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Albanie: nostalgie
Albanie impressions et nostalgie
Le récit que je vais vous faire, consiste en un certain nombre de flashes et de sensations qui ont été les miens après trois années passées dans ce pays, entre 1999 et 2002. Ma perception des choses peut être plus ou moins erronée, voire partiale. Il est en effet sur un sujet aussi vaste, très difficile d'appréhender la situation en faisant abstraction de sa propre perception. D'ailleurs y a-t-il qu'une seule réalité?
Comme pour beaucoup de Français, l'Albanie représentait pour moi un pays très mystérieux dont on ne savait rien, et ce mystère m'a toujours attiré. C'est entre autre ce qui m'a conduit à me porter candidat pour aller y travailler.
Ce mystère était entretenu du fait de la conjonction d'une multitude de facteurs. Ma curiosité avait en outre été avivée par une discussion avec un pilote un peu avant mon arrivée à Tirana. Vers les années 1980 alors qu'il convoyait un avion vers la Grèce, survolant la mer Adriatique, il regardait très intrigué vers la gauche, car sa carte ne mentionnait qu'une vaste zone grise. De quoi laisser libre cours à tous les fantasmes.
L'Albanie représentait à mes yeux un pays du sud couvert de grandes montagnes désertes et hostiles avec la mer bleue en toile de fond comme en Grèce. Ce en quoi je ne m'étais pas trompé. L'hiver la montagne enneigée tombe dans la mer ionienne, et oui, l'Albanie, baignée par deux mers, l'Adriatique et l'Ionienne, ne s'étend que sur 28000 kilomètres carrés. L'Albanie, à l'image de ses habitants, n'a pas de complexe et s'affiche à l'image des grands. Sa population est de l'ordre de trois millions d'habitants, si proches et si différents d'un bout à l'autre du pays. Pays de bandits depuis la plus haute antiquité, où déjà à l'époque de la splendeur de l'Empire Ottoman les militaires turcs craignaient d'être affectés. Certaines des vallées du nord sont restées catholiques, car les sultans toujours pragmatiques, connaissaient le prix à payer pour réduire quelques tribus prêtes à tout pour garder leur indépendance. On se croirait presque en Gaule au temps d' Astérix et Obélix.
L'Albanie évoquait aussi pour moi un pays qui après un régime communiste particulièrement dur, venait de s'ouvrir au monde extérieur et dans lequel tout restait à faire. Enver Hoja avait poussé le culte de la personnalité très loin mais peut-être pas plus loin qu'un Staline ou un Ceausescu. Entre parenthèse, concernant ces deux personnages, je conseille les livres suivants:Béria vie et mort du chef de la police secrète soviétique de Thaddeus Wittlin (Elsevier Séquoia) et Horizons rouges dans les coulisses de la maison Ceausescu par l'ancien chef des services secrets roumains, le Général Ion Pacepa (presse pocket). Revenons à nos moutons!!! Là je débarquai avec ma formation et mes idées cartésiennes dans un monde bien différent de ce que je connaissais.
L'Albanie, c'est tout d'abord ce peuple marqué par cinquante ans d'un système aberrant et monstrueux, où la terreur et la délation s'étaient insinuées jusque dans la cellule familiale. Plus personne n'osait parler même à ses proches. La littérature albanaise actuelle est très fortement focalisée sur la narration de ce passé douloureux, à la manière d'un patient en séance de psychothérapie. Les auteurs à ne pas manquer sont Kadaré (Avril brisé, le général de l'armée morte...), Fatos Kongoli (peau de chien), Maks Velo, Ylet Aliçka (slogans de pierre) et Jusuj Vrioni. Ce dernier était jusqu'à sa mort, en 2001, le traducteur officiel d' Ismaël Kadaré. Il parlait un français parfait, dans les années trente il avait été major de sa promotion à HEC. Il est l'auteur d'un seul livre (à ma connaissance) à caractère biographique« Mondes effacés, souvenirs d'un Européen». Un soir je l'avais raccompagné de Dürres à Tirana et j'aurais aimé que le trajet soit cent fois plus long, tant sa conversation était passionnante.
L'Albanie, c'est aussi et surtout le pays de la rumeur, où il n'est jamais possible de situer la frontière entre la légende et la réalité. Des événements si déconcertants pour notre forme de pensée s'y sont passés et s'y passent encore. Lorsque vous vous déplacez, on vous prévient que les risques d'agression sont toujours si importants, que de nombreux Albanais n'osent pas bouger. Mais lorsque vous prenez votre courage à deux mains et que vous vous aventurez sur les routes pour vous rendre dans ces fameuses vallées perdues, où les troupes ottomanes avaient du reculer, vous découvrez une réalité albanaise bien différente de notre rationalité, qui met des frontières bien marquées entre ce pays et ses voisins. L'Albanie, c'est cet homme qui vous aborde de nuit dans un village à l'aspect lugubre et plongé dans une pénombre épaisse, et qui vous demande dans sa langue «t'as de quoi manger, t'as de quoi dormir», il ressent chez vous une certaine crainte et il vous offre spontanément le gîte et le couvert, dût-il vous donner son repas et se passer de manger. C'est aussi ce gamin qui habite au Monténégro et qui passe la rivière à gué pour venir à l'école dans un village du côté albanais. C'est aussi ces petits Albanais d'Albanie, que vous voyez jouer au football sous un mirador, et tout surpris vous réalisez que ce dernier est en Macédoine et que normalement il est destiné à empêcher les Albanais de passer la frontière. C'est aussi ce camion lourdement chargé qui arrive directement du Kossovo. Alors qu'il n'y a pas de route, il apparaît brutalement au bout du champ en pente, surchargé et penchant dangereusement. Mais l'Albanie, c'est aussi cet Albanais du sud, qui lorsque vous lui adressez la parole dans sa langue, fait semblant de ne pas comprendre et dans le meilleur des cas vous répond en grec, et qui traite d'Ottoman celui qui parle albanais. J'ai vécu des situations cocasses, posant une question en albanais, mon interlocuteur albanais me répondant en grec en demandant à mon épouse de traduire en français. Attention selon les villages dans la région de Dhërmi, de ne pas confondre entre « kali nirta »et « mirë mbrema », bonne nuit en grec ou bonsoir en albanais. Cependant, les Albanais ce sont toujours des gens très accueillants qui, bien souvent même s'ils n'ont rien, vous offrent tout. Ferais-je une comparaison avec une réunion de cadres supérieurs en France, où chacun à la pause fait bien attention de ne pas payer le café de son collègue à trente centimes d'euros. J'arrête là les comparaisons, mais cela m'a fait ressentir un malaise profond quant à notre société. Ce sont aussi, toujours des gens déchirés par ce passé terrible, qui n'en a épargné aucun et qui les a tous marqués de façon irrémédiable. Des familles toujours à la recherche de leurs morts, tués par le système répressif du dictateur Enver Hoja, qui dans leur quête d'indices payent les meurtriers. Quarante huit camps d'internement, 80 000 ou100 000 prisonniers politiques, internés ou relégués. La différence est simple, soit le camp de concentration avec barbelés ou l'exil dans une région éloignée avec interdiction de la quitter. Beaucoup d'Albanais croisent dans la rue et vous montrent leurs geôliers de l'époque communiste. De façon paradoxale, dans ce pays où la violence peut exploser brutalement, bourreaux et victimes cohabitent dans le calme, alors que la loi du Kanun (vendetta locale) maintient toujours cloîtrées de nombreuses familles dans la crainte de la vengeance par le sang. Ce qui se rapporte au passé tragique communiste semble être exclu du processus de vengeance. Sans doute avons-nous eu des démarches similaires dans d'autres circonstances en Europe de l'Ouest. L'Albanie, c'est aussi le procureur général d'une ville du nord qui un dimanche vous accompagne un gros pistolet à la ceinture, suivi de près par son garde du corps, et qui à chaque halte vous offre un double raki et, lorsque de temps en temps retentissent dans la montagne des tirs à la mitrailleuse lourde, il vous dit en souriant qu'il s'agit d'un mariage. Ce même procureur, lorsque le lundi matin, il vous fait visiter le palais de justice, vous explique que pour juger et condamner un bandit dangereux, il fait venir un juge de Tirana qui quittera le lieu du jugement immédiatement après la sentence pour éviter une rétorsion fatale immédiate de la part de la famille. L'Albanie, c'est aussi cette vallée reculée à l'extrême pointe nord du pays, où se situe le village de Vermosh. Le vieux berger qui vous offre le café, vous demande des nouvelles de la guerre. Vous lui demandez de quelle guerre il s'agit? Bien évidemment de la guerre en Afghanistan, s'empresse-t-il de vous répondre, tout étonné de votre incertitude .Puis d'un air malin, il vous précise qu'il a une fille qui habite à Miami et un fils à New York, quant au troisième enfant, un garçon casanier, il s'est arrêté à Rome. Ensuite il sort son téléphone portable, et vous montre d'un air moqueur sur la colline du côté monténégrin, le relais téléphonique serbe qui lui permet de communiquer avec ses enfants. Lorsque vous vous éloignez presque en pleine forêt de quelques dizaines de mètres de sa ferme, vous tombez sur le Monténégro et là apparaît un soldat serbe pas décidé à accepter le moindre franchissement de frontière. Son arme individuelle avec un baïonnette bien brillante vous enlève toute envie de plaisanter bien qu'il ne se montre pas menaçant. Mais depuis, le Monténégro a obtenu son indépendance et cela a peut-être changé. L'Albanie, c'est aussi les slogans de pierre, immenses inscriptions faites de cailloux peints en blanc et accrochés au plus haut aux flancs des montagnes, afin que l'on puisse s'imprégner de loin de la propagande du régime disparu d'Enver Hoja. Bien qu'à l'abandon depuis l'écroulement du régime au début des années quatre vingt dix, ces « œuvres » sont toujours très visibles .Certaines sont immenses et ont demandé pour leur construction le déplacements de centaines de personnes, qui devaient effectuer de nombreuses heures de marche pour arriver sur le site de travail, qui parfois durait plusieurs semaines du fait du gigantisme de certaines de ces inscriptions. L'Albanie, c'est aussi ces centaines de milliers de bunkers, soit petits pour le soldat soit gros pour une pièce d'artillerie, qui à eux seuls mériteraient un livre, sans parler de ces pieux métalliques en queue de cochon qui hérissaient le pays dans l'attente de percer les pieds des parachutistes de l'OTAN ou du Pacte de Varsovie. Du col de la route menant de Saranda à Girokastra, vous pouvez en dénombrer d'un seul coup d'œil plus de 600. Le regard embrasse en contrebas une large vallée faisant face à la Grèce. L'Albanie, c'est encore la ville de Korça, coincée entre la Macédoine et la Grèce, où reposent 640 soldats français, tombés au cours des guerres balkaniques. Ville de tradition française du fait de notre forte présence entre les deux guerres mondiales. Chaque année pour la commémoration du 11 novembre, l'attaché de défense français au côté de l'ambassadeur de France organise une cérémonie militaire, empreinte d'une grande émotion et il est difficile de retenir ses larmes lorsque les anciens élèves du lycée français entonnent leur répertoire de chansons françaises.
