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Crash d'un Boeing 737 Max Ethiopian Airlines Addis-Abeba - Nairobi
by Blesl · 2019-03-10 · 142 replies
D'après le site de la BBC ce matin :

An Ethiopian Airlines Boeing 737 passenger jet has crashed on a flight from Addis Ababa to Nairobi.

The flight is believed to have had 149 passengers and eight crew members on board, the airline says. A spokesman said the crash happened at 08.44 local time on Sunday, shortly after take-off from the Ethiopian capital. In a statement, the airline said that search and rescue operations were under way. It did not provide details on the number of casualties. "Ethiopian Airlines staff will be sent to the accident scene and will do everything possible to assist the emergency services, " the airline added. First word of the crash came on Prime Minister Abiy Ahmed's Twitter account. He tweeted his "deepest condolences to the families of those that have lost their loved ones".

Toute notre sympathie aux familles des passagers et de l'équipage. Nous prenons un vol Paris-Addis-Windhoek en septembre avec Ethiopian.

Amitiés et bises

Bernard
Forfaits boissons MSC
by Naxa · 2018-11-13 · 441 replies
Bonsoir à tous les croisiéristes Grand déception et abus de msc Les forfaits boissons sont passés à un tarif exhorbitant Easy équivalent brindiamo SANS cocktails 406€ Premium ex all inclusive 550€ Soft 266€ Pire que le carburant 😠 Faites passer Costa va sûrement récupérer des clients à moins qu’ils ne prennent le mauvais exemple

Bonne soirée
Croisière Costa Victoria 2019
by Galvan · 2018-09-16 · 51 replies
Bonjour à tous y a t il des personnes pour la croisière transocéanique sur le COSTA VICTORIA départ le 14 mars 2019 de la REUNION arrivée Venise le 12 avril..Merci
Concours Photo du mois de juillet 2018: "Les transports en commun dans le monde"
by Lacalo · 2018-07-01 · 206 replies
Bonjour,

Voilà tout juste 8 ans que ces concours VF ont été lancés par Lahaut. Beaucoup de sujets ont été proposés ( merci au passage à Herikles pour son récapitulatif bien pratique ) et j’ai envie de rendre hommage à celui qui les a initiés en rechoisissant son premier thème « Transports en commun dans le monde »

Parce que c’est un thème que j’aime beaucoup, qui est ouvert et qui rend lui aussi parfaitement hommage au voyage qui nous est cher.

Ce thème sera en fait tout nouveau pour quasiment tout le monde, car en regardant la liste des participants de l’époque il n’y a que Catherine ( Ming ) et Dolma qui avaient posté ! Et je pense que toutes les deux, auront glané en 8 ans bien d’autres images à présenter.

Pour ce thème, tous les transports sont acceptés : Avion, train, bateau, voiture, bus, taxis collectifs, charrettes, et même deux roues s’ils ont cette fonction. Il faut simplement qu’il y ait bien transport de passagers sur le cliché ( par exemple je ne veux pas du tuktuk garé en attente du client, ou de la pirogue vide sur la berge du fleuve)

Chaque participant aura le droit de poster 3 photos, de préférence dans des messages séparés, et si possible avec une légende ou un petit commentaire pour l'accompagner. La ou le gagnant(e) aura le privilège d'organiser le concours suivant du mois d'août. En cas d'ex æquo, sera désigné vainqueur celle ou celui qui n'aura jamais organisé de concours ou en aura organisé le moins Et si l'égalité persiste, sera désigné vainqueur celle ou celui qui aura obtenu dans ce concours le plus grand nombre de premières places, et à défaut, de secondes. Enfin, en cas d'égalité tenace, l'emportera celui ou celle qui aura obtenu son score avant l'autre.

On peut bien sûr poster sans voter, de même que l'inverse, mais associer les deux est tout de même plus logique. Pour les votes : 3 points à la photo préférée, puis 2 et puis 1 point pour les autres.

Vous avez jusqu'au dimanche 22 juillet 23 h, heure de ... Marrakech 😏(pour vous aider c'est le référentiel universel UTC, et pour ceux qui ne veulent pas chercher c'est 1 heure de moins que Paris )pour poster vos photos Quant aux votes, ils débuteront juste après, et seront enregistrés jusqu'au dimanche 29 juillet, 23 h UTC

Pour la discussion c'est ici :
https://voyageforum.com/discussion/discussion-autour-theme-mois-juillet-2018-transports-en-commun-dans-monde-d9080098/ Quant au diaporama, il sera communiqué un peu plus tard

A vos photothèques !
Aller aux toilettes la nuit en Namibie?
by Magphoto · 2018-03-01 · 43 replies
Bonjour

Nous partons en Namibie dans 70 jours "j'ai un décompte sur mon téléphone" :) non non je ne suis pas pressée de partir ! cela dit une question me taraude : comment aller au toilette la nuit ? Nous avons pris l'option 4x4 avec tente sur le toit mais je suis une femme et comme toute femme qui se respecte j'ai tout le temps la vessie pleine ;) surtout la nuit ... Puis je aller au toilette la nuit sans risque de me faire croquer ou de tomber nez à nez avec un animal ou insecte peu sympathique ? Je ne suis pas du tout phobiques des petits bêtes, petites ou grosses d'ailleurs, étant photographe je suis plutôt du style a aller les débusquer mais en l’occurrence, la nuit j'aimerai pouvoir aller faire pipi pénarde. ma question : y a t'il un risque de se lever en pleine nuit ?

Merci à ceux qui répondront.

Magali
Malaisie avec enfants de 4 et 8 ans
by Envallis · 2018-02-01 · 17 replies
Bonjour,

Toujours à la recherche d'un point de chute pour juillet prochain sur 2 semaines, on creuse l'hypothèse "Malaisie".

Après avoir un peu bouquiné et surfé sur le net, cette destination semble plutôt facile, dépaysante, et à la bonne météo au bon moment.

On imagien un voyage comme suit :

J1 arrivée à KL J2/3 : visite KL j4 : transfert vers Cameron Highlands (on opterait pour un transfert privé avec les enfants) j5/6 : Cameron Highlands. Sur place, activité possibles pour enfants (en plus de la visite plantation de thé et papillons) ? 2 jours n'est-ce pas trop long (d'autant plus que le transfert est court depuis KL, 1h30 si j'ai bien noté) j7 : là ca coince. On serait tenté d'aller vers Taman Nagara pour redescendre vers les Perenthians, mais je n'ai pas vraiment l'impression que c'est adapté pour des enfants... L'autre option c'est aller vers Penang, mais après il faut tout retraverser pour les Perenthians... j8/9 : Penang ou Taman Nagara ?? j10 : transfert vers Perenthians j11 à j14 : Perenthians j15 retour KL puis Paris

Merci de vos retours/commentaires/propositions alternatives sur ce trajet 😉
Wild Eastern and Western Cape, 3 Weeks in South Africa, September 2017
by Michel85200 · 2017-09-28 · 156 replies
Hi everyone...

Must be around 5,000 photos to sort through!

Makes sense after 3 intense weeks in SA.

Anyway, to set the mood, here are a few photos... Well, yeah, they’re not amazing!

Suspense, suspense...





Sao Tomé-et-Principe, une destination préservée
by Yemen · 2017-09-10 · 55 replies
Lorsque j’ai dit à mon mari que nous y partions 3 semaines en aout, il n’a pas vraiment apprécié l’idée ! Pour y faire quoi ? A vrai dire, peu d’infos à part 10 pages du petit futé et un carnet de voyage d’une forumiste.

J’avais glané l’info qu’il n’y avait pas de superbes plages, que les îles sont montagneuses avec une végétation exubérante et une forêt primaire. Ben, J’adore les paysages arides et la beauté des plages des caraïbes !

J’avais choisi le mois d’aout car juillet et aout étaient donnés comme la longue période de saison sèche, mi janvier/mi février, la petite saison sèche. Et bien je dois dire que pour nous, cette saison sèche s’est révélée plus ou moins sèche mais surtout, sauf 3 ½ journées, nous n’avons eu que des nuages et pas mal de pluie. Nous sommes restés sur Principe 6 jours, ½ journée de soleil, 1 et demi de pluie, le reste : nuages Nous sommes restés 16 jours sur Sao Tomé : 5 dans le sud et sud-ouest : 3 jours de pluie, 2 jours de nuages. Dans le centre nuages et pluie. Côte est : nuages. Côte ouest, 1 journée de soleil sur 3. Je précise tout cela car cela a parfois été très pesant.

Néanmoins, je reviens enchantée de ce voyage ! Je dirais qu’il n’y a rien d’extraordinaire à voir mais le principal coup de cœur : c’est sa population

· Une population accueillante comme je n’en ai pas vu depuis bien longtemps · Une population vivante, souriante, qui a la joie de vivre. · Une population qui est toujours prête à t’aider mais qui ne te demandera jamais rien. · Une population calme, sans animosité, agressivité. On se sent en sécurité.

Mais vous allez me dire : cela ne suffit pas pour faire un voyage. Je suis d’accord MAIS Il y a des randonnées

SUR PRINCIPE : Sur cette île, pas grand-chose à faire si l’on ne randonne pas. Il y a en effet des plages. L’accès est refusé pour certaines au non client. Dans tous les cas, 2 belles plages sont accessibles à tous : PRAIA BOI et PRAIA CAMPANHA . Pour cette dernière, un français y a ouvert un hôtel avec des tentes de luxe (Makaraina lodge). Bien trop isolé à mon gout. L’accès à la plage n’a pas été privatisé (ouf). Les autres belles plages sont occupées par des hôtels de luxe !

Le problème de principe, c’est qu’il n’y a pas de voiture de location, peu de route, une multiplicité de pistes, aucune indication pour trouver son chemin. En individuel, il faut donc faire appel au moto taxi. Il vous amène à une plage, où vous êtes isolés, ils vous demandent 4 euros pour une personne pour un aller. Négociation bien difficile. Une seule personne par moto. Si l’on est 2, cela fait 16 euros l’aller retour. Pour avoir vu une plage !

