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Itinéraire de trente-cinq jours en Iran: votre avis?
by Jasmine89 · 2010-07-01 · 35 replies
Bonjour à tous,

J'ai enfin déterminé quelles villes en Iran je veux visiter, en septembre ou octobre. Mon itinéraire est un peu long, idéalement il faudrait qu'il soit de moins d'un mois. J'ai besoin de votre avis pour l'amiliorer.

Je suis fascinée par le Kurdistan donc je veux y aller. Je pense que Meched est à voir, si on veut comprendre la culture iranienne, par contre une fois Téhéran faite, Meched se retrouve loin de tout😕

Dans chaque ville, j'ai besoin de deux choses: 1- un hôtel qui accepte les femmes voyageant seules 2- un cybercafé (histoire de donner des nouvelles à mes amis et ma famille tous les jours)

Si vous savez s'il y a des postes de contrôle sur mon trajet, cela m'aiderait aussi beaucoup.

Jours 1 à 5: Téhéran; j'ai plusieurs amis (es) à Téhéran, et passer mes premiers jours là-bas va m'aider à m'intégrer. Jours 6 à 8: Meched. Jours 9-10-11: Tabas. Bon en quittant Meched y a pas grand-chose, et il y a un grand désert. Alors je souhaite couper par Tabas, qui ne semble pas trop mal comme ville. Jours 12 à 15: Ispahan Jours 16-17-18-19: Shiraz et Persepolis. J'adore la poésie iranienne, la musique, donc arrêt obligé. Jours 20-21: je veux aller à Kermanshah, mais ça me semble un peu loin, donc arrêt à Ahwaz ? Jours 22 à 27: Kermanshah ! enfin ! Jours 28 à 31: Tabriz Jours 32 à 35: Téhéran
Partir au Maroc avec un billet, un sac à dos et une tente?
by Gadounet · 2010-06-27 · 65 replies
Bonjour a tous ,

Amoureux des voyages depuis peu (je suis aller 2 fois en tunisie ) je souhaite cette fois ci partir en fin aout ou septembre au maroc seul , avec mon sac a dos et un billet d'avion .

Apres etre aller en club 2 fois en tunisie je veut tenter l'aventure differente .

Mais bon je suis quand meme craintif , un mec (pas muscler^^ ) seul au maroc dans un endroit inconnu pendant 1 semaines ca peut donner quoi?

Je souhaiterais faire une sorte de decouverte a ma maniere , sans permis , a pieds en stop ou en taxi voyager et decouvrir des villes , des plages et des gens !

Qui a deja fait ca?

Qui peut me donner son avis?

Qui part en septembre?:)

Le camping au Maroc ca existe?

Merci
Agence à M'hamid pour une excursion en 4x4 vers Chegaga? (Maroc)
by Alquesn · 2010-06-16 · 35 replies
Bonsoir, connaissez-vous les agences "Caravane de la vallée du draa", "Caravane Renard du désert" et Mhamid Travel" à M'hamid pour une excursion en 4x4 vers Chegaga, nuit sur place au bivouac d'une de ces agences et guide jusqu'à Foum-Zguid? Merci d'avance. Alquesn
Récit de mon voyage au Maroc
by Avanarasi · 2010-06-11 · 2 replies
Dimanche 27 mai 2007

Tôt le matin, je parcours les ruelles de la médina avant de prendre le taxi collectif de Bade r-Rob pour me rendre à Imlil. Une fois le taxi complet, 2 passagers à l’avant et 4 à l’arrière de cette Mercedes, nous quittons Marrakech.

J’arrive à Imlil, 64 Km de Marrakech, (1740 m d’altitude), les guides sont nombreux à me proposer une excursion, je refuse toutes propositions, c’est ainsi que je vais fonctionner durant mon séjour dans ce pays.

J’effectue une randonnée de 6 H00, le site est merveilleux, j’aperçois la neige sur des sommets de plus de 4000 m d’altitude dont celui du Toubkal atteignant 4167m, le plus haut d’Afrique du Nord. Sur cette vallée, se nichent de minuscules villages berbères de pierre et de terre, le temps semble s’être arrêté depuis des siècles. J’ai la chance car entre mi-avril et début mai, en principe, il y a la récolte du blé. Tout le monde vient prêter main forte, hommes, femmes et enfants, dans une ambiance festive d’une gaieté incroyable, j’entends les femmes chanter, j’aperçois les enfants qui sur leur mulet chargé de blé, vont porter celui-ci à la cour de leur maison.

Sur le chemin du retour, quelques Km avant Imlil, un camion descend la vallée, le chauffeur m’amène à Asni.

Je fais du stop pour aller à Ouirgane, je vais passer la nuit chez l’habitant.

Je suis parfaitement bien accueilli par cette famille. Je fais quelques tours de magie aux enfants. Un Monsieur tond un mouton, un vieil homme assis à côté sur un tabouret en bois fait une remarque car le mouton est blessé par la tondeuse.

Lorsque la tonte de l’animal est finie, la laine est mise dans un sac puis on coupe la ficelle attachée aux pattes et une jeune fille amène ce mouton non sans égard dans un minuscule et vieux bâtiment et on recommence avec un autre mouton.

Lundi 28 mai

Je déjeune dans la cour, 7H10 et il fait déjà chaud.

Pour la douche, ça se passe dans les toilettes. L’eau recueillie de la montagne se trouve dans un bidon, sur celui-ci est accrochée une boîte de conserve qui a fonction de récipient.

Avec peu de moyen, on peut être propre, la preuve en est.

Avant de quitter cet habitat, je parcours ce village aux ruelles de terre accidentées. Je ne vais pas trop loin car je risque de ne pas pouvoir retrouver la maison où j’ai passé la nuit sinon, bien au contraire, il ne faut pas hésiter à s’y perdre, c’est le meilleur moyen de découverte.

Le bus partant de Marrakech à destination d’Agadir passe par Ouirgane vers 11H00. Voulant visiter la mosquée de Tin Mel, le car s’y arrêtant à 800m, c’est bon pour moi.

Sur cette route, j’aperçois les kasbahs d’Agadir-n-Gouf et de Talat-n- Yâkoub, je ne peux pas m’arrêter à les visiter car l’attente d’un véhicule sera longue. Les taxis collectifs seront probablement complets et le prochain bus passe dans 4H00. Le meilleur moyen pour circuler dans ce pays est la voiture de location mais pour moi seul, c’est trop coûteux. De toute façon, je sais que durant mon séjour, j’arriverai à me débrouiller.

Au loin, j’aperçois la mosquée de Tinmel, je frappe des mains pour que le car s’arrête. La mosquée se trouve à 800m de la route principale, je traverse les vergers pour m’y rendre.

Cette mosquée date de 1153. Abandonnée à l’état de ruines pendant des siècles, cette mosquée a fini par être restaurée. L’extérieur a l’austérité d’une forteresse. Le plan de cette mosquée est symétrique, des arcades en brique délimitant neuf nefs. Seule la première travée a conservé son élégant décor de stuc, notamment le beau mihrab et trois coupoles à stalactites. Les autres travées ont été entièrement reconstruites en brique rose, recréant avec beaucoup de bonheur l’espace originel.

Durant la visite de la mosquée, il y a deux couples de touristes français avec une voiture de location, je leur demande s’ils vont à Taroudant, la veine pour moi, c’est leur direction. Grâce à ces touristes, je gagne de nombreuses heures d’attente.

Le trajet offre un splendide panorama sur l’étroite vallée de l’oued Nfiss. Des petits champs en terrasses minutieusement entretenus et irrigués, des vergers d’amandiers et d’oliviers entourent les villages aux maisons de pierres sèches.

Après une série de virages vertigineux, on arrive au col du Tizi-n- Test à 2092m d’alt. La vue est époustouflante. La route descend ensuite tranquillement et la végétation évolue des chênes verts du sommet aux arganiers sauvages du Sous, en passant par les palmiers nains, les lauriers-roses et les immenses genêts à petites fleurs blanches.

De nombreuses chèvres grimpent sur les branches d’arganiers, nous passons une vingtaine de minutes à les observer, le spectacle est magnifique.

A 35 Km de Taroudant, nous visitons la palmeraie de Tioute. A l’arrière plan de cette palmeraie, il y a une belle vue de la chaîne du Haut Atlas. Au pied de cette palmeraie, se trouve une belle kasbah.

Nous reprenons le chemin pour Taroudant, la nuit tombe, je trouve un hôtel à 2 Km des remparts.

Mardi 29 mai

Taroudant se trouve à 81 km d’Agadir, 223 Km de Marrakech et 294 Km de Ouarzazate.

Les remparts dessinant un carré approximatif d’environ 8 km de pourtour sont percés de 5 portes monumentales. Il n’y a pas si longtemps, oliveraies et vergers venaient jusqu’au pied des murailles, leur conférant un charme supplémentaire. Mais, depuis quelques années, ce côté bucolique est menacé par la construction de faubourgs peu esthétiques.

J’ai visité un hôtel de luxe, je suis rentré dans cet établissement incognito. Cet établissement occupe l’ancien palais du pacha de Taroudant. Jardins luxuriants, cours secrètes animées de fontaines, beaux patios anciens plantés de grands bananiers, galeries et terrasses forment un dédale où il fait bon flâner. N’oublions pas la piscine.

