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20 jours à Cuba: mes impressions
De retour de Cuba, en couple, du 11 février au 2 mars 2016.
Un peu déçue par La Havane(où j'étais allée il y a une 30aine d'années.La ville a beaucoup souffert de l'embargo) : Havana Vieja et Centro Havana sont des quartiers très attristants par le délabrement des maisons et le dénuement des habitants.
Contraste avec la partie de la Havana Vieja pour les touristes:
bien restaurée.
J'ai aimé le restaurant "La Marina" et son patio (très bon guarapo=jus de canne et brochette de marisco excellente).
Ensuite nous nous sommes déplacés en taxis collectifs ou privés pour notre périple (Viñales-Playa Larga-Cienfuegos-Trinidad-Morón-Remedios-Varadero) car il n' y avait plus de voiture de location, plusieurs semaines avant notre départ.
Et nous avons beaucoup apprécié ce mode de transport:pas de souci de conduite ni de parking.Et le chauffeur nous prenait devant la casa particular d'une ville pour nous déposer devant la suivante (pas de bagages à porter).Nous trouvions les taxis, soit par l'intermédiaire de notre logeur(se), soit près de la Terminal de autobuses ou sur la place principale.
Cela nous est revenu bien moins cher que si nous avions loué une voiture.
J'ai adoré Viñales, village charmant.
Sur le trajet La Havane-Viñales, le chauffeur de taxi nous a fait visiter "Las Terrazas" et Soroa (moyennant un petit supplément).
A Viñales nous avons fait 3 excursions dont 2 avec une agence:
-randonnée dans la vallée du tabac avec un guide(nous étions 6) qui nous expliquait la culture du tabac, la végétation, les oiseaux.Très intéressant dans un très bel environnement.
-Cayo Levisa en bus et bateau:très jolie plage"paradisiaque"
, très tranquille, eau claire, sable blanc.
-A pied au Muro de la Prehistoria:belle fresque sur un rocher.
Très bon restaurant sur le site (même si touristique).
Retour en carriole(taxi improvisé sur la route).
Playa Larga:la grande plage est tranquille.
Bon restaurant:Chichi Pescador-près du terrain de foot ou beisbol- (repas avec crabe délicieux et bon marché).Notre casa était très bien:"Villa Rio Mar".
Cienfuegos ne m'a pas laissé de souvenir impérissable.
Trinidad : très jolie ville.Bonne ambiance. Un très bon restaurant(longue attente):San José.Très bonne langouste
grillée.
Playa Ancon-Valle de los ingenios et surtout Los Topes de Collantes:randonnée dans la forêt.
Morón:Hostal Alicia tenu par un couple très gentil et attentif.
Très bon rapport qualité-prix. Morón n'a rien de passionnant
mais de là on peut aller en taxi à Cayo Coco ou Cayo Guillermo,
où nous sommes allés:Playa Pilar(eau turquoise-émeraude).
Mais il faisait grand vent et très frais.Nous nous sommes réfugiés dans le Ranchón (assez nul:nourriture, ambiance).
Remedios:vite vu.
Varadero: 2 nuits dans un hôtel "todo incluido":on s'est reposé.
Mais c'était très impersonnel avec beaucoup de touristes qui
"s'empifraient" au buffet.
A propos de repas, contrairement à ce qui est dit dans les guides, nous avons mieux mangé et moins cher dans les restaurants-genre paladares- que dans les casas.
Je remercie les personnes du Forum qui m'avaient donné des tuyaux avant mon départ.A mon tour, donc, j'ai donné mes impressions sur mon voyage.
Mes conseils: voyager en taxi(collectif ou privé).Loger dans des casas particulares car les hôtels sont hors de prix et guère luxueux.Partir avec beaucoup de liquide(que l'on garde sur soi)
Pour les "souvenirs":Viñales et Trinidad (tableaux).
Mon premier voyage, vos conseils
Bonjour, je suis nouveau sur ce forum, je m'excuse si éventuellement je n'ai pas publié dans la bonne section.
Alors voilà, si je me suis inscrit aujourd'hui sur ce forum c'est parce que le désir de voyager m'obsède depuis des mois, j'y pense quasiment tous les jours, pour vous résumé ma situation, j'ai 26 ans, j'habite en Belgique et je n'ai jamais voyagé de ma vie, pour vous dire le plus loin que je suis aller c'est à la mer du nord à peine a 100 km de chez moi.
Alors voilà quand je vois toutes ces images, vidéos, sur ces décors paradisiaque comme les Seychelles ou la Nouvelle Calédonie ça me donne tellement envie, j'aimerais faire un voyage dans ce genre de paysage ou il y a du soleil, qu'il fait chaud et l'eau turquoise.
J'aimerais partir seul faire un voyage de 10 jours plus au moins, alors voila j'aimerais vos conseils de destination, vos bons plans, un budget total à prévoir, j'aimerais faire mon premier voyage, quelque chose d'inoubliable.
Edit : Avec un budget abordable si possible, je travail, je gagne 1500€ par mois environ donc voilà.
Merci à vous
Alors voilà, si je me suis inscrit aujourd'hui sur ce forum c'est parce que le désir de voyager m'obsède depuis des mois, j'y pense quasiment tous les jours, pour vous résumé ma situation, j'ai 26 ans, j'habite en Belgique et je n'ai jamais voyagé de ma vie, pour vous dire le plus loin que je suis aller c'est à la mer du nord à peine a 100 km de chez moi.
Alors voilà quand je vois toutes ces images, vidéos, sur ces décors paradisiaque comme les Seychelles ou la Nouvelle Calédonie ça me donne tellement envie, j'aimerais faire un voyage dans ce genre de paysage ou il y a du soleil, qu'il fait chaud et l'eau turquoise.
J'aimerais partir seul faire un voyage de 10 jours plus au moins, alors voila j'aimerais vos conseils de destination, vos bons plans, un budget total à prévoir, j'aimerais faire mon premier voyage, quelque chose d'inoubliable.
Edit : Avec un budget abordable si possible, je travail, je gagne 1500€ par mois environ donc voilà.
Merci à vous
La bouffe de votre vie!
La lecture de la rubrique Cuisine du Monde m'a ce midi fait saliver ! Pour en ajouter je vous demande quelle a été la (les) bouffe (s) de votre vie ? C'était quoi ? C'était où ? Ce peut être pour la qualité des plats, l'abondance, la beauté, l'atmosphère, le moment !!
Je me lance, quelques souvenirs gastronomiques :
- Au Mexique, dans un petit village de pêcheurs sur la côte Pacifique, un huachinango al mojo de ajo. Picannnnnnte !
- Une paella sur les terrasses de la Barceloneta avec quelques lampées de vino tinto !
- Un ceviche super frais, relevé et plein de coriandre dans Miraflores, Lima (Péru)
- Une crème glacée " lavender with Sonoma honey" à San Francisco
- un repas typiquement polynésien servi par des belles dames à la chevelure fleurie, sur le haut d'une montagne, au milieu de jardins somptueux
et encore ... je ne suis pas encore allée en Asie, ouhlàlà !!
Voilà ! Je pourrais continuer, mais je vous laisse la parole 🙂
Je me lance, quelques souvenirs gastronomiques :
- Au Mexique, dans un petit village de pêcheurs sur la côte Pacifique, un huachinango al mojo de ajo. Picannnnnnte !
- Une paella sur les terrasses de la Barceloneta avec quelques lampées de vino tinto !
- Un ceviche super frais, relevé et plein de coriandre dans Miraflores, Lima (Péru)
- Une crème glacée " lavender with Sonoma honey" à San Francisco
- un repas typiquement polynésien servi par des belles dames à la chevelure fleurie, sur le haut d'une montagne, au milieu de jardins somptueux
et encore ... je ne suis pas encore allée en Asie, ouhlàlà !!
Voilà ! Je pourrais continuer, mais je vous laisse la parole 🙂
Compte rendu de croisière MSC Fantasia du 14 au 21 août 2015
Bonjour,
revenu hier de cette croisière, je me lance aujourd'hui dans un compte rendu avec un avis très personnel sur l'expérience que nous avons vécu pendant une semaine à bord du bateau de cette compagnie. Il est pour moi important d'effectuer cette démarche afin je l'espère de fournir un maximum d'informations à de futurs primo croisiéristes ainsi que nous l'étions, car je sais combien de questions on se pose avant de se lancer dans l'aventure.
J'ai parcouru le forum pendant des mois, lu des dizaines de CR, posé des questions à certains membres très expérimentés, et je remercie tous ceux qui m'ont apporté ce dont j'avais besoin pour réussir notre voyage, avec une pensée toute particulière pour Christian, véritable encyclopédie des croisières.
Je vais être assez direct dans mes prises de positions (je préfère prévenir...), et reste bien entendu ouvert à la discussion et au débat.. Avant de commencer je tiens juste à préciser dès à présent que ces vacances resteront pour le moment mon plus beau souvenir de voyage, empreinte d'une quasi perfection à tous les niveaux.....
Nous sommes donc partis le 8 août en avion en direction de Barcelone, afin de passer une petite semaine pour visiter la ville. Détail sans importance par rapport à la croisière direz vous, mais en fait non.... notre stratégie bien établie depuis un long moment était de faire une semaine de visite complète avant afin de pouvoir profiter au maximum du bateau pendant la croisière... Ce fut notre parti pris dès le départ, vu les informations que j'avais glané.... et nous ne le regrettons pas...
Nous ne sommes jamais sorti du bateau au cours de la croisière... çà peut surprendre, mais ce qui nous intéréssait avant tout c'était l'expérience du bateau.....de plus je ne pense pas qu'en une journée, ou une matinée ou après midi, on puisse visiter une ville sans survoler le sujet... chacun voit midi à sa porte... Après donc une semaine à crapahuter dans tous les sens à Barcelone nous nous sommes dirigés vers le port le vendredi 14 aout vers 14h40 ( le bateau était à quai depuis 13h30 je crois)..... et le rêve commença :
PETIT RAPPEL : notre situation, cabine balcon ambiance Auréa, 2 enfants de 8 et 5 ans et 2 adultes(madame parle anglais, monsieur parle anglais et italien, tous deux pas couramment, mais suffisamment pour soutenir une discussion pas trop complexe). Croisière réservée par le biais de CROISIERENET, je précise car je sais que certains membres ont eu des soucis avec ce site. Je tiens à dire que pour notre part çà a été comme sur des roulettes du début à la fin... Aucune expérience dans le domaine des croisières hormis pour moi tout seul une mini croisière de 3 jours floride-bahamas en 2003 avec le Sovereign of the Seas de la Royal Carribean.
Dans le taxi qui nous amène au pied de l'embarcadère, l'excitation monte au fur et à mesure qu'on se rapproche de ce bateau, immense et magnifique....on sent déjà qu'on va vivre quelque chose d'hors du commun. Déposé devant le dépôt de bagages il est déjà impossible de le prendre en photo en entier, et ce quelque soit l'angle recherché...
L'expérience commence : sur le carnet de voyage l'heure de check in était 18h.... M'étant renseigné un peu avant nous tentions donc une entrée sur le bateau bien avant l'heure "prévue"... quelle bonne idée on a eu !!! Dépose bagage : 1 minute montre en main... Nous sommes ensuite dirigés vers le check in (j'avais fait un pré check in en ligne), nous rentrons dans le hall et le mot "qualité de service" prend tout son sens... Le personnel nous sourit, nous dirige vers la file spéciale Auréa (à cette heure ci la file non prioritaire n'est pas très chargée non plus..), le temps de faire les photos, de coupler la carte bleue aux cruise cards, et de percevoir ces fameux sésames : 3 à 4 minutes à tout casser....
Nous recevons donc nos cartes de croisières, 1 par personne, sésame du bateau, à partir de maintenant, plus de portefeuille, plus d'argent liquide, toutes les dépenses se font par son intermédiaire et la télévision dans la cabine permet de suivre en temps direct, l'évolution des dépenses.
Nous avançons vers le Fantasia, le coeur bat de plus en plus vite, un ou 2 contrôles de sécurité et nous y voilà...entre notre descente du taxi et notre arrivée dans le bateau, 10 minutes se sont écoulées, car on a perdu du temps à faire des photos.......
Premier réflexe : aller vers la cabine et essayer de se repérer. La magie d'internet fait que j'avais visité le bateau de fond en comble avant même de poser le pied dessus, donc si pour ma part l'aspect découverte ne pouvait être là, j'avais le plaisir de voir se matérialiser mon rêve enfin...nous y étions, pour de bon!
Pour ceux qui auraient des craintes à ce sujet, le bateau est très facile pour se repérer, il y a des ascenseurs partout, des plans et des indications partout.....et surtout des employés partout en cas de soucis... Nous arrivons à notre cabine au pont 12... numéro 12025. Impeccable, magnifique, un grand lit avec un matelas de 20 cm d'épaisseur, et un canapé convertible pour les enfants. Quasiment immédiatement notre assistant de cabine vient se présenter à nous. D'origine indienne, il nous parle en anglais, ce qui ne nous pose pas de difficultés (je reviendrais sur le faux soucis de la langue étrangère). On se comprend très bien, il nous explique qu'il fera la chambre 2 fois dans la journée, qu'il changera les serviettes et qu'il mettra la cabine en position nuit quand nous seront au diner (préparer le canapé pour les enfants) et en position jour quand nous serons au petit déjeuner. Il insiste surtout sur le fait que si le moindre soucis ou besoin se fait sentir, il est là pour nous aider. On admire la vue depuis le balcon et on décide assez vite d'aller explorer le bateau qui semble bien vide...où sont les croisièristes ??? Nous sortons de la cabine et nous trouvons déjà posées là nos bagages devant notre porte.... çà ne fait pas 30 minutes que nous sommes sur le bateau...
Nous sortons au pont 14 et faisons le tour des piscines et jaccuzzi, quasi vides également.....je commence à me dire que notre stratégie sera payante pour les prochains jours... On redescend au restaurant le red velvet pour essayer de crocher un maitre d'hotel afin de voir si on peut avoir une table juste pour nous et pour vérifier que l'on vient bien à l'heure que l'on désire. La jeune femme qui nous reçoit nous conseille de faire une réservation à une certaine heure pour le soir même afin d'être + confort, ce que nous faisons, et ce que nous ferons chaque jour durant la croisière. A chaque fois la même réponse : je ne peux pas vous promettre que vous serez seuls. Et pourtant chaque soir nous avons eu une table juste pour nous tout seul..... On file ensuite faire un petit gouter au buffet avec la sensation bien agréable de signer des factures de boisson à 0 euro car l'ambiance Auréa inclut directement le forfait Allegrissimo qui inclus énormément de boissons, cocktails, glace, apéritifs, glaces dans tous les bars du bateau. il est 16h30 et c'est parti pour la piscine, vu que nos bagages sont déjà là...
On se change, et juste avant le premier plouf on fait un crochet par le spa pour réserver les massages inclus dans le forfait. Encore de bonnes surprises : le spa est juste magnifique, classe, immaculé, en homme parfait que je suis je demande s'il est possible de céder le massage qui me revient à ma compagne pour qu'elle puisse en avoir 2 au cours du séjour, pas de soucis.... ma petite femme choisit donc parmi plusieurs massages au choix et prend ses rendez vous (avec beaucoup de latitude dans le choix des rdv).... Et hop, direction pont 15, sur le lido Catalano pour nager dans une piscine et se tremper dans des jaccuzzis.....vides ou presque..... avec Barcelone en toile de fond.... Il est 17h........et tout est réglé..... mon dieu que j'ai bien fait de ne pas attendre 18h pour monter sur le bateau.... Dans un jacuzzi je rencontre un marseillais qui termine sa croisière, j'en profite pour lui demander son avis sur sa semaine à bord. Très satisfait, à l'exception des après midi ou journées en mer, où il trouvait qu'il y avait trop de monde... aie! peut être un bémol dans notre expérience.... on verra bien (j'y reviendrais plus tard...)
18h on rentre dans notre cabine, petite douche, on s'habille et c'est parti pour le restaurant et ce premier vrai repas à bord... s'en suivra une petite balade avec cocktails père-fille uniquement, madame étant un peu malade (tous les bar à tapas ne se valent pas à Barcelone..) et le petit étant complètement HS... On commence à bouger, la croisière commence, moment magique......
Voilà pour cette première partie, un peu longue je m'en excuse... je ne continuerai pas forcément de manière chronologique mais plutôt domaine après domaine restaurants, service à table, piscine, vie à bord activités, ls employés, les gens (beaucoup de choses à dire...)
à bientôt, Alexandre.
revenu hier de cette croisière, je me lance aujourd'hui dans un compte rendu avec un avis très personnel sur l'expérience que nous avons vécu pendant une semaine à bord du bateau de cette compagnie. Il est pour moi important d'effectuer cette démarche afin je l'espère de fournir un maximum d'informations à de futurs primo croisiéristes ainsi que nous l'étions, car je sais combien de questions on se pose avant de se lancer dans l'aventure.
J'ai parcouru le forum pendant des mois, lu des dizaines de CR, posé des questions à certains membres très expérimentés, et je remercie tous ceux qui m'ont apporté ce dont j'avais besoin pour réussir notre voyage, avec une pensée toute particulière pour Christian, véritable encyclopédie des croisières.
Je vais être assez direct dans mes prises de positions (je préfère prévenir...), et reste bien entendu ouvert à la discussion et au débat.. Avant de commencer je tiens juste à préciser dès à présent que ces vacances resteront pour le moment mon plus beau souvenir de voyage, empreinte d'une quasi perfection à tous les niveaux.....
Nous sommes donc partis le 8 août en avion en direction de Barcelone, afin de passer une petite semaine pour visiter la ville. Détail sans importance par rapport à la croisière direz vous, mais en fait non.... notre stratégie bien établie depuis un long moment était de faire une semaine de visite complète avant afin de pouvoir profiter au maximum du bateau pendant la croisière... Ce fut notre parti pris dès le départ, vu les informations que j'avais glané.... et nous ne le regrettons pas...
Nous ne sommes jamais sorti du bateau au cours de la croisière... çà peut surprendre, mais ce qui nous intéréssait avant tout c'était l'expérience du bateau.....de plus je ne pense pas qu'en une journée, ou une matinée ou après midi, on puisse visiter une ville sans survoler le sujet... chacun voit midi à sa porte... Après donc une semaine à crapahuter dans tous les sens à Barcelone nous nous sommes dirigés vers le port le vendredi 14 aout vers 14h40 ( le bateau était à quai depuis 13h30 je crois)..... et le rêve commença :
PETIT RAPPEL : notre situation, cabine balcon ambiance Auréa, 2 enfants de 8 et 5 ans et 2 adultes(madame parle anglais, monsieur parle anglais et italien, tous deux pas couramment, mais suffisamment pour soutenir une discussion pas trop complexe). Croisière réservée par le biais de CROISIERENET, je précise car je sais que certains membres ont eu des soucis avec ce site. Je tiens à dire que pour notre part çà a été comme sur des roulettes du début à la fin... Aucune expérience dans le domaine des croisières hormis pour moi tout seul une mini croisière de 3 jours floride-bahamas en 2003 avec le Sovereign of the Seas de la Royal Carribean.
Dans le taxi qui nous amène au pied de l'embarcadère, l'excitation monte au fur et à mesure qu'on se rapproche de ce bateau, immense et magnifique....on sent déjà qu'on va vivre quelque chose d'hors du commun. Déposé devant le dépôt de bagages il est déjà impossible de le prendre en photo en entier, et ce quelque soit l'angle recherché...
L'expérience commence : sur le carnet de voyage l'heure de check in était 18h.... M'étant renseigné un peu avant nous tentions donc une entrée sur le bateau bien avant l'heure "prévue"... quelle bonne idée on a eu !!! Dépose bagage : 1 minute montre en main... Nous sommes ensuite dirigés vers le check in (j'avais fait un pré check in en ligne), nous rentrons dans le hall et le mot "qualité de service" prend tout son sens... Le personnel nous sourit, nous dirige vers la file spéciale Auréa (à cette heure ci la file non prioritaire n'est pas très chargée non plus..), le temps de faire les photos, de coupler la carte bleue aux cruise cards, et de percevoir ces fameux sésames : 3 à 4 minutes à tout casser....
Nous recevons donc nos cartes de croisières, 1 par personne, sésame du bateau, à partir de maintenant, plus de portefeuille, plus d'argent liquide, toutes les dépenses se font par son intermédiaire et la télévision dans la cabine permet de suivre en temps direct, l'évolution des dépenses.
Nous avançons vers le Fantasia, le coeur bat de plus en plus vite, un ou 2 contrôles de sécurité et nous y voilà...entre notre descente du taxi et notre arrivée dans le bateau, 10 minutes se sont écoulées, car on a perdu du temps à faire des photos.......
Premier réflexe : aller vers la cabine et essayer de se repérer. La magie d'internet fait que j'avais visité le bateau de fond en comble avant même de poser le pied dessus, donc si pour ma part l'aspect découverte ne pouvait être là, j'avais le plaisir de voir se matérialiser mon rêve enfin...nous y étions, pour de bon!
Pour ceux qui auraient des craintes à ce sujet, le bateau est très facile pour se repérer, il y a des ascenseurs partout, des plans et des indications partout.....et surtout des employés partout en cas de soucis... Nous arrivons à notre cabine au pont 12... numéro 12025. Impeccable, magnifique, un grand lit avec un matelas de 20 cm d'épaisseur, et un canapé convertible pour les enfants. Quasiment immédiatement notre assistant de cabine vient se présenter à nous. D'origine indienne, il nous parle en anglais, ce qui ne nous pose pas de difficultés (je reviendrais sur le faux soucis de la langue étrangère). On se comprend très bien, il nous explique qu'il fera la chambre 2 fois dans la journée, qu'il changera les serviettes et qu'il mettra la cabine en position nuit quand nous seront au diner (préparer le canapé pour les enfants) et en position jour quand nous serons au petit déjeuner. Il insiste surtout sur le fait que si le moindre soucis ou besoin se fait sentir, il est là pour nous aider. On admire la vue depuis le balcon et on décide assez vite d'aller explorer le bateau qui semble bien vide...où sont les croisièristes ??? Nous sortons de la cabine et nous trouvons déjà posées là nos bagages devant notre porte.... çà ne fait pas 30 minutes que nous sommes sur le bateau...
Nous sortons au pont 14 et faisons le tour des piscines et jaccuzzi, quasi vides également.....je commence à me dire que notre stratégie sera payante pour les prochains jours... On redescend au restaurant le red velvet pour essayer de crocher un maitre d'hotel afin de voir si on peut avoir une table juste pour nous et pour vérifier que l'on vient bien à l'heure que l'on désire. La jeune femme qui nous reçoit nous conseille de faire une réservation à une certaine heure pour le soir même afin d'être + confort, ce que nous faisons, et ce que nous ferons chaque jour durant la croisière. A chaque fois la même réponse : je ne peux pas vous promettre que vous serez seuls. Et pourtant chaque soir nous avons eu une table juste pour nous tout seul..... On file ensuite faire un petit gouter au buffet avec la sensation bien agréable de signer des factures de boisson à 0 euro car l'ambiance Auréa inclut directement le forfait Allegrissimo qui inclus énormément de boissons, cocktails, glace, apéritifs, glaces dans tous les bars du bateau. il est 16h30 et c'est parti pour la piscine, vu que nos bagages sont déjà là...
On se change, et juste avant le premier plouf on fait un crochet par le spa pour réserver les massages inclus dans le forfait. Encore de bonnes surprises : le spa est juste magnifique, classe, immaculé, en homme parfait que je suis je demande s'il est possible de céder le massage qui me revient à ma compagne pour qu'elle puisse en avoir 2 au cours du séjour, pas de soucis.... ma petite femme choisit donc parmi plusieurs massages au choix et prend ses rendez vous (avec beaucoup de latitude dans le choix des rdv).... Et hop, direction pont 15, sur le lido Catalano pour nager dans une piscine et se tremper dans des jaccuzzis.....vides ou presque..... avec Barcelone en toile de fond.... Il est 17h........et tout est réglé..... mon dieu que j'ai bien fait de ne pas attendre 18h pour monter sur le bateau.... Dans un jacuzzi je rencontre un marseillais qui termine sa croisière, j'en profite pour lui demander son avis sur sa semaine à bord. Très satisfait, à l'exception des après midi ou journées en mer, où il trouvait qu'il y avait trop de monde... aie! peut être un bémol dans notre expérience.... on verra bien (j'y reviendrais plus tard...)
18h on rentre dans notre cabine, petite douche, on s'habille et c'est parti pour le restaurant et ce premier vrai repas à bord... s'en suivra une petite balade avec cocktails père-fille uniquement, madame étant un peu malade (tous les bar à tapas ne se valent pas à Barcelone..) et le petit étant complètement HS... On commence à bouger, la croisière commence, moment magique......
Voilà pour cette première partie, un peu longue je m'en excuse... je ne continuerai pas forcément de manière chronologique mais plutôt domaine après domaine restaurants, service à table, piscine, vie à bord activités, ls employés, les gens (beaucoup de choses à dire...)
à bientôt, Alexandre.
L'âme de Pushkar
Bonjour,
J'ai passé deux semaines en compagnie des gitans du désert aux alentours de Pushkar, au moment de sa célèbre foire annuelle. Ces gens, avec qui nous communiquions au quotidien par le biais des 3-4 mots que nous avions en commun, m'ont tout donné, alors même qu'ils n'ont rien. C'est avec beaucoup de plaisir que je partage certaines de ces âmes qu'ils m'ont si généreusement offert au travers de leur merveilleux regards :
Amshul : https://flic.kr/p/vEaGRo
Lishma : https://flic.kr/p/pD7W1G
Soumali: https://flic.kr/p/q8jydB
Shita: https://flic.kr/p/q6cCYA
J'espère un jour pouvoir exposer cette série de portraits, et y retourner pour leur offrir un tirage de leur portrait. Ces gitans méritent que l'on se retourne sur eux. Si parmi vous, lecteur de ce forum, certains y vont cette année, c'est avec plaisir que je partagerai mon expérience pour vous aider au mieux à préparer ce voyage.
Bien à vous,
Cyril Blanchard cyrilblanchard.com
J'espère un jour pouvoir exposer cette série de portraits, et y retourner pour leur offrir un tirage de leur portrait. Ces gitans méritent que l'on se retourne sur eux. Si parmi vous, lecteur de ce forum, certains y vont cette année, c'est avec plaisir que je partagerai mon expérience pour vous aider au mieux à préparer ce voyage.
Bien à vous,
Cyril Blanchard cyrilblanchard.com
Discussions sur le concours photo d'avril 2015
Le concours est parti.
On discute ici. 🙂
On discute ici. 🙂
Voyage à vélo à 3 en Bretagne été 2015
Bonjour,
Après quelques mois en Amérique de Sud à 2 en vélo en 2013, nous envisageons pour cet été un voyage de 2 ou 3 semaines avec notre fils qui aura 1 an et demi.
Nous sommes preneurs sur :
- le choix de la tente pour 3
- le choix de la remorque pour notre fils
- le choix de l'itinéraire et de toute autre remarque concernant la Bretagne!
Merci d'avance!
Stéphanie, Johannès et Paul.
Vacances d'une semaine à Milan en janvier
Bonjour,
Je compte partir avec mon bébé de 7 mois à Milan pour une semaine ( 21 au 28 janvier 2015)
Pourriez-vous me conseiller sur les endroits sympas à visiter et les activités à faire. L'idéal pour se loger pour découvrir au mieux la ville sans se ruiner. Et surtout, où faire du shopping ...
Merci d'avance.
A vous lire.
Honey
Je compte partir avec mon bébé de 7 mois à Milan pour une semaine ( 21 au 28 janvier 2015)
Pourriez-vous me conseiller sur les endroits sympas à visiter et les activités à faire. L'idéal pour se loger pour découvrir au mieux la ville sans se ruiner. Et surtout, où faire du shopping ...
Merci d'avance.
A vous lire.
Honey
Safari et plongée en Tanzanie
Avec ses réserves animalières parmi les plus prestigieuses du continent africain, avec ses côtes poissonneuses aux fonds sous-marins exceptionnels, la Tanzanie a plus d'une corde à son arc. Voici le récit de notre voyage de 12 jours alliant safari et plongée.
La version accompagnée de photos et de cartes se trouve ici :
https://sites.google.com/site/fabuleuxvoyages...
Ci-dessous le texte accompagné d'une sélection de quelques photos.
Bonne découverte ! 😉
............................................................................................................................................................
Présentation
Une fois n'est pas coutume : voici un projet dont nous avons confié la presque totalité de la préparation à un tour-opérateur. Nous en avons juste ébauché la trame et indiqué quelques critères, c'est tout !
En ce début d'automne, nous cherchions avant tout une destination où Hervé puisse pratiquer la plongée sous-marine dans des eaux chaudes (et pas comme en Norvège en combinaison étanche !) mais pas une destination exclusivement tournée vers cette activité. Il fallait qu'on puisse y faire autre chose aussi !
A cette saison, l'océan Indien nous semblait le plus indiqué. Mais nous avions déjà pas mal écumé Maurice, Madagascar, Réunion, Seychelles...
Mais jamais la Tanzanie... alors pourquoi pas ?
Né en 1964 de la fusion du territoire du Tanganyika et de l'archipel de Zanzibar, le pays possède des atouts considérables à la fois côté terre et côté mer.
En effet, les îles de l'archipel de Zanzibar, Mafia et Pemba sont réputées pour leurs fonds sous-marins préservés et poissonneux.
Après renseignement, nous avons opté pour l'île de Mafia, au cœur de la plus grande réserve marine de Tanzanie, et prévu d'y consacrer six jours.
Depuis notre voyage en Namibie, nous avions envie de retourner en Afrique. La Tanzanie abrite les plus grandes et les plus prestigieuses réserves animalières du continent. C'est l'occasion !
Mais ici pas ou peu de self-drive, le pays a fait le choix de développer le tourisme sur la base de safaris privatifs ou en petits groupes. C'est donc pour un safari à deux avec chauffeur-guide que nous optons et cela pour six jours supplémentaires.
Quant aux parcs, nous retenons les parcs classiques du Nord tanzanien : Manyara, Serengeti, Ngorongoro et Tarangire.
Pour concrétiser ce projet, nous nous sommes tournés vers trois opérateurs français, deux spécialisés en safari et un spécialisé en plongée. Nous avons finalement choisi le projet de l'agence Ultramarina - plus abouti en matière de plongée - et dont les choix d'hébergement de la partie safari correspondaient mieux à nos attentes.
Sur place, l'agence réceptive est Ranger Safaris. L'hébergement se fera dans de très beaux lodges ou camps.
Une fois n'est pas coutume : nous allons pouvoir aborder ce voyage, l'esprit vierge de toute image, et nous laisser surprendre par chaque découverte !
Un mois avant notre départ, alors que nous venons de finaliser nos réservations, une information va pourtant venir tempérer notre enthousiasme. Fin septembre, le gouvernement français ajoute onze pays dont la Tanzanie à sa liste des Etats dans lesquels les Français sont appelés à la "plus grande prudence", ce qui ne va pas rassurer nos familles. Ce n'est néanmoins pas un motif suffisant pour annuler le voyage, prévu très loin des zones réellement déconseillées (frontières avec le Burundi, le Rwanda et la République démocratique du Congo).
Afin de rassurer nos proches et nous tenir au courant de toute information, nous nous inscrivons sur le fil de sécurité Ariane.
Malgré ces contrariétés, nous décidons de rester zen, impatients de retrouver la magie de la savane africaine et les couleurs de l'océan Indien.
Le voyage et l'arrivée en Tanzanie J1 : Lundi 3 novembre 2014
Il n'existe pas de vol direct entre la France et la Tanzanie. Parmi plusieurs possibilités, nous avons opté pour le plan de vol des compagnies Air France – KLM : Paris – Amsterdam – Kilimandjaro avec retour Dar Es Salam – Amsterdam – Paris. Comme nous prendrons des vols intérieurs entre le nord de la Tanzanie et l'île de Mafia puis entre Mafia et Dar Es Salam, le poids des bagages sur ces vols est limité à 15 kilos par personne, bagages à main compris. Des sacs souples sont fortement recommandés. En raison de cette limitation et bien qu'ayant droit à deux bagages de 23 kg chacun sur le vol international, nous avons prévu de voyager légers, sans ordinateur portable, sans GPS mais avec tout notre matériel de plongée, notamment pour Hervé combinaison et gilet.
La balance au comptoir d'enregistrement Air France indique 14 kg pour le sac de plongée et 10 pour le sac de vêtements. En y ajoutant le poids de nos bagages à main, nous sommes dans les clous.
Le vol Air France Paris – Amsterdam de 7 h 15 est le premier de la journée. A Amsterdam, notre temps de correspondance est de 80 minutes, ce qui devrait être largement suffisant s'il n'y a aucun contretemps, la durée normale nécessaire étant estimée à cinquante minutes. Mais voilà qu'Air France annonce un premier retard de quinze minutes pour demande de supplément de ménage de la cabine. De quinze minutes en quinze minutes, l'appareil part finalement avec cinquante minutes de retard. Il atterrit à 9 heures et met encore un quart d'heure de plus pour rejoindre sa place de stationnement. On ronge notre frein tout en trépignant d'impatience. A l'extinction du signal lumineux, on bondit du siège afin d'être parmi les premiers à quitter l'appareil.
Il nous reste alors moins d'une heure avant le décollage du vol international. C'est la course ! Nous piquons un sprint à travers l'aérogare. Passage aux contrôles douaniers puis aux contrôles de sécurité, nous arrivons hors d'haleine à la porte d'embarquement à destination de Kilimandjaro. Les voyageurs sont déjà en train d'embarquer, nous arrivons juste à temps. Ouf !
Nous pouvons enfin nous relaxer sur ce vol de 9 heures à destination de l'aéroport international du Kilimandjaro.
Hervé a eu la bonne idée de nous commander des repas végétariens sauf qu'il a dû se tromper en indiquant "végétariens stricts, sans œuf sans fromage sans lait". Autant dire que c'est léger et tristounet comme repas. Le seul avantage, c'est qu'on est servis avant tout le monde. Mais après on louche avec envie sur les plateaux richement garnis de nos voisins. Heureusement qu'il nous reste quelques gourmandises dans nos bagages pour tenir le coup !
Quelques films, quelques siestes et une collation végétarienne plus tard, il est déjà 21 heures quand nous arrivons à destination. Pour espérer apercevoir le Kilimandjaro, il faudra revenir !
A peine sur le tarmac, nous nous emplissons de cette douceur africaine avant de revenir à des formalités plus terre à terre.
Sous douane, nous sommes accueillis par un représentant accrédité par notre agence, chargé de nous faire établir nos visas (50 USD par personne payables en espèces). Entre nous, on n'avait pas vraiment besoin de lui mais il faut bien justifier le recours à une agence. Le passage à l'immigration est sérieux : photographie, empreintes main droite, pouce droit, main gauche, pouce gauche… on se croirait presque aux USA. Mais la file est bien plus fluide qu'aux States, la récupération des bagages immédiate. Tout est plié en une demi-heure. Efficace, la Tanzanie !
Le chauffeur de Ranger Safaris (pas le chauffeur du safari car lui on ne le rencontrera que demain) – celui chargé de nous conduire à notre hôtel à Arusha – nous attend à l'extérieur de l'aéroport. L'ombre du point culminant de l'Afrique plane au-dessus de nos têtes alors que nous faisons route vers Arusha et son Coffee Lodge qui, comme l'indique son nom, est situé au milieu d'une plantation de café.
Il fait nuit. Nous n'avons guère l'opportunité de profiter de l'environnement mais nous devinons, en le traversant, un très beau jardin dans lequel sont répartis une trentaine de bungalows.
Nous découvrons notre chambre, très vaste, à la décoration chaude et raffinée dans laquelle nous nous installons avec bonheur après cette longue journée. Demain briefing à 8 h 30 !