A l’exception d’une fois (pour aller à Prai boi et roça Bellamonte), nous avons randonné. Très honnêtement, seul, sachant qu’il n’y a aucune carte de l’île qui soit détailée, impossible d’aller à la découverte des villages, des roças.(ancienne plantation avec maison de maitre, hôpitaux, logements des ouvriers). Et surtout, à Principe, comme Sao Tomé, ce sont des îles qui ont une histoire très intéressante, qui explique toute la structure économique et sociale actuelle. Ne pas avoir d’explications sur les lieux où l’on passe, les roças que l’on traverse, l’organisation de la société, c’est passer à côté d’une grande partie de l’intérêt de ce voyage.

Un forumiste avait parlé d’un guide NHANO. Je l’avais donc contacté de France (par téléphone, par d’internet) pour lui demander de se rencontrer le jour de notre arrivée. A la suite de ce premier contact sur nos envies, nos attentes, nous avons décidé d’un rando le lendemain. Bilan très positif : il parle parfaitement français, il a une parfaite connaissance de l’histoire de son pays, il est capable de répondre à toutes nos questions sur l’évolution sociale, culturelle, économique de son île. Il connait l’histoire passée et actuelle de chaque lieu etc…. Bref, nous avons réitéré et fait 4 randos avec lui. Sans lui, nous aurions eu du mal à appréhender l’île, à la comprendre. Ces tarifs sont tout à fait raisonnables. Il présente une feuille avec les différentes prestations possibles, le prix. Il n’y a pas de surprise de sa part. Il nous a rendu de multiples services, a été très l’écoute pour s’adapter à nos demandes, très observateur pour comprendre qui nous étions et donc de nous faire découvrir son île à notre rythme et selon nos attentes. Je tiens vraiment à le recommander. Vous pouvez le joindre au 00 239 993 8131 ou 00 239 992 5105 Il habite dans le village de Punto do sol. Village à l’opposé de San Antonio, 25 mn en moto-taxi pour 2 euros. Il y a construit sa maison sur un grand terrain et a aménagé un espace pour que des touristes puissent camper. Vous pouvez venir avec votre tente ou il a déjà 2 tentes. Sa femme peut vous préparer les repas. . Il n’y a pas l’eau courante. C’est une solution pour ceux qui acceptent de camper et de vivre au plus près de la population. Dans ce village, pas de restau, simplement quelques bars. Mais à 3 km, il y a la roça Sundy dont la maison du maitre a été transformée en hôtel (130 euros la chambre avec PD !). Donc vous pouvez toujours aller manger ou boire un pot là-bas.

Nous, nous avions choisi un logement dans la capitale, Santo Antonio, chez Anna Cabra 9912105 « QUARTO DE HOSPEDAGEM » 20 à 25 euros pour 2 avec PD en fonction du nombre de nuits. Très simple mais eau et électricité. Traverser la rivière Papagayo. De l’autre côté du pont, prendre à droite. Prendre la chambre, avec 1 lit 2 personnes, qui donne sur l’extérieur et pas une des chambres qui donne sur le salon (plus sombre et salle de bain commune). Salle de bain dans la chambre. C’est simple mais des efforts avec rideau de couleur sur la porte et un qui donne sur la salle de bain, lino au sol et une natte à l’entrée. Murs bleus (pas très propre). Dommage qu’il n’y est pas une petite table et 2 chaises dehors (je lui ai dit, peut-être que les futurs voyageurs en profiteront !)

SUR SAO TOME Je dois avouer, c’est le carnet de voyage de Béatrice sur VF qui a attiré mon attention sur cette destination. Nous n’avions pas automatiquement les mêmes envies en termes de logement et de découverte. Pas mal de questionnement, peu de réponses sur le forum. C’est un petit livre «Sao Tomé trekking », que venait de publier un français qui a travaillé 20 ans sur cette île, qui a décidé à sa retraite d’y passer une partie de son temps, qui nous a donné beaucoup de pistes pour découvrir l’île autrement.

Autrement en terme de logement car il donne dans ce livre son avis et les coordonnées précis de logements dont le nom a déjà circulé sur le forum et qu’il apprécie, mais surtout, il essaie d’aider au développement du logement chez l’habitant et à le mettre en valeur grâce à ce petit guide. On y trouve donc de nombreuses adresses de chambre chez des locaux (je recommande particulièrement la chambre chez Arlindo, qui en plus fait guide et qui est d’une extrême gentillesse). Autrement car il y décrit aussi de nombreuses randonnées. Certaines ont déjà été balisées (dans le centre), certaines sont simplement décrites. Il y pas mal de balades de moyenne altitude qui sont surtout dans les plantations, et parfois, en vraie zone découverte (champs maraîchers, cultures en terrasse et pâturages semés de bananiers). Un vrai travail pour aider au développement de l’île pour un tourisme qui ne soit pas celui des grands hôtels et de l’organiser mais d’un tourisme individuel à la carte.

Sincèrement, nous n’aurions pas fait le même voyage sans ce guide même si nous n’avons pas pu en profiter au maximum car je n’en ai eu connaissance que 15 jours avant le départ. (J’avais déjà réservé une bonne partie des logements) Comme nous l’avons rencontré et passé quelques moments ensemble, je lui ai proposé de faire l’intermédiaire pour faire parvenir ce livre aux personnes intéressées. Il n’est, pour le moment, distribué dans aucune librairie, aucun site internet. Si vous êtes intéressés, vous pouvez me contactez en MP afin que je vous le fasse parvenir. Vous savez certainement la « pauvreté » des guides pour cette destination. Le petit futé est complètement dépassé, rien d’autre en français. Sinon, il n’y a que le Bradt. Vraiment, Bravo à Jacques pour le temps et l’énergie qu’il a donné pour faire ce guide, pour le temps et l’énergie qu’il donne pour aider et conseiller la population, créer des liens et les développer. Il aime ce pays, en connait les contraintes et les difficultés sociales et économiques. Je ne peux que vous encourager à vous procurer ce guide.

CE QUE J'AVAIS ECRIT CI-DESSUS POUR LE LIVRE A CHANGE. Après notre rencontre, Jacques avait publié un 2ième livre pour mettre en valeur les possibilités de logement chez l'habitant.

Les 2 livres étaient épuisés en novembre 2019

le premier, Sao Tomé Trekking, ne sera pas réédité. La nouvelle version du guide est téléchargeable sur le site saotome-principe-trekking.com .

le deuxième, « Partagez Sao Tomé, vivez leve-leve » , vient de reparaître. (04/06/2020) Une nouvelle version, actualisée et augmentée : deux fois plus de texte et de photos que l’édition de 2018. Cette fois-ci, notamment, des informations sur l’île de Principe ; et deux nouveaux chapitres : «Les îles du bien manger » et « Connaître un peuple, comprendre la société santoméenne ».

PTP SANTOLA est une association santoméenne qui cherche à promouvoir un tourisme « de proximité », regroupant des hébergeurs qui offrent des chambres d’hôte, ainsi que des propriétaires de gites ruraux et de petites pensions, qui souhaitent que la relation avec leur client ne soit pas seulement une relation marchande, mais de convivialité, pour que les hôtes étrangers rencontrent vraiment et comprennent la société des deux îles. Le guide décrit les hébergements des membres de l’association et explique ce qu’il est possible de faire durant ses vacances dans les différents coins où se trouvent ces logements lorsque l’on veut s’immerger un peu dans la société locale.

Je continue à m'occuper de la diffusion car Jacques est souvent à Sao Tomé Pour l'acheter, Il suffit de m'adresser un chèque à Laurence Lesaffre, 265 allée Chardin, 59650, VILLENEUVE D'ASCQ. Dans votre demande, indiquez bien votre avec votre adresse postale et joignez un chèque à mon nom, d’une valeur de 13 € (qui inclut les frais de port).. Pour la Suisse et la Belgique, les frais de port sont plus élevés, aussi le coût est-il de 16 €. Pour les logements sur Sao Tomé : · Un coup de cœur pour les bungalows sur la plage de Jalé. Excellent rapport qualité prix, même si nous n’avons jamais eu d’électricité ! il nous a manqué le beau temps mais….. · Un coup de cœur pour la « sweet guest house » dans la capitale. Excellent rapport qualité prix. bien situé, très propre, bon accueil, . · Si vous souhaitez vous arrêtez à Sao Angolares, nous sommes très négatif sur le logement à la Roça. Logement bien trop cher : chambre…. Accueil …. . Inexistant. Rapport qualité prix à revoir. Nous avons testé le menu gastronomique du midi : bien sûr, 20 euros, ce n’est pas cher par rapport à la même chose en France. Mais les jeunes serveurs font cela sans passion, l’ambiance est surfaite. · Nous avons de loin préférez dans ce village, le logement à la Mionga. Bien plus simple car salle de bain commune, mais moins cher ! Mais surtout, le repas est tout aussi bon pour 12 euros le midi et 10 euros le soir. Sans hésitez, pour un prochain voyage, je boycotte la roça. · Nous avons testé le logement à Mucumbli. Il faut pouvoir assumer le prix de 68 euros avec un super PD (réservé en direct) Mais un excellent rapport qualité prix. Bien sûr, si nous avions les infos de ce petit guide sur les logements chez l’habitant, nous en aurions fait l’expérience !

Une autre recommandation pour comprendre ces deux îles, emporter le livre de Jean Yves LOUDE : « coup de théâtre à Sao Tomé ». Dans ce livre, un chapitre sur 2 est consacré à l’histoire de Sao Tomé. Les auteurs sont restés plusieurs mois dans ces deux îles. Vous y retrouverez l’histoire de ce pays et vous avancerez avec eux dans votre voyage. Un chapitre sur deux est consacré au théâtre du « Tchiloli ». Car ces deux îles sont encore riches d’une culture théâtrale de rue : Auto de Floripès , tchiloli et musicale le Bulawé. Connaitre ce pays, c’est aussi assister à ces fêtes, représentations et danser sur ces musiques. On est en contact avec la population, pas de touriste, que du bonheur ! Bon, il faut questionner pour trouver les infos sur place. Cela demande un peu d’énergie ! et c’est aussi comprendre l’histoire de cette colonie portugaise et ces conséquences.

