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Itinéraire en boucle de 4 semaines, Cancun, sécurité au Mexique
by Demonrivall · 2013-08-30 · 7 replies
couple 60 ans habitués des voyages vol sec+ loc.voiture et" à l'aventure" , départ le 10/10/13 retour le 07/11/13 nous aimons les sites naturels, les contacts , les petits villages, les artisans, visiter quelques sites , promenade, snorkilng mais nous fuyons les grandes villes.Tous les conseils et avis sont les bien venus.Par contre pour la première fois les informations concernant la sécurité et les nombreuses regions à éviter m'inquiète, qu'en est il? par avance merci pour vos avis et conseils.
Passage de la frontière Liban/ Israël- sécurité et modalité
by Lilev · 2013-08-23 · 4 replies
Bonjour à tous🙂!!

Je commence à préparer un tour de la Méditerranée que je pense effectuer l'été prochain. Puisque j'aime les bateaux, que j'ai peur de l'avion et que je ne sais pas conduire, je veux l'effectuer en cargos et autres bateaux.

Ma première étape sera au Liban car une amie se marrie là-bas. J'ai trouvé un cargo Zeebrugge-Beyrouth qui me mènera en 9 jours pour 1000 euros au Liban.

Il s'agit maintenant d'en repartir. Je pensais remonter vers la Turquie ou Chypre, la Grèce puis l'Italie avant de rejoindre la France. Je peux modifier mon itinéraire.

J'ai commencé par chercher des bateaux partant directement du Liban et j'avais d'ailleurs posté un message demandant des informations dans ce sens ici. Ma recherche n'a pas donné de résultats satisfaisants :-(

J'envisage donc de rejoindre Haïfa en Israël depuis Beyrouth au Liban car j'ai repéré un ferry qui part de là bas et qui pourrait m'intéresser.

Pouvez vous me donner des informations sur le passage de la frontière Liban Israël? Peut-on le faire en autocar? Si oui le quel? Sinon quel moyen de transport conseillez-vous? Est-ce dangereux? A quel point? Quelles sont les formalités administratives?

Je sais qu'on ne peut pas rentrer au Liban avec un tampon israélien sur son visa. Mais qu'en est-il du passage de la frontière dans l'autre sens? Je vous remercie par avance pour vos conseils :-)) Au plaisir de vous lire
Stop en Corse mode d'emploi
by Bzh35 · 2013-08-08 · 10 replies
Cet été, ma copine et moi, avons choisis ce mode de transport pour visiter la Corse. Non pas par manque de moyen mais plus pour rencontrer pleins de personnes de tous horizons. Ainsi que la soif d’apprendre de nos prochains et de vérifier par nous même que la solidarité existe toujours dans ce pays. Mode d’emploi du presque parfait autostoppeur : Le principe de base pour augmenter considérablement ses chances d’être pris est d’avoir une tenue présentable (tshirt et shirt propre). Une place ou le chauffeur pourra s’arrêter en toute sécurité est primordiale. Des morceaux de cartons glanés dans les poubelles des supermarchés et un marqueur. Ecrire lisiblement l’endroit ou vous voulez aller en rajoutant la mention « SVP » précédée d’un petit smiley humoristique en fonction de notre humeur du moment. Mettre nos sacs a dos en deuxième plan pour ne pas faire douter notre conducteur sur la capacité de place que peut contenir sa voiture Le pouce levé suffit amplement pour un petit trajet. Et la recette miracle de ce cocktail est un grand sourire envers la voiture ! Une fois ses principes élaborer nous avons rarement attendu plus de 10 minutes avant d’être transportés. La première parole, le premier regard est comme un entretien d’embauche ; l’automobiliste va nous juger en 1 seconde. Il faut bien sure mettre celui ci en confiance directement. Les sacs chargés, nous pénétrons dans l’univers de notre conducteur. La conversation se lance toujours aisément. Celui ci est toujours intrigué par la personne qu’il vient de prendre. En tant qu’autostoppeur nous devons essayés de cerner l’attitude de notre conducteur le plus rapidement possible afin de ne pas le froisser. Nous essayons de toujours être impartiaux même si celui ci est raciste, extrémiste ou piètre conducteur. Apres tout tant que nous ne ressentons pas de danger vital nous ne descendons pas. Dans d’autre cas une vrai complicité nait. Les questions rebondissent les une après les autres. Les réponses se transforme en question et vise vers ça En tant que stoppeur nous apprenons beaucoup aussi de notre hôte. Beaucoup de Corse se sont arrêtés et appréciés nous raconter l’histoire de leur terre tant chéri. Pécheur, instituteur, exilé, routier, agriculteur, retraité. Mention spéciale a un apiculteur bio qui fait du miel formidable. Sa générosité a été jusqu’à nous offrir un pot alors que nous voulions lui en acheter. Des personnes du continent, Italiens, Hollandais, Belges, Suisse, Allemand, Espagnol. Des personnes qui nous ont vu sortir du camping avec notre panneau et qui nous attendait plus haut à la sortie du village. La femme de footballeur dans sa grosse BMW qui passe devant nous et s’arrête plus loin et nous interpelle parce que nous avons de bonnes têtes ! Les âmes charitables qui s’arrêtent pour que nous puissions prendre des photos ou bien faisant des détours. Nous avons même eu la chance d’être pris en bateau stop. Pour ce coup là, une bonne dose de culot est la seule recette viable. Quatre vingt voitures étant trop peut pour pouvoir faire des statistiques fiables, nous affirmons dans notre cas qu’il n’y a en faite pas vraiment une catégorie sociale plus qu’une autre qui s’arrête. Mais cela reste toujours des personnes qui ont une ouverture d’esprit. Les autres, nous parlons des voitures ou ils sont maximum deux, ceux qui décélèrent et accélèrent, ceux qui ne nous regarde pas, qui nous méprise. Sachez qu’un sourire est gratuit et apprendre de son prochain est une expérience très enrichissante Merci pour toutes ses rencontres ;)
Ryanair Beauvais + taille de bagage cabine
by AmélieD76 · 2013-07-29 · 6 replies
Bonjour à tous,

Voila je pars samedi de Paris Beauvais en direction de Marseille.

Je décidé de ne prendre qu'un bagage en cabine. Et pour faire simple je n'ai pas racheter de bagage vu que j'en ai deja un qui passe bien sur AirFrance. Les dimensions sont : 55 x 35 x 25 Or pour RyanAir il faut : 55 x 40 x 20

Le bagage peut-il passer malgré tout ? Y a t-il beaucoup de controle sur RyanAir Beauvais ??

Merci pour vos réponses rapides !!!!!
De Meaux à Paris à vélo par le canal de l'Ourcq
by Langenscheid · 2013-07-27 · 37 replies
Bonjour

Je voudrais proposer à des amis une balade en vélo un dimanche, en prenant le train pour Meaux puis revenir à Paris en vélo en suivant le Canal de l'Ourcq:

http://www.openrunner.com/index.php?id=2749797

1. Quelqu'un sait-il s'il y a une piste cyclable dès Meaux, ou si l'on doit effectuer la première partie par la route?

2. Y a-t-il des lieux qui valent le détour d'un point de vue touristique ou gustatif?

Merci.
Chemin Stevenson: Le Puy-en-Velay - Alès en combien de temps?
by Maquillass · 2013-07-18 · 15 replies
bonjour, Assez urgent : -j'aimerais savoir svp combien de jours à pied marche normale 4km/h pour rejoindre le Puy à Alès (chemin stevenson) environ 11 kgs sur le dos 2 de plus environ en comptant la nourriture - si je peux trouver des épiceries et boulangeries + eau potable facilement sur le parcours (je marche en utilisant ma tente pas de gites d'étapes) -la meilleure saison pour effectuer ce parcours (juillet ? août ? septembre ? octobre?) - s'il peut exister des problèmes de sécurité (chiens de bergers agressifs ou en errance autres animaux, insécurité provenant des hommes ?) - s'il n'y a pas trop de monde sur le chemin ...

Remerciements par avance.
Regard rapide sur la France
by GeorgesOZ · 2013-07-17 · 879 replies
Une fois n’est pas coutume, je vais parler de mon propre pays, la France, où j’ai fait récemment un voyage assez court à partir de Bangkok (où je vis). Je pourrai donc vous donner quelques impressions d’un Français longtemps absent (cela fait 34 ans que je ne vis plus en France) aussi bien que les premières impressions d’une étrangère, ma compagne Thaïe Y. C’était son premier voyage en France, elle n’avait voyagé jusque-là que dans plusieurs pays d’Asie et en Inde.

