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Currency exchange while traveling: why do some still carry wads of cash?
by Atila · 2019-11-07 · 545 replies
Hi everyone,

In this age of zero-commission cards and fee-free accounts, I’m curious why some travelers still prefer to set off with a wallet stuffed with bills and exchange money on the spot.

I get it for those whose income comes from undeclared activities, but what about everyone else?

Between the risk of theft, scams at exchange counters, and fees that often end up being higher, I’m really puzzled.

The last time I traveled with a wad of cash was because I had to pay for accommodation in cash only, the local currency was the dollar (easy to exchange at a very low cost), and I was still paying some fees.

I’m still wondering about my next trip to Argentina because the situation there is very specific, but otherwise?

Is it an allergy to modern payment methods?

A budget so tight that an extra 20 € (the fees some local banks charge for withdrawals) on a 2000 € budget would be impossible to manage?

Thanks for shedding some light on this!
Coup de gueule au sujet de la Turquie
by Trekkerbeub · 2019-08-23 · 584 replies
En 1997, lors de mon dernier "road trip" en Turquie, j'ai quitté un peuple attachant, souriant, honnête, libre, toujours prêt à vous aider. J'y suis retourné ce mois d'août après deux semaines à avoir sillonné la Grèce du Nord en famille. J'ai été profondément choqué par le changement que j'ai pu observer et vivre. Lors de mes 5 précédents voyages en 1985, 1989, 1991, 1996 et 1997, à avoir sillonné la Turquie d'est en ouest, et du Nord au Sud, je n'avais jamais vu de femmes vêtues intégralement de noir et intégralement voilées. Après avoir traversé la frontière Gréco-Turque, à la première grande ville traversée, j'ai pu voir de nombreuses femmes intégralement voilées de noir. N'ayant pas prévu de me rendre à Istanbul, je n'avais pas téléchargé la carte de Turquie dans mon GPS. Avec l'absence de panneaux clairs, à environ 2 ou 3 Km de Sultanahmet, j'ai demandé à un groupe de jeunes la direction à suivre pour rejoindre Sultanahmet. " Luetfen, could you please tell me the way to Sultanahmet ?". Il regarde ma plaque d'immatriculation et me répond "Yok" = "non". Cette première expérience d'antipathie a l'égard de nous, perçus comme occidentaux ou mécréants, ou les deux, je pourrais malheureusement la revivre régulièrement durant nos 3 jours passés à Istanbul. Quasiment toutes les femmes Turques d'Istanbul sont désormais voilées, inversement proportionnel à il y a 22ans. Plus moyen de boire une Efes Pilsen ou un vin Turc dans les restaurants où j'ai mangé, il n'y a plus de boissons alcoolisées proposées à la carte ! Je suis profondément triste pour ce peuple qui sombre dans l'obscurantisme de l'Akape et du fondamentalisme islamiste. Ce peuple si attachant, si aimable que j'ai quitté il y a 22 ans est devenu arrogant, fondamentaliste, antipathique. Dommage pour eux ... Il y a 20 fois moins d'occidentaux qu'auparavant à Istanbul ... Je comprends désormais pourquoi ...
Croisière transatlantique caribéenne sur le Costa Fortuna
by Mojacq · 2014-04-03 · 409 replies
Nous avons aimé, on y reviens. Avec le costa fortuna cette fois 24 jours, du 26 novembre au 19 Décembre 2014. Avis aux croisiéristes qui souhaiteraient échanger sur cette croisiére et fournir des infos sur les escales cordialement
Premier voyage aux États-Unis
by Wilnadou · 2013-11-07 · 545 replies
Bonjour, je m'appelle Nadia et en 2014 je vais enfin réaliser mon rêve: partir aux Etats Unis! Je suis très très excitée, et à la fois angoissée car je pars en terre inconnues! Du coup je me pose pleins de questions, du style : Quelles sont les choses à ne pas rater! je pense faire 4 jours à NY et ensuite partir vers l'ouest pour faire LV, LA, SF ET LE GRAND CANYON bien sûre! Je pense partir par une agence avec location de voitures! Quelles sont les choses à savoir, les formalités pour les vols intérieurs pour les pourboire et pleins d'autres choses! Tous vos conseils seront les bienvenus! Merci!
Inde... ou comment le pire cauchemar des hippies est en train de se réaliser
by Celineakavps · 2013-10-21 · 292 replies
Depuis décembre 2006, j'ai passé plus d'une année en Inde. Mon dernier séjour (avant celui-ci) remonte à décembre 2010. Que de changements depuis ! Je ne me retrouve plus dans ce pays où les nouveaux riches dédaignent les plus pauvres et où les routards, bien propres sur eux, ont supplanté les hippies des seventies. Je viens de publier sur mon blog un long texte où je développe ces réflexions. J'aimerais le partager, ici, avec vous :

Mutation des rapports humains dans une Inde en plein essor économique ou comment le pire cauchemar des hippies est en train se réaliser.

D’ici 2020, la production économique combinée de trois grands pays en développement (le Brésil, la Chine et l’Inde) dépassera à elle seule la production cumulée du Canada, de la France, de l’Allemagne, de l’Italie, du Royaume-Uni et des États-Unis." Rapport 2013 du Programme des Nations Unies pour le Développement.

Fin 2013, l'Inde est bien différente de celle que j'ai connu fin 2006. Au total, au gré de mes voyages, j'ai passé plus d'une année dans ce pays où les fêtes religieuses dédiées à Brahma, Vishnu, Shiva ou encore Ganesh rythment la vie de 1,2 milliard d'êtres humains. Fin 2013, les écarts se sont encore creusés : les riches sont plus riches tandis que les pauvres sont plus pauvres. Ca paraît très con écrit comme cela mais pourtant cela change la face du pays... et ma relation avec l'Inde.

La roupie s'est effondrée depuis mon dernier séjour : dorénavant, un euro se change à plus de 80 roupies contre 50 en 2011. Mes amis gagnent toujours entre 1500 et 3000 roupies mensuels (pour 12h de travail par jour et ce, 7 jours sur 7). Je vous laisse faire le calcul... Dans les hôtels où je pose mon sac, la majorité des touristes sont des indiens. Tous les professionnels du secteur que je rencontre me font remarquer que la crise européenne ne semble plus permettre à nos concitoyens de s'envoler vers le pays des rajas à défaut comme nos aînés de tracer leur route à travers l'Afghanistan et le Pakistan, et que les mots « vacances » et « tourisme » sont désormais ancrés dans le vocabulaire d'une nouvelle élite indienne qui avant 2020, représentera plus de monde que dans n'importe quel pays européen. Tous s'accordent pour me dire leur surprise : les touristes indiens (plus exigeants – lire leurs commentaires sur Trip Advisor) paient mieux que les occidentaux ! Depuis deux mois que je suis en Inde, je me sens plutôt désargentée avec mon budget de 20 euros par jour, à côté de ces touristes, de tous âges, originaires de Bangalore, Calcutta, Delhi, Pune ou Mumbai, qui raffolent des marques européennes, japonaises et nord-américaines : Apple, Nikon, Canon, Nike, Lacoste, Tommy Hilfiger, Calvin Klein, Armani, Pepe Jeans etc et qui se gargarisent de participer à des Big Fat Indian Weddings.

Impossible d'ignorer ces nombreux indiens, de plus en plus visibles, qui nous imaginent tous nymphomanes et libertins, qui jalousent notre liberté de mouvement, nos origines européennes et ne peuvent s'empêcher de vérifier qu'ils ont bien (au moins) le même pouvoir d'achat que nous. Sans cesse, ils nous demandent la valeur de nos possessions. Et ton jean ? Il coûte combien ton jean ? Et ton appareil photo ? Il coûte combien ton appareil photo ? Certains se décrivent plus éduqués que leurs compatriotes « qui ressemblent à des singes » et nous citent les philosophes des Lumières. Sur les rooftops des hôtels, des clans se forment. D'un côté, les occidentaux lisent leur fil d'actualité Facebook sur leur smartphone et de l'autre, les indiens... lisent leur fil d'actualité Facebook sur leur smartphone. Les occidentaux semblent nostalgiques de ce temps de l'entre-soi mais se sentent encore valorisés par le traitement privilégié qu'ils reçoivent : ici, la police touristique donne systématiquement raison aux occidentaux, et ce même s'ils sont de mauvaise foi : plus d'un indien a fini en garde à vue à se faire tabasser parce qu'il aurait importuner des « voyageurs ». Quant aux touristes indiens, certains se sentent incommodés par la proximité physique avec nos jeunes femmes dénudées qui fument et boivent de l'alcool devant leur épouse tandis que d'autres, nous apostrophent pour nous photographier : avoir un ami occidental leur confère une stature internationale.

En ce moment même, je vous écris de la terrasse de mon hôtel où des couples français sympathisent et se relatent leurs déboires avec les conducteurs de rickshaws, le personnel des hôtels et tous ces indiens qui les assimilent à des portefeuilles sur pattes. Ils échangent leurs bonnes adresses puisées dans le Guide du Routard et le Lonely Planet. Ils se demandent quel médicament contre le paludisme ils avalent. Ils détaillent les avantages de leur veste en gore-tex et de leur pantalon Quechua. Ils comparent l'authenticité des locaux dans chaque pays traversé (comprendre ceux qui ne sont pas encore pollués par le monde moderne comme si en 2013, même dans les villages reculés la télévision par câble n'était pas entrée dans les foyers des plus pauvres). Ils énumèrent ce qu'ils ont fait/ce qu'ils font : la Chine en un mois pour certains, le tour du monde en un an pour les autres. Ils comptent les jours de pluie qu'ils ont eu sans évoquer le cyclone qui a déplacé un demi million d'indiens et détruit des milliers d'habitations, la semaine dernière. Ils reviennent de Rishikeshoù ils ont pratiqué le yoga « pour ouvrir leurs chakras » et ont appris la méditation transcendantale dans un ashram tenu par un gourou qui leur a ouvert les yeux sur leur nature profonde et leur rôle dans l'Univers. Ils disent qu'ils ont démissionné de leur job « pour découvrir le monde » tout en se gaussant, dans la langue de Molière, du style vestimentaire du serveur qui leur apporte, avec un timide sourire d'adolescent mal dégrossi, leur brochette de poulet tandoori.

Entre ces nouveaux riches indiens pour qui la classe sociale tend à abolir les castes mais qui dédaignent les plus pauvres et ces touristes occidentaux en pleine quête existentielle qui se posent en lutte contre une uniformisation du monde mais qui ne prennent pas le temps de dialoguer avec des locaux préférant cumuler les lieux visités en photographiant au zoom le moindre sadhu comme témoignage de leur exotique passage dans cet « Incredible India », gimmick martelé par le Ministère du tourisme indien dans des spots publicitaires qui tournent en boucle sur CNN, je ne me retrouve plus.

Je pourrais fuir ces lieux nommés dans les guides touristiques et aller à la rencontre des fermiers du Bihar ou de l'Andrah Pradesh mais l'envie a disparu. Je me réjouis de l'explosion de cette classe moyenne-supérieure indienne tout en me lamentant de son ridicule mimétisme : les filles s'arrachent les crèmes qui blanchissent la peau tandis que les garçons se prennent pour des rappeurs américains ou des lords anglais. Bien sûr, une classe d'intellectuels et d'artistes tentent de braver ce tsunami. Bien sûr, il reste de l'indianité en ces nouveaux riches mais pour combien d'années encore ? En 2009, Pavan K. Varma a publié « un virulent réquisitoire contre cette classe moyenne qu'il exhorte à un réveil civique, dans la haute tradition des pères fondateurs de l'Inde dont il se refuse à voir l'héritage renié » (extrait de la quatrième de couv' de La classe moyenne en Inde, une nouvelle caste).C'est tellement ça.... Une telle frénésie consumériste... Des nouveaux riches indiens qui font preuve d'un tel désintérêt à l'égard de la chose publique et du bien commun...

Voyager seule pendant dix années m'a fait connaître des personnes et des situations qui m'ont ouvert l'esprit au delà de ce que ma culture française me permettait. Cette décennie a affirmé ma confiance en moi, m'a permis de définir mes priorités dans la vie et m'a appris à jouir du présent. Seulement, dorénavant, je ne suis plus assoiffée par cette curiosité qui m'a fait traverser la Syrie, l'Afrique, l'Inde, l'Asie du Sud-Est et le Venezuela de Hugo Chavez. L'exotisme ne me fait plus rêver : derrière chaque carte postale, se cache de la laideur. Cette laideur, je ne désire plus la côtoyer. La misère- qui-n'est-pas-moins-pénible-au-soleil me désole de plus en plus : je peine à m'émerveiller du sourire ravi d'un enfant en haillons, la morve au nez et les cheveux pouilleux. Dans un même temps, que les indiens et les asiatiques s'enrichissent mais je ne veux plus être le témoin direct de ce passage de l'ère du kitsch à celle du bling bling (selon mes codes socio-culturels, soit...). Que les routards continuent de fantasmer un monde qui n'existe plus que dans les récits des écrivains-voyageurs des XIX° et XX° siècles mais qu'ils ne me vantent plus leurs soi-disantes extrêmes expériences aux confins du trou du cul du monde. Chacun vit son expérience en voyage. Chacun ressent de fortes émotions. Chacun gère comme il peut le flot de mendiants. Chacun met son corps à l'épreuve dans des pays tropicaux. Chacun croit être un voyageur plus responsable que ses congénères... mais qu'on soit bien clair, l'habit ne fait pas le moine : des dreadlocks et une chemise en coton équitable ne rendent pas plus respectueux des populations et des coutumes locales. Reste la nature quand l'industrie agroalimentaire ne la détruit pas. Reste les fonds sous-marins quand le réchauffement climatique (ou la pêche à la bombe) ne tue pas les récifs coralliens. Reste des lieux que je chéris. Des personnes que je considère comme des amis sur les cinq continents. Des rayons de soleil qui aident à traverser nos longs hivers français. Des souvenirs et un sentiment d'accomplissement d'être allée au bout des mes rêves d'adolescente.

Pendant que je me larmoie sur cette mutation des rapports humains dans une Inde en plein essor économique, mes amis indiens assistent, impuissants, à cette historique révolution sociale. Ils cumulent les emplois. Ils dorment 4 à 5 heures par nuit. Parfois sur leur lieu de travail abandonnant, contre leur volonté, le lit conjugal pendant des années. Ils bataillent au quotidien, sans savoir de quoi sera fait leur lendemain, pour trouver les quelques roupies qui leur permettent de nourrir leur famille, payer les fournitures scolaires de leurs enfants et les traitements médicaux de leurs parents. Alors oui, ils se prennent des commissions sur le dos des touristes (indiens et occidentaux confondus) mais qui peut vivre décemment avec 30 euros par mois dans un pays où le litre d'essence avoisine 1 euro le litre ?

