Discussions similar to: Mon Iran
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Mon circuit en Iran (28 jours)
Bonjour, Je pensais partager mon voyage en 2 le sud et le nord or, je me suis rendue compte que c'est impossible, nous ne sommes plus très jeunes, donc j'ai réussi à faire mon circuit, merci de me dire ce que vous en pensez car j'ai du mal à savoir le temps idéal pour rester dans chaque ville et le temps à prévoir pour les trajets et s'il faut absolument que je réserve les logements à l'avance dans certaines villes (Téheran c'est évident) Teheran du 1 au 3 Kashan 2 jours? du 3 au 5 Abyaneh 1 jour du 5 au 6 Ispahan 4 jours? du 6 au 10 Désert de Mersr 2 jours du 11 au 13 Yazd 3 jours du 13 au 16 Kerman 4 jours du 17 au 21 Shiraz 4 jours du 22 au 26 retour à Téheran en avion

merci d'avance pour tous vos conseils
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Mon séjour de 11 jours en Iran
Bonjour Je reviens de 11 jours magnifiques en Iran. Je suis parti seul et j’ai fait circuit « classique » Téheran (0 nuit) àIspahan (2 nuits) à Yazd( 3nuits) à Shiraz (3nuits) à Téheran (1nuit) Voici quelques informations qui vont seront, j’espère, utiles. Avant de partir, télécharger une appli VPN pour Facebook et Snapp (Uber Irnanien), , très pratique et économique mais attention, il y a eu quelques histoires d'agressions de femmes. A l’arrivée à l’aéroport Iman Khomeini : Visa on arrival (75€) avec demande faite sur le site depuis la France, Bureau de change au 1er étage : on est limité à 100€ en cash. Au 11 oct 2017, le taux était de 48500Rials pour 1 €. C’est le cours ‘national’ et presque tous les bureaux de change appliquent ce taux. . Sur Xe.com, le taux était à 39000Rials pour 1€. On peut changer plus, mais pas en liquide. Il charge une carte bancaire prépayée utilisable dans les hotels, resto, musées. Je ne l’ai pas accepté car je n’étais pas au courant que ça existait avant mon départ. J’ai vu une voyageuse l’utiliser dans un musée. Ça marche bien, et c’est pratique si on ne veut pas transporter du liquide. Il faut donner le code de la carte au commerçant, ce n’est pas vous qui le rentrait dans le terminal de paiement. Carte SIM : Attention, il y a 2 guichets. Le 1er juste à la sortie, après les tapis de bagages, il vend que des SIM à 5Go qui valent 15$. En allant plus, au fond du hall, il y a un 2eme guichet, plus flexible, qui propose des forfaits de 1,5Go, 3Go et 5Go. J’ai pris un 1,5Go à 5$ et c’est largement suivant pour 10jours de voyage. Réservation vol interieur : Il y a une agence de voyage au 1er, au fond du hall, j’ai réservé mon vol intérieur Shiraz->Téhéran pour la fin de mon séjour. Ça m’a couté 45€. Pour se rendre à Téhéran ou la gare routière , le metro circule à une fréquence peu élevé et uniquement les heures de pointe entre 7h et 13h. pour le soir, je ne sais pas. Le ticket coute 10000rials (environ 20centimes) Trajet Téhéran Ispahan : 330000rials en VIPs BUS. Attention, le terminal du bus se trouve à l’entrée de la ville d’Ispahan. J’ai pris le taxi pour aller au centre, il était tard, mais il y a des bus qui circulent fréquemment vers le centre et pour beaucoup moins chère Hotel Ispahan: pas de conseil, le mien était médiocre, je me rappelle plus du nom. Yazd: Orient hotel: j'ai vraiment apprécié cette hotel, son super ptit dej et super dîner sur la terrasse avec vu sur la mosquée. Magnifique. Shiraz: Taha Hostel ( moins touriste de masss que le Yaneish à coté ) Ambiance familiale, ptit dej un peu décevant. J'ai pris un taxi pour Persepolis avec eux, on était 4 et j'ai payé environ 8€ le trajet. Téhéran : seeyouiniran. Ambiance cosy, propre, ptit dej sympa

Pour les souvenirs (ptite bricoles) , j'ai surement mal cherché. J'ai fait les 2 bazars de la villes et j'étais déçu. il y avait plus de choix dans les autres villes touristiques.

n’hésitez pas si vous avez des questions.. Raz
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Mon itinéraire 10 jours en Iran en janvier 2017
Bonjour a tous,

Avec 2 amis nous préparons notre itinéraire pour 10 jours en Iran (du 21 au 30 janvier 2017) et nous aurions besoin de votre aide pour la touche finale ! Nous avons beaucoup appris des différents posts sur ce forum (merci à vous) nous serons 3 garçons de 29ans sans voiture, voici notre plan V0 :

Jour 1 : Arrivée a 3 :30am a Teheran Airport IKA, visa on arrival, nuit de quelques heures à l’hôtel Ibis (nous sommes ouverts aux alternatives pratiques) puis Taxi vers midi pour Kashan

Jour 2 : Kashan

Jour 3 : Taxi pour très tôt pour Bidgol, Abyaneh (ou autres) pour arriver à Ispahan en fin de journée

Jour 4 : Ispahan

Jour 5 : Ispahan et départ vers Yazd en bus ou taxi en fin d’après midi

Jour 6 : Yazd

Jour 7 : Yazd

Jour 8 : départ très tôt pour Persépolis arrivée à Chiraz dans l’après-midi (chauffeur a la journée)

Jour 9 : Chiraz

Jour 10 : Chiraz puis vol a 21 :15 pour Téhéran puis vol retour à 4am

Est-ce que cela vous semble jouable ou alors trop « ambitieux » ? Si ce n’est pas jouable, auriez-vous une alternative (sauter Kashan/Yazd ?) ? Enfin, est-il facile de trouver un chauffeur/taxi entre chaque étape (nous n’avons pas prévu d’avoir un chauffeur qui nous suivrait les 10 jours) ?

Nous sommes ouverts à toute suggestion/conseil/bon plan ! Merci d’avance pour votre aide.

Antoine
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Mon voyage en Iran juin 2016
Voici le lien et la clé de déchiffrement

mega.nz/#!ORBgwS6I

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Bonne lecture

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Michel
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Commencer mon visa iranien
Bonjour,

J'ai une question simple à propos du visa Iranien, je dois partir en Iran pour le 11 Avril et nous sommes en fin Décembre, donc J'aimerais savoir si je peux commencer mon visa dès maintenant ou si c'est encore trop tôt s'il vous plait ? 3 mois et 2 semaines entre maintenant et mon départ.

Merci et bonne soirée !

Cordialement.
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Avis pratique sur mon itinéraire iranien
Bonjour

Je pars dans 15 jours en Iran pour 4 semaines et j'ai quelques question d'ordre pratiques sur la succession logique de mes étapes :

J'arrive à 3h30 du matin à Téhéran et j'aimerai prendre un bus directement pour Kashan première étape du voyage ...comme mon lonely à plus de 10 ans, savez vous quel terminal de bus emprunter pour Kashan ? Peux t-on y aller en métro ou taxi depuis l'aéroport ? Quel heure approximative pour le premier bus pour Kashan ? Idée du prix de la course en taxi depuis l'aéroport au terminal De bus ?

En second point, je voulais avoir un avis sur la succession logique de mes étapes :

À Téhéran, je pars directement pour Kashan, ensuite village Abyaneh, Yazd, Shiraz, Ispahan, Téhéran et s'il me reste du temps Qazvin pour le forteresse d'Alamut.

Merci pour vos réponses

Rachid
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Durée de validité pour mon visa iranien?
Bonjour,

J ai une petite question sur la durée de validité de mon visa pour l iran!

Voila, j ai eu mon visa pour l Iran a Bruxelles apres 3 semaine d attende, celui ci est valide du 12/10/2009 jusqu au 10/01/10 et j ai droit a rester 30 jours sur place.

Ma question est la suivante: Si je rentre en Iran par exemple le 05/01/10 est ce que je peux rester 30 jours ou est ce que je dois etre imperativement sorti d Iran avant le 10/01/10???

Merci de vos reponses!!