Paris, la Saleté

Commençons par Paris. Le contraste avec Bangkok est extrême et, j’ai le regret de le dire, ce n’est pas tout à l’honneur de Paris. J’ai été choqué par la saleté de cette ville, et même si Bangkok n’est pas le summum de la propreté non plus, au moins ce n’est pas parce que les gens la salissent délibérément comme c’est le cas pour Paris : presque partout, les trottoirs sont jonchés de papiers gras, de bouteilles de plastique ou de verre (souvent cassées), de mégots jetés à tours de bras. Sans compter les innombrables crottes de chiens et traces d’urine (pas toujours de chiens….). C’est une véritable honte…. La vétusté du métro ne fait pas bonne impression non plus. On comprend que c’est un vieux système, soit, mais pourquoi donc y-a-t-il tant de dégradations abusives, graffiti et autres ? Il faut voir la propreté des 2 systèmes de métro de Bangkok, le BTS et le MRT ! Il ne viendrait à l’idée de personne de dégrader l’équipement avec des gribouillis, et je suis sûr que si quelqu’un voulait s’y risquer, il y aurait immédiatement des réactions de la part des autres usagers, sans parler de la sécurité qui ne perdrait pas une seconde pour intervenir.

Tiens, ce matin, j’ai compté les mégots qui trainaient par terre sur mon trajet quotidien, sortant d’une station du MRT, à Bangkok. Il y en avait, c’est vrai, mais c’était 1 mégot là où il y en aurait plutôt des dizaines à Paris !

Les abords de Paris, venant en train, que ce soit de CDG ou d’ailleurs, sont tristes à en pleurer. On ne peut bien évidemment pas s’attendre à voir de beaux sites le long des voies ferrées, et on peut se faire une raison de la grisaille. Mais de nouveau, tous ces graffiti, pas un mur qui n’en soit couvert ! J’ai entendu dire que certaines gens appellent ça de « l’art », de « la culture ». C’est une plaisanterie, non ?

On croise beaucoup trop de gens aux mines louches, partout et à toute heure. On ne se sent pas en sécurité. Les regards auxquels ma compagne a souvent eu droit, de mecs qui doivent avoir de belles saletés traînant dans la tête, et souvent, je vais le dire, qui ne me semblaient pas être si Français que ça. Sans doute Y est-elle trop mignonne pour pouvoir se promener tranquillement à Paris…. À Bangkok, je vois fréquemment des femmes seules très tard le soir et même en pleine nuit, encore à vendre qqc dans la rue ou rentrant chez elles : elles ne semblent pas avoir à se préoccuper de quelque mauvaise rencontre. Personnellement, je suis convaincu que je ne risque absolument aucun vol dans le BTS ou le MRT, que j’utilise fréquemment.

Paris, les hôtels

À notre arrivée à Paris, nous avions passé une nuit dans un 2 étoiles à 75 euros, dans le 9-ème. C’était franchement miteux, la chambre était exiguë à l’extrême, nous ne pouvions à peine tenir à deux dans l’ascenseur, et la propreté des couloirs et des escaliers était approximative. Pas génial. À notre retour à Paris, nous étions logés dans un 3 étoiles à 140 euros la nuit. C’était un peu plus correct, certes, mais avec nos bagages, nous tenions encore à peine dans la chambre, qui avait une vue magnifique … sur des toits en zinc parsemés de mégots (et oui, encore !) et un mur aveugle à 3 mètres de notre fenêtre. Je ne vais pas faire de statistiques à partir d’une expérience aussi limitée, évidemment, mais disons que l’impression est d’avoir à payer bien cher pour pas grand-chose.

Sur le sujet des hôtels, nous étions bien mieux logés, à 80 euros la nuit, dans un 3 étoiles à Chamonix, propre et parfaitement situé. Par contre, nous avions aussi essayé un hôtel à 3 étoiles, ailleurs en province, trouvé par l’intermédiaire des Logis de France, et nous avions été déçus. La chambre était correcte sans plus, les lieux communs avaient un vague parfum de pisse de chien, le petit déjeuner était satisfaisant sans plus. J’ai l’impression que les hôtels se font la vie facile, ils se font des étoiles en te collant un sèche-cheveux dans la s.d.b. et une cafetière. Ah, précisons : on a bien la machine pour bouillir l’eau et quelques sachets de granulés, mais par contre pas d’eau. Ça aussi, c’est un truc qui me tue, venant d’Asie où on a presque toujours 1 ou 2 petites bouteilles d’eau potable mises à disposition gratuitement dans la chambre.

Les Restaurants

Tant de restaurants où on mange mal même en payant 25 à 35 euros par personne. Dans une brasserie à côté de Bercy, les garçons nous faisaient l’article sur les plats « recommandés », l’un d’eux d’ailleurs presque arrogant « je sais tout mieux que vous, monsieur ». Y n’a pas touché à son plat, moules et autres fruits de mer ratatinés par la congélation…. Ce n’est pas qu’à Paris, d’ailleurs. Pas une seule fois, nous avons eu du bon pain, mais du pain mou comme des concombres vieux d’une semaine. La France, le pays où on fait le meilleur pain au monde ! Une pizza qu’on nous a servie, en province, semblait venir tout droit de ces peintures de Salvador Dali, les montres molles, vous savez ? Chez un traiteur italien dans le 16-ème, des lasagnes à peine cuites … et à prix d’or.

Certes, les rues de Paris sont bien animées, et quand on s’y promène on a l’impression qu’il y règne une super ambiance. Il y a des restaurants et des cafés partout. Il faisait beau, les terrasses étaient pleines à craquer. Mais de mon expérience, limitée je le reconnais (si qqn sait mieux, au secours, venez-nous le dire !), je suis pratiquement sûr qu’ils ne servent en fait rien de si bon à manger que ça. Pour changer, nous avions essayé un traiteur chinois, dans la rue Montorgueil : aucun goût, pas de texture, médiocre.

Nous avons aussi essayé du haut de gamme, à l’occasion d’une retrouvaille avec des amis. C’était en province, nous avons payé 150 euros pour 2. Quand Y a vu son poisson, qui avait peut-être 2 minutes de cuisson, elle me l’a immédiatement repassé. Elle m’avait déjà fait le coup avec du canard à peine cuit. Je lui avais commandé du canard, elle aime ça, c’est ce qu’elle cible chaque fois qu’elle en trouve, en Thaïlande. Je me suis rendu compte que les Thaïs n’apprécient pas la nourriture peu cuite. Bon, c’est leur problème, et acceptons donc l’approche française : si c’est bon et de bonne qualité, ce sera meilleur peu cuit. Mais quid des quantités ridicules qu’on nous a servies ? Franchement, je n’ai strictement rien à cirer des petites décorations frivoles qu’on ajoute aux assiettes, petits coulis de sauce « machin » ou petit brin d’herbe « chose ». Ce que je demande, c’est à avoir qqc de bon à manger et en quantité suffisante pour bien en profiter et sortir de table repu. Y a gloussé de rire quand elle a vu mon entrée, du pâté de foie de canard avec une sauce aux fruits exotiques. Ça n’a pas raté, elle l’a ressorti au chauffeur de taxi qui nous a pris à l’aéroport de Bangkok, à notre retour: « du beurre au durian ! » …. à prix d’or (ou presque). D’ailleurs, au taxi qui lui demandait comment s’était passé son voyage, elle a résumé le chapitre « nourriture » en 4 mots : « paeng laé mâi aròy », « cher et pas bon ». Moi, Français, j’en rougissais de honte.

Ces restaurants qui prétendent faire de la bonne cuisine, quelle foutaise ! J’ai l’impression que certains cuisiniers se masturbent la cervelle, de la même façon que ces architectes qui conçoivent des projets immobiliers « où les gens se sentiront bien et où ils auront plaisir à se retrouver dans une atmosphère conviviale», avec force statues grotesques ornant les lieux communs et peintures bizarres sur les murs.

Chacun ses goûts. Je suis comme Y, je suis content d’être de retour à Bangkok. Ici, je mange très bien chaque jour pour, souvent pour à peine plus d’un euro, et parfois c’est simplement délicieux. En tout cas, ce n’est jamais de la nourriture sortie du congélateur et passée au micro-ondes.

