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Phnom Penh, suivez le guide
by Simplybrice · 2009-07-27 · 1 reply
Jusqu'à présent, je ne pouvais compter que sur mes dix doigts. J'avais beau avoir fait partie de différentes équipes tout le long de la route, ce n'était chaque fois que temporaire, on ne se connaissait pas la veille, on s'éclate sur le moment, mais demain, on est sûr de rien... Or, à partir d'aujourd'hui, tout change! Je reçois des renforts de poids en les personnes de ma mère chérie et son compagnon adoré Pierre dit Pédro. Le programme pour les 10 jours à venir est réglé comme du papier à musique et j'ai déjà hâte d'entamer la partition. En gros, cela va nous conduire de Phnom Pen à Siem Reap, base idéale pour la visite des temples angkhoriens.

Le premier changement auquel il faut que je me plies, c'est qu'il faut que je laisse derrière moi toutes mes auberges sans climatisation, sans eau chaude, sans petit déjeuner compris et sans piscine. Ca risque d'être compliqué au début mais il va bien falloir s'y faire... Dur, dur...

En ce matin de dimanche, je rejoins donc l'hotel Juliana pour attendre les tourtereaux.

Première chose louche en arrivant, il y a un préposé qui est là pour ouvrir la porte aux clients de l'hotel. J'ai vraiment pas l'habitude, ça cloche, j'ai l'impression que c'est Marcel Béliveau déguisé en cambodgien. Le costume et le maquillage sont vachement bien faits, c'est à s'y tromper, mais je ne suis pas dupe, à un moment où un autre, il va bien y avoir quelqu'un qui va surgir d'un recoin sombre en hurlant "suprise, surprise"!! Qui plus est, c'est tellement propre que j'ai l'impression d'être une tache sur la carte postale. C'est le royaume des valises à roulette et je débarque avec mes 18-20kg de sacs à dos! Il y a même un type qui insiste pour porter mon gros sac jusqu'à la chambre, sans déconner...

Deuxième bizarrerie, il y a un grand bassin à l'extérieur où les clients de l'hotel nagent en arborant un sourire de contentement ou se dorent au soleil sur des chaises longues molletonnées. Il parait qu'on appelle ça une piscine, il faut que je me souvienne! Sur le bord de la "piscine", il y a aussi un autre bassin, plus petit celui là, qui fait des bulles par milliers, mais là j'ai toujours pas compris... Il y a également une salle climatisée avec des instruments de musculation, mais là il faut pas me prendre pour ce que je ne suis pas, ça doit bien être un canulard!!! Ils ne m'ont pas regardé ou bien!!!

Je termine mon tour du propriétaire en accédant à ma chambre. C'est propre comme un soulier verni, si je devais passer mon doigt sur les étagères du haut, je suis convaincu que je ne ramasserais aucune poussière et peut-être même que mon doigt en ressortirait plus propre qu'avant, c'est dire!!! Les propriétaires ont troqué la douche douteuse par une baignoire rutilante comme je n'en ai pas eu à la maison depuis mes 10 ans. Je retrouve aussi les plaisirs de la vie sédentaires : les télécommandes. Une pour la télé et une pour la clim. Et comme il y a un room-service, c'est vraiment un coup à passer sa journée entre le plumard et la piscine! Gare au piège!!!

Ca me change tellement de mes hébergements habituels que je me mets à fumer des cigarettes "Alain Delon", ne reste plus qu'à voir si je vais me mettre à parler de moi à la troisième personne!

Je profite donc des plaisirs de ma nouvelle vie en attendant les compagnons d'échappée. Et autour de midi, ils arrivent tout beau tout chaud, et tout blanc aussi. Ca va changer, c'est moi qui vous l'dis! Avec eux arrive aussi Le (c'est pas une faute de frappe, le mec s'appelle "Le"). Il va être notre guide perso jusqu'à Siem Reap, il est courtois comme Gérard Holtz présentant le Téléthon et son français est compréhensible par tous pour peu qu'on fasse gaffe à ce qu'il dit, tant mieux! Mais aujourd'hui, premier jour du circuit, c'est quartier libre, à nous de jouer!

On prend donc un tuk-tuk pour rejoindre les bords du fleuve, boire une bière et déjeuner. Malgré le décallage horaire, pour moi aussi, tout le monde est en forme, un doux parfum de vacances flotte dans l'air. Le parfum de vacances, c'est plus ou moins le parfum du voyage avec de l'extra-confort en plus, comme une voiture avec des sièges en cuir ou une allemande avec des fesses en velours... C'est doux, c'est chaud et ça donne pas d'échardes quand on passe la main.

L'après-midi s'écoule tranquille, on revient à l'hotel à pieds en passant de marchés en marchés juste le temps de transpirer quelques litres. Heureusement, la piscine aura tôt fait de faire baisser la température pour autant que ce soit possible dans une eau à 30 degrés! Et toujours pas l'ombre d'une moustache de Béliveau à l'horizon!! Pour le reste, la fatigue des néocambodgiens se fait sentir après une journée passée entre avions et aéroports, on se quitte relativement tôt après le dîner, suffisamment tôt pour moi en tout cas pour jouer au millionnaire dans ma chambre de ministre.

Le lundi matin, c'est comme un vrai lundi matin, comme quand il faut se lever tôt parce qu'on a un travail. Sauf qu'ici le travail, c'est juste de se lever tôt... Notre guide nous attend à 8h, juste après avoir profité du buffet de petit-déjeuner qui s'étale sur des mètres et des mètres. Seulement, pour moi, un réveil avant 8h est synonyme de tête dans le rectum donc le buffet c'est bien mais dormir le plus tard possible (7h35), c'est mieux.

A 8h donc, tout le monde est sur le pont. C'est une expression, il n'y a pas de pont dans l'hotel, il faut quand même pas pousser... Maman et Pedro sont là, Le aussi, et avec nous Pham, notre chauffeur. Parce qu'en plus on a un chauffeur. Et qui dit chauffeur dit moyen de transport, c'est un minibus de douze personnes avec l'esprit vacances, sièges en cuir et climatisation de série. Notre première étape : une escapade en bateau d'une heure qui nous fait quitter Phnom Pen et sa frénésie de motocyclettes pour nous rendre dans un petit village rural spécialisé dans le tissage de la soie. Sympa comme tout. En plus, là bas on ne croise pas un touriste, les gens ont des sourires sincères qui remontent jusqu'aux oreilles quand ils nous croisent, on est entouré par les vélos et les vaches sur des chemins en terre, bienvenue au Cambodge! En plus, ce qui ne gache rien, j'ai l'impression qu'ici tout est photogénique, les gens, les animaux, les maisons, les arbres, etc. La ballade dure une paire d'heures, le temps pour Madro (contraction de Maman et Pédro, c'est plus rapide et plus rigolo) de rougir sous le soleil assassin. Il a pas fallu longtemps!!

