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«Ali & Toumani», deux magiciens des cordes en toute harmonie (Mali)
«... a level of communication that close to magical. The music is soothing and quiet but brimming with life. It is calm but intense, passionate but peaceful.» (allaboutjazz)
DEUX MAGICIENS DES CORDES EN DIALOGUE
Cinq ans après l'enchanté In the Heart of the Moon, qui leur avait valu un Grammy Award, le légendaire guitariste Ali Farka Touré et la star mondiale de la kora Toumani Diabaté dialoguent une nouvelle fois par l’intermédiaire de leurs instruments. Ils remettent ça avec un album tout simplement nommé Ali & Toumani, aussi le dernier témoignage phonographique de l'homme de Niafounké, décédé en 2006 ...
Ces trois après-midis à Londres en juillet 2005, avec la participation de l'illustre contrebassiste du Buena Vista Social Club, Orlando 'Cachaíto' López, décédé lui aussi, en 2009, et du fils d'Ali, Vieux Farka Touré, les sessions d'enregistrement pour cet album étaient de mauvais augure : Ali Farka est déjà très marqué par le cancer des os qui, en raison de la douleur, le contraint à faire des pauses de plus en plus longues au studio. «He was having bad attacks of pain. There were moments, when playing a song, that we were forced to stop, because Ali was in so much pain. It was hard for him to make this album. But he wanted to continue. At one moment during the sessions I asked myself, "Why am I doing this?" I didn't want him to suffer. We'd start a song and he'd play and play and play and then, at a certain moment, he would just stop and grimace, or bow his head. So we'd stop. But then he would say, "No! Let's carry on." In the end I said: "Thank God, we've done it, we've done it!"», se souvient Toumani Diabaté avec émotion et joie*. On comprend maintenant pourquoi Ali est joint le surnom Farka qui veut dire «âne» – synonyme de robustesse – en sonraï, sa langue maternelle ...
Comme sur le prédécesseur de Ali & Toumani, et à la demande d'Ali Farka, il n'y avait aucune répétition avant l'enregistrement. Ces deux géants de la musique malienne se connaissaient tellement bien qu'il n'y en avait nul besoin. Donc, cet album aussi, en grande partie instrumental, est le fruit de la spontanéité ; immédiatement entre la guitare et la kora, un dialogue se renoue comme s’il n'y a rien de plus naturel au monde. Grattées, pincées, frottées, avec vivacité ou lenteur, les cordes s’interrogent et se répondent avec finesse et élégance. Parfois, guitare et kora vibrent à l'unisson. Sans difficulté on s'introduit dans l'intimité et la complicité. Sur les onze morceaux de l'album, c'est toujours Ali Farka Touré qui joue le thème mélodique, et la kora de Toumani vient s'enrouler autour avec le sens et l'intuition du grand koriste, qui une fois de plus fait de véritables merveilles avec ses vingt-et-une cordes ; son jeu semble faire jaillir plusieurs sources musicales différentes à la fois, plusieurs voix qui s'entrecroisent et dialoguent entre elles, produisant un effet de scintillement infini à la beauté saisissante. A une technique à la fois surabondante et lyrique, Toumani ajoute en outre une manière de marquer le rythme par son utilisation des cordes basses, parfois même de la caisse de résonance de son instrument. Ecouter la totalité de son spectre sonore, on est tenté de croire qu'il ne s'agit plus d'un instrument de vingt-et-une cordes mais d'un orchestre de vingt-et-une koras animé par les doigts d'un seul homme. Les titres s'écoutent presque comme une suite ininterrompue, chansons et mélodies traditionnelles des régions respectives des deux compères – le Nord du Mali pour Ali Farka, le Sud mandingue pour Toumani –, improvisations à la fois libres et arc-boutées sur la tradition, avec parfois des accents congolais (sur Sina Mory), cubains (sur Sabu Yerkoy), sénégalais ou bluesy. Cette musique est toujours aussi envoûtante, comme hors du temps et de l'espace.
Pour écouter Ali & Toumani, c’est comme «lire un livre sur Ali Farka Touré. C’est un album synthèse de tous ceux qu'il avait fait auparavant», récapitule Toumani Diabaté. En fait, les morceaux ramènent à des moments précis de sa vie : d'abord la rumba Sina Mory, avec qui a commencé tout pour Ali Farka. En 1956, il a vu interpréter cette chanson par Keita Fodeba, son idol, en Guinée. C'était le moment qui l'a incité à apprendre et jouer la guitare. Machengoidi, un hymne au labeur pour le bien de son pays, enregistré pour la première fois sur Radio Mali, en 1996, puis sur son album posthume, Savane, en 2006. La salsa cubaine Sabu Yerkoy («Merci à Dieu !») célèbre l'Indépendance de son pays en chantant l'insouciance de la vie quotidienne lors de la première décennie post-indépendance. Cette chanson appartient au répertoire standard du guitariste. Ruby est une chanson bobo, qu'il a écoutée pour la première fois à San, petite ville entre Ségou et Mopti, à une population majoritairement bobo. Puis, Warbe («Les hommes»), une chanson peul, dédiée à ceux qui se battent pour protéger leur peuple. Un autre morceau peul de l'album est Samba Gelado, en souvenir d'un prince peul du Fouta Djallon en Guinée. Une très vieille chanson mandé est Be Mankan, à qui Ali et Toumani ont donné la forme d'une valse. Aussi une chanson traditionnelle mandé est Doudou, morceau magnifique qui a des liens à l'époque où le Mali et ses pays voisins, la Guinée et le Sénégal, sont devenus indépendants. Ici, le jeu de Toumani indique des influences du rythme mbalanx sénégalais. L'album s'achève sur le très émouvant Kala Djula («Les commerçants de Kala»), hymne mandingue des griots qui glorifie les Diabatés, dynastie de griots mandingues vieille de plusieurs siècles. Le griot Toumani Diabaté accompagne Ali vers la postérité. Au Mali, la rencontre du Nord et du Sud, plus précisément, celle du terroir de Niafunké d'Ali Farka et du répertoire mandingue joué par les Diabatés depuis un grand nombre de générations n'avait pourtant rien d'évident, même si dans les années soixantes, Ali Farka Touré jouait déjà avec Sidiki Diabaté, père de Toumani et lui aussi virtuose de ce formidable instrument ayant révolutionné son art à elle en la sortant de son contexte orchestral pour l'établir en tant qu'instrument soliste ...
Cet album acoustique en forme à la fois de livre d'histoire et de testament est bien plus qu'un disque posthume supplémentaire. Un vrai et unique chef-d'œuvre de deux sorciers des cordes, sans doute, ou en un seul mot : MAGIQUE ...
CD : Ali Farka Touré/Toumani Diabaté. 2010. Ali & Toumani. World Circuit.
hgb
* voir le livret de l'album.
DEUX MAGICIENS DES CORDES EN DIALOGUE
Cinq ans après l'enchanté In the Heart of the Moon, qui leur avait valu un Grammy Award, le légendaire guitariste Ali Farka Touré et la star mondiale de la kora Toumani Diabaté dialoguent une nouvelle fois par l’intermédiaire de leurs instruments. Ils remettent ça avec un album tout simplement nommé Ali & Toumani, aussi le dernier témoignage phonographique de l'homme de Niafounké, décédé en 2006 ...
Ces trois après-midis à Londres en juillet 2005, avec la participation de l'illustre contrebassiste du Buena Vista Social Club, Orlando 'Cachaíto' López, décédé lui aussi, en 2009, et du fils d'Ali, Vieux Farka Touré, les sessions d'enregistrement pour cet album étaient de mauvais augure : Ali Farka est déjà très marqué par le cancer des os qui, en raison de la douleur, le contraint à faire des pauses de plus en plus longues au studio. «He was having bad attacks of pain. There were moments, when playing a song, that we were forced to stop, because Ali was in so much pain. It was hard for him to make this album. But he wanted to continue. At one moment during the sessions I asked myself, "Why am I doing this?" I didn't want him to suffer. We'd start a song and he'd play and play and play and then, at a certain moment, he would just stop and grimace, or bow his head. So we'd stop. But then he would say, "No! Let's carry on." In the end I said: "Thank God, we've done it, we've done it!"», se souvient Toumani Diabaté avec émotion et joie*. On comprend maintenant pourquoi Ali est joint le surnom Farka qui veut dire «âne» – synonyme de robustesse – en sonraï, sa langue maternelle ...
Comme sur le prédécesseur de Ali & Toumani, et à la demande d'Ali Farka, il n'y avait aucune répétition avant l'enregistrement. Ces deux géants de la musique malienne se connaissaient tellement bien qu'il n'y en avait nul besoin. Donc, cet album aussi, en grande partie instrumental, est le fruit de la spontanéité ; immédiatement entre la guitare et la kora, un dialogue se renoue comme s’il n'y a rien de plus naturel au monde. Grattées, pincées, frottées, avec vivacité ou lenteur, les cordes s’interrogent et se répondent avec finesse et élégance. Parfois, guitare et kora vibrent à l'unisson. Sans difficulté on s'introduit dans l'intimité et la complicité. Sur les onze morceaux de l'album, c'est toujours Ali Farka Touré qui joue le thème mélodique, et la kora de Toumani vient s'enrouler autour avec le sens et l'intuition du grand koriste, qui une fois de plus fait de véritables merveilles avec ses vingt-et-une cordes ; son jeu semble faire jaillir plusieurs sources musicales différentes à la fois, plusieurs voix qui s'entrecroisent et dialoguent entre elles, produisant un effet de scintillement infini à la beauté saisissante. A une technique à la fois surabondante et lyrique, Toumani ajoute en outre une manière de marquer le rythme par son utilisation des cordes basses, parfois même de la caisse de résonance de son instrument. Ecouter la totalité de son spectre sonore, on est tenté de croire qu'il ne s'agit plus d'un instrument de vingt-et-une cordes mais d'un orchestre de vingt-et-une koras animé par les doigts d'un seul homme. Les titres s'écoutent presque comme une suite ininterrompue, chansons et mélodies traditionnelles des régions respectives des deux compères – le Nord du Mali pour Ali Farka, le Sud mandingue pour Toumani –, improvisations à la fois libres et arc-boutées sur la tradition, avec parfois des accents congolais (sur Sina Mory), cubains (sur Sabu Yerkoy), sénégalais ou bluesy. Cette musique est toujours aussi envoûtante, comme hors du temps et de l'espace.
