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Adam Air (Indonésie)
Ceci est une information parue dans la presse Française ce jour.
Elle n'a pas été vérifiée en d'autres sources.
Elle émane de l'A.F.P
Les autorités indonésiennes ont décidé de retirer à la compagnie aérienne Adam Air sa licence d'exploitation, en raison de problèmes de sécurité, a annoncé aujourd'hui à Jakarta le directeur du transport aérien. " Cette décision résulte d'une évaluation trimestrielle ", a-t-il ajouté. " On considère qu'Adam Air a commis des infractions mettant en danger les passagers ", a-t-il ajouté. La compagnie aérienne, de mauvaise réputation après avoir été impliquée dans une série d'accidents, était présentée ces derniers jours comme au bord de la faillite, après qu'un groupe d'investissement eut retiré sa participation de 50% dans le capital. Dans trois mois, Adam Air sera à nouveau évaluée pour décider d'une éventuelle reprise de ses vols ou de la perte de son certificat de transport aérien (AOC) si la société ne montre pas de progrès significatifs dans sa gestion, a indiqué Budhi Muliawan Suyitno. Source: AFP
Les autorités indonésiennes ont décidé de retirer à la compagnie aérienne Adam Air sa licence d'exploitation, en raison de problèmes de sécurité, a annoncé aujourd'hui à Jakarta le directeur du transport aérien. " Cette décision résulte d'une évaluation trimestrielle ", a-t-il ajouté. " On considère qu'Adam Air a commis des infractions mettant en danger les passagers ", a-t-il ajouté. La compagnie aérienne, de mauvaise réputation après avoir été impliquée dans une série d'accidents, était présentée ces derniers jours comme au bord de la faillite, après qu'un groupe d'investissement eut retiré sa participation de 50% dans le capital. Dans trois mois, Adam Air sera à nouveau évaluée pour décider d'une éventuelle reprise de ses vols ou de la perte de son certificat de transport aérien (AOC) si la société ne montre pas de progrès significatifs dans sa gestion, a indiqué Budhi Muliawan Suyitno. Source: AFP
Voyage en Gambie en novembre 2020
Bonjour à tous,
Je prépare un séjour en Gambie en novembre 2020 et dans ce but, je recherche plein d'infos et de bons plans de voyageurs. Tout ce que vous pourrez me conseiller sur ce pays m'intéresse, que ce soit au niveau santé, hébergement, à voir/à faire, cuisine, sécurité etc.
En vous remerciant d'ores et déjà pour votre collaboration,
Nathalie
Trois explosions à Bangkok: recommandations de l'ambassade de France et infos
Trois explosions de faible intensité sont intervenues ce matin 2 août dans trois lieux différents de Bangkok (au niveau de Rama IX au niveau du Government Complex (Batiment B) de Chaeng Wattana et à proximité de la tour Mahanakhon, au pied de la station BTS de Chong Nonsi). Une enquête est en cours.
L’ambassade vous recommande d’observer la plus grande prudence dans vos déplacements et de suivre régulièrement les informations diffusées par les autorités locales.
th.ambafrance.org/...communaute-francaise
franceinfo avec AFP France Télévision
Deux hommes originaires de l'extrême sud de la Thaïlande, en proie à une rébellion séparatiste, ont été arrêtés quelques heures avant une série d'explosions qui a eu lieu, vendredi 2 août, à Bangkok. La ville accueille, en ce moment, le sommet des dirigeants de l'Association des pays d'Asie du Sud-Est (Asean), une réunion des ministres des Affaires étrangères des pays d'Asie du Sud-Est. Quatre personnes ont été légèrement blessées dans ces attaques où des bombes "ping pong" (bombes artisanales qui rebondissent comme une balle de ping pong) auraient notamment été utilisées et dissimulées "dans des buissons au bord de la route", d'après les autorités. Le Premier ministre, Prayut Chan-O-Cha, a fait part devant la presse de "neuf explosions ou tentatives d'explosions" dans la capitale. En 2009, le sommet de l'Asean qui se tenait en Thaïlande avait été annulé après l'intrusion massive de manifestants du mouvement dit des "chemises rouges" dans l'hôtel où se tenait la réunion, dans la station balnéaire de Pattaya. Un certain nombre de dirigeants avaient dû être évacués par des hélicoptères de l'armée thaïlandaise depuis le toit de l'hôtel tandis que d'autres avaient été contraints de fuir par bateau.
www.francetvinfo.fr/...bangkok_3561483.html
L’ambassade vous recommande d’observer la plus grande prudence dans vos déplacements et de suivre régulièrement les informations diffusées par les autorités locales.
th.ambafrance.org/...communaute-francaise
franceinfo avec AFP France Télévision
Deux hommes originaires de l'extrême sud de la Thaïlande, en proie à une rébellion séparatiste, ont été arrêtés quelques heures avant une série d'explosions qui a eu lieu, vendredi 2 août, à Bangkok. La ville accueille, en ce moment, le sommet des dirigeants de l'Association des pays d'Asie du Sud-Est (Asean), une réunion des ministres des Affaires étrangères des pays d'Asie du Sud-Est. Quatre personnes ont été légèrement blessées dans ces attaques où des bombes "ping pong" (bombes artisanales qui rebondissent comme une balle de ping pong) auraient notamment été utilisées et dissimulées "dans des buissons au bord de la route", d'après les autorités. Le Premier ministre, Prayut Chan-O-Cha, a fait part devant la presse de "neuf explosions ou tentatives d'explosions" dans la capitale. En 2009, le sommet de l'Asean qui se tenait en Thaïlande avait été annulé après l'intrusion massive de manifestants du mouvement dit des "chemises rouges" dans l'hôtel où se tenait la réunion, dans la station balnéaire de Pattaya. Un certain nombre de dirigeants avaient dû être évacués par des hélicoptères de l'armée thaïlandaise depuis le toit de l'hôtel tandis que d'autres avaient été contraints de fuir par bateau.
www.francetvinfo.fr/...bangkok_3561483.html
Séjour à Volos (Grèce)
Nous faisons le tour de la Méditerranée à vélo. Nous sommes actuellement dans le Golfe de Corynthe à Lampiri et nous voulons aller à Volos, pour s'arrêter 15 jours du 29 juin au 13 juillet. Est ce que quelqu’un aurait des infos sur le trajet en vélo, sinon en bus , mais est ce que c’est possible de mettre les vélos dans le bus? Sinon, on cherche un Endroit pour se poser pour cette période dans les environs de Volos avec 2 chambres, et pas trop cher, est ce que quelqu’un aurait des adresses à nous donner? Ensuite nous poursuivrons notre périple , pas encore d’itineraire Précis, mais nous irons en Turquie et nous longerons la côte avec ensuite le projet d’aller au Liban. Merci pour vos réponses
Agnès et Robert partis le 15 avril de France
Les Australes: un archipel singulier et méconnu
A A la découverte de RAIVAVAE, l' île de passion
INTRO
Je sais que beaucoup parmi vous seront intéressés par la série de carnets de voyage aux Îles Australes - ou Tuha'a Pae en langue polynésienne- qui va suivre. Vous pourrez ainsi faire vos choix et programmer d'intégrer une ou deux îles à votre itinéraire, trois peut-être au grand maximum, lors de votre prochain voyage en Polynésie Française.
Pour nous qui résidons ici depuis 30 ans, c'est aussi la première fois que nous partons dans cette direction, cap au sud. Ce n' est pas une destination facile en termes de climat, souvent instable et imprévisible, de longueur de séjour et de moyens financiers.
Air Tahiti propose un Pass 4 îles qui est quasiment inutilisable sauf à rester trois semaines ou un mois et dépenser une fortune. La raison : des liaisons inter-îles rares et irrégulières et très chères, y compris pour les îliens eux-mêmes qui ont des tarifs-résident pour aller et venir entre leur île et Tahiti mais paient plein tarif pour les déplacements entre les îles. Exemple : Un vol Raivavae - Tubuai, d'une durée de 25 minutes est facturé 38000 FCP ( = 340 euros ) !
Nous avons décidé de consacrer du temps et un peu d'argent à cet archipel cette année. Ce premier carnet concerne Raivavae, la plus méridionale des îles disposant d'un aéroport ( ce qui place Rapa - à deux jours de bateau plus au sud- hors champ ). Le prochain qui sera posté mi-mars, en continuation de celui-ci, concernera Tubuai et Rurutu. Il restera Rimatara que nous visiterons fin avril.
UN PEU DE GEOGRAPHIE Raivavae - anciennement nommée Vavitu - se situe à 730 kms au sud-est de Tahiti. Elle appartient à l' archipel des Australes, au même titre que Rurutu, Tubuai, Rimatara, Rapa et Marotiti , île inhabitée proche de Rapa où - selon certains écrits- l'on déportait autrefois les récalcitrants, les violents ou simplement les rebelles à l' autorité du chef. Raivavae est une île volcanique d'environ 16 km2 de terres émergées, dotée d'un lagon superbe par sa forme et ses couleurs qui rappelle celui de Bora-Bora en plus petit, ourlé de 28 motu éparpillés le long de la barrière de corail. Elle culmine au mont Hiro à 432 m d'altitude. L'île compte actuellement 970 habitants environ, répartis sur 4 villages : Rairua, Mahanatoa, Anatonu et Vaiuru. Notre pension Ataha se trouve dans ce dernier village cité, le long de la route circulaire qui borde le lagon. On parle à Raivavae un dialecte particulier ainsi que le tahitien et le français bien sur. Que signifie le nom Raivavae ? Etymologiquement, ce nom provient de ' ra'i ', le ciel et de ' vavae ' qui veut dire 'se frayer un chemin'. L' ensemble signifie donc ' se frayer un chemin dans le ciel ' et , par extension, ' à ciel ouvert '.
UN PEU D'HISTOIRE Raivavae fut découverte en 1775 par le navigateur espagnol Thomas Gayangos voyageant à bord de la frégate l' Aguila. On remarque que certains résidents ont les yeux très clairs, gris ou pers, comme cela se retrouve chez des habitants de Galice et d'Andalousie. Le séjour de Gayangos et de son équipage à Raivavae donne peut-être la raison de cette particularité physique. Maintenant pourquoi l' île de passion ? Dans les écrits anciens datant d'avant le christianisme et l' évangélisation protestante , quand on mentionne Raivavae, on évoque une île de guerriers en permanence engagés dans des combats de clans affreux et sanguinaires, on évoque aussi des rituels érotiques très poussés et des célébrations païennes inédites et uniques en leur genre. En d'autres termes, Raivavae fut , à une certaine époque, l'île de l' amour et de la mort confondus. Rien de tel aujourd'hui... L' île a un rythme de vie alangui et tranquille, surtout le dimanche. La vie reste assez communautaire à Raivavae et on est censé partager avec les autres, une spécificité partagée avec Rapa.
