec des écrans individuels et pleins de films récents à visionner.

2 octobre - L'arrivée au Japon

C'est avec 30 min de retard que l'on se pose sur le sol de Tokyo. Il fait un temps épouvantable. Ciel blanc gris complètement bouché et rafales de pluie. Mais il fait 23°, on se console comme on peut... Le passage à l'immigration me fait rire, on a reçu 2 petits formulaires à remplir dans l'avion avec les questions d'usage (identité, but du voyage, nombre de jours que l'on passera au Japon...) c'est assez incroyable de voir le nombre de gens qui ne savent pas remplir correctement ces formulaires et qui se font sortir de la file. D'autres russes essayent de passer devant les autres et se font remettre à leur place. L'indélicatesse russe face à la discipline japonaise 😉 Après avoir récupé ma valise, je choisi un douanier qui a une bonne tête (pas passer chez une femme m'a dit Fan), je mets bien mon sac sur le comptoir sous son nez, lui prouvant que je n'ai rien à cacher, je lui explique que je viens en visite chez mon frère ce qui apparement lui plaît beaucoup, il me sourit et me fait passer sans même ouvrir mon sac. Voilà, je viens de passer des denrées interdites (viande et fromage): 4 saucisons pur porc, un bloc de fromage Maredsous, un petit fromage Chimay rond, 1 bloc de Beaufort, 1 bloc de Gouda et 10 tranches de jambon cru italien. Des cadeaux extrêmement apprécié non seulement par mon frère et sa copine mais aussi par mes futurs hôtes. J'ai aussi des denrées autorisées dans mes valises: chocolats et pralines belges. Suivant les indications précises de mon frère, j'achète mon billet de bus, lui téléphone mon heure d'arrivée, change mes Euros en Yens et prends mon bus à 12:05. Ensuite, j'ai 2h d'autoroute jusqu'à Tamaplaza où il m'attend avec un taxi qui nous mène dans son petit quartier tranquille. La petite maison qu'il loue depuis 2 ans, est veillotte, elle fait penser à une cabane des bois mais il y tout ce qu'il faut pour vivre. Et surtout, il vit entouré de verdure sans être loin de Tokyo, au calme, avec le chant des oiseaux et les cric-cric des sauterelles. Il me sert un petit lunch sur la terrasse: délicieux rouleaux de printemps et petits pains de riz vapeur fourrés à la viande. Le temps s'est éclairci, on aura même du soleil. Voici, la petite maison.





Puis, on va se balader dans son quartier, dans les petites ruelles calmes où jouent des enfants.



Ici la majorité des gens ont un potager parfaitement entretenu. Certains taille leur haie en forme de Totoro 😉



On va jusqu'au petit supermarché pour le repas ce soir...Fan nous cuisinera un délicieux repas fait de divers petits plats de poissons super frais: sashimi (poisson cru), tartare de thon rouge, saumon légèrement grillé mais cru au centre, coquillages, salade avec des aubergines cuites de son potager, fèves de soja bouillies de son potager. Keiko termine sa dernière journée de boulot et viens nous rejoindre vers 20h. On se régale ensemble, le séjour gastronomique peut commencer!



A noter, que Keiko a pris 2 semaines de vacances pour voyager avec nous, chose assez mal vue au Japon (en général on prend au maximum 5 jours) et donc elle n'a pas eu sa promotion à cause de cela. Voici ma petite chambre, on a empilé quelques futons pour me faire un nid douillet. J'y dormirai très bien.

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Huit jours au Japon (Tokyo/Kyoto) que faire?
Salut à tous,

Sur un coup de tête, je pars en avril pour 8 jours sur le Japon dont voici mes dates et les choix des villes : - dimanche 15 au mercredi 18 : Tokyo sachant qu'on arrive le dimanche à 12h30 - mercredi 18 au samedi 21 : Kyoto - samedi 21 au dimanche 22 : Tokyo sachant qu'on quitte le dimanche à 13h30 1 semaine c'est trop court pour tout visiter sur ces 2 villes mais avez vous des idées de visites incontournables à faire durant ce laps de temps ? J'avais quelques idées comme : - passer la journée au mont Fuji - essayer d'aller dormir dans un ryokan à Kyoto - musée de Ghibli --> mais en faut-il vraiment la peine ? Merci...
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Automne au Japon
Après avoir longuement parcouru le forum depuis plusieurs mois pour préparer méticuleusement notre voyage au Japon, vient le moment de tenter de rédiger un carnet de voyages relatant les 6 semaines de découvertes de ce pays qui nous a véritablement séduit. Et pourtant, jusqu'à un passé assez récent, cette destination ne faisait absolument pas partie de nos projets. L'image d'un pays extrêmement urbanisé nous effrayait trop. La curiosité a fini par l'emporter et, presque sur un coup de tête, nous décidons au printemps d'acheter un billet d'avion sans avoir encore d'itinéraire précis en vue. Grâce aux contributeurs, fins connaisseurs du Japon, de ce forum que nous remercions vivement, nous avons pu élaborer un itinéraire qui s'est avéré riche de découvertes. Il ne fut pas aisé de choisir car nous voulions évidemment découvrir quelques villes emblématiques mais aussi prendre le temps de nous perdre un peu dans des espaces de nature. Notre itinéraire nous aura donc conduit de Kyoto à Hiroshima avec une courte escapade à vélo sur la Shimanani Kaido. Le Shinkansen nous mènera ensuite vers Fukuoka pour une découverte du nord de Kyushu avant de rejoindre les Alpes japonaises et la péninsule de Noto. Enfin, il nous paraissait inimaginable de ne pas découvrir la région du mont Fuji avant de terminer notre séjour à Tokyo. Alternant voyages en train et location de voitures nous avons eu le privilège de prendre notre temps. Contrairement à nos habitudes, fort de nos lectures préalables, nous avions, cette fois, planifié le trajet au jour le jour avant le départ. Sur un plan pratique, la technologie nous a apporté une aide précieuse au quotidien grâce à quelques applications déjà abondamment citées sur le forum : pour l'orientation, Mapsme; pour la compréhension, Google traduction assez efficace en vocal mais peu fiable pour lire les panneaux; pour les tarifs et horaires de train, Navitime et, enfin, Metrotokyo. Les multiples spot wifi associés à une carte data Sim à 2000 yens nous ont permis de voyager sans réelle difficulté.

10/10 : Kyoto

Après un voyage sans histoire et 10 heures de vol nous atterrissons à Osaka avec un peu d'avance sur l'horaire prévu. Les formalités de police et douane sont très rapides. À 7h10 nous montons dans le bus limousine qui nous conduit directement vers Kyoto. Curieux et impatients de découvrir ce nouveau pays nous observons attentivement les abords de l'autoroute.



Le décor est planté : tout autour le paysage est très urbanisé et industrialisé avec, de ci de là, quelques grands espaces cultivés entourés de constructions.



Nous rejoignons la gare de Kyoto 2 heures plus tard. Nous gagnons notre hôtel à pied et y laissons les bagages car l'enregistrement débute à 16 heures seulement et l'aimable réceptionniste ne déroge évidemment pas à la règle. Nous cherchons ensuite de quoi restaurer nos estomacs affamés. Dans la galerie marchande de la gare un restaurant avec commande par automate nous simplifie la vie car nous sommes encore un peu sonnés et n'avons pas trop envie de tester nos minces connaissances en japonais.





Après avoir repris quelques forces avec un plat de udon nous partons à la découverte des environs. Tout autour, l'architecture mêle buildings modernes le long de larges avenues et petites maisons anciennes bordant des ruelles tranquilles. Nous sommes de suite plongés dans ces contrastes qui jalonnent les villes japonaises.













Nous entamons la « tournée » des temples par 2 ensembles bouddhistes : le temple Toji avec la pagode à 5 étages la plus haute du Japon, dit on, et le temple Higashi Hongan-ji.







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Le Japon, empire des signes et des sens
Le Japon se vit mieux qu'il ne se raconte.

Mais je me lance, prudente car je vais avancer humblement et à tâtons sur les chemins de cette rubrique peuplée de japanophiles 😉

L'année dernière nous avons décidé, Mariane et moi, d'aller passer quelques jours au pays du soleil levant. Nos motivations sont proches : nous sommes complices et amies depuis ... ouh là là... très longtemps... Mariane souhaitait se lancer sur les traces de Murakami pour retrouver l’ambiance de ses romans (elle vit Murakami, mange Murakami, dort Murakami). Pour ma part, j’ai été stimulée par les lectures moins célèbres mais bien vivantes des carnets de voyage et par la photo et le cinéma.

Avec un enthousiasme à la hauteur de nos rêves nous nous sommes envolées à la découverte de Tokyo et Kyoto en passant par Kanazawa.

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Three weeks in Japan with the family
Hi everyone,

Actually, we ended up going to Japan almost by chance. I’d caught glimpses of the country during business trips, and it had been on my “wish list” for a while, but I thought we’d go “when the kids were grown up.”

But this summer (2016), the kids couldn’t agree on a destination—their wishes were completely opposite. Then, realizing that flight tickets weren’t outrageously priced—and having read that Japan wasn’t as expensive as people think—we, the parents, suggested Japan… while warning that it would be scorching hot and humid and that no one should complain. Our eldest (18) was immediately thrilled: “Oh! Mom! I’ve always dreamed of going to Japan!” She convinced her brother (16) that it was the perfect destination. Deal sealed: we’re going to Japan, but no one complains about the heat.

After some forum discussions and family brainstorming, I settled on the following itinerary. One non-negotiable shaped part of our choices: being in Hiroshima on August 6th to attend the lantern floating ceremony. To avoid overloading the trip with extra transport, we skipped Nara, Nikko, and Kamakura.

Day 1 - Arrival at 8:30 AM in Osaka – Kyoto - around the station Day 2 - Kyoto - East - night: Kyoto Day 3 - Kyoto - North and center - night: Kyoto Day 4 - Osaka (stroll with Osaka Safari) - Fushimi Inari -night : Kyoto Day 5 - Train - Naoshima - night: Uno Day 6 - Teshima -night: Uno Day 7 - Naoshima – Hiroshima - night: Hiroshima Day 8 - Hiroshima – Commemorations - night: Hiroshima Day 10 - Miyajima- night: Miyajima Day 10 - Miyajima - Himeji Castle - night: Osaka Day 11 - Osaka - night: Osaka Day 12 - Kyoto - West -night: Osaka Day 13 - Kanazawa to Ainokura - night: Ainokura Day 14 - Shirakawa-go - Takayama - night: Takayama Day 15 - Kamikochi night: Takayama Day 16 - Takayama - return to Kanazawa night: Kanazawa Day 17 - Kanazawa -night: Kanazawa Day 18 - Travel to Tokyo (Shibuya) -night: Tokyo Day 19 - Tokyo (visit with Tokyo Free Guide – Yoyogi Park - Meiji Shrine - Harajuku - Takeshita-dori - Omote Sando - Odaiba) - night: Tokyo Day 20 - Tokyo (with Tokyo Safari) - night: Tokyo Day 21 - Tokyo (Tsukiji, Hama-Rikyu Onshi Teien, Asakusa and Senso-ji, Kappabashi, Ameyoko, and Ueno) - night: Tokyo Day 22 - Tokyo (Shibuya-Yoyogi Park again - Ikebukuro - Shinjuku (Tokyo Metropolitan Government Building, Omoide-yokocho, Golden Gai) - night: Tokyo Day 23 - Tokyo (Yanaka – Ueno – Edo-Tokyo Museum - Takashita-Dori again - back to Shibuya) - departure at 10:50 PM for Paris

(You can access the published days directly by clicking on them).

The itinerary perfectly matched our expectations: a good pace, a wide variety of visits, the must-sees, but also a first taste of rural Japan. If we were to do it again, I’d do exactly the same (except for the back-and-forth between Kyoto and Osaka on Days 4 and 12, which were due to my desire to explore Osaka with Osaka Safari). Of course, we had to skip some sights, especially in Kyoto where we missed a few “highlights,” but that was a deliberate choice—I’d limited our time in the city, which is known for being stifling in summer.

For accommodations, we mixed Airbnb apartments and quadruple rooms in guesthouses and ryokan. It worked out perfectly. The apartments gave us more space and the chance to dine in some evenings, while the guesthouses and ryokan helped us experience Japanese customs.

First, a quick recap: all four of us were enchanted by our trip. Japan is a constant source of wonder, just like the preface of *Tokyo Sanpo* by Florent Chavouet describes—I’ll take this opportunity to plug the book, which I read with great pleasure after our vacation. That’s exactly it: everything is a reason for amazement. Everything is so different from home. I wanted to photograph everything around me constantly. I promise, I won’t say “photograph like a Japanese” anymore—during this trip, *I* was the Japanese. And I better understand the culture shock Japanese travelers experience in Europe.

As a friend of mine put it: “It’s simple—they have ten fingers, so they count in base 10. Otherwise, they do everything differently from us.” Well summarized.

Another thing: everything is easy. Everything seems to have its place and be exactly where it should be. The smallest detail seems to have been thought out to make life easier. Things that come to mind: the incredibly well-designed signage in train stations and the subway, the ubiquitous public toilets, designated smoking areas, those hyper-detailed maps with all the useful information available at every place we visited… These maps are so well done that we got into the habit of picking them up systematically. It’s that simple: I came back to Paris with a complete collection. And when we arrived in Takayama by car, our first stop was at the train station to get THE map. But this order goes beyond all these practical elements. There’s a certain *je ne sais quoi* that makes you feel like everything is exactly where it should be. Even during rush hour, in the crowds, people manage to avoid each other in a smooth, collision-free flow—the opposite of the Paris metro. Anyone who’s experienced certain transfers in Paris at certain times will understand.

The exquisite politeness of the Japanese and their desire to be helpful are another highlight of the trip. Every person we met tried to help us and make our lives easier. It was really great.

Oh! I almost forgot: Japan’s hyper-safe side. I’ve rarely felt as safe as I did in Japan. No need to keep an eye on your belongings—they’re not going anywhere. One example among many: in Tokyo, Japanese women leave their bags open with their smartphones casually placed on top. Even I could’ve taken them without them noticing, let alone a pickpocket… No wonder France is seen as dangerous.

That said, I’m not claiming Japanese society is flawless. The role of women and gender relations are downright shocking and archaic from our European perspective. I also don’t think I could live in such a codified society, where the individual is so dissolved into the collective. But for a vacation, it’s simply delightful. On that note, I recommend *Nââânde?!* by Eriko Nakamura, which I discovered after our trip on the recommendation of our eldest’s friend. It’s the story of a Japanese woman married to a Frenchman living in Paris, recounting her astonishment at French habits and customs. Even though I tried to be careful, I’m sure I made quite a few blunders.

As for the climate, it didn’t stop us from enjoying our trip. Sure, we were hot—*really* hot—but by protecting ourselves from the sun (hat for me, caps for the others, plus umbrellas—Japanese-style parasols) and drinking liters and liters of water, it was manageable and didn’t bother us too much, even if we probably had a slower pace than we would’ve with milder weather. That said, with small children, we would’ve struggled more.

Last point before diving into the trip details: the cost. Despite what I’d read, traveling in Japan is still expensive. I’m not talking about our specific trip, where—using our daughter’s 18th birthday and our 20th wedding anniversary as an excuse—I splurged on a few extras that drove up the cost. I was particularly surprised by the price of quadruple rooms, which is roughly the same as two double rooms. So for a family, that’s a significant extra cost. The various paid sites in Kyoto also add up. As for food, it’s generally cheap, but it would be a shame not to budget for a few extras to try some less affordable specialties—like Hida beef in our case.
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Un voyage ensoleillé au pays du soleil levant (Japon, mai - juin 2015)
Le Japon... un fantasme enfin à portée de main. Etudiant en géographie et aménagement, j'ai eu l'opportunité (financière) de passer 18 jours dans ce pays si éloigné mais pourtant si... éloigné de nous. Fantasme car je suis passionné par tout ce qui tourne autour du Japon, notamment sa culture vidéoludique, son cinéma, sa nourriture, et sa politique d'urbanisme aussi (mais je ne vais pas vous embêter avec ça, c'est mon côté géographe).

Bref voici mon carnet de voyage de ce séjour trop court entre mai et juin 2015.

Les dates : du 18 mai au 4 juin

Le programme :

J1 : soirée à Osaka J2 : Himeji Castle - hauteurs de Kobe J3 : Nara J4 : aquarium d'Osaka J5 : Amanohashidate J6 : Okayama - Takamatsu

J7 à J11 : Kyoto

J12 à J18 : Tokyo

Météo

Une soirée de pluie fine, une soirée de pluie forte, et deux après-midi de pluie continue. 2 journées grises mais sans pluie. Tout le reste du temps du soleil avec des températures maximales proches de 30°C, et même plus. Nous avons eu une chance inouïe et on en a bien profité.
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Trois semaines au Japon
Bonjour, je vais vous narrer ici nos vacances dans cet étonnant pays. Vous pourrez suivre cette aventure jours après jours et échanger sur notre expérience. Nous revenons avec des images pleins la tête et un sentiment que ça n'a pas duré assez longtemps.

