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Un petit tour au Tamil Nadu English translation pending
by Chris70 · 2020-03-20 · 100 replies
Au milieu de toute cette morosité, je me lance dans un nouveau carnet indien qui vous changera les idées, je l’espère. Un nouveau séjour de deux semaines pendant les vacances d’hiver, du 21 au 6 mars. Mon 15ème voyage en Inde, mais mon 1er dans le grand sud.

Cette année, ce sera une petite partie du Tamil Nadu, un petit tour de 1000 km à peu près, de Chennai à Chennai (Kanchipuram, Gingee, Tirunmavallai, Chidambaram, Tranquebar, Kumbakonam, Trichy, le Chettinad, Tanjore, Pondichery et Mahabalipuram) avec une amie. Nous avons volontairement zappé Madurai et Rameshvaram, ce sera pour une autre fois, nous n’avions pas envie de faire trop de km et nous avons déjà beaucoup de chose au programme... Comme d’habitude, location d’une voiture avec chauffeur, et nous ne le regrettons pas, tant nous avons vu de lieux, quelquefois bien perdus, que nous n’aurions jamais pu atteindre en transport en commun, ou certainement pas en 14 jours.

J’ai consulté les carnets et blogs de Pagaljavad et Yann55 entre autre et je les remercie pour leurs tuyaux. J’ai eu des conseils d’Aleph, qui quand elle écumait le Tamil Nadu, ne postait pas encore de carnet. J’ai lu et relu les pages sur le Tamil Nadu sur le site Purattatva, un must pour moi depuis toujours. Et cherché, lu et relu, sur internet et sur papier (j’ai un vieux guide bleu de 1984 trouvé sur une brocante que je conserve précieusement et consulte pour chaque voyage car la qualité des guides a bien baissé culturellement depuis …)

A l’aéroport de Chennai, nous faisons connaissance avec notre chauffeur, Pandi. Départ immédiat pour Kanchipuram, à 65 km de là. Chennai sera pour une prochaine fois … Nous arrivons en fin de journée, il fait quasi nuit. Après le dîner, nous nous lançons à l’assaut des petites rues de Kanchipuram pour aller au temple de Kamaskhi, (une forme de Parvati), le plus proche, avec ses gopurams illuminés, son bassin sacré, des familles indiennes.



La photo n'est pas terrible car mon APN ne gère pas bien l'obscurité ...
Norway to hell English translation pending
by Auk · 2020-03-19 · 48 replies


En ces temps coronatroublés, rien ne vaut de se remémorer le dernier voyage touristique que l’on a fait avant le plongeon dans le néant sanitaro-économique. La Norvège, plus précisément sa côte ouest et ses fjords, sera donc le sujet de ce carnet en 31 épisodes dotés chacun d’une bande-son, plutôt rock d’ailleurs. Attention, lecteur, vous vous exposez à un certain nombre de clichés pas du tout exagérés et de blagues pourries. I have nothing to offer but fjord, joy, tears (of the sky) and sweat.

Donc la Norvège, c’est l’apocalypse budgétaire dans votre portefeuille. D’où le titre (c’est tiré par les cheveux mais je ne refuse jamais un jeu de mots). Mais ce n’est pas que cela, c’est aussi fort joli, propre, policé et réellement rempli de charmantes têtes blondes. La Norvège, c’est également une monarchie pétrolière du golfe persique qui s’est égarée sur des terres glacées. Eh oui, c’est tout de suite plus facile d’être riche quand ils ont du pétrole (« mais ils n’ont que ça » aurait ajouté un jaloux), qu’ils sont peu nombreux et pas très partageurs. Allez, quelques détails pour commencer sur un plan aussi bien techeunique que tacqueutique

Le trajet En voiture Simone ! Depuis le Massif Central jusqu’à la Norvège avec une C3. J’avais décrété 2019, année sans avion. Donc c’était la voiture, certes petite mais costaude, où l’on a pu entasser notre matériel de camping. On en a profité pour prendre un covoitureur qui allait se perdre en Norvège pour l’été. Plus on est de fous entassés, plus on rit. Sur place, j'ai limité fortement notre aire d'action géographique. Je le connais le piège de faire une liste longue comme le bras et de courir tout le voyage tel un chien de ferme après un mollet cycliste. Il s'agissait de se cantonner au riz euh pardon à la façade sud-ouest du pays sans aller plus haut qu'Ålesund. Et comme il y avait un certain nombre de lieux qui me faisaient de l’œil, nous avons quand même eu un trajet digne d’une otarie bourrée essayant d’échapper à une orque affamée. On a finalement fait l’essuie-glace obliquement dans l’Ouest : à gauche, à droite, à gauche, à droite, à droite, A DROITE . Il faut dire que les fjords et les montagnes n’arrangent pas les affaires du voyageur adepte des routes rectilignes, et cela malgré la passion tunnelière locale.

Le lien vers la carte du trajet :
http://u.osmfr.org/m/434267/

Les Norvégiens Les Norvégiens sont des êtres blonds aux yeux bleus, parfois d’un blond tellement blond qu’on dirait qu’ils ont appliqué de la javel sur leurs cheveux. Effet secondaire qui donne la chair de poule, cela fait disparaître les sourcils… Le Norvégien est réservé et poli. L’été, soit il se balade torse nu, soit il quitte le pays pour des horizons plus propices au rougeoiement de sa peau laiteuse où il pourra faire valoir son pouvoir d’achat dément. La Norvégienne quant à elle a une prédisposition naturelle à se promener en sous-tif ou brassière dès le premier rayon de soleil. Le dimanche, jour du Seigneur et de l’hypocrisie, le Norvégienne ne boit pas (vente d’alcool interdit !) les autres jours, iel se cache pour boire puis déambule cahin-caha entre les maisons de bois à la pelouse verdoyante. La Norvégien apprécie également les sorties familiales du dimanche après-midi où il peut effectuer 1000 mètres de dénivelé en 3,5km avec ses enfants de 7 et 9 ans. Le tout les doigts dans le nez.

Le logement Le logement, c’était principalement notre tente de 2 m² que nous avons montée/démontée dans des campings de qualité très variable pour un prix pas donné. Souvent les sites sont jolis mais plantés en bordure de route malgré l’espace qu’offre le pays. Ca manque quand même d’arbres ou arbustes et d’emplacements un tant soit peu délimités. Ce dernier point permet pendant les nuits les plus chaudes de l’été d’entasser les touristes de passage dans une promiscuité certaine et de rentabiliser un maximum l’espace. Malynx le Norvégynx ! Par contre, les sanitaires sont en général en bon état mais avec douche payante. Bref, le camping c’est le moyen de logement le plus abordable hors camping sauvage mais en général, la qualité est moyennasse au vu des prix. J’ai séché une petite larme en pensant à feus les campings des parcs nationaux et provinciaux canadiens. Requiescat in pace. Pour reprendre notre souffle, nous avons quand même varié les plaisirs avec des logements en b&b, du camping sauvage, des hytter (des petites cabanes souvent présentes dans les campings mais également ailleurs, très pratiques, pas trop chères pour la Norvège et aux prestations variables : électricité, eaux courantes en option par exemple) et une nuit en « refuge ». Les refuges, il y en a partout la plupart sont accessibles à pied, non gardés avec parfois une sorte de self-service payant.

La bouffe Courez en Norvège (ah mince vous êtes confinés) et vous me direz des nouvelles du Brunost . Sinon c’est cher mais pas mauvais globalement, peu porté sur le poisson hors saumon d’élevage et assez roboratif. Et bonne surprise pour moi, il y a quand même une tradition boulangère et même s’il y a peu de boulangeries, on peut trouver pleins de pains et de sorte de viennoiseries dans les supermarchés. Cela égaie les multiples piques-niques.

Avant de commencer le carnet proprement dit, entamons notre hymne norvégien : So many stop signs Speed limit Curves’ gonna slow me down Like a wheel Gonna spin it Tourists’ gonna mess me around Hey, Satan Payin' my tolls Bein’ among sheepin' bands Hey, mamma Look at me I'm on the way to the promised land

Jour 1,5 60 mph – New Order Clermont-Ferrand - Neumünster A nous les petites autoroutes allemandes tant prisées de ce côté du Rhin pour l’absence de limites de vitesse. Parcours Montbéliard – Fribourg – Karlsruhe – Francfort – Kassel – Hannovre – Hambourg – Neumünster. C’est long et pénible avec des travaux publics pas très deutsche Qualität tous les 20 kms, un trafic chargé et des zones limitées sans limite de vitesse qui rendent la conduite dangereuse : à droite ça roule à 90, à gauche à 200 pour les plus fous et comme c’est saturé, ça donne un résultat sportif et désagréable. Je me demande comment ils font pour avoir aussi peu de morts sur les routes en Allemagne. A part ça, le voyage est sans histoire, le colis covoitureur est livré à Fribourg et on arrive entiers et fatigués à Cathédraleneuve.

Jour 2 Seemann – Rammstein Neumünster - Kristiansand

Les autoroutes allemandes c’est rapidement fini, on revient à de la tranquillité avec le Danemark. Nous avons choisi de prendre le ferry Hirtshals-Kristiansand qui permet d'arriver plus rapidement sur la côte ouest Et comme on a beaucoup d’avance sur l’horaire du ferry Hirtshals-Kristiansand, on se permet un détour vers une dune danoise dominant la mer du Nord. Le temps est pas idéal et le coin est assez fréquenté. Bof. Le voyage en ferry est sans histoire, les Norvégiens en profitent pour faire des réserves d’alcool et de legos (les deux produits les plus présents dans les magasins du bateau). Nous voilà enfin en Norvège, 1900 kilomètres plus tard, sur la plage de Christian. Sacré Clavier qui a fait des fidèles un peu partout en Scandinavie.

Jour 3 Why does it always rain on me? - Travis 180 km Kristiansand – Hauge Notre premier jour en Norvège et ça ne s’annonce pas glorieux, plutôt gris tendance pluie. Nous commençons par un rapide passage par un bout de zone payante de Kristiansand juste pour le plaisir et accessoirement quitter cette ville. Je me suis inscrit, par honnêteté, sur le site internet des péages norvégiens (gérés d’ailleurs par une société anglaise) et par la grâce de caméras bien placées, nous allons devoir payer quelques euros pour à peu près 100 mètres dans ladite ville. Pfff. Quant au programme aujourd’hui, nous allons à la conquête de l’ouest, l’ouest de Kristiansand et nos plans capotent très largement. Ca tombe, ça tombe, ça dégouline, dégringole, s’abat, déverse, pleuvoche, tantôt torrentiel, tantôt bruineux. Pas question de faire une rando ou toute autre activité de plein air. Je m’aperçois en plus dans la journée que mon imper n’est plus imperméable et que j’ai oublié mon surpantalon. Prions, mes bien chers Frères, mes bien chères Sœurs pour que la météo soit clémente. Sinon ça va être long. Dans un premier temps, jusqu’à Flekkefjord, nous nous mouvons plus ou moins le long de la côte sans l’apercevoir, d’une parce que c’est complètement bouché, de deux parce qu’il est difficile de distinguer ce qui tient d’un lac ou d’un fjord, de trois parce que la route principale ne suit pas la côte. Nous nous rabattons donc sur la visite sans trop musarder des petites villes blanches du sud de la Norvège, leurs villages blancs andalous à eux mais en différent : avec du bois, de la pluie et de la mer. Premier arrêt à Mandal, un vrai coup dans le cœur. Deuxième arrêt : Flekkefjord, très mignon. Troisième arrêt version hameau, Stornes en entrée de fjord, très, très mignon. Quatrième arrêt : Sognalstranda, très, très, très mignon. C’est le règne de la mignonitude humide. Une maison en bois par ci, un entrepôt en bois par-là, et des garages à bateau à foison. Pas un temps à mettre un chat norvégien dehors (Flekkefjord)



Pas un temps à mettre un bateau norvégien dehors

Mais pourquoi on est dehors nous alors ? (Sognalstranda)

Interlude de pipeau très intéressant : ces villes/villages, souvent fondés aux 17ème et 18ème siècle, sont les témoins de la politique mercantiliste du royaume du Danemark. L’État balbutiant entend organiser la production, la commercialisation et l’exportation des ressources comme le bois, les poissons et certains métaux de Norvège. Cette politique passe par la mise en place d’exploitations/manufactures à tendance monopolistique et la spécialisation des ports avec monopole des marchands d’abord hanséatiques (16ème siècle) puis néerlandais (17ème siècle) et enfin danois (17-18ème siècle). C’est d’ailleurs pour cela que le vieux centre de Flekkefjord est surnommé la ville hollandaise. Ce système mercantiliste fera par ailleurs les malheurs de l’Islande forcée de se soumettre pendant deux siècles à une compagnie royale danoise monopolistique à même d’imposer ses tarifs et ses conditions d’échange de marchandise. Les siècles sombres comme les appellent les Islandais ont en grande partie comme origine cette organisation économique très profitable pour la royauté danoise, beaucoup moins pour les habitants de l’île. La route 44 après Flekkefjord vaut par ailleurs son pesant de cacahuètes même si les conditions ne sont pas optimales pour en profiter. Tout le coin a été nommé magma geopark (patrimoine de l’UNESCO) dans une poussée de marketing touristique, des roches de la croûte terrestre d’une zone de subduction ayant fini par apparaître sous l’effet de l’érosion si j’ai bien compris. Point de volcan donc mais des effleurements d’anorthosites qui forment des paysage rocailleux arrondis et stériles comme autour d’Helleren et d’Åna Sira où devait se dérouler notre première randonnée norvégienne, projet qui tombe à l’eau (ahahah), noyé sous les larmes du ciel (ahahah). La partie la plus spectaculaire du trajet se trouve entre Åna Sira et Hauge où la route serpente tant bien mal entre les rochers. Nous goûtons le soir venu à la douceur des campings norvégiens : une espèce de carrière dans un espace réduit entre deux collines, un sol gravillonneux, pas de végétation et roule ma poule. Le seul avantage réside dans la vue en bout de carrière sur la côte. Pas vraiment de cuisine aménagée, des douches payantes : prometteur ! Le coupable aujourd’hui est le Vågan camping (garanti sans viande).

Jour 4 Sous le soleil exactement – Serge Gainsbourg 186km Hauge – Lysebotn Nuit et brouillard ce matin sur la Norvège et pourtant nous gardons espoir, le soleil vaincra. Nous continuons la route côtière pour faire une petite balade (4km aller-retour) jusqu’au Hådyr. C’est humide, boueux, bourbeux, fangeux, marécageux, tourbeux, machineux. C’est également l’occasion de compter la deuxième victime du voyage : le terrain a raison de mes chaussures de marche basses. Flap flap, bain de pieds et macération. Décidément, je suis équipé pour affronter l’humidité scandinave ! Arrivés au rocher censé donner un point de vue sympa sur la côte, c’est la douche froide (avec beaucoup de vapeur d’eau, la douche) : à gauche, du brouillard, à droite, du brouillard, droit devant, du brouillard, derrière, du brouillard et un bruit de ressac à nos pieds. Comme on est patient et qu’on croit en dame météo, nous nous asseyons pour attendre la percée du soleil. Une heure et quelques hésitations plus tard, ça se déchire (très) petit à petit, de quoi entrapercevoir une côte que je qualifierai de dantesque. J’adore ces rochers granitiques usés par les siècles, qui forment des forêts de sentinelles face à la mer.

Les portes de l'Hådyr s'ouvrent et pas de cerbères à l'horizon Et ça tombe bien que j’adore ce paysage puisque pour l’étape suivante (décidément le gentil organisateur a tout prévu !), nous traversons sans s’arrêter Egersund, autre petite ville en bois, pour Eigerøya, son phare et son paysage rocailleux sous le soleil exactement, un soleil de plomb je dirais même plus. La baladounette de l’après-midi de 4 km est sans difficulté sur une autoroute pédestre et permet d’accéder à un point de vue maousse costaud sur l’île d’Eiger et son phare. C'est un roc ! C'est un pic ! C'est un cap ! Que dis-je c'est une péninsule !