On m’a dit que 85% des restaurants en France ne font pas leur propre cuisine. C’est une honte ! Combien de temps les visiteurs vont-ils encore croire qu’on mange bien en France ? Je crois qu’on mange mieux pour les mêmes prix à Londres, à Berlin, à Barcelone…. Je crois que la France s’est bien laissé aller sur l’un de ses points forts traditionnels. De la bonne nourriture, il ne restera bientôt que les titres et les mots ronflants « le plat de machin-chose et sa petite grillotte des bois » (ou je ne sais encore quelle bêtise dans le genre). Je souligne le « sa », ça me gonfle, cette préciosité que les restaurateurs donnent à des plats qui le plus souvent sont simplement médiocres.

Le Vin

Aaah ! Je vais enfin pouvoir donner dans le positif ! Au moins là, valeur sûre, du bon et agréable à boire et à des prix corrects. Grand merci aux viticulteurs Français, je leur tire mon chapeau. Y entre autres s’est découvert un penchant pour le rosé, elle était heureuse et moi aussi. À CDG, avant d’embarquer, nous avons acheté quelques bouteilles de « Jolies Filles »…..

Les Gens

Pour ne pas rester sur une mauvaise impression, suite aux vilaines choses que j’ai dites ci-dessus au sujet d’une certaine racaille un peu trop présente à Paris, je dois dire que j’ai été agréablement surpris par l’attitude des gens dans les commerces, partout où nous sommes allés. J’avais de mauvais souvenirs d’il y a bien longtemps. Je m’étais pris de bec un jour avec un groupe de vendeuses au Printemps (ou aux Galeries Lafayette ?), qui étaient à papoter pendant plusieurs minutes en m’ignorant totalement, pauvre cloche de client que j’étais, planté à 2 pas d’elles et ayant l’audace de vouloir leur demander un renseignement. Un bel exemple de l’attitude arrogante que les Français peuvent avoir. Croyez-moi, je ne suis pas le seul à le dire, la réputation des Français à ce sujet est faite dans le monde entier.

Mais non, cette fois, je n’ai eu que du bonheur avec les gens rencontrés dans les commerces. Peut-être du fait de la présence de Y, ambassadrice de charme du Royaume du Siam???? Nous étions allés, par exemple, dans un magasin spécialisé moto, sur l’avenue de la Grande Armée (Team Axxe), pour nous équiper un peu de tout. On nous a très bien servis, avec patience et plaisamment. Très bien, j’y retournerai !

Impressions finales

Donc, pour moi qui suis Français, je me vois obligé d’apporter quelques critiques sévères sur certains aspects de mon pays : la saleté de Paris, la médiocrité des restaurants, l’attitude de certaines gens (Français ou autres). Bien sûr, j’ai toujours énormément de plaisir à rencontrer des gens sympas et intéressants, il y en a aussi tellement ! Mais en bas de la page, je marquerai : « France = peut mieux faire ».

Et Y, venue pour la première fois en Europe, qu’a-t-elle retenu ? Saleté de Paris et nourriture médiocre, beauté des paysages (campagne de Bourgogne, Alpes autour de Chamonix), vins agréables à boire. Quant aux gens, elle n’en a retenu que les bons aspects, car heureusement elle est d’une bonne disposition et ne s’est pas trop fixée sur toute cette racaille qui traîne à Paris. Je crois que même si elle allait en Enfer, elle se ferait des copains avec les diables ! Non, plutôt, elle a des souvenirs heureux de ses contacts avec les Français, qui ont toujours été des contacts gentils et bon-enfant. Son approche personnelle y aidant.
Vols Marseille - Paris et Paris - Pointe-à-Pitre: combien de temps entre les deux vols?
by Virginie1978 · 2013-07-16 · 21 replies
Bonjour et merci d'avance pour votre aide.

Voici mon "problème". Nous partons de Marseille vers Paris en mars 2014 avec Air France puis de Paris vers Pointe à Pitre avec Air Caraibes. Il n'y a déjà plus beaucoup de choix pour les vols au départ de Marseille 🤪 Il y a un vol à 10h35 arrivée 11h55 et le vol pour Pointe à Pitre décolle à 14h40. Nous serons à Orly à l'arrivée de Marseille et pour le départ vers Pointe à Pitre.

Pensez vous qu'il faille que je prenne un vol plus tôt (si il y a encore !!) où le délai vous semble raisonnable?

Merci de vos rapides réponses car j'ai l'impression que même si c'est dans presque 8 mois il faut se dépêcher !
Préparation pour un France - Mongolie en 4x4
by Zimzum · 2013-05-21 · 7 replies
Bonjour,

Après être tombé sur le site du Mongol Rally, je commence à me renseigner pour un voyage France - Mongolie en 4x4. J'ai un budget assez serré, et comme j'ai vu que les participants du Mongol Rally faisaient ce parcours avec des voitures totalement inadaptées, je me dis qu'avec une 4x4 de base bien révisé, cela devrait être faisable.

Pour résumer, je travaille dans l'automobile, et j'entretiens moi-même mes voitures, donc j'ai quelques notions de mécanique. J'ai l'habitude de voyager, en Asie, et je connais la Mongolie (2 voyages), mais j'avais un guide. Je souhaiterais me rendre en Mongolie par le trajet le plus rapide, afin de bien profiter des Steppes (Belgique, Allemagne, Pologne, Russie, Mongolie).

Après avoir parcouru pas mal de sujets sur ce type de périple, il me reste quelques questions.

- Combien de temps faut-il compter pour se rendre jusqu'à la frontière Mongole en suivant cet itinéraire sans approfondir les visites dans les autres pays traversés? - En voyageant en 4x4, un visa tourisme normal suffit-il? Y a-t-il d'autres documents à prévoir pour passer les frontières (Russie et Mongolie)? - Pour le choix du 4x4, je pensais partir sur un essence atmo (simplicité), mais je vois que tout le monde part sur du Diesel (problème de disponibilité du carburant? conso?)? - De plus, en regardant en France et en Angleterre, quelle voiture me conseilleriez-vous dans les 2000€? - Comme solutions de navigation, qu'utilisez-vous? Carte + GPS?

Je poserai dans ce fil de discussion les avancées de mon projet, mais le voyage n'est pas prévu avant l'année prochaine ou dans 2 ans.

Merci à tous!
Aire de service près de la ville et/ou près de la mer dans le nord de la France?
by Sylvie59230 · 2013-05-14 · 6 replies
bonjour, durant les prochains week-end, je souhaite faire les côtes du Nord, Pas de calais et la somme avec mon camping car mais aimerais trouver des aires près de ville et/ou près de la mer car par exemple à Fort Mahon plage Concernant cette aire de service à Fort Mahon, elle est super bien. Tarif 9 euros par jour et pour les personnes ayant une carte à mobilité réduite, l'entrée est gratuite. c'est vraiment bien espère que vous pourrez me donner des bonnes idées aussi et pouvoir me donner vos avis sur certains aires du 59 - 62 -80. j'ai été aussi à Mers les bains (80) aire très agréable, propre, banc, barbecue et du courant de 20h à 6h mais me souvient du montant à la nuitée. Si on souhaite 55 mn de courant pour 2 euros , une borne à notre disposition et en même temps avons de l'eau pendant 10 mn. Cette aire est juste à coté un magasin MUTAN. Cela est très bien pour avoir des courses et du pain pour le matin. Nous sommes allées aussi à Berck plage à l'aire Terminus. Cette aire porte bien son nom. Donc nous sommes parti sur l'aire près de la base nautique, toujours à Berck plage. Aire agréable avec eau, vidange gratuit et la nuitée à 6.50 (prévoir la monnaie). Au niveau de la base nautique avons vu les phoques. Mais les courses et autres, il faut des jambes. De même pour aller en ville en passant par la digue, prenait jambe à votre cou, à moins que vous aimiez marcher.

maintenant j'attends vos suggestions

merci
Envoi de colis de France en Thaïlande
by Ezio20 · 2013-05-09 · 45 replies
Salut tout le monde, je cherche a envoyer un colis de France métropolitaine en Thaïlande region central mais je ne sais pas trop comment faire, j'ai lu pas mal de sujet mais beaucoup de chose ont changé depuis.

J'aimerai que mon colis comporte divers objets mais je ne sais pas si les objets seront acceptés a la douane et si le colis ne va pas disparaître selon la valeur.

Le colis comportera si possible un parfum, quelques babioles genre rouge a ongle/gloss, un petit pot de nutella et un kit d'objet assez original (total objets 150€ environ et poids je pense pas + de 9kg)

J'aurais aimé avoir cotre avis sur la démarche a suivre.