Mat

Ps: Je sais que plusieurs personnes on deja poser cette question, mais cela reste pas clair a 100% pour moi :)
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Obtention du visa iranien par le net?
mon probleme est le suivant:je me trouve actuellment a new delhi..ici, l ambassade d iran ne delivre visiblement que des visas de transit d une semaine...qui, l avouerais je sans grande peine, semble etre d une bien trop courte duree pour visiter le pays....mes questions sont les suivantes: 1. est il possible d obtenir une extension de visa a shraz sur un visa de transit??? 2.je me suis rendu sur le forum de lonely planet et deux travellers m ont indique 2 sites iraniens qui permettent d obtenir un visa(la duree n est pas specifiee) via leur site....pour la somme de 35 dollars payable en ligne...???un numero d autorisation nous est delivre qui nous permet par exemple de le retirer au pakistan...qu en pensez vous???sinon comment puis je obtenir un visa touristique depuis l inde???? merci .....fabien
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D'Erevan à Téhéran: récit d'un voyage entre Caucase et Moyen-Orient
Je vous propose mon premier carnet de voyage, entre Caucase et Moyen Orient. Plutôt long, j'espère que vous aurez la patience de le lire jusqu'au bout...

Arménie - Iran : récit de voyage

Samedi 30 septembre : Vol matinal Bruxelles - Erevan avec Ukraine International. Rien à redire sur la compagnie (j’avais lu de nombreux avis catastrophiques) : courte escale à Kiev, avions récents et confortables mais aucun service gratuit à bord (ressemble à du low cost). Pour un vol payé 250 € (aller Erevan, retour depuis Téhéran), cela vaut la peine.

Longue attente à l’arrivée à Erevan, mais, ça y est, me voilà arrivé. Excité et anxieux à la fois, il s’agit de mon premier voyage entièrement seul pour une période de 2 semaines, qui plus est dans une région où l’offre touristique est faible. A moi l’inconnu... A la sortie, j’achète directement une carte sim locale et, le taxi que m’avait proposé mon logement AirBnb pour 10€ est là à m’attendre. J’aime ces premiers instant dans un nouveau pays, et ma première impression sur le trajet jusqu’en ville est ce curieux mélange d’ambiance ex-soviétique et d’Orient. Cette impression se renforcera au cours de mon séjour avec en plus, dans la capitale, le constat que ce pays se tourne aussi de plus en plus vers l’occident.

L’accueil à mon logement est formidable et ajoute de la chaleur à cet austère building dans lequel il se trouve. Voulant être au plus près de la population j’ai minutieusement choisi une chambre chez l’habitant (sur AirBnb) et cela aura été un très bon choix, bien qu’un peu plus onéreux : 20€/nuit au lieu de 10€ en hostel. Avant de partir explorer la ville, mon hôte, Shoghik, qui vit là avec sa fille Ellen et son mari, me propose de m'asseoir avec eux et de partager les fruits, l’Halva, le café arménien, les gâteaux, ... disposés sur la table pour mon arrivée.

Je sors prendre le pouls de la ville en commençant par la place de la République puis place de l’Opéra et jusqu’à Cascade. A la tombée de la nuit, tout s’anime : les gens sortent, les rues deviennent bondées, les terrasses se remplissent, les familles sortent dans les parcs et les jeunes se rassemblent. Je suis surpris par tant de vie et d’animation, il fait agréable de se promener dans les rues de la capitale au coucher du soleil. Je me mets alors en quête d’un endroit que l’on m’a conseillé pour aller souper. Cet endroit étant un peu à l’écart et je prends un taxi pour m’y rendre. Ici, personne ou presque ne parle anglais, pour communiquer c’est soit Arménien soit Russe. Comme je ne parle aucun des deux, gestes, sourires et l’aide de Google traduction feront l’affaire…ou pas : me voilà déposé dans un quartier totalement sombre et inanimé, pas le moindre resto en vue. En marchant 10 min je finis par tomber sur un snack qui propose de la délicieuse viande grillée que l’on me sert avec des légumes au goût inouï, des herbes aromatiques et… une bouteille de Vodka. Je suis seul, à l’unique grande table du « restaurant », qui sert aussi probablement de salle à manger pour la famille. En rentrant, Shoghik m’invite à prendre un bol de soupe fumante devant la télé avec elle et Elen.

Dimanche 1er octobre :

Après un petit déjeuner préparé avec beaucoup d’amour, composé de blit (petites crêpes ressemblant à des blinis), d’Afsianka (porridge), de fruits râpés, d’Halva et d’autres gâteaux locaux, je me mets en route vers le marché couvert de la ville. Sur le chemin, le long de cette avenue principale un peu plus éloignée du centre, je retrouve des similitudes avec certaines villes d’Asie à travers cette alternance de bâtiments décrépis et de nouveaux centres commerciaux modernes et ultras kitsch. Le tout, bien entendu, ponctué par le bruit des klaxons et de la circulation infernale. Ma balade dans le marché couvert n’est pas sans me rappeler celui de Kiev, mais, de nouveaux, avec cette touche asiatique en plus. Les étals sont magnifiques et éclectiques : bouquets de fleurs en fruits secs, grands pains plats, miel local et pieds de porc sont au menu.

Marché couvert de Erevan

Fasciné depuis toujours par les trains, je hèle un taxi jusqu’à la gare. L’unique train du jour au départ est à destination de Tbilissi, en Géorgie et mon taximan, persuadé que je désire m’y rendre, rentre dans un long débat en russe pour me convaincre de me conduire lui-même jusque-là. Une fois visité l’imposant bâtiment à l’architecture typiquement soviétique, je prends le métro pour retourner vers le centre-ville et monter sur une des collines de la ville, là où se situe 2 imposants monuments à la gloire du pays et de l’URSS. Une vieille fête foraine que je pensais désaffectée jouxte ces 2 édifices solennels et le contraste est plutôt amusant.

Après avoir flâné là-haut, je me dirige vers la mosquée de la ville, entièrement restaurée. Appelée la « mosquée bleue », et cachée derrière de vieux bâtiments, elle a plutôt fière allure et me donne un petit avant-goût de ce qui m’attend en Iran. Je me repose quelques minutes sur un banc dans le jardin avant d’aller prendre une bière en terrasse en profitant des derniers rayons de soleil. Je me dirigerai ensuite vers un petit resto de cuisine typique du Haut-karabagh : du pain fourré aux herbes aromatiques passé un grill.

Sur le retour, je profiterai de l’animation de la ville, et notamment du spectacle son et lumière aux fontaines de la Place de République. En rentrant le soir chez Shoghik, un souper m’attendra pour compléter mon repas frugal de ce soir. Son mari, chauffeur, et que je n’ai pas encore rencontré, rentre d’un périple avec des clients. Je m’arrange avec lui pour la journée de demain : il me déposera à mon hôtel à Eghegnazor en faisant un stop à Khor Virap, à Areni pour goûter la production de vin local et enfin à Noravank.

Gare de Erevan

Monument "Mère Arménie" à Erevan, et sa fête foraine

Lundi 2 octobre :

Je me réveille avec le bruit de la pluie sur les tôles ondulées du parking en contrebas de ma chambre. La météo s’annonce médiocre et nous nous mettons en route avec Edgar vers 10h00, direction Khor Virap. Après 1h de route et un arrêt d’une demi heure pour faire le plein de gaz liquide (interdiction de rester près du véhicule pendant ce temps), nous arrivons avec le soleil au monastère. Le lieu est majestueux mais je ne verrai rien du Mont Ararat, complètement dans le brouillard. Juste en contrebas, j’observe des paysans travaillant aux champs avec de vieux tracteurs déglingués. Un peu plus loin, s’étend une sorte de no man’s land marquant la séparation avec l’ennemi juré, la Turquie, à moins d’un kilomètre.

