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Prépa d'un juillet 2015 namibien - A la recherche d'aides, de conseils, d'idées, de rires... English translation pending
Bonjour,
Depuis qqs années la Namibie nous trotte dans la tête. Après avoir hésité et avoir été bien aidés à nous décider par certaines et certains d'entre vous que nous remercions grandement (voir par là...), ce sera pour juillet 2015...
Nous hésitions car nous nous demandions si ce pays était envisageable sans résa d'avance des hébergements en dur ou en résas limitées. La réponse nous a semblé suffisamment positive pour tenter le coup... Un zeste d'esprit aventurier circule encore dans nos veines ! Par contre, zéro esprit et corps campeur !!!
Pour l'instant une seule chose à notre actif: les billets d'avion. Départ/retour de Francfort avec air Namibia (770 euros pp) - 10 heures de vol en direct 3 semaines sur place du 9 juillet au matin au 30 au soir
Nous partons de là car la structure de notre été 2015 sera à l'instar de celle de 2014. Une première partie de visites familiales nous mènera début juillet du côté de Thionville. Francfort est à 3 heures, une amie y habite et peut garder la voiture car elle ne bouge pas cet été - elle vient 3 semaines en Martinique en fin d'année... Donc, cela se goupille bien.
Maintenant, il ne reste plus qu'à remplir ces 22 journées sur place...
Nos envies: - Animaux en milieux naturels - Paysages grands ravisseurs de pupilles - Un rythme "Nous prenons notre temps", nous ne verrons qu'une toute petite partie du pays et de ses possibles - Un voyage laissant une bonne part d'adaptation et de décisions sur place
Nos limites: - Un budget sur place autour de 5 500 euros (avec une marge supp de 10%) - Des hébergements en dur - simples et fonctionnels - pas besoin de piscine, Spa... - Un seul pays donc les chutes Victoria sont disqualifiées pour cet été
Je vais lire et décanter carnets et prépas en cours... En attendant, je vais commencer à assembler des sites complémentaires repérés et analyser avec intérêts vos suggestions d'itinéraires ou de lieux clefs ou de coups de cœur...
Plus tard, viendra le temps des questions précises...
D'avance merci à celles et ceux d'entre vous nous aidant dans cette prépa de nos espérés beaux moments voyagesques 2015...
Depuis qqs années la Namibie nous trotte dans la tête. Après avoir hésité et avoir été bien aidés à nous décider par certaines et certains d'entre vous que nous remercions grandement (voir par là...), ce sera pour juillet 2015...
Nous hésitions car nous nous demandions si ce pays était envisageable sans résa d'avance des hébergements en dur ou en résas limitées. La réponse nous a semblé suffisamment positive pour tenter le coup... Un zeste d'esprit aventurier circule encore dans nos veines ! Par contre, zéro esprit et corps campeur !!!
Pour l'instant une seule chose à notre actif: les billets d'avion. Départ/retour de Francfort avec air Namibia (770 euros pp) - 10 heures de vol en direct 3 semaines sur place du 9 juillet au matin au 30 au soir
Nous partons de là car la structure de notre été 2015 sera à l'instar de celle de 2014. Une première partie de visites familiales nous mènera début juillet du côté de Thionville. Francfort est à 3 heures, une amie y habite et peut garder la voiture car elle ne bouge pas cet été - elle vient 3 semaines en Martinique en fin d'année... Donc, cela se goupille bien.
Maintenant, il ne reste plus qu'à remplir ces 22 journées sur place...
Nos envies: - Animaux en milieux naturels - Paysages grands ravisseurs de pupilles - Un rythme "Nous prenons notre temps", nous ne verrons qu'une toute petite partie du pays et de ses possibles - Un voyage laissant une bonne part d'adaptation et de décisions sur place
Nos limites: - Un budget sur place autour de 5 500 euros (avec une marge supp de 10%) - Des hébergements en dur - simples et fonctionnels - pas besoin de piscine, Spa... - Un seul pays donc les chutes Victoria sont disqualifiées pour cet été
Je vais lire et décanter carnets et prépas en cours... En attendant, je vais commencer à assembler des sites complémentaires repérés et analyser avec intérêts vos suggestions d'itinéraires ou de lieux clefs ou de coups de cœur...
Plus tard, viendra le temps des questions précises...
D'avance merci à celles et ceux d'entre vous nous aidant dans cette prépa de nos espérés beaux moments voyagesques 2015...
4 semaines à Hawaï, été 2014 English translation pending
C'est avec un peu de retard que je livre mon carnet de voyage.
Les infos pour l'organisation de ce voyage ont été recueillies sur ce site, sur des conseils d'amis, et avec le guide Ulysse.
Nous sommes partis en famille, avec 2 enfants de 9 et presque 12 ans (dernier mois pour ne pas payer le prix adulte!).
Nous avons eu la chance de pouvoir partir 4 semaines et donc nous avons fait les 4 iles. Un voyage orienté nature, mer et montagne, peu de sorties.
Vendredi 4 juillet, la plus longue journée de notre vie: 36 heures! Réveil de bonne heure, pour un départ de la maison à 4h45. Vol Lyon Francfort à 6h55, 2h d'escale, puis Francfort San Francisco, 11h de vol, notre 1er A380.
3h d'escales, on récupère les bagages, on passe la douane et direction le dernier vol San Francisco Honolulu, B737 united, on est en economy plus, on a bien de la place pour les jambes, plusieurs boissons offertes. On dort tout le long, dur de se réveiller, c'est la nuit pour nous!
Arrivé Honolulu, bagages, voiture. Réservation d'une mustang! Surprise pour les garçons. On doit prendre des sacs sur les genoux le temps d'aller à l'hôtel. Waikiki prince hôtel, chambre simple, pas de ménage mais serviettes de plage et prêt de boogieboard. On pose la mustang au parking (20 $), les sacs à la chambre et direction la plage. On attend le feu d'artifice avec beaucoup de monde sur la plage et on ne le voit pas bien, il est derrière un bâtiment. On va manger au mc do et on rentre à la chambre.
Samedi 5 juillet, anniversaire de Jolan. Réveil entre 3h et 4h. Un peu de tv, de tablette, ... On va à la plage vers 6h. On déjeune, puis baignade avec les boogie boards, et une grosse bouée trouvée sur la plage. Le temps n’est pas terrible, il y a de fréquentes petites averses. Il y a plein de surfeurs. Retour à la chambre vers 9h, je regarde la météo et il semblerait faire meilleur dans l'ouest. On prend donc la mustang, que l'on va jouer à ouvrir et fermer la capote toute la journée! On fait les touristes: arrêt chez dole manger une glace à l'ananas, puis on va voir une ancienne usine à sucre. On mange dans un camion crevette, crevettes à l'ail et crevettes citron. Très bonnes. On continue sur la route du nord. On traverse la ville historique de Hale’iwa, beaucoup de touristes et de magasins. On s'arrête à la plage, on a oublié chapeau, lunette et portemonnaie sur la table à midi, donc on retourne au camion crevette, et le monsieur nous rend tout! On retourne à la plage, vers une crique sur le côté, très vert, presque sauvage! Des gens regardent quelque chose au bord de l'eau, une grosse tortue, notre 1ere! En marchant, on en voit plein d'autres. Tout le monde regrette les masques et tubas, mais elles sont vraiment au bord, dans les cailloux, avec peu d'eau.
Jolan fabrique un bateau avec des herbes et des bouts de bois, Flavien joue dans l'eau. Toujours des petites averses.
On rentre vers 17h, les garçons s'endorment rapidement. On s'arrête à safeway acheter le repas du soir, et retour à l'hôtel. Les garçons ne se réveillent que pour aller se jeter dans leur lit. Nous on va garer la voiture (gratuit le long du canal) et on revient manger nos macaronis fromage et poulet grillé. On dort à 20h
Dimanche 6 Jolan réveillé très tôt, flavien 5h et moi 5h20! On quitte la chambre à 6h15. Direction Pearl Harbor. On rejoint une longue file à 6h50, ça ouvre à 7h et on a des billets pour 11h. En attendant on va visiter le battleship uss missouri. Il est grand, visite intéressante. Retour avec la navette, on prend des audio guides pour Lionel et les garçons, visite et film en français. A 11h, on commence par le film, puis on embarque pour aller au mémorial. Au retour, on prend les livrets de ranger junior, et on fait les 2 musées. La visite est intéressante, les garçons ont leur médaille et on quitte le site à 14h30! Un petit arrêt à une caserne proche, mais juste le quartier général, un pompier très sympa qui discute et nous offre un patch. On prend ensuite la route de l'ouest, les plages s’enchainent, toutes avec beaucoup de monde, comme c'est dimanche. Des familles, équipées avec des tentes, bbq...les jeunes jouent du ukulélé, une famille fait nager sa pet turtle, ambiance sympa. Retour Waikiki, les garçons dorment, on va garer la voiture, et on mange nos pates et poulet sur le balcon! Au lit 20h45!
Lundi Réveil 5h je fais mon carnet, déjeuner puis départ, pour koko crater, vu dans la série Hawai5-0! On est prêt pour la montée à 6h 45. Il y a 1050 marches, et ça devient plus raide vers la fin. On monte en 45mn, ce qui n'est pas ridicule! ! Tr��s belle vue d’en haut, la descente n'est pas plus facile! Cette marche vaut le coup, les gens s’encouragent, c'est le challenge du jour.

La pluie arrive juste avant que l'on ne rejoigne la voiture. On prend la route vers l'est, la route longe la mer, c'est sauvage et très beau. Différents arrêts photo, la pluie s’est arrêtée. On mange en face de la plage de Kailua, (plus belle plage des usa?) un resto où la famille Obama est venue manger! La plage est très belle, sable presque blanc et mer turquoise. Quelques petites vagues pour jouer. Retour sur Honolulu en passant par l'intérieur de l'ile, au milieu des montagnes. On va ensuite voir le palais du gouverneur, la statue de Kamehameha, comme on les a vu dans Hawaï 5-0! Retour à la chambre après avoir garé la voiture. Personne ne dort, ce soir on sort! On va en bord de mer, on se promène un peu et on va manger à mc do! Bonne salade, puis une bonne glace chez haagen dazs. Au lit 20h45!
Mardi Petit dej: Jolan finit les pâtes et Flavien le poulet! On décide d'aller faire diamond head crater qui est juste à côté. On monte rapidement, et on a mal aux jambes! La vue d'en haut est très belle, et le sentier sympa.
On charge la voiture et direction l’aéroport. Bye bye la mustang. Vol island air direction Kauai. Vol de 40 mn, avec petite serviette et boisson! Direction location de voiture dollar, on ne choisit pas, on a une Chrysler moyenne.
On cherche notre appart, résidence plantation hale, que nous trouvons sans problème. Appart en rez de chaussée, une chambre et cuisine bien équipée et salon sympa.
On va faire les courses, on prend peur sur les prix, on remplit le chariot. On fait un pari sur le montant du chariot, Lionel gagne à 300 dollars!
Mercredi Réveil 5h30 pour Flavien, mais 8h pour Jolan. Bon petit dej maison. Départ vers le nord, en faisant tous les petits arrêts photos. La côte est très belle. Arrêt à la plage . On est presque seuls, un côté est abrité des vagues et on sort masque tuba. On se prend 2 bonnes averses. On arrive à piqueniquer entre 2. On reprend la route vers le nord, on achète des fruits à un marchand de bord de route: il y a un présentoir avec les prix et une boite pour mettre les sous! On va à secret beach, petite marche, belle plage. Les garçons jouent dans les vagues.
Au retour on s’arrête à Kapaa, petit marché, on achète avocat, tomate, fruit de la passion, petites bananes et mangues.
Retour à l'appart, rinçage, apéro, repas, et au lit!
Jeudi 10 Départ pour snorkeling à Koloa landing, on descend par une mise à l'eau, plusieurs groupes de plongeurs sur place. L'eau est un peu trouble sur le bord, mais c'est mieux plus loin. Pas mal de poissons, un poulpe, et des tortues! On reste dans l'eau environ 1h. On fait ensuite un petit tour pour chercher d'autres coins pour un autre jour. On va à Poipu Beach Park, belles tables de pique-nique ombragées, et au menu: tortillas, thon, mayo, avocat, tomate! Miam On joue ensuite dans l'eau, sur une petite presqu'île où les vagues arrivent des 2 côtés, elles se rejoignent et ça secoue! On va ensuite au bout de la route en gravier après le golf, Flavien dort, toujours réveillé à 5h le matin, il est crevé l'aprèm. Il y a un trail pour aller voir un gouffre. Le chemin est très beau, replanté et aménagé par des volontaires. On retourne à la voiture, Flavien dort toujours. On passe devant un ranch, où des cowboys Hawaïens s’entraînent au rodéo sur un taureau articulé tiré par un quad, on va les voir un moment, typique!
On rentre à l'appart, rinçage, apéro et hamburger (à la poêle, pas le courage d'aller au bbq!)
Vendredi 11 Il a beaucoup plu cette nuit. Levé 6h30, pancakes pour le petit dej. Pour mettre nos coups de soleil à l’abri, pas de plage aujourd'hui. On va au Waimea canyon. En partant, c'est bien couvert, mais on a ensuite un vrai beau temps. La route monte le long du canyon, on s’arrête aux points de vue, au musée. C’est très beau. Au bout de la route, le point de vue donne sur la mer et la na pali coast.
On pique-nique puis on fait le pihea vista trail, 1 mile aller. Mais ça monte, ça descend, et c'est plein de boue! Bref, trail sympa! Rinçage rapide à la voiture. On redescend, on s’arrête, à port allen voir la glass beach (sable noir avec des bouts de verre), puis une petite glace à mc do. On s'arrête au wall mart, achat de souvenir (t shirts), et 2 bricoles pour manger (le Nutella est 3 $ de moins! Mais on n'en a pas besoin) Retour à la chambre 20h, on essaye le cuiseur de riz avec du porc effiloché sauce bbq, et une petite glace.
Samedi Réveil 6h30 avec Flav on va voir la plage devant l'appart, jolie mais beaucoup de rochers. Petit dej , on fait cuire des petits pains feuilletés achetés frais dans une canette, bien bon. Départ pour la route nord-est. Arrêt à tunnels beach, recommandée pour le snorkeling. Pas trop de monde, plage superbe avec de l'ombre, la montagne en arrière. Dans l'eau, beaucoup de poissons, près du bord, pas sauvages.
Pique-nique sur la plage aménagée un peu plus loin, en face d'une grande grotte dans la falaise.
On va ensuite au bout de la route et on prend le début du sentier pour aller au point de vue à 0,5mile. Très belle vue sur la côte et la montagne.
Dimanche 13. Pas très beau temps, apparemment à cause d'une tempête qui apporte des nuages sur les îles. On pensait faire du paddle rivière Wailua, mais il n'y en a plus de disponible. Donc direction cascade de Opaeka. Sympa mais on les voit de loin. On va ensuite aux cascades de Wailua, 2 belles chutes. On retourne à la plage de Poipu qui est très touristique, beaucoup de monde mais très sympa, on mange, on va ensuite louer 2 sup: stand up paddle pour 1h30. Pas évident de se mettre debout, il faut trouver l'équilibre, mais tout le monde y arrive. Lionel tente les vagues, mais pas facile. Les garçons jouent ensuite dans les vagues. Un groupe joue du ukulélé, on reste un moment à les écouter.
Lundi 14 juillet Temps moyen. Petit déjeuner de petits pains au four. On commence par aller acheter des t-shirts à la caserne de pompier. On part ensuite à l'aventure: à la recherche des Hoopi falls (sauvages, trouvé sur internet). Petit sentier dans la forêt le long de la rivière. Sympa. A la 2e cascade, Flavien et Lionel se baignent, il y a une corde pour se jeter dans l'eau. On va au lydergate parc manger notre pique-nique. Les garçons jouent sur le jeu. Le temps se couvre et la pluie arrive. Flavien se baigne dans le bassin protégé des vagues. On rentre à la chambre faire les sacs. Le temps se calme, on va faire un tour au coconut marketplace, achat de t-shirts. Retour par la plage. Apéro vide frigo préparé par les garçons.
Mardi 15 Départ de la chambre direction l'aéroport, Vol hawaian airline à10h15 direction Maui. On prend notre nouvelle voiture (une impala au réservoir à moitié vide, donc on râle, ils font le plein:9 gallons!) A l'arrivée, on va au kmart, puis manger, petit resto, fish tacos pour moi. Il y a un stand de shave ice à côté, et Flavien a bien envie de gouter. On en prend une pour essayer, et comme on trouve ça bon, on en prend une autre! On voit après que c'est la marque la plus réputée de l'ile ! Notre appart est à Kihei où nous devons retrouver la proprio à 16h, pas tout à fait prêt, petit tour à la plage. L'appart est très bien, belle résidence. Il fait chaud, petit tour à la piscine avant d'aller faire les courses au safeway.
Mercredi 16 Réveil autour de 8h, petit dej bien agréable sur la terrasse. Direction le nord de l'ile. On va sur la plage de Napili. On se trouve une place à l'ombre. On loue des boogie boards, les garçons s'éclatent dans les vagues. Moi je préfère prendre mon masque sur le côté de la crique, et par 2 fois je nage avec une tortue qui semble faire plus qu'un mètre! L'épreuve de dessablage des gars est un peu compliquée, ils sont tout irrités sur le ventre. On s'arrête à Lahaina sur la route, manger une glace (shave ice chez un autre marchand, moins bon!) et visiter cette ville historique!
Jeudi Afin de limiter le soleil, on a décidé d'aller au volcan Haleakala. Le temps est moyen, on espère que le sommet sera dégagé. On monte dans les nuages et on arrive à 3055m au soleil. Il, fait environ 12 degrés, on met vite les vestes. On aperçoit les sommets de big island au-dessus des nuages.
Le cratère se dégage et on le voit bien Dommage qu'il n'y ait pas un trail plus court dedans. On va au visitor center chercher les livrets de ranger junior. Et on commence à le remplir. On redescend jusque au point de vue maintenant bien au soleil. On piquenique à l’abri du vent. On va rendre les junior ranger, et la ranger est très sympa et explique plein de choses aux gars. 2eme médaille.

Vendredi 18 On se lève tôt pour aller à "la route de Hana". Route réputée pour ses 54 ponts et 600 virages. Très belle dans les arbres, mais en fait on voit peu la mer. 1er arrêt à la plage de Ho'okipa, plage de véliplanchiste, mais pas de planche. On s’arrête aux twin falls, et on n'est pas seul! Il faut marcher dans l'eau pour s’en approcher, Flavien lui se baigne. Sympa, dommage du monde. A 13h on s’arrête au waianapanapa state park. Pique-nique avec vue mer. Petite marche voir les arches de lave et retour sur la plage de sable noir, Flavien se baigne dans les vagues. On finit la route jusqu'à Hana car on veut prendre de l'essence et aller à red sand dune, un sable de plus pour la collec! La plage est superbe, une petite crique protégée au pied des falaises rouges. Flavien et Lionel se baignent.
Mais il faut penser au retour, on part à 17h et on arrive à la plage de Hookipa à 18h45, un peu marre des virages.
On va à Paia, on mange au resto de poisson, crevette, calamar pour nous et fajitas de poisson pour Lionel.
On discute avec des jeunes biens sympas, dont un travail dans le magasin Naish! Une visite sera obligatoire.
Ils nous apprennent qu'un orage tropical est en approche demain et que l'on va avoir beaucoup de pluie.
Samedi, dernier jour de beau temps annoncé Direction snorkeling à turtle beach. On arrive sur la plage, on s’équipe et on part tous les 4 sur la droite de la baie (Jolan avec le bogie board) selon les conseils de nos voisins de plage. On voit plein de tortues, qui nagent, qui mangent...Très sympa! Jusqu'au moment où on voit un requin passer juste sous nous! Il a l'air de ma taille et a la pointe blanche. Il ne fait pas du tout attention à nous, mais ça nous calme et on rentre! On a quand même passé plus d'une heure dans l'eau. Les garçons jouent dans le sable, puis dans les vagues. On cherche un truc pour manger vers 14h, on va dans un resto à burgers puis bonne glace. Le temps se couvre. On finit la route vers le sud, big beach, très belle, mais il pleut, puis jusqu'à La Perouse bay, marcher dans la lave, dernière coulée de 1790.
Dimanche Réveil avec le vent et la pluie. La tempête est là. On prend notre temps, on déjeune, et le temps s’arrange. On voulait aller voir à Ho'okipa si il y a des planches à voile, mais le temps a l'air mauvais. On va finalement vers Lahaina, beau temps et pas de vent. On va sur la plage, et un gars propose des cours de surf. Les 3 mecs y vont pour 2 heures, moi je fais de la traduction puis des photos. Jolan trouve ça facile: une fois parti il n'y a rien à faire! Ils réussissent tous les 3. On mange notre salade de pâte sur la plage, puis un tour dans la ville pour une glace.
Lundi Jour de changement! Petit déjeuner vide frigo: œufs pour les garçons, milk shake avec les fins de glace et d'ananas. On finit les sacs, on va un peu à la piscine et on part à 11h. Direction Lihuie pour trouver le magasin naish pour Lionel. Il achète 2 t-shirts et une serviette de plage. On fait un petit tour, on va manger. Vol mokulele. On va au guichet, tout est pesé: les sacs et nous! Puis on attend d'être appelé, et à l'heure de notre vol, on nous attribue un numéro de rangée. L'avion a 9 places et on est 7. C'est très sympa. A l'arrivée, on va prendre notre voiture, et moi qui croyais avoir réservé une plus grosse, ils veulent nous donner une standard. On paie donc pour avoir une plus grosse, ce sera une impala. Direction l'hôtel Manago on s’arrête un peu avant chez pack and paddle pour réserver des kayaks pour aller à captain cook demain. On s’installe à la chambre et on va manger une pizza.
Mardi Réveil 6h pour être à 7h à la loc de Kayak. Le proprio est très sympa et très pro. On réserve aussi le tour avec les raies Manta le soir. On charge les canoës sur le toit de la voiture, et direction la mise à l'eau. On pagaie dans la baie de captain cook, pas de dauphins aujourd'hui, dommage. snorkeling dans la zone protégée, les coraux sont beaux et l'eau très claire. Pleins de poissons. On ne peut pas mettre pieds à terre, donc on nage en tirant les canoës, on mange dans les canoës... On nage avec une tortue et plein de poissons juste dans la baie de la location. Retour midi, on va rendre le matos, et on va se doucher et reposer à la chambre. On va manger à l'américaine à 17h au resto de l'hôtel Rv 18h30 pour aller voir les raies en canoë. On les suit jusqu'au Sheraton, mise à l'eau avec des lumières sous le canoë. Le plancton est attiré par la lumière, et les raies viennent manger. On en voit plein, c'est impressionnant, elles viennent manger juste sous les canoës et repassent plusieurs fois en faisant des saltos, vraiment plus sympa en canoé que ceux d'à coté qui sont une centaine accrochés à leur bateau! Par contre pour captain cook, c'est plus simple de louer les canoés direct en bas (problèmes d'autorisation? nous n'avons vu aucun garde du parc)
Mercredi On se lève assez tôt pour pouvoir tout faire aujourd'hui, mais le temps n’est pas terrible. On va vers la mer voir si les dauphins sont dans la baie de Honaunau, mais pas de dauphins. On voulait visiter le Park historique avec les statues, mais ça se fait à pied et il pleut, on abandonne. On va direction le sud de l'île. Le temps s’arrange avec montée du vent. On va à la plage de sable vert. 1 heure de marche pour y aller, et on voit une 1ere petite plage verte avant. On ramasse un peu de sable malgré l'interdiction pour la collec, très rare le sable vert. Flavien se baigne dans les vagues. On fait le retour en touriste, dans un 4x4 c'est sympa aussi pour 10$. On va ensuite à la plage de sable noir réputée pour ses tortues. On commence par le pique-nique sympa grâce à des tables sous abris pour le vent. Les tortues font la sieste sur la plage.
On va ensuite à volcanoes national Park, fait pas beau. On commence par aller au visitor center, chercher cartes, programme pour demain et livret de ranger junior. On va ensuite à volcano house chercher les clés de notre cabine. Il faut ressortir du park et faire 3, 5 miles pour arriver au camping, et il fait beau ici! Du coup on s’installe, on ramasse du bois (autorisé dans les 100m du camping) et les garçons n'ont pas envie d'aller au resto ce soir. Je vais donc à Volcano à la recherche d'un magasin. J'en trouve 2, mais vraiment pas grand-chose dedans, voilà donc pourquoi tout le monde conseil de faire ses courses avant de monter! Le menu est donc: soupe à la tomate et chili en conserve mijoté sur le bbq! Puis quelques chamallows grillés. A la nuit on va au park voir le volcan rougeoyant, c'est très beau. Lionel prend plein de photo, en plus le temps est dégagé et on voit toutes les étoiles.
Retour à notre cabine où nous attendent de bons lits avec de bonnes couettes.
Jeudi Bonne nuit, et il fait beau. Petit dej au bbq: pour chauffer l'eau pour mon thé, le cacao de Jolan dans une conserve, griller du pain. On part pour le parc vers 9h. On trouve les nuages et la bruine. On commence par le lava tube, petite balade vite fait dans la forêt pluvieuse.
On continue la route pour faire le trail recommandé par la ranger, on marche sur la lave avec une petite montée à la fin qui devrait nous montrer une vue à 360º, mais on ne voit que des nuages.
On décide d'aller au bout de la route pour trouver le soleil pour le pique-nique, il est bien là avec le vent. On marche sur la route coupée par la lave
En remontant on fait le sentier des pétroglyphes, pas mal.
On aura fait nos 10km de marche aujourd'hui.
On retourne au magasin pour le repas du soir: au menu: tortillas avec fromage œuf et bacon grillé, au bbq bien sûr, très bon. En dessert banane au Nutella.
Pas le courage de retourner au volcan. On a cramé aujourd'hui !
Vendredi Bbq du matin: œuf au bacon pour les gars, tartines grillées et thé à la conserve. Les garçons finissent leur ranger junior pendant que l'on range et on passe au visitor center. La ranger Shantel fait ça très pro, met son chapeau, vérifie tout, explique, et à la fin fait une annonce micro. On va faire la boucle sud-est de l'île, on commence par le bout de la route. Moins intéressant que l'autre côté, grande coulée de lave où les gens essayent de reconstruire leur maison. On discute avec un Mr dont la maison a brûlée il y a 4 ans, il nous montre des photos, nous explique reconstruire pour pouvoir la déplacer en cas de problème, il a dû payer toute la route, a mis panneau solaire et récupérateur d’eau de pluie. On va ensuite au hot pond: un bassin au bord de la mer où il y a une source chaude mélangé avec de l'eau de mer par les vagues. On pique-nique, lieu remplit de baba cools, guitare, yoga, cheveux longs et quand même un peu bizarre, mais pas méchant! Puis on se baigne, il pleut mais ça ne gêne pas, pas trop de monde, température très agréable 33? Puis on longe la mer, belle route. Arrêt au lava tree state Park, très beau, dans la forêt. Ensuite arrêt à une caserne de pompier pour achat d'un t-shirt officiel et les gars jouent au basket avec les pompiers, moment sympa. On va à l'hôtel Wild Ginger Inn à Hilo, il pleut averse, on installe tout dans la chambre et on va manger. Ken's restau, ouvert 24/24, pancakes, repas.... On ne sort pas avec la faim. On va se coucher, la chambre est celle du bout de l'hôtel, belle vue mer, mais juste au-dessus de la route (des bouchons d'oreilles sur la table de nuit!), la nuit les grenouilles font un bruit d'enfer, et les voiture reprennent le matin, mais sinon, bien dormi!
Samedi Réveil avec le soleil. Petit dej de l'hôtel, pas mal, le Mr amène même des cacaos pour les gars. On commence par le marché comme, on est samedi. Achat de fruits de la passion, puis on fait le côté touriste, pour des t-shirts pas cher, on achète bracelets, colliers, ...dans les magasins chinois autour, les seuls que l’on aura vu de toutes nos vacances. On va ensuite à Akaka falls, on la voit d’un chemin, plus grande cascade de l'île, 135m, pas exceptionnel. On mange notre pique-nique. On retourne au marché car Flavien aurait bien voulu racheter un bilboquet japonais (plus beau et moins cher que celui acheté en grande surface!) On repart direction rainbow falls, plus petite mais plus drôle car on peut accéder en haut et marcher sur les rochers. Puis direction le Mauna Kea. Je pensais m'arrêter au visitor center cause enfants trop jeunes (pas de moins de 16 ans) et voitures pas 4x4. Mais j'ai eu Emeric sur l'ordinateur ce matin et il nous a conseillé d'aller au sommet. On reste plus d'une heure à 2850m, on est au-dessus des nuages, petite marche, petit goûter. On attaque ensuite l'ascension: route non goudronnée, un peu de tôle ondulée, mais pas de trous ni pierres, vraiment pas besoin de 4x4 ! Au sommet, on fait l'oignon: t-shirt, t-shirt manche longue, 1ere polaire, 2eme polaire puis coupe-vent. Les japonais ont veste et pantalon de ski gant et bonnet, un peu abusé! C'est très beau du sommet, on est à 4205m, facile pour un 1er 4000! Coucher de soleil superbe sur les nuages, au milieu des observatoires. Avec Jolan on se fait même le petit sommet en face, et là, vue à 360º.
On redescend tranquille au visitor center, et Lionel voit que le niveau d'essence descend vite, à peine au-dessus de la réserve. On s'arrête un peu pour regarder les étoiles, mais il y a un monde fou, on n'entend pas les explications, on fait la queue à un télescope où on voit des étoiles (open plasti?) pas tout compris.
On repart car peur si on tombe en panne, descente en roue libre, puis sans accélération, on fait les 40 miles jusqu'à Hilo sans problème. Burger king et station-service avant de rentrer. (Explication : une voiture consomme beaucoup plus en altitude !)
Dimanche Un voyant orange s'était allumé hier soir sur la voiture, je fais donc un aller-retour à l'aéroport où ils me disent que c'est le bouchon d'essence qui est mal fermé! On repart donc direction le nord. Arrêt à Laupahoehoe point, jolie bord de mer où des Hawaiens viennent camper pour le week end. Les garçons s'amusent à casser une noix de coco sur les rochers, des vagues et des rochers, pas de baignade mais très beau. On s’achète à manger à Honokaa puis on va voir la waipiu valley. Le temps se couvre alors pas le courage de descendre à la plage. On décide de traverser l'île pour retrouver le soleil. On va à spencer beach park. Belle plage, on mange à l'ombre en bord de mer, puis on se baigne. On ne se rappelait pas qu'il faisait aussi chaud! On jette un œil au Park historique à côté, mais il ferme alors on prend les livrets de ranger junior pour les faire à l'appart. On jette un œil à waikoloa resort, ensemble chic en bord de mer, puis nous montons à waikoloa village. Nous somme au paniolo green resort. Il n'y a plus d'appartement à une chambre alors on en aura 2! Mais aussi 2 salles de bains et très grande cuisine, en rez de chaussée, environ 80m2 ! On devrait être bien pour nos 3 jours.
Lundi Pancakes, livret de ranger, puis départ pour la plage. On va à la plus belle plage de l'île: hapuna. Belle plage de sable blanc, mer turquoise. Pas de vague, un peu de monde. Soleil au max, pas d'ombre sauf pour le pique-nique, belle table abritée. On prend la route du nord. On s'arrête au parc historique de Lapakahi, village de pêcheurs reconstitué. Balade sympa, en bord de mer mais il fait chaud. On va ensuite jusqu'à Kapaau voir la statue de Kamehameha, et boire un smoothie qui nous rafraichit, bien qu'ici il fasse beaucoup moins chaud.
Mardi, dernier jour On décide d’aller à une plage faire du snorkeling pour revoir des tortues. On va à la plage à Kukio bay avec accès par l’hôtel. Parking aménagé, douches et toilettes pour le public, et plage superbe. De la pelouse ombragée au bord de la mer.
On commence en snorkeling vers l’arche, un petit lagon surnommé l’aquarium. Peu d’eau, mais beaucoup de poissons. Pique-nique à l’ombre, puis on va dans la baie. Il y a beaucoup de tortues, et on peut nager avec elles, Jolan devient à l’aise dans l’eau.
On va faire quelques magasins à Kona, puis retour à l’appart pour notre dernier apéro.
Mercredi On range la chambre et on pose les bagages à l’accueil. On retourne au parc historique pour rendre les livrets de ranger junior, le badge est remis rapidement aux garçons ; on nous propose un tour en canoé hawaïen, on s’inscrit pour le tour de 10h30. Le capitaine est un hawaïen pur souche, habillé avec juste un pagne, qui nous raconte les traditions des canoés. C’est vraiment sympa ce petit tour dans la baie. On cherche ensuite une plage, et on va à Puako, beach 69. Superbe plage. Pique-nique à l’ombre puis snorkeling, très beau récif de corail avec beaux poissons. On rentre, il y a des douches à la réception, on finit les sacs et direction l’aéroport. Petit arrêt au kmart pour les derniers souvenirs. Vol united à 21h direction Los Angeles, petite nuit.
Jeudi : Arrivé 5h heure locale, on va à la loc de voiture. On fait un tour, on se dirige vers les Citadel Outlets. IIs n’ouvrent qu’à 10h, alors on cherche la poste pour les derniers timbres, on va déjeuner. Les magasins ouvrent, on fait des affaires chez Columbia et quicksilver (dont un shirt de bain des Lakers !) Retour à l’aéroport, 15h : vol Lufthansa direction Francfort, 10h de vol, des films, des repas pas mal et un peu de repos.
Vendredi : 2h à Francfort, puis vol pour Lyon, où on arrive à 14h30, voilà 29h que nous sommes partis.
Bilan: superbe voyage, conforme à nos rêves, plus de pluie que nous aurions pensé, coté budget pour être concret: 12530 euros
Vendredi 4 juillet, la plus longue journée de notre vie: 36 heures! Réveil de bonne heure, pour un départ de la maison à 4h45. Vol Lyon Francfort à 6h55, 2h d'escale, puis Francfort San Francisco, 11h de vol, notre 1er A380.
3h d'escales, on récupère les bagages, on passe la douane et direction le dernier vol San Francisco Honolulu, B737 united, on est en economy plus, on a bien de la place pour les jambes, plusieurs boissons offertes. On dort tout le long, dur de se réveiller, c'est la nuit pour nous!
Arrivé Honolulu, bagages, voiture. Réservation d'une mustang! Surprise pour les garçons. On doit prendre des sacs sur les genoux le temps d'aller à l'hôtel. Waikiki prince hôtel, chambre simple, pas de ménage mais serviettes de plage et prêt de boogieboard. On pose la mustang au parking (20 $), les sacs à la chambre et direction la plage. On attend le feu d'artifice avec beaucoup de monde sur la plage et on ne le voit pas bien, il est derrière un bâtiment. On va manger au mc do et on rentre à la chambre.
Samedi 5 juillet, anniversaire de Jolan. Réveil entre 3h et 4h. Un peu de tv, de tablette, ... On va à la plage vers 6h. On déjeune, puis baignade avec les boogie boards, et une grosse bouée trouvée sur la plage. Le temps n’est pas terrible, il y a de fréquentes petites averses. Il y a plein de surfeurs. Retour à la chambre vers 9h, je regarde la météo et il semblerait faire meilleur dans l'ouest. On prend donc la mustang, que l'on va jouer à ouvrir et fermer la capote toute la journée! On fait les touristes: arrêt chez dole manger une glace à l'ananas, puis on va voir une ancienne usine à sucre. On mange dans un camion crevette, crevettes à l'ail et crevettes citron. Très bonnes. On continue sur la route du nord. On traverse la ville historique de Hale’iwa, beaucoup de touristes et de magasins. On s'arrête à la plage, on a oublié chapeau, lunette et portemonnaie sur la table à midi, donc on retourne au camion crevette, et le monsieur nous rend tout! On retourne à la plage, vers une crique sur le côté, très vert, presque sauvage! Des gens regardent quelque chose au bord de l'eau, une grosse tortue, notre 1ere! En marchant, on en voit plein d'autres. Tout le monde regrette les masques et tubas, mais elles sont vraiment au bord, dans les cailloux, avec peu d'eau.
Jolan fabrique un bateau avec des herbes et des bouts de bois, Flavien joue dans l'eau. Toujours des petites averses.
On rentre vers 17h, les garçons s'endorment rapidement. On s'arrête à safeway acheter le repas du soir, et retour à l'hôtel. Les garçons ne se réveillent que pour aller se jeter dans leur lit. Nous on va garer la voiture (gratuit le long du canal) et on revient manger nos macaronis fromage et poulet grillé. On dort à 20hDimanche 6 Jolan réveillé très tôt, flavien 5h et moi 5h20! On quitte la chambre à 6h15. Direction Pearl Harbor. On rejoint une longue file à 6h50, ça ouvre à 7h et on a des billets pour 11h. En attendant on va visiter le battleship uss missouri. Il est grand, visite intéressante. Retour avec la navette, on prend des audio guides pour Lionel et les garçons, visite et film en français. A 11h, on commence par le film, puis on embarque pour aller au mémorial. Au retour, on prend les livrets de ranger junior, et on fait les 2 musées. La visite est intéressante, les garçons ont leur médaille et on quitte le site à 14h30! Un petit arrêt à une caserne proche, mais juste le quartier général, un pompier très sympa qui discute et nous offre un patch. On prend ensuite la route de l'ouest, les plages s’enchainent, toutes avec beaucoup de monde, comme c'est dimanche. Des familles, équipées avec des tentes, bbq...les jeunes jouent du ukulélé, une famille fait nager sa pet turtle, ambiance sympa. Retour Waikiki, les garçons dorment, on va garer la voiture, et on mange nos pates et poulet sur le balcon! Au lit 20h45!
Lundi Réveil 5h je fais mon carnet, déjeuner puis départ, pour koko crater, vu dans la série Hawai5-0! On est prêt pour la montée à 6h 45. Il y a 1050 marches, et ça devient plus raide vers la fin. On monte en 45mn, ce qui n'est pas ridicule! ! Tr��s belle vue d’en haut, la descente n'est pas plus facile! Cette marche vaut le coup, les gens s’encouragent, c'est le challenge du jour.


La pluie arrive juste avant que l'on ne rejoigne la voiture. On prend la route vers l'est, la route longe la mer, c'est sauvage et très beau. Différents arrêts photo, la pluie s’est arrêtée. On mange en face de la plage de Kailua, (plus belle plage des usa?) un resto où la famille Obama est venue manger! La plage est très belle, sable presque blanc et mer turquoise. Quelques petites vagues pour jouer. Retour sur Honolulu en passant par l'intérieur de l'ile, au milieu des montagnes. On va ensuite voir le palais du gouverneur, la statue de Kamehameha, comme on les a vu dans Hawaï 5-0! Retour à la chambre après avoir garé la voiture. Personne ne dort, ce soir on sort! On va en bord de mer, on se promène un peu et on va manger à mc do! Bonne salade, puis une bonne glace chez haagen dazs. Au lit 20h45!
Mardi Petit dej: Jolan finit les pâtes et Flavien le poulet! On décide d'aller faire diamond head crater qui est juste à côté. On monte rapidement, et on a mal aux jambes! La vue d'en haut est très belle, et le sentier sympa.
On charge la voiture et direction l’aéroport. Bye bye la mustang. Vol island air direction Kauai. Vol de 40 mn, avec petite serviette et boisson! Direction location de voiture dollar, on ne choisit pas, on a une Chrysler moyenne.
On cherche notre appart, résidence plantation hale, que nous trouvons sans problème. Appart en rez de chaussée, une chambre et cuisine bien équipée et salon sympa.
On va faire les courses, on prend peur sur les prix, on remplit le chariot. On fait un pari sur le montant du chariot, Lionel gagne à 300 dollars!Mercredi Réveil 5h30 pour Flavien, mais 8h pour Jolan. Bon petit dej maison. Départ vers le nord, en faisant tous les petits arrêts photos. La côte est très belle. Arrêt à la plage . On est presque seuls, un côté est abrité des vagues et on sort masque tuba. On se prend 2 bonnes averses. On arrive à piqueniquer entre 2. On reprend la route vers le nord, on achète des fruits à un marchand de bord de route: il y a un présentoir avec les prix et une boite pour mettre les sous! On va à secret beach, petite marche, belle plage. Les garçons jouent dans les vagues.
Au retour on s’arrête à Kapaa, petit marché, on achète avocat, tomate, fruit de la passion, petites bananes et mangues.
Retour à l'appart, rinçage, apéro, repas, et au lit!Jeudi 10 Départ pour snorkeling à Koloa landing, on descend par une mise à l'eau, plusieurs groupes de plongeurs sur place. L'eau est un peu trouble sur le bord, mais c'est mieux plus loin. Pas mal de poissons, un poulpe, et des tortues! On reste dans l'eau environ 1h. On fait ensuite un petit tour pour chercher d'autres coins pour un autre jour. On va à Poipu Beach Park, belles tables de pique-nique ombragées, et au menu: tortillas, thon, mayo, avocat, tomate! Miam On joue ensuite dans l'eau, sur une petite presqu'île où les vagues arrivent des 2 côtés, elles se rejoignent et ça secoue! On va ensuite au bout de la route en gravier après le golf, Flavien dort, toujours réveillé à 5h le matin, il est crevé l'aprèm. Il y a un trail pour aller voir un gouffre. Le chemin est très beau, replanté et aménagé par des volontaires. On retourne à la voiture, Flavien dort toujours. On passe devant un ranch, où des cowboys Hawaïens s’entraînent au rodéo sur un taureau articulé tiré par un quad, on va les voir un moment, typique!

On rentre à l'appart, rinçage, apéro et hamburger (à la poêle, pas le courage d'aller au bbq!)
Vendredi 11 Il a beaucoup plu cette nuit. Levé 6h30, pancakes pour le petit dej. Pour mettre nos coups de soleil à l’abri, pas de plage aujourd'hui. On va au Waimea canyon. En partant, c'est bien couvert, mais on a ensuite un vrai beau temps. La route monte le long du canyon, on s’arrête aux points de vue, au musée. C’est très beau. Au bout de la route, le point de vue donne sur la mer et la na pali coast.

On pique-nique puis on fait le pihea vista trail, 1 mile aller. Mais ça monte, ça descend, et c'est plein de boue! Bref, trail sympa! Rinçage rapide à la voiture. On redescend, on s’arrête, à port allen voir la glass beach (sable noir avec des bouts de verre), puis une petite glace à mc do. On s'arrête au wall mart, achat de souvenir (t shirts), et 2 bricoles pour manger (le Nutella est 3 $ de moins! Mais on n'en a pas besoin) Retour à la chambre 20h, on essaye le cuiseur de riz avec du porc effiloché sauce bbq, et une petite glace.
Samedi Réveil 6h30 avec Flav on va voir la plage devant l'appart, jolie mais beaucoup de rochers. Petit dej , on fait cuire des petits pains feuilletés achetés frais dans une canette, bien bon. Départ pour la route nord-est. Arrêt à tunnels beach, recommandée pour le snorkeling. Pas trop de monde, plage superbe avec de l'ombre, la montagne en arrière. Dans l'eau, beaucoup de poissons, près du bord, pas sauvages.
Pique-nique sur la plage aménagée un peu plus loin, en face d'une grande grotte dans la falaise.
On va ensuite au bout de la route et on prend le début du sentier pour aller au point de vue à 0,5mile. Très belle vue sur la côte et la montagne.Dimanche 13. Pas très beau temps, apparemment à cause d'une tempête qui apporte des nuages sur les îles. On pensait faire du paddle rivière Wailua, mais il n'y en a plus de disponible. Donc direction cascade de Opaeka. Sympa mais on les voit de loin. On va ensuite aux cascades de Wailua, 2 belles chutes. On retourne à la plage de Poipu qui est très touristique, beaucoup de monde mais très sympa, on mange, on va ensuite louer 2 sup: stand up paddle pour 1h30. Pas évident de se mettre debout, il faut trouver l'équilibre, mais tout le monde y arrive. Lionel tente les vagues, mais pas facile. Les garçons jouent ensuite dans les vagues. Un groupe joue du ukulélé, on reste un moment à les écouter.
Lundi 14 juillet Temps moyen. Petit déjeuner de petits pains au four. On commence par aller acheter des t-shirts à la caserne de pompier. On part ensuite à l'aventure: à la recherche des Hoopi falls (sauvages, trouvé sur internet). Petit sentier dans la forêt le long de la rivière. Sympa. A la 2e cascade, Flavien et Lionel se baignent, il y a une corde pour se jeter dans l'eau. On va au lydergate parc manger notre pique-nique. Les garçons jouent sur le jeu. Le temps se couvre et la pluie arrive. Flavien se baigne dans le bassin protégé des vagues. On rentre à la chambre faire les sacs. Le temps se calme, on va faire un tour au coconut marketplace, achat de t-shirts. Retour par la plage. Apéro vide frigo préparé par les garçons.
Mardi 15 Départ de la chambre direction l'aéroport, Vol hawaian airline à10h15 direction Maui. On prend notre nouvelle voiture (une impala au réservoir à moitié vide, donc on râle, ils font le plein:9 gallons!) A l'arrivée, on va au kmart, puis manger, petit resto, fish tacos pour moi. Il y a un stand de shave ice à côté, et Flavien a bien envie de gouter. On en prend une pour essayer, et comme on trouve ça bon, on en prend une autre! On voit après que c'est la marque la plus réputée de l'ile ! Notre appart est à Kihei où nous devons retrouver la proprio à 16h, pas tout à fait prêt, petit tour à la plage. L'appart est très bien, belle résidence. Il fait chaud, petit tour à la piscine avant d'aller faire les courses au safeway.
Mercredi 16 Réveil autour de 8h, petit dej bien agréable sur la terrasse. Direction le nord de l'ile. On va sur la plage de Napili. On se trouve une place à l'ombre. On loue des boogie boards, les garçons s'éclatent dans les vagues. Moi je préfère prendre mon masque sur le côté de la crique, et par 2 fois je nage avec une tortue qui semble faire plus qu'un mètre! L'épreuve de dessablage des gars est un peu compliquée, ils sont tout irrités sur le ventre. On s'arrête à Lahaina sur la route, manger une glace (shave ice chez un autre marchand, moins bon!) et visiter cette ville historique!
Jeudi Afin de limiter le soleil, on a décidé d'aller au volcan Haleakala. Le temps est moyen, on espère que le sommet sera dégagé. On monte dans les nuages et on arrive à 3055m au soleil. Il, fait environ 12 degrés, on met vite les vestes. On aperçoit les sommets de big island au-dessus des nuages.
Le cratère se dégage et on le voit bien Dommage qu'il n'y ait pas un trail plus court dedans. On va au visitor center chercher les livrets de ranger junior. Et on commence à le remplir. On redescend jusque au point de vue maintenant bien au soleil. On piquenique à l’abri du vent. On va rendre les junior ranger, et la ranger est très sympa et explique plein de choses aux gars. 2eme médaille.

Vendredi 18 On se lève tôt pour aller à "la route de Hana". Route réputée pour ses 54 ponts et 600 virages. Très belle dans les arbres, mais en fait on voit peu la mer. 1er arrêt à la plage de Ho'okipa, plage de véliplanchiste, mais pas de planche. On s’arrête aux twin falls, et on n'est pas seul! Il faut marcher dans l'eau pour s’en approcher, Flavien lui se baigne. Sympa, dommage du monde. A 13h on s’arrête au waianapanapa state park. Pique-nique avec vue mer. Petite marche voir les arches de lave et retour sur la plage de sable noir, Flavien se baigne dans les vagues. On finit la route jusqu'à Hana car on veut prendre de l'essence et aller à red sand dune, un sable de plus pour la collec! La plage est superbe, une petite crique protégée au pied des falaises rouges. Flavien et Lionel se baignent.
Mais il faut penser au retour, on part à 17h et on arrive à la plage de Hookipa à 18h45, un peu marre des virages.
On va à Paia, on mange au resto de poisson, crevette, calamar pour nous et fajitas de poisson pour Lionel.
On discute avec des jeunes biens sympas, dont un travail dans le magasin Naish! Une visite sera obligatoire.
Ils nous apprennent qu'un orage tropical est en approche demain et que l'on va avoir beaucoup de pluie.Samedi, dernier jour de beau temps annoncé Direction snorkeling à turtle beach. On arrive sur la plage, on s’équipe et on part tous les 4 sur la droite de la baie (Jolan avec le bogie board) selon les conseils de nos voisins de plage. On voit plein de tortues, qui nagent, qui mangent...Très sympa! Jusqu'au moment où on voit un requin passer juste sous nous! Il a l'air de ma taille et a la pointe blanche. Il ne fait pas du tout attention à nous, mais ça nous calme et on rentre! On a quand même passé plus d'une heure dans l'eau. Les garçons jouent dans le sable, puis dans les vagues. On cherche un truc pour manger vers 14h, on va dans un resto à burgers puis bonne glace. Le temps se couvre. On finit la route vers le sud, big beach, très belle, mais il pleut, puis jusqu'à La Perouse bay, marcher dans la lave, dernière coulée de 1790.
Dimanche Réveil avec le vent et la pluie. La tempête est là. On prend notre temps, on déjeune, et le temps s’arrange. On voulait aller voir à Ho'okipa si il y a des planches à voile, mais le temps a l'air mauvais. On va finalement vers Lahaina, beau temps et pas de vent. On va sur la plage, et un gars propose des cours de surf. Les 3 mecs y vont pour 2 heures, moi je fais de la traduction puis des photos. Jolan trouve ça facile: une fois parti il n'y a rien à faire! Ils réussissent tous les 3. On mange notre salade de pâte sur la plage, puis un tour dans la ville pour une glace.
Lundi Jour de changement! Petit déjeuner vide frigo: œufs pour les garçons, milk shake avec les fins de glace et d'ananas. On finit les sacs, on va un peu à la piscine et on part à 11h. Direction Lihuie pour trouver le magasin naish pour Lionel. Il achète 2 t-shirts et une serviette de plage. On fait un petit tour, on va manger. Vol mokulele. On va au guichet, tout est pesé: les sacs et nous! Puis on attend d'être appelé, et à l'heure de notre vol, on nous attribue un numéro de rangée. L'avion a 9 places et on est 7. C'est très sympa. A l'arrivée, on va prendre notre voiture, et moi qui croyais avoir réservé une plus grosse, ils veulent nous donner une standard. On paie donc pour avoir une plus grosse, ce sera une impala. Direction l'hôtel Manago on s’arrête un peu avant chez pack and paddle pour réserver des kayaks pour aller à captain cook demain. On s’installe à la chambre et on va manger une pizza.
Mardi Réveil 6h pour être à 7h à la loc de Kayak. Le proprio est très sympa et très pro. On réserve aussi le tour avec les raies Manta le soir. On charge les canoës sur le toit de la voiture, et direction la mise à l'eau. On pagaie dans la baie de captain cook, pas de dauphins aujourd'hui, dommage. snorkeling dans la zone protégée, les coraux sont beaux et l'eau très claire. Pleins de poissons. On ne peut pas mettre pieds à terre, donc on nage en tirant les canoës, on mange dans les canoës... On nage avec une tortue et plein de poissons juste dans la baie de la location. Retour midi, on va rendre le matos, et on va se doucher et reposer à la chambre. On va manger à l'américaine à 17h au resto de l'hôtel Rv 18h30 pour aller voir les raies en canoë. On les suit jusqu'au Sheraton, mise à l'eau avec des lumières sous le canoë. Le plancton est attiré par la lumière, et les raies viennent manger. On en voit plein, c'est impressionnant, elles viennent manger juste sous les canoës et repassent plusieurs fois en faisant des saltos, vraiment plus sympa en canoé que ceux d'à coté qui sont une centaine accrochés à leur bateau! Par contre pour captain cook, c'est plus simple de louer les canoés direct en bas (problèmes d'autorisation? nous n'avons vu aucun garde du parc)
Mercredi On se lève assez tôt pour pouvoir tout faire aujourd'hui, mais le temps n’est pas terrible. On va vers la mer voir si les dauphins sont dans la baie de Honaunau, mais pas de dauphins. On voulait visiter le Park historique avec les statues, mais ça se fait à pied et il pleut, on abandonne. On va direction le sud de l'île. Le temps s’arrange avec montée du vent. On va à la plage de sable vert. 1 heure de marche pour y aller, et on voit une 1ere petite plage verte avant. On ramasse un peu de sable malgré l'interdiction pour la collec, très rare le sable vert. Flavien se baigne dans les vagues. On fait le retour en touriste, dans un 4x4 c'est sympa aussi pour 10$. On va ensuite à la plage de sable noir réputée pour ses tortues. On commence par le pique-nique sympa grâce à des tables sous abris pour le vent. Les tortues font la sieste sur la plage.

On va ensuite à volcanoes national Park, fait pas beau. On commence par aller au visitor center, chercher cartes, programme pour demain et livret de ranger junior. On va ensuite à volcano house chercher les clés de notre cabine. Il faut ressortir du park et faire 3, 5 miles pour arriver au camping, et il fait beau ici! Du coup on s’installe, on ramasse du bois (autorisé dans les 100m du camping) et les garçons n'ont pas envie d'aller au resto ce soir. Je vais donc à Volcano à la recherche d'un magasin. J'en trouve 2, mais vraiment pas grand-chose dedans, voilà donc pourquoi tout le monde conseil de faire ses courses avant de monter! Le menu est donc: soupe à la tomate et chili en conserve mijoté sur le bbq! Puis quelques chamallows grillés. A la nuit on va au park voir le volcan rougeoyant, c'est très beau. Lionel prend plein de photo, en plus le temps est dégagé et on voit toutes les étoiles.
Retour à notre cabine où nous attendent de bons lits avec de bonnes couettes.Jeudi Bonne nuit, et il fait beau. Petit dej au bbq: pour chauffer l'eau pour mon thé, le cacao de Jolan dans une conserve, griller du pain. On part pour le parc vers 9h. On trouve les nuages et la bruine. On commence par le lava tube, petite balade vite fait dans la forêt pluvieuse.
On continue la route pour faire le trail recommandé par la ranger, on marche sur la lave avec une petite montée à la fin qui devrait nous montrer une vue à 360º, mais on ne voit que des nuages.
On décide d'aller au bout de la route pour trouver le soleil pour le pique-nique, il est bien là avec le vent. On marche sur la route coupée par la lave
En remontant on fait le sentier des pétroglyphes, pas mal.
On aura fait nos 10km de marche aujourd'hui.
On retourne au magasin pour le repas du soir: au menu: tortillas avec fromage œuf et bacon grillé, au bbq bien sûr, très bon. En dessert banane au Nutella.
Pas le courage de retourner au volcan. On a cramé aujourd'hui !Vendredi Bbq du matin: œuf au bacon pour les gars, tartines grillées et thé à la conserve. Les garçons finissent leur ranger junior pendant que l'on range et on passe au visitor center. La ranger Shantel fait ça très pro, met son chapeau, vérifie tout, explique, et à la fin fait une annonce micro. On va faire la boucle sud-est de l'île, on commence par le bout de la route. Moins intéressant que l'autre côté, grande coulée de lave où les gens essayent de reconstruire leur maison. On discute avec un Mr dont la maison a brûlée il y a 4 ans, il nous montre des photos, nous explique reconstruire pour pouvoir la déplacer en cas de problème, il a dû payer toute la route, a mis panneau solaire et récupérateur d’eau de pluie. On va ensuite au hot pond: un bassin au bord de la mer où il y a une source chaude mélangé avec de l'eau de mer par les vagues. On pique-nique, lieu remplit de baba cools, guitare, yoga, cheveux longs et quand même un peu bizarre, mais pas méchant! Puis on se baigne, il pleut mais ça ne gêne pas, pas trop de monde, température très agréable 33? Puis on longe la mer, belle route. Arrêt au lava tree state Park, très beau, dans la forêt. Ensuite arrêt à une caserne de pompier pour achat d'un t-shirt officiel et les gars jouent au basket avec les pompiers, moment sympa. On va à l'hôtel Wild Ginger Inn à Hilo, il pleut averse, on installe tout dans la chambre et on va manger. Ken's restau, ouvert 24/24, pancakes, repas.... On ne sort pas avec la faim. On va se coucher, la chambre est celle du bout de l'hôtel, belle vue mer, mais juste au-dessus de la route (des bouchons d'oreilles sur la table de nuit!), la nuit les grenouilles font un bruit d'enfer, et les voiture reprennent le matin, mais sinon, bien dormi!
Samedi Réveil avec le soleil. Petit dej de l'hôtel, pas mal, le Mr amène même des cacaos pour les gars. On commence par le marché comme, on est samedi. Achat de fruits de la passion, puis on fait le côté touriste, pour des t-shirts pas cher, on achète bracelets, colliers, ...dans les magasins chinois autour, les seuls que l’on aura vu de toutes nos vacances. On va ensuite à Akaka falls, on la voit d’un chemin, plus grande cascade de l'île, 135m, pas exceptionnel. On mange notre pique-nique. On retourne au marché car Flavien aurait bien voulu racheter un bilboquet japonais (plus beau et moins cher que celui acheté en grande surface!) On repart direction rainbow falls, plus petite mais plus drôle car on peut accéder en haut et marcher sur les rochers. Puis direction le Mauna Kea. Je pensais m'arrêter au visitor center cause enfants trop jeunes (pas de moins de 16 ans) et voitures pas 4x4. Mais j'ai eu Emeric sur l'ordinateur ce matin et il nous a conseillé d'aller au sommet. On reste plus d'une heure à 2850m, on est au-dessus des nuages, petite marche, petit goûter. On attaque ensuite l'ascension: route non goudronnée, un peu de tôle ondulée, mais pas de trous ni pierres, vraiment pas besoin de 4x4 ! Au sommet, on fait l'oignon: t-shirt, t-shirt manche longue, 1ere polaire, 2eme polaire puis coupe-vent. Les japonais ont veste et pantalon de ski gant et bonnet, un peu abusé! C'est très beau du sommet, on est à 4205m, facile pour un 1er 4000! Coucher de soleil superbe sur les nuages, au milieu des observatoires. Avec Jolan on se fait même le petit sommet en face, et là, vue à 360º.
On redescend tranquille au visitor center, et Lionel voit que le niveau d'essence descend vite, à peine au-dessus de la réserve. On s'arrête un peu pour regarder les étoiles, mais il y a un monde fou, on n'entend pas les explications, on fait la queue à un télescope où on voit des étoiles (open plasti?) pas tout compris.
On repart car peur si on tombe en panne, descente en roue libre, puis sans accélération, on fait les 40 miles jusqu'à Hilo sans problème. Burger king et station-service avant de rentrer. (Explication : une voiture consomme beaucoup plus en altitude !)Dimanche Un voyant orange s'était allumé hier soir sur la voiture, je fais donc un aller-retour à l'aéroport où ils me disent que c'est le bouchon d'essence qui est mal fermé! On repart donc direction le nord. Arrêt à Laupahoehoe point, jolie bord de mer où des Hawaiens viennent camper pour le week end. Les garçons s'amusent à casser une noix de coco sur les rochers, des vagues et des rochers, pas de baignade mais très beau. On s’achète à manger à Honokaa puis on va voir la waipiu valley. Le temps se couvre alors pas le courage de descendre à la plage. On décide de traverser l'île pour retrouver le soleil. On va à spencer beach park. Belle plage, on mange à l'ombre en bord de mer, puis on se baigne. On ne se rappelait pas qu'il faisait aussi chaud! On jette un œil au Park historique à côté, mais il ferme alors on prend les livrets de ranger junior pour les faire à l'appart. On jette un œil à waikoloa resort, ensemble chic en bord de mer, puis nous montons à waikoloa village. Nous somme au paniolo green resort. Il n'y a plus d'appartement à une chambre alors on en aura 2! Mais aussi 2 salles de bains et très grande cuisine, en rez de chaussée, environ 80m2 ! On devrait être bien pour nos 3 jours.
Lundi Pancakes, livret de ranger, puis départ pour la plage. On va à la plus belle plage de l'île: hapuna. Belle plage de sable blanc, mer turquoise. Pas de vague, un peu de monde. Soleil au max, pas d'ombre sauf pour le pique-nique, belle table abritée. On prend la route du nord. On s'arrête au parc historique de Lapakahi, village de pêcheurs reconstitué. Balade sympa, en bord de mer mais il fait chaud. On va ensuite jusqu'à Kapaau voir la statue de Kamehameha, et boire un smoothie qui nous rafraichit, bien qu'ici il fasse beaucoup moins chaud.
Mardi, dernier jour On décide d’aller à une plage faire du snorkeling pour revoir des tortues. On va à la plage à Kukio bay avec accès par l’hôtel. Parking aménagé, douches et toilettes pour le public, et plage superbe. De la pelouse ombragée au bord de la mer.
On commence en snorkeling vers l’arche, un petit lagon surnommé l’aquarium. Peu d’eau, mais beaucoup de poissons. Pique-nique à l’ombre, puis on va dans la baie. Il y a beaucoup de tortues, et on peut nager avec elles, Jolan devient à l’aise dans l’eau.
On va faire quelques magasins à Kona, puis retour à l’appart pour notre dernier apéro.Mercredi On range la chambre et on pose les bagages à l’accueil. On retourne au parc historique pour rendre les livrets de ranger junior, le badge est remis rapidement aux garçons ; on nous propose un tour en canoé hawaïen, on s’inscrit pour le tour de 10h30. Le capitaine est un hawaïen pur souche, habillé avec juste un pagne, qui nous raconte les traditions des canoés. C’est vraiment sympa ce petit tour dans la baie. On cherche ensuite une plage, et on va à Puako, beach 69. Superbe plage. Pique-nique à l’ombre puis snorkeling, très beau récif de corail avec beaux poissons. On rentre, il y a des douches à la réception, on finit les sacs et direction l’aéroport. Petit arrêt au kmart pour les derniers souvenirs. Vol united à 21h direction Los Angeles, petite nuit.
Jeudi : Arrivé 5h heure locale, on va à la loc de voiture. On fait un tour, on se dirige vers les Citadel Outlets. IIs n’ouvrent qu’à 10h, alors on cherche la poste pour les derniers timbres, on va déjeuner. Les magasins ouvrent, on fait des affaires chez Columbia et quicksilver (dont un shirt de bain des Lakers !) Retour à l’aéroport, 15h : vol Lufthansa direction Francfort, 10h de vol, des films, des repas pas mal et un peu de repos.
Vendredi : 2h à Francfort, puis vol pour Lyon, où on arrive à 14h30, voilà 29h que nous sommes partis.
Bilan: superbe voyage, conforme à nos rêves, plus de pluie que nous aurions pensé, coté budget pour être concret: 12530 euros
Sécurité pour les touristes au Pérou et en Équateur English translation pending
Bonjour à tous.
Je souhaite effectuer un voyage l'année prochaine au Pérou ou en Équateur.
Je ne suis pas encore tout à fait fixé sur ma destination.
En revanche, j'ai lu, avec inquiétude, que ces deux pays sont très dangereux pour les touristes.
Ceux d'entre-vous qui avez des informations fiables à ce sujet peuvent-ils me dire ce qu'il en est exactement ?
Merci pour vos réponses claires bien étayées.
Cordialement. Pascal.
Cordialement. Pascal.
Randonnées et bivouac aux Malouines (Saunders Island) English translation pending
Archipel balayé par les vents au large de l’Amérique du Sud, les Malouines recèlent une beauté sauvage rare. Les côtes sont fréquentées par un grand nombre d’oiseaux marins qui viennent lors de la période de reproduction d'Octobre à Mars. Sur les plages de sable blanc, les manchots nichent aux côtés d’énormes éléphants de mer. Au loin, les albatros glissent sans effort sur la mer. Un paradis pour la faune subantarctique que viennent découvrir les passionnés de photos animalières.
C'est avec plaisir que j'ai écrit des ces quelques lignes qui retracent cette petite expérience de 3 jours au bout du monde. Pour plus d'informations, n'hésitez pas à me contacter ou visiter ma page ici
Le 19 février
Il est 9h30. L’avion vient d’atterrir en douceur sur Saunders Island et Suzan Pole-Evans, la cinquantaine, cheveux poivre et sel, est déjà là pour m’accueillir. Elle et son mari, David, ont acheté l’île dans les années 1980. Depuis, ils gèrent une grande ferme et élèvent plus de 6000 moutons. En dehors du settlement, où vivent le couple et leur famille, ils ont construit deux logements en préfabriqué et peuvent ainsi accueillir des touristes pendant la période estivale. L’un se trouve au nord, l’autre à l’ouest. Mais les 2 logements sont complets depuis belle lurette et pour cause il y a des chercheurs spécialisés dans l'étude des faucons qui logent sur l’île depuis deux semaines. Heureusement, les Pole-Evans autorisent les visiteurs à camper n’importe où sur l’île pour 10 pounds par jour. Suzan me propose tout d’abord un arrêt au shop, une cabane qui sert de garde-manger. A l’intérieur, c’est un vrai bazar. Je prends un réchaud à gaz et trouve quelques boites de conserve pour les trois prochains jours. Nous voilà partis en land rover à un endroit qu’on appelle The Neck, un isthme de sable blanc qui relie deux sommets de l’île, Mount Richards et Mount Harston.
The Neck est un formidable endroit pour la faune. Plus de 8000 manchots papous vivent paisiblement sur la plage et des centaines d’albatros et de gorfous nichent à proximité sur les vastes pentes abruptes. Les 10 miles qui séparent The Neck du settlement prennent environ une heure. Suzan me dépose au bout de la plage et viendra me chercher dans trois jours. Elle m’indique la direction du Swiss Hotel, sans doute le meilleur endroit pour camper sur les Malouines. Après un petit quart d’heure de marche, j’arrive au fameux Swiss Hotel. C’est un aplomb rocheux sur les pentes de Mount Harston. L’espace est assez grand pour abriter ma tente. En campant sous le rocher, on est à l’abri des intempéries et des grosses rafales de vents tout en profitant d’une vue splendide sur la longue plage. Le Swiss Hotel a été nommé ainsi par des voyageurs suisses qui ont campé ici pendant 6 semaines.
La tente montée et les affaires rangées, je file en direction de la plage et des milliers de manchots papous. Certains dorment sur le sable, d’autres reviennent de la pêche. Au centre de la colonie, ça crie, ça braille, ça pue avec toutes ces fientes. Il y a des jeunes qui attendent de manger, d’autres se battent avec les labbes toujours à l’affût. Ca grouille de vie. En bout de plage, il n’y a pas de chemin évident, mais je continue sur la côte nord du Mont Richards. Cela vaut la peine de persévérer car au delà des terriers de manchots de Magellan, j’atteins une grande colonie de gorfous sauteurs et de cormorans impériaux sur les pentes exposées. C’est surprenant de voir les gorfous monter si haut. Un peu plus loin à l’est, j’aperçois la colonie d’albatros à sourcils noirs (Black-browed Albatross). Des oiseaux splendides dans un cadre grandiose. J’essaye de ramper pour les observer de plus près et j’en profite pour prendre quelques beaux clichés. Ils ont le plumage blanc d’une grande pureté et une ligne noire, comme un trait de maquillage, au-dessus de l’œil très caractéristique de l’espèce. Le long bec crochu est jaune et rose. Leur grande envergure permet de surfer au-dessus des vagues. Jamais un battement d’aile inutile. Comme beaucoup d’espèces, l’albatros à sourcils noirs se reproduit pendant l’été austral. La majorité des adultes viennent nicher ici aux Malouines, mais avec 10 000 couples recensés sur Saunders Island, l’île possèdent de petites colonies. On est très loin des 100 000 couples estimés sur l’Ile Beauchêne, un ilot perdu à 50km au sud des Malouines et quasiment inaccessible. Début septembre les adultes reviennent sur leur colonie pour s’accoupler et restaurer le nid. L’unique œuf est pondu au mois d’Octobre. L’élevage du poussin dure environ trois mois et demi. Lorsque le poussin aura perdu son duvet gris courant avril, il sera alors abandonné par ses parents et perdra du poids pendant quelques jours avant de s’envoler. Le poussin ne reviendra pas sur son lieu de naissance avant plusieurs années en mer.