Outre ces clichés qui restent déconnectés de l'instant présent, l'Albanie actuelle est caractéristique d'un pays passé sans transition du communisme le plus absolu à l'ère du capitalisme le plus effréné, où liberté individuelle signifie pour beaucoup le droit de faire tout et n'importe quoi pour s'enrichir. Cette frénésie de liberté s'alimente à la source d'une double frustration, interne et externe. Interne, du fait du long régime carcéral imposé depuis la fin de la deuxième guerre mondiale; externe, à cause du dépeçage (selon le point de vue albanais mais, à mon sens, ils ont de bons arguments, lire à ce sujet le merveilleux livre du diplomate français Justin Godard « l'Albanie 1921 » Presses Universitaires de France), dépeçage donc de la zone de peuplement albanais décidé par les grandes puissances et ratifié par le traité de Londres en 1913 à la veille de la première guerre mondiale. Attention, je ne me range pas à leurs arguments, je dis simplement qu'ils existent. Les problèmes de territorialité dans les Balkans sont insolubles, car deux conceptions s'affrontent, la notion de nationalisme liée à une entité territoriale définie et fortement conceptualisée en Europe occidentale au 19 ème siècle et le concept ottoman permettant à des peuples de religions différentes de vivre sur un même territoire pourvu qu'ils acceptent la vassalité à l'Empire Ottoman. Chaque peuple en remontant dans son passé trouve de bons arguments pour revendiquer la terre sur laquelle il habite. Lire à ce sujet le livre très intéressant de Jean-Arnault Dérens « Balkans: la crise éditions Gallimard ». Pour stopper toute polémique, de cet état de fait, il résulte une grande confusion, exacerbée par le dysfonctionnement profond d'une société dans laquelle tout sens civique a disparu, car il est assimilé à un comportement communiste. Tirana est l'exemple le plus flagrant de développement anarchique. Cette ville de 700 000 habitants, y compris la conurbation qui englobe quasiment Dürres, à la démographie galopante due à l'exode rural pour cause de misère voit les immeubles pousser comme des champignons. Mais les capacités en eau et électricité ne suivent pas la demande et ne seront pas effectives avant longtemps, parce que les immeubles sont construits sur fonds privés et que les investissements structurants relèvent de fonds publics nationaux ou internationaux. Parler d'un pays pauvre n'est pas exact, dans la mesure où le prix du mètre carré est conséquent en ville, et tout s'achète en cash, en payant au fur et à mesure de la construction du bâtiment. Les voitures luxueuses sont légion, et même volées, elles ont un coût, car la longue chaîne des compromissions nécessaires pour passer les frontières et falsifier les papiers implique paiement. Ces modes de fonctionnement ne sont pas l'apanage exclusif de ce pays. Cela existe dans tous les pays qui viennent de quitter le communisme, et si l'on y regarde de près nos démocraties occidentales n'ont pas de leçons à donner. Sans citer de nom, chacun de nous aura immédiatement à l'esprit les traits de certains de nos hommes ou femmes en pointe qui ont été ou sont mêlés à des histoires pour le moins scabreuses. Cela me rappelle cette anecdote: tous les matins, un traducteur fait une synthèse des différents articles de la presse albanaise à l'intention de l'ambassadeur de France et de ses collaborateurs. Et ce matin hilarité générale, au lieu de traduire par république bananière, l'interprète a transcrit république en forme de banane.
L'Albanie, à l'image particulièrement ternie à l'étranger, outre ses maffieux très violents, est constituée d'une multitude de gens honnêtes et travailleurs, qui pour partie, ayant perdu espoir en leur pays sont partis travailler à l'étranger temporairement ou définitivement, légalement ou illégalement. De ce fait, une proportion non négligeable de l'élite intellectuelle fuit le pays à flot continu depuis dix ans. Tout le développement du pays en souffre gravement. La grande aspiration de l'Albanie consiste en l'intégration euro-atlantique. Ce sera sans doute à terme le moyen de réunir dans la paix les communautés serbe et albanaises. Je mets ces dernières au pluriel, car entre les différents pays des Balkans, Monténégro, Kossovo, Macédoine et Albanie il n'y a pas forcément une convergence de vue totale, mais c'est un autre sujet. Les choses évolueront lentement. J'en veux pour exemple, « les Comitadjis » livre qu'Albert Londres écrivit dans les années 20 au sujet de ces extrémistes croates agissant au sein des différents pays de la région et qui est loin d'être démodé un siècle plus tard.
L'Albanie que je vous ai présentée de façon peut-être partiale et de toute évidence partielle, car il y aurait tant de choses à dire, restera pour moi un pays fascinant. Terre sauvage et mystérieuse, pétrie d'archaïsmes, jetée dans le monde moderne, peuple balkanique, capable du meilleur comme du pire, semblable à ses voisins, qui tous vivent sur les vestiges d'une grandeur passée réelle ou imaginaire. Ce pays je l'ai profondément aimé, bien qu'on puisse en dire tout et son contraire, non parce que je m'y promenais comme un privilégié, mais en bonne partie parce que le peuple albanais m'a appris à redécouvrir un certain nombre de valeurs, que nous avons perdues en Europe de l'Ouest en partie à cause de la suspicion voire la peur que nous inspire notre semblable.
S'il n'y avait qu'un livre à conseiller: « Guide de l'Albanie » par Gilbert Gardes aux Éditions la Manufacture.
Le récit que je vais vous faire, consiste en un certain nombre de flashes et de sensations qui ont été les miens après trois années passées dans ce pays, entre 1999 et 2002. Ma perception des choses peut être plus ou moins erronée, voire partiale. Il est en effet sur un sujet aussi vaste, très difficile d'appréhender la situation en faisant abstraction de sa propre perception. D'ailleurs y a-t-il qu'une seule réalité?
Comme pour beaucoup de Français, l'Albanie représentait pour moi un pays très mystérieux dont on ne savait rien, et ce mystère m'a toujours attiré. C'est entre autre ce qui m'a conduit à me porter candidat pour aller y travailler.
Ce mystère était entretenu du fait de la conjonction d'une multitude de facteurs. Ma curiosité avait en outre été avivée par une discussion avec un pilote un peu avant mon arrivée à Tirana. Vers les années 1980 alors qu'il convoyait un avion vers la Grèce, survolant la mer Adriatique, il regardait très intrigué vers la gauche, car sa carte ne mentionnait qu'une vaste zone grise. De quoi laisser libre cours à tous les fantasmes.