Le texte original (avec photos) ICI.
Retour d'une croisière sur le Costa Pacifica du 9 janvier
by Alicecaroll · 2011-01-20 · 396 replies
Petites impressions a chaud d' une croisière sur le Costa pacifica du 9 janvier 2011  Très beau parcours Trop de jours en mer 4 sur un total de 11 jours Costa aurait pu apporter un petit changement afin d' éviter de débarquer en Israël un samedi et éviter de faire des escales techniques en Égypte  obligeant les gens a faire leurs excursions ou a utiliser des prestataires bon vous me direz que je le savais avant de partir  

Avertissement aux personnes sensibles au bruit évitez de prendre une cabine au pont 8 car la piscine se situe au dessus et autour se trouvent tables et chaises qui sont manipulées avec une delicatesse toute relative  a longueur de journée de 6h a 2h du matin Sinon le bateau est récent mais dans la lignée des bateaux fabriques depuis près de 10 ans sans apporter de modifications notables d' aucune sorte la decoration  moins obstentatoire  Parlons des petits plus ou moins Prix de la croisière a j-60 divise par deux!!!! Mais les prestations aussi!!!! Si  certaines personnes se plaignent des prestations sur MSC il est vrai que c est subjectif  alors la nourriture sur Costa n est plus qu une pale copie de l originale année de référence 2003 Puis au fur et a mesure des années les prestations ont baisse pour arriver cette année a son apogée  Quelques exemples pratiquement plus de Buffet de minuit et l apothéose  Buffet magnifique réduit a de simples décorations quelques fruits et crêpes suzette avec glace Repas de gala aussi n a que le nom  Ou est la langouste le foie gras ....et la fameuse omelette norvégienne ....beurk.... Si vous aimez les pâtes vous aimerez Costa Plus de thé dansant autant pour moi une seule fois seulement Quant au personnel parfois très charmant d' autre moins Ne sont pas en nombre suffisant  Donc je dirai en conclusion que ce qui m incitera a faire une croisière avec Costa plutôt qu avec un autre armateur sera le prix le circuit le bateau (récent) Pour ne pas entrer dans la polémique et en essayant d' être le plus objectif 6 croisières avec Costa 2 avec MSC Ces deux compagnies se valent chacune ayant des moins et des plus qui font qu au totale ça s annule Allez plus que 12 mois pour la suivante Sinon ma croisière par son parcours a été une réussite   Katatruc beau temps Bruno je t ai un peu maudit car j avais le parapluie l imper et les bottes.....  Nous avons pris un bus sur le port pour 10 euros pour Olympie Et paye 6 euro pour la visite du site nous pouvions suivre les guides de Costa sans problèmes

Athènes nous avons prix un taxi a 4 pour 85 euros aller retour puis visite de 4 heures des principaux sites mais il semble que d' autres aient négocie a 60 euros nous avons prix un billet d' entrée qui donne droit a accès a plusieurs sites pour 13 euros j ai vraiment apprécier l acropole

Izmir nous avons pris a la sortie du port un car pour 10 euros qui vous fait le tour de la ville on monte et on descend quand on veut mais a part le bazar ou quand on y rentre on ne sait quand on sort nous n avons pas vu grand chose

Haifa petite réunion de famille mais pour 200 euros un taxi vous amène a Jérusalem et vous fait visiter les principaux sites et vous ramène au port a voir pour ma prochaine croisière très beau temps

Port Said Alexandrie  excursion avec Costa 122 euros Musée du Caire et les pyramides de gizeh bien long très long fatiguant mais du haut de ces pyramides 40  siècles vous contemplent alors.... Très beau temps

Rome  Nous avons pris le train 9 euros bus et métro compris ensuite nous avons visite le Colisée ainsi que le forum et le site archéologique très beau c est vraiment une ville chargée d' histoire et on le ressent le temps a été couvert mais doux .

Vraiment un parcours charge d' histoire  Et des civilisations très avancées tellement qu aujourd'hui encore on n en comprend pas tous les mecanisme .

Nous avons pris sur place  2 forfaits eaux 13 bouteilles pour 25 euros 1 forfaits boys and girls de 20 boissons pour 48 euros 1 forfait café  22 boissons plus 3 spéciaux mais il n y avait pas Georges pour 32 euros

En tant que membre du Costa club nous avons eu droit au restaurant blue moon ou nous avons mange l avant veille de notre départ impression mitigée les desserts excellents le reste assez moyen parfois fade parfois pas cuit sinon vous avezla cote  de bœuf a deux que je recommande  Excellente suivant mon fils Pour conclure faire le bon choix mais pourquoi avoir a le faire tout devrait être de qualité constante

Allez voilà c est terminée  J ai aime cette croisière car j avais mon fils unique et non moins préfère avec moi et eu le plaisir de connaitre Véronique et Stephanie mais Costa n est plus ce qu il était (petite larme)   Line
Retour d'une croisière de Noël sur le Costa Magica (2010)
by Madisson · 2011-01-01 · 390 replies
Bonsoir à tous ici !! et bonne année !! et oui c'est bien la madi en chair et en os qui vous parle ici meme en direct de .... MAIS NON ; je plaisante 😉😉 hé oui j ai pas changé; et compte bien restée comme je suis encore longtemps bien, sachez que je ne fais qu'un tout tout tout tout petit tour ce soir; il faut me laisser le temps d 'organiser pour vous mes chers amis ce compte rendu ! chers pour certains !😉😉🤪 je viens de lire (rapidemment ) le CR d'une personne qui vient elle aussi de faire le meme circuit que moi ! et bizarrement je n ai pas les memes sensations ! deux premiers jours : marseille + savone pas de soleil ; civitavéchia plutot généralement agréable mais du vent en fin de journée la semaine en mer était une semaine avec une mer agitée (le soir) sauf les deux dernières nuits mais, et je dis bien mais: pas mal de remous le soir du réveillon donc en arrivant à tunis dans la nuit je précise qu'à l heure du souper '2e service' la table du commandant dernière nous : avec le commandant; peu de tables servies ce soir là!!! de l'agitation de part et d autres; des personnes ont vomies sur les tables; toilettes, etc... DONC NUIT TRES AGITEE ou ; et à quel stade doit on comprendre le terme du mot agité!!!?? VOICI LES POINTS positifs RELEVES SUR MON CARNET :

- tjrs des repas variés , très variés tant menus que buffet - débarquement facile et rapide - accès libre de nourriture et boissons (notamment à palma puisque nous avons pu embarquer en cabine des spécialités de palma (tarte fourrée..) boissons non alcolisées - plats servis chauds - service en chambre (testé cette année) ponctuel - cabine balcon (un plus !! ) meme à cette saison - personnel de chambre aimable et plutot efficace (pour nous la télé marchait mal)

VOICI A PRESENT , les POINTS négatifs relevés:

- ménage de chambre pas fait à fond - tv (écran plat serait apprécié) - personnel de table au restaurant aimable et qui se déride qu au 3 eme soir(ça pas top !! ) - ne font pas trop d effort pour nous comprendre en français - bureau des informations: pas doué et très mal renseigné sur l'utilisation de la carte bancaire / carte magnétique et achats à bords ; incompétents nous avons du demander à deux postes et 3 personnes différentes avant que l'on vienne enfin nous montrer

je dirais pour ma part , deja pour évaluation que par rapport à ma précédente croisière en 2005 sur le fortuna que celle ci ; cette croisière je la note moins bien que la précédente ; ce qui reviendrait à dire ou penser que MSC n'est plus si loin derrière sauf les repas toujours sur costa de très bonne qualité mais msc bat je pense des reccords sur la propreté des chambres mais cela reste un avis, mon avis personnel sur la chose bien chers amis, pour l' heure je vais aller voir du coté des photos et les passer sur mon ordi bonne soirée : si vous avez des questions n'hesitez pas ; soyez pas trop pressés ; y en aura pour tout le monde 😄😄 à demain ou ce soir tard pour ...la suite 😏
Vietnam ou pas Vietnam?
by Envallis · 2009-12-08 · 185 replies
Salut,

jusqu'à hir, j'envisageais de plus en plus sériusement un combiné angkor+vietnam l'été prochain...

mais un psot réent sur les déboires d'un récents voyageurs, et ce que j'ai pu lire apr la suite sur le comportement des vietnamiens me refroidit qq peu...

Pouvez-vous me rassurer ?😊

J'ai envie de voir le Vietnam pour compléter ma trilogie ASE (Bali+Thaïlande+Vietnam), mais peut-être n'est-ce finalement pas une bonne idée...

En fait je recherche pour ce voyage surtout un côté nature/campagne...

je ferais bien le cambodge, mais j'ai peur que ce soit un peu trop "roots" (même si on voyage en sac-à-dos, on aime retrouver un confort "européen"...)

Merci de me rassurer/réorienter... 😉
Du Ramadan à l'Aïd
by Douya · 2005-12-17 · 8 replies
A Kaou : Merci de m'avoir ouvert les portes de ton pays.

Rue de la medersa El-Slimania, 13h Le monde tourne au ralenti. Les rythmes sont plus lents, les démarches plus faibles. Des hommes se reposent sur les bancs. Il fait chaud, la soif devient intense.

Le ramadan c'est une autre vie, alternance de jour et de nuit, d'excitation et de calme, de partage et de maîtrise de soi. L'heure de la journée dicte le niveau d'ambiance dans les rues, tantôt bruyantes et agitées, tantôt d'un vide trop calme et trop soudain. Pendant le ramadan, le marché est moins matinal. 8h, 9h voire 10h pour trouver le choix et la variété dans les légumes et les fruits, bananes, pommes, raisins, dattes, grenades, lady fingers version tunisienne, tomates, salades. Jaune, rouge, vert. Le soleil de la terre. Fromages frais, épices, pâtes en carré pour la chorba. La viande et le poisson. Têtes peu souriantes accrochées à la porte, thons immenses dans lit de glace. Le marché se rempli, tranquillement, population variée, hommes et femmes. Des enfants vendent des sacs plastiques, ici un vieil homme poussant un chariot hors d'age, là une dame à peine plus âgée, foulard sur la tête, accroupie sur un tabouret, proposant haricots blancs marinés ou pois chiches.

Parenthèse : Dix minutes que j'écris, à coté d'un vieil homme qui m'a fait un peu de place. Pas un mot d'échangé, juste une poignée de main et un magnifique sourire, chéchia rouge sur la tête, regard grave. Une autre poignée de main, très chaleureuse et un au revoir. A t'on besoin de dire plus? Fin de parenthèse

Midi-15h. Heures chaudes, heures de la sieste, heures où quelques magasins seulement sont ouverts. Les hommes sur des chaises à l'ombre dans la médina. Echanger les nouvelles, regarder passer le temps. Puis timidement, lentement, la ville se réveille. Les taxis sont plus nombreux, les hommes ressortent, le marché ferme, mais commencent à s'étaler jouets en plastique, chaussettes et slips, éponges et pinces à linge, tee-shirts et jeans de contrefaçon, et autres objets hétéroclites. Mais surtout, ici et là, sur le porte bagage d'un vélo plein de poussières, ou emmitouflés dans des sacs de voyage, des pains ronds, des baguettes au goût de brioche, des pains blancs ou jaunes, diverses tailles, divers prix. La boulangerie est prise d'assaut, tout comme la crèmerie et les pâtisseries. Des hommes le plus souvent, la femme est à la maison, à préparer la chorba et les bricks. La foule se fait plus dense, les véhicules se frayent un difficile passage, un homme cherche désespérément à vendre un robot moulinex... Sur la place de la mosquée à Ariana, au milieu des drapeaux rouges de l'étoile et du croissant, Ben Ali contemple l'effervescence.

De la mosquée, la récitation mélodique du Coran commence. Signal tant attendu, la foule se disperse, les cartons sont remballés, les grilles de fer baissées à la hâte. En dix minutes les rues se vident, plus une ombre, plus une voiture, plus un bruit. Ville fantôme, silence de mort. Autour de la mosquée, quelques hommes, assis sur des marches ou sur les chaises du restaurant attendent le moment, l'instant de la rupture du jeûne, la fin du carême. Une gorgée d'eau, une bouchée de pain et vite, très vite, la première cigarette, suivie d'une autre puis encore d'une autre. Au restaurant des bols de chorba et des miches de pain sont apparues comme par miracle. Après la prière une longue file d'hommes et d'enfants s'étire de la mosquée. Chacun se réfugie chez soi pour manger en famille. Difficile de réaliser le contraste, seulement 30 minutes pour passer d'une frénésie du dernier achat à un silence désert.

Après le repas, la vie peut réellement commencer, une vague migre vers le centre ville, vers Tunis, pour continuer les emplettes jusqu'au milieu de la nuit, savourer le café et la chicha entre hommes au pied de la mosquée de l'Olivier (Ez Zitouna), profiter de la fraîcheur du soir sur l'avenue Habib Bourguiba. Il faut bien passer le temps jusqu'au prochain repas...

Minuit-1h du matin. Le métro est bondé, mais toujours il y a de la place. A Ariana, les gens se dispersent dans la nuit. Demain est un autre jour de jeûne, la nuit doit permettre de reprendre des forces.

Marché d'Halfaouine, 15h

La fièvre de l'après midi, l'animation autour de tous les étals. Nourriture bien sur, pour le festin du soir. Les dattes sur branche à 2.500 Dt ou celles plus sèches à 900 ou 1.500 Dt. Les olives sauce piquante ou dénoyautées. Les guirlandes de piments rouges séchés au soleil. Les farines, les lentilles, les haricots. Citrouilles, menthe, concombres. Il est ardu de se frayer un passage, entre la dame couverte de blanc qui compte ses pièces et le jeune qui veut vendre ses sacs. Derrière les oranges, des pantalons et vestes d'occasions traînent en vrac. Les hommes fouillent, comparent, estiment la taille. Le pantalon descend jusqu'en bas, la main jusqu'au coude rentre à la taille. Acheté pour 2.000 Dt. Au pied de la mosquée, deux jeunes étalent des tapis pour encore plus de choix de fripes. A coté, deux montres, des vêtements d'enfant, des chaussures. Non loin, salades, peluches, radis dans un concours de rose pâle au rouge. La place continue à se remplir au fur et a mesure que descend le soleil. "Encore deux heures!" dit mon voisin. Téléphones en plastique, sachets de Tang, ballons de baudruche écrits en chinois, figues de barbarie, makroud... L'eau monte à la bouche. Mais "encore deux heures" ! Un mari regarde les culottes blanches à coté de sa femme enceinte. Est-ce pour le bébé ou la mère? Ce spectacle est-il identique tous les jours de l'année ou spécifique à ce mois si particulier?

L'occasion pour tout le monde de faire des affaires, enrichir son compte en banque en vidant sa garde robe, ou remplir les placards sans trop dégarnir la bourse.

Sur cette place, comme dans d'autres endroits de la médina, je me sens dans un village, loin de la capitale, des taxis jaunes, des bus aux horaires imprévisibles, des levi's store de contrefaçon. Ici respire la Tunisie, sous la musique d'un haut parleur, entre fringues défraîchies et légumes de première fraîcheur.

Place de Barcelone, terminus du métro, 17h

Certaines échoppes des souks ont déjà fermé la boutique vers 16h mais les plus patients sont maintenant en train de plier bagages. La rupture du jeûne est prévue pour 17h35, tout le monde se presse donc pour rentrer chez soi. Au métro, acheter le billet en vitesse, avoir de la chance si le bon métro se présente. Le conducteur sympa ouvrira les portes une fois, deux fois, trois fois pour les retardataires. Celui moins sympa de la ligne 2 garde les siennes bien closes, bien qu'il soit bloqué par un bus, et malgré les supplications des malchanceux. Un dernier métro part, puis ceux qui sont restés à quai, résignés, quittent les lieux. Le service est fini jusqu'à 18h30, il faut trouver une solution de rechange pour rejoindre la tablée familiale. Les bus à coté se vident, pourtant ce ne sont pas les passagers qui manquent. Mais les chauffeurs comme les autres ont droit à ce repas tant attendu.