Premières rencontres sur la route vers le lac Manyara J2 : Mardi 4 novembre 2014
Un petit déjeuner matinal nous laisse tout le loisir de profiter encore un peu du superbe jardin de l'hôtel avant le départ pour cette courte étape entre Arusha et le lac Manyara (120 km, moins de 2 heures).
A 8 h 30 nous avons rendez-vous avec Julius. Non, ce n'est toujours pas notre chauffeur, lui on le rencontrera juste après. Julius est un représentant de la compagnie "Ranger Safaris" chargé de récapituler avec nous le déroulement du voyage. Entre nous, on aurait pu s'en passer mais il faut bien justifier le recours à une agence.
Après ce petit débriefing, voici enfin Daniel, un Rasta dynamique et jovial, au volant de son véhicule, un Toyota Landcruiser rallongé, pouvant accueillir jusqu'à 7 passagers, équipé d'une glacière électrique et d'un toit ouvrant panoramique. A deux, nous y serons très l'aise !
Ça y est, le voyage peut commencer.
Daniel parle très bien le français, mais aussi l'italien et l'espagnol, en plus de l'anglais et du swahili, la langue officielle du pays. Il s'empresse immédiatement de nous enseigner quelques fondamentaux de sa langue : karibu = bienvenue, jumbo = bonjour et asante = merci. En échange, nous lui apprendrons pendant le voyage trois mots qui l'amuseront beaucoup et qu'il notera soigneusement sur son téléphone portable : parigot, péquenot et… vitiligo !
Mais revenons au sujet !
Nous quittons bientôt les plantations de café de la région d'Arusha dominées par la fière silhouette du mont Meru (4500 mètres) pour des paysages plus arides et plus désolés sur lesquels se détache ça et là l'alignement de quelques modestes huttes Masaï. Seules les ombrelles des acacias apportent une touche verdoyante à ce décor poussiéreux.
Au bout d'une heure, à hauteur de Makuyuni, nous prenons définitivement la direction du lac Manyara. Daniel nous précise qu'à partir de là et bien qu'en dehors de tout parc national nous pourrions commencer à voir des animaux. Propos immédiatement confirmé par l'apparition d'une girafe à la robe particulièrement ouvragée, attirée par les pousses tendres de ces acacias.
La destination finale n'est plus très loin. Les falaises du Rift sont visibles alors que nous atteignons le village de Mtowa-Mbu
A la sortie du hameau, nous laissons sur notre gauche l'entrée du parc national pour nous diriger d'abord vers notre lodge. La route sinueuse part alors à l'assaut du Rift, 500 mètres de dénivelé, pour accéder dans un virage en épingle à cheveux à une point de vue général sur le lac Manyara et au-delà sur les terres de culture qui l'entourent. La découverte du parc sera au programme de cet après-midi.
En attendant, nous sommes accueillis très chaleureusement à l'Escarpment Lodge où serviette humide et verre de Ginger Ale nous attendent à la descente de notre camion. En guise de préambule, Yolande la manager nous met au courant des pratiques qui auront cours dans la quasi-totalité des hébergements de notre parcours : on ne se déplace pas tout seuls dans l'enceinte du lodge, une fois la nuit tombée. La propriété est ouverte à son extrémité sur le parc national, il arrive donc que des animaux potentiellement dangereux y pénètrent. C'est noté !
La découverte de notre bungalow, planté au bord de l'escarpement, nous laisse sans voix ! C'est tout simplement magnifique !
Mais avant de découvrir, on l'espère, les grands animaux plus tard dans l'après-midi, en voilà déjà d'autres, plus petits et plus inoffensifs… quoique !
Une femelle Agame lézardant sur les planches Un scorpion d'eau avec lequel nous avons partagé le bain ! Gloups !
Le déjeuner est l'occasion de tester le steak de bœuf tanzanien, excellent, car ici on ne mange manifestement pas de gibier (game food). Un repas copieux à l'issue duquel on ferait bien une sieste sauf que Daniel nous attend pour notre premier… game drive ! Alors Manyara, nous voilà ! La suite en… page suivante.
Vue sur le lac Manyara
Premier safari au parc national du lac Manyara J2 (suite)
Le parc national du lac Manyara se présente sous forme d'une langue de terre d'une quarantaine de kilomètres de long, inscrite entre le tombant du Rift et les eaux saumâtres du lac. Nous l'abordons par la porte Nord.
Cette partie du parc est l'habitat idéal des babouins, à savoir une forêt à la végétation dense, d'où dépassent de grands arbres tels que acajous et figuiers géants, mais aussi acacias ombrelle et palmiers prisés par d'autres espèces.
Il devrait donc y avoir du monde !D'ailleurs, ils ne tardent pas à se montrer.
L'occasion est idéale pour tirer le portrait à ce singe vervet, un petit singe de couleur gris-brun, reconnaissable à sa face noire cerclée de blanc.
Quelques centaines de mètres plus loin, ce sont les babouins qui créent l'événement, mettant en scène leurs relations familiales de façon absolument touchante.
A la sortie de la forêt, place à une vaste plaine herbeuse où paissent tranquillement impalas, gnous, zèbres et phacochères.
La piste qui la traverse mène à la mare aux hippopotames où, surprise, il est possible de quitter son véhicule. C'est l'occasion de se dégourdir les jambes et pour Daniel de faire quelques acrobaties.
Depuis cette passerelle en bois, on est assuré d'apercevoir des hippopotames, fidèles des lieux. Ils ne sont pas loin, faisant bon ménage avec les autres herbivores.
Mais cette grande zone humide est aussi un paradis pour les oiseaux (380 espèces dans le parc)
Mais alors que nous abordons la boucle de retour vers l'entrée, en passant à nouveau dans la forêt, je m'écrie tout d'un coup : "Stooop, des éléphants". Hervé rit en douce car en Namibie il m'était arrivé de prendre le dos gris d'un bœuf pour celui d'un éléphant. "Non, je vous assure, j'ai vraiment vu des éléphants" protestai-je !
Effectivement, en faisant marche arrière, nous distinguons, ça et là, dans les taillis touffus, une trompe, une queue, un dos. A force de tendre le cou pour les apercevoir, on en aurait presque un torticolis alors qu'il suffisait de poursuivre un peu pour trouver tout un troupeau de pachydermes en plein milieu de la piste.
Une juste revanche sur la Namibie où les éléphants se sont fait désirer pendant tout notre séjour !
Ils nous font une belle prestation entre intimidations et reculades.
Avec cette rencontre, nous sommes comblés et satisfaits de cette première journée de safari. Certes, nous n'avons pas vu la lionne couchée sur une branche d'acacia, image emblématique du parc, mais parmi les animaux du Big Five (éléphant, lion, léopard, rhinocéros, buffle) nous avons déjà mis le plus gros à notre actif.
Il reste alors à rentrer au lodge pour profiter de la fin de l'après-midi sur la terrasse avant un coucher de soleil flamboyant... absolument magique !
Une première journée très riche et très intense ! Demain route vers le plus ancien et le plus populaire des parcs tanzaniens, le fameux Serengeti !
Famille de babouins
En passant par la région du N'Gorongoro et le pays masaï J3 : Mercredi 5 novembre 2014
En attendant que le soleil se lève, la savane se teinte de rouge sang avant de retrouver sa blondeur sous l'effet des premiers rayons.
Aujourd'hui, en plus du trajet jusqu'au parc national de Serengeti, notre programme prévoit d'enchaîner avec un safari. Bref, une journée continue que nous devrions juste interrompre, le temps d'un pique-nique. Alors pas de temps à perdre, à 8 heures, Daniel démarre le Land.
Jaracandas et flamboyants ornent le bord de la route qui sinue entre terres rouges et vallons fertiles pendant la trentaine de kilomètres qui nous séparent de la région du N'Gorongoro.
Incorporée initialement au parc national du Serengeti, à sa création en 1951, la région en a été soustraite en 1959 suite au conflit opposant les autorités du parc aux résidents masaï. Elle jouit désormais, sous le nom de N'Gorongoro Conservation Area, d'un statut particulier qui permet la cohabitation de la faune sauvage et de l'élevage pastoral. Cette aire protégée regroupe un certain nombre de sommets dépassant les 3 000 mètres ainsi qu'une série de cratères dont le plus connu de tous, le cratère du N'Gorongoro, qui abrite une faune exceptionnelle. Son exploration est prévue dans quelques jours, aujourd'hui nous sommes seulement de passage.
Mais même dans ce cas, tout véhicule et tout voyageur (même local) est soumis au paiement d'un droit de passage. Daniel effectue les formalités pour nous à la porte de Lodoare.
A partir de ce point, la route devient piste gravillonnée, parfois tôle ondulée, et s'élève péniblement jusqu'aux lèvres du cratère à travers une forêt primaire d'arbres fantomatiques flanqués de barbes de lichen et de plantes épiphytes.
A l'issue de la montée, à plus de 2 000 mètres d'altitude, la vue sur la cuvette du N'Gorongoro est grandiose. 2560
Tout en perdant de l'altitude, nous poursuivons vers l'ouest dans des paysages brûlés par le soleil, jalonnés de villages masaï, formés de cases rondes de branchages et de pisé.
La vie traditionnelle masaï s'organise autour du bétail. Tous les matins, c'est le même rituel : il faut conduire les bêtes vers les pâturages et les points d'eau. C'est ainsi que se forment de longs chapelets de bétail, poussés devant eux par des pasteurs élégamment vêtus de toge rouge vif ou bleu roi.
Sur le bord de la route, ces jeunes gens nous font signe. Leurs visages peints indiquent qu'ils ont été circoncis, rite de passage à l'âge adulte.
Entre N'Gorongoro et Serengeti, nous nous écartons momentanément de la piste pour faire un saut jusqu'aux gorges d'Olduvai et son musée où a été retrouvé le plus ancien fossile humain, connu sous le nom de Homo habilis. C'est l'occasion d'une pause, la gorge est jolie mais la visite pas vraiment incontournable.
Bon an, mal an, nous atteignons l'entrée du parc national du Serengeti vers 13 heures. La butte de Naabi Hill est le passage obligé de tous les véhicules pour les formalités, pour la pause d��jeuner et pour la vue depuis le sommet de la butte.
Tout autour de cette ruche humaine rôdent aussi quelques opportunistes : Lézard Agame… vorace ! Merle métallique… gourmand ! et marabout… nettoyeur !
Du point de vue de Naabi Hill, nous contemplons la plaine sans fin du Serengeti en attendant d'y être vraiment dans quelques instants. RDV en page suivante.
Jeunes Masaï
Serengeti : un épisode de la migration des gnous ? J3 (suite)
Grande comme le territoire de la Belgique, cette vaste étendue du Serengeti, filant à perte de vue vers l'horizon bleu, n'est pas une morne plaine pour autant. De ci de là, on y trouve des amoncellements de rochers granitiques aux formes rondes, les kopjes, comme autant d'îlots flottant sur cet océan d'herbe.
C'est aussi une des plus prestigieuses réserves animalières du monde. C'est ce que nous sommes d'ailleurs venus vérifier.
Déjà, au bord de la piste principale et à intervalle régulier, quelques ambassadeurs ont l'air de poser pour le voyageur. Fier Bubale Girafe espiègle Outardes Kori pressées
Après quelques kilomètres, Daniel quitte la piste principale, nous pouvons enfin ouvrir le toit et profiter de la vue panoramique.
Derrière ces collines apparaissant à l'horizon se trouve notre camp du soir. Mais en attendant de le rejoindre, nous avons quelques heures devant nous pour sillonner les pistes alentour à la recherche des animaux.
Nous ne tardons pas à en croiser des milliers, cavalant dans la poussière. Un stop d'une heure n'a pas suffi à tous les voir défiler.
Serait-ce le début de la Grande Migration ?
Curieusement, ils migrent du sud vers le nord alors qu'ils devraient faire le contraire, à cette période de l'année. Sans doute un peu déboussolés, ils suivent peut-être les pluies qui tombent localement par ci par là, leur prodiguant de nouveaux pâturages.
Une rencontre impressionnante et inattendue qui marquera nos esprits !
Tiens, ceux-là n'ont pas l'air d'être concernés par le mouvement précédent !
Nous poursuivons vers le pied de la colline quand tout d'un coup, Daniel est averti par sa radio de la présence d'un léopard. Changement radical de direction, on file à toute allure vers l'endroit indiqué.
"Là, m'écriai-je, je vois quelque chose dans l'herbe."
Ce n'est pas (encore) le léopard, mais avec ces oreilles et sa bouille caractéristiques, oui, vous l'aurez reconnu…
En effet, c'est un serval, je suis contente de ma trouvaille, car c'est un animal qu'on observe rarement de jour.
Quant au léopard, nous le trouverons plus classiquement couché sur une branche, sur un arbre aussi photogénique que lui.
Magnifique…
Après une aussi belle prise (de vue) qui nous vaut d'accrocher un nouveau membre du Big Five à notre tableau de chasse (photographique), nous décidons d'en rester là. Secoués dans notre 4 x 4 depuis 8 heures ce matin, vivement le camp !
Il est 17 heures quand nous arrivons à destination, accueillis comme à l'accoutumée avec serviettes humides (indispensables après une telle journée) et verre de bienvenue. Accueil efficace et prévenant.
Adossé au Moru Kopjes, avec vue sur la plaine, Pioneer Camp se compose d'une dizaine de grandes tentes individuelles, très confortables, toutes équipées de salle de bains, à la décoration d'influence "out of Africa". Une expérience et des sensations qui s'annoncent uniques au cœur de la savane !
Ce soir, après le dîner pris lui aussi sous une grande tente, parmi la quinzaine d'hôtes présents, nous sommes trois couples de Français à nous retrouver autour d'un feu de camp à bavarder de voyages jusque tard dans la soirée.
Quand on nous raccompagne, car ici non plus on ne se déplace pas seuls la nuit, quelques gros buffles ont déjà pris leurs quartiers autour de nos tentes.
Espérons que la nuit sera paisible...
Demain, journée entière consacrée au Serengeti suivie d'une deuxième nuit au "camp des pionniers".
Migration des gnous ?
Serengeti : à la recherche des lions mais pas seulement J4 : Jeudi 6 novembre 2014
Toute la nuit, la respiration bruyante et le piétinement des buffles ont rythmé notre sommeil. Une expérience qu'on n'est pas prêts d'oublier !
Alors que les premiers rayons inondent d'une douce lumière les kopjes derrière le camp, nous sommes déjà prêts pour un nouveau safari.
Le pique-nique est dans la boîte. A 7 h 30 nous levons le camp pour une journée entière consacrée au Serengeti. L'objectif de Daniel est de nous montrer des lions, mais toute autre rencontre sera bienvenue.
D'ailleurs, dès la sortie du camp, une scène insolite retient notre attention. Un mâle impala compte le nombre de ses admiratrices. Il n'est pas peu fier de son harem !
Dans le but de voir des lions, Daniel commence par longer les berges de la rivière. Bientôt, un premier indice lui donnera raison. Les prédateurs ne sont sans doute pas loin !
En réalité, ce sont des prédatrices, trois belles lionnes couchées sous un arbre ! Elles ont dû chasser toute la nuit.
Au bout d'un moment, elles sortent de leur torpeur. Les yeux dans les yeux ! Tout en se léchant les babines et en montrant leurs crocs !
L'une d'elles tente un peu d'exercice. . Ho hisse !
Pff, trop dur, elle laisse tomber.
Sur ces entrefaites, nous poursuivons vers d'autres horizons, espérant encore d'autres moments d'une même intensité.
Plus loin, une autruche nous fait son cinéma… … alors qu'une hyène cherche une charogne à se mettre sous la dent. … et qu'un phacochère s'active, crinière au vent.
Au beau milieu de la mare, les hippopotames macèrent à l'abri du soleil par cette belle et chaude journée.
Soudain, la radio grésille, un guépard est signalé dans les parages. Nous n'allons pas rater l'occasion. Le voici, imperturbable à l'ombre d'un buisson.
Enfin, alors que nous sommes en route vers notre pause de la mi-journée, voilà que le roi Lion daigne lui aussi nous montrer le bout de son nez, mais juste le bout de son nez, guère plus.
Maintenant cap sur le Visitor Center de Seronera pour un pique-nique bien mérité après avoir sillonné les pistes pendant plus de cinq heures. Suite du safari en page suivante.
Lionnes dans le Serengeti

