Results for "Bulgarie"
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Problème de passer en Iran avec un camion entièrement graffé?
Bonjour,
Nous partons en voyage avec un fourgon aménagé direction l'Inde en passant par l'Iran. Notre camion est entièrement graffé et nous nous demandons si cela poserait problème avec les autorités Iraniennes.
Nous vous mettons les photos de notre camion sachant que nous avons l'intention d'enlever les écritures sur le toit et de laisser les dessins (monstre, briques, villes, poule, tagg en entier...)
Si quelqu'un peut nous renseigner merci d'avance
Martinique: fait-elle partie de l'espace Schengen?
J'aimerais savoir si la martinique fais partie de l'espace schengen ou pas, merci de me répondre.
MasterCard en Europe: commission de retrait?
bonjour a tous,
je voyage depuis un moment en europe et retire de l'argent avec un mastercatrd partout sans frais, jusqu'a ce que je prenne conscience qu'en turquie je payais 5 euros de commission de retrait. du coup je me pose la question de savoir si le "pas de frais" est reserve a l'UE. me voila maintenant en grece donc pas de probleme tant que je reste la, mais comment ca se passe dans les balkans (ex yougoslavie) ? c'est pas l'UE...
commission ou pas ?
merci d'avance
je voyage depuis un moment en europe et retire de l'argent avec un mastercatrd partout sans frais, jusqu'a ce que je prenne conscience qu'en turquie je payais 5 euros de commission de retrait. du coup je me pose la question de savoir si le "pas de frais" est reserve a l'UE. me voila maintenant en grece donc pas de probleme tant que je reste la, mais comment ca se passe dans les balkans (ex yougoslavie) ? c'est pas l'UE...
commission ou pas ?
merci d'avance
Traversée Paris-Nîmes à pied sur un mois...
Bonjour!
Je rentre dans 5 jours d´un voyage d´un an en asie et Amerique du sud.
Pour bien achever ce periple, je compte rentrer chez moi à pied, depuis mon avion de Paris(ou presque) , un ami qui habite à fontainebleau va me lancer.
Je compte emprunter les GR 13, 3 et 700 depuis fontainebleau.
J`ai une experience de 14 jours de trek au nepal et quelques marches de 2-3 jours en groupes, mais hormis cela, pas grand chose! Je ne sais pas comment organiser ma gestion la nouriture, si je peux me permetre facilement de faire du camping sauvage, s´il y a beaucoup de camping en chemin...
Et j´envisage d´acheter un GPS randonnée vu que je ne suis pas tres doué pour les cartes!
Tout conseil me sera utile, un grand merci d´avance!
Et si vous voulez quelques idées de voyages, jettez un oeil sur mon blog! :gimbertrand.free.fr
bertrand
Voyage en Suède avec un carte d'identité périmée
Tout d'abord bonjour à tous,
etant donné que aucune réponse n'as été apportée au sujet un peu similaire, je doit partir en Suède du 10 au 13 septembre avant la reprise des cours. Problème je viens de voir que ma CI se périme le 9 Septembre 2009... j'ai fait une demande à la mairie hier, et habitant un petit village j'ai pu expliquer que c'est vraiment urgent donc la secretaire fera vraiment le maximum mais je sais que c'est impossible d'avoir ma nouvelle carte le 9 septembre. (embarquement à 6h30 le 10.). Est ce que cela peut passer si j'amene mon ancienne CI + attestion de demande de nouvelle CI + permis de conduire (qui normalement est considérer comme piece d'identité au meme niveau que la CI selon la cour de cassation) et ayant un billet aller/retour ? Cordialement
etant donné que aucune réponse n'as été apportée au sujet un peu similaire, je doit partir en Suède du 10 au 13 septembre avant la reprise des cours. Problème je viens de voir que ma CI se périme le 9 Septembre 2009... j'ai fait une demande à la mairie hier, et habitant un petit village j'ai pu expliquer que c'est vraiment urgent donc la secretaire fera vraiment le maximum mais je sais que c'est impossible d'avoir ma nouvelle carte le 9 septembre. (embarquement à 6h30 le 10.). Est ce que cela peut passer si j'amene mon ancienne CI + attestion de demande de nouvelle CI + permis de conduire (qui normalement est considérer comme piece d'identité au meme niveau que la CI selon la cour de cassation) et ayant un billet aller/retour ? Cordialement
Retraité vivant seul, aimant voyager: un camping-car est-il un bon choix?
je suis un jeune retraité, je vis seul, j'aime voyager prendre mon temps pour la découverte, j'envisage d'acheter un cc, pour la 1ere fois, et vivre toute l'année dedans, qelle erreur à ne pas commettre?, cc d'occasion? neuf?,
Voyage à vélo en Europe pour 2011
Bonjour à tous
Je suis un jeune homme de bientôt 17 ans et j'aimerais partir pour le début de l'été 2011 en voyage à vélo et faire un grand tour de celle-ci incluant une trentaine de pays dont certains moins approfondis. J'ai été en Europe au mois de mars dernier ave l'école et j'ai adoré. Je fais Berlin-Dresden-Prague-Cracovie-Budapest en seulement 10 jours😉 et j'y ai trouvé une passion pour le voyage. Mon voyage serait d'une durée approximative de 8 à 12 mois tout dépendant des températures et de l'argent en banque(donc le taux de change) et sera beaucoup plus relaxant que mon dernier(4-5 jours par ville) et je compte repasser dans tous les villes que je suis passé au printemps dernier. Donc, j'aurais plusieurs questions à poser aux voyageurs expérimentés que vous êtes. Et je sais qu'un voyage doit être préparer des mois et des mois d'avance.
1-Ma première question est par où dois-je partir(Europe de l'Est, Balkans, Europe de l'Ouest, Europe du Nord, Europe Centrale) si je veux partir à la fin du mois de mai(quand le cegep(*1) finira) pour avoir des températures clémentes et du soleil? Devrias-je aller ¨Clock-Wise¨ ou ¨Counter-Clock¨?
2-Quelles sont les destinations à ne pas manquer si je veux voir un peu de tout(histoire, culture, mer, montagne, festival, sports...) que ce soit des grandes villes ou de magnifiques petits villages?
3-Mon vélo est-il adéquat pour ce voyage? C'est un Giant Yukon avec pneu de route. Allez voir le lien suivant. http://www.bikepedia.com/...=Yukon&Type=bike . Bon il ressemble à celui-ci mais en un peu meilleur et avec pédales à clip et...)
4-Devrais-je apporter ma caméra numérique Reflex si je voyagerais seul(j'en suis pas certain de le faire seul ou à plusieurs)?
5- Est-ce que Londres vaut la peine d'y aller vu les prix assez chers et le taux de change catastrophique pour les Canadiens(1 livre vaut environ 2$ canadien😕)?
6- Devrais-je inclure dans mon budget un téléphone cellulaire intelligent(communément appelé portable chez les Français) qui inclut les interurbains et l'Internet(tethering(*2)) pour alimenter un blog? Et est-ce que le signal va être reçu un peu partout en Europe en bande GSM?
7-Trouves-t-on des accès internet libres(Wifi) un peu partout en Europe?
8-Les pistes cyclables sont-elles pratiquables un peu partout en Europe?
9- Voyager seul est-il sécuritaire pour un jeune de 18 ans avec tous ces baggages?
10-Combien d'argent devrais-je prévoir pour ce long périple si je vis en faisant du camping sauvage et quelques fois des auberges de jeunesse pour laver mon linge et moi-même bien-sûr?
(*1)= Après le lycée pour les Français si je ne trompe pas)🤪. (*2)= Le tethering est un moyen de se connecter à l'internet sur son ordinateur portable à partir de l'internet de son cellulaire)
Bon je pense que mon message est assez complexe et si j'ai d'autres questions, je vais les bloguer sur ce site.
Et il me reste seulement qu'à attendre. Et si quelqu'un de 18-19 ans voudrait faire ce voyage ou une partie de celui-ci, qu'il se manifeste.
Merci d'avance pour vos réponses🙂.
Philippe
Je suis un jeune homme de bientôt 17 ans et j'aimerais partir pour le début de l'été 2011 en voyage à vélo et faire un grand tour de celle-ci incluant une trentaine de pays dont certains moins approfondis. J'ai été en Europe au mois de mars dernier ave l'école et j'ai adoré. Je fais Berlin-Dresden-Prague-Cracovie-Budapest en seulement 10 jours😉 et j'y ai trouvé une passion pour le voyage. Mon voyage serait d'une durée approximative de 8 à 12 mois tout dépendant des températures et de l'argent en banque(donc le taux de change) et sera beaucoup plus relaxant que mon dernier(4-5 jours par ville) et je compte repasser dans tous les villes que je suis passé au printemps dernier. Donc, j'aurais plusieurs questions à poser aux voyageurs expérimentés que vous êtes. Et je sais qu'un voyage doit être préparer des mois et des mois d'avance.
1-Ma première question est par où dois-je partir(Europe de l'Est, Balkans, Europe de l'Ouest, Europe du Nord, Europe Centrale) si je veux partir à la fin du mois de mai(quand le cegep(*1) finira) pour avoir des températures clémentes et du soleil? Devrias-je aller ¨Clock-Wise¨ ou ¨Counter-Clock¨?
2-Quelles sont les destinations à ne pas manquer si je veux voir un peu de tout(histoire, culture, mer, montagne, festival, sports...) que ce soit des grandes villes ou de magnifiques petits villages?
3-Mon vélo est-il adéquat pour ce voyage? C'est un Giant Yukon avec pneu de route. Allez voir le lien suivant. http://www.bikepedia.com/...=Yukon&Type=bike . Bon il ressemble à celui-ci mais en un peu meilleur et avec pédales à clip et...)
4-Devrais-je apporter ma caméra numérique Reflex si je voyagerais seul(j'en suis pas certain de le faire seul ou à plusieurs)?
5- Est-ce que Londres vaut la peine d'y aller vu les prix assez chers et le taux de change catastrophique pour les Canadiens(1 livre vaut environ 2$ canadien😕)?
6- Devrais-je inclure dans mon budget un téléphone cellulaire intelligent(communément appelé portable chez les Français) qui inclut les interurbains et l'Internet(tethering(*2)) pour alimenter un blog? Et est-ce que le signal va être reçu un peu partout en Europe en bande GSM?
7-Trouves-t-on des accès internet libres(Wifi) un peu partout en Europe?
8-Les pistes cyclables sont-elles pratiquables un peu partout en Europe?
9- Voyager seul est-il sécuritaire pour un jeune de 18 ans avec tous ces baggages?
10-Combien d'argent devrais-je prévoir pour ce long périple si je vis en faisant du camping sauvage et quelques fois des auberges de jeunesse pour laver mon linge et moi-même bien-sûr?
(*1)= Après le lycée pour les Français si je ne trompe pas)🤪. (*2)= Le tethering est un moyen de se connecter à l'internet sur son ordinateur portable à partir de l'internet de son cellulaire)
Bon je pense que mon message est assez complexe et si j'ai d'autres questions, je vais les bloguer sur ce site.