Eigerøya en beauté

Si j’ai bien compris le norvégien, øy est le suffixe pour île et a celui pour « la » en général, même si la langue se scinde en deux types distincts nynorsk et bokmål et en de nombreuses variantes dialectiques locales qui provoquent des orthographes changeantes des panneaux et des cartes. Par exemple, kirke (église en bokmål) s’écrit aussi kyrkje en nynorsk, voire a d’autres déclinaisons locales plus obscures. Le nynorsk, pour ceux qui ne connaissent pas, est issu d’une (re)création linguistique du 19ème siècle type occitan ou breton en France : pour donner à la Norvège une langue pure de toute saleté étrangère, danoise plus particulièrement, des linguistes ont construit une langue sur un mélange des dialectes considérés comme les moins viciés par l’outre-Skagerrak, c’est-à-dire ceux du Telemark et des fjords du sud-ouest. A contrario, le bokmål est un dérivé dédanoiïsé de la langue parlée (du danois grosso modo) dans les villes comme Oslo au début du 19ème siècle. De nos jours, il y a donc deux langues officielles et le nynorsk est très connoté nationaliste et perd du terrain : 13% des Norvégiens, principalement dans l’ouest, le parlent comme langue maternelle. Nous nous dirigeons ensuite vers l’intérieur des terres en direction de Lysebotn, le paysage change, pâturage, forêt et lacs avant de rentrer dans des zones à l’environnement plus âpre et tourmenté. Gloppedalsura (à vos souhaits) est l’occasion d’un arrêt bienvenu pour un point de vue sur un chaos de rochers impressionnant et son lac attenant. Gloppedalsura, lieu de franche rigolade entre Allemands et Norvégiens pendant la Seconde Guerre Mondiale Nous remontons ensuite la Øvstabødalen, vallée glaciaire à citer dans toute conférence de géologie de bon niveau pour la perfection de sa forme en auge. Le parcours est varié, peu fréquenté et plaisant avant de plonger sur une zone moins sympa bien dotée en stations de ski et en habitat folklorico-traditionnel, ici des immeubles/chalets en bois sombre et toit végétalisé. L’avantage, au-delà du côté très artificiel des stations, c’est que les bâtiments se fondent dans la végétation.

La dernière partie du trajet, très belle mais pas très agréable à conduire tant la petite route est saturée par la circulation, traverse un plateau rocailleux avant de plonger vers le Lysefjord. Malheureusement, la route de descente, assez connue (elle est le lieu d’une compétition estivale de ski sur route très cotée) une fois passée le restaurant et bien que sûrement impressionnante vue d’un drone, n’offre quasiment aucune vue sur la vallée et le fjord. Ce qu’elle offre par contre, c’est un tunnel en épingle à cheveux, un classique que l’on retrouvera à plusieurs reprises dans les fantaisies souterraines norvégiennes. Le camping du soir, bonsoir, le Kjerag Lysebotn camping, jouit d’un site splendide et est bien équipé (cuisine, sanitaire). Malheureusement, comme on est en Norvège, il n’y a aucun arbre/arbuste et une promiscuité assez forte et accentuée par l’affluence d’un jour de juillet ensoleillé. Bref on se marche dessus comme des manchots en période de reproduction dans leur colonie. Quand je vous dis que le site est splendide...

Jour 5 Highway song – System of a Down 78km Lysebotn - Hjelmeland Aujourd’hui, c’est notre journée rando de masse dit trek pour ceux qui se sentent une âme d’aventurier, juste une âme, il ne faut pas trop abuser de l’aventure. Donc aujourd’hui, c’est le Kjeragbolten, concession faite à la liste des randonnées obligatoires. La Norvège fait partie de ces pays où la randonnée est l’une des activités touristiques obligatoires y compris pour des personnes qui ne marchent jamais par ailleurs. Pour la Norvège, l’activité s’effectue bien sûr en masse sur les mêmes chemins en cochant les fameuses cases de la to do list comprenant dans l’Ouest Preikestolen, Trolltunga, Kjeragbolten, Bessegen et Aurlandsdalen. Nous nous sommes contentés du rocher suspendu Kjerag, choisi car dans mon esprit, moins facilement accessible au commun du touriste (et moi je suis un touriste hors du commun, un tourista). C’est sûrement vrai mais cela n’empêche pas le monde… Je le savais, je le savais, j’étais prévenu, j’ai râlé avant, j’ai râlé pendant, je râle encore après et pourtant je n’ai pas d’oiseau dans la gorge et il n’y avait pas de genêts dans la balade (cf le râle des genêts pour comprendre la blagounette). La randonnée commence par un parking gigantesque au tarif prohibitif. Nous payons sans moufter nos 30 euros (un repas dans un resto semi gastro en France pour ceux qui n’ont pas le sens des valeurs). J’espère que personne ne s’arrête juste pour voir la vue car de vue il n’y en a point : le point de vue est occupé par un restaurant qui met un point d’honneur à boucher accessoirement la vue. Et pour accéder à sa terrasse/point de vue, il faut payer. Bon, nous, on a du pain sur la planche et quelques montées raidasses en attente. Dont acte. Trafic fluide en ce début de matinée, quelques problèmes de surchauffe moteur pour la première montée puis la vitesse de croisière est atteinte pour une arrivée prévue à 10h30. Ce n’est pas encore un bouchon au niveau du rocher mais la circulation est déjà dense à l’approche. Au retour, le trafic est extrêmement chargé et les comportements touristico-idiots se multiplient (équipement inadéquat, coupage des routes à travers champs, ralentissements dus aux selfies intempestifs. Ne pas utiliser votre téléphone en conduisant, que la sécurité routière vous dit !).

Pas un coin où amener sa traban

Sur le fond, la rando, 12 km et 700 mètres de dénivelée, est très chouette avec de belles vues sur le fjord et Lysebotn en particulier au début de la 3ème montée et tout au bout.

Le Lysefjord

Le caillou est flippant et spectaculaire tout comme la plateforme juste à côté. Une queue au bord d'un à pic de 1000 mètres se forme pour monter dessus (même pas en rêve, je fais un truc pareil). Le mythe



La réalité

Il est loisible d’explorer les environs du Kjeragbolten pour profiter d’un peu de la tranquillité des avancées rocheuses spectaculaires et des vues majestueuses sur le fjord. Bref ça claque grave. Le Lysefjord n'a pas bougé

On redescend à Lysebotn pour prendre un ferry réservé à l’avance. Et quand on voit le « ferry » arriver, on se dit que la réservation était une bonne idée. Rentrée en marche arrière et tassage de voitures dans un espace réduit pour notre mini-croisière sur le Lysefjord. Très bien la mini-croisière qui permet de s’apercevoir de la hauteur des falaises entourant le Kjeragbolten et d’apercevoir le Preikestolen où nous n’irons pas.

Le Kjeragbolten vu d'en bas. Les 1000 mètres de vide y sont bien

La croisière s'amuse

Le camping du soir se trouve à Hjelmeland et est ingénieusement intitulé Hjelmeland camping. Celui-ci fait dans l’original puisque nous avons planté notre tente dans le parc arboré d’une sorte de manoir qui sert de dortoir. Une chouette vue, une cuisine bien équipée et assez d’espace pour ne pas se marcher dessus (en principe, avec les Norvégiens, on ne sait jamais, ils pourraient parquer votre tente ou votre van à 50 cm du voisin), voilà pour les avantages. Pour les inconvénients, les sanitaires sont peu nombreux, peu pratiques et se salissent vite (forcément).
Choisir un vélo de voyage en Iran dans le contexte des sanctions américaines English translation pending
by CommeUlysse · 2020-03-08 · 4 replies
Bonjour,

J'habite actuellement en Iran, pays placé sous sanctions américaines, et à Chiraz, une des grandes villes du pays, mais pas dans la capitale. Je veux m'acheter un vélo pour voyager dans des coins semi-désertiques ou désertiques sur le plateau iranien, à priori sans grands défis en termes de dénivelé, pendant 3-5 semaines. Je ne recherche pas à battre des records de kilomètres parcourus ou à passer des cols à la chaîne, j'aime mieux papillonner de monastère en monastère ou de mosquée en mosquée selon le contexte, me poser tranquille dans les endroits qui me plaisent , sans être limité à devoir prendre tout le temps des routes bien entretenues. J'ai pas besoin d'un vélo très exigeant pour ce voyage, mais je compte en organiser d'autres , en Iran en France ou ailleurs et j'aimerais quand même faire un achat pensé dans une perspective d'évolution à moyen-terme, je peux réfléchir à investir plus que les modèles indiqués plus bas.

J'ai fais le tour des magasins de vélos, regardé l'équivalent local du bon coin. Les options sont les suivantes, par ordre de prix décroissants (le Corona s'ajoutant aux sanctions américaines le rial iranien est très bas):

1) - OLYMPIA, champion (pas plus d'infos) environ 150 euros. On m'a dit beaucoup de mal de cette marque.

2) GIANT Rincon 2017. 220 euros.
https://www.giant-bicycles.com/ua/rincon-disc-2017

3)VIVA, City Life 250 euros avec suspension avant. Désolé je n'ai pas le modèle exact, il est proche de celui-là en tout cas je crois: https://shop.asemanbike.com/?product=%D8%AF%D9%88%DA%86%D8%B1%D8%AE%D9%87-%D9%87%DB%8C%D8%A8%D8%B1%DB%8C%D8%AF%DB%8C-%D9%88%DB%8C%D9%88%D8%A7-%D9%85%D8%AF%D9%84-%D8%B3%DB%8C%D8%AA%DB%8C-%D9%84%D8%A7%DB%8C%D9%81-%D8%B3%D8%A7%DB%8C%D8%B2-2

4) Giant Escape R3 2017. 270 euros

5) Giant Escape 2 city 2018 340 euros

6) Un vélo java, autour de 340 euros:

Je crois que je peux accéder assez facilement à pas mal de modèles Giant, Merinda, et Olympia si vous avez d'autres suggestions je peux chercher si c'est disponible localement, surtout pour les Giant c'est la marque que j'ai le plus vu en magasin.

Bon je dois la vérité à mes lecteurs je suis paumé. J'ai compris ou crois avoir compris que: -la supension avant ça a l'air super quand on essaie en magasin mais en vérité ça peut être une mauvaise idée, ça peut empêcher de bien répartir le poids des bagages à l'avant et à l'arrière et provoquer une usure plus rapide de l'arrière du vélo. -c'est bien d'avoir un vélo le plus simple possible pour permettre des réparations faciles sur la route. -pas forcément besoin de chercher midi à 14 heures pour faire un beau voyage.

Pour le reste je compte beaucoup sur vous, j'ai pas peur de faire des recherches. Si vous avez des liens à me filer je lis les pages que vous me recommandez avec plaisir.

Merci d'avance!
Compte rendu l'Océan Indien à bord du Costa Mediterranea du 15 au 29 février 2020 English translation pending
by Poupou10 · 2020-03-07 · 41 replies
bonjour à tous Voici un compte rendu assez rapide de mes 2 semaines sur le COSTA MEDITERRANEA sur l’itinéraire OCEAN INDIEN AVERTISSEMENT Ce compte rendu sera à l'image de mon propre ressenti au cours de cette croisière et s'adresse à toute personne intéressée de lire un compte rendu faisant part de critiques positives et aussi négatives sur la compagnie COSTA croisières Des comparaisons ou allusions aux compagnies américaines peuvent être évoquées, donc merci d'arrêter de me lire ici si cela vous insupporte...

Ce fut notre croisière numéro 25, cela faisait 5 ans que nous n'avions plus pris COSTA CROISIERES. Nous avons choisi cette croisière avant tout pour son itinéraire que seule COSTA proposait et pour mettre toutes nos chances de notre côté nous avons pour la première fois opté pour une suite.

CHAPITRE 1 LE DEPART Nous avons acheté le vol séparément avec AIR MAURITIUS (affreté par AIR FRANCE à l'aller) cout du vol PARIS / PORT LOUIS 830 euros par personne aller / retour

Nous décollons donc le 14 février à 23h30 sur un BOEING 777 d'air FRANCE, les écrans sont minuscules et le mien ne fonctionne pas. Énormément d'enfants à bord... dieu merci pour notre tranquillité ils sont plus au milieu et nous à l’arrière de l'avion. On nous sert un diner vers 1h du matin... c'est pas terrible on n'a pas vraiment faim puis après avoir desservi ils éteignent les lumières. Nous sommes assez serrés et on ne dormira pas beaucoup 😕 Après un vol assez remuant nous atterrissons enfin ! il est 13h35.

Nous ne sommes pas au bout de notre peine.. il faut ensuite passer le contrôle de la température puis une longue attente d'une heure 30 pour passer la douane puis un nouveau guichet qui nous demande d'attester qu'on n'est pas allé en Chine les 3 derniers mois puis les bagages puis enfin la sortie ... OUF !! Notre chauffeur est là !! encore 45mn de route et nous voilà arrivés devant un terminal ...euh une grande tente amènagée, très rudimentaire 🤪 On dépose nos valises, puis assez rapidement on monte sur le bateau ... Il nous disent que nos cabines sont prêtes !! LOL heureusement à cette heure là !! eh oui il est déjà 16h30 !! On n'avait jamais embarqué aussi tard 😕 ... DIRECTION PONT 7 CABINE 7341 une très grande suite à l'arrière ! cout 2250 euros par personne pour 14 nuits / 15 jours (boissons à volonté / restaurant club / places reservées aux 3 premiers rangs du théatre / débarquement prioritaire en cas de chaloupe / majordome ) Nous sommes enchantés ! cabine très spacieuse, couloir, salon, petite pièce qui dessert chambre et dressing et d'un autre coté salle de bain double vasque avec douche hydromassante... j'aurais préféré une baignoire jaccuzi mais j'avoue que la douche a jets a aussi été très agrèable. Sans oublier un très très grand balcon qui fait le tiers de derriere du paquebot + un peu sur le coté 😎 J'ouvre le frigo 7 / 8 boissons pas très intéressantes... Tiens on frappe ? Le majordome vient se présenter, je lui fais tout de suite une liste de ce que je veux avoir dans le frigo - jus de pêche - jus d'ananas -jus d'orance - seven up - fanta orange

Il me dit s'en occuper.. Il demande à voir notre carte.. il me dit que nous sommes affectés au second service au restaurant des suites... et la je lui dis que je ne suis pas d'accord pour me voir attribuer un service.. Géné il me dit qu'il faut voir avec la maitre d'hotel... Je lui dis que je vais effectivement voir cela avec lui !!!

A SUIVRE.... 😉 CHAPITRE 2 : Quand le maitre d'hotel du club Médusa se rend compte que poupou10 est une dure à cuire... 😄

















On the Silk Road: Chronicles of a Sixty-Something Traveling Completely Independently
by Sarana · 2020-03-07 · 73 replies
From Beijing to Khiva: China, Kyrgyzstan, Tajikistan, Uzbekistan Chronicle of anecdotes, highlights, and other adventures that marked this eight-week journey in 2018.



The Chinese Far West More than 30 years after my first trip to eastern China, I finally fulfilled an old dream: traveling solo from Beijing to the far west, discovering Xinjiang, the Uyghur people and the oppression they endure, the oases of Turpan and Kashgar, the Taklamakan Desert, the end of the Great Wall... The route was covered by train.

MENU PART 1: CHINA

1- Beijing (Jiankou) : the authentic Great Wall, without tourists 2- Cycling in Beijing, the best way to get around 3- Beijing : departure for the far west 4- Jiayuguan : getting by without English 5- Jiayuguan : scams and heritage 6- Dunhuang : abundance in the middle of the desert 7- Turpan : the Uyghurs under heavy surveillance 8- Kashgar : love at first sight for the old city 9- Kashgar : China’s recipe for controlling the populace 10- Tashkurgan : what on earth was I thinking going there! Kyrgyz border: a surreal epic Photo album from the 80s, contributions from other travelers (page 2)

1- JIANKOU Finding the authentic Great Wall, without tourists or a guide Friday, August 24, 2018 Thirty years later, I didn’t feel like revisiting the Great Wall at Badaling or any other overcrowded site. I chose to explore it at Jiankou, in its wildest, most authentic, and unrestored section, starting from a lost village deep in a valley—though it wasn’t *that* lost, since it had everything for communication.



No need to pay for a taxi to get there—by timing it right, you can take the bus for just a few yuan. You have to get off at Xizhazi, the bus terminus. Be careful, there are only two buses a day in each direction. At the Xizhazi bus stop, I met a young couple who’d arrived with zero information about what to expect. We hiked the three of us toward the restored section of Mutianyu.

Still, be cautious With GPS and a topographic map (OpenTopoMap), you can set off without a problem or guide. The trail up to Jiankou is easy and well-marked. The trails down are too. But be careful—once you’re on the Wall, it’s real mountain hiking, with easy but dangerous climbing sections (over sheer drops). Not for amateurs or those afraid of heights! But what a reward. The Wall all to yourself, where it’s at its most daring. Truly mesmerizing.

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2- BEIJING The best way to get around the capital Sunday, August 26 The best way to explore the city is still by bike. Most are in a bike-share system, but you need to use an app—WeChat, the app that does everything, like monitoring your every move. No way I was installing that.



I found one at a rental shop near the hostel. The key is to quickly learn local traffic customs to minimize risks. Bike lanes are wide along the avenues.

But you still have to: - Watch out for anything parked on the bike paths—the most annoying are people napping or talking on the phone in their cars - Keep an eye on everything coming the wrong way—the list is long - The worst is right turns on red, which in Chinese traffic rules seem to have priority Once you get the hang of it, it’s fine. The city is huge but flat, so you can just wing it.

3- BEIJING By train to the far west Sunday, August 26 Beijing West Station is the size and operates like an airport. With your e-ticket from the agency, you first have to pick up your ticket at the special "English" counter, after passing through security. With your ticket in hand, you have to exit and enter through the boarding waiting area—not the platform—after a second security check.

Then you find the right hall and wait for the sign to finally access the platform. In the end, it works pretty well given the incredible number of passengers to manage. Everywhere in Beijing, I saw that the Chinese have mastered crowd flow management.

