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Délivrance de médicaments pour plusieurs mois
by Chaps81 · 2017-12-18 · 12 replies
Bonjour, j'ai un problème de santé et je suis très embété car aucune pharmacie ne veut me délivrer mon traitements médical pour plusieurs mois...un vrai problème qui m'oblige à rester en france car je ne peux avoir mon traitement que pour une période d'1 mois maximum !

Or je voudrais voyager pour une plus longue période (à pieds) et je suis bloqué en france car il me faut absolument mon traitement sinon je n'ai plus la santé (crise d'épilepsie).

Je ne dois pas etre le seul à prendre un traitement journalier en france et qui désire voyager ailleurs qu'en france, il y'a bien une solution ?!

Personne est capable de me donnez la démarche à suivre, ni mon docteur, ni aucune pharmacie...et tout le monde prefere me rabaissez et me découragez dans mon projet, je compte sur vous pour m'aidez!

SVP AIDEZ MOI A TROUVEZ UNE SOLUTION OU LA DEMARCHE A SUIVRE POUR QU ON ME DELIVRE MON TRAITEMENT POUR PLUSIEURS MOIS !! (j'ai une ordonnance de 6mois et je prends de la dépakine et du vimpat)

PS: Je suis au fonds du trou, une impression d'etre enchainé à un arbre (comme un chien) et d'etre obligé de rester en france toute ma vie à cause de ce traitement que je suis obligé de prendre tout les jours...)

Je vous remercie d'avance!
De retour de trois semaines en Birmanie avec deux enfants
by IkramLilly · 2017-09-22 · 8 replies
Chers forumeurs,

Me voici de retour après les questions posées et les informations glanées sur ce forum pour vous raconter ce magnifique voyage dans un pays enchanteur.

Je sais que la polémique enfle au sujet de ce pays et des Rohingyas, d’ailleurs avant mon voyage un collègue m’avait dit qu’il ne fallait pas y aller, qu’il fallait boycotter mais je pense qu’il faut toujours situer un conflit dans son contexte, politique et géostratégique, pourquoi les Rohingyas et pourquoi maintenant ?

Je précise que mon compte rendu fera surtout acte d’un voyage avec de jeunes enfants dans ce pays et de notre ressenti au fur et à mesure du voyage mais je peux vous dire d’ores et déjà que c’est un pays magnifique, où nous ne nous sommes jamais senti en insécurité, où les mosquées côtoient les pagodes et les églises, où les gens sont tolérants et très ouverts, et où il suffit d’un sourire pour en recevoir des dizaines en retour.

Un pays avec une richesse culturelle inouïe, un pays riche tout court et par là même très convoité. Un pays qui nous enveloppe dès qu’on y arrive, du chaos de Yangon, à la magie de Bagan, à la beauté sans pareil du Lac Inle, en passant par les brumes mystérieuses de Hpa-an. Un pays avec des paysages qui nous laissent sans voix, un pays qui te happe et t’emporte dans un tourbillon de pagodes dorées et de nature verdoyante. Un pays qui laisse aussi perplexe parfois, perplexe par rapport aux inégalités sociales perceptibles dans beaucoup d’endroits, aux conditions de vie très précaires de beaucoup de birmans, aux changements s’opérant dans ce pays.

Comment sera le Myanmar dans 10, 15 ou 20 ans ? Gardera-t-il son authenticité ? cette multitude d’ethnies faisant sa richesse ? Réussira – t – il à donner de meilleurs conditions de vie à ses citoyens ?

Autant de questions soulevées durant le voyage mais une seule certitude pendant et après : Le Myanmar, nous y reviendrons !

La suite pour bientôt.
Tour du monde: 3 mois en Asie du Sud-Est et 3 mois en Amérique du Sud
by CaroleH04 · 2017-05-20 · 4 replies
Bonjour à tous, Je suis une petite nouvelle sur le forum et j'ai besoin de vos conseils! :) L'année prochaine, je pars pendant 6 mois pour un tour du monde. Le projet (encore assez flou) serait 3 mois Asie, 3 mois Amérique du Sud. Je serai peut-être seule pour ce voyage.

Concernant l'Asie, j'hésite entre plusieurs destinations : Cambodge, Laos, Vietnam, Thaïlande. La Thaïlande sera forcément une étape de mon voyage (mon oncle étant là bas) mais après, je partais dans l'optique de faire un mois un pays. Cela vous parait-il réalisable? Et surtout...que choisir? Chaque pays semble avoir son lot de merveilles à découvrir.

Alors... à vos conseils, anecdotes de voyages et autres aides ;)

Merci d'avance !
Taïwan - Avril 2017
by Nancy · 2017-04-17 · 11 replies
Mise en garde habituelle pour éviter toute déconvenue : le récit qui suit est bien davantage un recueil d’infos pratiques qu’un carnet de voyage.

Taïwan ? Pourquoi Taïwan ? Voilà la question qu’on nous a régulièrement posée, tant avant notre départ que pendant le voyage. Il est vrai que Taïwan ne fait pas partie du Top 10 des destinations touristiques en France. Parce qu’une amie en revenait et nous a vanté ses trésors cachés, nous avons commencé à creuser l’idée. Internet a fait le reste et nous a rapidement convaincus. Et pour nous qui connaissons (un peu) Chine et Japon, Taïwan a pris tout son sens, comme étant la pièce manquante du puzzle entre ces 2 régions.

NOTRE PERIPLE EN 2 SEMAINES :

Dim 26 Mars – Vol China Eastern : Paris CDG / Taipei via Shanghai - Arrivée du vol à 14h00 – 3 nuits à Taipei Lun – Taipei Mar – Jiufen - Jinguashi Mer – HSR + bus (arrivée vers midi) – 2 nuits à Sun Moon Lake Jeu – Tour du lac à vélo Ven – Bus + HSR + bus (arrivée vers midi) – 3 nuits à Tainan Sam – Tainan Dim – Anping Lun – TRA + HSR + TRA (arrivée à 15h) – 3 nuits à Taroko Village Mar – Gorges de Taroko à vélo Mer – Rando Jhuilu Old Trail Jeu – TRA (arrivée vers midi) – 2 nuits à Taipei Ven – Taipei Sam 8 Avril – Vol China Eastern : départ à 18h40

BUDGET : Cours du NT$ : 100 NT$ = 3,1 €

Dépenses préalables : Vols réguliers sur China Eastern via Shanghai : 587 €/p l’A/R Train HSR Taipei-Taichung : 35,11 €/2p Train HSR Taichung-Tainan : 40,85 €/2p Train HSR Tainan-Taipei : 84,47 €/2p

Dépenses sur place : Hébergement : 956 € (30 845 NT$) pour 13 nuits (2 373 NT$/nuit soit 74€) Autre : 925 €

Budget total tout compris : environ 3 216 € (hors achats perso) Nous avons choisi des hébergements milieu de gamme, on peut trouver moins cher. Pas de folie quant aux autres dépenses (repas dans la rue et transports locaux). Et pas de mojitos.😛

GUIDES : Guide Lonely Planet – 9e Ed – En anglais. Un peu vieux, trop d’infos plus à jour.

TRANSPORTS :

1 – Vols Réservés sur Voyages-sncf.com pour son bon rapport horaires/durée/prix malgré une escale assez longue à Shanghai. Pas de frais de dossier masqués, pas de changement de prix à la dernière minute.

2 – HSR Trains rapides (High Speed Railway) Réservation et paiement effectués sur internet avec la carte Mastercard : www.thsrc.com.tw/index_en.html?force=1 Très simple et efficace. Il nous a suffi ensuite d’échanger nos 3 vouchers aux guichets HSR de la Main Station de Taipei contre les tickets. Malgré une longue queue qui m’avait déprimée, service ultra rapide. En 10 minutes, tout était réglé. Nous avons également pu, sans aucune difficulté et sans frais, modifier un trajet le jour même pour partir plus tôt que prévu. De nouveau, service rapide, efficace et aimable. Que ce voyage fut facile !

3 – TRA Trains standards www.railway.gov.tw/en/booking.aspx?n=19679 Je n’ai pas réussi à réserver via internet (pb de carte bancaire, je n’ai pas insisté …). Par contre, j’ai imprimé les horaires des trains qui nous intéressaient et nous avons réglé l’achat de nos A/R Taipei/Xincheng sans tarder, dès notre arrivée à Taipei. Là encore, tout fut réglé en quelques minutes. La jeune-fille au guichet parlait bien anglais. Paiement par CB, cette fois sans problème.

Main Station accueille le métro (MTR), les TRA les HSR. Du coup, correspondance ultra rapide entre un HSR et un TRA. Aucun problème pour trouver le quai où prendre les trains (HSR ou TRA). Tout est très clairement indiqué en Anglais. Conservez votre ticket, il servira à valider votre sortie. Dans les trains (HSR et TRA), les stations sont annoncées et affichées en Chinois et en Anglais. Aucune inquiétude, aucun risque de rater son arrêt. Un conseil, essayez de retenir le nom de la station précédent votre destination, ça aide. Tous les trains que nous avons pris étaient parfaitement à l’heure.

4 – MTR Métro. english.metro.taipei/...=70241&mp=122036 Ultra simple. Ultra propre. Et quelle discipline ! Ils font sagement la queue devant les portes, devant les escalators … Ca repose. Il existe plusieurs formules de pass. Prenez le temps de lire les différences pour acheter celui qui vous convient le mieux (fiche en Anglais à tous les points de vente aux entrées de métro). L’EasyCard est un porte-monnaie électronique, le pass 2 days donnent accès à certains bus et prend fin à minuit du jour 2, le pass 48h (pas d’accès au bus) prend fin 48h après la 1ère utilisation … Quel que soit votre choix, une carte est vraiment pratique.

5 – Bus Si vous n’avez pas un pass qui vous donne accès aux bus, alors il faut payer cash en glissant les pièces dans la boite transparente près du chauffeur. Et faire l’appoint puisqu’il n’est pas prévu de rendre la monnaie. Avec un pass, il faut valider en montant et en descendant.

HEBERGEMENTS : Effectués sur booking.com (sauf Taroko) courant Janvier. Aucun pré-paiement. Prix indiqués par nuit, pdéj buffet inclus. Choix d’hôtels milieu de gamme. Tous ont en commun d’être confortables et très propres. Mon critère de choix principal est la situation géographique de l’hôtel (et l’annulation gratuite). Aucun coup de cœur.

Taipei Taipei M Hotel 2300 NT$/nuit Chambre petite et aveugle. Pdéj asiatique uniquement. Situation vraiment idéale à 100m de Taipei Main Station.

Sun Moon Lake Shui Sha Lian Hotel 2500 NT$/nuit A côté du Visitor Center, de Giant (bike rental) et de l’arrêt du bus pour Taichung HSR

Tainan Cambridge Tainan Hotel 2373 NT$/nuit Super pdéj. Enfin des fruits ! A 15-20 min à pied de TRA station.

Taroko Village Taroko Lodge rihang.wordpress.com/.../11/03/taroko-lodge/ Réservation effectuée auprès de Rihang par email 2500 NT$/nuit à payer cash, pdéj (pas buffet) inclus Séjour totalement organisé par Rihang. Aucune inquiétude à avoir même si l’Anglais de Jin ou Rihang est approximatif. Don’t worry comme ils l’écrivent et le répètent sans arrêt. A juste titre. Je consacre un paragraphe complet plus bas.

REPAS :

Taïwan est le royaume du street food et des night markets. Osez ! Moins cher qu’au Japon mais plus que dans les autres pays d’Asie du SE. Vous mangerez pour quelques €. Coca cola difficile à trouver. On s’en est passé, tout comme des mojitos !

Quelques adresses :

Dans la tour (saumon et vert) Shin Kong Mitsukoshi, face à Main Station à Taipei. Au B1 (1er sous-sol), tout un ensemble de stands propose une cuisine simple et variée. Tables au centre pour accueillir tous les clients. Ambiance cantine mais c’est bon et surtout facile pour démarrer …

Fort Gelato Cafe 206 Yongfu Rd à Tainan De très bonnes glaces.

Et le méga coup de cœur :

Din Tai Fung à Taipei www.dintaifung.tw/store/en-taiwan.html C’est la fameuse chaîne à succès de Dim Sum. Créée à Taiwan. C’est une tuerie !!! Mais soyez prêt à faire la queue pendant laquelle vous remplirez votre fiche de commande. Il y en a un au pied de la Taipei 101 … A combiner avec la visite de la tour. D’une pierre deux coups !

