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Quel pays pour un voyage d'une semaine de "novices"?
alors voilà, je vais vous planter le décor: nous sommes des parents de 3 enfants de 8, 7 et 5 ans. ça fait 10 ans qu'on ne part plus à 2 et nous n'avons pas du tout l'habitude de voyager sac à dos. De l'Asie, nous ne connaissons que l'Indonésie (voyage de noce).
J'ai envie de partir fin octobre 1 SEMAINE, sans enfants, j'ai envie de dépaysement, de cotôyer une autre culture sans voyager sac à dos. Une semaine de visite, bon temps, etc. Voici donc mes questions: 1. L'Asie est-elle une destination possible sur une semaine ? 2. Quel pays correspondrait mieux à nos besoin de dépaysement, visites et repos. (ATTENTION: je n'ai pas dit "far niente")?
Thaïland, Vietnam, Tibet, Qatar, Yemen, Inde ou Népal ?
Merci de me guider.... tout est si nouveau pour nous!
J'ai envie de partir fin octobre 1 SEMAINE, sans enfants, j'ai envie de dépaysement, de cotôyer une autre culture sans voyager sac à dos. Une semaine de visite, bon temps, etc. Voici donc mes questions: 1. L'Asie est-elle une destination possible sur une semaine ? 2. Quel pays correspondrait mieux à nos besoin de dépaysement, visites et repos. (ATTENTION: je n'ai pas dit "far niente")?
Thaïland, Vietnam, Tibet, Qatar, Yemen, Inde ou Népal ?
Merci de me guider.... tout est si nouveau pour nous!
Retour du Vietnam: les Vietnamiens
Bonjour
Je reviens de 6 semaines au Vietnam et j y ai vécu des choses formidables. Je suis parti vers ce pays avec un a priori très positif sur les gens car en plus c est le pays de ma mère.
J ai voyagé avec un petit budget avec des chambres entre 10 et 15 dollars Le pays m a beaucoup plu mais les gens m ont pas mal déçus. En effet, j ai rencontré beaucoup de gens qui essayent d arnaquer le touriste .
Exemples :taxi :tarif nuit à 7 h du matin…, moto-taxi :ne vous dépose pas à l endroit prévu, hôtel :accord d un prix après négociation et désaccord au moment de payer, agence de voyage : les prestations ne correspondent pas, restaurant : régulièrement l addition n’est pas bonne et jamais en sa défaveur .) et j en ai encore pleins d autres. J ai pas mal voyagé en Asie et Asie du Sud Est et je n avais jamais ressenti ce malaise.
Je trouve normal que le touriste paye plus cher pour se déplacer, se loger ou visiter, que les gens du pays, et là n est pas le problème. Je trouve normal que le vendeur tente sa chance et moi de marchander, ça fait partie des rituels, et en plus cela facilite les échanges, mais la malhonnêteté cela me dérange beaucoup.
J ai rencontré beaucoup de gens revenant du Cambodge et du Laos, et ils sont tous choqués par cette mentalité des vietnamiens. En aucun cas je veux descendre ce pays que j aime beaucoup (car c est aussi un peu le mien), mais les vietnamiens sont en train de tuer la poule aux œufs d or, car j ai parlé avec de nombreux touristes et malheureusement ils ont un peu la même impression que moi, et c’ est vraiment dommage.
Si vous avez quelques influences sur eux, dites leurs, je suis sûr qu ils comprendront car c’est un peuple très courageux et intelligent.
Salut
guy
Post supprimé de "Quel regard portez-vous sur les femmes asiatiques?"
Je demande au modérateur de bien vouloir attentivement lire mon post s'il vous plaît...
J'ai écrit cet après midi un post sur le regard des Occidentaux par rapport aux femmes asiatiques et n'ayant pas eu le temps de lire les réponses qui composaient mon topic, je trouve cela peu consciencieux de supprimer tout le sujet sachant que mon but était justement de peut-être briser un cliché que les gens ont généralement envers une catégorie de femmes...
Le but du voyage, c'est de s'ouvrir et d'apprendre ? Eh bien peut-être que par ce post, des gens apprendront que l'image de la femme asiatique n'est pas celle que l'on pourrait habituellement croire...
Supprimer des posts litigieux ou déplacer mon topic dans un autre forum, je veux bien le comprendre... Supprimer tous les posts pour des raisons de pudeur me surprend... Après tous les posts sur Pattaya, que personne ne s'étonne de croire que la Thailande est composée de filles qui ne recherchent que des hommes ( et ces derniers voyagent sans leur femme... ) Si les gens lisent les posts en biais, bien sûr... Et cela, c'est une réputation qui me sidère !
Libre à vous...
Je m'en souviens...
Le titre de mon sujet exprime donc ce qu'il veut dire : soumission, dévotion, douceur, tendresse, réputation de femmes faciles, les massages ou le kama sutra etc... Je crois sentir que ce dernier détail n'échappera pas à certains et si je le cite en exemple, c'est parce que c'est habituellement un cliché que l'on attribue aux femmes...
Il est flagrant que l'on peut parfois/souvent se sentir attiré par une catégorie de personnes lorsque l'on voyage dans un pays spécifique mais parmi mon entourage, j'ai remarqué que les femmes asiatiques étaient très nommées et décrites en termes plus haut... En plus de quelques avis récoltés sur ce forum ou parmi les gens que je rencontre qui estiment que la femme asiatique serait caractéristique de ce que recherche un homme en général...
Est-ce que je me trompe ? Pensez-vous que c'est une réputation erronée ?
J'ai écrit cet après midi un post sur le regard des Occidentaux par rapport aux femmes asiatiques et n'ayant pas eu le temps de lire les réponses qui composaient mon topic, je trouve cela peu consciencieux de supprimer tout le sujet sachant que mon but était justement de peut-être briser un cliché que les gens ont généralement envers une catégorie de femmes...
Le but du voyage, c'est de s'ouvrir et d'apprendre ? Eh bien peut-être que par ce post, des gens apprendront que l'image de la femme asiatique n'est pas celle que l'on pourrait habituellement croire...
Supprimer des posts litigieux ou déplacer mon topic dans un autre forum, je veux bien le comprendre... Supprimer tous les posts pour des raisons de pudeur me surprend... Après tous les posts sur Pattaya, que personne ne s'étonne de croire que la Thailande est composée de filles qui ne recherchent que des hommes ( et ces derniers voyagent sans leur femme... ) Si les gens lisent les posts en biais, bien sûr... Et cela, c'est une réputation qui me sidère !
Libre à vous...
Je m'en souviens...
Le titre de mon sujet exprime donc ce qu'il veut dire : soumission, dévotion, douceur, tendresse, réputation de femmes faciles, les massages ou le kama sutra etc... Je crois sentir que ce dernier détail n'échappera pas à certains et si je le cite en exemple, c'est parce que c'est habituellement un cliché que l'on attribue aux femmes...
Il est flagrant que l'on peut parfois/souvent se sentir attiré par une catégorie de personnes lorsque l'on voyage dans un pays spécifique mais parmi mon entourage, j'ai remarqué que les femmes asiatiques étaient très nommées et décrites en termes plus haut... En plus de quelques avis récoltés sur ce forum ou parmi les gens que je rencontre qui estiment que la femme asiatique serait caractéristique de ce que recherche un homme en général...
Est-ce que je me trompe ? Pensez-vous que c'est une réputation erronée ?
Conseils d'agence pour Hawaï
Nous souhaitons partir à Hawaïï au mois d'août pour notre voyage de noces mais nous n'avons pour l'instant pas trouvé d'agence de voyage qui organise des séjours là bas.
Pouvez-vous nous aider?
Et toutes les expériences de séjour à Hawaïï seront les bienvenues également !
Merci d'avance !
Obtention et validité du visa indonésien
bonjour aux spécialistes du problème récurrent des visas..
les visas c complexes, j'ai des infos différentes sur le meme visa : indonésie.
J'ai donc besoin de vos témoignages pour savoir que/comment/ou faire.
En fait on va avoir besoin de les faire pendant un TDM, donc où le faire ? quelle ville est la plus aventageuse pour le visa indonésien?
1ere info que j'ai trouvé : le visa est valable 60j sur place, coute 50$, valable pendant 3 mois avant l'arrivée dans le pays. Mais je ne sais pas où trouver ce précieux visa ? a l'arivée a l'aeroport?
2eme info, j'ai écrit au consulat a hong kong et là, ils me disent que le visa n'est valable que 30j sur place, mais 6 mois avant l'arrivée dans le pays, et coute 280HK$.
Comme je voudrais le beurre et l'argent du beurre, j'aimerais savoir où le prendre facilement, pas exorbitant et valable 60j sur place!!😛 Sinon est-il renouvelable facilement sur place ??
merci de votre savoir!!
a bientot
les visas c complexes, j'ai des infos différentes sur le meme visa : indonésie.
J'ai donc besoin de vos témoignages pour savoir que/comment/ou faire.
En fait on va avoir besoin de les faire pendant un TDM, donc où le faire ? quelle ville est la plus aventageuse pour le visa indonésien?
1ere info que j'ai trouvé : le visa est valable 60j sur place, coute 50$, valable pendant 3 mois avant l'arrivée dans le pays. Mais je ne sais pas où trouver ce précieux visa ? a l'arivée a l'aeroport?
2eme info, j'ai écrit au consulat a hong kong et là, ils me disent que le visa n'est valable que 30j sur place, mais 6 mois avant l'arrivée dans le pays, et coute 280HK$.
Comme je voudrais le beurre et l'argent du beurre, j'aimerais savoir où le prendre facilement, pas exorbitant et valable 60j sur place!!😛 Sinon est-il renouvelable facilement sur place ??
merci de votre savoir!!
a bientot
Thailande-Malaisie en famille
Bonjour bonsoir !
Ma compagne et moi préparons un voyage de 4 mois en asie du sud est et australie (surement) en famille, 3 enfants ( 6ans, 4ans et 1 bébé de 3-4 mois au moment de partir) pour un départ au mois de juin 2005 jusqu'à fin spetembre.
On désire faire quelque chose de "cool" car premier voyage en famille complete et y aura un bébé "tout neuf". Alors on s'est déjà décidé pour Bali au vue des choses lues et dites sur cette île. Ensuite, en fin de voyage, ce sera Darwin (australie), logiquement.
Mais on ne sait lequel choisir entre Malaisie et Thaïlande pour débuter en douceur.. de quoi se faire un petit nid et histoire de s'aclimater dans une île (par ex.) ou bord de mer (évitons les vaccins et autres pallu') et pouvoir tout de même se déplacer assez facilement pour quelques "expéditions visites/découvertes".
Qu'auriez-vous à me conseiller ?
Merci d'avance ! :-)
Ma compagne et moi préparons un voyage de 4 mois en asie du sud est et australie (surement) en famille, 3 enfants ( 6ans, 4ans et 1 bébé de 3-4 mois au moment de partir) pour un départ au mois de juin 2005 jusqu'à fin spetembre.
On désire faire quelque chose de "cool" car premier voyage en famille complete et y aura un bébé "tout neuf". Alors on s'est déjà décidé pour Bali au vue des choses lues et dites sur cette île. Ensuite, en fin de voyage, ce sera Darwin (australie), logiquement.
Mais on ne sait lequel choisir entre Malaisie et Thaïlande pour débuter en douceur.. de quoi se faire un petit nid et histoire de s'aclimater dans une île (par ex.) ou bord de mer (évitons les vaccins et autres pallu') et pouvoir tout de même se déplacer assez facilement pour quelques "expéditions visites/découvertes".
Qu'auriez-vous à me conseiller ?
Merci d'avance ! :-)
Problème de visa en Inde?
D'abord une petite parenthèse: ça fait quelques temps que je me balade sur des forums de voyageurs, et certaines réponses m'exaspèrent vraiment! le voyage rendrait-il cynique à ce point? et moi qui pensait qu'il rendait plus tolérant! pardon, je suis bien naïve...et déçue aussi, et du coup, il faut réfléchir à deux fois, voire s'excuser d'avance pour la question "idiote"que l'on va oser poser, de peur d'être aussitôt attaquée de toute part!
Bon, alors voilà mon cas: ça fait 4 semaines que j'attends mon visa indien et toujours pas de nouvelles, ça m'inquiète vraiment, qui peut me rassurer?
Bon, alors voilà mon cas: ça fait 4 semaines que j'attends mon visa indien et toujours pas de nouvelles, ça m'inquiète vraiment, qui peut me rassurer?