Ce livre, plus notre guide sur Principe, ce sont des outils qui me semblent indispensables.

Belle découverte Laurence
Sur les routes du Bénin, 3 semaines à parcourir le pays en amoureux
by Jeanfif · 2017-09-09 · 30 replies
Bonjour à tous, En bonne partie grâce à l’aide reçue sur ce forum, nous avons passé un excellent séjour au Bénin cet été. Comme une sorte de remerciement à tous ceux qui nous ont aidés (en particulier Cambrousse et Thibaut77, MERCI Béatrice et Thibaut pour vos conseils), pour donner un peu envie à ceux qui se posent la question d’aller découvrir le Bénin, et pour le plaisir de partager ce magnifique voyage, voici un petit résumé de ces vacances.

Je vais essayer de faire au mieux, de vous partager nos bons et mauvais tuyaux, faire découvrir les sites qui nous ont le plus marqués… Merci de votre indulgence, et profitez de l’aventure 🙂

Pour replacer un peu le contexte, ma compagne est en stage depuis mai à Cotonou, et j’ai de mon côté habité un an au Sénégal, avant de travailler maintenant aux Emirats Arabes Unis. L’ambiance des rues d’Afrique, la vie des marchés, le marchandage, les repas sur le pouce dans les gargottes, les potentiels risques sanitaires, le climat… On connait déjà un peu, on sait dans quoi on met les pieds et on y retourne donc avec plaisir.

Le Bénin, pourtant, m’a marqué par sa simplicité, la chaleur de son accueil et la bienveillance des gens. Pas une seule fois, je n’ai eu la sensation que le blanc était vu comme une pompe à fric : le visiteur est plutôt considéré comme un ami de passage à qui faire découvrir les richesses locales, et avec qui partager un bon moment. Pratiquement pas de quémandage des enfants sauf en quelques lieux très touristiques du Sud*, pas de talibés comme au Sénégal, et si la vie est dure et qu’on voit bien que le pays n’est pas riche, loin de là, on y sent vraiment une joie de vivre et le plaisir de la rencontre.

Ornithologue et naturaliste, ma seule déception tiendra à constater un réel appauvrissement (pour ne pas dire une quasi disparition) de la biodiversité du pays (surtout dans la partie Sud). Oiseaux et mammifères ont pratiquement disparu au Sud d’Abomey, et pourtant le braconnage est toujours sévère… Quel dommage, même si j’ai aussi conscience de la nécessité pour certains de recourir à la chasse pour survivre…

Arrivés le 28 juillet, je suis resté au pays jusqu’au 22 aout, soit environ 3 bonnes semaines, avec globalement une grosse étape différente pour chacune d’elles. Les prochains posts raconteront donc chacune de ces 3 semaines de voyages.

Bonne route avec nous !

Clémence et Jean



* Amis visiteurs, et "humanitaires/solidaires" en particulier, merci de garder pour vous vos crayons, bonbons et bouteilles vides, plutôt que de les distribuer aux enfants dans la rue, d’y créer un climat de mendicité et de dépendance comme c’est aujourd’hui fortement le cas au Sénégal par exemple, et de « gâter le pays » comme le disent les béninois eux-mêmes.
Concours Photo du mois de septembre 2017: "Vieilles bagnoles dans le monde"
by Ragamuffin · 2017-09-01 · 117 replies
S'cusez pour le retard, M'sieurs, Dames. S'cusez pour la tenue, pas eu le temps de m'changer. J'vous serre pas la pogne car j'ai du cambouis plein les doigts. J'ai eu un mal fou pour redémarrer c'te chignole. Plus l'habitude depuis plus de 2 ans.

Alors voilà : le thème du mois de Septembre sera "Vieilles bagnoles dans le monde"

d'accord, d'accord j'me doutais bien qu'on allait me poser la question

C'est a partir de quand qu'une voiture devient une vieille bagnole ?

Et bien je dirais qu'il n'y a pas d'âge pour être vieux 🤪

Mais bon on va quand même dire qu'on va bien remonter à 40, 50 ans soit (bien) avant les années 80's.

Ah oui aussi et très important il faut que ces "vieilles bagnoles" se trouvent dans l'espace publique (pas de vieilles bagnoles dans un quelconque musée ou galerie commerçante) et qu'elles ne servent pas de support publicitaire pour une quelconque gargotte (style une Fiat 500, les pneus à plat, garée devant une pizzeria avec peint sur la carrosserie "Pizzeria Napoli" ou une vieille américaine suspendue au plafond d'un magasin de fringues).

Bref des bagnoles qui pour la plupart sont encore immatriculées et en circulation relativement régulière.

Pas de photos de voitures participants à des courses, des compétitions ou des rallyes d'ancêtres mais des voitures découvertes au hasard de vos pérégrinations (Whaaaaa ! T'as vu la tire !)

Les chignoles à l'abandon, brûlées et à l'état de carcasse, dans un cimetière à voitures, etc ... bienvenues 😛 (j'aime bien quand c'est crash ... heu ! trash 😇)

Une présence humaine est un plus souhaitable

Pour participer : Dépôt des photos jusqu’au Dimanche 24 Septembre à minuit

Vous pouvez poster jusqu’à 3 photos; numérotées et postées dans des messages différents, accompagnées d’un petit descriptif (lieu, anecdote...)

Pour voter : du Lundi 25 Septembre au Vendredi 29 septembre à 22h00

Les résultats, dans la foulée à 22h01 😎

Merci d’indiquer le numéro de la photo, le pseudo et le nombre de points attribués.

Photo n°1 = 3 pts Photo n°2 = 2 pts Photo n°3 = 1 pt

Tous les membres de VF peuvent voter (même ceux qui n’ont pas déposé de photos).

En cas d’égalité de points pour la première position, la photo gagnante sera celle ayant obtenu le plus grand nombre de 1ères places, puis de secondes places ! Et tant pis si après cela il y a deux ou trois voire quatre ex-aequo 😮

L’heureux gagnant pourra organiser le concours photo du mois de Septembre.

Pour les discussions autour du thème, c'est ici :

Discussion et digression autour du thème "Vieilles bagnoles dans le Monde"

Si quelqu'un pouvait s'occuper de créer un photorama je lui en serais très reconnaissant 😛
Travailler comme éducateur dans un pays francophone
by Naima1972 · 2017-04-11 · 17 replies
Bonjour,

j'aimerais continuer ma carrière d'éducatrice à l'étranger. Je suis en recherche de nouvelles expériences professionnelles. J'aimerais un pays francophone, au mieux ;) Vous avez des idées? des infos de site? des bons plans?

Merci, Naïma
Refus e-Visa pour l'Inde
by Carlasud · 2017-01-17 · 34 replies
Bonjour,

Nous avons un problème, nous partons à deux couples au Rajasthan, Et nous avons fait nos demandes de e-visas, et bizarrement une demande à été refusée. Que faire pour pouvoir résoudre ce problème ? Merci d'avance. Carlasud
Zanzibar sans les touristes: l’île de Pemba
by Yemen · 2016-11-10 · 25 replies
Voyage fin octobre 2016. 12 nuits sur place. 4 sur l’île de Pemba, 7 sur l’île d’Unguja

Ce que tout le monde appelle Zanzibar, c’est en fait 3 îles. A ½ heure de vol de l’île principale, se trouve l’île de Pemba (200 dollars AR).

Nous avons choisit d’y passer 4 nuits. Mais en fait, nous aurions du en passer 3 de plus !

On ne va pas sur cette île pour les plages : peu de plages, elles ne sont pas particulièrement belles (comparées à Unguja) et beaucoup de mangroves. On y va pour la plongée (ce qui n’a pas été notre choix), où on y va pour aller voir la vie locale, traîner dans les villages. Il n’y a pas de tourisme sur cette île (sauf dans quelques 4/5 étoiles très isolées) puisque rien d’extraordinaire à voir. L'île est encore très "authentique" et on peut y faire de belles rencontres. Par le jeu des marées, lorsque la mer se retire, on peut accéder à des plages qui permettent de se balader au bord des mangroves. Cela donne des paysages intéressants.

LE LOGEMENT Peu de logement et, peu de choix à des prix abordables

Au sud de chake chake, la ville principale

A MKOANI · Océan Panorama hôtel 50 dollars pour 2 avec PD. Bon petit déjeuner mais salle de bain rudimentaire et propreté moyenne. Pas d’internet. Trop en dehors du village et de la plage avec la vie des pêcheurs. I 20 dollars pour 2. Petit dejeuner basic (pain, banana et thé/café) · Lala lodge 20 dollars pour 2 avec PD. Emplacement super au bout de la plage, au centre de la vie des pécheurs/ grande terrasse à l’étage. Excellent rapport qualité prix. On recommande. Seulement 2chambres. Chambre simple mais propre. Petit déjeuner très basic ! Quand on est fasse au port, prendre la route à droite qui longe un long mur/prendre la rue parallèle à la plage. Au bout, demandez car rien de marqué ! · Jondeni guesthouse n’existe plus. · Internet nulle part dans ces logements. Et de toute façon, pas d’autre choix dans la ville.

Au nord est Pas de logement à prix routard… Nous avons logé au Kervan saaray beach (appelé par la population Swahili). Vers la plage de Miperara, tout en haut à gauche. 45 dollars/personne en pension complète mais en dortoir. Sinon bungalow à 160 dollars Pas de plage de sable mais une belle terrasse donnant sur la mer. Tenue par une européenne. Wifi dans le hall d’accueil.