Nous sommes trois. Ma femme Magali, notre fille Romane et moi, Thomas. Nous avons séjourné dans l'ordre à Osaka (1 semaine), Tokyo (1 semaine), Mima (4 jours) et Hiroshima (4 jours). Les moyens de transport ont été le métro, le train régionale et national ainsi que la voiture.
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Koyo, 6 semaines au Japon
30 Novembre

En préambule à ce petit carnet je voudrais exprimer toute ma gratitude à tous les habitués du forum Japon, dont les réponses à mes questions et à celles des autres forumeurs, ou leur blog, m'ont permis de rassembler des informations qui ont contribué de manière décisive à ce que notre (premier, mais du coup probablement pas dernier) voyage au Japon soit un enchantement.

Notre itinéraire est resté classique, mais en même temps, c'est assez logique pour un premier voyage de se concentrer sur les "incontournables", dont certains nous ont semblé cependant ne pas l'être absolument.... de gustibus.....

Une partie du voyage a été faite en voiture de location et j'aimerais contribuer à démystifier cette manière de voyager au Japon, qui si elle paraît normale aux connaisseurs du pays, semble incongrue à beaucoup ( et à quelques Japonais que nous avons croisés dans notre voiture)

il y avait quelques critères dans la mise au point de l'itinéraire: 1. assister au Jidai Matsuri à Kyoto le 22 octobre 2. suivre le koyo

Bon... on y va?
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Retour de Tokyo et impressions sur la population
Bonjour à tous,

je reviens tout juste d'une semaine passée à Tokyo. La faible durée de mon séjour ne m'a bien sûr pas permis de tout voir mais on va dire que j'ai vu les principaux grands sites touristiques de la ville. J'ai été très impressionné par la ville au niveau de ses infrastructures etc mais là n'est pas mon sujet.

Mon post porte sur le sujet suivant : qu'avez vous pensé des Japonais habitants Tokyo ?

Je tiens en premier lieu à préciser que je ne suis pas un connaisseur de ce pays, de son peuple et de ses coutumes. Je me suis bien sûr documenté avant de partir et ai lu quelques articles décrivant le style de vie des Japonais et leur manière de vivre mais je n'ai pas creusé.

On trouve dans cette ville tout un aspect très positif : un respect "de masse"que je n'ai vu nul part ailleurs dans le monde. Les gens sont à l'écoute et près à aider.

Mais mon sujet est le suivant : les habitants de Tokyo m'ont désarçonnés et je veux que vous me donniez votre avis sur ce que je vais décrire maintenant.

Les habitants de Tokyo m'ont paru tristes, j'ai réellement eu une impression d'un peuple qui est en train de se perdre. Les gens n'échangent pas, dans le métro les regards que l'on croise sont stériles pour beaucoup. Les gens ne réagissent pas à ce qui se passe autour d'eux cela m'a déconcerté. Il n'y a pas un bruit alors que des milliers de personnes sont entassés dans les moyens de transport. Le smartphone est omniprésent, ce moyen de fuite est sur utilisé. J'ai encore cette image d'une rame de métro entière sur son smartphone, j'étais le seul à avoir le regard ailleurs que sur mon écran. J'ai compris en me rendant dans cette ville pourquoi les mangas sont si prisés : les gens ont besoin d'une fantaisie et d'une folie qu'ils ne trouvent pas dans leurs vies. Les multiples salles de jeux vidéos remplissent également cette fonction selon moi. Quelle tristesse de voire ces gens se rendre seuls dans ces salles immenses et se mettre à jouer tels des robots après leur journée de travail. Et tous ces hentais et personnages de mangas féminins qui sont à la frontière entre personnages de fantaisie et fantasmes sexuels ...

Alors oui je généralise et même beaucoup et je mets tout le monde dans le même panier. Il y a bien sûr un grand nombre de personnes qui n'entrent pas dans cette description et celle-ci a un côté très simpliste je vous l'accorde.

On dit souvent que cette ville est en avance et elle l'est sur bien des points. Mais socialement elle symbolise pour moi la dérive d'un monde que la technologie est en train de bouffer ...

Je pense que mon post va en choquer certains mais c'est peut-être le but au fond. Montrez moi que j'ai tord svp ...
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Three beautiful weeks during the Japanese autumn
I’m sharing our three-week trip to Japan from late October to mid-November 2025. There were four of us—my partner and a couple of friends. I’ve traveled often with my friend Christian (Bolivia, Argentina, Costa Rica, Namibia, Laos), but this time our partners joined us. The rough itinerary: Arrival in Tokyo. Visiting Shinjuku/Shibuya districts + day trip to Kamakura 5 days in the Japanese Alps, from Matsumoto to Kanazawa (via Kamikochi, Hirayu Onsen, and Takayama) 5 days in Kyoto Nara, Osaka, Koyasan Return to Tokyo (Asakusa district), with a day trip to Nikko We booked our flights well in advance (9 months ahead): the flight cost 1086 € per person. Compared to over 2000 € if we’d booked for the same dates just 3 months prior. For accommodations, we mostly used Booking.com. The onsen was booked via Japanican, and in Kyoto, we stayed in an Airbnb. We also made 5 train reservations a month in advance on Klook or directly on the train’s website.

Day 1: Departure from Brussels (October 24, 2025) Early morning takeoff at 6 AM to Munich (1.5-hour layover) with Lufthansa, then a 12-hour flight with ANA, arriving the next morning at 7 AM at Tokyo Haneda.

Day 2: Arrival in Tokyo Airport formalities were quick. The eSIM we bought before leaving activated as soon as we landed (10 GB plan with Saily—more than enough for our mobile internet needs, mainly Google Maps and Google Translate). We’d received 4 ICOCA cards from our neighbors, which we loaded with 15000 ¥ each. We took the Keihin train, then the Yamanote Line. It’s easy to navigate since everything is in English, and each station is announced on scrolling displays in English too.

We got off the Yamanote Line at the station just after Shinjuku because it’s easier to exit that massive station with our luggage. So we ended up in Shin-Okubo, right in the Korean district. A 10-minute walk took us to Villa Fontaine Hotel. A great hotel, well-located north of the Kabukichō district. The room even seemed bigger than we’d expected.

It was 15°C, but it rained—and kept raining on and off all day. Belgian weather, basically. We went for a walk in Shinjuku Gyoen Park. Not as pretty in the rain, but the big greenhouse was interesting.

Then our first ramen (hearty and for 1000 ¥—pretty much the price of all our ramen during the trip). We headed back to the hotel since check-in was after 3 PM. Shower and relax before going out for dinner. Dinner was barbecue at Shichirin Yakiniku Anan (1700 ¥ each—good and cheap). Ordering via tablet wasn’t easy, but luckily it was in English.

We ended the evening with a stroll through Kabukichō before a well-deserved sleep.

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Kyushu between Fukuoka and Nagasaki in autumn 2024 (Japan)
Fellow travelers,

Don’t they say "never two without three"? It seems so. Here I am again on the forum to share—and let’s be honest, indulge a bit of selfish pleasure—by recounting the story of this third installment in the Land of the Rising Sun.

Where? It’s all in the title. On the island of Kyushu in southern Japan, more precisely in the northwest between Fukuoka and Nagasaki. I hope to take you along with me for 19 nights and 18 full days this autumn of 2024. On the itinerary: gastronomy, crafts, festivals, waterfalls, encounters, and leisurely strolls in all simplicity.

A last-minute flight booked just 7 days before departure, and the route evolved regularly based on whims and accommodation availability, eventually settling on this:

- 5 nights in Fukuoka: Fukuoka city, Ukiha, Itoshima, Dazaifu, Yanagawa - 4 nights in Hasami, Nagasaki Prefecture: Okawachiyama, Arita, Takeo, Kashima, Yobuko, Karatsu, Kabeshima - 6 nights in Nagasaki: Ureshino, Higashi-Sonogi, Nagasaki city, Unzen, Sotome - 4 nights in Fukuoka: Karatsu, Fukuoka city

Most of the trip was done by car for practical reasons—easier access to certain places and freedom of movement—but also for the sheer joy of it. Despite slow traffic at times, driving in rural Japan is a delight.

If the program interests you, see you soon for the start of the journey.
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2 semaines de Pâques au Japon: circuit, trucs et astuces
Après 2 beaux voyages dans l'ouest américain (Carnet de voyage ici https://voyageforum.com/v.f?post=6689140;#6689140 ), on a décidé de pousser notre curiosité à l'Est, recherchant sans doute un plus grand dépaysement culturel. C'était décidé, ce serait le Japon 🙂 ! Pour ce type de grand voyage, on aime généralement programmer 3 semaines, raison pour laquelle on part souvent en été... Cette fois, pas question : le climat estival du Japon est réputé chaud et humide, c'est pas pour nous ! On a déjà testé ça à NY et Washington, et franchement ça a gâché une partie des vacances... Ce sera donc le climat agréable du printemps, même si le voyage s'en trouve réduit à 2 semaines, étant donné les obligations scolaires de notre fils de 13 ans...

Départ prévu le 06 avril et retour le 22 avril. Au total, 15 nuits au Japon.

Météo : une seule journée pourrie (pluie, pluie, pluie à Kyoto) sur tout le séjour. Des journées nuageuses, d'autres ensoleillées. Mais toujours des alternances de chaud-froid, surtout à cause du vent très souvent présent ! On n'a jamais eu trop chaud. Le soir, ça se rafraichit vite, et le soleil se couche vraiment tôt (vers 18h). On a vite compris : prendre une veste coupe-vent avec soi, quitte à la mettre à la taille pendant la journée. Cela ne nous a pas empêchés d'attraper tous un rhume au cours du séjour !

Le circuit, assez classique pour une 1ère visite au Japon :

- Osaka 1 nuit - Kyoto 6 nuits - Hiroshima 1 nuit - Miyajima 1 journée - Tokyo 7 nuits - Hakone 1 journée

ToDo list avant de partir :

- L'avion évidemment... Nous l'avons réservé 10 mois à l'avance. Les last minutes pour ce type de voyage, en pleines vacances de Pâques, ça n'existe pas ! Voyage avec Finnair, 600€ le billet avec une arrivée à Osaka et un retour depuis Tokyo. Ce billet nous permet de visiter un endroit supplémentaire et surtout d'arriver dans un aéroport plus petit que celui de Tokyo.

- Lire, lire, lire et établir le programme 😉

- Prévoir des yens, c'est plus agréable en arrivant. On a eu beaucoup de chance, on a pu en racheter à des amis qui revenaient du Japon !

- Réserver les hotels. A ce propos, attention aux locations AirBnb au Japon !! J'ai eu beaucoup de mauvaises surprises : annulation de 3 logements sur 4. Ca ne m'est jamais arrivé ailleurs. Visiblement, les conditions de location au Japon sont très exigeantes pour les propriétaires. Méfiance donc. Il faut en tout cas, absolument, que le propriétaire soit enregistré. En général, c'est mentionné dans l'annonce.

- Acheter le JR pass à partir de 3 mois avant sa 1ère utilisation. Faire un calcul pour savoir s'il est vraiment intéressant ou non car il est cher. Sachant qu'à Kyoto, on l'oublie : tout se fait en bus. A Tokyo, très peu d'utilité aussi, c'est pas là qu'il se rentabilise. A moins de calculer ses trajets de manière à utiliser les seules lignes de métro qui fonctionnnent avec le JR : la yamanote line et la Chuo Sobu Line. Clairement, cela se joue plutôt sur les trains d'une ville à l'autre. Nous l'avons acheté sur Vivrelejapon.com : 225€ le pass de 7 jours.

- Pour plus de tranquillité à l'arrivée, on a choisi d'acheter notre carte pour payer le métro, la Suica, avant de partir. Egalement sur vivrelejapon.com : 20€ la carte, déjà pré-chargée de 1500 yen, livrée à la maison. Indispensable, on l'utilise dans toutes les villes que nous avons visitées.

- Acheter le Yokoso Pass pour les transports à Osaka s'il est rentable.

- Enfin, l'indispensable Pocket Wifi qui permet de connecter plusieurs appareils au web pendant qu'on se balade. Commandé sur Japan Wireless (pas sur vivrelejapon.com car ceux-ci n'offrent pas de batterie externe), on a demandé une livraison pour le jour d'arrivée à notre 1er hotel. 78€ pour tout le séjour. On a été bluffé par le fonctionnement de cette petite boite, impeccable. En plus, on n'a pas eu besoin de la recharger une seule fois en cours de journée. La batterie externe a plutôt servi à recharger nos gsm de temps en temps. La livraison à l'hotel plutôt qu'à l'aéroport était stratégique : éviter les files pour le récupérer !

A bientôt pour le récit de notre arrivée et tout petit séjour à Osaka !
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Japon: entre villes et montagne
Bonjour à toutes et à tous

Habituellement j’organise nos voyages moi-même, mais ayant une allergie alimentaire, allant manger tous les jours au restaurant, ne parlant pas Japonais, et mon anglais n’étant pas top, le leur non plus d'ailleurs, nous avons préféré assurer de ce côté-là et partir en voyage accompagné. Nous sommes partis du 27 Octobre au 18 <novembre 2017, 8 personnes dans le groupe les 2 premières semaines, nous n’étions plus que 4 la dernière semaine. C'est la première fois que nous allons au Japon et même en Asie.

Notre circuit : tokyo –Hakone – Kyoto – Himeji – Nara – Ise – Shingu – Mont Koya – Osaka – Kanazawa – Shirakagawago – Takayama – Kiso – Magome – Matsumoto - Osaka

27 Octobre - Paris Tokyo Ca y est c’est le grand jour, nous partons enfin au Japon ! Notre avion est prévu à 17 h 20, nous partons largement en avance afin de ne pas stresser. Le trafic est fluide, c’est donc bien en avance que nous arrivons à l’aéroport. Nous sommes déjà enregistrés pour ce vol, l’hôtesse d’Air France nous dirige directement vers le dépose bagage, il y a du monde mais ça va assez vite, puis nous passons à l’immigration, là aussi on n’attend pas trop longtemps. Comme nous avons du temps avant le départ nous allons manger un petit quelque chose. Nous dirigeons vers notre porte d’embarquement, notre avion est prévu à l’heure. Pendant que nous attendons, nous rencontrons 2 de nos compagnons de voyage dont nous avions fait connaissance lors de la réunion d’information du voyage à l’agence..

Samedi 28 Octobre Tokyo

Avant l’atterrissage nous remplissons les formulaires pour l’immigration et la douane. Le vol s’est bien déroulé. Nous atterrissons à Haneda à 12 h 15. Il y a du monde mais il y a beaucoup de guichets pour passer l’immigration c’est rapide. Lorsque nous arrivons à Tokyo il tombe des trombes d’eau, c’est la queue du typhon.



Le temps de nous repérer un peu dans cet aéroport, nous nous dirigeons vers le bureau des limousines pour récupérer les tickets de transferts en navette jusqu’au Métropolitain Hotel Tokyo où nous résiderons demain soir avec les autres voyageurs. En effet nous arrivons un jour plutôt que la date prévue car nous n’aurions pu être à l’heure du rendez-vous à Tokyo. Il faut attendre une heure pour la navette, nous attendons donc dans le hall de l’aéroport. Il est l’heure de se diriger vers l’arrêt des limousines.



Nous n’avons pu avoir de chambre pour cette nuit supplémentaire au Métropolitan hôtel l’agence nous en a donc réserver une au Apa Hotel qui se trouve à un quart d’heure à pieds. Néanmoins nous pouvons déposer nos bagages au Métropolitan celui-ci possédant un local pour les garder. Munis du plan que j’avais imprimé avant notre départ, nous partons à pieds et sous la pluie pour l’APA Hôtel. Tout est bien sûr écrit en Japonais, il n’y a pratiquement pas de nom de rue, sauf sur les grands axes, nous avons un peu de mal à nous repérer, dès que je regarde le plan, des Japonais nous proposent leur aide. A un moment donné, je ne vois plus grand chose sur mon plan qui est trempé, à l’aide de l’adresse de l’hôtel (en Japonais) que j’avais imprimé, je demande à une passante (il n’y a pratiquement personne dans la rue à ce moment là), si nous sommes sur le bon chemin. Elle sort sont smartphone, regarde sur Google maps, et nous fait signe de la suivre, elle nous emmène jusqu’à notre hôtel qui était à quelques minutes de là, nous la remercions chaleureusement.

Bon accueil. La chambre est très petite, le lit est confortable et nous découvrons les fameux WC japonais. Nous n’avons pas le courage de ressortir, il pleut vraiment trop et nous sommes fatigués, nous grignotons quelques biscuits que j’avais dans la valise. Nous envoyons quelques mails à notre famille puis nous nous couchons.

Nous appréhendions de faire le parcours à pieds, mais finalement avec l’aide des différents passants, cela c’est bien passé.

Dimanche 29 Octobre

C’est cette après-midi que commencera réellement notre circuit. Nous avons rendez-vous à 14 h 00 au Metropolitan Hôtel avec notre Accompagnateur. Ce matin encore il pleut énormément, nous ne nous pressons pas.