Quelle plage au Cambodge
Nous partons faire un voyage de 3 semaine en janvier prochain.
Nous aimerions terminer par trois jours à la plage pour nous reposer avant le retour et faire du snorkeling .
Je lis beaucoup de commentaires négatifs sur Sihanoukville et les environs.
Y a t'il vraiment un endroit propre, calme et sans tourisme sexuel ???
Avis (itinéraires, climats, etc) sur mon tour d'Asie du Sud Est?
Bonjour à tous,
Je m'excuse par avance pour la longueur de se post (ainsi que pour ses déclinaisons locales pour chaque pays) et du temps que vous consacrerez à me répondre.
voilà je pars cet hivers parcourir l'Asie du Sud Est. Je ne sais pas encore si je pars mi-septembre ou le 9 novembre, ni exactement pour combien de temps (mais disons entre 6 mois et 10 mois). J'ai pris le plus de renseignements possible sur chaque pays (je ne compte pas emporter 10 guides de voyages) et rassembler un grand nombres d'infos sur google maps et des liens dans mes favoris.
J'ai commencé à élaborer deux "plans" :
Voici la version courte (départ en Novembre)
HONG – KONG è Du 9 novembre au 16 novembre 2009
VIETNAM è Du 16 novembre au 14 Décembre 2009
CAMBODGE è Du 14 Décembre au 29 Décembre 2009-08-09
THAÏLANDE è Du 29 Décembre 2009 au 5 janvier 2010
LAOS è Du 5 janvier au 31 Janvier 2010
THAÏ NORD è Du 31 Janvier au 13 Février 2010
BIRMANIE è Du 13 Février au 5 Mars 2010
THAÏ SUD è Du 5 Mars au 25 Mars 2010
MALAISIE PENINSULAIRE è Du 25 Mars 2010 au 10 Avril 2010
JAVA – BALI è Du 10 Avril au 9 Mai 2010
PHILIPPINES è Du 10 Mai au 31 Mai 2010
MALAISIE ORIENTALE è Du 31 Mai au 29 Juin 2010
HONG – KONG è Le 29 et 30 Juin 2010
Et la version longue (10 mois, départ en septembre)
HONG – KONG (Du 16 au 20 Septembre 2009)
VIETNAM (du 21 Septembre au 20 Octobre 2009)
Sapa è 4 jours Sapa – Hanoi è 1 jour Hanoi è 2 jours Babe è 2 jours Baie d’Halong è 3 jours CatBa è 2 jours CamToc/Ninh Binh : Retour Hanoi è 2 jours Hue è 3 jours Hoi An è 3 jours Danang – HCMC è 1 jours HCMC è 2 jours Delta du Mékong è 4 jours
Total = 30 Jours
CAMBODGE (Du 21 Octobre au 11 Novembre 2009)
Frontière – PP è 1 jour PP è 2 Jours Angkor è 7 jours Battambang è 2 jours Retour PP è 1 jours PP è 1 jour Kratie è 1 jour Stung Treng è 1 jour Ratanakiri è 4 jours Stung Treng – Frontière Laos è 1 jour
Total = 22 jours
LAOS (Du 11 Novembre au 9 décembre 2009)
Si Phan Don è 2 jours Champasak è 1 jours Paksé è 2 jours Bolaven è 3 jours Saravanne è 1 jour Don Phu Vieng Nat Park è 2 jours Savanhaket è 2 jours Tha Kahek è 3 jours Route vers Ventiane è 1 jour Ventiane è 1 jour Viang Vieng è 2 jours Luang Prabang è 7 jours Luang Prabang – Pakbeng – Huay Xai è 2 jours
Total = 29 jours
THAÏLANDE DU NORD (Du 9 Décembre au 22 Décembre 2009)
Chiang Rai et Triangle d’Or è 3 jours Thaton è 1 jour Chiang Mai è 1 jour Boucle Chiang Mai – Pai – Soppong – Mae Hong Son – Retour en avion è 4 jours Doi Inthanon è 1 jour Chiang Mai - Sukhothai è 1 jours Sri Satchanalaï è 1 jour Route vers Bangkok è 1 jour Bangkok/Avion vers Birmanie è 1 jour
Total = 14 jours
MYANMAR (Du 22 Décembre 2009 au 19 Janvier 2010)
Rangoon è 3 jours Le rocher d’or è 3 jours Bago è 1 jour Mandalay è 7 jours Bagan – Mont Popa è 8 jours Meiktila è 1 jour Lac Inlé è 4 jours Retour Rangoon è 1 jour Retour à Bangkok è 1 jour
Total = 29 jours
THAÏLANDE DU SUD (Du 19 Janvier 2010 au 18 Février 2010)
Bangkok è 2 jours Kanchanaburi è 3 jours Ayyuthaya è 1 jour Khao Yai è 3 jours Isaan Khmer è 4 jours Retour Bangkok è 1 jours BKK – Ranong (Khao Lack) è 1 jour Ranong / Similan et Surin Island è 8 jours Krabi et alentours è 2 jours Kho Lanta è 3 jours Retour Krabi è 1 jour Krabi – Kuala Lumpur è 1 jour
Total = 30 jours
MALAISIE - EXTRÊME SUD THAÏ (Du 18 Février au 15 Mars 2010)
K.L. è 5 jours Malacca è 2 jours Ipoh è 1 jour Cameron Highlands è 3 jours Penang è 3 jours Langkawi è 3 jours Koh Lipe/ Koh Turatao è 7 jours Langkawi è 1 jour Penang – Medan è 1 jour
Total = 26 jours
SUMATRA (ET MALAISIE) (Du 15 Mars au 1er Avril 2010)
Medan è 2 jours Lac Toba è 2 jours Ile de Nias è 5 jours Route vers Padang è 1 jour Siberut è 2 jours Retour à K.L. è 1 jour Teman Negarra è 3 jours Retour K.L. è 1 jour
Total = 17 jours
INDONÉSIE (Du 1er Avril au 25 Mai 2010)
JAVA
Jakarta è 2 jours Krakatoa è 1 jour Ujung Kulon è 2 jours Gunung Gede – Pangrango è 3 jours Bandung è 2 jour Retour Jakarta è 1 jour Yogiakarta è 2 jours Prambanan è 2 jour Borobudur è 2 jours Merapi è 2 jours Retour Yogiakarta è 1 jour Surabaya è 1 jour Mont Bromo è 2 jours Malang è 1 jour Iken Jawah è 2 jours Route vers Bali è 1 jour
BALI
15 jours (détail ultérieurement)
LOMBOCK
Iles Gili è 5 jours Route vers Komodo è 1 jour
KOMODO/RINCA
4 jours Retour Den Pasar è 2 jours
Total = 54 jours
PHILIPPINES (Du 25 Mai au 14 Juin 2010)
MALAISIE (BORNEO) (Du 14 Juin au 13 Juillet 2010)
Les questions :
1) Quel sont vos conseils et vos avis sur les itinéraires et le climat dans les pays traversés aux dates que j'indique. Est ce qu'il y a vraiment un moment où il pleut énormément ? Des passages trop froid (peut être le Laos et Nord Thaï) ou trop chaud ? Si vous aviez des aménagement à faire quels seraient ils ?
2) Je compte prendre une grosse valise à roulette avec mes affaires (linge, etc ...) à l'intérieur et un petit/moyen sac à dos que je pourrais prendre avec moi dans la journée. Cela vous parait il un bon choix ? Pour tout vous dire j'ai peur de galérer au Cambodge où le moto-dop semble être souvent les seuls taxi pour les courtes distances.
3) 9500 € pour un tout compris (visas, vaccins/médicaments, billets avions, transports terrestres, bouffe, activités, etc ...). Sachant que je voyage entre ce que les guides classent dans la catégorie "petit budget" et "budget moyen" (en gros une chambre clean mais sans fard, avec soit clim soit ventilo et douche plutôt à eau chaude). Pour les transports je vais prendre le bus, le train et parfois l'avion sur les low cost asiatique (type air asia) en veillant à prendre des promos. Par contre de temps en temps je veux me faire un trip assez exceptionnel comme des plongées, une "croisière" approfondi en baie d'halong, peut être vol en ballon gonflable à Bagan ... Bref ce genre de chose (mais pas tout le temps, genre 1-2 fois par mois).
4) J'ai bien envie de craquer pour le derniers netbook d'ASUS (300 €), bonne idée ? Mon portable actuel est assez léger pour un 14 pouce (2, 1 kilos) mais beaucoup moins autonome et compact. De plus il commence à être "déglingué" et sale.
Les coéquipiers
Je pars seul pas par choix mais personne ne peut venir autant de temps avec moi mais je suis très ouvert à partager et battre la route ensemble et à faire des aménagements sur le planning ci-dessus. Donc si vous êtes un voyageur solo et que vous comptez parcourir un ou plusieurs pays à peu près au même date que moi n'hésitez pas à me laisser un message privé et on prendra contact (vous pouvez aussi me contacter après que je sois parti j'aurais accès au net, ).
Je veux mêler visites culturelles (temples essentiellement), nature (beau paysage, animaux, flore, chutes d'eau, etc ...) et plages (avec passage examen de plongée et plongée, snorkeling).
J'aurais un budget GLOBAL serré d'environ 9500 € maximum tout compris (avant le départ et sur place).
J'ai pas de préférence concernant le sexe et pour l'âge je suis assez large mais disons en gros entre 20 et 45 ans.
Je m'excuse par avance pour la longueur de se post (ainsi que pour ses déclinaisons locales pour chaque pays) et du temps que vous consacrerez à me répondre.
voilà je pars cet hivers parcourir l'Asie du Sud Est. Je ne sais pas encore si je pars mi-septembre ou le 9 novembre, ni exactement pour combien de temps (mais disons entre 6 mois et 10 mois). J'ai pris le plus de renseignements possible sur chaque pays (je ne compte pas emporter 10 guides de voyages) et rassembler un grand nombres d'infos sur google maps et des liens dans mes favoris.