TAIPEI : A l’arrivée à l’aéroport international de Taoyuan, nous suivons les indications du LP et le parcours fléché dans l’aéroport vers City Bus pour prendre le bus 1819 (125 NT$) qui nous dépose à Main Station. Nickel ! Pour le retour, nous avons trouvé une solution encore plus simple : nous avons pris le tout nouveau Express MRT Taoyuan. Le LP n’en parle pas. Dans Main Station, suivre les indications Taoyuan Airport MRT (porte K12). Départ toutes les 15 minutes, 35 minutes de trajet, 160 NT$, confortable et sûr ! Super bon plan.

Taipei n’est pas une jolie ville. Aucun édifice qui ne mérite un "3 étoiles" ou qui justifie à lui seul le voyage. L’architecture y est quelconque, voire ringarde. Certains quartiers regroupent des tours sans aucun charme, les unes sur les autres. Aucune vieille ville. Même les temples sont tous rénovés. Rien n’est vraiment ancien … La faute à la guerre et à la Nature qui n’épargne pas l’île. Nous, grands amateurs de vieilles pierres, nous aurions dû rester sur notre faim … Et pourtant … nous avons adoré Taipei ! En effet, de jour comme de nuit, l’ambiance y est douce. Des restaus dans les rues, partout, apportent une odeur alléchante (sauf quand il s’agit de stinky tofu). Les boutiques sont toujours grandes ouvertes et débordent sur les trottoirs. Les néons recouvrent les façades et, à la nuit tombée, illuminent les rues de mille couleurs. Les marchés de nuit regorgent de bonnes choses. On s’y perd avec bonheur en toute sécurité. Les locaux vivent dehors, mangent, prient, chantent … Partout, une ambiance sereine et joyeuse. Nulle part, nous ne nous sommes sentis agressés ou en danger, pas de klaxon, pas d’altercation, pas de graffiti, pas de saleté, tout est propre, bien entretenus … A défaut d’être anciens. En voyage, nous sommes de vrais bonnets de nuit, nous aimons vivre au rythme du soleil et nous coucher tôt. Taipei nous a secoués ! Les marchés de nuit y sont pour quelque chose.

Nous y avons passé 3 jours pleins et 3 ½ journées, bien occupés, bien chargés jusque tard en soirée. J’ai aimé, beaucoup. Beaucoup de nostalgie en partant.

Tour 101 (600 NT$) Les tickets s’achètent au 5ème étage. Les étages inférieurs accueillent de belles boutiques de luxe dans un cadre somptueux. Et Din Tai Fung au RdC !... Miam !! Nous y sommes montés à la nuit tombée. L’ascenseur est un des plus rapides du monde. Au 89ème étage, la vue 360° de nuit est imprenable. D’autant que nous avions la chance d’avoir une nuit très claire. Au 91ème, on admire l’ingénieux contre-poids. C’est une belle visite.

3 vieilles demeures chinoises : Lin An Tai House (gratuit) Lin Family Mansion & Garden (gratuit) Lee Residence House (100 NT$) Je les ai notées dans l’ordre de notre préférence. Si votre temps est compté, la Lin An Tai House est la mieux restaurée, la plus grande, la plus intéressante. Mais il y a du monde. Attention, adresse erronée dans le LP pour la Lee Residence House. Elle se situe dans la Lane 243 de la Zhongzheng Road.

3 temples remarquables (parmi beaucoup d’autres) : Bao’an Temple Confucius Temple Longshan Temple Magnifiques ! Les orchidées sont impressionnantes. Les 3 valent d’être vus. Le LP décrit par le menu le Bao’an, dans le chapitre consacré aux temples de Taiwan (en fin de volume). Ca vaut le coup de commencer par celui-ci et de prendre le temps de faire une visite studieuse pour mieux comprendre les spécificités de l’architecture religieuse taiwanaise qu’on retrouvera dans tous les temples.

Maokong (120X2 NT$) Voici une belle sortie ! Métro jusque Taipei Zoo au bout de la ligne marron. De là, à pied on rejoint le téléphérique et ses œufs. 120 NT$ pour aller jusqu’en haut. On embarque. On a notre "gondola" pour nous tout seuls. Nous voici partis pour une longue balade au-dessus d’une végétation dense et tropicale. Après 3 arrêts, on arrive dans le quartier des plantations et des maisons de thé. Ambiance petit village. Quelques randos faciles permettent de s’approcher des plantations de thé et des jardins potagers. De nombreux petits restaurants permettent de goûter le thé et tout ce qui tourne autour. Pour redescendre, on rachète un ticket (120 de nouveau). Cette fois, on choisit d’attendre pour être dans une "Crystal Gondola" dont le fond est transparent. C’est le même prix que les autres mais il y en a très peu. Il faut donc être prêts à patienter. Comme toujours, conservez bien votre ticket. Vous en aurez besoin pour sortir. Rien que la balade en téléphérique justifie cette sortie. Par ailleurs, l’ambiance en haut est très agréable. On peut y passer facilement plusieurs heures, entre balades et restau.

National Palace Museum (250 NT$) Pour s’y rendre, il faut prendre un bus (15 NT$), juste à la sortie du métro Shilin. C’est bien fléché. Magnifique musée d’objets anciens, de calligraphie, d’estampes. Il y en a pour tous les goûts et certaines pièces sont fabuleuses. On y a passé plus de 2 heures. Bon plan : le vendredi, il fait nocturne.

Jiufen – Jinguashi Bus Keelung 1062 (au métro Zhongxiao Fuxing, sortie 1) jusqu’à Jiufen : 100 NT$ Bus Jiufen-Jinguashi : 24 NT$ Bus Jinguashi – Taipei : 109 NT$ Jiufen ne m’a pas plu. Je n’y ai trouvé rien d’authentique, rien d’original. C’est juste quelques rues ultra touristiques, sans aucune âme, même pas jolies. J’attendais autre chose. Jinguashi a un intérêt patrimonial. Une vieille mine d’or et les bâtiments attenants ont été transformés en musée (80 NT$). Intéressant. Cette balade nous a pris une grosse ½ journée (retour à Taipei à 15h). Nous regrettons ce choix, il y a sûrement mieux à faire (Yeliu, Beitou, Yangmingshan Park ??...).

SUN MOON LAKE : Bus 6670 depuis la gare HSR de Taichung. 175 NT$. Très bien fléché dans la gare. 1h15 pour arriver à Shueishe (ou Sun Moon Lake). Même chose au retour. Nous avions prévu de la marge pour ne pas rater notre Train HSR vers Tainan. Moi, je suis du style plan A, plan B et plan C. Et je préfère me lever tôt plutôt que de m’en vouloir. Enfin bref, peut-être que des fois, j’abuse un peu quand même … Du coup, comme le bus n’a pas crevé, qu’il n’y a pas eu de bouchon, qu’il n’y avait pas de manifestation, ni de typhon … on est arrivé à la gare HSR avec … 3 heures d’avance … Philippe ronchonne … Tu vois, on avait largement le temps de déjeuner ! Je ne la ramène pas trop … Je file aux guichets HSR pour tenter de faire modifier nos billets. Bingo ! Gratuit ! On part dans 15 minutes ! Philippe jubile ! Et moi, je respire !

Sun Moon Lake nous a un peu déçus. Sans doute dû au fait que nous avons eu un temps couvert, donc, aucun coucher de soleil. Nous avons fait le tour du lac en vélo en louant chez Giant, à côté du Visitor Center de Shueishe Village. 150 NT$ la journée. Passeport laissé en garantie. Vélo pépère, confortable (large selle et panier à l’avant) mais un peu lourd. Et malgré ses 7 vitesses, on a dû s’assoir sur notre ego et mettre pied à terre à chaque montée. Départ à 8h30, dans le sens des aiguilles d’une montre.

Le Wenwu Temple vaut vraiment la peine de s’y arrêter. Ne manquez surtout pas d’aller à l’arrière voir le magnifique portique avec ses pierres vertes toutes ornées de sculptures en méplat.

Attention à ne pas rater l’embranchement vers Shueishe après avoir passé le Xuan Gang Temple. Ça descend, c’est agréable, ça file, il fait bon, un tunnel, un 2ème … et zou … on l’a raté. Du coup il faut remonter ! L’embranchement est juste avant le 1er tunnel, à droite. Donc, surtout pas de tunnel ! Cette piste cyclable permet de longer le lac. Mieux qu’un tunnel non !?!

Vélos rendus à 15h.

Mon conseil : n’allez à SML que s’il fait beau.

Un petit restau très sympa : MoonCafé juste après l’hôtel Shui Sha Lian.

TAINAN : Pour rejoindre le centre de Tainan depuis la gare HSR, nous avons (toujours sur les conseils du LP) cherché (et trouvé) la navette gratuite qui nous a déposés au Confucius Temple. Au retour, beaucoup plus simple : nous avons opté pour le train pris à la gare TRA (25 NT$). C’est la ligne Tainan-Shalun. Shalun c’est la gare HSR et c’est le terminus. Facile, rapide (23 minutes). Un train toutes les ½h. Je recommande, c’est bien plus facile que le bus. Et il y a un Starbucks sympa dans la gare de Tainan pour déjeuner et patienter (ben oui, j’avais encore pris trop de marge …). Mais bon, qu’on patiente là ou à l’hôtel, c’est pareil, non ?... Non, je ne l’ai pas convaincu.

Tainan. On espérait une vieille ville, tout au moins une vieille partie historique pour nous rappeler les villes chinoises qu’on a tant aimées comme Lijiang ou Pingyao … On en est loin. Tainan reste résolument moderne et diffère assez peu de Taipei. Cela dit, les temples et Anping valent le coup et on ne regrette pas notre visite. 2 jours pleins suffisent et permettent de ne pas courir.

Anping. Pour s’y rendre : bus 88 ou 99 à prendre devant le Chihkan Tower (18 NT$, il faut l’appoint).

Anping Tree House (50 NT$) Impressionnant. Une grande maison désaffectée qui se fait engloutir par des banyans. C’est très surprenant avec un petit côté épouvante … Pour peu, on verrait les racines grandir !

Ne manquez pas de vous promener dans les petites ruelles charmantes après Matsu Temple. Et ne ratez pas l’emblème de la ville : un lion avec un sabre entre les dents. Enfin, je ne vois pas comment on pourrait le rater !...

GORGES de TAROKO : Pour y aller, nous avons choisi l’option train. De Tainan, on remonte à Taipei en HSR puis on enchaine avec un TRA jusque Xincheng. HSR et TRA sont au même niveau de Main Station. Nous avions 1h entre les deux, c’est bien plus qu’il n’en faut. 10 minutes suffisent. Nous sommes arrivés à Xincheng à 15h. Le fait de remonter à Taipei peut étonner. On revient sur ses pas, c’est agaçant. Mais c’est l’option qui nous a paru la plus rapide et la plus fiable. Si vous avez du temps, la traversée de l’île est sans aucun doute un meilleur choix (en bus ou en voiture). Les paysages sont superbes parait-il.

Taroko. Le clou du voyage ! La principale raison de notre venue à Taïwan ! Eh bien, aucune déception ! Au contraire. Tout d’abord, le choix de notre lodge. A Taroko Village plutôt qu’à Hualien. Bien plus proche des gorges. Desservi par le TRA, station Xincheng, 2 ou 3 heures depuis Taipei (selon le type de train). Ensuite et surtout, Rihang et Jin (le père et le fils), les hôtes du lodge s’occupent de tout. Nous voulions descendre les gorges à vélo et faire le Jhuilu Old Trail (pour lequel il faut un permis), j’ai fait mes demandes par email. A notre arrivée, tout était prêt.

Nous voici donc à la gare de Xincheng, lundi à 15h. Jin nous attend, avec mon nom sur un petit papier à la main. Pas grand risque d’erreur, nous sommes les seuls Occidentaux.