L'Albanie représentait à mes yeux un pays du sud couvert de grandes montagnes désertes et hostiles avec la mer bleue en toile de fond comme en Grèce. Ce en quoi je ne m'étais pas trompé. L'hiver la montagne enneigée tombe dans la mer ionienne, et oui, l'Albanie, baignée par deux mers, l'Adriatique et l'Ionienne, ne s'étend que sur 28000 kilomètres carrés. L'Albanie, à l'image de ses habitants, n'a pas de complexe et s'affiche à l'image des grands. Sa population est de l'ordre de trois millions d'habitants, si proches et si différents d'un bout à l'autre du pays. Pays de bandits depuis la plus haute antiquité, où déjà à l'époque de la splendeur de l'Empire Ottoman les militaires turcs craignaient d'être affectés. Certaines des vallées du nord sont restées catholiques, car les sultans toujours pragmatiques, connaissaient le prix à payer pour réduire quelques tribus prêtes à tout pour garder leur indépendance. On se croirait presque en Gaule au temps d' Astérix et Obélix.
L'Albanie évoquait aussi pour moi un pays qui après un régime communiste particulièrement dur, venait de s'ouvrir au monde extérieur et dans lequel tout restait à faire. Enver Hoja avait poussé le culte de la personnalité très loin mais peut-être pas plus loin qu'un Staline ou un Ceausescu. Entre parenthèse, concernant ces deux personnages, je conseille les livres suivants:Béria vie et mort du chef de la police secrète soviétique de Thaddeus Wittlin (Elsevier Séquoia) et Horizons rouges dans les coulisses de la maison Ceausescu par l'ancien chef des services secrets roumains, le Général Ion Pacepa (presse pocket). Revenons à nos moutons!!! Là je débarquai avec ma formation et mes idées cartésiennes dans un monde bien différent de ce que je connaissais.
L'Albanie, c'est tout d'abord ce peuple marqué par cinquante ans d'un système aberrant et monstrueux, où la terreur et la délation s'étaient insinuées jusque dans la cellule familiale. Plus personne n'osait parler même à ses proches. La littérature albanaise actuelle est très fortement focalisée sur la narration de ce passé douloureux, à la manière d'un patient en séance de psychothérapie. Les auteurs à ne pas manquer sont Kadaré (Avril brisé, le général de l'armée morte...), Fatos Kongoli (peau de chien), Maks Velo, Ylet Aliçka (slogans de pierre) et Jusuj Vrioni. Ce dernier était jusqu'à sa mort, en 2001, le traducteur officiel d' Ismaël Kadaré. Il parlait un français parfait, dans les années trente il avait été major de sa promotion à HEC. Il est l'auteur d'un seul livre (à ma connaissance) à caractère biographique« Mondes effacés, souvenirs d'un Européen». Un soir je l'avais raccompagné de Dürres à Tirana et j'aurais aimé que le trajet soit cent fois plus long, tant sa conversation était passionnante.
L'Albanie, c'est aussi et surtout le pays de la rumeur, où il n'est jamais possible de situer la frontière entre la légende et la réalité. Des événements si déconcertants pour notre forme de pensée s'y sont passés et s'y passent encore. Lorsque vous vous déplacez, on vous prévient que les risques d'agression sont toujours si importants, que de nombreux Albanais n'osent pas bouger. Mais lorsque vous prenez votre courage à deux mains et que vous vous aventurez sur les routes pour vous rendre dans ces fameuses vallées perdues, où les troupes ottomanes avaient du reculer, vous découvrez une réalité albanaise bien différente de notre rationalité, qui met des frontières bien marquées entre ce pays et ses voisins. L'Albanie, c'est cet homme qui vous aborde de nuit dans un village à l'aspect lugubre et plongé dans une pénombre épaisse, et qui vous demande dans sa langue «t'as de quoi manger, t'as de quoi dormir», il ressent chez vous une certaine crainte et il vous offre spontanément le gîte et le couvert, dût-il vous donner son repas et se passer de manger. C'est aussi ce gamin qui habite au Monténégro et qui passe la rivière à gué pour venir à l'école dans un village du côté albanais. C'est aussi ces petits Albanais d'Albanie, que vous voyez jouer au football sous un mirador, et tout surpris vous réalisez que ce dernier est en Macédoine et que normalement il est destiné à empêcher les Albanais de passer la frontière. C'est aussi ce camion lourdement chargé qui arrive directement du Kossovo. Alors qu'il n'y a pas de route, il apparaît brutalement au bout du champ en pente, surchargé et penchant dangereusement. Mais l'Albanie, c'est aussi cet Albanais du sud, qui lorsque vous lui adressez la parole dans sa langue, fait semblant de ne pas comprendre et dans le meilleur des cas vous répond en grec, et qui traite d'Ottoman celui qui parle albanais. J'ai vécu des situations cocasses, posant une question en albanais, mon interlocuteur albanais me répondant en grec en demandant à mon épouse de traduire en français. Attention selon les villages dans la région de Dhërmi, de ne pas confondre entre « kali nirta »et « mirë mbrema », bonne nuit en grec ou bonsoir en albanais. Cependant, les Albanais ce sont toujours des gens très accueillants qui, bien souvent même s'ils n'ont rien, vous offrent tout. Ferais-je une comparaison avec une réunion de cadres supérieurs en France, où chacun à la pause fait bien attention de ne pas payer le café de son collègue à trente centimes d'euros. J'arrête là les comparaisons, mais cela m'a fait ressentir un malaise profond quant à notre société. Ce sont aussi, toujours des gens déchirés par ce passé terrible, qui n'en a épargné aucun et qui les a tous marqués de façon irrémédiable. Des familles toujours à la recherche de leurs morts, tués par le système répressif du dictateur Enver Hoja, qui dans leur quête d'indices payent les meurtriers. Quarante huit camps d'internement, 80 000 ou100 000 prisonniers politiques, internés ou relégués. La différence est simple, soit le camp de concentration avec barbelés ou l'exil dans une région éloignée avec interdiction de la quitter. Beaucoup d'Albanais croisent dans la rue et vous montrent leurs geôliers de l'époque communiste. De façon paradoxale, dans ce pays où la violence peut exploser brutalement, bourreaux et victimes cohabitent dans le calme, alors que la loi du Kanun (vendetta locale) maintient toujours cloîtrées de nombreuses familles dans la crainte de la vengeance par le sang. Ce qui se rapporte au passé tragique communiste semble être exclu du processus de vengeance. Sans doute avons-nous eu des démarches similaires dans d'autres circonstances en Europe de l'Ouest. L'Albanie, c'est aussi le procureur général d'une ville du nord qui un dimanche vous accompagne un gros pistolet à la ceinture, suivi de près par son garde du corps, et qui à chaque halte vous offre un double raki et, lorsque de temps en temps retentissent dans la montagne des tirs à la mitrailleuse lourde, il vous dit en souriant qu'il s'agit d'un mariage. Ce même procureur, lorsque le lundi matin, il vous fait visiter le palais de justice, vous explique que pour juger et condamner un bandit dangereux, il fait venir un juge de Tirana qui quittera le lieu du jugement immédiatement après la sentence pour éviter une rétorsion fatale immédiate de la part de la famille. L'Albanie, c'est aussi cette vallée reculée à l'extrême pointe nord du pays, où se situe le village de Vermosh. Le vieux berger qui vous offre le café, vous demande des nouvelles de la guerre. Vous lui demandez de quelle guerre il s'agit? Bien évidemment de la guerre en Afghanistan, s'empresse-t-il de vous répondre, tout étonné de votre incertitude .Puis d'un air malin, il vous précise qu'il a une fille qui habite à Miami et un fils à New York, quant au troisième enfant, un garçon casanier, il s'est arrêté à Rome. Ensuite il sort son téléphone portable, et vous montre d'un air moqueur sur la colline du côté monténégrin, le relais téléphonique serbe qui lui permet de communiquer avec ses enfants. Lorsque vous vous éloignez presque en pleine forêt de quelques dizaines de mètres de sa ferme, vous tombez sur le Monténégro et là apparaît un soldat serbe pas décidé à accepter le moindre franchissement de frontière. Son arme individuelle avec un baïonnette bien brillante vous enlève toute envie de plaisanter bien qu'il ne se montre pas menaçant. Mais depuis, le Monténégro a obtenu son indépendance et cela a peut-être changé. L'Albanie, c'est aussi les slogans de pierre, immenses inscriptions faites de cailloux peints en blanc et accrochés au plus haut aux flancs des montagnes, afin que l'on puisse s'imprégner de loin de la propagande du régime disparu d'Enver Hoja. Bien qu'à l'abandon depuis l'écroulement du régime au début des années quatre vingt dix, ces « œuvres » sont toujours très visibles .Certaines sont immenses et ont demandé pour leur construction le déplacements de centaines de personnes, qui devaient effectuer de nombreuses heures de marche pour arriver sur le site de travail, qui parfois durait plusieurs semaines du fait du gigantisme de certaines de ces inscriptions. L'Albanie, c'est aussi ces centaines de milliers de bunkers, soit petits pour le soldat soit gros pour une pièce d'artillerie, qui à eux seuls mériteraient un livre, sans parler de ces pieux métalliques en queue de cochon qui hérissaient le pays dans l'attente de percer les pieds des parachutistes de l'OTAN ou du Pacte de Varsovie. Du col de la route menant de Saranda à Girokastra, vous pouvez en dénombrer d'un seul coup d'œil plus de 600. Le regard embrasse en contrebas une large vallée faisant face à la Grèce. L'Albanie, c'est encore la ville de Korça, coincée entre la Macédoine et la Grèce, où reposent 640 soldats français, tombés au cours des guerres balkaniques. Ville de tradition française du fait de notre forte présence entre les deux guerres mondiales. Chaque année pour la commémoration du 11 novembre, l'attaché de défense français au côté de l'ambassadeur de France organise une cérémonie militaire, empreinte d'une grande émotion et il est difficile de retenir ses larmes lorsque les anciens élèves du lycée français entonnent leur répertoire de chansons françaises.