J'ai commencé à élaborer deux "plans" :
Voici la version courte (départ en Novembre)
HONG – KONG è Du 9 novembre au 16 novembre 2009
VIETNAM è Du 16 novembre au 14 Décembre 2009
CAMBODGE è Du 14 Décembre au 29 Décembre 2009-08-09
THAÏLANDE è Du 29 Décembre 2009 au 5 janvier 2010
LAOS è Du 5 janvier au 31 Janvier 2010
THAÏ NORD è Du 31 Janvier au 13 Février 2010
BIRMANIE è Du 13 Février au 5 Mars 2010
THAÏ SUD è Du 5 Mars au 25 Mars 2010
MALAISIE PENINSULAIRE è Du 25 Mars 2010 au 10 Avril 2010
JAVA – BALI è Du 10 Avril au 9 Mai 2010
PHILIPPINES è Du 10 Mai au 31 Mai 2010
MALAISIE ORIENTALE è Du 31 Mai au 29 Juin 2010
HONG – KONG è Le 29 et 30 Juin 2010
Et la version longue (10 mois, départ en septembre)
HONG – KONG (Du 16 au 20 Septembre 2009)
VIETNAM (du 21 Septembre au 20 Octobre 2009)
Sapa è 4 jours Sapa – Hanoi è 1 jour Hanoi è 2 jours Babe è 2 jours Baie d’Halong è 3 jours CatBa è 2 jours CamToc/Ninh Binh : Retour Hanoi è 2 jours Hue è 3 jours Hoi An è 3 jours Danang – HCMC è 1 jours HCMC è 2 jours Delta du Mékong è 4 jours
Total = 30 Jours
CAMBODGE (Du 21 Octobre au 11 Novembre 2009)
Frontière – PP è 1 jour PP è 2 Jours Angkor è 7 jours Battambang è 2 jours Retour PP è 1 jours PP è 1 jour Kratie è 1 jour Stung Treng è 1 jour Ratanakiri è 4 jours Stung Treng – Frontière Laos è 1 jour
Total = 22 jours
LAOS (Du 11 Novembre au 9 décembre 2009)
Si Phan Don è 2 jours Champasak è 1 jours Paksé è 2 jours Bolaven è 3 jours Saravanne è 1 jour Don Phu Vieng Nat Park è 2 jours Savanhaket è 2 jours Tha Kahek è 3 jours Route vers Ventiane è 1 jour Ventiane è 1 jour Viang Vieng è 2 jours Luang Prabang è 7 jours Luang Prabang – Pakbeng – Huay Xai è 2 jours
Total = 29 jours
THAÏLANDE DU NORD (Du 9 Décembre au 22 Décembre 2009)
Chiang Rai et Triangle d’Or è 3 jours Thaton è 1 jour Chiang Mai è 1 jour Boucle Chiang Mai – Pai – Soppong – Mae Hong Son – Retour en avion è 4 jours Doi Inthanon è 1 jour Chiang Mai - Sukhothai è 1 jours Sri Satchanalaï è 1 jour Route vers Bangkok è 1 jour Bangkok/Avion vers Birmanie è 1 jour
Total = 14 jours
MYANMAR (Du 22 Décembre 2009 au 19 Janvier 2010)
Rangoon è 3 jours Le rocher d’or è 3 jours Bago è 1 jour Mandalay è 7 jours Bagan – Mont Popa è 8 jours Meiktila è 1 jour Lac Inlé è 4 jours Retour Rangoon è 1 jour Retour à Bangkok è 1 jour
Total = 29 jours
THAÏLANDE DU SUD (Du 19 Janvier 2010 au 18 Février 2010)
Bangkok è 2 jours Kanchanaburi è 3 jours Ayyuthaya è 1 jour Khao Yai è 3 jours Isaan Khmer è 4 jours Retour Bangkok è 1 jours BKK – Ranong (Khao Lack) è 1 jour Ranong / Similan et Surin Island è 8 jours Krabi et alentours è 2 jours Kho Lanta è 3 jours Retour Krabi è 1 jour Krabi – Kuala Lumpur è 1 jour
Total = 30 jours
MALAISIE - EXTRÊME SUD THAÏ (Du 18 Février au 15 Mars 2010)
K.L. è 5 jours Malacca è 2 jours Ipoh è 1 jour Cameron Highlands è 3 jours Penang è 3 jours Langkawi è 3 jours Koh Lipe/ Koh Turatao è 7 jours Langkawi è 1 jour Penang – Medan è 1 jour
Total = 26 jours
SUMATRA (ET MALAISIE) (Du 15 Mars au 1er Avril 2010)
Medan è 2 jours Lac Toba è 2 jours Ile de Nias è 5 jours Route vers Padang è 1 jour Siberut è 2 jours Retour à K.L. è 1 jour Teman Negarra è 3 jours Retour K.L. è 1 jour
Total = 17 jours
INDONÉSIE (Du 1er Avril au 25 Mai 2010)
JAVA
Jakarta è 2 jours Krakatoa è 1 jour Ujung Kulon è 2 jours Gunung Gede – Pangrango è 3 jours Bandung è 2 jour Retour Jakarta è 1 jour Yogiakarta è 2 jours Prambanan è 2 jour Borobudur è 2 jours Merapi è 2 jours Retour Yogiakarta è 1 jour Surabaya è 1 jour Mont Bromo è 2 jours Malang è 1 jour Iken Jawah è 2 jours Route vers Bali è 1 jour
BALI
15 jours (détail ultérieurement)
LOMBOCK
Iles Gili è 5 jours Route vers Komodo è 1 jour
KOMODO/RINCA
4 jours Retour Den Pasar è 2 jours
Total = 54 jours
PHILIPPINES (Du 25 Mai au 14 Juin 2010)
MALAISIE (BORNEO) (Du 14 Juin au 13 Juillet 2010)
Les questions :
1) Quel sont vos conseils et vos avis sur les itinéraires et le climat dans les pays traversés aux dates que j'indique. Est ce qu'il y a vraiment un moment où il pleut énormément ? Des passages trop froid (peut être le Laos et Nord Thaï) ou trop chaud ? Si vous aviez des aménagement à faire quels seraient ils ?
2) Je compte prendre une grosse valise à roulette avec mes affaires (linge, etc ...) à l'intérieur et un petit/moyen sac à dos que je pourrais prendre avec moi dans la journée. Cela vous parait il un bon choix ? Pour tout vous dire j'ai peur de galérer au Cambodge où le moto-dop semble être souvent les seuls taxi pour les courtes distances.
3) 9500 € pour un tout compris (visas, vaccins/médicaments, billets avions, transports terrestres, bouffe, activités, etc ...). Sachant que je voyage entre ce que les guides classent dans la catégorie "petit budget" et "budget moyen" (en gros une chambre clean mais sans fard, avec soit clim soit ventilo et douche plutôt à eau chaude). Pour les transports je vais prendre le bus, le train et parfois l'avion sur les low cost asiatique (type air asia) en veillant à prendre des promos. Par contre de temps en temps je veux me faire un trip assez exceptionnel comme des plongées, une "croisière" approfondi en baie d'halong, peut être vol en ballon gonflable à Bagan ... Bref ce genre de chose (mais pas tout le temps, genre 1-2 fois par mois).
4) J'ai bien envie de craquer pour le derniers netbook d'ASUS (300 €), bonne idée ? Mon portable actuel est assez léger pour un 14 pouce (2, 1 kilos) mais beaucoup moins autonome et compact. De plus il commence à être "déglingué" et sale.
Les coéquipiers
Je pars seul pas par choix mais personne ne peut venir autant de temps avec moi mais je suis très ouvert à partager et battre la route ensemble et à faire des aménagements sur le planning ci-dessus. Donc si vous êtes un voyageur solo et que vous comptez parcourir un ou plusieurs pays à peu près au même date que moi n'hésitez pas à me laisser un message privé et on prendra contact (vous pouvez aussi me contacter après que je sois parti j'aurais accès au net, ).
Je veux mêler visites culturelles (temples essentiellement), nature (beau paysage, animaux, flore, chutes d'eau, etc ...) et plages (avec passage examen de plongée et plongée, snorkeling).
J'aurais un budget GLOBAL serré d'environ 9500 € maximum tout compris (avant le départ et sur place).
J'ai pas de préférence concernant le sexe et pour l'âge je suis assez large mais disons en gros entre 20 et 45 ans.
Reportage "À la découverte du Viêtnam" sur Arte
Un documentaire :
A la découverte du Viêtnam -Un voyage à travers le Viêtnam, celui, millénaire, des Hmong du Nord du pays, mais aussi celui de la haute technologie, des gratte-ciel et de la modernité la plus éclatante.
Sur Arte en ce moment avec une rediffusion le Lundi 8 juin à 11h20 sur cette même chaîne. A mon sens très bien documenté et fort intéressant. Orientation plutôt nature et préservation.
https://www.arte.tv/fr/videos/085378-000-A/a-la-decouverte-du-vietnam/
A la découverte du Viêtnam -Un voyage à travers le Viêtnam, celui, millénaire, des Hmong du Nord du pays, mais aussi celui de la haute technologie, des gratte-ciel et de la modernité la plus éclatante.
Sur Arte en ce moment avec une rediffusion le Lundi 8 juin à 11h20 sur cette même chaîne. A mon sens très bien documenté et fort intéressant. Orientation plutôt nature et préservation.
https://www.arte.tv/fr/videos/085378-000-A/a-la-decouverte-du-vietnam/
Été 1985 : un voyage de noces hors du commun dans la Chine pop
Deuxième séjour à Pékin en 2018, je discute à l'auberge avec une voyageuse :
"Pékin ! Ici on vit vraiment dans un autre monde."
"Peut-être, mais alors que dire du Pékin des années 80. Une autre planète !"
Ceux qui découvrent cette Chine du 21° siècle ne retrouveront guère que des fragments de celle que je vais raconter ici, comme j'ai pu le constater par moi-même. (Voir mes carnets sur la route de la soie.)
Ce sera donc un carnet "impressions de Chine", ce qui m'est resté de plus marquant. Les quelques photos jaunies que j'ai pu sauver sont scannées et de mauvaise qualité. Merci à Jacqueline et Jean-Pierre pour leur contribution photographique, entièrement d'époque elle aussi.
AU MENU
Préambule - le contexte politique et économique du pays Chapitre 1 - Un voyage qui s'annonce pas très romantique, c'était prévu... Chapitre 2 - Pékin : le trafic de monnaie. Illégal mais indispensable. Chapitre 3 - Pékin 1985-2018 : du Moyen-Age à la révolution technologique. Immersion comparative. Chapitre 4 - Pékin : un billet de train pour Xi'an ? Pas si simple que ça. Chapitre 5 - Le "qi feng shui". Le soigneur se fait soigner. Chapitre 6 - Xi'an : «mei yo», la réponse favorite des fonctionnaires. Chapitre 7 - Vol au-dessus de la jungle. Le coucou arrivera-t-il à bon port ? Chapitre 8 - Chongqing : le bal, ou la vie sexuelle des jeunes chinois. Chapitre 9 - Croisière pop sur le Yangtse. Chapitre 10 - L'hôtel à rats. C'est à Wuhan, comme par hasard. Chapitre 11 - Canton : à la recherche de xiao Wu. Chapitre 12 - Canton : un train sous haute surveillance. Chapitre 13 - Hong Kong : dur retour à la civilisation. Albums : les photos d'époque signées Jacqueline et Jean-Pierre. A partir de la page 5 Témoignages et photos d'époque. Merci aux différents contributeurs. A partir de la page 6. Ne manquez pas le Tibet et le Xinjiang !
PREAMBULE : le contexte politique et économique Comment voyager dans ce pays encore très fermé, obscur, énigmatique, dont en Europe on ne connaît guère la mentalité, les règles de fonctionnement, dont on ne perçoit à l'étranger que quelques images soigneusement filtrées par la censure. Comment se déplacer, se loger, se nourrir, sans moyen de communication, sans réservation d'hôtel ou de train, sans connaître la langue , sans aide, sans guide, sans assistance, sans carte bleue...
1984, date clé pour le voyageur Après trente années de communisme à marche forcée, de campagnes idéologiques calamiteuses pour les populations, de luttes intestines pour le pouvoir, le pays n'arrive pas à décoller économiquement. L'écart grandit avec les nations développées. Mais avec le rétablissement des relations diplomatiques avec les Etats Unis en 1979, le nouveau président, Deng Xiaoping, tient enfin sa revanche et entame sa longue marche vers le progrès. Les fossiles maoïstes de la "longue marche", des "cent fleurs", du "grand bond en avant", les criminels de la "grande révolution culturelle prolétarienne", représentés par la "bande des quatre", tous ceux qui l'avaient évincé du pouvoir et condamné à l'oubli au fin fond d'une province, le sont à leur tour.
Le "révisionniste", comme l'a appelé la veuve Mao, lance ses réformes de libéralisation et d'ouverture de l'économie : « Peu importe qu'un chat soit blanc ou noir, l'essentiel est qu'il attrape les souris ! » Parole du maître.
Parmi ces réformes : l'ouverture au tourisme. Jusqu'à présent, pour visiter le pays, il fallait obligatoirement, soit passer par un tour opérateur avec guide et circuit programmé, soit demander des autorisations de voyage pour un nombre limité de destinations. Très peu pour moi. Mais en 1984, monsieur Deng supprime le permis de circuler et ouvre quasiment tout le pays aux visiteurs. L'info provoque un déclic : - C'est l'occasion ou jamais. L'année prochaine, ce sera la Chine. Et en sac à dos! Et ce sera aussi notre voyage de noces...
Nous aurons le privilège d'être parmi les premiers voyageurs occidentaux à tenter l'aventure. Je pourrai enfin mettre en pratique ce que j'ai appris de chinois à la fac et réaliser un vieux rêve. A nous la Chine, à nous la découverte de ce pays mystérieux et fascinant. Quelle réalité se cache derrière ces images édulcorées de bonheur populaire que nous distillent les images officielles ? Comment vit-on réellement dans ce pays ? Quel accueil réserve-t-on aux impérialistes occidentaux ?

Wuhan, 1985 : slogans révolutionnaires pour mini gardes rouges
CHAPITRE 1 : un voyage qui s'annonce pas très romantique, c'était prévu... Eh oui, juste mariés, il y a peut-être plus glamour comme destination. Bon, Venise, on connaît déjà. Quoi de mieux qu'une telle aventure pour forger un couple ? Pendant toute l'année, je peaufine le projet : itinéraire, transports, hébergements... Les guides de voyage sur la Chine ne sont pas nombreux, il n'en existe d'ailleurs qu'un en français. Pour ce qui est de l'itinéraire, c'est à peu près établi, pour le reste, ce sera au coup par coup, improvisation et opportunités. L'aventure quoi. Juste qu'on dispose d'un mois entre l'atterrissage et le retour à Hong-Kong. Pour l'itinéraire, ce sera donc Pékin - Hong Kong, mais par où et comment ? C'est le grand mystère, même si certains incontournables sont au programme : la Grande Muraille, Xi'an et son armée en terre cuite, la croisière sur le Yang Tse Kiang...