Merci de vos reponses. 🙂
Sécurité en Amérique Latine?
by TM2012 · 2013-04-10 · 17 replies
Hi,

Nous sommes actuellement au Vietnam et la "page" Asie de notre tour du monde se termine d'ici peu. Nous allons partir vers l'amérique latine avec beaucoup de question en tête niveau sécurité ? Bien que les forums nous renseignes sur les mauvaises aventures, nous aimerions savoir si des villes comme Caracas, Salvador de Bahia, Rio ou bien Bogota sont si dangereuses que ça. Je précise bien que comme dans toutes les grandes villes que nous avons pu visiter nous dormions dans le quartier routard et visitons les différents lieux touristiques à pieds. Nous ne nous baladons jamais avec des bijoux, nous sommes habillés simplement, sans signe de richesse. Les moyens de transports pour nous déplacer d'une ville à l'autre sont essentiellement les bus de nuit (non pris en agence touriste). Pour ceux qui ont déjà séjourné quelques semaines à la routarde dans ce genre de ville pouvez vous nous dire si cette formule est applicable? Nous avons l'impression que nous allons devoir voyager constamment en taxi ou encore en avion ou bus "touristique" merci de votre aide.

Notre blog: www.delautrecotedublog.com

Damien et Mathilde.
Orly-Ouest - CDG terminal 1 (escale de quatre heures vingt minutes)
by Jeremzub · 2013-04-02 · 4 replies
Bonjour à la communauté VoyageForum.com,

J'ai l'intention de réaliser début septembre, un vol (lundi 2 septembre 2013) Lyon - Orly pour ensuite devoir me rendre à Charles de Gaulle direction Chypre.

Je pense prendre un des cars Air France qui m’emmènerait à CDG (ligne 3 exactement).

Je viens donc vers vous, pour savoir si en arrivant à 8h30 à Orly West (avec Air France), j'aurai assez de temps avec mon amie pour arriver à Charles de Gaulles Terminal 1 pour l'enregistrement des bagages et le décollage prévu pour 12h50 en direction de Chypre (avec Cyprus Airways) ?

J'aimerais également savoir par ceux ayant déjà emprunté les Cars AF, de combien de temps est le trajet ? Et s'ils sont facile d'accès.

D'avance merci pour ceux qui me répondront

Bonne journée, 🙂

JeremZub
Circuler en France et en Europe avec un camping-car nord américain
by Marclamarre · 2013-04-01 · 11 replies
Bonjour/Bonsoir!

Nous nous posons plusieurs questions concernant la conduite d'un camping-car en France, et en Europe. Puisque nous aimerions passer au moins 2 ans en Europe, nous nous demandons si notre camping-car actuel se qualifie pour rouler sur les routes françaises et européennes.

Marque: Leisureway 2013 Modèle: Unity U24TB Poids brut: 11030 lbs - 5003 kg longueur: 24' 7" - 7,50 m largeur: 7'8" - 2,3 m hauteur: 10'5" - 3,19 m

La première questions concerne le permis de conduire.

Est-ce que la conduite de notre camping-car peut se faire avec un simple permis de conduire international ou alors les législations française et européenne demandent un permis de conduire spécial?

Immatriculation.

Notre camping-car est immatriculé au Québec. Faudra-t-il faire en sorte que le camping-car reçoive une immatriculation autre pour pouvoir rouler en France et en Europe?

En regard des caractéristiques de notre camping-car (poids, largeur, hauteur, longueur), y aura-t-il de grandes difficultés à circuler sur les routes secondaires et tertiaires en France et en Europe?

Pour terminer, savez-vous s'il nous sera permis (d'essayer) de vendre notre camping-car à un citoyen Français ou européen ou si les législations pourraient l'interdire?

Merci beaucoup à l'avance!

Marc de Montréal
Retour de croisière Saint-Nazaire - Gênes sur le Preziosa en Yacht Club
by Ringo459 · 2013-03-25 · 8 replies
Retour de croisière pré-inaugurale sur le Préziosa de Saint Nazaire à Gènes.

Nous avons déjà effectué deux croisières, l’une avec MSC sur le Splendida et la seconde avec Costa sur le Costa Atlantiqua. Pour cette nouvelle croisière, nous avons réservé en Classe Yacht club, c’était la première fois et nous étions impatients de vivre cette nouvelle expérience.

Le Préziosa est un superbe navire à la décoration recherchée qui est de beaucoup supérieure au style Costa qui est trop « kitch » à notre gout.

1/ L’accueil

Comme prévu, nous avons eu la possibilité de faire l’enregistrement en priorité accompagné d’un Majordome de Yacht Club. Nous avons bien évité beaucoup d’attente ce qui a été très appréciable mais un peu gênant.

Nous attendaient dans notre cabine une bouteille de Propesco dans un seau à glaçons ainsi qu’une coupe de fruits. Cette dernière était remplacée tous les jours tout comme le mini bar.

Le majordome nous a ensuite présenté le personnel de cabine la conciergerie ainsi que les locaux qui nous étaient réservés donc le magnifique Top sail lounge au 15 ° étage et le pont 18 avec solarium, piscine, jacuzzis et bar privé.

Notre cabine était très agréable, très bien insonorisée avec une salle de bain avec baignoire, un dressing suffisant pour nos affaires et une literie de très bonne qualité.

Tout correspondait à ce qu’il avait été annoncé.

2/ Le navire,

Rien à redire également, très beau bateau totalement fini, personnel agréable et serviable, décoration superbe, beaucoup avaient des notions de français, mais nous parlons anglais couramment et ce n’est pas un problème pour nous.

3/ la restauration.

Le bar

Au niveau du bar c’était parfait, le top sail lounge était très agréable et confortable, selon l’heure de la journée nous avions à notre disposition des mignardises sucrées ou salées, le choix des boissons était largement suffisant et le personnel très agréable. En soirée un pianiste créait une très bonne ambiance musicale.

Le petit déjeuner

Nous avons pris souvent le petit déjeuner en cabine, mais il n’était pas à la hauteur de ce qui était proposé au bar. Pour le yacht club, nous aurions souhaité un service sur table dans la cabine avec de meilleurs produits et un choix plus important.

Les repas

C’est là que nous avons été déçus.

Au niveau service c’était très bien, nous avions réservé au début du voyage une plage horaire pour nous rendre à la palmeraie, le restaurant dédié au 15° étage à l’arrière du navire. Il nous est arrivé de ne pas respecter cet horaire et nous n’avons jamais eu de problème. Le service est parfait, le personnel très serviable et le cadre très agréable.

Par contre au niveau de la qualité des repas, il y a beaucoup à revoir. Autant la présentation était souvent très agréable autant la saveur était quasiment absente.

Tout est surgelé, ce qui veut dire des poissons et crustacés filandreux fades et même franchement mauvais, nous avons souvenir par exemple d’une lotte immangeable et de homards filandreux et fades que nous n’avons même pas fini, c’est dommage de gâcher un tel produit et quelque chose de plus simple bien cuisiné l’aurait avantageusement remplacé

Les pâtes n’étaient pas à la hauteur d’une cuisine italienne, les légumes, surgelés également, n’avaient guère de gout et les viandes pour la plupart cuites en basse température n’étaient guère gouteuse. Nous pourrions comparer cette cuisine à celle d’un hôpital de luxe.

Avec des escales tous les jours, il ne doit pas être difficile pour cette classe de se faire livrer des produits frais.

Le buffet du 18 ° réservé au Yacht Club était encore plus triste, que des crudités sans saveurs et des pâtes assez banales.

Par contre globalement les desserts étaient bons et variés.

4/ les animations :

Spectacles de très grandes qualités, costumes superbes et grande troupe professionnelle, mais peut-être un peu moins d’émotion que sur le splendida, dommage que les deux artistes lyriques qui avaient beaucoup de talent ne se soient pas produit plus souvent. Je pense que cela va se roder.

L’animation était moins présente que chez Costa mais cela ne nous à pas gêné.

En conclusion, nous avons beaucoup apprécié cette croisière, mais beaucoup de regrets par rapport à la qualité de la cuisine.