Sinon, on peut loger aussi à Chake chake, la ville principale, mais je ne vois pas l’intérêt d’y loger. Des logements aussi à Wete mais nous n’avons pas du tout aimé la ville. Sinon, tous les autres hôtels sur l'île sont isolés et chers

LA VISITE DE L’ILE

Sans location de voiture, la découverte n’aurait pas été la même. Il y a bien des dalas dalas mais cela limite le champ d’exploitation des villages et plages. Ceci dit, c’est possible en dala dala pour pas mal de coins. Il faut dans ce cas là beaucoup de temps.

Il y a une agence que l’on trouve dans le lonely Tanzanie qui loue des 4/4 à 50 dollars la journée. Nous avons choisi de louer la voiture à un local pour 35 dollars la journée (bon, pas de contrat, pas d’assurance). Il faut y rajouter le permis local à 2 dollars la journée. . Said est venu avec nous pour faire le permis local. Il est venu nous chercher à l’aéroport.

QUELQUES-UNS DE NOS ARRETS Près de chake chake Plage de Vitongoji. On ne peut pas dire que cela soit une superbe plage. En fait, si ce n’est marée basse, pas de plage. De toute façon, pas mal de rochers et peu de sable. Pas facile à trouver. Notre première plage sur l’île alors, pas de regrets. Personne. Paysage intéressant pour y aller : pleins de baobabs.

Vers le sud Wambaa et sa plage. Demander au village comment accéder à la plage. Belle (pour Pemba) et longue plage à « marée basse ». Personne MKOANI La ville, aucun intérêt. Mais la vie locale avec les retours des pêcheurs est intéressante. En fait, tout est fonction des marées, la plage s’anime à certains moments de la journée. On a bien aimé cette étape. Village de Lockuu : petite plage, moyen.

Vers le nord Wete, a évité pour ses logements, son ambiance. Endroit réservé à la pêche peu agréable. Autour de Weté, Plage intéressante, à marée basse au village de raha, pas loin de Wete. Femmes qui cherchent des coquillages. A marée haute, pas de plage car mangrove. Idem, plage de Gando au bout de la route. Les paysages sur cette route sont superbes.

Tout au nord, vers la Ngezi Forest. Route vers ras kigomasha. La pointe et le phare, bof. Sur la route, arrêt à la plage de Vumawimbi. Grande plage de sable. Quelques pêcheurs. Bien mais rien d’extraordinaire (bon, pas de pêcheurs). Village de Verani : les femmes font du tissage. Nous avons fait de belles rencontres avec les femmes. village de TUMBE. Beau village. Au bout du village, sur la plage, des tas de barques de pêcheurs et un marché aux pécheurs. Cela vaut le détour. Nous avons essayé de trouver la plage à la pointe de Ras kiuyu. Nous n’y sommes jamais arrivés. Personne ne parle anglais dans ce coin-là, donc le mot beach …… La piste pour à Kiuyu est en mauvais état. C’était la première fois sur Pemba que l’accueil était très froid et nous avons couvert très vite notre tête et le bas de nos jambes. Aucun retour à nos bonjours, à nos sourires. Puis nous avons rencontré l’instituteur et à partir de là, nous avions plus de 100 personnes autour de nous. Très peu de blanc dans ce village je pense !

En fait, nous nous arrêtions dans les villages, au gré des envies…. Pas de lieux précis à donner. En tout cas, je me souviens d’avoir lu avant le départ que la rencontre était difficile à Zanzibar. Bien sûr, il faut prendre son temps. Mais, même si au premier abord, on ne cherche pas le contact, partout, nous avons des bonjours. Nous avons été invités à un mariage, à une cérémonie d’enterrement, dans des maisons pour boire un thé…. Et cela, sur Pemba, mais aussi sur l’île principale. Et contrairement à ce que j’avais lu, bien sûr, si l’on sort son appareil photos vite, en passant, les femmes ne veulent pas être prises en photos. Mais si le contact est établit, si la rencontre est belle, pas de souci. (c'est aussi vrai sur l'île principale)

voilà, ce fut une belle expérience, une belle découverte !

Juste un petit mot sur l’île d’Unguja. Éloignez-vous des plages, promenez- vous dans les villages. Il y a encore de très belles choses à découvrir sur cette île.

Laurence
Yunnan et Sichuan: combinaison possible en 1 mois?
by Vulcanie · 2016-09-03 · 14 replies
Bonjour

Nous pensons partir un mois en avril au Yunnan. Nous sommes un couple de retraités habitués à voyager seuls, sac à dos et bus locaux, nombreux voyages en Asie et Amérique du sud. Après des recherches infructueuses, j'ai trouvé une combinaison de vols avec Cathay Pacific à un prix correct : 620 euros et j'aimerais ne pas tarder à réserver car nous serons à la limite des vacances chinoises. Idéalement : Paris-Kunming le 27 mars avec retour Kunming-HK le 26 avril ( 30 jours sur place du visa ) et HK-Paris le 30 avril.

C'est la solution la plus simple, tout est réservé et payé, si nous nous limitons au Yunnan. Mais en 30 jours sur place, pouvons-nous envisager un élargissement au Sichuan dans la 2ème partie du séjour avant de rejoindre HK ? Durée ? Allons-nous trop courir ? Nous aimons tout : paysages grandioses, villages, villes anciennes, culture, populations. Comment articuler les 2 régions ? Nous commencerions par le Yunnan à cause des rizières et du climat. Dans ce cas, ce n'est plus de Kunming qu'il faut repartir.

Ce qui me soucie, c'est la réservation des vols internes qui ne peut se faire maintenant et qui peuvent être complets à cette période.

Le plus important est le vol de Chine continentale à HK pour quitter le pays le 30ème jour. Celui-ci, je veux le réserver maintenant. Et la question est donc : repartir de Kunming ? ou d'ailleurs si le temps et la météo nous permettent d'aller au Sichuan ?

Nous ne parlons pas chinois. De temps en temps, quand un tour est trop compliqué, nous pouvons prendre un guide local pour 1 ou 2 jours.

Visa : est- ce vrai que l'on ne peut le prendre que moins de 30 jours avant ? Obligation d'aller à Paris ? et pour le reprendre ? Ce court délai est un peu stressant s'il y a un problème.

Merci beaucoup pour vos conseils à venir.

Bien cordialement.

Vulcanie
Carnet n° 67: Mayotte / 25 - 29 mars 2016
by Estonien · 2016-06-15 · 24 replies
www.youtube.com/watch?v=qGE9WVIeWJQ Vendredi 25

J’ai toujours eu envie de revenir à Mayotte. Voire même d’y travailler un jour. Pourtant, je prévois ce voyage à la dernière minute en liant le souhait d'une collègue de visiter l’île au lagon et mon éternel besoin de voler. Dans le contexte actuel d’une départementalisation défaillante sur fond d’immigration galopante, il était bien de venir ici faire un tour avant de décider d’y passer quelques mois. Ce que je ne m'avoue qu'à moitié, c'est qu'il s’agit surtout de mes derniers jours de liberté avant de prendre la relève ; à partir de la fin du mois, ce sera à mon tour de m’occuper de ma fille.

Je quitte donc la Réunion en compagnie d'E. alors qu'au travers du hublot je vois une pluie drue inonder le tarmac de Rolland-Garros. Dehors, il fait chaud et moite, comme pour préfigurer ce qui nous attend là-bas, plus au nord, sur cette terre de France perdue au milieu du canal du Mozambique. A l'intérieur de l'avion, un vieux 737 d'Europe Airpost affrété par Air Austral, j'apprécie une nouvelle fois le luxe d'un voyage aux issues sans voisin, uniquement dérangé par toutes ces questions sans réponse que je me pose au sujet de Mayotte.

Dès l’arrivée, je suis comme happé ; je retrouve l’Afrique. Alors que les uniformes et les panneaux de signalisation propres à la France sont tout de même plus discrets que les femmes en boubou, l’état des infrastructures me rappelle plus le Congo que Neuilly-sur-Seine et la chaleur, insupportable, finit de me rappeler où je suis. En sortant de l'aérogare, nous prenons place à bord d'un taxi collectif conduit par un Mahorais en sueur portant une coiffe traditionnelle et rejoignons en moins de dix minutes l'embarcadère de Dzaoudzi. De là, la traversée vers Mamoudzou dure un bon quart d'heure. Tandis qu'on laisse s'échapper Petite Terre, les reliefs de la Grande apparaissent enfin. Là, entre deux eaux, oscillant entre deux terres, je retrouve au loin les points culminants de Mayotte : au sud, le Choungi, devant moi le Pili Pili et le Bénara et derrière Mamoudzou, le Combani. Ce qui saute aux yeux, pour un Réunionnais, c’est qu’en dehors dela capitale, l’ensemble du littoral est constitué de forêts. Oui, de temps en temps, j’aperçois bien un village ou une plage, mais dans l’ensemble, c’est comme si l’île entière était recouverte d’une épaisse forêt tropicale.

En débarquant, le choc des cultures se vit de manière frontale. Assises à même le sol, les bouénis (1) bariolées vendent leurs fruits et légumes quand les hommes se chargent d'aller à la rencontre du client potentiel en brandissant leurs chinoiseries. Les trottoirs, les bâtiments, tout est crade, usé, rapiécé. À part peut être, à droite, le nouveau marché couvert. Il fait chaud, il fait très chaud, et c'est dans la douleur que nous parcourons les neuf-cent mètres qui nous séparent du loueur de voitures. Un instant, entre deux villes, nous longeons la mangrove qui dévoile à marée basse les affres que lui font subir l'inconséquence des hommes : dans la boue qui se mêle au sable, on devine les papiers et les aluminium, les canettes et autres bidons gras.

Je m’empresse de quitter les lieux en mettant la clim’ à fond dans la voiture. La route n’est pas trop mauvaise, seulement, suivant les caprices du littoral, elle n’est véritablement qu’une succession de virages. La vitesse s’en trouve limitée ; on dépasse rarement les 60. Trente minutes après, nous sommes déjà à Bandrélé. Là, nous déposons en coup de vent nos affaires chez nos hôtes car il s’agit ne n’avoir jamais rien dans son coffre alors que la voiture stationne. Il est même recommandé de ne jamais la verrouiller... On se presse. Je tiens à arriver à N’Gouja, dans le sud- ouest de l’île, au moins une heure avant le coucher du soleil pour pouvoir nager avec les tortues, toujours présentes à cet endroit de l’île.