Août 1985 : Hong Kong, premiers pas en extrême-orient Munis d'un joli visa sur notre passeport et d'un billet d'avion Hong Kong - Pékin acheté en agence en France, nous débarquons à Hong Kong pour y passer une nuit avant de repartir pour Pékin le lendemain, L'atterrissage au-dessus de la ville est spectaculaire, l'avion louvoie entre les immeubles pour plonger vers la piste au raz de l'océan, un véritable tour de manège à sensations. Pas trop le temps d'explorer la ville, mais le dépaysement est déjà total. Et pourtant, ce n'est rien à côté de ce qui nous attend...
Ca commence plutôt mal Aéroport de Hong Kong, le lendemain. Nos billets sont valables, pas de problème, seulement : - Désolé, mais vous n'avez pas confirmé votre vol, l'avion est complet. Il va falloir attendre deux ou trois jours... Eh oui, en 1985, il faut confirmer son vol la veille par téléphone. Dans l'excitation et l'émotion, nous avions complètement oublié la consigne. Zut alors, deux ou trois jours de perdus sur le projet, c'est beaucoup trop. - Attendez ici, peut-être il y aura des places si des voyageurs ne se présentent pas. Longue attente plutôt anxieuse, et quelques minutes avant le décollage, petit signe de l'employé : - C'est bon, il reste deux places, vous pouvez partir.

Pékin : avenue Xidan. Photo : Jacqueline et Jean-Pierre
Dès l'aéroport, j'ai senti le choc... Une simple piste en béton, pas d'avion en attente, un trafic aérien quasi nul, un bâtiment à la chinoise, usé et vieillot à souhait, des gardes en uniforme. L'aéroport est encore une base militaire, accessoirement civile pour quelques rares liaisons vers l'URSS et les pays d'Asie. Il n'y a rien dans ce qui fait office de hall d'accueil, une pièce de quelques dizaines de mètres carré tout au plus.
Contrôles minutieux, file d'attente, les militaires ne sont pas très souriants, et le comité d'accueil pas très... accueillant. On n'est pas là pour rigoler, surtout avec ces étrangers qui débarquent de Hong Kong, la zone capitaliste. Eh oui, Hong Kong chinois, ce sera dans une dizaine d'années. D'ici là...
Des billets de Monopoly ?! Un simple bureau dans un recoin fait office de banque. Vite, changer nos travelers chèques en dollars. Ben oui, la carte bleue, ça n'existe pas encore. Derrière son boulier, l'employé fait ses calculs à une vitesse incroyable et me rend le change. Surprise : j'ai une liasse de jolis billets tout neufs dans la main, mais ils n'ont rien à voir avec la monnaie locale. La preuve, il n'y a pas le portrait du grand timonier, mais des jolis dessins de monuments et paysages ! Ca ressemble davantage à des billets de Monopoly.
C'est quoi ce truc ?
Une bonne affaire, mais un gros risque En fait, c'est une monnaie spéciale réservée aux étrangers. Nous allons vite apprendre deux choses. - Un, cette monnaie n'est pas utilisée (et même interdite) par les chinois dans leur vie quotidienne. Elle est réservée aux étrangers et ils doivent payer avec. - Deux, elle est très recherchée par quelques autochtones, car c'est la seule monnaie ayant un équivalent dollar. A l'époque, le yuan chinois ne vaut absolument rien, il n'est pas convertible dans une autre monnaie. Pire que le kopeck. Du coup, notre monnaie "spécial étrangers" fait l'objet d'un trafic formellement interdit et sévèrement réprimé par les autorités.
Mais comment faire si tu veux voyager en dehors des circuits touristiques et des grands hôtels, juste prendre le bus par exemple ou manger dans une gargote. Ca, les autorités n'en ont cure. Un étranger, ça dort dans les hôtels de luxe, ça prend l'avion ou le train en première classe, ça mange dans les grands restaurants. Mieux encore, ça voyage en groupe avec un guide.
Pas d'autre solution, il faudra changer au black Dans la rue, avec les petits trafiquants locaux. Il y a même un cours « officiel » du change : un yuan de Monopoly contre trois yuans de monnaie populaire. A l'époque, un yuan, c'est à peu près un franc. Une sacrée bonne affaire ! Le tout, c'est de ne pas se faire pincer. Les rumeurs les plus folles courent sur les peines encourues pour les trafiquants, mais aussi pour les étrangers qui se font pincer. C'est d'ailleurs marqué sur certains documents. Si les peines de prison ferme ont de quoi dissuader le voyageur, il faudra quand même prendre le risque, pas le choix. Une des nombreuses absurdités du système.

Pékin : place Tian An Men. Photo : Jacqueline et Jean-Pierre
Mise à l'épreuve 1 : trouver un hébergement... Sortie de l'aéroport, c'est l'après-midi. Quelques taxis attendent, réservés aux privilégiés du régime et aux étrangers. Mais nous ne savons même pas où nous allons, juste en ville, et on verra après. Donc ce sera le bus, celui-ci prend la monnaie de Monopoly. C'est notre premier transport en commun, direction le centre ville, à une vingtaine de kilomètres. Très bien, mais où aller, à qui demander un tuyau, un renseignement, une bonne adresse ?
L'aéroport étant en rase campagne, la route bordée d'arbres qui conduit à Pékin centre ressemble à une de nos départementales. De part et d'autres, c'est le défilé des paysans, le plus souvent à pied, tirant des charrettes à bras, quelques fois à bicyclette ou en tracteur. Pour nous occidentaux déjà rodés aux autoroutes, c'est un choc. Ici, pas de voiture individuelle : les véhicules à moteur, c'est juste des camions, quelques bus et de rares taxi, c'est tout .
La carte de Pékin n'indique rien d'autre que le nom des rues, impossible de savoir où se trouve tel service, hôtel, restaurant... Il faut se débrouiller. Les quelques éléments écrits et oraux de chinois que je possède, je vais vite devoir les mettre à l'épreuve. L'anglais ici, on connaît pas.
Juste à côté de nous est assise une jeune femme, bien de sa personne, sans doute un cadre du parti ou d'une grande entreprise. Elle semble plus amène que les autres voyageurs, plus disposée à rendre service. J'entame la conversation comme je peux. Après les échanges d'usage : - Nous sommes français, c'est notre premier voyage en Chine. Connaissez-vous un hôtel sur le trajet du bus qui nous accepterait ? Coup de chance, la femme nous en indique un non loin d'un arrêt, elle nous dira quand il faudra descendre.
Mise à l'épreuve 2 : et qui accepte les étrangers... L'hôtel n'est pas facile à trouver, tout se ressemble ici et rien ne permet de discerner au premier coup d'oeil la fonction d'un bâtiment. Ce n'est même pas écrit « hôtel » à l'entrée. Finalement nous poussons la porte de ce qui semble être ce que nous cherchons. Un étroit couloir sombre, un guichet, une sorte de réception, on dirait un peu un hôtel. Le type de l'accueil est très surpris de nous voir ici, mais oui, c'est bien un hôtel, sauf que : - C'est interdit aux étrangers, vous ne devez pas rester ici ! - Mais comment faire alors ? Le type décroche son téléphone, puis, au bout d'un moment : - Prenez le bus et descendez à cet arrêt, vous y trouverez un hôtel pour vous.
C'est ainsi que nous découvrons que nous ne pourrons pas loger comme on veut dans le pays. La plupart des hôtels sont interdits aux étrangers, il faut toujours aller à l'hôtel spécial « wai guo ren». Oui, mais ce n'est pas forcément indiqué. Quant à dormir chez l'habitant, ce n'est même pas la peine d'y songer, c'est interdit. De plus, quand on voit dans quoi vivent les gens en ville, le peu d'espace dont ils disposent, ça ne donne pas vraiment envie de se faire inviter.
Je ne me souviens plus comment nous avons fait pour trouver le bon bus et le bon arrêt, juste que ça n'a pas été facile du tout. La contrôleuse du bus a tiré une drôle de tronche quand je lui ai tendu le billet de Monoploy, mais elle n'avait pas le choix. Un mao le ticket, dix centimes de franc. Premier aperçu du coup de la vie : trois fois rien. Dans le bus, tous les regards sont fixés sur nous...
Pas de doute, il faut absolument trouver de la monnaie locale, et le plus vite possible. On ne va rien pouvoir faire avec cette monnaie de m... Et quand par hasard ils sont acceptés, on y perd sacrément au change, car ils nous rendent l'argent en monnaie locale. C'est une arnaque gouvernementale bien calculée !
Prochain épisode : le trafic de monnaie
Ce sera donc un carnet "impressions de Chine", ce qui m'est resté de plus marquant. Les quelques photos jaunies que j'ai pu sauver sont scannées et de mauvaise qualité. Merci à Jacqueline et Jean-Pierre pour leur contribution photographique, entièrement d'époque elle aussi.
AU MENU
Préambule - le contexte politique et économique du pays Chapitre 1 - Un voyage qui s'annonce pas très romantique, c'était prévu... Chapitre 2 - Pékin : le trafic de monnaie. Illégal mais indispensable. Chapitre 3 - Pékin 1985-2018 : du Moyen-Age à la révolution technologique. Immersion comparative. Chapitre 4 - Pékin : un billet de train pour Xi'an ? Pas si simple que ça. Chapitre 5 - Le "qi feng shui". Le soigneur se fait soigner. Chapitre 6 - Xi'an : «mei yo», la réponse favorite des fonctionnaires. Chapitre 7 - Vol au-dessus de la jungle. Le coucou arrivera-t-il à bon port ? Chapitre 8 - Chongqing : le bal, ou la vie sexuelle des jeunes chinois. Chapitre 9 - Croisière pop sur le Yangtse. Chapitre 10 - L'hôtel à rats. C'est à Wuhan, comme par hasard. Chapitre 11 - Canton : à la recherche de xiao Wu. Chapitre 12 - Canton : un train sous haute surveillance. Chapitre 13 - Hong Kong : dur retour à la civilisation. Albums : les photos d'époque signées Jacqueline et Jean-Pierre. A partir de la page 5 Témoignages et photos d'époque. Merci aux différents contributeurs. A partir de la page 6. Ne manquez pas le Tibet et le Xinjiang !
PREAMBULE : le contexte politique et économique Comment voyager dans ce pays encore très fermé, obscur, énigmatique, dont en Europe on ne connaît guère la mentalité, les règles de fonctionnement, dont on ne perçoit à l'étranger que quelques images soigneusement filtrées par la censure. Comment se déplacer, se loger, se nourrir, sans moyen de communication, sans réservation d'hôtel ou de train, sans connaître la langue , sans aide, sans guide, sans assistance, sans carte bleue...
1984, date clé pour le voyageur Après trente années de communisme à marche forcée, de campagnes idéologiques calamiteuses pour les populations, de luttes intestines pour le pouvoir, le pays n'arrive pas à décoller économiquement. L'écart grandit avec les nations développées. Mais avec le rétablissement des relations diplomatiques avec les Etats Unis en 1979, le nouveau président, Deng Xiaoping, tient enfin sa revanche et entame sa longue marche vers le progrès. Les fossiles maoïstes de la "longue marche", des "cent fleurs", du "grand bond en avant", les criminels de la "grande révolution culturelle prolétarienne", représentés par la "bande des quatre", tous ceux qui l'avaient évincé du pouvoir et condamné à l'oubli au fin fond d'une province, le sont à leur tour.
Le "révisionniste", comme l'a appelé la veuve Mao, lance ses réformes de libéralisation et d'ouverture de l'économie : « Peu importe qu'un chat soit blanc ou noir, l'essentiel est qu'il attrape les souris ! » Parole du maître.
Parmi ces réformes : l'ouverture au tourisme. Jusqu'à présent, pour visiter le pays, il fallait obligatoirement, soit passer par un tour opérateur avec guide et circuit programmé, soit demander des autorisations de voyage pour un nombre limité de destinations. Très peu pour moi. Mais en 1984, monsieur Deng supprime le permis de circuler et ouvre quasiment tout le pays aux visiteurs. L'info provoque un déclic : - C'est l'occasion ou jamais. L'année prochaine, ce sera la Chine. Et en sac à dos! Et ce sera aussi notre voyage de noces...
