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Trouver trois à quatre endroits pour vivre dans le monde?
Salut,
ou trouver 3 ou 4 endroit pour vivre dans le monde:
Pays sympa, pas cher, filles et bonne bouffe,
Les pipos interdits que ceux qui savent,
Max
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Max
Safari individuel au Kenya
Bonjour à tous, je vous livre le récit de mon récent safari de 10 jours au Kenya, j'espère qu'il vous plaira ...
Préambule : Si vous avez moins de 40 ans, ce premier chapitre va vous sembler de l’Hébreux puisqu’il fait référence à des émissions et séries de télé diffusées dans les années 70 … ce qui ne nous rajeunit pas !)
Gosse j’étais fan de Daktari. Au point de faire une grosse colère lorsque le jour de congé hebdomadaire de l’école est passé du jeudi où mercredi, ce qui a eu comme résultat de me faire louper mon feuilleton qui continuait à être diffusé le jeudi alors que moi j’étais à l’école ! Il y avait aussi les émissions de Frédéric Rossif ( La vie des animaux), les reportages de Christian Zuber (Caméra au poing ), la série « Vivre Libre » tirée de la vie de George et Joy Adamson et ce Kilimanjaro en couverture d’un bouquin reçu pour « bon travail » à l’école primaire et qui me coûta des heures de réflexions sur le thème : « Mais comment peut-il y avoir de la neige et qui plus est, éternelle, en Afrique, ce pays où il fait si chaud ??? »
Les années passant cette Afrique d’enfance s’est progressivement effacée derrière les famines, les guerres, les génocides et les diverses atrocités qui s’y déroulent régulièrement, néanmoins elle était toujours là, enfouie quelque part car à pas loin de 40 ans, quand mon épouse m’a proposé de faire un trip que nous ne pourrions pas faire tous ensemble pour la simple raison qu’il est parfois impossible de concilier mon centre d’intérêt principal: la photographie avec la confortabilité pour les autres ( il est vite lassant d’attendre un long moment que l’autre ait réuni, la bonne lumière, le bon angle, le bon sujet et le bon endroit) la première et seule destination qui me soit venu à l’esprit était l’Afrique. J’ai un peu hésité entre l’Afrique Australe (Namibie, Botswana) et l’Afrique de l’Est ( Kenya, Tanzanie) mais j’ai finalement opté pour mon Afrique de gosse, le Kenya.
Une nouvelle fois j’ai pu, grâce à ce formidable outil qu’est Internet et ses forums de discussion ( VF et Colors of Wildlife pour citer mes préférés) trouver un prestataire local qui pouvait me monter un safari entièrement selon MES désirs, j’ai nommé : ZedAway (Oui je sais c’est bizarre comme nom, y’a une explication mais ça serait un peu long ici !)
Quitte à partir seul, autant y aller « à fond » et éviter au maximum les refuges pour occidentaux, là où je me demande toujours pourquoi les gens traversent la moitié du monde pour se retrouver dans des hôtels ou presque tout sera semblable à leur environnement habituel. Alors pas de lodge pour moi mais des camps de tentes qui permettent de vivre le trip 24heures sur 24. Et puisque les meilleurs guides sont anglophones (le Kenya est une ancienne colonie britannique) et que je dis souvent que je n’ai pas assez souvent l’occasion de parler anglais, autant ne PAS prendre un guide parlant français comme ça j’aurais aussi un stage linguistique !
Une fois ça décidé j’ai acheté mes billets d’avion afin d’avoir des dates de voyages sures. Pour un Paris-Nairobi le meilleur rapport « Date/Horaires/Escales/Prix » était la compagnie belge SNBA. Puis en discutant à droite à gauche, toujours sur le net, j’ai trouvé des idées à droite à gauche. Je profite d’ailleurs de ce récit pour remercier tout ceux qui m'ont aidé à monter ce voyage !
Mon idée originelle était de passer 10 jours dans la Réserve Nationale du Massaï Mara car je trouve que le défaut de la plupart des safaris « tout fait » est qu’ils font « butiner » les gens de parcs en parcs et surtout passer beaucoup de temps sur les routes ce qui n’est pas la partie la plus agréable du voyage. Je sais que souvent ce sont les gens qui veulent « faire » tous les parcs en 8 jours mais moi je voulais y aller pour voir des animaux, pas des routes !
Finalement je me suis tout de même laissé détourner par ces fameuses neiges du Kilimanjaro pendant qu’il y en avait encore un petit peu. Et une fois au Parc National d’Amboseli, (c’est de la qu’on voit le mieux le Kili), comme pour aller à Mara il fallait repasser par Nairobi autant s’arrêter au Lac de Naïvasha et au Parc National de Hell’s Gate, situé juste à coté puis au P.N de Nakuru qui était « sur la route » avant d’aller finir le trip à Mara
(NB : Au Kenya un Parc National est géré par le « Kenya Wildlife Service », est exclusivement dédié à la conservation de la faune et la flore et les populations locales ne sont pas autorisées à faire paître leurs troupeaux à l’intérieur alors qu’une Réserve Nationale est gérée par un conseil local et que les locaux sont autorisés à y amener leurs troupeaux et à tirer sur les animaux sauvages s’ils sont attaqués … Ce qui fait une sacré différence !)
Je voulais « tourner » dans cet ordre, Massaï Mara étant le parc qui est généralement reconnu comme « le mieux » je ne tenais pas à commencer par lui et risquer de trouver le reste moyen mais au contraire, y aller crescendo pour finir en beauté. Touche finale, une fois à Mara cela eut été un péché de ne pas faire LE tour en montgolfière qui permet de survoler la savane … Et moi, bien sur, je ne voulais pas pécher, j’ai donc rajouté ce vol au programme !
Côté santé, le principal problème en Afrique, est le paludisme, transmis par la piqûre du moustique Anophèle femelle. Il faut être conscient qu’on peut en mourir et que non seulement il n’existe pas de vaccin contre ce virus mais qu’aucun moyen médicamenteux ne peut assurer à lui seul de protection totale. Le médicament le plus souvent prescrit est le Lariam mais en prenant connaissance de ses effets secondaires vraiment incapacitant (maux de ventre, de tête, nausées, diarrhées, trouble de la vue, délires paranos, cauchemars nocturnes …) j’avais flippé et décidé de ne rien prendre, d’utiliser uniquement la méthode préventive qui consiste à tout faire pour ne pas être piqué : vêtements à manches longues imprégnés au répulsif à insectes, produit répulsif efficace pour la peau exposée et moustiquaire la nuit. Je me suis ravisé en apprenant qu’il existait un médicament aussi efficace, plus récent et bien moins dévastateur du coté des effets secondaires puisqu’ils sont inexistant dans la plupart des cas : la Malarone. Le seul inconvénient de ce traitement est son prix élevé (dans les pharmacies les moins chères on peut la trouver à 34€ la boite de 12 cachets) mais comparé au prix du safari c’est négligeable et j’estime ma peau à un peu plus que quelques dizaines d’euros !
Mais le seul vrai GROS souci d’avant voyage fut le poids de mes bagages cabines ou pour être plus précis, le poids de mon sac photo. Les objectifs de qualité ne sont pas légers et j’en ai plusieurs pas trop mauvais qui, ajoutés à 2 boîtiers, un videur de carte mémoire, un PC ultra portable ainsi qu’a plusieurs jeux d’accus pour que tout ça soit autonome pendant ces dix jours loin de toutes prises électrique m’emmenait quasiment au double des 6kg autorisés ! Et bien sur pas question de mettre quoi que ce soit de ce matériel en soute ! Après de nombreux conseil de guerre avec Seezzer, également mordu de photo et qui avait réussi à passer son matos en cabine, j’ai finalement réussi à ruser et à passer moi aussi la totalité du matériel en cabine mais je dois admettre que le véritable problème est simplement que le sac est trop lourd !
Vendredi 15/ Jour 0
Un embarquement matinal sans soucis au Terminal 1 de Roissy, un décollage quasi à l’heure, 40 minutes de vol jusqu'à Bruxelles, une petite attente de 2 heures puis un vol de 8h10 me permettent de parcourir les 6600 km jusqu'à Nairobi. Il est 20h00 locale lorsque l’avion se pose ce qui fait 19h00 en France.
Plutôt que d’écrire au Consulat du Kenya en France pour avoir un visa (obligatoire ) j’avais décidé de l’acheter à l’arrivée à Nairobi. J’ai eu raison car ça ne prend pas plus de temps de passer les services d’immigrations en achetant son visa que de passer avec le visa précédemment acquis. Pour appeler les choses par leurs noms, en fait ce n’est qu’une taxe d’entrée de 50$, rien d’autre !
Une fois passé les « Services d’Immigrations » je me dirige vers la sortie, et dans le hall je scrute les petits panneaux brandis par un tas de gars chargés d’accueillir les arrivants. J’avise mon nom, écrit sans faute et je fais un petit signe au type qui, après un tonitruant «Djambo ! Karibou !» (Bonjour ! Bienvenue !) m’emmène jusqu'aux locaux de l’agence qui a organisé mon trip. Là après un « Djambo Mister Patrick, Karibou » le responsable m’annonce que je ne paierais le solde de mon safari que le lendemain au bureau principal, en ville et qu’au lieu de passer la nuit à l’hôtel Comfort Inn j’étais surclassé au Méridien. Pour le règlement il faut savoir que le paiement par carte de crédit n’existe (quasiment ?) pas au Kenya et que pour minimiser les frais bancaires on avait décidé avec ZA (ZedAway) de simplement verser préalablement 20% par virement pour bloquer le trip et de régler le solde à mon arrivée en dollars US. J’avais la possibilité de tirer de l’argent aux distributeurs de billets de l’aéroport mais pour « assurer le coup » j’avais préféré amener du cash au cas ou les distributeurs/ ma carte ne soient pas opérationnels. L’impression d’être un coffre fort ambulant est un peu ennuyeuse mais on l’oublie vite.
Après ce petit détour, celui qui m’avais accueilli m’emmène en voiture jusqu'a mon hôtel. Ce trajet est celui que je redoutais le plus vu la réputation nocturne de Nairobi et ce que je trimballe sur moi en matériel et en fric. Même si je ne vois rien de spécial à un moment j’entends distinctement le chauffeur bloquer les portes de la voiture, signe clair que le quartier qu’on traverse n’est pas un havre de paix !
L’hôtel est sur le modèle des autres Méridien, de grandes chambres/appartements autour d’un patio central. Je prends possession de la chambre et vu qu’il est déjà 21h30 je commence à avoir sérieusement faim, Au moment de descendre au resto une affiche sur la porte de la chambre me rappelle qu’il ne faut rien laisser « de valeur » dans la chambre. Comme ce qui est de valeur est très relatif j’enfourne donc mon sac dans le filet antivol que j’ai amené à cet usage, j’attache le câble au WC et je descends manger avec mon sac photo sur le dos. Au resto je prends un classique Poulet-Riz arrosé d’une bière locale, la Tusker. Je regarde autour de moi et je me marre ! Il y a deux mois, on était les seuls Farangs (Blancs) au milieu des Thaïs, ce soir je suis le seul Muzungu [= blanc] au milieu des Kenyans ! Par contre autant en Asie j’étais largué coté musique autant ici je connais puisque c’est Kool and the Gang, Earth, Wind & Fire, Lionel Ritchie et Michael Jackson (quand il était Noir !) qui passent, que des tubes Funk des années 80, c’est cool !
La chambre et la vue sur la rue :


Samedi 16 septembre 2006 / Jour 1
C’est mon premier matin kenyan et après mon breakfast j’attends dans le hall de l’hôtel qu’on vienne me chercher. Beaucoup m’ont mis en garde sur le fait qu’ici la notion des horaires est sacrément relative mais non, à 9h00, l’heure prévue la veille, un gars entre se dirige droit sur moi et me dit « Tu dois être Patrick, je suis Sammy, ton guide ! » Le bonhomme à l’air sympa, il est de ma taille, habillé d’un pantalon et d’une chemisette beige et ce qui me saute aux yeux est qu’il porte les chaussures de la marque Bata dont j’ai vu plusieurs immenses affiches de pub sur les murs de Nairobi hier soir, on jurerait les Clarck à la mode dans les années 70’s mais ici elles se nomment « Safari ! » !
Je mets mes affaires dans le minibus Toyota et on va à l’agence qui est juste à 2 rues de l’hôtel. Là, je donne le solde du paiement à Rebecca et devant une tasse de café nous vérifions que nous avons bien le même programme pour mon trip, ce qui est le cas. Par contre, j’ai bien fait d’emmener mon sac de couchage car il semble que j’en aurais besoin lorsqu’on sera dans des camps « basics » à Amboseli et à Mara et même s’ils me proposent de m’en prêter un, je suis tout de même heureux de dormir dans MON sleeping bag ! Je rencontre celui qui sera notre cuisinier, Jonas. Plus petit, plus maigre et semblant un peu plus âgé que Sammy, il ne part pas avec nous mais nous rejoindra ce soir.
Le temps d’acheter quelques bouteilles d’eau minérale et quelques rouleaux de papier toilette au mini market du coin, de changer des euros en Shillings Kenyans et Sammy et moi partons pour Amboseli, il m’ouvre la porte latérale, machinalement je monte et on démarre. Aussitôt je me rends compte du ridicule de la situation : lui, seul à l’avant, moi, seul à l’arrière et je lui demande si ça pose un problème que je vienne devant, comme il me répond par la négative je passe à l’avant, ça me paraît déjà mieux !
En route, je discute avec Sammy, j’apprends qu’il est de l’ethnie Kikouyou, (comme dans « Out of Africa !) alors que Jonas est de l’ethnie Kamba. Sammy a 41 ans et est guide depuis 4 ans, ce qui me semble une bonne chose car la réussite d’un safari dépend presque essentiellement de la qualité et des connaissances du guide. Il m’apprend aussi que « safari » est en fait un mot Swahili (une des 42 ethnies présentes au Kenya et aussi la langue officielle du pays) qui signifie simplement « voyager » Sammy me raconte qu’avant il travaillait pour une entreprise de transport qui couvrait toute l’Afrique de l’Est, il conduisait une camionnette de dépannage qui « volait au secours » des conducteurs en panne et il a plusieurs dizaines de milliers de km derrière lui ce qui est une quasi garantie qu’il sera bon chauffeur ! Et ça tombe bien parce que je me rend rapidement compte que très peu d’occidentaux seraient capables de conduire la-bas … en restant vivant !
On s’arrête une vingtaine de km après la sortie de Nairobi pour que Sammy achète de l’eau. Comme par hasard la boutique à coté est un « curio shop» un magasin de souvenirs et une bonne femme vient à ma hauteur pour me convaincre d’acheter quelque chose, ce que je refuse avec le sourire. Quand on repart je crois nécessaire une mise au point avec Sammy : « Je ne suis là QUE pour les animaux, l’aspect artisanat local ne m’intéresse pas et je n’achèterais rien puisque mes souvenirs seront mes photos. J’ai justement voulu un trip seul pour ne pas avoir à supporter Mme Machin qui voudrait faire du shopping à chaque souvenir shop qu’elle verrait donc moins on s’arrêtera dans ce genre de boutique et mieux ça sera. » Il me répond parfaitement comprendre ce que je veux et être persuadé que « ça va le faire » et sans trop savoir pourquoi je sens confusément qu’il a raison …
La route défile, relativement bonne et comme, pour une fois, je n’ai pas à conduire, je peux vraiment regarder le paysage… Je suis d’ailleurs surpris de l’aspect de pauvreté poussiéreuse des villages qu’on traverse, je pensais le Kenya plus moderne, là ça me rappelle les oasis égyptiennes de l’année dernière …
On s’arrête déjeuner à Namanga, le dernier village kenyan avant la frontière avec la Tanzanie. Au resto on croise un couple de Français qui termine leur trip avec Amicabre et qui croie bon de me prévenir que leur guide a tenté de raccourcir, voir de supprimer quelques-uns uns des game-drive qu’ils avaient à leur programme et qu’il faut que je sois sur mes gardes. C’est possible mais d’un autre coté lorsqu’ils me demandent mon programme et que je leur dis terminer par 4 jours complets à Mara, ils m’affirment que je vais m’ennuyer et qu’en 2 jours « on en a fait le tour » Je me retiens pour ne rien dire tellement ça me paraît stupide ! Comment peut-on prétendre faire de tour d’un parc de 1700km² avec des dizaines d’espèces d’animaux différentes en 2 jours ? Moi j’ai surtout l’impression qu’on pourrait y passer un mois sans avoir la certitude d’avoir aperçu un exemplaire de chaque espèce ! Ces gens sont encore des collectionneurs de parcs qui « font » 10 parcs en 5 jours … Et pour aggraver leur cas ils me branchent ensuite sur le prix que je paie, le prix qu’eux paient et celui que d’autres leurs ont dit avoir payé. Pour moi un prix seul ne veut rien dire car un safari « tout pourri » même pas cher du tout sera encore beaucoup trop coûteux alors que s’il est génial un prix élevé ne sera pas forcément « trop cher » Heureusement ils repartent vers Nairobi avec leur guide me laissant avec Sammy, jubilant de ne pas avoir ce genre de personne à supporter !
Je laisse Sammy commander pour deux un menu classique : riz, chiapatis, légumes vert et viande que j’arrose d’une Tusker et que je pousse par un café. Je fais la grimace car moi qui croyais boire du bon café Kenyan, puisque le pays en produits, je m’aperçoit que la norme semble être ici aussi ce maudit café soluble type Nescafé…
Après Namanga, on a droit à deux bonne heures de tape cul pour parcourir les 87km de la … euh … « route » qui rejoint la porte principale du parc. Sammy me confie qu’autrefois c’était une piste en terre relativement roulante et qu’un jour quelqu’un à décidé qu’il fallait étaler par dessus un ciment maigre, qui s’est déformé pour donné la piste en « tôle ondulé » qu’il y a maintenant. Evidement il suffirait de passer un tracto-pelle avec une lame à l’avant de temps en temps pour niveler tout ça mais … jamais rien n’est fait et les chauffeurs doivent tenter de trouver la moins mauvaise trajectoire quitte même aussi souvent que possible à rouler a coté de la piste, sur la terre !
Signe que la conduite sur ce revêtement est réellement dangereuse on passe un 4x4 sur le toit, les roues en l’air ! Mon chauffeur m’explique que si on va trop vite, avec les vibrations le véhicule devient vite incontrôlable. Petite précision, c'était un blanc qui conduisait ...

Préambule : Si vous avez moins de 40 ans, ce premier chapitre va vous sembler de l’Hébreux puisqu’il fait référence à des émissions et séries de télé diffusées dans les années 70 … ce qui ne nous rajeunit pas !)
Gosse j’étais fan de Daktari. Au point de faire une grosse colère lorsque le jour de congé hebdomadaire de l’école est passé du jeudi où mercredi, ce qui a eu comme résultat de me faire louper mon feuilleton qui continuait à être diffusé le jeudi alors que moi j’étais à l’école ! Il y avait aussi les émissions de Frédéric Rossif ( La vie des animaux), les reportages de Christian Zuber (Caméra au poing ), la série « Vivre Libre » tirée de la vie de George et Joy Adamson et ce Kilimanjaro en couverture d’un bouquin reçu pour « bon travail » à l’école primaire et qui me coûta des heures de réflexions sur le thème : « Mais comment peut-il y avoir de la neige et qui plus est, éternelle, en Afrique, ce pays où il fait si chaud ??? »
Les années passant cette Afrique d’enfance s’est progressivement effacée derrière les famines, les guerres, les génocides et les diverses atrocités qui s’y déroulent régulièrement, néanmoins elle était toujours là, enfouie quelque part car à pas loin de 40 ans, quand mon épouse m’a proposé de faire un trip que nous ne pourrions pas faire tous ensemble pour la simple raison qu’il est parfois impossible de concilier mon centre d’intérêt principal: la photographie avec la confortabilité pour les autres ( il est vite lassant d’attendre un long moment que l’autre ait réuni, la bonne lumière, le bon angle, le bon sujet et le bon endroit) la première et seule destination qui me soit venu à l’esprit était l’Afrique. J’ai un peu hésité entre l’Afrique Australe (Namibie, Botswana) et l’Afrique de l’Est ( Kenya, Tanzanie) mais j’ai finalement opté pour mon Afrique de gosse, le Kenya.