Outre ces clichés qui restent déconnectés de l'instant présent, l'Albanie actuelle est caractéristique d'un pays passé sans transition du communisme le plus absolu à l'ère du capitalisme le plus effréné, où liberté individuelle signifie pour beaucoup le droit de faire tout et n'importe quoi pour s'enrichir. Cette frénésie de liberté s'alimente à la source d'une double frustration, interne et externe. Interne, du fait du long régime carcéral imposé depuis la fin de la deuxième guerre mondiale; externe, à cause du dépeçage (selon le point de vue albanais mais, à mon sens, ils ont de bons arguments, lire à ce sujet le merveilleux livre du diplomate français Justin Godard « l'Albanie 1921 » Presses Universitaires de France), dépeçage donc de la zone de peuplement albanais décidé par les grandes puissances et ratifié par le traité de Londres en 1913 à la veille de la première guerre mondiale. Attention, je ne me range pas à leurs arguments, je dis simplement qu'ils existent. Les problèmes de territorialité dans les Balkans sont insolubles, car deux conceptions s'affrontent, la notion de nationalisme liée à une entité territoriale définie et fortement conceptualisée en Europe occidentale au 19 ème siècle et le concept ottoman permettant à des peuples de religions différentes de vivre sur un même territoire pourvu qu'ils acceptent la vassalité à l'Empire Ottoman. Chaque peuple en remontant dans son passé trouve de bons arguments pour revendiquer la terre sur laquelle il habite. Lire à ce sujet le livre très intéressant de Jean-Arnault Dérens « Balkans: la crise éditions Gallimard ». Pour stopper toute polémique, de cet état de fait, il résulte une grande confusion, exacerbée par le dysfonctionnement profond d'une société dans laquelle tout sens civique a disparu, car il est assimilé à un comportement communiste. Tirana est l'exemple le plus flagrant de développement anarchique. Cette ville de 700 000 habitants, y compris la conurbation qui englobe quasiment Dürres, à la démographie galopante due à l'exode rural pour cause de misère voit les immeubles pousser comme des champignons. Mais les capacités en eau et électricité ne suivent pas la demande et ne seront pas effectives avant longtemps, parce que les immeubles sont construits sur fonds privés et que les investissements structurants relèvent de fonds publics nationaux ou internationaux. Parler d'un pays pauvre n'est pas exact, dans la mesure où le prix du mètre carré est conséquent en ville, et tout s'achète en cash, en payant au fur et à mesure de la construction du bâtiment. Les voitures luxueuses sont légion, et même volées, elles ont un coût, car la longue chaîne des compromissions nécessaires pour passer les frontières et falsifier les papiers implique paiement. Ces modes de fonctionnement ne sont pas l'apanage exclusif de ce pays. Cela existe dans tous les pays qui viennent de quitter le communisme, et si l'on y regarde de près nos démocraties occidentales n'ont pas de leçons à donner. Sans citer de nom, chacun de nous aura immédiatement à l'esprit les traits de certains de nos hommes ou femmes en pointe qui ont été ou sont mêlés à des histoires pour le moins scabreuses. Cela me rappelle cette anecdote: tous les matins, un traducteur fait une synthèse des différents articles de la presse albanaise à l'intention de l'ambassadeur de France et de ses collaborateurs. Et ce matin hilarité générale, au lieu de traduire par république bananière, l'interprète a transcrit république en forme de banane.
L'Albanie, à l'image particulièrement ternie à l'étranger, outre ses maffieux très violents, est constituée d'une multitude de gens honnêtes et travailleurs, qui pour partie, ayant perdu espoir en leur pays sont partis travailler à l'étranger temporairement ou définitivement, légalement ou illégalement. De ce fait, une proportion non négligeable de l'élite intellectuelle fuit le pays à flot continu depuis dix ans. Tout le développement du pays en souffre gravement. La grande aspiration de l'Albanie consiste en l'intégration euro-atlantique. Ce sera sans doute à terme le moyen de réunir dans la paix les communautés serbe et albanaises. Je mets ces dernières au pluriel, car entre les différents pays des Balkans, Monténégro, Kossovo, Macédoine et Albanie il n'y a pas forcément une convergence de vue totale, mais c'est un autre sujet. Les choses évolueront lentement. J'en veux pour exemple, « les Comitadjis » livre qu'Albert Londres écrivit dans les années 20 au sujet de ces extrémistes croates agissant au sein des différents pays de la région et qui est loin d'être démodé un siècle plus tard.
L'Albanie que je vous ai présentée de façon peut-être partiale et de toute évidence partielle, car il y aurait tant de choses à dire, restera pour moi un pays fascinant. Terre sauvage et mystérieuse, pétrie d'archaïsmes, jetée dans le monde moderne, peuple balkanique, capable du meilleur comme du pire, semblable à ses voisins, qui tous vivent sur les vestiges d'une grandeur passée réelle ou imaginaire. Ce pays je l'ai profondément aimé, bien qu'on puisse en dire tout et son contraire, non parce que je m'y promenais comme un privilégié, mais en bonne partie parce que le peuple albanais m'a appris à redécouvrir un certain nombre de valeurs, que nous avons perdues en Europe de l'Ouest en partie à cause de la suspicion voire la peur que nous inspire notre semblable.
S'il n'y avait qu'un livre à conseiller: « Guide de l'Albanie » par Gilbert Gardes aux Éditions la Manufacture.
France: délai de fabrication d'un passeport à l'imprimerie nationale?
bonjour, voilà mon problème, mon passeport est en cours de production à l'imprimerie national depuis le 14/06/07, (suivi de mon dossier sur internet) mais voilà nous somme le 21 et cela fait une semaine qu'il est en cour de production! Je dois partir le 27 pour le maroc, savez vous quels sont les délais pour la fabrication d'un passeport à l'imprimerie national? merci beaucoup!!!
Carte des trajets de train en France et Europe
Bonjour cher voyageur!!!!
Je suis a la preparation de mon voyage en europe en sac a dos avec ma copine pour 1 an!!!Nos billet davion ne sont pas encore acheter mais nous prévoyons partir le 25 aout et aller dans le sud de la france faire les vandanges, pour débuté notre aventure.
Donc, je crois aterrir a Charle de gaulle pusique abituellement c<est meilleur marché(comparé a bruxelle)pour partir de montreal et jaimerais avoir un lien d<une carte géographique détaillé avec les trajet des trains de la france et meme de l<europe complet me serais tres utile!!!!!
je vous remerci a lavance!!!
Ha oui!joubliai....avoir les noms de tout les compagnie qui nous sont offet me serai tres pratique
Russie à vélo
Bonjour, est ce que certain d'entre vous on une expérience concernant la Russie en Vélo. Difficulté ou problème particulier? Merci d'avance
Voyage ultra root: un mois à pied pour faire France, Espagne, Maroc, Mauritanie, Mali
Tout d'abord merci pour ce forum et sa communautée pour la mine d'information que nous avons pu y trouver 🙂 Désolé si certaines de nos question on déja été abordées, mais compte tenu de notre voyage c'est assez difficil de trouver des infos précises sur tous les pays dans la bonne periode donnée (meme en passant beaucoup de temps sur le net et ce forum 😉 ).