Au retour à Phnom Pen, Lei qui nous a déjà tout raconté de la vie du fleuve dans les moindres détails nous amène à un resto des familles. Il y a des fontaines et des orchidées partout, le discourt à la troisième personne n'est vraiment pas loin

L'après-midi, comme Madro ont dit à l'agence de voyage qu'ils étaient très interressés par les marchés, on arpente de nouveaux étaux (un étal, des étaux?). Des fruits aux poissons séchés, des fleurs aux souvenirs de toutes sortes, rien ne manque même pas la compagnie de Le qui est toujours intarrissable d'histoires à tiroirs...

Le soir même, contre-coup du vol de la veille, on se quitte de bonne heure et de bonne humeur après s'être fait pêter le ventre au buffet dinatoire du Juliana. De la nourriture sur des dizaines de mètres, c'est pas bon pour mon régime... A l'issue, j'ai le ventre gonflé comme une femme enceinte de quatre mois, j'en profite donc pour squatter le bord de la piscine et voir le spectacle d'une douzaine de chauves-souris qui font des ronds au dessus de l'eau en gobant les moustiques avant de mettre la viande dans le torchon.

Le troisième jour, on attaque vraiment les visites. Le rencart est à 8h, il va falloir s'y habituer. Ce à quoi il va aussi falloir s'habituer, c'est que dès qu'on met un pied dans le minibus, Le entame son monologue... Et si tu veux en voir la fin, tu as vite fait d'avoir des toiles d'araignées sous les bras. Le type n'arrête jamais, sur un ton monocorde, et avec un accent dont il faut vraiment se concentrer pour saisir chaque mot. En d'autres termes, j'ai la migraine! En plus, comme en cette journée on fait le tour des incontournables de la capitale, il n'y a pas moyen de l'arrêter, c'est un 33 tonnes sans freins, pris dans une descente à 30°!

On débute avec la visite du musée national. J'ai une impression de vacances quand Le nous présente la petite bonne femme qui travaille ici et qui va donc tout nous dire. Tout nous dire, et merde... Heureusement cette dame fait dans les 1m50 et est donc à même de regarder Maman dans les yeux en nous laissant à Pierre et à moi un repos auditif tout provisoire. Ce la dit, elle aussi est en mode "non-stop" et j'ai vite fait d'aller visiter le musée de mon côté. Il faut dire qu'il n'est pas 9h du matin et que donc... Le musée est quand même interressant et il y un jardin fleurissant au centre où il fait bon faire la moule.

A la sortie, Le nous récupère, il est temps d'avancer. Direction le Palais Royal et la Pagode d'Argent. Ca promet... En y arrivant, Le se découvre une nouvelle mauvaise habitude : on reste à l'entrée pendant qu'il nous fait son laïus, ça dure assez de temps pour que la découverte du site se fasse au pas de charge parce que ça va fermer pour le déjeuner. Et comme on dit dans ces cas là, suivez le guide!! On file donc en vitesse à la Pagode d'Argent, et nouvel exemple, tout autour se trouve une fresque qui mesure des centaines de mètres et Le entreprend de nous raconter en détails ce qu'il s'y trouve alors que le temps presse. Ce n'est pas que ce n'est pas intéressant, mais l'essentiel c'est de profiter du spectacle avec mes yeux pas avec mes oreilles!! J'ai pas envie que quelqu'un nous lise un livre d'histoire illustré le nez planté devant un mur! Si je veux un livre, je vais à la bibliothèque, en plus à la bibliothèque, il est interdit de parler!

Vous avez l'impression que j'en rajoute, sachez que Madro est d'accord sur toute la ligne sur le fait que la pause déjeuner qui s'impose est une douce libération. Qui plus est, après le déjeuner, on s'accorde un break à l'hotel pour profiter d'une sieste avec clim' ou de la piscine en fumant une Alain Delon.

On se redonne rencart à 16h pour une leçon d'histoire contemporaine : le musée du génocide situé dans un ancien centre de détention et extermination appelé S21 sachant que le "S" en cambodgien est la première lettre du mot "tuer". Ca fait froid dans le dos, c'est que le début... Tout le long de la visite, de loin la plus captivante jusqu'alors, on parcourt les batiments laissés en l'état. Fils barbelés, instruments de torture, manuel du savoir-vivre du parfait prisonnier, photos de victimes, tout y est. Partout autour des batiments, des panneaux indiquent qu'il est interdit de sourire. De toute façon, rien ne s'y prête.

Pendant notre tour des horreurs génocidaires, je me demande comment un peuple aussi courtois, souriant, à l'apparence tellement pacifique à pu s'amputer de la sorte, tuant sans aucune forme de procès plus de 2 millions de personnes plus toutes celles décédées des conséquences des privations et autres "traitements de faveur". a l'époque, ça faisait en tout près de la moitié de la population. En quatre ans!!!

A l'issue de ce sinistre périple, je suis tout retourné. C'est comme si le panneau "interdiction de sourire" s'appliquait encore, et alors que nous sommes sur le chemin du retour vers l'hotel, on passe autour du stade olympique. Le nous dit que c'est le rendez-vous de la population en quête de sport, de dance, d'activités X ou Y. Ni une ni deux, je descends de la voiture pour aller m'imprêgner d'autre chose que de barbarie. Et la transition se fait d'elle-même, je retrouve les cambodgiens tels que je les vois c'est à dire qui distribuent des sourires plutot que des décharges électriques. Ca fait du bien! L'entrée au stade est gratuite pour peu qu'on arrive à se glisser entre deux grilles de portail. C'est folklo' bien comme il faut! Et en effet, à l'intérieur, les gradins sont remplis de centaines de personnes qui effectuent des chorégraphies sur des musiques endiablées sur fond de coucher de soleil. En plus, pas un gringo, ah si, moi.

Grace à cette petite encartade au programme, je rentre le coeur léger, et c'était pas gagné! Merci Le pour le conseil qui permet de retrouver l'appétit et de passer une bonne soirée!

Le quatrième jour, on part s'oxygéner à la campagne. Un bateau a été affrété pour qu'à l'issue d'une heure de navigation sur un long canal bordé de rizières, on aille visiter un temple, notre premier de l'époque pré-anckhorienne. Chapeau bas les khmers, il remonte au VIIIème siècle. Cette ballade est à nouveau l'occasion de rotir sous le soleil mais personne ne s'en plaint, ce serait dommage en plein mois de février!! Il sera temps de toute façon de se badigeonner de biafine au retour à l'hotel!

L'après-midi, c'est encore côté temple que ça se passe. Je vous épargne la description, vous gagnez au change si vous ne voulez pas passer quatre heures à lire un compte-rendu sur chaque brique! J'ai bien demandé à Le de s'en charger pour vous montrer de quel bois il se chauffe, non c'est une blague, vous ne tiendriez pas deux minutes! Après ça, on est de retour pour notre dernier soir à Phnom Pen. Un nouveau buffet pantagruellique et une nuit dans mon lit king-size plus tard, il faut prendre la route et quitter la capitale. On se rapproche d'Angkor, ça monte en puissance!!!!!