RAPA Petite digression sur Rapa dont on ne parle jamais. C'est une île isolée et coupée du monde, où le communautarisme voire le collectivisme est érigé en mode de vie sous le contrôle du Conseil des Sages ( = les anciens ) qui , entre autres, refuse la construction d'un aérodrome depuis des années ! En d'autres termes, chacun est sous surveillance de l' autre, parent, ami, pasteur, maire. On ne fait pas ce que l'on veut comme on veut. On s'adapte, on obéit et on s'incline. Et , si on transgresse, on paie cher son audace. Un exemple ? Vous êtes surpris en train de pêcher au fusil dans une baie de l' île où la pêche a été proscrite pendant 5 ans, vous méritez donc une punition ! La mairie va vous couper l' électricité pendant des semaines, voire des mois, ce qui va compliquer votre vie quotidienne ! Autre détail qui surprendra : Le dimanche, la Mairie coupe l' électricité dans l' île entière...sauf au temple, histoire d' encourager - le terme est faible - tout le monde à se précipiter au culte ! Pas évident donc de vivre dans une île comme Rapa, dans une forme de huis-clos social et religieux. Toute forme d'individualisme est proscrite, ce qui explique pourquoi les jeunes ont tendance à se désintéresser du religieux et finalement à partir, même si les perspectives de vie et de travail à Tahiti ne sont pas fantastiques. Déjà, il n' y a pas de collège sur île et les collégiens - dès la 6 ème - en sont éloignés pendant l' année scolaire; ils font leur scolarité au Collège de Tubuai, pour continuer leurs études ensuite, éventuellement dans l'un des lycées de Tahiti. Le maire a rétabli il y a quelques années le ' rahui ' , à savoir un système traditionnel polynésien visant à exploiter de manière raisonnée et préserver durablement les richesses marines. Ce système est officiellement levé pour le bien général de manière occasionnelle. Quand la pêche a lieu, elle est collective, ouverte à tous et éco-responsable, et le poisson pêché est distribué aux familles en fonction du nombre de personnes qui les composent. Même chose d'ailleurs pour la viande qui est prélevée sur les troupeaux de cochons, chèvres et vachettes sauvages. C'est plutôt positif écologiquement parlant, même si c'est vécu comme très contraignant. L 'île est tempérée, la seule du genre en Polynésie. Tous nos légumes et nos arbres fruitiers européens du genre cerisier ou pommier y pousseraient sans mal, mais l'innovation n' est pas le fort de la population, ni surtout du conseil des sages qui ne veut rien changer à rien. Les maisons y sont équipées de cheminées et on y dort le plus souvent sous couette surtout en hiver austral. Temps souvent froid, humide, venteux sous une montagne glacée. Mer froide et agitée. On est loin des lagons bleus et tièdes. On parle à Rapa un dialecte particulier que l'on comprend très difficilement si l'on est polynésien d'ailleurs. Le français demeure la langue unitaire. Difficile de séjourner à Rapa moins de deux mois, le temps que le cargo - alias le Tuhaa Pae -qui livre le frêt et transporte des passagers, aille à Tahiti et en revienne ! La liaison avec Rapa n' est pas hebdomadaire mais beaucoup plus irrégulière. Pas de pensions de famille, on trouvera cependant à se loger chez l' habitant. Le voyage en cargo reste une expérience unique. On peut soit dormir sur le pont ou bien se réserver une cabine - plutôt confortable - quand le navire assure la liaison maritime jusqu'à Rapa ! L' armateur ne permet le passage qu'à douze passagers par voyage uniquement. Escales plus ou moins longues dans les 4 premières îles, puis à Rapa où l'on arrive à l'aube et où on peut trouver des prestataires qui vont vous balader pendant toute la journée. Le navire reste à quai toute la journée et repart en soirée direction Tahiti, sans escale cette fois. Parfois il reste à quai une journée de plus... Attention : Mer très agitée et tempétueuse dans ces contrées. Le bateau est à l' ancienne et n' a pas de stabilisateurs; il roule et tangue énormément. A déconseiller à ceux qui n'ont pas le pied marin. A part cela, on déjeune et l'on dîne ( très bien, dit-on ) à la table du capitaine. Excellents retours de voyage de ceux qui ont tenté l' aventure. Compter une dizaine de jours en mer et en escale plus ou moins prolongée. Deux mois si on tente le séjour long... Fin de ma longue digression.
NOTRE ESCAPADE
Billet Air Tahiti ( avec carte de fidélité ) : 66000 FCP pour deux personnes. Durée du vol ( sans escale ) : 1 H 50. Sur ATR 72. Se munir d'argent liquide ( FCFP ) ou d'un carnet de chèques local. Pas de DAB sur l' île. Pas de règlement en carte bancaire. Il y a un bureau de Poste uniquement.


Vendredi 18 janvier
Départ à midi 30 / Arrivée à 14 h 20. Nous sommes attendus avec le collier de fleurs traditionnel par Odile, propriétaire de la pension Ataha. Nous aurons aussi l' occasion de rencontrer son mari Terani qui s'occupe du bricolage, du bateau ( pour les excursions ) et du fa'a'pou ( jardin familial ), une institution dans chaque famille de l'île, si l'on veut manger des légumes et des fruits frais. Dans le jardin familial, un espace est réservé à la tarodière, le taro étant à la base de beaucoup de plats cuisinés à Raivavae, mais aussi dans les autres îles australes. La route de ceinture est bétonnée et en assez mauvais état. On circule à 40 km à l' heure maxi. La pension est à 3 kms environ, on est donc arrivé tout de suite. Nous nous installons et partons faire une longue balade à pied le long de cette unique route circulaire. ( Il y a aussi une route traversière bordée de quelques maisons ou hameaux). Rares sont en fait les terrains plats pouvant servir aux cultures maraîchères et fruitières, sauf derrière les maisons construites côté montagne uniquement. Les ' fare ' sont assez sommaires, certains un peu vieux et déglingués, du moins ceux qui bordent la route, alors que de nouvelles constructions sont apparues à l' arrière. Surprenant que ces vieilles maisons - avec rideaux tirés et portes fermées à clé- ne soient pas démolies... J' en demande la raison et obtiens une réponse inattendue : ces anciens ' fare ' servent en fait de tombeaux aux anciens. Il parait même que certaines familles enterrent leurs morts sous le carrelage du salon de leur maison neuve... ! Raison ultime : il n' y a jamais eu de cimetière municipal à Raivavae. On cherche actuellement un terrain pour en construire un, enfin.... Cela devrait prendre encore du temps !

Le long de la route aussi, des cochons attachés par une patte ( chaque famille en ayant de 1 à 3 ). Une tradition bien ancrée ici aussi, semble-t-il. Depuis peu, les gens ont obligation de les transférer côté montagne, de sorte que le lagon ne soit pas indirectement pollué. Les cochons sont engraissés pour les fêtes religieuses de fin d'année mais aussi celles du mois de mai, mois festif et religieux entre tous à Raivavae. Autre chose encore qui attire l'oeil : les régimes de bananes suspendus à des poteaux de bois fichés dans le sable au bord du lagon. Cela surprend de prime abord, mais est en fait astucieux. Les bananes, encore vertes, préalablement lavées, brossées et nettoyées abondamment dans l' eau de mer, ne seront de ce fait attaquées ni par les oiseaux, ni par les rats, ni par les fourmis, ni par les insectes piqueurs du genre guêpe. Elles murissent tranquillement et parfaitement ainsi. Il fallait y penser, mais je n' ai jamais vu procéder ainsi dans une autre île polynésienne. II fait beau et pas trop chaud en ce vendredi après-midi. La balade de plusieurs kilomètres terminée, nous rentrons à la pension pour une douche, un peu d'internet ( dans la salle commune ) et le dîner à 19 heures tapantes. Internet a changé et facilité la vie des gens dans ce genre d'île isolée. Tout a commencé avec la construction de l' aérodrome en 2003, l' installation du courant électrique et l' apparition des téléphones fixe et portable. Une vraie révolution qui permet à ceux qui aiment le calme et la nonchalance de la vie aux îles de profiter des beautés de Raivavae tout en restant connecté. Avant, c'était une autre époque ! Un huis-clos un peu difficile, d'après ce que j' ai compris. La population, dans l' ensemble, vit modestement car très peu salariée. De 20 à 30 personnes ( sur 970 ) ont de vrais revenus. Les anciens reçoivent chacun 70000 FCP par mois, ce qui fait vivre souvent une famille entière. Décision ( tout de même un peu électoraliste ) prise il y a des années par le gouvernement Flosse mais rien n' a changé depuis et tout continue comme avant... Pas d'impôts sur le revenu, pas de taxe foncière ou d'habitation. Ce n' est pas le cas pour ces deux dernières taxes, je le signale, à Rurutu et Tubuai, plus prospères que Raivavae. Rapa fonctionne comme Raivavae à ce niveau, au ralenti et à l' exception.
Pour revenir à l'isolement de ces îles, il faut comprendre qu'elles ont vécu en autarcie complète avec leurs traditions spécifiques et leurs systèmes politiques chapeautés par des royautés guerrières, pendant des siècles. Leurs habitants n' hésitaient pas à prendre la mer et ont donc fini par découvrir qu'il y avait des îles voisines qui méritaient qu'on s'y intéresse, moins pour tenter de les conquérir que pour rechercher le contact et s'ouvrir au monde. Aux Îles sous le Vent, aux îles du Vent, aux Tuamotu, aux Marquises ou aux Gambier, les îles sont proches les unes des autres et s'aperçoivent à l'oeil nu. Les guerres entre clans ont perduré dans ces archipels, bien sur, mais des contacts plus enrichissants ont aussi eu lieu. L' unicité des Australes, c'est aussi l' unicité de chaque île composant cet archipel.
La modernité et l' ouverture vers l' extérieur n'ont été possibles que grâce aux aéroports qui desservent parfois de tout petits atolls, grâce à la Légion Etrangère qui a fait l' éreintant travail de terrassement sous le soleil, aux efforts des gouvernements locaux successifs pour désenclaver un maximum d' 'îles sur un territoire grand comme l' Europe de l' Ouest, grâce enfin aux technologies nouvelles.
Le changement à Raivavae est donc très récent et ne date que d'une quinzaine d'années. Il reste très peu impacté par un tourisme balbutiant. La destination est rare et demeure chère.












Samedi 19 janvier Réveil en fanfare à 5 heures du matin ( il fait jour ) : d'abord un scooter qui pétarade sur la route proche, puis un chien qui aboie puis enfin un coq qui pousse un cri perçant sous la fenêtre ouverte. Il est temps de se lever, tôt comme tout le monde ici ou presque.
Nous nous sommes entendus avec Terani et Odile pour un tour de l'île en bateau jusqu'à la mi-journée suivi d'un déjeuner au motu Vaiamanu, dit motu-piscine. Il fait un temps magnifique, le lagon est une splendeur. Chatoiements du soleil sur l'eau qui frise, couleurs et limpidité de l'eau exceptionnelles comme cela se voit dans les îles éloignées et exemptes de pollution. Cela, c'est ce qui rend la Polynésie incontournable en termes de beauté naturelle. Difficile de trouver aussi beau ailleurs. Ce lagon est vraiment à la hauteur de sa réputation. Sur le trajet, joyau vert émeraude dans son écrin bleu foncé, le motu Hotuatua, planté face à la pointe Hopa, sauvage et interdit d'accès car réserve naturelle protégée d'oiseaux divers dont les sternes blanches et surtout les frégates occupées à leurs parades amoureuses ( les mâles arborent d'énormes jabots rouges ) et à la construction de leurs nids. Un milliardaire américain a tenté d'acheter ce motu mais en vain, les terrains n' étant pas cessibles à des non-résidents. On ne comprend pas trop bien les motivations de ce monsieur, car le motu n' est pas très grand, il est recouvert d'une végétation dense et luxuriante et y construire une habitation tiendrait de l' exploit. On dira que c'était un caprice de riche qui pense pouvoir tout acheter !
