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Croatie et Bosnie-Herzégovine avec deux enfants English translation pending
bonjour !
j'ai 2 petits bouts de 3 ans et 1 mois 1/2. je projette de partir l'an prochain, en mai, en Croatie avec les 2 (donc 4 ans et 1 an). pour ne pas faire le même chemin à l'aller & au retour, je pensais passer par la Bosnie Herzegovine pour rejoindre Dubrovnik et remonter ensuite en Croatie. Mon copain se demande si c'est prudent avec des enfants.
si certains connaissent la Bosnie, est-ce sûr avec des petits ? trouve-t-on facilement des hébergements ? y-a-t-il un moyen de les réserver d'avance ? peut-on utiliser une voiture louée en Croatie en Bosnie ?
merci !😉
j'ai 2 petits bouts de 3 ans et 1 mois 1/2. je projette de partir l'an prochain, en mai, en Croatie avec les 2 (donc 4 ans et 1 an). pour ne pas faire le même chemin à l'aller & au retour, je pensais passer par la Bosnie Herzegovine pour rejoindre Dubrovnik et remonter ensuite en Croatie. Mon copain se demande si c'est prudent avec des enfants.
si certains connaissent la Bosnie, est-ce sûr avec des petits ? trouve-t-on facilement des hébergements ? y-a-t-il un moyen de les réserver d'avance ? peut-on utiliser une voiture louée en Croatie en Bosnie ?
merci !😉
S'interroger sur la façon de parcourir "son" Monde... English translation pending
Quand mes parents parcouraient la France en voiture, je restais collé le nez à la vitre regardant les paysages défiler à vive allure ...... le soir venu avec mon frère on s'affalait entre les sièges dans la nuit descendante, et c'était la fin d'une journée d'aventure .....
Puis j'ai pris le bus seul pour rejoindre ma grand mère ..... et là déjà c'était des rencontres avec des personnes inconnus, des regards qui m'effrayaient et des responsabilités comme d'acheter un billet .......
Puis j'ai eu 16 ans et avec des copains on partait en stop, une toile de tente sur le dos, sur les plages du Nord ..... on pensait plus à draguer les filles et à s'enfiler quelques bières, mais déjà le goût n'était pas le même qu'au bar du coin .......
J'ai commencé à travailler, et les vacances avec ma compagne et sa petite fille se limitaient aux séjours sur la côte méditerranéenne, mais la découverte de parfums et de bruits nouveaux sur une côte pas encore trop bouleversée m'incitaient déjà à vouloir découvrir ce qu'il y avait de l'autre côté de cette mer .......
Et j'ai acheté mes premiers billets d'avion ...... Tunisie et le sable ..... Thailande et les Akhas du Nord ..... Waouh ! grandiose je ne pouvais même pas imaginer que celà existait ......
J'ai voyagé, bourlingué, visité, rencontré, découvert, appris, vu, écouté, partagé, photographié ( pas beaucoup .... 😉), discuté, échangé ........ enrichi en quelque sorte .......
Je regarde la télévision, les films documentaires sur la grande toile, je parcoure les forums de voyages, je fais des rencontres entre voyageurs de par le monde ........ et je me rencontre qu'il y a autant de façon de voyager, et d'apprécier les beautés du monde qu'il y a de voyageurs ..... et jusqu'à il y a peu, je ne m'étais pas vraiment aperçu de celà ...... j'étais convaincu que ma façon de faire était la plus conforme à l'idée que j'avais du voyage ....
Erreur ...... et si voyager en premier lieu était d'abord d'être à l'écoute des envies des autres, et surtout d'écouter ce que les autres avaient à nous apporter dans leur manière de découvrir le monde et d'appréhender les diverses formes de culture rencontrées ...... discours éculé me direz vous ..... pourtant non, tant est que l'on est plus intéressé dans l'évolution de son petit nombril de par la planète, que par l'intérêt que les autres portent aux mêmes découvertes que l'on fait .....
J'avance en âge ..... j'ai vécu des tas d'expériences professionelles, sociales, amoureuses ( trop .... ) et je veux maintenant partir en respectant les envies de celle qui m'accompagne, de mieux faire attention aux gens que je côtoie, de prendre mon temps le soir venu quand le soleil chauffe de ses derniers rayons, de prendre en considération les évolutions écologiques et sociales de par le monde, de prendre le temps de faire un crochet par Phnom Penh pour y visiter ma petite famille et m'enquérir de leurs besoins, et surtout de bien comprendre la façon dont vivent les gens sur place afin de mieux connaître leurs aspirations ..... et puis d'être plus conciliant aussi avec les différentes formes de voyage de chacun, du moment que chacun y trouve matière à y trouver l'émotion qui changera sa façon de concevoir le Monde ..... son Monde ...... là en fait est le principal ......
Et vous ..... vous avez évolué dans votre façon de voyager ....... ?
Puis j'ai pris le bus seul pour rejoindre ma grand mère ..... et là déjà c'était des rencontres avec des personnes inconnus, des regards qui m'effrayaient et des responsabilités comme d'acheter un billet .......
Puis j'ai eu 16 ans et avec des copains on partait en stop, une toile de tente sur le dos, sur les plages du Nord ..... on pensait plus à draguer les filles et à s'enfiler quelques bières, mais déjà le goût n'était pas le même qu'au bar du coin .......
J'ai commencé à travailler, et les vacances avec ma compagne et sa petite fille se limitaient aux séjours sur la côte méditerranéenne, mais la découverte de parfums et de bruits nouveaux sur une côte pas encore trop bouleversée m'incitaient déjà à vouloir découvrir ce qu'il y avait de l'autre côté de cette mer .......
Et j'ai acheté mes premiers billets d'avion ...... Tunisie et le sable ..... Thailande et les Akhas du Nord ..... Waouh ! grandiose je ne pouvais même pas imaginer que celà existait ......
J'ai voyagé, bourlingué, visité, rencontré, découvert, appris, vu, écouté, partagé, photographié ( pas beaucoup .... 😉), discuté, échangé ........ enrichi en quelque sorte .......
Je regarde la télévision, les films documentaires sur la grande toile, je parcoure les forums de voyages, je fais des rencontres entre voyageurs de par le monde ........ et je me rencontre qu'il y a autant de façon de voyager, et d'apprécier les beautés du monde qu'il y a de voyageurs ..... et jusqu'à il y a peu, je ne m'étais pas vraiment aperçu de celà ...... j'étais convaincu que ma façon de faire était la plus conforme à l'idée que j'avais du voyage ....
Erreur ...... et si voyager en premier lieu était d'abord d'être à l'écoute des envies des autres, et surtout d'écouter ce que les autres avaient à nous apporter dans leur manière de découvrir le monde et d'appréhender les diverses formes de culture rencontrées ...... discours éculé me direz vous ..... pourtant non, tant est que l'on est plus intéressé dans l'évolution de son petit nombril de par la planète, que par l'intérêt que les autres portent aux mêmes découvertes que l'on fait .....
J'avance en âge ..... j'ai vécu des tas d'expériences professionelles, sociales, amoureuses ( trop .... ) et je veux maintenant partir en respectant les envies de celle qui m'accompagne, de mieux faire attention aux gens que je côtoie, de prendre mon temps le soir venu quand le soleil chauffe de ses derniers rayons, de prendre en considération les évolutions écologiques et sociales de par le monde, de prendre le temps de faire un crochet par Phnom Penh pour y visiter ma petite famille et m'enquérir de leurs besoins, et surtout de bien comprendre la façon dont vivent les gens sur place afin de mieux connaître leurs aspirations ..... et puis d'être plus conciliant aussi avec les différentes formes de voyage de chacun, du moment que chacun y trouve matière à y trouver l'émotion qui changera sa façon de concevoir le Monde ..... son Monde ...... là en fait est le principal ......
Et vous ..... vous avez évolué dans votre façon de voyager ....... ?
First time in India? Premier voyage en Inde? 2001 English translation pending
Bon, je me lance. J'espère en tout cas, que vous allez bien vous marrez comme moi, je me marre à chaque fois que je relis le récit de ce premier voyage en Inde.....
Samedi 31 mars 2001
6h30 !! C’est l’heure, c’est le moment, c’est l’instant, c’est le jour J !! Thierry fait couler le café, Marie fait couler la douche…
7h30. Il fait seulement 7°…brrrrrrrrrr…..vite vite un bus 71 qui nous mène à la gare centrale de Bruxelles puis, le train jusqu’à Zaventem. Ce sont les vacances scolaires de Pâques et il y a un monde fou !! Nous montons au resto qui donne sur les pistes et nous enfilons un petit-déjeuner en imaginant notre futur voyage. A peine avons-nous décollé que nous atterrissons déjà 40 minutes plutard à Roissy Charles de Gaulle. Notre avion ne décollant qu’à 16h, cela nous donne le temps de mettre notre sac à dos en consigne et de prendre un RER pour Paris car j’ai envie de boire un bon café crème au bord du canal St Martin. Hélas, le personnel du-dit RER est en grève et nous sommes condamnés à passer le restant de la journée à l’aéroport. Cela passe assez vite car il y tellement de choses à voir dans un aéroport. Comme nous n’avons chacun qu’un seul sac à dos très léger que nous garderons en cabine, l’enregistrement est rapide.
Une heure avant d’embarquer, nous sommes déjà à la gate 44. L’avion également. « C’est un boeing 747 des années ’70 » me dit Thierry. Il a l’air un peu vieux mais il est joli et original, chaque fenêtre est décorée avec des dessins indiens. Au compte-goutte, le personnel naviguant arrive. « Thierry, tu as vu le personnel de bord ? » « Oui, les hôtesses, c’est pas vraiment les miss monde qu’on voit dans les magazines » « Non, je voulais surtout que tu regardes l’état du costume des hommes. » « Ah oui, effectivement, le bord de leur col de chemise et veston est complètement élimés…. » « Ben, j’espère que l’avion n’est pas dans le même état…. »
Nous devrions décollés à 16h. Or, je vois qu’il est 17h….heu...…….18h et pas de nouvelles mais, tout à coup, nous entendons un appel dans le micro.
-« Les passagers du vol Air India 140 à destination de Delhi sont priés de patienter un instant, l’avion est en réparation…. »
-« Hein ?!?! Quoi ?!?!? Hé Thierry, moi je monte pas dans cet avion ». Il me corrige : « L’avion est en préparation »….….Ouf !!
Nous pouvons enfin embarquer vers 18h15. Nos sièges sont superbement bien placés à la première rangée, et Thierry pourra allonger ses jambes. Tiens, il y a déjà quelqu’un à sa place. C’est un monsieur indien. « Excuse me sir, but you took my place » « No, it’s my seat» « Sorry, but look once to your embarkment card and you will see that you are wrong. I have the window and my wife, the middle seat» « grrrrrrr……»”
Il se lève en râlant et recule de 2 places……Voilà notre premier contact avec l’Inde. ….
19h30. Un petit en-cas nous est servi. Bonne nouvelle : mousse de poisson sur toast. Mauvaise nouvelle : les toast font 3x2cm !! Est-ce là notre souper ?!?! Mauvaise langue que je suis. …….Une heure plu tard, notre hôtesse nous apporte un sachet de cacahuètes…..
L’avion traverse de grands trous d’air et je ne me sens pas trop bien. Assez mal en tout les cas pour ne pas avoir envie de manger ce bon repas indien qui arrive. C’est Thierry qui mange tout : poulet tandoori et mouton. L’odeur des épices me retourne l’estomac et je suis à 2 doigts de crier « Raoul »….…
Mais cela n’arrivera pas, je l’ai décidé !!
Autre chose : le pilote…..mais quelle babelutte celui-là !!
- « A votre gauche, vous pouvez admirer les Alpes » - « Si vous regardez à droite, vous verrez les Carpates » - « Attention, nous allons survoler….
En fait, il nous fait un cours de géographie. C’est super sympa. Non seulement, il nous pilote, mais en plus, il nous explique tout ce qu’il voit sur son chemin. Je me demande si je dois lui donner un pourboire en descendant de l’avion…….
Je parviens, malgré les turbulences qui ne cessent, à m’endormir.
Voilà qu’à 4h du matin, Mr le professeur de géographie réveille 700 passagers, juste pour dire que nous passons la frontière pakistanaise !!!
Mais il a eu raison, notre guide. La frontière entre le Pakistan et l’Inde est complètement illuminée. Je ne situe pas trop exactement le tronçon illuminé mais là, c’est géant !! Merci !!
Dimanche 1 avril 2001
5h13. Les formalités administratives accomplies, nous sommes les premiers à passer le hall de sortie de l'aéroport de Delhi. Un hall triste, éclairé de néons crasseux et quelques fans fatigués qui tournent au ralenti.
Il y a là, au milieu de ce hall, une femme assise sur une chaise branlante. Autour d’elle, des dizaines de personnes à même le sol qui tâtonnent, ouvrent, contrôle et trient des centaines colis. Ils lui crient le nom du destinataire (sans doute) et elle l’inscrit dans un vieux carnet tout destroy et jauni. Je regarde de plus près…..ah oui, je ne me suis pas trompée….c’est bien ce que je pensais avoir lu...ce sont des colis qui viennent d’arriver avec Fédéral Express…..
Il est un peu plus de 5h30 quand on sort de l’aéroport mais nous ne sommes pas seul……………..Une nuée de rickshaw nous saute dessus pour nous emmener en ville !!! C’est une véritable plaie…
Hé là, moi pas me faire avoir hein !! J’ai bien lu mon guide avant de partir et je sais qu’il y a le bus 780 qui va en ville pour à peine quelques sous. Il y a bien 2-3 bus devant l’entrée mais il n’y a personne à l’intérieur. Les rickshawallas nous disent que les chauffeurs de bus sont en grève et qu’il n’y a pas d’autre solution que de partir avec eux…. D’après notre guide, l’arrêt de bus se trouve de l’autre côté de la rue. On s’engage donc dans la pénombre………..et c’est là que je la vois !!!
Elle est très foncée, je dirais même racée, la tête bien haute comme pour défier les nouveaux arrivants. Ils ont bien fait ça, on dirait une vraie !!! « Waow !! T’as vu ? Ils ont fait, comme chez nous à Blankenberge, à la côte belge, une statue pour accueillir les touristes !! » « Oui, oui, Marie, il est temps que tu te reposes… » « Mais non, regarde !! On dirait une vraie !! « Marie…………. c’est une vraie….……...................vache ….. »
La honte……Pourtant je le savais. Cela faisait un an que je me documentais sur ce pays. J’ai tout vu, tout lu, tout entendu à propos de l’Inde….. Je suis à peine depuis 10 minutes sur le sol indien et voilà que je suis déjà perturbée….…. Hé non, ce n’est pas un poisson d’avril. Devant l’aéroport de Delhi ce samedi 01 avril 2001, il y a des vaches qui se baladent tranquillement… Tant que l’on n’est pas plongé dedans, on ne peut pas réaliser. Aucun livre, aucun documentaire, aucun récit ne peut remplacer la réalité, les bruits, les odeurs, la langue, les couleurs….
Décidément, il est temps que je me repose….
Après une promenade dans les environs de l’aéroport, nous y revenons et montons dans le premier bus dont le chauffeur nous confirme la destination du centre-ville. Là, pendant une heure, nous attrapons l’Inde en pleine poire !! Il n’est que 6h30 et il fait déjà 21°. Le chauffeur de bus se fraye un chemin à coup de klaxon comme si c’était une urgence. Ca nous dépasse déjà. Mais le pire, c’est ce que nous voyons tout au long du chemin. Nous en restons muets. De fatigue bien sur, mais également de stupéfaction de voir ce que l’on voit…… Tout ces gens qui dorment sur les trottoirs au milieu des vaches, singes, chiens, chèvres, cochons, corbeaux, de la crasse, de la puanteur partout. C’est tellement loin de nos réalités d’occidentaux…
Et soudain, le chauffeur de bus ralenti et nous dit de descendre. « Ok, you can go. It’s here. » « Are you sure this is the centre of Delhi? Connaught Place? » « Sure, no problem » (on l’entendra souvent ce “no problem”…)
No problem, no problem…..C’est vite dit ça…..
C’est sur, on s’est fait avoir, c’est pas le centre ici, ça doit encore être la banlieue…...mais….Connaught Place, ça devrait être plus moderne, non ? Plus vivant, non ? Heu, j’ sais pas moi, un peu plus occidental quoi, avec des belles rues bien tracées, histoire que je sois pas trop paumée….. Au lieu de cela, je ne vois que des trottoirs défoncés et de la saleté partout autour de nous. Qu’à cela ne tienne, j’ouvre mon guide pour me situer un peu. « Bon, allons jusqu’au coin de la rue voir si on trouve une plaque qui nous donne le nom de cet endroit » « Heu, je vois rien » « C’est pas grave. Il y a un Sikh là qui arrive. On va lui demander »
Il est grand et à l’air d’avoir bien capté notre désarroi…. « Can I help you? » « Yes, thank you. We are a little bit lost and we are looking for the Connaught place and a room. » « No problem, I can call you a rickshaw and tell him the adress of a good room» « Oh Thank you so much » « You’re welcome »
Dans la seconde qui suit, alors que l’on n’avait pas vu un seul véhicule circuler dans le coin depuis notre arrivée dans le quartier, un rickshaw arrive de nulle part. C’est magique non ?!?!?
Après une petite conversation entre le sikh et le chauffeur (évidemment, on sait pas ce qu’ils se disent), nous payons 10 rps. et nous nous installons pour une première course dans cet engin pétaradant. Nous savons bien évidemment que le chauffeur recevra une petite commission de l’hôtel où il nous emmène, mais ce n’est pas grave. On est tellement fatigués qu’on n’a plus de courage. Arrivés à l’hôtel Red Castel dans le quartier de Karol Bagh, on nous annonce 1500 rps. pour une chambre. Ca à l’air cher non ? Mais trop fatigués pour discuter, nous nous installons dans le petit salon dans le hall et attendons que la chambre soit prête. Le-dit hall est dallé de marbre et la cage d’escalier est tout en fer forgé. C’est très chic…..Le patron vient s’installer avec nous pour faire plus ample connaissance et nous offre un café. Cela nous fait du bien car nous n’avons encore rien ingurgité depuis l’avion. Arrive un gars ….. C’est, visiblement, un copain du patron qui veut tout savoir sur nous et parle même quelques mots de français. Nous intégrons enfin notre chambre. Elle est assez sympa. Un grand lit de 2 personnes, un petit frigo, une télé, une salle de bain et, de la fenêtre, nous avons une vue sur un joli petit parc. Nous prenons une douche et redescendons.
Notre « nouvel ami » est toujours là. Il nous propose d’aller à son agence. Il nous trouve tellement sympathique qu’il veut nous offrir un tour de la ville gratuit. Vu qu’on n’a pas de projets précis, on accepte. De toute façon, on a pas envie de se casser la tête le premier jour…. On embarque dans une belle voiture blanche, on dirait une voiture de ministre, une Tata ambassador et on roule….50 m !!! Ils sont fous ou quoi !!...on aurait pu les faire à pied !! L’agence d’Ali n’est pas très grande, 3x2 m à tout casser. Malgré le fan qui tourne au plafond, il fait une chaleur étouffante et cela fait maintenant plus de 36h que nous n’avons pas dormi, ça commence à être dur-dur…… Evidemment, Ali et son cousin sont très sympas. Ils nous offrent le thé, nous montrent les dizaines de livres d’or signés par leurs précédents clients, étalent leurs cartes géographiques de l’Inde, les photos magnifiques du Cashmire, région d’origine d’Ali.
On lui explique que le Cashmire n’est pas prévu au programme, que nous avons un avion à prendre dans 15 jours à Mumbai, que nous sommes fatigués et que nous allons réfléchir…. « No problem…..i can make you a good trip…and a good price » « Thank you Ali, but we have no idea what will be our plans. We have to think » « Look, you can have a car with driver for 1 week, 7 days and I can book you hotels, so, no worry, everything will be ok » « Ok, say what you propose and we will see » « You can go to Agra, Jaipur, Pushkar, Udaipur and come back to Delhi»« No, it’s not a good idea, we go to Mumbai. » « No problem, I can book train tickets from Udaipur to Mumbai and rooms for you till Udaipur »
En fait, Ali n’a pas d’autorisation de rouler au-delà de la frontière du Rajasthan. « Ca à l’air sympa comme proposition, qu’est-ce que t’en penses Thierry ?» « Oui, c’est pas mal. Comme ça, on ne doit plus se tracasser, tout est déjà réservé. En plus, demandons un ticket de train pour Daman, ça nous fera du bien. On veut de toute façon s’y arrêter 2-3 jours. » « Bon, je demande le prix maintenant….» « Ok, say us exactly what you porpose and give us a price. » « Look this programme: You have a car with driver for 8 days. Visit of Agra, Fathepur-Sikri, Jaipur, Amber, Pushkar, Udaipur. 7 nights in good hotels + 1 train ticket Udaipur-Ahmedabad+ 1 train ticket Ahmedabad-Vapi + 1 train ticket Vapi-Mumbai for only……….(et c’est là que vous commencer à rire comme des baleines)……………30000 rps…..…..and because you are good persons, i offer you a car for free today to visit Delhi »
Oui, vous avez bien lu, 30.000 rps !!! Le pire, c’est que grâce ou à cause de la chaleur suffocante, le décalage horaire, l’absence de repas depuis l’avion, le baratinage des 2 zouaves qu’on a en face de nous, le fait qu’on ne nous a pas lâché une seconde depuis la descente du bus, et bien, on ne fait pas du tout la conversion en euros, on n’a rien vu venir et on ne réagit pas !! Ou plutôt, on réagit comme des triples cons et on acquiesce à tout !! On signe et on paie directement sans réfléchir…..sauf que je sais que maintenant, on a plus un balle sur nous et qu’on doit trouver un distributeur de billet. « No problem, you can take my car and driver to get some money »
Quelle gentillesse...grrrrrrr. Là, il est trop sympa non ?!?!?
Nous sortons de l’agence et la voiture nous attend déjà pour aller à la banque. Nazir, notre chauffeur pour la journée, nous dépose à Connaught Place (on l’aura quand même vu) afin de manger un bout dans un petit snack le long des colonnades. Alors que nous sortons du snack, deux petits cireurs nous accostent. Thierry porte des bottines en toile et moi, je suis en tong. Pas de bol pour eux mais nous leur achetons une bouteille de coca et des chapatis. Ils s’en vont tout heureux. On se promène un peu dans le parc central mais nous sommes tout de suite suivi par une gamine à l’air pitoyable, genre, 8-9 ans avec un bébé dans les bras. « One roupee pleeeeeeeeease, one roupee for my baby…. » C’est très dur de vivre ça pour la première fois. Je ne sais pas du tout comment réagir. Je lui donne quelque chose ou je continue sans la regarder ? De toute façon, elle nous suit partout. Un sikh s’approche de nous et nous dit qu’il ne faut absolument rien donner aux enfants car ils doivent souvent remettre leur argent à des adultes pas toujours sympa avec eux. Mais si l’on veut faire des offrandes, « no problem » nous pouvons aller avec lui au temple sikh qui se trouve juste à côté. Nous accompagnons donc ce monsieur et nous nous baladons dans des petites ruelles. Il s’intéresse fort à nous, veut tout savoir sur la Belgique, quel est le but de notre voyage. Avant d’arriver au temple, il nous invite à monter chez lui qui, en fait, ……….n’est qu’un bureau !! Voilà qu’on s’y fait reprendre !! Il nous étale ses prospectus tous pourris ….Holà stop !!! On a déjà assez donné !! Nous déguerpissons et rejoignons Nazir.
13h. Il fait très chaud. Il règne une pollution indescriptible sur la ville. On s’arrête au Raj Gath, mémorial au Mahatma Gandhi au bord de la Jamuna, au temple du Lotus, au fort rouge et à la colonne du Qutb Minar. De là, nous allons jusqu’à l’ India Gate. Nous restons un moment à nous balader dans les pelouses aux alentours de l'arche mais l’on nous alpague de toutes parts. L’un avec un singe acrobate, l’autre avec un cobra. On veut tout nous vendre : des cartes postales, des tee-shirts, des ballons et des gadgets chinois. On stoppe également un petit coup au parlement où les singes squattent les jardins. Nazir nous explique que pour se faire un petit plus, il emmène les touristes dans des emporiums (magasins agrées par le gouvernement), et nous demande si ça ne nous ennuierait pas. Si c’est si gentiment demandé, pas de problème mais à une condition : pas d’arnaque hein !! On a déjà eu assez pour aujourd’hui !! On achète rien mais cela donne une vague idée des prix pratiqués.
Le soleil se couche déjà et nous rentrons à l’hôtel pour prendre une douche. A peine sortie de la salle de bain, l’électricité se coupe et nous entendons un boucan d’enfer. C’est un groupe électrogène qui se met en route tout à côté de notre chambre… Nous voulons ressortir pour aller souper mais le patron de l’hôtel nous dit que c’est hyper dangereux de sortir seul dans ce quartier et surtout quand il n’y a plus d’électricité……Il nous propose de nous offrir un taxi et nous allons manger un bout au Nirula’s restaurant. On y mange, oui, je sais, c’est pas très indien, un chili con carne et des pâtes au poulet.
Là, maintenant, on est complètement mort de fatigue et on rentre dormir. Mais arrivés dans la chambre, le groupe électrogène tourne toujours et la chambre est puante et bleue des émanations de pétrole qui entrent par les aérations de la salle de bain !!
-« Hey, our room is stincking!! What’s that?!?!? » -« No problem sir, it will be stop in a few minutes» -« Be sure, because we are very tired » -« No problem sir, I promiss»
-« Ok, I have to call. How much is it for a phonecall to Belgium? » -« Only 5 roupees for 1 minut. »
Après avoir rassurés les enfants qui sont restés à Bruxelles, nous regagnons notre chambre.
Le bruit infernal du générateur s’arrête et l’électricité revient...c'est enfin l'heure de dormir.....🤪
Samedi 31 mars 2001
6h30 !! C’est l’heure, c’est le moment, c’est l’instant, c’est le jour J !! Thierry fait couler le café, Marie fait couler la douche…
7h30. Il fait seulement 7°…brrrrrrrrrr…..vite vite un bus 71 qui nous mène à la gare centrale de Bruxelles puis, le train jusqu’à Zaventem. Ce sont les vacances scolaires de Pâques et il y a un monde fou !! Nous montons au resto qui donne sur les pistes et nous enfilons un petit-déjeuner en imaginant notre futur voyage. A peine avons-nous décollé que nous atterrissons déjà 40 minutes plutard à Roissy Charles de Gaulle. Notre avion ne décollant qu’à 16h, cela nous donne le temps de mettre notre sac à dos en consigne et de prendre un RER pour Paris car j’ai envie de boire un bon café crème au bord du canal St Martin. Hélas, le personnel du-dit RER est en grève et nous sommes condamnés à passer le restant de la journée à l’aéroport. Cela passe assez vite car il y tellement de choses à voir dans un aéroport. Comme nous n’avons chacun qu’un seul sac à dos très léger que nous garderons en cabine, l’enregistrement est rapide.
Une heure avant d’embarquer, nous sommes déjà à la gate 44. L’avion également. « C’est un boeing 747 des années ’70 » me dit Thierry. Il a l’air un peu vieux mais il est joli et original, chaque fenêtre est décorée avec des dessins indiens. Au compte-goutte, le personnel naviguant arrive. « Thierry, tu as vu le personnel de bord ? » « Oui, les hôtesses, c’est pas vraiment les miss monde qu’on voit dans les magazines » « Non, je voulais surtout que tu regardes l’état du costume des hommes. » « Ah oui, effectivement, le bord de leur col de chemise et veston est complètement élimés…. » « Ben, j’espère que l’avion n’est pas dans le même état…. »
Nous devrions décollés à 16h. Or, je vois qu’il est 17h….heu...…….18h et pas de nouvelles mais, tout à coup, nous entendons un appel dans le micro.