Dans les rues, les piétons se font rares, les voitures absentes. Quelques taxis solitaires acceptent à contre coeur les privés de transport. Avenue Habib Bourguiba, les cafetiers sortent les chaises. Puis résonnent les paroles du muezzin, moment de délivrance..

Dans quelques heures, ce vide ne sera qu'un lointain souvenir, les rues seront de nouveau encombrées, les terrasses pleines, les jeunes bras dessus dessous au milieu des arbres ou au pied de la fontaine du 7 novembre.

En attendant, la patience au terminus du métro, l'occasion pour les gens de griller des cigarettes... Il n'est que 18h et pourtant j'ai l'impression qu'il est très tard.

Notes : D'après Wissem, cette ambiance de fête le soir après la rupture du jeûne ne se trouve pas lors des deux premières semaines du mois de ramadan. A 22H, plus un métro, plus un bus, la ville est calme. Par contre, la deuxième quinzaine est celle de la célébration et de l'euphorie. Un mois, deux fois 15 jours, deux atmosphères.
Carnet de Voyage-Grèce- juillet 2005
by Tchoops · 2005-08-29 · 3 replies
Vala, vala...L'intégralité de mon "carnet de voyage" en Grèce...Pour ceux qui veulent le lire en entier, je vous souhaite bien du courage !! 😉 @+++

Introduction:

29 Décembre 1951, deux jeunes amis entreprennent de traverser l’Amérique Latine sur leur bonne vieille moto Norton 500cc. L’un d’eux se prénomme Ernesto Guevara. Ce n’est pas du tout de ses idéaux politiques ou sociaux dont je veux vous parler, mais de l’homme lui-même; ce qu’il a entrepris, la façon dont il l’a réalisé. Quelques affaires, un peu d’argent, un moyen de transport; et c’est ainsi que le jeune homme parti à l’aventure, en laissant tout ce qu’il avait derrière lui sans se préoccuper de ce qu’il adviendra de demain...Juste aller de l’avant, vivre pleinement chaque instant de ce voyage qui contribue à constituer la part d’un rêve. C’est un peu de cette manière là que je conçois la façon de voyager. Briser l’ennui d’un quotidien trop monotone. Sortir de ce monde trop étouffant où tout est programmé, minuté; du lever où le simple geste est répétitif ne serait-ce que pour prendre son petit déjeuner, au coucher en passant par la journée de travail où les mêmes personnes nous attendent au bureau, le même travail, etc... Sortir d’un monde où l’on est cocconé, où l’on sait d’avance que dans les 10 minutes qui viennent le prochain bus passera nous prendre...Sortir de ce monde où tout est atrophié.C’est un peu de ce monde fade et incipide dont je veux m’évader...Voyager est en quelque sorte un extuoire à ce monde trop prévisible.

Voyager...Vivre une vie différente de celle que l’on vit, découvrir des lieux, des payasages, une histoire, un passé, une culture. Voyager c’est aussi faire des rencontres : Rencontrer des gens que ce soit des autochtones ou d’autres voyageurs de passage. Voyager c’est un peu tout ça, un foisonnement de tout un tas de choses dont nous nous imprègnons le temps de rêver un peu...

26 juin 2005

Et c’est partiiiii !!! Après un court trajet Tarbes-Toulouse animé par l’écoeurante musique « dragostea » de O-Zone que passait en boucle un petit garçon qui était assis devant moi, j’ai enchaîné avec un trajet me menant à Nice, véritable point de départ de mon aventure. En effet c’est ici que je fais mes adieux à la France. Sur le quai voilà que je m’improvise agent de renseignement en aidant tout d’abord un jeune Hollandais un peu perdu, puis des Français et un Indien qui ne parlait pas un mot de Français ni d’Italien. Après avoir aidé quelques Français et Américains, je me décide à monter à mon tour dans ce train corail Italien. Rien à voir avec les nôtres ! Ils sont un peu plus exigus avec des portes bagages un peu à l’ancienne faits de tubes métalliques dorés et des sièges en tissus de couleur verte. Ça leur donne un certain cachet…Certes ce n’est pas l’Orient Express mais avec tout ce brassage de cultures et de Nationalités, ça en donnerait presque l’impression. Me voilà donc avec un jeune couple d’Américain ayant tout juste passé leur Bac, et un Italien travaillant en France.

27 Juin 2005

Très tôt nous fûmes réveillés par des Italiennes sans gênes nous poussant et n’hésitant pas à allumer la lumière en jacassant sans le moindre souci de discrétion. Finalement le train ne tarda pas à arriver à Vérone….avec 30 minutes de retard ! Bien évidemment j’ai loupé mon transfert pour le prochain train. Mais en arrivant à la gare je trouve rapidement un autre train et y grimpe en précisant au contrôleur mon problème ; un problème anodin apparemment vu la façon dont il a réagit. Connaissez-vous l’histoire du train fantôme ? C’est un train qu’on attend et qui ne vient jamais alors que les panneaux affichent qu’il vient de partir sous vos yeux ! Surprenant, non ? Je m’explique. J’attendais mon train au quai n°6. Etrangement j’étais le seul voyageur qui attendait à ce quai. Pourtant les quais à coté de celui-ci étaient en service. Lorsque l’affichage se mit à indiquer que mon train venait de partir, je me décidai à aller voir le service d’assistance. Là, une dame qui ne parlait pas un mot d’anglais, m’expliqua que j’avais loupé mon train (perspicace la petite dame !). Elle m’orienta vers un autre train, quai n°8, qui passait par Ancône. C’est là que je compris qu’au fond de la gare, derrière la voie n°1, il y avait d’autres voies : n° 2, 3, 4, 5, 6, 8, 9, 10, 11 et 12, complétant les autre voies n° 6 et 7 qui se trouvaient de l’autre coté, là où j’avais attendu. Il y avait donc deux voies n°6 !! Finalement je pu prendre ce train au quai n°8. Arrivé à Ancône, je mis un peu de temps avant de finir par trouver l’accès au ferry et surtout aux guichets de réservation. Après une courte attente sous la chaleur écrasante, me voici à bord du ferry d’Anek Lines en partance pour la Grèce. Je crois que dans tout ça, ce qui me réjouit le plus, c’est de pouvoir rester dehors 24h/24h. Ça me change des 1h à 2h dont je pouvais profiter durant l’année ! Et puis il y a aussi le fait de ne pas être dépendant du temps, c’est un bonheur que l’on semble avoir oublié dans nos sociétés modernes, esclaves du temps que nous sommes. Le soleil vient de se coucher, je pense que je ne vais pas tarder à en faire de même….Une longue journée m’attend demain.

28 Juin 2005

Arrivé à Patras, je me laisse entraîner par le flot de touristes qui me guide vers la station de bus. Je continue un peu plus loin pour prendre le train qui se révèle être beaucoup moins cher. Pendant le trajet j’ai fais la connaissance d’une Grecque de mon âge, étudiante en économie, très ouverte et très sympa avec qui j’ai discuté pendant toute la durée du trajet. En arrivant au terminus je crois être au Pirée. Je pars donc à la recherche de la station de métro. Mais en cherchant un peu, je finis par me rendre compte que je suis arrivé à la station du Péloponnèse, c’est-à-dire en plein centre d’Athènes. Tant mieux ! Je marche alors pendant bien 45 minutes pour rallier le point de rendez vous : l’office du tourisme où je dois retrouver Yann, mon compagnon de route. Par une étrange coïncidence nous arrivons juste en même temps alors que l’un habitant Paris, venait de prendre l’avion et l’autre habitant Tarbes, avait opté pour le train et le ferry. Nous voilà à discuter tranquillement dans le jardin national pour faire un peu plus connaissance tout en dégustant les oranges particulièrement acides que l’on a cueilli ici. Nous partions ensuite à la recherche de l’auberge de jeunesse Pangrati. L’ambiance est cool et nous y rencontrons Elsa, une étudiante Française en école d’ingénieur. Nous avons d’ailleurs assisté à l’instant jubilatoire où elle venait d’apprendre par e-mail qu’elle avait réussi ses examens. Nous avons profité de la douceur des températures nocturnes pour visiter Athènes de nuit. Ça s’anime, ça vit, toute la ville est en effervescence. Les badauds sont des touristes comme nous qui curieux, viennent observer sous un autre regard cette mégalopole gigantesque s’étendant sur des kilomètres dans un bassin encastré dans un paysage vallonné. Elsa a insisté pour nous payer à boire sur la terrasse d’un café pour fêter la réussite de ses examens. Nous avons passé la soirée à discuter de tout et de rien, c’était vraiment sympa ! Nous sommes rentrés vers 3h du matin, heureux d’une journée emplie de bons souvenirs.

29 Juin 2005

Levés vers 9h, nous décidons de nous rendre à l’Acropole. En passant nous achetons quelques pommes pour nous constituer un rapide petit-déjeuner. Peu après nous voilà entrain de grimper sur ce chemin mythique qui mène au Parthénon. Je n’ai pas été déçu de la visite, c’est vraiment sublime. Evidemment on regrette un peu la présence des échafaudages qui gâchent le plaisir de contempler cet édifice qui mériterait sa place parmi les 7 merveilles du monde. J’ai trouvé aussi l’Erechteion très bien conservé avec ses statues des Caryatides en excellent état. Le théâtre quand à lui, n’a pas autant égayé ma curiosité que les deux autres monuments. Le musée n’est pas extraordinaire non plus. On y trouve souvent les mêmes choses : quelques fragments de frontons, des morceaux de statues ou des céramiques représentant des scènes similaires. Il est dommage qu’il n’y ait pas d’explications. Au lieu de cela, les écriteaux se content de décrire ce que l’on voit…ce qui est absurde ! Nous sommes ensuite passés par l’Agora. Dommage qu’il ne reste presque que des ruines, excepté le temple d’Héphaïstos et quelques églises plus récentes. En passant dans les quartiers de la Plaka, on s’arrête au Scholarchio Yérani, un joli petit restaurant avec une terrasse entourée de verdure, lieu favori de petits oiseaux venant se poser sur la balustrade pour nous faire partager leur agréable petit gazouillis. Les plats que l’on nous proposait étaient pas très recherchés mais plutôt bon et le tout n’étant pas trop cher. En revenant nous avons fait un détour par la porte d’Hadrien et les quelques colonnes du temple de Zeus restant encore debout, puis le zappeion et le stade Olympique avant de faire une halte au supermarché pour s’acheter des provisions pour le soir. Après avoir fait la connaissance d’un Hongrois super sympa, nous avons décidé de manger tous les quatre ensemble à l’auberge, c’est-à-dire : moi, Yann, Elsa et Rolland notre ami Hongrois. Elsa avait eu la bonne idée d’acheter de quoi faire une petite salade Grecque ; quand à nous, nous avons apporté le melon et Rolland fournissait le pâté ainsi qu’un délicieux petit muscat Hongrois. Ce repas était un vrai délice et c’était vraiment convivial ! Nous avons passé une agréable soirée sur la terrasse à discuter de nos études, de ce que nous souhaitons faire dans l’avenir et surtout quelle serait la suite de notre voyage, et tout cela en sirotant un alcool Hongrois à base d’herbes. Pour être raisonnable nous sommes allés nous couchés vers 1h. Nous aurions bien souhaité rester un peu plus mais la fatigue avait fini par avoir raison de nous.

30 Juin 2005

Ce jour est celui des adieux. C’est ici que nos chemins se séparent. Tandis qu’Elsa part à Koroni dans le Sud-ouest du Péloponèse pour porter secours aux tortues menacées par le tourisme et la négligence des Grecs vis-à-vis de leur environnement, Rolland s’en va sur l’île de Skopélos rejoindre un ami et chercher du travail pour rester sur l’île durant ses vacances, et nous nous partons du coté de Mycènes. La faible fréquence des bus nous obligea à partir seulement à 14h30 pour arriver à 17h à Mycènes. Nous décidâmes alors de s’installer au camping et de ne visiter le site archéologique de Mycènes que le lendemain. On fit quelques courses avant de profiter de la piscine et de se reposer un peu.

1 Juillet 2005

Vers 8h nous sommes déjà debout. Il faut dire que la nuit fut agitée à cause de la présence des moustiques qui n’ont cessé de nous harceler durant la nuit. Malgré tout, on se lève nonchalamment pour engloutir un rapide petit-dej, prendre une douche et plier le matériel. Et nous voilà parti pour rallier le site archéologique de Mycènes qui se trouve à 3 km de là. Avant d’arriver à la cité Mycénienne proprement dite, on s’arrête pour visiter la première partie du site : il s’agit du trésor d’Atrée qui serait, selon les dires de certains, le tombeau d’Agamemnon. L’édifice en lui-même est assez impressionnant, dissimulé dans le relief d’une colline. Il est surtout intéressant de voir la façon dont est conçue l’entrée avec cette fameuse clé de voûte triangulaire. Par contre, du point de vue architecture, le tombeau ne révèle pas grand intérêt. En montant sur la colline, on peut avoir une bonne vue d’ensemble de la vieille cité Mycénienne, et on se rend compte assez rapidement qu’il n’en reste que des ruines. Rien d’étonnant à cela quand on sait que la plupart de ces vestiges datent du XIII siècle avant J-C et qu’ils ont fait l’objet de pillages et d’incendies moins d’un siècle plus tard, suite aux tristement célèbres guerres Mycéniennes. Cependant lorsque l’on passe devant la mythique porte des lions, avec un peu d’imagination et un guide assez complet, on se plonge assez bien dans cette période sombre à laquelle Clytemnestre avait assassiné son époux, Agamemnon, avant d’être tuée des mains de son propre fils, Oreste. Soudain, les ruelles de la vieille cité semblent s’animer. L’artisan s’affaire dans ses petites échoppes pour fabriquer ses produits nécessaires à la prospérité des habitants. Les hautes et épaisses murailles de la forteresse dominant la vallée rassure la population insouciante qui continue ses activités quotidiennes comme si n’était de rien, se sentant à l’abri de cette enceinte fortifiée. Pourtant cette image s’estompe peu à peu. Les ruines sont bien là ; tas de pierre gisant sous un soleil de plomb et témoignant d’une triste fin pour ce peuple Atride. Le tombeau de Clytemnestre est toujours là, semblable au trésor d’Atrée. Elle repose auprès de son amant, Egisthe. Un peu plus loin on découvre les restes de ce qui semblait être le palais royal dont il ne reste que les fondations. Avant de prendre un bus pour Nauplie, nous passons rapidement au musée qui vaut seulement le coup pour les férus d’Archéologie Grecque ou de poterie. Notre projet était de rester une seule nuit dans cette ville, juste pour visiter le site d’Epidaure le lendemain. Mais là, coup de cœur ! Nauplie est un charmant port aux petites rues piétonnes agréables, aux maisons souvent colorées empruntant un style un peu Italien. Ici on y trouve quelques églises catholiques, traces d’un passé fortement ancré dans les racines du temps. Nauplie est réputée pour être la ville romantique de Grèce. En effet, quand on s’intéresse un peu a son histoire et que l’on parvient à faire revivre un peu ces vieilles pierres dictant l’architecture originale de cette ville, on s’y attache et souhaiterait y demeurer plus longtemps le temps de flâner et de rêver un peu. Avec Yann, nous sommes logés aux chambres Dimitris Beckas surplombant la ville et offrant une vue imprenable, l’endroit nous a tout de suite charmé. De ce fait, nous décidons d’y rester deux nuits. Vers midi nous dégustons quelques pêches et un melon dans un petit parc à l’ombre d’un arbre et visitons la ville avant d’entreprendre l’ascension des 899 marches menant à la forteresse de Nauplie. La vue est à couper le souffle ! On y voit tout aux alentours, dominant la baie et devinant les contours du continent se dessinant à l’horizon. La forteresse quand à elle, vaut le détour. Avec ses imposantes fortifications cernées de cactus par endroit, la forteresse perchée sur cette colline abrupte plongeant dans l’océan mérite qu’on la visite. Comme nous avons beaucoup sué pour pouvoir atteindre cet endroit, nous optons pour faire un petit tour à la plage au retour. De retour dans la chambrée, on lave un peu notre linge avant d’aller visiter la ville de nuit et d’y manger une salade rafraîchissante et la fameuse moussaka dans la taverne la moins racoleuse et attrape touriste du coin.