Finalement, après une bonne partie de la journée passée sur la falaise, je redescends vers la plage et découvre la petite colonie de manchots royaux installée en bas des pentes herbeuses. Comme c’est une toute nouvelle colonie, leur site est délimité pour ne pas les déranger. En effet, ils ne sont qu’une poignée mais la colonie s’accroît doucement. Je retourne au bivouac des étoiles plein les yeux
Le 20 février
Ce matin, le temps est plutôt ensoleillé. Je profite de cette belle journée qui s’annonce pour randonner et visiter l’extrémité de la péninsule, Elephant Point, à environ 5 miles à vol d’oiseau. Normalement, je devrais voir des éléphants de mer. A peine levé, j’aperçois de la tente des dauphins à proximité de la côte. La tentation est grande et je pars prendre quelques photos. Ce sont des dauphins de Peale. Comme souvent, ils vivent en groupe et nagent très lentement le long de la côte. Après le déjeuner, me voilà donc parti pour Elephant Point, accompagné des dauphins qui prennent la même direction. J’arrive à les suivre pendant un certain temps. Par endroits, je les perds de vue à cause des algues géantes pour réapparaître plus loin. Leur allure est quand même un peu plus rapide que la marche. Surtout que les sentiers laissés par les moutons de ce côté de l’île sont à peine marqués et la pente est glissante.
En chemin, j’aborde une belle plage sans nom. D’un côté de la plage, je surprends un groupe de manchots papous qui s’amusent dans une marre. Vraisemblablement, certains ont décidé d’apprendre à nager dans cette eau peu profonde plutôt que dans les vagues de l’océan. Un peu plus loin, ce sont des goélands qui m’accueillent avec des cris. Ma direction ne leur plaît guère. Je suis bientôt attaqué par une dizaine de goélands. Je préfère alors bifurquer et quitter la zone avant de recevoir un coup de bec. Au loin, j’aperçois leur colonie. Il y a sans doute là-bas des petits à protéger. Enfin, j’arrive à Elephant Point. Les éléphants de mer sont bien là. Impossible de rater ces créatures bruyantes et odorantes. Même si j'avais déjà vu des photos de ces bêtes étranges, je n'avais pas pour autant appréhendé leur taille. Parmi toutes les espèces de phoque, l’éléphant de mer austral est le plus grand. Les mâles sont énormes, beaucoup plus imposants que les femelles. Les plus gros, les mâles dominants, aussi appelés pachas, peuvent peser jusqu’à 4 tonnes. Le nez, court et boudiné chez les jeunes et les femelles, augmente de taille jusqu’à devenir, par la suite, une sorte de trompe qui lui donne l’apparence d’un éléphant, d’où l’origine de son nom. Une bien étrange créature, plutôt répugnante de premier abord, tout de suite plus intéressante lorsque deux mâles s’affrontent pour régner sur le harem.
En rentrant, je passe par l’extrémité ouest de l’île, un bout de falaise connue sous le nom de The Holy City. La paroi abrupte accueille une colonie d’albatros et de cormorans. Balayée par les vents, la falaise offre une aire d’envol de choix pour les albatros. Je ne me lasse pas d’observer ces oiseaux au vol majestueux. Malgré quelques atterrissages laborieux, leur agilité est incroyable. La forte densité des nids bâtis sur la paroi diminue d’autant l’aire d’atterrissage de ces grands oiseaux. Je flâne encore un peu, et continue le long de la falaise et observant les oiseaux jouer avec le vent. La côte est ici plus abrupte et glissante. Le temps se gâte, le vent devient violent, alors je commence à remonter. Plus haut la pente est moins sévère.
Je continue de monter et je décide finalement de rentrer via le Mont Harston. Au sommet, il fait froid, il neige même. La vue sur The Neck est grandiose. C'est incroyable un véritable tapis d'oiseaux qui occupe l’isthme. Avec le soleil couchant, chaque manchot apparaît comme une petite bille rose. Le cadre invite à la rêverie. Je tarde à redescendre et rejoins finalement le bivouac à la tombée de la nuit.

Le 21 février
J’ai mal dormi. Et pour cause, le bivouac est entouré de terriers de manchots de Magellan, localement nommés Jackass (baudet) en raison de leur cri très ressemblant au braiment de l’âne. Les plus proches sont à trois mètres de la tente. Je pensais qu’ils se seraient tus à la tombée de la nuit, mais ils ont continué toute la nuit. Au réveil, je prolonge la nuit dans la tente d’autant plus que le temps n’invite pas à sortir.
Dans l’après-midi, il fait meilleur. A proximité du bivouac, la mer a rejeté quelques cadavres de manchots éventrés, sans doute croqués par des phoques. Les manchots papous continuent inlassablement leurs activités. Un perpétuel va-et-vient entre la mer et la plage. Au cœur de la colonie, les labbes sont toujours là. Lorsqu’ils survolent la colonie, ils se heurtent alors à une levée de becs. The Neck est un lieu incroyable, un concentré de vie. Une petite colonie de manchots royaux, des manchots de Magellan et des gorfous sauteurs par centaines, et une énorme colonie de manchots papous qui tapisse la plage. A ces quatre espèces de manchots, il faut rajouter les magnifiques albatros à sourcil noirs. Mais ce formidable endroit est un trésor fragile. Des chasseurs de manchots fréquentaient la plage au 19e siècle, attirés par l’abondance de la faune. On peut encore voir un vieux chaudron rouillé qui servait à bouillir les animaux pour récolter leur huile. Apparemment, un manchot papou produit un demi-litre d’huile. En fin de journée je rencontre les spécialistes de faucons. Ils ont la radio et m’autorisent à appeler le settlement. Je confirme le rendez-vous avec Suzan pour le lendemain. L’avion est prévu dans la matinée. Demain, je vais à Port Howard.

C'est avec plaisir que j'ai écrit des ces quelques lignes qui retracent cette petite expérience de 3 jours au bout du monde. Pour plus d'informations, n'hésitez pas à me contacter ou visiter ma page ici
Le 19 février
Il est 9h30. L’avion vient d’atterrir en douceur sur Saunders Island et Suzan Pole-Evans, la cinquantaine, cheveux poivre et sel, est déjà là pour m’accueillir. Elle et son mari, David, ont acheté l’île dans les années 1980. Depuis, ils gèrent une grande ferme et élèvent plus de 6000 moutons. En dehors du settlement, où vivent le couple et leur famille, ils ont construit deux logements en préfabriqué et peuvent ainsi accueillir des touristes pendant la période estivale. L’un se trouve au nord, l’autre à l’ouest. Mais les 2 logements sont complets depuis belle lurette et pour cause il y a des chercheurs spécialisés dans l'étude des faucons qui logent sur l’île depuis deux semaines. Heureusement, les Pole-Evans autorisent les visiteurs à camper n’importe où sur l’île pour 10 pounds par jour. Suzan me propose tout d’abord un arrêt au shop, une cabane qui sert de garde-manger. A l’intérieur, c’est un vrai bazar. Je prends un réchaud à gaz et trouve quelques boites de conserve pour les trois prochains jours. Nous voilà partis en land rover à un endroit qu’on appelle The Neck, un isthme de sable blanc qui relie deux sommets de l’île, Mount Richards et Mount Harston.

The Neck est un formidable endroit pour la faune. Plus de 8000 manchots papous vivent paisiblement sur la plage et des centaines d’albatros et de gorfous nichent à proximité sur les vastes pentes abruptes. Les 10 miles qui séparent The Neck du settlement prennent environ une heure. Suzan me dépose au bout de la plage et viendra me chercher dans trois jours. Elle m’indique la direction du Swiss Hotel, sans doute le meilleur endroit pour camper sur les Malouines. Après un petit quart d’heure de marche, j’arrive au fameux Swiss Hotel. C’est un aplomb rocheux sur les pentes de Mount Harston. L’espace est assez grand pour abriter ma tente. En campant sous le rocher, on est à l’abri des intempéries et des grosses rafales de vents tout en profitant d’une vue splendide sur la longue plage. Le Swiss Hotel a été nommé ainsi par des voyageurs suisses qui ont campé ici pendant 6 semaines.
La tente montée et les affaires rangées, je file en direction de la plage et des milliers de manchots papous. Certains dorment sur le sable, d’autres reviennent de la pêche. Au centre de la colonie, ça crie, ça braille, ça pue avec toutes ces fientes. Il y a des jeunes qui attendent de manger, d’autres se battent avec les labbes toujours à l’affût. Ca grouille de vie. En bout de plage, il n’y a pas de chemin évident, mais je continue sur la côte nord du Mont Richards. Cela vaut la peine de persévérer car au delà des terriers de manchots de Magellan, j’atteins une grande colonie de gorfous sauteurs et de cormorans impériaux sur les pentes exposées. C’est surprenant de voir les gorfous monter si haut. Un peu plus loin à l’est, j’aperçois la colonie d’albatros à sourcils noirs (Black-browed Albatross). Des oiseaux splendides dans un cadre grandiose. J’essaye de ramper pour les observer de plus près et j’en profite pour prendre quelques beaux clichés. Ils ont le plumage blanc d’une grande pureté et une ligne noire, comme un trait de maquillage, au-dessus de l’œil très caractéristique de l’espèce. Le long bec crochu est jaune et rose. Leur grande envergure permet de surfer au-dessus des vagues. Jamais un battement d’aile inutile. Comme beaucoup d’espèces, l’albatros à sourcils noirs se reproduit pendant l’été austral. La majorité des adultes viennent nicher ici aux Malouines, mais avec 10 000 couples recensés sur Saunders Island, l’île possèdent de petites colonies. On est très loin des 100 000 couples estimés sur l’Ile Beauchêne, un ilot perdu à 50km au sud des Malouines et quasiment inaccessible. Début septembre les adultes reviennent sur leur colonie pour s’accoupler et restaurer le nid. L’unique œuf est pondu au mois d’Octobre. L’élevage du poussin dure environ trois mois et demi. Lorsque le poussin aura perdu son duvet gris courant avril, il sera alors abandonné par ses parents et perdra du poids pendant quelques jours avant de s’envoler. Le poussin ne reviendra pas sur son lieu de naissance avant plusieurs années en mer.

Finalement, après une bonne partie de la journée passée sur la falaise, je redescends vers la plage et découvre la petite colonie de manchots royaux installée en bas des pentes herbeuses. Comme c’est une toute nouvelle colonie, leur site est délimité pour ne pas les déranger. En effet, ils ne sont qu’une poignée mais la colonie s’accroît doucement. Je retourne au bivouac des étoiles plein les yeux
Le 20 février
Ce matin, le temps est plutôt ensoleillé. Je profite de cette belle journée qui s’annonce pour randonner et visiter l’extrémité de la péninsule, Elephant Point, à environ 5 miles à vol d’oiseau. Normalement, je devrais voir des éléphants de mer. A peine levé, j’aperçois de la tente des dauphins à proximité de la côte. La tentation est grande et je pars prendre quelques photos. Ce sont des dauphins de Peale. Comme souvent, ils vivent en groupe et nagent très lentement le long de la côte. Après le déjeuner, me voilà donc parti pour Elephant Point, accompagné des dauphins qui prennent la même direction. J’arrive à les suivre pendant un certain temps. Par endroits, je les perds de vue à cause des algues géantes pour réapparaître plus loin. Leur allure est quand même un peu plus rapide que la marche. Surtout que les sentiers laissés par les moutons de ce côté de l’île sont à peine marqués et la pente est glissante.

En chemin, j’aborde une belle plage sans nom. D’un côté de la plage, je surprends un groupe de manchots papous qui s’amusent dans une marre. Vraisemblablement, certains ont décidé d’apprendre à nager dans cette eau peu profonde plutôt que dans les vagues de l’océan. Un peu plus loin, ce sont des goélands qui m’accueillent avec des cris. Ma direction ne leur plaît guère. Je suis bientôt attaqué par une dizaine de goélands. Je préfère alors bifurquer et quitter la zone avant de recevoir un coup de bec. Au loin, j’aperçois leur colonie. Il y a sans doute là-bas des petits à protéger. Enfin, j’arrive à Elephant Point. Les éléphants de mer sont bien là. Impossible de rater ces créatures bruyantes et odorantes. Même si j'avais déjà vu des photos de ces bêtes étranges, je n'avais pas pour autant appréhendé leur taille. Parmi toutes les espèces de phoque, l’éléphant de mer austral est le plus grand. Les mâles sont énormes, beaucoup plus imposants que les femelles. Les plus gros, les mâles dominants, aussi appelés pachas, peuvent peser jusqu’à 4 tonnes. Le nez, court et boudiné chez les jeunes et les femelles, augmente de taille jusqu’à devenir, par la suite, une sorte de trompe qui lui donne l’apparence d’un éléphant, d’où l’origine de son nom. Une bien étrange créature, plutôt répugnante de premier abord, tout de suite plus intéressante lorsque deux mâles s’affrontent pour régner sur le harem.

En rentrant, je passe par l’extrémité ouest de l’île, un bout de falaise connue sous le nom de The Holy City. La paroi abrupte accueille une colonie d’albatros et de cormorans. Balayée par les vents, la falaise offre une aire d’envol de choix pour les albatros. Je ne me lasse pas d’observer ces oiseaux au vol majestueux. Malgré quelques atterrissages laborieux, leur agilité est incroyable. La forte densité des nids bâtis sur la paroi diminue d’autant l’aire d’atterrissage de ces grands oiseaux. Je flâne encore un peu, et continue le long de la falaise et observant les oiseaux jouer avec le vent. La côte est ici plus abrupte et glissante. Le temps se gâte, le vent devient violent, alors je commence à remonter. Plus haut la pente est moins sévère.

Je continue de monter et je décide finalement de rentrer via le Mont Harston. Au sommet, il fait froid, il neige même. La vue sur The Neck est grandiose. C'est incroyable un véritable tapis d'oiseaux qui occupe l’isthme. Avec le soleil couchant, chaque manchot apparaît comme une petite bille rose. Le cadre invite à la rêverie. Je tarde à redescendre et rejoins finalement le bivouac à la tombée de la nuit.

Le 21 février
J’ai mal dormi. Et pour cause, le bivouac est entouré de terriers de manchots de Magellan, localement nommés Jackass (baudet) en raison de leur cri très ressemblant au braiment de l’âne. Les plus proches sont à trois mètres de la tente. Je pensais qu’ils se seraient tus à la tombée de la nuit, mais ils ont continué toute la nuit. Au réveil, je prolonge la nuit dans la tente d’autant plus que le temps n’invite pas à sortir.

Dans l’après-midi, il fait meilleur. A proximité du bivouac, la mer a rejeté quelques cadavres de manchots éventrés, sans doute croqués par des phoques. Les manchots papous continuent inlassablement leurs activités. Un perpétuel va-et-vient entre la mer et la plage. Au cœur de la colonie, les labbes sont toujours là. Lorsqu’ils survolent la colonie, ils se heurtent alors à une levée de becs. The Neck est un lieu incroyable, un concentré de vie. Une petite colonie de manchots royaux, des manchots de Magellan et des gorfous sauteurs par centaines, et une énorme colonie de manchots papous qui tapisse la plage. A ces quatre espèces de manchots, il faut rajouter les magnifiques albatros à sourcil noirs. Mais ce formidable endroit est un trésor fragile. Des chasseurs de manchots fréquentaient la plage au 19e siècle, attirés par l’abondance de la faune. On peut encore voir un vieux chaudron rouillé qui servait à bouillir les animaux pour récolter leur huile. Apparemment, un manchot papou produit un demi-litre d’huile. En fin de journée je rencontre les spécialistes de faucons. Ils ont la radio et m’autorisent à appeler le settlement. Je confirme le rendez-vous avec Suzan pour le lendemain. L’avion est prévu dans la matinée. Demain, je vais à Port Howard.

Retour croisière aux Antilles MSC Musica du 31 décembre au 7 janvier 2014 English translation pending
De retour de Croisière MSC MUSICA, nous avons aimé notre itinéraire, notre bateau, la convivialité entre francophones sans oublier le personnel du bateau et apprécié de rencontrer les membres de ce forum STEGIM :Steph et sa famille, ZABOU: Isabelle et sa famille, LONDAISE: Mireille et son époux et BATBARE: Charlie et son épouse
Nous remercions toutes les personnes sur ce Forum pour tous les échanges au fil des mois, leurs CR et surtout Luigi pour son investissement sur sa page Weeb, facebook et son CR terminé la vieille de notre départ 😉
Nous souhaitons vous apporter à notre tour quelques conseils, des infos et notre expérience pour vos excursions:
Nous dînons au 1er service 19h15, à notre table nous avons retrouvé Batbare (Charlie et Annick) / 2eme service 21h45
Notre cabine 14046 pont 14
Tenue vestimentaire conseillée : 2 de GALA/ VERT, BLANC, ROUGE/ ANNEES 60-70-80/ BLANC/ DECONTRACTE 🙂
Pour les cigarettes partout on dit 3 cartouches par personne mais arrivée à l'aéroport de Nice je suis contrôlée!!!!! La douane me dit que ce n'est pas 3 mais 1 cartouche seulement par personne mais ne me confisquera pas les autres OUFFFF !!!! 😛
31 décembre: Arrivés au bateau à 18H30 l'enregistrement en ligne n'a servi à rien, on découvre notre cabine puis nous irons au restaurant Le Maxim's Bon repas, langouste proposée puis soirée du nouvel an à la piscine
Pointe-à-Pitre Guadeloupe: Nous souhaitons aller à la plage St Anne, mais pas de bus le 1er janvier, c'est férié!!!! Retour au terminal pour taxi. On ns demande 80 euros aller retour pour 2, puis 40 € ... On finira avec un groupe de 10 et au final 20 € pour 2 aller/ retour Demander Patrick Photo jointe (coordonnées en mp)
A notre arrivée qq minutes de pluie Attention de ne pas s'abriter sous un Mancenillier (il y a en a un au bout de la plage et il n'est pas balisé) http://www.horizon-guadeloupe.com/...ttention-da...
La plage St Anne est très agréable et c est vraiment super de pouvoir se baigner un 1er Janvier
On déjeunera au pt snack parasols rouges Les Bokits sont très bons (le bokit est un sandwich guadeloupéen qui a pour particularité d'être frit)
Retour au terminal par Gosier
C'est ce jour que ns rencontrons Lolo, Fred et leurs enfants ainsi que Carole et Pierre et ns décidons de ns regrouper pour les prochaines excursions en solo
Philipsburg St Martin: Notre pt groupe se retrouve (6 adultes et 2 ados) On prendra à gauche à la descente du bateau pour le Taxi Boat : 7 dollars aller/ retour par personne illimités où 5 dollars l'aller Arrives à Philipsburg on négocie avec un taxi GEORGES pour tour de l'île dans le sens inverse des aiguilles d'une montre durée 3H30 pour 25 dollars par personne et 20 dollars pour chaque ado On s’arrêtera 15 mn à ORIENT BAY plage puis 40 mn à MARIGOT ( marché épices, souvenirs et boutiques) Direction MAHO BEACH plage bondée de monde on verra qq petits avions atterrir IMPRESSIONNANT Retour Philipsburg
Road Town Tortola: Les Baths Virgin Gorda avec MSC Super excursion
Saint Domingue Republique Dominicaine: Sortie du terminal de notre pt groupe. On est sollicité par un guide DOMINGO de son surnom et son chauffeur de taxi (coordonnées en mp) ils ne parlent pas français mais espagnol et italien Tour de 3H30 25 dollars par personne et pour les ados 1 payant 1 gratuit
Centre Colonial Visite à pieds avec explications, boutique L île au Trésor pour le LARIMAR tenue par un français, Musée du Chocolat, Boutique de souvenirs divers et boisson sans alcool offerte On reprend le taxi direction la plage de BOCA CHICA : Temps accordé 30 mn Bars, restos, transats. Bcp de sollicitations pour massages et souvenirs divers Retour arrêt à la grotte des "Trois yeux" le temps de prendre qq photos puis retour Terminal durée 5h nous sommes tous très contents
La Romana St Domingue : Excursion TROPICAL PARADISE EXCURSIONS Un merveilleuse journée avec Cathy et son équipe Tout est parfait, l'organisation, la convivialité, le repas avec langouste, les îles sont paradisiaques, une super ambiance le TOP du TOP A ne pas rater 🙂🙂🙂
St John's Antigua: Excursion MSC Stingray nage en compagnie des raies et plongée Belle et impressionnante expérience
Fort de France Martinique: Notre avion est à 22H10. Le RDV pour l'aéroport est à 18H15 Lolo et Fred le couple avec les deux ados est installé actuellement en Martinique nous avons bien sympathisé et ils ns proposent de ns faire visiter différents endroits pour la journée. Ils sont adorables On passe une magnifique journée 🙂🙂🙂 Marina du Marin, plage St Anne, Plage des Salines Table du Diable, On déjeunera à Anse Figuier sur une magnifique plage au rest La Cascade puis direction St Luce village de pécheur, Les trois îlets le golf puis la Pointe du Bout Hotel le Bakoua, Le François ( bananeraies) Retour bateau à 17h3O , puis départ pour l'aéroport 🙁🙁🙁
L'heure est au retour!
Nous restons à votre disposition pour tous renseignements, questions diverses
Bonne croisière à tous 🙂
Nous souhaitons vous apporter à notre tour quelques conseils, des infos et notre expérience pour vos excursions:
Nous dînons au 1er service 19h15, à notre table nous avons retrouvé Batbare (Charlie et Annick) / 2eme service 21h45
Notre cabine 14046 pont 14
Tenue vestimentaire conseillée : 2 de GALA/ VERT, BLANC, ROUGE/ ANNEES 60-70-80/ BLANC/ DECONTRACTE 🙂
Pour les cigarettes partout on dit 3 cartouches par personne mais arrivée à l'aéroport de Nice je suis contrôlée!!!!! La douane me dit que ce n'est pas 3 mais 1 cartouche seulement par personne mais ne me confisquera pas les autres OUFFFF !!!! 😛
31 décembre: Arrivés au bateau à 18H30 l'enregistrement en ligne n'a servi à rien, on découvre notre cabine puis nous irons au restaurant Le Maxim's Bon repas, langouste proposée puis soirée du nouvel an à la piscine
Pointe-à-Pitre Guadeloupe: Nous souhaitons aller à la plage St Anne, mais pas de bus le 1er janvier, c'est férié!!!! Retour au terminal pour taxi. On ns demande 80 euros aller retour pour 2, puis 40 € ... On finira avec un groupe de 10 et au final 20 € pour 2 aller/ retour Demander Patrick Photo jointe (coordonnées en mp)
A notre arrivée qq minutes de pluie Attention de ne pas s'abriter sous un Mancenillier (il y a en a un au bout de la plage et il n'est pas balisé) http://www.horizon-guadeloupe.com/...ttention-da...
La plage St Anne est très agréable et c est vraiment super de pouvoir se baigner un 1er Janvier
On déjeunera au pt snack parasols rouges Les Bokits sont très bons (le bokit est un sandwich guadeloupéen qui a pour particularité d'être frit)
Retour au terminal par Gosier
C'est ce jour que ns rencontrons Lolo, Fred et leurs enfants ainsi que Carole et Pierre et ns décidons de ns regrouper pour les prochaines excursions en solo
Philipsburg St Martin: Notre pt groupe se retrouve (6 adultes et 2 ados) On prendra à gauche à la descente du bateau pour le Taxi Boat : 7 dollars aller/ retour par personne illimités où 5 dollars l'aller Arrives à Philipsburg on négocie avec un taxi GEORGES pour tour de l'île dans le sens inverse des aiguilles d'une montre durée 3H30 pour 25 dollars par personne et 20 dollars pour chaque ado On s’arrêtera 15 mn à ORIENT BAY plage puis 40 mn à MARIGOT ( marché épices, souvenirs et boutiques) Direction MAHO BEACH plage bondée de monde on verra qq petits avions atterrir IMPRESSIONNANT Retour Philipsburg
Road Town Tortola: Les Baths Virgin Gorda avec MSC Super excursion
Saint Domingue Republique Dominicaine: Sortie du terminal de notre pt groupe. On est sollicité par un guide DOMINGO de son surnom et son chauffeur de taxi (coordonnées en mp) ils ne parlent pas français mais espagnol et italien Tour de 3H30 25 dollars par personne et pour les ados 1 payant 1 gratuit
Centre Colonial Visite à pieds avec explications, boutique L île au Trésor pour le LARIMAR tenue par un français, Musée du Chocolat, Boutique de souvenirs divers et boisson sans alcool offerte On reprend le taxi direction la plage de BOCA CHICA : Temps accordé 30 mn Bars, restos, transats. Bcp de sollicitations pour massages et souvenirs divers Retour arrêt à la grotte des "Trois yeux" le temps de prendre qq photos puis retour Terminal durée 5h nous sommes tous très contents
La Romana St Domingue : Excursion TROPICAL PARADISE EXCURSIONS Un merveilleuse journée avec Cathy et son équipe Tout est parfait, l'organisation, la convivialité, le repas avec langouste, les îles sont paradisiaques, une super ambiance le TOP du TOP A ne pas rater 🙂🙂🙂
St John's Antigua: Excursion MSC Stingray nage en compagnie des raies et plongée Belle et impressionnante expérience
Fort de France Martinique: Notre avion est à 22H10. Le RDV pour l'aéroport est à 18H15 Lolo et Fred le couple avec les deux ados est installé actuellement en Martinique nous avons bien sympathisé et ils ns proposent de ns faire visiter différents endroits pour la journée. Ils sont adorables On passe une magnifique journée 🙂🙂🙂 Marina du Marin, plage St Anne, Plage des Salines Table du Diable, On déjeunera à Anse Figuier sur une magnifique plage au rest La Cascade puis direction St Luce village de pécheur, Les trois îlets le golf puis la Pointe du Bout Hotel le Bakoua, Le François ( bananeraies) Retour bateau à 17h3O , puis départ pour l'aéroport 🙁🙁🙁
L'heure est au retour!
Nous restons à votre disposition pour tous renseignements, questions diverses
Bonne croisière à tous 🙂
Itinéraire de 14 jours en Afrique du Sud, avril-mai 2014 English translation pending
Bonjour à tous,
J'ai lu de très nombreux post avec beaucoup d'intérêt, je vous soumets aujourd'hui notre itinéraire pour 14 jours en Afrique du Sud fin avril début mai 2014. Je sais que notre programme est chargé mais on a suivi ce que nous proposait une agence, on a pris les billets et finalement, on va faire notre programme et réservations nous-mêmes... Pouvez-vous nous donner votre avis sur le parcours, vos bonnes adresses, vos conseils? Le début du parcours est assez clair mais c'est la fin qui se complique...
Samedi 26 avril 13h : Arrivée au Cap 3 nuits au Cap : table mountain, visite de la péninsule... Où vaut-il mieux loger? Au cap ou à l'extérieur?
Mardi 29 avril : départ pour Knysna et la route des jardins 2 nuits à Knysna Des adresses d'hébergement sympa à Knysna?
Jeudi 1er mai : vol de George à Durban. Arrivée à Durban à 13h Fin d'aprem et nuit à Santa Lucia
Vendredi 2 mai : départ pour le parc de Hluhluwe-Imfolozi On pensait faire les parcs tout seuls, mais vaut il mieux faire des Games? N'est ce pas dur de repérer les animaux sans guide? On pensait faire 2 nuits dans les parcs. Une à Hluhluwe et une à Imfolozi. Qu'en pensez vous? Ou alors on arrive très tôt le 2 mai, on passe la nuit du 2 dans le parc, on continue le parc le samedi 3 mais on dort à l'extérieur? Dans ce cas-là, où dormir?
Samedi 3 : on monte vers le Krüger en passant par le Swaziland. On pensait s'arrêter une nuit au Swaziland.
Dimanche 4 : suite du voyage au Swaziland en nous dirigeant vers le Kruger. L'agence nous avait proposé une nuit au Hippo Hollow Country Estate à Hazyview pour faire une balade à dos d'éléphant. Quelqu'un connaît? L'a-t-il fait? C'est sympa? Sinon où dormir proche du Kruger?
Lundi 5 : partir très tôt et entrer au Kruger. On ne sait pas trop où loger. J'ai vu qu'il y a des réserves privées qui ont l'air top (Éléphant Plains par exemple). Comme on aura déjà fait Hluhluwe et Imfolozi en solo, si on ne voit pas d'animaux (parce qu'on n'est pas doués!) on sera super déçus... Aller dans une réserve privée c'est un peu la "garantie" d'en voir non? Ou au moins avoir plus de chance... Pensez-vous que ce soit possible de rejoindre un lodge en passant par le Kruger en une journée? D'autres lodges à me conseiller? J'ai l'impression que tout est complet... Par quel site passer pour réserver?
Mardi 6 : Safari. Nuit à l'extérieur du parc vers le Blyde River Canyon. On pensait dormir à Zur Alten Mine, recommandé par le routard. Est ce long pour y aller depuis le Kruger (ou une réserve privée)?
Mercredi 7 et jeudi 8 : région du Blyde River Canyon (ça ferait 3 nuits dans la région du BRC, même hôtel)
Vendredi 9 : retour vers Johannesburg. Décollage en soirée. Y a t il quelque chose de sympa à faire sur le chemin?
Voilà, voilà.
Merci d'avance pour vos précieux conseils!
J'ai lu de très nombreux post avec beaucoup d'intérêt, je vous soumets aujourd'hui notre itinéraire pour 14 jours en Afrique du Sud fin avril début mai 2014. Je sais que notre programme est chargé mais on a suivi ce que nous proposait une agence, on a pris les billets et finalement, on va faire notre programme et réservations nous-mêmes... Pouvez-vous nous donner votre avis sur le parcours, vos bonnes adresses, vos conseils? Le début du parcours est assez clair mais c'est la fin qui se complique...
Samedi 26 avril 13h : Arrivée au Cap 3 nuits au Cap : table mountain, visite de la péninsule... Où vaut-il mieux loger? Au cap ou à l'extérieur?
Mardi 29 avril : départ pour Knysna et la route des jardins 2 nuits à Knysna Des adresses d'hébergement sympa à Knysna?
Jeudi 1er mai : vol de George à Durban. Arrivée à Durban à 13h Fin d'aprem et nuit à Santa Lucia
Vendredi 2 mai : départ pour le parc de Hluhluwe-Imfolozi On pensait faire les parcs tout seuls, mais vaut il mieux faire des Games? N'est ce pas dur de repérer les animaux sans guide? On pensait faire 2 nuits dans les parcs. Une à Hluhluwe et une à Imfolozi. Qu'en pensez vous? Ou alors on arrive très tôt le 2 mai, on passe la nuit du 2 dans le parc, on continue le parc le samedi 3 mais on dort à l'extérieur? Dans ce cas-là, où dormir?
Samedi 3 : on monte vers le Krüger en passant par le Swaziland. On pensait s'arrêter une nuit au Swaziland.
Dimanche 4 : suite du voyage au Swaziland en nous dirigeant vers le Kruger. L'agence nous avait proposé une nuit au Hippo Hollow Country Estate à Hazyview pour faire une balade à dos d'éléphant. Quelqu'un connaît? L'a-t-il fait? C'est sympa? Sinon où dormir proche du Kruger?
Lundi 5 : partir très tôt et entrer au Kruger. On ne sait pas trop où loger. J'ai vu qu'il y a des réserves privées qui ont l'air top (Éléphant Plains par exemple). Comme on aura déjà fait Hluhluwe et Imfolozi en solo, si on ne voit pas d'animaux (parce qu'on n'est pas doués!) on sera super déçus... Aller dans une réserve privée c'est un peu la "garantie" d'en voir non? Ou au moins avoir plus de chance... Pensez-vous que ce soit possible de rejoindre un lodge en passant par le Kruger en une journée? D'autres lodges à me conseiller? J'ai l'impression que tout est complet... Par quel site passer pour réserver?
Mardi 6 : Safari. Nuit à l'extérieur du parc vers le Blyde River Canyon. On pensait dormir à Zur Alten Mine, recommandé par le routard. Est ce long pour y aller depuis le Kruger (ou une réserve privée)?
Mercredi 7 et jeudi 8 : région du Blyde River Canyon (ça ferait 3 nuits dans la région du BRC, même hôtel)
Vendredi 9 : retour vers Johannesburg. Décollage en soirée. Y a t il quelque chose de sympa à faire sur le chemin?
Voilà, voilà.
Merci d'avance pour vos précieux conseils!
Croisière Couleurs et parfums des Tropiques avec Costa en janvier-février 2014 English translation pending
Tout d'abord, bonjour à toute la communauté
Je me présente, Julien 31 ans de Besançon!
Avec ma femme, nous venons de réserver une croisière aux Antilles... La toute première croisière de notre vie... La nouvelle croisière Costa où nous pouvons additionner couleur et parfums des tropiques sur 14 jours au départ de Point à pitre le 24 janvier 2014!
Alors j'ai beaucoup de questions et vous allez peut être me dire que ces questions ont déjà été posé beaucoup de fois....Certes, c'est vrai, mais ce sont des vieux sujets! J'aimerais avoir des retours sur le Costa mediterranéa assez récent si cela est possible! Ma première inquiétude (je sais, je suis souvent sressé!lol) serait niveau météo... On dit qu'il fait tout le temps beau aux Antilles à cette période de l'année...Mais sur les différents graphiques des climats des différents pays que nous allons visiter, j'ai pu voir qu'en janvier février, il pouvait parfois faire assez gris et qu'il tombait en moyenne 80 mn d'eau par mois! Ce qui n'est pas rien! Si quelqu'un qui est allé la bas à cette période pouvait m'éclaircir la dessus, ca serait sympa!
Au niveau de l’all inclusive, est ce intéressant? Sachant qu'avec ma femme, on boit du vin en mangeant, et que nous ne somme spas contre quelques cocktails avec alcool de temps à autres!!Après tout, pour une fois, autant en profiter un maximum... Avez-vous une idée des prix sur le bateau??
Le plus gros point à éclaircir pour moi se situe au niveau des excursions...Je vais vous donner mon descriptif complet de notre croisière avec les excursions qu'on à pour le moment cochées sans encore acheter! Nous essayons de peser le pour et le contre sur le fait de prendre excursions Costa ou excursions par nous même!
Les excursions Costa sont chères c'est vrai, mais nous avons beaucoup de mal à nous exprimer dans une autre langue que le Français d'une part, d'autre part, d'un naturel assez stressé je me répète, j'ai peur qu'en prenant des excursions par nous même avec les locaux, il y ai des problèmes de retard et que le bateau ne nous attendent pas!
Pensez vous réellement que faire des excursions par soi même se révèle simple et sans risques?
Donc voilà nos escales et excursions (pour le moment, on a choisi une excursion par escale mais on est ruiné!!si il y en avait en priorité à enlever, dites nous le; et si au contraire , il y avait une excursion mieux qu'une autre sur une escale, faites en nous part également, on a besoin de de personnes qui ont des retours sur ces escales!)
Jour 1 Point a pitre Jour 2 Plaisir en mer Jour 3 Ile de catalina où nous avons choisi l'excursion "détente en catamaran le matin" Jour 4 Tortola où nous hésitons entre l'excursion "UNE MERVEILLEUSE JOURNÉE À VIRGIN GORDA" et "navigation entre les îles vierges" Jour 5 ST Martin où nous avons choisi l'excursion "AVENTURE À BORD DE SCOOTERS DES MERS GONFLABLES" Jour 6 Saint kitts où là on nous propose qu'une excursion, le tour de l'île dans un train à deux etages!Quelqu'un connait??? Jour 7 La Dominique où nous avons choisir l'excursion " LA PISCINE D'EMERAUDE ET LE CHUTES DE TRAFALGAR " Jour 8 Guadeloupe o^nous avons choisi l'excursion " parc des mamelles et canopée" Jour 9 Antigua où nous hésitons entre l'excursion "AVENTURE ECOLOGIQUE EN KAYAK ET PLONGEE AVEC TUBA" et "DETENTE ET PLONGEE AU TUBA SUR UN ATOLL EXCLUSIF" Jour 10 Plaisir en mer Jour 11 Grenade où nous hésitons entre "l’île aux épices " et "TREKKING AU COEUR DES CHUTES DE SEVEN SISTERS" Jour 12 Barbade où la nous sommes vraiment décidé à faire l'excursion a bord d'un sous marin! Quelqu'un a déjà fait cette excursion??? Jour 13 Sainte Lucie où nous hésitons entre " st Lucie par voie de terre et de mer " et "safari en jeep" et "EXPÉRIENCE SUR UNE ÎLE VOLCANIQUE ET BAIN DE BOUE" Jour 14 La Martinique où nous avons choisi pour excursion "à la découverte de la Martinique créole" Jour 15 Point a pitre et retour Paris Orly!
Voilà, j'espère que vous m'avez lu jusqu'au bout et que vous n'êtes pas trop saoulé! Nous sommes avec ma femme un peu perdu et nous aimerions que ce voyage qui sera certainement unique dans notre vie reste inoubliable! Nous avons envie que ce séjour se passe sans difficulté et c'est pour cela que nous penchons plus sur le fait de prendre les excursions Costa..Mais d'un autre coté nous ne sommes pas plein au as et le fait de se faire prendre pour des pigeons ne nous réjouis pas non plus!!!
En attente de vos réponses, je vous souhaite à tous une bien bonne journée.. Julien
Avec ma femme, nous venons de réserver une croisière aux Antilles... La toute première croisière de notre vie... La nouvelle croisière Costa où nous pouvons additionner couleur et parfums des tropiques sur 14 jours au départ de Point à pitre le 24 janvier 2014!
Alors j'ai beaucoup de questions et vous allez peut être me dire que ces questions ont déjà été posé beaucoup de fois....Certes, c'est vrai, mais ce sont des vieux sujets! J'aimerais avoir des retours sur le Costa mediterranéa assez récent si cela est possible! Ma première inquiétude (je sais, je suis souvent sressé!lol) serait niveau météo... On dit qu'il fait tout le temps beau aux Antilles à cette période de l'année...Mais sur les différents graphiques des climats des différents pays que nous allons visiter, j'ai pu voir qu'en janvier février, il pouvait parfois faire assez gris et qu'il tombait en moyenne 80 mn d'eau par mois! Ce qui n'est pas rien! Si quelqu'un qui est allé la bas à cette période pouvait m'éclaircir la dessus, ca serait sympa!
Au niveau de l’all inclusive, est ce intéressant? Sachant qu'avec ma femme, on boit du vin en mangeant, et que nous ne somme spas contre quelques cocktails avec alcool de temps à autres!!Après tout, pour une fois, autant en profiter un maximum... Avez-vous une idée des prix sur le bateau??
Le plus gros point à éclaircir pour moi se situe au niveau des excursions...Je vais vous donner mon descriptif complet de notre croisière avec les excursions qu'on à pour le moment cochées sans encore acheter! Nous essayons de peser le pour et le contre sur le fait de prendre excursions Costa ou excursions par nous même!
Les excursions Costa sont chères c'est vrai, mais nous avons beaucoup de mal à nous exprimer dans une autre langue que le Français d'une part, d'autre part, d'un naturel assez stressé je me répète, j'ai peur qu'en prenant des excursions par nous même avec les locaux, il y ai des problèmes de retard et que le bateau ne nous attendent pas!
Pensez vous réellement que faire des excursions par soi même se révèle simple et sans risques?
Donc voilà nos escales et excursions (pour le moment, on a choisi une excursion par escale mais on est ruiné!!si il y en avait en priorité à enlever, dites nous le; et si au contraire , il y avait une excursion mieux qu'une autre sur une escale, faites en nous part également, on a besoin de de personnes qui ont des retours sur ces escales!)
Jour 1 Point a pitre Jour 2 Plaisir en mer Jour 3 Ile de catalina où nous avons choisi l'excursion "détente en catamaran le matin" Jour 4 Tortola où nous hésitons entre l'excursion "UNE MERVEILLEUSE JOURNÉE À VIRGIN GORDA" et "navigation entre les îles vierges" Jour 5 ST Martin où nous avons choisi l'excursion "AVENTURE À BORD DE SCOOTERS DES MERS GONFLABLES" Jour 6 Saint kitts où là on nous propose qu'une excursion, le tour de l'île dans un train à deux etages!Quelqu'un connait??? Jour 7 La Dominique où nous avons choisir l'excursion " LA PISCINE D'EMERAUDE ET LE CHUTES DE TRAFALGAR " Jour 8 Guadeloupe o^nous avons choisi l'excursion " parc des mamelles et canopée" Jour 9 Antigua où nous hésitons entre l'excursion "AVENTURE ECOLOGIQUE EN KAYAK ET PLONGEE AVEC TUBA" et "DETENTE ET PLONGEE AU TUBA SUR UN ATOLL EXCLUSIF" Jour 10 Plaisir en mer Jour 11 Grenade où nous hésitons entre "l’île aux épices " et "TREKKING AU COEUR DES CHUTES DE SEVEN SISTERS" Jour 12 Barbade où la nous sommes vraiment décidé à faire l'excursion a bord d'un sous marin! Quelqu'un a déjà fait cette excursion??? Jour 13 Sainte Lucie où nous hésitons entre " st Lucie par voie de terre et de mer " et "safari en jeep" et "EXPÉRIENCE SUR UNE ÎLE VOLCANIQUE ET BAIN DE BOUE" Jour 14 La Martinique où nous avons choisi pour excursion "à la découverte de la Martinique créole" Jour 15 Point a pitre et retour Paris Orly!
Voilà, j'espère que vous m'avez lu jusqu'au bout et que vous n'êtes pas trop saoulé! Nous sommes avec ma femme un peu perdu et nous aimerions que ce voyage qui sera certainement unique dans notre vie reste inoubliable! Nous avons envie que ce séjour se passe sans difficulté et c'est pour cela que nous penchons plus sur le fait de prendre les excursions Costa..Mais d'un autre coté nous ne sommes pas plein au as et le fait de se faire prendre pour des pigeons ne nous réjouis pas non plus!!!
En attente de vos réponses, je vous souhaite à tous une bien bonne journée.. Julien
An 80-Day Tour of Southern Africa
An 80-Day Tour of Southern Africa
Back in South Africa
January 12, 2013, 5:30 AM, Flight BA043 London-Cape Town
Directly below, Windhoek glittered like a tangle of fairy lights still lit and tossed into a box.
The horizon, edged in purple, was setting up a backup fireworks display, and suddenly, like a cherry on the platter and with unbearable intensity, in less than two minutes the entire sun revealed a gray dam and then a vast, untouched massif.
A few more minutes and the glare to the east of the plane was total. In Africa, the sun is swift.
We still had a France to cross before landing, but it felt as if we were already there. To the west, the raking light revealed what looked like acne and long, swollen scars in a desert region that might be the Swartkloofberg. Further still, straight as far as the eye could see, the two parallel tracks of a dirt road.
At 11,500 meters altitude and 940 km/h, we had a sense of stillness until the Orange River appeared, an incongruous serpent, gray edged with green.
The first South African settlements were dotted with trees providing shade, then rivers highlighted by continuous lines of vegetation.
Water and shade that make life possible.
We’ll return here by the backroads.
Half an hour from Cape Town, the plane tilted toward the sea, crossing plantations (likely citrus) and then an explosion of cultivated greenery in circles on either side of an unruly river. Finally, the coastline was no longer just sand and water—a frothy hem, a suture?
A peninsula came into view, forming two magnificent bays, and... a flight attendant firmly instructed me to return to my seat: we’d arrived!
The Colors of Cape Town
The city was dressed up as I like them—deserted, fluid, free of its vendors.
In the parking lot of the endless beach next to the commercial port north of the city, about two hundred people were unloading their goods in front of their pickups or combis, none of which were from this century: mixed-race, ageless Black people, and white folks who looked like they’d stepped out of another era.
After a few minutes, intrigued, I played a game: first looking at the merchandise, then imagining who was selling it, and finally looking at who was actually manning the stall. Tall Black vendors were selling what they often sell in Europe—leather, sunglasses, watches; mixed-race folks offered discount bundles, and the tanned older white people seemed to have emptied their attics.
We left with an antique tin kettle for morning tea over an open fire, a pack of five exercise books (that’s 600 pages to fill), Bill Bryson’s earliest stories in English, some snoek rillettes (a local fish), and—never seen before—tuna biltong and snoek biltong.
In so-called advanced countries, Sunday is for sports: white cyclists dressed like pros sweating diligently, Black street vendors running in loops at red lights to sell trash bags that day; white golfers losing their balls, which a scantily clad Black man retrieves from the water; under the sails of kite surf boards, it’s all blondes, and in the foam, joyful splashes from a bunch of Black kids.
Searching for an unusual spot for lunch, we drove through the fishing port looking for a dive and, at the end of a dead-end road with no warning, we arrived at the Shimmy Beach Club—quite the program.
The place, open for just three weeks, aims to be ultra-trendy. You could be in San Francisco, Lisbon’s docks, or St. Barth. This time, the "visible" staff was diverse, but the clientele was exclusively white, except for one mixed-race couple.
For this Sunday lunch, the women had pulled out all the stops, and local starlets—who’d make ours look tame—were turning the terrace into a frenzy.
At Cape Town’s port, the girls have *port*. The trend seems to be crochet dresses over swimsuits.
For two hours, a team of employees watered and raked the sand, starting over when they finished. A child in a floaty pink dress and a gold headband, but a future adventurer, stepped onto the freshly raked artificial beach sand for the first time.
A lanky mixed-race man dragged a hose across the ground, followed by a white woman—enchanted?—who then started watering the sand herself, carelessly splashing the glass terrace her colleague had just swept. I suspect a tacit work arrangement to keep everyone employed.
A galleon packed with tourists (are there any in the hold? Does it take tourists to Robben Island?) left the port. A helicopter took off in its wake. Trawlers returned, cutting through a ballet of catamarans, their waterlines well above the water: a bad catch.
If there’s one country where you can’t pretend to ignore skin color, it’s this one. The question is in everyone’s mind, and here more than anywhere else, it’s a decisive economic and political factor.
Columbine of Brittany
200 km north of Cape Town and 9,000 km south of the Breton coast, but on the same cold ocean, we camped on the shore of the Columbine Cape Nature Reserve, sheltered by a rocky chaos that, at first light tomorrow, would transport us to Perros-Guirec.
Our first encounter with wild animals wouldn’t end well for them: it was crayfish season, and they were the size of lobsters at Lorient’s fish market. Bought for R60 (5.5 €) a pair from kids in Pater Noster, they’d end up between two rocks, over a fire. But first, we had to pair the Chenin blanc with some snoek biltong.
With no wood, I lit a fire at dawn with dried seaweed and kelp, as if petrified; it gave off a smell of court-bouillon and... tires. Two hundred fathoms away, on an outpost, an army of cormorants stood at attention, unmoved among the frolicking seals.
At the reserve’s exit, the guard spoke French; Patrick Mwanba had arrived from Congo three years earlier to study, but the cost of living here forced him to drop out. He’d like to return home because life is cheaper there, but the war made him hesitate.
Ding ding dong! Vroom! Arf arf, Woof! Buzz! (A night from hell!)
I’d long planned to visit Calvinia, the center of a region known for extensive sheep farming. An excellent provincial museum, run by an enthusiastic curator, kept us too late to start the drive north.
So we camped in a tiny, charming campsite set up in the garden of a house. A few trees, a patch of resilient grass, and a view of a pretty lit-up steeple—what else?
Well, it turned out to be a sound-and-light show, with the pretty steeple chiming the hours and half-hours. Then suddenly, we were in the VIP stands of the Karoo-Kalahari Truck Race: roaring trucks paraded under our canvas windows, and we realized we were on the main road through town. To top it off, we enjoyed an uninterrupted canine cacophony, from the *arf arf* of little dogs to the *woof* of a mastiff. Oh, and some mosquitoes—the first ones—insisted on keeping us company in the tent, and we hadn’t yet bought the arsenal to neutralize them.
I walked through Calvinia at night; the house gardens weren’t fenced, nor did they have the «Armed Response» signs so common in the country.
The Kalahari Trails
(No, no, I haven’t converted to hiking.)
North of Calvinia, in the south of the Northern Cape, small towns follow one another up to Upington, about a hundred kilometers apart—welcome havens. Between them, with no trees in sight, we stopped in the shade of a motionless cloud: the temperature exceeded 40°C in mid-January.
We were almost out of the High Karoo and into a region of pans drying up, until the first red dunes appeared, precursors of the Kalahari. In the sparse veld vegetation, gatherings of quiver trees in the kopjes, and a caravan of camels without a handler or packs, marching in perfect formation across a pan (no, I hadn’t overdone the Windhoek at the last stop, and no, I wasn’t dehydrated enough to hallucinate).
The historic part of these towns, European in style, was built on the same plans as those in the American Midwest or the Australian Outback: a grid of streets wide enough to turn a wagon pulled by eight pairs of oxen. The architecture was Dutch-inspired, tropicalized with awnings.
Then came more recent housing, functional in style, where the wealthier mixed-race people—who make up the majority of this state—lived, and further on, the township, an assemblage of corrugated iron and plastic, like everywhere else.
Orange, Right Bank
North of Augrabies Falls National Park, on the other side of the Orange River, stretches a rugged and wild territory the size of fifty Groix islands, crisscrossed by a few tracks—the Riemvasmaak.
The inhabitants were driven out half a century ago for a military base, and as soon as President Mandela was elected, he made it a symbol by allowing the exiled populations to return. Several ethnic groups live here on almost nothing, in government-built shacks.
A community camp is set up in a small cirque at the end of a canyon that, while not in the history books, offers a good descent. By mid-afternoon, the air was at 44°C, but luckily there was a spring... except it was a hot spring, with water at 38°C. And they haven’t invented a reversible spring yet. Once the birds and baboons had settled in, in absolute silence and far from any light pollution, we enjoyed the stars like nowhere else (well, that’s what they claim in the region).
The Orange didn’t choose the easy path: arriving from Lesotho, it was almost at the ocean. The terrain to the south and north of this massif seemed easier to cross. Was it to avoid the curse of the Okavango, whose waters disappear into the sands without ever seeing the sea, that it chose this rocky route, thinking that at least the granite wouldn’t steal its water?
I Love You, I Eat You
In the dry bed of the Auob, it lay panting, head raised, alert, between its paws but head-to-tail, a tawny springbok, motionless.
A few minutes earlier, their story had been written in a lightning-fast chase, captured in photos by the driver of the car that alerted us.
It would be a long time before it started eating at the groin without breaking its surveillance.
Earlier, there was a lion lounging in the shade and hundreds of antelopes: springboks and gemsboks (oryx) in herds, hartebeests and steenboks alone. Strange pairs, apart several times, formed by a springbok and a gemsbok.
A few solitary jackals moved slightly sideways, looking furtive. Ostriches, alone, looking a bit dazed.
It was a lucky morning in the Kgalagadi (KTP).
In and Out
Kgalagadi, Nossob Camp.
We were at the very end of the almost-empty camp, ten meters from the fence, whose structure wouldn’t resist an elephant (though there aren’t any here), but it was electrified.
At dusk, on the other side, ten meters away, three lions passed in a row, as if on parade, seemingly focused on their goal and indifferent to the camp, though they glanced at it.
A jackal had gotten into the camp and was trying to get out without success while scavenging. I offered it two pieces of snoek biltong (Don’t feed the animals!) from three meters away—it smelled strong and had bones (bones in biltong!). When it passed by again, it sniffed but didn’t dare approach. Curled up in the chair, motionless, by the faint moonlight, I finally saw it come closer, grab the nearest piece, and move ten meters away to enjoy it (how many jackals know the finer points of sea biltong?). A little reassured, it came back for the second piece.
Another Morning
By morning, the jackal was gone, but our luck hadn’t left us. Two cheetahs again, who found me in the way and slowly moved toward a calmer shadow. Enough birds of prey to form a squadron, but they’re solitary hunters. Two ostriches busy with their dozen unruly chicks. And while we’re at it, a group of four Kalahari lions, sprawled under a thorny bush. Lots of oryx crossing the dunes and herds of red hartebeest. Kori bustards and secretary birds.
It was the first time the Kgalagadi had spoiled us so much.
Back in South Africa
January 12, 2013, 5:30 AM, Flight BA043 London-Cape Town
Directly below, Windhoek glittered like a tangle of fairy lights still lit and tossed into a box.
The horizon, edged in purple, was setting up a backup fireworks display, and suddenly, like a cherry on the platter and with unbearable intensity, in less than two minutes the entire sun revealed a gray dam and then a vast, untouched massif.
A few more minutes and the glare to the east of the plane was total. In Africa, the sun is swift.
We still had a France to cross before landing, but it felt as if we were already there. To the west, the raking light revealed what looked like acne and long, swollen scars in a desert region that might be the Swartkloofberg. Further still, straight as far as the eye could see, the two parallel tracks of a dirt road.
At 11,500 meters altitude and 940 km/h, we had a sense of stillness until the Orange River appeared, an incongruous serpent, gray edged with green.
The first South African settlements were dotted with trees providing shade, then rivers highlighted by continuous lines of vegetation.
Water and shade that make life possible.
We’ll return here by the backroads.
Half an hour from Cape Town, the plane tilted toward the sea, crossing plantations (likely citrus) and then an explosion of cultivated greenery in circles on either side of an unruly river. Finally, the coastline was no longer just sand and water—a frothy hem, a suture?
A peninsula came into view, forming two magnificent bays, and... a flight attendant firmly instructed me to return to my seat: we’d arrived!
The Colors of Cape Town
The city was dressed up as I like them—deserted, fluid, free of its vendors.
In the parking lot of the endless beach next to the commercial port north of the city, about two hundred people were unloading their goods in front of their pickups or combis, none of which were from this century: mixed-race, ageless Black people, and white folks who looked like they’d stepped out of another era.
After a few minutes, intrigued, I played a game: first looking at the merchandise, then imagining who was selling it, and finally looking at who was actually manning the stall. Tall Black vendors were selling what they often sell in Europe—leather, sunglasses, watches; mixed-race folks offered discount bundles, and the tanned older white people seemed to have emptied their attics.
We left with an antique tin kettle for morning tea over an open fire, a pack of five exercise books (that’s 600 pages to fill), Bill Bryson’s earliest stories in English, some snoek rillettes (a local fish), and—never seen before—tuna biltong and snoek biltong.
In so-called advanced countries, Sunday is for sports: white cyclists dressed like pros sweating diligently, Black street vendors running in loops at red lights to sell trash bags that day; white golfers losing their balls, which a scantily clad Black man retrieves from the water; under the sails of kite surf boards, it’s all blondes, and in the foam, joyful splashes from a bunch of Black kids.
Searching for an unusual spot for lunch, we drove through the fishing port looking for a dive and, at the end of a dead-end road with no warning, we arrived at the Shimmy Beach Club—quite the program.
The place, open for just three weeks, aims to be ultra-trendy. You could be in San Francisco, Lisbon’s docks, or St. Barth. This time, the "visible" staff was diverse, but the clientele was exclusively white, except for one mixed-race couple.
For this Sunday lunch, the women had pulled out all the stops, and local starlets—who’d make ours look tame—were turning the terrace into a frenzy.
At Cape Town’s port, the girls have *port*. The trend seems to be crochet dresses over swimsuits.
For two hours, a team of employees watered and raked the sand, starting over when they finished. A child in a floaty pink dress and a gold headband, but a future adventurer, stepped onto the freshly raked artificial beach sand for the first time.
A lanky mixed-race man dragged a hose across the ground, followed by a white woman—enchanted?—who then started watering the sand herself, carelessly splashing the glass terrace her colleague had just swept. I suspect a tacit work arrangement to keep everyone employed.
A galleon packed with tourists (are there any in the hold? Does it take tourists to Robben Island?) left the port. A helicopter took off in its wake. Trawlers returned, cutting through a ballet of catamarans, their waterlines well above the water: a bad catch.
If there’s one country where you can’t pretend to ignore skin color, it’s this one. The question is in everyone’s mind, and here more than anywhere else, it’s a decisive economic and political factor.
Columbine of Brittany
200 km north of Cape Town and 9,000 km south of the Breton coast, but on the same cold ocean, we camped on the shore of the Columbine Cape Nature Reserve, sheltered by a rocky chaos that, at first light tomorrow, would transport us to Perros-Guirec.
Our first encounter with wild animals wouldn’t end well for them: it was crayfish season, and they were the size of lobsters at Lorient’s fish market. Bought for R60 (5.5 €) a pair from kids in Pater Noster, they’d end up between two rocks, over a fire. But first, we had to pair the Chenin blanc with some snoek biltong.
With no wood, I lit a fire at dawn with dried seaweed and kelp, as if petrified; it gave off a smell of court-bouillon and... tires. Two hundred fathoms away, on an outpost, an army of cormorants stood at attention, unmoved among the frolicking seals.
At the reserve’s exit, the guard spoke French; Patrick Mwanba had arrived from Congo three years earlier to study, but the cost of living here forced him to drop out. He’d like to return home because life is cheaper there, but the war made him hesitate.
Ding ding dong! Vroom! Arf arf, Woof! Buzz! (A night from hell!)
I’d long planned to visit Calvinia, the center of a region known for extensive sheep farming. An excellent provincial museum, run by an enthusiastic curator, kept us too late to start the drive north.
So we camped in a tiny, charming campsite set up in the garden of a house. A few trees, a patch of resilient grass, and a view of a pretty lit-up steeple—what else?
Well, it turned out to be a sound-and-light show, with the pretty steeple chiming the hours and half-hours. Then suddenly, we were in the VIP stands of the Karoo-Kalahari Truck Race: roaring trucks paraded under our canvas windows, and we realized we were on the main road through town. To top it off, we enjoyed an uninterrupted canine cacophony, from the *arf arf* of little dogs to the *woof* of a mastiff. Oh, and some mosquitoes—the first ones—insisted on keeping us company in the tent, and we hadn’t yet bought the arsenal to neutralize them.
I walked through Calvinia at night; the house gardens weren’t fenced, nor did they have the «Armed Response» signs so common in the country.
The Kalahari Trails
(No, no, I haven’t converted to hiking.)
North of Calvinia, in the south of the Northern Cape, small towns follow one another up to Upington, about a hundred kilometers apart—welcome havens. Between them, with no trees in sight, we stopped in the shade of a motionless cloud: the temperature exceeded 40°C in mid-January.
We were almost out of the High Karoo and into a region of pans drying up, until the first red dunes appeared, precursors of the Kalahari. In the sparse veld vegetation, gatherings of quiver trees in the kopjes, and a caravan of camels without a handler or packs, marching in perfect formation across a pan (no, I hadn’t overdone the Windhoek at the last stop, and no, I wasn’t dehydrated enough to hallucinate).
The historic part of these towns, European in style, was built on the same plans as those in the American Midwest or the Australian Outback: a grid of streets wide enough to turn a wagon pulled by eight pairs of oxen. The architecture was Dutch-inspired, tropicalized with awnings.
Then came more recent housing, functional in style, where the wealthier mixed-race people—who make up the majority of this state—lived, and further on, the township, an assemblage of corrugated iron and plastic, like everywhere else.
Orange, Right Bank
North of Augrabies Falls National Park, on the other side of the Orange River, stretches a rugged and wild territory the size of fifty Groix islands, crisscrossed by a few tracks—the Riemvasmaak.
The inhabitants were driven out half a century ago for a military base, and as soon as President Mandela was elected, he made it a symbol by allowing the exiled populations to return. Several ethnic groups live here on almost nothing, in government-built shacks.
A community camp is set up in a small cirque at the end of a canyon that, while not in the history books, offers a good descent. By mid-afternoon, the air was at 44°C, but luckily there was a spring... except it was a hot spring, with water at 38°C. And they haven’t invented a reversible spring yet. Once the birds and baboons had settled in, in absolute silence and far from any light pollution, we enjoyed the stars like nowhere else (well, that’s what they claim in the region).
The Orange didn’t choose the easy path: arriving from Lesotho, it was almost at the ocean. The terrain to the south and north of this massif seemed easier to cross. Was it to avoid the curse of the Okavango, whose waters disappear into the sands without ever seeing the sea, that it chose this rocky route, thinking that at least the granite wouldn’t steal its water?
I Love You, I Eat You
In the dry bed of the Auob, it lay panting, head raised, alert, between its paws but head-to-tail, a tawny springbok, motionless.
A few minutes earlier, their story had been written in a lightning-fast chase, captured in photos by the driver of the car that alerted us.
It would be a long time before it started eating at the groin without breaking its surveillance.
Earlier, there was a lion lounging in the shade and hundreds of antelopes: springboks and gemsboks (oryx) in herds, hartebeests and steenboks alone. Strange pairs, apart several times, formed by a springbok and a gemsbok.
A few solitary jackals moved slightly sideways, looking furtive. Ostriches, alone, looking a bit dazed.
It was a lucky morning in the Kgalagadi (KTP).
In and Out
Kgalagadi, Nossob Camp.
We were at the very end of the almost-empty camp, ten meters from the fence, whose structure wouldn’t resist an elephant (though there aren’t any here), but it was electrified.
At dusk, on the other side, ten meters away, three lions passed in a row, as if on parade, seemingly focused on their goal and indifferent to the camp, though they glanced at it.
A jackal had gotten into the camp and was trying to get out without success while scavenging. I offered it two pieces of snoek biltong (Don’t feed the animals!) from three meters away—it smelled strong and had bones (bones in biltong!). When it passed by again, it sniffed but didn’t dare approach. Curled up in the chair, motionless, by the faint moonlight, I finally saw it come closer, grab the nearest piece, and move ten meters away to enjoy it (how many jackals know the finer points of sea biltong?). A little reassured, it came back for the second piece.
Another Morning
By morning, the jackal was gone, but our luck hadn’t left us. Two cheetahs again, who found me in the way and slowly moved toward a calmer shadow. Enough birds of prey to form a squadron, but they’re solitary hunters. Two ostriches busy with their dozen unruly chicks. And while we’re at it, a group of four Kalahari lions, sprawled under a thorny bush. Lots of oryx crossing the dunes and herds of red hartebeest. Kori bustards and secretary birds.
It was the first time the Kgalagadi had spoiled us so much.
On part en vadrouille en Thaïlande! English translation pending
24 février - On s’thaï en Thaïlande !
Ahhhh, février… L'odeur de la raclette, la fierté se lisant dans mes yeux pétillants lorsque je réussis à descendre cette ô-combien-terrifiante-piste-noire... Pas de doute, ça sent la poudreuse, les soirées au chalet, le ski, le vin chaud, la goutte au nez... Les vacances aux sports d’hiver, quoi ! Et toi, ne reste pas planté là ! Ohé… Oui, c’est bien à toi que je parle ! Ne sois pas gêné, j’ai volontairement laissé ouvert pour que tu puisses monter à bord… Installe-toi confortablement, mets l’interrupteur en mode vacances et c’est parti !! Ça y est, tu as chaussé tes moonboots moumoute ? Et ton petit baume rose pour les lèvres, tu y as pensé ? Oui ? C’est bon ?... Ben je t’arrête de suite, car dans le top 50 de mes rêves d’enfant qui persistent, le ski arrive très très loin derrière le pouvoir de me transformer en superman, me marier avec Sharon Stone ou encore aller en Thaïlande… Et vu qu’ça fait un tantinet ringard de se trimballer avec un slip rouge au dessus d’un pantalon bleu et que Sharon Stone n’a jamais daigné répondre à ma lettre d’amour, ben c’est décidé, on part en vadrouille au pays du sourire pour trois longues semaines. Là, ce sera vraiment la grande vadrouille !
« Et sinon, tu pars avec qui ? Tu as préparé un itinéraire ? Et comment tu bougeras sur place ? » Ça, c’est le genre de questions que tout le monde me pose… J’imagine que ça te turlupine également… Donc allons-y : à l’origine de l’origine, si on remonte encore plus loin que la question de l’œuf et de la poule, seule Sandrine et moi devions partir en Thaïlande… en 2004 ! Cette année-là, le rock’n’roll venait d’ouvrir ses ailes et quelques poules se refilaient la grippe aviaire en Thaïlande. Game over, voyage annulé. Depuis ces temps anciens, il s’en est passé des choses, comme par exemple la naissance de nos deux mini-routardes qui vadrouillent donc maintenant avec nous. Et puis, contraint et forcé, j’ai dû également ajouter mes parents à la liste, eux qui en avaient marre de ne voyager que par le biais de mes carnets de route … Désolé, vraiment pas eu le choix sur c’coup-là ! Concernant l’itinéraire, il a été vraiment compliqué à mettre en place. En trois semaines, impossible de tout voir ! Trois jours ici, deux jours là-bas… Comment aller de tel endroit à tel autre ? Mais si je vais là, je ne pourrai pas aller là-bas… Certains choix ont été déchirants… Il a fallu par exemple annoncer à mon père que nous n’irions pas à Koh Lanta… Il n’a pas pleuré mais c’était limite limite ! Devant tant de tristesse, je n’ai eu d’autre choix que de revoir une fois de plus mon itinéraire… Papa, ne t’en fais pas, Koh Lanta, on y va ! Au final, j’ai concocté un mix de tout ce qu’il y a à voir : le nord, ses montagnes couvertes de jungle et ses tribus, le sud, ses îles et ses plages de rêve, et le centre et ses temples ! Pour se déplacer, on utilisera les moyens de transports locaux allant du tuk-tuk à l'avion en passant par les taxis, les bateaux longue queue, les bus, les scooters, les trains, les vans, les motoneiges, les éléphants, les ferrys, les songthaews… (cherchez l’erreur)...
Allez, le départ est imminent ! La liste de médicaments à prendre est prête, la liste de nos vols, la liste de nos étapes, la liste des articles de toilette, la liste des adresses pour les cartes postales, la liste des numéros de carte de crédit, et enfin la liste de toutes les listes !!! Carte de paiement ?...ok….Cash ?...ok… Passeports ?... ok… Capotes ?...ok… Naaaan, j’déconne ! Allez, les testaments sont signés, on est prêt à décoller !!! En plus, nos proches sont super contents pour nous : « C’est trop loin, plus de douze heures de vol ! Et avec deux enfants, en plus ! Et pis tu verras, là-bas, les gens ont un langage bizarroïde et ils sourient tout le temps. C'est louche, ça, des gens qui sourient tout le temps. J’suis sûr que c’est une technique de diversion pour mieux te dépouiller à la première occasion ! Et la cuisine, t’es au courant pour la cuisine ? Elle va t’anesthésier les amygdales pour le restant de tes jours ! Ils mettent autant de piment pour que tu ne te rendes pas compte qu’ils te servent du chien… Et sinon, t’as pas peur de te faire kidnapper ? Parce que dans les tribus du nord, ils paraissent bien gentils comme ça, mais j’ai entendu dire qu’ils te faisaient mijoter dans leur grande marmite dès que tu avais le dos tourné… » Allez, rendez-vous à l’aéroport de Roissy, terminal 2F et n’oublie pas tes mouchoirs ! Mais non, ne pleure pas, je serai bientôt de retour...
25 février - Un jour, j’irai à Bangkok avec toi Pour Sandrine, il est l’heure de profiter de la plage en plein hiver et de se pavaner en sirotant des pina coladas. Pour Anna et Sasha, il est l’heure de côtoyer des éléphants, des singes, des tigres, des cafards... Pour mes parents, il est l’heure d’aller se faire masser la couenne et de découvrir la vie de routard. Pour moi, il est l’heure de rencontrer les thaïlandais et de croquer ce pays à pleines dents. Et pour toi alors ?... Ben, il est l’heure de lire mon carnet de route et de sentir ! Non, tu ne sens rien ? Dilate un peu plus tes narines et sens pourtant comme ça sent bon ! Ben oui, ça sent bon les vacances, pardi ! Bon, avant de partir, nous pensons bien évidemment à faire nos deux petites prières traditionnelles. Avec Sandrine, on se met donc à genoux devant notre petit lit et entonnons en cœur: « Oh, humble aiguilleur du ciel travaillant à l’aéroport de Roissy, je t’implore de ne pas faire grève aujourd’hui même si, je le sais, c’est devenu ton passe-temps favori. Oh, humble aiguilleur du ciel travaillant à l’aéroport de Roissy, merci de te contenter de tes petits six mille euros mensuels même si dix heures de travail par semaine, je comprends que cela soit très fatiguant… »
Quant à la seconde, même si elle n’a pas toujours fonctionné, nous la récitons quand même : « Oh, grand volcan majestueux islandais dont le nom est imprononçable, je m’incline devant ta puissance et te supplie de ne pas me refaire le même coup que la dernière fois. Oh, grand volcan majestueux islandais dont le nom est imprononçable, si vraiment tu as une grosse envie, retiens-toi pendant trois semaines avant d’envoyer la sauce pour éventuellement nous empêcher de revenir… » Nos petites prières ont apparemment fonctionné car notre grand oiseau blanc a pu quitter le sol parisien pile poil à l’heure ! Mais avant de te raconter les péripéties de notre marathon jusqu’à Bangkok (enfin, si on atterrit, car là, je t’écris de l’avion et peut-être que personne ne lira jamais ma prose…), il a bien fallu que je m’organise pour emmener ma petite tribu jusqu’à Paris… Oui, oui, je sais, c’est vraiment balaise l’organisation d’un voyage...
Bon, déjà, c’est Sandrine qui s’est occupé de préparer les sacs. De ce côté-là, je ne m’inquiète pas, elle pense à tout… mais ne porte rien ! Ouuuh, ça, ça ne va pas lui plaire… Ensuite, pour économiser une place de parking pendant trois semaines, j’ai prévu de partir à six dans un seul véhicule. On ne se prive pas, c’est la sécurité routière qui régale ! C’est bon, tout le monde est prêt ? Les sacs sont dans le coffre ? Allez, j’entre l’adresse du parking de l’aéroport dans le GPS et paf, première question blonde du voyage : « Papa, tu as entré l’adresse de notre hôtel à Bangkok ? » Tu vois, Sandrine, même si elle n’a que cinq ans, c’est à cause de ce genre de question que j’aimerais qu’à notre retour, on fasse un test de paternité… Bref, nous arrivons à l’aéroport dans les temps et commençons les formalités habituelles. Comme d’hab’, j’ai droit à une fouille corporelle intégrale, … Enfin, presque… Le touché rectal n’est pas inclus...
Pour ce qui est des vols, quoi te dire ? Bon, ok, comme je ne suis pas radin en bons plans, en voici un rien que pour ta pomme : Nous avons voyagé sur Air India. Et bien je recommande ! Outre le prix du billet intéressant, l’espace entre les sièges est énorme et me laisse, à moi et mes petites gambettes, toute la place pour prendre mes aises et piquer un petit roupillon. En plus, il y a une super ambiance à bord. Tout le monde chante en cœur des chansons paillardes, les hôtesses dansent en sous-vêtements et le pilote fait des loopings. Bon, pour les loopings, tu auras compris que c'étais une blague, n’est-ce pas ? Nous avons quitté Paris à 21h30 et avons atterri à New Dehli à 10h, heure locale. La petite aiguille de ma rolex a fait direct un bon en avant de 4h30... Ensuite, on a redécollé à 13h40. Là, on survol le delta du Gange et on arrivera à Bangkok en vie, je l’espère, à 19h20, toujours en heure locale. Et paf, 1h30 de plus que je n’aurai pas pu vivre dans ma petite vie… Bilan des débats : deux heures de voiture, deux heures d’attente, puis quinze heures d’avion… Reste encore à atterrir, récupérer les bagages, passer de nouveau devant le FBI des contrôles de passeports, … Ajoute à cela une heure de taxi et on aura retracé nos vingt dernières heures… Moi je dis, on est des héros !!!