Une nouvelle fois j’ai pu, grâce à ce formidable outil qu’est Internet et ses forums de discussion ( VF et Colors of Wildlife pour citer mes préférés) trouver un prestataire local qui pouvait me monter un safari entièrement selon MES désirs, j’ai nommé : ZedAway (Oui je sais c’est bizarre comme nom, y’a une explication mais ça serait un peu long ici !)
Quitte à partir seul, autant y aller « à fond » et éviter au maximum les refuges pour occidentaux, là où je me demande toujours pourquoi les gens traversent la moitié du monde pour se retrouver dans des hôtels ou presque tout sera semblable à leur environnement habituel. Alors pas de lodge pour moi mais des camps de tentes qui permettent de vivre le trip 24heures sur 24. Et puisque les meilleurs guides sont anglophones (le Kenya est une ancienne colonie britannique) et que je dis souvent que je n’ai pas assez souvent l’occasion de parler anglais, autant ne PAS prendre un guide parlant français comme ça j’aurais aussi un stage linguistique !
Une fois ça décidé j’ai acheté mes billets d’avion afin d’avoir des dates de voyages sures. Pour un Paris-Nairobi le meilleur rapport « Date/Horaires/Escales/Prix » était la compagnie belge SNBA. Puis en discutant à droite à gauche, toujours sur le net, j’ai trouvé des idées à droite à gauche. Je profite d’ailleurs de ce récit pour remercier tout ceux qui m'ont aidé à monter ce voyage !
Mon idée originelle était de passer 10 jours dans la Réserve Nationale du Massaï Mara car je trouve que le défaut de la plupart des safaris « tout fait » est qu’ils font « butiner » les gens de parcs en parcs et surtout passer beaucoup de temps sur les routes ce qui n’est pas la partie la plus agréable du voyage. Je sais que souvent ce sont les gens qui veulent « faire » tous les parcs en 8 jours mais moi je voulais y aller pour voir des animaux, pas des routes !
Finalement je me suis tout de même laissé détourner par ces fameuses neiges du Kilimanjaro pendant qu’il y en avait encore un petit peu. Et une fois au Parc National d’Amboseli, (c’est de la qu’on voit le mieux le Kili), comme pour aller à Mara il fallait repasser par Nairobi autant s’arrêter au Lac de Naïvasha et au Parc National de Hell’s Gate, situé juste à coté puis au P.N de Nakuru qui était « sur la route » avant d’aller finir le trip à Mara
(NB : Au Kenya un Parc National est géré par le « Kenya Wildlife Service », est exclusivement dédié à la conservation de la faune et la flore et les populations locales ne sont pas autorisées à faire paître leurs troupeaux à l’intérieur alors qu’une Réserve Nationale est gérée par un conseil local et que les locaux sont autorisés à y amener leurs troupeaux et à tirer sur les animaux sauvages s’ils sont attaqués … Ce qui fait une sacré différence !)
Je voulais « tourner » dans cet ordre, Massaï Mara étant le parc qui est généralement reconnu comme « le mieux » je ne tenais pas à commencer par lui et risquer de trouver le reste moyen mais au contraire, y aller crescendo pour finir en beauté. Touche finale, une fois à Mara cela eut été un péché de ne pas faire LE tour en montgolfière qui permet de survoler la savane … Et moi, bien sur, je ne voulais pas pécher, j’ai donc rajouté ce vol au programme !
Côté santé, le principal problème en Afrique, est le paludisme, transmis par la piqûre du moustique Anophèle femelle. Il faut être conscient qu’on peut en mourir et que non seulement il n’existe pas de vaccin contre ce virus mais qu’aucun moyen médicamenteux ne peut assurer à lui seul de protection totale. Le médicament le plus souvent prescrit est le Lariam mais en prenant connaissance de ses effets secondaires vraiment incapacitant (maux de ventre, de tête, nausées, diarrhées, trouble de la vue, délires paranos, cauchemars nocturnes …) j’avais flippé et décidé de ne rien prendre, d’utiliser uniquement la méthode préventive qui consiste à tout faire pour ne pas être piqué : vêtements à manches longues imprégnés au répulsif à insectes, produit répulsif efficace pour la peau exposée et moustiquaire la nuit. Je me suis ravisé en apprenant qu’il existait un médicament aussi efficace, plus récent et bien moins dévastateur du coté des effets secondaires puisqu’ils sont inexistant dans la plupart des cas : la Malarone. Le seul inconvénient de ce traitement est son prix élevé (dans les pharmacies les moins chères on peut la trouver à 34€ la boite de 12 cachets) mais comparé au prix du safari c’est négligeable et j’estime ma peau à un peu plus que quelques dizaines d’euros !
Mais le seul vrai GROS souci d’avant voyage fut le poids de mes bagages cabines ou pour être plus précis, le poids de mon sac photo. Les objectifs de qualité ne sont pas légers et j’en ai plusieurs pas trop mauvais qui, ajoutés à 2 boîtiers, un videur de carte mémoire, un PC ultra portable ainsi qu’a plusieurs jeux d’accus pour que tout ça soit autonome pendant ces dix jours loin de toutes prises électrique m’emmenait quasiment au double des 6kg autorisés ! Et bien sur pas question de mettre quoi que ce soit de ce matériel en soute ! Après de nombreux conseil de guerre avec Seezzer, également mordu de photo et qui avait réussi à passer son matos en cabine, j’ai finalement réussi à ruser et à passer moi aussi la totalité du matériel en cabine mais je dois admettre que le véritable problème est simplement que le sac est trop lourd !
Vendredi 15/ Jour 0
Un embarquement matinal sans soucis au Terminal 1 de Roissy, un décollage quasi à l’heure, 40 minutes de vol jusqu'à Bruxelles, une petite attente de 2 heures puis un vol de 8h10 me permettent de parcourir les 6600 km jusqu'à Nairobi. Il est 20h00 locale lorsque l’avion se pose ce qui fait 19h00 en France.
Plutôt que d’écrire au Consulat du Kenya en France pour avoir un visa (obligatoire ) j’avais décidé de l’acheter à l’arrivée à Nairobi. J’ai eu raison car ça ne prend pas plus de temps de passer les services d’immigrations en achetant son visa que de passer avec le visa précédemment acquis. Pour appeler les choses par leurs noms, en fait ce n’est qu’une taxe d’entrée de 50$, rien d’autre !
Une fois passé les « Services d’Immigrations » je me dirige vers la sortie, et dans le hall je scrute les petits panneaux brandis par un tas de gars chargés d’accueillir les arrivants. J’avise mon nom, écrit sans faute et je fais un petit signe au type qui, après un tonitruant «Djambo ! Karibou !» (Bonjour ! Bienvenue !) m’emmène jusqu'aux locaux de l’agence qui a organisé mon trip. Là après un « Djambo Mister Patrick, Karibou » le responsable m’annonce que je ne paierais le solde de mon safari que le lendemain au bureau principal, en ville et qu’au lieu de passer la nuit à l’hôtel Comfort Inn j’étais surclassé au Méridien. Pour le règlement il faut savoir que le paiement par carte de crédit n’existe (quasiment ?) pas au Kenya et que pour minimiser les frais bancaires on avait décidé avec ZA (ZedAway) de simplement verser préalablement 20% par virement pour bloquer le trip et de régler le solde à mon arrivée en dollars US. J’avais la possibilité de tirer de l’argent aux distributeurs de billets de l’aéroport mais pour « assurer le coup » j’avais préféré amener du cash au cas ou les distributeurs/ ma carte ne soient pas opérationnels. L’impression d’être un coffre fort ambulant est un peu ennuyeuse mais on l’oublie vite.
Après ce petit détour, celui qui m’avais accueilli m’emmène en voiture jusqu'a mon hôtel. Ce trajet est celui que je redoutais le plus vu la réputation nocturne de Nairobi et ce que je trimballe sur moi en matériel et en fric. Même si je ne vois rien de spécial à un moment j’entends distinctement le chauffeur bloquer les portes de la voiture, signe clair que le quartier qu’on traverse n’est pas un havre de paix !
L’hôtel est sur le modèle des autres Méridien, de grandes chambres/appartements autour d’un patio central. Je prends possession de la chambre et vu qu’il est déjà 21h30 je commence à avoir sérieusement faim, Au moment de descendre au resto une affiche sur la porte de la chambre me rappelle qu’il ne faut rien laisser « de valeur » dans la chambre. Comme ce qui est de valeur est très relatif j’enfourne donc mon sac dans le filet antivol que j’ai amené à cet usage, j’attache le câble au WC et je descends manger avec mon sac photo sur le dos. Au resto je prends un classique Poulet-Riz arrosé d’une bière locale, la Tusker. Je regarde autour de moi et je me marre ! Il y a deux mois, on était les seuls Farangs (Blancs) au milieu des Thaïs, ce soir je suis le seul Muzungu [= blanc] au milieu des Kenyans ! Par contre autant en Asie j’étais largué coté musique autant ici je connais puisque c’est Kool and the Gang, Earth, Wind & Fire, Lionel Ritchie et Michael Jackson (quand il était Noir !) qui passent, que des tubes Funk des années 80, c’est cool !
La chambre et la vue sur la rue :


Samedi 16 septembre 2006 / Jour 1
C’est mon premier matin kenyan et après mon breakfast j’attends dans le hall de l’hôtel qu’on vienne me chercher. Beaucoup m’ont mis en garde sur le fait qu’ici la notion des horaires est sacrément relative mais non, à 9h00, l’heure prévue la veille, un gars entre se dirige droit sur moi et me dit « Tu dois être Patrick, je suis Sammy, ton guide ! » Le bonhomme à l’air sympa, il est de ma taille, habillé d’un pantalon et d’une chemisette beige et ce qui me saute aux yeux est qu’il porte les chaussures de la marque Bata dont j’ai vu plusieurs immenses affiches de pub sur les murs de Nairobi hier soir, on jurerait les Clarck à la mode dans les années 70’s mais ici elles se nomment « Safari ! » !
Je mets mes affaires dans le minibus Toyota et on va à l’agence qui est juste à 2 rues de l’hôtel. Là, je donne le solde du paiement à Rebecca et devant une tasse de café nous vérifions que nous avons bien le même programme pour mon trip, ce qui est le cas. Par contre, j’ai bien fait d’emmener mon sac de couchage car il semble que j’en aurais besoin lorsqu’on sera dans des camps « basics » à Amboseli et à Mara et même s’ils me proposent de m’en prêter un, je suis tout de même heureux de dormir dans MON sleeping bag ! Je rencontre celui qui sera notre cuisinier, Jonas. Plus petit, plus maigre et semblant un peu plus âgé que Sammy, il ne part pas avec nous mais nous rejoindra ce soir.
Le temps d’acheter quelques bouteilles d’eau minérale et quelques rouleaux de papier toilette au mini market du coin, de changer des euros en Shillings Kenyans et Sammy et moi partons pour Amboseli, il m’ouvre la porte latérale, machinalement je monte et on démarre. Aussitôt je me rends compte du ridicule de la situation : lui, seul à l’avant, moi, seul à l’arrière et je lui demande si ça pose un problème que je vienne devant, comme il me répond par la négative je passe à l’avant, ça me paraît déjà mieux !
En route, je discute avec Sammy, j’apprends qu’il est de l’ethnie Kikouyou, (comme dans « Out of Africa !) alors que Jonas est de l’ethnie Kamba. Sammy a 41 ans et est guide depuis 4 ans, ce qui me semble une bonne chose car la réussite d’un safari dépend presque essentiellement de la qualité et des connaissances du guide. Il m’apprend aussi que « safari » est en fait un mot Swahili (une des 42 ethnies présentes au Kenya et aussi la langue officielle du pays) qui signifie simplement « voyager » Sammy me raconte qu’avant il travaillait pour une entreprise de transport qui couvrait toute l’Afrique de l’Est, il conduisait une camionnette de dépannage qui « volait au secours » des conducteurs en panne et il a plusieurs dizaines de milliers de km derrière lui ce qui est une quasi garantie qu’il sera bon chauffeur ! Et ça tombe bien parce que je me rend rapidement compte que très peu d’occidentaux seraient capables de conduire la-bas … en restant vivant !
On s’arrête une vingtaine de km après la sortie de Nairobi pour que Sammy achète de l’eau. Comme par hasard la boutique à coté est un « curio shop» un magasin de souvenirs et une bonne femme vient à ma hauteur pour me convaincre d’acheter quelque chose, ce que je refuse avec le sourire. Quand on repart je crois nécessaire une mise au point avec Sammy : « Je ne suis là QUE pour les animaux, l’aspect artisanat local ne m’intéresse pas et je n’achèterais rien puisque mes souvenirs seront mes photos. J’ai justement voulu un trip seul pour ne pas avoir à supporter Mme Machin qui voudrait faire du shopping à chaque souvenir shop qu’elle verrait donc moins on s’arrêtera dans ce genre de boutique et mieux ça sera. » Il me répond parfaitement comprendre ce que je veux et être persuadé que « ça va le faire » et sans trop savoir pourquoi je sens confusément qu’il a raison …
La route défile, relativement bonne et comme, pour une fois, je n’ai pas à conduire, je peux vraiment regarder le paysage… Je suis d’ailleurs surpris de l’aspect de pauvreté poussiéreuse des villages qu’on traverse, je pensais le Kenya plus moderne, là ça me rappelle les oasis égyptiennes de l’année dernière …
On s’arrête déjeuner à Namanga, le dernier village kenyan avant la frontière avec la Tanzanie. Au resto on croise un couple de Français qui termine leur trip avec Amicabre et qui croie bon de me prévenir que leur guide a tenté de raccourcir, voir de supprimer quelques-uns uns des game-drive qu’ils avaient à leur programme et qu’il faut que je sois sur mes gardes. C’est possible mais d’un autre coté lorsqu’ils me demandent mon programme et que je leur dis terminer par 4 jours complets à Mara, ils m’affirment que je vais m’ennuyer et qu’en 2 jours « on en a fait le tour » Je me retiens pour ne rien dire tellement ça me paraît stupide ! Comment peut-on prétendre faire de tour d’un parc de 1700km² avec des dizaines d’espèces d’animaux différentes en 2 jours ? Moi j’ai surtout l’impression qu’on pourrait y passer un mois sans avoir la certitude d’avoir aperçu un exemplaire de chaque espèce ! Ces gens sont encore des collectionneurs de parcs qui « font » 10 parcs en 5 jours … Et pour aggraver leur cas ils me branchent ensuite sur le prix que je paie, le prix qu’eux paient et celui que d’autres leurs ont dit avoir payé. Pour moi un prix seul ne veut rien dire car un safari « tout pourri » même pas cher du tout sera encore beaucoup trop coûteux alors que s’il est génial un prix élevé ne sera pas forcément « trop cher » Heureusement ils repartent vers Nairobi avec leur guide me laissant avec Sammy, jubilant de ne pas avoir ce genre de personne à supporter !
Je laisse Sammy commander pour deux un menu classique : riz, chiapatis, légumes vert et viande que j’arrose d’une Tusker et que je pousse par un café. Je fais la grimace car moi qui croyais boire du bon café Kenyan, puisque le pays en produits, je m’aperçoit que la norme semble être ici aussi ce maudit café soluble type Nescafé…
Après Namanga, on a droit à deux bonne heures de tape cul pour parcourir les 87km de la … euh … « route » qui rejoint la porte principale du parc. Sammy me confie qu’autrefois c’était une piste en terre relativement roulante et qu’un jour quelqu’un à décidé qu’il fallait étaler par dessus un ciment maigre, qui s’est déformé pour donné la piste en « tôle ondulé » qu’il y a maintenant. Evidement il suffirait de passer un tracto-pelle avec une lame à l’avant de temps en temps pour niveler tout ça mais … jamais rien n’est fait et les chauffeurs doivent tenter de trouver la moins mauvaise trajectoire quitte même aussi souvent que possible à rouler a coté de la piste, sur la terre !
Signe que la conduite sur ce revêtement est réellement dangereuse on passe un 4x4 sur le toit, les roues en l’air ! Mon chauffeur m’explique que si on va trop vite, avec les vibrations le véhicule devient vite incontrôlable. Petite précision, c'était un blanc qui conduisait ...

Les indigènes
Je viens de voir le film Les Indigènes.
Très poignant.
La France n'a pas honoré l'engagement qu'elle a contracté en faisant appel à ses Tirailleurs.
Aujourd'hui le gouvernement redonne un peu d'honneur à l'ensemble des combattants en revalorisant les pensions et Indemnités.
Les militaires condamnaient la mesure de cristallisation des pensions depuis longtemps...dès les lendemains de la guerre d'Algérie en fait...
Bien avant Djamel et ses acolytes...
Mais l'histoire est ces temps-ci...amnésique...
Mieux vaut tard que jamais...
Rappelons que l'OAS et ses membres ont toujours demandé la revalorisation des pensions...et oui l'Histoire est étonnante...
Vivre à l'année dans un camping-car
bonjour
je souhaiterais vivre à l'année dans un cc.quel genre de cc serait le plus aproprié pour y etre à l'aise (capucine.....) sachant que je suis seul.mon budget pour cet investissement serait au grand maximum 20000€.
j'aurais par la suite de nombreuses autres questions, mais chaque chose en son temps.
bonne journée🙂
Pourquoi Air France déchaîne-t-elle les passions?
En lisant les fils de ce forum il apparaît clairement qu'Air France, plus que toute autre compagnie aérienne, déchaîne les passions: certains ne jurent que par elle, d'autres la vouent aux gémonies, et entre les deux groupes fusent les invectives...
La question est donc: pourquoi en est-il ainsi? Est-ce vraiment le sort de toute compagnie (à l'origine) "nationale"?
Attention, il ne s'agit ici que de discuter du pourquoi de la passion, pas des mérites ou défauts de cette société...
La question est donc: pourquoi en est-il ainsi? Est-ce vraiment le sort de toute compagnie (à l'origine) "nationale"?
Attention, il ne s'agit ici que de discuter du pourquoi de la passion, pas des mérites ou défauts de cette société...
Vivre, travailler, voyager, être...
Salut à tous,
Très souvent, on peut lire dans de nombreux messages les louanges de pays, de populations, de cultures ; et ceci concerne de nombreux pays à la politique discutable : Chine, Cuba, Birmanie, Maroc, Tunisie, etc... (la liste n'est pas exhaustive).
Le fait de voyager, dans un premier temps, dans ces pays ne semble pas poser de problèmes a beaucoup de monde !
Le fait d'y vivre, d'y travailler non plus !
De ce fait (et vu que je n'ai pas la science infuse, cela se saurait depuis le temps😕), j'aimerai connaitre votre etat d'esprit par rapport a ces pays, comment envisagez vous votre voyage ou votre vie dans ces pays, comment vous positionnez vous par rapport aux locaux ? Quel impact votre presence a t'elle?
Et dans le cas contraire, pourquoi refusez vous d'aller dans ces pays, et que proposez vous pour changer la situation politique, sociale, economique de ces pays sans y mettre les pieds ?
Voila, je sais que la question a ete abordé plusieurs fois, mais je ne crois pas de facon si directe (desolé si je me trompe).
Très souvent, on peut lire dans de nombreux messages les louanges de pays, de populations, de cultures ; et ceci concerne de nombreux pays à la politique discutable : Chine, Cuba, Birmanie, Maroc, Tunisie, etc... (la liste n'est pas exhaustive).
Le fait de voyager, dans un premier temps, dans ces pays ne semble pas poser de problèmes a beaucoup de monde !
Le fait d'y vivre, d'y travailler non plus !
De ce fait (et vu que je n'ai pas la science infuse, cela se saurait depuis le temps😕), j'aimerai connaitre votre etat d'esprit par rapport a ces pays, comment envisagez vous votre voyage ou votre vie dans ces pays, comment vous positionnez vous par rapport aux locaux ? Quel impact votre presence a t'elle?