Serengeti : des lionnes entre autres J4 : suite
Après notre pause au Visitor Center de Seronera, le seul endroit dans les alentours où l'on puisse quitter la voiture, nous reprenons tout doucement le chemin du retour, non sans quelques détours, au gré des rencontres.
D'abord toute une troupe de pachydermes. Les plus gourmands se concentrent autour des arbres à fièvre (acacias) dont ils raffolent de l'écorce jaune. Quant aux plus jeunes, ils passent leur temps à chahuter et à jouer à saute-mouton, ou plutôt à saute-éléphant en l'occurrence ! 3015 En repassant devant l'arbre des lionnes, celles-ci sont toujours là et n'ont guère changé de position. Elles ont néanmoins dû bouger dans la journée, ramenant près d'elle un bout de leur casse-croûte. Elles sont plus que repues !
Avec ces magnifiques cornes et son regard de velours, ce cobe mérite un portrait.
Enfin, alors que nous sommes sur le point de rentrer au camp, un dernier arrêt est motivé par la vue de ces petits animaux très rigolos que nous n'avions jamais vus jusqu'à présent : une famille d'otocyons. Un petit air de Maitre Yoda ?
Daniel a tenu ses objectifs. Dans la liste des Big Five, nous pouvons désormais cocher la case des lions. Il nous reste le rhinocéros et le buffle à valider, mais aux dires de Daniel, nous devrions trouver notre bonheur demain dans le cratère du N'Gorongoro.
En attendant, c'est avec plaisir que nous retrouvons notre camp au cœur de la savane.
A la tombée de la nuit, impalas, gnous et buffles encerclent les lieux. La nuit risque d'être sonore !
Lionne repue !
Dans le cratère du N'Gorongoro J5 : Vendredi 7 novembre 2014
La nuit a été épique et notre sommeil sans cesse interrompu par le grognement entêtant des gnous. Nous avons sursauté à chacune de leurs cavalcades, de leurs bousculades ou de leurs accélérations, redoutant à chaque instant qu'ils ne trébuchent sur les piquets de la tente.
Ce n'est qu'au petit matin que la savane a retrouvé son calme alors que pour nous, c'est déjà l'heure de quitter le camp au terme d'une expérience mémorable.
Cap sur N'Gorongoro avec cette fois-ci un safari au cœur de son cratère.
Mais pour l'atteindre, il faut d'abord refaire en sens inverse une partie du trajet déjà parcouru il y deux jours, et pas le plus agréable, car notre circuit n'est pas une boucle mais un aller-retour, ou presque. Dommage que notre agence ne nous ait pas proposé un circuit un peu différent avec retour en avion directement depuis l'aérodrome du Serengeti.
Au bout de trois heures de cahots sur une piste inconfortable et poussiéreuse, nous voici enfin à la porte Ouest du parc.
Le cirque du N'Gorongoro, communément appelé cratère, est en réalité une caldeira, c'est-à-dire une dépression d'origine volcanique causée par l'effondrement de la partie centrale d'un volcan il y a 2,5 millions d'années. Avec sa vingtaine de kilomètres de diamètre, elle passe pour être la plus grande et la plus belle du monde. On y dénombre quelques 25 000 grands mammifères.
De boucle en boucle, sur 600 mètres de dénivelé, entre aloès et euphorbes candélabres, la route offre des points de vue spectaculaires sur les étendues du cratère.
Au loin on repère les taches sombres des grands troupeaux. Chaque virage nous rapproche des gnous, zèbres, gazelles, buffles…
Depuis les hauteurs, on pourrait avoir l'impression qu'il s'agit d'une vaste zone désertique. Pas du tout ! Les nombreux cours d'eau qui dévalent les pentes méridionales du cratère alimentent lacs et marécages.
Les marais de Mandusi hébergent une troupe d'hippopotames, plus d'une centaine paraît-il. Apparemment, ils ne craignent pas la promiscuité !
Ceux de Goringor attirent les oiseaux, notamment les flamants roses, mais aussi des buffles et autres herbivores trouvant sur les berges de l'herbe tendre et verte.
Enfin, les sources du Ngoitokikok sont le lieu de rendez-vous que se donnent les guides à l'heure du déjeuner. C'est donc là que nous nous rendons pour notre pause de la mi-journée.
Mais juste avant, alertés par leur radio, tous les véhicules affluent, comme un seul homme, vers un point à peine visible : un rhinocéros noir, perdu dans un océan d'herbe. La rencontre n'a pas le goût d'exclusivité qu'avait celle faite en Namibie en plein milieu du Damaraland en dehors de tout parc et de toute réserve, mais quand on sait qu'on n'en compte plus que 19 ici, on peut s'estimer heureux d'avoir pu en apercevoir un. Le rhinocéros fait aujourd'hui l'objet d'une protection vigilante.
Maintenant, poursuivons vers le seul endroit dans le cratère où il est permis de descendre de son véhicule. Néanmoins, le pique-nique doit être pris à l'intérieur de la voiture car l'endroit est hanté de rapaces qui ont pris l'habitude de dérober la nourriture des pique-niqueurs jusque dans leur main, entraînant quelques accidents. C'est seulement après avoir mangé que l'on peut faire un petit tour sur les bords du plan d'eau.
Dans le cratère du N'Gorongoro
Du N'Gorongoro à Karatu J5 suite
Ce qui nous a frappés depuis notre arrivée dans le N'Gorongoro, c'est la taille des troupeaux. Mais on a aussi eu l'occasion d'observer quelques individus dans le détail. Petit florilège au fil de notre parcours !
Après avoir sillonné les pistes en long, en large et en travers, il est temps de nous diriger vers la porte Est du parc pour la sortie. Mais d'abord, au sud du lac Magadi, le passage par un îlot forestier nous vaut une dernière rencontre avec les buffles à l'abri d'un merveilleux bouquet d'acacias xanthophloea.
Puis kwaheri (au revoir) N'Gorongoro.
En prenant de la hauteur, nous laissons derrière nous la flaque blanche du lac salé et les vastes étendues de la caldeira.
Une fois sortis du cratère, notre hébergement est encore à une trentaine de kilomètres, à proximité de la petite ville de Karatu, en plein milieu d'une plantation, dans un environnement luxuriant.
La propriétaire nous donne le choix parmi les deux chambres communicantes de la demeure appelée "Plantation House" et nous laisse même les deux salles de bains à disposition, au cas où... C'est trop, mais bien agréable. J Encore un hébergement class et cosy à souhait !
A noter qu'ici on peut se promener en toute liberté dans la propriété, même à la nuit tombée. Les seuls félins qu'on risque de rencontrer sont inoffensifs !
Au terme de cette journée dans le N'Gorongoro, après avoir vu des buffles en pagaille et un des seuls rhinocéros du cratère, notre liste des Big Five est maintenant complète. Il reste demain le parc national de Tarangire à visiter. Ce ne sera que du bonus !
Vue sur le cratère du N'Gorongoro
Tarangire : des baobabs et des éléphants J6 : Samedi 8 novembre 2014
C'est sur un tapis mauve de pétales de jacarandas que nous quittons la plantation de Karatu à destination du parc national de Tarangire.
Le trajet jusqu'à l'entrée du parc prend presque trois heures et repasse par une portion d'itinéraire déjà emprunté précédemment, de Karatu à Makuyuni, en passant à proximité du lac Manyara et en traversant comme à l'aller le petit village de Mto wa Mbu.
Dans ce dernier, Daniel nous propose une variante : traverser le village à pied pendant qu'il ira nous attendre à la sortie. Une excellente idée qui nous donne l'occasion de faire un peu de marche, de capter quelques scènes de la vie locale et de faire quelques achats au passage.
Un peu avant 11 heures, nous atteignons la porte d'entrée du parc. Ancien terrain de chasse déclaré parc national en 1970, Tarangire présente, sur 2600 km2, une diversité végétale étonnante où dominent le baobab, l'arbre à saucisses et l'acacia tortilis.
Pendant que Daniel règle les formalités, nous allons immédiatement nous mesurer au premier des arbres cités, l'emblématique baobab.
Ce n'est encore que le début d'une longue série d'arbres géants qui rivalisent de beauté dans des paysages fabuleux.
L'arbre à saucisses est lui aussi majestueux !
Côté animaux, le parc est réputé pour abriter une grande population d'éléphants. Ils ont principalement investi le lit de la rivière, on les aperçoit surtout de loin. Néanmoins, de temps à autre, certains croisent notre route pour notre plus grande joie.
En dehors des éléphants, d'autres rencontres insolites vont marquer cette matinée. Singes vervet joueurs ! Mangouste décontractée ! Dik-dik tout menu ! Python grimpeur !
Mais Tarangire est aussi le domaine de la mouche tsé-tsé. Même si ses piqures sont aujourd'hui sans danger pour l'homme, elles ne sont pas moins douloureuses, un peu comme des piqures de taons. En plus, il fait très chaud aujourd'hui. C'est donc avec plaisir et soulagement que nous accueillons une pause piscine et un déjeuner au Sopa Lodge.
Ainsi ragaillardis, c'est reparti jusqu'au coucher de soleil… en page suivante !
Tarangire National Park

Tarangire… au coucher du soleil J6 suite
Tarangire est aussi beaucoup moins fréquenté que les autres parcs nationaux du Nord tanzanien. Effectivement, depuis ce matin, nous avons croisé plus d'éléphants que de véhicules.
En cette fin d'après-midi, la présence des pachydermes ne fait que renforcer la beauté du décor entre les couleurs de la terre et celles du ciel. Une palette et une harmonie parfaites !
Ici pas d'éléphant mais cette euphorbe candélabre est un sujet photographique à part entière.
Tiens, un attroupement. Y a-t-il quelque chose à voir ? En levant la tête, un léopard nous nargue en tirant la langue avant de sombrer à nouveau dans ses rêves.
Pour nous, il est temps de sortir du parc, il est déjà 17 heures. Daniel nous annonce encore trois quarts d'heure de route pour rejoindre notre hébergement, ce qui devrait nous faire arriver juste à temps pour le coucher de soleil.
Un dernier baobab sur la route ? Pas vraiment le dernier ! Il y en a encore bien d'autres, tout au long de la piste complètement improbable qui serpente entre acacias et baobabs, en plein milieu de nulle part.
Comme prévu, le soleil est sur le point de se coucher. Hâtons-nous !
La conception du camp, niché dans les baobabs, est pour le moins originale. Il s'agit de 20 tree-houses sur pilotis perchées à plusieurs mètres du sol. Certaines sont même construites autour des baobabs.
L'intérieur chaleureux et confortable dépasse nos attentes !
La terrasse est le lieu idéal pour assister au coucher de soleil. On s'installe dans nos rocking-chairs et on en prend plein les yeux. Le spectacle est éblouissant, à l'image de cette journée haute en couleurs qui restera le coup de cœur de notre séjour.
Pendant ce temps, une troupe de cobes a investi le point d'eau où une multitude de grenouilles se sont mises à croasser en chœur. La nuit promet d'être animée.
Coucher de soleil à Tarangire

De Arusha à Mafia, la journée de tous les transferts J7 : Dimanche 9 novembre 2014
En dehors de quelques piétinements de cobes, la nuit a été calme mais ce matin, c'est le bourdonnement assourdissant d'un essaim de guêpes qui fait office de réveille-matin.
Départ de bonne heure pour rallier Arusha : 3 heures de route en tout.
Cette journée marque la fin de notre safari dont on peut déjà dire qu'il a été en tout point réussi que ce soit par la qualité exceptionnelle des hébergements, la variété des paysages, les rencontres animalières intenses ainsi que l'attention et la gentillesse de notre chauffeur.
Côté météo, il a fait très beau et chaud (autour de 30 degrés) et nous sommes toujours passés entre les gouttes bien qu'étant au début de la petite saison des pluies. Mais ce n'est pas pour autant la fin du voyage, nous amorçons en fin de matinée le deuxième volet du séjour, avec six jours supplémentaires sur l'île de Mafia.
Notre vol de Arusha à Mafia est d'ailleurs un voyage à part entière. Avec une escale à Zanzibar et un changement d'appareil à Dar es-Salam, c'est une traversée d'une bonne partie du pays que nous nous apprêtons à entreprendre. Départ de Arusha à 12 h 15. Arrivée à Mafia à 15 h 30.
Peu après le décollage de Arusha, dans un petit avion d'une douzaine de places de la compagnie Coastal Aviation.
La côte et l'océan Indien sont en vue Survol d'un banc de sable Atterrissage imminent à Zanzibar Et re… décollage presque immédiat après avoir embarqué deux passagers supplémentaires.
A Dar es-Salam, après un court transit, on repart à bord d'un autre appareil pour notre destination finale, Mafia.
Une vingtaine de kilomètres au large de l'estuaire de la rivière Rififi qui s'échappe de la réserve de Selous, l'archipel de Mafia est beaucoup moins touristique que son voisin Zanzibar.
Parmi un certain nombre d'îles, d'îlots et de bancs de sable, la plus grande d'entre elles, Mafia, 50 kilomètres de long et 15 kilomètres de large, est entourée d'une barrière de corail. Plus de la moitié des côtes de l'archipel a été classée en réserve marine.
Côté végétation, rien à voir avec les savanes du continent. C'est une île tropicale où les palmiers côtoient mangrove et forêt humide. 40 000 habitants répartis sur 24 villages vivent sur les différentes îles (Mafia, Jubondi, Chole, Juani). Ils tirent leurs ressources de la pêche et de l'agriculture. Ils sont principalement musulmans.
Pour notre séjour, nous avons opté pour une petite structure de sept bungalows en bord de mer, au sein de la réserve marine : Pole Pole Bungalows.
Accueil efficace et attentionné de la part d'Anne, la manager (Française de surcroit), prête à se mettre en quatre pour nous rendre le séjour inoubliable et… il le sera 🙂
Pole Pole signifie "doucement, doucement" en swahili. Ce sera notre devise pour les six jours à venir.
Plage île de Mafia
Pole Pole : l'hôtel et son environnement J8 à 12 : Du lundi 10 au vendredi 14 novembre 2014
Nous avons souvent eu la chance d'être surclassés dans les hébergements. C'est à nouveau le cas cette fois-ci puisque sur sept bungalows dont cinq doubles et deux familiaux, nous héritons d'un familial, en outre le mieux situé en surplomb de l'océan.
Avec deux chambres, un patio, une terrasse et une adorable petite tonnelle, nous avons de quoi nous étaler ! L'entrée dans le patio, au fond la tonnelle ! La vue sur le patio et l'entrée, depuis la tonnelle. La chambre simple, mais joliment décorée dans des matériaux locaux. Sur la terrasse un lit zanzibari invitant au farniente !
L'ensemble est situé dans un jardin tropical luxuriant où dominent des espèces tels que cocotiers, manguiers et autres arbres fruitiers (fruits de la passion, noix de cajou). Ils attirent quantité d'oiseaux, de papillons et de petits reptiles ainsi qu'une colonie d'écureuils à l'origine de joyeuses cavalcades jusque sous la charpente de notre habitation.
L'hôtel possède aussi son propre jardin potager bio, comprenant laitues, tomates, melons d'eau, poivrons et différentes herbes et épices. Profitons-en immédiatement pour louer la cuisine, excellente et raffinée, essentiellement à base de poissons et de produits de la mer, une combinaison de différentes traditions culinaires assortie d'une touche italienne, propriétaire italien oblige. Un régal !
Sur ce, il est temps d'explorer un peu les environs. A partir de la plage, on peut longer le littoral vers l'ouest. C'est parti !
Le sentier se fraie un passage dans d'épaisses mangroves, régulièrement interrompues par quelques fenêtres donnant sur l'océan où seules les frêles embarcations locales se glissent discrètement.
Ces mangroves constituent des habitats et des nurserys importants pour les espèces juvéniles de poissons et de crustacés.
Un bout de plage entre le Pole Pole et son voisin Kinasi Lodge abrite un mini chantier naval où quelques pêcheurs sont en train de redonner des couleurs à leur cher Habibi, leur bateau chéri.
On pourrait ainsi continuer pendant des kilomètres mais nous, on n'ira pas plus loin que cet énorme baobab.
De retour au point de départ (la plage de Pole Pole), si on poursuit vers l'est, on arrive au bout d'une petite dizaine de minutes, au Mafia Lodge qui abrite aussi un centre de plongée , Mafia Lodge Diving Center, chargé d'organiser les activités pour le compte de Pole Pole.
En effet, une excursion par jour en bateau dans la baie de Chole est incluse dans notre forfait. En outre, Hervé, lui, a pris un forfait comprenant huit plongées.
Nous sommes donc impatients de savoir comment tout ceci va pouvoir s'articuler. Manifestement, c'est un peu plus compliqué que prévu.
Dans la mangrove

Excursions dans la baie de Chole
De nos précédents voyages vers des destinations de plongée, nous avions l'habitude d'organiser nos activités de la manière suivante : Hervé partait en général le matin pour deux plongées successives, ce qui le faisait revenir en début d'après-midi. Nous avions ensuite tout l'après-midi pour être ensemble.
Or, ici, en raison de marées importantes, découvrant la baie sur plusieurs centaines de mètres devant notre hôtel, toutes les activités, que ce soit la plongée ou les autres excursions en mer, sont tributaires de ces horaires.
Pour Hervé, selon les jours, la plongée pourra (devra) se faire à l'extérieur ou à l'intérieur de la baie. Elle pourra aussi bien débuter à 7 heures qu'à midi. La plupart du temps, les sorties plongée ne seront pas compatibles avec les autres excursions en mer, ce qui signifie que nous serons parfois séparés une bonne partie de la journée.
Sur l'ensemble de notre séjour, les excursions incluses ont été les suivantes : snorkeling (2x), Chole Island Tour, Marimbani Sandbank ainsi qu'une croisière dans la baie au coucher de soleil.
Snorkeling
Une première fois à Coral Garden en compagnie de Cristina et Anders, un couple suédois de Göteborg et la deuxième fois, j'ai eu droit à une sortie en exclusivité à Small Rock. Mon retour en compagnie de mon équipage. Bien entourée, non ?
Chole Island Tour
Chole est l'île la plus proche de Mafia. Nous sommes quatre à bord, encadrés par trois hommes d'équipage : Anders et Cristina de Göteborg, Isabelle de Genève et moi. La visite commence par quelques sites historiques : ruines de bâtiments construits par les Arabes au XIème siècle, et d'autres par les Allemands au XIXème siècle, vestiges de la prison et du marché datant de la période de l'esclavage.
La balade se poursuit dans une forêt de baobabs et d'arbres fruitiers géants abritant la plus grande colonie de chauves-souris frugivores du pays.
Enfin, après être passés dans le village où la population vit toujours sans eau douce ni électricité, nous terminons la visite au seul bar de l'île situé sur la seule plage donnant vers l'ouest où nous sommes aux premières loges pour assister au coucher de soleil sur Mafia.
Marimbani Sandbank
Marimbani est un magnifique banc de sable apparaissant lentement à marée basse et disparaissant complètement à marée haute. C'est en plus un fantastique site de pique-nique. Quand, en outre, la sortie permet de réunir plongeurs et non-plongeurs, tous les ingrédients sont réunis pour en faire un moment inoubliable.
Pourtant, la journée commence sous des nuages menaçants.
Pour l'instant, peu importe puisque nous commençons par mettre la tête sous l'eau. En effet, la sortie débute par une séance de plongée pour les plongeurs (Casimir, Jean Georges et Hervé) et du snorkeling pour Sonja et moi. Cap sur Coral Garden !
A la surface ou par douze mètres de fond, le jardin de corail est une merveille où le ballet des poissons magnifie la beauté du récif.
Mais il faut effectivement être au fond pour pouvoir saisir davantage de détails, notamment ce discret poisson-feuille préférant se fondre dans son milieu… … où la délicatesse du manteau de ce bénitier.
Pendant ce temps, le ciel a retrouvé sa limpidité et c'est sur une mer d'huile que nous faisons maintenant route vers le fameux banc de sable.
Pendant que l'équipage s'active pour préparer le barbecue et dresser la table, je reste à barboter au bord de l'eau.
Après avoir fait honneur au bon plat de poisson (snapper = vivaneau), une dernière balade sur ce banc éphémère et encore une nième baignade. A cette heure, il fait meilleur dans l'eau.
Le retour se fait à la voile, une façon de mieux expérimenter la devise locale… "pole pole" .
Une journée formidable… tout simplement !
Sur le banc de sable de Marimbani

Plongées à Mafia Compte-rendu fait par Hervé
Mes plongées à Mafia ont été une très bonne surprise aussi bien par la qualité que la densité des coraux et des poissons. Il faut dire que c'est une réserve où la pêche n'est autorisée que pour de très petits bateaux et seulement à la ligne. J'ai vu aussi quelques rares apnéistes locaux avec un fusil harpon.
Concernant les coraux, ils sont très variés et en excellente santé. Leur densité est parfois impressionnante. Pas de zone morte du tout, pas d'algues. Cette bonne santé du récif est dûe à plusieurs facteurs : peu d'hôtels sur l'île, peu de population locale et aucune activité industrielle. Les côtes sont largement occupées par des mangroves et l'île est à une vingtaine de kilomètres au large des côtes africaines. Il y a très peu de bateaux à moteur et les bateaux de plongée ne jettent pas l'ancre, les plongées étant toutes des dérivantes, avec des courants très variables.
Autre fait surprenant : la visibilité comme la qualité et la quantité de la faune sont aussi bonnes à l'intérieur comme à l'extérieur du lagon. Dans l'ensemble la visibilité varie entre 15 et 30 mètres, du moins en cette saison.
Les moniteurs, au nombre de cinq, parlent tous plusieurs langues et sont tous très cool.
Les plongées durent au minimum 45 minutes. Si un membre de la palanquée est un peu juste en air, il remonte avec la bouée du moniteur, les autres pouvant poursuivre leur exploration. C'est très appréciable de pouvoir être assuré de faire toute sa plongée. Une plongée du bord entre 6 et 10 mètres de profondeur à la recherche de petits animacules ("Nudibranches City) et d'un gros banc de carangues a même duré 90 minutes, en binôme avec le moniteur.
Quatre plongeurs au maximum par palanquée et en général de niveau comparable. Le club ayant plusieurs bateaux, nous n'avons jamais été plus de 12 par bateau, ce qui laisse largement toute la place nécessaire à bord. Les briefings sont clairs, ni trop longs ni trop courts. Pas encore de Nitrox mais c'est en projet, paraît-il.
Les poissons sont peu farouches ce qui permet de les approcher de près. Une de mes plus belles rencontres fut avec une Loche d'au moins 50kg ou peut être 100 qui venait droit sur moi et qui m'a frôlé en passant, en pleine eau, sans dévier de sa route.
Ma plongée favorite a été celle faite sur le site de Coral Island en compagnie du moniteur et d'un couple de Français, moniteurs de plongée à Mayotte. Plongée "carrée" à 27 mètres de 60 minutes avec une bouteille de 12 litres. Paysages fabuleux, calme et sérénité, innombrables poissons dont certains rares, champs de coraux magnifiques disposés avec une harmonie incroyable, exemple de ce que la nature sait faire quant on la laisse s'exprimer pleinement, beaucoup d'émotions.
En un mot, un moment exceptionnel, sans doute une de mes plus belles ambiances de plongée, toutes destinations confondues. En plus, c'était ma 400ème.
Bref, j'ai vraiment eu beaucoup de plaisir à plonger à Mafia.
Fonds sous-marins Mafia
Croisière au coucher du soleil
C'est notre dernière soirée au Pole Pole et à cette occasion Anne la manager nous a prévu une croisière au coucher du soleil. Elle s'est aussi arrangée pour que nous soyons les seuls à bord du bateau ;-) Comme l'hôtel est orienté vers l'est, le seul moyen pour assister au spectacle du soleil couchant est de s'éloigner un peu de la côte en bateau afin de faire face à l'ouest. C'est parti !
Une fois à distance de la plage, l'équipage hisse les voiles. C'est dans un silence religieux que l'embarcation glisse sur l'océan.
Bientôt le ciel commence à se teinter d'une douce lumière.
Le bateau s'approche de l'île voisine de Juani et s'immobilise à proximité de ces îlots rocheux, lieu de ralliement pour la nuit de quantité d'aigrettes.
C'est le moment de trinquer et d'apprécier le jus des noix de coco fraîches que nous avions commandées.
Encore un peu de patience avant que le ciel ne s'embrase et que le soleil, tel un ballon de feu, ne glisse vers l'horizon.
Au moment où il disparaît, nous assistons, incrédules, à un phénomène rare, l'apparition fugitive d'un rayon vert. L'histoire du rayon vert n'est donc pas un canular mais bien un véritable phénomène optique.
Une fois le soleil couché, nous reprenons la mer alors que le ciel se pare de teintes allant de l'orangé au violet en passant par le rose et le mauve.
La nuit est déjà tombée quand nous accostons sur la plage. Là une autre surprise nous attend : Anne a fait dresser pour nous une table sur le sable en bord de mer, pour un dîner en tête à tête à la lueur des bougies et sous la voûte étoilée.
Une chouette initiative pour une fin de séjour toute en émotion !
Coucher du soleil sur Mafia
Le mot de la fin
Impressions générales
Ce voyage court mais alliant deux pôles d'attractivité différents (safari et plongée) a été particulièrement dépaysant. Nous avons vraiment eu l'impression de faire deux voyages en un.
La partie safari (cinq jours pleins) a été intense et nous a permis de découvrir une grande concentration d'animaux en très peu de temps. Les puristes prétendront sans doute que quatre parcs ou réserves en cinq/six jours, c'est trop. C'est également ce que nous craignions mais au final nous aurions bien du mal à en éliminer un a postériori tellement ils sont tous singuliers.
D'abord, trois d'entre eux (Manyara, N'Gorongoro et Serengeti) se concentrent sur le même axe routier. Il serait donc difficile d'en éliminer un. Leur enchaînement permet une montée en puissance dans l'approche de la faune. Tarangire est un peu plus excentré par rapport aux trois précédents mais rien que ses paysages avec ses arbres géants et sa terre rouge valent le déplacement. Il a en plus l'avantage d'être le moins fréquenté des parcs du Nord.
A propos de fréquentation, c'est dans le cratère du N'Gorongoro qu'elle est la plus élevée avec un pic en fin de matinée. La végétation rase la rend encore plus flagrante.
Si on devait comparer avec la Namibie, je dirais que cette dernière se prête mieux à un voyage plus long, axé sur une découverte plus diversifiée du pays alors que la Tanzanie a surtout mis l'accent sur l'aspect safari, plus adapté à un court séjour. Dans l'objectif de ce voyage, le safari convenait donc parfaitement bien et nous a donné entière satisfaction.
Le seul petit reproche que nous pourrions faire à notre agence de voyages serait de ne pas nous avoir proposé un enchaînement un peu différent des parcs qui nous aurait fait finir au Serengeti d'où nous aurions pu revenir en avion au point de départ.
Le fait de ne pas conduire nous même ne nous a pas réellement manqué. Pour une si courte durée, c'était au contraire un avantage, notre attention étant entièrement dirigée vers les animaux et les paysages. Néanmoins, self drivers inconditionnels s'abstenir !
En revanche, ce qui nous a réellement manqué, c'est de ne pas pouvoir randonner. C'est pourquoi, si c'était à refaire, nous intègrerions sans doute un walking safari.
La partie séjour/plongée a été une excellente surprise puisque nous avons trouvé à Mafia une destination de plongée hors pair, avec un parc marin protégé et un récif en excellente santé, très bien préservé. Sans parler de l'hébergement au Pole Pole où confidentialité, charme et convivialité riment avec sens de l'accueil et disponibilité.
Mafia reste d'ores et déjà une destination de plongée à retenir pour un futur voyage qui pourrait être complété par les parcs du Sud tanzanien (Ruaha et Selous ?). Une idée à creuser ;-)
Un mot sur les hébergements
Sur ce point, rien à redire. La sélection de notre agence a été parfaite, aucune fausse note. Je ne reviens pas sur l'hôtel à Mafia, le Pole Pole, déjà largement encensé plus haut ;-)
A propos des hébergements pendant le safari : - le plus original du point de vue architectural : Tarangire Tree Top - le plus original du point de vue de l'ambiance"out of Africa" : Serengeti Pioneer Camp - le plus accueillant : Escarpement Lodge à égalité avec le Pole Pole. - plus classiques mais très bien aussi : Coffee Lodge et Plantation Lodge
Remerciements
A notre chauffeur Daniel, efficace, toujours de bonne humeur, excellent guide et conducteur. A Anne, manager du Pole Pole pour toutes ses petites attentions. Nous espérons la revoir dans le futur et pourquoi pas au Mozambique où elle a pris ses fonctions depuis peu dans un resort de l'archipel des Quirimbas. Encore une idée de séjour/plongée à creuser qui pourrait également se combiner avec les parcs du Sud tanzanien J
Bibliographie/webographie
Comme nous n'avions quasiment pas préparé ce voyage, le seul guide dont je me suis servie (surtout après coup) est celui fourni par l'agence : Guide Mondeos "Kenya, Tanzanie et Zanzibar"
Je tiens néanmoins à signaler l'excellent site Internet de B.L. très complet et bien illustré. Une mine d'informations. http://safari-tanzanie.net/
Un dernier mot ?
Une belle destination qui suscite… l'envie d'y retourner !
Poisson empereur juvénile
FIN 😉
La version accompagnée de photos et de cartes se trouve ici :
https://sites.google.com/site/fabuleuxvoyages...
Ci-dessous le texte accompagné d'une sélection de quelques photos.
Bonne découverte ! 😉
............................................................................................................................................................Présentation
Une fois n'est pas coutume : voici un projet dont nous avons confié la presque totalité de la préparation à un tour-opérateur. Nous en avons juste ébauché la trame et indiqué quelques critères, c'est tout !
En ce début d'automne, nous cherchions avant tout une destination où Hervé puisse pratiquer la plongée sous-marine dans des eaux chaudes (et pas comme en Norvège en combinaison étanche !) mais pas une destination exclusivement tournée vers cette activité. Il fallait qu'on puisse y faire autre chose aussi !
A cette saison, l'océan Indien nous semblait le plus indiqué. Mais nous avions déjà pas mal écumé Maurice, Madagascar, Réunion, Seychelles...
Mais jamais la Tanzanie... alors pourquoi pas ?
Né en 1964 de la fusion du territoire du Tanganyika et de l'archipel de Zanzibar, le pays possède des atouts considérables à la fois côté terre et côté mer.
En effet, les îles de l'archipel de Zanzibar, Mafia et Pemba sont réputées pour leurs fonds sous-marins préservés et poissonneux.
Après renseignement, nous avons opté pour l'île de Mafia, au cœur de la plus grande réserve marine de Tanzanie, et prévu d'y consacrer six jours.
Depuis notre voyage en Namibie, nous avions envie de retourner en Afrique. La Tanzanie abrite les plus grandes et les plus prestigieuses réserves animalières du continent. C'est l'occasion !
Mais ici pas ou peu de self-drive, le pays a fait le choix de développer le tourisme sur la base de safaris privatifs ou en petits groupes. C'est donc pour un safari à deux avec chauffeur-guide que nous optons et cela pour six jours supplémentaires.
Quant aux parcs, nous retenons les parcs classiques du Nord tanzanien : Manyara, Serengeti, Ngorongoro et Tarangire.
Pour concrétiser ce projet, nous nous sommes tournés vers trois opérateurs français, deux spécialisés en safari et un spécialisé en plongée. Nous avons finalement choisi le projet de l'agence Ultramarina - plus abouti en matière de plongée - et dont les choix d'hébergement de la partie safari correspondaient mieux à nos attentes.
Sur place, l'agence réceptive est Ranger Safaris. L'hébergement se fera dans de très beaux lodges ou camps.
Une fois n'est pas coutume : nous allons pouvoir aborder ce voyage, l'esprit vierge de toute image, et nous laisser surprendre par chaque découverte !
Un mois avant notre départ, alors que nous venons de finaliser nos réservations, une information va pourtant venir tempérer notre enthousiasme. Fin septembre, le gouvernement français ajoute onze pays dont la Tanzanie à sa liste des Etats dans lesquels les Français sont appelés à la "plus grande prudence", ce qui ne va pas rassurer nos familles. Ce n'est néanmoins pas un motif suffisant pour annuler le voyage, prévu très loin des zones réellement déconseillées (frontières avec le Burundi, le Rwanda et la République démocratique du Congo).
Afin de rassurer nos proches et nous tenir au courant de toute information, nous nous inscrivons sur le fil de sécurité Ariane.
Malgré ces contrariétés, nous décidons de rester zen, impatients de retrouver la magie de la savane africaine et les couleurs de l'océan Indien.
Le voyage et l'arrivée en Tanzanie J1 : Lundi 3 novembre 2014
Il n'existe pas de vol direct entre la France et la Tanzanie. Parmi plusieurs possibilités, nous avons opté pour le plan de vol des compagnies Air France – KLM : Paris – Amsterdam – Kilimandjaro avec retour Dar Es Salam – Amsterdam – Paris. Comme nous prendrons des vols intérieurs entre le nord de la Tanzanie et l'île de Mafia puis entre Mafia et Dar Es Salam, le poids des bagages sur ces vols est limité à 15 kilos par personne, bagages à main compris. Des sacs souples sont fortement recommandés. En raison de cette limitation et bien qu'ayant droit à deux bagages de 23 kg chacun sur le vol international, nous avons prévu de voyager légers, sans ordinateur portable, sans GPS mais avec tout notre matériel de plongée, notamment pour Hervé combinaison et gilet.
La balance au comptoir d'enregistrement Air France indique 14 kg pour le sac de plongée et 10 pour le sac de vêtements. En y ajoutant le poids de nos bagages à main, nous sommes dans les clous.
Le vol Air France Paris – Amsterdam de 7 h 15 est le premier de la journée. A Amsterdam, notre temps de correspondance est de 80 minutes, ce qui devrait être largement suffisant s'il n'y a aucun contretemps, la durée normale nécessaire étant estimée à cinquante minutes. Mais voilà qu'Air France annonce un premier retard de quinze minutes pour demande de supplément de ménage de la cabine. De quinze minutes en quinze minutes, l'appareil part finalement avec cinquante minutes de retard. Il atterrit à 9 heures et met encore un quart d'heure de plus pour rejoindre sa place de stationnement. On ronge notre frein tout en trépignant d'impatience. A l'extinction du signal lumineux, on bondit du siège afin d'être parmi les premiers à quitter l'appareil.
Il nous reste alors moins d'une heure avant le décollage du vol international. C'est la course ! Nous piquons un sprint à travers l'aérogare. Passage aux contrôles douaniers puis aux contrôles de sécurité, nous arrivons hors d'haleine à la porte d'embarquement à destination de Kilimandjaro. Les voyageurs sont déjà en train d'embarquer, nous arrivons juste à temps. Ouf !
Nous pouvons enfin nous relaxer sur ce vol de 9 heures à destination de l'aéroport international du Kilimandjaro.
Hervé a eu la bonne idée de nous commander des repas végétariens sauf qu'il a dû se tromper en indiquant "végétariens stricts, sans œuf sans fromage sans lait". Autant dire que c'est léger et tristounet comme repas. Le seul avantage, c'est qu'on est servis avant tout le monde. Mais après on louche avec envie sur les plateaux richement garnis de nos voisins. Heureusement qu'il nous reste quelques gourmandises dans nos bagages pour tenir le coup !
Quelques films, quelques siestes et une collation végétarienne plus tard, il est déjà 21 heures quand nous arrivons à destination. Pour espérer apercevoir le Kilimandjaro, il faudra revenir !
A peine sur le tarmac, nous nous emplissons de cette douceur africaine avant de revenir à des formalités plus terre à terre.
Sous douane, nous sommes accueillis par un représentant accrédité par notre agence, chargé de nous faire établir nos visas (50 USD par personne payables en espèces). Entre nous, on n'avait pas vraiment besoin de lui mais il faut bien justifier le recours à une agence. Le passage à l'immigration est sérieux : photographie, empreintes main droite, pouce droit, main gauche, pouce gauche… on se croirait presque aux USA. Mais la file est bien plus fluide qu'aux States, la récupération des bagages immédiate. Tout est plié en une demi-heure. Efficace, la Tanzanie !
Le chauffeur de Ranger Safaris (pas le chauffeur du safari car lui on ne le rencontrera que demain) – celui chargé de nous conduire à notre hôtel à Arusha – nous attend à l'extérieur de l'aéroport. L'ombre du point culminant de l'Afrique plane au-dessus de nos têtes alors que nous faisons route vers Arusha et son Coffee Lodge qui, comme l'indique son nom, est situé au milieu d'une plantation de café.
Il fait nuit. Nous n'avons guère l'opportunité de profiter de l'environnement mais nous devinons, en le traversant, un très beau jardin dans lequel sont répartis une trentaine de bungalows.
Nous découvrons notre chambre, très vaste, à la décoration chaude et raffinée dans laquelle nous nous installons avec bonheur après cette longue journée. Demain briefing à 8 h 30 !