La montagne est bien dégagée, les photos seront parfaites. A la mi-journée, nous rejoignons le motu-piscine où se trouvent déjà d'autres visiteurs venus d'autres pensions. nous sommes 9 en tout. Un jeune couple dynamique originaire de l'île, Irène et Patrick Tamaititahio, est revenu de Tahiti pour s'installer durablement dans leur île d'origine avec le projet de faire table ouverte au motu tous les jours sauf le dimanche. Ils comptent même prochainement ouvrir un camping. A suivre donc ! La famille de Patrick possède le motu, les pensions se déchargent sur le couple des obligations culinaires, les visiteurs ( y compris les résidents de l île qui le désirent ) profitent du repas, des installations, du panorama, du farniente et de la mer. Nous allons rester sur place tout l' après-midi. Une merveille, même pour nous qui en avons vu quelques autres dans ce pays ! Au début des années 2000, le Territoire a tenté de racheter l' endroit à ses propriétaires pour y construire un hôtel de luxe. Refus catégorique de la population malgré de fortes incitations et la promesse ( tenue... ) de construire un aéroport pour désenclaver l'île et lui apporter des touristes. Encore faut-il savoir à qui on achète, les terres en Polynésie - à la cession ou par voie d' héritage- étant en indivision totale. Quand le gouvernement français a, dans les années 50, et dans un but de modernisation du pays, modifié par décret la loi sur l' héritage en se gardant la possibilité d' exproprier ( pour le bien public ), le vote de la loi - comme souvent - a été acquis au Parlement sans que l'on fasse mention des TOM. Calcul ou stratégie délibérée ? Sans doute les deux pour éviter les problèmes et des rigidités insulaires impossibles et dangereuses à gérer à 18.000 kms de distance de la métropole. De même, la loi Veil - pour ménager les Eglises locales très influentes et traditionalistes - n' a été validée sur le Territoire qu'il y a quelques années seulement.
Retour à la pension en fin d'après-midi. Terani est venu nous chercher d'un coup de bateau. il ne faut que 10 mn entre marina et motu. Le lagon est navigable, ce qui est un plus. En revanche, il n' est pas aussi poissonneux que ceux des atolls des Tuamotu. On ne peut pas pêcher son poisson sur le trajet du motu et l'y faire cuire dans la foulée. De très beaux coraux branchus d'un jaune intense, d'autres coraux dits encroûtants, bleus, gris et violets recouvrant par plaques des rochers entiers, parsèment les fonds entre les îlots et bancs de sable proches du récif. Beaucoup de coraux choux-fleurs également, d'un bleu électrique. Ce sont des variétés adaptées aux changements de température de la mer, que l'on ne trouve pas dans les Îles de la Société. Les coraux semblent se développer en corolles plus ramassées et à la dentelle moins fine. La qualité de l' eau est exceptionnelle, ce qui explique cette santé éclatante des coraux et autres communautés lagunaires et récifales. L'eau est cristalline et scintille comme le diamant sous le soleil le long des bancs de sable immaculés. Il y a également une profusion de bénitiers - ou ' pahua ' en tahitien - énormes aux lèvres de toutes les couleurs aux abords du récif, dans les ' hoa ' ( chenaux qui irriguent et oxygènent le lagon en eau océanique ), entre les ' motu ' . Raivavae est connue pour ses bénitiers que l'on ramasse de manière raisonnée, sans qu'ils soient exportés en masse vers Tahiti comme cela a pu se faire à Tahaa ou Raiatea ces vingt dernières années. L'île à bénitiers, cela reste, malgré tout, Rapa où l'on aurait comptabilisé 80 millions de ces mollusques autour de l'île : de quoi permettre à tous d'en manger tous les jours ! Rapa, je le signale, ne compte que 520 habitants, une population en baisse ! Lors de notre déjeuner sous les ' aito ' ( ou filaos ou arbres de fer), la chair de bénitier sera servie en entrée ( crue macérée dans l' eau de mer / crue macérée au citron ) puis cuite à la sauce au curry ). Ensuite grosse carangue bleue grillée, poissons-chats locaux ( un peu comme des rougets rallongés dotés de barbillons ), poulet grillé, pain coco fait maison par Irène, pastèques et bananes en dessert. Eau de coco et eau minérale comme boissons. Iréne et son mari protègent aussi les plants de bois de santal qui poussent en quantité sur leur motu. Raivavae, à une certaine époque, était une étape obligée pour les bateaux santaliers qui s'y ravitaillaient en bois précieux. Cette époque est oubliée, mais on essaie de faire prospérer ces arbres magiques et odorants qui poussent si lentement et avec tant de difficulté.
Dimanche 20 janvier : Après une nuit orageuse ( c'est cela aussi les Australes ! ), nous nous réveillons sous la pluie. Et il va pleuvoir dru jusqu' en milieu d'après-midi. Aïe ! Ce n' était pas prévu, ni attendu d'ailleurs ! Nous devions faire l' escalade du mont Hiro ce matin. Ce n' est même pas la peine d'y penser quand on voit les trombes d'eau qui descendent du ciel. C'est même déconseillé car dangereux.
Quelques infos cependant. Compter 4 heures environ AR. Un sentier privé monte derrière la pension Ataha. D'autres départs de sentiers ailleurs bien sur. Pente très raide au départ dans une brousse dense plantée de ' purau ' (ou hibiscus) de goyaviers, de bois de fer ( ou ' aito ' en tahitien ) , laissant progressivement place à des étendues de roseaux et de hautes fougères. On finit par déboucher sur un espace en pente douce ouvert et gazonné qui mène en se rétrécissant à la crête. Du haut du mont Hiro, on a un panorama à 360° sur sommets avoisinants, motu et étendues lagunaires en camaïeux de bleus.
Nous sommes forcément déçus de devoir attendre si longtemps la fin de ce mauvais temps passager. En outre, c'est dimanche et la route de ceinture est absolument déserte. Il n' y a que les quatre temples où se concentre la vie villageoise : à chaque fois, une foule clairsemée de paroissiens habillés tout de blanc et qui vont, ce jour-là, passer sept longues heures assis à écouter les prêches du pasteur et à chanter des hymnes. Pourquoi un culte aussi long ? Simplement parce que, en ce 3ème dimanche de janvier, on commémore chaque année une journée cataclysmique ( pluies diluviennes, glissements de terrain, 'fare' emportés, personnes disparues ) de la fin janvier 1959. Ceux qui ne sont pas au temple doivent dormir... Autant dire que le milieu de journée est un peu tristounet !
L' amélioration météo espérée va arriver en fin d'après-midi avec des teintes de ciel et mer superbes au fur et à mesure que la lumière baisse. Le lagon est plat et lisse, silence total bien avant l' arrivée de la nuit. Le temps est suspendu. Et il semble que la pluie se soit arrêtée pour de bon...? Mais non, il va re-pleuvoir, à partir de 23 h00, mais plus régulièrement, toute la nuit, jusqu' à 5 heures du matin environ. Même si on élude beaucoup les discussions sur la météo à Raivavae, on aura compris que ce temps instable est très courant à Raivavae. Et donc....? Vous allez me dire, mais à quelle période faut-il venir pour être sur d'avoir du beau temps ? Eh bien, c'est simple, la fenêtre est étroite, il faut voyager aux Australes en février et mars, plus précisément encore de mi-février à fin mars. On sécurise beau temps calme et mer chaude. De février à avril à Rimatara, car cette île est la plus proche de la Société et donc moins marquée australe, d'un point de vue météorologique, que les 3 autres. Dans notre malheur, nous avons de la chance. L'avion de retour ne part que lundi 21 en fin d'après-midi. Nous avons donc encore une journée quasi entière à consacrer à la découverte de Raivavae.
Lundi 21 janvier Et voilà que, vers 7-8 heures, le ciel bleu apparait, avec soleil un peu incertain. Tout cela va s'arranger joliment en milieu de matinée et pour toute la journée. Nous avons à prendre des décisions sur la façon d'occuper la journée agréablement.
Pas de mont Hiro ce matin non plus, il a trop plu pendant la nuit. Un tour de l'île en vélo est possible, mais la route est très abîmée et pleine de nids-de-poule et je n' ai pas envie de partir seul. Mon épouse a déclaré forfait, suite à une chute accidentelle sur un genou.
Il y a bien des grottes telles la grotte Ana Poiri, mais celle-ci n 'est pas impressionnante comme celles de Rurutu que nous verrons obligatoirement en mars. On attendra donc.
On peut également aller voir l'unique tiki souriant qui est demeuré à Raivavae tandis que deux autres étaient transportés à Tahiti dans les années 30, et que le troisième est au fond du lagon dans lequel il est tombé par mégarde lors du transbordement.
Les marae de l'île, aux dires de notre hôtesse, n'ont rien de remarquable. Ils sont accessibles facilement de la route mais délaissés : mara'e Pua Pua Tiare, mara'e Mauna Oto, mara'e Vaimano. Problème : ils sont généralement situés sur des terrains privés et plus ou moins barricadés, et on ne rentre pas chez les gens comme cela ! La municipalité a vraiment du travail à faire et à donner pour les rendre attractifs. Ceci étant, il y a un grand marae sur l'îlot Marae Atoni qui, semble-t-il, mérite une visite.
Il reste le motu Rani, un autre coin de nature sauvage et préservée, propriété de la famille de notre hôte Terani. il nous propose de nous y emmener jouer les Robinson. C'est tentant et nous n' allons pas regretter. Odile et Terani ont construit des petits bungalows très simples sur le motu pour y accueillir des visiteurs en recherche de vie tranquille au bord du lagon et sous les étoiles ( quand il ne pleut pas, bien sur... ). Il parait qu'ils ont beaucoup de succès ! La nourriture est apportée en bateau de l'île. Tarifs un peu plus élevés qu'à la pension Ataha. Attention à la saison fraîche, juillet et août. Il peut faire un froid relatif ( pas de moustiques ) , il faut se couvrir, et la mer au motu est à 18-19° seulement ! Comme en Bretagne nord en juillet ! Contre 26° en ce moment, de janvier à début avril. Les touristes canadiens adorent Raivavae en juillet, parait-il. Température de la mer comme au Nouveau Brunswick en été.
Retour à la pension vers 15h 30 pour une douche rapide. Transfert à l' aéroport à 16 heures. Départ à 16H 55. ( l' avion a déjà fait escale à Tubuai ). Décollage, moteurs rugissant à fond et sur les chapeaux de roues : la piste est courte comme à Maupiti. Arrivée à Tahiti-Faa'a à 18 heures 50 comme prévu.