Pour écouter Ali & Toumani, c’est comme «lire un livre sur Ali Farka Touré. C’est un album synthèse de tous ceux qu'il avait fait auparavant», récapitule Toumani Diabaté. En fait, les morceaux ramènent à des moments précis de sa vie : d'abord la rumba Sina Mory, avec qui a commencé tout pour Ali Farka. En 1956, il a vu interpréter cette chanson par Keita Fodeba, son idol, en Guinée. C'était le moment qui l'a incité à apprendre et jouer la guitare. Machengoidi, un hymne au labeur pour le bien de son pays, enregistré pour la première fois sur Radio Mali, en 1996, puis sur son album posthume, Savane, en 2006. La salsa cubaine Sabu Yerkoy («Merci à Dieu !») célèbre l'Indépendance de son pays en chantant l'insouciance de la vie quotidienne lors de la première décennie post-indépendance. Cette chanson appartient au répertoire standard du guitariste. Ruby est une chanson bobo, qu'il a écoutée pour la première fois à San, petite ville entre Ségou et Mopti, à une population majoritairement bobo. Puis, Warbe («Les hommes»), une chanson peul, dédiée à ceux qui se battent pour protéger leur peuple. Un autre morceau peul de l'album est Samba Gelado, en souvenir d'un prince peul du Fouta Djallon en Guinée. Une très vieille chanson mandé est Be Mankan, à qui Ali et Toumani ont donné la forme d'une valse. Aussi une chanson traditionnelle mandé est Doudou, morceau magnifique qui a des liens à l'époque où le Mali et ses pays voisins, la Guinée et le Sénégal, sont devenus indépendants. Ici, le jeu de Toumani indique des influences du rythme mbalanx sénégalais. L'album s'achève sur le très émouvant Kala Djula («Les commerçants de Kala»), hymne mandingue des griots qui glorifie les Diabatés, dynastie de griots mandingues vieille de plusieurs siècles. Le griot Toumani Diabaté accompagne Ali vers la postérité. Au Mali, la rencontre du Nord et du Sud, plus précisément, celle du terroir de Niafunké d'Ali Farka et du répertoire mandingue joué par les Diabatés depuis un grand nombre de générations n'avait pourtant rien d'évident, même si dans les années soixantes, Ali Farka Touré jouait déjà avec Sidiki Diabaté, père de Toumani et lui aussi virtuose de ce formidable instrument ayant révolutionné son art à elle en la sortant de son contexte orchestral pour l'établir en tant qu'instrument soliste ...
Cet album acoustique en forme à la fois de livre d'histoire et de testament est bien plus qu'un disque posthume supplémentaire. Un vrai et unique chef-d'œuvre de deux sorciers des cordes, sans doute, ou en un seul mot : MAGIQUE ...
CD : Ali Farka Touré/Toumani Diabaté. 2010. Ali & Toumani. World Circuit.
hgb
* voir le livret de l'album.
Trajet de Dakar jusqu'au Bénin en janvier 2011
Bonjour monsieur, Madame , j'ai fait l'année dernière le trajet Dakar -Mopti-Pays Dogon au Mali en janvier 2010 et votre aide a été prècieuse car elle m'a permis de ne pas commettre trop d'erreurs !!!Quand on aime on compte pas et je repars en Janvier 2011 toujours en Véhicules tous terrains , nous serons 4 personnes avec 2 véhicules .Le trajet sera plus long car nous allons faire le trajet Dakar , Mali , jusqu'au benin en passant par le togo .J'avoue mon ignorance totale quant au trajet à prendre .Nous pouvons traverser le Sénégal et le Mali sans nous attarder car nous connaissons mais alors le reste de la route est pour moi une énigme complète .Pour tout ce qui concerne les vaccins , les précautions alimentaires ...etc je connais à peu près car j'imagine que ce sont les memes que pour le Sénégal et le Mali.Par contre je ne connais pas le trajet , la position des stations services sur la route , les dangers encourus au Togo et au Bénin (pour le moment je n'ai pas entendu parler de problèmes sécuritaires) , les possibilités d'hébergement le long du trajet Et il ya surement des choses supplémentaires à connaitre dont je ne me doute pas .A-t-on intéret à passer par le Ghana ou le Burkina ??Cordialement .gmarc .😏
Bateau entre Togo-Bénin-Cameroun-Gabon-Sao Tomé?
Bonjour à tous!
Après avoir écumé internet et jonglé avec les possibilités, nous sommes dans une petite impasse.
Nous souhaitons relier le Togo/ou/Bénin au Cameroun/ou/Gabon, en sautant le Nigeria et le Tchad. Question sécurité. Nous voulons bien sûr éviter l'avions, et souhaitons passer par la mer.
Savez vous si des connexion existent entre
Togo/Benin et Cameroun/Gabon ?
Passer par Sao Tomé est-ce une étape nécéssaire?
Faire juste une escale au Nigeria (genre Lagos) sans risquer d'y perdre la tête est elle ne option (avec les complications administratives...)
Si vous avez une pince à épiler pour cette écharde, nous prenons ;)
Jérémie et Claire
Nous souhaitons relier le Togo/ou/Bénin au Cameroun/ou/Gabon, en sautant le Nigeria et le Tchad. Question sécurité. Nous voulons bien sûr éviter l'avions, et souhaitons passer par la mer.
Savez vous si des connexion existent entre
Togo/Benin et Cameroun/Gabon ?
Passer par Sao Tomé est-ce une étape nécéssaire?
Faire juste une escale au Nigeria (genre Lagos) sans risquer d'y perdre la tête est elle ne option (avec les complications administratives...)
Si vous avez une pince à épiler pour cette écharde, nous prenons ;)
Jérémie et Claire
Recherche embarcation pour une transatlantique au départ de Cap Vert ou de la côte africaine
Bonjour à tous,
J'ai pour projet un voyage de quelques mois. Je pars début septembre 2010 du Maroc pour aller vers Cap Vert et trouver une place d'équipière sur un voilier pour effectuer un transat.
Avez vous des conseils, des idées ? A quels ports de Cap vert ai-je les plus de chances de trouver un départ ? Est- ce que j'ai plus de chances au départ du Sénégal ? Est- ce envisageable de trouver une personne qui peut aussi m'apprendre la navigation ? Ou bien ma place se résumera t elle à faire la popote ?
Pour info, j'ai quelques notions de navigation, je pratique la voile légère et j'ai déjà pu effectuer quelques weekend en mer, mais en dehors d'un école.
En tout cas, j'attends avec impatience des commentaires et des conseils our réaliser ce projet ! Et peut être même rencontrer des personnes ayant déjà réaliser cette transat ou souhaitant la faire ! Qui sait !
Je suis aussi preneuse de titres de bouquins relatant de la transat, l'idéal, entre technique et récit !
Merci Beaucoup !!! Mathilde
J'ai pour projet un voyage de quelques mois. Je pars début septembre 2010 du Maroc pour aller vers Cap Vert et trouver une place d'équipière sur un voilier pour effectuer un transat.
Avez vous des conseils, des idées ? A quels ports de Cap vert ai-je les plus de chances de trouver un départ ? Est- ce que j'ai plus de chances au départ du Sénégal ? Est- ce envisageable de trouver une personne qui peut aussi m'apprendre la navigation ? Ou bien ma place se résumera t elle à faire la popote ?
Pour info, j'ai quelques notions de navigation, je pratique la voile légère et j'ai déjà pu effectuer quelques weekend en mer, mais en dehors d'un école.
En tout cas, j'attends avec impatience des commentaires et des conseils our réaliser ce projet ! Et peut être même rencontrer des personnes ayant déjà réaliser cette transat ou souhaitant la faire ! Qui sait !
Je suis aussi preneuse de titres de bouquins relatant de la transat, l'idéal, entre technique et récit !
Merci Beaucoup !!! Mathilde
Randonnée de quinze jours au Sénégal
Bonjour,
J'envisage de réaliser au mois de décembre prochain une randonnée de 15 jours au Sénégal avec 3 amis.
Je voulais savoir si vous aviez déjà réalisé ce genre de voyage.
Connaissez-vous un itinéraire qui vaille la peine d'être parcouru, où nous n'avons pas besoin de guide, ni de louer un 4x4, mais en étant seulement à pied et en autonomie?
Les parcs naturels peuvent-ils être traversés sans guide?
Si possible un parcours sans grande ville à traverser, mais nous pouvons très bien avoir pour point de départ et d'arrivée deux grandes villes, et faire les jonctions avec l'aéroport de Dakar en taxi-brousse
Une carte très détaillée est-elle nécessaire, peut-on la trouver sur place?
Merci beaucoup
Merci beaucoup
Type de voiture/camion trouvant preneur en Afrique de l'Ouest?
Bonjour,
Depuis peu je projette de partir en Afrique (Mauritanie-Mali-Burkina-Sénégal-Gambie) depuis la France et voudrais faire l'aller en voiture (peut être en camion si nous sommes plus de deux), vendre le véhicule le plus loin possible et revenir à l'ancienne, bus, train etc etc...
Je fais donc quelques recherches et j'en suis venu à me demander quels sont les véhicules que l'on retrouve le plus souvent dans les pays que j'ai cité, ceux qui sont le plus recherchés etc etc...
J'ai lu un blogs et vu d'autres témoignages qui parlaient surtout de Mercedes 190 mais je n'ai pas beaucoup plus de détails pour l'instant.
Donc selon vous, quel modèle de voiture ou camion seraient à choisir/privilégier pour ce genre de projet?
Merci infiniment, Vincent. 😉
Depuis peu je projette de partir en Afrique (Mauritanie-Mali-Burkina-Sénégal-Gambie) depuis la France et voudrais faire l'aller en voiture (peut être en camion si nous sommes plus de deux), vendre le véhicule le plus loin possible et revenir à l'ancienne, bus, train etc etc...
Je fais donc quelques recherches et j'en suis venu à me demander quels sont les véhicules que l'on retrouve le plus souvent dans les pays que j'ai cité, ceux qui sont le plus recherchés etc etc...
J'ai lu un blogs et vu d'autres témoignages qui parlaient surtout de Mercedes 190 mais je n'ai pas beaucoup plus de détails pour l'instant.
Donc selon vous, quel modèle de voiture ou camion seraient à choisir/privilégier pour ce genre de projet?
Merci infiniment, Vincent. 😉
Moyens de transports au Burkina Faso?
Bonjours,
je repars avec une amie au Burkina Faso en Juin (du 5 au 23) mais cette fois non dans le cadre d'une ONG mais à la "baroude" je suis entrain de "monter" notre circuit et on aimerait faire le sud ouest ( ouaga-nazinga au parc W en résumé lol) et le sahel ( Dori-Gorom Gorom eventuellement Tien Akof ) jusque là pas de soucis majeur.
Sachant que l'on part une quinzaine de jours malheur je suis entrain de m'apercevoir qu'il faudrait qu'on retourne sur Ouaga pour aller en Bus sur Dori. Savez vous s'il y a des bus qui font le trajet fada n'gourma - Dori ?
Pour le reste, si vous pouviez me communiquer des infos pratique sur les prix en moyenne pratiqués (sachant qu'en moyenne on fera une centaine de km pour se rendre sur les sites notamment pour de l'observation de la faune et la flore) pour : - taxi brousse - location de 4x4 avec guide
Merci d'avance
Cordialement,
Sam
je repars avec une amie au Burkina Faso en Juin (du 5 au 23) mais cette fois non dans le cadre d'une ONG mais à la "baroude" je suis entrain de "monter" notre circuit et on aimerait faire le sud ouest ( ouaga-nazinga au parc W en résumé lol) et le sahel ( Dori-Gorom Gorom eventuellement Tien Akof ) jusque là pas de soucis majeur.
Sachant que l'on part une quinzaine de jours malheur je suis entrain de m'apercevoir qu'il faudrait qu'on retourne sur Ouaga pour aller en Bus sur Dori. Savez vous s'il y a des bus qui font le trajet fada n'gourma - Dori ?
Pour le reste, si vous pouviez me communiquer des infos pratique sur les prix en moyenne pratiqués (sachant qu'en moyenne on fera une centaine de km pour se rendre sur les sites notamment pour de l'observation de la faune et la flore) pour : - taxi brousse - location de 4x4 avec guide
Merci d'avance
Cordialement,
Sam
Dispensé de visa en Indonésie?