Premières rencontres sur la route vers le lac Manyara J2 : Mardi 4 novembre 2014
Un petit déjeuner matinal nous laisse tout le loisir de profiter encore un peu du superbe jardin de l'hôtel avant le départ pour cette courte étape entre Arusha et le lac Manyara (120 km, moins de 2 heures).
A 8 h 30 nous avons rendez-vous avec Julius. Non, ce n'est toujours pas notre chauffeur, lui on le rencontrera juste après. Julius est un représentant de la compagnie "Ranger Safaris" chargé de récapituler avec nous le déroulement du voyage. Entre nous, on aurait pu s'en passer mais il faut bien justifier le recours à une agence.
Après ce petit débriefing, voici enfin Daniel, un Rasta dynamique et jovial, au volant de son véhicule, un Toyota Landcruiser rallongé, pouvant accueillir jusqu'à 7 passagers, équipé d'une glacière électrique et d'un toit ouvrant panoramique. A deux, nous y serons très l'aise !
Ça y est, le voyage peut commencer.
Daniel parle très bien le français, mais aussi l'italien et l'espagnol, en plus de l'anglais et du swahili, la langue officielle du pays. Il s'empresse immédiatement de nous enseigner quelques fondamentaux de sa langue : karibu = bienvenue, jumbo = bonjour et asante = merci. En échange, nous lui apprendrons pendant le voyage trois mots qui l'amuseront beaucoup et qu'il notera soigneusement sur son téléphone portable : parigot, péquenot et… vitiligo !
Mais revenons au sujet !
Nous quittons bientôt les plantations de café de la région d'Arusha dominées par la fière silhouette du mont Meru (4500 mètres) pour des paysages plus arides et plus désolés sur lesquels se détache ça et là l'alignement de quelques modestes huttes Masaï. Seules les ombrelles des acacias apportent une touche verdoyante à ce décor poussiéreux.
Au bout d'une heure, à hauteur de Makuyuni, nous prenons définitivement la direction du lac Manyara. Daniel nous précise qu'à partir de là et bien qu'en dehors de tout parc national nous pourrions commencer à voir des animaux. Propos immédiatement confirmé par l'apparition d'une girafe à la robe particulièrement ouvragée, attirée par les pousses tendres de ces acacias.
La destination finale n'est plus très loin. Les falaises du Rift sont visibles alors que nous atteignons le village de Mtowa-Mbu
A la sortie du hameau, nous laissons sur notre gauche l'entrée du parc national pour nous diriger d'abord vers notre lodge. La route sinueuse part alors à l'assaut du Rift, 500 mètres de dénivelé, pour accéder dans un virage en épingle à cheveux à une point de vue général sur le lac Manyara et au-delà sur les terres de culture qui l'entourent. La découverte du parc sera au programme de cet après-midi.
En attendant, nous sommes accueillis très chaleureusement à l'Escarpment Lodge où serviette humide et verre de Ginger Ale nous attendent à la descente de notre camion. En guise de préambule, Yolande la manager nous met au courant des pratiques qui auront cours dans la quasi-totalité des hébergements de notre parcours : on ne se déplace pas tout seuls dans l'enceinte du lodge, une fois la nuit tombée. La propriété est ouverte à son extrémité sur le parc national, il arrive donc que des animaux potentiellement dangereux y pénètrent. C'est noté !
La découverte de notre bungalow, planté au bord de l'escarpement, nous laisse sans voix ! C'est tout simplement magnifique !
Mais avant de découvrir, on l'espère, les grands animaux plus tard dans l'après-midi, en voilà déjà d'autres, plus petits et plus inoffensifs… quoique !
Une femelle Agame lézardant sur les planches Un scorpion d'eau avec lequel nous avons partagé le bain ! Gloups !
Le déjeuner est l'occasion de tester le steak de bœuf tanzanien, excellent, car ici on ne mange manifestement pas de gibier (game food). Un repas copieux à l'issue duquel on ferait bien une sieste sauf que Daniel nous attend pour notre premier… game drive ! Alors Manyara, nous voilà ! La suite en… page suivante.
Vue sur le lac Manyara

Premier safari au parc national du lac Manyara J2 (suite)
Le parc national du lac Manyara se présente sous forme d'une langue de terre d'une quarantaine de kilomètres de long, inscrite entre le tombant du Rift et les eaux saumâtres du lac. Nous l'abordons par la porte Nord.
Cette partie du parc est l'habitat idéal des babouins, à savoir une forêt à la végétation dense, d'où dépassent de grands arbres tels que acajous et figuiers géants, mais aussi acacias ombrelle et palmiers prisés par d'autres espèces.
Il devrait donc y avoir du monde !D'ailleurs, ils ne tardent pas à se montrer.
L'occasion est idéale pour tirer le portrait à ce singe vervet, un petit singe de couleur gris-brun, reconnaissable à sa face noire cerclée de blanc.
Quelques centaines de mètres plus loin, ce sont les babouins qui créent l'événement, mettant en scène leurs relations familiales de façon absolument touchante.
A la sortie de la forêt, place à une vaste plaine herbeuse où paissent tranquillement impalas, gnous, zèbres et phacochères.
La piste qui la traverse mène à la mare aux hippopotames où, surprise, il est possible de quitter son véhicule. C'est l'occasion de se dégourdir les jambes et pour Daniel de faire quelques acrobaties.
Depuis cette passerelle en bois, on est assuré d'apercevoir des hippopotames, fidèles des lieux. Ils ne sont pas loin, faisant bon ménage avec les autres herbivores.
Mais cette grande zone humide est aussi un paradis pour les oiseaux (380 espèces dans le parc)
Mais alors que nous abordons la boucle de retour vers l'entrée, en passant à nouveau dans la forêt, je m'écrie tout d'un coup : "Stooop, des éléphants". Hervé rit en douce car en Namibie il m'était arrivé de prendre le dos gris d'un bœuf pour celui d'un éléphant. "Non, je vous assure, j'ai vraiment vu des éléphants" protestai-je !
Effectivement, en faisant marche arrière, nous distinguons, ça et là, dans les taillis touffus, une trompe, une queue, un dos. A force de tendre le cou pour les apercevoir, on en aurait presque un torticolis alors qu'il suffisait de poursuivre un peu pour trouver tout un troupeau de pachydermes en plein milieu de la piste.
Une juste revanche sur la Namibie où les éléphants se sont fait désirer pendant tout notre séjour !
Ils nous font une belle prestation entre intimidations et reculades.
Avec cette rencontre, nous sommes comblés et satisfaits de cette première journée de safari. Certes, nous n'avons pas vu la lionne couchée sur une branche d'acacia, image emblématique du parc, mais parmi les animaux du Big Five (éléphant, lion, léopard, rhinocéros, buffle) nous avons déjà mis le plus gros à notre actif.
Il reste alors à rentrer au lodge pour profiter de la fin de l'après-midi sur la terrasse avant un coucher de soleil flamboyant... absolument magique !
Une première journée très riche et très intense ! Demain route vers le plus ancien et le plus populaire des parcs tanzaniens, le fameux Serengeti !
Famille de babouins

En passant par la région du N'Gorongoro et le pays masaï J3 : Mercredi 5 novembre 2014
En attendant que le soleil se lève, la savane se teinte de rouge sang avant de retrouver sa blondeur sous l'effet des premiers rayons.
Aujourd'hui, en plus du trajet jusqu'au parc national de Serengeti, notre programme prévoit d'enchaîner avec un safari. Bref, une journée continue que nous devrions juste interrompre, le temps d'un pique-nique. Alors pas de temps à perdre, à 8 heures, Daniel démarre le Land.
Jaracandas et flamboyants ornent le bord de la route qui sinue entre terres rouges et vallons fertiles pendant la trentaine de kilomètres qui nous séparent de la région du N'Gorongoro.
Incorporée initialement au parc national du Serengeti, à sa création en 1951, la région en a été soustraite en 1959 suite au conflit opposant les autorités du parc aux résidents masaï. Elle jouit désormais, sous le nom de N'Gorongoro Conservation Area, d'un statut particulier qui permet la cohabitation de la faune sauvage et de l'élevage pastoral. Cette aire protégée regroupe un certain nombre de sommets dépassant les 3 000 mètres ainsi qu'une série de cratères dont le plus connu de tous, le cratère du N'Gorongoro, qui abrite une faune exceptionnelle. Son exploration est prévue dans quelques jours, aujourd'hui nous sommes seulement de passage.
Mais même dans ce cas, tout véhicule et tout voyageur (même local) est soumis au paiement d'un droit de passage. Daniel effectue les formalités pour nous à la porte de Lodoare.
A partir de ce point, la route devient piste gravillonnée, parfois tôle ondulée, et s'élève péniblement jusqu'aux lèvres du cratère à travers une forêt primaire d'arbres fantomatiques flanqués de barbes de lichen et de plantes épiphytes.
A l'issue de la montée, à plus de 2 000 mètres d'altitude, la vue sur la cuvette du N'Gorongoro est grandiose. 2560
Tout en perdant de l'altitude, nous poursuivons vers l'ouest dans des paysages brûlés par le soleil, jalonnés de villages masaï, formés de cases rondes de branchages et de pisé.
La vie traditionnelle masaï s'organise autour du bétail. Tous les matins, c'est le même rituel : il faut conduire les bêtes vers les pâturages et les points d'eau. C'est ainsi que se forment de longs chapelets de bétail, poussés devant eux par des pasteurs élégamment vêtus de toge rouge vif ou bleu roi.
Sur le bord de la route, ces jeunes gens nous font signe. Leurs visages peints indiquent qu'ils ont été circoncis, rite de passage à l'âge adulte.
Entre N'Gorongoro et Serengeti, nous nous écartons momentanément de la piste pour faire un saut jusqu'aux gorges d'Olduvai et son musée où a été retrouvé le plus ancien fossile humain, connu sous le nom de Homo habilis. C'est l'occasion d'une pause, la gorge est jolie mais la visite pas vraiment incontournable.
Bon an, mal an, nous atteignons l'entrée du parc national du Serengeti vers 13 heures. La butte de Naabi Hill est le passage obligé de tous les véhicules pour les formalités, pour la pause d��jeuner et pour la vue depuis le sommet de la butte.
Tout autour de cette ruche humaine rôdent aussi quelques opportunistes : Lézard Agame… vorace ! Merle métallique… gourmand ! et marabout… nettoyeur !
Du point de vue de Naabi Hill, nous contemplons la plaine sans fin du Serengeti en attendant d'y être vraiment dans quelques instants. RDV en page suivante.
Jeunes Masaï

Serengeti : un épisode de la migration des gnous ? J3 (suite)
Grande comme le territoire de la Belgique, cette vaste étendue du Serengeti, filant à perte de vue vers l'horizon bleu, n'est pas une morne plaine pour autant. De ci de là, on y trouve des amoncellements de rochers granitiques aux formes rondes, les kopjes, comme autant d'îlots flottant sur cet océan d'herbe.
C'est aussi une des plus prestigieuses réserves animalières du monde. C'est ce que nous sommes d'ailleurs venus vérifier.
Déjà, au bord de la piste principale et à intervalle régulier, quelques ambassadeurs ont l'air de poser pour le voyageur. Fier Bubale Girafe espiègle Outardes Kori pressées
Après quelques kilomètres, Daniel quitte la piste principale, nous pouvons enfin ouvrir le toit et profiter de la vue panoramique.
Derrière ces collines apparaissant à l'horizon se trouve notre camp du soir. Mais en attendant de le rejoindre, nous avons quelques heures devant nous pour sillonner les pistes alentour à la recherche des animaux.
Nous ne tardons pas à en croiser des milliers, cavalant dans la poussière. Un stop d'une heure n'a pas suffi à tous les voir défiler.
Serait-ce le début de la Grande Migration ?
Curieusement, ils migrent du sud vers le nord alors qu'ils devraient faire le contraire, à cette période de l'année. Sans doute un peu déboussolés, ils suivent peut-être les pluies qui tombent localement par ci par là, leur prodiguant de nouveaux pâturages.
Une rencontre impressionnante et inattendue qui marquera nos esprits !
Tiens, ceux-là n'ont pas l'air d'être concernés par le mouvement précédent !
Nous poursuivons vers le pied de la colline quand tout d'un coup, Daniel est averti par sa radio de la présence d'un léopard. Changement radical de direction, on file à toute allure vers l'endroit indiqué.
"Là, m'écriai-je, je vois quelque chose dans l'herbe."
Ce n'est pas (encore) le léopard, mais avec ces oreilles et sa bouille caractéristiques, oui, vous l'aurez reconnu…
En effet, c'est un serval, je suis contente de ma trouvaille, car c'est un animal qu'on observe rarement de jour.
Quant au léopard, nous le trouverons plus classiquement couché sur une branche, sur un arbre aussi photogénique que lui.
Magnifique…
Après une aussi belle prise (de vue) qui nous vaut d'accrocher un nouveau membre du Big Five à notre tableau de chasse (photographique), nous décidons d'en rester là. Secoués dans notre 4 x 4 depuis 8 heures ce matin, vivement le camp !
Il est 17 heures quand nous arrivons à destination, accueillis comme à l'accoutumée avec serviettes humides (indispensables après une telle journée) et verre de bienvenue. Accueil efficace et prévenant.
Adossé au Moru Kopjes, avec vue sur la plaine, Pioneer Camp se compose d'une dizaine de grandes tentes individuelles, très confortables, toutes équipées de salle de bains, à la décoration d'influence "out of Africa". Une expérience et des sensations qui s'annoncent uniques au cœur de la savane !
Ce soir, après le dîner pris lui aussi sous une grande tente, parmi la quinzaine d'hôtes présents, nous sommes trois couples de Français à nous retrouver autour d'un feu de camp à bavarder de voyages jusque tard dans la soirée.
Quand on nous raccompagne, car ici non plus on ne se déplace pas seuls la nuit, quelques gros buffles ont déjà pris leurs quartiers autour de nos tentes.
Espérons que la nuit sera paisible...
Demain, journée entière consacrée au Serengeti suivie d'une deuxième nuit au "camp des pionniers".
Migration des gnous ?

Serengeti : à la recherche des lions mais pas seulement J4 : Jeudi 6 novembre 2014
Toute la nuit, la respiration bruyante et le piétinement des buffles ont rythmé notre sommeil. Une expérience qu'on n'est pas prêts d'oublier !
Alors que les premiers rayons inondent d'une douce lumière les kopjes derrière le camp, nous sommes déjà prêts pour un nouveau safari.
Le pique-nique est dans la boîte. A 7 h 30 nous levons le camp pour une journée entière consacrée au Serengeti. L'objectif de Daniel est de nous montrer des lions, mais toute autre rencontre sera bienvenue.
D'ailleurs, dès la sortie du camp, une scène insolite retient notre attention. Un mâle impala compte le nombre de ses admiratrices. Il n'est pas peu fier de son harem !
Dans le but de voir des lions, Daniel commence par longer les berges de la rivière. Bientôt, un premier indice lui donnera raison. Les prédateurs ne sont sans doute pas loin !
En réalité, ce sont des prédatrices, trois belles lionnes couchées sous un arbre ! Elles ont dû chasser toute la nuit.
Au bout d'un moment, elles sortent de leur torpeur. Les yeux dans les yeux ! Tout en se léchant les babines et en montrant leurs crocs !
L'une d'elles tente un peu d'exercice. . Ho hisse !
Pff, trop dur, elle laisse tomber.
Sur ces entrefaites, nous poursuivons vers d'autres horizons, espérant encore d'autres moments d'une même intensité.
Plus loin, une autruche nous fait son cinéma… … alors qu'une hyène cherche une charogne à se mettre sous la dent. … et qu'un phacochère s'active, crinière au vent.
Au beau milieu de la mare, les hippopotames macèrent à l'abri du soleil par cette belle et chaude journée.
Soudain, la radio grésille, un guépard est signalé dans les parages. Nous n'allons pas rater l'occasion. Le voici, imperturbable à l'ombre d'un buisson.
Enfin, alors que nous sommes en route vers notre pause de la mi-journée, voilà que le roi Lion daigne lui aussi nous montrer le bout de son nez, mais juste le bout de son nez, guère plus.
Maintenant cap sur le Visitor Center de Seronera pour un pique-nique bien mérité après avoir sillonné les pistes pendant plus de cinq heures. Suite du safari en page suivante.
Lionnes dans le Serengeti

Serengeti : des lionnes entre autres J4 : suite
Après notre pause au Visitor Center de Seronera, le seul endroit dans les alentours où l'on puisse quitter la voiture, nous reprenons tout doucement le chemin du retour, non sans quelques détours, au gré des rencontres.
D'abord toute une troupe de pachydermes. Les plus gourmands se concentrent autour des arbres à fièvre (acacias) dont ils raffolent de l'écorce jaune. Quant aux plus jeunes, ils passent leur temps à chahuter et à jouer à saute-mouton, ou plutôt à saute-éléphant en l'occurrence ! 3015 En repassant devant l'arbre des lionnes, celles-ci sont toujours là et n'ont guère changé de position. Elles ont néanmoins dû bouger dans la journée, ramenant près d'elle un bout de leur casse-croûte. Elles sont plus que repues !
Avec ces magnifiques cornes et son regard de velours, ce cobe mérite un portrait.
Enfin, alors que nous sommes sur le point de rentrer au camp, un dernier arrêt est motivé par la vue de ces petits animaux très rigolos que nous n'avions jamais vus jusqu'à présent : une famille d'otocyons. Un petit air de Maitre Yoda ?
Daniel a tenu ses objectifs. Dans la liste des Big Five, nous pouvons désormais cocher la case des lions. Il nous reste le rhinocéros et le buffle à valider, mais aux dires de Daniel, nous devrions trouver notre bonheur demain dans le cratère du N'Gorongoro.
En attendant, c'est avec plaisir que nous retrouvons notre camp au cœur de la savane.
A la tombée de la nuit, impalas, gnous et buffles encerclent les lieux. La nuit risque d'être sonore !
Lionne repue !