Allez, dernier virage... PNC aux portes… Désarmement des toboggans… Vérification de la porte opposée... Ça y est, je foule enfin le tarmac thaïlandais ! C’est un petit pas pour l’homme, mais un nouveau grand pas dans ma vie de globe trotteur… Euh… Par contre, la dernière petite brise glaciale humée avant de grimper dans l’avion en France n’est plus qu’un lointain souvenir… Là, je comprends concrètement que je suis loin, très loin de mon pays natal… Welcome in Bangkok ! A ce sujet, sais-tu que Bangkok n’est pas le vrai nom de la ville ? Le vrai nom est… Attention, retiens bien ta respiration : Krung Thep Mahanakhon Amon Rattanakosin Mahinthara Ayutthaya Mahadilok Phop Noppharat Ratchathani Burirom Udomratchaniwet Mahasathan Amon Piman Awatan Sathit Sakkathattiya Witsanukam Prasit. Le Guinness des records le classe comme étant le nom de lieu le plus long au monde... A peu de chose près, si mon thaï appris en vingt-cinquième langue à l’école ne me trahit pas, la traduction pourrait donner ça : Ville des anges, grande ville, résidence du Bouddha d'émeraude, ville imprenable du dieu Indra, grande capitale du monde ciselée de neuf pierres précieuses, ville heureuse, généreuse dont l'énorme Palais Royal ressemble à la demeure céleste, règne du dieu réincarné et construite par Vishnukarn. Pour plus de simplicité et une meilleure fluidité dans mon récit, je continuerai simplement à l’appeler Bangkok... J'espère que tu ne m'en tiendras pas rigueur !
Alors, … Maman, as-tu bien rempli ta petite fiche pour l’immigration ? Anna, arrête de poser pour les photos ! Papa, pas envie d’aller aux toilettes ? Et est-ce que tout le monde a récupéré son sac ? C’est bon ? Ok, direction la station de taxis ! Le truc que tout le monde te dira si tu veux aller de l’aéroport au centre de Bangkok, c’est qu’il faut descendre à la station des taxis, donner l’adresse de ton hôtel à un des guichets où on te donnera le numéro d’un taxi officiel qui mettra le compteur. Pas d’arnaque possible, pas d’entourloupe assurée ! Confiant, j’arrive donc aux fameux guichets et y donne l’adresse de mon hôtel. Là, la dame me sort sèchement : « Vous êtes six, ça fera donc sept cents baths en liquide… - Madame, I’m Franck the great traveller, I'm not a pigeon ! On ne me la fait pas, à moi ! Je sais qu’en passant par votre guichet, j’aurai un taxi avec compteur et que ça nous reviendra à environ trois cent cinquante baths ! - Oui, mais là, vous êtes six. Pas de compteur. Ça fera sept cents baths !…» Et là, ma mère qui me dit : « Qu’est-ce qu’elle dit la dame ? - Rien, maman, la dame me dit qu’elle me prend pour un télétubbies… » Un petit coup d’œil au guichet de droite, personne… Un petit coup d’œil au guichet de gauche, personne… J’y vois plus clair dans son jeu… Seul son guichet est ouvert et elle en profite pour m’entuber comme un grand monsieur bien membré… Ça, c’est sans compter sur mon esprit de pitbull : « Madame, je vous renouvelle ma requête qui m’apparaît légitime. J’ambitionne obtenir de votre part un taxi avec compteur comme vous êtes censée m’en octroyer un… Comprenez bien que j’ai perçu votre tentative d’escroquerie mais que celle-ci est vouée à l’échec. Je ne vous en tiendrai toutefois pas rigueur. Merci d’avance. - N’insiste pas blanc bec, c’est sept cents baths cash ou à ton Bangkok, ben tu t‘y rendras à pied avec tes mioches sous l’bras ! » Je veux bien être courtois, mais faut arrêter de prendre les gens pour des biiiiiiiip, quand même ! Mais bon, pas d’autre choix que d’accepter son deal… Et puis j’ai dix heures de transport dans chaque œil, tout le monde est cuit à la coque, … donc allons-y pour sept cents baths… Là, elle fait signe à un type qui se pointe aussi sec. Elle lui refile comme prévu un papier avec le nom de notre hôtel… et v’la t’y pas qu’le gars lui r’file un p’tit billet pour la remercier de m’avoir bien farci le colon. En voyant c’que j’vois, j’ai raison de penser c’que j’pense !
Là, on saute dans le fameux taxi qui saute lui-même dans les embouteillages… D’ailleurs, que ceux qui détestent la circulation et le trafic à Paris veuillent bien se dénoncer et aillent au coin les mains derrière la tête... La ville déploie ses tentacules, les échangeurs routiers s'entremêlent, les panneaux publicitaires sont aussi grands qu’un terrain de foot, les bouchons se dévoilent sur des kilomètres… Une heure ! C’est le temps qu’il nous aura fallu pour atteindre le Rambuttri Village, l’hôtel dans lequel j’ai réservé deux chambres doubles à huit cents baths l’unité. En me présentant à l’accueil, la p’tite dame tente de me refiler des chambres un peu plus chères. Elle me propose deux options. La première, de dormir dans une chambre plus grande « with fan ». Là, forcément, je m'imagine passer la nuit avec une adolescente hystérique scandant mon nom et me demandant des autographes en arrachant ma chemise. Mais renseignement pris, il ne s'agit pas de ce genre de fan, juste un truc avec trois hélices tournant au plafond pour vous donner un semblant d'air. Ou alors une autre chambre avec « air con ». Dit comme ça, ça ne donne pas tellement envie d'autant que c'est plus cher. Payer plus pour avoir l'air intelligent, je n’dis pas, mais là... Pourtant, il paraît que la majorité des gens choisissent cette option pour rester au froid... Non merci madame, du froid, on en vient. On s’en tiendra donc à ce que j’ai réservé...
Allez, une p’tite douche et on redescend plonger dans le bruit et la moiteur de la rue. Ok, dit comme ça, ça ne donne pas très envie… Et pourtant… La première impression de notre quartier est positive. Après quelques minutes, la seconde l’est aussi ! C’est animé, c’est coloré, … Plein de vendeurs de babioles, des masseurs en pleine rue, … et surtout des gargotes dans tous les coins ! Autant il est facile de trouver des vendeurs de hot-dogs aux Etats-Unis, autant il est facile de trouver n’importe quoi à manger dans les rues de Bangkok. Une bouteille de gaz, une casserole, un chien qui traine, ça fait un resto ! Et si on se mangeait un pad thaï ? Pour ta culture gastronomique, le pad thaï est un repas traditionnel thaïlandais que l’on trouve partout. C’est paraît-il bathement bon et surtout bathement pas cher ! D’après ce que j’ai lu, environ trente baths l’assiette, soit soixante quinze centimes d’euros. Ok, six pad thaï, s’il vous plait ! Par contre, l’inflation nous a suivis jusqu’ici. Le pad thaï est maintenant à quarante baths (un euro) ! Et voilà, à peine arrivés et le budget vacances a déjà pris une méchante claque… On en profite également pour boire notre première Singha, Chang, Leo ou Tiger. Pas besoin de te préciser que ce sont des bières et non des concurrents de Tropicana ! Pad thaï et Chang dans la rue… Et bien je dois t’avouer que le mélange est sacrément bon ! On se régale à s’en éclater le ceinturon et on n’en laisse pas une nouille...

Sur ce, s’rait p’têtre temps d’aller digérer tout ça dans notre lit… On a un décalage horaire à combattre, nous ! En tout cas, j’espère que la lecture de cette journée t’a plu. Si c’est le cas, parles-en à tes amis. Par contre, si ce n’était pas à ton goût, crois bien en l'expression de mes regrets sincères pour t’avoir fait perdre ton temps et sois assuré que je ferai mon possible pour m’améliorer autant que le permettront mes capacités intellectuelles réduites pour nos aventures de demain. De toute façon, demain est une autre aventure...
« Et sinon, tu pars avec qui ? Tu as préparé un itinéraire ? Et comment tu bougeras sur place ? » Ça, c’est le genre de questions que tout le monde me pose… J’imagine que ça te turlupine également… Donc allons-y : à l’origine de l’origine, si on remonte encore plus loin que la question de l’œuf et de la poule, seule Sandrine et moi devions partir en Thaïlande… en 2004 ! Cette année-là, le rock’n’roll venait d’ouvrir ses ailes et quelques poules se refilaient la grippe aviaire en Thaïlande. Game over, voyage annulé. Depuis ces temps anciens, il s’en est passé des choses, comme par exemple la naissance de nos deux mini-routardes qui vadrouillent donc maintenant avec nous. Et puis, contraint et forcé, j’ai dû également ajouter mes parents à la liste, eux qui en avaient marre de ne voyager que par le biais de mes carnets de route … Désolé, vraiment pas eu le choix sur c’coup-là ! Concernant l’itinéraire, il a été vraiment compliqué à mettre en place. En trois semaines, impossible de tout voir ! Trois jours ici, deux jours là-bas… Comment aller de tel endroit à tel autre ? Mais si je vais là, je ne pourrai pas aller là-bas… Certains choix ont été déchirants… Il a fallu par exemple annoncer à mon père que nous n’irions pas à Koh Lanta… Il n’a pas pleuré mais c’était limite limite ! Devant tant de tristesse, je n’ai eu d’autre choix que de revoir une fois de plus mon itinéraire… Papa, ne t’en fais pas, Koh Lanta, on y va ! Au final, j’ai concocté un mix de tout ce qu’il y a à voir : le nord, ses montagnes couvertes de jungle et ses tribus, le sud, ses îles et ses plages de rêve, et le centre et ses temples ! Pour se déplacer, on utilisera les moyens de transports locaux allant du tuk-tuk à l'avion en passant par les taxis, les bateaux longue queue, les bus, les scooters, les trains, les vans, les motoneiges, les éléphants, les ferrys, les songthaews… (cherchez l’erreur)...
Allez, le départ est imminent ! La liste de médicaments à prendre est prête, la liste de nos vols, la liste de nos étapes, la liste des articles de toilette, la liste des adresses pour les cartes postales, la liste des numéros de carte de crédit, et enfin la liste de toutes les listes !!! Carte de paiement ?...ok….Cash ?...ok… Passeports ?... ok… Capotes ?...ok… Naaaan, j’déconne ! Allez, les testaments sont signés, on est prêt à décoller !!! En plus, nos proches sont super contents pour nous : « C’est trop loin, plus de douze heures de vol ! Et avec deux enfants, en plus ! Et pis tu verras, là-bas, les gens ont un langage bizarroïde et ils sourient tout le temps. C'est louche, ça, des gens qui sourient tout le temps. J’suis sûr que c’est une technique de diversion pour mieux te dépouiller à la première occasion ! Et la cuisine, t’es au courant pour la cuisine ? Elle va t’anesthésier les amygdales pour le restant de tes jours ! Ils mettent autant de piment pour que tu ne te rendes pas compte qu’ils te servent du chien… Et sinon, t’as pas peur de te faire kidnapper ? Parce que dans les tribus du nord, ils paraissent bien gentils comme ça, mais j’ai entendu dire qu’ils te faisaient mijoter dans leur grande marmite dès que tu avais le dos tourné… » Allez, rendez-vous à l’aéroport de Roissy, terminal 2F et n’oublie pas tes mouchoirs ! Mais non, ne pleure pas, je serai bientôt de retour...
25 février - Un jour, j’irai à Bangkok avec toi Pour Sandrine, il est l’heure de profiter de la plage en plein hiver et de se pavaner en sirotant des pina coladas. Pour Anna et Sasha, il est l’heure de côtoyer des éléphants, des singes, des tigres, des cafards... Pour mes parents, il est l’heure d’aller se faire masser la couenne et de découvrir la vie de routard. Pour moi, il est l’heure de rencontrer les thaïlandais et de croquer ce pays à pleines dents. Et pour toi alors ?... Ben, il est l’heure de lire mon carnet de route et de sentir ! Non, tu ne sens rien ? Dilate un peu plus tes narines et sens pourtant comme ça sent bon ! Ben oui, ça sent bon les vacances, pardi ! Bon, avant de partir, nous pensons bien évidemment à faire nos deux petites prières traditionnelles. Avec Sandrine, on se met donc à genoux devant notre petit lit et entonnons en cœur: « Oh, humble aiguilleur du ciel travaillant à l’aéroport de Roissy, je t’implore de ne pas faire grève aujourd’hui même si, je le sais, c’est devenu ton passe-temps favori. Oh, humble aiguilleur du ciel travaillant à l’aéroport de Roissy, merci de te contenter de tes petits six mille euros mensuels même si dix heures de travail par semaine, je comprends que cela soit très fatiguant… »
Quant à la seconde, même si elle n’a pas toujours fonctionné, nous la récitons quand même : « Oh, grand volcan majestueux islandais dont le nom est imprononçable, je m’incline devant ta puissance et te supplie de ne pas me refaire le même coup que la dernière fois. Oh, grand volcan majestueux islandais dont le nom est imprononçable, si vraiment tu as une grosse envie, retiens-toi pendant trois semaines avant d’envoyer la sauce pour éventuellement nous empêcher de revenir… » Nos petites prières ont apparemment fonctionné car notre grand oiseau blanc a pu quitter le sol parisien pile poil à l’heure ! Mais avant de te raconter les péripéties de notre marathon jusqu’à Bangkok (enfin, si on atterrit, car là, je t’écris de l’avion et peut-être que personne ne lira jamais ma prose…), il a bien fallu que je m’organise pour emmener ma petite tribu jusqu’à Paris… Oui, oui, je sais, c’est vraiment balaise l’organisation d’un voyage...
Bon, déjà, c’est Sandrine qui s’est occupé de préparer les sacs. De ce côté-là, je ne m’inquiète pas, elle pense à tout… mais ne porte rien ! Ouuuh, ça, ça ne va pas lui plaire… Ensuite, pour économiser une place de parking pendant trois semaines, j’ai prévu de partir à six dans un seul véhicule. On ne se prive pas, c’est la sécurité routière qui régale ! C’est bon, tout le monde est prêt ? Les sacs sont dans le coffre ? Allez, j’entre l’adresse du parking de l’aéroport dans le GPS et paf, première question blonde du voyage : « Papa, tu as entré l’adresse de notre hôtel à Bangkok ? » Tu vois, Sandrine, même si elle n’a que cinq ans, c’est à cause de ce genre de question que j’aimerais qu’à notre retour, on fasse un test de paternité… Bref, nous arrivons à l’aéroport dans les temps et commençons les formalités habituelles. Comme d’hab’, j’ai droit à une fouille corporelle intégrale, … Enfin, presque… Le touché rectal n’est pas inclus...
Pour ce qui est des vols, quoi te dire ? Bon, ok, comme je ne suis pas radin en bons plans, en voici un rien que pour ta pomme : Nous avons voyagé sur Air India. Et bien je recommande ! Outre le prix du billet intéressant, l’espace entre les sièges est énorme et me laisse, à moi et mes petites gambettes, toute la place pour prendre mes aises et piquer un petit roupillon. En plus, il y a une super ambiance à bord. Tout le monde chante en cœur des chansons paillardes, les hôtesses dansent en sous-vêtements et le pilote fait des loopings. Bon, pour les loopings, tu auras compris que c'étais une blague, n’est-ce pas ? Nous avons quitté Paris à 21h30 et avons atterri à New Dehli à 10h, heure locale. La petite aiguille de ma rolex a fait direct un bon en avant de 4h30... Ensuite, on a redécollé à 13h40. Là, on survol le delta du Gange et on arrivera à Bangkok en vie, je l’espère, à 19h20, toujours en heure locale. Et paf, 1h30 de plus que je n’aurai pas pu vivre dans ma petite vie… Bilan des débats : deux heures de voiture, deux heures d’attente, puis quinze heures d’avion… Reste encore à atterrir, récupérer les bagages, passer de nouveau devant le FBI des contrôles de passeports, … Ajoute à cela une heure de taxi et on aura retracé nos vingt dernières heures… Moi je dis, on est des héros !!!



Allez, dernier virage... PNC aux portes… Désarmement des toboggans… Vérification de la porte opposée... Ça y est, je foule enfin le tarmac thaïlandais ! C’est un petit pas pour l’homme, mais un nouveau grand pas dans ma vie de globe trotteur… Euh… Par contre, la dernière petite brise glaciale humée avant de grimper dans l’avion en France n’est plus qu’un lointain souvenir… Là, je comprends concrètement que je suis loin, très loin de mon pays natal… Welcome in Bangkok ! A ce sujet, sais-tu que Bangkok n’est pas le vrai nom de la ville ? Le vrai nom est… Attention, retiens bien ta respiration : Krung Thep Mahanakhon Amon Rattanakosin Mahinthara Ayutthaya Mahadilok Phop Noppharat Ratchathani Burirom Udomratchaniwet Mahasathan Amon Piman Awatan Sathit Sakkathattiya Witsanukam Prasit. Le Guinness des records le classe comme étant le nom de lieu le plus long au monde... A peu de chose près, si mon thaï appris en vingt-cinquième langue à l’école ne me trahit pas, la traduction pourrait donner ça : Ville des anges, grande ville, résidence du Bouddha d'émeraude, ville imprenable du dieu Indra, grande capitale du monde ciselée de neuf pierres précieuses, ville heureuse, généreuse dont l'énorme Palais Royal ressemble à la demeure céleste, règne du dieu réincarné et construite par Vishnukarn. Pour plus de simplicité et une meilleure fluidité dans mon récit, je continuerai simplement à l’appeler Bangkok... J'espère que tu ne m'en tiendras pas rigueur !
Alors, … Maman, as-tu bien rempli ta petite fiche pour l’immigration ? Anna, arrête de poser pour les photos ! Papa, pas envie d’aller aux toilettes ? Et est-ce que tout le monde a récupéré son sac ? C’est bon ? Ok, direction la station de taxis ! Le truc que tout le monde te dira si tu veux aller de l’aéroport au centre de Bangkok, c’est qu’il faut descendre à la station des taxis, donner l’adresse de ton hôtel à un des guichets où on te donnera le numéro d’un taxi officiel qui mettra le compteur. Pas d’arnaque possible, pas d’entourloupe assurée ! Confiant, j’arrive donc aux fameux guichets et y donne l’adresse de mon hôtel. Là, la dame me sort sèchement : « Vous êtes six, ça fera donc sept cents baths en liquide… - Madame, I’m Franck the great traveller, I'm not a pigeon ! On ne me la fait pas, à moi ! Je sais qu’en passant par votre guichet, j’aurai un taxi avec compteur et que ça nous reviendra à environ trois cent cinquante baths ! - Oui, mais là, vous êtes six. Pas de compteur. Ça fera sept cents baths !…» Et là, ma mère qui me dit : « Qu’est-ce qu’elle dit la dame ? - Rien, maman, la dame me dit qu’elle me prend pour un télétubbies… » Un petit coup d’œil au guichet de droite, personne… Un petit coup d’œil au guichet de gauche, personne… J’y vois plus clair dans son jeu… Seul son guichet est ouvert et elle en profite pour m’entuber comme un grand monsieur bien membré… Ça, c’est sans compter sur mon esprit de pitbull : « Madame, je vous renouvelle ma requête qui m’apparaît légitime. J’ambitionne obtenir de votre part un taxi avec compteur comme vous êtes censée m’en octroyer un… Comprenez bien que j’ai perçu votre tentative d’escroquerie mais que celle-ci est vouée à l’échec. Je ne vous en tiendrai toutefois pas rigueur. Merci d’avance. - N’insiste pas blanc bec, c’est sept cents baths cash ou à ton Bangkok, ben tu t‘y rendras à pied avec tes mioches sous l’bras ! » Je veux bien être courtois, mais faut arrêter de prendre les gens pour des biiiiiiiip, quand même ! Mais bon, pas d’autre choix que d’accepter son deal… Et puis j’ai dix heures de transport dans chaque œil, tout le monde est cuit à la coque, … donc allons-y pour sept cents baths… Là, elle fait signe à un type qui se pointe aussi sec. Elle lui refile comme prévu un papier avec le nom de notre hôtel… et v’la t’y pas qu’le gars lui r’file un p’tit billet pour la remercier de m’avoir bien farci le colon. En voyant c’que j’vois, j’ai raison de penser c’que j’pense !
Là, on saute dans le fameux taxi qui saute lui-même dans les embouteillages… D’ailleurs, que ceux qui détestent la circulation et le trafic à Paris veuillent bien se dénoncer et aillent au coin les mains derrière la tête... La ville déploie ses tentacules, les échangeurs routiers s'entremêlent, les panneaux publicitaires sont aussi grands qu’un terrain de foot, les bouchons se dévoilent sur des kilomètres… Une heure ! C’est le temps qu’il nous aura fallu pour atteindre le Rambuttri Village, l’hôtel dans lequel j’ai réservé deux chambres doubles à huit cents baths l’unité. En me présentant à l’accueil, la p’tite dame tente de me refiler des chambres un peu plus chères. Elle me propose deux options. La première, de dormir dans une chambre plus grande « with fan ». Là, forcément, je m'imagine passer la nuit avec une adolescente hystérique scandant mon nom et me demandant des autographes en arrachant ma chemise. Mais renseignement pris, il ne s'agit pas de ce genre de fan, juste un truc avec trois hélices tournant au plafond pour vous donner un semblant d'air. Ou alors une autre chambre avec « air con ». Dit comme ça, ça ne donne pas tellement envie d'autant que c'est plus cher. Payer plus pour avoir l'air intelligent, je n’dis pas, mais là... Pourtant, il paraît que la majorité des gens choisissent cette option pour rester au froid... Non merci madame, du froid, on en vient. On s’en tiendra donc à ce que j’ai réservé...
Allez, une p’tite douche et on redescend plonger dans le bruit et la moiteur de la rue. Ok, dit comme ça, ça ne donne pas très envie… Et pourtant… La première impression de notre quartier est positive. Après quelques minutes, la seconde l’est aussi ! C’est animé, c’est coloré, … Plein de vendeurs de babioles, des masseurs en pleine rue, … et surtout des gargotes dans tous les coins ! Autant il est facile de trouver des vendeurs de hot-dogs aux Etats-Unis, autant il est facile de trouver n’importe quoi à manger dans les rues de Bangkok. Une bouteille de gaz, une casserole, un chien qui traine, ça fait un resto ! Et si on se mangeait un pad thaï ? Pour ta culture gastronomique, le pad thaï est un repas traditionnel thaïlandais que l’on trouve partout. C’est paraît-il bathement bon et surtout bathement pas cher ! D’après ce que j’ai lu, environ trente baths l’assiette, soit soixante quinze centimes d’euros. Ok, six pad thaï, s’il vous plait ! Par contre, l’inflation nous a suivis jusqu’ici. Le pad thaï est maintenant à quarante baths (un euro) ! Et voilà, à peine arrivés et le budget vacances a déjà pris une méchante claque… On en profite également pour boire notre première Singha, Chang, Leo ou Tiger. Pas besoin de te préciser que ce sont des bières et non des concurrents de Tropicana ! Pad thaï et Chang dans la rue… Et bien je dois t’avouer que le mélange est sacrément bon ! On se régale à s’en éclater le ceinturon et on n’en laisse pas une nouille...

Sur ce, s’rait p’têtre temps d’aller digérer tout ça dans notre lit… On a un décalage horaire à combattre, nous ! En tout cas, j’espère que la lecture de cette journée t’a plu. Si c’est le cas, parles-en à tes amis. Par contre, si ce n’était pas à ton goût, crois bien en l'expression de mes regrets sincères pour t’avoir fait perdre ton temps et sois assuré que je ferai mon possible pour m’améliorer autant que le permettront mes capacités intellectuelles réduites pour nos aventures de demain. De toute façon, demain est une autre aventure...
Compte rendu: retour du Celebrity Millenium "Asie Sud et Nord" 9 décembre 2012 English translation pending
Bonjour à tous ceux qui m'ont demandé un CR et à chacun que cela peut aider.
Ce CR rapidement écrit (rentré il y a 2 j) permet de conserver la fraicheur des souvenirs et sensations. Il sera divisé en 2 : Celebrity et le bateau (le Millenium) et puis les escales. En avant propos mon sentiment sur Celebrity car c’était la 1ere fois que je signais sur cette CIE : pourquoi ce préliminaire ? Parce que d’une part Costa est depuis qqn temps l’objet de toutes les « attentions » et que Celebrity en profiterait pour lancer une opération de charme sur les déçus de Costa. Plus de 15 ans de Costa et MSC me font dire ceci (évidement éminemment personnel). Ayant largement ici dénoncé la dégringolade en qualité de Costa, que dire de Celebrity dont j’ai tant entendu vanter les mérites ici même : Celebrity m’a semblé être ce que Costa était il y a 20 ans, un rapport qualité prix excellent ; un personnel aux petits soins, discret et efficace en toutes heures, un staff aux excursions et à l’accueil courtois, poli, efficace et se donnant beaucoup de mal pour remédier à vos problèmes et erreurs qui ailleurs vous feraient perdre temps et argent. Un commerce où le client existe dans la plénitude de ses droits et largement au delà pour que son séjour soit facilité et « de rêve »…mon dieu quel bonheur de ne pas se voir viré, voire méprisé à l’acceuil même si votre carte Pearl montre que vous êtes un client fidèle qui connaît usages et limites des choses. Ceci dit, les 6 français avec qui nous étions, tous habitués de Celebrity ont été très mécontents et ont dénoncé un e « Costaisation » de Celebrity….ça promet ! Le plus important pour beaucoup…le restaurant : EXCELLENT, nourriture, inventive, bonne, fraiche, variée, en abondance midi et soir et une qualité des viandes grillées dignes des meilleures rôtisseries : comment fait on pour servir des T bone, cote de bœuf, grillades de cette qualité ??????...peu croyable sauf que si vous la voulez saignante, vous la réclamez non pas « rare » mais blu, ultra blu ! Le buffet au 10 eme… convenable au niveau qualité et varié, cuisine japonaise, chinoise, etc… à midi comme à 17 h 30. Le petit déjeuner au restaurant n’est pas en libre service comme chez Costa mais servi à table sur commande, aucun pb de choix si on prend son temps. LE SELECT DINING : alors là excellente formule qui permet de diner sans heure de 19 h à 21 h sans réserver quand et avec qui on le souhaite, très pratique les jours d’excursions ou quand on veut changer de partenaires de table : la condition pour accéder à ce service ?: régler (et débité) à l’avance les « pourboires » qu’on retient en général à la fin, donc avance de trésorerie mais non supplément puisque de toute façon il faut les payer. ANIMATIONS : alors là…….sur ce bateau, le désert absolu : aucune équipe d’animation, aucun cocktail de bienvenue ou du commandant, ni de présentation du staff, aucune animation aucune, des spectacles courts et pauvrelets, des boutiques sans stocks et personne le soir dans les qq bars. Qq musiciens par ci par là et un orchestre alternant les sempiternels standards internationaux : certains ont dit qu’on s’y emmm….hautement, d’autres que ça changeait des foires méditerranéennes de Costa !...chacun appréciera. Les excursions proposées : de l’avis de tous elles sont pauvres en choix, en points de visites et très chères : pourquoi ?....on le verra mais surtout… comment faire autrement ? Le Millenium : refait en mai 2012, c’est un superbe bateau tout en délicatesse des couleurs, richesses des matériaux, cosy des salons anglais, et là un vrai bonheur de s’isoler dans une bibliothèque en acajou à 2 étages, dans des petits coins chauds et calmes pour y lire, jouer aux cartes ou regarder la mer. Sauf qu’il faut éviter toutes cabines à l’arrière au dessous du pont 5 au risque d’être réveillé par une machinerie en continue entre 3 h et 6 h du matin (quoi ?.....impossible à savoir) mais insomnie garantie. J’arrête là pour Celebrity et le Millenium sur lesquels je pourrai m’étendre sur demande, n’hésitez pas à me poser toutes questions sur piscines, SPA, autres superbes restaurants payants, etc.…. Ah ! Oui le prix des boissons ?.....chères..très chères…l’expresso sur Costa 1,5 à 2 euros : sur le millenium 4,5 HT $ soit environ 3,60 euros… et les vins à table en verre ou bouteille à l’unisson ; 1 verre de vin blanc australien 12 $ et un Viognier 8$ ; le pack d’eau ?....12$ par personne et par jour ! LES ESCALES : Singapour, Bangkok, Ho chi Minh Ville (Saigon), Da nang, Baie d’Along- Hanoi, Hong Kong. Les monnaies : le dollar singapourien, le Bath (en Thaïlande), le dong (Vietnam), le dollar de Hong Kong. Excepté le dong que vous ne changerez pas et payerai en dollars (plutôt) ou euros, je vous invite vivement à changer depuis chez vous ces monnaies et en coupures les plus petites et ce pour 1000 raisons : sur le bateau un monde fou et un change prohibitif, sur place, très difficile et avoir de la monnaie locale vous fait gagner du temps et surtout éviter des longs palabres sur les erreurs et taux sans compter que dans les marchés ou coins perdus on peut ne pas vous accepter des monnaies étrangères ou vous faire n’importe quel change. Le coté pratique : en ces saisons, (déc. janv. fév.) excepté à Hanoi et HK c’est entre 30 et 38° et 90% d’humidité donc on est très vite épuisés, mort de soif et en nage : prévoir donc lingettes, crème solaire, chapeaux, mouchoirs. dans sac à dos. Les ports : Alors là….gros problème et grande différence par rapport à d’autres croisières : excepté Singapour et HK les ports sont très loin en km ( de 90 à 145 km) MAIS SURTOUT EN TEMPS ! car dans ces pays et sur les trajets empruntés autoroute ou petit ruelles de villages de l’intérieur, il y a du monde, des voitures, des camions, des vélos et surtout des motos meurtrières (j’ai été renversé et blessé par l’une d’elles) partout et à toute heure et en toutes directions : un mouvement brownien dont on ne discerne aucune loi ni prévision : je vous déconseille vivement sous peine de crise cardiaque de vous être en 1er rang du bus de l’excursion ou fermer les yeux quand vous verrez doubler en 3 ème position votre chauffeur en pleine nuit au milieu de milliers de tout ce qui peut rouler, marcher, trottiner, pétarader ou foncer ! Donc, les excursions seront chères car 3 h de route à l’aller et autant au retour, épuisantes sous la chaleur et le monde mais…difficiles à éviter car qui aurait le courage de prendre par ses propres moyens un taxi dont on n’est pas sur qu’il arrive à l’heure pour le départ du bateau. Donc le budget excursion gonfle…gonfle…! Bon, j’attaque les choses sérieuses, le détail des escales (à suivre donc dans qq heures !)
Ce CR rapidement écrit (rentré il y a 2 j) permet de conserver la fraicheur des souvenirs et sensations. Il sera divisé en 2 : Celebrity et le bateau (le Millenium) et puis les escales. En avant propos mon sentiment sur Celebrity car c’était la 1ere fois que je signais sur cette CIE : pourquoi ce préliminaire ? Parce que d’une part Costa est depuis qqn temps l’objet de toutes les « attentions » et que Celebrity en profiterait pour lancer une opération de charme sur les déçus de Costa. Plus de 15 ans de Costa et MSC me font dire ceci (évidement éminemment personnel). Ayant largement ici dénoncé la dégringolade en qualité de Costa, que dire de Celebrity dont j’ai tant entendu vanter les mérites ici même : Celebrity m’a semblé être ce que Costa était il y a 20 ans, un rapport qualité prix excellent ; un personnel aux petits soins, discret et efficace en toutes heures, un staff aux excursions et à l’accueil courtois, poli, efficace et se donnant beaucoup de mal pour remédier à vos problèmes et erreurs qui ailleurs vous feraient perdre temps et argent. Un commerce où le client existe dans la plénitude de ses droits et largement au delà pour que son séjour soit facilité et « de rêve »…mon dieu quel bonheur de ne pas se voir viré, voire méprisé à l’acceuil même si votre carte Pearl montre que vous êtes un client fidèle qui connaît usages et limites des choses. Ceci dit, les 6 français avec qui nous étions, tous habitués de Celebrity ont été très mécontents et ont dénoncé un e « Costaisation » de Celebrity….ça promet ! Le plus important pour beaucoup…le restaurant : EXCELLENT, nourriture, inventive, bonne, fraiche, variée, en abondance midi et soir et une qualité des viandes grillées dignes des meilleures rôtisseries : comment fait on pour servir des T bone, cote de bœuf, grillades de cette qualité ??????...peu croyable sauf que si vous la voulez saignante, vous la réclamez non pas « rare » mais blu, ultra blu ! Le buffet au 10 eme… convenable au niveau qualité et varié, cuisine japonaise, chinoise, etc… à midi comme à 17 h 30. Le petit déjeuner au restaurant n’est pas en libre service comme chez Costa mais servi à table sur commande, aucun pb de choix si on prend son temps. LE SELECT DINING : alors là excellente formule qui permet de diner sans heure de 19 h à 21 h sans réserver quand et avec qui on le souhaite, très pratique les jours d’excursions ou quand on veut changer de partenaires de table : la condition pour accéder à ce service ?: régler (et débité) à l’avance les « pourboires » qu’on retient en général à la fin, donc avance de trésorerie mais non supplément puisque de toute façon il faut les payer. ANIMATIONS : alors là…….sur ce bateau, le désert absolu : aucune équipe d’animation, aucun cocktail de bienvenue ou du commandant, ni de présentation du staff, aucune animation aucune, des spectacles courts et pauvrelets, des boutiques sans stocks et personne le soir dans les qq bars. Qq musiciens par ci par là et un orchestre alternant les sempiternels standards internationaux : certains ont dit qu’on s’y emmm….hautement, d’autres que ça changeait des foires méditerranéennes de Costa !...chacun appréciera. Les excursions proposées : de l’avis de tous elles sont pauvres en choix, en points de visites et très chères : pourquoi ?....on le verra mais surtout… comment faire autrement ? Le Millenium : refait en mai 2012, c’est un superbe bateau tout en délicatesse des couleurs, richesses des matériaux, cosy des salons anglais, et là un vrai bonheur de s’isoler dans une bibliothèque en acajou à 2 étages, dans des petits coins chauds et calmes pour y lire, jouer aux cartes ou regarder la mer. Sauf qu’il faut éviter toutes cabines à l’arrière au dessous du pont 5 au risque d’être réveillé par une machinerie en continue entre 3 h et 6 h du matin (quoi ?.....impossible à savoir) mais insomnie garantie. J’arrête là pour Celebrity et le Millenium sur lesquels je pourrai m’étendre sur demande, n’hésitez pas à me poser toutes questions sur piscines, SPA, autres superbes restaurants payants, etc.…. Ah ! Oui le prix des boissons ?.....chères..très chères…l’expresso sur Costa 1,5 à 2 euros : sur le millenium 4,5 HT $ soit environ 3,60 euros… et les vins à table en verre ou bouteille à l’unisson ; 1 verre de vin blanc australien 12 $ et un Viognier 8$ ; le pack d’eau ?....12$ par personne et par jour ! LES ESCALES : Singapour, Bangkok, Ho chi Minh Ville (Saigon), Da nang, Baie d’Along- Hanoi, Hong Kong. Les monnaies : le dollar singapourien, le Bath (en Thaïlande), le dong (Vietnam), le dollar de Hong Kong. Excepté le dong que vous ne changerez pas et payerai en dollars (plutôt) ou euros, je vous invite vivement à changer depuis chez vous ces monnaies et en coupures les plus petites et ce pour 1000 raisons : sur le bateau un monde fou et un change prohibitif, sur place, très difficile et avoir de la monnaie locale vous fait gagner du temps et surtout éviter des longs palabres sur les erreurs et taux sans compter que dans les marchés ou coins perdus on peut ne pas vous accepter des monnaies étrangères ou vous faire n’importe quel change. Le coté pratique : en ces saisons, (déc. janv. fév.) excepté à Hanoi et HK c’est entre 30 et 38° et 90% d’humidité donc on est très vite épuisés, mort de soif et en nage : prévoir donc lingettes, crème solaire, chapeaux, mouchoirs. dans sac à dos. Les ports : Alors là….gros problème et grande différence par rapport à d’autres croisières : excepté Singapour et HK les ports sont très loin en km ( de 90 à 145 km) MAIS SURTOUT EN TEMPS ! car dans ces pays et sur les trajets empruntés autoroute ou petit ruelles de villages de l’intérieur, il y a du monde, des voitures, des camions, des vélos et surtout des motos meurtrières (j’ai été renversé et blessé par l’une d’elles) partout et à toute heure et en toutes directions : un mouvement brownien dont on ne discerne aucune loi ni prévision : je vous déconseille vivement sous peine de crise cardiaque de vous être en 1er rang du bus de l’excursion ou fermer les yeux quand vous verrez doubler en 3 ème position votre chauffeur en pleine nuit au milieu de milliers de tout ce qui peut rouler, marcher, trottiner, pétarader ou foncer ! Donc, les excursions seront chères car 3 h de route à l’aller et autant au retour, épuisantes sous la chaleur et le monde mais…difficiles à éviter car qui aurait le courage de prendre par ses propres moyens un taxi dont on n’est pas sur qu’il arrive à l’heure pour le départ du bateau. Donc le budget excursion gonfle…gonfle…! Bon, j’attaque les choses sérieuses, le détail des escales (à suivre donc dans qq heures !)
Séjour de quatre semaines au centre et nord Vietnam English translation pending

Mon épouse et moi vous livrons le récit détaillé de notre voyage au Vietnam du 13/07 au 09/08/2012. Il nous a fallu pour cela noter chaque soir ce que nous avions fait dans la journée et prendre le temps de le recopier sur le forum. Nous nous donnons cette peine d’une part en honneur à tous les participants de voyageforum sans lesquels nos vacances n’auraient eu ni la même préparation ni le même succès et d’autre part pour que nos informations puissent être utiles à d’autres pour qu’ils soient aidés comme nous l’avons été. Avant tout, nous sommes désireux de rendre un vibrant hommage à Jacques, dont le pseudo ici est Larsay. Sa disponibilité, sa crédibilité, la quantité et la qualité de ses contributions nous ont grandement facilité l’organisation. Jacques, nous te sommes vraiment reconnaissants. Merci aussi à ceux que nous ne pouvons pas tous citer, comme Jeansellier, dont un seul post parfois a pu nous fournir l’une ou l’autre précieuse indication. Pour le cadre, nous sommes un couple autour de la cinquantaine, de la classe moyenne. Notre budget était de 5000 euros maxi pour deux personnes sur quatre semaines, y compris le vol direct Montpellier - Paris - Hanoi - Paris - Montpellier. Le voyage se situait entre le routard, car sac à dos, hôtels moyens et repas modestes, et petit-bourgeois car vols intérieurs, hôtels cossus et repas pantagruéliques. Nous avons pris les vaccins DTP, typhoide et hépatite A. Nous avons prié pour ne pas rencontrer le paludisme, la dengue, l’encéphalite japonaise ou autre joyeusetés. Pour des raisons climatiques, de goût et de temps, nous avons occulté Hanoi et Saigon, le sud, les hauts plateaux et Sapa. Notre parcours a donc été : Ba Be – Cao Bang – Ban Gioc – Nha Trang – Quy Nhon – Hoi An – Lang Co – Huê – Halong – Tam Coc A la fin du récit, en conclusion, nous livrerons notre ressenti du pays, de son organisation et de ses habitants . Nous nous permettrons aussi de prodiguer les conseils qui avec le recul nous paraissent les plus nécessaires. Le tout avec le plus de réalisme possible et en toute impartialité. Il est vrai qu’avec toutes les polémiques fleurissant ici nous avions vraiment hâte de nous faire notre propre idée. Sur les prochaines semaines voire les prochains mois, nous passerons quand nous en aurons le temps pour essayer de répondre aux questions que certains voudront nous poser.
VENDREDI 13/07/2012
Nous avons à nouveau le temps de ressentir ce qu’est la durée d’un vol de onze heures. Dans l’Airbus A-777, l’équipage de Vietnam Airlines est professionnel, ni antipathique ni exubérant. A vrai dire, nous préférons cela à la gentillesse un peu trop sirupeuse des hôtesses d’Air France. Du début à la fin, les prestations boissons et repas sont très satisfaisantes. En attendant que les bagages arrivent, nous sommes allés au bureau des visas, ayant opté pour la solution nettement plus économique des visas à l’arrivée. Nous avons effectivement gagné du temps en nous y rendant tout de suite et en passant du côté opposé du guichet, comme un membre du forum l’avait conseillé. Il s’est avéré que dans notre cas, par personne un seul exemplaire de la lettre d’invitation et une seule photo auraient suffi. La photo d’identité au format normal au lieu du plus grand format exigé officiellement n’a pas posé problème non plus. Nous avons payé les frais de 2 x 25 dollars en euros. Nous avons même eu la bonne surprise sur les 50 euros de nous voir rendre un billet de 5 euros en monnaie. Ajoutons enfin que les employés du guichet ainsi que les douaniers ont été loin d’être désagréables, cela dit nous sommes des personnes respectueuses et souriantes… Nous avons changé des euros en dongs à l’une des banques avant la sortie de l’aéroport et pour la première fois de notre vie nous sommes retrouvés extrêmement millionnaires. Pour la première fois aussi, on nous attendait à la sortie avec une pancarte portant nos noms. En effet, nous avions décidé de passer par l’intermédiaire de Larsay qui nous a organisé un parcours de cinq jours en 4 x 4 avec chauffeur dans le nord-est. C’est ainsi que nous avons fait connaissance avec son très sympathique chauffeur Minh. Nous avons fait l’effort financier de dépenser 90 dollars soit environ 75 euros par jour pour cette prestation mais cela nous amènera un grand confort avec une personne aimable et disponible, personne avec nous, des arrêts photo quand nous le désirons. Un privilège, en fait. A peine débarqués, et avec une dose minimale de sommeil, nous voilà partis pour le trajet aéroport de Noi Bai vers le lac Ba Be. Dès la sortie de l’aéroport, le dépaysement : un beau paysage, des rizières avec dedans de vrais vietnamiens avec de vrais chapeaux coniques, des collines, une circulation et des looks si pittoresques….

Et aussi un vrai climat de chez tropical. Bien qu’il ait plu durant la nuit, pendant toute la journée le temps a été comme chez nous dans les heures précédant les orages. Chaud, lourd, humide. A peine quelques gouttelettes. Nous constatons que les routes ne sont pas en bon état mais plus on avance dans le nord plus les paysages sont beaux. Au fil des arrêts-pause et repas, nous croisons des personnes parfois très froides qui ne rendent pas le sourire, mais aussi d’autres qui saluent, sourient et font des hellos aimables. Nous marquons un arrêt chez une petite commerçante toute mignonne et distinguée, amie de Minh. Nous y achetons d’excellentes cigarettes locales à 100000 dongs la cartouche, soit quatre euros messieurs dames. Mais nous reviendrons sur ce sujet. Sur la route, en observant le comportement des locaux, on comprend l’intérêt voire la nécessité d’avoir un chauffeur. En fait, sur la route chacun vit sa vie et fait ce qu’il veut au moment où il y pense. A vélo, en scooter, en voiture, en bus ou en camion, ça déboite, ça dépasse, ça monte sur la route, ça arrive à contresens souvent sans se soucier de ce que font les autres. On se frôle et on s’évite constamment. Le plus frappant, c’est que pour tourner, ils n’attendent pas que ceux qui arrivent en face aient passé. Non, ils prennent au plus court en coupant la route et c’est aux autres d’éviter. De plus, sur les voies les plus rapides, comme il faut rouler à gauche, eh ben on roule à droite, on ne se rabat pas quand un plus rapide arrive, et bien sûr tout le mode dépasse à droite. Ajoutez au tableau les chiens, les canards, les coqs et les buffles ou troupeaux de buffles marchant ou stationnant ou même dormant au bord ou au milieu de la route, et vous aurez déjà un bon aperçu, quoique incomplet, de la situation. Bien entendu, si sur presque tous les axes ainsi qu’en ville tout le monde ne roulait pas entre 20 à 40 km/h, ce serait une constante et perpétuelle tuerie. Il ne reste qu’à vous adapter : ne jamais se déplacer brusquement, ne pas s’arrêter, ne pas s’affoler. Supporter les klaxons de chacun qui prévient tout le monde qu’il arrive. Bref, en fin d’après-midi, nous arrivons à la pension An Vong chez Duy Tho à côté du lac Ba Be. La première impression est curieuse : la pension, c’est dans la grande maison familiale, il y a des mini chambres personnelles dans une grande pièce. Pas de serrure, la cloison en bois n’atteint pas le plafond donc peu d’intimité, douches et WC sur le palier, un peu comme dans un gîte. Mais n’oublions pas que nous sommes déjà au bout du monde dans une région peu touristique et du balcon où nous prendrons le petit-déjeuner et les repas, on a en face à 500 mètres de belles collines couvertes de forêts tropicales et dans la rivière juste en-dessous les buffles se baignent et se prélassent. Ca y est, on ne regarde plus la télé, on est dans la télé !
Repas du soir très correct : riz nature, petits nems, légume vert non identifié mais bon et traditionnel, poulet frit. Bien belle journée, en cours de route nous n’aurons pas vu un seul touriste, mais on n’a pas dormi depuis trop longtemps, on se met sous la moustiquaire : rideau !
Ici c'est le Nooooord! Résumé de 3 semaines entre Washington, Oregon, Montana et Yellowstone English translation pending
Oui résumé et pas carnet !!! Je vais essayer de faire court, car un carnet prend énormément de temps et beaucoup de gens font beaucoup mieux que moi ici. Pour ceux qui s’intéressent à mon blog qui a juste un côté informatif, j’essaierai de le compléter dans les prochains mois sur le même modèle que ce qui existe déjà à savoir pour les parcs visités, une explication sommaire des balades faites (comment y accéder, la difficulté, la durée etc…). Allez c’est parti et merci à tous de me lire !
Il faut savoir que le voyage prévu à l’origine cette année était pour le Colorado et South Dakota pour juin 2012. Pour causes professionnelles ce voyage n’a pu se faire et je ne souhaitais pas aller en plein mois de juillet dans ces contrées plus chaudes. J’ai donc un voyage tout près sous le coude car beaucoup de forumeurs m’avaient aidé à faire quelque chose de super.
Celui là s’est décidé donc au mois de mars, déjà bien tard pour les réservations dans certains parcs, notamment Glacier où j’ai bien galéré pour me loger dans des endroits logiques. Finalement je ne serai pas vraiment satisfait de ce que j’ai réussi à dénicher mais on y reviendra plus tard !
Mardi 10 Juillet
Départ de Paris CDG sur Delta Airlines à 11h, pas de retard. L’avion ne comporte pas d’écran individuel, pas grave on s’occupera autrement. La plupart des zones survolées sont sous les nuages. On arrive avec 30 bonnes minutes d’avance sur l’horaire prévu.
Première vision du Mount Rainier et de sa région du ciel, gloups il y a beaucoup de neige, petite inquiétude pour les sentiers, après on rentre dans la purée de pois de Seattle.

Passage de l’immigration assez long, il y a du monde, il n’y a que deux files d’ouvertes. Pour la première fois l’officier me demande une preuve de mon retour (l’imprimé du mémo voyages suffira, donc ne pas oublier de l’avoir sur soi) et me posera plein de questions, pas très souriant mais il tamponne mon passeport, c’est le principal !
Les valises sont déjà là, normal après tout le temps passé à l’immigration, la douane, 5 minutes chrono et hop c’est parti, première étape la voiture de location.
Premièrement, trouver l’agence, déjà il faut prendre un train automatique, ensuite c’est du classique : bus aux couleurs d’Alamo qui nous dépose devant l’agence. On passe de suite mais on ressortira dans plus longtemps. Pour cause, la femme à qui on a à faire insiste lourdement pour que l’on prenne une voiture plus grosse car soit disant, avec le SUV Midsize qu’on a réservé pour deux on sera trop étroits.
Voyant que cela ne fait pas effet, elle me sort un autre argument de derrière les fagots : la voiture ne montera pas les très grosses côtes que je trouverai sur le parcours en mimant les gestes. Bon, faudrait pas prendre les gens pour des andouilles quand même… Bref, non non et non. Elle passe à autre chose, l’assurance Roadside Plus, là aussi devant mon refus elle me regarde avec de gros yeux, « si vous perdez les clés ça vous coûtera 250$, si vous tombez en panne d’essence personne ne sera là pour vous aider, si vous crevez, pareil, vous aurez à vous débrouiller tout seuls ». Oui, oui no problem…
Encore des gros yeux en soulevant les sourcils, sans doute pour essayer de me faire passer pour un abruti inconscient…
Dernier essai : le GPS. Là ça sera plus court, désolé j’en ai déjà un ! Voyant qu’elle ne pourra pas avoir sa commission avec moi elle lâche finalement l’affaire.
Sur le parking, plus sympas, j’ai le droit de choisir ma voiture parmi toute une rangée, beaucoup de Jeep et une Ford qui me semble particulièrement neuve. Bingo, elle me tape dans l’œil, à peine plus de 1000 miles au compteur. Elle s’avèrera parfaite durant tout le séjour et bien sûr n’aura aucune difficulté pour grimper les côtes. Ses sièges chauffants nous seront très utiles à Glacier NP dans quelques jours mais nous ne le savons pas encore.

Quoi d’autre aujourd’hui ? Rien de particulier, rejoindre l’hôtel dans la banlieue de Seattle, un bon Best Western du côté de Kent.

Quelques courses pour les prochains jours et repos. Je n’ai absolument pas prévu de visiter Seattle, demain c’est le départ pour le Mount Rainier. Oui sacrilège vont sans doute crier certains, mais n’étant pas fana des villes… ça se vérifiera d’ailleurs quelques jours plus tard à Portland malgré une tentative.
Bon, quand même un aperçu de la banlieue de Seattle : c’est vert, c’est humide, au premier abord ça surprend autant de verdure autour d’une aussi grande ville. Niveau météo le soleil perce de temps en temps la couche de nuages bas, ça me rappelle le temps de San Francisco mais ici pas de vent. Il fait quand même assez frais, la petite veste est déjà de sortie.
Mercredi 11 Juillet
A: Kent B: Paradise C: Longmire D: Ashford

Comme d’habitude, réveil très tôt à cause du décalage horaire, 3h30. Heureusement le petit déjeuner est servi dès 5h. On partira de l’hôtel direction Mount Rainier où on loge pour deux nuits à Ashford. Bonne nouvelle il fait beau !
La banlieue de Seattle est longue à quitter, puis bientôt le Mount Rainier à l’horizon dans la brume, des forêts… Et l’entrée du Parc. Une forêt dense qui laisse à peine passer le jour, ça surprend ! Puis après une longue route dans cette forêt on s’élève en altitude et les premiers points de vue sur le Mount Rainier, somptueux, s’offrent à nous. Une route à sens unique permet de s’arrêter tranquillement à des points de vue aménagés.

Puis direction le secteur Paradise, la neige commence à faire son apparition sur les bas côtés, puis partout ! Arrivée à Paradise, pas grand monde encore sur le parking, il faut dire qu’il est encore tôt, c’est calme, c’est magnifique ! Mais de la neige partout, les randonnées prévues vont en prendre un coup.
D’abord on fait un petit tour sur Skyline Trail jusqu’à Myrtle Falls, entièrement enneigé on avance péniblement mais sûrement, on n’ira pas plus loin que les chutes d’eau difficiles à prendre en photo étant donnée la neige présente. Mais au moins les vues sur le Mount Rainier sont sublimes et marcher dans la neige est pour le moment encore ludique, plus tard on râlera un peu de rater à cause de ça quelques randonnées prévues. Et pour les wildflowers on repassera !


Ensuite direction le Nisqually Vista Trail, tout aussi enneigé. D’un sentier d’habitude facile lorsqu’il est déneigé, la balade deviendra éprouvante mais on arrive finalement à faire totalement la boucle. Là aussi de superbes vues sur Rainier et plus particulièrement sur Nisqually Glacier.

Retour sur le parking du Visitor Center qui s’est bien rempli

Ensuite direction le point de vue de Reflection Lake qui ne reflète rien du tout car bien trop enneigé mais c’est joli quand même.

Ensuite route vers l’hôtel par la même route prise ce matin à l’aller, assez longue et tortueuse et une grande partie dans cette forêt si dense. On s’arrêtera du côté de Longmire pour visiter le petit musée, très intéressant.

Ensuite, repos bien mérité après ces premières marches dans un sol enneigé.
Et au repas une excellente pizza, clin d’œil aux sujets polémiques du moment sur le forum LOL
Ah oui, petit souci dans la journée, je vois que mon petit appareil numérique a du mal à faire les mises au point, problème qui persistera tout le voyage. Faudra que je le change… Mais du coup pas mal de photos ont été ratées grrrrrr…
Bilan de cette journée : Mount Rainier secteur Paradise magnifique mais malheureusement un peu trop enneigé pour faire ce qui était prévu. Les balades faciles deviennent bien sûr éprouvantes dans la neige. Au mois d’août je pense que ça doit le faire un peu plus, surtout mi-août, mais comme l’hiver arrive vite, la saison est très courte par là-bas…
Bon, un petit raté pour moi car j'avais prévu justement pas mal de temps dans ce parc pour pouvoir faire autre chose que seulement y passer et pouvoir randonner, la neige fait que j'aurais pu y rester une nuit de moins sans problème, de nombreuses balades étant écourtées voire annulées, on le verra demain dans le secteur Sunrise du Parc.
La route d’accès par l’entrée Ouest a une longue approche dans la forêt, pas de vues spectaculaires donc mais on y verra tôt le matin quelques animaux sauvages, « elks » notamment. Le secteur forestier autour de Longmire était totalement praticable mais nous n’avons pas randonné en forêt, l’intérêt était à mon avis plus limité que ce pour quoi nous étions venus ici (même si les forêts sont très belles et qu'il y a des chutes d'eau à voir!).
SUITE AU PROCHAIN ÉPISODE 🙂 😉
Il faut savoir que le voyage prévu à l’origine cette année était pour le Colorado et South Dakota pour juin 2012. Pour causes professionnelles ce voyage n’a pu se faire et je ne souhaitais pas aller en plein mois de juillet dans ces contrées plus chaudes. J’ai donc un voyage tout près sous le coude car beaucoup de forumeurs m’avaient aidé à faire quelque chose de super.
Celui là s’est décidé donc au mois de mars, déjà bien tard pour les réservations dans certains parcs, notamment Glacier où j’ai bien galéré pour me loger dans des endroits logiques. Finalement je ne serai pas vraiment satisfait de ce que j’ai réussi à dénicher mais on y reviendra plus tard !
Mardi 10 Juillet
Départ de Paris CDG sur Delta Airlines à 11h, pas de retard. L’avion ne comporte pas d’écran individuel, pas grave on s’occupera autrement. La plupart des zones survolées sont sous les nuages. On arrive avec 30 bonnes minutes d’avance sur l’horaire prévu.
Première vision du Mount Rainier et de sa région du ciel, gloups il y a beaucoup de neige, petite inquiétude pour les sentiers, après on rentre dans la purée de pois de Seattle.

Passage de l’immigration assez long, il y a du monde, il n’y a que deux files d’ouvertes. Pour la première fois l’officier me demande une preuve de mon retour (l’imprimé du mémo voyages suffira, donc ne pas oublier de l’avoir sur soi) et me posera plein de questions, pas très souriant mais il tamponne mon passeport, c’est le principal !
Les valises sont déjà là, normal après tout le temps passé à l’immigration, la douane, 5 minutes chrono et hop c’est parti, première étape la voiture de location.
Premièrement, trouver l’agence, déjà il faut prendre un train automatique, ensuite c’est du classique : bus aux couleurs d’Alamo qui nous dépose devant l’agence. On passe de suite mais on ressortira dans plus longtemps. Pour cause, la femme à qui on a à faire insiste lourdement pour que l’on prenne une voiture plus grosse car soit disant, avec le SUV Midsize qu’on a réservé pour deux on sera trop étroits.
Voyant que cela ne fait pas effet, elle me sort un autre argument de derrière les fagots : la voiture ne montera pas les très grosses côtes que je trouverai sur le parcours en mimant les gestes. Bon, faudrait pas prendre les gens pour des andouilles quand même… Bref, non non et non. Elle passe à autre chose, l’assurance Roadside Plus, là aussi devant mon refus elle me regarde avec de gros yeux, « si vous perdez les clés ça vous coûtera 250$, si vous tombez en panne d’essence personne ne sera là pour vous aider, si vous crevez, pareil, vous aurez à vous débrouiller tout seuls ». Oui, oui no problem…
Encore des gros yeux en soulevant les sourcils, sans doute pour essayer de me faire passer pour un abruti inconscient…
Dernier essai : le GPS. Là ça sera plus court, désolé j’en ai déjà un ! Voyant qu’elle ne pourra pas avoir sa commission avec moi elle lâche finalement l’affaire.
Sur le parking, plus sympas, j’ai le droit de choisir ma voiture parmi toute une rangée, beaucoup de Jeep et une Ford qui me semble particulièrement neuve. Bingo, elle me tape dans l’œil, à peine plus de 1000 miles au compteur. Elle s’avèrera parfaite durant tout le séjour et bien sûr n’aura aucune difficulté pour grimper les côtes. Ses sièges chauffants nous seront très utiles à Glacier NP dans quelques jours mais nous ne le savons pas encore.

Quoi d’autre aujourd’hui ? Rien de particulier, rejoindre l’hôtel dans la banlieue de Seattle, un bon Best Western du côté de Kent.