2 Juillet 2005

Pour bien commencer la journée, rien de tel qu’un bon petit déjeuner sur la terrasse avec vue sur Nauplie. Nous quittons ensuite la petite ville pour aller à Epidaure. Le théâtre est gigantesque, mais dommage que sa beauté soit altérée par la présence d’un décor pour les spectacles nocturnes. Comme chacun des millions de touristes qui viennent chaque année ici, nous avons été surpris par la formidable acoustique de cet amphithéâtre. Certains touristes amateurs d’opéra n’ont pas hésité à nous faire part de leur prodigieux organe (vocal, je précise) en entonnant un célèbre chant. C’était assez marrant à voir et à entendre. Ephémère heure de gloire que chacun de ces chanteurs anonymes avaient juste le temps d’apprécier. Par contre ce qui était beaucoup moins amusant, c’était la présence de nombreux touristes qui nous demandaient sans cesse de nous déplacer pour pouvoir prendre leurs photos. J’adresse une mention toute particulière à une vieille guide Italienne qui ne manquait pas de culot en nous intimant tout bonnement de dégager de la scène et de se taire pour qu’elle puisse faire tranquillement son speech à son troupeau de moutons sexagénaires. Bien sûr, nous avons pris tout le temps qu’il nous fallait sans pour autant abuser. Puis vint la visite du musée où nous avons pu observer le célèbre « Caducée », statue représentant Asclépios sous forme d’un vieillard tenant un bâton autour duquel s’enroulait un serpent, celui qui symbolise la médecine. Nous nous sommes un peu attardés sur le site archéologique portant le nom de « sanctuaire d’Asclépios » dont il ne reste que des ruines mais donnant tout de même un bon aperçu de ce qui se trouvait en ces lieux il y a moins de deux millénaires. De retour à Nauplie, et après avoir dévoré un gros morceau de pastèque et quelques autres fruits, nous sommes allés nous baigner le restant de l’après-midi. Le soir tombant, nous avons assisté à un joli coucher du soleil en flânant près du port. Je me dis que peut-être un jour j’y reviendrai en charmante compagnie…un jour peut-être…C’est bien de rêver, n’est-ce pas?

3 Juillet 2005

Il était une fois dans un camping à Monemvassia, un jeune aventurier dénommé Yann, qui dormait seul dans une tente dans le plus simple apparat..Euh, nan ! En fait tout a commencé un dimanche matin sur une terrasse à Nauplie où deux jeunes routards prenaient leur petit-déjeuner avant de se lancer pour une quête bien difficile : Tenter de rallier Monemvassia - un petit village perdu dans le Péloponnèse sur un éperon rocheux – par les simples moyens de transports publics, avec pour guide leur seule intuition et leur sens de l’orientation. Le trajet se déroula pourtant sans encombre jusqu’à Tripoli. Après moult aventures et beaucoup de patience, ils parvinrent à Monemvassia. Là, nous demandons à un touriste Français où se trouve le camping le plus proche. Il s’avère que le camping est à 4 km. Qu’importe, nous prenons nos sacs à dos et commençons à prendre la route. Très vite, une voiture s’arrête à notre hauteur. Il s’agit du touriste Français qui est venu exprès pour nous déposer au camping ! Nous le remercions puis entrons dans le camping où nous montons vite fait notre tente avant de revenir visiter le village médiéval. Le village médiéval de Monemvassia est vraisemblablement l’un des plus magnifique de la Grèce Continentale. Ayant su se préserver des grandes vagues du tourisme et aussi des invasions, il a su garder un charme authentique avec un dédale de petites ruelles dans lesquelles on se perd facilement mais à souhait. Au début, on est un peu réservé lorsque l’on pénètre à l’entrée du village et qu’on y découvre pêle-mêle tout un nombre de petites boutiques pour les touristes, mais ce n’est qu’à l’entrée du village. En poursuivant notre chemin, on est vite séduit par le caractère unique de ce village. En cherchant un peu, on finit par trouver le chemin qui mène à l’ancienne citadelle dominant cette presqu’île. Il ne reste qu’une église à peu près intacte, cependant le panorama nous subjugue. Peu à peu le temps se gatte et nous scrutons le ciel menaçant qui s’assombrit au fur et à mesure que l’on redescend vers le village. Bientôt des bourrasques de vent balayent la surface de l’eau et l’air devient humide. La mer s’agite et prend des teintes inquiétantes. Pourvu que la pluie ne tombe pas car nous n’avons pas mis le double toit qui protège la tente des intempéries. Après ces 3h30 de marche, nous avons bien mérité un petit resto avec vue sur mer s’il vous plaît ! Etant donné que je n’ai qu’un budget limité, je me contente d’une pita et d’une bonne salade Grecque. Nous ne tardons pas à rentrer car il se fait tard et il nous reste encore 4km avant de rentrer au camping. Malgré l’orage qui nous a menacé en début de soirée, je choisi de dormir à la belle étoile cette nuit. Beaucoup d’étoiles sont visibles ici et le ciel semble bien dégagé. Je m’allonge alors sur mon matelas en observant la voûte céleste, le visage caressé par une légère brise tiède en se laissant bercé par le chant de la mer mêlé à celui des grillons.

4 Juillet 2005

La nuit fut mouvementée. Je subissais les attaques intempestives de moustiques si bien que je fus obligé d’aller chercher refuge près de la mer en espérant y trouver moins de ces bestioles avides de sang. Ce fut le cas et je pu observer tranquillement quelques étoiles filantes zébrer ce ciel limpide dans lequel on pouvait deviner la voie lactée. A peine cinq heures de sommeil. Je remballe mon matelas en mousse, jette un dernier regard en direction de la mer et rentre prendre mon petit déjeuner avec Yann. Peu après on revient sur la plage pour aller se baigner un peu avant de partir pour Sparte puis Mystra. Le trajet est très long à cause des nombreux détours pour desservir des villages isolés. Au final nous arrivons vers 19h à Mystra. Nous devons donc reporter au lendemain matin la visite du site de Mystra. En attendant nous avons profité un peu de l’eau froide de la piscine du camping, et pour la première fois il nous fallut sortir le double toit imperméable et la polaire car quelques gouttes vinrent nous importuner et l’air s’était rafraîchit. Au camping nous retrouvons une famille Française que nous avons auparavant croisée dans Monemvassia. Ils voyagent dans un vieux combi rafistolé et projettent de traverser toute la Grèce continentale pendant deux mois avec leurs deux enfants d’environs 8 ans. Il se fait tard et demain nous envisageons de quitter les lieux assez tôt.

5 Juillet 2005

Pour la première fois nous ressentons une petite fraîcheur matinale. Nous partons à pied sur le site médiéval de Mystra situé sur une colline à proximité du camping. C’est un site très intéressant à voir, avec ses fameux monastères Byzantins décorées de jolies fresques, sa citadelle située au sommet et quelques autres bâtiments imposants comme le grand palais en rénovation. On retrouve notre petite famille Française et on croise plusieurs colonies de vacances de Français. Vers midi nous sommes de retour au camping pour prendre notre repas, plier nos affaires et partir pour Athènes. Le temps de changer de bus et de faire les différents trajets y compris dans Athènes, nous n’arrivons qu’à 19h l’auberge de jeunesse. Cette fois-ci elle est pleine à craquer. Et pour cause ! Une colonie d’ados Français de 17 ans vient de prendre d’assaut l’AJ. Le réceptionniste nous propose alors de dormir sur le toit pour 10 € ! C’est cher mais c’est pratique et ça nous évite de faire le tour des AJ et hôtel d’Athènes avec 20 kilos sur le dos sans être sûr de pouvoir trouver quelque chose de mieux. Après avoir cassé la croûte sur l’une des tables mises à notre disposition, je fais la connaissance de l’une des organisateurs de la colonie de vacances qui se prénomme Elsa. Je sympathise aussi avec un des ados du groupe avant de rejoindre Yann et les 8 autres routards qui dorment sur le toit : Deux Danois, deux Suisses et quatre Italiennes.

6 Juillet 2005

Après une nuit plutôt paisible, petit-déjeuner improvisé sur le toit. Je profite de l’occasion pour faire connaissance de nos voisins Suisses et Danois. En descendant, le patron nous apprend que des places viennent de se libérer et que nous pouvons transférer nos affaires dans un dortoir afin que l’on puisse dormir dans un vrai lit cette fois. Cette nouvelle réjouit mon compagnon de voyage qui ne s’était pas accommodé au confort sommaire que nous offrait le toit de l’auberge. Nous sortons ensuite pour aller à la place Syndagma, lieu où l’on assiste à la relève de la garde, événement assez « kitsch » pour le touriste moyen, mais qu’importe puisque c’est sur notre chemin. Et puis nous ne regrettons pas de nous y être rendu car ils sont si drôles avec leur démarche calquée sur celle des hérons et le pompon qui se balade au bout de leurs chaussures est « la cerise sur le gâteau » si je puis dire. On fait un petit détour par le marché où j’achète 1 kilo de prunes pour une misérable somme et nous mangeons tranquillement sur un banc sur la place Monastraki. On prend alors le métro pour se rendre à rue mavromatéon où sont censés se trouver les bus de l’attique d’après le guide. Ne trouvant pas notre bus, on se renseigne auprès d’un guichet où l’on nous indique un square en contrebas. Arrivés au Cap Sounion, nous partons nous baigner dans une adorable petite crique en attendant d’observer le coucher de soleil sur le temple de Poséidon. C’est agréable de pouvoir se baigner dans une eau aussi limpide, d’autant plus qu’il n’y a pas grand monde. Malheureusement, le fond de l’eau ne reflète pas l’aperçu que l’on en a en surface. On y trouve en vrac un pneu, des canettes, quelques morceaux de vieilles tôles. Sur cette plage on y fait la connaissance de Nicolas et Charlotte, un couple d’Angers de notre âge environ. Nous avons passés le reste de l’après-midi ensemble jusqu’au moment crucial où le soleil dardait ses derniers rayons. Ce coucher de soleil sur le temple est tout simplement magique. Je ne saurai exactement retranscrire comment c’était, le mieux serait de vous montrer les photos qui pourraient vous donner une petite idée de cet instant que je n’oublierai jamais. Ce souvenir fut d’autant plus marquant lorsqu’une sorte de petite caille est venue se poser sur un petit promontoire au milieu de l’édifice comme si elle s’offrait de son propre gré en offrande au dieu de la mer…J’ai suivi l’astre décliner lentement sur la baie jusqu’à ce que la lumière s’intensifie une ultime fois avant que la pénombre reprenne ses droits pour nous plonger peu à peu dans l’obscurité. Dans le bus on partage nos derniers instants en compagnie de nos nouveaux amis avant qu’ils descendent un peu plus tôt que nous sur le littoral de l’Attique. Ils nous racontent comment ils se sont fait avoir en arrivant à l’aéroport, où le chauffeur leur fit faire plusieurs détours tout en faisant grimper malicieusement le compteur en donnant des petits à-coups sur l’accélérateur avant d’arriver devant l’hôtel où ils souhaitaient se loger. Comme par hasard, le taximan leur dit que l’hôtel était complet mais qu’il connaissait un autre hôtel avec lequel il avait sûrement conclu un accord pour toucher un pourcentage sur chaque client rabattu. Il se faisait tard et ils durent se résilier à accepter de dormir dans cet hôtel de luxe à un prix pas du tout abordable. Comme quoi, il faut toujours apprendre à se méfier des arnaques qui se présentent surtout dans les lieux de concentration de touristes qui sont de véritables aubaines pour les autochtones malhonnêtes. De retour à l’auberge, on compte discuter un peu avec les membres de la colo Française avant de se coucher. Mais voilà que Paul, le réceptionniste de l’auberge, me propose d’accompagner deux Danoise souhaitant aller boire un coup en ville avec d’autres voyageurs. Au début mon avis était assez mitigé car j’étais un peu fatigué et je ne voulais pas laisser Yann tout seul, mais après réflexion ça me tentait bien de faire connaissance d’autres routards et puis je ne pouvais pas résister à l’invitation de l’une des Danoises qui était plutôt mignonne. Vers 23h nous sommes allés dans un bar dans la rue Filolaou, rue la plus fréquentée du coin. L’ambiance était vraiment sympa et nous avons discuté longtemps sans voir passer le temps. Notre petit groupe de joyeux fêtards se composaient de deux Danoises, trois Danois, une Australienne, un Anglais, deux Français (moi et Damien l’organisateur de la colo) et Paul d’origine Italo-américaine. Il n’y a pas à dire, les auberges de jeunesse c’est vraiment super, on y rencontre des gens de toutes nationalités. Damien me faisait rire lorsqu’il parlait Anglais car il avait un très fort accent Français et mélangeait parfois des mots. Je ne peux pas dire que j’étais très à l’aise non plus. Mais j’ai beaucoup parlé avec Julia la jolie Danoise, à qui j’essayais d’apprendre le Français. En contrepartie, elle m’a appris quelques mots de Danois dont le fameux « skoooll » en faisant un mouvement bizarre de la langue dans sa bouche, ce qui veut dire « Tchin-Tchin » lorsque l’on porte un toast. Julia avait un accent Français très mignon, un peu à la manière des Allemands. L’anglais quand à lui parlait un peu Français car il avait travaillé comme saisonnier à Biscarosse et il avait lui aussi un accent assez original, cet accent English qu’on connaît si bien. Nous avons tous bien rigolé pendant notre discussion surtout lorsque Julia nous a avoué qu’elle ne buvait du vin que lorsqu’elle le mélangeait avec un soda. Quel gâchis ! Et même les autres Danois semblaient dégoûter à cette idée de gâcher du vin de cette manière. Il fallut bien mettre un terme à cette soirée sympathique. Et nous rentrons clopin-clopant à 2h du matin en faisant quelques détours pour semer un chien qui nous avait suivi jusque là. Ce fut difficile de trouver le sommeil à cause des ados Français qui faisaient un sacré bazar. Ils faisaient au moins autant de bruit qu’un bataillon de chars Leclerc défilant sur les pavés des Champs-élysées.

