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Une semaine à Malte
Bonjour,
Voilà, mon copain et moi on projette de partir une semaine à Malte début août. On a cherché via des sites des combo vol+hôtels pas chers, la plupart se situant sur la pointe de Malte à Triq-il. Ne connaissant pas du tout Malte, j'aurais aimé savoir si en allant loger dans un hotel là-bas, il était facile d'aller d'un point à un autre de l'île. Je ne savais pas que Malte ne mesurait que 27km de longueur et 14 de largeur, donc je suppose qu'il est facile de se rendre d'un point à un autre, comme Valetta par exemple (combien de temps faut-il?), surtout que d'après ce que j'ai lu, les bus sont vraiment pas chers, +-1€.
J'espère que vous pourrez m'aidez à répondre à ces interrogations :)
Voilà, mon copain et moi on projette de partir une semaine à Malte début août. On a cherché via des sites des combo vol+hôtels pas chers, la plupart se situant sur la pointe de Malte à Triq-il. Ne connaissant pas du tout Malte, j'aurais aimé savoir si en allant loger dans un hotel là-bas, il était facile d'aller d'un point à un autre de l'île. Je ne savais pas que Malte ne mesurait que 27km de longueur et 14 de largeur, donc je suppose qu'il est facile de se rendre d'un point à un autre, comme Valetta par exemple (combien de temps faut-il?), surtout que d'après ce que j'ai lu, les bus sont vraiment pas chers, +-1€.
J'espère que vous pourrez m'aidez à répondre à ces interrogations :)
À vélo à travers l'Europe
Bonjour à tous,
Je vous propose de lire le début du récit de mon premier voyage à vélo. Je ne sais pas trop si ça intéresse d'autres personnes que moi. Je n'ai pas l'habitude d'écrire, et si vous avez des conseils, je suis à l'écoute.
Lorsque je suis face à un beau paysage, je me sens triste, car je sais que je l'oublierai. Je voudrais pouvoir m'en emparer et le mettre pour toujours dans ma vie, le rendre éternel. C'est pour cela que je prends des photos, mais au fond, je sais bien que c'est illusoire et que, quelques soient les artifices utilisés, le temps effacera tout.
Ce jour-là, comme tous les matins, je sors mon vélo. Mais cette fois, arrivé au bout de la rue, au lieu de tourner à droite pour aller travailler, je tourne à gauche. Cette fois, au lieu de n’avoir sur mon porte-bagages qu’un antivol, j’ai ma maison: ma tente, mon sac de couchage, mon oreiller, mon réchaud, ma brosse à dents. Je vais moins vite que d’habitude, j’ai du mal à trouver mon équilibre, j’évite de justesse, voire d’extrême justesse, la chute à chaque fois qu’une voiture me double. Je quitte l’agglomération grenobloise, le voyage commence.
Le premier soir, je me fais une casserole de riz en face du glacier orangé de la Meije. J'ai sous les yeux une des plus belles cartes postales du monde, j'en suis à peu près convaincu.
Je suis tellement fatigué que je ne prends même pas la peine de m'éloigner de la route. De toute façon, à cette heure tardive de la journée, il n'y a même plus de voiture. J'écoute sagement les clapotis de la Romanche et songe à la longue aventure qui m'attend. Jusqu'où irai-je? Me voilà seul face au monde. Je suis à la fois inquiet et euphorique. J'ai mal au genou depuis des semaines, mes limites physiques me font douter, mais d'un autre côté, j'ai le sentiment que rien ne pourra stopper ma volonté.
J'aperçois au loin un cycliste qui s'approche. Il a des sacoches.
José est breton, il est parti de Brest et va jusqu'à Menton. Il relie l'Atlantique à la Méditerranée. Il en rêve depuis des années. L'an dernier, il était parti de chez lui et avait conquis l'Alsace. Il regarde mon vélo qui est, au bas mot, deux fois plus chargé que le sien, et me demande d'où je viens. Je me sens un peu bête. Je ne viens que de Grenoble, c'est mon premier jour, c'est mon premier voyage. Il me demande où je vais. Je me sens un peu bête. Je suis très ambitieux et lourdement inexpérimenté, je n'ose pas dévoiler mon objectif. De quoi aurais-je l'air si je dis à tout le monde que je pars pour la Grèce, et que finalement je rebrousse chemin au bout de trois petits jours?
Il me donne des conseils, de bons conseils. Il m'explique, par exemple, que pédaler en tongs n'est pas une bonne idée, et qu'avec de meilleures chaussures, je gagnerais en rendement.
J'ai un peu peur de bivouaquer seul dans la nature. C'est la première fois que ça m'arrive. Je me demande si je vais réussir à trouver le sommeil, mais heureusement, José me propose de monter un campement "collectif".
Par sa présence, je me sens rassuré. Après une bonne heure de montage, au grand étonnement de José, je réussis à faire entrer dans ma tente, et mon vélo, et ma personne. Ca rentre juste juste. Je suis un peu à l'étroit, mais, en restant vigilant, je peux réussir à me retourner sans me prendre un coup de guidon dans la figure.
Grâce à la fatigue, je m'endors assez facilement sans même avoir le temps de songer aux attaques à main armée, aux kidnappings, aux sangliers, à la maladie de Lyme, aux loups et aux voleurs.
*
D'habitude, le matin, lorsque je me réveille, je sais où je suis. D'habitude, le matin, lorsque je me réveille, c'est pour vivre une journée que je connais déjà.
Subitement, tout est différent: je me crois dans mon lit, j'ouvre les yeux et ne sais plus où je me trouve. Mon voyage me revient en tête, je me sens tout excité. Ce soir, serai-je en Italie? Où dormirai-je? Dans un alpage, dans une forêt, au bord d'une rivière? Vais-je rencontrer des voyageurs? Par où vais-je passer? Le Mont Cenis? Le Galibier? Le Montgenèvre? Y aura-t-il des marmottes? Je me lève, et prends conscience que, désormais, chaque jour, j’écrirai ma vie, qu’elle ne me sera plus dictée. Je me dis qu'il n'y a pas de temps à perdre, qu'il ne faut pas que je gâche la moindre seconde de liberté. Plus tard, lorsque je vivrai à nouveau la routine d'un monde que je n'ai pas vraiment choisi, j'aurai le droit d'être paresseux, mais là, tout de suite, maintenant, il n'en est absolument pas question.
Bref, après avoir ingurgité trois bananes et un litre de jus d'orange, je démarre ma journée avec une énergie débordante. A moi, l'Italie! Mais très vite, mon organisme me rappelle à l'ordre, et, sur les pentes du Lautaret, mon coup de pédale perd en fluidité. J'ai mal aux fesses, au genou droit, puis au gauche, je m'arrête une fois, puis deux, puis tous les kilomètres. Des automobilistes viennent jusqu'à moi pour me demander si "ça va". A midi, j'ai grimpé dix kilomètres. Plus que 4000 pour arriver au pays de Diogène.
Un soir en m’endormant, sur France Culture, je suis tombé sur une discussion traitant de Diogène, et il me semble que ça a provoqué un déclic en moi. Dormir dans une grande amphore, ne rien posséder, se nourrir de soleil, ne pas désirer autre chose que ce que la Terre nous donne, se suffire à soi-même, c’est vraiment beau. Franchement à quoi ça sert de courir après un ordinateur toujours plus puissant, une maison toujours plus grande, une voiture toujours plus chic, un salaire toujours plus élevé, une fonction sociale toujours plus reconnue… le toujours plus, ce n’est que du vent, de la perte de temps… certes, ça peut aider à oublier la dimension tragique de la vie, mais ça nous fait passer à côté de l’essentiel…
Je vois en Diogène un sublime Zarathoustra de l’écologisme: il n’exploite pas la Terre, il la respecte, il vit avec elle, il prend exemple sur la nature. J’aime beaucoup sa façon de concevoir la vie, et j’essaie de m’en inspirer; mais il est vrai que devenir ascète, c’est très difficile, ça demande beaucoup de travail, et je reste un élève vraiment très médiocre. Quoi qu’il en soit, Diogène de Sinope a influencé mon idéal de vie, et par extension mon idéal de voyage.
J’imagine que dans l’Histoire, beaucoup d’hommes ont fait le choix de l’ascétisme, et Diogène, qui a connu une gloire relative, n’est pas forcément le meilleur d’entre eux. Il n’est pas resté dans l’anonymat, ce qui peut être critiquable pour un ascète, mais en s’exprimant haut et fort, au moins il s’est fait entendre.