Je quitte les remparts de Taroudant pour déambuler dans les souks, beaucoup d’enfants travaillent dans de minuscules ateliers avec une très faible luminosité. Hélas pour eux, ils ne vont pas à l’école qui pourtant est obligatoire, ceci amène à être analphabète, ces enfants ne sauront pas lire, ils seront comme aveugles, sans éducation, la lutte n’est pas possible.

Le très faible niveau socio-économique des familles oblige les parents à engager leurs enfants dans le travail à des âges précoces.

Leurs rémunérations de 150 DH à 300 DH par mois, soit entre 15 et 30€, sont perçues directement par les parents.

Le SMIC Marocain est à 2100 Dirhams.

Les conditions de vie sont souvent inhumaines.

Ce ‘trafic’ très lucratif est parfaitement bien organisé, il y a des bureaux de placements faisant le lien entre les familles très souvent rurales des ‘victimes’ et les futurs ‘Exploitants’.

Le code du travail de l’enfant a été élaboré mais toujours pas amandé.

Je quitte les souks et visite la médina, je suis surpris par le nombre de mosquées, les minarets sont magnifiques.

Je mange dans un restaurant à la propreté douteuse mais j’adore cette formule. Une omelette 2 œufs avec pain et thé plus l’eau du robinet à volonté me valent 7 DH, je laisse 3 DH de pourboire.

Sachez que 10 DH valent 1 €.

Maintenant j’ai une longue route à faire, je veux être ce soir à Ousmenat, village se situant à quelques Km avant Tafraoute et ce n’est pas gagné.

Un taxi collectif m’amène à Inezgane, banlieue d’Agadir. A la place des taxis collectifs d’Inezgane, je prends un autre taxi m’amenant cette fois à Âit-Baha.

Je suis à 70 Km d’Ousmenat mais avant, je veux visiter une citadelle.

En attendant que le taxi soit au complet, je prends un thé à la terrasse d’un café, je suis le seul consommateur. Dans ce pays, il est accepté de passer son temps dans un établissement sans prendre de consommation.

Nous sommes que 4 personnes à attendre que ce taxi soit au complet, voulant quitter Âit-Baha rapidement, je décide de payer la place pour les 2 personnes manquantes.

Comme prévu, je m’arrête à Tizorgan. Ce village fortifié bien seul à 500 m de la route est frappant. Arrivé à une porte fortifiée, un vieil homme assis me demande quelques DH. Ce village, situé au sommet d’une colline escarpée, a la particularité d’être parfaitement circulaire. Son enceinte de pierre est formée par les murs extérieurs des maisons. En parcourant les deux uniques ruelles, circulaires, j’admire quelques belles portes anciennes en bois d’arganier, patinées par les siècles et protégées par des auvents en plaques de schiste.

En quittant ce village, j’attends sous un soleil de plomb qu’un véhicule passe.

Après une heure d’attente, un camion s’arrête, le chauffeur m’amène à Ousmenat. Nous sommes 4 passagers pour ce trajet, serrés bien sur mais on oublie le confort, j’ai eu vraiment de la chance que ce camion soit sur cette route, la R 105, fort belle, je contemple le sommet Jbel Lekst à 2359 m d’alt.

Dans le sud du Maroc, il y a peu de véhicules, le stop est très facile, c’est un moyen pour le chauffeur de recevoir quelques DH.

Ce camion est chargé, surchargé de phosphate. Nous avançons à une vitesse d’environ 10 Km/h en côte. Nous franchissons le col du Tizi-n-Tarakine à 1500m d’alt, maintenant nous descendons à 20 Km/h, la troisième vitesse n’est jamais enclenchée. Parfois, nous nous arrêtons pour ne pas trop fatiguer le moteur.

Il fait nuit, nous roulons sans lumière sur cette route si dangereuse, c’est incroyable, je ne pense pas à l’accident sinon la peur s’installe, je suis rôdé, c’est la 5ième fois que je visite ce pays, je m’y suis habitué, je ne suis surpris de rien.

Arrivé à Ousmenat, je donne un bon pourboire au chauffeur, il le mérite franchement.

Il fait nuit, je fais de petits pas, le chemin est très accidenté, ici, nous ne sommes pas en Occident, les routes et trottoirs goudronnés, les noms de rue, l’éclairage, ceci n’existe pas.

Je rencontre une Marocaine, cette femme est institutrice. Sur le chemin m’amenant à un gîte, nous parlons de divers sujets.

A l’école, cette femme trouve les élèves mal élevés, elle pense que ceci vient des parents, il y a un manque de discipline, depuis quelques années, l’instituteur ne doit plus utiliser le bâton pour régner l’ordre.

Sur ce sujet comme tant d’autres thèmes abordés par les Marocains, je dérange mais je ne peux pas rester passif, je sais quand dans ce pays, la critique est insultante mais je respire mal si je ne dis pas ma pensée, j’ai toujours fonctionné ainsi, c’est parfois dangereux, risqué, mais c’est ma personnalité.

Dans ce pays, beaucoup d’enfants n’aiment pas l’école, ils encaissent des coups et des gifles par des excès de colère des instituteurs.

L’école publique au Maroc est malade. Certains enseignants sont outrés par les actes de leurs collègues qui . Comment aimer l’école dans ces conditions ? C’est normal que l’école devienne un endroit que l’on rejette.

Les parents envoient leurs enfants à l’école pour apprendre et se nourrir l’esprit, et pas pour prendre des coups et vivre dans la panique.

Certains enseignants pensent qu’un élève qui n’est pas battu, est un mauvais élève.

Cette enseignante me trouve trop bavard, dans ce pays, on ne parle pas ainsi me dit-elle, je lui explique comment je fonctionne, elle comprend ma culture occidentale mais est certaine qu’un jour, il m’arrivera des ennuis, ici ce n’est pas la France, tu es en vacances, respire, oublie le reste, réfléchit bien à ce que je te dis, en guise de réponse, je souris.

Je suis très bien reçu par le patron de ce gîte. Au Maroc, en principe, nous sommes toujours extrêmement bien reçus dans un établissement hôtelier ou un restaurant à l’arrivée comme au départ. Par contre, pour ce qui est administratif, banque, poste, c’est le contraire.

Mercredi 30 mai

Ce matin, je me lève plus tard, je suis tellement bien dans cette chambre si luxueuse, j’ai une douche avec l’eau chaude et en plus une serviette.

Un car d’excursion arrive pour visiter ce lieu, quant à moi, je fais la visite de ce village seul. Je me perds pour retrouver le chemin allant à Tafraoute.

Me voici enfin sur la R 105. Un petit car d’excursion s’arrête, surprise pour moi, le guide me propose de m’amener à Tafraoute, ce sont les Français que j’ai aperçus à Ousmenat qui ont demandé au guide de me faire monter dans le car. Durant le trajet, nous échangeons quelques mots, ces excursionnistes sont surpris de me voir passer des vacances ainsi, sans bagage, je voyage seulement avec un petit sac en bandoulière.

Aujourd’hui mercredi, c’est le jour du souk à Tafraoute, il approvisionne les villages de toute la région.

Je visite le village d’Adaï, 4 Km de Tafraoute, bon pour les mollets. Comme dans beaucoup de villages, de nombreuses maisons vieilles d’environ 3 ou 4 siècles sont à l’abandon ou en ruine.Il faudrait un plan de réhabilitation mais il n’y a pas d’argent pour cela, par contre, pour les mosquées des villages, elles sont toujours dans un état d’entretien impeccable. A l’intérieur de ce petit village, il y a de nombreux rochers, c’est vraiment impressionnant.

Je retourne à Tafraoute, à l’entrée de cette petite ville, il y a un hôtel avec une piscine, le nom de cet établissement se nomme Antoine. Je peux me baigner pour 20 DH.

Je vais à mon hôtel, le luxe est différent et le tarif est en conséquence. Je lave mon linge, il sèche très rapidement, il vaut mieux pour moi car c’est les seuls vêtements que j’ai.

Le soir, il y a toujours autant de monde dans les rues et les villages.

Jeudi 31 mai

Aujourd’hui, je vais visiter les gorges d’Aït-Mansour à environ 35 Km de Tafraoute.

Il n’y a pas de moyen de locomotion pour aller à ces gorges, seule une société de 4X4 fait ce trajet.

Je me dirige vers la station essence de cette ville. J’attends patiemment, durant 2H30, seul 3 automobilistes font le plein de leur véhicule de location. La première voiture est un couple d’Allemand, ils ne veulent pas me prendre ce qui est tout à fait normal, il en est de même pour le deuxième véhicule. Une troisième voiture arrive, il est déjà 10H30, ce couple est hésitant, je leur propose de l’argent pour les frais de carburant, refus de leur part par contre je peux faire le trajet avec eux, c’est vraiment une bonne journée pour moi.

Ce parcours est magnifique. Nous apercevons l’Adrar Mqorn à 2344 m d’alt. Lorsque la route goudronnée se termine, s’élève une surprenante palmeraie, enserrée entre deux hautes falaises très rapprochées. C’est un véritable enchantement de voir la verdure éclatante des jardinets irrigués sous les frondaisons denses des palmiers dattiers et de traverser l’oued à gué, à de nombreuses reprises.

La sortie des gorges débouche sur une vallée, un peu plus large, où apparaissent plusieurs villages anciens mais il faudrait trop de temps pour faire la visite. Je me contente de visiter un village se trouvant entre les deux gorges, le site est époustouflant.

Je fais demi tour et reviens vers la voiture, j’ai voulu laisser les Français se promener seuls.

Pour la route du retour, je veux m’arrêter au village d’Agard-Oudad, je quitte la voiture et remercie bien évidement ces personnes sans qui je n’aurais pas passé une agréable journée.