Le lendemain mardi, c’est la journée vélo. Avec son microbus, Jin nous emmène avec nos vélos (cette fois, ce sont de vrais VTC). Un petit arrêt au Seven-Eleven du village pour y faire provisions d’eau et d’un petit picnic. Puis, Jin nous monte en haut des gorges. En route, il nous indique les arrêts, les points de vue, les trails qu’il ne faut pas rater. Un petit plan complète les repérages. A 10h30, il nous laisse près de l’entrée de Baiyang Trail. A nous de jouer ! Objectif : rejoindre le lodge par nous-mêmes en faisant les quelques petites randos que nous aurons choisies (il y en a plus que nécessaire). Et, vous l’aurez deviné, ça descend tout le temps !... C’est de la rando pépère ! Nous commençons par Baiyang Trail. On pose vélos et casques devant le tunnel où démarre la rando. Pas de cadenas, ça ne craint rien ! Le long tunnel est tout droit, on aperçoit la lumière au bout. C’est faisable même sans torche. Le chemin tout plat amène à une plateforme de bois avec un joli point de vue sur une cascade. Attention, l’accès au rideau d’eau est fermé actuellement. La balade vaut néanmoins le coup. A/R en 1h15. C’est une bonne mise en jambe. Nous choisissons ensuite de parcourir le Lüshui Trail. Le sentier est superbe. Il grimpe à travers une végétation tropicale puis il suit la falaise. Vues splendides sur la rivière grise en contre bas. Boucle d’1h environ qui se termine par 7-8 min sur la route pour retrouver nos vélos en amont. Plus loin, petit arrêt au Yue Fei Pavillon pour profiter d’une jolie vue sur la gorge depuis un pont suspendu. Argh … les grenouilles dans le ventre !! Nous arrivons ensuite à Swallow Grotto (swallow=hirondelle). Une route (en sens unique) longe la gorge en parallèle d’un tunnel (lui, à double sens). Avec nos vélos, nous empruntons le sens interdit et nous nous émerveillons devant l’étroitesse de la gorge. Au bout de cette voie, on rejoint le tunnel et on repère le départ de la Jhuilu Old Trail. Ce sera pour demain. On poursuit notre descente à vélo. Toujours sans coup de pédales ! Nous évitons le long tunnel qu’a emprunté Jin ce matin : nous rejoignons Changchun Shrine. Les 3 temples accrochés dans la falaise sont de toute beauté. On poursuit cette petite déviation jusqu’à rejoindre la route principale (# 8) à la sortie du tunnel qu’on a évité plus haut. Voilà, il ne reste plus qu’à rentrer. Nous arrivons bien vite au cœur de Taroko Village. On passe devant le 7/11 de ce matin. L’affreuse cimenterie nous sert de point de repère. On la contourne pour grimper (non ?! si !) jusqu’au lodge. Les points de repère sont nombreux. GPS inutile. Nous étions de retour à 16h30. Enchantés ! Et même pas mal aux fesses.

Mercredi matin, nous repartons avec Jin dans les gorges, sans vélo cette fois. A Swallow Grotto, nous présentons notre passeport. C’est bon, nous sommes bien inscrits. On vient donc nous ouvrir la porte cadenassée qui permet d’accéder au très long pont suspendu qui marque le début du Jhuilu Old Trail. 3,1 km pour arriver au bout. On ne peut plus aller au-delà. Mais rien que ces 3100 mètres sont fabuleux. On démarre par un pont suspendu pour passer de l’autre côté de la rivière. Puis 2km de grimpette, avec de belles marches en bois. On démarre tranquillou. La végétation se raréfie, on commence à apercevoir les falaises. On parcourt encore 500 mètres quasiment à plat. Et on arrive aux falaises proprement dites. A partir de là et sur les derniers 500 mètres, le sentier est creusé à flanc de falaise. Tout du long, une corde, côté falaise, pour s’assurer et se rassurer. Parfois, le sentier ne dépasse pas les 70 cm de large. La plupart du temps, aucune protection côté vide. Maintenant, sauf à vouloir se suicider (et là c’est facile) il n’y a aucun danger. Juste un peu d’émotion pour ceux qui, comme moi, souffre de vertige. Les photos prises me prouvent à quel point tout se joue dans la tête car franchement il n’y avait vraiment pas de quoi se coller à la paroi comme je l’ai fait. Bref, même si vous avez le vertige, faites cette rando ! Elle est incroyable, unique, extraordinaire. Avec des paysages à couper le souffle, qu’on a rarement l’occasion d’admirer de cette façon, dans notre société hyper sécurisée … C’est une magnifique expérience avec un petit côté dépassement de soi (pour certains seulement). Et pour tout dire, quand nous avons quitté cette falaise, je me suis surprise à penser "zut, c’est fini". Partis à 10h30, nous arrivons au bout de la rando à midi. Retour (par le même chemin) très lent pour ménager nos vieux genoux. Nous serons sur le parking de Swallow Grotto à 14h10. 2,5l d’eau pour nous 2 et un paquet d’Oreos ont suffi. A ce rythme, aucun bobo, aucune courbature. A 15h, comme prévu, Rihang arrive pour nous récupérer. Nickel !

Ces 2 belles journées ont un coût. Journée vélo : 1 050 NT$/p (transfert + vélo) Jhuilu Old Trail : 1 200 NT$/p (permis + transferts) C’était très précisément ce qui m’avait été dit par email. Aucune mauvaise surprise. Paiement cash à Rihang. Tout comme la chambre. Les transferts à la gare sont gratuits.

Le soir, Rihang emmènent tous les hôtes de son lodge dans un restaurant du village. A 18h30. Menu fixe, autant de plats que de convives qu’on partage. Et c’est un vrai régal. Nous y sommes allés les 3 soirs (avec des comparses différents à chaque fois). Et on s’est régalés à chaque fois. Ce restaurant fait partie de nos meilleurs souvenirs culinaires. Rihang nous laissent dîner entre nous et revient nous chercher 1h-1h30 plus tard. Avec la bière, on tournait autour de 220 NT$ par personne.

Rihang est d’une gentillesse et d’une attention remarquables.

Cette étape reste mon meilleur souvenir. J’aurais aimé rester une journée de plus. Nous aurions pu pousser jusqu’à la plage en vélo, faire le Shakadang Trail ou un autre, profiter du calme du lodge et de la si belle nature environnante. En tous cas, 2 jours pleins me paraissent un minimum.

SI C’ETAIT A REFAIRE : Je remplacerais Jiufen et Jinguashi par autre chose. Peut-être une journée de plus à Taroko. Peut-être une journée de plus à Taipei, tant de choses à voir.

DIVERS : L’accueil : Chaleureux, souriants, aimables et très serviables. Que du bonheur ! La langue : l’Anglais est souvent et bien parlé. La carte bancaire : utilisation très répandue. ATM partout (y compris dans les Seven-Eleven et les Family Mart). Le climat à cette époque : idéal. Autour de 22-25 en moyenne. Pas de pluie (on a eu beaucoup de chance, pour preuve : le nombre de magasins de parapluies à Taipei). Vêtements : un bon gilet pour les matinées et les soirées, ça suffit. L’affluence touristique à cette époque : surtout des touristes asiatiques. Peu d’Européens. Pas encore très connu. Les problèmes de santé : prévoyez imodium et ercefuryl. Eau capsulée partout. Offertes dans tous les hôtels (tout au moins ceux qu’on avait choisis). Les moustiques : à Taroko surtout. Internet : wifi gratuit partout. Electricité : fiches plates. Prévoyez un adaptateur USA. Les achats perso : de beaux articles de cuisine (plateaux, dessous de plat, bols …) en bois dans Dihua Street.

On a beaucoup aimé : 🙂 Les marchés de nuit à Taipei Le respect et la discipline dont les Taiwanais font preuve

On a moins aimé : 😕 Leur goût pour les karaokés L’odeur du stinky tofu

En conclusion : Ile encore bien méconnue et préservée du tourisme de masse, Taïwan est un joli trait d’union entre la Chine et le Japon, tant en termes de culture que de gastronomie. Voyage facile et facilité par la gentillesse des Taïwanais.
Premier voyage en Argentine
by Parigino · 2016-12-29 · 23 replies
Bonjour à tous

Tout est dans le titre 😎 Je pars pour la première fois en Argentine (et en Amérique du sud par la même occasion) au mois de mars. Je n'aurai malheureusement que 15 jours pleins sur place, or le pays est absolument immense. Je m'adresse donc aux spécialistes pour quelques questions.

J'arrive et je repars de Buenos Aires. Je resterai évidemment dans le nord du pays, pas le temps d'aller plus loin. Je vois que Montevideo est juste à côté. C'est facile de passer une journée là-bas à partir de BA ou c'est un peu trop speed et dans ce cas il vaut mieux prévoir d'y passer la nuit ?

Grosso modo, mon idée ensuite c'est d'arriver jusqu'à Iguazu en bus (avec des arrêts au passage, bien sûr) et de prendre l'avion uniquement pour Iguazu-BA. Sur quelles compagnies fouiner pour trouver un billet ?

Ma remontée jusqu'à Iguazu sera assez tortueuse, puisque j'aimerais d'abord me rendre jusqu'à Salta. Ca m'a l'air bien, mais je me trompe peut-être complètement. Où m'arrêter sur la route : plutôt Rosario, Cordoba ou ailleurs ? Ensuite de Salta à Iguazu, un arrêt présente de l'intérêt ou c'est mieux que je m'enquille le bus d'une traite ? A condition qu'il y ait un bus d'ailleurs, pour le moment je trouve pas grand chose. Enfin, sachant que j'aimerais évidemment voir les chutes du côté argentin et brésilien, combien de temps me conseillez-vous de rester sur place ?

Pour finir, quelques questions pratiques 🙂

Je baragouine 3 mots d'espagnol, mais je parle anglais et italien. Je suppose que ça devrait suffire ? Je suis un habitué de l'est (de la Russie jusqu'au Japon en passant par le Moyen-Orient), où les problèmes de sécurité et les vols sont quasiment inexistants. Du coup j'ai peut-être pris quelques mauvaises habitudes. Sans tomber dans les clichés ou les lieux communs, que dire exactement de l'Argentine ? Les bus (surtout de nuit à vrai dire) sont tous top confort où il y a des compagnies à privilégier ? Si je prends un bus de nuit, j'aimerais autant pouvoir dormir un peu.

LAST BUT NOT LEAST : j'adore le foot, et les Argentins aussi. Le jour de mon arrivée, je vois un Vélez Sarsfield-Boca qui me fait de l'oeil. Quelqu'un connaît ? D'une manière générale, c'est jouable de trouver des places pour le foot (officielles évidemment) ?

Merci d'avance pour vos réponses. Il y a beaucoup de questions, je sais, mais elles sont petites et essentiellement pratiques. Ceci dit, si vous voulez m'engueuler, sentez-vous libres 😏
Gagner sa vie sur place en indépendant, en voyageant: être "légal" ou pas?
by Spacebird · 2016-09-28 · 13 replies
Hello, Sujet qui a deja été abordé pas mal; J'aimerais avoir des avis ou infos plus "sures" si possibles, sur les possibilités de travailler (gagner sa vie meme "modestement" ou suffisamment) durant un voyage au long cours, ou en se posant plus longtemps dans certains pays; Hormis les jobs "freelance" dans l'informatique entre autre, où l'independance geographique peut être en partie reglée (job à distance via un pc), les questions de gagner de l'argent sur place ou en voyageant, avec le problème des visas de travail qui peuvent être long et difficile a obtenir dans plusieurs pays, les changements de lieux, etc, paraissent compliquer l'affaire, au point de vue "administratif" en tous cas; Par exemple, un artiste ou artisan qui veut vendre ses creations "sur la route", donc en changeant tres souvent de lieu ou de pays; Quelles "formalités" sont possibles ou inavisageables dans ce cas de figure ? Je connais (de nom) plusieurs voyageurs au long cours, backpackers, ou y compris à vélo, qui vendent leurs creations en cours de route, stand improvisé, marchés, ou même dans la rue, de manière itinerante et éphémère; D'autres qui proposent des cours particuliers (de langue ou autres) avec cartes de visites et démarchage ponctuels; Est-ce risqué legalement ce genre de demarchages ? car j'imagine inversement que si on veut être "en regle ou declaré" dans ce genre d'activités, ca peut etre tres compliqué de faire ou refaire des papiers ou autorisations, a chaque lieu, villes, ou pays où on passe; donc ça me semble difficilement faisable d'etre declaré dans ce genre d'activités itinerantes, d'autant que les lois et tolerances des pays varient aussi souvent; Et dans le cas de figure où on voudrait faire ce meme genre d'activités en se posant plus longtemps en un lieu et pays? Etre en "regles" est surement plus utile et "serieux", même si j'imagine que certains font ca de manière discrete et non declarés; Tant qu'on ne vend pas d'armes, alcool ou autres choses nefastes (contrairement aux états et sociétés soit disant "legales" qui le font d'ailleurs !) , on ne fait rien de "mal" a priori; S'il y a des avis ou opinions, n'hesitez pas
Preuves de sortie du territoire en tour du monde
by 1Rêve1voyage · 2016-08-05 · 21 replies
Bonjour,

J'ai une question peut être bête, mais voilà, nous partons avec ma femme faire un tour du monde et nous savons que pour la majorité des pays il nous faut une preuve de sortie du territoire.

Nous commençons par le Mexique puis Pérou, Bolivie, Argentine puis Australie (3 semaines environ pour chaque).

Ma question étant de savoir si nous achetons un billet Argentine-Australie, est ce que cela peut faire office de preuves de sortie pour les pays précédent ?