Au Col du Lautaret, un grand curieux sur un tout petit vélo vient me voir. Il me demande pourquoi je pars. J’ai du mal à comprendre la question. Je ne sais pas quoi répondre. Et toi, pourquoi tu restes? L’explication est à la fois si longue et si évidente. Je ne réponds rien, je souris gentiment, je lui offre une banane.
Tous les enfants ont des rêves, et chaque enfant a sa vocation. La société est sourde, n’écoute personne, nous attrape, et détruit, une à une, toutes nos vocations. Je me souviens des belles ambitions de mon enfance. Je voulais aller au bout du monde, je voulais garder des moutons, marcher au bord des dunes. Puis, les années passent, et on finit comme tout le monde, enchaîné à la chaîne. Plus le temps de sourire, plus le temps de regarder les nuages, plus le temps de rêver. On nous dit que c’est comme ça la vie, et qu’autrement, ce serait pire. Voilà, si je pars à vélo, c’est pour dire non à tout ça, pour choisir ma vie.
Et maintenant, où aller? Lorsque je suis parti hier, je ne savais pas précisément où aller, ce qui comptait, pour moi, c’était de partir loin. Au Sud, je serais rapidement bloqué par la Mer ; à l’Ouest, par l’Océan ; il me restait donc l’Est ou le Nord ; très ambitieux, j’ai choisi de partir vers l’Est, en me disant qu’au fil des jours, suivant mes affinités, je me laisserais guidé par mes découvertes, par mon instinct. Hier, je songeais à la Grèce, mais au Lautaret, j’ai encore le choix; le choix entre le Galibier, l’Allemagne, la Suède, la Norvège et le Montgenèvre, l’Italie, la Croatie, la Grèce; en somme: le choix entre le Grand Nord et le Grand Soleil. Il faut que je prenne une décision. Je m’assois face aux neiges éternelles, il fait beau et doux, je songe à l’avenir de mon voyage, à l’histoire que je vais vivre, à l’histoire que je vais écrire.
En voiture, le monde n'est pas vivant. On ne le ressent pas, il ne fait que passer. On n'en fait pas parti, ce n'est qu'un écran. Il défile en accéléré.
A vélo, on va doucement. Le temps ralentit, les paysages s'agrandissent. On ressent les reliefs et les distances. On écoute les bruits, on remarque les détails. On vit avec le monde.
Je passe la frontière italienne en fin de journée. Il y a dans l’air comme un parfum d’été. Je ne sais pas où planter ma tente, j’hésite longuement, prend le temps de peser avec grand soin chaque risque. La nuit et le sommeil finissent par tomber, et je m’installe dans le noir au milieu de nulle part.
Le lendemain, en descendant vers Suze, je traverse un petit village au cœur des montagnes. Il y a une petite maison avec plein de vélos. Une vieille dame me regarde avec des grands yeux, elle me sourit avec insistance. Je m’arrête. Elle me demande jusqu’où je compte aller comme ça, puis elle me parle du voyage de son mari, du Voyage d’Olmo. Je ne parle pas l’italien, mais elle y met du sien, et curieusement, son enthousiasme est si communicatif que je la comprends. Il y a cinquante ans, Olmo est parti de chez lui, de ce petit village, et est allé jusqu’au Cap Nord.
Il arrive. Il est immense. Sa femme lui parle de mon voyage. Je me plains du poids de mon vélo: cinquante kilos, c’est dur à soulever! Olmo m’explique qu’à l’époque, il était aussi mince que moi. Avec l’âge, il a pris un peu de poids, et il sourit à l’idée que moi et mon chargement sommes plus légers que les 120 kilos de son seul corps. Il me parle de sa belle époque, des jours de pluie, du grand froid, des élans, des couchers de soleil interminables; puis, après son voyage, il a fait sa vie avec les montagnes, il évoque l’Agnel, l’Izoard, la Lombarde, le Galibier, l’Iseran. J’espère qu’à son âge, j’aurai un aussi beau jardin. Je le comprends, il me comprend; Olmo n’a pas besoin de me demander pourquoi je pars.
*
Sous un grand ciel bleu, c’est avec un petit pincement au cœur que je descends vers Suze. Plein d’euphorie, je pars vers l’inconnu; plein de tristesse, j’abandonne les Alpes.
Tout petit, j’ai grandi à la campagne; puis, encore enfant, je l’ai quittée pour habiter en ville. J’ai connu la banlieue parisienne. A l’école, dans ma chambre, près du radiateur, dans les rues, mon regard était vide, il n’y avait que le béton inerte et gris. Dans ce monde sans horizon, je rêvais de grands espaces, je rêvais désespérément. Et puis, un jour, j’ai découvert les montagnes. J’ai commencé par les regarder de tout en bas, puis, tout doucement, je les ai approchées; et depuis, je ne les ai plus quittées.
J’aime l’indomptable beauté des montagnes, et lorsque je suis loin d’elles, je me sens mal. J’ai besoin d’avoir des sommets autour de moi. Ce sont comme des étoiles, des étoiles sur lesquelles je suis allé, sur lesquelles j’ai laissé des souvenirs. Je travaille, j’en ai un peu marre, je tourne un peu la tête pour regarder Belledonne au-dessus des immeubles; et immédiatement, je suis déconnecté de la réalité un peu triste et monotone, j’entre dans le rêve, je visualise le monde du haut de la Grande Lance de Domène, je me remémore la beauté des crêtes, la sérénité des bouquetins.
En somme, je sais précisément où trouver mon paradis, il n’est pas à l’autre bout du monde, il est tout simplement au-dessus de chez moi; et en lui tournant le dos, je me demande si je fais le bon choix. Pourquoi ne pas rester avec les montagnes?
Le besoin de fuir, d’aller vers le lointain est plus fort. Il y a des âges où mener un combat est plus attrayant que de vivre dans la lassitude du bonheur. Je veux parcourir un chemin, construire une histoire; et pour cela, je crois être prêt à abandonner mes montagnes bien-aimées, à me plonger dans les tourments des plaines surpeuplées. Peut-être que plus tard, je deviendrai plus sage et que la contemplation d’un paysage suffira à mon épanouissement. Dans un petit coin de ma tête, je songe déjà à ma retraite; au détour d’une aventure, j’espère trouver, un jour, une jolie petite clairière au bord d’un grand lac. L’endroit serait si charmant que je m’y arrêterais un jour, puis deux, puis toute une vie. Entre les sapins, je bâtirais une petite maison en bois. De temps en temps, un ours passerait devant ma fenêtre, on se regarderait dans le fond des yeux. Le matin, je monterais dans ma petite barque pour pêcher en contemplant les montagnes me bordant. Les soirs de pleine lune, je m’assoirais en tailleur au bord du lac, et, en écoutant le hululement des chouettes, je plongerais mon regard dans le reflet bleuté de la voute céleste. Il n’y aurait plus de bruit, mais seulement une musique, le souffle du vent, le chant des oiseaux, la beauté du silence.
Je me dirige vers Turin. La route est longue, le soleil brûlant, les voitures de plus en plus nombreuses. A chaque coup de pédale, j’ai peur de me faire renverser par ces monstres mécaniques, primitifs, puants et bruyants qui ne savent s’exprimer qu’à coups de klaxon. Quelle pauvreté de langage! Quel manque de courtoisie! Il a fallu aux dinosaures des centaines de millions d’années pour peupler la Terre, aux hommes des dizaines de milliers d’années, et aux voitures quelques petites décennies. Elles sont partout et de plus en plus nombreuses. A chaque instant, à chaque coin de rue, à chaque coin de paysage, elles sont là. On croit les posséder, les domestiquer, mais ce sont elles qui s’imposent à nous, qui imprègnent nos cerveaux, qui nous rendent gras et fainéants; ce sont elles qui détruisent les paysages, qui érodent les écosystèmes, qui agressent le silence, qui interrompent les rêveries, qui enlaidissent le monde. L’évolution des espèces a été guidée par la loi du plus fort; notre involution l’est également; et, à moins de s’unir avec force, les petits cyclistes, les humbles piétons et les valeureux rêveurs ne pourront jamais rien contre la puissance dévastatrice de l’argent.