Sur un autre forum un voyageur conseille de se présenter directement au service immigration sans passer par le service visa en arrivant en Indonésie, car il prétend que pour les séjours touristiques de moins de 30 jours et en présentant son billet de vol retour, on peut être dispensé de visa.
Qui peut me renseigner sur ce point ?
Qui peut me renseigner sur ce point ?
Tour du monde: les pays à ne pas rater?
Bonjour tout le monde ;)
J'aimerais commencer a préparer un tour du monde pour dans quelques année.Je n'ai pas prévu de budget ni le temps que je vais partir encore...je cherche pour commencer les pays que je ne doit pas passer a coter.
Je pars du canada il y a quelque endroit que je nai pas vue donc je vais commencer par visité mon propre pays :)
Donc nous sommes en amérique du nord Le canada la jamaique les bermudes et le mexique minterresse...y a til dautre endroit ou je devrais aller?
Je dois présiser que je jaime beaucoup lhistoire et la culture...jadore les animaux...jaimerais apprendre le surf et voir des volcan et voir les 7 merveilles du monde jaimerais traverser le triangle des bermudes faire un safari faire une croisiere voir des baleine et des aurore boréales passer sous une chute deau voir des immence tortue visité des musée voir des perroquet marcher sur un pont de corde voir des pingoin faire du cheval et du rafting faire de la plonger apprendre la danse africaine faire du traineau a chien et de lescalade faire du bénévolat! bon je crois que je peut pas etre plus présise xD
Ensuite lamérique du Sud
les endroit qui minteresse: argentine, brésil, costa rica, equateur, pérou, vénézuela! et....???
Maintenant l'afrique:L'égypte.Madagascar, le kenya ou la tanzanie?!? et....???
Puis leurope:allemagne, autriche, espagne, grece, italie, luxembourg, portugal, royaume-unie, russie! et ...??? je sais il y en a beaucoup :S quel pays ne vaux pas la peine??
Lasie:chine, inde, indonésie, japon, thailande, vietnam...le japon et la thailande sont 2 endroit que je veux absolument aller!
Locéanie:Australie, les ile fidji, la nouvelle zélande! les ile fidji sont dans mes priorité...
vous pouvez maider??
merci
J'aimerais commencer a préparer un tour du monde pour dans quelques année.Je n'ai pas prévu de budget ni le temps que je vais partir encore...je cherche pour commencer les pays que je ne doit pas passer a coter.
Je pars du canada il y a quelque endroit que je nai pas vue donc je vais commencer par visité mon propre pays :)
Donc nous sommes en amérique du nord Le canada la jamaique les bermudes et le mexique minterresse...y a til dautre endroit ou je devrais aller?
Je dois présiser que je jaime beaucoup lhistoire et la culture...jadore les animaux...jaimerais apprendre le surf et voir des volcan et voir les 7 merveilles du monde jaimerais traverser le triangle des bermudes faire un safari faire une croisiere voir des baleine et des aurore boréales passer sous une chute deau voir des immence tortue visité des musée voir des perroquet marcher sur un pont de corde voir des pingoin faire du cheval et du rafting faire de la plonger apprendre la danse africaine faire du traineau a chien et de lescalade faire du bénévolat! bon je crois que je peut pas etre plus présise xD
Ensuite lamérique du Sud
les endroit qui minteresse: argentine, brésil, costa rica, equateur, pérou, vénézuela! et....???
Maintenant l'afrique:L'égypte.Madagascar, le kenya ou la tanzanie?!? et....???
Puis leurope:allemagne, autriche, espagne, grece, italie, luxembourg, portugal, royaume-unie, russie! et ...??? je sais il y en a beaucoup :S quel pays ne vaux pas la peine??
Lasie:chine, inde, indonésie, japon, thailande, vietnam...le japon et la thailande sont 2 endroit que je veux absolument aller!
Locéanie:Australie, les ile fidji, la nouvelle zélande! les ile fidji sont dans mes priorité...
vous pouvez maider??
merci
Voyage de six mois en Asie du Sud-Est
Bonjour,
Je suis dans la preparation dun voyage en Asie du Sud Est pour une duree de 6 ou 7 mois et jaimerais avoir quelques precisions et suggestion si possible de la part des habitues des voyages en Asie.Avis d'itineraire ou conseil tout simplement. Je suis une habituer des voyages en solo. Jai voyager enormement en Afrique ainsi quen Europe.Et jarrive de mon premier voyage en Asie de 2 mois au Nepal et Tibet. Je compte partir au mois de septembre en Indonesie pour une duree de 3 semaines... plus ou moins...tout dependant du feeling du moment.Ensuite je me dirigerais vers les phillipines(environ 2 sem), la Malaisie(environ 3 sems), la thailande(3 sems), la birmanie(2 et demi sem), Cambodge(environ2 sem), Vietnam(environ 2 sem), Chine( Hong-Kong, Beijing, Xian)(3 semaines) et pour terminer le Japon(2 semaines) au mois d'avril si possible.Jai faite plusieurs recherches concernant les transports de pays en pays.Jaimerais utilisee l'avion le moin possible( bateaux, train, bus). Jaimerais savoir si quelquun connait un moyen de se rendre de lindonesie au phillipines en bateau?Et des phillipines en malaisie? Selon se que jai lue, il est facile des voyager en train et bus partout en Asie. Et facile davoir le visa pour le pays suivant dans le pay en question est ce vrai? Jai un budget de 8000$ pour 6 mois excluant les billet davions aller retour montreal.Est ce suffisant? Sachant que je voyage en routarde(Guest house, mange dans la rue et les petits restos local). Je nest pas vraiment de plan en temps que tel et je nest pas lintention den avoir non plus!!!!
Merci de vos conseil et reponse😉
Avis sur itinéraire de cent jours en Afrique?
Bonjour à tous !!
En plein préparatifs du voyage qui aura lieu de septembre à décembre voilà le premier jet pour l'itinéraire.
Cet itinéraire n'a pas pour but d'isoler des endroits où l'on souhaite vraiment aller mais plus pour visualiser le temps que l'on met. C'est sur ce point où je veux bien des conseils !!! Et puis aussi sur les régions traversées (intéressantes ou pas...)
Petite précision : le véhicule est un mercedes 307, avec une faible vitesse de croisière....
Jour 1 à 3 : descente à Algeciras (départ de l'allier) JOur 4 : traversée du détroit et descente à Rabat Jour 5 : Demande des visas Mauritaniens - départ pour Maeknes/Fes.. JOur 7 : récupération des visas et départ pour Essaouira Jour 8 : Tan-Tan
Et à partir de là.... J'aimerai trouver un carossier pour quelques travaux sur mon camion (passage de roues/portières/1 traverse à changer/chassis à traiter/peinture caisse et cabine) avec mon aide et celle du copain qui m'accompagne !
On partait sur du 8 jours sur place.... Je suis preneur de contact, par MP si vous le souhaitez !
Du coup, on est au jour 16 !
Jour 16: 2 jours pour aller à la frontière Jour 18 : passage de la frontière Mauritanienne Jour 19 : Arrivée à Nouakchott Jour 20 : passage à la DST pour les visas à faire modifier + visa pour le Mali Jour 21 départ pour Nioro Jour 24 : arrivée à Nioro Jour 26 : arrivée à Bamako - visa Burkina - Papy, qu'est ce que le visa de l'entente ? a qoui sert iL On compte passait 7 jours dans le coin (de bamako à la frontière burkinabé) Jour 32 : arrivé au Burkina, environ 7 jours pour rejoindre ouaga et faire les visas pour le Togo Jour 39 : 3 jours pour aller au Togo (environ au milieu du pays, j'ai oublié le nom du village de l'asso que l'on connait....) Jour 42 : on y est à ce fameux village !! Environ une huitaine de jour dans les environs en comptant la remontée vers bamako. Jour 50 : On est à Ouaga - Visa Guinée (qui a des infos là dessus ?) Jour 52 : On est à Bobo, une huitaine de jours dans le coin Jour 60 : Direction Kankan en guinée environ 6/7 jours là bas, sans aller trop à l'ouest, en restant proche de la région de Kankan et la frontière malienne Jour 68 : arrrivée à Bamako
Et on compte environ 15 jours pour la route retour en prenant notre temps au Maroc.
Soit 68 + 15 = 83 jours.
Et moi je vous annonce en titre du post "100 jours".
C'est volontaire, au moins on a une marge de manoeuvre confortable en cas d'imprévus, de réparations, de volonté de rester plus longtemps à un endroit et ainsi de suite.......
Que pensez vous de cet itinéraire ? C'est réaliste ou fantaisiste ?
Que faire et que voir dans ces coins là ? (j'avoue que je n'ai pas encore compulsé sérieusement les guides que j'ai...)
Qui a des infos sur la guinée ? (sécurité visa véhicule.....)
Au plaisir de vous lire !
bad'
En plein préparatifs du voyage qui aura lieu de septembre à décembre voilà le premier jet pour l'itinéraire.
Cet itinéraire n'a pas pour but d'isoler des endroits où l'on souhaite vraiment aller mais plus pour visualiser le temps que l'on met. C'est sur ce point où je veux bien des conseils !!! Et puis aussi sur les régions traversées (intéressantes ou pas...)
Petite précision : le véhicule est un mercedes 307, avec une faible vitesse de croisière....
Jour 1 à 3 : descente à Algeciras (départ de l'allier) JOur 4 : traversée du détroit et descente à Rabat Jour 5 : Demande des visas Mauritaniens - départ pour Maeknes/Fes.. JOur 7 : récupération des visas et départ pour Essaouira Jour 8 : Tan-Tan
Et à partir de là.... J'aimerai trouver un carossier pour quelques travaux sur mon camion (passage de roues/portières/1 traverse à changer/chassis à traiter/peinture caisse et cabine) avec mon aide et celle du copain qui m'accompagne !
On partait sur du 8 jours sur place.... Je suis preneur de contact, par MP si vous le souhaitez !
Du coup, on est au jour 16 !
Jour 16: 2 jours pour aller à la frontière Jour 18 : passage de la frontière Mauritanienne Jour 19 : Arrivée à Nouakchott Jour 20 : passage à la DST pour les visas à faire modifier + visa pour le Mali Jour 21 départ pour Nioro Jour 24 : arrivée à Nioro Jour 26 : arrivée à Bamako - visa Burkina - Papy, qu'est ce que le visa de l'entente ? a qoui sert iL On compte passait 7 jours dans le coin (de bamako à la frontière burkinabé) Jour 32 : arrivé au Burkina, environ 7 jours pour rejoindre ouaga et faire les visas pour le Togo Jour 39 : 3 jours pour aller au Togo (environ au milieu du pays, j'ai oublié le nom du village de l'asso que l'on connait....) Jour 42 : on y est à ce fameux village !! Environ une huitaine de jour dans les environs en comptant la remontée vers bamako. Jour 50 : On est à Ouaga - Visa Guinée (qui a des infos là dessus ?) Jour 52 : On est à Bobo, une huitaine de jours dans le coin Jour 60 : Direction Kankan en guinée environ 6/7 jours là bas, sans aller trop à l'ouest, en restant proche de la région de Kankan et la frontière malienne Jour 68 : arrrivée à Bamako
Et on compte environ 15 jours pour la route retour en prenant notre temps au Maroc.
Soit 68 + 15 = 83 jours.