Et dans le cas contraire, pourquoi refusez vous d'aller dans ces pays, et que proposez vous pour changer la situation politique, sociale, economique de ces pays sans y mettre les pieds ?
Voila, je sais que la question a ete abordé plusieurs fois, mais je ne crois pas de facon si directe (desolé si je me trompe).
La preuve par deux
Cela fait un certain nombres de semaines que je navigue sur ce site à la recherche d'une compagne de voyage. Apres avoir lu une quantité indéfinissable de profils, j'ai remarqué que de tres nombreux inscrits ont comme centre d'intéret (dans le voyage) les rencontres, le partage et la découverte des autres.
Il s'avère qu'à ce jour je n'ai toujours pas trouvé de co-équipière. Non par incompatibilité, mais par manque de propositions.
J'en conclus finalement que les rencontres se font probablement plus sur le terrain et que par l'intermédiaire d'un site ou d'un forum.
A + @ Pascal
Comment faites-vous pour partir si souvent?
Aller dites le moi, comment par quel moyen, comment pouvez vous avoir autant de temps libre et l argent neccessaire, à des voyages souvent tres longs.Comment faite vous?Moi perso, j etais en australie y a 2 mois, ben maintenant va falloir que je travaille longtemps avant de repartir pour plus de trois semaines.
Recherche établissement médico-social pour stage au Cameroun en septembre
Boujour à tous !😎
Je viens de m'inscrire sur le site et j'ai grand espoir que vous puissiez m'aider à trouver un lieu de stage.Je suis également des études d'éducateur spécialisé. Je pars le 15 juillet à Yaounde pour m'investir dans un chantier humanitaire durant trois semaines. J'aimerais rester plus longtemps au cameroun et pouvoir faire un stage dans une structure sociale où je pourrias découvrir les pratiques de professionnels. je sais qu'il y a beaucoup de demandes et peu de propositions alors si vous pouvez m'aider grand merci!
Comment vous faites?
Bonjour, 🙂
J'ai une question qui va peut-être vous paraître bête :
Lorsque vous êtes en Inde, en Thaïlande, au Mali ou que sais-je, et que vous avez à votre disposition une certaine somme d'argent, vous ne vous dites pas qu'avec cet argent vous pourriez véritablement changer la vie d'une famille locale ? comment faites-vous pour résister ? Quand on sait qu'avec 1000€ on peut transformer la vie d'une famille de Bénarès par ex. quelle est la réflexion qui vous empêche de distribuer votre argent à ceux qui en ont vraiment besoin ?
C'est une vraie question. Sérieuse.
🙂
J'ai une question qui va peut-être vous paraître bête :
Lorsque vous êtes en Inde, en Thaïlande, au Mali ou que sais-je, et que vous avez à votre disposition une certaine somme d'argent, vous ne vous dites pas qu'avec cet argent vous pourriez véritablement changer la vie d'une famille locale ? comment faites-vous pour résister ? Quand on sait qu'avec 1000€ on peut transformer la vie d'une famille de Bénarès par ex. quelle est la réflexion qui vous empêche de distribuer votre argent à ceux qui en ont vraiment besoin ?
C'est une vraie question. Sérieuse.
🙂
Thaïlande 2006: entre Bangkok et Koh Chang
Pour ceux que ca interesse 😉
Jour 1 - Départ Toulouse pour CDG, puis dans la foulée CDG à 23h pour Bangkok (arrivée vers 16h et 6h de décalage horaire). Le système Air France est bien fait, à la réservation, tout est réservé, le vol national, et les places (4 côte à côte) dans le vol international. L'enregistrement des bagages se fait une fois à Toulouse, et ensuite on ne les revoit qu'à Bangkok. Donc nul besoin de les récupérer entre temps et nul besoin de repasser par l'enregistrement. Idem au retour. Seul problème, si on a un vol sur Orly et l'autre sur Roissy, la, il faut tout récupérer. Donc bien penser à réserver à l'avance. Les avions ont bien changé aussi depuis, maintenant c'est télé individuelle à bord :-) avec des tas de programmes à la carte, des films, des jeux, des reportages, de la musique, etc... Alors la, avec des enfants, c'est royal : y'a une chaine avec uniquement des dessins animés. Du coup, le voyage est assez cool. Après le passage des douanes a l'aéroport, on a les classiques bureaux de change si on ne souhaite pas épuiser son quota de retraits via cartes Visa ou Mastercard dans les ATM (encore une chose que l'on ne faisait jamais il y a 10 ans). On évite gentiment les propositions d'offres de taxis à 700 ou 900 bahts, et on se dirige vers la file d'attente des taxis (tarif normal dans les 300 bahts, taxe et express way compris). Les portes s'ouvrent et la, on retrouve de suite l'ambiance chaude, lourde, bruyante et de gaz d'échappements. Ca y est, les filles sont dans le bain. Pour couronner le tout, les bouchons font que les taxis arrivent au compte gouttes. Pas loin d'une heure d'attente nous dit-on ! Bon, on troque les pompes contre les sandales en attendant, c'est toujours ça. Un petit retour dans l'aérogare pour aller chercher une bouteille d'eau (25 bahts). C'est à ce moment que j'ai vu les premiers regards des vendeuses sur nos filles. Durant tout le voyage, les filles n'ont cessé d'être regardées, touchées par les femmes thailandaises et quelques hommes. Finalement les taxis arrivent et on va enfin pouvoir partir. Le taxi nous met une présentation de la thailande sur un petit lecteur de DVD (encore un truc absent il y a 10 ans ;-)) et en route sur le trajet nous séparant de notre quartier Baglamphu. Mais cette fois, pas de Kao San Road (KSR), on ira un peu plus loin, dans le prolongement de KSR, entre le Wat (le temple) et la rivière, au Niew Siam II Ghesthouse. Autre nouveauté, nous avions réservé cette première nuit par le net, directement à l'hôtel conseillé qui a un site. Nickel, on était bien attendu, et la chambre triple plus un extra bed était prête, pour 1160 bahts déjà payés via le net. Le quartier est très vivant, très touristique, mais bien plus calme et "clean" que KSR. On avait choisi cet hotel pour sa petite piscine, piscine promise aux filles. On espérait partir directement pour Koh Chang le lendemain matin, via un gros bus depuis KSR. Mais plus de places, hormis par minibus. Et pas spécialement envie de se lever à 6h30 du mat le premier jour pour aller à la gare routière. Pour aller a Koh Chang depuis Bangkok, on a le choix entre rejoindre Trat en avion ou en gros bus "VIP" depuis la gare d'Ekamai, et ensuite se rendre au bon embarcadère le jour même ou le lendemain, ou bien de prendre un package bus+ferry direct. Pour gagner du temps, on avait choisi le package. Donc on partira le surlendemain pour 400 bahts par personne en moyenne en gros bus+ferry. On aurait pu trouver moins cher que cette agence de l'hôtel, mais bon, on va essayer de pas mégoter pour 1 euros dans ce voyage, comme on le faisait avant ;-) Résa prise, le lendemain se passera donc à Bangkok. Jour 2 - Bangkok - Bateau sur le Chao Praya pour le Wat Po - Kao San Road Avant toute chose, chose promise chose due ! Donc dès le petit déj avalé (des toasts et jus de fruits frais), on teste la piscine, et c'est bon ! Impossible de passer à Bangkok sans montrer des temples et buddhas à nos filles. L'hôtel est proche de la rivière, donc hop direction à pieds vers un stop des bateau du Chao Praya.
Il fait chaud, nous sommes un peu creuvés et dans les choux pour marcher dans cette ville trépidante. La plus petite des filles râle un peu au soleil, encore creuvée et surtout partie de France avec une bonne trachéite (elle nous a même fait de la fièvre dans l'avion).
Différents bateaux naviguent et transportent les personnes, les bateaux publics qui font tous les arrêts, les bateaux plus touristiques qui sautent quelques arrêts. On partait pour le bateau local, mais le gars d'un bateau plus touristique nous propose de nous prendre pour 18 bahts chacun pour le stop correspondant au Wat Po.
Le fleuve est large, la bateau qui trace bien nous donne un bon air raffraichissant ! Les filles se cramponnent aux barres des sièges, encore un peu perdues dans ce nouveau monde, ces thailandais, ces parents qui parlent anglais maintenant. Elles ne nous lachent pas la main, ne s'éloignent pas plus de 1m. Mais au fil de la journée, ca change, et la plus petite commence à prendre ses aises, pas trop longtemps quand même.
On débarque à l'embarcadère, surmonté de vieilles maisons typées en bois. Ca rappelle l'Asie de précédents voyages. On se dirige vers le Wat Po tout près. Les regards et sourires se portent vers nos filles. Quelques mains leur tripotent les bras au passage. Jamais elles n'avaient connu autant d'"attentions". Les femmes thais de tous âges ne cessent de montrer les filles, de leur sourire, de leur lancer des "ooohh", et bien sur de leur toucher les bras ou les joues. On les avait averties, et on tente de leur faire prendre la chose à la rigolade.
Au Wat Po, il y a des tickets à vendre (20 bahts sauf pour les enfants). On déambule dans le site, comme on l'avait fait il y a quelques années de la. On se garde le buddha géant couché pour la fin, visite qu'attend impatiemment notre grande fille.
Il fait chaud, la petite capable de marcher dans nos pyrénées a du mal, elle demande à être portée sur les épaules, c'est pas bon signe ça. On entre dans les différents petits temples, après avoir oté nos sandales. Marcher pieds nus et se reposer dans les temples près d'un ventilateur leur plait bien. Les bouddhas dorés et l'ambiance qui règne semblent les intriguer, les impressionner et ca commence à bien leur plaire. Elles en veulent encore !
On termine par le buddha couché (46m de long), impressionnant, dommage qu'il y ait quelques travaux et un peu de monde.
La petite visite terminée, on décide de repartir par le bateau, bien plus cool que le taxi, le tuk tuk, ou les sandales. C'est qu'on n'a pas encore la top forme ce premier jour.
De retour à l'hotel (qui fait plus hotel que guesthouse à mon avis), on refait le petit plongeon piscine raffraichissant, avec les classiques jus de fruit frais ou lassis.
Pendant ce temps, je décide d'aller marcher en direction de KSR, histoire de revoir.
Eh bien, me souvenait plus que c'était aussi bondé ! Ca déambule, ca grouille de monde, que des touristes ou des thais bossant du tourisme (dizaines de boutiques pour fringues, disques, souvenirs, cafés, restos...). Y'a de la musique, du bruit, des touristes plutôt ambiance routards que tours operators. Mais bon, routards, ca veut dire quoi ici, on n'en sait rien. Il y a ceux de passage comme nous, et ceux qui squattent des jours voire des semaines dans ce quartier.
Un max de tatouages, de looks, ca consomme de tout à tout heure (boissons, bouffes ambulantes, restos, massages, souvenirs, t-shirts, etc...). Enfin pas à tout heure, car les échoppes ouvrent en fin de matinée, vu l'heure à laquelle ca ferme. Tout le monde a un peu le même look, des fringues cool, bab, surf, torses nus et mini brassières pour les moins respectueux, enfin on ne sait pas trop. Y'a de la frime, des gars qui se prennent pour des aventuriers, un sosie de Brat Pit qui se prend pour Di Caprio dans La plage, des nanas tatouées avec des grosses lunettes de stars transparentes. Ca parle anglais, français, israélien. Bref c'est marrant de se replonger la dedans, mais ca fait du bien de ne pas y loger. C'est assez folklorique, et ca fait partie de Bangkok. Si on n'aime pas, on ne vient pas la, il y a des tas d'endroits ailleurs où aller. Si on aime un peu, on loge pas loin comme nous. KSR est quand même bien pratique pour les petits achats en tous genres à bons prix. On y aura acheter nos poufs thailandais (nos précédents commencent à rendre l'âme) pour 800 bahts les 2, avec emballage et ficelage pour le transport.
Mise en garde toutefois, il y a plein de vêtements étiquetés Diesel ou Addidas. Garre à pas abuser. A notre retour en France, la seule question du douanier a été "pas de vêtements ?". A bon entendeur. Il peut coûter très cher le tshirt à 100 ou 150 bahts au final.
Pour les achats, je teste un peu, ca marchande toujours un max, genre demi tarif en moyenne.
Le soir, on va manger en terrasse, dans notre quartier. C'est cool. Les ventilos et une petite fontaine raffraichissent un peu, la musique est discrète. Les filles adorent les restos la nuit alors elles sont comblées. Ceci dit, côté nourriture, on a laissé tomber nos habitudes d'alimentations équilibrées, avec des légumes tous les jours, pas trop de viande, et en évitant les chips, frites, et boissons sucrées à table.
Ca reste donc assez peu varié pour nos filles, du riz, des nouilles, de la viande (oui même du poulet) ou du poisson, et des fruits pour la petite qui se régale des ananas très bon marché ici.
Jour 3 - Direction Koh Chang A l'heure prévue (8h du mat), un thai vient nous chercher à la guesthouse. A pieds on parcours quelques mêtres pour récupérer d'autres personnes dans d'autres hotels du coin. En file indienne, tout ce petit monde carapacé de sacs à dos se dirigent vers le bus pour Koh Chang. Nos filles suivent de même avec leurs petits sacs à dos comprenant doudous, livres et coloriages. On rejoint notre grand bus à 2 étages. Je conseille vivement de prendre un grand bus plutôt que les minibus. C'est un peu plus cher mais la clim marche mieux, on n'est pas serré entre 2 australiens encore sous l'emprise des chang beers de la veille, c'est pas tape cul, on voit mieux le paysage, bref c'est largement plus confort et ca va aussi vite. On charge tout le monde et le bus se dirige péniblement dans les bouchons vers un autre quartier pour prendre d'autres touristes. Au bout d'une heure, Notre grande plongée dans ses bouquins nous demande si on est bientôt arrivés. On doit bien lui avouer qu'on n'a pas encore quitté Bangkok ! Alors elle replonge dans le bouquin sans sourciller. On a été étonné par leur capacité à patienter durant les transports. Le trajet Bangkok/Koh Chang prend quand même 7 heures en tout. Le bus part, enfin, pour aller prendre de l'essence. Ensuite de longues autoroutes pour sortir de la ville, puis des bâtiments qui diminuent, et enfin un peu de campagne et de petites villes traversées. Les filles regardent de temps en temps mais passent plus de temps à faire des jeux avec nous ou bouquiner.
Au bout de 2h (il est 11h), le bus s'arrete à une "aire de repos" où se trouvent toilettes et de quoi manger dans une salle semi-intérieure. Au choix des biscuits ou bricoles, ou des plats chauds pour 30 bahts. Les filles oscillent entre mon poulet au gingembre et les biscuits, puis le traditionnel petit lait aromatisé.
Après 20mn de pause, on repart. Le paysage change pour laisser place à des plantations de fruitiers, des collines. Ca devient un peu long et puis on sent la mer proche, que l'on aperçoit de temps en temps juste à la fin. Ca y est, on arrive à l'embarcadère ! Tout le monde descend, il fait encore chaud.
Le responsable du bus qui nous avait pris nos billets nous envoie vers un kiosque ou des femmes nous donnent nos billets de ferry prévus dans le package. Y'a pas à dire, comparé à d'autres pays asiatiques, l'organisation thai est nickele !
Un peu excités, tout le monde monte à bord, piétons et véhicules qui traversent en même temps. Le ferry part, on se ballade sur le pont abrité mais ouvert. Beaucoup de vent, que c'est bon !
A bord, y'a de quoi acheter encore pas mal à grignoter, des fruits, des biscuits, à boire.
Au bout d'1/2 heure, on arrive à Koh Chang. En face, tout le monde se dirige vers les taxis locaux, en fait des pick ups dont l'arrière est équipé de bancs latéraux et d'une capote rigide. A Koh Tao il y a 10 ans, on était directement assis dans la benne à ciel ouvert. Mais les filles trouvent ca déjà bien étonnant et dépaysant.
Les pick up crient leur destination. On prend celui qui crie Kai bae !, la plage qu'on avait prévu de rejoindre. Tout le monde monte à bord, on se sert. Les enfants ne payant pas les 50 bahts demandés sont invités à prendre nos genoux. On se retrouve avec une femme seule avec sa petite fille de 4 ans, un couple de québéquois légèrement agés, et quelques autres inconnus. Ambiance francophone donc dans le pick up et on glane quelques infos de la part de la femme et sa fille qui étaient déjà venus il y a 2 mois.
Le pick up s'arrette à Kai Bae, juste après le village, en face du panneau KB Bungalows (ce qu'on avait demandé vu les infos trouvées sur le net). On demande au chauffeur de nous mener en bord de plage, au parking du KB en fait, c'est toujours quelques mêtres de gagnés.
Le KB semble bien classe avec ce jardin nickel et ces bungalows à baies vitrées. Très joli mais ca ressemble pas à ce qu'on pensait, un truc plus cool et moins cher. On est 3 à chercher un logement en même temps ! Le KB nous annonce de suite qu'il est plein. On apprendra plus tard que les grandes chambres sont à 2000 bahts. On continue à gauche, vers le sud. Vers le nord, des KB Hut kitch en dur et moches, plus loin c'est pire. Le but est de parcourir la plage et de visiter chaque resort ou bungalows. Je pars seul sans sac laissant le reste de la petite famille à attendre en bord de plage. Le second resort (on va dire comme ca) n'est pas terrible. Je demande au suivant, visite un bungalow au Kai Bae Beach Grand Vill. C'est pas mal, 2 très grands lits, une SDB/douche, 2 ventilos, le tout pour 700 bahts par nuit (800 si court séjour). On va pas faire le difficile, on verra demain et on prend. Au dessus il y a un hotel attenant moche car petit immeuble, mais au final on n'y fera pas attention durant tout le séjour.
Allez on s'installe, on sort le minimum à savoir quelques maillots et serviettes et direction la plage à marée basse ! La pente est très douce donc il faut pas mal marcher pour pouvoir nager. On entre dans l'eau chaude comme de rien, on s'allonge, on trempe, on flotte, on y est, c'est bon, très bon même, le soleil se couche, c'est calme, loin de bangkok, tout le monde aprécie, hummm.....
Jour 4 - Koh Chang - Kai Bae
Bon, on ne le cache pas, après 2 ans sans grandes vacances, après 2 ans de préoccupations diverses, de boulots, on avait grande envie de se poser. Donc on ne quittera pas cette île avant notre retour pour Bangkok. Même notre idée d'aller passer quelques jours sur Koh Maak passera à la trappe (pourtant on a eu de très bon echos par la suite, on regrette un peu mais bon, pas grave).
Donc en ce jour 4, ben hormis la plage, pas grand chose. Bon plage ne signifie pas bronzette, c'est pas notre trip, et le soleil tape dur pour les enfants. Sur cette plage, il y a des cocotiers, mais aussi de grands arbres courbés au dessus de l'eau, si bien qu'on peut presque passer la journée entière à l'ombre, jusqu'à la mi après midi, quand le soleil n'est plus trop fort.
Il y a peu de sable sec et fin. La marée de la nuit se retirant sur toute la plage ou presque, la sable mouillé est donc dur mais ca n'est pas très génant. Il y a des morceaux de coraux ou petits cailloux un peu partout. Si on se rapproche un peu trop des arbres, il y a les fourmis que n'aiment pas nos filles.
Mais bon, je dis ca, c'est surtout pour dissuader d'y venir et de garder le coin pour nous ! Car la plage est belle et super agréable quand même. L'eau n'est pas l'eau cristalline émeraude que l'on peut trouver ailleurs. Pour le snorkelling, il faut aller un peu plus loin.
Elle est bien préservée comparé au reste. White Sand beach est plus bondée et bruyante. Klong Prao Beach un peu moins mais toujours plus que Kai Bae. Quant à Lonely Beach qui est décrite comme la plus sauvage dans les guides (oubliez desuis votre Routard de Thailande, il n'est vraiment plus d'actu dixit des voyageurs le possédant), les constructions alentours sont en plein boom et ca me semble plus être la destination idéale, à moins de trouver un petit coin encore calme.