Ce village est entouré de rochers étrangement sculptés par l’érosion, comme ceux que l’on a nommé la gazelle, le chapeau de Napoléon, le doigt.

J’ai une heure de marche pour arriver à Tafraoute, je prends mon temps.

Je prends mon repas à la terrasse de l’hôtel, l’oued bien sec est en face de moi, soudain, inimaginable en occident, un commerçant jette tous ses détritus à travers le pont, boîtes de conserve, bouteilles de verre et autres . Triste oued, il est chargé de déchets sur toute la longueur de la ville.

Vendredi 1 juin

Je prends le bus partant de Tafraoute à 6H00 pour aller à Tiznit, distance : 107 Km.

Cette route est pittoresque. Nous mettons 3H30 pour parcourir cette distance.

Arrivé à Tiznit, je prends un taxi collectif pour me rendre à Inezgane (10 Km d’Agadir). Le chauffeur de ce taxi roule extrêmement vite, il ne faut pas être surpris si au Maroc, il y a autant d’accidents.

Je n’ai pas la prétention à écrire une rubrique ni à réaliser un rapport sur les accidents meurtriers dans ce pays mais hélas, alors que le code de la route suscite toujours la colère des conducteurs, ceux-ci ont d’ailleurs fait grève en mars 2007 pour protester contre un projet de loi visant à imposer de lourdes sanctions pour non respect des règlements de circulation, l’hécatombe, elle, se poursuit.

Les excès de vitesse, la défaillance mécanique, 60% des bus ne rempliraient pas les conditions minimales de sécurité, absence de marquage sur les routes, dépassement dans les virages, la nuit la plupart des véhicules ne sont pas éclairés et je peux en rajouter.

En 1998, le Maroc disposait de 57251 Km de routes dont 29952 Km revêtues.

Le parc automobile en circulation sur le réseau routier marocain est évalué en 2004 à 1950802 unités, ce qui représente une augmentation de 4% par rapport à 2003. Ce parc est composé de 73% de véhicules de tourisme, 26% de véhicules utilitaires et de 1% de mobylettes.

Le taux de motorisation est de 65 véhicules pour 1000 habitants source 2004.

Source 2004, le véhicule au Maroc tue 9,7 fois plus qu’en France.

3622 personnes ont été tuées dans les accidents de la circulation survenus en 2006.

Ce carnage prend les dimensions d’un cancer qui ne cesse de s’amplifier malgré la volonté d’y mettre un terme.

De Tiznit à Anizgane, il y a 78 Km. Ce trajet n’est pas agréable, sur tous les trajets que j’ai parcourus durant mon séjour, c’est le seul qui n’est pas merveilleux à mon goût.

Le taxi collectif s’arrête à une très grande place, il y a une centaine de 150 taxis à attendre le client et plus loin de nombreux bus partant pour toutes les destinations de ce pays.

Je viens d’acheter mon billet pour aller à Skoura, il est à peine midi, le bus part à 21H00, j’ai largement du temps me permettant de faire une visite quelque part.

Il fait très chaud, j’aperçois un indicateur de température s’affichant à 38°.

Dans la nuit du 29 février 1960, la ville d’Agadir fut anéantie par un tremblement de terre qui causa la mort de plus de 15000 personnes. En France, l’émotion est très vive. Monté sur le trône un an plus tard, Hassan II décide la reconstruction d’Agadir ; elle sera menée tambour battant, et le béton coulera à flot.

Architecture de béton, larges avenues entrecoupées d’espaces verts caractérisent le centre urbain reconstruit à l’issu de ce tremblement de terre. Il est difficile de comprendre l’admiration que cette architecture a pu susciter à cette époque.

Le PDRT (programme de développement régional touristique) d’Agadir vise à doter la ville à l’horizon 2015 d’une capacité litière s’élevant à 60000 lits. Ce programme porte sur le renforcement de l’hébergement en front de mer.

Je fais le choix de visiter la nouvelle médina.

Le tremblement de terre ayant privé Agadir de son ancienne médina, Coco Pollizzi, maître artisan décorateur Italien né à Rabat, a eu l’idée d’en reconstruire une. Plutôt que de tenter une impossible reconstruction, Coco Pollizzi s’est lancé dans une création personnelle, réutilisant à sa manière le vocabulaire plastique de l’architecture vernaculaire marocaine, ses matériaux et ses techniques traditionnelles de construction.

A l’intérieur, une enceinte en pisé, vous retrouverez, presque plus vrai que nature, ruelles, maisons, échoppes, ateliers, café maure, etc. La médina, loin d’être achevée, couvrira 4 ha, on peut voir des bâtisseurs blancher le pisé, installer un plafond en tataoui ou découper des zelliges. A ce projet architectural, s’ajoute un projet socioculturel : faire revivre un artisanat authentique, à l’abri du mercantilisme des bazaristes. Plusieurs dizaines d’artisans travaillent déjà, à leur propre compte, dans la médina. Leur production est vendue exclusivement sur place, pas de marchandage.

Personnellement, je trouve cette médina trop artificielle, un peu écomusée, elle manque de chaleur, il y a beaucoup de touristes venant avec le car d’excursion.

Dans cette médina, il y a un projet de discothèque, piscine, hôtel, à méditer.

Je retourne à Inezgane, je suis à 400 Km de Skoura.

Le bus quitte la place d’Inezgane comme prévu à 21H00, nous faisons le trajet de nuit.

Ce bus fait le trajet jusqu’à Errachidia, distance 670 Km.

Nous passons par Taroudant puis Ouarzazate, arrêt d’environ 30 mn.

Skoura est à 42 Km d’Ouarzazate, j’arrive à 2H30 du matin.

Heureusement, je connais Skoura, dès que j’aperçois l’entrée de ce village, je frappe très fort avec mes mains, c’est ainsi qu’il faut faire pour que le chauffeur s’arrête mais j’ai l’impression que ce chauffeur ne m’entend pas, je crie, enfin il stoppe.

Je suis le seul passager à descendre de ce bus, je me dirige jusqu’au centre de ce petit village.

Arrivé sur la Place, un vieux Monsieur fait la surveillance des magasins, au même moment un type en mobylette vient à mes côtés, il me propose de dormir chez lui, je me rends très vite compte qu’il est ivre et drogué, j’accepte tout de même sa proposition.

Arrivé chez lui, sa seule pièce d’habitation d’environ 30 m² est dans un état de clochardisation. J’espère ne pas attraper de puces ou autres. Il m’offre le thé, imaginez sa théière et ses verres, ‘ornementation de saleté’. Il parle mais le dialogue est incohérent. Vers 4H30, nous dormons, enfin lui mais moi, c’est impossible, il a un chien qui n’arrête pas de me lécher la figure, je repousse cet animal mais aussitôt il revient à moi et aboie bien péniblement. Cette bête est très amaigrie, elle a faim. Ne pouvant pas dormir et ne voulant pas perdre mon temps ici, je réveille Rachid, il a eu peur de ma présence, il ne se rappelait plus que je dormais chez lui.

Samedi 2 juin

Rachid me propose de faire la visite de la palmeraie de Skoura, allons-y, même si je la connais.

Je suis assis sur le porte-bagage de sa mobylette, il roule vite sur ce chemin sablonneux, j’espère ne pas tomber.

Nous faisons une première halte à une kasbah, construite à la fin du 18ième siècle par un Andalou. Elle est très belle (en bois sculpté, puits de lumière en colonnes) et justifie pleinement les travaux de restauration récemment entrepris. Les terrasses supérieurs offrent une vue superbe sur la palmeraie.

Ensuite, nous allons dans une maison auprès d’une mosquée, l’endroit est bucolique. Rachid me présente le propriétaire de cette maison.

Si Rachid m’amène dans cette maison, c’est certainement pour quelque chose, c’est comme la visite de la kasbah, je n’ai pas laissé le pourboire. Rachid a proposé de passer cette journée avec moi, mon temps n’est pas compté, pas de problème.

Ils ont comme projet de rénover cette maison pour en faire un gîte, alors ils me demandent si je veux participer financièrement à ce projet, en quelque sorte devenir actionnaire, ils partageront avec moi les bénéfices. Combien de fois ai-je pu avoir des propositions de ce genre.

Je refuse cette proposition débile et explique les raisons.

Ils fument le cannabis puis font une sieste, je n’ai plus qu’à attendre.

Rachid réveillé, nous quittons cette maison, aujourd’hui, la rénovation de cet habitat n’aura pas avancé.

Assis sur cette mobylette, nous prenons le chemin menant à Skoura, de là, Rachid m’amène à un gîte, le patron me fait visiter son établissement, c’est un émerveillement, fascinant, quel travail pour arriver à ce résultat. Le patron en est fier mais il peut l’être, c’est une véritable réussite.

Je paie un repas bien mérité à Rachid dans cet établissement, je n’avais pas mangé depuis hier soir, avant de prendre le bus à Inezgane.

Je prends le taxi collectif pour aller à Imassine. En quittant Skoura je me rends compte aussitôt que ce taxi prend la direction pour Ouarzazate., explication, je demande à faire demi-tour, non sans difficulté. Maintenant je suis à nouveau sur la petite place de Skoura pour attendre que le taxi soit au complet pour aller cette fois dans la bonne direction, Imassine.