Il vous suffira de jeter un oeil aux photos pour vous rendre compte que dès le début, il y a du niveau, ça promet pour la suite!

Quant à moi, je file suivre les préceptes de la compagnie créole, sans chemiseuuuu, sans pantalonnnn. Il fait une chaleur de bête, peut-être la sentirez vous après que je vous ai fait des bises dégoulinantes. Santé!!!
Petite histoire de la Roumanie
by Nicodilo · 2009-07-23 · 12 replies
Lors de la petite promenade que nous avons faite en Europe de l’est (voir les premiers chapitres du livre Improvisation Nomade sur ce site), il s’est vraiment passé quelque chose de différent en Roumanie. Comme ci, après avoir traversé des pays étrangers, nous arrivions enfin en famille chez de proches cousins. Cousins où la vie serait restée celle d’entant avec la solidarité familiale et villageoise, avec l’alcool de prune à toutes les occasions, les animaux de la ferme dans toutes les cours, le foin ramassé à la main etc. Comme revenu chez mes grands-parents étant petit, les odeurs et les souvenirs me sont revenus aussitôt.

Mais la Roumanie n’est pas simplement ce que j’en ai vu ou ressenti et comme je n’ai pas pris le temps d’y retourner ainsi que je me l’étais promis, j’ai quand même fait quelques recherches sur ces lointains cousins.

Les Roumains sont originaires d’un peuple indo-européen venu 2000 avant JC : les thraces. Ceux qui resteront entre Carpates et Danube, en future Roumanie s’appelleront les Daces. D’où d’ailleurs la fameuse marque automobile Dacia. Les daces sont un peuple dont Hérodote, Historien grec, disait qu’ils étaient très puissants et qu’ils pourraient être craint s’ils ne se querellaient pas sans cesse entre eux. Les daces parlent dace, une langue presque totalement disparue et qui n’était pas écrite, peut-être pour se protéger de ses trop grands voisins. Mais ils étaient plutôt évolués puisqu’ils avaient un haut niveau de médecine, d’astrologie etc., et d’ailleurs étaient directement influencé par les Grecs.

A l’époque Romaine, les daces ne purent résister à l’empereur Trajan qui les vaincu et fit de la Dacie une province romaine (vers 150 ap JC). Ceux d’entres eux qui n’étaient pas contents s’en sont retournés dans les plus hautes montagnes jusqu’en 256 avant que l’envahisseur ne parte. Quand les Daces romanisés (avec la langue mais aussi avec quelques chromosomes) et ceux restés dans les montagnes se retrouvèrent, ils créèrent le roumain, une langue à forte inclinaison latine mêlée d’ancien dace.

Enfin, il faut savoir que l’un des plus grands empereurs romains nommé Galère était Dace. C’est d’ailleurs à ce moment que la capitale de l’empire romain devint Byzance (Istanbul) à défaut de Rome. L’empereur Constantin qui la rebaptisa juste après en son nom Constantinople fit de cette partie du monde le cœur de l’empire mais aussi, puisque entre temps était apparu le christianisme, le cœur de la chrétienté. C’est donc simplement que les Roumains devinrent chrétiens de rite byzantin, cad. Orthodoxes et ce jusqu’à nos jours.

Pendant de nombreux siècles, les Roumains vécurent parfaitement au sein de l’empire byzantin et aidèrent à son maintien en affrontant les peuples venus du nord et de l’est tels que les Goths ou les Huns… Pourtant, ce fut les Magyars et les Saxons, installés en Hongrie qui grignotèrent de plus en plus du côté de la Transylvanie puis enfin les Ottomans qui réduirent Constantinople en 1453 et ne tardèrent pas à prendre l’autre partie de la Roumanie, cad la Valachie et la Moldavie. D’ailleurs si l’on regarde la carte de Roumanie, l’on s’aperçoit que le cœur du pays, les montagnes des Carpates, a une partie de ses eaux qui descend vers l’Occident et l’autre vers l’Orient et la mer Noire. Une frontière qui perdura bon grès mal grès pendant 400 ans, jusqu’à l’indépendance de la Roumanie en 1878.

Pendant cette période de domination ottomane d’un côté et austro-hongroise de l’autre, de grands princes roumains résistants virent le jour. Ils sont encore très connus, notamment Dracula dont voici la petite histoire : La famille Dracul est une très vieille famille roumaine de sang royal dont le nom qui veut dire dragon vient du symbole Dace qui était représenté sur leur drapeau. Celui dont l’histoire deviendra un mythe était un prince venu à la tête de la Valachie et qui ne se laissa pas faire par l’occupant. Il était particulièrement cruel avec ses ennemis et n’hésitait pas à les faire découper, bouillir, enterrer vifs… mais surtout empaler ! Une fois que Mehmet 2 en eut marre de ce prince qui ne lui payait pas tribut, vint avec son armé et après de longues batailles contre le prince Dracul finit par laisser tomber devant le spectacle de 20 000 de ses soldats empalés au bord d’une forteresse et laissés là jusqu’à décomposition. La fin de l’histoire est moins drôle puisque Dracula fut prisonnier et tué par les austro-hongrois après une entente avec les Ottomans…

Avant d’aller plus loin, je suis obligé de dire un petit mot sur une partie de la population du pays qui n’est pas roumaine. Il s’agit des Roms. Ce peuple indo-européen est arrivé bien plus tard (autour du XIV siècle) et a était pris en esclavage lors de son passage à travers les pays européens, notamment une bonne partie en Roumanie. Malheureusement pour les Roumains ou par punition divine, ils s’appellent Roms et sont souvent confondus avec eux ce qui leur donnent la réputation que vous savez en France. D’ailleurs les deux populations se détestent la plupart du temps…

L’histoire du XX ème siècle est plus connue. Une fois la Roumanie plus ou moins libérée du joug ottoman, de petits princes se disputèrent pour prendre le pouvoir. Comme le risque était grand que le pays ne soit jamais réuni mais partagé entre ses grands voisins, la population décida que le futur roi serait un étranger et les protégerait ainsi de part ses liens familiaux. Comme la France avait de très bonnes relations avec les Roumains (la Roumanie s’est rapprochée de la France depuis la révolution… et aussi parceque tous les gens cultivés d’europe et même de Russie parlaient le français), Napoléon III conseilla à ses amis roumains de prendre comme roi un jeune prince Allemand dont la grand-mère était apparanté à Napolèon. Aussi le jeune prince devint le premier roi roumain et pris le nom de Carol Ier. Il s’associat à la Russie contre les Ottomans, ce fut un succès, enfin la Roumanie devint autonome et son roi servit bien ses habitants.

Carol Ier mourut en 1914 sans laisser d’héritier direct mais il avait depuis longtemps jeté son dévolu sur une autre jeune Prince Allemand, fils d’un de ses frères et depuis longtemps en Roumanie. Il fut donc accepté par la population. Marié avec Marie d’Edimbourg, petite fille de la reine Victoria d’Angleterre par son père et du Tsar Alexandre II par sa mère, ils avaient déjà deux enfants ensemble dont Carol II, qui serait succéseur à la couronne. Ferdinand dès le début de son règne dut prendre la descision de sa vie, à savoir s’il devait se battre avec ses frères allemands ou avec la France, dont les Roumains se sentaient beaucoup plus proches. Ils décidât par honeur à son rang de se battre du côté des alliés contre son pays d’origine. Il a bien fait d’ailleurs puisque les alliés sortent vainqueurs et que son fils deviendra bien roi après lui.