Quelques courses pour les prochains jours et repos. Je n’ai absolument pas prévu de visiter Seattle, demain c’est le départ pour le Mount Rainier. Oui sacrilège vont sans doute crier certains, mais n’étant pas fana des villes… ça se vérifiera d’ailleurs quelques jours plus tard à Portland malgré une tentative.
Bon, quand même un aperçu de la banlieue de Seattle : c’est vert, c’est humide, au premier abord ça surprend autant de verdure autour d’une aussi grande ville. Niveau météo le soleil perce de temps en temps la couche de nuages bas, ça me rappelle le temps de San Francisco mais ici pas de vent. Il fait quand même assez frais, la petite veste est déjà de sortie.
Mercredi 11 Juillet
A: Kent B: Paradise C: Longmire D: Ashford

Comme d’habitude, réveil très tôt à cause du décalage horaire, 3h30. Heureusement le petit déjeuner est servi dès 5h. On partira de l’hôtel direction Mount Rainier où on loge pour deux nuits à Ashford. Bonne nouvelle il fait beau !
La banlieue de Seattle est longue à quitter, puis bientôt le Mount Rainier à l’horizon dans la brume, des forêts… Et l’entrée du Parc. Une forêt dense qui laisse à peine passer le jour, ça surprend ! Puis après une longue route dans cette forêt on s’élève en altitude et les premiers points de vue sur le Mount Rainier, somptueux, s’offrent à nous. Une route à sens unique permet de s’arrêter tranquillement à des points de vue aménagés.

Puis direction le secteur Paradise, la neige commence à faire son apparition sur les bas côtés, puis partout ! Arrivée à Paradise, pas grand monde encore sur le parking, il faut dire qu’il est encore tôt, c’est calme, c’est magnifique ! Mais de la neige partout, les randonnées prévues vont en prendre un coup.
D’abord on fait un petit tour sur Skyline Trail jusqu’à Myrtle Falls, entièrement enneigé on avance péniblement mais sûrement, on n’ira pas plus loin que les chutes d’eau difficiles à prendre en photo étant donnée la neige présente. Mais au moins les vues sur le Mount Rainier sont sublimes et marcher dans la neige est pour le moment encore ludique, plus tard on râlera un peu de rater à cause de ça quelques randonnées prévues. Et pour les wildflowers on repassera !


Ensuite direction le Nisqually Vista Trail, tout aussi enneigé. D’un sentier d’habitude facile lorsqu’il est déneigé, la balade deviendra éprouvante mais on arrive finalement à faire totalement la boucle. Là aussi de superbes vues sur Rainier et plus particulièrement sur Nisqually Glacier.

Retour sur le parking du Visitor Center qui s’est bien rempli

Ensuite direction le point de vue de Reflection Lake qui ne reflète rien du tout car bien trop enneigé mais c’est joli quand même.

Ensuite route vers l’hôtel par la même route prise ce matin à l’aller, assez longue et tortueuse et une grande partie dans cette forêt si dense. On s’arrêtera du côté de Longmire pour visiter le petit musée, très intéressant.

Ensuite, repos bien mérité après ces premières marches dans un sol enneigé.
Et au repas une excellente pizza, clin d’œil aux sujets polémiques du moment sur le forum LOL
Ah oui, petit souci dans la journée, je vois que mon petit appareil numérique a du mal à faire les mises au point, problème qui persistera tout le voyage. Faudra que je le change… Mais du coup pas mal de photos ont été ratées grrrrrr…
Bilan de cette journée : Mount Rainier secteur Paradise magnifique mais malheureusement un peu trop enneigé pour faire ce qui était prévu. Les balades faciles deviennent bien sûr éprouvantes dans la neige. Au mois d’août je pense que ça doit le faire un peu plus, surtout mi-août, mais comme l’hiver arrive vite, la saison est très courte par là-bas…
Bon, un petit raté pour moi car j'avais prévu justement pas mal de temps dans ce parc pour pouvoir faire autre chose que seulement y passer et pouvoir randonner, la neige fait que j'aurais pu y rester une nuit de moins sans problème, de nombreuses balades étant écourtées voire annulées, on le verra demain dans le secteur Sunrise du Parc.
La route d’accès par l’entrée Ouest a une longue approche dans la forêt, pas de vues spectaculaires donc mais on y verra tôt le matin quelques animaux sauvages, « elks » notamment. Le secteur forestier autour de Longmire était totalement praticable mais nous n’avons pas randonné en forêt, l’intérêt était à mon avis plus limité que ce pour quoi nous étions venus ici (même si les forêts sont très belles et qu'il y a des chutes d'eau à voir!).
SUITE AU PROCHAIN ÉPISODE 🙂 😉
Climat à Cuba en juin? English translation pending
Bonjour à tous,
Nous partons à Varadero (Cuba) le 16 juin 2012. Très prochainement !** Nous savons que c’est le début de la saison des pluies et que celles-ci se font plutôt brèves en fin de journée. Nous nous sommes informés auprès de collègues et ceux-ci nous disent de partir sans crainte et même sur les forums, les commentaires sont plutôt positifs. Je voulais savoir ceux et celles qui ont déjà été à Cuba en juin et comment était le climat ? Bonne ou mauvaise expérience ? Les voyages dans le sud sont souvent comme un coup de dés.
Merci de répondre😛
Nous partons à Varadero (Cuba) le 16 juin 2012. Très prochainement !** Nous savons que c’est le début de la saison des pluies et que celles-ci se font plutôt brèves en fin de journée. Nous nous sommes informés auprès de collègues et ceux-ci nous disent de partir sans crainte et même sur les forums, les commentaires sont plutôt positifs. Je voulais savoir ceux et celles qui ont déjà été à Cuba en juin et comment était le climat ? Bonne ou mauvaise expérience ? Les voyages dans le sud sont souvent comme un coup de dés.
Merci de répondre😛
Où sont les vrais "travellers"? English translation pending
SAlut a tous,
Je suis (avec un pote) en asie du S-E depuis 5 mois (cambodge et laos ) et parcours ces pays principalement en autostop, je dors 5 jours sur 6 dehors (hamac moustiquaire), chez l habitant ou dans les pagodas, et une fois sur 6 ds les guest . Je pensais que j allais rencontrer pas mal de gens qui voyage de la meme maniere mais j en ai pas vue un seul
Voila, je me demande donc et je ne desespere pas , si il y a sur ce forum des gens qui ont compris que la meilleur maniere de decouvrir ces pays et de les connaitre a leur juste valeur, est de sortir des grandes villes (touristiques) et parcourir les petites routes de campagne qui sont jonchees de petits bleds.
C est la plus grande deception de ce voyage, les travellers ne savent plus voyager ou du moins je n ai pas croise les bons. Loin de moi l idee de critiquer ce qui suivent les parcours touristiques, chacun son truc, dautant plus que les lieux touristiques ont de tres bonnes raisons de l etre.
J appel les routard (les vrais) a me rassurer et me dire que nous ne sommes pas les deux seuls pekins a voyager avec ce spirit (aller la ou le L.P et le routard ne disent rien , se deplacer a pied ou en stop, voyager avec un budget minimum, eviter au maximum les lieux touristiques...)
En lancant cette discussion je mattent a recevoir des messages d insultes et des pierres dans la gueule mais pas de souci je suis persuade que y en aura quelqu un qui me comprendront et je l espere vivement.
A tout ceux qui vont partir la bas , qui recherchent un vrai depaysemant , qui veulent rencontrer les vrais locaux pas encor pourris par tourisme, la MARCHE et l AUTOSTOP sont lassurance d un voyage reussi ( c est du vecu) encor mieu si vous achetez de quoi faire votre bouffe, et dormir dehors l ieal etant un hamacs moustiquaire (tres efficace et confortable apres les 3 ou 4 premiere nuits) Cela est valable pour le cambodge et le Laos car dormir dehors n est pas encor strictement interdit.
J attend vos reactions et suis pret a debattre (poliment ca va de soi). Je le redit je ne me trouve pas exceptionnel mais je nai rencontre personne ayant fait la meme chose. Je vais encor me repeter mais je nai aucun mepris pour ceux qui suivent les parcours traditionnels.
Peace
PS : dsl pour l orthographe
Voila, je me demande donc et je ne desespere pas , si il y a sur ce forum des gens qui ont compris que la meilleur maniere de decouvrir ces pays et de les connaitre a leur juste valeur, est de sortir des grandes villes (touristiques) et parcourir les petites routes de campagne qui sont jonchees de petits bleds.
C est la plus grande deception de ce voyage, les travellers ne savent plus voyager ou du moins je n ai pas croise les bons. Loin de moi l idee de critiquer ce qui suivent les parcours touristiques, chacun son truc, dautant plus que les lieux touristiques ont de tres bonnes raisons de l etre.
J appel les routard (les vrais) a me rassurer et me dire que nous ne sommes pas les deux seuls pekins a voyager avec ce spirit (aller la ou le L.P et le routard ne disent rien , se deplacer a pied ou en stop, voyager avec un budget minimum, eviter au maximum les lieux touristiques...)
En lancant cette discussion je mattent a recevoir des messages d insultes et des pierres dans la gueule mais pas de souci je suis persuade que y en aura quelqu un qui me comprendront et je l espere vivement.
A tout ceux qui vont partir la bas , qui recherchent un vrai depaysemant , qui veulent rencontrer les vrais locaux pas encor pourris par tourisme, la MARCHE et l AUTOSTOP sont lassurance d un voyage reussi ( c est du vecu) encor mieu si vous achetez de quoi faire votre bouffe, et dormir dehors l ieal etant un hamacs moustiquaire (tres efficace et confortable apres les 3 ou 4 premiere nuits) Cela est valable pour le cambodge et le Laos car dormir dehors n est pas encor strictement interdit.
J attend vos reactions et suis pret a debattre (poliment ca va de soi). Je le redit je ne me trouve pas exceptionnel mais je nai rencontre personne ayant fait la meme chose. Je vais encor me repeter mais je nai aucun mepris pour ceux qui suivent les parcours traditionnels.
Peace
PS : dsl pour l orthographe
Retour du Grand Palladium (10 au 24 mai 2011) English translation pending
hola! me voici rentrée du palladium kantenah il y a quelques jours. J'y étais du 10 au 24 mai 2011. le temps à été super! vers la fin du séjour l'humidité était plus présente et les mosticos aussi😠
Je connaissais déja l'hotel pour y avoir séjourné en 2004. pas de changement malgré les années qui passent. On a fait l'excursion de chichen itza et ek balam avec mimi. très belle journée et bon petit groupe. il a fait très chaud et la route est un peu pénible mais ça vaut le coup. le seul bémol c'est la baignade en cenote proposée par mimi.... eau verte et franchement la cenote n'est pas belle.
la nourriture à l'hotel.. bon sans plus. en comparaison au grand bahia de punta cana c'est moins bien.. les cocktails... c'est presque tous pareil.. finalement je buvais au cosmopolitan! il était bon cela dépendait du bar.. le bar du kantenah était le meilleur, le bar de la piscine du kantenah/colonial le pire!!!!! le service est d'ailleurs médiocre. la chambre ( 4519) était bien. j'avais demandé le bloc 45 et pas au rez de chaussée donc j'étais contente. La clientèle était +/- 50% usa 30% hispanique et le reste un peu de tout. Encore une fois la clientèle USA comme d'hab.. bruyante, des assiettes remplies qu'on fini par laisser.. donneur de pourboire à gogo..ect. ( encore une fois y en a marre à la fin, on donne un pourboire si on a été content du service et non pas pour être bien servi!!!! tout est payé alors faut arréter ce genre de pratique dans ce genre d'hotel😠 au final on va être obligé de donner et j'ai déja remarqué ce problème à punta cana. enfin bref. c'était un détail.)
on a également fait une excursion en catamaran à isla mujeres.. c'était très bien!! l'éclate! et on a très bien mangé sur l'île.. voilà si vous avez des questions je suis là.🙂
Je suis une "croisiérolique"! English translation pending
Bonjour à vous tous,
Je m'appelle Caroline, j'ai 29 ans, je demeure au Québec et je dois admettre que je suis une croisièrolique!! 😛 En décembre dernier, j'ai fait mon premier voyage à vie sur le Carnival Freedom et je suis tombé amoureuse de ces gigantesques bateaux. Nous avons fait une croisière de 8 jours dans l'est des caraïbes. Le 24 mars 2012, nous repartons sur le Carnival Liberty pour faire l'ouest des caraïbes.
Mon gros problème c'est que je ne peux m'arrêter de penser à ce voyage, je voudrais voyager à l'année longue. Je déprime juste à penser que je dois attendre 13 longs mois avant de repartir 😕. Pourtant, début décembre prochain, nous partons avec nos filles à Varadero pour un tout inclus, pour une première fois. Je ne suis même pas fébrile pour ce voyage.....j'ai juste mon bateau en tête.
Est-ce qu'il y a des gens ici, qui comme moi, avez cette passion des croisières?? J'aimerais bien trouver des gens comme moi pour pouvoir discuter, surtout si vous aussi êtes en attente d'un autre voyage! Au secours, j'ai besoin d'aide!!😄 Au plaisir, caro😎
Je m'appelle Caroline, j'ai 29 ans, je demeure au Québec et je dois admettre que je suis une croisièrolique!! 😛 En décembre dernier, j'ai fait mon premier voyage à vie sur le Carnival Freedom et je suis tombé amoureuse de ces gigantesques bateaux. Nous avons fait une croisière de 8 jours dans l'est des caraïbes. Le 24 mars 2012, nous repartons sur le Carnival Liberty pour faire l'ouest des caraïbes.
Mon gros problème c'est que je ne peux m'arrêter de penser à ce voyage, je voudrais voyager à l'année longue. Je déprime juste à penser que je dois attendre 13 longs mois avant de repartir 😕. Pourtant, début décembre prochain, nous partons avec nos filles à Varadero pour un tout inclus, pour une première fois. Je ne suis même pas fébrile pour ce voyage.....j'ai juste mon bateau en tête.
Est-ce qu'il y a des gens ici, qui comme moi, avez cette passion des croisières?? J'aimerais bien trouver des gens comme moi pour pouvoir discuter, surtout si vous aussi êtes en attente d'un autre voyage! Au secours, j'ai besoin d'aide!!😄 Au plaisir, caro😎
Les îles Similian, Phi Phi et Surin menacées de fermeture English translation pending
Environnement - Les îles Similans , Koh Phi Phi , et Surin menacées de fermeture . 🤪
Le département maritime et des ressources côtières a demandé lundi la fermeture de plusieurs sites comme ceux des îles Similian, Phi Phi et Surin, en raison du blanchiment du corail provoqué par le réchauffement de l'eau et les conséquences de l'activité touristique, rapportait The Nation. "Les dommages observés sur le corail sont très importants, probablement les pires de l'histoire et bien plus graves qu'après le tsunami de 2004", a expliqué le directeur général du département Kasemssan Jinnawaso. Des études réalisées entre septembre et décembre 2010 ont révélé le pourcentage du corail aujourd'hui mort dans plusieurs sites, dont certains accueillent 300 touristes par jour : 90% aux îles Phi Phi, 93,6% aux îles Surin et presque 100% dans la baie de Maya. Le département des parcs nationaux, de la nature, et de la conservation des plantes doit inspecter jeudi ces sites. "Si les dommages se révèlent trop importants, j'imposerai la fermeture de ces parcs marins aux touristes", a affirmé mardi le ministre des Ressources naturelles et de l'environnement Suwit Khunkitti.
(http://www.lepetitjournal.com/bangkok.html) mercredi 19 janvier 2011
Le département maritime et des ressources côtières a demandé lundi la fermeture de plusieurs sites comme ceux des îles Similian, Phi Phi et Surin, en raison du blanchiment du corail provoqué par le réchauffement de l'eau et les conséquences de l'activité touristique, rapportait The Nation. "Les dommages observés sur le corail sont très importants, probablement les pires de l'histoire et bien plus graves qu'après le tsunami de 2004", a expliqué le directeur général du département Kasemssan Jinnawaso. Des études réalisées entre septembre et décembre 2010 ont révélé le pourcentage du corail aujourd'hui mort dans plusieurs sites, dont certains accueillent 300 touristes par jour : 90% aux îles Phi Phi, 93,6% aux îles Surin et presque 100% dans la baie de Maya. Le département des parcs nationaux, de la nature, et de la conservation des plantes doit inspecter jeudi ces sites. "Si les dommages se révèlent trop importants, j'imposerai la fermeture de ces parcs marins aux touristes", a affirmé mardi le ministre des Ressources naturelles et de l'environnement Suwit Khunkitti.
(http://www.lepetitjournal.com/bangkok.html) mercredi 19 janvier 2011
Retour du Playa Costa Verde, août 2010, premier voyage! English translation pending
Ce texte relate notre voyage, du 19 au 26 aout 2010. C'est mon premier voyage, alors les grands voyageurs seront peut-être navrés de la multitude de détails sur des choses probablement anodines... Veuillez excuser mon enthousiasme narratif délirant!
Jeudi le 19-08-2010 Départ de la maison vers 1:15h, on mange sur la route. Il y a des détours causés par des travaux à Montréal; j’espère qu’on ne se perdra pas... On arrive au stationnement Éconoparc à 3:15h, mais là, on fait quoi? Aucune id��e où aller, on s’informe et c’est parti. C’est dont bien grand l’aéroport! Nous trouvons où nous enregistrer, une petite clope avant d’attendre en ligne durant une heure.À la douane, tout se déroule à merveille. Nous étions un peu nerveux car c’était notre première expérience. Arrêt au Duty Free pour des cigarettes, et recherche du meilleur sandwich à 7$! Il était temps; l’embarquement commence! J’ai trop hâte de monter dans l’appareil; j’enfourne la moitié de mon sandwich dans mon bagage à main et piétine d’exaspération pendant que Seb, d’un calme olympien, prend le temps de se laver les mains… Enfin, on y est! Nous voyageons avec CanJet.C’est un petit avion d’environ 200 places qui nous fera survoler l’Atlantique à 35 000 pieds d’altitude! Nous prenons place près d’un hublot, tel que demandé. Les agentes de bord exécutent la chorégraphie de la sécurité aérienne et nous avançons sur la piste. Le décollage nous impressionne, car toutes ces sensations sont nouvelles pour nous. Nos oreilles se bouchent de façon fort déplaisante, mais quel panorama! Je ne peux cesser de regarder la vue, je suis incapable d’écouter Iron man 2, alors que les villes, les forets, les nuages défilent sous mes yeux. Tout devient blanc, plus rien à voir, je m’endors en pleine face sur mon bagage posé sur la tablette! Je me réveille pour le mini bagel au fromage à la crème et le yogourt, mais surtout pour le café! Le ciel et la mer se confondent, c’est indescriptible, et je me décide enfin à demander si il est permis d’utiliser l’appareil photo dans l’avion alors que nous survolons les Bahamas… Wow! Une coupe de champagne, et on redescend… Cette fois c’est insupportable, on dirait que nos oreilles vont exploser et même la vue si prometteuse de Cuba ne peut faire taire nos souffrances auriculaires…(au retour nous macherons de la gomme et tout ira mieux) Nervosité à l’arrivée, peut-être due au tank et aux hommes armés… Aucun pépin là bas non plus, le douanier était plutôt sympa! On ne prend pas de photo de l’aéroport; question de ne pas passer pour des espions. On monte en dernier dans l’autobus, afin de voir nos valises rentrer dans la soute et d’être certains qu’elles y restent…Durant le trajet, Orlando, le représentant de Tour Mont Royal, nous donne les informations relatives au fonctionnement de l’hôtel, aux excursions offertes et aux formalités de départ, alors que des paysages à couper le souffle défilent sous nos yeux. De vertes montagnes, des petits villages, des poules au bord de routes sans nom ni signalisation, des chèvres, des vaches et des chevaux dans les champs, des bananiers, des cannes à sucre, des arbres en fleur et des paysans pieds nus… C’est la campagne! La végétation est luxuriante et très différente du Québec, et des urubus planent dans un ciel sans nuage! Nous sommes sous le charme de Holguin! Pas de doute; nous avons choisi la bonne destination! Arrivés à l’hotel, vers midi, nous sommes accueillis par xxxx qui nous offre une coupe de champagne, un petit buffet d’étranges grignotines est à notre disposition. On nous assigne notre chambre : 3328, une unité de coin, donc 2 fenêtres et grand balcon, chambre fumeurs, un deuxième étage, avec lit king et vue sur la zone écologique protégée (marais) qui mène à la mer! Nous avons obtenus tout ce que nous avions demandé! On s’y installe et on teste le coffret de sûreté, avant d’y ranger nos documents… Ça ne veut plus ouvrir… On nous envoie un technicien qui arrive dans les 5 minutes, et repart en disant qu’il va revenir d’ici 5 minutes. Finalement tout s’arrange et nous quittons enfin la chambre vers 16h. On explore un peu, on se jette dans la mer pour notre première plongée en apnée. C’est merveilleux, il y a des tas de poissons! Nous sommes au comble de la joie en voyant les poissons à long nez, appelés ballyhoo, qui nous avaient tant intrigués sur les vidéos que nous avions vus avant de partir! Une petite douche, il y a deux chevaux qui passent devant la chambre, puis on change un peu d’argent. Nous soupons au buffet, où Seb se fait faire un plat de pâtes à un comptoir alors que j’essaie un peu de tout. Il y a bien sûr des choses que je n’aime pas, et un goût non familier se retrouve dans presque tous les plats, mais bon, c’est Cuba et il est possible de s’y alimenter! Beaucoup de choses sont très bonnes par contre! Une petite gorgée d’eau nous permet d’identifier le goût étrange : c’est leur eau! Potable, soit, mais dégueulasse! Nous avons une eau délicieuse au Québec! Là bas ça goûte la terre, les minéraux… Bref notre instinct nous dit de ne boire que de l’eau embouteillée, et c’est ce que nous faisons à partir de ce moment! Sebastian est mort de fatigue et ne mange presque pas. À la fin du repas, nous demandons à notre serveur, si il est possible d’apporter une bouteille de vin pour la chambre! Nous n’avons eu qu’à attendre le départ de son patron, au bout de quelques minutes et sommes discrètement repartis avec notre bouteille, délestés d’à peine quelques pesos! Un peu de vin à la chambre, coup d’œil à la télé cubaine, par curiosité. Seb est si crevé que je lui concède la permission de ne pas mettre de cadran.
Vendredi le 20-08-2010 Nous nous levons vers 9h, juste à temps pour réserver notre V.I.P. pour le retour (fortement conseillé par mon père, mais finalement, je trouve que ça n'a pas valu 25 pesos! Nous devions sortir du salon pour fumer au fumoir et les files d'attente n'étaient pas longues, alors!) et choisir une excursion, que nous payerons demain par Master Card; le taux de change étant meilleur que changer du contant. Le buffet étant fermé après notre merveilleux café au Lobby, nous déjeunons au snack bar d’un sandwich très acceptable et d’une salade trop vinaigrée. Ensuite, la plage! Et pas question de se prélasser au soleil avec tous ces poissons qui nous attendent! À deux pieds du bord, il y a des milliers de bernards l’hermite; des beiges et des jolis bleus! Des vers marins qui ressemblent à des chenilles poilues se promènent au fond de l’eau, il y a des spirographes et autres variétés de ses cousins, les anfractuosités du corail regorgent d’oursins variés, de petits poissons genre blennies, de crustacés qui semblent être des bébés langoustes et de divers mollusques. Un peu plus loin c’est la danse des poissons, des centaines de poissons de toutes les couleurs! Des petits jaunes, des bleus et orange, des jaune et mauve, des jaunes avec une ocelle près de la queue. Des poissons plus gros, comme une main, (surgeon fish) pâles mais irisés de couleurs changeantes , des poissons perroquets comme on les connaît; avec leurs belles couleurs, et d’autres, mois colorés, des juvéniles je crois… Il y a des poissons bleus violacés, ( blue tang) gros comme une tête humaine mais plats, et des poissons rayés de plusieurs variétés. Bien sûr, les poissons ‘’à long nez’’, qui eux nagent en surface et sont superbes avec leurs tons de bleu et leurs lignes jaune-orangées; en fait, ils ont plutôt un long menton, le long pic est situé sur la mâchoire inférieure. Ces derniers sont les plus téméraires; quoi que tous ces poissons approchent pour manger devant nos yeux les bananes qu’on leur apporte, les long nez passent par dizaines à quelques centimètres du masque et de nos têtes! Nous avons aussi rencontré une petite plie, qui changeait de couleur pour se camoufler et s’est enfouie ! Ça donne faim cette plongée, on partage une petite pizza, pas fantastique mais tout à fait correcte, au snack bar, où se promènent un paon et un gros dindon, et c’est reparti. Un peu de bière, beaucoup de crème solaire, et la plongée continue, avec ses coraux et ses poissons! Un forumniste nous avait demandé d'apporter des photos d'elles à deux barmaid; elles étaient ravies et nous les avons photographiées à nouveau au cours de notre séjour. Nous avons constaté que les cubains aiment se faire photographier et veulent voir la photo!
On rentre se préparer pour souper après un petit tour à la piscine, question de boire un verre les fesses dans l’eau. Sur notre chemin, on rencontre un lapin tout noir et on voit la basse cour, où sont enfermés un aigle et un genre de petit faucon. Nous réalisons que nous avons passé pas moins de 5 heures en apnée durant la journée : Seb, plus résistant, est rouge… De mon côté tout l’arrière de mon corps à l’air d’un homard cuit et ça fait tellement mal! Surtout le bas des fesses, car je m’en sert pour m’asseoir! Ouche! T-shirt pour faire de la plongée à l'avenir!
Nous avons entendu beaucoup de bien du resto japonais, mais comme notre réservation n’est que lundi, on s’essaie quand même! 5 pesos et comme il y avait de la place, l’hôtesse nous installe avec un couple d’Anglais, un couple d’Irlandais et un couple de Québécois, Alain et Josée, tous très sympas! Notre chef parle français avec l’accent québécois, et il connaît la géographie de notre province mieux que moi-même! C’est renversant! Cet homme est un autodidacte et n’a jamais quitté Cuba! Luc parle couramment 3 langues et connaît les rudiments de deux autres! Il semble au fait du reste du monde aussi car il parlait de Liverpool et Belfast, d’où viennent les 2 autres couples, avec une aisance déconcertante! Notre serveuse est très gentille et essaie de nous apprendre quelques mots d’espagnol. Pas moyen d’avoir de l’eau en bouteille par contre! Qu’à cela ne tienne; le champagne coule à flot! La soirée est fantastique, les sushi sont bons et la soupe de miso aussi. Ensuite nous mangeons du riz frit aux légumes, du poulet, du bœuf délicieux accompagné d’oignons marinés sublimes, suivi de crevettes et de poisson grillé. (Désolé, les crevettes sont trop salées!) Il ne reste pas de place pour le dessert; en fait Sebastian a tout mangé, mais je n’ai pas très faim, ce qui est surprenant dans mon cas, et je laisse une assiette presque pleine! Alain et Josée vont voir le spectacle, Seb, en pantalons et souliers fermé, comme l’exige le code vestimentaire des restos à la carte, veut d’abord se changer. J’en profite pour remplacer mes dessous par un bikini, au cas ou! Finalement, il y a un gros cochon noir près du pont de la plage, ce qui retient notre (mon!) attention. Le gardien nous apprend que plusieurs paysans laissent leurs animaux en liberté. Génial! On en profite pour donner un peso au gardien, qui n’en reçoit pas souvent! La soirée se termine à la piscine, car j’ai envie de me baigner. Seb va nous chercher à boire au lobby tout près, où Alain et Josée jasent avec les Irlandais et d’autres personnes. En route vers la chambre, j’attrape un beau crapaud alors que Seb crie Nooon! Ne fais pas ça! … Hé hé!
Samedi le 21-08-2010 Nous déjeûnons au buffet, où Sebastian se fait faire une omelette alors que je me contente d’une demie rotie coiffée d’un œuf et de fromage et de quelques morceaux de fruits.
Après le repas et une courte baignade, nous allons du côté du Blau Costa Verde, où un sentier suit le bord de la mer derrière un rideau de végétation. Le sentier est par moment en béton, par moment en roches marines coralliennes semi fossilisées! C’est magnifique! Nous atteignons une plage où il n’y a personne, trouvons des carapaces de tortues, rencontrons des crabes, et mourrons littéralement de chaleur! C’est l’été à Cuba aussi, il faut donc écourter notre randonnée, pour ne pas risquer d’avoir un malaise. Nous partageons un très bon cheeseburger, avec bacon et concombre, au snack bar, où nous sommes de nouveau servis! Un homme de 71 ans, arrive et joue de la guitare…La lumière dans les yeux de mon musicien de conjoint rivalisait avec l’éclat du soleil! Il n’avait plus qu’une idée; emprunter la guitare du monsieur! Il accompagnait sa musique tantôt de son chant, tantôt d’une feuille, dont il se sert comme d’un harmonica. Seb a tenté de ‘’jouer de la feuille’’ alors que je l’ai acompagné en marquant le rythme d’un cha cha avec des claves. C’était très amusant! Nous retournons plonger et voyons une petite rascasse près d’un oursin à très longs piquants! Pas de danger que quelqu’un s’approche trop : quelle défense! Pour souper nous avons une réservation au Vénétia, le resto italien, où nous sommes encore une fois servis par xxx! Nous avons apporté notre bouteille d’eau, et xxx nous apporte des glaçons!La soupe minestrone est bonne, de même que le saumon fumé, qui est très fumé! Les pâtes Da Michelle sont tout à fait correctes, Sebastian a demandé qu’elles soient gratinées. Mon médaillon de bœuf sur proscuito est plutôt un minute steak sur champignons, mais bon; ça va! Comme il y a du gâteau au fromage comme dessert, Seb informe xxxx que j’adore ça! Je me retrouve donc à manger par politesse deux morceaux du moins bon gâteau au fromage de mon existence! Seb n’est pas en reste : xxx voulait qu’il prenne deux desserts aussi… Disons que le dessert n’est pas le point fort de la cuisine cubaine! Une petite trempette, et la soirée se poursuit en amoureux. Nous passons la nuit au balcon avec une bouteille de rhum achetée au magasin de l’hôtel, de la glace rapportée du lobby, et du Tu Kola qui était dans notre frigo. Nous avons parlé jusqu’à ce qu’il n’y ait plus de rhum. C’était une nuit importante, une nuit qui permet de se remettre au diapason. Ça valait la peine de se coucher à cinq heures du matin!
Dimanche le 22-08-2010 Nous nous levons à midi; qu’importe! On fait changer des sous et on mange un peu au buffet. En fait, je picore et Seb mange! Comme il a encore faim, il se prend un autre de ces hamburgers au snack bar. Les oiseaux de proie sont hors de leur cage! Un aigle sur mon épaule! Je suis émerveillée! Au tour de Seb! Il y a une corde à la patte de l’oiseau et alors que celui-ci part en voletant de l’épaule de Seb, le ‘’dresseur’’ le ramène en tirant brutalement sur la corde! Pauvre bête! Je prends sur mon doigt un autre oiseau, un faucon peut-être, qui est très joli! Nous retournons à la chambre, avec l’intention de prendre l’autobus pour Guardalavaca, mais le coffre fort ne veut plus barrer, alors pas question de partir avant que nos passeports soient en sûreté! Tout s’arrange, mais le bus est passé… Nous décidons donc de prendre le taxi; 24 pesos aller-retour, un prix honnête. (La madame est bien renseignée!) Un seul hic : c’est dimanche et nous ne sommes pas au Québec, donc la plupart des magasins de cigares, raison de notre visite, sont fermés! Seb achète tout de même une boîte de 10 Partagas à 68 pesos! Visite du marché des artisans (J’aurais dû acheter des masques de bois et une tunique crochetée, mais bon!) et de la plage… La plage est bondée, surtout pleine des cubains qui habitent la ville. C’est dimanche et en plus fin de semaine de Carnaval dans la province de Holguin! Grosse musique forte, plage sale, nous nous félicitons de ne pas loger au Club Amigo! Les touristes des hôtels avoisinants semblent avoir choisis de se terrer dans leur complexe! Seb avait oublié son chapeau dans le taxi, le chauffeur nous l’a remis! Au retour, douche rapide car il fait très chaud, et notre plongée nous fait rencontrer un très gros poisson bleu gris! Dommage; il n’est pas intéressé par les bananes! Un tour à la piscine, où ça travaille fort derrière le bar, et nous rencontrons tout un groupe de Québécois, arrivés la veille. En chemin vers la chambre, au crépuscule, j’ai le grand plaisir de voir des chauves-souris!
En quittant la chambre, nous tombons sur deux québécois fort gentils; Richard et Christine. Un joli crabe sur la céramique nous fait faire les présentations, intéressés que nous sommes à le photographier! Lorsqu’un crapaud passe tout près, je le prends pour le leur montrer. Le pauvre animal est si effrayé qu’il urine dans mes mains!
Au resto végétarien, o�� nous n’avons pas de réservation, la serveuse s’informe auprès de ses patrons, attablés près de la porte, pour savoir si elle peut nous accueillir. Ils acquiescent et elle refuse nos 5 pesos, nous enjoignant de ne les lui donner que si le service et la nourriture les valent! Le restaurant est très charmant; nous sommes attablées sous un toit de palmier, au son de la musique cubaine, devant une table digne de nos grands restaurants; les petits plats dans les grands et même le cendrier est assorti à la vaisselle! Une fois le champagne servi, je vérifie auprès de Ajee, notre serveuse, que les deux hommes sont bien ses patrons, et vais leur dire que leur employée est excellente, et que mon conjoint et moi passons un bon moment. Elle semble emballée, va en parler aux cuisiniers, et les deux patrons nous envoient par la suite un geste de la main. Les entrées sont délicieuses : rouleau de printemps au fromage : il s’agit en fait d’un feuilleté de légumes gratiné, vraiment bon! Champignons sautées : goût surprenant, c’est délicieux! Salade russe à la créole : Très bon, légumes en sauce aux œufs Salade d’épinards aux champignons : surtout bon à cause des champignons, les mêmes que dans l’entrée, donc à ne pas prendre l’un à la suite de l’autre! Plats principaux et accompagnement : lasagne aux légumes : bonne, Tomates farcies : très bonnes Poisson : sec et avec arrêtes. Pommes de terres : Bonnes Pas de place pour le dessert! Nous donnons un pourboire aux cuisiniers, prenons tout le personnel en photo, et partons avec une bouteille de champagne pour plus tard. Lorsque j’ai mentionné à Ajee que je n’avais pas encore mangé de mangue alors que c’est la saison, elle m’a demandé d’attendre et est revenue avec une énorme mangue, une petite d’après elle! Nous déposons le tout à la chambre et continuons la soirée au Beer Corner, où nous discutons avec la serveuse, Dixie, de la vie des cubains. Angelo vient jouer de la guitare et de la feuille, l’Italien chante que sera avec Dixie, Seb essaie à nouveau la feuille, et avant qu’il puisse jouer de la guitare, Angelo doit quitter pour ne pas rater l’autobus. Dixie nous donne 4 bières take out (Don’t tell anyone!).
On boit notre champagne bien tranquillement et bonne nuit!
Lundi le 23-08-2010 Lever à 9 heures, café au lobby, où on voit Christine et Richard. Nous déjeunons au buffet, où pour une fois il y a de la mangue! Pour faire changement, Seb prend une omelette et je me fais faire 2 œufs tournés. Bizarre; même les œufs ont un goût différent! En route pour la plage! Encore du snorkeling! Sur la plage, une grosse guêpe vert pomme creuse le sable! Une petite marche dans le haut de la plage me conduit à un bel oiseau jaune! Diner au snack bar, Seb prend le duo BBQ : porc et poulet, très bon. J’essaie le foccacia : une chance qu’il y avait des frites, grâce à Maria! Un tour à la piscine où, intriguée par un drink bleu, je demande ce que c’est : Water from the pool, me dit Jesus! Super bon, nous buvons plusieurs love in the pool! (Glace, jus de citron, rhum pâle, liqueur de pêches, vin blanc, curaçao bleu, sprite) J’ai photographié un beau papillon! On retourne à la plage, le gardien des chaises m’attrape un crabe! Ça prend bien de l’insistance pour qu’il accepte un peso! Vers l'heure du souper, les Cubains viennent profiter de la plage, c'est charmant! J'ai plongé avec un enfant adorable qui ne parlait qu'Espagnol! Par contre, on m’a demandé si j’étais mariée, et c’était facile à voir que les hommes de la place cherchent les touristes seules…Il y a même un jeune garçon qui m’a pointé à son père! Seb se promenait partout et j’ai couru à sa rencontre! Il était un peu sceptique là dessus, mais Dixie n’était pas surprise du tout! Nous allons souper au Japonais; cette fois avec réservation, et c’est encore Luc notre chef! Nous avons l'occasion de parler des conditions de vie des employés; très interessant!
La soirée se termine au Beer Corner, Seb emprunte la guitare d'Angelo le temps d'un petit blues de son cru, on parle beaucoup avec Dixie et Angelo, on retourne chercher un petit sac pour Dixie. Angelo nous donne son e-mail, et on rapporte quelques bières à la chambre. Ces fins de soirées sont fantastiques!
Mardi le 24-08-2010 Le wake up call est en retard d’une demie heure; une chance que nous avions aussi notre petit cadran et que nous l’avions prévu plus tôt! À 7 :45h, départ en autobus pour l’excursion à Cayo Saetia (69 pesos chacun). Le bus arrive alors que nous buvons un café, le guide nous dit de le finir; il nous reprend après avoir embarqué les gens du Playa Pesquero! Nous sommes les seuls de notre hôtel et l’autobus embarque des gens à plusieurs hôtels différents. On roule une bonne heure, paysage superbes et routes que l’on jurerait avoir été bombardées! On traverse un petit village, et on embarque sur le catamaran. L’eau est pleine de méduses! Beaucoup de touristes du U.K., on fait la connaissance d’un jeune couple en lune de miel, pas bien riches, qui viennent d’un petit village d’Angleterre. Super gentils! On fait une heure de snorkeling, il n’y a que quelques méduses, mais des beaux poissons, certains déjà vus mais d’autres inédits pour nous; des rouges qui ressemblent à des épinoches, entre autre. Un gros poisson bleu se cache dans les cavernes de coraux, ainsi qu’une énorme rascasse! Retour au catamaran, on arrive bientôt sur l’île; c’est superbe! Le buffet servi est bon et varié, mais le poisson goûte l’eau cubaine! J’ai pu avoir un morceau de mangue, et j’ai donné mes ananas, pas mûrs, à un gros perroquet! Pour 9 pesos chacun, on prend l’excursion en jeep. Quelle chance, nous sommes seuls avec Martin, le conducteur. L’île est superbe, on se croirait dans la savane : Nous rencontrons plein d’antilopes, de chevaux, de buffles d’Asie et d’Afrique, des zèbres… Il y a de grosses termitières et un arbre gigantesque! On arrête à une petite halte où je nourris un crocodile et prend une grosse tortue dans mes mains. Sur le chemin du retour, la route surplombe la mer! C’est splendide! Nous revenons à temps pour une petite baignade, j’observe la vie étrange des rochers alors que la marée descend. On repart en bateau et on joue à la bouteille musicale pour une bouteille de rhum. Quelques gouttes de pluie et un peu de vent : hissez la grande voile! On accoste, des sternes et des pélicans mangent et se posent. Dans l’autobus qui traverse Antilla, le village d’où nous sommes partis en catamaran, on se rend compte que si certains cubains envoient la main à l’autobus, ce n’est pas le cas de tous… En effet, ils nous voient passer, avec notre argent, mais jamais l’autobus ne s’arrête. Ils n’ont même pas une petite chance de nous vendre leur artisanat, de profiter de la manne touristique. On leur passe devant le nez combien de fois par semaine… Devant un parc, Seb remarque le geste d’un petit garçon : il nous indique son pied nu… Je ne peux retenir mes larmes. Sommes nous les seuls passagers à être touchés? Comment ne pas remarquer le dénuement extrême de ces gens vêtus de vieilles hardes? Ces maisons sans toiture? Ces porches délabrés? Nous sommes complètement retournés. La prochaine fois, nous arrêterons l’autobus, nous apporterons des chaussures et des vêtements, nous ferons au moins quelque chose!
Au retour, petite baignade, puis on s’essaie au japonais. Comme ça ne fonctionne pas, on se restaure au buffet alors qu l’heure du souper se termine. On prend un verre au lobby, on ne s’attarde pas sur le spectacle; peu intéressant ce soir-là! Je me baigne dans l’eau beaucoup trop chlorée, alors je me rince! Petit tour au Beer. Petit déjeuner au buffet, je n’ai pas faim, c’est fou! On prend l’autobus pour Guardalavaca, en compagnie de Christine et Richard, et d’un autre couple. Nous visitons un centre commercial gardé par un flic avec un très gros fusil, puis on trouve un magasin où Seb trouve les cigares qu’il cherchait. Je vois passer notre autobus alors qu’il complète la transaction. On s’installe pour fumer un cigare, et on revoit l’autobus! Je cours comme une dératée, un des québécois au deuxième étage tape sur le côté du bus et nous pouvons monter! Merci mon homme; désolée, je ne sais pas ton nom! Nous avions apporté un sac garni des produits que l’hôtel laisse dans la chambre (Impossible de les donner au personnel!) et de quelques vêtements dans le but de faire un chanceux à Guardalavaca, mais comme nous n’avons pas eu le temps, c’est du haut de l’autobus que nous avons repéré une femme à qui nous avons lancé le paquet! Elle avait l’air contente, nous étions satisfaits, et j’espère que ce geste a pu donner aux touristes qui en ont été témoins l’idée de donner aux gens de Cuba tout ce qu’il n’est pas important de ramener au pays! Au retour à l’hôtel, on a encore des problèmes de safe! J’ai tellement le goût de profiter au maximum de cette journée : on file à la plage! On fait un peu de plongée, mais comme Seb n’a pas apporté son rasoir, sa barbe trop longue permet à l’eau d’envahir son masque, qu’il doit vider très souvent! Un Québécois qui a appris plein de choses des cubains nous montre que les oursins blancs ne piquent presque pas, et nous fait voir un poisson bien caché. Lorsque je vois une étoile de mer, il l’attrape et j’ai le plaisir de la tenir! Je vois une superbe rascasse, mais le temps que Sebastian arrive, elle est cachée dans une anfractuosité corallienne. Je reste à distance, espérant qu’elle sorte, alors que Seb explore le récif. Il revient près de moi et, comme il doit vider son masque, pose ses palmes… Juste devant le trou de la rascasse! Heureusement, il a compris que mon cri informe dans le tuba en était un de panique et pas un cri de joie émerveillée! Il s’éloigne promptement à la nage. Par la suite, nous avons eu le grand bonheur de la voir quitter son antre, et avons pu l’observer tout à loisir. Quel magnifique poisson! Seb s’essaie un peu à la planche à voile, mais le vent est trop fort pour une leçon. Il ne se débrouille pas trop mal vu les circonstances! Au bout d’une heure, il est épuisé… C’est qu’il fait 40 degrés à l’ombre! En fait j’ai cru qu’il allait tourner de l’œil! Toute la journée, notre sac de plage nous suit, plein de petits sacs remplis d’ibuprofène, de shampoing, de dessous, etc. à l’intention des cubains. Nous avons préparé ces sacs suite à notre passage à Antilla, et aux conversations avec le personnel. Ils sont toujours chaleureusement accueillis Nous passons de la plage à la piscine, et comme le temps file, qu’une réservation au restaurant cubain nous attend et que nous devons faire provision de rhum, nous laissons nos ensembles de plongée et notre serviette près de la piscine, question de faire toutes ces courses au lobby. Nous rentrons a la chambre et filons droit vers le resto cubain, où nous sommes accueillis par la serveuse sympa du végétarien! Le service à notre table est assuré par notre fameuse xxx! Nous avons des cadeaux pour elles deux! Quel bonheur : Angelo illumine notre repas de sa charmante musique! Le repas est délicieux : la soupe traditionnelle cubaine que xxx nous assure être réellement traditionnelle, est succulente! Dans un bouillon flottent poulet et porc, ainsi que quelques petits légumes et de gros quartiers de pommes de terre. L’autre soupe est bonne, mais sans plus. Bouillon tomaté et pâtes. La langouste est délicieuse; c’est la première fois que nous en mangeons. Elle est servie en moitié avec ses accompagnements et sa saveur est encore relevée en y ajoutant du beurre. Sebastian en reprend une seconde portion! Côté desserts, les glaces ne sont pas convaincantes, mais la tarte à la goyave de grand-mère (à la mangue ce soir là!), est plutôt bonne. À la fin du repas, xxx est absente, nous informons une serveuse que nous avons quelque chose pour elle, et je glisse son sac sous ma serviette de table… Elle ne revient pas, nous donnons son cadeau à Ajee et direction le Beer Corner! Oups! Le paquet pour xxx est sous ma serviette de table! Alors que je laisse tomber, Seb y retourne et demande si ils ont trouvé un paquet. ‘’Oui, le paquet pour xxx!’’, fut la réponse qu’il obtint! Les employés étaient réunis, et montrait à tous le sac à main que nous lui avions offert! Tout semble très ouvert à ce sujet parmi le personnel; je ne doute pas que xxx ait reçu son cadeau! Au Beer Corner l’Italien me fait danser sur la musique d’Angelo, je ne sais pas les pas; qu’importe! Angelo est très gentil, il prête sa guitare à mon bluesman, qui interprète Jonnhy Be Good sous les applaudissements des clients. Il nous donne le e-mail de son fils, qui vit aux îles caïman, afin que nous lui fassions parvenir des photos de lui. Un petit cadeau pour Angelo, un autre pour Dixie, à qui je demande si c’est sécuritaire pour les touristes d’aller sur la plage le soir. Elle nous donne quelques bières pour la plage, et du champagne pour la chambre. Comme c’est notre dernier soir, D. nous fait un beau câlin. A. nous en fait un aussi; comme d’habitude! À la plage, Sebastian me montre la caméra, que je n’avais pas remarquée, et engage la conversation avec le garde alors que je me baigne là où il n’y a pas de corail. Il lui offre une bière, qu’il accepte, et un cigarillo Cohiba, qu’il met dans sa poche plutôt que de l’allumer… Compréhensible : il semble difficile pour un cubain d’acheter ces produits, pourtant produits par leurs concitoyens!Ça fait deux jours que mon amour se demande à qui donner ses sandales de cuir; ce garde est le chanceux qui promet de les donner à quelqu’un d’autre si il n’en a pas besoin. Tout le monde semble s’entraider dans cette Île pleine de charme! Je trouve une cenne de chance; un sous noir Canadien, et aperçoit comme un feu d’artifice qui n’éclate pas; une étrange étoile filante juste pour moi! Je choisis d’y voir la promesse d’un nouveau voyage! J’ai fait un vœu sur ‘’l’étoile’’ et je conserve ma cenne de chance! Nous retournons à la chambre, et je découpe enfin la mangue offerte par Ajee à l’aide d’une bobby pin! C’est la meilleure et plus juteuse mangue de ma vie, que je dévore au dessus du balcon du deuxième étage en buvant du champagne! Ça devait être charmant : moi dans ma petite robe jaune, une fleur dans les cheveux, en pleine face dans un énorme fruit! Nous complétons la préparation des valises, et Seb s’écroule, épuisé, avant la fin. À 3 heures du matin, je réalise que nos ensembles de plongée et la serviette de plage sont restés près de la piscine! J’enfile une robe et file vers la piscine, où plus rien ne se trouve, et c’est à la réception que je récupère le tout, Dieu merci! Très honnêtes, les cubains! En revenant, je passe devant un spa, et je m’y plonge. Bonne nuit!
Jeudi le 26-08-2010 Nous terminons les valises, prenons une douche, déjeunons, donnons les derniers effets dont nous pouvons nous départir et ça y est! Lina nous assure que nous reviendrons plus vite qu’on pense, je vois ça comme un bon présage plutôt que comme un souhait… On monte dans l’autobus. Nous regardons déjà le paysage avec nostalgie, l’intention de revenir au plus vite au fond du cœur. Viva Cuba!
Jeudi le 19-08-2010 Départ de la maison vers 1:15h, on mange sur la route. Il y a des détours causés par des travaux à Montréal; j’espère qu’on ne se perdra pas... On arrive au stationnement Éconoparc à 3:15h, mais là, on fait quoi? Aucune id��e où aller, on s’informe et c’est parti. C’est dont bien grand l’aéroport! Nous trouvons où nous enregistrer, une petite clope avant d’attendre en ligne durant une heure.À la douane, tout se déroule à merveille. Nous étions un peu nerveux car c’était notre première expérience. Arrêt au Duty Free pour des cigarettes, et recherche du meilleur sandwich à 7$! Il était temps; l’embarquement commence! J’ai trop hâte de monter dans l’appareil; j’enfourne la moitié de mon sandwich dans mon bagage à main et piétine d’exaspération pendant que Seb, d’un calme olympien, prend le temps de se laver les mains… Enfin, on y est! Nous voyageons avec CanJet.C’est un petit avion d’environ 200 places qui nous fera survoler l’Atlantique à 35 000 pieds d’altitude! Nous prenons place près d’un hublot, tel que demandé. Les agentes de bord exécutent la chorégraphie de la sécurité aérienne et nous avançons sur la piste. Le décollage nous impressionne, car toutes ces sensations sont nouvelles pour nous. Nos oreilles se bouchent de façon fort déplaisante, mais quel panorama! Je ne peux cesser de regarder la vue, je suis incapable d’écouter Iron man 2, alors que les villes, les forets, les nuages défilent sous mes yeux. Tout devient blanc, plus rien à voir, je m’endors en pleine face sur mon bagage posé sur la tablette! Je me réveille pour le mini bagel au fromage à la crème et le yogourt, mais surtout pour le café! Le ciel et la mer se confondent, c’est indescriptible, et je me décide enfin à demander si il est permis d’utiliser l’appareil photo dans l’avion alors que nous survolons les Bahamas… Wow! Une coupe de champagne, et on redescend… Cette fois c’est insupportable, on dirait que nos oreilles vont exploser et même la vue si prometteuse de Cuba ne peut faire taire nos souffrances auriculaires…(au retour nous macherons de la gomme et tout ira mieux) Nervosité à l’arrivée, peut-être due au tank et aux hommes armés… Aucun pépin là bas non plus, le douanier était plutôt sympa! On ne prend pas de photo de l’aéroport; question de ne pas passer pour des espions. On monte en dernier dans l’autobus, afin de voir nos valises rentrer dans la soute et d’être certains qu’elles y restent…Durant le trajet, Orlando, le représentant de Tour Mont Royal, nous donne les informations relatives au fonctionnement de l’hôtel, aux excursions offertes et aux formalités de départ, alors que des paysages à couper le souffle défilent sous nos yeux. De vertes montagnes, des petits villages, des poules au bord de routes sans nom ni signalisation, des chèvres, des vaches et des chevaux dans les champs, des bananiers, des cannes à sucre, des arbres en fleur et des paysans pieds nus… C’est la campagne! La végétation est luxuriante et très différente du Québec, et des urubus planent dans un ciel sans nuage! Nous sommes sous le charme de Holguin! Pas de doute; nous avons choisi la bonne destination! Arrivés à l’hotel, vers midi, nous sommes accueillis par xxxx qui nous offre une coupe de champagne, un petit buffet d’étranges grignotines est à notre disposition. On nous assigne notre chambre : 3328, une unité de coin, donc 2 fenêtres et grand balcon, chambre fumeurs, un deuxième étage, avec lit king et vue sur la zone écologique protégée (marais) qui mène à la mer! Nous avons obtenus tout ce que nous avions demandé! On s’y installe et on teste le coffret de sûreté, avant d’y ranger nos documents… Ça ne veut plus ouvrir… On nous envoie un technicien qui arrive dans les 5 minutes, et repart en disant qu’il va revenir d’ici 5 minutes. Finalement tout s’arrange et nous quittons enfin la chambre vers 16h. On explore un peu, on se jette dans la mer pour notre première plongée en apnée. C’est merveilleux, il y a des tas de poissons! Nous sommes au comble de la joie en voyant les poissons à long nez, appelés ballyhoo, qui nous avaient tant intrigués sur les vidéos que nous avions vus avant de partir! Une petite douche, il y a deux chevaux qui passent devant la chambre, puis on change un peu d’argent. Nous soupons au buffet, où Seb se fait faire un plat de pâtes à un comptoir alors que j’essaie un peu de tout. Il y a bien sûr des choses que je n’aime pas, et un goût non familier se retrouve dans presque tous les plats, mais bon, c’est Cuba et il est possible de s’y alimenter! Beaucoup de choses sont très bonnes par contre! Une petite gorgée d’eau nous permet d’identifier le goût étrange : c’est leur eau! Potable, soit, mais dégueulasse! Nous avons une eau délicieuse au Québec! Là bas ça goûte la terre, les minéraux… Bref notre instinct nous dit de ne boire que de l’eau embouteillée, et c’est ce que nous faisons à partir de ce moment! Sebastian est mort de fatigue et ne mange presque pas. À la fin du repas, nous demandons à notre serveur, si il est possible d’apporter une bouteille de vin pour la chambre! Nous n’avons eu qu’à attendre le départ de son patron, au bout de quelques minutes et sommes discrètement repartis avec notre bouteille, délestés d’à peine quelques pesos! Un peu de vin à la chambre, coup d’œil à la télé cubaine, par curiosité. Seb est si crevé que je lui concède la permission de ne pas mettre de cadran.
Vendredi le 20-08-2010 Nous nous levons vers 9h, juste à temps pour réserver notre V.I.P. pour le retour (fortement conseillé par mon père, mais finalement, je trouve que ça n'a pas valu 25 pesos! Nous devions sortir du salon pour fumer au fumoir et les files d'attente n'étaient pas longues, alors!) et choisir une excursion, que nous payerons demain par Master Card; le taux de change étant meilleur que changer du contant. Le buffet étant fermé après notre merveilleux café au Lobby, nous déjeunons au snack bar d’un sandwich très acceptable et d’une salade trop vinaigrée. Ensuite, la plage! Et pas question de se prélasser au soleil avec tous ces poissons qui nous attendent! À deux pieds du bord, il y a des milliers de bernards l’hermite; des beiges et des jolis bleus! Des vers marins qui ressemblent à des chenilles poilues se promènent au fond de l’eau, il y a des spirographes et autres variétés de ses cousins, les anfractuosités du corail regorgent d’oursins variés, de petits poissons genre blennies, de crustacés qui semblent être des bébés langoustes et de divers mollusques. Un peu plus loin c’est la danse des poissons, des centaines de poissons de toutes les couleurs! Des petits jaunes, des bleus et orange, des jaune et mauve, des jaunes avec une ocelle près de la queue. Des poissons plus gros, comme une main, (surgeon fish) pâles mais irisés de couleurs changeantes , des poissons perroquets comme on les connaît; avec leurs belles couleurs, et d’autres, mois colorés, des juvéniles je crois… Il y a des poissons bleus violacés, ( blue tang) gros comme une tête humaine mais plats, et des poissons rayés de plusieurs variétés. Bien sûr, les poissons ‘’à long nez’’, qui eux nagent en surface et sont superbes avec leurs tons de bleu et leurs lignes jaune-orangées; en fait, ils ont plutôt un long menton, le long pic est situé sur la mâchoire inférieure. Ces derniers sont les plus téméraires; quoi que tous ces poissons approchent pour manger devant nos yeux les bananes qu’on leur apporte, les long nez passent par dizaines à quelques centimètres du masque et de nos têtes! Nous avons aussi rencontré une petite plie, qui changeait de couleur pour se camoufler et s’est enfouie ! Ça donne faim cette plongée, on partage une petite pizza, pas fantastique mais tout à fait correcte, au snack bar, où se promènent un paon et un gros dindon, et c’est reparti. Un peu de bière, beaucoup de crème solaire, et la plongée continue, avec ses coraux et ses poissons! Un forumniste nous avait demandé d'apporter des photos d'elles à deux barmaid; elles étaient ravies et nous les avons photographiées à nouveau au cours de notre séjour. Nous avons constaté que les cubains aiment se faire photographier et veulent voir la photo!
On rentre se préparer pour souper après un petit tour à la piscine, question de boire un verre les fesses dans l’eau. Sur notre chemin, on rencontre un lapin tout noir et on voit la basse cour, où sont enfermés un aigle et un genre de petit faucon. Nous réalisons que nous avons passé pas moins de 5 heures en apnée durant la journée : Seb, plus résistant, est rouge… De mon côté tout l’arrière de mon corps à l’air d’un homard cuit et ça fait tellement mal! Surtout le bas des fesses, car je m’en sert pour m’asseoir! Ouche! T-shirt pour faire de la plongée à l'avenir!
Nous avons entendu beaucoup de bien du resto japonais, mais comme notre réservation n’est que lundi, on s’essaie quand même! 5 pesos et comme il y avait de la place, l’hôtesse nous installe avec un couple d’Anglais, un couple d’Irlandais et un couple de Québécois, Alain et Josée, tous très sympas! Notre chef parle français avec l’accent québécois, et il connaît la géographie de notre province mieux que moi-même! C’est renversant! Cet homme est un autodidacte et n’a jamais quitté Cuba! Luc parle couramment 3 langues et connaît les rudiments de deux autres! Il semble au fait du reste du monde aussi car il parlait de Liverpool et Belfast, d’où viennent les 2 autres couples, avec une aisance déconcertante! Notre serveuse est très gentille et essaie de nous apprendre quelques mots d’espagnol. Pas moyen d’avoir de l’eau en bouteille par contre! Qu’à cela ne tienne; le champagne coule à flot! La soirée est fantastique, les sushi sont bons et la soupe de miso aussi. Ensuite nous mangeons du riz frit aux légumes, du poulet, du bœuf délicieux accompagné d’oignons marinés sublimes, suivi de crevettes et de poisson grillé. (Désolé, les crevettes sont trop salées!) Il ne reste pas de place pour le dessert; en fait Sebastian a tout mangé, mais je n’ai pas très faim, ce qui est surprenant dans mon cas, et je laisse une assiette presque pleine! Alain et Josée vont voir le spectacle, Seb, en pantalons et souliers fermé, comme l’exige le code vestimentaire des restos à la carte, veut d’abord se changer. J’en profite pour remplacer mes dessous par un bikini, au cas ou! Finalement, il y a un gros cochon noir près du pont de la plage, ce qui retient notre (mon!) attention. Le gardien nous apprend que plusieurs paysans laissent leurs animaux en liberté. Génial! On en profite pour donner un peso au gardien, qui n’en reçoit pas souvent! La soirée se termine à la piscine, car j’ai envie de me baigner. Seb va nous chercher à boire au lobby tout près, où Alain et Josée jasent avec les Irlandais et d’autres personnes. En route vers la chambre, j’attrape un beau crapaud alors que Seb crie Nooon! Ne fais pas ça! … Hé hé!
Samedi le 21-08-2010 Nous déjeûnons au buffet, où Sebastian se fait faire une omelette alors que je me contente d’une demie rotie coiffée d’un œuf et de fromage et de quelques morceaux de fruits.
Après le repas et une courte baignade, nous allons du côté du Blau Costa Verde, où un sentier suit le bord de la mer derrière un rideau de végétation. Le sentier est par moment en béton, par moment en roches marines coralliennes semi fossilisées! C’est magnifique! Nous atteignons une plage où il n’y a personne, trouvons des carapaces de tortues, rencontrons des crabes, et mourrons littéralement de chaleur! C’est l’été à Cuba aussi, il faut donc écourter notre randonnée, pour ne pas risquer d’avoir un malaise. Nous partageons un très bon cheeseburger, avec bacon et concombre, au snack bar, où nous sommes de nouveau servis! Un homme de 71 ans, arrive et joue de la guitare…La lumière dans les yeux de mon musicien de conjoint rivalisait avec l’éclat du soleil! Il n’avait plus qu’une idée; emprunter la guitare du monsieur! Il accompagnait sa musique tantôt de son chant, tantôt d’une feuille, dont il se sert comme d’un harmonica. Seb a tenté de ‘’jouer de la feuille’’ alors que je l’ai acompagné en marquant le rythme d’un cha cha avec des claves. C’était très amusant! Nous retournons plonger et voyons une petite rascasse près d’un oursin à très longs piquants! Pas de danger que quelqu’un s’approche trop : quelle défense! Pour souper nous avons une réservation au Vénétia, le resto italien, où nous sommes encore une fois servis par xxx! Nous avons apporté notre bouteille d’eau, et xxx nous apporte des glaçons!La soupe minestrone est bonne, de même que le saumon fumé, qui est très fumé! Les pâtes Da Michelle sont tout à fait correctes, Sebastian a demandé qu’elles soient gratinées. Mon médaillon de bœuf sur proscuito est plutôt un minute steak sur champignons, mais bon; ça va! Comme il y a du gâteau au fromage comme dessert, Seb informe xxxx que j’adore ça! Je me retrouve donc à manger par politesse deux morceaux du moins bon gâteau au fromage de mon existence! Seb n’est pas en reste : xxx voulait qu’il prenne deux desserts aussi… Disons que le dessert n’est pas le point fort de la cuisine cubaine! Une petite trempette, et la soirée se poursuit en amoureux. Nous passons la nuit au balcon avec une bouteille de rhum achetée au magasin de l’hôtel, de la glace rapportée du lobby, et du Tu Kola qui était dans notre frigo. Nous avons parlé jusqu’à ce qu’il n’y ait plus de rhum. C’était une nuit importante, une nuit qui permet de se remettre au diapason. Ça valait la peine de se coucher à cinq heures du matin!
Dimanche le 22-08-2010 Nous nous levons à midi; qu’importe! On fait changer des sous et on mange un peu au buffet. En fait, je picore et Seb mange! Comme il a encore faim, il se prend un autre de ces hamburgers au snack bar. Les oiseaux de proie sont hors de leur cage! Un aigle sur mon épaule! Je suis émerveillée! Au tour de Seb! Il y a une corde à la patte de l’oiseau et alors que celui-ci part en voletant de l’épaule de Seb, le ‘’dresseur’’ le ramène en tirant brutalement sur la corde! Pauvre bête! Je prends sur mon doigt un autre oiseau, un faucon peut-être, qui est très joli! Nous retournons à la chambre, avec l’intention de prendre l’autobus pour Guardalavaca, mais le coffre fort ne veut plus barrer, alors pas question de partir avant que nos passeports soient en sûreté! Tout s’arrange, mais le bus est passé… Nous décidons donc de prendre le taxi; 24 pesos aller-retour, un prix honnête. (La madame est bien renseignée!) Un seul hic : c’est dimanche et nous ne sommes pas au Québec, donc la plupart des magasins de cigares, raison de notre visite, sont fermés! Seb achète tout de même une boîte de 10 Partagas à 68 pesos! Visite du marché des artisans (J’aurais dû acheter des masques de bois et une tunique crochetée, mais bon!) et de la plage… La plage est bondée, surtout pleine des cubains qui habitent la ville. C’est dimanche et en plus fin de semaine de Carnaval dans la province de Holguin! Grosse musique forte, plage sale, nous nous félicitons de ne pas loger au Club Amigo! Les touristes des hôtels avoisinants semblent avoir choisis de se terrer dans leur complexe! Seb avait oublié son chapeau dans le taxi, le chauffeur nous l’a remis! Au retour, douche rapide car il fait très chaud, et notre plongée nous fait rencontrer un très gros poisson bleu gris! Dommage; il n’est pas intéressé par les bananes! Un tour à la piscine, où ça travaille fort derrière le bar, et nous rencontrons tout un groupe de Québécois, arrivés la veille. En chemin vers la chambre, au crépuscule, j’ai le grand plaisir de voir des chauves-souris!
En quittant la chambre, nous tombons sur deux québécois fort gentils; Richard et Christine. Un joli crabe sur la céramique nous fait faire les présentations, intéressés que nous sommes à le photographier! Lorsqu’un crapaud passe tout près, je le prends pour le leur montrer. Le pauvre animal est si effrayé qu’il urine dans mes mains!
Au resto végétarien, o�� nous n’avons pas de réservation, la serveuse s’informe auprès de ses patrons, attablés près de la porte, pour savoir si elle peut nous accueillir. Ils acquiescent et elle refuse nos 5 pesos, nous enjoignant de ne les lui donner que si le service et la nourriture les valent! Le restaurant est très charmant; nous sommes attablées sous un toit de palmier, au son de la musique cubaine, devant une table digne de nos grands restaurants; les petits plats dans les grands et même le cendrier est assorti à la vaisselle! Une fois le champagne servi, je vérifie auprès de Ajee, notre serveuse, que les deux hommes sont bien ses patrons, et vais leur dire que leur employée est excellente, et que mon conjoint et moi passons un bon moment. Elle semble emballée, va en parler aux cuisiniers, et les deux patrons nous envoient par la suite un geste de la main. Les entrées sont délicieuses : rouleau de printemps au fromage : il s’agit en fait d’un feuilleté de légumes gratiné, vraiment bon! Champignons sautées : goût surprenant, c’est délicieux! Salade russe à la créole : Très bon, légumes en sauce aux œufs Salade d’épinards aux champignons : surtout bon à cause des champignons, les mêmes que dans l’entrée, donc à ne pas prendre l’un à la suite de l’autre! Plats principaux et accompagnement : lasagne aux légumes : bonne, Tomates farcies : très bonnes Poisson : sec et avec arrêtes. Pommes de terres : Bonnes Pas de place pour le dessert! Nous donnons un pourboire aux cuisiniers, prenons tout le personnel en photo, et partons avec une bouteille de champagne pour plus tard. Lorsque j’ai mentionné à Ajee que je n’avais pas encore mangé de mangue alors que c’est la saison, elle m’a demandé d’attendre et est revenue avec une énorme mangue, une petite d’après elle! Nous déposons le tout à la chambre et continuons la soirée au Beer Corner, où nous discutons avec la serveuse, Dixie, de la vie des cubains. Angelo vient jouer de la guitare et de la feuille, l’Italien chante que sera avec Dixie, Seb essaie à nouveau la feuille, et avant qu’il puisse jouer de la guitare, Angelo doit quitter pour ne pas rater l’autobus. Dixie nous donne 4 bières take out (Don’t tell anyone!).
On boit notre champagne bien tranquillement et bonne nuit!
Lundi le 23-08-2010 Lever à 9 heures, café au lobby, où on voit Christine et Richard. Nous déjeunons au buffet, où pour une fois il y a de la mangue! Pour faire changement, Seb prend une omelette et je me fais faire 2 œufs tournés. Bizarre; même les œufs ont un goût différent! En route pour la plage! Encore du snorkeling! Sur la plage, une grosse guêpe vert pomme creuse le sable! Une petite marche dans le haut de la plage me conduit à un bel oiseau jaune! Diner au snack bar, Seb prend le duo BBQ : porc et poulet, très bon. J’essaie le foccacia : une chance qu’il y avait des frites, grâce à Maria! Un tour à la piscine où, intriguée par un drink bleu, je demande ce que c’est : Water from the pool, me dit Jesus! Super bon, nous buvons plusieurs love in the pool! (Glace, jus de citron, rhum pâle, liqueur de pêches, vin blanc, curaçao bleu, sprite) J’ai photographié un beau papillon! On retourne à la plage, le gardien des chaises m’attrape un crabe! Ça prend bien de l’insistance pour qu’il accepte un peso! Vers l'heure du souper, les Cubains viennent profiter de la plage, c'est charmant! J'ai plongé avec un enfant adorable qui ne parlait qu'Espagnol! Par contre, on m’a demandé si j’étais mariée, et c’était facile à voir que les hommes de la place cherchent les touristes seules…Il y a même un jeune garçon qui m’a pointé à son père! Seb se promenait partout et j’ai couru à sa rencontre! Il était un peu sceptique là dessus, mais Dixie n’était pas surprise du tout! Nous allons souper au Japonais; cette fois avec réservation, et c’est encore Luc notre chef! Nous avons l'occasion de parler des conditions de vie des employés; très interessant!
La soirée se termine au Beer Corner, Seb emprunte la guitare d'Angelo le temps d'un petit blues de son cru, on parle beaucoup avec Dixie et Angelo, on retourne chercher un petit sac pour Dixie. Angelo nous donne son e-mail, et on rapporte quelques bières à la chambre. Ces fins de soirées sont fantastiques!
Mardi le 24-08-2010 Le wake up call est en retard d’une demie heure; une chance que nous avions aussi notre petit cadran et que nous l’avions prévu plus tôt! À 7 :45h, départ en autobus pour l’excursion à Cayo Saetia (69 pesos chacun). Le bus arrive alors que nous buvons un café, le guide nous dit de le finir; il nous reprend après avoir embarqué les gens du Playa Pesquero! Nous sommes les seuls de notre hôtel et l’autobus embarque des gens à plusieurs hôtels différents. On roule une bonne heure, paysage superbes et routes que l’on jurerait avoir été bombardées! On traverse un petit village, et on embarque sur le catamaran. L’eau est pleine de méduses! Beaucoup de touristes du U.K., on fait la connaissance d’un jeune couple en lune de miel, pas bien riches, qui viennent d’un petit village d’Angleterre. Super gentils! On fait une heure de snorkeling, il n’y a que quelques méduses, mais des beaux poissons, certains déjà vus mais d’autres inédits pour nous; des rouges qui ressemblent à des épinoches, entre autre. Un gros poisson bleu se cache dans les cavernes de coraux, ainsi qu’une énorme rascasse! Retour au catamaran, on arrive bientôt sur l’île; c’est superbe! Le buffet servi est bon et varié, mais le poisson goûte l’eau cubaine! J’ai pu avoir un morceau de mangue, et j’ai donné mes ananas, pas mûrs, à un gros perroquet! Pour 9 pesos chacun, on prend l’excursion en jeep. Quelle chance, nous sommes seuls avec Martin, le conducteur. L’île est superbe, on se croirait dans la savane : Nous rencontrons plein d’antilopes, de chevaux, de buffles d’Asie et d’Afrique, des zèbres… Il y a de grosses termitières et un arbre gigantesque! On arrête à une petite halte où je nourris un crocodile et prend une grosse tortue dans mes mains. Sur le chemin du retour, la route surplombe la mer! C’est splendide! Nous revenons à temps pour une petite baignade, j’observe la vie étrange des rochers alors que la marée descend. On repart en bateau et on joue à la bouteille musicale pour une bouteille de rhum. Quelques gouttes de pluie et un peu de vent : hissez la grande voile! On accoste, des sternes et des pélicans mangent et se posent. Dans l’autobus qui traverse Antilla, le village d’où nous sommes partis en catamaran, on se rend compte que si certains cubains envoient la main à l’autobus, ce n’est pas le cas de tous… En effet, ils nous voient passer, avec notre argent, mais jamais l’autobus ne s’arrête. Ils n’ont même pas une petite chance de nous vendre leur artisanat, de profiter de la manne touristique. On leur passe devant le nez combien de fois par semaine… Devant un parc, Seb remarque le geste d’un petit garçon : il nous indique son pied nu… Je ne peux retenir mes larmes. Sommes nous les seuls passagers à être touchés? Comment ne pas remarquer le dénuement extrême de ces gens vêtus de vieilles hardes? Ces maisons sans toiture? Ces porches délabrés? Nous sommes complètement retournés. La prochaine fois, nous arrêterons l’autobus, nous apporterons des chaussures et des vêtements, nous ferons au moins quelque chose!
Au retour, petite baignade, puis on s’essaie au japonais. Comme ça ne fonctionne pas, on se restaure au buffet alors qu l’heure du souper se termine. On prend un verre au lobby, on ne s’attarde pas sur le spectacle; peu intéressant ce soir-là! Je me baigne dans l’eau beaucoup trop chlorée, alors je me rince! Petit tour au Beer. Petit déjeuner au buffet, je n’ai pas faim, c’est fou! On prend l’autobus pour Guardalavaca, en compagnie de Christine et Richard, et d’un autre couple. Nous visitons un centre commercial gardé par un flic avec un très gros fusil, puis on trouve un magasin où Seb trouve les cigares qu’il cherchait. Je vois passer notre autobus alors qu’il complète la transaction. On s’installe pour fumer un cigare, et on revoit l’autobus! Je cours comme une dératée, un des québécois au deuxième étage tape sur le côté du bus et nous pouvons monter! Merci mon homme; désolée, je ne sais pas ton nom! Nous avions apporté un sac garni des produits que l’hôtel laisse dans la chambre (Impossible de les donner au personnel!) et de quelques vêtements dans le but de faire un chanceux à Guardalavaca, mais comme nous n’avons pas eu le temps, c’est du haut de l’autobus que nous avons repéré une femme à qui nous avons lancé le paquet! Elle avait l’air contente, nous étions satisfaits, et j’espère que ce geste a pu donner aux touristes qui en ont été témoins l’idée de donner aux gens de Cuba tout ce qu’il n’est pas important de ramener au pays! Au retour à l’hôtel, on a encore des problèmes de safe! J’ai tellement le goût de profiter au maximum de cette journée : on file à la plage! On fait un peu de plongée, mais comme Seb n’a pas apporté son rasoir, sa barbe trop longue permet à l’eau d’envahir son masque, qu’il doit vider très souvent! Un Québécois qui a appris plein de choses des cubains nous montre que les oursins blancs ne piquent presque pas, et nous fait voir un poisson bien caché. Lorsque je vois une étoile de mer, il l’attrape et j’ai le plaisir de la tenir! Je vois une superbe rascasse, mais le temps que Sebastian arrive, elle est cachée dans une anfractuosité corallienne. Je reste à distance, espérant qu’elle sorte, alors que Seb explore le récif. Il revient près de moi et, comme il doit vider son masque, pose ses palmes… Juste devant le trou de la rascasse! Heureusement, il a compris que mon cri informe dans le tuba en était un de panique et pas un cri de joie émerveillée! Il s’éloigne promptement à la nage. Par la suite, nous avons eu le grand bonheur de la voir quitter son antre, et avons pu l’observer tout à loisir. Quel magnifique poisson! Seb s’essaie un peu à la planche à voile, mais le vent est trop fort pour une leçon. Il ne se débrouille pas trop mal vu les circonstances! Au bout d’une heure, il est épuisé… C’est qu’il fait 40 degrés à l’ombre! En fait j’ai cru qu’il allait tourner de l’œil! Toute la journée, notre sac de plage nous suit, plein de petits sacs remplis d’ibuprofène, de shampoing, de dessous, etc. à l’intention des cubains. Nous avons préparé ces sacs suite à notre passage à Antilla, et aux conversations avec le personnel. Ils sont toujours chaleureusement accueillis Nous passons de la plage à la piscine, et comme le temps file, qu’une réservation au restaurant cubain nous attend et que nous devons faire provision de rhum, nous laissons nos ensembles de plongée et notre serviette près de la piscine, question de faire toutes ces courses au lobby. Nous rentrons a la chambre et filons droit vers le resto cubain, où nous sommes accueillis par la serveuse sympa du végétarien! Le service à notre table est assuré par notre fameuse xxx! Nous avons des cadeaux pour elles deux! Quel bonheur : Angelo illumine notre repas de sa charmante musique! Le repas est délicieux : la soupe traditionnelle cubaine que xxx nous assure être réellement traditionnelle, est succulente! Dans un bouillon flottent poulet et porc, ainsi que quelques petits légumes et de gros quartiers de pommes de terre. L’autre soupe est bonne, mais sans plus. Bouillon tomaté et pâtes. La langouste est délicieuse; c’est la première fois que nous en mangeons. Elle est servie en moitié avec ses accompagnements et sa saveur est encore relevée en y ajoutant du beurre. Sebastian en reprend une seconde portion! Côté desserts, les glaces ne sont pas convaincantes, mais la tarte à la goyave de grand-mère (à la mangue ce soir là!), est plutôt bonne. À la fin du repas, xxx est absente, nous informons une serveuse que nous avons quelque chose pour elle, et je glisse son sac sous ma serviette de table… Elle ne revient pas, nous donnons son cadeau à Ajee et direction le Beer Corner! Oups! Le paquet pour xxx est sous ma serviette de table! Alors que je laisse tomber, Seb y retourne et demande si ils ont trouvé un paquet. ‘’Oui, le paquet pour xxx!’’, fut la réponse qu’il obtint! Les employés étaient réunis, et montrait à tous le sac à main que nous lui avions offert! Tout semble très ouvert à ce sujet parmi le personnel; je ne doute pas que xxx ait reçu son cadeau! Au Beer Corner l’Italien me fait danser sur la musique d’Angelo, je ne sais pas les pas; qu’importe! Angelo est très gentil, il prête sa guitare à mon bluesman, qui interprète Jonnhy Be Good sous les applaudissements des clients. Il nous donne le e-mail de son fils, qui vit aux îles caïman, afin que nous lui fassions parvenir des photos de lui. Un petit cadeau pour Angelo, un autre pour Dixie, à qui je demande si c’est sécuritaire pour les touristes d’aller sur la plage le soir. Elle nous donne quelques bières pour la plage, et du champagne pour la chambre. Comme c’est notre dernier soir, D. nous fait un beau câlin. A. nous en fait un aussi; comme d’habitude! À la plage, Sebastian me montre la caméra, que je n’avais pas remarquée, et engage la conversation avec le garde alors que je me baigne là où il n’y a pas de corail. Il lui offre une bière, qu’il accepte, et un cigarillo Cohiba, qu’il met dans sa poche plutôt que de l’allumer… Compréhensible : il semble difficile pour un cubain d’acheter ces produits, pourtant produits par leurs concitoyens!Ça fait deux jours que mon amour se demande à qui donner ses sandales de cuir; ce garde est le chanceux qui promet de les donner à quelqu’un d’autre si il n’en a pas besoin. Tout le monde semble s’entraider dans cette Île pleine de charme! Je trouve une cenne de chance; un sous noir Canadien, et aperçoit comme un feu d’artifice qui n’éclate pas; une étrange étoile filante juste pour moi! Je choisis d’y voir la promesse d’un nouveau voyage! J’ai fait un vœu sur ‘’l’étoile’’ et je conserve ma cenne de chance! Nous retournons à la chambre, et je découpe enfin la mangue offerte par Ajee à l’aide d’une bobby pin! C’est la meilleure et plus juteuse mangue de ma vie, que je dévore au dessus du balcon du deuxième étage en buvant du champagne! Ça devait être charmant : moi dans ma petite robe jaune, une fleur dans les cheveux, en pleine face dans un énorme fruit! Nous complétons la préparation des valises, et Seb s’écroule, épuisé, avant la fin. À 3 heures du matin, je réalise que nos ensembles de plongée et la serviette de plage sont restés près de la piscine! J’enfile une robe et file vers la piscine, où plus rien ne se trouve, et c’est à la réception que je récupère le tout, Dieu merci! Très honnêtes, les cubains! En revenant, je passe devant un spa, et je m’y plonge. Bonne nuit!
Jeudi le 26-08-2010 Nous terminons les valises, prenons une douche, déjeunons, donnons les derniers effets dont nous pouvons nous départir et ça y est! Lina nous assure que nous reviendrons plus vite qu’on pense, je vois ça comme un bon présage plutôt que comme un souhait… On monte dans l’autobus. Nous regardons déjà le paysage avec nostalgie, l’intention de revenir au plus vite au fond du cœur. Viva Cuba!
USA - Terres rouges et pierres jaunes: 1 mois en Utah, Wyoming et Sud Dakota English translation pending
L'année passée nous avions découvert la CALIFORNIE ainsi que certains sites de ce que les connaisseurs nomment le “grand circle”, c'est à dire le GRAND CANYON DU COLORADO, le LAC POWELL, MONUMENT VALLEY et BRYCE CANYON.
Nous avions fait le choix de ne pas passer à MOAB, trop loin, trop chaud et surtout, nous estimions à juste titre que le séjour sur place aurait été bien trop court pour se consacrer pleinement aux trésors de la région. De plus, à la fin des vacances, nous étions fatigués que nous n'avions aucun état d'âme à oublier le détour par ZION pourtant prévu au programme.
Ce nouveau voyage confirme ce sentiment : La dernière semaine est toujours un peu difficile. Aussi convient-il d'alléger le programme et de prendre son temps...
Cette année c'est avec un plaisir non dissimulé que nous avons prévu de retourner dans ces endroits que nous n'aurions certes pas autant apprécié si nous avions dû les visiter trop rapidement en fin de circuit, la fatigue n'étant pas la meilleure amie de la chaleur...
Le parcours prévoit donc les étapes suivantes du 1er juillet 2010 au 31 juillet 2010 :