Dans le cratère du N'Gorongoro J5 : Vendredi 7 novembre 2014
La nuit a été épique et notre sommeil sans cesse interrompu par le grognement entêtant des gnous. Nous avons sursauté à chacune de leurs cavalcades, de leurs bousculades ou de leurs accélérations, redoutant à chaque instant qu'ils ne trébuchent sur les piquets de la tente.
Ce n'est qu'au petit matin que la savane a retrouvé son calme alors que pour nous, c'est déjà l'heure de quitter le camp au terme d'une expérience mémorable.
Cap sur N'Gorongoro avec cette fois-ci un safari au cœur de son cratère.
Mais pour l'atteindre, il faut d'abord refaire en sens inverse une partie du trajet déjà parcouru il y deux jours, et pas le plus agréable, car notre circuit n'est pas une boucle mais un aller-retour, ou presque. Dommage que notre agence ne nous ait pas proposé un circuit un peu différent avec retour en avion directement depuis l'aérodrome du Serengeti.
Au bout de trois heures de cahots sur une piste inconfortable et poussiéreuse, nous voici enfin à la porte Ouest du parc.
Le cirque du N'Gorongoro, communément appelé cratère, est en réalité une caldeira, c'est-à-dire une dépression d'origine volcanique causée par l'effondrement de la partie centrale d'un volcan il y a 2,5 millions d'années. Avec sa vingtaine de kilomètres de diamètre, elle passe pour être la plus grande et la plus belle du monde. On y dénombre quelques 25 000 grands mammifères.
De boucle en boucle, sur 600 mètres de dénivelé, entre aloès et euphorbes candélabres, la route offre des points de vue spectaculaires sur les étendues du cratère.
Au loin on repère les taches sombres des grands troupeaux. Chaque virage nous rapproche des gnous, zèbres, gazelles, buffles…
Depuis les hauteurs, on pourrait avoir l'impression qu'il s'agit d'une vaste zone désertique. Pas du tout ! Les nombreux cours d'eau qui dévalent les pentes méridionales du cratère alimentent lacs et marécages.
Les marais de Mandusi hébergent une troupe d'hippopotames, plus d'une centaine paraît-il. Apparemment, ils ne craignent pas la promiscuité !
Ceux de Goringor attirent les oiseaux, notamment les flamants roses, mais aussi des buffles et autres herbivores trouvant sur les berges de l'herbe tendre et verte.
Enfin, les sources du Ngoitokikok sont le lieu de rendez-vous que se donnent les guides à l'heure du déjeuner. C'est donc là que nous nous rendons pour notre pause de la mi-journée.
Mais juste avant, alertés par leur radio, tous les véhicules affluent, comme un seul homme, vers un point à peine visible : un rhinocéros noir, perdu dans un océan d'herbe. La rencontre n'a pas le goût d'exclusivité qu'avait celle faite en Namibie en plein milieu du Damaraland en dehors de tout parc et de toute réserve, mais quand on sait qu'on n'en compte plus que 19 ici, on peut s'estimer heureux d'avoir pu en apercevoir un. Le rhinocéros fait aujourd'hui l'objet d'une protection vigilante.
Maintenant, poursuivons vers le seul endroit dans le cratère où il est permis de descendre de son véhicule. Néanmoins, le pique-nique doit être pris à l'intérieur de la voiture car l'endroit est hanté de rapaces qui ont pris l'habitude de dérober la nourriture des pique-niqueurs jusque dans leur main, entraînant quelques accidents. C'est seulement après avoir mangé que l'on peut faire un petit tour sur les bords du plan d'eau.
Dans le cratère du N'Gorongoro

Du N'Gorongoro à Karatu J5 suite
Ce qui nous a frappés depuis notre arrivée dans le N'Gorongoro, c'est la taille des troupeaux. Mais on a aussi eu l'occasion d'observer quelques individus dans le détail. Petit florilège au fil de notre parcours !
Après avoir sillonné les pistes en long, en large et en travers, il est temps de nous diriger vers la porte Est du parc pour la sortie. Mais d'abord, au sud du lac Magadi, le passage par un îlot forestier nous vaut une dernière rencontre avec les buffles à l'abri d'un merveilleux bouquet d'acacias xanthophloea.
Puis kwaheri (au revoir) N'Gorongoro.
En prenant de la hauteur, nous laissons derrière nous la flaque blanche du lac salé et les vastes étendues de la caldeira.
Une fois sortis du cratère, notre hébergement est encore à une trentaine de kilomètres, à proximité de la petite ville de Karatu, en plein milieu d'une plantation, dans un environnement luxuriant.
La propriétaire nous donne le choix parmi les deux chambres communicantes de la demeure appelée "Plantation House" et nous laisse même les deux salles de bains à disposition, au cas où... C'est trop, mais bien agréable. J Encore un hébergement class et cosy à souhait !
A noter qu'ici on peut se promener en toute liberté dans la propriété, même à la nuit tombée. Les seuls félins qu'on risque de rencontrer sont inoffensifs !
Au terme de cette journée dans le N'Gorongoro, après avoir vu des buffles en pagaille et un des seuls rhinocéros du cratère, notre liste des Big Five est maintenant complète. Il reste demain le parc national de Tarangire à visiter. Ce ne sera que du bonus !
Vue sur le cratère du N'Gorongoro

Tarangire : des baobabs et des éléphants J6 : Samedi 8 novembre 2014
C'est sur un tapis mauve de pétales de jacarandas que nous quittons la plantation de Karatu à destination du parc national de Tarangire.
Le trajet jusqu'à l'entrée du parc prend presque trois heures et repasse par une portion d'itinéraire déjà emprunté précédemment, de Karatu à Makuyuni, en passant à proximité du lac Manyara et en traversant comme à l'aller le petit village de Mto wa Mbu.
Dans ce dernier, Daniel nous propose une variante : traverser le village à pied pendant qu'il ira nous attendre à la sortie. Une excellente idée qui nous donne l'occasion de faire un peu de marche, de capter quelques scènes de la vie locale et de faire quelques achats au passage.
Un peu avant 11 heures, nous atteignons la porte d'entrée du parc. Ancien terrain de chasse déclaré parc national en 1970, Tarangire présente, sur 2600 km2, une diversité végétale étonnante où dominent le baobab, l'arbre à saucisses et l'acacia tortilis.
Pendant que Daniel règle les formalités, nous allons immédiatement nous mesurer au premier des arbres cités, l'emblématique baobab.
Ce n'est encore que le début d'une longue série d'arbres géants qui rivalisent de beauté dans des paysages fabuleux.
L'arbre à saucisses est lui aussi majestueux !
Côté animaux, le parc est réputé pour abriter une grande population d'éléphants. Ils ont principalement investi le lit de la rivière, on les aperçoit surtout de loin. Néanmoins, de temps à autre, certains croisent notre route pour notre plus grande joie.
En dehors des éléphants, d'autres rencontres insolites vont marquer cette matinée. Singes vervet joueurs ! Mangouste décontractée ! Dik-dik tout menu ! Python grimpeur !
Mais Tarangire est aussi le domaine de la mouche tsé-tsé. Même si ses piqures sont aujourd'hui sans danger pour l'homme, elles ne sont pas moins douloureuses, un peu comme des piqures de taons. En plus, il fait très chaud aujourd'hui. C'est donc avec plaisir et soulagement que nous accueillons une pause piscine et un déjeuner au Sopa Lodge.
Ainsi ragaillardis, c'est reparti jusqu'au coucher de soleil… en page suivante !
Tarangire National Park

Tarangire… au coucher du soleil J6 suite
Tarangire est aussi beaucoup moins fréquenté que les autres parcs nationaux du Nord tanzanien. Effectivement, depuis ce matin, nous avons croisé plus d'éléphants que de véhicules.
En cette fin d'après-midi, la présence des pachydermes ne fait que renforcer la beauté du décor entre les couleurs de la terre et celles du ciel. Une palette et une harmonie parfaites !
Ici pas d'éléphant mais cette euphorbe candélabre est un sujet photographique à part entière.
Tiens, un attroupement. Y a-t-il quelque chose à voir ? En levant la tête, un léopard nous nargue en tirant la langue avant de sombrer à nouveau dans ses rêves.
Pour nous, il est temps de sortir du parc, il est déjà 17 heures. Daniel nous annonce encore trois quarts d'heure de route pour rejoindre notre hébergement, ce qui devrait nous faire arriver juste à temps pour le coucher de soleil.
Un dernier baobab sur la route ? Pas vraiment le dernier ! Il y en a encore bien d'autres, tout au long de la piste complètement improbable qui serpente entre acacias et baobabs, en plein milieu de nulle part.
Comme prévu, le soleil est sur le point de se coucher. Hâtons-nous !
La conception du camp, niché dans les baobabs, est pour le moins originale. Il s'agit de 20 tree-houses sur pilotis perchées à plusieurs mètres du sol. Certaines sont même construites autour des baobabs.
L'intérieur chaleureux et confortable dépasse nos attentes !
La terrasse est le lieu idéal pour assister au coucher de soleil. On s'installe dans nos rocking-chairs et on en prend plein les yeux. Le spectacle est éblouissant, à l'image de cette journée haute en couleurs qui restera le coup de cœur de notre séjour.
Pendant ce temps, une troupe de cobes a investi le point d'eau où une multitude de grenouilles se sont mises à croasser en chœur. La nuit promet d'être animée.
Coucher de soleil à Tarangire

De Arusha à Mafia, la journée de tous les transferts J7 : Dimanche 9 novembre 2014
En dehors de quelques piétinements de cobes, la nuit a été calme mais ce matin, c'est le bourdonnement assourdissant d'un essaim de guêpes qui fait office de réveille-matin.
Départ de bonne heure pour rallier Arusha : 3 heures de route en tout.
Cette journée marque la fin de notre safari dont on peut déjà dire qu'il a été en tout point réussi que ce soit par la qualité exceptionnelle des hébergements, la variété des paysages, les rencontres animalières intenses ainsi que l'attention et la gentillesse de notre chauffeur.
Côté météo, il a fait très beau et chaud (autour de 30 degrés) et nous sommes toujours passés entre les gouttes bien qu'étant au début de la petite saison des pluies. Mais ce n'est pas pour autant la fin du voyage, nous amorçons en fin de matinée le deuxième volet du séjour, avec six jours supplémentaires sur l'île de Mafia.
Notre vol de Arusha à Mafia est d'ailleurs un voyage à part entière. Avec une escale à Zanzibar et un changement d'appareil à Dar es-Salam, c'est une traversée d'une bonne partie du pays que nous nous apprêtons à entreprendre. Départ de Arusha à 12 h 15. Arrivée à Mafia à 15 h 30.
Peu après le décollage de Arusha, dans un petit avion d'une douzaine de places de la compagnie Coastal Aviation.
La côte et l'océan Indien sont en vue Survol d'un banc de sable Atterrissage imminent à Zanzibar Et re… décollage presque immédiat après avoir embarqué deux passagers supplémentaires.
A Dar es-Salam, après un court transit, on repart à bord d'un autre appareil pour notre destination finale, Mafia.
Une vingtaine de kilomètres au large de l'estuaire de la rivière Rififi qui s'échappe de la réserve de Selous, l'archipel de Mafia est beaucoup moins touristique que son voisin Zanzibar.
Parmi un certain nombre d'îles, d'îlots et de bancs de sable, la plus grande d'entre elles, Mafia, 50 kilomètres de long et 15 kilomètres de large, est entourée d'une barrière de corail. Plus de la moitié des côtes de l'archipel a été classée en réserve marine.
Côté végétation, rien à voir avec les savanes du continent. C'est une île tropicale où les palmiers côtoient mangrove et forêt humide. 40 000 habitants répartis sur 24 villages vivent sur les différentes îles (Mafia, Jubondi, Chole, Juani). Ils tirent leurs ressources de la pêche et de l'agriculture. Ils sont principalement musulmans.
Pour notre séjour, nous avons opté pour une petite structure de sept bungalows en bord de mer, au sein de la réserve marine : Pole Pole Bungalows.
Accueil efficace et attentionné de la part d'Anne, la manager (Française de surcroit), prête à se mettre en quatre pour nous rendre le séjour inoubliable et… il le sera 🙂
Pole Pole signifie "doucement, doucement" en swahili. Ce sera notre devise pour les six jours à venir.
Plage île de Mafia

Pole Pole : l'hôtel et son environnement J8 à 12 : Du lundi 10 au vendredi 14 novembre 2014
Nous avons souvent eu la chance d'être surclassés dans les hébergements. C'est à nouveau le cas cette fois-ci puisque sur sept bungalows dont cinq doubles et deux familiaux, nous héritons d'un familial, en outre le mieux situé en surplomb de l'océan.
Avec deux chambres, un patio, une terrasse et une adorable petite tonnelle, nous avons de quoi nous étaler ! L'entrée dans le patio, au fond la tonnelle ! La vue sur le patio et l'entrée, depuis la tonnelle. La chambre simple, mais joliment décorée dans des matériaux locaux. Sur la terrasse un lit zanzibari invitant au farniente !
L'ensemble est situé dans un jardin tropical luxuriant où dominent des espèces tels que cocotiers, manguiers et autres arbres fruitiers (fruits de la passion, noix de cajou). Ils attirent quantité d'oiseaux, de papillons et de petits reptiles ainsi qu'une colonie d'écureuils à l'origine de joyeuses cavalcades jusque sous la charpente de notre habitation.
L'hôtel possède aussi son propre jardin potager bio, comprenant laitues, tomates, melons d'eau, poivrons et différentes herbes et épices. Profitons-en immédiatement pour louer la cuisine, excellente et raffinée, essentiellement à base de poissons et de produits de la mer, une combinaison de différentes traditions culinaires assortie d'une touche italienne, propriétaire italien oblige. Un régal !
Sur ce, il est temps d'explorer un peu les environs. A partir de la plage, on peut longer le littoral vers l'ouest. C'est parti !
Le sentier se fraie un passage dans d'épaisses mangroves, régulièrement interrompues par quelques fenêtres donnant sur l'océan où seules les frêles embarcations locales se glissent discrètement.
Ces mangroves constituent des habitats et des nurserys importants pour les espèces juvéniles de poissons et de crustacés.
Un bout de plage entre le Pole Pole et son voisin Kinasi Lodge abrite un mini chantier naval où quelques pêcheurs sont en train de redonner des couleurs à leur cher Habibi, leur bateau chéri.
On pourrait ainsi continuer pendant des kilomètres mais nous, on n'ira pas plus loin que cet énorme baobab.
De retour au point de départ (la plage de Pole Pole), si on poursuit vers l'est, on arrive au bout d'une petite dizaine de minutes, au Mafia Lodge qui abrite aussi un centre de plongée , Mafia Lodge Diving Center, chargé d'organiser les activités pour le compte de Pole Pole.
En effet, une excursion par jour en bateau dans la baie de Chole est incluse dans notre forfait. En outre, Hervé, lui, a pris un forfait comprenant huit plongées.
Nous sommes donc impatients de savoir comment tout ceci va pouvoir s'articuler. Manifestement, c'est un peu plus compliqué que prévu.
Dans la mangrove

Excursions dans la baie de Chole
De nos précédents voyages vers des destinations de plongée, nous avions l'habitude d'organiser nos activités de la manière suivante : Hervé partait en général le matin pour deux plongées successives, ce qui le faisait revenir en début d'après-midi. Nous avions ensuite tout l'après-midi pour être ensemble.
Or, ici, en raison de marées importantes, découvrant la baie sur plusieurs centaines de mètres devant notre hôtel, toutes les activités, que ce soit la plongée ou les autres excursions en mer, sont tributaires de ces horaires.
Pour Hervé, selon les jours, la plongée pourra (devra) se faire à l'extérieur ou à l'intérieur de la baie. Elle pourra aussi bien débuter à 7 heures qu'à midi. La plupart du temps, les sorties plongée ne seront pas compatibles avec les autres excursions en mer, ce qui signifie que nous serons parfois séparés une bonne partie de la journée.
Sur l'ensemble de notre séjour, les excursions incluses ont été les suivantes : snorkeling (2x), Chole Island Tour, Marimbani Sandbank ainsi qu'une croisière dans la baie au coucher de soleil.
Snorkeling
Une première fois à Coral Garden en compagnie de Cristina et Anders, un couple suédois de Göteborg et la deuxième fois, j'ai eu droit à une sortie en exclusivité à Small Rock. Mon retour en compagnie de mon équipage. Bien entourée, non ?
Chole Island Tour
Chole est l'île la plus proche de Mafia. Nous sommes quatre à bord, encadrés par trois hommes d'équipage : Anders et Cristina de Göteborg, Isabelle de Genève et moi. La visite commence par quelques sites historiques : ruines de bâtiments construits par les Arabes au XIème siècle, et d'autres par les Allemands au XIXème siècle, vestiges de la prison et du marché datant de la période de l'esclavage.
La balade se poursuit dans une forêt de baobabs et d'arbres fruitiers géants abritant la plus grande colonie de chauves-souris frugivores du pays.
Enfin, après être passés dans le village où la population vit toujours sans eau douce ni électricité, nous terminons la visite au seul bar de l'île situé sur la seule plage donnant vers l'ouest où nous sommes aux premières loges pour assister au coucher de soleil sur Mafia.
Marimbani Sandbank
Marimbani est un magnifique banc de sable apparaissant lentement à marée basse et disparaissant complètement à marée haute. C'est en plus un fantastique site de pique-nique. Quand, en outre, la sortie permet de réunir plongeurs et non-plongeurs, tous les ingrédients sont réunis pour en faire un moment inoubliable.
Pourtant, la journée commence sous des nuages menaçants.
Pour l'instant, peu importe puisque nous commençons par mettre la tête sous l'eau. En effet, la sortie débute par une séance de plongée pour les plongeurs (Casimir, Jean Georges et Hervé) et du snorkeling pour Sonja et moi. Cap sur Coral Garden !
A la surface ou par douze mètres de fond, le jardin de corail est une merveille où le ballet des poissons magnifie la beauté du récif.
Mais il faut effectivement être au fond pour pouvoir saisir davantage de détails, notamment ce discret poisson-feuille préférant se fondre dans son milieu… … où la délicatesse du manteau de ce bénitier.
Pendant ce temps, le ciel a retrouvé sa limpidité et c'est sur une mer d'huile que nous faisons maintenant route vers le fameux banc de sable.
Pendant que l'équipage s'active pour préparer le barbecue et dresser la table, je reste à barboter au bord de l'eau.
Après avoir fait honneur au bon plat de poisson (snapper = vivaneau), une dernière balade sur ce banc éphémère et encore une nième baignade. A cette heure, il fait meilleur dans l'eau.
Le retour se fait à la voile, une façon de mieux expérimenter la devise locale… "pole pole" .
Une journée formidable… tout simplement !
Sur le banc de sable de Marimbani

Plongées à Mafia Compte-rendu fait par Hervé
Mes plongées à Mafia ont été une très bonne surprise aussi bien par la qualité que la densité des coraux et des poissons. Il faut dire que c'est une réserve où la pêche n'est autorisée que pour de très petits bateaux et seulement à la ligne. J'ai vu aussi quelques rares apnéistes locaux avec un fusil harpon.
Concernant les coraux, ils sont très variés et en excellente santé. Leur densité est parfois impressionnante. Pas de zone morte du tout, pas d'algues. Cette bonne santé du récif est dûe à plusieurs facteurs : peu d'hôtels sur l'île, peu de population locale et aucune activité industrielle. Les côtes sont largement occupées par des mangroves et l'île est à une vingtaine de kilomètres au large des côtes africaines. Il y a très peu de bateaux à moteur et les bateaux de plongée ne jettent pas l'ancre, les plongées étant toutes des dérivantes, avec des courants très variables.
Autre fait surprenant : la visibilité comme la qualité et la quantité de la faune sont aussi bonnes à l'intérieur comme à l'extérieur du lagon. Dans l'ensemble la visibilité varie entre 15 et 30 mètres, du moins en cette saison.
Les moniteurs, au nombre de cinq, parlent tous plusieurs langues et sont tous très cool.
Les plongées durent au minimum 45 minutes. Si un membre de la palanquée est un peu juste en air, il remonte avec la bouée du moniteur, les autres pouvant poursuivre leur exploration. C'est très appréciable de pouvoir être assuré de faire toute sa plongée. Une plongée du bord entre 6 et 10 mètres de profondeur à la recherche de petits animacules ("Nudibranches City) et d'un gros banc de carangues a même duré 90 minutes, en binôme avec le moniteur.
Quatre plongeurs au maximum par palanquée et en général de niveau comparable. Le club ayant plusieurs bateaux, nous n'avons jamais été plus de 12 par bateau, ce qui laisse largement toute la place nécessaire à bord. Les briefings sont clairs, ni trop longs ni trop courts. Pas encore de Nitrox mais c'est en projet, paraît-il.
Les poissons sont peu farouches ce qui permet de les approcher de près. Une de mes plus belles rencontres fut avec une Loche d'au moins 50kg ou peut être 100 qui venait droit sur moi et qui m'a frôlé en passant, en pleine eau, sans dévier de sa route.
Ma plongée favorite a été celle faite sur le site de Coral Island en compagnie du moniteur et d'un couple de Français, moniteurs de plongée à Mayotte. Plongée "carrée" à 27 mètres de 60 minutes avec une bouteille de 12 litres. Paysages fabuleux, calme et sérénité, innombrables poissons dont certains rares, champs de coraux magnifiques disposés avec une harmonie incroyable, exemple de ce que la nature sait faire quant on la laisse s'exprimer pleinement, beaucoup d'émotions.
En un mot, un moment exceptionnel, sans doute une de mes plus belles ambiances de plongée, toutes destinations confondues. En plus, c'était ma 400ème.
Bref, j'ai vraiment eu beaucoup de plaisir à plonger à Mafia.
Fonds sous-marins Mafia

Croisière au coucher du soleil
C'est notre dernière soirée au Pole Pole et à cette occasion Anne la manager nous a prévu une croisière au coucher du soleil. Elle s'est aussi arrangée pour que nous soyons les seuls à bord du bateau ;-) Comme l'hôtel est orienté vers l'est, le seul moyen pour assister au spectacle du soleil couchant est de s'éloigner un peu de la côte en bateau afin de faire face à l'ouest. C'est parti !
Une fois à distance de la plage, l'équipage hisse les voiles. C'est dans un silence religieux que l'embarcation glisse sur l'océan.
Bientôt le ciel commence à se teinter d'une douce lumière.
Le bateau s'approche de l'île voisine de Juani et s'immobilise à proximité de ces îlots rocheux, lieu de ralliement pour la nuit de quantité d'aigrettes.
C'est le moment de trinquer et d'apprécier le jus des noix de coco fraîches que nous avions commandées.
Encore un peu de patience avant que le ciel ne s'embrase et que le soleil, tel un ballon de feu, ne glisse vers l'horizon.
Au moment où il disparaît, nous assistons, incrédules, à un phénomène rare, l'apparition fugitive d'un rayon vert. L'histoire du rayon vert n'est donc pas un canular mais bien un véritable phénomène optique.
Une fois le soleil couché, nous reprenons la mer alors que le ciel se pare de teintes allant de l'orangé au violet en passant par le rose et le mauve.
La nuit est déjà tombée quand nous accostons sur la plage. Là une autre surprise nous attend : Anne a fait dresser pour nous une table sur le sable en bord de mer, pour un dîner en tête à tête à la lueur des bougies et sous la voûte étoilée.
Une chouette initiative pour une fin de séjour toute en émotion !
Coucher du soleil sur Mafia

Le mot de la fin
Impressions générales
Ce voyage court mais alliant deux pôles d'attractivité différents (safari et plongée) a été particulièrement dépaysant. Nous avons vraiment eu l'impression de faire deux voyages en un.
La partie safari (cinq jours pleins) a été intense et nous a permis de découvrir une grande concentration d'animaux en très peu de temps. Les puristes prétendront sans doute que quatre parcs ou réserves en cinq/six jours, c'est trop. C'est également ce que nous craignions mais au final nous aurions bien du mal à en éliminer un a postériori tellement ils sont tous singuliers.
D'abord, trois d'entre eux (Manyara, N'Gorongoro et Serengeti) se concentrent sur le même axe routier. Il serait donc difficile d'en éliminer un. Leur enchaînement permet une montée en puissance dans l'approche de la faune. Tarangire est un peu plus excentré par rapport aux trois précédents mais rien que ses paysages avec ses arbres géants et sa terre rouge valent le déplacement. Il a en plus l'avantage d'être le moins fréquenté des parcs du Nord.
A propos de fréquentation, c'est dans le cratère du N'Gorongoro qu'elle est la plus élevée avec un pic en fin de matinée. La végétation rase la rend encore plus flagrante.
Si on devait comparer avec la Namibie, je dirais que cette dernière se prête mieux à un voyage plus long, axé sur une découverte plus diversifiée du pays alors que la Tanzanie a surtout mis l'accent sur l'aspect safari, plus adapté à un court séjour. Dans l'objectif de ce voyage, le safari convenait donc parfaitement bien et nous a donné entière satisfaction.
Le seul petit reproche que nous pourrions faire à notre agence de voyages serait de ne pas nous avoir proposé un enchaînement un peu différent des parcs qui nous aurait fait finir au Serengeti d'où nous aurions pu revenir en avion au point de départ.
Le fait de ne pas conduire nous même ne nous a pas réellement manqué. Pour une si courte durée, c'était au contraire un avantage, notre attention étant entièrement dirigée vers les animaux et les paysages. Néanmoins, self drivers inconditionnels s'abstenir !
En revanche, ce qui nous a réellement manqué, c'est de ne pas pouvoir randonner. C'est pourquoi, si c'était à refaire, nous intègrerions sans doute un walking safari.
La partie séjour/plongée a été une excellente surprise puisque nous avons trouvé à Mafia une destination de plongée hors pair, avec un parc marin protégé et un récif en excellente santé, très bien préservé. Sans parler de l'hébergement au Pole Pole où confidentialité, charme et convivialité riment avec sens de l'accueil et disponibilité.
Mafia reste d'ores et déjà une destination de plongée à retenir pour un futur voyage qui pourrait être complété par les parcs du Sud tanzanien (Ruaha et Selous ?). Une idée à creuser ;-)
Un mot sur les hébergements
Sur ce point, rien à redire. La sélection de notre agence a été parfaite, aucune fausse note. Je ne reviens pas sur l'hôtel à Mafia, le Pole Pole, déjà largement encensé plus haut ;-)
A propos des hébergements pendant le safari : - le plus original du point de vue architectural : Tarangire Tree Top - le plus original du point de vue de l'ambiance"out of Africa" : Serengeti Pioneer Camp - le plus accueillant : Escarpement Lodge à égalité avec le Pole Pole. - plus classiques mais très bien aussi : Coffee Lodge et Plantation Lodge
Remerciements
A notre chauffeur Daniel, efficace, toujours de bonne humeur, excellent guide et conducteur. A Anne, manager du Pole Pole pour toutes ses petites attentions. Nous espérons la revoir dans le futur et pourquoi pas au Mozambique où elle a pris ses fonctions depuis peu dans un resort de l'archipel des Quirimbas. Encore une idée de séjour/plongée à creuser qui pourrait également se combiner avec les parcs du Sud tanzanien J
Bibliographie/webographie
Comme nous n'avions quasiment pas préparé ce voyage, le seul guide dont je me suis servie (surtout après coup) est celui fourni par l'agence : Guide Mondeos "Kenya, Tanzanie et Zanzibar"
Je tiens néanmoins à signaler l'excellent site Internet de B.L. très complet et bien illustré. Une mine d'informations. http://safari-tanzanie.net/
Un dernier mot ?
Une belle destination qui suscite… l'envie d'y retourner !
Poisson empereur juvénile