Nice surprise: second-class carriages are clean, air-conditioned, and bright. Perfect, since I was in for 20 hours. One uniformed attendant per carriage, mobile meal service—luxury! Small downside: no luggage space. Hauling your suitcase up to the top bunk is quite a workout. I was in the middle, so it wasn’t too bad. The landscape, though, whether rural or urban, is pretty bleak. That should change once we leave the eastern plains.

Of course, I got my first police visit, with a thorough passport check and bag search. I was warned—going to the Chinese far west exposes you to this kind of hassle. But they were polite and respectful.

The Chinese Far West

4- JIAYUGUAN Getting by without English Monday, August 27 At the gates of two deserts (Gobi and Taklamakan) and at the foot of the Tibetan highlands, the Great Wall ends at Jiayuguan. Here, I found the deeper China I’d somewhat rediscovered during my bike ride, even if now everyone gets around on electric bikes and I’m no longer stared at like an alien.



Prices are nothing like Beijing: you can find a full meal for 2 €, and my bike cost 7 € for two days. Plus, few people speak English—neither the owner of the HI hostel where I stayed, nor the ticket sellers at the sites, let alone the servers at the small eateries where I ate. Everything is written in Chinese. So I had to use the little Chinese I know to communicate about essentials. It makes the locals laugh to see a European trying to speak their language, but it earns respect. With Google Translate’s help, I managed.

Rant: With their avenues blocked for construction for kilometers without warning, and new roads not yet on maps, I must’ve taken 15 km of detours. More photos...

5- JIAYUGUAN Scams and heritage Tuesday, August 28 The Great Wall doesn’t exactly end at the fort I visited yesterday but 10 km further, at the entrance to a river gorge at the foot of the mountains. All that’s left is a badly damaged tower (more like a mound of earth) and a section of clay wall, similar to the one I biked yesterday.



This morning, I hopped on my bike, determined to venture into the desert to see this highly symbolic site. First, you access it via a wide, brand-new road with not a soul in sight. Just before the site, I came across a grand welcome gate, very period-style, but it’s actually the inevitable toll booth.

Behind the gate, the road continues straight to the site, which you can see in the distance—at least 2 km away—the remains of the tower and wall. I had to leave my bike here. Fine. I went to the ticket counter and asked the price: 120 yuan! I couldn’t believe it—over 15 € for a simple mound of earth.

I showed my displeasure to the attendant, who couldn’t care less, and immediately turned back. 120 yuan—that’s the price for a new road, a fancy gate planted 2 km before the site just to force you to take a shuttle, and employees with nothing to do all day... Now I understand why I didn’t meet anyone!

Heritage China is a bit pricey Generally, sites are expensive for the country’s standard of living, but travelers are supposed to have money, so why hold back? I even gave up on the Forbidden City—reservations required days in advance (or on the black market at an impossible price). I prefer to keep the memory of my first visit, when entry must’ve cost a few dozen cents, and there were only a handful of visitors.

This morning, I took a taxi to see remarkable tombs of common people from the 3rd to 6th centuries. They’re small vaulted caves made of painted bricks, depicting scenes of daily life. Very pretty and moving. But even here, though the price was more reasonable, I was left wanting—only one of the 16 tombs is open to visitors, and it’s apparently not the most beautiful.

The authentic China—at least what’s left of it... Wandering the impersonal avenues of the city, you stumble upon a market. There, you still find traditional China—small shops with questionable hygiene, Go players, musicians, and even a dental prosthetist. The last refuge for those untouched by modernity. More photos...

6- DUNHUANG Abundance in the middle of the desert Wednesday, August 29 Well, I thought the landscape would be less bleak as I headed west. Nope. The only distraction in this expanse of dark, clayey sand is the forests of pylons and wind turbines, plus wild camels racing each other.

However, Dunhuang, the gateway to the Taklamakan, is by far the most pleasant Chinese city I know. There’s a real city center you can explore on foot. It’s hot but not unbearable, with a light, dry breeze. Much nicer than Beijing. The Han Chinese are still the majority, but the Muslim Uyghurs are more numerous, and the muezzin’s call to prayer echoes around the mosque.

The most surprising thing is the abundance and diversity of fruits and vegetables. You wonder how it all grows here. Well-irrigated, the desert sands are very fertile. Here, raisins have subtle, mysterious flavors, and the lamb really tastes like lamb.

Today, I visited the must-see Mingshashan, a dune complex next to which Pila is a molehill. The Basque Country, but covered in sand... More photos...

7- TURPAN The Uyghurs under heavy surveillance Friday, August 31 Surveillance cameras everywhere in the city, armed police stationed at intersections, in front of public buildings, at the entrance and inside tourist sites, police stations on every corner, patrols on foot or by car, khaki uniforms even for middle schoolers... here, the Han Chinese are in the minority, and you can feel it. Turpan feels like a city under siege.



To enter the youth hostel where I stayed, there’s even a security gate, and the receptionist (a Han, like everyone in tourism) wears a bulletproof vest! Reassuring. Still, you don’t feel particularly threatened here, especially as a European. The troublemakers are the Chinese, not the Uyghurs. Generally, China is a very safe country for visitors.

Smile, you’re on camera! I was biking on an avenue when the car in front of me got flashed for driving slowly. I quickly understood why when I got flashed too.

Here, the official time is Beijing time, but it gets dark two hours later. It’ll be even worse in Kashgar. Trickier to manage: everything is displayed in Chinese and Arabic. Nothing in English. Choosing a menu is a shot in the dark. Apart from a few young Chinese, no one here speaks English, and my Chinese doesn’t seem very understandable...

Mogao, the end of the road for the Han Yesterday, near Dunhuang, I went to Mogao, a complex of decorated caves with Buddha sculptures and paintings. Stunning, but so crowded! Luckily, here in Turpan, Chinese tourists barely venture out. So I visited a Silk Road ghost town with only a handful of other visitors and under a howling wind.

The modern Chinese city is swallowing up the old Uyghur neighborhoods—only a museum-like district remains in the center, and pockets of resistance on the outskirts are doomed to disappear soon. More photos...

8- KASHGAR A (relative) love at first sight for the old city Sunday, September 2 After three overnight trains, here I am in the far west of China, nearly 4,000 km from the capital. Despite the omnipresent police and an old city preserved UNESCO-style, Kashgar is my Chinese love at first sight.



Finally, Chinese... well, sort of, because we’re in Uyghur territory here—a Turkic people with nothing culturally in common with the Han, the eastern Chinese. It started badly yesterday at Turfan station, where after three security gate passes, at least five passport checks, and a bag search, three adorable policewomen confiscated my antibacterial lotion because it had a flammable logo...

Then came the welcoming committee of armed cops at Kashgar station. Once all that was over, they left me alone—except you still have to go through security checks like everyone else to enter the old city, the bazaar, the livestock market... The further west you go, the more the siege mentality is evident. Luckily, the border isn’t far...

Despite the inevitable destruction-reconstruction, the city center has been well preserved. Thankfully, because it’s a very original style, a mix of local and colonial. I love it, even if it’s a bit too artificial, sanitized, and watered-down, and rather empty of residents. On the Silk Road, the city was famous for its great food. And it still is—rarely have I seen such richness and abundance of food! And not just scorpions or snakes. More photos...

9- KASHGAR China’s recipe for controlling the populace Saturday, September 1 Xinjiang, along with Tibet, is a "sensitive" area of rebellion in the eyes of Chinese authorities. As a result, the state has these regions and their populations under total control. Tourists also feel the consequences, even if they’re not at risk of re-education camps.

- Putting barbed wire and anti-ramming barriers around sensitive sites (schools, big hotels, government buildings...) - Installing traffic surveillance gates with cameras and photo flashes (for all vehicles passing, including bikes) throughout the city and even in the countryside - Posting uniformed guards with tasers, batons, or huge baseball bats every 100 meters - Training the Han population (ethnic Chinese) in self-defense with sticks, preferably in the morning on the street. Men and women of all ages - Starting school with the national anthem, doing military exercises, and receiving political indoctrination, all neatly lined up in the courtyard. (The dream school for any teacher) - Placing a snitch in uniform (a pseudo-guard) in public gathering places, like youth hostels. Mine spends the day loafing around the courtyard - Putting Chinese flags everywhere on the streets to remind everyone who’s in charge - Installing security gates at every entrance to areas frequented by tourists (thanks for that) but not just there - Never photographing cops, or else! I tried, but it’s not easy...

With all that, you can stroll around safely Not much crime! As for the amount the Chinese state spends to maintain such a system, it’s staggering! A third of the Han living in Xinjiang work in security. Today, I wandered freely around old Kashgar, which is quite large after all. More photos...

10- TASHKURGAN What on earth was I thinking going there! Wednesday, September 5 First, there’s the taxi—pretty crappy, with a driver who doesn’t speak a word of English and won’t stop smoking. Over six hours in that... shared with a completely out-of-it American.



Then there are all the checkpoints along the way. I won’t go on—you know the drill by now.

After that, there’s Tashkurgan—a town with nothing to see, nothing to do. Deserted as soon as night falls. There’s this huge youth hostel and a few lost Chinese tapping away on their smartphones, chain-smoking. This lost American-European crowd, swapping tips on how to enter Pakistan or Tajikistan.

Luckily, there’s the Chinese Pamir Highway, lined with peaks over 7,000m. There’s the feeling of no longer being in China, with a population whose features are Middle Eastern. And these Tajik women with their stunning hairstyles and vibrant costumes. There’s the fact of having reached the westernmost Chinese city, far from crowds and tourist sites. A sort of end of the world. More photos...

11- KYRGYZ BORDER A surreal epic Thursday, September 6 The road from Kashgar to the Kyrgyzstan border is a little over 200 km and passes through beautiful landscapes of colorful, desert-like mountains with acrobatic folds. That’s the bucolic part of the trip.

Yesterday, I managed to gather four people to rent a minibus to reach the border more easily: a Spaniard and an Argentine I’d already met in Turpan, and two New Zealanders who responded to the ad left at the hostel.

Absurdity and paranoia of Chinese authorities The highlight was crossing the town of Wuqia, 50 km past Kashgar. After tallying up with my fellow sufferers, we must’ve passed about ten checkpoints with: - Passport checks: 14 times, sometimes by two cops side by side - Bag checks: 4 times - Smartphone checks: 2 times, with deletion of "non-compliant" photos, and registration of your IMEI in the exit log!... Absurd and surreal at the same time, since my camera stayed in my bag, my apps are in French, and my photos have been online for ages...

With all that, we arrived just as the last checkpoint before the no man’s land marking the border between the two countries was on lunch break. And bam! Another 1.5-hour wait, alongside truckers who were much more used to this than we were.

What to think? The cops themselves aren’t fooled. They play the role they’re asked to, but sometimes you can coax a smile out of them—they realize how ridiculous the situation is.

What’s the point? That’s the big question my companions and I were tempted to answer with "to piss people off." To show you your place isn’t here, but with the other tourists, over there in the east, in Shanghai, Xi’an, or Guangzhou.

As for you, a traveler from a democratic country, you really experience this as aggression, humiliation, a violation of your private space. And yet, I’m respected, they speak to me properly. Today, I better understand what a Palestinian or a citizen of an occupied country might feel daily. A unique experience! Thanks, China.

And to top it off, the cherry on the cake! It’s still this glowing button you press to rate your passage after clearing the last obstacle before the exit stamp. I was so surprised it turned off before I could react. The Spaniard, with great humor and irony, had time to vote "excellent." In the end, he wasn’t wrong—you can hardly do better!

PS: I ditched my buddies at the border. They didn’t want to pay for a taxi to continue. So I took a direct taxi to Osh. The first 100 km are fabulous. I couldn’t take many photos, but I’ll be back on Monday to go to Tajikistan.

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The rest of the Silk Road, Part 2, in these travel journals: Kyrgyzstan, Tajikistan, Uzbekistan.
Circuit au Népal en avril pour 18 jours sur place sans trek English translation pending
by Jackfack · 2020-02-22 · 31 replies
Bonjour, je devais partir en Chine avec mon fils de 22 ans du 1er au 20 avril mais, évidemment, nous nous préparons à annuler (d'autant que c'était dans les régions juste au nord du Hubei). Du coup, nous cherchons à pivoter parce qu'on les attend depuis un moment ces vacances... Nous sommes bien tentés par le Népal. J'ai commencé à regarder les vols, ça semble jouable avec Air India à peu près sur les mêmes dates.

Un gros mois pour tout réorganiser, pas peur...

Sur les formalités, le routard signale qu'on peut télécharger un truc en ligne mais qu'il faut régler à l'arrivée en dollars, le MAE signale qu'on peut aussi passer au consulat. C'est pas très clair de comprendre quelle est la solution la plus facile... Votre avis ?

Concernant le contenu, on est plutôt tournés ambiance, culture, etc. On était au Yunnan l'an dernier et les hautes terres autour de Shangri-Là nous ont bien plût. Nous allons au Sichuan cet été (si...) et nous allons aller aussi sur les contreforts de l'Himalaya. On a fait des marches (20 km) à 3.000m et c'était agréable mais on ne se sent pas à faire une marche de plusieurs jours.

Sur le circuit, si on suppose qu'on arrive le 2 et qu'on repart le 19, ça doit pouvoir faire deux sous-circuits : Un circuit Katmandou-Bandipur Pokhara - Lumbini - Chitwan un circuit dans la vallée de Katmandou (qui semble déjà très riche)

Et, visiblement, coup de bol, on aura l'occasion de vivre le nouvel an ?

Qu'en pensez-vous ?
Voyage du West Bengal à Varanasi en passant par Bodhgaya English translation pending
by Zebulonne · 2020-02-15 · 102 replies
Atteints par le virus "Inde" depuis notre premier voyage en 2013 , (seulement😮 ! ), nous y revoilà pour un 8° séjour ( du 14 au 28 janvier 2020). Cette fois-ci notre périple nous amènera de Calcutta à Varanasi en passant par des petits villages du Westbengal et par Bodhgaya.. Nous prendrons ensuite notre vol de retour de Delhi à Nice .

Je me lance enfin pour rédiger mon premier cahier de voyage en remerciant aux passage tous ceux et celles qui ont alimenté ce forum en postant carnets, photos et commentaires, fort utiles à la préparation d'un voyage. Je demande d'avance un peu d'indulgence concernant ce récit, où quelques fautes vont peut-être s'immiscer par ci par là car, même si je vis en France depuis longtemps, ma langue maternelle reste l'allemand. Vous voilà prévenus 🙂!

Notre séjour débute à Kolkata ou nous resterons 2 jours entiers. Nous logeons dans un petit hôtel de College street . Le personnel est très sympathique et très serviable, notre chambre très propre, que demander de plus? Certes , c'est bruyant côté rue mais l'avantage d'un petit balcon nous permet d'observer tout le trafic d'en bas. Celui -ci ne s'arrête guère même pendant la nuit...Ceci dit, nous dormons très bien, le voyage a été long !





Vue du balcon de l'hôtel

Compte rendu croisière aux Antilles sur Costa Favolosa janvier 2020 English translation pending
by Rcoucou · 2020-02-11 · 44 replies
bonjour

Notre Itinéraire 25 janv départ de Pointe à Pitre 26 janv en mer 27 janv la Romana 28 janv Catalina (ile face à la Romana) 29 janv Tortola 30 janv St Martin 31 janv Martinique Fort de France 1 fev Pointe à pitre

Nous avions réservé début 2019 cette croisière pour deux personnes et nous avions comme à l’habitude acheté nos vols A/R séparément au départ de Roissy avec la compagnie Xl airways.🤪

Malheureusement la compagnie ayant fait faillite en novembre nous avons dû remplacer nos transferts vers la Guadeloupe avec la compagnie Corsair avec un départ de Orly.

Un inconvénient supplémentaire pour nous qui demeurons près de Lille, car nous avons un accès direct à l’aéroport Charles de gaule via le TGV. Étant donné l’horaire de départ de notre vol à Orly nous avons donc réservé une chambre à Ibis cœur de Paris.

Finalement nous sommes partis avec un couple d’amis ayant l’opportunité d’avoir une cabine sur le même bateau à un bon prix.😎

Nos transferts : Nous sommes partis donc le 21 janv en TGV de Lille vers Paris Charles de Gaulle et pensions prendre le RER B et l’Orlyval pour rejoindre Orly.

Mais en cette période de grève nous avons finalement opté pour le Bus Direct assurant la liaison CDG ligne 3 vers Orly, ce que nous n’avons pas regretté, car pas de bousculade et les valises posées une fois pour toutes dans le coffre du bus. 22€ l’aller mais 19€ si vous êtes 4 en payant au chauffeur.

Arrivé à Orly T4 , nous avons pris l’ascenseur de la passerelle qui nous conduisait directement vers l’ibis cœur de Paris.