Nous allons prendre notre petit déjeuner au restaurant de l’ APA hôtel. Nous découvrons notre premier petit déjeuner japonais, il y a aussi le petit déjeuner américain, avec thé et café, le tout est sous forme de buffet. Je prendrais un petit déjeuner américain, ne sachant pas ce qu’il y a dans les plats (Je ne tiens pas à commencer mon voyage aux urgences !)

Après nous être bien restaurés pour partons au Metropolitan hôtel, comme il pleut toujours, j’achète un parapluie dans le premier combini que je rencontre et nous voilà partis pour le quartier Ikebukuro.

Le Métropolitain Hôtel est un très bel hôtel situé à proximité du Tokyo Métropolitain Théâtre et de la station Ikebukuro. Très bon accueil. Nous récupérons nos bagages que nous avions laissés hier puis attendons dans le grand hall. Nous sommes en avance pour notre rendez-vous, je profite de cette attente pour visiter l’hôtel.

Peu à peu nos compagnons de voyage arrivent. A 14 h 00 notre Accompagnateur arrive aussi, il se prénomme Oscar et demande à chacun de se présenter. Il nous fait un rapide topo sur ce qui est prévu de voir et faire cette après-midi. Afin de ne pas perdre de temps il propose que nous déposions vite fait nos bagages dans les chambres et que commencions tout de suite la visite, nous verrons à notre retour pour les détails. Etant donné qu’il pleut toujours Oscar propose que nous changions le programme prévu et que nous commencions par la visite du Musée National de Tokyo, tout le monde est d’accord.

Nous prenons le métro à Ikebukuro station, qui se trouve tout près de l’hôtel. La station Ikebukuro est très grande, c’est beau, propre, il y a un peu de monde mais certainement encore plus aux heures de pointe. Oscar nous donne le pass qui nous permettra de prendre le métro sans avoir à acheter un ticket à chaque passage.

Nous prenons le métro jusqu’à la station Tokyo National Muséum où se trouve le musée.



Il y a aussi des stands de toute sortes, les vendeurs/vendeuses proposent leurs produits en parlant très fort, ce qui donne un joyeux brouhaha. Ah oui pour monter dans le wagon, les Japonais se mettent sur une file de chaque côté de la porte, ils attendent que tout le monde soit descendu et montent à leur tour. Il y a des sièges de chaque côté du wagon, ce qui laisse de la place au milieu pour accueillir beaucoup de passagers. Ceux qui sont assis regardent pratiquement tous leur smartphones, certains somnolent ou lisent, comme à Paris en somme, les autres comme moi se cramponnent aux poignées.

Musée national 東京国立博物館 Oscar nous donne des explications puis nous laisse du temps libre pour visiter Honkan (Galerie du Japon) comme cela chacun ira voir ce qui l’attire le plus, ça nous convient très bien. A travers les vitres du bâtiment nous apercevons le jardin, qui n’est pas ouvert au public, dommage car nous aurions bien aimé nous balader dans le jardin.



Pour signaler la fermeture du musée à 17 heures, nous sommes surpris d'entendre l'air de la chanson de "ce n'est qu'un au revoir". Lorsque nous ressortons il fait nuit. Le bâtiment est illuminé, c'est très joli.



Nous traversons le parc dont l’allée des cerisiers est illuminée de guirlandes roses rappelant les cerisiers en fleurs.

Ameya Yokochô アメヤ横丁 Nous nous dirigeons ensuite à Ameya Yokocho, le marché est situé près du Parc Ueno. Il pleut plus ou moins mais nous souhaitons néanmoins déambuler dans celui-ci et ses ruelles qui ont été préservées des métamorphoses de la cité.



Nous allons dîner, dans ce restaurant les tables sont séparées les unes des autres par des cloisons et des petits rideaux, que l'on peut baisser si l'on veut pour avoir de l'intimité, j'aime bien cet endroit, d'autant plus que c'était bon.

Nous rentrons ensuite à notre hôtel. Les chambres sont grandes, nous sommes au 8ème étage, nous avons vue sur la ville illuminée.

Récit plus complet avec photos ici

A suivre,
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Japon, Kyushu


Bonjour à tous!

Voici le récit de notre voyage effectué en novembre 2017, en louant un camping-car au départ de Fukuoka, sur l’île de Kyushu, réputée pour ses paysages volcaniques sub-tropicaux.

Vous trouverez le récit illustré en cliquant ici.

Ci-dessous le texte seul, bonne lecture!

Préparatifs Fred et les enfants me suggéraient depuis plusieurs années d’organiser un voyage au Japon et c’est l’opportunité de billets d’avion à bon prix, à destination de Fukuoka, sur l’île de Kyushu, au départ du Luxembourg, qui m’a décidée. J’avais aussi envisagé d’aller sur Hokkaido mais en novembre, c’est déjà l’hiver là-haut. Nous partirons à 3 avec Caroline notre fille aînée, les plus jeunes étant encore pris par leurs études. J’ai acheté ces billets en juin, ce qui m’a laissé le temps de préparer ce voyage, en particulier avec l’aide de marie 31 de voyage forum (merci Marie !). C’est elle qui m’a dégotté sur facebook la page de Yap Mulder, un bourlingueur hollandais installé à Fukuoka, qui a joué le rôle d’intermédiaire avec la compagnie de location japonaise Kyushu Rental Camper dont le site à l’époque était exclusivement en Japonais (!) Merci Yap ! Il s’est également chargé de faire traduire nos permis directement sur place. Je me concentrai ensuite sur les possibilités de randonnée, assez nombreuses dans cette île au volcanisme actif. J’espérais, Kyushu étant située à la latitude du Maroc, pouvoir bénéficier d’une météo encore douce et ensoleillée. Je préparai donc plusieurs itinéraires de rando sur openrunner, puis les transférai sur wikiloc. L’application Maps.me gratuite et utilisable offline comme wikiloc nous a été très utile pour les trajets routiers. Le Lonely Planet Japon m’a permis de dégrossir. Son complément Hiking in Japan m’a aussi été utile. J’ai acheté une carte au 1 : 1 200 000 qui concerne tout le Japon donc très peu précise… Marie 31 m’avait prêté un atlas routier en anglais « Road Atlas Japan au 1/250 000 » qui m’a aidé surtout dans les repérages pré-voyage.

Budget:

BUDGET JAPON

AVION Luxembourg-Paris-Tokyo-Fukuoka 522 € x 3 1566 € Location CAMPING CAR 13 jours 249480 yen 1866 € TRADUCTION 2 PERMIS 6000 yen 45 € SUR PLACE (essence, bouffe, entrées, péages, ferries) environ

1067 € Total pour 2 semaines à 3 personnes

4544 € Soit par personne

1515 €

Au jour le jour…

Di 12 novembre Après un long voyage, partis la veille de Luxembourg, nous atterrissons vers 16h00 à Fukuoka. L’air est très doux… Nous récupérons très vite les bagages (au complet, ouf, après 3 vols !), Yap nous attend et nous conduit à notre camping car garé à la sortie du terminal. Ushijima de Kyushu Rental Camper nous explique le fonctionnement du c car (très basique), puis Yap nous accompagne jusqu’à un grand supermarché pour faire le plein de victuailles (nous en profitons pour acheter un peu de vaisselle car il n’y a rien en dehors d’une bouilloire !) Nous partons ensuite vers le nord-ouest où j’ai repéré un coin pour la nuit au bord de la mer, près de Futamigaura (ou Rock couple). Le parking du Rock couple étant fermé pendant la nuit, on a dormi un peu plus au sud.

Lu 13 novembre Jolie vue au réveil sur la mer du Japon. Quelques brumes matinales s’étirent entre les collines, que le soleil va rapidement dissoudre… J’ai repéré un petit sentier qui descend à travers une forêt de bambous enchevêtrés (belles araignées !) vers une plage absolument déserte, bordée de roches qui rougeoient au soleil matinal. C’est un bon spot de surf (nous croiserons un surfeur en remontant) Nous reprenons ensuite le c car pour quelques km jusqu’aux fameux rochers de Futamigaura. Il nous faut ensuite traverser les faubourgs sud de Fukuoka, plus grande ville de l’île avec 1,5 millions d’habitants, pour nous rapprocher de la région des Monts Aso et Kuju (Aso Kuju National Park). Nous verrons très peu de chiens et encore moins de « vrais chiens », celui-ci porte fièrement le parapluie de sa maitresse. En route, nous faisons un petit détour vers la cascade de Nabegataki, derrière laquelle on peut se faufiler (très aménagée, entrée payante, 200 yen je crois) Voilà la bête : 5 m de long, 2 m de large, 3 m de haut : avec ce gabarit, on a pu aller partout sans difficulté. L’aménagement est sommaire : pas de vraies toilettes (un genre de pot de chambre amélioré avec des sacs à crottes, qu’on n’a pas utilisé car il y a des toilettes presque partout), pas de douche, pas d’eau chaude. Donc toilette dans une bassine avec de l’eau chauffée sur le réchaud. On s’y fait très bien d’autant qu’il est hyperfacile de trouver de l’eau (heureusement car autonomie de 20 litres) Chauffage au diesel (celui du moteur), vendu moins d’1 €/l. Accès internet via le hotspot d’une tablette fournie par le loueur. A proximité de cette cascade nous marchons un peu pour découvrir notre premier petit village de campagne avec ses petits vieux, ses petits jardins de « curé » (expression inadaptée pour ce pays à majorité shintoïste ou bouddhiste !) Ni poules, ni chien, en 3 semaines, nous ne verrons pas le moindre gallinacé et n’entendrons qu’un unique coq. Aucun chien de ferme ou de village, aucun mouton ni cochon, quelques vaches et chevaux dans les parcs nationaux pour le décor.

Un vieux cimetière surplombe un temple et plus haut quelques maisons dont l’ancien toit de chaume a été recouvert de tôle ondulée, semblent abandonnées. Nous reprenons la route et trouvons de nuit un coin pour dormir sur les hauteurs de Kurokawa Onsen.

Ma 14/11 Belle surprise au réveil, nous avons dormi au pied d’un petit temple. La vue est magnifique ! En contrebas le village thermal de Kurokawa Onsen. Il a plu toute la nuit et la brume s’effiloche sur les sommets des arbres. A l’est on devine le panache de fumée du Mont Aso. C’est sous la pluie que nous visitons le village de Kurakawa Onsen, où flamboient quelques jolis érables. Il y a des bains chauds un peu partout, Du plus simple au plus luxueux. Ça fume et ça glougloute de partout, les hôtels captant sans grand souci esthétique les eaux réputées bienfaitrices, à l’exception du ryokan situé en amont du village, très joli ! Nous reprenons la route 442 vers l’est puis prenons à droite vers le sud en direction du Mont Aso. A sa gauche (à l’est) le très inquiétant Neko Dake (Dake = volcan) hérissé de pics et entre les deux le col de Hinoo Toge. Au nord le Mont Kuju (point culminant de l’île à 1787 m). En incorrigibles optimistes, nous basculons dans l’immense caldeira de l’Aso (25X18 km) puis grimpons par une très belle route en lacets vers le volcan, espérant passer au-dessus des nuages. Mais nous ne sommes qu’à 1500 m d’altitude, en plein dans les nuages cette fois ! Je sais que le téléphérique qui permet d’accéder à la lèvre du cratère actif (au fond duquel bouillonne un lac) a été endommagé mais j’espère tout de même pouvoir y monter à pied, d’autant que le niveau d’alerte est passé récemment de 2 à 1. Impossible ! Il y a partout des panneaux « no entry », grrr. On décide alors de se rapprocher du Kuju San puisque du beau temps est prévu pour demain. On se dégourdit les jambes sur les quelques km de balade au départ du visitor center de Chojabaru, dans une zone humide assez jolie parée de ses couleurs d’automne, mais toujours sous la pluie… Inspirés par une carte sur le parking du visitor center, nous dénichons le camping indiqué (à perpète en fait. Nous aurons toujours beaucoup de mal avec les cartes japonaises, sans échelle, pas orientées, sauf exception. Je crois qu’on n’a pas du tout la même tournure d’esprit ou les mêmes habitudes graphiques car on n’y comprend jamais rien !) Le coin est lugubre, désert, moche, sans douche, pour l’équivalent de 40 € ! Nous déclinons et grimpons dans la montagne pour nous poser près de ces beaux arbres morts. Un corbeau y veille une pierre ancienne gravée.

Me 15 novembre Quelques km de route nous mènent à Makinoto Pass sur le versant ouest du Mont Kuju. D’autres randonneurs, hyper-équipés, sont en train de s’échauffer, avant d’attaquer la grimpette, somme toute modeste. Trace prévisionnelle : https://fr.wikiloc.com/wikiloc/view.do?id=20214758 (En fait nous ne sommes pas allés sur le Mont Hoshisho) Attention ! Mais à quoi ? Mystère….traduction en anglais loin d’être systématique et même assez rare…Bien souvent elles se limitent à « Caution » ou « No entry » ! Il faut reconnaitre que sur cette rando nous ne croiserons qu’un couple d’occidentaux et pas mal de monde pour un jour de semaine en novembre. Le Kuju San flirte encore avec les nuages… Puis nous dominons une mer de nuages. Au nord, une jolie crête colorée rehaussée de fumerolles. L’ombre du Nakadake (plus haut sommet 1791 m) rafraichit encore l’atmosphère. Nous faisons une pause ventée au bord de ce lac, rejoignons un refuge en contrebas de ce sommet secondaire, puis faisons une boucle vers le sommet du Kuju San (1786 m), qui offre une vue imprenable sur les fumerolles, qui se marient avec de « vrais » nuages. Atmosphère glaciale et minérale au sommet, qui s’adoucit dès que l’on perd un peu d’altitude. Retour au parking puis nous décidons de profiter du beau temps pour retourner vers l’Aso, entraperçu hier dans la purée de pois. Nous repassons près de ces élégantes sculptures végétales. Je m’étonne de cette atmosphère si brumeuse alors que le ciel a été rincé hier par une pluie continue et qu’il souffle un vent glacial ?! S’agirait-il de pollution atmosphérique (on est sous le vent du nord-est de la Chine) ou d’une particularité climatique ? Il me semble que cette brume est fréquente en Asie mais j’en ignore la raison, si quelqu’un sait ? Le Neko Dake est vraiment fascinant. Nous nous en approcherons ce soir car j’ai repéré un sentier qui part de Hinoo Toge (le col entre le Mont Aso et le Neko Dake) dont j’espère qu’il pourra nous mener jusqu’au Taka Dake, situé en dehors de la zone interdite autour du cratère de l’Aso, mais d’où la vue doit être impressionnante. Ce volcan Aso, le plus grand du Japon et l’un des plus actif, est dangereux (7 morts et 70 blessés en 1997 du fait des émanations de gaz toxiques), des bunkers en béton ont été construits à l’arrivée du téléphérique pour pouvoir s’y protéger des bombes volcaniques ! Mais en cas d’éruption, l’accès à moins d’un km du cratère est interdit, ce qui est actuellement le cas, à notre grand dam... Petite pause au bord de l’immense caldeira de l’Aso. Ce coin est très beau, et le vent anime les vastes étendues d’herbes blondes. On retrouve cette belle prairie sur les flancs de l’Aso, d’où émerge le vert petit cône volcanique de Komezuka, aux formes parfaites. Tout au fond, les parois abruptes de la caldeira, dont la circonférence fait 100 km. La ville d’Aso, au fond de celle-ci compte 100 000 habitants ! Ah ! Ça valait le coup de remonter aujourd’hui, la vue sur l’Aso est impressionnante, et accroit encore notre frustration de ne pas pouvoir approcher du cratère, alors que le vent est dans le bon sens, pfff… On profite des belles lumières du soir, puis on descend vers Hinoo Toge pour y passer la nuit afin de pouvoir partir tôt demain pour randonner vers le volcan. La route étroite semble abandonnée au-delà du col. Nous y arrivons avec tout juste encore assez de lumière pour découvrir que le départ du sentier est barré avec plein d’explications en Japonais et « no entry ». Flûte !