Je penserais que oui, mais si quelqu'un peu m'apporter une confirmation je lui en serait reconnaissant ^^
Objets confisqués à l'aéroport
by Hirondelle6 · 2016-07-25 · 164 replies
Lorsqu'on prend l'avion avec une compagnie low cost, on doit payer un supplément si on met un bagage dans la soute. Si on met toutes ses affaires dans un bagage à main, on n'a pas le droit d'emporter de récipient de plus de 100 mL (bouteille d'eau, aérosol, mousse à raser, gel douche, tube de crème, etc). Vu que les objets que j'ai cités sont indispensables quand on voyage, beaucoup de personnes les emportent malgré tout et se les font confisquer lors de l'embarquement, ce qui fait que les bornes des aéroports sont remplies de ce genre d'objets. Ma question est la suivante : est-ce que ces objets sont jetés, ou sont mis à la disposition de personnes démunies via des associations caritatives ?
Quelle compagnie et quel avion pour l'île Maurice? (peur en avion)
by Co16 · 2016-07-17 · 48 replies
Bonjour à tous Mon papa avec qui je renoue des liens après des années de distance, me propose de l'accompagner moi et mon fils de 6 ans une dizaine de jours à L'ile Maurice. Après la joie et l'excitation, me voila chargée de prendre les billets pour Octobre, mais voila.. en regardant les vols et la distances et surtout les pays survolés, les angoisses viennent me hanter.. Mon compagnon (papa de mon fils) n'est pas inclus dans le voyage, alors peux être que cela se rajoute à mon stress, mais pourtant je suis déjà partie sans lui avec mon fils pour un séjour linguistique 3 mois, mais le vol été moins long.. J'ai aussi fais Paris/Antilles seule plus jeune j'étais déjà très stressées mais la situation était déjà plus calme (à mes yeux) et je n'avais peur que des problèmes techniques.. Avec cette année chargée en drame en France et le dernier évènement de Nice je me sent encore moins en sécurité.. Avant je choisissait Air France et hop je me sentais rassurée un minimum.. Alors voilà, puis ce que je suis consciente que ce cadeau est unique (que je peux de toute façon mourir demain d'un accident de la route) et que je regretterais de dire non, je vais commencer pour essayer de soigner mon stress d'ici Octobre pour ne pas pourrir ma tête de mauvaise pensées, mais j'aurais besoin de conseils.. Premièrement, moi je partirais pour un vol de nuit, et en direct (car j'ai très peur des décollages, un seul sera très bien lol ) est-je raison? Parmi les vols les moins honnéreux il y a les compagnies : CORSAIR avec un boeing 747 AR en vol de nuit AIR MAURITIUS avec un AIRBUS A340 en vol de nuit avec un retour AIR France en boeing 777 de nuit AIR FRANCE avec un boeing 777 en vol de nuit AR mais un peux plus cher. Laquelle de ces 3 options me conseillez vous? Quel est l'avion le plus sûr? La compagnie? Et si d'autre personnes savent, il ya t-il dans cet itinéraires des zones traversées à fort risques de turbulences en Octobre? Sans parlé météo le fait de traverser l'Egypte, la Somalie et l'Etiopie me rajoute du stress, mais bon pas le choix lol Dans le moments d'angoisses je suis même à me dire que dans les bagagistes, le personnel en piste etc n'importe quelle personne mal intentionnée peux se faufiler etc.. bref je me vois déjà scruter du regard toutes les personnes croisées dans l'aéroport en mode parano.. lol Les personnes moqueuses, je sais que mon post est tentant à publier des réponses ironiques mais je n'ai pas choisi d'avoir la phobie des aéroports et des avions, j'essaye de me surpasser tout de même et je viens ici chercher en quelque sorte des mots rassurants auxquels ressayerais de penser pendant mes vols ... :)
Voyage Europe-Asie en camion aménagé
by Timik · 2016-05-22 · 8 replies
Bonjour à tous,

Premièrement j'espère poster au bon endroit dans le forum, si ce n'est pas le cas n'hésitez pas à me le dire. Merci !

Alors, nous avons un projet de voyage en camion aménagé qui partirais de la France jusqu'en Asie ! On a environ un an et demi pour tout bien préparer avant le départ donc normalement on devrait pouvoir faire les choses bien !

Actuellement nous traçons notre trajet, et une question se pose : On à vu que l'on ne peux pas conduire en Chine sans permis Chinois (et les conditions pour l'avoir sont trop complexes à remplir dans notre cas donc on omettra surement la Chine...). Mais on voudrait vraiment aller en Inde, Thaïlande, Laos etc etc ! Du coup les seuls passages qui ont l'air possibles par voie terrestre semble être : - Kazakhstan puis Kirghizistan/Tadjikistan/Afghanistan etc etc. - Turquie, Iran, Pakistan

Le problème c'est donc qu'on ne connait rien de ces pays (mais on se renseigne activement). On se permet du coup de vous demander vos avis : - Quelqu'un ici as-t'il déjà fait un traversée de ce genre ? - Connaissez-vous sinon un autre moyen de traverser la Chine ? - Sans vouloir tomber dans la caricature, les pays type Afghanistan ne sont-ils pas trop dangereux à traverser ?

Merci d'avance :)
Retour d'Iran hier 18 avril 2016
by Julien42510 · 2016-04-19 · 11 replies
Bonjour à tous , nous revenons hier d' Iran, c'était un voyage exceptionnel. Petit retour d'informations générales sur notre voyage avant de le décrire sur notre blog.

départ le 09 avril de Lyon vers Téhéran via Istanbul avec Pegasus retour le 18 avril de Téhéran vers St Etienne via Istanbul avec Pegasus coût pour 2 personnes A/R : 700€

arrivée le 10 avril vers 3h30 du matin Visa à l'arrivée, sans numero préalable : besoin de l'assurance, 50€, résa hotel à peine regardée, pas besoin de photo, visa pour 30 jours. C'est long, c'est la pagaille, les employés sont débordés et peu efficaces... mais bon c'est les vacances. Ça nous a pris 2h. Echange de rial à l'aeroport : 1€ = 39000R c'est le meilleur taux qu'on ait eu de notre voyage.

Taxi à prix fixe : 750 000R direct pour la gare routière Sud Bus VIP dans la foulée (à 6h du mat)pour Kashan pas de soucis pour les billets ou pour avoir un bus à toute heure : 3h45 de voyage prix 270 000R. A Kashan : Kamalolmolk guesthouse résa par mail 30€/nuit - correct- Bon resto à Kashan : Abbasi Tea House (585000R pour 2)

prix course en taxi entre 40 000 et 80 000R entrées des sites touristiques en Iran : 100000-150000-200000R (donc assez cher au final)

Train lundi 11 avril de Kashan à Yazd réservé à l'avance avec site Iranrail.net, efficace, sans soucis. Départ 7h30 arrivée 11h05. A savoir qu'il y a une boutique à l'angle de la rue vers la gare pour déjeuner.

A Yazd : Silk Road Hotel résa par mail 50€/nuit - très bien - bon resto Excursion Chak Chak, Meybod, Kharanaq avec Silk road Hotel 720 000R avec chauffeur guide Transfert taxi de Yazd à Shiraz avec arrêt à Pasargade, Persepolis, Naqsh E Rostam : 120€ départ 7h30 - arrivée 16h. Transfert en taxi car manque de temps, tout à fait possible en bus.

A Shiraz : Golshan traditionnel Hostel résa par mail 40€/nuit - bien- Ville plus moderne que les précédentes. Bus Vip Shiraz - Ispahan : 300000R/pers (10h30-17h15)

A Ispahan : Kianpour Historical Residence résa par mail 90€/nuit (on s'est lâché!!!) - vraiment très bien!!!, propre, confort, beauté des lieux, accessible à pied depuis centre- Ville très jolie, ne pas hésiter à se rendre au temple du feu, à l'écart de la ville pour panorama. Bus de Gare routière Nord d'Ispahan direct jusqu'à l'aéroport IKIA de Téhéran avec Hamsafar : billet acheté lors de notre arrivée à Ispahan 300000R pour 2 départ 20h arrivée à l'aéroport de Téhéran 1h avec 1 pause de 20 min au milieu. Départ à 4h25 du mat de Téhéran.

Bilan financier tout compris avec vol, visa, hotels, resto, entrées, achats-souvenirs (nombreux.....:) : 1900€ environ pour 2 personnes.

Bilan : très beau pays d'une très grande richesse culturelle. Les gens sont exceptionnels, voyage riche en rencontres. Loin des clichés et méconnaissances que les gens ont de ce pays. Voyage court pour nous (8 jours sur place) mais intense et vraiment envie d'y retourner. Je vous dirai bien : allez-y!Tout de suite! Mais non, je souhaite qu'ils ne soient pas tout de suite pourris par le tourisme de masse, car ce n'est pas encore le cas. Très très peu de sollicitations commerciales, beaucoup de gens vrais, aidants, sympathiques. Nous nous sommes aperçus que nous devrions vraiment en prendre de la graine.

Voilà pour ces quelques infos pratiques, j'en ai très certainement oublié beaucoup donc si vous avez des questions, n'hésitez pas.
Tour d'Eurasie (départ été 2017)
by Mstern · 2016-03-23 · 3 replies
Bonjour à tous!

Je viens vous présenter un bonne et due forme notre projet de "tour de l'Eurosie" en camping-car (notre cher Manni, un VW LT de 91, version longue, toit bas), qui se concentrera pour cette première fois sur le continent Eurasien (enfin, c'est notre projet actuel). Mon compagnon autrichien (que j'appellerai l'Ours) et moi pensons à ce voyage depuis longtemps, nous économisons activement depuis quelques mois ; d'après nos estimations, nous aurons de quoi partir l'esprit tranquille (15-20 000€) en été 2017. Si possible nous souhaitons nous arrêter par ci par là pour travailler, histoire de prolonger le voyage. De mon côté, je peux continuer à travailler, car je suis auteure en free-lance, j'aurais seulement besoin d'une connexion internet de temps à autre. L'Ours, lui, est ingénieur et quittera donc (avec soulagement) son poste d'ici là.

Ce sera notre premier long voyage, mais notre camping-car a déjà fait maintes trajets Autriche-Bretagne, nous l'avons bien aménagé (frigo, gazinière, chauffage, réserve d'eau...), on s'inquiète pas trop de ce côté-là. Nous avons tous les deux un permis autrichien et notre camping-car est immatriculé et assuré en Autriche.

Tout conseil, toute remarque, tout commentaire seront les bienvenus! Nous ne sommes pas fixés et nous cherchons à faire au mieux de nos moyens. Bien sûr, beaucoup de situations sociopolitiques peuvent encore changer jusque là, mais nous souhaitons commencer à planifier, car cela risque d'être long, vous en conviendrez?

Pour l'instant, nous pensons faire :

Autriche > Bretagne Bretagne > pays scandinaves : Ici, nous nous demandons ce qui serait plus intelligent et intéressant (culture, paysage, climat, finances) : prendre le ferry pour passer par l'Angleterre, l'Irlande et l'Ecosse puis passer en Norvège OU remonter la côte nord de la France, le Danemark et passer ainsi en Suède? Norvège > Suède (OU Suède > Norvège) > Finlande > Pays baltes Estonie > Lettonie > Lituanie > Russie : Descendre Saint-Petersburg - Moscou - Kazan - Ekaterinbourg

A cet endroit-là, nous avons deux itinéraires en tête, pour lesquels nous ne sommes pas certains de la faisabilité.

Itinéraire n°1

Ekaterinbourg > Mongolie > Vladivostok (en contournant la Chine car trop cher, non?) Ferry de Vladivostok pour la Japon Ferry du Japon vers le sud : Nouvelle Guinée, Malaisie ou Australie? Remonter par la Polynésie > Thailande > Combodge > Vietnam > Laos > Myanmar (éventuellement Bhoutan? Nepal?) Tour de l'Inde (L'Ours y a vécu quelques mois et souhaite de tout cœur y retourner.) Ferry Inde > Iran /OU/ Traverser le Pakistan (Est-ce que ça sera possible et pas trop dangereux? ) Iran > Turkménistan (> Ouzbékistan?) > Kazakhstan Ukraine > Roumanie > Bulgarie > Grèce > Albanie > Monténégro > Croatie Retour en Autriche

Problème ici : Est-ce que ça ne sera pas beaucoup trop cher pour nous? Tous ces ferrys vont nous coûter les yeux de la tête...