Ainsi se termine notre escapade à Raivavae. Nos prochains séjours dans les autres îles permettront de compléter le tableau des activités intéressantes - certaines plus sportives - à privilégier d'une île à l' autre. Vous aurez compris que Raivavae est surtout une île-détente de premier choix.
ADDENDUM Quelques tarifs qui, forcément vous intéresseront et peut-être vous feront sursauter... La nuit en demi-pension est facturée 13000 FCP pour deux personnes. C' est une constante partout en PF ( entre 12500 et 15000 FCP en demi-pension ) La journée au motu-piscine ( avec déjeuner inclus ) est facturée 5000 FCP par personne. Le tour de l'île en bateau est facturé 10000 FCP par personne ( environ 3 heures ). Notre séjour à la pension Ahata nous a coûté 77000 FCP pour deux. A rajouter aux billets d'avion. Il faut donc compter -en euros- environ 350 euros par jour à deux, vol compris.
On peut imaginer de faire une île en 3 jours, 2 îles en 6 jours, 3 îles en 10-12 jours, 4 îles en 15 jours minimum. Pour réduire - paradoxalement - le coût global, il faut envisager de visiter 2 ou 3 îles avec le Pass. Il semble assez facile de combiner - au moins - Raivavae et Tubuai en un séjour. Attention : les horaires changent 2 fois l'an.
Moana
PS Si vous voulez en lire davantage sur les Australes, déroulez le menu... On continue avec quelques infos et deux légendes sur RAIVAVAE. Ensuite ce sera TUBUAI...
INTRO
Je sais que beaucoup parmi vous seront intéressés par la série de carnets de voyage aux Îles Australes - ou Tuha'a Pae en langue polynésienne- qui va suivre. Vous pourrez ainsi faire vos choix et programmer d'intégrer une ou deux îles à votre itinéraire, trois peut-être au grand maximum, lors de votre prochain voyage en Polynésie Française.
Pour nous qui résidons ici depuis 30 ans, c'est aussi la première fois que nous partons dans cette direction, cap au sud. Ce n' est pas une destination facile en termes de climat, souvent instable et imprévisible, de longueur de séjour et de moyens financiers.
Air Tahiti propose un Pass 4 îles qui est quasiment inutilisable sauf à rester trois semaines ou un mois et dépenser une fortune. La raison : des liaisons inter-îles rares et irrégulières et très chères, y compris pour les îliens eux-mêmes qui ont des tarifs-résident pour aller et venir entre leur île et Tahiti mais paient plein tarif pour les déplacements entre les îles. Exemple : Un vol Raivavae - Tubuai, d'une durée de 25 minutes est facturé 38000 FCP ( = 340 euros ) !
Nous avons décidé de consacrer du temps et un peu d'argent à cet archipel cette année. Ce premier carnet concerne Raivavae, la plus méridionale des îles disposant d'un aéroport ( ce qui place Rapa - à deux jours de bateau plus au sud- hors champ ). Le prochain qui sera posté mi-mars, en continuation de celui-ci, concernera Tubuai et Rurutu. Il restera Rimatara que nous visiterons fin avril.
UN PEU DE GEOGRAPHIE Raivavae - anciennement nommée Vavitu - se situe à 730 kms au sud-est de Tahiti. Elle appartient à l' archipel des Australes, au même titre que Rurutu, Tubuai, Rimatara, Rapa et Marotiti , île inhabitée proche de Rapa où - selon certains écrits- l'on déportait autrefois les récalcitrants, les violents ou simplement les rebelles à l' autorité du chef. Raivavae est une île volcanique d'environ 16 km2 de terres émergées, dotée d'un lagon superbe par sa forme et ses couleurs qui rappelle celui de Bora-Bora en plus petit, ourlé de 28 motu éparpillés le long de la barrière de corail. Elle culmine au mont Hiro à 432 m d'altitude. L'île compte actuellement 970 habitants environ, répartis sur 4 villages : Rairua, Mahanatoa, Anatonu et Vaiuru. Notre pension Ataha se trouve dans ce dernier village cité, le long de la route circulaire qui borde le lagon. On parle à Raivavae un dialecte particulier ainsi que le tahitien et le français bien sur. Que signifie le nom Raivavae ? Etymologiquement, ce nom provient de ' ra'i ', le ciel et de ' vavae ' qui veut dire 'se frayer un chemin'. L' ensemble signifie donc ' se frayer un chemin dans le ciel ' et , par extension, ' à ciel ouvert '.
UN PEU D'HISTOIRE Raivavae fut découverte en 1775 par le navigateur espagnol Thomas Gayangos voyageant à bord de la frégate l' Aguila. On remarque que certains résidents ont les yeux très clairs, gris ou pers, comme cela se retrouve chez des habitants de Galice et d'Andalousie. Le séjour de Gayangos et de son équipage à Raivavae donne peut-être la raison de cette particularité physique. Maintenant pourquoi l' île de passion ? Dans les écrits anciens datant d'avant le christianisme et l' évangélisation protestante , quand on mentionne Raivavae, on évoque une île de guerriers en permanence engagés dans des combats de clans affreux et sanguinaires, on évoque aussi des rituels érotiques très poussés et des célébrations païennes inédites et uniques en leur genre. En d'autres termes, Raivavae fut , à une certaine époque, l'île de l' amour et de la mort confondus. Rien de tel aujourd'hui... L' île a un rythme de vie alangui et tranquille, surtout le dimanche. La vie reste assez communautaire à Raivavae et on est censé partager avec les autres, une spécificité partagée avec Rapa.
RAPA Petite digression sur Rapa dont on ne parle jamais. C'est une île isolée et coupée du monde, où le communautarisme voire le collectivisme est érigé en mode de vie sous le contrôle du Conseil des Sages ( = les anciens ) qui , entre autres, refuse la construction d'un aérodrome depuis des années ! En d'autres termes, chacun est sous surveillance de l' autre, parent, ami, pasteur, maire. On ne fait pas ce que l'on veut comme on veut. On s'adapte, on obéit et on s'incline. Et , si on transgresse, on paie cher son audace. Un exemple ? Vous êtes surpris en train de pêcher au fusil dans une baie de l' île où la pêche a été proscrite pendant 5 ans, vous méritez donc une punition ! La mairie va vous couper l' électricité pendant des semaines, voire des mois, ce qui va compliquer votre vie quotidienne ! Autre détail qui surprendra : Le dimanche, la Mairie coupe l' électricité dans l' île entière...sauf au temple, histoire d' encourager - le terme est faible - tout le monde à se précipiter au culte ! Pas évident donc de vivre dans une île comme Rapa, dans une forme de huis-clos social et religieux. Toute forme d'individualisme est proscrite, ce qui explique pourquoi les jeunes ont tendance à se désintéresser du religieux et finalement à partir, même si les perspectives de vie et de travail à Tahiti ne sont pas fantastiques. Déjà, il n' y a pas de collège sur île et les collégiens - dès la 6 ème - en sont éloignés pendant l' année scolaire; ils font leur scolarité au Collège de Tubuai, pour continuer leurs études ensuite, éventuellement dans l'un des lycées de Tahiti. Le maire a rétabli il y a quelques années le ' rahui ' , à savoir un système traditionnel polynésien visant à exploiter de manière raisonnée et préserver durablement les richesses marines. Ce système est officiellement levé pour le bien général de manière occasionnelle. Quand la pêche a lieu, elle est collective, ouverte à tous et éco-responsable, et le poisson pêché est distribué aux familles en fonction du nombre de personnes qui les composent. Même chose d'ailleurs pour la viande qui est prélevée sur les troupeaux de cochons, chèvres et vachettes sauvages. C'est plutôt positif écologiquement parlant, même si c'est vécu comme très contraignant. L 'île est tempérée, la seule du genre en Polynésie. Tous nos légumes et nos arbres fruitiers européens du genre cerisier ou pommier y pousseraient sans mal, mais l'innovation n' est pas le fort de la population, ni surtout du conseil des sages qui ne veut rien changer à rien. Les maisons y sont équipées de cheminées et on y dort le plus souvent sous couette surtout en hiver austral. Temps souvent froid, humide, venteux sous une montagne glacée. Mer froide et agitée. On est loin des lagons bleus et tièdes. On parle à Rapa un dialecte particulier que l'on comprend très difficilement si l'on est polynésien d'ailleurs. Le français demeure la langue unitaire. Difficile de séjourner à Rapa moins de deux mois, le temps que le cargo - alias le Tuhaa Pae -qui livre le frêt et transporte des passagers, aille à Tahiti et en revienne ! La liaison avec Rapa n' est pas hebdomadaire mais beaucoup plus irrégulière. Pas de pensions de famille, on trouvera cependant à se loger chez l' habitant. Le voyage en cargo reste une expérience unique. On peut soit dormir sur le pont ou bien se réserver une cabine - plutôt confortable - quand le navire assure la liaison maritime jusqu'à Rapa ! L' armateur ne permet le passage qu'à douze passagers par voyage uniquement. Escales plus ou moins longues dans les 4 premières îles, puis à Rapa où l'on arrive à l'aube et où on peut trouver des prestataires qui vont vous balader pendant toute la journée. Le navire reste à quai toute la journée et repart en soirée direction Tahiti, sans escale cette fois. Parfois il reste à quai une journée de plus... Attention : Mer très agitée et tempétueuse dans ces contrées. Le bateau est à l' ancienne et n' a pas de stabilisateurs; il roule et tangue énormément. A déconseiller à ceux qui n'ont pas le pied marin. A part cela, on déjeune et l'on dîne ( très bien, dit-on ) à la table du capitaine. Excellents retours de voyage de ceux qui ont tenté l' aventure. Compter une dizaine de jours en mer et en escale plus ou moins prolongée. Deux mois si on tente le séjour long... Fin de ma longue digression.
NOTRE ESCAPADE
Billet Air Tahiti ( avec carte de fidélité ) : 66000 FCP pour deux personnes. Durée du vol ( sans escale ) : 1 H 50. Sur ATR 72. Se munir d'argent liquide ( FCFP ) ou d'un carnet de chèques local. Pas de DAB sur l' île. Pas de règlement en carte bancaire. Il y a un bureau de Poste uniquement.