Nous aurons le privilège d'être parmi les premiers voyageurs occidentaux à tenter l'aventure. Je pourrai enfin mettre en pratique ce que j'ai appris de chinois à la fac et réaliser un vieux rêve. A nous la Chine, à nous la découverte de ce pays mystérieux et fascinant. Quelle réalité se cache derrière ces images édulcorées de bonheur populaire que nous distillent les images officielles ? Comment vit-on réellement dans ce pays ? Quel accueil réserve-t-on aux impérialistes occidentaux ?

Wuhan, 1985 : slogans révolutionnaires pour mini gardes rouges
CHAPITRE 1 : un voyage qui s'annonce pas très romantique, c'était prévu... Eh oui, juste mariés, il y a peut-être plus glamour comme destination. Bon, Venise, on connaît déjà. Quoi de mieux qu'une telle aventure pour forger un couple ? Pendant toute l'année, je peaufine le projet : itinéraire, transports, hébergements... Les guides de voyage sur la Chine ne sont pas nombreux, il n'en existe d'ailleurs qu'un en français. Pour ce qui est de l'itinéraire, c'est à peu près établi, pour le reste, ce sera au coup par coup, improvisation et opportunités. L'aventure quoi. Juste qu'on dispose d'un mois entre l'atterrissage et le retour à Hong-Kong. Pour l'itinéraire, ce sera donc Pékin - Hong Kong, mais par où et comment ? C'est le grand mystère, même si certains incontournables sont au programme : la Grande Muraille, Xi'an et son armée en terre cuite, la croisière sur le Yang Tse Kiang...
Août 1985 : Hong Kong, premiers pas en extrême-orient Munis d'un joli visa sur notre passeport et d'un billet d'avion Hong Kong - Pékin acheté en agence en France, nous débarquons à Hong Kong pour y passer une nuit avant de repartir pour Pékin le lendemain, L'atterrissage au-dessus de la ville est spectaculaire, l'avion louvoie entre les immeubles pour plonger vers la piste au raz de l'océan, un véritable tour de manège à sensations. Pas trop le temps d'explorer la ville, mais le dépaysement est déjà total. Et pourtant, ce n'est rien à côté de ce qui nous attend...
Ca commence plutôt mal Aéroport de Hong Kong, le lendemain. Nos billets sont valables, pas de problème, seulement : - Désolé, mais vous n'avez pas confirmé votre vol, l'avion est complet. Il va falloir attendre deux ou trois jours... Eh oui, en 1985, il faut confirmer son vol la veille par téléphone. Dans l'excitation et l'émotion, nous avions complètement oublié la consigne. Zut alors, deux ou trois jours de perdus sur le projet, c'est beaucoup trop. - Attendez ici, peut-être il y aura des places si des voyageurs ne se présentent pas. Longue attente plutôt anxieuse, et quelques minutes avant le décollage, petit signe de l'employé : - C'est bon, il reste deux places, vous pouvez partir.

Pékin : avenue Xidan. Photo : Jacqueline et Jean-Pierre
Dès l'aéroport, j'ai senti le choc... Une simple piste en béton, pas d'avion en attente, un trafic aérien quasi nul, un bâtiment à la chinoise, usé et vieillot à souhait, des gardes en uniforme. L'aéroport est encore une base militaire, accessoirement civile pour quelques rares liaisons vers l'URSS et les pays d'Asie. Il n'y a rien dans ce qui fait office de hall d'accueil, une pièce de quelques dizaines de mètres carré tout au plus.
Contrôles minutieux, file d'attente, les militaires ne sont pas très souriants, et le comité d'accueil pas très... accueillant. On n'est pas là pour rigoler, surtout avec ces étrangers qui débarquent de Hong Kong, la zone capitaliste. Eh oui, Hong Kong chinois, ce sera dans une dizaine d'années. D'ici là...
Des billets de Monopoly ?! Un simple bureau dans un recoin fait office de banque. Vite, changer nos travelers chèques en dollars. Ben oui, la carte bleue, ça n'existe pas encore. Derrière son boulier, l'employé fait ses calculs à une vitesse incroyable et me rend le change. Surprise : j'ai une liasse de jolis billets tout neufs dans la main, mais ils n'ont rien à voir avec la monnaie locale. La preuve, il n'y a pas le portrait du grand timonier, mais des jolis dessins de monuments et paysages ! Ca ressemble davantage à des billets de Monopoly.
C'est quoi ce truc ?
Une bonne affaire, mais un gros risque En fait, c'est une monnaie spéciale réservée aux étrangers. Nous allons vite apprendre deux choses. - Un, cette monnaie n'est pas utilisée (et même interdite) par les chinois dans leur vie quotidienne. Elle est réservée aux étrangers et ils doivent payer avec. - Deux, elle est très recherchée par quelques autochtones, car c'est la seule monnaie ayant un équivalent dollar. A l'époque, le yuan chinois ne vaut absolument rien, il n'est pas convertible dans une autre monnaie. Pire que le kopeck. Du coup, notre monnaie "spécial étrangers" fait l'objet d'un trafic formellement interdit et sévèrement réprimé par les autorités.
Mais comment faire si tu veux voyager en dehors des circuits touristiques et des grands hôtels, juste prendre le bus par exemple ou manger dans une gargote. Ca, les autorités n'en ont cure. Un étranger, ça dort dans les hôtels de luxe, ça prend l'avion ou le train en première classe, ça mange dans les grands restaurants. Mieux encore, ça voyage en groupe avec un guide.
Pas d'autre solution, il faudra changer au black Dans la rue, avec les petits trafiquants locaux. Il y a même un cours « officiel » du change : un yuan de Monopoly contre trois yuans de monnaie populaire. A l'époque, un yuan, c'est à peu près un franc. Une sacrée bonne affaire ! Le tout, c'est de ne pas se faire pincer. Les rumeurs les plus folles courent sur les peines encourues pour les trafiquants, mais aussi pour les étrangers qui se font pincer. C'est d'ailleurs marqué sur certains documents. Si les peines de prison ferme ont de quoi dissuader le voyageur, il faudra quand même prendre le risque, pas le choix. Une des nombreuses absurdités du système.

Pékin : place Tian An Men. Photo : Jacqueline et Jean-Pierre
Mise à l'épreuve 1 : trouver un hébergement... Sortie de l'aéroport, c'est l'après-midi. Quelques taxis attendent, réservés aux privilégiés du régime et aux étrangers. Mais nous ne savons même pas où nous allons, juste en ville, et on verra après. Donc ce sera le bus, celui-ci prend la monnaie de Monopoly. C'est notre premier transport en commun, direction le centre ville, à une vingtaine de kilomètres. Très bien, mais où aller, à qui demander un tuyau, un renseignement, une bonne adresse ?
L'aéroport étant en rase campagne, la route bordée d'arbres qui conduit à Pékin centre ressemble à une de nos départementales. De part et d'autres, c'est le défilé des paysans, le plus souvent à pied, tirant des charrettes à bras, quelques fois à bicyclette ou en tracteur. Pour nous occidentaux déjà rodés aux autoroutes, c'est un choc. Ici, pas de voiture individuelle : les véhicules à moteur, c'est juste des camions, quelques bus et de rares taxi, c'est tout .
La carte de Pékin n'indique rien d'autre que le nom des rues, impossible de savoir où se trouve tel service, hôtel, restaurant... Il faut se débrouiller. Les quelques éléments écrits et oraux de chinois que je possède, je vais vite devoir les mettre à l'épreuve. L'anglais ici, on connaît pas.
Juste à côté de nous est assise une jeune femme, bien de sa personne, sans doute un cadre du parti ou d'une grande entreprise. Elle semble plus amène que les autres voyageurs, plus disposée à rendre service. J'entame la conversation comme je peux. Après les échanges d'usage : - Nous sommes français, c'est notre premier voyage en Chine. Connaissez-vous un hôtel sur le trajet du bus qui nous accepterait ? Coup de chance, la femme nous en indique un non loin d'un arrêt, elle nous dira quand il faudra descendre.
Mise à l'épreuve 2 : et qui accepte les étrangers... L'hôtel n'est pas facile à trouver, tout se ressemble ici et rien ne permet de discerner au premier coup d'oeil la fonction d'un bâtiment. Ce n'est même pas écrit « hôtel » à l'entrée. Finalement nous poussons la porte de ce qui semble être ce que nous cherchons. Un étroit couloir sombre, un guichet, une sorte de réception, on dirait un peu un hôtel. Le type de l'accueil est très surpris de nous voir ici, mais oui, c'est bien un hôtel, sauf que : - C'est interdit aux étrangers, vous ne devez pas rester ici ! - Mais comment faire alors ? Le type décroche son téléphone, puis, au bout d'un moment : - Prenez le bus et descendez à cet arrêt, vous y trouverez un hôtel pour vous.
C'est ainsi que nous découvrons que nous ne pourrons pas loger comme on veut dans le pays. La plupart des hôtels sont interdits aux étrangers, il faut toujours aller à l'hôtel spécial « wai guo ren». Oui, mais ce n'est pas forcément indiqué. Quant à dormir chez l'habitant, ce n'est même pas la peine d'y songer, c'est interdit. De plus, quand on voit dans quoi vivent les gens en ville, le peu d'espace dont ils disposent, ça ne donne pas vraiment envie de se faire inviter.
Je ne me souviens plus comment nous avons fait pour trouver le bon bus et le bon arrêt, juste que ça n'a pas été facile du tout. La contrôleuse du bus a tiré une drôle de tronche quand je lui ai tendu le billet de Monoploy, mais elle n'avait pas le choix. Un mao le ticket, dix centimes de franc. Premier aperçu du coup de la vie : trois fois rien. Dans le bus, tous les regards sont fixés sur nous...
Pas de doute, il faut absolument trouver de la monnaie locale, et le plus vite possible. On ne va rien pouvoir faire avec cette monnaie de m... Et quand par hasard ils sont acceptés, on y perd sacrément au change, car ils nous rendent l'argent en monnaie locale. C'est une arnaque gouvernementale bien calculée !
Prochain épisode : le trafic de monnaie
Sulawesi Nord: petit compte rendu sur l'île de Siau
Un petit compte rendu sur l'ile de Siau où nous sommes allés fin aout. Ile facilement accessible de Manado par le ferry rapide 4 h ou bateau de nuit environ 7 h de trajet .
L'île de SIAU est magnifique, ici pas encore de tourisme , végétation incroyable, population acceillante. Pleins de choses à y voir, notamment le volcan karangetan, volcan en éruption lors de notre passage, volcan très actif, le voir la nuit est vraiment indescriptible.
L'ile possède des tarsiers que l'on peut voir dans leur élément naturel. Accompagné on a pu en voir plusieurs en passant dans la jungle.
Les sources d'eau chaude sont surprenantes.
La plage de mahoro est a voir , elle semble magnifique mais nous n'avons pas pu y aller car beaucoup de vagues lors de notre séjour.
Ile spécialisée dans les noix de muscade on en voit partout dans la végétation et a sécher sur le bord des routes.
Rien que pour le volcan cela vaut vraiment le coup d'y aller, un coup de coeur pour cette île qui pour le moment est loin des circuits touristiques habituels et pourtant tellement facile d'accès depuis Manado.
Voir la lave, entendre les explosions du volcan, voir les habitants le matin surveiller leur volcan vraiment une aventure exceptionnelle.
Nous avions un guide sur place, Dominik Derek (Tél watsapp : + 62 853 986 669 99 ) est indonésien très investi dans l'ile, une personne adorable très cultivé et parlant bien l'anglais. Il nous a permis de vraiment profiter facilement des trésors de Siau et a été à l'écoute tout le temps de notre séjour.
A ne pas louper si vous êtes dans le Nord...
L'île de SIAU est magnifique, ici pas encore de tourisme , végétation incroyable, population acceillante. Pleins de choses à y voir, notamment le volcan karangetan, volcan en éruption lors de notre passage, volcan très actif, le voir la nuit est vraiment indescriptible.
L'ile possède des tarsiers que l'on peut voir dans leur élément naturel. Accompagné on a pu en voir plusieurs en passant dans la jungle.
Les sources d'eau chaude sont surprenantes.
La plage de mahoro est a voir , elle semble magnifique mais nous n'avons pas pu y aller car beaucoup de vagues lors de notre séjour.
Ile spécialisée dans les noix de muscade on en voit partout dans la végétation et a sécher sur le bord des routes.