Ravis, nous arrivons à l’heure prévue.Déçus, ce sera pour constater que la mer est grosse et qu’une honnête drache commence à s’abattre sur la plage. Nous nous consolons avec une glace industrielle au bar du Jardin Maoré avant de rentrer au gîte. Il fait nuit à 18h ; il est trop tard pour profiter de la belle vue depuis la terrasse. En contrebas, le bruit de la mer nous donnerait presque envie de dormir porte et fenêtre ouvertes. Seulement, l’humidité accablante ne se corrige qu’avec la clim’, fenêtre fermée, et si le gros portail à l’entrée du jardin nous sécurise depuis la route, nous savons bien que le voleur rode et arrive de la mer par ce même chemin que nous emprunterons plus tard pour quitter le rivage en kayak. Nous fermons donc aussi la porte. Trois moustiques mutants passent. Nous nous endormons.

Samedi 26

Désormais à l’aise, en voyage, avec l’idée de me laisser porter par le mouvement, j’accepte de partir en mer ce jour plutôt que lundi et grappille au passage une substantielle économie. Nous roulons donc trente minutes de Bandrélé au ponton de Mamoudzou en traversant les villages qui se réveillent doucement. Il est 7h30, le soleil cogne déjà fort ; sans la clim’, je serai déjà trempé de sueur. Au ponton, bercé par la brise de mer, je supporte bien l’attente de notre navire avec quelques dizaines de couillons en partance comme nous qui à la plongée, qui en excursion.

Donatien, capitaine 200, me donne l'idée d'être frais comme au premier jour bien que son métier soit des plus routiniers. Affable, patient et extrêmement sympathique, il envoûte ses clients en leur contant le lagon, ses petits secrets et ses grands mammifères. Il m’apprend même, pauvre de moi, que si le requin est un poisson, le dauphin lui, est un mammifère. Subtil. Aussi, fort de ces explications, je décide de me jeter à l’eau entre la barrière de corail et ces îlots paradisiaques qui font la réputation des cartes postales. Oui, je trouve le courage de me mettre a l'eau en pleine mer, à ceci près que ma main reste solidement attachée à l'échelle du navire. Les autres eux, nagent avec vigueur vers les dauphins et autres raies manta désormais à portée de main. Moi, j’ai bien trop peur de l’eau ; je vivrai l’émerveillement depuis le pont.

A proximité de l’îlot M’Tsamboro, nous buvons un punch coco sur un îlot de sable blanc. L’eau est turquoise, le ciel bleu, nous sommes tous ravis d’échapper à la pluie qui était pourtant prévue. À quelques miles, la terre. Et un radar bien visible. Un des quatre radars affectés à la surveillance des côtes et qui indique chaque nuit aux autorités dépassées la présence de kwassas (2) dans les eaux territoriales. Un moment, je me retrouve seul avec Pascal et Jean-Pierre, deux gendarmes en repos aujourd’hui et qui consentent à me raconter brièvement leur quotidien. Brièvement, ça donne ça :

"Notre boulot revient à vouloir écoper l’océan avec un dé à coudre."

Alors pourquoi ne pas stopper l’immigration à la source ? Pourquoi ne pas patrouiller toutes les nuits dans les eaux internationales, à mi-chemin entre Anjouan et Mayotte ? Ou plutôt, pourquoi n’ont-ils réellement patrouillé qu’au plus fort de l’état d’urgence alors qu’il faudrait le faire chaque nuit ? Je n’obtiens pas de réponse. Juste une sorte de parallèle entre ici et la Guyane, juste une légère comparaison entre les orpailleurs surarmés de la jungle équatoriale et les pauvres bougres en guenilles qui tentent ici le tout pour le tout. Sauf que ces pauvres bougres qui représentent à ce jour 40% de la population de l’île saturent les salles de classe, les centres de rétention et les services de soin jusqu’à la Réunion. Moi, je trouve ça prodigieux que notre gouvernement ne se donne pas les moyens d’œuvrer en amont et laisse à ses ouailles le soin de s’en dépatouiller. Oui, c’est cette même France qui donne des leçons aux autres, qui fait si bien pression sur certains pays et qui inflige des embargos. Cette France là doit bien avoir les moyens de la dissuasion ? Pourquoi est-elle si fébrile à l’idée d’être ferme ? La culpabilité ?

A plusieurs reprises, nous nous arrêtons pour nager avec masque & tuba dans ce lagon à la nature encore préservée. L’endroit est exceptionnel, l’instant magique. Le soleil qui joue à cache cache avec les nuages illumine comme un stroboscope fonctionnant au ralenti les coraux blanc, violet, rouge et bleu autour desquels tournoient des milliers de poissons multicolores. Devant ces tombants (3) véritablement renversants, je ne peux m’empêcher de faire le parallèle entre le calme et la beauté du littoral et le drame humain qui se joue à l’intérieur des terres.

Il ne pleuvra guère que lors du retour, bien à l’abri de notre Peugeot 107. Ce soir, nous dînons traditionnel au ZamZam, un restaurant sans prétention pourtant délicieux situé dans le centre Bandrélé, entre la tôle ondulée et les barreaux qui façonnent les habitations et l’Hôtel de ville couleur terre cuite flambant neuf.

Dimanche 27

Quand E. part plonger, je tente sinon le diable, la rapide balade au départ de Tsingoni vers la cascade Soulou. Évoluant pourtant au sein de ma République, j’y vais la peur au ventre, incapable de me défaire de ces histoires de violence et de racket qui ont lieu sur les terrains de randonnée. C’est ainsi. Tout ce qui ne se gère pas en amont se paie toujours au bout du compte. Que ce soit dû à l’immigration ou aux adolescents légaux délaissés. Après une descente glissante derrière les dernières maisons de Tsingoni, je me retrouve bloqué devant un marécage inextricable. Finalement, à défaut de bandits, ce sont les pluies diluviennes de la veille qui stoppent ma progression !

Je rebrousse alors chemin puis fait le taxi pour tuer les quelques heures d’attente. J’avance sans but réel. Je prend, je dépose. Je discute, ou non. J'embarque des Malgaches, des Mahorais mais j'embarque aussi et surtout des Comoriens. Chose curieuse, ce sont ces derniers qui parlent le mieux français ; ce qui permet à Ibrahim de me raconter sa vie :

- "Tu vas aller un jour à Grande-Comore ? C’est un pays magnifique ! - Ah oui ? Si c’est si magnifique, pourquoi tu restes à Mayotte alors ? - Hum... Très bonne question..."

Après quelques instants de réflexion, il m’explique :

- "Oui, ici je n’ai pas de travail. Mais ici il y a de l’eau et de la lumière."

De la lumière ? Je cherche. Je réfléchis... Ah oui ! Jean-Louis Borloo : Energie pour l’Afrique ! Pas d’électricité, pas de lumière. Alors que la lumière, à la nuit tombée, c’est véritablement la tranquillité. Moins de viol, moins de vol, moins de crime, moins de complot. J’explique à mon tour à Ibrahim comment même les Mahorais éprouvent des difficultés à trouver du travail. Et je lui fais un cours express de planning familial. Au final, Ibrahim fera comme tout le monde : il travaillera au noir pour un Mahorais qui, en contrepartie, ne le dénoncera pas. Ce qui ne l’empêchera pas de vivre caché dans les montagnes derrière Mamoudzou, à jouer au chat et la souris quand les gendarmes seront d’humeur...

Je ne comprends vraiment pas le jeu de la France. Si nous sommes véritablement gouvernés par la démagogie, les français eux sont plutôt généreux. Et s’ils ne le sont pas, la morale sociale aura tôt fait de les culpabiliser pour qu’ils rentrent dans le rang. En Métropole, on impose aux citoyens une immigration comprenant une part non négligeable de gens non assimilables pour ensuite clamer haut et fort les vertus du vivre ensemble ! Ici à Mayotte, on laisse s’infiltrer, sans réellement légiférer, une immigration régionale qui à terme fera imploser l’île. En attendant que les Mahorais réalisent qu’ils se sont fait duper par un gouvernement de pacotille, ils font comme la plupart des gens : ils accueillent, ils tolèrent. Si je suis incapable, moi, de refuser une course à un illégal, comment pourrais-je critiquer ceux qui les soignent ?

De retour à Mamoudzou, je me pose près du ponton et sirote une THB au Camion Blanc. Je repense à l’Afrique et à sa logique pourrie. Au-delà de la notion même de contraception, les gens y font des gosses à tour de bras pour assurer leur propre survie. Plus ils ont d’enfants, plus ils s’assurent d’être pris en charge. Et c’est intéressant de constater que plus on grimpe dans l’échelle sociale, moins les gens font d’enfants. En effet, en capitalisant sur deux ou trois enfants, en leur donnant les moyens d’étudier, ils s’assurent tout autant leur survie. Mayotte, c’est la croisée entre deux mondes. Alors que dans les années 80 on enseignait aux Mahoraises la règle du 1, 2, 3 STOP, leurs consœurs comoriennes rattrapent le temps perdu en moins de temps qu’il n’en faut pour le dire. Ça me rappelle vaguement le Kosovo. Oui, si les 25 naissances quotidiennes (4) de l’île assurent aux parents leur survie, elles assurent surtout aux Comores la réappropriation prochaine de leur île dont l’avenir fut scellé en 1841. Ou, pour reprendre le mot de Philippe Boggio : la migration à outrance, comme une forme de revanche historique.