Bref on pense avoir trouvé une bonne plage, belle, avec seulement 4 restos bien espacés : au nord le resto du KB Bungalows, le plus pro, le plus "occidental" avec buffet le matin, bien mais ambiance pas trop à notre gout, trop occidentale. ensuite le resto souvent vu en carte postal, posé sur pilotis, une partie sur la plage. Pas mal pour le matin avec la salade de fruit. Par contre service très lent (pas grave mais à savoir) et personnel ne parlant presque pas anglais, ce qui est d'ailleurs le cas de la grande majorité des thais cotoyés sur cette île (restos, hotels, boutiques...). Pas très bondé le soir. ensuite un petit resto en dur carrément en bord de plage, avec des arbres équipés de balancoires, échelle de corde. Le petit bâtiment est pas top, mais les femmes tenant le truc sont super gentilles (du moins avec les enfants toujours). C'est très cool, une adresse calme, vraiment cool pour les petits déj en bout de plage, le resto du porn's bungalow. Bon on l'avoue, on en a abusé le soir. La bouffe est finalement pas la meilleure, mais le lieu et l'ambiance est géniale, avec tables basses et poufs, grands espaces en bois, un coin très aimé des familles avec enfants, couples, etc...
Bon je ne parle pas des bungalows et restos au nord des KB Bungalows, c'est à dire au même niveau que le village de Kai Bae. J'en ai vu très peu, et le peu que j'ai vu était vraiment pas terrible. Des bungalows en dur, avec carrelage, limite kitch, genre on se croirait en Chine. C'est pas notre truc, mais ca peut plaire à d'autres et aux thais qui viennent nombreux en week end ou en vacances.
Bon alors sinon, c'est tout ce qu'on a fait ce jour 4 ? Non. On a aussi loué un kayak (150 bahts pour 2 ou 3h) en fin d'après midi, on y est monté à 4, et on a fait le tour de l'île en face de la plage. Découvrir une ile déserte était une bonne aventure pour les filles. Mais avant de l'atteindre, on a décidé d'en faire le tour. Sympa, mer calme donc no soucis. Ensuite on s'arrete sur la plage (sable mélangé à des résidus de coraux). La vue sur Kai Bae est sympa, et on est resté jusqu'au coucher du soleil, dans un calme et une douceur rare, hormis quelques cris d'oiseaux. Très agréable. Bon sinon l'île était bien déserte, mais sinon un vrai dépotoir aux premières herbes. Soit ce sont les visiteurs qui sont de vrais porcs, soit c'est la mer qui charrie tout ici à marée haute. La plage de Kai Bae est nettoyée tous les matins, mais pas celle de cette île manigestement. Vraiment dommage.
Retour de l'île et baignade jusqu'à la tombée de la nuit. On n'est pas mieux qu'au ski quand même ?
A propos de l'île, on peut s'y rendre à marée basse à pieds, mais en marchant sur les coraux déjà bien tristemieux vaut prendre un kayak.
Depuis un point de vue, sur la route après le village de Kai Bae.
La grande île est à 30 minutes en kayak depuis la plage de Kai Bae. On peut en faire le tour rapidement. Très sympa.
Plage de Kai Bae à marée "presque" haute. Elle redescendait tous les matins, sauf le dernier matin ( ? )
Photo prise en direction du nord.
Le petit resto sympa en bord de plage. Cool pour les petits déj.
Photo prise en direction du nord.
Toujours Kai Bae, cette fois le soir, à marée basse.
Photo prise depuis la plage des KB Bungalows, en direction du sud.
Plage devant le KB. Photo prise en direction du nord.
Au nord, il y a les KB Hut et ensuite une espèce de jetée avec d'autres bungs et des cafés. PAs terrible et tristos le soir. A éviter.
Plage de Kong Prao le soir à marée descendante.
Photo prise en direction du sud.
Plage un peu plus large que la Kai Bae mais plus couru, avec de plus grosses constructions.
Plage de White Sand Beach le soir à marée descendante.
Photo prise en direction du sud.
Plage plus grande mais beaucoup plus de monde, de bars, de restos avec du mobilier en plastique à même la plage. Pas terrible pour le calme. En plus la route est pas loin derrière, et grosse circule donc....
Plage située à l'est de l'île, après une virée en solo en moto.
On peut faire le tour de l'île en moins de 2h en moto, mais une partie de la route, au sud, est sinueuse, non goudronnée, et plus difficile, mais je ne l'ai pas essayée.
Les plages de l'est sont vraiment différentes. Pas de villes ou villages à proximité, uniquement des maisons ici ou la. Le sable est rouge, et à défaut des rochers sombres également.
Par contre, c'est désert, donc pour le grand calme....
Jour 5 et 6 - Koh Chang - Kai Bae Gros programme ces jours la : rien de spécial si ce n'est prendre du bon temps. C'est le WE, il y a pas mal de thais qui sont venus le passer ici. C'est sympa, ca change des blonds. Ceci dit, cette plage est vraiment calme. On a toujours l'impression de nager seul dans la mer; jamais personne d'autre à côté de nous, cool. Jour 7 - Kai Bae - Les éléphants Bon faut bien dire que ca faisait 2 mois que les filles étaient au courant de cette possibilité : une ballade à dos d'éléphants. Sur Koh Chang il y a 3 camps d'éléphants : 2 à Klong Prao (Chang et Chutiman), visibles de la route, et un à l'intérieur des terres au nord de l'île (Ban Kwan Camp). Selon les forums et le LP, celui du nord est mieux, et en plus ils font partie d'une organisation de sauvegarde des éléphants. Donc pas grave, on retournera au nord, c'est pas 15mn de jeep en plus qui vont nous effrayer. Vu notre expérience et les échos d'autres voyageurs, on semble avoir fait le bon choix, d'autant que le prix est identique (programme 500 ou 900 baht/personne) et dans tous les cas on vient vous chercher et on vous ramène à l'hotel dans le prix.
Pour atteindre celui du nord, la jeep prend une petite route dans le terres. Les filles semblent beaucoup aprécier le pick up, dans celle la on se prend un max de vent, mais ca semble bien les amuser. Le camp des éléphants est en pleine jungle. Il y a juste une grande vieille et typique bâtisse sur pilotis, et quelques parcs pour les éléphants. Une mini table pour souvenirs. Bref c'est super authentique, calme, avec pour bruits les oiseaux de la forêt, les éléphants parfois, et les voix des thais qui travaillent ici. On se croirait paumé en pleine jungle dans le triangle d'or. Vraiment on a adoré l'endroit. On est bien loin des 2 camps situés sur la route ! Une fille thai avec un tchirt du camp s'occupe de l'oganisation avec un bon anglais. On a pris le programme à 900 bahts. Un "ponton" permet d'accéder aux éléphants, du moins au sièges se trouvant sur leur dos. On est 6 éléphants de 2 personnes à partir. On a pris chacun une fille, moi la grande qui a surement besoin du papa pour vaincre sa trouille. Ca tangue pour s'asseoir. Le driver est lui assis sur le coup du mammouth et le dirige avec les pieds, les voix et parfois un crochet. L'éléphant part au rythme de la tortue. A chaque pas le siège tangue. Marrant l'impression. Dans les descentes, y'a intérêt à se tenir si on veut pas finir sous la papatte du mastodonte. Le petit troupeau déambule dans la jungle, c'est super agréable. L'organisation thai est toujorus présente, tour à tour chaque éléphant passe en tête histoire. Les thais proposent de nous faire des photos, en mettant cote a cote les éléphants portant une même famille. Entre eux les drivers plaisantent, bonne ambiance. Ils ne parlent pas vraiment anglais mais bon, on sait que notre éléphante se nomme Sindy et qu'elle vient d'Inde.
Je ne sais combien de temps a duré la ballade, mais c'était suffisant et sympa. On a traversé une rivière presque à sec à cette époque, dommage. On n'a pas vu de cascades non plus.
Apres un vrais jus de noix de coco offert par l'orga, on est convié à suivre un éléphant à la rivière. Il demeure une poche d'eau pour baigner quelques éléphants. Ambiance tropicale bien agréable. 2 éléphants se vautrent dans l'eau. Il ne reste hors de l'eau qu'un gros bidon, un oeil et de temps en temps une trompe qui sort de l'eau pour respirer, après avoir expulsé un bouillon d'air dans l'eau.
A ce moment la, on demande des volontaires pour aller dans l'eau avec la bêbête. Je me mets illico en maillot et rejoint babar, suivis des yeux par les filles qui ont dû se remémorer à ce moment tous leurs bouquins de dinosaures, tintin au congo, babar, ou alien (enfin, alien, ca sera pour plus tard).
Le driver me propose alors d'enfourcher la bête et de le brosser avec une brosse. Moi qui l'avait à peine touché de la main au départ, me voila en maillot à le frotter à califourchon. C'est costaud ces bêtes. Ca bouge pas d'un poil (c'est qu'ils piquent leurs poils). Faut dire que mes 60kg mouillés sont peu de chose comparé aux 2 ou 3 tonnes mouillées. Je me recule un chouia pour m'asseoir sur le ventre, la ca bouge un peu la dedans, pourvu que le rende pas malade.
Le deuxiéme éléphant lui s'est mis debout avec un touriste sur le dos (impressionnant), et le voila en train de l'asperger à grandes eaux en lui crachant des litres d'eau en pleine face.
Le mien est dédié aux enfants maintenant, alors il reste gentiment couché. Nos 2 filles et 2 autres fillettes montent sur la bête. Notre petite aprécie moyennement et préfère vite se réfugier dans les bras de maman. Le driver explique tant bien que mal ce qui va suivre, mais personne ne le comprend vraiment. Du coup l'éléphant commence à se redresser sous les ordre secs du driver. Les 2 autres fillettes attrappent les mains de leurs mamans et redescendent illico. Faute d'avoir trouvé une main, la nôtre reste assise sur la mastodonte qui se dresse hors de l'eau et se met sur ses papattes. La voila seule tout la haut. Faut avouer, elle est pas fière. Elle rejoindra ainsi à dos d'éléphants la berge et marchera quelques mêtres. Ensuite, l'éléphant s'asseoit sur ses pattes de derrière, puis de devant, et elle descend avec l'aide du driver (un éléphant couché sur le ventre, ca reste haut). Un pick up nous attend à 10m de là pour nous ramener chez nous, à peine rhabillés. Toujours au point l'organisation thai, presque trop même !
A savoir, un couple ayant trouvé l'ambiance du camp très sympa, a demandé à y rester 2 heures de plus pour se promener dans le coin. Ca n'a pas posé problème, il repartiront par un prochain pick up. C'est ca qui est classe en thailande, c'est super organisé, mais on peut toujours improviser, y'a toujours des solutions !
Retour en pick up à la plage, avec une grosse expérience en tête pour toute la famille.
Jour 8 - Koh Chang - Kai Bae
Journée cool, balançoires again, petits achats en ville de colliers, histoire que toute la famille accède enfin à la panoplie du parfait touriste ;-) Les filles sont enchantées, madame et monsieur aussi ont leur collier.
Si vous voulez des colliers et bracelets, achetez les la, car à Bangkok, on n'a pas retrouvé autant de choix, dommage, si on avait su.
Les filles nous redemandent chaque soir de retourner manger "aux poufs", le resto du porn's bungalow. Bouffe pas terrible si on compare avec d'autres, mais bonne, et surtout ambiance super agréable. A découvrir !
Jour 9 - Koh Chang - Bang Bao
Bon allez, assez lézardés, on part à l'aventure, direction le sud de l'île. 20 mn en moto, grosse aventure donc ! ;-)
Par le passé, à 2, on prenait toujours une petite moto quand on pouvait. La avec 2 filles en plus, il est temps de se poser la question : on loue chacun une moto et on prend une fille, ou au pire j'en prends 2, ou on chope un pick up pour nous y conduire. L'appel de la moto étant trop dur pour moi, j'en prends une le matin pour voir. Au final, on n'a choisi aucune des 2 solutions évoquées, on a choisi la solution thai : on est parti à 4 sur la mob. Moi qui suit un pro de la sécurité routière en France (dans le sens où je suis intrangiseant sur la ceinture en voiture, le casque et les habits adéquats en moto), ben la, vla qu'on se retrouve à 4 sur une mob, en pantalons certes mais en sandales, avec 2 casques pour nos minettes et rien pour nous. Comme quoi on peut être très bêtes parfois en vacances, surtout qu'on ne sait absolument pas ce qui est légal ici, et que j'avais pas pris le temps de me faire emettre un permis de conduire international.
Pour notre défense, les routes du sud sont peu parcourues, on ne dépasse pas les 70 km/h, et le trajet était court. Au final, tout s'est bien passé, c'était super agréable pour tout le monde. Et puis cote mob, nos gabarits font qu'on tient moins de place et on est moins lourd à 4 que 2 américains adeptes des chicken fries à tous les repas.
On a quand même rencontré une famille de français passant par la en rentrant du Cambodge. Leurs enfants ados avaient fait une chute en mob : nez à recoudre, plaies au coude et ventre. Ils ont été reçu à la clinique internationale de Koh Chang, ils se sont cru en Suisse dixit leur compte rendu, aussi bien pour la qualité des soins, du matériel, que de la note de 8700 bahts.
Bon alors sinon Bang Bao ? Ben décevant. Je conseille d'y dormir plutôt, histoire de goûter l'atmosphère une fois les touristes repartis et les boutiques à souvenir fermées. Ou alors s'y rendre tôt le matin. Car la journée, la jetée est en fait exlusivement ouverte sur des maisons de souvenirs ou de restos. En plus, les restos de poissons matraquent pas mal les prix, ca fait penser aux restos fronts de mer de France. Pour le midi, on a donc acheté quelques fruits et grignoté sur un ponton désert. On a acheté quand même quelques babioles pour les filles, mais c'est bien plus cher qu'à KSR à Bangkok, à bon entendeur.
Avant de repartir, on est allé se baigner sur la plage plus au sud de Bang Bao. J'en ai vu une très belle photo rêveuse sur le net à marée basse, sous un beau soleil. La, à marée moyenne, sous un temps un peu sombre, c'était pas top. Plage assez sale et surtout eau très sale ce jour la, avec des déchets, du gras en suspension !
C'était peut être exceptionnel. Car en effet le lendemain, la marée a changé, le vent aussi, et la plage de Kai Bae a été souillée par la mer qui a ramené des trucs qui devaient trainer depuis longtemps dans l'eau : des bouteilles, des morceaux de tout et n'importe quoi attaqués par des coquillages, du gras qu'on a retrouvé sur notre peau...
Le jour d'après, jour de notre départ, l'eau semblait de nouveau redevenue belle. Bizarre.
En fin d'après midi, je prends la moto pour aller faire un tour dans l'île, en remontant au nord, puis en redescendant pas mal sur la côte Est.
Le sable y est rouge, les rochers sombres, c'est très calme, pas de ville, que des maisons ici et là, quelques resorts. La nuit tombant, je ne vais pas m'aventurer à tenter le tour complet de l'île, une partie de la route étant encore en piste. Sinon en une heure et demie en gros, le tour doit être faisable en moto. Attention, à certains endroits les côtes sont méchantes.
Jour 10 - Départ pour Bangkok.
La aussi on a acheté un package au KB Bungalow (car parlant anglais donc plus cool pour les infos), plus complet encore, incluant minibus jusqu'au ferry, ferry, et gros bus jusqu'à KSR à Bangkok. Le tout pour 450 bahts par personne, enfants compris. A l'aller les enfants avaient payé 350 et 450 pour nous, mais sans le transport sur l'île. Ca redevenait donc à peu près au même, mais bon, on aurait pu faire bien moins cher en prenant tout séparé je pense, surtout que les enfants ne paient ni pick up, ni ferry.
Le bus est un simple gros bus non VIP, à simple étage, mais presque aussi confortable et avec une bonne clim, trop bonne presque. On a eu droit cette fois à un serveur nous proposant un mini coca avec glace et paille servi dans un verre, et une petite brioche fourrée pas trop du goût des filles.
Ensuite, arrêt à mi course au même endroit qu'à l'aller pour un repas sur le pouce.
Retour à Bangkok vers 16h. On devait être déposés à KSR, mais on a été déposé sur la grande avenue parallèle pas vraiment tout proche. Du coup, on a marché bien 300m puis on a remonté tout KSR pour atteindre notre quartier derrière le wat.
Et hop, piscine tant attendue par nos filles à notre petit hotel.
Jour 11 - Bangkok - Du côté de Siam Square et retour
A nos précédents passages, jamais on était allé faire un tour du côté de la "modernité", alors on a décidé de rejoindre le coin des grands magasins style MBK, Discovery Center, et la nouveau Siam Paragon.
Impressionnant ces centres commerciaux ! Et très sympa de s'y retrouver le midi, quand tous les thais sortent des bureaux pour aller y faire des empletes et y déjeuner dans les restos en tous genres.
MBK est pas mal, assez varié, on y trouve de tout, mais on avour ne pas avoir fait grand chose en comparaison de l'étendue, avec nos filles. Un bon conseil, si vous avez des enfants et voulez arpenter les centres, prenez la journée complète et sans eux, c'est iiiiiiimmense, jamais vu ca ailleurs.
Pour ce qui se vend sur KSR, achetez à KSR, ca sera moins cher. Mais c'est plsu varié.
Discovery Center et Siam Paragon, c'est tout autre chose. Plus classe (d'ailleurs il y a des policiers ou gardiens), boutiques de luxe même, fringues de marque, déco d'intérieur (y'a même un Habitat plus cher qu'en France).
Depuis le coin KSR, on a pris un taxi. A l'aller 100 bahts en discutant car pas possible de mettre le meter. Au retour, meter sans problème et 92 bahts avec plein de bouchons et 30mn de trajet.
On rentre à l'hôtel. On profite des douches proches de la piscine pour se raffrachir avant de partir. On avait demandé au précédent taxi de nous attendre à 19h30 devabt l'hôtel pour nous mener à l'aéroport avec le meter. Il avait l'air content et avait assuré d'être là. Mais personne, alors soit on ne s'était pas compris (il parlait quasi pas englais), soit il avait trouvé mieux à faire. Un taxi attendant devant l'hôtel et nous demandait toutes les 10 secondes si on voulait aller à l'aéroport. On lui fait comprendre qu'on avait rencard avec un autre. L'autre ne venant pas au bout de 10 minutes, on finit d'avaler quelques nems pas terribles achetés dans la rue, et j'attaque la négo, me préparant à ue longue discussion : well, ok, do you put the meter ? oooohhhhh no, no meter (dit-il avec un grand sourire malin) Et il poursuit "for how much do you want to go ?".
En fin négociateur, je lui rétorque you, tell me how much do you want ? Or put the meter please. no meter no meter Bon ok, we paid 300 bahts to come here from airport, airport tax and express way included (la je me dis que j'attaque fort en donnant le prix normal, je vais pas m'en sortir comme ca) 300 bahts, ok ok dit-il content, en prenant vite nos 2 gros sacs. Bon ben ca doit vraiment être interessant une course à l'airport parce qu'il nous a prix sans broncher à un prix correct malgré tout. Ou alors c'est notre côté familial et les petites qui font qu'on n'essaie pas de nous faire trop attendre.
Il a pris des raccourcis dans des petites ruelles, a conduit genre Taxi II dans les rues de Bangkok, et nous a mené nickel en une heure pile aux départs de l'aéroport. Aucun soucis au paiement. Il est reparti de suite à plein, par des personnes connaissant la combine : prendre les taxis au niveau Départs, et pas au niveau Arrivées, pour éviter la taxe des 50 bahts.
Ensuite passage des gros bagages au rayon X juste avant un groupe de français, enregistrement nickel jusqu'à Toulouse, un petit coup d'ATM pour payer les 4 taxes d'aéroport à 500 bahts (on les paie après la récupération des carts d'embarquement, ou pendant, ou avant, enfin bref c'est au même niveau).
Attende de 2 heures en salle d'embarquement, la petite s'y endort dans les bras, ce qui nous a valu d'être appelés en priorité pour monter dans l'avion. Repas tardif, dodo, films, dessins animés, Paris CDG Correspondances, on se caille avec nos petits pulls, encore 2 heures d'attente, embarquement, arrivée, taxi jusqu'à la maison. Ouf!