Aucun problème d’enregistrement à notre arrivée pour nous, mais pour mes amis, la réceptionniste ne trouvant pas leur réservation sur internet, une erreur sur la date (21/2 au lieu de 21/1) les taxa de 50% du prix de la chambre. Pas très commercial comme accueil surtout qu’il restait bien des chambres de libres.🤪

Nous passerons l’après-midi dans cet hôtel, et prendrons l’apéro au bar en attendant le dîner de 19H. La chambre bien insonorisée malgré la proximité de l’aéroport est confortable, la literie aussi. Le choix des repas est assez limité, c’est un hôtel de transit, les plats sont corrects le service à table efficace si vous ne prenez pas les formules buffets, malgré tout il y a pas mal de monde et trouver une place pour 4 c’est laborieux.





Une bonne nuit et nous prendrons notre petit-déjeuner vers 7H compris dans notre réservation , que nos amis devront eux repayer, leur réservation ayant été annulée.🤪

Nous reprendrons la grande passerelle couverte vers le terminal 4 juste en face pour déposer nos bagages pour le vol Corsair.

Notre enregistrement ayant déjà été fait la veille sur internet, il nous manquait seulement les porte étiquettes pour les valises, afin de glisser dedans nos feuilles comportant le code-barres relatif à notre vol vers Pointe à pitre. Une hôtesse Corsair devant les caisses d’enregistrement automatique nous donna les porte étiquettes plastifiés afin de déposer les valises sur le tapis d’enregistrement vite fait bien fait.

Notre vol a eu quand même une petite heure de retard au décollage mais nous étions déjà assis dans l’avion et pouvions profiter des écrans et films vidéo (j’ai donc prévenu notre taxi Ruddy à Pointe à pitre de notre probable retard).

Retard final de 15mn à l’atterrissage avec un vol très correct, nous étions assis derrière l’espace central où sont distribuées les boissons. J’en profitais pour demander s’il était possible d’avoir le seul « kit apéro payant » avant le repas que nous avons eu tout loisir de déguster.😉

Le plateau est correct, poulet ou poisson, servit avec du vin ou de la bière ou des sodas et de l’eau. Les boissons au repas sont incluses dans le prix du billet, un plus par rapport à XLairways où tout était payant sauf l’eau.

à suivre
Voyage au Caire - Janvier 2020 English translation pending
by Gaetan02 · 2020-02-10 · 10 replies
Bonjour à tous.

Voilà un « petit » carnet de voyage (mon premier sur le forum) de mon voyage au Caire. Si jamais ça peut aider certains a organiser leur séjour là bas.

Pour les infos générales, j'ai voyage du 26/01 au 06/02 2020 J'ai logé les dix jours et dix nuits sur place dans un airbnb dans le quartier d'Héliopolis. Il a fait beau tout le séjour, pas une goutte d'eau, et des températures en journée allant de 18 à 22 degrés. J'ai voyagé seul.

Jour 1

Départ vers 14h de l'Aisne (en voiture) pour un départ en avion prévu à 18h10. L'avion part à l'heure et le vol ce passe sans problèmes. Arrivé au Caire à 23h30 heure locale, pas mal de monde au passage de la frontière, je suis sorti de l'aéroport à 1h, j'ai retiré de l'argent sur un ATM et pris un taxi pour mon airbnb. Arrivé à ma chambre à 2h.

Info : Visa pris sur place pour 25USD. Le taxi m'a coûté 200egp (je sais c'est un peu cher, mais j'ai eu ma flegme de négocier vu l'heure).

Jour 2

Après avoir fait la grasse mat', j'ai pris le métro (ligne 1) jusqu'à la station Al-Shohadaa et de la j'ai marché jusqu'à la place Tahrir. Pour ce qui est de marcher au Caire, contrairement à ce que j'ai pu lire, ça reste possible tant qu'il n'y a pas de gros axes routiers a traverser, ce qui était le cas ici.

Ensuite visite à pied de l’île de Gezira qui ce trouve juste à coté, ensuite je suis rentré par le métro (ligne 2 puis 3) de la station Opéra (Gezira).



Info : Le métro coûte entre 3 et 7 egp selon la distance, pour le ticket il suffit d'aller au guichet et de demander un ticket pour la station on l'on souhaite se rendre, attention toutefois à la prononciation des stations !!

Jour 3

Aujourd'hui je visite le musée Égyptien, pas beaucoup de file d'attente, je rentre assez rapidement. Le musée est vraiment incroyable, j'y passe environ 4h. On regrettera quand même un manque d'éclairages et surtout de cartels avec des informations sur les objets présentés, et de bancs aussi ! Malgré tout la visite est agréable.



Info : L'entrée m'a coûté 200egp, attention il faut payer 50egp de plus pour utiliser son appareil photo. Pour y aller en métro descendre à Sadat et sortir par la sortie rue El Tahrir qui vous conduit en face du musée et vous évite de traverser la route !

Jour 4

En recherchant un endroit où faire de la randonné j'ai trouvé ce lieu sur Instagram, à 20km du centre du Caire seulement. Il s'agit d'un endroit assez désertique, un peu montagneux (un wadi quoi ...) , le paysage est magnifique, c'est très bien balisé, passage de la police de temps à autre, et les personnes à l'accueil parle bien anglais. J'ai fait une très belle rando !

Pour m'y rendre, j'ai pris le métro (ligne 1) jusqu'à la station Tora El-Balad et ensuite j'ai pris un taxi jusqu'à l'entrée du site, et au retour un taxi jusqu'à mon logement. Par contre j'ai du marcher un peu (environ 1km) pour retrouver un taxi pour le retour.



Info : L'entrée du site coûte 10 egp (oui seulement!), le taxi m'a coûté en tout 200egp (sachant que le trajet retour était long, en temps et en distance).

Jour 5

Aujourd'hui je faire un tour dans le vieux Caire, j'ai pris le métro jusqu'à la station Bab El Shaariya (ligne 3), puis à pied jusqu'à Khan el Khalili en passant pas la Bab al-Futuh, quartier très sympa, pas mal de touriste, beaucoup de belles boutiques. J'ai rien acheté mais j'y repasserais plus tard pendant mon séjour. Après avoir fait des tours et des détours, m'être perdu aussi, je prends un taxi pour place Tahrir, et ensuite je repars sur l’île de Gezira pour manger un morceau avant de retourner en soirée à mon logement.



Info : Le taxi de Khan el Khalili à Tahrir m'a coûté 90egp (avec un pourboire). En ce qui concerne les vendeurs du souk, j'ai eu aucun soucis (contrairement à ce que j'ai pu lire parfois), un non merci (en arabe c'est mieux) suffit pour qu'ils vous laisse tranquille.

Jour 6

Pour cette journée j'ai eu envie de découvrir la ville d'Helwan à une trentaine de km au sud du Caire, Relié par le métro (ligne 1) j'y suis en 1h de temps depuis Héliopolis. Je visite le centre ville et le jardin Japonais, qui a probablement était très joli, mais qui aujourd'hui ne l'ai plus du tout (déchets, statues brisées, mal entretenu en général et plus d'eau dans les bassins), dommage. En dehors de ça la ville est plaisante je trouve. J'y reste tout l’après midi. Retour en soirée à Héliopolis pour manger et retourner au logement.



Info : Le métro est un peu long pour y aller mais passé la station Opéra le métro se vide beaucoup ce qui permet de passer la plus longue partie du trajet assis. Le jardin Japonais m'a coûté 10egp pour rentrer.

Jour 7

Après 5 jours sur place, je me décide enfin a aller voir les pyramides, les fameuses ! Pour cela j'ai pris le métro (oui j'adore les déplacements en métro) jusqu’à la station Giza et de la j'ai pris un taxi jusqu'au pyramides. Enfin pas vraiment jusqu'au pyramides, arrivé à 2km de l'entrée des mecs qui essaye de me vendre des tours en dromadaires arrête le taxi pour dire que c'est pas possible que je dois continuer en dromadaires etc, je dis non, le taxi me dépose un peu plus loin car d'autres vendeurs refuse de laisser passer le taxi plus loin, je fais le reste du chemin à pied jusqu'à l'entrée du site. Pas de longue file d'attente coté « foreigner » je rentre rapidement sur le site. Beaucoup de vendeurs et de monde à l'entrée du site, mais dès que l'on s'éloigne un peu on peut enfin admirer les pyramides tranquillement et sans personnes au alentours. Magnifique. Après y avoir passer quelques heures je reprends le taxi pour la station Giza (plus dur de négocier un tarif correcte dans ce sens là) et ensuite je pars faire un tour dans le centre avant de rentrer le soir.



Info : L'entrée pour le plateau m'a coûté 200egp, et le taxi aller-retour 130egp.

Jour 8

Ce jour ci je décide de retourner au souk pour y faire quelques achats, notamment une très jolie chevalière en argent, pour le reste j'en ai déjà parlé plus haut alors je vais pas m'éterniser sur cette journée !

Jour 9

Et c'est reparti pour voir des pyramides !! Cette fois ci à Saqqarah, à 30-35 km du Caire. Pour y aller j'essaye de trouver un taxi pour plusieurs heures (qui m'y conduise, m'attende sur le site et me reconduise « chez moi ») pas facile beaucoup ne veulent pas, je fini par en trouver un après en avoir arrêté une dizaine. Le chauffeur est super sympa, je visite le site avec lui car avec le billet d'entrée j'ai eu (sans payer en plus) un ticket pour le chauffeur. Moment très sympa, le chauffeur semble découvrir le site en même temps que moi (il ne parle pas anglais mais on communique comme on peut avec mes micro connaissances de la langue arabe). Le site est bien plus agréable que Gizeh je trouve, moins de sollicitations, moins de monde, et le paysage autours est beaucoup plus impressionnant. Au retour le taxi passe par la Citadelle et la cité des morts, il ralenti et m’ouvre la vitre pour que je puisse prendre des photos, cool !



Info : Le taxi m'a coûté 600egp pour environ 5h de temps et 70/80 km (pourboires compris) et l'entrée pour le site et le musée 180egp.

Jour 10

De nouveau des pyramides, à une dizaine de km au sud de Saqqarah, j'ai pas pu y aller la journée d'avant car le temps de trouver un taxi, et les bouchons sur la route m’ont fait arriver assez tard à Saqqarah et j'aurais pas eu le temps de visiter Dahchour, donc j'y vais aujourd'hui. Cette fois ci je prends le métro jusqu'à El Mounib pour sortir plus facilement de la ville en taxi. Je trouve plus facilement un taxi, qui comme la journée d'avant me dépose, m'attend, et me redépose à El Mounib. Le site est magnifique, le paysage superbe, et de plus il n'y presque personnes sur le site, passé une demi heure sur place je fini même par me retrouver tout seul, je me sens comme un explorateur découvrant les pyramides dans le désert, c'est génial. Après avoir fait le tour du site et pris pas mal de photos je retourne en taxi puis en métro à mon logement.



Info : Le taxi m'a coûté 500egp (pourboire compris) et l'entrée du site 60egp.

Jour 11

Dernier jour sur place, je pars en métro jusqu'à la station Mar Girgis (ligne 1) qui me dépose pile poil en face du vieux Caire et de ses églises. Je suis arrivé assez tard alors je ne pourrais faire que la visite des églises et du petit bazar un peu plus loin.

En toute fin d'après midi je prends la direction de l’île de Gezira ou je mange une dernière fois en ville, sur les bords du Nil. Je profite une dernière fois de la nuit au Caire avant de repartir à mon logement pour récupérer ma valise et prendre un taxi pour l'aéroport où j'arrive à 21h30 pour un départ à 1h50 du matin. (j'ai prévu un peu trop large au final).



Info : Le taxi pour l’aéroport me coûte 150egp.

Jour 12

Arrivé à Paris CDG à 5h30 du matin après un vol mouvementé. Le passage de la PAF est assez long, beaucoup de monde et surtout la moitié des PARAFE sont hors service. Après avoir récupéré mon bagage et passé la douane, direction la gare RER (facile a trouver) pour partir gare du Nord pour ensuite prendre un TER pour rentrer chez moi.

Info : Le ticket RER coûte 10,30€ (deux fois plus cher qu'un RER A pour 5 zones …).

Résumé :

Je crois que la première chose que je souhaite dire c'est que j'ai adoré mon séjour au Caire. Les gens sont d'une gentillesse incroyable, et la ville (bien qu'assez chaotique) est très enthousiasmante.

Pour ce qui concerne la sécurité (sujet sensible pour cette destination) je me suis jamais senti en insécurité, le métro est sous bonne garde, de même que les hauts lieux touristiques, et même dans les quartiers non touristiques je me suis jamais senti en insécurité.

Je voudrais faire le points également sur les taxis et les vendeurs, j'en ai lu beaucoup de mal, et franchement je comprends pas du tout pourquoi (en dehors de ce sur le site de Gizeh qui effectivement sont très agaçant), j'ai jamais eu de problèmes, et les taxis on tous étaient très gentil.

Bonne journée à tous. Gaëtan.
Conseils pratiques suite à un séjour en Iran English translation pending
by Zob · 2020-02-03 · 3 replies
Bonjour,

Nous revenons d'un séjour de 17 jours en Iran, voyage père/fils, et n'ayant pas trouvé toutes les informations pratiques dont nous aurions pu avoir besoin sur les forums, je vais essayer de les lister ici:

1) Préparation/visa: Nous avions consulté différents forums pour comprendre qu'il était nécessaire de faire une demande de pré visa avant son séjour, de manière à ne pas passer trop de temps dans les bureaux à notre arrivée a l'aéroport. Vous trouverez le fichier à remplir
https://evisatraveller.mfa.ir/en/request/applyrequest/. Quelques subtilités quant aux fichiers qu'ils demandent de joindre (copie du passeport et photo d'identité): ceux-ci ne doivent pas dépasser un certain volume (500kB) et une certaine taille. Il vous faudra sûrement les modifier/redimensionner... Vous recevrez alors un document PDF qu'il est préférable d'imprimer pour avoir une version papier à l'aéroport;. En parallèle, il faut demander à votre assurance de voyage, souvent associée à votre carte de crédit (et donc à Visa pour notre part), une attestation d'assurance internationale, en anglais, précisant que vous êtes couverts sur place. Si vous ne l'avez pas, vous devrez en prendre une a l'aéroport pour 14€ il me semble. Enfin, mais je ne suis pas sûr de sa nécessité, nous avons fourni un justificatif de l'hôtel dans lequel nous avons réservé pour notre arrivée a Téhéran.

2) Formalités douanières à l'aéroport : Ne pas se rendre directement aux guichets des douaniers (où tous les iraniens, et donc 95% des passagers de votre vol se rendent), mais suivre les panneaux 'Visa' pour obtenir votre visa avec les documents pré cités. Vous devrez payer 75€ (+3€ de frais de dossier?!?!) par personne à un guichet et vous rendre au guichet en face pour obtenir votre visa. Vous pourrez ensuite passer la douane. Ne pas vous inquiéter s'ils ne vous tamponnent pas votre passeport, il semblerait que le visa soit désormais électronique afin de ne laisser aucune trace de votre passage en Iran et ainsi vous éviter des déconvenues lors de passages de douanes avec d'autres pays 'ennemis'. Pour info, j'avais un visa d'Arabie Saoudite (pour y avoir fait un bref passage de 2 mois pour y travailler) et je n'ai eu aucun problème. Peut être ne l'on t'ils pas vu, mais il semblerait qu'ils soient bcp plus tolérants que bcp d'autres pays (Israël, Arabie...) quant à vos visas sur votre passeport.

3) a l'aéroport: Nous avons changé l'équivalent de 100€ dans un bureau de change de l'aéroport. Les taux de change semblent être les mêmes qu'en ville. Je ne vais pas vous donner de taux de change dans la mesure où il semble qu'il y ait une inflation importante (se méfier des prix indiqués dans les guides qui ont pu évoluer depuis la date de parution du guide, en l'occurrence la monnaie avait dévaluée de 4 fois en 2 ans à notre passage). Un élément trompeur: les prix sont affichés en rials (1€=120 000 rials quand nous y étions) mais les Iraniens parlent en 'tomans', avec une décimale de moins (1€=12 000 tomans). Nous avons acheté une carte Sim iranienne à l'aéroport. Cela vous permettra d'avoir une connexion internet, un numéro pour contacter des hôtels, guides... Nous avons payé 800 000 rials, soit équivalent de 7€, pour 8Gb, valables 1 mois. Ensuite nous avons pris un taxi pour 1 000 000 de rials, soit moins de 10€, pour nous rendre au centre ville de Téhéran. Mais il y a aussi un métro qui relie l'aéroport au centre ville.

4) Informations pratique Iran : Conséquences du blocus occidental, certaines applications ne fonctionnent pas (Facebook, Messenger, Uber... Peut être est une chance? ;) ). Par contre les Iraniens utilisent bcp Instagram et WhatsApp pour communiquer et WhatsApp est presque indispensable en tant que touriste (bien que l'on peut toujours se débrouiller sans, on vivait très bien avant cette invention). Possibilité de télécharger l'appli 'Snapp', l'équivalent de 'Uber', pour trouver un moyen de transport moins cher. Nous donnions tjs le double en liquide au chauffeur par rapport à ce que l'appli 'Snapp' nous annonçait, les prix pratiqués étant 4 fois inférieurs a ceux annoncés par les taxis. L'uberisation étant un autre sujet, mais nous pensons que ces applis tirent vraiment les prix vers le bas. Comme vous le savez peut être, il est impossible de retirer de l'argent en Iran. Le seul moyen est de prendre du liquide et le convertir sur place. Les euros sont acceptés partout (plus de touristes européens et même français qu'américains...)

