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Réveillon 2012-2013 à New York City: hôtels, restaurants, visites, etc?
Hello les amis,
Pour fêter dignement mon demi-siècle, j'ai opté de le faire à New York, en famille. Et comme ça tombe durant les fêtes de fin d'année, autant y passer aussi le réveillon !
Je me suis déjà rendu à deux reprises à NYC, en 1988 et en 2005. A chaque fois pour des périodes de 4 à 5 jours. Mais jamais durant les fêtes de fin d'année.
J'ai toujours souhaité découvrir cette magnifique métropole habillée de sa somptueuse tenue de Noël. C'est pourquoi je compte y passer dix jours, du jeudi 27 décembre 2012 au samedi 5 janvier 2013.
A ce jour, j'ai déjà réservé les quatre vols directs, Genève - New York, chez Swiss.
J'ai acheté quelques guides, mais c'est toujours très intéressant d'avoir des feedbacks de voyageurs ayant effectués un séjour à New York, surtout durant cette période.
Voilà pour la présentation de mon futur voyage. Place aux questions maintenant:Avez-vous un bon hôtel à me conseiller, près de Times Square (avec belles vues)ou Central Park (avec vue sur ce parc) ?Avez-vous des restos, bars sympas à me proposer ?Et aussi un restaurant pour fêter mon anniversaire, un endroit mémorable ?Outre le sapin (Rockfeller), d'autres adresses ou sites hivernales à découvrir ?Des magasins pour acheter des vêtements (jeans, vestes, disques) ?Comment se visite actuellement la statue de la Liberté ?Pour ceux qui connaissent, comment se déroule la fête du 31 décembre à Times Square ?Suite à mes questions principales, si vous avez d'autres infos intéressantes ou bons plans, je suis preneur. 😉
Merci et meilleures salutations à vous ! 😎
Pour fêter dignement mon demi-siècle, j'ai opté de le faire à New York, en famille. Et comme ça tombe durant les fêtes de fin d'année, autant y passer aussi le réveillon !
Je me suis déjà rendu à deux reprises à NYC, en 1988 et en 2005. A chaque fois pour des périodes de 4 à 5 jours. Mais jamais durant les fêtes de fin d'année.
J'ai toujours souhaité découvrir cette magnifique métropole habillée de sa somptueuse tenue de Noël. C'est pourquoi je compte y passer dix jours, du jeudi 27 décembre 2012 au samedi 5 janvier 2013.
A ce jour, j'ai déjà réservé les quatre vols directs, Genève - New York, chez Swiss.
J'ai acheté quelques guides, mais c'est toujours très intéressant d'avoir des feedbacks de voyageurs ayant effectués un séjour à New York, surtout durant cette période.
Voilà pour la présentation de mon futur voyage. Place aux questions maintenant:Avez-vous un bon hôtel à me conseiller, près de Times Square (avec belles vues)ou Central Park (avec vue sur ce parc) ?Avez-vous des restos, bars sympas à me proposer ?Et aussi un restaurant pour fêter mon anniversaire, un endroit mémorable ?Outre le sapin (Rockfeller), d'autres adresses ou sites hivernales à découvrir ?Des magasins pour acheter des vêtements (jeans, vestes, disques) ?Comment se visite actuellement la statue de la Liberté ?Pour ceux qui connaissent, comment se déroule la fête du 31 décembre à Times Square ?Suite à mes questions principales, si vous avez d'autres infos intéressantes ou bons plans, je suis preneur. 😉
Merci et meilleures salutations à vous ! 😎
Alaska!
Bonsoir à tous,
Voici le récit de notre voyage de cet été 2010 en Alaska.
Ce ne fut pas toujours un long fleuve tranquille!
Pour le récit illustré, cliquez ici
Bonne lecture!
ALASKA ! Enfin ! L’idée d’aller en Alaska nous turlupinait, Fred et moi, depuis longtemps. On n’avait cependant pas envie de survoler superficiellement cet immense état américain (le plus grand, 3X la France) On voulait le découvrir sous son aspect le plus sauvage, loin de la civilisation, loin des routes, au plus près de la nature. Pas facile en 3 semaines de vacances. Pas facile avec 3 enfants. Il nous a donc fallu attendre patiemment qu’ils grandissent, physiquement mais aussi dans leur tête, car nous nous doutions que le wilderness sous ces latitudes est vraiment très « wild ». Bref, nous (Marie, Fred, Caroline 17 ans, Arnaud 15 ans et Marion 14 ans) débarquons enfin à Anchorage ce 01/08/10 et récupérons nos 180 kg de bagages… 180 kg !? Oui, on prévoit de commencer par une semaine de camping itinérant en kayak de mer, suivie de 4 jours de descente en raft : tout ça nécessite un sacré fourbi, d’autant que nous emmenons notre canoë gonflable. Comme je me doute que notre résistance à la rude vie au grand air alaskan risque d’avoir ses limites, je choisis de terminer notre voyage par la location d’un camping car pendant 10 jours. Avec un tel programme nous n’allons découvrir qu’une infime partie de l’Alaska, à notre rythme. Ce sera l’occasion d’y retourner !
Cogitations/préparatifs Pour les prix, voir dans la partie budget à la fin VOL Pour le vol, rien de bien compliqué : Condor Airlines, filiale lowcost de Lufthansa, opère des vols directs pour Anchorage depuis Francfort. 2h30 de route de Nancy, aéroport très pratique. Bien que cher (presque 1000 euro A/R) on n’hésite pas longtemps devant l’attrait d’un vol direct et le prix de toute façon assez élevé aussi des vols avec escale (pb des retards, correspondances ratées, bagages perdus, passage de douane…) passant par les US ou le Canada. KAYAK DE MER On avait adoré notre virée en kayak au Groenland et bien envie de recommencer. Le but était de se balader dans des espaces vierges, sans trop d’humains, sans ferry, bateau de pêche, vedettes à moteur… Bref sans autre bruit que celui des cascades, du vent et de la mer, des animaux et du crépitement des glaçons mêlé aux craquements sinistres des glaciers.. Euh….j’avais oublié celui de…la pluie ! Après avoir comparé les mérites respectifs de Valdez, Seward, Homer et Whittier (dans tous ces endroits on trouve à louer des kayaks de mer), je choisissai finalement cette dernière. Whittier est un endroit absolument glauque, le pot de chambre de l’Alaska avec une pluviométrie record, mais c’est une bonne base de départ vers la partie ouest du PWS (Prince William Sound : gigantesque baie parsemée d’îles, située au SE d’Anchorage) qui est une zone très abritée de la houle océanique du fait de la présence de nombreuses îles. Bien sûr il y a des endroits avec plus de glaciers (Valdez), plus d’animaux (Seward), mais cette zone me parait réunir pas mal d’atouts : protégée de la houle, quelques glaciers, de bonnes chances d’y voir des animaux, pas trop de difficulté pour y bivouaquer (la forêt pluviale, exubérante vient souvent jusqu’à la limite de la haute mer) Après quelques échanges de mail, je retenai Epicchartesr (Brooke le patron n’a pas été avare d’informations sur le coin) pour louer les kayaks : 2 doubles+1 simple. S’éloigner de la civilisation a un coût certain en Alaska car l’absence de route sur la plus grande partie de cet état nécessite le recours à un avion, hydravion ou bateau. En l’occurrence c’est en « watertaxi » (toujours avec Epiccharters) que nous nous ferons déposer à environ 75 km au sud de Whittier (au-delà des zones de pêche), puis récupérer un peu plus loin une semaine plus tard. Pourquoi ne pas prendre un tour guidé ? Ben… parce que quand on ne peut compter que sur soi-même, les sensations sont décuplées !
RAFT C’est précisément pour éviter le coût non négligeable d’une dépose aérienne (à 5+ matos de camping+bateaux il faut 2 rotations car les coucous sont minuscules) que je choisissai finalement de descendre la Chulitna. Après avoir demandé des devis pour accéder à des rivières perdues dans le nord de l’état, je réalisais que, d’une part cela ferait exploser le budget, d’autre part cela nous demanderait d’y consacrer beaucoup de temps (il faut le temps de monter là-haut et d’en redescendre+journée de sécurité pour le vol de dépose, idem pour la reprise) 3 ou 4 jours me semblaient la bonne durée : assez longue pour bien entrer dans l’ambiance du trip, assez courte pour ne pas engendrer de monotonie. Les enfants voulaient que ça bouge un peu (on a été servi…) Je ne voulais pas d’une rivière trop près d’une route. Je ne voulais pas de portage. Je voulais enfin avoir la possibilité de voir des animaux et de beaux paysages. Je jetai donc mon dévolu sur la Chulitna pour laquelle le point de mise à l’eau est accessible par la George Parks Highway et qui après 77 miles passe – comme c’est pratique- dans le village de Talkeetna. La Chulitna passe dans la même vallée que la George Parks Highway, à une distance de plusieurs km si bien qu’on ne perçoit pas sa présence (sauf sur qq km au début où l’on entend un peu la circulation). En cas de problème il ne faut toutefois pas trop compter pouvoir rejoindre la route car le terrain est difficile : forêt impénétrable, marais, ravins… Elle longe sur son flanc est tout le massif du Denali, plus haut sommet d’Amérique du nord qui culmine à 6029m. Elle court ainsi dans une vallée glaciaire du nord vers le sud, recevant plusieurs affluents qui augmentent considérablement son débit (de 1 à 4 entre le début et la fin de notre parcours) Cette rivière étant classée II+ voir III en cas de fort débit, je préférai louer un raft plutôt que des canoës gonflables . (Bien m’en a pris, boudiou !) Craignant que les enfants ne s’ennuient sur le raft, je décidai d’amener notre canoé gonflable (super bonne idée) Je réservai donc un raft Aire de 15’chez Alaska Raft Connection (à Anchorage) dont le patron Brian est très réactif. J’ajoutai dans nos bagages une galerie gonflable Handyrack et des sangles car transporter un raft et ses avirons n’est pas une sinécure.
VOITURE Après plusieurs jours de recherche sur le net, je tombai enfin sur un tarif tout à fait raisonnable (pour l’Alaska hein !) pour la location d’un Dodge Grand Caravan chez Alamo. C’est fou, les prix vont de 1 à 5 ! Bien chercher avant de se décider donc. Pourquoi louer une voiture pour faire du kayak et du raft ?! Ben, pour les transferts pardi ! En fait, les transports en communs pour 5 sont + chers qu’une location et en plus impraticables avec tout notre fourbi. Pas le choix donc, même si ça fait râler de louer une voiture pour la laisser 7+4 jours au parking… Voiture quasi neuve, 12000 miles au compteur, récupérée en 5 minutes en arrivant à l’aéroport.
CAMPING CAR Bien moins cher à partir du 15 août, on a sauté sur l’occasion. On a donc loué pour 10 jours chez Great Alaskan Holidays un camping car de 25’, nécessaire et suffisant pour 5 personnes. On ne voulait pas plus grand afin de pouvoir rester relativement « agile »… Organisation parfaite, camping car étincelant. Il y a PLEIN de camping cars en Alaska et ça se comprend : on peut s’arrêter où on veut, en « pleine nature », en toute légalité (ce qui n’est pas le cas dans beaucoup d’autres états américains). Vu les distances, la rareté et le coût de l’hôtellerie, la qualité de la « restauration » tout-venant, c’est une solution qui serait presqu’idéale si ces bestiaux ne consommaient pas 25 l/100 km minimum (26 en ce qui nous concerne en roulant hypercool)
SECURITE Rassurez-vous je ne parle pas des Américains, en général vraiment sympas mais de la Nature et de ses Habitants. Prévoyant de nous balader dans des coins perdus, en bonne santé mais pas à l’abri d’une gamelle, crise d’appendicite - que sais-je encore - dans une nature réputée pour sa population d’ours (noir et grizzly) je préférai louer (chez Alaska raft Connexion toujours) un téléphone satellite et un bear spray (spray répulsif contre les ours) pour la partie kayak et raft. Je louai aussi (cette fois chez Epiccharters) une VHF (finalement inutile car il n’y avait pas un chat là où nous avons fait du kayak et la portée de cet appareil est très limitée) Enfin je décidai de fabriquer une « bear fence », clôture électrique anti-ours (destinée à entourer la tente), afin de pouvoir dormir un peu plus sereinement. J’ai trouvé tous les ingrédients en Europe (je ne voulais pas commander aux US à cause des frais de douane+dossier éventuels) Evidemment cet attirail ne dispense pas de respecter aussi scrupuleusement que possible les consignes pour éviter des rencontres trop rapprochées avec les ours. La rando en kayak se déroulant dans la Chugach National Forest, Epiccharters avait récupéré pour nous auprès du visitor center cinq boîtes anti-ours destinées à stocker la nourriture et les trucs odoriférants qui pourraient intéresser ces gourmands. Bien pratiques pour s’asseoir mais d’un volume insuffisant pour une semaine d’autonomie. Un peu encombrantes dans les kayaks même si heureusement elles tenaient verticalement entre nos jambes. Pas étanches, dommage.
Le voyage (Dim 01/08/10) Ouf, l’hôtesse de l’enregistrement ne moufte pas quand elle nous voit enregistrer 8 sacs pour 5 personnes. Depuis peu la franchise de bagages en soute est limitée à 1 sac de 23kg/personne mais comme les billets ont été achetés l’année dernière, nous bénéficions encore des 2X23kg. On décolle enfin avec 3h de retard (on s’est donc levé à 4h du mat pour rien…) 8h45 plus tard, après avoir survolé le Groenland puis (chance !) aperçu le Denali émergeant d’une mer de nuages, nous nous posons vers 14h à Anchorage. Il fait gris mais il ne pleut pas, environ 17°C. On récupère la voiture au terminal domestique en un clin d’œil et après nous être trompés d’adresse (j’avais noté l’adresse postale, ne nous énervons pas… une adorable commerçante nous a retrouvé la bonne adresse sur le net), on déniche enfin Alaska Raft Connection, dans un hangar près de Lake Hood juste à côté de l’aéroport pour récupérer le tél satellite et le bear spray. Le dépaysement est immédiat car ce lac sert en fait d’aérodrome pour les hydravions. Il y en a des centaines, garés sur l’eau ou sur les parkings. Si le trafic sur le gros aéroport parait modeste, ici, ça turbine ! Ce spectacle nous occupe bien en attendant que notre téléphone atterrisse ! Enfin, il arrive : une famille de Suédois (avec un garçon de 15 ans et une fille de 18 ans) vient de rentrer en hydravion d’une randonnée de plusieurs jours en raft sur la Talachulitna River. Ils ont attendu leur hydravion pendant plus de 24h à cause du mauvais temps et sont affamés. Ils ont eu de la pluie quasiment en permanence… On compatit… « I wouldn’t do it again » dit sobrement la maman. Bien, bien, bien… Je me rassure en me disant que la météo a l’air tout à fait correcte pour les jours à venir. Ils ont tout de même vu un ours, un lynx, des élans et pas mal de moustiques (ça m’inquiète un peu cette appréciation, surtout venant de Suédois !) Brian nous explique que le mois de juillet a battu tous les records de pluviométrie. Bon…ça ne peut que s’améliorer en août, pas vrai ? Bref, ils avaient 2 tél satellite (on n’est jamais trop prudent mais j’avoue que ça ne m’était pas venu à l’idée. Peut-être avaient-ils des impératifs professionnels ou familiaux nécessitant de fréquents appels) On récupère celui qui n’a pas servi et dont la batterie est pleine. Direction ensuite le Wal Mart pour les courses de bouffe et achat de gaz : on vide le rayon de ses 4 dernières petites cartouches. Enfin nous prenons la route en direction de Girdwood , petit village situé à environ 1h de route d’Anchorage en direction de Whittier, le long du Turnagain Arm, gigantesque bras de mer entre Anchorage et la Péninsule de Kenai. Le temps est bouché, je suis cuite, ça circule énormément, pas de photos. Il y a un monde fou sur cette route mais les chambres que j’ai réservées dans l’AJ de Girdwood : GABI (Girdwood Alaska Backpacker Inn) sont au calme sur l’arrière. A 20h après 26h de route/avion/courses/route, on s’écroule enfin !
En route vers Point Nowell (Prince William Sound PWS) Lu 02/08 Avec 10h de décalage horaire, on est réveillé à l’aube et ça tombe bien car on a RDV à 7h45 avec Epiccharters. Pas le temps de profiter de l’auberge, pourtant bien sympathique. On passe le tunnel (12$, circulation alternée sur une seule voie pour les voitures et le train) sans attente si bien qu’on a le temps de visiter Whittier et ses alentours (il n’y a que qq km de routes) Sous la pluie, dans le brouillard, on aperçoit notre premier aigle pêcheur, ravis. On se rend compte qu’avec la fatigue d’hier on a mal compté le nombre de jours de bouffe à acheter : du coup on rachète à prix d’or un ou deux paquets de nouilles à la petite épicerie du coin et on se laisse tenter par une machette/scie qui plait bien aux garçons. Quelle bonne idée ! Les kayaks nous attendent, parfaitement préparés, disposés sous un auvent (ça tombe bien il pleut toujours) juste en haut de la passerelle qui mène au ponton où est amarré le bateau. Matériel impeccable (2 Seda Tango et un Prijon Seayak ), rien ne manque. On récupère la VHF. Grand déballage de printemps, on retire tous les emballages inutiles, emballe tout ou presque dans des sacs étanches. Pas le temps de vérifier que ça rentre dans les kayaks, faudra bien ! Après avoir signé moult décharges, embarqué les kayaks sur le watertaxi, écouté comme dans l’avion les consignes de sécurité (difficile de ne pas sourire discrètement), c’est parti pour 1h30 de navigation tape-cul à fond avec les 2 moteurs de 200 CV. Le GPS indique 55 km/h. Faites le calcul… Sur le trajet on ne voit pas grand-chose, brouillard… On arrive un peu groggy sur la plage (de galets hein !) de Point Nowell : en un clin d’œil nous voilà débarqués avec armes et bagages. « Enjoy ! » nous lance Brooke puis le bateau disparait très vite dans le brouillard. Bon ben, ‘y a plus qu’à ! Le tour du propriétaire est vite fait : la plage fait 300 m de long, 30 de large (3 à marée haute), au-delà la côte est faire de rochers infranchissables. Sur toute sa longueur elle est bordée d’une épaisse forêt pluviale. Seul 2 ou 3 endroits permettent de planter une tente à sa lisière. On choisit le plus plat, juste suffisant pour notre tente de 6 personnes. On n’y voit pas à 10 m dans cette forêt et moi qui depuis des mois lis tous les jours des histoires d’ours, je n’en mène pas large ! Les autres me prennent pour une parano, à jeter sans arrêt des coups d’oeil dans tous les coins. En plus il y a des crottes d’ours un peu partout ! Très vite, on retrouve nos habitudes de bivouac en famille : Caroline et moi montons la tente tandis qu’Arnaud et Marion ramassent du bois pour faire un feu (heureusement il y a plein de bois flotté, pas besoin d’aller farfouiller dans cette forêt touffue pleine d’ours) et Fred se lance dans la popote. Repus, crevés par le voyage et le décalage horaire, nous décidons à l’unanimité de ne pas bouger aujourd’hui et les enfants et moi filons faire la sieste tandis que Fred, fidèle à son habitude, s’oblige à adopter de suite les bons horaires. Bien lui en a pris car un peu plus tard il nous appelle : 2 ou 3 baleines croisent à quelques centaines de mètres, on entend même leur souffle, chouette ! Après cette digression, on resombre dans le coma et on n’émerge que pour le repas du soir. Il fait très bon, pas de vent, pas de moustique à ma grande surprise, pas vu d’ours non plus pour le moment. Tiens, un lion de mer vient nous rendre une petite visite. Pas fait de photo vu le manque de lumière, persuadée qu’on en verrait d’autres après : mais nan ! J’insiste pour attacher la bouffe en hauteur ; pas facile de trouver un endroit propice. Ce serait ballot de se faire piquer la bouffe dès le 1er jour ! Depuis, j’ai vu des vidéos qui m’ont convaincue qu’un ours noir est capable d’acrobaties auxquelles notre installation n’aurait pas résisté longtemps… Nuit pas vraiment réparatrice du fait du décalage horaire et du sentiment de claustrophobie généré par cette épaisse forêt qui nous entoure. De plus il y a eu un bourdonnement continuel de bateaux à moteur qui ne s’est interrompu qu’au milieu de la nuit. La mer est très calme, bordée de côtes montagneuses et le bruit porte très loin.
Vers Ewan Bay (Ma 03/08) On se lève avec le jour et le soleil nous gratifie d’un magnifique spectacle ! Quel silence, les pêcheurs sont au lit ! On profite de la chaleur du soleil pour faire sécher la tente, la lumière est incroyable. On a bien fait de se lever tôt car à 6h30 le soleil disparait. C’est tout pour aujourd’hui ! J’inaugure le sac étanche Ewa Marine pour l’appareil photo. J’ai comme objectif un 24-105 mais dans ce sac je ne peux que déclencher : impossible de zoomer, toutes les photos sont donc prises au 24 mm, ni de régler quoi que ce soit. De plus il faut de la persévérance pour réussir à appuyer sur le déclencheur à travers cet épais plastique. Enfin il faut plusieurs minutes pour entrer/sortir l’appareil photo du sac. Seule qualité du bazar : c’est vraiment étanche ( a trempé pendant des jours dans l’eau stagnant dans la jupe). Si c’était à refaire j’achèterais plutôt un compact étanche. Je suis très déçue par la qualité des photos, souvent « voilées » par la partie en verre qui recouvre l’objectif qu’on ne peut pas garder propre (embruns, pluie). Le fait de ne pas pouvoir zoomer est évidemment très gênant. Pour le caméscope Fred utilise un caisson étanche qui l’autorise à utiliser toutes les fonctions du cam mais il a de gros problèmes de condensation, malgré l’utilisation de silicagel. On est sur l’eau à 7h15, pas mal ! Après une bonne heure de pagaie nous approchons de Junction Island où Brooke nous a indiqué une colonie de phoques. En effet, jusqu’ici nous avions croisé quelques phoques épars mais sitôt viré un premier caillou, c’est la débandade ! Il y en a partout, des dizaines. Certains disparaissent discrètement sous l’eau sans un frémissement tandis que d’autres manifestent leur mécontentement d’être ainsi dérangés par de violents coups de reins avant de plonger. Ils s’éloignent d’une vingtaine de mètres tout au plus et-curieux- nous observent attentivement. Trop mignons s’exclament les enfants. Oh les bonnes têtes, regarde çui-là ! Et là derrière, il nous suit ! Bref, un régal. On débarque sur « leur plage » jonchée de crottes de phoques (je vous passe les détails mais ça p… autant que des crottes d’oiseaux) Ils sont là tout autour de l’île à nous observer patiemment. Dès que nous réembarquons, ils reprennent possession de leur territoire : bon débarras les perturbateurs ! (à notre décharge, il nous fallait ajuster les cales-pieds…) Nous longeons ensuite la côte ouest de Chenega Island, et c’est un régal. On se faufile entre la côte et une multitude d’îlots touffus qui donnent l’air de déborder de végétation. Malgré le ciel couvert, l’eau vert émeraude contraste avec le jaune des algues et le vert profond des forêts. A cet endroit la côte est particulièrement découpée et c’est une surprise renouvelée au détour de chaque îlot ou de chaque baie. Nous qui sommes plutôt des voileux apprécions vraiment de pouvoir jouer au rase-cailloux sans souci de tirant d’eau. Encore plus mignonnes que les phoques, les loutres égaient notre journée. Plus on va vers le sud, plus elles sont nombreuses. On rencontre plein de mamans qui font la planche avec leur petit sur le ventre. Parfois elles rêvassent ou elles dorment et on peut s’en approcher à quelques mètres puis, surprises, elles s’enfoncent dans les flots après un petit sursaut. Brooke m’a indiqué au fond de Ewan Bay la présence d’une cascade d’eau salée. Lors du gros tremblement de terre de 1964, un décalage est apparu entre une toute petite crique et le reste de la baie si bien qu’à certaines heures de la marée cette crique se vide par une cascade d’eau de mer ce qui crée une mousse identique à celle générée par une tempête. Nous nous dirigeons donc vers le fond d’Ewan Bay quand il se met à pleuvoir. Après cette première matinée de pagayage on en a plein les bras et on décide de se trouver d’abord un endroit pour la nuit car les opportunités sont plutôt rares. Miraculeusement on trouve un endroit que Brooke nous avait indiqué, sur une petite île dans un endroit relativement dégagé qui me plait infiniment plus que notre emplacement d’hier. Ici, ni trace ni crotte d’ours. Comme hier, il n’y a pas de ruisseau à proximité mais nous avons 2 bidons de 15 litres donc une autonomie d’au moins 3 ou 4 jours. Une fois la tente montée, il pleut de plus belle et nous préférons remettre au lendemain la visite de la cascade, située à 2 ou 3 km. Fred s’installe pour faire à manger : rien à faire, le réchaud (Primus Omnifuel ) ne veut pas démarrer ! Lui qui avait fonctionné comme une horloge au Groenland refuse obstinément de s’allumer alors que j’ai choisi cette fois d’utiliser du gaz plutôt que de l’essence car cela pose théoriquement moins de problème. Hier il a marché au poil… Gros coup de stress : nous voilà bien avec nos kilos de pâtes et de riz prévus pour toute la semaine. Bien sûr on a un téléphone satellite et la possibilité de nous faire récupérer par Epiccharters mais ce serait trop la honte, dès le 2ème jour ! Pas question ! « On va faire un feu, histoire de conjurer le sort ! Ca va faire marcher le réchaud ! » Ben voyons… Fred le démonte et le remonte X fois de A à Z, je tente aussi ma chance, des fois que… Niet ! Il pleut toujours : on se dépêche de ramasser bois et brindilles encore pas trop mouillés pour allumer le feu, tandis que Fred autopsie encore le réchaud. Quelle bonne idée on a eu d’acheter cette machette à Whittier ! On envisage la possibilité de cuisiner midi et soir au feu de bois mais s’il continue à pleuvoir ainsi, ça va être impossible sans allume feu. M…. de m… Quelle c… de ne pas avoir pris un 2ème réchaud ! C’est quand même le B.A.BA quand on va dans un coin perdu ! Du coup on n’a même plus faim, sauf les enfants ! Alors que le feu démarre enfin nous percevons soudain un ronflement puissant : ça marche ! Enfin si on peut dire : jouant le tout pour le tout, Fred a élargi le trou de la buse et la flamme ressemble maintenant à celle de la fusée Ariane mais elle se maintient. Ouf, sauvés ! Il consomme certainement plus mais on a prévu large en gaz. Aujourd’hui nous n’avons ni vu ni entendu le moindre bateau !
Vers Gaamak Cove (Me 04/08) Il pleut toute la nuit et au petit matin nous réalisons que nous avons douillettement dormi sur un lit de tourbe à présent totalement imbibée d’eau. Heureusement la tente est bien étanche. Après cogitation nocturne, je réalise que ce matin la marée n’est pas propice pour voir la cascade. Tant pis on laisse tomber d’autant plus que je ne sais pas trop où nous pourrons trouver à bivouaquer pour la prochaine étape. La carte mentionne bien un bivouac au sud de Jackpot Bay mais Brooke a l’air de douter de son existence. Nous replions le camp sous une pluie persistante et c’est reparti ! On se faufile le long de la côte, toujours au plus près des rochers, croisant des dizaines de loutres. On ne se les signale même plus, elles sont devenues banales. Idem pour les aigles pêcheurs, très faciles à repérer avec leur tête blanche. Moins banal cet ours noir que l’on aperçoit s’enfuyant dans une zone herbeuse, pour une fois non envahie par la forêt. Je pense que nous l’avons effrayé, ce qui nous rassure, ainsi que sa petite taille. On dirait un gros chien s’exclament les enfants. Oui, disons un gros terre neuve, c’est vrai. Un peu plus loin, nous remarquons un arbre qui se balance en cadence alors qu’il n’y a pas la moindre brise : un ours noir y est grimpé et ne nous a pas vus, il a l’air de bien s’amuser. Nous l’observons quelques dizaines de secondes puis il disparait dans la forêt. A présent il pleut des cordes et ça dégouline de partout : des cascades éphémères, qui pour certaines ont un débit impressionnant. Elles se succèdent tout au long de la côte alors qu’hier, avant la pluie, nous n’en avons pas vu une seule. Bien que la visibilité soit des plus réduites, nous reconnaissons bientôt nos premiers icebergs. Plus nous avançons vers le sud, plus ils sont nombreux. Ils ont l’air de fondre à toute vitesse. Comme je le craignais le bivouac espéré et indiqué sur la carte au sud de Jackpot Bay n’existe pas. Il y a bien une grande plage de galets mais la forêt occupe tout l’espace jusqu’à la mer. Ca fait déjà quelques heures que l’on pagaie sous la flotte, les garçons sont trempés, on débarque en vain en plusieurs autres endroits sans succès. Pas le moindre recoin pour la tente. Bon, ben, Gaamak Cove est à 8 km, on en a pour 2 heures, allons-y, ça va nous réchauffer. Le vent se lève, de face bien sûr et on utilise au mieux les reliefs de la côte pour s’en abriter, pas toujours possible. Heureusement avec cette pluie (positivons) il reste faible. On arrive enfin en vue du bivouac, situé sur une île reliée au continent par un isthme étroit à marée basse. Les craquements du glacier (situé au-delà) sont de plus en plus intenses. On adore ! Nous sommes accueillis par les cris de centaines de mouettes. Une cascade magnifique tombe de la falaise où se trouve la colonie d’oiseaux. Il pleut des cordes, on ne passe pas tout près (rappelez-vous que je n’ai que mon 24 mm), ça manque de lumière, j’en ai plein les pattes : je ferai une belle photo demain... Ce bivouac est du tonnerre ! Pas étonnant qu’il ait l’air relativement fréquenté : l’herbe est « usée ». Tiens, il y a plein de traces et de crottes d’ours partout, hum ! Du bout du pied, en tâtonnant, on se choisit l’endroit qui fait le moins sploutch quand on prend appui. La vue est dégagée, il y a de l’espace pour se promener un peu et on est au milieu des fleurs et des glaçons. Ne manque que le soleil ou au moins l’absence de pluie (à la longue, on devient moins exigeant) On monte le tarp pour se changer. Alors que nous portons des combinaisons théoriquement étanches et respirantes, Fred et Arnaud sont trempés jusqu’à l’os (Fred a une vieille combin’ Helly Hansen et Arnaud une combin’ Rasdex comme Marion mais moins imperméable, pourquoi ?), Marion a les épaules humides et Caroline et moi sommes sèches (c’est nous 2 qui avons les combin’ les plus simples et les moins chères pourtant, des Typhoon Racer drysuits) Ce serait bien que la pluie cesse un jour afin de pouvoir un peu faire sécher le matériel. A la longue, l’humidité commence à s’infiltrer un peu partout. Heureusement la tente est bien ventilée mais il est pourtant impossible avec cette humidité ambiante d’y faire sécher quoi que ce soit. On verra bien demain. Pas de feu ce soir, tout est absolument détrempé ! Comme on a bien avancé (20 km à vol d’oiseau sous la flotte) on décide de rester là 2 nuits. Il n’y a en ligne directe qu’une trentaine de km entre l’endroit où on s’est fait déposer et celui où nous allons être récupérés. Le but n’est pas d’aligner les km mais de découvrir cette région tranquillement à notre rythme en explorant criques et baies. Les américains ont d’ailleurs pour habitude de se faire déposer avec tout le confort moderne (glacière, bières, barbecue, grande tente moustiquaire, fauteuils…) dans un endroit sympa et de rayonner à partir de là. Compte-tenu des aléas météorologiques, je ne voulais pas d’un parcours trop ambitieux qui nous aurait obligés à forcer ou à prendre des risques pour être au RDV à la fin de la semaine.
Gaamak Cove-Nassau Fjord-Chenega Glacier (Je 05/08) Il a plu toute la nuit, pfff… Enfin, la pluie finit par s’arrêter en début de matinée, il était temps. Le moral remonte avec le baromètre : on va peut-être enfin découvrir les sommets qui nous entourent ? On profite de l’accalmie pour « recharger les batteries » : une grande opération séchage est décrétée mais pour cela, à défaut de soleil, il nous faut un bon feu. Il n’a pas fallu moins de 1h30 à Fred, armé de son réchaud supersonique, pour obtenir enfin un vrai bon feu qui chauffe. Pendant ce temps-là on se disperse tous azimuts en chantant « promenons-nous dans les bois… « (enfin, surtout moi) pour trouver du bois. C’est moins facile qu’ailleurs car l’endroit est régulièrement fréquenté. Inutile de dire que le bois est trempé. C’est alors que je réalise que ma belle cascade au débit si impressionnant est désormais réduite à un mince filet d’eau insignifiant. Flûte ! Je comprends aussi que le ruisseau tout proche repéré hier et auquel je comptais refaire le plein doit lui aussi se réduire de minute en minute : en effet, il n’y coule plus que quelques gouttes d’une eau teintée de tourbe. J’y recueille péniblement quelques décilitres puis abandonne. On a encore quelques litres en réserve. En début d’après-midi le temps se lève et on aperçoit du ciel bleu : en route donc pour explorer Nassau fjord, tout proche, où se jette le Chenega glacier. On n’oublie pas de prendre les bidons, fermement décidé à trouver enfin de l’eau. C’est marée haute et on peut donc prendre le petit raccourci au milieu des glaçons. On profite de l’étale pour remonter le fjord, sans oser s’approcher trop près du glacier. Nous en sommes là à 2 km d’après le GPS et ça nous semble bien suffisant. Nous dérangeons quelques phoques vautrés sur les icebergs. On va faire le plein dans ce petit chenal où on a enfin dégoté une cascade relativement accessible où on peut remplir un bidon sans se faire doucher en même temps. Puis le courant s’inverse et nous nous retrouvons sur un véritable tapis roulant d’icebergs qui nous emmène lentement mais sûrement vers notre bivouac. En plus on a un peu de vent dans le dos. Cool ! D’autant plus que le soleil arrive ENFIN. Ahhhhhhhhhhhhhhhhhhhhhhh ! Ca fait du bieeeeeeeennnnnnnnn ! Ohhhhhhhhhhhhhhhhhhhhhhhh ! Que c’est bôôôôôôôô ! Non ! Caroline ne s’est pas transformée en Shiva. Elle a simplement récupéré la pagaie perdue par Fred, tout absorbé qu’il était par le maniement du caméscope qui avec la chaleur du soleil se remplit de buée ! Petit arrêt Twix au soleil, mmmmhhhh ! On fait le tour de notre îlot pour aller voir cette colonie d’oiseaux de plus près. Ils sont des centaines à virevolter au-dessus de nos têtes par vagues coordonnées. Curieusement et à notre grande satisfaction, nous ne recevrons aucun « cadeau » On approche les nids de tout près (heureusement, avec l’objectif que j’ai…), il n’y a pas de houle et on est vraiment au pied de la falaise. Je fais plein de photos, espérant en avoir quelques unes qui soient nettes vu que je ne peux pas régler la vitesse. On quitte finalement cette colonie assourdissante pour pagayer vers notre bivouac situé juste au-dessus de la plage sur laquelle j’aperçois soudain… un ours noir, encore un ! Il déambule tranquillement, totalement indifférent à notre présence, pourtant c’est sûr il a du nous voir, nous sommes à 150 m tout au plus. Youpi !! M….. ! Full card !!! Ma carte mémoire est pleine de photos d’oiseaux floues ! Pas trop de regret tout de même car on est trop loin pour le 24 mm et on ne veut pas s’approcher de peur de faire fuir la bestiole. Fred « l’attrape » au caméscope. Il prend son temps, zigzague, renifle, gratouille le sable et parcourt finalement toute la plage d’un bout à l’autre pour traverser le petit chenal avant d’aller longuement inspecter une zone herbeuse sur « le continent » où on l’observe encore un bon moment avant qu’il ne disparaisse. On est tout content de cette apparition mais aussi un peu inquiet car, en gros, vu sa trajectoire, il venait sans doute de notre campement. Dans quel état allons-nous le retrouver ? Intact ! Il faut dire que la bouffe est dans des sacs ou bidons étanches ce qui doit limiter les odeurs. On avait aussi allumé la clôture électrique qui protège la tente, pas envie de se retrouver « à la rue » avec ce climat ! Ouf ! Quelle journée ! Le glacier, les icebergs, les oiseaux et pour finir cet ours et tout ça avec du soleil ! La fin d’après-midi se passe à buller au soleil. Pour une fois il y a quelques mouches et moustiques si peu nombreux que Fred néglige de mettre du produit anti-moustiques. Il le paiera cher avec l’apparition, curieusement quelques jours plus tard, de dizaines de piqûres douloureuses dans le dos, sur les jambes et les bras. On découvre émerveillé le paysage qui nous entoure, c’est grandiose et poétique en même temps. Arnaud et Marion fourbissent leurs armes (des bâtons taillés en pointe) pour les chamallows grillés de ce soir. Avons-nous été repérés à cause de l’épaisse fumée générée par notre feu de bois mouillé ? Vers 20h30, nous voyons arriver 3 kayakistes dans « notre baie », scrogneugneu. Très vite, nous somme rassurés, ils doivent être aussi sauvages que nous car ils vont s’installer sur le continent, précisément là où l’ours avait longuement reniflé l’herbe avant de disparaitre. Faut-il les prévenir ? Bah, de toute façon tout le monde ici sait qu’il y a des ours : le coin est jonché de traces et crottes. Ce sont des grands garçons, laissons les tranquilles. Très bonne nuit sans pluie !
Vers Dual Head (Ve 06/08) Il fait « beau », c’est-à-dire qu’il ne pleut pas mais il n’y a pas de soleil. Au moment où nous chargeons les kayaks, un de nos voisins vient nous dire bonjour (c’est marée basse et le chenal est à sec) Ils ont eu ce matin la visite de l’ours qui heureusement s’est révélé » très timide ». Il nous demande des infos sur la quantité de glace dans le Nassau Fjord où ils comptent aller aujourd’hui. Apparemment l’endroit a l’air assez piégeux : Brooke nous avait d’ailleurs déconseillé d’y bivouaquer car selon le vent et le courant il arrive que l’on puisse y rester bloqué par la glace. Ils se sont fait déposer sur Knight Island et se feront récupérer dans quelques jours à Point Nowell. Aujourd’hui nous avons une courte étape jusqu’à Dual Head, lieu de RDV pour notre « pick-up ». Nous allons y passer 2 nuits ce qui nous permettra d’explorer un peu les environs. Les rencontres avec des baleines y sont parait-il fréquentes… je lève le suspense de suite : on n’en verra pas malgré la fréquentation d’Orca Cove et de Whale Bay. On aurait peut-être du aller jusqu’à Humpback Cove ou Mink Cove ! Faut dire que vu la pluie qui s’est remise à tomber dès midi on n’a pas été très courageux et on a passé l’après-midi au coin du feu. On est si bien sur notre petite presqu’île perso. Pas de place à Dual Head ! La foule du mois d’août sans doute : il y a 3 tentes et plus de place. Heureusement qu’on a trouvé ce petit lopin un peu plus loin. Comme personne ne vient jamais là, il y a plein de bois. Ca tombe bien Arnaud a entrepris de défricher l’Alaska. Il y a du boulot ! Un peu glissantes ces boîtes à ours !
Dual Head. Orca Cove (Sa 07/08) Ce matin il y a dans la tente une luminosité tout-à-fait inhabituelle qui me fait me lever d’un bond! Mais wouihhh il y a du soleil ! Quelques nuages aussi d’ailleurs et c’est tant mieux ! Nan ? C’est marée basse et notre périmètre d’action passe donc de 50 à 500 mètres. La forêt en arrière plan est comme d’habitude absolument impénétrable et on ne peut que longer la mer si le relief le permet. En l’occurrence je repère une belle cascade et en profite pour un récurage complet avant le retour demain à la civilisation ! Ah, ça fait du bien et ça me fait un alibi pour ne pas participer au ramassage des ridicules petites moules (en Amérique tout est grand sauf les moules) avec lesquelles Fred compte améliorer l’ordinaire (rappelez-vous notre erreur de calcul en faisant les courses) Au fil de la matinée, le soleil finit par s’imposer et nous en profitons pour à nouveau jouer les fées du logis. Marion bouquine, Arnaud continue de défricher, tandis que Caroline perd notre 10ème et dernier leurre. J’avais bien dit que le fil était trop fin pour les gros poissons d‘Alaska mais Fred avait décrété qu’on verrait bien. Comme je n’aime ni pêcher, ni tuer, ni nettoyer les poissons, je n’ai pas insisté. On a bien vu ! Il y a maintenant une dizaine de pauvres poissons qui se baladent avec un piercing. Festin de moules à midi, bravo Fred, elles sont petites mais excellentes ! Après ça, nous partons pour un ultime tour en kayak vers Orca Cove. J’adore me faufiler dans ces petites criques où on a l’impression de naviguer dans une prairie. On arrive enfin au fond de la baie d’Orca Cove et on y découvre une belle rivière pleine de saumons. Ca frétille de partout là-dedans. L’herbe des berges est toute aplatie et il y a plein de crottes d’ours partout. A moitié rassuré on remonte un peu la rivière puis la végétation s’épaissit et on préfère faire demi-tour. Un superbe aigle-pêcheur surveille nos allées et venues. L’eau est peu profonde, on n’a plus qu’un maigre paquet de nouilles pour ce soir, c’en est trop, Fred n’y résiste pas ! Sus aux saumons ! On peut réellement parler de pêche sportive, même si elle n’est pas très élégante…. Ames sensibles, abstenez-vous de regarder cette vidéo ! L’aigle d’ailleurs s’est envolé à tire d’aile ! En vue du camp, la pluie se remet à tomber : on devient d’autant plus philosophe que le camp est déjà installé. Dans la soirée on voit passer 2 kayakistes avec lesquels nous échangeons quelques mots : ils nous avertissent de l’arrivée de vents forts pour demain après-midi et nous les rassurons en leur disant que nous rentrons en water taxi demain matin. Eux prévoient de pagayer jusqu’à Whittier en une dizaine de jours. Ils sont venus avec le ferry Kennicott qui dessert Chenega Bay sur Ewans Island. C’est une solution bien plus économique que le water taxi mais les dates du ferry (voir le site de Alaska Ferry Adventures) ne nous convenaient pas. Pas envie non plus de pagayer près de Whittier, au milieu des bateaux à moteur. Nous sommes bien contents d’échapper à cette tempête : au total on n’aura pratiquement jamais eu ni vent ni la moindre houle, des conditions idéales pour le kayak si on fait abstraction de la pluie ! Je profite du téléphone satellite pour prévenir Epiccharter de notre position puisque nous ne sommes pas tout à fait au lieu de RDV prévu. Heureusement l’endroit est tout à fait propice pour beacher le bateau. Nous passons la soirée à alimenter un feu d’enfer avec tout ce qu’Arnaud a coupé. Dernière séance chamallows grillés, sous la pluie.
Retour à la civilisation (Di 08/08) A 9h pile, le bateau d’Epiccharters accoste et nous embarquons – sous la pluie et dans le brouillard. 2h plus tard, nous débarquons, réglons le solde de la location+transferts (ils nous font une remise de 100$ car « tout s’est bien passé ». Je crois qu’ils étaient un peu inquiets. Ils nous ont dit que c’était rare que des européens s’aventurent ainsi sans guide) et renonçons à la randonnée vers Portage Pass, que j’avais envisagée car…il pleut et le ciel est bien bas. Nous repassons par le tunnel pour aller jusqu’à Girdwood et son AJ, dans le jardin de laquelle nous mettons à sécher tente, duvets et combinaisons (mais oui, il ne pleut plus !) puis nous passons une paire d’heures à regarder les pêcheurs de la rivière voisine. On a l’impression que certains attrapent plusieurs fois le même poisson, qu’ils relâchent à chaque fois ! Une sorte de contrat entre le poisson qui gagne un ver ( ?) à chaque fois et le pêcheur qui satisfait son ego ! Bonne douche ramollissante puis grosse lessive à Girdwood, nous sommes fin prêts pour la suite de nos aventures.
Vers Talkeetna (Lun 09/08) Ca souffle très fort ce matin sur le Turnagain Arm, on est bien content de ne pas être dans nos kayaks… Après un ravitaillement au Wal Mart (où nous achetons un 2ème réchaud Coleman et des cartouches Coleman, il n’y a plus de cartouches pour le Primus…), nous arrivons chez Alaska Raft Connection en fin de matinée. Il ne nous faut pas moins de 1h30 pour réussir à charger la voiture : après différents essais, on met les avirons et 3 sacs sur le toit et le raft et les autres sacs à l’intérieur. On laisse 2 sacs pleins d’affaires inutiles chez Brian. La route vers Talkeetna est facile mais monotone, entre deux rangées d’épinettes (faut dire que vu le temps on ne voit rien mais je ne suis pas sûre qu’il y ait grand-chose à voir !) : il nous faut un peu plus de 3h car il y a des travaux. J’ai réservé la Little Cabin in the Back de la Talkeetna Roadhouse. On y arrive en milieu d’après-midi ce qui nous laisse le temps d’aller repérer l’endroit le plus propice pour notre arrivée en raft (facile, il n’y en a qu’un) et de préparer notre matériel. C’est alors que Fred réalise que les cartouches Coleman ne vont pas sur le réchaud Coleman !! Enfer et damnation ! Pas de panique, Talkeetna est la ville qui sert de point de départ pour les ascensions du Denali, on va forcément trouver ce qu’il nous faut… Bah non, le village, pas bien grand et très touristique compte plusieurs mignonnes petites boutiques mais on n’y trouve que des « souvenirs » et rien de vraiment utile. Pas plus de chance à la groceries. Tout le monde est vraiment désolé, farfouille un peu partout, en vain. Grmbl ! Je prends la voiture pour retourner à la jonction avec la Parks Highway (14 miles X2) où se trouve un supermarché : ils explorent leurs stocks de fond en comble, rien, que des cartouches identiques à celles qu’on a et qui ne vont pas ! Impossible de partir sans gaz d’autant que la météo prévoit un temps pourri pour les 3 prochains jours. Je suis d’ailleurs un peu inquiète quant au niveau de la rivière. C’est alors que je me rappelle que Tom Waite de Denali Overland, qui doit nous véhiculer jusqu’au départ de notre parcours en raft m’avait écrit qu’il était un ancien guide de raft. Peut-être a-t-il du matos outdoor ? Je l’appelle et 5 mn plus tard il arrive avec les cartouches tant espérées : on est sauvé ! J’en profite pour lui demander ce qu’il pense de la rivière. Il me dit l’avoir descendue la semaine dernière et que c’était « nice ». Ce qui me chiffonne un peu est qu’il ne semble pas avoir connaissance du logjam (amoncellement d’arbres) qui bloque la rivière au mile 3,1 (J’ai eu cette info sur Alaska Outdoors Forums et elle est toute fraiche -moins de 2 semaines) Bizarre… Peut-être quelqu’un a-t-il récemment dégagé cet obstacle finalement (sur le forum précité quelqu’un avait parlé de dynamiter le tas de bois, un autre voulait l’attaquer à la tronçonneuse !) Très sympa cette Roadhouse, assez dans son jus, avec plein de photos accrochées un peu partout aux murs des différentes expéditions vers le Denali, des revues du National Geographic plus vieilles que moi, un vieux piano désaccordé et une cuisine roborative et bon marché qui attire une clientèle d’habitués assez haute en couleur. La Little Cabin est tout en rondins, très douillette mais il faut faire quelques pas pour les sanitaires qui sont dans la maison principale.
En route vers East Fork of the Chulitna RAFT J1 (Ma 10/08) A 9h00 comme prévu, Bill, le collègue de Tom nous emmène dans son gros van au départ de la descente en raft, 80 miles et 1h20. Il nous faudra 3 ou 4 jours pour redescendre. Je sens qu’il est inquiet, il nous demande si on a déjà fait du raft, si on a un téléphone satellite, des allumettes, quel jour on compte arriver, etc.…. C’est là qu’on comprend qu’on ne part pas pour une balade de santé…. Bref, nous arrivons enfin au bord de la rivière, aux environs du mile 185 de la George Parks Highway et il nous fait ses adieux. Inutile de préciser qu’il pleut toujours : on commence donc par monter le tarp pour casser une petite croûte et mettre nos combinaisons sèches (façon de parler, hum !) On gonfle le raft et le canoë, on met le matériel dans le raft et c’est parti pour 77 miles (123 km) : Arnaud et Caroline dans le canoë, Fred, Marion et moi dans le raft. J’ai lu partout que c’était les 7 premiers miles les plus amusants, ceux que l’ont effectue sur East Fork of the Chulitna, qui n’est pas une rivière glaciaire (donc théoriquement limpide, sans limon) et qu’il faut prendre son temps pour la déguster. En effet, Caroline et Arnaud se sont bien amusés avec le canoë mais en raft, quelle galère ! La rivière est en fait trop étroite par rapport à la largeur du raft et de ses avirons, si bien qu’on est le jouet des flots, gonflés par la pluie qui dure depuis plusieurs jours, ce qui donne le sentiment d’être une bille dans un flipper. On se fait violemment projeter de rocher en tronc d’arbre sans pouvoir y faire grand-chose. On n’en mène pas large d’autant plus que je guette ce fameux barrage de bois. Heureusement je sais qu’en étant attentif on l’aperçoit à temps et qu’il est facile à contourner. En effet, nous le passons facilement en tirant le raft sur les galets ronds pendant une trentaine de mètres. Je réalise alors que Tom n’a pas descendu récemment cette partie de la rivière…. Bon… bah, on verra bien. Après l’obstacle, Marion préfère embarquer sur le canoë tellement on est balloté sur le raft. On parcourt encore quelques miles jusqu’à la jonction avec West Fork of the Chulitna : à partir de là, le débit double et ça devrait aller mieux. On essaie de positiver même si avec la pluie et le ciel bouché, on a un peu de mal !
Chulitna RAFT J2 (Me 11/08) Pluie…. Quel dommage, on passe entre des falaises ocre sur lesquelles un rayon de soleil serait du plus bel effet. Idem pour une partie en canyon…. On se débrouille mieux, la rivière étant plus large, mais on se fait tout de même une belle frayeur en se faisant drosser contre une paroi rocheuse. Le raft prend de la gîte, pas plus de 45°C, ça dure quelques secondes puis nous nous échappons. Le raft est autovideur, heureusement ! Marion est revenue dans le raft car le canoë est plus difficile à manœuvrer à 3. On avance vite car le courant est puissant : le GPS nous indique à un moment 14,8 km/h sans donner un coup d’aviron. Fred, aux avirons, et les grands dans le canoë n’ont pas froid mais Marion et moi, inactives, sommes obligées de faire de grands moulinets avec les bras pour nous réchauffer, ce qui ne manque pas de susciter quelques fous rires et par la suite d’engendrer quelques courbatures ! Il faut dire qu’en plus de la pluie on a maintenant le vent dans le nez. Dire que j’ai choisi cette rivière pour ses paysages ! Le plafond nuageux est à 100m ! A part quelques aigles et canards, pas le moindre animal à l’horizon (bouché il est vrai) Avec ce temps le paysage est absolument lugubre : la rivière s’étale sur plusieurs centaines de mètres et se divise en différents bras qui se faufilent entre des gravières grisâtres. L’eau est chargée de limon si bien qu’il est impossible de détecter la présence de rochers ou de hauts-fonds. Le lit de la rivière est jonché de souches d’arbres immenses que nous avons parfois bien du mal à éviter. Certains dérivent parfois au fil de l’eau. Le niveau de la Chulitna est si haut qu’il faut prendre garde de ne pas se laisser embarquer dans une veine qui passe carrément dans des forêts denses de saules. Vive les vacances ! Je voulais du wild, on est servi ! Après 30 miles parcourus à un train d’enfer, on pose le camp à la jonction avec Fountain River. De mieux en mieux : le brouillard tombe, tout baigne ! Fred, qui en vraiment plein les biscottos (manier un raft est bien plus physique qu’un kayak ou un canoë !) trouve comme d’habitude le courage de nous préparer un bon repas qui a pour vertu de remonter le moral des troupes. Un bon petit feu, quelques chamallows, une tente douillette et ça va mieux !
Chulitna RAFT J3 (JE 12/08) C’est le pompon ! Il y a un brouillard à couper au couteau à tel point qu’on a peur de se perdre de vue d’un bateau à l’autre. A part ça, il pleut mais ça c’est normal… On est à peu près à mi-chemin, il reste une quarantaine de miles… La rivière s’élargit de plus en plus et on a du mal à choisir notre route entre les multiples bras : on fait ça à l’instinct puisqu’on n’y voit pas à 50 m. On reste dans la veine du courant le plus fort et ça marche bien jusqu’au moment où celui-ci nous emmène irrémédiablement vers un arbre sur la souche duquel, pointée vers l’amont, nous venons violemment buter. Une des racines vient se coincer dans la ligne de vie qui entoure le raft, il me faut quelques secondes pour la dégager mais c’est trop tard : le courant plaque le raft à la verticale contre la souche, nous nous cramponnons tous les 3 aux racines pour ne pas passer à l’eau. Arnaud depuis le canoë nous hurle de tout lâcher mais il n’est en pas question ! Pas envie de nous retrouver dans une eau à moins de 5°C, même avec les combinaisons étanches et les gilets. Je réfléchis à 200 à l’heure : pas d’idée là, m…alors ! Je crois bien que c’est la première fois que ça m’arrive et c’est très désagréable ! Au bout de ce qui nous a semblé une éternité (mais sans doute pas plus de 30 secondes), la pression du courant emporte les sacs rangés à l’avant, retenus heureusement par un bout de sécurité assez long : tout ça part à l’eau, le courant pousse dessus et cette force supplémentaire fait pivoter la souche et libère le raft ! Ouah la trouille ! Ne reste plus qu’à récupérer la glacière et les 2 bidons d’eau qui n’étaient pas assurés. On se rendra compte le soir qu’on a perdu nos 2 gourdes, on s’en sort bien ! Quelques centaines de mètres plus loin la rivière retrouve un lit plus étroit : il n’y a qu’un flux unique, on avance bien à tel point qu’on envisage un moment d’aller d’une traite jusqu’à Talkeetna pour en finir au plus vite avec cette rivière ! Mais ça nous ferait naviguer jusqu’à la tombée de la nuit et avec la fatigue accumulée et nos récentes émotions, ça ne nous parait finalement pas prudent. Quelques km après le pont situé à proximité du Denali Princess Lodge (soit après 20 miles de navigation), nous installons le bivouac sur une petite île. L’endroit ne m’emballe pas car nous sommes très près du niveau de l’eau et je me méfie avec toute cette pluie d’une éventuelle montée de la rivière pendant la nuit. On amarre soigneusement les bateaux et on range du mieux qu’on peut les affaires pour un éventuel départ précipité dans la nuit. Je place un repère au bord de l’eau : ça a l’air de plutôt descendre. Ouf, pourvu que ça dure ! Il nous reste une vingtaine de miles jusqu’à Talkeetna, qui devraient ne pas poser de problème, aussi nous festoyons en liquidant nos dernières victuailles. Après ça je vais faire la vaisselle à une trentaine de mètres en amont. Fred et les enfants font griller des chamallows en me tournant le dos pour éviter la fumée car il y a un peu de vent. Je suis là, à 4 pattes au bord de l’eau quand malgré le grondement de la rivière, je perçois un bruit de voix. Alors que nous n’avons vu personne depuis 3 jours, arrive un raft bien chargé dont les occupants me saluent en passant. Je leur réponds d’un signe de la main quand je les vois s’agiter de plus en plus : qu’ils sont chaleureux et conviviaux ces américains tout de même! Le chien aussi, qui se met même à aboyer, sympa ! C’est alors que j’entends la petite voix de Marion : « Maman, il y a un ours derrière toi ! » Bon sang ! Mais à quelle distance ?! Pensé-je le temps de me retourner ! Quelle journée ! Un grizzly avance droit sur moi, il est à 20m. Habillée de gris anthracite, à 4 pattes au bord de l’eau, je comprends qu’il a du me prendre pour un animal. Je m’empresse de lui prouver qu’il se trompe en me redressant de toute ma hauteur et en lui parlant (je ne sais plus ce que je lui ai dit) tout en suggérant aux autres de trouver le bear spray au plus vite ! Ah ben oui, tiens, ils n’y avaient même pas pensé : Fred s’est précipité sur son caméscope, Marion sur l’appareil photo. Nan mais j’vous jure, des vrais touristes ! A défaut de bear spray je me saisis de ma gamelle fraîchement lavée dans la rivière, tend la poêle à Arnaud et nous les frappons énergiquement avec des galets. Caroline déniche enfin le bear spray (dire que les premiers jours je le mettais à la ceinture !) Le raft providentiel (on peut le dire) disparait très vite dans le brouillard : ses occupants nous hurlent sans doute quelques conseils auxquels on ne comprend rien. On les remercie en vitesse avant de nous retourner vers notre ours, qui n’a pas du tout envie de partir. En rang serré on avance vers lui en criant et en frappant nos gamelles : à contrecoeur il finit par faire demi-tour, traverse un petit chenal et quitte très lentement notre île pour disparaitre un peu plus loin dans la forêt. Glups, on est déstabilisé par son sang-froid : il n’a absolument pas peur de nous, c’est clair. On envisage un moment de déplacer le camp mais il est déjà 21h et nous n’aurions pas le temps de nous réinstaller avant la nuit. Fred suggère de monter des tours de garde mais avec ce brouillard, c’est complètement illusoire, on n’y voit rien ! Le temps d’installer la clôture anti-ours autour de la tente (bah oui on avait décidé de ne pas la mettre pour la dernière nuit, déçus de ne pas avoir vu un seul ours pendant toute la descente), le voilà qui revient tranquillement ! M…. !!! Il commence à faire très sombre, il est maintenant vraiment impossible de déménager, il faut jouer le tout pour le tout et lui faire vraiment peur, mais comment ?! C’est Marion qui aura le dernier mot : alors qu’elle l’avait trouvé très mignon la 1ère fois, elle commence à en avoir vraiment marre ce coup-ci et le lui fait savoir de sa voix haut perchée ! Bingo, il n’aime pas les aigus ! On le course en poussant des cris perçants, tout en restant à bonne distance pour ne pas l’acculer et il se précipite en courant dans la rivière dont le courant l’emporte bien loin en aval du camp. Il prend pied (patte) sur la berge opposée et disparaît dans la forêt ! Ouf, cette fois-ci c’est bon, il a compris à qui il avait à faire, non mais ! Enfin, on espère…. On installe tout de même la bouffe à bonne distance de la tente, c’est plus prudent.
4ème et dernier jour de raft sur la Chulitna (Ve 13/08) Pas de pluie cette nuit, tous les espoirs sont permis ! Pas d’ours non plus, la bouffe n’a pas bougé ! En route pour les 20 derniers miles jusqu’à Talkeetna ! Au moment où nous mettons à l’eau arrivent 3 rafts chargés de touristes qui font une descente à la journée. On se dit que ça doit être tranquille dorénavant vu la moyenne d’âge des passagers. Ils viennent du Denali Princess Lodge et sont tout étonnés que l’on vienne de East Fork. Tiens… Le lit de la rivière s’élargit à nouveau mais avec le temps qui se dégage l’impression est toute autre que les jours précédents : une nature vierge, sauvage et préservée. En dehors des agglomérations qui s’apparentent le plus souvent à des casse-autos, la nature en Alaska est absolument indemne de toute cochonnerie, que ce soir dans l’intérieur du pays ou sur les côtes. Bon, ne parlons pas du pétrole et des pipelines !!! C’est une nature puissance 10 par rapport à ce que nous connaissons en Europe. On peut pagayer en mer ou sur les rivières pendant des jours sans croiser ni route, ni ligne électrique, ni barrage, ni maison, ni bouteille en plastique, ni morceau de filet de pêche, ni boite de conserve, ni cannette, ni rien qui vienne nous rappeler qu’il y a des hommes quelque part sur la planète. Et en plus, quand il fait moche, qu’il pleut, que le temps est couvert, on ne voit pas non plus les avions et leurs traces ! Positivons ! Au détour d’un méandre, nous avons soudain une apparition ! Le Mont Denali dans toute sa splendeur, illuminé par le soleil du matin. 6194 mètres (c’est le plus haut sommet d’Amérique du Nord) qui émergent d’un coup de la toundra et c’est ce qui le rend vraiment impressionnant. Quand on le cherche dans le ciel ennuagé, habitué à nos sommets entourés de chaînes secondaires, type Préalpes par exemple, on est à chaque fois surpris de le trouver si haut sur l’horizon. Certes le Denali fait partie de l’Alaska Range, magnifique chaîne de montagnes qui s’étire d’est en ouest sur plus de 600 km mais cette chaîne est très étroite si bien que la montagne semble littéralement jaillir de la plaine. Il faut dire aussi que le 2ème sommet de la chaîne, le Mount Foraker, voisin du Denali est presque 1 km moins haut. Bref l’effet est saisissant ! Ce relief énorme crée un microclimat qui fait qu’on ne peut voir le sommet que moins de 20% du temps ce qui a pour effet de placer son observateur dans un état d’euphorie exaltée ! Et c’est exactement ce qui nous arrive ! On oublie (presque) les épreuves des jours passés et on profite à 200% de ces heures privilégiées. Faut dire qu’on ne les a pas volées ! Je suis sûre que la vue du Denali ne procure pas le même effet à ces touristes des autres rafts qui ont passé une confortable nuit au Denali Princess Lodge ! Nous passons au pied des falaises de sable dont Tom nous a dit qu’elles étaient à une heure de Talkeetna. Il faut maintenant bien tenir notre gauche pour ne pas louper le village. Un dernier effort pour croiser le flux de la Susitna puis de la Talkeetna River et nous voilà déjà arrivés ! Ralalala, si seulement on avait pu avoir une autre journée comme celle-là ! Mais bon, qui ne tente rien… Nous portons le raft et le matériel jusqu’à la voiture, remballons le tout (tout est trempé et plein de sable limoneux gris très fin, mmmhhh) et allons prendre nos quartiers à la Roadhouse. Qui voit-on arriver bientôt ? Bill le chauffeur qui est tout content de nous voir là ! Nous aussi ! Douche, lessive, internet…. Comme c’est bon le confort moderne, même si la nuit a été perturbée par un générateur qui n’a cessé de tourner : au moins ça m’a permis de bien profiter du contact des draps frais et de l’impression de nid douillet dégagée par les murs en rondins.
Retour sur Anchorage (SA 14/08) Il pleut, tiens ! A vrai dire ça m’aurait vraiment fait râler qu’il fasse beau en partant ! On a RDV à 14h30 chez Brian pour rendre le raft donc on a le temps de faire un petit détour par Hatcher Pass (piste d’environ 50 miles entre Willow et Palmer, qui passe dans la montagne, bien plus belle que la route normale par Wassilia)d’autant plus qu’en allant vers le sud, le temps s’arrange. Dès les premiers miles de cette route, nous rencontrons une femelle élan et son petit, chouette ! La piste est facile et les paysages agréables. Il y a plein de campeurs motorisés installés pour le WE avec gros 4X4, grosses remorques pleines de quad, grosses caravanes, gros barbecues, gros chiens, grosses glacières, qui sont là pour pêcher (de gros poissons ?) Ils nous font penser à des pionniers des temps modernes, même si ce n’est que pour un WE. Certains semblent installés plus durablement : je pense que ce sont des chercheurs d’or car on croise régulièrement des pancartes indiquant qu’ici ou là c’est un claim réservé. Finalement nous n’aurons pas de soleil plus haut dans la montagne… Après le col nous hésitons à visiter Independance Mine mais avec ce temps gris, visiter des vestiges miniers ne nous emballe pas. On préfère refaire un tour vers les hydravions : on adore ce spectacle inhabituel pour nous. Après avoir rendu le raft, le téléphone satellite et le bear spray, nous filons déposer les enfants et le matos chez Great Alaskan Holidays (GAH, le loueur de camping car) avant d’aller rendre la voiture à l’aéroport en 2 mn chrono, où la navette de GAH vient nous chercher aussitôt. Le camping car est quasiment neuf, impeccable. On laisse 2 sacs en consigne chez GAH et habitué au camping car, on prend immédiatement nos marques. En route vers le Wal Mart où nous dévalisons les rayons de fruits et légumes ! Ras le bol de la mauvaise bouffe américaine (il doit exister de bons restaurants mais on n’est pas là pour ça !), des pâtes et du riz ! Le camping car est bien équipé (le four n’a jamais servi !), profitons-en ! On prend demain à 16h00 à Whittier le ferry pour Cordova (et son fameux Child’s Glacier. Cordova n’est pas reliée au réseau routier), nous ne devons donc pas trop nous éloigner. J’ai repéré une balade au-dessus de Hope que nous pourrions faire demain. Nous avançons donc jusqu’à Portage Lake où nous trouvons un coin pour dormir près de la rivière. Il pleut mais ça ne nous fait plus le même effet qu’avant !