En arrivant à Imassine, il fait nuit. En quittant le taxi, je traverse la route, il y a un grand parking et un restaurant. Je demande s’il y a un endroit pour dormir mais hélas, la réponse est négative. Sur cette route, les bus et les taxis s’arrêtent pour manger le tajine, acheter des cigarettes, fruits. Les femmes restent dans le véhicule ?

On m’amène un matelas, une couverture et un oreiller, je dors sur ce parking, souvent réveillé par le bruit mais c’est plus rassurant que de passer la nuit à la belle étoile.

Dimanche 3 juin

Le village d’Imassine se trouve en face du restaurant où j’ai passé la nuit. Je traverse la route pour admirer ce village situé de part et d’autres d’un oued que l’on passe à gué. Les nombreuses kasbahs sont construites au bord de la falaise.

J’attends maintenant au bord de la route qu’un taxi collectif m’amène à El Kelaâ M’Gouna, de là, je prends un autre taxi longeant la Vallée des Roses pour m’arrêter à Hadida, après ce village, la route n’est plus bitumée.

J’utilise mes jambes pour aller à Tourbist par un chemin, le seul d’ailleurs, très caillouteux.

Après 2H00 de marche, le paysage devient splendide, un panorama à 180° s’ouvre devant moi. A l’ouest se dresse l’Ighil M’Goun (4071m), avec son sommet enneigé.

De cet itinéraire, le plateau géologique est remarquable.

Je marche depuis plus de 3H00 sous un soleil de plomb, mes jambes tremblent, j’ai peu mangé ce matin, thé, pain, confiture, j’ai très soif mais je n’ai pas d’eau.

De Hadida à Tourbist par le chemin, le guide Michelin sans faire de pub annonce 2 Km, il y a obligatoirement une erreur ; quand nous circulons avec un 4X4 ce n’est pas un problème à faire 3 ou 4 Km supplémentaires mais à pied, ça change la donne.

Je deviens super agacé, je n’apprécie plus le paysage, je n’ai rencontré personne sur cette route, je me demande s’il ne faut pas faire demi-tour, suis-je sur la bonne destination ? Continuons à marcher, on verra.

Enfin un 4X4 arrive, je mets mon pouce d’avant en arrière en direction de ma bouche pour dévoiler ma soif, de cette façon, en principe, ce véhicule s’arrêtera.

Le guide ouvre la porte du 4X4, je demande à boire de l’eau.

Ce véhicule ne doit pas quitter cet endroit sans moi, je demande à ce guide accompagné du chauffeur et de 2 touristes Anglais si je peux faire le restant du parcours avec eux.

Evidemment, je le savais, le guide hésite mais c’est normal, ce guide est payé par ces Anglais pour visiter la région et pas pour prendre des stoppeurs.

Le couple d’Anglais accepte sans hésitation, ces Londoniens ne comprennent pas comment j’ai pu marcher si longtemps à 40°, sans eau et sans bagage, ils me trouvent suicidaire me disent-ils.

J’arrive à Tourbist, je traverse l’oued, je réserve 2 nuits d’hôtel, de ma chambre, j’ai une jolie vue d’un minaret avec son nid de cigognes, j’observe longuement les volatiles claquants avec leurs longs becs rouges.

Je visite ce charmant village puis revient à l’hôtel, un 4X4 est garé devant l’entrée.

Allongés sur des coussins, un jeune homme et son guide fument le joint, la discussion est sévère entre moi et ce touriste français, il pense que les gens de ce village peuvent visiter cette région le week-end et même aller l’été en vacances au bord de la mer. J’explique à ce débile que ces gens n’ont pas l’argent pour visiter le pays, ils restent dans leur village jusqu’à la fin de leur vie, ils n’ont pas le choix. Cet idiot insiste, il pense qu’il y a toujours un moyen de gagner de l’argent, je cesse la discussion, nous ne sommes pas sur la même longueur d’ondes. Il passera la soirée à fumer le cannabis, à chacun son plaisir.

En soirée, des musiciens arrivent, j’ai discuté avec eux lorsque j’ai visité le village en fin d’après-midi. Des femmes, après avoir cuisiné les repas pour les clients de l’hôtel font la vaisselle et le ménage (j’ai préféré manger dans un petit restau du village), arrivent pour danser au rythme de la musique, elles sont payées pour s’exhiber, ces femmes berbères n’ont pas le choix, il faut nourrir la famille. Les touristes n’hésitent pas à prendre des photos, quel paradoxe, dans ces villages de la montagne, les femmes ont le visage caché, elles ne regardent pas les hommes et dans les établissements hôteliers, pour pouvoir manger, ces mères n’ont pas d’autre solution que de se montrer pour la satisfaction des étrangers.

A propos du voile, ou on le porte et dans ce cas on ne l’enlève pas sous prétexte qu’il y a des touristes, ou on ne le porte pas, à méditer ?

Lundi 4 juin

Je fais une longue balade à Tourbist. Les maisons de ce village sont en terre rouge. Des enfants commencent à me suivre, je fais quelques tours de magie, ils m’applaudissent et ils veulent que je recommence, quel bon public ! Il y a en moi de l’émotion, en Occident, l’émerveillement a disparu.

En bordure de l’oued s’épanouissent de magnifiques plantations de figuiers, d’amandiers et d’autres arbres fruitiers. Je retrouve l’ambiance d’Imlil lors de la récolte du blé, je reste assis près de 30 mn à entendre ces femmes chanter, que c’est beau !

Plus loin, des femmes et de jeunes filles lavent le linge.

Un forgeron cloue un fer au pied d’un maigre cheval.

La nuit ne vas pas tarder, Je retourne au village, les enfants m’appellent le magicien.

Je rencontre Adil, le musicien d’hier soir, il m’invite à prendre le thé chez ses amis. Dans cette pièce de la maison, nous sommes 6 avec moi, je suis le seul à ne pas fumer le cannabis. A la demande d’Adil, je dois faire de la magie à ses amis, pas de problème, il apprécie.

Avec Adil, j’achète une bouteille d’alcool de figue (40°), nous frappons à la porte métallique de la maison, le propriétaire nous donne contre un billet de 100 DH (10€) ce liquide dans une bouteille d’eau en plastique. Je sais, c’est idiot d’acheter de l’alcool, il est plus utile d’offrir de la nourriture mais j’ai proposé et à l’unanimité le choix a été pour la boisson.

Soirée excellente au son de la musique, chacun a amené son instrument, guitare, tam tam, crotale. Le fils du patron de l’hôtel où je dors arrive avec un grand plat de couscous, c’est vraiment gentil de sa part, ce garçon est très sérieux, il ne fume pas et ne boit pas, il a franchement raison.

Mardi 5 juin

Je fais mes adieux, je remercie le fils du patron d’être venu avec un plat de couscous hier soir.

Pour retourner à Hadida, je ne prends pas le même chemin qu’à l’aller, je passe par l’oued, en cette saison, il n’y a pas trop d’eau, enfin, je l’espère.

Marcher le long de l’oued peu être risqué, s’il y a un violent orage, en quelques minutes l’eau monte très rapidement et c’est la noyade assurée, mais si on vit perpétuellement avec l’idée du danger, on ne fait rien.

Jusqu’à Hadida, mon parcours a duré 3H30, j’ai eu parfois certaines difficultés à franchir certains obstacles mais j’ai été fort heureusement récompensé par un sublime paysage. Parfois, j’avais de l’eau jusqu’à la taille, une eau boueuse et glacée en provenance de la fonte des neiges, le courant était assez impressionnant, j’avais peur de tomber, mes vêtements séchaient vite avec le soleil torride.

A 10 Km avant El-Kellaâ M’Gouna, je trouve un gîte, je suis le seul client, comme d’habitude, je suis très bien reçu par le propriétaire.

Mercredi 6 juin

Petit-déjeuner très copieux, j’ai même des gâteaux, je laisse un généreux pourboire au patron.

Sur le chemin d’El-Kellaâ, nous sommes des centaines de personnes à marcher, hommes, femmes, enfants. Aujourd’hui, c’est jour de marché. Les marchés sont toujours très typiques, les gens de la montagne font des Km pour vendre ou acheter les produits. Il y a également le marché aux bestiaux, amis des animaux, évitez d’y assister.

Départ du bus allant à Marrakech, à l’embranchement de la route allant à Âït-Benhaddou, je prends un autre moyen de locomotion, le taxi collectif, je demande au chauffeur de me laisser juste avant l’oued, après le village d’Aït. Maintenant, il y a un pont pour traverser l’oued, pour les habitants de Tamdakth, c’est franchement mieux, l’hiver, ils ne seront plus isolés, ces gens pourront descendre la vallée.

Je réserve 2 nuits à l’hôtel mais ne prends pas de chambre, je préfère dormir sur la terrasse.

Je lave mon linge, le seul bermuda que j’ai et ma chemisette, je profite de la piscine en attendant que mes vêtements sèchent.

Je descends à Âït, je ne prends pas la route mais passe par les chemins.

Jeudi 7 juin

Cette nuit, il y a eu beaucoup de vent, pire qu’à Saint-Malo, je n’ai pas bien dormi, vers 4H00 du matin, j’étais déjà réveillé par le jour mais j’aime cette façon de vivre, ce soir je vais dormir à nouveau sur la terrasse de l’hôtel.