FIN 😉
Pourquoi faites-vous un carnet de voyage
Bonjour à tous ,
Je lis les carnets de voyages , certains sont franchement intéressants , d'autres lassants , mais je me pose aujourd'hui la question : pourquoi fait on un carnet de voyage ?
La discussion est ouverte , à vos claviers .
Merci , Hannah
Je lis les carnets de voyages , certains sont franchement intéressants , d'autres lassants , mais je me pose aujourd'hui la question : pourquoi fait on un carnet de voyage ?
La discussion est ouverte , à vos claviers .
Merci , Hannah
Loi sévère à l'île Maurice, spray au poivre et avocats
INFORMATION :
Je suis un touriste français . J 'ai été arrêté le 8 septembre à Maurice , pour port d 'arme interdite ( un spray au poivre ) , jugé et condamné d 'après la loi mauricienne , puis expulsé , et interdit de séjour à Maurice à vie . En plus , je me suis fait escroquer 200 000 roupies par un « ami » mauricien . ( voir photo jointe ) Voici l 'histoire , que je raconterai dans un livre :
EXTRAITS de mon livre « le diable au Paradis , à Maurice » à paraître sur internet , à partir d 'Octobre/Novembre 2014, en lecture directe et e-book , distribué en version papier dans toutes les bonnes librairies , et sur Amazon . écrit en français , traduit en anglais , et peut -être chinois , allemand , espagnol , italien , créole mauricien et réunionnais , indi , arabe , afrikaner. Tous droits réservés .
<< …
L'aéroport
Je suis au commissariat de l 'aéroport Sir Ramgoolam , il est 16 H , on est le lundi 8 septembre 2014 Je suis parti à 4 h pour prendre l 'avion , de Madagascar , pour aller à La Réunion , via l 'Ile Maurice . ll y a donc exactement 12 h que j 'ai quitté mon hôtel à Tana et que je n 'ai pas mangé , à part une poignée de cacahuètes en vol . Je suis fatigué , en hypoglycémie et stressé . L 'avion a atterri à 10 h et depuis ce ne sont que formalités : Contrôle des passeports , questionnaire concernant la fièvre ébola , puis les douanes …
La douane
Au contrôle douanier , je pensais n ' avoir rien à déclarer , sauf déclarer que j 'étais satisfait d 'arriver à Maurice , et d'aller me reposer un après midi à la plage , avant de repartir le lendemain travailler dur à la Réunion ; Erreur , il y avait dans ma valise de soute , un spray au poivre, qui m 'était indispensable pour aller assurer une mission humanitaire en brousse , à Madagascar , où il est dangereux de s' aventurer , car même si on se méfie , cela ne suffit pas , une agression , est très possible . Je suis thérapeute , je soigne bénévolement des malades, pour le plaisir de rendre service , mais cela ne dispense pas d'être victime d 'un vol , et ne pas avoir de spray est donc là - bas , une infraction passible d'une lourde peine , voire de la peine de mort, car un vol se fait avec violences , et cela peut mal finir ... Il vaut mieux donc être prudent ... Mais , arrivant à Maurice , les douaniers fouillent méthodiquement ma valise de soute , et trouvent un spray au poivre , d 'autodéfense . Je ne savais pas que cela était interdit , vu qu 'en France la plupart des femmes en ont un dans leur sac à main , et toutes les cuisinières ont du poivre dans leur cuisine ... ! De plus, je n 'y pensais plus du tout , et bien qu 'il y ait à l 'aéroport des affiches précisant les objets interdits , on insiste surtout sur les objets en cabine . Si j 'y avais pensé , je ne savais pas de toutes façons que c 'était prohibé à Maurice , ni punissable lourdement , et le fait de n 'y passer que 24 h aurait pu me sembler une circonstance atténuante . Je me suis fait confisquer une fois un couteau avant l 'embarquement dans un avion à la Réunion , événement plus grave , mais c'était par pur oubli dans mon sac à dos, dans une poche latérale , après un pique - nique , et parce que j'avais mal vérifié avant le départ . En passant à la douane à Maurice , il y avait aussi dans ma valise un gros couteau , mais cela , les douaniers me l 'ont confirmé , c'est autorisé , de même que le port d 'un sabre à canne , même hors d 'un champ . Or , il y a beaucoup plus de crimes à coup de sabre que par spray au poivre . Evidemment , c'est peut être parce que les sprays au poivre sont interdits , mais à la Réunion , l 'alcool et le tabac tuent également plus que les sabres et le poivre réunis . Cela doit être pour lutter contre cet autre fléau, l 'alcoolisme , que la douane a également saisi une bouteille de whisky dans ma valise , ou peut - être pour fêter mon arrivée . On a promis de me rendre cette bouteille à mon départ , on verra ... mais vide ou pleine ? En tout cas je n 'ai eu aucun reçu , et je ne sais pas où m 'adresser le jour de mon départ . De plus avec les bagages à enregistrer côté départ , cela risque d 'être compliqué ... Bref , je pensais qu 'on allait me confisquer simplement le spray au poivre , comme le whisky ... ( dont je reconnais avoir transporté 2 bouteilles , plutôt pour les offrir que pour les boire moi - même ...) , mais le douanier me dit que je suis dans de beaux draps , il le répète 2 ou 3 fois , en semblant chercher une solution , écrite sur mon front , ou entre mes sourcils ... Je reste sans parole , surpris par la tournure des événements . Puis , il me dit que le seul droit que j 'ai , c'est de garder le silence , et me dit de le suivre dans un bureau . Tout un bataillon de douaniers virevolte autour de moi . J 'appelle le taxi qui m 'attend pour lui dire que j 'aurai 1/2 h de retard environ . Mais du bureau , on me conduit dehors . et je réalise que j 'aurai du attendre mon avion pour La Réunion dans la zone internationale , en transit , plutôt que de vouloir aller au soleil …
le commissariat :
Mais c'est trop tard , je suis pris dans l 'engrenage , la police me fait charger ma valise dans le plateau du pick-up . A la place de soleil , c'est à l 'ombre que je vais me retrouver ... Je me demande si je fais un cauchemar , et je réalise que je suis acteur dans un film d 'Hollywood , " les experts à Miami " ou une série de ce genre ... Mais je ne vois ni caméraman , ni Stallone ... On m 'emmène au commissariat : toute une procédure longue et complète se déroule . C'est normal , c'est la loi ... : rapport détaillé des circonstances , prise d 'empreintes en 4 exemplaires ( 2 fois, mais que les mains , pas les pieds ) , photographies de la bombe ( euh , je préfère dire , du spray .. ) au poivre sous tous les angles , et envoi sous scellés de l'arme du crime , au laboratoire central, pour expertise ... Le temps est passé , plus ou moins vite ... Je demande à aller aux toilettes , malgré la difficulté de l 'opération avec les mains pleines d 'encre ... Puis je demande à manger , un policier accepte d'aller me chercher un briani , avec les 200 roupies , qu' heureusement j'ai encore conservées depuis mon dernier séjour . On me rend la monnaie , et je me nourris avec satisfaction . J 'en profite pour prendre un cachet d ' Attacand , ( un nom mal choisi pour la circonstance ), c'est un médicament contre l 'hypertension , dont je souffre . Par chance j 'en ai avec moi , ce n 'est pas le moment de faire un infarctus.. Après avoir bataillé sur mes téléphones personnels pour obtenir les coordonnées de l 'ambassade de France à Maurice , après avoir appelé à La Réunion , après avoir eu 3 fois le serveur vocal du consulat à Maurice , je finis par avoir en ligne le service des passeports , où une gentille dame a accepté de prévenir le consul . Moi je n 'ai plus de crédit téléphonique , heureusement , il me rappelle enfin . J 'ai par bonheur encore un peu de batterie . Il est en poste depuis peu , et tout ce qu 'il peut faire c'est de me fournir par mail une liste d'avocats de Port - Louis . je n 'ai pas de bonne connexion internet , et je ne peux pas ouvrir la pièce jointe . Je déprime , et je me lance dans une analyse complexe et fastidieuse de la manière dont sont agencés les carreaux sur le sol du commissariat : largeur des joints , inclinaison relative d'un carreau par rapport à l 'autre , probabilité des découpes le long des murs , etc …
Jean- Paul l 'escroc:
A 18 h , Jean - Paul arrive . Ce n 'est pas le pape Saint Jean - Paul 2 , paix à son âme , mais c'est mon Sauveur ! ... Grâce à lui , je peux sortir du commissariat : il s 'est porté responsable de moi , et a déclaré être d 'accord pour me loger chez lui , , allée Brillant à Vacoas , en attendant que je comparaisse devant un juge le lendemain . Il met en jeu une caution pour cela . Je lui suis très reconnaissant . Il a confiance en moi car je le connais depuis 3 ans . Je lui loue régulièrement des voitures , chaque fois que je viens à Maurice .* ( J 'ai compris son système , sans lui en faire part : il les loue 900 rps avec des amis à lui , et me les reloue à 1200 rps ... ce n 'est pas grave , je sais que la vie est dure , j 'accepte de lui procurer ce petit bénéfice , c'est le prix de l 'amitié ... ) Une fois , j 'ai roulé trop vite avec une SWIFT qu 'il m 'avait louée , sur un gendarme couché ( pas un vrai , un ralentisseur en béton.. ! ), et j'ai abimé le carter inférieur . Je n 'avais pas signé de contrat , pas laissé de caution . j 'aurais pu lui dire de se débrouiller , mais j 'ai tenu à payer toutes les réparations . En gros , il a fallu changer le moteur ... Il faut prendre ses responsabilités , il y a un code de l'honneur , il faut avoir le respect des autres . C'est pour cela que Jean - Paul me fait confiance , et aujourd'hui , un bienfait en vaut un autre , ma bonne conduite a payé ( pas la conduite de la voiture SWIFT , je parle de l 'honnêteté de ma conduite envers Jean - Paul ) . D'ailleurs , moi aussi je lui fais confiance , il est sympathique , prêt à rendre service , et j 'ai eu envie moi aussi de l 'aider : j'ai commandé pour lui sur internet 10 GPS , que j 'ai eu à 2400 rps pièces , avec la carte de Maurice intégrée . Il pourra les revendre plus cher à ses amis loueurs de voiture , qui eux même pourront les louer aux touristes , en même temps que les autos . Il les a reçus par la poste directement du web , mais m 'informe qu'il a vu qu 'on en trouve à Galaxy à moins cher . Il me dit qu 'il ne pourra les vendre qu 'à 2000 rps ... Tant pis , je serai perdant , mais bon , j 'ai mal calculé ... tant pis ... A ce jour , je n'ai rien touché là dessus de toutes façons, car pour remercier JP , je lui fais cadeau de l 'argent de la vente de ces GPS , dans les 20000 ou 30000 rps pour le remercier de m 'aider au commissariat . Par ailleurs , nous avons des projets , et je pense que nous pourrons monter des affaires ensemble dans le futur , par exemple, immobilières . J ai aussi l 'intention d 'acquérir le statut de résident , en achetant une de ces magnifiques villas, chères mais luxueuses , que proposent diverses agences . Jean - Paul me dit que son cousin (Mr Ramsee ) est un ancien chef de la police à Vacoas , et que tout va s 'arranger . D'ailleurs , il m'a conseillé de ne pas prendre d 'avocat , "ce sont tous des voleurs , ils vont te plumer , ils vont te prendre 25000 rps pour commencer , et ils vont faire trainer le procès en longueur , pour te prendre le plus possible !" , m 'a t il dit , " ils vont s 'arranger avec le juge , et partager ensuite ! " " C'est comme ça à Maurice " , " ne t 'inquiète pas , tant qu 'à payer un peu , autant bien employer ton argent , je vais payer les cautions , les amendes , tout ce qu’il faut, et ça ira plus vite , sinon tu es là pour 3 mois ! " ... En fait , il m’a dit par la suite qu’il voulait aussi corrompre les policiers , , le procureur , le juge … Pour le moment , je pense : « Béni soit le ciel de m'avoir envoyé un conseillé aussi avisé ! » Je suis un peu superstitieux , et je crois déceler parfois des signes , parfois ironiques , comme le nom de l 'aéroport " Plaisance " , ou plutôt rassurants , comme là : j'ai appris au commissariat que celui que je connaissais sous le nom de Jean-Paul Pierrette, s 'appelle en fait LAVAL Jean Paul Pierrette . Je pense alors au père LAVAL , pour la mémoire duquel une cérémonie a lieu ces jours ci d 'ailleurs ... Sans Laval Jean - Paul PIERRETTE , en effet , j 'étais dans de beaux draps , comme l'avait dit le douanier ... Il prend les choses en main : il distribue l 'argent que je lui ai donné avec efficacité et parcimonie :: je crois qu ‘il paye beaucoup de caution et d’amendes , e, mais par la suite , il fait semblant de m ‘avouer qu’il a donné 10000 rps , au chef de la police de l 'aéroport , pour qu 'il accepte de me laisser partir chez lui à Vacoas au lieu d'aller en prison , et par exemple aussi 10000 rps à ceux qui m ' ont accompagné au tribunal le lendemain , pour ne pas me menotter et me matraquer . Nous partons dans sa voiture : nous nous arrêtons aux distributeur de billets de Curepipe .Il faut absolument de l'argent pour le lendemain, car le lendemain , il va falloir payer une grosse caution, et une amende . J'ai 2 cartes bancaires : je retire 40000 rps avec l 'une , et 20000 rps avec l 'autre , avant qu 'elle soit avalée par la machine ... Le sort s 'acharne contre moi ... Je téléphone à un ami pour qu 'il m 'envoie de l'argent 77000 rps ( 2000 eu ) par western-union , au nom de jean paul PIERRETTE , car je ne peux pas les retirer moi-même , vu que mon passeport a été confisqué au commissariat de l 'aéroport , ainsi que mes billets d 'avion . On craint que je m 'échappe , et je ne me sens pas de partir à la nage ... en fait , c'est plutôt que je ne veux pas mouiller ma valise ... Bref , je confie l 'argent à Jean Paul , car il en aura besoin le lendemain pour payer ma caution , pour que je sois libre et ne rentre pas en prison . Il me dit que ce ne doit pas être moi qui paie , mais une personne extérieure , et que personne ne doit savoir que je lui ai donné cet argent . Nous arrivons à Vacoas , où il me prête une petite voiture , et me dit de me rendre à Alpha Villa , à Flic en Flac , pour y passer la nuit .
Le tribunal de Mahebourg :
Jean Paul vient me chercher . Il m 'accompagne au poste de police , et les policiers doivent me conduire au tribunal de Mahébourg , où je dois être présenté au juge Jean - Paul m 'informe qu 'il a pu retirer l 'argent chez Western Union . Je suis soulagé ... J 'avais peur de ne pas avoir assez pour tout payer ici En effet , JP , a sacrifié une journée de son travail , à " transferts Coquille Bonheur " , il a fait croire à son patron qu'il était malade , pour pouvoir se consacrer à moi aujourd'hui . Il fait tout ce qu 'il peut pour moi : il discute à présent avec un petit homme à lunettes , très bien habillé , avec une belle cravate marron , peut -être en cuir . Il me glisse : " C'est le procureur , j 'ai pu m 'arranger avec lui , ( j’ai appris par la suite qu’il lui a soit disant donné 30 000 rps , que l e procureur , en fait sans doute un huissier a dit : " quoi , c'est tout ! , et qu’ lui ai dit qu’il n 'avait pas plus ). Mais , c'est bon , il va accélérer ton passage devant le juge , tu iras dans une chambre ( un bureau ) au lieu de passer devant tout le monde , et au lieu d 'attendre 3 mois, ce sera réglé cette semaine , et tu pourras partir en principe samedi Ca dépend , on va faire pour le maximum , déjà , on va dire au labo de se dépêcher pour l 'analyse . " Je patiente avec les policiers dans une petite pièce . A côté de moi , il y a un ivoirien , qui s 'est fait attraper en possession d 'un faux passeport . Il est ivoirien , et moi non plus , je n 'y vois rien , que du feu . Normal , me direz vous , mais je ne savais pas encore que Jean Paul était le diable, à ce moment là ... L 'ivoirien , lui est menotté , il a dormi au poste . Il n 'a pas eu la chance de connaître JP ... ni de pouvoir se faire envoyer de l 'argent . Enfin , on m'appelle pour me présenter au juge . C'est une femme . JP m 'explique : je dois lever la main pour demander la parole , dire " Votre Honneur , je plaide coupable , et je demande des excuses aux autorités mauriciennes , pour ce que j 'ai fait . "Sois bref , ne parle pas trop " , m 'a il dit , et on a répété la phrase magique , qui était peut être en fait une incantation cabalistique . La juge , est en fait très professionnelle , et compatissante . elle me dit que c'est la loi , et qu 'on doit la respecter , et que cela arrive malheureusement souvent qu 'il y ait des touristes dans mon cas . Elle fixe ma caution à 8000 rps , et une reconnaissance à 50 000 rps , qui je crois comprendre est en rapport avec l 'état mauricien , et peut être supprimée , si tout va bien , et que je ne fais plus de bêtises ... Elle fixe la date de la prochaine audience au 12 novembre ... Je pense , pourvu qu 'on puisse faire avancer la date !
Je dois être logé chez JP , et je dois aussi pointer, et aller signer un registre , tous les jours au poste de police de Vacoas . Nous sortons , JP me dit : " tu t 'en sors bien ! tu as vu ? elle qui est si méchante d 'habitude , elle ne t 'a mis que 8000 rps ! et s'est presque excusée de te juger ! c'est incroyable , comme l 'argent peut changer les gens ! " "Courage ! il faut continuer , ça va s 'arranger ! , je m 'en occupe " C'est un excellent avocat , même si il n 'en a pas le diplôme , il sait réconforter , et au moins les choses avancent vite avec lui , pas comme avec les vrais avocats , qui ne pensent qu 'à leur compte en banque ! Lui , il utilise le système , " puisque ça marche comme ça , " dit il , " il faut en profiter ! " Et moi , tout ce que je veux , au point où j 'en suis , c 'est rentrer chez moi , rejoindre ma famille, qui se ronge les sangs , reprendre mon travail , car mon cabinet est complètement désorganisé . Quitte à payer un peu , il faut absolument limiter les dégâts . Chaque jour qui passe me fait perdre de l 'argent à La Réunion , par le manque à gagner , et parce que je ne m 'occupe plus de mes affaires . Tout prend du retard , c'est la galère . Ca commence à chiffrer . C'est la peine de mort civile que je risque à la Réunion à mon retour , si ça se prolonge trop : je ne pourrai plus payer mes traites bancaires , on va saisir ma maison , je vais perdre mon travail aussi : c'est la peine de mort civile ... et si je fais une dépression nerveuse , cela peut aller jusqu' au suicide : la vraie peine de mort …
Je dis à JP , la maison est en train brûler , mais il faut sauver les meubles ! car si les meubles brûlent , je vais brûler avec ! La chaleur n 'a pas l 'air de le gêner ... Moi, je me gave de GAVISCON , tant l 'estomac me brûle en permanence . Il faut dire qu 'effectivement je suis très con d 'en être arrivé là ... Et avec tout ça, je n 'ai pas une seconde pour aller me faire bronzer sur les plages . Tant mieux , il fait déjà assez chaud comme ça ... Bref , je suis conscient de tout ça , et que le pire peut encore arriver ... Je suis donc les instructions de JP à la lettre , à commencer par prévoir de quoi payer l'amende ( fee ) que je vais devoir régler jeudi ou vendredi quand je vais passer au Court , la magistrature de Mahébourg . Avec les 77000 rps , JP a pu payer la reconnaissance de 50 000 rps , et j 'ai récupéré 27 000 rps , car j'en avais besoin pour vivre , payer ma location d 'appartement , et de quoi manger ... Après ça , il ne me retste plus rien ... Alors je téléphone à ma banque et je demande de débloquer 2500 eu ( 97 000 rps ) pour que ma secrétaire , Bélinda , les envoie à JP par Western Union . Et effectivement , c'est un vrai Western ... ( certaines filles à Madagascar , appellent ça Sperm Union ... car elles dépouillent les gogos qui tombent amoureux d 'elles , mais ça c'est une autre histoire ... ) Jean - Paul , lui , est le cow-boy qui arrive à pic pour sauver la diligence , le justicier au grand coeur ... Il récupère l 'argent de Western grâce au code que je lui remets . La situation est critique ... JP va tenter , non pas de faire un hold up , mais au contraire il va parler au " procureur " . Il appelle ça : "faire échec et mat " , et moi je dois jouer le rôle du fou, sans doute ... il me dit " si on laisse faire , tu auras une amende de plus de 100 000 rps ou plus , et je garantis pas que tu pourras quitter l 'ile ensuite , ou bien tu seras expulsé et interdit de séjour ... Mais si je parle au procureur , il va s'arranger avec la juge pour qu' elle ne me mette qu’ une amende de 20 000 rps par exemple … ( j’apprendrai par la suite qu’il veut corrompre le procureur avec les 97000 rps , lui dire que que c'est tout ce que j 'ai , et qu' il doit faire avec et partager le reste avec elle ! ) Il me dit qu 'il peut me donner l 'argent à garder jusqu' au procès , mais qu 'attention , je ne me le fasse pas voler , car à Flic en Flac c'est plein de voleurs ! Je préfère donc lui confier ce trésor, clé de ma liberté .
Flic en Flac :
Arrivé à ce stade , je suis très anxieux , presque angoissé . Je suis choqué, en état de choc . Je suis comme sous hypnose , car je dors très mal , et la réalité semble être comme le fruit de mon imagination . Du coup , ayant la sensation de vivre un roman policier , je décide de l 'écrire pour de bon , c'est une manière peut être de m 'évader mentalement , de reprendre le contrôle du scénario . Je choisis le titre " l 'Enfer au Paradis " , me semble correspondre à peu près à l ' histoire . Je vais y décrire ce qui m 'arrive , afin que cela serve de leçon aux touristes qui auraient imprudemment l 'intention de venir à Maurice . Je veux montrer l 'envers du décor , et que sous le sable chaud , les flammes ne sont pas loin ... Je crois encore à ce moment là que les pyromanes sont les autorités , et le système judiciaire... Ecrire , c'est aussi pour moi une manière de faire passer le temps , car je n 'ai pas du tout l' envie , ni , paradoxalement, le temps , d 'aller visiter l 'ile aux cerfs , ou celle aux bénitiers , ou de nager avec les dauphins.. Je dois en effet me présenter tous les jours au poste de police de Vacoas , où d 'ailleurs , alors que l 'on me demandait pourquoi j 'étais sous contrôle , j 'ai déclaré : " terrorisme ! ... " d'un air entendu.. C 'est ce qui a été inscrit sur le registre des signatures journalières , comme si c 'était normal ! … Peu importe , je commence à en avoir vraiment assez, advienne que pourra ! Si ça pouvait accélérer les choses ! Après tout j 'ai réellement apporté une bombe avec moi . Bombe aérosol , certes, mais on fait ce qu 'on peut avec les moyens qu 'on a ... Ecrire , c'est aussi un moyen de me redonner un peu le moral , et de me dire que si je perds tout à La Réunion , si ma vie y est détruite , en temps qu 'écrivain je peux la reconstruire .
Je suis attablé au bar " le Mafioso " à Flic en Flac , quand j 'écris la première phrase du livre . J'ai choisi ce bar , car le nom m 'a plu , et j 'ai eu l 'impression de me retrouver en famille ... Après tout , j 'étais tombé pour port d 'arme prohibé , peut -être avec soupçon de trafic d'armes . mais pour ce deuxième chef d 'inculpation , il n 'y avait aucune preuve . Le whisky , ça ne compte pas , on n 'est pas sous Al Capone , au temps de la prohibition .. Comble du comble, le poste de police de Flic en Flac , se trouve presque en face . Un clin d 'oeil du destin ... Et le nom de cette petite station balnéaire : FLIC en flac , si c'est pas fait exprès , je me fais nonne ... J 'écris à la terrasse du " Mafioso " , et je me dis que je pourrais peut - être renaitre de mes cendres , comme le Phoenix qui est dessiné sur ma bière . Le lendemain , JP m 'informe que le procès ne peut avoir lieu vendredi . Il y a eu des problèmes au laboratoire , et le policier n 'a pas pu transmettre le rapport au tribunal.
Mes espoirs de retour pour le week end à La Réunion sont annihilés Dimanche soir , je me retrouve donc encore attablé au " Mafioso " . C'est là , que pris d'une soudaine envie d'en finir , je ne décide pas d'aller me jeter sous un bus , non , mais , en voyant le commissariat de Flic en Flac si proche , je décide , non pas d 'aller me constituer prisonnier, car je l 'étais déjà , non pas de commettre un autre délit , mais d 'aller m 'informer sur les dates probables , et les suites possibles de cette affaire . Il faut dire que je n 'ai pas trop envie de fréquenter ce type d 'endroit . Quand je vais signer chaque jour à Vacoas , je m 'arrange toujours pour avoir 10 roupies sur moi , car il y a un distributeur de café dans le hall d 'entrée , et psychologiquement , cela est plus facile , car je vais au commissariat boire un café , et accessoirement , je signe le registre des terroristes sous surveillance . Bon, à Flic en Flac , je suis un inconnu qui entre au commissariat , un policier m 'écoute attentivement , et m 'apprend que la fameuse reconnaissance que la juge a chiffrée , ne doit pas être payée . Ce n 'est que le montant à payer si on ne vient pas signer tous les jours , par exemple , ou pour toute autre dysfonction éventuelle dans mon comportement . Jean - Paul m 'a donc menti , et a encaissé l 'argent que je lui ai donné pour régler la reconnaissance ! …
Le diable :
Et d 'un seul coup , je m'effondre , je comprends tout ! JP est un escroc qui a profité de ma malheureuse aventure , pour profiter de la situation et me soutirer de l 'argent . Sur tout ce que je lui ai donné , au total 60000 rps + 50000 rps + 97000 rps , seules 8000 rps ont servi à payer la caution . Le reste , il l 'a pris pour lui ! presque 210 000 rps ! ( 5250 euros !) et à La Réunion , j 'ai perdu sans doute autant, sinon plus ! Je prends la décision de changer le nom de mon livre immédiatement : je l'appelle " le Diable au Paradis ... " . Car c'est au Diable que j 'ai eu affaire en personne , et alors que j 'allais finir par le tirer par la queue , je me rends compte qu 'il est devant moi et que c 'est lui qui me tient . Je comprends mieux , il travaille pour " Coquille bonheur " , et si l 'on a pas de Q , pas de chance , comme moi , à la douane par exemple , il reste " Couille bonheur " . Oui , si il m 'arrive une galère , une couille , comme on dit vulgairement , pour lui c 'est le bonheur ... ! J 'en plaisante , maintenant , mais voilà la suite : je décide de lui tendre un piège pour récupérer mon argent , je vais utiliser le mensonge , comme lui : je l 'appelle le lendemain pour lui dire que j'ai besoin des 97 000 rps qui sont encore avec lui , parce que j 'ai perdu de l 'argent au casino , argent que m 'ont prêté des touristes allemands rencontrés dans un bar , avec qui j 'ai bu un coup , et qui ont compris ma situation . JP n 'y croit pas . Il me dit qu'il va me rendre mon argent , il est furieux , ça sent le soufre , il me dit que justement il a rendez- vous avec le procureur à 17 h , et m’explique qu’en fait , il corrompt des fonctionnaires et qu 'il doit lui donner l 'argent . Le procureur va être en colère , et mon procès va prendre du retard , me dit il . Je lui dis de demander un délai au procureur , Quitte à payer plus cher , je lui mens et j 'explique que je vais lui faire envoyer 3000 eu . Mais les allemands sont costauds et s 'impatientent , et ils ont pris mon appareil photo et mon ordinateur en garantie …