Hope, Palmer Creek, Cordova (Di 15/08) Surprise ! Il fait beau ! La chance aurait-elle enfin tourné ? On roule jusqu’au lac pour prendre le petit déjeuner puis nous prenons la route vers Hope. On voit enfin le Turnagain Arm avec le soleil ! Au loin les Chugach Mountains. Hope serait un charmant petit hameau si ses habitants n’avaient pas fait le choix de créer un parking/camping pour RV (= camping car) juste en front de mer. Nous prenons la piste qui grimpe sur les hauteurs de Hope au-delà des arbres. C’est splendide ! Ca fait un bien fou de s’affranchir de ces arbres qui si souvent en Alaska ferment l’horizon. Heureusement que compte- tenu de la latitude de cet état, il suffit de monter de quelques centaines de mètres pour qu’ils disparaissent. C’est parti pour 3h d’une superbe balade au milieu des fleurs et des petits ruisseaux jusqu’à 2 mignons lacs glaciaires. On essaie de boucler la boucle mais le ferry ne nous attendra pas : il nous faut redescendre ! Nous voilà tout ragaillardis par cette belle randonnée ensoleillée. Tout ça nous donne bien envie une autre fois de découvrir la péninsule de Kenaï que nous allons zapper cette fois-ci. En quittant Hope, nous croisons 2 ours noirs qui traversent la route ! En arrivant à Whittier, il….. (Quel suspense…)…..pleut ! A 15h, l’embarquement sur le ferry, assez laborieux (on n’est pas en Norvège) commence. J’ai réservé les billets sur le site de Alaska Marine Highway il y a très longtemps. Le ferry est en fait loin d’être plein, sans doute à cause du temps… A 16h, on appareille sous la pluie et ça continue pendant toute la traversée. Le ferry très récent marche à 38 nœuds ! A 19h15, après avoir parcouru les 150 km de large du Prince William Sound, nous arrivons à Cordova avec un timide rayon de soleil. Pas vu le moindre animal marin pendant la traversée… Il y a pourtant à bord du ferrry une rangerette équipée de jumelles qui traque la bestiole mais rien… Nous prenons la route vers le sud qui mène à Hartney Bay (car j’envisage demain si le temps le permet de faire le Heney Ridge Trail et nous serons ainsi à pied d’œuvre) et découvrons la baie sous une lumière divine. Vite, vite, on se gare près du pont pour en profiter. Quelle surprise ! C’est marée haute et il ya quelques phoques qui chassent le saumon dans la baie, passant et repassant sous le pont où nous nous tenons. On voit distinctement un saumon essayer de se cacher dans les anfractuosités de la berge pour échapper à son prédateur. Pour une fois, il y a pas mal de moustiques au point que l’un d’entre nous doit s’arracher à ce spectacle pour aller chercher le répulsif. On se trouve un coin au bord de l’eau juste à côté du pont pour passer la nuit. De nos fenêtres (non équipées de double vitrage, dommage car la buée est très gênante) nous observons les phoques qui chassent.
Cordova, Child’s Glacier (Lu 16/08) C’est râpé pour la rando, tout est dans les nuages et… il pleut. Du coup on prend notre temps avant de filer vers l’est et le Child’s Glacier. On fait quelques courses, un petit tour dans l’Ilanka Cultural center. En route vers Child’s Glacier on fait un petit détour vers Alaganik Slough où la passerelle qui permet d’observer les marais est en travaux… On arrive enfin après un parcours d’environ 50 miles (dont les ¾ de piste facile) au campground de Child’s Glacier. Les craquements du glacier sont très impressionnants, ça résonne dans toute la cage thoracique et en plus ils sont très fréquents. On gare le camping car et on file voir le glacier ! C’est tout juste si on peut en apercevoir un bout ! Le temps est exécrable ! D’ailleurs à part l’host du camping (que nous ne verrons même pas) et une tente, il n’y a que nous ! Les autres ont été plus malins et attendent un meilleur créneau météo, ce qui se conçoit vu le prix du ferry ! Si c’était à refaire je ne prendrais des billets qu’au dernier moment, en fonction de la météo, au risque de ne pas avoir de place… Consolons-nous, à défaut de voir le glacier on l’entend et on le perçoit (je pense que la sensation pour un aveugle doit être terrible !) Allons voir à quoi ressemble ce fameux Million Dollar Bridge ! Il s’agit d’un pont construit vers 1945 sur la Copper River dans le but de relier Chitina et la Richardson Highway à la Copper Highway et Cordova (pour le moment Cordova reste donc inaccessible par la route) Ce pont a été endommagé par le fameux tremblement de terre de 1964 et du coup le projet de route a avorté. En 2005 les autorités ont renforcé le pont, craignant qu’il ne s’abime encore plus en posant 2 piles métalliques de part et d’autre de la zone où le tablier du pont s’est décalé d’environ 70 cm. Bref, on peut passer dessus en toute sécurité (tiens je viens de lire dans le Milepost qu’il est limité à 6600lbs, notre camping car faisait bien 4,5T mais on n’a pas vu de panneau…). On essaie de continuer la piste aussi loin que possible mais au bout de quelques km les bas côtés sont envahis par la végétation qui nous empêche de passer. Soirée crêpes rythmée par les grondements du glacier.
Child’s Glacier, Cordova (Ma 17/08) Le vent dilue un peu le brouillard : on voit mieux le (bas du) glacier ce matin. Sans interruption, des séracs s’écroulent dans la Copper River, c’est fascinant. Ca génère des vagues d’à peine une quarantaine de cm de haut qui sont vite freinées par le courant de la rivière. On a du mal à imaginer la taille des séracs qui ont pu générer les vagues énormes, de véritables tsunamis qui sont indiqués sur ce panneau. On repasse le Million Dollar Bridge, la vue est moins brumeuse qu’hier. On tente une petite balade à droite juste avant le pont mais on trouve d’énormes traces de grizzly toutes fraîches, accompagnées de traces de bébé ours et la végétation est si dense qu’on a vraiment peur de se trouver nez à nez avec leurs propriétaires. Demi-tour donc, de toute façon… il… pleut ! On reprend la piste vers Cordova : un énorme élan mâle s’enfuit dans la forêt clairsemée inondée par la Copper River, magnifique animal, fugace apparition. J’ai repéré quelques randonnées dans le coin mais avec ce temps il est inutile de grimper, on serait dans les nuages. En route donc pour Saddlebag Trail : 10 km A/R dont la première moitié dans une forêt aux arbres couverts de mousse, assez monotone. La 2ème moitié est un peu plus variée, elle chemine dans une vallée encaissée où court un petit ruisseau. Il y a des dizaines de crottes d’ours, on n’en a jamais vu autant. « Promenons-nous dans les bois, tralalalala… !» On arrive finalement à un petit lac où se jette un glacier moribond. Bof… Pas de pluie durant cette rando, mais on a les jambes trempées à cause de la végétation. De retour au camping car, elle reprend…. On va voir à quoi ressemble le coin d’Orca Road, au nord de Cordova, glauque… Demi-tour vers Hartney Bay et comme l’avant-veille, on a droit à un petit rayon de soleil. On aime cet endroit ! On dort là !
Ferry pour Valdez, Denali Highway (Me 18/08) A 8 h30, le ferry appareille : on quitte Cordova sous le soleil. Je suis dégoûtée car il a plu quasiment sans interruption pendant les presque 72 h passées sur la péninsule. Pfff… On découvre des sommets dont seule la carte nous laissait soupçonner l’existence ! Toujours pas d’animaux marins (à part des loutres et des phoques) durant le trajet en ferry (2h45, environ 120 km) vers Valdez, mais de beaux paysages. Valdez se situe au fond d’un fjord qui semble emprisonner les nuages. Le terminal pétrolier (celui où le fameux Exxon Valdez était venu remplir ses soutes avant de faire naufrage, causant cette marée noire historique que tout le monde a encore en mémoire. C’était en 89…) a le bon goût de rester pudiquement caché dans le brouillard. On se gare sur le port pour y faire un petit tour et on tombe aussitôt sur cette adorable loutre qui batifole au fond du port, là où les gens mettent leurs bateaux à l’eau, sans la perturber le moins du monde. Trop mignonne ! Il faut dire que c’est la belle vie ici pour elle (faisons abstraction des résidus d’essence qui flottent à la surface de l’eau) car elle récupère sans effort les restes des saumons qui sont nettoyés sur le quai. Les mouettes aussi en profitent. Valdez nous a bien plu (avec du soleil, c’est plus facile) : on y trouve un mélange sympathique de bateaux de travail, de plaisance (il y a même quelques voiliers) et même quelques kayaks. Le tout au pied des montagnes ! Nous y faisons un gros ravitaillement (c’est bien plus cher qu’à Anchorage) car nous devons être autonomes pour les 5 jours à venir. Le trajet jusqu’au Denali National Park via la Richardson Highway puis la Denali Highway ne passe que dans des hameaux de quelques maisons. On ne trouve pas non plus grand-chose à l’entrée du Denali NP… Les 50 premiers km après Valdez sont agréables, très montagneux et spectaculaires. On redescend ensuite dans une plaine monotone (encore les épinettes qui forment un rideau continu de part et d’autre de la route) pendant une bonne centaine de km avant d’arriver à Paxson, point de départ de la fameuse Denali Highway. Nous y faisons le plein et c’est parti pour 135 miles (216 km) d’une piste superbe qu’on a adorée ! (attention, je crois que certains loueurs de camping cars ne l’autorisent pas) A cette latitude, la limite forêt/toundra n’est pas bien haute, environ 600 m. Nous allons longer toute la chaîne de l’Alaska Range sur son versant sud. La journée est déjà bien avancée, l’été se termine, c’est déjà le début de l’automne et les couleurs sont superbes. Quelle chance d’avoir du beau temps ! On se pose pour la nuit un peu après Tangle Lakes (dont la piste d’accès est fermée pour travaux).
Denali Highway (Je 19/08) On décolle de bonne heure, tout émoustillés par ce qui nous attend. Nous passons devant les trailhead de Landmark Gap Lake (rando en A/R jusqu’à un lac, au fond d’une large vallée) et Glacier Lake (très humide parait-il) pour monter jusqu’à Mac Larren Summit, plus haut point de la piste (1245 m) où nous allons nous balader. Bien pratique le popotin blanc des caribous pour les repérer de loin ! Voici enfin l’occasion de faire sécher la tente que nous transportons mouillée depuis presqu’une semaine. Il est encore tôt et comme nous sommes les premiers aujourd’hui sur ce sentier, nous rencontrons plein de caribous ! Les jeunes sont très curieux, comme celui-ci que je n’avais pas remarqué ! La toundra commence à prendre ses couleurs d’automne et c’est superbe ! On surplombe une vaste plaine qui curieusement me fait penser à une savane africaine. Nous cheminons entre des petits lacs d’origine glaciaire et y remarquons ces étranges tracés semi-circulaires. A la périphérie des cercles, les cailloux les plus gros, au milieu les petits. Bizarre ! J’ai lu que c’est la conséquence du gel et de la neige mais sans bien comprendre le détail de leur formation. Si quelqu’un sait ? Tout est beau ici, jusqu’au moindre détail ! Sur le chemin du retour, nous croisons des américains qui voyagent à 4 ou 5 camping cars (ils sont 20, de New York) avec plein d’enfants. Les montagnes ici sont déjà si impressionnantes qu’ils me demandent si c’est le Denali ! En fait on en est encore à 200 km et les montagnes ici ne font « qu’un peu plus de 4000m » ! Nous reprenons la piste, traversons la Susitna (nous l’avions déjà traversée en raft quelques jours plus tôt mais bien plus en aval, juste avant Talkeetna) et remontons ensuite sur un plateau qui offre une vue absolument époustouflante sur l’Alaska Range. On en reste scotché, à tel point qu’on décide de dormir là ! On est absolument hypnotisé par le spectacle. Bouquet final !
Denali Highway, J1 au Denali NP (Ve 20/08) Après un tel coucher de soleil, pas question de rater le lever! Le thermomètre doit être faux, il indique -3°C mais il n’y a pas de givre. Disons que le fond de l’air est frais. D’ailleurs, ça fume, tout là-bas, au niveau des lacs et rivières. Il doit y en avoir des animaux dans cette vallée (on est à 20 km des montagnes, selon le GPS) D’ailleurs il y a pas mal de chasseurs en quad (la chasse a rouvert le 15/08) mais on n’entend quasiment pas de coups de feu, tant mieux ! On croise puis on longe ensuite pendant un moment la Nenana River, que j’avais un moment envisagé de descendre en partie en canoë mais le temps nous manque car il faut une grande journée (20 miles, classe I. Il faut pagayer mais il parait que c’est très « scenic ») pour aller de son croisement avec la Denali Highway à celui sur la George Parks Highway. La Denali Highway descend finalement dans la plaine pour rejoindre la George Parks Highway. Cette Denali Highway était jusqu’à la construction de la George Parks Highway en 1972, la seule voie d’accès au Denali NP. Un hors d’œuvre magnifique ! 50 km plus au nord, nous entrons dans le Denali National Park. J’ai pas mal hésité à aller dans ce NP un peu particulier. Contrairement aux autres NP américains que l’on peut sillonner librement en voiture, celui-ci est très réglementé. Il y a une unique piste de 89 miles de long qui longe le massif du Denali sur son flanc nord. On peut aller avec son propre véhicule jusqu’au mile 15. Avec une réservation pour 3 nuits minimum au Teklanika River campground (mile 29) on peut y conduire son véhicule mais on n’a plus le droit d’y toucher jusqu’à ce qu’on quitte le parc. C’est le choix que nous avons fait. Au-delà, il faut marcher, pédaler, ou prendre le bus. Vu les distances, on opte pour le bus ! Il s’agit de bus très rustiques, la vitesse est limitée à 30 mph, ils font de nombreux arrêts pour voir les animaux, des arrêts-pipi toutes les 1h30 à 2h00… Bref, pour faire toute la piste aller-retour de l’entrée du parc à Wonder Lake, il faut… 11h ! Passer nos vacances dans un bus ne nous tentait pas vraiment mais s’il fallait en passer par là pour découvrir la faune et les paysages de ce parc, ben, on allait tenter l’expérience. Au pire, si ça nous gave trop, on pourrait toujours quitter le parc avant les 3 nuits. Après les formalités rapidement effectuées au WAC (Wilderness Access Center. NB : en cette fin août, il y avait de la place dans tous les campgrounds sauf Wonder lake, celui qui est au bout de la piste), nous prenons la route et au bout de quelques km, croisons un grizzly qui vient de couper la route à un bus ! Sur la route vers le Teklanika Campground, nous croisons quelques caribous. Camping pas terrible, un parking arboré disons, on est les uns sur les autres (en RV ce n’est pas trop grave mais pour les tentes, pas terrible), aucune vue (normal, le camping est caché dans la forêt, ce qui est louable), des toilettes et un robinet. Point positif, il est au bord du lit de la Teklanika (je précise le lit car la rivière, gringalette, est finalement assez éloignée) : l’hôtesse, très sympa, nous rappelle les consignes de sécurité (il y aurait un ours et un lynx qui rôderaient dans le coin, pas vus en ce qui nous concerne…) On pose le camping car et on saute dans le bus pour notre première balade, pas loin (il est déjà 14h) Après 45 minutes de bus (et un arrêt-pipi au bout de 10 mn, pour ceux qui viennent de l’entrée…), le chauffeur nous débarque à Cathedral Mountain, en même temps d’ailleurs qu’une autre famille avec 3 enfants. Aussitôt, la moyenne d’âge dans le bus remonte en flèche ! Pas beaucoup d’enfants au Denali… Ce sont des habitués et ils nous indiquent le chemin, qui finalement est facile à trouver car assez fréquenté. Il n’y a quasiment pas de sentiers officiels au Denali (sauf à l’entrée du parc) Dans les endroits assez fréquentés, on trouve des sentiers. Ailleurs et le plus souvent, c’est du hors-piste, pas toujours facile du fait de la végétation. Pas de chasse bien sûr dans le parc, si bien que l’on peut facilement approcher les animaux, qui ne nous ont toutefois pas semblé beaucoup plus nombreux qu’ailleurs. On contourne une curieuse montagne de sable ocre pour finalement surplomber une impressionnante vallée glaciaire. Au loin, en contrebas, on entend soudain hurler : bear ! bear ! On ne voit pas l’ours mais on voit bien 2 randonneurs remonter la pente à toute vitesse ! Finalement ils ne planteront pas leur tente près de la rivière mais un peu plus haut au bord d’un lac. On peut bivouaquer partout dans le parc (à au moins 1 mile de la route), à condition d’avoir préalablement demandé un permis au WAC car le nombre maxi de campeurs par zone est contingenté. Pas facile d’improviser donc… Les enfants deviennent experts ès/crottes et baies ! Belle balade, sans soleil, dommage car la couleur de cette montagne est étonnante. En attendant le bus on remarque ce panneau : le vandalisme existe donc aussi chez les animaux ?! On peut monter et descendre à sa guise du bus où l’on veut dans le parc : il suffit de faire signe au chauffeur. En fin de journée, les bus qui retournent vers l’entrée du parc sont bien remplis et seul Arnaud peut grimper dans le 1er bus. On attend donc une vingtaine de minutes le suivant qui nous prend tous les 4. Nuit très calme (les générateurs des camping- cars doivent être arrêtés à 20h. De toute façon, il est indiqué sur le mode d’emploi du nôtre que le générateur n’est pas capable de recharger la batterie. Il ne sert donc que pour avoir ponctuellement du 110V, par exemple pour le micro-ondes. En arrêtant le chauffage durant la nuit, car le ventilateur est bruyant et doit consommer pas mal, nous aurons assez d’électricité pour ces 4 jours au Denali. Heureusement nous avons nos sacs de couchage car nous aurions eu un peu froid en n’utilisant que les couvertures fournies.)
J2 dans le Denali NP ( Sa 21/08) J’ai réservé le bus jusqu’à Wonder Lake, situé presqu’au bout de la piste, mais d’un commun accord nous décidons de ne pas aller jusque là : trop de bus ! A 7h30 on grimpe dans le bus et 1h30 plus tard, après avoir croisé quelques mooses imposants, admiré de belles montagnes derrière la vitre du bus (grrr…), nous demandons au chauffeur de nous laisser à Highway Pass. Les autres occupants du bus nous regardent un peu comme des bêtes curieuses quand nous descendons à ce col, où il n’y a « rien » (ni visitor center ni toilettes !) Enfin, rien d’autre que des montagnes de sable rouge encore un peu enneigées en cette fin d’été qui font face à des vallées sauvages et encaissées. On fait une belle balade au soleil (dommage on ne quitte pas la vue de la piste où les bus se succèdent à intervalles réguliers), il fait très bon, pas un souffle de vent. Fred et Arnaud, devant, aperçoivent des renards, on observe un moment un combat aérien entre un corbeau et un rapace tout en bullant au soleil : toujours pas le moindre moustique, quelle chance ! On a même la chance d’apercevoir le sommet du Denali ! Nous rejoignons enfin la piste et hélons un bus qui nous amène jusqu’au visitor center de Eielson où nous remplissons les gourdes. Au-delà de cet endroit, la piste redescend au fond de la vallée vers Wonder Lake. Il nous a sembl�� qu’au-delà le paysage devenait moins accidenté donc moins intéressant. Nous rebroussons donc chemin vers l’est et lors de l’arrêt à Toklat River,
demandons au chauffeur de nous déposer vers Polychrome Pass (un peu à l’ouest du mile 47). Il semble sceptique, nous expliquant que ça descend très raide depuis la route vers la rivière qui est en contrebas et que nous voulons longer. En effet ! Ca descend bien raide mais le sol est meuble donc c’est sans problème. En contrebas de la route, on ne soupçonne absolument pas sa présence, on ne voit et n’entend rien d’autre que le bruit du ruisseau et c’est bien agréable ! Les couleurs nous épatent, mélange de rouge, jaune, bleu du ciel (ahhhh !) ponctué de jolis nuages ! Tiens qu’est-ce donc que ce truc gris ?! Une bonne grosse marmotte prête à bientôt affronter les privations de l’hiver. Il y a une multitude d’empreintes le long de la rivière. Des crottes aussi bien sûr… Glou, glou, glou ! On les entend avant de les voir : des lagopèdes… Fred repère plus haut des mouflons de Dall (facile, ils sont d’un blanc immaculé), qui ont l’air de descendre vers la rivière : quelle chance. En effet, nous les retrouvons un peu plus loin au pied de la falaise. Ils se laissent très facilement approcher si bien qu’on va passer 1 ou 2 h en leur compagnie ! Quelle expérience ! Comment avec un tel pelage peuvent-ils échapper à leurs prédateurs ? Toujours plein de traces qui stimulent notre imagination : on essaie de reconstituer la scène du crime… En descendant la vallée on est régulièrement amené à sauter plusieurs petits affluents et on finit par être obligés de se faufiler dans le bush. Pas facile ! Pourvu qu’on ne se trouve pas nez à nez avec un grizzly. « Promenons-nous dans les bois… » Finalement on trouve un endroit pour traverser la rivière et rejoindre la piste. On émerge sur celle-ci en haut d’un raidillon : il n’y a plus qu’à attendre le bus, enfin plutôt les bus car encore une fois nous devons nous diviser en 2 groupes : d’abord les enfants puis Fred et moi. Sur le trajet du retour, la lumière est de toute beauté et ça fait vraiment l’œuf d’être dans ce bus ! Comme nous sommes 5 nous ne prenons pas le risque de prendre le dernier ou l’avant dernier bus pour rentrer car s’ils sont pleins, il faut attendre qu’un véhicule vienne nous chercher depuis l’entrée du parc, ce qui nécessite au bas mot quelques heures ! On retrouve les enfants au camping car : ils ont vu 3 ours sur une colline, les veinards !
J3 dans le Denali NP (Di 22/08) On les revoit ce matin : une maman grizzly et ses 2 petits. Plus loin on retrouve « nos » mouflons d’hier : depuis le bus, l’effet n’est pas le même ! Cette fois on se fait déposer à Stony Dome. Pas de soleil mais il ne pleut pas, c’est déjà ça…. Après avoir traversé une petite rivière, on remonte une petite vallée pleine de marmottes avant d’arriver à un col. Monter jusqu’au sommet ne nous apporterait pas grand-chose de plus car le temps est assez couvert. On préfère chercher un passage pour faire une boucle vers une très belle vallée que nous avons repérée en passant en bus. Hélas, elle est inaccessible ! C’est assez difficile dans le Denali (et en Alaska en général) de se faire une idée précise des reliefs car les cartes sont peu détaillées. Demi-tour donc, c’est plus prudent ! Le temps se couvre de plus en plus. Superbe arc en ciel près de Toklat River ! Malgré le temps, on décide d’aller explorer une vallée colorée que nous avons repérée sur Polychrome Mountain : elle nous a tapé dans l’œil à Caroline et moi. Un signe au chauffeur et hop, on descend ! On essuie quelques gouttes, rien de méchant et on grimpe dans la vallée jusqu’à apercevoir un groupe de « mouflettes » de Dall. Ces dames sont bien plus sauvages que les mâles, impossible de les approcher : elles sont toutes effarouchées et disparaissent finalement derrière un col. Cette fois le ciel s’assombrit de partout : demi-tour ! On se poste au bord de la route : 1er bus : 1 place seulement. Arnaud y monte (le veinard, il va voir un loup qui va trottiner au bord de la route pendant au moins 2 km !) On attend un bon moment le 2ème bus, le fond de l’air est de plus en plus frais mais on ne veut pas marcher le long de la route pour nous réchauffer car il pleut de partout sauf au-dessus de nos têtes ! Drôle d’impression ! Les sommets tout proches seront même blanchis. 2ème bus : 2 places, pfff… Fred et Caro y montent avec pour mission de commencer à faire les lasagnes ! 3ème bus : Marion et moi aurons finalement attendu 1h15 avant de pouvoir monter dans un camper bus : atmosphère d’ailleurs très sympa, il ramène des gens qui ont campé à Wonder Lake. Ce n’est pas le même public que dans les autres bus où on a vu des gens roupiller ou lire sur leur ipad ! Il y a d’autres randonneurs complètement trempés et frigorifiés qui visiblement ont attendu le bus un bon moment sous la flotte. On a eu plus de chance ! En conclusion ce système de bus est tout de même très contraignant : c’est un crève-cœur de perdre matin et soir plusieurs heures dans les transports, juste au moment où la lumière est la plus belle. Le dernier jour entre la fin de la balade, l’attente du bus et l’arrivée au camping de Teklanika, nous avons mis 3 heures (pour une vingtaine de miles )! (Auxquelles il faut ajouter 2h le matin pour aller à Stony Dome) Il est vrai que les paysages du Denali sont vraiment très beaux : c’est un mélange de larges vallées glaciaires austères, gorges profondes, montagnes colorées, glaciers, sommets enneigés mais je trouve l’organisation du parc vraiment trop pesante pour avoir envie d’y retourner. Voilà c’est dit ! Je dois dire aussi que je tenais tout de même à voir ce parc pour me faire mon idée, pas de regrets donc ! Je pense que pour bien profiter du parc (sans avoir une impression de métro/rando/dodo) il faut pouvoir partir camper quelques jours loin de la piste ce qui implique de porter un gros sac. Pas facile non plus pour une première visite dans le parc de bien cerner où s’y balader….et vu qu’il faut dire à l’avance au WAC dans quel secteur on va bivouaquer, impossible de se décider au vu des paysages rencontrés depuis le bus.
Denali NP, Anchorage (Lu 23/08) Il y a un peu plus de 400 km jusqu’à Anchorage, où nous reprenons l’avion demain.Ce matin dans le parc, le ciel est couvert mais les couleurs d’automne commencent tout de même à flambloyer. Plus au sud, ça se dégage et la vue de Denali Viewpoint South est à tomber ! On aperçoit en contrebas la Chulitna où nous sommes passés quelques jours plus tôt dans le brouillard. A Trapper Creek (à la hauteur de Talkeetna) nous prenons la Petersville Road qui file vers l’ouest. Cette route nous permet d’apercevoir le Denali sous un autre angle : elle n’a pas vraiment d’autre intérêt. Comme il fait beau nous décidons de repasser par Hatcher Pass mais comme la dernière fois, le temps se couvre finalement. Ce détour nous permet de rencontrer une nouvelle fois la femelle élan et son petit. Cette piste (non autorisée par le loueur ce qui signifie que l’on n’y est pas assuré) ne présente pas de difficulté ce jour là. La descente est assez raide et le frein moteur bien utile. On passe à Anchorage Downtown : la ville est en fait assez petite. Il y a des quertiers qui semblent très agréables à vivre avec plein de belles maisons en bois. La ville est idéalement située entre mer et montagnes. Nous allons passer la nuit sur les hauteurs de la ville à Glen Alp, dans le Chugach State Park. Il y a un monde fou ici : c’est un départ de randos à quelques minutes de la ville et la vue y est magnifique. On assiste à un coucher de soleil wagnérien sur Anchorage, ponctué de quelques averses bien drues ! Au loin, l’écume des vagues éclairée par le soleil couchant souligne la côte d’un trait presque fluorescent. Derrière nous, un ultime nuage rose avant que la nuit ne tombe définitivement.
Adieu Alaska et Denali ! (Ma24/08) Magnifique cadeau d’adieu ce matin : le Denali se détache parfaitement sur l’horizon ! Il est à plus de 200 km à vol d’oiseau ! On est scotché par ce spectacle mais il nous faut rendre le camping car avant 10h. En 10 mn, c’est chose faite et la navette nous conduit à l’aéroport, duquel d’ailleurs nous apercevons toujours le Denali. On décolle en début d’après-midi et très rapidement on vole « à côté » du Denali : magnifique ! Je constate non sans une pointe de satisfaction égoïste que la piste du Denali NP est sous les nuages, comme tout le flanc nord du massif. Moi qui était déjà en train d’échafauder des plans pour retourner en Alaska à l’automne et dans le nord, je réalise que le beau temps est rare partout en Alaska, pas uniquement sur la côte !
CONCLUSION Avant d’opter finalement pour l’Alaska, j’avais étudié la possibilité d’un voyage au Kamchatka, son voisin de l’est ! J’étais attirée par ses paysages sauvages, ses volcans, ses ours, ses rivières et rêvait d’y randonner ou d’y faire une descente en raft ou canoë. Malheureusement cette région ne s’est ouverte au tourisme qu’en 1992 au moment de la Perestroïka et les infrastructures y sont encore peu développées. Il est très difficile d’y voyager sans guide (et encore plus si on ne parle pas le russe) et les devis demandés auprès des agences locales y étaient absolument exorbitants. Conditions de confort spartiates, nécessité de porter d’énormes sacs pour y trekker (je ne pense pas que les russes soient déjà initiés à la philosophie MUL), impossibilité d’y être autonome, manque de réactivité des agences locales pour répondre à mes mails. Bref, je décidai finalement de me tourner vers l’Alaska et là tout a été ultra-simple : on trouve plein d’infos, cartes, récits, photos sur le net qui permettent de préciser ses attentes. Les américains ont un sens du service qui nous épate à chaque fois ! On avait un timing assez serré et tout a marché comme sur des roulettes, ils sont très pro ! Pas facile cependant vu la taille de l’état de faire des choix : il mérite à coup sûr plusieurs voyages ! On a fait un voyage passionnant même si la météo aurait pu, si elle avait été complice, le rendre absolument époustouflant !
Nos plus forts souvenirs (après sondage familial) seront : La rencontre rapprochée avec le grizzly L’ours noir sur la plage L’adorable loutre à Valdez et les loutres en général, trop mignonnes Les aigles à tous les coins de forêts et les phoques La « pêche au saumon », morts de rire ! Le Denali dans toute sa splendeur Les mouflons de Dall La pluie !!! La (très) grosse trouille en raft contre la souche
BUDGET ALASKA
J'ai profité en décembre 2009 d'un euro avantageux par rapport au dollar (1$ = 1,50 euro à l'époque) pour payer le ferry, la location du camping-car, les accomptes pour le kayak et le raft, le camping/Tek Pass/entrée au Denali, Child's glacier campground. J'avais aussi acheté en décembre des dollars pour payer sur place le solde kayak/raft, les hébergements, restaurants, bouffe. Bref, il n'y a que la location de voiture et le carburant qu'on a payés avec un dollar un peu moins avantageux (1$ = 1,29 euro) Vu le prix des prestations en Alaska, il n'y a pas de petits profits!
Avion pour 5, vol direct Francfort-Anchorage avec Condor4880 euro
Location 2 kayaks doubles+1 simple pour 7 jours1085$ Transferts en watertaxi 1880$ Total kayak :3035$ soit 2154 euro
Location raft 4 jours pleins 400$280 euro Navette pour dépose raft250$175 euro Total raft : 650$455 euro
Location VHF 7jours70$47 euro Location tél satellite 2 semaines150$ 106 euro Location bear spray 2 semaines 50$ 35 euro Clôture anti ours120 euro Total sécurité308 euro
Location minivan 14javec plein assur maxi732$567 euro Essence minivan 40$31 euro Total minivan 14j598 euro
Camping car 25' 10 jours, assurance maxi1592$1114 euro Propane40$28 euro Essence camping car 26l/100 km 1700 km459$355 euro Total 10j camping car 1497 euro
2 nuits 5 pers AJ Girdwood240$168 euro 2 nuits Talkeetna Roadhouse284$200 euro Childs's glacier campground avec résa34$25 euro 3 nuits à Teklanika campground (Denali)73$49 euro Total hébergements 442 euro
Ferry Whittier/Cordova/valdez CC+5P1091$722 euro
TEK Pass pour 3 jours pour 5 (bus dans Denali)92$61 euro
Ravitaillements, gaz, pêche 25j à 51000$670 euro Restos, fast food300$200 euro Total Bouffe, divers sur placeenviron 1000 euro
TOTAL pour 25j à 512117 euro
BIBLIOGRAPHIE ALASKA
Le Milepost est un énorme annuaire contenant une masse d'informations diluées au milieu de publicités. Nécessite un temps d'adaptation avant de s'y retrouver. Très utile pour le voyageur motorisé. Poids rédhibitoire pour les autres.
Lonely Planet Alaska : bien, pas mal d'idées de randonnées, pas mal de cartes.
55 Ways of the Wilderness in South Central Alaska, 5th edition de Helen D. Nienhueser and John Wolfe Jr : plein d'idées de rando, cartes succintes.
The Alaska River Guide de Karen Jettmar : la référence pour choisir sa rivière.
Denali National Park Guide to Hiking, Photography and Camping de Ike Waits. Plein d'idées de randos dans le Denali NP. Topos pas très précis mais difficile de faire mieux vu qu'il n'y a pas de sentiers. Cartes très grossières.
Cartes du National Geographic : Prince William Sound West (utilisée en kayak) 1/110000ème Prince William Sound East (pour la région de Cordova) 1/105600 Denali 1/225000ème On est loin de nos cartes IGN au 1/25000ème mais ces cartes sont agréables à lire et plastifiées. Au moins un bivouac de kayak indiqué qui n'existe pas sur PWS West. Je ne crois pas qu'il existe des cartes papier plus détaillées de toute façon. Il faut donc un peu « d'inspiration » pour lire le terrain plutôt que la carte, pas toujours facile.
Cartes GPS On a téléchargé des cartes topo gratuites pour Garmin. Attention il en existe (au moins) 2 types : pour l'un des 2 impossible de transférer les cartes et les waypoints sur le GPS donc mieux vaut faire un essai avant de rentrer tous les waypoints et de piquer une crise quand ça coince! On a utilisé ça : http://www.gpsfiledepot.com/maps/view/302/ Bien utile pour évaluer la distance parcourue en kayak ou en raft et s'assurer qu'on est bien là où on croit! Amusant aussi pour mesurer la vitesse en raft : record 14,8 km sans donner un coup de pagaie!
Scats and Tracks of Alaska de James C. Halfpenny : crottes et traces d'Alaska, bien fait, léger, les enfants le connaissent par coeur.
Alaska Wild Berries and berry-like fruit de Verna E. Pratt pratique, léger, bien utile vu l'abondance de baies diverses et variées.
On aurait du acheter ces 2 petits livrets au début du voyage mais l'occasion ne s'en est présentée que plus tard. Si vous les trouvez sur le net, n'hésitez pas!
Pour le récit illustré, cliquez ici
Bonne lecture!
ALASKA ! Enfin ! L’idée d’aller en Alaska nous turlupinait, Fred et moi, depuis longtemps. On n’avait cependant pas envie de survoler superficiellement cet immense état américain (le plus grand, 3X la France) On voulait le découvrir sous son aspect le plus sauvage, loin de la civilisation, loin des routes, au plus près de la nature. Pas facile en 3 semaines de vacances. Pas facile avec 3 enfants. Il nous a donc fallu attendre patiemment qu’ils grandissent, physiquement mais aussi dans leur tête, car nous nous doutions que le wilderness sous ces latitudes est vraiment très « wild ». Bref, nous (Marie, Fred, Caroline 17 ans, Arnaud 15 ans et Marion 14 ans) débarquons enfin à Anchorage ce 01/08/10 et récupérons nos 180 kg de bagages… 180 kg !? Oui, on prévoit de commencer par une semaine de camping itinérant en kayak de mer, suivie de 4 jours de descente en raft : tout ça nécessite un sacré fourbi, d’autant que nous emmenons notre canoë gonflable. Comme je me doute que notre résistance à la rude vie au grand air alaskan risque d’avoir ses limites, je choisis de terminer notre voyage par la location d’un camping car pendant 10 jours. Avec un tel programme nous n’allons découvrir qu’une infime partie de l’Alaska, à notre rythme. Ce sera l’occasion d’y retourner !
Cogitations/préparatifs Pour les prix, voir dans la partie budget à la fin VOL Pour le vol, rien de bien compliqué : Condor Airlines, filiale lowcost de Lufthansa, opère des vols directs pour Anchorage depuis Francfort. 2h30 de route de Nancy, aéroport très pratique. Bien que cher (presque 1000 euro A/R) on n’hésite pas longtemps devant l’attrait d’un vol direct et le prix de toute façon assez élevé aussi des vols avec escale (pb des retards, correspondances ratées, bagages perdus, passage de douane…) passant par les US ou le Canada. KAYAK DE MER On avait adoré notre virée en kayak au Groenland et bien envie de recommencer. Le but était de se balader dans des espaces vierges, sans trop d’humains, sans ferry, bateau de pêche, vedettes à moteur… Bref sans autre bruit que celui des cascades, du vent et de la mer, des animaux et du crépitement des glaçons mêlé aux craquements sinistres des glaciers.. Euh….j’avais oublié celui de…la pluie ! Après avoir comparé les mérites respectifs de Valdez, Seward, Homer et Whittier (dans tous ces endroits on trouve à louer des kayaks de mer), je choisissai finalement cette dernière. Whittier est un endroit absolument glauque, le pot de chambre de l’Alaska avec une pluviométrie record, mais c’est une bonne base de départ vers la partie ouest du PWS (Prince William Sound : gigantesque baie parsemée d’îles, située au SE d’Anchorage) qui est une zone très abritée de la houle océanique du fait de la présence de nombreuses îles. Bien sûr il y a des endroits avec plus de glaciers (Valdez), plus d’animaux (Seward), mais cette zone me parait réunir pas mal d’atouts : protégée de la houle, quelques glaciers, de bonnes chances d’y voir des animaux, pas trop de difficulté pour y bivouaquer (la forêt pluviale, exubérante vient souvent jusqu’à la limite de la haute mer) Après quelques échanges de mail, je retenai Epicchartesr (Brooke le patron n’a pas été avare d’informations sur le coin) pour louer les kayaks : 2 doubles+1 simple. S’éloigner de la civilisation a un coût certain en Alaska car l’absence de route sur la plus grande partie de cet état nécessite le recours à un avion, hydravion ou bateau. En l’occurrence c’est en « watertaxi » (toujours avec Epiccharters) que nous nous ferons déposer à environ 75 km au sud de Whittier (au-delà des zones de pêche), puis récupérer un peu plus loin une semaine plus tard. Pourquoi ne pas prendre un tour guidé ? Ben… parce que quand on ne peut compter que sur soi-même, les sensations sont décuplées !
RAFT C’est précisément pour éviter le coût non négligeable d’une dépose aérienne (à 5+ matos de camping+bateaux il faut 2 rotations car les coucous sont minuscules) que je choisissai finalement de descendre la Chulitna. Après avoir demandé des devis pour accéder à des rivières perdues dans le nord de l’état, je réalisais que, d’une part cela ferait exploser le budget, d’autre part cela nous demanderait d’y consacrer beaucoup de temps (il faut le temps de monter là-haut et d’en redescendre+journée de sécurité pour le vol de dépose, idem pour la reprise) 3 ou 4 jours me semblaient la bonne durée : assez longue pour bien entrer dans l’ambiance du trip, assez courte pour ne pas engendrer de monotonie. Les enfants voulaient que ça bouge un peu (on a été servi…) Je ne voulais pas d’une rivière trop près d’une route. Je ne voulais pas de portage. Je voulais enfin avoir la possibilité de voir des animaux et de beaux paysages. Je jetai donc mon dévolu sur la Chulitna pour laquelle le point de mise à l’eau est accessible par la George Parks Highway et qui après 77 miles passe – comme c’est pratique- dans le village de Talkeetna. La Chulitna passe dans la même vallée que la George Parks Highway, à une distance de plusieurs km si bien qu’on ne perçoit pas sa présence (sauf sur qq km au début où l’on entend un peu la circulation). En cas de problème il ne faut toutefois pas trop compter pouvoir rejoindre la route car le terrain est difficile : forêt impénétrable, marais, ravins… Elle longe sur son flanc est tout le massif du Denali, plus haut sommet d’Amérique du nord qui culmine à 6029m. Elle court ainsi dans une vallée glaciaire du nord vers le sud, recevant plusieurs affluents qui augmentent considérablement son débit (de 1 à 4 entre le début et la fin de notre parcours) Cette rivière étant classée II+ voir III en cas de fort débit, je préférai louer un raft plutôt que des canoës gonflables . (Bien m’en a pris, boudiou !) Craignant que les enfants ne s’ennuient sur le raft, je décidai d’amener notre canoé gonflable (super bonne idée) Je réservai donc un raft Aire de 15’chez Alaska Raft Connection (à Anchorage) dont le patron Brian est très réactif. J’ajoutai dans nos bagages une galerie gonflable Handyrack et des sangles car transporter un raft et ses avirons n’est pas une sinécure.
VOITURE Après plusieurs jours de recherche sur le net, je tombai enfin sur un tarif tout à fait raisonnable (pour l’Alaska hein !) pour la location d’un Dodge Grand Caravan chez Alamo. C’est fou, les prix vont de 1 à 5 ! Bien chercher avant de se décider donc. Pourquoi louer une voiture pour faire du kayak et du raft ?! Ben, pour les transferts pardi ! En fait, les transports en communs pour 5 sont + chers qu’une location et en plus impraticables avec tout notre fourbi. Pas le choix donc, même si ça fait râler de louer une voiture pour la laisser 7+4 jours au parking… Voiture quasi neuve, 12000 miles au compteur, récupérée en 5 minutes en arrivant à l’aéroport.
CAMPING CAR Bien moins cher à partir du 15 août, on a sauté sur l’occasion. On a donc loué pour 10 jours chez Great Alaskan Holidays un camping car de 25’, nécessaire et suffisant pour 5 personnes. On ne voulait pas plus grand afin de pouvoir rester relativement « agile »… Organisation parfaite, camping car étincelant. Il y a PLEIN de camping cars en Alaska et ça se comprend : on peut s’arrêter où on veut, en « pleine nature », en toute légalité (ce qui n’est pas le cas dans beaucoup d’autres états américains). Vu les distances, la rareté et le coût de l’hôtellerie, la qualité de la « restauration » tout-venant, c’est une solution qui serait presqu’idéale si ces bestiaux ne consommaient pas 25 l/100 km minimum (26 en ce qui nous concerne en roulant hypercool)
SECURITE Rassurez-vous je ne parle pas des Américains, en général vraiment sympas mais de la Nature et de ses Habitants. Prévoyant de nous balader dans des coins perdus, en bonne santé mais pas à l’abri d’une gamelle, crise d’appendicite - que sais-je encore - dans une nature réputée pour sa population d’ours (noir et grizzly) je préférai louer (chez Alaska raft Connexion toujours) un téléphone satellite et un bear spray (spray répulsif contre les ours) pour la partie kayak et raft. Je louai aussi (cette fois chez Epiccharters) une VHF (finalement inutile car il n’y avait pas un chat là où nous avons fait du kayak et la portée de cet appareil est très limitée) Enfin je décidai de fabriquer une « bear fence », clôture électrique anti-ours (destinée à entourer la tente), afin de pouvoir dormir un peu plus sereinement. J’ai trouvé tous les ingrédients en Europe (je ne voulais pas commander aux US à cause des frais de douane+dossier éventuels) Evidemment cet attirail ne dispense pas de respecter aussi scrupuleusement que possible les consignes pour éviter des rencontres trop rapprochées avec les ours. La rando en kayak se déroulant dans la Chugach National Forest, Epiccharters avait récupéré pour nous auprès du visitor center cinq boîtes anti-ours destinées à stocker la nourriture et les trucs odoriférants qui pourraient intéresser ces gourmands. Bien pratiques pour s’asseoir mais d’un volume insuffisant pour une semaine d’autonomie. Un peu encombrantes dans les kayaks même si heureusement elles tenaient verticalement entre nos jambes. Pas étanches, dommage.
Le voyage (Dim 01/08/10) Ouf, l’hôtesse de l’enregistrement ne moufte pas quand elle nous voit enregistrer 8 sacs pour 5 personnes. Depuis peu la franchise de bagages en soute est limitée à 1 sac de 23kg/personne mais comme les billets ont été achetés l’année dernière, nous bénéficions encore des 2X23kg. On décolle enfin avec 3h de retard (on s’est donc levé à 4h du mat pour rien…) 8h45 plus tard, après avoir survolé le Groenland puis (chance !) aperçu le Denali émergeant d’une mer de nuages, nous nous posons vers 14h à Anchorage. Il fait gris mais il ne pleut pas, environ 17°C. On récupère la voiture au terminal domestique en un clin d’œil et après nous être trompés d’adresse (j’avais noté l’adresse postale, ne nous énervons pas… une adorable commerçante nous a retrouvé la bonne adresse sur le net), on déniche enfin Alaska Raft Connection, dans un hangar près de Lake Hood juste à côté de l’aéroport pour récupérer le tél satellite et le bear spray. Le dépaysement est immédiat car ce lac sert en fait d’aérodrome pour les hydravions. Il y en a des centaines, garés sur l’eau ou sur les parkings. Si le trafic sur le gros aéroport parait modeste, ici, ça turbine ! Ce spectacle nous occupe bien en attendant que notre téléphone atterrisse ! Enfin, il arrive : une famille de Suédois (avec un garçon de 15 ans et une fille de 18 ans) vient de rentrer en hydravion d’une randonnée de plusieurs jours en raft sur la Talachulitna River. Ils ont attendu leur hydravion pendant plus de 24h à cause du mauvais temps et sont affamés. Ils ont eu de la pluie quasiment en permanence… On compatit… « I wouldn’t do it again » dit sobrement la maman. Bien, bien, bien… Je me rassure en me disant que la météo a l’air tout à fait correcte pour les jours à venir. Ils ont tout de même vu un ours, un lynx, des élans et pas mal de moustiques (ça m’inquiète un peu cette appréciation, surtout venant de Suédois !) Brian nous explique que le mois de juillet a battu tous les records de pluviométrie. Bon…ça ne peut que s’améliorer en août, pas vrai ? Bref, ils avaient 2 tél satellite (on n’est jamais trop prudent mais j’avoue que ça ne m’était pas venu à l’idée. Peut-être avaient-ils des impératifs professionnels ou familiaux nécessitant de fréquents appels) On récupère celui qui n’a pas servi et dont la batterie est pleine. Direction ensuite le Wal Mart pour les courses de bouffe et achat de gaz : on vide le rayon de ses 4 dernières petites cartouches. Enfin nous prenons la route en direction de Girdwood , petit village situé à environ 1h de route d’Anchorage en direction de Whittier, le long du Turnagain Arm, gigantesque bras de mer entre Anchorage et la Péninsule de Kenai. Le temps est bouché, je suis cuite, ça circule énormément, pas de photos. Il y a un monde fou sur cette route mais les chambres que j’ai réservées dans l’AJ de Girdwood : GABI (Girdwood Alaska Backpacker Inn) sont au calme sur l’arrière. A 20h après 26h de route/avion/courses/route, on s’écroule enfin !
En route vers Point Nowell (Prince William Sound PWS) Lu 02/08 Avec 10h de décalage horaire, on est réveillé à l’aube et ça tombe bien car on a RDV à 7h45 avec Epiccharters. Pas le temps de profiter de l’auberge, pourtant bien sympathique. On passe le tunnel (12$, circulation alternée sur une seule voie pour les voitures et le train) sans attente si bien qu’on a le temps de visiter Whittier et ses alentours (il n’y a que qq km de routes) Sous la pluie, dans le brouillard, on aperçoit notre premier aigle pêcheur, ravis. On se rend compte qu’avec la fatigue d’hier on a mal compté le nombre de jours de bouffe à acheter : du coup on rachète à prix d’or un ou deux paquets de nouilles à la petite épicerie du coin et on se laisse tenter par une machette/scie qui plait bien aux garçons. Quelle bonne idée ! Les kayaks nous attendent, parfaitement préparés, disposés sous un auvent (ça tombe bien il pleut toujours) juste en haut de la passerelle qui mène au ponton où est amarré le bateau. Matériel impeccable (2 Seda Tango et un Prijon Seayak ), rien ne manque. On récupère la VHF. Grand déballage de printemps, on retire tous les emballages inutiles, emballe tout ou presque dans des sacs étanches. Pas le temps de vérifier que ça rentre dans les kayaks, faudra bien ! Après avoir signé moult décharges, embarqué les kayaks sur le watertaxi, écouté comme dans l’avion les consignes de sécurité (difficile de ne pas sourire discrètement), c’est parti pour 1h30 de navigation tape-cul à fond avec les 2 moteurs de 200 CV. Le GPS indique 55 km/h. Faites le calcul… Sur le trajet on ne voit pas grand-chose, brouillard… On arrive un peu groggy sur la plage (de galets hein !) de Point Nowell : en un clin d’œil nous voilà débarqués avec armes et bagages. « Enjoy ! » nous lance Brooke puis le bateau disparait très vite dans le brouillard. Bon ben, ‘y a plus qu’à ! Le tour du propriétaire est vite fait : la plage fait 300 m de long, 30 de large (3 à marée haute), au-delà la côte est faire de rochers infranchissables. Sur toute sa longueur elle est bordée d’une épaisse forêt pluviale. Seul 2 ou 3 endroits permettent de planter une tente à sa lisière. On choisit le plus plat, juste suffisant pour notre tente de 6 personnes. On n’y voit pas à 10 m dans cette forêt et moi qui depuis des mois lis tous les jours des histoires d’ours, je n’en mène pas large ! Les autres me prennent pour une parano, à jeter sans arrêt des coups d’oeil dans tous les coins. En plus il y a des crottes d’ours un peu partout ! Très vite, on retrouve nos habitudes de bivouac en famille : Caroline et moi montons la tente tandis qu’Arnaud et Marion ramassent du bois pour faire un feu (heureusement il y a plein de bois flotté, pas besoin d’aller farfouiller dans cette forêt touffue pleine d’ours) et Fred se lance dans la popote. Repus, crevés par le voyage et le décalage horaire, nous décidons à l’unanimité de ne pas bouger aujourd’hui et les enfants et moi filons faire la sieste tandis que Fred, fidèle à son habitude, s’oblige à adopter de suite les bons horaires. Bien lui en a pris car un peu plus tard il nous appelle : 2 ou 3 baleines croisent à quelques centaines de mètres, on entend même leur souffle, chouette ! Après cette digression, on resombre dans le coma et on n’émerge que pour le repas du soir. Il fait très bon, pas de vent, pas de moustique à ma grande surprise, pas vu d’ours non plus pour le moment. Tiens, un lion de mer vient nous rendre une petite visite. Pas fait de photo vu le manque de lumière, persuadée qu’on en verrait d’autres après : mais nan ! J’insiste pour attacher la bouffe en hauteur ; pas facile de trouver un endroit propice. Ce serait ballot de se faire piquer la bouffe dès le 1er jour ! Depuis, j’ai vu des vidéos qui m’ont convaincue qu’un ours noir est capable d’acrobaties auxquelles notre installation n’aurait pas résisté longtemps… Nuit pas vraiment réparatrice du fait du décalage horaire et du sentiment de claustrophobie généré par cette épaisse forêt qui nous entoure. De plus il y a eu un bourdonnement continuel de bateaux à moteur qui ne s’est interrompu qu’au milieu de la nuit. La mer est très calme, bordée de côtes montagneuses et le bruit porte très loin.
Vers Ewan Bay (Ma 03/08) On se lève avec le jour et le soleil nous gratifie d’un magnifique spectacle ! Quel silence, les pêcheurs sont au lit ! On profite de la chaleur du soleil pour faire sécher la tente, la lumière est incroyable. On a bien fait de se lever tôt car à 6h30 le soleil disparait. C’est tout pour aujourd’hui ! J’inaugure le sac étanche Ewa Marine pour l’appareil photo. J’ai comme objectif un 24-105 mais dans ce sac je ne peux que déclencher : impossible de zoomer, toutes les photos sont donc prises au 24 mm, ni de régler quoi que ce soit. De plus il faut de la persévérance pour réussir à appuyer sur le déclencheur à travers cet épais plastique. Enfin il faut plusieurs minutes pour entrer/sortir l’appareil photo du sac. Seule qualité du bazar : c’est vraiment étanche ( a trempé pendant des jours dans l’eau stagnant dans la jupe). Si c’était à refaire j’achèterais plutôt un compact étanche. Je suis très déçue par la qualité des photos, souvent « voilées » par la partie en verre qui recouvre l’objectif qu’on ne peut pas garder propre (embruns, pluie). Le fait de ne pas pouvoir zoomer est évidemment très gênant. Pour le caméscope Fred utilise un caisson étanche qui l’autorise à utiliser toutes les fonctions du cam mais il a de gros problèmes de condensation, malgré l’utilisation de silicagel. On est sur l’eau à 7h15, pas mal ! Après une bonne heure de pagaie nous approchons de Junction Island où Brooke nous a indiqué une colonie de phoques. En effet, jusqu’ici nous avions croisé quelques phoques épars mais sitôt viré un premier caillou, c’est la débandade ! Il y en a partout, des dizaines. Certains disparaissent discrètement sous l’eau sans un frémissement tandis que d’autres manifestent leur mécontentement d’être ainsi dérangés par de violents coups de reins avant de plonger. Ils s’éloignent d’une vingtaine de mètres tout au plus et-curieux- nous observent attentivement. Trop mignons s’exclament les enfants. Oh les bonnes têtes, regarde çui-là ! Et là derrière, il nous suit ! Bref, un régal. On débarque sur « leur plage » jonchée de crottes de phoques (je vous passe les détails mais ça p… autant que des crottes d’oiseaux) Ils sont là tout autour de l’île à nous observer patiemment. Dès que nous réembarquons, ils reprennent possession de leur territoire : bon débarras les perturbateurs ! (à notre décharge, il nous fallait ajuster les cales-pieds…) Nous longeons ensuite la côte ouest de Chenega Island, et c’est un régal. On se faufile entre la côte et une multitude d’îlots touffus qui donnent l’air de déborder de végétation. Malgré le ciel couvert, l’eau vert émeraude contraste avec le jaune des algues et le vert profond des forêts. A cet endroit la côte est particulièrement découpée et c’est une surprise renouvelée au détour de chaque îlot ou de chaque baie. Nous qui sommes plutôt des voileux apprécions vraiment de pouvoir jouer au rase-cailloux sans souci de tirant d’eau. Encore plus mignonnes que les phoques, les loutres égaient notre journée. Plus on va vers le sud, plus elles sont nombreuses. On rencontre plein de mamans qui font la planche avec leur petit sur le ventre. Parfois elles rêvassent ou elles dorment et on peut s’en approcher à quelques mètres puis, surprises, elles s’enfoncent dans les flots après un petit sursaut. Brooke m’a indiqué au fond de Ewan Bay la présence d’une cascade d’eau salée. Lors du gros tremblement de terre de 1964, un décalage est apparu entre une toute petite crique et le reste de la baie si bien qu’à certaines heures de la marée cette crique se vide par une cascade d’eau de mer ce qui crée une mousse identique à celle générée par une tempête. Nous nous dirigeons donc vers le fond d’Ewan Bay quand il se met à pleuvoir. Après cette première matinée de pagayage on en a plein les bras et on décide de se trouver d’abord un endroit pour la nuit car les opportunités sont plutôt rares. Miraculeusement on trouve un endroit que Brooke nous avait indiqué, sur une petite île dans un endroit relativement dégagé qui me plait infiniment plus que notre emplacement d’hier. Ici, ni trace ni crotte d’ours. Comme hier, il n’y a pas de ruisseau à proximité mais nous avons 2 bidons de 15 litres donc une autonomie d’au moins 3 ou 4 jours. Une fois la tente montée, il pleut de plus belle et nous préférons remettre au lendemain la visite de la cascade, située à 2 ou 3 km. Fred s’installe pour faire à manger : rien à faire, le réchaud (Primus Omnifuel ) ne veut pas démarrer ! Lui qui avait fonctionné comme une horloge au Groenland refuse obstinément de s’allumer alors que j’ai choisi cette fois d’utiliser du gaz plutôt que de l’essence car cela pose théoriquement moins de problème. Hier il a marché au poil… Gros coup de stress : nous voilà bien avec nos kilos de pâtes et de riz prévus pour toute la semaine. Bien sûr on a un téléphone satellite et la possibilité de nous faire récupérer par Epiccharters mais ce serait trop la honte, dès le 2ème jour ! Pas question ! « On va faire un feu, histoire de conjurer le sort ! Ca va faire marcher le réchaud ! » Ben voyons… Fred le démonte et le remonte X fois de A à Z, je tente aussi ma chance, des fois que… Niet ! Il pleut toujours : on se dépêche de ramasser bois et brindilles encore pas trop mouillés pour allumer le feu, tandis que Fred autopsie encore le réchaud. Quelle bonne idée on a eu d’acheter cette machette à Whittier ! On envisage la possibilité de cuisiner midi et soir au feu de bois mais s’il continue à pleuvoir ainsi, ça va être impossible sans allume feu. M…. de m… Quelle c… de ne pas avoir pris un 2ème réchaud ! C’est quand même le B.A.BA quand on va dans un coin perdu ! Du coup on n’a même plus faim, sauf les enfants ! Alors que le feu démarre enfin nous percevons soudain un ronflement puissant : ça marche ! Enfin si on peut dire : jouant le tout pour le tout, Fred a élargi le trou de la buse et la flamme ressemble maintenant à celle de la fusée Ariane mais elle se maintient. Ouf, sauvés ! Il consomme certainement plus mais on a prévu large en gaz. Aujourd’hui nous n’avons ni vu ni entendu le moindre bateau !
Vers Gaamak Cove (Me 04/08) Il pleut toute la nuit et au petit matin nous réalisons que nous avons douillettement dormi sur un lit de tourbe à présent totalement imbibée d’eau. Heureusement la tente est bien étanche. Après cogitation nocturne, je réalise que ce matin la marée n’est pas propice pour voir la cascade. Tant pis on laisse tomber d’autant plus que je ne sais pas trop où nous pourrons trouver à bivouaquer pour la prochaine étape. La carte mentionne bien un bivouac au sud de Jackpot Bay mais Brooke a l’air de douter de son existence. Nous replions le camp sous une pluie persistante et c’est reparti ! On se faufile le long de la côte, toujours au plus près des rochers, croisant des dizaines de loutres. On ne se les signale même plus, elles sont devenues banales. Idem pour les aigles pêcheurs, très faciles à repérer avec leur tête blanche. Moins banal cet ours noir que l’on aperçoit s’enfuyant dans une zone herbeuse, pour une fois non envahie par la forêt. Je pense que nous l’avons effrayé, ce qui nous rassure, ainsi que sa petite taille. On dirait un gros chien s’exclament les enfants. Oui, disons un gros terre neuve, c’est vrai. Un peu plus loin, nous remarquons un arbre qui se balance en cadence alors qu’il n’y a pas la moindre brise : un ours noir y est grimpé et ne nous a pas vus, il a l’air de bien s’amuser. Nous l’observons quelques dizaines de secondes puis il disparait dans la forêt. A présent il pleut des cordes et ça dégouline de partout : des cascades éphémères, qui pour certaines ont un débit impressionnant. Elles se succèdent tout au long de la côte alors qu’hier, avant la pluie, nous n’en avons pas vu une seule. Bien que la visibilité soit des plus réduites, nous reconnaissons bientôt nos premiers icebergs. Plus nous avançons vers le sud, plus ils sont nombreux. Ils ont l’air de fondre à toute vitesse. Comme je le craignais le bivouac espéré et indiqué sur la carte au sud de Jackpot Bay n’existe pas. Il y a bien une grande plage de galets mais la forêt occupe tout l’espace jusqu’à la mer. Ca fait déjà quelques heures que l’on pagaie sous la flotte, les garçons sont trempés, on débarque en vain en plusieurs autres endroits sans succès. Pas le moindre recoin pour la tente. Bon, ben, Gaamak Cove est à 8 km, on en a pour 2 heures, allons-y, ça va nous réchauffer. Le vent se lève, de face bien sûr et on utilise au mieux les reliefs de la côte pour s’en abriter, pas toujours possible. Heureusement avec cette pluie (positivons) il reste faible. On arrive enfin en vue du bivouac, situé sur une île reliée au continent par un isthme étroit à marée basse. Les craquements du glacier (situé au-delà) sont de plus en plus intenses. On adore ! Nous sommes accueillis par les cris de centaines de mouettes. Une cascade magnifique tombe de la falaise où se trouve la colonie d’oiseaux. Il pleut des cordes, on ne passe pas tout près (rappelez-vous que je n’ai que mon 24 mm), ça manque de lumière, j’en ai plein les pattes : je ferai une belle photo demain... Ce bivouac est du tonnerre ! Pas étonnant qu’il ait l’air relativement fréquenté : l’herbe est « usée ». Tiens, il y a plein de traces et de crottes d’ours partout, hum ! Du bout du pied, en tâtonnant, on se choisit l’endroit qui fait le moins sploutch quand on prend appui. La vue est dégagée, il y a de l’espace pour se promener un peu et on est au milieu des fleurs et des glaçons. Ne manque que le soleil ou au moins l’absence de pluie (à la longue, on devient moins exigeant) On monte le tarp pour se changer. Alors que nous portons des combinaisons théoriquement étanches et respirantes, Fred et Arnaud sont trempés jusqu’à l’os (Fred a une vieille combin’ Helly Hansen et Arnaud une combin’ Rasdex comme Marion mais moins imperméable, pourquoi ?), Marion a les épaules humides et Caroline et moi sommes sèches (c’est nous 2 qui avons les combin’ les plus simples et les moins chères pourtant, des Typhoon Racer drysuits) Ce serait bien que la pluie cesse un jour afin de pouvoir un peu faire sécher le matériel. A la longue, l’humidité commence à s’infiltrer un peu partout. Heureusement la tente est bien ventilée mais il est pourtant impossible avec cette humidité ambiante d’y faire sécher quoi que ce soit. On verra bien demain. Pas de feu ce soir, tout est absolument détrempé ! Comme on a bien avancé (20 km à vol d’oiseau sous la flotte) on décide de rester là 2 nuits. Il n’y a en ligne directe qu’une trentaine de km entre l’endroit où on s’est fait déposer et celui où nous allons être récupérés. Le but n’est pas d’aligner les km mais de découvrir cette région tranquillement à notre rythme en explorant criques et baies. Les américains ont d’ailleurs pour habitude de se faire déposer avec tout le confort moderne (glacière, bières, barbecue, grande tente moustiquaire, fauteuils…) dans un endroit sympa et de rayonner à partir de là. Compte-tenu des aléas météorologiques, je ne voulais pas d’un parcours trop ambitieux qui nous aurait obligés à forcer ou à prendre des risques pour être au RDV à la fin de la semaine.