5) Logements: Nous sommes passés par Hostelworld pour réserver certains hôtels, mais il faut faire attention aux prix annoncés (en rials), il semblerait qu'il y ait un pb de conversion et les prix réels étaient 2,5 fois supérieurs à ceux annoncés par l'appli. Nous nous sommes logés en moyenne pour 15€ (avec petit dej) pour des chambres double avec salle de bain à l'extérieur de la chambre et un confort raisonnable. Sauf a Téhéran où les prix semblent être quasi le double. Possibilité de logement chez l'habitant via le site 'homestay'. Il paraît que le 'couchsurfing' fonctionne très bien en Iran, les Iraniens étant ravis de vous accueillir pour échanger avec des étrangers, mais je n'ai pas trop voulu tenter avec mon 'vieux' père et le peu de fois où nous avons essayé (à Yazd et Téhéran), cela n'a pas été concluant!.

6) Tourisme Il existe bcp d'infos sur les forums et les guides papier (privilégier le Lonely Planet, qui existe en français, au petit futé ou alors Bradt s'il existe pour ce pays), quant aux sites touristiques à voir sur place. Je ne vais rentrer dans la liste de tout ce que nous avons visité, avec moults détails, surtout que nous avons suivi le circuit 'classique'. Si vous souhaitez qu'un guide iranien vous organise votre séjour depuis la France, vous pouvez contacter ces différents guides via WhatsApp, auxquels nous avons eu affaire et qui seront à même d'organiser un séjour bien mené et seront de bons conseils: -Safoora: +989212437089. Guide francophone, avec qui nous avons échangé mais n'avons pu voyager avec elle dans la mesure où elle avait déjà un groupe et qui semblait très pro, agréable et parlant très bien français. -Youssef: +98 930 840 3335, basé a Kashan mais qui organise des voyages dans tout le pays, anglophone, qui nous a organisé la visite dans le désert du Maranjab et qui nous a aidé dans l'organisation de notre périple. Jeune vraiment sympa, pro et agréable. -Alireza: +98 936 602 3910 basé à Kashan mais qui organise des voyages dans tout le pays, anglophone et très agréable lui aussi. -Vahid, parlant parfaitement le français, croisé a Shiraz, qui doit sûrement être un bon guide, mais plus froid et peut-être 'trop' pro: +98 938 020 9568

Je vais simplement lister les 2-3 sites et astuces que nous pourrions conseiller et ce que nous déconseillons : 6-1) Téhéran : ville très animée, intéressante comme premiers contacts mais ne pas prévoir plus d'une journée à moins d'y avoir quelque chose à faire ou des choses à voir (il y a des chances que vous soyez invités par des voyageurs croisés pendant votre périple, il vaut mieux garder vos cartouches avant de prendre l'avion). Choses à voir: -bazar, -palais Golestan (bien que l'architecture soit récente et que ça soit très brillant), -quartier nord (arrêt métro Tajrish) avec: *Darband (monter en taxi collectif au pied du télésiège, l'emprunter et redescendre à pied au milieu des restos, c'est très populaire et intéressant. Par contre nous y avons mal mangé), *Bazar autour de Tajrish *Mosquée Imam Zadeh Saleh *Palais du Niavaran (taxi depuis Tajrish) pour avoir une idée du luxe dans lequel vivait le Shah.

6-2) Shiraz : 2 jours A voir: -masjed (mosquée) Nasir Al-Molk superbe et a voir si possible le matin tôt pour le soleil filtrant à travers les vitraux de la salle de prière. -mosquée du régent (masdjed-E Vakil) : superbe, -madraseh (Médersa) E Kahn : superbe et peu fréquentée, -bazar du Vakil: plus chouette que celui de Téhéran à nos yeux. - Aramgah (mausolée) d'Hafez (si possible au coucher du soleil, l'appel a la prière y est magnifique), - Khan-e (maison) Zinat ol Molk (nous avons bcp aimé parce que nous étions tous seuls alors que sa voisine 'maison Qavam' était pleine de bus de touristes) -Aramgah (mausolée) de Shah Cheragh pour ce haut lieu du chiisme et voir comment les Iraniens pratiquent leur religion.

Moyennement emballés : -jardin d'Eram (Bagh-e Eram) que nous avons trouvé sans grand intérêt, mais il doit en avoir puisqu'il est classé a l'Unesco. -porte du Coran, moderne et sans grand intérêt a nos yeux. -maison Qavam et Naranjestan (parce que nous l'avons visité avec pas mal de groupe de touristes alors qu'il n'y avait personne sur d'autres sites) Restaurant: Petit resto à côté de la mosquée Nasir Al-Molk où nous avons très bien mangé, simple, local et très bon marché : https://goo.gl/maps/eMH2a7Ne5M9Z5TbC7 Kate Mas: resto touristique mais moins que ceux de la place Vakil : https://goo.gl/maps/yfgZQUeJSrwEb9SG7 Guide: nous avons fait le tour des sites avec un guide sympa, Ahmed (+98 936 464 8111) parlant français (niveau moyen, mais ça faisait bien l'affaire), 35 ans, avec qui nous avons pu avoir des conversations intéressantes et dont la visite de Persepolis nous a plu, ni trop longue, ni trop courte. Une autre guide francophone avec qui nous avons eu contact mais qui n'était pas dispo au moment où nous étions sur place et qui semble très bien, Safoora: +989212437089 Nous avons aussi croisé Vahid, parlant parfaitement le français, qui doit sûrement être un bon guide, mais plus froid et peut-être 'trop' pro: +98 938 020 9568

6-3) Necropolis/Persepolis/Pasargad:1 journée Hamed (+98 936 464 8111) nous a offert l'opportunité de visiter le site de Necropolis seuls puisque nous avons commencé par ce site avant Persepolis (départ à 7h30 de Shiraz). Avoir eu la chance d'être seuls sur ce site est une expérience grandiose, surtout quand vous voyez le monde qu'il peut y avoir à Persepolis! S'il pouvait en être de même pour Persepolis, mais j'ai peur que le site soit bondé dès l'ouverture jusqu'au soir, mais peut être d'autres personnes infirmeront mes propos. Nous y avons passé 2h sur place avec notre guide Ahmed, qui nous a fait une visite qui nous convenait bien. Possibilité d'y passer des journées entières tellement le site est riche, mais 2h nous a semblé idéal dans la mesure où ça peut devenir lassant

6-4) Yazd A voir: nous avons eu du mal à nous mettre dans le bain à Yazd, ayant été tellement emballés par Shiraz. La vieille ville en terre est très belle et s'y perdre à la tombée de la nuit est une chouette expérience! -Tours du silence zoroastrien. Un peu à l'écart de la ville, mais le site est grandiose! Guides: Nous avons fait la boucle Kharanaq, Chak-Chak, Neybot avec Amir, très pro, parlant français: +98 912 036 9981 Hôtel: nous avons mangé dans un très chouette endroit et découvert un magnifique hôtel pratiquant des prix plus que raisonnable, le Shahdad Inn: https://goo.gl/maps/kqD3xstiGyHaLZXn9

6-5) Virée Kharanaq, Chak-Chak, Neybot - 1 journée Pour nous, seul le village de Kharanaq valait le détour, mais il y a possibilité de visiter ces 3 sites sur la route de Isfahan.

6-6) Isfahan: 2-3 jours Considérée comme la plus belle ville d'Iran, il est vrai que le nombre de monuments, la place Naqsh-e Jahan font d'elle une ville hallucinante A voir: -La place Naqsh-e Jahan, à toute heure du jour, de la nuit, au coucher de soleil. La 2ème plus grande place du monde est grandiose. Et l'activité qui y règne, les gens qui viennent vous parler sans arrière-pensée... Prévoir d'y passer plusieurs heures, d'y revenir.. Sur la place: la Mosquée du Chah, la Porte Qeysarié et le souk qui s'étend sur des km (attention, fermé le vendredi). Arriver jusqu'à la Grande mosquée du vendredi ( Jameh) pour la visiter. A proximité: les palais Chehel Sotoun, Hacht Behecht, l'école coranique Chahar Bagh Pont Khaju, à voir le matin, pour les poètes déclamant des poésies en chantant, sous les arches, mais aussi au coucher du soleil quand le pont est envahi de monde, de même pour les ponts Chubi (boire un café dans le petit bistrot au milieu) et Si O Se Pol Cathédrale arménienne de Vank mais surtout l'Église de Bethléem, bcp moins touristique et tout aussi belle! Un chouette resto dans le coin, où nous avons très bien mangé (aubergines): https://goo.gl/maps/PGPmQwswLxe2uBmy5

6-5) Kashan: A voir: -Le Hammam d'Amir Ahmad, construction géniale! Un drôle d'endroit que nous avons bcp aimé: https://goo.gl/maps/spDwy8snTELxMmYu5 -La mosquée Agha Bozorg. Peut-être aurez-vous l’occasion de rencontrer l'autorité religieuse de cette mosquée, un jeune d'une quarantaine d'année avec lequel nous avons eu des discussions très intéressantes. -Le bazar -Les maisons traditionnelles: Boroudjerdi, -Hotels: Green House Hostel. Auberge de jeunesse très sympa, le proprio est vraiment chouette et attentionné. Peut-être aurez-vous la chance qu'il vous fasse un petit concert. Nous avons rencontré un guide très chouette, ne parlant qu'anglais par contre, Youssef: +98 930 840 3335, qui nous a organisé la visite dans le désert de sel et qui nous a aidé dans l'organisation de notre périple. Alireza, croisé au caravansérail du désert de sel semblait lui aussi très pro: +98 936 602 3910

6-6) désert Nous souhaitions aller nous paumer dans le désert, sans trop avoir anticipé. Après avoir écumé les forums, nous avons opté pour le Maranjab à proximité de Kashan. Nous souhaitions partir plusieurs jours en marchant, mais n'avons pas eu l'opportunité. Nous nous sommes contentés de 24h, avec un beau coucher de soleil et marché dans le désert de sable, une nuit au caravanserail (a faire absolument, magnifique!), et une balade sur le désert de sel. Youssef, suscité, a organisé le périple, mais soustraité la partie désert à Ali (parlant un anglais approximatif mais suffisant, qui a été au top, nous a organisé un bbq, très attentif) qui possède un 4*4, est très agréable et connait le désert comme sa poche: +98 913 551 8578. Alireza, suscité lui aussi, organise ce genre d'expérience puisque nous l'avons croisé au caravansérail.

6-7) Quom: Nous nous sommes arrêtés dans cette ville religieuse sur notre route entre Kashan et Téhéran. Belle ferveur religieuse, mais étant régulièrement confrontés à ceci dans d'autres endroits du pays, ça ne vaut pas forcément la visite.

Astuces: -attention le vendredi est le jour chômé, pays islamique oblige. Tout est fermé, il faut donc anticiper vos visites en fonction. -transports : nous avions prévu de prendre des bus mais nous sommes trouvés en plein mois du pèlerinage chiite de Kerbala, et tous les bus étaient mobilisés. Nous avons donc géré nos trajets au jour le jour, en demandant aux hôtels où nous dormions, à des chauffeurs dans la rue ou des guides quand nous voulions visiter des choses sur la route et c'est très simple et très peu cher, même a 2. Ca permet bcp de liberté, mais vous coupe de certaines interactions avec les locaux, a vous de choisir... -bcp d'infos touristiques sur le site voyage forum et d'autres infos pratiques sur cette discussion : https://voyageforum.com/discussion/retour-voyage-en-iran-en-ete-2019-d9781464/

Éclatez vous en Iran, c'est un de nos plus beaux souvenirs de voyage, de par l'authenticité de ses habitants, leur sens de l'accueil, les paysages, la nourriture... Tout y est top!
Kirghizistan juillet 2019 English translation pending
by Grisemote · 2020-01-26 · 29 replies


C'est à mon tour, enfin, mais il n'est jamais trop tard, de vous narrer notre voyage au Kirghizstan, à l'été 2019. Trois semaines à deux, en autonomie. Le texte n'est à l'origine pas fait pour lire seul, mais pour étoffer les photos. Vous trouverez la version originale ici:
https://sites.google.com/site/kirghizstan2019/



Préambule par Gilles “Le kirzistan vous connaissez ? » ai-je demandé à mes compagnons de plongée lors d’un W.E ensoleillé de septembre suite au coup de fil de Grisemote. «J’ai l’impression que ce sera ma future destination de vacances dont je ne connais même pas le nom ni où ça se trouve ». « Le Kurdistan ? Ce doit être près de la Turquie ». Une petite visite de Maps m’en apprend plus, à commencer par son orthographe alambiquée. Coincé entre la Chine, le Tadjikistan et le Kazakhstan, c’est la destination idéale pour être loin de tout, en pleine montagne, à des hauteurs impressionnantes … Mes craintes se sont révélées exactes dès le lendemain, sur un autre appel téléphonique codé « Les billets sont pris, je répète, les billets sont pris ». Au moins, comme cela, il n’y aura pas débat sur la destination. Mais que diable vais-je donc faire dans cette galère …? Qu'est-ce qui a bien pu nous donner l'envie? Et bien tout d'abord le carnet de voyage de Marie (mlefevre sur Voyage Forum) et ses superbes photos: https://sites.google.com/site/kirghistan201801/home puis aidée par les intervenants de Voyage Forum, je cite entre autre (mlefevre, Perju, Max68, laurence49b , Changgulu, Squeed38 ) merci à eux, le blog "voyager au Kirghizstan sur facebook, le superbe livre de Cécile et Laurent, véritable bible du Off Road, une carte, indispensable pour la préparation des étapes

et puis après avoir téléchargé multiples applications diverses et variées, nous avons utilisé Off Line Maps + qui nous a permis de télécharger les cartes au préalable et de pouvoir les utiliser sans connexion. Nous avions aussi les cartes vendues par Cécile et Laurent, très pratique et tout prémâché. Maps-me pour les stations services, banques etc.... Mais pas toujours à jour et "ioverlander" pour d'éventuels points de bivouac. Bref, une sacré préparation quand même. Comme toujours, pour que ça se passe au mieux sur place, le travail en amont est colossal. Nous partons à l'aventure certes, mais l'aventure ça se prépare!!!!

Le Kirghizstan est donc un pays d'Asie Centrale, qui faisait partie autrefois de l'URSS, et qui en garde quelques attaches, et dont la religion majoritaire est l'Islam, mais souple et entachée de chamanisme, chez les nomades et dans les villages de campagne. Pas de voile pour les femmes, et la vodka est la boisson dominante dans les supermarchés. On y parle russe (et vraiment peu ou pas anglais). Les Kirghizes sont un peuple nomade qui transportent leur campement, les yourtes, pendant les mois d'été, de juin à août, car ensuite les routes sont impraticables, et le climat extrêmement froid. Les nomades sont particulièrement accueillants. Il n'est pas rare, voire très fréquent, qu'ils établissent leur campement à plus de 3000 mètres.

Au Kirghizstan, il y a tellement, mais tellement de fleurs , que j'ai choisi de commencer chaque chapitre par une présentation florale.

Début juillet, c’est le départ. Nous partons de la capitale des Gaules, Lyon et son terminal d’aéroport flambant neuf, en plein rodage (un espace gigantesque et un goulet d’étranglement incompréhensible au niveau de la douane qui bloque tous les passagers au pied d’un ascenseur – le bordel quoi !). Vu le poids des bagages avec la tente et de quoi s’habiller chaud et froid, nous avons à nouveau opté pour Turkish airlines et ses 30 kgs par passager. L’avion à Lyon a pris du retard au décollage, du coup, c’est au pas de course que nous traversons de part en part le tout nouvel aéroport de Istanbul.