7 Juillet 2005

Départ vers 9h de l’auberge de jeunesse où je fais mes adieux à Paul car je sais que je ne redormirai plus à cette auberge. D’autre part nous apprenons que le groupe d’ados part aussi vers Delphes mais dans un autre camping. Nous allons au terminal de bus à Athènes et attendons notre bus. Quelques instant plus tard nous sommes rejoins par le groupe de Français qui débarque avec toutes leurs affaires dans le désordre le plus total. On effectue donc 3h30 de trajet ensemble avant d’arriver à Delphes. Là, ils changent d’avis et décident d’aller dans le même camping que nous car il est plus agréable et surtout plus proche du site que le camping qu’ils avaient réservé. Le soir venu, Yann me paye un coup à boire pour fêter sa réussite à son examen du BTS, moment de grande satisfaction qui mit un terme à plusieurs semaines de doutes et d’inquiétudes pour lui. A coté de notre tente se trouve un adorable petit chiot, très affectueux et tout adorable. Nous avons passé pas mal de temps à le cajoler lui et son grand frère tellement ils étaient adorables. On se rend vite compte dans le camping qu’il y une autre colonie Française et plusieurs famille...ça fait trop de Français, beaucoup trop…ça tue un peu le coté dépaysant du voyage. Vivement qu’on se sépare d’eux !

8 Juillet 2005

La nuit fût plutôt rude à cause des chiots qui ne cessaient de japper et même d’hurler à la mort parce qu’ils se sentaient seul, leur maître étant parti faire la fête quelque part. Mais comment en vouloir à ces deux petites boules de poil ? Aussitôt levé, on s’empresse de prendre le petit-dej pour se rendre assez tôt sur le site de Delphes. Que dire ? …assez décevant ! On y voit qu’un amas de grosses pierres qu’un groupe de touristes d’un tour operator se dépêche de prendre en photo pour avoir quelques clichés. Il faut vraiment être passionné de la Grèce Antique pour faire ressortir l’âme de ces vieilles pierres, à moins d’avoir beaucoup d’imagination et un bon guide. Heureusement, il y a quelques trucs intéressants comme le stadium assez bien conservé quoique pas vraiment surprenant, le petit théâtre mais surtout temple d’Apollon où la Pythie proféraient ses Oracles, le Tholos du sanctuaire d’Athéna et bien sûr le musée pour ces frontons et ses statues très bien conservées. Le reste n’est que ruines dont on nous ne donne aucune explication. En revenant, nous nous arrêtons en ville pour faire quelques courses pour manger au camping. Après cela, je décide de faire une balade vers Itéa que mon guide nomme si justement « la mer des oliviers », tandis que Yann choisit de rester au camping pour se détendre à la piscine et passer quelques coups de fil. J’ai marché pendant 3 heures sous un soleil de plomb pour faire les 16 kms qui séparent mon camping du littoral, mais quel spectacle. C’est impressionnant de voir cette mer d���oliviers qui s’étend à perte de vue et dans laquelle on manque parfois de s’y noyer. Mais bon, en visant toujours le Sud en se repérant par rapport au soleil, on finit toujours par s’y retrouver, du moment qu’on garde ses distances des chiens excités attachés à un piquet ou du serpent d’un mètre de long qui vous passe sous le nez à deux mètres de vous. Finalement arrivé à Itéa, je prends quelques photos de la jolie petite église et me rend ensuite vers le port. Etant donné l’heure, je préfère prendre le bus pour ne pas rentrer trop tard. En attendant le bus, je m’assied à la terrasse d’un bar et entame la discussion avec un retraité Grec. Curieux, il me pose beaucoup de questions sur ce que je fais et le coût de la vie en France. De retour au camping, détente à la piscine et repos car un long trajet nous attend le lendemain.

9 Juillet 2005

Le « bip, bip » agaçant de la montre me tire de mon profond sommeil. On plie bagage et le réceptionniste nous propose de grimper dans son pick-up pour nous déposer à Delphes puisqu’il s’y rend aussi. Nous prenons ensuite le bus qui nous emmène à Livadia qui se trouve à quelques dizaines de kilomètres de Delphes. Il nous reste alors à chercher la gare ferroviaire pour prendre un train qui nous mènera dans les météores. Comme la gare n’est pas bien indiquée, on se renseigne auprès du personnel de la station de bus et de passants. Le problème c’est que leurs avis sont assez contradictoires. Certains nous disent que la gare est à 2 kms, d’autres à 10 kms ; les uns nous disent qu’il faut prendre telle direction et les autres nous indiquent la direction opposée. Tant bien que mal nous finissons par trouver l’endroit où l’on peut réserver nos tickets et prendre le bus pour se rendre à la gare. L’inconvénient c’est que le premier train ne part pas à 11h comme nous l’avait indiqué la dame de l’office du tourisme de Delphes, mais à 10h ! Et le train suivant n’est pas à 17h mais 18h ! C’est assez râlant de devoir passer sa journée à attendre un malheureux train. D’autant plus que pour couronner le tout on apprend que le train est un intercity (plus rapide) donc nous devons payer 13, 50€ au lieu de 6.50€ pour un train classique. On choisit donc de se poser dans un parc de Livadia à attendre que le temps passe. Tout compte fait on réussit à trouver quelques occupations et le temps passe relativement vite. Peu après nous prenons le bus qui nous emmène à la gare, et de là nous prenons un train qui arrivera à Kalambaka 3 heures plus tard. Dans le train on regarde d’un air amusé des Sud Coréens qui prennent en photo tout et n’importe quoi, comme le coucher de soleil à travers une vitre aussi translucide que le pare-brise d’une voiture de Rallye tout en prenant soin de cadrer à moitié sur le rideau. On n’a pas pu s’empêcher de pouffer de rire avec nos voisins qui faisaient parti d’un groupe de Heavy Metal Grec. Grosses lunettes noires, casquettes militaires (genre Marines), T-shirt noirs de groupes tel « Iron Maiden » et jeans déchirés ; nos sympathiques amis Heavy Metalleux avaient un style bien branché. L’un d’eux me dit qu’ils avaient participé il y a peu, à un festival à Bordeaux. A Kalambaka, on descend pour se rendre au village de Kastraki à l’entrée duquel se trouve le camping Vachros. Nous ne sommes pas les seuls. En effet, à coté de nous, deux Françaises du nom d’Emilie et Juliette sortant du même train que nous, semblent chercher le même camping. Je les aborde et leur propose de chercher ce camping avec nous. On sympathise très vite et nous finissons par dénicher ce camping plutôt vaste et regorgeant, à notre grand regret, de colonies de vacances Françaises. D’ailleurs nous retrouvons parmi eux, notre petite colonie menée par Damien, Elsa et J-P. Le soir venu, nous jouons avec eux au loup-garou (jeu de rôle) pendant toute la soirée ; c’était bien animé !

10 Juillet 2005

Les rayons du soleil jouant à cache-cache à travers le feuillage des arbres nous réveille. Nous nous préparons à entamer une marche dans les chemins tortueux des Météores. On traverse le village pour arriver à un premier monastère du nom d’Agios Nikolaos Anapafsas, puis on quitte la route pour s’engager dans un petit sentier indiquant « Varlaam ». Nous grimpons le petit chemin escarpé se perdant dans la végétation dense des Météores et débouchant au pied d’un monastère. Je crois être arrivé en face du monastère de Varlaam, mais à bien regarder le plan qui nous a été fourni, je me rends compte assez rapidement qu’il s’agit du monastère Métamorphosis ou Grand Météores, et que nous avons longé celui de Varlaam qui se trouve maintenant derrière nous. Qu’à cela ne tienne, ce n’est pas un problème car nous souhaitions visiter ces deux monastères. En haut du monastère nous avons une jolie vue, notamment sur le rocher sur lequel est perché le monastère de Varlaam. Le monastère Métamorphosis est vraiment joli à voir. L’extérieur est bien arrangé avec des plantes et des fleurs qui embellissent les façades de ce lieu dédié à la prière. Nous sommes bien loin des monastères austères et sans charme que l’on peut rencontrer ailleurs. L’intérieur est décoré par des fresques couvrant tous les murs et les plafonds, et les façades richement décorées sont agrémentées de nombreuses icônes. Je fus choqué de voir que bon nombre de scènes représentées sur les fresques étaient des scènes de massacre ou de guerre. Moi qui pensait que l’église, qu’elle quelle soit, devait véhiculer une image de paix et de sagesse, je fus assez étonné de voir des peintures allant à l’encontre de cela. Il faut dire qu’en visitant le musée, on comprend que la région a souvent été une zone de conflit, et cela explique aussi pourquoi les moines ont trouvé refuge au sommet de ces impressionnants rochers tombés du ciel selon ce que dit la légende. Nous quittons ensuite le « Grand Météores » par la route pour visiter celui de « Varlaam ». Nous croisons en chemin nos amis de la colo, totalement épuisés d’avoir marché plusieurs heures au soleil en longeant la route plutôt que de couper par le sentier comme nous l’avons fait. L’intérieur du monastère proprement dit, ressemble assez à celui de Métamorphosis. Yann me fait remarquer qu’une Italienne très pieuse se signe à chaque fois qu’elle aperçoit l’icône d’un saint, puis l’embrasse ou embrasse la vitrine dans lequel il est entreposé. Elle a du bien se signer au moins une cinquantaine de fois pendant la matinée ! Après avoir fait le tour du monastère, nous décidons de rentrer en faisant quelques petits crochets pour profiter de ce lieu unique où la végétation se déploie tout autour de ces immenses falaises qui sont en réalité les restes d’un amas rocheux guidant l’embouchure d’un grand fleuve il y a des centaines de milliers d’années. Nous suivons les sentiers presque effacés, imageant la lente victoire de la végétation sur le temps. On s’arrête quelques instants devant des arbres imposant dont les larges troncs évasés évoquent ceux des fromagers. Ici, le coin abonde de tortues ! Oui, cela paraît un peu invraisemblable vu la distance qui nous sépare de la mer, mais pourtant nous en avons vu huit en pleine forêt sur le sentier nous menant à Kastraki….nous aurons du baptiser ce sentier « le refuge des tortues ». A Kastraki, nous passons devant le camping pour continuer jusqu’à Kalambaka où nous espérons faire nos courses pour le repas de midi. Nous sommes dimanche et bien sûr tous les supermarchés sont fermés. On erre un peu avant de trouver une petite taverne dans laquelle on mange une salade Grecque. De retour au camping, on se jette dans la piscine de bon cœur. Pourtant bien que la piscine soit cristalline, l’aspect de l’eau est presque gluant lorsqu’on se frotte la peau et elle pique horriblement les yeux ; à croire qu’il y a autant de chlore que d’eau dans cette piscine. Dans cette eau désagréable, on retrouve nos deux amies Françaises qui nous invitent ensuite à goûter à la bière Grecque. Du coup on discute toute la fin de l’après-midi. Emilie et Juliette sont des amies d’enfance, la première est prof de sport et l’autre prof de Français. Elles nous font part de leur voyage, de leurs premières expériences en tant que professeur et de diverses autres choses. Elsa - l’animatrice de la colonie - se joint aussi à nous. Le soir tombant, on quitte la terrasse pour regagner nos tentes respectives ; mais en passant je m’arrête à une autre table où Damien (organisateur de la colonie) discute avec Mélanie qui s’avère être la rédactrice du guide « le petit futé » sur la Grèce pour l’édition 2007/2008. Passionnée par la Grèce depuis une dizaine d’années, cette étudiante à sciences-politique parle couramment le Grec et un connaît un bout sur l’histoire de ce pays. Par exemple la légende de l’hydre viendrait de « ……… », ancienne capitale où les habitants s’efforcaient de retirer l’eau qui revenait incessamment dans cette zone marécageuse. L’eau - qui se prononce « Hydra » en Grec - a été personnifiée sous la forme de cet horrible monstre dont les trois têtes repoussaient inévitablement à chaque fois que l’une d’elle était tranchée. Le mythe de l’Hydre n’est autre qu’une métaphore de l’histoire de « M…….. » et de ses marécages. Mélanie nous appris aussi que la tête d’Ali Pacha est à Constantinople comme toutes celles de ceux qui avaient osés faire affront à l’Empereur Ottoman, tandis que son corps repose à Arta. Pendant toute notre discussion je buvais ses paroles, c’était vraiment intéressant ! Je du pourtant la laisser pour qu’elle puisse continuer à préparer son itinéraire, et de mon coté je devais rejoindre Yann, Emilie et Juliette avec qui nous allions manger. Quelques saucisse grillées au barbecue avec des pâtes et le tout accompagnée d’une bonne petite bière…Encore une soirée agréable qui s’achevait bien tard.

11 Juillet 2005

Cette matinée est celle des adieux. Nous devons quitter Emilie et Juliette qui partent pour Ioannina et la colo Française avec qui nous avons partagés presque une semaine entière de notre périple. C’est un peu difficile car nous nous étions habitués à leur présence. De notre coté, nous faisons une dernière petite balade du coté du monastère d’Agios Triada. En passant dans un sentier se terminant en cul-de-sac et peu fréquenté par les touristes, on y découvre ces énormes rochers dans lesquelles se sont creusées de centaines de cavités abritant certaines fois les fondations de ce qui paraît être une habitation. Ces myriades de petites alvéoles semblent venir tout droit d’un roman de science-fiction et nous fait basculer dans un autre univers. Des ouvriers sont affairés sur des échafaudages à bâtir ou restaurer ces curieux aménagements tandis qu’au pied des falaises, un vieux moine - avec une longue barbe lui mangeant une bonne partie de son visage - fauche les hautes herbes environnantes. Le vieil homme vêtu d’une tunique bleu roi répète inlassablement ce même mouvement comme s’il s’agissait d’un rituel étrange transmis depuis des siècles. On se croirait plongé dans autre monde, à une autre époque. Nous poursuivons notre promenade en longeant le Nord de la ville de Kalambaka et nous nous en éloignons peu à peu en suivant ce chemin qui serpente entre les falaises, nageant au beau milieu de ce fleuve de verdure où nous croisons quelques tortues égarées. De manière générale, se balader dans les météores n’est pas très épuisant ; par contre ce qui est éprouvant c’est de supporter cette chaleur qui nous accable. Revenus au camping, nous plions la tente et prenons nos billets de bus à Kalambaka avant de faire quelques courses. Après l’habituel repas composé d’un melon, un yaourt et quelques fruits, nous partons pour Volos. Cette grosse ville à l’entrée du Pélion n’a aucun charme mais c’est la porte d’accès à la multitude des petits villages de cette péninsule montagneuse. Arrivé à Volos nous apprenons que le prochain bus pour Agios Ioannis – lieu où nous désirons nous rendre – ne partira que le lendemain. Tant pis, il nous faudra passer la nuit à Volos. Le problème c’est qu’il n’y a pas de camping dans cette ville et qu’il va falloir négocier sec pour pouvoir dormir dans un hôtel pour un prix raisonnable. Nous entrons dans un hôtel où le réceptionniste nous propose une chambre à 40 €. Je lui fais comprendre que c’est beaucoup trop cher et nous faisons mine de partir. Comme par hasard, notre homme nous retient et nous propose un tarif plus intéressant à 30 €. Etant donné qu’il ne parle pas un mot d’Anglais, nous voulons vérifier que nous sommes bien d’accord et qu’il ne cherche pas à nous entourlouper. Pour être sûr de notre coup, nous décidons de payer immédiatement la nuit. J’interpelle alors une passante et demande de lui traduire que nous désirons payer de suite. Tant bien que mal nous finissons par nous entendre et quand vient le moment de payer, le réceptionniste nous rend 25 € sur le billet de 50 € que le lui a donné Yann. On préfère ne pas lui faire remarquer car la chambre est suffisamment chère au niveau rapport qualité/prix. La chambre est très spartiate et les sanitaires comme le reste de l’hôtel sont très vétustes, limite crasseux, et je ne parle pas des autres clients à l’air louche...