Monastère de Khor VIrap

Champs aux alentours de Khor Virap

On se remet en route. Petit à petit, la route alors dans la plaine, s’élève et devient une route de montagne sinueuse. Les paysages s’escarpent et le dernier virage avant un col ouvre la perspective sur un horizon steppe et de pics rocheux à couper le souffle. Quelques maisons sont blotties au creux de petites vallées, formant des hameaux ou le temps semble s’être arrêté. La conduite d’Edgar se fait plus brusque et plus rapide, et celle des autres conducteurs également, jusqu’à frôler l’accident. Nous voilà à 3 sur 2 bandes afin de laisser passer la voiture en face doublant dans un virage sans visibilité. On l’a vraiment échappé belle. Quelques jurons d’Edgar en arménien plus tard, nous arrivons à Areni en même temps que la pluie pour y goûter le vin dans une cave. Pas trop convaincu par ce qu’il m’est offert à goûter, j’achète malgré tout une bouteille pour prendre comme apéro si l’occasion se présente avant mon passage en Iran.

Arrêt sur la route entre Khor Virap et Areni

Edgar commence à s’agiter, alors que je traine un peu dans la cave, il m’attend dans la voiture et klaxonne plusieurs fois pour que je me dépêche. Nous reprenons la route vers le site de Noravank, situé à 20km, à tombeau ouvert. Par chance, la pluie a fait place à des éclaircies. Il y a du monde. Enfin, façon de parler, ça reste l’Arménie. Disons qu’il doit y avoir une trentaine de personnes sur le site, surtout des visiteurs venus à la journée depuis Erevan. Je prends beaucoup de plaisir à explorer les deux églises dans ce cadre fantastique. Ce sera l’une des plus belles visites du pays…qui sera écourtée car Edgar, qui, pressé de rentrer, crie après moi à ma recherche. Manque de chance pour lui, j’ai marché pendant 10 min sur un petit sentier qui monte dans la montagne afin d'avoir une vue de recul sur le monastère et les montagnes rouges et abruptes qui l’entourent. Je prendrai tout mon temps pour redescendre.

Edgar me dépose chez mes nouveaux hôtes, au Shushan B&B (10€/nuit) où je suis accueilli par Arumen, le fils aîné de la famille. Il joue dans le salon avec un ami au backgammon. Je reste là un peu avec eux à les regarder jouer et à essayer de comprendre les règles tout en mangeant des fruits accompagné d’un café arménien. Il est 17h, un rayon de soleil passe par la fenêtre et la pluie s’arrête dehors. Je profite de l’accalmie pour sortir et me diriger vers un vieux pont médiéval enjambant le torrent dans la vallée, un peu plus en contrebas du village. J’avais repéré les lieux dans un vieux livre en noir et blanc dans la bibliothèque de ma chambre.

C’est depuis le carrefour principal de la ville, là où croise la principale route Nord-Sud du pays, que débute le sentier. Ici, se concentrent une pompe à essence, un garagiste et un restaurant, semblant être l’unique point de ravitaillement à 100km à la ronde, conférant à cet endroit une ambiance de far ouest arménien. Après 20 minutes de marche à travers champs, j’arrive jusqu’au au pont de la photo. La vue sur celui ci avec le torrent et les nuages se déchirants sur les montagnes en arrière-plan est remarquable. De là, j’aperçois un homme en train de pêcher avec sa femme. Il me fait signe de les rejoindre à grand renfort de gestse et de mots que je ne comprends pas. Quand j’arrive à sa hauteur, son immense sourire me met de suite en confiance. Il me montre comment il pèche, avec un bout de ficelle attaché à un bâton, puis, d’un hochement de tête, me désigne le maigre produit de sa pêche dans un petit sceau. Alors que je m’apprête à retourner sur mes pas, ils m’invitent à les suivre jusqu’à leur maison, située 200 mètres plus haut à travers champs. Je refuse d’abord poliment plusieurs fois, puis face à leur insistance et leur gentillesse, je finis par accepter.

Pêcheur à Eghegnazor

Ces deux paysans, Ashat et Ushi, semblent vivre totalement coupé du monde. Leur maison consiste en une unique pièce en terre battue ou l’on y mange, dort et cuisine. Dans un coin de la pièce trône une vieille télé à écran cathodique à l’image neigeuse et diffusant un soap opéra bollywoodien sous-titré en cyrillique. Je me vois prié de m’asseoir pendant que le café chauffe. Alors que la femme d’Ashat apporte le café, voilà mon hôte de retour avec des tomates du potager. Il lui fait des gestes en me souriant pour lui montrer qu’il ne veut pas du café. Ashat me fait un clin d’œil et, caché derrière une étagère, il sort une bouteille de vodka dans laquelle il a fait macérer des baies. Ashat semble très amusé et fier de me montrer combien sa vodka est forte et comment on la boit cul-sec dans des petits verres.

Pendant ce temps Ushi apporte le repas : elle commence à sortir de grandes crêpes de pain sec, qu’elle arrose légèrement pour lui redonner sa consistance normale. Ensuite, elle découpe soigneusement en quartier les tomates rapportées par son mari ainsi que des tranches d’un fromages de leur élevage accompagné de piments, poivrons et d’herbes aromatiques : feuilles de menthe, de réglisse, d’anis et d’autres dont je suis incapable d’identifier le goût. Tout a une saveur fabuleuse, les tomates sont juteuses, sucrées et pleine de parfum, jamais avant je n’en avais mangé de telles. Le fromage aussi est extraordinaire et le goût combiné à celui de la tomate et des herbes aromatiques est juste divin. Je n’ai plus faim, mais je Ashat et Ushi m’obligent à manger encore, ils veulent faire honneur à leur invité.

Le temps passe vite, nous ne parlons aucune langue commune, mais nous parlerons tout le repas et toute la soirée. Je ressens une gentillesse et un accueil pur et authentique chez ces gens comme rarement j’en ai rencontré lors d’autres voyages. Entre temps la nuit est tombée. Mes hôtes veulent que je reste dormir là et, à contrecœur, je refuse. Ils ont peur que je me fasse attaquer par des chiens errant sur le retour dans le noir et décident de m’accompagner une partie du chemin. Ils me donnent aussi un grand bâton pour me défendre, si des chiens venaient à m’attaquer. Nous nous disons au revoir et je rentre dormir dans la pension le cœur lourd de les quitter.

Mardi 3 octobre :

Un petit déjeuner typique et du bon café m’attendent. La maman de Arumen vient me saluer, c’est elle qui est aux fourneaux. A 9h00 arrive le taxi que m’avait négocié la famille la veille pour aller visiter les alentours de Eghegnazor pour toute la journée. Mon chauffeur ne parle que Russe et Arménien, et, quand on doit communiquer, il appelle sa femme qui fait la traduction au téléphone. Le soleil est de la partie ce matin et je sais que ça ne durera pas. J’ai envie de retourner à Noravank pour revoir le site avec la lumière matinale, tout seul et sans pression comme la veille. Quand nous arrivons, nous sommes en effet presque seuls, il n’y a qu’un camping-car immatriculé en hollande qui a passé la nuit là. J’en croiserai quelques-uns de ces mobile-home immatriculés en Europe, ce qui est toujours une grande joie pour les locaux de les apercevoir. L’atmosphère matinale à Noravank est surréelle, presque divine, avec ces gros nuages noirs, qui s’accrochent aux montagnes. Ils sont percés de rayons de soleil qui illuminent uniquement les églises du site, comme un rayon divin. Initialement j’avais prévu une randonnée (trouvée sur Wikiloc) qui se termine à Noravank après avoir traversé des gorges profondes. Mais suite aux pluies d’hier et à celles annoncées cet après-midi, on me l’a déconseillé. Je parcours malgré tout les 10 premières minutes à contre sens jusqu’à une source avant de remonter en voiture, direction Eghegis, Arates et environs.



Noravank

Il faut 45 minutes de voiture sur des routes de plus en plus étroites et isolées pour rejoindre ces anciennes églises arméniennes, pour certaines très anciennes et en ruine, nichées dans des alpages à l’aspect de steppes. Je suis surpris de voir la quantité de pièces archéologiques, essentiellement des pierres dans lesquelles sont sculptées des croix et des écritures parfois presque millénaires, et qui sont à terre, sans protection et à la portée de tous qui souhaiterait les emporter.