La formule est très agréable et nous pensons repartir en yacht Club.
Location de bateau en Corse
by Sandyjeff · 2013-03-17 · 2 replies
Bonjour à tous,

je souhaite partir en corse un peu cet été. je voudrais louer un petit semi rigide pour quelques jours et pouvoir me balader sur les plages inaccessibles corse. est il possible de prendre les tentes et dormir sur les plages ... merci de me communiquer votre expérience....

a bientot

jeff🙂
Mexique en juillet: sécurité, climat et paludisme?
by Pascalou81 · 2013-03-11 · 14 replies
J'ai pour projet de partir cet été en Juillet au Mexique avec mes enfants mais je me pose beaucoup de questions concernant: - la sécurité; - le climat, - le paludisme, -les vols intérieurs au départ de Cancun. Je n'ai pour l'instant pas de circuit défini et je dispose de 4 semaines. Nous sommes intéressés aussi bien par les sites que par les déserts. Est ce envisageable d'aller au nord en Basse Californie en Juillet ? Y a t'il une région plus agréable que d'autres à cette période ? Je lis qu'il y a beaucoup d'insécurité, qu'en est il exactement ? Peut on envisager de prendre les transports locaux sans risque de se faire agresser ? J'attends vos avis et vos expériences sur ce pays en été. Quelqu'un a t'il un bon plan pour un vol à bon prix au départ de Toulouse?
Canadienne/Française double nationalité voulant vivre en France
by Lastef · 2013-03-05 · 1 reply
Bonjour je m'appel Stéphanie j'ai 27 ans (bientôt 28 en Mai ) Je suis Québecoise et j'ai la double nationalité Française =) Voilà, si je vous écris ce serais pour avoir quelque information sur les démarches et procédures à effectuer pour un Canadienne(québecoise) a la double nationalité Française qui n'a jamais mis les pied encore en france !! Donc voilà, je sais on ma dit que question visas et procédure pour y vivre sont moins compliquer étant donné j'ai la double nationalité , mais sur la Location d'appartement , ouverture d'un compte , les assurances , sur les agence de placement a l'emplois ect... Je n'y connaît rien ... Si possible qu'ils y en est parmis vous qui puissent m'aider, m'expliquer(ouverture d'un compte bancaire) et m'y retrouver parmis toutes c'est démarches .... WOW ce serais TRÈS apprécier !!!!! Et aussi si c'est possible de me référer ou diriger vers des agence de placement à l'emplois ce serais TRÈS apprécier encore une fois =) ET une dernière question, j'ai une formation ici au Québec(DEP) en Secrétariat ainsi qu'une spécialisation en Juridique , sont elle valide en France ?!?! Où puis je les valider ?! Je vous remercie vraiment BEAUCOUP d'avance à tous ceux qui pourront m'aider ou du moins me diriger vers les services adéquat =) MERCIIIIIII xOxO La Stef xOxO
De France aux Antilles en porte-conteneurs - 2ème partie (Transat de Saint-Nazaire à Fort de France)
by Jjmmsa · 2013-03-01 · 7 replies
DEPART DE SAINT-NAZAIRE

Lundi 26 Novembre 2012 - 1er jour de traversée

08 h 00, la manutention a repris de plus belle, trois portiques s'occupent du Fort Sainte-Marie. Et c'est justement la travée la plus proche de ma cabine qui est concernée. Depuis Rouen, cette travée est complètement vide y compris la cale. Toute la matinée, ce ne sont pas moins de 90 conteneurs qui vont être chargés en passant à raser le sabord de ma cabine (un sabord c'est carré ou rectangulaire, un hublot c'est circulaire), obscurcissant le ciel à chaque passage. A en donner le tournis.

15 h 20, je suis sur l'aileron de passerelle pour aider le commandant et le pilote à l'appareillage. Une manœuvre, cette fois-ci, sans remorqueur, uniquement à l'aide des propulseurs d'étrave et de poupe. Les amarres sont larguées les unes après les autres, le bateau décolle lentement du quai et gagne l'axe du chenal en passant sous le pont de Saint-Nazaire. Nous longeons plusieurs quartiers de la ville, des plages, des petites falaises brunes avant que le chenal n'oblique vers le Sud. Dernière vision de la terre avant longtemps.

16 h 35, le pilote débarque à l'extrémité du long chenal. Le Fort Sainte-Marie est en eau libre, cap à l'ouest. Au large, le vent n'a pas beaucoup molli. La mer est toujours bien formée, le bateau passe en force et tape de temps à autre dans les vagues en formant de jolies gerbes d'embruns.

Pointe à Pitre, la prochaine escale est encore loin. Et à partir de maintenant, il faut s'installer dans la durée.

17 h 45, fin de mon "quart". La nuit tombe rapidement et je pars à la chasse aux petits bruits dans la cabine…

18 h 15, ouverture de "La cave", qui est le magasin hors taxes du bord, géré par le commandant lui-même. Pas beaucoup de parfums dans cette boutique duty free, mais essentiellement des produits destinés à améliorer l'ordinaire de l'équipage et des passagers…

Remonté à la passerelle après le dîner. La mer est très forte, tout en puissance le bateau tape dans les vagues. On sent bien le choc et quelques secondes plus tard on voit une grosse gerbe jaillir de l'étrave jusqu'au-dessus des conteneurs, et être rabattue sur l'autre bord par la violence du vent.

Le Fort Sainte-Marie tangue et roule, il est difficile de tenir debout. En tout début de voyage, ces mauvaises conditions de mer cueillent tout le monde à froid, et il faut du temps pour s'y accoutumer. Lors du dîner, deux passagers font la grimace…

Après le dîner, sur la passerelle, j'ai encore bien discuté avec le lieutenant roumain, intrigué par mon expérience de la voile. Habitué des gros navires, il n'imagine pas que l'on puisse traverser un océan, ni parfois subir un tel temps sur un bateau de 11 ou 12 mètres. Il est étonné, comme moi je le suis dans l'autre sens par le gigantisme, la vitesse, la puissance du bateau qui se joue des mêmes éléments. Le partage du même milieu mais deux approches différentes.

A minuit, nous avons quitté le plateau continental pour naviguer au-dessus des grands fonds de l'Atlantique. Même si les vagues sont moins escarpées, le vent souffle presque dans l'axe, force 8 à 9. Le bateau roule et tape toujours. La nuit s'annonce agitée.

L'ATLANTIQUE

Mardi 27 Novembre 2012 - 2ème jour de traversée

Depuis hier soir 22 h 00, nous naviguons au-dessus des grands fonds. La haute marche entre les abysses atlantiques et le plateau continental du Golfe de Gascogne n'est pas sans influence sur l'état de la mer en cas de gros temps. La longue houle et les vagues escarpées perdent un peu de leur rudesse. S'il roule encore et est bien secoué, le bateau ne tape plus dans les vagues les plus hargneuses.

A minuit, nous avons passé l'heure du bord en heure T.U., c'est-à-dire reculé les montres d'une heure. Cette opération aura lieu cinq fois durant la traversée pour compenser le décalage horaire. Deux gros avantages : une heure de grasse matinée supplémentaire et une arrivée aux Antilles sans perturbation de l'horloge interne. Avantages que n'offre pas le voyage en avion.

A 03 h 00, nous avons croisé le trafic allant du cap Finisterre (Nord-Ouest de l'Espagne) à Ouessant. Tous les navires venant de Méditerranée, d'Afrique de l'Ouest, d'Amérique du Sud et qui remontent vers les ports du nord, et inversement, suivent cette route. J'avoue n'avoir pas eu le courage de me lever pour aider le lieutenant et le timonier de quart à faire la veille au milieu des autres cargos…

08 h 00, longitude du cap Finisterre. Bof ! Ciel chargé et bas, vent toujours fort, visibilité douteuse. La mer est hérissée de crêtes blanches jusqu'au bout de l'horizon. Pas suffisant pour remonter le moral des passagers qui attendent impatiemment l'embellie.

L'après-midi, les grains se succèdent en rangs serrés. Le Fort Sainte-Marie, droit sur sa trajectoire, ne fait rien pour les éviter. En hauteur, on les voit bien arriver. Au loin, l'horizon se voile, la mer s'aplatit sous la pluie et change de couleur, la pluie bat violemment sur les baies vitrées de la passerelle. Et le calme revient derrière le grain, une brève éclaircie nous offre un timide arc-en-ciel, quelques minutes de tranquillité et le grain suivant arrive déjà. Du fait de la vitesse du bateau, la cadence à laquelle nous arrivent ces grains me surprend, la rapidité à laquelle on les traverse, aussi.

Début de soirée, le vent et la mer semblent vouloir s'apaiser et prendre une direction qui nous soit plus favorable. Le baromètre amorce une timide remontée.