Donc voila notre probléme : Nous sommes deux amis de 20 ans et demi et vraissemblablement un peu fous 😛 Nous n'avons jusque la presque pas voyagé et toujours de maniére trés organisée dans l'espace shengen (pour ma part j'ai jamais rien fait d'autre que angleterre et espagne, et en famille ! C'est pour dire 🤪...) Comme l'indique le titre du message nous avons décidé de partir tous les deux dans aproximativement 6 mois et demi en changeant "quelques peu nos habitudes"... Voici en gros ou nous ne sommes :
budjet : 1000 - 1200 € chacun (tout compris, visa passeport vaccin equipement transports et sejours 🤪 )
equipement : pour ainsi dire rien 😐... On va essayer de trouver des choses petit a petit, dans la limite de nos moyens et cela se résumant grossiérement a : une tente pour deux, des k-way, des sac de couchage, une tenue de rechange, une boussole, des cartes des differents pays (mapy?! mdr...), un ou deux appareils photos numériques voir un vieil argentique et bien sur une carte visa :)
le but : partir le 1er aout de Brest en france et faire de l'auto-stop jusqu'au detroit de gibraltar en espagne (et ce dans le moins de jours possible ; garre au ampoule sur le pouce 😄...), dormir à l'arache totale en faisant du camping sauvage (oui ya moyennement le droit mais chut 😊 ...) pour enfin prendre le bateau direction maroc. Ensuite viens la partie plus compliquée : traverser le maroc puis soit l'algérie soit la mauritanie pour arriver tant bien que mal au mali et en particulier à bamako et a l'aéroport pour rentrer en avion.... et ce bien sur avant les 30-35 jours fatidiques de la reprises des cours en iut informatique 🙁...
Donc on en viens aux difficultés et aux question que l'on se pose qui sont trés trés nombreuses (ca serait dommage de mourir quand même...Surtout avant la fin du voyage 😎) : Au niveau de l'itinéraire à partir de la descente du bateau a gibraltar, on est complétement dans le flou, et on se demande en particulier comment traverser tout le mali en commencant par ce qui semble etre vaguement un tantinet desertique... Au niveau des transport, l'idéal serait de trouver un bus ou un train pas trop cher pour traverser le maroc et la mauritanie ou l'algérie (on est toujours pas fixé, d'autant plus qu'on a cru comprendre qu'il n'était pas possible de passer du maroc à l'algérie, et que la mauritanie possédait un climat politique assez houleux il y a encore un an 🤪...). On ne peut dailleur pas se permetre de taxi brousse ou de chauffeur je pense du fait du prix trop honnereux... D'autre part on risque d'avoirs quelques problémes de logements car on ne peut rien reserver du fait que l'on ne posséde aucune date précise... Niveau santée quelques renseignements pourraient êtres utils : on suporte ni l'un ni l'autre la chaleur et les moustiques, on risque d'avoir des problémes d'eau potable et de vaccins a faire entre tous les pays rencontrés !
en estimant rapidement ou nous en sommes dans les calculs du budjet, cela donne : 1200€ de depart - 400€ de billet de retour - 50€ chacun pour une pompe purificatrice d'eau -60€ passeport -80€ visa etc... il reste déja moins de 600 € chacun pour le prix des differents vaccins, manger dormir se vetir et surtout voyager pendant 30 jours 😕...
Nous avons donc fortement besoin d'aide (c'est le cas de le dire lol) pour organiser notre voyage avec un budget tres tres séré en y connaissant absolument rien dans a peu pres tous les dommaines.
ps : On prend toutes les remarques idées etc sauf celles disant qu'on est complétement tarés, pas qu'on se vexe facilement c'est juste qu'on en est déja conscient alors ca sert à rien de le redire on partira quand même de toute facon lol !
Merci d'avance à tous ceux qui répondront (et se donneront la peine de tout lire, désolé pour la longueur 🤪) hésitez pas à demander si vous avez besoin de précision et encore merci pour tout !
Aurélien et Manu
Donc voila notre probléme : Nous sommes deux amis de 20 ans et demi et vraissemblablement un peu fous 😛 Nous n'avons jusque la presque pas voyagé et toujours de maniére trés organisée dans l'espace shengen (pour ma part j'ai jamais rien fait d'autre que angleterre et espagne, et en famille ! C'est pour dire 🤪...) Comme l'indique le titre du message nous avons décidé de partir tous les deux dans aproximativement 6 mois et demi en changeant "quelques peu nos habitudes"... Voici en gros ou nous ne sommes :
budjet : 1000 - 1200 € chacun (tout compris, visa passeport vaccin equipement transports et sejours 🤪 )
equipement : pour ainsi dire rien 😐... On va essayer de trouver des choses petit a petit, dans la limite de nos moyens et cela se résumant grossiérement a : une tente pour deux, des k-way, des sac de couchage, une tenue de rechange, une boussole, des cartes des differents pays (mapy?! mdr...), un ou deux appareils photos numériques voir un vieil argentique et bien sur une carte visa :)
le but : partir le 1er aout de Brest en france et faire de l'auto-stop jusqu'au detroit de gibraltar en espagne (et ce dans le moins de jours possible ; garre au ampoule sur le pouce 😄...), dormir à l'arache totale en faisant du camping sauvage (oui ya moyennement le droit mais chut 😊 ...) pour enfin prendre le bateau direction maroc. Ensuite viens la partie plus compliquée : traverser le maroc puis soit l'algérie soit la mauritanie pour arriver tant bien que mal au mali et en particulier à bamako et a l'aéroport pour rentrer en avion.... et ce bien sur avant les 30-35 jours fatidiques de la reprises des cours en iut informatique 🙁...
Donc on en viens aux difficultés et aux question que l'on se pose qui sont trés trés nombreuses (ca serait dommage de mourir quand même...Surtout avant la fin du voyage 😎) : Au niveau de l'itinéraire à partir de la descente du bateau a gibraltar, on est complétement dans le flou, et on se demande en particulier comment traverser tout le mali en commencant par ce qui semble etre vaguement un tantinet desertique... Au niveau des transport, l'idéal serait de trouver un bus ou un train pas trop cher pour traverser le maroc et la mauritanie ou l'algérie (on est toujours pas fixé, d'autant plus qu'on a cru comprendre qu'il n'était pas possible de passer du maroc à l'algérie, et que la mauritanie possédait un climat politique assez houleux il y a encore un an 🤪...). On ne peut dailleur pas se permetre de taxi brousse ou de chauffeur je pense du fait du prix trop honnereux... D'autre part on risque d'avoirs quelques problémes de logements car on ne peut rien reserver du fait que l'on ne posséde aucune date précise... Niveau santée quelques renseignements pourraient êtres utils : on suporte ni l'un ni l'autre la chaleur et les moustiques, on risque d'avoir des problémes d'eau potable et de vaccins a faire entre tous les pays rencontrés !
en estimant rapidement ou nous en sommes dans les calculs du budjet, cela donne : 1200€ de depart - 400€ de billet de retour - 50€ chacun pour une pompe purificatrice d'eau -60€ passeport -80€ visa etc... il reste déja moins de 600 € chacun pour le prix des differents vaccins, manger dormir se vetir et surtout voyager pendant 30 jours 😕...
Nous avons donc fortement besoin d'aide (c'est le cas de le dire lol) pour organiser notre voyage avec un budget tres tres séré en y connaissant absolument rien dans a peu pres tous les dommaines.
ps : On prend toutes les remarques idées etc sauf celles disant qu'on est complétement tarés, pas qu'on se vexe facilement c'est juste qu'on en est déja conscient alors ca sert à rien de le redire on partira quand même de toute facon lol !
Merci d'avance à tous ceux qui répondront (et se donneront la peine de tout lire, désolé pour la longueur 🤪) hésitez pas à demander si vous avez besoin de précision et encore merci pour tout !
Aurélien et Manu
Prix des billets d'avion pour le Mali?
Bonjour à tous !
Nous souhaiterions partir au Mali, sans avoir pour l'instant de dates précises. Quelles compagnies aériennes proposent des billets à des prix abordables ? Et à quelles périodes ?
Merci à tous !!🙂
Missionnaires: quel impact selon vous?
Bonjour,
suite à quelques voyages, quelques rencontres surprenantes dans des coins dit reculés et des lectures d'articles et de bouquins, je me pose bien des questions sur les missionnaires.
Ces hommes et ces femmes parcourent la terre avec comme seul élément dans leur sac à dos, la Bible ou certainement le Coran, (pour ma part, je n'en pas rencontré) et autres livres religieux. Ceux-là, ces itinérants ont tendance à me faire "rire", j'avoue...en même temps, cela m'intrigue d'avoir un tel but dans son voyage. Amener à des inconnus sa vérité et tenter de faire accepter celle-ci plutôt que d'en découvrir d'autres.
Ou bien, plus encore, ils se posent, famille réunie, avec l'accord d'un chef auprès d'une minorité, d'une ethnie ou autre appelation d'autochtones. Et là, il s'agit d'un travail en profondeur, en ce sens que le blanc fait un travail d'acceptation pour tenter de devenir lui-même, de part son attitude, un exemple auprès de minorités de culture ancestrale...jusqu'à ce qu'ils se penchent sur le fameux livre.
Evangéliser, christianniser...ça me gène...en même temps, on va me dire, c'est pour revaloriser la place de la femme, leur donner des notions d'hygiène etc...