Gaamak Cove-Nassau Fjord-Chenega Glacier (Je 05/08) Il a plu toute la nuit, pfff… Enfin, la pluie finit par s’arrêter en début de matinée, il était temps. Le moral remonte avec le baromètre : on va peut-être enfin découvrir les sommets qui nous entourent ? On profite de l’accalmie pour « recharger les batteries » : une grande opération séchage est décrétée mais pour cela, à défaut de soleil, il nous faut un bon feu. Il n’a pas fallu moins de 1h30 à Fred, armé de son réchaud supersonique, pour obtenir enfin un vrai bon feu qui chauffe. Pendant ce temps-là on se disperse tous azimuts en chantant « promenons-nous dans les bois… « (enfin, surtout moi) pour trouver du bois. C’est moins facile qu’ailleurs car l’endroit est régulièrement fréquenté. Inutile de dire que le bois est trempé. C’est alors que je réalise que ma belle cascade au débit si impressionnant est désormais réduite à un mince filet d’eau insignifiant. Flûte ! Je comprends aussi que le ruisseau tout proche repéré hier et auquel je comptais refaire le plein doit lui aussi se réduire de minute en minute : en effet, il n’y coule plus que quelques gouttes d’une eau teintée de tourbe. J’y recueille péniblement quelques décilitres puis abandonne. On a encore quelques litres en réserve. En début d’après-midi le temps se lève et on aperçoit du ciel bleu : en route donc pour explorer Nassau fjord, tout proche, où se jette le Chenega glacier. On n’oublie pas de prendre les bidons, fermement décidé à trouver enfin de l’eau. C’est marée haute et on peut donc prendre le petit raccourci au milieu des glaçons. On profite de l’étale pour remonter le fjord, sans oser s’approcher trop près du glacier. Nous en sommes là à 2 km d’après le GPS et ça nous semble bien suffisant. Nous dérangeons quelques phoques vautrés sur les icebergs. On va faire le plein dans ce petit chenal où on a enfin dégoté une cascade relativement accessible où on peut remplir un bidon sans se faire doucher en même temps. Puis le courant s’inverse et nous nous retrouvons sur un véritable tapis roulant d’icebergs qui nous emmène lentement mais sûrement vers notre bivouac. En plus on a un peu de vent dans le dos. Cool ! D’autant plus que le soleil arrive ENFIN. Ahhhhhhhhhhhhhhhhhhhhhhh ! Ca fait du bieeeeeeeennnnnnnnn ! Ohhhhhhhhhhhhhhhhhhhhhhhh ! Que c’est bôôôôôôôô ! Non ! Caroline ne s’est pas transformée en Shiva. Elle a simplement récupéré la pagaie perdue par Fred, tout absorbé qu’il était par le maniement du caméscope qui avec la chaleur du soleil se remplit de buée ! Petit arrêt Twix au soleil, mmmmhhhh ! On fait le tour de notre îlot pour aller voir cette colonie d’oiseaux de plus près. Ils sont des centaines à virevolter au-dessus de nos têtes par vagues coordonnées. Curieusement et à notre grande satisfaction, nous ne recevrons aucun « cadeau » On approche les nids de tout près (heureusement, avec l’objectif que j’ai…), il n’y a pas de houle et on est vraiment au pied de la falaise. Je fais plein de photos, espérant en avoir quelques unes qui soient nettes vu que je ne peux pas régler la vitesse. On quitte finalement cette colonie assourdissante pour pagayer vers notre bivouac situé juste au-dessus de la plage sur laquelle j’aperçois soudain… un ours noir, encore un ! Il déambule tranquillement, totalement indifférent à notre présence, pourtant c’est sûr il a du nous voir, nous sommes à 150 m tout au plus. Youpi !! M….. ! Full card !!! Ma carte mémoire est pleine de photos d’oiseaux floues ! Pas trop de regret tout de même car on est trop loin pour le 24 mm et on ne veut pas s’approcher de peur de faire fuir la bestiole. Fred « l’attrape » au caméscope. Il prend son temps, zigzague, renifle, gratouille le sable et parcourt finalement toute la plage d’un bout à l’autre pour traverser le petit chenal avant d’aller longuement inspecter une zone herbeuse sur « le continent » où on l’observe encore un bon moment avant qu’il ne disparaisse. On est tout content de cette apparition mais aussi un peu inquiet car, en gros, vu sa trajectoire, il venait sans doute de notre campement. Dans quel état allons-nous le retrouver ? Intact ! Il faut dire que la bouffe est dans des sacs ou bidons étanches ce qui doit limiter les odeurs. On avait aussi allumé la clôture électrique qui protège la tente, pas envie de se retrouver « à la rue » avec ce climat ! Ouf ! Quelle journée ! Le glacier, les icebergs, les oiseaux et pour finir cet ours et tout ça avec du soleil ! La fin d’après-midi se passe à buller au soleil. Pour une fois il y a quelques mouches et moustiques si peu nombreux que Fred néglige de mettre du produit anti-moustiques. Il le paiera cher avec l’apparition, curieusement quelques jours plus tard, de dizaines de piqûres douloureuses dans le dos, sur les jambes et les bras. On découvre émerveillé le paysage qui nous entoure, c’est grandiose et poétique en même temps. Arnaud et Marion fourbissent leurs armes (des bâtons taillés en pointe) pour les chamallows grillés de ce soir. Avons-nous été repérés à cause de l’épaisse fumée générée par notre feu de bois mouillé ? Vers 20h30, nous voyons arriver 3 kayakistes dans « notre baie », scrogneugneu. Très vite, nous somme rassurés, ils doivent être aussi sauvages que nous car ils vont s’installer sur le continent, précisément là où l’ours avait longuement reniflé l’herbe avant de disparaitre. Faut-il les prévenir ? Bah, de toute façon tout le monde ici sait qu’il y a des ours : le coin est jonché de traces et crottes. Ce sont des grands garçons, laissons les tranquilles. Très bonne nuit sans pluie !
Vers Dual Head (Ve 06/08) Il fait « beau », c’est-à-dire qu’il ne pleut pas mais il n’y a pas de soleil. Au moment où nous chargeons les kayaks, un de nos voisins vient nous dire bonjour (c’est marée basse et le chenal est à sec) Ils ont eu ce matin la visite de l’ours qui heureusement s’est révélé » très timide ». Il nous demande des infos sur la quantité de glace dans le Nassau Fjord où ils comptent aller aujourd’hui. Apparemment l’endroit a l’air assez piégeux : Brooke nous avait d’ailleurs déconseillé d’y bivouaquer car selon le vent et le courant il arrive que l’on puisse y rester bloqué par la glace. Ils se sont fait déposer sur Knight Island et se feront récupérer dans quelques jours à Point Nowell. Aujourd’hui nous avons une courte étape jusqu’à Dual Head, lieu de RDV pour notre « pick-up ». Nous allons y passer 2 nuits ce qui nous permettra d’explorer un peu les environs. Les rencontres avec des baleines y sont parait-il fréquentes… je lève le suspense de suite : on n’en verra pas malgré la fréquentation d’Orca Cove et de Whale Bay. On aurait peut-être du aller jusqu’à Humpback Cove ou Mink Cove ! Faut dire que vu la pluie qui s’est remise à tomber dès midi on n’a pas été très courageux et on a passé l’après-midi au coin du feu. On est si bien sur notre petite presqu’île perso. Pas de place à Dual Head ! La foule du mois d’août sans doute : il y a 3 tentes et plus de place. Heureusement qu’on a trouvé ce petit lopin un peu plus loin. Comme personne ne vient jamais là, il y a plein de bois. Ca tombe bien Arnaud a entrepris de défricher l’Alaska. Il y a du boulot ! Un peu glissantes ces boîtes à ours !
Dual Head. Orca Cove (Sa 07/08) Ce matin il y a dans la tente une luminosité tout-à-fait inhabituelle qui me fait me lever d’un bond! Mais wouihhh il y a du soleil ! Quelques nuages aussi d’ailleurs et c’est tant mieux ! Nan ? C’est marée basse et notre périmètre d’action passe donc de 50 à 500 mètres. La forêt en arrière plan est comme d’habitude absolument impénétrable et on ne peut que longer la mer si le relief le permet. En l’occurrence je repère une belle cascade et en profite pour un récurage complet avant le retour demain à la civilisation ! Ah, ça fait du bien et ça me fait un alibi pour ne pas participer au ramassage des ridicules petites moules (en Amérique tout est grand sauf les moules) avec lesquelles Fred compte améliorer l’ordinaire (rappelez-vous notre erreur de calcul en faisant les courses) Au fil de la matinée, le soleil finit par s’imposer et nous en profitons pour à nouveau jouer les fées du logis. Marion bouquine, Arnaud continue de défricher, tandis que Caroline perd notre 10ème et dernier leurre. J’avais bien dit que le fil était trop fin pour les gros poissons d‘Alaska mais Fred avait décrété qu’on verrait bien. Comme je n’aime ni pêcher, ni tuer, ni nettoyer les poissons, je n’ai pas insisté. On a bien vu ! Il y a maintenant une dizaine de pauvres poissons qui se baladent avec un piercing. Festin de moules à midi, bravo Fred, elles sont petites mais excellentes ! Après ça, nous partons pour un ultime tour en kayak vers Orca Cove. J’adore me faufiler dans ces petites criques où on a l’impression de naviguer dans une prairie. On arrive enfin au fond de la baie d’Orca Cove et on y découvre une belle rivière pleine de saumons. Ca frétille de partout là-dedans. L’herbe des berges est toute aplatie et il y a plein de crottes d’ours partout. A moitié rassuré on remonte un peu la rivière puis la végétation s’épaissit et on préfère faire demi-tour. Un superbe aigle-pêcheur surveille nos allées et venues. L’eau est peu profonde, on n’a plus qu’un maigre paquet de nouilles pour ce soir, c’en est trop, Fred n’y résiste pas ! Sus aux saumons ! On peut réellement parler de pêche sportive, même si elle n’est pas très élégante…. Ames sensibles, abstenez-vous de regarder cette vidéo ! L’aigle d’ailleurs s’est envolé à tire d’aile ! En vue du camp, la pluie se remet à tomber : on devient d’autant plus philosophe que le camp est déjà installé. Dans la soirée on voit passer 2 kayakistes avec lesquels nous échangeons quelques mots : ils nous avertissent de l’arrivée de vents forts pour demain après-midi et nous les rassurons en leur disant que nous rentrons en water taxi demain matin. Eux prévoient de pagayer jusqu’à Whittier en une dizaine de jours. Ils sont venus avec le ferry Kennicott qui dessert Chenega Bay sur Ewans Island. C’est une solution bien plus économique que le water taxi mais les dates du ferry (voir le site de Alaska Ferry Adventures) ne nous convenaient pas. Pas envie non plus de pagayer près de Whittier, au milieu des bateaux à moteur. Nous sommes bien contents d’échapper à cette tempête : au total on n’aura pratiquement jamais eu ni vent ni la moindre houle, des conditions idéales pour le kayak si on fait abstraction de la pluie ! Je profite du téléphone satellite pour prévenir Epiccharter de notre position puisque nous ne sommes pas tout à fait au lieu de RDV prévu. Heureusement l’endroit est tout à fait propice pour beacher le bateau. Nous passons la soirée à alimenter un feu d’enfer avec tout ce qu’Arnaud a coupé. Dernière séance chamallows grillés, sous la pluie.
Retour à la civilisation (Di 08/08) A 9h pile, le bateau d’Epiccharters accoste et nous embarquons – sous la pluie et dans le brouillard. 2h plus tard, nous débarquons, réglons le solde de la location+transferts (ils nous font une remise de 100$ car « tout s’est bien passé ». Je crois qu’ils étaient un peu inquiets. Ils nous ont dit que c’était rare que des européens s’aventurent ainsi sans guide) et renonçons à la randonnée vers Portage Pass, que j’avais envisagée car…il pleut et le ciel est bien bas. Nous repassons par le tunnel pour aller jusqu’à Girdwood et son AJ, dans le jardin de laquelle nous mettons à sécher tente, duvets et combinaisons (mais oui, il ne pleut plus !) puis nous passons une paire d’heures à regarder les pêcheurs de la rivière voisine. On a l’impression que certains attrapent plusieurs fois le même poisson, qu’ils relâchent à chaque fois ! Une sorte de contrat entre le poisson qui gagne un ver ( ?) à chaque fois et le pêcheur qui satisfait son ego ! Bonne douche ramollissante puis grosse lessive à Girdwood, nous sommes fin prêts pour la suite de nos aventures.
Vers Talkeetna (Lun 09/08) Ca souffle très fort ce matin sur le Turnagain Arm, on est bien content de ne pas être dans nos kayaks… Après un ravitaillement au Wal Mart (où nous achetons un 2ème réchaud Coleman et des cartouches Coleman, il n’y a plus de cartouches pour le Primus…), nous arrivons chez Alaska Raft Connection en fin de matinée. Il ne nous faut pas moins de 1h30 pour réussir à charger la voiture : après différents essais, on met les avirons et 3 sacs sur le toit et le raft et les autres sacs à l’intérieur. On laisse 2 sacs pleins d’affaires inutiles chez Brian. La route vers Talkeetna est facile mais monotone, entre deux rangées d’épinettes (faut dire que vu le temps on ne voit rien mais je ne suis pas sûre qu’il y ait grand-chose à voir !) : il nous faut un peu plus de 3h car il y a des travaux. J’ai réservé la Little Cabin in the Back de la Talkeetna Roadhouse. On y arrive en milieu d’après-midi ce qui nous laisse le temps d’aller repérer l’endroit le plus propice pour notre arrivée en raft (facile, il n’y en a qu’un) et de préparer notre matériel. C’est alors que Fred réalise que les cartouches Coleman ne vont pas sur le réchaud Coleman !! Enfer et damnation ! Pas de panique, Talkeetna est la ville qui sert de point de départ pour les ascensions du Denali, on va forcément trouver ce qu’il nous faut… Bah non, le village, pas bien grand et très touristique compte plusieurs mignonnes petites boutiques mais on n’y trouve que des « souvenirs » et rien de vraiment utile. Pas plus de chance à la groceries. Tout le monde est vraiment désolé, farfouille un peu partout, en vain. Grmbl ! Je prends la voiture pour retourner à la jonction avec la Parks Highway (14 miles X2) où se trouve un supermarché : ils explorent leurs stocks de fond en comble, rien, que des cartouches identiques à celles qu’on a et qui ne vont pas ! Impossible de partir sans gaz d’autant que la météo prévoit un temps pourri pour les 3 prochains jours. Je suis d’ailleurs un peu inquiète quant au niveau de la rivière. C’est alors que je me rappelle que Tom Waite de Denali Overland, qui doit nous véhiculer jusqu’au départ de notre parcours en raft m’avait écrit qu’il était un ancien guide de raft. Peut-être a-t-il du matos outdoor ? Je l’appelle et 5 mn plus tard il arrive avec les cartouches tant espérées : on est sauvé ! J’en profite pour lui demander ce qu’il pense de la rivière. Il me dit l’avoir descendue la semaine dernière et que c’était « nice ». Ce qui me chiffonne un peu est qu’il ne semble pas avoir connaissance du logjam (amoncellement d’arbres) qui bloque la rivière au mile 3,1 (J’ai eu cette info sur Alaska Outdoors Forums et elle est toute fraiche -moins de 2 semaines) Bizarre… Peut-être quelqu’un a-t-il récemment dégagé cet obstacle finalement (sur le forum précité quelqu’un avait parlé de dynamiter le tas de bois, un autre voulait l’attaquer à la tronçonneuse !) Très sympa cette Roadhouse, assez dans son jus, avec plein de photos accrochées un peu partout aux murs des différentes expéditions vers le Denali, des revues du National Geographic plus vieilles que moi, un vieux piano désaccordé et une cuisine roborative et bon marché qui attire une clientèle d’habitués assez haute en couleur. La Little Cabin est tout en rondins, très douillette mais il faut faire quelques pas pour les sanitaires qui sont dans la maison principale.
En route vers East Fork of the Chulitna RAFT J1 (Ma 10/08) A 9h00 comme prévu, Bill, le collègue de Tom nous emmène dans son gros van au départ de la descente en raft, 80 miles et 1h20. Il nous faudra 3 ou 4 jours pour redescendre. Je sens qu’il est inquiet, il nous demande si on a déjà fait du raft, si on a un téléphone satellite, des allumettes, quel jour on compte arriver, etc.…. C’est là qu’on comprend qu’on ne part pas pour une balade de santé…. Bref, nous arrivons enfin au bord de la rivière, aux environs du mile 185 de la George Parks Highway et il nous fait ses adieux. Inutile de préciser qu’il pleut toujours : on commence donc par monter le tarp pour casser une petite croûte et mettre nos combinaisons sèches (façon de parler, hum !) On gonfle le raft et le canoë, on met le matériel dans le raft et c’est parti pour 77 miles (123 km) : Arnaud et Caroline dans le canoë, Fred, Marion et moi dans le raft. J’ai lu partout que c’était les 7 premiers miles les plus amusants, ceux que l’ont effectue sur East Fork of the Chulitna, qui n’est pas une rivière glaciaire (donc théoriquement limpide, sans limon) et qu’il faut prendre son temps pour la déguster. En effet, Caroline et Arnaud se sont bien amusés avec le canoë mais en raft, quelle galère ! La rivière est en fait trop étroite par rapport à la largeur du raft et de ses avirons, si bien qu’on est le jouet des flots, gonflés par la pluie qui dure depuis plusieurs jours, ce qui donne le sentiment d’être une bille dans un flipper. On se fait violemment projeter de rocher en tronc d’arbre sans pouvoir y faire grand-chose. On n’en mène pas large d’autant plus que je guette ce fameux barrage de bois. Heureusement je sais qu’en étant attentif on l’aperçoit à temps et qu’il est facile à contourner. En effet, nous le passons facilement en tirant le raft sur les galets ronds pendant une trentaine de mètres. Je réalise alors que Tom n’a pas descendu récemment cette partie de la rivière…. Bon… bah, on verra bien. Après l’obstacle, Marion préfère embarquer sur le canoë tellement on est balloté sur le raft. On parcourt encore quelques miles jusqu’à la jonction avec West Fork of the Chulitna : à partir de là, le débit double et ça devrait aller mieux. On essaie de positiver même si avec la pluie et le ciel bouché, on a un peu de mal !
Chulitna RAFT J2 (Me 11/08) Pluie…. Quel dommage, on passe entre des falaises ocre sur lesquelles un rayon de soleil serait du plus bel effet. Idem pour une partie en canyon…. On se débrouille mieux, la rivière étant plus large, mais on se fait tout de même une belle frayeur en se faisant drosser contre une paroi rocheuse. Le raft prend de la gîte, pas plus de 45°C, ça dure quelques secondes puis nous nous échappons. Le raft est autovideur, heureusement ! Marion est revenue dans le raft car le canoë est plus difficile à manœuvrer à 3. On avance vite car le courant est puissant : le GPS nous indique à un moment 14,8 km/h sans donner un coup d’aviron. Fred, aux avirons, et les grands dans le canoë n’ont pas froid mais Marion et moi, inactives, sommes obligées de faire de grands moulinets avec les bras pour nous réchauffer, ce qui ne manque pas de susciter quelques fous rires et par la suite d’engendrer quelques courbatures ! Il faut dire qu’en plus de la pluie on a maintenant le vent dans le nez. Dire que j’ai choisi cette rivière pour ses paysages ! Le plafond nuageux est à 100m ! A part quelques aigles et canards, pas le moindre animal à l’horizon (bouché il est vrai) Avec ce temps le paysage est absolument lugubre : la rivière s’étale sur plusieurs centaines de mètres et se divise en différents bras qui se faufilent entre des gravières grisâtres. L’eau est chargée de limon si bien qu’il est impossible de détecter la présence de rochers ou de hauts-fonds. Le lit de la rivière est jonché de souches d’arbres immenses que nous avons parfois bien du mal à éviter. Certains dérivent parfois au fil de l’eau. Le niveau de la Chulitna est si haut qu’il faut prendre garde de ne pas se laisser embarquer dans une veine qui passe carrément dans des forêts denses de saules. Vive les vacances ! Je voulais du wild, on est servi ! Après 30 miles parcourus à un train d’enfer, on pose le camp à la jonction avec Fountain River. De mieux en mieux : le brouillard tombe, tout baigne ! Fred, qui en vraiment plein les biscottos (manier un raft est bien plus physique qu’un kayak ou un canoë !) trouve comme d’habitude le courage de nous préparer un bon repas qui a pour vertu de remonter le moral des troupes. Un bon petit feu, quelques chamallows, une tente douillette et ça va mieux !
Chulitna RAFT J3 (JE 12/08) C’est le pompon ! Il y a un brouillard à couper au couteau à tel point qu’on a peur de se perdre de vue d’un bateau à l’autre. A part ça, il pleut mais ça c’est normal… On est à peu près à mi-chemin, il reste une quarantaine de miles… La rivière s’élargit de plus en plus et on a du mal à choisir notre route entre les multiples bras : on fait ça à l’instinct puisqu’on n’y voit pas à 50 m. On reste dans la veine du courant le plus fort et ça marche bien jusqu’au moment où celui-ci nous emmène irrémédiablement vers un arbre sur la souche duquel, pointée vers l’amont, nous venons violemment buter. Une des racines vient se coincer dans la ligne de vie qui entoure le raft, il me faut quelques secondes pour la dégager mais c’est trop tard : le courant plaque le raft à la verticale contre la souche, nous nous cramponnons tous les 3 aux racines pour ne pas passer à l’eau. Arnaud depuis le canoë nous hurle de tout lâcher mais il n’est en pas question ! Pas envie de nous retrouver dans une eau à moins de 5°C, même avec les combinaisons étanches et les gilets. Je réfléchis à 200 à l’heure : pas d’idée là, m…alors ! Je crois bien que c’est la première fois que ça m’arrive et c’est très désagréable ! Au bout de ce qui nous a semblé une éternité (mais sans doute pas plus de 30 secondes), la pression du courant emporte les sacs rangés à l’avant, retenus heureusement par un bout de sécurité assez long : tout ça part à l’eau, le courant pousse dessus et cette force supplémentaire fait pivoter la souche et libère le raft ! Ouah la trouille ! Ne reste plus qu’à récupérer la glacière et les 2 bidons d’eau qui n’étaient pas assurés. On se rendra compte le soir qu’on a perdu nos 2 gourdes, on s’en sort bien ! Quelques centaines de mètres plus loin la rivière retrouve un lit plus étroit : il n’y a qu’un flux unique, on avance bien à tel point qu’on envisage un moment d’aller d’une traite jusqu’à Talkeetna pour en finir au plus vite avec cette rivière ! Mais ça nous ferait naviguer jusqu’à la tombée de la nuit et avec la fatigue accumulée et nos récentes émotions, ça ne nous parait finalement pas prudent. Quelques km après le pont situé à proximité du Denali Princess Lodge (soit après 20 miles de navigation), nous installons le bivouac sur une petite île. L’endroit ne m’emballe pas car nous sommes très près du niveau de l’eau et je me méfie avec toute cette pluie d’une éventuelle montée de la rivière pendant la nuit. On amarre soigneusement les bateaux et on range du mieux qu’on peut les affaires pour un éventuel départ précipité dans la nuit. Je place un repère au bord de l’eau : ça a l’air de plutôt descendre. Ouf, pourvu que ça dure ! Il nous reste une vingtaine de miles jusqu’à Talkeetna, qui devraient ne pas poser de problème, aussi nous festoyons en liquidant nos dernières victuailles. Après ça je vais faire la vaisselle à une trentaine de mètres en amont. Fred et les enfants font griller des chamallows en me tournant le dos pour éviter la fumée car il y a un peu de vent. Je suis là, à 4 pattes au bord de l’eau quand malgré le grondement de la rivière, je perçois un bruit de voix. Alors que nous n’avons vu personne depuis 3 jours, arrive un raft bien chargé dont les occupants me saluent en passant. Je leur réponds d’un signe de la main quand je les vois s’agiter de plus en plus : qu’ils sont chaleureux et conviviaux ces américains tout de même! Le chien aussi, qui se met même à aboyer, sympa ! C’est alors que j’entends la petite voix de Marion : « Maman, il y a un ours derrière toi ! » Bon sang ! Mais à quelle distance ?! Pensé-je le temps de me retourner ! Quelle journée ! Un grizzly avance droit sur moi, il est à 20m. Habillée de gris anthracite, à 4 pattes au bord de l’eau, je comprends qu’il a du me prendre pour un animal. Je m’empresse de lui prouver qu’il se trompe en me redressant de toute ma hauteur et en lui parlant (je ne sais plus ce que je lui ai dit) tout en suggérant aux autres de trouver le bear spray au plus vite ! Ah ben oui, tiens, ils n’y avaient même pas pensé : Fred s’est précipité sur son caméscope, Marion sur l’appareil photo. Nan mais j’vous jure, des vrais touristes ! A défaut de bear spray je me saisis de ma gamelle fraîchement lavée dans la rivière, tend la poêle à Arnaud et nous les frappons énergiquement avec des galets. Caroline déniche enfin le bear spray (dire que les premiers jours je le mettais à la ceinture !) Le raft providentiel (on peut le dire) disparait très vite dans le brouillard : ses occupants nous hurlent sans doute quelques conseils auxquels on ne comprend rien. On les remercie en vitesse avant de nous retourner vers notre ours, qui n’a pas du tout envie de partir. En rang serré on avance vers lui en criant et en frappant nos gamelles : à contrecoeur il finit par faire demi-tour, traverse un petit chenal et quitte très lentement notre île pour disparaitre un peu plus loin dans la forêt. Glups, on est déstabilisé par son sang-froid : il n’a absolument pas peur de nous, c’est clair. On envisage un moment de déplacer le camp mais il est déjà 21h et nous n’aurions pas le temps de nous réinstaller avant la nuit. Fred suggère de monter des tours de garde mais avec ce brouillard, c’est complètement illusoire, on n’y voit rien ! Le temps d’installer la clôture anti-ours autour de la tente (bah oui on avait décidé de ne pas la mettre pour la dernière nuit, déçus de ne pas avoir vu un seul ours pendant toute la descente), le voilà qui revient tranquillement ! M…. !!! Il commence à faire très sombre, il est maintenant vraiment impossible de déménager, il faut jouer le tout pour le tout et lui faire vraiment peur, mais comment ?! C’est Marion qui aura le dernier mot : alors qu’elle l’avait trouvé très mignon la 1ère fois, elle commence à en avoir vraiment marre ce coup-ci et le lui fait savoir de sa voix haut perchée ! Bingo, il n’aime pas les aigus ! On le course en poussant des cris perçants, tout en restant à bonne distance pour ne pas l’acculer et il se précipite en courant dans la rivière dont le courant l’emporte bien loin en aval du camp. Il prend pied (patte) sur la berge opposée et disparaît dans la forêt ! Ouf, cette fois-ci c’est bon, il a compris à qui il avait à faire, non mais ! Enfin, on espère…. On installe tout de même la bouffe à bonne distance de la tente, c’est plus prudent.
4ème et dernier jour de raft sur la Chulitna (Ve 13/08) Pas de pluie cette nuit, tous les espoirs sont permis ! Pas d’ours non plus, la bouffe n’a pas bougé ! En route pour les 20 derniers miles jusqu’à Talkeetna ! Au moment où nous mettons à l’eau arrivent 3 rafts chargés de touristes qui font une descente à la journée. On se dit que ça doit être tranquille dorénavant vu la moyenne d’âge des passagers. Ils viennent du Denali Princess Lodge et sont tout étonnés que l’on vienne de East Fork. Tiens… Le lit de la rivière s’élargit à nouveau mais avec le temps qui se dégage l’impression est toute autre que les jours précédents : une nature vierge, sauvage et préservée. En dehors des agglomérations qui s’apparentent le plus souvent à des casse-autos, la nature en Alaska est absolument indemne de toute cochonnerie, que ce soir dans l’intérieur du pays ou sur les côtes. Bon, ne parlons pas du pétrole et des pipelines !!! C’est une nature puissance 10 par rapport à ce que nous connaissons en Europe. On peut pagayer en mer ou sur les rivières pendant des jours sans croiser ni route, ni ligne électrique, ni barrage, ni maison, ni bouteille en plastique, ni morceau de filet de pêche, ni boite de conserve, ni cannette, ni rien qui vienne nous rappeler qu’il y a des hommes quelque part sur la planète. Et en plus, quand il fait moche, qu’il pleut, que le temps est couvert, on ne voit pas non plus les avions et leurs traces ! Positivons ! Au détour d’un méandre, nous avons soudain une apparition ! Le Mont Denali dans toute sa splendeur, illuminé par le soleil du matin. 6194 mètres (c’est le plus haut sommet d’Amérique du Nord) qui émergent d’un coup de la toundra et c’est ce qui le rend vraiment impressionnant. Quand on le cherche dans le ciel ennuagé, habitué à nos sommets entourés de chaînes secondaires, type Préalpes par exemple, on est à chaque fois surpris de le trouver si haut sur l’horizon. Certes le Denali fait partie de l’Alaska Range, magnifique chaîne de montagnes qui s’étire d’est en ouest sur plus de 600 km mais cette chaîne est très étroite si bien que la montagne semble littéralement jaillir de la plaine. Il faut dire aussi que le 2ème sommet de la chaîne, le Mount Foraker, voisin du Denali est presque 1 km moins haut. Bref l’effet est saisissant ! Ce relief énorme crée un microclimat qui fait qu’on ne peut voir le sommet que moins de 20% du temps ce qui a pour effet de placer son observateur dans un état d’euphorie exaltée ! Et c’est exactement ce qui nous arrive ! On oublie (presque) les épreuves des jours passés et on profite à 200% de ces heures privilégiées. Faut dire qu’on ne les a pas volées ! Je suis sûre que la vue du Denali ne procure pas le même effet à ces touristes des autres rafts qui ont passé une confortable nuit au Denali Princess Lodge ! Nous passons au pied des falaises de sable dont Tom nous a dit qu’elles étaient à une heure de Talkeetna. Il faut maintenant bien tenir notre gauche pour ne pas louper le village. Un dernier effort pour croiser le flux de la Susitna puis de la Talkeetna River et nous voilà déjà arrivés ! Ralalala, si seulement on avait pu avoir une autre journée comme celle-là ! Mais bon, qui ne tente rien… Nous portons le raft et le matériel jusqu’à la voiture, remballons le tout (tout est trempé et plein de sable limoneux gris très fin, mmmhhh) et allons prendre nos quartiers à la Roadhouse. Qui voit-on arriver bientôt ? Bill le chauffeur qui est tout content de nous voir là ! Nous aussi ! Douche, lessive, internet…. Comme c’est bon le confort moderne, même si la nuit a été perturbée par un générateur qui n’a cessé de tourner : au moins ça m’a permis de bien profiter du contact des draps frais et de l’impression de nid douillet dégagée par les murs en rondins.
Retour sur Anchorage (SA 14/08) Il pleut, tiens ! A vrai dire ça m’aurait vraiment fait râler qu’il fasse beau en partant ! On a RDV à 14h30 chez Brian pour rendre le raft donc on a le temps de faire un petit détour par Hatcher Pass (piste d’environ 50 miles entre Willow et Palmer, qui passe dans la montagne, bien plus belle que la route normale par Wassilia)d’autant plus qu’en allant vers le sud, le temps s’arrange. Dès les premiers miles de cette route, nous rencontrons une femelle élan et son petit, chouette ! La piste est facile et les paysages agréables. Il y a plein de campeurs motorisés installés pour le WE avec gros 4X4, grosses remorques pleines de quad, grosses caravanes, gros barbecues, gros chiens, grosses glacières, qui sont là pour pêcher (de gros poissons ?) Ils nous font penser à des pionniers des temps modernes, même si ce n’est que pour un WE. Certains semblent installés plus durablement : je pense que ce sont des chercheurs d’or car on croise régulièrement des pancartes indiquant qu’ici ou là c’est un claim réservé. Finalement nous n’aurons pas de soleil plus haut dans la montagne… Après le col nous hésitons à visiter Independance Mine mais avec ce temps gris, visiter des vestiges miniers ne nous emballe pas. On préfère refaire un tour vers les hydravions : on adore ce spectacle inhabituel pour nous. Après avoir rendu le raft, le téléphone satellite et le bear spray, nous filons déposer les enfants et le matos chez Great Alaskan Holidays (GAH, le loueur de camping car) avant d’aller rendre la voiture à l’aéroport en 2 mn chrono, où la navette de GAH vient nous chercher aussitôt. Le camping car est quasiment neuf, impeccable. On laisse 2 sacs en consigne chez GAH et habitué au camping car, on prend immédiatement nos marques. En route vers le Wal Mart où nous dévalisons les rayons de fruits et légumes ! Ras le bol de la mauvaise bouffe américaine (il doit exister de bons restaurants mais on n’est pas là pour ça !), des pâtes et du riz ! Le camping car est bien équipé (le four n’a jamais servi !), profitons-en ! On prend demain à 16h00 à Whittier le ferry pour Cordova (et son fameux Child’s Glacier. Cordova n’est pas reliée au réseau routier), nous ne devons donc pas trop nous éloigner. J’ai repéré une balade au-dessus de Hope que nous pourrions faire demain. Nous avançons donc jusqu’à Portage Lake où nous trouvons un coin pour dormir près de la rivière. Il pleut mais ça ne nous fait plus le même effet qu’avant !
Hope, Palmer Creek, Cordova (Di 15/08) Surprise ! Il fait beau ! La chance aurait-elle enfin tourné ? On roule jusqu’au lac pour prendre le petit déjeuner puis nous prenons la route vers Hope. On voit enfin le Turnagain Arm avec le soleil ! Au loin les Chugach Mountains. Hope serait un charmant petit hameau si ses habitants n’avaient pas fait le choix de créer un parking/camping pour RV (= camping car) juste en front de mer. Nous prenons la piste qui grimpe sur les hauteurs de Hope au-delà des arbres. C’est splendide ! Ca fait un bien fou de s’affranchir de ces arbres qui si souvent en Alaska ferment l’horizon. Heureusement que compte- tenu de la latitude de cet état, il suffit de monter de quelques centaines de mètres pour qu’ils disparaissent. C’est parti pour 3h d’une superbe balade au milieu des fleurs et des petits ruisseaux jusqu’à 2 mignons lacs glaciaires. On essaie de boucler la boucle mais le ferry ne nous attendra pas : il nous faut redescendre ! Nous voilà tout ragaillardis par cette belle randonnée ensoleillée. Tout ça nous donne bien envie une autre fois de découvrir la péninsule de Kenaï que nous allons zapper cette fois-ci. En quittant Hope, nous croisons 2 ours noirs qui traversent la route ! En arrivant à Whittier, il….. (Quel suspense…)…..pleut ! A 15h, l’embarquement sur le ferry, assez laborieux (on n’est pas en Norvège) commence. J’ai réservé les billets sur le site de Alaska Marine Highway il y a très longtemps. Le ferry est en fait loin d’être plein, sans doute à cause du temps… A 16h, on appareille sous la pluie et ça continue pendant toute la traversée. Le ferry très récent marche à 38 nœuds ! A 19h15, après avoir parcouru les 150 km de large du Prince William Sound, nous arrivons à Cordova avec un timide rayon de soleil. Pas vu le moindre animal marin pendant la traversée… Il y a pourtant à bord du ferrry une rangerette équipée de jumelles qui traque la bestiole mais rien… Nous prenons la route vers le sud qui mène à Hartney Bay (car j’envisage demain si le temps le permet de faire le Heney Ridge Trail et nous serons ainsi à pied d’œuvre) et découvrons la baie sous une lumière divine. Vite, vite, on se gare près du pont pour en profiter. Quelle surprise ! C’est marée haute et il ya quelques phoques qui chassent le saumon dans la baie, passant et repassant sous le pont où nous nous tenons. On voit distinctement un saumon essayer de se cacher dans les anfractuosités de la berge pour échapper à son prédateur. Pour une fois, il y a pas mal de moustiques au point que l’un d’entre nous doit s’arracher à ce spectacle pour aller chercher le répulsif. On se trouve un coin au bord de l’eau juste à côté du pont pour passer la nuit. De nos fenêtres (non équipées de double vitrage, dommage car la buée est très gênante) nous observons les phoques qui chassent.
Cordova, Child’s Glacier (Lu 16/08) C’est râpé pour la rando, tout est dans les nuages et… il pleut. Du coup on prend notre temps avant de filer vers l’est et le Child’s Glacier. On fait quelques courses, un petit tour dans l’Ilanka Cultural center. En route vers Child’s Glacier on fait un petit détour vers Alaganik Slough où la passerelle qui permet d’observer les marais est en travaux… On arrive enfin après un parcours d’environ 50 miles (dont les ¾ de piste facile) au campground de Child’s Glacier. Les craquements du glacier sont très impressionnants, ça résonne dans toute la cage thoracique et en plus ils sont très fréquents. On gare le camping car et on file voir le glacier ! C’est tout juste si on peut en apercevoir un bout ! Le temps est exécrable ! D’ailleurs à part l’host du camping (que nous ne verrons même pas) et une tente, il n’y a que nous ! Les autres ont été plus malins et attendent un meilleur créneau météo, ce qui se conçoit vu le prix du ferry ! Si c’était à refaire je ne prendrais des billets qu’au dernier moment, en fonction de la météo, au risque de ne pas avoir de place… Consolons-nous, à défaut de voir le glacier on l’entend et on le perçoit (je pense que la sensation pour un aveugle doit être terrible !) Allons voir à quoi ressemble ce fameux Million Dollar Bridge ! Il s’agit d’un pont construit vers 1945 sur la Copper River dans le but de relier Chitina et la Richardson Highway à la Copper Highway et Cordova (pour le moment Cordova reste donc inaccessible par la route) Ce pont a été endommagé par le fameux tremblement de terre de 1964 et du coup le projet de route a avorté. En 2005 les autorités ont renforcé le pont, craignant qu’il ne s’abime encore plus en posant 2 piles métalliques de part et d’autre de la zone où le tablier du pont s’est décalé d’environ 70 cm. Bref, on peut passer dessus en toute sécurité (tiens je viens de lire dans le Milepost qu’il est limité à 6600lbs, notre camping car faisait bien 4,5T mais on n’a pas vu de panneau…). On essaie de continuer la piste aussi loin que possible mais au bout de quelques km les bas côtés sont envahis par la végétation qui nous empêche de passer. Soirée crêpes rythmée par les grondements du glacier.
Child’s Glacier, Cordova (Ma 17/08) Le vent dilue un peu le brouillard : on voit mieux le (bas du) glacier ce matin. Sans interruption, des séracs s’écroulent dans la Copper River, c’est fascinant. Ca génère des vagues d’à peine une quarantaine de cm de haut qui sont vite freinées par le courant de la rivière. On a du mal à imaginer la taille des séracs qui ont pu générer les vagues énormes, de véritables tsunamis qui sont indiqués sur ce panneau. On repasse le Million Dollar Bridge, la vue est moins brumeuse qu’hier. On tente une petite balade à droite juste avant le pont mais on trouve d’énormes traces de grizzly toutes fraîches, accompagnées de traces de bébé ours et la végétation est si dense qu’on a vraiment peur de se trouver nez à nez avec leurs propriétaires. Demi-tour donc, de toute façon… il… pleut ! On reprend la piste vers Cordova : un énorme élan mâle s’enfuit dans la forêt clairsemée inondée par la Copper River, magnifique animal, fugace apparition. J’ai repéré quelques randonnées dans le coin mais avec ce temps il est inutile de grimper, on serait dans les nuages. En route donc pour Saddlebag Trail : 10 km A/R dont la première moitié dans une forêt aux arbres couverts de mousse, assez monotone. La 2ème moitié est un peu plus variée, elle chemine dans une vallée encaissée où court un petit ruisseau. Il y a des dizaines de crottes d’ours, on n’en a jamais vu autant. « Promenons-nous dans les bois, tralalalala… !» On arrive finalement à un petit lac où se jette un glacier moribond. Bof… Pas de pluie durant cette rando, mais on a les jambes trempées à cause de la végétation. De retour au camping car, elle reprend…. On va voir à quoi ressemble le coin d’Orca Road, au nord de Cordova, glauque… Demi-tour vers Hartney Bay et comme l’avant-veille, on a droit à un petit rayon de soleil. On aime cet endroit ! On dort là !
Ferry pour Valdez, Denali Highway (Me 18/08) A 8 h30, le ferry appareille : on quitte Cordova sous le soleil. Je suis dégoûtée car il a plu quasiment sans interruption pendant les presque 72 h passées sur la péninsule. Pfff… On découvre des sommets dont seule la carte nous laissait soupçonner l’existence ! Toujours pas d’animaux marins (à part des loutres et des phoques) durant le trajet en ferry (2h45, environ 120 km) vers Valdez, mais de beaux paysages. Valdez se situe au fond d’un fjord qui semble emprisonner les nuages. Le terminal pétrolier (celui où le fameux Exxon Valdez était venu remplir ses soutes avant de faire naufrage, causant cette marée noire historique que tout le monde a encore en mémoire. C’était en 89…) a le bon goût de rester pudiquement caché dans le brouillard. On se gare sur le port pour y faire un petit tour et on tombe aussitôt sur cette adorable loutre qui batifole au fond du port, là où les gens mettent leurs bateaux à l’eau, sans la perturber le moins du monde. Trop mignonne ! Il faut dire que c’est la belle vie ici pour elle (faisons abstraction des résidus d’essence qui flottent à la surface de l’eau) car elle récupère sans effort les restes des saumons qui sont nettoyés sur le quai. Les mouettes aussi en profitent. Valdez nous a bien plu (avec du soleil, c’est plus facile) : on y trouve un mélange sympathique de bateaux de travail, de plaisance (il y a même quelques voiliers) et même quelques kayaks. Le tout au pied des montagnes ! Nous y faisons un gros ravitaillement (c’est bien plus cher qu’à Anchorage) car nous devons être autonomes pour les 5 jours à venir. Le trajet jusqu’au Denali National Park via la Richardson Highway puis la Denali Highway ne passe que dans des hameaux de quelques maisons. On ne trouve pas non plus grand-chose à l’entrée du Denali NP… Les 50 premiers km après Valdez sont agréables, très montagneux et spectaculaires. On redescend ensuite dans une plaine monotone (encore les épinettes qui forment un rideau continu de part et d’autre de la route) pendant une bonne centaine de km avant d’arriver à Paxson, point de départ de la fameuse Denali Highway. Nous y faisons le plein et c’est parti pour 135 miles (216 km) d’une piste superbe qu’on a adorée ! (attention, je crois que certains loueurs de camping cars ne l’autorisent pas) A cette latitude, la limite forêt/toundra n’est pas bien haute, environ 600 m. Nous allons longer toute la chaîne de l’Alaska Range sur son versant sud. La journée est déjà bien avancée, l’été se termine, c’est déjà le début de l’automne et les couleurs sont superbes. Quelle chance d’avoir du beau temps ! On se pose pour la nuit un peu après Tangle Lakes (dont la piste d’accès est fermée pour travaux).
Denali Highway (Je 19/08) On décolle de bonne heure, tout émoustillés par ce qui nous attend. Nous passons devant les trailhead de Landmark Gap Lake (rando en A/R jusqu’à un lac, au fond d’une large vallée) et Glacier Lake (très humide parait-il) pour monter jusqu’à Mac Larren Summit, plus haut point de la piste (1245 m) où nous allons nous balader. Bien pratique le popotin blanc des caribous pour les repérer de loin ! Voici enfin l’occasion de faire sécher la tente que nous transportons mouillée depuis presqu’une semaine. Il est encore tôt et comme nous sommes les premiers aujourd’hui sur ce sentier, nous rencontrons plein de caribous ! Les jeunes sont très curieux, comme celui-ci que je n’avais pas remarqué ! La toundra commence à prendre ses couleurs d’automne et c’est superbe ! On surplombe une vaste plaine qui curieusement me fait penser à une savane africaine. Nous cheminons entre des petits lacs d’origine glaciaire et y remarquons ces étranges tracés semi-circulaires. A la périphérie des cercles, les cailloux les plus gros, au milieu les petits. Bizarre ! J’ai lu que c’est la conséquence du gel et de la neige mais sans bien comprendre le détail de leur formation. Si quelqu’un sait ? Tout est beau ici, jusqu’au moindre détail ! Sur le chemin du retour, nous croisons des américains qui voyagent à 4 ou 5 camping cars (ils sont 20, de New York) avec plein d’enfants. Les montagnes ici sont déjà si impressionnantes qu’ils me demandent si c’est le Denali ! En fait on en est encore à 200 km et les montagnes ici ne font « qu’un peu plus de 4000m » ! Nous reprenons la piste, traversons la Susitna (nous l’avions déjà traversée en raft quelques jours plus tôt mais bien plus en aval, juste avant Talkeetna) et remontons ensuite sur un plateau qui offre une vue absolument époustouflante sur l’Alaska Range. On en reste scotché, à tel point qu’on décide de dormir là ! On est absolument hypnotisé par le spectacle. Bouquet final !
Denali Highway, J1 au Denali NP (Ve 20/08) Après un tel coucher de soleil, pas question de rater le lever! Le thermomètre doit être faux, il indique -3°C mais il n’y a pas de givre. Disons que le fond de l’air est frais. D’ailleurs, ça fume, tout là-bas, au niveau des lacs et rivières. Il doit y en avoir des animaux dans cette vallée (on est à 20 km des montagnes, selon le GPS) D’ailleurs il y a pas mal de chasseurs en quad (la chasse a rouvert le 15/08) mais on n’entend quasiment pas de coups de feu, tant mieux ! On croise puis on longe ensuite pendant un moment la Nenana River, que j’avais un moment envisagé de descendre en partie en canoë mais le temps nous manque car il faut une grande journée (20 miles, classe I. Il faut pagayer mais il parait que c’est très « scenic ») pour aller de son croisement avec la Denali Highway à celui sur la George Parks Highway. La Denali Highway descend finalement dans la plaine pour rejoindre la George Parks Highway. Cette Denali Highway était jusqu’à la construction de la George Parks Highway en 1972, la seule voie d’accès au Denali NP. Un hors d’œuvre magnifique ! 50 km plus au nord, nous entrons dans le Denali National Park. J’ai pas mal hésité à aller dans ce NP un peu particulier. Contrairement aux autres NP américains que l’on peut sillonner librement en voiture, celui-ci est très réglementé. Il y a une unique piste de 89 miles de long qui longe le massif du Denali sur son flanc nord. On peut aller avec son propre véhicule jusqu’au mile 15. Avec une réservation pour 3 nuits minimum au Teklanika River campground (mile 29) on peut y conduire son véhicule mais on n’a plus le droit d’y toucher jusqu’à ce qu’on quitte le parc. C’est le choix que nous avons fait. Au-delà, il faut marcher, pédaler, ou prendre le bus. Vu les distances, on opte pour le bus ! Il s’agit de bus très rustiques, la vitesse est limitée à 30 mph, ils font de nombreux arrêts pour voir les animaux, des arrêts-pipi toutes les 1h30 à 2h00… Bref, pour faire toute la piste aller-retour de l’entrée du parc à Wonder Lake, il faut… 11h ! Passer nos vacances dans un bus ne nous tentait pas vraiment mais s’il fallait en passer par là pour découvrir la faune et les paysages de ce parc, ben, on allait tenter l’expérience. Au pire, si ça nous gave trop, on pourrait toujours quitter le parc avant les 3 nuits. Après les formalités rapidement effectuées au WAC (Wilderness Access Center. NB : en cette fin août, il y avait de la place dans tous les campgrounds sauf Wonder lake, celui qui est au bout de la piste), nous prenons la route et au bout de quelques km, croisons un grizzly qui vient de couper la route à un bus ! Sur la route vers le Teklanika Campground, nous croisons quelques caribous. Camping pas terrible, un parking arboré disons, on est les uns sur les autres (en RV ce n’est pas trop grave mais pour les tentes, pas terrible), aucune vue (normal, le camping est caché dans la forêt, ce qui est louable), des toilettes et un robinet. Point positif, il est au bord du lit de la Teklanika (je précise le lit car la rivière, gringalette, est finalement assez éloignée) : l’hôtesse, très sympa, nous rappelle les consignes de sécurité (il y aurait un ours et un lynx qui rôderaient dans le coin, pas vus en ce qui nous concerne…) On pose le camping car et on saute dans le bus pour notre première balade, pas loin (il est déjà 14h) Après 45 minutes de bus (et un arrêt-pipi au bout de 10 mn, pour ceux qui viennent de l’entrée…), le chauffeur nous débarque à Cathedral Mountain, en même temps d’ailleurs qu’une autre famille avec 3 enfants. Aussitôt, la moyenne d’âge dans le bus remonte en flèche ! Pas beaucoup d’enfants au Denali… Ce sont des habitués et ils nous indiquent le chemin, qui finalement est facile à trouver car assez fréquenté. Il n’y a quasiment pas de sentiers officiels au Denali (sauf à l’entrée du parc) Dans les endroits assez fréquentés, on trouve des sentiers. Ailleurs et le plus souvent, c’est du hors-piste, pas toujours facile du fait de la végétation. Pas de chasse bien sûr dans le parc, si bien que l’on peut facilement approcher les animaux, qui ne nous ont toutefois pas semblé beaucoup plus nombreux qu’ailleurs. On contourne une curieuse montagne de sable ocre pour finalement surplomber une impressionnante vallée glaciaire. Au loin, en contrebas, on entend soudain hurler : bear ! bear ! On ne voit pas l’ours mais on voit bien 2 randonneurs remonter la pente à toute vitesse ! Finalement ils ne planteront pas leur tente près de la rivière mais un peu plus haut au bord d’un lac. On peut bivouaquer partout dans le parc (à au moins 1 mile de la route), à condition d’avoir préalablement demandé un permis au WAC car le nombre maxi de campeurs par zone est contingenté. Pas facile d’improviser donc… Les enfants deviennent experts ès/crottes et baies ! Belle balade, sans soleil, dommage car la couleur de cette montagne est étonnante. En attendant le bus on remarque ce panneau : le vandalisme existe donc aussi chez les animaux ?! On peut monter et descendre à sa guise du bus où l’on veut dans le parc : il suffit de faire signe au chauffeur. En fin de journée, les bus qui retournent vers l’entrée du parc sont bien remplis et seul Arnaud peut grimper dans le 1er bus. On attend donc une vingtaine de minutes le suivant qui nous prend tous les 4. Nuit très calme (les générateurs des camping- cars doivent être arrêtés à 20h. De toute façon, il est indiqué sur le mode d’emploi du nôtre que le générateur n’est pas capable de recharger la batterie. Il ne sert donc que pour avoir ponctuellement du 110V, par exemple pour le micro-ondes. En arrêtant le chauffage durant la nuit, car le ventilateur est bruyant et doit consommer pas mal, nous aurons assez d’électricité pour ces 4 jours au Denali. Heureusement nous avons nos sacs de couchage car nous aurions eu un peu froid en n’utilisant que les couvertures fournies.)
J2 dans le Denali NP ( Sa 21/08) J’ai réservé le bus jusqu’à Wonder Lake, situé presqu’au bout de la piste, mais d’un commun accord nous décidons de ne pas aller jusque là : trop de bus ! A 7h30 on grimpe dans le bus et 1h30 plus tard, après avoir croisé quelques mooses imposants, admiré de belles montagnes derrière la vitre du bus (grrr…), nous demandons au chauffeur de nous laisser à Highway Pass. Les autres occupants du bus nous regardent un peu comme des bêtes curieuses quand nous descendons à ce col, où il n’y a « rien » (ni visitor center ni toilettes !) Enfin, rien d’autre que des montagnes de sable rouge encore un peu enneigées en cette fin d’été qui font face à des vallées sauvages et encaissées. On fait une belle balade au soleil (dommage on ne quitte pas la vue de la piste où les bus se succèdent à intervalles réguliers), il fait très bon, pas un souffle de vent. Fred et Arnaud, devant, aperçoivent des renards, on observe un moment un combat aérien entre un corbeau et un rapace tout en bullant au soleil : toujours pas le moindre moustique, quelle chance ! On a même la chance d’apercevoir le sommet du Denali ! Nous rejoignons enfin la piste et hélons un bus qui nous amène jusqu’au visitor center de Eielson où nous remplissons les gourdes. Au-delà de cet endroit, la piste redescend au fond de la vallée vers Wonder Lake. Il nous a sembl�� qu’au-delà le paysage devenait moins accidenté donc moins intéressant. Nous rebroussons donc chemin vers l’est et lors de l’arrêt à Toklat River,
demandons au chauffeur de nous déposer vers Polychrome Pass (un peu à l’ouest du mile 47). Il semble sceptique, nous expliquant que ça descend très raide depuis la route vers la rivière qui est en contrebas et que nous voulons longer. En effet ! Ca descend bien raide mais le sol est meuble donc c’est sans problème. En contrebas de la route, on ne soupçonne absolument pas sa présence, on ne voit et n’entend rien d’autre que le bruit du ruisseau et c’est bien agréable ! Les couleurs nous épatent, mélange de rouge, jaune, bleu du ciel (ahhhh !) ponctué de jolis nuages ! Tiens qu’est-ce donc que ce truc gris ?! Une bonne grosse marmotte prête à bientôt affronter les privations de l’hiver. Il y a une multitude d’empreintes le long de la rivière. Des crottes aussi bien sûr… Glou, glou, glou ! On les entend avant de les voir : des lagopèdes… Fred repère plus haut des mouflons de Dall (facile, ils sont d’un blanc immaculé), qui ont l’air de descendre vers la rivière : quelle chance. En effet, nous les retrouvons un peu plus loin au pied de la falaise. Ils se laissent très facilement approcher si bien qu’on va passer 1 ou 2 h en leur compagnie ! Quelle expérience ! Comment avec un tel pelage peuvent-ils échapper à leurs prédateurs ? Toujours plein de traces qui stimulent notre imagination : on essaie de reconstituer la scène du crime… En descendant la vallée on est régulièrement amené à sauter plusieurs petits affluents et on finit par être obligés de se faufiler dans le bush. Pas facile ! Pourvu qu’on ne se trouve pas nez à nez avec un grizzly. « Promenons-nous dans les bois… » Finalement on trouve un endroit pour traverser la rivière et rejoindre la piste. On émerge sur celle-ci en haut d’un raidillon : il n’y a plus qu’à attendre le bus, enfin plutôt les bus car encore une fois nous devons nous diviser en 2 groupes : d’abord les enfants puis Fred et moi. Sur le trajet du retour, la lumière est de toute beauté et ça fait vraiment l’œuf d’être dans ce bus ! Comme nous sommes 5 nous ne prenons pas le risque de prendre le dernier ou l’avant dernier bus pour rentrer car s’ils sont pleins, il faut attendre qu’un véhicule vienne nous chercher depuis l’entrée du parc, ce qui nécessite au bas mot quelques heures ! On retrouve les enfants au camping car : ils ont vu 3 ours sur une colline, les veinards !
J3 dans le Denali NP (Di 22/08) On les revoit ce matin : une maman grizzly et ses 2 petits. Plus loin on retrouve « nos » mouflons d’hier : depuis le bus, l’effet n’est pas le même ! Cette fois on se fait déposer à Stony Dome. Pas de soleil mais il ne pleut pas, c’est déjà ça…. Après avoir traversé une petite rivière, on remonte une petite vallée pleine de marmottes avant d’arriver à un col. Monter jusqu’au sommet ne nous apporterait pas grand-chose de plus car le temps est assez couvert. On préfère chercher un passage pour faire une boucle vers une très belle vallée que nous avons repérée en passant en bus. Hélas, elle est inaccessible ! C’est assez difficile dans le Denali (et en Alaska en général) de se faire une idée précise des reliefs car les cartes sont peu détaillées. Demi-tour donc, c’est plus prudent ! Le temps se couvre de plus en plus. Superbe arc en ciel près de Toklat River ! Malgré le temps, on décide d’aller explorer une vallée colorée que nous avons repérée sur Polychrome Mountain : elle nous a tapé dans l’œil à Caroline et moi. Un signe au chauffeur et hop, on descend ! On essuie quelques gouttes, rien de méchant et on grimpe dans la vallée jusqu’à apercevoir un groupe de « mouflettes » de Dall. Ces dames sont bien plus sauvages que les mâles, impossible de les approcher : elles sont toutes effarouchées et disparaissent finalement derrière un col. Cette fois le ciel s’assombrit de partout : demi-tour ! On se poste au bord de la route : 1er bus : 1 place seulement. Arnaud y monte (le veinard, il va voir un loup qui va trottiner au bord de la route pendant au moins 2 km !) On attend un bon moment le 2ème bus, le fond de l’air est de plus en plus frais mais on ne veut pas marcher le long de la route pour nous réchauffer car il pleut de partout sauf au-dessus de nos têtes ! Drôle d’impression ! Les sommets tout proches seront même blanchis. 2ème bus : 2 places, pfff… Fred et Caro y montent avec pour mission de commencer à faire les lasagnes ! 3ème bus : Marion et moi aurons finalement attendu 1h15 avant de pouvoir monter dans un camper bus : atmosphère d’ailleurs très sympa, il ramène des gens qui ont campé à Wonder Lake. Ce n’est pas le même public que dans les autres bus où on a vu des gens roupiller ou lire sur leur ipad ! Il y a d’autres randonneurs complètement trempés et frigorifiés qui visiblement ont attendu le bus un bon moment sous la flotte. On a eu plus de chance ! En conclusion ce système de bus est tout de même très contraignant : c’est un crève-cœur de perdre matin et soir plusieurs heures dans les transports, juste au moment où la lumière est la plus belle. Le dernier jour entre la fin de la balade, l’attente du bus et l’arrivée au camping de Teklanika, nous avons mis 3 heures (pour une vingtaine de miles )! (Auxquelles il faut ajouter 2h le matin pour aller à Stony Dome) Il est vrai que les paysages du Denali sont vraiment très beaux : c’est un mélange de larges vallées glaciaires austères, gorges profondes, montagnes colorées, glaciers, sommets enneigés mais je trouve l’organisation du parc vraiment trop pesante pour avoir envie d’y retourner. Voilà c’est dit ! Je dois dire aussi que je tenais tout de même à voir ce parc pour me faire mon idée, pas de regrets donc ! Je pense que pour bien profiter du parc (sans avoir une impression de métro/rando/dodo) il faut pouvoir partir camper quelques jours loin de la piste ce qui implique de porter un gros sac. Pas facile non plus pour une première visite dans le parc de bien cerner où s’y balader….et vu qu’il faut dire à l’avance au WAC dans quel secteur on va bivouaquer, impossible de se décider au vu des paysages rencontrés depuis le bus.
Denali NP, Anchorage (Lu 23/08) Il y a un peu plus de 400 km jusqu’à Anchorage, où nous reprenons l’avion demain.Ce matin dans le parc, le ciel est couvert mais les couleurs d’automne commencent tout de même à flambloyer. Plus au sud, ça se dégage et la vue de Denali Viewpoint South est à tomber ! On aperçoit en contrebas la Chulitna où nous sommes passés quelques jours plus tôt dans le brouillard. A Trapper Creek (à la hauteur de Talkeetna) nous prenons la Petersville Road qui file vers l’ouest. Cette route nous permet d’apercevoir le Denali sous un autre angle : elle n’a pas vraiment d’autre intérêt. Comme il fait beau nous décidons de repasser par Hatcher Pass mais comme la dernière fois, le temps se couvre finalement. Ce détour nous permet de rencontrer une nouvelle fois la femelle élan et son petit. Cette piste (non autorisée par le loueur ce qui signifie que l’on n’y est pas assuré) ne présente pas de difficulté ce jour là. La descente est assez raide et le frein moteur bien utile. On passe à Anchorage Downtown : la ville est en fait assez petite. Il y a des quertiers qui semblent très agréables à vivre avec plein de belles maisons en bois. La ville est idéalement située entre mer et montagnes. Nous allons passer la nuit sur les hauteurs de la ville à Glen Alp, dans le Chugach State Park. Il y a un monde fou ici : c’est un départ de randos à quelques minutes de la ville et la vue y est magnifique. On assiste à un coucher de soleil wagnérien sur Anchorage, ponctué de quelques averses bien drues ! Au loin, l’écume des vagues éclairée par le soleil couchant souligne la côte d’un trait presque fluorescent. Derrière nous, un ultime nuage rose avant que la nuit ne tombe définitivement.
Adieu Alaska et Denali ! (Ma24/08) Magnifique cadeau d’adieu ce matin : le Denali se détache parfaitement sur l’horizon ! Il est à plus de 200 km à vol d’oiseau ! On est scotché par ce spectacle mais il nous faut rendre le camping car avant 10h. En 10 mn, c’est chose faite et la navette nous conduit à l’aéroport, duquel d’ailleurs nous apercevons toujours le Denali. On décolle en début d’après-midi et très rapidement on vole « à côté » du Denali : magnifique ! Je constate non sans une pointe de satisfaction égoïste que la piste du Denali NP est sous les nuages, comme tout le flanc nord du massif. Moi qui était déjà en train d’échafauder des plans pour retourner en Alaska à l’automne et dans le nord, je réalise que le beau temps est rare partout en Alaska, pas uniquement sur la côte !
CONCLUSION Avant d’opter finalement pour l’Alaska, j’avais étudié la possibilité d’un voyage au Kamchatka, son voisin de l’est ! J’étais attirée par ses paysages sauvages, ses volcans, ses ours, ses rivières et rêvait d’y randonner ou d’y faire une descente en raft ou canoë. Malheureusement cette région ne s’est ouverte au tourisme qu’en 1992 au moment de la Perestroïka et les infrastructures y sont encore peu développées. Il est très difficile d’y voyager sans guide (et encore plus si on ne parle pas le russe) et les devis demandés auprès des agences locales y étaient absolument exorbitants. Conditions de confort spartiates, nécessité de porter d’énormes sacs pour y trekker (je ne pense pas que les russes soient déjà initiés à la philosophie MUL), impossibilité d’y être autonome, manque de réactivité des agences locales pour répondre à mes mails. Bref, je décidai finalement de me tourner vers l’Alaska et là tout a été ultra-simple : on trouve plein d’infos, cartes, récits, photos sur le net qui permettent de préciser ses attentes. Les américains ont un sens du service qui nous épate à chaque fois ! On avait un timing assez serré et tout a marché comme sur des roulettes, ils sont très pro ! Pas facile cependant vu la taille de l’état de faire des choix : il mérite à coup sûr plusieurs voyages ! On a fait un voyage passionnant même si la météo aurait pu, si elle avait été complice, le rendre absolument époustouflant !
Nos plus forts souvenirs (après sondage familial) seront : La rencontre rapprochée avec le grizzly L’ours noir sur la plage L’adorable loutre à Valdez et les loutres en général, trop mignonnes Les aigles à tous les coins de forêts et les phoques La « pêche au saumon », morts de rire ! Le Denali dans toute sa splendeur Les mouflons de Dall La pluie !!! La (très) grosse trouille en raft contre la souche
BUDGET ALASKA
J'ai profité en décembre 2009 d'un euro avantageux par rapport au dollar (1$ = 1,50 euro à l'époque) pour payer le ferry, la location du camping-car, les accomptes pour le kayak et le raft, le camping/Tek Pass/entrée au Denali, Child's glacier campground. J'avais aussi acheté en décembre des dollars pour payer sur place le solde kayak/raft, les hébergements, restaurants, bouffe. Bref, il n'y a que la location de voiture et le carburant qu'on a payés avec un dollar un peu moins avantageux (1$ = 1,29 euro) Vu le prix des prestations en Alaska, il n'y a pas de petits profits!
Avion pour 5, vol direct Francfort-Anchorage avec Condor4880 euro
Location 2 kayaks doubles+1 simple pour 7 jours1085$ Transferts en watertaxi 1880$ Total kayak :3035$ soit 2154 euro
Location raft 4 jours pleins 400$280 euro Navette pour dépose raft250$175 euro Total raft : 650$455 euro
Location VHF 7jours70$47 euro Location tél satellite 2 semaines150$ 106 euro Location bear spray 2 semaines 50$ 35 euro Clôture anti ours120 euro Total sécurité308 euro
Location minivan 14javec plein assur maxi732$567 euro Essence minivan 40$31 euro Total minivan 14j598 euro
Camping car 25' 10 jours, assurance maxi1592$1114 euro Propane40$28 euro Essence camping car 26l/100 km 1700 km459$355 euro Total 10j camping car 1497 euro
2 nuits 5 pers AJ Girdwood240$168 euro 2 nuits Talkeetna Roadhouse284$200 euro Childs's glacier campground avec résa34$25 euro 3 nuits à Teklanika campground (Denali)73$49 euro Total hébergements 442 euro
Ferry Whittier/Cordova/valdez CC+5P1091$722 euro
TEK Pass pour 3 jours pour 5 (bus dans Denali)92$61 euro
Ravitaillements, gaz, pêche 25j à 51000$670 euro Restos, fast food300$200 euro Total Bouffe, divers sur placeenviron 1000 euro
TOTAL pour 25j à 512117 euro
BIBLIOGRAPHIE ALASKA
Le Milepost est un énorme annuaire contenant une masse d'informations diluées au milieu de publicités. Nécessite un temps d'adaptation avant de s'y retrouver. Très utile pour le voyageur motorisé. Poids rédhibitoire pour les autres.
Lonely Planet Alaska : bien, pas mal d'idées de randonnées, pas mal de cartes.
55 Ways of the Wilderness in South Central Alaska, 5th edition de Helen D. Nienhueser and John Wolfe Jr : plein d'idées de rando, cartes succintes.
The Alaska River Guide de Karen Jettmar : la référence pour choisir sa rivière.