Distrait par ces petites considérations, ce n’est qu’en entrant dans la banlieue de Turin que tout déconcerté, je constate que je n’ai plus de selle. Il faut dire que ma selle me faisait très mal aux fesses, et que depuis le début du voyage, j’ai tendance à rouler essentiellement en danseuse. Bref, après avoir modifié quelques réglages sur mon vélo, j’ai oublié ma selle sur le bord de la route; et les kilomètres sont si monotones que je ne sais plus vraiment où je l’ai abandonnée. A contre-cœur, je fais demi-tour pour la retrouver. Il me faut à nouveau affronter les hordes continues de voitures. Vingt kilomètres plus loin: toujours rien, je désespère, mon voyage n’a absolument aucun sens. C’est dans le fossé que je la retrouve. D’une main victorieuse, je la saisis et me rends compte qu’elle n’a plus de rails: une voiture lui a roulé dessus! Cinquante kilomètres à pédaler dans la chaleur et les gaz d’échappement pour rien. Je suis amer, je ne supporte pas l’idée de gâcher aussi bêtement le voyage auquel je songe depuis toujours, ma vie rêvée.
C’est au bord des fleuves que les civilisations se sont construites, puis étendues; et c’est parfois le long de ces gros vaisseaux que l’on peut le mieux palper les maladies qui rongent le cœur de nos vieilles sociétés. Le béton remonte les fleuves et envahit, peu à peu, les affluents. La nature est parfois injuste, parfois cruelle, parfois relativement peu confortable, mais est-ce une raison suffisante pour l’exploiter sans discernement, la détruire et se priver de sa beauté?
Les grandes villes sont toutes semblables. Je commence à comprendre qu’à mes yeux, les grandes villes ne seront plus jamais jolies, je suis de moins en moins sensibles aux beautés urbaines, aux illusions du marketing. Je me sens mal dans ces rues où tout est fait pour être utile, où tout est semblable, où tout finit par être laid. Toutes ces publicités, toutes ces sollicitations, tous ces gens qui ne regardent nulle part, qui semblent absents, à peine vivants; enfermés dans leur voiture, prisonniers des téléphones. Tous ces visages sans expression, toutes ces vies pleines de désillusions. Est-il possible de créer de l’harmonie dans du béton? Les grandes villes nous façonnent tous de la même manière, et dissipent insidieusement nos singularités. Terres de captivité. L’ivresse du brouhaha ne me séduit pas, j’ai soif d’aventure, de silence et de solitude. Aussi vite que possible, je quitte Turin sur une nouvelle selle et avec une nouvelle carte.
Et maintenant, que faire? Où aller? Il faut que je me déshabitue à obéir à l’habitude, et que constamment je fasse l’effort de choisir ma vie.
La nuit tombe, je ne m’arrête pas. J’éprouve le besoin de fuir, de pédaler à contre-courant, de quitter la plaine industrielle du Pô pour remonter une petite rivière, m’élever en douceur, et m’enfoncer progressivement dans une nature indemne, sauvage et luxuriante.
La pluie tombe. Il n’y a plus d’immeubles, plus d’usines, seulement des champs euclidiens et stériles. A trois heures du matin, mes paupières sont un peu lourdes. Pour m’abriter des gouttes, je m’assois sous l’unique porche de l’unique maison que j’ai croisée ces deux dernières heures. Je mange une banane, j’hésite entre continuer et m’arrêter pour dormir un peu. J’ai peur de planter ma tente au milieu de nulle part. Bivouaquer loin des montagnes, c’est un peu comme dormir hors de mon lit. Dans ces champs à perte de vue, sous un ciel bâché par les nuages, il n’y a aucun arbre protecteur, aucun panorama, aucune étoile, rien de bien enchanteur. De la terre et des cailloux. Ces champs ne m’inspirent pas confiance. Je redoute le propriétaire de mauvais poil, le chasseur un peu trop réactif, l’automobiliste un peu trop curieux, et les sangliers. Je me retourne et examine le porche, je pourrais m’allonger sur le sol quelques minutes. Un volet dégondé, les fenêtres cassées, la baraque a l’air abandonné. Je m’aventure, j’appuie sur la poignée, ça s’ouvre. J’hésite à entrer, il pourrait y avoir des souris, des cafards, des mygales, des scorpions, des poux, des tiques, des seringues, des vipères, des rats, des chiens, des cadavres, des chauves-souris enragées, des squatteurs tuberculeux, des schizophrènes lunatiques ou je ne sais quoi. Je pèse scrupuleusement les bénéfices et les risques, je les mets en balance. Puis trop fatigué pour continuer à réfléchir, trop trempé pour rester dehors, je pousse la porte. A l’abri des courants d’air, dans un coin d’une grande pièce noire et vide, je ferme les yeux en écoutant les volets claquer. Je ne suis pas très rassuré. Peu à peu, l’esprit lourd, je sombre dans une léthargie anxieuse fréquemment interrompue par de mystérieux bruits qui me réveillent en sursaut. Ma nuit est ponctuée d’étranges cauchemars. Un rat rentre dans mon sac de couchage, il me passe sur le corps et me mange le petit orteil. Puis, il remonte, se met sur le bout de mon nez et m’explique que si demain soir, mes orteils n’ont pas meilleur goût, il me mangera les oreilles.
Je vous propose de lire le début du récit de mon premier voyage à vélo. Je ne sais pas trop si ça intéresse d'autres personnes que moi. Je n'ai pas l'habitude d'écrire, et si vous avez des conseils, je suis à l'écoute.
Lorsque je suis face à un beau paysage, je me sens triste, car je sais que je l'oublierai. Je voudrais pouvoir m'en emparer et le mettre pour toujours dans ma vie, le rendre éternel. C'est pour cela que je prends des photos, mais au fond, je sais bien que c'est illusoire et que, quelques soient les artifices utilisés, le temps effacera tout.
Ce jour-là, comme tous les matins, je sors mon vélo. Mais cette fois, arrivé au bout de la rue, au lieu de tourner à droite pour aller travailler, je tourne à gauche. Cette fois, au lieu de n’avoir sur mon porte-bagages qu’un antivol, j’ai ma maison: ma tente, mon sac de couchage, mon oreiller, mon réchaud, ma brosse à dents. Je vais moins vite que d’habitude, j’ai du mal à trouver mon équilibre, j’évite de justesse, voire d’extrême justesse, la chute à chaque fois qu’une voiture me double. Je quitte l’agglomération grenobloise, le voyage commence.
Le premier soir, je me fais une casserole de riz en face du glacier orangé de la Meije. J'ai sous les yeux une des plus belles cartes postales du monde, j'en suis à peu près convaincu.
Je suis tellement fatigué que je ne prends même pas la peine de m'éloigner de la route. De toute façon, à cette heure tardive de la journée, il n'y a même plus de voiture. J'écoute sagement les clapotis de la Romanche et songe à la longue aventure qui m'attend. Jusqu'où irai-je? Me voilà seul face au monde. Je suis à la fois inquiet et euphorique. J'ai mal au genou depuis des semaines, mes limites physiques me font douter, mais d'un autre côté, j'ai le sentiment que rien ne pourra stopper ma volonté.
J'aperçois au loin un cycliste qui s'approche. Il a des sacoches.
José est breton, il est parti de Brest et va jusqu'à Menton. Il relie l'Atlantique à la Méditerranée. Il en rêve depuis des années. L'an dernier, il était parti de chez lui et avait conquis l'Alsace. Il regarde mon vélo qui est, au bas mot, deux fois plus chargé que le sien, et me demande d'où je viens. Je me sens un peu bête. Je ne viens que de Grenoble, c'est mon premier jour, c'est mon premier voyage. Il me demande où je vais. Je me sens un peu bête. Je suis très ambitieux et lourdement inexpérimenté, je n'ose pas dévoiler mon objectif. De quoi aurais-je l'air si je dis à tout le monde que je pars pour la Grèce, et que finalement je rebrousse chemin au bout de trois petits jours?
Il me donne des conseils, de bons conseils. Il m'explique, par exemple, que pédaler en tongs n'est pas une bonne idée, et qu'avec de meilleures chaussures, je gagnerais en rendement.
J'ai un peu peur de bivouaquer seul dans la nature. C'est la première fois que ça m'arrive. Je me demande si je vais réussir à trouver le sommeil, mais heureusement, José me propose de monter un campement "collectif".