Rien que pour le volcan cela vaut vraiment le coup d'y aller, un coup de coeur pour cette île qui pour le moment est loin des circuits touristiques habituels et pourtant tellement facile d'accès depuis Manado.
Voir la lave, entendre les explosions du volcan, voir les habitants le matin surveiller leur volcan vraiment une aventure exceptionnelle.
Nous avions un guide sur place, Dominik Derek (Tél watsapp : + 62 853 986 669 99 ) est indonésien très investi dans l'ile, une personne adorable très cultivé et parlant bien l'anglais. Il nous a permis de vraiment profiter facilement des trésors de Siau et a été à l'écoute tout le temps de notre séjour.
A ne pas louper si vous êtes dans le Nord...
Coup de gueule au sujet de la Turquie
En 1997, lors de mon dernier "road trip" en Turquie, j'ai quitté un peuple attachant, souriant, honnête, libre, toujours prêt à vous aider. J'y suis retourné ce mois d'août après deux semaines à avoir sillonné la Grèce du Nord en famille. J'ai été profondément choqué par le changement que j'ai pu observer et vivre. Lors de mes 5 précédents voyages en 1985, 1989, 1991, 1996 et 1997, à avoir sillonné la Turquie d'est en ouest, et du Nord au Sud, je n'avais jamais vu de femmes vêtues intégralement de noir et intégralement voilées. Après avoir traversé la frontière Gréco-Turque, à la première grande ville traversée, j'ai pu voir de nombreuses femmes intégralement voilées de noir. N'ayant pas prévu de me rendre à Istanbul, je n'avais pas téléchargé la carte de Turquie dans mon GPS. Avec l'absence de panneaux clairs, à environ 2 ou 3 Km de Sultanahmet, j'ai demandé à un groupe de jeunes la direction à suivre pour rejoindre Sultanahmet. " Luetfen, could you please tell me the way to Sultanahmet ?". Il regarde ma plaque d'immatriculation et me répond "Yok" = "non". Cette première expérience d'antipathie a l'égard de nous, perçus comme occidentaux ou mécréants, ou les deux, je pourrais malheureusement la revivre régulièrement durant nos 3 jours passés à Istanbul. Quasiment toutes les femmes Turques d'Istanbul sont désormais voilées, inversement proportionnel à il y a 22ans. Plus moyen de boire une Efes Pilsen ou un vin Turc dans les restaurants où j'ai mangé, il n'y a plus de boissons alcoolisées proposées à la carte !
Je suis profondément triste pour ce peuple qui sombre dans l'obscurantisme de l'Akape et du fondamentalisme islamiste. Ce peuple si attachant, si aimable que j'ai quitté il y a 22 ans est devenu arrogant, fondamentaliste, antipathique. Dommage pour eux ... Il y a 20 fois moins d'occidentaux qu'auparavant à Istanbul ... Je comprends désormais pourquoi ...
Où aller en Asie pour un premier voyage avec ma copine?
Bonjour à tous,
Moi et ma copine on veut aller en Asie cet été en sac à dos, mais on hésite encore sur la destination. On aura un budget de 2000 euros chacun et on voulait prendre un aller-retour pour une ville et ensuite se balader autour. On a été qu'en Europe, aux USA et au Maroc jusqu'à présent, et ma copine a un peu peur de cetaines destinations. Par exemple, elle a entendu que l'Inde c'était chaud pour les filles, la Chine y aurait trop de monde et de pollution, et les Chinois ça la tente pas (c'est des exemples). Moi je pensais peut-être à la Thailande, avec un peu de randonnée et de la plage. On partirait en août. Un mois, vous pensez que ça irait? C'est intéressant et facile pour une fille ? Peut-être le Népal? Le Japon, je crois que c'est trop cher. Mais l'Asie du sud-est c'est pas un peu trop chaud? On est plutôt randos, petites villes traditionnelles et plage un peu. Je sais ça fait beaucoup d'infos, mais si vous avez des idées, ça nous arrangerait.
Seb
Moi et ma copine on veut aller en Asie cet été en sac à dos, mais on hésite encore sur la destination. On aura un budget de 2000 euros chacun et on voulait prendre un aller-retour pour une ville et ensuite se balader autour. On a été qu'en Europe, aux USA et au Maroc jusqu'à présent, et ma copine a un peu peur de cetaines destinations. Par exemple, elle a entendu que l'Inde c'était chaud pour les filles, la Chine y aurait trop de monde et de pollution, et les Chinois ça la tente pas (c'est des exemples). Moi je pensais peut-être à la Thailande, avec un peu de randonnée et de la plage. On partirait en août. Un mois, vous pensez que ça irait? C'est intéressant et facile pour une fille ? Peut-être le Népal? Le Japon, je crois que c'est trop cher. Mais l'Asie du sud-est c'est pas un peu trop chaud? On est plutôt randos, petites villes traditionnelles et plage un peu. Je sais ça fait beaucoup d'infos, mais si vous avez des idées, ça nous arrangerait.
Seb
Croisière sur le MSC Splendida de Shanghai à Dubaï du 14 février au 13 mars 2020

Bonjour
Je reviens sur le forum après quelques mois de "pause " .
J'ai réservé cette croisière pour fêter mon départ à la retraite .
En dehors des toutes dernières escales , Mascate , Abu Dhabi et Dubai , toutes les autres sont des grandes premières .
J'espère que certains membres du forum qui ont déjà fait ces escales pourront m'aider à les préparer .
Personne n'est inscrit sur le calendrier pour cette croisière mais cette discussion va peut être stimuler certains participants à se faire connaître .
Bien cordialement Claudine
Indonésie pour 3 semaines en janvier - février
Bonjour à tous,
Et oui, c’est encore loin mais cela approche vite🙂... Je lis assidument tous les postes (certains contradictoires 😕) sur un séjour en Indonésie à cette période. J'en ai conclu qu'il était préférable de: - Éviter le sud et l'est du pays, Jakarta (rien à voir) - privilégier Sumatra (Nord), les Moluques (Nord), Papouasie Occidentale voire le Nord des Sulawesi Par ailleurs, fan de paysages volcaniques, je me laisserais bien tenter par le Mont Bromo bien équipé d'un pancho🤪 et en croisant les doigts...
Compte tenu des caprices météorologiques, et du temps imparti (19 jours sur places), penseriez -vous qu'un Surabaya (Mont Bromo)- Ternate- Raja Ampat- Medan (Ketambe & Toba) est dans le domaine du réel ou de la fiction ?
Encore merci à vous et bonne journée à tous😉! Benoît
Et oui, c’est encore loin mais cela approche vite🙂... Je lis assidument tous les postes (certains contradictoires 😕) sur un séjour en Indonésie à cette période. J'en ai conclu qu'il était préférable de: - Éviter le sud et l'est du pays, Jakarta (rien à voir) - privilégier Sumatra (Nord), les Moluques (Nord), Papouasie Occidentale voire le Nord des Sulawesi Par ailleurs, fan de paysages volcaniques, je me laisserais bien tenter par le Mont Bromo bien équipé d'un pancho🤪 et en croisant les doigts...
Compte tenu des caprices météorologiques, et du temps imparti (19 jours sur places), penseriez -vous qu'un Surabaya (Mont Bromo)- Ternate- Raja Ampat- Medan (Ketambe & Toba) est dans le domaine du réel ou de la fiction ?
Encore merci à vous et bonne journée à tous😉! Benoît
Vos souvenirs de tong
Bonjour à tous,
Je rêvais de voyages en pays chauds en voyant par la fenêtre toute cette neige tomber (je suis à Paris en ce moment) et me suis souvenu du plaisir qu'il y a à voyager en tongs, de s'en débarrasser d'une fliquette du gros orteil pour visiter un temple ou aller chez les gens... Pourriez-vous partager avec moi/nous vos souvenirs de tongs (bons ou mauvais d'ailleurs), votre amour/dégoût pour cet objet, vos choix de couleurs, matière, les pays associés à vos tongs, des histoires d'enfance pourquoi pas, des moqueries, des prix...?
A vous lire avec plaisir certainement !
Je rêvais de voyages en pays chauds en voyant par la fenêtre toute cette neige tomber (je suis à Paris en ce moment) et me suis souvenu du plaisir qu'il y a à voyager en tongs, de s'en débarrasser d'une fliquette du gros orteil pour visiter un temple ou aller chez les gens... Pourriez-vous partager avec moi/nous vos souvenirs de tongs (bons ou mauvais d'ailleurs), votre amour/dégoût pour cet objet, vos choix de couleurs, matière, les pays associés à vos tongs, des histoires d'enfance pourquoi pas, des moqueries, des prix...?
A vous lire avec plaisir certainement !
Sécurité au Cambodge
Bonjour
Je cherche des informations. Le site de conseils aux voyageurs français du ministère indique "vigilance renforcée" pour tout le pays, mais dans la description rien ne le justifie vraiment. Le site canadien est plus inquiétant. (il est même question de mines) Qu'en est-il en réalité ? Est-ce sécurisé ?
Je cherche des informations. Le site de conseils aux voyageurs français du ministère indique "vigilance renforcée" pour tout le pays, mais dans la description rien ne le justifie vraiment. Le site canadien est plus inquiétant. (il est même question de mines) Qu'en est-il en réalité ? Est-ce sécurisé ?
Bangladesh, trois semaines de bruits, de poussière et d'odeurs
Après avoir un été un lecteur assidu mais discret de ce forum pendant des années, et avoir allègrement usé de la masse d'informations disponible grâce à ses membres, je me demandais de quelle manière je pouvais y contribuer à mon tour.
Je me suis alors rendu compte qu'il n'existait pas de carnet de voyage récent pour le Bangladesh, le dernier remontant à 2008. Pourquoi une telle situation? Très certainement car le nombre de touristes annuel représente environ 20.000 personnes, comparé à une population toujours en croissance de 150 millions de Bangladais, sur un territoire représentant grosso modo un tiers de la France. Le Bangladesh est ainsi le pays le plus dense du monde, hormis quelques cités-états, et la situation n'est pas près de s'arranger en termes de surpopulation.
Pour faire une comparaison un peu spécieuse et illustrer la quasi absence de touristes, on peut rapporter les chiffres précédemment cités à la population de Paris (un peu plus de deux millions intramuros), et se rendre compte que moins de 300 touristes par an auraient le privilège de sentir les douces effluves d’urine de notre métro et de prendre des selfies devant la tour Eiffel.
De ce constat simple le voyageur peut déduire qu'il ne rencontrera pas beaucoup de compatriotes et que les infrastructures touristiques seront à peu près nulles, mais surtout qu'il doit s'attendre à attirer l'attention de façon constante de foules d'hommes et d'adolescents pour lesquels la notion d'espace personnel est inconnue, et ne s'imaginent pas une seule seconde qu'être suivi partout pendant des heures, et ce, répété chaque jour du séjour, peut finir par devenir légèrement pesant, et amener le touriste a rejoindre sa chambre d’hôtel plus tôt que prévu pour s’étendre en position fœtale et pleurer. J’exagère un peu… mais l’idée est là.
Pour résumer, ce fut un voyage extrêmement intéressant mais difficile et fatigant à la fois. Je vais essayer de retranscrire au fil de ce carnet mes impressions de façon la plus fidèle possible et sans langue de bois, et j’évoquerai également un peu l’actualité et l’exode forcé des Rohingyas vers le Sud-est du Bangladesh où je me trouvais il y quelques mois. Je vais m’appliquer à être le plus exhaustif possible dans l’introduction car il est difficile de trouver des informations récentes en français a propos de ce pays.
Qui suis-je ?
Je m’appelle Maxime, j’ai 28 ans et j’ai déjà eu beaucoup d’occasions de voyager ou de passer du temps à l’étranger, notamment depuis avoir été diplômé d’école de commerce en 2013. J’avais déjà avant cette date réalisé un stage de trois mois au Maroc, et passé un semestre d’échange en Corée du Sud en plus de quelques voyages en Europe de l’Est notamment. Apres avoir passé deux ans en stage et apprentissage en région parisienne j’ai différé mon entrée dans le monde professionnel pour voyager un an en Asie avec l’argent que j’avais alors économisé. Apres mon retour en Europe, j’ai travaillé un peu plus d’un an en Italie dans une société de conseil mais ai été plus ou moins poussé vers la sortie car je ne manifestais guère d’enthousiasme quand il fallait « mapper des process target ». Apres cette expérience j’ai décidé de voyager de nouveau notamment en Iran et Asie Centrale. Tout cela pour dire que malgré mes voyages précédents, le Bangladesh a représenté un choc culturel plutôt corsé.