Et moi je vous annonce en titre du post "100 jours".
C'est volontaire, au moins on a une marge de manoeuvre confortable en cas d'imprévus, de réparations, de volonté de rester plus longtemps à un endroit et ainsi de suite.......
Que pensez vous de cet itinéraire ? C'est réaliste ou fantaisiste ?
Que faire et que voir dans ces coins là ? (j'avoue que je n'ai pas encore compulsé sérieusement les guides que j'ai...)
Qui a des infos sur la guinée ? (sécurité visa véhicule.....)
Au plaisir de vous lire !
bad'
The Art of Jenbe Drumming (Mali)
Musique de fête traditionnelle à Bamako : l’art du tambour jenbe
Dédié à Jaraba Jakite (†2005) : Fòlikèla, i ni ce, i ni baara kosèbè, ala ka hinè i la !
The Art of Jenbe Drumming, Vol.1 The Art of Jenbe Drumming, Vol.2
Instruments et ensembles :
Les instruments en forme de calice du tambour appelés jenbe (djembé) sont taillés dans un tronc d’arbre, travail exécuté traditionnellement par les numu, forgerons (leur spécification professionnelle comprend aussi la sculpture sur bois, l’art de soigner, le métier de la poterie, tous les travaux métallurgiques modernes, etc.), appartenant aux nyamakala (qui se caractérisent par leur occupation socioprofessionnelle et qui sont, d’une manière ou d’une autre, tous spécialisés dans une activité artisanale. A cette formation sociale appartiennent aussi les jeli, griots, les garanke, cordonniers, et les mabò, tisserands). Il faut vingtaine de mètres de corde, beaucoup de force et un savoir-faire artisanal pour travailler et tendre une peau de chèvre de manière pour qu’elle résonne. Un batteur de tambour expérimenté, qui fait respirer le jenbe peut tirer de cet instrument solo une tonalité inouïe qui scintille de plénitude et de couleurs merveilleuses. Des basses sombres et chaudes s’échappent d’un jenbe comme un courant d’air perceptible, accompagnées de bourdonnement de tôles métallique, tandis que la peau vibre en différentes fréquences, du ton de base plein, doux jusqu’aux tons hauts, clairs et aigus. Par contre, le dunun cylindrique, en fer-blanc et à deux peaux (dont la variante bamakoise est appelée aussi dununin, "petit dunun", ou kònkònin), produit des tonalités simples, est donc moins coloré ni nuancé ; un ton de base très comprimé, sourde et grave le distingue comme un tambour-basse qui accompagne. Le jenbe est joué par les deux mains, le dunun par une seule baguette, fabriquée d’une tige d‘un palmier-raphia (raphia sudanica, en bam. ban).
Contrairement à la musique de fête rurale, son pendant urbain est caractérisé par un ensemble assez réduit en batteurs : au cours des années 60, le duo comprenant 1 jenbe et 1 dunun s’ést établi dans la musique de fête dans la capitale. A partir des années 70, 2 jenbe et 1 dunun forment d’habitude un ensemble de tambour. Sur les deux disques, tous les morceaux sont joués en duo jenbe-dunun ...
Occasions de la culture de fête urbaine :
Des personnes de peuples, de langue et d’états différents d’Afrique de l’Ouest partagent cette culture du jenbe et forment ainsi un espace musical au-delà des frontières. Les groupes de jenbe jouent la musique pendant les fêtes à danser à Bamako, la capitale du Mali de même que dans toutes les régions comprises entre le désert du Sahara et le Golfe de Guinée, et entre l’Atlantique et le courant du Volta. Les fêtes accompagnent les rites de passage, c.à.d. baptêmes (denkundi), circoncisions (furasi, farifaribila), initiations à des sociétés secrètes (kòmò), culte de possession d’esprit (jinèdòn), fiançailles (worotila) et, en premier lieu, mariages (kònyòntilenkè ; au cadre de la fête de mariage, il y a/avait aussi la fête matinale après la nuit de noces, sògòmafòli, qui sert à fêter la défloration de la fiancée, de plus, il y a la fête de mère d’honneur (denba), sufèfòli resp. denbatulonkè, etc.), constituent leur partie publique de divertissement. Des fêtes à d’autres occasions rituelles et aussi non-rituelles pour enfants (fête d’applaudissements, tègèrètulon), jeunes gens (cérémonies pour la remise des diplômes, etc.) et adultes (fête de chasseurs, donsotulon, processions, sensenfòli, etc.) sont aussi représentées par les batteurs de jenbe ...
Déroulement et interaction musique/danse :
Les fêtes ont lieu dans la rue devant la cour de la famille organisatrice. Les batteurs de jenbe (jenbefòlikèlaw) viennent sur commande, des jus raffraîchissants et repas consistants sont préparés en grande quantité. Une bâche est tendue d’une part à l’autre de la rue pour protéger les participants à la fête contre le soleil. De même, des douzaines de petites chaises en fer peintes et numérotées que l’on loue auprès de sociétés spécialisées, font partie de l’arsenal.
Les chaises sont entassées dans un coin jusqu’à quelques minutes avant le commencement de la fête. Personne n’est encore venu. Seulement la bâche qui couvre la rue vide indique la fête à venir. Seuls les musiciens (fòlikèlaw) peuvent faire démarrer la fête. Ils annoncent leur arrivée à coups de sons bruyants, saluent leurs instruments et le lieu. Leur place en ligne courbe marque le devant d’un rond à partir duquel quelques enfants sont chargés de ranger les chaises en grand cercle. Appeler les participants par les battements de tambour est une tâche laissée aux musiciens en herbe, qui au début, ne réussissent à rassembler qu’une bande d’enfants turbulents qui sautillent. Pendant ce temps le maître jenbe et chef de la troupe est à l’écart et observe indifféremment les diverses phases d’évolution de la fête. Le jeu ne devient intéressant pour lui que quand les premières jeunes femmes ou femmes mariées quittent la cour pour entrer sur la place de fête.
Les musiciens se lèvent alors de leurs chaises, attachent leur dunun par les lanières aux épaules, attachent leur jenbe autour des hanches, le tronc entre les cuisses, la partie supérieure et la surface de cuir au niveau de ventre. A partir de cet instant, le soliste jenbe doit toujour rester prêt à remplir sa tâche, à savoir recevoir une danseuse qui s’élance du cercle des invités pour se mettre en face à face avec les fòlikèlaw. Le soliste accélère et intensifie tout de suite le rythme tout en soutenant le solo de la danseuse à qui il réplique et qu’il entraîne vers le paroxysme pour après peu de temps l’arrêter brusquement avec une phrase-signe qu’il joue, signe reconnu tout de suite par la danseuse se retirant immédiatement de la piste pour céder la surface de danse à la prochaine danseuse. Lorsque la dynamique de la musique et des mouvements monte ainsi pour la première fois, cela transforme très vite l’humeur de tous les spectateurs en enthousiasme. Le cercle se remplit vite. Les jeunes filles et les femmes se tiennent débout en plusieurs rangées derrière comme devant les chaises, cernant ainsi de plus près le lieu de la fête et rendant l’ambiance de plus en plus intense.
Une fois que le maître-batteur de tambour a arrêté le solo de la première danseuse, il fait un pas en arrière pour rejoindre les autres batteurs de tambour qui l’accompagnent et diminue à nouveau la vitesse et la densité de rythme. Il joue des notes brèves qui sont une manière d'"espionner" la prochaine danseuse et de la provoquer. Celle-ci, déjà en pas de danse s’élance aussitôt du cercle des invités et se met devant les batteurs de tambour pour élever le rythme affaibli à un nouveau sommet. Ces deux phases nettement séparées, une qui provoque et une autre qui mène jausqu’à l’exstase, se succèdent et s’accumulent. La communication entre les batteurs de tambour et les danseuses détermine essentiellement le déroulement des fêtes de jenbe, marque en même temps son essence et sa forme. Comme des vagues, le rythme s’intensifie et s’affaiblit, se reconstruit à nouveau, et ceci dure une heure, deux heures, trois heures, voire des jours entiers.
Un batteur excitant exprime avec théatralité cette dynamique aussi bien à travers la musique que dans sa posture et ses gestes. Il danse en même temps qu’il joue. Il poursuit une danseuse particulièrement excitante à travers le lieu de danse, l’honore en soulevant très haut le bras de celle-ci et son tambour pour tout de suite après l’attirer sur la piste de danse en vue de la prochaine danse. Il joue une danse fessière érotique en position très combée, esquissant lui-même les mêmes mouvements, son jenbe attaché autour des hanches, est parallèle au sol et bouge en même temps. Ainsi il rend la fête "bouillonnante" ... c’est le prochain contrat assuré pour lui ...
Dans les villes, les fêtes sont affaire de femmes. Même les petits garçons spectateurs se comportent ici déjà comme les hommes, alors que les filles essaient de taper des mains, de chanter et de danser chaque fois que l’occasion se présente. "Faire-comme-si-de-rien-n’était", c’est l’art de l’homme. La richesse des tissus de fête, les mouvements gracieux et érotiques de leurs femmes, la musique grisante de tambours qui éclatent à travers tout le quartier – tout cela leur fait peur pour leur dignité qu’il faut à l’avance défendre avec un léger soupçon d’ironie dans l’ignorance qu’ils affichent.
L’apprentissage des danses commence déjà dès l’enfance. Les femmes dansent en solo aux fêtes avec leurs bébés sur le dos, les petits enfants sautillent à côté, les petites filles dansent seules ou en groupes sans musique ; elle sont à chaque fête les premières et guettent plus tard l’occasion de pouvoir se glisser entre les femmes. L’enthousiasme à danser la musique du tambour est chez les petites filles âgées de 7 à 15 ans environ déjà si grand que parfois des dizaines voire même des centaines se rassemblent, collectent leurs moyens disponibles en Fcfa pour engager d’elles-mêmes quelques petits batteurs de tambour afin d’organiser une simple fête d’enfants. Sans l‘arsenal des grands, ils dansent et jouent pourtant au tambour comme eux.
C’est de manière inévitable que la musique du tambour provoque chez les filles et les femmes l’envie de bouger et de danser. Aussi inévitablement, cette harmonie entre la musique et le mouvement provoque joie, rire et exaltation. Dans l’essence de la rythmique africaine qui se manifeste aussi bien à travers la musique de fête que la danse, la montée de l’euphorie jusqu’à l’abandon est programmée, sentiments et passions sont élevés jusqu’au déchargement sensuel et sont ainsi purifiés et libérés. Les notes et les rythmes de la musique du jenbe servent exactement à cela pour toutes les participantes mais surtout pour les danseuses en solo.