Il fait un temps pourri, ca caille, on déballe les achats, les poufs thai, on charge les photos sur l'ordi, et en peu de temps, on repart dans le Lonely Planet pour se demander où on pourrait retourner la prochaine fois !
Bilan : super sympa, cool mais trop court ! On peut résumer ca comme ca. C'était un voyage sans grande prétention, si ce n'est se reposer dans une ambiance qu'on aime vraiment, tout en offrant un premier petit flash asiatique à nos filles. Nul doute que nous reverrons tous ce superbe continent et ses habitants. A suivre.... Budget (2006) En gros 100 baths = 2 euros. Le budget a pas mal augmenté depuis une dizaine d'années, surtout avec 2 enfants. Les bungalows sommaires de Koh Tao à 250 bahts en 1993 sont devenus pour nous des bungalow à peine moins sommaire, mais avec 2 grands lits et à 700 bahts. Côté logement, ca reste assez facile de loger une famille de 4. On a trouvé des bungalows avec 2 grands lits (mais ils ne sont pas majoritaires), et les hôtels peuvent assez facilement rajouter un extra-lit dans une chambre double ou triple, moyennant 200 bahts dans notre cas. Nos filles de 4 et 7 ans se contentaient d'un plat à partager. Seules les boissons étaient individuelles. Côté transports, les enfants n'ont pas payé (pour les visites, ferry, ou dans les pick up par exemple), ou ont payé parfois un peu moins cher dans les bus, mais pas toujours. Au final, on logeait à Bangkok pour 1360 bahts, en bungalows sans clim avec fan, et salle debain/WC pour 700 bahts par nuit. Un repas du midi avec boissons nous coûtait dans les 250 bahts. Le soir un peu plus, entre 300 et 600 selon l'humeur, le type de plat et le resto. Globalement on peut vivre moins cher à Bangkok que sur les îles. Voici des exemples de prix février 2006, dans des endroits non chics, standards : un plat : entre 25 et 100 B en général (25 dans la rue et 100 pour un met plus élaboré dans un resto sympa) un jus de fruit ou lassi : entre 30 et 50 B une grande bière : entre 40 et 90 B une course en Taxi entre aéroport et Baglamphu : 300 B, entre Baglamphu et Siam Square : 90 à 100 B une location de moto à vitesses ou automatique : 200 B / 24h un litre d'essence pour moto : entre 20 et 35 B une location de kayak : entre 150 et 300B pour 4h (aussi cher que la moto, dingue !) un ferry+gros bus entre KSR et Koh Chang : 400 B (100B de moins en minibus) un pick up entre débarcadère Koh Chang et KAi Bae : 50 B
En gros, pour 12 jours, on en a eu pour 200 euros de logement, 200 euros de nourriture. Le voyage tout compris sur place (nourriture, logement, transports, visites, loisirs, achats souvenirs) nous a couté 30 000 bahts soit un peu plus de 600 euros.
Jour 1 - Départ Toulouse pour CDG, puis dans la foulée CDG à 23h pour Bangkok (arrivée vers 16h et 6h de décalage horaire). Le système Air France est bien fait, à la réservation, tout est réservé, le vol national, et les places (4 côte à côte) dans le vol international. L'enregistrement des bagages se fait une fois à Toulouse, et ensuite on ne les revoit qu'à Bangkok. Donc nul besoin de les récupérer entre temps et nul besoin de repasser par l'enregistrement. Idem au retour. Seul problème, si on a un vol sur Orly et l'autre sur Roissy, la, il faut tout récupérer. Donc bien penser à réserver à l'avance. Les avions ont bien changé aussi depuis, maintenant c'est télé individuelle à bord :-) avec des tas de programmes à la carte, des films, des jeux, des reportages, de la musique, etc... Alors la, avec des enfants, c'est royal : y'a une chaine avec uniquement des dessins animés. Du coup, le voyage est assez cool. Après le passage des douanes a l'aéroport, on a les classiques bureaux de change si on ne souhaite pas épuiser son quota de retraits via cartes Visa ou Mastercard dans les ATM (encore une chose que l'on ne faisait jamais il y a 10 ans). On évite gentiment les propositions d'offres de taxis à 700 ou 900 bahts, et on se dirige vers la file d'attente des taxis (tarif normal dans les 300 bahts, taxe et express way compris). Les portes s'ouvrent et la, on retrouve de suite l'ambiance chaude, lourde, bruyante et de gaz d'échappements. Ca y est, les filles sont dans le bain. Pour couronner le tout, les bouchons font que les taxis arrivent au compte gouttes. Pas loin d'une heure d'attente nous dit-on ! Bon, on troque les pompes contre les sandales en attendant, c'est toujours ça. Un petit retour dans l'aérogare pour aller chercher une bouteille d'eau (25 bahts). C'est à ce moment que j'ai vu les premiers regards des vendeuses sur nos filles. Durant tout le voyage, les filles n'ont cessé d'être regardées, touchées par les femmes thailandaises et quelques hommes. Finalement les taxis arrivent et on va enfin pouvoir partir. Le taxi nous met une présentation de la thailande sur un petit lecteur de DVD (encore un truc absent il y a 10 ans ;-)) et en route sur le trajet nous séparant de notre quartier Baglamphu. Mais cette fois, pas de Kao San Road (KSR), on ira un peu plus loin, dans le prolongement de KSR, entre le Wat (le temple) et la rivière, au Niew Siam II Ghesthouse. Autre nouveauté, nous avions réservé cette première nuit par le net, directement à l'hôtel conseillé qui a un site. Nickel, on était bien attendu, et la chambre triple plus un extra bed était prête, pour 1160 bahts déjà payés via le net. Le quartier est très vivant, très touristique, mais bien plus calme et "clean" que KSR. On avait choisi cet hotel pour sa petite piscine, piscine promise aux filles. On espérait partir directement pour Koh Chang le lendemain matin, via un gros bus depuis KSR. Mais plus de places, hormis par minibus. Et pas spécialement envie de se lever à 6h30 du mat le premier jour pour aller à la gare routière. Pour aller a Koh Chang depuis Bangkok, on a le choix entre rejoindre Trat en avion ou en gros bus "VIP" depuis la gare d'Ekamai, et ensuite se rendre au bon embarcadère le jour même ou le lendemain, ou bien de prendre un package bus+ferry direct. Pour gagner du temps, on avait choisi le package. Donc on partira le surlendemain pour 400 bahts par personne en moyenne en gros bus+ferry. On aurait pu trouver moins cher que cette agence de l'hôtel, mais bon, on va essayer de pas mégoter pour 1 euros dans ce voyage, comme on le faisait avant ;-) Résa prise, le lendemain se passera donc à Bangkok. Jour 2 - Bangkok - Bateau sur le Chao Praya pour le Wat Po - Kao San Road Avant toute chose, chose promise chose due ! Donc dès le petit déj avalé (des toasts et jus de fruits frais), on teste la piscine, et c'est bon ! Impossible de passer à Bangkok sans montrer des temples et buddhas à nos filles. L'hôtel est proche de la rivière, donc hop direction à pieds vers un stop des bateau du Chao Praya.
Il fait chaud, nous sommes un peu creuvés et dans les choux pour marcher dans cette ville trépidante. La plus petite des filles râle un peu au soleil, encore creuvée et surtout partie de France avec une bonne trachéite (elle nous a même fait de la fièvre dans l'avion).
Différents bateaux naviguent et transportent les personnes, les bateaux publics qui font tous les arrêts, les bateaux plus touristiques qui sautent quelques arrêts. On partait pour le bateau local, mais le gars d'un bateau plus touristique nous propose de nous prendre pour 18 bahts chacun pour le stop correspondant au Wat Po.
Le fleuve est large, la bateau qui trace bien nous donne un bon air raffraichissant ! Les filles se cramponnent aux barres des sièges, encore un peu perdues dans ce nouveau monde, ces thailandais, ces parents qui parlent anglais maintenant. Elles ne nous lachent pas la main, ne s'éloignent pas plus de 1m. Mais au fil de la journée, ca change, et la plus petite commence à prendre ses aises, pas trop longtemps quand même.
On débarque à l'embarcadère, surmonté de vieilles maisons typées en bois. Ca rappelle l'Asie de précédents voyages. On se dirige vers le Wat Po tout près. Les regards et sourires se portent vers nos filles. Quelques mains leur tripotent les bras au passage. Jamais elles n'avaient connu autant d'"attentions". Les femmes thais de tous âges ne cessent de montrer les filles, de leur sourire, de leur lancer des "ooohh", et bien sur de leur toucher les bras ou les joues. On les avait averties, et on tente de leur faire prendre la chose à la rigolade.
Au Wat Po, il y a des tickets à vendre (20 bahts sauf pour les enfants). On déambule dans le site, comme on l'avait fait il y a quelques années de la. On se garde le buddha géant couché pour la fin, visite qu'attend impatiemment notre grande fille.
Il fait chaud, la petite capable de marcher dans nos pyrénées a du mal, elle demande à être portée sur les épaules, c'est pas bon signe ça. On entre dans les différents petits temples, après avoir oté nos sandales. Marcher pieds nus et se reposer dans les temples près d'un ventilateur leur plait bien. Les bouddhas dorés et l'ambiance qui règne semblent les intriguer, les impressionner et ca commence à bien leur plaire. Elles en veulent encore !
On termine par le buddha couché (46m de long), impressionnant, dommage qu'il y ait quelques travaux et un peu de monde.
La petite visite terminée, on décide de repartir par le bateau, bien plus cool que le taxi, le tuk tuk, ou les sandales. C'est qu'on n'a pas encore la top forme ce premier jour.
De retour à l'hotel (qui fait plus hotel que guesthouse à mon avis), on refait le petit plongeon piscine raffraichissant, avec les classiques jus de fruit frais ou lassis.
Pendant ce temps, je décide d'aller marcher en direction de KSR, histoire de revoir.
Eh bien, me souvenait plus que c'était aussi bondé ! Ca déambule, ca grouille de monde, que des touristes ou des thais bossant du tourisme (dizaines de boutiques pour fringues, disques, souvenirs, cafés, restos...). Y'a de la musique, du bruit, des touristes plutôt ambiance routards que tours operators. Mais bon, routards, ca veut dire quoi ici, on n'en sait rien. Il y a ceux de passage comme nous, et ceux qui squattent des jours voire des semaines dans ce quartier.
Un max de tatouages, de looks, ca consomme de tout à tout heure (boissons, bouffes ambulantes, restos, massages, souvenirs, t-shirts, etc...). Enfin pas à tout heure, car les échoppes ouvrent en fin de matinée, vu l'heure à laquelle ca ferme. Tout le monde a un peu le même look, des fringues cool, bab, surf, torses nus et mini brassières pour les moins respectueux, enfin on ne sait pas trop. Y'a de la frime, des gars qui se prennent pour des aventuriers, un sosie de Brat Pit qui se prend pour Di Caprio dans La plage, des nanas tatouées avec des grosses lunettes de stars transparentes. Ca parle anglais, français, israélien. Bref c'est marrant de se replonger la dedans, mais ca fait du bien de ne pas y loger. C'est assez folklorique, et ca fait partie de Bangkok. Si on n'aime pas, on ne vient pas la, il y a des tas d'endroits ailleurs où aller. Si on aime un peu, on loge pas loin comme nous. KSR est quand même bien pratique pour les petits achats en tous genres à bons prix. On y aura acheter nos poufs thailandais (nos précédents commencent à rendre l'âme) pour 800 bahts les 2, avec emballage et ficelage pour le transport.
Mise en garde toutefois, il y a plein de vêtements étiquetés Diesel ou Addidas. Garre à pas abuser. A notre retour en France, la seule question du douanier a été "pas de vêtements ?". A bon entendeur. Il peut coûter très cher le tshirt à 100 ou 150 bahts au final.
Pour les achats, je teste un peu, ca marchande toujours un max, genre demi tarif en moyenne.
Le soir, on va manger en terrasse, dans notre quartier. C'est cool. Les ventilos et une petite fontaine raffraichissent un peu, la musique est discrète. Les filles adorent les restos la nuit alors elles sont comblées. Ceci dit, côté nourriture, on a laissé tomber nos habitudes d'alimentations équilibrées, avec des légumes tous les jours, pas trop de viande, et en évitant les chips, frites, et boissons sucrées à table.
Ca reste donc assez peu varié pour nos filles, du riz, des nouilles, de la viande (oui même du poulet) ou du poisson, et des fruits pour la petite qui se régale des ananas très bon marché ici.Jour 3 - Direction Koh Chang A l'heure prévue (8h du mat), un thai vient nous chercher à la guesthouse. A pieds on parcours quelques mêtres pour récupérer d'autres personnes dans d'autres hotels du coin. En file indienne, tout ce petit monde carapacé de sacs à dos se dirigent vers le bus pour Koh Chang. Nos filles suivent de même avec leurs petits sacs à dos comprenant doudous, livres et coloriages. On rejoint notre grand bus à 2 étages. Je conseille vivement de prendre un grand bus plutôt que les minibus. C'est un peu plus cher mais la clim marche mieux, on n'est pas serré entre 2 australiens encore sous l'emprise des chang beers de la veille, c'est pas tape cul, on voit mieux le paysage, bref c'est largement plus confort et ca va aussi vite. On charge tout le monde et le bus se dirige péniblement dans les bouchons vers un autre quartier pour prendre d'autres touristes. Au bout d'une heure, Notre grande plongée dans ses bouquins nous demande si on est bientôt arrivés. On doit bien lui avouer qu'on n'a pas encore quitté Bangkok ! Alors elle replonge dans le bouquin sans sourciller. On a été étonné par leur capacité à patienter durant les transports. Le trajet Bangkok/Koh Chang prend quand même 7 heures en tout. Le bus part, enfin, pour aller prendre de l'essence. Ensuite de longues autoroutes pour sortir de la ville, puis des bâtiments qui diminuent, et enfin un peu de campagne et de petites villes traversées. Les filles regardent de temps en temps mais passent plus de temps à faire des jeux avec nous ou bouquiner.
Au bout de 2h (il est 11h), le bus s'arrete à une "aire de repos" où se trouvent toilettes et de quoi manger dans une salle semi-intérieure. Au choix des biscuits ou bricoles, ou des plats chauds pour 30 bahts. Les filles oscillent entre mon poulet au gingembre et les biscuits, puis le traditionnel petit lait aromatisé.
Après 20mn de pause, on repart. Le paysage change pour laisser place à des plantations de fruitiers, des collines. Ca devient un peu long et puis on sent la mer proche, que l'on aperçoit de temps en temps juste à la fin. Ca y est, on arrive à l'embarcadère ! Tout le monde descend, il fait encore chaud.
Le responsable du bus qui nous avait pris nos billets nous envoie vers un kiosque ou des femmes nous donnent nos billets de ferry prévus dans le package. Y'a pas à dire, comparé à d'autres pays asiatiques, l'organisation thai est nickele !
Un peu excités, tout le monde monte à bord, piétons et véhicules qui traversent en même temps. Le ferry part, on se ballade sur le pont abrité mais ouvert. Beaucoup de vent, que c'est bon !
A bord, y'a de quoi acheter encore pas mal à grignoter, des fruits, des biscuits, à boire.
Au bout d'1/2 heure, on arrive à Koh Chang. En face, tout le monde se dirige vers les taxis locaux, en fait des pick ups dont l'arrière est équipé de bancs latéraux et d'une capote rigide. A Koh Tao il y a 10 ans, on était directement assis dans la benne à ciel ouvert. Mais les filles trouvent ca déjà bien étonnant et dépaysant.
Les pick up crient leur destination. On prend celui qui crie Kai bae !, la plage qu'on avait prévu de rejoindre. Tout le monde monte à bord, on se sert. Les enfants ne payant pas les 50 bahts demandés sont invités à prendre nos genoux. On se retrouve avec une femme seule avec sa petite fille de 4 ans, un couple de québéquois légèrement agés, et quelques autres inconnus. Ambiance francophone donc dans le pick up et on glane quelques infos de la part de la femme et sa fille qui étaient déjà venus il y a 2 mois.
Le pick up s'arrette à Kai Bae, juste après le village, en face du panneau KB Bungalows (ce qu'on avait demandé vu les infos trouvées sur le net). On demande au chauffeur de nous mener en bord de plage, au parking du KB en fait, c'est toujours quelques mêtres de gagnés.
Le KB semble bien classe avec ce jardin nickel et ces bungalows à baies vitrées. Très joli mais ca ressemble pas à ce qu'on pensait, un truc plus cool et moins cher. On est 3 à chercher un logement en même temps ! Le KB nous annonce de suite qu'il est plein. On apprendra plus tard que les grandes chambres sont à 2000 bahts. On continue à gauche, vers le sud. Vers le nord, des KB Hut kitch en dur et moches, plus loin c'est pire. Le but est de parcourir la plage et de visiter chaque resort ou bungalows. Je pars seul sans sac laissant le reste de la petite famille à attendre en bord de plage. Le second resort (on va dire comme ca) n'est pas terrible. Je demande au suivant, visite un bungalow au Kai Bae Beach Grand Vill. C'est pas mal, 2 très grands lits, une SDB/douche, 2 ventilos, le tout pour 700 bahts par nuit (800 si court séjour). On va pas faire le difficile, on verra demain et on prend. Au dessus il y a un hotel attenant moche car petit immeuble, mais au final on n'y fera pas attention durant tout le séjour.
Allez on s'installe, on sort le minimum à savoir quelques maillots et serviettes et direction la plage à marée basse ! La pente est très douce donc il faut pas mal marcher pour pouvoir nager. On entre dans l'eau chaude comme de rien, on s'allonge, on trempe, on flotte, on y est, c'est bon, très bon même, le soleil se couche, c'est calme, loin de bangkok, tout le monde aprécie, hummm.....
Jour 4 - Koh Chang - Kai Bae
Bon, on ne le cache pas, après 2 ans sans grandes vacances, après 2 ans de préoccupations diverses, de boulots, on avait grande envie de se poser. Donc on ne quittera pas cette île avant notre retour pour Bangkok. Même notre idée d'aller passer quelques jours sur Koh Maak passera à la trappe (pourtant on a eu de très bon echos par la suite, on regrette un peu mais bon, pas grave).
Donc en ce jour 4, ben hormis la plage, pas grand chose. Bon plage ne signifie pas bronzette, c'est pas notre trip, et le soleil tape dur pour les enfants. Sur cette plage, il y a des cocotiers, mais aussi de grands arbres courbés au dessus de l'eau, si bien qu'on peut presque passer la journée entière à l'ombre, jusqu'à la mi après midi, quand le soleil n'est plus trop fort.
Il y a peu de sable sec et fin. La marée de la nuit se retirant sur toute la plage ou presque, la sable mouillé est donc dur mais ca n'est pas très génant. Il y a des morceaux de coraux ou petits cailloux un peu partout. Si on se rapproche un peu trop des arbres, il y a les fourmis que n'aiment pas nos filles.
Mais bon, je dis ca, c'est surtout pour dissuader d'y venir et de garder le coin pour nous ! Car la plage est belle et super agréable quand même. L'eau n'est pas l'eau cristalline émeraude que l'on peut trouver ailleurs. Pour le snorkelling, il faut aller un peu plus loin.
Elle est bien préservée comparé au reste. White Sand beach est plus bondée et bruyante. Klong Prao Beach un peu moins mais toujours plus que Kai Bae. Quant à Lonely Beach qui est décrite comme la plus sauvage dans les guides (oubliez desuis votre Routard de Thailande, il n'est vraiment plus d'actu dixit des voyageurs le possédant), les constructions alentours sont en plein boom et ca me semble plus être la destination idéale, à moins de trouver un petit coin encore calme.