Par sa présence, je me sens rassuré. Après une bonne heure de montage, au grand étonnement de José, je réussis à faire entrer dans ma tente, et mon vélo, et ma personne. Ca rentre juste juste. Je suis un peu à l'étroit, mais, en restant vigilant, je peux réussir à me retourner sans me prendre un coup de guidon dans la figure.
Grâce à la fatigue, je m'endors assez facilement sans même avoir le temps de songer aux attaques à main armée, aux kidnappings, aux sangliers, à la maladie de Lyme, aux loups et aux voleurs.
*
D'habitude, le matin, lorsque je me réveille, je sais où je suis. D'habitude, le matin, lorsque je me réveille, c'est pour vivre une journée que je connais déjà.
Subitement, tout est différent: je me crois dans mon lit, j'ouvre les yeux et ne sais plus où je me trouve. Mon voyage me revient en tête, je me sens tout excité. Ce soir, serai-je en Italie? Où dormirai-je? Dans un alpage, dans une forêt, au bord d'une rivière? Vais-je rencontrer des voyageurs? Par où vais-je passer? Le Mont Cenis? Le Galibier? Le Montgenèvre? Y aura-t-il des marmottes? Je me lève, et prends conscience que, désormais, chaque jour, j’écrirai ma vie, qu’elle ne me sera plus dictée. Je me dis qu'il n'y a pas de temps à perdre, qu'il ne faut pas que je gâche la moindre seconde de liberté. Plus tard, lorsque je vivrai à nouveau la routine d'un monde que je n'ai pas vraiment choisi, j'aurai le droit d'être paresseux, mais là, tout de suite, maintenant, il n'en est absolument pas question.
Bref, après avoir ingurgité trois bananes et un litre de jus d'orange, je démarre ma journée avec une énergie débordante. A moi, l'Italie! Mais très vite, mon organisme me rappelle à l'ordre, et, sur les pentes du Lautaret, mon coup de pédale perd en fluidité. J'ai mal aux fesses, au genou droit, puis au gauche, je m'arrête une fois, puis deux, puis tous les kilomètres. Des automobilistes viennent jusqu'à moi pour me demander si "ça va". A midi, j'ai grimpé dix kilomètres. Plus que 4000 pour arriver au pays de Diogène.
Un soir en m’endormant, sur France Culture, je suis tombé sur une discussion traitant de Diogène, et il me semble que ça a provoqué un déclic en moi. Dormir dans une grande amphore, ne rien posséder, se nourrir de soleil, ne pas désirer autre chose que ce que la Terre nous donne, se suffire à soi-même, c’est vraiment beau. Franchement à quoi ça sert de courir après un ordinateur toujours plus puissant, une maison toujours plus grande, une voiture toujours plus chic, un salaire toujours plus élevé, une fonction sociale toujours plus reconnue… le toujours plus, ce n’est que du vent, de la perte de temps… certes, ça peut aider à oublier la dimension tragique de la vie, mais ça nous fait passer à côté de l’essentiel…
Je vois en Diogène un sublime Zarathoustra de l’écologisme: il n’exploite pas la Terre, il la respecte, il vit avec elle, il prend exemple sur la nature. J’aime beaucoup sa façon de concevoir la vie, et j’essaie de m’en inspirer; mais il est vrai que devenir ascète, c’est très difficile, ça demande beaucoup de travail, et je reste un élève vraiment très médiocre. Quoi qu’il en soit, Diogène de Sinope a influencé mon idéal de vie, et par extension mon idéal de voyage.
J’imagine que dans l’Histoire, beaucoup d’hommes ont fait le choix de l’ascétisme, et Diogène, qui a connu une gloire relative, n’est pas forcément le meilleur d’entre eux. Il n’est pas resté dans l’anonymat, ce qui peut être critiquable pour un ascète, mais en s’exprimant haut et fort, au moins il s’est fait entendre.
Au Col du Lautaret, un grand curieux sur un tout petit vélo vient me voir. Il me demande pourquoi je pars. J’ai du mal à comprendre la question. Je ne sais pas quoi répondre. Et toi, pourquoi tu restes? L’explication est à la fois si longue et si évidente. Je ne réponds rien, je souris gentiment, je lui offre une banane.
Tous les enfants ont des rêves, et chaque enfant a sa vocation. La société est sourde, n’écoute personne, nous attrape, et détruit, une à une, toutes nos vocations. Je me souviens des belles ambitions de mon enfance. Je voulais aller au bout du monde, je voulais garder des moutons, marcher au bord des dunes. Puis, les années passent, et on finit comme tout le monde, enchaîné à la chaîne. Plus le temps de sourire, plus le temps de regarder les nuages, plus le temps de rêver. On nous dit que c’est comme ça la vie, et qu’autrement, ce serait pire. Voilà, si je pars à vélo, c’est pour dire non à tout ça, pour choisir ma vie.
Et maintenant, où aller? Lorsque je suis parti hier, je ne savais pas précisément où aller, ce qui comptait, pour moi, c’était de partir loin. Au Sud, je serais rapidement bloqué par la Mer ; à l’Ouest, par l’Océan ; il me restait donc l’Est ou le Nord ; très ambitieux, j’ai choisi de partir vers l’Est, en me disant qu’au fil des jours, suivant mes affinités, je me laisserais guidé par mes découvertes, par mon instinct. Hier, je songeais à la Grèce, mais au Lautaret, j’ai encore le choix; le choix entre le Galibier, l’Allemagne, la Suède, la Norvège et le Montgenèvre, l’Italie, la Croatie, la Grèce; en somme: le choix entre le Grand Nord et le Grand Soleil. Il faut que je prenne une décision. Je m’assois face aux neiges éternelles, il fait beau et doux, je songe à l’avenir de mon voyage, à l’histoire que je vais vivre, à l’histoire que je vais écrire.
En voiture, le monde n'est pas vivant. On ne le ressent pas, il ne fait que passer. On n'en fait pas parti, ce n'est qu'un écran. Il défile en accéléré.
A vélo, on va doucement. Le temps ralentit, les paysages s'agrandissent. On ressent les reliefs et les distances. On écoute les bruits, on remarque les détails. On vit avec le monde.
Je passe la frontière italienne en fin de journée. Il y a dans l’air comme un parfum d’été. Je ne sais pas où planter ma tente, j’hésite longuement, prend le temps de peser avec grand soin chaque risque. La nuit et le sommeil finissent par tomber, et je m’installe dans le noir au milieu de nulle part.
Le lendemain, en descendant vers Suze, je traverse un petit village au cœur des montagnes. Il y a une petite maison avec plein de vélos. Une vieille dame me regarde avec des grands yeux, elle me sourit avec insistance. Je m’arrête. Elle me demande jusqu’où je compte aller comme ça, puis elle me parle du voyage de son mari, du Voyage d’Olmo. Je ne parle pas l’italien, mais elle y met du sien, et curieusement, son enthousiasme est si communicatif que je la comprends. Il y a cinquante ans, Olmo est parti de chez lui, de ce petit village, et est allé jusqu’au Cap Nord.
Il arrive. Il est immense. Sa femme lui parle de mon voyage. Je me plains du poids de mon vélo: cinquante kilos, c’est dur à soulever! Olmo m’explique qu’à l’époque, il était aussi mince que moi. Avec l’âge, il a pris un peu de poids, et il sourit à l’idée que moi et mon chargement sommes plus légers que les 120 kilos de son seul corps. Il me parle de sa belle époque, des jours de pluie, du grand froid, des élans, des couchers de soleil interminables; puis, après son voyage, il a fait sa vie avec les montagnes, il évoque l’Agnel, l’Izoard, la Lombarde, le Galibier, l’Iseran. J’espère qu’à son âge, j’aurai un aussi beau jardin. Je le comprends, il me comprend; Olmo n’a pas besoin de me demander pourquoi je pars.
*
Sous un grand ciel bleu, c’est avec un petit pincement au cœur que je descends vers Suze. Plein d’euphorie, je pars vers l’inconnu; plein de tristesse, j’abandonne les Alpes.
Tout petit, j’ai grandi à la campagne; puis, encore enfant, je l’ai quittée pour habiter en ville. J’ai connu la banlieue parisienne. A l’école, dans ma chambre, près du radiateur, dans les rues, mon regard était vide, il n’y avait que le béton inerte et gris. Dans ce monde sans horizon, je rêvais de grands espaces, je rêvais désespérément. Et puis, un jour, j’ai découvert les montagnes. J’ai commencé par les regarder de tout en bas, puis, tout doucement, je les ai approchées; et depuis, je ne les ai plus quittées.