Denali National Park Guide to Hiking, Photography and Camping de Ike Waits. Plein d'idées de randos dans le Denali NP. Topos pas très précis mais difficile de faire mieux vu qu'il n'y a pas de sentiers. Cartes très grossières.
Cartes du National Geographic : Prince William Sound West (utilisée en kayak) 1/110000ème Prince William Sound East (pour la région de Cordova) 1/105600 Denali 1/225000ème On est loin de nos cartes IGN au 1/25000ème mais ces cartes sont agréables à lire et plastifiées. Au moins un bivouac de kayak indiqué qui n'existe pas sur PWS West. Je ne crois pas qu'il existe des cartes papier plus détaillées de toute façon. Il faut donc un peu « d'inspiration » pour lire le terrain plutôt que la carte, pas toujours facile.
Cartes GPS On a téléchargé des cartes topo gratuites pour Garmin. Attention il en existe (au moins) 2 types : pour l'un des 2 impossible de transférer les cartes et les waypoints sur le GPS donc mieux vaut faire un essai avant de rentrer tous les waypoints et de piquer une crise quand ça coince! On a utilisé ça : http://www.gpsfiledepot.com/maps/view/302/ Bien utile pour évaluer la distance parcourue en kayak ou en raft et s'assurer qu'on est bien là où on croit! Amusant aussi pour mesurer la vitesse en raft : record 14,8 km sans donner un coup de pagaie!
Scats and Tracks of Alaska de James C. Halfpenny : crottes et traces d'Alaska, bien fait, léger, les enfants le connaissent par coeur.
Alaska Wild Berries and berry-like fruit de Verna E. Pratt pratique, léger, bien utile vu l'abondance de baies diverses et variées.
On aurait du acheter ces 2 petits livrets au début du voyage mais l'occasion ne s'en est présentée que plus tard. Si vous les trouvez sur le net, n'hésitez pas!
Birmanie: difficulté de connexion internet
En cette periode pre-electorale (17 novembre) encore plus difficile de se connecter aux sites internet. hotmail, gmail, yahoo....
Heureusement encore qu'il y a voyageforum!!!
merci, encore merci
juste histoire de se sentir connecte.................et non pas totalement isole............
pas toujours facile d'ailleurs de repondre aux posts..., ni meme de sillonner les differentes rubriques (essai dans 3 cyber cafes a Yangoon)
on va voir si celui-la veut bien partir.............
Bombes à Rangoon (15 avril 2010)
Voila, c'est reparti par la-bas😕!
Selon le porte-voix du gouvernement, les déflagrations ont fait 6 morts et 75 blessés. Des sources hospitalières avaient précédemment fait état de 9 morts. Les trois explosions sont survenues près du lac Kandawgyi, où se tient un festival de l'eau dans le cadre des célébrations du Nouvel An lunaire. La majorité des pavillons qui bordent ce lac sont gérés par la junte. Un membre du gouvernement birman a déclaré à l'AFP sous le couvert de l'anonymat qu'une quatrième bombe avait été neutralisée par les autorités. Cette information n'a pas été confirmée par le gouvernement.
A verifier, en ce qui concerne les circonstances!
Selon le porte-voix du gouvernement, les déflagrations ont fait 6 morts et 75 blessés. Des sources hospitalières avaient précédemment fait état de 9 morts. Les trois explosions sont survenues près du lac Kandawgyi, où se tient un festival de l'eau dans le cadre des célébrations du Nouvel An lunaire. La majorité des pavillons qui bordent ce lac sont gérés par la junte. Un membre du gouvernement birman a déclaré à l'AFP sous le couvert de l'anonymat qu'une quatrième bombe avait été neutralisée par les autorités. Cette information n'a pas été confirmée par le gouvernement.
A verifier, en ce qui concerne les circonstances!
Quel film vous a le plus épris de liberté et de voyage?
Personellement "carnets de voyage" le voyage en moto de Granados et Guevara. Pour les paysages magnifiques, le sentiment de liberte qui se degage de partir a l'aventure, le parcours de l'Amerique du Sud.......
Si vous avez d'autres films dans le genre ou bien touchant au voyage......
Panama: le pays "paradis"
Apres avoir passé de nombreux mois à me poser des questions sur le Panama, j'ai préféré tout regroupé pour vous aider à avoir un aperçu "global" :
Avantages : Pas de catastrophes naturelles comme ses pays voisins Eau potable au robinet dans quasi dans tout le pays ! Tous paysages (foret tropicale, lacs, 3000km de cotes, montagnes jusque 3500m, + de 360 îles autour du pays dont l'ile de Coiba : http://www.youtube.com/watch?v=EmzL5pr7_BY&eurl=http%3A%2F%2Fwww%2Esantacatalinabeach%2Ecom%2Fcoiba%2Ehtml pour un aperçu splennnnnnndide...) Pays le + sécuritaire de l'amérique latine, comme diraient les gens du panama, "c'est safe..." Pays du dollars (donc économie maitrisée), plus de 130 banques dans le pays (si elles viennent c'est pas pour rien) Cout de la vie environ 3 fois moins cher qu'en Europe 2e + gros taux de croissance du monde en 2006 En moyenne, climat 30° toute l'année, et 22° toutes les nuits (clim non obligatoire) Animaux en tous genre aux porte de la ville : singes, perroquets, dauphins, toucans, oiseaux de toutes les couleurs... Biodiversité quasi égale qu'au Costa Rica Pays qui produit plein de choses : Matelas, super bonnes glaces, meubles massif top qualité, vetements... Billinguisme Anglais/Espagnol Reseau routier en bon etat Infrastructure téléphonique excellente, Internet bien développé Position centrale dans le monde entre l'amérique du nord et du sud entre l'europe, l'afrique et l'asie... De plus, très bien desservi niveau aviation Pas encore connu donc forcément mieux :o) Sur place on contate que le pays est en train de faire des efforts impresionnants pour son developpement qui me fais penser à un futur Hong Kong Canal de Panama qui ramene des sous au pays et de + la zone de libre échange de Colon est la 2e + grande du monde, en passe de devenir la 1ere du monde doncc devant hong kong... Et grace à ça on trouve un nombre impressionnant de choix pour faire ses courses (bcp de zones commerciales modernes...) Ecoles privées correctes, hopitaux privés top modernesINCONVENIENTS : Ils roulent très mal Manque de culture ou monuments historiques... dans le pays Manque un peu "d'organisation" Constructions immobilieres à tout va sans vrai code de l'urbanismeConnaissez-vous 1 seul autre pays avec autants d'atouts ??? Et surtout qui n'est pas encore connu ? Vous ne pensez pas que ce pays risque de cartonner pour les années à venir?
Pour en savoir + : http://primapanama.blogs.com Vos avis sont les bienvenus !
Avantages : Pas de catastrophes naturelles comme ses pays voisins Eau potable au robinet dans quasi dans tout le pays ! Tous paysages (foret tropicale, lacs, 3000km de cotes, montagnes jusque 3500m, + de 360 îles autour du pays dont l'ile de Coiba : http://www.youtube.com/watch?v=EmzL5pr7_BY&eurl=http%3A%2F%2Fwww%2Esantacatalinabeach%2Ecom%2Fcoiba%2Ehtml pour un aperçu splennnnnnndide...) Pays le + sécuritaire de l'amérique latine, comme diraient les gens du panama, "c'est safe..." Pays du dollars (donc économie maitrisée), plus de 130 banques dans le pays (si elles viennent c'est pas pour rien) Cout de la vie environ 3 fois moins cher qu'en Europe 2e + gros taux de croissance du monde en 2006 En moyenne, climat 30° toute l'année, et 22° toutes les nuits (clim non obligatoire) Animaux en tous genre aux porte de la ville : singes, perroquets, dauphins, toucans, oiseaux de toutes les couleurs... Biodiversité quasi égale qu'au Costa Rica Pays qui produit plein de choses : Matelas, super bonnes glaces, meubles massif top qualité, vetements... Billinguisme Anglais/Espagnol Reseau routier en bon etat Infrastructure téléphonique excellente, Internet bien développé Position centrale dans le monde entre l'amérique du nord et du sud entre l'europe, l'afrique et l'asie... De plus, très bien desservi niveau aviation Pas encore connu donc forcément mieux :o) Sur place on contate que le pays est en train de faire des efforts impresionnants pour son developpement qui me fais penser à un futur Hong Kong Canal de Panama qui ramene des sous au pays et de + la zone de libre échange de Colon est la 2e + grande du monde, en passe de devenir la 1ere du monde doncc devant hong kong... Et grace à ça on trouve un nombre impressionnant de choix pour faire ses courses (bcp de zones commerciales modernes...) Ecoles privées correctes, hopitaux privés top modernesINCONVENIENTS : Ils roulent très mal Manque de culture ou monuments historiques... dans le pays Manque un peu "d'organisation" Constructions immobilieres à tout va sans vrai code de l'urbanismeConnaissez-vous 1 seul autre pays avec autants d'atouts ??? Et surtout qui n'est pas encore connu ? Vous ne pensez pas que ce pays risque de cartonner pour les années à venir?
Pour en savoir + : http://primapanama.blogs.com Vos avis sont les bienvenus !
Laos: que sont devenus les jeunes réfugiés Hmong expulsés il y a deux mois de Thaïlande?
Il y a près de deux mois jour pour jour, 27 réfugiés Hmong –une adulte et 26 adolescents de 13 à 16 ans--, hébergés au centre d'accueil provisoire de Ban Houai Nam Khao (province de Phetchaboun, Thaïlande) ont été expulsés par les autorités thailandaises vers le Laos, selon des informations concordantes parvenues au Mouvement Lao pour les droits de l'Homme (MLDH).
Ce groupe d'adolescents –21 jeunes filles et 5 garçons—avaient été interpellés par la police thailandaise le 28 novembre 2005, alors qu'ils revenaient d'une répétition de chants, en prévision des fêtes de Noël. Transportés par autocar vers la ville frontalière de Nongkhai, ils ont été expulsés vers le Laos, début décembre, sans que leurs parents en soient informés.
Selon les médias internationaux, le sort de ces adolescents n'est pas encore connu à ce jour, en dépit des démarches multiples entreprises par les autorités de l'ONU, de l'Union Européenne, des Etats-Unis et d'Australie, tant auprès de Bangkok que de Vientiane.
Au-delà de l'imbroglio politico-diplomatique entourant cette dramatique affaire, le MLDH s'élève contre les conditions d'expulsion de ces adolescents, et appelle les autorités de la République démocratique Lao (RDPL) à donner sans tarder des nouvelles aux familles de ces mineurs, à garantir la sécurité et la santé physique et morale de ces jeunes, puisque ceux-ci se trouvent depuis près de deux mois en territoire laotien.
Pour le MLDH, il est peu vraisemblable que l'expulsion d'une trentaine de personnes, de surcroît membres de la minorité ethnique hmong, se soit faite à l'insu des autorités de la RDPL, qui reste pour les observateurs un pays sous surveillance où rien ne se passe sans le feu vert des instances du Parti-Etat.
En conséquence, il est plus que temps pour les dirigeants de régime laotien d'arrêter de s'abriter derrière des tergiversations cyniques et des propos langue de bois, et de coopérer pleinement avec les organisations internationales pour mettre fin au calvaire de ces adolescents et permettre sans délai leur retour auprès de leurs parents en Thailande.
Le Mouvement Lao pour les droits de l'Homme réitère, à cette occasion, son appel à la communauté internationale lui demandant de venir en aide aux milliers d'hommes, de femmes et d'enfants Lao-Hmongs, pourchassés et éliminés jour après jour par les soldats de la RDPL dans la jungle de Saysomboun et de Bolikhamsay, et de faire pression sur le régime laotien afin que la liberté, la démocratie et les droits de l'Homme soient respectés dans ce pays.
Voici la liste des personnes arrêtées le 28 novembre: 1 adulte: Mme Zoua Yang - 21 jeunes filles: May Nhia, Pakou Vang, Ia Lor, Pahia Yang, Hnou Xiong, Pahoua Yang, Yangyoua Vang, Maymoua Vang, Mee Yang, Choua Vue, Pakou Vue, Yer Vue, Zong Vue, Ker Vue, Yia Vue, Kia Thao, Youa Thao, Sheng Yang, Kia Vue, Pahua Yang, Xee Yang - 7 garçons (deux n'ont pas été expulsés): Dang Vang, Chay Vang, Neng Yang, Meng Xiong, Meng Yang, Chan Thao, Pao Yang
Ce groupe d'adolescents –21 jeunes filles et 5 garçons—avaient été interpellés par la police thailandaise le 28 novembre 2005, alors qu'ils revenaient d'une répétition de chants, en prévision des fêtes de Noël. Transportés par autocar vers la ville frontalière de Nongkhai, ils ont été expulsés vers le Laos, début décembre, sans que leurs parents en soient informés.
Selon les médias internationaux, le sort de ces adolescents n'est pas encore connu à ce jour, en dépit des démarches multiples entreprises par les autorités de l'ONU, de l'Union Européenne, des Etats-Unis et d'Australie, tant auprès de Bangkok que de Vientiane.
Au-delà de l'imbroglio politico-diplomatique entourant cette dramatique affaire, le MLDH s'élève contre les conditions d'expulsion de ces adolescents, et appelle les autorités de la République démocratique Lao (RDPL) à donner sans tarder des nouvelles aux familles de ces mineurs, à garantir la sécurité et la santé physique et morale de ces jeunes, puisque ceux-ci se trouvent depuis près de deux mois en territoire laotien.
Pour le MLDH, il est peu vraisemblable que l'expulsion d'une trentaine de personnes, de surcroît membres de la minorité ethnique hmong, se soit faite à l'insu des autorités de la RDPL, qui reste pour les observateurs un pays sous surveillance où rien ne se passe sans le feu vert des instances du Parti-Etat.
En conséquence, il est plus que temps pour les dirigeants de régime laotien d'arrêter de s'abriter derrière des tergiversations cyniques et des propos langue de bois, et de coopérer pleinement avec les organisations internationales pour mettre fin au calvaire de ces adolescents et permettre sans délai leur retour auprès de leurs parents en Thailande.
Le Mouvement Lao pour les droits de l'Homme réitère, à cette occasion, son appel à la communauté internationale lui demandant de venir en aide aux milliers d'hommes, de femmes et d'enfants Lao-Hmongs, pourchassés et éliminés jour après jour par les soldats de la RDPL dans la jungle de Saysomboun et de Bolikhamsay, et de faire pression sur le régime laotien afin que la liberté, la démocratie et les droits de l'Homme soient respectés dans ce pays.
Voici la liste des personnes arrêtées le 28 novembre: 1 adulte: Mme Zoua Yang - 21 jeunes filles: May Nhia, Pakou Vang, Ia Lor, Pahia Yang, Hnou Xiong, Pahoua Yang, Yangyoua Vang, Maymoua Vang, Mee Yang, Choua Vue, Pakou Vue, Yer Vue, Zong Vue, Ker Vue, Yia Vue, Kia Thao, Youa Thao, Sheng Yang, Kia Vue, Pahua Yang, Xee Yang - 7 garçons (deux n'ont pas été expulsés): Dang Vang, Chay Vang, Neng Yang, Meng Xiong, Meng Yang, Chan Thao, Pao Yang
Uganda: 20 days discovering authenticity
Preamble:
For summer 2019, the idea was to return to Africa. We had already been to Namibia in 2017 (+ a few days in Botswana and the end of the trip at Victoria Falls), which we loved, and a trip to Asia in 2018 (Borneo, Perhentian, and Singapore), a nature-focused trip but a bit disappointing due to environmental destruction. The desire to return to Africa was very strong. We wanted a change of scenery, nature, discoveries, to step out of our little comfort zone (a bit, anyway!) and experience travel differently. In short, we dreamed of authenticity, and we weren’t disappointed.
We traveled as a family of four with our daughters, aged 19 and 17. When the urge for Africa hit, Uganda quickly stood out, especially for the chance to see rare animals, particularly the famous mountain gorillas. When I looked into the budget, I was quickly disheartened. It’s really expensive. Too expensive… Then, after reading a few trip reports on "VoyageForum" (thanks Muriel J!), I decided to ask a local agency for a quote. The first contact was very friendly and responsive, and the initial offer for two weeks fit our budget :). A few images gathered from the internet (especially Sipi Falls) finally convinced us all. I asked for an adapted offer with a few more sites to extend the trip to three weeks and cover a fairly complete visit to the country (which, of course, increased the budget! To stay within an acceptable range, we prioritized activities over accommodations and regularly chose the cheapest options, with 2-3 nice lodges in between). It’s booked! We were in October 2018, and the first thing to do was reserve permits to see the gorillas and chimpanzees. Then, the agency took care of all the bookings except for the international flights, which we booked with Ethiopian Airlines. A few months of waiting to look forward to… and a little worry too! Two events didn’t reassure us: the kidnapping of an American tourist by four men at the DRC border and the Ebola outbreak in Congo, with confirmed cases in Uganda by mid-June…
Here we are in July, and departure is approaching. The suitcases are packed (warm clothes, long, short, dark, light, practical, sun, rain, hiking/trekking shoes, flip-flops—clothes for every situation! Don’t forget: headlamp (essential!), binoculars, cameras), and we’re ready.
One day before departure, our agency Mpolampola, through its manager Paul, informs us that he won’t be the one taking care of us during the trip but another guide named Moses. He has a big problem with a vehicle and can’t do otherwise. For us, as long as everything is okay, no worries, especially since I had read glowing reviews about Moses, who turned out to be a very pleasant guide, cautious (most important) on the road, clear about all the activities, and an expert on birds, his specialty. We briefly met Paul in the middle of the trip, who is also very friendly. In short, we 100% recommend this agency. Flights to Entebbe went smoothly; we arrived around 10:30 AM, filled out health forms (Ebola information signs everywhere), visas, baggage claim, and met Moses, who took us directly to the vehicle. It was in pretty good condition with huge tires (we’d understand why later!), but it had quite a few miles (400,000 on the odometer!). Just missing a seatbelt… Okay, it’s Africa!
Now, here’s our day-by-day itinerary, which I’ll summarize briefly with ratings for each activity: ****TOPISSIME (Amazing) ***Very good **Good *Meh
Day 1) Departure from the airport at 11:45 AM for some currency exchange. Stop along the way at the equator for a meal and souvenir photo! Arrival at Lake Mburo Park *** around 5:00 PM. Even before entering the park, we saw lots of antelopes, zebras, elks, etc.—it’s magnificent. On the way, we had already encountered many goats and cows, and we were impressed by their enormous horns. We enjoyed a nice game drive until about 7:00 PM, when we reached our lodge, one of the nicest of the trip, Eagle’s Nest ****, with a magnificent view, a tent with a nice bathroom/shower, and a very good meal.
Day 2) Departure at 7:00 AM for a game drive; we encountered many animals again, especially antelopes, zebras, and birds. There are no giraffes, lions, or cheetahs in this park. We didn’t get lucky enough to see a leopard… :-) Then, we continued to Lake Bunyonyi ***, where the road and views are very beautiful, but we were shocked to see locals (mostly women and children) breaking stones by hand on the mountainside in very precarious safety conditions. There are regularly dramatic accidents because, over time, entire sections detach and cause landslides. These stones are then used for road construction… Another world… This was the only place we saw this. Lake Bunyonyi is a nice stop (but less exotic in our opinion since we have many lakes back home too!). We took a boat to our accommodation, Byoona Amagara ***, which has a lot of charm. We stayed in huts called "geodomes," completely open to nature, so it was very cool at night. To reach the toilets located below, you had to be brave! The meal consisted of lake shrimp—good but a bit bland.
Day 3) After a good breakfast, departure at 9:00 AM to visit three islands. We took several nice walks with beautiful views of the lake and islands. A local meal was served on the last island. At 1:00 PM, we met Moses for the rest of the program and headed to Ruhija in Bwindi Forest****. The landscapes are breathtaking. After two hours of driving and many photo stops, we arrived at our accommodation near the trekking starting point, Ruhija Gorilla Friends Resort **. We stayed in a room instead of the initially planned tents, which was just as well because there was a lot of wind during the night. We still had time for an activity and decided to meet the Bwata pygmies despite the bad reviews in the guide… The first part of the visit was quite nice, with a visit to a school where the children gave us a very joyful welcome. We had a great time listening to them sing and dance! Then we met the Bwata pygmies who live on the edge of the forest. When Bwindi Forest was declared a national park, they had to leave their habitat because their activities weren’t compatible with nature and wildlife protection. We left on a somewhat sad note… The visit ended with a local doctor explaining different medicinal plants, and we watched the making of local beer from sorghum. Good meal. We had butterflies in our stomachs—tomorrow was a big day! I admit I was a bit stressed, not entirely confident in my physical abilities…
Day 4) After a short night due to excitement, breakfast, and departure at 7:30 AM. First, it started calmly with singing and dancing. Then, a 15-minute briefing and group assignments. No one asked if we had any physical problems or anything (when booking, I had inquired a bit, and they told me groups were assigned based on physical abilities). We were assigned to the Mukiza group. At first, I was pretty happy—it was a fairly large group with babies :). The ranger explained that for now, they didn’t know where the gorillas were… the trackers couldn’t find them… Oh… (that’s not a good sign!!!) We set off at a good pace, first on a reasonably sloped path. We were accompanied by a family of four Italians and five porters (four for us!). After an hour, the ranger stopped us and informed us they still couldn’t find them—they had fought with another group the day before and scattered throughout the forest, so they were very far away, and we needed to move faster… Hmm… we picked up the pace (we weren’t going slowly before!!!) and walked for another good hour—down, up, down again, up again, we kept going, but always more or less on paths. Then another stop. A 10-minute break waiting for news. The news wasn’t very precise, it seemed! The ranger decided to cut through the forest—machetes were used to clear the path. We descended unimaginable slopes, then climbed back up. Our stick kept getting stuck; luckily, our porter helped us, held our hands, and the terrain was vertical! An hour later, another stop: we heard gorilla cries (yay!!!). False hope—we waited again for news from the trackers, who informed our ranger that it was a non-habituated family, so we couldn’t see them. Cold shower—we had to go all the way back up and return to the starting point to maybe see another group. But time was running out… We arrived around 1:30 PM; all the other groups had already left long ago. Our guide was worried because we still had a long drive ahead. We quickly ate a banana, and off we went for another trek (I was exhausted!). Luckily, this group was close—about 45 minutes of steep descent (I was already thinking about the climb back and considering being adopted by a gorilla ). The forest was sublime, with magnificent tree ferns—the place was truly splendid. Finally, we were there. The porters stayed behind, we grabbed our cameras, and followed the ranger. The progress wasn’t easy, but suddenly, a female was in front of us, curled up in a little ball, eating—so cute. The emotion overwhelmed us. But she moved away—it’s hard to observe them; they move constantly, and the terrain is very steep and uneven. We saw a female descending from a tree with a baby on her back—too adorable. Then, here was the silverback, enormous, incredible, yet so calm and peaceful. He ate quietly and gave us a nice demonstration of nostril exploration! We could observe them for a good hour, but photographing them wasn’t easy because they kept moving, and we could barely stand! Toward the end, a large male (black back) suddenly stood up and decided to pass right where I was! I ended up in the bushes, and the male passed in front of me just a few centimeters away (he stepped on one of my daughters’ feet!) followed by the whole family. Just an exceptional moment. It was time to leave; we had to climb back up. I dreaded it because, I admit, I was exhausted. We finished the hike after 4:00 PM, exhausted but happy. The ranger gave us diplomas, and we didn’t linger because we still had a long drive—we needed to reach Ishasha before nightfall. Our guide was a bit stressed. If we were to do it again, we’d spend an extra night in Bwindi. However, it seems finishing so late is exceptional—it never happens, according to our guide! The road between Bwindi and Ishasha is sublime, with extraordinary landscapes, and despite the late hour, we regularly asked our guide to stop for photos. We arrived at Enjojo *** Lodge around 6:00 PM. The huts are located quite far from the reception and the bathrooms, a bit far from the huts, but otherwise, it was very nice.
Day 5) Departure at 8:00 AM after a good breakfast with the hope of seeing tree-climbing lions (no luck!). Overall, there weren’t many animals, and we arrived around 12:45 PM at our next stop, Parkview Safari Lodge ****, with a magnificent view, a beautiful family bungalow, and a good meal. We enjoyed a short relaxation by the lovely pool. At 4:00 PM, we left to see Kyambura Gorge *** and hike there. Unfortunately, this activity is no longer available, so we walked around the area—it was very beautiful. Back at the hotel, a little rest after the previous day wasn’t a bad idea! Reading, swimming, meals, and dances made the end of the day enjoyable.
Day 6) Departure at 6:30 AM—one of our daughters was sick (stomachache, cold sweats…). Safari in Queen Elizabeth ** (Kaseny Plains)—a bit disappointing. Stop by the salt lake with a nice view. A small market, but we weren’t thrilled by the crafts (overall, apart from some beautiful baskets/plates, there wasn’t much, and the wooden objects were, in our opinion, much less pretty than in Namibia). Then we took the crater road (27 km long) **** with magnificent landscapes. However, you absolutely must close the windows because it’s infested with tsetse flies. At noon, we arrived at Mweya, where we stayed in basic rooms, but the restaurant was well-placed with a beautiful view of the Kazinga Channel. At 2:00 PM, we enjoyed a magnificent cruise **** on the channel. Elephants, antelopes, crocodiles, hippos (including adorable babies), buffaloes, all kinds of birds. Wow!!! Two hours of pure bliss. Quiet end of the day playing cards with a view of the channel and elephants.
Day 7) Departure at 6:00 AM—still sick, we weren’t sure if it was due to the preventive treatment (Malarone) or something else… Another game drive in Queen Elizabeth (Kaseny Plains) and breakfast by the salt lake. Overall, we were a bit disappointed by this park. Then we took the road to Crater Lakes***, again with very beautiful landscapes. A hike of about an hour and a half allowed us to discover these beautiful crater lakes (the water mainly comes from the Rwenzoris). We crossed pretty villages and had nice encounters. End of the day at Tinka’s Home ****, with a family. We loved this place—very welcoming, where we took a cooking class with our hosts. A really great time. After the meal, we enjoyed African stories and dances. Really awesome.
Day 8) Departure at 7:30 AM for another highly anticipated discovery—the chimpanzees in Kibale Forest ****. We went to the meeting point and were split into groups of six, each with a guide. We saw three different groups, and for the last group, we followed a chimpanzee (slightly more comfortable running in the forest than we were!) that led us to the group. Their cries are very impressive, and we could observe them well, even though they were often high up in the trees. We were lucky enough to see two on the ground, very close to us. It was magnificent. End of the encounter and return to the starting point—it was noon. We went back to Tinka’s Home for the meal (delicious!). At 2:00 PM, we hiked in Bigodi Swamp ***, a marsh surrounded by beautiful vegetation, especially huge papyrus, and inhabited by many birds and monkeys. We saw, among others, black-and-white colobus monkeys, red colobus monkeys, and vervet monkeys. We also visited a basket-weaving workshop where we bought two beautiful baskets. Then a short stop in Fort Portal, where we stayed for two nights at Ruwenzori View Guesthouse ***, a nice place with a family room and very good communal meals.
Day 9) Departure at 8:00 AM for a hike in the Rwenzori****—it was a bit chaotic today. First, we had to exchange shillings because we wouldn’t have another chance in the following days. At the bank, employees went to get the bills by motorcycle from other buildings—it was quite surreal! And it took time! Then there was a misunderstanding between the organizer and me… I really wanted to see the region where chameleons are found in the Rwenzori—this region is south of the mountain range, and we were in the north! Anyway, the program included an ascent in the northern part with a positive elevation gain of over 1,500 meters… Talking to the guide scheduled for this hike (Noah), we explained that we really wanted to discover the vegetation and these famous chameleons, not necessarily achieve a physical feat… (we’d had enough!). The decision was made to go south, which meant quite a bit of driving. The hike was really enjoyable, with magnificent vegetation by the river. We saw three of the four chameleon species present, including the famous three-horned chameleon. The region is superb. We ended with a drink at Ruboni Camp, which has a magnificent view of the region (ideally, we should have stayed there). Two hours of driving to finish, and a good meal :).
Day 10) Departure at 8:00 AM—we had a long drive to Ziwa Rhino Ranch****. We passed through Hoima, had lunch in Masindi, and arrived in time for the rhino tracking walk. We could approach them closely on foot—it was impressive. We saw eight. Since we were staying on-site in the guesthouse **, we received precise safety instructions for moving between the rooms and the restaurant. And we quickly understood why!
Day 11) Departure at 6:00 AM for breakfast—surprise, in front of our room, several large rhinos were sleeping (we had also heard a lot of animal noises during the night—rhinos but also what seemed to be predators). So we had to take a detour to reach the restaurant! Second surprise—next to the restaurant, just three meters away at most, two mothers and their baby were also sleeping! Memorable! Then we had an appointment for the shoebill trek and canoe ride **** (package with the previous day’s walk). So there we were, in our boots, splashing through 30 cm of water in search of the shoebill (I really wanted to see one :))! It was really fun, and luck was on our side—a shoebill had just landed in the distance! We approached as best we could and observed it from afar. What a strange bird! There are very few left, and Uganda is one of the countries where the chances of seeing one are quite good. The tour continued with a canoe cruise where we saw a herd of cows (the famous ones with enormous horns) being swum as a dowry to the father of the future bride! A funny spectacle. This stop wasn’t the most anticipated, but we all thought it was really worth the detour. Road to Murchison Falls Park, and arrival around noon at Red Chili Rest Camp **, where we stayed for two nights (family banda). Good meal. Then a cruise to Murchison Falls*** where we disembarked and continued on foot. It was pretty. Back to Red Chili.
Day 12) This morning, early departure for a cruise in search of the shoebill*** (booked in case we didn’t see one at Ziwa). The landscapes were pretty, but there weren’t many birds in the end. We spotted the chosen one from afar after the first 10 minutes—so the suspense didn’t last long :-) It was a nice activity but quite long—5 hours. In the afternoon, safari in Murchison Park****—this park is sublime, the landscapes fabulous. Really one of our favorite parts of the trip. Lots of animals and even a leopard spotted with binoculars because it was far away! Night at Red Chili.
Day 13) Departure for the first morning ferry—it was drizzling, the sky was threatening at first, so the landscape was spectacular! Beautiful contrasts. In the middle of the morning, we were lucky to observe a whole group of lions, first from afar, then with a little patience, the whole group approached until they passed beside and in front of our vehicle. What emotion and excitement! We could then observe large groups of giraffes. They were magnificent. The morning was incredible. Then we headed to our lodge, Fort Murchison ****, and on the way, we saw a whole group of elephants—the view was magnificent. We had a very good meal and enjoyed the pool a bit. We also met Paul, the organizer of our trip. Very nice :). In the late afternoon, off for a short safari in the park. We slept in very well-equipped tents.
Day 14) Today, we had a long drive to Kidepo Park. It was raining, which didn’t help our guide—according to him, the tracks near Kidepo turn to mud with rain and become difficult to navigate. We saw, among other things, a bus in a bad situation in the ditch. Some sections were really tricky, and we were glad to have a driver. The end of the trip—the landscape was spectacular and original, and we saw some traditional villages. We arrived at Kidepo quite late. Short safari in the park before reaching the accommodation. We booked two simple bandas in the park camp**. It was clean but didn’t hold up well in the rain . The restaurant was very nice, though.
Day 15) The day was dedicated to discovering Kidepo Park **** where the landscapes were again superb. First encounter with a lioness resting on a rock. We saw other lions later and observed them for a long time. There were almost no other tourists in the park. Our daughter wasn’t feeling well, and by the time we arrived at the lodge, she had a temperature of 39.5°C (103.1°F)… A nap was necessary. In the late afternoon, we returned to the spot where we had seen the lions that morning, and they were still there—they weren’t happy because rain was threatening! It was a great photo opportunity. Then came the downpour, and our driver urged us to return quickly because the tracks were becoming impassable. Indeed, a jeep was in the ditch… The return was eventful, and several times we slid without being able to do anything… Wow, what a day!
Day 16) No safari this morning because of impassable tracks—the road to Kotido*** was longer than expected as we had to take a detour. The landscapes along the way were surprising. We finally arrived around 1:00 PM at the accommodation and left at 3:00 PM to visit the largest manyatta in East Africa with two translators. It was incredible—a very beautiful experience. The manyatta is immense and has 28,000 inhabitants. Night at Karamojaarts guesthouse*—very average meal.
Day 17) Departure for Moroto****—on the way, we saw many bird species. Moroto doesn’t look like other Ugandan cities. Life there seems very pleasant. We arrived at Kara-Tunga and had a bite to eat. At 4:00 PM, we left to visit a Karamojong village. We enjoyed beautiful dances and watched communal games—it was fun and so authentic. Then we headed to a kraal (where shepherds and herds are) to set up our camp. Moses had to get used to the idea of sleeping in the tribe in a tent! It was incredible to find ourselves in this universe. The place was beautiful, and we had a great time with the Karamojong. Some had never seen white people… had never been in a car… Their culture is incredible. During the evening, around the fire, to our guide’s dismay (a bird enthusiast), they grilled hornbills! On our side, we ate a meal prepared by Kara-Tunga for our sensitive stomachs! Night in a tent.
Day 18) Dawn wake-up in the fog—the atmosphere was quite strange. Our daughter was attacked by a cow—fortunately, more fear than harm, but she ended up with a lot of thorns in her buttocks and thighs ! Then we left for the Mount Elgon region, specifically Sipi Falls****. Lacam Lodge****, perched on the edge of the cliff with a direct view of one of the falls, was just magnificent. The view and landscapes were fabulous. Big favorite. We had dinner and then went for a hike to visit the three falls in the region, partly in the rain. The landscapes were breathtaking! Sunset at Lacam Lodge with the sun setting over the waterfall. We couldn’t get enough and stayed to admire until nightfall!
Day 19) Visit to coffee plantations*** where we were given all the useful explanations to understand the culture and the incredible work required for this product, which is ultimately not very glorified. The visit was very interesting, and we drank very good coffee with the owners. Last photos at Lacam Lodge, and then departure for Jinja, where we arrived in the middle of the afternoon. We took a small cruise to see the source of the Nile*. Very touristy and not at all to our taste… Then a meal at Jinja Base Camp** where we enjoyed guacamole. Our guide Moses left us because another group was waiting for him!
Day 20) Road to Kampala***, the market, the Gaddafi Mosque. Short but interesting visit. Last meal in Entebbe by Lake Victoria, where we almost felt like we were by the sea. Transfer to the airport and return to Switzerland…
Epilogue: All four of us were enchanted by this trip, which will undoubtedly remain one of the most beautiful we’ve ever taken. Talking about it gives me chills and brings tears to my eyes. It was simply a magnificent experience. However, I wouldn’t recommend this trip to everyone because you often have to overlook small inconveniences like toilets (the worst of my life) and certain comfort details that, for us, remain details but could be important to others.
Our favorites: - The gorilla trek - The cruise on Kazinga Channel - The Fort Portal region - The Rwenzori Mountains - The chimpanzee trek - Murchison Falls - Kidepo - Spending time with the Karamojong tribe - The Sipi Falls region - The accommodations: Eagle’s Nest, Byonna Amagara, Parkview Lodge, Tinka’s Home, Rwenzori Guesthouse, Fort Murchison, Night in the kraal, and Lacam Lodge
What we liked less: - Queen Elizabeth Park - Jinja - The accommodations: Ziwa Rhino Ranch, Karamojaarts Guesthouse
I’ll try to post some photos later. If you have any questions about a future trip, I’d be happy to answer them.
For summer 2019, the idea was to return to Africa. We had already been to Namibia in 2017 (+ a few days in Botswana and the end of the trip at Victoria Falls), which we loved, and a trip to Asia in 2018 (Borneo, Perhentian, and Singapore), a nature-focused trip but a bit disappointing due to environmental destruction. The desire to return to Africa was very strong. We wanted a change of scenery, nature, discoveries, to step out of our little comfort zone (a bit, anyway!) and experience travel differently. In short, we dreamed of authenticity, and we weren’t disappointed.
We traveled as a family of four with our daughters, aged 19 and 17. When the urge for Africa hit, Uganda quickly stood out, especially for the chance to see rare animals, particularly the famous mountain gorillas. When I looked into the budget, I was quickly disheartened. It’s really expensive. Too expensive… Then, after reading a few trip reports on "VoyageForum" (thanks Muriel J!), I decided to ask a local agency for a quote. The first contact was very friendly and responsive, and the initial offer for two weeks fit our budget :). A few images gathered from the internet (especially Sipi Falls) finally convinced us all. I asked for an adapted offer with a few more sites to extend the trip to three weeks and cover a fairly complete visit to the country (which, of course, increased the budget! To stay within an acceptable range, we prioritized activities over accommodations and regularly chose the cheapest options, with 2-3 nice lodges in between). It’s booked! We were in October 2018, and the first thing to do was reserve permits to see the gorillas and chimpanzees. Then, the agency took care of all the bookings except for the international flights, which we booked with Ethiopian Airlines. A few months of waiting to look forward to… and a little worry too! Two events didn’t reassure us: the kidnapping of an American tourist by four men at the DRC border and the Ebola outbreak in Congo, with confirmed cases in Uganda by mid-June…
Here we are in July, and departure is approaching. The suitcases are packed (warm clothes, long, short, dark, light, practical, sun, rain, hiking/trekking shoes, flip-flops—clothes for every situation! Don’t forget: headlamp (essential!), binoculars, cameras), and we’re ready.
One day before departure, our agency Mpolampola, through its manager Paul, informs us that he won’t be the one taking care of us during the trip but another guide named Moses. He has a big problem with a vehicle and can’t do otherwise. For us, as long as everything is okay, no worries, especially since I had read glowing reviews about Moses, who turned out to be a very pleasant guide, cautious (most important) on the road, clear about all the activities, and an expert on birds, his specialty. We briefly met Paul in the middle of the trip, who is also very friendly. In short, we 100% recommend this agency. Flights to Entebbe went smoothly; we arrived around 10:30 AM, filled out health forms (Ebola information signs everywhere), visas, baggage claim, and met Moses, who took us directly to the vehicle. It was in pretty good condition with huge tires (we’d understand why later!), but it had quite a few miles (400,000 on the odometer!). Just missing a seatbelt… Okay, it’s Africa!
Now, here’s our day-by-day itinerary, which I’ll summarize briefly with ratings for each activity: ****TOPISSIME (Amazing) ***Very good **Good *Meh
Day 1) Departure from the airport at 11:45 AM for some currency exchange. Stop along the way at the equator for a meal and souvenir photo! Arrival at Lake Mburo Park *** around 5:00 PM. Even before entering the park, we saw lots of antelopes, zebras, elks, etc.—it’s magnificent. On the way, we had already encountered many goats and cows, and we were impressed by their enormous horns. We enjoyed a nice game drive until about 7:00 PM, when we reached our lodge, one of the nicest of the trip, Eagle’s Nest ****, with a magnificent view, a tent with a nice bathroom/shower, and a very good meal.
Day 2) Departure at 7:00 AM for a game drive; we encountered many animals again, especially antelopes, zebras, and birds. There are no giraffes, lions, or cheetahs in this park. We didn’t get lucky enough to see a leopard… :-) Then, we continued to Lake Bunyonyi ***, where the road and views are very beautiful, but we were shocked to see locals (mostly women and children) breaking stones by hand on the mountainside in very precarious safety conditions. There are regularly dramatic accidents because, over time, entire sections detach and cause landslides. These stones are then used for road construction… Another world… This was the only place we saw this. Lake Bunyonyi is a nice stop (but less exotic in our opinion since we have many lakes back home too!). We took a boat to our accommodation, Byoona Amagara ***, which has a lot of charm. We stayed in huts called "geodomes," completely open to nature, so it was very cool at night. To reach the toilets located below, you had to be brave! The meal consisted of lake shrimp—good but a bit bland.
Day 3) After a good breakfast, departure at 9:00 AM to visit three islands. We took several nice walks with beautiful views of the lake and islands. A local meal was served on the last island. At 1:00 PM, we met Moses for the rest of the program and headed to Ruhija in Bwindi Forest****. The landscapes are breathtaking. After two hours of driving and many photo stops, we arrived at our accommodation near the trekking starting point, Ruhija Gorilla Friends Resort **. We stayed in a room instead of the initially planned tents, which was just as well because there was a lot of wind during the night. We still had time for an activity and decided to meet the Bwata pygmies despite the bad reviews in the guide… The first part of the visit was quite nice, with a visit to a school where the children gave us a very joyful welcome. We had a great time listening to them sing and dance! Then we met the Bwata pygmies who live on the edge of the forest. When Bwindi Forest was declared a national park, they had to leave their habitat because their activities weren’t compatible with nature and wildlife protection. We left on a somewhat sad note… The visit ended with a local doctor explaining different medicinal plants, and we watched the making of local beer from sorghum. Good meal. We had butterflies in our stomachs—tomorrow was a big day! I admit I was a bit stressed, not entirely confident in my physical abilities…
Day 4) After a short night due to excitement, breakfast, and departure at 7:30 AM. First, it started calmly with singing and dancing. Then, a 15-minute briefing and group assignments. No one asked if we had any physical problems or anything (when booking, I had inquired a bit, and they told me groups were assigned based on physical abilities). We were assigned to the Mukiza group. At first, I was pretty happy—it was a fairly large group with babies :). The ranger explained that for now, they didn’t know where the gorillas were… the trackers couldn’t find them… Oh… (that’s not a good sign!!!) We set off at a good pace, first on a reasonably sloped path. We were accompanied by a family of four Italians and five porters (four for us!). After an hour, the ranger stopped us and informed us they still couldn’t find them—they had fought with another group the day before and scattered throughout the forest, so they were very far away, and we needed to move faster… Hmm… we picked up the pace (we weren’t going slowly before!!!) and walked for another good hour—down, up, down again, up again, we kept going, but always more or less on paths. Then another stop. A 10-minute break waiting for news. The news wasn’t very precise, it seemed! The ranger decided to cut through the forest—machetes were used to clear the path. We descended unimaginable slopes, then climbed back up. Our stick kept getting stuck; luckily, our porter helped us, held our hands, and the terrain was vertical! An hour later, another stop: we heard gorilla cries (yay!!!). False hope—we waited again for news from the trackers, who informed our ranger that it was a non-habituated family, so we couldn’t see them. Cold shower—we had to go all the way back up and return to the starting point to maybe see another group. But time was running out… We arrived around 1:30 PM; all the other groups had already left long ago. Our guide was worried because we still had a long drive ahead. We quickly ate a banana, and off we went for another trek (I was exhausted!). Luckily, this group was close—about 45 minutes of steep descent (I was already thinking about the climb back and considering being adopted by a gorilla ). The forest was sublime, with magnificent tree ferns—the place was truly splendid. Finally, we were there. The porters stayed behind, we grabbed our cameras, and followed the ranger. The progress wasn’t easy, but suddenly, a female was in front of us, curled up in a little ball, eating—so cute. The emotion overwhelmed us. But she moved away—it’s hard to observe them; they move constantly, and the terrain is very steep and uneven. We saw a female descending from a tree with a baby on her back—too adorable. Then, here was the silverback, enormous, incredible, yet so calm and peaceful. He ate quietly and gave us a nice demonstration of nostril exploration! We could observe them for a good hour, but photographing them wasn’t easy because they kept moving, and we could barely stand! Toward the end, a large male (black back) suddenly stood up and decided to pass right where I was! I ended up in the bushes, and the male passed in front of me just a few centimeters away (he stepped on one of my daughters’ feet!) followed by the whole family. Just an exceptional moment. It was time to leave; we had to climb back up. I dreaded it because, I admit, I was exhausted. We finished the hike after 4:00 PM, exhausted but happy. The ranger gave us diplomas, and we didn’t linger because we still had a long drive—we needed to reach Ishasha before nightfall. Our guide was a bit stressed. If we were to do it again, we’d spend an extra night in Bwindi. However, it seems finishing so late is exceptional—it never happens, according to our guide! The road between Bwindi and Ishasha is sublime, with extraordinary landscapes, and despite the late hour, we regularly asked our guide to stop for photos. We arrived at Enjojo *** Lodge around 6:00 PM. The huts are located quite far from the reception and the bathrooms, a bit far from the huts, but otherwise, it was very nice.
Day 5) Departure at 8:00 AM after a good breakfast with the hope of seeing tree-climbing lions (no luck!). Overall, there weren’t many animals, and we arrived around 12:45 PM at our next stop, Parkview Safari Lodge ****, with a magnificent view, a beautiful family bungalow, and a good meal. We enjoyed a short relaxation by the lovely pool. At 4:00 PM, we left to see Kyambura Gorge *** and hike there. Unfortunately, this activity is no longer available, so we walked around the area—it was very beautiful. Back at the hotel, a little rest after the previous day wasn’t a bad idea! Reading, swimming, meals, and dances made the end of the day enjoyable.
Day 6) Departure at 6:30 AM—one of our daughters was sick (stomachache, cold sweats…). Safari in Queen Elizabeth ** (Kaseny Plains)—a bit disappointing. Stop by the salt lake with a nice view. A small market, but we weren’t thrilled by the crafts (overall, apart from some beautiful baskets/plates, there wasn’t much, and the wooden objects were, in our opinion, much less pretty than in Namibia). Then we took the crater road (27 km long) **** with magnificent landscapes. However, you absolutely must close the windows because it’s infested with tsetse flies. At noon, we arrived at Mweya, where we stayed in basic rooms, but the restaurant was well-placed with a beautiful view of the Kazinga Channel. At 2:00 PM, we enjoyed a magnificent cruise **** on the channel. Elephants, antelopes, crocodiles, hippos (including adorable babies), buffaloes, all kinds of birds. Wow!!! Two hours of pure bliss. Quiet end of the day playing cards with a view of the channel and elephants.
Day 7) Departure at 6:00 AM—still sick, we weren’t sure if it was due to the preventive treatment (Malarone) or something else… Another game drive in Queen Elizabeth (Kaseny Plains) and breakfast by the salt lake. Overall, we were a bit disappointed by this park. Then we took the road to Crater Lakes***, again with very beautiful landscapes. A hike of about an hour and a half allowed us to discover these beautiful crater lakes (the water mainly comes from the Rwenzoris). We crossed pretty villages and had nice encounters. End of the day at Tinka’s Home ****, with a family. We loved this place—very welcoming, where we took a cooking class with our hosts. A really great time. After the meal, we enjoyed African stories and dances. Really awesome.
Day 8) Departure at 7:30 AM for another highly anticipated discovery—the chimpanzees in Kibale Forest ****. We went to the meeting point and were split into groups of six, each with a guide. We saw three different groups, and for the last group, we followed a chimpanzee (slightly more comfortable running in the forest than we were!) that led us to the group. Their cries are very impressive, and we could observe them well, even though they were often high up in the trees. We were lucky enough to see two on the ground, very close to us. It was magnificent. End of the encounter and return to the starting point—it was noon. We went back to Tinka’s Home for the meal (delicious!). At 2:00 PM, we hiked in Bigodi Swamp ***, a marsh surrounded by beautiful vegetation, especially huge papyrus, and inhabited by many birds and monkeys. We saw, among others, black-and-white colobus monkeys, red colobus monkeys, and vervet monkeys. We also visited a basket-weaving workshop where we bought two beautiful baskets. Then a short stop in Fort Portal, where we stayed for two nights at Ruwenzori View Guesthouse ***, a nice place with a family room and very good communal meals.
Day 9) Departure at 8:00 AM for a hike in the Rwenzori****—it was a bit chaotic today. First, we had to exchange shillings because we wouldn’t have another chance in the following days. At the bank, employees went to get the bills by motorcycle from other buildings—it was quite surreal! And it took time! Then there was a misunderstanding between the organizer and me… I really wanted to see the region where chameleons are found in the Rwenzori—this region is south of the mountain range, and we were in the north! Anyway, the program included an ascent in the northern part with a positive elevation gain of over 1,500 meters… Talking to the guide scheduled for this hike (Noah), we explained that we really wanted to discover the vegetation and these famous chameleons, not necessarily achieve a physical feat… (we’d had enough!). The decision was made to go south, which meant quite a bit of driving. The hike was really enjoyable, with magnificent vegetation by the river. We saw three of the four chameleon species present, including the famous three-horned chameleon. The region is superb. We ended with a drink at Ruboni Camp, which has a magnificent view of the region (ideally, we should have stayed there). Two hours of driving to finish, and a good meal :).
Day 10) Departure at 8:00 AM—we had a long drive to Ziwa Rhino Ranch****. We passed through Hoima, had lunch in Masindi, and arrived in time for the rhino tracking walk. We could approach them closely on foot—it was impressive. We saw eight. Since we were staying on-site in the guesthouse **, we received precise safety instructions for moving between the rooms and the restaurant. And we quickly understood why!
Day 11) Departure at 6:00 AM for breakfast—surprise, in front of our room, several large rhinos were sleeping (we had also heard a lot of animal noises during the night—rhinos but also what seemed to be predators). So we had to take a detour to reach the restaurant! Second surprise—next to the restaurant, just three meters away at most, two mothers and their baby were also sleeping! Memorable! Then we had an appointment for the shoebill trek and canoe ride **** (package with the previous day’s walk). So there we were, in our boots, splashing through 30 cm of water in search of the shoebill (I really wanted to see one :))! It was really fun, and luck was on our side—a shoebill had just landed in the distance! We approached as best we could and observed it from afar. What a strange bird! There are very few left, and Uganda is one of the countries where the chances of seeing one are quite good. The tour continued with a canoe cruise where we saw a herd of cows (the famous ones with enormous horns) being swum as a dowry to the father of the future bride! A funny spectacle. This stop wasn’t the most anticipated, but we all thought it was really worth the detour. Road to Murchison Falls Park, and arrival around noon at Red Chili Rest Camp **, where we stayed for two nights (family banda). Good meal. Then a cruise to Murchison Falls*** where we disembarked and continued on foot. It was pretty. Back to Red Chili.
Day 12) This morning, early departure for a cruise in search of the shoebill*** (booked in case we didn’t see one at Ziwa). The landscapes were pretty, but there weren’t many birds in the end. We spotted the chosen one from afar after the first 10 minutes—so the suspense didn’t last long :-) It was a nice activity but quite long—5 hours. In the afternoon, safari in Murchison Park****—this park is sublime, the landscapes fabulous. Really one of our favorite parts of the trip. Lots of animals and even a leopard spotted with binoculars because it was far away! Night at Red Chili.
Day 13) Departure for the first morning ferry—it was drizzling, the sky was threatening at first, so the landscape was spectacular! Beautiful contrasts. In the middle of the morning, we were lucky to observe a whole group of lions, first from afar, then with a little patience, the whole group approached until they passed beside and in front of our vehicle. What emotion and excitement! We could then observe large groups of giraffes. They were magnificent. The morning was incredible. Then we headed to our lodge, Fort Murchison ****, and on the way, we saw a whole group of elephants—the view was magnificent. We had a very good meal and enjoyed the pool a bit. We also met Paul, the organizer of our trip. Very nice :). In the late afternoon, off for a short safari in the park. We slept in very well-equipped tents.
Day 14) Today, we had a long drive to Kidepo Park. It was raining, which didn’t help our guide—according to him, the tracks near Kidepo turn to mud with rain and become difficult to navigate. We saw, among other things, a bus in a bad situation in the ditch. Some sections were really tricky, and we were glad to have a driver. The end of the trip—the landscape was spectacular and original, and we saw some traditional villages. We arrived at Kidepo quite late. Short safari in the park before reaching the accommodation. We booked two simple bandas in the park camp**. It was clean but didn’t hold up well in the rain . The restaurant was very nice, though.
Day 15) The day was dedicated to discovering Kidepo Park **** where the landscapes were again superb. First encounter with a lioness resting on a rock. We saw other lions later and observed them for a long time. There were almost no other tourists in the park. Our daughter wasn’t feeling well, and by the time we arrived at the lodge, she had a temperature of 39.5°C (103.1°F)… A nap was necessary. In the late afternoon, we returned to the spot where we had seen the lions that morning, and they were still there—they weren’t happy because rain was threatening! It was a great photo opportunity. Then came the downpour, and our driver urged us to return quickly because the tracks were becoming impassable. Indeed, a jeep was in the ditch… The return was eventful, and several times we slid without being able to do anything… Wow, what a day!
Day 16) No safari this morning because of impassable tracks—the road to Kotido*** was longer than expected as we had to take a detour. The landscapes along the way were surprising. We finally arrived around 1:00 PM at the accommodation and left at 3:00 PM to visit the largest manyatta in East Africa with two translators. It was incredible—a very beautiful experience. The manyatta is immense and has 28,000 inhabitants. Night at Karamojaarts guesthouse*—very average meal.
Day 17) Departure for Moroto****—on the way, we saw many bird species. Moroto doesn’t look like other Ugandan cities. Life there seems very pleasant. We arrived at Kara-Tunga and had a bite to eat. At 4:00 PM, we left to visit a Karamojong village. We enjoyed beautiful dances and watched communal games—it was fun and so authentic. Then we headed to a kraal (where shepherds and herds are) to set up our camp. Moses had to get used to the idea of sleeping in the tribe in a tent! It was incredible to find ourselves in this universe. The place was beautiful, and we had a great time with the Karamojong. Some had never seen white people… had never been in a car… Their culture is incredible. During the evening, around the fire, to our guide’s dismay (a bird enthusiast), they grilled hornbills! On our side, we ate a meal prepared by Kara-Tunga for our sensitive stomachs! Night in a tent.
Day 18) Dawn wake-up in the fog—the atmosphere was quite strange. Our daughter was attacked by a cow—fortunately, more fear than harm, but she ended up with a lot of thorns in her buttocks and thighs ! Then we left for the Mount Elgon region, specifically Sipi Falls****. Lacam Lodge****, perched on the edge of the cliff with a direct view of one of the falls, was just magnificent. The view and landscapes were fabulous. Big favorite. We had dinner and then went for a hike to visit the three falls in the region, partly in the rain. The landscapes were breathtaking! Sunset at Lacam Lodge with the sun setting over the waterfall. We couldn’t get enough and stayed to admire until nightfall!
Day 19) Visit to coffee plantations*** where we were given all the useful explanations to understand the culture and the incredible work required for this product, which is ultimately not very glorified. The visit was very interesting, and we drank very good coffee with the owners. Last photos at Lacam Lodge, and then departure for Jinja, where we arrived in the middle of the afternoon. We took a small cruise to see the source of the Nile*. Very touristy and not at all to our taste… Then a meal at Jinja Base Camp** where we enjoyed guacamole. Our guide Moses left us because another group was waiting for him!
Day 20) Road to Kampala***, the market, the Gaddafi Mosque. Short but interesting visit. Last meal in Entebbe by Lake Victoria, where we almost felt like we were by the sea. Transfer to the airport and return to Switzerland…
Epilogue: All four of us were enchanted by this trip, which will undoubtedly remain one of the most beautiful we’ve ever taken. Talking about it gives me chills and brings tears to my eyes. It was simply a magnificent experience. However, I wouldn’t recommend this trip to everyone because you often have to overlook small inconveniences like toilets (the worst of my life) and certain comfort details that, for us, remain details but could be important to others.
Our favorites: - The gorilla trek - The cruise on Kazinga Channel - The Fort Portal region - The Rwenzori Mountains - The chimpanzee trek - Murchison Falls - Kidepo - Spending time with the Karamojong tribe - The Sipi Falls region - The accommodations: Eagle’s Nest, Byonna Amagara, Parkview Lodge, Tinka’s Home, Rwenzori Guesthouse, Fort Murchison, Night in the kraal, and Lacam Lodge
What we liked less: - Queen Elizabeth Park - Jinja - The accommodations: Ziwa Rhino Ranch, Karamojaarts Guesthouse
I’ll try to post some photos later. If you have any questions about a future trip, I’d be happy to answer them.
USA 2018 - Las Vegas, St George, Bryce, Kanab, Yellowstone, Moab: SUV + RV trip – mosquitoes in the North, storms in the South