Arates

Nous mettons ensuite cap sur le Selim Pass, après un bref arrêt plein de gaz liquide et sandwich. La route remonte une vallée, d’abord large, ensuite de plus en plus escarpée. Les paysages sont magnifiques et grandioses. Le paysage herbeux, totalement jauni après la sécheresse de l’été, sans un seul arbre, consiste en une steppe aride et immense, entourée de sommets. Juste en dessous du col se trouve un des plus ancien et des mieux préservé caravansérail (Caravansérail de Sélim) de la route de la soie, ce qui était le but premier de mon ascension. Je suis excité d’aller visiter cet ancien lieu d’accueil des marchands de l’époque et de leurs montures sur leur route vers l’Orient lointain. C’est mon intérêt pour la route de la soie qui m’a amené à vouloir découvrir ces contrées, notamment après la lecture du livre de Bernard Ollivier « la longue marche ». Le caravansérail est presque intact et orné d’écritures arméniennes et arabes. A l’intérieur on peut facilement identifier les pièces de vie des hommes et des bêtes, mais aussi des espaces de vente. Un marchand vend du miel, des alcools locaux et des herbes aromatiques. Il parle le français, ce qui est très rare par ici. Je lui achète un petit pot de miel puis prenons la route pour redescendre de l’autre côté du col, jusqu’au lac Sevan et au cimetière de Noraduz, réputé pour ses khatchkars. A présent le ciel est bas, gris et il tombe une fine pluie glaciale. Plus haut sur les sommets, une couche blanche apparaît : ce sont les premières neiges de l’année. Le lac Sevan, que j’ai vu d’un bleu éclatant sur les cartes postales à Erevan, a la même couleur que le ciel et se tient le long de la route déglinguée traversant des villages vides et sales. Le tout transpire d’une ambiance cafardeuse. Je me promène rapidement à travers les khatchkars, qui sont des stèles commémoratives de près de 2 mètres de haut et sur lesquelles sont représentées des scènes de la vie quotidienne de l’époque. Pour quelques Drams, une vieille dame m’explique la signification des représentations sculptées sur les stèles principales, ce qui donne un peu de vie à ce cimetière sous la grisaille. Nous repassons le col dans l’autre sens, là-haut le vent souffle et la température tombe à 0 degré. Je peux sentir le froid passer à travers vitres mal isolées de la vielle Lada aux pneus lisses. En perdant de l'altitude la météo se fait plus clémente et j'observe que mon chauffeur se détend. Après la visite d’une énième église et un bref passage chez un bijoutier pour changer des euros, mon taxi me dépose à ma pension. Nous nous reverrons demain pour le chemin jusqu’à Goris car il n’y a pas de marshrutka sur cet axe demain, ou alors de façon très incertaine.

Lorsque je rentre, un couple d’allemand vient juste de s’installer à la pension. Nous passons le début de soirée tous ensemble avec les enfants avant d’aller manger dans un resto que nous recommande nos hôtes, le long de la « Motorway 2 » (comprendre « la route défoncée vers le sud »). Plutôt sympas, ils m’offrent le repas et la bière. Ils m’expliquent aller eux aussi en Iran par après, mais en avion, faute d’avoir obtenu le visa à temps (obligatoire pour le passage terrestre mais délivré à l’aéroport). Nous rentrons dans le noir à la lumière de nos frontales sous la bruine glaciale et ouvrons la bouteille de vin que j’ai achetée et que nous finirons à 2 avec Micha car Hannah m’apprend qu’elle est enceinte. Je trouverai rapidement le sommeil…

Mercredi 4 octobre:

Après un petit déjeuner vite avalé et avoir fait mes adieux, je me mets en route vers Goris avec mon taxi de la veille. Les nuages de pluie de hier s’ouvrent et se déchirent à présent en lambeaux sur la pointe des sommets et des collines environnants. Il a fait froid cette nuit, et les timides éclaircies laissent entrevoir les alpages saupoudré d’une fine couche blanche de neige fraîche. Le contraste de la blancheur étincelante de la neige avec le jaune des herbes brûlées de la steppe, sur le fond de nuages s’écharpant sur les pics rocheux, est magique. A travers les minces espaces de ciel bleu fusent quelques rayons soleil réchauffant l’atmosphère et les teintes froides du paysage. La route zigzague en larges virages dans le fond de l’ample vallée, monte est descend en laissant apercevoir, au détour d’une courbe ou d’un petit col, le long ruban foncé d’asphalte s’étirant à la l’infini vers un banc de brouillard. En chemin, nous faisons halte à Jermuk, station thermale dont le nom s’étale sur toutes les bouteilles d’eau minérale du pays et dont les façades neuves des bâtiments et la signalisation existante au bord de la route lui confère un aspect chic. Jermuk, également station de ski construite par les russes à l’époque, verra sous peu ses hôtels remplis par les skieurs. L’air est piquant et, avant de rejoindre la voiture, je me réchauffe les mains avec une bouteille d’eau vide que je rempli à une source d’où jaillit de l’eau à 55 degrés.

Neige fraîche au Vorotan Pass avant Goris

La route se poursuit avec le passage du Vorotan Pass. Ici les nuages s’accrochent et la route est à présent totalement enneigée. Elle le restera jusqu’à proximité de Goris. J’avais convenu avec mon chauffeur qu’il me dépose au téléphérique pour Tatev (le “Wings of Tatev”), mais vu la neige et le brouillard je décide qu’il est inutile de monter là haut et nous poursuivons jusqu’à Goris où je me fais déposer à l’auberge de jeunesse (Eden Hostel & Guesthouse, 9€/nuit). Il fait glacial dehors et tout autant à l’intérieur lorsque je rentre dans le hall de l'auberge. Se tient là, debout et raide comme la justice, un jeune de mon âge et qui attend depuis 15 minutes que quelqu’un de la réception vienne l'accueillir. Nous trouvons un mot de la réceptionniste avec un numéro auquel appeler en cas d’absence. 5 minutes plus tard une dame sympa, mais avec qui la capacité à communiquer est limitée, nous montre notre dortoir et nous amène un radiateur électrique plus que bienvenu.

Nous ressortons presque immédiatement à la recherche d’un endroit où manger. Je fais plus ample connaissance avec Ido, il est israélien et est un ancien officier de l'armée. Il ne mange pas casher à proprement parler, mais suit malgré tout certaines règles alimentaires, comme celles de ne pas manger de porc et de ne pas mélanger les produits laitier avec de la viande. Du coup, ça restreint pas mal les possibilités des lieux ou se sustenter, surtout dans dans un pays comme l’Arménie et d’autant plus dans un bled comme Goris. Finalement, un kebab d’agneau avec du riz fera l’affaire. A cet instant, je n’ai pas encore conscience que ce menu constituera, jusqu’à l’écœurement parfois, à peu près l’essentiel, la variété de viande mise à part, de mon régime alimentaire iranien.

Alors que Ido, qui déteste déjà ce temps gris, froid et maussade qui lui est pourtant inconnu dans ses contrées septentrionales, rentre à l’auberge se reposer et se connecter au Wifi, je m’en vais explorer le vieux Goris. Le vieux Goris est en fait le pendant de Kandovan, en Iran. Des habitations troglodytes creusée dans du tuf, faisant fortement penser à la Cappadoce. Mais la tête enfouie sous ma capuche, les mains frigorifiées et les pieds mouillés, le charme opère peu et je me précipite dans le premier bistrot ouvert que je croise. Un café pour me réchauffer le corps et deux Kilika de 66cl (bière locale) pour me réchauffer le cœur.

Quand je rentre à l’auberge, Ido a fait connaissance avec une nouvelle arrivée qui partage notre chambre: Anna, qui est Moscovite. On fait passer le temps en jouant aux cartes dans la cuisine en buvant du thé bien chaud. Tous les trois, nous souhaitons aller demain visiter le monastère de Tatev et arrangeons un taxi avec l’auberge. Finalement, un invité surprise de dernière minute, un compagnon de voyage que Ido a croisé en Géorgie 1 mois auparavant et qui se trouve par hasard dans la taverne du village ou nous allons souper, s’ajoutera à nous pour l’aventure du lendemain.