Et il me reste seulement qu'à attendre. Et si quelqu'un de 18-19 ans voudrait faire ce voyage ou une partie de celui-ci, qu'il se manifeste.
Merci d'avance pour vos réponses🙂.
Philippe
Improvisation Nomade (4) Turquie
Un train pour Istanbul.
Une heure du matin. Frontière bulgare. Premier arrêt. Descendre pour tamponner le bon de sortie sur le passeport. Une heure plus tard, le train repart. Nous sommes entre les deux frontières. Un douanier bulgare nous demande une taxe. Une taxe de quoi ? On déplie la carte, on examine les billets en demandant des explications. Le gars monte le ton, 10 € il veut, mais il n’en est pas question. Notre billet va à Istanbul. Après dix minutes d’énervement, il laisse tomber. Les Bulgares, c’est des bâtards, on répète en pensant à Charlie… 20 minutes plus tard. Frontière turque. Descendre pour le contrôle des bagages. Un douanier, turc cette fois, nous explique de façon aimable que nous pouvons rester au chaud dans le train, nous les Français, et que les Roumains et les Bulgares, seulement, seront fouillés. Juste le tampon d’entrée sur le passeport et on attend au chaud. Les gens nous regardent. Qui ne méprise pas l’injustice ? Certainement pas ceux que ça arrange… Pas de visa mais trois mois d’invitation gratuite. Invités et bienvenus qu’on est ! Vive l’histoire et les relations diplomatiques françaises avec la Turquie. Vive Atatürk qui nous aimait bien et vive l’Europe dans laquelle la Turquie veut entrer… Au lever du jour, le train longe la mer de Marmara et se faufile entre les premières habitations. Une heure plus tard, alors que le train roule encore, nous ne sommes toujours pas dans le centre ville. C’est quoi cette ville ? Plus de 50 km depuis les premiers bâtiments. Et puis, nous voilà au cœur d’Istanbul. L’aquarelle fraîche d’un soleil matinal illumine la ville. Première impression : c’est beaucoup plus propre, plus neuf, plus riche que ce qu’on a vu de la Roumanie et de la Bulgarie. Deuxième impression. Les gens sont bien habillés et surtout ils ont le sourire. Ça faisait longtemps. Les Bulgares ne sourient pas beaucoup dans le hall de leur vieux blockhaus. Enfin, je ne pensais pas que ce serait aussi occidental ici. Clean, branché, on se croirait à Paris. Dans certains quartiers, les femmes ne sont même pas voilées… Le train stoppe gare du Sultan Ahmet. Quartier du palais. Mosquée bleue. Sainte Sophie. Deux touristes en plus ce matin. Un bout de papier imprimé sur le Net nous sert de guide. Des rabatteurs nous attrapent rapidement – normal, avec nos gros sacs – et nous proposent des hôtels où, si l’on accepte de les accompagner, ils toucheront un bakchich. Calme les gars. Déjà, petit déjeuner. Tranquille. Ensuite seulement, la ville nous absorbera.
L’automne tarde à venir ici. C’est encore l’été. Le ciel, chaque matin, est bleu. Avec Daoud, jour après jour, nous sillonnons la ville. Istanbul la magnifique, vallonnée, pavée à l’infini. Une ville avec, à chaque détour, une vue imprenable sur le bleu de la mer. Ses vieilles maisons ocres de trois ou quatre étages, dans un dédale méditerranéen de ruelles biscornues. Dix-huit millions de personnes vivent à Istanbul, un tiers de la population, environ, d’un pays qui fait deux fois la France en superficie. Les journées passent vite, encore une puis une autre. De plus en plus loin, on cherche et on trouve les rues encore revêtues de terre battue. Les tissus multicolores se balancent, indifférents, entre les maisons de torchis d’où les enfants, aux yeux brillants et aux sourires ensorceleurs, entrent et sortent pieds nus et sales comme des rats. J’adore cette ville, ses marchés d’épices et d’étoffes. Les ports accrochés sur la mer par d’immenses cargos, les monuments grandioses, les mosquées irréelles et les cours intérieures, fleuries et calmes où l’on trouve toujours une fontaine et le parfum fruité des narguilés. Ces dalles, des places et des allées, sont foulées depuis deux mille ans. Deux mille ans… Byzance, Constantinople et enfin Istanbul. Istanbul la Magnifique. On se sent bien dans le cœur de cette ville. Le climat sans doute ou l’espace, je ne sais pas. Les vacances aussi bien sûr. Rien foutre encore. Fainéanter dans un lieu neuf est la plus absorbante des occupations, écrivait Nicolas Bouvier. C’est bien ça. Des heures, assis ici et là, admirant la fourmilière. Nous ne sommes pas seuls. Distraction largement répandue dans les pays où la température est clémente. Partout, dans les petites rues ensoleillées, devant leurs portes, discutent les petits vendeurs à la sauvette, les cireurs de chaussures kurdes, les marchands de tapis qui excellent dans les langues et ceux qui ne font décidément rien et restent assis toute la journée à l’ombre d’un figuier. Puis soudain, dans toute cette vie, toute cette agitation, dans toute la ville, résonne, comme un rappel à l’ordre, comme venu du ciel, dont l’écho se perpétue mille fois dans chaque recoin, chaque maison : le chant du muezzin. Istanbul…
Le long du Bosphore, sur le pont Galata et partout dans les ports, des pêcheurs, alignés les uns à côté des autres par centaines, remontent leurs lancers jours et nuits. Cachée entre deux bateaux, des gamins déguenillés pêchent eux aussi. Un bout de fil, un morceau de ferraille recroquevillée en guise d’hameçon et des capsules de coca pour faire du plomb. En très peu de temps, ils remplissent de poissons une bouteille en plastique découpée et s’en vont courir les vendre dans le premier restaurant… Un restaurant populaire avec un choix entre trois ou quatre plats typiques, disposés dans de grandes gamelles. Perdus par ici, des touristes français demandent, sans un mot de turc ni d’anglais, s’ils peuvent payer en euros tout en sortant une liasse de billets pour se faire comprendre. On sourit avec Daoud. Le serveur a déjà les yeux qui pétillent, pas de problème, il dit, come, come. Nous, on se tait et on regarde. Comme souvent, les prix ne sont pas affichés mais nous les avons demandés avant de choisir. Eux se servent sans rien demander, s’installent et mangent bruyamment comme ça se fait chez la plupart des gens en vacances à l’étranger. Si, c’est vrai ! À la fin du repas, passage à la caisse. C’est là qu’on devrait rigoler. Nous avons fait un calcul approximatif du total avec le change en livres turques. Mais, le gars ne les vole pas. Pas un centime. Étonnant, c’était si facile de les arnaquer. Vient notre tour à la caisse. Comme par hasard, Daoud ne retrouve pas son argent au fond de sa poche. Une vingtaine d’euros. Quarante millions de livres. Une somme importante. Je paie et nous sortons dans la rue. Daoud fouille une nouvelle fois ses poches. Un petit monsieur vient alors et nous tend l’argent qu’il a dû ramasser par terre. Merci monsieur, on dit. Lui s’excuse, gêné, avant de se retirer, penaud de gratitude. On est sur le cul. C’en est trop ! Alors c’est quoi la morale dans tout ça ? De nouveaux préjugés qui s’évaporent. Un peu d’honnêteté où on ne s’attendait pas à en trouver davantage que dans les derniers pays visités… Finalement, où on a le plus de chance de se faire voler en voyage, c’est dans les hôtels fréquentés par des occidentaux. Ça ne nous est jamais arrivé, bien que n’étant pas assidus à une surveillance acharnée de nos affaires en vrac partout. On met en éveil l’instinct d’un voleur en se méfiant. La confiance donnée contamine les autres. Et puis, pas grand-chose à voler de toute façon, mis à part l’argent liquide et l’appareil photo mais que nous portons le plus souvent avec nous. Beaucoup de voyageurs utilisent une petite banane plate qui se colle au niveau du ventre sous les vêtements, ce qui permet de garder les papiers sur soi. Je n’aime pas cette banane, elle colle au corps quand il fait chaud et alors les papiers puent la transpiration. Une petite pochette plastique dans la poche de mon pantalon avec une fermeture suffit. Superstitieux, je dirais que le portefeuille chargé que nous avons trouvé et rendu dans une gare d’Italie, nous porte chance. Logique, j’ai franchement l’impression que le vol est moins répandu ici qu’en Occident. On ressent quand il y a un risque. La plupart du temps, il n’y en a pas. En Turquie, les commerçants laissent leurs marchandises sur les étalages pendant la nuit avec juste un drap dessus et personne n’y touche.
Ramadan
Maman, tu serais contente. Chaque fois que tu me demandes pourquoi nous ne faisons pas la fête sans boire de l’alcool, je nie faiblement sans vraiment savoir te répondre. Et, à y réfléchir, je dois bien admettre que, même si c’est possible, il n’y a pas de fête sans alcool. À chaque soirée, chaque événement, l’alcool est présent. C’est notre culture. Pourquoi Jésus, l’ivrogne, a changé l’eau en vin ? Je ne comprends pas. De véritables orgies sont organisées dans des villes entières où l’alcool coule à flot pour un attroupement de fêtards. Un commerce florissant et dangereux. Par exemple, les dernières ferias de Bayonne. Des souvenirs vagues. Des dizaines de milliers de jeunes. Une lamentable beuverie… Comme c’est étrange ici ! Où sont les hommes titubant, une bière à la main, jusqu’au premier buisson pour se vider en grognant ? Je ne vois pas de nez bourrus, de cartes des vins sur les joues, d’insultes puériles et de bagarres générales… Aujourd’hui, à Istanbul, je me rends compte de la part importante qu’a l’alcool dans notre société occidentale. En me promenant dans la soirée, je remarque comme les gens s’amusent et rient sans un soupçon d’ivresse. Je les entends chanter doucement, fredonner en famille. Ils se promènent dans les jardins fleuris de la mosquée, dans les lumières, les fontaines, et entre les deux rues principales, où s’élancent les vieux minarets en direction de la lune immense qui règle la fin de ce mois de ramadan. C’est une fête religieuse, certes, comme les nôtres… mais ici, la piété a remplacé l’alcool. La rupture du jeûne débute par la dégustation délicieuse et gourmande de spécialités vendues pour l’occasion sur toutes les places, dans les rues et les terrasses de la ville. Ensuite, les gens se promènent en famille, souvent les hommes se tiennent par la main. Les femmes ont revêtu leur plus beau voile. C’est simple, agréable, il n’y a pas d’excentricité, ni dans leurs manières, ni dans la façon de s’habiller. Des petits groupes de musique traditionnelle jouent sur les terrasses des salons de thé où l’on fume le narguilé. Quant à moi, je dévore tous ces sourires si vrais, si simples. Parfois, je croise le regard d’une jeune femme, indéniable, bien que très vite évité et chaste. Et pour me donner un petit peu le droit, moi aussi, de goûter à cette fête, je me suis privé de manger aujourd’hui et j’ai bien fait, pour apprécier, à l’heure tant attendue, le simple fait de manger et de boire. Un bonheur réel : manger quand on a faim.