Bref on pense avoir trouvé une bonne plage, belle, avec seulement 4 restos bien espacés : au nord le resto du KB Bungalows, le plus pro, le plus "occidental" avec buffet le matin, bien mais ambiance pas trop à notre gout, trop occidentale. ensuite le resto souvent vu en carte postal, posé sur pilotis, une partie sur la plage. Pas mal pour le matin avec la salade de fruit. Par contre service très lent (pas grave mais à savoir) et personnel ne parlant presque pas anglais, ce qui est d'ailleurs le cas de la grande majorité des thais cotoyés sur cette île (restos, hotels, boutiques...). Pas très bondé le soir. ensuite un petit resto en dur carrément en bord de plage, avec des arbres équipés de balancoires, échelle de corde. Le petit bâtiment est pas top, mais les femmes tenant le truc sont super gentilles (du moins avec les enfants toujours). C'est très cool, une adresse calme, vraiment cool pour les petits déj en bout de plage, le resto du porn's bungalow. Bon on l'avoue, on en a abusé le soir. La bouffe est finalement pas la meilleure, mais le lieu et l'ambiance est géniale, avec tables basses et poufs, grands espaces en bois, un coin très aimé des familles avec enfants, couples, etc...
Bon je ne parle pas des bungalows et restos au nord des KB Bungalows, c'est à dire au même niveau que le village de Kai Bae. J'en ai vu très peu, et le peu que j'ai vu était vraiment pas terrible. Des bungalows en dur, avec carrelage, limite kitch, genre on se croirait en Chine. C'est pas notre truc, mais ca peut plaire à d'autres et aux thais qui viennent nombreux en week end ou en vacances.
Bon alors sinon, c'est tout ce qu'on a fait ce jour 4 ? Non. On a aussi loué un kayak (150 bahts pour 2 ou 3h) en fin d'après midi, on y est monté à 4, et on a fait le tour de l'île en face de la plage. Découvrir une ile déserte était une bonne aventure pour les filles. Mais avant de l'atteindre, on a décidé d'en faire le tour. Sympa, mer calme donc no soucis. Ensuite on s'arrete sur la plage (sable mélangé à des résidus de coraux). La vue sur Kai Bae est sympa, et on est resté jusqu'au coucher du soleil, dans un calme et une douceur rare, hormis quelques cris d'oiseaux. Très agréable. Bon sinon l'île était bien déserte, mais sinon un vrai dépotoir aux premières herbes. Soit ce sont les visiteurs qui sont de vrais porcs, soit c'est la mer qui charrie tout ici à marée haute. La plage de Kai Bae est nettoyée tous les matins, mais pas celle de cette île manigestement. Vraiment dommage.
Retour de l'île et baignade jusqu'à la tombée de la nuit. On n'est pas mieux qu'au ski quand même ?
A propos de l'île, on peut s'y rendre à marée basse à pieds, mais en marchant sur les coraux déjà bien tristemieux vaut prendre un kayak.
Depuis un point de vue, sur la route après le village de Kai Bae.
La grande île est à 30 minutes en kayak depuis la plage de Kai Bae. On peut en faire le tour rapidement. Très sympa.
Plage de Kai Bae à marée "presque" haute. Elle redescendait tous les matins, sauf le dernier matin ( ? )
Photo prise en direction du nord.
Le petit resto sympa en bord de plage. Cool pour les petits déj.
Photo prise en direction du nord.
Toujours Kai Bae, cette fois le soir, à marée basse.
Photo prise depuis la plage des KB Bungalows, en direction du sud.
Plage devant le KB. Photo prise en direction du nord.
Au nord, il y a les KB Hut et ensuite une espèce de jetée avec d'autres bungs et des cafés. PAs terrible et tristos le soir. A éviter.
Plage de Kong Prao le soir à marée descendante.
Photo prise en direction du sud.
Plage un peu plus large que la Kai Bae mais plus couru, avec de plus grosses constructions.
Plage de White Sand Beach le soir à marée descendante.
Photo prise en direction du sud.
Plage plus grande mais beaucoup plus de monde, de bars, de restos avec du mobilier en plastique à même la plage. Pas terrible pour le calme. En plus la route est pas loin derrière, et grosse circule donc....
Plage située à l'est de l'île, après une virée en solo en moto.
On peut faire le tour de l'île en moins de 2h en moto, mais une partie de la route, au sud, est sinueuse, non goudronnée, et plus difficile, mais je ne l'ai pas essayée.
Les plages de l'est sont vraiment différentes. Pas de villes ou villages à proximité, uniquement des maisons ici ou la. Le sable est rouge, et à défaut des rochers sombres également.
Par contre, c'est désert, donc pour le grand calme....Jour 5 et 6 - Koh Chang - Kai Bae Gros programme ces jours la : rien de spécial si ce n'est prendre du bon temps. C'est le WE, il y a pas mal de thais qui sont venus le passer ici. C'est sympa, ca change des blonds. Ceci dit, cette plage est vraiment calme. On a toujours l'impression de nager seul dans la mer; jamais personne d'autre à côté de nous, cool. Jour 7 - Kai Bae - Les éléphants Bon faut bien dire que ca faisait 2 mois que les filles étaient au courant de cette possibilité : une ballade à dos d'éléphants. Sur Koh Chang il y a 3 camps d'éléphants : 2 à Klong Prao (Chang et Chutiman), visibles de la route, et un à l'intérieur des terres au nord de l'île (Ban Kwan Camp). Selon les forums et le LP, celui du nord est mieux, et en plus ils font partie d'une organisation de sauvegarde des éléphants. Donc pas grave, on retournera au nord, c'est pas 15mn de jeep en plus qui vont nous effrayer. Vu notre expérience et les échos d'autres voyageurs, on semble avoir fait le bon choix, d'autant que le prix est identique (programme 500 ou 900 baht/personne) et dans tous les cas on vient vous chercher et on vous ramène à l'hotel dans le prix.
Pour atteindre celui du nord, la jeep prend une petite route dans le terres. Les filles semblent beaucoup aprécier le pick up, dans celle la on se prend un max de vent, mais ca semble bien les amuser. Le camp des éléphants est en pleine jungle. Il y a juste une grande vieille et typique bâtisse sur pilotis, et quelques parcs pour les éléphants. Une mini table pour souvenirs. Bref c'est super authentique, calme, avec pour bruits les oiseaux de la forêt, les éléphants parfois, et les voix des thais qui travaillent ici. On se croirait paumé en pleine jungle dans le triangle d'or. Vraiment on a adoré l'endroit. On est bien loin des 2 camps situés sur la route ! Une fille thai avec un tchirt du camp s'occupe de l'oganisation avec un bon anglais. On a pris le programme à 900 bahts. Un "ponton" permet d'accéder aux éléphants, du moins au sièges se trouvant sur leur dos. On est 6 éléphants de 2 personnes à partir. On a pris chacun une fille, moi la grande qui a surement besoin du papa pour vaincre sa trouille. Ca tangue pour s'asseoir. Le driver est lui assis sur le coup du mammouth et le dirige avec les pieds, les voix et parfois un crochet. L'éléphant part au rythme de la tortue. A chaque pas le siège tangue. Marrant l'impression. Dans les descentes, y'a intérêt à se tenir si on veut pas finir sous la papatte du mastodonte. Le petit troupeau déambule dans la jungle, c'est super agréable. L'organisation thai est toujorus présente, tour à tour chaque éléphant passe en tête histoire. Les thais proposent de nous faire des photos, en mettant cote a cote les éléphants portant une même famille. Entre eux les drivers plaisantent, bonne ambiance. Ils ne parlent pas vraiment anglais mais bon, on sait que notre éléphante se nomme Sindy et qu'elle vient d'Inde.
Je ne sais combien de temps a duré la ballade, mais c'était suffisant et sympa. On a traversé une rivière presque à sec à cette époque, dommage. On n'a pas vu de cascades non plus.
Apres un vrais jus de noix de coco offert par l'orga, on est convié à suivre un éléphant à la rivière. Il demeure une poche d'eau pour baigner quelques éléphants. Ambiance tropicale bien agréable. 2 éléphants se vautrent dans l'eau. Il ne reste hors de l'eau qu'un gros bidon, un oeil et de temps en temps une trompe qui sort de l'eau pour respirer, après avoir expulsé un bouillon d'air dans l'eau.
A ce moment la, on demande des volontaires pour aller dans l'eau avec la bêbête. Je me mets illico en maillot et rejoint babar, suivis des yeux par les filles qui ont dû se remémorer à ce moment tous leurs bouquins de dinosaures, tintin au congo, babar, ou alien (enfin, alien, ca sera pour plus tard).
Le driver me propose alors d'enfourcher la bête et de le brosser avec une brosse. Moi qui l'avait à peine touché de la main au départ, me voila en maillot à le frotter à califourchon. C'est costaud ces bêtes. Ca bouge pas d'un poil (c'est qu'ils piquent leurs poils). Faut dire que mes 60kg mouillés sont peu de chose comparé aux 2 ou 3 tonnes mouillées. Je me recule un chouia pour m'asseoir sur le ventre, la ca bouge un peu la dedans, pourvu que le rende pas malade.
Le deuxiéme éléphant lui s'est mis debout avec un touriste sur le dos (impressionnant), et le voila en train de l'asperger à grandes eaux en lui crachant des litres d'eau en pleine face.
Le mien est dédié aux enfants maintenant, alors il reste gentiment couché. Nos 2 filles et 2 autres fillettes montent sur la bête. Notre petite aprécie moyennement et préfère vite se réfugier dans les bras de maman. Le driver explique tant bien que mal ce qui va suivre, mais personne ne le comprend vraiment. Du coup l'éléphant commence à se redresser sous les ordre secs du driver. Les 2 autres fillettes attrappent les mains de leurs mamans et redescendent illico. Faute d'avoir trouvé une main, la nôtre reste assise sur la mastodonte qui se dresse hors de l'eau et se met sur ses papattes. La voila seule tout la haut. Faut avouer, elle est pas fière. Elle rejoindra ainsi à dos d'éléphants la berge et marchera quelques mêtres. Ensuite, l'éléphant s'asseoit sur ses pattes de derrière, puis de devant, et elle descend avec l'aide du driver (un éléphant couché sur le ventre, ca reste haut). Un pick up nous attend à 10m de là pour nous ramener chez nous, à peine rhabillés. Toujours au point l'organisation thai, presque trop même !
A savoir, un couple ayant trouvé l'ambiance du camp très sympa, a demandé à y rester 2 heures de plus pour se promener dans le coin. Ca n'a pas posé problème, il repartiront par un prochain pick up. C'est ca qui est classe en thailande, c'est super organisé, mais on peut toujours improviser, y'a toujours des solutions !
Retour en pick up à la plage, avec une grosse expérience en tête pour toute la famille.
Jour 8 - Koh Chang - Kai Bae
Journée cool, balançoires again, petits achats en ville de colliers, histoire que toute la famille accède enfin à la panoplie du parfait touriste ;-) Les filles sont enchantées, madame et monsieur aussi ont leur collier.
Si vous voulez des colliers et bracelets, achetez les la, car à Bangkok, on n'a pas retrouvé autant de choix, dommage, si on avait su.
Les filles nous redemandent chaque soir de retourner manger "aux poufs", le resto du porn's bungalow. Bouffe pas terrible si on compare avec d'autres, mais bonne, et surtout ambiance super agréable. A découvrir !
Jour 9 - Koh Chang - Bang Bao
Bon allez, assez lézardés, on part à l'aventure, direction le sud de l'île. 20 mn en moto, grosse aventure donc ! ;-)
Par le passé, à 2, on prenait toujours une petite moto quand on pouvait. La avec 2 filles en plus, il est temps de se poser la question : on loue chacun une moto et on prend une fille, ou au pire j'en prends 2, ou on chope un pick up pour nous y conduire. L'appel de la moto étant trop dur pour moi, j'en prends une le matin pour voir. Au final, on n'a choisi aucune des 2 solutions évoquées, on a choisi la solution thai : on est parti à 4 sur la mob. Moi qui suit un pro de la sécurité routière en France (dans le sens où je suis intrangiseant sur la ceinture en voiture, le casque et les habits adéquats en moto), ben la, vla qu'on se retrouve à 4 sur une mob, en pantalons certes mais en sandales, avec 2 casques pour nos minettes et rien pour nous. Comme quoi on peut être très bêtes parfois en vacances, surtout qu'on ne sait absolument pas ce qui est légal ici, et que j'avais pas pris le temps de me faire emettre un permis de conduire international.
Pour notre défense, les routes du sud sont peu parcourues, on ne dépasse pas les 70 km/h, et le trajet était court. Au final, tout s'est bien passé, c'était super agréable pour tout le monde. Et puis cote mob, nos gabarits font qu'on tient moins de place et on est moins lourd à 4 que 2 américains adeptes des chicken fries à tous les repas.
On a quand même rencontré une famille de français passant par la en rentrant du Cambodge. Leurs enfants ados avaient fait une chute en mob : nez à recoudre, plaies au coude et ventre. Ils ont été reçu à la clinique internationale de Koh Chang, ils se sont cru en Suisse dixit leur compte rendu, aussi bien pour la qualité des soins, du matériel, que de la note de 8700 bahts.
Bon alors sinon Bang Bao ? Ben décevant. Je conseille d'y dormir plutôt, histoire de goûter l'atmosphère une fois les touristes repartis et les boutiques à souvenir fermées. Ou alors s'y rendre tôt le matin. Car la journée, la jetée est en fait exlusivement ouverte sur des maisons de souvenirs ou de restos. En plus, les restos de poissons matraquent pas mal les prix, ca fait penser aux restos fronts de mer de France. Pour le midi, on a donc acheté quelques fruits et grignoté sur un ponton désert. On a acheté quand même quelques babioles pour les filles, mais c'est bien plus cher qu'à KSR à Bangkok, à bon entendeur.
Avant de repartir, on est allé se baigner sur la plage plus au sud de Bang Bao. J'en ai vu une très belle photo rêveuse sur le net à marée basse, sous un beau soleil. La, à marée moyenne, sous un temps un peu sombre, c'était pas top. Plage assez sale et surtout eau très sale ce jour la, avec des déchets, du gras en suspension !
C'était peut être exceptionnel. Car en effet le lendemain, la marée a changé, le vent aussi, et la plage de Kai Bae a été souillée par la mer qui a ramené des trucs qui devaient trainer depuis longtemps dans l'eau : des bouteilles, des morceaux de tout et n'importe quoi attaqués par des coquillages, du gras qu'on a retrouvé sur notre peau...
Le jour d'après, jour de notre départ, l'eau semblait de nouveau redevenue belle. Bizarre.
En fin d'après midi, je prends la moto pour aller faire un tour dans l'île, en remontant au nord, puis en redescendant pas mal sur la côte Est.
Le sable y est rouge, les rochers sombres, c'est très calme, pas de ville, que des maisons ici et là, quelques resorts. La nuit tombant, je ne vais pas m'aventurer à tenter le tour complet de l'île, une partie de la route étant encore en piste. Sinon en une heure et demie en gros, le tour doit être faisable en moto. Attention, à certains endroits les côtes sont méchantes.
Jour 10 - Départ pour Bangkok.
La aussi on a acheté un package au KB Bungalow (car parlant anglais donc plus cool pour les infos), plus complet encore, incluant minibus jusqu'au ferry, ferry, et gros bus jusqu'à KSR à Bangkok. Le tout pour 450 bahts par personne, enfants compris. A l'aller les enfants avaient payé 350 et 450 pour nous, mais sans le transport sur l'île. Ca redevenait donc à peu près au même, mais bon, on aurait pu faire bien moins cher en prenant tout séparé je pense, surtout que les enfants ne paient ni pick up, ni ferry.
Le bus est un simple gros bus non VIP, à simple étage, mais presque aussi confortable et avec une bonne clim, trop bonne presque. On a eu droit cette fois à un serveur nous proposant un mini coca avec glace et paille servi dans un verre, et une petite brioche fourrée pas trop du goût des filles.
Ensuite, arrêt à mi course au même endroit qu'à l'aller pour un repas sur le pouce.
Retour à Bangkok vers 16h. On devait être déposés à KSR, mais on a été déposé sur la grande avenue parallèle pas vraiment tout proche. Du coup, on a marché bien 300m puis on a remonté tout KSR pour atteindre notre quartier derrière le wat.
Et hop, piscine tant attendue par nos filles à notre petit hotel.
Jour 11 - Bangkok - Du côté de Siam Square et retour
A nos précédents passages, jamais on était allé faire un tour du côté de la "modernité", alors on a décidé de rejoindre le coin des grands magasins style MBK, Discovery Center, et la nouveau Siam Paragon.
Impressionnant ces centres commerciaux ! Et très sympa de s'y retrouver le midi, quand tous les thais sortent des bureaux pour aller y faire des empletes et y déjeuner dans les restos en tous genres.
MBK est pas mal, assez varié, on y trouve de tout, mais on avour ne pas avoir fait grand chose en comparaison de l'étendue, avec nos filles. Un bon conseil, si vous avez des enfants et voulez arpenter les centres, prenez la journée complète et sans eux, c'est iiiiiiimmense, jamais vu ca ailleurs.
Pour ce qui se vend sur KSR, achetez à KSR, ca sera moins cher. Mais c'est plsu varié.
Discovery Center et Siam Paragon, c'est tout autre chose. Plus classe (d'ailleurs il y a des policiers ou gardiens), boutiques de luxe même, fringues de marque, déco d'intérieur (y'a même un Habitat plus cher qu'en France).
Depuis le coin KSR, on a pris un taxi. A l'aller 100 bahts en discutant car pas possible de mettre le meter. Au retour, meter sans problème et 92 bahts avec plein de bouchons et 30mn de trajet.
On rentre à l'hôtel. On profite des douches proches de la piscine pour se raffrachir avant de partir. On avait demandé au précédent taxi de nous attendre à 19h30 devabt l'hôtel pour nous mener à l'aéroport avec le meter. Il avait l'air content et avait assuré d'être là. Mais personne, alors soit on ne s'était pas compris (il parlait quasi pas englais), soit il avait trouvé mieux à faire. Un taxi attendant devant l'hôtel et nous demandait toutes les 10 secondes si on voulait aller à l'aéroport. On lui fait comprendre qu'on avait rencard avec un autre. L'autre ne venant pas au bout de 10 minutes, on finit d'avaler quelques nems pas terribles achetés dans la rue, et j'attaque la négo, me préparant à ue longue discussion : well, ok, do you put the meter ? oooohhhhh no, no meter (dit-il avec un grand sourire malin) Et il poursuit "for how much do you want to go ?".
En fin négociateur, je lui rétorque you, tell me how much do you want ? Or put the meter please. no meter no meter Bon ok, we paid 300 bahts to come here from airport, airport tax and express way included (la je me dis que j'attaque fort en donnant le prix normal, je vais pas m'en sortir comme ca) 300 bahts, ok ok dit-il content, en prenant vite nos 2 gros sacs. Bon ben ca doit vraiment être interessant une course à l'airport parce qu'il nous a prix sans broncher à un prix correct malgré tout. Ou alors c'est notre côté familial et les petites qui font qu'on n'essaie pas de nous faire trop attendre.
Il a pris des raccourcis dans des petites ruelles, a conduit genre Taxi II dans les rues de Bangkok, et nous a mené nickel en une heure pile aux départs de l'aéroport. Aucun soucis au paiement. Il est reparti de suite à plein, par des personnes connaissant la combine : prendre les taxis au niveau Départs, et pas au niveau Arrivées, pour éviter la taxe des 50 bahts.
Ensuite passage des gros bagages au rayon X juste avant un groupe de français, enregistrement nickel jusqu'à Toulouse, un petit coup d'ATM pour payer les 4 taxes d'aéroport à 500 bahts (on les paie après la récupération des carts d'embarquement, ou pendant, ou avant, enfin bref c'est au même niveau).
Attende de 2 heures en salle d'embarquement, la petite s'y endort dans les bras, ce qui nous a valu d'être appelés en priorité pour monter dans l'avion. Repas tardif, dodo, films, dessins animés, Paris CDG Correspondances, on se caille avec nos petits pulls, encore 2 heures d'attente, embarquement, arrivée, taxi jusqu'à la maison. Ouf!