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J 'ai entre temps , pris un avocat , qui lui , a pris 25000 rps . Il m 'explique que la procédure habituelle pour les touristes est de 8 jours maximum , et qu 'il faut faire une demande pour avoir la permission de quitter Maurice et de revenir ensuite pour le procès . Lequel procès peut avoir lieu rapidement d 'ailleurs , et se soldera sans doute par une amende de 20000 rps environ . JP a aggravé mon cas , la demande n'a pas été faite , mon procès au lieu d'avoir lieu rapidement , a été retardé . Et il m 'a fait perdre beaucoup d'argent à La Réunion . Il n 'a pas eu pitié de moi , lorsque je lui ai confié tous les tracas qui m 'attendent là -bas . JP me fixe rendez vous à l 'aéroport lendemain , mardi , à 13 h . Je le retrouve , après avoir attendu un peu qu'il finisse de déposer des touristes à l ' hôtel Shandrani , pas loin de l 'aéroport . Il me fait monter dans son mini van . je lui demande l 'argent . Il veut d 'abord me faire signer un contrat de location à postériori pour la voiture avec laquelle je suis venu . Je refuse , mais je veux bien signer le contrat pour la semaine qui vient . Il refuse , et finit par me donner l 'argent : il a déduit 12000 rps pour les 10 jours de location qui viennent de passer , y compris la journée de mon arrivée . Alors que ça ne faisait réellement que 9 jours . Il m’explique qu’il a de plus soit disant , corrompu des fonctionnaires , ce avec quoi je ne suis pas d’accord ! il déduit aussi 10000 rps qu 'il a soit disant encore donné aux policiers , Il lui reste 75000 rps à me donner . je les mets vite dans ma poche . Quand je recompterai plus tard , je ne trouverai que 74000 rps ... Ce n 'est pas grave , au point où j 'en suis . Je refuse de lui serrer la main , et je le remercie de m'abandonner seul sur le parking , avec mon sac à dos et une boite à chaussures sous le bras . J'arrive chez ABC CAR à l'aéroport . et je loue une petite Nissan . Je loue Dieu également de m 'avoir permis de récuperer déjà les 74000rps .
JP me rappelle au téléphone , alors que je roule vers Curepipe . Il me dis que finalement , il a pitié de moi , et qu 'il a contacté le procureur , qui est d 'accord , mais que le procès aura lieu à Port Louis . Je pense qu 'il veut simplement reprendre les 75000 rps , et je refuse . En effet , il ne sait toujours pas si j 'ai compris son manège , car je ne lui ai rien dit . Je déménage mes affaires de l'appartement où je suis logé , je loue un nouveau studio , et je le signale au poste de police de Flic en Flac . JP m ' a en effet menacé , et je ne tiens pas à ce qu 'il mette le feu , durant la nuit , à la nouvelle voiture de location que j 'ai . JP m 'a garanti aussi que la police va m 'intercepter, puisqu 'il va lever sa responsabilité envers moi , et signaler que j 'ai disparu de chez lui , et de plus il me dit que comme il a eu, corruption, je risque gros . Mais je ne savais pas , et je ne suis pas sûr que ce soit le cas, je pense plutôt qu’il a tout gardé pour lui .De toutes façons , je n’avais pas besoin de ça , ni de ses méthodes , je respecte la justice .( Par la suite j’apprendrai qu’il suffit de suivre la procédure pour payer son amende , et être libéré , même si ce n’est pas agréable d’être expulsé ensuite ) . Je ne vais pas signer le cahier à Vacoas le lendemain, j 'ai rendez vous au tribunal à Mahébourg , pour changer d 'adresse, car il faut l 'accord de la juge . J 'aime bien Mahébourg , petite ville , petit port de pêche . J 'avais participé au tour de l 'ile Maurice à la voile , l'an dernier , et on avait fait escale au Bois des Amourettes , j' avais vu Mahébourg sous un tout autre aspect … ...>
LA SUITE : l ' enfer
à la suite du procès , je suis condamné à verser 20 500 roupies , et expulsé de Maurice , le jour même , en voulant aller récupérer mon passeport , sans avoir le temps de faire tranquillement ma valise . La police m 'accompagne à l 'aéroport . J 'arrive tout de même à déposer une déclaration , une plainte au poste de police de l 'aéroport contre Jean Paul . Si je l 'avais fait avant , cela aurait compliqué mon cas , car j 'étais déjà considéré comme un criminel . … On me signale que n 'ai plus le droit de revenir à Maurice , même en transit d 'avion . Même mon avocat n 'était pas au courant de toutes ces persécutions …
L 'avion atterrit à La Réunion : je suis KO . ... Clin d 'œil du destin , c 'était la marque de mon spray au poivre ( voir photo copier coller le lien svp ) ...
" [ http://godefense.fr/products/pfeffer-ko-spray-de-defense-au-poivre-jet-40-ml ] "
REFLEXIONS :
J 'ai vu l' émission " à vous de juger ", sur MBC News, jeudi 18 à 10 h du matin , on y parlait de l 'importance de l 'accueil des touristes , dès l 'aéroport , pour donner une bonne image de l 'île , pour que les voyageurs gardent un bon souvenir . on disait que le premier contact à l 'arrivée , c'est le chauffeur de taxi , et qu'il faut qu'ils aient une formation . Un touriste satisfait en ramène 5 autres . Un mécontent en fait perdre 20 L 'ile Maurice vit essentiellemnt de son tourisme , il n 'y pas de pétrole , ni de mines de diamants . L 'industrie textile est concurrencée par d 'autres pays . Il y a d 'énormes investissements , d 'énormes efforts supportés par toute le population mauritienne pour relever le niveau de vie . C'est l 'anniversaire de Sir Seewoosagur Ramgoolam, père de l 'indépendance mauritienne, en ce moment . Il doit pleurer de voir agir Laval Jean - Paul PIERRETTE . à vous de juger ! le sympathique Jean - Paul , c'est votre compatriote
à vous de juger ! La loi est elle juste ?
pour ma part , je préfère aller à Madagascar désormais . Les serpents y existent , mais ... mo pa kapav gagn l'esprit trankil ici !
Il y a 2 choses dangereuses à Maurice pour les touristes :
1/ Les escrocs comme Jean Paul et 2/ la loi : trop dure pour un délit commis par ignorance de la loi, par un touriste respectable , et allant jusqu ‘ à l’expulsion et l’interdiction définitive du territoire mauricien .
Tout cela arrive souvent , et ne devrait plus arriver !
Mauriciens honnêtes ! à vous de juger ! et à vous d’agir !! A vous de voter pour les hommes politiques qui agiront pour de nouvelles lois contre les escrocs , et de mieux comprendre les touristes , qui remplissent vos hôtels !
La Réunion , le 25/09/2014,
Joël Innocente touriste français déçu
finalement , le titre du livre pourrait être simplement : « Ile Maurice : l 'enfer … ��
à suivre ...
Je suis un touriste français . J 'ai été arrêté le 8 septembre à Maurice , pour port d 'arme interdite ( un spray au poivre ) , jugé et condamné d 'après la loi mauricienne , puis expulsé , et interdit de séjour à Maurice à vie . En plus , je me suis fait escroquer 200 000 roupies par un « ami » mauricien . ( voir photo jointe ) Voici l 'histoire , que je raconterai dans un livre :
EXTRAITS de mon livre « le diable au Paradis , à Maurice » à paraître sur internet , à partir d 'Octobre/Novembre 2014, en lecture directe et e-book , distribué en version papier dans toutes les bonnes librairies , et sur Amazon . écrit en français , traduit en anglais , et peut -être chinois , allemand , espagnol , italien , créole mauricien et réunionnais , indi , arabe , afrikaner. Tous droits réservés .
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L'aéroport
Je suis au commissariat de l 'aéroport Sir Ramgoolam , il est 16 H , on est le lundi 8 septembre 2014 Je suis parti à 4 h pour prendre l 'avion , de Madagascar , pour aller à La Réunion , via l 'Ile Maurice . ll y a donc exactement 12 h que j 'ai quitté mon hôtel à Tana et que je n 'ai pas mangé , à part une poignée de cacahuètes en vol . Je suis fatigué , en hypoglycémie et stressé . L 'avion a atterri à 10 h et depuis ce ne sont que formalités : Contrôle des passeports , questionnaire concernant la fièvre ébola , puis les douanes …
La douane
Au contrôle douanier , je pensais n ' avoir rien à déclarer , sauf déclarer que j 'étais satisfait d 'arriver à Maurice , et d'aller me reposer un après midi à la plage , avant de repartir le lendemain travailler dur à la Réunion ; Erreur , il y avait dans ma valise de soute , un spray au poivre, qui m 'était indispensable pour aller assurer une mission humanitaire en brousse , à Madagascar , où il est dangereux de s' aventurer , car même si on se méfie , cela ne suffit pas , une agression , est très possible . Je suis thérapeute , je soigne bénévolement des malades, pour le plaisir de rendre service , mais cela ne dispense pas d'être victime d 'un vol , et ne pas avoir de spray est donc là - bas , une infraction passible d'une lourde peine , voire de la peine de mort, car un vol se fait avec violences , et cela peut mal finir ... Il vaut mieux donc être prudent ... Mais , arrivant à Maurice , les douaniers fouillent méthodiquement ma valise de soute , et trouvent un spray au poivre , d 'autodéfense . Je ne savais pas que cela était interdit , vu qu 'en France la plupart des femmes en ont un dans leur sac à main , et toutes les cuisinières ont du poivre dans leur cuisine ... ! De plus, je n 'y pensais plus du tout , et bien qu 'il y ait à l 'aéroport des affiches précisant les objets interdits , on insiste surtout sur les objets en cabine . Si j 'y avais pensé , je ne savais pas de toutes façons que c 'était prohibé à Maurice , ni punissable lourdement , et le fait de n 'y passer que 24 h aurait pu me sembler une circonstance atténuante . Je me suis fait confisquer une fois un couteau avant l 'embarquement dans un avion à la Réunion , événement plus grave , mais c'était par pur oubli dans mon sac à dos, dans une poche latérale , après un pique - nique , et parce que j'avais mal vérifié avant le départ . En passant à la douane à Maurice , il y avait aussi dans ma valise un gros couteau , mais cela , les douaniers me l 'ont confirmé , c'est autorisé , de même que le port d 'un sabre à canne , même hors d 'un champ . Or , il y a beaucoup plus de crimes à coup de sabre que par spray au poivre . Evidemment , c'est peut être parce que les sprays au poivre sont interdits , mais à la Réunion , l 'alcool et le tabac tuent également plus que les sabres et le poivre réunis . Cela doit être pour lutter contre cet autre fléau, l 'alcoolisme , que la douane a également saisi une bouteille de whisky dans ma valise , ou peut - être pour fêter mon arrivée . On a promis de me rendre cette bouteille à mon départ , on verra ... mais vide ou pleine ? En tout cas je n 'ai eu aucun reçu , et je ne sais pas où m 'adresser le jour de mon départ . De plus avec les bagages à enregistrer côté départ , cela risque d 'être compliqué ... Bref , je pensais qu 'on allait me confisquer simplement le spray au poivre , comme le whisky ... ( dont je reconnais avoir transporté 2 bouteilles , plutôt pour les offrir que pour les boire moi - même ...) , mais le douanier me dit que je suis dans de beaux draps , il le répète 2 ou 3 fois , en semblant chercher une solution , écrite sur mon front , ou entre mes sourcils ... Je reste sans parole , surpris par la tournure des événements . Puis , il me dit que le seul droit que j 'ai , c'est de garder le silence , et me dit de le suivre dans un bureau . Tout un bataillon de douaniers virevolte autour de moi . J 'appelle le taxi qui m 'attend pour lui dire que j 'aurai 1/2 h de retard environ . Mais du bureau , on me conduit dehors . et je réalise que j 'aurai du attendre mon avion pour La Réunion dans la zone internationale , en transit , plutôt que de vouloir aller au soleil …
le commissariat :
Mais c'est trop tard , je suis pris dans l 'engrenage , la police me fait charger ma valise dans le plateau du pick-up . A la place de soleil , c'est à l 'ombre que je vais me retrouver ... Je me demande si je fais un cauchemar , et je réalise que je suis acteur dans un film d 'Hollywood , " les experts à Miami " ou une série de ce genre ... Mais je ne vois ni caméraman , ni Stallone ... On m 'emmène au commissariat : toute une procédure longue et complète se déroule . C'est normal , c'est la loi ... : rapport détaillé des circonstances , prise d 'empreintes en 4 exemplaires ( 2 fois, mais que les mains , pas les pieds ) , photographies de la bombe ( euh , je préfère dire , du spray .. ) au poivre sous tous les angles , et envoi sous scellés de l'arme du crime , au laboratoire central, pour expertise ... Le temps est passé , plus ou moins vite ... Je demande à aller aux toilettes , malgré la difficulté de l 'opération avec les mains pleines d 'encre ... Puis je demande à manger , un policier accepte d'aller me chercher un briani , avec les 200 roupies , qu' heureusement j'ai encore conservées depuis mon dernier séjour . On me rend la monnaie , et je me nourris avec satisfaction . J 'en profite pour prendre un cachet d ' Attacand , ( un nom mal choisi pour la circonstance ), c'est un médicament contre l 'hypertension , dont je souffre . Par chance j 'en ai avec moi , ce n 'est pas le moment de faire un infarctus.. Après avoir bataillé sur mes téléphones personnels pour obtenir les coordonnées de l 'ambassade de France à Maurice , après avoir appelé à La Réunion , après avoir eu 3 fois le serveur vocal du consulat à Maurice , je finis par avoir en ligne le service des passeports , où une gentille dame a accepté de prévenir le consul . Moi je n 'ai plus de crédit téléphonique , heureusement , il me rappelle enfin . J 'ai par bonheur encore un peu de batterie . Il est en poste depuis peu , et tout ce qu 'il peut faire c'est de me fournir par mail une liste d'avocats de Port - Louis . je n 'ai pas de bonne connexion internet , et je ne peux pas ouvrir la pièce jointe . Je déprime , et je me lance dans une analyse complexe et fastidieuse de la manière dont sont agencés les carreaux sur le sol du commissariat : largeur des joints , inclinaison relative d'un carreau par rapport à l 'autre , probabilité des découpes le long des murs , etc …
Jean- Paul l 'escroc:
A 18 h , Jean - Paul arrive . Ce n 'est pas le pape Saint Jean - Paul 2 , paix à son âme , mais c'est mon Sauveur ! ... Grâce à lui , je peux sortir du commissariat : il s 'est porté responsable de moi , et a déclaré être d 'accord pour me loger chez lui , , allée Brillant à Vacoas , en attendant que je comparaisse devant un juge le lendemain . Il met en jeu une caution pour cela . Je lui suis très reconnaissant . Il a confiance en moi car je le connais depuis 3 ans . Je lui loue régulièrement des voitures , chaque fois que je viens à Maurice .* ( J 'ai compris son système , sans lui en faire part : il les loue 900 rps avec des amis à lui , et me les reloue à 1200 rps ... ce n 'est pas grave , je sais que la vie est dure , j 'accepte de lui procurer ce petit bénéfice , c'est le prix de l 'amitié ... ) Une fois , j 'ai roulé trop vite avec une SWIFT qu 'il m 'avait louée , sur un gendarme couché ( pas un vrai , un ralentisseur en béton.. ! ), et j'ai abimé le carter inférieur . Je n 'avais pas signé de contrat , pas laissé de caution . j 'aurais pu lui dire de se débrouiller , mais j 'ai tenu à payer toutes les réparations . En gros , il a fallu changer le moteur ... Il faut prendre ses responsabilités , il y a un code de l'honneur , il faut avoir le respect des autres . C'est pour cela que Jean - Paul me fait confiance , et aujourd'hui , un bienfait en vaut un autre , ma bonne conduite a payé ( pas la conduite de la voiture SWIFT , je parle de l 'honnêteté de ma conduite envers Jean - Paul ) . D'ailleurs , moi aussi je lui fais confiance , il est sympathique , prêt à rendre service , et j 'ai eu envie moi aussi de l 'aider : j'ai commandé pour lui sur internet 10 GPS , que j 'ai eu à 2400 rps pièces , avec la carte de Maurice intégrée . Il pourra les revendre plus cher à ses amis loueurs de voiture , qui eux même pourront les louer aux touristes , en même temps que les autos . Il les a reçus par la poste directement du web , mais m 'informe qu'il a vu qu 'on en trouve à Galaxy à moins cher . Il me dit qu 'il ne pourra les vendre qu 'à 2000 rps ... Tant pis , je serai perdant , mais bon , j 'ai mal calculé ... tant pis ... A ce jour , je n'ai rien touché là dessus de toutes façons, car pour remercier JP , je lui fais cadeau de l 'argent de la vente de ces GPS , dans les 20000 ou 30000 rps pour le remercier de m 'aider au commissariat . Par ailleurs , nous avons des projets , et je pense que nous pourrons monter des affaires ensemble dans le futur , par exemple, immobilières . J ai aussi l 'intention d 'acquérir le statut de résident , en achetant une de ces magnifiques villas, chères mais luxueuses , que proposent diverses agences . Jean - Paul me dit que son cousin (Mr Ramsee ) est un ancien chef de la police à Vacoas , et que tout va s 'arranger . D'ailleurs , il m'a conseillé de ne pas prendre d 'avocat , "ce sont tous des voleurs , ils vont te plumer , ils vont te prendre 25000 rps pour commencer , et ils vont faire trainer le procès en longueur , pour te prendre le plus possible !" , m 'a t il dit , " ils vont s 'arranger avec le juge , et partager ensuite ! " " C'est comme ça à Maurice " , " ne t 'inquiète pas , tant qu 'à payer un peu , autant bien employer ton argent , je vais payer les cautions , les amendes , tout ce qu’il faut, et ça ira plus vite , sinon tu es là pour 3 mois ! " ... En fait , il m’a dit par la suite qu’il voulait aussi corrompre les policiers , , le procureur , le juge … Pour le moment , je pense : « Béni soit le ciel de m'avoir envoyé un conseillé aussi avisé ! » Je suis un peu superstitieux , et je crois déceler parfois des signes , parfois ironiques , comme le nom de l 'aéroport " Plaisance " , ou plutôt rassurants , comme là : j'ai appris au commissariat que celui que je connaissais sous le nom de Jean-Paul Pierrette, s 'appelle en fait LAVAL Jean Paul Pierrette . Je pense alors au père LAVAL , pour la mémoire duquel une cérémonie a lieu ces jours ci d 'ailleurs ... Sans Laval Jean - Paul PIERRETTE , en effet , j 'étais dans de beaux draps , comme l'avait dit le douanier ... Il prend les choses en main : il distribue l 'argent que je lui ai donné avec efficacité et parcimonie :: je crois qu ‘il paye beaucoup de caution et d’amendes , e, mais par la suite , il fait semblant de m ‘avouer qu’il a donné 10000 rps , au chef de la police de l 'aéroport , pour qu 'il accepte de me laisser partir chez lui à Vacoas au lieu d'aller en prison , et par exemple aussi 10000 rps à ceux qui m ' ont accompagné au tribunal le lendemain , pour ne pas me menotter et me matraquer . Nous partons dans sa voiture : nous nous arrêtons aux distributeur de billets de Curepipe .Il faut absolument de l'argent pour le lendemain, car le lendemain , il va falloir payer une grosse caution, et une amende . J'ai 2 cartes bancaires : je retire 40000 rps avec l 'une , et 20000 rps avec l 'autre , avant qu 'elle soit avalée par la machine ... Le sort s 'acharne contre moi ... Je téléphone à un ami pour qu 'il m 'envoie de l'argent 77000 rps ( 2000 eu ) par western-union , au nom de jean paul PIERRETTE , car je ne peux pas les retirer moi-même , vu que mon passeport a été confisqué au commissariat de l 'aéroport , ainsi que mes billets d 'avion . On craint que je m 'échappe , et je ne me sens pas de partir à la nage ... en fait , c'est plutôt que je ne veux pas mouiller ma valise ... Bref , je confie l 'argent à Jean Paul , car il en aura besoin le lendemain pour payer ma caution , pour que je sois libre et ne rentre pas en prison . Il me dit que ce ne doit pas être moi qui paie , mais une personne extérieure , et que personne ne doit savoir que je lui ai donné cet argent . Nous arrivons à Vacoas , où il me prête une petite voiture , et me dit de me rendre à Alpha Villa , à Flic en Flac , pour y passer la nuit .
Le tribunal de Mahebourg :
Jean Paul vient me chercher . Il m 'accompagne au poste de police , et les policiers doivent me conduire au tribunal de Mahébourg , où je dois être présenté au juge Jean - Paul m 'informe qu 'il a pu retirer l 'argent chez Western Union . Je suis soulagé ... J 'avais peur de ne pas avoir assez pour tout payer ici En effet , JP , a sacrifié une journée de son travail , à " transferts Coquille Bonheur " , il a fait croire à son patron qu'il était malade , pour pouvoir se consacrer à moi aujourd'hui . Il fait tout ce qu 'il peut pour moi : il discute à présent avec un petit homme à lunettes , très bien habillé , avec une belle cravate marron , peut -être en cuir . Il me glisse : " C'est le procureur , j 'ai pu m 'arranger avec lui , ( j’ai appris par la suite qu’il lui a soit disant donné 30 000 rps , que l e procureur , en fait sans doute un huissier a dit : " quoi , c'est tout ! , et qu’ lui ai dit qu’il n 'avait pas plus ). Mais , c'est bon , il va accélérer ton passage devant le juge , tu iras dans une chambre ( un bureau ) au lieu de passer devant tout le monde , et au lieu d 'attendre 3 mois, ce sera réglé cette semaine , et tu pourras partir en principe samedi Ca dépend , on va faire pour le maximum , déjà , on va dire au labo de se dépêcher pour l 'analyse . " Je patiente avec les policiers dans une petite pièce . A côté de moi , il y a un ivoirien , qui s 'est fait attraper en possession d 'un faux passeport . Il est ivoirien , et moi non plus , je n 'y vois rien , que du feu . Normal , me direz vous , mais je ne savais pas encore que Jean Paul était le diable, à ce moment là ... L 'ivoirien , lui est menotté , il a dormi au poste . Il n 'a pas eu la chance de connaître JP ... ni de pouvoir se faire envoyer de l 'argent . Enfin , on m'appelle pour me présenter au juge . C'est une femme . JP m 'explique : je dois lever la main pour demander la parole , dire " Votre Honneur , je plaide coupable , et je demande des excuses aux autorités mauriciennes , pour ce que j 'ai fait . "Sois bref , ne parle pas trop " , m 'a il dit , et on a répété la phrase magique , qui était peut être en fait une incantation cabalistique . La juge , est en fait très professionnelle , et compatissante . elle me dit que c'est la loi , et qu 'on doit la respecter , et que cela arrive malheureusement souvent qu 'il y ait des touristes dans mon cas . Elle fixe ma caution à 8000 rps , et une reconnaissance à 50 000 rps , qui je crois comprendre est en rapport avec l 'état mauricien , et peut être supprimée , si tout va bien , et que je ne fais plus de bêtises ... Elle fixe la date de la prochaine audience au 12 novembre ... Je pense , pourvu qu 'on puisse faire avancer la date !
Je dois être logé chez JP , et je dois aussi pointer, et aller signer un registre , tous les jours au poste de police de Vacoas . Nous sortons , JP me dit : " tu t 'en sors bien ! tu as vu ? elle qui est si méchante d 'habitude , elle ne t 'a mis que 8000 rps ! et s'est presque excusée de te juger ! c'est incroyable , comme l 'argent peut changer les gens ! " "Courage ! il faut continuer , ça va s 'arranger ! , je m 'en occupe " C'est un excellent avocat , même si il n 'en a pas le diplôme , il sait réconforter , et au moins les choses avancent vite avec lui , pas comme avec les vrais avocats , qui ne pensent qu 'à leur compte en banque ! Lui , il utilise le système , " puisque ça marche comme ça , " dit il , " il faut en profiter ! " Et moi , tout ce que je veux , au point où j 'en suis , c 'est rentrer chez moi , rejoindre ma famille, qui se ronge les sangs , reprendre mon travail , car mon cabinet est complètement désorganisé . Quitte à payer un peu , il faut absolument limiter les dégâts . Chaque jour qui passe me fait perdre de l 'argent à La Réunion , par le manque à gagner , et parce que je ne m 'occupe plus de mes affaires . Tout prend du retard , c'est la galère . Ca commence à chiffrer . C'est la peine de mort civile que je risque à la Réunion à mon retour , si ça se prolonge trop : je ne pourrai plus payer mes traites bancaires , on va saisir ma maison , je vais perdre mon travail aussi : c'est la peine de mort civile ... et si je fais une dépression nerveuse , cela peut aller jusqu' au suicide : la vraie peine de mort …
Je dis à JP , la maison est en train brûler , mais il faut sauver les meubles ! car si les meubles brûlent , je vais brûler avec ! La chaleur n 'a pas l 'air de le gêner ... Moi, je me gave de GAVISCON , tant l 'estomac me brûle en permanence . Il faut dire qu 'effectivement je suis très con d 'en être arrivé là ... Et avec tout ça, je n 'ai pas une seconde pour aller me faire bronzer sur les plages . Tant mieux , il fait déjà assez chaud comme ça ... Bref , je suis conscient de tout ça , et que le pire peut encore arriver ... Je suis donc les instructions de JP à la lettre , à commencer par prévoir de quoi payer l'amende ( fee ) que je vais devoir régler jeudi ou vendredi quand je vais passer au Court , la magistrature de Mahébourg . Avec les 77000 rps , JP a pu payer la reconnaissance de 50 000 rps , et j 'ai récupéré 27 000 rps , car j'en avais besoin pour vivre , payer ma location d 'appartement , et de quoi manger ... Après ça , il ne me retste plus rien ... Alors je téléphone à ma banque et je demande de débloquer 2500 eu ( 97 000 rps ) pour que ma secrétaire , Bélinda , les envoie à JP par Western Union . Et effectivement , c'est un vrai Western ... ( certaines filles à Madagascar , appellent ça Sperm Union ... car elles dépouillent les gogos qui tombent amoureux d 'elles , mais ça c'est une autre histoire ... ) Jean - Paul , lui , est le cow-boy qui arrive à pic pour sauver la diligence , le justicier au grand coeur ... Il récupère l 'argent de Western grâce au code que je lui remets . La situation est critique ... JP va tenter , non pas de faire un hold up , mais au contraire il va parler au " procureur " . Il appelle ça : "faire échec et mat " , et moi je dois jouer le rôle du fou, sans doute ... il me dit " si on laisse faire , tu auras une amende de plus de 100 000 rps ou plus , et je garantis pas que tu pourras quitter l 'ile ensuite , ou bien tu seras expulsé et interdit de séjour ... Mais si je parle au procureur , il va s'arranger avec la juge pour qu' elle ne me mette qu’ une amende de 20 000 rps par exemple … ( j’apprendrai par la suite qu’il veut corrompre le procureur avec les 97000 rps , lui dire que que c'est tout ce que j 'ai , et qu' il doit faire avec et partager le reste avec elle ! ) Il me dit qu 'il peut me donner l 'argent à garder jusqu' au procès , mais qu 'attention , je ne me le fasse pas voler , car à Flic en Flac c'est plein de voleurs ! Je préfère donc lui confier ce trésor, clé de ma liberté .
Flic en Flac :
Arrivé à ce stade , je suis très anxieux , presque angoissé . Je suis choqué, en état de choc . Je suis comme sous hypnose , car je dors très mal , et la réalité semble être comme le fruit de mon imagination . Du coup , ayant la sensation de vivre un roman policier , je décide de l 'écrire pour de bon , c'est une manière peut être de m 'évader mentalement , de reprendre le contrôle du scénario . Je choisis le titre " l 'Enfer au Paradis " , me semble correspondre à peu près à l ' histoire . Je vais y décrire ce qui m 'arrive , afin que cela serve de leçon aux touristes qui auraient imprudemment l 'intention de venir à Maurice . Je veux montrer l 'envers du décor , et que sous le sable chaud , les flammes ne sont pas loin ... Je crois encore à ce moment là que les pyromanes sont les autorités , et le système judiciaire... Ecrire , c'est aussi pour moi une manière de faire passer le temps , car je n 'ai pas du tout l' envie , ni , paradoxalement, le temps , d 'aller visiter l 'ile aux cerfs , ou celle aux bénitiers , ou de nager avec les dauphins.. Je dois en effet me présenter tous les jours au poste de police de Vacoas , où d 'ailleurs , alors que l 'on me demandait pourquoi j 'étais sous contrôle , j 'ai déclaré : " terrorisme ! ... " d'un air entendu.. C 'est ce qui a été inscrit sur le registre des signatures journalières , comme si c 'était normal ! … Peu importe , je commence à en avoir vraiment assez, advienne que pourra ! Si ça pouvait accélérer les choses ! Après tout j 'ai réellement apporté une bombe avec moi . Bombe aérosol , certes, mais on fait ce qu 'on peut avec les moyens qu 'on a ... Ecrire , c'est aussi un moyen de me redonner un peu le moral , et de me dire que si je perds tout à La Réunion , si ma vie y est détruite , en temps qu 'écrivain je peux la reconstruire .
Je suis attablé au bar " le Mafioso " à Flic en Flac , quand j 'écris la première phrase du livre . J'ai choisi ce bar , car le nom m 'a plu , et j 'ai eu l 'impression de me retrouver en famille ... Après tout , j 'étais tombé pour port d 'arme prohibé , peut -être avec soupçon de trafic d'armes . mais pour ce deuxième chef d 'inculpation , il n 'y avait aucune preuve . Le whisky , ça ne compte pas , on n 'est pas sous Al Capone , au temps de la prohibition .. Comble du comble, le poste de police de Flic en Flac , se trouve presque en face . Un clin d 'oeil du destin ... Et le nom de cette petite station balnéaire : FLIC en flac , si c'est pas fait exprès , je me fais nonne ... J 'écris à la terrasse du " Mafioso " , et je me dis que je pourrais peut - être renaitre de mes cendres , comme le Phoenix qui est dessiné sur ma bière . Le lendemain , JP m 'informe que le procès ne peut avoir lieu vendredi . Il y a eu des problèmes au laboratoire , et le policier n 'a pas pu transmettre le rapport au tribunal.