Pourquoi le Bangladesh ?
Le Bangladesh était l’un des pays auxquels je pensais pour finir mon voyage d’un an en Asie mais j’avais finalement opté pour un autre itinéraire. Je voyais aussi ce pays comme un test pour savoir si je pourrais être tenté également par un voyage en Inde, ne voulant pas aller dans ce pays pour seulement quelques semaines, mais n’osant pas me lancer pour plusieurs mois. C’était aussi l’occasion de découvrir un pays complètement ignoré des touristes et plus connu pour ses accidents industriels et pour favoriser l’insertion professionnelle des petits bouts de chou que pour ses paysages verdoyants ou des monuments classés a l’UNESCO.
Dans quel contexte s’est déroulé le voyage ?
J’ai décidé de me rendre en Australie pour réaliser un working holiday visa d’un an et me rapprocher de ma copine australienne rencontrée lors de mon précédent voyage en Asie centrale. Pour joindre l’utile a l’agréable j’ai voyagé environ deux mois entre la France et l’Australie, et me suis arrêté aux Emirats Arabes Unis, a Oman et au Sri Lanka avant de visiter le Bangladesh. Je voyageais donc seul avec mon sac-a-dos, sans guide, utilisant les transports en commun… A la routarde dirons-nous.
Informations pratiques
· Visa : disponible à l’aéroport pour une durée de trente jours pour les touristes français, il coute de mémoire 51 US dollars. On ne vous demande pas grand-chose mais on m’a demandé ou je comptais passer la nuit et ils ont même appelé mon hôte sur Couchsurfing pour vérifier. J’avais par ailleurs un vol de sortie au départ du même aéroport moins de trente jours plus tard. · Météo : rien de particulier, chaud et humide au mois d’avril mais pas de pluies diluviennes ininterrompues. · Transport : le pays étant très petit et dense, il est extrêmement facile de se déplacer même entre les petites villes ou villages. Il y a un nombre assez incroyable de bus sillonnant le pays à tombeaux ouverts pour les amateurs de sensations fortes. En ville on trouve des Rickshaws et des Tuktuks partout, et des taxis/tuktuks collectifs font la navette entre les villages pour un prix dérisoire. On y reviendra plus en détail par la suite.
Est-ce dangereux de visiter le Bangladesh ?
Le ministère des affaires étrangères déconseille fortement de se rendre dans le pays, qu’il classait en zone orange au moment de mon séjour. Il y a notamment eu une attaque dans un restaurant italien un an auparavant au cours de laquelle une vingtaine de personnes avaient péri. Il donne aussi des conseils pertinents en conseillant d’éviter les rassemblements politiques ou de grévistes car la culture politique locale est assez violente. En bref, je pense qu’ils font leur travail correctement en mettant en garde les voyageurs, un routard français ayant par exemple disparu peu de temps avant mon passage alors qu’il prévoyait de passer en Birmanie par voie terrestre ou par bateau ce qui est illégal et pas forcement intelligent. https://www.diplomatie.gouv.fr/fr/conseils-aux-voyageurs/conseils-par-pays/bangladesh/#securite Pour ma part, je ne me suis jamais senti en situation d’insécurité, bien que je n’eusse pas été a l’abri d’un mouvement de foule ou d’un accident de la route. Alors que l’islamisme représente apparemment un danger croissant, je n’ai pas vécu de situation inconfortable par rapport a la religion et les musulmans d’apparence les plus pieux, grosses barbes rousses, Kamis… se sont montrés sympathiques et chaleureux avec moi.
Quel est le niveau d’hygiène ?
Les phobiques peuvent je pense arrêter leur lecture ici car c’est certainement le pays le plus sale que j’ai visité jusqu'à présent. Des ordures partout, des villes poussiéreuses au possible, des draps d’hôtel aux taches suspectes, des chauffeurs de rickshaws qui font leurs besoins dans la rue… Par exemple, après une journée complète assis dans un bus, je me suis gratté le visage et mes ongles étaient noirs de saleté. J’imagine que ca doit être pareil en Inde.
Pour ma part, sans dire que la situation était excellente au niveau gastrique, je me contentais généralement de fumer une cigarette le matin avant de quitter l’hôtel, et j’étais tranquille pour la journée. Donc globalement, trois semaines dans le pays sans être trop malade, ce dont j’étais assez fier.
La minute chien errant
Religion musulmane oblige, ou bien trafic routier meurtrier, les rues ne sont pas envahies de chiens errants comme la Birmanie ou le Sri Lanka par exemple, et nos meilleurs amis ne représentent pas une menace quotidienne pour nos délicats mollets. Bien appréciable.
Comment et qu’est-ce qu’on y mange ?
Les gens mangent avec les mains mais vous pouvez facilement demander au moins une cuiller si cela vous dérange. En général, il est possible de se laver les mains au savon avant et après avoir mangé dans tous les restaurants donc ca va. La main droite sert à manger et la gauche à se débarbouiller le derrière (quasiment pas de petite douche dans les toilettes, plus généralement une petite carafe dans laquelle on puise).
Vous pouvez généralement choisir comme base soit du riz soit du pain (pratha, chapati…) généralement servi avec des currys de viande, de poisson ou de légumes. Vous pouvez également consommer du dhal (plat a base de lentilles un peu partout), des omelettes… Une grande variété de fruits est également disponible et vous pouvez acheter des noix de coco pour environ 0,5 euro la pièce. Pour le petit-déjeuner, l’un des plats les plus populaires est une sorte de samosa frit fourré à la patate, très bon mais brulant quand on mord dedans. Les Bangladais boivent également énormément de the dans de petits verres, avec ou sans lait concentré, au citron… Un verre de the coute généralement cinq takas, soit environ 0,06 euro. L’eau en bouteille se trouve partout à un prix raisonnable pour un touriste occidental, peut-être 0,4 euro les deux litres. On trouve de l’alcool dans quelques bars dans les grandes villes, ainsi que dans une poignée de magasins ouverts aux étrangers, mais la consommation reste très limitée.
Accueil de la population ?
Les Bangladais sont d’une gentillesse et d’une curiosité un peu envahissante avec les rares étrangers qu’ils rencontrent. Le fait d’être seul les incite je pense encore plus a vous aborder et vouloir passer du temps avec vous.
Cela peut être d’autant plus stressant que chaque personne rencontrée va au bout de cinq minutes vous demander votre numéro de téléphone, votre facebook, votre email, et vous appeler, écrire... chaque jour pour vous demander de vos nouvelles, comment vont vos parents... et ce pendant des mois après votre rencontre. Je fournirai des exemples un peu plus précis par la suite, notamment des captures d’écran de mon téléphone.
Cette situation pouvant être déjà pénible pour un garçon brun de taille moyenne et à la peau mate comme moi, j’imagine que cela serait surement bien pire pour une fille blonde par exemple et surtout non accompagnée. Je suis sur que des voyageuses intrépides s’y sont déjà rendues et ont apprécié leur séjour sur place mais je ne recommanderais pas ce pays a titre personnel pour une routarde seule. J’ai en un peu plus de trois semaines rencontré trois étrangers dans le Nord du pays, trois carabins anglais qui faisaient un stage de quelques mois dans un hôpital du pays, mais aucun touriste, donc je pense que les chances de se trouver un compagnon de voyage sur place sont assez minces.
Cependant pour rendre à César ce qui est à César, je me dois aussi de dire que les gens ont presque toujours été d'une grande gentillesse, ne m'ont presque jamais demandé de l'argent dans la rue, et m’ont paru être globalement très honnêtes avec les étrangers. Les Bangladais adorent par ailleurs Zinedine Zidane, qui s’est rendu dans le pays pour je crois des actions humanitaires, et dont le nom revient systématiquement quand vous dites être français.
Facile de communiquer avec la population ?
Comme dit un peu plus tôt les gens ne sont pas timides et rendent volontiers service. Beaucoup parlent un anglais assez basique, mais on trouve assez souvent des gens qui maitrisent cette langue couramment donc peu de soucis d’incompréhension comme en Chine par exemple. Je pense que l’arabe est également assez répandu dans la mesure ou des millions de Bangladais travaillent ou ont travaillé dans les pays du golfe.
Quel a été mon itinéraire ?
· Dhaka : 1 nuit · Sonorgaon : 1 nuit · Chittagong : 2 nuits · Cox’s Bazaar : 2 nuits · Ramu et Chittagong Hills Tracts : 4 nuits · Bus de nuit entre Chittagong et Syhlet : 1 nuit · Syhlet : 2 nuits · Sri Mangal : 2 nuits · Rajshahi : 3 nuits · Bogra : 4 nuits · Retour a Dhaka dans l’après-midi pour prendre l’avion vers 22h
Qu’est-ce que j’ai raté et pourquoi ?
Deux attractions touristiques majeures que je n’ai pas faites : · Le parc national des Sunderbans, qui est la plus grande mangrove du monde à cheval sur l’Inde pour un tiers, et le Bangladesh pour le reste. On y trouve encore notamment une grande population de tigres du Bengale sauvages. · Prendre le rocket boat pour une croisière fluviale entre Dhaka et Barisal. Le Bangladesh étant traversé par de multiples fleuves, il est recommandé d’effectuer un trajet sur un de ces bateaux à vapeur. J’avais initialement prévu de débuter mon voyage au Bangladesh par ces deux attractions mais le temps était mauvais dans le Sud-ouest a mon arrivée et j’ai décidé de visiter le Sud-est en premier. Par la suite j’ai lu des avis assez mitiges de personnes ayant souscrit à des tours, nécessaires pour visiter ce parc national, et n’en ayant pas eu pour leur argent (environ 200 USD donc une somme coquette pour ce pays). Ils se plaignaient notamment de n’être pas allés en profondeur dans la mangrove et d’avoir surtout été conduit dans une sorte d’écomusée à proximité immédiate de la ville de Khulna d’où ils étaient partis. Etant seul et n’ayant rien réserve j’avais peu de chances de trouver un groupe prêt au départ sur lequel me greffer pour diminuer la note, et avec une agence sérieuse.
Est-ce que le Bangladesh ressemble à l’Inde ?
Je ne suis jamais allé en Inde, mais selon certains Bangladais qui s’y rendaient régulièrement pour leur travail, l’Inde est bien plus organisée et développée que leur pays.
Budget
C’est un pays extrêmement bon marché pour un voyageur, j’ai dépensé en 24 jours 29150 Takas, billets d’avion et visa exclus, soit environ 300 euros, ou bien 12,5 euros par jour. Je n’ai pas payé pour ma première nuit à Dhaka car j’ai fait du couchsurfing et ai été invité plusieurs nuits dans la région de Ramu. Le reste du temps, j’ai dormi dans des hôtels bon marché, mangé dans de petits restaurants et pris les transports en commun. J’aurais pu dépenser encore un peu moins mais j’ai fait quelques achats de vêtements pendant mon dernier jour, en prévision de mon année en Australie.
Je me suis alors rendu compte qu'il n'existait pas de carnet de voyage récent pour le Bangladesh, le dernier remontant à 2008. Pourquoi une telle situation? Très certainement car le nombre de touristes annuel représente environ 20.000 personnes, comparé à une population toujours en croissance de 150 millions de Bangladais, sur un territoire représentant grosso modo un tiers de la France. Le Bangladesh est ainsi le pays le plus dense du monde, hormis quelques cités-états, et la situation n'est pas près de s'arranger en termes de surpopulation.
Pour faire une comparaison un peu spécieuse et illustrer la quasi absence de touristes, on peut rapporter les chiffres précédemment cités à la population de Paris (un peu plus de deux millions intramuros), et se rendre compte que moins de 300 touristes par an auraient le privilège de sentir les douces effluves d’urine de notre métro et de prendre des selfies devant la tour Eiffel.
De ce constat simple le voyageur peut déduire qu'il ne rencontrera pas beaucoup de compatriotes et que les infrastructures touristiques seront à peu près nulles, mais surtout qu'il doit s'attendre à attirer l'attention de façon constante de foules d'hommes et d'adolescents pour lesquels la notion d'espace personnel est inconnue, et ne s'imaginent pas une seule seconde qu'être suivi partout pendant des heures, et ce, répété chaque jour du séjour, peut finir par devenir légèrement pesant, et amener le touriste a rejoindre sa chambre d’hôtel plus tôt que prévu pour s’étendre en position fœtale et pleurer. J’exagère un peu… mais l’idée est là.