Meriem
Je suis partie pour un nouveau voyage. Comme chaque année, je traverse l’atlantique. Comme chaque année, je garde en souvenir le sourire des mes parents qui m’accompagnent à l’aéroport. Je quitte Montréal, le froid, les amis, les habitudes. Je suis heureuse. L’avion survole plusieurs heures un paysage sans corps : l’océan. Il est dessous, partout. Il recouvre toutes les images de ma vie à mesure qu’elles défilent dans mon esprit. Je m’endors… Il fait nuit. Le vide me surprend en descendant de l’avion à l’aéroport d’Istanbul. Je suis seule. Je ne connais personne ici. Je ne connais pas cette ville. J’ai froid. C’est vrai, il fait froid, mais est-ce bien cela qui fait trembler mes jambes, mes bras, tout mon corps. Je m’engouffre dans un taxi. Les lumières défilent…J’arrive devant un hôtel. Une chambre. Un lit. Je ferme les yeux, je m’endors… Je me réveille dans un cauchemar. Du bruit dans les rues. Des gens qui passent sous la fenêtre. Des portes qui claquent dans l’hôtel. Je ne suis plus dans mon chez moi, dans mon petit lit. L’angoisse s’empare de moi de nouveau. J’ai chaud puis froid. Je me dis que je vieillis. Je répète comme une prière : tout ira bien, tout va bien se passer. Enfin, les rêves viennent me reprendre…
Le Simbâb hôtel est situé dans une petite rue qui descend vers la mer, dans le quartier de Kumkapi. Plusieurs hôtels de ce type existent, pas très éloignés du centre, simples et modestes où défilent les voyageurs. Des dortoirs de six personnes, un petit resto sur la terrasse qui domine la mer de Marmara où on entend les cornes des cargos et où l’on regarde, la nuit, voler les mouettes sur les lumières de la ville. Les douches ne sont pas très chaudes et les chambres ne sont pas chauffées mais, dans le salon, les voyageurs de passage se retrouvent pour bavarder devant une tasse de thé. Ils jouent aux cartes, aux échecs et préparent ensemble la suite de leur voyage ou de la soirée. On rencontre dans ce petit salon des jeunes de tous les horizons : Turcs, Espagnols, Italiens, Américains, Belges, Suisses, Allemands, Anglais, Français, Danois, Hollandais, Norvégiens, Canadiens, Coréens, Japonais, Iraniens et Argentins. C’est à peu près tout. Ça ne représente pas le monde entier, seulement la majeure partie de ceux qui voyagent, ceux qui en ont les moyens. Des étudiants en vacances, arrivés au terme de leur périple au bout de l’Europe ou des voyageurs partis pour un trip, qui reviennent du Moyen Orient, d’Asie et même d’Afrique par l’Égypte, la Syrie et la Jordanie. Avec chacun d’eux, nous discutons, échangeons des conseils de voyage. Deux jours, une semaine, un mois. Certains y sont peut-être encore ! Mais être là, au Simbab, dans le cœur d’Istanbul, ce n’est pas du temps perdu et cela prouve que nous ne sommes pas seuls à parcourir le monde. Alors, de plus en plus confiants, nous sommes impatients de reprendre la route… Un jour, je partirai en voyage, je serai dans une guest house avec des jeunes de tous les pays. Je ne ferai rien et ce sera bien. J’y suis !
Pendant trois jours, je visite les mosquées et les musées du matin au soir. C’est magnifique. Je m’endors avec le poids de l’Histoire. Il m’assomme jusqu’au matin… Pleine période de ramadan, c’est l’occasion de m’y mettre. Non pas que je sois fervente, ni même vraiment croyante mais juste, je dois perdre quelques kilos. Et puis jeûner est une bonne chose et cela permet de partager un peu plus la vie de la ville et de ses habitants… Ma peau est brune, mes yeux sont noirs, sous mon voile, je suis turque. Je veux m’intégrer. Je veux comprendre. Mais quand les gens m’interpellent, les femmes, elles sont étonnées que je ne comprenne pas. J’en suis moi-même tellement désolée. Malheureusement, le turc ne ressemble en rien à l’arabe. Comme j’aurais pourtant voulu discuter avec elles… Tout ce temps, je ne parle à personne. Des journées entières sans dire un mot. Ça me manque. J’ai beau me dire que je suis bien contente d’être seule et libre de choisir la composition de mes journées sans avoir à négocier avec quelqu’un. C’est triste d’être seule…
Retour au salon du Simbab. On écoute un jeune Américain. Il nous explique comment Bush et son gouvernement se justifient à l’aide d’une immense propagande. « Si tu ne sors pas du pays pour te rendre compte, il dit, et si tu prends tout ce qu’on te dit pour argent comptant, ce qui se passe pour une bonne partie de la population, tu ne peux qu’avoir affreusement peur du monde qui t’entoure ». Je me souviens des dernières élections présidentielles en France. Tout le monde parlait d’insécurité, on avait l’impression que le danger était à tous les coins de rues. Finalement, l’extrême droite est passée au deuxième tour. Si ce coup a été calculé, c’est rudement bien joué ! Imaginez alors un pays agressé, comme les Américains l’ont été le 11 septembre. C’est compréhensible qu’ils aient peur, qu’ils votent Bush. Même si, là aussi, on a entendu parler d’un coup monté. Ce serait énorme. Enfin, aujourd’hui, le terrorisme existe bel et bien surtout depuis que tous ces groupes rebelles, ces combattants musulmans de tous les pays, ont été regroupés sous un même drapeau, un même nom, celui d’Al Qaïda ! Dans la même soirée, Khaled, un universitaire iranien, nous explique qu’il s’est enfui de son pays pour ne pas faire l’armée. Il espère obtenir un visa pour l’Angleterre. En Iran, il dit que la situation est inversée : la propagande anti-américaine est un phénomène bien réel. On parle d’occidentalisation décadente, d’un embargo qui dure depuis trop longtemps, d’intérêts occidentaux qui ont protégé pendant 20 ans les sauvageries de Saddam Hussein… Entre nous tous, le silence dure quelques instants… Est-ce dans la nature des hommes de toujours se trouver un ennemi pour exister ? En attendant, Khaled est ici clandestin. S’il se fait choper, c’est l’expulsion et la prison…
Bon alors, on va où mon Daoud ? Faut se décider. Asie, Afrique, tour de la Méditerranée, Syrie, Jordanie ensuite Égypte et on continue vers le Soudan, l’Éthiopie, le Kenya et la Tanzanie. Sinon, on peut faire Iran, Pakistan, Inde. C’est pas mal non plus. Mais il faut se décider, se renseigner pour les visas, les obtenir et partir. Dans la soirée, on écoute Maria, une Espagnole qui arrive juste d’Inde. Elle nous raconte ses aventures et nous donne envie de partir là-bas. Plus tard, on écoute David, un Français qui revient d’Asie centrale : Ouzbékistan, Tadjikistan, Kirghizstan, Pakistan et Afghanistan. Les noms qui se terminent par « stan » font peur mais lui dit que ce sont les plus merveilleux. Il évoque les villes légendaires de Samarkand, d’Ispahan, de Kaboul… Mais aussi, il donne les dernières infos : à Kaboul hier, le camion d’une organisation d’aide internationale a sauté. Trois morts. Des Français. La discussion dérape alors sur différents lieux et faits. Certains disent qu’on ne peut plus accéder au Cachemire, qu’il y a des prises d’otages. D’autres ont passé un merveilleux séjour. Qui a la vérité ? On ne peut plus se rendre au Népal. Le roi a fait assassiner tous les membres de sa famille. Ses enfants aussi. C’est la révolution. Elle serait financée par la Chine. Katmandou ! Goa ! Qui fait la fête là-bas ? Pakistan : dans les zones tribales, le circuit de la drogue est mieux organisé que celui de la nourriture pour les réfugiés… Vous allez en Afghanistan ? Ah oui ! Mais pour quoi faire ? Parce que c’est dangereux... Un voyageur japonais a été pris par des terroristes en Iraq. Le prix de sa libération n’a cessé d’augmenter. Finalement, ils l’ont exécuté… Les heures défilent. Je joue aux échecs avec Arhim, un Allemand qui attend son visa pour l’Iran. Bref, trois jours de suite que je perds contre lui. Comme toujours, je m’acharne… Une ombre passe derrière moi, une jolie ombre brune. Elle parle avec Daoud. J’essaie d’écouter. Elle s’appelle Meriem. Je suis déconcentré. Finalement je me retourne. Hum…jolie bouille… Je perds encore et toujours.
Cinq heures du matin, nous sommes sur la terrasse de l’hôtel. Le soleil se lève. C’est le début d’un nouveau rythme de vie. Lever tard le jour, coucher tôt le matin et ne rien faire entre. J’ai enfin visité la ville de nuit. J’aime les villes la nuit, les lumières. Hier soir, je suis descendue au salon pour prendre un nouveau livre et finalement, un petit groupe sortait. Je me suis jointe à eux dans la fièvre des rues animées, des bars et des boîtes. Ça change d’ambiance. Une autre ville que j’ai découverte. Et aussi pleins de gens, pleins de voyageurs. Je ne suis plus toute seule. Là, je suis avec Jin, une Coréenne qui partage ma chambre. Elle attend que l’agence de voyage lui trouve un vol pour rentrer. Elle a terminé son tour du monde. Elle avait tout payé d’avance à l’agence. Trois mois qu’elle attend ce dernier vol ! Heureusement qu’Istanbul lui plaît et les Turcs aussi... Elle m’emmène dans un petit restaurant au coin d’une rue. Nous ne sommes que toutes les deux et elle est très intime avec le mec. À la fin du repas, il me tire les cartes et me fait peur. Je préfère oublier ce qu’il m’a dit. En rentrant, je parle avec Michèle. Elle est Américaine et tente depuis plus d’un mois de rentrer en Iran pour rejoindre sa mère qui ne peut plus en sortir. Je sais que les relations avec les Etats-Unis s’enveniment chaque jour davantage. Elle a peur de ne plus revoir sa mère. Khaled a essayé de l’aider à l’ambassade mais finalement, on lui a demandé qui il était et de montrer ses papiers. C’était chaud… Je vais chercher à boire. Ce soir, on se fait un « big chiken », la version internationale d’un jeu venu de France. Ça va être la fête !