Oui, une femme des Témoins de Géovah avait tout laché en France avec son mec pour d'après ces dires, "alphabétiser" les plus démunis dans un village de la brousse béninoise via...leur "livre". Je n'avais pas assez de temps pour rester avec eux voir comment cela se passait, et me faire un avis sur des réalités plus concrêtes que ces dires. D'un côté, il y avait quelque chose de reconnaissant, d'un autre il y a le profit de la vulnérabilité etc...il y a ce côté intérressé. Comme un appat.
Une famille entière a quitté sa grande ville californienne et tout le confort qui va avec, ainsi que la situation, pour attérir avec les 2 jeunes enfants dans un village Samburu au Kenya. Les photos dévoilent leur chemise plus que blanche à col rond, la raie sur le côté. Eux ont bien du mal à imposé leur livre, du coup, ils veulent l'adapter, faire des cours sous l'accacia par exemple pour plus d'impact. Et la fille de 13 ans qui signe de son "le message de Dieu ne m'a jamais dit d'être missionnaire" puisqu'elle a du mal ici, et subit le choix de ses parents.
Une autre famille s'installant chez les Fayou oblige les enfants à s'habiller et se laver pour aller dans l'école créé par la mère, et donnée en indonésien (alors que linguistes, les missionnaires avaient appris parfaitement leur langue, habitant depuis 10 ans à leurs côtés). Là, évidemment, leur présence a permis de préserver leur communauté, dans le sens où se faisant la guerre continuellement par rapport à la terre, aux femmes ou au cochon, les fayou vivaient dans la terreur et souvent peu de temps.
Au Soudan, ce sont les missionnaires qui tentent de convaincre le gournement de Bush de mettre des moyens ...
Il y a un sentiment colonisateur dans leurs missions que je garde dans la tête, un pas de plus vers la mondialisation...
Bon, je vais m'arrêter là, mais je voulais savoir quel est votre sentiment sur ce sujet, s'il vous interresse ou interpelle. Si vous aviez rencontré des missionnaires, et quels ont été vos sentiments sur leur impact, leur place etc.
Merci.
(je précise que je suis agnostique)
suite à quelques voyages, quelques rencontres surprenantes dans des coins dit reculés et des lectures d'articles et de bouquins, je me pose bien des questions sur les missionnaires.
Ces hommes et ces femmes parcourent la terre avec comme seul élément dans leur sac à dos, la Bible ou certainement le Coran, (pour ma part, je n'en pas rencontré) et autres livres religieux. Ceux-là, ces itinérants ont tendance à me faire "rire", j'avoue...en même temps, cela m'intrigue d'avoir un tel but dans son voyage. Amener à des inconnus sa vérité et tenter de faire accepter celle-ci plutôt que d'en découvrir d'autres.
Ou bien, plus encore, ils se posent, famille réunie, avec l'accord d'un chef auprès d'une minorité, d'une ethnie ou autre appelation d'autochtones. Et là, il s'agit d'un travail en profondeur, en ce sens que le blanc fait un travail d'acceptation pour tenter de devenir lui-même, de part son attitude, un exemple auprès de minorités de culture ancestrale...jusqu'à ce qu'ils se penchent sur le fameux livre.
Evangéliser, christianniser...ça me gène...en même temps, on va me dire, c'est pour revaloriser la place de la femme, leur donner des notions d'hygiène etc...
Oui, une femme des Témoins de Géovah avait tout laché en France avec son mec pour d'après ces dires, "alphabétiser" les plus démunis dans un village de la brousse béninoise via...leur "livre". Je n'avais pas assez de temps pour rester avec eux voir comment cela se passait, et me faire un avis sur des réalités plus concrêtes que ces dires. D'un côté, il y avait quelque chose de reconnaissant, d'un autre il y a le profit de la vulnérabilité etc...il y a ce côté intérressé. Comme un appat.
Une famille entière a quitté sa grande ville californienne et tout le confort qui va avec, ainsi que la situation, pour attérir avec les 2 jeunes enfants dans un village Samburu au Kenya. Les photos dévoilent leur chemise plus que blanche à col rond, la raie sur le côté. Eux ont bien du mal à imposé leur livre, du coup, ils veulent l'adapter, faire des cours sous l'accacia par exemple pour plus d'impact. Et la fille de 13 ans qui signe de son "le message de Dieu ne m'a jamais dit d'être missionnaire" puisqu'elle a du mal ici, et subit le choix de ses parents.
Une autre famille s'installant chez les Fayou oblige les enfants à s'habiller et se laver pour aller dans l'école créé par la mère, et donnée en indonésien (alors que linguistes, les missionnaires avaient appris parfaitement leur langue, habitant depuis 10 ans à leurs côtés). Là, évidemment, leur présence a permis de préserver leur communauté, dans le sens où se faisant la guerre continuellement par rapport à la terre, aux femmes ou au cochon, les fayou vivaient dans la terreur et souvent peu de temps.
Au Soudan, ce sont les missionnaires qui tentent de convaincre le gournement de Bush de mettre des moyens ...
Il y a un sentiment colonisateur dans leurs missions que je garde dans la tête, un pas de plus vers la mondialisation...
Bon, je vais m'arrêter là, mais je voulais savoir quel est votre sentiment sur ce sujet, s'il vous interresse ou interpelle. Si vous aviez rencontré des missionnaires, et quels ont été vos sentiments sur leur impact, leur place etc.
Merci.
(je précise que je suis agnostique)
St Jacques de Compostelle
bonjours . voila nous pensons faire st jacques de compostelle dans 2 ans car nous serons en retraite . nous partirons de nantes en loire atlantique et j'aimerais avoir qq precisions sur ce periple .par exemple ce qu'il faut emporter ? le poids du sac a dos ? nous aimerions faire un maximum de camping car je suppose moins cher et pas envie de dormir a 25 dans des dortoirs donc nous pensions trouves ou nous fabriquer un sac a dos a roulettes pour trasporter la toile de tente et les duvets . je dois preciser que je ne pese que 43 kg dont l'obligation de rouler plutot que de porter est-ce possible ? nous pensons partir en avril pour le climat .sinon prendre des chambres chez l'habitant ou auberges pas cher .si vous avez des idees a me transmettre et aussi a peu pres quel budjet.ne serons pas presses donc on se donne maxi 20 km par jours?? ( mon mari pese 2 fois + que moi et mesure 1 m 80) mais je veux participer et ne pas etre assistée .meci de me repondre a bientot
Des photos! Des photos!!
Bon! Alors voilà la photo:
Où se trouve cette horloge???
Où se trouve cette horloge???
La Slovénie à vélo
Bonjour,
cet été " fin septembre ", nous avons fait un petit périple en traversant la Slovenie du Triglav à Zagreb à vélo. Pour ceux et celles qui seraient intéressés par des infos sur le pays, état des routes etc... n'hésitez pas.
cet été " fin septembre ", nous avons fait un petit périple en traversant la Slovenie du Triglav à Zagreb à vélo. Pour ceux et celles qui seraient intéressés par des infos sur le pays, état des routes etc... n'hésitez pas.
Le jeu des photos (encore et encore)
En route vers de nouvelles aventures.
Comme d'habitude, Quoi et Où?
Comme d'habitude, Quoi et Où?
Thaïlande: les nouvelles règles sur les visas pourraient avoir de sérieuses conséquences sur le tourisme
Visas : c'est la panique !
Les nouvelles règles de l'immigration thaïlandaise entrées en vigueur le 1er octobre visent à éliminer les « travailleurs étrangers illégaux ». Mais elles pourraient avoir de sérieuses conséquences sur le tourisme.
C'est la panique! Des dizaines de milliers d'étrangers, résidents plus ou moins permanents, pourraient voir les portes du royaume leur claquer au nez dans les mois à venir. Depuis le 1er octobre, de nouvelles règles, tombées du ciel courant septembre, s'appliqueront à tous ceux qui se contentaient jusqu'ici de sortir chaque mois du pays pour obtenir à leur retour un simple tampon sur leur passeport.
Désormais, ces exemptions de visas (faussement appelées Visa On Arrival) ne pourront être accordées que 90 jours au total sur une durée de six mois. Lorsque ce total sera atteint, il faudra ensuite patienter trois mois à l'extérieur du royaume pour pouvoir en bénéficier à nouveau.
Vivotant de petits boulots, enseignant l'anglais ou le français dans des écoles peu soucieuses de leur octroyer un permis de travail ou tout simplement profitant de la vie locale grâce à quelque allocation (le RMI pour certains Français), ces «indésirables» ne payent pas d'impôts en Thaïlande même s'ils sont partie intégrante de l'économie du royaume et y dépensent l'essentiel de leurs revenus. «80% des professeurs de français à Bangkok travaillent sans visa, énormément de professeurs d'anglais aussi. Mais si les visas touristiques ne sont pas touchés, ils pourront s'organiser autrement. Avec un visa de tourisme et ses extensions sur place, on peut rester jusqu'à trois mois et une semaine, la durée d'un semestre», explique Pascal Santié, président de l'association de francophones enseignant dans les établissements publics en Thaïlande (AFEP Thai).