J’aime l’indomptable beauté des montagnes, et lorsque je suis loin d’elles, je me sens mal. J’ai besoin d’avoir des sommets autour de moi. Ce sont comme des étoiles, des étoiles sur lesquelles je suis allé, sur lesquelles j’ai laissé des souvenirs. Je travaille, j’en ai un peu marre, je tourne un peu la tête pour regarder Belledonne au-dessus des immeubles; et immédiatement, je suis déconnecté de la réalité un peu triste et monotone, j’entre dans le rêve, je visualise le monde du haut de la Grande Lance de Domène, je me remémore la beauté des crêtes, la sérénité des bouquetins.
En somme, je sais précisément où trouver mon paradis, il n’est pas à l’autre bout du monde, il est tout simplement au-dessus de chez moi; et en lui tournant le dos, je me demande si je fais le bon choix. Pourquoi ne pas rester avec les montagnes?
Le besoin de fuir, d’aller vers le lointain est plus fort. Il y a des âges où mener un combat est plus attrayant que de vivre dans la lassitude du bonheur. Je veux parcourir un chemin, construire une histoire; et pour cela, je crois être prêt à abandonner mes montagnes bien-aimées, à me plonger dans les tourments des plaines surpeuplées. Peut-être que plus tard, je deviendrai plus sage et que la contemplation d’un paysage suffira à mon épanouissement. Dans un petit coin de ma tête, je songe déjà à ma retraite; au détour d’une aventure, j’espère trouver, un jour, une jolie petite clairière au bord d’un grand lac. L’endroit serait si charmant que je m’y arrêterais un jour, puis deux, puis toute une vie. Entre les sapins, je bâtirais une petite maison en bois. De temps en temps, un ours passerait devant ma fenêtre, on se regarderait dans le fond des yeux. Le matin, je monterais dans ma petite barque pour pêcher en contemplant les montagnes me bordant. Les soirs de pleine lune, je m’assoirais en tailleur au bord du lac, et, en écoutant le hululement des chouettes, je plongerais mon regard dans le reflet bleuté de la voute céleste. Il n’y aurait plus de bruit, mais seulement une musique, le souffle du vent, le chant des oiseaux, la beauté du silence.
Je me dirige vers Turin. La route est longue, le soleil brûlant, les voitures de plus en plus nombreuses. A chaque coup de pédale, j’ai peur de me faire renverser par ces monstres mécaniques, primitifs, puants et bruyants qui ne savent s’exprimer qu’à coups de klaxon. Quelle pauvreté de langage! Quel manque de courtoisie! Il a fallu aux dinosaures des centaines de millions d’années pour peupler la Terre, aux hommes des dizaines de milliers d’années, et aux voitures quelques petites décennies. Elles sont partout et de plus en plus nombreuses. A chaque instant, à chaque coin de rue, à chaque coin de paysage, elles sont là. On croit les posséder, les domestiquer, mais ce sont elles qui s’imposent à nous, qui imprègnent nos cerveaux, qui nous rendent gras et fainéants; ce sont elles qui détruisent les paysages, qui érodent les écosystèmes, qui agressent le silence, qui interrompent les rêveries, qui enlaidissent le monde. L’évolution des espèces a été guidée par la loi du plus fort; notre involution l’est également; et, à moins de s’unir avec force, les petits cyclistes, les humbles piétons et les valeureux rêveurs ne pourront jamais rien contre la puissance dévastatrice de l’argent.
Distrait par ces petites considérations, ce n’est qu’en entrant dans la banlieue de Turin que tout déconcerté, je constate que je n’ai plus de selle. Il faut dire que ma selle me faisait très mal aux fesses, et que depuis le début du voyage, j’ai tendance à rouler essentiellement en danseuse. Bref, après avoir modifié quelques réglages sur mon vélo, j’ai oublié ma selle sur le bord de la route; et les kilomètres sont si monotones que je ne sais plus vraiment où je l’ai abandonnée. A contre-cœur, je fais demi-tour pour la retrouver. Il me faut à nouveau affronter les hordes continues de voitures. Vingt kilomètres plus loin: toujours rien, je désespère, mon voyage n’a absolument aucun sens. C’est dans le fossé que je la retrouve. D’une main victorieuse, je la saisis et me rends compte qu’elle n’a plus de rails: une voiture lui a roulé dessus! Cinquante kilomètres à pédaler dans la chaleur et les gaz d’échappement pour rien. Je suis amer, je ne supporte pas l’idée de gâcher aussi bêtement le voyage auquel je songe depuis toujours, ma vie rêvée.
C’est au bord des fleuves que les civilisations se sont construites, puis étendues; et c’est parfois le long de ces gros vaisseaux que l’on peut le mieux palper les maladies qui rongent le cœur de nos vieilles sociétés. Le béton remonte les fleuves et envahit, peu à peu, les affluents. La nature est parfois injuste, parfois cruelle, parfois relativement peu confortable, mais est-ce une raison suffisante pour l’exploiter sans discernement, la détruire et se priver de sa beauté?
Les grandes villes sont toutes semblables. Je commence à comprendre qu’à mes yeux, les grandes villes ne seront plus jamais jolies, je suis de moins en moins sensibles aux beautés urbaines, aux illusions du marketing. Je me sens mal dans ces rues où tout est fait pour être utile, où tout est semblable, où tout finit par être laid. Toutes ces publicités, toutes ces sollicitations, tous ces gens qui ne regardent nulle part, qui semblent absents, à peine vivants; enfermés dans leur voiture, prisonniers des téléphones. Tous ces visages sans expression, toutes ces vies pleines de désillusions. Est-il possible de créer de l’harmonie dans du béton? Les grandes villes nous façonnent tous de la même manière, et dissipent insidieusement nos singularités. Terres de captivité. L’ivresse du brouhaha ne me séduit pas, j’ai soif d’aventure, de silence et de solitude. Aussi vite que possible, je quitte Turin sur une nouvelle selle et avec une nouvelle carte.
Et maintenant, que faire? Où aller? Il faut que je me déshabitue à obéir à l’habitude, et que constamment je fasse l’effort de choisir ma vie.
La nuit tombe, je ne m’arrête pas. J’éprouve le besoin de fuir, de pédaler à contre-courant, de quitter la plaine industrielle du Pô pour remonter une petite rivière, m’élever en douceur, et m’enfoncer progressivement dans une nature indemne, sauvage et luxuriante.
La pluie tombe. Il n’y a plus d’immeubles, plus d’usines, seulement des champs euclidiens et stériles. A trois heures du matin, mes paupières sont un peu lourdes. Pour m’abriter des gouttes, je m’assois sous l’unique porche de l’unique maison que j’ai croisée ces deux dernières heures. Je mange une banane, j’hésite entre continuer et m’arrêter pour dormir un peu. J’ai peur de planter ma tente au milieu de nulle part. Bivouaquer loin des montagnes, c’est un peu comme dormir hors de mon lit. Dans ces champs à perte de vue, sous un ciel bâché par les nuages, il n’y a aucun arbre protecteur, aucun panorama, aucune étoile, rien de bien enchanteur. De la terre et des cailloux. Ces champs ne m’inspirent pas confiance. Je redoute le propriétaire de mauvais poil, le chasseur un peu trop réactif, l’automobiliste un peu trop curieux, et les sangliers. Je me retourne et examine le porche, je pourrais m’allonger sur le sol quelques minutes. Un volet dégondé, les fenêtres cassées, la baraque a l’air abandonné. Je m’aventure, j’appuie sur la poignée, ça s’ouvre. J’hésite à entrer, il pourrait y avoir des souris, des cafards, des mygales, des scorpions, des poux, des tiques, des seringues, des vipères, des rats, des chiens, des cadavres, des chauves-souris enragées, des squatteurs tuberculeux, des schizophrènes lunatiques ou je ne sais quoi. Je pèse scrupuleusement les bénéfices et les risques, je les mets en balance. Puis trop fatigué pour continuer à réfléchir, trop trempé pour rester dehors, je pousse la porte. A l’abri des courants d’air, dans un coin d’une grande pièce noire et vide, je ferme les yeux en écoutant les volets claquer. Je ne suis pas très rassuré. Peu à peu, l’esprit lourd, je sombre dans une léthargie anxieuse fréquemment interrompue par de mystérieux bruits qui me réveillent en sursaut. Ma nuit est ponctuée d’étranges cauchemars. Un rat rentre dans mon sac de couchage, il me passe sur le corps et me mange le petit orteil. Puis, il remonte, se met sur le bout de mon nez et m’explique que si demain soir, mes orteils n’ont pas meilleur goût, il me mangera les oreilles.