En cours de journée, je monte de temps en temps à la passerelle voir l'évolution des choses, jeter un œil sur la table à carte où les points GPS sont méthodiquement reportés toutes les heures. La table à cartes a toujours fait partie pour moi, du voyage en mer et du départ vers ailleurs.

Pourtant bien plus précis, les GPS, radars et cartes numériques, devenus indispensables, n'ont pas ce pouvoir de faire rêver. La carte papier synthétise d'un seul coup d'œil la navigation en cours. Elle concrétise le rythme d'une traversée en redonnant aussi la vraie dimension du monde et des océans. Si j'aime regarder une carte marine, je ne jette qu'un œil informatif sur un écran GPS, un radar ou une carte numérique, sans être capable de pouvoir m'y attarder.

J'aime bien passer un moment à la passerelle après le dîner. Il fait nuit, j'y retrouve mon ami, le lieutenant roumain. Un personnage cultivé et intéressant, parlant parfaitement le français, jovial et avenant, il contraste avec tous les autres marins ou officiers roumains du bord qui semblent porter avec tristesse, fatalité et résignation tout le poids de leur Histoire, sans un mot ni un sourire.

Il a 25 ans de marine marchande derrière lui. Passionné par son métier, il prend visiblement du plaisir à partager ce qu'il sait sur le bateau, la navigation, les instruments, l'organisation du bord ou ses responsabilités. Mon cursus nautique l'intrigue car la voile n'est pas dans la culture roumaine et il ne connait pas. Souvent, c'est lui qui revient vers moi et me pose des questions, en faisant des allers et retours entre voiliers et cargos.

DES BOÎTES, DES BOÎTES…

Mercredi 28 Novembre 2012 - 3ème jour de traversée

Encore une heure de décalage des montres cette nuit. Nous sommes maintenant en TU-1. La mer s'est calmée, la fin de nuit a été si paisible qu'un des passagers se croyait (encore ou déjà) à quai. Il est vrai que nous sommes loin des conditions d'inconfort d'il y a deux jours tant la mer s'est apaisée.

Ce matin, le second capitaine organise une visite guidée à notre attention. C'est lui qui est en charge de la gestion de la cargaison et nous explique que les conteneurs sont repérés en X, Y et Z (par travée, rangée et étage) par des numéros que l'on retrouve gravés sur les cloisons des cales. C'est grâce à ces X, Y et Z que les portiqueurs chargent la bonne boîte au bon endroit.

Le plan de chargement est établi préalablement par l'armateur mais c'est le second capitaine qui finalise le positionnement des conteneurs en fonction des contraintes mécaniques que la cargaison fait subir au bateau, en fonction des boîtes contenant des matières dangereuses, des reefers, du port de débarquement, etc..

Par informatique, les conteneurs sont également repérés par des codes de couleur selon les ports de provenance ou de destination, les matières dangereuses qui ne peuvent pas cohabiter ensemble, les branchements aux prises électriques pour les reefers. De puissants logiciels optimisent le remplissage des ballasts équilibrant l'assiette du bateau lors du chargement ou déchargement.

Aux escales, le second capitaine a aussi un gros travail administratif à exécuter avec l'armateur, la douane, les autorités portuaires, les sociétés de manutention avant que le bateau ne puisse larguer les amarres.

Il nous emmène ensuite dans le cœur du bateau, un dédale de coursives étroites ponctuées de portes étanches qu'il faut enjamber. Des files de câbles ou de canalisations courent sur les cloisons ou aux plafonds. Nous sommes dans la cale, assourdis par le grincement des conteneurs frottant les uns contre les autres, le puissant ronflement des appareils de ventilation qui tournent à plein régime, (dans la cale, il faut aussi refroidir le système de réfrigération des reefers… !). Le niveau sonore élevé nous plonge dans une ambiance industrielle.

Nous progressons vers l'avant passant d'une travée de conteneurs à l'autre et arrivons vers l'étrave dans un large espace occupé par des gros tubes en diagonale où passent les chaînes d'ancre. C'est un vaste local servant à stocker tout le matériel dont le bosco a besoin, amarres, câbles, caisses de matériel de rechange, consommables, etc… Sur un tas d'aussières en vrac, un cercueil est négligemment posé… Au cas où !

Nous repassons à l'extérieur et montons au poste de manœuvre avant. Le seul endroit calme du bateau où l'on n'entend plus que le bruit du vent et le chuintement du bulbe d'étrave fendant obstinément la mer. En navigation, l'endroit est donc plutôt paisible. Au port, d'énormes treuils servent raidir les aussières et moins utilisés, deux autres cabestans permettent de remonter les ancres au moyen de chaînes largement calibrées.

Nous terminons la visite par le local incendie au pied du château et de l'hôpital… On n'a pas trouvé l'infirmière !

Avant le dîner, le commandant nous fait l'honneur du salon des officiers pour un pot d'accueil des plus sympathiques où chacun peut mieux se connaître en discutant un verre à la main avec le chef-mécanicien, et deux jeunes lieutenants. Toutes les meilleures traditions de la Marine ne sont pas encore perdues.

DÉJÀ LES AÇORES !

Jeudi 29 Novembre 2012 - 4ème jour de traversée

Pas de décalage horaire cette nuit. En début de matinée, au milieu de l'Atlantique, nous croisons sans le voir le CMA CGM Fort Saint-Louis qui fait la route inverse, à 37 milles sur notre bâbord, c'est-à-dire tout près de nous, à l'échelle de l'océan.

Les rencontres avec d'autres bateaux sont des évènements plutôt rares tant la mer est immense et les routes différentes. Et comme par hasard, le second bateau rencontré dans la journée suit une route de collision obligeant à changer le cap jusqu'à ce que le danger soit écarté.

Le lieutenant navigation et le timonier de quart assurent une veille visuelle permanente jour et nuit, ce qui est un facteur de sécurité. Ils sont aidés par le radar qui le cas échéant, leur indique à quelle distance et dans quel laps de temps aura lieu la collision éventuelle avec un autre bateau. A eux d'agir au bon moment pour que cela ne se produise pas.

Deux fois par jour, dans le cadre d'un partenariat entre la compagnie et Météo France, un des membres d'équipage gonfle à l'hélium un ballon muni d'une sonde météorologique. Un fois lâché le ballon grimpe dans la stratosphère et explose vers 30.000 mètres d'altitude. Pendant son ascension puis sa chute, la sonde enregistre la température, la pression atmosphérique, le taux d'humidité, la vitesse et la direction du vent, etc. Ces informations sont retransmises à bord en continu et ensuite réexpédiées à Evelyne Dhéliat ou Nathalie Rihouet pour que vous ayez des informations météo fiables à la télé. Il en est ainsi sur les quatre bateaux de la ligne.

11 h 40, l'attraction du jour se dévoile progressivement. Tout au bout de l'horizon, sur notre avant tribord, on devine en filigrane à quarante milles, les silhouettes de Corvo et Flores, deux îles très isolées au nord-ouest de l'archipel des Açores. Lentement, leur contour se précise, abrupt pour Corvo et en pente plus douce pour Flores.

13 h 00, nous passons à 10 milles, au plus près de Flores, couverte de prairies verdoyantes. On arrive à deviner les constructions blanches de sa capitale, Santa Cruz. La proximité de la terre permet de téléphoner en direct à la famille et la communication est parfaitement claire.

16 h 15, exercice incendie obligatoire. Une sonnerie stridente met tout le bateau en alerte. Tous les passagers doivent se rassembler aussitôt à la passerelle. Le feu s'est déclaré dans un conteneur dans la cale à l'avant du bateau. Les échanges par talkies-walkies fusent. Bien sûr, l'exercice est émaillé de contretemps pour mettre les équipes de sécurité en situation. Finalement, le feu virtuel est éteint et tout est rentré dans l'ordre.

L'incendie est ce qui est le plus redouté à bord de tous les bateaux. Pourtant, ce n'est jamais l'eau qui manque autour ! La propagation du feu peut être extrêmement rapide et la chaleur peut provoquer des réactions en chaîne immaîtrisables. D'autant que le bateau transporte aussi de multiples matières chimiques dangereuses qui ne réagissent pas bien ensemble. Vous n'imaginez pas tous les risques que je prends durant ce voyage. Il suffit juste d'une fois. Et ces exercices périodiques sont faits pour éviter le pire.

QUE FAIRE A BORD ?

Vendredi 30 Novembre 2012 - 5ème jour de traversée

Il n'y a pas eu de changement de l'heure du bord à minuit. Et ce matin, le jour n'en finit pas de se lever. En réalité, c'est la pleine lune qui éclaire la cabine.