Encore un peu plus de cinq heures de vol et nous atterrissons à Bishkek, capitale du Kirghizstan. Avant de rejoindre notre loueur de voiture, nous récupérons nos bagages, et là surprise, un de nos sacs a disparu, remplacé par un autre qui lui ressemble fort, mais qui n’est pas le nôtre. Inédit comme contrariété ! C’est le sac avec notre tente et nous avons prévu de bivouaquer la presque totalité du voyage. Nous cherchons désespérément celui qui a subtilisé notre sac par erreur, mais rien n’y fait! Gilles part faire une déclaration de perte, pendant que l’employé de la location de voiture patiente avec les bagages et que je vais au comptoir de Megacom, nous acheter deux cartes SIM, téléphone et accès internet pour 2,50€ par semaine. Inutile de s’en priver, et très utile pour google maps (quand il y a du service, car la majeure partie des lieux où nous avons évolué sont en pleine nature, et sans réseau). Alors que je patiente au comptoir, je vois un papa et ses trois enfants avec un sac qui ressemble beaucoup au nôtre. Après vérification, c’est bien lui, et l’homme ne s’était pas rendu compte de sa méprise. Quelle chance de retrouver notre bagage, c’est inespéré ! Il faut ensuite monter au second annuler la déclaration, et récupérer enfin la voiture. Beaucoup de temps perdu! Notre loueur c’est TRAVELAND, trouvé sur internet avec des voitures qui semblent tenir la route, pour un prix dans la norme de ce que l’on peut trouver. Nous lui avons loué aussi table, chaises et réchaud. La fatigue, peut-être un excès de confiance, nous notons quelques points, et ne prenons pas de photos du véhicule. Grosse erreur ! Presque un mois après notre retour, nous recevons une facture de toutes les rayures ou craquelures ou je ne sais quoi qui nous sont imputées, et seront prélevées sur la caution laissée. Autant dire qu’ils vont refaire la carrosserie à nos frais et sans possibilité de recours. TRAVELAND SURTOUT PAS, à éviter absolument! Bref, nous ne savons pas encore que ce sont des voleurs, mais j’avais quelques méfiances quand même, dues au fait que Marie Lefèvre était passée par eux également, et sans avoir autant d’ennuis , ils n’avaient pas été très fair play. Nous avions réservé un NISSAN Patrol, et c’est en fait un MITSUBISHI Pajero. Les pneus, comme pour Marie, sont des pneus de SUV et non de 4X4. Ils feront l’affaire ainsi que la voiture maniable et suffisamment puissante à la fois car nous n’avons pas rencontré de terrain mou ou boueux. Par contre, pas très grande, nous devons replier les sièges arrières pour y caser la table pliante de grande taille, ainsi que notre malle que nous emportons dans tous nos voyages en camping, pratique mais encombrante. Nous rejoignons l’Aurum hotel où j’ai réservé la nuit de l’arrivée et celle du départ. Rien d'extraordinaire, mais a fait le job. Organisation du coffre, courses, repos et nous voilà partis pour une petite visite dans le centre ville. Pas trop de charme, architecture type années soviétiques, pas de temps à perdre dans l’esthétisme y compris pour les statues, comme nous le verrons maintes fois au cours du voyage.

Petit tour au bazar de Osh qui est gigantesque. Nous sommes d'ailleurs pris dans des embouteillages inextricables. Petite mise en bouche de conduite pour Gilles!

Nous dînons dans un restaurant pour l’équivalent de 7 euros à deux, et dodo.

Nous devons rejoindre aujourd'hui Kochkor où nous avons réservé deux jours de randonnée à cheval, pour monter au lac de Kol Ukok, par l’intermédiaire de JAILOO TOURISM. C’est un gros challenge, Gilles ne connait pas trop le cheval, quant à moi, je ne suis pas remontée depuis ma jeunesse, mais c’est un rêve. Alors, quoi de mieux qu’au Kirghizstan, pays du cheval par excellence, pour le réaliser.

Nous nous arrêtons à la Tour Burana, vestiges d'un minaret du 9ème siècle. L'environnement est beau, sous un ciel plombé, nous prenons nos premiers clichés avec délectation.

A côté de la tour, nous déambulons dans un champ de balbals, statues monolithiques de guerriers, datés semble-t-il, du 6ème au 10ème siècle. Ils ornaient les tombes des nomades turcs.

Nous reprenons donc la route pour atteindre Kochkor, but de la journée. L'arrivée sur le réservoir de Orto-Tokoy par une route qui le domine est sublime.

Kochkor est une petite ville assez sympathique au regard de celles, rares cela dit, que nous avons croisées. Nous arpentons notre premier cimetière niché au coeur des montagnes qui entourent la bourgade. Nous le trouvons plutôt attrayant, mais c'est notre premier jour, et nous découvrirons au fil du temps, l'importance des cimetières omniprésents, parfois presque des cités.

Par l’intermédiaire de Jailoo Tourism, nous passons la nuit dans une chambre «royale», dans la Guesthouse de Saïkal. Elle nous concocte un fort bon dîner et petit déjeuner . Nous goûtons nos premiers boortsoghs, des beignets que l’on nous offrira souvent lorsque nous serons reçus. Ce qui est amusant aussi, c’est le sucre candy qui est proposé sous forme de gros blocs, comme d’énormes minéraux de gypse ou de cristal de roche.

Nous partons dès le matin rejoindre nos chevaux, avec Kalys, notre guide anglophone pendant deux jours. Le reste du temps, il est étudiant en chirurgie dentaire à Bishkek. Nous avons prévu pour l’occasion des pantalons de cheval à prix modique, trouvés chez Décath, et des guêtres pour les mollets. Ça ne prend pas beaucoup de place dans les bagages et nous ne l’avons pas regretté. (ça soulage quand même pas les courbatures, faut pas rêver)! Les selles sont sommaires et mes rênes sont en sisal, mais le chemin est superbe. Pour conduire un cheval Kirghize il faut juste connaître les trois mots magiques : « tchou » (en avant), « drrrrrrr », (doucement) et « tak » (stop). Les chevaux sont quand même très à l’écoute et nous avons l’impression de conduire une Rolls Royce (même si le mien semble être un papy et me fait quand même mal au cœur). Nous nous arrêtons dans un premier jailoo pour déjeuner. (Les jailoos, ce sont les campements des nomades pendant l’été, qui installent leurs yourtes et leurs troupeaux dans les pâturages parfois même à 3000 mètres ou plus.) Une hôtesse nous attend et nous propose un repas très copieux. Toutes les tables des hôtes que nous avons rencontrés sont toujours garnies de gâteaux secs, bonbons, souvent de crème et de confiture. D’ailleurs dans les épiceries une partie très conséquente est dédiée à la vodka et à la bière, une autre ENORME aux gâteaux et aux bonbons, le reste étant de moindre importance semble-t-il. Nous goûtons, une boisson kirghize, sorte de bière au goût de levure et remplie de céréales fermentées. C’est très nourrissant et nous avons bien aimé, c’est le jarma. Nous reprenons nos montures pour rejoindre notre jailoo du soir au lac de Kol Ukok. Le temps se gâte, les Kways sont de sortie et les doigts commencent à être glacés. Le jailoo se trouve à 3100 mètres d’altitude. Toute la partie qui longe le lac est très abrupte, et le chemin étroit et caillouteux, il faut être vigilant pour essayer de guider son cheval au mieux. Le coin est superbe, mais le temps peu propice et nous sommes gelés. Un bon tchaï (thé) de notre hôtesse, dans la yourte « restauration » et une bonne dose d’arnica en ce qui me concerne et nous entamons une sieste car il fait très mauvais, et la rando équestre de la journée complète nous a quand même éprouvés. Ce sera notre première expérience sous la yourte (que nous partageons avec notre guide Kalys). Il y a des matelas chauds et moelleux et de grosses couvertures, mais malgré tout cela, j’ai du mal à me réchauffer tant j’ai eu froid. Notre hôtesse vient alimenter le poêle qui se trouve dans la yourte, et dont le tuyau traverse le haut pour évacuer la fumée dehors. Dans les alpages, pas de bois, on utilise donc le carburant que l’on trouve à profusion, la bouse de vache séchée. Au bout d’un certain temps, Gilles se lève pour alerter nos hôtes, de la fumée a envahi la yourte. C’est vrai que j’avais mal à la tête, mais n’y avait pas prêté attention. Le poêle est mal conçu. Kalys et moi rejoignons Gilles dehors, pendant qu’on répare la tuyauterie du foyer. Notre hôtesse s’excuse auprès de nous, nous avons quand même été à la limite de l’intoxication. Le temps est vraiment pourri, froid et dans un brouillard total nous rejoignons tous les membres du jailoo dans leurs imperméables qui s’amusent beaucoup à faire des photos avec nous. Repas du soir, poisson du lac pour Gilles qui a adoré et « plov » pour moi qui ne mange pas de poisson, espèce de riz (qui pourrait ressembler à des lentilles corail trop cuites), avec des morceaux de mouton. Ce n’est pas mon plat Kirghize préféré, un peu trop sec. Pain, crème, gâteaux, bonbons, thé à profusion. On se couche avec les poules même s’il n’y en a pas, mais après la chevauchée de la journée nous sombrons rapidement dans les bras de morphée. Kalys est très en retard au petit déjeuner. Il n’a pas attaché nos trois chevaux et ceux-ci ont ressenti un besoin de liberté, qui les a emmenés bien loin de nos yourtes. Et chouette, le soleil est là! Ce matin nous devons aller jusqu’à un lac plus haut (le lac Testor ) avant d’entamer le chemin du retour. Une fois nos montures récupérées, Kalys nous propose d’aller jusqu’au lac à pied si nous le voulons bien, car il a plu toute la nuit et le chemin est dangereux pour les chevaux, nous dit-il. Nous voilà donc partis. Kalys avait juste omis de nous dire que la balade était loin d’être de tout repos, et le lac pas tout près. Nous débutons à 3100 mètres, mais sommes beaucoup moins alertes que lui, enfant du pays qui sautille de rocher en rocher. Très rapidement, je suis « au bout de ma vie ». De surcroît, nous sommes partis sans eau, Kalys n’y ayant pas pensé, et on ne nous en a pas fourni. Suante, haletante, je progresse difficilement dans le terrain accidenté et Gilles est à peine plus à l’aise. Au bout d’une heure et demi peut-être de crapahutage pas aisé, notre cabri de Kalys, fait une chute dans les blocs de rochers et se tord de douleur. Nous craignons qu’il ne se soit cassé le bras. Nous le soignons avec notre trousse de secours, et lui mettons le bras en écharpe. Nous ne pouvons pas le laisser là, seul et souffrant visiblement le martyre, donc demi-tour, nous ne verrons pas le fameux lac malgré tous nos efforts pour y parvenir ! GRRRRRRR !!!!!! Je pense que Kalys, dans la jeunesse de l’âge (19 ans) a surestimé et le temps et la difficulté de la rando .

Nous sommes un peu inquiets tout de même car la route est longue pour retourner vers Kochkor, et nous ne voyons pas comment il va pouvoir repartir à cheval. (Parvenir jusque-là n’est possible qu’à pied ou à cheval). Mais arrivés près des yourtes, Kalys retire son bras en écharpe, par fierté, et nous rentrons donc, comme si de rien n’était ! La descente à cheval est plus fatigante que la montée, et nous sommes contents d’arriver enfin au bercail que nous regagnons du coup assez tard après toutes ces péripéties. Nous récupérons notre voiture laissée à la guesthouse, faisons le plein d’essence et les courses à Kochkor et nous avançons sur le chemin qui mène au lac Issyk Kul, vers le Fairytale canyon que nous devons aller voir le lendemain. Le coucher du soleil nous force à nous arrêter avant, et nous choisissons un point de bivouac sur le lac, repéré grâce à l’application « IOVERLANDER ». Nous campons tout près de l’eau, c’est notre première nuit sous les étoiles et le coin est calme et splendide. Seule une nuée de moustiques nous accompagne, gâchant le plaisir des lieux. Beaucoup d’aventures à la clé, pour ce trip à cheval, mais qu’est-ce que c’était bien!!!!!!

C’est près du lac Issyk-Kul, d'un bleu profond et entouré de hauts sommets de part et d’autre, que avons posé notre premier campement. Il est gigantesque et sa profondeur est de 280 mètres! C’est le lac alpin (1600 mètres d’altitude) le plus grand au monde après Titicaca. Il a la particularité d’être salé, et de ne jamais geler malgré les températures extrêmes en hiver. Sur l'autre rive, à l'opposé, après une bande de Kirghizstan, nous pouvons apercevoir le Kazakhstan.

Nous mettons un peu de temps à décoller pour nous organiser, et nous n’arrivons au canyon de Skazka (appelé aussi fairytale canyon) que vers midi. Il est tout près de la route, et nulle marche pour y accéder, donc très fréquenté (enfin, relativisons, comme cela peut l'être au Kirghizstan!). Cela étant dit, nous arrivons quand même à nous éloigner des quelques personnes présentes qui elles ne s’éloignent guère du chemin. C’est une palette de couleurs vraiment chouette.

Nous parcourons environ 80 kilomètres jusqu’à l’intersection de la route qui va nous mener à Jeti-Öguz (les sept taureaux), très populaire ici. Nous passons devant le lieu-dit « le cœur brisé ». La lumière est bien orientée, ce qui n’est pas le cas pour les splendides roches rouges. Nous repasserons aux sept taureaux le jour suivant puisque nous devons camper plus loin et que le chemin est un cul-de-sac.

Nous nous dirigeons vers le canyon en face des structures, les gorges du dragon. Elles sont aussi dans l’ombre. Nous nous enfonçons peu dans le goulet sans soleil et entamons la suite du périple jusqu’à la vallée des fleurs.

L’endroit est très fréquenté et de nombreux camps de yourtes jalonnent le chemin. Sûrement un haut lieu de villégiature pour les Kirghizes. Nous poussons jusqu’au bout du bout de la piste. Là, il n’y a plus personne hormis quelques yourtes et bien entendu des troupeaux, des chevaux. Il y a vingt kilomètres de piste, mais comme son nom l'indique, c'est de la piste, et le chemin est long.....Nous trouvons un très joli coin de bivouac, proche du torrent, un vrai petit jardin japonais. Oui, mais le soir tombe, nous sommes à 2200 mètres d'altitude, et le soleil est caché par les montagnes environnantes, ça caille sévère. Nous profitons du cours d’eau glaciale pour nous mettre deux bières au frais. Doudoune, bonnet et vite dans le duvet 0° après le dîner. La nuit est claire, et le ciel constellé d'étoiles.

Nous profitons de l’endroit sous le soleil. C’est très beau, et de nombreuses fleurs telles que nous aimerions en avoir dans notre jardin (lupins, pieds d’alouettes etc...) nous entourent. Nous avons d’abord la visite de chevaux curieux, puis plus tard d’un jeune garçon qui vient nous saluer (en russe naturellement). Peu de personnes parlent anglais, y compris les jeunes. Par contre, à chaque bivouac nous aurons des visites qu’elles soient de natures animales diverses, ou humaines. Il se passe toujours quelque chose. Le garçon est sympathique et s’installe à côté de nous. Je lui offre alors un « truc pour faire des bulles » (pas très élégant, mais je ne sais pas comment le dire autrement...), que j’ai amené de France, et nous regardons les bulles s’élever dans le soleil avec des reflets iridescents. Il est super heureux et repart ravi avec son cheval. J’avais prévu d’en amener plusieurs pour les offrir aux enfants, mais j’ai eu peur que cela ne finisse en déchet dans la nature, du coup seuls deux exemplaires ont voyagé avec nous. Par contre, nous avons amené des gâteaux français de toutes sortes, et nous les avons offerts à droite à gauche, au fil des rencontres, et cela a toujours été très apprécié. Les Kirghizes sont gourmands…. Nous reprenons tranquillement la route de retour, sur les traces de la veille. On ne va pas se mentir, le jeu n’en valait pas la chandelle. Beaucoup de temps de route de piste, et la vallée même si elle est belle n’a rien de plus que tant d’autres parcourues, y compris les fleurs que nous trouvons à foison partout, partout. Par contre, très fortuitement nous tombons sur un groupe de personnes en costume. C’est une mise en scène de photographies pour un guide touristique. Nous passons un petit moment à profiter de l’aubaine, et retournons ensuite aux formations rocheuses de Jeti-Öguz . Nous grimpons sur les falaises qui leurs font face de l’autre côté de la route et entamons une rando en longeant les gorges du dragon, mais cette-fois-ci en les surplombant. Ça aurait été un superbe coin de bivouac. De nombreuses ruches jalonnent les bords des routes, nous achetons plusieurs pots de miel à une vendeuse. Miel qui fut très apprécié de nos enfants, connaisseurs en la matière. Nous avions ensuite décidé d’aller dans la vallée de Altyn Arashan, point de départ pour le trek « Alakul ». Pas de trek pour nous, cependant on disait la vallée très belle, mais difficilement accessible. En fait, le loueur nous interdit trois endroits: celui-ci, le lac Kel Suu après le jailoo où nous devons aller, et la vallée près de Enilchek où nous devions aller également avant un changement de programme.(mais aussi les passages de rivière, donc quand on fait de la piste, difficile de les éviter la plupart du temps). Comme dit précédemment, nous nous méfions du loueur (et pour cause), donc nous décidons d’abandonner cette vallée et de nous diriger pour vagabonder vers Karakol et sa région, puisque notre prochaine étape sera Jyrgalan, plus au nord. Nous faisons un nouveau plein d’essence et de victuailles à Karakol, ville plus attractive que celles traversées précédemment sans toutefois nous laisser un souvenir impérissable. En fait, il y a un effort de couleur sur les maisons. Nous visitons la mosquée chinoise, rigolote, mais en travaux et c’est vendredi, donc on ne peut pas visiter l’intérieur et l’église orthodoxe, dont tout le charme à mon sens est dans l’architecture extérieure, l’intérieur étant très bling bling (jugement personnel).