Les musiciens :
Yamadu Bani Dunbia (1917-2002), patron du jenbe légendaire, est né à Bafoulabé, dans la région de Khaso (à l’ouest du Mali). Dans sa jeunesse, Yamadu s’impose déjà comme jenbefòlikèla. Pendant la Seconde Guerre Mondiale, il appartient à un bataillon français, sous le Général De Gaulle, qui lutte contre l’Allemagne nazie et ses Alliés dans la Méditerrannée. Après 1945, il retourne au Mali et s’installe d‘abord à Kati, ville de garnison très proche de Bamako, plus tard à Bko-Badialan. Il se produit régulièrement comme batteur de tambour, que ce soit à Kati, Bamako ou à d'autres villes du Soudan Français du Sud. La carrière musicale de Yamadu atteint son apogée dans les années 60, c.à.d. dans les années initiales de l’indépendance en Afrique et au Mali (1960) : Yamadu Dunbia, déjà dans son enfance possédé par un esprit, guéri et devenu batteur de tambour, considéré sur Bamako comme un prisonnier de guerre déraciné, devient un des premiers et meilleurs fòlikèlaw professionnels à l’époque qui profitent du temps et savent faire de leur art une profession. Il joue même les fêtes des dirigeants du pays (un de ses clients est Mariam, épouse du président Modibo Keita). Jusqu’au milieu des années 80, Yamadu sait maintenir sa position dominante, après son autorité s’effrite de plus en plus. En 2002, Dunbia meurt, démuni. Sur les quelques morceaux du The Art of Jenbe Drumming Vol.1, au moment de ses enregistrements, l‘ancien maître a 78 ans mais il sait encore appeler les esprits si vite que les gens tremblent d’exstase après quelques secondes seulement, fait respirer son instrument et le laisse chanter, ne donne aucun coup de trop et chaque coup est frappé avec aisance et souveraineté. Jeli Madi Kuyate, né en 1950 environ à Sagele (près de Sibi), vient dans la métropole à l’âge de 12. Elève de Y.B. Dunbia, il se fait très vite un nom, occupe le poste de batteur de tambour dans le Ballet National du Mali, avec qui il part pour des tournées en France, en Chine, en Russie, au Canada et en Corée. Cependant, il n’abandonne pas son origine musicale, au contraire, batteur de tambour national, il profite de sa compétence et de sa notoriété pour réussir également au domaine de la musique de fête traditionnelle à Bamako. Dans les années 80, un jenbefòlikèla est appelé pour la première fois à l’Ensemble Instrumental National du Mali, monument de la musique malienne et symbole de l’unité artistique et culturelle du Mali, pays si riche en culture et histoire. Le batteur élu est Jeli Madi Kuyate. Pendant ce temps, Jeli Madi ne se produit que sporadiquement sur les fêtes. Son jeu de jenbe est preste et élégant, à écouter sur tous les deux CDs. Jaraba Jakite, né aux environs de 1956, vient à Bamako en 1984. Là, Jaraba, "grand lion", acquérit très vite la renommée d’un batteur de tambour puissant qui danse et qui emballe le public. Jusqu’à sa mort en 2005, "le grand lion" reste la vedette de jenbe incontestée sur la scène de musique de fête dans la capitale malienne. Son jeu excitant et expressif est rendu dans les deux CDs (j’ai eu la chance de faire la connaissance de lui en 2004, un an avant son décès inattendu pour tout le monde. Quel bonheur, merci !). Drisa Kone, âgé de 50 ans environ, est originaire de Kourouba, village près de Kangaba (au sud de Bamako). A l’âge de 14 ans, il rejoint l’ensemble de Y.B. Dunbia et passe son meilleur élève. En tant que musicien professionnel, il donne des concerts ainsi que des cours de jenbe même en Europe (Autriche, France, Espagne, Pays-Bas, Allemagne) dans les années 90-96. Drisa Koné joue le jenbe solo sur The Art of Jenbe Drumming Vol.2. Madu Jakité, né en 1960 environ dans un petit village près de Bafoulabé, est spécialiste de dunun. Madu accompagne tous les quatre solistes sur les deux CDs. Madu est marié avec Sira, ils ont 4 enfants.
Le répertoire :
... The Art of Jenbe Drumming Vol.1 : 1. Fulafòli est un rythme venant des Fulbe du Delta central où le fleuve Niger inonde toute une région pendant la saison des pluies. Il était originairement joué avec des tambours très différents des jenbe. Ainsi se transforme et survit la tradition. 2. Madan est un rythme standard maninka très estimé par les batteurs de jenbe dont la plupart d’eux viennent du sud de Bamako, de la région de l’Empire du Mali (Sunjata) au Moyen Age. 3. Maraka (aussi nommé Denbafòli) est un des rythmes les plus appréciés qui est représenté sur presque toutes les fêtes de mariage à Bamako. 4. Sogoninkun, "tête d‘antilope", rythme amené dans la capitale en provenance du Wasulun, région riche en musiciens et chasseurs au sud-est du Mali. 5. Sabaro (joué solo) est un rythme wolof du Sénégal. 6. Wolosodòn est une danse des descendants des esclaves dont le statut jouait autrefois un rôle important dans les cours royales où ils accomplissaient des fonctions importantes. 7. Kòmòfòli est un rythme joué au passé pendant les fêtes d’initiation à la société du kòmò (griots, femmes et enfants sont exclus de l’initiation au culte de kòmò). Les sociétés d’initiation n’existent plus dans la capitale mais ce rythme est transmis jusqu’à nos jours. 8. Kòfili, rythme bamana rarement joué aux fêtes. 9. Kirin (ou Wasulunka) est aussi un rythme venant du Wasulun. Très apprécié. 10. Burunfòli, "danse de trompe", aussi un rythme du Wasulun. Excepté Y.B. Dunbia, personne à Bamako ne connaît plus ce rythme qu’accompagnait autrefois le jeu des trompes. 11. Maa nyuman circulait dans le milieu de théâtre et de ballet à l‘époque. 12.-14. Jina, "esprit". Un esprit peut être la cause de nombreuses maladies psychiques et physiques. Si quelqu’un est guéri grâce au traitement d’une guérisseuse, alors s’ensuit l’initiation à son culte. Maintenant on permet à l’esprit pour la première fois ce qu’on devra toujours lui accorder aux nombreuses fêtes ultérieures : on danse à l’encontre de l’exstase, on se laisse posséder par elle pour ensuite être possédé par l’esprit et finir par s’en défaire de manière théâtrale et thérapeutique. Le rôle du batteur de tambour, c’est d’appeler les esprits.
... The Art of Jenbe Drumming Vol.2 : 1. Sanja (aussi nommé Jelidòn) est un rythme des griots, jeliw, venant de l’ouest du Mali. D 2. Sunun vient de Kaarta, région située au nord-ouest du Mali et territoire de l’ancien Empire Bambara de Kaarta (17e et 18e siècle). 3. Suku (aussi nommé Soli et Furasi) est un des rythmes les plus importants du répertoire de la musique de fête à Bamako. D’origine, il était joué aux fêtes de circoncision et d‘excision au Mali et en Guinée. 4. Numu s’adresse aux forgerons, formation sociale des nyamakala. 5. Fura, "feuille ; médecin", est un rythme associé au contexte de la circoncision et de l’excision dans lesquelles le médecin est important pour stopper le sang et pour guérir les plaies. 6. Bobo(fòli), "rythme des Bobo" joué à Bamako seulement où il expose donc la représentation culturelle des Bobo sur la capitale malienne. Les Bobo (ou Bwa) sont un groupe ethnique au Mali, habitant dans la région de San. 7. Dansa est un des rythmes de jenbe les plus populaires à Bamako. A côté de Suku et Maraka, Dansa est joué à toute fête, indépendant de son occasion sociale ou de l’origine ethnique et sociale de ses organisateurs ou participants. Ce rythme était créé dans la région entre les villes de Bafoulabé et Kayes, tout à l’ouest du Mali. 8. Bara est un rythme joué originairement par des ensembles instrumentaux (à bara drums et bòn drums). 9. Sogolo est un rythme du peuple somono, peuple de pêcheurs au Delta intérieur. 10. Kirin (voir en haut, 9/Vol.1). 11. Jina (voir en haut, 12.-14./Vol.1). 12. Tansole est un rythme bamana fusionné dans le répertoire de jenbe à Bamako depuis deux ou trois décennies. 13. Nyagwan est une société d’initiation féminine, et donc, d’une certaine manière, le pendant de la société d’initiation masculine du kòmò. 14. Manjanin est un rythme classique du répertoire de jenbe des Maninka. Traditionnellement, ce rythme est joué pour une danse de deux filles d’un âge avant-mariage élues pour le rôle de la manjanin, une sorte de princesse villageoise, et de sa servante. 15. Garankedòn, "danse des garanke". Comme le Suku et le Sanja, ce rythme provient de la tradition du dunun khasonka de l’ouest du Mali, intégré dans le répertoire de jenbe. Aujourd’hui, le Garankedòn est un rythme classique à Bamako. 16.-18. Tous les deux ou trois ans, un nouveau genre de danse est populaire auprès de la jeunesse de Bamako. Les quelques ans après, le genre tombe encore dans l’oubli ; de tels "fashion rhythms", comme Degu-degu, Niare bòn ka lajè et Sumalen des années 80, sont vite absorbés et développés par les batteurs de jenbe pour les intégrer enfin dans le répertoire de jenbe.
Tous les enregistrements ont été faits entre 1995 et 2006 dans une cour d’école à Badialan, un quartier à Bamako (où tous les musiciens-ci se sont installés depuis longtemps), juste pour le microphone, sans toute répère ni arrangements et sans aucune représentation préalable quant à la production d’une musique de fête sans cadre festif. Ces enregistrements réflètent la diversité des régions du Mali et de ses peuples, les facettes stylistiques et des générations, mais aussi l’unité de la tradition qui se transforme constamment au centre de cette capitale multiculturelle.
L’initiateur et éditeur de ces enregistrements-ci est mon ami et camarade d‘université, Rainer Polak (université de Bayreuth/All.) : Rainer est ethnomusicologue, professeur de jenbe, fondateur d’une école de jenbe privée à Bayreuth, auteur de "Festmusik als Arbeit, Trommeln als Beruf. Jenbe-Spieler in einer westafrikanischen Großstadt" (thèse de doctorat ethnomusicologue). En tant que musicologue, il fait des recherches sur le micro-timing, les timing patterns et le theoretic status of rhythmic feel dans la musique de jenbe, de plus, il est chargé de cours aux universités de Cologne, Bamberg, Bâle et Rotterdam ...
Jenbe Music in Bamako www.djembe.uni-bayreuth.de www.myspace.com/bamakofoli
VIVA MALI, TU ES MAGNIFIQUE !
hgb
P.S. : Les photos prises par moi lors de 2 noces à Bko-Bolibana et Samé montrent nos amis Jaraba (à bonnet blanc), Drisa (en chemise verte), Madu (en shirt orange), et la chère Sira & ses 4 garçons.
Dédié à Jaraba Jakite (†2005) : Fòlikèla, i ni ce, i ni baara kosèbè, ala ka hinè i la !
The Art of Jenbe Drumming, Vol.1 The Art of Jenbe Drumming, Vol.2
Instruments et ensembles :
Les instruments en forme de calice du tambour appelés jenbe (djembé) sont taillés dans un tronc d’arbre, travail exécuté traditionnellement par les numu, forgerons (leur spécification professionnelle comprend aussi la sculpture sur bois, l’art de soigner, le métier de la poterie, tous les travaux métallurgiques modernes, etc.), appartenant aux nyamakala (qui se caractérisent par leur occupation socioprofessionnelle et qui sont, d’une manière ou d’une autre, tous spécialisés dans une activité artisanale. A cette formation sociale appartiennent aussi les jeli, griots, les garanke, cordonniers, et les mabò, tisserands). Il faut vingtaine de mètres de corde, beaucoup de force et un savoir-faire artisanal pour travailler et tendre une peau de chèvre de manière pour qu’elle résonne. Un batteur de tambour expérimenté, qui fait respirer le jenbe peut tirer de cet instrument solo une tonalité inouïe qui scintille de plénitude et de couleurs merveilleuses. Des basses sombres et chaudes s’échappent d’un jenbe comme un courant d’air perceptible, accompagnées de bourdonnement de tôles métallique, tandis que la peau vibre en différentes fréquences, du ton de base plein, doux jusqu’aux tons hauts, clairs et aigus. Par contre, le dunun cylindrique, en fer-blanc et à deux peaux (dont la variante bamakoise est appelée aussi dununin, "petit dunun", ou kònkònin), produit des tonalités simples, est donc moins coloré ni nuancé ; un ton de base très comprimé, sourde et grave le distingue comme un tambour-basse qui accompagne. Le jenbe est joué par les deux mains, le dunun par une seule baguette, fabriquée d’une tige d‘un palmier-raphia (raphia sudanica, en bam. ban).