Ici, au Camion Blanc, quelques souvenirs me reviennent alors que je regarde cette clientèle hétéroclite qui s’agite sur des trottoirs cramés entre la mer sale et deux poubelles défoncées. Le jour, on croise plutôt de pauvres hères en quête d’une ivresse passagère. Le soir, les M’zungus viennent dépenser leur majoration de salaire. Le cadre, je vous l’assure, n’a rien de bucolique. Je pense que c’est un art de vivre, ou est-ce simplement le seul endroit où l’on puisse se retrouver ?

Nous retournons ensuite déposer nos affaires à Bandrélé avant de revenir sur nos pas, pour déjeuner à Sakouli, sur l’une des deux plus grandes plages de l’île. Au beau milieu d’un weekend pascal l’établissement est bondé. Tout comme pour N’Gouja, le chemin d’accès à la plage, impraticable, est largement saturé de voitures stationnant en dépit du bon sens. Imaginez ! Deux grandes plages sur une île et pas même une route digne de ce nom avec de quoi garer la centaine de véhicules qui y stationne chaque weekend ! Décidément, je ne comprends pas ce qui pousse les gens à vivre ici. Nous déjeunons au bar, chacune des terrasses situées sous un gros baobab étant prise d’assaut. Quant au kayak, nous n’y pensons même pas ; tous les équipements sont loués pour la journée.

Fort heureusement, nos hôtes à Bandrélé ont la gentillesse de nous prêter les leurs aussi, c’est ravis et pleins d’énergie que nous partons en début d’après-midi à la conquête de l’îlot Bambo situé à quelques quarante minutes de pagaie. Entouré d’un tombant auquel on accède en quelques coups de palmes, cet Îlot sauvage et inhabité peut aussi être contourné à pied en une demi-heure. Pour multiplier les points de vue tantôt vers la terre, tantôt vers le large, je m’amuse à escalader les gros pitons rocheux que vient lécher la marée montante. Parfois, fruit de la paranoïa ambiante, je crois deviner des yeux qui m’observent depuis la haute futaie qui coiffe l’îlot.

Ce soir, au ZamZam, je mange un mataba en dégoulinant littéralement. Pas que ce plat soit épicé, non, mais que l’atmosphère encore plus lourde que la veille soit manifestement saturée d’humidité.

Lundi 28

Pas résignés, nous retournons à N'Gouja avant les heures maudites d’un lundi de Pâques. A cette heure matinale, le chemin est aussi pourri qu’à toute heure de la journée mais il offre au moins l’avantage de pouvoir s’y garer convenablement. Puis c’est véritablement le festival de la tortue de mer ! En nageant quelques dizaines de mètres en direction du large, on survole les herbiers où se nourrissent les tortues. Évoluant par cinq ou six mètres de fond, accompagnées ou non d’un poisson rémora, elles ne dévoilent réellement toute leur grâce que lorsqu’elles remontent à la surface.

Avant de rentrer à Bandrélé, nous entreprenons le tour de la presqu’île de Boueni, l'occasion pour nous de voir ce qui se fait partout sur l'île, à savoir des Hôtels de Ville tout neufs érigés au beau milieu d’un capharnaüm de tôles et de détritus. Mayotte, premier importateur de tôle ondulé au monde ? Quoique. Ah non, c'est l'Afrique. Oui, c'est bien ce que je disais. Ah... Qu’elles sont loin ces belles propriétés canadiennes qui se passent de barrières. Ici, je ne vois pas de pelouse. Je vois de la boue. Je vois des gens qui traînent dehors jusqu'à pas d'heure comme s'ils se réchauffaient au lampadaire du coin. Mais leurs conversations, je n'en doute pas un seul instant, valent cent fois plus que celles de la télévision. Et c'est une bonne chose que cette dernière n'ait pas été ici aussi démocratisée que dans le reste du monde occidental. Ici, les gens se parlent. Et ça c'est chouette.

- Excusez moi, on cherche la Baie des Tortues ! - Ha ? Je ne sais pas. Il faut demander... - Bah, c'est ce qu'on fait, non ?

On a bien ri !

Songeant à rejoindre Mamoudzou, nous quittons un peu un regret L. & Y., un couple charmant qui donne l’impression de vivre en paix sur cette terre controversée. Sur la route, nous prenons en stop quelques uns de ces éternels marcheurs avant que la pluie ne tombe encore. L’image de ces gens qui marchent au bord des routes reste pour moi propre à l’Afrique. Pas assez d’argent pour se véhiculer, pas assez de gens pour organiser des transports en commun fiables et réguliers. Quand je dépose la voiture de location, je m’étonne quand même que personne ne s’arrête pour me prendre en stop sur le kilomètre qui me sépare du ponton... Ça valait bien la peine que je trimballe hier la moitié de l’île pour me retrouver aujourd’hui au bord de la route, cramé par le soleil, contraint de prendre un taxi collectif !

Puis l’après-midi s’enchaîne à merveille : déjeuner au Camion Blanc, traversée en barge vers Petite Terre, installation au Rocher, un hôtel vieillissant mais bien situé et randonnée vers les plages jumelles de Moya. Quand il est l’heure de partir en randonnée, il ne reste qu'un taxi tout pourri qui attend près de la barge. Son conducteur accepte avec joie de nous mener à Labattoir, commune de France, ou plutôt à l’arrière de cette dernière, au point de départ du sentier. Pourtant, aussi trivial que puisse paraitre le nom de ce charmant village, le traverser aura suffi pour convenir qu’il ne porte pas si mal son nom : de part et d’autre des ruelles crades et défoncées, la tôle ondulée brille en plein soleil. Un chien finit de vider ce qui doit être une poubelle. Deux ou trois chèvres traversent sans regarder.

On démarre le chemin menant au Lac Dziani, puis je me laisse porter. Je décide des bifurcations à l’instinct, aidé tout de même par l’omniprésence de la mer encore plus manifeste sur cette petite terre. Signe que le sentier n’est plus entretenu, nous marchons dans les broussailles hautes. Par endroit, nous admirons des vues époustouflantes sur le lagon, la Grande Terre, le lac vert de souffre au sein du cratère et les plages de Moya auxquelles nous accédons par un sentier abrupt. Sous le regard incrédule des roussettes à l’envergure impressionnante, nous y descendons et nous y nageons puis à 17h30, remontant du parking, j'arrête une voiture : Pierre consent à nous ramener vers la ville. Ravis de n’avoir pas à marcher deux bonnes heures sur cette route désastreuse et bénissant son Duster poussiéreux, j’interroge Pierre sur sa vie mahoraise. Employé d’une entreprise du bâtiment de renom, il mène à Mayotte la grande vie d’expat’. Il est souriant, enjoué, il apprendra demain le lieu de sa prochaine expatriation. L., son garçon de trois ans ne comprend pas tout. Il aura toute sa vie pour digérer tous ces voyages et ces déménagements. En tout cas son père est un chic type, il fait un petit détour et nous ramène au Rocher avec un grand sourire. Et c’est alors que la pluie commence à tomber ! Deux minutes après, le ciel nous tombe littéralement sur la terre en faisant ce bruit si particulier du Concorde au décollage.

Le timing est parfait. Seul bémol : pour les tortues, c’est foutu ! Si les plages de Moya sont réputées pour les pontes nocturnes, ce soir, personne ne voudra nous conduire au bout de cette route impossible. Je reste rationnel, on ne peut pas tout obtenir. E., elle, souhaite noyer sa déception dans une pizzéria. A Dzaoudzi. Un lundi soir. Tandis qu’au dehors tout est éteint, j’avise une dame fermant le rideau de ce qui était jusqu’alors notre unique chance. C’est la patronne. Elle ne faisait que passer pour régler des papiers. Elle propose de nous rapprocher de Pamandzi, seul espoir de salut gastronomique. La pizzeria de son mari ne paie pas de mine mais elle fera le job et une fois rassasiés, nous sommes même reconduits à l'hôtel. Je découvre à Mayotte un concept intéressant : si chez nous on passe commande, ici, on apporte les clients !

Mardi 29

Nous quittons. Face à Grande Terre, le grand aérogare tout neuf survit grâce à un ingénieux système de courants d’air. Depuis la salle d’attente au premier étage, devant le spectacle saisissant d’un magnifique arc-en-ciel surplombant l’archipel, je ne m’explique toujours pas cette nostalgie qui m’anime. Nous décollons face au sud et, laissant sous notre aile l’exubérante vie sous-marine de la passe en S, nous saluons d’un dernier regard cette terre au destin aussi compliqué qu’inattendu.

Epilogue

L’archipel des Comores est géographiquement composé de quatre îles principales : Grande- Comore, Mohéli, Anjouan & Mayotte. Si cette dernière est française depuis 1841 (5), les trois autres îles, divisées en royaumes ou sultanats distincts, deviennent en 1886 des protectorats sous l’autorité du gouverneur de Mayotte (colonie). En 1946, séparées administrativement de Madagascar, les quatre îles forment alors un Territoire d’Outre-Mer. C’est la première fois de leur histoire qu’elles existent en tant qu’entité unie et reconnue. Au décours du processus de décolonisation voulu par l’ONU, le référendum de décembre 1974 est sans appel : Mayotte vote pour son maintien dans la République ; les trois autres îles, pour leur indépendance. Seulement, et c’est toute la subtilité, fallait-il considérer le vote île par île ou bien dans son ensemble ?

Les Comores s’appuient sur la résolution 3385 du 12 novembre 1975 qui, en réaffirmant la nécessité de respecter l’unité et l’intégrité territoriale de l’archipel (elle cite les quatre îles), impliquerait tacitement que les Comores ne sauraient être sans Mayotte (6). Cette résolution de l’Assemblée Générale n’a qu’une valeur facultative ; à l’inverse d’une résolution du Conseil de Sécurité, elle n’est pas contraignante.

La France elle, s’appuie sur un second référendum tenu début 1976 qui réaffirme la volonté de Mayotte de rester française. L’ONU n’en conteste pas le caractère démocratique pourtant, elle le déclarera nul et non avenu (7). Que la France ait entendu le message des Mahorais, c’est beau, c’est sport. Mais que la France n’ait pas pris la peine d’imposer a minima que les Mahorais parlent français me pose question. Comment s’affranchir alors de la question du colonialisme ? Où sont les notions de partage, d’entraide ? Comment vivre ensemble si on ne parle pas la même langue ? À Mayotte, à défaut de vivre ensemble, les Blancs tiennent les postes clés avec majoration de salaires quand la plupart des Mahorais vivent avec moins de cent euros par mois.