Lever à 07 h 00 et montée immédiate à la passerelle. Il fait encore bien nuit et la lune tombante se reflète largement sur la mer. Il y a quelque chose de différent ce matin, un changement imperceptible dans l'air du temps, une douceur relative de la température, une humidité plus palpable, des nuages plus légers et quand le jour finit de se lever, une autre densité dans la couleur de la mer. Le vent a repris de la force mais sa direction a changé aussi, passant au sud-est, trois-quarts arrière du bateau.

La température de la mer augmente régulièrement, 21.8 °C ce matin, et depuis l'une des coursives extérieures j'ai aperçu les premières sargasses, ces algues qui naissent dans la mer du même nom, bien au large de la Floride, et qui se baladent dans l'Atlantique au gré des courants. Autant de signes ténus, nous indiquant que nous changeons de zone climatique et que l'hiver… est bientôt derrière nous.

Je suis maintenant bien dans le rythme de ce voyage au long cours. Les notions de jours et de distances s'estompent progressivement. Le temps se dilue à mesure que le bateau progresse. Je ne sais déjà plus trop quand j'ai quitté Saint-Nazaire, ni combien de milles il reste à parcourir pour rallier Pointe à Pitre. Je ne me pose même pas la question. Est-ce si important de le savoir ?

Chaque jour à bord, il n'y a que les repas qui soient les points obligés auxquels les passagers se retrouvent pour échanger. En dehors de cela, aucune règle, aucune contrainte horaire, et chacun dispose de lui-même selon ses goûts et ses envies du moment : broderie, lecture, visionnage de DVD, randonnée sur les coursives extérieures, ascension des escaliers, information auprès de l'équipage, sieste, etc, etc… Que sais-je encore ? Une seule occupation : l'auto gestion !

Mon rythme à moi : après le p'tit dej, je vais à la passerelle pour vérifier s'il y a toujours de l'eau dans la mer et discuter de la situation avec le lieutenant roumain, puis un tour sur le pont du bateau, (430 mètres de parcours du combattant tant les obstacles fonctionnels sont nombreux et cinq étages à pied, bien qu'il y ait un ascenseur). Retour en cabine pour la tenue à jour des notes sur le déroulement du voyage. De nouveau à la passerelle avant le déjeuner, et sieste après celui-ci pour… récupérer.

L'après-midi se déroule à peu près au même rythme avec des passages plus fréquents à la passerelle pour regarder l'horizon pourtant vide, observer l'évolution des conditions météo, me pencher sur la table à cartes ou les instruments de navigation.

Après le dîner, long moment de méditation dans l'obscurité de la passerelle avant d'entamer une discussion philosophique avec le lieutenant roumain, puis descente en cabine pour transfert des photos et vidéos prises dans la journée.

Eh bien, malgré que certaines durent vingt-cinq heures, à cette cadence, il me semble que chaque journée est trop courte.

Et pendant ce temps le Fort Sainte-Marie, imperturbable, seul au milieu de l'Atlantique, taille sa route : 460 milles régulièrement parcourus chaque jour (852 km).

LA CROISIÈRE S'AMUSE (-t-elle ?)

Samedi 1er Décembre 2012 - 6ème jour de traversée

00 h00, encore un décalage de la montre du bord, réglée à TU-2, trois heures de différence avec la France.

Un gros grain ce matin au réveil et une épaisse couche de nuages gris barre l'horizon. L'air s'adoucit progressivement, il fait 21°C et il devient agréable de rester sur les ailerons de passerelle pour contempler tranquillement le paysage.

Nous sommes trois passagers à avoir demandé à visiter la salle des machines. Munis de bouchons d'oreilles, nous sommes pris en charge par un lieutenant pour descendre dans les tréfonds du Fort Sainte-Marie. Ca commence très fort, car nous pénétrons d'emblée dans une immense salle où le bruit et la chaleur nous assaillent déjà. Face à nous, l'énorme moteur principal de 8 cylindres assure la propulsion du bateau dans un boucan d'enfer. Nous sommes dans les entrailles du Léviathan, nous évoluons dans la démesure.

En dehors du moteur principal, il faut également gérer 4 énormes groupes électrogènes spécialement dédiés aux reefers qui consomment beaucoup d'électricité au retour des Antilles, des groupes pour ventiler l'atmosphère, climatiser l'air, dessaliniser l'eau de mer, produire du chaud, du froid, de la vapeur, etc, etc…

Les bruits de tous ces appareils s'ajoutent, se mélangent les uns aux autres. Toute cette mécanique dégage beaucoup de chaleur en tournant et rend l'atmosphère de cette salle étrangement pesante.

Après avoir bien transpiré à fond de cale, le retour à l'extérieur est un soulagement. C'est la première fois où la température est très douce et agréablement supportable. Je suis monté à plusieurs reprises à la passerelle, dont un long moment sur l'aileron bâbord en fin d'après-midi à discuter avec les deux autres passagers et le commandant qui n'est pas avare d'informations sur la marine marchande. Très intéressant à écouter. Le soleil s'est couché dans les nuages en produisant des effets orangés presque dramatiques.

19 h 00, soirée barbecue autour de la piscine. Là, il faut oublier tous les clichés que la série TV "La croisière s'amuse" à instillé dans l'inconscient candide et crédule des téléphages… La piscine est un trou de 4x4 m en tôle peinte en bleu foncé, située au pied d'une grue et à proximité d'une rangée de conteneurs. Et pas de fauteuils transat moelleux pour siroter nonchalamment un cocktail sirupeux servi par un steward empressé. Il faut oublier tout ça !

Pour le barbecue : apéritif, gambas, merguez, bœuf, cuisses de poulet à griller soit même au-dessus d'un demi-bidon de 200 litres rempli de braise. De quoi être rôti bien avant la viande… Nous avons partagé ce repas avec tout l'équipage, officiers et matelots roumains, assis sur des bancs en bois, face aux tables recouvertes de nappes en papier. Là encore, pas de sophistication dans le service. Cela n'a pas empêché de vivre un agréable moment de convivialité à se raconter histoires et anecdotes.

Et après le barbecue, pas de soirée romantique accoudé au bastingage du pont-promenade sous le clair de lune… Il n'y a tout simplement pas d'endroit équivalent pour cela à bord !

Plus sérieusement, comme chaque soir, je suis monté à la passerelle. Pas de vent sur l'aileron, l'air y était vraiment agréable, j'y suis resté un bon moment… à discuter avec le lieutenant roumain. Le porte-conteneurs, ce n'est pas "La croisière s'amuse" !

SOUS LE TROPIQUE

Dimanche 02 Décembre 2012 - 7ème jour de traversée

00 h 00, avant-dernier décalage de la montre du bord. Nous sommes passés à TU-3, soit quatre heures de différence avec la France.

Tenue d'été ce matin. On sent la chaleur en sortant du château. Le soleil brille généreusement, les petits cumulus sont bien alignés dans le ciel, la mer a pris une couleur bleu marine très dense et les poissons volants sont de sortie. Autant de signes qui ne trompent pas, nous sommes tout près d'entrer dans la zone tropicale. Ce que confirment les relevés de températures, air : 25.5°C, mer : 26.8°C.

Après le petit-déjeuner, je pars en randonnée autour du bateau en suivant prudemment un itinéraire ponctué d'obstructions diverses qui ne permettent pas de marcher bien vite. Arrivé sur la plage avant, je m'installe un long moment sur la petite plate-forme qui domine l'étrave. C'est le seul endroit du bateau où l'on n'entende pas un bruit. Le silence complet, un vrai luxe à bord.

De ma plate-forme, je n'ai même pas besoin d'étendre les bras à l'horizontale pour devenir le roi du Monde, comme dans une scène d'un film célèbre… (Il est vrai que les icebergs sont très rares dans la région).

Je vais ainsi passer une bonne partie de la journée entre le pont, l'étrave et la passerelle à profiter de la douceur du climat, à fixer l'horizon. A ce rythme, il est vraiment impossible de s'ennuyer.

17 h 08, nous franchissons allègrement le Tropique du Cancer par 23°27' Nord. C'est une ligne fictive parallèle à l'Equateur, reliant tous les points du globe où le soleil est au zénith le jour de l'été. Pas de cérémonie spéciale pour le passage de cette ligne ; dommage, cela méritait bien un coup de rhum.

DE L'AUTRE CÔTÉ

Lundi 03 Décembre 2012 - 8ème jour de traversée

Minuit, dernier décalage de la montre du bord. Nous sommes maintenant à l'heure antillaise, TU-4, cinq heures de différence avec la métropole.