Contrairement à la musique de fête rurale, son pendant urbain est caractérisé par un ensemble assez réduit en batteurs : au cours des années 60, le duo comprenant 1 jenbe et 1 dunun s’ést établi dans la musique de fête dans la capitale. A partir des années 70, 2 jenbe et 1 dunun forment d’habitude un ensemble de tambour. Sur les deux disques, tous les morceaux sont joués en duo jenbe-dunun ...
Occasions de la culture de fête urbaine :
Des personnes de peuples, de langue et d’états différents d’Afrique de l’Ouest partagent cette culture du jenbe et forment ainsi un espace musical au-delà des frontières. Les groupes de jenbe jouent la musique pendant les fêtes à danser à Bamako, la capitale du Mali de même que dans toutes les régions comprises entre le désert du Sahara et le Golfe de Guinée, et entre l’Atlantique et le courant du Volta. Les fêtes accompagnent les rites de passage, c.à.d. baptêmes (denkundi), circoncisions (furasi, farifaribila), initiations à des sociétés secrètes (kòmò), culte de possession d’esprit (jinèdòn), fiançailles (worotila) et, en premier lieu, mariages (kònyòntilenkè ; au cadre de la fête de mariage, il y a/avait aussi la fête matinale après la nuit de noces, sògòmafòli, qui sert à fêter la défloration de la fiancée, de plus, il y a la fête de mère d’honneur (denba), sufèfòli resp. denbatulonkè, etc.), constituent leur partie publique de divertissement. Des fêtes à d’autres occasions rituelles et aussi non-rituelles pour enfants (fête d’applaudissements, tègèrètulon), jeunes gens (cérémonies pour la remise des diplômes, etc.) et adultes (fête de chasseurs, donsotulon, processions, sensenfòli, etc.) sont aussi représentées par les batteurs de jenbe ...
Déroulement et interaction musique/danse :
Les fêtes ont lieu dans la rue devant la cour de la famille organisatrice. Les batteurs de jenbe (jenbefòlikèlaw) viennent sur commande, des jus raffraîchissants et repas consistants sont préparés en grande quantité. Une bâche est tendue d’une part à l’autre de la rue pour protéger les participants à la fête contre le soleil. De même, des douzaines de petites chaises en fer peintes et numérotées que l’on loue auprès de sociétés spécialisées, font partie de l’arsenal.
Les chaises sont entassées dans un coin jusqu’à quelques minutes avant le commencement de la fête. Personne n’est encore venu. Seulement la bâche qui couvre la rue vide indique la fête à venir. Seuls les musiciens (fòlikèlaw) peuvent faire démarrer la fête. Ils annoncent leur arrivée à coups de sons bruyants, saluent leurs instruments et le lieu. Leur place en ligne courbe marque le devant d’un rond à partir duquel quelques enfants sont chargés de ranger les chaises en grand cercle. Appeler les participants par les battements de tambour est une tâche laissée aux musiciens en herbe, qui au début, ne réussissent à rassembler qu’une bande d’enfants turbulents qui sautillent. Pendant ce temps le maître jenbe et chef de la troupe est à l’écart et observe indifféremment les diverses phases d’évolution de la fête. Le jeu ne devient intéressant pour lui que quand les premières jeunes femmes ou femmes mariées quittent la cour pour entrer sur la place de fête.
Les musiciens se lèvent alors de leurs chaises, attachent leur dunun par les lanières aux épaules, attachent leur jenbe autour des hanches, le tronc entre les cuisses, la partie supérieure et la surface de cuir au niveau de ventre. A partir de cet instant, le soliste jenbe doit toujour rester prêt à remplir sa tâche, à savoir recevoir une danseuse qui s’élance du cercle des invités pour se mettre en face à face avec les fòlikèlaw. Le soliste accélère et intensifie tout de suite le rythme tout en soutenant le solo de la danseuse à qui il réplique et qu’il entraîne vers le paroxysme pour après peu de temps l’arrêter brusquement avec une phrase-signe qu’il joue, signe reconnu tout de suite par la danseuse se retirant immédiatement de la piste pour céder la surface de danse à la prochaine danseuse. Lorsque la dynamique de la musique et des mouvements monte ainsi pour la première fois, cela transforme très vite l’humeur de tous les spectateurs en enthousiasme. Le cercle se remplit vite. Les jeunes filles et les femmes se tiennent débout en plusieurs rangées derrière comme devant les chaises, cernant ainsi de plus près le lieu de la fête et rendant l’ambiance de plus en plus intense.
Une fois que le maître-batteur de tambour a arrêté le solo de la première danseuse, il fait un pas en arrière pour rejoindre les autres batteurs de tambour qui l’accompagnent et diminue à nouveau la vitesse et la densité de rythme. Il joue des notes brèves qui sont une manière d'"espionner" la prochaine danseuse et de la provoquer. Celle-ci, déjà en pas de danse s’élance aussitôt du cercle des invités et se met devant les batteurs de tambour pour élever le rythme affaibli à un nouveau sommet. Ces deux phases nettement séparées, une qui provoque et une autre qui mène jausqu’à l’exstase, se succèdent et s’accumulent. La communication entre les batteurs de tambour et les danseuses détermine essentiellement le déroulement des fêtes de jenbe, marque en même temps son essence et sa forme. Comme des vagues, le rythme s’intensifie et s’affaiblit, se reconstruit à nouveau, et ceci dure une heure, deux heures, trois heures, voire des jours entiers.
Un batteur excitant exprime avec théatralité cette dynamique aussi bien à travers la musique que dans sa posture et ses gestes. Il danse en même temps qu’il joue. Il poursuit une danseuse particulièrement excitante à travers le lieu de danse, l’honore en soulevant très haut le bras de celle-ci et son tambour pour tout de suite après l’attirer sur la piste de danse en vue de la prochaine danse. Il joue une danse fessière érotique en position très combée, esquissant lui-même les mêmes mouvements, son jenbe attaché autour des hanches, est parallèle au sol et bouge en même temps. Ainsi il rend la fête "bouillonnante" ... c’est le prochain contrat assuré pour lui ...
Dans les villes, les fêtes sont affaire de femmes. Même les petits garçons spectateurs se comportent ici déjà comme les hommes, alors que les filles essaient de taper des mains, de chanter et de danser chaque fois que l’occasion se présente. "Faire-comme-si-de-rien-n’était", c’est l’art de l’homme. La richesse des tissus de fête, les mouvements gracieux et érotiques de leurs femmes, la musique grisante de tambours qui éclatent à travers tout le quartier – tout cela leur fait peur pour leur dignité qu’il faut à l’avance défendre avec un léger soupçon d’ironie dans l’ignorance qu’ils affichent.
L’apprentissage des danses commence déjà dès l’enfance. Les femmes dansent en solo aux fêtes avec leurs bébés sur le dos, les petits enfants sautillent à côté, les petites filles dansent seules ou en groupes sans musique ; elle sont à chaque fête les premières et guettent plus tard l’occasion de pouvoir se glisser entre les femmes. L’enthousiasme à danser la musique du tambour est chez les petites filles âgées de 7 à 15 ans environ déjà si grand que parfois des dizaines voire même des centaines se rassemblent, collectent leurs moyens disponibles en Fcfa pour engager d’elles-mêmes quelques petits batteurs de tambour afin d’organiser une simple fête d’enfants. Sans l‘arsenal des grands, ils dansent et jouent pourtant au tambour comme eux.
C’est de manière inévitable que la musique du tambour provoque chez les filles et les femmes l’envie de bouger et de danser. Aussi inévitablement, cette harmonie entre la musique et le mouvement provoque joie, rire et exaltation. Dans l’essence de la rythmique africaine qui se manifeste aussi bien à travers la musique de fête que la danse, la montée de l’euphorie jusqu’à l’abandon est programmée, sentiments et passions sont élevés jusqu’au déchargement sensuel et sont ainsi purifiés et libérés. Les notes et les rythmes de la musique du jenbe servent exactement à cela pour toutes les participantes mais surtout pour les danseuses en solo.
Les musiciens :
Yamadu Bani Dunbia (1917-2002), patron du jenbe légendaire, est né à Bafoulabé, dans la région de Khaso (à l’ouest du Mali). Dans sa jeunesse, Yamadu s’impose déjà comme jenbefòlikèla. Pendant la Seconde Guerre Mondiale, il appartient à un bataillon français, sous le Général De Gaulle, qui lutte contre l’Allemagne nazie et ses Alliés dans la Méditerrannée. Après 1945, il retourne au Mali et s’installe d‘abord à Kati, ville de garnison très proche de Bamako, plus tard à Bko-Badialan. Il se produit régulièrement comme batteur de tambour, que ce soit à Kati, Bamako ou à d'autres villes du Soudan Français du Sud. La carrière musicale de Yamadu atteint son apogée dans les années 60, c.à.d. dans les années initiales de l’indépendance en Afrique et au Mali (1960) : Yamadu Dunbia, déjà dans son enfance possédé par un esprit, guéri et devenu batteur de tambour, considéré sur Bamako comme un prisonnier de guerre déraciné, devient un des premiers et meilleurs fòlikèlaw professionnels à l’époque qui profitent du temps et savent faire de leur art une profession. Il joue même les fêtes des dirigeants du pays (un de ses clients est Mariam, épouse du président Modibo Keita). Jusqu’au milieu des années 80, Yamadu sait maintenir sa position dominante, après son autorité s’effrite de plus en plus. En 2002, Dunbia meurt, démuni. Sur les quelques morceaux du The Art of Jenbe Drumming Vol.1, au moment de ses enregistrements, l‘ancien maître a 78 ans mais il sait encore appeler les esprits si vite que les gens tremblent d’exstase après quelques secondes seulement, fait respirer son instrument et le laisse chanter, ne donne aucun coup de trop et chaque coup est frappé avec aisance et souveraineté. Jeli Madi Kuyate, né en 1950 environ à Sagele (près de Sibi), vient dans la métropole à l’âge de 12. Elève de Y.B. Dunbia, il se fait très vite un nom, occupe le poste de batteur de tambour dans le Ballet National du Mali, avec qui il part pour des tournées en France, en Chine, en Russie, au Canada et en Corée. Cependant, il n’abandonne pas son origine musicale, au contraire, batteur de tambour national, il profite de sa compétence et de sa notoriété pour réussir également au domaine de la musique de fête traditionnelle à Bamako. Dans les années 80, un jenbefòlikèla est appelé pour la première fois à l’Ensemble Instrumental National du Mali, monument de la musique malienne et symbole de l’unité artistique et culturelle du Mali, pays si riche en culture et histoire. Le batteur élu est Jeli Madi Kuyate. Pendant ce temps, Jeli Madi ne se produit que sporadiquement sur les fêtes. Son jeu de jenbe est preste et élégant, à écouter sur tous les deux CDs. Jaraba Jakite, né aux environs de 1956, vient à Bamako en 1984. Là, Jaraba, "grand lion", acquérit très vite la renommée d’un batteur de tambour puissant qui danse et qui emballe le public. Jusqu’à sa mort en 2005, "le grand lion" reste la vedette de jenbe incontestée sur la scène de musique de fête dans la capitale malienne. Son jeu excitant et expressif est rendu dans les deux CDs (j’ai eu la chance de faire la connaissance de lui en 2004, un an avant son décès inattendu pour tout le monde. Quel bonheur, merci !). Drisa Kone, âgé de 50 ans environ, est originaire de Kourouba, village près de Kangaba (au sud de Bamako). A l’âge de 14 ans, il rejoint l’ensemble de Y.B. Dunbia et passe son meilleur élève. En tant que musicien professionnel, il donne des concerts ainsi que des cours de jenbe même en Europe (Autriche, France, Espagne, Pays-Bas, Allemagne) dans les années 90-96. Drisa Koné joue le jenbe solo sur The Art of Jenbe Drumming Vol.2. Madu Jakité, né en 1960 environ dans un petit village près de Bafoulabé, est spécialiste de dunun. Madu accompagne tous les quatre solistes sur les deux CDs. Madu est marié avec Sira, ils ont 4 enfants.