Après que l’ONU ait réaffirmé ses positions fin décembre 1994 (8), Edouard Balladur met fin à la libre circulation des personnes entre les Comores et Mayotte (9). Depuis cette date, la France considère comme clandestins ceux que les Comores considèrent comme autochtones sillonnant entre îles à l’image de leurs aïeux. Les associations de défense des migrants hurlent au scandale, les Comores parlent d’un mur de division, la France elle, applique son règlement. Chaque nuit en mer entre Anjouan et Mayotte, deux personnes en moyenne meurent noyées.

La raison familiale est souvent invoquée, comme pour mieux cacher les raisons médicales et la raison suprême : accoucher en France. Il est presque plus simple de risquer sa vie sur un kwassa que de se faire soigner aux Comores. Au Centre Hospitalier de Mayotte, où il n’est pas rare de traiter des pathologies ou des situations dignes de la médecine humanitaire, les femmes enceintes deviennent une arme d’immigration massive. Alors que mon pays pratique 230 000 avortements par an, je reste abasourdi devant la condescendance emprunte de repentance avec laquelle la France traite les femmes enceintes Comoriennes. Prises en charge à Mayotte, il suffit d’un rien pour les faire évacuer et hospitaliser à la Réunion aux frais du contribuable. Et si l’on diagnostique un souci majeur chez l’enfant à naître, on ira jusqu’à les transférer à Paris ! Dans les deux cas, à la Réunion ou à Paris, ces femmes sont assignées à l’hôpital ; en situation irrégulière, elles ne peuvent évoluer à l’extérieur. Pendant ce temps, à la Réunion et en Métropole, des dizaines de milliers de personnes qui vivent largement sous le seuil de pauvreté n’ont pas accès aux soins...

Peut-on lier délinquance et clandestinité ou est-il plus juste d’assumer que la jeunesse mahoraise, rebelle et dévoyée, est tout aussi responsable, sinon entièrement, du climat d’insécurité qui règne sur l’île ? Les cambriolages, les vols, les agressions, les chiens torturés à mort en pleine nuit, c’est l’affaire des clandestins ? Avec une telle inégalité sociale, avec autant de promesses non tenues, avec une telle démagogie, sans pour autant l’expliquer, je pourrai presque comprendre cette violence devenue sur l’île de plus en plus palpable. D’un côté, de jeunes Mahorais en colère, de l’autre, de jeunes Comoriens, abandonnés avec raison par leur parents reconduits (10) et qui s’entassent dans des bidonvilles aux abords de Mamoudzou. Et pour gérer tout ça, pour consoler, canaliser, une Aide Sociale à l’Enfance dont les moyens sont complètement sous évalués.

Enfin, ce qui me pose aussi question, c’est l’incroyable rupture entre l’ambition départementale et les moyens mis en oeuvre. Il y a quelque chose de louche. Pourquoi une telle urgence quand bien même la Cour des Comptes relevait dix ans auparavant les difficultés générées par une telle entreprise (11) ? Pourquoi le reste de la République n’a-t-il pas été consulté sur la question ? N’aurait-il pas été judicieux d’entreprendre les réformes de fond avant la départementalisation ? Agencement des rues et numérotation, réforme du droit coutumier, gestion du foncier et du cadastre, alphabétisation des populations pour ne citer que cela. Alors qu’à l’évidence, le pilotage de l’État dans le processus de départementalisation a été bâclé, je sens comme une odeur d’orgueil et de cupidité dans cette décision ; je ne crois pas en l’altruisme de ma République.

S’il apparait à l’issue de cette brève analyse que la présence française à Mayotte n’est pas si contestable, il n’en demeure pas moins que la situation sur l’île est, sinon le laboratoire du manque de courage politique, au bord de la catastrophe. Les autorités se voilent la face ! Si les subventions et autres dotations sont directement liées aux chiffres officiels, elles prennent en compte 200 000 âmes quand il se vend sur l’île l’équivalent en riz de 300 000 bouches ! Les écoles sont saturées d’élèves et désertées des professeurs. Les hôpitaux sont saturés de patients mais désertés des médecins. Et la délinquance, galopante, est aussi peu prévenue que réprimée.

Pour permettre au peuple Mahorais de vivre convenablement, le législateur devra faire voter une loi plus stricte quant au droit du sol (12) pour dissuader enfin l’immigration obstétricale. Et si l’État doit véritablement revoir sa copie en reprenant point par point les éléments en faveur d’une départementalisation réussie, le Département devra lui se donner les moyens d’investir correctement les missions et responsabilités qui lui ont été transférées. Alors alphabétisée et forte de son identité, Mayotte pourra entrer de plain-pied dans la République : à l’égal des autres départements, prenant conscience de ses devoirs elle pourra enfin jouir pleinement de ses droits.

NOTES :

1 Les Bouénis sont à Mayotte les femmes qui ont un certain âge et, pour avoir en général porté de nombreux enfants, en ont conservé une corpulence respectable...

2 Petits canots de pêche rapides de 7 mètres, à fond plat et nantis de deux moteurs qui tanguent énormément (comme les corps en mouvement sur la danse congolaise éponyme).

3 Un tombant est une paroi rocheuse sous-marine très vivante donc riche à explorer.

4 www.clicanoo.re/...mp;id_article=506782

5 Andriantsoly hérite du sultanat en 1832. Conscient des menaces qui pèsent sur son île et souhaitant en préserver l'autonomie île face aux autres souverains comoriens, il se tourne vers les Français qui viennent de s'emparer de Nosy Be (Nord-ouest de Madagascar). Le 25 avril 1841, le sultan vend Mayotte à la France (Louis-Philippe Ier) en échange d’une rente viagère et d’autres avantages. Ce traité est ratifié officiellement par l'État français en 1843.

6 www.un.org/...%28XXX%29&Lang=F

7 www.un.org/.../RES/31/4&Lang=F

8 www.un.org/...RES/49/18&Lang=F

9 Le gouvernement d’Edouard Balladur décide, le 18 janvier 1995, d’instaurer un visa aux conditions draconiennes pour contrôler l’entrée des Comoriens sur le territoire de Mayotte

10 L'article L. 511-48 prévoit qu’un mineur de 18 ans ne peut pas faire l'objet d'une procédure de reconduite à la frontière.

11 La Cour des comptes rend public, le 13 janvier 2016, un rapport thématique consacré à la départementalisation de Mayotte. Mise en œuvre dans un contexte socio-économique préoccupant, marqué par une forte démographie et une importante immigration irrégulière, cette départementalisation rapide a été mal préparée et mal pilotée. La situation financière du Département et des communes de Mayotte est dégradée. Le manque de clarté des perspectives financières dans lesquelles s’inscrit cette évolution institutionnelle complique encore la situation. Les préalables identifiés dès 2008 dans le « Pacte pour la départementalisation » n’ont pas été remplis en temps voulu : alignement de la réglementation et de la législation applicables, passage à la fiscalité de droit commun, problématiques foncières, notamment. Face à l’urgence de répondre aux besoins d’infrastructures de base (eau, assainissement, habitat, constructions scolaires) et aux problèmes sociaux que connaît l’île (aide sociale à l’enfance, chômage, notamment), le Département et l’État doivent dresser des priorités claires et entreprendre sans délai la mise en œuvre des mesures appropriées : www.ccomptes.fr/...9/2110702/version/1/ file/20160113-rapport-thematique-departementalisation-Mayotte.pdf

12 Pour les enfants nés en France de parents étrangers, c’est le "droit du sol" qui s’applique. L'enfant obtiendra donc la citoyenneté française à 18 ans, sous certaines conditions : posséder un certificat de naissance en France, résider en France et y avoir vécu durant au moins cinq ans depuis l’âge de 11 ans. Avant sa majorité, il peut acquérir la nationalité sur demande de ses parents (entre 13 et 16 ans), ou sur demande personnelle (entre 16 et 18 ans), avec des conditions de durée de résidence en France.
Loin de la retraite mais déjà j'y pense
by Laury13 · 2016-05-11 · 37 replies
Salut tout le monde,

Je ne sais pas si je poste dans le bon post, mais j'ose quand même, vu que c'est le post des "réflexions des voyageurs".

Je suis encore loin de la retraite, mais, pour X raisons, je commence à déjà penser où irais-je vivre ma retraite.

Comme vous je pense que du fait d'aimer voyager, cela ne me pose à ce jour pas trop de problèmes sur le fait d'une éventuelle expatriation pour ma retraite.

En effet, lorsque je voit quel type de bien l'on peut s'offrir en achat ou en location, je me dis que cela ne vaut pas la peine de se priver de faire de sacrées économies, sans parler, bien entendu d'avoir le soleil en plus.

Il va de soit que je suis tout à fait consciente que d'ici là, bien de l'eau coulera sous les ponts, peut-être même que l'âge du départ à la retraite aura encore été décalé...

En tous cas, ça fait déjà quelque temps que j'y pense et que je me rends sur des forums afin de regarder au jour d'aujourd'hui avec un montant de X comme retraite, qu'est-ce que je trouve comme bien à un prix moindre du loyer que je paie à ce jour.

Suis-je la seule ou bien y-a-t-il d'autres personnes comme moi qui ont déjà commencé à prospecter ?