-« Les passagers du vol Air India 140 à destination de Delhi sont priés de patienter un instant, l’avion est en réparation…. »
-« Hein ?!?! Quoi ?!?!? Hé Thierry, moi je monte pas dans cet avion ». Il me corrige : « L’avion est en préparation »….….Ouf !!
Nous pouvons enfin embarquer vers 18h15. Nos sièges sont superbement bien placés à la première rangée, et Thierry pourra allonger ses jambes. Tiens, il y a déjà quelqu’un à sa place. C’est un monsieur indien. « Excuse me sir, but you took my place » « No, it’s my seat» « Sorry, but look once to your embarkment card and you will see that you are wrong. I have the window and my wife, the middle seat» « grrrrrrr……»”
Il se lève en râlant et recule de 2 places……Voilà notre premier contact avec l’Inde. ….
19h30. Un petit en-cas nous est servi. Bonne nouvelle : mousse de poisson sur toast. Mauvaise nouvelle : les toast font 3x2cm !! Est-ce là notre souper ?!?! Mauvaise langue que je suis. …….Une heure plu tard, notre hôtesse nous apporte un sachet de cacahuètes…..
L’avion traverse de grands trous d’air et je ne me sens pas trop bien. Assez mal en tout les cas pour ne pas avoir envie de manger ce bon repas indien qui arrive. C’est Thierry qui mange tout : poulet tandoori et mouton. L’odeur des épices me retourne l’estomac et je suis à 2 doigts de crier « Raoul »….…
Mais cela n’arrivera pas, je l’ai décidé !!
Autre chose : le pilote…..mais quelle babelutte celui-là !!
- « A votre gauche, vous pouvez admirer les Alpes » - « Si vous regardez à droite, vous verrez les Carpates » - « Attention, nous allons survoler….
En fait, il nous fait un cours de géographie. C’est super sympa. Non seulement, il nous pilote, mais en plus, il nous explique tout ce qu’il voit sur son chemin. Je me demande si je dois lui donner un pourboire en descendant de l’avion…….
Je parviens, malgré les turbulences qui ne cessent, à m’endormir.
Voilà qu’à 4h du matin, Mr le professeur de géographie réveille 700 passagers, juste pour dire que nous passons la frontière pakistanaise !!!
Mais il a eu raison, notre guide. La frontière entre le Pakistan et l’Inde est complètement illuminée. Je ne situe pas trop exactement le tronçon illuminé mais là, c’est géant !! Merci !!
Dimanche 1 avril 2001
5h13. Les formalités administratives accomplies, nous sommes les premiers à passer le hall de sortie de l'aéroport de Delhi. Un hall triste, éclairé de néons crasseux et quelques fans fatigués qui tournent au ralenti.
Il y a là, au milieu de ce hall, une femme assise sur une chaise branlante. Autour d’elle, des dizaines de personnes à même le sol qui tâtonnent, ouvrent, contrôle et trient des centaines colis. Ils lui crient le nom du destinataire (sans doute) et elle l’inscrit dans un vieux carnet tout destroy et jauni. Je regarde de plus près…..ah oui, je ne me suis pas trompée….c’est bien ce que je pensais avoir lu...ce sont des colis qui viennent d’arriver avec Fédéral Express…..
Il est un peu plus de 5h30 quand on sort de l’aéroport mais nous ne sommes pas seul……………..Une nuée de rickshaw nous saute dessus pour nous emmener en ville !!! C’est une véritable plaie…
Hé là, moi pas me faire avoir hein !! J’ai bien lu mon guide avant de partir et je sais qu’il y a le bus 780 qui va en ville pour à peine quelques sous. Il y a bien 2-3 bus devant l’entrée mais il n’y a personne à l’intérieur. Les rickshawallas nous disent que les chauffeurs de bus sont en grève et qu’il n’y a pas d’autre solution que de partir avec eux…. D’après notre guide, l’arrêt de bus se trouve de l’autre côté de la rue. On s’engage donc dans la pénombre………..et c’est là que je la vois !!!
Elle est très foncée, je dirais même racée, la tête bien haute comme pour défier les nouveaux arrivants. Ils ont bien fait ça, on dirait une vraie !!! « Waow !! T’as vu ? Ils ont fait, comme chez nous à Blankenberge, à la côte belge, une statue pour accueillir les touristes !! » « Oui, oui, Marie, il est temps que tu te reposes… » « Mais non, regarde !! On dirait une vraie !! « Marie…………. c’est une vraie….……...................vache ….. »
La honte……Pourtant je le savais. Cela faisait un an que je me documentais sur ce pays. J’ai tout vu, tout lu, tout entendu à propos de l’Inde….. Je suis à peine depuis 10 minutes sur le sol indien et voilà que je suis déjà perturbée….…. Hé non, ce n’est pas un poisson d’avril. Devant l’aéroport de Delhi ce samedi 01 avril 2001, il y a des vaches qui se baladent tranquillement… Tant que l’on n’est pas plongé dedans, on ne peut pas réaliser. Aucun livre, aucun documentaire, aucun récit ne peut remplacer la réalité, les bruits, les odeurs, la langue, les couleurs….
Décidément, il est temps que je me repose….
Après une promenade dans les environs de l’aéroport, nous y revenons et montons dans le premier bus dont le chauffeur nous confirme la destination du centre-ville. Là, pendant une heure, nous attrapons l’Inde en pleine poire !! Il n’est que 6h30 et il fait déjà 21°. Le chauffeur de bus se fraye un chemin à coup de klaxon comme si c’était une urgence. Ca nous dépasse déjà. Mais le pire, c’est ce que nous voyons tout au long du chemin. Nous en restons muets. De fatigue bien sur, mais également de stupéfaction de voir ce que l’on voit…… Tout ces gens qui dorment sur les trottoirs au milieu des vaches, singes, chiens, chèvres, cochons, corbeaux, de la crasse, de la puanteur partout. C’est tellement loin de nos réalités d’occidentaux…
Et soudain, le chauffeur de bus ralenti et nous dit de descendre. « Ok, you can go. It’s here. » « Are you sure this is the centre of Delhi? Connaught Place? » « Sure, no problem » (on l’entendra souvent ce “no problem”…)
No problem, no problem…..C’est vite dit ça…..
C’est sur, on s’est fait avoir, c’est pas le centre ici, ça doit encore être la banlieue…...mais….Connaught Place, ça devrait être plus moderne, non ? Plus vivant, non ? Heu, j’ sais pas moi, un peu plus occidental quoi, avec des belles rues bien tracées, histoire que je sois pas trop paumée….. Au lieu de cela, je ne vois que des trottoirs défoncés et de la saleté partout autour de nous. Qu’à cela ne tienne, j’ouvre mon guide pour me situer un peu. « Bon, allons jusqu’au coin de la rue voir si on trouve une plaque qui nous donne le nom de cet endroit » « Heu, je vois rien » « C’est pas grave. Il y a un Sikh là qui arrive. On va lui demander »
Il est grand et à l’air d’avoir bien capté notre désarroi…. « Can I help you? » « Yes, thank you. We are a little bit lost and we are looking for the Connaught place and a room. » « No problem, I can call you a rickshaw and tell him the adress of a good room» « Oh Thank you so much » « You’re welcome »
Dans la seconde qui suit, alors que l’on n’avait pas vu un seul véhicule circuler dans le coin depuis notre arrivée dans le quartier, un rickshaw arrive de nulle part. C’est magique non ?!?!?
Après une petite conversation entre le sikh et le chauffeur (évidemment, on sait pas ce qu’ils se disent), nous payons 10 rps. et nous nous installons pour une première course dans cet engin pétaradant. Nous savons bien évidemment que le chauffeur recevra une petite commission de l’hôtel où il nous emmène, mais ce n’est pas grave. On est tellement fatigués qu’on n’a plus de courage. Arrivés à l’hôtel Red Castel dans le quartier de Karol Bagh, on nous annonce 1500 rps. pour une chambre. Ca à l’air cher non ? Mais trop fatigués pour discuter, nous nous installons dans le petit salon dans le hall et attendons que la chambre soit prête. Le-dit hall est dallé de marbre et la cage d’escalier est tout en fer forgé. C’est très chic…..Le patron vient s’installer avec nous pour faire plus ample connaissance et nous offre un café. Cela nous fait du bien car nous n’avons encore rien ingurgité depuis l’avion. Arrive un gars ….. C’est, visiblement, un copain du patron qui veut tout savoir sur nous et parle même quelques mots de français. Nous intégrons enfin notre chambre. Elle est assez sympa. Un grand lit de 2 personnes, un petit frigo, une télé, une salle de bain et, de la fenêtre, nous avons une vue sur un joli petit parc. Nous prenons une douche et redescendons.
Notre « nouvel ami » est toujours là. Il nous propose d’aller à son agence. Il nous trouve tellement sympathique qu’il veut nous offrir un tour de la ville gratuit. Vu qu’on n’a pas de projets précis, on accepte. De toute façon, on a pas envie de se casser la tête le premier jour…. On embarque dans une belle voiture blanche, on dirait une voiture de ministre, une Tata ambassador et on roule….50 m !!! Ils sont fous ou quoi !!...on aurait pu les faire à pied !! L’agence d’Ali n’est pas très grande, 3x2 m à tout casser. Malgré le fan qui tourne au plafond, il fait une chaleur étouffante et cela fait maintenant plus de 36h que nous n’avons pas dormi, ça commence à être dur-dur…… Evidemment, Ali et son cousin sont très sympas. Ils nous offrent le thé, nous montrent les dizaines de livres d’or signés par leurs précédents clients, étalent leurs cartes géographiques de l’Inde, les photos magnifiques du Cashmire, région d’origine d’Ali.
On lui explique que le Cashmire n’est pas prévu au programme, que nous avons un avion à prendre dans 15 jours à Mumbai, que nous sommes fatigués et que nous allons réfléchir…. « No problem…..i can make you a good trip…and a good price » « Thank you Ali, but we have no idea what will be our plans. We have to think » « Look, you can have a car with driver for 1 week, 7 days and I can book you hotels, so, no worry, everything will be ok » « Ok, say what you propose and we will see » « You can go to Agra, Jaipur, Pushkar, Udaipur and come back to Delhi»« No, it’s not a good idea, we go to Mumbai. » « No problem, I can book train tickets from Udaipur to Mumbai and rooms for you till Udaipur »
En fait, Ali n’a pas d’autorisation de rouler au-delà de la frontière du Rajasthan. « Ca à l’air sympa comme proposition, qu’est-ce que t’en penses Thierry ?» « Oui, c’est pas mal. Comme ça, on ne doit plus se tracasser, tout est déjà réservé. En plus, demandons un ticket de train pour Daman, ça nous fera du bien. On veut de toute façon s’y arrêter 2-3 jours. » « Bon, je demande le prix maintenant….» « Ok, say us exactly what you porpose and give us a price. » « Look this programme: You have a car with driver for 8 days. Visit of Agra, Fathepur-Sikri, Jaipur, Amber, Pushkar, Udaipur. 7 nights in good hotels + 1 train ticket Udaipur-Ahmedabad+ 1 train ticket Ahmedabad-Vapi + 1 train ticket Vapi-Mumbai for only……….(et c’est là que vous commencer à rire comme des baleines)……………30000 rps…..…..and because you are good persons, i offer you a car for free today to visit Delhi »
Oui, vous avez bien lu, 30.000 rps !!! Le pire, c’est que grâce ou à cause de la chaleur suffocante, le décalage horaire, l’absence de repas depuis l’avion, le baratinage des 2 zouaves qu’on a en face de nous, le fait qu’on ne nous a pas lâché une seconde depuis la descente du bus, et bien, on ne fait pas du tout la conversion en euros, on n’a rien vu venir et on ne réagit pas !! Ou plutôt, on réagit comme des triples cons et on acquiesce à tout !! On signe et on paie directement sans réfléchir…..sauf que je sais que maintenant, on a plus un balle sur nous et qu’on doit trouver un distributeur de billet. « No problem, you can take my car and driver to get some money »
Quelle gentillesse...grrrrrrr. Là, il est trop sympa non ?!?!?
Nous sortons de l’agence et la voiture nous attend déjà pour aller à la banque. Nazir, notre chauffeur pour la journée, nous dépose à Connaught Place (on l’aura quand même vu) afin de manger un bout dans un petit snack le long des colonnades. Alors que nous sortons du snack, deux petits cireurs nous accostent. Thierry porte des bottines en toile et moi, je suis en tong. Pas de bol pour eux mais nous leur achetons une bouteille de coca et des chapatis. Ils s’en vont tout heureux. On se promène un peu dans le parc central mais nous sommes tout de suite suivi par une gamine à l’air pitoyable, genre, 8-9 ans avec un bébé dans les bras. « One roupee pleeeeeeeeease, one roupee for my baby…. » C’est très dur de vivre ça pour la première fois. Je ne sais pas du tout comment réagir. Je lui donne quelque chose ou je continue sans la regarder ? De toute façon, elle nous suit partout. Un sikh s’approche de nous et nous dit qu’il ne faut absolument rien donner aux enfants car ils doivent souvent remettre leur argent à des adultes pas toujours sympa avec eux. Mais si l’on veut faire des offrandes, « no problem » nous pouvons aller avec lui au temple sikh qui se trouve juste à côté. Nous accompagnons donc ce monsieur et nous nous baladons dans des petites ruelles. Il s’intéresse fort à nous, veut tout savoir sur la Belgique, quel est le but de notre voyage. Avant d’arriver au temple, il nous invite à monter chez lui qui, en fait, ……….n’est qu’un bureau !! Voilà qu’on s’y fait reprendre !! Il nous étale ses prospectus tous pourris ….Holà stop !!! On a déjà assez donné !! Nous déguerpissons et rejoignons Nazir.
13h. Il fait très chaud. Il règne une pollution indescriptible sur la ville. On s’arrête au Raj Gath, mémorial au Mahatma Gandhi au bord de la Jamuna, au temple du Lotus, au fort rouge et à la colonne du Qutb Minar. De là, nous allons jusqu’à l’ India Gate. Nous restons un moment à nous balader dans les pelouses aux alentours de l'arche mais l’on nous alpague de toutes parts. L’un avec un singe acrobate, l’autre avec un cobra. On veut tout nous vendre : des cartes postales, des tee-shirts, des ballons et des gadgets chinois. On stoppe également un petit coup au parlement où les singes squattent les jardins. Nazir nous explique que pour se faire un petit plus, il emmène les touristes dans des emporiums (magasins agrées par le gouvernement), et nous demande si ça ne nous ennuierait pas. Si c’est si gentiment demandé, pas de problème mais à une condition : pas d’arnaque hein !! On a déjà eu assez pour aujourd’hui !! On achète rien mais cela donne une vague idée des prix pratiqués.
Le soleil se couche déjà et nous rentrons à l’hôtel pour prendre une douche. A peine sortie de la salle de bain, l’électricité se coupe et nous entendons un boucan d’enfer. C’est un groupe électrogène qui se met en route tout à côté de notre chambre… Nous voulons ressortir pour aller souper mais le patron de l’hôtel nous dit que c’est hyper dangereux de sortir seul dans ce quartier et surtout quand il n’y a plus d’électricité……Il nous propose de nous offrir un taxi et nous allons manger un bout au Nirula’s restaurant. On y mange, oui, je sais, c’est pas très indien, un chili con carne et des pâtes au poulet.
Là, maintenant, on est complètement mort de fatigue et on rentre dormir. Mais arrivés dans la chambre, le groupe électrogène tourne toujours et la chambre est puante et bleue des émanations de pétrole qui entrent par les aérations de la salle de bain !!
-« Hey, our room is stincking!! What’s that?!?!? » -« No problem sir, it will be stop in a few minutes» -« Be sure, because we are very tired » -« No problem sir, I promiss»
-« Ok, I have to call. How much is it for a phonecall to Belgium? » -« Only 5 roupees for 1 minut. »
Après avoir rassurés les enfants qui sont restés à Bruxelles, nous regagnons notre chambre.
Le bruit infernal du générateur s’arrête et l’électricité revient...c'est enfin l'heure de dormir.....🤪
Portraits d'Ouzbékistan English translation pending
1. Un consul pas comme les autres
S'il est un voyage dont je rêvais depuis très longtemps, et que je n'avais eu de cesse de toujours remettre à plus tard, c'était bien celui-là. Ce rêve était encore plus ancien que mon attrait pour ma Chine, et ce dernier ne lui était d'ailleurs pas tellement étranger. Ca doit en fait remonter au superbe documentaire télévisé d'Haroun Tazieff "retour à Samarcande" qui doit dater du début des années 90. En m'intéressant à Samarcade, j'ai finalement été obligé de me documenter sur l'histoire de l'Asie Centrale, et, inévitablement, d'aborder celle des Mongols. C'est plus tard en visitant la biographie de Gengis Khan et l'histoire de son empire que j'ai été forcé de m'intéresser à la Chine et d'enfin de m'imprégner de ce milieu qui est aujourd'hui le mien. Il n'était donc que justice que je fasse physiquement le trajet inverse, et que de Chine, je rejoigne les villes mythiques de la jeune République d'Ouzbékistan.
La première étape fut de demander un visa ouzbèke. J'ai tout d'abord été étonné lorsque l'Ambassade de Pékin m'a donné un numéro de téléphone portable lorsque j'ai demandé comment joindre le consulat de Shanghai. J'ai appelé ledit numéro, et suis tombé sur un homme très accueillant qui m'a clairement expliqué les pièces à produire et la marche à suivre. Il m'a également suggéré de lui passer un coup de fil avant d'aller à son bureau, car il y est seul et est parfois en déplacement. Ce fut notamment un peu plus tard lorsque je l'ai appelé quannd il était en déplacement à Pékin. Lorsqu'il eut fini de me réexpliquer la marche à suivre à distance, il se laissa aller à un "merci de venir visiter notre pays", avec une voix émue qui traduisait autre chose qu'une simple formule de politesse. Charmante entrée en matière!
Je me suis rendu la semaine suivante à son bureau, situé dans une tour de bureau voisine du Bund et toute proche du consulat russe, et qui n'est en fait pas un consulat mais l'agence d'Ouzbekistan Airways qui a cessé d'opérer à Shanghai. La décoration n'a cependant pas changé, et le grand bureau vide et joliment décoré était toujours aux couleurs de la compagnie nationale. Tandis que j'entendais le consul s'entretenir en ouzbèke au téléphone, la secrétaire m'a invité à m'asseoir dans un confortable fauteuil d'où j'ai fauché quelques brochures touristiques et une carte du pays qui trainaient sur les étagères. Une fois sa conversation terminée, un grand gaillard au faciès centre-asiatique est venu m'accueillir et m'a fait rentrer dans la salle de réunion en me proposant du thé ou du café.
Il allait m'assister lors du remplissage du formulaire en commentant chaque case malgré la simplicité des questions posées. En fait il en profitait pour faire la conversation car, manifestment, il n'était pas débordé par son activité. Nous avons discuté un bon moment. Ca faisait un an qu'il était à Shanghai et c'est lui qui a ouvert ce bureau. La conversation était donc plutôt celle entre deux expatriés qu'entre un employé consulaire et un demandeur de visa. Puis nous avons discuté un petit moment des possibilités touristiques du pays, cartes et photos à l'appui, et c'est avec plaisir que j'ai répondu à ses questions sur la France.
En début de semaine suivante, sa secrétaire m'a téléphoné pour me dire que le visa était prêt et que je pouvais passer le prendre. Je suis donc retourné à son bureau le lendemain, et cette fois c'est en langue française que Monsieur le Consul est venu m'accueillir, en s'excusant du fait que je doive attendre une dizaine de minutes supplémentaires le temps qu'il prépare le visa et qu'il le colle sur mon passeport. Des excuses??? On croit rêver! Pendant ce temps-là, des ouzbeks déambulaient dans la salle d'accueil, en me saluant d'un geste de la main portée sur le coeur, à la manière des iraniens.
Le consul m'a finalement tendu mon passeport agrémenté d'un visa bleu et vert aux couleurs du pays, et en me demandant de lui téléphoner à mon retour d'Ouzbékistan pour que je lui raconte mon voyage!
Cette entrée en matière spectaculaire - tous les demandeurs de visa de par le monde savent à quel point l'arrogance et l'impolitesse du personnel consulaire de tous les postes diplomatiques de tous les pays peut atteindre des sommets - était un prélude au formidable accueil que ses compatriotes allaient me réserver un peu plus tard.
Quelques temps plus tard, j'ai reçu mes billets d'avion, et ai ressenti une émotion certaine en voyant le dernier arriver: Samarcande et mon nom figuraient dessus.
S'il est un voyage dont je rêvais depuis très longtemps, et que je n'avais eu de cesse de toujours remettre à plus tard, c'était bien celui-là. Ce rêve était encore plus ancien que mon attrait pour ma Chine, et ce dernier ne lui était d'ailleurs pas tellement étranger. Ca doit en fait remonter au superbe documentaire télévisé d'Haroun Tazieff "retour à Samarcande" qui doit dater du début des années 90. En m'intéressant à Samarcade, j'ai finalement été obligé de me documenter sur l'histoire de l'Asie Centrale, et, inévitablement, d'aborder celle des Mongols. C'est plus tard en visitant la biographie de Gengis Khan et l'histoire de son empire que j'ai été forcé de m'intéresser à la Chine et d'enfin de m'imprégner de ce milieu qui est aujourd'hui le mien. Il n'était donc que justice que je fasse physiquement le trajet inverse, et que de Chine, je rejoigne les villes mythiques de la jeune République d'Ouzbékistan.
La première étape fut de demander un visa ouzbèke. J'ai tout d'abord été étonné lorsque l'Ambassade de Pékin m'a donné un numéro de téléphone portable lorsque j'ai demandé comment joindre le consulat de Shanghai. J'ai appelé ledit numéro, et suis tombé sur un homme très accueillant qui m'a clairement expliqué les pièces à produire et la marche à suivre. Il m'a également suggéré de lui passer un coup de fil avant d'aller à son bureau, car il y est seul et est parfois en déplacement. Ce fut notamment un peu plus tard lorsque je l'ai appelé quannd il était en déplacement à Pékin. Lorsqu'il eut fini de me réexpliquer la marche à suivre à distance, il se laissa aller à un "merci de venir visiter notre pays", avec une voix émue qui traduisait autre chose qu'une simple formule de politesse. Charmante entrée en matière!
Je me suis rendu la semaine suivante à son bureau, situé dans une tour de bureau voisine du Bund et toute proche du consulat russe, et qui n'est en fait pas un consulat mais l'agence d'Ouzbekistan Airways qui a cessé d'opérer à Shanghai. La décoration n'a cependant pas changé, et le grand bureau vide et joliment décoré était toujours aux couleurs de la compagnie nationale. Tandis que j'entendais le consul s'entretenir en ouzbèke au téléphone, la secrétaire m'a invité à m'asseoir dans un confortable fauteuil d'où j'ai fauché quelques brochures touristiques et une carte du pays qui trainaient sur les étagères. Une fois sa conversation terminée, un grand gaillard au faciès centre-asiatique est venu m'accueillir et m'a fait rentrer dans la salle de réunion en me proposant du thé ou du café.
Il allait m'assister lors du remplissage du formulaire en commentant chaque case malgré la simplicité des questions posées. En fait il en profitait pour faire la conversation car, manifestment, il n'était pas débordé par son activité. Nous avons discuté un bon moment. Ca faisait un an qu'il était à Shanghai et c'est lui qui a ouvert ce bureau. La conversation était donc plutôt celle entre deux expatriés qu'entre un employé consulaire et un demandeur de visa. Puis nous avons discuté un petit moment des possibilités touristiques du pays, cartes et photos à l'appui, et c'est avec plaisir que j'ai répondu à ses questions sur la France.
En début de semaine suivante, sa secrétaire m'a téléphoné pour me dire que le visa était prêt et que je pouvais passer le prendre. Je suis donc retourné à son bureau le lendemain, et cette fois c'est en langue française que Monsieur le Consul est venu m'accueillir, en s'excusant du fait que je doive attendre une dizaine de minutes supplémentaires le temps qu'il prépare le visa et qu'il le colle sur mon passeport. Des excuses??? On croit rêver! Pendant ce temps-là, des ouzbeks déambulaient dans la salle d'accueil, en me saluant d'un geste de la main portée sur le coeur, à la manière des iraniens.
Le consul m'a finalement tendu mon passeport agrémenté d'un visa bleu et vert aux couleurs du pays, et en me demandant de lui téléphoner à mon retour d'Ouzbékistan pour que je lui raconte mon voyage!
Cette entrée en matière spectaculaire - tous les demandeurs de visa de par le monde savent à quel point l'arrogance et l'impolitesse du personnel consulaire de tous les postes diplomatiques de tous les pays peut atteindre des sommets - était un prélude au formidable accueil que ses compatriotes allaient me réserver un peu plus tard.
Quelques temps plus tard, j'ai reçu mes billets d'avion, et ai ressenti une émotion certaine en voyant le dernier arriver: Samarcande et mon nom figuraient dessus.
Quelle carte routière ou géographique pour la Birmanie? English translation pending
Quelle carte Routière ou géographique utilisez-vous pour la préparation de votre voyage en Birmanie.
Pèlerinage épique à Parasnath, Jharkhand (Inde) English translation pending
Je quitte Gaya aux aurores pour me rendre a Parasnath, une destination un peu mysterieuse, hors des sentiers battus, a propos de laquelle le Lonely Planet ne fournit que des informations extremement succintes (a peine une demi-colonne), mais tres allechantes. C’est ici que 23 des 24 divinites (trithankar) du pantheon jain ont atteint le nirvana, dont Parasnath, a l’age de 100 ans. Voila qui en fait le plus grand lieu de pelerinage jain « au monde » (comme les jains aiment formuler la chose). La ville se trouve dans l’etat du Jharkhand, qui est tres peu frequente des touristes et parfois agite par des troubles lies aux mouvements naxalistes ou maoistes. Meme si le guide met un peu en garde (pour eviter toute critique j’imagine), a priori rien a craindre pour moi puisque les attaques armees et actes de violence ne visent que le pouvoir (police, armee, etc). Pas grand chose sur Internet, hormis la meme soupe redigee dans un anglais approximatif, et aucune mention dans les grands forums consacres au voyage que sont ceux du Routard, de Lonely Planet ou de Voyage Forum. Bref, un petit-gout d’aventure qui me plait bien, avec a la cle une jolie petite randonnee, des temples et un panorama apparemment sublime au point culminant de l’etat, Parasnath Hill (1 355 metres).