Vendredi 18 janvier
Départ à midi 30 / Arrivée à 14 h 20. Nous sommes attendus avec le collier de fleurs traditionnel par Odile, propriétaire de la pension Ataha. Nous aurons aussi l' occasion de rencontrer son mari Terani qui s'occupe du bricolage, du bateau ( pour les excursions ) et du fa'a'pou ( jardin familial ), une institution dans chaque famille de l'île, si l'on veut manger des légumes et des fruits frais. Dans le jardin familial, un espace est réservé à la tarodière, le taro étant à la base de beaucoup de plats cuisinés à Raivavae, mais aussi dans les autres îles australes. La route de ceinture est bétonnée et en assez mauvais état. On circule à 40 km à l' heure maxi. La pension est à 3 kms environ, on est donc arrivé tout de suite. Nous nous installons et partons faire une longue balade à pied le long de cette unique route circulaire. ( Il y a aussi une route traversière bordée de quelques maisons ou hameaux). Rares sont en fait les terrains plats pouvant servir aux cultures maraîchères et fruitières, sauf derrière les maisons construites côté montagne uniquement. Les ' fare ' sont assez sommaires, certains un peu vieux et déglingués, du moins ceux qui bordent la route, alors que de nouvelles constructions sont apparues à l' arrière. Surprenant que ces vieilles maisons - avec rideaux tirés et portes fermées à clé- ne soient pas démolies... J' en demande la raison et obtiens une réponse inattendue : ces anciens ' fare ' servent en fait de tombeaux aux anciens. Il parait même que certaines familles enterrent leurs morts sous le carrelage du salon de leur maison neuve... ! Raison ultime : il n' y a jamais eu de cimetière municipal à Raivavae. On cherche actuellement un terrain pour en construire un, enfin.... Cela devrait prendre encore du temps !

Le long de la route aussi, des cochons attachés par une patte ( chaque famille en ayant de 1 à 3 ). Une tradition bien ancrée ici aussi, semble-t-il. Depuis peu, les gens ont obligation de les transférer côté montagne, de sorte que le lagon ne soit pas indirectement pollué. Les cochons sont engraissés pour les fêtes religieuses de fin d'année mais aussi celles du mois de mai, mois festif et religieux entre tous à Raivavae. Autre chose encore qui attire l'oeil : les régimes de bananes suspendus à des poteaux de bois fichés dans le sable au bord du lagon. Cela surprend de prime abord, mais est en fait astucieux. Les bananes, encore vertes, préalablement lavées, brossées et nettoyées abondamment dans l' eau de mer, ne seront de ce fait attaquées ni par les oiseaux, ni par les rats, ni par les fourmis, ni par les insectes piqueurs du genre guêpe. Elles murissent tranquillement et parfaitement ainsi. Il fallait y penser, mais je n' ai jamais vu procéder ainsi dans une autre île polynésienne. II fait beau et pas trop chaud en ce vendredi après-midi. La balade de plusieurs kilomètres terminée, nous rentrons à la pension pour une douche, un peu d'internet ( dans la salle commune ) et le dîner à 19 heures tapantes. Internet a changé et facilité la vie des gens dans ce genre d'île isolée. Tout a commencé avec la construction de l' aérodrome en 2003, l' installation du courant électrique et l' apparition des téléphones fixe et portable. Une vraie révolution qui permet à ceux qui aiment le calme et la nonchalance de la vie aux îles de profiter des beautés de Raivavae tout en restant connecté. Avant, c'était une autre époque ! Un huis-clos un peu difficile, d'après ce que j' ai compris. La population, dans l' ensemble, vit modestement car très peu salariée. De 20 à 30 personnes ( sur 970 ) ont de vrais revenus. Les anciens reçoivent chacun 70000 FCP par mois, ce qui fait vivre souvent une famille entière. Décision ( tout de même un peu électoraliste ) prise il y a des années par le gouvernement Flosse mais rien n' a changé depuis et tout continue comme avant... Pas d'impôts sur le revenu, pas de taxe foncière ou d'habitation. Ce n' est pas le cas pour ces deux dernières taxes, je le signale, à Rurutu et Tubuai, plus prospères que Raivavae. Rapa fonctionne comme Raivavae à ce niveau, au ralenti et à l' exception.
Pour revenir à l'isolement de ces îles, il faut comprendre qu'elles ont vécu en autarcie complète avec leurs traditions spécifiques et leurs systèmes politiques chapeautés par des royautés guerrières, pendant des siècles. Leurs habitants n' hésitaient pas à prendre la mer et ont donc fini par découvrir qu'il y avait des îles voisines qui méritaient qu'on s'y intéresse, moins pour tenter de les conquérir que pour rechercher le contact et s'ouvrir au monde. Aux Îles sous le Vent, aux îles du Vent, aux Tuamotu, aux Marquises ou aux Gambier, les îles sont proches les unes des autres et s'aperçoivent à l'oeil nu. Les guerres entre clans ont perduré dans ces archipels, bien sur, mais des contacts plus enrichissants ont aussi eu lieu. L' unicité des Australes, c'est aussi l' unicité de chaque île composant cet archipel.
La modernité et l' ouverture vers l' extérieur n'ont été possibles que grâce aux aéroports qui desservent parfois de tout petits atolls, grâce à la Légion Etrangère qui a fait l' éreintant travail de terrassement sous le soleil, aux efforts des gouvernements locaux successifs pour désenclaver un maximum d' 'îles sur un territoire grand comme l' Europe de l' Ouest, grâce enfin aux technologies nouvelles.
Le changement à Raivavae est donc très récent et ne date que d'une quinzaine d'années. Il reste très peu impacté par un tourisme balbutiant. La destination est rare et demeure chère.












Samedi 19 janvier Réveil en fanfare à 5 heures du matin ( il fait jour ) : d'abord un scooter qui pétarade sur la route proche, puis un chien qui aboie puis enfin un coq qui pousse un cri perçant sous la fenêtre ouverte. Il est temps de se lever, tôt comme tout le monde ici ou presque.
Nous nous sommes entendus avec Terani et Odile pour un tour de l'île en bateau jusqu'à la mi-journée suivi d'un déjeuner au motu Vaiamanu, dit motu-piscine. Il fait un temps magnifique, le lagon est une splendeur. Chatoiements du soleil sur l'eau qui frise, couleurs et limpidité de l'eau exceptionnelles comme cela se voit dans les îles éloignées et exemptes de pollution. Cela, c'est ce qui rend la Polynésie incontournable en termes de beauté naturelle. Difficile de trouver aussi beau ailleurs. Ce lagon est vraiment à la hauteur de sa réputation. Sur le trajet, joyau vert émeraude dans son écrin bleu foncé, le motu Hotuatua, planté face à la pointe Hopa, sauvage et interdit d'accès car réserve naturelle protégée d'oiseaux divers dont les sternes blanches et surtout les frégates occupées à leurs parades amoureuses ( les mâles arborent d'énormes jabots rouges ) et à la construction de leurs nids. Un milliardaire américain a tenté d'acheter ce motu mais en vain, les terrains n' étant pas cessibles à des non-résidents. On ne comprend pas trop bien les motivations de ce monsieur, car le motu n' est pas très grand, il est recouvert d'une végétation dense et luxuriante et y construire une habitation tiendrait de l' exploit. On dira que c'était un caprice de riche qui pense pouvoir tout acheter !
La montagne est bien dégagée, les photos seront parfaites. A la mi-journée, nous rejoignons le motu-piscine où se trouvent déjà d'autres visiteurs venus d'autres pensions. nous sommes 9 en tout. Un jeune couple dynamique originaire de l'île, Irène et Patrick Tamaititahio, est revenu de Tahiti pour s'installer durablement dans leur île d'origine avec le projet de faire table ouverte au motu tous les jours sauf le dimanche. Ils comptent même prochainement ouvrir un camping. A suivre donc ! La famille de Patrick possède le motu, les pensions se déchargent sur le couple des obligations culinaires, les visiteurs ( y compris les résidents de l île qui le désirent ) profitent du repas, des installations, du panorama, du farniente et de la mer. Nous allons rester sur place tout l' après-midi. Une merveille, même pour nous qui en avons vu quelques autres dans ce pays ! Au début des années 2000, le Territoire a tenté de racheter l' endroit à ses propriétaires pour y construire un hôtel de luxe. Refus catégorique de la population malgré de fortes incitations et la promesse ( tenue... ) de construire un aéroport pour désenclaver l'île et lui apporter des touristes. Encore faut-il savoir à qui on achète, les terres en Polynésie - à la cession ou par voie d' héritage- étant en indivision totale. Quand le gouvernement français a, dans les années 50, et dans un but de modernisation du pays, modifié par décret la loi sur l' héritage en se gardant la possibilité d' exproprier ( pour le bien public ), le vote de la loi - comme souvent - a été acquis au Parlement sans que l'on fasse mention des TOM. Calcul ou stratégie délibérée ? Sans doute les deux pour éviter les problèmes et des rigidités insulaires impossibles et dangereuses à gérer à 18.000 kms de distance de la métropole. De même, la loi Veil - pour ménager les Eglises locales très influentes et traditionalistes - n' a été validée sur le Territoire qu'il y a quelques années seulement.
Retour à la pension en fin d'après-midi. Terani est venu nous chercher d'un coup de bateau. il ne faut que 10 mn entre marina et motu. Le lagon est navigable, ce qui est un plus. En revanche, il n' est pas aussi poissonneux que ceux des atolls des Tuamotu. On ne peut pas pêcher son poisson sur le trajet du motu et l'y faire cuire dans la foulée. De très beaux coraux branchus d'un jaune intense, d'autres coraux dits encroûtants, bleus, gris et violets recouvrant par plaques des rochers entiers, parsèment les fonds entre les îlots et bancs de sable proches du récif. Beaucoup de coraux choux-fleurs également, d'un bleu électrique. Ce sont des variétés adaptées aux changements de température de la mer, que l'on ne trouve pas dans les Îles de la Société. Les coraux semblent se développer en corolles plus ramassées et à la dentelle moins fine. La qualité de l' eau est exceptionnelle, ce qui explique cette santé éclatante des coraux et autres communautés lagunaires et récifales. L'eau est cristalline et scintille comme le diamant sous le soleil le long des bancs de sable immaculés. Il y a également une profusion de bénitiers - ou ' pahua ' en tahitien - énormes aux lèvres de toutes les couleurs aux abords du récif, dans les ' hoa ' ( chenaux qui irriguent et oxygènent le lagon en eau océanique ), entre les ' motu ' . Raivavae est connue pour ses bénitiers que l'on ramasse de manière raisonnée, sans qu'ils soient exportés en masse vers Tahiti comme cela a pu se faire à Tahaa ou Raiatea ces vingt dernières années. L'île à bénitiers, cela reste, malgré tout, Rapa où l'on aurait comptabilisé 80 millions de ces mollusques autour de l'île : de quoi permettre à tous d'en manger tous les jours ! Rapa, je le signale, ne compte que 520 habitants, une population en baisse ! Lors de notre déjeuner sous les ' aito ' ( ou filaos ou arbres de fer), la chair de bénitier sera servie en entrée ( crue macérée dans l' eau de mer / crue macérée au citron ) puis cuite à la sauce au curry ). Ensuite grosse carangue bleue grillée, poissons-chats locaux ( un peu comme des rougets rallongés dotés de barbillons ), poulet grillé, pain coco fait maison par Irène, pastèques et bananes en dessert. Eau de coco et eau minérale comme boissons. Iréne et son mari protègent aussi les plants de bois de santal qui poussent en quantité sur leur motu. Raivavae, à une certaine époque, était une étape obligée pour les bateaux santaliers qui s'y ravitaillaient en bois précieux. Cette époque est oubliée, mais on essaie de faire prospérer ces arbres magiques et odorants qui poussent si lentement et avec tant de difficulté.