Jeudi 5 octobre:

La Lada bleue clinquante édition spéciale rideau de fer nous attend fièrement devant l’hostel. Notre chauffeur, dont le sourire est aussi brillant que les enjoliveurs chromés de son ancêtre, discute du prix et de l’itinéraire en russe avec Anna et la gérante de l’auberge. Finalement, on ne va pas se contenter de Tatev, on va pousser jusqu’à Sisian, pour aller voir Karahunj, le Stone Age local, mais aussi une cascade, le monastère de Vorotnavank et un vieux pont menant au lac de Shamb. J’avais initialement l’intention de prendre la marshrutka de 13 ou 15 heures jusqu’à Kapan puis Meghri pour passer la frontière iranienne le lendemain matin tôt.Mais l'itinéraire alléchant et la joie de partager cette aventure aux allures de road trip avec mes nouveaux amis me plait plus.

Je resterai donc une nuit de plus dans ce lit dont le confort relève plus du hamac, tant il est creusé. Mais ça n’a pas la moindre importance. Je suis assis à l’arrière, écrasé contre la fenêtre. A cinq dans cette voiture, en comparaison, voyager avec Ryanair relève du luxe ultime. Je rigole intérieurement du groupe éclectique que nous formons en route vers “on ne sait pas vraiment où”. Vingt quatre heures auparavant nous étions encore de parfaits inconnus, et maintenant nous voilà tel un groupe de pote qui se connaît depuis toujours. Il n’y a qu’en voyage que ce genre de dynamique de groupe se crée.

Compagnons de voyage et taxi Lada clinquant

Le soleil brille de mille feux ce matin. Fini la grisaille et la pluie. En revanche il a neigé la nuit sur les hauteurs, et au premier col que la route franchi, il y a une petite accumulation de quelques centimètres. Le paysage blanchi est spectaculaire, et nous sommes tous ébahi devant tant de beauté. Pour les deux autres garçons, c’est presque une première de voir de la neige, ou, en tout cas, d’en voir de si près. Ils ont fait arrêter le taxi pour pouvoir toucher la neige et, tels des gamins, s’amusent à lancer des boules de neige. Ce qui fait bien poiler notre chauffeur, blasé des hivers glacials qui peuvent sévir dans la région (jusqu’à - 40 °c paraît-il). Peu après s’être remis en route, nous croisons des bergers en transhumance qui envahissent la route avec leurs vaches. Perchés sur leurs chevaux pour guider le troupeau, ils ont des airs de cow-boy du far-ouest. J’en profite pour les prendre en photo avec le paysage désolé en arrière plan.

Transhumance

Nous poursuivons ensuite jusqu’à Karahunj. Il y a plus de monde par ici, mais pour que l’endroit ait vraiment de l'intérêt, il faudrait un guide, sinon ce n’est qu’un champ où se trouvent des pierres levées sans logique apparente. J’en profite pour prendre un café dans une roulotte et nous échangeons quelques mots avec un homme accoutré comme pour aller gravir l’Everest. Soudain, choc des civilisations: l’homme demande à Ido d’où il vient. L’Israélien répond à l’homme qui lui répond à son tour “alors c’est donc toi mon ennemi juré ? Je suis Iranien”, avec un air rieur traduisant qu’il n’en pense rien. S’en suivra ensuite dans la voiture une discussion sur les problèmes entre les deux pays.

D’ailleurs, sur ces routes du grand Sud arménien, l’Iran commence à se faire plus présente: nous croisons de nombreux camions immatriculés en Iran mais aussi des pancartes de restaurants ou de garages le long de la route où la traduction n’est plus en Russe mais en Persan. Quelques dizaines de minutes plus tard, nous voilà au bord d’une belle cascade. Avec les pluies des jours précédents, il y a du débit, ce qui la rend imposante. Après les selfies de rigueur, nous nous réentassons dans la vieille Lada en route vers le monastère de Vorotnavank. Il est parfaitement bien préservé et vraiment imposant, le long d’une petite route dans une nature intacte. Avant de poursuivre vers Tatev, nous faisons un long détour par une vallée traversée par un vieux pont et menant à un joli lac entouré de hauts plateaux.

Sur la route

Monastère de Vorotnavank

Vieux pont menant au lac de Shamb, proche de Sisian

Le lieux de départ du téléphérique pour Tatev est en contraste total avec le reste du pays: moderne et blinquant. D’un coup, on se croirait téléporté en Suisse. Nous achetons nos tickets par carte de crédit pour un départ à 15h30, soit 45 minutes plus tard. En attendant, on en profite pour se restaurer un peu devant la vue sur la vallée en contrebas. On loupe notre départ et devons changer notre billet. Le monastère de Tatev est très beau, mais j’ai déjà vu tellement d’églises arméniennes et de monastères que je suis un peu blasé. Je m’éloigne un peu pour avoir une vue avec du recul avec le montagnes enneigées de l’Azerbaïdjan et du Haut-Karabagh au loin. Initialement, j’avais prévu de redescendre à pieds en passant par le pont suspendu et les sources chaudes, mais l’heure tardive et la météo des jours précédent contrediront mes projets. Nous rentrons doucement à Goris et allons souper ensemble des plats locaux à la taverne du village, à côté de l'hôtel Goris.

Tatev

Vendredi 6 octobre:

La marshrutka vers le Sud ne passera pas avant 13h et, comme j’ai déjà un hôtel réservé et payé à Jolfa, et que je veux passer la frontière iranienne le plus tôt possible dans la journée, je demande au taxi d’hier de me conduire jusqu’à Agarak, au poste frontière. Je n’ai jamais autant pris de taxi en voyage qu’en Arménie. Mais la rareté des transports publiques dans le Sud et l’isolement de certains endroits ne me laisse pas d'autre choix. Et puis, ça me donne l'occasion de m'arrêter quand je veux pour admirer les paysages ou de faire des détours par des petits villages en dehors de l’axe principal.

Je fais mes adieux à Anna et Ido. Anna remontera au Nord vers Areni, pour aller à la fête du vin, en stop avec des Argentins séjournant dans l’autre dortoir de l'auberge. Avant de se séparer elle m'apprendra quelques mots de base en russe pour communiquer avec le conducteur. Ido, quant à lui, passera quelques jours par Erevan avant d’aller prendre son vol retour à Tbilissi.

J’embarque donc dans la Lada d’hier, à l’avant cette fois ci, en route vers le Sud et l’Iran. Mon chauffeur a pris sa femme avec, j’ai cru comprendre qu’elle n'avait jamais été jusque là et qu’elle est curieuse de découvrir une autre part de son pays. Les paysages changent petit à petit, les panoramas steppiques font place à une forêt dense puis à des paysages plus alpins, avec le franchissement du col de Meghri à 2535 mètres. Au loin, on aperçoit déjà les premières montagnes d’Iran. A la descente, le décor change, tout devient plus aride et plus sec.

A l’arrière, la femme de mon chauffeur m’a gentiment préparé des sandwiches pour ne pas que je reste le ventre vide. Comme un dernier geste d’hospitalité à l’arménienne avant de rentrer dans un nouvel univers inconnu. Plus nous approchons de l’Iran et plus le thermomètre augmente drastiquement. Alors que le Meghri Pass était couvert de neige, nous croisons un panneau indiquant 25 degrés en traversant Meghri. Et soudain, nous débouchons dans une vallée. D’un seul coup, il n’y a plus d’herbe, plus d’arbre, plus de couleur. Les collines bien que plus basses se font abruptes, brisées, rocailleuses et d’une couleur aussi sombre que de la pierre de volcan. L’univers dans lequel nous entrons est radicalement différent de tout ce que j’ai vu jusqu’à maintenant: lunaire et inhospitalier. Sur la gauche de la route, l’accès est barré par des barbelés tout du long, et quelques miradors ponctuent le chemin. De l'autre côté des barbelés coule l’Araxe, et sur la rive d’en face s’étend la République Islamique l’Iran. Cette arrivée progressive sur l’Iran avec l’apparition soudaine de ces terres désertiques sonne comme une mise en garde. Je suis impressionné et ressens un mélange d’excitation, de me retrouver à ce point précis du globe, et d’anxiété quant à ce qui m’attend de l’autre côté.

En route vers l'Iran, arrivée sur Kapan

Ils me regardent affectueusement m’éloigner du taxi et, après un dernier signe de la main à mon chauffeur et sa femme, je passe le portail d’accès aux douanes arméniennes. Quelques camions sont garés là, en attente de leur passage sur l’autre rive. Nous sommes vendredi, l’équivalent de notre dimanche en Iran, et tout est plutôt calme. Quelques chauffeurs de taxi attendent le client et des enfants revendent des cartes sim prépayées. D’autres boivent du thé dans le grand hall qui fait aussi office de bar. Je suis apparemment le seul à traverser la frontière car un fonctionnaire vient ouvrir exprès pour moi le guichet. Quelques questions d’usages et un coup de tampon plus tard, me voilà officiellement sorti d’Arménie.