Je quitte donc Bodhgaya aux aurores, et rejoindrai la gare de Gaya au terme d’un trajet en tempo encore plus intense qu’a l’aller, puisque nous serons pas moins de 17 a y trouver place, ce qui depasse les limites de la science fiction la plus delirante. C’est folklo, evidemment, et encore une fois, c’est incroyable comme ca tape dur dans les rues defoncees de Gaya. Une fois a la gare, je prends un billet « wagon a bestiaux » (prosaiquement appele general compartment) pour 48 roupies. Prevu a 9h05, le train arrive avec une heure de retard, ce qui reste raisonnable. C’est evidemment une lutte de haut vol pour monter a bord et trouver un semblant d’espace ou me planter (s’asseoir etant un luxe impensable, les bancs en fer et bois prevus pour 3-4 personnes accueillant deja tous 6 ou 7 passagers). Les aller-et-venues incessantes des vendeurs ambulants ne font que compliquer les choses, vu comme le wagon est deja plein a craquer. Mais je reste zen, j’ai choisi d’etre la, apres tout, moi le nanti qui ai les moyens de voyager en premiere classe. J’observe longuement les passagers, les vendeurs. Quelles vies ils ont...Je suis toujours sidere de les voir reussir a dormir comme des masses dans le vacarme, l’inconfort, entasses, la tete appuyee contre des montants en acier, les fesses et le dos contre du bois dur. Un vendeur passe, avec dans sa corbeille un aliment inconnu. Des boules marron, de la taille d’une balle de golf, recouvertes de quelques graines de sesame. Sucre ? Sale ? Bah, a quatre roupies les deux, je ne vais pas risquer grand chose ! Le premier contact est deplaisant, avec un gout ecoeurant de vieille friture mal egouttee. Et puis, viens la pate, encore un peu tiede, avec en plus le sesame...humm...ce bon p’tit gout de miel ! C’est sacrement bon ! Et je ne suis pas le seul a le penser, puisque tout le compartiment, la bouche encore pleine, en redemande. C’est presque l’emeute a bord ! De partout, des billets et des pieces sont tendus. Donne-moi en deux de plus ! J’en prends un kilo ! Des billets de 10 et de 50 roupies dans une main, sa vieille balance dans l’autre, notre pauvre vendeur est deborde, et en seulement trois compartiment – meme pas un wagon – il ecoulera le contenu d’un grand panier pourtant dodu. « Nassa », ou un truc comme ca, que ca s’appelait. Vers 12h30, j’arrive enfin a la petite gare de Parasnath, soulage de pouvoir enfin bouger mes gambettes. Je dois a present me rendre a Madhuban, point de depart pour l’ascension de la colline sacree, ou je souhaite loger. A la gare, zero bus. Ah ben, ca commence bien. Personne ne parle vraiment anglais. A la gare ferroviaire, on m’explique qu’il n’y a effectivement aucun bus aujourd’hui, et depuis 3-4 jours apparemment. Et puis on me parle du gouvernement de l’etat (communiste). Gloups, la communication est difficile. Un type me propose de me conduire a Madhuban, moyennant 300 roupies. A ce prix-la, je peux surement me loger ici et decouvrir la ville, alors autant faire contre mauvaise fortune bon coeur, d’autant que ce n’est pas aujourd’hui que je pourrai gravir la montagne. En fait, la station s’appelle Parasnath, mais je suis a Izri, aussi appelee Izri Bazar. Parasnath se trouve semble-t-il sur la colline eponyme, au pied de laquelle est nichee Madhuban, le point de depart des pelerins jains. Je descends la rue de la gare a la recherche d’un hotel, et demande tout de meme confirmation a un pharmacien quant a cette histoire de bus. Il ne parle pas non plus anglais, et me dit de m’adresser dans la ruelle juste en face. Un homme se tient a la grille. Difficilement, il me confirme qu’il n’y a pas de bus, et me fait rentrer dans la cour. Vous allez dormir ici, me dit-il, et prendrez le bus demain aux aurores. Je suis en fait dans une dharamsala, une auberge pour pelerins. La chambre est a 100 roupies, mais je dois faire un don. Il me dit de lui donner 200. Je m’execute, car je me doute bien que l’hebergement est une denree rare dans le coin (effectivement, je n’ai pas vu d’hotel par la suite). Une chambre basique, mais spacieuse. Ca ne vaut certainement pas 200 roupies, mais ca fera l’affaire pour la nuit. Je prends une douche et m’allonge pour une sieste. C’est un delice, et je suis sur le point de m’endormir quand on tambourine a ma porte. C’est Nirmal Kumar Jain, le gerant qui m’avait accueilli. Il s’inscruste, et je ne comprends pas bien ce qu’il veut. Au bout d’un moment, je realise qu’il me parle de sous-vetements. Quel type je porte ? Ben, euh, des slips, la. Il veut voir. Refus polis, il insiste, et je lui montre un bout, pudique que je suis. Je ne sais comment, je me retrouve a lui deballer mon maigre stock de slips. Il est tres interesse. Elastic band ! Oh, verrry good, verrry comforrrtable ! Euh, oui, c’est ca, mon vieux. Bon, ca suffit, tu me rends mes slips, maintenant. Avec quelques difficultes, je reussis a m’en debarasser. Je pars en balade. C’est tres calme, ici. Personne ne m’aborde, ne cherche a me vendre quelque chose, ne vient mendier. Pas d’auto-rickshaws, juste quelques rares rickshaws assoupis. Les gens ont l’air un peu sideres de me voir. Je descends la rue de la gare, qui rejoint une nationale. Hop, je parcours quelques centaines de metres sur la droite, reviens sur mes pas, puis file ensuite longuement vers l’est. Ce sont principalement des camions de marchandises qui empruntent cette route, et donc autant de boutiques qui leur sont consacrees, ainsi qu’aux accessoires auto. Bref, rien de passionnant a voir ou a faire, mais il fait tres bon, la lumiere est superbe, et le traffic etant fluide, je profite des oiseaux et de l’ambiance un peu rurale. Je sirote un Pepsi dans une petite boutique, mange quelques samossas a l’ombre d’un arbre, tandis que l’on m’observe longuement depuis les echoppes de l’autre cote de la route. A la sortie de la ville, au terme d’un long faux-plat, la vue est degagee, et je decouvre au loin, noyee dans la brume de chaleur, Parasnath Hill. On apercoit meme le temple principal, petite tache blanche au sommet de la crete. Je rentre a deux a l’heure, et fais mon marche : concombres, tomates et un petit paquet de pain de mie, pour un pique-nique en chambre ce soir. J’occuperai ma soiree a ecrire, lire, et a preparer mon repas dans ma cuisine improvisee, une chaise de camping. Accessoirement, je m’occupe en chassant des dizaines de moustiques, et attends parfois que le courant revienne. A 21h30, on tocque a ma porte. Et merde, c’est Nirmal Kumar qui s’incruste. Il me reparle des slips. Un peu plus loin dans la conversation, voyant que j’ai des poils sous les bras, il m’apprend qu’ici on se rase, idem pour le pubis. Je lui explique que chez moi ce n’est pas le cas. Il veut voir…Je commence a le trouver louche…Un peu plus loin, il me relance. Bon, je manœuvre pour le mettre dehors, il me dit qu’il va me donner son adresse pour que je puisse lui envoyer un colis avec deux slips ! Hein, euh, oui, c’est ca, d’accord (bon, allez, degage maintenant).Et la, notre ami, debordant d’affection, me serre la main, me prend dans ses bras…et commence a m’embrasser les joues bizarrement en me serrant contre lui ! Je le repousse poliment, quoique difficilement, plutot gene. Allez, au revoir. Et voilà qu’il remet ca ! Et il a cherche a m’embrasser pour de vrai, j’en suis quasiment sur ! Et moi qui tournais sans cesse la tete de droite a gauche, ne sachant pas comment gerer la situation, vous auriez du me voir ! J’ai ete totalement pris au depourvu ! La porte fermee, je m’asseois sur le lit, totalement abasourdi par ce qui vient de se passer. Et dix minutes plus tard, voilà qu’il revient. Et il tambourine, en plus ! Je lui laisse juste le temps de me laisser sa carte de visite pour faire bonne figure, et lui souhaite bonne nuit. Vlan, je ferme la porte a double tour. Hallucinant…
Le reveil, a 5h10, est plutot violent le lendemain matin. Je souhaite en effet ne prendre aucun risque et ne pas rater le bus de 6 heures. Je prevois large, et sors dans la rue a 5h45. Il fait presque jour, et quelques personnes attendent deja.Un homme m’aborde et me demande ou je vais. Il me repond que lui aussi veut aller a Madhuban, ou il travaille, mais qu’il n’y a pas de bus, seulement des vehicules prives (des mini-vans en general), que l’on doit partager. Vu comment il marmonne avec certains chauffeurs, je sens encore l’arnaque. Je me rends a la gare routiere/ferroviaire. On me confirme qu’il n’y a pas de bus, et on me propose de me conduire pour 300 roupies. Seul un gars me baragouine qu’un bus part a 8h direction Madhuban. J’ai un peu les boules, et il n’est que 6h15…Personne ne parle anglais, pas moyen d’avoir des informations fiables et coherentes, et les vautours planent autour de moi avec leurs taxis. Un peu stressant. Je decide d’attendre, voir ce qui se passe, jusqu'à 8h s’il le faut. Il y a plein de jeeps et de voitures avec chauffeur garees juste devant moi, ca doit bien etre pour quelque chose ! A chaque train qui s’arrete en gare, c’est l’espoir que des passagers arrivent et constituent un equipage, pour reduire le cout de la jeep. En vain. Les gens s’entassent a 15 dans un vehicule, mais toujours direction Giridih. J’attends, en me disant qu’au pire, je peux chopper le train de 9h ou de 11h direction Calcutta. Je me pose pour boire un chai, et 5 minutes plus tard un mini-van quasiment plein s’arrete a ma hauteur. Et hop, pour 50 roupettes, je file sur Madhuban. C’est le double du bus, mais serait-il jamais passe ? Je suis installe a l’avant, le levier de vitesse entre les jambes. A chaque changement de rapport – entre mes cuisses – je ne peux m’empecher de de repenser a l’incident de la veille. La route est tres jolie. Un paysage rural, bucolique, calme. C’est pauvre, evidemment, mais pas cette misere noire, crasseuse, brutale comme on peut voir partout ailleurs, surtout dans les villes. La lenteur du vehicule rend la balade encore plus plaisante. Arrivee a Madhuban vers 8h15 environ. Je demande au chauffeur ou se trouve la tourist lodge qu’evoque le Lonely Planet. Il me dit de laisser tomber, et de loger dans l’etablissement devant lequel nous venons de nous garer. Une dharamsala jaine, allons jeter un coup d’œil. On accepte de m’accueillir pour une nuit, apparemment gratuitement. Ma chambre est sinistre. Une grande piece haute de plafond, aux murs noircis, qui sent l’humidite. Plein de moustiques, evidemment, les volets de bois restant toujours clos. Bon, ben ca ira pour la nuit, hein. Je remonte la rue principale de cette tranquille bourgade et reserve un billet de train pour le lendemain, un bureau d’Indian Railways etant installe en haut de la rue. Vu le logement, je me vois mal rester tres longtemps. A Izri Bazar, j’avais eu du mal a trouver de l’eau minerale, alors je charge lourdement mon sac. Pas question de refaire la meme erreur qu’a Girnar Hill (Junagadh, Gujarat). Je debute l’ascension vers 9h30. La montee est douce, sur un chemin de beton qui serpente a travers une foret luxuriante. De beaux arbres, quelques lianes. Quel silence ! Rien que le chant des oiseaux, parfois les cris de quelques singes. Je suis seul, c’est un delice. De temps en temps, quelques huttes ou l’on peut se reposer. Certaines sont habitees, et l’on y vend boissons et biscuits, parfois du chai. Au detour d’un espece de hameau de huttes sans eau ni electricite, un gros arbre, sous lequel des ecoliers, mains jointes, chantent ce qui ressemble a un hymne. Une ecole du bout du monde. Je croise quelques pelerins qui redescendent, mais tres peu. Il commence a faire chaud. Heureusement, le chemin offre une majorite de passages ombrages. Sur les versants opposes des collines alentours, des arbres en fleur ornent les massifs de quelques jolies touches de blanc et de violet. Ce sont a present des marches qu’il faut gravir, pendant les trois derniers kilometres. Je commence a fatiguer. Tout du long, le calme, et pas du tout de harcelement, de la part d’aucun des rares vendeurs ou mendiants installes le long du chemin. Juste des regards un peu meduses. Non loin du sommet, je rejoins le chemin qui dessert les 23 autres temples. Je passe devant une bonne partie d’entre eux, sortes de mini-chapelles ou autels sans interet notable sur le plan architectural ou artistique. A cet endroit, debouche l’autre voie d’acces, qui vient du sud, celle-ci. Soudain, du monde. Des porteurs, de nombreux pelerins. Ca fait drole, de voir du monde, apres quelque deux heures tout seul dans la foret ! Mais la encore, personne pour vous sauter dessus, vous vendre quelque chose, vous harceler de questions. A peine une ou deux personnes, tres gentilles, qui se contenteront de dire bonjour et de demander d’ou je viens. C’est tres agreable, et si rare, ici. Je suis alors une sorte de crete, depourvue de vegetation, mais constellee de superbes roches. Une courte descente, et me voilà au pied de la derniere montee, 200 metres a peine. Dans cette cuvette, une atmosphere sympathique, quelques gargottes installees sous des cabanes en bois et baches, ou les familles se desalterent en avalant quelques pakoras (beignets de legumes). Je me dechausse, et gravis les dernieres marches qui menent au temple de Parasnath. La encore, c’est bien plus l’ascension et le superbe panorama qui retiennent l’attention, que le temple en lui-meme, tres sobre et depouille a l’exterieur comme a l’interieur. Apres presque 3 heures d’ascension, me voila arrive. Je m’installe dans un coin, parmi les fideles, et ecris mon journal, en observant de temps en temps. Un brouhaha continu s’eleve et resonne sous la coupole. Priere declamees a haute voix se melangent aux chants enjoues d’un groupe d’adolescentes installees dans le fond. Les gens sont assis en tailleur, face a de petits pupitres. Ils prient, lisent des textes sacres, manipulent noix de coco et petits tas de riz avec lesquels ils realisent des motifs. D’autres se succedent devant un petit autel de marbre decore de guirlandes et coiffe d’un petit drapeau safran frappe d’une swastika. Dans la niche principale, une plaque de pierre noire, rectangulaire, comportant deux empreintes de pieds, en bas relief. Un pretre depose une goutte de liquide sur mon front. Un jeune etudiant rencontre peu avant depose quant a lui quelques gouttes d’eau benite sur mes doigts (car mes mains sont sales), et m’invite a m’humecter les paupieres et la nuque. Il m’avait auparavant donne une poignee de riz et une petite pierre, que j’avais deposees dans une grande coupelle devant l’autel. Nous descendons sous le temple, dans une sorte de chapelle etroite et sombre. Nous prenons place sur des nattes, face a un roc dans lequel est taille un autel. Le plafond est bas et noirci, mais comme eclaire par une douzaine de plaques dorees, devant lesquelles l’autel est place. Mon ami saisit l’un des exemplaires du livre saint jain, recite quelques prieres, et medite quelques minutes. Je file vers d’autres temples, sur la crete. Contraitement aux temples de Palitana, aucun d’entre eux ne comporte de statue, c’est pourquoi il est permis de photographier j’imagine. Tous comportent par contre ces plaques de pierre blanche ou noire dans laquelle est taillee l’empreinte de deux pas. Il est 15h30. Apres avoir profite une derniere fois du splendide panorama (et de l’apic parfois vertigineux), je commence la descente vers Madhuban, loin, tres loin tout en bas. Il fait tres bon, une legere brise me rafraichit, et la lumiere est splendide sur les massifs boises. Le calme absolu. La terre est rouge chaud, parfois noire et grasse. Je dis au revoir aux gros rochers noirs et rentre dans la foret. Les arbres ont une couleur splendide, un beau marron qui se fond avec celui de la terre. Je me pose a l’ombre sur un banc artisanal, un tronc fendu dans le sens de la longueur. Tout le long du chemin, de nombreux mendiants, probablement les habitants de la foret, les occupants de ces cabanes de bois et de toile. Certains sont atteints de malformations, d’autres semblent avoir la lepre. Tous vivent dans des conditions moyenageuses, sans electricite ni eau courante. Dans leurs gamelles posees a leurs pieds nus et uses, ravages par les crevasses, un peu de riz et quelques piecettes donnees par les pelerins. Vers la fin de la descente, j’entends des voix, et apercois de nombreux pelerins arrivant d’un chemin a gauche. La descente plus « classique », alors que je me suis contente de prendre le meme chemin qu’a l’aller, pour ne pas prendre de risques et etre sur d’atterir a Madhuban. Ca me va tres bien, car c’est si beau qu’on ne se lasse pas, et j’ai vraiment ete tranquille, seul avec la nature. Au terme d’une heure cinquante d’une descente qui m’aura meurtri les orteils et les genoux, j’arrive enfin au village. Je suis epuise, apres ces quelques 22 kilometres dans la montagne (9 kilometres pour monter, 9 pour descendre, plus quelques aller-et-venues). Je ne peux qu’etre admiratif devant les pelerins, qui font la boucle complete, soit 27 km, et tout ca pieds nus sur le beton brulant, irregulier et constelle de petits cailloux, brindilles ou autres bricoles desagreables. Beaucoup de temples jains ici, evidemment, ainsi que deux musees. Des la sortie de la foret, en rentrant dans le village, deux temples au style plus contemporain, grosses structures de beton assez hideuses, il faut reconnaître. Totalement ereinte, je regagne ma cellule, apres avoir decline une invitation a me rendre au refectoire. J’ai vraiment besoin d’une douche, la ! Et elle sera delicieuse…(je precise qu’on se lave au seau, puisque comme souvent il n’y a pas a proprement parler de « douche », juste un robinet et un seau). Propre comme un sou neuf, je sors me balader en ville. Ou plutot dans l’artere principale, les quelques rues laterales ne semblant pas etre interessantes et etant surtout tres mal eclairees. La encore, je peux me balader comme un indien lambda, tranquille. Je fais vite le tour : des boutiques de saris a profusion, quelques points telephone, une poignee de boutiques de souvenirs, et une demie-douzaine d’epiceries. Mais pas de restaurant, a l’exception de quelques trucs a cote desquels une dhaba passe pour un resto cinq etoiles. Je me resouds a me nourrir d’un paquet de crackers sales, apres avoir seulement avale un minuscule paquet de gateaux dans la matinee. Plus tot, en regagnant ma chambre pour me doucher, j’avais trouve ma porte dotee d’un second cadenas, en plus du mien ! Trois jeunes qui logaient la m’etaient venu en aide, et apres dix minutes d’attente, j’avais pu regagner mes quartiers et me recurer enfin. Je tombe sur eux en me promenant, et nous passerons la soiree ensemble a discuter dans la rue ou sur l’un des nombreux bancs de la dharamsala, au pied d’un grand palmier, sous le ciel etoile. Coucher a 21 heures petantes, sous ma couverture poussiereuse, ventilo a fond pour eloigner les vampires ailes.
J’ai evidemment dormi comme une masse, et me reveille a sept heures pour prendre le bus, prevu une heure plus tard. Une forte odeur d’urine, d’egout et d’humidite flotte dans ma chambre. Peu avant, j’avais entendu la foudre, enorme, et des trombes d’eau. Heureusement, le temps de me preparer, le temps se degage. Je remercie mes genereux hotes, et rejoins la dharamsala voisine, ou attend deja le bus direction la gare de Parasnath. Tout le monde me confirme qu’il part a 8 heures, ce qui est parfait car mon train part a 9h00. A 8h20, personne a bord, meme pas de chauffeur. Je redescends, inquiet, et demande ce qui se passe : il part a 8h30, mais ce n’est pas fixe, ca peut etre 8h45, aussi bien… Putain, c’est pas vrai, ca ! Je me resouds a prendre un taxi, un vehicule prive. Pas envie de rater l’unique train et rester bloque a Izri Bazar…Les tarifs sont prohibitifs. Je reussis a negocier la course a 150 roupies. C’est cher, mais je n’ai pas le choix et ai ete loge gratuitement la veille, alors ca compense. Comme il fallait s’y attendre, le chauffeur embarquera d’autres passagers et refusera pour autant de reduire le prix de ma course. J’ai beau savoir que les trains indiens sont toujours en retard, je passe mon temps a regarder ma montre. Heureusement, nous arrivons a la gare a 9h pile. Je me rends au guichet pour connaître mon numero de siege, car j’etais en liste d’attente. Je n’en crois pas mes oreilles quand j’apprends que mon train a purement et simplement ete annule ! Et aucun autre avant demain ! Encore sous le « choc » de l’annulation de mon train et d’avoir claque 150 roupies pour rien, voilà que je vois debouler le bus de la dharamsala. Si, si, celui qui ne prend que 20 roupies pour venir ! Bon, y’a pas moyen de rester ici, faut que je file quelque part. Aucun train pour Calcutta, soit, alors retournons a Bodhgaya, mon etape precedente ! Pas de train…Bon, ben allons a Varanasi, alors, puisque c’est egalement sympa et pas cher. Pas de train non plus…Je suis ecoeure. Tout du long, je n’aurai eu que des merdes, ici. C’est vraiment pas facile de voyager au Jharkhand, hors de circuits touristiques. Arrive Nem Kumar Jain, jeune etudiant jain avec qui j’avais sympathise dans la jeep. Heureusement, il parle un peu anglais. Je lui explique mon souci. Adorable, il se renseigne pour moi au guichet, et me trouve une solution : prendre le meme train local que son oncle et lui jusqu'à Dhanbad, attendre 4-5 heures, et prendre le « Black Diamond » jusqu'à Calcutta. Je prends un billet a 11 roupies, et nous rejoignons le quai, ou nous attendrons le train, qui aura une heure de retard. Evidemment, c’est l’attroupement autour de nous. C’est mon premier train local, et forcement, il est tres…couleur locale. Une version plus aeree de la classe 2 des trains express, que j’appelle « wagons a bestiaux ». Pas de compartiments ou de sieges en hauteur, juste des boxes ouverts avec des bancs de bois dur qui se font face. Beaucoup plus d’espace visuel, on respire plus, et heureusement pour moi, il y a peu de monde aujourd’hui. Enfin, pour l’Inde…Les 48 kilometres sont parcourus en un peu plus d’une heure, et me permettent de decouvrir une campagne verdoyante et un relief aux douces ondulations. Avec les pluies du petit matin, les rizieres et les forets ont vire au vert fluo, et la terre au rouge chaud. A Dhanbad, Nem Kumar et son oncle se plient en quatre pour moi, allant de guichet en guichet pour avoir des informations ou tenter d’effectuer une reservation en mon nom. Pas de reservation possible, et je dois attendre 5 heures mon « diamant noir ». Je decide d’aller dejeuner, seul, car Nem Kumar declinera malheureusement mon invitation. Ca fait deux jours et demi que je n’ai pas pris de vrai repas, chaud, et j’ai envie de manger dans un resto sympa. Lourdement charge, je marche sous un soleil de plomb, dans un environnement poussiereux, crasseux et moche. Ce que j’ai vu de Dhanbad ne m’a pas vraiment convaincu. Apres environ un kilometre, je trouve un hotel possedant un restaurant. Ca fait du bien de manger, d’etre au frais, et d’avoir les fesses sur un truc confortable ! Vers 14h, je suis de retour a la gare, et patiente de longues heures dans une chaleur suffocante. Je prends place a bord du train, qui, o miracle, part a l’heure. La meme version que celui pris dans la matinee, mais un peu plus confortable. Au plafond, 31 ventilateurs, rien que ca ; pas de trop pour brasser ce feu. Le train est a moitie plein quand nous partons, et j’ai la chance d’etre assis. La campagne est tres jolie. Des arbres, des cultures, du vert partout, des buffles qui paissent dans les rizieres. A Asansol, le train est pris d’assaut, et restera blinde jusqu’a l’arrivee. Nous sommes entasses sur des banquettes en skai qui font horriblement transpirer, la chaleur moite est intenable. Je serre les fesses. Le nombre de vendeurs qui se succedent est impressionnant, bien superieur a ce que j’ai pu voir en deuxieme classe couchettes (sleeper). Boissons, cacahuettes, beignets, snacks locaux, fruits, concombres, jouets pour les enfants, coupes-ongles, tabac a chiquer, stylos, cadenas... « Clap clap clap ». Tiens, un claquement de mains caracteristique. Voila trois travestis qui arrivent, et qui comme souvent mendient avec insistance et un air un peu menacant. Au bout du wagon, une voix chevrottante qui se rapproche tout doucement, rythmee par le « clong » lourd et mat d’un baton. Il ne chante pas tres bien, mais je lui donnerai tout de meme la piece, a ce chanteur aveugle, dont la chemise montre qu’il a rate quelques cuillerees de curry lors de ses precedents repas. Je ne compte plus les mendiants, dont certains sont infirmes ou souffrent de difformites et rampent sur le sol crasseux du couloir, pourtant etroit et tres encomnbre. A une petite gare, monte une jeune femme energique accompagnee d’une femme plus agee, qui tient dans ses bras un bebe, probablement son petit-fils. Avec une force impressionnante pour son gabarit ridicule, la jeune femme charge une demie-douzaine de lourds sacs de charbon, qu’elle range sous les banquettes en s’allongeant dans la poussiere. Des haillons sales et dechires, pas de chaussures, des pieds d’un noir inimaginable, les cheveux en bataille et du charbon plein les mains et le visage. Et pourtant, elle est belle, feminine, et c’est avec grace qu’elle se debarbouille rapidement le visage au petit lavabo du bout du wagon. Je suis touche par sa force et son energie, problablement celle de ceux qui n’ont pas le choix. Malgre le spectacle permanent, le voyage est interminable, et il nous faudra 5h15 pour rallier Calcutta (pardon : Kolkata), dont 30 horribles minutes pour faire les 800 derniers metres. Je suis casse, gluant et incroyablement poussiereux. Je monte dans un de ces taxis jaunes au style retro, une jolie Ambassador, qui pour 50 roupies me conduit dans la rue des routards, Sudder Street. C’est un chaos sans nom autour de la gare. Un ocean de taxis, colles au millimetre, completement en vrac dans tous les sens. Les carrosseries portent les stigmates de cette arene mecanique ou tous les coups sont permis. Les conducteurs font preuve d’une audace et d’une agilite surprenantes, meme si la vitesse reste reduite du fait du traffic. Nous empruntons Howrah Bridge, le pont le plus frequente au monde (un delire), traversons de larges avenues a vive allure, et arrivons a Sudder St. A part de chambres « hors de prix » (300 roupies la nuit), tout est complet. Je prends donc un lit au dortoir de l’Hotel Maria, pour seulement 70 roupies, soit 1, 30 euros. Pas le grand luxe, evidemment, mais je suis rode maintenant, et c’est plus dans mon budget. A 23 heures, soit 15 heures apres avoir quitte la dharamsala de Madhuban a 350 kilometres de la, je peux enfin dire « ouf », prendre une douche liberatrice, et m’ecrouler, sourire aux levres, sur ma planche. Quelle aventure, quelle journee de folie, une fois de plus ! Que de bons souvenirs, finalement !
Mariage franco-indien en France? English translation pending
Bonjour,
Ma future épouse est indienne et nous souhaitons nous marier en France. Ma future épouse souhaite demander un "visa pour mariage avec un ressortissant français", elle doit donc fournir le certificat de publication des bans lors de la demande de visa. Le problème est que ma Mairie refuse de publier les bans sans avoir rencontrer ma future épouse auparavant. Mais cette rencontre ne peut avoir lieu sans que ma future épouse n'obtienne le visa. Nous tournons en rond.
Pour résumer, il semblerait que le mariage franco-indien est impossible en France.
La derniere option serait que ma future épouse vienne en France avec un visa touristique, mais apparemment il est quasiment impossible de l'obtenir.
Est-ce que quelqu'un à dejà vécu ca ? avez-vous des infomations ?
Merci d'avance
Ma future épouse est indienne et nous souhaitons nous marier en France. Ma future épouse souhaite demander un "visa pour mariage avec un ressortissant français", elle doit donc fournir le certificat de publication des bans lors de la demande de visa. Le problème est que ma Mairie refuse de publier les bans sans avoir rencontrer ma future épouse auparavant. Mais cette rencontre ne peut avoir lieu sans que ma future épouse n'obtienne le visa. Nous tournons en rond.
Pour résumer, il semblerait que le mariage franco-indien est impossible en France.
La derniere option serait que ma future épouse vienne en France avec un visa touristique, mais apparemment il est quasiment impossible de l'obtenir.
Est-ce que quelqu'un à dejà vécu ca ? avez-vous des infomations ?
Merci d'avance
J'ai la valise qui me démange... English translation pending
Bonjour !