Puis nous décidons d’arpenter les pistes jusqu’à la vallée de Karkara, où nous devrons rebrousser chemin au check point, faute d’avoir un permis. La balade n’est pas désagréable et nous permet de croiser chevaux, vaches, moutons, en pleine liberté et assister à certains instants de vie que nous prenons plaisir à observer. Ici, il n'y a pas de touristes, et nous sommes vraiment en tête à tête avec la nature. C'est vendredi, et dans un des villages que nous traversons, ils pratiquent un des hobbys nationaux, des joutes équestres. Ce sont ces jeux là entre autre auxquels nous assisterons en fin de voyage, lors des jeux nationaux au lac Son Kul. Deux équipes se disputent une carcasse de chèvre et doivent aller la mettre dans le but adverse. Des ruches, partout des ruches, des fleurs, partout des fleurs...Très alpin, très champêtre, très cultivé, pas désagréable à arpenter. Le soleil baisse et nous devons trouver un coin de bivouac. Pas toujours facile. Celui-ci nous prend du temps, nous faisons gare aux moustiques potentiels et une fois tous les critères validés nous trouvons enfin, un endroit sous un arbre, assez loin de la route. Nous ne sommes pas à une altitude trop élevée, 2000 mètres et la chaleur est douce. Au matin, ce sont les vaches qui traversent notre campement, entre la table, la voiture et la tente, de multiples cornes et sabots passent tranquillement pour rejoindre leurs pâturages. Puis, peu de temps après un homme à moto (assez rare pour le souligner) vient nous saluer. Il nous fait comprendre qu’il possède tous les pâturages alentours y compris celui sur lequel nous campons, mais pas de souci. Puis ce sont les abeilles ! Pourtant pas de ruches dans les environs proches ! Nous avons craint les moustiques et bien ce sont les abeilles qui nous importunent jusqu’à nous faire fuir très rapidement à l’issue du petit déj pris sur le pouce. On colle tout dans la voiture vite fait bien fait, pour le restructurer ailleurs. Entre-temps nous avons aussi eu la visite de cette petite famille, à trois sur le cheval. La femme parle parfaitement anglais, et nous explique qu’ici c’est la maison des abeilles. C’était donc ça !!!!! Une restructuration plus tard, nous rejoignons Jyrgalan, où nous avons réservé notre deuxième trip à cheval. Journée tranquille dans la guesthouse Alakol, siège de « destination Jyrgalan » . C’est avec eux que nous avons réservé notre trek de deux jours à cheval avec nuit en yourte à Eki Chat. La description qu’ils en donnent sur leur site est fameuse, nuit sous la yourte avec accueil d’hôtes extrêmement sympathiques, Danik et Yryskul qui vont nous concocter un repas traditionnel digne de ce nom. C’est la première prestation que nous réservons, et l’offre est alléchante. Nous payons une somme considérable 300$ pour la totalité, pour deux, énorme pour ce pays, mais on se dit que le jeu en vaut la chandelle! La journée de détente à la guesthouse est très plaisante. Repos pour certain, crapahutage pour d'autre, notamment dans le cimetière tout blanc, qui de loin semble entouré de neige! Des marguerites, ce sont des marguerites.... Nous profitons de l’endroit pour faire une lessive et Gilles, pour une somme modique, décide de tester une prestation proposée : des massages . Le masseur ne parle que russe, mais grâce à leurs téléphones qui traduisent tout avec reconnaissance vocale, ils arrivent à échanger. C’est ainsi que Gilles apprend, que la spécialité de son masseur, pourtant très doué, ce ne sont pas les massages mais l’api thérapie. Happy thérapie ? comprend Gilles. Non, non, «api thérapie», je peux vous faire essayer… C'est ainsi, que Gilles se voit appliquer une abeille à l'aide d'une pince à épiler sur la peau, qui la malheureuse finira écrasée, mais aura le temps de se défendre dans un virulent coup de dard. C'est bon pour les articulations, lui dit-il! Mais comme nous devons faire beaucoup de route, il ne conseille pas d'utiliser tout l'essaim, ouf!!!! Bon, pour une prochaine "apithérapie", on se contentera d'utiliser les produits de la ruche, efficaces sans porter préjudice à quiconque. A mon tour, je teste les bienfaits des massages, mais uniquement avec les mains ! Si vous passez par là, à essayer, je les recommande.... Force est de constater, ça aura été la journée des abeilles! Le repas du soir à la guesthouse est très bien. L'ambiance y est familiale. Puis nous plongeons dans un sommeil réparateur, dans notre chambre sommaire mais confortable, dans l'attente de notre périple équestre.

Après un bon petit déjeuner à la guesthouse, nous rencontrons notre guide et son comparse qui lui, nous rejoindra plus tard pour apporter nos bagages directement aux alentours de la yourte où nous devons dormir le soir. Les selles sont confortables, les chevaux semblent être en bonne santé, mais celui de Gilles a quand même une vilaine blessure à la patte, et au fil de la rando, il traîne de plus en plus, et ne veut pas poser le sabot par terre. Notre guide, Ourmat, parle un peu anglais, légèrement, mais semble plus à l’écoute de son téléphone sur lequel il passe le plus clair de son temps. Heureusement, nous sommes deux et pouvons échanger ensemble. La rando nous mène à un petit lac, pas terrible, où nous pique-niquons, puis à Tulpar Tash, rocher célèbre du coin. La balade est belle, dans des alpages remplis de fleurs sauvages que les chevaux prennent plaisir à grignoter dès qu’ils en ont l’occasion.Le second guide nous rejoint à cet endroit, avec un cheval qui porte tous les sacs, et nous continuons notre chemin à quatre, jusqu’à Eki Chat, où nous devons rencontrer nos hôtes sous la yourte. J’avais préparé Gilles, cette rencontre devait être un des moments forts du voyage. Quelle ne fut pas notre surprise, ou plutôt notre désappointement : la yourte n’est pas habitée, c’est une tente fermée par un cadenas, et il se trouve que nos guides en ont oublié la clé ! Il faut donc retourner la chercher à Jyrgalan, et cela prendra deux heures et demi. Pendant ce temps, notre guide monte rapidement une petite tente d’appoint où nous nous réfugions illico, car il pleut à seaux. A trois là-dedans c’est vraiment pas confortable, et la discussion est plus que limitée.

La clé enfin arrivée avec mon cheval qui du coup le pauvre a fait trois fois le chemin, nous prenons nos quartiers. La yourte possède des matelas, mais pas de couvertures confortables, nous avons dû prendre nos duvets, et pas de poêle, donc pas de chauffage. Nous sommes encore à plus de 3000 mètres. Nous profitons d’une éclaircie pour nous promener dans le coin, peuplé de troupeaux. Nous assistons au retour des moutons, remise en place des vaches qui s’éloignent par les chiens de berger, véritables terreurs, la traite des vaches etc… Le soir, c’est intéressant d’assister à toute cette vie. Une yourte côtoie la nôtre, mais nous n’arrivons pas à lier connaissance avec les habitants qui répondent tout juste à notre bonjour. Dans ce coin, ils sont plus préoccupés par leurs troupeaux de moutons, très conséquents d’ailleurs, et n’ont pas de temps à perdre avec des touristes, c'est ce qui m'a été expliqué à Jyrgalan. Ourmat, peu loquace, nous a concocté un petit repas sur son réchaud, bien loin des plats traditionnels kirghizes, ça ne nous change pas du camping… Les deux guides se couchent avec les poules (même s’il n’y en a pas), et après le coucher du soleil, nous les rejoignons, car il n’y a pas grand-chose à faire d’autre. C’est alors, que nous croyant endormis certainement, ils se relèvent pour partir dans la yourte voisine, partager une soirée vodka très certainement. Sympa !!!! Vous l’aurez compris la déception est immense et la moutarde nous monte au nez petit à petit. D’autant plus que nous avons un point de comparaison avec notre précédente virée à cheval. Ce matin, ce sont les moutons qui traversent le camp, à grands coups de bêlements. Nuit correcte, petit dej succinct comme tout le reste, et nous reprenons nos montures pour monter plus haut dans la montagne. Ah oui, mais visiblement notre guide n’est pas au courant du programme prévu par Gulmira, responsable de la prestation, et compte nous redescendre directement à Jyrgalan. Ah non, nous avons une deuxième journée de cheval de prévue ! Alors, il fait un effort et on monte doucement. Au bout de vingt minutes il nous demande si cela suffit ! Et bien non ! Dix minutes plus tard, même question! Nous montons encore, et là heureusement, nous allons rencontrer l’événement qui va nous faire retrouver le sourire et sauver la prestation, bien que ce ne fut en rien prévu. Ourmat, soupirant visiblement intérieurement, continue à monter, la mort dans l’âme. Bien entendu, il n’avait pas prévu non plus le pique nique de midi, puisqu’il n’avait pas prévu de faire une seconde journée de cheval. Cela-dit, il nous conduit à un jailoo. Il se trouve que c’est sa famille qui y habite, à peut-être 3500 mètres. Et là, nous allons faire une des plus belles rencontres de notre voyage, non grâce à Ourmat que visiblement on fait suer, non grâce à Gulmira de «Destination Jyrgalan» qui ne sait pas gérer son personnel et tout cela pour une somme exorbitante, mais grâce à cette famille qui nous a accueillis les bras ouverts. Farida, la grand-mère nous offre des boortsoghs, ces fameux beignets cités précédemment, et notre premier koumis. C’est du lait de jument fermenté, donc un peu alcoolisé que les nomades kirghizes affectionnent. Très aigre et très riche en lactose il est peu supporté par nos estomacs. C’est un honneur que l’on nous fait, et nous y répondons en buvant tout le bol. Le lait est recueilli pendant la période d’été, saison des poulains et stocké dans une outre ou une baratte, il est battu au fil de la journée. Nazdanat, est une petite fille très conviviale, voire délurée. Elle s’empare du téléphone de Gilles et très à l’aise multiplie les selfies et portraits. C’est très amusant, et nous repartons donc avec une collection inestimable de souvenirs de la famille. La maman, qui est la tante de notre guide, nous conduit auprès des poulains, c’est l’heure de la traite des juments. Comme pour les veaux, il faut tenir le petit à côté de sa mère qui du coup se laisse faire. Le petit peut ensuite téter à son tour. S’ensuit une partie endiablée de foot transgénérationnelle. Nous sommes bien tristes de repartir pour regagner Jyrgalan. Nous n’aurons bien sûr pas fait le trajet prévu, mais cette rencontre nous a comblés, et nous revenons malgré tout assez fourbus. A l’arrivée, Ourmat, nous fournit un sac pique-nique. Nous ne sommes pas dupes, il est improvisé et ne contient même pas un sandwich, mais des barres chocolatées. Nous en parlons quand même à Gulmira, mais elle n’arrive pas à mesurer ce qui s’est réellement passé derrière son dos. Je lui enverrai de nouveau un mail à notre retour, trouvant la prestation très chère, et la publicité somme toute mensongère. A savoir qu’elle figure toujours sur leur site https://jyrgalan.com/where-to-stay/eki-chat-yurt-camp/ Mais bien entendu, aucun gain de cause, dommage ! Nous reprenons notre route pour rejoindre de nouveau le lac Issyk Kul, pour le bivouac du soir. Arrêt eau, essence et courses à Karakol, nous achetons un seau d'abricots aux petits vendeurs le long de la route, et nous trouvons encore un endroit sympathique pour dormir, bien qu’assez proche de la route.

Nous avons dormi tout près de l’embranchement qui mène aux chutes de Barksoon. La route qui nous attend va être longue, sans croiser de stations services, donc par sécurité nous refaisons le plein d’essence et d’eau à la ville de Barksoon. Nous devons rejoindre en deux jours les environs de Naryn. Plusieurs routes s’offrent à nous et notre choix s’est porté sur le col d’Arabel. Piste qui peut s’avérer difficile par temps de pluie, avec deux gués qui pourraient poser problème. Heureusement, le temps est sec, et nous constaterons qu’effectivement ça peut devenir impraticable quand c’est boueux. Il y a parfois des ornières énormes, une pente raide et peu d’espace sur certains tronçons. Bref, en ce qui nous concerne, ce n’est pas là que nous allons trouver le problème, mais nous découvrirons cela un peu plus tard..... Nous passons rapidement aux chutes, sans grand intérêt, mais qui sont accessibles rapidement de la route, alors pourquoi s’en priver. Par contre, c’est bête, mais nous sommes heureux de voir le buste de Youri Gagarine, héros de notre enfance. Pendant l’ère soviétique, les cosmonautes venaient souvent dans la région pour se détendre, notamment dans les bains chauds (dont nous n’avons pas profité), fierté Kirghize. Nous décidons, avant d’entamer le col d’Arabel, de faire le gros détour par la mine de Kumtor, car nous avons pris de la marge pour ces deux jours.C’est une mine d’or, dont l’accès est très bien entretenu pour faciliter le passage des camions. D’ailleurs, lorsque nous arrivons à l’entrée de la zone, un convoi, assez impressionnant est en train de gravir la montagne. Les camions sont obligés de faire des pauses régulières, par contre ils grimpent très vite, et lorsque nous faisons des photos, c’est au pas de course, car les doubler est quand même fastidieux. Nous passons notre premier col de la journée, Barksoon Ashuu à 3819 mètres! La région est un haut plateau désertique, à plus de 3000 mètres une fois de plus, et où à part les camions, nous sommes les seuls. Malgré tout, nous croisons là encore des troupeaux et leurs bergers, ainsi qu’un ou deux jailoos au milieu de rien. C’est ainsi qu’en passant devant une famille près d’une yourte, un homme s’est mis à courir derrière notre voiture, en nous faisant de grands signes. Nous stoppons, et il nous fait comprendre qu’il a besoin de médicaments pour les yeux. Ça m’embête d’ouvrir tout le coffre, là, au milieu de rien, mais je le fais quand même et lui dégote des doses de sérum physiologique. C’est peu, mais l’homme repart en courant et en criant vers sa famille, et visiblement tout particulièrement ses enfants. Ça fait de la peine, et je crains que nous n’ayons pas été fort utiles. Nous atteignons ensuite les abords de la mine (située à 4000 mètres), et bifurquons pour terminer la boucle avant de passer le col d’Arabel. La belle route goudronnée laisse place à la piste.Une erreur de suivi de traces GPS, et nous voilà au milieu d’un gué plus que conséquent, sur la rivière Taragay que nous longeons un bon moment. Nous devons du coup le traverser deux fois, pas fiers du tout, ni l’un, ni l’autre. Nous serons plus vigilants quant au GPS!

Nous atteignons notre deuxième col, Söök Ashuu, à 4025 mètres cette fois-ci! Ça caille, mais l'endroit est superbe.Et puis nous bifurquons tout de suite après vers le col d’Arabel, qui lui est à 3840 mètres!!!! On n’avait jamais franchi des hauteurs pareilles auparavant et voilà que nous passons trois cols fabuleux dans la même journée! Whaouh!!! D’ailleurs à ce propos, je me rends compte assez rapidement que quand je descends faire une photo, il faut que j’évite de le faire en courant.

Revenons à nos moutons, que nous croisons d’ailleurs. Nous sommes arrêtés sur un pont étroit par une voiture qui fait le plein d’eau potable. Ils sont trois et remplissent des citernes entières. Du coup ça prend un peu de temps. C’est alors qu’arrive un berger et son troupeau gigantesque, sur fond de montagnes somptueuses, c’est magnifique. Je lui offre quelques gâteaux, et il semble me demander un couteau. Je lui abandonne un petit opinel, qui j’espère lui sera utile. Quelques clichés et nous continuons notre piste, au milieu des nombreux lacs, spécialité du coin. Nous croiserons dans la journée une unique voiture, une sorte d’estafette, qui mettra beaucoup de temps à monter, mais tout comme la tortue, finira par nous doubler quand nous poserons notre tente. La piste est superbe, minérale, mais fastidieuse et cassante. Cela prend beaucoup de temps, nous avançons difficilement ( peut-être 10 kilomètres en 1 heure de temps) et nous savons que deux gués qui peuvent se révéler périlleux nous attendent, il faut absolument que nous les traversions avant la nuit. Lorsqu’enfin ils se présentent, notre inquiétude tombe, après une étude du terrain, la traversée ne s’avère pas si compliquée, ouf! Ici, vous allez avoir deux narrations, la mienne et celle de Gilles, vous allez découvrir pourquoi!