Itinéraire de treize jours en Islande fin juillet
Nous partons en Islande en fin Juillet (la semaine après le 14 donc le 16). Voilà le trajet que nous souhaitons faire et j'aimerai avoir des avis, voire des critiques si vous n'êtes pas d'accord😛 Je suis ouvert à toutes propositions de voyage! Sachant que nous avons un véhicule de tourisme.
Lundi 1: Arrivée en Islande. Nuit sur Reykjavik. Mardi 1: Journée à Reykjavik. Nuit sur place. Mercredi 1: Le Cercle d'or puis le Blue Lagoon. Nuit sur la capitale. Jeudi 1: Seljalandsfoss, Skogar, Dyrholaey. Nuit sur Vik. Vendredi 1: Skaftafell. Nuit sur Höfn. Samedi 1: Jökulsarlon. Nuit sur Seydisfjördur. Dimanche 1: Myvatn. Nuit sur place. Lundi 2: Myvatn. Nuit sur place. Mardi 2: Husavik, Myvatn et nuit sur Myvatn. Mercredi 2: Dettifoss et environs (en bus). Nuit sur Myvatn. Jeudi 2: Godafoss. Nuit sur Keflavik. Vendredi 2: Blue Lagoon, dernier petit tour de la capitale et nuit sur Keflavik. Samedi 2: Retour à la maison.
J'attends vos remarques et je suis à votre disposition si vous avez des questions🙂
Lundi 1: Arrivée en Islande. Nuit sur Reykjavik. Mardi 1: Journée à Reykjavik. Nuit sur place. Mercredi 1: Le Cercle d'or puis le Blue Lagoon. Nuit sur la capitale. Jeudi 1: Seljalandsfoss, Skogar, Dyrholaey. Nuit sur Vik. Vendredi 1: Skaftafell. Nuit sur Höfn. Samedi 1: Jökulsarlon. Nuit sur Seydisfjördur. Dimanche 1: Myvatn. Nuit sur place. Lundi 2: Myvatn. Nuit sur place. Mardi 2: Husavik, Myvatn et nuit sur Myvatn. Mercredi 2: Dettifoss et environs (en bus). Nuit sur Myvatn. Jeudi 2: Godafoss. Nuit sur Keflavik. Vendredi 2: Blue Lagoon, dernier petit tour de la capitale et nuit sur Keflavik. Samedi 2: Retour à la maison.
J'attends vos remarques et je suis à votre disposition si vous avez des questions🙂
Voyage de deux semaines en Sicile en juillet 2011
Bonjour,
Je prépare un voyage en Sicile en couple du 2 au 15 juillet 2011 et je souhaite vous transmettre un trajet grossier afin que vous puissiez me dire s'il vous paraît judicieux.
Les villes entre parenthèses sont optionnelles. L'indication près d'une ville, signifie que l'on pense y séjourner.
Arrivée avion à Catania , Siracusa , Noto, (Modica), Ragusa, Piazza Armerina, (Caltanissetta), Enna , Taormina , puis îles éoliennes et retour à Catania pour visite Etna et le départ avion.
L'idée est de d'abord partir vers le sud au début des 2 semaines à cause de la température, puis de faire une boucle revenant sur Catania, et sans s'arrêter partir vers le nord (Taormina et îles).
Qu'en pensez-vous ?
Ensuite, pour les îles éoliennes, je vais encore faire quelques recherches sur ce forum, mais si vous avez des bons plans, n'hésitez pas, car je n'ai pas encore regardé pour le nombre de jours, les endroits à voir, éventuellement loger, les horaires de bateaux, etc.
Enfin, j'aurais quelques questions générales : - Est-ce envisageable de voyager sans voiture, en utilisant les bus ou les trains là où il y en a ? - Est-ce nécessaire de réserver à l'avance tous les hôtels dans les villes où l'on pense aller ? - Est-ce nécessaire de réserver à l'avance les bateaux pour les trajets sur les îles éoliennes ?
Pour le reste, je trouverai encore des réponses sur ce forum où j'ai déjà vu des retours de voyage intéressants.
Merci et très belle journée, Christine
Je prépare un voyage en Sicile en couple du 2 au 15 juillet 2011 et je souhaite vous transmettre un trajet grossier afin que vous puissiez me dire s'il vous paraît judicieux.
Les villes entre parenthèses sont optionnelles. L'indication près d'une ville, signifie que l'on pense y séjourner.
Arrivée avion à Catania , Siracusa , Noto, (Modica), Ragusa, Piazza Armerina, (Caltanissetta), Enna , Taormina , puis îles éoliennes et retour à Catania pour visite Etna et le départ avion.
L'idée est de d'abord partir vers le sud au début des 2 semaines à cause de la température, puis de faire une boucle revenant sur Catania, et sans s'arrêter partir vers le nord (Taormina et îles).
Qu'en pensez-vous ?
Ensuite, pour les îles éoliennes, je vais encore faire quelques recherches sur ce forum, mais si vous avez des bons plans, n'hésitez pas, car je n'ai pas encore regardé pour le nombre de jours, les endroits à voir, éventuellement loger, les horaires de bateaux, etc.
Enfin, j'aurais quelques questions générales : - Est-ce envisageable de voyager sans voiture, en utilisant les bus ou les trains là où il y en a ? - Est-ce nécessaire de réserver à l'avance tous les hôtels dans les villes où l'on pense aller ? - Est-ce nécessaire de réserver à l'avance les bateaux pour les trajets sur les îles éoliennes ?
Pour le reste, je trouverai encore des réponses sur ce forum où j'ai déjà vu des retours de voyage intéressants.
Merci et très belle journée, Christine
Prendre une journée pour visiter l'université d'Oxford à Londres
Bonjour,
Lors de notre séjour de 6 jours à Londres, on veut prendre une journée pour aller à Oxford. Pour mon mari et moi c'est un vieux rêve d'aller visiter l'Université.
Est-ce qu'un devrait prendre un Tour à partir de Londres ? si oui lequel ? lors de mes recherches j'en trouve pleins mais qui font plusieurs visites dans la même journée - journée de 10 heures - un peu trop pour mes ados - et j'ai peur qu'on ne fasse que survoler l'Université. Mais c'est attirant car certains Tours offrent aussi la visiter du village de Shakespeare, ca serait vraiment sympa de voir la campagne anglaise.
Ou on pourrait aussi aller à Oxford en bus et là-bas organiser notre journée ? Et passer toute cette journée à Oxford. Mais que fait-on alors à Oxford après avoir visité l'Université ?
Merci!
Lors de notre séjour de 6 jours à Londres, on veut prendre une journée pour aller à Oxford. Pour mon mari et moi c'est un vieux rêve d'aller visiter l'Université.
Est-ce qu'un devrait prendre un Tour à partir de Londres ? si oui lequel ? lors de mes recherches j'en trouve pleins mais qui font plusieurs visites dans la même journée - journée de 10 heures - un peu trop pour mes ados - et j'ai peur qu'on ne fasse que survoler l'Université. Mais c'est attirant car certains Tours offrent aussi la visiter du village de Shakespeare, ca serait vraiment sympa de voir la campagne anglaise.
Ou on pourrait aussi aller à Oxford en bus et là-bas organiser notre journée ? Et passer toute cette journée à Oxford. Mais que fait-on alors à Oxford après avoir visité l'Université ?
Merci!
Où manger des moules à Bruxelles?
Hello !
Dans une semaine nous nous rendons pour la premières fois a Bruxelles.
Avez vous 2 ou 3 bonnes adresses de Brasseries pour déguster Moules et Bières ?
Si possible pas des endroits trop chic , mais plutôt populaires, sur internet on trouve prïncipalement des Brasseries 5***** mais pas vraiement ce que nous cherchons.
Merci pour vos futures réponses .
Tom & Sky
Dans une semaine nous nous rendons pour la premières fois a Bruxelles.
Avez vous 2 ou 3 bonnes adresses de Brasseries pour déguster Moules et Bières ?
Si possible pas des endroits trop chic , mais plutôt populaires, sur internet on trouve prïncipalement des Brasseries 5***** mais pas vraiement ce que nous cherchons.