Est-ce qu’on prend un avion à Istanbul, direct pour l’Asie ? Oui je sais, on doit récupérer une lettre à Erzeroum, à 1.500 km d’ici, à l’extrémité est du pays. Ça ne nous arrange pas, à moins de rejoindre Téhéran directement et de prendre l’avion là-bas. Mais alors, il nous faut un visa de transit pour l’Iran. Est-ce qu’on peut l’avoir à la frontière ? On va demander à l’ambassade iranienne. Oui, on peut. Mais le prix de l’avion là-bas, est-ce que ce sera le même ? Et puis à Téhéran, autant tracer directement vers la frontière pakistanaise, on a sept jours, et demander un nouveau visa de transit pour le Pakistan. Est-ce qu’on peut l’avoir à la frontière ? On va demander à l’ambassade. Oui, on peut mais il faut une lettre de l’ambassade française car la sécurité n’est pas assurée dans la région du Baloutchistan où se trouve la frontière. À moins de prendre un bateau pour Bombay une fois sur les côtes de l’océan indien. On n’aura pas le temps. Arhim le tente. Il part demain. Alors nous, on fait quoi. Il faut partir ! Mais sans prendre de risque. Téméraires mais pas kamikaze. Et puis comment avoir toutes ces infos ? Pourquoi change-t-on toujours de projet ? Chaque nuit, chaque matin. En Inde, on va en Inde. Combien de temps ? On verra, trois mois, trois ans. On prend un aller simple !
Il commence par frôler mes joues puis la première lèvre. Ses doigts descendent le long de mon cou. Je les sens sur mon épaule et doucement, en me frôlant à peine, sa main disparaît sous la couette. Je me laisse aller et suis la danse de nos corps. Soupire. J’aime ce moment. Il peut durer des jours. Mais on frappe à la porte…Il me plaît en fait ce mec. Il n’est pas mal et pas trop stupide. On est bien tous les deux. Comment empêcher les émotions qu’on a avec quelqu’un ? Comment empêcher son corps d’onduler sous de douces caresses ? Comment garder ses principes quand on a de si délicieuses habitudes ? C’est dur de rester froide, de montrer de la gêne, de la distance, de la confusion. C’est dur de rester indifférente…Comment déjà, cette histoire a-t-elle commencé ? De longues discussions, de longues promenades sur les bords de la mer. Je l’observais. Je ne cessais de l’observer. Ses mains, son regard. J’ai eu envie de ses lèvres. L’attirance commence par le regard. Je devrais m’empêcher de détailler mes interlocuteurs. Je ne pourrais alors être attirée par ce que je ne peux pas voir… Je sais qu’il est avec moi pour mon exotisme. Je déteste ça. Mais de le savoir, ça me protège, du moins je le crois. Le soir, tout contre moi, pendant que je lis, il rêvasse. Puis, comme si pendant tout ce temps il pensait à moi, il me regarde et me pose des questions personnelles, me fait une remarque sur mon comportement ou un jeu de mot que je ne comprends pas. Des choses qu’on oublie plus vite que le temps passé à trouver les mots pour les dire. Mais à quoi pense-t-il ? Il essaie de me deviner. J’espère qu’il ne tombe pas amoureux…Juste quelques jours pour l’oublier… Il y a longtemps que je me suis interdit de rêver, surtout quand il n’y a pas à rêver. L’amour c’est du temps, l’attirance ne suffit pas, et du temps nous n’en avons pas. Même pas le temps de s’ennuyer, pas de frustration, pas de sentiment, pas d’échec. Juste bien avec quelqu’un un peu de temps. C’est facile à comprendre. Le temps où tout est beau et neuf. C’est ce qui me plaît, là, tout de suite. Savoir être désirable, savoir plaire, savoir choisir et partir. J’ai pris mon billet. Je suis partie. Soulagée.
Le vendredi matin, nous traversons de nouveau Istanbul pour nous rendre à l’ambassade indienne une troisième fois. La première pour connaître les papiers à fournir, la deuxième pour les donner et enfin aujourd’hui, pour récupérer notre passeport avec le visa. C’est fait, nous avons notre visa indien en poche. Il est valable à partir d’aujourd’hui pour trois mois… Différentes agences de voyage proposent des vols pour l’Inde. Nous finissons par obtenir un vol aller pour Bombay dans une semaine. Une semaine, juste le temps pour moi de rejoindre cette femme qui est partie au milieu du pays, loin dans les montagnes, en souriant quand elle m’a dit adieu. Il faut que je parte ce soir. Même pas de question à se poser. Si, savoir où elle est exactement, espérer qu’elle y est encore et s’imaginer qu’elle m’attend… Les informations m’apprennent ce soir que mon grand père, expatrié en Côte d’ivoire, devrait être rapatrié à cause des explosions de violence qui se sont déroulées à Abidjan la nuit dernière. Aussi qu’Arafat, tombé dans le coma après avoir été victime d’un attentat, est conduit en France pour être hospitalisé. L’Irak est en feu. Bush a été réélu. Il pleut des images d’une guerre sale. Sur toutes les télés du monde, il sourit. La tête me tourne. La semaine prochaine, je serai en Inde. Le bus traverse la nuit. La neige s’épaissit. Est-ce qu’elle sera là ? J’ai 26 ans aujourd’hui.
Mais, il n’a même pas eu le temps de me manquer. Il est déjà là…En ouvrant les yeux ce matin, c’est lui que j’ai vu. Je ne sais pas si je suis contente. Nous allons nous promener dans la neige, dans une vallée de Cappadoce. Si, je suis contente, mais j’aurai préféré l’attendre un peu. Pourquoi est-il si pressé ? À Kunya, nous visitons le musée de Mewlânâ Djalal-ud-Dîn Rûmî, fondateur de la confrérie des derviches tourneurs, la danse du soleil, la danse des atomes vers le centre des éléments, l’un des plus grands poètes et mystiques soufis. « Comment entrevoir le sens profond dissimulé sous la brume des mots, trouver la perle en regardant simplement la mer ? » À la sortie du Mausolée, le vent balaie les flocons dans les dernières lueurs du jour. Serrés l’un contre l’autre, nous progressons dans les petites rues désertes. Sept degrés en dessous de zéro, il fait si froid dehors, il est si chaud. Je suis bien, rassurée... Un autre bus dans la tempête se fraie, dans la nuit, un passage à travers les montagnes. Je ne suis pas la seule à avoir les yeux fixés sur le brouillard, à appréhender que le bus glisse dans un virage. Mais je finis par m’endormir blottie contre lui qui fait semblant de ne pas avoir peur…Nous arrivons au lever du jour dans la petite ville d’Ergidir au milieu des montagnes, au bord d’un lac qui porte le même nom. Nous sommes sains et saufs. Le ciel est bleu ce matin. Petit déjeuner, bon café et croissants, au chaud derrière les baies vitrées de la terrasse, dans la petite pension de famille d’Ibrahim. Nous sommes perdus au fin fond de la Turquie, en plein hiver. La chambre a une vue merveilleuse. Je suis heureuse et ça se voit…La vie est belle. Il n’y a qu’à regarder un oiseau voler, les feuilles colorées de l’automne danser avec le vent, un lac aux eaux bleues devant des montagnes enneigées. Au loin, le chant d’une femme comme une plainte enivrante au rythme de la musique orientale. Des enfants courent autour, les mamans pleurent et les hommes jouent comme de grands enfants. La vie par une autre fenêtre. Entre beauté et cruauté, entre respect et dégoût. Je suis là, avec toi, et bien plus encore. Comment oublier ces moments délicieux de folie… ? Qui nous fait si sensibles à la vie ?
Une heure du matin. Frontière bulgare. Premier arrêt. Descendre pour tamponner le bon de sortie sur le passeport. Une heure plus tard, le train repart. Nous sommes entre les deux frontières. Un douanier bulgare nous demande une taxe. Une taxe de quoi ? On déplie la carte, on examine les billets en demandant des explications. Le gars monte le ton, 10 € il veut, mais il n’en est pas question. Notre billet va à Istanbul. Après dix minutes d’énervement, il laisse tomber. Les Bulgares, c’est des bâtards, on répète en pensant à Charlie… 20 minutes plus tard. Frontière turque. Descendre pour le contrôle des bagages. Un douanier, turc cette fois, nous explique de façon aimable que nous pouvons rester au chaud dans le train, nous les Français, et que les Roumains et les Bulgares, seulement, seront fouillés. Juste le tampon d’entrée sur le passeport et on attend au chaud. Les gens nous regardent. Qui ne méprise pas l’injustice ? Certainement pas ceux que ça arrange… Pas de visa mais trois mois d’invitation gratuite. Invités et bienvenus qu’on est ! Vive l’histoire et les relations diplomatiques françaises avec la Turquie. Vive Atatürk qui nous aimait bien et vive l’Europe dans laquelle la Turquie veut entrer… Au lever du jour, le train longe la mer de Marmara et se faufile entre les premières habitations. Une heure plus tard, alors que le train roule encore, nous ne sommes toujours pas dans le centre ville. C’est quoi cette ville ? Plus de 50 km depuis les premiers bâtiments. Et puis, nous voilà au cœur d’Istanbul. L’aquarelle fraîche d’un soleil matinal illumine la ville. Première impression : c’est beaucoup plus propre, plus neuf, plus riche que ce qu’on a vu de la Roumanie et de la Bulgarie. Deuxième impression. Les gens sont bien habillés et surtout ils ont le sourire. Ça faisait longtemps. Les Bulgares ne sourient pas beaucoup dans le hall de leur vieux blockhaus. Enfin, je ne pensais pas que ce serait aussi occidental ici. Clean, branché, on se croirait à Paris. Dans certains quartiers, les femmes ne sont même pas voilées… Le train stoppe gare du Sultan Ahmet. Quartier du palais. Mosquée bleue. Sainte Sophie. Deux touristes en plus ce matin. Un bout de papier imprimé sur le Net nous sert de guide. Des rabatteurs nous attrapent rapidement – normal, avec nos gros sacs – et nous proposent des hôtels où, si l’on accepte de les accompagner, ils toucheront un bakchich. Calme les gars. Déjà, petit déjeuner. Tranquille. Ensuite seulement, la ville nous absorbera.