Voilà, je suis retraitée, je vis seule . pour diverses raisons et après avoir visté toute la france suite à des mutations professionelles parfois choisises mais parfois imposées, ( neufs déménagements ) j'ai enfin pu aller vivre en Espagne, dans le bruit et l'animation..
J'ai appris à mes dépends ce que signifiait la résidence fiscale pour Bercy..et subi les diverses interprétations des agents du fisc..
Hélas à cause du manque d'harmonisation fiscale et sécurité sociale, du système de santé espagnol, la qualité des soins et de l'inflation des loyers, j'ai du rentrer en France au bout de trois ans où il est très difficile de s'intégrer lorsqu'on a plus ce contact social du travail..
J'ai eu l'impression de retourner dans un pays très en retard.et surtout très individualiste et ça ne m'étonnait guère que les vieux crèvent dans leur isolement pendant une canicule..
En plus j'ai perdu cette liberté de pouvoir sortir seule le soir à cause des risques d' agressions.. les gens avant de vous parler regardent de quel race, votre age, de quel milieu social vous faites partie, comment vous êtes habillée.. est ce que vous êtes locataire ou propriétaire.. si vous êtes célibataire, mariée, divorcée et j'en passe et puis les jugements sur les femmes seules .et libres : j'ai donné
A Barcelone on rencontre des gens de toute la planète et j'ai aussi rencontré des amis globetrotters qui avaient parcouru le monde... quel richesse et quel bonheur de parler avec tous ces gens..
Une occasion de découvrir une autre façon de voyager aussi.. assez proche de celle que j'ai vécu en France du tourisme de longue durée avec une intégration plus complète que lors de séjours de vacances., mais qui ne se limite plus à l'hexagone.
J'ai toujours détesté les voyages organisés qui n'ont que ce seul avantage de découvrir un pays dans son ensemble de façon très superficielle.. Je repense à ces pauvres touristes qui ratent l'essentiel de Barcelone... si je suis bien dans un coin, j'ai envie d'y rester et inversement envie d'aller voir ailleurs..
Ces amis globetrotters m'ont appris à oublier mes peurs de l'inconnu..
Bizzarement, je suis partie en Thaïlande pour plusieurs mois, pour un problème médical insolutionnable et inextricable en France..et hors de portée de ma bourse en Suisse.après de longues bagarres avec l'administration... et après avoir pris quelques renseignements..
Non seulement je devais surmonter mes propres angoisses, mais pire encore celles de mon entourage..en plus c'était pendant la grippe aviaire.. J'ai du leur dire : lâchez moi avec vos propres angoisses, j'ai assez des miennes..
La première chsoe que j'ai testé en Thaïlande c'est l'hopital.
Des amis inquiets m'ont envoyée, dans cette ville paumée qui n'est me pas sur le guide du routard, des amis à eux qui vivent entre la France et Bangkok.. Ils sont venus me voir avec d'autres français en vavances chez eux à l'occasion d'un circuit touristique .
Il sont tombés sur le cul en voyant la modernité, la propreté des lieux et la pléthore de personnel..me disant : on souhaiterait d'avoir les mêmes hopîtaux en France.. En plus j'étais très en forme..
En plus ce qui m'a touchée, c'est qu'en France on vous informe des risques, et on vous abrutit de cachets pour surmonter votre stress.. En Thaïlande le personnel n'a de cesse de vous rassurer.. et s'implique totalement..
Ceci dit il y a aussi des charlatans.. mais là j'ai rencontré des gens qui de part leur culture boudhiste essayent d'atteindre la perfection dansd leur domaine. et la différence de coûts était pleinement justifiée par l'ensemble de la prestation..
En France on se défend de faire du commerce, alors que le surcoûts pour être opéré par le professeur machin, les dessous de table sont monnaie courante.. et lorsqu'on est endormie ce n'est pas certain que soit lui qui vous opére..
En tant qu'ancienne ingénieure qualité, j'avais vu que cet hopital était certifié ISO 9002.. ce qui m'avait rassurée et pour bien connaître les procédures d'audit et le système d'accréditation des hopitaux français, je sais faire la différence entre le folklore des systèmes qualité et l'application concrète des règles...par déformation professionnelle, je ne pouvais m'empêcher de faire un audit personnel et discret tout au cours de mon hospitalisation..
J'ai eu l'occasion d'être hospitalisée en France, on voit le professeur une fois dans la semaine. Là il passait tous les matins à sept heures, y compris le dimanche pour s'assurer lui même que tout allait bien.avant d'entreprendre une nouvelle opération...
Pour éviter toute erreur de traduction j'avais un traducteur de poche français anglais ..
Il y a des choses qui ne se mesurent pas, comme la gentillesse et le dévouement du personnel..
Je redoutais de soufrir d'isolement dans un moment difficile.. c'est tout le contraire qui s'est passé..
Voilà pour le volet des hopitaux Thaïlandais..
Lorsque je suis arrivée dans cette ville, rien ne ressemblait aux cartes postales que l'on recoit généralement de Thaïlande, d'ailleurs dans cette ville industrielle il y a si peu de touristes que l'on ne trouve même pas de cartes postales.. Je me demandais si j'allais pouvoir passer toute ma convalescence dans cette ville..
A mon arrivée ça a été un grand choc.. mais sortir de l'hotel le soir dans la fournaise et voir tout le monde en train de dîner sur les trottoirs me rappellait l'ambiance de Barcelone.. et plus tard j'ai retrouvé un marché qui me rappellait la Boqueria et son ambiance particulière..
Mais peu à peu on connaît des gens, on se fait des amis.. tout le monde vous dit bonjour ou s'inquiète si on ne vous voit pas...
Comment se fait -il, c'est ce que j'expliquais à ma mère, que malgré la barrière énorme de la langue (puisqu'on ne peut me pas la lire ) et la différence de culture, on arrive à se faire des amis en un mois dans ce pays alors qu'ici il faut un an avant de se refaire un réseau d'amis pour sortir de la solitude..
Grosse surpris, le jour de mon anniversaire ( quelqu'un a vendu la mêche ) deux fêtes ce jour là et des cadeaux.. dont une à l'hotel..
Vous allez chez le coiffeur local, et ce n'est pas Dessange, des amis vous écrivent en thaï ce que vous souhaites.. pour le donner à la coiffeuse.. on se comprend avec des sourires, des gestes et vous avez honte de laisser 150 bath en partant après pareil dévouement.. idem chez la manucure et au massage ..
Rien ne m'a plus énervée que de sortir avec d'autres personnes venues pour les mêmes raisons et marchander pour acheter du superflu et des futilités à des gamins qui tiennent des stands sur le marché, c'est leur gagne pain..
Enfin grand sourire : des amis français m'avaient dit : surtout ne mange pas dans la rue .. mais le mac Do c'était tellement dégueulasse et cher pour ce que c'était.. et lorsque les thaï m'invitaient je ne voulais pas les vexer.. je n'ai pas été malade.. Comme je ne comprenais rien à la carte, on me laissait choisir.. A mon retour en voyant Chirac donner des conseils de prudence aux français à propos de la grippe aviaire depuis Bangkok, j'étais morte de rire..
Les enfants contents de parler anglais avec vous..ce vieux monsieur qui me disait tous les jours "I love you", .. ce n'était pas de la drague, mais les seuls mots d'anglais qu'il connaissait..
Un soir de sortie : des copines occidentales qui font un scandale à un pauvre chauffeur de tuk tuk en pleine nuit, sans même me laisser le temps de leur expliquer le problème..il n'avait pas la monnaie.. j'en avais honte.. j'ai appellé des thais qui regardaient la scène et qui ont résolu le problème et j'ai abandonné mes copines de sortie..
Lorsque mon visa a expiré au bout de trois mois je suis repartie de cet endroit avec plein de cadeaux, ( j'en ai fait aussi ), et j'en suis partie en pleurant..
Depuis j'ai essayé de m'intégrer dans une autre ville en France où j'avais des amis autrefois, je ne vois que des gens repliès sur leur propres soucis... Pour se voir c'est d'une complication extrême ..
Les rencontres toutes plus décevantes les unes que les autres.. et je n'ai pas envie de me retrouver enfermée chez moi avec quelqu'un pour regarder la télé, avec quelqu'un qui n'aura jamais bougé de son trou...
Ici les gens ne vivent pas dehors et puis tout le monde se fait la gueule..
On ne devrait jamais partir .. ( en effet je ne suis pas étonnée que notre pays ait vraiment des problèmes avec l'intégration de ses immigrés, moi même je n'arrive pas à me réintégrer )
L'Espagne, la Thaïlande c'est bruyant, mais ça vit et les gens communiquent !
Ici j'ai mon chez moi.. mais si c'est pour regarder Rebuchon le matin, derrick l'après midi, les chiffres et les lettres et le journal télévisé..
Donc je vais tout larguer encore une fois et me barrer, après ces deux expériences de réintégration je pense que je n'aurais plus jamais le mal du pays..
Je prendrais un AR par an pour refaire la tournée des amis en France et en Espagne..
J'enverrais des billets d'avion à mes enfants pour qu'ils voeint autre chose.. d'ailleurs ils m'encouragent à partir ( eux aussi ont vécu à l'étranger ).
Je n'ai pas envie de faire de plan .. genre je me réinstalle à l'étranger préférant m'adapter à ce que je vais retrouver..
Je compte bien visiter la Thaïlande cette fois, mais à mon rythme et sans forcément vouloir faire un parcours exhaustif.. mais à l'écart du tourisme commercial, avant de décider d'une implantation et de demander un visa permanent
Lorsque je touche ma pension, au lieu de payer un loyer pour rien ici, j'ai de quoi me payer un billet d'avion pour changer de pays si j'en ai envie, une fois mon visa épuisé.. et ça peut durer un ou deux ou trois..
Lorsque je vois les conseils de prudence que l'on donne aux voyageurs, au niveau de l'insécurité en pays étranger venant d' un pays où l'on se fait agresser dans la rue, dans les trains.. où l'on ne peut même pas sortir seule le soir, et si vous vous faites agresser personne ne vous défendra.. au lieu de vouloir donner des leçons aux autres ils feraient bien de se regarder..
Sans domicile fiscal en France, je pense que je vais me faire racketer par l'état français avec un taux d'imposition de 20 % alors que je n'use pas ses infrastructures.. et que je vais continuer à payer la SS pour rien..
La CFE, c'est je crois me souvenir 6, 5 % de cotisation en plus de la SS, c'est énorme.
Je serais contente de partager vos avis, conseils en fonction de vos expériences de globetrotters ou d'expatriés volontaires..
Léa
Léa
Voilà, je suis retraitée, je vis seule . pour diverses raisons et après avoir visté toute la france suite à des mutations professionelles parfois choisises mais parfois imposées, ( neufs déménagements ) j'ai enfin pu aller vivre en Espagne, dans le bruit et l'animation..
J'ai appris à mes dépends ce que signifiait la résidence fiscale pour Bercy..et subi les diverses interprétations des agents du fisc..
Hélas à cause du manque d'harmonisation fiscale et sécurité sociale, du système de santé espagnol, la qualité des soins et de l'inflation des loyers, j'ai du rentrer en France au bout de trois ans où il est très difficile de s'intégrer lorsqu'on a plus ce contact social du travail..
J'ai eu l'impression de retourner dans un pays très en retard.et surtout très individualiste et ça ne m'étonnait guère que les vieux crèvent dans leur isolement pendant une canicule..
En plus j'ai perdu cette liberté de pouvoir sortir seule le soir à cause des risques d' agressions.. les gens avant de vous parler regardent de quel race, votre age, de quel milieu social vous faites partie, comment vous êtes habillée.. est ce que vous êtes locataire ou propriétaire.. si vous êtes célibataire, mariée, divorcée et j'en passe et puis les jugements sur les femmes seules .et libres : j'ai donné
A Barcelone on rencontre des gens de toute la planète et j'ai aussi rencontré des amis globetrotters qui avaient parcouru le monde... quel richesse et quel bonheur de parler avec tous ces gens..
Une occasion de découvrir une autre façon de voyager aussi.. assez proche de celle que j'ai vécu en France du tourisme de longue durée avec une intégration plus complète que lors de séjours de vacances., mais qui ne se limite plus à l'hexagone.
J'ai toujours détesté les voyages organisés qui n'ont que ce seul avantage de découvrir un pays dans son ensemble de façon très superficielle.. Je repense à ces pauvres touristes qui ratent l'essentiel de Barcelone... si je suis bien dans un coin, j'ai envie d'y rester et inversement envie d'aller voir ailleurs..
Ces amis globetrotters m'ont appris à oublier mes peurs de l'inconnu..
Bizzarement, je suis partie en Thaïlande pour plusieurs mois, pour un problème médical insolutionnable et inextricable en France..et hors de portée de ma bourse en Suisse.après de longues bagarres avec l'administration... et après avoir pris quelques renseignements..
Non seulement je devais surmonter mes propres angoisses, mais pire encore celles de mon entourage..en plus c'était pendant la grippe aviaire.. J'ai du leur dire : lâchez moi avec vos propres angoisses, j'ai assez des miennes..
La première chsoe que j'ai testé en Thaïlande c'est l'hopital.
Des amis inquiets m'ont envoyée, dans cette ville paumée qui n'est me pas sur le guide du routard, des amis à eux qui vivent entre la France et Bangkok.. Ils sont venus me voir avec d'autres français en vavances chez eux à l'occasion d'un circuit touristique .
Il sont tombés sur le cul en voyant la modernité, la propreté des lieux et la pléthore de personnel..me disant : on souhaiterait d'avoir les mêmes hopîtaux en France.. En plus j'étais très en forme..
En plus ce qui m'a touchée, c'est qu'en France on vous informe des risques, et on vous abrutit de cachets pour surmonter votre stress.. En Thaïlande le personnel n'a de cesse de vous rassurer.. et s'implique totalement..
Ceci dit il y a aussi des charlatans.. mais là j'ai rencontré des gens qui de part leur culture boudhiste essayent d'atteindre la perfection dansd leur domaine. et la différence de coûts était pleinement justifiée par l'ensemble de la prestation..
En France on se défend de faire du commerce, alors que le surcoûts pour être opéré par le professeur machin, les dessous de table sont monnaie courante.. et lorsqu'on est endormie ce n'est pas certain que soit lui qui vous opére..
En tant qu'ancienne ingénieure qualité, j'avais vu que cet hopital était certifié ISO 9002.. ce qui m'avait rassurée et pour bien connaître les procédures d'audit et le système d'accréditation des hopitaux français, je sais faire la différence entre le folklore des systèmes qualité et l'application concrète des règles...par déformation professionnelle, je ne pouvais m'empêcher de faire un audit personnel et discret tout au cours de mon hospitalisation..
J'ai eu l'occasion d'être hospitalisée en France, on voit le professeur une fois dans la semaine. Là il passait tous les matins à sept heures, y compris le dimanche pour s'assurer lui même que tout allait bien.avant d'entreprendre une nouvelle opération...
Pour éviter toute erreur de traduction j'avais un traducteur de poche français anglais ..
Il y a des choses qui ne se mesurent pas, comme la gentillesse et le dévouement du personnel..
Je redoutais de soufrir d'isolement dans un moment difficile.. c'est tout le contraire qui s'est passé..
Voilà pour le volet des hopitaux Thaïlandais..
Lorsque je suis arrivée dans cette ville, rien ne ressemblait aux cartes postales que l'on recoit généralement de Thaïlande, d'ailleurs dans cette ville industrielle il y a si peu de touristes que l'on ne trouve même pas de cartes postales.. Je me demandais si j'allais pouvoir passer toute ma convalescence dans cette ville..
A mon arrivée ça a été un grand choc.. mais sortir de l'hotel le soir dans la fournaise et voir tout le monde en train de dîner sur les trottoirs me rappellait l'ambiance de Barcelone.. et plus tard j'ai retrouvé un marché qui me rappellait la Boqueria et son ambiance particulière..
Mais peu à peu on connaît des gens, on se fait des amis.. tout le monde vous dit bonjour ou s'inquiète si on ne vous voit pas...
Comment se fait -il, c'est ce que j'expliquais à ma mère, que malgré la barrière énorme de la langue (puisqu'on ne peut me pas la lire ) et la différence de culture, on arrive à se faire des amis en un mois dans ce pays alors qu'ici il faut un an avant de se refaire un réseau d'amis pour sortir de la solitude..
Grosse surpris, le jour de mon anniversaire ( quelqu'un a vendu la mêche ) deux fêtes ce jour là et des cadeaux.. dont une à l'hotel..
Vous allez chez le coiffeur local, et ce n'est pas Dessange, des amis vous écrivent en thaï ce que vous souhaites.. pour le donner à la coiffeuse.. on se comprend avec des sourires, des gestes et vous avez honte de laisser 150 bath en partant après pareil dévouement.. idem chez la manucure et au massage ..
Rien ne m'a plus énervée que de sortir avec d'autres personnes venues pour les mêmes raisons et marchander pour acheter du superflu et des futilités à des gamins qui tiennent des stands sur le marché, c'est leur gagne pain..
Enfin grand sourire : des amis français m'avaient dit : surtout ne mange pas dans la rue .. mais le mac Do c'était tellement dégueulasse et cher pour ce que c'était.. et lorsque les thaï m'invitaient je ne voulais pas les vexer.. je n'ai pas été malade.. Comme je ne comprenais rien à la carte, on me laissait choisir.. A mon retour en voyant Chirac donner des conseils de prudence aux français à propos de la grippe aviaire depuis Bangkok, j'étais morte de rire..
Les enfants contents de parler anglais avec vous..ce vieux monsieur qui me disait tous les jours "I love you", .. ce n'était pas de la drague, mais les seuls mots d'anglais qu'il connaissait..
Un soir de sortie : des copines occidentales qui font un scandale à un pauvre chauffeur de tuk tuk en pleine nuit, sans même me laisser le temps de leur expliquer le problème..il n'avait pas la monnaie.. j'en avais honte.. j'ai appellé des thais qui regardaient la scène et qui ont résolu le problème et j'ai abandonné mes copines de sortie..
Lorsque mon visa a expiré au bout de trois mois je suis repartie de cet endroit avec plein de cadeaux, ( j'en ai fait aussi ), et j'en suis partie en pleurant..
Depuis j'ai essayé de m'intégrer dans une autre ville en France où j'avais des amis autrefois, je ne vois que des gens repliès sur leur propres soucis... Pour se voir c'est d'une complication extrême ..
Les rencontres toutes plus décevantes les unes que les autres.. et je n'ai pas envie de me retrouver enfermée chez moi avec quelqu'un pour regarder la télé, avec quelqu'un qui n'aura jamais bougé de son trou...
Ici les gens ne vivent pas dehors et puis tout le monde se fait la gueule..
On ne devrait jamais partir .. ( en effet je ne suis pas étonnée que notre pays ait vraiment des problèmes avec l'intégration de ses immigrés, moi même je n'arrive pas à me réintégrer )
L'Espagne, la Thaïlande c'est bruyant, mais ça vit et les gens communiquent !
Ici j'ai mon chez moi.. mais si c'est pour regarder Rebuchon le matin, derrick l'après midi, les chiffres et les lettres et le journal télévisé..
Donc je vais tout larguer encore une fois et me barrer, après ces deux expériences de réintégration je pense que je n'aurais plus jamais le mal du pays..
Je prendrais un AR par an pour refaire la tournée des amis en France et en Espagne..
J'enverrais des billets d'avion à mes enfants pour qu'ils voeint autre chose.. d'ailleurs ils m'encouragent à partir ( eux aussi ont vécu à l'étranger ).
Je n'ai pas envie de faire de plan .. genre je me réinstalle à l'étranger préférant m'adapter à ce que je vais retrouver..
Je compte bien visiter la Thaïlande cette fois, mais à mon rythme et sans forcément vouloir faire un parcours exhaustif.. mais à l'écart du tourisme commercial, avant de décider d'une implantation et de demander un visa permanent
Lorsque je touche ma pension, au lieu de payer un loyer pour rien ici, j'ai de quoi me payer un billet d'avion pour changer de pays si j'en ai envie, une fois mon visa épuisé.. et ça peut durer un ou deux ou trois..
Lorsque je vois les conseils de prudence que l'on donne aux voyageurs, au niveau de l'insécurité en pays étranger venant d' un pays où l'on se fait agresser dans la rue, dans les trains.. où l'on ne peut même pas sortir seule le soir, et si vous vous faites agresser personne ne vous défendra.. au lieu de vouloir donner des leçons aux autres ils feraient bien de se regarder..
Sans domicile fiscal en France, je pense que je vais me faire racketer par l'état français avec un taux d'imposition de 20 % alors que je n'use pas ses infrastructures.. et que je vais continuer à payer la SS pour rien..
La CFE, c'est je crois me souvenir 6, 5 % de cotisation en plus de la SS, c'est énorme.
Je serais contente de partager vos avis, conseils en fonction de vos expériences de globetrotters ou d'expatriés volontaires..
Léa
Léa
Thaïlande: les barges royales...ou comment fêter les 60 ans de règne du Roi (récit de ma journée) English translation pending
Je suis partie 2 mois en Thailande en Mai et Juin dernier, et je suis comme bcp tombée amoureuse de ce pays, de ses habitants si genereux....et je ne reve que d'une chose depuis y retourner.
Bon c'est parti pour la journée de lundi. Le but du jour était d'aller près du Chao Praya (le fleuve qui passe à Bangkok) voir la procession des Barges Royale à 17H30. Tout d'abord je vous explique en gros pourquoi il y avait cet événement (pour ceux qui ne sauraient pas). Tout simplement parce que du 9 au 12 juin tout le pays était en fête pour célébrer les 60 ans de règne de leur Roi (Rama 9) bien aimé. (En passant c'est le règne le plus long du monde, et peut être aussi le roi le plus aimé du monde par son peuple).
Ce matin là, piscine jusqu'a 10h30, je remonte me doucher et décide de partir a 11h, car d'une je suis trop rouge et de 2 je suis sur qu'il va être difficile de trouver une place avec une bonne vue (vous allez voir par la suite que j'avais raison).
Donc a 11h je me rends a la station de metro qui se trouve a 10min a pied de mon hôtel (Queen Sirikit cultural center), je descend 4 stations plus loin (Silom). Pour prendre le skytrain qui se trouve a 100m. (Sala daeng). Celui ci m'emmène au terminus, (Saphan taksin) De la je me rend a l'embarcadère qui se trouve juste a la sortie pour prendre un bateau qui devrait m'emmener jusqu'au grand palais. (C'est la 3eme fois que je prends ce bateau, et j'ai l'impression que a chaque fois le fleuve n'est pas pareil il faut que je vérifie avec les autres photos mais il me semble qu'il n'avait pas la même couleur). Une fois a bord, la personne qui se charge de faire payer le trajet m'annonce que le terminus est 4 stations avant celle ou je veux descendre car toute une partie du fleuve est interdite a cause des barges royales justement. Je descends donc 4 stations avant, et de la j'attrape une moto taxi (J'adore) qui m'emmène au grand palais. Arrivée la bas il est 12h45 je vais manger dans un petit resto près du grand palais (il est délicieux, sympa et pas chère et leur ice chocolate est une tuerie). Une fois le repas fini il est 13h20 je me dis qu'il est tant que je me trouve un endroit pour pouvoir voir le spectacle. Je marche un peu dans la rue, je vois des thaï qui se renseignent et un bonhomme leur dit de tourner dans une mini ruelle. Je décide de les suivre mais arrivée au bout on m'annonce 500b pour un siège (10€), je n'ai sur moi que 200b donc ce ne va pas être possible. Je ressort de la ruelle en me disant que je n'ai pas tout perdu car elle été vraiment géniale à voir(Large d'un metre 50 a peine, pleine de couleurs, d'enfants qui courent partout...). Je continue sur la grande rue, m'aventure dans plusieurs ruelles qui me semblent rejoindre le fleuve, mais au bout à chaque fois tout à l’air payant Au bout d'un moment je tourne et j'arrive dans un endroit difficile a décrire et c’est dommage cela vous aurez mieux mit dans l’ambiance. Je tourne, je retourne et je passe devant une petite boutique qui vend des amulettes il y en a une que je trouve marrante, je l'achète donc, je remarque alors que la boutique a vue sur le fleuve, et qu'il n'y a pas de siège installé cela ne m'a donc pas l'air payant Je ressors pour aller m'acheter une bouteille d'eau pour l'aprèm et je reviens à la petite boutique. Il y a une TV qui retransmet la cérémonie du roi, je regarde donc. de plus en plus de thaï arrivent a la boutique mais ils ont l'air de tous bien se connaitre d'ailleurs ils apportent boissons et nourritures, puis sièges, je commence a me dire que mon plan tombe a l’eau a tout les coup ça va devenir payant. je reste tout de même a regarder la TV (avec un petit espoir) il est 2h30. Évidemment ils finissent par me remarquer ils sont tous en jaune et tous thaï je suis en blanc et étrangère lol. Pour vous dire ce que j'ai fait (sans vraiment m'en rendre compte, car c’est en y réfléchissant par la suite que je m'en rends compte) c’est un peu comme si quelqu'un s’incruste a un mariage discret lol, sauf que moi on m'a vite repéré et que je l'ai fait un peu malgrés moi, je ne saurais vous expliquer cette ambiance et situation particuliere
La il y en a un qui me propose a boire (c’est du whisky, je refuse, et je sourie ils se mettent a rire gentiment ils devaient s'en douter) une dame m'apporte un bout de poulet je ne peut pas refuser. Ils me proposent du jus d’orange j'accepte... ainsi de suite jusqu'a 16h, a partir de la je me dit qu'il faut que je commence a me rapprocher du bord avant qu'il y est trop de monde, en espérant que personne ne me dira rien, ou ne me demandera de partir, ils ont installé un tapis pour que les gens s'assoient, je fais donc comme ceux qui y sont déjà installé, j'enlève mes chaussures et je m'y asseois. Une fille me propose en anglais de me prendre avec mon appareil photo devant le fleuve, je n'en vois pas l’intérêt mais je ne me vois pas refuser. Puis il se met a pleuvoir, tout le monde rentre dans le magasin. Un monsieur me dit que je peux m'asseoir sur le banc, ce que je fais. On se parle un peu, je lui di que je suis étudiante, française ici pour un stage... au bout d'un moment il me dit "You are lucky", bêtement je lui réponds "Why?", il me répond à son tour, "because all people are here, are familly and friends, you are the only one" (sous entendu qui ne fait pas partie de la famille ni des amis qu'on a laisser entrer dan le magasin), je comprends mieux pourquoi maintenant ils avaient tous l’air de se connaitre, je regarde en effet devant le magasin une foule s'est amasser espérant voir quelque chose, mais on ne les a pas laisser rentrer. je le remercie donc (Khop khun kha), on me re-propose a manger.... ils sont ts très gentil, ils rigolent il y a une super ambiance c’est génial; a un moment un gars que je n'avait pas vu jusque la rentre dans le magasin le patron lui dit quelque chose et le gars sen va, le monsieur a qui j’ai parler me dit "You see you are the only one", je me sens mal a l’aise ils sont trop adorable avec moi et j’ai une chance dingue.
Il s’arête de pleuvoir 30min avant que cela ne commence. Une vielle dame me fait signe que je peux revenir m’asseoir sur le tapis devant pour mieux voir. La d’autre personnes me parlent toutes aussi gentilles les une que les autres. je me sens vraiment comme la personne qui s'incruste a un mariage je vous jure tout le monde est trop gentil. Le spectacle commence et je me dis que j’ai vraiment de la chance d’être la, si près et sans payer et avec une famille adorable, j'ai comme l'impression que l'espace d'une parés midi ils m'ont adopté. Ce sont des longues barques avec environ 30 personnes dedans qui rament et on me dit que plus de 50 vont ainsi défiler. C’est jolie mais ce qui impressionne c’est que tout les rameurs chantent une sorte de cri de guerre (c’est la marine royal qui passe devant nous enfin l’ancienne) et vu qu’ils doivent être plusieurs centaine a chanter ça fait un bruit monstre ça raisonne... c’est génial. Une fois le show terminer, je les remercie ts, et je m'en vais avec un petit pincement au coeur mais bon je n'allais tout de même pas m'incruster au repas du soir lol.