Je vais me promener à Tamdakt (4 Km d’Âït-Benhaddou), d’immenses nids de cigognes sont installés en haut des tours à moitié détruites. Je traverse les champs de ce village pour rejoindre l’oued puis reviens à l’hôtel. Je fais une sieste, la seule de mes vacances. En début d’après-midi, je vais à Âït. Je descends par l’oued, il n’y a pas une goûte d’eau. Les hautes Kasbahs datent probablement du 18ième siècle, les façades sont décorées de motifs géométriques réalisés à l’aide de briques de terre crue. Il faut se promener dans le lacis des ruelles qui escaladent la colline, couronnée par les vestiges d’une forteresse juive préislamique. Le panorama du sommet est exceptionnel.

Vendredi 8 juin

Je quitte Âït-Benhaddou pour Marrakech.

A l’entrée de Marrakech, j’aperçois de superbes villas, juste en face de ces immenses demeures, se trouvent de misérables bidonvilles, ceux-ci seront dans peu de temps certainement démolis pour construire de nouvelles demeures pour les riches.

Le parc immobilier de cette ville est en plein essor.

Il y a 2 mois, le marché de gros a été déplacé à une quinzaine de Km sur la route allant à El Jadida, seul, pourront aller se ravitailler les riches commerçants, les pauvres seront encore plus nombreux. A l’endroit où existait ce marché, il y a de nombreuses grues, le projet immobilier est démesuré.

Ce marché de gros se trouvait en face le jardin Majorelle, j’aimais le visiter lorsque je passais à Marrakech.

Tôt le matin, les restaurateurs et les commerçants de la ville venaient s’approvisionner ; seul les particuliers n’avaient en principe pas le droit à l’achat, croyez-moi, la visite valait le détour. De nombreux paysans venaient des environs de Marrakech, la plupart à dos d’âne, pour vendre leurs récoltes de dattes, de blé en grande quantité. On y trouvait toutes sortes de légumes. On y achetait la volaille, la viande, le poisson venait d’Essaouira. Quelle ambiance que ce marché ! Je n’ai plus qu’à enregistrer dans ma mémoire cette atmosphère.

Le bus arrive à la gare, je vais à pied à la Place Jemâa el -Fna et trouve un hôtel à 5 € la nuit.

Au coin d’une rue, des enfants se shootent à coup de colle. Des jeunes filles vendent des kleenex, des cigarettes, des fleurs aux feux rouges, quand elles ne se prostituent pas pour une bouchée de pain. Ces filles sont toutes des mères célibataires potentielles, donc, d’autres enfants qui vont grandir dans la rue. A d’autres coins de rue, encore des enfants, cireurs de chaussures. Voilà où conduit la pauvreté de ce pays. Des réseaux de mendicité organisés recrutent ces enfants. Les parents des ‘enfants de rues’ sont démissionnaires, ils ne savent plus jouer leur rôle. Plus alarmant, l’enfant représente très souvent la seule source de revenus pour une famille qui ne cesse de croître dangereusement. Pensons également au triste sort réservé aux ‘bonnes’, ce sont ces filles placées dès la petite enfance par leur parents, dans des familles où elles sont bonnes à tout faire. Souvent battues, elles vivent dans des conditions précaires, ne voyant leur parent qu’une fois par mois ou tous les deux mois, le jour où celui-ci vient chercher la paie souvent ridicule et dont la petite fille ne jouit nullement.

J’ai vu, croyez-moi, des visages d’enfants marqués de cicatrices, la rue bousille leur santé, ils sont happés. J’ai vu à Marrakech et Casablanca des enfants battus par la police, en pleine rue, le vagabondage étant interdit.

Que faire, je suis impuissant, m’en mêler, mon passeport est confisqué et je ne reviens pas en France, j’ai honte de moi mais je ne peux hélas que constater ce déplorable spectacle, aujourd’hui, en 2007, triste monde, j’ajoute « odieux monde ».

Marrakech ne m’attire plus comme au début où j’ai connu cette ville, le souk ne m’intéresse absolument pas.

J’aime la Place des Ferbantiers, en cette saison, les cigognes sont nombreuses.

En flânant dans les rues de cette ville, j’entends de la musique, je me dirige vers cet endroit, sur une minuscule place il y a une fête foraine : quatre stands, un manège pour enfants, un pour adulte, un tir au ballon et celui que je préfère, le stand de la loterie. Ce stand me rappelle celui de mon enfance, le forain distribuait quelques tickets gratuits pour attirer le badaud, parmi ces bouts de papier, il y avait un N° gagnant, lorsque la roue indiquant plusieurs N° commençait à tourner, j’avais de l’adrénaline en moi, je ne gagnais jamais le gros lot.

Plus tard, j’ai pensé qu’il était pour celui qui achetait le billet, peut-être même que cette personne était complice avec le forain, ainsi, le lot retournait derrière le stand, enfin, peu importe.

Je suis resté longtemps à observer ce stand, il est vraiment agréable à le regarder, contempler, admirer, scruter, dévisager, la population ici est vraie, sincère, ce lieu est magique, fantastique, étonnant, formidable, extraordinaire, fabuleux, prodigieux, STOP.

J’ai conversé avec le forain animant ce stand, j’ai expliqué mes émotions, aujourd’hui en France ce stand n’existe plus, certainement que dans le Guéliz, les passants ignoreraient son stand, ici, ce n’est pas le même quartier, le peuple a encore besoin de rêves, il prend le temps de respirer, il vous écoute parler, vous êtes un homme de théâtre, vous savez donner de l’illusion, franchement, bravo !

Ce forain m’avise que c’est la première fois qu’un touriste lui adresse la parole, en principe les touristes sont pressés, il pense que mon analyse sur lui est excellente, nous nous quittons par une vigoureuse et chaleureuse poignée de main.

J’ai quelques difficultés à aller à l’hôtel, je me suis perdu dans ces rues, pas de panique, on retrouve toujours son chemin.

Samedi 9 juin

Dernière ballade dans les rues de Marrakech puis direction l’aéroport.

N’ayant pas de bagage, je n’ai pas l’enregistrement à faire, il n’y a plus qu’à attendre le droit d’aller à la salle d’embarquement.

Une information annonce que notre vol est retardé et plus tard, une nouvelle annonce pour un retard nettement plus important. Certaines personnes ne supportent pas cette annonce. Un Monsieur s’énerve auprès du personnel, je frappe des mains, silence de la salle d’embarquement, toutes les têtes sont tournées vers moi, je demande à ce Monsieur de respecter le personnel, d’être poli, vous avez fait le choix d’une compagnie d’aviation au tarif très bas, il faut assumer, la prochaine fois que vous prenez l’avion, choisissez Air France ou Royal Air Maroc, ainsi vous n’aurez pas de problème.

Avant de quitter le Maroc, il fallait que je me fasse remarquer, je me reconnais.

Tony
Voyage de quinze jours au Maroc
by Tifoxy · 2010-05-20 · 24 replies
Salut! Nous sommes trois femmes 25, 29, et 52 ans.Nous partons au Maroc pour la première fois au moi s de septembre 2010 pour 15 jours.Voici notre programme😄

jour1 :Arrivé à FES (france-casa puis casa -fes) ou on a un hebergement

jour 2:visite de Fes jour 3:cascades d'Ouzoud .On pense louer une voiture le matin , éventuellement s'arreter sur la route(foret de cedre et lac de bin el ouidane) . nuit près d'OUzoud (si vous avez des conseils)

jour4:dépard le matin d'ouzoud direction marrakech (ou on repose la voiture)+nuit a marrakech (ou?) jour 5: Marrakech +nuit jour6:Marrakech +nuit

jour 7:on va a Ouarzazate soit en bus ou on loue une voiture ou en train jour8:on par en bivouac Nature dream
http://www.circuit-maroc.org/ excursion organisée pour trois jour en 4x4 et dromadaire boucle tinegihr gorges du dades, erfoud , mergouza nekob jour9:bivouac jour10:bivouac retour le soir a ouarzazte ou on pass la nuit(ou?)

jour11:Ouarzazate visite de ait benhaddou nuit a ouarzazate

jour12et 13:la c'est en suspend soit on reste a ouarzazate puis on va a essaouira le lendemain pour deux jours soit on retourne a marrakech puis a essaouira soit on va a Agadir puis on rejoint essaouira Je crois qu 'on va laisser libre on verra en fonction de nos enviesje pense

jour14:Essaouira, visite medina on passe la nuit à Essaouira ou a casa jour15:Casablanca retour en france

Voila si vous avez des suggestion pour l'hebergement ou les transport ou autre chose n'hesiter pas.Merci😛
Marchander au Maroc?
by Nyctale2 · 2010-05-10 · 103 replies
Bonjour, je sais que le sport national en Afrique du Nord est de marchander. Mais peut-on ou doit-on tout marchander? Au Maroc, dois-je marchander pour l'hébergement? les taxis? ou seulement dans les souks? Si oui, de combien (en %) dois-je diminuer les prix proposés?
Itinéraire sur une traversée de l'Afrique à vélo
by Jeremiebt · 2010-05-05 · 28 replies
Bonjour les voyageurs !

A partir de Juillet 2010, nous entamons avec Claire (Laclaire sur le forum), depuis Lyon, la traversée l'Afrique à vélo.

De Lyon à l’île de la Réunion, sans itinéraire précis, si ce n’est celui dégrossi ci-dessous.

En plus des sujets sur le vélo ou nous sommes déjà intervenus (bonne recherche ;) nous aurons bientôt un site avec le détail de notre démarche, le choix du matériel, des formalités administratives, de la santé etc.