12 Juillet 2005

La sonnerie du téléphone de la chambre retentit. Il est 7h00. Le type de la réception vient de nous réveiller comme nous le lui avons demandé. On s’enfuit aussitôt de cet hôtel médiocre sentant l’arnaque à plein nez. Nous prenons le bus comme prévu pour Agios Ioannis. Au lieu que le trajet dure 1h comme on le pensait, il durera plus de 2h30 alors qu’Agios Ioannis située sur la côte Est du Pélion n’est qu’à 60 km de Volos. La raison ? Le bus fait un tas de détour dans les méandres d’une route montagneuse afin de desservir une foultitude de villages minuscules. Et le prix du billet est en fonction du nombre de kilomètres que l’on a parcouru, sans prendre en compte que si le bus passait par une autre route, le prix serait beaucoup moins élevé. Cela dit, les paysages sont vraiment jolis. On monte à travers la montagne dont les sommets sont enveloppés d’une mousseline onctueuse que sont les petits nuages aux formes galbées, tout en découvrant - après une succession de langoureux lacets - de mignonnets petits villages décorés soigneusement. Vers 11h00 nous parvenons de l’autre coté de la péninsule, à Agios Ioannis. Nous déposons nos affaires au camping et mangeons assez rapidement pour avoir le temps de se balader un peu dans l’après-midi et se trouver un petit endroit sympa pour faire trempette. On grimpe dans des petits chemins à flanc de falaises sous une chaleur torride si bien que l’on ruisselle d’une sueur dont nos vêtements s’imbibent bientôt. Nous arrivons à un petit port de pêche caché dans une anse du nom de Damouchari. On y trouve de jolies petites maisons avec dont la toiture est faite de tuiles caractéristiques que l’on observe dans les maisons du coin. Il y a bien une plage à Damouchari, mais elle trop fréquentée à mon goût et les fonds marins n’en valent pas la peine à vue d’œil. Je suggère donc à Yann de poursuivre notre chemin en grimpant une autre falaise dont la pente et la hauteur sont plus accentuées que la précédente. Nous souffrons pas mal de cette chaleur caniculaire, la montée se fait un peu plus rude et notre respiration plus haletante. Peu importe, nous continuons et descendons de l’autre coté jusqu’à une sublime petite crique. Certes, il n’y a pas de plage mais les fonds semblent beaucoup plus riches et le cadre me plaît. Je convaincs Yann de s’installer ici et me jette aussitôt à l’eau pour découvrir les lieux. Quelques jolis poissons ça et là, mais pas de quoi jubiler ! L’eau est profonde et à plusieurs reprises je me glisse entre les interstices séparant de rocs pour voir si une faune plus abondante ne s’y dissimule pas. Ce qui devait arriver, arriva ! A force de me faufiler dans d’étroits passages, je finis par bousculer un oursin avec ma main droite et me voilà avec quelques épines dans les doigts. Je parviens à les retirer toutes sans les casser à quelques exceptions près. Peu après je reviens sur la terre ferme, la main un peu engourdie. Par la suite, nous décidons de retourner à la plage de Damouchari car Yann ne se sent pas très à l’aise ici étant donné que l’accès à l’eau n’est pas très facile puisqu’il s’agit de rochers glissants sur lesquels il est difficile de prendre prise, et d’autre part le fond marin est directement profond. En remontant par le chemin, j’assiste l’espace d’un instant à la fuite d’un petit serpent effrayé qui se faufile entre les jambes de Yann. On est resté médusé pendant quelques instant, d’autant plus que Yann pense lui avoir marché dessus ! Sur la plage de sable de Damouchari nous ne sommes plus seuls et les poissons ne s’aventurent presque pas vers cette plage. Cependant nous y restons jusqu’en fin de soirée. Rentré au camping, après une bonne douche bien méritée, nous partons en quête d’un restaurant pour notre dernier dîner. Au menu : pizza ! Pas très exotique, mais au moins on sait à quoi s’attendre. On fait alors un petit bilan de ce voyage que l’on a partagé. Pour être bref, c’était une bonne expérience et même si une grande amitié n’est pas née, ce fut un plaisir de partager cette aventure avec l’autre.

13 Juillet 2005

Très tôt levés nous prenons le premier bus pour Volos dans lequel je sommeille pendant presque toute la durée du trajet pour récupérer de la nuit précédente qui fut assez courte. Arrivé à Volos, nous faisons quelques provisions et partageons notre dernier repas sur le banc d’un jardin public. Pour ce dernier repas : une petite salade Grecque maison accompagnée - pour la quatrième et dernière fois du séjour - d’une petite bière Grecque que j’avais acheté pour l’occasion. Ensuite nous repartons vers la station où me quitte Yann qui retourne à Athènes pour prendre l’avion le surlendemain. Je le remercie vivement d’avoir partagé ce voyage avec moi et je garderai longtemps le souvenir de tous les moments passés ensemble (pas de mauvaise interprétation SVP). De mon coté, je continue mon périple et pars pour le Nord-ouest du pays à Ioannina. Cette destination joue le rôle d’escale avant de visiter Parga et surtout Corfou, dernier acte de mon aventure. A Ioannina, je longe le lac à la recherche d’un endroit où déposer mon sac. Je finis par l’abandonner dans un coin paumé en l’enfouissant dans les hautes herbes, le temps pour moi de visiter tranquillement la vieille ville. L’ancienne ville est cernée d’une enceinte fortifiée encore à peu près intacte. A l’intérieur on y trouve quelques vieilles mosquées et autres vestiges pas vraiment attrayants. Heureusement le coucher de soleil noyant la ville dans un bain de lumière vint enjoliver les couleurs ternes des façades usées par le temps. Vu des remparts qui dominent la ville, le spectacle est encore plus surprenant et j’assiste jusqu’à la dernière seconde à l’inexorable défaite du soleil qui s’effondre et s’évanouit derrière le relief vallonné qui entoure le lac. Je dois revenir à l’endroit où j’ai laissé mon sac pour m’assurer de le retrouver avant qu’il n’y ait plus assez de clarté pour se repérer. Je décide de m’installer ici, à l’abri d’un arbre et masqué par les hautes herbes sauvages. Après avoir englouti mes dernières provisions, j’étends mon matelas et mon duvet sur le sol. C’est la première fois du séjour que je fais du camping sauvage. Dans la nuit, des petits craquements se font entendre et éveillent ma curiosité. Je ne suis pas seul. Dans l’obscurité au milieu des broussailles, 8 yeux en amandes me fixent. J’essaye à plusieurs reprises de m’approcher de ces petits chatons, mais ceux-ci - un peu trop froussards ou très prudents – préfèrent s’enfuir au moindre mouvement de ma part. Jusqu’à 4 heures du matin, la musique des bars et discothèques environnantes m’empêche de dormir paisiblement et je du prendre mon mal en patience. Je m’endormi alors tant bien que mal aux cotés de mes quatre nouveaux compagnons.

14 Juillet 2005

Je me lève les cheveux hirsutes en m’emmitouflant dans ma polaire…j’ai froid ! Pourtant après avoir plié bagage et repris ma route, une enseigne avec affichage à quartz m’indique que la température est tout de même de 18°C ! Je ne tarde pas à quitter la ville en prenant le bus pour Parga. Arrivé là-bas, je fais quelques provisions avant d’entreprendre la visite de la ville. Parga est un joli petit port s’étalant autour d’une crique et dominé par une vieille citadelle en ruine. On oublie assez rapidement tout ça en observant l’impressionnant flot de touristes qui se déverse sur les plages. Il est vrai que les plages ne sont pas très grandes mais il y a beaucoup trop de touristes à mon goût, autant retourner à Saint-Tropez ! La citadelle n’a pas grand intérêt puisqu’il n’en reste pas grand chose. Par contre la vue sur la crique est agréable, cela donnerait presque envie de plonger directement dans cette eau turquoise. Je redescends à la plage pour me baigner un peu. En nageant à la surface, l’eau est un peu plus froide qu’ailleurs en Grèce. Mais c’est en plongeant en profondeur que la température diminue extrêmement si bien que mes muscles se sont tétanisés ; j’ai bien cru que j’allais avoir une hydrocution. Le reste de mon après-midi n’est pas très constructive et je finis ma journée en mangeant à l’abri sous ma tente car pour la deuxième fois de mon séjour, il pleut. La pluie vient s’abattre sur la toile imperméable pendant près d’une heure et sans interruption. J’en profite pour établir les lieux que je désirerai visiter sur Corfou. Espérons que la masse de touristes qui s’y rend chaque année ne gâchera pas le plaisir du voyage.

15 Juillet 2005

Il me faut peu de temps pour prendre mes affaires et quitter le camping de Parga, non mécontent de quitter cet endroit trop fréquenté. Lorsque j’arrive à la station de bus, j’apprends que le bus suivant ne part que dans 3h ! Je retourne sur la plage en attendant que le temps passe. A 13h, mon bus arrive enfin. Ce qui est amusant dans les bus Grecs, les numéros de places ne sont jamais au même endroit : une fois au plafond, d’autres fois sur l’accoudoir, sur le dossier du siège d’en face, ou bien vers la fenêtre, ou encore sur l’appui tête…Si ça continue on va devoir les lire sous les sièges !!! A Igoumenitsa, je me dirige vers le quai d’embarquement où je prendrai un ferry pour aller sur Corfou. La température est de 35°C. Cependant je ne souffre pas de cette chaleur. Je crois que je m’habitue au climat estival de la Grèce où les températures varient entre 32 et 37°C au milieu de la journée. Me voici maintenant sur un ferry faisant route vers Corfou. J’ai un petit pincement au cœur en pensant que dans quelques jours je prendrai un ferry semblable mais pour rentrer en France cette fois-ci. Que dire de « Kerkyra », Corfou ? Cette ville a vraiment un charme. Ses petites ruelles, ces places fleuries dont une esplanade de toute beauté, ces grandes avenues sans trottoirs où flânent les passants…tout cela est non sans nous rappeler un petit air Vénitien. Dommage que les façades des maisons soient souvent dégradées à cause du temps, mais d’un autre coté ça leur donne un charme supplémentaire. La vieille forteresse vaut le détour avec ses petits musées et surtout sa vue imprenable sur la ville. De retour à la station de bus je fais la connaissance d’un étudiant Tchèque de 19 ans nommé Philippe qui travaille en Grèce pour ses vacances. Nous discutons pas mal ensemble tandis que nous attendons nos deux bus respectifs. Il me parle de son pays et aussi de sa petite amie qui lui a offert un coussin sur lequel y est inscrit « sweet dreams », et juste au-dessus sont cousus deux petits nounours en peluche qui l’accompagnent pendant chacune de ses nuits. Je dis au revoir à mon ami de passage et prends mon bus pour Dassia. Là-bas, il me faut parcourir encore 2 ou 3 km avant d’arriver au camping. Là, je sympathise avec mes voisins qui sont 4 Français âgés de 23 ans, séjournant sur l’île de Corfou pour quelques jours. La nuit est douce et agréable. Je m’endors paisiblement.

16 Juillet 2005

Aujourd’hui, rien de tel qu’un peu de marche pour se revigorer. Je vais tenter l’ascension du Mont Pantocrator, le plus dur étant de trouver comment y accéder. A première vue, Vigla – un petit village en hauteur dominant Agni Bay et Kouloura – semble le point de départ le plus approprié pour cette balade. Qu’il en soit ainsi ! Je prends donc le bus pour m’y rendre. Je grimpe à travers le village en espérant de trouver un accès pour le Mont Pantocrator. Je dois suivre une route mais très peu fréquentée, pour ne pas dire pas dire pas du tout. Les petits villages que je traverse sont de plus en plus authentiques. Quand on leur dit « Kalimantan », les gens vous rendent la pareil en souriant. On est bien loin de Parga où l’on crache à vos pieds parce que vous avez refusé poliment de prendre un de ces satanés parasols&chaises longues pour la modique somme de 8 € ! Ici tout est calme, vert, fleuri et l’on s’émerveille à chaque instant en passant dans ce chemin bordé de cyprès et d’oliviers. Du coup on oublie que ça grimpe et on ne prête guère attention à la chaleur qui règne ici. Au bout d’un moment le sentier devient caillouteux et les paysages se font plus arides. A partir de cet instant je n’ai croisé qu’une seule personne pendant 3 h ; c’était un touriste d’environ la soixantaine qui faisait un footing !!! Un peu inconscient sous cette chaleur et en étant seul qui plus est ! Sur ce sentier il y a pas mal de sauterelles Grecques. Ce sont des sauterelles High-tech car elles disposent de petites ailes pour se déplacer dans les airs sur de grandes distances. Ce qui est agaçant, ce sont les mouches qui sont nombreuses et qui ne cessent de vous harceler, surtout lorsque l’on transpire. Finalement j’aboutis sur un mont qui se trouve en face de ce qui semble être le Pantocrator. Même si je ne suis pas au point culminant de l’île, je dois bien être au 2ème ou au 3ème le plus haut car la vue est dégagée et on peut voir à 360° autour de nous un panorama qui vaut le coup. Pour accéder à ce mont, je dû couper à travers le maquis en prenant garde à ne pas marcher sur des serpents car j’étais seul dans un endroit isolé et en short par-dessus le marché ! En descendant de l’autre coté, je désespère de trouver le bon chemin pour rentrer car celui-ci s’arrête à une sorte de bergerie avec un enclos à méchoui. Les pauvres petites bêtes ont l’air d’être effrayées de me voir et se bousculent au fond de leur enclos. Je suis pourtant bien plus préoccupé à essayer de trouver mon chemin plutôt que de penser à faire rôtir un de ces moutons sur un bon feu de bois. Au moment où je me crois contraint de devoir rebrousser chemin, j’aperçois un autre sentier en contrebas, derrière une étendue de fougères…et c’est là qu’on peut employer à juste titre l’expression qui me fait bien délirer : « ça gère la fougère ! ». Je traverse à nouveau le maquis en sautant de rocher en rocher pour mieux distinguer les serpents des « non serpents ». Je prends ensuite le sentier qui descend doucement vers la mer du coté de Kassiopi. Au total, pas loin de 5 heures de marche pour à peu près une vingtaine de kilomètres en comptant les détours. Kassiopi est un petit port agréable, et malgré la forte présence touristique, le paysage n’est pas compl��tement défiguré. J’y reste 2 heures le temps de manger et de visiter un peu. On notera la présence d’un magasin en face de l’arrêt de bus qui fit sourire beaucoup de touristes Français de par son nom : « The big bite ». Je rentre alors en bus où j’y retrouve les trois Françaises avec lesquelles j’avais voyagé à l’aller ce matin même. J’en profite pour prendre quelques conseils sur Paleokastritsa. Il est 17h30 passé, je finis tranquillement ma journée au bord de la piscine.