L’automne tarde à venir ici. C’est encore l’été. Le ciel, chaque matin, est bleu. Avec Daoud, jour après jour, nous sillonnons la ville. Istanbul la magnifique, vallonnée, pavée à l’infini. Une ville avec, à chaque détour, une vue imprenable sur le bleu de la mer. Ses vieilles maisons ocres de trois ou quatre étages, dans un dédale méditerranéen de ruelles biscornues. Dix-huit millions de personnes vivent à Istanbul, un tiers de la population, environ, d’un pays qui fait deux fois la France en superficie. Les journées passent vite, encore une puis une autre. De plus en plus loin, on cherche et on trouve les rues encore revêtues de terre battue. Les tissus multicolores se balancent, indifférents, entre les maisons de torchis d’où les enfants, aux yeux brillants et aux sourires ensorceleurs, entrent et sortent pieds nus et sales comme des rats. J’adore cette ville, ses marchés d’épices et d’étoffes. Les ports accrochés sur la mer par d’immenses cargos, les monuments grandioses, les mosquées irréelles et les cours intérieures, fleuries et calmes où l’on trouve toujours une fontaine et le parfum fruité des narguilés. Ces dalles, des places et des allées, sont foulées depuis deux mille ans. Deux mille ans… Byzance, Constantinople et enfin Istanbul. Istanbul la Magnifique. On se sent bien dans le cœur de cette ville. Le climat sans doute ou l’espace, je ne sais pas. Les vacances aussi bien sûr. Rien foutre encore. Fainéanter dans un lieu neuf est la plus absorbante des occupations, écrivait Nicolas Bouvier. C’est bien ça. Des heures, assis ici et là, admirant la fourmilière. Nous ne sommes pas seuls. Distraction largement répandue dans les pays où la température est clémente. Partout, dans les petites rues ensoleillées, devant leurs portes, discutent les petits vendeurs à la sauvette, les cireurs de chaussures kurdes, les marchands de tapis qui excellent dans les langues et ceux qui ne font décidément rien et restent assis toute la journée à l’ombre d’un figuier. Puis soudain, dans toute cette vie, toute cette agitation, dans toute la ville, résonne, comme un rappel à l’ordre, comme venu du ciel, dont l’écho se perpétue mille fois dans chaque recoin, chaque maison : le chant du muezzin. Istanbul…
Le long du Bosphore, sur le pont Galata et partout dans les ports, des pêcheurs, alignés les uns à côté des autres par centaines, remontent leurs lancers jours et nuits. Cachée entre deux bateaux, des gamins déguenillés pêchent eux aussi. Un bout de fil, un morceau de ferraille recroquevillée en guise d’hameçon et des capsules de coca pour faire du plomb. En très peu de temps, ils remplissent de poissons une bouteille en plastique découpée et s’en vont courir les vendre dans le premier restaurant… Un restaurant populaire avec un choix entre trois ou quatre plats typiques, disposés dans de grandes gamelles. Perdus par ici, des touristes français demandent, sans un mot de turc ni d’anglais, s’ils peuvent payer en euros tout en sortant une liasse de billets pour se faire comprendre. On sourit avec Daoud. Le serveur a déjà les yeux qui pétillent, pas de problème, il dit, come, come. Nous, on se tait et on regarde. Comme souvent, les prix ne sont pas affichés mais nous les avons demandés avant de choisir. Eux se servent sans rien demander, s’installent et mangent bruyamment comme ça se fait chez la plupart des gens en vacances à l’étranger. Si, c’est vrai ! À la fin du repas, passage à la caisse. C’est là qu’on devrait rigoler. Nous avons fait un calcul approximatif du total avec le change en livres turques. Mais, le gars ne les vole pas. Pas un centime. Étonnant, c’était si facile de les arnaquer. Vient notre tour à la caisse. Comme par hasard, Daoud ne retrouve pas son argent au fond de sa poche. Une vingtaine d’euros. Quarante millions de livres. Une somme importante. Je paie et nous sortons dans la rue. Daoud fouille une nouvelle fois ses poches. Un petit monsieur vient alors et nous tend l’argent qu’il a dû ramasser par terre. Merci monsieur, on dit. Lui s’excuse, gêné, avant de se retirer, penaud de gratitude. On est sur le cul. C’en est trop ! Alors c’est quoi la morale dans tout ça ? De nouveaux préjugés qui s’évaporent. Un peu d’honnêteté où on ne s’attendait pas à en trouver davantage que dans les derniers pays visités… Finalement, où on a le plus de chance de se faire voler en voyage, c’est dans les hôtels fréquentés par des occidentaux. Ça ne nous est jamais arrivé, bien que n’étant pas assidus à une surveillance acharnée de nos affaires en vrac partout. On met en éveil l’instinct d’un voleur en se méfiant. La confiance donnée contamine les autres. Et puis, pas grand-chose à voler de toute façon, mis à part l’argent liquide et l’appareil photo mais que nous portons le plus souvent avec nous. Beaucoup de voyageurs utilisent une petite banane plate qui se colle au niveau du ventre sous les vêtements, ce qui permet de garder les papiers sur soi. Je n’aime pas cette banane, elle colle au corps quand il fait chaud et alors les papiers puent la transpiration. Une petite pochette plastique dans la poche de mon pantalon avec une fermeture suffit. Superstitieux, je dirais que le portefeuille chargé que nous avons trouvé et rendu dans une gare d’Italie, nous porte chance. Logique, j’ai franchement l’impression que le vol est moins répandu ici qu’en Occident. On ressent quand il y a un risque. La plupart du temps, il n’y en a pas. En Turquie, les commerçants laissent leurs marchandises sur les étalages pendant la nuit avec juste un drap dessus et personne n’y touche.
Ramadan
Maman, tu serais contente. Chaque fois que tu me demandes pourquoi nous ne faisons pas la fête sans boire de l’alcool, je nie faiblement sans vraiment savoir te répondre. Et, à y réfléchir, je dois bien admettre que, même si c’est possible, il n’y a pas de fête sans alcool. À chaque soirée, chaque événement, l’alcool est présent. C’est notre culture. Pourquoi Jésus, l’ivrogne, a changé l’eau en vin ? Je ne comprends pas. De véritables orgies sont organisées dans des villes entières où l’alcool coule à flot pour un attroupement de fêtards. Un commerce florissant et dangereux. Par exemple, les dernières ferias de Bayonne. Des souvenirs vagues. Des dizaines de milliers de jeunes. Une lamentable beuverie… Comme c’est étrange ici ! Où sont les hommes titubant, une bière à la main, jusqu’au premier buisson pour se vider en grognant ? Je ne vois pas de nez bourrus, de cartes des vins sur les joues, d’insultes puériles et de bagarres générales… Aujourd’hui, à Istanbul, je me rends compte de la part importante qu’a l’alcool dans notre société occidentale. En me promenant dans la soirée, je remarque comme les gens s’amusent et rient sans un soupçon d’ivresse. Je les entends chanter doucement, fredonner en famille. Ils se promènent dans les jardins fleuris de la mosquée, dans les lumières, les fontaines, et entre les deux rues principales, où s’élancent les vieux minarets en direction de la lune immense qui règle la fin de ce mois de ramadan. C’est une fête religieuse, certes, comme les nôtres… mais ici, la piété a remplacé l’alcool. La rupture du jeûne débute par la dégustation délicieuse et gourmande de spécialités vendues pour l’occasion sur toutes les places, dans les rues et les terrasses de la ville. Ensuite, les gens se promènent en famille, souvent les hommes se tiennent par la main. Les femmes ont revêtu leur plus beau voile. C’est simple, agréable, il n’y a pas d’excentricité, ni dans leurs manières, ni dans la façon de s’habiller. Des petits groupes de musique traditionnelle jouent sur les terrasses des salons de thé où l’on fume le narguilé. Quant à moi, je dévore tous ces sourires si vrais, si simples. Parfois, je croise le regard d’une jeune femme, indéniable, bien que très vite évité et chaste. Et pour me donner un petit peu le droit, moi aussi, de goûter à cette fête, je me suis privé de manger aujourd’hui et j’ai bien fait, pour apprécier, à l’heure tant attendue, le simple fait de manger et de boire. Un bonheur réel : manger quand on a faim.
Meriem
Je suis partie pour un nouveau voyage. Comme chaque année, je traverse l’atlantique. Comme chaque année, je garde en souvenir le sourire des mes parents qui m’accompagnent à l’aéroport. Je quitte Montréal, le froid, les amis, les habitudes. Je suis heureuse. L’avion survole plusieurs heures un paysage sans corps : l’océan. Il est dessous, partout. Il recouvre toutes les images de ma vie à mesure qu’elles défilent dans mon esprit. Je m’endors… Il fait nuit. Le vide me surprend en descendant de l’avion à l’aéroport d’Istanbul. Je suis seule. Je ne connais personne ici. Je ne connais pas cette ville. J’ai froid. C’est vrai, il fait froid, mais est-ce bien cela qui fait trembler mes jambes, mes bras, tout mon corps. Je m’engouffre dans un taxi. Les lumières défilent…J’arrive devant un hôtel. Une chambre. Un lit. Je ferme les yeux, je m’endors… Je me réveille dans un cauchemar. Du bruit dans les rues. Des gens qui passent sous la fenêtre. Des portes qui claquent dans l’hôtel. Je ne suis plus dans mon chez moi, dans mon petit lit. L’angoisse s’empare de moi de nouveau. J’ai chaud puis froid. Je me dis que je vieillis. Je répète comme une prière : tout ira bien, tout va bien se passer. Enfin, les rêves viennent me reprendre…
Le Simbâb hôtel est situé dans une petite rue qui descend vers la mer, dans le quartier de Kumkapi. Plusieurs hôtels de ce type existent, pas très éloignés du centre, simples et modestes où défilent les voyageurs. Des dortoirs de six personnes, un petit resto sur la terrasse qui domine la mer de Marmara où on entend les cornes des cargos et où l’on regarde, la nuit, voler les mouettes sur les lumières de la ville. Les douches ne sont pas très chaudes et les chambres ne sont pas chauffées mais, dans le salon, les voyageurs de passage se retrouvent pour bavarder devant une tasse de thé. Ils jouent aux cartes, aux échecs et préparent ensemble la suite de leur voyage ou de la soirée. On rencontre dans ce petit salon des jeunes de tous les horizons : Turcs, Espagnols, Italiens, Américains, Belges, Suisses, Allemands, Anglais, Français, Danois, Hollandais, Norvégiens, Canadiens, Coréens, Japonais, Iraniens et Argentins. C’est à peu près tout. Ça ne représente pas le monde entier, seulement la majeure partie de ceux qui voyagent, ceux qui en ont les moyens. Des étudiants en vacances, arrivés au terme de leur périple au bout de l’Europe ou des voyageurs partis pour un trip, qui reviennent du Moyen Orient, d’Asie et même d’Afrique par l’Égypte, la Syrie et la Jordanie. Avec chacun d’eux, nous discutons, échangeons des conseils de voyage. Deux jours, une semaine, un mois. Certains y sont peut-être encore ! Mais être là, au Simbab, dans le cœur d’Istanbul, ce n’est pas du temps perdu et cela prouve que nous ne sommes pas seuls à parcourir le monde. Alors, de plus en plus confiants, nous sommes impatients de reprendre la route… Un jour, je partirai en voyage, je serai dans une guest house avec des jeunes de tous les pays. Je ne ferai rien et ce sera bien. J’y suis !