Nombre d'autres étrangers concernés sont à la tête de petites entreprises, gèrent des bars ou des restaurants au nom de partenaires thaïlandais. Et ceux qui envisagent d'acheter un appartement d'une valeur supérieure à 3 millions de bahts pour obtenir un «visa d'investisseur» ne seront pas épargnés: ce visa est purement et simplement supprimé pour les nouveaux investisseurs!
La grande mode des «visa-runs», ces voyages express aux frontières du royaume, est apparemment close. Après trois exemptions de visas réglementaires de 30 jours, il faudra au minimum obtenir un visa de tourisme de deux mois. Mais il semble que les ambassades de Thaïlande, dans les pays voisins, au Laos par exemple, aient déjà pour mission de scruter avec attention les pages des passeports avant de les accorder et de ne pas accorder plus de trois visas de tourisme d'affilée.
Les nouvelles règles de l'Immigration pourraient aussi remettre en cause le rôle de plaque tournante que joue la Thaïlande pour les expatriés vivant dans les pays voisins. «C'est un truc de fou», réagit Loris Mattis, expatrié au Cambodge. «C'est une question énorme pour des milliers d'expats de la région qui vont à Bangkok pour un oui ou pour un non plusieurs fois par mois.» Les grandes cliniques privées de Bangkok, qui comptent sur ces clients réguliers, devront-ils revoir leurs prévisions de fréquentation ?
Enfin, le casse-tête s'annonce sévère pour les compagnies aériennes qui risquent, par principe, de refuser désormais l'accès à bord à toute personne embarquant pour la Thaïlande et non munie d'un visa en bonne et due forme.
A l'heure où les incertitudes politiques pèsent lourd sur les investissements étrangers, le message envoyé à la communauté des «indésirables» semble clair: si vous souhaitez vivre en Thaïlande, attendez d'avoir 50 ans pour bénéficier d'un visa de retraité ou mettez-vous rapidement à la recherche d'un permis de travail et tenez-vous prêts à payer des impôts. Personne ne s'attend vraiment à voir les auteurs du coup d'Etat du 19 septembre revoir la copie.
François Tourane
Ce qui va changer Les exemptions de visas seront désormais accordées jusqu'à un total de 90 jours. Ensuite, il faudra patienter 90 jours avant de revenir en Thaïlande ou se procurer un visa de tourisme ou d'affaires dans une ambassade thaïlandaise. Les visas accordés aux investisseurs de plus de trois millions de bahts (généralement l'achat d'un appartement) ne seront plus délivrés. Ceux qui disposent déjà d'un tel visa pourront par contre continuer à obtenir des extensions d'un an. Les enfants de retraités n'obtiendront plus automatiquement de visas, ils devront prouver qu'ils poursuivent leur éducation scolaire en Thaïlande. Les visas de «mariage» seront soumis à un délai d'enquête d'un mois. Un visa de 30 jours sera délivré à l'époux étranger d'un ou une Thaïlandais(e), à l'issue duquel une prolongation d'un an sera accordée si la réalité de la vie commune a été constatée par les autorités. Pour plus de détails, nous vous conseillons de vous rendre sur le site très informé www.thaivisa.com
Les nouvelles règles de l'immigration thaïlandaise entrées en vigueur le 1er octobre visent à éliminer les « travailleurs étrangers illégaux ». Mais elles pourraient avoir de sérieuses conséquences sur le tourisme.
C'est la panique! Des dizaines de milliers d'étrangers, résidents plus ou moins permanents, pourraient voir les portes du royaume leur claquer au nez dans les mois à venir. Depuis le 1er octobre, de nouvelles règles, tombées du ciel courant septembre, s'appliqueront à tous ceux qui se contentaient jusqu'ici de sortir chaque mois du pays pour obtenir à leur retour un simple tampon sur leur passeport.
Désormais, ces exemptions de visas (faussement appelées Visa On Arrival) ne pourront être accordées que 90 jours au total sur une durée de six mois. Lorsque ce total sera atteint, il faudra ensuite patienter trois mois à l'extérieur du royaume pour pouvoir en bénéficier à nouveau.
Vivotant de petits boulots, enseignant l'anglais ou le français dans des écoles peu soucieuses de leur octroyer un permis de travail ou tout simplement profitant de la vie locale grâce à quelque allocation (le RMI pour certains Français), ces «indésirables» ne payent pas d'impôts en Thaïlande même s'ils sont partie intégrante de l'économie du royaume et y dépensent l'essentiel de leurs revenus. «80% des professeurs de français à Bangkok travaillent sans visa, énormément de professeurs d'anglais aussi. Mais si les visas touristiques ne sont pas touchés, ils pourront s'organiser autrement. Avec un visa de tourisme et ses extensions sur place, on peut rester jusqu'à trois mois et une semaine, la durée d'un semestre», explique Pascal Santié, président de l'association de francophones enseignant dans les établissements publics en Thaïlande (AFEP Thai).Nombre d'autres étrangers concernés sont à la tête de petites entreprises, gèrent des bars ou des restaurants au nom de partenaires thaïlandais. Et ceux qui envisagent d'acheter un appartement d'une valeur supérieure à 3 millions de bahts pour obtenir un «visa d'investisseur» ne seront pas épargnés: ce visa est purement et simplement supprimé pour les nouveaux investisseurs!
La grande mode des «visa-runs», ces voyages express aux frontières du royaume, est apparemment close. Après trois exemptions de visas réglementaires de 30 jours, il faudra au minimum obtenir un visa de tourisme de deux mois. Mais il semble que les ambassades de Thaïlande, dans les pays voisins, au Laos par exemple, aient déjà pour mission de scruter avec attention les pages des passeports avant de les accorder et de ne pas accorder plus de trois visas de tourisme d'affilée.
Les nouvelles règles de l'Immigration pourraient aussi remettre en cause le rôle de plaque tournante que joue la Thaïlande pour les expatriés vivant dans les pays voisins. «C'est un truc de fou», réagit Loris Mattis, expatrié au Cambodge. «C'est une question énorme pour des milliers d'expats de la région qui vont à Bangkok pour un oui ou pour un non plusieurs fois par mois.» Les grandes cliniques privées de Bangkok, qui comptent sur ces clients réguliers, devront-ils revoir leurs prévisions de fréquentation ?
Enfin, le casse-tête s'annonce sévère pour les compagnies aériennes qui risquent, par principe, de refuser désormais l'accès à bord à toute personne embarquant pour la Thaïlande et non munie d'un visa en bonne et due forme.
A l'heure où les incertitudes politiques pèsent lourd sur les investissements étrangers, le message envoyé à la communauté des «indésirables» semble clair: si vous souhaitez vivre en Thaïlande, attendez d'avoir 50 ans pour bénéficier d'un visa de retraité ou mettez-vous rapidement à la recherche d'un permis de travail et tenez-vous prêts à payer des impôts. Personne ne s'attend vraiment à voir les auteurs du coup d'Etat du 19 septembre revoir la copie.
François Tourane
Ce qui va changer Les exemptions de visas seront désormais accordées jusqu'à un total de 90 jours. Ensuite, il faudra patienter 90 jours avant de revenir en Thaïlande ou se procurer un visa de tourisme ou d'affaires dans une ambassade thaïlandaise. Les visas accordés aux investisseurs de plus de trois millions de bahts (généralement l'achat d'un appartement) ne seront plus délivrés. Ceux qui disposent déjà d'un tel visa pourront par contre continuer à obtenir des extensions d'un an. Les enfants de retraités n'obtiendront plus automatiquement de visas, ils devront prouver qu'ils poursuivent leur éducation scolaire en Thaïlande. Les visas de «mariage» seront soumis à un délai d'enquête d'un mois. Un visa de 30 jours sera délivré à l'époux étranger d'un ou une Thaïlandais(e), à l'issue duquel une prolongation d'un an sera accordée si la réalité de la vie commune a été constatée par les autorités. Pour plus de détails, nous vous conseillons de vous rendre sur le site très informé www.thaivisa.com
Jeu des photos (suite)
Tout le monde connait le principe ...
Quel pays ? quelle ville ?
Quel pays ? quelle ville ?
Photos et encore des photos (suite)
🙂Bon c'est reparti pour une nouvelle serie !!!
Voila une photo un peu originale et mais vous pouvez trouver l'endroit facilement en regardant bien !!(Et si vous trouvez le nom du bateau en plus alors là, je fais le tour de la place de la Concorde en string !!) 😏 😏😏
je plaisantais pour cette dernière !!!(on ne sait jamais !!)
Travail et logement en Italie (Rome)
Bonjour à tous,
J'ai 24 ans et je rêve de l'Italie depuis ma plus tendre enfance. J'ai eu plusieurs fois l'occasion d'y effectuer de courts voyages en solitaire (Bologne, Venise, Riccione) ainsi qu'en groupe (Aoste, tour de Sicile). Il y a peu, j'ai pris la décision de partir y vivre pour une durée de 6 mois à un an, certainement à Rome (où je n'ai malheureusement aucun contact 🤪 ).