Je 16 novembre Déçus nous redescendons de Hinoo Pass, ce qui nous permet tout de même d’admirer le versant nord du Neko Dake. On se console en constatant que le vent a tourné et que le Taka Dake est à présent pile dans les gaz toxiques de l’Aso : nous n’aurions pas pu y aller… Décidés à tout de même profiter de la belle journée qui s’annonce, on file plein sud via l’express highway qui part de Kumamoto vers Ebino Kogen dans le Kirishima Yaku National Park. Voici le tracé prévisionnel : https://fr.wikiloc.com/wikiloc/view.do?id=20214550 En fait nous allons d’abord marcher vers le lac Rokkannon Miike (au bord de la route), puis contourner des fumerolles interdites d’accès (encore ! Grrrr…. On pense avec nostalgie à l’Islande ou au Yellowstone, bien moins contingentés) avant de trouver le départ (modifié) du sentier qui mène au sommet du Karakunidake (1700 m). Au fil de la grimpette, je me dis que la rando est plus spectaculaire que je ne le pensais… On surplombe d’abord les lacs et les fumerolles (oui tout au fond on aperçoit un 2ème lac, le Byakushi Ike), puis on aperçoit au loin dans la brume le cratère du Sakurajima (volcan actif en face de la ville de Kagoshima), avec au premier plan le joli lac de cratère Onami Ike. Voici enfin le cratère du Karakunidake, éteint. 300 m de profondeur Mais énorme surprise, en faisant encore quelques pas vers l’est, nous découvrons le magnifique cratère fumant du Shinmoedake ! Je n’en reviens pas. Malgré une préparation appliquée, je tombe des nues ! Je n’avais vu aucune photo de cette splendeur ! Dernière éruption il y a 1 mois le 12 octobre 2017! (Je découvre cette info a posteriori !) https://www.youtube.com/watch?v=Hud-QRuFPJA&feature=youtu.be La lumière de fin de journée est superbe, on a du mal à quitter cette vue fascinante. Il nous faut cependant redescendre vers le lac Onami, par un sentier très raide (escalier fait d’énormes marches, à éviter absolument à la montée). Puis le sentier court à flanc de montagnes dans une forêt peuplée de quelques biches peu farouches (mais floues sur les photos !) Comme le camping de Ebino Kogen ferme à partir de novembre, nous n’avons aucun scrupule à dormir sur le parking du visitor center, avec vue sur les fumerolles.

Ve 17 novembre Journée grise et même pluvieuse. Après une rando pas palpitante (escaliers et même tunnels de béton et 100 m de dénivelé) jusqu’à la cascade de Senriga, dont les eaux très minéralisées blanchissent toute la végétation environnante, nous poursuivons vers le Kirishima Shrine, joli temple pimpant (il date du VIème siècle mais a été reconstruit de nombreuses fois suite à des destructions volcaniques) dans son écrin de verdure, qui attire les foules (à en juger par la taille des parking) Un peu plus loin nous faisons une petite balade sur la rive nord du lac Miike, encore un lac de cratère, jusqu’à un tout petit temple très confidentiel. Une mystérieuse épée de bois est plantée dans le sol, juste à côté de pierres dressées. Un symbole shinto ? Drôles de « fruits » sur un ficus, sans doute un parasite ? Tiens un idéogramme… Nous poursuivons vers la côte est de Kyushu, pour découvrir la curiosité géologique de la petite île d’Aoshima (présente aussi ailleurs sur la côte, à voir en vue satellite sur Google Earth !) : des roches parallèles, qui ne sont pas d’origine volcanique mais sédimentaires. Joli petit temple lové au cœur d’une végétation tropicale. Nous apprécions les parapluies prêtés par la dame qui tient un des nombreux parkings (payants) du site.

Un peu plus au sud nous visitons toujours sous la pluie le sanctuaire shinto Udo Jingu, construit dans une grotte qui surplombe la mer. Nous espérons pouvoir dormir ce soir au cap de Toi Misaki, mais la route côtière 448 s’avère soudainement barrée… On décide de dormir là, sous une pluie battante qui va durer toute la nuit, pas rassurés (enfin surtout moi !) quant à l’éventualité d’un glissement de terrain car il fait trop noir pour juger de l’état du terrain au-dessus de la route. Le relief accidenté, l’abondance des précipitations et sans doute aussi les tremblements de terre font que ces glissements de terrain sont nombreux et l’on croise régulièrement sur les routes des ouvriers chargés de remettre la route en état. Là où en France nous aurions mis un système de feux alternés, il y a en général 1 voire 2 hommes équipés de drapeaux rouge ou blanc. Il faut s’arrêter au drapeau rouge et l’on en est remercié par une gracieuse courbette, renouvelée au lever du drapeau blanc quand on peut démarrer ! Moins glamour, ces centaines d’hectares de pans de collines bétonnés dans l’espoir d’éviter les éboulements. Ajoutez à cela une bonne brassée de poteaux et fils électriques, ça fait vraiment mal aux yeux ! C’est là qu’on se dit qu’on a vraiment une géographie et un climat bénis des dieux en Europe !

Sa 18 novembre Au réveil, il pleut toujours mais moins fort, positivons. Nous rebroussons chemin en longeant à nouveau la côte, cette fois vers le nord. L’eau boueuse de ce petit port de pêche témoigne de l’abondance des pluies de la nuit. Tiens un tori en PVC ! Avis aux amateurs ! La côte très découpée offre de multiples abris pour les nombreux bateaux de pêche. Temps « breton » sur la côte est de Kyushu ! Nous trouvons une autre route pour aller jusqu’au cap Toi Misaki, réputé pour ses vertes collines peuplées de chevaux « sauvages » Une petite randounette jusqu’à une cascadette qui se jette dans la mer et c’est reparti plein nord en direction du volcan Sakurajima. Belle éclaircie en découvrant le Sakurajima. C’est un des volcans les plus actifs du Japon, en activité permanente et qui présente un haut risque humain puis la ville de Kagoshima (600 000 hab) n’en est distante que de 8 km. Voir ici : https://fr.wikipedia.org/wiki/Sakurajima Et en effet, son activité ne fait aucun doute… Ce qui n’empêche pas la vie de suivre son cours à quelques encablures du volcan. Le quotidien des Japonais est organisé autour de cette gestion du risque. Il y a un peu partout des abris pour se protéger des bombes volcaniques et chaque village est équipé d’une sirène. On a d’ailleurs été surpris de constater que celles-ci servent souvent au quotidien pour rythmer les heures (pas la nuit) en musique (un peu comme les clochers de nos campagnes) Une crique naturelle sans béton (rare !) entre 2 coulées de lave. Sur le flanc sud du Sakurajima à Arimura Observation Point, une petite randounette permet d’observer à quelle vitesse la végétation, après une éruption, reprend ses droits sur cette île au climat sub-tropical. Agréable bain de pieds (un peu chaud !) près de l’embarcadère du ferry que nous prendrons demain pour traverser la baie vers Kagoshima. Nous profitons de la belle lumière de fin de journée pour monter jusqu’à Yunohira observation point, survolé par ce beau rapace. A cette époque de l’année, il y a très peu d’oiseaux, mais plein de rapaces (a priori des buses). Vue de la face ouest du volcan depuis l’observatoire. Nous redescendons et trouvons un square en bord de mer pour la nuit un peu au nord du ferry.

Di 19 novembre Grand beau temps sur Kagoshima au réveil ! Nous prenons le joli ferry (de mémoire 4600 yen pour le c car + 3 personnes) pour une minicroisière, tandis que le Saku fumote tranquillement dans l’air matinal. Nous allons faire un tour au jardin Senganen, construit au XVIIème siècle en bordure de mer (enfin presque, il y a tout de même le tram et la route) à flanc de colline. Nous y sommes à l’ouverture, bonne idée car en repartant la foule du week-end ensoleillé arrive ! Route laborieuse ensuite pour sortir de Kagoshima par le sud en direction du lac Ikeda, un joli lac de cratère. Une petite route permet de le contourner par le nord et d’avoir un joli point de vue sur le volcan Kaimon Dake au cône parfait. C’est le week-end, il fait beau, les joueurs de croquet en profitent. On repère sur la carte un autre petit lac à l’est de Ikeda-ko (ko=lac) et après quelques errements (route fermée) dans une jolie campagne, où nous découvrons d’étranges ventilateurs au-dessus de plantations de thé (google m’apprend que leur rôle est d’éviter en hiver la stagnation de nappes d’air froid) et de drôles de mottes paillées ( ???) sans doute pour abriter quelque plant frileux, nous découvrons un mignon petit lac de cratère (Unagi ko) Sur sa rive nord-est un petit village fume de partout ! Presque chaque maison a sa propre petite fumerolle et surprise il y a même un petit onsen où Fred et Caroline vont faire trempette (chaud ! 41°C !) pendant que je vais faire un tour dans le village, surplombé par cette falaise volcanique où tournoient des dizaines de rapaces. Nous reprenons la route vers le Kaimon Dake. Nous sommes étonnés de voir des cultures si exposées aux influences de la mer ! Chez nous tout serait grillé par le sel ! Pourquoi alors les côtes sont-elles si souvent hérissées de digues et autres blocs de béton ? Malgré le vent, la mer - sans doute peu profonde - nous semble courte et hachée, pas de grande houle qui pourrait ronger les côtes. Bizarre… Nous trouvons un coin pour la nuit sur un observatoire juste à l’ouest de Makurazaki.

Lu 20 novembre Temps gris ce matin, le vent s’est calmé et les rapaces – omniprésents - sont au repos. Il n’y a pratiquement pas d’oiseaux de mer, étonnant… Nous continuons de longer la côte vers le nord sur la route 226 jusqu’au cap Noma-Misaki où j’ai repéré un petit sentier de rando, qui mène à un phare, sans intérêt car on ne voit rien, noyé dans la végétation. Une des nombreuses centrales à béton, celle-ci fabrique les modules destinés à renforcer les côtes. Elles sont pourtant déjà bien protégées par tous ces récifs éparpillés et - encore un sujet d’étonnement, le plus souvent non balisés. Comme nous avons un peu d’avance sur mon programme, modifié du fait de la météo (on a zappé le Yufu Dake et les enfers de Beppu), on décide finalement de tenter notre chance pour aller voir les grues (des oiseaux hein !) à Izumi. J’avais initialement écarté cette idée car nous habitons pas loin du lac du Der, autre site fameux d’observation de ces oiseaux migrateurs, et que le site d’Izumi est moins champêtre. En effet, il s’agit d’une sorte de polder cerné de hautes digues de béton, piqueté de poteaux électriques et la zone de repos des grues est cernée d’une bâche de protection en plastique bleue. Cadrages étroits recommandés pour les photos ! Mais le spectacle est tout de même fascinant car nous avons la chance d’avoir un beau ciel tourmenté. 1h avant le coucher du soleil, les grues regagnent la zone de protection (agrainée…) par petits groupes successifs. Les voilà toutes posées pour la nuit. Aucun bruit durant la nuit alors que nous dormons à une centaine de mètres des volatiles. Seule une odeur de basse-cour nous rappelle leur présence.

Ma 21 novembre L’envol au lever du soleil est encore plus spectaculaire car les centaines de grues décollent en l’espace d’une dizaine de minutes à peine. Il fait très beau, en route vers le nord pour découvrir les villages de montagne de Gokanosho… Il s’agit d’une région de moyenne montagne au sud-est de Kumamoto, où quelques routes très étroites et sinueuses relient quelques villages isolés dans la forêt. Les couleurs d’automne de la première quinzaine de novembre nécessitent de mettre les routes à sens unique pour éviter les bouchons. Nous ne verrons pas grand-monde… Jolies couleurs dans la forêt. J’adore ces conifères ! Je crois que ce sont des cèdres du Japon… Jolie balade jusqu’à la cascade de Sendantoro (route d’accès : https://fr.wikiloc.com/wikiloc/view.do?id=21150394, ensuite c’est balisé) Nous reprenons ensuite la route jusqu’au village de Momigi et ses 2 ponts suspendus. https://fr.wikiloc.com/wikiloc/view.do?id=20215704 Dernière balade à Umenoki todoro Park, où un autre pont suspendu mène à une jolie cascade (en remontant vers le nord sur la route 445 ) Nous arrivons enfin à un observatoire qui domine la plaine de Kumamoto, où nous trouvons un endroit pour la nuit près d’un jardin public. Aucun bruit la nuit en ville à Kyushu, c’est étonnant.

Me 22 novembre Pluie… Pas trop gênante finalement pour la visite du Suisenji Park (surtout que nous avons fini par investir dans des parapluies !), très beau jardin à Kumamoto. J’observe de plus près la taille et la technique pour obtenir de si jolis arbres : trop compliqué pour moi ! Dommage, j’adore même si ça s’apparente un peu à de la torture végétale… Nous attrapons ensuite de justesse le ferry de 11h00 pour la traversée vers Shimabara (environ 7600 yen de mémoire). Tiens ! Il y a donc tout de même des mouettes à Kyushu ?! Voici la ville de Shimabara (45000 hab) à 6 km à vol d’oiseau en contrebas du volcan Fugen Dake. Nous visitons l’intéressant Mémorial de l’éruption de 1991, qui coûta la vie à 43 personnes dont les volcanologues Maurice et Katia Krafft. A quelques centaines de mètres du musée, on a conservé les maisons enfouies sous les cendres de cette éruption. Nous visitons rapidement le château de Shimabara et allons flâner dans une jolie rue où nous pouvons visiter en accès libre quelques anciennes maisons de samouraï. Nous terminons la journée sous la pluie en arpentant au pas de course les « Enfers du Mont Unzen », où les tuyaux déglingués qui courent dans tous les sens sont plus nombreux que les fumerolles ! On n’en revient pas ! L’endroit est pourtant hyper touristique ! Enfin pas trop en novembre… J’avais prévu de passer la nuit sur le parking de Nita Pass, point de départ du téléphérique qui mène au Mont Fugen, mais la route est fermée après 18h en hiver. On se trouve un parking tout confort un peu plus loin, avec une jolie vue.

Je 23 novembre Au réveil quelques voitures de randonneurs arrivés durant la nuit nous rappellent que ce jour est férié. La nuit a été fraiche pour certains dirait-on…quelques degrés au-dessus de zéro… Nous sommes en vue du téléphérique et le Mont Fugen est encore dans les nuages. Nous prenons la 1ère benne, qui nous fait gagner 200 mètres de dénivelé. Voici le tracé réalisé : https://fr.wikiloc.com/wikiloc/view.do?id=21150392 Un joli Tori en bois marque le début du sentier. En contrebas le lac du village de Unzen. Nous marchons vers un col, en contrebas du Fugen Dake, toujours ennuagé. La montagne fume d’un peu partout. Nous voilà arrivés sur une sorte de plateau juste en contrebas du vrai sommet, fumant et interdit d’accès. Les gros blocs de lave disparaissent peu à peu sous la végétation. Voilà le sommet du Mont Fugen (1359 m) et à l’arrière - plan les îles proches de Kumamoto. Le vrai sommet est à 1486 m. Il fait très froid, en-dessous de zéro avec un fort vent du nord, gants bienvenus ! La vue est superbe ! Nous regagnons le bas du téléphérique à pied. Cette fois le Mont Fugen est bien dégagé. Nous reprenons le camping-car, traversons une vaste forêt de cèdres du Japon (ces arbres sont superbes !), et décidons de pousser jusqu’à Nagasaki. Nous faisons un petit tour dans le Dejima, ancien comptoir de la Compagnie des Indes Orientales. Nous poussons jusqu’aux quais, on aime les bateaux ! Puis nous faisons un tour au Mémorial de la Bombe Atomique, très fréquenté en ce jour férié, où l’émotion des visiteurs Japonais est vraiment palpable. A la nuit tombée, nous roulons laborieusement vers le nord et la ville de Sasebo au sud de laquelle un observatoire domine d’innombrables îles. Nuit près de la plage de Shirahama.

Ve 24 novembre Nous reprenons l’avion demain donc nous avons finalement le temps de visiter l’île de Hirado (Hirado Shima) dont le côté champêtre et « hors du temps » nous attire. Arrivés de nuit, nous prenons d’abord le temps de découvrir les environs immédiats. Une petite crique où quelques ostréiculteurs « décortiquent » leur récolte, et plus loin une jolie plage. Drôles de fruits sur ce bel arbre ! Quelques km nous mènent au Kujushima viewpoint. Nous mesurons à quel point le Japon est tourné vers la mer : chaque crique, chaque baie abrite quelques bateaux de pêche ! En route vers le nord, nous faisons quelques achats (indispensables bien sûr) dans un magasin où (presque) tout est à 100 yen (soit 0,75 €) Un joli pont rouge qui nous rappelle quelque chose (suivez mon regard de l’autre côté du Pacifique !) mène à Hirado Shima. Le soleil tente quelques percées… Jolies rizières qui s’accrochent à la pente… Les surfaces agricoles sont minuscules, le plus souvent moins d’un hectare et l’agriculture est très peu mécanisée. C’est presque du jardinage potager. (C’est ainsi partout sur Kyushu d’ailleurs) Pas de grosse ville, pas d’industrie sur cette belle île : on pêche ou on cultive la terre. On se régale… Encore un aller-retour sur le joli pont bleu (en cours de remise en peinture) qui mène à Ikitsuki Shima, et on finit par une grimpette jusqu’à Kawachitouge Pass, d’où la vue à presque 360 ° sur le Sakaï NP est splendide. Retour laborieux sur Fukuoka. La conduite sur Kyushu est très tranquille. On roule certes à gauche mais les gens sont courtois et disciplinés. Les routes de campagne sont étroites mais peu fréquentées et la compacité du camping car nous a permis d’aller partout. La moyenne horaire est très faible, 30 à 40 km/h car ça tournicote en permanence et les feux rouges sont innombrables ! Pour aller plus vite, il faut emprunter les voies express, payantes, mais à un prix qui nous a semblé voisin de nos péages en France, pour des parcours où se succèdent ponts et tunnels. Le GPS est perdu dans les bretelles d’accès et les directions sont indiquées au sol au dernier moment et en Japonais donc à 2 reprises on a pris l’autoroute dans le mauvais sens (mais pas à contresens hein !)