Pendant trois jours, je visite les mosquées et les musées du matin au soir. C’est magnifique. Je m’endors avec le poids de l’Histoire. Il m’assomme jusqu’au matin… Pleine période de ramadan, c’est l’occasion de m’y mettre. Non pas que je sois fervente, ni même vraiment croyante mais juste, je dois perdre quelques kilos. Et puis jeûner est une bonne chose et cela permet de partager un peu plus la vie de la ville et de ses habitants… Ma peau est brune, mes yeux sont noirs, sous mon voile, je suis turque. Je veux m’intégrer. Je veux comprendre. Mais quand les gens m’interpellent, les femmes, elles sont étonnées que je ne comprenne pas. J’en suis moi-même tellement désolée. Malheureusement, le turc ne ressemble en rien à l’arabe. Comme j’aurais pourtant voulu discuter avec elles… Tout ce temps, je ne parle à personne. Des journées entières sans dire un mot. Ça me manque. J’ai beau me dire que je suis bien contente d’être seule et libre de choisir la composition de mes journées sans avoir à négocier avec quelqu’un. C’est triste d’être seule…
Retour au salon du Simbab. On écoute un jeune Américain. Il nous explique comment Bush et son gouvernement se justifient à l’aide d’une immense propagande. « Si tu ne sors pas du pays pour te rendre compte, il dit, et si tu prends tout ce qu’on te dit pour argent comptant, ce qui se passe pour une bonne partie de la population, tu ne peux qu’avoir affreusement peur du monde qui t’entoure ». Je me souviens des dernières élections présidentielles en France. Tout le monde parlait d’insécurité, on avait l’impression que le danger était à tous les coins de rues. Finalement, l’extrême droite est passée au deuxième tour. Si ce coup a été calculé, c’est rudement bien joué ! Imaginez alors un pays agressé, comme les Américains l’ont été le 11 septembre. C’est compréhensible qu’ils aient peur, qu’ils votent Bush. Même si, là aussi, on a entendu parler d’un coup monté. Ce serait énorme. Enfin, aujourd’hui, le terrorisme existe bel et bien surtout depuis que tous ces groupes rebelles, ces combattants musulmans de tous les pays, ont été regroupés sous un même drapeau, un même nom, celui d’Al Qaïda ! Dans la même soirée, Khaled, un universitaire iranien, nous explique qu’il s’est enfui de son pays pour ne pas faire l’armée. Il espère obtenir un visa pour l’Angleterre. En Iran, il dit que la situation est inversée : la propagande anti-américaine est un phénomène bien réel. On parle d’occidentalisation décadente, d’un embargo qui dure depuis trop longtemps, d’intérêts occidentaux qui ont protégé pendant 20 ans les sauvageries de Saddam Hussein… Entre nous tous, le silence dure quelques instants… Est-ce dans la nature des hommes de toujours se trouver un ennemi pour exister ? En attendant, Khaled est ici clandestin. S’il se fait choper, c’est l’expulsion et la prison…
Bon alors, on va où mon Daoud ? Faut se décider. Asie, Afrique, tour de la Méditerranée, Syrie, Jordanie ensuite Égypte et on continue vers le Soudan, l’Éthiopie, le Kenya et la Tanzanie. Sinon, on peut faire Iran, Pakistan, Inde. C’est pas mal non plus. Mais il faut se décider, se renseigner pour les visas, les obtenir et partir. Dans la soirée, on écoute Maria, une Espagnole qui arrive juste d’Inde. Elle nous raconte ses aventures et nous donne envie de partir là-bas. Plus tard, on écoute David, un Français qui revient d’Asie centrale : Ouzbékistan, Tadjikistan, Kirghizstan, Pakistan et Afghanistan. Les noms qui se terminent par « stan » font peur mais lui dit que ce sont les plus merveilleux. Il évoque les villes légendaires de Samarkand, d’Ispahan, de Kaboul… Mais aussi, il donne les dernières infos : à Kaboul hier, le camion d’une organisation d’aide internationale a sauté. Trois morts. Des Français. La discussion dérape alors sur différents lieux et faits. Certains disent qu’on ne peut plus accéder au Cachemire, qu’il y a des prises d’otages. D’autres ont passé un merveilleux séjour. Qui a la vérité ? On ne peut plus se rendre au Népal. Le roi a fait assassiner tous les membres de sa famille. Ses enfants aussi. C’est la révolution. Elle serait financée par la Chine. Katmandou ! Goa ! Qui fait la fête là-bas ? Pakistan : dans les zones tribales, le circuit de la drogue est mieux organisé que celui de la nourriture pour les réfugiés… Vous allez en Afghanistan ? Ah oui ! Mais pour quoi faire ? Parce que c’est dangereux... Un voyageur japonais a été pris par des terroristes en Iraq. Le prix de sa libération n’a cessé d’augmenter. Finalement, ils l’ont exécuté… Les heures défilent. Je joue aux échecs avec Arhim, un Allemand qui attend son visa pour l’Iran. Bref, trois jours de suite que je perds contre lui. Comme toujours, je m’acharne… Une ombre passe derrière moi, une jolie ombre brune. Elle parle avec Daoud. J’essaie d’écouter. Elle s’appelle Meriem. Je suis déconcentré. Finalement je me retourne. Hum…jolie bouille… Je perds encore et toujours.
Cinq heures du matin, nous sommes sur la terrasse de l’hôtel. Le soleil se lève. C’est le début d’un nouveau rythme de vie. Lever tard le jour, coucher tôt le matin et ne rien faire entre. J’ai enfin visité la ville de nuit. J’aime les villes la nuit, les lumières. Hier soir, je suis descendue au salon pour prendre un nouveau livre et finalement, un petit groupe sortait. Je me suis jointe à eux dans la fièvre des rues animées, des bars et des boîtes. Ça change d’ambiance. Une autre ville que j’ai découverte. Et aussi pleins de gens, pleins de voyageurs. Je ne suis plus toute seule. Là, je suis avec Jin, une Coréenne qui partage ma chambre. Elle attend que l’agence de voyage lui trouve un vol pour rentrer. Elle a terminé son tour du monde. Elle avait tout payé d’avance à l’agence. Trois mois qu’elle attend ce dernier vol ! Heureusement qu’Istanbul lui plaît et les Turcs aussi... Elle m’emmène dans un petit restaurant au coin d’une rue. Nous ne sommes que toutes les deux et elle est très intime avec le mec. À la fin du repas, il me tire les cartes et me fait peur. Je préfère oublier ce qu’il m’a dit. En rentrant, je parle avec Michèle. Elle est Américaine et tente depuis plus d’un mois de rentrer en Iran pour rejoindre sa mère qui ne peut plus en sortir. Je sais que les relations avec les Etats-Unis s’enveniment chaque jour davantage. Elle a peur de ne plus revoir sa mère. Khaled a essayé de l’aider à l’ambassade mais finalement, on lui a demandé qui il était et de montrer ses papiers. C’était chaud… Je vais chercher à boire. Ce soir, on se fait un « big chiken », la version internationale d’un jeu venu de France. Ça va être la fête !
Est-ce qu’on prend un avion à Istanbul, direct pour l’Asie ? Oui je sais, on doit récupérer une lettre à Erzeroum, à 1.500 km d’ici, à l’extrémité est du pays. Ça ne nous arrange pas, à moins de rejoindre Téhéran directement et de prendre l’avion là-bas. Mais alors, il nous faut un visa de transit pour l’Iran. Est-ce qu’on peut l’avoir à la frontière ? On va demander à l’ambassade iranienne. Oui, on peut. Mais le prix de l’avion là-bas, est-ce que ce sera le même ? Et puis à Téhéran, autant tracer directement vers la frontière pakistanaise, on a sept jours, et demander un nouveau visa de transit pour le Pakistan. Est-ce qu’on peut l’avoir à la frontière ? On va demander à l’ambassade. Oui, on peut mais il faut une lettre de l’ambassade française car la sécurité n’est pas assurée dans la région du Baloutchistan où se trouve la frontière. À moins de prendre un bateau pour Bombay une fois sur les côtes de l’océan indien. On n’aura pas le temps. Arhim le tente. Il part demain. Alors nous, on fait quoi. Il faut partir ! Mais sans prendre de risque. Téméraires mais pas kamikaze. Et puis comment avoir toutes ces infos ? Pourquoi change-t-on toujours de projet ? Chaque nuit, chaque matin. En Inde, on va en Inde. Combien de temps ? On verra, trois mois, trois ans. On prend un aller simple !
Il commence par frôler mes joues puis la première lèvre. Ses doigts descendent le long de mon cou. Je les sens sur mon épaule et doucement, en me frôlant à peine, sa main disparaît sous la couette. Je me laisse aller et suis la danse de nos corps. Soupire. J’aime ce moment. Il peut durer des jours. Mais on frappe à la porte…Il me plaît en fait ce mec. Il n’est pas mal et pas trop stupide. On est bien tous les deux. Comment empêcher les émotions qu’on a avec quelqu’un ? Comment empêcher son corps d’onduler sous de douces caresses ? Comment garder ses principes quand on a de si délicieuses habitudes ? C’est dur de rester froide, de montrer de la gêne, de la distance, de la confusion. C’est dur de rester indifférente…Comment déjà, cette histoire a-t-elle commencé ? De longues discussions, de longues promenades sur les bords de la mer. Je l’observais. Je ne cessais de l’observer. Ses mains, son regard. J’ai eu envie de ses lèvres. L’attirance commence par le regard. Je devrais m’empêcher de détailler mes interlocuteurs. Je ne pourrais alors être attirée par ce que je ne peux pas voir… Je sais qu’il est avec moi pour mon exotisme. Je déteste ça. Mais de le savoir, ça me protège, du moins je le crois. Le soir, tout contre moi, pendant que je lis, il rêvasse. Puis, comme si pendant tout ce temps il pensait à moi, il me regarde et me pose des questions personnelles, me fait une remarque sur mon comportement ou un jeu de mot que je ne comprends pas. Des choses qu’on oublie plus vite que le temps passé à trouver les mots pour les dire. Mais à quoi pense-t-il ? Il essaie de me deviner. J’espère qu’il ne tombe pas amoureux…Juste quelques jours pour l’oublier… Il y a longtemps que je me suis interdit de rêver, surtout quand il n’y a pas à rêver. L’amour c’est du temps, l’attirance ne suffit pas, et du temps nous n’en avons pas. Même pas le temps de s’ennuyer, pas de frustration, pas de sentiment, pas d’échec. Juste bien avec quelqu’un un peu de temps. C’est facile à comprendre. Le temps où tout est beau et neuf. C’est ce qui me plaît, là, tout de suite. Savoir être désirable, savoir plaire, savoir choisir et partir. J’ai pris mon billet. Je suis partie. Soulagée.
Le vendredi matin, nous traversons de nouveau Istanbul pour nous rendre à l’ambassade indienne une troisième fois. La première pour connaître les papiers à fournir, la deuxième pour les donner et enfin aujourd’hui, pour récupérer notre passeport avec le visa. C’est fait, nous avons notre visa indien en poche. Il est valable à partir d’aujourd’hui pour trois mois… Différentes agences de voyage proposent des vols pour l’Inde. Nous finissons par obtenir un vol aller pour Bombay dans une semaine. Une semaine, juste le temps pour moi de rejoindre cette femme qui est partie au milieu du pays, loin dans les montagnes, en souriant quand elle m’a dit adieu. Il faut que je parte ce soir. Même pas de question à se poser. Si, savoir où elle est exactement, espérer qu’elle y est encore et s’imaginer qu’elle m’attend… Les informations m’apprennent ce soir que mon grand père, expatrié en Côte d’ivoire, devrait être rapatrié à cause des explosions de violence qui se sont déroulées à Abidjan la nuit dernière. Aussi qu’Arafat, tombé dans le coma après avoir été victime d’un attentat, est conduit en France pour être hospitalisé. L’Irak est en feu. Bush a été réélu. Il pleut des images d’une guerre sale. Sur toutes les télés du monde, il sourit. La tête me tourne. La semaine prochaine, je serai en Inde. Le bus traverse la nuit. La neige s’épaissit. Est-ce qu’elle sera là ? J’ai 26 ans aujourd’hui.