Itinéraire n°2

Ekaterinbourg > Kazakhstan > Ouzbékistan > Turkménistan > Iran Iran > Inde /OU/ Traverser le Pakistan (Même question que précédemment : Est-ce que ça sera possible et pas trop dangereux ? ) Bhutan (si possible) > Népal (si possible) > Myanmar > Laos > Vietnam > Combodge > Thailande ( éventuellement > Polynésie > Malaisie > Nouvelle Guinée > Australie)

Financièrement, cela nous semble le plus faisable, mais arrivés sur le "continent" australien (ou minimum en Thailande), nous sommes un peu dans une impasse : que faire? Faire demi-tour et faire le retour comme pour l'itinéraire n°1? Abandonner Manni sur place et rentrer en avion? (Est-ce possible et souhaitable?)

Ce qui m'inquiète le plus pour l'instant, c'est le passage d'Iran en Inde et d'Inde en Myanmar (ou vise versa). Qu'en dites-vous? Avez-vous des expériences ou des suggestions?

D'autre part, question administrative : Pensez-vous qu'il soit utile/souhaitable de se marier avant de partir? (Questions administratives, douanières, légales (Iran?)?)

Merci d'avance à tous ceux qui se sont pris le temps de lire et de répondre!
Expéditions en kayak de mer
by Cyclofranck · 2016-01-31 · 7 replies
Un cyclo converti à la mer !

Cyclovoyageur dans l'âme, j'ai aussi attrapé, enfant, le virus incurable de la pagaie, qui est à mon gout une des plus belles manières de "randonner" : au fil de l'eau, au ras des éléments, sans bruits ...

Ayant pu réaliser un petit rêve en kayak de mer il y a deux ans, le long de la cote méditérannéenne et Corse qui m'a persuadé de la pertinence de cette activité pour découvrir le monde, j'ai depuis eu la chance de tomber sur une super occase, et après un peu de travail de révovation, je suis désormais l'heureux propriétaire d'un kayak d'expédition pliant Nautiraid 455 touring bois. Il est équipé mer et ponté monoplace (biplace possible)

Aprés divers bricolages, je l'ai équipé pour en faire un véritable navire apte au longs voyages en itinérance : il est équipé d'un baromètre mécanique qui se fixe sur la structure, d'une voile pliable, d'une tablette de navigation.

Enfin, last but not least, la taille et l'habitabilité du bateau permet à une personne de taille moyenne de DORMIR allongé confortablement dans le bateau, au fond duquel je pose un matelas auto-gonflant trés confortable. Un tarp taillé sur mesure s'installe au-dessus de l'habitacle, et garantit étanchéïté et confort thermique pour des bivouacs au mouillage, et même de tenir assis à l'abri sur le bateau et d'y cuisiner ! Système à ne pas utiliser en mer, bien entendu, mais dormir au sec dans son bateau, dans un port ou n'importe quelle eau calme, sans avoir à monter une tente, etc, .., est un confort formidable et ouvrant de multiples possibilités de randonnées !Un kayakiste, contrairement à un plaisancier, ne paie pas de taxes de mouillage , car il n'esquinte pas les récifs : il ne fait que glisser au-dessus !

Mon bateau me permet d'embarquer jusqu'à 150 kg de vivres et de matériel en sus du pagayeur, ce qui permet d'envisager des explorations en territoires isolés de manière relativement autonome. Une fois plié, il tient dans deux sacs de respectivement 13 kgs et 14 kgs, équipement de sécurité compris, permettant de prendre aisément bus, train ou avion.

Avec un budget limité, comme c'est le sujet de cette catégorie, on peut également envisager des voyages en autonomie (pêche alimentaire necessaire !) pour pas cher le long des fleuves et littoraux français et européens.

Le kayak constitue un investissement matériel de départ, mais le cout du voyage d'expédition en camping reste contenu. C'est donc un moyen de voyager , de profiter de la mer et du littoral, qui reste économique, en sus d'être écologique.

Il est un stade intermédiaire entre l'homme et le poisson. Une fois essayé, promis, vous comprendrez...

La vie des hommes est faite de pain, d'eau, et de rêves, et c'est ces derniers qui lui permettent de vivre HEUREUX. Voici quelques idées , qui sont des rêves, qui sont pour l'instant dans mes rêves, à cause d'une misérable contrainte économique qui m'empêche d'en faire des réalités:

- Le tour du lac Titica en solo (encore jamais réalisé à ce jour !) - Les Cyclades, la Crête, la Turquie - Le Nil - Le fleuve Niger - Le Douro - L'Elbe, en Allemagne, puis les canaux et la cote hollandaise - La cote Vietnamienne et thaïlandaise - Les îles du Sud du Japon, le tour d'Okkinawa - La polynésie - Le tour de la Nouvelle Calédonie -La mer de Cortez en basse californie - Toutes les Caraïbes : le tour de Cuba ! - Le Groënland - Le Saint Laurent et ses baleines - Les Seychelles - L'Amazone - Les grands lacs américains - Le fleuve Amour, en Chine -Le Mekong -La Sicile et la Sardaigne - La cote Indonésienne et la cote malgache...

Bon, vous voyez, c'est pas les idées qui manquent ! Pour les moyens, par contre, si vous avez des idées, je suis preneur !

Mon bateau : "Le Jules Verne", Immatriculation du navire: LR F34209 J

A bientot pour de nouvelles aventures cyclopédiques ou aquatiques !

www.efranck.fr.nf

Un mois en Thaïlande en août 2016
by Safaari13 · 2016-01-13 · 18 replies
bonjour

je compte partir avec les 2 filles ados pour un mois environ en août 2016 en thailande. le billet sur Bangkok est presque acheté. j'aimerai passé 2 semaines entre Bangkok et le Nord et 2 semaines sur les Iles dans l'idéal.

connaissez-vous un hôtel pas trop cher sur Bangkok et bien situé pour les visites ? la clim est elle nécessaire ? est-ce dangereux de visiter seule avec mes filles ? pour le nord - chang Mai ou Chang Rai ??? en avion ou train ?? quelle compagnie ??? connaissez-vous des trekks sympas à faire de 3 ou 4 jours avec balade éléphants, dormir dans une tribu etc..

et pour le sud quelles sont les iles à faire pour se dépayser ? où attérir pour ensuite aller sur les iles ?? connaissez-vous des hôtels sympas ??
Vol Air China: confortable?
by Luisita · 2016-01-07 · 35 replies
😉

Qui a voyagé par Air China Est ce que le vol est confortable? merci
Corée du Sud, l'autre pays des forêts
by Toth · 2015-12-30 · 29 replies
Corée du Sud, l'autre pays des forêts.

Oui il y a beaucoup de forêt (plantées) dans ce pays vallonné et montagneux, entouré par la mer. Si vous traversez le pays du nord au sud ou/et d'est en ouest vous verrez de quoi je parle. La Corée du Sud, pays du matin 'frais' et non 'calme', suite à une mauvaise traduction au 19 ème siècle. Malgré les destructions suite aux guerres, incendies et modernisation parfois trop rapide, la Corée du sud a réussit à conserver un patrimoine culturel encore bien vivant. Le tourisme massif essentiellement tourné vers la Chine est lui aussi en plein développement. Aujourd'hui la Corée du sud est un pays moderne, très moderne et à la pointe, qui n'a pas à rougir de ceux qui l'entourent ou de la technologie de l'occident vers qui on sent bien une espèce de fascination des jeunes coréens surtout pour les US.



- Motivation On m'a souvent demandé lors du voyage, pourquoi aller en Corée du Sud, autant de la part des coréens que des autres. Ma première réponse est pourquoi pas, la deuxième est parce que justement c'est assez méconnu et pas vraiment touristique (encore). Cerise sur le gâteau , il n'y pas besoin de vaccin et surtout pas besoin de visa. Ensuite ça s’inscrit bien dans mon envie d'exploration de l'Asie . Je n'avais au préalable aucunes attentes particulières sur la Corée du Sud, juste de la curiosité bien placée. Comme à mon habitude, j'ai cherché des endroits un peu éloigné du flot principale du tourisme. Tous mes déplacements ont été effectués en transport public, bus longue distance, ferry, métro, je n'ai pas pris le train en raison du prix qui était vraiment bien plus élevé que le bus pour un gain de temps extrêmement minime, de l'ordre de 15-20 minutes suivant les configurations. - Mise en place Comme j'avais fait précédemment dans mon dernier carnet, sur la Chine, je vais discuter ici directement des lieux ou je suis allé et je ne développerai pas de manière chronologique. Je parlerai donc de Seoul et l'excursion sur la DMZ, du village traditionnel de Hahoe, classé au patrimoine mondiale de l'humanité (UNESCO), de Ulleungdo, une île à l'ouest de la Corée du Sud, brièvement de Pohang et de Donghae. Le voyage s'est déroulé en Septembre 2015, il y faisait assez chaud encore, aux alentours de 30°C. Deux semaines de voyage dont une matinée de pluie, passé dans le bus:) et une soirée, le reste a été un temps superbe.

Commençons par quelques remarques d'ordre sociales. Les Sud-Coréens en majorité ne parlent pas anglais, les jeunes étudiants le parlent assez bien pour discuter. Il m'a été impossible de rester plus de 5 minutes à chercher mon chemin, très vite des coréens s'affairaient autours de moi pour m'aider, métro, arrêt de bus, peu importe ils sont très prompts pour m'indiquer la bonne direction. Le métro et les bus sont faciles d'utilisation, il vaut mieux quand même avoir avec soit le nom de la ville écrit en Coréen, juste pour être sûr. Les personnes vendants les tickets aux guichets, connaissent en général suffisamment de mot anglais pour se faire comprendre, je n'ai jamais eut aucun problème.



Note: Pour un meilleur rendu des photos je recommande d'aller les voir sur ma galerie photo :
https://www.flickr.com/photos/romimages/albums/72157658717342582 sur le forum elles sont floues je ne sais pas pourquoi ..
Prix vols Ouest américain été 2016
by Popinette89 · 2015-11-07 · 51 replies
Bonjour,

Avez-vous acheté vos vols pour cet été? (juillet-août)

Je ne trouve rien en dessous de 900 euros .. C'est un "bon" prix ? Cela fait 2 ans que l'on part en Asie et c'est plutôt en dessous de 700 euros... Du coup je voulais avoir une idée des tarifs si vous avez ? Je sais bien que on ne peut pas prédire l'avenir hein !

Merci
Récit de voyage - Chine 2014
by Yzaure · 2015-10-26 · 5 replies
« Un voyage est comme un naufrage, et ceux dont le bateau n’a pas coulé ne sauront jamais rien de la mer » Nicolas Bouvier