Nous trouvons un coin pour dormir pas loin de l’aéroport où nous reprenons l’avion demain.

Sa 25 novembre 5h du mat, nous rendons le camping car à Yap et Ushijima, après 2000 km de bons et loyaux services. Décollage à 7h20 pour le 1er de nos 3 vols… Arrivée le soir même vers 21h à Nancy sous la pluie !
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Japon 2015: De la Vallée de l'Iya à la Péninsule de Noto
En 2015, j'hésitais entre deux endroits qui me titillaient depuis pas mal de temps : la Vallée de l'Iya, sur l'île de Shikoku et la Péninsule de Noto que j'avais frôlée quelques années plus tôt en allant à Kanazawa.

Choix infaisable, c'était comme choisir entre la peste et le choléra, enfin, c'est pas tout à fait ça, plutôt le contraire, mais je me comprends... Bon, le choix est fait, ce sera... les deux.

Vol direct CDG-NRT par ANA. Une première pour moi, et pas une dernière, j'espère car ce fut bien agréable. Une fois arrivé à Tokyo, direction Okayama. Voilà ce qui arrive quand on prend un Paris-Tokyo A/R sans savoir ce que l'on va faire.

Installons-nous confortablement, c'est parti pour 800 km et 4h30... Ces villages verts, si caractéristiques du Japon, connus de tous les voyageurs, défilent à vive allure. De temps en temps, une surprise vient émailler la relative monotonie du paysage, comme ici, le château d'Himeji.

Okayama, enfin. J'aime bien cette ville, elle a deux spécialités, les raisins et les pêches. 30 € la grappe... l'a intérêt à être bon, le raisin. Voyons les pêches... 27 € les 3 pêches, 9 € pièce. Euh... je vais peut-être retourner du côté du raisin.

Bien qu'il fasse nuit, la journée n'est pas terminée.



Un petit tour dans le grand magasin d'électronique en face de la gare, pour lorgner les rice cookers.

Et puis, l'heure du premier repas japonais est arrivée, dans un yakitori où j'étais allé la dernière fois. Petite brochette d'oeufs de caille...

La nuit est bien tombée sur Okayama. Il est temps de mettre la viande dans le torchon, dirait (élégamment) GB.
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Compte rendu de notre ascension du mont Fuji
Salut à tous!!

Désolé de n'écrire que maintenant. Je vais vous raconter mon expérience du Fuji, j'espère que ça pourra en aider certains!

Contexte: deux couples, la trentaine, (très) moyennement sportifs. On est arrivé d'Europe à Tokyo le dimanche 4 août 2013. On avait prévu de faire l'ascension la nuit du jeudi 8 au vendredi 9. Comme me l'avait fait remarquer un internaute, c'est difficile de fixer une date à l'avance, la météo est changeante et il se peut que la montée ne soit pas faisable le jour prévu. Dans notre cas, on a eu de la chance.

On a eu peur en semaine, ils prévoyaient un peu de pluie. Nous avons laissé le gros de nos bagages dans une consigne à Shinjuku. Première frayeur: le jeudi, pour acheter les tickets de bus, tout était plein en bus du soir (on voulait arriver vers 22h). On a dû prendre un bus plus tôt, et on est arrivé à la 5ème station de Kawaguchi vers 17h je crois. On est à 2300 mètres. Sur le forum, une jeune fille m'avait contacté, elle voulait s'associer à nous pour la montée. On l'a retrouvée en début de soirée, elle avait rencontré le voisin de notre amie, qui montait avec nous! Donc, deux connaissances se sont retrouvées par hasard, à 12000 km de chez elles, au pied du Fuji. Bref, on est monté à 7, plus convivial!

Nous avions emmené d'Europe: lompes frontales, gants, bonnets, polaire, coupe-vent un peu épais, chaussures de marche, pantalon et t-shirt manches longues thermiques (pas cher à décathlon). On a pris pas mal d'eau, pour ne pas se déshydrater, des fruits, des trucs à grignoter, des sandwiches... Vous pouvez en acheter lors de la montée, ou même à la base de départ à la 5ème station, mais c'est plus cher. D'ailleurs, faites de la monnaie car les toilettes sont payantes pendant la montée.

Tokyo: chaleur étouffante, humide. Arrivés à la 5ème station, vers 17h, il fait un peu frais. On supporte le polaire. Voici le plan: on part vers 22h, et on arrive vers 4h du matin. J'avais lu énormément de récits, et les plus rapides montaient en 4h, les moins rapides en 7h. Je voyais tellement de conseils, je pensais qu'on n'avait pas assez de matériel. Même s'il ne pleut pas, il se peut que l'on traverse des nuages de brouillard, qui nous mouilleront autant que s’il pleuvait. J'ai eu peur, et dans un magasin à la 5ème station, j'ai acheté pour moi et ma femme des survêtements en plastique. Finalement, on n'en a pas eu besoin: pas de pluie, pas de brouillard, l'humidité ne nous a pas beaucoup mouillés. Il y a un centre d'informations où ils vous prêtent des bâtons de randonnée. N'hésitez pas, ils sont très utiles!!! J'aurais bien voulu en prendre un deuxième mais je voulais une main de libre.

22h, on commence l'ascension. Il fait nuit, on avait mis la veste. Le début est assez plat, mais ça commence à bien monter. On commence à enlever la veste. Pendant un bon moment, même s'il fait frais, avec l'effort physique, le t-shirt thermique à manche longue suffit. Pour les pauses, on remet la veste. Il y a du monde, mais ça va, ce n’est pas embouteillé. On quitte peu à peu le "chemin" pour commencer vraiment à escalader. C'est très rocheux, certains endroits, il faut bien t'aider de tes mains, et les rochers sont très glissants (alors qu'il ne pleut pas). J'avais lu les récits de personnes qui faisaient l'ascension en Converse ou en tennis, je me demande comment elles faisaient!!! Les rochers, en plus d'être glissants, sont inégaux, rugueux, presque coupants à certains endroits... ils sont tout sauf lisse. Mes semelles ont pris de sacrés coups, des morceaux escarpés ont bien entaillé la semelle. Encore une fois, allez-y avec des chaussures de marche!!

On fait des pauses souvent, on s'hydrate, on mange. On est sur les bases d'une montée en 6 heures. On passe les différentes stations. Tout se passe bien, on parle de moins en moins car le souffle est court, mais ça va. Et puis, plusieurs choses nous ont "cassé" les jambes. D'abord, la fatigue car ce n'est pas une petite promenade, et c'est la nuit, on n'a pas dormi. Ensuite, la 8ème station. C'est un mystère. A chaque fois, on a l'objectif de la station suivante, qui arrive au bout d'une heure maxi. Pour la 8ème, c'est bizarre. Il y a la station de secours de la 8ème station, qui est à plus d'une heure de la 7ème station. Mais après, plus d'une heure après, il y a la vraie 8ème station! Ça coupe vraiment les jambes, d'autant plus qu'après cela, il n'y a pas la 9ème station, mais la station 8,5. Bref, pendant plus de 3 heures on imagine atteindre la 8ème, qui n'arrive jamais vraiment. Mais ce qui nous a vraiment tués, c'est que vers 2h30 du matin, il y a eu des bouchons! Jusqu'au sommet, tout le monde était en file indienne, et ça avançait très lentement. Si jusque-là, nous ne portions que le t-shirt thermique, nous avons dû mettre le polaire, le coupe-vent, les gants car le vent était glacial, et nous faisions beaucoup moins d'effort, étant à l'arrêt. Il fait presque 0 au sommet, et le ressenti à cause du vent est bien plus bas. Pendant plus de 2 heures, nous avons monté lentement, et il faisait vraiment très froid. Tellement lentement que nous pensions arriver trop tard pour le lever du soleil. Au final, on est arrivé à 4h30 au sommet, avec l'aube, et le soleil s'est levé 15 minutes plus tard.

Le lever de soleil, magnifique. Il y avait du brouillard dans la plaine, mais c'est une chance d'avoir vécu ce moment. Assister au lever du soleil au sommet du Fuji, le symbole et plus haut sommet du Japon, le pays du soleil levant! C'est magique! Il y a eu de la musique (peut-être l'hymne japonais), mais contrairement à ce que j'avais lu, les japonais n'ont pas chanté. Nous sommes restés en haut 1h30 environ, le temps d'assister au lever, et de faire un petit tour. Il faut compter une bonne heure pour faire le tour du cratère (impressionnant!), mais nous étions vraiment fatigués et nous avions très froid, nous ne l'avons pas fait. Personnellement, j'ai été victime de l'altitude. Je pensais que ça ne m'arriverait pas, j'avais déjà été dans le désert d'Atacama à plus de 4000 mètres. Mais là, j'ai eu de très forts maux de tête, le souffle court, avec quelques vertiges, la sensation d'être un peu ivre. Certains achètent des petites bouteilles d'oxygène.

Nous sommes redescendus à 7h, et nous sommes arrivés à 10h en bas, à la 5ème station. J'avais lu que la descente était le plus dur. Après la montée, je voyais ça difficile de faire plus dur! Mais c'était pas loin. L'objectif (le sommet) avait été atteint, nous étions fatigués après une nuit blanche d'ascension. Et la descente, physiquement parlant, c'est dur. La pente est très raide, et les genoux souffrent beaucoup. J'avais lu que certains recommandaient des guêtres, j'ai compris pourquoi pendant la descente. En fait, le chemin de descente est large (c'est, en gros, une route que peuvent prendre les véhicules pour aller au sommet) et avec beaucoup de petits cailloux volcaniques, avec beaucoup de poussière et de cailloux qui s'infiltrent dans les chaussures. A chaque pas, on s'enfonce. Presque dès le début de la descente, le soleil était haut, et la chaleur a très vite grimpé.

Arrivés en bas, nous avons attendu avant d'avoir un bus, et nous sommes rentrés à Tokyo, où nous avons mangé et nous nous sommes reposés.

Bilan: c'est quelque chose à faire, vraiment. Atteindre le sommet du Fuji, et voir le lever du soleil, c'est inoubliable. Un des (nombreux) moments forts de notre séjour au Japon. Après, chacun est différent, et ce qui a pu marcher pour moi ne marchera peut-être pas pour vous, et inversement. J'ai été le seul de notre groupe à être très affecté par l'altitude. Ça peut vous arriver comme ne pas vous arriver. Votre ascension dépendra aussi de la météo (on a eu de la chance à ce niveau), de votre niveau physique. C'est faisable, mais attention, ce n'est pas facile non plus. J'ai vu des personnes âgées et surtout des enfants monter le Fuji, de nuit. Personnellement, je ne sais pas comment ils font, je ne ferais pas faire ça à mes enfants. C'est un tout: il y a la performance physique, accomplir cet effort en altitude, avec le froid, et peut-être la pluie, et si vous le faites de nuit, la fatigue est décuplée. Entre la montée et la descente, plus le tour en haut, vous pouvez compter une douzaine d'heures. On n'a pas voulu prendre de gîtes. C’est très cher, et on est pas mal entassés. Mais ça aurait pu être une option (monter en fin d'après-midi pour profiter du jour et du coucher, se reposer, et repartir la nuit pour profiter du lever). J'ai vu des jeunes japonais monter totalement déguisés (comme pour les marathons). Tout est possible. La seule chose que je vous conseille, c'est de prendre des chaussures de marche, et au moins l'équipement que j'ai décrit plus haut (gants, polaire, etc. etc.). Pour le reste, chacun a sa propre expérience!

Si vous avez des questions, n'hésitez pas, j'essaierai de vous répondre, si je peux. Et pour ceux qui veulent, j'avais préparé un petit document destiné à mes amis pour leur présenter les options.

A bientôt!
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Nihon ni ikimashita: 3 semaines au Japon en mai 2013
Bonjour à tous,

Après avoir usé et abusé des nombreux conseils de ce forum, justice sera rendue! Donc voilà, je me lance et vous fait part de mon expérience: 3 semaines au mois de Mai au pays du soleil levant.

Pourquoi le Japon? Un vieux rêve de gamin, mais aussi, après plusieurs voyages sur le continent américain, l'envie de visiter un pays totalement différent, me sentir "un peu" perdu en fait... Cependant, je suis resté tout de même assez classique dans mon parcours.

On pourrait le décomposer en 5 étapes:

- Etape 1: Hiroshima et Miyajima - Etape 2: Kyoto et Nara - Etape 3: Osaka et Koya-san - Etape 4: Takayama et Gero - Etape 5: Tokyo



Quelques infos à savoir sur ce voyage: - je suis parti avec ma compagne du 04 au 24 mai 2013, - nous avons privilégié le mode backpackers (sacs à dos, auberges de jeunesse et petits restos) afin de communiquer avec d'autres voyageurs et des "locaux" mais aussi afin de nous offrir deux nuits d'"exception" (temple à Koya-san et ryokan à Gero). - Hormis le trajet (un peu long) Koya-san / Takayama, nous n'avons jamais eu l'impression de courir après notre programme. On a toujours pris notre temps... 🙂 - Au mois de mai, Hanami (fête des cerisiers en fleur) est fini mais nous avons eu en contre partie un temps idéal: une stabilité climatique (pas de typhons, séismes et autres risques naturels), 2 jours de pluie (plus du crachin) pour 3 semaines et des températures oscillant entre 21° et 27°, avec un ciel bleu! 😎