Jour 1 : Un voyage stressant On a beau tout préparer depuis une année, les choses ne vont pas toujours comme on le souhaite... En ce jeudi 1er juillet, nous partons de Bruxelles pour un vol sans problème jusqu'à London/Heathrow, l'un des aéroports européen bénéficiant de nombreuses connexions pour l'ouest des USA. C'est à partir d'ici que cela se complique....
J'avais lu sur le forum les mésaventures de cette belge qui avait eu un problème à l'embarquement sous prétexte que son ESTA était refusé alors que depuis son domicile tout était correct et qu'elle avait reçu la confirmation qu'elle était "accepted"... Aussi je craignais un peu que nous n'ayons quelques problèmes du fait que les enfants venaient de refaire leurs passeports.
Et bien figurez-vous que c'est sur moi que le problème est tombé, moi qui ne suis pourtant pas belge mais française donc disposant d'un passeport français !!!
Arrivés au passage vers la zone internationale (zone d'embarquement ) du terminal 5, l'employée de British Airways m'annonce que mon ESTA n'est pas “accepted”. Alors nous sortons les documents imprimés depuis la maison qui indiquent que tout est en ordre mais rien n'y fait!
La dame tapote sur son ordinateur et re-tapote, toujours rien de positif…
1ère explication : La dame me dit que je dois refaire une demande avec mes 3 prénoms pour que ce soit accepté... Elle tapote et retapote et là, … toujours “not accepted” DAMNED !
2de explication : J'ai fait ma demande ESTA avec mon nom de jeune fille (normal, c'est ce qui est sur mon passeport) alors que j'ai fait la réservation British Airways sous mon nom d'épouse. Elle me propose de refaire une demande depuis son ordinateur avec mon nom marital. Comme il n'y a pas de file d'attente elle m'assiste pour remplir la nouvelle demande et là on doit attendre... combien de temps.. on ne sait pas, peut-être 1 heure.. L'angoisse monte, la colère aussi !...
La dame retapote sur l'interface de la British et rien n'y fait je suis toujours refusée. C'est alors qu'intervient mon “sauveur”, le gentil collègue d'à côté qui regarde l'écran de la dame et lui fait remarquer que cette gourde s'est trompée dans la saisie du n° de mon passeport sur son écran (l'interface de la British)!... et du coup, O, miracle, me voici accepted !!! Bon tout le monde peut se tromper ok mais j'attends toujours les excuses de cette gourdasse...
Et c'est là qu'on se dit : British Airways, plus jamais !
Ensuite c'est une longue attente qui commence tempérée par un déjeuner sympa dans un restaurant branché style “asiatique fusion” (il me semble que c'est comme cela qu'on dit) où l'on peut commander du riz ou des nouilles asiatiques avec divers composants etc.. C'est bon et ça cale pour se remettre de toutes ces émotions. En même temps moi je ne suis pas tout à fait tranquille vu que la dame m'a refait faire une demande ESTA avec mon nom d'épouse, c'est à dire pas celui qui est sur le passeport (il n'y a indiqué mon nom de jeune fille épouse nom marital). Je crains d'avoir des problèmes à l'arrivée aux USA ...
Nous passons donc pas mal de temps a déambuler dans les boutiques du T5 et j'en profite pour acheter du thé et des cookies. Entre notre arrivée depuis 10h10 et notre départ de l'avion prévu pour 16h, il y a près de 6h d'attente !
Et c'est là qu'on se dit : “T'aurais pas pu choisir une escale un peu plus courte ?”
Des départs toutes les 5 minutes depuis ce terminal
La "gate", la porte d'embarquement, s'ouvre enfin. D'ici on peut voir le "gros navion" qui va nous conduire de l'autre côté de la mare... si tout va bien... et les va et vient des bagagistes ou autres ravitailleurs.
Que des oiseaux British Airways sur le parking !...
Une fois à bord de l'appareil qui doit décoller à 16h10, on commence a s'apercevoir d'un léger décalage dans le temps... C'est alors que le commandant et son équipage nous souhaite la bienvenue... Ah non pas tout à fait, c'est le commandant qui prend la parole pour nous expliquer que nous attendons un peu car les bagages ne sont pas encore tous arrivés...
Il est 16h45 lorsque le pilote reprend la parole pour annoncer que le départ est imminent... chouette !... MAIS que suite au crash du système informatique de gestion des bagages à Heathrow, il nous manque 70% des bagages ! En d'autres termes nous sommes 300 passages à bord et nous n'emportons que 96 valises !... Glups !...
Il propose aux gens qui le souhaitent ...de descendre... en sachant qu'ils devront attendre plusieurs jours avant de repartir et sans savoir où sont leurs bagages ! What a joke !
Étonnamment, personne ne veut descendre. Le commandant assure les passagers qu'aucune valise ne sera perdue et que chacun sera livré dans quelques jours, où qu'il se trouve aux USA. Il annonce également que des cartes de “compensation” seront attribuées pour permettre aux passagers d'effectuer les achats de première nécessité. Il présente ses excuses au nom de la compagnie etc...
C'est alors que je me souviens de l'année passée, au retour de Los Angelès. Nous avions 1h30 d'escale et c'était trop court pour que nos valises suivent. A l'arrivée à Bruxelles il nous manquait nos 4 bagages mais on n'étaient pas angoissés, c'était au retour de vacances. Le lendemain matin elles nous avaient été livrées à notre domicile.
Mais je me rappelle aussi ce que m'avait raconté un ami. Il disait qu'à l'ouverture du nouveau terminal 5 de la British Airways à Heathrow, ils avaient eu un tel crash de leur système informatique de gestion des bagages que pour ne pas engorger l'aéroport et permettre au trafic de reprendre normalement, ils avaient dû expédier tous les bagages en Italie pour les trier et les dispatcher à travers le monde... cela avait du prendre au moins une semaine voire plus!
C'est alors que les angoisses de la plupart passagers concernant le décollage, le vol etc... cèdent la place à l'angoisse de ne plus revoir ses valises, de devoir tout acheter sur place... C'est aussi là qu'en 30 secondes tu fais le point sur les endroits où il est possible que tu te trouves dans “quelques jours”, que tu fais le point sur les éventuelles modifs du parcours si tu dois revenir à Las Vegas.
Tu fais aussi le point sur les trucs indispensables qui vont te manquer à commencer par les piqures pour mon mari qui a déjà fait une flébite suivi d'une embolie pulmonaire après un vol en avion, les médicaments que tu dois impérativement prendre tous les jours comme ceux que je prends contre l'hypertension car ceux que j'ai sur moi pourront me faire tenir une semaine au plus... ..et puis tous les petits trucs indispensables à ta “survie” genre shorts, sandales -vu que nous sommes partis en jean et chaussures de rando et qu'à l'arrivée il fera 35°, slips, chaussettes de randonnée , crème solaire, anti-moustiques, les bredequins en toile spécialement commandés sur internet pour faire “les narrows” à Zion... bref l'angoisse pour moi encore une fois, alors que d'habitude je suis la zénitude incarnée !
Je n'ai pas le coeur à regarder les films, j'arrive tout de même à m'endormir un peu avec pas mal de difficultés.
A une heure de l'arrivée, le personnel de bord nous sert notre “petit déjeuner sandwich aux comcombres (on est sur British Airways faut-il le rappeler).
C'est alors que le commandant prend la parole. Londres lui a fourni la liste des passagers dont les baggages sont restés à Londres. Si l'on est positif on peut se dire que c'est bon signe car au moins ont les a retrouvés! Il commence a égrèner les numéros des sièges concernés. Plus un bruit dans l'appareil... Nous avons nos sièges en 39A, B, C et D. Nous entendons Thirty one, thirty two... pas de 39, ouf !!
C'est là que mon mari me dit “attends, il va redonner 2 autres listes dans 5 minutes !” Arghh c'est vrai, nous sommes 300 à bord et il y a au moins 200 personnes qui n'auront rien à l'arrivée ! Re-prise de parole du commandant qui se veut toujours aussi rassurant et précise que les bagages seront livrés demain soir .
Et c'est là qu'on se dit que c'est utile de toujours prévoir un petit séjour sur place à l'arrivée !
On écoute toujours aussi attentivement le commandant lire les numéros des sièges. Tous les “thirty” y passent sauf le “nine”. On est bien content mais est-ce que l'on a bien entendu ? On ne pourra le savoir qu'à l'arrivée …
Soudain je suis surprise par les paysages survolés : La vue des roches ocres et rouges me rassure et me remplit d'enthousiasme. Enfin, l'ouest sauvage, le désert, l'immensité !! Comme j'ai du plaisir à revoir ces paysages, ... pour un peu, je sentirais presque la chaleur qui se dégage de ses montagnes !
Comme c'est beau ! J'en oublierais presque le problème des valises ...
Je reste le nez au hublot et ne peux m'empêcher de prendre quelques photos, pour le souvenir plaisant de ce moment magique...

Quelques nuages moutonneux masquent partiellement la vue mais il n'y a pas de doute, On y est !

Les montagnes vues du ciel dessinent d'étranges vagues ...

Cette longue proéminence rappelle qu'ici plus qu'ailleurs, le glissement des plaques tectoniques a engendré de superbes paysages ...

Et puis soudain de l'eau !

Je distingue une marina. Mais quel est donc ce lac ?
Il est 19h30 quand l'avion se pose avec un maximum de délicatesse. Nous devions atterrir à 18h50 donc nous avons rattrapé un peu de notre retard. Avec environ 4 tonnes de bagages en moins, l'avion a dû voler plus vite !
Mon angoisse me reprends avec les formalités d'immigration. La file d'attente parait longue mais les guichets sont très efficaces et nous n'attendons pas 5' avant d'atteindre l'agent du service qui est très aimable comme d'habitude. En 5' à peine l'affaire est pliée. Je re-maudit la fille de British Airways à Heathrow !
Nous nous précipitons alors vers le tapis roulant des bagages...et...YEP ils sont tous là !!
Et c'est là qu'on se dit : Finalement une escale de 6 h à Heathrow c'est long mais c'est bien et ça aura au mois permis aux valises d'arriver très tôt pour être embarquées dans l'avion !
Soulagés nous quittons très vite l'aéroport, direction l'arrêt de la navette vers le Mac Carran rental center. Il y a là un jeune français paumé qui cherche aussi à se rendre au centre de location de véhicules. Il me dit ne pas parler l'anglais. Il vient de voyager en direct depuis Charles de Gaulle avec une nouvelle compagnie XL qui fait des vols promotionnels sur LAS VEGAS. C'est bon à savoir. Il va rejoindre ses potes pour un road trip et ils partent directement... Vu comme il a l'air d'avoir envie de dormir, c'est pas gagné !
Il fait nuit, la chaleur est écrasante (100°F) et là, sortie de l'aéroport, au milieu du ballet des limousines, je me sens super mieux ! Étonnant non ?
Nous embarquons dans la navette direction ALAMO !
Les employés de ce genre d'agence sont de redoutables vendeurs. On le sait bien, on avait déjà eu une proposition de véhicule de catégorie supérieure l'an passé par rapport à ce que j'avais réservé mais on ne s'en était pas plaint, au contraire, c'était super. Cette année j'avais réservé un Chevrolet Equinox et le gars nous propose la catégorie au dessus en vrai 4X4 à un prix défiant toute concurrence évidemment... sous prétexte que le modèle retenu ne se fait plus ??? Je le savais, je le savais...
Bon, le modèle au dessus il est tout de même bien tentant et c'est un vrai 4X4 alors que sur internet je ne pouvais pas y accéder vu que non accepté à l'abandon à Rapid city.
Mais là vu que c'est Alamo qui le propose, allez go !! Evidemment c'est plus cher vu que Patrick prend aussi l'option de l'assurance complémentaire pour frais de réparation “si l'on est perdu en plein désert” qui dit le gars … mais d'un autre côté, les frais d'abandon font 200$ de moins que annoncé par auto escape... comme quoi ... Dans le parking il y a plein de SUV et tout au bout de l'allée face à nous, j'aperçois un gros bazar blanc... et j'ai comme l'intuition que c'est ça la JEEP COMMANDER que nous a proposé le gars! BINGO !
Pour ceux qui ne connaissent pas c'est un modèle dont on ne peut pas dire que la ligne soit franchement design, mais c'est nettement plus “haut sur pattes” que l'Equinox.
Le coffre n'est pas plus grand à cause des sièges supplémentaires qui sont rabattus (ce modèle peut accueillir 7 passagers). Les bagages se retrouvent très en hauteur ce qui diminue un peu la visibilité à l'arrière mais d'après Patrick, le véhicule est agréable à conduire et très maniable. Moi je me dit que plus on est haut sur pattes, moins on a aura de problèmes dans des passages difficiles. J'ai fait une check list pour quelques vérifications du véhicule (roue de secours – elle est dessous, état du pare brise, km du prochain entretien, ). Il manque la notice et le double des clefs. Le gars nous dit qu'il n'y en a pas …
Bon, ben on le prend quand même hein ?!

Il est environ 22h quand nous arrivons au Caesars Palace. Je vous fais grâce des descriptions de couloirs interminables et des statues posées partout...Ave Cesar !
La chambre correspond à ma réservation... Non, elle est même mieux que ça ! En tout cas elle plait beaucoup aux enfants, surtout l'espace douche/bains.
Comment décrire cela ? Nous dirons qu'il y a 2 salles d'eau avec entrées séparées mais qu'elles sont communicantes par.. la douche qui est double ! Dans une des salles il y a un jaccuzzi, un lavabo, des WC séparés et... bidet avec une fontaine intégrée en son centre ! je ne savais même pas que cela existait encore. De l'autre côté, il n'y a qu'un lavabo et des WC séparés. Nous laissons ce "petit" espace aux hommes, avec Caroline, nous prenons immédiatement possession du côté "jaccuzzi" ... que nous n'aurons d'ailleurs même pas le temps de tester ! Il va sans dire que dans le style de ce palace dédié à la rome antique, le tout est recouvert de marbre et de travertin ... attention , ça glisse dans la douche !






Mais voilà : FAIM nous avons … Il est 23h et le food court est fermé ...après avoir demandé conseil à une vendeuse, nous allons nous restaurer au MUNCH BURGER, hyper branché et bruyant mais salvateur.
En fait nous comprendrons plus tard pourquoi l'endroit est recherché : ce café est situé à la conjonction de 2 phénomènes qui attirent les foules : L'un, l'espace de jeu des PUSSY CAT DOLLS est situé juste face au café et les filles qui se trémoussent autour des barres attirent pas mal de clients qui veulent allier plaisir des yeux à celui de l'estomac...Le deuxième, c'est la proximité de PURE, le night club à la mode du Caesars palace , et les personnes qui s'y rendent peuvent grignoter un hamburger en attendant qu'on veuille bien les laisser entrer......
Pour nous, pas question de boite de nuit car la journée a été très très longue et nous nous mettons au dodo vers 0h45 dans notre grand lit douillet.
Ah, quel bonheur !
Cette année c'est avec un plaisir non dissimulé que nous avons prévu de retourner dans ces endroits que nous n'aurions certes pas autant apprécié si nous avions dû les visiter trop rapidement en fin de circuit, la fatigue n'étant pas la meilleure amie de la chaleur...
Le parcours prévoit donc les étapes suivantes du 1er juillet 2010 au 31 juillet 2010 :

Jour 1 : Un voyage stressant On a beau tout préparer depuis une année, les choses ne vont pas toujours comme on le souhaite... En ce jeudi 1er juillet, nous partons de Bruxelles pour un vol sans problème jusqu'à London/Heathrow, l'un des aéroports européen bénéficiant de nombreuses connexions pour l'ouest des USA. C'est à partir d'ici que cela se complique....
J'avais lu sur le forum les mésaventures de cette belge qui avait eu un problème à l'embarquement sous prétexte que son ESTA était refusé alors que depuis son domicile tout était correct et qu'elle avait reçu la confirmation qu'elle était "accepted"... Aussi je craignais un peu que nous n'ayons quelques problèmes du fait que les enfants venaient de refaire leurs passeports.
Et bien figurez-vous que c'est sur moi que le problème est tombé, moi qui ne suis pourtant pas belge mais française donc disposant d'un passeport français !!!
Arrivés au passage vers la zone internationale (zone d'embarquement ) du terminal 5, l'employée de British Airways m'annonce que mon ESTA n'est pas “accepted”. Alors nous sortons les documents imprimés depuis la maison qui indiquent que tout est en ordre mais rien n'y fait!
La dame tapote sur son ordinateur et re-tapote, toujours rien de positif…
1ère explication : La dame me dit que je dois refaire une demande avec mes 3 prénoms pour que ce soit accepté... Elle tapote et retapote et là, … toujours “not accepted” DAMNED !
2de explication : J'ai fait ma demande ESTA avec mon nom de jeune fille (normal, c'est ce qui est sur mon passeport) alors que j'ai fait la réservation British Airways sous mon nom d'épouse. Elle me propose de refaire une demande depuis son ordinateur avec mon nom marital. Comme il n'y a pas de file d'attente elle m'assiste pour remplir la nouvelle demande et là on doit attendre... combien de temps.. on ne sait pas, peut-être 1 heure.. L'angoisse monte, la colère aussi !...
La dame retapote sur l'interface de la British et rien n'y fait je suis toujours refusée. C'est alors qu'intervient mon “sauveur”, le gentil collègue d'à côté qui regarde l'écran de la dame et lui fait remarquer que cette gourde s'est trompée dans la saisie du n° de mon passeport sur son écran (l'interface de la British)!... et du coup, O, miracle, me voici accepted !!! Bon tout le monde peut se tromper ok mais j'attends toujours les excuses de cette gourdasse...
Et c'est là qu'on se dit : British Airways, plus jamais !
Ensuite c'est une longue attente qui commence tempérée par un déjeuner sympa dans un restaurant branché style “asiatique fusion” (il me semble que c'est comme cela qu'on dit) où l'on peut commander du riz ou des nouilles asiatiques avec divers composants etc.. C'est bon et ça cale pour se remettre de toutes ces émotions. En même temps moi je ne suis pas tout à fait tranquille vu que la dame m'a refait faire une demande ESTA avec mon nom d'épouse, c'est à dire pas celui qui est sur le passeport (il n'y a indiqué mon nom de jeune fille épouse nom marital). Je crains d'avoir des problèmes à l'arrivée aux USA ...
Nous passons donc pas mal de temps a déambuler dans les boutiques du T5 et j'en profite pour acheter du thé et des cookies. Entre notre arrivée depuis 10h10 et notre départ de l'avion prévu pour 16h, il y a près de 6h d'attente !
Et c'est là qu'on se dit : “T'aurais pas pu choisir une escale un peu plus courte ?”
Des départs toutes les 5 minutes depuis ce terminal La "gate", la porte d'embarquement, s'ouvre enfin. D'ici on peut voir le "gros navion" qui va nous conduire de l'autre côté de la mare... si tout va bien... et les va et vient des bagagistes ou autres ravitailleurs.
Que des oiseaux British Airways sur le parking !...Une fois à bord de l'appareil qui doit décoller à 16h10, on commence a s'apercevoir d'un léger décalage dans le temps... C'est alors que le commandant et son équipage nous souhaite la bienvenue... Ah non pas tout à fait, c'est le commandant qui prend la parole pour nous expliquer que nous attendons un peu car les bagages ne sont pas encore tous arrivés...
Il est 16h45 lorsque le pilote reprend la parole pour annoncer que le départ est imminent... chouette !... MAIS que suite au crash du système informatique de gestion des bagages à Heathrow, il nous manque 70% des bagages ! En d'autres termes nous sommes 300 passages à bord et nous n'emportons que 96 valises !... Glups !...
Il propose aux gens qui le souhaitent ...de descendre... en sachant qu'ils devront attendre plusieurs jours avant de repartir et sans savoir où sont leurs bagages ! What a joke !
Étonnamment, personne ne veut descendre. Le commandant assure les passagers qu'aucune valise ne sera perdue et que chacun sera livré dans quelques jours, où qu'il se trouve aux USA. Il annonce également que des cartes de “compensation” seront attribuées pour permettre aux passagers d'effectuer les achats de première nécessité. Il présente ses excuses au nom de la compagnie etc...
C'est alors que je me souviens de l'année passée, au retour de Los Angelès. Nous avions 1h30 d'escale et c'était trop court pour que nos valises suivent. A l'arrivée à Bruxelles il nous manquait nos 4 bagages mais on n'étaient pas angoissés, c'était au retour de vacances. Le lendemain matin elles nous avaient été livrées à notre domicile.
Mais je me rappelle aussi ce que m'avait raconté un ami. Il disait qu'à l'ouverture du nouveau terminal 5 de la British Airways à Heathrow, ils avaient eu un tel crash de leur système informatique de gestion des bagages que pour ne pas engorger l'aéroport et permettre au trafic de reprendre normalement, ils avaient dû expédier tous les bagages en Italie pour les trier et les dispatcher à travers le monde... cela avait du prendre au moins une semaine voire plus!
C'est alors que les angoisses de la plupart passagers concernant le décollage, le vol etc... cèdent la place à l'angoisse de ne plus revoir ses valises, de devoir tout acheter sur place... C'est aussi là qu'en 30 secondes tu fais le point sur les endroits où il est possible que tu te trouves dans “quelques jours”, que tu fais le point sur les éventuelles modifs du parcours si tu dois revenir à Las Vegas.
Tu fais aussi le point sur les trucs indispensables qui vont te manquer à commencer par les piqures pour mon mari qui a déjà fait une flébite suivi d'une embolie pulmonaire après un vol en avion, les médicaments que tu dois impérativement prendre tous les jours comme ceux que je prends contre l'hypertension car ceux que j'ai sur moi pourront me faire tenir une semaine au plus... ..et puis tous les petits trucs indispensables à ta “survie” genre shorts, sandales -vu que nous sommes partis en jean et chaussures de rando et qu'à l'arrivée il fera 35°, slips, chaussettes de randonnée , crème solaire, anti-moustiques, les bredequins en toile spécialement commandés sur internet pour faire “les narrows” à Zion... bref l'angoisse pour moi encore une fois, alors que d'habitude je suis la zénitude incarnée !
Je n'ai pas le coeur à regarder les films, j'arrive tout de même à m'endormir un peu avec pas mal de difficultés.
A une heure de l'arrivée, le personnel de bord nous sert notre “petit déjeuner sandwich aux comcombres (on est sur British Airways faut-il le rappeler).
C'est alors que le commandant prend la parole. Londres lui a fourni la liste des passagers dont les baggages sont restés à Londres. Si l'on est positif on peut se dire que c'est bon signe car au moins ont les a retrouvés! Il commence a égrèner les numéros des sièges concernés. Plus un bruit dans l'appareil... Nous avons nos sièges en 39A, B, C et D. Nous entendons Thirty one, thirty two... pas de 39, ouf !!
C'est là que mon mari me dit “attends, il va redonner 2 autres listes dans 5 minutes !” Arghh c'est vrai, nous sommes 300 à bord et il y a au moins 200 personnes qui n'auront rien à l'arrivée ! Re-prise de parole du commandant qui se veut toujours aussi rassurant et précise que les bagages seront livrés demain soir .
Et c'est là qu'on se dit que c'est utile de toujours prévoir un petit séjour sur place à l'arrivée !
On écoute toujours aussi attentivement le commandant lire les numéros des sièges. Tous les “thirty” y passent sauf le “nine”. On est bien content mais est-ce que l'on a bien entendu ? On ne pourra le savoir qu'à l'arrivée …
Soudain je suis surprise par les paysages survolés : La vue des roches ocres et rouges me rassure et me remplit d'enthousiasme. Enfin, l'ouest sauvage, le désert, l'immensité !! Comme j'ai du plaisir à revoir ces paysages, ... pour un peu, je sentirais presque la chaleur qui se dégage de ses montagnes !
Comme c'est beau ! J'en oublierais presque le problème des valises ...
Je reste le nez au hublot et ne peux m'empêcher de prendre quelques photos, pour le souvenir plaisant de ce moment magique...

Quelques nuages moutonneux masquent partiellement la vue mais il n'y a pas de doute, On y est !

Les montagnes vues du ciel dessinent d'étranges vagues ...

Cette longue proéminence rappelle qu'ici plus qu'ailleurs, le glissement des plaques tectoniques a engendré de superbes paysages ...

Et puis soudain de l'eau !

Je distingue une marina. Mais quel est donc ce lac ?
Il est 19h30 quand l'avion se pose avec un maximum de délicatesse. Nous devions atterrir à 18h50 donc nous avons rattrapé un peu de notre retard. Avec environ 4 tonnes de bagages en moins, l'avion a dû voler plus vite !
Mon angoisse me reprends avec les formalités d'immigration. La file d'attente parait longue mais les guichets sont très efficaces et nous n'attendons pas 5' avant d'atteindre l'agent du service qui est très aimable comme d'habitude. En 5' à peine l'affaire est pliée. Je re-maudit la fille de British Airways à Heathrow !
Nous nous précipitons alors vers le tapis roulant des bagages...et...YEP ils sont tous là !!
Et c'est là qu'on se dit : Finalement une escale de 6 h à Heathrow c'est long mais c'est bien et ça aura au mois permis aux valises d'arriver très tôt pour être embarquées dans l'avion !
Soulagés nous quittons très vite l'aéroport, direction l'arrêt de la navette vers le Mac Carran rental center. Il y a là un jeune français paumé qui cherche aussi à se rendre au centre de location de véhicules. Il me dit ne pas parler l'anglais. Il vient de voyager en direct depuis Charles de Gaulle avec une nouvelle compagnie XL qui fait des vols promotionnels sur LAS VEGAS. C'est bon à savoir. Il va rejoindre ses potes pour un road trip et ils partent directement... Vu comme il a l'air d'avoir envie de dormir, c'est pas gagné !
Il fait nuit, la chaleur est écrasante (100°F) et là, sortie de l'aéroport, au milieu du ballet des limousines, je me sens super mieux ! Étonnant non ?

Nous embarquons dans la navette direction ALAMO !
Les employés de ce genre d'agence sont de redoutables vendeurs. On le sait bien, on avait déjà eu une proposition de véhicule de catégorie supérieure l'an passé par rapport à ce que j'avais réservé mais on ne s'en était pas plaint, au contraire, c'était super. Cette année j'avais réservé un Chevrolet Equinox et le gars nous propose la catégorie au dessus en vrai 4X4 à un prix défiant toute concurrence évidemment... sous prétexte que le modèle retenu ne se fait plus ??? Je le savais, je le savais...
Bon, le modèle au dessus il est tout de même bien tentant et c'est un vrai 4X4 alors que sur internet je ne pouvais pas y accéder vu que non accepté à l'abandon à Rapid city.
Mais là vu que c'est Alamo qui le propose, allez go !! Evidemment c'est plus cher vu que Patrick prend aussi l'option de l'assurance complémentaire pour frais de réparation “si l'on est perdu en plein désert” qui dit le gars … mais d'un autre côté, les frais d'abandon font 200$ de moins que annoncé par auto escape... comme quoi ... Dans le parking il y a plein de SUV et tout au bout de l'allée face à nous, j'aperçois un gros bazar blanc... et j'ai comme l'intuition que c'est ça la JEEP COMMANDER que nous a proposé le gars! BINGO !
Pour ceux qui ne connaissent pas c'est un modèle dont on ne peut pas dire que la ligne soit franchement design, mais c'est nettement plus “haut sur pattes” que l'Equinox.
Le coffre n'est pas plus grand à cause des sièges supplémentaires qui sont rabattus (ce modèle peut accueillir 7 passagers). Les bagages se retrouvent très en hauteur ce qui diminue un peu la visibilité à l'arrière mais d'après Patrick, le véhicule est agréable à conduire et très maniable. Moi je me dit que plus on est haut sur pattes, moins on a aura de problèmes dans des passages difficiles. J'ai fait une check list pour quelques vérifications du véhicule (roue de secours – elle est dessous, état du pare brise, km du prochain entretien, ). Il manque la notice et le double des clefs. Le gars nous dit qu'il n'y en a pas …
Bon, ben on le prend quand même hein ?!

Il est environ 22h quand nous arrivons au Caesars Palace. Je vous fais grâce des descriptions de couloirs interminables et des statues posées partout...Ave Cesar !
La chambre correspond à ma réservation... Non, elle est même mieux que ça ! En tout cas elle plait beaucoup aux enfants, surtout l'espace douche/bains.
Comment décrire cela ? Nous dirons qu'il y a 2 salles d'eau avec entrées séparées mais qu'elles sont communicantes par.. la douche qui est double ! Dans une des salles il y a un jaccuzzi, un lavabo, des WC séparés et... bidet avec une fontaine intégrée en son centre ! je ne savais même pas que cela existait encore. De l'autre côté, il n'y a qu'un lavabo et des WC séparés. Nous laissons ce "petit" espace aux hommes, avec Caroline, nous prenons immédiatement possession du côté "jaccuzzi" ... que nous n'aurons d'ailleurs même pas le temps de tester ! Il va sans dire que dans le style de ce palace dédié à la rome antique, le tout est recouvert de marbre et de travertin ... attention , ça glisse dans la douche !






Mais voilà : FAIM nous avons … Il est 23h et le food court est fermé ...après avoir demandé conseil à une vendeuse, nous allons nous restaurer au MUNCH BURGER, hyper branché et bruyant mais salvateur.
En fait nous comprendrons plus tard pourquoi l'endroit est recherché : ce café est situé à la conjonction de 2 phénomènes qui attirent les foules : L'un, l'espace de jeu des PUSSY CAT DOLLS est situé juste face au café et les filles qui se trémoussent autour des barres attirent pas mal de clients qui veulent allier plaisir des yeux à celui de l'estomac...Le deuxième, c'est la proximité de PURE, le night club à la mode du Caesars palace , et les personnes qui s'y rendent peuvent grignoter un hamburger en attendant qu'on veuille bien les laisser entrer......
Pour nous, pas question de boite de nuit car la journée a été très très longue et nous nous mettons au dodo vers 0h45 dans notre grand lit douillet.
Ah, quel bonheur !
Trois semaines à Bali en septembre avec mon amoureux et mon sac à dos English translation pending
Bonjour à tous,
Voilà, j'ai fêté mes 25 ans ce week end ! Pour l'occasion mon amoureux et ma famille m'offrent le voyage surprise de mes rêves : Bali !
Nous avons prévu de partir entre 2 semaines minimum et 3 semaines en septembre pour pouvoir pleinement profiter du voyage.
Les hôtels de luxe ? Pas notre truc ! Nous serions plutôt du style baroudeurs, sac à dos.
Est-ce que d'autres personnes ont déjà vécu ce voyage en couple ? Comment vous vous êtes vous organisés ?
Quel budget ? Les incontournables à voir, goûter, sentir ?
D'autres personnes pour cette période ?
Merci d'avance de vos réponses !!!
Voilà, j'ai fêté mes 25 ans ce week end ! Pour l'occasion mon amoureux et ma famille m'offrent le voyage surprise de mes rêves : Bali !
Nous avons prévu de partir entre 2 semaines minimum et 3 semaines en septembre pour pouvoir pleinement profiter du voyage.
Les hôtels de luxe ? Pas notre truc ! Nous serions plutôt du style baroudeurs, sac à dos.
Est-ce que d'autres personnes ont déjà vécu ce voyage en couple ? Comment vous vous êtes vous organisés ?
Quel budget ? Les incontournables à voir, goûter, sentir ?
D'autres personnes pour cette période ?
Merci d'avance de vos réponses !!!
Retour du Oasis Brisas del Caribe à Varadero (2 au 9 février 2010) English translation pending
Nous étions au Oasis Brisas del Caribe du 2 au 9 févier 2010. Avons payé 859$ pour une semaine en provenance de Ottawa (formule tout inclus taxes incluses).
Buffet
Quoi que peu varié, nous avons trouvé que le buffet du Oasis offrait plus de variété que les autres quatre étoiles que nous avons essayé. Sept sections : 1e charcuteries, fromages, condiments, salades, crème glacée - 2e quatre sortes de ceviches (poissons frais mariné dans jus de citron) - 3e repas principal (deux sortes de viandes, accompagnements de patates, courges, betteraves, riz, spécialités locales - 4e Bar à pâtes sautées par votre chef privé et bar à crevettes entières sautées par votre chef privé (frais mais tout un bricolage se débarasser soi même des têtes, pattes et carapaces une fois dans l'assiette) - 5e section pains de toutes sortes avec accompagnement de beurre - 6e section des fruits frais coupés devant vous selon vos goûts - et 7e, section dessert compant variété de pattiserie. Rien de luxueux, les mets n'ont pas de belle présentation mais il est difficile de ne rien trouver à se mettre sous la dent.
Resto à la carte
Difficile à obtenir. Nous avions droit à trois choix, sauf que la fille était tellement grande que nous n'avons réussi à obtenir que le resto des caraibes. Le resto de fruit de mer et le resto italien étant complet. Cependant, nous avons été satisfait de notre choix, l'endroit est très beau et le service impécable. Plus tard, nous avons appris que le resto ne fruit de mer ne sert que les traditionelles crevettes completes à décortiquer soi-même et le calmar. Le tout où le snack bar de la plage est situé.
Plage
Pas mal, mais on s'entend que c'est une plage hyper léchée par le tourisme. Vous ne verrez pas un seul poisson à cet endroit. Pas plus qu'une étoile de mer ou un coquillage digne de ce nom. On passe la gratte à tout les matins, dénaturant l'endroit un peu plus à toutes les fois. C'est triste pour l'écologiste qui vit en nous... mais tout le monde semble heureux de ne pas se prendre les pieds dans des algues. Le sable est propre, l'eau est propre et il n'y a pas un seul débris à la ronde. Un fait assez intéressant, la plage du Oasis est délimitée par un bras de mer à sa gauche, il y a donc une séparation entre vous et les autres touristes des autres complexe. C'est un peu plus privé qu'ailleurs.
Situation géographique
L'hotel est presqu'à l'extrémité de l'Ile, ce qui demande une logistique de déplacement un peu déplaisante. Il y a évidement le bus touristique qui vous donne droit au tour de ville pour toute la journée pour des frais de 5$/personne/jour... mais l'autobus passe quand il en a envie (jamais à l'horaire) et la durée du trajet variée entre 15 et 45 minutes pour se rendre en ville. Là où l'hotel est situé, vous ne pouvez pas partir à pied et vous rendre en ville facilement, il n'y a que la route principale et aucune maison autour de vous. C'est plutôt désert. Du voyage, c'est ce qui nous a le plus déçu. Nous avions essayé le Mercure Cuatro Palmas, dont la force est la situation géographique sansas, nous regretions cet endroit à ce point de vue là.
Personnel / réception / bar / service
Personnel super serviable, dames de la réception font des pieds et des mains pour vous rendre service. Toutes parlaient trois langues aisément. Au niveau des barmans, super gentils quoi que plus intéressés à servir les hommes que les femmes (que j'imagine moins bonnes tippeuses). Un fait inusité : a Cuba on sert des bloody ceasar (nous n'en avions jamais vu avant malgré six séjour à Cuba). Pas de pression pour le fric, pas de problème avec la courtoisie ou le respect du client.
Excursions
Nous en avons essayé trois. Deux était du surmesure. Nous voyagions avec notre famille élargie, nous étions 7 personnes. Plutôt que de prendre les services pré-organisés, nous avons demandé du privé, chose qui s'est avérée fort intéressante.
La Havane : L'hotel offre des forfait pour La Havane qui varient entre 60$ et 135$/personne. Nous avons plutôt loué une mini-van avec chauffeur et guide privé ce qui nous a coûté 406CUC au total. Une vraie aubaine. La mini-van embarque jusqu'à 13 personne et le chauffeur vous arrête à l'endroit de votre choix. Le guide vous suit toute la journée et vous présente les plus beaux endroits de La Havane, vous donnant des entrées privées dans des lieux non fréquentés par les groupe ou les touristes ordinaires. Vous verrez des boucheries, des magasins à ration, des quartier chauds, et les principaux attraits. Départ 9am, retour 6pm. Vaut vraiment la peine.
Seafari Cayo Blanco : Plutôt que de prendre le forfait à 75$ pour l'Ile de Cayo Blanco et voyager avec une cinquantaine de clients sur un catamaran, nous avons loué un voilier de 53 pieds avec deux mats. Capitaine et skipper inclus pour 506CUC. Inclu plongée en apnée avec équipement fourni, visite de l'Ile de Cayo Blanco avec repas trois services, pêche en mer et boisson à volontée. Nous avons fait un arrêt de deux heure à Cayo Blanco, dégusté un excellent repas. Vaut aussi vraiment la peine.
Jeep Safari : En ce qui concerne l'excursion pré-organisée, nous avons essayé le Jeep Safari et nous avons trouvé l'expérience irritante, je vous raconte plus loin pourquoi. Inclue sentiers en jepp, speed boat et repas sur Ile éloignée. Prévoir beaucoup de fric car cette activité est une vraie pompe à fric. 75 CUC / personne (4 personnes par Jeep). Départ sur sentier terreux, environ 20 véhicules à la queue leue-leue. Très poussiéreux, la poussière lève de terre. Partout sur le parcours, des enfants sur le bord de la route qui attente des cadeaux des touristes (dangereux car le plus téméraire devance les autres et rapporte plus de cadeaux, passe 1 30cm de votre camion qui route à 50km/h). Après arrêt dans un champ ou un pauvre fermier vous offre des fruits qu'il a cultivé lui-même et tend la main pour un peu de fric. Après, arrêt pour un mohitos gratuit mais où les barman attendent un petit quelque chose de votre part. Pendant que vous dégustez, spectacle de musique avec 12 danseurs, qui passent le champeau avant votre départ en speed boat. Arrivée sur l'Ile, un pipi après votre mohito ? Mamade pipi vous attend à la porte. Vous avez envie de faire un tour de cheval ? c'est inclu dans votre journée mais le pauvre éleveur vous demandera du pourboire pour la ride. Une petite photo avec le croco au bec tappée au tappe électrique ? Un autre petit CUC svp. Repas est servi, le cook fait de la languste et de l'ananas flambé... mais c'est en extra, 10CUC de plus. Sinon, porc et bananes plantin pour vous... en espérant du pouboire au serveur... et aux musiciens qui passent de table en table (ils notent les tables pour ne pas vous oublier, et si vous dites non, ils jouent pareille pour vous faire sentir croches de ne rien laissé...). Un pipi avant de partir ? C'est madame pipi qui va être ravie de vous revoir CUC à la main ! Retour à l'hotel en bud aussitôt la van déposée, votre guide n'a rien eu lui et passe le chapeau dans l'autobus pour lui et le conducteur... Rendu là, tout ce que j'avais envie de dire au guide s'était "c'est plate mon body mais tes chums on tout prit ce qu'on avait, il ne reste plus rien pour toi, faudra revoir la logistique de l'arnaque"... Méchante face quand il a vu qu'on ne donnait rien, suvu d'un thank you soo much vraiment sacastique... Très plate, très irritant. Bref, grosse grosse pompe à fric qui nous a franchement mis en beau @$%$3!. Ca bousille la journée tellement on se sent plumé de toutes parts.
Piscine
Il y a peu à dire, bien tenue mais rien d'exeptionnel. Il n'y a pas de swim up bar. L'animation fini par être tanante après 10 000 décibels de Reggaton et un animateur survolté "Animation' "Animation"... si vous aimez être tranquille, il y a une autre piscine dans la section villas qui est à l'écart du centre d'activités. Là-bas, la belle paix toute la journée.
Chambre
Nous étions dans la chambre 239, tout près de la réception. Constat, les 5 premières nuits nous avons dormi comme des loirs. Les deux dernières, absolument pas. Un groupe de party à fait la fête jusqu'à 3am au bar du lobby et après, ils ont poursuivi au bord de la piscine jusqu'à 6am (notre balcon donnait sur la piscine). Même chose les deux soirs, même après plaintes des chambres à proximité de l'endroit. Le client qui engraisse le bar à plus de poids que celui qui dort. Suggestion : organisez vous pour être dans la section plus loin (chambre 215 à 200) ou encore mieux, demander d'être dans la section qui ne fait pas parti du batiment principal. Il n'y a pas de chambre qui offre la vue sur la mer, attention de ne pas vous faire avoir avec ça, les compagnies proposent mais ça n'existe pas. Avis aux utilisatreurs de fer à frisé, rasoir électrique, chargeurs de batteries ou fer plat, le courant fonctionne au 220volts, nos aparreils canadiens ne fonctionne pas avec ça, et nos adapteurs ne semblent pas fonctionner là-bas. Autrement chambre bien tenue, air climatisé super efficace et silencieux.
Hotel en général.
Belle végétation autour de l'hotel. Section bien séparée. Chaque coin à son identitée propre et présente une activité différente. Bar efficace et bien organisé. Resto à la carte variés et bien répartis sur le territoire. Piscine bien aménagées (à noter, il y a deux lits supendus sur cable autour de la piscine!). Terrace magnifique où spectacle de musique à la tombée du soleil. Aménagement pour la plage, belle section de boutique souvenir à l'extérieur de l'hotel. Un seul hic, infrastucture veille, l'endroit ne fait pas classe et ne se distingue pas. C'est vieux et un peu défraichi.
Suggestions pour optimiser votre voyage :
Si vous aimez le ketchup à la folie, apportez-vous une petite bouteille, vous aurez des dizaine d'amis touristes qui viendront vous voir pour agrémenter leurs frites et vous jaser. Prévoir environ 200$ en argent comptant qui disparaitrons rapidement. Les madames pipi sont partout.
Apporter votre propre kit de plongée, le matériel est vieux et magané.
Un pac-sac est toujours super utile. Franchement efficace en ville, même si c'est seulement pour tranporter votre termos ou votre papier de toilette. Notre femme de chambre avait toujours de belles petites notes pour nous. Mais elle n'avait pas de papier digne de ce nom, je crois que du papier à lettre ou de beaux bloc notes pourrait plaire.
Si vous avez la chance, il y a une messe à l'église de Santa Elvira le dimanche à 17h. Le père (Yvon Bastarache la fait dans les trois langues), sans être pratiquant, ça vaut la peine pour l'expérience.
Internet fonctionne mais c'est pas très rapide. Prévoir 10 CUC pour une carte vous donnant droit à plus ou moins 60 minutes (cubaines) d'accès. Juste pour loader hotmail, ça prend 10 minutes... pour Facebook, n'y pensez même pas. 30 minutes loader. Dans les attraits que vous pouvez voir par vos propres moyens sans faire d'excursion avec l'hotel, nous avons vu la Cueva (grotte) de Ambroso (magnifique!). Des miliers de chausse souris frugivore), des peintures anciennes d'esclaves noirs ou même des premiers habitants de l'Ile. Guide super callé en la matière, 5CUC bien investis. Autre lieux intéressant, la Cueva (grotte de Saturno) : la chose qu'il faut voir à Varadero selon moi !!! Tout près de l'aéroport. Stalactiques et stalagmites sur un plafond de 100 pieds. Eau critaline bleutée où vous pouvez vous baigner. Se baigner dans une grotte, c'est magique, vous allez adorer ! Photos epoustouflantes en prime. Nous avons aussi essayé le sentier des Musulmans. Parsemé de nids géants de termites et de cactus centenaire. Le dernier bout de savane de Varadero. Un peu décevant toute fois. En hiver, la flore n'est pas à son meilleur.
Ca prend un tasse termos, l'hotel sert les jus / drink dans des verres en plastique mou de 200ml. Un vraie joke. Je ne comprend pas pourquoi il n'y a pas de bar à jus libre service pour les enfants par exemple.
Espérant que cette critique vous éclairera. A comparaison égale, le Mercure Cuatro Palmas offre une meilleure location géographique et une infrastucture plus rescente. Pourtant, il a une étoile de moins. De notre côté, nous avons de beaucoup préféré cet endroit.
Buffet
Quoi que peu varié, nous avons trouvé que le buffet du Oasis offrait plus de variété que les autres quatre étoiles que nous avons essayé. Sept sections : 1e charcuteries, fromages, condiments, salades, crème glacée - 2e quatre sortes de ceviches (poissons frais mariné dans jus de citron) - 3e repas principal (deux sortes de viandes, accompagnements de patates, courges, betteraves, riz, spécialités locales - 4e Bar à pâtes sautées par votre chef privé et bar à crevettes entières sautées par votre chef privé (frais mais tout un bricolage se débarasser soi même des têtes, pattes et carapaces une fois dans l'assiette) - 5e section pains de toutes sortes avec accompagnement de beurre - 6e section des fruits frais coupés devant vous selon vos goûts - et 7e, section dessert compant variété de pattiserie. Rien de luxueux, les mets n'ont pas de belle présentation mais il est difficile de ne rien trouver à se mettre sous la dent.
Resto à la carte
Difficile à obtenir. Nous avions droit à trois choix, sauf que la fille était tellement grande que nous n'avons réussi à obtenir que le resto des caraibes. Le resto de fruit de mer et le resto italien étant complet. Cependant, nous avons été satisfait de notre choix, l'endroit est très beau et le service impécable. Plus tard, nous avons appris que le resto ne fruit de mer ne sert que les traditionelles crevettes completes à décortiquer soi-même et le calmar. Le tout où le snack bar de la plage est situé.
Plage
Pas mal, mais on s'entend que c'est une plage hyper léchée par le tourisme. Vous ne verrez pas un seul poisson à cet endroit. Pas plus qu'une étoile de mer ou un coquillage digne de ce nom. On passe la gratte à tout les matins, dénaturant l'endroit un peu plus à toutes les fois. C'est triste pour l'écologiste qui vit en nous... mais tout le monde semble heureux de ne pas se prendre les pieds dans des algues. Le sable est propre, l'eau est propre et il n'y a pas un seul débris à la ronde. Un fait assez intéressant, la plage du Oasis est délimitée par un bras de mer à sa gauche, il y a donc une séparation entre vous et les autres touristes des autres complexe. C'est un peu plus privé qu'ailleurs.
Situation géographique
L'hotel est presqu'à l'extrémité de l'Ile, ce qui demande une logistique de déplacement un peu déplaisante. Il y a évidement le bus touristique qui vous donne droit au tour de ville pour toute la journée pour des frais de 5$/personne/jour... mais l'autobus passe quand il en a envie (jamais à l'horaire) et la durée du trajet variée entre 15 et 45 minutes pour se rendre en ville. Là où l'hotel est situé, vous ne pouvez pas partir à pied et vous rendre en ville facilement, il n'y a que la route principale et aucune maison autour de vous. C'est plutôt désert. Du voyage, c'est ce qui nous a le plus déçu. Nous avions essayé le Mercure Cuatro Palmas, dont la force est la situation géographique sansas, nous regretions cet endroit à ce point de vue là.
Personnel / réception / bar / service
Personnel super serviable, dames de la réception font des pieds et des mains pour vous rendre service. Toutes parlaient trois langues aisément. Au niveau des barmans, super gentils quoi que plus intéressés à servir les hommes que les femmes (que j'imagine moins bonnes tippeuses). Un fait inusité : a Cuba on sert des bloody ceasar (nous n'en avions jamais vu avant malgré six séjour à Cuba). Pas de pression pour le fric, pas de problème avec la courtoisie ou le respect du client.
Excursions
Nous en avons essayé trois. Deux était du surmesure. Nous voyagions avec notre famille élargie, nous étions 7 personnes. Plutôt que de prendre les services pré-organisés, nous avons demandé du privé, chose qui s'est avérée fort intéressante.
La Havane : L'hotel offre des forfait pour La Havane qui varient entre 60$ et 135$/personne. Nous avons plutôt loué une mini-van avec chauffeur et guide privé ce qui nous a coûté 406CUC au total. Une vraie aubaine. La mini-van embarque jusqu'à 13 personne et le chauffeur vous arrête à l'endroit de votre choix. Le guide vous suit toute la journée et vous présente les plus beaux endroits de La Havane, vous donnant des entrées privées dans des lieux non fréquentés par les groupe ou les touristes ordinaires. Vous verrez des boucheries, des magasins à ration, des quartier chauds, et les principaux attraits. Départ 9am, retour 6pm. Vaut vraiment la peine.
Seafari Cayo Blanco : Plutôt que de prendre le forfait à 75$ pour l'Ile de Cayo Blanco et voyager avec une cinquantaine de clients sur un catamaran, nous avons loué un voilier de 53 pieds avec deux mats. Capitaine et skipper inclus pour 506CUC. Inclu plongée en apnée avec équipement fourni, visite de l'Ile de Cayo Blanco avec repas trois services, pêche en mer et boisson à volontée. Nous avons fait un arrêt de deux heure à Cayo Blanco, dégusté un excellent repas. Vaut aussi vraiment la peine.
Jeep Safari : En ce qui concerne l'excursion pré-organisée, nous avons essayé le Jeep Safari et nous avons trouvé l'expérience irritante, je vous raconte plus loin pourquoi. Inclue sentiers en jepp, speed boat et repas sur Ile éloignée. Prévoir beaucoup de fric car cette activité est une vraie pompe à fric. 75 CUC / personne (4 personnes par Jeep). Départ sur sentier terreux, environ 20 véhicules à la queue leue-leue. Très poussiéreux, la poussière lève de terre. Partout sur le parcours, des enfants sur le bord de la route qui attente des cadeaux des touristes (dangereux car le plus téméraire devance les autres et rapporte plus de cadeaux, passe 1 30cm de votre camion qui route à 50km/h). Après arrêt dans un champ ou un pauvre fermier vous offre des fruits qu'il a cultivé lui-même et tend la main pour un peu de fric. Après, arrêt pour un mohitos gratuit mais où les barman attendent un petit quelque chose de votre part. Pendant que vous dégustez, spectacle de musique avec 12 danseurs, qui passent le champeau avant votre départ en speed boat. Arrivée sur l'Ile, un pipi après votre mohito ? Mamade pipi vous attend à la porte. Vous avez envie de faire un tour de cheval ? c'est inclu dans votre journée mais le pauvre éleveur vous demandera du pourboire pour la ride. Une petite photo avec le croco au bec tappée au tappe électrique ? Un autre petit CUC svp. Repas est servi, le cook fait de la languste et de l'ananas flambé... mais c'est en extra, 10CUC de plus. Sinon, porc et bananes plantin pour vous... en espérant du pouboire au serveur... et aux musiciens qui passent de table en table (ils notent les tables pour ne pas vous oublier, et si vous dites non, ils jouent pareille pour vous faire sentir croches de ne rien laissé...). Un pipi avant de partir ? C'est madame pipi qui va être ravie de vous revoir CUC à la main ! Retour à l'hotel en bud aussitôt la van déposée, votre guide n'a rien eu lui et passe le chapeau dans l'autobus pour lui et le conducteur... Rendu là, tout ce que j'avais envie de dire au guide s'était "c'est plate mon body mais tes chums on tout prit ce qu'on avait, il ne reste plus rien pour toi, faudra revoir la logistique de l'arnaque"... Méchante face quand il a vu qu'on ne donnait rien, suvu d'un thank you soo much vraiment sacastique... Très plate, très irritant. Bref, grosse grosse pompe à fric qui nous a franchement mis en beau @$%$3!. Ca bousille la journée tellement on se sent plumé de toutes parts.
Piscine
Il y a peu à dire, bien tenue mais rien d'exeptionnel. Il n'y a pas de swim up bar. L'animation fini par être tanante après 10 000 décibels de Reggaton et un animateur survolté "Animation' "Animation"... si vous aimez être tranquille, il y a une autre piscine dans la section villas qui est à l'écart du centre d'activités. Là-bas, la belle paix toute la journée.
Chambre
Nous étions dans la chambre 239, tout près de la réception. Constat, les 5 premières nuits nous avons dormi comme des loirs. Les deux dernières, absolument pas. Un groupe de party à fait la fête jusqu'à 3am au bar du lobby et après, ils ont poursuivi au bord de la piscine jusqu'à 6am (notre balcon donnait sur la piscine). Même chose les deux soirs, même après plaintes des chambres à proximité de l'endroit. Le client qui engraisse le bar à plus de poids que celui qui dort. Suggestion : organisez vous pour être dans la section plus loin (chambre 215 à 200) ou encore mieux, demander d'être dans la section qui ne fait pas parti du batiment principal. Il n'y a pas de chambre qui offre la vue sur la mer, attention de ne pas vous faire avoir avec ça, les compagnies proposent mais ça n'existe pas. Avis aux utilisatreurs de fer à frisé, rasoir électrique, chargeurs de batteries ou fer plat, le courant fonctionne au 220volts, nos aparreils canadiens ne fonctionne pas avec ça, et nos adapteurs ne semblent pas fonctionner là-bas. Autrement chambre bien tenue, air climatisé super efficace et silencieux.
Hotel en général.
Belle végétation autour de l'hotel. Section bien séparée. Chaque coin à son identitée propre et présente une activité différente. Bar efficace et bien organisé. Resto à la carte variés et bien répartis sur le territoire. Piscine bien aménagées (à noter, il y a deux lits supendus sur cable autour de la piscine!). Terrace magnifique où spectacle de musique à la tombée du soleil. Aménagement pour la plage, belle section de boutique souvenir à l'extérieur de l'hotel. Un seul hic, infrastucture veille, l'endroit ne fait pas classe et ne se distingue pas. C'est vieux et un peu défraichi.
Suggestions pour optimiser votre voyage :
Si vous aimez le ketchup à la folie, apportez-vous une petite bouteille, vous aurez des dizaine d'amis touristes qui viendront vous voir pour agrémenter leurs frites et vous jaser. Prévoir environ 200$ en argent comptant qui disparaitrons rapidement. Les madames pipi sont partout.
Apporter votre propre kit de plongée, le matériel est vieux et magané.
Un pac-sac est toujours super utile. Franchement efficace en ville, même si c'est seulement pour tranporter votre termos ou votre papier de toilette. Notre femme de chambre avait toujours de belles petites notes pour nous. Mais elle n'avait pas de papier digne de ce nom, je crois que du papier à lettre ou de beaux bloc notes pourrait plaire.
Si vous avez la chance, il y a une messe à l'église de Santa Elvira le dimanche à 17h. Le père (Yvon Bastarache la fait dans les trois langues), sans être pratiquant, ça vaut la peine pour l'expérience.
Internet fonctionne mais c'est pas très rapide. Prévoir 10 CUC pour une carte vous donnant droit à plus ou moins 60 minutes (cubaines) d'accès. Juste pour loader hotmail, ça prend 10 minutes... pour Facebook, n'y pensez même pas. 30 minutes loader. Dans les attraits que vous pouvez voir par vos propres moyens sans faire d'excursion avec l'hotel, nous avons vu la Cueva (grotte) de Ambroso (magnifique!). Des miliers de chausse souris frugivore), des peintures anciennes d'esclaves noirs ou même des premiers habitants de l'Ile. Guide super callé en la matière, 5CUC bien investis. Autre lieux intéressant, la Cueva (grotte de Saturno) : la chose qu'il faut voir à Varadero selon moi !!! Tout près de l'aéroport. Stalactiques et stalagmites sur un plafond de 100 pieds. Eau critaline bleutée où vous pouvez vous baigner. Se baigner dans une grotte, c'est magique, vous allez adorer ! Photos epoustouflantes en prime. Nous avons aussi essayé le sentier des Musulmans. Parsemé de nids géants de termites et de cactus centenaire. Le dernier bout de savane de Varadero. Un peu décevant toute fois. En hiver, la flore n'est pas à son meilleur.
Ca prend un tasse termos, l'hotel sert les jus / drink dans des verres en plastique mou de 200ml. Un vraie joke. Je ne comprend pas pourquoi il n'y a pas de bar à jus libre service pour les enfants par exemple.
Espérant que cette critique vous éclairera. A comparaison égale, le Mercure Cuatro Palmas offre une meilleure location géographique et une infrastucture plus rescente. Pourtant, il a une étoile de moins. De notre côté, nous avons de beaucoup préféré cet endroit.
Trois semaines en Afrique du Sud, Namibie et (un peu ) Botswana English translation pending
Ci joint le récit, pour ceux qui souhaitent plus de photos c'est là:
http://sites.google.com/site/quelqueparticietailleurs/
Pour l'annee 2009, direction l'Afrique australe...
et pourquoi on irait pas voir les lions? Nous voilà donc en decembre dans la preparation du voyage pour le mois d'Aout. Premiere etape, nous achetons les billets d’avion en Janvier, puis, nous attaquons l’itineraire. Apres quelques renseignements et conseils glanes ici et la (Merci a VF et Marie...), au fil du mois de fevrier, le programme pour 3 semaines se dessine ainsi: Toulouse-Johannesbourg via CDG en voiture: Kruger NP (4 nuits) Blyde River Canyon Pretoria (ou nous avons des amis)
En 4x4 Kgaligadi NP (3 nuits) passage en Namibie Keetmanshoop (Kokerboom forest) Aus (chevaux sauvages du Namib) C13 d'Aus a Sesriem Sossusvlei (desert du Namib) Walvis Bay (kayak avec les phoques) Swakopmund Spitzkoppe (escalade du Spitzkoppe) Erongo (Bulls party) Windhoek
En avion Windhoek- cape Town
En voiture region des vins (Stellenbosch, Franschoek et alentours) Hermanus (pour y voir les baleines ) Gaansbai (plongee avec les requins blancs) Simons' town (pingouins jackass du Cap) Cap de bonne esperance (pour des gens qui naviguent un peu comme nous, c'est un point de passage legendaire oblige)
Retour par avion Cap Town JNB puis France
Dans les faits, le programme sera a peu pres tenu sauf la region des vins du Cap qui sera remplacee par une ballade a la De Hoop Reserve.
Presque toutes les reservations (hotel, voiture, avion, activites) se font par internet. Quelques contraintes se degagent rapidement : Bien que l'on s'y prenne tres tot (fevrier), les resa pour le Kruger sont difficiles, A Satara, seul le camping est dispo. En consequence, le 1er jour en Afrique du Sud sera un peu tendu au niveau horaires car on devra aller tout de suite a Lowe Sabie et y arriver avant 18h00. La nuit en camping a Satara amene de facto a une contrainte: pas de bagages enregistres pour gagner une heure a l'arrivee et le materiel de camping doit tenir dans lesdits bagages cabine... J’entends encore Marie raler… Quant au materiel d'escalade pour le Spitzkoppe, il faudra le faire acheminer avant et le recuperer entre temps. Par ailleurs l'itineraire sera prepare sur notre GPS Garmin avec l'aide du logiciel PC Mapsource et google earth: A posteriori, on recommende parce que cela a ete utile tout au long du voyage
Des le mois de mars, sous les directives de notre fils Anatole, nous faisons un peu d'escalade (en salle puis en exterieur) en vue de l’escalade au Spitzkoppe. En juillet: je profite d'un voyage professionnel a Pretoria pour amener le matos d'escalade et le laisser a des amis sur place, je me rends egalement a Victoria Falls
et au Cap d'ou j'irai voir la De Hoop reserve et ses baleines:
c'est deja un voyage en soi qui ne me donne qu'une envie: y retourner.
5 aout nous voila partis. Comme prevu pas de bagages enregistres, uniquement un bagage cabine par personne dont le materiel de camping. Pas de pb au security check de l’aeroport: nos piquets de camping sont acceptes (ouf ! Cela dit j’avais prepare au cas ou, 4 piquets de secours en plastiques, a base de … stylos billes).
6 Aout A Johannesbourg, l'avion arrive a l'heure et meme si nous ne trainons pas (formalites de douanes, immigration, retrait d’argent au distributeur, prise en charge de la voiture, nous nous presentons a 16h45 a l'entree du Kruger ( crocodile bridge) ou ils nous disent de nous depecher pour aller a notre hebergement a Lower sabie qui est a plus d’une heure de route. Nous voilà prevenus, mieux vaut ne pas trainer en route, la lumiere de fin de jour magnifiera notre parcours. Des notre entree, nous sommes ravis par le troupeau d’impalas en bord de route, nous faisons quelques photos mais ne nous attardons pas.
Apres 5 minutes un agglutinement de voiture laisse augurer d'une belle prise: des lions sont tapis le long de la route dans la brousse... grrr...nous ne pouvons pas trainer, nous regardons furtivement une lionne se lever parmi les herbes pour rejoindre le reste de la troupe et nous partons. Un peu plus loin, des girafes pointent leur long cou. Instant magique, 3 d'entre elles traversent la route et courent devant nous d'un pas tranquille et leger. Oh temps suspend ton vol.
Nous attendrons qu'elles liberent la route pour reprendre une allure plus rapide.
Nous croisons alors la route de 2 rhinos. Il regne un certaine excitation a bord.
Puis quelques kilometres plus loin d'autres girafes, puis des elephants, pleins ! On en prend plein les yeux, c’est le dilemme entre l’observation, les photos et l’horaire, on reprend donc une allure plus rapide quand un troupeau de buffle traverse la route. Clic clic et nous repartons. On croise alors un hippopotame a 2 metres de nous. On ne prend meme pas de photo car un ranger nous rappelle que c’est l'heure… arghhh. On ne sait meme pas combien d'animaux nous avons vus en 1 heure. Nous nous posons des questions en rigolant: le Kruger serait-il un zoo? On se met a imaginer qu'il y a des rangers qui rabattent les animaux vers les routes pour que les touristes les voient. Bienvenue en Afrique du Sud, nous sommes au Kruger a Lower Sabie !
7 Aout Lendemain se passe au fil de la rte. Croco, hippopotames , sont presents des la sortie du campement. Elephants qui traversent la route, zebres,
impalas, koudou, babouins et …chouette… le big five manquant: le leopard...
Night drive et Nuit a satara.
8 Aout : Morning Walk a Satara (lever a 5h00). On rencontre un groupe de 4 rhinos au lever du jour qui s’eloignent en galopant, puis des girafes intriguees par notre presence. Vraiment sympa cette marche. On reprend la route et voyons encore des tas d’animaux. Alors que nous roulons, je regarde distraitement par la fenetre : la! la! la! Je ne trouve pas les mots. Dans la voiture, tout le monde se leve de sa torpeur. Une jeune hyene trotte a 50 cm de ma portiere. Aucun appareil photo n’est prêt…Nous ignorant superbement, elle nous depasse et va s’allonger dans les herbes le long de la route.
Nous l’observons, elle n’aime pas etre ainsi observee et decide de partir faire la sieste ailleurs. Un peu plus loin, nous observons les hippopotames se fairent chasser en ralant par des éléphants