De la j’attrape une moto taxi qui m'emmène a Hua Lumpong (c’est la ou j'avais prit le train pour aller a ayutaya, mais cette fois j'y prends le metro) c’est direct jusqu'a queen sirikit j'arrive a l’hôtel a 19h30.
Voila j’ai passer une journée géniale, c’était vraiment bien, j’ai vu ce que je voulais voir et meme plus et j’ai eu beaucoup de chance.
Je me suis promis que lorsque que je vais retourner en Thailande (certainement tres bientot) je leur apporterais un petit cadeaux de France, en esperant que je me souvienne du chemin pour y aller et que eux se souviennent de la petite francaise qui s'était "incruster" ce grand jour chez eux...
Bon c'est parti pour la journée de lundi. Le but du jour était d'aller près du Chao Praya (le fleuve qui passe à Bangkok) voir la procession des Barges Royale à 17H30. Tout d'abord je vous explique en gros pourquoi il y avait cet événement (pour ceux qui ne sauraient pas). Tout simplement parce que du 9 au 12 juin tout le pays était en fête pour célébrer les 60 ans de règne de leur Roi (Rama 9) bien aimé. (En passant c'est le règne le plus long du monde, et peut être aussi le roi le plus aimé du monde par son peuple).
Ce matin là, piscine jusqu'a 10h30, je remonte me doucher et décide de partir a 11h, car d'une je suis trop rouge et de 2 je suis sur qu'il va être difficile de trouver une place avec une bonne vue (vous allez voir par la suite que j'avais raison).
Donc a 11h je me rends a la station de metro qui se trouve a 10min a pied de mon hôtel (Queen Sirikit cultural center), je descend 4 stations plus loin (Silom). Pour prendre le skytrain qui se trouve a 100m. (Sala daeng). Celui ci m'emmène au terminus, (Saphan taksin) De la je me rend a l'embarcadère qui se trouve juste a la sortie pour prendre un bateau qui devrait m'emmener jusqu'au grand palais. (C'est la 3eme fois que je prends ce bateau, et j'ai l'impression que a chaque fois le fleuve n'est pas pareil il faut que je vérifie avec les autres photos mais il me semble qu'il n'avait pas la même couleur). Une fois a bord, la personne qui se charge de faire payer le trajet m'annonce que le terminus est 4 stations avant celle ou je veux descendre car toute une partie du fleuve est interdite a cause des barges royales justement. Je descends donc 4 stations avant, et de la j'attrape une moto taxi (J'adore) qui m'emmène au grand palais. Arrivée la bas il est 12h45 je vais manger dans un petit resto près du grand palais (il est délicieux, sympa et pas chère et leur ice chocolate est une tuerie). Une fois le repas fini il est 13h20 je me dis qu'il est tant que je me trouve un endroit pour pouvoir voir le spectacle. Je marche un peu dans la rue, je vois des thaï qui se renseignent et un bonhomme leur dit de tourner dans une mini ruelle. Je décide de les suivre mais arrivée au bout on m'annonce 500b pour un siège (10€), je n'ai sur moi que 200b donc ce ne va pas être possible. Je ressort de la ruelle en me disant que je n'ai pas tout perdu car elle été vraiment géniale à voir(Large d'un metre 50 a peine, pleine de couleurs, d'enfants qui courent partout...). Je continue sur la grande rue, m'aventure dans plusieurs ruelles qui me semblent rejoindre le fleuve, mais au bout à chaque fois tout à l’air payant Au bout d'un moment je tourne et j'arrive dans un endroit difficile a décrire et c’est dommage cela vous aurez mieux mit dans l’ambiance. Je tourne, je retourne et je passe devant une petite boutique qui vend des amulettes il y en a une que je trouve marrante, je l'achète donc, je remarque alors que la boutique a vue sur le fleuve, et qu'il n'y a pas de siège installé cela ne m'a donc pas l'air payant Je ressors pour aller m'acheter une bouteille d'eau pour l'aprèm et je reviens à la petite boutique. Il y a une TV qui retransmet la cérémonie du roi, je regarde donc. de plus en plus de thaï arrivent a la boutique mais ils ont l'air de tous bien se connaitre d'ailleurs ils apportent boissons et nourritures, puis sièges, je commence a me dire que mon plan tombe a l’eau a tout les coup ça va devenir payant. je reste tout de même a regarder la TV (avec un petit espoir) il est 2h30. Évidemment ils finissent par me remarquer ils sont tous en jaune et tous thaï je suis en blanc et étrangère lol. Pour vous dire ce que j'ai fait (sans vraiment m'en rendre compte, car c’est en y réfléchissant par la suite que je m'en rends compte) c’est un peu comme si quelqu'un s’incruste a un mariage discret lol, sauf que moi on m'a vite repéré et que je l'ai fait un peu malgrés moi, je ne saurais vous expliquer cette ambiance et situation particuliere
La il y en a un qui me propose a boire (c’est du whisky, je refuse, et je sourie ils se mettent a rire gentiment ils devaient s'en douter) une dame m'apporte un bout de poulet je ne peut pas refuser. Ils me proposent du jus d’orange j'accepte... ainsi de suite jusqu'a 16h, a partir de la je me dit qu'il faut que je commence a me rapprocher du bord avant qu'il y est trop de monde, en espérant que personne ne me dira rien, ou ne me demandera de partir, ils ont installé un tapis pour que les gens s'assoient, je fais donc comme ceux qui y sont déjà installé, j'enlève mes chaussures et je m'y asseois. Une fille me propose en anglais de me prendre avec mon appareil photo devant le fleuve, je n'en vois pas l’intérêt mais je ne me vois pas refuser. Puis il se met a pleuvoir, tout le monde rentre dans le magasin. Un monsieur me dit que je peux m'asseoir sur le banc, ce que je fais. On se parle un peu, je lui di que je suis étudiante, française ici pour un stage... au bout d'un moment il me dit "You are lucky", bêtement je lui réponds "Why?", il me répond à son tour, "because all people are here, are familly and friends, you are the only one" (sous entendu qui ne fait pas partie de la famille ni des amis qu'on a laisser entrer dan le magasin), je comprends mieux pourquoi maintenant ils avaient tous l’air de se connaitre, je regarde en effet devant le magasin une foule s'est amasser espérant voir quelque chose, mais on ne les a pas laisser rentrer. je le remercie donc (Khop khun kha), on me re-propose a manger.... ils sont ts très gentil, ils rigolent il y a une super ambiance c’est génial; a un moment un gars que je n'avait pas vu jusque la rentre dans le magasin le patron lui dit quelque chose et le gars sen va, le monsieur a qui j’ai parler me dit "You see you are the only one", je me sens mal a l’aise ils sont trop adorable avec moi et j’ai une chance dingue.
Il s’arête de pleuvoir 30min avant que cela ne commence. Une vielle dame me fait signe que je peux revenir m’asseoir sur le tapis devant pour mieux voir. La d’autre personnes me parlent toutes aussi gentilles les une que les autres. je me sens vraiment comme la personne qui s'incruste a un mariage je vous jure tout le monde est trop gentil. Le spectacle commence et je me dis que j’ai vraiment de la chance d’être la, si près et sans payer et avec une famille adorable, j'ai comme l'impression que l'espace d'une parés midi ils m'ont adopté. Ce sont des longues barques avec environ 30 personnes dedans qui rament et on me dit que plus de 50 vont ainsi défiler. C’est jolie mais ce qui impressionne c’est que tout les rameurs chantent une sorte de cri de guerre (c’est la marine royal qui passe devant nous enfin l’ancienne) et vu qu’ils doivent être plusieurs centaine a chanter ça fait un bruit monstre ça raisonne... c’est génial. Une fois le show terminer, je les remercie ts, et je m'en vais avec un petit pincement au coeur mais bon je n'allais tout de même pas m'incruster au repas du soir lol.
De la j’attrape une moto taxi qui m'emmène a Hua Lumpong (c’est la ou j'avais prit le train pour aller a ayutaya, mais cette fois j'y prends le metro) c’est direct jusqu'a queen sirikit j'arrive a l’hôtel a 19h30.
Voila j’ai passer une journée géniale, c’était vraiment bien, j’ai vu ce que je voulais voir et meme plus et j’ai eu beaucoup de chance.
Je me suis promis que lorsque que je vais retourner en Thailande (certainement tres bientot) je leur apporterais un petit cadeaux de France, en esperant que je me souvienne du chemin pour y aller et que eux se souviennent de la petite francaise qui s'était "incruster" ce grand jour chez eux...
Visite de Strasbourg du 2 au 13 avril English translation pending
Bonjour à tous!
Je serais à Strasbourg du 2 au 13 Avril prochain. Je suis Québécoise en recherche d'emploi dans cette région et je vais y passer quelques entrevues. Par cette occasion j'aimerais visiter et rencontrer des gens la bas, voir quel est mon felling et en profiter de l'endroit. Si vous avez des suggestions à me faire d'endroits à visiter, Quoi faire, ou aller, les bonnes adresses etc. Laissez moi savoir je serais ravis d'avoir un peu à l'avance quelques contacts de gens aussi passionnée que moi par le voyage et partager ses expériences et conseils.
Gros merci en avance.
Jullye
Je serais à Strasbourg du 2 au 13 Avril prochain. Je suis Québécoise en recherche d'emploi dans cette région et je vais y passer quelques entrevues. Par cette occasion j'aimerais visiter et rencontrer des gens la bas, voir quel est mon felling et en profiter de l'endroit. Si vous avez des suggestions à me faire d'endroits à visiter, Quoi faire, ou aller, les bonnes adresses etc. Laissez moi savoir je serais ravis d'avoir un peu à l'avance quelques contacts de gens aussi passionnée que moi par le voyage et partager ses expériences et conseils.
Gros merci en avance.
Jullye
Kite surf à Rodrigues English translation pending
Je pars avec ma femme le 23 mars à Rodrigues pour 10 jours à l'hotel Mourouk Ebony
Qui a déjà navigué sur ce spot ? les conditions de vent ? Ambiance génèrale de l'hotel ?
Merci pour toutes les informations au sujet de cette ile
Hôtel Grand Playa Turquesa English translation pending
Je ferais mon premier voyage dans le sud avec mon amoureux le 11 février prochain. Nous allons à l'hôtel Grand Playa Turquesa. J'ai vu dans d'autres discussions que les commentaires étaient plutôt positifs envers cet hôtel. Toutefois j'aimerais savoir les choses les plus "HOT" de la place à faire et à voir dans cet hôtel. Comme c'est notre premier voyage et bien nous cherchons des commentaires de gens qui pourraient nous aider à avoir un voyage inoubliable car, comme une amie à moi me répète sans cesse, si ton premier voyage se passe superbement et bien tu aura la piqure et j'ai envie d'avoir la piqure.
Merci pour tout vos commentaires et expérience de voyage.
Take care!!!
Merci pour tout vos commentaires et expérience de voyage.
Take care!!!
Tanger, mon amour English translation pending
Tanger, au mois de juillet : je tombe amoureuse.
Paris, au mois d'aout : je négocie ma démission de mon poste d'animatrice socio culturel.
Village berbere au mois de septembre : je me marie devant Dieu.
Paris, au mois d'octobre : je liquide tout c'est à dire pas grand chose, mon appartement et le peu qu'il contient que j'abandonne à mon cher ami et compagnon de route, Haitham.
Tanger, au mois de novembre : je commence ma nouvelle vie d'habitante de la casba.
Tanger, au mois de janvier : je commence ce journal, dans un cybercafé, une clope au bec, une bouteille de sidi ali à mes cotés, pour mon plus grand plaisir et peut etre pour partager ce plaisir des mots d'ailleurs, des mots d'ici et maintenant avec quelques cyber voyageurs.
Je ne sais trop par quoi commencer, le commencenement peut être ?...peut être pas. A voir, a vous de voir peut être ? peut être pas... à bientot.
Paris, au mois d'aout : je négocie ma démission de mon poste d'animatrice socio culturel.
Village berbere au mois de septembre : je me marie devant Dieu.
Paris, au mois d'octobre : je liquide tout c'est à dire pas grand chose, mon appartement et le peu qu'il contient que j'abandonne à mon cher ami et compagnon de route, Haitham.
Tanger, au mois de novembre : je commence ma nouvelle vie d'habitante de la casba.
Tanger, au mois de janvier : je commence ce journal, dans un cybercafé, une clope au bec, une bouteille de sidi ali à mes cotés, pour mon plus grand plaisir et peut etre pour partager ce plaisir des mots d'ailleurs, des mots d'ici et maintenant avec quelques cyber voyageurs.
Je ne sais trop par quoi commencer, le commencenement peut être ?...peut être pas. A voir, a vous de voir peut être ? peut être pas... à bientot.
Accident évité de justesse à Genève English translation pending
Bonjour,
Grosse frayeur ce matin a Cointrin, mon Avion en Provenance de Vienne ( Austria Airlines ) se prepare a se poser dans une enorme nappe de Brouillard, et soudain le pilote remet les Gaz a fond a 30 metres du sol, Grosse peur a bord.
Le pilote nous a fais savoir par radio 2 minutes plus tard qu un avion etais sur la piste.......
J' ai plus de 300 Vols a mon actif, je n ai jamais entendus un truc aussi bizare, as ton frole la catastrophe et personne ne le sais ????
A suivre
Qwaqy
Grosse frayeur ce matin a Cointrin, mon Avion en Provenance de Vienne ( Austria Airlines ) se prepare a se poser dans une enorme nappe de Brouillard, et soudain le pilote remet les Gaz a fond a 30 metres du sol, Grosse peur a bord.
Le pilote nous a fais savoir par radio 2 minutes plus tard qu un avion etais sur la piste.......
J' ai plus de 300 Vols a mon actif, je n ai jamais entendus un truc aussi bizare, as ton frole la catastrophe et personne ne le sais ????
A suivre
Qwaqy
Hôtel Bavaro Princess Punta Cana fin mars 2007 English translation pending
bonjour à tous !
Et oui nous nous sommes décidés pour la rd pour féter nos 10 ans de mariage ! ce sera notre tout premier voyage alors je suis preneuse de tous tous tous les conseils. 😉 J'ai lu sur le forum qu'il y avait des blocs à éviter alors j'ai demandé à mon agence de le spécifier à marsan lors de la réservation, je croise les doigts. 🙂
nous voyagerons avec corsair, est-ce une bonne cie ? Je ne voudrais pas trop me charger pour les valises, mais j'ai une tendance à toujours en prendre trop de peur d'oublier qqchose ou de manquer ! quels sont les trucs indispensables ? j'ai lu aussi des sujets sur les pourboires à laisser, peut-on les donner en €uros ou est-il préférable de les laisser en $ ?
Nous partons roucouler là-bas et n'envisageons qu'une seule sortie dans la semaine laquelle me conseillez-vous ? Si je désire faire des soins (massage) y en a t-il sur place ? Mon chéri pense aussi faire une sortie pour la pèche aux gros, est-ce possible ? et combien faut-il prévoir pour ses extras ?
Houuuuula que de question ! aller j'arrète là ! 😎
Merci de m'avoir lu et dans l'attente de vous lire je vous dis à bientot.
lauti qui est très pressée de partir ! 😛
Et oui nous nous sommes décidés pour la rd pour féter nos 10 ans de mariage ! ce sera notre tout premier voyage alors je suis preneuse de tous tous tous les conseils. 😉 J'ai lu sur le forum qu'il y avait des blocs à éviter alors j'ai demandé à mon agence de le spécifier à marsan lors de la réservation, je croise les doigts. 🙂
nous voyagerons avec corsair, est-ce une bonne cie ? Je ne voudrais pas trop me charger pour les valises, mais j'ai une tendance à toujours en prendre trop de peur d'oublier qqchose ou de manquer ! quels sont les trucs indispensables ? j'ai lu aussi des sujets sur les pourboires à laisser, peut-on les donner en €uros ou est-il préférable de les laisser en $ ?
Nous partons roucouler là-bas et n'envisageons qu'une seule sortie dans la semaine laquelle me conseillez-vous ? Si je désire faire des soins (massage) y en a t-il sur place ? Mon chéri pense aussi faire une sortie pour la pèche aux gros, est-ce possible ? et combien faut-il prévoir pour ses extras ?
Houuuuula que de question ! aller j'arrète là ! 😎
Merci de m'avoir lu et dans l'attente de vous lire je vous dis à bientot.
lauti qui est très pressée de partir ! 😛
Aux pays du sourire et des orchidées: (1) Bangkok et Vietnam+photos English translation pending
BANGKOK-VIETNAM-CAMBODGE-LAOS, DU 22 OCT. AU 5 DECEMBRE 2006.
VOYAGE AUX PAYS DU SOURIRE ET DES ORCHIDEES !
En remerciement pour l’aide apportée par de nombreux membres de VF.
suivez le récit en PHOTOS (pages 4 à 9 album photos:MARCHÉS ETHNIQUES CAN CAU +BAC HA ) sur http://claudinebeaujean.myphotoalbum.com (bkk +vietnam;le reste plus tard...)
22 OCTOBRE :départ Madrid 13h50, vol TG949 B747-400
23 OCTOBRE :arrivee á BKK à 6h20 apres un vol sans histoire. Les sièges, confortables, de la classe économique laissent plus d’espace pour les jambes que ceux de beaucoup de compagnies occidentales. Trois semaines après son inauguration officielle, nous decouvrons l’immense et luxueux Suvarnabhumi airport, orné d’omniprésentes photos du roi et du couple royal (elles devaient d’ailleurs nous accompagner tout au long du sejour thailandais !). Bagages et douane efficaces :le tout en un peu moins d’une demie heure ! Taxi pour le Marriott resort…les superstructures du sky train sont terminées…il fait dejà tres chaud et humide sous un soleil de plomb. Après deux heures d’un profond sommeil réparateur (nous ne sommes pas là pour dormir !), nous voguons sur le Chao Phraya avec une des navettes, qui relient gratis l’hotel à Saphan Taksim, tête de lignes sky train +river boats, en 10 minutes ;jamais nous n’avons dû l’attendre plus de 5 minutes !
A Saphan Taksim, river express direction Tha Tien pour visiter le Wat Pho et son fameux Buddah couché.Affirmer qu’il fait chaud est un euphémisme :il fait même très chaud !Pendant tout notre voyage (sauf dans région de Sapa/Bac Ha), les températures seront constamment comprises entre 32 et 35ºC, accompagnées d’une humidité de l’air très importante. Le Chao Phraya est en crue…les hautes eaux les plus fortes des 6 dernières années…paraît-il !A Tha Tien, comme dans beaucoup d’autres embarcadères, nous empruntons des pontons surélevés.Les eaux ont envahis les premières échoppes du petit marché…les habitants, manifestement, vivent avec … Enceinte du Wat Pho :gigantesque Buddah couché, 46m de long., recouvert d’une feuille d’or…un fidèle recueillait les aumones déposées dans la centaine de troncs placés sur toute la longueur du bouddha ;le tintement rythmé des monnaies nous accompagnait ainsi jusqu’au moment de remettre nos chaussures...mais aussi beaucoup de moines, 4 chedis surmontés de flèches élancées, une école de massages que l’on dit célèbre…et des farangs ! Le soleil décline vite sous ces latitudes…peu avant 18h, il fait noir…et l’agitation cesse pendant l’execution de l’hymne national !!!scene reellement vécue sur le quai d’une station de skytrain…soudain tout se fige. Pour pouvoir profiter de la clim, nous visitons le nouveau centre commercial Paragon….et tout spécialement sa librairie :section étrangère :surtout en anglais…français, anecdotique…et espagnol, inconnu ! La soiréee se termine au dîner buffet du 78e étage de la tour Baiyoke, la plus haute du royaume.Il y a foule pour goûter plats locaux, internationaux et autres sushis tout en jouissant d’une vue imprenable sur BKK la nuit !
A propos, j’allais oublier le coup d’état du 19 sept…c’est que rien, mais absolument rien, n’évoque, de près ou de loin, »l’évènement » !
24 OCTOBRE : L’hôtel est vraiment idéalement situé sur la rive du Chao Phraya.Nous l’avons choisi après une discussion VF sur les meilleurs petits déj de BKK !Nous n’avons pas été trompés :le merveilleux petit déjeuner buffet est tout simplement somptueux :choix et qualité !(il sera neanmoins dépassé par celui de saigon !!!) Même si le Marriott est grand…on peut affirmer qu’il est presque intime :jamais, nous n’avons ressenti la désagréable impression d’être envahis par des groupes bruyants, d’autant que les bruits sont étouffés par un luxuriant jardin tropical où est cachée une jolie piscine.On peut même rever que l’on est seuls !!!
Par la navette et le boat river, en route ( !) pour Tha Chang, direction Wat Phra Kaew et le grand palais contigu.Toujours accompagné de cette chaleur humide et implacable….qui ne nous abandonnera presque jamais ! Ce jour là, nous n’étions pas vêtus décemment !Du moins selon le critère des cerbères de garde à l’entrée du palais…qu’on en juge !Je portais un pantalon :inacceptable…on m’a loué une robe longue pour mettre par-dessus.Pierre ne valait pas mieux : horreur, un pantalon 4/5e laissait apparaître quelques centimètres de chair au-dessus de la cheville :inacceptable…il a du revêtir un panta…lon(g) ! Le Grand Palais est un ensemble de bâtiments (pantheon, bibliothèque, palais) d’une beauté à la fois spectaculaire et agressive, remplis de sculptures, de décorations, de couleurs et de peintures murales.Dans ses murs, le Wat Phra Keo, le temple du Bouddha d’émeraude, abrite la figure la plus sacrée du pays.Il paraît que le roi, en personne, se déplace pour le changer d’ornements… Nous nous offrons alors une balade en bateau pour profiter de la très relative « fraicheur » des khlongs !le hasard nous emmènera sur le khlong Noi.Sur la rive gauche, la gare de Thonburi…en face nous passons en revue les barges royales rangées dans un hangar sur l’eau, ensuite, nombreux wats les pieds dans l’eau, ou encore protégés par des tas de sacs de sable, maisons sur pilotis visibles ou parfois engloutis, fleurs flottantes emportées par le vigoureux courant, barques epiceries de marchands….on est loin du centre ville et de ses tours…. Visite du wat Arun qui ne manque pas d’attirer tous les regards, depuis le Chao Phraya, avec sa haute tour entièrement recouverte de morceaux de porcelaine cassés et de céramique. Nous terminons cette journée bien remplie, en tuk tuk, par la maison de Jim Thompson :composée de six maisons en teck, derniers exemples de l’authentique architecture intérieure thai, au beau milieu d’un luxuriant jardin. Excellent dîner au Mango Tree, sur les conseils avisés (et toujours d’actualité…ce qui est loin d’être la règle) du Routard, édition 2006. A ce propos, Mango Tree a ouvert un restaurant dans l’aile « départs internationaux » de Suvarnabhumi airport !
25 OCTOBRE 2006 :une journée à Ayuthaya en groupe, avec un guide anglophone, débitant, de mémoire, un texte bien rôdé…mais incapable de comprendre, encore moins de répondre aux questions…no comments !Heureusement, Rtd et LP nous accompagnent…. parc historique d’Ayutthaya :Wat Phra Mahathat et sa célèbre tête de Bouddah prisonnière des racines, Wat Phra Si Sanphet avec ses trois grands chedis. Au N du parc, Wat Na Phramen et son Buddah assis, 6m de haut, vêtu du costume royal. Au S de la ville, Wat Yai Chai Mongkhon et son immense Bouddah couché, à l’air particulièrement serein. Bang Pa In :palais d’été de la famille royale, à visiter seulement si vous disposez de trop de temps.Ensemble de constructions, attribuées aux membres de la famille, éparpillées dans un beau et vaste jardin bien entretenu.Le jardin est protégé du Chao Phraya en crue, par une longue muraille de sacs de sable ;la rue qui mène à la porte d’entrée est inondée… Retour en ville en bateau.
26 OCTOBRE 2006 : visites du temple au lingam, Chao Mae Tuptim :temple entouré de nombreux phallus en bois et en pierre.A ne pas manquer :situé à l’entrée du Raffles, près du khlong. Une fidèle aurait été enceinte, peu après y avoir prié, ce qui lui vaut sa réputation. Marché Thewet Flower :orchidées et fleurs tropicales. Pak Khlong market :immense marché de fruits et légumes, mélange de couleurs et de senteurs.
En fin d’aprem, retour à Suvarnabhumi où nous attend le vol TG684 à destination de Hanoi.
27 OCTOBRE 2006 : nous sommes très satisfait de notre hôtel, en plein dans le vieux quartier de Hanoi, à quelques encablures du lac de l’Epée. Le Classic Hotel, 22A, Pho Ta Hien. Grandes chambres lumineuses, avec sdb, accès gratuit à internet;choisir de préférence une chambre aux deux derniers étages (6 ou 7e) beaucoup plus tranquilles. Organise toutes vos excursions ;réception :on parle français. Seul point faible :petit déj assez quelconque (préférer omelette…éviter œufs frits !).
Quelques impressions, en vrac : - flot ininterrompu de motos, souvent surchargées, 2 à 4 passagers, voire 5 (si, si !).En moto (ou vélo), on transporte littéralement TOUT ce qui peut être transporté et même plus !!! - concert PERMANENT de klaxons ! rétroviseurs inutiles, puisque tout qui fait une manœuvre, klaxonne. - une espèce rare :le piéton absolument INUTILE, pour traverser, d’attendre une accalmie qui n’arrivera jamais. Il faut y aller lentement mais sûrement, sans hésitation :les motos vous éviteront…nous n’avons jamais rencontré la moindre agressivité…ni le moindre télescopage ! Un spectacle qui vaut le coup d’œil :s’installer sur un banc et jouir du spectacle de l’occidental effarouché tentant sa première traversée… - les trottoirs :piétons EXCLUS…servent de parkings aux motos…ou de cuisine aux restos de rues…ou d’étals aux commerces - l’anarchie des centaines de fils électriques aériens - motocyclistes sans casques…mais avec masques !pollution ?se protéger du soleil ? - l’absence presque totale de poteaux, flèches indicateurs de directions.
ensuite, longue marche en suivant l’itinéraire proposé par LP…ponctuée de plusieurs arrets « canette »….. c’est ainsi que nous visiterons le lac de l’Epée restituée, le temple de la montagne de jade, la cathedrale, la pagode de Ba Da, la prison de Hoa Lo (Hanoi Hilton des prisonniers américains), le temple de la littérature…
dîner au Quan Bia Minh, à quelques pas de l’hotel, resto en terrasse surplombant la rue grouillante….
Nous prenons alors le train de 22h pour Lao Cai, 9h de trajet pour un peu plus que 300km !
28 OCTOBRE 2006 : nuit en couchette molle…4 couchettes par cabine !Il parait que nous avons longé le fleuve Rouge pendant la plus grande partie du parcours….il est 6h50 quand nous arrivons.Nous faisons connaissance avec notre « french speaking guide », conscient que son français est pauvre !No comments !