Mais, il n’a même pas eu le temps de me manquer. Il est déjà là…En ouvrant les yeux ce matin, c’est lui que j’ai vu. Je ne sais pas si je suis contente. Nous allons nous promener dans la neige, dans une vallée de Cappadoce. Si, je suis contente, mais j’aurai préféré l’attendre un peu. Pourquoi est-il si pressé ? À Kunya, nous visitons le musée de Mewlânâ Djalal-ud-Dîn Rûmî, fondateur de la confrérie des derviches tourneurs, la danse du soleil, la danse des atomes vers le centre des éléments, l’un des plus grands poètes et mystiques soufis. « Comment entrevoir le sens profond dissimulé sous la brume des mots, trouver la perle en regardant simplement la mer ? » À la sortie du Mausolée, le vent balaie les flocons dans les dernières lueurs du jour. Serrés l’un contre l’autre, nous progressons dans les petites rues désertes. Sept degrés en dessous de zéro, il fait si froid dehors, il est si chaud. Je suis bien, rassurée... Un autre bus dans la tempête se fraie, dans la nuit, un passage à travers les montagnes. Je ne suis pas la seule à avoir les yeux fixés sur le brouillard, à appréhender que le bus glisse dans un virage. Mais je finis par m’endormir blottie contre lui qui fait semblant de ne pas avoir peur…Nous arrivons au lever du jour dans la petite ville d’Ergidir au milieu des montagnes, au bord d’un lac qui porte le même nom. Nous sommes sains et saufs. Le ciel est bleu ce matin. Petit déjeuner, bon café et croissants, au chaud derrière les baies vitrées de la terrasse, dans la petite pension de famille d’Ibrahim. Nous sommes perdus au fin fond de la Turquie, en plein hiver. La chambre a une vue merveilleuse. Je suis heureuse et ça se voit…La vie est belle. Il n’y a qu’à regarder un oiseau voler, les feuilles colorées de l’automne danser avec le vent, un lac aux eaux bleues devant des montagnes enneigées. Au loin, le chant d’une femme comme une plainte enivrante au rythme de la musique orientale. Des enfants courent autour, les mamans pleurent et les hommes jouent comme de grands enfants. La vie par une autre fenêtre. Entre beauté et cruauté, entre respect et dégoût. Je suis là, avec toi, et bien plus encore. Comment oublier ces moments délicieux de folie… ? Qui nous fait si sensibles à la vie ?
Budget pour un tour d'Europe?
Bonjour à tous.
Actuellement étudiant à Nice, je souhaite pour feter la fin de mes études faire un tour d'Europe. Je n'ai pas franchement de limite de temps, c'est surtout un souhait de rencontrer des gens, des nouvelles cultures, des paysages. Bref c'est surement également un p"tit voyage introspectif. Je ne désire pas faire un "record" de pays visiter.
Dans mon "fantasme" c'est pouvoir visiter chaque pays "tranquillement" me poser selon mon envie, être à l'affut du coin interessant. J'avais pensé ITalie Slovénie Croatie ou Hongrie Roumanie Moldavie Ukraine Pologne Lituanie Lettonie Estonie Russie Finlande Suede Allemagne Republique Tcheque Autriche italie
Mais m'étant renseigner sur l'InterRail, le principe des 30 jours m'a un peu refroidie pas envie de stresser vis à vis des transport. J'avais pensé Auberge de Jeunesse Et quelques visites.
Pensez vous que cela soit réalisable? Au niveau financier quel budget faut il envisager? (j'aurai globalement 2000e) en vous remerciant par avance
Actuellement étudiant à Nice, je souhaite pour feter la fin de mes études faire un tour d'Europe. Je n'ai pas franchement de limite de temps, c'est surtout un souhait de rencontrer des gens, des nouvelles cultures, des paysages. Bref c'est surement également un p"tit voyage introspectif. Je ne désire pas faire un "record" de pays visiter.
Dans mon "fantasme" c'est pouvoir visiter chaque pays "tranquillement" me poser selon mon envie, être à l'affut du coin interessant. J'avais pensé ITalie Slovénie Croatie ou Hongrie Roumanie Moldavie Ukraine Pologne Lituanie Lettonie Estonie Russie Finlande Suede Allemagne Republique Tcheque Autriche italie
Mais m'étant renseigner sur l'InterRail, le principe des 30 jours m'a un peu refroidie pas envie de stresser vis à vis des transport. J'avais pensé Auberge de Jeunesse Et quelques visites.
Pensez vous que cela soit réalisable? Au niveau financier quel budget faut il envisager? (j'aurai globalement 2000e) en vous remerciant par avance
Douanes en correspondance pour le vol Los Angeles-Toulouse?
Bonjour,
Je me pose la question suivante : dans le cas d'un vol Los Angeles - Toulouse, à quelle moment s'effectuera la vérification des bagages soutes par la douane ? Existe il, comme à Roissy, des douaniers à la sortie de la zone bagages ?
Merci d'avance !
Je me pose la question suivante : dans le cas d'un vol Los Angeles - Toulouse, à quelle moment s'effectuera la vérification des bagages soutes par la douane ? Existe il, comme à Roissy, des douaniers à la sortie de la zone bagages ?
Merci d'avance !
Myair: suspension de licence
La Cie a vue sa licence suspendue en urgence par l'ENAC
http://www.cyberpresse.ca/voyage/200907/22/01-886427-la-compagnie-a-rabais-myair-perd-sa-licence-de-vol.php
Pour le moment elle semble reporter ses passagers sur d'autres vols/Cies jusqu'a quand ?
Suspension jusqu'a quand ?
Assez flou tout ça !
Petit tour dans les Balkans en camping-car
Bonjour,
J’envisage un petit tour dans les Balkans.
Départ Perpignan, direction la Slovénie puis Zagreb, Beograd, Sojija, Thessaloniki, Bitola (Macédoine), Tirana et retour par Ancône en bateau.
De très nombreuses questions,
Pour commencer:
Les traversées de la Macédoine et de l’Albanie sont t’elles « sans soucis » ?
Quelles sont à ce jour les formalités et leurs prix ?
Le voyage est il réalisable en 5/6 semaines de début sept. à mi octobre ?
Merci de vos commentaires .
J’envisage un petit tour dans les Balkans.
Départ Perpignan, direction la Slovénie puis Zagreb, Beograd, Sojija, Thessaloniki, Bitola (Macédoine), Tirana et retour par Ancône en bateau.
De très nombreuses questions,
Pour commencer:
Les traversées de la Macédoine et de l’Albanie sont t’elles « sans soucis » ?
Quelles sont à ce jour les formalités et leurs prix ?
Le voyage est il réalisable en 5/6 semaines de début sept. à mi octobre ?
Merci de vos commentaires .
Prix moyen d'un vol Paris - Hô-Chi-Minh-Ville en février-mars?
Bonjour à tous,
J'envisage de partir au vietnam 15 jours du 20/02/10 au 6/03/10. Connaissez vous le prix moyen du billet d'avion à cette période, en effet je dois commencer à budgetiser ce voyage.
Merci pour vos précieuses réponses
🙂
Croix gammée et Thaïlande
Bonjour,
Quelque chose m'a particulièrement surpris lors de mon dernier séjour au Siam, c'est la prolifération de croix gammées et ce, de différentes manières et que ce soit à BKK ou Korat et sa région: Graffiti sur les escalier du skytrain, autocollant sur les pick-up ou encore représentation sur T-shirts. Je me suis posé la question si ca ne representait pas plutôt la svatiska mais la croix gammée sur fond rouge (sur les T-shirt) ou la tete d'Hitler sur d'autres vetements ont fini de me convaincre.
Quelqu'un sait la raison de celà ? Je sais que ce chapitre de l'histoire n'est pas forcément enseigné par l'education nationale Thai mais font-ils celà par pur ignorance (ca a beau ne pas etre enseigné, ils sont pas débiles pour autant quand meme....) , pour faire branchouille et rebelle ou pour une autre raison qui m'échappe ?
Quelque chose m'a particulièrement surpris lors de mon dernier séjour au Siam, c'est la prolifération de croix gammées et ce, de différentes manières et que ce soit à BKK ou Korat et sa région: Graffiti sur les escalier du skytrain, autocollant sur les pick-up ou encore représentation sur T-shirts. Je me suis posé la question si ca ne representait pas plutôt la svatiska mais la croix gammée sur fond rouge (sur les T-shirt) ou la tete d'Hitler sur d'autres vetements ont fini de me convaincre.
Quelqu'un sait la raison de celà ? Je sais que ce chapitre de l'histoire n'est pas forcément enseigné par l'education nationale Thai mais font-ils celà par pur ignorance (ca a beau ne pas etre enseigné, ils sont pas débiles pour autant quand meme....) , pour faire branchouille et rebelle ou pour une autre raison qui m'échappe ?
Itinéraire pour trois semaines en Turquie
Bonjour, nous sommes 2 filles à nous lancer dans l'aventure turque pour 3 semaines (départ mercredi 22/07)... nous avons pensé :
- arriver à istanbul et prendre le metro jusqu'à l'otogar pour attraper un bus jusqu'à Sinop - y passer 2 jours puis aller à Amasra 2 jours puis Safranbolu 2 jours - retour à Istanbul où 2 copines nous rejoingnent - on y resterait 4-5 jours - puis un bus pour Ephese ou plutot Selçuk d'où on voulait visiter les environs dont une journée à Izmir - Pergame - Bursa enfin retour à istanbul prendre l'avion (12/08)
Pour l'hébergement on a pensé aux pansions et au camping ( on n'a rien réservé) sauf pour Istanbul où on hésite entre l'auberge de jeunesse et le couchsurfing.
On ne sait pas trop s'il vaut mieux retirer de l'argent en france et le changer sur place / ou retirer aux distributeurs histoire de ne pas tt perdre en cas de vol ?
Merci pour vos conseils à venir
- arriver à istanbul et prendre le metro jusqu'à l'otogar pour attraper un bus jusqu'à Sinop - y passer 2 jours puis aller à Amasra 2 jours puis Safranbolu 2 jours - retour à Istanbul où 2 copines nous rejoingnent - on y resterait 4-5 jours - puis un bus pour Ephese ou plutot Selçuk d'où on voulait visiter les environs dont une journée à Izmir - Pergame - Bursa enfin retour à istanbul prendre l'avion (12/08)
Pour l'hébergement on a pensé aux pansions et au camping ( on n'a rien réservé) sauf pour Istanbul où on hésite entre l'auberge de jeunesse et le couchsurfing.
On ne sait pas trop s'il vaut mieux retirer de l'argent en france et le changer sur place / ou retirer aux distributeurs histoire de ne pas tt perdre en cas de vol ?