Mais dans un premier temps, nous aimerions avoir des avis de voyageurs sur cet itinéraire (et pourquoi pas des contacts sur place ;) sa faisabilité en terme de sécurité, de qualité des zones traversées etc…

En particulier le meilleur moyen de relier le Cameroun à la Namibie, si possible par la mer. Car nous souhaitons nous épargner la traversée du Congo et de l’Angola.

Car dans notre recherche sur Internet nous n’avons trouvés aucun cyclotouriste qui faisait un trajet semblable. Tous ou presque traversent en Avion d’est en Ouest depuis le Cameroun ou un pays avoisinant.

Merci ;) Jerem et Claire

PS: Cette question étant indépendante de notre moyen de transport, voila pourquoi nous avons postés ici et pas dans la partie portant spécifiquement ssur le voyage en vélo.

Avis sur itinéraire de cent jours en Afrique?
by Baulle · 2010-04-21 · 7 replies
Bonjour à tous !!

En plein préparatifs du voyage qui aura lieu de septembre à décembre voilà le premier jet pour l'itinéraire.

Cet itinéraire n'a pas pour but d'isoler des endroits où l'on souhaite vraiment aller mais plus pour visualiser le temps que l'on met. C'est sur ce point où je veux bien des conseils !!! Et puis aussi sur les régions traversées (intéressantes ou pas...)

Petite précision : le véhicule est un mercedes 307, avec une faible vitesse de croisière....

Jour 1 à 3 : descente à Algeciras (départ de l'allier) JOur 4 : traversée du détroit et descente à Rabat Jour 5 : Demande des visas Mauritaniens - départ pour Maeknes/Fes.. JOur 7 : récupération des visas et départ pour Essaouira Jour 8 : Tan-Tan

Et à partir de là.... J'aimerai trouver un carossier pour quelques travaux sur mon camion (passage de roues/portières/1 traverse à changer/chassis à traiter/peinture caisse et cabine) avec mon aide et celle du copain qui m'accompagne !

On partait sur du 8 jours sur place.... Je suis preneur de contact, par MP si vous le souhaitez !

Du coup, on est au jour 16 !

Jour 16: 2 jours pour aller à la frontière Jour 18 : passage de la frontière Mauritanienne Jour 19 : Arrivée à Nouakchott Jour 20 : passage à la DST pour les visas à faire modifier + visa pour le Mali Jour 21 départ pour Nioro Jour 24 : arrivée à Nioro Jour 26 : arrivée à Bamako - visa Burkina - Papy, qu'est ce que le visa de l'entente ? a qoui sert iL On compte passait 7 jours dans le coin (de bamako à la frontière burkinabé) Jour 32 : arrivé au Burkina, environ 7 jours pour rejoindre ouaga et faire les visas pour le Togo Jour 39 : 3 jours pour aller au Togo (environ au milieu du pays, j'ai oublié le nom du village de l'asso que l'on connait....) Jour 42 : on y est à ce fameux village !! Environ une huitaine de jour dans les environs en comptant la remontée vers bamako. Jour 50 : On est à Ouaga - Visa Guinée (qui a des infos là dessus ?) Jour 52 : On est à Bobo, une huitaine de jours dans le coin Jour 60 : Direction Kankan en guinée environ 6/7 jours là bas, sans aller trop à l'ouest, en restant proche de la région de Kankan et la frontière malienne Jour 68 : arrrivée à Bamako

Et on compte environ 15 jours pour la route retour en prenant notre temps au Maroc.

Soit 68 + 15 = 83 jours.

Et moi je vous annonce en titre du post "100 jours".

C'est volontaire, au moins on a une marge de manoeuvre confortable en cas d'imprévus, de réparations, de volonté de rester plus longtemps à un endroit et ainsi de suite.......

Que pensez vous de cet itinéraire ? C'est réaliste ou fantaisiste ?

Que faire et que voir dans ces coins là ? (j'avoue que je n'ai pas encore compulsé sérieusement les guides que j'ai...)

Qui a des infos sur la guinée ? (sécurité visa véhicule.....)

Au plaisir de vous lire !

bad'
Aller au Gabon en voiture: itinéraire le plus rapide?
by OyG · 2010-03-25 · 8 replies
Bonjour, Nous sommes 2 bayonnaises qui souhaitons partir au Gabon en voiture. On a une amie qui travaille là-bas et nous voudrions la rejoindre au mois de septembre. L'idée serait d'y arriver assez vite, c'est-à-dire de faire Bayonne-Libreville en 10 jours environ (je sais on roulerait vraiment beaucoup chaque jour!!) puisque nous n'avons qu'un mois et demi pour faire l'aller retour et pour séjourner les 15 autres jours là-bas. On cherche donc l'itinéraire le plus rapide mais aussi le moins galère, en terme de papiers, contrôles, etc. Et puis la petite info importante : on part avec ma 205 peugeot qui est très loin d'avoir les qualités d'un 4x4!!! Pensez-vous qu'il soit possible de faire un itiniraire pratiquable en 205? Merci de vos réponses. Géraldine
Repainting a van in Morocco: recommendations?
by Maloubo · 2010-03-19 · 75 replies
Hi there,

I’m heading to Morocco soon and I’d like to get the bodywork and paint on my van redone. Do you know any good places or contacts?

Thanks in advance!

Maloubo!!!
Voyage au Sénégal en voiture: itinéraire et coûts?
by Colondrina · 2010-03-19 · 41 replies
bjr,

J'envisage avec une amie de partir un peu visiter le sénégal. J'ai peur de prendre l'avion donc nous irons certainement en voiture. Quelqu'un pourrait il m'indiquer l'itinéraire, le cout ' approximatif ) du voyage. Les pièces a fournir ( passeport, différents vaccins....) Une fois sur place, nous sommes attendues donc l'hebergement.... est réglé deja Merci
Tour du monde en famille: itinéraire versus climat?
by Ludoarchi · 2010-03-16 · 5 replies
salut à tous,

avec ma conjointe et nos 2 enfants, on se prépare un tour du monde aprés avoir pas mal lu, je me retrouve maintenant devant le probléme faire correspondre un forfait avion style one world avec les destinations de nos choix et en plus valider avec le climat ...

méchant casse tête = besoin d'aide

on voudrait que ca ressemble a ca : (les mois ne correspondent pas à la durée du séjour mais plutôt à la période désiré)

départ jllt 2011 (à cause de l'école des enfants) de montréal

JUILLET - AOUT = USA (NY+ORLANDO+MIAMI) + ANTILLES (Bahamas) AOUT - SEPTEMBRE = Amériques du Sud OCTOBRE - NOVEMBRE = POLYNÉSIE NOVEMBRE - DECEMBRE = AUSTRALIE DECEMBRE - JANVIER = ASIE JANVIER - FEVRIER = EGYPTE FEVRIER = KENYA MARS = AFRIQUE DU SUD AVRIL = SENEGAL + MAROC MAI = ESPAGNE JUIN = FRANCE puis retour Montréal debut Jllt 2012

Toutes les critiques et conseils sont les bienvenues

merci d'avance
Avis sur itinéraire de trois semaines de Cotonou (Bénin) au Burkina Faso?
by Ytreza7 · 2010-03-11 · 18 replies
Bonjour à tous !

Je suis en train de réfléchir à un projet de voyage en Afrique pour août prochain d'environ 3 semaines. Ayant des amis à Cotonou, je pense en faire mon point de départ, pour la suite j'ai regarder un peu au hazard sur la carte une distance pas trop longue et j'ai pensé rejoindre Ouagadougou via le Togo et le Ghana pour prendre le vol du retour. J'étais, il y a une dizaine d'année au Bénin, où j'avais visité le nord et la côte, donc pour ce voyage j'aimerai bifurquer assez vite vers les pays voisins. Mais ne connaissant pas grand chose à l'Afrique et sachant les bons conseils que l'on peut pêcher sur ce fabuleux forum, je viens ici pour m'éclairer un peu.

Alors voilà mes interrogations :

- que pensez vous de cet itinéraire, sachant que je compte le réaliser en environ 3 semaines (dont plusieurs jours à Cotonou chez mes amis), et que l'on veut avoir tout de même un peu temps pour profiter des lieux les plus intéressants ?

- avez vous d'autres itinéraires à proposer, ou des points de passages à me conseiller sur cet itinéraire ?

- quel moyen de transport me conseillez vous ? on voudrait voyager léger et avec un budget serré. Aussi pouvoir s'immerger au mieux dans la population et vivre le plus d'expérience possible mais avec un minimum de sécurité( ==> exit le 4X4 de location ). Je pensais par exemple au taxi-brousse et autres autobus. Je rêverai aussi d'en faire une partie à moto, mais j'imagine qu'en acheter une d'occaz et la revendre serait peut être un compliqué non ?

- y a t'il des risques pour un couple de jeunes occidentaux ? je sais que le Bénin est un des pays les plus sûrs de la région mais qu'en est il des autres pays traversés ?

- qu'en est il des formalités administratives ?

- aussi si vous avez des bons plans pour les billets d'avion ...

Et toutes les autres remarques sont la bienvenue.

Je vous remercie d'avance pour votre aide !
Coût du taxi de l'aéroport à l'hôtel à Marrakech?
by Breizh29 · 2010-03-05 · 28 replies
Bonjour a tous, voila les vacances au maroc sont bientot fini , je me prépare donc pour rentrer mercredi prochain . mon vol est prévu pour 10h30 alors pour etre sur de ne pas rater mon avion j'ai reserver une petite chambre a hotel atlas a marrakech .

je ne connais pas du tout marrakech , j'ai peur de galerer avec mon petit bonhome et les bagages, pour cela j'aurai besoin de quelques renseignements.