Après la guerre, la Roumanie connaît la période la plus faste de son existence. Bucarest est appelé « petit Paris », on y fait la fête et des affaires. Tout va bien jusqu’à la seconde guerre mondiale ou encore une fois, la Roumanie choisit le camp des alliés mais cette fois est envahi par l’Allemagne nasie puis à la fin de la guerre par l’URSS « libératrice. » La Roumanie passera alors sous le joug de l’URSS pendant 40 ans et connaîtra une période très néfaste ou Caousescu et la Securitate exerceront une dictature intrétable avec les pires exactions.

C’est seulement une année après la chute du mur de Berlin qu’une soit disant révolution renverse et supprime Caousescu et met au pouvoir un de ses proche : Lliescu avec 85 % des voix. Un vrai coup d’état organisé ainsi que de fausses élections car rien ne changera vraiment en Roumanie avant 10 ans lors d’autres élections. Heureusement aujourd’hui, l’Europe a exigée de la justice et des affaires économiques du pays une plus grande clarté, cad moins de corruption pour rentrer au sein de l’Union Européene. Quand je suis passé en Roumanie en 2004, j’avais l’impression de rentrer dans un pays en guerre ou du moins qui avait connu la guerre et dont rien n’avait bougé depuis. Néamoins, j’avais senti une grande ambition de la part de ses jeunes, une grande envie de travailler et de réussir. Il ne m’étonnerai pas que la Roumanie devienne un grand pays d’ici peu de temps !
Quel hôtel choisir pour un mariage à Punta Cana?
by 529josie · 2009-07-22 · 17 replies
Bonjour, je dois me marier à Punta Cana en janvier 2010 et comme je veux que ca soit parfait j'hésite un peu.Soit le ocean blue, soit le dreams soit le mélia soit le bavaro princess!! Comme vous voyez j'ai besoin de conseils!!! Merci, Josie
Réflexion sur la solidarité "occidentale"
by Nicodilo · 2009-07-20 · 67 replies
«C’est bien ce que vous faites, il y a tellement à faire partout dans le monde »

« Donner faites un don, et déduisez le des impôts »

« Donner une image solidaire à votre société »

« Grâce à vous, l’enfant parrainé aura la chance d’être sauvé de la misère, d’aller à l’école, de se soigner, d’être protéger, de s’habiller.. »

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Ce que le capitalisme prend, la solidarité le redonne au compte goutte !

Pourquoi aller aider ou « éduquer » des villages perdus au fin fond d’un pays du sud ? En quoi serions-nous supérieur au point de devoir les influencer ? Ces villages qui existent depuis des millénaires ne nous ont pas attendu pour survivre bon grés mal grés même si leur vie pourrait être améliorée sans aucun doute (rendement agricole, égalité des sexes, santé…)

Notre exemple occidental fondu d’individualisme, n’étant pas parfait et de loin, ne nous permet pas d’aller donner des leçons, et par le biais d’ONG, d’aller mettre des pansements sur des plaies que nous, notre mode de vie, et nos dirigeants, avons fait et continuons de faire.

Comme le dit un certain prophète, vous ne convertirez pas par la parole mais naturellement par l’exemple louable d’une vie sainte. Est-ce que notre exemple est à ce point convaincant ?

Quand est-il , au niveau sociologique, de tous ces petits jeunes et moins jeunes occidentaux, dont les problèmes personnels, sociaux, familiaux ne sont pas résolus et qui s’investissent dans la solidarité international : asile pour européens blasés.

De plus, en permettant à chacun de monter sa propre association, d’aller et venir pour traiter tous les maux avec de l’argent, des idées et du matériel, ne peut-on pas craindre une expansion encore plus rapide de la mondialisation et une occidentalisation encore plus importante alors que c’est cela même qui pousse, pour une partie, les gens à s’expatrier ?

Ne vit-on pas mieux dans un village paumé, aux cultures maraîchères seines, à l’élevage limité, dans une société familiale, solidaire que dans nos pays même si ce village ne possède pas la télé, le téléphone, l’électricité… Je dirai même si ce village à un taux de mortalité infantile élevé et si la maladie, les inondations provoquent de grands malheurs.

Il est vrai que dans ce monde, parfois, nous devons nous mêler des affaires des autres pays car leurs activités nous concernent directement. Je pense notamment à la gestion de l’eau, de la pêche, de la déforestation…

Mais pourtant, avant d’aller dans les villages leur expliquer qu’il faut arrêter de couper le bois, même si c’est pour se préparer à manger, nous ferions mieux de lutter dans nos propres pays qui polluent le plus et changer nos modes de vie à nous qui les tuons bien plus sûrement.

Je comprends aussi qu’on ne peut rester insensible devant le spectacle de pauvreté dans certain pays du sud et que ça démange de leur apporter des médicaments, de la nourriture, des habits, mais est-ce une solution à long terme. N’est-il pas à leur gouvernement d’améliorer le sort de leurs individus et encore une fois à nous de changer notre mode de vie qui les exploite indirectement.

Je comprends aussi qu’en temps de guerre, dans les camps de réfugiés, les génocides, ou aussi lors de catastrophes naturelles, la solidarité internationale s’ébroue et c’est sans doute à ce moment que les ONG sont nécessaires. Mais leurs actions devraient se limiter à cela, ponctuellement et avec une organisation globale qui éviterai les détournements de fond, prises de positions politique, acheminement d’armes et autres vols d’enfants !

Finalement, la grande partie de nos aides aux ONG ne sert qu’à asservir les populations qui restent la plus part du temps esclaves de nos dons. Comme le disait Thomas Sankara (président du Burkina Faso dans les années 80) : « Notre pays produit suffisamment pour nous nourrir tous, malheureusement, par manque d’organisation, nous sommes obligés de tendre la main pour demander des aides alimentaires. Ces aides alimentaires qui nous bloquent, qui installent dans nos esprits cette habitude, ce reflex de mendiant, d’assisté… »

Voilà, ce texte n’est qu’une ébauche d’un point de vue personnel que j’aimerai bien faire évoluer grâce à vous, à vos points de vue, à vos critiques, mais aussi aux auteurs, livres, articles, sites Internet que vous voudrez bien me faire partager.

Nico
Est-il prudent de visiter Nosy Be et Diego Suarez seul?
by Deryan · 2009-07-19 · 21 replies
Bonjour,

Mon mari et moi ferons une croisière sur Costa en décembre et nous envisageons de visiter Nosy Be et Diego Suarez afin de payer moins cher que les tarifs sur Costa. Est-ce prudent? Pourriez vous aussi me donner une idée du prix des taxis pour visiter Nosy Be et aussi quels sont les endroits à ne pas rater.