Pour résumer, ce fut un voyage extrêmement intéressant mais difficile et fatigant à la fois. Je vais essayer de retranscrire au fil de ce carnet mes impressions de façon la plus fidèle possible et sans langue de bois, et j’évoquerai également un peu l’actualité et l’exode forcé des Rohingyas vers le Sud-est du Bangladesh où je me trouvais il y quelques mois. Je vais m’appliquer à être le plus exhaustif possible dans l’introduction car il est difficile de trouver des informations récentes en français a propos de ce pays.
Qui suis-je ?
Je m’appelle Maxime, j’ai 28 ans et j’ai déjà eu beaucoup d’occasions de voyager ou de passer du temps à l’étranger, notamment depuis avoir été diplômé d’école de commerce en 2013. J’avais déjà avant cette date réalisé un stage de trois mois au Maroc, et passé un semestre d’échange en Corée du Sud en plus de quelques voyages en Europe de l’Est notamment. Apres avoir passé deux ans en stage et apprentissage en région parisienne j’ai différé mon entrée dans le monde professionnel pour voyager un an en Asie avec l’argent que j’avais alors économisé. Apres mon retour en Europe, j’ai travaillé un peu plus d’un an en Italie dans une société de conseil mais ai été plus ou moins poussé vers la sortie car je ne manifestais guère d’enthousiasme quand il fallait « mapper des process target ». Apres cette expérience j’ai décidé de voyager de nouveau notamment en Iran et Asie Centrale. Tout cela pour dire que malgré mes voyages précédents, le Bangladesh a représenté un choc culturel plutôt corsé.
Pourquoi le Bangladesh ?
Le Bangladesh était l’un des pays auxquels je pensais pour finir mon voyage d’un an en Asie mais j’avais finalement opté pour un autre itinéraire. Je voyais aussi ce pays comme un test pour savoir si je pourrais être tenté également par un voyage en Inde, ne voulant pas aller dans ce pays pour seulement quelques semaines, mais n’osant pas me lancer pour plusieurs mois. C’était aussi l’occasion de découvrir un pays complètement ignoré des touristes et plus connu pour ses accidents industriels et pour favoriser l’insertion professionnelle des petits bouts de chou que pour ses paysages verdoyants ou des monuments classés a l’UNESCO.
Dans quel contexte s’est déroulé le voyage ?
J’ai décidé de me rendre en Australie pour réaliser un working holiday visa d’un an et me rapprocher de ma copine australienne rencontrée lors de mon précédent voyage en Asie centrale. Pour joindre l’utile a l’agréable j’ai voyagé environ deux mois entre la France et l’Australie, et me suis arrêté aux Emirats Arabes Unis, a Oman et au Sri Lanka avant de visiter le Bangladesh. Je voyageais donc seul avec mon sac-a-dos, sans guide, utilisant les transports en commun… A la routarde dirons-nous.
Informations pratiques
· Visa : disponible à l’aéroport pour une durée de trente jours pour les touristes français, il coute de mémoire 51 US dollars. On ne vous demande pas grand-chose mais on m’a demandé ou je comptais passer la nuit et ils ont même appelé mon hôte sur Couchsurfing pour vérifier. J’avais par ailleurs un vol de sortie au départ du même aéroport moins de trente jours plus tard. · Météo : rien de particulier, chaud et humide au mois d’avril mais pas de pluies diluviennes ininterrompues. · Transport : le pays étant très petit et dense, il est extrêmement facile de se déplacer même entre les petites villes ou villages. Il y a un nombre assez incroyable de bus sillonnant le pays à tombeaux ouverts pour les amateurs de sensations fortes. En ville on trouve des Rickshaws et des Tuktuks partout, et des taxis/tuktuks collectifs font la navette entre les villages pour un prix dérisoire. On y reviendra plus en détail par la suite.
Est-ce dangereux de visiter le Bangladesh ?
Le ministère des affaires étrangères déconseille fortement de se rendre dans le pays, qu’il classait en zone orange au moment de mon séjour. Il y a notamment eu une attaque dans un restaurant italien un an auparavant au cours de laquelle une vingtaine de personnes avaient péri. Il donne aussi des conseils pertinents en conseillant d’éviter les rassemblements politiques ou de grévistes car la culture politique locale est assez violente. En bref, je pense qu’ils font leur travail correctement en mettant en garde les voyageurs, un routard français ayant par exemple disparu peu de temps avant mon passage alors qu’il prévoyait de passer en Birmanie par voie terrestre ou par bateau ce qui est illégal et pas forcement intelligent. https://www.diplomatie.gouv.fr/fr/conseils-aux-voyageurs/conseils-par-pays/bangladesh/#securite Pour ma part, je ne me suis jamais senti en situation d’insécurité, bien que je n’eusse pas été a l’abri d’un mouvement de foule ou d’un accident de la route. Alors que l’islamisme représente apparemment un danger croissant, je n’ai pas vécu de situation inconfortable par rapport a la religion et les musulmans d’apparence les plus pieux, grosses barbes rousses, Kamis… se sont montrés sympathiques et chaleureux avec moi.
Quel est le niveau d’hygiène ?
Les phobiques peuvent je pense arrêter leur lecture ici car c’est certainement le pays le plus sale que j’ai visité jusqu'à présent. Des ordures partout, des villes poussiéreuses au possible, des draps d’hôtel aux taches suspectes, des chauffeurs de rickshaws qui font leurs besoins dans la rue… Par exemple, après une journée complète assis dans un bus, je me suis gratté le visage et mes ongles étaient noirs de saleté. J’imagine que ca doit être pareil en Inde.
Pour ma part, sans dire que la situation était excellente au niveau gastrique, je me contentais généralement de fumer une cigarette le matin avant de quitter l’hôtel, et j’étais tranquille pour la journée. Donc globalement, trois semaines dans le pays sans être trop malade, ce dont j’étais assez fier.
La minute chien errant
Religion musulmane oblige, ou bien trafic routier meurtrier, les rues ne sont pas envahies de chiens errants comme la Birmanie ou le Sri Lanka par exemple, et nos meilleurs amis ne représentent pas une menace quotidienne pour nos délicats mollets. Bien appréciable.
Comment et qu’est-ce qu’on y mange ?
Les gens mangent avec les mains mais vous pouvez facilement demander au moins une cuiller si cela vous dérange. En général, il est possible de se laver les mains au savon avant et après avoir mangé dans tous les restaurants donc ca va. La main droite sert à manger et la gauche à se débarbouiller le derrière (quasiment pas de petite douche dans les toilettes, plus généralement une petite carafe dans laquelle on puise).
Vous pouvez généralement choisir comme base soit du riz soit du pain (pratha, chapati…) généralement servi avec des currys de viande, de poisson ou de légumes. Vous pouvez également consommer du dhal (plat a base de lentilles un peu partout), des omelettes… Une grande variété de fruits est également disponible et vous pouvez acheter des noix de coco pour environ 0,5 euro la pièce. Pour le petit-déjeuner, l’un des plats les plus populaires est une sorte de samosa frit fourré à la patate, très bon mais brulant quand on mord dedans. Les Bangladais boivent également énormément de the dans de petits verres, avec ou sans lait concentré, au citron… Un verre de the coute généralement cinq takas, soit environ 0,06 euro. L’eau en bouteille se trouve partout à un prix raisonnable pour un touriste occidental, peut-être 0,4 euro les deux litres. On trouve de l’alcool dans quelques bars dans les grandes villes, ainsi que dans une poignée de magasins ouverts aux étrangers, mais la consommation reste très limitée.
Accueil de la population ?
Les Bangladais sont d’une gentillesse et d’une curiosité un peu envahissante avec les rares étrangers qu’ils rencontrent. Le fait d’être seul les incite je pense encore plus a vous aborder et vouloir passer du temps avec vous.
Cela peut être d’autant plus stressant que chaque personne rencontrée va au bout de cinq minutes vous demander votre numéro de téléphone, votre facebook, votre email, et vous appeler, écrire... chaque jour pour vous demander de vos nouvelles, comment vont vos parents... et ce pendant des mois après votre rencontre. Je fournirai des exemples un peu plus précis par la suite, notamment des captures d’écran de mon téléphone.
Cette situation pouvant être déjà pénible pour un garçon brun de taille moyenne et à la peau mate comme moi, j’imagine que cela serait surement bien pire pour une fille blonde par exemple et surtout non accompagnée. Je suis sur que des voyageuses intrépides s’y sont déjà rendues et ont apprécié leur séjour sur place mais je ne recommanderais pas ce pays a titre personnel pour une routarde seule. J’ai en un peu plus de trois semaines rencontré trois étrangers dans le Nord du pays, trois carabins anglais qui faisaient un stage de quelques mois dans un hôpital du pays, mais aucun touriste, donc je pense que les chances de se trouver un compagnon de voyage sur place sont assez minces.
Cependant pour rendre à César ce qui est à César, je me dois aussi de dire que les gens ont presque toujours été d'une grande gentillesse, ne m'ont presque jamais demandé de l'argent dans la rue, et m’ont paru être globalement très honnêtes avec les étrangers. Les Bangladais adorent par ailleurs Zinedine Zidane, qui s’est rendu dans le pays pour je crois des actions humanitaires, et dont le nom revient systématiquement quand vous dites être français.
Facile de communiquer avec la population ?
Comme dit un peu plus tôt les gens ne sont pas timides et rendent volontiers service. Beaucoup parlent un anglais assez basique, mais on trouve assez souvent des gens qui maitrisent cette langue couramment donc peu de soucis d’incompréhension comme en Chine par exemple. Je pense que l’arabe est également assez répandu dans la mesure ou des millions de Bangladais travaillent ou ont travaillé dans les pays du golfe.
Quel a été mon itinéraire ?
· Dhaka : 1 nuit · Sonorgaon : 1 nuit · Chittagong : 2 nuits · Cox’s Bazaar : 2 nuits · Ramu et Chittagong Hills Tracts : 4 nuits · Bus de nuit entre Chittagong et Syhlet : 1 nuit · Syhlet : 2 nuits · Sri Mangal : 2 nuits · Rajshahi : 3 nuits · Bogra : 4 nuits · Retour a Dhaka dans l’après-midi pour prendre l’avion vers 22h
Qu’est-ce que j’ai raté et pourquoi ?
Deux attractions touristiques majeures que je n’ai pas faites : · Le parc national des Sunderbans, qui est la plus grande mangrove du monde à cheval sur l’Inde pour un tiers, et le Bangladesh pour le reste. On y trouve encore notamment une grande population de tigres du Bengale sauvages. · Prendre le rocket boat pour une croisière fluviale entre Dhaka et Barisal. Le Bangladesh étant traversé par de multiples fleuves, il est recommandé d’effectuer un trajet sur un de ces bateaux à vapeur. J’avais initialement prévu de débuter mon voyage au Bangladesh par ces deux attractions mais le temps était mauvais dans le Sud-ouest a mon arrivée et j’ai décidé de visiter le Sud-est en premier. Par la suite j’ai lu des avis assez mitiges de personnes ayant souscrit à des tours, nécessaires pour visiter ce parc national, et n’en ayant pas eu pour leur argent (environ 200 USD donc une somme coquette pour ce pays). Ils se plaignaient notamment de n’être pas allés en profondeur dans la mangrove et d’avoir surtout été conduit dans une sorte d’écomusée à proximité immédiate de la ville de Khulna d’où ils étaient partis. Etant seul et n’ayant rien réserve j’avais peu de chances de trouver un groupe prêt au départ sur lequel me greffer pour diminuer la note, et avec une agence sérieuse.
Est-ce que le Bangladesh ressemble à l’Inde ?
Je ne suis jamais allé en Inde, mais selon certains Bangladais qui s’y rendaient régulièrement pour leur travail, l’Inde est bien plus organisée et développée que leur pays.
Budget
C’est un pays extrêmement bon marché pour un voyageur, j’ai dépensé en 24 jours 29150 Takas, billets d’avion et visa exclus, soit environ 300 euros, ou bien 12,5 euros par jour. Je n’ai pas payé pour ma première nuit à Dhaka car j’ai fait du couchsurfing et ai été invité plusieurs nuits dans la région de Ramu. Le reste du temps, j’ai dormi dans des hôtels bon marché, mangé dans de petits restaurants et pris les transports en commun. J’aurais pu dépenser encore un peu moins mais j’ai fait quelques achats de vêtements pendant mon dernier jour, en prévision de mon année en Australie.