Merci pour vos futures réponses .
Tom & Sky
Destinations en Europe pour une semaine de vacances avec trois amis?
Bonjour,
Mi-avril trois amis et moi prévoyons de partir en vacance ! Nous avons quelques idées où partir mais nous ne sommes pas encore sûr. Nous pensons à Malte, Amsterdam, Prague, Ecosse, Irlande et Rimini ?
Nous sommes les 4 âgés de 16 ans .. Nous souhaitons surtout partir pour s'amuser et pour rencontrer de jolies filles. Donc les villes et pays où nous imaginons partir sont-elles bonnes ? Si oui, où nous conseilleriez-vous de partir ? Si non, quelles autres destinations proposez-vous ?
Merci d'avance pour vos réponses.
Salut tout le monde.
Mi-avril trois amis et moi prévoyons de partir en vacance ! Nous avons quelques idées où partir mais nous ne sommes pas encore sûr. Nous pensons à Malte, Amsterdam, Prague, Ecosse, Irlande et Rimini ?
Nous sommes les 4 âgés de 16 ans .. Nous souhaitons surtout partir pour s'amuser et pour rencontrer de jolies filles. Donc les villes et pays où nous imaginons partir sont-elles bonnes ? Si oui, où nous conseilleriez-vous de partir ? Si non, quelles autres destinations proposez-vous ?
Merci d'avance pour vos réponses.
Salut tout le monde.
Découverte de Bruges pour la Saint-Valentin 2011: vos bons plans?
Bonsoir à tous,
J'organise (dans le plus grand secret), un week-end de 2 nuits / 3 jours pour la St Valentin 2011 à Bruges en amoureux.
Parmi vous y a t'il des membres qui ont de précieux conseils à me donner, en matière de bars, restos, balades sympas à voir et à faire absolument.
Je recherche plutôt des bars et restos qui sortent des sentiers classiques du tourisme de masse.
Merci par avance de vos précieuses recommandations.
Itinéraire de huit jours au Portugal en avril
Bonjour,
En avril, j'effectuerai, entre autres, un séjour de 8 jours au Portugal. Je compte rester 2-3 jours à Porto et le reste à Lisbonne. Toutefois, je veux faire des excursions d'une journée à partir de ces villes. Plus je regarde mon Guide Bleu sur le Portugal et plus je me rends compte qu'il y a BEAUCOUP de choses à voir dans ce pays, bref je suis face au problème éternel du voyageur : voir beaucoup de choses en peu de temps.
Je fais appel à vos expériences au Portugal pour me conseiller dans mes questionnements :
- Porto se visite bien en 1 journée complète? - Quelle ville est plus belle au niveau architectural : Guimaraes ou Braga avec une visite du Bom Jesus do Monte (d'ailleurs à part le remarquable escalier du sanctuaire, le reste est intéressant à visiter???) - Combien consacrer de temps à Lisbonne? 2 jours complets suffisent? Ou 3 jours c'est mieux? - J'ai pensé à aller à Tomar et visiter le couvent du Christ OU faire une excursion avec cette agence de voyage et visiter Obidos et les 2 monastères de Batalha et Alcobaca. Je me demande qu'est-ce qui serait le plus intéressant entre ces 2 options? (D'ailleurs la même agence fait des excursions à Braga et Guimaraes en une seule journée...) - Évora m'attire énormément aussi... c'est à voir???
De plus, j'inclus dans mon programme impérativement Sintra.
Donc j'essaie de sélectionner les villes les plus chargées d'histoire, d'art et d'architecture.
Oui, ça fait beaucoup de choses en peu de temps, mais quand je voyage, ce n'est pas pour relaxer et franchement, j'adore être toujours en mouvement sinon je m'ennuie tout simplement.
Merci!
🙂
En avril, j'effectuerai, entre autres, un séjour de 8 jours au Portugal. Je compte rester 2-3 jours à Porto et le reste à Lisbonne. Toutefois, je veux faire des excursions d'une journée à partir de ces villes. Plus je regarde mon Guide Bleu sur le Portugal et plus je me rends compte qu'il y a BEAUCOUP de choses à voir dans ce pays, bref je suis face au problème éternel du voyageur : voir beaucoup de choses en peu de temps.
Je fais appel à vos expériences au Portugal pour me conseiller dans mes questionnements :
- Porto se visite bien en 1 journée complète? - Quelle ville est plus belle au niveau architectural : Guimaraes ou Braga avec une visite du Bom Jesus do Monte (d'ailleurs à part le remarquable escalier du sanctuaire, le reste est intéressant à visiter???) - Combien consacrer de temps à Lisbonne? 2 jours complets suffisent? Ou 3 jours c'est mieux? - J'ai pensé à aller à Tomar et visiter le couvent du Christ OU faire une excursion avec cette agence de voyage et visiter Obidos et les 2 monastères de Batalha et Alcobaca. Je me demande qu'est-ce qui serait le plus intéressant entre ces 2 options? (D'ailleurs la même agence fait des excursions à Braga et Guimaraes en une seule journée...) - Évora m'attire énormément aussi... c'est à voir???
De plus, j'inclus dans mon programme impérativement Sintra.
Donc j'essaie de sélectionner les villes les plus chargées d'histoire, d'art et d'architecture.
Oui, ça fait beaucoup de choses en peu de temps, mais quand je voyage, ce n'est pas pour relaxer et franchement, j'adore être toujours en mouvement sinon je m'ennuie tout simplement.
Merci!
🙂
Coins inévitables en Écosse?
Salut à tous,
je pars dans quelques jours pour l'Écosse et ses paysages. J'ai fait un max de recherches et j'ai découvert des paysages et des sites magnifiques à voir. Malgré cela, je désire piquer vos souvenirs grâce à une question: "Si vous alliez ou retournez en Écosse pour une semaine seulement, où irez vous pour vous rappelez vos plus beaux souvenirs??". Merci pour vos réponses, rien ne vaut le vécu d'autres voyageurs pour apprécier une contrée lointaine!! Mais n'hésitez pas à dire ce que l'ont peut éviter car sa ne vaut pas le coût ou parce que les touristes en ont fait leur camp retranché!!!
Merci, Tristus.
Les Italiens sont-ils dangereux en voiture?
Bonjour,
Nous comptons voyager en Italie avec notre voiture pendant 2 semaines.Donc tout est dans le titre, les automobilistes Italiens sont-ils dangereux sur la route? Merci de vos réponses!
Nous comptons voyager en Italie avec notre voiture pendant 2 semaines.Donc tout est dans le titre, les automobilistes Italiens sont-ils dangereux sur la route? Merci de vos réponses!
Idées de visite pour deux ou trois jours à Vienne en Autriche?
Bonsoir,
Serait-il possible d'avoir des idées de visite pour deux ou trois jours à Vienne ?
Merci à tous et toutes pour vos réponses
Activités à Riva del Garda en Italie?
On me suggère de passer par Riva del Garda lors de mon séjour en Italie(en mai)...j'aimerais savoir quelles sortes d'activités s'y trouvent et le lac, ?l'eau est-elle limpide, y a -t-il des plages?est-ce un endroit très touristique?merci(possibilité de baignade en mai???)
Circuit individuel en Norvège
Bonjour,
Je m'adresse particulièrement à tous ceux qui ont déjà été en Norvège. Je souhaite passer mes prochaines vacances en Norvège, tout particulièrement les Fjords. Les croisières étant très chères, j'ai pensé à faire mon circuit moi même, comme je l'ai fait pour le Canada. Mon itinéraire serait le suivant : Arrivée à Bergen par avion, louer une voiture pour me rendre à Geiranger. Evidemment pas en une seule journée. J'aimerai faire cet itinéraire sur 8 ou 10 jours. J'aimerai surtout savoir si il est possible de prendre aux différents fjords (Bergen, Hellesylt et Geiranger) un bateau pour visiter le fjord ou si c'est uniquement des bateaux de croisières qui y ont accès, et combien coute la promenade.
Merci d'avance
Merci d'avance
Idées intéressantes pour une bonne journée et demi à Madrid?