Merci d'avance.

Deryan
Amélioration du "catering" chez la compagnie aérienne Swiss en Europe
by Esteban100 · 2009-07-17 · 20 replies
Sur ses vols Europe les plus longs, ATH, LIS et IST, Swiss va enfin jetter aux ordures son infâme calzone / wrap / truc machin chose pour revenir a un plat chaud.

Le nouveau concept sera une petite boite jetable avec une cocotte chaude (toujours sans viande) et un dessert. Le traditionnel petit chocolat suisse en fin de vol sera maintenu.

Une nette amélioration demandée depuis longtemps par les passagers et les équipages mais qui n'est pas non plus un vrai repas. Ca reste un snack.

Introduction à partir du 29 Juillet.
Les carnets d'Ulysse (suite): le grand tour du Larzac
by Tomas3 · 2009-07-15 · 82 replies
A Soupente, dans les Montagnes bleues, la canicule frappait fort...Pénélope continuait de filer le lin de sa boutique, tandis qu'Ulysse préparait activement sa traversée de juillet...

Son sac le démangeait...il l'avait fait et refait plusieurs fois...(symptôme déclencheur chez le marcheur au long cours...)

L'horizon des Montagnes bleues le narguait chaque matin et bien qu'il ait épuisé les sentiers de moyenne altitude environnants, il sentait son addiction le démanger: il fallait qu'il reprenne la route.

Le compostelle passait à huit kilomètres de soupente, il eût été facile de remettre ses pas dans ses traces, mais il n'avait pas l'habitude de répéter deux fois le même itinéraire...

D'autres arguments le faisaient réfléchir: Juillet-Août est l'époque où les sentiers sont surpeuplés: il lui fallait dénicher un GR suffisamment austère et rébarbatif pour éloigner le vacancier, suffisamment désertique et "grands espaces" pour lui rappeler l'Afrique et ses paysages désolés, suffisamment de moyenne altitude pour que la canicule ne l'atteigne pas...

Il profitait de la fraîcheur des matinées pour parcourir son kilomètre de bassins et entretenir ses muscles longs...mais il fallait toute la fraîcheur enfouie derrière les volets clos pour supporter les 34 degrés de ce juillet torride.

Grand Tour du Mercantour ou Grand Tour du Larzac ? il avait encore deux jours pour mûrir sa décision, la liste des refuges et des gîtes d'étape était prête, il fallait qu'il décide de l'orientation de ses réservations. Autant il craignait le surbooking dans le Champsaur, autant il semblait rassuré de rêver de La Couvertoirade et de la Cavalerie...
Croisière MSC Splendida catastrophique (4-10 juillet 2009)
by Bretonnant · 2009-07-13 · 105 replies
CROISIERE DU 4 au 10 juillet 2009 Si on vous vole votre carte bancaire ne soyez pas honnêtes, ne le dites surtout pas à la comptabilité de l'usine à touristes flottant "Splendida", ils vous demanderont juste de voir votre seconde carte bancaire et sans vous le dire prendront une autorisation de prelevement qui epuise votre reserve! de plus ils bloqueront (tjrs sans vous le dire) votre carte de bord! Vous continuez votre croisiere sans argent mais ils s'en moquent et vous font même signer une reconnaissance de dette! Et quand vous arrivez à Toulon à 18.30 au lieu de Marseille à 16.00 pour rentrer en bretagne, que vos billets de train que vous aviez achetés sur internet ne sont plus valables car votre TER est parti (billets prems), il ne vous reste plus qu'à faire la manche..au lieu de l'Atlantique. A bord vous dîner au 2eme service et quand vous sortez de table pour voir le spectacle prevu pour vous ; le "second seating"!!! il est fini!! tout cela parce qu'en deux heures on n'a pas pu vous servir à table. Des exemples de l'amateurime sur ce "con voyage" j'en ai à revendre, quant à la sécurité à bord il y a de quoi être inquiet quand on vit l'arrivée aux escales coincé au milieu de 3979 passagers! Trop de monde trop c'est trop! MSC tu vois trop grand: pense à la grenouille qui voulait devenir aussi grosse que le boeuf! Ne confond pas transport de container et croisiere C'est mon troisieme voyage avec MSC et...le dernier!!! bien sûr
Aller vivre en Turquie
by Earth93 · 2009-07-12 · 67 replies
Bonjour,

Depuis longtemps j'ai voulu quitter la France pour aller vivre en Turquie. J'ai 18 ans et le plutôt possible j'aimerai y aller. Je me suis beaucoup instruit sur ce pays même si je ne suis jamais aller. La France commence un peu à me souler et surtout le gouvernement qu'on a et qui craint. La France selon moi régresse. La Turquie est (selon moi) un pays qui évolue, moderne, magnifique et en pleine croissance. En plus, en Turquie, le peuple est beaucoup plus libre que la France et en plus le gouvernement turque est à l'écoute du peuple. Je sais que les coins kurdes en Turquie sont à éviter car c'est les seuls coins où y a aucune évolutions et reste indépendant car les turcs et kurdes ne s'entendent pas. En plus, le peuple turc est très accueillant et sympathique a ce que j'ai pu savoir. Il y a un truc qui m'énerve c'est que tout les Français (enfin la majorité) n'aime pas la Turquie et le gouvernement français et l'union européenne ment sur ce pays et ils disent que des mauvaises choses fausse. On arrête pas de me convaincre de ne pas aller vivre en Turquie en me donnant des arguments qui n'ont rien a voir et les même que le gouvernement. En plus l'union européenne protèges des chef terroristes kurdes du PKK juste parce qu'ils foutes des bombes en Turquie et je trouve sa lamentable (même si j'en suis pas sur a 100%). On se base aussi beaucoup sur les turc présent dans l'UE qui ne sont pas du tout les mêmes turcs et en général se sont des kurdes et ils sont tout deux confondus. Bref, je n'ai jamais écouter le gouvernement et les français et je suis l'un des rares français à préférer la Turquie que la France. J'aimerai avoir votre avis sur sa.

Ensuite j'aimerai savoir comment sa se procèdes pour aller vivre en Turquie ?

Merci
Quelqu'un est-il au Xinjiang en ce moment? (10 juillet 2009)
by Makalux · 2009-07-10 · 29 replies
Hello,

Je dois partir pour Kashgar via Urumqi et Pekin d'ici deux semaines, et passer quasi 4 semaines dans les montagnes aux alentours de Kashgar (Mustagh Ata).

Quelqu'un est il a Urumqi, a Kashgar ou ailleurs en ce moment ?

En dehors du tragique de la situation et de l'ambiance qui doit y regner, les autorites chinoises ont-elles entrepris de fermer la frontiere ? de restreindre l'acces aux etrangers d'une maniere ou d'une autre ?