A la sortie du bureau des douanes, une large route mène jusqu’à un pont au dessus de l’Araxe. Il y a la possibilité d’emprunter des voiturettes de golf pour franchir ce no man’s land de 500 mètres entre les deux pays, mais l’instant est solennel et je préfère en savourer pleinement chaque seconde. L’envie de faire perdurer un peu ce moment l’emporte sur mon empressement d’entrer en Iran. L’entrée Nord du pont, côté Arménien donc, est gardée par un soldat Russe qui contrôle une dernière fois mon passeport. Les rambardes du pont sont peintes de gris jusqu’à exactement la moitié, devenant blanches, rouges et vertes ensuite pour symboliser le changement de pays. En dessous, coule le torrent boueu. De l’autre côté, un jeune soldat tout mince m'accueille d’un “Salam”, mon premier Salam, et m’indique vers où me diriger. Au pied du poste frontière, dans lequel je m’engouffre, trône fièrement un immense drapeau iranien repérable des kilomètres à la ronde.

Mon visa en poche, le passage en douane est très rapide jusqu'à ce que, avant de récupérer mon sac sortant de la machine à rayon X, un homme, apparemment haut gradé, me demande de le suivre dans son bureau. Ce doit être le chef des douanes, car il est en chaussette dans le salon adjacent à son bureau, richement décoré de tapis persans. Il me pose toute une série de questions sur mes connaissances à propos de l’Iran et de la raison de mon voyage dans ces contrées reculées, loin des zones touristiques telles que Shiraz ou Ispahan. Apparemment convaincu par mes réponses, il me remet enfin mon passeport, à deux mains, en me souhaitant la bienvenue en Iran. Je ressors de là un peu déboussolé: était-ce de simples questions d’usages ou bien ma présence ici est-elle réellement source de suspicions ? Bien que je chasse rapidement ces pensées de ma tête, un léger malaise me poursuivra pour le reste de la journée.

Tout est extrêmement calme ici. Je change les Drams arménien qu’il me reste en Rials, ainsi qu’une centaine d’euros. Me voilà à présent multi millionnaire. Il n’y a que très peu de savari dans la vallée de l’Araxe, et, de surcroît nous sommes vendredi. Je n’ai à nouveau d’autre choix que de négocier un taxi. Avant d’aller à Jolfa, 70 km plus à l’Ouest, je souhaite faire le détour par le vieux petit village d’Ushtabin, 30 km à l’Est du poste frontière. Le changement d’ambiance est radical avec l’Arménie, essentiellement dans l’attitude des gens. Ils sont tout aussi gentils et chaleureux, mais nettement plus extraverti et moins repliés sur eux-mêmes. J’avais ressenti le même décalage, à une échelle beaucoup plus forte, en passant d’Israël en Palestine il y a quelques années. Mon chauffeur s'arrêtera vingt fois entre la frontière et Ushtabin pour prendre des gens au bord de la route, parler avec des connaissances, aller acheter des fruits ou encore embarquer ou livrer des colis. A plusieurs reprises nous amènerons de jeunes soldats d’un village à l’autre.

La route longe tout du long le cours de l’Araxe. La zone est stratégique d’un point de vue géopolitique et potentiellement explosive car juste en face se trouve, en alternance, l’enclave Azerbaïdjanaise du Nakhitchevan, l’Arménie et l’Azerbaïdjan, deux pays en guerre. J'aperçois de loin miradors, bases militaires et canons anti aérien. Mais aussi des villages animés, des voitures et même un train de passager. Il est étonnant de pouvoir entrevoir de si près ces mondes qui se haïssent mutuellement, et pourtant s'ils savaient comme, vu d’ici, à quel point ils se ressemblent. De mon côté de la frontière, bien que la route soit ponctuée de fortins poussiéreux et de soldats retranchés, mitraillette en bandoulière, derrière des sac de sable, l’ambiance semble plus détendue. L’Iran, pays ami des deux autres, n’a, a priori, rien à craindre.

Après un carrefour avec l’axe principal, la route se fait plus étroite et prend de la hauteur. Nous arrivons peu après au village. Il est construit sur les pentes d’une colline. Toutes les maisons aux toits plats sont construites en argile et serrées les unes contre les autres dans un labyrinthe de petites ruelles pavées. Quelques enfants jouent dans les rues et sont surpris par la présence d’un étranger. Mes quelques mots de Farsi les surprennent autant que ça les fait marrer. Plus tard, j’apprendrai que dans toute la province les habitants parlent l’Azéri et non le Farsi, parfois source de difficulté avec le gouvernement qui refuse de reconnaître la langue comme officielle.

Dans ce petit village le temps semble s’être arrêté: un homme transporte du fourrage sur son âne tandis que les femmes lavent le linge ensemble dans de grandes bassines. De retour au taxi, nous nous mettons en route à toute vitesse vers Jolfa. A 140km/h dans la vallée de l’Araxe j’ai à peine le temps d’admirer les paysages de dingues tout autour de moi. En chemin, nous nous arrêtons dans un bouiboui pour dévorer un délicieux kebab, avant de reprendre la route accompagnés de deux soldats et d’un étudiant à l’arrière.

Un homme transporte du fourrage sur son âne

Après m’être installé dans ma chambre à Jolfa pour deux nuit (Tourist Inn, 30€/nuit), je pars explorer les alentours. Jolfa est une zone franche économique, on y trouve une foule de boutiques. D’autant plus que le poste frontière Azéri se situe en plein centre ville, ce qui favorise les commerces en tous genres. D’ailleurs, beaucoup de magasins ont leurs enseignes écrites en Azéri, mais le plus surprenant est la présence d’un Domino’s Pizza, chaîne de fast-food américaine. J’avais repéré à l’entrée de la ville un pont ferroviaire situé à côté d’un mémorial ou des gens se prenaient en photo et je décide de poursuivre jusque là a pied.

C’était sans compter sur Payman, un automobiliste qui passe par là et qui tient absolument à me déposer là où je vais. Avec sa femme et son fils, il m’explique la signification du mémorial et prend des selfies de nous, sous le regard attentif des deux soldats qui gardent le pont depuis un mirador placé au dessus des rails. Ce pont, qui permet aux trains marchandises venant de Turquie d’amener leur cargaison en Iran via l’Azerbaïdjan est un lieu stratégique bien gardé. Payman insiste ensuite pour m'emmener faire du shopping, et ne me laisse pas l’occasion de refuser. Bien que j’aie appliqué la règle du Taroof, qui veut que l’on refuse plusieurs fois une offre avant de l’accepter, me voilà malgré moi dans sa voiture sur les grands axes de circulation à l’extérieur de Jolfa. Je suis surpris par la modernité: de nombreux centre commerciaux design et flambant neuf remplis grandes enseignes américaines et internationales. Apparemment, l’embargo américain ne s’est pas invité jusqu’à ce mini Dubaï Iranien. A l'extérieur les voies rapides sont bondées, entretenues et décorées pour le mois d’Achoura, rien avoir avec l’image glauque et poussiéreuse que l’on a de l’Iran en Occident. Même si, bien entendu, ce lieu n’est pas représentatif de l’Iran en général. Payman insiste pour me payer quelques chose, je refuse, il insiste, je refuse, il insiste… Je finis par prendre ce qu’il y a de moins cher dans le magasin: un tube de dentifrice. Payman est fier comme Artaban de présenter son nouveau pote européen à tout qui veut bien l’entendre aux caisses. Spontanément les “Welcome in Iran” fusent et je me vois invité à prendre leur numéro de portable “au cas où j’aurais besoin d’aide”. Finalement, Payman qui rentre ensuite sur Tabriz, me dépose à mon hôtel et je ressors immédiatement manger juste en face. De toute façon je ne comprends rien à la carte écrite uniquement de ces belles arabesques persanes et je choisis un kebab au hasard. Le ventre plein, fatigué, je rentre dormir. Ca aura été une longue et intense journée.