Après plus de 2h d’une route spectaculaire à souhait, col, ravins et vues panoramiques sur les rizières en terrasses, nous atteignons CAN CAU et son marché du samedi. ce petit marché en plein air, en montagne, dans un site extraordinaire, compte, dit-on, parmi les plus extraordinaires du pays ! A 20km au N de Bac Ha et à 7km au S de la frontière chinoise, d’où la présence de nombreux marchands chinois et le commerce des chiens.Filles et garçons, principalement Hmong bariolés, mais aussi quelques Hmongs noirs montent au marché dans l’espoir de rencontrer l’âme sœur.Les échoppes sont tenues uniquement par les femmes, parfois portant leur enfant au dos, dans leurs plus beaux vêtements multicolores.Les hommes se retrouvant autour de tables basses pour boire de l’alcool…très fort (il parait qu’il peut s’enflammer !) et très bon marché (selon les guides). Ce marché restera l’un de nos très bons souvenirs !(d’autant plus, que nous y étions les seuls touristes)
nous redescendons à Bac HA, où nous ferons une promenade de 2h dans les hameaux d’ethnie hmong avoisinants. Nuit à Bac Ha. (600m alt.)
29 OCTOBRE 2006 : Si vous souhaitez visiter l’authentique marché de Bac Ha, faites comme nous :logez sur place. Impossible de ne pas être réveillé à 5h précises par les très nombreux haut-parleurs diffusant pendant plus d’une heure « la voix du vietnam »…dès 8h, le marché bat son plein et les premières hordes de touristes en provenance de Sapa n’arriveront pas avant 11h…ce qui vous permet d’avoir le marché pour vous « tout seul » ! Les Hmong qui ornent leurs jupes de couleurs diverses sont dits « bariolés ».Ils sont les plus nombreux sur le marché.Les Hmongs « noirs » portent des jupes unies.La confection est affaire exclusive des femmes ;elles décorent les costumes de toute la famille.Le vêtement est en coton teint à l’indigo, plus ou moins foncé, presque noir, selon le nombre de bains.Leurs mains sont d’ailleurs souvent bleues.Elles sont habillées d’une jupe, d’une veste et de guêtres et portent volontiers de grandes boucles d’oreilles. Le marché de Bac Ha a la réputation d´être le plus coloré du nord vietnam…c’est bien possible, Can Cau l’était tout autant…mais son marché beaucoup moins étendu que ne l’est Bac Ha ;en outre, le premier est dans la nature, hors agglomération, le second, au cœur du village. Beaucoup de sections :vêtements, viandes (têtes de porc, tripes, boudins), légumes, fruits, alcools à base de riz dans de grands bidons de 5L en plastic blanc ;un peu à l’écart on vend des bœufs, des chiens, des porcs… on se rend compte qu’on vient de vivre un grand moment…on quitte à regrets cette extraordinaire ambiance…pour affronter à contre-courant, les premiers flots de touristes qui commencent à submerger les lieux. Il commence à faire très chaud. En route pour Sapa. A nouveau à Lao Cai, on s’arrête au poste frontière sino-vietnamien, face à la ville chinoise de Hekon, sur l’autre rive du Fleuve Rouge.Un intense trafic de marchandises franchit, sans interruption, le pont dans le sens S-N….camions, et surtout motos, vélos lourdement chargés. La route qui monte à Sapa offre quelques très belles échappées sur les rizières en terrasses qui ne font pas oublier celles de la route Lao Cai-Bac Ha-Can Cau, beaucoup plus spectaculaires. Le soir tombe…et la température aussi, quand nous arrivons à Sapa (1600m alt.)…ce sera notre seule soirée fraîche de tout le voyage !
30 OCTOBRE 2006 : En route pour un trek d’une dizaine de km….dont près d’une moitié en escaliersassez raides, souvent sous le soleil et la chaleur humide. En cours de randonnée, nous visiterons deux villages Hmong noirs.A leurs yeux, leurs costumes ne constituent pas une attraction pour touristes.Les familles sont grandes :depuis les grands parents jusqu’aux nombreux enfants.Il n’est pas rare de voir les plus jeunes travaillant dans les champs.Nous avons été suivis tout un temps par une jeune Hmong de 25 ans, mère d’un enfant, qui a tenté, avec succes, de nous vendre ses tissus brodés…Ses contacts fréquents avec des touristes lui ont permis de s’exprimer très bien, j’insiste très bien, en anglais…largement mieux que les guides « anglophones » ! En cours de route, nous franchirons la chute d’eau de Cat Cat, déformation du français « cascade »….comme Sapa, déformation du français « sapin »…souvenirs des colonisateurs ! Il est 18h quand nous quittons Sapa, dans un minibus surchargé et polyglotte, pour rejoindre le train qui quitte Lao Cai pour Hanoi à 21h15….
31 OCTOBRE 2006 : toujours en compagnie de la chaleur accablante…nous poursuivons la visite de Hanoi, sous le signe des pagodes. . * le pont Long Bien, ex pont Paul Doumer :d’aspect, il aurait pu être construit par Eiffel. Le pont a résisté aux bombardements américains.A présent, réservé aux trains, deux roues et piétons.Il franchit le fleuve Rouge dont les rives sont squattées par des logements flottants. * la pagode au piñier unique, qui, comme son nom l’indique, repose sur un unique pilier de pierre. * l’imposant mausolée de Ho Chi Minh :bâtiment du plus pur style soviétique, laid et massif.Sa visite nous sera épargnée :le corps momifié est envoyé en Russie ( ?), pour entretien, une fois l’an en octobre-novembre. Les visites suivantes près du lac de l’ouest : * la pagode Quan Thanh renferme une belle statue d’un génie en bronze noir * le jardin botanique, havre de fraîcheur relative * la pagode Tay Ho, de style naïf. * la pagode Tran Quoc, bâtie sur une presqu’île, une des plus anciennes du pays, et sa haute tour en briques, dont les étages symbolisent les étapes de la vie de Bouddha.
Un conseil pour terminer la promenade :le bar du dernier étage du Sofitel Plaza, tout proche de la dernière pagode.Vous profiterez de la clim et du spectacle offert par le soleil couchant….puis par les lumières de la ville. La journée se termine par un repas mémorable au Cha Ca La Vong, 14, Cha Ca dans le vieux quartier.Au menu, plat unique :Cha Ca=poisson-chat, servi accompagné d’arachides, oignons, herbes et nouilles de riz, brasero sur table…ambiance garantie, tout simplement délicieux ! Mode d’emploi :imiter vos voisins de table…si ce sont des locaux !
1er NOVEMBRE 2006 :une journée autour de Ninh Binh. A propos des tombes que l’on rencontre un peu partout le long des routes, hors des villes : Les cimetières n’existent pas, au sens où nous l’entendons.Les défunts sont enterrés au beau milieu des rizières, des champs, dans toutes les directions, en désordre apparent, n’importe où.En fait, paraît-il, selon leurs dernières volontés.
Après 80km de trajet uniformément plat, apparait à l’horizon, sur fond de ciel bleu, une ligne de roches déchiquetées.Nous atteignons Hoa Lu, ancienne capitale du pays, dont il ne reste debout que 2 temples proches l’un de l’autre. * Dinh Tien Hoang et ses animaux mythiques sensés protéger des mauvais esprits. * Le Da Hanh, son petit frère, en quelque sorte, à la gloire d’une des dynasties.
Nous rejoignons ensuite, Van Lam, but principal de notre excursion.D’ici, partent les nombreuses barques à fond plat remplies de touristes et conduites en majorité par une, voire deux rameuses ;les rameurs étant plus rares.Il n’est pas exceptionnel de les voir ramer à l’aide de leurs pieds…ni de croiser quelque touriste particulièrement courageux…ou compatissant, ramant, lui, de manière traditionnelle ! Les rameurs eux-mêmes, exclusivement des habitants de Van Lam, sont réunis en une coopérative chargée d’organiser les promenades en barque, et donc, la vente de leur production de broderies.Il faut s’attendre à se voir proposer par la rameuse nappes et chemises.Au contact des passagers, elles font mieux que se débrouiller en anglais voire en français ! Il ne faut pas perdre de vue qu’elles n’ont l’occasion de ramer, chacune à tour de rôle, qu’une seule fois, tous les 18 jours…et par la même occasion de vendre leur production propre. La plupart des tissus brodés vendus dans le vieux quartier de Hanoi viennent d’ici. La promenade elle-même, passe sous des ponts très bas, traverse des rizières fermées par d’énormes pitons rocheux, d’oú son surnom de « baie d’Halong terrestre ». On emprunte trois galeries très basses, la plus longue mesurant 127m, séparées par des lacs tranquilles, remplis de végétaux, entre des hautes falaises. On en retiendra un plaisir pour les yeux…une nature extraordinaire…l’effort, la gentillesse et la conviction de la rameuse, des photos…et deux nappes ! On oubliera la densité un peu trop forte, à notre goût, du trafic fluvial.
2 et 3 NOVEMBRE 2006 :la baie d’Halong délibérément, je ne vous décrirai pas par le menu ce qui restera un moment magique, inoubliable….tant d’autres voyageurs l’ont déjà fait, le feront…et beaucoup mieux que je ne pourrais le faire ! * trois heures sur les routes ou impressions sur un parcours vietnamien typique ;en l’occurence, 3 heures de route pour parcourir les 170 km qui séparent Hanoi de Halong. Trois heures à travers les rizières, au milieu des mobylettes et d’un concert ininterrompu de klaxons.Charrettes, vieux chariots de bois, buffles d’eaux….tombeaux éparpillés…hautes maisons étroites dont seule la façade est peinte de couleurs vives (bleue, verte ou rose).Arrêt obligatoire dans un magasin d’Etat, aux prix très surfaits…le pire :certains touristes se laissent tenter ! * 2 jours avec nuit sur la jonque, réservé par une agence à Hanoi…il paraît que, sur place, il est plus difficile de négocier les prix. * Une expérience des plus merveilleuses…nous remercions Bouddha :la météo a été exceptionnelle. * rarement l’expression « tomber sous le charme » n’a été aussi adéquate !Une journée, et une nuit romantique sous la pleine lune.Le charme si grand…nous en étions muets d’admiration, à tel point que le silence fut la note dominante de notre groupe de 30 personnes ! * l’étendue de la baie est telle que, effet du hasard ou volonté délibérée, on se retrouve vraiment seuls, au beau milieu des rochers baignés par les tièdes eaux turquoises. La magie continue d’opérer, lorsque, à la nuit tombante, et alors qu’on s’imaginait seuls, la lune éclaire une trentaine d’autres embarcations silencieuses, comme subjuguées.(les bateaux devraient rester relativement groupés pour des raisons de sécurité….)
Un bémol, pour vous démontrer que je n’ai pas perdu tout esprit critique :on a dû dejeuner, enfermé dans la salle à manger…alors que le spectacle n était pas du tout dans l’assiette, même si la qualité du repas n’était absolument pas en cause !
4 NOVEMBRE 2006 : une journée au parc national de Cuc Phuong (100km S-O de Hanoi), une des dernières forêts tropicales au monde.Elle abriterait plus de 60 espèces de mammifères, certaines uniques…un an après notre voyage en Afrique australe, nous n’en verrons aucune :les animaux craignent les braconniers ! Par contre, le parc contient pas mal de très grands et vénérables arbres de 50m de haut et plus de 1000 ans ;des grottes aussi où on a découvert des grottes préhistoriques. Le plus éprouvant fut le trek de 10km, sous la chaleur moite épuisante et sous la houlette d’un guide qui n’a pas hésité a nous faire gravir un nombre impressionnant d’escaliers en un minimum de temps, moins de trois heures. La visite devait s’achever par le très intéressant Centre d’Aide aux Primates en péril, destiné à améliorer le sort des singes au Vietnam et ainsi éviter, à terme, leur disparition, victimes des chasseurs et braconniers qui les vendent comme animaux de compagnie ou pour leur valeur « médicale ». Parmi les diverses espèces, mention spéciale pour les délicats entelles qui n’acceptent de se nourrir uniquement de feuilles fraîchement coupées…sans cette alimentation essentielle, ils sont condamnés à dépérir. Après un séjour plus ou moins long, tous les pensionnaires du Centre d’Aide sont progressivement relâchés dans la nature.
Nous terminerons la journée à Hanoi par le célèbre spectacle de marionnettes sur l’eau, Mua Roi Can (réserver à l’avance) :en 12 actes, chacun racontant, accompagné d’un petit orchestre, une légende inspirée de l’histoire du pays ou de la vie quotidienne dans les rizières. A chacun son goût…certains l’apprécient énormément…tel ne fut pas notre cas !Probablement plus adapté à un public très jeune ou plus au courant de l’Histoire.
5 NOVEMBRE 2006 : Nous profitons de notre ultime journée à Hanoi pour déambuler une dernière fois dans les rues (pas sur les trottoirs !) du vieux quartier….ambiance :klaxons, motos, vélos, véritables poids lourds…tuk tuk vélos transportant des touristes... mélanges de parfums des fleurs, des bougies, des barbecues, des marchés… Ensuite, direction quartier de l’Opéra, maintenant Théâtre municipal ;avec le Hilton qui le jouxte—l’ensemble ne manque pas d’allure—on s’imaginerait à Paris !Ajoutez `cela, l’ancien Palais du Gouverneur, aujourd’hui résidence des visiteurs officiels… Face au théâtre, Trang Tien, ses galeries d’art, ses librairies, ses grands magasins…
Le soir tombe…direction la gare et le train de la Réunification pour Hue. Jamais nous n’avions imaginé qu’un trajet de 48h manquerait de wagon-restaurant !Heureusement, nous avons pu acheter le nécessaire parmi les échopes, sur le quai même. A 19h pile, le train démarrait.13 heures pour parcourir un peu plus de 800km…mieux que pour Lao Cai !
6 NOVEMBRE : Hue, nous voici…après une « bonne nuit » en couchettes dites « molles ». Après une tentative en vélo peu encourageante…nous arrivons face à la porte principale de la Cité Interdite.Visite de rares vestiges ayant subsistés après le passage de l’armée américaine en 1968…. Le charme de la ville ne tient pas seulement à ses monuments mais aussi à son emplacement, au bord de la rivière des Parfums. Comme la pagode de la Vieille Dame céleste avec sa tour octogonale de 7 étages, emblème de beaucoup d’affiches d’offices de tourisme locaux ou nationaux.Vous y verrez une Austin bleue, conservée comme une relique, avec laquelle en 1963, un bonze se rendit à Saigon pour s’y immoler par le feu, en protestation contre les répressions anti-boudhistes.
7 NOVEMBRE 2006 : journée entière consacrée à quelques tombeaux impériaux des Nguyen.Si l’on veut en visiter un maximum, mieux vaut le faire en voiture accompagné d’un chauffeur connaissant la région….car les mausolées ne sont pas fléchés !En outre, ils sont éparpillés hors de la ville, de part et d’autre de la rivière des Parfums. Le tombeau de Tu Duc, assez romantique, s’ouvre par un parc autour d’un lac rempli de nénuphars…puis par un escalier monumental, on accede au bien nommé ( !) palais de la Modestie (sic) ;au-delà, son mausolée…car il serait inhumé dans une pinède avoisinante, en un lieu tenu secret ! Le tombeau de Khai Dinh, très différent, presque baroque !Pas de parc, mais d’emblée un long escalier monumental, vraiment très raide, en 3 volées entourées de dragons.Première terrasse avec statues de mandarins, de soldats et d’animaux ;deuxième terrasse, le tombeau, arcade renaissance de style européen. A l’intérieur, sous un lourd dai de béton, statue grandeur nature de l’empereur, en bronze doré, offerte par la France !Le tout décoré de tessons multicolores de porcelaine et de verre coulés dans du ciment… Le tombeau de Minh Mang, au contraire du précédent, en harmonie avec la nature, entouré de pièces d’eau, d’esplanades, de portiques…un temple, un pont dit de l’Intelligence…tout au fond une île en forme de pyramide où se trouverait le tombeau qui ne se visite pas. Le tombeau de Thien Tri, dans un cadre très buccolique, sans mur d’enceinte et assez délabré….du même coup, visite très agréable, en solitaire !
8 NOVEMBRE 2006 : se révèlera, par la suite, être le seul jour pluvieux de notre voyage ! par la route, de Hue à Hoi An, via le bien nommé, col des Nuages (496m)….nous aurions autant profité du paysage en empruntant le tout récent tunnel !Nous supposons que le tunnel est payant…ou trop étroit…vu le nombre élevé de camions semi remorques que nous avons rencontrés dans le col ! Après avoir traversé Da Nang et longé la Montagne de Marbre, arrêt « obligé » aux marchands de statuettes de marbre en tous genres et pour tous les goûts, même mauvais, qui nous ont laissés « de marbre » !
9 NOVEMBRE 2006 : Hoi An…inscrit au patrimoine mondial de l’Unesco, donc un site à ne pas manquer ! Hélas, cette vieille ville historique est en train de se transformer en un marché à ciel ouvert de produits à touristes !Le charme est en voie de disparition ! Une ville pour tourisme de masse :les restaurants, les cafés, les hôtels, les magasins de souvenirs et de lanternes, les tailleurs ont envahi les ruelles et remplacent inexorablement les artisanats d’art traditionnel. Restent encore, à flâner et visiter l`élégant pont japonais avec sa mini pagode, le temple Quang Dong avec ses statues de dragons chinois décorés de mosaïques, un magasin de soies, élevage de vers et tissage inclus dont la visite s’achève en magasin de chemises, quelques vieilles maisons, d’accès payant où l’on peut apprécier le mélange des architectures japonaises et chinoises. Bref, Hoi An, un brin décevant, nous laissera sur notre faim.
10 NOVEMBRE 2006 : visite du site archéologique de My Son, situé à 50km de Hué. A effectuer, pour ne pas être déçu, avant la visite du Cambodge, tant le site est délabré par des guerres successives, la dernière en date, et non la moindre, étant celle des américains. Vestiges importants :nous sommes en présence des restes du centre religieux hindouiste du royaume des Chams, envahisseurs d’Angkor.On y retrouve des symboles hindouistes tels des tours carrées à plusieurs niveaux ainsi qu’une statue d’un taureau, monture sacrée de Shiva. Les ruines, en pleine forêt, sont en cours de restauration….un sentier balisé mène aux vestiges les plus significatifs.
11 NOVEMBRE 2006 : ou histoire d’un jour gaspillé…. A l’enregistrement des bagages de l’aéroport de Danang, nous apprenons que notre vol Vietnamairlines prévu à 13h30 partira à 17h45….il ne nous restait plus qu’à visiter une ville que les guides ne recommandent pas spécialement ! Un coup d’œil sur la cathédrale assez banale sauf sa couleur rose bonbon, quelques marchés avec de beaux étals de fruits et légumes, un temple Cao Dai, une religion qui les honore toutes, mettant tous œufs dans le même panier :on y retrouve les pères de toutes les grandes religions Mahomet, Lao Tseu, Jésus, Bouddha et Confucius ;au fond, derrière l’autel, un globe cyclopéen :un œil divin, symbole du caodaïsme. Il est 17h45 pile quand l’avion décolle pour Saigon où nous arriverons la nuit tombée.
12 NOVEMBRE 2006 une journée à Saigon Saigon ne s’appelle Ho Chi Minh Ville que dans les horaires de transports et les documents officiels….le peuple l’appelle Saigon. Encore plus de circulation et de klaxons…qu’à Hanoi !ce n’est pas peu dire ! Les rues sont bordées de commerces de tous genres, hôtels, restaurants, cafés, bars, karaokés, clubs …. Le marché Ben Thanh…ou les Halles centrales du temps de la colonisation.On y trouve vraiment de tout….on peut y boire et manger jusqu’aux délicatement parfumés durians… Le marché de la rue Huynh ThucKhang, à 100m du précédent :vous y trouverez, à même la rue, tout ce qui se mange….plus video et hifi. Un peu plus loin, le temple hindou Mariammam avec son lion, ses deux gardiens sens´s effrayer les mauvais esprits et ses lingams. L’avenueNguyen Hue, véritables Champs Elysées, avec Le Loi, axes principaux, l’hôtel Rex célèbre pour avoir été le repaire des officiers américains en manque d’affection, l’hôtel de ville , plus colonial que ça….impossible, cependant un emblème de Saigon et une colossale statue de Ho Chi Minh, dans son rôle de jeune père, tenant un enfant dans ses bras. Le musée de HCMV, imposante bâtisse de style néo-classique dans un jardin orné entr’autres, d’un hélicoptère américain, d’un tank soviétique et d’un joli canon antiaérien. Le jardin nous ayant suffi, nous escamoterons la visite intérieure. LePalais de la Réunification, ex palais présidentiel du Sud Vietnam, resté absolument tel quel…intérêt historique indéniable….le plus extraordinaire :le bunker installé au sous sol ! La cathédrale …incongrue avec ses statues de saints européens ! La poste centrale , a ne pas rater !Quel style…très rétro, sous une charpente conçue par Eiffel et sous le regard bienveillant de l’oncle Ho ! La pagode de l’empereur de jade….très colorée, une multitude de statues en bois, de style naïf…odeur d’encens omniprésente…un va et vient permanent de fidèles…dans une salle latérale exigüe, des statuettes de femmes et d’enfants représentant les défauts et les qualités de l´être humain…si mes souvenirs sont bons, une douzaine de statuettes seulement !!! Comme toujours visites sous une chaleur humide accablante….heureusement émaillées de chasses à la canette ! Ne ratez pas un des meilleurs buffets dinatoires que nous ayons rencontré….celui du Sofitel Plaza (quartier de la cathédrale) …génial et succulent, même les locaux viennent y déguster, c’est tout dire ! Un régal à prix doux pour une telle qualité !
13 NOVEMBRE 2006 : 3 heures de route pour couvrir les 136km séparant Saigon de Vinh Long où nous embarquons pour une longue et belle balade en bâteau sur le Mékong.Jusqu’au marché les rives du fleuve ne sont que maisons en bois sur hauts pilotis…on dirait parfois des échasses. Direction Cai Be et son marché flottant.Chaque embarcation du marché arbore comme enseigne, une longue perche avec le légume ou le fruit proposé.Un légume ou un fruit par barque. Ensuite l’île, ou plutôt les îlots, de An Bruh que l’on atteint à travers un lacis d’arroyos aux eaux boueuses…étroits couloirs d’eaux brunâtres à travers une végétation exubérante et riche de vergers. Visites d’une pépinière d’arbres fruitiers :durians, mandarines, pamplemousses, caramboles et autres loganes ;d’un jardin de bonsais, et…d’une collection de cartes de visite et de divers objets hétéroclites…sans grand intérêt ;d’une vieille demeure en bois, bien conservée…ou restaurée.
En résumé très belle balade sur le delta, les arroyos…et le marché flottant.La vie des habitants est totalement conditionnée par le Mékong.Le reste….bof !
En route pour Can Tho, à 32km, accessible par bacs…et une longue file d’attente tant le charroi est intense.Une fois sur le bac, magnifique coucher de soleil.
14 NOVEMBRE 2006 : nouvelle balade sur le Mékong pour visiter cette fois le « célèbre » marché flottant de Cai Rang. C’est pour cela que la plupart des touristes font halte à Can Tho…..la raison aussi de notre départ matinal pour éviter le gros des troupes.
A Can Tho, éviter :My Khanh Touring Village, bien que vanté par le Routard....:mal entretenu et très bruyant !....
15 NOVEMBRE 2006 : en route pour Chau (le bien nommé) Doc, près de la frontière cambodgienne, ville joliment située, sur leconfluent du Mekong et du Bassac, bras du Mekong venu de Phnom Penh. En bâteau, visite du village flottant de Phu Chau, maisons batties sur des bidons …dans leur « cave » des nattes immenses où ils élèvent des milliers de poissons chats…leur voracité peut même inspirer la nausée ! Puis Chau Giang, village sur pilotis de musulmans Cham qui tissent la soie ;mosquée. La journée s’achève au Mont Sam (rien à voir avec l’oncle du même nom !) :il fait bien trop chaud et humide pour l’escalader !Par contre au pied du mont, ne pas manquer * le temple de la Reine du Pays, lieu d’un important pèlerinage…vous pouvez lui faire offrande de porc laqué, elle en est très friande :vous pourrez d’ailleurs l’acheter sur place, vous n’aurez que l’embarras du choix ! * la pagode de Tay An mélange hindou-bouddhiste avec 2 éléphants, de nombreux serpents et une foule de statues.
16 NOVEMBRE 2006 :une journée à Ha Tien, aller et retour depuis Chau Doc une très agréable excursion que je ne saurais trop vous conseiller….d’autant que nous avons eu la chance de la faire à bord d’une jeep (décapotée), souvenir de l’armée américaine, complètement restaurée et bichonnée par un jeune passionné local.Aujourd’hui, ce fier véhicule doit valoir une fortune…tant son état doit ressembler à ce qu’il était à sa sortie d’usine !Bref, un bijou ! Si la promenade vous tente, adressez vous, la veille de préférence, à la réception du plus bel hôtel de la ville, au 32, Le Loi.
« Au bout d’une longue route (95km) étroite et belle, on arrive à Ha Thien comme dans un terminus, au bout du monde.Port de pêche de 100000 habitants, la ville est située à l’extrêmité ouest du delta du Mekong, dans un recoin du golf du Siam.La frontière cambodgienne n’est qu’à 8 km.Aux alentours, on peut découvrir les beaux paysages du delta :rizières miroitantes de lumière sous le soleil, rochers calcaires plongés dans la mer turquoise, plages de sable fin, grottes cachant de petits temples…….Ha Thien a trois spécialités :le poisson (nous en avons dégusté), le poivre noir (nous en avons acheté) et les objets fabriqués avec les écailles des tortues marines (on aime moins…) » (Routard 2006 p.240)
commencer la visite par la pagode Tinh Xa Ngoc Tien d’où la vue est splendide.(et les escaliers, raides…sans oublier la chaleur) Traverser le fleuve par le beau pont flottant. Les tombeaux de la famille Mac, famille de pirates à l’origine…grâce à laquelle la ville doit de ne pas être cambodgienne mais bien vietnamienne. La plage de Mui Nai….plage de rêve, soleil, mer d’huile, sable fin…déserte, lors de notre passage…. Le restaurant Xuan Thanh, près du marché, en bord de fleuve, carte alléchante, savoureuse fondue de poisson aux herbes. Le marché pour les amateurs de poivre et de chapeaux !
17 NOVEMBRE 2006 :adieu vietnam, bonjour cambodge ! en bâteau de Chau Doc (départ 7h) à Phnom Penh (arrivée 13h) avec arrêts aux postes frontières…obtention aisée du visa cambodgien. (à suivre…)
suivez le récit en PHOTOS (pages 4 à 9 album photos:MARCHÉS ETHNIQUES CAN CAU +BAC HA ) sur http://claudinebeaujean.myphotoalbum.com (bkk +vietnam;le reste plus tard...)
22 OCTOBRE :départ Madrid 13h50, vol TG949 B747-400
23 OCTOBRE :arrivee á BKK à 6h20 apres un vol sans histoire. Les sièges, confortables, de la classe économique laissent plus d’espace pour les jambes que ceux de beaucoup de compagnies occidentales. Trois semaines après son inauguration officielle, nous decouvrons l’immense et luxueux Suvarnabhumi airport, orné d’omniprésentes photos du roi et du couple royal (elles devaient d’ailleurs nous accompagner tout au long du sejour thailandais !). Bagages et douane efficaces :le tout en un peu moins d’une demie heure ! Taxi pour le Marriott resort…les superstructures du sky train sont terminées…il fait dejà tres chaud et humide sous un soleil de plomb. Après deux heures d’un profond sommeil réparateur (nous ne sommes pas là pour dormir !), nous voguons sur le Chao Phraya avec une des navettes, qui relient gratis l’hotel à Saphan Taksim, tête de lignes sky train +river boats, en 10 minutes ;jamais nous n’avons dû l’attendre plus de 5 minutes !