Bonsoir à tous,
Dans le cadre de mon travail je pars ce week end à Madrid (arrivée samedi vers 11h30) et je repars lundi après midi sachant que ma journée de lundi est bien sûr prise pour mon travail. Il me reste donc une bonne journée et demi pour voir un peu Madrid que je ne connais pas du tout... Je comptais bien sûr prendre une partie pour visiter le musée du Prado, mais j'aime aussi visiter à pied les villes où je vais et Madrid semble offrir de belles choses et une histoire intéressante...j'ai aussi noté le marché aux puces du dimanche matin le Rastro dans le quartier La Latina. Je logerai Cale de Lope de Vega donc vraiment très proche du musée... Auriez vous des idées intéressantes, des points à ne pas manquer, un parcours peut être à faire... Autre question indispensable: je suis très amateur des bars à tapas sauce Donostia (San Sebastian) mais tapas chaud de type brochettes de gambas, petit piments verts cuits dans l'huile, bonne sangria maison... Certains auraient-ils de bonnes adresses à me conseiller?
Merci par avance pour votre aide!!!
Lanfeust
Dans le cadre de mon travail je pars ce week end à Madrid (arrivée samedi vers 11h30) et je repars lundi après midi sachant que ma journée de lundi est bien sûr prise pour mon travail. Il me reste donc une bonne journée et demi pour voir un peu Madrid que je ne connais pas du tout... Je comptais bien sûr prendre une partie pour visiter le musée du Prado, mais j'aime aussi visiter à pied les villes où je vais et Madrid semble offrir de belles choses et une histoire intéressante...j'ai aussi noté le marché aux puces du dimanche matin le Rastro dans le quartier La Latina. Je logerai Cale de Lope de Vega donc vraiment très proche du musée... Auriez vous des idées intéressantes, des points à ne pas manquer, un parcours peut être à faire... Autre question indispensable: je suis très amateur des bars à tapas sauce Donostia (San Sebastian) mais tapas chaud de type brochettes de gambas, petit piments verts cuits dans l'huile, bonne sangria maison... Certains auraient-ils de bonnes adresses à me conseiller?
Merci par avance pour votre aide!!!
Lanfeust
Où partir en Europe en juin?
Bonsoir,
Nous souhaitons partir en juin (dernière semaine) et nous demandons quelle destination serait la plus riche au niveau culturel, soleil bien sur, mais des visites et excursions sympa a faire, entre la Crête et les Iles Canaries??
Quels seraient vos avis sur ces deux destinations, et éventuellement sur d'autres destinations à nous conseiller, sachant que pour une fois , nous partons sans nos enfants, et avons donc la possibilité de faire plus de choses.
Nous souhaitions partir en Egypte mais il parait que le mois de Juin est déconseillé car la chaleur devient vite insupportable pour apprécier les visites.
Qu'en pensez vous?
Merci pour vos réponses.
Qu'en pensez vous?
Merci pour vos réponses.
Hôtel Trevi à Rome
nous partons vendredi prochain pour un week end a rome de trois jours
nous descendons à l'hotel trevi -
avez vous des informations sur cet hotel ?
merci
Visiter les vignobles en Espagne
Bonjour a vous chers FV
Je cherche a faire un voyage vinicole en Espagne cet automne de 2-3 semaines (avec voiture) , et je ne demandais si vous avez qque chose a raconter la dessus ? n'inporte quelle info concernant le monde vinicole et viticole.
Quelles régions ou AOC sont sympa (ex: Rioja, Valdepenas , Tarragona ) ? Ou atterir ? Le meilleurs temps ? (sans trop de touriste, ) l'hebergement dans les vignobles ? Les vignobles sont t'ils payant ou gratuit ? sur RV ou a horaire fixe ? Y a t'il une agence des vins Espagnol ? surment puisqu'ils ont 15 D.O.C. (Denominación de Origen Calificada) et 60 D.O.
j'aime beaucou les Rioja, mais comme c'est au nord du pays, j'ai peur qu'en sept-oct il fasse un peu frais , qu'en pensez vous ?
Je ne compte pas rester dans les grandes villes , mais bien dans les villages, petit hotel, location de maison gesthouse, BB ou auberge, ou meme des chalets dans des camping comme au Portugal.
combien coute en moyenne une bouteille de vin Espagnol la bas ?
voila , plein de questions pele mele , mais tout info supplémentaire est tres bienvenue !!!
a+
Je cherche a faire un voyage vinicole en Espagne cet automne de 2-3 semaines (avec voiture) , et je ne demandais si vous avez qque chose a raconter la dessus ? n'inporte quelle info concernant le monde vinicole et viticole.
Quelles régions ou AOC sont sympa (ex: Rioja, Valdepenas , Tarragona ) ? Ou atterir ? Le meilleurs temps ? (sans trop de touriste, ) l'hebergement dans les vignobles ? Les vignobles sont t'ils payant ou gratuit ? sur RV ou a horaire fixe ? Y a t'il une agence des vins Espagnol ? surment puisqu'ils ont 15 D.O.C. (Denominación de Origen Calificada) et 60 D.O.
j'aime beaucou les Rioja, mais comme c'est au nord du pays, j'ai peur qu'en sept-oct il fasse un peu frais , qu'en pensez vous ?
Je ne compte pas rester dans les grandes villes , mais bien dans les villages, petit hotel, location de maison gesthouse, BB ou auberge, ou meme des chalets dans des camping comme au Portugal.
combien coute en moyenne une bouteille de vin Espagnol la bas ?
voila , plein de questions pele mele , mais tout info supplémentaire est tres bienvenue !!!
a+
Itinéraire pour l'aller et le retour en Écosse?
Bonjour, Je pars 8 jours en Ecosse début aout (jour aller et retour inclus).
J'aimerai visiter : Edimbourg (2jours ?), Stirling, Glenfinnan, l'ile de skye (2 jours dessus) et Ullapool ?
J'arrive et repart d'Edimbourg en avion.
1) Si vous avez des idées de temps à passer à chaque endroit. Une seule journée à Edimbourg me parait un peu juste. L'ile de skye mérite je pense au minimum 2 jours.
2) Moyen de transport (louer une voiture ? train ? bus ?) , apparement louer une voiture serait le plus simple, mais je me dis qu'en train ça doit aussi être pratique et simple. D'autant qu'on m'a parlé d'un train charmant entre fort williams et Glenfinnan.
3) Itinéraire de retour où changer l'aller et conseil sur mes envies de visites. Je me pose surtout la question de la faisabilité de Ullapool qui me parait un peu juste niveau temps ?
Merci à vous.
J'aimerai visiter : Edimbourg (2jours ?), Stirling, Glenfinnan, l'ile de skye (2 jours dessus) et Ullapool ?
J'arrive et repart d'Edimbourg en avion.
1) Si vous avez des idées de temps à passer à chaque endroit. Une seule journée à Edimbourg me parait un peu juste. L'ile de skye mérite je pense au minimum 2 jours.
2) Moyen de transport (louer une voiture ? train ? bus ?) , apparement louer une voiture serait le plus simple, mais je me dis qu'en train ça doit aussi être pratique et simple. D'autant qu'on m'a parlé d'un train charmant entre fort williams et Glenfinnan.
3) Itinéraire de retour où changer l'aller et conseil sur mes envies de visites. Je me pose surtout la question de la faisabilité de Ullapool qui me parait un peu juste niveau temps ?
Merci à vous.
Partir quatre jours à Monaco
Prochainement, moi et ma fiancée partons sur Monaco. On s'était prévu des petites choses à faire mais ne connaissant pas la principauté, on voulait avoir un petit avis. Dans nos "projets", y-a-t'il des choses à enlever? A rajouter?
Jour 1ArrivéeBalade dans la principauté (surtout du côté des rues commerçantes)
Jour 2Jardin exotiquegrotte de l'observatoiremusée d'anthropologie préhistoriqueAller voir le Casino (passage obligé non?)Jardin Saint-MartinPort
Jour 3Relève de la gardeBalade dans la vieille villeMusée océanographiqueJardin animalier
Jour 4Départ
Et certains d'entre vous ont déjà été à l'hôtel Forum? Si oui, quel est votre avis sur cet hôtel?
Jour 1ArrivéeBalade dans la principauté (surtout du côté des rues commerçantes)
Jour 2Jardin exotiquegrotte de l'observatoiremusée d'anthropologie préhistoriqueAller voir le Casino (passage obligé non?)Jardin Saint-MartinPort
Jour 3Relève de la gardeBalade dans la vieille villeMusée océanographiqueJardin animalier
Jour 4Départ
Et certains d'entre vous ont déjà été à l'hôtel Forum? Si oui, quel est votre avis sur cet hôtel?