Nine Bretons in the USA from June 24 to July 20, 2018: Greenery and mosquitoes in the North, heat and storms in the South
Choosing the trip:
After returning from the USA in 2014 (travel journal here), it was clear we’d go back, this time with the firm intention of bringing our kids. 😇
2015 was the year of Scotland (travel journal here), 2016 was a work year, and 2017 was the discovery of Aragon in Spain (travel journal here)… Meanwhile, our kids’ age still seemed like a hurdle for this kind of trip. The long wait turned out to be an advantage, letting us refine the project and rally others: what started as a two-week trip for four turned into three weeks for nine!! JF’s parents (M&P, who’d already been in 2014) and JF’s brother (C&D&Y) joined our little family (C&JF&A&L)!!😎 After plenty of family discussions, route tweaks, travel journal reads, and advice from VF (plus some specialized books like Photographing the Southwest by Laurent Martrès), we made up our minds—fully aware of the constraints—and split the trip in two:
- First week, just the four of us in an SUV + hotels, looping from LV (Valley of Fire, Saint George, Bryce, Kanab), focusing on rocky, sandy, and colorful hikes:
- Followed by two weeks with nine people in 2 RVs + campgrounds, as close to nature as possible in the parks (Snow Canyon, Kodachrome, Yellowstone, Arches, Canyonlands, Dead Horse, Monument Valley, Grand Canyon):
🙂Before going further, we want to thank the forum members who took the time to answer our questions. Your patience and kindness are amazing! We might forget someone, but thank you all: Jpg13, Mlefebvre, Kast13,Glll2012New, PCecile, Aquilegia, Adumas4, Ju45, Mycovtt, Natb72, Soula1, Orionide, Simonic, Hiacinthe, etc.Traveling with nine people (ages 9 to 76, including three kids!!) requires some serious logistics and near-perfect timing to avoid wasting time. The plan went off without a hitch😎… well, almost—we’ll get into the details later…😛🏴☠️🙂 In the end, we came back enchanted and happy!! 🙂The family aspect played a big part, but we also discovered spots that were much less crowded, definitely less known to the general public and the hordes of Asian tourists… The kids returned with stars in their eyes, and the adults with just as many memories (plus around 1,200 photos and 130 GB of GoPro video to sort through)!!😎 We’re already feeling the itch to go back—a Denver loop is starting to take shape…😇
Thoughts on the Americans we met and places we visited: They haven’t changed since 2014… Still cool, optimistic, and smiling, always ready to strike up a conversation and offer help—even without the lure of our tourist dollars. (Only two cold locals at Monument Valley clearly made little effort to help us.) We noticed a few changes in the parks😕: some infrastructure was less well-maintained (wobbly wooden walkways, for example), French info pamphlets disappeared from entrance huts, and there were fewer rangers (Lee’s Ferry ranger station was closed). These changes are likely due to Trump’s restrictive policies toward national parks. On the economic side, gas prices rose by 30% since 2014, now around 0.85 € per liter, and with the current exchange rate, conditions are much less favorable for European tourists than in 2014. But this area is so beautiful—too bad Americans have such an idiot for a president!😠
The flights: Round-trip Paris CDG to Las Vegas LAS Roissy to Los Angeles with Air Tahiti Nui, then American Airlines for Los Angeles to Las Vegas. The A340s were impeccable, and service was great with Air Tahiti Nui (the tiare flower given at boarding), and no complaints about AA either.🙂
The hotels: All booked in advance, either through Hotels.com or directly on the hotel’s website (like the Planet Hollywood in Las Vegas). No surprises, everything met expectations.🙂 It’s a real plus for a family of four to have two beds in every room… Still rare in France.
The campgrounds: Except for one night at Lee’s Ferry, all were booked from France through NPS, Xanterra, and KOA sites. No surprises here either—everything met expectations and was well-organized (fire rings and tables at every site, for example).🙂
The vehicles:
First week: Four people in a GMC Yukon XL from HERTZ, at Las Vegas airport for 327 €, unlimited miles, second driver, and insurance. A typically American beast—355 hp, seven seats: it’s long, big, wide, and tall😮😎😎!! Impeccable condition, quiet, super comfortable with tons of safety features and gadgets (like weather updates tied to GPS!!), and it averaged about 12 L/100 km in 2WD (in 4WD, we nearly hit 19 L on the Stukumpah Road…). A total win thanks to the HERTZ GOLD card, following Jpg13’s advice (Jean-Pierre, you’re my idol!!😎). It let us skip the counter lines (we didn’t even stop there!), pick up the car, and leave the parking lot in under seven minutes… Even less time for the return!
Second and third weeks: Nine people in two RVs. A 30-foot RV + a 25-foot RV from CRUISE AMERICA in Las Vegas for 5000 €, unlimited miles, kitchenware, and linens/towels/comforters.
A love story in 2014 with this same agency, but unfortunately, this year was much more mixed: aging RVs, ineffective AC in the C30, a leak in the C25’s skylight, a leak in the C25’s toilet drain valve (imagine the dump every time we opened the drain plug…😠🙁), late delivery of both RVs (after 5 PM, though the contract said 4 PM max), abnormal wear on the front tires (we’d discover that later😠), trouble closing the door, etc.In short, a disappointment.😠
Note that other rental companies (El Monte and Road Bear) are probably gaining market share—we saw a lot of their vehicles on the road, and they offer much newer models (at least on the outside) for similar prices…🙂
But setting aside those issues, the vehicles still did their job: letting us sleep as close to nature as possible in the parks and enjoy beautiful sunrises/sunsets with family campfires and marshmallows flambéed with Jack Daniel’s Tennessee Honey😇!!😎 Also worth noting: Cruise America’s solid roadside assistance (we’ll talk more about that later), and how easy it was to drive these beasts—nearly 10 meters long! (Our walkie-talkies were super handy for communication between the two RVs.)
And for the last day, a Ford Transit 12-seater from Hertz, at Las Vegas airport for 145 € for 24 hours. Perfect for a day with nine people and nine suitcases + nine bags!! Everything fit in the trunk, and it let us explore LV independently (including a trip to the outlet) for less than three taxis would’ve cost…😎There you have it—the scene is set! If you’re interested in the rest, feel free to join in. The travel journal is done on the computer, and we’re up to day 11 for photos… We should be posting daily!!🙂
See you soon. Christelle & JF
Itinéraire de 13 jours au sud du Maroc à Pâques
Bonjour à tous,
Nous sommes 2 adultes et 4 enfants de 16, 14, 12 et quasi 10 ans et avons prévu un séjour de 13 jours au Maroc à partir du 25 mars. Nous avons réservé une Dacia Lodgy (avec galerie car je pense que le coffre est petit avec 6 sièges) directement à l'aéroport de Marrakech. Je voudrais vous demander conseil sur notre programme (nous savons que nous ne pouvons pas "tout" voir en 13 jours, par ex le desert à Merzouga, nous voudrions aussi limiter le temps passé en voiture et nous souhaitons faire 3 jours de plage/surf à Taghazout). Les distances et temps de parcours proviennent de google map:
J1: Marrakech aeroport (8h du matin) - Imlil, 67 km, 1h30 pour voir un peu de montagne; petite marche et nuit à Imlil J2: Imlil - Skoura avec pause a Ait Ben Hadou, 284 km, 5h30, nuit à Skoura J3: visite gorges du Dades, palmeraie de Skoura, nuit à Skoura J4: Skoura-Tinhir, 124 km, 2h, nuit à Tinghir J5: visite gorges du Todra, nuit à Tinghir J6: Tinghir-Agdz, 233 km, 3h30, nuit à Agdz J7:Agdz-Taghazout, 402 km, 6h (avec stop à Taroudant?); 4 nuits à Taghazout J8, J9, J10: plage et surf à Taghazout J11: Taghazout-Marrakech, 2 options (a) trajet le plus court: 281 km, 3h30 ou (b) via Essaouira 344 km, 5h15 - Auriez vous un conseil? 3 nuits (2 jours) a Marrakech avant le retour J12, J13: visite de Marrakech
Questions: 1.Les temps de parcours indiqués par Google map (sans les pauses photos) sont ils réalistes? 2. J'ai retenu qu'il n'était pas nécessaire de réserver l'hébergement à l'avance - est ce valable meme pour une famille de 6 (je voudrais éviter la mauvaise surprise de devoir passer d'hotel en hotel a la tombée de la nuit)? Pour Marrakech et Taghazout, je pense réserver à l'avance (via airbnb par ex) 3. Pour l'argent, la carte bancaire est elle acceptée en de nombreux endroits (hotels / riads, restaurants?). Convient il de venir avec pas mal de liquide et dans ce cas, ou convient il de le changer?
Merci d'avance pour vos commentaires Hervé
J1: Marrakech aeroport (8h du matin) - Imlil, 67 km, 1h30 pour voir un peu de montagne; petite marche et nuit à Imlil J2: Imlil - Skoura avec pause a Ait Ben Hadou, 284 km, 5h30, nuit à Skoura J3: visite gorges du Dades, palmeraie de Skoura, nuit à Skoura J4: Skoura-Tinhir, 124 km, 2h, nuit à Tinghir J5: visite gorges du Todra, nuit à Tinghir J6: Tinghir-Agdz, 233 km, 3h30, nuit à Agdz J7:Agdz-Taghazout, 402 km, 6h (avec stop à Taroudant?); 4 nuits à Taghazout J8, J9, J10: plage et surf à Taghazout J11: Taghazout-Marrakech, 2 options (a) trajet le plus court: 281 km, 3h30 ou (b) via Essaouira 344 km, 5h15 - Auriez vous un conseil? 3 nuits (2 jours) a Marrakech avant le retour J12, J13: visite de Marrakech
Questions: 1.Les temps de parcours indiqués par Google map (sans les pauses photos) sont ils réalistes? 2. J'ai retenu qu'il n'était pas nécessaire de réserver l'hébergement à l'avance - est ce valable meme pour une famille de 6 (je voudrais éviter la mauvaise surprise de devoir passer d'hotel en hotel a la tombée de la nuit)? Pour Marrakech et Taghazout, je pense réserver à l'avance (via airbnb par ex) 3. Pour l'argent, la carte bancaire est elle acceptée en de nombreux endroits (hotels / riads, restaurants?). Convient il de venir avec pas mal de liquide et dans ce cas, ou convient il de le changer?
Merci d'avance pour vos commentaires Hervé
Notre Johannesburg - Cape Town, 2 mois en Afrique australe
Je commence enfin le récit de notre périple de l'été dernier (2017). 😇
C'est un road-trip que j'avais commencé à imaginer à partir Juin 2016, plus d'un an en avance, mais, en réalité, ce voyage était la suite espérée de celui de 2015. A l'époque, déjà, j'avais rêvé de monter aux chutes Victoria et de faire une petite partie de Botswana mais en 5 semaines c'était beaucoup trop juste. Nous nous étions donc concentrés sur l'Afrique du Sud et la Namibie et nous avions A-D-O-R-É ! 🙂 Safari 2015 : Du Kruger à Etosha en passant par le Kgalagadi
En guise de revanche, cette fois-ci nous avions prévu 8 semaines ! Avec beaucoup de Botswana, 1 journée aux chutes Victoria, un peu de Namibie et encore de l'Afrique du Sud. 😎 Voici le programme :
J0 (08/07/17) : Départ de Paris West à 16h20, arrivée à Londres à 16h15 et départ de Londres à 19H30. J1 (09/07/17) : Arrivée à Joburg à 7h30. Dodo sur Polokwane. J2 (10/07/17) : Kruger NP - Letaba J3 (11/07/17) : Kruger NP - Shingwezdi J4 (12/07/17): Kruger - Punda Maria J5 (13/07/17): Khama Rhino Sancturay J6 (14/07/17): Khama Rhino Sanctuary J7 (15/07/17): Central Kalahari Game Reserve - Sunday Pan J8 (16/07/17): Central Kalahari Game Reserve – Passarge Valley J9 (17/07/17): Central Kalahari Game Reserve – Kori J10 (18/07/17): Mkgadakgadi NP – Tiaan’s J11 (19/07/17): Mkgadakgadi NP – Tiaan’s J12(20/07/17): Nxai Pan NP – Baine's Baobab J13(21/07/17): Nxai Pan NP – South Camp J14 (22/07/17): Lekhubu Island J15 (23/07/17): Kasane - Senyati J16 (24/07/17): Kasane - Senyati J17 (25/07/17): Chobe NP – Mwandi View J18 (26/07/17): Chobe NP - Savuti J19 (27/07/17): Chobe NP - Savuti J20 (28/07/17): Dizhana J21 (29/07/17): Dizhana J22 (30/07/17): Moremi Game Reserve – Xakanaxa J23 (31/07/17): Moremi Game Reserve – Third Bridge J24 (01/08/17): Maun - Island Safari Lodge J25(02/08/17): Gobabis – West Nest Lodge J26 (03/08/17): Erindi Game Reserve - Elephant Camp J27(04/08/17): Erindi Game Reserve -Elephant Camp J28 (05/08/17): Damaraland - Sptizkope J29 (06/08/17): Swakopmund - Sophia Dale J30 (07/08/17): Swakopmund - Sophia Dale J31 (08/08/17) : Swakopmund - Sophia Dale J32 (09/08/17): Camp Gecko - Eagle Camp J33 (10/08/17): Sesriem Camp J34 (11/08/17) : Sesriem Camp J35 (12/08/17) : Klein Aus Vista J36 (13/08/17) : Luderitz - Shark Island Campsite J37 (14/08/17): Ritchersveld NP - Tatasberg J38 (15/08/17) : Ritchersveld NP - De Hoop J39 (16/08/17) : Geogab NR J40 (17/08/17): Namaqua NP -Skilpad J41 (18/08/17): Namaqua Coastal - Kwaas Se Baai J42 (19/08/17): Cederberg - Algeria campsite J43 (20/08/17): Cederberg - Mountceder J44 (21/08/17): Tankwa Karoo NP - Elandsberg J45 (22/08/17): Tankwa Karoo NP - Perdekloof campsite J46 (23/08/17): Karoo NP - Afsaal J47 (24/08/17): Karoo NP - Afsaal J48 (25/08/17): Oodtshoorn - Kleinplaas resort J49 (26/08/17) : De Hoop Nature Reserve J50 (27/08/17) : De Hoop Nature Reserve J51 (28/08/17) : CapeTown J52 (29/08/17) : CapeTown J53 (30/08/17) : CapeTown J54 (31/08/17) : Départ de CapeTown à 19h30
Pour le vol nous avons fait confiance à British Airways avec escale à Londres, arrivée à Johannesburg et départ du Cap. La vérité c'est que c'est l'open jaw le moins cher que nous ayons trouvé.
Sur 53 nuits, nous en avons fait 37 en camping (Tente de toit pendant la première partie du voyage et tente de sol ensuite). Nous avions emmené notre tente Tiptop 3 places de GUIDETTI, achetée exprès pour ce voyage car son système de rangement nous permettait de la mettre dans une valise.
Pour le reste nous avions emmené les duvets de notre précédent voyage (Décathlon, température de confort : 10°C) mais nous n'avions pas pu prendre nos matelas autogonflants (manque de place).
Pour ce voyage la location d'un 4x4 était indispensable. Pour des raisons économiques nous en avons même loué 2 : - Un premier, tout équipé, avec tente sur le toit, loué auprès de Safari4x4Hire, que nous avons récupéré à Pretoria (AdS) et laissé à Windhoek (Namibie)
- Et un second 4x4, "classique" dirons nous, loué chez Hertz à l'aéroport de Windhoek (Namibie) et déposé à celui de Capetown. (AdS)
Chapeau bas à celui ou à celle qui reconnaitra le lieu où a été prise cette photo ! 😎
Nous avons, en fait, réaliser 2 voyages en 1. 2 voyages très différents l'un de l'autre. La première partie fut rude, difficile, très fatigante, parfois éprouvante, avec beaucoup de péripéties mais aussi beaucoup de découvertes.
La seconde fut un petit peu moins dépaysante (en effet, nous connaissions déjà cette magnifique partie de la Namibie) mais plus tranquille et bien plus agréable.
Enfin, pour ce qui est des difficultés et des délais concernant les réservations, je vous mets le lien de ma préparation : Préparation road trip Afrique australe en été Et j'en profite pour adresser un énorme merci à tout ceux qui m'ont aider à préparer ce voyage Il n'y a pas à chier, la communauté Afrique australe de VF est au top ! 😉
Voila je crois que j'ai fait le tour ! 😏 Je préfère vous prévenir que ce carnet sera trèèèèèès long (Avant que je ne me fasse harceler et agresser 😇)
C'est un road-trip que j'avais commencé à imaginer à partir Juin 2016, plus d'un an en avance, mais, en réalité, ce voyage était la suite espérée de celui de 2015. A l'époque, déjà, j'avais rêvé de monter aux chutes Victoria et de faire une petite partie de Botswana mais en 5 semaines c'était beaucoup trop juste. Nous nous étions donc concentrés sur l'Afrique du Sud et la Namibie et nous avions A-D-O-R-É ! 🙂 Safari 2015 : Du Kruger à Etosha en passant par le Kgalagadi
En guise de revanche, cette fois-ci nous avions prévu 8 semaines ! Avec beaucoup de Botswana, 1 journée aux chutes Victoria, un peu de Namibie et encore de l'Afrique du Sud. 😎 Voici le programme :
J0 (08/07/17) : Départ de Paris West à 16h20, arrivée à Londres à 16h15 et départ de Londres à 19H30. J1 (09/07/17) : Arrivée à Joburg à 7h30. Dodo sur Polokwane. J2 (10/07/17) : Kruger NP - Letaba J3 (11/07/17) : Kruger NP - Shingwezdi J4 (12/07/17): Kruger - Punda Maria J5 (13/07/17): Khama Rhino Sancturay J6 (14/07/17): Khama Rhino Sanctuary J7 (15/07/17): Central Kalahari Game Reserve - Sunday Pan J8 (16/07/17): Central Kalahari Game Reserve – Passarge Valley J9 (17/07/17): Central Kalahari Game Reserve – Kori J10 (18/07/17): Mkgadakgadi NP – Tiaan’s J11 (19/07/17): Mkgadakgadi NP – Tiaan’s J12(20/07/17): Nxai Pan NP – Baine's Baobab J13(21/07/17): Nxai Pan NP – South Camp J14 (22/07/17): Lekhubu Island J15 (23/07/17): Kasane - Senyati J16 (24/07/17): Kasane - Senyati J17 (25/07/17): Chobe NP – Mwandi View J18 (26/07/17): Chobe NP - Savuti J19 (27/07/17): Chobe NP - Savuti J20 (28/07/17): Dizhana J21 (29/07/17): Dizhana J22 (30/07/17): Moremi Game Reserve – Xakanaxa J23 (31/07/17): Moremi Game Reserve – Third Bridge J24 (01/08/17): Maun - Island Safari Lodge J25(02/08/17): Gobabis – West Nest Lodge J26 (03/08/17): Erindi Game Reserve - Elephant Camp J27(04/08/17): Erindi Game Reserve -Elephant Camp J28 (05/08/17): Damaraland - Sptizkope J29 (06/08/17): Swakopmund - Sophia Dale J30 (07/08/17): Swakopmund - Sophia Dale J31 (08/08/17) : Swakopmund - Sophia Dale J32 (09/08/17): Camp Gecko - Eagle Camp J33 (10/08/17): Sesriem Camp J34 (11/08/17) : Sesriem Camp J35 (12/08/17) : Klein Aus Vista J36 (13/08/17) : Luderitz - Shark Island Campsite J37 (14/08/17): Ritchersveld NP - Tatasberg J38 (15/08/17) : Ritchersveld NP - De Hoop J39 (16/08/17) : Geogab NR J40 (17/08/17): Namaqua NP -Skilpad J41 (18/08/17): Namaqua Coastal - Kwaas Se Baai J42 (19/08/17): Cederberg - Algeria campsite J43 (20/08/17): Cederberg - Mountceder J44 (21/08/17): Tankwa Karoo NP - Elandsberg J45 (22/08/17): Tankwa Karoo NP - Perdekloof campsite J46 (23/08/17): Karoo NP - Afsaal J47 (24/08/17): Karoo NP - Afsaal J48 (25/08/17): Oodtshoorn - Kleinplaas resort J49 (26/08/17) : De Hoop Nature Reserve J50 (27/08/17) : De Hoop Nature Reserve J51 (28/08/17) : CapeTown J52 (29/08/17) : CapeTown J53 (30/08/17) : CapeTown J54 (31/08/17) : Départ de CapeTown à 19h30
Pour le vol nous avons fait confiance à British Airways avec escale à Londres, arrivée à Johannesburg et départ du Cap. La vérité c'est que c'est l'open jaw le moins cher que nous ayons trouvé.
Sur 53 nuits, nous en avons fait 37 en camping (Tente de toit pendant la première partie du voyage et tente de sol ensuite). Nous avions emmené notre tente Tiptop 3 places de GUIDETTI, achetée exprès pour ce voyage car son système de rangement nous permettait de la mettre dans une valise.
Pour le reste nous avions emmené les duvets de notre précédent voyage (Décathlon, température de confort : 10°C) mais nous n'avions pas pu prendre nos matelas autogonflants (manque de place).
Pour ce voyage la location d'un 4x4 était indispensable. Pour des raisons économiques nous en avons même loué 2 : - Un premier, tout équipé, avec tente sur le toit, loué auprès de Safari4x4Hire, que nous avons récupéré à Pretoria (AdS) et laissé à Windhoek (Namibie)