Il fait un temps pourri, ca caille, on déballe les achats, les poufs thai, on charge les photos sur l'ordi, et en peu de temps, on repart dans le Lonely Planet pour se demander où on pourrait retourner la prochaine fois !Bilan : super sympa, cool mais trop court ! On peut résumer ca comme ca. C'était un voyage sans grande prétention, si ce n'est se reposer dans une ambiance qu'on aime vraiment, tout en offrant un premier petit flash asiatique à nos filles. Nul doute que nous reverrons tous ce superbe continent et ses habitants. A suivre.... Budget (2006) En gros 100 baths = 2 euros. Le budget a pas mal augmenté depuis une dizaine d'années, surtout avec 2 enfants. Les bungalows sommaires de Koh Tao à 250 bahts en 1993 sont devenus pour nous des bungalow à peine moins sommaire, mais avec 2 grands lits et à 700 bahts. Côté logement, ca reste assez facile de loger une famille de 4. On a trouvé des bungalows avec 2 grands lits (mais ils ne sont pas majoritaires), et les hôtels peuvent assez facilement rajouter un extra-lit dans une chambre double ou triple, moyennant 200 bahts dans notre cas. Nos filles de 4 et 7 ans se contentaient d'un plat à partager. Seules les boissons étaient individuelles. Côté transports, les enfants n'ont pas payé (pour les visites, ferry, ou dans les pick up par exemple), ou ont payé parfois un peu moins cher dans les bus, mais pas toujours. Au final, on logeait à Bangkok pour 1360 bahts, en bungalows sans clim avec fan, et salle debain/WC pour 700 bahts par nuit. Un repas du midi avec boissons nous coûtait dans les 250 bahts. Le soir un peu plus, entre 300 et 600 selon l'humeur, le type de plat et le resto. Globalement on peut vivre moins cher à Bangkok que sur les îles. Voici des exemples de prix février 2006, dans des endroits non chics, standards : un plat : entre 25 et 100 B en général (25 dans la rue et 100 pour un met plus élaboré dans un resto sympa) un jus de fruit ou lassi : entre 30 et 50 B une grande bière : entre 40 et 90 B une course en Taxi entre aéroport et Baglamphu : 300 B, entre Baglamphu et Siam Square : 90 à 100 B une location de moto à vitesses ou automatique : 200 B / 24h un litre d'essence pour moto : entre 20 et 35 B une location de kayak : entre 150 et 300B pour 4h (aussi cher que la moto, dingue !) un ferry+gros bus entre KSR et Koh Chang : 400 B (100B de moins en minibus) un pick up entre débarcadère Koh Chang et KAi Bae : 50 B
En gros, pour 12 jours, on en a eu pour 200 euros de logement, 200 euros de nourriture. Le voyage tout compris sur place (nourriture, logement, transports, visites, loisirs, achats souvenirs) nous a couté 30 000 bahts soit un peu plus de 600 euros.
Nouvelle loi à Cuba
Mon petit ami qui travaille dans un hotel a la havane vient de me dire que le gouvernement cubain est en train de passer une loi que nous concerne a tous, qui visitons Cuba.bien, en bref il s'agit de surveiller les touristes soit dans les casas particulaires ou dans les centres touristiques, et s'on te atrape en ayant des relations sexuels avec un/e cubain/e tu pouras faire du temps en prison pour inciter la prostitution dans l'ile.il me dit que cela a ete pense pour finir avec la prostitution.
les CDR feront la surveillance .mon dieu ~~~~ quelque'un sait un peu plus sur cette loi? ici a quebec grace a Trudeau (charte de droits )nous sommes en liberte et l'etat ne peut pas intervenir dans ta vie priveee, mais la-bas avec cet fou castro de president qui sait . svp vos commentaires au plus vit.
les CDR feront la surveillance .mon dieu ~~~~ quelque'un sait un peu plus sur cette loi? ici a quebec grace a Trudeau (charte de droits )nous sommes en liberte et l'etat ne peut pas intervenir dans ta vie priveee, mais la-bas avec cet fou castro de president qui sait . svp vos commentaires au plus vit.
Egypte, février 2006: antiquités et plongées tropicales
19/02/06 -- PHOTOS A LA FIN --
Alors je vais vous dire ce qu'on va faire, on va évacuer tout de suite les détails qui fachent et on n'en parlera plus, d'accord ?
Les commercants égyptiens sont parmi les gens les plus pénibles qu'il m'ait été donné de rencontrer. C'est tout un poême, de larmes essentiellement : l'un des gimmicks favoris des égyptiens du Caire qui ont un truc à te fourguer (à peu pres une personne sur deux) est : "money is nothing, friendship stays forever". La combine consiste a faire assaut d'amabilites pour t'attirer dans sa boutique, te proposer du thé a la menthe, te montrer des photos de la femme, des enfants et te faire comprendre à quel point les francais comptent dans son coeur et combien toi-même y occupes déjà une place importante. Ne rien lui acheter dans ces conditions friserait l'impolitesse et le mec compte bien entendu sur ce sentiment de culpabilité naissant pour te fourguer sa camelote. On nous a fait le coup deux fois le jour de notre arrivée : une fois pour acheter du concentre de fleur de lotus et l'autre pour une peinture d'Isis sur papyrus. De guerre lasse, j'ai fini par accepter que Khrys l'embarque a la condition expresse d'en faire cadeau une fois rentrés en France. Je ne veux à aucun prix de dorures kitchissimes au-dessus du frigo ! l'addition en Egypte est aussi l'occasion d'une lecon de choses mémorable sur le business oriental : les cacahuètes et les serviettes en papier sont payantes ! sans compter le backchich qui ne semble jamais suffisant. A titre d'exemple, j'ai donne un énorme pourboire (50 livres égyptiennes, soit 7 euros) à des chameliers pour nous avoir trimballés deux minutes autour du temple de Djeser à Saqarra. Ils nous ont alors poursuivi a dos de chameau en exigeant 20 euros !! J'ai compris que mon geste - accorder de manière discétionnaire des pourboires exorbitants - était à l'origine de ce rapport faussé entre autochtones et touristes, exclusivement basé sur l'argent. Depuis je compte la moindre piastre. Dans la même veine une triste remarque : la visite des souks au Caire ou ailleurs se révèle un moment finalement assez pénible car on n'ose pas jeter de regards trop appuyés sur un quelconque étal de peur de voir le marchand nous coller aux basques jusqu'au bout de la rue, ne s'avouant jamais vaincu et te tirant au besoin par le bras si le niveau sonore de ses protestations d'amitieé (hello my friend ! what's your name ? where are you from ? ahhh bonjour ! take a look, no hassle, special price for you, 20 camels for your girlfriend muy bonita ! etc.. etc...) n'a pa suffi à te faire deposer les armes et ouvrir le portefeuille. Même les hoteliers ne sont pas toujours fiables : le nôtre nous rendait systematiquement la monnaie amputée d'un backchich autoritaire. Il nous a aussi proposé de s'occuper lui-meme de nos réservations de train pour nous annoncer ensuite que le Caire-Louxor était complet et que nous serions contraints de passer une nuit supplémentaire dans son charmant établissement. Bien entendu, une fois rendus à la gare Ramses, l'achat des deux billets n'a posé aucun probleme. Dernier exemple de "service" largement ponctionné : une réservation de chauffeur pour la journée d'excursions aux Pyramides qui nous semblait chère (35 euros) s'est trouvée justifiée par le fait que l'un de nos arrêts, Dahchour, se situait a 80 km de Saqarra. Verification faite : 3 km. Bref, évitez le Select Hotel, qui figure pourtant en bonne place sur le "guide du routard". Reflexion faite, evitez le "guide du routard".
Voila. c'est fait ! Parlons maintenant du versant enchanteur des contrées du Nil et, pour ne rien oublier, abordons ce recit dans son ordre chronologique.
La premiere chose que nous ayons faite une fois arrivés avec Khryz dans la capitale égyptienne fut évidemment d'aller visiter le musee égyptologique. Je pense qu'il nous faudra y retourner lors de notre seconde escale au Caire dans une semaine car les merveilles qu'il renferme sont bien trop nombreuses pour être admirées en quelques heures. Ma connaissance de l'Egypte ancienne sera egalement plus affutée à ce moment-là et mon face-à-face avec ses trésors cairotes un peu moins deséquilibré. De ce que j'ai pour le moment retenu, quelques pièces exceptionnelles se détachent immediatement : Le masque d'or de Touthankamon est évidemment LA star incontounable du musée. 11 kilos d'orfèvrerie multimillénaire, or massif, turquoise et lapis-lazuli essentiellement. L'affluence est telle dans cette partie du musée que son accès est limité à 10 minutes par visiteur. 10 minutes inoubliables, d'autant que le trésor se compose de presque 4000 pieces dont les plus beaux joyaux sont réunis autour du masque et des 2 sarcophages en or du jeune Pharaon. Il y a à proximité le trône en or de Toutamkhamon, les 4 chapelles dorées qui s'emboitaient les unes dans les autres dans le tombeau découvert en 1922, son char, ses bijoux, etc... Mais toutes les epoques de l'Egypte antique sont bien entendu representées et les moments d'émotion ne se limitent pas aux atours immortels du neveu d'Amenophis IV. Ce dernier aussi compte parmi les stars du musée en raison du schisme religieux qu'il imposa pendant 20 ans à son peuple en renoncant au polythéisme pour ne plus adorer que le dieu Aton, le dieu-soleil. Il se rebaptisa alors Akhen-Aton. Ce nouveau culte ne lui survecut pas puisque Toutankh-Aton s'empressa de rétablir les différents clerges locaux dans leur fonctions et notamment le plus puissant d'entre eux, celui d'Amon, effacant toutes les cartouches au nom de son oncle Akhenaton et se rebaptisant lui-même Toutamkh-Amon.
( petit intermède : au moment où j'écris ces lignes, mon ordinateur se met a gueuler "Allah Akhbar" sur toutes les notes de la gamme, petit rappel de l'heure imminente de la prière m'explique mon voisin de table. Ca surprend)
Ou en étais-je? ah oui, le shisme Amarnien comme on appelle cette époque troublée de l'histoire égyptienne produisit également une mutation artistique très étonnante dans cette civilisation dont les canons stylistiques ont très peu évolué en plus de 4000 ans.
(ca y est, c'est le muezzin du minaret voisin qui s'y met à son tour. 5 fois par jour, on commence à s'habituer)
Cette mutation est très visible dans la salle consacrée à Amenophis IV : les statues gagnent en réalisme, frisent avec la caricature (lèvres charnues, crânes allongés, hanches hypertrophiées, ventres ronds, ..) et les scènes du quotidien du Pharaon en famille ne sont plus taboues. Malheureusement, les pièces sont assez rares, la plus grande partie des représentations d'Akhenaton ayant ete brisées après sa mort, ultime vengeance pour lui refuser la vie éternelle.
Je me relis et me rends compte que je n'ai jusqu'ici abordé que deux Pharaons, alors que l'Egypte antique compte une trentaine de dynasties de 3200 avant JC jusqu'aux premiers siècles de notre ère !! Ca vous donne une idée de la richesse du fonds du Musee. je vous livre donc pèle-mêle quelques pièces exceptionnelles : la palette du roi Narmer (3200 BC) le montrant en unificateur de haute et basse Egypte. C'est le plus vieux document du musée, trouvé a Saqarra, véritable point de départ de l'Egypte antique et de l'histoire mondiale. La statue du roi Djezzer (2700 BC) qui se trouvait dans un caveau derrière la célèbre pyramide à degrés de Saqqara, la première de l'histoire, oeuvre d'Imhotep, patron des architectes élevé au rang de demi-dieu, devenu chez les grecs une divinite de plein rang sous le nom d'Esculape : Imhotep etait aussi medecin... Les momies d'El Fayoum, datant de l'epoque greco-Romaine : les portaits des défunts sont peints à l'emplacement du visage et sont d'un réalisme incroyable. Véritables photos d'identité du début de notre ère afin que le Bâ, l'âme du mort, ne se trompe pas de momie au retour de ses pérégrinations quotidiennes !! Etc...
Hier, deuxième jour de notre voyage, nous sommes allés faire le tour des pyramides des environs du Caire, accompagnés d'un guide et d'un chauffeur. Nous avons decide de suivre un ordre chronologique en allant tout d'abord présenter nos respects aux habitants mythiques de Saqqara, nécropole royale de la capitale Memphis située quelques kilomètres au sud du Caire moderne. La pyramide à degrés est dans doute la première construction monumentale de l'histoire humaine. Comme les autres pyramides, elle était entourée d'un vaste complexe religieux dont les égyptologues ont reconstitué un portique, un temple et une allée bordée des premières colonnes jamais construites. D'autant plus impressionnante que les scientifiques lui ont rendu sont toit culminant à une quinzaine de mètres, rendant à cette double colonnade toute son aura mystique. Les grecs n'ont pas tout inventé. En bordure du complexe, nous avons visité la pyramide de Teti Ier (2400 BC, 6eme dynastie) et le gardien des lieux nous a pratiquement obligé à prendre des photos du sarcophage - ce qui est interdit - pour pouvoir ensuite réclamer le traditionnel backchich. A côté de la pyramide le mastaba de Ti, confident de Teti. C'etait évidemment un grand privilège de pouvoir construire son tombeau à proximité immédiate de la pyramide du Pharaon, signe évident de l'amitié qui liait les deux hommes. Les bas-reliefs peints que nous avons trouvés à l'intérieur sont stupéfiants de beauté, ils représentent des scènes de la vie quotidienne, toutes sortes d'offrandes, une statue du Kâ (le double immortel du défunt) et quantité de fausses portes pour permettre à ce dernier de circuler sans encombre et de jouir d'une existence heureuse dans l'au-delà.
Apres Saqarra vint le tour de la nécropole de Dahchour, site d'expériences architecturales pour Snefrou, père de Kheops, qui cherchait visiblement la "pyramide parfaite". C'est lui qui le premier supprime les degrés par un revêtement de calcaire uniforme. 2 de ses oeuvres sont visibles a Dahchour : la pyramide rhomboidale dont les angles des arêtes deviennent d'un coup moins aigus à mi-hauteur et la pyramide rouge (99 M de haut, troisième pyramide d'Egypte par sa taille, seulement surpassée par celles de son fils Kheops et de son petit-fils Kephren) à l'interieur de laquelle nous sommes descendus peniblement. Couloir bas et très pentu à la base duquel se sont offerts a notre regard 3 salles funéraires vides de décoration mais pleines d'une très forte odeur d'urine. Romantisme quand tu nous tiens. La remontée fut un calvaire, à l'heure où je vous parle j'en ai encore des courbatures plein les jambes.
Pour finir en beauté nous avons pris notre temps a Gizeh. Le site est tellement connu que je ne vais pas vous faire l’affront de vous en expliquer les tenants et les aboutissants. Pyramides de Kheops, de Kephren (toutes les deux aux alentours de 140M de haut avec des bases de 210 a 230 M de cote, des monstres !), celle de Mykerinos, descendant des deux premiers, plus petite que les deux autres comme si le Pharaon n’avait pas voulu faire d’ombre à ses aieux, et enfin le sphynx, sans nez ni barbe mais 70M de long d’une présence massive et silencieuse. J’ai eu peur qu’il me lance une devinette....
Voila, j’arrête la, j’ai mal aux mains. Sachez simplement que je me trouve actuellement a Louxor avec Khryz et deux suisses dont nous avons fait la connaissance dans le train cettre nuit. Nous revenons d’une visite collective au temple de Louxor. Khryz se repose dans sa chambre. Yohann et Noemie squattent les transats de l"hotel Nefertiti qui nous accueille aujourd’hui. A 17H, on va se faire une ballade en felouque et demain nous avons rendez-vous à midi avec l’un des archéologues qui bossent a Karnak sur le chantier de fouilles du temple. Visite privée sympa dont je vous dirai quelques mots dans ma prochaine bafouille.
D’ici la, que la paix du seigneur soit avec vous.
Alors je vais vous dire ce qu'on va faire, on va évacuer tout de suite les détails qui fachent et on n'en parlera plus, d'accord ?
Les commercants égyptiens sont parmi les gens les plus pénibles qu'il m'ait été donné de rencontrer. C'est tout un poême, de larmes essentiellement : l'un des gimmicks favoris des égyptiens du Caire qui ont un truc à te fourguer (à peu pres une personne sur deux) est : "money is nothing, friendship stays forever". La combine consiste a faire assaut d'amabilites pour t'attirer dans sa boutique, te proposer du thé a la menthe, te montrer des photos de la femme, des enfants et te faire comprendre à quel point les francais comptent dans son coeur et combien toi-même y occupes déjà une place importante. Ne rien lui acheter dans ces conditions friserait l'impolitesse et le mec compte bien entendu sur ce sentiment de culpabilité naissant pour te fourguer sa camelote. On nous a fait le coup deux fois le jour de notre arrivée : une fois pour acheter du concentre de fleur de lotus et l'autre pour une peinture d'Isis sur papyrus. De guerre lasse, j'ai fini par accepter que Khrys l'embarque a la condition expresse d'en faire cadeau une fois rentrés en France. Je ne veux à aucun prix de dorures kitchissimes au-dessus du frigo ! l'addition en Egypte est aussi l'occasion d'une lecon de choses mémorable sur le business oriental : les cacahuètes et les serviettes en papier sont payantes ! sans compter le backchich qui ne semble jamais suffisant. A titre d'exemple, j'ai donne un énorme pourboire (50 livres égyptiennes, soit 7 euros) à des chameliers pour nous avoir trimballés deux minutes autour du temple de Djeser à Saqarra. Ils nous ont alors poursuivi a dos de chameau en exigeant 20 euros !! J'ai compris que mon geste - accorder de manière discétionnaire des pourboires exorbitants - était à l'origine de ce rapport faussé entre autochtones et touristes, exclusivement basé sur l'argent. Depuis je compte la moindre piastre. Dans la même veine une triste remarque : la visite des souks au Caire ou ailleurs se révèle un moment finalement assez pénible car on n'ose pas jeter de regards trop appuyés sur un quelconque étal de peur de voir le marchand nous coller aux basques jusqu'au bout de la rue, ne s'avouant jamais vaincu et te tirant au besoin par le bras si le niveau sonore de ses protestations d'amitieé (hello my friend ! what's your name ? where are you from ? ahhh bonjour ! take a look, no hassle, special price for you, 20 camels for your girlfriend muy bonita ! etc.. etc...) n'a pa suffi à te faire deposer les armes et ouvrir le portefeuille. Même les hoteliers ne sont pas toujours fiables : le nôtre nous rendait systematiquement la monnaie amputée d'un backchich autoritaire. Il nous a aussi proposé de s'occuper lui-meme de nos réservations de train pour nous annoncer ensuite que le Caire-Louxor était complet et que nous serions contraints de passer une nuit supplémentaire dans son charmant établissement. Bien entendu, une fois rendus à la gare Ramses, l'achat des deux billets n'a posé aucun probleme. Dernier exemple de "service" largement ponctionné : une réservation de chauffeur pour la journée d'excursions aux Pyramides qui nous semblait chère (35 euros) s'est trouvée justifiée par le fait que l'un de nos arrêts, Dahchour, se situait a 80 km de Saqarra. Verification faite : 3 km. Bref, évitez le Select Hotel, qui figure pourtant en bonne place sur le "guide du routard". Reflexion faite, evitez le "guide du routard".
Voila. c'est fait ! Parlons maintenant du versant enchanteur des contrées du Nil et, pour ne rien oublier, abordons ce recit dans son ordre chronologique.