Dimanche 20 janvier : Après une nuit orageuse ( c'est cela aussi les Australes ! ), nous nous réveillons sous la pluie. Et il va pleuvoir dru jusqu' en milieu d'après-midi. Aïe ! Ce n' était pas prévu, ni attendu d'ailleurs ! Nous devions faire l' escalade du mont Hiro ce matin. Ce n' est même pas la peine d'y penser quand on voit les trombes d'eau qui descendent du ciel. C'est même déconseillé car dangereux.
Quelques infos cependant. Compter 4 heures environ AR. Un sentier privé monte derrière la pension Ataha. D'autres départs de sentiers ailleurs bien sur. Pente très raide au départ dans une brousse dense plantée de ' purau ' (ou hibiscus) de goyaviers, de bois de fer ( ou ' aito ' en tahitien ) , laissant progressivement place à des étendues de roseaux et de hautes fougères. On finit par déboucher sur un espace en pente douce ouvert et gazonné qui mène en se rétrécissant à la crête. Du haut du mont Hiro, on a un panorama à 360° sur sommets avoisinants, motu et étendues lagunaires en camaïeux de bleus.
Nous sommes forcément déçus de devoir attendre si longtemps la fin de ce mauvais temps passager. En outre, c'est dimanche et la route de ceinture est absolument déserte. Il n' y a que les quatre temples où se concentre la vie villageoise : à chaque fois, une foule clairsemée de paroissiens habillés tout de blanc et qui vont, ce jour-là, passer sept longues heures assis à écouter les prêches du pasteur et à chanter des hymnes. Pourquoi un culte aussi long ? Simplement parce que, en ce 3ème dimanche de janvier, on commémore chaque année une journée cataclysmique ( pluies diluviennes, glissements de terrain, 'fare' emportés, personnes disparues ) de la fin janvier 1959. Ceux qui ne sont pas au temple doivent dormir... Autant dire que le milieu de journée est un peu tristounet !
L' amélioration météo espérée va arriver en fin d'après-midi avec des teintes de ciel et mer superbes au fur et à mesure que la lumière baisse. Le lagon est plat et lisse, silence total bien avant l' arrivée de la nuit. Le temps est suspendu. Et il semble que la pluie se soit arrêtée pour de bon...? Mais non, il va re-pleuvoir, à partir de 23 h00, mais plus régulièrement, toute la nuit, jusqu' à 5 heures du matin environ. Même si on élude beaucoup les discussions sur la météo à Raivavae, on aura compris que ce temps instable est très courant à Raivavae. Et donc....? Vous allez me dire, mais à quelle période faut-il venir pour être sur d'avoir du beau temps ? Eh bien, c'est simple, la fenêtre est étroite, il faut voyager aux Australes en février et mars, plus précisément encore de mi-février à fin mars. On sécurise beau temps calme et mer chaude. De février à avril à Rimatara, car cette île est la plus proche de la Société et donc moins marquée australe, d'un point de vue météorologique, que les 3 autres. Dans notre malheur, nous avons de la chance. L'avion de retour ne part que lundi 21 en fin d'après-midi. Nous avons donc encore une journée quasi entière à consacrer à la découverte de Raivavae.
Lundi 21 janvier Et voilà que, vers 7-8 heures, le ciel bleu apparait, avec soleil un peu incertain. Tout cela va s'arranger joliment en milieu de matinée et pour toute la journée. Nous avons à prendre des décisions sur la façon d'occuper la journée agréablement.
Pas de mont Hiro ce matin non plus, il a trop plu pendant la nuit. Un tour de l'île en vélo est possible, mais la route est très abîmée et pleine de nids-de-poule et je n' ai pas envie de partir seul. Mon épouse a déclaré forfait, suite à une chute accidentelle sur un genou.
Il y a bien des grottes telles la grotte Ana Poiri, mais celle-ci n 'est pas impressionnante comme celles de Rurutu que nous verrons obligatoirement en mars. On attendra donc.
On peut également aller voir l'unique tiki souriant qui est demeuré à Raivavae tandis que deux autres étaient transportés à Tahiti dans les années 30, et que le troisième est au fond du lagon dans lequel il est tombé par mégarde lors du transbordement.
Les marae de l'île, aux dires de notre hôtesse, n'ont rien de remarquable. Ils sont accessibles facilement de la route mais délaissés : mara'e Pua Pua Tiare, mara'e Mauna Oto, mara'e Vaimano. Problème : ils sont généralement situés sur des terrains privés et plus ou moins barricadés, et on ne rentre pas chez les gens comme cela ! La municipalité a vraiment du travail à faire et à donner pour les rendre attractifs. Ceci étant, il y a un grand marae sur l'îlot Marae Atoni qui, semble-t-il, mérite une visite.
Il reste le motu Rani, un autre coin de nature sauvage et préservée, propriété de la famille de notre hôte Terani. il nous propose de nous y emmener jouer les Robinson. C'est tentant et nous n' allons pas regretter. Odile et Terani ont construit des petits bungalows très simples sur le motu pour y accueillir des visiteurs en recherche de vie tranquille au bord du lagon et sous les étoiles ( quand il ne pleut pas, bien sur... ). Il parait qu'ils ont beaucoup de succès ! La nourriture est apportée en bateau de l'île. Tarifs un peu plus élevés qu'à la pension Ataha. Attention à la saison fraîche, juillet et août. Il peut faire un froid relatif ( pas de moustiques ) , il faut se couvrir, et la mer au motu est à 18-19° seulement ! Comme en Bretagne nord en juillet ! Contre 26° en ce moment, de janvier à début avril. Les touristes canadiens adorent Raivavae en juillet, parait-il. Température de la mer comme au Nouveau Brunswick en été.
Retour à la pension vers 15h 30 pour une douche rapide. Transfert à l' aéroport à 16 heures. Départ à 16H 55. ( l' avion a déjà fait escale à Tubuai ). Décollage, moteurs rugissant à fond et sur les chapeaux de roues : la piste est courte comme à Maupiti. Arrivée à Tahiti-Faa'a à 18 heures 50 comme prévu.
Ainsi se termine notre escapade à Raivavae. Nos prochains séjours dans les autres îles permettront de compléter le tableau des activités intéressantes - certaines plus sportives - à privilégier d'une île à l' autre. Vous aurez compris que Raivavae est surtout une île-détente de premier choix.
ADDENDUM Quelques tarifs qui, forcément vous intéresseront et peut-être vous feront sursauter... La nuit en demi-pension est facturée 13000 FCP pour deux personnes. C' est une constante partout en PF ( entre 12500 et 15000 FCP en demi-pension ) La journée au motu-piscine ( avec déjeuner inclus ) est facturée 5000 FCP par personne. Le tour de l'île en bateau est facturé 10000 FCP par personne ( environ 3 heures ). Notre séjour à la pension Ahata nous a coûté 77000 FCP pour deux. A rajouter aux billets d'avion. Il faut donc compter -en euros- environ 350 euros par jour à deux, vol compris.
On peut imaginer de faire une île en 3 jours, 2 îles en 6 jours, 3 îles en 10-12 jours, 4 îles en 15 jours minimum. Pour réduire - paradoxalement - le coût global, il faut envisager de visiter 2 ou 3 îles avec le Pass. Il semble assez facile de combiner - au moins - Raivavae et Tubuai en un séjour. Attention : les horaires changent 2 fois l'an.
Moana
PS Si vous voulez en lire davantage sur les Australes, déroulez le menu... On continue avec quelques infos et deux légendes sur RAIVAVAE. Ensuite ce sera TUBUAI...
Circuit en Tunisie en camping-car
Bonjour,
Nous aimerions partir 4 semaines au mois d'avril 2018 faire un circuit en camping-car (Tunis / Tarbaka / Tozeur/ Tataouine / Djerba / Kairuan).
Recherchons des avis : bivouac, sécurité et les incontournables.
Merci
Atterrir à Eilat (Israël), et se rendre en Égypte et Jordanie par voie terrestre
Bonjour,
je compte atterrir à Eilat en Israel et me rendre en Egypte et en Jordanie, où je compte me faire déposer en taxi aux postes frontières.Est possible ? Je compte prendre le visa jordanien avant le départ.
Merci pour vos infos🙂
je compte atterrir à Eilat en Israel et me rendre en Egypte et en Jordanie, où je compte me faire déposer en taxi aux postes frontières.Est possible ? Je compte prendre le visa jordanien avant le départ.
Merci pour vos infos🙂
Amazing Thaïlande
Bonsoir,
Aujourd'hui j'ai lu 2 articles qui illustre l'expression amazing Thaïlande !
Voici le premier :
Alors que Pokémon Go cartonne à travers le monde, de nouveaux dangers sont dénoncés. Portable à la main, regard vide, les chasseurs aux créatures imaginées exploitent les rues pour trouver des Pokémons. Mais attention, la réalité augmentée diffère un peu du monde réel: dans ce dernier il y a des voitures! Un jeu en apparence bien anodin est en passe de devenir cause d'importants accidents. De fait, la police thaïlandaise est bien déterminée à faire revenir tous les chasseurs de Pokémons sur terre en infligeant à ceux qui poursuivent des créatures sur les chaussés ou, encore pire, au volant, une amende de 1.000 bahts, soit un peu plus de 25 euros.
Depuis le début de la campagne, les forces de l'ordre ont déjà arrêté plusieurs joueurs sur une dizaine de rues centrales de Bangkok, connues pour leur circulation dense, annonce la chaîne nationale thaïlandaise.....
Voici le second :
Les 11 et 12 août, une série de bombes ont explosé dans sept provinces de Thaïlande, notamment dans des zones touristiques, faisant quatre morts et plusieurs dizaines de blessés. “Il n’est donc pas étonnant que les autorités responsables du secteur touristique se soient activées rapidement pour essayer de contenir l’impact des attaques”,
Comme l’explique le journal thaïlandais (Bangkok Post), un arsenal de mesures de communication et de sécurité a rapidement été annoncé. “Mais le plus déconcertant est la proposition d’utiliser Pokémon Go pour promouvoir le tourisme et restaurer la confiance des touristes.”
Amazing Thaïlande ! 🙂
Aujourd'hui j'ai lu 2 articles qui illustre l'expression amazing Thaïlande !
Voici le premier :
Alors que Pokémon Go cartonne à travers le monde, de nouveaux dangers sont dénoncés. Portable à la main, regard vide, les chasseurs aux créatures imaginées exploitent les rues pour trouver des Pokémons. Mais attention, la réalité augmentée diffère un peu du monde réel: dans ce dernier il y a des voitures! Un jeu en apparence bien anodin est en passe de devenir cause d'importants accidents. De fait, la police thaïlandaise est bien déterminée à faire revenir tous les chasseurs de Pokémons sur terre en infligeant à ceux qui poursuivent des créatures sur les chaussés ou, encore pire, au volant, une amende de 1.000 bahts, soit un peu plus de 25 euros.
Depuis le début de la campagne, les forces de l'ordre ont déjà arrêté plusieurs joueurs sur une dizaine de rues centrales de Bangkok, connues pour leur circulation dense, annonce la chaîne nationale thaïlandaise.....