Merci pour vos conseils à venir
Achat de billets interrail (urgent)
bonjour je compte acheter les billet interrail 10jr en 22jr de ma copine et moi
les apercu d'expedition du colis estime au alentour du 22juillet si je les achete maintenant et je pars le 2 aout est ce que c'est risqué?ou je dois prendre le colis expres a 30€?
sauf si on peut les acheter sur place dans une gare?
et accepte t'ils les cheques au cas ou je n'arrive pas a payer par CB visa (j'ai deja eu un probleme )?
merci que sur leurs sites pour avoir des informations c'est la galère bon journée terence
merci que sur leurs sites pour avoir des informations c'est la galère bon journée terence
Tour d'Europe en camping-car
Bonjour à tous.
Comme vous le savez (pour ceux qui ont lu ma présentation), j'organise un tour d'Europe de Aout 2010 à décembre 2010.
Je vous écrit pour avoir quelques informations, propositions, etc... sur l'itinéraire de ce tour : les questions que je me pose et que vous avez peut-être une réponse sont écrites en gras dans cet itinéraire
J'ai pour idée de commencer par le Nord. Départ d'Epalinges (une ville aux environs de Lausanne, Suisse) pour monter jusqu'en Allemagne (Stuttgart, Franckfurt) puis la Belgique (Bruxelles) Y'a t'il d'autres villes interessantes à visiter ? Pour passer en Hollande (Eindhoven et Amsterdam) Et ici ? Ensuite on repasse en Allemagne (Brême, Hambourg) Et on attaque le Danemark (Copenhague) Et ici ?
On passe par le pont (je connais pas son nom) pour rejoindre la Suède (jusqu'à Stockholm) Puis la Norvège (Oslo) Et ensuite longer les Fjords jusqu'a Alta (tout au Nord) Y'a t'il des villes intéressantes à proximité des Fjords ? Pour après redescendre sur La Finlande et atteindre le coté Ouest du pays (Oulu, et descendre à Helsinki toujours en longeant la côte ouest) Et ici, sur la côte ouest ?
Ensuite en descend dans les pays de l'est en passant par la Russie (St-Petersbourg)
Les 3 petits pays (Estonie : Tallinn, Lettonie : Riga, Lituanie : Vilnius)
Pour ensuite visiter la Pologne (et sa capitale, Varsovie)
Ensuite la c'est un peu flou : Visiter Berlin à ce moment la ? Ou même avant, au départ, ou pas du tout ?
Pour aller ensuite en Rép. Tchèque (Prague) et l'Autriche (Vienne)
Je passe ensuite par la Hongrie (Budapest)
Par la suite, je passe en Serbie (Belgrade), en Roumanie (Bucarest) et en Bulgarie (Sofia) Est-ce que c'est des pays sûrs ? Ou dangereux ?
Et la je fais une grande halte en Grèce (Visite de plusieurs villes et plusieurs îles) A part, Athènes, quelles villes sont intéressantes à visiter ? Quelles îles me conseilleriez-vous ? (d'ailleurs comment s'appelle celle qui a que des bâtiments blancs ?) Une fois la grande halte finie, je remonte par l'albanie J'ai entendu que c'était un pays assez sûr, sympa, contrairement aux idées reçues, Qu'en dites-vous ?
Puis le Montenegro, Bosnie-Herzegovie, et enfin la Croatie (Ou j'ai entendu que des éloges sur ce pays) Les capitales de ces pays valent-elles le coup ? J'avoue que je n'y connais rien pour ces pays
Puis la slovénie Est-ce que je passe d'une traite pour rejoindre l'Italie ou certaines villes sont-elles incontournables ?
Faire ensuite un ptit tour en Italie : Venise, Rome, Florence, Milan sont les villes que j'aimerais visiter. (Surtout Rome et Florence)
Je continue ensuite par le sud de la France (Montpellier en particulier, peut-être un endroit que j'aimerais habiter quelques temps, plus tard)
Toujours en longeant la méditerrannée, on rejoint l'Espagne et on longe le coté est et sud (Barcelone, Tarragona, Valence, Alicante, Cartagène, Gibraltar, Séville)
On traverse ensuite le portugal (Porto, Lisbonne)
et on reprend le coté nord de l'Espagne Qu'y a t'il d'intéressant sur ce coté nord de l'Espagne ?
Je remonte ensuite en France jusqu'à Bordeaux et aussi la Dune de Pyla qui se situe tout prêt. Y'aurait quoi comme autres villes sympa entre l'Espagne et Bordeaux ?
Et ensuite, je fini par Paris et son musée du Louvres !!
Ce voyage me servira, déjà à m'évader de la Suisse que j'ai assez vu ^^ Réaliser des projets artistiques plus cool les uns que les autres Créer un bracelet ou chaque perle représente un pays visité (un peu mon passeport, mon tableau de chasse) Sa fait quand même plus de 25 perles (28 sans la suisse) Et évidemment réaliser un de mes rêves !!
Nous seront 2 (la 2ème personne n'a toujours pas été trouvé ... Aie aie aie)
Voilà, si vous avez des réponses sur les questions que je me poses, des suggestions sur n'importe quoi d'autres je suis tout ouïe !
J'attend vos commentaires avec impatience
Comme vous le savez (pour ceux qui ont lu ma présentation), j'organise un tour d'Europe de Aout 2010 à décembre 2010.
Je vous écrit pour avoir quelques informations, propositions, etc... sur l'itinéraire de ce tour : les questions que je me pose et que vous avez peut-être une réponse sont écrites en gras dans cet itinéraire
J'ai pour idée de commencer par le Nord. Départ d'Epalinges (une ville aux environs de Lausanne, Suisse) pour monter jusqu'en Allemagne (Stuttgart, Franckfurt) puis la Belgique (Bruxelles) Y'a t'il d'autres villes interessantes à visiter ? Pour passer en Hollande (Eindhoven et Amsterdam) Et ici ? Ensuite on repasse en Allemagne (Brême, Hambourg) Et on attaque le Danemark (Copenhague) Et ici ?
On passe par le pont (je connais pas son nom) pour rejoindre la Suède (jusqu'à Stockholm) Puis la Norvège (Oslo) Et ensuite longer les Fjords jusqu'a Alta (tout au Nord) Y'a t'il des villes intéressantes à proximité des Fjords ? Pour après redescendre sur La Finlande et atteindre le coté Ouest du pays (Oulu, et descendre à Helsinki toujours en longeant la côte ouest) Et ici, sur la côte ouest ?
Ensuite en descend dans les pays de l'est en passant par la Russie (St-Petersbourg)
Les 3 petits pays (Estonie : Tallinn, Lettonie : Riga, Lituanie : Vilnius)
Pour ensuite visiter la Pologne (et sa capitale, Varsovie)
Ensuite la c'est un peu flou : Visiter Berlin à ce moment la ? Ou même avant, au départ, ou pas du tout ?
Pour aller ensuite en Rép. Tchèque (Prague) et l'Autriche (Vienne)
Je passe ensuite par la Hongrie (Budapest)
Par la suite, je passe en Serbie (Belgrade), en Roumanie (Bucarest) et en Bulgarie (Sofia) Est-ce que c'est des pays sûrs ? Ou dangereux ?
Et la je fais une grande halte en Grèce (Visite de plusieurs villes et plusieurs îles) A part, Athènes, quelles villes sont intéressantes à visiter ? Quelles îles me conseilleriez-vous ? (d'ailleurs comment s'appelle celle qui a que des bâtiments blancs ?) Une fois la grande halte finie, je remonte par l'albanie J'ai entendu que c'était un pays assez sûr, sympa, contrairement aux idées reçues, Qu'en dites-vous ?
Puis le Montenegro, Bosnie-Herzegovie, et enfin la Croatie (Ou j'ai entendu que des éloges sur ce pays) Les capitales de ces pays valent-elles le coup ? J'avoue que je n'y connais rien pour ces pays
Puis la slovénie Est-ce que je passe d'une traite pour rejoindre l'Italie ou certaines villes sont-elles incontournables ?
Faire ensuite un ptit tour en Italie : Venise, Rome, Florence, Milan sont les villes que j'aimerais visiter. (Surtout Rome et Florence)
Je continue ensuite par le sud de la France (Montpellier en particulier, peut-être un endroit que j'aimerais habiter quelques temps, plus tard)
Toujours en longeant la méditerrannée, on rejoint l'Espagne et on longe le coté est et sud (Barcelone, Tarragona, Valence, Alicante, Cartagène, Gibraltar, Séville)
On traverse ensuite le portugal (Porto, Lisbonne)
et on reprend le coté nord de l'Espagne Qu'y a t'il d'intéressant sur ce coté nord de l'Espagne ?
Je remonte ensuite en France jusqu'à Bordeaux et aussi la Dune de Pyla qui se situe tout prêt. Y'aurait quoi comme autres villes sympa entre l'Espagne et Bordeaux ?
Et ensuite, je fini par Paris et son musée du Louvres !!
Ce voyage me servira, déjà à m'évader de la Suisse que j'ai assez vu ^^ Réaliser des projets artistiques plus cool les uns que les autres Créer un bracelet ou chaque perle représente un pays visité (un peu mon passeport, mon tableau de chasse) Sa fait quand même plus de 25 perles (28 sans la suisse) Et évidemment réaliser un de mes rêves !!
Nous seront 2 (la 2ème personne n'a toujours pas été trouvé ... Aie aie aie)
Voilà, si vous avez des réponses sur les questions que je me poses, des suggestions sur n'importe quoi d'autres je suis tout ouïe !
J'attend vos commentaires avec impatience
Le Canada impose maintenant des visas pour les ressortissants mexicains et tchèques
Dès cette nuit, les citoyens mexicains devront obtenir un visa au préalable avant de prendre un vol vers le Canada. Lire le communiqué:
http://www.cic.gc.ca/francais/ministere/media/communiques/2009/2009-07-13.asp
Et idem pour les ressortissants de la République Tchèque, qui en 2007 n'avaient plus besoin de visa pour entrer au Canada, mais qui devront de nouveau en obtenir un avant d'entreprendre tout voyage vers le Canada:
http://www.cic.gc.ca/francais/ministere/media/communiques/2009/2009-07-13a.asp
http://www.cic.gc.ca/francais/ministere/media/communiques/2009/2009-07-13.asp
Et idem pour les ressortissants de la République Tchèque, qui en 2007 n'avaient plus besoin de visa pour entrer au Canada, mais qui devront de nouveau en obtenir un avant d'entreprendre tout voyage vers le Canada:
http://www.cic.gc.ca/francais/ministere/media/communiques/2009/2009-07-13a.asp
Cinquante pour cent de rabais sur les passes InterRail?
bonjour je vais me commander un pass interrail et il me dise que j'ai le droit a -50%pour sortir de France je voulais savoir pour ceux qui l'ont déja fait comment s'y prendre pour avoir ou utiliser cette reduction?peut t'on commander nos billets depuis le net avec la reduction???
et enfin est il disponible pour le trajet retour (en supposant que je l'achete directement depuis l'etranger) merci de vos reponse
bon journée
terence
Voyager la Turquie à moto, hébergements, restaurants, etc?
Bonjour.....Fin de semaine, je pars en Turquie à moto....Qui l'a déjà fait?????Quelques conseils svp...Les hébergements, resto...etc..etc....Merci