La premiere chose que nous ayons faite une fois arrivés avec Khryz dans la capitale égyptienne fut évidemment d'aller visiter le musee égyptologique. Je pense qu'il nous faudra y retourner lors de notre seconde escale au Caire dans une semaine car les merveilles qu'il renferme sont bien trop nombreuses pour être admirées en quelques heures. Ma connaissance de l'Egypte ancienne sera egalement plus affutée à ce moment-là et mon face-à-face avec ses trésors cairotes un peu moins deséquilibré. De ce que j'ai pour le moment retenu, quelques pièces exceptionnelles se détachent immediatement : Le masque d'or de Touthankamon est évidemment LA star incontounable du musée. 11 kilos d'orfèvrerie multimillénaire, or massif, turquoise et lapis-lazuli essentiellement. L'affluence est telle dans cette partie du musée que son accès est limité à 10 minutes par visiteur. 10 minutes inoubliables, d'autant que le trésor se compose de presque 4000 pieces dont les plus beaux joyaux sont réunis autour du masque et des 2 sarcophages en or du jeune Pharaon. Il y a à proximité le trône en or de Toutamkhamon, les 4 chapelles dorées qui s'emboitaient les unes dans les autres dans le tombeau découvert en 1922, son char, ses bijoux, etc... Mais toutes les epoques de l'Egypte antique sont bien entendu representées et les moments d'émotion ne se limitent pas aux atours immortels du neveu d'Amenophis IV. Ce dernier aussi compte parmi les stars du musée en raison du schisme religieux qu'il imposa pendant 20 ans à son peuple en renoncant au polythéisme pour ne plus adorer que le dieu Aton, le dieu-soleil. Il se rebaptisa alors Akhen-Aton. Ce nouveau culte ne lui survecut pas puisque Toutankh-Aton s'empressa de rétablir les différents clerges locaux dans leur fonctions et notamment le plus puissant d'entre eux, celui d'Amon, effacant toutes les cartouches au nom de son oncle Akhenaton et se rebaptisant lui-même Toutamkh-Amon.
( petit intermède : au moment où j'écris ces lignes, mon ordinateur se met a gueuler "Allah Akhbar" sur toutes les notes de la gamme, petit rappel de l'heure imminente de la prière m'explique mon voisin de table. Ca surprend)
Ou en étais-je? ah oui, le shisme Amarnien comme on appelle cette époque troublée de l'histoire égyptienne produisit également une mutation artistique très étonnante dans cette civilisation dont les canons stylistiques ont très peu évolué en plus de 4000 ans.
(ca y est, c'est le muezzin du minaret voisin qui s'y met à son tour. 5 fois par jour, on commence à s'habituer)
Cette mutation est très visible dans la salle consacrée à Amenophis IV : les statues gagnent en réalisme, frisent avec la caricature (lèvres charnues, crânes allongés, hanches hypertrophiées, ventres ronds, ..) et les scènes du quotidien du Pharaon en famille ne sont plus taboues. Malheureusement, les pièces sont assez rares, la plus grande partie des représentations d'Akhenaton ayant ete brisées après sa mort, ultime vengeance pour lui refuser la vie éternelle.
Je me relis et me rends compte que je n'ai jusqu'ici abordé que deux Pharaons, alors que l'Egypte antique compte une trentaine de dynasties de 3200 avant JC jusqu'aux premiers siècles de notre ère !! Ca vous donne une idée de la richesse du fonds du Musee. je vous livre donc pèle-mêle quelques pièces exceptionnelles : la palette du roi Narmer (3200 BC) le montrant en unificateur de haute et basse Egypte. C'est le plus vieux document du musée, trouvé a Saqarra, véritable point de départ de l'Egypte antique et de l'histoire mondiale. La statue du roi Djezzer (2700 BC) qui se trouvait dans un caveau derrière la célèbre pyramide à degrés de Saqqara, la première de l'histoire, oeuvre d'Imhotep, patron des architectes élevé au rang de demi-dieu, devenu chez les grecs une divinite de plein rang sous le nom d'Esculape : Imhotep etait aussi medecin... Les momies d'El Fayoum, datant de l'epoque greco-Romaine : les portaits des défunts sont peints à l'emplacement du visage et sont d'un réalisme incroyable. Véritables photos d'identité du début de notre ère afin que le Bâ, l'âme du mort, ne se trompe pas de momie au retour de ses pérégrinations quotidiennes !! Etc...
Hier, deuxième jour de notre voyage, nous sommes allés faire le tour des pyramides des environs du Caire, accompagnés d'un guide et d'un chauffeur. Nous avons decide de suivre un ordre chronologique en allant tout d'abord présenter nos respects aux habitants mythiques de Saqqara, nécropole royale de la capitale Memphis située quelques kilomètres au sud du Caire moderne. La pyramide à degrés est dans doute la première construction monumentale de l'histoire humaine. Comme les autres pyramides, elle était entourée d'un vaste complexe religieux dont les égyptologues ont reconstitué un portique, un temple et une allée bordée des premières colonnes jamais construites. D'autant plus impressionnante que les scientifiques lui ont rendu sont toit culminant à une quinzaine de mètres, rendant à cette double colonnade toute son aura mystique. Les grecs n'ont pas tout inventé. En bordure du complexe, nous avons visité la pyramide de Teti Ier (2400 BC, 6eme dynastie) et le gardien des lieux nous a pratiquement obligé à prendre des photos du sarcophage - ce qui est interdit - pour pouvoir ensuite réclamer le traditionnel backchich. A côté de la pyramide le mastaba de Ti, confident de Teti. C'etait évidemment un grand privilège de pouvoir construire son tombeau à proximité immédiate de la pyramide du Pharaon, signe évident de l'amitié qui liait les deux hommes. Les bas-reliefs peints que nous avons trouvés à l'intérieur sont stupéfiants de beauté, ils représentent des scènes de la vie quotidienne, toutes sortes d'offrandes, une statue du Kâ (le double immortel du défunt) et quantité de fausses portes pour permettre à ce dernier de circuler sans encombre et de jouir d'une existence heureuse dans l'au-delà.
Apres Saqarra vint le tour de la nécropole de Dahchour, site d'expériences architecturales pour Snefrou, père de Kheops, qui cherchait visiblement la "pyramide parfaite". C'est lui qui le premier supprime les degrés par un revêtement de calcaire uniforme. 2 de ses oeuvres sont visibles a Dahchour : la pyramide rhomboidale dont les angles des arêtes deviennent d'un coup moins aigus à mi-hauteur et la pyramide rouge (99 M de haut, troisième pyramide d'Egypte par sa taille, seulement surpassée par celles de son fils Kheops et de son petit-fils Kephren) à l'interieur de laquelle nous sommes descendus peniblement. Couloir bas et très pentu à la base duquel se sont offerts a notre regard 3 salles funéraires vides de décoration mais pleines d'une très forte odeur d'urine. Romantisme quand tu nous tiens. La remontée fut un calvaire, à l'heure où je vous parle j'en ai encore des courbatures plein les jambes.
Pour finir en beauté nous avons pris notre temps a Gizeh. Le site est tellement connu que je ne vais pas vous faire l’affront de vous en expliquer les tenants et les aboutissants. Pyramides de Kheops, de Kephren (toutes les deux aux alentours de 140M de haut avec des bases de 210 a 230 M de cote, des monstres !), celle de Mykerinos, descendant des deux premiers, plus petite que les deux autres comme si le Pharaon n’avait pas voulu faire d’ombre à ses aieux, et enfin le sphynx, sans nez ni barbe mais 70M de long d’une présence massive et silencieuse. J’ai eu peur qu’il me lance une devinette....
Voila, j’arrête la, j’ai mal aux mains. Sachez simplement que je me trouve actuellement a Louxor avec Khryz et deux suisses dont nous avons fait la connaissance dans le train cettre nuit. Nous revenons d’une visite collective au temple de Louxor. Khryz se repose dans sa chambre. Yohann et Noemie squattent les transats de l"hotel Nefertiti qui nous accueille aujourd’hui. A 17H, on va se faire une ballade en felouque et demain nous avons rendez-vous à midi avec l’un des archéologues qui bossent a Karnak sur le chantier de fouilles du temple. Visite privée sympa dont je vous dirai quelques mots dans ma prochaine bafouille.
D’ici la, que la paix du seigneur soit avec vous.
Croisière sur le Msc Melody
je dois faire une croisière sur le Melody en avril 2006
quelqu'un peut me donner des précisions sur ce bateau on nous a proposé une cabine à 5 personnes quelqu'un connait il ce modèle de cabine? y a 2 escales en lybie, sachant que les escales sont tj très courtes sur ce type de croisière, a t on le temps de se débrouiller seul
merci
Volontariat en Equateur
Bonjour à tous,
Je viens de Suisse et je suis maintenant depuis 4 mois en Equateur où je travaille comme volontaire. Je viens raconter un peu mon experience sur le forum parce que c'est par l'intermediaire de forum comme celui-ci que j'ai trouve l'organisation qui m'accueille actuellement. Et j'espere que je pourrai aider certains d'entre vous!
Donc je vis a Quito, dans une maison de volontaires. Cette agence est en lien avec plein de centres, d'ecoles, d'institutions, ... a Quito et dans d'autres regions d'Equateur aussi. A mon arrivee, on m'a demande les domaines qui m'interessaient, j'ai pu visiter plusieurs centres et j'ai choisi ce qui me plaisait le plus.
J'ai par exemple travaille 3 mois dans une ecole pour enfants sourds. J'ai travaille aussi dans une garderie d'un quartier pauvre de Quito. Pour changer un peu d'air, je suis allee durant une semaine sur la côte construire des maisons pour des gens extremement defavorises. J'ai aussi differents projets pour le reste de mon annee ici, en Equateur. Je pense aller faire un mois de volontariat aux Galapagos en mars puis je vais peut-etre aller donner un peu de moi dans une communaute dans la foret amazonienne.
Voila, n'hesitez pas a me repondre ou a me contacter directement sur mon mail pour plus d'infos!
Les petits métiers...
Je suis toujours surpris en voyage de découvrir et d'observer la variété de petits métiers qui existent dans bon nombre de pays traversés. Ces petits métiers pour la plupart existaient aussi chez nous dans un passé récent. Enfant dans les années 60, je voyais au pied des immeubles passer et repasser le rémouleur / aiguiseur de couteaux ou le vitrier avec sa lourde et imposante charge sur le dos.
En voyage, le pittoresque n'est pas tout, et le côté insolite de ces petites activités ne doit pas nous faire oublier que derrière se cache le plus souvent une vie de traîne-misère et de crève la faim...
Voici quelques métiers insolites que j'ai pour ma part pu découvrir au hasard de mes voyages : à Cuba : "le rechargeur de briquet jetables". Il tient étale dans la rue, et à l'aide d'une bombe insecticide plus une petite intervention sur la roulette à étincelle il regénère les briquets Bic... Au Guatemala "la cuisinière à tambouille". En fait, elle récupère et mélange tous les restes du marché, des échoppes et restaurants pour proposer une ragougnasse qui peut prendre suivant les jours une orientation plutôt viande, poisson, claire ou épaisse... elle est destinée au plus pauvres A Tananarive / Madagascar, les fabricants de tampons. Installés le long d'un grand escalier, des gamins fabriquent avec dextérité des tampons en découpant dans le caoutchouc avec une lame gilette, les caractères, logos et dessins types crocodiles ou cocotiers. Le résultat est impressionnant de vérité typographique... A La Paz Bolivie : la marchande de foetus de Lama. Ils sont vendus séchés et odorants, du stade foetus au presque nouveau-né et ils sont sensés apporter bonheur et prospérité à la maison...
Si vous avez de quoi alimenter cette rubrique sur la vraie face du monde soyez les bienvenus. C'est le moment de finir avec nostalgie 2005 et de commencer en tranquilité la nouvelle année.
Si vous avez de quoi alimenter cette rubrique sur la vraie face du monde soyez les bienvenus. C'est le moment de finir avec nostalgie 2005 et de commencer en tranquilité la nouvelle année.
Etes-vous pour ou contre les cellules amovibles?
😉Salut les copains!
J'ai un problème, un vendeur de CC m'a dit que si j'achetais une cellule amovible je serais "marié" avec elle toute ma vie.
Qu'en pensez vous ?
Quels sont les pour(s) et les contre(s) de ce mode de voyage.
Merci de nous éclairer, sachant que nous cherchons un CC pour le début 2006
Qu'en pensez vous ?
Quels sont les pour(s) et les contre(s) de ce mode de voyage.Merci de nous éclairer, sachant que nous cherchons un CC pour le début 2006
Tourisme sexuel: nous sommes tous responsables
bonjour
aujourd'hui je m'apprête à partir à Madagascar, en lisant le LP guide, je trouve un chapitre sur le tourisme sexuel et cela me rappelle un souvenir triste :
J'ai vécu 1 an au Sri lanka et un jour j'ai vu un allemand avec un jeune sri lankais (trop jeune), je me suis insurgée et j'ai commencé à m'agiter, je voulais le dénoncer auprès de la police local etc... mais mes amis sri lankais m'ont retenui en me disant que c'est moi qui aurait des problèmes car cela était couvert par certaines "crapules" du village où cela se déroulait.
c'est horrible, j'ose espérer qu'aujourd'hui en tant que touristes nous avons peut être un poid le regard que l'on porte lourd de reproches et même un risque de dénonciation de ce type d'activité. Mais qu'en est-il vraiment ?
cela vous est-il arrivé ? qu'avez vous fait ? qui contacter ?
il existe des sites maintenant : http://www.ecpat-france.org/
merci de partager vos opinions et expériences
cordialement
aujourd'hui je m'apprête à partir à Madagascar, en lisant le LP guide, je trouve un chapitre sur le tourisme sexuel et cela me rappelle un souvenir triste :
J'ai vécu 1 an au Sri lanka et un jour j'ai vu un allemand avec un jeune sri lankais (trop jeune), je me suis insurgée et j'ai commencé à m'agiter, je voulais le dénoncer auprès de la police local etc... mais mes amis sri lankais m'ont retenui en me disant que c'est moi qui aurait des problèmes car cela était couvert par certaines "crapules" du village où cela se déroulait.
c'est horrible, j'ose espérer qu'aujourd'hui en tant que touristes nous avons peut être un poid le regard que l'on porte lourd de reproches et même un risque de dénonciation de ce type d'activité. Mais qu'en est-il vraiment ?
cela vous est-il arrivé ? qu'avez vous fait ? qui contacter ?
il existe des sites maintenant : http://www.ecpat-france.org/
merci de partager vos opinions et expériences
cordialement
Les "nouveaux", ne soyez pas intimidés
Bonjour à tous, et notamment à ceux qui se sentent nouveaux sur le forum.
J'ai écrit hier à Alan, l'homme aux 3000 messages, dans la discussion portant sur La rencontre à Nice le 3 décembre ( http://voyageforum.com/v.f?post=311470 ):
Je me rends compte que les "petits nouveaux" sont tres intimidés par les dinausores du forum (la réaction d'exotica n'est pas la première). Il faudrait qu'on se demande comment ca se fait, et qu'on reflechisse à un changement de cap pour que ce sentiment diminue, parce que c'est dommage. Je dis ca pour nous tous, les anciens, pas que pour moi ou toi. Tu as raison, la richesse de VF, c'est entre autre ces rencontres ou anciens et nouveaux se retrouvent en vrai, voire parfois nouveaux et nouveaux, ou anciens et anciens...
En réponse, il m'a été suggéré de démarrer cette discussion, ce que je fais ici.
En gros, j'ai envie: 1) que les nouveaux inscrits ne se sentent pas intimidés, car ce forum tire sa force de son ouverture, donc tous les voyageurs sont les bienvenus, même ceux qui n'ont jamais voyagé et qui ont envie de voyager. On ne mesure pas la qualité d'un être humain au nombre de kilomètres parcourus à pieds, au nombre de pays visités, au nombre de 8000 grimpés, au nombre de bivouacs réalisés par - 30 degrés, ni au nombre de ses messages postés sur VF. Donc, ceux qui, pour une raison ou une autre, se sentiraient dépassés par certains "dinausores du forum", relativisez, et osez. Il n'y a rien à craindre, personne ne vous rejettera, personne ne se moquera de vous, enfin... j'ose espérer!!!! De toute façon, on ne mesure pas la qualité d'un être humain, tout court.
Ce forum existe depuis trois ans maintenant. D'autres forums plus récents (notamment en politique) ont des membres qui ont posté 40 000 messages. Je l'ai vu. Relativisons.
2) de savoir pourquoi vous vous sentez intimidés. Sommes nous trop "entre nous"? Dans ce cas, nous pouvons corriger cela, aidez nous en nous disant comment. Sommes nous réellement trop snobs? J'espère vraiment pas...🤪 Dans tous les cas, vous êtes vraiment les bienvenus dans toutes les rencontres, et même plus, VF a besoin d'une relève selon moi. Je ne prone pas l'extinction des dinausores, mais le renouvellement n'a jamais fait de mal que je sache. Mixons, mixons, mes frères...
J'ai écrit hier à Alan, l'homme aux 3000 messages, dans la discussion portant sur La rencontre à Nice le 3 décembre ( http://voyageforum.com/v.f?post=311470 ):
Je me rends compte que les "petits nouveaux" sont tres intimidés par les dinausores du forum (la réaction d'exotica n'est pas la première). Il faudrait qu'on se demande comment ca se fait, et qu'on reflechisse à un changement de cap pour que ce sentiment diminue, parce que c'est dommage. Je dis ca pour nous tous, les anciens, pas que pour moi ou toi. Tu as raison, la richesse de VF, c'est entre autre ces rencontres ou anciens et nouveaux se retrouvent en vrai, voire parfois nouveaux et nouveaux, ou anciens et anciens...
En réponse, il m'a été suggéré de démarrer cette discussion, ce que je fais ici.
En gros, j'ai envie: 1) que les nouveaux inscrits ne se sentent pas intimidés, car ce forum tire sa force de son ouverture, donc tous les voyageurs sont les bienvenus, même ceux qui n'ont jamais voyagé et qui ont envie de voyager. On ne mesure pas la qualité d'un être humain au nombre de kilomètres parcourus à pieds, au nombre de pays visités, au nombre de 8000 grimpés, au nombre de bivouacs réalisés par - 30 degrés, ni au nombre de ses messages postés sur VF. Donc, ceux qui, pour une raison ou une autre, se sentiraient dépassés par certains "dinausores du forum", relativisez, et osez. Il n'y a rien à craindre, personne ne vous rejettera, personne ne se moquera de vous, enfin... j'ose espérer!!!! De toute façon, on ne mesure pas la qualité d'un être humain, tout court.
Ce forum existe depuis trois ans maintenant. D'autres forums plus récents (notamment en politique) ont des membres qui ont posté 40 000 messages. Je l'ai vu. Relativisons.
2) de savoir pourquoi vous vous sentez intimidés. Sommes nous trop "entre nous"? Dans ce cas, nous pouvons corriger cela, aidez nous en nous disant comment. Sommes nous réellement trop snobs? J'espère vraiment pas...🤪 Dans tous les cas, vous êtes vraiment les bienvenus dans toutes les rencontres, et même plus, VF a besoin d'une relève selon moi. Je ne prone pas l'extinction des dinausores, mais le renouvellement n'a jamais fait de mal que je sache. Mixons, mixons, mes frères...
Iran avec 2 jeunes enfants
Bonjour,
Nous avons le projet de partir 3 semaines en Iran en juin ou juillet prochain, avec nos 2 enfants qui auront 1 an et demi et 3 ans et demi. J'aimerais savoir, si à tout hasard, on peut trouver des petits pots sur place (teheran ou autre ville) et des couches.
Autre question, côté habillement : est-ce que les enfants de cet âge doivent aussi avoir les jambes et bras complètement couverts ? (il risque de faire chaud à cette période et les petites robes seraient les bienvenues pour ma fille - l'ainée !) ; ah j'aillais oublier : côté voile, ma fille ayant des cheveux longs et blonds, n'y a-t-il pas de pb si elle ne porte pas de foulard ?)
Merci d'avance
Nous avons le projet de partir 3 semaines en Iran en juin ou juillet prochain, avec nos 2 enfants qui auront 1 an et demi et 3 ans et demi. J'aimerais savoir, si à tout hasard, on peut trouver des petits pots sur place (teheran ou autre ville) et des couches.
Autre question, côté habillement : est-ce que les enfants de cet âge doivent aussi avoir les jambes et bras complètement couverts ? (il risque de faire chaud à cette période et les petites robes seraient les bienvenues pour ma fille - l'ainée !) ; ah j'aillais oublier : côté voile, ma fille ayant des cheveux longs et blonds, n'y a-t-il pas de pb si elle ne porte pas de foulard ?)
Merci d'avance