A Saphan Taksim, river express direction Tha Tien pour visiter le Wat Pho et son fameux Buddah couché.Affirmer qu’il fait chaud est un euphémisme :il fait même très chaud !Pendant tout notre voyage (sauf dans région de Sapa/Bac Ha), les températures seront constamment comprises entre 32 et 35ºC, accompagnées d’une humidité de l’air très importante. Le Chao Phraya est en crue…les hautes eaux les plus fortes des 6 dernières années…paraît-il !A Tha Tien, comme dans beaucoup d’autres embarcadères, nous empruntons des pontons surélevés.Les eaux ont envahis les premières échoppes du petit marché…les habitants, manifestement, vivent avec … Enceinte du Wat Pho :gigantesque Buddah couché, 46m de long., recouvert d’une feuille d’or…un fidèle recueillait les aumones déposées dans la centaine de troncs placés sur toute la longueur du bouddha ;le tintement rythmé des monnaies nous accompagnait ainsi jusqu’au moment de remettre nos chaussures...mais aussi beaucoup de moines, 4 chedis surmontés de flèches élancées, une école de massages que l’on dit célèbre…et des farangs ! Le soleil décline vite sous ces latitudes…peu avant 18h, il fait noir…et l’agitation cesse pendant l’execution de l’hymne national !!!scene reellement vécue sur le quai d’une station de skytrain…soudain tout se fige. Pour pouvoir profiter de la clim, nous visitons le nouveau centre commercial Paragon….et tout spécialement sa librairie :section étrangère :surtout en anglais…français, anecdotique…et espagnol, inconnu ! La soiréee se termine au dîner buffet du 78e étage de la tour Baiyoke, la plus haute du royaume.Il y a foule pour goûter plats locaux, internationaux et autres sushis tout en jouissant d’une vue imprenable sur BKK la nuit !
A propos, j’allais oublier le coup d’état du 19 sept…c’est que rien, mais absolument rien, n’évoque, de près ou de loin, »l’évènement » !
24 OCTOBRE : L’hôtel est vraiment idéalement situé sur la rive du Chao Phraya.Nous l’avons choisi après une discussion VF sur les meilleurs petits déj de BKK !Nous n’avons pas été trompés :le merveilleux petit déjeuner buffet est tout simplement somptueux :choix et qualité !(il sera neanmoins dépassé par celui de saigon !!!) Même si le Marriott est grand…on peut affirmer qu’il est presque intime :jamais, nous n’avons ressenti la désagréable impression d’être envahis par des groupes bruyants, d’autant que les bruits sont étouffés par un luxuriant jardin tropical où est cachée une jolie piscine.On peut même rever que l’on est seuls !!!
Par la navette et le boat river, en route ( !) pour Tha Chang, direction Wat Phra Kaew et le grand palais contigu.Toujours accompagné de cette chaleur humide et implacable….qui ne nous abandonnera presque jamais ! Ce jour là, nous n’étions pas vêtus décemment !Du moins selon le critère des cerbères de garde à l’entrée du palais…qu’on en juge !Je portais un pantalon :inacceptable…on m’a loué une robe longue pour mettre par-dessus.Pierre ne valait pas mieux : horreur, un pantalon 4/5e laissait apparaître quelques centimètres de chair au-dessus de la cheville :inacceptable…il a du revêtir un panta…lon(g) ! Le Grand Palais est un ensemble de bâtiments (pantheon, bibliothèque, palais) d’une beauté à la fois spectaculaire et agressive, remplis de sculptures, de décorations, de couleurs et de peintures murales.Dans ses murs, le Wat Phra Keo, le temple du Bouddha d’émeraude, abrite la figure la plus sacrée du pays.Il paraît que le roi, en personne, se déplace pour le changer d’ornements… Nous nous offrons alors une balade en bateau pour profiter de la très relative « fraicheur » des khlongs !le hasard nous emmènera sur le khlong Noi.Sur la rive gauche, la gare de Thonburi…en face nous passons en revue les barges royales rangées dans un hangar sur l’eau, ensuite, nombreux wats les pieds dans l’eau, ou encore protégés par des tas de sacs de sable, maisons sur pilotis visibles ou parfois engloutis, fleurs flottantes emportées par le vigoureux courant, barques epiceries de marchands….on est loin du centre ville et de ses tours…. Visite du wat Arun qui ne manque pas d’attirer tous les regards, depuis le Chao Phraya, avec sa haute tour entièrement recouverte de morceaux de porcelaine cassés et de céramique. Nous terminons cette journée bien remplie, en tuk tuk, par la maison de Jim Thompson :composée de six maisons en teck, derniers exemples de l’authentique architecture intérieure thai, au beau milieu d’un luxuriant jardin. Excellent dîner au Mango Tree, sur les conseils avisés (et toujours d’actualité…ce qui est loin d’être la règle) du Routard, édition 2006. A ce propos, Mango Tree a ouvert un restaurant dans l’aile « départs internationaux » de Suvarnabhumi airport !
25 OCTOBRE 2006 :une journée à Ayuthaya en groupe, avec un guide anglophone, débitant, de mémoire, un texte bien rôdé…mais incapable de comprendre, encore moins de répondre aux questions…no comments !Heureusement, Rtd et LP nous accompagnent…. parc historique d’Ayutthaya :Wat Phra Mahathat et sa célèbre tête de Bouddah prisonnière des racines, Wat Phra Si Sanphet avec ses trois grands chedis. Au N du parc, Wat Na Phramen et son Buddah assis, 6m de haut, vêtu du costume royal. Au S de la ville, Wat Yai Chai Mongkhon et son immense Bouddah couché, à l’air particulièrement serein. Bang Pa In :palais d’été de la famille royale, à visiter seulement si vous disposez de trop de temps.Ensemble de constructions, attribuées aux membres de la famille, éparpillées dans un beau et vaste jardin bien entretenu.Le jardin est protégé du Chao Phraya en crue, par une longue muraille de sacs de sable ;la rue qui mène à la porte d’entrée est inondée… Retour en ville en bateau.
26 OCTOBRE 2006 : visites du temple au lingam, Chao Mae Tuptim :temple entouré de nombreux phallus en bois et en pierre.A ne pas manquer :situé à l’entrée du Raffles, près du khlong. Une fidèle aurait été enceinte, peu après y avoir prié, ce qui lui vaut sa réputation. Marché Thewet Flower :orchidées et fleurs tropicales. Pak Khlong market :immense marché de fruits et légumes, mélange de couleurs et de senteurs.
En fin d’aprem, retour à Suvarnabhumi où nous attend le vol TG684 à destination de Hanoi.
27 OCTOBRE 2006 : nous sommes très satisfait de notre hôtel, en plein dans le vieux quartier de Hanoi, à quelques encablures du lac de l’Epée. Le Classic Hotel, 22A, Pho Ta Hien. Grandes chambres lumineuses, avec sdb, accès gratuit à internet;choisir de préférence une chambre aux deux derniers étages (6 ou 7e) beaucoup plus tranquilles. Organise toutes vos excursions ;réception :on parle français. Seul point faible :petit déj assez quelconque (préférer omelette…éviter œufs frits !).
Quelques impressions, en vrac : - flot ininterrompu de motos, souvent surchargées, 2 à 4 passagers, voire 5 (si, si !).En moto (ou vélo), on transporte littéralement TOUT ce qui peut être transporté et même plus !!! - concert PERMANENT de klaxons ! rétroviseurs inutiles, puisque tout qui fait une manœuvre, klaxonne. - une espèce rare :le piéton absolument INUTILE, pour traverser, d’attendre une accalmie qui n’arrivera jamais. Il faut y aller lentement mais sûrement, sans hésitation :les motos vous éviteront…nous n’avons jamais rencontré la moindre agressivité…ni le moindre télescopage ! Un spectacle qui vaut le coup d’œil :s’installer sur un banc et jouir du spectacle de l’occidental effarouché tentant sa première traversée… - les trottoirs :piétons EXCLUS…servent de parkings aux motos…ou de cuisine aux restos de rues…ou d’étals aux commerces - l’anarchie des centaines de fils électriques aériens - motocyclistes sans casques…mais avec masques !pollution ?se protéger du soleil ? - l’absence presque totale de poteaux, flèches indicateurs de directions.
ensuite, longue marche en suivant l’itinéraire proposé par LP…ponctuée de plusieurs arrets « canette »….. c’est ainsi que nous visiterons le lac de l’Epée restituée, le temple de la montagne de jade, la cathedrale, la pagode de Ba Da, la prison de Hoa Lo (Hanoi Hilton des prisonniers américains), le temple de la littérature…
dîner au Quan Bia Minh, à quelques pas de l’hotel, resto en terrasse surplombant la rue grouillante….
Nous prenons alors le train de 22h pour Lao Cai, 9h de trajet pour un peu plus que 300km !
28 OCTOBRE 2006 : nuit en couchette molle…4 couchettes par cabine !Il parait que nous avons longé le fleuve Rouge pendant la plus grande partie du parcours….il est 6h50 quand nous arrivons.Nous faisons connaissance avec notre « french speaking guide », conscient que son français est pauvre !No comments !
Après plus de 2h d’une route spectaculaire à souhait, col, ravins et vues panoramiques sur les rizières en terrasses, nous atteignons CAN CAU et son marché du samedi. ce petit marché en plein air, en montagne, dans un site extraordinaire, compte, dit-on, parmi les plus extraordinaires du pays ! A 20km au N de Bac Ha et à 7km au S de la frontière chinoise, d’où la présence de nombreux marchands chinois et le commerce des chiens.Filles et garçons, principalement Hmong bariolés, mais aussi quelques Hmongs noirs montent au marché dans l’espoir de rencontrer l’âme sœur.Les échoppes sont tenues uniquement par les femmes, parfois portant leur enfant au dos, dans leurs plus beaux vêtements multicolores.Les hommes se retrouvant autour de tables basses pour boire de l’alcool…très fort (il parait qu’il peut s’enflammer !) et très bon marché (selon les guides). Ce marché restera l’un de nos très bons souvenirs !(d’autant plus, que nous y étions les seuls touristes)
nous redescendons à Bac HA, où nous ferons une promenade de 2h dans les hameaux d’ethnie hmong avoisinants. Nuit à Bac Ha. (600m alt.)
29 OCTOBRE 2006 : Si vous souhaitez visiter l’authentique marché de Bac Ha, faites comme nous :logez sur place. Impossible de ne pas être réveillé à 5h précises par les très nombreux haut-parleurs diffusant pendant plus d’une heure « la voix du vietnam »…dès 8h, le marché bat son plein et les premières hordes de touristes en provenance de Sapa n’arriveront pas avant 11h…ce qui vous permet d’avoir le marché pour vous « tout seul » ! Les Hmong qui ornent leurs jupes de couleurs diverses sont dits « bariolés ».Ils sont les plus nombreux sur le marché.Les Hmongs « noirs » portent des jupes unies.La confection est affaire exclusive des femmes ;elles décorent les costumes de toute la famille.Le vêtement est en coton teint à l’indigo, plus ou moins foncé, presque noir, selon le nombre de bains.Leurs mains sont d’ailleurs souvent bleues.Elles sont habillées d’une jupe, d’une veste et de guêtres et portent volontiers de grandes boucles d’oreilles. Le marché de Bac Ha a la réputation d´être le plus coloré du nord vietnam…c’est bien possible, Can Cau l’était tout autant…mais son marché beaucoup moins étendu que ne l’est Bac Ha ;en outre, le premier est dans la nature, hors agglomération, le second, au cœur du village. Beaucoup de sections :vêtements, viandes (têtes de porc, tripes, boudins), légumes, fruits, alcools à base de riz dans de grands bidons de 5L en plastic blanc ;un peu à l’écart on vend des bœufs, des chiens, des porcs… on se rend compte qu’on vient de vivre un grand moment…on quitte à regrets cette extraordinaire ambiance…pour affronter à contre-courant, les premiers flots de touristes qui commencent à submerger les lieux. Il commence à faire très chaud. En route pour Sapa. A nouveau à Lao Cai, on s’arrête au poste frontière sino-vietnamien, face à la ville chinoise de Hekon, sur l’autre rive du Fleuve Rouge.Un intense trafic de marchandises franchit, sans interruption, le pont dans le sens S-N….camions, et surtout motos, vélos lourdement chargés. La route qui monte à Sapa offre quelques très belles échappées sur les rizières en terrasses qui ne font pas oublier celles de la route Lao Cai-Bac Ha-Can Cau, beaucoup plus spectaculaires. Le soir tombe…et la température aussi, quand nous arrivons à Sapa (1600m alt.)…ce sera notre seule soirée fraîche de tout le voyage !
30 OCTOBRE 2006 : En route pour un trek d’une dizaine de km….dont près d’une moitié en escaliersassez raides, souvent sous le soleil et la chaleur humide. En cours de randonnée, nous visiterons deux villages Hmong noirs.A leurs yeux, leurs costumes ne constituent pas une attraction pour touristes.Les familles sont grandes :depuis les grands parents jusqu’aux nombreux enfants.Il n’est pas rare de voir les plus jeunes travaillant dans les champs.Nous avons été suivis tout un temps par une jeune Hmong de 25 ans, mère d’un enfant, qui a tenté, avec succes, de nous vendre ses tissus brodés…Ses contacts fréquents avec des touristes lui ont permis de s’exprimer très bien, j’insiste très bien, en anglais…largement mieux que les guides « anglophones » ! En cours de route, nous franchirons la chute d’eau de Cat Cat, déformation du français « cascade »….comme Sapa, déformation du français « sapin »…souvenirs des colonisateurs ! Il est 18h quand nous quittons Sapa, dans un minibus surchargé et polyglotte, pour rejoindre le train qui quitte Lao Cai pour Hanoi à 21h15….
31 OCTOBRE 2006 : toujours en compagnie de la chaleur accablante…nous poursuivons la visite de Hanoi, sous le signe des pagodes. . * le pont Long Bien, ex pont Paul Doumer :d’aspect, il aurait pu être construit par Eiffel. Le pont a résisté aux bombardements américains.A présent, réservé aux trains, deux roues et piétons.Il franchit le fleuve Rouge dont les rives sont squattées par des logements flottants. * la pagode au piñier unique, qui, comme son nom l’indique, repose sur un unique pilier de pierre. * l’imposant mausolée de Ho Chi Minh :bâtiment du plus pur style soviétique, laid et massif.Sa visite nous sera épargnée :le corps momifié est envoyé en Russie ( ?), pour entretien, une fois l’an en octobre-novembre. Les visites suivantes près du lac de l’ouest : * la pagode Quan Thanh renferme une belle statue d’un génie en bronze noir * le jardin botanique, havre de fraîcheur relative * la pagode Tay Ho, de style naïf. * la pagode Tran Quoc, bâtie sur une presqu’île, une des plus anciennes du pays, et sa haute tour en briques, dont les étages symbolisent les étapes de la vie de Bouddha.
Un conseil pour terminer la promenade :le bar du dernier étage du Sofitel Plaza, tout proche de la dernière pagode.Vous profiterez de la clim et du spectacle offert par le soleil couchant….puis par les lumières de la ville. La journée se termine par un repas mémorable au Cha Ca La Vong, 14, Cha Ca dans le vieux quartier.Au menu, plat unique :Cha Ca=poisson-chat, servi accompagné d’arachides, oignons, herbes et nouilles de riz, brasero sur table…ambiance garantie, tout simplement délicieux ! Mode d’emploi :imiter vos voisins de table…si ce sont des locaux !
1er NOVEMBRE 2006 :une journée autour de Ninh Binh. A propos des tombes que l’on rencontre un peu partout le long des routes, hors des villes : Les cimetières n’existent pas, au sens où nous l’entendons.Les défunts sont enterrés au beau milieu des rizières, des champs, dans toutes les directions, en désordre apparent, n’importe où.En fait, paraît-il, selon leurs dernières volontés.
Après 80km de trajet uniformément plat, apparait à l’horizon, sur fond de ciel bleu, une ligne de roches déchiquetées.Nous atteignons Hoa Lu, ancienne capitale du pays, dont il ne reste debout que 2 temples proches l’un de l’autre. * Dinh Tien Hoang et ses animaux mythiques sensés protéger des mauvais esprits. * Le Da Hanh, son petit frère, en quelque sorte, à la gloire d’une des dynasties.
Nous rejoignons ensuite, Van Lam, but principal de notre excursion.D’ici, partent les nombreuses barques à fond plat remplies de touristes et conduites en majorité par une, voire deux rameuses ;les rameurs étant plus rares.Il n’est pas exceptionnel de les voir ramer à l’aide de leurs pieds…ni de croiser quelque touriste particulièrement courageux…ou compatissant, ramant, lui, de manière traditionnelle ! Les rameurs eux-mêmes, exclusivement des habitants de Van Lam, sont réunis en une coopérative chargée d’organiser les promenades en barque, et donc, la vente de leur production de broderies.Il faut s’attendre à se voir proposer par la rameuse nappes et chemises.Au contact des passagers, elles font mieux que se débrouiller en anglais voire en français ! Il ne faut pas perdre de vue qu’elles n’ont l’occasion de ramer, chacune à tour de rôle, qu’une seule fois, tous les 18 jours…et par la même occasion de vendre leur production propre. La plupart des tissus brodés vendus dans le vieux quartier de Hanoi viennent d’ici. La promenade elle-même, passe sous des ponts très bas, traverse des rizières fermées par d’énormes pitons rocheux, d’oú son surnom de « baie d’Halong terrestre ». On emprunte trois galeries très basses, la plus longue mesurant 127m, séparées par des lacs tranquilles, remplis de végétaux, entre des hautes falaises. On en retiendra un plaisir pour les yeux…une nature extraordinaire…l’effort, la gentillesse et la conviction de la rameuse, des photos…et deux nappes ! On oubliera la densité un peu trop forte, à notre goût, du trafic fluvial.
2 et 3 NOVEMBRE 2006 :la baie d’Halong délibérément, je ne vous décrirai pas par le menu ce qui restera un moment magique, inoubliable….tant d’autres voyageurs l’ont déjà fait, le feront…et beaucoup mieux que je ne pourrais le faire ! * trois heures sur les routes ou impressions sur un parcours vietnamien typique ;en l’occurence, 3 heures de route pour parcourir les 170 km qui séparent Hanoi de Halong. Trois heures à travers les rizières, au milieu des mobylettes et d’un concert ininterrompu de klaxons.Charrettes, vieux chariots de bois, buffles d’eaux….tombeaux éparpillés…hautes maisons étroites dont seule la façade est peinte de couleurs vives (bleue, verte ou rose).Arrêt obligatoire dans un magasin d’Etat, aux prix très surfaits…le pire :certains touristes se laissent tenter ! * 2 jours avec nuit sur la jonque, réservé par une agence à Hanoi…il paraît que, sur place, il est plus difficile de négocier les prix. * Une expérience des plus merveilleuses…nous remercions Bouddha :la météo a été exceptionnelle. * rarement l’expression « tomber sous le charme » n’a été aussi adéquate !Une journée, et une nuit romantique sous la pleine lune.Le charme si grand…nous en étions muets d’admiration, à tel point que le silence fut la note dominante de notre groupe de 30 personnes ! * l’étendue de la baie est telle que, effet du hasard ou volonté délibérée, on se retrouve vraiment seuls, au beau milieu des rochers baignés par les tièdes eaux turquoises. La magie continue d’opérer, lorsque, à la nuit tombante, et alors qu’on s’imaginait seuls, la lune éclaire une trentaine d’autres embarcations silencieuses, comme subjuguées.(les bateaux devraient rester relativement groupés pour des raisons de sécurité….)
Un bémol, pour vous démontrer que je n’ai pas perdu tout esprit critique :on a dû dejeuner, enfermé dans la salle à manger…alors que le spectacle n était pas du tout dans l’assiette, même si la qualité du repas n’était absolument pas en cause !
4 NOVEMBRE 2006 : une journée au parc national de Cuc Phuong (100km S-O de Hanoi), une des dernières forêts tropicales au monde.Elle abriterait plus de 60 espèces de mammifères, certaines uniques…un an après notre voyage en Afrique australe, nous n’en verrons aucune :les animaux craignent les braconniers ! Par contre, le parc contient pas mal de très grands et vénérables arbres de 50m de haut et plus de 1000 ans ;des grottes aussi où on a découvert des grottes préhistoriques. Le plus éprouvant fut le trek de 10km, sous la chaleur moite épuisante et sous la houlette d’un guide qui n’a pas hésité a nous faire gravir un nombre impressionnant d’escaliers en un minimum de temps, moins de trois heures. La visite devait s’achever par le très intéressant Centre d’Aide aux Primates en péril, destiné à améliorer le sort des singes au Vietnam et ainsi éviter, à terme, leur disparition, victimes des chasseurs et braconniers qui les vendent comme animaux de compagnie ou pour leur valeur « médicale ». Parmi les diverses espèces, mention spéciale pour les délicats entelles qui n’acceptent de se nourrir uniquement de feuilles fraîchement coupées…sans cette alimentation essentielle, ils sont condamnés à dépérir. Après un séjour plus ou moins long, tous les pensionnaires du Centre d’Aide sont progressivement relâchés dans la nature.
Nous terminerons la journée à Hanoi par le célèbre spectacle de marionnettes sur l’eau, Mua Roi Can (réserver à l’avance) :en 12 actes, chacun racontant, accompagné d’un petit orchestre, une légende inspirée de l’histoire du pays ou de la vie quotidienne dans les rizières. A chacun son goût…certains l’apprécient énormément…tel ne fut pas notre cas !Probablement plus adapté à un public très jeune ou plus au courant de l’Histoire.
5 NOVEMBRE 2006 : Nous profitons de notre ultime journée à Hanoi pour déambuler une dernière fois dans les rues (pas sur les trottoirs !) du vieux quartier….ambiance :klaxons, motos, vélos, véritables poids lourds…tuk tuk vélos transportant des touristes... mélanges de parfums des fleurs, des bougies, des barbecues, des marchés… Ensuite, direction quartier de l’Opéra, maintenant Théâtre municipal ;avec le Hilton qui le jouxte—l’ensemble ne manque pas d’allure—on s’imaginerait à Paris !Ajoutez `cela, l’ancien Palais du Gouverneur, aujourd’hui résidence des visiteurs officiels… Face au théâtre, Trang Tien, ses galeries d’art, ses librairies, ses grands magasins…
Le soir tombe…direction la gare et le train de la Réunification pour Hue. Jamais nous n’avions imaginé qu’un trajet de 48h manquerait de wagon-restaurant !Heureusement, nous avons pu acheter le nécessaire parmi les échopes, sur le quai même. A 19h pile, le train démarrait.13 heures pour parcourir un peu plus de 800km…mieux que pour Lao Cai !
6 NOVEMBRE : Hue, nous voici…après une « bonne nuit » en couchettes dites « molles ». Après une tentative en vélo peu encourageante…nous arrivons face à la porte principale de la Cité Interdite.Visite de rares vestiges ayant subsistés après le passage de l’armée américaine en 1968…. Le charme de la ville ne tient pas seulement à ses monuments mais aussi à son emplacement, au bord de la rivière des Parfums. Comme la pagode de la Vieille Dame céleste avec sa tour octogonale de 7 étages, emblème de beaucoup d’affiches d’offices de tourisme locaux ou nationaux.Vous y verrez une Austin bleue, conservée comme une relique, avec laquelle en 1963, un bonze se rendit à Saigon pour s’y immoler par le feu, en protestation contre les répressions anti-boudhistes.
7 NOVEMBRE 2006 : journée entière consacrée à quelques tombeaux impériaux des Nguyen.Si l’on veut en visiter un maximum, mieux vaut le faire en voiture accompagné d’un chauffeur connaissant la région….car les mausolées ne sont pas fléchés !En outre, ils sont éparpillés hors de la ville, de part et d’autre de la rivière des Parfums. Le tombeau de Tu Duc, assez romantique, s’ouvre par un parc autour d’un lac rempli de nénuphars…puis par un escalier monumental, on accede au bien nommé ( !) palais de la Modestie (sic) ;au-delà, son mausolée…car il serait inhumé dans une pinède avoisinante, en un lieu tenu secret ! Le tombeau de Khai Dinh, très différent, presque baroque !Pas de parc, mais d’emblée un long escalier monumental, vraiment très raide, en 3 volées entourées de dragons.Première terrasse avec statues de mandarins, de soldats et d’animaux ;deuxième terrasse, le tombeau, arcade renaissance de style européen. A l’intérieur, sous un lourd dai de béton, statue grandeur nature de l’empereur, en bronze doré, offerte par la France !Le tout décoré de tessons multicolores de porcelaine et de verre coulés dans du ciment… Le tombeau de Minh Mang, au contraire du précédent, en harmonie avec la nature, entouré de pièces d’eau, d’esplanades, de portiques…un temple, un pont dit de l’Intelligence…tout au fond une île en forme de pyramide où se trouverait le tombeau qui ne se visite pas. Le tombeau de Thien Tri, dans un cadre très buccolique, sans mur d’enceinte et assez délabré….du même coup, visite très agréable, en solitaire !
8 NOVEMBRE 2006 : se révèlera, par la suite, être le seul jour pluvieux de notre voyage ! par la route, de Hue à Hoi An, via le bien nommé, col des Nuages (496m)….nous aurions autant profité du paysage en empruntant le tout récent tunnel !Nous supposons que le tunnel est payant…ou trop étroit…vu le nombre élevé de camions semi remorques que nous avons rencontrés dans le col ! Après avoir traversé Da Nang et longé la Montagne de Marbre, arrêt « obligé » aux marchands de statuettes de marbre en tous genres et pour tous les goûts, même mauvais, qui nous ont laissés « de marbre » !
9 NOVEMBRE 2006 : Hoi An…inscrit au patrimoine mondial de l’Unesco, donc un site à ne pas manquer ! Hélas, cette vieille ville historique est en train de se transformer en un marché à ciel ouvert de produits à touristes !Le charme est en voie de disparition ! Une ville pour tourisme de masse :les restaurants, les cafés, les hôtels, les magasins de souvenirs et de lanternes, les tailleurs ont envahi les ruelles et remplacent inexorablement les artisanats d’art traditionnel. Restent encore, à flâner et visiter l`élégant pont japonais avec sa mini pagode, le temple Quang Dong avec ses statues de dragons chinois décorés de mosaïques, un magasin de soies, élevage de vers et tissage inclus dont la visite s’achève en magasin de chemises, quelques vieilles maisons, d’accès payant où l’on peut apprécier le mélange des architectures japonaises et chinoises. Bref, Hoi An, un brin décevant, nous laissera sur notre faim.
10 NOVEMBRE 2006 : visite du site archéologique de My Son, situé à 50km de Hué. A effectuer, pour ne pas être déçu, avant la visite du Cambodge, tant le site est délabré par des guerres successives, la dernière en date, et non la moindre, étant celle des américains. Vestiges importants :nous sommes en présence des restes du centre religieux hindouiste du royaume des Chams, envahisseurs d’Angkor.On y retrouve des symboles hindouistes tels des tours carrées à plusieurs niveaux ainsi qu’une statue d’un taureau, monture sacrée de Shiva. Les ruines, en pleine forêt, sont en cours de restauration….un sentier balisé mène aux vestiges les plus significatifs.
11 NOVEMBRE 2006 : ou histoire d’un jour gaspillé…. A l’enregistrement des bagages de l’aéroport de Danang, nous apprenons que notre vol Vietnamairlines prévu à 13h30 partira à 17h45….il ne nous restait plus qu’à visiter une ville que les guides ne recommandent pas spécialement ! Un coup d’œil sur la cathédrale assez banale sauf sa couleur rose bonbon, quelques marchés avec de beaux étals de fruits et légumes, un temple Cao Dai, une religion qui les honore toutes, mettant tous œufs dans le même panier :on y retrouve les pères de toutes les grandes religions Mahomet, Lao Tseu, Jésus, Bouddha et Confucius ;au fond, derrière l’autel, un globe cyclopéen :un œil divin, symbole du caodaïsme. Il est 17h45 pile quand l’avion décolle pour Saigon où nous arriverons la nuit tombée.