17 Juillet 2005

Cette nuit les moustiques ne m’ont pas épargné. Et pour cause ! La fermeture éclair de la tente refusait de se fermer correctement si bien qu’une vingtaine de moustiques se sont introduits dedans pour me tenir compagnie et me souhaiter une bonne nuit. En quittant le camping, la réceptionniste n’esquissa pas le moindre sourire et affichait plutôt une mine d’enterrement comme si elle venait d’apprendre le décès de sa sœur…J’apprécie beaucoup les gens aimables comme cela. Départ pour Corfou pour aller à Paleokastritsa dans un deuxième temps. Je rencontre une jeune Néo-Zélandaise dans le bus. Elle vient d’achever ses études et parcourt découvrir la Grèce pendant deux semaines. Paleokastritsa : « un must de l’île ! » soulignait le guide. Tu parles d’un must ! Une crique dans laquelle les bateaux circulent constamment, surtout pour les loisirs comme le ski nautique, etc… les plages sont aussi bondées de touristes qu’à Parga et jolies constructions en béton viennent défigurer le site ! Ah, j’oubliais…le monastère du coin est cerné de boutiques en tout genre, sans parler des bus qui s’arrêtent juste devant. Bref, Paleokastritsa : « un refuge à touristes ! ». Bien sûr dans les magasins on parle l’anglais couramment, les serveurs sortent le costume et la cravate, on nous fait un grand sourire niais quand on passe devant une enseigne…tout ceci est très naturel évidemment ! Enfin, je suis quand même allé me baigner dans une eau glaciale, si froide que je ne pu rester plus d’un quart d’heure dans cette eau qui devait être à moins de 15°C ! La famille de Français qui se trouve à coté de moi me le confirme et ose à peine y tremper les pieds. Je discute un peu avec eux et ils me parlent notamment de Glyfada en ventant la beauté du site. Ils ont deux enfants âgés de 5 et 8 ans dont je surprends quelques dialogues amusant lorsqu’ils jouent dans le sable. En creusant dans le sable, la petite fille lance : « C’est un gros caillou ! » et son frère réplique aussitôt : « Meuh non, c’est un caillou moyen ! ». Un peu plus tard le garçon brandit un petit crustacé, en scandant fièrement : « regardez, j’ai trouvé un lézard-l’hermite ! ». Creusant toujours, il dit un peu plus tard à sa sœur : « On va vider les cailloux. », et à sa sœur de lui répondre : « mais ça veut rien dire ce que tu dis ! ». Ils sont trop adorables…Et le père me dit cette jolie phrase : « Je crois que la plus belle chose que l’on puisse offrir à ses enfants, c’est les voyages ! ». Je suis d’accord avec lui sur ce point, à ceci près qu’il s’agit du plus beau cadeau que l’on puisse leur offrir après l’amour que peuvent porter des parents pour leurs enfants. Il est vrai que lorsque l’on fait découvrir d’autres pays, d’autres cultures à ses enfants, on leur apprend beaucoup sur le sens de la vie. Je crois que l’on a une autre perception du monde lorsqu’on a voyagé. On acquiert une ouverture d’esprit en s’intéressant au monde qui nous entoure plutôt que vivre dans sa petite bulle. En rentrant au camping je mange ma ration de raviolis pour me changer des pâtes, seul aliment qui composait mes repas chauds durant le séjour.

18 Juillet 2005

Je quitte le camping de Paleokastritsa et son aimable gérant qui fut d’ailleurs le seul à me sourire et à me souhaiter bonne chance pour la suite. Après un changement obligatoire par Corfou, me voilà à Pelekas. Je grimpe jusqu’au village possédant quelques recoins charmants ; mais dès qu’on commence à descendre vers la plage, les boutiques et divers attrapes-touristes s’entassent le long de la route principale. Les touristes du coin ne sont pas du genre routard car lorsqu’une dame du village me demande ce que je cherche, elle me regarde avec des yeux ronds de merlan frit quand je lui réponds que je désire simplement découvrir cet endroit…à croire que je venais d’une autre planète. Je continue ma descente, un peu inquiet d’être tombé à nouveau dans une usine à touriste. Mes doutes se confirment lorsque l’accès à la plage se fit en de perdant dans un labyrinthe de restaurants et d’hôtels s’étalant le long de la côte à la manière d’un gigantesque filet de pêche à touriste. Je me faufile entre les mailles du filet pour parvenir à hauteur de la plage en s’efforçant vainement de faire abstraction de ce parc à touriste. Quelqu’un m’aborde et me demande combien coûte mon sac-à-dos. Trouvant sa question étrange, je comprends très vite qu’il est seul et qu’il veut simplement discuter. Il est Macédonien et est âgé de 34 ans. On partage nos expériences en matière de voyages. Il me conseille fortement la Croatie et la Bulgarie en m’avertissant que cette dernière était une nation assez instable. L’après-midi s’écoule plus tranquillement en alternant baignade et discussion sur la plage. N’étant pas décidé à me prélasser le reste de mon avant dernière journée sur une plage à touriste, je décide de visiter le village de Sinaradès qui se situe à 7km de là selon les dires de mon ami Macédonien. Je fais mes adieux à ce dernier et entame la lente montée sillonnant jusqu’à Pelekas ; ce qui n’est pas aisé vu la raideur de la pente, la chaleur et avec un sac de plus de 20 kilos sur le dos dont les bretelles vous scient les épaules en frottant les grains de sable collés à la peau. Arrivé au niveau de Pelekas, la balade devient plus facile et je parcours en une heure les cinq kilomètres restant en prenant le temps de regarder quelques belles maisons. Sinaradès est un joli petit village aux couleurs chatoyantes, souvent ocre mais parfois voyantes comme en jaune vif ou même rose fluo. C’est d’autant plus appréciable que les rares touristes ne font que traverser le coin en scooter ou en quad s’en s’y arrêter ; on se sent alors dans un lieu plus authentique. A rester là à contempler le paysage, le temps passe vite et il serait peut-être temps de prendre une décision pour choisir où dormir. Le plus simple est de revenir à Dassia, au camping Dionysus car c’est l’endroit le plus proche de Corfou. J’attends donc à l’arrêt de bus, posant mon sac-à-dos en retrait. Tout à coup une voiture de touristes Allemands s’arrête à ma hauteur en me prenant pour un habitant du coin et me demande leur chemin. Par chance je connais l’endroit où ils désirent se rendre et leur indique la route à suivre. Allez donc savoir pourquoi, quelques minutes plus tard, ce sont deux autres touristes en scooter qui me demande aussi un renseignement. Là aussi je montre la bonne direction à prendre, m’aidant des panneaux écris en Grec. Ce petit jeu commence à m’amuser ! Un peu plus tard une étudiante - accroc au portable – me rejoint pour attendre son bus, suivie d’un autre homme dont la bedaine est moulée dans un T-shirt orange fluo n’ayant pas été lavé depuis des jours probablement. Et voilà que ce bon monsieur - dont la bouche était déformée par un rictus bizarroïde – se met à avoir une manie assez dérangeante : Il se triture continuellement le **** - enfin, vous voyez ce que je veux dire ! - en alternant main droite/main gauche. C’est d’autant plus perturbant qu’une bosse est visible dans son short, au niveau de l’entrejambe. Et puis au bout d’un moment, voilà que notre petit bonhomme étrange repart avant même que le bus arrive. Peu après, le bus arrive et je retourne au camping de Dassia où la réceptionniste me reconnaît. Je m’installe au même endroit que la fois précédente et mange un plat de pâte pour la dernière fois du séjour…ça sent la fin des vacances !

19 Juillet 2005

Date fatidique. Tranquillement je quitte le camping et m’en vais pour Corfou afin de me promener dans les quelques petites ruelles que j’aurai omis de visiter et surtout pour ramener quelques cadeaux souvenirs à la famille. Bien entendu, ce n’est pas facile de trouver à la fois quelque chose d’original et évoquant la Grèce. Après les emplettes, je grignote un petit quelque chose avant de prendre le ferry pour Igoumenitsa. J’attends plusieurs heures assis sur un banc dans un petit coin de verdure près du port d’Igoumenitsa en attendant qu’une presse internationale ouvre pour m’acheter de quoi lire sur le trajet du retour. Un homme au teint basané m’aborde pour me demander € en prétextant en avoir besoin pour acheter son ticket alors qu’il était venu me voir juste avant pour me demander si je n’avais pas une cigarette ; et que d’autre part un gigantesque panneau publicitaire affichait en gros derrière moi que le paquet de cigarette d’une certaine marque était à 1 €. Ayant bien compris la vraie motivation de sa requête, je lui cède tout de même cet argent puisqu’il me l’avait demandé si aimablement…et puis après tout, qu’est-ce qu’un euro ? Un peu plus tard voilà que notre homme réapparaît, mais cette fois-ci pour s’asseoir à coté de moi et entamer la conversation. Tant mieux, rien ne me fait plus plaisir ! Et puis rien de tel que discuter pour tuer le temps. Je ne sais pas comment il s’appelle, mais qu’importe… Il est Tunisien et est âgé de 25 ans. Il m’explique - dans un Français mêlé à de l’Anglais et un peu d’Italien - qu’il voyage pas mal et qu’il a visité l’Autriche, l’Italie, la France, la Bulgarie, l’Albanie et la Grèce. J’apprends au fil de la discussion qu’il a quitté son pays à 14 ans et qu’il voyage clandestinement pour trouver du travail. Il me narre comment il se débrouille pour se faufiler sous un camion et entrer incognito dans un ferry ; ses déboires avec la police Italienne l’obligeant à plonger dans l’eau pour se cacher derrière un bateau, trempant de ce fait son portefeuille dans lequel se trouvait la photo de son fils. Il me montre cette photo abîmée dont on devine à peine le visage d’un adorable bébé métisse. C’est la seule photo qu’il possède de cet enfant âgé maintenant de 6 ans vivant en Italie avec sa mère. Il me dit qu’il reviendra en Tunisie après la coupe du monde…enfin, il ne sait pas exactement…peut-être ou peut-être pas…le temps le lui dira... Et mon ami Tunisien s’éclipse aussi discrètement qu’il était venu en me faisant un signe de la main, préoccupé par le moyen de s’infiltrer dans un camion le plus sûrement possible. Quoique il n’a pas de soucis à se faire puisqu’il s’agit du départ. C’est en arrivant en Italie que ce sera plus difficile. Il m’a même raconté qu’un jour sur le quai de débarquement, un capitaine lui avait dit : « no documents ? It doesn’t matter, you could hide in a truck tomorrow ! ». Ainsi vont les choses... Encore une rencontre intéressante que je ne suis pas prêt d’oublier et que je n’aurai sans doute pas pu faire ailleurs. De mon coté je pars m’acheter un journal à la presse au lieu de choisir un livre car ils sont tous à 13 €, en Anglais comme en Français. J’achète un sandwich et je m’assied sur le quai après avoir modifié mon billet puisque j’étais censé partir de Patras. Sur le quai, je contemple mélancoliquement mon dernier coucher de soleil en Grèce. Au loin, un navire de pêche passe tandis que je me laisse bercer par la douce mélodie que je joue à la guitare un autre voyageur assis un peu plus loin sur le quai. Alors que le soleil vient de glisser doucement dans l’océan, l’imposant bâtiment illuminé comme un sapin de Noël arrive lentement dans l’embouchure du port, laissant derrière lui la traînée d’un discret sillon. Peu de temps après j’embarque sur le ferry, laissant derrière moi la Grèce, le port d’Igoumenitsa et sa route éclairée serpentant dans le flanc des montagnes tel un dragon de feu…

20 Juillet 2005

Il y a eu beaucoup de vent cette nuit. Pourtant cela ne m’a pas empêché de passer la nuit sur le pont jusqu’au lever du soleil. Lentement le soleil reprend sa place dans un ciel azuré, et lentement notre ferry s’approche des côtes Italiennes. N’ayant plus guère de provisions, je dois me contenter de quelques biscuits en guise de petit-déjeuner, puis du reste des biscuits avec deux nectarines pour le déjeuner. Une vieille ville un peu en hauteur, bâtie sur le pourtour de la côte, avec des maisons dans un style bien Italien ; nous sommes à Ancône. Je ne me souviens pas que la ville avait tant de charme. Je n’y avait probablement apporté guère d’attention à l’aller car j’étais beaucoup trop préoccupé par le fait de retrouver Yann en Grèce, et j’étais sans doute un peu tendu à l’idée de ce premier voyage sans être sous la tutelle de quelqu’un. Mais maintenant c’est différent ! En débarquant je vois la police contrôler chaque camion. A cet instant je pense à mon ami Tunisien en espérant qu’il ne se trouve pas dans un de ces convois où qu’ils ne détectent pas sa présence. En y repensant, j’aurai pu lui proposer de prendre le même ferry que moi en se cachant dans un camion et en sortir la nuit pour me rejoindre sur le pont. Ainsi le lendemain il aurait débarqué avec moi comme un simple passager, en faisant mine de discuter…Je suis sûr que ça aurait marché ! Il ne contrôle pas les passagers qui descendent par le débarcadère pour piétons. Enfin, qu’importe ! Maintenant il est trop tard… Je me dirige vers la gare pour prendre mon billet. Le premier train m’emmène à Padoue sans problème. J’attends ensuite mon deuxième train qui doit partir vers 23h pour arriver le lendemain à Nice. Je suis impatient qu’il soit là car je suis épuisé et j’ai besoin de sommeil. Malheureusement lorsque celui-ci arrive, je comprends tout de suite qu’il me sera impossible de prendre du repos. Le train est tellement bondé qu’on parvient à peine à y trouver une place debout ! Nous tenons à quinze dans le ridicule petit espace qui se trouve entre la porte du wagon, les toilettes et la double porte permettant d’accéder à l’autre wagon…et je ne vous parle pas de la bonne cinquantaine de personnes qui se trouvent dans le minuscule couloir de ces wagons corail !! Les gens qui souhaitent aller aux toilettes doivent s’y refuser à moins qu’ils soient à proximité, et encore ! C’est un véritable parcours du combattant où ils doivent enjamber les sacs, se faufiler entre deux personnes, etc… Parfois entre deux stations, je trouve suffisamment de place pour m’asseoir une dizaine de minutes ; mais il me faudra attendre 4h00 du matin avant que les places ne se libèrent vraiment ! A partir de cet instant, je prends mon matelas, l’étends dans le couloir avant de m’affaler dessus et de sombrer dans les bras de morphée…

21 Juillet 2005

Vers 8h00, j’émerge difficilement de cette courte nuit et je me prépare à débarquer à Nice. Une fois arrivé je passe quelques coups de téléphone à la famille avant de me réalimenter dans un distributeur automatique. Sur le trajet entre Nice et Toulouse je fais la connaissance d’un habitant des TOM, de Mayotte plus précisément. Il est patron d’un petit commerce sur l’île. Il me parle de sa vie là-bas sur l’île. C’est intéressant de voir leur philosophie de vie. Chez eux, tout le monde se connaît dans le village ; il n’y a pas vraiment de vie privée. C’est un esprit très convivial où tout le monde s’entraide, s’invite. Ils ne sont pas sans cesse penchés par-dessus leur montre, ils vivent au jour le jour, chacun à son rythme. A Toulouse, je prends immédiatement le métro pour arriver au terminus de Basso Combo. Là, je cherche désespérément une cabine téléphonique pour que quelqu’un vienne me récupérer. Malheureusement depuis l’hégémonie du téléphone portable, le nombre de cabine téléphonique a diminué d’une façon phénoménale et ça devient de plus en plus difficile d’en trouvé aisément. Je décide donc de rentrer à pied chez mes grands-parents, ce qui me prendra presque 2 heures. C’est ainsi que s’achève ce long périple, le sac-à-dos sur les épaules, des images et des souvenirs plein la tête, avec dans le cœur un peu d’amertume. A quand le prochain voyage ?