Le répertoire :
... The Art of Jenbe Drumming Vol.1 : 1. Fulafòli est un rythme venant des Fulbe du Delta central où le fleuve Niger inonde toute une région pendant la saison des pluies. Il était originairement joué avec des tambours très différents des jenbe. Ainsi se transforme et survit la tradition. 2. Madan est un rythme standard maninka très estimé par les batteurs de jenbe dont la plupart d’eux viennent du sud de Bamako, de la région de l’Empire du Mali (Sunjata) au Moyen Age. 3. Maraka (aussi nommé Denbafòli) est un des rythmes les plus appréciés qui est représenté sur presque toutes les fêtes de mariage à Bamako. 4. Sogoninkun, "tête d‘antilope", rythme amené dans la capitale en provenance du Wasulun, région riche en musiciens et chasseurs au sud-est du Mali. 5. Sabaro (joué solo) est un rythme wolof du Sénégal. 6. Wolosodòn est une danse des descendants des esclaves dont le statut jouait autrefois un rôle important dans les cours royales où ils accomplissaient des fonctions importantes. 7. Kòmòfòli est un rythme joué au passé pendant les fêtes d’initiation à la société du kòmò (griots, femmes et enfants sont exclus de l’initiation au culte de kòmò). Les sociétés d’initiation n’existent plus dans la capitale mais ce rythme est transmis jusqu’à nos jours. 8. Kòfili, rythme bamana rarement joué aux fêtes. 9. Kirin (ou Wasulunka) est aussi un rythme venant du Wasulun. Très apprécié. 10. Burunfòli, "danse de trompe", aussi un rythme du Wasulun. Excepté Y.B. Dunbia, personne à Bamako ne connaît plus ce rythme qu’accompagnait autrefois le jeu des trompes. 11. Maa nyuman circulait dans le milieu de théâtre et de ballet à l‘époque. 12.-14. Jina, "esprit". Un esprit peut être la cause de nombreuses maladies psychiques et physiques. Si quelqu’un est guéri grâce au traitement d’une guérisseuse, alors s’ensuit l’initiation à son culte. Maintenant on permet à l’esprit pour la première fois ce qu’on devra toujours lui accorder aux nombreuses fêtes ultérieures : on danse à l’encontre de l’exstase, on se laisse posséder par elle pour ensuite être possédé par l’esprit et finir par s’en défaire de manière théâtrale et thérapeutique. Le rôle du batteur de tambour, c’est d’appeler les esprits.
... The Art of Jenbe Drumming Vol.2 : 1. Sanja (aussi nommé Jelidòn) est un rythme des griots, jeliw, venant de l’ouest du Mali. D 2. Sunun vient de Kaarta, région située au nord-ouest du Mali et territoire de l’ancien Empire Bambara de Kaarta (17e et 18e siècle). 3. Suku (aussi nommé Soli et Furasi) est un des rythmes les plus importants du répertoire de la musique de fête à Bamako. D’origine, il était joué aux fêtes de circoncision et d‘excision au Mali et en Guinée. 4. Numu s’adresse aux forgerons, formation sociale des nyamakala. 5. Fura, "feuille ; médecin", est un rythme associé au contexte de la circoncision et de l’excision dans lesquelles le médecin est important pour stopper le sang et pour guérir les plaies. 6. Bobo(fòli), "rythme des Bobo" joué à Bamako seulement où il expose donc la représentation culturelle des Bobo sur la capitale malienne. Les Bobo (ou Bwa) sont un groupe ethnique au Mali, habitant dans la région de San. 7. Dansa est un des rythmes de jenbe les plus populaires à Bamako. A côté de Suku et Maraka, Dansa est joué à toute fête, indépendant de son occasion sociale ou de l’origine ethnique et sociale de ses organisateurs ou participants. Ce rythme était créé dans la région entre les villes de Bafoulabé et Kayes, tout à l’ouest du Mali. 8. Bara est un rythme joué originairement par des ensembles instrumentaux (à bara drums et bòn drums). 9. Sogolo est un rythme du peuple somono, peuple de pêcheurs au Delta intérieur. 10. Kirin (voir en haut, 9/Vol.1). 11. Jina (voir en haut, 12.-14./Vol.1). 12. Tansole est un rythme bamana fusionné dans le répertoire de jenbe à Bamako depuis deux ou trois décennies. 13. Nyagwan est une société d’initiation féminine, et donc, d’une certaine manière, le pendant de la société d’initiation masculine du kòmò. 14. Manjanin est un rythme classique du répertoire de jenbe des Maninka. Traditionnellement, ce rythme est joué pour une danse de deux filles d’un âge avant-mariage élues pour le rôle de la manjanin, une sorte de princesse villageoise, et de sa servante. 15. Garankedòn, "danse des garanke". Comme le Suku et le Sanja, ce rythme provient de la tradition du dunun khasonka de l’ouest du Mali, intégré dans le répertoire de jenbe. Aujourd’hui, le Garankedòn est un rythme classique à Bamako. 16.-18. Tous les deux ou trois ans, un nouveau genre de danse est populaire auprès de la jeunesse de Bamako. Les quelques ans après, le genre tombe encore dans l’oubli ; de tels "fashion rhythms", comme Degu-degu, Niare bòn ka lajè et Sumalen des années 80, sont vite absorbés et développés par les batteurs de jenbe pour les intégrer enfin dans le répertoire de jenbe.
Tous les enregistrements ont été faits entre 1995 et 2006 dans une cour d’école à Badialan, un quartier à Bamako (où tous les musiciens-ci se sont installés depuis longtemps), juste pour le microphone, sans toute répère ni arrangements et sans aucune représentation préalable quant à la production d’une musique de fête sans cadre festif. Ces enregistrements réflètent la diversité des régions du Mali et de ses peuples, les facettes stylistiques et des générations, mais aussi l’unité de la tradition qui se transforme constamment au centre de cette capitale multiculturelle.
L’initiateur et éditeur de ces enregistrements-ci est mon ami et camarade d‘université, Rainer Polak (université de Bayreuth/All.) : Rainer est ethnomusicologue, professeur de jenbe, fondateur d’une école de jenbe privée à Bayreuth, auteur de "Festmusik als Arbeit, Trommeln als Beruf. Jenbe-Spieler in einer westafrikanischen Großstadt" (thèse de doctorat ethnomusicologue). En tant que musicologue, il fait des recherches sur le micro-timing, les timing patterns et le theoretic status of rhythmic feel dans la musique de jenbe, de plus, il est chargé de cours aux universités de Cologne, Bamberg, Bâle et Rotterdam ...
Jenbe Music in Bamako www.djembe.uni-bayreuth.de www.myspace.com/bamakofoli
VIVA MALI, TU ES MAGNIFIQUE !
hgb
P.S. : Les photos prises par moi lors de 2 noces à Bko-Bolibana et Samé montrent nos amis Jaraba (à bonnet blanc), Drisa (en chemise verte), Madu (en shirt orange), et la chère Sira & ses 4 garçons.
Recherche voilier pour apprendre la voile (disponible en août/septembre/octobre 2010)
Bonjour
J’ai 24 ans, je recherche un équipage pour apprendre la navigation. Sportif, discret et débrouillard, je souhaite apprendre la voile durant ces prochaines années (l'objectif etant d'avoir un voilier d'ici quelques années pour un projet personnel). Je n'ai aucune connaissance dans la voile (ayant vécu en montagnes pas mal d'années, difficiles), mais suis motivé et suis conscient du travail demandé. Je bénéficie de quelques bonnes expériences liées aux voyages.
Merci à vous
Clement
J’ai 24 ans, je recherche un équipage pour apprendre la navigation. Sportif, discret et débrouillard, je souhaite apprendre la voile durant ces prochaines années (l'objectif etant d'avoir un voilier d'ici quelques années pour un projet personnel). Je n'ai aucune connaissance dans la voile (ayant vécu en montagnes pas mal d'années, difficiles), mais suis motivé et suis conscient du travail demandé. Je bénéficie de quelques bonnes expériences liées aux voyages.
Merci à vous
Clement
Circuits organisés au Mali avec Point-Afrique?
Bonjour,
notre projet de voyage au Mali pour l'autome 2010 avance. Que pensez vous des circuits organisés par Point afrique ? Certains les ont ils déjà expérimentés ? Merci isabelle
notre projet de voyage au Mali pour l'autome 2010 avance. Que pensez vous des circuits organisés par Point afrique ? Certains les ont ils déjà expérimentés ? Merci isabelle
Pour tous ceux qui doutent encore de la Tunisie
La France est le meilleur pays au monde où il fait bon vivre et la Tunisie est le meilleur pays arabe
Vendredi, 12 Février 2010 23:06 Science et Finance - Finance et Economie Pour une cinquième année consécutive, c'est la France qui domine le classement. International Living justifie son choix par le fait que malgré la bureaucratie lourde et des taxes élevées, la qualité de vie générale y est exceptionnelle, notamment en matière de soins de santé. L'Australie s’est classée en 2ème position, suivie par la Suisse, l'Allemagne et la Nouvelle-Zélande. Les Etats-Unis sont, désormais, septièmes chutant de quatre places.
Les 5 pires pays en termes de qualité de vie, selon le magazine, sont : la Somalie (30 poins), le Yémen (33 points), le Soudan (33points), le Tchad (34 points) et l’Afghanistan (37 points). 😉La Tunisie a gagné trois points dans le 30ème classement annuel des pays du monde selon la qualité de vie qu’on y trouve, réalisé par le magazine américain spécialisé dans l'expatriation des retraités « International Living». Avec 56 points sur une échelle de 100 points, la Tunisie arrive en tête des pays arabes, devant la Jordanie (55 points), le Koweït (55 points), le Liban (54 points), le Maroc (54 points), la Syrie (53) l’Algérie (50 points) et de la Libye (48 points) et les riches pays pétroliers du Moyen-Orient. En Afrique, la Tunisie se classe derrière l’Afrique du Sud (66 points), la Namibie (63 points), l’île Maurice (63 points) et les Seychelles (61 points). La Tunisie a notamment obtenu de bonnes notes en matière de sécurité et risque (86/100), de climat (85/100), de santé (73/100) et de coût de vie (63/100).