- Et un second 4x4, "classique" dirons nous, loué chez Hertz à l'aéroport de Windhoek (Namibie) et déposé à celui de Capetown. (AdS)
Chapeau bas à celui ou à celle qui reconnaitra le lieu où a été prise cette photo ! 😎Nous avons, en fait, réaliser 2 voyages en 1. 2 voyages très différents l'un de l'autre. La première partie fut rude, difficile, très fatigante, parfois éprouvante, avec beaucoup de péripéties mais aussi beaucoup de découvertes.

La seconde fut un petit peu moins dépaysante (en effet, nous connaissions déjà cette magnifique partie de la Namibie) mais plus tranquille et bien plus agréable.

Enfin, pour ce qui est des difficultés et des délais concernant les réservations, je vous mets le lien de ma préparation : Préparation road trip Afrique australe en été Et j'en profite pour adresser un énorme merci à tout ceux qui m'ont aider à préparer ce voyage Il n'y a pas à chier, la communauté Afrique australe de VF est au top ! 😉
Voila je crois que j'ai fait le tour ! 😏 Je préfère vous prévenir que ce carnet sera trèèèèèès long (Avant que je ne me fasse harceler et agresser 😇)
Compte rendu croisière Pacifica novembre 2017
Bonjour à tous et à toutes
Ce compte rendu relate nos impressions vécues lors de notre croisière de Costa vendue en Promo prix par personne 370€ en cabine balcon pour 6 nuits/7 jours, départ de Marseille et retour à Savone le 26 nov, avec transfert à l'aéroport de Nice compris
le 20 nov 2017
Etant de Lille nous avons pris le train Ouigo direct vers Marseille de Tourcoing, prix 15€/pers avec +5€ car les valises en low cost sont payantes. A la sortie de la gare St Charles nous avons pris un taxi 27€ pour rejoindre le port sous un beau soleil, mais avec 10 degrés.😎
Nous avons attendu dans le terminal chauffé 13H30 pour monter à bord et valider nos réservations reçues par mail, ayant déposé préalablement nos bagages en bas du terminal vers 11H30.
Nous aurions pu faire un tour dans Marseille, mais vu notre lever à 3H30 du matin, nous avons attendu sagement au chaud un embarquement fait en ordre grâce aux numéros d'embarquement, reçus lors de la dépose de nos bagages, pour rejoindre directement le bateau avec nos amis et récupérer nos cartes sur le lit dans nos cabines respectives.
On se rend compte alors que nous ne sommes pas au bon service et à la même table 🤪 au restaurant le soir, bien que les deux réservations aient été faites simultanément à l'agence Azur croisière. Nous devrons donc nous rendre à l'entrée du restaurant à son ouverture pour corriger ce petit problème à 18H30, dès son ouverture pour 1er service.
Nous ne sommes pas les seuls hélas à demander un changement de service, petit couac récurrent dans l'organisation Costa et qui donne pas mal de boulot au maitre d'hôtel, qui pourrait être évité si le service réservation faisait son travail correctement. Nous dinerons donc le premier soir sans nos amis et au mauvais service malgré un des rares privilèges que m'accordait Costa avec ma carte Perla.
Le principal ce fut quand même de se retrouver le lendemain à la même table et à 20H45 pour le second service, merci au maitre d'hôtel qui a bien fait son travail.🙂
A l'embarquement le self au pont 9 est encore ouvert 11H30 à 15H , nous en profitons pour manger après avoir bu l'apéro au bar de la piscine arrière.😉
Nous avions pris un supplément pour le forfait Bridiamo, 25€ par jour par personne, soit le prix d'une place en croisière supplémentaire pour "modération", celui qui "boit toujours" avec nous.😛
A 16H réunion d'informations pour les excursions et vie à bord, que nous zapperons.
Enregistrement de la carte de crédit pour valider les dépenses à bord, pour les deux passagers de la cabine avec balcon n 6236, située à l'avant gauche du bateau au 6ème étage au dessus du théâtre. Là pas de bruit de transat le matin à 6H30, comme pendant une de nos croisières où nous avions été surclassé au pont 10 en Samsara.
A 16H30 réunion d'informations pour l'exercice de sécurité à bord au théâtre pont 3 pour les nouveaux embarqués francophones. Présence obligatoire, sinon on vous convoque à nouveau le lendemain matin.
Un petit changement avec que ce nous avions connu auparavant, où la réunion se tenait sur le pont 3 à l'extérieur, fagotés comme des saucisses de hot dog, à écouter les consignes de sécurité en 6 langues minimum, qui prenaient un certain temps et finissaient en pénible cacophonie des passagers, qui avaient perdu toute leur attention.
Bravo donc pour cette nouvelle et heureuse initiative, 🙂 documentée par un diaporama projeté et bien commenté cette fois uniquement en Français. Cette réunion finira quand même par un repérage à l'extérieur sur le pont 3 face aux chaloupes de secours, équipés de nos gilets et en rang par 5, soit 10mn maxi au lieu des 30 à 45mn passés à ce les geler à l'extérieur.
Le soir nous mangerons très tôt avec d'autres convives à une table de 4 autres Francais, qui ont comme nous profité de cette bonne opportunité de dernière minute.
Un bon diner sélectionné parmi un choix de 3 entrées, 2 soupes, 3 types de pâtes, 3 plats principaux, fromages et 3 desserts accompagnés pour nous de rosé et avec le fromage un vin rouge italien correct, toujours partagé avec "modération".😛
Nous déballerons les valises avant d'aller au spectacle à 21H15 (horaire 2ème service)
Nous nous installerons sur les gradins du pont 4, un peu loin de la scène pour regarder ce beau spectacle SPORT SHOW, avec les danseuses et danseurs du groupe Afro Arimba et des chanteurs.🙂
A 22H fin du spectacle, nous irons au Salon arrière Arround the clock pont 5 prendre un capuccino en écoutant mon orchestre (préféré pendant cette croisière) Cherry cool band 🙂 , avec des musiques modernes, des slows et rocks mais toujours interprétés en Anglais.
Et un petit Limoncello servi par un sympathique garçon avant d'aller au DODO,
Car demain escale à Barcelone, avec un rendez vous fixé à 8H45 avec nos amis.
à suivre .... si toutefois tous ces détails ne vous importune pas
Ce compte rendu relate nos impressions vécues lors de notre croisière de Costa vendue en Promo prix par personne 370€ en cabine balcon pour 6 nuits/7 jours, départ de Marseille et retour à Savone le 26 nov, avec transfert à l'aéroport de Nice compris
le 20 nov 2017
Etant de Lille nous avons pris le train Ouigo direct vers Marseille de Tourcoing, prix 15€/pers avec +5€ car les valises en low cost sont payantes. A la sortie de la gare St Charles nous avons pris un taxi 27€ pour rejoindre le port sous un beau soleil, mais avec 10 degrés.😎
Nous avons attendu dans le terminal chauffé 13H30 pour monter à bord et valider nos réservations reçues par mail, ayant déposé préalablement nos bagages en bas du terminal vers 11H30.
Nous aurions pu faire un tour dans Marseille, mais vu notre lever à 3H30 du matin, nous avons attendu sagement au chaud un embarquement fait en ordre grâce aux numéros d'embarquement, reçus lors de la dépose de nos bagages, pour rejoindre directement le bateau avec nos amis et récupérer nos cartes sur le lit dans nos cabines respectives.
On se rend compte alors que nous ne sommes pas au bon service et à la même table 🤪 au restaurant le soir, bien que les deux réservations aient été faites simultanément à l'agence Azur croisière. Nous devrons donc nous rendre à l'entrée du restaurant à son ouverture pour corriger ce petit problème à 18H30, dès son ouverture pour 1er service.
Nous ne sommes pas les seuls hélas à demander un changement de service, petit couac récurrent dans l'organisation Costa et qui donne pas mal de boulot au maitre d'hôtel, qui pourrait être évité si le service réservation faisait son travail correctement. Nous dinerons donc le premier soir sans nos amis et au mauvais service malgré un des rares privilèges que m'accordait Costa avec ma carte Perla.
Le principal ce fut quand même de se retrouver le lendemain à la même table et à 20H45 pour le second service, merci au maitre d'hôtel qui a bien fait son travail.🙂
A l'embarquement le self au pont 9 est encore ouvert 11H30 à 15H , nous en profitons pour manger après avoir bu l'apéro au bar de la piscine arrière.😉
Nous avions pris un supplément pour le forfait Bridiamo, 25€ par jour par personne, soit le prix d'une place en croisière supplémentaire pour "modération", celui qui "boit toujours" avec nous.😛
A 16H réunion d'informations pour les excursions et vie à bord, que nous zapperons.
Enregistrement de la carte de crédit pour valider les dépenses à bord, pour les deux passagers de la cabine avec balcon n 6236, située à l'avant gauche du bateau au 6ème étage au dessus du théâtre. Là pas de bruit de transat le matin à 6H30, comme pendant une de nos croisières où nous avions été surclassé au pont 10 en Samsara.
A 16H30 réunion d'informations pour l'exercice de sécurité à bord au théâtre pont 3 pour les nouveaux embarqués francophones. Présence obligatoire, sinon on vous convoque à nouveau le lendemain matin.
Un petit changement avec que ce nous avions connu auparavant, où la réunion se tenait sur le pont 3 à l'extérieur, fagotés comme des saucisses de hot dog, à écouter les consignes de sécurité en 6 langues minimum, qui prenaient un certain temps et finissaient en pénible cacophonie des passagers, qui avaient perdu toute leur attention.
Bravo donc pour cette nouvelle et heureuse initiative, 🙂 documentée par un diaporama projeté et bien commenté cette fois uniquement en Français. Cette réunion finira quand même par un repérage à l'extérieur sur le pont 3 face aux chaloupes de secours, équipés de nos gilets et en rang par 5, soit 10mn maxi au lieu des 30 à 45mn passés à ce les geler à l'extérieur.
Le soir nous mangerons très tôt avec d'autres convives à une table de 4 autres Francais, qui ont comme nous profité de cette bonne opportunité de dernière minute.
Un bon diner sélectionné parmi un choix de 3 entrées, 2 soupes, 3 types de pâtes, 3 plats principaux, fromages et 3 desserts accompagnés pour nous de rosé et avec le fromage un vin rouge italien correct, toujours partagé avec "modération".😛
Nous déballerons les valises avant d'aller au spectacle à 21H15 (horaire 2ème service)
Nous nous installerons sur les gradins du pont 4, un peu loin de la scène pour regarder ce beau spectacle SPORT SHOW, avec les danseuses et danseurs du groupe Afro Arimba et des chanteurs.🙂
A 22H fin du spectacle, nous irons au Salon arrière Arround the clock pont 5 prendre un capuccino en écoutant mon orchestre (préféré pendant cette croisière) Cherry cool band 🙂 , avec des musiques modernes, des slows et rocks mais toujours interprétés en Anglais.
Et un petit Limoncello servi par un sympathique garçon avant d'aller au DODO,
Car demain escale à Barcelone, avec un rendez vous fixé à 8H45 avec nos amis.
à suivre .... si toutefois tous ces détails ne vous importune pas
Entre San Francisco et Santa Fe - 4 semaines à l'Ouest
Comme beaucoup sur ce forum nous avons passé un été "à l'ouest" !
Comme beaucoup je me suis servie des commentaires, avis et conseils des Forumers pour construire un Roadtrip qui nous ressemble.
Ce post est l'occasion de remercier tous ceux qui partagent généreusement leurs expériences, bons plans ou galères et permettent à chacun de se concocter un voyage sur-mesure.
Je vous livre ici notre carnet de voyage, pour le plaisir du partage, le plaisir du voyage.
Pour planter le décor :
3ème voyage à l'ouest (1993 - 2014) 4 voyageurs : les parents + 2 ados de 15 et 18 ans 32 nuits sur place un goût pour les balades et les visites plus que pour les restos des logements réservés en amont de voyage avec pour critère principal le rapport qualité-prix, parfois au détriment d'une situation centrale, ou d'un hotel "de charme" une formule mixant camping et hotels
Ce carnet de voyage est également disponible sur mon site (cf signature) et sera complété par beaucoup d'autres photos, des fiches pratiques, des liens et infos diverses.
Bonne lecture, bon voyage !
vendredi 30 juin 2017 : Nantes - SFO
Ça y est, c'est le grand jour, ou plus exactement le petit matin. Il est 2h15 quand nous quittons la maison, direction Nantes Aéroport. Le check-in y est particulièrement long et comme toujours, beaucoup de monde dans cet aéroport qui semble sous-dimensionné. Nous embarquons à l'heure et décollons pour Madrid, à l'heure. Bien que les billets aient été achetés chez American Airlines c'est un sur un avion Iberia que nous volons, c'est ce qu'on appelle le "partage de codes". Un petit snack sera proposé sur ce vol, mais comme je m'effondre peu après le décollage, je ne le verrai même pas passer ! 4h de transit à Madrid, nous avons bien le temps de profiter des boutiques de l'aéroport !