Mes espoirs de retour pour le week end à La Réunion sont annihilés Dimanche soir , je me retrouve donc encore attablé au " Mafioso " . C'est là , que pris d'une soudaine envie d'en finir , je ne décide pas d'aller me jeter sous un bus , non , mais , en voyant le commissariat de Flic en Flac si proche , je décide , non pas d 'aller me constituer prisonnier, car je l 'étais déjà , non pas de commettre un autre délit , mais d 'aller m 'informer sur les dates probables , et les suites possibles de cette affaire . Il faut dire que je n 'ai pas trop envie de fréquenter ce type d 'endroit . Quand je vais signer chaque jour à Vacoas , je m 'arrange toujours pour avoir 10 roupies sur moi , car il y a un distributeur de café dans le hall d 'entrée , et psychologiquement , cela est plus facile , car je vais au commissariat boire un café , et accessoirement , je signe le registre des terroristes sous surveillance . Bon, à Flic en Flac , je suis un inconnu qui entre au commissariat , un policier m 'écoute attentivement , et m 'apprend que la fameuse reconnaissance que la juge a chiffrée , ne doit pas être payée . Ce n 'est que le montant à payer si on ne vient pas signer tous les jours , par exemple , ou pour toute autre dysfonction éventuelle dans mon comportement . Jean - Paul m 'a donc menti , et a encaissé l 'argent que je lui ai donné pour régler la reconnaissance ! …
Le diable :
Et d 'un seul coup , je m'effondre , je comprends tout ! JP est un escroc qui a profité de ma malheureuse aventure , pour profiter de la situation et me soutirer de l 'argent . Sur tout ce que je lui ai donné , au total 60000 rps + 50000 rps + 97000 rps , seules 8000 rps ont servi à payer la caution . Le reste , il l 'a pris pour lui ! presque 210 000 rps ! ( 5250 euros !) et à La Réunion , j 'ai perdu sans doute autant, sinon plus ! Je prends la décision de changer le nom de mon livre immédiatement : je l'appelle " le Diable au Paradis ... " . Car c'est au Diable que j 'ai eu affaire en personne , et alors que j 'allais finir par le tirer par la queue , je me rends compte qu 'il est devant moi et que c 'est lui qui me tient . Je comprends mieux , il travaille pour " Coquille bonheur " , et si l 'on a pas de Q , pas de chance , comme moi , à la douane par exemple , il reste " Couille bonheur " . Oui , si il m 'arrive une galère , une couille , comme on dit vulgairement , pour lui c 'est le bonheur ... ! J 'en plaisante , maintenant , mais voilà la suite : je décide de lui tendre un piège pour récupérer mon argent , je vais utiliser le mensonge , comme lui : je l 'appelle le lendemain pour lui dire que j'ai besoin des 97 000 rps qui sont encore avec lui , parce que j 'ai perdu de l 'argent au casino , argent que m 'ont prêté des touristes allemands rencontrés dans un bar , avec qui j 'ai bu un coup , et qui ont compris ma situation . JP n 'y croit pas . Il me dit qu'il va me rendre mon argent , il est furieux , ça sent le soufre , il me dit que justement il a rendez- vous avec le procureur à 17 h , et m’explique qu’en fait , il corrompt des fonctionnaires et qu 'il doit lui donner l 'argent . Le procureur va être en colère , et mon procès va prendre du retard , me dit il . Je lui dis de demander un délai au procureur , Quitte à payer plus cher , je lui mens et j 'explique que je vais lui faire envoyer 3000 eu . Mais les allemands sont costauds et s 'impatientent , et ils ont pris mon appareil photo et mon ordinateur en garantie …
,
J 'ai entre temps , pris un avocat , qui lui , a pris 25000 rps . Il m 'explique que la procédure habituelle pour les touristes est de 8 jours maximum , et qu 'il faut faire une demande pour avoir la permission de quitter Maurice et de revenir ensuite pour le procès . Lequel procès peut avoir lieu rapidement d 'ailleurs , et se soldera sans doute par une amende de 20000 rps environ . JP a aggravé mon cas , la demande n'a pas été faite , mon procès au lieu d'avoir lieu rapidement , a été retardé . Et il m 'a fait perdre beaucoup d'argent à La Réunion . Il n 'a pas eu pitié de moi , lorsque je lui ai confié tous les tracas qui m 'attendent là -bas . JP me fixe rendez vous à l 'aéroport lendemain , mardi , à 13 h . Je le retrouve , après avoir attendu un peu qu'il finisse de déposer des touristes à l ' hôtel Shandrani , pas loin de l 'aéroport . Il me fait monter dans son mini van . je lui demande l 'argent . Il veut d 'abord me faire signer un contrat de location à postériori pour la voiture avec laquelle je suis venu . Je refuse , mais je veux bien signer le contrat pour la semaine qui vient . Il refuse , et finit par me donner l 'argent : il a déduit 12000 rps pour les 10 jours de location qui viennent de passer , y compris la journée de mon arrivée . Alors que ça ne faisait réellement que 9 jours . Il m’explique qu’il a de plus soit disant , corrompu des fonctionnaires , ce avec quoi je ne suis pas d’accord ! il déduit aussi 10000 rps qu 'il a soit disant encore donné aux policiers , Il lui reste 75000 rps à me donner . je les mets vite dans ma poche . Quand je recompterai plus tard , je ne trouverai que 74000 rps ... Ce n 'est pas grave , au point où j 'en suis . Je refuse de lui serrer la main , et je le remercie de m'abandonner seul sur le parking , avec mon sac à dos et une boite à chaussures sous le bras . J'arrive chez ABC CAR à l'aéroport . et je loue une petite Nissan . Je loue Dieu également de m 'avoir permis de récuperer déjà les 74000rps .
JP me rappelle au téléphone , alors que je roule vers Curepipe . Il me dis que finalement , il a pitié de moi , et qu 'il a contacté le procureur , qui est d 'accord , mais que le procès aura lieu à Port Louis . Je pense qu 'il veut simplement reprendre les 75000 rps , et je refuse . En effet , il ne sait toujours pas si j 'ai compris son manège , car je ne lui ai rien dit . Je déménage mes affaires de l'appartement où je suis logé , je loue un nouveau studio , et je le signale au poste de police de Flic en Flac . JP m ' a en effet menacé , et je ne tiens pas à ce qu 'il mette le feu , durant la nuit , à la nouvelle voiture de location que j 'ai . JP m 'a garanti aussi que la police va m 'intercepter, puisqu 'il va lever sa responsabilité envers moi , et signaler que j 'ai disparu de chez lui , et de plus il me dit que comme il a eu, corruption, je risque gros . Mais je ne savais pas , et je ne suis pas sûr que ce soit le cas, je pense plutôt qu’il a tout gardé pour lui .De toutes façons , je n’avais pas besoin de ça , ni de ses méthodes , je respecte la justice .( Par la suite j’apprendrai qu’il suffit de suivre la procédure pour payer son amende , et être libéré , même si ce n’est pas agréable d’être expulsé ensuite ) . Je ne vais pas signer le cahier à Vacoas le lendemain, j 'ai rendez vous au tribunal à Mahébourg , pour changer d 'adresse, car il faut l 'accord de la juge . J 'aime bien Mahébourg , petite ville , petit port de pêche . J 'avais participé au tour de l 'ile Maurice à la voile , l'an dernier , et on avait fait escale au Bois des Amourettes , j' avais vu Mahébourg sous un tout autre aspect … ...>
LA SUITE : l ' enfer
à la suite du procès , je suis condamné à verser 20 500 roupies , et expulsé de Maurice , le jour même , en voulant aller récupérer mon passeport , sans avoir le temps de faire tranquillement ma valise . La police m 'accompagne à l 'aéroport . J 'arrive tout de même à déposer une déclaration , une plainte au poste de police de l 'aéroport contre Jean Paul . Si je l 'avais fait avant , cela aurait compliqué mon cas , car j 'étais déjà considéré comme un criminel . … On me signale que n 'ai plus le droit de revenir à Maurice , même en transit d 'avion . Même mon avocat n 'était pas au courant de toutes ces persécutions …
L 'avion atterrit à La Réunion : je suis KO . ... Clin d 'œil du destin , c 'était la marque de mon spray au poivre ( voir photo copier coller le lien svp ) ...
" [ http://godefense.fr/products/pfeffer-ko-spray-de-defense-au-poivre-jet-40-ml ] "
REFLEXIONS :
J 'ai vu l' émission " à vous de juger ", sur MBC News, jeudi 18 à 10 h du matin , on y parlait de l 'importance de l 'accueil des touristes , dès l 'aéroport , pour donner une bonne image de l 'île , pour que les voyageurs gardent un bon souvenir . on disait que le premier contact à l 'arrivée , c'est le chauffeur de taxi , et qu'il faut qu'ils aient une formation . Un touriste satisfait en ramène 5 autres . Un mécontent en fait perdre 20 L 'ile Maurice vit essentiellemnt de son tourisme , il n 'y pas de pétrole , ni de mines de diamants . L 'industrie textile est concurrencée par d 'autres pays . Il y a d 'énormes investissements , d 'énormes efforts supportés par toute le population mauritienne pour relever le niveau de vie . C'est l 'anniversaire de Sir Seewoosagur Ramgoolam, père de l 'indépendance mauritienne, en ce moment . Il doit pleurer de voir agir Laval Jean - Paul PIERRETTE . à vous de juger ! le sympathique Jean - Paul , c'est votre compatriote
à vous de juger ! La loi est elle juste ?
pour ma part , je préfère aller à Madagascar désormais . Les serpents y existent , mais ... mo pa kapav gagn l'esprit trankil ici !
Il y a 2 choses dangereuses à Maurice pour les touristes :
1/ Les escrocs comme Jean Paul et 2/ la loi : trop dure pour un délit commis par ignorance de la loi, par un touriste respectable , et allant jusqu ‘ à l’expulsion et l’interdiction définitive du territoire mauricien .
Tout cela arrive souvent , et ne devrait plus arriver !
Mauriciens honnêtes ! à vous de juger ! et à vous d’agir !! A vous de voter pour les hommes politiques qui agiront pour de nouvelles lois contre les escrocs , et de mieux comprendre les touristes , qui remplissent vos hôtels !
La Réunion , le 25/09/2014,
Joël Innocente touriste français déçu
finalement , le titre du livre pourrait être simplement : « Ile Maurice : l 'enfer … ��
à suivre ...
Grande croisière d'Afrique sur le Costa neoRiviera
Après avoir effectué le Tour du monde 2014 sur le Costa Deliziosa, nous venons de nous inscrire pour la grande croisière d'Afrique du 8 février 2015 sur le Costa neoriviera.Changement d'ambiance , bateau plus petit, cabine plus petite, mais itinéraire très intéressant ...pour nous.A nouveau nous espérons former un petit groupe pour envisager des excursions et nouvelles connaissances.Toutes informations sur cette croisière seront les bienvenues.
Merci à tous les membres V.F pour leur contribution.
Philippe
Paludisme en Thaïlande, 7 mois de traitements
Bonjour à tous,
Je sais que le sujet à été traité de nombreuses fois sur ce forum et qu'il déclenche souvent de vaines polémiques mais je vais quand même essayer ce post.
Nous partons 7 mois en ASE de janvier à aout en famille et nous revenons du centre de vaccination air France ou nous nous faisons faire nos différents vaccins.
Pour le palu les doctoresses nous ont conseillé pour nos deux enfants (10 et 7 ans au moment du départ) 7 mois de Lariam (1 comprimé par semaine) et pour nous un traitement journalier avec un autre medoc.
La discussion à durée un long moment car j'ai été surpris de ce conseil, le lariam étant assez déconseillé en général. Elles m'ont certifié qu'au contraire il était recommandé pour les enfants et qu'il n'a pas les problèmes rencontrés avec les "adultes".
Je ne remets pas en doute leurs compétences, surtout dans ce centre...... mais ma question est la suivante:
Connaissez vous une famille dont les enfants auraient suivi un tel traitement sur une aussi longue période , car voyageant depuis de nombreuses années et consultant de nombreux blogs de voyageurs, je n'ai pas souvenir d'avoir vu ce genre de renseignements.
Nous avons bien évidemment parlé des répulsifs, du problème spécifiques des expats et de ce que je croyais être la panacée pour ce type de voyage cad un traitement préventif en cas de fièvre.
boris
Je sais que le sujet à été traité de nombreuses fois sur ce forum et qu'il déclenche souvent de vaines polémiques mais je vais quand même essayer ce post.
Nous partons 7 mois en ASE de janvier à aout en famille et nous revenons du centre de vaccination air France ou nous nous faisons faire nos différents vaccins.
Pour le palu les doctoresses nous ont conseillé pour nos deux enfants (10 et 7 ans au moment du départ) 7 mois de Lariam (1 comprimé par semaine) et pour nous un traitement journalier avec un autre medoc.
La discussion à durée un long moment car j'ai été surpris de ce conseil, le lariam étant assez déconseillé en général. Elles m'ont certifié qu'au contraire il était recommandé pour les enfants et qu'il n'a pas les problèmes rencontrés avec les "adultes".
Je ne remets pas en doute leurs compétences, surtout dans ce centre...... mais ma question est la suivante:
Connaissez vous une famille dont les enfants auraient suivi un tel traitement sur une aussi longue période , car voyageant depuis de nombreuses années et consultant de nombreux blogs de voyageurs, je n'ai pas souvenir d'avoir vu ce genre de renseignements.
Nous avons bien évidemment parlé des répulsifs, du problème spécifiques des expats et de ce que je croyais être la panacée pour ce type de voyage cad un traitement préventif en cas de fièvre.
boris
Et pourquoi pas l'Europe?
Je suis toujours surpris de voir que les demandes de missions humanitaire ne concernent en grande majorité l'Afrique, l'Asie voir l'Amérique du sud. Souvent ces demandes viennent de la part de gens disposant de peu de budget. Alors qu'il y a des très beaux projets en Europe. Je vois par exemple ici en Moldavie où je réside des chantiers de solidarité sont organisés, des professionnels du bâtiment sont recherchés pour des missions courtes, des postes en service volontaire européen proposés pour des missions longues. Pour continuer sur mon exemple de la Moldavie, ce pays est une ancienne république soviétique, classée malheureusement pays le plus pauvre d'Europe (donc avec des besoins énormes) mais où un séjour dans un village assure un dépaysement total. C'est pareil pour la Roumanie voir d'autres pays des Balkans. De plus le prix d'un trajet aller retour démarre à 200€, ce qui rends possible les missions à petits prix, au lieux des 800 à 1000€ le billet + les vaccins + les visas pour les destinations cités en début de message.
Quels pays pour un tour du monde?
Bonjour amis voyageurs,
nous sommes un jeune couple de 25 ans: Laureline, infirmière, et Romain, charpentier.
Nous avons comme projet de faire le tour du monde durant 1 an (minimum) à partir du mois de mars 2014.
Comme tout novice en la matière, nous aimerions quelques conseils et astuces.
Tout d'abord, nous envisageons de partir de Bordeaux/Paris en direction du Népal. S'en suit le Tibet, l'Inde, le Vietnam et l'Indonésie. C'est là que la première question intervient: Nous hésitons à passer en plus en Birmanie, Cambodge ou Laos. Pouvez-vous nous donner votre avis?
De l'Indonésie, nous nous envolerons direction Madagascar, avant de se lancer dans le périple africain. Ce continent nous attire mais nous savons que les situations politiques changent régulièrement... Comme nous serons à Madagascar, nous envisageons de partir vers le sud de l'Afrique, sans savoir réellement quel pays découvrir? Tanzanie? Mozambique? Namibie? Zimbabwe? Afrique du sud? ...
Nous aimerions également découvrir la région entre le Sénégal (Casamance) et le Bénin. En effet, notre projet initial était de descendre en voiture jusqu'au Sénégal, mais la Mauritanie (inévitablement sur le trajet) est très peu recommandée. Chers amateurs de l'Afrique, pourriez vous nous éclairer sur ce si beau continent?
Nous souhaitons finir notre périple en Amérique du sud. Les pays ne sont pas encore définis, mais le Pérou, le Paraguay, l'Equateur et le Chili nous attirent particulièrement. Si vous avez des idées, nous sommes preneurs 😉
Sachant pour finir que nous sommes partis pour découvrir les pays où la dépense journalière n'excède pas 25E/pers/jours tout compris. Nous avons évalué notre budget pour 1an entre 6000 et 10000/pers. (Le woofing, couchsurfing, auberge de jeunesses, autostop et bateau stop sont envisagés).
Ce voyage n'a pas de véritable date(s) de retour, nous nous laisserons guider par les rencontres et les partages au fil des pays. Ainsi, les opportunités qui s'offrirons à nous (professionnelles ou non), nous feront pourquoi pas rester plus longtemps à un endroit. Pensez vous qu'il est possible de travailler dans ces pays (infirmière/charpentier)?
Nous vous remercions grandement pour vos avis. A bientôt sur les routes, au gré du vent et des rencontres... Amicalement, Rolo!
Ce voyage n'a pas de véritable date(s) de retour, nous nous laisserons guider par les rencontres et les partages au fil des pays. Ainsi, les opportunités qui s'offrirons à nous (professionnelles ou non), nous feront pourquoi pas rester plus longtemps à un endroit. Pensez vous qu'il est possible de travailler dans ces pays (infirmière/charpentier)?
Nous vous remercions grandement pour vos avis. A bientôt sur les routes, au gré du vent et des rencontres... Amicalement, Rolo!
Où trouver de la Malarone pas chère sur Paris et sa banlieue?
Bonjour.
Nous partons en Malaisie le 7 août.
Savez-vous où trouver la moins chère des Malarone sur Paris et sa Banlieue ?
J'ai cherché sur le site mais les discussions sont un peu anciennes.
J'ai trouvé ce site. A voir ce qu'il vaut... ça donne déjà une idée du prix moyen mais si vous avez acheté à un prix intéressant, je suis preneur.
http://www.prixmedicament.com/medicament/3442980/malarone
Voyage de noces et nage avec les dauphins: Maldives, Seychelles ou Maurice?
Bonjour,
Nous venons de nous marier et nous souhaiterions partir en voyage de noces soit pendant les vacances de la Toussaint, soit pendant les vacances de Noël. Nous hésitons entre trois destinations : Les Maldives, les Seychelles ou Maurice ? Ou autre si vous avez des suggestions ?
Mon mari a un rêve qu'il souhaiterait réaliser durant ce séjour : nager avec les dauphins. Pour ma part j'aimerais allier cocooning (détente, massage, ...) et découvertes. De plus, nous pratiquons la plongée et aimons les sports nautiques. Nous avons déjà pu visiter la Guadeloupe, et aimerions un endroit qui ne lui ressemble pas trop.
Avec tous ces détails que nous conseillez-vous? (Budget par personne : 3000€)
Merci par avance
Les jeunes mariés
Nous venons de nous marier et nous souhaiterions partir en voyage de noces soit pendant les vacances de la Toussaint, soit pendant les vacances de Noël. Nous hésitons entre trois destinations : Les Maldives, les Seychelles ou Maurice ? Ou autre si vous avez des suggestions ?
Mon mari a un rêve qu'il souhaiterait réaliser durant ce séjour : nager avec les dauphins. Pour ma part j'aimerais allier cocooning (détente, massage, ...) et découvertes. De plus, nous pratiquons la plongée et aimons les sports nautiques. Nous avons déjà pu visiter la Guadeloupe, et aimerions un endroit qui ne lui ressemble pas trop.
Avec tous ces détails que nous conseillez-vous? (Budget par personne : 3000€)
Merci par avance
Les jeunes mariés
Planification de tour du monde (départ en novembre 2013)
Bonjour,
J`envisage de faire un tour du monde à partir de Novembre 2013 dont voici les principales lignes de mon itinéraire par continent ou zone géographique:
AM. DU NORD: OUEST CANADA (Colombie Britannique + Rocheuses) / MEXIQUE (1 MOIS)
AM. CENTRALE: COSTA RICA / PANAMA / EQUATEUR / GALAPAGOS ISLANDS (2 MOIS)
AM. DU SUD: CHILI / ARGENTINE / ANTARCTIQUE ? / SUD BRESIL (2 MOIS)
AFRIQUE: KENYA / TANZANIE / ZANZIBAR / MADAGASCAR (2 MOIS)
ASIE: NEPAL / SIKKIM / CACHEMIRE / TIBET / YUNNAN (2 MOIS)
ASIE: BIRMANIE / NORD THAILANDE / LAOS / NORD VIETNAM (2 MOIS)
ASIE DU SUD-EST: PHILIPPINES / INDONESIE (1 MOIS)
OCEANIE: AUSTRALIE / NOUVELLE ZELANDE (6 MOIS MINI avec PVT AUSTRALIE + 1 MOIS NZ)
STOP AVION POSSIBLE DANS LES GROS HUBS AEROPORTS (DXB pour faire Oman, BKK pour relier l`Asie avec l`Afrique, SIN ou HKG pour relier l`Asie du sud-Est et YVR-LAX-SFO pour lier le continent américain et le continent asiatique)
Départ en Novembre 2013 - si possible autour de 18 mois (maxi 24 mois)
J`ai déjà beaucoup fait l`Asie pour y être allé une dizaine de fois donc le facteur temps est plus facile, mais je connais pas du tout l`Amérique centrale et du Sud ainsi que l`Afrique de l`Est (sauf Madagascar)
En ce qui concerne l`étape Am.du Nord, j`ai habité Vancouver pendant 1 an et ce ne serait qu`une étape courte pour voir les amis
Les principales lignes de mon voyage (photographie, plongée sous-marine, montagnes et trekking sans volonté de performance/défi).
Mes interrogations sont les suivantes: - Dans quel sens aborder ce tour du Monde en fonction de la saisonnalité? - Combien de temps pour faire tout ce périple en mode "je prends mon temps mais je ne veux pas rester dans un endroit trop longtemps" avec possibilité de raccourcir ou allonger n`importe quelle étape en fonction des avis donnés? - L`option Antarctique est-elle envisageable ou pas ? (transport / saison / cout)
Merci beaucoup d`avance pour tous les éléments/experiences qui me permettront d`y voir plus clair.
Antonin
AM. DU NORD: OUEST CANADA (Colombie Britannique + Rocheuses) / MEXIQUE (1 MOIS)
AM. CENTRALE: COSTA RICA / PANAMA / EQUATEUR / GALAPAGOS ISLANDS (2 MOIS)
AM. DU SUD: CHILI / ARGENTINE / ANTARCTIQUE ? / SUD BRESIL (2 MOIS)
AFRIQUE: KENYA / TANZANIE / ZANZIBAR / MADAGASCAR (2 MOIS)
ASIE: NEPAL / SIKKIM / CACHEMIRE / TIBET / YUNNAN (2 MOIS)
ASIE: BIRMANIE / NORD THAILANDE / LAOS / NORD VIETNAM (2 MOIS)
ASIE DU SUD-EST: PHILIPPINES / INDONESIE (1 MOIS)
OCEANIE: AUSTRALIE / NOUVELLE ZELANDE (6 MOIS MINI avec PVT AUSTRALIE + 1 MOIS NZ)
STOP AVION POSSIBLE DANS LES GROS HUBS AEROPORTS (DXB pour faire Oman, BKK pour relier l`Asie avec l`Afrique, SIN ou HKG pour relier l`Asie du sud-Est et YVR-LAX-SFO pour lier le continent américain et le continent asiatique)
Départ en Novembre 2013 - si possible autour de 18 mois (maxi 24 mois)
J`ai déjà beaucoup fait l`Asie pour y être allé une dizaine de fois donc le facteur temps est plus facile, mais je connais pas du tout l`Amérique centrale et du Sud ainsi que l`Afrique de l`Est (sauf Madagascar)
En ce qui concerne l`étape Am.du Nord, j`ai habité Vancouver pendant 1 an et ce ne serait qu`une étape courte pour voir les amis
Les principales lignes de mon voyage (photographie, plongée sous-marine, montagnes et trekking sans volonté de performance/défi).
Mes interrogations sont les suivantes: - Dans quel sens aborder ce tour du Monde en fonction de la saisonnalité? - Combien de temps pour faire tout ce périple en mode "je prends mon temps mais je ne veux pas rester dans un endroit trop longtemps" avec possibilité de raccourcir ou allonger n`importe quelle étape en fonction des avis donnés? - L`option Antarctique est-elle envisageable ou pas ? (transport / saison / cout)
Merci beaucoup d`avance pour tous les éléments/experiences qui me permettront d`y voir plus clair.
Antonin
Croisière Costa Serena de Buenos Aires à Savone le 22 mars
Bonjour, Je suis nouvelle sur ce site et j'aimerais faire connaissance avec des personnes inscrites pour une croisière COSTA (sur le Costa Serena) avec départ de Buenos Aires le 21 mars, direction l'Uruguay, le Brésil, traversée de l'Atlantique en direction des Canaries, Madère, Malaga pour arrivée à Savone le 11 avril.
Je demeure à côté d'Orléans.
Je vous remercie
Concours du mois de février 2013: « Des terres cultivées à travers le monde »
Je vous propose comme thème pour ce mois de février 2013 :
« Des terres cultivées à travers le monde »
= Des fruits, des légumes, des fleurs, des céréales, du coton, du cacao, du tabac, chanvre ou cann… (à sucre ?), tout ce que les hommes (ou femmes, malheureusement parfois les enfants !) labourent, sèment, plantent ou récoltent
Les photos devront montrer ce travail de culture sous différentes formes, jardins, champs, terrasses, vergers, vignobles, rizières, etc……et inciter au voyage.
Ainsi, l’intervention humaine dans un cadre naturel devra être nettement visible, même s’il y a utilisation d’outils, machines ou animaux.
Ne seront pas retenues: Les photos de « produits » qui ne sont plus en terre : au restaurant, dans la cuisine, ceux bien rangés sur un étal d’un vendeur, les fruits de la mer, les images type « nature-morte le matériel agricole bien rangé dans hangar….
- Participation au concours : Ouvert à tous les membres de VF
Chaque participant peut poster jusqu’à 3 photos (vos plus belles évidemment), en les numérotant (photo1, photo2 et photo3), un commentaire libre est le bienvenu.
L’envoi des photos est ouvert du dimanche 03 février au mercredi 21 février à minuit.
- Les votes auront lieu à partir du jeudi 22 à 00h01 jusqu’au mardi 27 février à minuit.
Pour faciliter le « dépouillement », merci de bien préciser : le pseudo, le numéro de la photo et son classement. Ex : Photo n°1 = 3 pts. Photo n°2 = 2 pts. Photo n°3 = 1 pt
En cas d’égalité de points pour deux photos, la photo gagnante sera celle ayant obtenu le plus grand nombre de 1e places sur le podium ! L’heureux (se) gagnant(e) aura l’insigne honneur d’organiser le concours photo du mois de mars 2013. A défaut de manifestation du lauréat au 28 février, son (sa) dauphin(e) prendra sa place…….
Pour les discussions autour du thème, c’est ici : http://voyageforum.com/forum/discussion_autour_concours_mois_fevrier_2013_terres_cultivees_travers_monde_D5797661/
Pour le diaporama, c'est ici (Encore merci à Heriklès):
https://picasaweb.google.com/...&feat=directlink
= Des fruits, des légumes, des fleurs, des céréales, du coton, du cacao, du tabac, chanvre ou cann… (à sucre ?), tout ce que les hommes (ou femmes, malheureusement parfois les enfants !) labourent, sèment, plantent ou récoltent
Les photos devront montrer ce travail de culture sous différentes formes, jardins, champs, terrasses, vergers, vignobles, rizières, etc……et inciter au voyage.
Ainsi, l’intervention humaine dans un cadre naturel devra être nettement visible, même s’il y a utilisation d’outils, machines ou animaux.
Ne seront pas retenues: Les photos de « produits » qui ne sont plus en terre : au restaurant, dans la cuisine, ceux bien rangés sur un étal d’un vendeur, les fruits de la mer, les images type « nature-morte le matériel agricole bien rangé dans hangar….
- Participation au concours : Ouvert à tous les membres de VF
Chaque participant peut poster jusqu’à 3 photos (vos plus belles évidemment), en les numérotant (photo1, photo2 et photo3), un commentaire libre est le bienvenu.
L’envoi des photos est ouvert du dimanche 03 février au mercredi 21 février à minuit.
- Les votes auront lieu à partir du jeudi 22 à 00h01 jusqu’au mardi 27 février à minuit.
Pour faciliter le « dépouillement », merci de bien préciser : le pseudo, le numéro de la photo et son classement. Ex : Photo n°1 = 3 pts. Photo n°2 = 2 pts. Photo n°3 = 1 pt
En cas d’égalité de points pour deux photos, la photo gagnante sera celle ayant obtenu le plus grand nombre de 1e places sur le podium ! L’heureux (se) gagnant(e) aura l’insigne honneur d’organiser le concours photo du mois de mars 2013. A défaut de manifestation du lauréat au 28 février, son (sa) dauphin(e) prendra sa place…….
Pour les discussions autour du thème, c’est ici : http://voyageforum.com/forum/discussion_autour_concours_mois_fevrier_2013_terres_cultivees_travers_monde_D5797661/
Pour le diaporama, c'est ici (Encore merci à Heriklès):
https://picasaweb.google.com/...&feat=directlink