Afin d'établir ce classement pour 194 pays, International Living a considéré neuf catégories, soit le coût de la vie, la culture et les loisirs, l'économie, l'environnement, la liberté, la santé, les infrastructures, la sécurité et les risques ainsi que le climat. Le magazine dit se baser sur des données officielles, dont celles disponibles sur les sites des gouvernements ou d'organisations internationales comme l'OMS (Organisation mondiale de la santé). Le tout est complété par les appréciations des correspondants provenant de partout dans le monde.
Les 10 pays où la qualité de vie est la meilleure: 1- France 2- Australie 3- Suisse 4- Allemagne 5- Nouvelle-Zélande 6- Luxembourg 7- États-Unis 8- Belgique 9- Canada 10- Italie
Les 10 pires pays pour la qualité de vie: - Angola - Guinée - Érythrée - Djibouti - Sierra Leone - Afghanistan - Tchad - Soudan - Yémen - Somalie source : Nouvelessor
Vendredi, 12 Février 2010 23:06 Science et Finance - Finance et Economie Pour une cinquième année consécutive, c'est la France qui domine le classement. International Living justifie son choix par le fait que malgré la bureaucratie lourde et des taxes élevées, la qualité de vie générale y est exceptionnelle, notamment en matière de soins de santé. L'Australie s’est classée en 2ème position, suivie par la Suisse, l'Allemagne et la Nouvelle-Zélande. Les Etats-Unis sont, désormais, septièmes chutant de quatre places.
Les 5 pires pays en termes de qualité de vie, selon le magazine, sont : la Somalie (30 poins), le Yémen (33 points), le Soudan (33points), le Tchad (34 points) et l’Afghanistan (37 points). 😉La Tunisie a gagné trois points dans le 30ème classement annuel des pays du monde selon la qualité de vie qu’on y trouve, réalisé par le magazine américain spécialisé dans l'expatriation des retraités « International Living». Avec 56 points sur une échelle de 100 points, la Tunisie arrive en tête des pays arabes, devant la Jordanie (55 points), le Koweït (55 points), le Liban (54 points), le Maroc (54 points), la Syrie (53) l’Algérie (50 points) et de la Libye (48 points) et les riches pays pétroliers du Moyen-Orient. En Afrique, la Tunisie se classe derrière l’Afrique du Sud (66 points), la Namibie (63 points), l’île Maurice (63 points) et les Seychelles (61 points). La Tunisie a notamment obtenu de bonnes notes en matière de sécurité et risque (86/100), de climat (85/100), de santé (73/100) et de coût de vie (63/100).
Afin d'établir ce classement pour 194 pays, International Living a considéré neuf catégories, soit le coût de la vie, la culture et les loisirs, l'économie, l'environnement, la liberté, la santé, les infrastructures, la sécurité et les risques ainsi que le climat. Le magazine dit se baser sur des données officielles, dont celles disponibles sur les sites des gouvernements ou d'organisations internationales comme l'OMS (Organisation mondiale de la santé). Le tout est complété par les appréciations des correspondants provenant de partout dans le monde.
Les 10 pays où la qualité de vie est la meilleure: 1- France 2- Australie 3- Suisse 4- Allemagne 5- Nouvelle-Zélande 6- Luxembourg 7- États-Unis 8- Belgique 9- Canada 10- Italie
Les 10 pires pays pour la qualité de vie: - Angola - Guinée - Érythrée - Djibouti - Sierra Leone - Afghanistan - Tchad - Soudan - Yémen - Somalie source : Nouvelessor
Rencontre VF en Casamance entre le 26 mars et 2 avril 2010
bonjour
je lance l'idée de faire une mini rencontre vf en casamance entre le 26/03 et le2/04, sans idée particulière pour le lieu.
en attente de réponses bien cordialement.
je lance l'idée de faire une mini rencontre vf en casamance entre le 26/03 et le2/04, sans idée particulière pour le lieu.
en attente de réponses bien cordialement.
Retrait d'argent au Sénégal?
A j-1, je me demande si on peut facilement retirer avec un carte visa
dans les grandes villes je suppose que oui... mais ailleurs?
Voyage France - Burkina Faso en voiture: étapes ou lieux à ne pas manquer?
Bonjour,
Nous avons un projet de traverser en voiture l'Afrique de l'Ouest d'Oct à Nov 10. Ce projet est constitué de 2 centres d'intérêts, le premier est de découvrir les cultures et gens des pays traversés et le second est humanitaire (province du Boulgou au Burkina Faso). Cette province est située au Sud-Est du pays. La durée du projet est de 6 semaines. Nous avons 3-4 semaines pour atteindre le Burkina Faso, sachant que nous souhaitons passer au minimum 2 ou 3 semaines complètes au Burkina Faso. Nous sommes à la recherche d'idées pour réaliser les différentes étapes ou de lieux à ne pas manquer lors de cette traversée au Maroc-Mauritanie-Sénégal-Mali-Burkina Faso.
Et tous autres conseils sont les bienvenues, (papiers, douane, passage de frontières, ...)
D'avance merci de vos réponses
Nous avons un projet de traverser en voiture l'Afrique de l'Ouest d'Oct à Nov 10. Ce projet est constitué de 2 centres d'intérêts, le premier est de découvrir les cultures et gens des pays traversés et le second est humanitaire (province du Boulgou au Burkina Faso). Cette province est située au Sud-Est du pays. La durée du projet est de 6 semaines. Nous avons 3-4 semaines pour atteindre le Burkina Faso, sachant que nous souhaitons passer au minimum 2 ou 3 semaines complètes au Burkina Faso. Nous sommes à la recherche d'idées pour réaliser les différentes étapes ou de lieux à ne pas manquer lors de cette traversée au Maroc-Mauritanie-Sénégal-Mali-Burkina Faso.
Et tous autres conseils sont les bienvenues, (papiers, douane, passage de frontières, ...)
D'avance merci de vos réponses
Trekking en Thaïlande... n'importe où mais bon!
bonjour a tous
d'abord desole de rabacher sur un sujet maintes fois aborde mais non, decidement, je ne trouve pas de reponse convaincante et un tant soit peu unanime sur le site.
Apres un mois de Birmanie, nous voila en route pour la thailande dans 1 semaine. En thailande, j'ai envie de trekker, un 3j/2n ou 4j/3n, dans la foret ou la campagne
une seule contrainte: pas de coin sur-exploites par le tourisme
ce qui veut dire, pas de trek par groupe de 15 avec des jeunes de 20 ans, a faire de l'elephant ou du rafting et visiter des tribus qui ne gardent leurs habits que pour le pelerin occidental...
est-ce trouvable? existe-ce? le trouverons nous-je? je ne sais ni.
ca peut etre au nord, au sud, a l'est, a l'ouest... peu importe mais du vrai, meme sans femme-girafe (surtout sans femmes-girafes), je prends!
alors toutes propositions sera meticuleusement etudiee!
merci les amis ensemble on peut le faire!
jonathan www.aroundthemonde.com
d'abord desole de rabacher sur un sujet maintes fois aborde mais non, decidement, je ne trouve pas de reponse convaincante et un tant soit peu unanime sur le site.
Apres un mois de Birmanie, nous voila en route pour la thailande dans 1 semaine. En thailande, j'ai envie de trekker, un 3j/2n ou 4j/3n, dans la foret ou la campagne
une seule contrainte: pas de coin sur-exploites par le tourisme
ce qui veut dire, pas de trek par groupe de 15 avec des jeunes de 20 ans, a faire de l'elephant ou du rafting et visiter des tribus qui ne gardent leurs habits que pour le pelerin occidental...
est-ce trouvable? existe-ce? le trouverons nous-je? je ne sais ni.
ca peut etre au nord, au sud, a l'est, a l'ouest... peu importe mais du vrai, meme sans femme-girafe (surtout sans femmes-girafes), je prends!
alors toutes propositions sera meticuleusement etudiee!
merci les amis ensemble on peut le faire!
jonathan www.aroundthemonde.com
Nouvautés en 2010 à l'aéroport de Bruxelles...
Bruxelles, le 02-12-2009
Intensification des liaisons entre Bruxelles et Beijing
Hainan Airlines, la compagnie aérienne privée chinoise, a annoncée l'ouverture d'une liaison journalière en Bruxelles et Beijing à partir du 27 avril 2010. Hainan a commencé ces opérations à Bruxelles en 2006 et assure actuellement 3 vols hebdomadaires en hiver et 4 vols en été. Depuis le lancement de ce service, cette route est devenue très populaire tant chez les voyageurs loisirs que chez les voyageurs d'affaires. Les vols seront opérés en Airbus A330-200 récemment acquis, offrant 36 sièges-lits inclinables à 180° en classe Affaires et 177 sièges classe Economy. Tous les appareils sont équipé d'un système de divertissement en vol à la pointe de la technologie grâce à des écrans tactiles personnels. Tous les vols offirornt des connections aisées pour Shangai, Hong-Kong, Taipei ainsi qu'un grand nombre de destinations en Chine et vers le nord-est de l'Asie.
Un vol direct en Bruxelles et Reyckjavik
Malgré la situation économique actuelle, la compagnie aérienne Icelandair l'ouverture pour la saison été 2010 d'une liaison directe entre Bruxelles et Reyckjavik. Icelandair utilisera un Boeing 757 avec une configarion moderne.
En bref
Air Canada opérera des vols quotidiens entre Bruxelles et Montréal en Boeing 767.
United Airlines opérera des vols quotidiens direct entre Bruxelles et Chicago
Source : Brussels Airport
Intensification des liaisons entre Bruxelles et Beijing
Hainan Airlines, la compagnie aérienne privée chinoise, a annoncée l'ouverture d'une liaison journalière en Bruxelles et Beijing à partir du 27 avril 2010. Hainan a commencé ces opérations à Bruxelles en 2006 et assure actuellement 3 vols hebdomadaires en hiver et 4 vols en été. Depuis le lancement de ce service, cette route est devenue très populaire tant chez les voyageurs loisirs que chez les voyageurs d'affaires. Les vols seront opérés en Airbus A330-200 récemment acquis, offrant 36 sièges-lits inclinables à 180° en classe Affaires et 177 sièges classe Economy. Tous les appareils sont équipé d'un système de divertissement en vol à la pointe de la technologie grâce à des écrans tactiles personnels. Tous les vols offirornt des connections aisées pour Shangai, Hong-Kong, Taipei ainsi qu'un grand nombre de destinations en Chine et vers le nord-est de l'Asie.
Un vol direct en Bruxelles et Reyckjavik
Malgré la situation économique actuelle, la compagnie aérienne Icelandair l'ouverture pour la saison été 2010 d'une liaison directe entre Bruxelles et Reyckjavik. Icelandair utilisera un Boeing 757 avec une configarion moderne.
En bref
Air Canada opérera des vols quotidiens entre Bruxelles et Montréal en Boeing 767.
United Airlines opérera des vols quotidiens direct entre Bruxelles et Chicago
Source : Brussels Airport