Un parfum d'Espagne flotte dans l'air...

Les contrôles de sécurité sont strictes et Thom aura droit à la fouille corporelle complète dans une petite salle en retrait. A midi nous décollons pour Chicago. Ici encore vol Iberia. Le lunch nous est servi après 1h30 de vol. Simple mais bon. Le choix de films en français est tout à fait correct et nous permettra d'occuper ce vol aisément. Une collation nous sera servie peu avant l'arrivée. Nous atterrissons à Chicago à l'heure.
Il est 14h10, heure locale, plus de 21h en France. Nous commençons alors notre long périple pour passer les contrôles d'immigration, récupérer nos bagages et les réenregistrer pour notre dernier vol sur San Francisco. Nous filons ensuite vers le Terminal 3 pour l'embarquement. Ces petites formalités nous auront quand même pris 1h30 ! Notre vol pour San Francisco est annoncé en retard, comme à chaque fois que nous avons pris des vols intérieurs aux Etats-Unis. Il est 16h15 ici mais 23h15 pour nos petits organismes ; la fatigue commence à se faire sentir. L'ambiance espagnole est loin, on retrouve les plaisirs américains...

C'est finalement avec 1h de retard que nous décollons. Encore 4h de vol en vue... mais vue superbe à l'arrivée ! Il est 20h15.

Récupérer les bagages est ici très rapide, nous filons dans le Airtrain pour rejoindre l'agence de location de voitures. Elles sont toutes regroupées au même endroit. Surprise à l'arrivée chez Budget, la file d'attente est immense. On a vraiment hâte de se coucher et là, on se rend compte que ça n'est pas pour tout de suite ! Il s'agit de rester concentré pour éviter de signer un contrat avec un tas d'assurances inutiles ou avec des clauses non prévues dans notre devis. Le gars parle vite et je dois me concentrer pour ne rien manquer. Pas mécontente quand nous quittons le guichet avec la clé de notre carrosse ! Nous récupérons un joli SUV gris Mitsubishi, conforme à notre réservation. Nous passons un peu de temps pour en vérifier l'état, étudions rapidement sa prise en main et c'est parti.
Nous sortons assez facilement de l'aéroport et nous engageons sans erreur sur la bonne route, direction l'est, direction Tracy. Même si le snack offert lors du dernier vol était bien succinct, personne n'a le courage et l'envie de s'arrêter pour diner. Nous arrivons à l'Econo Lodge à 23h30. A cette heure tardive le check-in se fait par un petit guichet, sans accès direct à la réception. Autant dire que tout est très rapide. Je lui donne passeport et carte de crédit, elle me donne 2 cartes d'accès à la chambre. C'est réglé. La chambre est identique à bon nombre de motels, propre et calme. On n'en demandera pas plus pour ce soir. Extinction des feux à 00h30 ; il est déjà 9h30 en France !

Pour planter le décor :
3ème voyage à l'ouest (1993 - 2014) 4 voyageurs : les parents + 2 ados de 15 et 18 ans 32 nuits sur place un goût pour les balades et les visites plus que pour les restos des logements réservés en amont de voyage avec pour critère principal le rapport qualité-prix, parfois au détriment d'une situation centrale, ou d'un hotel "de charme" une formule mixant camping et hotels
Ce carnet de voyage est également disponible sur mon site (cf signature) et sera complété par beaucoup d'autres photos, des fiches pratiques, des liens et infos diverses.
Bonne lecture, bon voyage !
vendredi 30 juin 2017 : Nantes - SFO
Ça y est, c'est le grand jour, ou plus exactement le petit matin. Il est 2h15 quand nous quittons la maison, direction Nantes Aéroport. Le check-in y est particulièrement long et comme toujours, beaucoup de monde dans cet aéroport qui semble sous-dimensionné. Nous embarquons à l'heure et décollons pour Madrid, à l'heure. Bien que les billets aient été achetés chez American Airlines c'est un sur un avion Iberia que nous volons, c'est ce qu'on appelle le "partage de codes". Un petit snack sera proposé sur ce vol, mais comme je m'effondre peu après le décollage, je ne le verrai même pas passer ! 4h de transit à Madrid, nous avons bien le temps de profiter des boutiques de l'aéroport !

Un parfum d'Espagne flotte dans l'air...

Les contrôles de sécurité sont strictes et Thom aura droit à la fouille corporelle complète dans une petite salle en retrait. A midi nous décollons pour Chicago. Ici encore vol Iberia. Le lunch nous est servi après 1h30 de vol. Simple mais bon. Le choix de films en français est tout à fait correct et nous permettra d'occuper ce vol aisément. Une collation nous sera servie peu avant l'arrivée. Nous atterrissons à Chicago à l'heure.
Il est 14h10, heure locale, plus de 21h en France. Nous commençons alors notre long périple pour passer les contrôles d'immigration, récupérer nos bagages et les réenregistrer pour notre dernier vol sur San Francisco. Nous filons ensuite vers le Terminal 3 pour l'embarquement. Ces petites formalités nous auront quand même pris 1h30 ! Notre vol pour San Francisco est annoncé en retard, comme à chaque fois que nous avons pris des vols intérieurs aux Etats-Unis. Il est 16h15 ici mais 23h15 pour nos petits organismes ; la fatigue commence à se faire sentir. L'ambiance espagnole est loin, on retrouve les plaisirs américains...

C'est finalement avec 1h de retard que nous décollons. Encore 4h de vol en vue... mais vue superbe à l'arrivée ! Il est 20h15.

Récupérer les bagages est ici très rapide, nous filons dans le Airtrain pour rejoindre l'agence de location de voitures. Elles sont toutes regroupées au même endroit. Surprise à l'arrivée chez Budget, la file d'attente est immense. On a vraiment hâte de se coucher et là, on se rend compte que ça n'est pas pour tout de suite ! Il s'agit de rester concentré pour éviter de signer un contrat avec un tas d'assurances inutiles ou avec des clauses non prévues dans notre devis. Le gars parle vite et je dois me concentrer pour ne rien manquer. Pas mécontente quand nous quittons le guichet avec la clé de notre carrosse ! Nous récupérons un joli SUV gris Mitsubishi, conforme à notre réservation. Nous passons un peu de temps pour en vérifier l'état, étudions rapidement sa prise en main et c'est parti.
Nous sortons assez facilement de l'aéroport et nous engageons sans erreur sur la bonne route, direction l'est, direction Tracy. Même si le snack offert lors du dernier vol était bien succinct, personne n'a le courage et l'envie de s'arrêter pour diner. Nous arrivons à l'Econo Lodge à 23h30. A cette heure tardive le check-in se fait par un petit guichet, sans accès direct à la réception. Autant dire que tout est très rapide. Je lui donne passeport et carte de crédit, elle me donne 2 cartes d'accès à la chambre. C'est réglé. La chambre est identique à bon nombre de motels, propre et calme. On n'en demandera pas plus pour ce soir. Extinction des feux à 00h30 ; il est déjà 9h30 en France !

Cuba, un autre monde
Bonjour à tous les voyageurs.
Me voilà repartie dans l’écriture d’un nouveau carnet. Bien que cela prenne beaucoup de temps, je me lance car j’ai moi-même puisé beaucoup d’informations dans les carnets des autres. Je ne suis pas une championne avec les mots mais je vais essayer de vous raconter notre voyage en y incluant des détails pratiques qui pourraient servir à ceux qui préparent le même genre de voyage. Je vais tenter de vous faire vivre ce voyage comme nous l’avons ressenti avec ce que l’on a aimé et ce que l’on a moins aimé. Je tiens tout d’abord à remercier ceux qui m’ont aidée dans la préparation de ce voyage en répondant à mes questions, en me donnant aussi de bons conseils, tous ceux qui ont écrit un carnet sur leur voyage dans ce pays et desquels j’ai tiré pas mal d’informations. Merci aussi à voyage forum d’exister. Ce site est une mine d’infos.
Après cette petite introduction, passons maintenant au voyage. C’est notre premier voyage à Cuba. Cette année nous partons à deux. Cela nous change après 26 années de voyage en famille. Nous disposons de trois semaines pour visiter le pays mais nous souhaitons le faire sur un rythme cool, donc après hésitation nous prenons la décision de ne pas visiter l’Oriente. Notre périple sera donc des plus classiques c’est-à-dire une boucle depuis La Havane, en passant par Las Terrazas , Vinales, Playa Larga, Cienfuegos, Trinidad, Santa Clara, Varadero et retour à La Havane. Nous avions aussi hésité quant à le faire en bus Viazul ou en voiture de location. Nous avons finalement opté pour la voiture de location afin d’avoir plus de liberté. Il faut savoir que louer une voiture à Cuba coute cher et que ce n’est pas toujours simple de s’y retrouver sur les routes cubaines. Il y a des panneaux de signalisation mais vraiment très peu. Nous avions téléchargé une application Maps me qui fonctionne hors connexion et qui nous a été très utile et nous avions aussi imprimé une carte routière de l’agence NovelaCuba. Equipés ainsi nous nous sommes très peu perdus. J’avais aussi quelques appréhensions concernant la sécurité de la voiture surtout la nuit mais nous avons chaque fois trouvé pour la garer en toute sécurité, mais avec quand même une petite inquiétude à Santa Clara. Pour les logements nous avons passés 15 nuits en casas particulares et 5 nuits en hôtel. Le logement en casas particulares fut pour nous une nouvelle expérience. Dans nos précédents voyages, nous n’avions pris que des hôtels d’où là aussi un peu d’inquiétude. J’ai vraiment eu tort de me tracasser. Ce fut génial. Nous avons rencontré des gens supers. La propreté et le confort étaient au rendez-vous. Rien ne manquait à ces chambres simples mais joliment décorées. Nous avions tout réservé à l’avance sur le site Airbnb. Je sais que je vais en faire crier certains qui conseillent de ne pas réserver avant le voyage mais moi ça me rassurait. Maintenant pour celui qui souhaite partir sans réservation, je confirme que c’est tout à fait possible car il y a tellement de casas que c’est impossible de ne pas trouver.
Il y avait encore d’autres petits détails qui me tracassaient, (Euh oui, je sais, je suis une anxieuse) comme la chaleur en juillet, les moustiques aussi, ou bien les fameux jineteros. (Rabatteurs et harceleurs de touristes) En ce qui concerne la chaleur, oui en juillet il fait chaud, oui il fait très humide et c’est parfois difficile à supporter. C’est pourquoi il faut prendre le temps de vivre, de profiter du moment sans trop se presser. Quant aux jineteros, ils sont bien présents et plutôt très actifs mais jamais agressifs ou même collants. Un simple refus et vous avez la paix. Certains les trouvent pénibles, nous pas. On était prévenu et donc on a fait avec.
J’avais aussi lu qu’il y avait à Cuba toutes sortes d’arnaques. Et nous avons eu notre part, notamment lors d’une crevaison de pneu (j’y reviendrai plus tard dans mon récit) mais rien de bien grave. Nous sommes toutefois restés vigilants car vous le lirez aussi plus tard dans le récit nous avons observé des comportements étranges. Par contre dans les restaurants, cafés ou magasins on nous a toujours rendu la monnaie exacte. J’avais lu qu’il fallait faire attention à cela aussi mais aucun problème à ce niveau. Assez de blablas, je passe au récit que je documenterai de photos.
Me voilà repartie dans l’écriture d’un nouveau carnet. Bien que cela prenne beaucoup de temps, je me lance car j’ai moi-même puisé beaucoup d’informations dans les carnets des autres. Je ne suis pas une championne avec les mots mais je vais essayer de vous raconter notre voyage en y incluant des détails pratiques qui pourraient servir à ceux qui préparent le même genre de voyage. Je vais tenter de vous faire vivre ce voyage comme nous l’avons ressenti avec ce que l’on a aimé et ce que l’on a moins aimé. Je tiens tout d’abord à remercier ceux qui m’ont aidée dans la préparation de ce voyage en répondant à mes questions, en me donnant aussi de bons conseils, tous ceux qui ont écrit un carnet sur leur voyage dans ce pays et desquels j’ai tiré pas mal d’informations. Merci aussi à voyage forum d’exister. Ce site est une mine d’infos.
Après cette petite introduction, passons maintenant au voyage. C’est notre premier voyage à Cuba. Cette année nous partons à deux. Cela nous change après 26 années de voyage en famille. Nous disposons de trois semaines pour visiter le pays mais nous souhaitons le faire sur un rythme cool, donc après hésitation nous prenons la décision de ne pas visiter l’Oriente. Notre périple sera donc des plus classiques c’est-à-dire une boucle depuis La Havane, en passant par Las Terrazas , Vinales, Playa Larga, Cienfuegos, Trinidad, Santa Clara, Varadero et retour à La Havane. Nous avions aussi hésité quant à le faire en bus Viazul ou en voiture de location. Nous avons finalement opté pour la voiture de location afin d’avoir plus de liberté. Il faut savoir que louer une voiture à Cuba coute cher et que ce n’est pas toujours simple de s’y retrouver sur les routes cubaines. Il y a des panneaux de signalisation mais vraiment très peu. Nous avions téléchargé une application Maps me qui fonctionne hors connexion et qui nous a été très utile et nous avions aussi imprimé une carte routière de l’agence NovelaCuba. Equipés ainsi nous nous sommes très peu perdus. J’avais aussi quelques appréhensions concernant la sécurité de la voiture surtout la nuit mais nous avons chaque fois trouvé pour la garer en toute sécurité, mais avec quand même une petite inquiétude à Santa Clara. Pour les logements nous avons passés 15 nuits en casas particulares et 5 nuits en hôtel. Le logement en casas particulares fut pour nous une nouvelle expérience. Dans nos précédents voyages, nous n’avions pris que des hôtels d’où là aussi un peu d’inquiétude. J’ai vraiment eu tort de me tracasser. Ce fut génial. Nous avons rencontré des gens supers. La propreté et le confort étaient au rendez-vous. Rien ne manquait à ces chambres simples mais joliment décorées. Nous avions tout réservé à l’avance sur le site Airbnb. Je sais que je vais en faire crier certains qui conseillent de ne pas réserver avant le voyage mais moi ça me rassurait. Maintenant pour celui qui souhaite partir sans réservation, je confirme que c’est tout à fait possible car il y a tellement de casas que c’est impossible de ne pas trouver.
Il y avait encore d’autres petits détails qui me tracassaient, (Euh oui, je sais, je suis une anxieuse) comme la chaleur en juillet, les moustiques aussi, ou bien les fameux jineteros. (Rabatteurs et harceleurs de touristes) En ce qui concerne la chaleur, oui en juillet il fait chaud, oui il fait très humide et c’est parfois difficile à supporter. C’est pourquoi il faut prendre le temps de vivre, de profiter du moment sans trop se presser. Quant aux jineteros, ils sont bien présents et plutôt très actifs mais jamais agressifs ou même collants. Un simple refus et vous avez la paix. Certains les trouvent pénibles, nous pas. On était prévenu et donc on a fait avec.
J’avais aussi lu qu’il y avait à Cuba toutes sortes d’arnaques. Et nous avons eu notre part, notamment lors d’une crevaison de pneu (j’y reviendrai plus tard dans mon récit) mais rien de bien grave. Nous sommes toutefois restés vigilants car vous le lirez aussi plus tard dans le récit nous avons observé des comportements étranges. Par contre dans les restaurants, cafés ou magasins on nous a toujours rendu la monnaie exacte. J’avais lu qu’il fallait faire attention à cela aussi mais aucun problème à ce niveau. Assez de blablas, je passe au récit que je documenterai de photos.
53 jours en Argentine
Bonjour à tous,
Nous nous sommes souvent servis des carnets de voyage postés ici pour préparer nos voyages ou simplement s'évader en lisant vos récits. A notre tour de vous racontez notre périple en Argentine.
Pour situer le contexte nous sommes un couple actuellement en tour du monde et après quelques jours en Uruguay l'Argentine est la première destination où nous sommes restés un petit moment.
Si vous êtes intéressé par notre aventure notre blog est: surlaroutedesflo Vous pouvez également nous suivre à travers nos photos sur instagram: @surlaroutedesflo
Le Carnet va suivre chronologiquement notre séjour, soit: - Buenos Aires - San Ignacio - Iguazu - Corrientes - Salta - Roadtrip autour de Salta, d'abord le nord puis le sud de la région - San Miguel de Tucuman - Bariloche - El Chalten - El Calafate - Ushuaïa - et enfin le bilan.
Les textes et photos sont issus directement de notre blog.
Nous nous sommes souvent servis des carnets de voyage postés ici pour préparer nos voyages ou simplement s'évader en lisant vos récits. A notre tour de vous racontez notre périple en Argentine.
Pour situer le contexte nous sommes un couple actuellement en tour du monde et après quelques jours en Uruguay l'Argentine est la première destination où nous sommes restés un petit moment.
Si vous êtes intéressé par notre aventure notre blog est: surlaroutedesflo Vous pouvez également nous suivre à travers nos photos sur instagram: @surlaroutedesflo
Le Carnet va suivre chronologiquement notre séjour, soit: - Buenos Aires - San Ignacio - Iguazu - Corrientes - Salta - Roadtrip autour de Salta, d'abord le nord puis le sud de la région - San Miguel de Tucuman - Bariloche - El Chalten - El Calafate - Ushuaïa - et enfin le bilan.
Les textes et photos sont issus directement de notre blog.
Treks en Patagonie, un peu originaux?
Bonjour à tous,
Je pars 2 mois en Patagonie, de fin décembre à fin février.
J'envisage bien sûr de faire les treks classiques :
- Au pied du Fitz Roy
- Le tour de Torres del Plain
Puis d'aller voir le Petito Moreno au parc de Los Glaciar (mais ce n'est pas un trek).
Bon, comme je compte marcher une grande partie de mon voyage, je suis entrain de rechercher d'autres treks. J'utilise Wikiloc et "Trekking in the Patagonians Andes" de Lonely Planet pour m'informer.
J'ai déjà quelques questions, mais d'autres risquent de suivre au fil de mes recherches : - Apparemment, pour le trek du paso de la Oveja en Terre de Feu, il faut payer l'entrée au parc. On paie sur place en arrivant ou faut le faire à Ushuaia ? - J'ai vu que beaucoup de parc n'encaissait les entrées que de 8 à 20h (comme Los Glaciar, ou celui d'Ushuaia) et on m'a dit que c'était légal d'entrer avant 8h sans payer... est-ce vrai ?
Pour la région d'El Chalten, j'ai trouvé deux treks qui m'ont l'air sympa sur Wikiloc. Quelqu'un les connait-il ? fr.wikiloc.com/.../view.do?id=10777530 fr.wikiloc.com/...c/view.do?id=8873549
Ce n'est pas facile de s'informer sur ces deux treks, donc si quelqu'un la fait ici, j'aurais plusieurs questions.
Merci de votre aide,
Julien
Bon, comme je compte marcher une grande partie de mon voyage, je suis entrain de rechercher d'autres treks. J'utilise Wikiloc et "Trekking in the Patagonians Andes" de Lonely Planet pour m'informer.
J'ai déjà quelques questions, mais d'autres risquent de suivre au fil de mes recherches : - Apparemment, pour le trek du paso de la Oveja en Terre de Feu, il faut payer l'entrée au parc. On paie sur place en arrivant ou faut le faire à Ushuaia ? - J'ai vu que beaucoup de parc n'encaissait les entrées que de 8 à 20h (comme Los Glaciar, ou celui d'Ushuaia) et on m'a dit que c'était légal d'entrer avant 8h sans payer... est-ce vrai ?
Pour la région d'El Chalten, j'ai trouvé deux treks qui m'ont l'air sympa sur Wikiloc. Quelqu'un les connait-il ? fr.wikiloc.com/.../view.do?id=10777530 fr.wikiloc.com/...c/view.do?id=8873549
Ce n'est pas facile de s'informer sur ces deux treks, donc si quelqu'un la fait ici, j'aurais plusieurs questions.
Merci de votre aide,
Julien
Et pour finir: la Namibie!
Comme promis à certains , voici un petit carnet descriptif de ce séjour de 3 semaines dans le Nord Ouest de la Namibie qui termine un petit tour d'Afrique Australe, je vais maintenant me consacrer à autre chose avant, sans doute, d'y revenir.
Merci à ceux qui m'ont aidé, en particulier à Jeff ( Max68).
Je dis bien purement descriptif, je ne pourrai pas consacrer le temps nécessaire à écrire un carnet comme celui du séjour au Botswana. Tant pis pour l'humour et le délire, j'ai d'ailleurs cru comprendre que ça en agace.
Je vais donc rester factuel, descriptif et m'appuyer sur les photos. Quelque chose de très classique sur VF.
Je passerai un peu vite sur le début du voyage consacré à Etosha qui a déjà été décrit en long en large et en travers ici. De même pour la fin du voyage. Voici le programme : 02/Juillet : arrivée à Windhoek, courses , nuit à Londininghi ( réservé) 03/07 route vers Etosha, nuit à Okaukuejo ( réservé 1 an à l'avance) 04/07 Nuit à Halali ( réservé 1 an à l'avance) 05/07 Nuit à Halali 06/07 Nuit à Dolomite ( réservé 1 an à l'avance) 07/07 trajet vers Epupa, courses à Opuwo , Nuit à Epupa camp ( réservé) 08/07 Nuit à Epupa camp 09/07 courses à Opuwo, nuit en bivouac quelque part dans le lit de l'Hoarusib D3707 10/07 Arrivée dans Hartman par Orupembe et entrée par le sud de la vallée Bivouac Hartman Valley sud 11/07 Remontée de Hartmann par la piste ouest, bivouac Marienfuss 12/07 route versPuros par Joubert Pass/ Khumib riverbed, Camping Puros ( non réservé) 13/07 balade dans Puros Canyon, Camping Puros 14/07 Descente vers Sesfontein en passant par les riverbeds Ganamub puis Hoanib, nuit à Khowarib lodge ( réservé) 15/07 nature walk le matin près de Khowarib, Warmquelle l'après midi, nuit à Khowarib lodge 16/07 (samedi) Route vers le sud avec passage par Khamanjab pour les courses, descente vers le sud jusque Madisa camp ( non réservé) 17/07 tour du Brandberg par l'ouest en passant par Ugab riverbed, nuit au sud du Brandberg au community camp de elephant rock( non réservé) 17/07 Route jusqu'au Spitzkoppe, balades dans le site nuit au Spitzkoppe ( réservé) 18/07 route jusque walvis bay, balade jusque pelican point nuit à Oysterbox guesthouse ( réservé) 19/07 route vers seriem, nuit au camping du parc ( réservé 1 an à l'avance) 20/07 nuit camping Sesriem 21/07 route vers Mariental, nuit à Bagatelle 22/07 restitution des véhicules, vol retour
Le voyage se faisait en autonomie, les véhicules étaient loués chez ASCO car Hire deux 4x4 toyota Hilux legend 45 (3l diesel) équipement "safari", sans tentes sur le toit, nous avons préféré les tentes au sol : aucun regret à ce sujet, elle se montent très vite, se transportent très bien sur le toit et permettent de ne pas ramasser la tente quand on reste 2 nuits sur le même camping. J'ajoute qu'on y tient debout, qu'elles sont incomparablement plus spacieuses que les tentes de toit et que, si l'abus du bon vin sudaf de la veille vous force à vous lever la nuit, on peut le faire discrètement sans réveiller l'autre ou les autres s'il y a deux tentes sur le même toit. A méditer.
Nous avions également 1 téléphone satellite. Nous avions emporté nos propres sangles à cliquet, notre propre sangle de traction, des talkies pour communiquer d'une voiture à l'autre, une tablette et un gps garmin avec sur chacun tracks4Africa installé.
Le vol est assuré par Air Namibia, départ de Paris avec escale à francfort, 750 € A/R en réservant 6 mois avant. J'avais préparé moi même tout le parcours, décidé des étapes et du loueur, mais, contrairement à mon habitude, j'ai demandé à Tourmaline d'effectuer toutes les réservations pour moi. La raison est simple, nous sommes 3 couples et je ne veux pas être responsable des éventuels loupés, toujours possibles lors des réservations. J'avais donc établi le budget prévisionnel et reste assez surpris de constater que le devis de Tourmaline était inférieur de presque 100€ par personne. A méditer.
A Windhoek, les représentant de ASCO nous attendaient à l'aéroport, ils n'attendaient pas que nous, nous étions au moins 30. Malheureusement, 2 passagers n'ont pas récupéré leurs sacs immédiatement et ASCO, au lieu de nous diviser en 2 groupes, a fait attendre tout le monde pendant plus de 2 heures à l'aéroport...ceux qui connaissent peuvent juger de la qualité des divertissements sur place. Je précise qu'ils avaient déplacé 4 minibus à l'aéroport. A méditer.
La réception des voitures était impeccable, un peu rapide puisque du coup, tout le monde était pressé, nous devions faire nos courses, les supermarchés ferment l'après midi du samedi et nous sommes Samedi. Du coup, lors de l'inspection nous loupons ça :