_j'arrive a marrakech par bus ctm , vers 17h, quel moyen de transport pour me rendre a l'hotel?les petits taxi peuvent ils m'amener jusqu'a devant l'hotel?sachant qu'il est situé en plein centre?quel prix prevoir ? _connaissez vous cet hotel?est il un endroit sur?vu le prix bas j'ai peur que ça ne soit pas tres calme?ou alors dur a trouver.

_le ledemain je dois etre a l'aeroport a 8h, pareil je me demande comment je pourrais m'y rendre?combien cela me coutera il?et surtout j'ai peur d'avoir du mal a trouver un moyen de transport pres de l'hotel , j'ai peur de me perdre , comme je disais avec un enfant de 3 ans et des bagages ;ça ne va pas etre simple.

merci de m'aider pour pouvoir m'oraganiser
Retour de vacances familiales dans le Sud marocain (du 17 au 24 février)
by Mathanaé · 2010-02-25 · 14 replies
J1: Nous arrivons à Marrakech à la nuit tombée avec une petite demi-heure de retard ; direction l'hôtel Immouzer où après une courte ballade dans la médina , nous nous endormons très vite . Aucun bruit ne vient troubler cette première nuit.

J2: Très bon petit déjeuner à l'hotel ( aaahh, les crèpes marocaines...), prise en main de la Logan par l'intermédiaire de Medloc et départ pour le Tichka par une route superbe. De la neige mais le col est ouvert , partout des silhouettes dans les montagnes. D'où viennent-elles , où vont-elles?

Nous arrivons à Ait Benaddhou par le bas du village, avec la lumière de fin d'après-midi , c'est très chouette . Arrêt photo-photo et jolie rencontre avec un garçon qui a pour compagnon une iguane et deux petits chiots . Il montre aux gosses comment on peut trouver des fossiles .

Installation au Dar Panoramic chez Brahim et visite du ksar. Avant il faut traverser l'oued à dos de mulet (un vrai racket organisé😐!)

Au retour , les commerçants sont agréables et nous achetons des petits objets en pierre d'albâtre. Soupe , coucous , salade d'orange et petits biscuits au dîner : extra-frais , extra -bon.

J3:

Quelques kilomètres plus haut se trouve le petit village de Tamdaght. On se dégourdit les jambes dans le verger mais ne visitons pas la kasbah. Direction , la vallée du Dadès . Nous traversons Ouarzazate . Des centaines de lampadaires bien alignés sur des trottoirs pavés nous accueillent Quelle drôle de ville !C'est plein de restaurants à la mode , de cyber-café :une enclave ou un oasis ( c'est selon !) de modernité . Ca ne nous plait guère , on s'y arrêtera au retour si on a le temps...

Nous visitons la palmeraie de Skoura avec un guide très agréable ( dont je peux donner les coordonées en MP). C'est une belle ballade de plus de deux heures au millieu des palmiers dattiers , des champs de fèves , de luzerne, de carottes.Tout est vert, calme , les petits oiseaux chantent , il fait enfin chaud. J'ai beaucoup aimé. Installation chez Ali dans les gorges du Dadès. Départ pour une mini randonnée près de l'hotel mais la proximité de l'oued tumultueux ( à cause des fortes pluies qui nous ont précédés )me fiche la trouille . "déstresse, maman déstresse!" me disent les enfants mais je n'y parviens pas.

J4:

Heureusement , les paysages traversés me font digérer le petit déjeuner (garanti tout industriel) et le prix payé pour la nuit chez Ali . D'énormes cailloux sont tranquillement posés sur le bithume et l'oued affleure la route.🤪 Plus loin la route en lacets est vertigineuse. Nous faisons demi-tour (On a parfois regretté de ne pas avoir un4x4) , direction Tineghir où nous installons au camping Azlag (excellent accueil , prix imbattable).

Le patron discute avec un camping -cariste français qui insinue de façon très maladroite que les marocains sont fainéants :"Vous aimez bien vous reposer , on ne vous voit pas souvent travailler!" On écoute la conversation un peu 😠 mais le patron ne se démonte pas et rétorque avec tact qu'un ouvrier marocain gagne environ 60dh par jour et qu'avec ça il peut manger et c'est tout . "En France , vous travaillez et après vous pouvez vous faire plaisir "( genre acheter un camping -car pour sa retraite à environ 50 000 euros). Rien de grave , mais cette conversation m'a mise mal à l'aise .

Promenade dans la palmeraie et rencontre (dans l'ordre )avec :un gamin collant, une mule désobéissante , un retraité des usines Perrier revenu au bled parce que " si tranquille ici).

Au retour , les gosses investissent un tamaris comme zone de jeu . Nous sommes rejoints par le garagiste d'en face , son frère et son père encapuchonné. Immédiatement , il entame la conversation et nous raconte sa vie d'écolier ( il a adoré le livre" Sans famille" et nous en parle avec les yeux qui pétillent). On reste là au bord de la route sous un arbre ( sûrement un arbre à palabres) à discuter une bonne heure , on en oublie qu'on avait prévu d'aller visiter les gorges du Todgha avant la nuit.

Excellent repas , dommage que le patron ait invité un rabatteur. Je regrette de ne pas avoir prévu deux nuits à Tineghir.

A suivre...
Ski randonnée dans le Toubkal
by Zyrtex · 2010-02-23 · 8 replies
Bonjour à tous !

Je poste ici un simple compte rendu de voyage pour ceux qui projettent de partir faire du ski de rando autour d'Imlil. Et d'autant plus que je n'ai presque rien trouvé de vraiment intéressant sur ce forum. Alors, j'espère pouvoir combler ces lacunes et contribuer, très humblement, au futurs voyages des forumistes !

Je suis parti une semaine du samedi au samedi, du 13 au 20 fevrier. C'est à priori la meilleure période niveau météo. La meilleure pour la neige est plutôt mars. Malheureusement, cette semaine fut catastrophique au niveau météo, on m'a dit que cela faisait 30 ans qu'il n'a jamais fait aussi mauvais, aussi régulièrement aux alentours d'Imlil.

Voici mon parours :

Samedi : arrivée à l'aéroport de Marrakech. Je file directement sur Imlil (1700) via un minibus, que j'avais négocié avec mon agence. Pour ceux qui souhaitent y aller par eux même, il ya des taxis collectifs qui partent près de la place Jama el Fna. Compter 200 à 250 dirhams l'aller pour réserver le taxi complet. C'est des taxis de 6 personnes. le chauffeur attend que le taxi soit complet avant de partir. Le retour d'Imlil se fait normalement facilement le matin. Il est possible de s'arranger avec d'autres groupes.

Dimanche : Montée au refuge du Toubkal (3200m) via Aroumd et sidi Chamarouch. Il faut 5 heures en marchant normalement et en prenant son temps. 1500 m de denivel pour un trajet assez long mais montée très régulière: on a pas l'impression que ça monte vraiment! Ceci laisse l'opportunité de faire une course tranquille l'après midi. En ce qui me concerne, ce jour ci était très venteux, le snuages étant plus haut que le Toubkal. Je suis resté au refuge l'aprem, ce que j'ai regretté par la suite. Il est en effet possible d'aller au col tizi n'ougane en 2h30 au fond du vallon, d'où la vue est parait-il sympa, vers le Sud. Ambiance très mauvaise au refuge, chaque groupe restant fermé... Dire que j'étais seul !!!! je me suis trop fait chier !

Lundi : En raison de la neige, mais de l'absence de vent (alors que le vent était fort toute la nuit), je ne suis pas monté au Toubkal. Il y a principalement deux randos classiques par ce temps : le tizi n'Ouagane précédemment décrit, et le couloir de l'Amerhas Igoula, en dessous de l'Akioud et du tizi Afella. C'est la deuxième rando que j'ai choisi. Nous ne sommes pas allé au col, avalancheux. Le bas est une sorte de canyon de 10 15 m de large. Très belle combe pour le ski, classé PD je crois. Après reflexion, je pense que c'est un peu dangereux car si ça part en haut, ça risque de descendre jusqu'en bas. Le tizi-n'ouagane se redresse dans les 200 derniers mètres, pouvant devenir avalancheux (pente S2 S3 faciles). Le chemin pour y aller est un peu avalancheux car les couloirs sur la droite le sont (clochetons avant le refuge, puis en dessous de l'Akioud).

mardi : En plus de la neige, il y avait un vent de folie. J'ai donc choisi de redesendre à Imlil pour filer le lendemain sur Tachdirt. L'ambiance merdique au refuge y était pour quelquechose. De plus, le refuge est isolé alors que Tachdirt est u beau village au sein d'une très belle vallée (2300m). Redescente en 2h30-3h00. ski jusqu'à 2800m versant droit du torrent.

Mercredi : taxi d'Imlil vers Tachdirt (vallée Imenane) en passant le tizi ntamatert (2400). Grand beau temps. Un peu moins de 1400m de denivel au Likemt (60m plus haut, à gauche, du col du même nom). Neige à partir de 2500. Combe magnifique taillée pour le ski. La fin peu être apparament glacée et montée dans ce cas en crampons obligatoire. en haut, la vue est magifique sur l'Aksoual, le Toubkal, le tinilim et l'Iferouane au Sud, le Bou Ignouane et l'Angour au Nord. Vue sur le Haouz magnifique (couleurs rouges et ocres) vers Marrakech. ça se bouche en haut, je redesend vite pour préserver la visibilité.

jeudi : Après une nuit au superbe gite, nous ne pouvons tenté le Bou Ignouane comme prévu. On rentre, sous la neige au début, à Imlil par un petit trek de 4h. Le temps se dégage un peu avant le tizi nTamatert. Très belle ballade ! Belle vue sur l'Aguelzim, sommet de ce côté pyramidale à 3600 surplombant la Kasba du Toubkal, en contrebas d'Aroumd. Le temps se dégrade après le repas, ce qui nous empèche de monter au Tizi nMzic, en direction du Sud et de la vallée de l'asif Azzaden.