Remerciements :

- Tous les routards de toutes nationalités, de tous pays pour leur contribution à mon épanouissement culturel et pour avoir partagé quelques bons moments ensemble. - Yann pour avoir partagé ce fabuleux voyage avec moi, sa compagnie agréable et son amitié. - Mes parents pour m’avoir soutenu financièrement et pour leur confiance en moi. - Rolland pour son Muscat Hongrois. - Elsa pour nous avoir payé un coup à boire. - La colo Française pour nous avoir collé pendant presque une semaine, pour sa compagnie sympa et ses soirées animées. - Philippe pour m’avoir indiquer où déposer ses bagages à Corfou. - La mer, l’eau…parce que c’est mon élément ! Et puis aussi pour m’avoir bouché l’oreille gauche pendant plus de deux semaines. - Les pigeons dans les gares, pour m’occuper à les observer pendant les transits. - Ma tente pour avoir tenu le coup. - Les Grecs pour leur accueil. Je n’oublierai jamais leurs longues heures de sieste, les coups de klaxon des voitures, le café froid et le papier toilette qu’il faut jeter dans la corbeille au lieu de le mettre dans la cuvette. - La caille inconnue pour avoir posé pour nous au Cap Sounion. - Les moustiques pour leurs animations nocturnes.
From Avignon to Casamance Without Flying
by Olive842 · 2026-04-10 · 18 replies
Hi there,

Last February, I made a trip using "public transport" from France to southern Senegal via Spain, Morocco, Western Sahara, and Mauritania.

It’s a journey of about 5,000 km, where I took trains (as far as Marrakech), ferries (to cross Gibraltar and then to reach Casamance from Dakar), and mostly buses on the long desert straightaways. I hadn’t planned any stops in advance or booked any hotels, except for the very first train to Spain, which left plenty of room for the unexpected. Why travel by land and sea? In recent years, flight-free travel has been gaining popularity. On social media, posts explaining how to cross Europe by train as quickly as possible go viral. Traveling without flying—and making sure people know about it—has become a great way to earn a badge of eco-responsibility: an essential totem for anyone wanting to prove both their dedication to the ecological cause and the wisdom of slow travel. I haven’t flown in years, and this journey to West Africa could easily be filed under "responsible travel." But it wouldn’t be honest to say that: in reality, it wasn’t really my aversion to flying that motivated this long trek. I see overland travel primarily as a way to experience the world’s geography at a grounded, earthly pace—the pace of the locals. Besides, I’ll be flying back, which disqualifies any claim to being a model of sustainability. So no eco-badge, and no adventurer’s badge either: you won’t find any heroic tales of camel rides in lost lands or mineral train wagons in this account (popular with influencers, the Mauritania iron ore train now attracts tourists from all over the world, turning "the experience" into something you "have to do at least once in your life"). This five-part story, written on the road, has no other ambition than to recount a journey through places and people, and to share the thoughts they inspire in me. As simply and, I hope, as humbly as possible.

I’m posting the episodes here, which you can also find on my blog (with more photos) at the following links:

Episode 1: Spain, from Avignon to Algeciras

Episode 2: Morocco, from Tangier to Tarfaya

Episode 3: Western Sahara, from Tarfaya to Guerguerat

Episode 4: Mauritania, from Guerguerat to Nouakchott

Episode 5: Senegal, from Rosso to Saloulou

To help those who might want to make the same trip, I’ve also put together a summary of the route with recommendations—you can read it at the end of the story and on the blog: From France to Senegal Without Flying: Route and Itinerary Recommendations

Happy reading, and safe travels!
Retour croisière sur le Préziosa 12/19 octobre
by Jibe2 · 2013-10-23 · 17 replies
Bonjour à tous

Compte-rendu des escales :

GENES

Après un départ tranquille de Marseille (cette fois pas de Mistral !) ...une navigation calme...nous arrivons au port de Gênes au lever du jour. Ciel couvert, température plus fraiche qu'à Marseille. Le port de Gênes est le plus important d'Italie Muni du plan de la ville, vers 8h30, nous partons à pieds jusqu'au centre ville, et la via Garibaldi, bordée de splendides palais de nobles gênois, devenus le sièges de banques, pour la plupart. Sur la place Ferrari : au milieu une fontaine, l'Opéra, la Poste, et le palais Ducal. A 100m, une petite visite à la maison de Christophe Colomb (natif de Gênes) En redescendant vers le port, c'est la cathédrale San Lorenzo, en marbre noir et blanc...et encore des palais. En face du port, la logia des Marchands et le palais San Gorgio ...à la façade peinte en "trompe l'oeil" (comme beaucoup de palais ) Aujourd'hui c'est dimmanche, et peu de boutiques sont ouvertes. Cependant, sur le port, le marché est bien là, avec ses étals variés, et les inévitables "marchands" de contre-façons, qui détalent à l'arrivée de la police financière ! Nous visitons le Restaurant-boutique Eataly, dégustons un espresso vite-fait... Promenade jusqu'au magazzini del cotone, sans intérêt...seulement des cafés et fast-food. Nous assistons au départ d'une course de barques, juste devant l'ascenseur (fermé ?) Une queue jusqu'à l'Aquarium...ce sera pour une autre fois... Visite du Neptune, réplique d'un ancien galion, construit pour le film "Pirate" de Polanski. Pour rentrer au bateau, en longeant les quais, nous passons devant le musée de la marine, quelques bateaux de pêche...et un sous-marin. Il est environ 15h...et un petit tour au Buffet sera le bienvenu. Pour l'appareillage, à 17h, le soleil daigne se montrer enfin, et nous quittons Gênes avec de très belles images dans les yeux. Escale très intéressante : bateau près du centre ville, monuments magnifiques JIBE

Quelques photos dans l'ordre : Lever du jour sur Gênes - la Mairie - 3 palais - le palais ducal - l'opéra - la maison de C.Colomb la cathédrale - le Neptune - vue sur le Préziosa - le sous marin et les bateaux de pêche - départ vers Naples
Les pays irréductibles qui résistent à McDonald's
by Pierre · 2011-12-31 · 106 replies
Source: yahoo.fr "Récemment sorti en Bolivie, le documentaire ¿Por qué quebró McDonald's en Bolivia? (Pourquoi McDonald's a fermé, ndlr) tente d'expliquer l'échec de McDonald's dans ce pays après la fermeture des derniers restaurants en 2002 (une fermeture vieille d'une décennie et non récente comme on a pu le penser). Y a-t-il des pays qui, comme la Bolivie, sont irréductibles au petit hamburger? Oui, et ils sont quand même assez nombreux. McDonald's est bien un symbole de la mondialisation, mais il n'est présent «que» dans près de 120 pays (sur les 195 pays reconnus par les Etats-Unis) avec 33.000 restaurants. Une présence si importante que, pour comparer les pouvoirs d'achat entre les pays, l'hebdomadaire britannique The Economist a créé l'indice Big Mac en référence au hamburger-phare de la compagnie. 1Il y a d'abord les pays où la chaine de fast food n'a jamais mis les pieds. Outre le Vatican, la plupart sont en Afrique (à l'exception du Maroc, de l'Egypte et de l'Afrique du Sud), faute de demande, de rentabilité ou de stabilité politique qui incite à des investissements directs, comme l'illustre cette visualisation (1) (auquel il faudrait toutefois enlever la Bosnie-Herzégovine, un McDonald's ayant été ouvert à Sarajevo en juillet 2011). De même, bien que l'implantation de McDonald's dans les cinq anciennes républiques soviétiques d'Asie centrale soit l'objet d'attention d'investisseurs turcs, comme le révèle un câble diplomatique rendu public par Wikileaks, il n'y en a toujours pas au Kazakhstan, Kirghizistan, Tadjikistan, Turkménistan et en Ouzbékistan. Alors que le Vietnam rassemble les ingrédients pour assurer le succès de l'implantation du géant mondial du hamburger (45% de la population a moins de 25 ans et un certain essor économique), McDonald's ne s'y est jamais implanté, comme l'explique ce portrait de Forbes d'un jeune entrepreneur vietnamien qui (...)"

La suite ici

Pierre 🙂
Cherche contact avec des Touaregs algériens
by Anaiscam · 2011-09-02 · 148 replies
Bonjours tous le monde! Alors voila je projette un voyage dans le sahara et m'interressant particulierement aux modes de vie nomades, je voudrais accompagner une caravane de touaregs. Les formules tours opérateurs ne correspondent pas vraiment a l'idée que je me fait du voyage, je ne passerais donc pas par elles. J'ai déjà un peu voyagé mais j'avoue connaitre très peu (trop peu!!) le Sahara. Connaissez vous des touaregs qui accepteraient parmi eux une française pour environ un mois?
Les carnets d'Ulysse (suite): le grand tour du Larzac
by Tomas3 · 2009-07-15 · 82 replies
A Soupente, dans les Montagnes bleues, la canicule frappait fort...Pénélope continuait de filer le lin de sa boutique, tandis qu'Ulysse préparait activement sa traversée de juillet...

Son sac le démangeait...il l'avait fait et refait plusieurs fois...(symptôme déclencheur chez le marcheur au long cours...)

L'horizon des Montagnes bleues le narguait chaque matin et bien qu'il ait épuisé les sentiers de moyenne altitude environnants, il sentait son addiction le démanger: il fallait qu'il reprenne la route.

Le compostelle passait à huit kilomètres de soupente, il eût été facile de remettre ses pas dans ses traces, mais il n'avait pas l'habitude de répéter deux fois le même itinéraire...

D'autres arguments le faisaient réfléchir: Juillet-Août est l'époque où les sentiers sont surpeuplés: il lui fallait dénicher un GR suffisamment austère et rébarbatif pour éloigner le vacancier, suffisamment désertique et "grands espaces" pour lui rappeler l'Afrique et ses paysages désolés, suffisamment de moyenne altitude pour que la canicule ne l'atteigne pas...

Il profitait de la fraîcheur des matinées pour parcourir son kilomètre de bassins et entretenir ses muscles longs...mais il fallait toute la fraîcheur enfouie derrière les volets clos pour supporter les 34 degrés de ce juillet torride.

Grand Tour du Mercantour ou Grand Tour du Larzac ? il avait encore deux jours pour mûrir sa décision, la liste des refuges et des gîtes d'étape était prête, il fallait qu'il décide de l'orientation de ses réservations. Autant il craignait le surbooking dans le Champsaur, autant il semblait rassuré de rêver de La Couvertoirade et de la Cavalerie...
Croisière sur le Costa Europa du 22 novembre?
by Mamieweb · 2008-11-01 · 37 replies
cette croisière est longue - apparemment il y aura beaucoup d'anglophones car dans les excursions il est précisé que les guides parlent seulement anglais alors je cherche des copains français ou italiens car je ne parle pas anglais pour partager quelques bons moments... suis bridgeuse pas mon mari - lui c'est plutôt sport ou rêve

peut être à bientôt
Que penser de ce fait divers au Cameroun?
by Alexp79 · 2008-10-06 · 218 replies
Cameroun-Insécurité : Une attaque des « assaillants » fait un mort et de nombreux blessés au Cameroun Des « assaillants » estimés à une cinquantaine de personnes armés de fusils et d’armes blanches, ont attaqués dimanche, la ville camerounaise de Limbé (Sud-ouest), frontalière du Nigéria, faisant un mort et près d’une dizaine de blessés, a appris APA de sources concordantes. APA / Dimanche 28 septembre Selon des témoignages, des personnes non identifiées ont attaqué simultanément des institutions bancaires et des commerces, réussissant à dévaliser ces structures avant de fondre dans la nature. Cette attaque qui a « surpris » les forces armées camerounaises, a jeté de l’émoi à travers le pays, notamment dans la province du Sud-ouest, la ville de Limbé se situant à une centaine de kilomètres de la péninsule de Bakassi qui a été rétrocédée par le Nigéria au Cameroun le 14 août 2008 conformément à la décision sans appel de la Cour internationale de justice de la Haye (CIJ) du 10 octobre 2002. Le ministre camerounaise de la Défense Remy Ze Meka qui a immédiatement réagit après cette attaque, ne s’est pas prononcée sur l’identité des assaillants, même s’il a confirmé que ces derniers ont pu s’échapper à partir de la mer où des embarcations les attendaient. Selon des sources proches de la sécurité militaire, l’enquête privilégierait trois principales pistes : la première serait attribuée aux bandits, la seconde piste serait liée aux activistes du Southern Cameroon national council (SCNC), un groupe séparatiste qui lutte pour « l’indépendance » la partie anglophone du pays, en occurrence, les provinces du Nord-ouest et du Sud-ouest. Cette piste semble prospérer d’autant que les activistes du SCNC, ont annoncé une série de manifestations à l’approche du 1er octobre prochain, date qu’ils considèrent depuis quelque temps comme « anniversaire de leur indépendance », a-t-on appris. La troisième piste d’après des responsables camerounais pourrait être celle des étrangers, notamment des groupes rebelles nigérians opposés au pouvoir d’Abuja et hostiles à la rétrocession de Bakassi au Cameroun.

Sans vouloir faire de L'alarmisme ni froisser les sensibilités de qui que ce soit, c un peu inquietant non? surtout que ce type d'attaque sur la côte s'est déjà produit et le manque de réaction des autorités. Bon l'objet de ce message est en complement d'une petite prise de bec concernant ce sujet de la securité au cameroun. A ceux qui vont s'exciter et aux bien pensants, le cameroun m'attire, j'envisage d'y voyager et je n'ai rien contre ce pays, au contraire; mais je trouve ce type de fait divers inquietant....
Croisière "Les trésors de l'histoire" à bord du Costa Concordia le 1er décembre 2008
by Bea1412 · 2008-08-24 · 168 replies
Bonjour,

nous sommes un jeune couple partant en voyage de noces à bord du costa concordia le 1er decembre 2008, nous nous demandions si il fallait repréciser à bord que nous etions en voyages de noces, nous l'avons deja precisé à l'agence mais y a til des "surprises " ou des choses de prevues pour les jeunes mariés . y'a t il d'autres personnes sur ce forum qui partent à la meme période, avec qui on pourrait echanger des conseils pour la preparation, cela pourrait etre sympa .

je n'ai pas vu de sujet concernant cette époque du 1 au 12/12/08, pour cette croisiere, par contre je m'interrogeais sur le climat à cette époque et le contenu de la valise !!

merci à vous tous pour vos conseils

a bientot béa
Traversée de l'Afrique en 4x4?
by Kako2 · 2008-01-10 · 314 replies
Bonjour, en lisant différents posts, je me suis aperçu que plusieurs équipages se préparent pour effectuer la traversée N-S de l'Afrique en 4x4. Il serait intéressant de nous répertorier afin de pouvoir échanger pendant les préparatifs, voire même pendant la grande balade. Ceci dit, je me jette à l'eau avec qq détails de notre projet:

Equipage:2 adultes (quarantaine) et deux enfants (7 et 10 ans) Véhicule: Land 130 + cellule compacte Date de départ: novembre 2008 Durée: 18 mois Route: descente jusqu'au Cap par l'ouest, remontée par l'est Site: en cours

et vous ?

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