Nuit a Oliphant avec Night Drive ou nous verrons un genette tigree, des lapins, des hippos et sur le retour…un groupe de lionne en travers de la route. La plus grosse qui se mbles etre la chef de la bande est carrement couche en travers et n’a pas l’intention de bouger.
Tout le monde s’extasie, la ranger qui conduit le car commence a trouver le temps long ca fait 40 minutes que nous devrions etre de retour. Alors, elle avance tout doucement. Touchee par le pare choc, la lionne nous regarde visiblement dérangéee de ne pouvoir continuer a dormir la. Non chalamment, elle baille s’etire, se leve et avance tranquillement devant le camion. La troupe suit, finit par quitter le goudron et s’enfonce dans les fourres. 9 Aout Route vers Letaba,
agrementée de quantité d’animaux .
A Letaba, un singe lance un baton sur Anatole puis se moque et rit de lui, Marie elle s’amuse avec les antilopes qui se sont installees a l’interieur du campement.
10 Aout. Un dernier morning drive (lever a 5h00) ou nous verrons chacals, hyenes et nous nous ferons charger par un elephant male : il a beau bluffer, c'est impressionant et mémorable.
Sortis du parc, nous allons du cote de Blyde river canyon (3 rondawels, lucky bourke pothole)
et passons la nuit a cote de Hoedspruit 11 Aout : detour vers et gods windows puis retournons vers Pretoria. Nous y retrouverons nos amis Rodney et Connie, recuperons au passage le materiel d'escalade et surtout, partageons un fabuleux repas au Kream: viande de crocodile, de Koudou, vin du Cap et discussions sur l'Afrique du Sud marquent cette excellent soiree.
12 aout: restitution de la 1ere voiture et recuperation du 4x4 qui prend 3 a 4 heures. Nous ne sommes pas un cas unique: A cote de nous des francais arrives depuis 7heures du matin partent finalement a 12h00. Le trajet Johannesbourg-Upington sera fera donc en grande partie de nuit avec une arrivee a 23h00 et la route est ...dangeureuse surtout avec un 4x4 dont la tenue de route sur bitume est plus incertaine qu'avec des vehicules classiques: il y a en a qui doublent n'importe comment, on aura aussi droit a des anes arretes en plein milieu de la route. Dodo a Bains house a Upington. 13 Aout : A Upington nous faisons le plein d'essence (on remplit également les 2 jerricans) et de nourriture avant de nous rendre au Kgalagadi. Pour ceux qui comme nous sortent par la Namibie a Mata Mata, bien penser a faire les formalites de sortie du territoire a twee rivieren. Nuit sous tente a Twee rivieren
14 Aout : a notre reveil a 6h00, du givre recouvre toute la tente. Ca caille ! Le Kgalagadi s'avere etre un parc magnifique. On est dans le Kalahari, c'est bien plus sauvage que le Kruger,
il y a bien moins de monde aussi.
La densité d'animaux est plus faible, mais on les voit mieux

Et il y en a quand même beaucoup. On assiste a la naissance et aux premiers pas d'un springbok

Nous allons a Matopi au Botswana. La, on est encore plus paumes: 100 km de piste de sable magnifique, ou nous profitons vraiment du mode 4x4.
Nous galerons et restons bloques sur un pente montante, nous nous resolvons a sortir de la voiture, recuperer le manometre a l’arriere pour degonfler les pneus a 1 bar: les enfants veillent depuis le toit de la voiture et nous previendront s’ils voient des lions s’approcher. C’est reparti ! Nous arrivons au camping dont l’equipement est sommaire : Il est constitue d’un unique panneau « Motopi Campsite », c'est tout.
Pas de barriere, pas de ranger, pas de consignes de securite. On reflechit un peu sur la conduite a tenir, quel contraste avec l'Afrique du Sud, ou il fallait garder les fenetres fermees (theoriquement), ne jamais descendre de la voiture, arriver au camp avant la tombee de la nuit. Ici, on est obliges de descendre pour camper. Si on a envie de rouler apres le coucher du soleil, on ne voit pas qui s'y opposerait. « Et pourquoi il n'y aurait pas un lion qui nous mangerai ici pendant qu'on fait nos petits besoins hein? ». Bref, on vote pour un petit feu pour tenir les animaux eloignes (sauf les rhinos, mais il n'y en a pas ici), meme si pour cela il faut aller ramasser un peu de bois epies par nos voisins.
On devient attentif au moindre bruit et j'ecoute les cris de chacals tous proches au lever du jour...aaaah que c'est bon tout ca. 15 Aout : Piste retour toujours aussi sauvage et nuit a Mata Mata.
Des animaux, une oryx avec ses deux petits, des chacals, ... encore et toujours dans des paysages spelndides...
Magnifique rencontre en haut d'une cote avec des autruches et leurs autruchons
16 Aout : Aujourd'hui MataMata -Aus. Nous nous arretons faire une pause a Kokerboom Forest.
Nous trainons un peu pour pouvoir caresser des guepards a l'heure du repas. Nous paierons cette gaterie... 140 km avant Aus, le voyant de batterie s'allume: plus d'alternateur. La batterie va se decharger lentement et faute d'allumage, le moteur s'eteindra. Evidemment, on est dans le desert, pas de bas cote, pas de reseau telephonique. L'arret sur la route est dangereux, de nuit, on se fera percuter. Le bas cote est inexistant. On se dit qu'il faut tenter de rallier Aus pour faire reparer. On deleste tout (frigo, GPS, autoradio mais aussi clignotant, lumieres). La nuit tombee, Anatole assis devant eclairera le milieu de la route (heureusement qu’il y en a une ligne blanche) avec une lampe de poche (pourvu quelle ne nous lache pas) pour permettre de savoir ou est la route. Le silence qui regne dans la voiture est absolu. Lorsque nous croisons des voitures ou lorsque d'autres arrivent par derriere, Francois allume les codes pour signaler notre presence mais cela devient vite impossible: le simple fait d'allumer les veilleuses declenche des rates du moteur, on a l'impression de n'avoir plus que 2 cylindres. Tant pis, voiture devant: c'est Anatole qui essayera de braquer la lampe de poche dans les yeux du conducteur d'en face, voiture derriere, on compte sur nos reflecteurs arrieres. Tout simplement effrayant pour nous comme pour ceux que nous croisons . Apres 100 km, un camion roulant devant nous nous soulagera un peu car le temps de notre route commune, nous restons dans sa roue. Apres deux heures de tension nous arrivons de nuit a notre destination.
17 Aout : Reveil aux aurores (6h00) pour essayer de faire reparer la voiture et decider en consequence de la reprogrammation possible de l'itinerarire. Nous ne verrons donc pas les chevaux sauvages du Namib, pour lesquels nous etions venus jusqu'à Aus, mais ne regrettons rien car ferons connaissance de Johan garagiste a Aus et sa charmante epouse.
En moins de 3 heures, il repare tout ca pour (25 euros). On salue l'efficacite. Ici, pas d'ordi pour savoir si la piece est en stock au depot regional... Johan est drolement efficace et a clairement le sens du service client. On profite de nos 3 heures pour regarder Aus et ses quelques habitants. C'est donc reparti vers Sossusvlei par la magnique C13.
Coucher du soleil a Sossusvlei avec un petit ensablement de rien du tout (maintenant on met la pression des pneus qui va bien en moins de 3 minutes).
Nuit au Camping de Sesriem : c’ est d'ailleurs la seule solution pour voir le coucher et le lever du soleil a Sosussvlei car pour qui dort dehors, les horaires d'ouverture ne le permettent pas.
18 Aout. Pour assister au lever du soleil on se leve a 4h30 (dur dur, la fatigue s’accumule, mais c’est promis, c’est la derniere fois) puis ballade a Dead Vlei et autres Vlei qui nous laisseront bouche bee. C'est tout simplement grandiose et indescriptible Les photos permettent de nous souvenir mais ne rendent pas la beaute des lieux. Ou que porte le regard on ne voit que de splendides paysages.

Petit déjeuner avec bacon et oeufs au pied de la grande dune a sossulsvlei, c'est sympathique.
Dead Vlei Arrivee du soleil Un paradis pour les photographes amateurs

On en fini plus
Courte etape jusqu'au confortable Namib Desert Lodge avec ses dunes de sable petrifiees. Apres plusieurs jours sous tente, la pause est appreciee. 19 Aout : Route vers Walvis Bay, et nuit au Lagoon Lodge avec vue sur l'Atlantique: des flamands roses viennent se nourrir devant les fenetres de notre chambre !

20 Aout : Aujourd'hui matinee kayak avec jeanne a Pelican Point.

Le vent de la veille est tombe, il fait beau, nous sommes chanceux, pelican point, c'est sauvage. Il y a une colonie de phoques dont certains viennent jouer avec nous.
On passe une heure a les appeler, leur parler, les carresser.
Ils sont curieux viennent nous voir, nagent le long de nos kayak, mordillent nos pagaient. Il y en a meme un qui essaye de me prendre mon appareil photo sous marin. C'est vraiment top et on ne se lasse pas de leur calins.
On reprend notre route. Petit crochet par Swakopmund puis route vers le Spitzkoppe ou nous admirons les lieux. Les couleurs du soleil couchant nous accompagnent dans la reconnaissance de notre escalade du lendemain

Nuit au pied du Spitzkoppe
21 Aout : depart au lever du soleil. La ballade est sportive, un peu d’escalade, de la marche, le paysage splendide.
On reprend notre route vers l'Erongo et ses Bull's Party.
Tiens, si on avait le temps de flaner, on pourrait passer une journee rando bien agreable ici, le paysage est magnifique.
puis Okhandja que nous avons choisi comme ville etape. A cause de travaux, contrairement aux previsions, la route est mauvaise mais heureusement, c'est de jour.
22 Aout : Arrivee sur Windhoek et restitution du 4x4. Dans la voiture qui nous conduit a l'aeroport, le chauffeur nous initie a la langue des damaras qui utilise les claquement de langues... c'est top comme disent Marie et Anatole. Vol sur le Cap sans histoire et nuit a Durbanville.
23 Aout : Route vers le De Hoop Reserve: tout le monde prefere voir les baleines sur fond d'Ocean Indien assis sur des grandes dunes de sable plutot que voir Stellenbosch et ses vins. C'est donc parti pour nos 400 km journaliers. Nous serons recompenses: il fait un temps magnifique et le baleines par dizaines sont au rendez vous. On les regarde s'ebattre au large,
on regarde les vols d'oiseaux passer et on apprecie ce petit vent oceanique.

Nuit a Hermanus. Ce sera le seul endroit ou nous passerons 2 nuits dans le meme logement. Et quel logement! Un appart geant de 160m2 a 1 minute a pied du vieux port, ou chacun a sa chambre et une vue... Peut etre qu on verra une baleine devant la fenetre?
24 Août: Journee requin... Nous allons a Gaansbai. L'organisateur de la ballade, marine Dynamics, est tres professionnel. Il fait quand meme froid du fait de l'hiver austral, mais nous n'allons pas reculer devant une petite trempette. C'est de fait impressionnant... On verra 4 ou 5 requins des dizaines de fois depuis notre cage : ca fera de sacres souvenirs de voyage pour Anatole qui reve depuis longtemps de les voir.
25 Aout: Nous preparons nos bagages, quand francois dit « Oh, il y en a une tout pres... » Effectivement, la baleine ne saurait etre plus pres. Apres quelques minutes, nous descendons pour etre encore plus pres. Elle doit etre a 20 metres et trainasse peut etre a la recherche de plancton. Nous l'observons silencieux, contemplatifs et admiratifs de la bete et du cadre.
Nous nous dirigeons maintenant vers Simons Town, verrons une baleine a Gleincairn mais ne nous arretons pas car on voudrait bien voir les pingouins du Cap si sympathiques et droles. Boulders beach est en soi une jolie plage Mais avec les pingouins en plus, c'est encore mieux.
Puis on repart vers le mythique Cap de Bonne Esperance. Le mythe... Sauvage... Avec toujours une possible rencontre avec le monde animal a chaque detour
et arrivee au lodge a Simons town
Excellent Diner au Boulders Beach restaurant d'ou nous entendons les « braiements des pigouins » on dirait des anes... En sortant nous voyons leur silhouette et leur demarche comique dans les rues et partons sur leurs traces. D'ailleurs au petit matin, 26 Aout, nous ne pouvons nous empecher d'y refaire un tour pour leur dire au revoir. Ca tombe bien. Ils sont bien plus nombreux qu hier apres midi et il n'y a personne d'autre que nous et eux. Nous asseyons dans un coin, ils finissent par nous oublier et vivent leur petite vie. Dire que demain a la meme heure, nous serons a Toulouse!
Oui, mais avec pleins d'histoires a raconter...
Cote pratique On a beaucoup aime: Hebergement Kruger et Kgalagadi: reservations de tous les logements et activites sur sanparks.org Kgalagadi au Botswana Zuleika country House a Hoedspruit ( propre, spacieux, bon acceuil). Attention c’est a 1h30 de Graskop et God’s windows Cascades guest house a Pretoria (luxueux, bon rapport qualite prix, bon acceuil) bains house a Upington (luxueux, bon rapport qualite prix, bon acceuil) Klein Aus Vista a Aus (meme si on a pas vu les chevaux sauvage du namib, il y a une petite ballade tous les matins organisee par l'hotel pour aller les voir) Sesriem campsite ( s'y prendre tot, ca vaut vraiment le coup) Lagoon Lodge (propre, confortable, spacieux, belle vue. Le patron est lyonnais) Spitzkoppe Campsite Okahandja 1000 olives. Tres gentille, tres propre, et pas cher du tout Alba guest farm (luxueux, douillet, spacieux, bon acceuil) Hermanus Bay view (peut etre celui qu on a le mieux apprecie meme si de tout le voyage on a toujours ete tres satisfaits par les prestations et le rapport qualite/prix) Simons town , tout pres de Boulders beach et du cap de bonne esperance
Restaurant: Pretoria, le Kream (brooklyn bridge). Excellente adresse, on s’est goinfre de mets succulents pour 110 euros a 6 vin compris. Le service est egalement excellent Simons Town: le boulders beach restaurant. Juste a cote de Boulders beach. On aime la gastronomie, la cadre d’où l’on entend les pingouins et le lieu : en sortant on a de bonne chance de tomber sur un pingouin vagabond.
Astuces : bien: La wild card qui permet une entree illimitee pendant un an dans tous les parcs sud africains (Kruger, Kgalagadi, De Hoop reserve, Boulders beach, Cape of Good Hope). Elle etait amortie des le dernier jour au Kruger. On l'a prise le 1er soir au Kruger a la reception. Bien: La preparation GPS Garmin avec Mapsource et Google Earth. Tout etait en favoris (hebergements, sites) et permet d'arriver direct meme de nuit.
Grands moments: kayak avec jeanne plongee avec les requins (marine dynamics) morning walk au kruger (a reserver sur sanparks.org) camping au Botswana ( a voir a l’arrivee au Kgalagadi ou sur ) Escalade au Spitzkoppe les baleines, nul besoin de guide, on s'assied et on admire Sossulsvlei: no comments, nos bouches sont encore ouvertes... (pour voir le coucher et le lever de soleil, imperativement reserver au camping : )
Budget : Voiture normale 50 euros /jour 4x4 (KEA campers) assurance incluse 160 euros/jour. On a eu un 4x4 avec un embrayage déjà use et qui faisait un bruit un peu special. Ce qui nous a inquietes tout au long du voyage Wild Card 220 euros Hotels Repas Essence : 60ct/litre. Avec la voiture normale 7l/100 et le 4x4 20 litres/100 (et oui !) Kayak : 140 euros pour 4 Plongee avec les requins 500 euros pour 4 Spitzkoppe : entree et camping 10 euros pour 4 , repas 20 euros pour 4
Pour l'annee 2009, direction l'Afrique australe...
et pourquoi on irait pas voir les lions? Nous voilà donc en decembre dans la preparation du voyage pour le mois d'Aout. Premiere etape, nous achetons les billets d’avion en Janvier, puis, nous attaquons l’itineraire. Apres quelques renseignements et conseils glanes ici et la (Merci a VF et Marie...), au fil du mois de fevrier, le programme pour 3 semaines se dessine ainsi: Toulouse-Johannesbourg via CDG en voiture: Kruger NP (4 nuits) Blyde River Canyon Pretoria (ou nous avons des amis)
En 4x4 Kgaligadi NP (3 nuits) passage en Namibie Keetmanshoop (Kokerboom forest) Aus (chevaux sauvages du Namib) C13 d'Aus a Sesriem Sossusvlei (desert du Namib) Walvis Bay (kayak avec les phoques) Swakopmund Spitzkoppe (escalade du Spitzkoppe) Erongo (Bulls party) Windhoek
En avion Windhoek- cape Town
En voiture region des vins (Stellenbosch, Franschoek et alentours) Hermanus (pour y voir les baleines ) Gaansbai (plongee avec les requins blancs) Simons' town (pingouins jackass du Cap) Cap de bonne esperance (pour des gens qui naviguent un peu comme nous, c'est un point de passage legendaire oblige)
Retour par avion Cap Town JNB puis France
Presque toutes les reservations (hotel, voiture, avion, activites) se font par internet. Quelques contraintes se degagent rapidement : Bien que l'on s'y prenne tres tot (fevrier), les resa pour le Kruger sont difficiles, A Satara, seul le camping est dispo. En consequence, le 1er jour en Afrique du Sud sera un peu tendu au niveau horaires car on devra aller tout de suite a Lowe Sabie et y arriver avant 18h00. La nuit en camping a Satara amene de facto a une contrainte: pas de bagages enregistres pour gagner une heure a l'arrivee et le materiel de camping doit tenir dans lesdits bagages cabine... J’entends encore Marie raler… Quant au materiel d'escalade pour le Spitzkoppe, il faudra le faire acheminer avant et le recuperer entre temps. Par ailleurs l'itineraire sera prepare sur notre GPS Garmin avec l'aide du logiciel PC Mapsource et google earth: A posteriori, on recommende parce que cela a ete utile tout au long du voyage
Des le mois de mars, sous les directives de notre fils Anatole, nous faisons un peu d'escalade (en salle puis en exterieur) en vue de l’escalade au Spitzkoppe. En juillet: je profite d'un voyage professionnel a Pretoria pour amener le matos d'escalade et le laisser a des amis sur place, je me rends egalement a Victoria Falls
et au Cap d'ou j'irai voir la De Hoop reserve et ses baleines:
c'est deja un voyage en soi qui ne me donne qu'une envie: y retourner.5 aout nous voila partis. Comme prevu pas de bagages enregistres, uniquement un bagage cabine par personne dont le materiel de camping. Pas de pb au security check de l’aeroport: nos piquets de camping sont acceptes (ouf ! Cela dit j’avais prepare au cas ou, 4 piquets de secours en plastiques, a base de … stylos billes).
6 Aout A Johannesbourg, l'avion arrive a l'heure et meme si nous ne trainons pas (formalites de douanes, immigration, retrait d’argent au distributeur, prise en charge de la voiture, nous nous presentons a 16h45 a l'entree du Kruger ( crocodile bridge) ou ils nous disent de nous depecher pour aller a notre hebergement a Lower sabie qui est a plus d’une heure de route. Nous voilà prevenus, mieux vaut ne pas trainer en route, la lumiere de fin de jour magnifiera notre parcours. Des notre entree, nous sommes ravis par le troupeau d’impalas en bord de route, nous faisons quelques photos mais ne nous attardons pas.
Apres 5 minutes un agglutinement de voiture laisse augurer d'une belle prise: des lions sont tapis le long de la route dans la brousse... grrr...nous ne pouvons pas trainer, nous regardons furtivement une lionne se lever parmi les herbes pour rejoindre le reste de la troupe et nous partons. Un peu plus loin, des girafes pointent leur long cou. Instant magique, 3 d'entre elles traversent la route et courent devant nous d'un pas tranquille et leger. Oh temps suspend ton vol.
Nous attendrons qu'elles liberent la route pour reprendre une allure plus rapide.
Nous croisons alors la route de 2 rhinos. Il regne un certaine excitation a bord.
Puis quelques kilometres plus loin d'autres girafes, puis des elephants, pleins ! On en prend plein les yeux, c’est le dilemme entre l’observation, les photos et l’horaire, on reprend donc une allure plus rapide quand un troupeau de buffle traverse la route. Clic clic et nous repartons. On croise alors un hippopotame a 2 metres de nous. On ne prend meme pas de photo car un ranger nous rappelle que c’est l'heure… arghhh. On ne sait meme pas combien d'animaux nous avons vus en 1 heure. Nous nous posons des questions en rigolant: le Kruger serait-il un zoo? On se met a imaginer qu'il y a des rangers qui rabattent les animaux vers les routes pour que les touristes les voient. Bienvenue en Afrique du Sud, nous sommes au Kruger a Lower Sabie !
7 Aout Lendemain se passe au fil de la rte. Croco, hippopotames , sont presents des la sortie du campement. Elephants qui traversent la route, zebres,
impalas, koudou, babouins et …chouette… le big five manquant: le leopard...
8 Aout : Morning Walk a Satara (lever a 5h00). On rencontre un groupe de 4 rhinos au lever du jour qui s’eloignent en galopant, puis des girafes intriguees par notre presence. Vraiment sympa cette marche. On reprend la route et voyons encore des tas d’animaux. Alors que nous roulons, je regarde distraitement par la fenetre : la! la! la! Je ne trouve pas les mots. Dans la voiture, tout le monde se leve de sa torpeur. Une jeune hyene trotte a 50 cm de ma portiere. Aucun appareil photo n’est prêt…Nous ignorant superbement, elle nous depasse et va s’allonger dans les herbes le long de la route.
Nous l’observons, elle n’aime pas etre ainsi observee et decide de partir faire la sieste ailleurs. Un peu plus loin, nous observons les hippopotames se fairent chasser en ralant par des éléphants
Nuit a Oliphant avec Night Drive ou nous verrons un genette tigree, des lapins, des hippos et sur le retour…un groupe de lionne en travers de la route. La plus grosse qui se mbles etre la chef de la bande est carrement couche en travers et n’a pas l’intention de bouger.
Tout le monde s’extasie, la ranger qui conduit le car commence a trouver le temps long ca fait 40 minutes que nous devrions etre de retour. Alors, elle avance tout doucement. Touchee par le pare choc, la lionne nous regarde visiblement dérangéee de ne pouvoir continuer a dormir la. Non chalamment, elle baille s’etire, se leve et avance tranquillement devant le camion. La troupe suit, finit par quitter le goudron et s’enfonce dans les fourres. 9 Aout Route vers Letaba,
et passons la nuit a cote de Hoedspruit 11 Aout : detour vers et gods windows puis retournons vers Pretoria. Nous y retrouverons nos amis Rodney et Connie, recuperons au passage le materiel d'escalade et surtout, partageons un fabuleux repas au Kream: viande de crocodile, de Koudou, vin du Cap et discussions sur l'Afrique du Sud marquent cette excellent soiree.
12 aout: restitution de la 1ere voiture et recuperation du 4x4 qui prend 3 a 4 heures. Nous ne sommes pas un cas unique: A cote de nous des francais arrives depuis 7heures du matin partent finalement a 12h00. Le trajet Johannesbourg-Upington sera fera donc en grande partie de nuit avec une arrivee a 23h00 et la route est ...dangeureuse surtout avec un 4x4 dont la tenue de route sur bitume est plus incertaine qu'avec des vehicules classiques: il y a en a qui doublent n'importe comment, on aura aussi droit a des anes arretes en plein milieu de la route. Dodo a Bains house a Upington. 13 Aout : A Upington nous faisons le plein d'essence (on remplit également les 2 jerricans) et de nourriture avant de nous rendre au Kgalagadi. Pour ceux qui comme nous sortent par la Namibie a Mata Mata, bien penser a faire les formalites de sortie du territoire a twee rivieren. Nuit sous tente a Twee rivieren
14 Aout : a notre reveil a 6h00, du givre recouvre toute la tente. Ca caille ! Le Kgalagadi s'avere etre un parc magnifique. On est dans le Kalahari, c'est bien plus sauvage que le Kruger,
il y a bien moins de monde aussi.
La densité d'animaux est plus faible, mais on les voit mieux
Et il y en a quand même beaucoup. On assiste a la naissance et aux premiers pas d'un springbok
Nous allons a Matopi au Botswana. La, on est encore plus paumes: 100 km de piste de sable magnifique, ou nous profitons vraiment du mode 4x4.
Nous galerons et restons bloques sur un pente montante, nous nous resolvons a sortir de la voiture, recuperer le manometre a l’arriere pour degonfler les pneus a 1 bar: les enfants veillent depuis le toit de la voiture et nous previendront s’ils voient des lions s’approcher. C’est reparti ! Nous arrivons au camping dont l’equipement est sommaire : Il est constitue d’un unique panneau « Motopi Campsite », c'est tout.
Pas de barriere, pas de ranger, pas de consignes de securite. On reflechit un peu sur la conduite a tenir, quel contraste avec l'Afrique du Sud, ou il fallait garder les fenetres fermees (theoriquement), ne jamais descendre de la voiture, arriver au camp avant la tombee de la nuit. Ici, on est obliges de descendre pour camper. Si on a envie de rouler apres le coucher du soleil, on ne voit pas qui s'y opposerait. « Et pourquoi il n'y aurait pas un lion qui nous mangerai ici pendant qu'on fait nos petits besoins hein? ». Bref, on vote pour un petit feu pour tenir les animaux eloignes (sauf les rhinos, mais il n'y en a pas ici), meme si pour cela il faut aller ramasser un peu de bois epies par nos voisins.
On devient attentif au moindre bruit et j'ecoute les cris de chacals tous proches au lever du jour...aaaah que c'est bon tout ca. 15 Aout : Piste retour toujours aussi sauvage et nuit a Mata Mata.
Des animaux, une oryx avec ses deux petits, des chacals, ... encore et toujours dans des paysages spelndides...
Magnifique rencontre en haut d'une cote avec des autruches et leurs autruchons
16 Aout : Aujourd'hui MataMata -Aus. Nous nous arretons faire une pause a Kokerboom Forest.
Nous trainons un peu pour pouvoir caresser des guepards a l'heure du repas. Nous paierons cette gaterie... 140 km avant Aus, le voyant de batterie s'allume: plus d'alternateur. La batterie va se decharger lentement et faute d'allumage, le moteur s'eteindra. Evidemment, on est dans le desert, pas de bas cote, pas de reseau telephonique. L'arret sur la route est dangereux, de nuit, on se fera percuter. Le bas cote est inexistant. On se dit qu'il faut tenter de rallier Aus pour faire reparer. On deleste tout (frigo, GPS, autoradio mais aussi clignotant, lumieres). La nuit tombee, Anatole assis devant eclairera le milieu de la route (heureusement qu’il y en a une ligne blanche) avec une lampe de poche (pourvu quelle ne nous lache pas) pour permettre de savoir ou est la route. Le silence qui regne dans la voiture est absolu. Lorsque nous croisons des voitures ou lorsque d'autres arrivent par derriere, Francois allume les codes pour signaler notre presence mais cela devient vite impossible: le simple fait d'allumer les veilleuses declenche des rates du moteur, on a l'impression de n'avoir plus que 2 cylindres. Tant pis, voiture devant: c'est Anatole qui essayera de braquer la lampe de poche dans les yeux du conducteur d'en face, voiture derriere, on compte sur nos reflecteurs arrieres. Tout simplement effrayant pour nous comme pour ceux que nous croisons . Apres 100 km, un camion roulant devant nous nous soulagera un peu car le temps de notre route commune, nous restons dans sa roue. Apres deux heures de tension nous arrivons de nuit a notre destination.
17 Aout : Reveil aux aurores (6h00) pour essayer de faire reparer la voiture et decider en consequence de la reprogrammation possible de l'itinerarire. Nous ne verrons donc pas les chevaux sauvages du Namib, pour lesquels nous etions venus jusqu'à Aus, mais ne regrettons rien car ferons connaissance de Johan garagiste a Aus et sa charmante epouse.
En moins de 3 heures, il repare tout ca pour (25 euros). On salue l'efficacite. Ici, pas d'ordi pour savoir si la piece est en stock au depot regional... Johan est drolement efficace et a clairement le sens du service client. On profite de nos 3 heures pour regarder Aus et ses quelques habitants. C'est donc reparti vers Sossusvlei par la magnique C13.
Coucher du soleil a Sossusvlei avec un petit ensablement de rien du tout (maintenant on met la pression des pneus qui va bien en moins de 3 minutes).
Nuit au Camping de Sesriem : c’ est d'ailleurs la seule solution pour voir le coucher et le lever du soleil a Sosussvlei car pour qui dort dehors, les horaires d'ouverture ne le permettent pas.
18 Aout. Pour assister au lever du soleil on se leve a 4h30 (dur dur, la fatigue s’accumule, mais c’est promis, c’est la derniere fois) puis ballade a Dead Vlei et autres Vlei qui nous laisseront bouche bee. C'est tout simplement grandiose et indescriptible Les photos permettent de nous souvenir mais ne rendent pas la beaute des lieux. Ou que porte le regard on ne voit que de splendides paysages.
Petit déjeuner avec bacon et oeufs au pied de la grande dune a sossulsvlei, c'est sympathique.
Dead Vlei Arrivee du soleil Un paradis pour les photographes amateurs
On en fini plus
Courte etape jusqu'au confortable Namib Desert Lodge avec ses dunes de sable petrifiees. Apres plusieurs jours sous tente, la pause est appreciee. 19 Aout : Route vers Walvis Bay, et nuit au Lagoon Lodge avec vue sur l'Atlantique: des flamands roses viennent se nourrir devant les fenetres de notre chambre !

20 Aout : Aujourd'hui matinee kayak avec jeanne a Pelican Point.

Le vent de la veille est tombe, il fait beau, nous sommes chanceux, pelican point, c'est sauvage. Il y a une colonie de phoques dont certains viennent jouer avec nous.

On passe une heure a les appeler, leur parler, les carresser.

Ils sont curieux viennent nous voir, nagent le long de nos kayak, mordillent nos pagaient. Il y en a meme un qui essaye de me prendre mon appareil photo sous marin. C'est vraiment top et on ne se lasse pas de leur calins.
On reprend notre route. Petit crochet par Swakopmund puis route vers le Spitzkoppe ou nous admirons les lieux. Les couleurs du soleil couchant nous accompagnent dans la reconnaissance de notre escalade du lendemain

Nuit au pied du Spitzkoppe
21 Aout : depart au lever du soleil. La ballade est sportive, un peu d’escalade, de la marche, le paysage splendide.

On reprend notre route vers l'Erongo et ses Bull's Party.
Tiens, si on avait le temps de flaner, on pourrait passer une journee rando bien agreable ici, le paysage est magnifique.
puis Okhandja que nous avons choisi comme ville etape. A cause de travaux, contrairement aux previsions, la route est mauvaise mais heureusement, c'est de jour.
22 Aout : Arrivee sur Windhoek et restitution du 4x4. Dans la voiture qui nous conduit a l'aeroport, le chauffeur nous initie a la langue des damaras qui utilise les claquement de langues... c'est top comme disent Marie et Anatole. Vol sur le Cap sans histoire et nuit a Durbanville.
23 Aout : Route vers le De Hoop Reserve: tout le monde prefere voir les baleines sur fond d'Ocean Indien assis sur des grandes dunes de sable plutot que voir Stellenbosch et ses vins. C'est donc parti pour nos 400 km journaliers. Nous serons recompenses: il fait un temps magnifique et le baleines par dizaines sont au rendez vous. On les regarde s'ebattre au large,

on regarde les vols d'oiseaux passer et on apprecie ce petit vent oceanique.

Nuit a Hermanus. Ce sera le seul endroit ou nous passerons 2 nuits dans le meme logement. Et quel logement! Un appart geant de 160m2 a 1 minute a pied du vieux port, ou chacun a sa chambre et une vue... Peut etre qu on verra une baleine devant la fenetre?
24 Août: Journee requin... Nous allons a Gaansbai. L'organisateur de la ballade, marine Dynamics, est tres professionnel. Il fait quand meme froid du fait de l'hiver austral, mais nous n'allons pas reculer devant une petite trempette. C'est de fait impressionnant... On verra 4 ou 5 requins des dizaines de fois depuis notre cage : ca fera de sacres souvenirs de voyage pour Anatole qui reve depuis longtemps de les voir.
25 Aout: Nous preparons nos bagages, quand francois dit « Oh, il y en a une tout pres... » Effectivement, la baleine ne saurait etre plus pres. Apres quelques minutes, nous descendons pour etre encore plus pres. Elle doit etre a 20 metres et trainasse peut etre a la recherche de plancton. Nous l'observons silencieux, contemplatifs et admiratifs de la bete et du cadre.
Nous nous dirigeons maintenant vers Simons Town, verrons une baleine a Gleincairn mais ne nous arretons pas car on voudrait bien voir les pingouins du Cap si sympathiques et droles. Boulders beach est en soi une jolie plage Mais avec les pingouins en plus, c'est encore mieux.
Puis on repart vers le mythique Cap de Bonne Esperance. Le mythe... Sauvage... Avec toujours une possible rencontre avec le monde animal a chaque detour
et arrivee au lodge a Simons town
Excellent Diner au Boulders Beach restaurant d'ou nous entendons les « braiements des pigouins » on dirait des anes... En sortant nous voyons leur silhouette et leur demarche comique dans les rues et partons sur leurs traces. D'ailleurs au petit matin, 26 Aout, nous ne pouvons nous empecher d'y refaire un tour pour leur dire au revoir. Ca tombe bien. Ils sont bien plus nombreux qu hier apres midi et il n'y a personne d'autre que nous et eux. Nous asseyons dans un coin, ils finissent par nous oublier et vivent leur petite vie. Dire que demain a la meme heure, nous serons a Toulouse!

Oui, mais avec pleins d'histoires a raconter...
Cote pratique On a beaucoup aime: Hebergement Kruger et Kgalagadi: reservations de tous les logements et activites sur sanparks.org Kgalagadi au Botswana Zuleika country House a Hoedspruit ( propre, spacieux, bon acceuil). Attention c’est a 1h30 de Graskop et God’s windows Cascades guest house a Pretoria (luxueux, bon rapport qualite prix, bon acceuil) bains house a Upington (luxueux, bon rapport qualite prix, bon acceuil) Klein Aus Vista a Aus (meme si on a pas vu les chevaux sauvage du namib, il y a une petite ballade tous les matins organisee par l'hotel pour aller les voir) Sesriem campsite ( s'y prendre tot, ca vaut vraiment le coup) Lagoon Lodge (propre, confortable, spacieux, belle vue. Le patron est lyonnais) Spitzkoppe Campsite Okahandja 1000 olives. Tres gentille, tres propre, et pas cher du tout Alba guest farm (luxueux, douillet, spacieux, bon acceuil) Hermanus Bay view (peut etre celui qu on a le mieux apprecie meme si de tout le voyage on a toujours ete tres satisfaits par les prestations et le rapport qualite/prix) Simons town , tout pres de Boulders beach et du cap de bonne esperance
Restaurant: Pretoria, le Kream (brooklyn bridge). Excellente adresse, on s’est goinfre de mets succulents pour 110 euros a 6 vin compris. Le service est egalement excellent Simons Town: le boulders beach restaurant. Juste a cote de Boulders beach. On aime la gastronomie, la cadre d’où l’on entend les pingouins et le lieu : en sortant on a de bonne chance de tomber sur un pingouin vagabond.
Astuces : bien: La wild card qui permet une entree illimitee pendant un an dans tous les parcs sud africains (Kruger, Kgalagadi, De Hoop reserve, Boulders beach, Cape of Good Hope). Elle etait amortie des le dernier jour au Kruger. On l'a prise le 1er soir au Kruger a la reception. Bien: La preparation GPS Garmin avec Mapsource et Google Earth. Tout etait en favoris (hebergements, sites) et permet d'arriver direct meme de nuit.
Grands moments: kayak avec jeanne plongee avec les requins (marine dynamics) morning walk au kruger (a reserver sur sanparks.org) camping au Botswana ( a voir a l’arrivee au Kgalagadi ou sur ) Escalade au Spitzkoppe les baleines, nul besoin de guide, on s'assied et on admire Sossulsvlei: no comments, nos bouches sont encore ouvertes... (pour voir le coucher et le lever de soleil, imperativement reserver au camping : )
Budget : Voiture normale 50 euros /jour 4x4 (KEA campers) assurance incluse 160 euros/jour. On a eu un 4x4 avec un embrayage déjà use et qui faisait un bruit un peu special. Ce qui nous a inquietes tout au long du voyage Wild Card 220 euros Hotels Repas Essence : 60ct/litre. Avec la voiture normale 7l/100 et le 4x4 20 litres/100 (et oui !) Kayak : 140 euros pour 4 Plongee avec les requins 500 euros pour 4 Spitzkoppe : entree et camping 10 euros pour 4 , repas 20 euros pour 4
Sumatra 2009: entre mer et jungle English translation pending
Le trajet :
Quatre jours pour faire Pau/Rubiah !!! On l’a mérité, notre île déserte !
Il y a quelques mois, je fais part à Louloute de l’envie démangeante d’aller faire un petit tour en Indonésie et de commencer par une petite virée sur une île. Mon homme n’est pas du tout démangé par cette même envie, mais alors pas du tout. Sur une île ? lui qui est plus à l’aise dans un champs de maïs ou sur les pentes d’une montagne ne voit pas très bien la chose. Mais je lui vend l’affaire en lui vantant les mérites de la jungle, des volcans… et Ok, l’année prochaine, on ira où il veut. En attendant, il pourra préparer ses chaussures de marche, mais aussi les palmes, masque et tuba.
Le voyage commence le 17 juillet au matin avec les infos sur France Inter « Attentat dans deux hôtels de luxe à Jakarta ». Histoire de se rassurer, on se dit que les choses ne sont jamais aussi calmes que le lendemain d’un attentat, et que de toutes façon, ce n’est pas dans les Guest House où l’on va que les terroristes vont perdre du temps. On boucle les sacs (avec masque et palmes) et on part donc tranquillou. Premier décollage : Paris CDG.
Arrivé la bas, merci Air France pour les horaires qu’il a fallu modifier en dernière minute, on a juste 10h30 d’attente à Roissy, génial !!!
En fait, ça passe vite. On est déjà en voyage, dans un aéroport. Il suffit d’aller aux départs des lignes pour le Sénégal ou le Mali. Quelques touristes, quelques hommes avec des mallettes, mais surtout des familles qui retournent au pays, des femmes de toute beauté en boubous colorés, leurs gamins sur leur « 31 ». Elles discutent, elles rient, se fâchent après les gamins surexcités. Leurs hommes ne sont pas loin, tout beaux aussi, dans leur costume.
Au bout d’un bon moment, passage de la douane et de la fouille, et on rejoint le salon Air France, privilège qu’on a la chance d’avoir. Je ne suis pas vraiment pour les privilèges, mais de temps en temps, ma foi, c’est pas mal. On ne se refuse pas une petite coupe de champagne, c’est pas sur Aceh qu’on prendra souvent l’apéro. Le temps passe très vite et vient l’heure d’embarquer.
Surprise ! Dans sa grande bonté et surtout parce que le vol est surbooké, Air France nous surclasse en première, et ce jusqu’à Jakarta via Canton. Deuxième décollage.
Ne me demandez pas pourquoi on est allé jusqu’à Jakarta pour aller sur Sumatra au lieu de passer comme tout le monde par Kuala Lumpur : on s’est planté, c’est tout.
Bref, une nuit en première classe, faut essayer, ça vaut le coup. Service à la carte, petits chaussons, nappe blanche, des vrais petits pots de confitures pour le petit déj, et surtout dormir allongé !
L’arrivée à Canton est assez spéciale. L’enregistrement n’étant pas fait jusqu’au bout, il faudrait aller à un comptoir, mais évidemment, on n’a pas de visa. Un homme de l’aéroport récupère les passeports d’une trentaine de personnes en transit et on nous fait attendre dans le grand hall après le service de douane. Longtemps après, l’homme revient. Il n’arrive pas à prononcer les noms, c’est donc avec les photos qu’on récupérera nos précieux documents et les cartes d’enregistrement.
Finalement, on embarque pour Jakarta, toujours en première (on s’habitue au confort), et troisième décollage après avoir attendu que l’orage soit passé. Un ciel d’une rare noirceur.
Il fait presque nuit et on a du mal à se rendre compte si c’est le matin ou le soir… avec le décalage, on ne sait plus ; ça fait bizarre, on a juste passé une nuit dans un avion et c’est déjà le soir. Où est passée la journée du 18 juillet ?
On arrive à Jakarta, du brouillard dans les yeux. Il fait chaud et moite. Un taxi, une douche, un lit. Avant de fermer les yeux, vérification : oui, l’eau tourne bien à l’envers quand on vide le lavabo, ou en tout cas, on a bien voulu le voir, Coriolis n’avait pas tord. Retour à l’aéroport le lendemain matin un peu plus frais (pas la météo, nos têtes !).
Le hall des départs ressemble davantage à un hall de gare qu’à celui d’un d’aéroport. Normal, avec toutes ces îles, le réseau aérien est assez développé et ça grouille de partout. Des cartons, des valises, des sacs… On est très en avance et on s’est habitué aux privilèges. Les salons VIP ne nous sont normalement pas accessibles. Le premier nous est refusé sur présentation de notre carte. Mais le deuxième est plus facile, on y rentre comme si de rien n’était, la tête haute, on ne montre rien et on ne nous demande rien.
Quatrième décollage avec la « Garuda » black listée en Europe. L’avion est nickel, les stewards parfaits, le vol se fait en douceur. On a même pu voir le lac Toba avec son île de Samosir au milieu. Impressionnant. Petite escale à Medan, et cinquième décollage. Le paysage vu d’avion est plein de promesses. De la forêt, de la forêt et encore de la forêt. Par endroit, au milieu de rien, une fumée monte vers le ciel. Qui est en train de faire du feu perdu au milieu de rien ?
De temps en temps, près de quelques villages, de grands carrés très rectilignes qui se succèdent et d’un vert différent, des plantations de palmiers à huile. La forêt semble grignotée par ces hectares d’arbres de même nature.
Les reliefs s’estompent, la forêt s’éclaircie pour laisser place aux rizières, un vert vif presque fluo apparaît, d’autres carrés sont du brun de la terre ou du jaune de la paille de riz. La mer n’est pas loin. On comprend les dégâts du Tsunami. La montagne, puis une grande plaine, presque dénuée d’arbres ou autre volume, au même niveau que la mer. La vague a vite fait d’envahir l’espace, rien pour l’arrêter.
Atterrissage en douceur, ça y est, c’en est fini pour l’avion.
Direction hôtel Prapat.
Jamais en 2004 j’aurais cru mettre un jour les pieds dans cette ville. Banda Aceh… un nom de ville à la résonance tellement terrible. Entre les conflits et le tsunami, rien ne leur a été épargné. Pourtant, l’atmosphère y est paisible et sereine. Les femmes bien que presque toutes voilées, semblent jouir d’une liberté identique à la notre, les couples se promènent main dans la main, les jeunes sont au café en bandes mixtes, le marché regorge de poissons et de fruits de toutes couleurs… la vie comme partout ailleurs.
Le lendemain, direction l’aéroport en becek, ces sortes de side-car d’une autre époque, pétaradant et fumant comme pas deux, nos sacs accrochés de part et d’autres.
L’avion des copains que l’on doit retrouver est presque à l’heure, juste une petite demie heure de retard. Avec impatience, on guette les têtes… ça y est, le crâne visible de loin du père… puis sa femme puis enfin les enfants. Cela fait tout drôle de se retrouver ensemble, là bas au bout du monde. On est un peu tous sur les rotules, mais heureux. Ils sont partis de France en même temps que nous, mais nettement plus futés, sont passés par Kuala Lumpur.
Un taxi nous emmène à l’embarcadère au nouveau port de Banda Aceh pour Pulau Weh. Le bateau est là, dernier trajet pense t’on. La mer est d’un bleu superbe, plus sombre que celui du ciel, le soleil tape fort, la brise maritime fait du bien. L’île s’approche rapidement.
Un autre copain, Pierre, qui devait nous retrouver à l’arrivée n’est pas là, pas grave, encore une petite heure de taxi pour Iboï. A 7 personnes plus les sacs dans la voiture, on se sent très proches les uns des autres. Et enfin, ¾ d’heure après, je regarde ma copine : « on y est ! » Enfin presque. Pierre nous avait donné RDV chez Yulia. C’est pas compliqué, c’est au bout du chemin. On charge les sacs sur le dos sous un soleil torride, et on commence les 200m qui nous séparent de la GH. Au bout de 200m, un autre panneau Yulia : 150 m. On monte, on descend, on fatigue, on ruisselle. Un autre panneau : encore 200m et ainsi de suite pendant ce qui nous semble représenter des Km.
Le bout du chemin, le fin de l’enfer, la fin du trajet enfin : « Isa, on est arrivé ». Personne. Juste un Indo qui vient nous voir. « Vous cherchez Pierre ? Il est en face, sur l’île. Je vous y emmène en bateau». Effectivement, en face de nous, une autre petite île. Il nous a bien mené en bateau, d’ailleurs. Notre copain lui avait demandé de nous dire de l’attendre.
On recharge les sacs, montons dans le bateau et franchissons les 200m qui nous séparent de la petite île de Rubiah. « Isa, je crois que ce coup ci, c’est le bon ». Effectivement, un bateau s’approche de nous, Pierre agite les bras. Il était venu nous chercher à l’embarcadère mais nous avait loupés de peu.
Cinq avions, deux bateaux, un becek, trois taxis… et nous voilà arrivés au paradis. Des copains, une famille indonésienne qui habite sur l’île, quelques bungalows et la toilette au puit, des petites plages de sable, une mer avec tous les tons de bleus outremer, des cocotiers qui se penchent au dessus de l’eau. Si c’est pas le bonheur, ça y ressemble fortement !
Arrivée sur Banda Aceh


Rubiah... enfin au loin !
Quatre jours pour faire Pau/Rubiah !!! On l’a mérité, notre île déserte !
Il y a quelques mois, je fais part à Louloute de l’envie démangeante d’aller faire un petit tour en Indonésie et de commencer par une petite virée sur une île. Mon homme n’est pas du tout démangé par cette même envie, mais alors pas du tout. Sur une île ? lui qui est plus à l’aise dans un champs de maïs ou sur les pentes d’une montagne ne voit pas très bien la chose. Mais je lui vend l’affaire en lui vantant les mérites de la jungle, des volcans… et Ok, l’année prochaine, on ira où il veut. En attendant, il pourra préparer ses chaussures de marche, mais aussi les palmes, masque et tuba.
Le voyage commence le 17 juillet au matin avec les infos sur France Inter « Attentat dans deux hôtels de luxe à Jakarta ». Histoire de se rassurer, on se dit que les choses ne sont jamais aussi calmes que le lendemain d’un attentat, et que de toutes façon, ce n’est pas dans les Guest House où l’on va que les terroristes vont perdre du temps. On boucle les sacs (avec masque et palmes) et on part donc tranquillou. Premier décollage : Paris CDG.
Arrivé la bas, merci Air France pour les horaires qu’il a fallu modifier en dernière minute, on a juste 10h30 d’attente à Roissy, génial !!!
En fait, ça passe vite. On est déjà en voyage, dans un aéroport. Il suffit d’aller aux départs des lignes pour le Sénégal ou le Mali. Quelques touristes, quelques hommes avec des mallettes, mais surtout des familles qui retournent au pays, des femmes de toute beauté en boubous colorés, leurs gamins sur leur « 31 ». Elles discutent, elles rient, se fâchent après les gamins surexcités. Leurs hommes ne sont pas loin, tout beaux aussi, dans leur costume.
Au bout d’un bon moment, passage de la douane et de la fouille, et on rejoint le salon Air France, privilège qu’on a la chance d’avoir. Je ne suis pas vraiment pour les privilèges, mais de temps en temps, ma foi, c’est pas mal. On ne se refuse pas une petite coupe de champagne, c’est pas sur Aceh qu’on prendra souvent l’apéro. Le temps passe très vite et vient l’heure d’embarquer.
Surprise ! Dans sa grande bonté et surtout parce que le vol est surbooké, Air France nous surclasse en première, et ce jusqu’à Jakarta via Canton. Deuxième décollage.
Ne me demandez pas pourquoi on est allé jusqu’à Jakarta pour aller sur Sumatra au lieu de passer comme tout le monde par Kuala Lumpur : on s’est planté, c’est tout.
Bref, une nuit en première classe, faut essayer, ça vaut le coup. Service à la carte, petits chaussons, nappe blanche, des vrais petits pots de confitures pour le petit déj, et surtout dormir allongé !
L’arrivée à Canton est assez spéciale. L’enregistrement n’étant pas fait jusqu’au bout, il faudrait aller à un comptoir, mais évidemment, on n’a pas de visa. Un homme de l’aéroport récupère les passeports d’une trentaine de personnes en transit et on nous fait attendre dans le grand hall après le service de douane. Longtemps après, l’homme revient. Il n’arrive pas à prononcer les noms, c’est donc avec les photos qu’on récupérera nos précieux documents et les cartes d’enregistrement.
Finalement, on embarque pour Jakarta, toujours en première (on s’habitue au confort), et troisième décollage après avoir attendu que l’orage soit passé. Un ciel d’une rare noirceur.
Il fait presque nuit et on a du mal à se rendre compte si c’est le matin ou le soir… avec le décalage, on ne sait plus ; ça fait bizarre, on a juste passé une nuit dans un avion et c’est déjà le soir. Où est passée la journée du 18 juillet ?
On arrive à Jakarta, du brouillard dans les yeux. Il fait chaud et moite. Un taxi, une douche, un lit. Avant de fermer les yeux, vérification : oui, l’eau tourne bien à l’envers quand on vide le lavabo, ou en tout cas, on a bien voulu le voir, Coriolis n’avait pas tord. Retour à l’aéroport le lendemain matin un peu plus frais (pas la météo, nos têtes !).
Le hall des départs ressemble davantage à un hall de gare qu’à celui d’un d’aéroport. Normal, avec toutes ces îles, le réseau aérien est assez développé et ça grouille de partout. Des cartons, des valises, des sacs… On est très en avance et on s’est habitué aux privilèges. Les salons VIP ne nous sont normalement pas accessibles. Le premier nous est refusé sur présentation de notre carte. Mais le deuxième est plus facile, on y rentre comme si de rien n’était, la tête haute, on ne montre rien et on ne nous demande rien.
Quatrième décollage avec la « Garuda » black listée en Europe. L’avion est nickel, les stewards parfaits, le vol se fait en douceur. On a même pu voir le lac Toba avec son île de Samosir au milieu. Impressionnant. Petite escale à Medan, et cinquième décollage. Le paysage vu d’avion est plein de promesses. De la forêt, de la forêt et encore de la forêt. Par endroit, au milieu de rien, une fumée monte vers le ciel. Qui est en train de faire du feu perdu au milieu de rien ?
De temps en temps, près de quelques villages, de grands carrés très rectilignes qui se succèdent et d’un vert différent, des plantations de palmiers à huile. La forêt semble grignotée par ces hectares d’arbres de même nature.
Les reliefs s’estompent, la forêt s’éclaircie pour laisser place aux rizières, un vert vif presque fluo apparaît, d’autres carrés sont du brun de la terre ou du jaune de la paille de riz. La mer n’est pas loin. On comprend les dégâts du Tsunami. La montagne, puis une grande plaine, presque dénuée d’arbres ou autre volume, au même niveau que la mer. La vague a vite fait d’envahir l’espace, rien pour l’arrêter.
Atterrissage en douceur, ça y est, c’en est fini pour l’avion.
Direction hôtel Prapat.
Jamais en 2004 j’aurais cru mettre un jour les pieds dans cette ville. Banda Aceh… un nom de ville à la résonance tellement terrible. Entre les conflits et le tsunami, rien ne leur a été épargné. Pourtant, l’atmosphère y est paisible et sereine. Les femmes bien que presque toutes voilées, semblent jouir d’une liberté identique à la notre, les couples se promènent main dans la main, les jeunes sont au café en bandes mixtes, le marché regorge de poissons et de fruits de toutes couleurs… la vie comme partout ailleurs.
Le lendemain, direction l’aéroport en becek, ces sortes de side-car d’une autre époque, pétaradant et fumant comme pas deux, nos sacs accrochés de part et d’autres.
L’avion des copains que l’on doit retrouver est presque à l’heure, juste une petite demie heure de retard. Avec impatience, on guette les têtes… ça y est, le crâne visible de loin du père… puis sa femme puis enfin les enfants. Cela fait tout drôle de se retrouver ensemble, là bas au bout du monde. On est un peu tous sur les rotules, mais heureux. Ils sont partis de France en même temps que nous, mais nettement plus futés, sont passés par Kuala Lumpur.
Un taxi nous emmène à l’embarcadère au nouveau port de Banda Aceh pour Pulau Weh. Le bateau est là, dernier trajet pense t’on. La mer est d’un bleu superbe, plus sombre que celui du ciel, le soleil tape fort, la brise maritime fait du bien. L’île s’approche rapidement.
Un autre copain, Pierre, qui devait nous retrouver à l’arrivée n’est pas là, pas grave, encore une petite heure de taxi pour Iboï. A 7 personnes plus les sacs dans la voiture, on se sent très proches les uns des autres. Et enfin, ¾ d’heure après, je regarde ma copine : « on y est ! » Enfin presque. Pierre nous avait donné RDV chez Yulia. C’est pas compliqué, c’est au bout du chemin. On charge les sacs sur le dos sous un soleil torride, et on commence les 200m qui nous séparent de la GH. Au bout de 200m, un autre panneau Yulia : 150 m. On monte, on descend, on fatigue, on ruisselle. Un autre panneau : encore 200m et ainsi de suite pendant ce qui nous semble représenter des Km.
Le bout du chemin, le fin de l’enfer, la fin du trajet enfin : « Isa, on est arrivé ». Personne. Juste un Indo qui vient nous voir. « Vous cherchez Pierre ? Il est en face, sur l’île. Je vous y emmène en bateau». Effectivement, en face de nous, une autre petite île. Il nous a bien mené en bateau, d’ailleurs. Notre copain lui avait demandé de nous dire de l’attendre.
On recharge les sacs, montons dans le bateau et franchissons les 200m qui nous séparent de la petite île de Rubiah. « Isa, je crois que ce coup ci, c’est le bon ». Effectivement, un bateau s’approche de nous, Pierre agite les bras. Il était venu nous chercher à l’embarcadère mais nous avait loupés de peu.
Cinq avions, deux bateaux, un becek, trois taxis… et nous voilà arrivés au paradis. Des copains, une famille indonésienne qui habite sur l’île, quelques bungalows et la toilette au puit, des petites plages de sable, une mer avec tous les tons de bleus outremer, des cocotiers qui se penchent au dessus de l’eau. Si c’est pas le bonheur, ça y ressemble fortement !
Arrivée sur Banda Aceh



Rubiah... enfin au loin !