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Visa de transit pour traverser l'Iran à vélo?
Bonjour

C'est mon premier post sur ce forum, j'en apprend tous les jours grâce à vous.

J'ai le projet de me rendre le plus loin possible vers l'Inde à vélo. Je dois donc traverser l'Iran, en partance de la Turquie. Le passage le plus commode serait Bazargan, Maku, Tabriz, puis quelques autres villes pour arriver à Shiraz, et enfin Kerman et Zahedan, proche de la frontière du Pakistan. Ma (mes) question(s) est la suivante: j'ai lu sur le site de l'ambassade d'Iran qu'il était possible de faire renouveler un visa de transit.

"ce type de visa de courte durée est délivré aux étrangers souhaitant traverser l'Iran à destination d'un pays tiers , et il est renouvelable pour une, deux ou plusieurs fois."

Les nouvelles sur le forum datant de 2007 indiquent que les autorités ne délivrent plus ce renouvellement, qu'en est-il exactement en 2011? Le site est-il à jour ? Dans la négative, Y aurait-il une autre solution (renouvelable j'entend, dans quelles villes?) afin de rester 6-8 semaines en Iran, et de passer la frontière du Pakistan (visa multi-entrée, visa sortie unique, ou visa vélo) ?? 😉

J'aurais des milliers d'autres questions mais je m'arrête ici pour aujourd'hui

Guillaume 🙂
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Iran en été sous le voile
Bonjour à tous/toutes!

J'ai mon billet d'avion pour l'IRAN pour tout le mois d'août cet été, et je fais appel à vos expériences mesdames et mesdemoiselles qui avez déjà visité le pays, pour savoir comment on fait pour survivre sous le voile par une température moyenne de 40 degrés en août, en plein cagnard, surtout si le voile doit être de couleur noire?? C'est ce que je redoute le plus...

A part ça, j'ai une autre question qui rejoint plus ou moins un message posté récemment sur l'Arabie Saoudite: qu'en est-il pour les chaussures? Les chaussures "aérées et ouvertes" sont-elles tolérées en Iran?

Autre question sur le visa: doit-on être voilée sur la photo envoyée à l'ambassade pour obtenir le visa pour l'Iran?

Et enfin, dernière question concernant le code vestimentaire... Est-il possible de se baigner en tant que femme dans la mer Caspienne ou dans le Golfe Persique? Si oui, doit être entièrement couverte? Les plages sont-elles séparées hommes/femmes?

Merci beaucoup pour vos réponses!

Sophie
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Frontière terrestre Turquie - Iran à vélo
Salut les voyageurs,

Mon pote et moi parton pour un tour du monde à vélo, en juillet. Je voulais savoir si quelqu’un récemment a traversé le frontière Turquie / Iran par voie terrestre. Si oui ou ?

Merci,
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Obtention du visa iranien à Ankara en Turquie: nouvelles!
je viens de faıre faire mon vısa iranien pour 1 mois a l'embassade d'ıran en turqie a ankara. c'est tres sımple.

vous donner 1 photo, les photocopıe du passeport, remplır a l'arrache le formulaıre et 60 euros et vous attendez une semaıne envıron.

pas besoin de numero de telex ou d'ınvıtatıon. pas besoın de connaıtre quelqun las bas. ca passe comme sur des roulettes et je n'avaıs pas remplıs toutes les ınfos dont la frontıere de sortie etc...

par contre, ils m'ont dıt que le consulat d'erzurum ne delıvrait plus de vısa. a confirmer.
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Prolongation de visa iranien
Bonjour

J'ai en poche mon visa iranien, mais il est, et c'est normal, delivre pour une periode de presence dans le pays de 1 mois ( et je dois entrer en 0ran dans les 3 mois a compter de sa delivrance). Or je souhaiterais y passer un peu plus de 2 mois. D'apres ce que m'a dit l'ambassade d'0ran et ce que j'ai lu a divers endroits dont dans le LP, il est assez aise d'obtenir une prolongation en s'adressant aux autorites iraniennes le moment venu. Quelqu'un a-t-il deja essaye de demander une prolongation de plus d'1 mois ? Est-ce accepte (surtout que j'aurai deja mon visa pour le pays suivant ce qui prouvera que je quitte bien l'0ran) ou bien est-ce en theorie une prolongation de maxi 1 mois qui est accordee ? Quelques conseils a donner ? Combien de temps la demande de prolongation necesite-t-elle ?

Le pb c'est qu'il ne semble pas y avoir de 'theorie' mais que des cas particuliers...

Merci !
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Sécurité sur le trajet Iran-Pakistan-Inde
Bonjour,

Je suis actuellement a Istanbul... Je vais obtenir mon visa iranien d ici 10j si y a pas de probleme et filer en Iran... Mon objectif est de finir mon voyage en Inde...

Pour relier l' Inde, je voudrais prendre la voie terrestre donc passer par le pakistan mais je m interroge beaucoup sur ce pays... mais aussi sur la ville de Zahedan en Iran...

Cette region connait beaucoup de difficulte liee a la drogue et par consequent il y a beaucoup d affrontement...

Je ne tiens pas aller au casse-pipe je sais qu il y a un risque... mais je voudrais reussir a comprendre dans quelle mesure le risque est grand?

Par ailleurs, je m interroge si le pakistan ne doit etre qu un pays de transit pour l inde car a la bas e je pense faire le visa indien a Karashi? mais c possible de le faire en Iran simplement

Pour finir je tiens a preciser que je suis seul et que je pense faire mon visa pakistanais en iran? je v essayer de recuperer une lettre de recommendation en turquie

Bon en fonction de vos remarques je prendrais soit la route par le paki, l avion ou le bateau....

Merci pour votre aide
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Itinéraire Téhéran - Tabriz - Isfahan en train?
Bonjour,

je repars cet ete pour 2 semaines en Iran. Mon périple est de Teheran Tabriz Isfahan. Mais je ne sais si je dois faire Teheran Tabriz d'abord ou Isfahan. Je ne connais pas Tabriz, mais Téhéran et Isfahan oui. J'ai gouté au joie des bus et pourquoi pas l'idée de train. Si quelqu'un a des idees quel serait le periple le mieux vu les distances merci
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Lettre d'invitation particulière pour l'Iran
bonjour,

je suis en cours de préparation pour mon voyage en Iran et compte obtenir le visa d'entrée à l'arrivée. j'ai déjà le billet d'avion aller et retour ; la lettre de prise en charge assurance / rapatriement par l'assurance de ma carte VISA GOLD

..et compte faire écrire une lettre d'invitation par mon amie IRANIENNE qui habite Téhéran, et qui va me loger sur place.

avez vous quelques informations ou le détail utile à y faire mentionner pour correspondre autant que possible aux attentes des autorités locales ?? mis à part le nom, l'adresse et surtout les coordonnées de téléphone de la personne accueillanté , y a t il autre chose à y mentionner ??? ce document doit il etre bilingue anglais / Farsi ?? ou anglais seulement (compte tenu que je ne lis ni ne parle bien sur le farsi :-)

merci de vos infos à ce sujet si vous en avez eu l'expérience récente
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Passage de la frontière turco-iranienne
Bonjour.

Je suis actuellement en Turquie ou j attends mon visa iranien et j aimerai avoir des infos recentes sur le passage de la frontiere turco-iranienne en bus collectif. ou faut il la passer. quelles sont les formalites adminıstratives. Merci d avance. Carole.
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Prendre un visa iranien à Trabzon (Turquie)?
Bonjour, dans le cadre de la préparation de mon voyage en stop et à pied, je regarde toutes les questions de visas.

Cependant j'ai une question, j'ai lu ici même qu'il relativement simple de récupérer un visa iranien à Trabzon en turquie.

Est ce toujours le cas? Le prix du visa est toujours de 50€ (pour un mois)? Et surtout, niveau empreinte digitale, certains disent que c'est obligatoire (il faut passer à paris alors que je suis dans le limousin) d'autres disent à trabzon, aucun soucis.