Voici le second :
Les 11 et 12 août, une série de bombes ont explosé dans sept provinces de Thaïlande, notamment dans des zones touristiques, faisant quatre morts et plusieurs dizaines de blessés. “Il n’est donc pas étonnant que les autorités responsables du secteur touristique se soient activées rapidement pour essayer de contenir l’impact des attaques”,
Comme l’explique le journal thaïlandais (Bangkok Post), un arsenal de mesures de communication et de sécurité a rapidement été annoncé. “Mais le plus déconcertant est la proposition d’utiliser Pokémon Go pour promouvoir le tourisme et restaurer la confiance des touristes.”
Amazing Thaïlande ! 🙂
Air France: attention d'embarquer 20 minutes avant l'heure prévue de décollage
Ce message pour vous eviter la meme mesaventure :
On avait un billet CDG BARI (Italie) avec etape à Milan . Billet au prix minimum sur Air France.
On avait loupé le fait que le baggage en soute etait en supplement et on a du aller le payer aupres de l'agence AF. Lors de l'enregistrement on embarque bien les valises en soute mais on doit aller payer dans l'agence AF locale de l'aeroport.
Cela nous a retardé et couplé à un passage aux douanes laborieux (du monde et nombreuses personnes fouillées vu les sonneries en serie) on est arrivé à l'embarquement 15mn avant l'heure du decolage : On a trouvé "porte close", l'hotesse n'a pas voulu qu'on embarque pour cause de procedure de sécurité : l'heure c'est l'heure , AF n'embarque plus personne 20mn avant l'heure de decollage. Dur à 5mn pres.🙁
Resulat : billet annulé sur tout le trajet ainsi que le retour 🏴☠️ Aucun remboursement , ni meme le supplement pour les bagages non transportés !!!
On avait que 2 solutions : repartir chez nous ou accepter la proposition d'AF : un billet 4 fois plus cher ppur le vol suivant.
On va entamer une reclamation pour tenter de se faire rembourser le supplement bagage ainsi que la moitié du billet vu que AF a toute latitude pour revendre ces places retour. Je vois pas pourquoi ils pourraient vendre 2 fois le meme siége . A voir .....
Bref , dorenavant on s'arrangera pour ne plus jamais acheter d'A/R , que des trajets 'one way' et on y regardera en 2 fois pour acheter des tickets à bas prix chez Air France.
Evidemment on fera desormais tres attention aux "20mn avant" bien que voyageant regulierement sur les lignes interieures j'ai jamais vu cela , ayant meme deja vecu des re ouvertures de portes d'avions pour embarquer des retardataires .
On avait un billet CDG BARI (Italie) avec etape à Milan . Billet au prix minimum sur Air France.
On avait loupé le fait que le baggage en soute etait en supplement et on a du aller le payer aupres de l'agence AF. Lors de l'enregistrement on embarque bien les valises en soute mais on doit aller payer dans l'agence AF locale de l'aeroport.
Cela nous a retardé et couplé à un passage aux douanes laborieux (du monde et nombreuses personnes fouillées vu les sonneries en serie) on est arrivé à l'embarquement 15mn avant l'heure du decolage : On a trouvé "porte close", l'hotesse n'a pas voulu qu'on embarque pour cause de procedure de sécurité : l'heure c'est l'heure , AF n'embarque plus personne 20mn avant l'heure de decollage. Dur à 5mn pres.🙁
Resulat : billet annulé sur tout le trajet ainsi que le retour 🏴☠️ Aucun remboursement , ni meme le supplement pour les bagages non transportés !!!
On avait que 2 solutions : repartir chez nous ou accepter la proposition d'AF : un billet 4 fois plus cher ppur le vol suivant.
On va entamer une reclamation pour tenter de se faire rembourser le supplement bagage ainsi que la moitié du billet vu que AF a toute latitude pour revendre ces places retour. Je vois pas pourquoi ils pourraient vendre 2 fois le meme siége . A voir .....
Bref , dorenavant on s'arrangera pour ne plus jamais acheter d'A/R , que des trajets 'one way' et on y regardera en 2 fois pour acheter des tickets à bas prix chez Air France.
Evidemment on fera desormais tres attention aux "20mn avant" bien que voyageant regulierement sur les lignes interieures j'ai jamais vu cela , ayant meme deja vecu des re ouvertures de portes d'avions pour embarquer des retardataires .
Photographies du Carnaval de Barranquilla (Colombie)
Bonjour,
J'ai participé au carnaval de Barranquilla au mois de février 2016 (super expérience d'ailleurs!), et je viens de mettre en ligne une série abstraite et très colorée sur ce carnaval qui s'appelle "Ondulations". Vous pouvez voir la série sur :
- mon site internet : http://www.anthonybourasseau.com/index.php#/Series/Barranquilla/
- ma page Facebook : https://www.facebook.com/media/set/?set=a.358629974261254.1073741847.157195621071358&type=3
Bonne visite !
Anthony
J'ai participé au carnaval de Barranquilla au mois de février 2016 (super expérience d'ailleurs!), et je viens de mettre en ligne une série abstraite et très colorée sur ce carnaval qui s'appelle "Ondulations". Vous pouvez voir la série sur :
- mon site internet : http://www.anthonybourasseau.com/index.php#/Series/Barranquilla/
- ma page Facebook : https://www.facebook.com/media/set/?set=a.358629974261254.1073741847.157195621071358&type=3
Bonne visite !
Anthony
La Cour de justice de l'Union européenne a une nouvelle fois donné tort à une compagnie aérienne
LONDRES (Dow Jones)--La Cour de justice de l'Union européenne a une nouvelle fois donné tort à une compagnie aérienne européenne tentant d'éviter le versement de compensations aux passagers pour des retards de vols.
La compagnie néerlandaise KLM a essayé d'échapper au dédommagement des passagers d'un vol retardé en raison d'une défaillance matérielle.
En vertu des règles de l'UE, les compagnies aériennes sont autorisées à ne pas dédommager leurs passagers lorsque un retard intervient dans des circonstances extraordinaires.
La Cour a toutefois estimé que les défaillances matérielles faisaient partie des opérations de routine, et que les passagers étaient donc en droit d'être dédommagés.
Ce jugement est le dernier d'une série de décisions de justice donnant tort à des compagnies aériennes européennes essayant de ne pas dédommager leurs passagers pour des retards. -Robert Wall, Dow Jones Newswires (Version française Maylis Jouaret) ed/EC (END) Dow Jones Newswires September 17, 2015 06:09 ET (10:09 GMT) Copyright (c) 2015 Dow Jones & Company, Inc.
Ce jugement est le dernier d'une série de décisions de justice donnant tort à des compagnies aériennes européennes essayant de ne pas dédommager leurs passagers pour des retards. -Robert Wall, Dow Jones Newswires (Version française Maylis Jouaret) ed/EC (END) Dow Jones Newswires September 17, 2015 06:09 ET (10:09 GMT) Copyright (c) 2015 Dow Jones & Company, Inc.
Le Vietnam est-il pollué
Bonjour,
Je pars en Asie du Sud Est et peut être au Vietnam début Août pour 1 mois et 3 semaines et aurait voulu l'avis des autres forumeurs, ou des expatries vivant au Vietnam, pour savoir si les villes sont très polluées ou pas, est il possible de se déplacer dans les grandes villes sans masque en toute sécurité? Quels types de masques sont ils les mieux adaptes, sont il achetables sur place ou faut il s'en procurer avant le départ? Les plages également sont elles propres? D'une manière générale le Vietnam est il un pays pollue ou pas? Cela a til un impact sur la nourriture également?
Merci d'avance pour vos aiguillages.🙂
Je pars en Asie du Sud Est et peut être au Vietnam début Août pour 1 mois et 3 semaines et aurait voulu l'avis des autres forumeurs, ou des expatries vivant au Vietnam, pour savoir si les villes sont très polluées ou pas, est il possible de se déplacer dans les grandes villes sans masque en toute sécurité? Quels types de masques sont ils les mieux adaptes, sont il achetables sur place ou faut il s'en procurer avant le départ? Les plages également sont elles propres? D'une manière générale le Vietnam est il un pays pollue ou pas? Cela a til un impact sur la nourriture également?
Merci d'avance pour vos aiguillages.🙂
Une semaine en Turquie seul pour un jeune de 21 ans
Bonjour, j'ai passé des vacances en Espagne récemment ou j'ai rencontré quelques turcs dont une famille trés sympa qui m'a proposé de venir passer une semaine chez eux cet été.
Ca se situe a Izmir et ils voudraient qu'on aille aussi a Kudasasi (endroit trés touristique apparement)
J'aimerai savoir s'il y'a des risques ou non, pas que je mette tout le monde dans la même panier, mais a chaque fois qu'on entends de parler de la Turquie a la TV, c'est pas pour en dire du bien 🤪 et dire que des jeunes passent par la Turquie pour transiter et destination : La mort.
Ce qui me rassure, c'est que ça se situe dans l'ouest.
Merci de vos réponses.
Ca se situe a Izmir et ils voudraient qu'on aille aussi a Kudasasi (endroit trés touristique apparement)
J'aimerai savoir s'il y'a des risques ou non, pas que je mette tout le monde dans la même panier, mais a chaque fois qu'on entends de parler de la Turquie a la TV, c'est pas pour en dire du bien 🤪 et dire que des jeunes passent par la Turquie pour transiter et destination : La mort.
Ce qui me rassure, c'est que ça se situe dans l'ouest.
Merci de vos réponses.
Que faut-il prévoir pour aller en Russie et Tchétchénie?
Bonjour je souhaiterai aller en Russie et en tchetchenie mais le problème je ne sais pas pas ce qu'il faut faire faire pour cela j aimerai que ce qui ont déjà été me donne des conseils merci d'avance
Philippines: Faut-il maintenir notre voyage en famille du 13 décembre au 4 janvier 2014?
Bonjour,
Nous avons nos billets en poche pour partir avec notre fils de 10 ans du 13 décembre 2013 au 4 janvier 2014 et nous nous posons la question si nous devons maintenir ce voyage: la sécurité est-elle devenue incertaine? Les philippins ont-ils besoins de touristes en ce moment? Peut- on aider à quelques choses?
Nous avions prévu les iles de Bohol, Palawan et Coron pour les derniers jours.
Faut-il maintenir ou adapter notre périple? Vers où?
Beaucoup de question car avec un enfant, nous restons sur des interrogations sur la santé et la sécurité.
Amicalement
Sylvie, Loïc et Didier
Sylvie, Loïc et Didier
Problèmes de correspondance à Washington
je pars au guatemala en janvier -
paris -washington -houston-guatemala city
arrivée a washington j'ai trois heures pour débarquer , passer l'immigration, prendre un taxi pour quitter l'aeroport dulles , rejoindre aeroport reagan , et reembarquer pour houston -
coté bagages pour gagner du temps , j'ai décidé de ne prendre qu'un bagage cabine -
Malgrès ma bonne volonté habituelle , je ne crois pas pouvoir assurer _
je vais voyager avec united air line -
j'ai acheté mon billet avec go voyage
je sais j'aurai du faire attention !
la compagnie m'assure que je peut le faire ?!
je ne peut pas me permettre d'avoir des frais supplémentaires -
ma question : au cas , très probable ou je rate ma correspondance que dois-je faire ? et si l'avion a du retard ?