A suivre, le programme jour/jour, des précisions sur le pratique (le dodo, le transport et le miam-miam!!! 😉) et bien sûr, quelques photos.
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Konichiwa Japan ou 16 jours au pays du Soleil Levant
Découvrir le Pays du Soleil Levant n’était pas un fantasme en soi. Nous ne sommes pas fous de manga, nous ne pratiquons pas d’art martial, nous ne sommes pas des nippophiles avertis. Non, notre motivation était la même que pour nos précédents voyages en Jordanie, au Sultanat d’Oman, en Thaïlande ou encore dans cette magnifique Turquie : parcourir la Planète Bleue, ouvrir notre esprit à une autre culture, quelle soit culinaire, sociale ou religieuse. Le Japon nous attirait, comme nous attire encore l’Iran, la Birmanie ou le Chili. Et le Japon nous a enchantés. Lundi 23 et mardi 24 mars Pas trop de stress ce matin, nous avons enregistré nos bagages la veille, de même que nos places dans l’avion directement sur le site internet de KLM. Nous nous levons donc en même temps que nos ados, afin de prendre un petit-déjeuner ensemble avant de partir. Derniers conseils aux grands-parents qui seront les baby-sitter pour ces deux prochaines semaines. Le temps à Genève est au beau fixe et nous décollons à l’heure avec un 737 de KLM. Plus on se rapproche d’Amsterdam, plus le temps se couvre. Les 20 dernières minutes du vol seront bien secouées, avec de fortes rafales de vent. Il pleut, cela souffle fort, la mer du Nord est bien là. Une petite heure d’attente à peine et nous embarquons sur notre prochain vol dans un Boeing 777, toujours de la KLM, direction Osaka. La mini tempête sévit encore, le décollage est retardé d’une heure, que nous passerons dans l’appareil. Finalement, le vol sera sans histoire, si ce n’est sa longueur, environ 10h30, passés à regarder des films sur les écrans personnels qui équipent l’aéronef. L’atterrissage à Osaka se fait avec une approche sur la mer, ce qui est assez impressionnant puisque la piste apparaît au tout dernier moment sous les ailes de l’avion. Le soleil est au rendez-vous. Dès la sortie, nous nous plions aux formalités d’entrée sur le territoire japonais, soit photo et prise d’empreinte par les services de l’immigration. Une fois nos sacs récupérés, nous faisons la queue pour passer encore les contrôles de la douane. C’est notre premier contact avec la discipline japonaise, tout le monde fait la queue. Des chiens passent dans les rangs, afin de détecter quelques produits interdits…Nous sommes en possession d’un JR Pass acheté sur internet et nous décidons de le valider dès aujourd’hui, même si notre séjour durera plus de 14 jours et que nous ne pourrons donc plus l’utiliser à la fin du voyage.Nous allons donc dans les bureaux de Japan Rail, à la gare de l’aéroport, où un préposé fait le nécessaire. Nous prenons le train direction Osaka-Namba, au centre-ville. Un peu de stress tout de même, bien que les indications pour prendre le bon train sont en japonais et en anglais. Mais tout est si grand et il nous faut prendre nos marques. Nous avons un plan pour rejoindre l’hôtel Ishihashi, où nous avions réservé une chambre sur leur site internet (7560 Yen la nuit). Arrivés à Osaka-Namba, il y a quatre sorties avec des plans de quartier en japonais, mais le notre ne nous dit pas laquelle prendre. Nous partons donc au hasard et heureusement, c’est la bonne direction et nous trouvons l’hôtel assez facilement après un petit quart d’heure de marche. L’établissement est bien placé, tout près du quartier de Dotomburi où il y a quantités de bars et de restaurants. Il y a aussi d’énormes galeries commerciales piétonnes, très prisées des jeunes. On y fait un tour, après avoir laissé nos sacs à l’hôtel où notre chambre n’était pas encore prête. La fatigue commence tout de même un peu à se faire sentir, la journée sera longue. Première expérience culinaire : des boulettes de pâte enrobant des morceaux de poulpe, vendues dans la rue. Bizarre… Nous revenons à l’hôtel prendre notre chambre, de style japonais : un tatami, des paravents en papier, toilette et douche dans la chambre. Afin de garantir la propreté des lieux, il faut ôter ses chaussures dès la réception. Ce n’est pas le moment de dormir, il est à peine 16h00, bien plus pour nous. Nous prenons le métro, direction Umeda. A la station de métro, nous comprenons qu’on achète son ticket en fonction de la destination, mais tous les panneaux sont en japonais. Heureusement, un employé voit notre embarras et vient nous aider. Il nous dit aussi quelle rame prendre. Nous allons au Umeda Sky Building afin de monter sur la plateforme panoramique sur le toit de l’immeuble. La montée est impressionnante, dans un ascenseur en verre sur l’extérieur du bâtiment. Nous nous retrouvons à 140 mètres du sol, avec une vue exceptionnelle sur toute l’agglomération d’Osaka. Nous assistons au coucher du soleil et restons sur place pour voir la ville s’illuminer. Nous retournons ensuite dans le quartier de Dotomburi. Au menu ce soir : tempura de crevettes et sashimis, avec du thé vert. Nous rentrons tôt pour nous coucher, cela fait maintenant presque deux jours que nous avons quitté Genève. Le vent s’est levé, il fait froid. Nous préparons nos matelas sur le tatami, sortons les duvets. Nous sommes prêts pour cette première nuit japonaise. Le sommeil est perturbé, nous sommes trop décalés. Heureusement, la literie est bien confortable. Mercredi 25 mars Notre réveil ne s’est pas du tout adapté à l’heure japonaise : il marque 07h00, alors qu’il n’est en fait que 05h30 ! La nuit se prolonge et à 07h10, nous nous levons, rangeons nos sacs à dos et partons pour la gare. Nous trouvons une boulangerie sur le chemin pour acheter notre petit-déjeuner. Nous prenons le métro, direction la gare de Shin-Osaka, celle où passent les célèbres trains rapides Shinkansen. Le métro fourmille de gens, mais personne ne se touche, ni ne se parle, les visages sont fermés. La gare de Shin-Osaka est facile à comprendre, tout est indiqué en double langage japonais et anglais. Chaque train a un nom et un numéro, avec de grands panneaux qui indiquent sur quels quais les prendre. On ne peut pas se tromper, mais sans aucune connaissance de japonais. Le train fait son entrée en gare, la locomotive a une forme aérodynamique, faisant penser à un serpent. Nous avions réservé nos places la veille dans un bureau JR, de sorte que nous montons directement dans le bon wagon. Quelle vitesse !!! Il nous semble que ce train va bien plus vite que le TGV français. En 30 minutes, nous sommes à Himeji où nous descendons du train pour aller visiter le château de la ville, qui est à 15 minutes à pied de la gare. Nous laissons nos sacs dans des consignes à bagages, que l’on trouve dans toutes les gares et proches de tous les monuments importants, avant de visiter le château (600 Yen). Le soleil est présent, l’endroit est magnifique. Le tour dure deux petites heures et vaut vraiment la peine. Retour à la gare, où nous achetons des Bento pour le repas de midi. Nous verrons ensuite qu’on trouve vraiment partout de ces boîtes repas, chauds ou froids, mais ceux des gares sont souvent les meilleurs. Les Japonais en achètent abondamment. Nous reprenons un train, direction Hiroshima. Le trajet dure environ une heure, à une allure inouïe. A Hiroshima, grâce au plan fourni par le site internet du Hana Hostel, nous trouvons facilement notre logement pour les deux prochaines nuits. Là aussi, nous y avons une petite chambre de style japonais pour 6800 Yen la nuit. Propre, convivial et très pratique puisqu’à 5 minutes à pied de la gare et des arrêts de tram qui partent vers le site de l’explosion atomique de 1945. Nous sommes en avance, nous constaterons que le check-in des chambres au Japon se fait quasi-toujours vers les 16h00, mais qu’on peut laisser nos sacs en cas d’arrivée prématurée. Nous profitons d’envoyer quelques mails depuis la réception, où l’accès à internet est gratuit et illimité. Une fois les formalités remplies, nous prenons le tram pour partir sur le site de la bombe, où il y a un musée, un parc et le célèbre Dôme. Le trajet coûte 150 Yen, à payer à sa sortie du véhicule dans un appareil à côté du chauffeur. On peut même y faire de la monnaie avec des billets de 1000 Yen ou des pièces de 500. Le site du Dôme, du parc et du musée est très prenant et chargé d’émotion. Il y a à peine plus de 60 ans, des dizaines de milliers de personnes ont payé de leur vie la folie des hommes. Nous apprenons que le Dôme était pile sous la bombe qui a explosé en altitude et qu’il a de ce fait été épargné par le souffle qui a détruit toute la ville. Le musée est également fort en ressentiment, avec des images et des objets datant de l’époque. Nous voyons des visages fermés, personne n’a vraiment le cœur de parler, les visiteurs, nous y compris, sont touchés. Pour revenir à l’hôtel, nous choisissons la solution pédestre en traversant le quartier commerçant, des galeries piétonnes et couvertes. Arrivés à l’hôtel, une bonne douche et nous voila prêts pour sortir manger. Sur le conseil de la réceptionniste, nous allons au 6ème étage du bâtiment Full Focus, en face de la gare. Tout le niveau est consacré à la spécialité locale : les Oyonomiyaki. Un plat composé de nouilles, de chou, d’oignons, d’épices, d’une pâte fine, de lard et finalement d’un œuf, le tout cuit devant nous sur une plaque qui prend toute la longueur du comptoir. Nous sommes assis à côté de Japonais et ce genre d’endroits favorise les rencontres. Nous parlons donc en anglais avec nos voisins. Retour ensuite à l’hôtel pour une nuit qui commence à être réparatrice, le décalage se digérant peu à peu. Jeudi 26 mars Lever vers 08h00, nous avons eu quelques bruits de train, dus à la proximité de la gare et des voies, mais rien qui n’a vraiment perturbé notre sommeil. Le but du jour est l’île de Miyajima. Nous partons à la gare, où nous achetons de quoi prendre notre petit-déjeuner, dans une boulangerie pour le solide et un petit supermarché pour le liquide. Nous sommes désormais à l’aise avec les trains et nous trouvons le notre très facilement. Environ 30 minutes plus tard, nous arrivons à Miyajimaguchi, où nous prenons un ferry appartenant à JR et donc gratuit avec notre Pass. Nous voilà donc sur l’île de Miyajima, un des sites les plus visités du Japon. L’endroit est certes touristique, mais vraiment splendide. Nous avons de la chance, le soleil brille. La porte flottante Toori, gardienne du sanctuaire Itsukushima-Jinja vaut à elle seule le déplacement. Mais il ne faut pas se contenter de cela et partir à la découverte de l’île. Il y a là de beaux temples et une splendide pagode. Nous parcourons les petits chemins que la plupart des touristes ne prennent pas et nous nous retrouvons au milieu des cerisiers en fleurs, de petits parcs où les daims sont en liberté. La spécialité de l’île est l’huître. On en trouve partout, chaude. Notre repas de midi sera composé de divers snacks que proposent des stands (fishcake, pain fourré au bœuf, etc…). Nous prenons ensuite le téléphérique qui monte au Mont-Misen (1000 Yen). 20 minutes sont encore nécessaires pour atteindre le sommet, d’où la vue est imprenable sur 360 °. Il faut faire attention à quelques singes qui peuvent être agressifs si on les regarde dans les yeux ou si on leur cherche des noises. Nous voyons parfaitement jusqu’à Hiroshima. La descente se fera à pied, à travers la forêt. Dur pour les cuisses, cela descend parfois assez raide. Mais les paysages sont magnifiques et l’effort est vite oublié. Retour ensuite sur Hiroshima, d’abord en ferry, puis en train. Notre réveil a rendu l’âme à Osaka, il nous en faut un pour la suite du voyage. Il y a un magasin spécialisé dans l’électronique, Bic Camera, tout près de l’hôtel. 8 étages uniquement consacré au matériel électronique en tout genre : téléphones portables, ordinateurs, télévisions, machines à laver, machines diverses, etc… Nous y trouvons un petit CASIO tout simple qui sera parfait pour notre usage. Puis, ce sera la recherche d’un restaurant pour le repas du soir. Le premier est complet, un autre est en rénovation. Il n’est pas toujours facile de trouver de quoi se restaurer pour une simple raison : les cartes sont uniquement en japonais et on ne sait pas ce que l’on peut manger… Mais plusieurs établissements affichent leurs plats avec des figurines en plastique dans les vitrines. C’est ce qui nous permet de trouver notre repas : une soupe miso, salade d’algues, salade de patates, tempura et viande à la sauce terriyaki, deux petits menus bien succulents. Personne ne parlait anglais dans le resto, heureusement que les plats étaient exposés. Vendredi 27 mars Premier matin que notre nouveau CASIO sonne, à 07h30. Nous préparons nos sacs, rangeons un minimum notre chambre et quittons l’hôtel. Cet établissement était vraiment bien, nous nous y sommes plus. Il y a un centre commercial à la gare d’Hiroshima (ASSE) où le premier sous-sol est entièrement consacré à la nourriture. Ce sera le cas dans bien des grands centres commerciaux et nous les testerons souvent. C’est impressionnant, il y a des centaines de plats différents, des algues, des légumes, du poisson, de la viande, des pâtisseries, des mets que nous ne connaissons pas, le choix est impossible, il y a trop. Quelques achats tout de même pour le petit-déjeuner et nous montons sur les quais pour attraper notre train du jour, direction Kyoto. Nous avons réservé nos places dans un Shinkansen. C’est très facile, il faut juste se présenter dans un bureau de Japan Rail, en possession de son JR Pass, et annoncer la destination voulue. Dans ce bureau, les employés parlent en principe tous l’anglais et font le maximum pour trouver l’horaire désiré et les connexions si besoin. Les sièges sont ensuite réservés sur un écran de PC, un peu comme pour un check-in sur un vol aérien. Un ticket est délivré et le tour est joué. Le tout gratuitement. Bon, nous voilà dans le train pour Osaka où nous devons changer pour Kyoto. Le wagon est quasi plein, nous avions donc bien fait de réserver nos places. La gare de Shin-Osaka est distante de Kyoto d’à peine 15 minutes. Une fois débarqués, nous sommes impressionnés par la gare de Kyoto qui est un monument en soi. Par sa taille, énorme, et par son architecture métallique qui nous fait penser à un gros navire. A la sortie, côté Karasuma, il y a un centre commercial sur plusieurs étages, dont le sous-sol est pour la nourriture. Nous y achèterons notre repas de midi. Nous prenons ensuite un bus pour rejoindre la Go-Jo GH, tout près du quartier de Gion, où nous séjournerons pendant notre séjour dans cette ville. Les Japonais font la queue pour monter dans le bus. Pas de bousculade, pas de cohue, tout se fait dans une discipline et un respect naturels. Nous trouvons facilement notre GH et nous prenons notre chambre. Les toilettes et la douche sont à l’étage, mais le tout est très propre. La chambre, de style japonais, est spacieuse. L’endroit est tenu par des jeunes, il nous fait penser au genre d’établissement que nous avions rencontré en Thaïlande. Un endroit plutôt pour routards que pour ceux recherchant confort et luxe. Pour nous, ce sera parfait. Une fois installés, nous louons un vélo directement à la GH pour partir visiter Kyoto. Le vélo est l’idéal ici. Il peut rouler sur les trottoirs, prendre les sens interdits, rouler à contresens, bref, c’est la liberté totale. En plus, la ville est plate, donc peu d’efforts à fournir. Premier objectif : le parc impérial. Nous empruntons les berges de la rivière qui traverse Kyoto de part en part, les cerisiers commencent à fleurir. Nous en retrouvons dans le parc. Les Japonais les photographient sans répit, de près, de loin. Nous poussons jusqu’au Golden Pavillon Temple, splendide. Après la visite de ce site, retour vers la GH. Nous nous sommes bien éloignés, il nous faut quand même bien pédaler pour revenir dans la zone de Gion. Le temps hésite entre nuages et soleil, mais le vent est lui glacial. En traversant le quartier de Gion, nous apercevons une geisha qui entrait rapidement dans une habitation. En arrivant à la GH, nous sommes congelés. La douche attendra, surtout qu’elles ne sont pas chauffées. Nous nous réchauffons dans notre chambre avant de sortir manger, à quelques dizaines de mètres, dans une petite gargotte de quartier. Au menu, des ramens : des nouilles dans un bouillon, avec des oignons et des morceaux de porc. Très bon, léger et pas cher. Retour à la GH où nous prendrons un café avant d’aller sous le duvet. Samedi 28 mars La GH propose un petit-déjeuner simple, mais bon, nous le prenons sur place. Une fois prêt, direction l’hypercentre de Kyoto et le marché de Nishiki. C’est une grande galerie couverte, réservée aux piétons où nous découvrons toute sorte d’aliments, dont la plupart nous sont totalement inconnus … Des coquillages, des fruits de mer, des racines, des légumes, tous jamais vus, l’alimentation est variée sur cette Terre ! Il est 09h30, nous goûtons des petites brochettes de poulpes et de poisson mariné. Beaucoup de stands mettent dans une petite coupole la marchandise à vendre en dégustation. Nous ne en privons pas, ayant ainsi la possibilité de trouver de nouveaux goûts. Certains nous plairont, d’autres beaucoup moins. Une fois le marché parcouru, nous prenons le bus jusqu’à la gare (220 Yen à payer directement à côté du chauffeur, comme décrit plus haut). Direction Nara : nous sommes maintenant tout à fait familiarisés aux gares et aux trains et c’est un jeu d’enfant que de trouver le bon quai. Le train démarre, ce n’est pas un Shinkansen, réservé aux trajets entre les grandes métropoles japonaises. 50 minutes plus tard, nous débarquons à Nara avec pour but d’effectuer la randonnée proposée dans le Lonely Planet et qui permet de voir la majorité des sites. Mais avant toute chose, nous faisons le plein pour notre repas de midi, dans les sous-sols de la gare Kintetsu (une autre que celle où nous étions arrivés). Sushis, sashimis et un magnifique flan au sésame. Le sésame est très présent dans la cuisine japonaise, nous découvrirons aussi de délicieuses glaces au sésame noir. Le premier temple impressionnant sera le Todai-Ji et son immense Bouddha assis. Différent mais non moins splendide que le Bouddha couché de Bangkok. De nombreux Japonais viennent faire une prière et griller de l’encens. Ces lieux n’ont bien sûr pas qu’une connotation touristique. Le chemin continue et nous prendrons notre repas au soleil, dans les pentes dénudées du Mont Wakakusa, du sommet duquel la vue s’étend au-delà de Nara. Puis ce sera le Kasuga Taishi et bien d’autres temples, tout aussi beaux et empreints d’histoire. Mais comment parler de Nara sans mentionner les milliers de daims en liberté et semi-apprivoisés qui déambulent dans les parcs et les chemins ? Les enfants achètent des biscuits pour les nourrir. Ils sont d’excellents sujets de photos, avec temples ou cerisiers en arrière plan. Ils restent néanmoins bien moins nombreux que les touristes. Nara est victime de sa beauté. Vers 17h00, les jambes sont lourdes et nous prenons le train pour rentrer sur Kyoto. A ce rythme, notre JR Pass sera largement amorti. A proximité de la GH, il y a un sento, soit un bain public. Voilà un lieu qui n’est pas fréquenté par des touristes et qui mérite d’être découvert. Dominique n’est pas tentée, elle se contentera de la douche de la GH, dans une pièce froide, car non chauffée. Pour 410 Yen, sauna, jacuzzi, bains aux herbes ou encore d’eau brûlante. C’est assez particulier, il y a deux salles, une pour les hommes, l’autre pour les femmes, mais surveillées par la même tenancière qui a tout loisir de contempler les nudités. Petit vestiaire où on se déshabille et range ses affaires dans un casier, et une fois nu, on pénètre dans la salle d’eau. Personne ne regarde l’autre ou ne se soucie de moi. Aucune douche à prendre debout, les robinets sont à la hauteur d’un miroir et devant un petit tabouret, mais utilisable seulement en position assise. On peut se raser, se laver, mais assis sur le tabouret. Une fois propre, voici le temps de tester les bains. J’observe d’abord le rituel par les habitués des lieux afin de ne pas commettre un impair. Moi qui avais peur de froisser les Japonais avec mes quelques tatouages, voici qu’arrive un homme dont tout le dos est une immense fresque. Un Yakusa ? Je constate qu’il a encore son petit doigt… Ce bain m’a réchauffé car une fois de plus, si le soleil était présent, l’atmosphère était fraîche. Les cerisiers en fleurs sont de plus en plus nombreux, mais impossible encore de se déshabiller pour se promener. Pour le repas du soir, nous repartons à pied vers le centre qui est éloignée d’une vingtaine de minutes de marche. Il y a là des restaurants pour tous les goûts et toutes les bourses. Les éclairages donnent une ambiance très sympa à ce quartier. Nous profitons de nous y balader gentiment après le repas, en rentrant sur la GH. Malgré que les cloisons soient fines, la GH impose le calme dès 22h00 et les nuits sont très tranquilles. Dimanche 29 mars Aujourd’hui, journée vélo. Le beau temps est à nouveau au rendez-vous, alors nous préparons notre itinéraire pour faire le tour de Kyoto. Première étape : le parc Kikokutei, peu au-dessus de la gare. Magnifique parc au cœur de la ville, avec ses jardins japonais, ses bansaïs, ses étangs, bref un endroit zen. Nous poussons ensuite jusqu’au Toji Temple, au sud-ouest de la cité. Il y a là la plus grande pagode du Japon, avec ses 5 étages. Impressionnante et majestueuse. Retour vers la gare où nous achetons notre pique-nique de midi à l’étage B2 du centre commercial qui est dans la gare. Le choix est très compliqué tant les aliments proposés sont alléchants. Salades diverses, sushis et sashimis, panures de viande avec sauce brune, tempura de légumes, tofu sous plusieurs formes. Tout à l’air si frais et savoureux. Bref, nos envies seront satisfaites et départ direction le Nord en empruntant les berges de la rivière Kamogawa. Les bords du cours d’eau sont ornés de cerisiers, en fleurs pour la plupart, et nous nous posons sous l’un d’eux pour un festin japonais au soleil. Nous continuons ensuite notre remontée vers le Nord, direction le Ginkakuji. Le vélo est vraiment l’idéal, la liberté est totale. En plus, les engins de la GH sont en excellent état, quasi neufs. Le Ginkakuji est en rénovation, notamment son toit, dommage. Mais comment ne pas pardonner d’entretenir un tel patrimoine ? Nous empruntons ensuite le splendide chemin « de la philosophie » qui longe un petit canal et de belles demeures privées. C’est le début de la redescente vers le Sud. Nous passons par le Nanzen-ji. Encore un endroit splendide. Nous cadenassons les vélos et partons à la découverte de ce temple. Puis ce sera le Maruyama Park, très fréquenté en ce dimanche, les ruelles de Ninen-Zaka et Sanen-Zaka, le Kiyomizu …. Impossible de tout citer, tant les lieux envoûtants sont nombreux. Nous étions partis vers 09h30, il est 18h00, nous avons mal aux fesses et aux mollets. C’est donc l’idéal pour retourner au Sento, où le jacuzzi sera très relaxant. J’ai aussi pris de quoi me raser, ce sera une première. Se raser, accroupi et nu, dans un bain public japonais ! Je revois 2 ou 3 locaux avec d’immenses tatouages dans le dos, là une carpe, là un samouraï. Mais je n’ose pas trop « mater », car personne ici ne regarde personne, tous égaux dans la nudité. Retour à la GH et nous profitons de reprendre … les vélos pour aller manger, à la hauteur du pont de Senjo. Au menu, grillade de bœuf (bon, tendre et fondant, mais assez gras), de crevettes et de légumes. Chaque table a son petit grill et une aération individuelle. Retour à la GH où nous prenons un dernier saké avant de dormir. Vu les efforts fournis, ce ne devrait pas être difficile. Demain, départ pour Kanazawa. Lundi 30 mars A 08h30, nous sommes à la gare où nous prenons un café et quelques pâtisseries en guise de petit-déjeuner. Nous avions réservé nos places pour Kanazawa hier, de sorte que quand le train arrive, nous allons directement trouver nos sièges. Le ticket qui nous est donné mentionne le numéro du wagon et des sièges. Et un affichage sur le quai donne la position du wagon, tout est réglé et ordonné. Là encore, le train n’est pas un Shinkansen. Il n’en sera pas moins confortable. Le réseau ferroviaire de ce pays est très réputé et les prestations sont à la hauteur de la renommée. Nous arrivons vers midi et l’office du tourisme de la gare nous indique quel bus prendre pour rejoindre notre hôtel, le Toyoko-Inn du quartier de Korinbo, chambre réservée sur le net. Celle-ci n’étant pas disponible avant 16h00, nous laissons nos sacs à la réception et partons à pied pour visiter le jardin du Kenroku-en, un des trois plus beaux du Japon selon le Lonely Planet. Nous y sommes en 10 minutes et c’est vrai, le lieu est splendide, selon la plus pure tradition des jardins japonais. Il fait grand beau et les couleurs des arbres en fleurs, des buissons ou encore des pelouses de mousse sont splendides, sur fond de ciel bleu. Nous restons plus de deux heures dans ce parc, prenant le temps de savourer la chaleur des rayons du soleil. Nous partons ensuite en bus dans le quartier de Higashi, celui fréquenté anciennement par des geishas. Ce sont 2-3 ruelles, de petites maisons en bois. En faire le tour est très sympa. Nous revenons vers Korinbo et partons à pied dans le quartier de Nagamachi, celui qui abritait autrefois les samouraïs. Charmant, mais dommage, toutes les demeures sont derrières des murs et nous ne les voyons pas. Higashi vaut la peine, Nagamachi un peu moins. Retour à l’hôtel pour prendre la chambre et c’est une bonne surprise. Pour 7000 Yen, nous avons une chambre, certes petite, mais avec tout le confort. Lits confortables, douche et WC dans la chambre, coin internet gratuit dans le hall, petit-déjeuner compris, café à volonté par une machine dans le hall, excellent rapport qualité-prix. La chaîne Toyoko-Inn est présente dans quasi tout le Japon et on peut faire ses réservations via le site internet, jusqu’à 3 mois à l’avance. Il y a encore des machines à laver, des séchoirs et un distributeur de lessive, nous profitons donc de faire notre linge sale. Pour le repas du soir, nous ferons une spéciale. Il y avait tellement de bonnes choses à l’étage nourriture du magasin Daiwa en face de l’hôtel que nous avons fait le plein de victuailles, avec même une bouteille de vin japonais ! Nous mangerons tout cela à l’hôtel. Nous sommes pas vraiment des adeptes de ce genre de repas, mais le choix est si vaste, on peut goûter bien plus de plats. Et l’avantage est que l’on voit les plats qu’on achète, contrairement aux restaurants. Mardi 31 mars Nous prenons le petit-déjeuner à l’hôtel, de style japonais, riz, soupe miso, salades. Nous prenons nos sacs et départ pour le marché de Omicho, sur le chemin de la gare à une vingtaine de minutes à pied. L’endroit est vraiment local, pas l’ombre d’un Occidental à l’horizon. Les stands de poissons et de fruits de mer se succèdent. Les araignées de mer sont particulièrement impressionnantes. Nous prenons plaisir à déambuler parmi les étals. Nous faisons aussi nos courses pour le repas de midi, sushis et saumon grillé/mariné à la sauce soja et miel. Nous mangerons dans le train qui nous conduira à Takayama, via Toyama. Il y a un arrêt de bus JR sur la route de la gare, nous prenons ce transport gratuit avec nos Pass. Première étape : Toyama en 30 minutes, puis 30 autres minutes d’attente avant d’attraper le train qui part sur Takayama. Le wagon de tête est panoramique avec de grandes fenêtres et une séparation vitrée avec le conducteur à l’avant du premier wagon, laissant la vue libre pour les passagers. Une fois arrivés, il nous faut à peine 5 minutes à pied pour atteindre le Minshuku Kuwataniya. Nous y avons une chambre de style japonais, sur tatami. Aucun rideau, il va faire jour tôt demain matin. Les WC sont sur l’étage, mais d’une propreté exemplaire. Et pour la douche, il y a un petit Sento privé, douche et petit bassin de bain aux herbes, séparé pour hommes et femmes. Nous laissons nos sacs et partons à la découverte de la ville à pied. Il y a 2 quartiers de vieilles maisons en bois, qui sont principalement des anciennes distilleries de saké, dont certaines sont encore actives. Celles-ci sont signalées par une immense boule de feuilles de cèdre séchées, suspendues devant l’entrée. La balade au milieu de ces édifices est magnifique et reposante. Nous parcourons tout le centre à l’aide d’un plan. En fin d’après-midi, retour au Minshuku et bain bien relaxant. Le soir, nous sortons manger une spécialité locale : porc frit à la sauce miso. Très bon. Retour au Minshuku, car la ville est morte. Personne dans les rues, quasi rien d’ouvert. Nous sommes dans les montagnes, le rythme y est bien moins trépidant qu’en ville. Mercredi 1er avril