Bruxelles 30 octobre 2014. Approximativement 2 ans après mon voyage en Inde, mon départ se profile à nouveau sur fond de conflit social. Cette fois au moins, j’évite les embarras de circulation liés à une grève générale. Ce qui est sûr c’est que la douceur de vivre à l’occidentale telle que nous la revendiquons se délite peu à peu au fil de la récession économique. L’idée de partir en voyage organisé ne me séduit pas plus que ça. Je me sens infantilisée, déchargée de mon destin. Je n’ai rien lu, rien préparé. Un contenant vide, prêt à accueillir toute matière dont on voudra bien le remplir… Pendant 10 jours, je vais confier à d’autres le fil de ma vie. Et dire que d’aucuns considère cela comme voyager en sécurité ! Bruxelles-Midi. Damien m’a accompagné sur la promesse de se voir offrir un café. La salle des pas perdus si familière me semble aujourd’hui différente. Nous y retrouvons Francis et sommes rapidement rejoints par Pascale, Bernard et Sophie. Des effusions rapides et Pascale et moi sommes déjà installées dans le Thalys en direction de Paris-Nord. De là, un RER nous mène sans encombre jusqu’à Roissy. Après m’être soumise aux formalités habituelles, me voici dans la salle d’embarquement, prête à affronter douze heures de vol pour découvrir un autre monde. Disposée à me laisser séduire, fasciner, envouter. L’attente est interminable pour cause de vol retardé. Afin de distraire notre ennui, l’équipage de bord nous distribue sandwiches et boissons. Mais c’est peine perdue, l’avion ne décollera pas cette nuit. Je m’englue dans la foule des voyageurs qui se presse devant les comptoirs. Des employés d’Air France, visiblement dépassés, se débattent avec leur téléphone pour attribuer à chaque voyageur une chambre d’hôtel. Les chinois resquillent et des remarques xénophobes fusent autour de nous. Ma nuque est raide et une douleur indescriptible me vrille les épaules. 3h du matin. Je regarde avec espoir l’hôtesse sur le point de me délivrer de cette longue attente. Une chambre ou des chambres séparées ? nous demande-t-elle à ma sœur et moi. Sans réfléchir, je réponds : une chambre ! Pour aussitôt rectifier : faites au plus facile. Ce seront des chambres séparées parce qu’avec nos noms différents, ça complique la réservation. Elle nous tend à chacune une trousse contenant un nécessaire de toilette de dépannage (nos valises sont déjà dans l’avion) Enfin les vouchers tant désirés ! Ils me garantissent un lit pour la nuit, un breakfast et un lunch pour demain. Je me dirige péniblement vers l’étage inférieur pour attendre la navette qui nous conduira à l’hôtel. Un Ibis semblable à tous ses pareils à travers le monde. La porte vient de claquer. Je m’éveille en sursaut. Désorientée. Je consulte ma montre : il est à peine 8h du matin. Le vol a été reprogrammé à 14h. Il me reste du temps. Je me pelotonne dans le lit, heureuse du contact des draps qui me renvoient comme un écho la chaleur de mon corps. Soudain, un texto m’arrache à ce bien être furtif. Pascale : « dis-mois quand tu es prête ». Aussitôt, je me sens gagnée par le stress. Je paresse encore un peu. Le deuxième texto me sort définitivement de ma torpeur : « je suis prête ». Bon dieu, il est à peine 8h15. Je file sous la douche lorsque résonne à nouveau mon portable : « Je peux venir te rejoindre ? ». Sois zen Carine. Le voyage commence à peine. Inutile de s’appesantir sur ce qui aurait pu être… Pascale arrive avant que je n’ai eu le temps de m’habiller. Le ton est donné. Se lever en hâte, prendre un petit déjeuner à l’arrachée à seule fin de se préparer à une longue attente…. Le buffet du petit déjeuner est aseptisé mais je m’amuse à observer les gens autour de moi. J’aperçois un chinois planter fermement une fourchette dans une large tranche de jambon et commencer à la grignoter. Sitôt le déjeuner fini, je remonte à la chambre tandis que Pascale sort prendre des photos. Quelles photos au fait ? Nous nous trouvons au milieu d’une aire de béton, dans un bâtiment sans charme. Peu importe, je veux profiter de toutes les minutes de répit dont je pourrai disposer. Hélas, un bataillon de femmes de ménage a déjà investi les lieux. J’abandonne mes rêveries de calme et de volupté. Désabusée, je m’installe face à la réception. Les sièges ont été choisis pour éviter qu’on s’y installe. Craignent-ils que l’on s’y endorme ? Pascale m’y rejoint, s’empare de ma carte magnétique et va la déposer dans le container ad hoc. Elle se rendra compte un peu tard que sans ce sésame, il nous est désormais impossible d’accéder aux toilettes. Je me sens écartelée entre mon envie de savourer l’instant et ma sœur qui me pousse, me tire, nous précipite …j’éprouve la sensation d’être en chute libre. À la réception je reconnais 3 personnes aperçues la veille dans la file d’attente. Nicole, Luna et Luc seront nos compagnons de route pour la suite du voyage. Nous repartons vers l’aéroport et j’ai l’impression d’exécuter une chorégraphie faite de petits pas précipités suivis de longues stations immobiles comme dans ce jeu d’enfants : un, deux, trois, soleil ! Je marche derrière un couple atypique : il porte l’uniforme d’une compagnie aérienne ; elle arbore avec décontraction une tenue « urban Chic » composée d’un haut graphique à tête de mort complété d’une sorte de pantalon de jogging. Mince, son corps se délie en courbes épanouies, sa démarche est assurée. J’admire son élégance et son allure. A nouveau nous nous agglutinons dans une file d’attente. L’effet de masse uniformise les voyageurs et pour distraire mon ennui je me concentre pour distinguer quelque chose ou quelqu’un qui retienne mon attention. Enfin je la vois : c’est une chinoise menue ; elle porte un chemisier marine à pois blancs rehaussée d’une cravate lavallière et une jupe patineuse bleu vif. Sa taille est marquée. Son corps n’est pas celui d’une enfant mais néanmoins elle me fait penser à ces fantasmes d’écolières aperçues à Bangkok. Une nouvelle attente commence. Les occidentaux affichent une attitude compassée tandis que les chinois paillent. Ces derniers retournent au pays les bras chargés ; sacs Michael Kors, Spiderman géant, tour Eifel surdimensionnée : le tout d’un kitch assumé. Je peux me permettre d’être critique, sachant que mes moyens me permettront tout juste de capturer pour Damien les variations infinitésimales du ciel de Shanghai. Shanghai L’atterrissage à Shanghai s’effectue dans un petit matin blême. Aussitôt passés les derniers contrôles, nous nous rassemblons frileusement. Nous sommes 19 à nous entreregarder. À l’exception de Luna âgée de 16 ans, le groupe est relativement homogène de par sa moyenne d’âge et ses origines sociales. Tous ont autour de la cinquantaine. S’y retrouve entre autre : un expert-comptable et sa mère, quatre enseignants liégeois dont seule l’une d’entre eux est encore en activité ; Nicole, la grand-mère de Luna, ancienne enseignante, Luc : un restaurateur qui voyage en solitaire, ….Tous appartiennent à la classe moyenne, excepté le juge à la retraite et sa femme qui se démarquent par leur prestance. J’avais loupé la guide et le drapeau « France Loisirs ». Mais elle est là. Un peu nerveuse. Il lui manque deux personnes pour que son contingent de touristes soit complet et elle hésite sur la marche à suivre. Finalement elle se décide et nous invite à prendre place à bord d’un car. Mélodie sera notre accompagnatrice tout au long du circuit en Chine. Pendant notre séjour dans la région de Shanghai, elle est secondée par Yang. Les présentations faites, notre guide ne se perd pas en circonlocutions et fixe de prime abord les règles de fonctionnement du groupe. . Cet énoncé me donne des envies d’insoumission. J’éprouve des regrets fulgurants : qu’est-ce que je fous là ? Petit rappel de la vie en société : vous êtes solidaires : les manquements de l’un d’entre vous nuisent à la collectivité. Discipline de pensionnat. Je m’attends à ce qu’ils énumèrent les sanctions pour chaque dérogation à la règle … mais non ça nous est épargné. Ils insistent lourdement sur le poids collectif de la faute. Dans l’ordre : veillez à la sécurité de vos passeport, de vos affaires et pour finir à la sécurité de vos personnes ! Tiens, étrange … je hiérarchise les priorités différemment. Après ces mises au point, Yang prend la relève. Sous son discours perce le sarcasme. Comme Mélodie, il a la manie d’épeler un mot sur deux (Y.A.N.G.). La ville défile sous mes yeux. Yang parle d’un débit monocorde en nous appelant camarades. Je n’écoute rien de ce qu’il dit. A contretemps, il nous indique les monuments croisés sur la route…Pourquoi ? Mon séjour en chine commence sous des augures maussades Arrivés à l’hôtel, Mélodie nous accorde 40 minutes pour prendre une douche. Tout m’horripile : le groupe et l’instinct grégaire qui les agglutinent, les guides, me soumettre à un horaire et à une discipline rigide. C’est revigorés que nous reprenons la route pour nous rendre au restaurant. Cet établissement, comme tous ceux que nous fréquenterons, est un lieu à touristes et le repas est sans relief. Les visites s’enchaînent selon un timing bien rodé. – «Vous avez 30 min pour visiter le jardin. À 15h, je vous récupère à la sortie. Ne soyez pas en retard !». Ensuite nous nous laissons conduire dans le quartier anglais pour admirer de la rive opposée, ce qui fait la fierté des chinois : le quartier des affaires de Shanghai. Les buildings sont impressionnants aussi bien par leurs formes originales et variées que par leur hauteur démesurée. -« Vous aurez l’occasion de revenir ce soir ! Nous organisons notre première visite optionnelle : Shanghai by night. Vous verrez c’est magnifique tous ces bâtiments éclairés. ». Pascale prend une dernière photo avant de regagner le car et c’est l’accident : son appareil tombe et l’objectif reste bloqué. Cet incident assombrit cette journée déjà en demi-teinte. Nous disposons ensuite d’une demi-heure de liberté pour nous promener dans une rue commerçante. Cette rue est sans intérêt. Des enseignes internationales s’alignent les unes à côté des autres et ne seraient-ce les passants, nous pourrions nous croire à Bruxelles. Je suis trop fatiguée pour faire du lèche-vitrine. Juste avant le point de rendez-vous je m’arrête sur une place où se produit une chorale de jeunes enfants. Ils sont charmants mais malheureusement ils font rapidement place à une version chinoise de « rue Sésame ». Qu’importe, c’est l’heure et je ne suis pas mécontente de regagner le car. Mes compatriotes ont le visage défait. Leurs traits tirés témoignent à quel point les deux nuits précédentes ont été pénibles. Nous regagnons silencieusement l’hôtel où nous disposons cette fois d’un délai d’une heure 30 pour nous reposer avant le prochain repas qui sera suivi d’un spectacle de cirque acrobatique. Lorsque nous reprenons nos sièges dans le bus, Yang collecte le supplément pour la visite optionnelle. Je suis interloquée parce qu’à aucun moment il ne nous a consulté sur notre désir d’effectuer cette visite. –« Sommes-nous obligés de participer à la visite optionnelle ? ». Ma demande semble jeter un froid mais Mélodie me rassure. –« Non, si vous ne souhaitez pas participer, je vous raccompagnerai en taxi après le spectacle ». Je ressens un très bref sentiment de culpabilité mais je maintiens ma décision. Un instant l’idée de m’imiter effleure Pascale mais elle se ravise aussitôt. –« il faut bien que je fasse la photo ! ». Il ne me semble pas du plus grand intérêt de débourser 20 EUR pour une vue de Shanghai immortalisée à de nombreuses reprises par des photographes professionnels. Je préfère néanmoins garder ma réflexion pour moi. Quant à l’expérience, je doute qu’elle fasse le poids contre un peu d’indépendance. Ivresse d’un sentiment de liberté volée. Ayant eu l’occasion d’assister à une représentation du cirque de Beijing à Bruxelles, j’apprécie le spectacle sans la magie de la découverte. D’autant que mes paupières lourdes se ferment involontairement. Aussitôt le spectacle terminé je m’engouffre dans un taxi avec Mélodie. Celle-ci est originaire de la région de Xi’an, elle a 41 ans. Mais comme beaucoup d’asiatiques, il est difficile de lui donner un âge. Elle est menue, élégante. Elle ponctue son discours d’une traduction gestuelle qui m’échappe mais ses gestes sont gracieux. A chaque chiffre correspond un signe qu’elle s’évertuera plus tard à nous apprendre en vain. « Grace à vous j’ai l’occasion de rentrer plus tôt » me dit-elle. Sincérité ou simple courtoisie ? J’hésite encore. L’intimité de l’habitacle nous invite aux confidences. Nous nous découvrons l’une à l’autre. Sous le masque impénétrable perce une relative fragilité. Nous parlons de nos vies respectives. J’évoque mes voyages antérieurs, je lui raconte mes enfants. Elle me dit avoir fait un voyage autrefois qui l’a emmenée jusqu’à Bruxelles. Elle me parle de sa vie quotidienne, de sa fille soumise à un rythme scolaire effréné qui débute à l’aurore pour se terminer aux alentours de 23h. –« certains quittent la Chine pour permettre à leurs enfants d’avoir une vie plus facile ou pour être libre de faire encore plus d’enfants ! » Je sens sourdre sa désespérance de mère sous son imperturbable sourire. Elle entrecoupe son récit d’injonctions en chinois à l’égard du chauffeur. Elle me confie que toute la difficulté de visiter la Chine en solitaire réside dans le problème de se faire comprendre. Une fois à l’hôtel, je profite pleinement de ma solitude. Après une nuit de repos je me sens sereine. Mes préventions se sont évanouies. Est-ce l’effet de mon tête à tête avec Mélodie, mais je réalise que la propagande n’est pas unilatérale et que les Chinois ne sont pas les seuls sous le coup d’une manipulation médiatique. Je décide d’accepter ce que la Chine a à m’apprendre. Qu’importe si ça bouleverse quelques idées reçues. Le lendemain nous débutons la journée par une visite commerciale, prélude d’une longue série, dans une fabrique d’articles en soie. Nous quittons ensuite Shanghai pour Suzhou. Yang s’empare du micro et je sens l’agacement pointer. Avec sa manie de nous appeler « camarades » il ressemble à l’archétype du pur produit de la révolution culturelle prolétaire collective. Son allure est inoffensive. Il atteint péniblement le mètre cinquante-cinq et il doit peser dans les quarante kilos. Il arbore malgré tout une allure de dandy à la Charlie Winston. Il commence son discours en nous disant que puisque nous sommes entre nous, rassemblés par une langue que personne autour de nous ne comprend, il va nous parler de la politique de son pays : sujet tabou. Mon intérêt est éveillé mais je suis vite déçue en l’entendant se perdre en considérations d’ordre général et je m’assoupis sans remords. Lorsque j’ouvre les yeux, le discours de yang s’est fait plus intime. Il nous raconte sa saga familiale sur fond de politique sociale. Le père de Yang est un intellectuel de Shanghai envoyé à la campagne pour y être rééduqué. En l’épousant, la mère de Yang a obtenu le privilège de choisir « un bon métier ». Elle devient cuisinière pour l’usine. Son travail lui permet de garder sa famille à l’abri des affres de la faim. Selon Yang : un bon métier pour une vie confortable. Au fil du temps l’idéal de collectivisme montre ses limites. Chacun perçoit le même salaire indépendamment de la nature du travail, ou la productivité du travailleur, la motivation de ces derniers s’évapore. Le régime se fissure et les règles s’assouplissent. Lorsque Yang atteint l’âge de 11 ans, sa famille est autorisée à rejoindre Shanghai. Les parents de Yang y voient l’opportunité d’envoyer leur fils à l’université. Ils prennent la décision de se séparer : Yang et sa mère iront en ville, tandis que le père conservera son travail à l’usine afin de subvenir à leurs besoins. À Shanghai, ils intègrent un quartier densément peuplé. L’absent ne leur manque pas. Yang noue avec sa mère une relation fusionnelle. Quand 7 ans plus tard, le père les rejoint finalement, Ils partagent un espace de 11 m2. Yang décrit sa jeunesse avec nostalgie. Son seul regret est que l’état ai fini par les expulser pour rénover le quartier, leur attribuant un logement plus spacieux. Mais dans son nouvel appartement Yang regrette l’anéantissement des liens sociaux. A Suzhou nous visitons le jardin du pêcheur. A présent je trouve Yang captivant. Il nous raconte la genèse de ce jardin. Cette histoire est un panégyrique à la gloire du communisme ! Peu importe, sous le masque impassible de Yang, je perçois à présent les émotions. Le jardin est beau et paisible. Je m’intéresse à des détails que je suis seule à percevoir : une vue du ciel à travers les arbres, une enfilade de porte… J’amorce une série d’instantanés en surprenant nos deux guides au milieu d’une conversation. Sur le chemin qui nous ramène au car, je confie à Mélodie avoir été bouleversée par le récit de Yang. –« c’est rare d’entendre quelqu’un se livrer aussi ouvertement » -« Surtout pour un Chinois » me dit-elle -« Chinois, occidentaux, nous ne sommes pas si différents. Nos certitudes s’opposent mais il n’y a pas qu’une seule lecture de l’histoire » - « Nous sommes tous malheureux, chacun à notre façon » - « Tolstoi ? » Elle me jette un regard de connivence et je reprends la citation extraite d’Anna Karénine : -« Les familles heureuses se ressemblent toutes; les familles malheureuses sont malheureuses chacune à sa façon." L’après-midi est consacré à la visite d’un marché typique. Nous prenons place dans une embarcation pour nous y rendre. Sur le quai, je m’amuse à photographier des jeunes filles qui se livrent à la mode des selfies. Le marché est dense et coloré. Le bruit et la circulation semblent effrayer mes compatriotes. Nous ne nous attardons pas. Nous regagnons le car pour nous rendre dans une artère commerçante ou nous déambulons librement avant le repas du soir, anticipé pour cause de voyage par train de nuit dont le départ est prévu à 19h. Mélodie nous parle de la préoccupation des parents de marier leurs enfants et de la solution à la chinoise qui consiste pour les mères à se rencontrer dans les parcs. Elles y emportent les éléments susceptibles de les aider à arranger les unions à leur façon : nombreuses photos, cv mettant en lumière tous les atouts de leur progéniture. Malicieuse, Mélodie nous dit :-« Yang a 28 ans n’est toujours pas marié. » Sélectionnant une photo d’Oriane sur ma tablette, je la montre à Yang. -«Qu’en penses-tu ? Veux-tu épouser ma fille ? -« Très jolie » me dit-il Luc, se prend au jeu et fait de même en montrant à son tour une photo de sa fille, également blonde et élancée. Yang s’exclame interrogatif : -« C’est la même ? » Et je réalise que si nous avons du mal à distinguer les asiatiques les uns des autres, ils éprouvent les mêmes difficultés à notre égard. Pendant le repas, Yang s’éclipse. Il nous rejoint à la gare pour nous faire ses adieux et nous apporter le petit déjeuner du lendemain. Celui-ci, presque occidental, est