Merci pour vos réponses : Laure
Corsair, scandaleux
by Sergine · 2016-03-29 · 86 replies
Je ne sais pas si le problème vous est arrivé, mais ce que nous rencontrons avec la compagnie Corsair ne manque pas de nous scandaliser. En effet, alors que nous prenons soin à chacun de nos voyages de réserver des vols directs (ce sera la 3ème fois que nous allons à l'île Maurice), Nous avons procédé comme d'habitude pour ce voyage en octobre. Nous avons choisi, une fois de plus, la compagnie Corsair qui nous a donné, jusque-là, toujours satisfaction. On a bien pris soin de demander un vol direct car ma femme a peur des décollage et atterrissage. Chose faite, billet payé, nous recevons un mail de confirmation et, surprise, on apprend seulement à ce moment qu'une escale technique est prévue à Saint Denis de la Réunion. Aussitôt nous interrogeons la compagnie en précisant bien que sur leur site aucune escale avant réservation n'était indiquée. Réponse de Corsaire : comme vous ne changez pas d'avion, ce n'est pas considéré comme une escale conformément à nos conditions générales. Et ils n'ont rien voulu savoir, ni pour une annulation, ni pour un geste commercial de quelque nature que ce soit. Or, conditions générales ou pas, il auraient pu indiquer dès le moment de la réservation si escale technique ou pas il y avait. Il y a là tromperie manifeste car comme un chat est un chat quelque soit sa race, une escale est une escale. Ce post pour savoir si d'autres parmi vous ont rencontré ce genre de problème, mais aussi pour vous mettre en garde contre la compagnie et vous renseigner avant de procéder au paiement puisque ce n'est qu'après paiement qu'on parle de cette escale ! Mais bon séjour à l'île Maurice, un bien beau pays !
Arnaque vol de la Réunion à Maurice
by Vyfly · 2016-02-08 · 36 replies
Le vol de la Réunion à Maurice est l'un des plus chers au monde, à peine 40 mn de vol pour 330E, ce n'est pas justifié, il y a très peu de service sur ce vol, on vous sert juste un jus de fruit... D'autre part la compagnie est associé à Air France pour le transfert à Paris. Il y a peu de compagnies aériennes et donc les prix grimpent de 1100 à 1600E pour une place en économique de Réunion à Paris au mois de juillet, août ! A 1100E, vous avez payé le bas prix donc n'attendez pas à avoir un sourire de la part du personnel d'air France ! le personnel de l'ile Maurice vous prenne de haut, n'attendez aucun retour de leur part si vous avez des réclamations à faire. Vous achetez le billet avec un bagage, mais ils laissent souvent des bagages à Maurice et vous renvoie 2 ou 3 jours après. Et pour eux c normal... Et personne à la Réunion réagit, que font les associations de consommateurs?
Compte rendu: transatlantique MSC Orchestra du 23 novembre 2015 (Gênes - Fort-de-France)
by Spoutnikette · 2016-01-25 · 105 replies
bonjour,

j'ai enfin un peu de temps pour reprendre mon CR sur cette belle transat.🙂 je vous avais fait un CR des 5 escales des Caraïbes, pour ceux qui partaient quelques jours après notre retour, je vais commencer dès le début cette fois.🙂

Départ- le 23.11.2015

Nous partons le 22 novembre à minuit et demi de Lausanne, avec un bus MSC de la compagnie « l’oiseau bleu « . Ma fille nous amène en voiture, nous partons à 23h15 de la maison et sommes à Lausanne à 23h45. Une vingtaine de personnes attendent avec nous. Le bus arrive à minuit. C’est un bus à 2 étages. Le chauffeur nous coche sur sa liste et à chaque fois, prend les bagages et les met dans la soute, et on peut monter dans le bus. Quand tout le monde est coché, voilà qu’il reste un couple sur le trottoir, assez désemparé, ils ne sont pas sur la liste ! Ils déballent une valise sur le trottoir et cherchent leurs documents de voyage, et là, catastrophe ! ils se sont trompé, leur bateau n’est pas l’Orchestra, et ils se sont trompé d’horaire, leur bateau partait ce soir de Gênes , leur bus lui, partait ce matin de Lausanne !!! Le chauffeur leur propose de venir avec nous quand même, puisque de toute façon, ils devaient partir de Gênes, et de là, il leur faudra trouver un moyen de rejoindre la prochaine escale. Je ne voudrais pas être à leur place, les pauvres !!! Nous partons avec 5 mn d’avance. Le bus est confortable au niveau des sièges, mais que c’est coincé et étroit ! À mon avis, c’est un bus adapté pour un trajet d’1 ou 2 heures , mais sûrement pas pour un trajet de nuit de 8h30 !!! L’espace au-dessus de nos sièges , fait pour mettre les bagages à main est tellement étroit que nous devons pousser de toutes nos forces pour y faire entrer le sac à dos pourtant pas très plein, et même la mallette de notre ordinateur portable peine à y entrer ! quand à notre place, je mesure 1m58 et ai l’impression d’avoir les genoux complètement coincés, je touche le siège de devant , et garderai les jambes pliées tout le long du voyage, impossible de les étendre un minimum… Mon mari étant un peu plus corpulent que moi , nous sommes bien serrés à nos places, et en plus, n’ayant pas pu mettre le sac avec les jumelles et les appareils photos en haut, j’ai du le garder par-terre, entre mes pieds alors que je n’ai déjà pas assez de place , comme d’autres voyageurs, d’ailleurs, je ne trouve pas cela normal ! Ma seule autre expérience de croisière est avec Costa, et le bus à 2 étages que nous avions eu il y a 2 ans était très confortable et nettement plus large, c’était vraiment mieux. Je vais trouver le trajet interminable, impossible de dormir et j’aurai les jambes enflées comme des baudruches et très mal aux genoux à l’arrivée… Nous roulons jusqu’à 2h du matin, l, on s’arrête à Granges, le terminal de la compagnie où nous allons changer de chauffeur. Il y a une mini cafétéria libre-service avec des boissons chaudes et froides, des toilettes, on y reste entre 30 et 45mn. Un autre bus arrive et les gens qui en descendent montent dans le nôtre. Nous faisons enfin connaissance avec Saviesanneou, et son compagnon, connus sur un forum et avec qui je correspondais depuis 2 mois. On papote un moment avec grand plaisir, puis elle s’endort, la lumière est bleue, je n’arrive pas du tout à dormir, que c’est long… Le chauffeur a décidé de passer par le col du Simplon au lieu du tunnel du Saint-Bernard, étrange, fin novembre !… Et en effet, quand on arrive au col, il neige à gros flocons, il y a 10 cm de neige par terre, et en plus, cela glisse dessous ! le bus dérape, patine, se met un peu en travers, franchement, on est tous un peu tendu, et ceux qui dormaient sont réveillés ! On s’arrête et le chauffeur et son aide chaînent les roues, cela prend du temps. On repart, mais la chaîne qui est sur la route juste sous nos siège a un problème, ça fait un bruit métallique pas normal, taclang…taclang…

Le chauffeur s’arrête à nouveau, l’enlève, la remet , on perd à nouveau bien 15 mn …

Les gens qui ont raté leur bateau angoissent, ils ont passé leur temps au téléphone pour trouver une solution, mais ont peu de temps à Gênes pour rallier Rome à 500 Kms de là, où ils prendront un avion pour Bari, la prochaine escale de leur bateau.

Alors ce temps perdu ne les rassure pas, et je comprends !

On repart, la roue fait toujours un bruit bizarre, mais après une vingtaine de minutes de route, la neige disparaît, on s’arrête à nouveau, il enlève les chaînes, et on peut enfin rouler normalement.

À 5h du matin, on fait une pause d’1h dans un retauroute, où on peut prendre un croissant chaud tout frais avec des boissons chaudes , à nos frais bien sûr.on repart à 6h, et à 8h30, on arrive à Gênes. photos 1 et 2

On entre dans le terminal, nous obtenons le numéro un au check in, nous sommes les premiers à arriver.

On doit patienter, on discute avec nos nouveaux amis. On voit arriver l’Orchestra qui est amarré tout près.photo 3-

Ils font monter les embarquements prioritaires en premier, puis c’est notre tour. Nous montons un escalier roulant et arrivons dans une autre salle où nous attendons environ 15 mn.

Puis on peut passer la sécurité, faire la photo d’entrée , et on arrive dans une grande salle où du personnel MSC tout sourire nous offre des boissons et nous propose les différents forfaits boissons, ainsi que 15 % de réduction si on veut aller manger au restaurant payant « le Shangaï « .

Nous prenons des tickets pour des cocktails avec alcool pour mon mari, sans alcool pour moi, des forfaits café et un forfait bouteilles d’eau minérale.

Nous avons le forfait scheers compris dans la croisière, soit les boissons aux repas de midi et du soir.

On monte sur l’Orchestra à 11h15. Les cabines ne seront prêtes qu’à 13h30, alors on va manger à la cafétéria.

On se balade dans le bateau , on découvre , on traînaille jusqu’à 13h30 , où on rejoint notre cabine au pont 11, qui est prête. photos 4-5-6-7 -8

Elle est jolie, mais beaucoup plus petite que la balcon premium que nous avions eu sur le Costa Déliziosa, et surtout, il y a beaucoup moins de rangements !

Nous nous reposons un peu en attendant que les valises arrivent. , je lis le daily et voit que l’exercice de sécurité est à 17h15 au casino.

Nous les aurons les 3 l’une après l’autre , vers 14h30, ce qui sera l’occasion de faire connaissance de notre cabinier, Luciano. Très sympa, souriant, un gentil jeune homme.

Je commence à vider les valises , dur dur de tout caser…. Les valises elles-mêmes passent difficilement sous le lit… je devrai laisser tout ce qui est pour les Caraïbes dans la valise moyenne qui est moins coincée et que je pourrai tirer de dessous le lit facilement.

À 15h30, je réveille mon mari et nous descendons au pont 5 , où se trouve réception et bureau des excursions , un bar , un coin salon avec des hublots , il n’y a pas d’ascenseurs transparents comme sur le Déliziosa, mais un escalier sur 3 étages , avec une plate-forme au-dessus d’un plan d’eau avec un piano.

L’eau ruisselle de la paroi qui change de couleur selon les moments, c’est un endroit joli et calme qu’on aimait beaucoup. photos 9-10-11-12-13-14-

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