Ce matin, on prend le temps, lever vers 09h00. On achète 2-3 bricoles dans un supermarché 7/11. Le matin, nous prenons souvent un café en canette. Il n’est pas si mauvais et surtout il est chaud, vu que l’appareil où il est entreposé est chauffé. Il y a aussi du thé, du cacao. Avec une petite pâtisserie ou un petit pain, c’est parfait. Nous partons voir les 2 marchés du matin. Celui de Miya-Gawa est le plus intéressant, sur la rive droite de la rivière. Pratique très sympa, il y a plein de nourriture en vente, mais on peut goûter à tout dans de petites soucoupes. Les vendeurs invitent d’ailleurs les touristes à tester leurs marchandises et sans obligation d’achat. Il y a là, comme à chaque fois, des aliments vraiment délicieux et d’autres franchement moins. Dominique achète des épices et une sauce à salade au sésame qu’elle avait déjà testée, mais dans un restaurant. Le soleil a fait son apparition après une matinée nuageuse et la température devient agréable. Nous partons alors pour une grande balade à l’Est de la ville, dont le chemin passe devant plusieurs temples splendides et pour une fois pas touristique : c’est la promenade Higashiyama, décrite également dans le Lonely Planet. Pour midi, nous testons une spécialité locale, bien qu’on en trouve dans tout le Japon, les sobas. Ce sont des pâtes, style spaghettis, mais faites avec une farine au sarrasin, ce qui les rend beiges. On peut les manger chaudes ou froides, avec un peu d’oignon nouveau dessus, et une sauce au wasabi et au soja. Très bon. Le temps se couvre, le vent se lève, il commence à faire vraiment froid. Nous partons en bus depuis la gare au musée en plein air Hida Na Sato, où on y voit plusieurs maisons traditionnelles reproduites grandeur nature. Dommage que le soleil n’est pas au rendez-vous, car l’endroit est vraiment beau et intéressant. Nous commençons sérieusement à avoir froid, la température ne doit pas être loin de zéro degré. Vers 17h00, nous reprenons le bus direction Takayama et nous nous arrêtons prendre un café bien chaud dans une échoppe de la rue principale, faite d’arcades et de petits commerces. Puis, retour au Minshuku, passage dans le bain aux herbes. Et nous voilà parés pour le repas que nous allons prendre sur place. Il fallait le commander un peu à l’avance et il n’y avait pas de menu. Cela va être la surprise, bien que nous sommes tout de même un peu inquiets. Nous nous installons donc dans la magnifique salle à manger, sur des tables basses et assis sur des coussins. Le personnel nous met la table et commence à apporter les plats. Il y avait vraiment de tout, dont 2-3 choses qui ne nous ont pas trop plu, mais bon. Au menu : bœuf de Hida (genre Kobe, mais moins connu), sashimis de thon, soupe miso, crudités locales, tranche de poisson grillé, un gros escargot de mer, trois petits calamars crus, le tout accompagné de riz et de thé vert. C’était de la nourriture japonaise « hors circuit touristique ». Il pleut, il vente, nous sommes bien dans notre petit Minshuku. Nous ne sortirons pas et partirons nous coucher assez tôt. Jeudi 2 avril Il a neigé durant la nuit ! En nous réveillant, les toits sont blancs et l’air est vif. La pagode à 3 étages qui est en face de notre logement est magnifique avec cette neige sur ses tuiles. Nous partons pour la gare, en face de laquelle il y a un supermarché où nous achèterons notre petit-déjeuner. A 08h07, notre train part pour Nagoya. La voie unique suit une rivière et descend une très belle vallée boisée qui rappelle un peu nos montagnes helvétiques. Nous arrivons à Nagoya, grande gare, où nous attrapons un Shinkansen direction Odawara. Notre prochaine étape sera Moto-Hakone pour y voir le majestueux Fujiyama. Mais avant d’embarquer, nous repérons un centre commercial. Il y en a en fait dans toutes les grandes gares. Direction le sous-sol pour les emplettes destinées à satisfaire notre estomac. Est-il nécessaire de préciser que le choix est à nouveau incroyable ? Nous mangerons notre lunch dans le train. Soudainement, alors que nous roulons à pleine vitesse, plusieurs personnes partent sur la gauche du train en poussant des cris d’exclamation. C’est le Fujiyama. Il est là, avec juste un petit nuage en-dessus de sa tête, sa neige contrastant avec le bleu du ciel. Je vais vers un hublot et prend quelques photos, alors que le train roule à plus de 400 km/h. Le résultat sera très satisfaisant, même pas flou. Attention, vu la vitesse, moins de 5-10 minutes plus tard, il n’est déjà plus dans notre champ de vision. A Odawara, nous achetons le Hakone Free Pass qui nous permettra d’utiliser toute sorte de moyens de transport dans la région. Il est assez cher, mais nous l’amortirons facilement demain. Nous trouvons facilement notre bus, le No 3, à la sortie de la gare. En moins d’une heure, nous arrivons à Mota-Hakone. Le chauffeur du bus nous dit à quel arrêt descendre pour rejoindre la Moto-Hakone GH, soit l’arrêt Oshiba, juste avant le village. Petite GH sympathique, un peu plus cher qu’ailleurs (10'000 Yen) avec internet payant. Mais pas d’autres choix dans la région. Apparemment, la propriétaire, qui parle bien l’anglais, économise sur le chauffage. Il ne fait que 14° dans la maison ! Heureusement, chaque chambre a son petit chauffage individuel. Matelas sur tatami, duvet, l’endroit est très confortable. La tenancière des lieux nous remet un plan et nous explique ce qui est à voir. Sur ses indications, nous partons sur un chemin un peu en-dessous de la GH pour rejoindre le port de Moto-Hakone. En chemin, il y a des vues incroyables sur le Fujiyama. Quelle veine, aucun nuage. Selon les habitants, nous sommes chanceux, car le Fuji est une montagne timide qui ne se dévoile pas à tout le monde. Nous sommes au-dessus du lac Ashi, avec la célèbre montagne en fond. Seul bémol cet après-midi, le temps est très brumeux et les photos ne rendent pas aussi bien que nous l’espérions. Nous reviendrons sur ce chemin demain matin. Arrivés sur les bords du lac, nous poussons vers le Hakone Check-Point, un endroit historique, en passant par l’avenue des Cèdres, un chemin au milieu d’arbres sans doute centenaires au vu de leur taille. Juste avant le Check-Point, il y a un parking avec un point d’observation sur le Fuji. Il faut juste monter quelques marches à travers un splendide jardin. Le soleil va se coucher et la lumière est propice aux photos. Nous revenons sur la jetée de Moto-Hakone, où nous assistons à ce coucher de soleil qui donne des couleurs magnifiques dans le ciel. Le repas du soir est difficile à trouver, la plupart des restaurants ferment à 18h00 ! Nous achetons donc de quoi manger dans un supermarché 7/11 et rentrons à la GH pour déguster les plats achetés. Il y a un micro-ondes et la propriétaire nous improvise la table. Très belle journée, nous avons le temps avec nous. Par contre, inutile de monter ici si le soleil n’est pas au rendez-vous. Vendredi 3 avril Nous nous levons vers 08h00 pour pouvoir profiter de la lumière du matin avec nos photos. Le ciel est à nouveau bleu, la chance nous accompagne encore. Beaucoup moins de brume que l’après-midi et le soleil n’est pas dans l’axe de l’appareil photo et du Fuji. Nous reprenons donc le même chemin qu’hier et nous arrêtons fréquemment pour des prises de photos. Elles seront vraiment splendides, avec le lac, un Torii dans l’eau et le Fujiyama en arrière-plan. Arrivés sur le bord de l’eau, nous achetons notre petit-déjeuner au même 7/11 que pour notre repas d’hier soir. Nous prenons le bateau qui part au bout du lac Ashi. Un navire de style « caravelle » qui enchante les touristes japonais. Le Fuji se rapproche, mais malheureusement, il se cache derrière des collines entourant le lac Ashi. Au bout du lac, nous prenons un télécabine qui nous conduit à la station de Owakudani. Il y a là des émanations de gaz nauséabond et soi-disant dangereux., venant des entrailles de la montagne. Nous y voyons aussi des sources d’eau chaude dans lequel des échoppes mettent des œufs à cuire. Surprise, ils rentrent dans l’eau blancs et en ressortent tout noirs ! C’est l’attraction du coin, tous les Japonais en achètent pour les déguster. Apparemment, une fois pluchés, ils ont l’air normaux . Nous nous contenterons d’une photo… Les cabines redescendent ensuite vers Gota, que l’on atteint finalement avec un funiculaire pour le dernier tronçon. C’est là que nous reprenons un bus pour un retour à la GH. Nous avons utilisé notre Hakone Free Pass toute la journée, sans devoir débourser d’argent pour un billet. Nous avions laissé nos sacs sur place et nous les récupérons pour descendre sur la jetée de Moto-Hakone. Nous allons à notre restaurant préféré, le 7/11, et nous y achetons un petit repas que nous prendrons au soleil sur la jetée, avec le Fuji en toile de fond. Le temps est à nouveau brumeux, nous confirmant que les photos doivent se prendre le matin. En fin d’après-midi, nous reprenons le bus direction Odawara, nous devons être à Tokyo en début de soirée. Nous prenons notre dernier Shinkansen qui nous transporte en 40 minutes à la gare centrale de Tokyo. Là, c’est un peu le choc vu la foule et la grandeur de la gare. Les autres stations étaient déjà énormes, mais là… Nous trouvons facilement les quais de la Yamanote Line, qui doit nous conduire dans le quartier de Shinjuku où nous avons notre hôtel. Dans ce nouveau train/métro, les arrêts sont mentionnés en japonais et en anglais sur un petit écran en-dessus des portes, avec le nombre de minutes restant jusqu’à la station désirée. En sortant dans le quartier de Shinjuku, les néons illuminent la rue. Nous prenons à pied la direction du Kabikucho, le quartier hot de cette partie de Tokyo. Effectivement, l’endroit est parsemé de bars à filles et de rabatteurs. Les occidentaux sont visiblement laissés tranquilles. Nous trouvons sans problème notre hôtel, le Toyoko-Inn de Shinjuku (9200 Yen la nuit) qui est la copie conforme de celui de Kazanawa. Après avoir pris la chambre, nous nous baladons dans le quartier afin de trouver un restaurant pour notre repas du soir. Au menu, petite grillade de viande, crevettes et légumes. Rebalade, le quartier est animé, mais nous nous y sentons en totale sécurité. Nous nous couchons assez tôt, nous nous lèverons demain matin pour aller au marché de Tsujiki. Samedi 4 avril