MERCI
Où trouver de la pellicule en 120 noir et blanc sur Bangkok et Chiang Maï?
Bonjour, Bonsoir à toutes et à tous !
Je suis Photographe professionnel et je me rends en Thaïlande (Bangkok et Chian-Maï) pour un reportage donnant lieux à une série d'expositions photo. La réalisation de ce reportage à pour contrainte de n'utiliser qu'un appareil Moyen Format argentique afin de capter des portrait "sur le vif" d'habitant de BKK et Ciang-Maï. Or je me pose la question suivante : Où pourrais-je trouver du film 120 N&B (KODAK T-MAX 100, 400, 3200 ISO ou TRI-X 400 ou ILFORD DELTA 100, 400, 3200) dans ces deux villes ?
Cela m’embêterais de devoir faire un stock de péloches à mon départ surtout que je suppose que je les trouverais moins cher là bas !
Pour le développement et le tirage je le ferais "maison" en rentrant (pas trop confiance au labo thai ;))
Photographiquement
Stéphane (alias Image'In Photo)
Je suis Photographe professionnel et je me rends en Thaïlande (Bangkok et Chian-Maï) pour un reportage donnant lieux à une série d'expositions photo. La réalisation de ce reportage à pour contrainte de n'utiliser qu'un appareil Moyen Format argentique afin de capter des portrait "sur le vif" d'habitant de BKK et Ciang-Maï. Or je me pose la question suivante : Où pourrais-je trouver du film 120 N&B (KODAK T-MAX 100, 400, 3200 ISO ou TRI-X 400 ou ILFORD DELTA 100, 400, 3200) dans ces deux villes ?
Cela m’embêterais de devoir faire un stock de péloches à mon départ surtout que je suppose que je les trouverais moins cher là bas !
Pour le développement et le tirage je le ferais "maison" en rentrant (pas trop confiance au labo thai ;))
Photographiquement
Stéphane (alias Image'In Photo)
Sud thaïlandais toujours en ébullition (février 2013)
Quelques extraits des evenements de ces derniers jours :
Bombes à Pattani et Assaut d'un camp militaire à Narathiwat .
Trois volontaires de la défense ont été tués et neuf personnes ont été blessées dans un double attentat à la bombe près d’un café et d’un restaurant situé non loin de la tour de l’horloge à Pattani dans le sud de la Thaïlande. Dimanche vers 11h du matin un magasin d’alimentation à proximité d’un café et d’un restaurant nommé Bigben dans la municipalité de Pattani a été frappé par des attentats à la bombe. Un volontaire de la défense a été tué sur les lieux tandis que les deux autres ont été déclaré mort à l’hôpital de Pattani. Près de 10 résidents ont été blessés. Selon le Bangkok Post les insurgés ont provoqué près de 50 explosions et incendies criminels dans la journée de dimanche. L’impact de l’explosion a endommagé les deux étages de la boutique du café et le restaurant Bigben ainsi que des magasins à proximité tandis que beaucoup de motos garées près de la zone ont été endommagées. Selon une enquête initiale, les trois volontaires de la défense étaient en service au rond-point dans le cadre de mesures de sécurité suite à la série d’attentats à la bombe et incendies criminels dans la province depuis samedi soir. Dans le sud de la Thaïlande à majorité musulmane, les écoles sont désormais autorisées à fermer en attendant des mesures de protection renforcées, lorsqu’elles estiment que leur sécurité est menacée. Les écoles sont en effet une des principales cibles des insurgés depuis le début du conflit, et plus de 160 enseignants ont déjà été assassinés. Les directeurs des écoles situés dans les trois provinces méridionales de Thaïlande sont désormais autorisés à suspendre les cours et à demander des renforts de sécurité aux autorités. La semaine dernière plus de 30 insurgés en tenue de camouflage ont attaqué une base militaire dans la province sud de Narathiwat, 19 assaillants ont été tués et aucune victime n’a été signalée du côté du gouvernement selon les informations de MCOT News. Thaïlande: 19 séparatistes tués dans l'attaque d'un camp militaire
Par RFI Dans le sud de la Thaïlande, plusieurs dizaines de militants séparatistes musulmans ont lancé une attaque contre un camp militaire dans la nuit de mardi à mercredi. L’attaque a été repoussée et au moins 19 militants ont été tués. Il s’agit de la plus importante opération des séparatistes depuis neuf ans. Elle intervient alors que les violences se sont fortement intensifiées ces derniers jours dans cette région rattachée à la Thaïlande au début du 20e siècle. Avec notre correspondant à Bangkok, Arnaud Dubus Les militants séparatistes ont voulu frapper fort, mais cela s’est retourné contre eux. Les marines thaïlandais du camp de la province de Narathiwat qu’ils ont attaqué avaient été prévenus par des villageois. Aussi, c’est par un feu nourri qu’ont été reçus les assaillants lorsqu’ils ont lancé l’opération très tôt ce mercredi 13 février. Il faut remonter au massacre de la mosquée Kruse en avril 2004, pour retrouver un bilan aussi lourd. Un gouvernement désemparé Les militants se sont montrés de plus en plus audacieux ces dernières semaines mais ils opèrent aussi de manière de plus en plus militarisée. Il est parlant que les assaillants de Narathiwat étaient vêtus d’uniformes militaires. Dimanche 10 février, les séparatistes avaient tué cinq soldats en plaçant sur la route une bombe de 50 kilos. Elle avait fait voltiger le camion militaire. Le gouvernement semble désemparé devant cette professionnalisation des séparatistes. Il laisse l’armée gérer la région. Celle-ci maintient qu’elle contrôle parfaitement la situation, malgré le nombre croissant de violences. Et l'on voit mal comment les mesures envisagées, comme l’instauration d’un couvre-feu, pourraient enrayer cette tendance.
Trois volontaires de la défense ont été tués et neuf personnes ont été blessées dans un double attentat à la bombe près d’un café et d’un restaurant situé non loin de la tour de l’horloge à Pattani dans le sud de la Thaïlande. Dimanche vers 11h du matin un magasin d’alimentation à proximité d’un café et d’un restaurant nommé Bigben dans la municipalité de Pattani a été frappé par des attentats à la bombe. Un volontaire de la défense a été tué sur les lieux tandis que les deux autres ont été déclaré mort à l’hôpital de Pattani. Près de 10 résidents ont été blessés. Selon le Bangkok Post les insurgés ont provoqué près de 50 explosions et incendies criminels dans la journée de dimanche. L’impact de l’explosion a endommagé les deux étages de la boutique du café et le restaurant Bigben ainsi que des magasins à proximité tandis que beaucoup de motos garées près de la zone ont été endommagées. Selon une enquête initiale, les trois volontaires de la défense étaient en service au rond-point dans le cadre de mesures de sécurité suite à la série d’attentats à la bombe et incendies criminels dans la province depuis samedi soir. Dans le sud de la Thaïlande à majorité musulmane, les écoles sont désormais autorisées à fermer en attendant des mesures de protection renforcées, lorsqu’elles estiment que leur sécurité est menacée. Les écoles sont en effet une des principales cibles des insurgés depuis le début du conflit, et plus de 160 enseignants ont déjà été assassinés. Les directeurs des écoles situés dans les trois provinces méridionales de Thaïlande sont désormais autorisés à suspendre les cours et à demander des renforts de sécurité aux autorités. La semaine dernière plus de 30 insurgés en tenue de camouflage ont attaqué une base militaire dans la province sud de Narathiwat, 19 assaillants ont été tués et aucune victime n’a été signalée du côté du gouvernement selon les informations de MCOT News. Thaïlande: 19 séparatistes tués dans l'attaque d'un camp militaire
Par RFI Dans le sud de la Thaïlande, plusieurs dizaines de militants séparatistes musulmans ont lancé une attaque contre un camp militaire dans la nuit de mardi à mercredi. L’attaque a été repoussée et au moins 19 militants ont été tués. Il s’agit de la plus importante opération des séparatistes depuis neuf ans. Elle intervient alors que les violences se sont fortement intensifiées ces derniers jours dans cette région rattachée à la Thaïlande au début du 20e siècle. Avec notre correspondant à Bangkok, Arnaud Dubus Les militants séparatistes ont voulu frapper fort, mais cela s’est retourné contre eux. Les marines thaïlandais du camp de la province de Narathiwat qu’ils ont attaqué avaient été prévenus par des villageois. Aussi, c’est par un feu nourri qu’ont été reçus les assaillants lorsqu’ils ont lancé l’opération très tôt ce mercredi 13 février. Il faut remonter au massacre de la mosquée Kruse en avril 2004, pour retrouver un bilan aussi lourd. Un gouvernement désemparé Les militants se sont montrés de plus en plus audacieux ces dernières semaines mais ils opèrent aussi de manière de plus en plus militarisée. Il est parlant que les assaillants de Narathiwat étaient vêtus d’uniformes militaires. Dimanche 10 février, les séparatistes avaient tué cinq soldats en plaçant sur la route une bombe de 50 kilos. Elle avait fait voltiger le camion militaire. Le gouvernement semble désemparé devant cette professionnalisation des séparatistes. Il laisse l’armée gérer la région. Celle-ci maintient qu’elle contrôle parfaitement la situation, malgré le nombre croissant de violences. Et l'on voit mal comment les mesures envisagées, comme l’instauration d’un couvre-feu, pourraient enrayer cette tendance.
Faux billets au Pérou
Un certain nombre de faux billets circulent parait-il au Pérou. Si c'est le cas existe t-il un moyen pour les reconnaitre et ne pas se faire pieger.
Voyage solo à Cuba
Bonjour, je suis nouvelle sur ce forum et j`aurais besoin de votre expérience personnelle concernant mon choix de vacances. Je pars en début décembre pour Cuba Villa Jibacoa qui m`est totalement inconnue. C`est mon premier voyage solo. J`ai besoin de repos, d`exotisme, de tranquilité et de me sentir en sécurité. Ai-je fais le bon choix? Vos conseils me serait bien utiles...car je n`ai aucune idée de ce qui m`attends là-bas si ce n`est que par les guides touristiques. J`ai voyagé en Europe mais jamais pour une destination soleil formule tout inclus pour une semaine. Donc, parlez-moi de l`argent, j`amène canadien ou pesos et combien? Y a-t-il des tours organisés pour la Havane ou Varadero et ça coûte combien environ en Canadien? Est-ce que le personnel parle un peu français? Pour ce qui est de la nourriture je ne suis pas vraiment difficile. Dois-je amener des produits de bases (hygiène, utile ou indispensable) qu`on ne trouve pas sur le site? Et si on parle des bibites volantes ou rampantes est-ce vraiment désagréable? Mes documents et argent seront-ils en sécurité et accessibles en tout temps? Puis-je appeler à Québec à frais virer facilement? Le transport entre l`aéroport et le site se déroulent bien? Enfin, dois-je porté une attention particuliaire à une chose que je n`ai pas pensé et qui vous semblent importante? Merci bcp à vous tous!!!