Merci !
Relocalisés au Paradisus Princesa del Mar à Varadero
by Richardg10 · 2009-07-08 · 32 replies
bonjour a tous 😏

Nous partons le 19 juillet suposser a ibero luguna azul5* comme ils ont encore retarder l ouverture pour la 4ie foi prochaine date d'ouverture suposer fin aôut il nous ont relocaliser au paradisus princesa del mar 5*a varadero j'aimerai avoir des info sur c'ette hotel sur le service et le personel la plage et la nouriture et je sait que les autocar passe devant hotel pour se rendre a varadero je me pose des ? car pas boucoups info pour cette hotel sur le forum allors merci a l'avance pour les info.😎
Voyage aux Etats-Unis: nationalité franco-américaine et deux passeports
by Sleah · 2009-07-07 · 77 replies
Bonjour j'ai la double nationalité franco-américaine et je vais partir aux etats unis dans moins d'un mois. J'ai les 2 passeports mais mon passeport français n'est pas biométrique et mon passeport us date de 2004 ( valide jusqu'en 2014). Je voudrais savoir si je pars de france avec mon passeport américain si cela ne posera pas de probleme et si je reviens en france avec mon passeport français.

Merci de m'aider sur ce point car je ne souhaite pas avoir de probleme au moment de mon arrivée à l'aéroport
Voyage sac au dos du Vietnam vers la Malaisie?
by Rosie13 · 2009-07-06 · 8 replies
Bonsoir tout le monde! Nous aimerions découvrir l'asie du sud est le sac au dos durant deux mois cet hiver (soit novembre decembre, soit janvier février). Mon idée de base est de partir de hanoi de faire la côte du vietnam, de passer au cambodge, en thailande et d'arriver en malaysie. Est-ce que cela est faisable en marchant, en utilisant les bus et les trains ou est-ce utopique? Merci d'avance!
L'immigrant et la peur d'oser
by Staple · 2009-07-05 · 71 replies
bonjour , j' ai une pensée trés forte à l' endroit de ces personnes qui choisissent de quitter et de tout abandonner dans leurs pays d' origine afin de s' installer puis repartir à zero dans territoire qui leurs est pourtant trés souvent inconnu d' avance. il m' est à present aisé de constater que seul l' instinct de survie et la force mentale liée à l'idée qu'ils ont de leurs capacité à se battre, et de leur adaptabilité à tout milieu(ou presque) peut aussi bien les maintenir dans cette confiance defiant tous les obstacles quand bien meme il s' agisse de traverser la mediteranéeen pirogue !!!! cepedant il est aussi une catégorie de personnes immigrantes , en proie à l' engoisse , la peur du néant , le questionnement incessant quant la réussite ou à l' echec de leur projet ou entreprise. ces personnes utilisent alors les ressources telles que les contacts , les adresses de facon à se faire une idée de là ou ells vont.question de ne pas se jetter dans l' inconnu . qu' en pensez -vous!
Ne dites pas à ma mère que je visite l'Iran, elle me croit sur une plage de Punta Cana!
by Vazyvite · 2009-06-21 · 47 replies
Bonjour,

Je sais que je ne publie pas ce carnet au bon moment alors que la situation en Iran et les manifestations risquent de tourner au drame ( Juin 2009 ), mais dans un sens cela traduit aussi ce que nous avons ressenti sur place avec un décalage flagrant entre la population et l'image de marque déplorable de ses dirigeants aux déclarations tapageuses. Nous n'avons jamais été aussi bien accueillis dans un pays et nous avons découvert des gens charmants, aimables, amoureux et fiers de leur pays, désireux de s'ouvrir au monde et comme chacun d'entre nous, pouvoir travailler, élever leurs enfants et vivre tranquillement.

Au retour, la seule question qui nous taraudait : Après l'Iran, où aller ensuite 😇

Notre circuit se déroule du Vendredi 8 Mai au Vendredi 22 Mai 2009 afin de rentrer dans le cadre du visa de 15 jours obtenus à l'arrivée sans passer par l'ambassade parisienne. Faut avouer qu'on s'est décidés 3 semaines avant le départ et qu'il a fallu faire au + pressé dans beaucoup de situations. D'un autre côté, ça évite aussi de se poser trop de questions sur cette destination qui appelle beaucoup de questions ... et souvent sans réponses 😛

Je ne trouve pas d'avion pour Kerman aux dates que je veux donc on va zapper et se concentrer sur le centre et qq villes en prenant plus le temps. Téhéran - Avion vers Shiraz - Bus vers Yazd - Bus vers Ispahan - Bus vers Kashan - Bus Téhéran et retour.



Vendredi 8 Mai 2009 :

Nous arrivons à Téhéran avec Iran Air à 23h00. Mauricette ajuste son écharpe obligatoire. Elle a sa blouse couvrant les fesses, son pantalon ... C'est parti pour 2 semaines, ma pôvre ! Les visas se font juste avant la sortie. On donne son passeport et on remplit une fiche très simple qu'on remet au bureau à côté avec 50€. Même pas besoin des 2 photos qu'on voit écrit partout. Déjà, on se dit que si on paye d'avance, ils vont pas nous le refuser hein ? Because, t'es quand même dans tes petits souliers à ce moment-là si on t'annonce que c'est pas bon !

On passe ensuite l'immigration puis prise des empreintes au scanner. Bref, pas + chiant qu'aux USA sauf qu'ici, on te demande même pas si tu viens tuer le Président 😎

Nous allons ensuite au bureau de change, car tout doit être payé en cash. Je change 500€ et je me retrouve avec des liasses de 100 billets de 10.000 Rials ( 10.000 Rials = 0, 75€ ). Il y a bien des billets de 20.000 et 50.000 mais avec des 10.000, je fourre tout dans mon sac comme si je venais de dévaliser la Banque.

Taxi pour l'hôtel Atlas que j'avais réservé d'avance car là aussi, on m'avait dit qu'il fallait justifier d'une adresse à l'arrivée mais on m'a rien demandé. De toutes façons, c'est pas à 1h00 du matin que j'allais chercher un hôtel dans une capitale. Heureusement que j'ai récupéré une carte sur le site de l'hôtel car le chauffeur ne connait pas. Ca sera assez souvent le cas d'ailleurs. Mieux vaut avoir l'adresse exacte à chaque fois ! Personne dans les rues et on arrive bien au bon endroit.



Bon c'est assez propre et calme, c'est tout ce qu'on demande. Dodo.

Samedi 9 Mai 2009 : Petit-déjeuner inclus puis on laisse nos bagages à la réception car nous prenons l'avion cet APM pour Shiraz. J'avais décidé de pas m'éterniser sur Téhéran. Tout le monde aura sans doute le Lonely Planet ( 2005 en VF ) et la carte du centre-ville est fausse sur les numéros affectés aux hôtels. 😕 Bref, on comprend rien en cherchant des rues qui sont bien + bas et le métro qui devrait être pas loin non plus. La circulation infernale n'arrange rien et on avance mais sans savoir où on va en espérant un miracle ... et ça n'arrive pas !