12 NOVEMBRE 2006 une journée à Saigon Saigon ne s’appelle Ho Chi Minh Ville que dans les horaires de transports et les documents officiels….le peuple l’appelle Saigon. Encore plus de circulation et de klaxons…qu’à Hanoi !ce n’est pas peu dire ! Les rues sont bordées de commerces de tous genres, hôtels, restaurants, cafés, bars, karaokés, clubs …. Le marché Ben Thanh…ou les Halles centrales du temps de la colonisation.On y trouve vraiment de tout….on peut y boire et manger jusqu’aux délicatement parfumés durians… Le marché de la rue Huynh ThucKhang, à 100m du précédent :vous y trouverez, à même la rue, tout ce qui se mange….plus video et hifi. Un peu plus loin, le temple hindou Mariammam avec son lion, ses deux gardiens sens´s effrayer les mauvais esprits et ses lingams. L’avenueNguyen Hue, véritables Champs Elysées, avec Le Loi, axes principaux, l’hôtel Rex célèbre pour avoir été le repaire des officiers américains en manque d’affection, l’hôtel de ville , plus colonial que ça….impossible, cependant un emblème de Saigon et une colossale statue de Ho Chi Minh, dans son rôle de jeune père, tenant un enfant dans ses bras. Le musée de HCMV, imposante bâtisse de style néo-classique dans un jardin orné entr’autres, d’un hélicoptère américain, d’un tank soviétique et d’un joli canon antiaérien. Le jardin nous ayant suffi, nous escamoterons la visite intérieure. LePalais de la Réunification, ex palais présidentiel du Sud Vietnam, resté absolument tel quel…intérêt historique indéniable….le plus extraordinaire :le bunker installé au sous sol ! La cathédrale …incongrue avec ses statues de saints européens ! La poste centrale , a ne pas rater !Quel style…très rétro, sous une charpente conçue par Eiffel et sous le regard bienveillant de l’oncle Ho ! La pagode de l’empereur de jade….très colorée, une multitude de statues en bois, de style naïf…odeur d’encens omniprésente…un va et vient permanent de fidèles…dans une salle latérale exigüe, des statuettes de femmes et d’enfants représentant les défauts et les qualités de l´être humain…si mes souvenirs sont bons, une douzaine de statuettes seulement !!! Comme toujours visites sous une chaleur humide accablante….heureusement émaillées de chasses à la canette ! Ne ratez pas un des meilleurs buffets dinatoires que nous ayons rencontré….celui du Sofitel Plaza (quartier de la cathédrale) …génial et succulent, même les locaux viennent y déguster, c’est tout dire ! Un régal à prix doux pour une telle qualité !
13 NOVEMBRE 2006 : 3 heures de route pour couvrir les 136km séparant Saigon de Vinh Long où nous embarquons pour une longue et belle balade en bâteau sur le Mékong.Jusqu’au marché les rives du fleuve ne sont que maisons en bois sur hauts pilotis…on dirait parfois des échasses. Direction Cai Be et son marché flottant.Chaque embarcation du marché arbore comme enseigne, une longue perche avec le légume ou le fruit proposé.Un légume ou un fruit par barque. Ensuite l’île, ou plutôt les îlots, de An Bruh que l’on atteint à travers un lacis d’arroyos aux eaux boueuses…étroits couloirs d’eaux brunâtres à travers une végétation exubérante et riche de vergers. Visites d’une pépinière d’arbres fruitiers :durians, mandarines, pamplemousses, caramboles et autres loganes ;d’un jardin de bonsais, et…d’une collection de cartes de visite et de divers objets hétéroclites…sans grand intérêt ;d’une vieille demeure en bois, bien conservée…ou restaurée.
En résumé très belle balade sur le delta, les arroyos…et le marché flottant.La vie des habitants est totalement conditionnée par le Mékong.Le reste….bof !
En route pour Can Tho, à 32km, accessible par bacs…et une longue file d’attente tant le charroi est intense.Une fois sur le bac, magnifique coucher de soleil.
14 NOVEMBRE 2006 : nouvelle balade sur le Mékong pour visiter cette fois le « célèbre » marché flottant de Cai Rang. C’est pour cela que la plupart des touristes font halte à Can Tho…..la raison aussi de notre départ matinal pour éviter le gros des troupes.
A Can Tho, éviter :My Khanh Touring Village, bien que vanté par le Routard....:mal entretenu et très bruyant !....
15 NOVEMBRE 2006 : en route pour Chau (le bien nommé) Doc, près de la frontière cambodgienne, ville joliment située, sur leconfluent du Mekong et du Bassac, bras du Mekong venu de Phnom Penh. En bâteau, visite du village flottant de Phu Chau, maisons batties sur des bidons …dans leur « cave » des nattes immenses où ils élèvent des milliers de poissons chats…leur voracité peut même inspirer la nausée ! Puis Chau Giang, village sur pilotis de musulmans Cham qui tissent la soie ;mosquée. La journée s’achève au Mont Sam (rien à voir avec l’oncle du même nom !) :il fait bien trop chaud et humide pour l’escalader !Par contre au pied du mont, ne pas manquer * le temple de la Reine du Pays, lieu d’un important pèlerinage…vous pouvez lui faire offrande de porc laqué, elle en est très friande :vous pourrez d’ailleurs l’acheter sur place, vous n’aurez que l’embarras du choix ! * la pagode de Tay An mélange hindou-bouddhiste avec 2 éléphants, de nombreux serpents et une foule de statues.
16 NOVEMBRE 2006 :une journée à Ha Tien, aller et retour depuis Chau Doc une très agréable excursion que je ne saurais trop vous conseiller….d’autant que nous avons eu la chance de la faire à bord d’une jeep (décapotée), souvenir de l’armée américaine, complètement restaurée et bichonnée par un jeune passionné local.Aujourd’hui, ce fier véhicule doit valoir une fortune…tant son état doit ressembler à ce qu’il était à sa sortie d’usine !Bref, un bijou ! Si la promenade vous tente, adressez vous, la veille de préférence, à la réception du plus bel hôtel de la ville, au 32, Le Loi.
« Au bout d’une longue route (95km) étroite et belle, on arrive à Ha Thien comme dans un terminus, au bout du monde.Port de pêche de 100000 habitants, la ville est située à l’extrêmité ouest du delta du Mekong, dans un recoin du golf du Siam.La frontière cambodgienne n’est qu’à 8 km.Aux alentours, on peut découvrir les beaux paysages du delta :rizières miroitantes de lumière sous le soleil, rochers calcaires plongés dans la mer turquoise, plages de sable fin, grottes cachant de petits temples…….Ha Thien a trois spécialités :le poisson (nous en avons dégusté), le poivre noir (nous en avons acheté) et les objets fabriqués avec les écailles des tortues marines (on aime moins…) » (Routard 2006 p.240)
commencer la visite par la pagode Tinh Xa Ngoc Tien d’où la vue est splendide.(et les escaliers, raides…sans oublier la chaleur) Traverser le fleuve par le beau pont flottant. Les tombeaux de la famille Mac, famille de pirates à l’origine…grâce à laquelle la ville doit de ne pas être cambodgienne mais bien vietnamienne. La plage de Mui Nai….plage de rêve, soleil, mer d’huile, sable fin…déserte, lors de notre passage…. Le restaurant Xuan Thanh, près du marché, en bord de fleuve, carte alléchante, savoureuse fondue de poisson aux herbes. Le marché pour les amateurs de poivre et de chapeaux !
17 NOVEMBRE 2006 :adieu vietnam, bonjour cambodge ! en bâteau de Chau Doc (départ 7h) à Phnom Penh (arrivée 13h) avec arrêts aux postes frontières…obtention aisée du visa cambodgien. (à suivre…)
Retour du Club Amigo Guardalavaca à Holguin (15 au 22 janvier) English translation pending
Hola !!!
J'arive tout juste de mon voyage extraordinaire à Cuba, Holguin et je tenais à vous en faire un petit résumé.
Tout d'abord, nous sommes partit à l'heure exact avec pas mal de turbulences durant la moitié du vol mais tout c'est super bien déroulé. Les agent de bord étaient vraiment gentil, toujours souriant et très serviable. J'ai rien à leur reprocher, il a y seulement l'espace dans l'avion qui est un peu limité. Ah oui, je suis partit avec Sunwing et c'était la premiere fois. Pas décue du tout, loin de la !!
Ensuite, le plus beau moment a été la sortit dehors arrivé à Holguin et cette bouffée de chaleur ...😎 WOW !!! Aucun mot pour décrire ce moment, à chaque fois, cest tout aussi magique. À l'aéroport, tout cest passé très rapidement, on sachete deux crystal 😛 et on embarque dans lautobus pour se rendre à notre hotel ou une heure de découverte du magnifique paysage s'offre a nous..
Enfin !!! nous arrivons à l'hotel et tout se passe super bien, un sympathique cubain nous apporte les bagages a notre chambre qui est sobre, simple, mais tres propre et correct. Au deuxieme étage comme javais demandé, je suis tres contente !! Par contre, nous étions pas loin des spectacles le soir et c'était extremmement bruyant dans notre chambre..
Le reste de la journée on na pris connaissance des lieux et WOW !
LE SITE est vraiment immense ; 4 piscine, 4 snack, beaucoup de resto, 3 buffet. La végétation est vraiment superbe et tres varié.
LA PLAGE avec beaucoup dombre et une petite plage privée pour ceux qui veulent de la tranquilité.
LE PERSONNEL était attentionné, gentil, drôle, serviable ...absolument rien de négatif sur ce point là.
LA NOURRITURE cest là ou jai eu une petite déception mais je my attentais quand meme ; cétait tres limité mais quand meme bon. On réussit a survivre 😉, cest CUBA alors. Le buffet du 1720 est vraiment le meilleur et le snack de la piscine ou les villa cest vriament bon. Aussi, essayer daller au buffet du brisas a coté...hummmmmmm délicieux !!!
GUARDALAVACA cest telement un beau coin, tranquille, sympathique, pauvre mais vraiment chaleureux. Nous avons beaucoup marché dans le coin pour donner des cadeaux et nous avons adoré jaser avec eux !! Chose que jai adoré, on se fait vriament pas achalé beaucoup comparé a varadero ou jai quasiment vécu du harcelement.. Si vous avez le chance, prenez le petit train a 10h30 en avant de l'atlantico, ca coute 10pesos et cest telemetn une belle randonnée avec un guide super comique.
DISCOTHEQUE LA ROCA vraiment génial comme place pour triper !! Les cubains dansent avec nous et ils sont telement gentil 😄. Ca bouge pas mal, moins qua sosua mais quand meme...ca vaut le coup daller faire un petit tour. Y'a seulement le samedi ou cest vraiment cool.
Si vous avez des questions, nhésitez surtout pas... 😎
Tout d'abord, nous sommes partit à l'heure exact avec pas mal de turbulences durant la moitié du vol mais tout c'est super bien déroulé. Les agent de bord étaient vraiment gentil, toujours souriant et très serviable. J'ai rien à leur reprocher, il a y seulement l'espace dans l'avion qui est un peu limité. Ah oui, je suis partit avec Sunwing et c'était la premiere fois. Pas décue du tout, loin de la !!
Ensuite, le plus beau moment a été la sortit dehors arrivé à Holguin et cette bouffée de chaleur ...😎 WOW !!! Aucun mot pour décrire ce moment, à chaque fois, cest tout aussi magique. À l'aéroport, tout cest passé très rapidement, on sachete deux crystal 😛 et on embarque dans lautobus pour se rendre à notre hotel ou une heure de découverte du magnifique paysage s'offre a nous..
Enfin !!! nous arrivons à l'hotel et tout se passe super bien, un sympathique cubain nous apporte les bagages a notre chambre qui est sobre, simple, mais tres propre et correct. Au deuxieme étage comme javais demandé, je suis tres contente !! Par contre, nous étions pas loin des spectacles le soir et c'était extremmement bruyant dans notre chambre..
Le reste de la journée on na pris connaissance des lieux et WOW !
LE SITE est vraiment immense ; 4 piscine, 4 snack, beaucoup de resto, 3 buffet. La végétation est vraiment superbe et tres varié.
LA PLAGE avec beaucoup dombre et une petite plage privée pour ceux qui veulent de la tranquilité.
LE PERSONNEL était attentionné, gentil, drôle, serviable ...absolument rien de négatif sur ce point là.
LA NOURRITURE cest là ou jai eu une petite déception mais je my attentais quand meme ; cétait tres limité mais quand meme bon. On réussit a survivre 😉, cest CUBA alors. Le buffet du 1720 est vraiment le meilleur et le snack de la piscine ou les villa cest vriament bon. Aussi, essayer daller au buffet du brisas a coté...hummmmmmm délicieux !!!
GUARDALAVACA cest telement un beau coin, tranquille, sympathique, pauvre mais vraiment chaleureux. Nous avons beaucoup marché dans le coin pour donner des cadeaux et nous avons adoré jaser avec eux !! Chose que jai adoré, on se fait vriament pas achalé beaucoup comparé a varadero ou jai quasiment vécu du harcelement.. Si vous avez le chance, prenez le petit train a 10h30 en avant de l'atlantico, ca coute 10pesos et cest telemetn une belle randonnée avec un guide super comique.
DISCOTHEQUE LA ROCA vraiment génial comme place pour triper !! Les cubains dansent avec nous et ils sont telement gentil 😄. Ca bouge pas mal, moins qua sosua mais quand meme...ca vaut le coup daller faire un petit tour. Y'a seulement le samedi ou cest vraiment cool.
Si vous avez des questions, nhésitez surtout pas... 😎
Ségrégation entre thailandais et touristes English translation pending
Nous voyageons a l heure actuel en thailande.(Moi et ma petite amie )
Nous voulions acheter un ticket de bus le moins chere possible a destination de ranong.
Dans une guide de voyage il est ecrit que le prix le moins eleve est de 185 baht en billet ordinaire, 256 en billet 2nd classe et 333 en billet 1er classe.
Lorsque nous avons demande le prix le moins pour la destination que nous nous etions fixe on nous annonce alors 333 bahts.
Nous demandons alors si il n exite pas de billet moins et l on m affirme alors que ce n existe pas.
A partir de se moment je leur presente le guide ( ecrit en anglais ) et l on nous explique a present qu il faut que nous allions a un autre guichet situee dans un batiment plus loin...
Une fois rendu a ce nouveau guichet on nous explique que le prix le moins chere est de 300 bahts.. Nous insistons et montrons de nouveau le guide ; le guichetier nous parait alors mal a l aise me demande d attendre et passe alors un coup de telephone. Cette situation nous rend perplexe... Une fois son coup de telephone passe il nous demande nous de rendre a un autre guichet, ou intervient cette fois une personne en chemise blanche dont l apparence n a pas l air d indiquer qu il travaille ici. Le nouveau guichetier m indique alors que le prix minimum est de 333 baht. J instite alors une fois de plus en presentant mon guide, le guichetier a l air mal a l aise; d autant plus que l homme en blanc a l air de lui donner des directives ( en langue thai ) .. Nous demandons alors a cet homme quel est son role ici et quel est sa profession ! Nous n obtenons pas de reponse.
En institant de nouveau on m indique nous pouvons acheter un ticket pour 256 bahts mais pour un bus qui part dans une heure! Or cet solution n est pas possible car nous n avons pas tout nos baggages avec nous!
Ce tarif n est par contre pas applicable pour un autre bus partant le meme jour ni un autre jour!!!!
Nous insistons de nouveau mais la situation se ferme et nous n obtenons au final meme pas des billets pour 333 baths! On nous demande alors de revenir plus tard.
Je pense que maintenant ( regime militaire )il n est plus possible d obtenir les billets les moins cheres pour voyager lorsque l on est etranger!
( nous avons demander a une thailandaise si elle pouvais acheter des billet moins chere que ceux qui nous etaient proposer, elle a ete alors interrompu par l homme en blanc et nous a alors repondu par une rire mal a l aise . Nous n avons plus insiste.. )
N hesitez pas a me dire si vous avez eu des ressentis similaires.
PS: desole pour les accents..
A partir de se moment je leur presente le guide ( ecrit en anglais ) et l on nous explique a present qu il faut que nous allions a un autre guichet situee dans un batiment plus loin...
Une fois rendu a ce nouveau guichet on nous explique que le prix le moins chere est de 300 bahts.. Nous insistons et montrons de nouveau le guide ; le guichetier nous parait alors mal a l aise me demande d attendre et passe alors un coup de telephone. Cette situation nous rend perplexe... Une fois son coup de telephone passe il nous demande nous de rendre a un autre guichet, ou intervient cette fois une personne en chemise blanche dont l apparence n a pas l air d indiquer qu il travaille ici. Le nouveau guichetier m indique alors que le prix minimum est de 333 baht. J instite alors une fois de plus en presentant mon guide, le guichetier a l air mal a l aise; d autant plus que l homme en blanc a l air de lui donner des directives ( en langue thai ) .. Nous demandons alors a cet homme quel est son role ici et quel est sa profession ! Nous n obtenons pas de reponse.
En institant de nouveau on m indique nous pouvons acheter un ticket pour 256 bahts mais pour un bus qui part dans une heure! Or cet solution n est pas possible car nous n avons pas tout nos baggages avec nous!
Ce tarif n est par contre pas applicable pour un autre bus partant le meme jour ni un autre jour!!!!
Nous insistons de nouveau mais la situation se ferme et nous n obtenons au final meme pas des billets pour 333 baths! On nous demande alors de revenir plus tard.
Je pense que maintenant ( regime militaire )il n est plus possible d obtenir les billets les moins cheres pour voyager lorsque l on est etranger!
( nous avons demander a une thailandaise si elle pouvais acheter des billet moins chere que ceux qui nous etaient proposer, elle a ete alors interrompu par l homme en blanc et nous a alors repondu par une rire mal a l aise . Nous n avons plus insiste.. )
N hesitez pas a me dire si vous avez eu des ressentis similaires.
PS: desole pour les accents..
Hôtel Bella Costa après les rénovations? English translation pending
Bonjours,
Nous prévoyons un voyage à Cuba pour la mi-février, nous hésitons entre quelques hotels qui nous ont été recommandé par notre agence de voyage. Le Bella Costa, le Tuxpan et le Playa Varadero 1920. Nous aimerions avoir vos commentaires sur ces trois hotels mais surtout pour le Bella Costa et principalement si certains d'entre vous y sont allé après les rénovations (depuis que la chaine Breezes à repris l'hotel).
Merci, Max
Nous prévoyons un voyage à Cuba pour la mi-février, nous hésitons entre quelques hotels qui nous ont été recommandé par notre agence de voyage. Le Bella Costa, le Tuxpan et le Playa Varadero 1920. Nous aimerions avoir vos commentaires sur ces trois hotels mais surtout pour le Bella Costa et principalement si certains d'entre vous y sont allé après les rénovations (depuis que la chaine Breezes à repris l'hotel).
Merci, Max
Hôtels Mahdia Beach ou Thalassa Mahdia? English translation pending
salut, je suis sur le point de reserver pour 15 jours à mahdia en juin mais j'hesite entre ces deux hotels, le mahdia beach 4* est proposé par nouvelles frontieres en tout inclus et le thalassa mahdia par la fram en pensoin complete et la difference entre les 2 n'est pas enorme une cinquantaine d'euros, donc j'attend vos avis et conseils pour m'aider dans mon choix ! merci à tous
Bangkok: monastère avec animaux English translation pending
Bonjour,
Je viens de regarder Thalassa sur Planête, c'etait sur la Thailande, ils ont parlé d'un monastere a Bangkok ou à coté, un monastère bouddhiste avec plein d'animaux vivant en liberté, les moines avaient des propos bouddhiste, donc en parfaite harmonie avec moi. J'aimerais aller voir ce monastère.
Avez vous une idée? ou ca peut se trouver, peut etre que quelqu'un aurait vu le même reportage que moi
a+
Je viens de regarder Thalassa sur Planête, c'etait sur la Thailande, ils ont parlé d'un monastere a Bangkok ou à coté, un monastère bouddhiste avec plein d'animaux vivant en liberté, les moines avaient des propos bouddhiste, donc en parfaite harmonie avec moi. J'aimerais aller voir ce monastère.
Avez vous une idée? ou ca peut se trouver, peut etre que quelqu'un aurait vu le même reportage que moi
a+
Roumanie en train et citadelles saxonnes English translation pending
🙂 En mai dernier j'ai passé 3 semaines de rêve en Roumanie.
Comment : en train depuis Paris puis train ( beaucoup ) bus ( un peu) Hébergement : chambres d'hôtes
Où : Pucareni - Brasov ==== Maramures === Bucovine
Et j'y retournerai, sauf accident en mai prochain.
Je n'ai pas pu aller dans la région des Citadelles Saxonnes tout simplement par défaut de moyen de transport. Mon but était Viscri, impossible d'y aller
Je lance donc cette bouteille à la mer.
Si quelqu'un s'est promené dans cette région et a quelques conseils, tuyaux, informations, ou ventbien me faire part de son expérience ma reconnaissance lui sera éternelle.
Comment : en train depuis Paris puis train ( beaucoup ) bus ( un peu) Hébergement : chambres d'hôtes
Où : Pucareni - Brasov ==== Maramures === Bucovine
Et j'y retournerai, sauf accident en mai prochain.
Je n'ai pas pu aller dans la région des Citadelles Saxonnes tout simplement par défaut de moyen de transport. Mon but était Viscri, impossible d'y aller
Je lance donc cette bouteille à la mer.
Si quelqu'un s'est promené dans cette région et a quelques conseils, tuyaux, informations, ou ventbien me faire part de son expérience ma reconnaissance lui sera éternelle.
À Cuba avec bébé de 18 mois English translation pending
Bonjour à tous, ma conjointe notre fille de 18 mois et moi allons à Holguin au Playa Costa Verde du 21 au 28 janvier prochain. Ce sera notre premier voyage à Cuba et surtout un premier voyage outre frontière avec Notre fille de 18 mois. Nous ne prévoyons aucune sorti en particulier, nous voulons nous reposer et profiter du beau s'il est au rendez-vous. On prévois tout les petits médicaments (diaré, toux, infection, coup de soleil, lotion etc..) Nous avons pris des assurances et enmenons avec nous des jeux de plage pour notre fille. Est-ce que quelqu'un parmi vous a déja voyagé avec un enfant si jeune et avez-vous des conseils à nous donner pour rendre notre séjour agréable, êtes-vous allez à cet hotel cet hiver ?
Pour ma conjointe et ma fille ce sera leur baptême de l'air avec Air Transat. Merci pour votre aide.
Claude de Rimouski ( Québec)
Hôtel Grand Paradise Bavaro à Punta Cana English translation pending
Bonjour, je sais que quelques personnes ont demandé des infos avant, mais personne n'a répondu.. J'aimerais savoir comment fonctionne les réservations pour les restos? Faut-il réserver les chaises tôt le matin à la plage ? Quels restos à la carte sont les meilleurs, quoi choisir au menu ? Avez-vous passé un bon séjour là-bas ? Que devrais-je emporter aux femmes de chambre ?
Merci de me répondre, j'ai beaucoup de questions !!!
Merci de me répondre, j'ai beaucoup de questions !!!
Partir en Thaïlande sans billet retour? English translation pending
bjr, je sais bien que la queston a deja ete posée mais je dois reserver un vol cette semaine, je voudrais savoir comment m'y prendre, n'y a t'il pas une possibilité pour partir sans billet retour et etre sure de rentrer sans soucis avec l'immigration en thailande. le billet retour ne servira pas dommage de devoir en acheter un, l'un d'entre vous a t'il pu proceder de cette façon, merci. sur le passeport il y aura un visa double entrée.
MERCI
Fabriquer ma remorque English translation pending
Bonsoir,
Pour notre prochain périple en famille, nous avons besoin d'une remorque...mais financièrement cela reste très juste..
Alors j'ai envie de me lancer dans la fabrication de cette remorque style BOB.
Avez-vous des pistes..des liens sur le net...des echos d'autres constructeurs...des plans...
Merci d'avance pour votre aide.
Cordialement
Hôtel Natura Park à Punta Cana? English translation pending
Bonjour!
C'est mon premier message ici, n'empêche que je vous ai beaucoup lus pendant notre période de "magasinage"!
Y'a quelqu'un qui part pour le Natura Park de Punta Cana dans les prochaines semaines? Nous partons mardi le 9 Janvier pour 2 semaines à cet hôtel et nous nous demandions si d'autres usagers du forum avaient fait ce choix!
Au plaisir de se croiser sur la plage! 😎
C'est mon premier message ici, n'empêche que je vous ai beaucoup lus pendant notre période de "magasinage"!
Y'a quelqu'un qui part pour le Natura Park de Punta Cana dans les prochaines semaines? Nous partons mardi le 9 Janvier pour 2 semaines à cet hôtel et nous nous demandions si d'autres usagers du forum avaient fait ce choix!
Au plaisir de se croiser sur la plage! 😎
Retour du Bahia Principe Samana le 31 décembre English translation pending
Bonjour à tous!!! Bonne et heureuse année!!!
Je reviens du Bahia Principe Samana il y a deux jours...Nous avons passé une très belle semaine au chaud...Je vous promet un résumé ce soir ou demain au plus tard pour les gens que ça interresse, car anant notre départ nous nous avons pas trouvé beaucoup de renseignement et de photos sur cette hotel, alors je vais partager mon expérience avec vous..
A bientôt... 😉
Je reviens du Bahia Principe Samana il y a deux jours...Nous avons passé une très belle semaine au chaud...Je vous promet un résumé ce soir ou demain au plus tard pour les gens que ça interresse, car anant notre départ nous nous avons pas trouvé beaucoup de renseignement et de photos sur cette hotel, alors je vais partager mon expérience avec vous..
A bientôt... 😉
Votre avis sur mon itinéraire tour du monde English translation pending
Je prévoie quitter pour une période de dix mois dès septembre prochain. Je souhaite avoir votre avis sur cet itinéraire. Le temps alloué pour chaque pays vous semble t-il réaliste ? Y'a t-il des problèmes quant au climat ?
Fidji: 2 semaines à la fin septembre Nouvelle-Zélande: 4 semaines en octobre Australie: 4 semaines en novembre Malaisie: 2 semaines en novembre-décembre Thaïlande: 3 semaines en décembre Laos: 2 semaines au début janvier 2008 Vietnam: 3 semaines de mi-janvier au début février Canbodge: 2 semaines en février Myanmar: 2 semaines en février Inde: 3 semaines en mars Népal: 2 semaines en mars et début avril Indonésie: 3 semaines en avril Chine: 4 semaines en mai Japon: 3 semaines de fin mai à début juin Égypte: 3 semaines au début juin
Merci de votre aide Olivier
Fidji: 2 semaines à la fin septembre Nouvelle-Zélande: 4 semaines en octobre Australie: 4 semaines en novembre Malaisie: 2 semaines en novembre-décembre Thaïlande: 3 semaines en décembre Laos: 2 semaines au début janvier 2008 Vietnam: 3 semaines de mi-janvier au début février Canbodge: 2 semaines en février Myanmar: 2 semaines en février Inde: 3 semaines en mars Népal: 2 semaines en mars et début avril Indonésie: 3 semaines en avril Chine: 4 semaines en mai Japon: 3 semaines de fin mai à début juin Égypte: 3 semaines au début juin
Merci de votre aide Olivier
Salon de massage en Thaïlande English translation pending
Vous allez sûrement me trouver naïf, mais Je suis un adepte du massage quand je vais en thailande (massage traditionnel, à l'huile). Il n'est arrivé 2 à 3 fois alors que le salon me parraissait correct d'avoir des propositions de la part de masseuses pour aller plus loin moyennent finance. A quoi reconnait t-on un salon sans ce genre de pratique aux autres ? Es ce monaie courante même dans les salons ayant pignons sur rue ?