J'ai de faibles bases d'Italien, j'aurai donc besoin de cours intensifs, du moins pendant les premières semaines. Je me suis renseigné rapidement et j'ai trouvé une école d'Italien a Rome, la Torra di Babele, (www.torradibabele.com) qui propose des modules intensifs de 12 semaines pour un prix raisonnable (500 euros tout compris).
Pour ce qui est de visiter, je compte me procurer quelques bouquins et je pense que j'aurai le temps de voir tout ça à mon aise une fois sur place. Je ne m'en fais donc pas pour ça.
La seule chose qu'il me reste à régler en fait, c'est le travail sur place. Avant de maîtriser le langage et de trouver un job dans ma branche (l'informatique), je pensais d'abord travailler dans l'Horeca (Hotel - Restaurant - Café pour le profane 😛 ) mais la période à laquelle je compte partir (octobre - novembre) risque ne pas être la meilleure pour trouver ce genre de job... Je me suis également procuré un "Codice Fiscale", une sorte de numéro de sécurité sociale indispensable pour travailler, afin de ne pas perdre trop de temps là-bas en paperasse administrative (même si je sais à peu près à quoi m'attendre dans ce domaine 😛).
D'un autre coté, il va falloir penser au logement. A court terme, dans un premier temps, et puis à plus long terme si je parviens à trouver un emploi convenable. Pour les premiers jours, une amie m'a conseillé de loger au "Tiber Camping Village" (http://www.campingtiber.com), qui propose des prix entre 10 et 30 euros la nuit (sinon auberge de jeunesse ou petit hotel au pire).
Voila, maintenant, il ne me reste plus qu'à économiser quelques mois et je m'en vais.. Je pensais partir avec 1500 euros en poche, mais j'ai peur que cela ne soit pas suffisant.
Que pensez-vous de mon projet? Est-il réalisable? Comment vous y prendriez-vous pour le travail et le logement? D'habitude, je pars toujours sans rien prévoir, à l'aventure, mais, cette fois-ci, j'ai envie de faire les choses un peu plus consciencieusement.. J'attends avec impatience vos conseils, idées et remarques. (ou encore contacts sur place si ça vous dit 😉 ).
Merci d'avance à tous,
Jérôme 🙂
J'ai 24 ans et je rêve de l'Italie depuis ma plus tendre enfance. J'ai eu plusieurs fois l'occasion d'y effectuer de courts voyages en solitaire (Bologne, Venise, Riccione) ainsi qu'en groupe (Aoste, tour de Sicile). Il y a peu, j'ai pris la décision de partir y vivre pour une durée de 6 mois à un an, certainement à Rome (où je n'ai malheureusement aucun contact 🤪 ).
J'ai de faibles bases d'Italien, j'aurai donc besoin de cours intensifs, du moins pendant les premières semaines. Je me suis renseigné rapidement et j'ai trouvé une école d'Italien a Rome, la Torra di Babele, (www.torradibabele.com) qui propose des modules intensifs de 12 semaines pour un prix raisonnable (500 euros tout compris).
Pour ce qui est de visiter, je compte me procurer quelques bouquins et je pense que j'aurai le temps de voir tout ça à mon aise une fois sur place. Je ne m'en fais donc pas pour ça.
La seule chose qu'il me reste à régler en fait, c'est le travail sur place. Avant de maîtriser le langage et de trouver un job dans ma branche (l'informatique), je pensais d'abord travailler dans l'Horeca (Hotel - Restaurant - Café pour le profane 😛 ) mais la période à laquelle je compte partir (octobre - novembre) risque ne pas être la meilleure pour trouver ce genre de job... Je me suis également procuré un "Codice Fiscale", une sorte de numéro de sécurité sociale indispensable pour travailler, afin de ne pas perdre trop de temps là-bas en paperasse administrative (même si je sais à peu près à quoi m'attendre dans ce domaine 😛).
D'un autre coté, il va falloir penser au logement. A court terme, dans un premier temps, et puis à plus long terme si je parviens à trouver un emploi convenable. Pour les premiers jours, une amie m'a conseillé de loger au "Tiber Camping Village" (http://www.campingtiber.com), qui propose des prix entre 10 et 30 euros la nuit (sinon auberge de jeunesse ou petit hotel au pire).
Voila, maintenant, il ne me reste plus qu'à économiser quelques mois et je m'en vais.. Je pensais partir avec 1500 euros en poche, mais j'ai peur que cela ne soit pas suffisant.
Que pensez-vous de mon projet? Est-il réalisable? Comment vous y prendriez-vous pour le travail et le logement? D'habitude, je pars toujours sans rien prévoir, à l'aventure, mais, cette fois-ci, j'ai envie de faire les choses un peu plus consciencieusement.. J'attends avec impatience vos conseils, idées et remarques. (ou encore contacts sur place si ça vous dit 😉 ).
Merci d'avance à tous,
Jérôme 🙂
Où est ce train?
Où est ce train ?
Etudier à Trois Rivières et vivre à Montréal
bonjour,
je suis étudiant francais, j'avais demandé à étudier a Montreal or j'ai recu une réponse négative il y a peu...Mon 2ème choix se tourne vers l'Université de Trois Rivière. Ce qui m'attire forcément moins...
Du coup (si je suis pris la bas) que pensez vous de cette ville ? (aspect culturel, jeune, dynamisme, lieux etc..)
Pensez vous aussi qu'il esy jouable de vivre sur Montreal et d'étudier sur 3 rivieres (à raison d'une petit 10aine d'heures de cours hebdomadaires) ? et meme d'y trouver un job (topic déjà évoquer ici je sais)
Bref je me retrouve un peu dans l'indécision...si des ames avisées peuvent m'éclairer ...!
merci
Shaff
merci
Shaff
Partir étudier en Angleterre
Bonjour
je suis actuellement en terminale et j'aimerai aprés mon bac, ou alors au pire dans 2 ans, aprés mon BTS, partir 1 année en Angleterre, dans l'unique but de parler ( enfin ) l'anglais.
J'aimerai aller la-bas, tout en restant dans le cadre scolaire ( donc aller la bas, mais pour etudier ), donc je me pose plusieurs questions : comment puis je integrer cette année en Angleterre a mon cursus scolaire ? si je vasi las bas, je vais dans quelle école ? ( car je peux pas suivre les cours que je devrais suivre normalement en france, vu que je parle mal anglais ) y a t il des associtaitons ( je cherche un voyage avec famille d'acceuil, je précise ) qui proposent ce genre de chose ? il faut obligatoirement passer des concours ? ( car mon niveau d'anglais est dira t-on....moyen ) les prix sont de quel ordre ? c'est vraiment si cher qu'on le dit ?
petite précision : je cherche a partir entre 6 mois et 1 ans, des stages intensifs d'anglais pendant 15 jours ne m'interesse pas.
Voila ;)
merci ++
je suis actuellement en terminale et j'aimerai aprés mon bac, ou alors au pire dans 2 ans, aprés mon BTS, partir 1 année en Angleterre, dans l'unique but de parler ( enfin ) l'anglais.
J'aimerai aller la-bas, tout en restant dans le cadre scolaire ( donc aller la bas, mais pour etudier ), donc je me pose plusieurs questions : comment puis je integrer cette année en Angleterre a mon cursus scolaire ? si je vasi las bas, je vais dans quelle école ? ( car je peux pas suivre les cours que je devrais suivre normalement en france, vu que je parle mal anglais ) y a t il des associtaitons ( je cherche un voyage avec famille d'acceuil, je précise ) qui proposent ce genre de chose ? il faut obligatoirement passer des concours ? ( car mon niveau d'anglais est dira t-on....moyen ) les prix sont de quel ordre ? c'est vraiment si cher qu'on le dit ?
petite précision : je cherche a partir entre 6 mois et 1 ans, des stages intensifs d'anglais pendant 15 jours ne m'interesse pas.
Voila ;)
merci ++
Des photos, des photos...
comme j'y ai ete invite avec autant de gentillesse!..🙁
je me lance hors de mon cocotier et pourquoi pas ds cette eau turquoise!..😉
Mais où sont les routards(des) 50/60ans et plus?
OU SONT LES ROUTARDS 50/60 ANS ET PLUS...????> On n'est pas des croulants!!!!> On n'est plus des enfants!!!> mais la joie de vivre... nous anime!!!> et le monde ...nous attends...> dans nos bagages ...de voyage...> nous avons...amitié...et ...partage...> humour ...et ...sagesse> soif de découvertes...et ...d'aventures> de pétillance...et d'ouvertures> de relations ...et ... de rencontres...> ALORS???? ON Y VA????> JE VOUS ATTENDS!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!> Et puis avant d'y aller...on peut en parler!!!!!!!!!!!!!!!> A TRES BIENTOT> MARINO (femme 59ans!)