constitué d’un sandwiche au jambon, un cookie et un café instantané. Néanmoins, nombreux de mes compagnons de route dédaigneront ce repas. La gare de Suzhou a été conçue selon les plans réalisés par Ieoh Ming Pei, l’architecte à l’origine de la pyramide du Louvre. C’est une gare spacieuse et ultra-moderne. Grâce à l’intervention de Mélodie qui parlemente avec le service d’ordre, nous accédons aux quais avant les autres voyageurs. Le marquage au sol nous permet de nous positionner face à l’entrée du wagon adéquat lorsque le train arrive à quai. Les compartiments se composent de quatre couchettes proprettes, garnies de draps et d’oreillers. Pascale, Nicole, Luna et moi voyageons ensemble. Ayant des souvenirs colorés de précédents voyages en train, j’apprécie le confort du lieu mais mes compagnes ne le considère pas du même œil. Une musique entêtante se répand dans le compartiment. –« savez-vous comment faire cesser ce vacarme ? » Demande Luna à nos voisins. Elle joint l’acte à la parole et nous délivre de cette cacophonie. La propreté des sanitaires laisse à désirer. Seuls ceux qui ont l’habitude des voyages ferroviaires savent que ce problème est universel. Xi’an Nous débarquons à Xi’an en début de matinée, pas trop frais mais reposés quand même. A la sortie, une vielle femme tente de m’arracher mon ticket des mains. Je m’y accroche instinctivement. Elle m’invective, brandissant une sorte de fascicule devant mes yeux. La scène m’échappe. Je renonce à comprendre et prend place à bord du car qui nous attend. Mélodie nous présente le chauffeur et nous voilà parti en direction du mausolée de l’empereur Qin. Mélodie nous raconte que cette découverte extraordinaire est le fait d’un homme ordinaire, à peu près analphabète, qui voulait juste creuser un puits. En reconnaissance, l’état chinois, lui a attribué un poste honorifique au musée, où il dédicace des livres à longueur de journée. Mélodie l’appelle monsieur Découvreur. Elle nous raconte l’anecdote savoureuse de la rencontre de celui-ci et de Bill Clinton. Afin de le préparer à cette rencontre, on a essayé de lui faire retenir deux courtes répliques en anglais : « How are you ? » ; « Me to »… Au moment de la rencontre, Monsieur Découvreur, sous le coup de l’émotion, dit : -« Who are you ? Par facétie, le Président Américain répond « Hilary’s husband » à quoi Monsieur Découvreur répond : -« me to ». Le tumulus sous lequel repose le corps de l’empereur est resté jusqu’à ce jour inviolé. La présence de mercure dans le sol, qui a servi à la représentation des lacs et des rivières dans la reconstitution idéalisée du royaume du défunt, dissuade toute tentative d’excavation. Les soldats de l’armée de terre sont répartis dans plusieurs fosses. Notre guide nous explique que l’ingénieux système conçu pour les protéger, dans la composition duquel entraient des troncs d’arbres a cédé au bout de 2.000 ans. L’amalgame de tonnes de terre et de poutres s’est alors abattu sur les statues et les a réduit en pièces. Avant d’être exposé, chaque guerrier de terre fait donc l’objet d’une minutieuse reconstitution. Bien sûr, il m’avait déjà été donné de les voir en photo mais rien ne m’avait préparé à l’émotion qui me saisit en voyant cette multitude de visages de terre cuite aux regards expressifs. Nous consacrons une partie de la journée à la visite des différentes fosses. Ensuite nous visiterons un musée d’art et d’histoire, retraçant l’histoire de la Chine à travers les millénaires. Je déambule avec plaisir dans les allées, m’émerveillant de la richesse des trésors exposés. Le soir venu nous avons droit à un repas-spectacle constitué de danses et chants traditionnels. J’ai revêtu pour l’occasion une robe noire et des escarpins. Le spectacle est animé, le cadre est magnifique mais il me donne l’impression d’un décor de carton-pâte dédié aux touristes. Une fois de plus on nous livre une caricature de la Chine conforme à l’imaginaire collectif des occidentaux. Xi’an est le fief de Mélodie, c’est là qu’elle a grandi et qu’elle s’est installée avec son mari et sa fille. Elle nous confie que dans les années 80 sa famille et elle habitent dans les étages supérieurs de l’usine ou travaillent ses parents. La température y dépasse fréquemment les 40°. Pendant les 3 mois d’été, ils s’installent avec tous les ouvriers dans la cour pour trouver un peu de fraicheur. Pour Mélodie comme pour tous les chinois, la famille se comprend au sens élargi : toute personne de l’âge des parents est considérée comme oncle ou tante. Le père de Mélodie est ingénieur et son travail l’amène à se rendre fréquemment à Beijing. Ça lui confère le privilège de bénéficier de ticket de rationnements nationaux en plus des tickets de rationnement régionaux. Les repas de travail où il est invité lui permettent d’économiser ses tickets nationaux et d’en faire cadeau à sa femme. Ceux-ci procurent un surcroît de nourriture à la famille. Lorsque Mélodie revient sur les événements qui ont marqués son enfance c’est avec nostalgie qu’elle se souvient de ses 10 ans et du bouleversement représenté pour la communauté par l’achat d’une tv. Le petit écran qui trônait fièrement dans la cour et rassemblait autour de lui une centaine de personnes. Elle évoque aussi son soulagement lorsqu’à l’âge de 22 ans elle est enfin libérée de la corvée d’évacuer le pot familial grâce à l’installation de la première salle de bain. Mais quand Mélodie se remémore sa jeunesse et les difficultés, principalement liées à la faim, comme Yang avant elle, elle met l’accent sur le soutien qu’apporte la collectivité dans les moments difficiles. Après le spectacle Mélodie nous distribue des grenades en nous expliquant la symbolique de ce fruit que l’on offre aux jeunes mariées en gage de leur fertilité. Le lendemain matin, nous nous rendons sur une place pour jouer au cerf-volant. Ça semble un peu puéril mais je me prête au jeu comme presque tous mes compatriotes. Il fait beau et frais et mon cerf-volant s’envole haut dans le ciel. Mélodie nous emmène ensuite dans un lieu où nous pourrons nous initier à la calligraphie chinoise et accessoirement faire fonctionner l’économie en faisant l’acquisition de chinoiseries, ni utiles ni belles mais que beaucoup achètent par compulsion. Je m’applique à calligraphier « je t’aime » en chinois parce que le mot à de l’importance. Notre professeur de fortune, offre à chacun de nous la retranscription de son prénom sur une feuille de papier en insistant sur le fait que nous pouvons acheter une version plus luxueuse. L’après-midi est consacré à la visite d’une moquée. Nous n’en verrons que les jardins parce que les lieux de cultes sont réservés aux musulmans. Çà et là nous croisons des croyants assis sur un banc. Je m’attarde dans ce lieu paisible et authentique. J’envisage de semer le groupe. Rester seule un peu. Les rejoindre à l’heure fixée par Mélodie en ayant profité d’une heure de liberté. C’est compter sans la ténacité de Pascale qui est revenue sur ses pas pour me chercher. Ça me rappelle le temps de la retraite précédant la confirmation où pour sécher la Messe je m’étais réfugiée dans les toilettes. Hélas, des sœurs étaient venues m’y débusquer. Nous déambulons ensuite dans un bazar. J’éprouve un plaisir intense à me frayer un chemin parmi la foule bigarrée et dense. Ce soir le groupe se scinde en deux. : 6 d’entre nous ont opté pour le voyage en train de nuit pour rejoindre Beijing. Avant le départ des uns et des autres, nous avons un peu de temps à tuer et Mélodie nous propose une séance de réflexologie plantaire. Nous nous retrouvons dans des cabines de quatre à nous faire masser. Luna et Nicole par deux jeunes femmes, Pascale et moi par deux jeunes hommes. Mon masseur semble soucieux de mon incapacité à me détendre. -« are you ok ? » En dépit de mes allégations, je l’entends dire à son collègue : -« she said she is ok but it is not true ». Quand il voit l’état de mes pieds, il me propose une pédicure médicale. Pourquoi pas ! Après la séance, je ne me sens pas plus relaxée. Ce soir Mélodie nous emmène dans le restaurant d’un grand hôtel. Etonnamment, la salle est remplie d’africains. Ceux-ci sont joviaux et la conversation s’engage facilement devant le buffet. Ils m’expliquent qu’ils ont été invités à participer à un séminaire d’un mois pour apprendre le chinois. Je leur dit que je suis une africaine blanche. Une chinoise interloquée rétorque : et moi une africaine jaune. Les noirs s’esclaffent. Nous rions de bon cœur et décrétons que nous sommes des africains de toutes les couleurs. A la sortie du restaurant, notre guide confie à un de ses confrères la responsabilité de nous conduire à l’aéroport. Elle accompagne ceux d’entre nous qui effectuent le voyage en train. Charles, notre guide pour une heure, arbore une mine renfrognée. Il nous lance des ordres selon une discipline toute militaire. Nous sommes ravis de le laisser derrière nous en franchissant les portes d’embarquement. Le vol vers Beijing est rapide. Il est pourtant passé 22h quand nous atterrissons. Bernard, un nouveau mentor nous attend pour nous accompagner à l’hôtel. Il semble jovial mais n’hésite pas durant tout le trajet à nous écraser de ses sarcasmes. –« j’ai eu l’occasion de visiter Bruxelles il y a quelques années. Lorsque le taxi m’a amené à destination, je lui ai dit : - je vous ai demandé de m’amener à la Grand-Place ! Mais vous y êtes ! Je ne pouvais pas le croire. Quand on compare votre prétendue Grand-Place et la place Tiananmen…. Et votre Manneken Pis ? Il est tout petit, petit, petit …. ». Autant amusés qu’agacés par son arrogance, nous avons hâte de retrouver Mélodie. Enfin à l’hôtel. Nous nous installons dans nos chambres. Au petit déjeuner, le groupe est à nouveau complet. Beijing Nous bénéficions de circonstances exceptionnelles pour notre visite. En effet, le hasard du calendrier fait que notre voyage coïncide avec APEC : un sommet pour l’environnement qui rassemble les plus grands chefs d’état. Les « grosses légumes » comme les nomme Mélodie. En vue de cet évènement, le gouvernement chinois a pris des mesures draconiennes pour nettoyer le ciel de Beijing. Depuis 8 jours, les usines sont à l’arrêt et la circulation des véhicules automobiles réduite de moitié : en fonction de leur plaque minéralogique, les Pékinois n’ont l’autorisation de circuler qu’un jour sur deux. Grace à cela, la pollution est fortement réduite et les déplacements fluides. Beijing est magnifique. Subtil mariage entre témoignages du passé et modernité. L’enchantement perdure au fil des visites: jardin céleste, cité interdite, muraille de chine. Le beau temps est de mise. Tout ce qui a nourri mon imaginaire trouve enfin écho, ici à Beijing, porté par la voix cristalline de Mélodie. Les paupières closes, le passé et le présent s’entremêlent pour me donner une vision de cette Chine perdue dans ses contradictions. J’entrevois les fumeries d’opium, introduit par les anglais pour affaiblir l’empire. Ici, dans le jardin du palais d’été, je regarde cette énorme pierre et je conçois le désarroi de cet empereur qui voulant faire plaisir à sa mère n’est parvenu qu’à la décevoir ; j’imagine la cruelle Magnolia, maintenant son neveu emmuré dans sa chambre toute une vie pour le punir d’avoir pendant 90 jours rêvé de réforme. Dans la cité interdite, c’est le fantôme du dernier empereur désespérément seul, que j’aperçois errant sur son vélo. En me concentrant, je peux entendre le chuchotement des concubines impériales, réparties en 8 rangs, attendant la venue de la nuit dans l’espoir de partager la couche impériale. Y avait-il seulement une chance pour que celles du dernier rang (savoureusement nommé « Répond à l’appel ») aient un jour l’occasion de se voir désigner ? Tandis que Place Tiananmen, je mesure le courage et la détermination de cet étudiant, agenouillé devant les chars. Je reprends pieds dans la réalité lorsque pour clôturer notre première journée à Beijing, nous allons voir un spectacle de Kung Fu traditionnel pratiqué par des moines. En raison du sommet, certains sites sont impraticables. Nous ne sommes autorisés ni à nous approcher du stade des J.O. de 2008, ni à traverser la place Tiananmen. L’important service d’ordre déployé sur cette dernière se charge d’effrayer de nombreuses personnes dans le groupe. À travers le récit de Mélodie, oscillant entre loyauté et mal de vivre, affleure une multitude d’émotions. Les conditions sociales dans la Chine moderne ont radicalement évolué en quelques décennies à peine. La faim a disparu. Les couples ont à présent le droit de faire « un deuxième enfant gratuit » même si cela implique une procédure de demande d’autorisation. La motivation des travailleurs a été restaurée par une rémunération en ligne avec le type de travail et le mérite. Cependant, l’ouverture du pays ne fait pas l’unanimité : les anciens peinent à s’y retrouver. Ils doivent faire face au délitement des liens sociaux. L’habitude de vivre en collectivité a laissé des marques indélébiles. Poussé par le besoin de se regrouper, ils investissent l’espace public pour se livrer à un tas d’activités : danse, jeu de société, gymnastique. Ils vivent leur « deuxième printemps » en pleine lumière, contrairement à chez nous ou l’individualisme est de mise. Certains regrettent l’époque ou l’état subvenait aux besoins fondamentaux : se loger, se nourrir, se soigner. Depuis les JO de 2008, l’inflation a quintuplé le prix de l’immobilier. Les jeunes doivent compter sur la solidarité familiale. Mélodie cumule les fonctions de guide et de traductrice. Son travail de guide la tient éloignée de sa famille des jours durant. Son mari travaille dans l’immobilier mais avec leurs salaires, ils peinent à joindre les deux bouts. Sous l’impulsion de Mao, la condition féminine a évolué : « les femmes doivent porter la moitié du ciel ». Désormais elles travaillent et certaines osent même se rebeller contre les mariages arrangés. La jeune génération est écartelée entre tradition et modernité. Le dernier jour nous nous rendons au « 798 art district ». C’est un lieu de créativité foisonnant. L’art contemporain y est représenté sous toutes ses formes. Peintres, sculpteurs, photographes, designers, stylistes de la nouvelle génération y trouvent leur place. C’est un ancien site industriel reconvertit en une multitude de petites galeries. Le lieu est somptueux. Les expositions saisissantes. Mes compatriotes semblent ignorer qu’une œuvre d’art n’a pas pour unique fonction d’être « jolie » mais également d’interpeller. Ils rejettent en bloc la visite. C’est un instant de pur plaisir. Et pourtant ma solitude est immense. Le groupe rechigne devant les œuvres d’art et mon intérêt pour celles-ci me singularise. Qu’on leur donne du pain et des jeux ! Si mon voyage me laisse un goût d’inachevé, ce sera celui-là : m’être laissée trainer dans d’interminables visites commerciales : la soie, les perles, le jade, le thé, le cloisonné (même l’apprentissage des rudiments de la calligraphie n’a eu pour but que de nous faire acheter des cachets) et n’avoir disposé que d’une petite heure pour ce site. Ici se disputent, le beau, l’insolite et l’inattendu dans un déferlement de créativité. Mais rien de tout ceci ne parle à des cerveaux habitués à la culture du prémâché. Aucune estampille « vu à la télé » ne vient valoriser à leurs yeux les trésors qu’ils sont incapables de voir par eux-mêmes. Pour contenter la majorité, Mélodie nous emmène gaspiller deux heures dans un shopping center. Comment pourrions-nous encore nous plaindre d’être jaugé en fonction de notre pouvoir d’achat ? Pour notre dernier repas en Chine, nous avons droit au canard laqué : spécialité Pékinoise. La découpe du canard s’effectue devant nous au cours d’un cérémonial bien orchestré. A l’issue du repas, nous remettons à Mélodie l’argent collecté en remerciement de ses prestations. La tiédeur de sa réaction me déconcerte. Il m’aura fallu du temps pour appréhender son inquiétude latente. Sans doute l’éducation chinoise qui leur interdit de perdre la face : nous étions sous sa responsabilité. Il lui fallait éviter à tout prix qu’il nous arrive quoi que ce soit. Afin de tuer le temps qu’il nous reste entre la fin du repas et l’embarquement, Mélodie nous invite à faire une dernière visite optionnelle. Elle nous emmène nous promener sur un marché typique où sont , entre autres choses, proposés à la vente différents types d’insectes et de larves. Je n’ai malheureusement plus les moyens d’en acheter, sinon ça me tenterait bien d’essayer. Ensuite, pour en terminer avec la Chine, nous allons voir une merveille de technologie, un écran géant de 250m de long sur 50m de large qui fait la fierté des Pékinois. Nous faisons nos adieux à notre guide devant les portes d’embarquement. Plus que quelques heures et s’en sera également fini de la sollicitude constante de Pascale. Les douze heures d’avion me donnent le loisir de me remémorer les temps forts du circuit. J’ai le sentiment d’avoir fait l’objet d’une subtile manipulation. Tout le voyage s’est articulé de manière à produire sur nos esprits une impression forte et indélébile : une mise en exergue de la grandeur de la Chine, passée, présente et à venir. Tout ce qui aurait pu altérer cette perception a été volontairement laissé de côté. Nous repartons avec une vision de la Chine, économiquement riche, résolument tournée vers l’avenir et sur bien des plans, en avance sur le vieux continent qui depuis longtemps se repose sur ses acquis. Mais je ne suis pas naïve au point de croire qu’il ne me reste rien à découvrir. Ce sentiment d’inabouti recèle en lui comme une promesse de voyage… Après un vol sans histoire, me voici à Roissy. Sans aucune surprise, le groupe s’est dissous sans même un au-revoir, aussitôt après l’atterrissage. Je dispose d’un billet pour le Thalys de 9h Lasse d’attendre, j’essaie de resquiller une place dans celui qui démarre une heure plus tôt mais sans succès : le chef de bord m’en interdit l’accès. Au terme du voyage, Pascale est accueillie par ses trois enfants. J’embrasse Sophie et Hadrien mais c’est avec appréhension que je m’approche de Paul Louis. Bien que parvenu à l’adolescence, celui-ci persiste à vouloir se singulariser par son rejet des codes de vie en société. Comme d’habitude, il décide de faire son malin et me secoue la main jusqu’à ce que je dégage celle-ci. Je ne peux m’empêcher de penser qu’à son âge j’avais fait le choix de défendre des causes sociales et humanitaires pour me distinguer. Lui semble bloqué dans des comportements immatures. Ses parents le disent à haut potentiel…. N’empêche, sa conduite le marginalise et sert de faire valoir à son frère et à sa sœur qui eux possèdent sans nul doute l’intelligence du cœur. Heureusement c’est ici que nos chemins se séparent. Vite prendre mon métro, rentrer chez moi et retrouver mes enfants. 16
Vol Luftansa: briquet en cabine / en soute
by Sunstar · 2015-10-07 · 9 replies
Bonjour,