On se fait harponner par un taxi qui a flairé le touriste en perdition. C'est comme les chiens, ils le sentent 😛 Il cause anglais mais ne sait pas où se trouve le palais du Golestan. Ben dis-donc, ils sont un peu légers les taxis ici. C'est un des trucs les + visités quand même. Et cet andouille nous dépose fiérement devant le Musée National qu'on ne voulait absolument pas visité. Super et Merci.

Bon, on se replonge dans le LP et on retrouve nos petits maintenant. On zappe le musée national dont les commentaires ne m'encouragent pas et on va un peu + haut au Musée du Verre et de la Céramique.



Petit musée bien présenté et assez moderne. C'est bouclé en 1h00. En rejoignant le Golestan à pied, on passe devant un bâtiment dont les décors nous font penser que ça doit pas être le ministère de la Musique



Finalement, c'était pas trop loin mais la salle du Trône est fermée donc on prend juste le ticket "Jardin" ( 4.000 Rials ) pour les extérieurs.





C'est aussi le commencement de nos contacts avec les iraniens et le questionnaire souvent identique : - D'ou venez-vous ? - Comment trouvez-vous l'Iran ? - Est-ce que ça se passe bien et besoin d'aide ?

13h00 : On se lance dans le métro moderne pour remonter vers notre hôtel. On récupère les bagages et taxi vers l'autre aéroport de Téhéran, Mehrabad pour les vols domestiques tandis que IKA ( Imam Khomeni Airport ) l'a remplacé en 2005 pour les vols internationaux. Ca roule plutôt bien et nous arrivons à 14h30 en 30mn même si ça peut prendre des plombes en cas d'embouteillages monstrueux assez fréquents.

Mon billet électronique vers Shiraz acheté sur OPODO depuis la France ne pose aucun souci. Ouf, encore un truc où j'étais inquiet 😇 On déjeune avec nos 1ers kebab - riz puis on va prendre l'air dehors en attendant l'enregistrement. On s'installe près de la borne des taxis jaunes, à différencier des taxis communs qui prennent plusieurs passagers et les pirates comme un peu partout. Pour les taxis jaunes, c'est simple. Les gars rabattent le client pour se défendre des pirates donc faut savoir à qui tu as affaire dès le départ. Tu arrives à une guérite où on t'annonce le prix ( au moins c'est clair et sans surprise ) et on t'affecte un chauffeur selon un ordre bien défini, qui peut être différent de celui qui t'a amené. Bref, on observe ce petit monde où on s'insulte copieusement quand faut se battre pour un client mais ils se cotoient depuis des années et tous les jours 😎 A un moment, il y a distribution de gateaux à tous les chauffeurs, leur goûter je suppose ? Et le gars nous en offre 1 chacun également.

Ben voilà, ça sera comme ça pendant tout notre séjour !

17h30 : Décollage dans un Fokker 100 nickel d'Iran Air. Aucune différence avec un vol intérieur d'Europe. Petite collation avec Jus d'orange - 1 pomme et 1 biscuit. 19h00 : Arrivée à Shiraz. Direct à la guérite des taxis jaunes. On connait par coeur maintenant 😛. Le gars annonce 40.000 Rials pour l'hôtel ERAM en plein centre-ville. Petite balade dans les rues au hasard, c'est + calme et facile qu'à Téhéran.

Là aussi, on commence notre collection de " On se prend en photo ? "

Développement de la grippe H1N1 en Thaïlande
by Erwan92 · 2009-06-18 · 148 replies
Bonjours à tous, j'ai cherché sur google et je ne vois pas si la thailande est passé au niveau 6 ou non. j'aurais aimé savoir si vous aviez plus d'informations que google ^^

PS : Je pars tous le mois de juillet ( donc bientot ) a bkk
Trajet frontalier quotidien avec la Suisse
by Fulcrum · 2009-06-12 · 20 replies
Bonjour,

J'aimerais savoir si l'axe routier Genève-Lausanne est très encombré aux heures de pointe. J'envisage le trajet Ferney-Voltaire / Lonay matin et soir, soit pas loin de 50 km aller pour me rendre au travail.

D'autre part, laquelle de ces villes semble la plus appropriée pour une famille avec 2 jeunes enfants : Gex, Ferney-Voltaire, Divonne-les-Bains ? Ailleurs ? Des gens du coin pour me conseiller ?

Merci pour vos réponses. Fulcrum
Histoire russe
by Bardak · 2009-06-11 · 40 replies
Après plusieurs années à profiter de chaque instant de libre pour bourlinguer aux quatre coins de la Russie, à parcourir des kilomètres d'étendues quasiment désertiques, à passer de villes en villes, de villages en villages, de campagnes en forêts, de montagnes en rivières, à partager shashliki et vodka avec des hommes et des femmes d'un peu partout...il ne m'était jamais venu à l'esprit d'écrire un carnet de voyage. Et je ne l'ai pas fait. Sans doute parce que certaines choses se vivent bien mieux qu'elles ne se racontent.

J'ai eu l'occasion, néanmoins, au cours de mes pérégrinations, de rencontrer des gens dont la vie, les histoires, m'ont particulièrement ému. Et c'est cela que je voudrais raconter. Des tranches de vie, des instants dans l'existence d'hommes et de femmes dont le monde ignore le nom et qui ne seront jamais que des silhouettes lointaines et sans consistance pour la plus grande majorité de la population mondiale. Des gens ordinaires qui ne sont ni des sages, ni des artistes, ni des philosophes. Des gens nés quelque part et qui essaient tant bien que mal de se construire une vie. Mais des gens qui m'ont fait aimer ce pays, qui se sont contentés d'être ce qu'ils étaient et qui m'ont permis de lever un peu le voile sur cette fameuse "âme russe" que personne n'arrive jamais vraiment à saisir.

J'ai changé les noms, je ne dis pas d'où ils viennent, je romance un peu, mais sans trahir, je crois, la réalité que j'ai pu constater. Ce que je raconte là, c'est ce que j'ai vu, entendu, ressenti. C'est un petit bout de la Russie, telle que je l'ai connue, avec mon regard de française.

Youri, le désabusé

Lorsqu’un étranger demande à Youri où il vit, le vieil homme a bien du mal à fournir une réponse précise. La ville de N… est au nord, toujours plus au Nord. Pas le Nord qu’on connaît, pas le Nord féérique. Juste le Nord, en plein centre, encore au Nord. Bien au-delà de la zone où les hommes normaux s’aventurent.

Lorsqu’un étranger demande à Youri ce qu’il fait dans la vie, le vieil homme a bien du mal à fournir une réponse précise. Il travaille à la poissonnerie, comme tout le monde ici, mais son poste n’est pas vraiment défini, à chemin entre l’homme à tout faire et le bouche trou qu’on appelle en renfort en fonction des besoins. Ce qu’il sait c’est qu’il est en bas de l’échelle. Sa femme, Katya, le lui répète suffisamment, les rares fois où ils échangent plus de dix mots.

Lorsqu’un étranger demande à Youri de lui conter ses rêves, Youri hausse les sourcils, regarde un moment dans le vide, et finit par sourire. « Une bouteille de vodka et une femme bien ronde ».