Nous resterons 1h30 chez ASCO à faire le tour des voitures et du matériel puis à écouter les conseils du représentant de Tourmaline, la plupart très utiles, quelques autres, en particuliers quand j'ai posé des questions sur le Kaokoland, bien moins pertinents. Les conseils de sécurité rappelés lors de ce briefing sont primordiaux et doivent être suivis je pense, il ne sert pas à grand chose de foncer sur les gravel et c'est vraiment dangereux, les véhicules asco sont équipés de mouchards qui sonnent à chaque dépassement de la vitesse recommandée, pas la vitesse autorisée, nous devions donc rester sous les 80 km/h sur les gravel. Libre à nous de dépasser, mais en cas d'accident, nous n'étions plus couverts. Une série de photos sont affichées pour rappeler l'accidentologie importante en Namibie, à côté de chaque photo, l'histoire de l'accident (gravel, ligne droite, 105 km/h, assurance : couverture maximale, frais 16 000€ à la charge du conducteur du fait de l'excès de vitesse...à méditer...). Le temps passe et nous devons aller faire les courses, le très sympathique représentant de Tourmaline dont j'ai oublié le prénom, nous propose gentiment de nous accompagner jusqu'au supermarché.
Il est midi et la faim tenaille tellement certains estomacs que nous prenons le temps de nous sustenter au restau du coin. Après tout, le SPAR ne ferme qu'à 16 h. Fatale erreur que nous ne comprendrons qu'une fois dans le supermarché : le rayon alcool ferme à 13 heures ! Et nous attaquons les courses à 13h30 Décidément, c'est une malédiction ! C'est donc chargés de dizaines de litres de jus d'orange et d'au claire que nous nous dirigeons vers Londininghi.


J'avais quelques doutes sur cette adresse au sujet des propriétaires et en particuliers de Nathalie suite au propos qu'elle a tenu devant certains membres du forum. Nous concernant, tout s'est extrêmement bien passé, non seulement le lodge est très bien, les chambres confortables, le patio agréable


et le restaurant tout simplement délicieux avec des vins superbes, mais en plus, nos hôtes se sont montrés très présents, toujours prêts à échanger (y compris sur la Namibie et les Namibiens sans que je ne retrouve quelque trace complaisance ou d'animosité) Mieux, alors que je me lamentais de n'avoir pas pu trouver de boissons alcoolisées à Windhoek et sachant que j'allais devoir affronter un Dimanche entier de sobriété à Etosha, Nathalie nous proposera de nous revendre une partie de la cave au prix d'achat (!), sans parler des bières (re!). Bref, Alexander et Nathalie nous ont bien rendu service. Donc, je reste sur une excellente opinion au sujet de ce lodge, j'ai lu récemment sur TA qu'il serait en vente, ce que je ne peux pas confirmer. La nuit est froide, 3 ° le matin (nous sommes à plus de 1500 m)
Merci à ceux qui m'ont aidé, en particulier à Jeff ( Max68).
Je dis bien purement descriptif, je ne pourrai pas consacrer le temps nécessaire à écrire un carnet comme celui du séjour au Botswana. Tant pis pour l'humour et le délire, j'ai d'ailleurs cru comprendre que ça en agace.
Je vais donc rester factuel, descriptif et m'appuyer sur les photos. Quelque chose de très classique sur VF.
Je passerai un peu vite sur le début du voyage consacré à Etosha qui a déjà été décrit en long en large et en travers ici. De même pour la fin du voyage. Voici le programme : 02/Juillet : arrivée à Windhoek, courses , nuit à Londininghi ( réservé) 03/07 route vers Etosha, nuit à Okaukuejo ( réservé 1 an à l'avance) 04/07 Nuit à Halali ( réservé 1 an à l'avance) 05/07 Nuit à Halali 06/07 Nuit à Dolomite ( réservé 1 an à l'avance) 07/07 trajet vers Epupa, courses à Opuwo , Nuit à Epupa camp ( réservé) 08/07 Nuit à Epupa camp 09/07 courses à Opuwo, nuit en bivouac quelque part dans le lit de l'Hoarusib D3707 10/07 Arrivée dans Hartman par Orupembe et entrée par le sud de la vallée Bivouac Hartman Valley sud 11/07 Remontée de Hartmann par la piste ouest, bivouac Marienfuss 12/07 route versPuros par Joubert Pass/ Khumib riverbed, Camping Puros ( non réservé) 13/07 balade dans Puros Canyon, Camping Puros 14/07 Descente vers Sesfontein en passant par les riverbeds Ganamub puis Hoanib, nuit à Khowarib lodge ( réservé) 15/07 nature walk le matin près de Khowarib, Warmquelle l'après midi, nuit à Khowarib lodge 16/07 (samedi) Route vers le sud avec passage par Khamanjab pour les courses, descente vers le sud jusque Madisa camp ( non réservé) 17/07 tour du Brandberg par l'ouest en passant par Ugab riverbed, nuit au sud du Brandberg au community camp de elephant rock( non réservé) 17/07 Route jusqu'au Spitzkoppe, balades dans le site nuit au Spitzkoppe ( réservé) 18/07 route jusque walvis bay, balade jusque pelican point nuit à Oysterbox guesthouse ( réservé) 19/07 route vers seriem, nuit au camping du parc ( réservé 1 an à l'avance) 20/07 nuit camping Sesriem 21/07 route vers Mariental, nuit à Bagatelle 22/07 restitution des véhicules, vol retour
Le voyage se faisait en autonomie, les véhicules étaient loués chez ASCO car Hire deux 4x4 toyota Hilux legend 45 (3l diesel) équipement "safari", sans tentes sur le toit, nous avons préféré les tentes au sol : aucun regret à ce sujet, elle se montent très vite, se transportent très bien sur le toit et permettent de ne pas ramasser la tente quand on reste 2 nuits sur le même camping. J'ajoute qu'on y tient debout, qu'elles sont incomparablement plus spacieuses que les tentes de toit et que, si l'abus du bon vin sudaf de la veille vous force à vous lever la nuit, on peut le faire discrètement sans réveiller l'autre ou les autres s'il y a deux tentes sur le même toit. A méditer.
Nous avions également 1 téléphone satellite. Nous avions emporté nos propres sangles à cliquet, notre propre sangle de traction, des talkies pour communiquer d'une voiture à l'autre, une tablette et un gps garmin avec sur chacun tracks4Africa installé.
Le vol est assuré par Air Namibia, départ de Paris avec escale à francfort, 750 € A/R en réservant 6 mois avant. J'avais préparé moi même tout le parcours, décidé des étapes et du loueur, mais, contrairement à mon habitude, j'ai demandé à Tourmaline d'effectuer toutes les réservations pour moi. La raison est simple, nous sommes 3 couples et je ne veux pas être responsable des éventuels loupés, toujours possibles lors des réservations. J'avais donc établi le budget prévisionnel et reste assez surpris de constater que le devis de Tourmaline était inférieur de presque 100€ par personne. A méditer.
A Windhoek, les représentant de ASCO nous attendaient à l'aéroport, ils n'attendaient pas que nous, nous étions au moins 30. Malheureusement, 2 passagers n'ont pas récupéré leurs sacs immédiatement et ASCO, au lieu de nous diviser en 2 groupes, a fait attendre tout le monde pendant plus de 2 heures à l'aéroport...ceux qui connaissent peuvent juger de la qualité des divertissements sur place. Je précise qu'ils avaient déplacé 4 minibus à l'aéroport. A méditer.
La réception des voitures était impeccable, un peu rapide puisque du coup, tout le monde était pressé, nous devions faire nos courses, les supermarchés ferment l'après midi du samedi et nous sommes Samedi. Du coup, lors de l'inspection nous loupons ça :

Nous resterons 1h30 chez ASCO à faire le tour des voitures et du matériel puis à écouter les conseils du représentant de Tourmaline, la plupart très utiles, quelques autres, en particuliers quand j'ai posé des questions sur le Kaokoland, bien moins pertinents. Les conseils de sécurité rappelés lors de ce briefing sont primordiaux et doivent être suivis je pense, il ne sert pas à grand chose de foncer sur les gravel et c'est vraiment dangereux, les véhicules asco sont équipés de mouchards qui sonnent à chaque dépassement de la vitesse recommandée, pas la vitesse autorisée, nous devions donc rester sous les 80 km/h sur les gravel. Libre à nous de dépasser, mais en cas d'accident, nous n'étions plus couverts. Une série de photos sont affichées pour rappeler l'accidentologie importante en Namibie, à côté de chaque photo, l'histoire de l'accident (gravel, ligne droite, 105 km/h, assurance : couverture maximale, frais 16 000€ à la charge du conducteur du fait de l'excès de vitesse...à méditer...). Le temps passe et nous devons aller faire les courses, le très sympathique représentant de Tourmaline dont j'ai oublié le prénom, nous propose gentiment de nous accompagner jusqu'au supermarché.
Il est midi et la faim tenaille tellement certains estomacs que nous prenons le temps de nous sustenter au restau du coin. Après tout, le SPAR ne ferme qu'à 16 h. Fatale erreur que nous ne comprendrons qu'une fois dans le supermarché : le rayon alcool ferme à 13 heures ! Et nous attaquons les courses à 13h30 Décidément, c'est une malédiction ! C'est donc chargés de dizaines de litres de jus d'orange et d'au claire que nous nous dirigeons vers Londininghi.


J'avais quelques doutes sur cette adresse au sujet des propriétaires et en particuliers de Nathalie suite au propos qu'elle a tenu devant certains membres du forum. Nous concernant, tout s'est extrêmement bien passé, non seulement le lodge est très bien, les chambres confortables, le patio agréable


et le restaurant tout simplement délicieux avec des vins superbes, mais en plus, nos hôtes se sont montrés très présents, toujours prêts à échanger (y compris sur la Namibie et les Namibiens sans que je ne retrouve quelque trace complaisance ou d'animosité) Mieux, alors que je me lamentais de n'avoir pas pu trouver de boissons alcoolisées à Windhoek et sachant que j'allais devoir affronter un Dimanche entier de sobriété à Etosha, Nathalie nous proposera de nous revendre une partie de la cave au prix d'achat (!), sans parler des bières (re!). Bref, Alexander et Nathalie nous ont bien rendu service. Donc, je reste sur une excellente opinion au sujet de ce lodge, j'ai lu récemment sur TA qu'il serait en vente, ce que je ne peux pas confirmer. La nuit est froide, 3 ° le matin (nous sommes à plus de 1500 m)
Change en Thaïlande
Bonjour,
En vue de mon voyage en Thailande en mars, je souhaiterais vos avis concernant le change: vaut il mieux partir avec une somme conséquente en espèces préalablement changée en France (ce qui me parait risqué), changer en Thailande ou le paiement / retrait par carte visa est il possible dans de nombreux endroits?
Merci d'avance pour vos réponses.
Un nouveau séjour d'un mois au Guatemala
Carnet de voyage au Guatemala
En résumé : un nouveau voyage de un mois du 2 janvier au 2 fèvrier 2016 avec des séjours dans différentes zones. Par rapport au premier voyage : le trajet est différent, nous avons visité de nouveaux endroits et utilisé parfois d'autres hôtels. Notre expérience précédente nous a permis aussi de vivre à meilleur compte et de visiter à des moments plus favorables. Ce récit reprend donc en partie des éléments du précédent et en ajoute des nouveaux.
Intérêt des différentes zones :
El Remate , Tikal et Yaxha(région du Petén) : beau lac naturel avec nombreuses observations d'oiseaux, flore, papillons, excursions en forêt vierge dans une réserve naturelle , visite de l'exceptionnel site de Tikal avec son ensemble de temples très spectaculaire au milieu de la forêt et l'observation de la faune et de la végétation tropicale, visite des temples de Yaxha , moins connus mais presque aussi spectaculaires et avec une vie sauvage plus présente encore
Rio Dulce et Livingston (côte Caraïbe) : excursions sur le Rio Dulce, dans la mangrove, dans la forêt vierge et sur la côte caraïbe avec observation de la flore et de la faune abondantes et spectaculaires
Quetzaltenango et hautes terres occidentales= : départ d'excursions, monuments et ville ancienne, volcans, phénomènes volcanique, villages typiques des hauts plateaux
San Juan de la Laguna et lac Atitlan : cadre naturel spectaculaire, excursions en montagne , visite des villages autour du lac, vie traditionnelle Maya
Antigua : très jolie ville historique très homogène, monuments extraordinaires, culture, paysages, volcans, environs intéressants
Nous avons organisé tout nous-mêmes en nous basant sur les guides , les avis des internautes sur les différents forums de voyage ou des sites de réservation d'hôtels et l'expérience de notre séjour de l'année passée.
Nous avons réservé les premiers hôtels à distance mais les deux derniers sur place directement. Nous avons ainsi observé qu'il y avait des chambres disponibles même si sur les sites de réservation elles semblaient épuisées .
Nous avons pris la précaution d'apprendre les termes et expressions usuels en espagnol et cela a été utile . C'est assez facile pour des francophones.
Budget : nous avons eu la mauvaise surprise de constater une baisse des cours de l'euro de 25 % par rapport à l'année passée mais en profitant de notre expérience qui nous a permis de faire les mêmes choses pour moins cher nous nous en sommes tirés avec le même budget de 35€ par personne et par jour incluant les transports, logement, nourriture et excursions Taux de change au moment du voyage : 1€= 8,25 Quetzals S'y ajoute le vol Bruxelles-Madrid-Guatemala City : 1100€ par personne (IBERIA
Matériel photo :
-1 Lumix LF1 compact avec viseur plus discret pour les photos de rue et dans les monuments -1 Lumix FZ200 pour les photos nature, apprécié pour sa légèreté, sa robustesse et sa polyvalence
Quelques conseils :
Emporter deux cartes de crédit différentes. Nous avions mastercard et visa. Les systèmes et l'acceptation sont différents ce qui peut poser problème dans certains cas. Visa est mieux accepté au Guatemala mais la limite de dépense était plus basse. De plus de cette façon on dispose de deux provisions ce qui peut être utile en cas de problème. Attention au dimanche : les transactions n'ont pu se faire avec Mastercard ce jour là. Il semble que le système était dépassé par l'affluence. Certains ATM peuvent être en panne ou vides donc essayez d'avoir des alternatives quand vous devez retirer de l'argent .
A votre arrivée faites placer une puce Claro dans un GSM. Cela ne vous coûtera que 27Q avec un crédit de 10Q, ce qui est beaucoup moins cher que le roaming à 3,90€ la minute.
Ne jamais monter dans un taxi ou un tuk tuk avant d'avoir convenu le prix. Demander préalablement aux locaux le prix normal pour le trajte. Sinon vous risquez de vous faire taxer.
N'oubliez pas du répulsif anti-moustique en quantité suffisante. C'est assez utile en zone tropicale. Dans les hautes terres le problème n'existe pas.
Emportez des gelules pour reconstituer la flore intestinale. Dés le premier signe de dérangement prenez en et vous éviterez que cela dégénère.
Quand vous êtes dans les zones tropicales n'espèrez pas faire une lessive car rien ne sèche si ce n'est le linge exposé en plein soleil aux heures de midi.
Si voir des animaux, oiseaux ou insectes vous intéresse, visitez tôt le matin. Vous verrez nettement plus. Il faut cependant marcher en silence et bien observer : les animaux peuvent être assez farouches.
Question sécurité : renseignez vous sur les problèmes éventuels du lieu. Evitez de circuler seuls dans des endroits problématiques. Attention aux sacs à dos dans les foules : des voleurs découpent parfois l'arrière avec une lame de rasoir. N'exhibez pas inutilement des appareils coûteux comme laptops ou gros appareils photos. Personnellement je transporte mon appareil photo dans une besace et ne le sort que lorsqu'il y a des choses intéressantes et j'utilise un compact en ville. Ne prenez que l'argent dont vous avez besoin et une carte de crédit seulement si vous devez l'utiliser et laissez votre passeport et le reste à l'hôtel dans un bagage fermé. Nous ne nous sommes jamais senti en danger. Par ailleurs la police est assez présente et cela a certainement un effet dissuasif.
Nous n'avons pas eu de désagréments sérieux. Les gens ont toujours été très corrects, aimables, patients et serviables, toujours prêts à nous diriger ou à nous donner un renseignement. N'hésitez pas à leur demander des indications sur les moyens de transport, les prix , les choses intéressantes à voir.
Le courage de cette population qui se donne beaucoup de mal pour gagner peu d'argent est impressionant.Le salaire moyen est de 300€ par mois mais beaucoup de gens travaillent pour moins que cela. Un journalier dans la campagne se verra payer 50Q la journée. N'hésitez pas à avoir une petite attention de temps en temps au chauffeur de shuttle qui vous a conduit en shuttle pendant des heures sur des routes difficiles ou à la dame qui pendant des jours a entretenu votre chambre de façon impeccable et vous verrez leur visage s'illuminer.
La nourriture est bonne et bien équilibrée et les portions plus raisonnables qu'en Europe. Cela permet de perdre quelques kilos. Les fruits sont abondants et délicieux. Les jus de fruit frais coûtent la moitié de la bière. Le vin est cher et pas bon. On mange surtout du poulet (pollo) mais à Xela c'est plus varié . N'hésitez pas à vous éloigner un peu des endroits touristiques et à manger dans des petits restaurants locaux. Vous aurez un repas pas cher et savoureux : de 15 à 20 Q pour un déjeuner , boisson comprise (refresco) et de 15 à 20Q pour un petit déjeuner complet . Nous avons remarqué que dans le genre fast food à gros débit comme on le trouve près des endroits très fréquentés le pollo (poulet) est devenu vraiment mauvais : pas tendre, fibreux et sans goût. Sans doute du poulet chloré surgelé d'importation. D'ailleurs on voit trainer de gros sachets de cuisses près des établissements. Nous avons ainsi mal mangé à un stand du marché d'Antigua ainsi que près de la gare des bus de Guatemala City.
Le mois de janvier est favorable : il y a relativement peu de touristes et les températures sont agréables. Aucune pluie. Quelques moustiques en région tropicale mais nous avions mis du répulsif.
Il faut prévoir un peu de marge sur l'heure des shuttle : cela peut varier de 15 min avant s'il n'ont personne d'autre à 1/2h après s'ils ont beaucoup de passagers à prendre à différents endroits. Ils vous prennent toujours à votre hôtel mais ne vous déposent pas toujours exactement à l'endroit souhaité mais dans ce cas ce sera à proximité quand même. On a eu un cas où le shuttle faisait aussi bus local et alors il était bien rempli à certains moments. Même chose pour les lanchas : ils ne se déplacent pas que pour vous mais aussi pour faire des courses ou pour d'autres passagers. Soyez compréhensifs pour leurs contraintes : vous n'êtes pas pressés. Vous êtes en vacances.
On a beaucoup exagéré sur l'inconfort des chicken bus . Sur les grandes distances si vous êtes au départ vous avez une bonne place et vous la gardez. Sur les petites distances pareil. Par contre si vous devez monter au milieu du parcours vous risquez d'être un peu serré ou debout.
Les bus pullmann sont très confortables et comportent des toilettes. Les chicken bus pour les longues distances ne s'arrêtent pas . Il faut avoir une bonne vessie mais il y a toujours des servicios sanitarios à l'arrivée.
Les hôtels coûtent en moyenne 200 Q par nuit en chambre double. A Xela (Quetzaltenango) nous avons payé 150Q.
Je suivrai avec les détails par zone et les photos Carte générale
Volcans du Guatemala: le Fuego est assez actif, le Santiaguito est très actif, le Pacaya un peu (en brun sur l'image)
En résumé : un nouveau voyage de un mois du 2 janvier au 2 fèvrier 2016 avec des séjours dans différentes zones. Par rapport au premier voyage : le trajet est différent, nous avons visité de nouveaux endroits et utilisé parfois d'autres hôtels. Notre expérience précédente nous a permis aussi de vivre à meilleur compte et de visiter à des moments plus favorables. Ce récit reprend donc en partie des éléments du précédent et en ajoute des nouveaux.
Intérêt des différentes zones :
El Remate , Tikal et Yaxha(région du Petén) : beau lac naturel avec nombreuses observations d'oiseaux, flore, papillons, excursions en forêt vierge dans une réserve naturelle , visite de l'exceptionnel site de Tikal avec son ensemble de temples très spectaculaire au milieu de la forêt et l'observation de la faune et de la végétation tropicale, visite des temples de Yaxha , moins connus mais presque aussi spectaculaires et avec une vie sauvage plus présente encore
Rio Dulce et Livingston (côte Caraïbe) : excursions sur le Rio Dulce, dans la mangrove, dans la forêt vierge et sur la côte caraïbe avec observation de la flore et de la faune abondantes et spectaculaires
Quetzaltenango et hautes terres occidentales= : départ d'excursions, monuments et ville ancienne, volcans, phénomènes volcanique, villages typiques des hauts plateaux
San Juan de la Laguna et lac Atitlan : cadre naturel spectaculaire, excursions en montagne , visite des villages autour du lac, vie traditionnelle Maya
Antigua : très jolie ville historique très homogène, monuments extraordinaires, culture, paysages, volcans, environs intéressants
Nous avons organisé tout nous-mêmes en nous basant sur les guides , les avis des internautes sur les différents forums de voyage ou des sites de réservation d'hôtels et l'expérience de notre séjour de l'année passée.
Nous avons réservé les premiers hôtels à distance mais les deux derniers sur place directement. Nous avons ainsi observé qu'il y avait des chambres disponibles même si sur les sites de réservation elles semblaient épuisées .
Nous avons pris la précaution d'apprendre les termes et expressions usuels en espagnol et cela a été utile . C'est assez facile pour des francophones.
Budget : nous avons eu la mauvaise surprise de constater une baisse des cours de l'euro de 25 % par rapport à l'année passée mais en profitant de notre expérience qui nous a permis de faire les mêmes choses pour moins cher nous nous en sommes tirés avec le même budget de 35€ par personne et par jour incluant les transports, logement, nourriture et excursions Taux de change au moment du voyage : 1€= 8,25 Quetzals S'y ajoute le vol Bruxelles-Madrid-Guatemala City : 1100€ par personne (IBERIA
Matériel photo :
-1 Lumix LF1 compact avec viseur plus discret pour les photos de rue et dans les monuments -1 Lumix FZ200 pour les photos nature, apprécié pour sa légèreté, sa robustesse et sa polyvalence
Quelques conseils :
Emporter deux cartes de crédit différentes. Nous avions mastercard et visa. Les systèmes et l'acceptation sont différents ce qui peut poser problème dans certains cas. Visa est mieux accepté au Guatemala mais la limite de dépense était plus basse. De plus de cette façon on dispose de deux provisions ce qui peut être utile en cas de problème. Attention au dimanche : les transactions n'ont pu se faire avec Mastercard ce jour là. Il semble que le système était dépassé par l'affluence. Certains ATM peuvent être en panne ou vides donc essayez d'avoir des alternatives quand vous devez retirer de l'argent .
A votre arrivée faites placer une puce Claro dans un GSM. Cela ne vous coûtera que 27Q avec un crédit de 10Q, ce qui est beaucoup moins cher que le roaming à 3,90€ la minute.
Ne jamais monter dans un taxi ou un tuk tuk avant d'avoir convenu le prix. Demander préalablement aux locaux le prix normal pour le trajte. Sinon vous risquez de vous faire taxer.
N'oubliez pas du répulsif anti-moustique en quantité suffisante. C'est assez utile en zone tropicale. Dans les hautes terres le problème n'existe pas.
Emportez des gelules pour reconstituer la flore intestinale. Dés le premier signe de dérangement prenez en et vous éviterez que cela dégénère.
Quand vous êtes dans les zones tropicales n'espèrez pas faire une lessive car rien ne sèche si ce n'est le linge exposé en plein soleil aux heures de midi.
Si voir des animaux, oiseaux ou insectes vous intéresse, visitez tôt le matin. Vous verrez nettement plus. Il faut cependant marcher en silence et bien observer : les animaux peuvent être assez farouches.
Question sécurité : renseignez vous sur les problèmes éventuels du lieu. Evitez de circuler seuls dans des endroits problématiques. Attention aux sacs à dos dans les foules : des voleurs découpent parfois l'arrière avec une lame de rasoir. N'exhibez pas inutilement des appareils coûteux comme laptops ou gros appareils photos. Personnellement je transporte mon appareil photo dans une besace et ne le sort que lorsqu'il y a des choses intéressantes et j'utilise un compact en ville. Ne prenez que l'argent dont vous avez besoin et une carte de crédit seulement si vous devez l'utiliser et laissez votre passeport et le reste à l'hôtel dans un bagage fermé. Nous ne nous sommes jamais senti en danger. Par ailleurs la police est assez présente et cela a certainement un effet dissuasif.
Nous n'avons pas eu de désagréments sérieux. Les gens ont toujours été très corrects, aimables, patients et serviables, toujours prêts à nous diriger ou à nous donner un renseignement. N'hésitez pas à leur demander des indications sur les moyens de transport, les prix , les choses intéressantes à voir.
Le courage de cette population qui se donne beaucoup de mal pour gagner peu d'argent est impressionant.Le salaire moyen est de 300€ par mois mais beaucoup de gens travaillent pour moins que cela. Un journalier dans la campagne se verra payer 50Q la journée. N'hésitez pas à avoir une petite attention de temps en temps au chauffeur de shuttle qui vous a conduit en shuttle pendant des heures sur des routes difficiles ou à la dame qui pendant des jours a entretenu votre chambre de façon impeccable et vous verrez leur visage s'illuminer.
La nourriture est bonne et bien équilibrée et les portions plus raisonnables qu'en Europe. Cela permet de perdre quelques kilos. Les fruits sont abondants et délicieux. Les jus de fruit frais coûtent la moitié de la bière. Le vin est cher et pas bon. On mange surtout du poulet (pollo) mais à Xela c'est plus varié . N'hésitez pas à vous éloigner un peu des endroits touristiques et à manger dans des petits restaurants locaux. Vous aurez un repas pas cher et savoureux : de 15 à 20 Q pour un déjeuner , boisson comprise (refresco) et de 15 à 20Q pour un petit déjeuner complet . Nous avons remarqué que dans le genre fast food à gros débit comme on le trouve près des endroits très fréquentés le pollo (poulet) est devenu vraiment mauvais : pas tendre, fibreux et sans goût. Sans doute du poulet chloré surgelé d'importation. D'ailleurs on voit trainer de gros sachets de cuisses près des établissements. Nous avons ainsi mal mangé à un stand du marché d'Antigua ainsi que près de la gare des bus de Guatemala City.
Le mois de janvier est favorable : il y a relativement peu de touristes et les températures sont agréables. Aucune pluie. Quelques moustiques en région tropicale mais nous avions mis du répulsif.
Il faut prévoir un peu de marge sur l'heure des shuttle : cela peut varier de 15 min avant s'il n'ont personne d'autre à 1/2h après s'ils ont beaucoup de passagers à prendre à différents endroits. Ils vous prennent toujours à votre hôtel mais ne vous déposent pas toujours exactement à l'endroit souhaité mais dans ce cas ce sera à proximité quand même. On a eu un cas où le shuttle faisait aussi bus local et alors il était bien rempli à certains moments. Même chose pour les lanchas : ils ne se déplacent pas que pour vous mais aussi pour faire des courses ou pour d'autres passagers. Soyez compréhensifs pour leurs contraintes : vous n'êtes pas pressés. Vous êtes en vacances.
On a beaucoup exagéré sur l'inconfort des chicken bus . Sur les grandes distances si vous êtes au départ vous avez une bonne place et vous la gardez. Sur les petites distances pareil. Par contre si vous devez monter au milieu du parcours vous risquez d'être un peu serré ou debout.
Les bus pullmann sont très confortables et comportent des toilettes. Les chicken bus pour les longues distances ne s'arrêtent pas . Il faut avoir une bonne vessie mais il y a toujours des servicios sanitarios à l'arrivée.
Les hôtels coûtent en moyenne 200 Q par nuit en chambre double. A Xela (Quetzaltenango) nous avons payé 150Q.
Je suivrai avec les détails par zone et les photos Carte générale

Volcans du Guatemala: le Fuego est assez actif, le Santiaguito est très actif, le Pacaya un peu (en brun sur l'image)

Carnet de voyage Israël 2015
Bonjour tutti !!
Je rentre d'Israel et je vais débuter un carnet de voyage pour ce pays.
Inutile de préciser qu'il serait souhaitable d'éviter les polémiques politiques d'un coté comme de l'autre. Restons géographiquement et culturellement corrects.
C'est mon 10ème séjour. Huit pour le tourisme et deux pour le travail.
En été, et notamment cette année, les températures sont relativement élevées. Il convient d'être prudent pour les promenades... Chapeau et eau ...
L'idéale saison est Avril/Mai, là où Israel est tout vert.
On trouve, outre les Israéliens et les Arabes, de Cisjordanie ou d'Israel, de nombreuses communautés.
Les Druzes du Golan et du Carmel; https://fr.wikipedia.org/wiki/Druzes Les Samaritains d'Holon et du Mont Gazirim; https://fr.wikipedia.org/wiki/Samaritains Les Circassiens de la région du Kinnereth; http://www.terredisrael.com/...t.php?id=5&tb... Des Chrétiens, des Juifs pratiquants ou athée, des Russes buveurs de vodka...
Bref, un patchwork conséquent.
La photo :
Pour les photos, ne pas oublier de respecter les interdictions.
En raison d'un accident de sport qui a bloqué mon épaule droite durant 6 semaines, je n'ai pas pu faire trop d'images cette année. Donc, je pomperai dans mes archives.
Le matériel photo utilisé :
Nikon D 50. D90. D 7000. Et cette année, en complément, un Sony compact de 20 mo pixels. Hyper pratique.
Traitement d'images CS5 et Ligthroom.
Compagnie aérienne :
Aprés un essai avec une compagnie tchèque, je suis revenu vers EL AL. Un peu plus cher mais vol direct de Marseille vers Tel Aviv. Et retour also.
Voiture de location :
Là aussi des essais et au final on reprendra Budget. Cette année, j'ai tenté CalAuto...Une cata...Shuttle à attendre sur Ben Gourion, patience au bureau ... Pour info : Posé le 30 Juillet 2015 à 15h00 sur BG, arrivée sur Jérusalem à 20h00 !!!! Une vraie galére pour sortir de cet aiport, sauf si vous n'avez qu'un bagage à main et que l'on vous attends.
Les Contrôles :
Au départ de Marseille, soyez au moins 2h30 avant le décollage. Questions habituelles. Ce n'est pas ici que l'on vous empechera d'embarquer.
A l'arrivée, passage rapide sur un appareil, si vous avez un passeport biométrique, qui vous délivre un ticket d'entrée à conserver. Plus de tampons. Là, vous pouvez avoir la surprise d'être acceuilli par la sécurité pour des questions. Au retour Idem. Contrôle rapide et ensuite passage au biométrique. Sauf si vous avez fait des bétises avant.
Les agents de sécurité sont totalement dépourvus d'humour. Donc attention au comportement.
La conduite automobile en Israel :
Une horreur !!! Prenez garde devant, derriére, et sur les cotés ! Le danger vient de partout ! Des fous furieux vous dis-je ! Seul point positif, il est difficile de se perdre dans ce pays. Tous les panneaux sont en anglais, arabe et hébreu. Avec un smartphone et une bonne appli GPS, tout va bien. Une carte routiére n'est pas superflue. Police de la route invisible. Quand ils sont là, ils dressent des PV. Attention aussi aux radars fixes et mobiles.
La nourriture :
Tout est petit en Israel sauf la bouffe. Dans tous les hotels, le breakfast est compris. Un vrai repas.
Il n'y a pas d'heures pour manger. Vous pouvez trouver tout ce que vous voulez partout dans le pays pour cher et pour pas cher. Du Falafel au resto de classe sur Tel Aviv, ou à la boutique de Houmous dans la vieille ville de Jérusalem.
Trois incontournables, pas de luxe mais pantagruéliques :
Jaffo : Docteur Shakshoukah, un must pour ce plat typique. Akko : Houmous Saïd, dans le souk. Plein du matin au soir. Calories au programme, pas cher en plus. Hadera : Shipudei Olga, viande grillée et autres folies.
Pour Pâques, il n'y a pas de pain. La galette azyme..bof..😎
Quand aux repas de Shabbat... En regle générale, il y a de la nourriture pour le double de personnes présentes.
L'argent :
Cette année, l'euro a pris une sévere baffe. Du coup, tout a augmenté. Sans compter les prix qui ont sensiblement progressé dans le pays.
Pour le change, je passe toujours par la banque Hapoalim située dans Ben Gourion à l'arrivée et ensuite change dans les officines selon les conseils des locaux.
Les villes à éviter :
A éviter ou bien dénuées d'intérêt. Il y en a peu en fait. Sans rire😉, pour ma part, j'évite les cités ou je suis certain de trouver des français en vacances. Ashdod (Pour faire plaisir à un résident, je mettrai simplement : bof ... ) et Netanya (rebof...). Eilat qui ressemble à une ville de la côte d'azur. Tel Aviv en semaine en raison de sa circulation et surtout depuis le 2 Aout et pour 3 ans, à cause des travaux du tramway. L'idéal de Tel Aviv ? Un samedi de Shabbat pour dévorer une Shakshoukah en bord de mer.
Je rentre d'Israel et je vais débuter un carnet de voyage pour ce pays.
Inutile de préciser qu'il serait souhaitable d'éviter les polémiques politiques d'un coté comme de l'autre. Restons géographiquement et culturellement corrects.
C'est mon 10ème séjour. Huit pour le tourisme et deux pour le travail.
En été, et notamment cette année, les températures sont relativement élevées. Il convient d'être prudent pour les promenades... Chapeau et eau ...
L'idéale saison est Avril/Mai, là où Israel est tout vert.
On trouve, outre les Israéliens et les Arabes, de Cisjordanie ou d'Israel, de nombreuses communautés.
Les Druzes du Golan et du Carmel; https://fr.wikipedia.org/wiki/Druzes Les Samaritains d'Holon et du Mont Gazirim; https://fr.wikipedia.org/wiki/Samaritains Les Circassiens de la région du Kinnereth; http://www.terredisrael.com/...t.php?id=5&tb... Des Chrétiens, des Juifs pratiquants ou athée, des Russes buveurs de vodka...
Bref, un patchwork conséquent.
La photo :
Pour les photos, ne pas oublier de respecter les interdictions.
En raison d'un accident de sport qui a bloqué mon épaule droite durant 6 semaines, je n'ai pas pu faire trop d'images cette année. Donc, je pomperai dans mes archives.
Le matériel photo utilisé :
Nikon D 50. D90. D 7000. Et cette année, en complément, un Sony compact de 20 mo pixels. Hyper pratique.
Traitement d'images CS5 et Ligthroom.
Compagnie aérienne :
Aprés un essai avec une compagnie tchèque, je suis revenu vers EL AL. Un peu plus cher mais vol direct de Marseille vers Tel Aviv. Et retour also.
Voiture de location :
Là aussi des essais et au final on reprendra Budget. Cette année, j'ai tenté CalAuto...Une cata...Shuttle à attendre sur Ben Gourion, patience au bureau ... Pour info : Posé le 30 Juillet 2015 à 15h00 sur BG, arrivée sur Jérusalem à 20h00 !!!! Une vraie galére pour sortir de cet aiport, sauf si vous n'avez qu'un bagage à main et que l'on vous attends.
Les Contrôles :
Au départ de Marseille, soyez au moins 2h30 avant le décollage. Questions habituelles. Ce n'est pas ici que l'on vous empechera d'embarquer.
A l'arrivée, passage rapide sur un appareil, si vous avez un passeport biométrique, qui vous délivre un ticket d'entrée à conserver. Plus de tampons. Là, vous pouvez avoir la surprise d'être acceuilli par la sécurité pour des questions. Au retour Idem. Contrôle rapide et ensuite passage au biométrique. Sauf si vous avez fait des bétises avant.
Les agents de sécurité sont totalement dépourvus d'humour. Donc attention au comportement.
La conduite automobile en Israel :
Une horreur !!! Prenez garde devant, derriére, et sur les cotés ! Le danger vient de partout ! Des fous furieux vous dis-je ! Seul point positif, il est difficile de se perdre dans ce pays. Tous les panneaux sont en anglais, arabe et hébreu. Avec un smartphone et une bonne appli GPS, tout va bien. Une carte routiére n'est pas superflue. Police de la route invisible. Quand ils sont là, ils dressent des PV. Attention aussi aux radars fixes et mobiles.
La nourriture :
Tout est petit en Israel sauf la bouffe. Dans tous les hotels, le breakfast est compris. Un vrai repas.
Il n'y a pas d'heures pour manger. Vous pouvez trouver tout ce que vous voulez partout dans le pays pour cher et pour pas cher. Du Falafel au resto de classe sur Tel Aviv, ou à la boutique de Houmous dans la vieille ville de Jérusalem.
Trois incontournables, pas de luxe mais pantagruéliques :
Jaffo : Docteur Shakshoukah, un must pour ce plat typique. Akko : Houmous Saïd, dans le souk. Plein du matin au soir. Calories au programme, pas cher en plus. Hadera : Shipudei Olga, viande grillée et autres folies.
Pour Pâques, il n'y a pas de pain. La galette azyme..bof..😎
Quand aux repas de Shabbat... En regle générale, il y a de la nourriture pour le double de personnes présentes.
L'argent :
Cette année, l'euro a pris une sévere baffe. Du coup, tout a augmenté. Sans compter les prix qui ont sensiblement progressé dans le pays.
Pour le change, je passe toujours par la banque Hapoalim située dans Ben Gourion à l'arrivée et ensuite change dans les officines selon les conseils des locaux.
Les villes à éviter :
A éviter ou bien dénuées d'intérêt. Il y en a peu en fait. Sans rire😉, pour ma part, j'évite les cités ou je suis certain de trouver des français en vacances. Ashdod (Pour faire plaisir à un résident, je mettrai simplement : bof ... ) et Netanya (rebof...). Eilat qui ressemble à une ville de la côte d'azur. Tel Aviv en semaine en raison de sa circulation et surtout depuis le 2 Aout et pour 3 ans, à cause des travaux du tramway. L'idéal de Tel Aviv ? Un samedi de Shabbat pour dévorer une Shakshoukah en bord de mer.