Je vais prochainement partir en Israël (vol avec Luftansa).

Je m'aperçois que pour les fumeurs, les informations sont contradictoires: certains sites indiquent qu'on ne peut prendre aucun briquet aussi bien en bagage à main que dans un bagage en soute. D'autres par contre indiquent que l'on peut avoir un petit briquet sur soi mais pas en bagage en soute

Qui a raison? Quelqu'un pourrait-il m'éclairer? Les fumeurs seraient-ils condamnés à racheter des briquets seulement une fois arrivés?!

Merci d'avance!
Meilleure destination voyage à vélo?
by Schtrotsy · 2015-09-24 · 30 replies
Bonjour à tous,

Presque sur un coup de tête, je me suis lancé dans mon 1er voyage à vélo en Nouvelle-Zelande. Cela fait un mois que je parcours le pays, j'en ai encore pour 1 mois, et le moins que l'on puisse dire, c'est que je suis ultra-conquis !! Ma copine, qui ne pédale pas avec moi, a également été conquise par ce que je lui raconte et n'a qu'une seule idée en tête désormais : faire un bike trip avec moi !

Donc hop, c'est voté, nous partirons bientôt ensemble sur 2 roues.

Le problème c'est... où ? Car en y réfléchissant, j'ai bien l'impression que la Nouvelle Zélande est le pays parfait... beaux paysages, dénivelés pas trop hard, trafic tranquille, météo assez sympa, pas de longues distances, pays pas dangereux... J'ai beau me creuser la tête... je n'arrive pas à me décider... surtout que l'on aimerait hors Europe.

Moyen-Orient : trop chaud Afrique : pas super safe Asie du sud-est : circulation de folie Etats-Unis / Canada / Australie : distances de fous...

Donc on ne sait pas... Cuba a l'air sympa, mais petit... Le Japon aussi, mais niveau dénivelé ça à l'air pas trop fastoche à ce que j'ai lu... Vous auriez des idées de destinations à nous conseiller ? Ou alors nous convaincre pour le Japon ?

Merci (et ceux qui veulent quelques infos pour la NZ, ils peuvent me demander)

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