Youri trouve qu’il travaille trop. Ses mains lui font mal, son dos souffre des longues heures à trimballer des caisses et son chef est un crétin. Et quand il ne travaille pas, Youri s’ennuie.

La ville de N… n’est pas une ville. C’est un ensemble de bâtiments organisés autour de la poissonnerie. A une époque, Youri s’en souvient, vivre là, c’était bien. Les bâtiments étaient neufs, les salaires étaient payés à la fin du mois, il y avait même un théâtre.

Le théâtre a fermé depuis longtemps et le bâtiment est devenu une ruine où les jeunes se retrouvent le soir pour picoler. Les immeubles ne tiennent plus debout que grâce à l’intervention de forces obscures. Et il y a bien longtemps que l’argent liquide a disparu de la ville (sauf peut-être du coffre du directeur). Les salaires sont désormais payés sous la forme d’un compte ouvert à l’épicerie.

Youri aime bien l’épicerie, c’est bien la seule distraction du coin. Mais il n’aime pas Nadia, la propriétaire. Il aurait bien été tenté pourtant de faire quelque chose avec elle. Elle a une poitrine généreuse et un arrière train tout aussi généreux. Youri aime bien les femmes qui ont des formes, alors que Katya, elle, est plus maigre qu’une vieille planche de bois pourri.

Nadia, personne ne sait d’où elle vient. Un matin, elle est arrivée à N…, a posé ses valises, a racheté l’épicerie qui périclitait et elle n’est plus jamais partie. Peut-être a-t-elle essayé un jour de raconter son histoire, mais nul ne s’en souvient. Les rumeurs sur cette femme étrange avaient déjà pris le dessus. Tant et si bien que les histoires les plus folles circulent sur son compte. Youri a entendu dire qu’elle venait de Perm, qu’elle avait été mariée et mère d’un enfant. On dit également que son fils serait mort en Afghanistan. Quant à son mari, il aurait été arrêté et serait mort en prison. Les plus informés prétendent même que son mari lui faisait vivre un enfer et que, pour se débarrasser de ce tyran qui la battait comme plâtre, elle l’aurait elle-même dénoncé, sous de faux prétextes. Youri ne sait pas si c’est vrai, mais une chose est sûre Nadia n’aime pas les hommes.

Et les hommes n’aiment pas Nadia. Elle dirige son commerce d’une main de maître et inscrit chaque achat dans son grand cahier. Elle contrôle tout, sait tout et a toujours un regard désapprobateur quand Youri vient acheter une bouteille. Par solidarité féminine, sans doute, elle contrôle tous ce que les hommes achètent. Elle s’assure ainsi qu’il restera suffisamment de crédit sur le compte pour ce qu’elle appelle les dépenses utiles. Youri ne voit pas en quoi une bouteille serait une dépense inutile. Mais il ne peut rien contre la toute puissance de Nadia et son grand cahier – maudit soit-il !

Pour contourner la tyrannie de Nadia, Youri et ses amis se sont organisés. Ils n’achètent leur vodka qu’à tour de rôle, afin de ne pas éveiller ses soupçons. A une époque, Youri envoyait sa fille, Dacha. Nadia était folle d’elle et ne pouvait rien lui refuser. Mais Dacha est partie et Youri est obligé de négocier avec les autres pour avoir sa ration de vodka. Ces derniers temps, la bouteille coûtait un paquet de vraies cigarettes, pas les trucs horribles qu’on fume d’ordinaire par ici. Youri regrette parfois que Dacha soit partie.

Dacha trouvait que la vie ici était une vie de chien. Un jour, elle a fait ses valises et elle a quitté la ville avec un jeune imbécile. Elle est partie pour Moscou, pour devenir mannequin. C’est vrai qu’elle est jolie Dacha. Youri ne s’est jamais posé de questions sur ce qu’elle pouvait bien faire. Jusqu’au jour où Dima lui a dit ce qu’il arrivait aux jeunes filles de province qui venaient à Moscou pour être mannequin. « Elles finissent sur le trottoir, a-t-il dit. Et les plus chanceuses trainent dans les hôtels de luxe pour trouver un mari étranger et obtenir un passeport ». Youri lui a cassé la figure. Il aimait bien Dacha et il ne veut pas qu’on dise cela d’elle. Ça le rend triste d’imaginer sa petite fille toute seule, loin de lui.

Et Katya est devenue insupportable depuis que sa fille est partie. Elle est tout le temps sur son dos, à vérifier ce qu’il fait, ce qu’il dit, à lui reprocher de ne pas avoir d’ambition. Youri en a eu pourtant de l’ambition. A une époque, il avait décidé de devenir livreur pour la poissonnerie. Les livreurs sont les plus chanceux. Ils restent assis derrière leur volant tandis que ceux comme Youri chargent la marchandise. Ensuite, ils partent vers des destinations que Youri trouve exotiques. Et certains d’entre eux touchent même un vrai salaire, en espèces sonnantes et trébuchantes. Alors Youri a obtenu son permis de conduire. Il avait mis de côté juste ce qu’il fallait pour payer l’examinateur. Il lui aurait suffi ensuite d’être muté au service des livreurs, pour ça aussi, il avait réuni l’argent.

Mais il a tout planté. Le jour où il a eu son permis, il a fait la fête avec des amis. Ruslan avait une voiture. Youri a voulu l’essayer, il était ivre. Les GAItchiki l’ont arrêté et il a perdu son permis. Il pensait pourtant que tout irait bien. Son beau-frère est flic et Youri était sûr qu’il l’aiderait. Mais le beau-frère n’a rien fait et Youri a du oublier tous ses rêves de liberté. Le lendemain, il repartait transporter des caisses et Katya reprenait ses reproches.

Youri vient de finir sa journée, il est fatigué. Ses mains, son dos, il ne sent presque plus rien depuis le temps. Il ne veut pas rentrer chez lui. Il se dirige vers l’épicerie, la seule distraction de la ville. Il faut qu’il trouve deux compagnons pour s’offrir une bouteille. On ne boit pas tout seul, c’est un principe. Et des principes, on n’en manque pas par ici. Dima a dit qu’il serait au veux théâtre ce soir. Alors Youri déambule dans les rues pour le retrouver. La ville est sinistre dans cet endroit que même le soleil a fui. Et tous les hommes ont le même regard hagard et vide. Youri se demande comment il va faire pour pouvoir obtenir une bouteille. Il sait que Nadia veille. Et que Katya l’attend. Il s’arrête soudain et lève les yeux vers le ciel blanc. Il y a dans l’air un parfum d’été, de cet été sans chaleur qui peine à réchauffer les cœurs. Il songe aux rêves qu’il aurait pu avoir. Durant un instant, aussi éphémère qu’un flocon de neige, un léger sourire se dessine sur ses lèvres et ses yeux brillent. Une vieille Zhiguli passe dans la rue, Youri secoue la tête, hausse les épaules et reprend sa route, armé de cette certitude inébranlable : si les rêves étaient faits pour se réaliser, ce ne serait plus des rêves.

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