Lever à 06h00 et départ en train par la Yamanote Line pour le marché de Tsujiki. Nous y sommes vers 07h00, car l’accès à la criée du matin pour les thons est désormais interdit aux touristes. L’endroit grouille, la surface du marché est énorme. Il faut faire attention à des petits chariots à essence qui circulent assez vite dans les petites travées. Dans ce marché, nous voyons toute sorte de poissons et de fruits de mer, même des espèces dont nous ne soupçonnions pas l’existence. Nous assistons aussi au découpage des thons, à la scie pour ceux qui sont congelés, et à l’aide d’un long couteau bien effilé pour ceux qui sont frais. Une grande partie du poisson prêt à être vendu est encore vivant. D’ailleurs, certains filets sont levés alors que le poisson vit encore. Pas de doute, il est frais. Puis, nous sortons du marché. Il y a quelques petits restaurants en marge des étals. Mais y manger est très difficile, il y a une queue impressionnante devant chacun d’entre eux. Nous partons alors au marché découvert de Tsujiki, dans une rue adjacente au marché couvert. Là, nous trouvons un sushi-train pour le repas de midi, à tout juste 09h00. Espérons que le poisson vienne de juste à côté … Nous décidons de continuer à pied et nous prenons la direction de Ginza et ses grandes avenues aux boutiques de luxe. En chemin, nous assistons à une parade avec officiels, majorettes et fanfare, en l’honneur d’on ne saurait jamais quoi. Nous ne comprenons rien aux discours et aux banderoles. Nous arrivons ensuite à la gare de Tokyo que nous parcourons, impressionnés par sa taille et la foule. Nous continuons dans la direction du Palais Impérial et de son parc. Nous nous posons au soleil avant de reprendre la Yamanote direction Ikebukuro. Il fait faim, nous faisons quelques courses dans un supermarché. Nous commençons aussi à avoir un peu mal aux jambes, lever à 06h00, visites à pied depuis ce matin, cela se sent. Départ ensuite pour Harajuku. Dès notre arrivée à la station de train, nous sommes emportés par la foule. Il y a là des milliers de personnes qui vont dans le parc de Yoyogi, pour pique-niquer, boire un verre, chanter sur les pelouses ou sous les arbres. L’alcool coule à flot, mais dans une ambiance festive et jamais agressive. Il y a de grands espaces pour ramener ses déchets et les trier. Tout le monde joue le jeu, aucun détritus ne reste sur place, le verre est séparé du PET. Encore une fois, la discipline et le respect naturel des Japonais. Nous voulons rentrer sur Shinjuku, mais impossible de reprendre le train, il y a trop de monde. Nous rentrons alors à pied, en 35 minutes. Retour à l’hôtel pour une douche et nous sortons pour manger. Nous trouverons notre bonheur au sous-sol sur Yasukuni-Dori, une espèce de fondue aux légumes, tofu et à la viande, le tout dans un bouillon pimenté. Selon la serveuse, une spécialité de Nagoya. Retour ensuite à notre hôtel par une balade dans Shinjuku.

Dimanche 5 avril Réveil vers 08h15, le but du jour : Kamakura. Nous prenons notre petit-déjeuner à l’hôtel avant de rejoindre la gare de Shinjuku. Nous prenons la Yamanote jusqu’à Shinagawa où il y a un train direct pour Kamakura. En fait, il y en avait un aussi depuis Shinjuku, mais nous le découvrirons au retour … Une petite heure plus tard, nous voici arrivés. Incroyable, 1 heure de train, nous avons traversé le sud de Tokyo, Kawasaki et Yokohama, sans quitter l’agglomération. L’urbanisation est énorme, trois villes qui n’en font qu’une. Nous décidons de faire une promenade à pied, celle proposée par le Lonely Planet, et qui passe par Daibutsu. Nous commençons par visiter le temple zen de Jencho-Ji, pas loin de la gare. Bel endroit, notamment un petit cimetière au fond du temple. Nous continuons par un chemin qui traverse les bois. C’est aussi la balade dominicale des Japonais, nous croisons du monde, les « Konichiwa » fusent. Il fait presque chaud, le ciel est découvert, les arbres sont en fleurs. Vers la mi-parcours, nous voilà au Genjiyama-Koen, un joli petit parc où les Japonais pique-niquent sous les cerisiers, assis sur de grandes bâches. A proximité, il y a le sanctuaire de Zeniarai Benten où comme le veut la tradition, nous pouvons laver un peu d’argent dans une source miraculeuse, dans une grotte. La richesse en découlera, si tout va bien. Le sentier descend vers Kamakura, et à 300 mètres après l’arrivée du chemin sur la route, nous arrivons au Daibutsu, le deuxième plus grand Buddha du Japon. Ce lieu est très beau, avec les cerisiers et d’autres arbres en fleurs. Mais très fréquenté aussi, comme partout. L’énorme majorité des touristes sont Japonais, peu d’occidentaux, et ce n’est pas plus mal ainsi. Nous nous baladons à pied dans Kamakura, sans oublier d’aller bien sûr au Hase-Dera, magnifique temple dans la colline, au milieu des arbres. Il est 15h30, nous avons oublié de manger ! Nous trouverons de quoi réparer cet oubli au centre commercial Tokyu juste à côté de la gare : tempura de légumes, salades, sashimis, le tout avalé dans un petit parc derrière la gare. A chaque achat, on nous remet une paire de baguettes à chacun. Cela doit engendrer une sacrée consommation de bois. Par contre, les couteaux et fourchettes ne nous manquent pas, nous sommes tout à fait à l’aise avec ces nouveaux ustensiles. Pour le retour, le train est bondé, nous devons rester debout. Nous descendons à la gare de Shibuya, voir le fameux carrefour ayant fait le tour du monde en photo vu la foule le traversant. Effectivement, c’est très impressionnant. Séance photos, une fois sans piéton, une fois avec, on peut monter au Starbucks Café juste pour avoir une meilleure prise de vue. Nous faisons aussi le carrefour en tant que piéton un peu dans tous les sens, pour se retrouver au milieu de tous ces bipèdes. De vrais gosses ! Vu la densité de gens au cm2, incroyable que personne ne se télescope ! Retour sur la Yamanote, merci le JR Pass, pour Harajuku, un arrêt plus loin. Il y a là un pont sur lequel les ados tokyoïtes viennent exhiber leur look à la population. Et dire qu’on se plaint parfois de nos propres filles … Nous voyons de tout : look manga, poupée, mariée, punk, gothique, personnage de BD, lolita. Et elles prennent plaisir à se laisser photographier, prenant même parfois la pose. Pour les garçons, c’est plus calme, plutôt genre « Tokyo Hôtel » coupe de cheveux longs typique. Le tout dans une ambiance très bon enfant. Retour à l’hôtel pour une bonne douche et une lessive. Nous mangerons ce soir un peu plus tard, vu que notre dernier repas date du milieu de l’après-midi. Nous trouvons un resto qui fait des Okonomiyaki, comme à Hiroshima. Seule différence : chaque table a sa petite plaque individuelle et la serveuse nous amène les ingrédients à cuire nous-mêmes. La carte expliquant les différentes étapes à respecter étant en japonais, elle nous donne un petit coup de main, par signes, car elle ne parle l’anglais. Retour à l’hôtel vers les 23h30, l’animation de Shinjuku commence à battre son plein. Lundi 6 avril Pas un nuage sur Tokyo. Nous partons pour Ueno où nous nous baladons dans le Amayoko market, près de la gare, sous les voies du train. Nous achetons des fraises, bien mures et sucrées, que nous dégustons en marchant. Peu de bonnes affaires ici, Tokyo justifie sa réputation de ville une des plus chères du monde. Mais l’ambiance est sympa parmi les boutiques d’habits, de nourriture, ou de gadgets divers. Nous poussons à pied jusqu’à Asakusa, où nous rejoignons la rue de Nakamise-Dori. Il y a foule parmi les étals et les échoppes qui mènent au temple Senso-Ji. Petite dégustation de nouilles, visite du temple et de ses environs, avant de prendre un bus pour rejoindre Ikebukuro. Au Tokyo Metropolitan Art Museum, nous prendrons le plus grand escalator du monde, qui avec une pente de 30°, arrive à la hauteur du 4ème étage. Pas très impressionnant de prime abord, mais on arrive quand même assez haut. Petit tour ensuite chez HMV pour voir les dernières sorties de CD. Le choix est vaste, tout un étage est dédié à la musique et aux films. La journée prend bientôt fin, nous prenons la direction de Shinjuku afin de monter dans le building du Tokyo Government Office. Il y a un étage panoramique au 45ème étage, gratuit. La vue s’étale sur 360 ° sur toute la ville. Il paraît que par temps clair, on voit même le Fujiyama ! Pas aujourd’hui, trop de brume (ou de pollution). Le crépuscule tombe, les lumières de la ville commencent à scintiller, c’est beau. Nous attendons là-haut qu’il fasse vraiment nuit pour profiter du spectacle avant de redescendre sur le plancher des vaches. Dernière promenade dans Shinjuku avant de rejoindre l’hôtel Toyoko-Inn. Mardi 7 avril Dernier jour à Tokyo et plus de JR Pass, les 14 jours ont expiré. A notre lever, nous allons sur internet pour faire notre check-in sur le site de KLM pour notre vol de demain. Petit-déjeuner à l’hôtel, avant de faire nos sacs, la chambre devant être libérée pour 10h00. Une fois les formalités remplies, nous laissons nos sacs à la réception avant de retourner à la tour du Tokyo Government Office pour revoir Tokyo de haut et de jour. Toujours trop de brume pour voir le Fuji. La ville s’étend à perte de vue. Au pied des tours, il y a le parc du Chuo-Ken, où les cerisiers sont vraiment magnifiques. Quelques sans-abris ont installé leurs habitations de fortune faites de bâches et de cartons sous les arbres dans un coin du parc. Nous avons encore tout l’après-midi devant nous avant de monter à Narita. En effet, afin d’être plus près de l’aéroport demain matin et d’éviter de se lever trop tôt, de stresser, nous avons réservé une chambre au Toyoko-Inn de Narita (8200 Yen). Petit tour dans le quartier animé de Shibuya, dans les rues commerçantes autour de la gare. Nous mangerons, au soleil, sur le toit du centre commercial Tokyu, après avoir fait nos achats au premier sous-sol. Dernier repas de ce genre. Pour nous, cela a vraiment permis de goûter à une foule d’aliments différents, vu les choix proposés. Nous nous baladons encore dans Shinjuku où nous croisons pas mal de « Tokyo Hôtel Boys » que nous prendrons en photo pour montrer au retour à nos ados. Retour à l’hôtel pour récupérer nos sacs et prendre la direction de la gare. Yamanote Line jusqu’à la gare de Nippori (190 Yen) et train Lmtd Express de la Keisei Line pour Narita Airport (1000 Yen). Très facile. 1h15 plus tard, nous arrivons à l’aéroport. Une navette gratuite, à prendre au niveau Arrivées, nous emmène à l’’hôtel. La chambre est vaste, les services sont les mêmes que pour les autres Toyoko-Inn : petit-déjeuner compris, internet gratuit, possibilité de lessive. Cette chaîne d’hôtel est vraiment pratique et via leur site internet, on s’aperçoit qu’ils sont présents dans tout le pays. Nous partons manger dans un des seuls restos du coin, à 10 minutes à pied en sortant de l’établissement. Mercredi 8 avril Notre vol décolle à 11h15, nous nous levons donc vers 08h00. Petit-déjeuner, bouclage des sacs. A 09h00, départ pour le Terminal 1 de l’aéroport de Narita par la navette gratuite. Check-In de nos sacs, derniers achats au Tax Free Shop et départ pour notre porte d’embarquement. Le Boeing 777 de la KLM est plein, comme à l’aller. C’est parti pour 11h30 de vol pour Amsterdam. Bon choix de films, service impeccable, ce sera long, mais supportable. A peine 2 petites heures d’attente et deuxième vol pour Genève pour 75 minutes qui paraîtront presque aussi longues que le précédent vol. Les roues touchent le tarmac de l’aéroport de Genève-Cointrin, bienvenue à la maison…
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Voyage autour de Tokyo avec bébé de 20 mois
Bonjour à tous,

Je vais me rendre au Japon début avril avec ma fille qui aura 21 mois. Nous ne resterons a priori qu'une bonne semaine, il s'agit en fait d'un "transit": (je vous la fais courte): Je vais à Nouméa à la base, et j'ai découvert que passer par Tokyo puis repartir sur Nouméa (2 billets) coûte exactement le même prix... je rêve d'aller au Japon depuis des années, je n'ai donc pas pu résister... En plus, cela permettra de "couper" un peu le décalage horaire pour ma fille (+6h au Japon, +9h en Nouvelle Calédonie!) Ca nous fait 20h de vol avec une escale, le vol suivant est direct. Une amie pourra nous héberger à Tokyo. Voilà, j'essaye donc de "planifier-sans-trop-planifier" tout ça, en essayant de voir les choses les plus intéressantes sans faire de marathon, sachant que j'y retournerai un jour pour aller voir Kyoto etc... Je pense donc rester sur Tokyo et alentours. Les incontournables selon moi: - Harajuku un dimanche, en espérant croiser des cosplayers, même si apparemment, et selon mon amie, cette époque est un peu révolue. Connaissez vous des endroits (restaurants, bars, salles etc...) où on peut en recontrer à coup sûr? Des évènements à cette époque? (du 6 avril au 13-14 puis retour du 30 mai au 1er juin) - Hanami: normalement je devrais tomber en plein dedans! Quels lieux seront les plus beaux selon vous? - Un endroit plus "calme" et "nature", avec une nuit en ryokan et onsen: mon amie m'a conseillé Hakone, en précisant bien que c'est très touristique. effectivement ça en a l'air, avec le "tour" ultra kitsch, moi qui suis plutôt backpacker ça me chiffonne un peu mais je préfère éviter les plans galère du moment que je suis avec ma fille. J'aimerais juste des beaux paysages, un ryokan pas spécialement de luxe mais joli et à l'ancienne, avec onsen et/ou rotenburo où je peux aller avec ma fille (40° ça lui va! :) ) On m'a parlé de Nikko aussi. A choisir vous prendriez quoi, pensez vous que je peux faire les 2? Ou un autre endroit encore? - Le musée Ghibli: 😇 - Une tour pour la vue de Tokyo - Des trucs rigolos bébé-compatibles: genre petits spectacles, taiko, musique, parcs, bar à chats ou à lapins, voyez... - Y a t'il des matsuri intéressants à cette période? - Pour le reste, ouverte à toutes propositions!! (en option, si je trouve une gentille nounou, j'irais bien voir le robot restaurant à Shinjuku et puis j'adorerais faire les roller coasters de Fuji-Q highland!!!) Voilààà merci d'avance pour vos conseils!🙂
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