Réveil dans la grisaille. Des nuages noirs lourds de menaces s'accumulent au-dessus de l'horizon. Dans la matinée, je me hasarde à faire ma rando quotidienne autour du navire. Je n'ai pas été bien loin, je n'ai eu que le temps de trouver refuge au poste de manœuvre, à l'arrière du bateau, quand un violent grain est tombé brutalement, aplatissant la mer et ramenant la visibilité à rien. Il en a été ainsi toute la matinée.

Aujourd'hui est le dernier vrai jour de navigation avant Pointe à Pitre, où nous arriverons demain aux petites heures. Le voyage n'est pas fini, mais la traversée, elle, se termine ! Et je ne peux pas dire que cela me mette en joie. Hier, avant-hier, avec le voilier c'était quatre fois plus de temps, mais la sensation ressentie à la veille de l'arrivée reste toujours la même : qu'elle soit courte ou longue, la traversée aurait pu durer plus longtemps.

C'est à chaque fois pareil : est-il nécessaire que cela s'arrête si vite ? Pourquoi ? Parce que, mentalement, ce voyage s'inscrit dans la durée, j'ai intégré cette durée et trouvé à bord le rythme me convient pour y parvenir.

Avec ce cargo, j'ai remis les Antilles à la bonne place sur la surface du globe, en distance et aussi en temps. Les Antilles ne se situent pas à l'extrémité de la piste d'Orly, elles sont bien de l'autre côté de l'océan Atlantique, au bout de 3.430 milles (6.353 km) et quasiment huit journées complètes de navigation depuis Saint-Nazaire. La traversée, c'est le voyage lui-même !

Et ce qui devait arriver, arrivât ! En début d'après-midi, le lieutenant de quart a sorti la carte d'atterrissage de la Guadeloupe et commencé à reporter les points dessus… J'ai bien demandé au commandant de ralentir, j'ai l'impression de ne pas avoir été entendu.

J'ai terminé la rando entamée ce matin, je suis resté un long moment assis sur la petite plate-forme qui surplombe l'étrave. Silence, soleil, pas trop de vent et l'océan immense… Je suis venu me faire la dernière piqure d'eau de mer avant l'arrivée…

De quart en fin de journée sur la passerelle. Nous croisons la route d'un vieux gréement, une grande goélette de 33 mètres qui se rend (au moteur, malheureusement), à Saint-Martin. De la passerelle, elle parait minuscule. Sa coque et sa mâture se détachent en silhouette dans la lumière du soleil qui décline trop rapidement. Ce moment-là aussi, aurait pu durer !

LA GUADELOUPE

Mardi 04 Décembre 2012 - 9ème et dernier jour de traversée

Pas de décalage horaire cette nuit. A minuit, il reste 89 milles à parcourir ; autant dire, rien !

04 h 30, réveil et montée immédiate à la passerelle pour aider le commandant. Le bateau est en avant lente devant l'îlot de Gosier à quelques encablures de Pointe à Pitre, en attendant l'embarquement du pilote prévu à 05 h 00.

Après avoir remonté le chenal qui serpente entre les îlets et les cayes, nous accostons au quai de Jarry en même temps que le jour se lève sur la ville. Tout doucement le profil de la côte émerge dans le contre-jour du petit matin. La température est douce sur l'aileron. Une belle arrivée !

Une belle arrivée après une jolie traversée. Les heures mouvementées du début sont déjà oubliées pour ne garder que le meilleur… Un beau parcours de 4.315 milles depuis Dunkerque (7.990 km), dont 3.430 milles de traversée pure (6.353 km).

Avant que tout ne soit complètement terminé, avec deux autres passagers, nous louons une voiture pour nous rendre à Basse Terre, chef-lieu de la Guadeloupe. Je ne connais pas cette ville et en dehors de la découverte, j'ai le secret espoir de trouver un spot Wi-Fi.

Rapidement, je comprends que je dois adapter mon mode de pensée à la philosophie locale et faire avec, ou plutôt faire sans. Je me fais promener d'un quartier à l'autre, de renseignements obsolètes en coups foireux, pour me rendre à l'évidence, je ne me connecterai pas à Internet aujourd'hui… Tant pis pour Internet, place à la découverte !

Cette chasse au spot Wi-Fi m'a donc permis de parcourir une petite ville tranquille par rapport aux souvenirs qu'il me reste de Pointe à Pitre : des rues étroites, bordées de vieilles maisons de style colonial dont certaines construites en pierre de lave, tout comme l'église. Un marché couleur locale. Une mairie toute blanche et au bout d'une large esplanade engazonnée, un monument aux Morts de la Grande Guerre, également blanc, se détache sur fond de Soufrière. Une longue esplanade en bord de mer, qu'une employée de la mairie, comparera à la Promenade des Anglais, pour que je comprenne bien.

Nous déjeunons au-delà de la "Promenade des Anglais" dans un petit restau de la marina de Rivière Sens les pieds dans l'eau, face à quelques bateaux de plaisance. Bah oui, on y revient toujours ! Ce restaurant s'appelle "Kafé Signes" sous-titré "Pou palé sans pawol" (véridique). Il est géré par une association d'aide et d'insertion de muets et malentendants. Le service est remarquable par sa discrétion bien sûr, mais plus sérieusement par l'extrême amabilité et la gentillesse de tout son jeune personnel, qui nous avait préparé une excellente assiette de produits de la mer.

Sur la route du retour, nous faisons un crochet vers les chutes du Carbet, au flanc du volcan de la Soufrière. Pour y parvenir, une petite route sinue à travers des paysages vallonnés et luxuriants. La nature ayant repris ses droits, ce site n'est plus vraiment accessible à pied, suite à un ancien séisme et des inondations. Cela nous permet néanmoins de suivre un parcours à travers la forêt humide guadeloupéenne : fougères arborescentes, lianes, plantes épiphytes sur les arbres, etc. Je n'ai pas de talents de botaniste, mais tout est démesuré, troncs, tiges et feuilles. Cela pousse sans problème.

Appareillage fixé à 23 h 00, arrivée en Martinique demain matin à 05 h 00. En prévision d'une courte nuit, je m'octroie un peu de repos après le dîner. Avant que le réveil ne sonne, dans un demi-sommeil, je réalise péniblement que le bateau est en route. Les lumières de Pointe à Pitre s'éloignent dans le sillage du Fort Sainte-Marie. Je n'ai toujours pas compris comment le commandant a pu appareiller avec une heure d'avance sans mon aide ! Vexant !

FORT DE FRANCE

Mercredi 05 Décembre 2012

Ayant raté le dernier appareillage de ce périple, hors de question de manquer l'ultime accostage ce matin à Fort de France. D'autant que mon épouse me tire de mon sommeil à 04 h 00 par téléphone pour me dire qu'elle me suit à la trace sur MarineTraffic et me confirme que j'arrive bien en Martinique. Bah oui, pendant qu'il est 09 h 00 du matin en France, il fait nuit noire aux Antilles !

Je m'octroie donc une grasse matinée jusqu'à 04 h 45 avant de monter à la passerelle rejoindre le commandant qui est déjà à son poste. "Bonjour commandant ! Cette fois, je suis bien réveillé. Vous pouvez compter sur moi !". Il a bien compris la signification de cette aide qui tient évidemment plus du gag que de l'efficacité réelle. C'est pour moi, une façon détournée de lui exprimer mon intérêt pour la navigation et tout ce qui rapporte à la marche du bateau.

Le Fort Sainte-Marie pénètre à petite vitesse dans la baie de Fort de France. Depuis l'aileron bâbord dans l'air tiède, je savoure, je distille ces dernières minutes de navigation devant les lumières de la ville qui défilent lentement.

06 h 10, le bateau est à quai, amarres capelées. L'ordre fuse dans les talkies walkies : "TPLM ! Terminé pour la machine !"… Terminé pour moi !

La voiture de location que j'avais réservée pour la suite des vacances ne sera pas disponible avant l'après-midi. A cause des lourds bagages, difficile d'aller et venir librement en attendant. Je suis donc contraint de rester à bord toute la matinée, ce qui me permet de poursuivre la mise à jour de mes notes de voyage.

En réalité, cela m'arrange bien, je ne suis pas pressé de débarquer…

1ère partie : de Dunkerque à Saint-Nazaire: http://voyageforum.com/v.f?do=post_edit;post=5847958;

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