Avez vous des retours d'expérience récent?

merci.
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Visa à l'arrivée en Iran, avril 2010
Bonjour Je suis actuellement en Iran, je suis arrive avec mon amie i ly a 10 jours (19 avril 2010), nous ne sommes pas marries, et voici comment s est passe l arrivee. Nous sommes arrives de nuit, nous avons rempli chacun le formulaire que le fonctionnaire nous a donne, avec nom d hotel, profession etc. J avais reserve dans un hotel a ispahan par mail (amir kebir hostel), quand nous avons rendu nos formulaires dument remplis, le fonctionnaire nous a demande d aller au guichet a cote payer les 50 euros du visa, il a aussi demande si j avais une reservation pour l hotel, je lui ai presente le mail de reservation, visa accorde sans probleme pour deux semaines. Pour moi cela s est toujours passe ainsi, tres simplement. Une nouveaute par contre, mon amie qui venait pour la premiere fois en iran a du donner ses empreintes digitales dans un bureau a cote, j etais present, mais a moi ils ne me l ont pas demande. Cela fait 4 fois que je viens en iran en 2 ans, je n ai jamais laisse mes empreintes, ni cette fois ci donc. Je suis toujours venu avec des photos d identite et on ne me les a jamais demande non plus. Pour moi cela n a jamais ete plus complique que cela, et cette fois n a pas fait exception. Yoann
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Voyager seule en Iran?
Bonjour, je suis française et j''ai prévu de rejoindre mon oncle iranien à Téhéran pour quelques jours en avril puis de voyager seule une semaine vers le Sud. Je me demandais si ça posait problème de voyager seule en tant que femme dans ce pays (je compte bien entendu porter le voile). J'aurais voulu aller à Shiraz, Persepolis, et Ispahan. Qu'en pensez-vous?
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Cadeaux pour Iraniens
Bonjour Je vais être amené à être très souvent invité pendant mon séjour iranien. Que puis je rapporter de France qui pourrait faire plaisir à un hôte iranien et qui ne pèse pas 38kgs? Autrement dit: qu'y a-t-il en France et introuvable en Iran à offrir lors de mes invitations?
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Voyager en Iran avec la double nationalité franco-iranienne
Bonjour,

Je souhaites avoir votre avis, J'ai la double nationalité Franco-Iranienne, Mon prénom Iranien est différent de mon prénom Français,

J'ai voyagé à 3 reprises de cette manière en Iran et ressorti de l'Iran en présentant mes deux passeports.

Mais à chaque fois que je veux ressortir j'ai peur que le fait d'avoir un prénom Français dans mon passeport pose problème et que je reste bloqué làbas.

est ce que vous avez des informations qui puissent me rassurer? Est ce que je m’inquiète pour rien ? Mon acte de naissance Français où le Francisation de mon prenom est specifié peut convenir en cas de problème même s'il est en Français ?

Quel document dois je amener avec moi pour être rassuré ?

Merci de vos réponse si vous avez du vécu ou des informations.
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Demande de visa iranien à Paris
Bonjour,

Je vais aller à l'ambassade d'Iran à Paris pour demander mon visa et faire l'empreinte digitale. J'ai vu sur un site qu'il faut prendre rendez-vous pour faire l'empreinte digitale un après midi (14h-16h)! Je voulais savoir si c'est bien vrai! J'habite à Avignon et ça m'embêterais bien de devoir faire plusieurs fois Paris-Avignon!! Je pars le 11 décembre est le stress monte!!🙁

Merci

VRO
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Entrée aux États-Unis après voyage en Iran
Bonjour, en tant que Suisse je devrai faire une demande de visa (alors que l ESTA me suffit normalement) après mon voyage en Iran pour aller aux USA, est ce que quelqu' un sait si ce visa peut m être arbitrairement refusé, et si même avec un visa, je prend le risque d être refoulée à l entrée des US, a cause de mon tampon iranien, tout est possible avec Trump!
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L'Iran, côté obscur
En tombant sur un article paru récemment dans la presse (lire ici), j'ai subitement été transporté malgré moi cinq ans en arrière, à l'automne 2013. Cet article a en effet réveillé des souvenirs forts désagréables de mon voyage en Iran. Mon expérience dans ce pays y a été pour le moins douce-amère. J'y ai en réalité fait deux voyages en un.

La première partie du voyage, correspondant aux deux premières semaines, j'ai été seul, et n'ai vécu que des moments mémorables de partage, de curiosité respective et d'hospitalité. J'étais absolument enchanté. La seconde partie a été un enfer, qui a déboulé sans prévenir du jour au lendemain. La raison ? Je n'étais plus seul, mais accompagné de ma compagne de l'époque, de nationalité chinoise. Sa présence à mes côtés m'a permis de découvrir une facette répugnante du pays, à mon grand désarroi.

Dès notre première sortie ensemble au lendemain de son arrivée, et pendant deux semaines, nous avons eu à subir la misogynie et les préjugés raciaux d'innombrables hommes iraniens. A longueur de journée, nous avions (comprendre : elle avait !) droit à des hurlements de singe parfois lancés depuis le côté opposé de la rue, ou à des dizaines d'onomatopées affreusement racistes, dont cet insupportable "CHING CHANG CHONG !" que d'innombrables hommes (souvent jeunes) ont pu lui adresser en ricanant grassement. Une fois, alors que nous nous promenions dans la rue et nous apprêtions à croiser le chemin d'un petit groupes de jeunes arrivant en sens opposé, l'un d'entre eux s'est brusquement penché vers elle pour lui hurler CHING CHANG CHONG en plein visage pile au moment où il passait à côté d'elle, lui faisant extrêmement peur. Dans certaines villes à l'époque peu visitées par les touristes (je pense à Kerman), c'était le pire. Nous en sommes arrivés à un point tel où nous redoutions de sortir nous promener, tellement nous étions écœurés. Pour ma part j'étais à cran, et me suis souvent retrouvé embarqué dans des engueulades/échanges d'insultes/débuts d'empoignades en pleine rue avec ces abrutis. On va me rétorquer que ce n'est pas malin, mais croyez-moi, difficile de garder son sang-froid ; à la longue, ça use ce genre d'ambiance. Car aux cris et onomatopées racistes s'ajoutaient souvent les regards écœurants que l'on pouvait poser sur elle. Là, c'était plus la spécialité des hommes plus âgés, qui pour certains la regardaient...comme un bout de viande. Certains ont même poussé la provocation jusqu'à venir la draguer (en mode machiste sûr de son droit naturel sur toute "femelle") en me ricanant au nez. Les regards lourds et obscènes, limite la bave aux lèvres, ça aussi c'était révoltant. Alors bien-sûr, ce genre de comportements méprisables n'est pas l'apanage des iraniens, mais est un trait du genre humain, mais franchement avec ce concentré de misogynie et de racisme, je pense qu'on atteint les sommets du classement mondial. Ce que j'ai pu sentir chez une partie de la population masculine, c'est un mépris total et choquant pour les femmes.

Nous avons évoqué le problème avec d'autres voyageurs, notamment des couples, et personne d'autre n'a eu d'expériences de ce type. En revanche, les quelques voyageuses asiatiques (voyageant seules) avec qui nous avons parlé nous ont dit subir énormément de harcèlement, de mains aux fesses/seins (bazar de Téhéran notamment). Je ne sais pas d'où tout cela vient. Les femmes asiatiques sont elles particulièrement sexualisées dans l'imaginaire masculin iranien ? Sont-elles considérées comme faciles ? Des fois, les stéréotypes cheminent de façon assez biscornue et inattendue jusqu'aux imaginaires collectifs ; on pourrait très bien imaginer qu'autrefois les marins ramenaient chez eux les récits de leurs aventures avec des prostituées asiatiques lors de leurs séjours en Extrême-Orient ! Je me dis aussi que, dans un pays relativement homogène sur un plan religieux et ethnique, voir un couple mixte devait susciter l'excitation/la curiosité/la réprobation/le doute quant à l'authenticité de la relation/etc. ? Peut-être l'a t'on vue comme une prostituée accompagnant son client ?

Voilà. Cette mésaventure aura été quand même un gros nuage noir dans ce voyage, mais heureusement ce n'est pas cela que j'en ai retiré au final. Je retournerais bien volontiers en Iran un jour. Enfin...SEUL, cela va sans dire...😕

ps : précision nécessaire (mais évidente) : Madame était couverte et voilée, équipée comme il se doit.
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