Mariage à Hanoi - que faire et ne pas faire? English translation pending
Bonjour à toutes et à tous,
Nous venons d'être invités mon mari -viet Kieu- et moi même - française au mariage assez select d'un membre de notre famille -nous ne voulons pas commettre d'impair et nous aimerions avoir les avis et les conseils d'un Vietnamien ou d'un Viet Kieu plus habitué que nous à vivre avec les coutumes du Vietnam du Nord -Comment s'habiller, qu'offrir à part bien sûr l'équivalent des enveloppes rouges sans doute, envoi de fleurs ? autre cadeau, y a t il une cérémonie civile style mairie (en l'occurence peut-être Uy ban nhan dan ?) à la Pagode ? - enfin je l'avoue je suis nulle et mon mari était beaucoup trop jeune pour se souvenir de quoi que ce soit - tous les conseils seront les bienvenus.
Merci à tous ceux qui voudront bien m'aider (c'est pour novembre on a le temps)
Cordiialement - Kimtwo -
Nous venons d'être invités mon mari -viet Kieu- et moi même - française au mariage assez select d'un membre de notre famille -nous ne voulons pas commettre d'impair et nous aimerions avoir les avis et les conseils d'un Vietnamien ou d'un Viet Kieu plus habitué que nous à vivre avec les coutumes du Vietnam du Nord -Comment s'habiller, qu'offrir à part bien sûr l'équivalent des enveloppes rouges sans doute, envoi de fleurs ? autre cadeau, y a t il une cérémonie civile style mairie (en l'occurence peut-être Uy ban nhan dan ?) à la Pagode ? - enfin je l'avoue je suis nulle et mon mari était beaucoup trop jeune pour se souvenir de quoi que ce soit - tous les conseils seront les bienvenus.
Merci à tous ceux qui voudront bien m'aider (c'est pour novembre on a le temps)
Cordiialement - Kimtwo -
Précautions à prendre au niveau de la baignade en mer Rouge à Sharm el-Sheikh? English translation pending
bonjour
dans un mois je part a sharm el sheik en egypte et de nature "peureuse"de l'eau je voudrait savoir s'il y a des dangers et des précautions a prendre au niveau de la baignade?
jai lu qu'il y avait des requin et cela me fait tres peur!!!!
merci de me repondre
Voyager seul en camping-car English translation pending
Bonjour,
Mon épouse est décédé il y a 3 mois, nous avions commencé à sortir début 2008 (en tout 3 sorties).
J’aimerais continuer (surtout qu’elle le souhaitait).
Partir seul, ou partir avec un couple d’amis je me pose la question.
Car il est évident que je ne serais lors de sortie je ne serais pas si disponible en étant seul que mes amis qui sont en couple.
En couple les taches se répartissent à deux alors que seul il y a tout à faire.
Si vous pouviez me renseigner sur la solution préférable si vous l’avez vécu ou côtoyé, et me donner des astuces.
D’avance merci
Carnet d'une boucle en Afrique Australe (A.F.S, Namibie, Botswana et 1 zeste de Zambie): 2ème partie English translation pending
Comme promis, voilà la seconde partie de notre voyage en Août 2008. J'ai vainement tenté l'insertion d'image selon la recette à la mode Grisemote mais cela n'a pas marché. Comme il est tard, je poste le texte, et j'essayerai une autre fois.
La première partie était là : http://voyageforum.com/...ere_partie_D2003883/
Voilà la suite :
Jeudi 14 Août Nous quittons la ferme des Guépards. Ayant fait nos courses la veille à Kamanjab, nous décidons de prendre un raccourci et de ne pas descendre jusqu'à Outjo pour rejoindre Etosha. Selon nos hôtes, la piste est belle et on met sensiblement le même temps que par la route. Nous empruntons donc la D2671 puis la D2695 et passons donc par Mondesir. Effectivement, la gravel road est très bonne et je suis sûr d’avoir gagné du temps. On rattrape la grande route et direction plein Nord : Etosha. On entre enfin dans le sanctuaire. Nous nous rendons d’abord à Okaukuejo afin de s’assurer de notre camping. L’accueil à la réception est vraiment très froid, je me retiens de ne pas recommander à la réceptionniste une bonne cure de carottes. Les places sont attribuées. Les emplacements sont côtes à côtes, avec point d’eau et prise de courant. Les blocs sanitaires sont en très bon état (Etosha a été rénové pour son centenaire en 2007). Nous jetons un coup d’œil sur le grand livre où les touristes inscrivent les lieux où des animaux ont été vus. Apres avoir acheté une brochure incluant le bestiaire (très utiles pour les oiseaux) et la carte détaillée, nous partons pour notre premier safari.
Les jumelles sont à portée de mains, les lunettes nettoyées et les yeux grands ouverts. Un voyage en Afrique est immanquablement le temps de LA rencontre avec ces animaux sauvages qui nous ont tous fait rêver un moment où à un autre. Nous expliquons à Junior la règle du Big Five. A l’instar de la famille Grisemote, nous instaurons un joyeux concours de repérage des seigneurs dont le prix est une glace. Tout comme « l’école des fans », tout le monde aura son trophée….. Cette première journée s’annonce prometteuse : outre les nombreux troupeaux et hardes de zèbres, impalas, autruches, springboks, girafes, oryx, Kudus (et j’en passe) nous frissonnons à nos premiers éléphants et lions (5 lionnes postées au point de Okondeka). Nous arpentons les points d’eau et l’appareil de ma douce chauffe : clic clac kodak...
Le soir, après nos grillades, nous allons au point d’eau nocturne. Celui ci dégage une odeur très forte : mélange de ménagerie et de purin !!!. Toutefois, une belle surprise nous attend : une petite famille d’éléphants le partage avec un rhino qui doit être rémunéré par le Parc car il reste vraiment longtemps et prend la pose. Puis, pour notre plus grand plaisir, une maman rhino survient avec son rejeton vraiment petit et qui reste bien à l’abri dans ses pattes. Quelques girafes arrivent et s’abreuvent prudemment. On admire le spectacle jusqu’au départ des artistes.
De retour au camp, il est l’heure d’aller se coucher. Des chacals rodent un peu partout. Ils ont la technique pour ouvrir les couvercles des poubelles pourtant suspendues. On se pose assis en hauteur, au bord de la tente et observons un peu le manège de ces maraudeurs, avant de se glisser dans nos duvets. Pas de groupe à proximité : tranquillité assurée !!
Vendredi 15 août. Nouvelle journée Safari direction l’Est. Encore des belles rencontres (Eléphants, grands troupeaux, premiers gnous..) certaines rencontres sont plus notables : nous suivons de loin un éléphant qui traverse la savane et, en estimant sa direction, le rejoignons à un point d’eau. Après s’être abreuvé, le pachyderme s’arrose copieusempent de boue et de poussière à une dizaine de mètres de nous. Puis, facétieux, il asperge d’eau quelques petits échassiers blancs qui osent fouiller dans son crotin. Plus tard, nous admirons un gros rhino posté à l’orée de buissons. On sent que l’animal est moins tranquille, plus sur ses gardes que l’éléphant. Son attitude un peu fébrile nous impose une certaine prudence : je n’ai pas envie de jouter avec la bête, le 4x4 n’apprécierait pas. Durant l’après midi, nous avons également la chance de voir un beau léopard venant boire (point de Goas). Nous sommes arrivés juste à temps car, contrairement aux stars d’hier soir, il ne traîne pas. Cet animal a vraiment une belle démarche, il dégage une impression de puissance et d’assurance. On observe également pas mal d’oiseaux : des très colorés « Lilac-Breasted roller » aux imposants « secretary Bird » et « Kori Bustard »
Nous bivouaquons au camp d’Halali. Les emplacements sont petits et serrés. On se croirait dans un camping sur la côte française. Nous n’avons pas envie de traîner là. Nous décidons alors de nous adonner à une pratique courante, instaurée depuis longtemps dans nos us et coutumes : l’apéro insolite. Le principe simple et immuable de ce rite secret est de boire l’apéro en famille dans des lieux plus ou moins insolite. Nous préparons notre sac à dos glacière et en route pour le point d’eau. Celui là n’a pas d’odeur. Comme il est de bonne heure, il y a peu de spectateurs. Nous choisissons un banc bien situé, juste devant le parapet. Discrètement et le plus en silence possible par égard au voisinage, nous commençons notre rituel à la santé de mère nature et de ses enfants.
Nous avons dû plaire aux dieux africains car ils nous ont adressé un signe. Un léopard est venu d’abord s’abreuver. Peu de temps après qu’il ait disparu dans la nuit, quelques craquements ont annoncé l’arrivée d’une harde d’éléphants (11 pachydermes ) dont des éléphanteaux ont pris place autour de la grande mare pour notre plus grand plaisir. Après un bon moment, l’animal qui semblait mener le groupea regardé en direction de la pénombre et lançé un bref barrissement. Sans doute inspiré par les esprits conjugués de Nicolas Hulot et John Ballantines, je suggére à ma douce et à Junior : « Il prévient un autre groupe qui attend son tour. ». Quelques minutes après, les éléphants ont quitté tranquillement le point d’eau. Le silence qui suivit leur départ fut très vite brisé par l’arrivée d’un autre groupe de 19 babars pour une nouvelle longue séance de libations. Moment de triomphe intérieur quand ma douce et Junior se sont tournés vers moi dans un regard unanimement admiratif. La représentation de ce soir là a duré bien plus longtemps que prévu et nous quittons les lieux ravis, après que le point d’eau soit devenu complètement désert. La douceur du début de soirée a fait place à la fraîcheur et nous regrettons de ne pas avoir emporté nos polaires (erreur d’amateurs). Sur le retour, nous croisons des gens qui se rendent au point d’eau...s’ils savaient ce qu’ils viennent de rater.
Pas le temps de faire de feu : ce soir, ce sera Biltong et chips. Nous dégustons le biltong acheté en filet, bien plus savoureux que celui déjà coupé en lamelles. Tout comme la nuit précédente, celle-ci sera sereine. La température nocturne s’est rafraîchie depuis hier, mais nous n’avons toujours pas froid.
Samedi 16 août. Dernière journée à Etosha, nous l’espérons riche. Les nombreux troupeaux de ruminants sont toujours aux rendez vous. Nous sommes gâtés par une famille de lions qui a pris ses quartiers au pied d’arbustes avoisinants un petit point d’eau (Nuamses). Nous prenons le temps d’admirer le seigneur à grosse crinière entouré de 3 lionnes. Deux lionceaux sont également présents et l’un d’entre eux a la bonne idée de s’éloigner des hautes herbes le temps de quelques photos. Un peu plus tard, nous surprendrons un jeune mâle solitaire venu se rafraîchir sur un autre point, troublant la quiétude des girafes qui s’étaient retirés derrière des buissons. Leurs longs cous dépassaient de loin les arbustes et on pouvait les voir surveiller le lion sans jamais le perdre de vue. La Panthera Leo ne leur a même pas jeté un regard...
Nous avons failli manger de l’Impala ce jour là : alors que nous circulions sur la voie principale qui traverse le parc, nous longeâmes (hou, quel style !!) un troupeau d’Impalas sagement posté sur le bord. Soudain un jeune Impala traversa la route en courant devant nous, poursuivi par un mâle .. Jusque là, la distance entre eux et le 4x4 était suffisante. Mais le premier eut la mauvais idée de faire demi tour subitement et retraversa la piste juste devant la voiture. Bien qu’ayant pilé, c’était trop juste pour pouvoir s’arrêter. L’écervelé passa de justesse, manquant d’être percutée par l’arrière. Mais ce n’était pas fini, dans la fraction de seconde qui suivit, le mâle était dans ses traces. Alors qu’il allait percuter la voiture au niveau de la roue avant, il fit un bond prodigieux, presque à la verticale par dessus le capot. Son sabot arrière a pris un ultime appui sur le haut du pare buffle, comme pour assurer le bond. Il a atterri sans dommage, de l’autre côté, pour poursuivre sa course. Nous sommes restés bouche bée devant une telle acrobatie. Certes, nous avions déjà admiré les sauts les springboks et autres gazelles, mais pas d’aussi près et pas devant un tel obstacle...
Nous prenons nos quartiers au camp de Namutoni. C’est celui qui présente un Fort blanc et ancien . Les alentours furent le théâtre de violents combats entre les Hereros et les Allemands comme en témoignent des mémoriaux. C’est de loin le plus sympa. L’accueil est nettement plus souriant, les places de camping sont aux choix et plus espacées que dans les autres camps. Il y a de la pelouse et non de la terre. Chaque emplacement a son bloc électrique. Les points d’eau sont en communauté. Les blocs sanitaires sont récents, certains encore en travaux : c’est la première fois que j’ai dû faire la queue pour prendre ma douche. Un phacochère se promène dans l’enceinte du fort pour la grande joie de tous. De même, de très nombreuses mangoustes déambulent dans le campsite. Il est difficile de ne pas résister à leur donner un petit quelque chose à grignoter pour pouvoir les admirer de très très près. Fort de notre belle expérience de la veille, nous décidons de renouveler l’opération « Apéro insolite » en y ajoutant le Pique Nique magique. A la nuit tombée, nous nous rendons au point d’eau éclairé. Cette fois les dieux de la savane nous ont un peu oublié : pendant la première heure, seul un chacal est venu rôder autour de la mare. 5 gentilles girafes ont finalement eu pitié de nous et ont daigné montrer le bout de leur nez. Après trois jours passés à Etosha, ce spectacle n’a pas eu la même magie que s’il s’était produit quelques jours avant.
De retour à notre emplacement, nous nous souvenons qu’il reste une tranche de viande rouge dans le frigo. Demain nous franchirons des barrières sanitaires qui ne la laisseront pas passer. Comme les chacals sont là, fouinant d’une place à l’autre, je découpe des petits morceaux de viande et leur lance. Rapidement, le plus téméraire d’entre eux vient à mes pieds et, dans une attitude canine, joue le jeu avec moi. Morceaux après morceaux, il se cale sur le son de ma voix et de mes injonctions, sachant quand approcher pour recevoir, et quand attendre. J’aurais presque envie de le caresser mais je sais que c’est un animal sauvage et je ne franchirai pas la limite. On se couche en rêvant à tous les hôtes de ce grand parc.
Dimanche 17 août Le réveil se fait de bonne heure car aujourd’hui la route est longue : prochaine arrêt Divundu-Bagani aux portes de la bande de Caprivi. Nous avons décidé de ne pas prendre la route goudronnée qui passe par Tsumbed et Grootfontein : nous coupons par la piste D3001 puis D3016. Bien nous en prend car la chaussée est bonne et les grande lignes droites nous permettent de rouler à bonne allure. Nous ne croisons quasiment personne. Une girafe et plus loin un chacal tenteront de faire la course avec nous : 1.la course de la girafe est gracieuse. 2 Je ne pensais pas qu’un chacal pouvait courir aussi vite et aussi longtemps.
Des palmiers assez hauts apparaissent de part et d’autre, annonçant un léger changement de végétation. Nous apercevons les premiers nuages depuis notre arrivée en Afrique, nous avons même le droit à un début de temps gris. Cela ne durera pas et nous n’en reverrons plus. Nous mettons à peine deux heures depuis le départ de Namutoni pour rejoindre la D8. Sur cette piste quasi deserte, nous laissons Junior tenir le volant sur quelques centaines de mètres. Concentré, il s'en sort fort bien.
Arrêt technique à Rundu : ravitaillement en tout genre (carburant, courses, argent). Aux abords de Rundu, la route est bordée de nombreuses huttes en terre et aux toits de paille. Elles sont regroupées par grappes, le plus souvent dans une enceinte faite de bouts de bois. Ici la modernité n’a presque pas de prise. Ceux qui vivent là le font de la même manière que leurs ancêtres. Nous en voyons de façon concentrée sur des kilomètres. De très nombreuses personnes marchent le long de la route, accompagnant des troupeaux, portant des bidons, ou simplement voyageant d’un point à un autre. Parfois en circulant, nous sommes étonnés de croiser des marcheurs alors qu’à des kilomètres en amont et en aval il n’y rien d’autre que la savane ou le bush.
Nous arrivons à Divundu. Les explications concernant l’emplacement de notre camp n’étaient pas très claires : il était indiqué de tourner à droite avant le pont mais sur google, le camp était à droite après le pont. Nous avons manqué le petit panneau la première fois. Notre camp, le Goabacca est un camping communautaire. Nous l’avons choisit plutôt que le Neisip car il est beaucoup plus proche de la route (4 kms) Je ne savais pas trop à quelle heure on arriverait et je ne voulais pas me perdre dans les pistes la nuit. Finalement nous arrivons à 15H30. Une petite piste en sable mou part sur la droite APRES le pont enjambant l’Okavango. Elle longe un centre de redressement (une prison...). Les locataires forcés des lieux nous regardent passer le long du grillage et certains nous saluent. Nous leur faisons un petit signe de la main. Tous nous rendront notre salut et nous souriront.
Le Goabacca camp est une très agréable surprise. L’arrivée se fait au bout de la piste un peu défoncée et passant à travers le bush. Une petite cahute en guise de réception nous rappelle l’anecdote de Ugab. Un petit bonhomme souriant surgit, il cumule les emplois ici : réceptionniste, caissier, intendant, gardien..... Il y a 4 emplacements : deux possèdent des pontons en bois offrant une large et belle vue sur l’Okavango. Les popa falls sont quasiment à nos pieds et le bruit qu’elles dégagent est bien présent. Nous héritons du camp N°02. Ce petit camp est plein de charme : une hutte ouverte abrite le coin cuisine avec évier. Plus loin, une seconde hutte abrite d’un côté les WC et de l’autre la douche. C’est propre et il y a encore de la braise sous le chauffe-eau de brousse. Nous nous baladons un peu le long de l’Okavango. Non loin du camp, une petite plage de sable fait face aux rapides (les Popas falls sont des rapides formant des toutes petites cascades et non une chute d’eau). Nous sommes quand même fatigués de notre route et nous ne traînons pas. Surgissant de nulle part, un groupe de gamins remonte le chemin, à la queue leu leu. Nous tentons un dialogue mais manifestement, ils ont autre chose à faire. Nous dînons sur le ponton, face à l’Okavango. L’emplacement N° 03 tout comme le 4 est plus dédié aux groupes. Un petit groupe de français occupent le N°3. Ils seront discrets : Merci. Le repas sera l’objet d’un mini drame : la saucisse de boeuf est vraiment beurk et le Shiraz bouchonné !!! En guise de consolation, nous admirons la nuit, la clarté de la lune et ses reflets sur le fleuve. Le bruissement de l’eau, les murmures nocturnes nous bercent. Une grande quiétude nous entoure. Nuit d’Afrique rime avec nuit magique. Nous conseillons vivement le Goabacca camp et l’emplacement N°02.
Lundi 18 août Alors que nous nous extrayons des tentes et commençons nos rituels matinaux, un superbe lever de soleil au dessus du fleuve s’annonce. J’ameute la troupe et toutes activités cessantes nous nous postons sur notre ponton. L’espace d’un moment, le temps suspend son vol : le soleil, légèrement zébré, joue avec le rouge, le jaune et le rose. L’Okavango se fait miroir...que c’est beau. Après cet instant d’intense émotion, nous retournons à nos premières intentions. Le petit déjeuner sur le ponton sera calme et détendu. A 07H30 il nous faut partir pour notre prochaine destination : les Victoria Falls.
La traversée de la Bande Caprivi se fait sans encombre. Il n’y a rien de particulier à signaler : la route est goudronnée et bonne, le paysage est monotone. Beaucoup de parcelles longeant la route sont noircies, sans doute par écobuage. Il y a moins de densité de petites huttes qu’aux abords de Rundu. A 50 kilomètres de Katima Mutilo, un 4x4 Blanc tirant une remorque bâchée est arrêté en warning. Nous nous arrêtons. C’est une famille de hollandais. Ils sont en panne d’essence. Nous proposons notre aide mais ils voyagent à deux familles et l’autre 4x4 est déjà parti pour Katima Mutilo chercher de l’essence. Ils avaient prévu de faire le plein à Kongola mais la station était à sec. Après être rassuré sur leur sort nous reprenons la route.
Nous voilà à Katima Mutilo. Nous prenons le temps d’y faire une étape shopping. Un petit craft center situé près du marché propose des belles statuettes. Cette ville est animée, bien achalandée : on y trouve plus que l’essentiel. Nous faisons le plein de gas oil. On nous l’a conseillé, car l’essence est bien plus chère en Zambie parait- il. On prend même le temps de trouver le gros baobab dont le tronc creux servait de toilettes publiques. Il reste bien un bout de céramique mais ce n’est plus fonctionnel bien que l’odeur qui en dégage rappelle Cape Cross... Nous prenons la direction de la Zambie. Adieu la Namibie et un grand merci pour tout.
Nous traversons le pont qui enjambe le Zambèze pour atteindre la ville de Sesheke. Une fois le pont franchi, rien ne nous apparaît comme un poste frontière. Nous prenons la direction de Livingstone. Cela doit être comme à Nakop : le poste Zambien doit être plus loin. Après plusieurs kilomètres, cela ne colle pas : Il y a des maisons et un village. On passe devant un poste de police et je m’arrête. Je vais voir le sévère sergent qui est debout derrière son pupitre de bois. J’explique que je viens de Namibie et que je cherche le poste frontière. Il se déride et m’indique qu’il était juste après le pont. Nous faisons demi-tour. Nous voilà présentement clandestin !!!. Je me dis qu’on aurait pu se faire prendre en chasse en ne s’arrêtant pas...
Arrivés au pont, nous constatons qu’il y a effectivement des baraquements sur la gauche. Le petit bâtiment est un peu (beaucoup même) défraîchi. Une fois stationné, on enclenche le chrono histoire de pouvoir vous dire combien de temps cela nous prend : il est 14H00, top chrono ! Commence alors le racket organisé. On passe successivement 4 étapes à chaque fois soldées par un délestage de US dollars : Premièrement, les visas : on remplit la paperasse habituelle, plus un registre où on réécrit quasiment la même chose. J’ai envie de mettre Mickey Mouse en guise de nom car ils ne vérifient rien. Mais bon, je m’abstiens, l’humour a des limites. Le visas coûte 50 $ par personne. Pour junior c’est gratuit ! Deuxièmement, la taxe véhicule : on passe dans le bureau d’à côté où nous attendent deux agents en uniforme : une femme affalée sur un fauteuil, les pieds posés sur le bureau, la casquette de travers et occupée à siroter un Coca. Je regarde ma douce : « n’y pense même pas » lui dis-je mentalement, devinant son irrésistible envie de prendre une photo. Son collègue masculin est derrière un ordinateur antédiluvien. Vérification des papiers du véhicule et savant calcul : pour notre fidèle Rodéo, ce sera 44 $. Je tends un billet de 50 et à l’attitude de mon interlocuteur qui fait mine de chercher, je comprends bien qu’il va me falloir faire le deuil de la monnaie. Avant qu’il ne tente de me l’expliquer, grand seigneur, je lui fais un signe en disant : « it’s ok ! ». Cela fait sortir de son apathie sa collègue qui nous décroche un grand sourire. Avant de quitter le bureau, on nous explique qu’il faut s’acquitter de l’assurance obligatoire. Troisièmement, l’assurance auto : nous sortons du bâtiment pour entrer dans un petit chalet de bois, pareil à ceux vendus pour mettre dans le fond du jardin afin de ranger la tondeuse. Notre interlocuteur réussit le tour de force de remplir le contrat tout en nous l’expliquant vaguement et en poursuivant une conversation téléphonique animée : cet homme est un artiste. Au final l’assurance nous coûte 40 $ ou 115000 Kwatchas pour un mois, durée minimum du contrat. Avant de sortir, l’assureur nous indique à son tour qu’il reste une étape : la County tax, « just next door ». Quatrièmement, la taxe locale : le « next door » est en fait une vieille caravane insalubre. Cela doit faire bien longtemps qu’elle a parcouru son dernier voyage. Elle connait une seconde vie après sa mort, en servant de bureau de recette locale. A l’intérieur nous attend un couple sans âge, en parfaite harmonie avec le décor. Ces deux personnes, , au demeurant très souriantes nous expliquent dans un anglais chaotique le pourquoi de cette taxe. Pour officialiser leur propos, le gentil grand- père nous désigne une photocopie jaunie, écornée et tachetée par je ne sais quoi, apposée sur la paroi intérieure de la roulotte. Je regarde le parchemin, cela parle de la Sesheke county tax avec des tarifs listés. Une faible empreinte de tampon termine solennellement le document. Renonçant à toute protestation du style « on ne reste pas ici on ne fait que passer », on s’acquitte des 10 $ pour le plus grand bonheur du couple, non sans s’être auparavant soumis au rituel du remplissage du registre. Durant la transaction, il a été galamment proposé à ma douce de s’asseoir sur la banquette en moumoute de la caravane. Je ne sais pas si c’est la couleur indescriptible de la moumoute, probablement d’époque, ou la forte probabilité que des minuscules habitants s’y soient installés durablement, mais ma chère et tendre a poliment décliné l’invitation.
On sort de cette ultime repaire de gabelous. Des hommes attendent pour faire du change. Pas trop sûr du taux, je change 50$ contre 150.000 kwatchas, histoire d’avoir un peu d’argent local au cas où. Nous regagnons notre véhicule où junior joue sagement à la D.S. Top chrono il est 14H33 (moins 200 $). Nous roulons maintenant sur la M10 en direction de Livingstone. La route est moins bonne que la « Caprivi strip » : peu ou pas de bas côté, chaussée moins large et nids de poule. On traverse plusieurs villages et il y a pas mal de piétons. Peu avant Livingstone, on s’arrête à deux « check point ». Au premier, on nous demande d’ouvrir le coffre arrière et on nous pose quelques questions. Au second, nous ne sommes pas contrôlés. Un gros Babouin traverse la route nonchalamment sous l’oeil enamouré de sa femelle. Nous ne verrons pas d’autres animaux. Arrivés à Livingstone, nous prenons la route principale. Nous faisons un arrêt au Super Spar bien achalandé.
Nous arrivons au Zambeizi Waterfront, situé presque en sortie en ville en direction des chutes. Ce complexe comprend des chambres, des tentes à louer et des places de camping. Il a un bar-restaurant sympa avec une grande terrasse surplombant le Zambèze. Il y a une piscine dans laquelle junior osera se baigner même si l’eau est froide. Nous choisissons notre emplacement. Il en reste peu de libre. Ce n’est pas très grand mais ombragé. Nous avons un point d’eau, un évier, un braii et un point d’électricité. Je déconseille les tentes car elles sont situées tout au bord des chemins qui mènent des campings au centre du complexe : tout le monde passe juste devant vous : aucune intimité. Une fois notre camp matérialisé nous nous empressons d’aller aux chutes.
L’entrée du parc est située à 4 km. En approchant, on distingue soudain la brume qui s’élève : premiers frissons dans la voiture. L’entrée du parc est gardée par un militaire armé d’une kalachnikov. Il nous précise bien de payer le parking et de garder le ticket pour sortir.... Nous stationnons sur le parking du parc qui est bordé par un marché aux souvenirs. L’entrée du parc est de 20 $US par adulte et 10 par enfant. Le billet n’est valable que pour une entrée contrairement à ce qu’on nous dit au Lodge. On emprunte le chemin qui mène aux points de vue. J’entends les battements de coeur de ma douce... soudain ça y est : on est face à la faille qui s’étend sur la gauche. De nombreux filets et petites cascades en tombent. Le débit est petit car c’est la saison mais la faille est immense : 1, 7 km de long et 103 mètres au plus haut. Je regarde ma douce, ses yeux sont embués et ce n’est pas par la brume. Un rêve de gamine vient de se réaliser et l’émotion est grande. Nous parcourons le chemin qui longe les chutes. Au loin, elles sont plus denses. La vapeur qui s’en élève est bien visible et monte à plusieurs dizaines de mètres comme un épais nuage de fumée. Nous allons tranquillement jusqu’au bout du chemin qui se termine à flanc de falaise. C’est vraiment une belle réalisation de la nature, majestueuse et hors normes. De l’autre côté de la faille, c’est le Zimbabwe. Nous nous postons là et admirons. Il n’y a pas de bruit assourdissant, le débit y est pour quelque chose et peut être que le bruit reste au fond de la gorge. Le soleil décline, nous restons jusqu’à son coucher. Encore une belle façon de terminer la journée, en contemplant messire soleil se cacher derrière la brume puis disparaître derrière la faille des chutes, quelque part par delà le Zimbabwe. Nous regagnons notre voiture et jetons un oeil aux souvenirs. D’un coup, tous les vendeurs sont nos amis. Ils se présentent à nous par leur prénom et demandent le notre. Chacun veut qu’on regarde ses trésors. Il y a quelques belles choses mais nous voulons prendre le temps. Je dis que je reviendrai demain. Je comprends dans leur regard que c’est une phrase qu’ils entendent souvent. Je leur assure que je n’ai qu’une parole.
Retour au Waterfront, direction la douche. De nombreux moustiques sont postés le long de la faïence des cabines de douche, en embuscade pour une attaque en piqué. A grandes claques, nous nous transformons en serial killer. Autant vous dire qu’on se badigeonne de répulsifs. En tout cas l’ensemble du dispositif anti moustique mis en oeuvre est efficace car nous ne constatons aucune piqûre. Nous dînons le soir au restaurant du lodge. Une erreur de décalage horaire et un apéro prolongé nous font dépasser l’heure du service : le buffet d’entrées et les desserts sont terminés. Nous nous ferons quand même servir le plat principal. La cuisine est simple (un seul plat du jour) mais c’est bon. Un groupe de jeunes anglo-saxons attablés au bar chahutent et 3 d’entre eux terminent dans la piscine. Quelques protestations fusent des autres résidents. Moi je souris : faut bien que jeunesse se passe, Sont-ce les chutes qui me rendent moins ours ?
Mardi 19 août A 05H00, nous sommes réveillés par le moteur diesel d’un camion transportant un groupe. Le chauffeur le laisse tourner 10 minutes avant de partir. Y a des coups de pied au cul qui se perdent.... Aujourd’hui, retour à Mosi-Oa-Tunya (nom africain des chutes) mais cette fois ci côté Zimbabwe. La solution nous a été soufflée en entrant en Zambie, en discutant avec un officier d’immigration : nous irons à pied. On gare le 4x4 devant le poste frontière de la Zambie, juste après l’entrée du Parc des chutes. De suite, un homme nous propose de garder notre véhicule. Je lui fais remarquer que nous sommes devant un bâtiment officiel avec des hommes en armes, y aurait il des voleurs ? Non m’assure-t-il mais des méchants babouins qui dégradent tout. Appuyant ses dires, un gros babouins se ballade sur une remorque d’un camion stationné un peu plus loin. Serait-il de mèche avec notre démarcheur ? Mais bon, l’argument est imparable, j’accepte le gardiennage. Nous nous rendons à l’immigration et suivons les conseils reçus : nous demandons un « Gate pass » pour se rendre sur le pont qui enjambe la faille entre les deux pays. Ce laisser passer est gratuit. Il s’agit en fait d’un simple petit bout de papier avec un tampon et sur le lequel figure le chiffre 3 : le nombre de personne que nous sommes. En théorie ce papier permet juste d’aller sur le pont et donc de ne pas se faire tamponner le passeport en sortant de la Zambie. Sinon, au retour, il nous faudrait repayer un visa. Il ne faut surtout pas le perdre, car il est exigé au retour. Bien sûr, il ne faut pas dire que c’est pour aller au Zimbabwe mais juste sur le pont. Notre première étape franchie, nous allons sur pont. Là, nous sommes parmi de nombreux piétons locaux qui font des allers et retours entre les deux pays. Nous sommes les seuls étrangers. Rapidement nous sommes sollicités : guides, hôtel, taxi, marchandises, saut à l’élastique... Tout ce fait amicalement, et nos refus souriants ne froissent personne. La vue du pont est belle mais on ne devine qu’un petit bout des chutes, le reste est masqué par le relief. Au milieu du pont, un petit panneau indique qu’on entre au Zimbabwe. Arrivé au poste frontière, nous allons à l’immigration. Le visa coûte 30$ par personne, Junior aussi. Nous palabrons avec l’officier car le but est de pas avoir de tampon sur le passeport : car en cas de contrôle au retour en Zambie, il nous faudra re-payer le visa. Après l’avoir assuré que nous n’allons qu’aux chutes et que nous revenons dans quelques heures, il consent à nous laisser passer. Il nous donne un reçu pour les 90$, qu’il ne faut pas mettre dans le passeport (en cas de contrôle au retour). Pour sortir du Zimbabwe, il nous dit qu’il faudra demander un « gate pass ». Voilà, le tour est joué, nous entrons au Zimbabwe. On parcourt le petit kilomètre qui sépare la frontière de l’entrée du parc des chutes. Parmi les diverses personnes nous accostant, un homme utilisant un vélo de musée nous propose de monter dans sa remorque bricolée maison. Je suis sûr que la chose ne résistera pas à nos trois masses conjuguées. Il use de tous les arguments possibles et ses tarifs fondent au fur et à mesure. Je lui dis que peut être au retour.... sans conviction. Arrivés au parc, nous devons débourser encore 50$ pour payer nos 3 entrées (même prix qu’en Zambie).
Nous empruntons le chemin et commençons la visite. De Devil cataract à l’extrême gauche, au Danger Point qui borde la faille et fait face à la Zambie, nous ferons deux fois le chemin. C’est magnifique, splendide et inoubliable. Les chutes : Devil Cataract, Main Falls, Horse Shoe sont juste en face de nous et bien plus puissantes que côté zambien. La brume qui s’élève est vraiment palpable face à Main Falls. Nos K way ont été oubliés dans le 4x4. Qu’importe, nous prenons plusieurs douches, reçues comme des bouffées de fraîcheur car il fait chaud et le soleil tape. D’ailleurs nous sommes très vite secs. Parfois nous croisons d’autres visiteurs drôlement emmitouflés dans des vêtements de pluie aux couleurs criardes : mais de quelle planète viennent-ils ? Ils ne connaitront pas les sensations de ces bains de bruines. Au risque de me répéter : il faut ABSOLUMENT voir les chutes côté Zimbabwe. Repus des splendeurs de ce lieu mythique, nous quittons quand même avec regret le parc et prenons le chemin du retour. Le Poulidor à remorque est là. Dès qu’il nous voit, il nous accoste de nouveau. Junior s’est tordu la cheville et boitille : nous ferons deux heureux d’un coup. Notre retour à la frontière se fera en bavardant avec le cyclo-taxi. Comme prévu nous obtenons sans problème le « gate pass » pour sortir du Zimbabwe et entrons en Zambie en montrant le « Gate pass » obtenu le matin en y sortant. Nos passeports ne seront pas contrôlés. Nous récupérons le 4x4 intact de toute attaque de babouin félon. Notre gardien est toujours là et nous nous acquittons des « frais de gardes ». Nous retournons au parking des chutes pour y acheter des souvenirs. Les vendeurs nous reconnaissent et se souviennent de nos prénoms. J’ai également mémorisé ceux de nos interlocuteurs de la veille, ce qui leur fait plaisir. Il s’en suit de longs palabres. Chacun veut qu’on visite son échoppe. Nos objets choisis, on marchande un peu car ils annoncent des prix pour américains (ce sont eux qui me l’ont dit). Les français ont manifestement la réputation d’être dur en affaire. On s’accorde sur des prix qui sont tout à fait acceptables pour nous et grandement profitables pour eux. Quelques dollars de plus sont bien plus importants pour eux que quelques dollars de moins pour nous.
Retour au Zambeizi Waterfront. Nous prenons l’apéro sur la terrasse en bois qui surplombe le fleuve. Nous assistons à un magnifique coucher de soleil par delà les flots. Le soleil vire en une grosse boule rouge qui disparaît derrière les arbres en distordant les couleurs. De temps en temps un vol de gros oiseaux en formation serrée passant au- dessus des flots vient compléter le tableau. Dîner également au restaurant du lodge, même remarque qu’hier : peu de choix mais bonne cuisine.
Mercredi 20 août Après une bonne nuit, réveil de bonne heure. Nous avons un rendez vous spécial : la veille, nous avons réservé 3 vols en ULM au dessus des chutes. Nous avons rendez-vous à 07H00 au Lodge. Coup d’oeil sur la montre il est 06H55 ! argh encore le décalage horaire. Vite, nous nous dépêchons. On nous conduit au terrain d’aviation qui est en fait très proche du lodge. Nous sommes les premiers à décoller. On enfile chacun une combinaison, ce sont des tailles uniques : ma douce et Junior nagent dedans et moi je suis un peu serré. On ressemble au bibendum Michelin. A la queue leu leu nous décollons de la piste. Mon pilote est un allemand qui parle bien français. Il est sympa et son commentaire le long du vol sera très instructif. Au retour, il me laissera même les commandes. Je suis sur l’ULM de tête, par derrière mon épaule et le temps d’un virage, je distingue ma petite famille également en vol, curieuse impression... La vue et les sensations que procure ce vol sont intenses. D’abord on survole la rive du Zambèze pour arriver aux chutes, l’appareil décrit ensuite deux grandes boucles au dessus de celles-ci, avec une large incursion au Zimbabwe. Puis, il regagne l’aérodrome en survolant le Zambèze en son milieu, laissant découvrir plein d’îlots et de bancs de sable. La faible altitude au retour permet de bien admirer éléphants, hippopotames et même des crocodiles. Que vous dire sur le survol des chutes mêmes ? Ce qu’en a dit David Livingstone : « Scenes so lovely must have been gazed upon by angels in their flight » qu’on peut traduire par « de telles magnifiques scenes doivent avoir été contemplées par les anges en vol » Le seul regret est qu’on ne puisse embarquer d’appareil photo, sécurité oblige. Les images resteront seulement dans nos têtes. Le vol coûte 115$ US, même prix que l’hélico, mais à mon sens avec plus de sensations. De retour sur le plancher des buffles, nous devons sortir du rêve et revenir à la réalité : il nous faut plier bagages et partir pour le Botswana. Il ne faut pas trop tarder car nous attend l’épreuve de la traversée en bac : véritable roulette russe qui peut parait-il, durer des heures. Bye bye la « fumée qui tonne ».
En sortant de Livingstone, nous subissons deux barrages routiers. Le premier est fait par la Police. Les papiers sont contrôlés et surtout l’assurance Zambienne. On est en règle, tout va bien. Le second barrage est pour l’entrée dans le comté de Kazungula où il nous faut payer la « local tax ». Un peu plus loin, un énorme serpent jaune et noir gît sur la route, il mesure presque trois mètres. C’est le seul serpent que nous verrons durant notre voyage.
Nous voilà à Kazungula. Une longue file de camion est arrêtée le long de la route en direction de l’embarcadère. Il y a plein de monde. Me souvenant des expériences lues, nous doublons les camions et nous arrêtons devant la grille, il est 09H55. A peine sortis de la voiture, nous sommes assaillis par des hommes qui nous proposent différents services : change, souvenirs et bien sûr une aide aux formalités. L’un d’eux parait très débrouillard et convaincant, il s’appelle Olifantsfontein, comme la ville précise-t-il. Nous nous accordons d’abord sur le tarif. Je lui dis qu’il ne me reste plus que 20000 kwatchas, rien de plus. Cela lui convient. Au pas de charge, il nous fait rapidement passer de guichet en guichet et de bâtiment en bâtiment. Il est efficace le garçon, prenant des raccourcis et passant devant les files. Un peu honteux, on se laisse mener. Après les formalités de sortie du territoire (pour nous et pour la voiture) et l’achat du billet du bac (20$ US), nous remontons dans le 4x4 à 10H15 !! Olifantsfontein reste à nos côtés, fait ouvrir la grille et nous dirige jusqu’au bout de la jetée, doublant tous les camions. Au final nous stoppons devant le fleuve, derrière 3 autres véhicules en attente de franchissement. Notre passeur a bien mérité son salaire. Alors que nous attendons sagement, un homme en chemise blanche tenant une espèce de cahier vient vers nous, pas content du tout. Il parle un très mauvais anglais et comme il est énervé, cela n’arrange rien. Il semble nous reprocher d’avoir eu recours à un passeur malhonnête car on aurait dû également passer par lui et payer une taxe. Il me demande où est le passeur, je lui assure qu’il est parti. Il note le numéro d’immatriculation du 4x4 et repart en fulminant. Je me dis que le malicieux Olifantsfontein l’a esquivé sachant que comme je n’avais plus que 20000 Kwatchas, son salaire aurait été amputé... Puis je remets dans l’ordre tout ce que le questeur local m’a dit et je réalise qu’il réclamait la county tax. Ici le county c’est Kazungula. Nous avons déjà été racketté et nous en avons gardé la preuve : un reçu. L’homme revient toujours gesticulant : je vais à sa rencontre et lui demande s’il réclame bien la Kazungula county tax. Il me le confirme. Petit moment de bonheur, je sors le reçu ainsi que mon meilleur sourire et lui démontre que nous l’avons déjà payé ce matin. Désarmé mais beau joueur, il repart en quête de nouveaux contribuables.
L’incident clos, nous observons le petit monde autour de nous. Apparemment, un seul bac fonctionne. Il se trouve de l’autre côte du fleuve. Le temps de décharger son contenu et de charger une nouvelle cargaison, le voilà qui revient. Après avoir largué ses passagers, il embarque les 3 véhicules devant nous, un camion, une centaine de piétons et il repart. On sera du prochain voyage. Olifantsfontein réapparaît, nous demandant si tout va bien. Il a changé de couleur de tee shirt, sans doute pour échapper au percepteur en colère...petit malin va !!! Une demi heure après c’est notre tour. Cette fois-ci, il prend deux 4x4 et deux camions. On serre au maximum ! Les roues avant du 4x4 sont presque hors limite du bac et le camion qui suit s’arrête à 15 cm de mon pare choc !!! On débarque au Botswana à 11H15 : belle performance. De l’autre côté, il y a plus de véhicules pour le passage dans l’autre sens. L’attente va être plus longue pour eux.
Les formalités d’entrée à la douane sont vites expédiées et nous payons seulement 50 pulas. Nous avions suivi le conseil donné par un Zambien : changer quelques pulas avant de quitter la Zambie pour en avoir à la douane en arrivant au Botswana. Nous faisons nos courses à Kasane, à l’incontournable Spar. Puis nous prenons la direction de Chobe pour trois jours et deux nuits en immersion complète dans le parc.
Chobe est véritable sanctuaire. Je me souviens d’une discussion avec un Namibien à Walvis Bay qui me disait que Etosha était très bien mais que Chobe était....il cherchait ses mots..et a finalement lâché un « piouuu » accompagné d’un grand geste d’impuissance à trouver le bon adjectif pouvant le décrire.
Nous entrons dans le parc : circulation en 4x4 uniquement. L’axe central est rapidement constitué de sable mou. Les pistes qui en partent pour longer le lit de la rivière le sont encore plus. Le camp d’Ihaha est situé à 24 km de l’entrée. Il faut une heure pour y arriver, sans traîner. Nous traînons, car rapidement, ayant pris le plus au près de la rivière, nous sommes bouche bée devant ces grands troupeaux d’éléphants. 20, 30, 40 voire plus, d’individus dans le même troupeau. Des gros et des tout petits, pataugeant dans la boue à quelques dizaines de mètres. Puis ce sera les hippos, puis les puissants buffles. Au premier buffle, Junior s’écrie « Big Five !! ». Et oui nous avons vu : Eléphants, Rhinos, Lions, Léopards et maintenant Buffles. Le fameux big five est réalisé et Junior en est ravi. Nous arrivons au camp et nous nous enregistrons auprès des Rangers. Nous avons l’emplacement N°3. Nous leur demandons ce qu’il y a comme animaux et ils nous rassurent de suite : ce matin ils ont remarqué des traces de lions au niveau de notre emplacement. Juste dans les buissons derrière le camp, un grand troupeau de buffles a élu domicile. Sinon la routine : passage d’éléphants et bande de babouins dont ils précisent qu’il faut se méfier car ils sont « naughty ». Bon ben nous voilà dans le bain !!!
Notre emplacement est bien situé : non loin des bâtiments sanitaires, avec une belle vue sur la rivière. Chaque place est invisible de l’autre, assez distante et séparée par des hautes et épaisses haies. De l’autre côté de la rivière, c’est la Namibie. On distingue des parfois des petites embarcations en bois : des pêcheurs. La nuit des feux de camps sont visibles dans le lointain, preuve d’une présence humaine. A ce propos, je me suis aussi renseigné sur place quant à l’existence d’éventuels voleurs pouvant s’introduire dans le camp : c’est malheureusement confirmé, et par les rangers, et par un guide rencontré sur place. Ils viennent de la rive d’en face et peuvent voler dans la journée dans les remorques ou dans les voitures la nuit. J’ai prévu quelques contre-mesures (bombe lacry, gros gourdin, corne de brume et sifflet) mais nous n’aurons aucun désagrément d’origine humaine.
Alors que le soir s’annonce doucement, le camp est prêt. Nos réserves de bois sont garnies d’autant qu’il y a pas mal à glaner aux alentours. Junior et moi sommes afférer à préparer la table quand ma douce annonce d’une voix émue : « Venez voir les garçons » : un troupeau d’éléphants surgit du camp inoccupé d’à côté et prend le chemin de la rivière. Nous installons la table en conséquence et buvons l’apéro avec ce spectacle inouï qui se déroule devant nos yeux. Des gros babouins commencent leur ronde. Ils passent devant nous en nous fixant. Je me manifeste bruyamment, tentant une imitation plutôt burlesque du gorille. Ils dévient un peu de leur trajectoire, peut être craignent-ils que je sois contagieux...
Ce soir là, je ne suis pas très rassuré par les buffles. Avant la nuit, on en distingue quelques-uns à l’orée des buissons derrière nous. Au bruits et grognements qui s’en dégagent : ils sont nombreux. Je sais qu’ils sont puissants, sans peur et agressifs. Ma crainte est qu’ils aient la mauvaise idée de traverser subitement notre camp pour aller boire.
Dès la nuit, le feu fournit éclaire notre bivouac et maintient éloigné les buffles. De temps en temps, j’éclaire de ma torche puissante les buissons. Des dizaines de points vert fluo scintillent dans le noirs : les yeux des buffles.
Notre stock de bois épuisé, il est temps de regagner nos perchoirs et de se laisser bercer par les bruits de la nuit. La journée a été longue et riche.
Vers les 23H00, un cri nous réveille : c’est Junior. Il appelle maman car il à mal au ventre.....Misère, si il y a un endroit où je ne souhaitais vraiment pas descendre de la tente la nuit, c’était bien là. Avant de mettre pied à terre, je balaye avec ma torche à droite et à gauche : rien. Les buffles semblent partis. Ma douce aide Junior dans son combat contre la gastro, pendant que je monte la garde à l’écoute des bruits. Tout le monde se recouche à la recherche du sommeil. A 01H00, Junior se fait de nouveau entendre : La gastro demande un deuxième round. Je vérifie de nouveau les alentours et soudain des dizaines de points verts fluo s’illuminent...ouf, se sont des impalas. Rebelote, on se repartit les mêmes rôles. Cette fois, il faut des médicaments car l’affaire est sérieuse. Evidemment ils sont dans une valise au fond du cab. Ma douce se livre à des contorsions empoussiérées dans la cabine pour atteindre les précieuses pilules. Mentalement, j’espère que les lions n’auront pas la bonne idée de venir nous rendre visite. Junior se voit administrer la prescription d’urgence anti-tourista et tout le monde retourne au dodo. Cette fois la gastro est jugulée.
Jeudi 21 août Nous prenons notre petit déjeuner sereinement. Les « naughty Baboons » commencent leur approche. Nous les chassons à grand renfort de cris et de gesticulations diverses. Je travaille mon imitation de gorille en colère, je sens que le rôle rentre. Alors que ma douce est partie au point d’eau, Junior et moi replions les tentes. Nous ne voyons ni n’entendons le gros mâle s’approcher de nous, se glisser à l’arrière du 4x4 et nous voler un pain de mie. Le temps de réagir et le malandrin s’éloigne vite. Je le pourchasse pour la forme, avec mon gourdin. Il s’arrête tout les 15 mètres pour avaler des tranches. Je lui balance des cailloux histoire de troubler son plaisir. Junior est contrarié car il appréciait grandement les tartines de pain de mie au peanut butter. Heureusement, il nous en reste un qui fera l’objet d’une surveillance renforcée. On rigole encore de cette anecdote. Peu après, je discute avec un belge qui occupe également un camp qu’il partage avec un autre couple. Les babouins ont été bien plus indélicats avec eux. Ils ont mis leurs voitures sous un grand arbre feuillus : Les babouins en nombre dans l’arbre ont couvert de déjection véhicules et tentes. Pire, une des femmes s’est fait faire pipi dessus alors qu’elle sortait de sa tente. Conclusion : ne pas mettre la tente sous les arbres.
Avant de sortir du camp et pour rire, je m’adresse à un Ranger en lui disant que je veux porter plainte contre un babouin pour le vol d’un pain de mie et que j’ai son signalement. Nous partons pour une journée entière de safari dans Chobe. Nous nous émerveillons constamment à l’approche des grands troupeaux. Là encore, nous admirons éléphants, hippos, buffles, Sables, phacochères, girafes, grands oiseaux et grandes familles de babouins. Nous décidons de prendre une piste nommée Puku Flats. Selon la carte elle longe une grande boucle de la rivière et revient à son point de départ. Nous sommes seuls sur cette voie et finissons par aboutir dans une cuvette de sable très mou. Nous le traversons prudemment et on s’ensable dans une courbe. Aguerris mais inquiet, on essaye la première manoeuvre de dégagement : Junior et ma douce poussent. Différentiel bloqué, le vaillant rodéo s’extrait centimètre par centimètre et regagne un sable plus ferme. Ouf, c’est passé !!. On poursuit la route pour finalement arriver à un cul de sac : la piste se termine dans une zone marécageuse. Hors de question de continuer. Demi tour et retour à la cuvette. Cette fois, on examine le terrain, un autre passage en ligne droite est possible mais il y a des bosses sableuses et la dernière fait comme une petite dune : il faudra y aller franchement pour ne pas s’ensabler dedans. Je reste seul dans le 4x4 pour l’alléger, après s’être assuré qu’il n’y a pas d’animaux dans le coin. Je m’engage. Je mets la gomme et le Mitsubishi rebondi sur les bosses, ça secoue dur et voilà la dune. J’accélère de plus belle, ça passe ou ça casse me dis-je. Je franchis l’obstacle dans un rugissement de moteur, tout vole dans l’habitacle et dans le cab. Re « Ouf » c’est passé....A ne pas faire tous les jours... Par la suite, les multiples embranchements de pistes sans indication nous perturberont un peu, heureusement que nous avons une boussole, cela évite de tourner en rond.
Après une journée de safari bien remplie, nous retournons au camp. Nous renouvelons notre stock de bois, et préparons le bivouac. Les éléphants reviendront pour l’apéro, un grand merci à eux. Les babouins seront maintenus à distance : Junior est remonté et leur lance des cailloux. Les buffles ne semblent pas être revenus et c’est tant mieux. Notre soirée sera calme et reposante. La nuit sera particulièrement bruyante et inquiétante. Heureusement que la gastro est vaincue. Des cris perçants, rauques et puissants déchireront le silence relatif. C’est tout près de nous. Je n’arrive pas à en identifier les auteurs. Ce qui est sûr, c’est qu’un drame se joue : certains des cris sont emprunts de douleur et de terreur...Cette nuit, le sang a dû couler. La vie n’est pas qu’un long fleuve tranquille.
Vendredi 22 août Alors que nous sommes en plein petit déjeuner, un gros babouin rôdeur s’annonce. D’habitude nous nous manifestions de suite pour les faire fuir. Là, par curiosité, nous décidons de ne pas bouger. Tranquillement, il s’approche et infléchit sa trajectoire vers nous, vers la table. Puis alors qu’il n’est plus qu’à 5-6 mètres, il accélère brutalement. Alors qu’il va manifestement bondir, je me dresse avec mon gourdin et imite, cette fois- ci assez bien, le gorille vraiment en colère. Il stoppe net sa course et recule mais pas trop. Sans doute enhardi par son approche, il sera particulièrement retors à éloigner. Je garde également mes distances tout en maintenant la pression hostile, car je sais qu’il peut être dangereux. Il se réfugie dans les haies et reste à proximité. Suivant un exemple qui nous a été narré la veille, nous remplissons un sac plastique de gros cailloux et le déposons sur la poubelle de fer. Le piège fonctionnera et dans les 10 minutes qui suivront, le gros babouin sera là contre la poubelle, la main sur le sac. Nous ne l’avions pas entendu venir. Nos regards croisent celui de la bête, nous nous dévisageons mais nous ne bougeons pas. Il se saisit du sac qui est bien lourd et le laisse choir à ses pieds. Il fouille dedans et découvre son contenu. Nous éclatons de rire. Au regard qu’il nous a lancé, je suis sûr qu’il a su que nous moquions de lui. Il est parti peu fier et nous ne l’avons pas revu. Nous passons une bonne partie de la journée dans le parc. Nous souhaitions revoir des lions ou des léopards mais nous n’en verrons pas. Par contre nous nous retrouverons plusieurs fois tout proche, à quelques mètres, de troupeaux d’éléphants. Nous devrons nous en éloigner un peu plusieurs fois, devant les injonctions de certains d’entre eux, qui, s’avançant oreilles décollées et trompes battantes nous adressent cet avertissement qui peut se traduire par « pousse toi de mon chemin ou je t’écrase ».
Peu après, sur le chemin de la sortie, nous côtoierons de près un immense troupeau de buffles, plusieurs centaines de têtes en route pour la rivière. Dans l’après midi, nous regagnons le Kubu Lodge situé en sortie de Kasane sur la route menant au bac. Il est discrètement implanté le long de la rivière Chobe. Il est constitué d’un ensemble de chalets en bois surélevés avec petite terrasse en bois. Les chalets sont coquets et décorés avec goût. Le tout est implanté dans un vaste terrain paysagé et ombragé disposant d’une grande pelouse verte (sur laquelle les hippos se baladent la nuit). Le restaurant à l’écart présente une belle terrasse dominant la rivière. Nous dînerons sur place. La nourriture est bonne mais, là aussi, il y a peu de choix (un poisson ou une viande) et il ne vaut pas mieux être dans les derniers à table car il n’y a alors plus guère de choix. Une bonne nuit dans un vrai lit, après 9 jours de suite en tente sur le toit, est appréciée. Je n’ai pas eu le courage de me relever pour guetter les hippos.
Samedi 23 août Après quelques emplettes, nous repartons pour la matinée et le début d’après- midi dans le parc. Nous y voyons nos premiers crocodiles et lézards d’eau. Nous découvrons également un hippopotame allongé à l’ombre d’un buisson, sans aucun doute blessé. Il reste immobile bien que nous soyons à quelques mètres de lui. Nous pique-niquons devant une horde d’éléphants, également en plein casse croûte dans des petits buissons. Pas vu de félins à l’horizon.
Nous revenons à temps au Kubu Lodge pour participer à une « Cruise » sur la Rivière Chobe. Départ de la croisière à 15H00, jusqu’au coucher de soleil. Nous sommes dans une petite embarcation avec un couple de Canadien très sympa et leur fille du même âge que Junior... Notre capitaine connait bien son affaire et, s’il parait un peu austère au début, il se déride au fur et à mesure. Cette croisière est très prisée car nous ne sommes pas les seuls à naviguer. Il y a des bateaux bien plus gros et bondés. L’idéal est d’être dans un petit bateau comme le notre, bien plus rapide, bien plus maniable et surtout bien plus convivial. Son fond plat permet même de s’échouer sur la rive, approchant ainsi de très près les gros crocodiles en pleine sieste. Nous remontons la rivière, allant d’un point à l’autre. Tantôt pour des crocos, tantôt pour des oiseaux, des lézards et bien sûr pour des hippos. Ils sont tout proches, en famille, dans la boue ou dans l’eau. Là encore, quelques belles photos de gueules béantes et de « câlin animal » sont réalisées. La journée touche à sa fin, le soleil décline. Alors que la plupart des bateaux font demi- tour, notre guide nous offrira un fabuleux cadeau qui sera le point d’orgue de notre incursion en contrée sauvage. Il échoue le bateau contre une berge où, en léger surplomb, se prélasse un petit groupe d’éléphants. Lentement, le soleil se glisse entre eux, inondant d’or et de pourpre l’horizon. Bientôt, avant qu’il ne disparaisse, les silhouettes des éléphants se détachent en ombres chinoises devant un paravent de feu. Là, comme aux marquises, le rouge et le noir se s’épousent –ils pas ? Les seuls bruits qui filtrent de notre esquif sont le cliquetis des appareils, le clapotis de l’eau et nos souffles retenus. Le soleil désormais évanoui, sans se concerter, nous applaudissons. Le retour au ponton est rapide, le Capitaine met plein gaz. Nous le remercions chaleureusement et généreusement. Le dîner se fait sur la terrasse du Kubu lodge.
Dimanche 24 août Comme la veille, nous prenons le petit déjeuner en terrasse, de petits oiseaux verts et jaunes viennent quémander des miettes, jusque dans la main. Nous ne nous attardons pas car la route est longue Je devais laisser un petit message sur le livre d’or du Lodge avec un petit clin d’oeil à Francky04 mais le Lodge n’a pas de livre d’or.... Nous quittons Kasane en direction de Nata, Francistown et jusqu’à Palapye. La route goudronnée est bonne. A 70 kilomètres de Kasane, un grand troupeau d’éléphants marche non loin de la route, nous aimons à croire qu’ils sont venus nous saluer. Ils seront les derniers pachydermes de notre périple. A 130 kilomètres de Kasane et sur les 150 suivants, la route présente de très nombreux nids de poule. Certains pourraient être fatal à une berline. Par endroit, on dirait que la route a été bombardée. Quand les lignes droites sont bien dégagées, on slalome d’un côté à l’autre pour les éviter. Parfois, même en 4x4, il nous faut rouler au pas tant la chaussée est dégradée. Nous doublons un camion stationné moitié sur la route, moitié sur le bas côté. Manifestement les nids de poule (où plutôt d’autruche) ont eu raison de ses pneus. Nos franchissons des contrôles sanitaires au cours duquel le frigo est inspecté : pas de viande ou produit animal frais ne peut passer. Nous arrivons à Palapye dans l’après midi. Nous trouvons notre point de chute le camp Itumela qui fait camping et loue des chambres. Nous avons pris une chambre. L’arrivée est folklorique car on doit longer la voie ferrée et traverser une zone de stockage de fret. C’est moche et poussiéreux. Un petit panneau indique avec humour que bientôt la zone moche se termine et le paradis arrive.
Le camp est sympa, grand, fleuri mais assez rustique. Les chambres sont vraiment spartiates et la douche de la salle d’eau n’a rien à envier à celle d’Ihaha. Par contre le camp dispose d’un grand bar, de grands barbecues couverts, d’une cuisine également ouverte avec tous les ustensiles fournis, frigo, micro onde et plaques à gaz. Il n’y a que Junior pour oser faire quelques brasses dans la petite piscine froide. Nous sympathisons avec un couple de Sud Africain avec qui nous bavardons un long moment autour du braii. Dodo tôt, je sombre comme une masse.
Lundi 25 août Le réveil se fait également tôt à cause du train qui passe juste à côté et joue du klaxon. Nous prenons le temps de déjeuner tranquillement. On the road again, direction l’Afrique du Sud via Martin’s Drift. On franchit la frontière du Bostwana en 5 minutes et celle de l’Afrique du Sud en 10 minutes. Peu après la frontière, un panneau averti de la présence de phacochères. 3 mètres après celui ci se trouvent deux spécimens qui traversent la route : ils sont vraiment bien organisés ici !!! Par la suite, nous en verrons de nombreux autres au bord de la route. Nous avons remis le GPS en marche et faisons une étape pour les courses à Marken. C’est un bourg avec deux épiceries, une station service, un ATM et une boucherie. L’atmosphère est un peu tendue. Nous n’avons pas droit aux sourires. Finalement nous serons quand même bien reçus par la bouchère. En quittant Marken, on prend la direction des Waterberg : grandes montagnes plates qui se découpent en falaises et dont certains restes forment des pains de sucre un peu à l’instar de ceux de monument valley, avec plus de verdure. Nous arrivons enfin à l’embranchement de la ferme Mabote où nous avons réservé une hutte. 5 km de piste de sable séparent la ferme de la Gravel road. Nous sommes accueillis à bras ouvert par la maîtresse des lieux, une femme d’un certain âge (et d’un âge certain). Elle nous explique que les huttes sont en réfection et elle nous propose le chalet pour le même prix. Il a été construit en premier et servait au début de point de bivouac pour les réunions sa famille. Elle nous explique le fonctionnement du chalet, nous dit qu’il y a un petit lac non loin et que nous pouvons y faire du canoë : il suffit de se servir. Elle nous précise qu’elle viendra nous voir en fin de journée pour s’assurer que tout va bien. Enchantés, nous prenons la piste qui nous mène à 5 kilomètres de là au pied de la montagne. J’ai des doutes sur la faisabilité de la piste en berline.
Arrivés au « Koko chalet », nous découvrons un petit paradis. Ce sera notre derrière nuit en Afrique Australe et elle sera la synthèse de ce que nous attendions comme atmosphère. Le chalet est grand, bâti en bois et toit de chaume. Il est composé de deux grandes chambres séparées par un grand espace pourvue d’une cuisine américaine avec tous les ustensiles, évier et plaque à gaz. Il y a un frigo, un petit salon avec fauteuils et cheminée.Même le bois est fourni. Cette pièce est grande ouverte sur un ponton de bois surplombant une petite rivière qui serpente entre des rochers. Le tout est dominé par une haute falaise qui nous fait face. L’électricité fonctionne sur batterie et un chauffe eau invisible produit de l’eau chaude pour les deux salles de bains. Un peu en retrait du chalet, un espace est aménagé pour faire un braii géant avec des fauteuils tout autour. Nous regrettons déjà de n’y passer qu’une nuit. Nous allons faire un petit tour en canoë sur le lac. C’est calme. Deux montagnes côte à côte en perspective du lac donnent un tableau de carte postale. Retour au Chalet et Junior a encore le droit de tenir le volant, mode 4x4 enclenché. Il est fier de sa prouesse. A la nuit tombée, notre hôtesse nous rejoint. Elle nous offre des chocolats et s’assure que tout va bien. Elle précise à ma douce de ne pas faire la vaisselle car demain « ses gens » viendront faire le ménage. Nous dégustons notre dernier braii accompagné d’un vin sud africain. Ici nous sommes encore une fois seuls au monde. Tous les trois, nous irons nous blottir dehors dans les fauteuils. Dans la nuit noire, nous admirons une dernière fois et plus longuement que d’habitude, ce formidable ciel étoilé qui a accompagné nos nuits australes. Je suis sûr que vous devinerez quels furent nos voeux au passage des étoiles filantes.
Mardi 26 Août Petit déjeuner avant le grande préparation des valises pour l’avion. Quel bazar ! Puis nous faisons une balade en remontant la rivière. Par endroit elle s’élargit. De gros rochers plats permettent de la traverser sans difficulté. Quelques singes se sauvent dès notre approche. On se pose là, au pied de la montagne et sur une dalle au milieu de la rivière, pour contempler les alentours. Les meilleures choses ayant une fin nous devons quitter Mabote. Sur la table du salon, un livre d’or est posé. Déjà mélancolique je laisse ce petit mot ému, dans un anglais peut être pas très juste : « We have been driving through RSA, Namibia, Zambia and Botswana to discover this wonderful part of the world that is Southern Africa. Now it is our last stop. What a very good guess to end in this very nice, quiet and magic place. We had a very special time here, before being also “Out of Africa”. Thank you for your warm hospitality. Thank you to share your place. Mabote sounds like in French “ Ma beauté” wich means “my beauty.”
Nous traversons une partie du waterberg et arrivons à Naboomspruit. Puis nous rejoignons la N1, autoroute à péage. En approchant Prétoria, la circulation se fait dense. A Johannesburg, on tombe dans des bouchons. Heureusement que le GPS est là pour nous mener à bord, chez notre loueur. Le 4x4 est restitué, ils ne le vérifient même pas. Je montre juste une attache de hublot latérale qui a cédée et explique les rafistolages de la tente. Vers les 17H00 on nous conduit à l’aéroport. Les embouteillages sont denses et notre chauffeur prend la route des écoliers. On y est à 18H00 et l’avion décolle à 22H30...on a le temps. Petit moment de flottement à l’enregistrement : Nos bagages présentent un excès de 16 kilos et c’est 60 euros le kilos....Nous gardons en guise de bagage à amin, un sac à dos. A chaque embarquement, nous prions pour que cela passe car nous avons 3 gros sacs plus le sac à dos. Finalement, tout ira bien. Le reste n’a que peu d’intérêt sauf qu’Emirates est fidèle à elle même. Nous arriverons à Roissy le Mercredi 27 au soir comme prévu, sans encombre, cette fois-ci avec tous nos bagages et le coeur lourd.
EPILOGUE
Depuis notre retour, l’Afrique est dans nos têtes. Ma douce en a rêvé pendant plusieurs nuits d’affilées, se croyant encore dans la tente au réveil. Le tri des 8000 photos, la rédaction du carnet et la lecture du forum nous relient quotidiennement à elle. Je comprends maintenant la nostalgie des Vinnylove, Grisemote, Francky04 et autres voyageurs. L’année prochaine, dans deux ans ou plus tard, nous y retournerons, c’est certain.
En résumé