Vendredi : départ vers Marrakech, neige à 1800 alors qu'à mon arrivée elle était située à 2900m.

Synthèse : Même si le temps était merdique, j'ai pu faire 3 treks à pieds (aller retour Imlil --> Refuge du Toubkal, et Tachdirt --> Imlil) magnifiques, visites des villages de Mzic, Tamatert, Imlil, et surtout Tachdirt qui est superbe et pitoresque. 2 descentes en ski, dont le superbe vallon en dessous du col Likemt, vraiment en bonne condition. Je n'ai pu atteindre l'Ignouane comme prévu, comme le Toubkal. Tant pis.

Conseils: Plus que mon voyage, je propose de parler des possibilités du secteur. Malgré le temps pourri, je conseil vivement aux forumistes cette région. D'énormes possibilités pour le ski de rando, complétement atypique, avec des couleurs merveilleuses, dans un cadre assez alpin.

Au refuge du Toubkal, sans rentrer dans des courses délicates, il y a de très beaux couloirs : - Ikhibi Sud et Nord, les voies classique vers le Toubkal. - L'Imouzzer, si la neige est basse, au Nord du Toubkal via une arrète et le col Nord.

- Tizi Nouagane, facile. - Couloirs vers l'Akioud et le Ras. Faciles.

D'autres couloirs sont plsu difficiles et demande un manteau neigeux bien stables (Clochetons notamment)

Dans la vallée Imenane (Tachdirt), il y a deux combes exeptionneles pour le ski : - Tizi Likemt - Bou Igenouane Denivellée de 1300 et 1600m, trsè bon enneigement régulier.

Vallée des Azzaden, ou je ne suis pas allé. Il y a le refuge de la Tazarhart. Globalemement les courses sont plus compliqués et des traversées vers le refuge du Toubkal sont vraiment faisables avec un peu de technique.

Il y a des possibilités de traversées, notamment dans l'envers du Toubkal, très isolé l'Hiver (vers les Azib Likemt et le lac d'Ifni). L'enneigement n'est pas toujours au RDV (comme cette année) et en cas de chute de neige c'est assez problématique. ça doit être malgré tout un truc énorme à faire !!!! Pour ceux qui cherche l'isolement.

Matos : Piolet et crampons conseillés ( je ne les ai pas utilisé), pour le Toubkal surtout. Corde utile.

Prix : J'ai payé 480 euros tout comprix (guide, herbergement, mules, porteurs, boissons, trajet Marrakech-Imlil aller retour) en formule par un guide que j'avais contacté. Je pense que c'est un peu trop cher. Etant donné que j'étais seul, il était indispensable d'être avec un mec du coin pour les conditions du terrain. C'est ce que font presque tous les randonneurs là bas (mêmes des guides européens). Ils sont très endurants, compétents pour la logistique, et descendent correctement en ski. Un guide, c'est 200-300 dirhams par jour (plutôt 300 c'est plus correct) mules et porteurs à partir de la neige : Compter 200 Dirhams aller retour pour 1 personne pour aller au refuge du Toubkal. Conseillé pour porter les skis et les gros sacs... Taxi Imlil Tachdirt : 30 euros aller --> a faire seulement si ecran météo de dernière minute. Sinon à pied c'est super sympa et celà prend 5heures. Pour l'hébergement, - pour le refuge du Toubkal, contacter le caf de casablanca qui en est le responsable. - Gite de tachdirt à voir directement à Imlil avec le guide. - sur Imlil il y a bcp de possibilités.

Je suis parti avec Lahcen Bourreda au bureau des guides. Il possède une auberge en amont d'Imlil et en face de Mzic, sur la route vers Around. Je vous le conseille pour ses compétences. Je pense que les tarifs sont largement négociables, choses que je n'ai pas fait...

Pour trouver des mules voir sur Imlil, pour les guides, au bureau des guides sur Imlil. je vous conseille de contacter directement un guide avant de partir. Pour ceux qui préfère passer par le bureau, il demande un accompte de 30%.

Voilà pour les infos ! Pour d'autres éléments, je vous prie de consulter le guide aux éditions olizane Trek et ski de rando au Maroc de Hervé Galley. Il est très complet et permet de préparer en autonomie son voyage. Pour d'autres questions, surtout n'hesitez pas à me contacter. J'esseyerais d'être le plus clair possible dans la mesure des mes connaissances ! :)

A bientôt !
Itinéraire Mali/Sénégal ou inverse?
by Catwoman40 · 2010-02-17 · 4 replies
bonjour

Nous avons le projet de partir 3 semaines pour faire visiter le Mali et le Sénégal mais en ne faisant pas de boucle. Apres lecture de plusieurs post, nous avons choisi d'attérir à Mopti avec Point Afrique, puis de visiter le pays Dogon, revenir sur Bamako et partir pour le Sénégal.

Est ce que quelqu'un a fait ce type d'itinéraire. Je suis preneuse de tout renseignement. La période retenue est fin d'année, et les déplacements en voiture et taxi brousse.

merci à tous
Voyage de Marrakech à Ouarzazate avec nos deux filles (13 et 7 ans)
by Oscaroscar · 2010-02-14 · 6 replies
Bonsoir, Cela m' a pris il y a 2 jours, j'ai acheté des billets pour ma femme, moi et nos 2 filles (13 & 7 ans), aller sur Marrakech et retour de Ouarzazate. Nous restons du samedi au mardi à Marrakech et partons le mercredi matin pour rejoindre notre avion du vendredi 15h30 à Ouarzazate. Après cette décision soudaine, j'ai mis mon nez dans le forum et je remercie ceux qui y participent et en particulier certains fidèles qui continuent à répondre souvent aux mêmes questions. Je caressais l'espoir de mettre un pied dans le désert mais j'ai vite compris des discussions, même si certains TO vous font miroiter de jolies excursions en 2/3 jours depuis Marrakech, que ce n'était pas réaliste. Ou plutôt qu'il valait mieux profiter de quelques jolies étapes que de faire le forcing pour le désert. Dommage et ce sera pour une prochaine fois, j'espère. Depuis mon bled de Bretagne, au pied levé, sans la carte Michelin etc.. Des discussions, j'ai bâti le court périple suivant et vos avis, critiques sont plus que bien venus! De + j'ai encore certaines hésitations et interrogations.

Mercredi: vers 8h départ de Marrakech par le Tichka avec arrêts de ci de là, pour Aït Benhadou, déjeuner là-bas. départ pour l'oasis de Fint (que je n'arrive pas à situer sur une carte sur internet) et arriver à Skoura en fin de journée pour dormir chez Talout. Le lendemain Jeudi, j'imagine que l'on part assez rapidement pour la vallée du Dadès, ses gorges, puis les gorges du Todra. Là, la question se pose. Dormons-nous dans le coin ou retournons-nous sur nos pas pour rejoindre Ouarzazate, dîner à la Kasbah des Sables, dormir dans un bel endroit (?), farniente et visiter les studios (amusement pour nos filles?) avant de prendre notre avion. Ou bien rester qq part et revenir le vendredi directement pour prendre notre avion.

Meri d'avance à tous pour vos commentaires.
Neuf jours au Maroc: quelle ville visiter après Essaouira?
by Sandryn · 2010-02-02 · 41 replies
Bonjour amis routiers, routards et voyageurs!

Me voici sur le point de partir 9 jours au Maroc. Ayant deja quelques idées, je viens vers vous pour affiner afin de vous demander vos lumières!

Voici mon idée.

Arrivée à Marrakech

Je voudrais visiter Essaouira, et également savoir quelle autre ville non loin vaut le détour.

J'avais vu il y a quelques temps un reportage ou un jeune homme proposait aux touristes une excursion dans le desert avec tente Berbère et ambiance roots. Je souhaiterais faire ce genre de circuit mais compte tenu que je ne reste pas tres longtemps, il ne faudrait pas que cela exède 2/3 jours je pense. (?) Lors de cette virée, j'aimerais faire du sandborading sur les dune et pourquoi pas du dromadaire, mais c'est loin d'être obligatoire.

Je sais que la fête des amandiers en fleurs se déroule Tafraoute, est ce qu'il est possible de s'y rendre en bus? voiture? meme louée? Des plans?!!

Également j'aimerais faire une ballade sur l'Atlas ou le haut Atlas. Combien de temps faut il prévoir, sachant que nous ne sommes pas de grand sportifs!

Puis finir sur Marrakech et prendre un cours ou 2 de cuisine, connaissez vous de bonnes adresses (nous preferons le typique que le touristique) Et puis des soins du corps avant de repartir dans notre vie stressante. Et bien sur dormir dans un Riad au moins 2 nuits.

De façon génerale, je suis interessée par toutes les infos que vous voudrez bien me donner. Des bons petits restaus au hotels pas cher et propres. Par tout ce que vous pensez qu'il ne faut pas rater au Maroc et par tout ce que vous voudrez bien me dire!

Merci beaucoup d'avance!

😉

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