Nos coups de coeur :😎 Les sites de Fish River Canyon, Sesriem, des chutes Victoria et de Chobe. L’accueil de certains africains australs La faune riche et sauvage Les somptueux couchers de soleil Les nuits étoilées magiques Les camps de Koiimasis, Goabacca et Mabote
Nos coups de gueule :😠 Les grands groupes organisés, bruyants et indélicats L’accueil de certains africains australs La poussière omniprésente Le vent à Walvis bay
Nos regrets :😕 De ne pas y avoir été plus tôt D’en être déjà repartis De ne pas y retourner de si tôt
La première partie était là : http://voyageforum.com/...ere_partie_D2003883/
Voilà la suite :
Jeudi 14 Août Nous quittons la ferme des Guépards. Ayant fait nos courses la veille à Kamanjab, nous décidons de prendre un raccourci et de ne pas descendre jusqu'à Outjo pour rejoindre Etosha. Selon nos hôtes, la piste est belle et on met sensiblement le même temps que par la route. Nous empruntons donc la D2671 puis la D2695 et passons donc par Mondesir. Effectivement, la gravel road est très bonne et je suis sûr d’avoir gagné du temps. On rattrape la grande route et direction plein Nord : Etosha. On entre enfin dans le sanctuaire. Nous nous rendons d’abord à Okaukuejo afin de s’assurer de notre camping. L’accueil à la réception est vraiment très froid, je me retiens de ne pas recommander à la réceptionniste une bonne cure de carottes. Les places sont attribuées. Les emplacements sont côtes à côtes, avec point d’eau et prise de courant. Les blocs sanitaires sont en très bon état (Etosha a été rénové pour son centenaire en 2007). Nous jetons un coup d’œil sur le grand livre où les touristes inscrivent les lieux où des animaux ont été vus. Apres avoir acheté une brochure incluant le bestiaire (très utiles pour les oiseaux) et la carte détaillée, nous partons pour notre premier safari.
Les jumelles sont à portée de mains, les lunettes nettoyées et les yeux grands ouverts. Un voyage en Afrique est immanquablement le temps de LA rencontre avec ces animaux sauvages qui nous ont tous fait rêver un moment où à un autre. Nous expliquons à Junior la règle du Big Five. A l’instar de la famille Grisemote, nous instaurons un joyeux concours de repérage des seigneurs dont le prix est une glace. Tout comme « l’école des fans », tout le monde aura son trophée….. Cette première journée s’annonce prometteuse : outre les nombreux troupeaux et hardes de zèbres, impalas, autruches, springboks, girafes, oryx, Kudus (et j’en passe) nous frissonnons à nos premiers éléphants et lions (5 lionnes postées au point de Okondeka). Nous arpentons les points d’eau et l’appareil de ma douce chauffe : clic clac kodak...
Le soir, après nos grillades, nous allons au point d’eau nocturne. Celui ci dégage une odeur très forte : mélange de ménagerie et de purin !!!. Toutefois, une belle surprise nous attend : une petite famille d’éléphants le partage avec un rhino qui doit être rémunéré par le Parc car il reste vraiment longtemps et prend la pose. Puis, pour notre plus grand plaisir, une maman rhino survient avec son rejeton vraiment petit et qui reste bien à l’abri dans ses pattes. Quelques girafes arrivent et s’abreuvent prudemment. On admire le spectacle jusqu’au départ des artistes.
De retour au camp, il est l’heure d’aller se coucher. Des chacals rodent un peu partout. Ils ont la technique pour ouvrir les couvercles des poubelles pourtant suspendues. On se pose assis en hauteur, au bord de la tente et observons un peu le manège de ces maraudeurs, avant de se glisser dans nos duvets. Pas de groupe à proximité : tranquillité assurée !!
Vendredi 15 août. Nouvelle journée Safari direction l’Est. Encore des belles rencontres (Eléphants, grands troupeaux, premiers gnous..) certaines rencontres sont plus notables : nous suivons de loin un éléphant qui traverse la savane et, en estimant sa direction, le rejoignons à un point d’eau. Après s’être abreuvé, le pachyderme s’arrose copieusempent de boue et de poussière à une dizaine de mètres de nous. Puis, facétieux, il asperge d’eau quelques petits échassiers blancs qui osent fouiller dans son crotin. Plus tard, nous admirons un gros rhino posté à l’orée de buissons. On sent que l’animal est moins tranquille, plus sur ses gardes que l’éléphant. Son attitude un peu fébrile nous impose une certaine prudence : je n’ai pas envie de jouter avec la bête, le 4x4 n’apprécierait pas. Durant l’après midi, nous avons également la chance de voir un beau léopard venant boire (point de Goas). Nous sommes arrivés juste à temps car, contrairement aux stars d’hier soir, il ne traîne pas. Cet animal a vraiment une belle démarche, il dégage une impression de puissance et d’assurance. On observe également pas mal d’oiseaux : des très colorés « Lilac-Breasted roller » aux imposants « secretary Bird » et « Kori Bustard »
Nous bivouaquons au camp d’Halali. Les emplacements sont petits et serrés. On se croirait dans un camping sur la côte française. Nous n’avons pas envie de traîner là. Nous décidons alors de nous adonner à une pratique courante, instaurée depuis longtemps dans nos us et coutumes : l’apéro insolite. Le principe simple et immuable de ce rite secret est de boire l’apéro en famille dans des lieux plus ou moins insolite. Nous préparons notre sac à dos glacière et en route pour le point d’eau. Celui là n’a pas d’odeur. Comme il est de bonne heure, il y a peu de spectateurs. Nous choisissons un banc bien situé, juste devant le parapet. Discrètement et le plus en silence possible par égard au voisinage, nous commençons notre rituel à la santé de mère nature et de ses enfants.
Nous avons dû plaire aux dieux africains car ils nous ont adressé un signe. Un léopard est venu d’abord s’abreuver. Peu de temps après qu’il ait disparu dans la nuit, quelques craquements ont annoncé l’arrivée d’une harde d’éléphants (11 pachydermes ) dont des éléphanteaux ont pris place autour de la grande mare pour notre plus grand plaisir. Après un bon moment, l’animal qui semblait mener le groupea regardé en direction de la pénombre et lançé un bref barrissement. Sans doute inspiré par les esprits conjugués de Nicolas Hulot et John Ballantines, je suggére à ma douce et à Junior : « Il prévient un autre groupe qui attend son tour. ». Quelques minutes après, les éléphants ont quitté tranquillement le point d’eau. Le silence qui suivit leur départ fut très vite brisé par l’arrivée d’un autre groupe de 19 babars pour une nouvelle longue séance de libations. Moment de triomphe intérieur quand ma douce et Junior se sont tournés vers moi dans un regard unanimement admiratif. La représentation de ce soir là a duré bien plus longtemps que prévu et nous quittons les lieux ravis, après que le point d’eau soit devenu complètement désert. La douceur du début de soirée a fait place à la fraîcheur et nous regrettons de ne pas avoir emporté nos polaires (erreur d’amateurs). Sur le retour, nous croisons des gens qui se rendent au point d’eau...s’ils savaient ce qu’ils viennent de rater.
Pas le temps de faire de feu : ce soir, ce sera Biltong et chips. Nous dégustons le biltong acheté en filet, bien plus savoureux que celui déjà coupé en lamelles. Tout comme la nuit précédente, celle-ci sera sereine. La température nocturne s’est rafraîchie depuis hier, mais nous n’avons toujours pas froid.
Samedi 16 août. Dernière journée à Etosha, nous l’espérons riche. Les nombreux troupeaux de ruminants sont toujours aux rendez vous. Nous sommes gâtés par une famille de lions qui a pris ses quartiers au pied d’arbustes avoisinants un petit point d’eau (Nuamses). Nous prenons le temps d’admirer le seigneur à grosse crinière entouré de 3 lionnes. Deux lionceaux sont également présents et l’un d’entre eux a la bonne idée de s’éloigner des hautes herbes le temps de quelques photos. Un peu plus tard, nous surprendrons un jeune mâle solitaire venu se rafraîchir sur un autre point, troublant la quiétude des girafes qui s’étaient retirés derrière des buissons. Leurs longs cous dépassaient de loin les arbustes et on pouvait les voir surveiller le lion sans jamais le perdre de vue. La Panthera Leo ne leur a même pas jeté un regard...
Nous avons failli manger de l’Impala ce jour là : alors que nous circulions sur la voie principale qui traverse le parc, nous longeâmes (hou, quel style !!) un troupeau d’Impalas sagement posté sur le bord. Soudain un jeune Impala traversa la route en courant devant nous, poursuivi par un mâle .. Jusque là, la distance entre eux et le 4x4 était suffisante. Mais le premier eut la mauvais idée de faire demi tour subitement et retraversa la piste juste devant la voiture. Bien qu’ayant pilé, c’était trop juste pour pouvoir s’arrêter. L’écervelé passa de justesse, manquant d’être percutée par l’arrière. Mais ce n’était pas fini, dans la fraction de seconde qui suivit, le mâle était dans ses traces. Alors qu’il allait percuter la voiture au niveau de la roue avant, il fit un bond prodigieux, presque à la verticale par dessus le capot. Son sabot arrière a pris un ultime appui sur le haut du pare buffle, comme pour assurer le bond. Il a atterri sans dommage, de l’autre côté, pour poursuivre sa course. Nous sommes restés bouche bée devant une telle acrobatie. Certes, nous avions déjà admiré les sauts les springboks et autres gazelles, mais pas d’aussi près et pas devant un tel obstacle...
Nous prenons nos quartiers au camp de Namutoni. C’est celui qui présente un Fort blanc et ancien . Les alentours furent le théâtre de violents combats entre les Hereros et les Allemands comme en témoignent des mémoriaux. C’est de loin le plus sympa. L’accueil est nettement plus souriant, les places de camping sont aux choix et plus espacées que dans les autres camps. Il y a de la pelouse et non de la terre. Chaque emplacement a son bloc électrique. Les points d’eau sont en communauté. Les blocs sanitaires sont récents, certains encore en travaux : c’est la première fois que j’ai dû faire la queue pour prendre ma douche. Un phacochère se promène dans l’enceinte du fort pour la grande joie de tous. De même, de très nombreuses mangoustes déambulent dans le campsite. Il est difficile de ne pas résister à leur donner un petit quelque chose à grignoter pour pouvoir les admirer de très très près. Fort de notre belle expérience de la veille, nous décidons de renouveler l’opération « Apéro insolite » en y ajoutant le Pique Nique magique. A la nuit tombée, nous nous rendons au point d’eau éclairé. Cette fois les dieux de la savane nous ont un peu oublié : pendant la première heure, seul un chacal est venu rôder autour de la mare. 5 gentilles girafes ont finalement eu pitié de nous et ont daigné montrer le bout de leur nez. Après trois jours passés à Etosha, ce spectacle n’a pas eu la même magie que s’il s’était produit quelques jours avant.
De retour à notre emplacement, nous nous souvenons qu’il reste une tranche de viande rouge dans le frigo. Demain nous franchirons des barrières sanitaires qui ne la laisseront pas passer. Comme les chacals sont là, fouinant d’une place à l’autre, je découpe des petits morceaux de viande et leur lance. Rapidement, le plus téméraire d’entre eux vient à mes pieds et, dans une attitude canine, joue le jeu avec moi. Morceaux après morceaux, il se cale sur le son de ma voix et de mes injonctions, sachant quand approcher pour recevoir, et quand attendre. J’aurais presque envie de le caresser mais je sais que c’est un animal sauvage et je ne franchirai pas la limite. On se couche en rêvant à tous les hôtes de ce grand parc.
Dimanche 17 août Le réveil se fait de bonne heure car aujourd’hui la route est longue : prochaine arrêt Divundu-Bagani aux portes de la bande de Caprivi. Nous avons décidé de ne pas prendre la route goudronnée qui passe par Tsumbed et Grootfontein : nous coupons par la piste D3001 puis D3016. Bien nous en prend car la chaussée est bonne et les grande lignes droites nous permettent de rouler à bonne allure. Nous ne croisons quasiment personne. Une girafe et plus loin un chacal tenteront de faire la course avec nous : 1.la course de la girafe est gracieuse. 2 Je ne pensais pas qu’un chacal pouvait courir aussi vite et aussi longtemps.
Des palmiers assez hauts apparaissent de part et d’autre, annonçant un léger changement de végétation. Nous apercevons les premiers nuages depuis notre arrivée en Afrique, nous avons même le droit à un début de temps gris. Cela ne durera pas et nous n’en reverrons plus. Nous mettons à peine deux heures depuis le départ de Namutoni pour rejoindre la D8. Sur cette piste quasi deserte, nous laissons Junior tenir le volant sur quelques centaines de mètres. Concentré, il s'en sort fort bien.
Arrêt technique à Rundu : ravitaillement en tout genre (carburant, courses, argent). Aux abords de Rundu, la route est bordée de nombreuses huttes en terre et aux toits de paille. Elles sont regroupées par grappes, le plus souvent dans une enceinte faite de bouts de bois. Ici la modernité n’a presque pas de prise. Ceux qui vivent là le font de la même manière que leurs ancêtres. Nous en voyons de façon concentrée sur des kilomètres. De très nombreuses personnes marchent le long de la route, accompagnant des troupeaux, portant des bidons, ou simplement voyageant d’un point à un autre. Parfois en circulant, nous sommes étonnés de croiser des marcheurs alors qu’à des kilomètres en amont et en aval il n’y rien d’autre que la savane ou le bush.
Nous arrivons à Divundu. Les explications concernant l’emplacement de notre camp n’étaient pas très claires : il était indiqué de tourner à droite avant le pont mais sur google, le camp était à droite après le pont. Nous avons manqué le petit panneau la première fois. Notre camp, le Goabacca est un camping communautaire. Nous l’avons choisit plutôt que le Neisip car il est beaucoup plus proche de la route (4 kms) Je ne savais pas trop à quelle heure on arriverait et je ne voulais pas me perdre dans les pistes la nuit. Finalement nous arrivons à 15H30. Une petite piste en sable mou part sur la droite APRES le pont enjambant l’Okavango. Elle longe un centre de redressement (une prison...). Les locataires forcés des lieux nous regardent passer le long du grillage et certains nous saluent. Nous leur faisons un petit signe de la main. Tous nous rendront notre salut et nous souriront.
Le Goabacca camp est une très agréable surprise. L’arrivée se fait au bout de la piste un peu défoncée et passant à travers le bush. Une petite cahute en guise de réception nous rappelle l’anecdote de Ugab. Un petit bonhomme souriant surgit, il cumule les emplois ici : réceptionniste, caissier, intendant, gardien..... Il y a 4 emplacements : deux possèdent des pontons en bois offrant une large et belle vue sur l’Okavango. Les popa falls sont quasiment à nos pieds et le bruit qu’elles dégagent est bien présent. Nous héritons du camp N°02. Ce petit camp est plein de charme : une hutte ouverte abrite le coin cuisine avec évier. Plus loin, une seconde hutte abrite d’un côté les WC et de l’autre la douche. C’est propre et il y a encore de la braise sous le chauffe-eau de brousse. Nous nous baladons un peu le long de l’Okavango. Non loin du camp, une petite plage de sable fait face aux rapides (les Popas falls sont des rapides formant des toutes petites cascades et non une chute d’eau). Nous sommes quand même fatigués de notre route et nous ne traînons pas. Surgissant de nulle part, un groupe de gamins remonte le chemin, à la queue leu leu. Nous tentons un dialogue mais manifestement, ils ont autre chose à faire. Nous dînons sur le ponton, face à l’Okavango. L’emplacement N° 03 tout comme le 4 est plus dédié aux groupes. Un petit groupe de français occupent le N°3. Ils seront discrets : Merci. Le repas sera l’objet d’un mini drame : la saucisse de boeuf est vraiment beurk et le Shiraz bouchonné !!! En guise de consolation, nous admirons la nuit, la clarté de la lune et ses reflets sur le fleuve. Le bruissement de l’eau, les murmures nocturnes nous bercent. Une grande quiétude nous entoure. Nuit d’Afrique rime avec nuit magique. Nous conseillons vivement le Goabacca camp et l’emplacement N°02.
Lundi 18 août Alors que nous nous extrayons des tentes et commençons nos rituels matinaux, un superbe lever de soleil au dessus du fleuve s’annonce. J’ameute la troupe et toutes activités cessantes nous nous postons sur notre ponton. L’espace d’un moment, le temps suspend son vol : le soleil, légèrement zébré, joue avec le rouge, le jaune et le rose. L’Okavango se fait miroir...que c’est beau. Après cet instant d’intense émotion, nous retournons à nos premières intentions. Le petit déjeuner sur le ponton sera calme et détendu. A 07H30 il nous faut partir pour notre prochaine destination : les Victoria Falls.
La traversée de la Bande Caprivi se fait sans encombre. Il n’y a rien de particulier à signaler : la route est goudronnée et bonne, le paysage est monotone. Beaucoup de parcelles longeant la route sont noircies, sans doute par écobuage. Il y a moins de densité de petites huttes qu’aux abords de Rundu. A 50 kilomètres de Katima Mutilo, un 4x4 Blanc tirant une remorque bâchée est arrêté en warning. Nous nous arrêtons. C’est une famille de hollandais. Ils sont en panne d’essence. Nous proposons notre aide mais ils voyagent à deux familles et l’autre 4x4 est déjà parti pour Katima Mutilo chercher de l’essence. Ils avaient prévu de faire le plein à Kongola mais la station était à sec. Après être rassuré sur leur sort nous reprenons la route.
Nous voilà à Katima Mutilo. Nous prenons le temps d’y faire une étape shopping. Un petit craft center situé près du marché propose des belles statuettes. Cette ville est animée, bien achalandée : on y trouve plus que l’essentiel. Nous faisons le plein de gas oil. On nous l’a conseillé, car l’essence est bien plus chère en Zambie parait- il. On prend même le temps de trouver le gros baobab dont le tronc creux servait de toilettes publiques. Il reste bien un bout de céramique mais ce n’est plus fonctionnel bien que l’odeur qui en dégage rappelle Cape Cross... Nous prenons la direction de la Zambie. Adieu la Namibie et un grand merci pour tout.
Nous traversons le pont qui enjambe le Zambèze pour atteindre la ville de Sesheke. Une fois le pont franchi, rien ne nous apparaît comme un poste frontière. Nous prenons la direction de Livingstone. Cela doit être comme à Nakop : le poste Zambien doit être plus loin. Après plusieurs kilomètres, cela ne colle pas : Il y a des maisons et un village. On passe devant un poste de police et je m’arrête. Je vais voir le sévère sergent qui est debout derrière son pupitre de bois. J’explique que je viens de Namibie et que je cherche le poste frontière. Il se déride et m’indique qu’il était juste après le pont. Nous faisons demi-tour. Nous voilà présentement clandestin !!!. Je me dis qu’on aurait pu se faire prendre en chasse en ne s’arrêtant pas...
Arrivés au pont, nous constatons qu’il y a effectivement des baraquements sur la gauche. Le petit bâtiment est un peu (beaucoup même) défraîchi. Une fois stationné, on enclenche le chrono histoire de pouvoir vous dire combien de temps cela nous prend : il est 14H00, top chrono ! Commence alors le racket organisé. On passe successivement 4 étapes à chaque fois soldées par un délestage de US dollars : Premièrement, les visas : on remplit la paperasse habituelle, plus un registre où on réécrit quasiment la même chose. J’ai envie de mettre Mickey Mouse en guise de nom car ils ne vérifient rien. Mais bon, je m’abstiens, l’humour a des limites. Le visas coûte 50 $ par personne. Pour junior c’est gratuit ! Deuxièmement, la taxe véhicule : on passe dans le bureau d’à côté où nous attendent deux agents en uniforme : une femme affalée sur un fauteuil, les pieds posés sur le bureau, la casquette de travers et occupée à siroter un Coca. Je regarde ma douce : « n’y pense même pas » lui dis-je mentalement, devinant son irrésistible envie de prendre une photo. Son collègue masculin est derrière un ordinateur antédiluvien. Vérification des papiers du véhicule et savant calcul : pour notre fidèle Rodéo, ce sera 44 $. Je tends un billet de 50 et à l’attitude de mon interlocuteur qui fait mine de chercher, je comprends bien qu’il va me falloir faire le deuil de la monnaie. Avant qu’il ne tente de me l’expliquer, grand seigneur, je lui fais un signe en disant : « it’s ok ! ». Cela fait sortir de son apathie sa collègue qui nous décroche un grand sourire. Avant de quitter le bureau, on nous explique qu’il faut s’acquitter de l’assurance obligatoire. Troisièmement, l’assurance auto : nous sortons du bâtiment pour entrer dans un petit chalet de bois, pareil à ceux vendus pour mettre dans le fond du jardin afin de ranger la tondeuse. Notre interlocuteur réussit le tour de force de remplir le contrat tout en nous l’expliquant vaguement et en poursuivant une conversation téléphonique animée : cet homme est un artiste. Au final l’assurance nous coûte 40 $ ou 115000 Kwatchas pour un mois, durée minimum du contrat. Avant de sortir, l’assureur nous indique à son tour qu’il reste une étape : la County tax, « just next door ». Quatrièmement, la taxe locale : le « next door » est en fait une vieille caravane insalubre. Cela doit faire bien longtemps qu’elle a parcouru son dernier voyage. Elle connait une seconde vie après sa mort, en servant de bureau de recette locale. A l’intérieur nous attend un couple sans âge, en parfaite harmonie avec le décor. Ces deux personnes, , au demeurant très souriantes nous expliquent dans un anglais chaotique le pourquoi de cette taxe. Pour officialiser leur propos, le gentil grand- père nous désigne une photocopie jaunie, écornée et tachetée par je ne sais quoi, apposée sur la paroi intérieure de la roulotte. Je regarde le parchemin, cela parle de la Sesheke county tax avec des tarifs listés. Une faible empreinte de tampon termine solennellement le document. Renonçant à toute protestation du style « on ne reste pas ici on ne fait que passer », on s’acquitte des 10 $ pour le plus grand bonheur du couple, non sans s’être auparavant soumis au rituel du remplissage du registre. Durant la transaction, il a été galamment proposé à ma douce de s’asseoir sur la banquette en moumoute de la caravane. Je ne sais pas si c’est la couleur indescriptible de la moumoute, probablement d’époque, ou la forte probabilité que des minuscules habitants s’y soient installés durablement, mais ma chère et tendre a poliment décliné l’invitation.
On sort de cette ultime repaire de gabelous. Des hommes attendent pour faire du change. Pas trop sûr du taux, je change 50$ contre 150.000 kwatchas, histoire d’avoir un peu d’argent local au cas où. Nous regagnons notre véhicule où junior joue sagement à la D.S. Top chrono il est 14H33 (moins 200 $). Nous roulons maintenant sur la M10 en direction de Livingstone. La route est moins bonne que la « Caprivi strip » : peu ou pas de bas côté, chaussée moins large et nids de poule. On traverse plusieurs villages et il y a pas mal de piétons. Peu avant Livingstone, on s’arrête à deux « check point ». Au premier, on nous demande d’ouvrir le coffre arrière et on nous pose quelques questions. Au second, nous ne sommes pas contrôlés. Un gros Babouin traverse la route nonchalamment sous l’oeil enamouré de sa femelle. Nous ne verrons pas d’autres animaux. Arrivés à Livingstone, nous prenons la route principale. Nous faisons un arrêt au Super Spar bien achalandé.
Nous arrivons au Zambeizi Waterfront, situé presque en sortie en ville en direction des chutes. Ce complexe comprend des chambres, des tentes à louer et des places de camping. Il a un bar-restaurant sympa avec une grande terrasse surplombant le Zambèze. Il y a une piscine dans laquelle junior osera se baigner même si l’eau est froide. Nous choisissons notre emplacement. Il en reste peu de libre. Ce n’est pas très grand mais ombragé. Nous avons un point d’eau, un évier, un braii et un point d’électricité. Je déconseille les tentes car elles sont situées tout au bord des chemins qui mènent des campings au centre du complexe : tout le monde passe juste devant vous : aucune intimité. Une fois notre camp matérialisé nous nous empressons d’aller aux chutes.
L’entrée du parc est située à 4 km. En approchant, on distingue soudain la brume qui s’élève : premiers frissons dans la voiture. L’entrée du parc est gardée par un militaire armé d’une kalachnikov. Il nous précise bien de payer le parking et de garder le ticket pour sortir.... Nous stationnons sur le parking du parc qui est bordé par un marché aux souvenirs. L’entrée du parc est de 20 $US par adulte et 10 par enfant. Le billet n’est valable que pour une entrée contrairement à ce qu’on nous dit au Lodge. On emprunte le chemin qui mène aux points de vue. J’entends les battements de coeur de ma douce... soudain ça y est : on est face à la faille qui s’étend sur la gauche. De nombreux filets et petites cascades en tombent. Le débit est petit car c’est la saison mais la faille est immense : 1, 7 km de long et 103 mètres au plus haut. Je regarde ma douce, ses yeux sont embués et ce n’est pas par la brume. Un rêve de gamine vient de se réaliser et l’émotion est grande. Nous parcourons le chemin qui longe les chutes. Au loin, elles sont plus denses. La vapeur qui s’en élève est bien visible et monte à plusieurs dizaines de mètres comme un épais nuage de fumée. Nous allons tranquillement jusqu’au bout du chemin qui se termine à flanc de falaise. C’est vraiment une belle réalisation de la nature, majestueuse et hors normes. De l’autre côté de la faille, c’est le Zimbabwe. Nous nous postons là et admirons. Il n’y a pas de bruit assourdissant, le débit y est pour quelque chose et peut être que le bruit reste au fond de la gorge. Le soleil décline, nous restons jusqu’à son coucher. Encore une belle façon de terminer la journée, en contemplant messire soleil se cacher derrière la brume puis disparaître derrière la faille des chutes, quelque part par delà le Zimbabwe. Nous regagnons notre voiture et jetons un oeil aux souvenirs. D’un coup, tous les vendeurs sont nos amis. Ils se présentent à nous par leur prénom et demandent le notre. Chacun veut qu’on regarde ses trésors. Il y a quelques belles choses mais nous voulons prendre le temps. Je dis que je reviendrai demain. Je comprends dans leur regard que c’est une phrase qu’ils entendent souvent. Je leur assure que je n’ai qu’une parole.
Retour au Waterfront, direction la douche. De nombreux moustiques sont postés le long de la faïence des cabines de douche, en embuscade pour une attaque en piqué. A grandes claques, nous nous transformons en serial killer. Autant vous dire qu’on se badigeonne de répulsifs. En tout cas l’ensemble du dispositif anti moustique mis en oeuvre est efficace car nous ne constatons aucune piqûre. Nous dînons le soir au restaurant du lodge. Une erreur de décalage horaire et un apéro prolongé nous font dépasser l’heure du service : le buffet d’entrées et les desserts sont terminés. Nous nous ferons quand même servir le plat principal. La cuisine est simple (un seul plat du jour) mais c’est bon. Un groupe de jeunes anglo-saxons attablés au bar chahutent et 3 d’entre eux terminent dans la piscine. Quelques protestations fusent des autres résidents. Moi je souris : faut bien que jeunesse se passe, Sont-ce les chutes qui me rendent moins ours ?
Mardi 19 août A 05H00, nous sommes réveillés par le moteur diesel d’un camion transportant un groupe. Le chauffeur le laisse tourner 10 minutes avant de partir. Y a des coups de pied au cul qui se perdent.... Aujourd’hui, retour à Mosi-Oa-Tunya (nom africain des chutes) mais cette fois ci côté Zimbabwe. La solution nous a été soufflée en entrant en Zambie, en discutant avec un officier d’immigration : nous irons à pied. On gare le 4x4 devant le poste frontière de la Zambie, juste après l’entrée du Parc des chutes. De suite, un homme nous propose de garder notre véhicule. Je lui fais remarquer que nous sommes devant un bâtiment officiel avec des hommes en armes, y aurait il des voleurs ? Non m’assure-t-il mais des méchants babouins qui dégradent tout. Appuyant ses dires, un gros babouins se ballade sur une remorque d’un camion stationné un peu plus loin. Serait-il de mèche avec notre démarcheur ? Mais bon, l’argument est imparable, j’accepte le gardiennage. Nous nous rendons à l’immigration et suivons les conseils reçus : nous demandons un « Gate pass » pour se rendre sur le pont qui enjambe la faille entre les deux pays. Ce laisser passer est gratuit. Il s’agit en fait d’un simple petit bout de papier avec un tampon et sur le lequel figure le chiffre 3 : le nombre de personne que nous sommes. En théorie ce papier permet juste d’aller sur le pont et donc de ne pas se faire tamponner le passeport en sortant de la Zambie. Sinon, au retour, il nous faudrait repayer un visa. Il ne faut surtout pas le perdre, car il est exigé au retour. Bien sûr, il ne faut pas dire que c’est pour aller au Zimbabwe mais juste sur le pont. Notre première étape franchie, nous allons sur pont. Là, nous sommes parmi de nombreux piétons locaux qui font des allers et retours entre les deux pays. Nous sommes les seuls étrangers. Rapidement nous sommes sollicités : guides, hôtel, taxi, marchandises, saut à l’élastique... Tout ce fait amicalement, et nos refus souriants ne froissent personne. La vue du pont est belle mais on ne devine qu’un petit bout des chutes, le reste est masqué par le relief. Au milieu du pont, un petit panneau indique qu’on entre au Zimbabwe. Arrivé au poste frontière, nous allons à l’immigration. Le visa coûte 30$ par personne, Junior aussi. Nous palabrons avec l’officier car le but est de pas avoir de tampon sur le passeport : car en cas de contrôle au retour en Zambie, il nous faudra re-payer le visa. Après l’avoir assuré que nous n’allons qu’aux chutes et que nous revenons dans quelques heures, il consent à nous laisser passer. Il nous donne un reçu pour les 90$, qu’il ne faut pas mettre dans le passeport (en cas de contrôle au retour). Pour sortir du Zimbabwe, il nous dit qu’il faudra demander un « gate pass ». Voilà, le tour est joué, nous entrons au Zimbabwe. On parcourt le petit kilomètre qui sépare la frontière de l’entrée du parc des chutes. Parmi les diverses personnes nous accostant, un homme utilisant un vélo de musée nous propose de monter dans sa remorque bricolée maison. Je suis sûr que la chose ne résistera pas à nos trois masses conjuguées. Il use de tous les arguments possibles et ses tarifs fondent au fur et à mesure. Je lui dis que peut être au retour.... sans conviction. Arrivés au parc, nous devons débourser encore 50$ pour payer nos 3 entrées (même prix qu’en Zambie).
Nous empruntons le chemin et commençons la visite. De Devil cataract à l’extrême gauche, au Danger Point qui borde la faille et fait face à la Zambie, nous ferons deux fois le chemin. C’est magnifique, splendide et inoubliable. Les chutes : Devil Cataract, Main Falls, Horse Shoe sont juste en face de nous et bien plus puissantes que côté zambien. La brume qui s’élève est vraiment palpable face à Main Falls. Nos K way ont été oubliés dans le 4x4. Qu’importe, nous prenons plusieurs douches, reçues comme des bouffées de fraîcheur car il fait chaud et le soleil tape. D’ailleurs nous sommes très vite secs. Parfois nous croisons d’autres visiteurs drôlement emmitouflés dans des vêtements de pluie aux couleurs criardes : mais de quelle planète viennent-ils ? Ils ne connaitront pas les sensations de ces bains de bruines. Au risque de me répéter : il faut ABSOLUMENT voir les chutes côté Zimbabwe. Repus des splendeurs de ce lieu mythique, nous quittons quand même avec regret le parc et prenons le chemin du retour. Le Poulidor à remorque est là. Dès qu’il nous voit, il nous accoste de nouveau. Junior s’est tordu la cheville et boitille : nous ferons deux heureux d’un coup. Notre retour à la frontière se fera en bavardant avec le cyclo-taxi. Comme prévu nous obtenons sans problème le « gate pass » pour sortir du Zimbabwe et entrons en Zambie en montrant le « Gate pass » obtenu le matin en y sortant. Nos passeports ne seront pas contrôlés. Nous récupérons le 4x4 intact de toute attaque de babouin félon. Notre gardien est toujours là et nous nous acquittons des « frais de gardes ». Nous retournons au parking des chutes pour y acheter des souvenirs. Les vendeurs nous reconnaissent et se souviennent de nos prénoms. J’ai également mémorisé ceux de nos interlocuteurs de la veille, ce qui leur fait plaisir. Il s’en suit de longs palabres. Chacun veut qu’on visite son échoppe. Nos objets choisis, on marchande un peu car ils annoncent des prix pour américains (ce sont eux qui me l’ont dit). Les français ont manifestement la réputation d’être dur en affaire. On s’accorde sur des prix qui sont tout à fait acceptables pour nous et grandement profitables pour eux. Quelques dollars de plus sont bien plus importants pour eux que quelques dollars de moins pour nous.
Retour au Zambeizi Waterfront. Nous prenons l’apéro sur la terrasse en bois qui surplombe le fleuve. Nous assistons à un magnifique coucher de soleil par delà les flots. Le soleil vire en une grosse boule rouge qui disparaît derrière les arbres en distordant les couleurs. De temps en temps un vol de gros oiseaux en formation serrée passant au- dessus des flots vient compléter le tableau. Dîner également au restaurant du lodge, même remarque qu’hier : peu de choix mais bonne cuisine.
Mercredi 20 août Après une bonne nuit, réveil de bonne heure. Nous avons un rendez vous spécial : la veille, nous avons réservé 3 vols en ULM au dessus des chutes. Nous avons rendez-vous à 07H00 au Lodge. Coup d’oeil sur la montre il est 06H55 ! argh encore le décalage horaire. Vite, nous nous dépêchons. On nous conduit au terrain d’aviation qui est en fait très proche du lodge. Nous sommes les premiers à décoller. On enfile chacun une combinaison, ce sont des tailles uniques : ma douce et Junior nagent dedans et moi je suis un peu serré. On ressemble au bibendum Michelin. A la queue leu leu nous décollons de la piste. Mon pilote est un allemand qui parle bien français. Il est sympa et son commentaire le long du vol sera très instructif. Au retour, il me laissera même les commandes. Je suis sur l’ULM de tête, par derrière mon épaule et le temps d’un virage, je distingue ma petite famille également en vol, curieuse impression... La vue et les sensations que procure ce vol sont intenses. D’abord on survole la rive du Zambèze pour arriver aux chutes, l’appareil décrit ensuite deux grandes boucles au dessus de celles-ci, avec une large incursion au Zimbabwe. Puis, il regagne l’aérodrome en survolant le Zambèze en son milieu, laissant découvrir plein d’îlots et de bancs de sable. La faible altitude au retour permet de bien admirer éléphants, hippopotames et même des crocodiles. Que vous dire sur le survol des chutes mêmes ? Ce qu’en a dit David Livingstone : « Scenes so lovely must have been gazed upon by angels in their flight » qu’on peut traduire par « de telles magnifiques scenes doivent avoir été contemplées par les anges en vol » Le seul regret est qu’on ne puisse embarquer d’appareil photo, sécurité oblige. Les images resteront seulement dans nos têtes. Le vol coûte 115$ US, même prix que l’hélico, mais à mon sens avec plus de sensations. De retour sur le plancher des buffles, nous devons sortir du rêve et revenir à la réalité : il nous faut plier bagages et partir pour le Botswana. Il ne faut pas trop tarder car nous attend l’épreuve de la traversée en bac : véritable roulette russe qui peut parait-il, durer des heures. Bye bye la « fumée qui tonne ».
En sortant de Livingstone, nous subissons deux barrages routiers. Le premier est fait par la Police. Les papiers sont contrôlés et surtout l’assurance Zambienne. On est en règle, tout va bien. Le second barrage est pour l’entrée dans le comté de Kazungula où il nous faut payer la « local tax ». Un peu plus loin, un énorme serpent jaune et noir gît sur la route, il mesure presque trois mètres. C’est le seul serpent que nous verrons durant notre voyage.
Nous voilà à Kazungula. Une longue file de camion est arrêtée le long de la route en direction de l’embarcadère. Il y a plein de monde. Me souvenant des expériences lues, nous doublons les camions et nous arrêtons devant la grille, il est 09H55. A peine sortis de la voiture, nous sommes assaillis par des hommes qui nous proposent différents services : change, souvenirs et bien sûr une aide aux formalités. L’un d’eux parait très débrouillard et convaincant, il s’appelle Olifantsfontein, comme la ville précise-t-il. Nous nous accordons d’abord sur le tarif. Je lui dis qu’il ne me reste plus que 20000 kwatchas, rien de plus. Cela lui convient. Au pas de charge, il nous fait rapidement passer de guichet en guichet et de bâtiment en bâtiment. Il est efficace le garçon, prenant des raccourcis et passant devant les files. Un peu honteux, on se laisse mener. Après les formalités de sortie du territoire (pour nous et pour la voiture) et l’achat du billet du bac (20$ US), nous remontons dans le 4x4 à 10H15 !! Olifantsfontein reste à nos côtés, fait ouvrir la grille et nous dirige jusqu’au bout de la jetée, doublant tous les camions. Au final nous stoppons devant le fleuve, derrière 3 autres véhicules en attente de franchissement. Notre passeur a bien mérité son salaire. Alors que nous attendons sagement, un homme en chemise blanche tenant une espèce de cahier vient vers nous, pas content du tout. Il parle un très mauvais anglais et comme il est énervé, cela n’arrange rien. Il semble nous reprocher d’avoir eu recours à un passeur malhonnête car on aurait dû également passer par lui et payer une taxe. Il me demande où est le passeur, je lui assure qu’il est parti. Il note le numéro d’immatriculation du 4x4 et repart en fulminant. Je me dis que le malicieux Olifantsfontein l’a esquivé sachant que comme je n’avais plus que 20000 Kwatchas, son salaire aurait été amputé... Puis je remets dans l’ordre tout ce que le questeur local m’a dit et je réalise qu’il réclamait la county tax. Ici le county c’est Kazungula. Nous avons déjà été racketté et nous en avons gardé la preuve : un reçu. L’homme revient toujours gesticulant : je vais à sa rencontre et lui demande s’il réclame bien la Kazungula county tax. Il me le confirme. Petit moment de bonheur, je sors le reçu ainsi que mon meilleur sourire et lui démontre que nous l’avons déjà payé ce matin. Désarmé mais beau joueur, il repart en quête de nouveaux contribuables.
L’incident clos, nous observons le petit monde autour de nous. Apparemment, un seul bac fonctionne. Il se trouve de l’autre côte du fleuve. Le temps de décharger son contenu et de charger une nouvelle cargaison, le voilà qui revient. Après avoir largué ses passagers, il embarque les 3 véhicules devant nous, un camion, une centaine de piétons et il repart. On sera du prochain voyage. Olifantsfontein réapparaît, nous demandant si tout va bien. Il a changé de couleur de tee shirt, sans doute pour échapper au percepteur en colère...petit malin va !!! Une demi heure après c’est notre tour. Cette fois-ci, il prend deux 4x4 et deux camions. On serre au maximum ! Les roues avant du 4x4 sont presque hors limite du bac et le camion qui suit s’arrête à 15 cm de mon pare choc !!! On débarque au Botswana à 11H15 : belle performance. De l’autre côté, il y a plus de véhicules pour le passage dans l’autre sens. L’attente va être plus longue pour eux.
Les formalités d’entrée à la douane sont vites expédiées et nous payons seulement 50 pulas. Nous avions suivi le conseil donné par un Zambien : changer quelques pulas avant de quitter la Zambie pour en avoir à la douane en arrivant au Botswana. Nous faisons nos courses à Kasane, à l’incontournable Spar. Puis nous prenons la direction de Chobe pour trois jours et deux nuits en immersion complète dans le parc.
Chobe est véritable sanctuaire. Je me souviens d’une discussion avec un Namibien à Walvis Bay qui me disait que Etosha était très bien mais que Chobe était....il cherchait ses mots..et a finalement lâché un « piouuu » accompagné d’un grand geste d’impuissance à trouver le bon adjectif pouvant le décrire.
Nous entrons dans le parc : circulation en 4x4 uniquement. L’axe central est rapidement constitué de sable mou. Les pistes qui en partent pour longer le lit de la rivière le sont encore plus. Le camp d’Ihaha est situé à 24 km de l’entrée. Il faut une heure pour y arriver, sans traîner. Nous traînons, car rapidement, ayant pris le plus au près de la rivière, nous sommes bouche bée devant ces grands troupeaux d’éléphants. 20, 30, 40 voire plus, d’individus dans le même troupeau. Des gros et des tout petits, pataugeant dans la boue à quelques dizaines de mètres. Puis ce sera les hippos, puis les puissants buffles. Au premier buffle, Junior s’écrie « Big Five !! ». Et oui nous avons vu : Eléphants, Rhinos, Lions, Léopards et maintenant Buffles. Le fameux big five est réalisé et Junior en est ravi. Nous arrivons au camp et nous nous enregistrons auprès des Rangers. Nous avons l’emplacement N°3. Nous leur demandons ce qu’il y a comme animaux et ils nous rassurent de suite : ce matin ils ont remarqué des traces de lions au niveau de notre emplacement. Juste dans les buissons derrière le camp, un grand troupeau de buffles a élu domicile. Sinon la routine : passage d’éléphants et bande de babouins dont ils précisent qu’il faut se méfier car ils sont « naughty ». Bon ben nous voilà dans le bain !!!
Notre emplacement est bien situé : non loin des bâtiments sanitaires, avec une belle vue sur la rivière. Chaque place est invisible de l’autre, assez distante et séparée par des hautes et épaisses haies. De l’autre côté de la rivière, c’est la Namibie. On distingue des parfois des petites embarcations en bois : des pêcheurs. La nuit des feux de camps sont visibles dans le lointain, preuve d’une présence humaine. A ce propos, je me suis aussi renseigné sur place quant à l’existence d’éventuels voleurs pouvant s’introduire dans le camp : c’est malheureusement confirmé, et par les rangers, et par un guide rencontré sur place. Ils viennent de la rive d’en face et peuvent voler dans la journée dans les remorques ou dans les voitures la nuit. J’ai prévu quelques contre-mesures (bombe lacry, gros gourdin, corne de brume et sifflet) mais nous n’aurons aucun désagrément d’origine humaine.
Alors que le soir s’annonce doucement, le camp est prêt. Nos réserves de bois sont garnies d’autant qu’il y a pas mal à glaner aux alentours. Junior et moi sommes afférer à préparer la table quand ma douce annonce d’une voix émue : « Venez voir les garçons » : un troupeau d’éléphants surgit du camp inoccupé d’à côté et prend le chemin de la rivière. Nous installons la table en conséquence et buvons l’apéro avec ce spectacle inouï qui se déroule devant nos yeux. Des gros babouins commencent leur ronde. Ils passent devant nous en nous fixant. Je me manifeste bruyamment, tentant une imitation plutôt burlesque du gorille. Ils dévient un peu de leur trajectoire, peut être craignent-ils que je sois contagieux...
Ce soir là, je ne suis pas très rassuré par les buffles. Avant la nuit, on en distingue quelques-uns à l’orée des buissons derrière nous. Au bruits et grognements qui s’en dégagent : ils sont nombreux. Je sais qu’ils sont puissants, sans peur et agressifs. Ma crainte est qu’ils aient la mauvaise idée de traverser subitement notre camp pour aller boire.
Dès la nuit, le feu fournit éclaire notre bivouac et maintient éloigné les buffles. De temps en temps, j’éclaire de ma torche puissante les buissons. Des dizaines de points vert fluo scintillent dans le noirs : les yeux des buffles.
Notre stock de bois épuisé, il est temps de regagner nos perchoirs et de se laisser bercer par les bruits de la nuit. La journée a été longue et riche.
Vers les 23H00, un cri nous réveille : c’est Junior. Il appelle maman car il à mal au ventre.....Misère, si il y a un endroit où je ne souhaitais vraiment pas descendre de la tente la nuit, c’était bien là. Avant de mettre pied à terre, je balaye avec ma torche à droite et à gauche : rien. Les buffles semblent partis. Ma douce aide Junior dans son combat contre la gastro, pendant que je monte la garde à l’écoute des bruits. Tout le monde se recouche à la recherche du sommeil. A 01H00, Junior se fait de nouveau entendre : La gastro demande un deuxième round. Je vérifie de nouveau les alentours et soudain des dizaines de points verts fluo s’illuminent...ouf, se sont des impalas. Rebelote, on se repartit les mêmes rôles. Cette fois, il faut des médicaments car l’affaire est sérieuse. Evidemment ils sont dans une valise au fond du cab. Ma douce se livre à des contorsions empoussiérées dans la cabine pour atteindre les précieuses pilules. Mentalement, j’espère que les lions n’auront pas la bonne idée de venir nous rendre visite. Junior se voit administrer la prescription d’urgence anti-tourista et tout le monde retourne au dodo. Cette fois la gastro est jugulée.
Jeudi 21 août Nous prenons notre petit déjeuner sereinement. Les « naughty Baboons » commencent leur approche. Nous les chassons à grand renfort de cris et de gesticulations diverses. Je travaille mon imitation de gorille en colère, je sens que le rôle rentre. Alors que ma douce est partie au point d’eau, Junior et moi replions les tentes. Nous ne voyons ni n’entendons le gros mâle s’approcher de nous, se glisser à l’arrière du 4x4 et nous voler un pain de mie. Le temps de réagir et le malandrin s’éloigne vite. Je le pourchasse pour la forme, avec mon gourdin. Il s’arrête tout les 15 mètres pour avaler des tranches. Je lui balance des cailloux histoire de troubler son plaisir. Junior est contrarié car il appréciait grandement les tartines de pain de mie au peanut butter. Heureusement, il nous en reste un qui fera l’objet d’une surveillance renforcée. On rigole encore de cette anecdote. Peu après, je discute avec un belge qui occupe également un camp qu’il partage avec un autre couple. Les babouins ont été bien plus indélicats avec eux. Ils ont mis leurs voitures sous un grand arbre feuillus : Les babouins en nombre dans l’arbre ont couvert de déjection véhicules et tentes. Pire, une des femmes s’est fait faire pipi dessus alors qu’elle sortait de sa tente. Conclusion : ne pas mettre la tente sous les arbres.
Avant de sortir du camp et pour rire, je m’adresse à un Ranger en lui disant que je veux porter plainte contre un babouin pour le vol d’un pain de mie et que j’ai son signalement. Nous partons pour une journée entière de safari dans Chobe. Nous nous émerveillons constamment à l’approche des grands troupeaux. Là encore, nous admirons éléphants, hippos, buffles, Sables, phacochères, girafes, grands oiseaux et grandes familles de babouins. Nous décidons de prendre une piste nommée Puku Flats. Selon la carte elle longe une grande boucle de la rivière et revient à son point de départ. Nous sommes seuls sur cette voie et finissons par aboutir dans une cuvette de sable très mou. Nous le traversons prudemment et on s’ensable dans une courbe. Aguerris mais inquiet, on essaye la première manoeuvre de dégagement : Junior et ma douce poussent. Différentiel bloqué, le vaillant rodéo s’extrait centimètre par centimètre et regagne un sable plus ferme. Ouf, c’est passé !!. On poursuit la route pour finalement arriver à un cul de sac : la piste se termine dans une zone marécageuse. Hors de question de continuer. Demi tour et retour à la cuvette. Cette fois, on examine le terrain, un autre passage en ligne droite est possible mais il y a des bosses sableuses et la dernière fait comme une petite dune : il faudra y aller franchement pour ne pas s’ensabler dedans. Je reste seul dans le 4x4 pour l’alléger, après s’être assuré qu’il n’y a pas d’animaux dans le coin. Je m’engage. Je mets la gomme et le Mitsubishi rebondi sur les bosses, ça secoue dur et voilà la dune. J’accélère de plus belle, ça passe ou ça casse me dis-je. Je franchis l’obstacle dans un rugissement de moteur, tout vole dans l’habitacle et dans le cab. Re « Ouf » c’est passé....A ne pas faire tous les jours... Par la suite, les multiples embranchements de pistes sans indication nous perturberont un peu, heureusement que nous avons une boussole, cela évite de tourner en rond.
Après une journée de safari bien remplie, nous retournons au camp. Nous renouvelons notre stock de bois, et préparons le bivouac. Les éléphants reviendront pour l’apéro, un grand merci à eux. Les babouins seront maintenus à distance : Junior est remonté et leur lance des cailloux. Les buffles ne semblent pas être revenus et c’est tant mieux. Notre soirée sera calme et reposante. La nuit sera particulièrement bruyante et inquiétante. Heureusement que la gastro est vaincue. Des cris perçants, rauques et puissants déchireront le silence relatif. C’est tout près de nous. Je n’arrive pas à en identifier les auteurs. Ce qui est sûr, c’est qu’un drame se joue : certains des cris sont emprunts de douleur et de terreur...Cette nuit, le sang a dû couler. La vie n’est pas qu’un long fleuve tranquille.
Vendredi 22 août Alors que nous sommes en plein petit déjeuner, un gros babouin rôdeur s’annonce. D’habitude nous nous manifestions de suite pour les faire fuir. Là, par curiosité, nous décidons de ne pas bouger. Tranquillement, il s’approche et infléchit sa trajectoire vers nous, vers la table. Puis alors qu’il n’est plus qu’à 5-6 mètres, il accélère brutalement. Alors qu’il va manifestement bondir, je me dresse avec mon gourdin et imite, cette fois- ci assez bien, le gorille vraiment en colère. Il stoppe net sa course et recule mais pas trop. Sans doute enhardi par son approche, il sera particulièrement retors à éloigner. Je garde également mes distances tout en maintenant la pression hostile, car je sais qu’il peut être dangereux. Il se réfugie dans les haies et reste à proximité. Suivant un exemple qui nous a été narré la veille, nous remplissons un sac plastique de gros cailloux et le déposons sur la poubelle de fer. Le piège fonctionnera et dans les 10 minutes qui suivront, le gros babouin sera là contre la poubelle, la main sur le sac. Nous ne l’avions pas entendu venir. Nos regards croisent celui de la bête, nous nous dévisageons mais nous ne bougeons pas. Il se saisit du sac qui est bien lourd et le laisse choir à ses pieds. Il fouille dedans et découvre son contenu. Nous éclatons de rire. Au regard qu’il nous a lancé, je suis sûr qu’il a su que nous moquions de lui. Il est parti peu fier et nous ne l’avons pas revu. Nous passons une bonne partie de la journée dans le parc. Nous souhaitions revoir des lions ou des léopards mais nous n’en verrons pas. Par contre nous nous retrouverons plusieurs fois tout proche, à quelques mètres, de troupeaux d’éléphants. Nous devrons nous en éloigner un peu plusieurs fois, devant les injonctions de certains d’entre eux, qui, s’avançant oreilles décollées et trompes battantes nous adressent cet avertissement qui peut se traduire par « pousse toi de mon chemin ou je t’écrase ».
Peu après, sur le chemin de la sortie, nous côtoierons de près un immense troupeau de buffles, plusieurs centaines de têtes en route pour la rivière. Dans l’après midi, nous regagnons le Kubu Lodge situé en sortie de Kasane sur la route menant au bac. Il est discrètement implanté le long de la rivière Chobe. Il est constitué d’un ensemble de chalets en bois surélevés avec petite terrasse en bois. Les chalets sont coquets et décorés avec goût. Le tout est implanté dans un vaste terrain paysagé et ombragé disposant d’une grande pelouse verte (sur laquelle les hippos se baladent la nuit). Le restaurant à l’écart présente une belle terrasse dominant la rivière. Nous dînerons sur place. La nourriture est bonne mais, là aussi, il y a peu de choix (un poisson ou une viande) et il ne vaut pas mieux être dans les derniers à table car il n’y a alors plus guère de choix. Une bonne nuit dans un vrai lit, après 9 jours de suite en tente sur le toit, est appréciée. Je n’ai pas eu le courage de me relever pour guetter les hippos.
Samedi 23 août Après quelques emplettes, nous repartons pour la matinée et le début d’après- midi dans le parc. Nous y voyons nos premiers crocodiles et lézards d’eau. Nous découvrons également un hippopotame allongé à l’ombre d’un buisson, sans aucun doute blessé. Il reste immobile bien que nous soyons à quelques mètres de lui. Nous pique-niquons devant une horde d’éléphants, également en plein casse croûte dans des petits buissons. Pas vu de félins à l’horizon.
Nous revenons à temps au Kubu Lodge pour participer à une « Cruise » sur la Rivière Chobe. Départ de la croisière à 15H00, jusqu’au coucher de soleil. Nous sommes dans une petite embarcation avec un couple de Canadien très sympa et leur fille du même âge que Junior... Notre capitaine connait bien son affaire et, s’il parait un peu austère au début, il se déride au fur et à mesure. Cette croisière est très prisée car nous ne sommes pas les seuls à naviguer. Il y a des bateaux bien plus gros et bondés. L’idéal est d’être dans un petit bateau comme le notre, bien plus rapide, bien plus maniable et surtout bien plus convivial. Son fond plat permet même de s’échouer sur la rive, approchant ainsi de très près les gros crocodiles en pleine sieste. Nous remontons la rivière, allant d’un point à l’autre. Tantôt pour des crocos, tantôt pour des oiseaux, des lézards et bien sûr pour des hippos. Ils sont tout proches, en famille, dans la boue ou dans l’eau. Là encore, quelques belles photos de gueules béantes et de « câlin animal » sont réalisées. La journée touche à sa fin, le soleil décline. Alors que la plupart des bateaux font demi- tour, notre guide nous offrira un fabuleux cadeau qui sera le point d’orgue de notre incursion en contrée sauvage. Il échoue le bateau contre une berge où, en léger surplomb, se prélasse un petit groupe d’éléphants. Lentement, le soleil se glisse entre eux, inondant d’or et de pourpre l’horizon. Bientôt, avant qu’il ne disparaisse, les silhouettes des éléphants se détachent en ombres chinoises devant un paravent de feu. Là, comme aux marquises, le rouge et le noir se s’épousent –ils pas ? Les seuls bruits qui filtrent de notre esquif sont le cliquetis des appareils, le clapotis de l’eau et nos souffles retenus. Le soleil désormais évanoui, sans se concerter, nous applaudissons. Le retour au ponton est rapide, le Capitaine met plein gaz. Nous le remercions chaleureusement et généreusement. Le dîner se fait sur la terrasse du Kubu lodge.
Dimanche 24 août Comme la veille, nous prenons le petit déjeuner en terrasse, de petits oiseaux verts et jaunes viennent quémander des miettes, jusque dans la main. Nous ne nous attardons pas car la route est longue Je devais laisser un petit message sur le livre d’or du Lodge avec un petit clin d’oeil à Francky04 mais le Lodge n’a pas de livre d’or.... Nous quittons Kasane en direction de Nata, Francistown et jusqu’à Palapye. La route goudronnée est bonne. A 70 kilomètres de Kasane, un grand troupeau d’éléphants marche non loin de la route, nous aimons à croire qu’ils sont venus nous saluer. Ils seront les derniers pachydermes de notre périple. A 130 kilomètres de Kasane et sur les 150 suivants, la route présente de très nombreux nids de poule. Certains pourraient être fatal à une berline. Par endroit, on dirait que la route a été bombardée. Quand les lignes droites sont bien dégagées, on slalome d’un côté à l’autre pour les éviter. Parfois, même en 4x4, il nous faut rouler au pas tant la chaussée est dégradée. Nous doublons un camion stationné moitié sur la route, moitié sur le bas côté. Manifestement les nids de poule (où plutôt d’autruche) ont eu raison de ses pneus. Nos franchissons des contrôles sanitaires au cours duquel le frigo est inspecté : pas de viande ou produit animal frais ne peut passer. Nous arrivons à Palapye dans l’après midi. Nous trouvons notre point de chute le camp Itumela qui fait camping et loue des chambres. Nous avons pris une chambre. L’arrivée est folklorique car on doit longer la voie ferrée et traverser une zone de stockage de fret. C’est moche et poussiéreux. Un petit panneau indique avec humour que bientôt la zone moche se termine et le paradis arrive.
Le camp est sympa, grand, fleuri mais assez rustique. Les chambres sont vraiment spartiates et la douche de la salle d’eau n’a rien à envier à celle d’Ihaha. Par contre le camp dispose d’un grand bar, de grands barbecues couverts, d’une cuisine également ouverte avec tous les ustensiles fournis, frigo, micro onde et plaques à gaz. Il n’y a que Junior pour oser faire quelques brasses dans la petite piscine froide. Nous sympathisons avec un couple de Sud Africain avec qui nous bavardons un long moment autour du braii. Dodo tôt, je sombre comme une masse.
Lundi 25 août Le réveil se fait également tôt à cause du train qui passe juste à côté et joue du klaxon. Nous prenons le temps de déjeuner tranquillement. On the road again, direction l’Afrique du Sud via Martin’s Drift. On franchit la frontière du Bostwana en 5 minutes et celle de l’Afrique du Sud en 10 minutes. Peu après la frontière, un panneau averti de la présence de phacochères. 3 mètres après celui ci se trouvent deux spécimens qui traversent la route : ils sont vraiment bien organisés ici !!! Par la suite, nous en verrons de nombreux autres au bord de la route. Nous avons remis le GPS en marche et faisons une étape pour les courses à Marken. C’est un bourg avec deux épiceries, une station service, un ATM et une boucherie. L’atmosphère est un peu tendue. Nous n’avons pas droit aux sourires. Finalement nous serons quand même bien reçus par la bouchère. En quittant Marken, on prend la direction des Waterberg : grandes montagnes plates qui se découpent en falaises et dont certains restes forment des pains de sucre un peu à l’instar de ceux de monument valley, avec plus de verdure. Nous arrivons enfin à l’embranchement de la ferme Mabote où nous avons réservé une hutte. 5 km de piste de sable séparent la ferme de la Gravel road. Nous sommes accueillis à bras ouvert par la maîtresse des lieux, une femme d’un certain âge (et d’un âge certain). Elle nous explique que les huttes sont en réfection et elle nous propose le chalet pour le même prix. Il a été construit en premier et servait au début de point de bivouac pour les réunions sa famille. Elle nous explique le fonctionnement du chalet, nous dit qu’il y a un petit lac non loin et que nous pouvons y faire du canoë : il suffit de se servir. Elle nous précise qu’elle viendra nous voir en fin de journée pour s’assurer que tout va bien. Enchantés, nous prenons la piste qui nous mène à 5 kilomètres de là au pied de la montagne. J’ai des doutes sur la faisabilité de la piste en berline.
Arrivés au « Koko chalet », nous découvrons un petit paradis. Ce sera notre derrière nuit en Afrique Australe et elle sera la synthèse de ce que nous attendions comme atmosphère. Le chalet est grand, bâti en bois et toit de chaume. Il est composé de deux grandes chambres séparées par un grand espace pourvue d’une cuisine américaine avec tous les ustensiles, évier et plaque à gaz. Il y a un frigo, un petit salon avec fauteuils et cheminée.Même le bois est fourni. Cette pièce est grande ouverte sur un ponton de bois surplombant une petite rivière qui serpente entre des rochers. Le tout est dominé par une haute falaise qui nous fait face. L’électricité fonctionne sur batterie et un chauffe eau invisible produit de l’eau chaude pour les deux salles de bains. Un peu en retrait du chalet, un espace est aménagé pour faire un braii géant avec des fauteuils tout autour. Nous regrettons déjà de n’y passer qu’une nuit. Nous allons faire un petit tour en canoë sur le lac. C’est calme. Deux montagnes côte à côte en perspective du lac donnent un tableau de carte postale. Retour au Chalet et Junior a encore le droit de tenir le volant, mode 4x4 enclenché. Il est fier de sa prouesse. A la nuit tombée, notre hôtesse nous rejoint. Elle nous offre des chocolats et s’assure que tout va bien. Elle précise à ma douce de ne pas faire la vaisselle car demain « ses gens » viendront faire le ménage. Nous dégustons notre dernier braii accompagné d’un vin sud africain. Ici nous sommes encore une fois seuls au monde. Tous les trois, nous irons nous blottir dehors dans les fauteuils. Dans la nuit noire, nous admirons une dernière fois et plus longuement que d’habitude, ce formidable ciel étoilé qui a accompagné nos nuits australes. Je suis sûr que vous devinerez quels furent nos voeux au passage des étoiles filantes.
Mardi 26 Août Petit déjeuner avant le grande préparation des valises pour l’avion. Quel bazar ! Puis nous faisons une balade en remontant la rivière. Par endroit elle s’élargit. De gros rochers plats permettent de la traverser sans difficulté. Quelques singes se sauvent dès notre approche. On se pose là, au pied de la montagne et sur une dalle au milieu de la rivière, pour contempler les alentours. Les meilleures choses ayant une fin nous devons quitter Mabote. Sur la table du salon, un livre d’or est posé. Déjà mélancolique je laisse ce petit mot ému, dans un anglais peut être pas très juste : « We have been driving through RSA, Namibia, Zambia and Botswana to discover this wonderful part of the world that is Southern Africa. Now it is our last stop. What a very good guess to end in this very nice, quiet and magic place. We had a very special time here, before being also “Out of Africa”. Thank you for your warm hospitality. Thank you to share your place. Mabote sounds like in French “ Ma beauté” wich means “my beauty.”
Nous traversons une partie du waterberg et arrivons à Naboomspruit. Puis nous rejoignons la N1, autoroute à péage. En approchant Prétoria, la circulation se fait dense. A Johannesburg, on tombe dans des bouchons. Heureusement que le GPS est là pour nous mener à bord, chez notre loueur. Le 4x4 est restitué, ils ne le vérifient même pas. Je montre juste une attache de hublot latérale qui a cédée et explique les rafistolages de la tente. Vers les 17H00 on nous conduit à l’aéroport. Les embouteillages sont denses et notre chauffeur prend la route des écoliers. On y est à 18H00 et l’avion décolle à 22H30...on a le temps. Petit moment de flottement à l’enregistrement : Nos bagages présentent un excès de 16 kilos et c’est 60 euros le kilos....Nous gardons en guise de bagage à amin, un sac à dos. A chaque embarquement, nous prions pour que cela passe car nous avons 3 gros sacs plus le sac à dos. Finalement, tout ira bien. Le reste n’a que peu d’intérêt sauf qu’Emirates est fidèle à elle même. Nous arriverons à Roissy le Mercredi 27 au soir comme prévu, sans encombre, cette fois-ci avec tous nos bagages et le coeur lourd.
EPILOGUE
Depuis notre retour, l’Afrique est dans nos têtes. Ma douce en a rêvé pendant plusieurs nuits d’affilées, se croyant encore dans la tente au réveil. Le tri des 8000 photos, la rédaction du carnet et la lecture du forum nous relient quotidiennement à elle. Je comprends maintenant la nostalgie des Vinnylove, Grisemote, Francky04 et autres voyageurs. L’année prochaine, dans deux ans ou plus tard, nous y retournerons, c’est certain.
En résumé
Nos coups de coeur :😎 Les sites de Fish River Canyon, Sesriem, des chutes Victoria et de Chobe. L’accueil de certains africains australs La faune riche et sauvage Les somptueux couchers de soleil Les nuits étoilées magiques Les camps de Koiimasis, Goabacca et Mabote
Nos coups de gueule :😠 Les grands groupes organisés, bruyants et indélicats L’accueil de certains africains australs La poussière omniprésente Le vent à Walvis bay
Nos regrets :😕 De ne pas y avoir été plus tôt D’en être déjà repartis De ne pas y retourner de si tôt
Voyage à Zanzibar l'année prochaine (juillet 2009) English translation pending
Bonjour à tous,
Nous envisgeons de partir à Zanzibar l'année prochaine.
J'aurais quelques questions à poser, si certains d'entre vous peuvent me renseigner ce serait trés sympa. Merci d'avance.
QUESTIONS: Sommes obligés de respecter les vacances scolaires pour nos enfants ( 9 et 12 ans ), donc on partirait en juillet. Quel temps il y fait à cette saison? Que pensez-vous de l'agence ZANZIBAR Voyages ? Quelqu'un a t-il fait affaire avec eux? Notre souhait: faire 3 jours safari tanzanie ( lac manyara et cratere de ngorongoro) puis 10 jours à zanzibar. Quels conseils vous me donnez? On nous propose l'hotel fairmont à zanzibar, qui a des infos? Connaissez vous des locaux sur place pour faire visiter?Merci beaucoup.
Céline
Rapporter des mâchoires de requin de Madagascar? English translation pending
Salut,
Un copain m'a demandé de lui rapporter une ou plusieurs mâchoires de requins de mon périple à Mada, d'où les questions suivantes : Comme les requins sont assez nombreux sur la côte Est (et que je m'y rends), est-ce qu'il est possible de s'en procurer, et si oui à quel prix ? Risque-t-on des problèmes à la douanes lors du retour, que ce soit à Mada ou en EuropeMerci
Greg
Un copain m'a demandé de lui rapporter une ou plusieurs mâchoires de requins de mon périple à Mada, d'où les questions suivantes : Comme les requins sont assez nombreux sur la côte Est (et que je m'y rends), est-ce qu'il est possible de s'en procurer, et si oui à quel prix ? Risque-t-on des problèmes à la douanes lors du retour, que ce soit à Mada ou en EuropeMerci
Greg
Aller vivre à Agadir? (Maroc) English translation pending
bonjour, je suis à la recherche d'informations pour vivre à Agadir. Si vous y avez séjourné tourisme ou non, toutes vos impressions et suggestions seront les bienvenues :
le niveau de vie
le cout de l'immobilier
les éventuelles possibilités de travail pour une femme infirmière, débrouillarde, ayant eu une expérience dans la restauration.
la culture (musée...)
les loisirs? plage ...
etc...
merci