Version Gilles Après un repas bercé par le gazouillis proche du torrent et une petit vodka réparatrice histoire de réchauffer nos os en vrac suite à l’état de la piste, nous admirons le ciel étoilé qui peine à s’exprimer avec la lueur blanchâtre de la pleine lune. Du coup, nous distinguons les grandes lignes cassées des monts alentours. C’est beau, mais il caille sévèrement et ce dès que le soleil quitte l’horizon. Nous devons tangenter le 0 °C. Ici, difficile de discuter avec nos voisins de tente vu que nous sommes seuls au monde. Donc rapidement, nous filons dans nos duvets sans demander notre reste. Endormis profondément, nous sommes tirés de notre sommeil par des bruits de pas et des voix d’homme autour de la tente, qui nous appellent. Minuit ! Une coutume locale ? Vu qu’ils parlent russe, nous ne pipons pas un traitre mot de ce qui se passe. Bandits de grand chemin, locaux à la recherche de vodka, voyageurs ??? Ça tourne vite dans nos cerveaux encore embrumés. « Bon, je vais sortir, mais je vais peut-être me faire attaquer … » Gloups ! Au premier regard, ils n’ont pas l’air patibulaire, mais bien costauds quand même. Ils m’expliquent en russe qu’ils sont plantés dans la rivière au niveau du gué et que ce serait un geste apprécié de les aider à en sortir, avec notre 4X4. Je parle russe maintenant ? Certaines scènes ont été mimées avec réalisme, ça aide. Je démarre le 4x4 avec mes deux nouveaux potes kirghizes et j’essaie de rejoindre la piste, ce qui n’est pas si simple en terrain « miné ». Constat au torrent. Oui, ils sont bien plantés, avec une sorte de J9 . On sent ces gens bien préparés à cette piste. Bref, on sort la sangle du loueur et j’essaie de les tracter. Rien à faire. Après quatre ou cinq essais, ils coupent la sangle (bien joué !) et m’expliquent que ce serait vraiment sympa de les amener chez eux à dix km de là en aval. Le 4x4 de nuit, jamais fait encore mais ça se tente. Par contre, nous sommes super justes en essence. Dix kilomètres fois deux pour le retour sur piste, c’est risqué. Ils m’annoncent que ce n’est pas un problème, ils pourront me donner dix litres d’essence là-bas. Un petit détour pour prévenir Grisemote et me voilà parti sur une piste défoncée, à la lueur des phares avec mes deux acolytes. Cinq puis dix kilomètres et déjà plus d’une heure de route. « Alors, elle est où cette maison (en langage des signes) ? Tout droit, pas de problème ». Mouai, je commence à trouver ça louche, d’autant que je pressens qu’il n’y a quasiment aucune activité humaine ici, mais pas facile à jauger dans le noir. Quinze kilomètres. Je m’arrête. « M’enfin, elle est où cette maison » (le « m’enfin » est compliqué à mimer) ? Tout droit , pas de problème ». Gros dilemme. Le réservoir descend et je pense qu’ils me mènent en bateau. Il n’y a rien ici, je ne vais pas avoir l’essence qu’ils m’ont promis. Il devient impossible de continuer sans me mettre aussi en difficulté, ce que je parviens à leur faire comprendre. Ils me font un grand sourire, me remercient chaleureusement, me proposent de me payer la sangle et l’essence, un coup de pogne et les voilà partis en pleine nuit sur la piste à pied. Prochain croisement avec une autre piste trente à quarante kilomètres (ce qui nous prendra le lendemain une demi-journée bien tassée). Je me fiche d’avoir des billets à la place de l’essence, d’autant qu’ici ce n’est pas cher. Ils ont tout simplement profité de la situation ou au mieux on ne s’est pas bien compris mais … une heure et demi plus tard, j’arrive à nouveau à la tente après avoir galéré pour la retrouver hors-piste (et pourtant j’avais un point GPS). Il est 3h30 Grrrrr ! (petit regret quand même : à posteriori, je me suis dit que j’aurais dû essayer de les tracter avec mon 4x4 non pas pour les faire avancer, car ils étaient plantés, mais pour les faire reculer …) Version Sylvie Nous décidons de bivouaquer juste après, dans les hauteurs qui dominent la superbe rivière Burkhan que nous allons suivre pendant une bonne partie de notre chemin. Le coin est encore couvert de fleurs multicolores. La pleine lune nous accompagne pendant le repas du soir. Bonnet, doudoune etc... sont de sortie. J’ai attrapé une sorte de bronchite et à cette altitude, c’est beaucoup plus compliqué. Cette nuit, à plus de 3000 mètres, il fait vraiment très froid et pas question de sortir ne serait-ce que le bout du nez du duvet! Et pourtant...... Aux alentours de minuit deux voix d’hommes appellent de façon virulente, en russe bien sûr à côté de la tente. Nous sommes loin d’être rassurés, car seuls au monde, et on ne sait pas ce qu’ils veulent. Gilles doit s’habiller et sortir dans le froid de canard. Ils lui demandent de les accompagner, il ne les sent pas vindicatifs. Je reste seule, hyper anxieuse. Une heure après, ils sont de retour, et Gilles me rassure. Ce sont des Kirghizes, de la capitale peut-être, car si nous nous avons pris bien des précautions pour les gués, ce ne fut pas leur cas, et ces couillons là (oui, on peut le dire), ont planté, non pas leur 4X4, mais leur camionnette, dans le gué, et cela en pleine nuit. Comme hélas, c’est la pleine lune, c’est à notre tente, toute proche, et surtout la seule qu’ils sont venus demander de l’aide. Nous avons une sangle, mais elle a cassé, bref, Gilles débarque notre barda du véhicule, pour, à leur demande les emmener vers une habitation, à dix kilomètres selon leurs dires, où ils pourront trouver de l’aide. Il fait tellement froid, et il n’y a personne d’autre, on ne peut pas les laisser. Je me rendors rassurée. C’est alors que j’ouvre de nouveau l’oeil, et je m’aperçois qu’il est 3H 1/2 du matin et toujours pas de Gilles! Alors là, inquiétude maximum, que lui est-il arrivé, et puis je suis seule, sans véhicule et sans réseau. Vers quatre heures, j’apprends le fin mot de l’histoire. Gilles revient. En fait leur maison n’était pas à dix kilomètres, mais toujours un peu plus loin, toujours un peu plus loin. Piste de nuit en plus, et nous savions que nous serions juste en essence pour finir le trajet jusqu’à Naryn. Nous étions en train de nous mettre nous même dans une sale situation, et à force de s’inquiéter pour le carburant, Gilles, pour éviter le suraccident a décidé de les laisser quand même sur le bord de la route. La lune est pleine, et il y a une bonne lumière. La mort dans l’âme il a refait la piste en sens inverse. Il a certainement fait plus de trente kilomètres pour les emmener, et voilà comment il est désormais quatre heures du matin! On reprend le fil Nous décidons que le lendemain (ou plutôt tout à l'heure!), lorsque nous croiserons la bifurcation du col de Tosor que nous avions laissé de côté pour celui d’Arabel, et qui plus est, qui nous ramènerait du mauvais côté de la montagne, nous prendrons la décision, suivant la jauge de carburant, de continuer notre route comme nous l’avions prévu ou alors de shunter vers Tosor, route encore très difficile, mais plus courte, et qui permettrait de trouver de l’essence plus rapidement. Dodo sous la couette, un peu inquiets pour ce qui va suivre, mais paradoxalement rassurés.

Gilles essaye d’expliquer (pour rappel ils ne parlent que russe et nous pas!) qu’il a déposé les deux autres au plus loin possible, que nous devons poursuivre notre chemin et que nous avons un vrai souci d’essence. C’est déchirant et nous savons, comme eux, que vraiment peu de monde passe ici, mais on ne peut plus faire grand chose si ce n’est prévenir quelqu’un. Là où nous sommes, il n'y a ni village, ni poste à essence, ni quoique ce soit avant notre point final.De nuit, il ne s’était pas rendu compte que c’était une famille entière, et certains, dont des femmes, dorment comme ils peuvent couchés par terre. Les deux gars ne sont pas revenus. Ils nous donnent une compensation pour pouvoir garder la sangle du loueur qu’il faudra que nous retrouvions. Gilles essaye d’expliquer (pour rappel ils ne parlent que russe et nous pas!) qu’il a déposé les deux autres au plus loin possible et que nous devons poursuivre notre chemin, et que nous avons un souci d’essence. C’est déchirant, ils nous supplient, ils savent que vraiment peu de monde passe ici, mais là, on ne peut plus si ce n’est prévenir quelqu’un. Il faut savoir que là où nous sommes, il n'y ni village, ni poste à essence, ni quoique ce soit avant notre point final. Nous reprenons donc la piste, que Gilles emprunte lui pour la troisième fois, mais de jour, c’est différent. Nous suivons la rivière pendant une soixantaine de kilomètres. Elle est superbe. De multiples marmottes ont transformé la montagne en gruyère. Par contre, elles sont beaucoup plus farouches que celles de chez nous. Elles commencent à courir dès qu’elles nous voient à cent mètres, elles attendent courageuses au bord du trou, et plongent avant que nous puissions les apercevoir autrement qu’au téléobjectif. Bref, un exploit d’en prendre une correcte en photo. Par contre, c’est assez amusant de les voir courir de partout. Nous ne recroisons pas les deux gars, et personne d’autre d’ailleurs. Un orage se profile dans le rétroviseur. Il nous poursuit pendant un long moment, sans nous rattraper avant la bifurcation de Tosor. La décision collégiale est prise, il faut changer les plans initialement prévus, la jauge d'essence ne nous encourage pas à continuer, il faut prendre la route du col de Tosor. C'est ici, à l'embranchement, que nous croisons le plus de monde, cette route est nettement plus fréquentée que celle d'où nous venons (où les deux hommes sont-ils allés?) Petite «discussion» avec un berger très très amateur de sablés français, et son chien en apprentissage, et en route pour le col de Tosor. C’est noir derrière, sur les côtés, nous allons vers l’unique petit coin de ciel bleu. Au moins, c’est le côté positif de l’affaire Nous avons quitté la rivière Burkhan pour celle de Jiluu Suu, plutôt tumultueuse. Cette piste est très différente de celle du col d’Arabel, mais tout aussi compliquée, voire plus. Nous enchaînons les gués dont les ponts ont été détruits, et parfois nous devons franchir des marches de près d’un mètre. Notre arrivée tardive sur la piste ne joue pas en notre faveur. Au fil de la journée, les glaciers fondent, et le débit de l’eau, donc des gués augmente. Le mauvais temps a fini par nous rattraper, la température est descendue à 6°C, et la grêle s’annonce de la partie. C’est alors que nous nous retrouvons face à un gué «de la mort qui tue». Déjà, il faut être courageux pour descendre l’étudier ce gué, Gilles l’est, moi pas. J’ai juste les choquottes, mais au chaud. Ensuite malgré l’étude du terrain, c’est un torrent qu’il faut traverser, et bien que Gilles semble savoir où passer, se lancer est une autre paire de manches. C’est là, que la chance nous sourit. Deux 4X4 de tours operators se présentent sur l’autre rive. Les conducteurs descendent eux aussi. Discussion inter-rives entre les pilotes, et les gars du coin se lancent. Nous pouvons donc étudier le passage de manière plus efficace. On leur demande d’attendre notre tour pour partir, c’est ainsi que nous l’avons passé! Au fur et à mesure que nous continuons à monter vers le col de Tosor à 3893 mètres, le temps devient de plus en plus compliqué, tout comme la route et notre moral au vu de la jauge qui descend, qui descend. Gilles prend beaucoup de plaisir sur cette piste, moi beaucoup moins, car nous ne pouvons pas traîner. A ce propos, c’est en haut du col que l'indicateur de fuel s’allume. Ouf, nous n’avons plus qu’à descendre. Mais arriverons-nous à atteindre la station service? Tout en haut, les glaciers lèchent la route, mais la lumière descend à vive allure, et le froid est très présent. Si nous ne voulons pas finir de nuit, nous ne pouvons guère nous attarder. Du coup, on n’a pas trop le temps de profiter de cette route exceptionnelle. Les paysages sur l’autre versant sont superbes, bien que la lumière ne soit plus présente. Nous arrivons à atteindre Issyk-Kul et faire encore dix kilomètres pour atteindre la station (je ne vous raconte pas l'ambiance dans la voiture!). Nous avons fait grosso modo 180 kilomètres depuis le gué. Nous rejoignons Tosor pour la nuit, mais un vent terrible souffle et où que porte le regard, le ciel est terriblement noir. La journée nous a quand même bien fatigués, et le temps peu engageant nous oriente vers un camping de yourtes, Tonia yurt camp. Nous dormons confortablement pour l’équivalent de 20 euros avec petit déjeuner, peut-être un peu cher pour le pays, mais peu importe, on l’a bien mérité. Nous arrivons hélas trop tard pour le repas du soir, mais nous pouvons utiliser la salle de restauration pour notre repas. C’est là que nous rencontrons cette famille suisse de cinq personnes qui eux ont grimpé notre col, mais en vélo! Et bien chapeau la petite famille!!!!! En tous cas, c’était bien sympa ce petit camping coquet, je le recommande.

Du coup, nous devons rejoindre les environs de Naryn comme prévu, mais refranchir les montagnes, et pour cela, repasser par Kochkor, et son réservoir que nous avons déjà découvert à deux reprises. C’est une grosse route, sans beaucoup de charme mais un ciel plombé l’agrémente de façon superbe, et chose imprévue, nous prenons plaisir au trajet. Les événements précédents nous obligent à changer notre programme, et nous décidons d’emprunter le col de Ulan Ashuu pour rejoindre Baetov en passant par Uchkun. Imprévu, mais un vrai bonheur! La piste est correcte, mais n'avance pas plus que les autres pistes: ornières, dévers, mais ça n'est pas boueux heureusement. C’est magnifique, il nous manque malheureusement une demi-heure de plus pour profiter pleinement de la vue au sommet, car l'ombre progresse et la lumière n'est plus là! Il nous faut trouver un coin de bivouac, mais le col est encore a plus de 3000 mètres et on n'est pas très chauds, c'est le cas de le dire pour dormir à cette altitude, on aimerait bien prendre quelques degrés en descendant un poil. Nous trouvons notre bonheur quelques centaines de mètres plus bas, avec une très belle vue dont nous profiterons au réveil....

Nous profitons de l'endroit, et décidons de remonter un peu pour la vue que nous n'avons pas eue hier. Nous croisons sur le chemin notre petit gars de la veille, avec qui nous avions partagé quelques gâteaux, celui qui emmenait ses frères et soeurs faire de la luge. Il conduit des "yacks" au pâturage. Ce sont en fait des dzos qui sont un croisement entre le yack et la vache. Ils sont un peu loin, mais nous aurons l'occasion d'en rencontrer de plus près. Il nous reconnaît et nous fait signe de le suivre. Il descend de son cheval, et accompagné de son chien, nous conduit à un espèce de trou, de grotte, bien caché, que nous atteignons après une petite marche d'approche. Pas exceptionnel, mais alors quelle vue! Notre petit gars est très fier de nous montrer la cachette secrète. Il ne parle pas du tout, est-il muet???? Alors que nous rejoignons notre véhicule, lui, court après son cheval qu'il n'avait pas attaché, et celui-ci a pris la poudre d'escampette. Le pauvre a vraiment du mal à le récupérer, car l'animal n'a pas décidé de se faire attraper. Nous attendons pour ne pas le laisser dans l'embarras, mais il finit par avoir raison de la bête. En poursuivant notre chemin, nous passons près d'une yourte, et on nous interpelle. Nous sommes conviés à l'intérieur. Pourquoi pas! Nous sommes donc accueillis par cette famille qui pour l'été se retrouve à 3000 mètres, avec leurs chevaux. C'est une grande famille. Autour du grand-père et de la grand-mère, les enfants, petits-enfants tous réunis. Ceux qui nous ont invité parlent très bien anglais, et pour cause, elle est juriste, et lui avocat. Ils ont également leurs frères et soeurs et toute une ribambelle d'enfants. Nous sommes dans une yourte, qui ne reçoit pas de touristes, telle qu'ils peuvent l'habiter en famille. On nous offre tout d'abord le traditionnel koumis, le lait de jument fermenté, un gros bol chacun! Accompagné des boorsoghs (beignets) et pour finir, on nous apporte un sac de friandise énorme, pour emporter avec nous. C'est comme du chocolat nous dit-on! En fait, ce sont des kourous, des petits fromages fermentés, très durs. C'est une recette ancestrale du temps de la route de Chine, où il fallait pouvoir conserver les aliments longtemps. Les kirghizes en sont friands, et dans les lieux touristiques, on en voit vendus le long des routes par paquets entiers. Il y a une certaine acidité à ces fromages. En ce qui me concerne, j'aime bien avec une tomate, un ou deux par ci par là, c'est pas désagréable. Du coup, le sac nous a accompagné pendant tout le voyage. Quelle belle rencontre cette famille.... Nous leur offrons pour les remercier des biscuits de Reims, que les enfants n'ont pas mis longtemps à apprécier. Echange de nos adresses mail, et nous poursuivons notre route. La route est superbe où que l'on regarde. Nous croisons pas mal de tombeaux.

Et nous rejoignons la route principale qui va nous emmener vers Baetov. Nous cheminons au milieu des badlands.Une fois de plus, nous ne savons plus où donner de la tête. Nous grimpons vers le col de Börülü Ashuu, plus communément appelé dans le coin MELS Ashuu (c'est à dire col de "Marx - Engels - Lénine - Staline ). Alors là, c'est un feu d'artifice de paysages de toute beauté. Il est difficile de ne pas s'arrêter à chaque virage. Là encore, il y a des fleurs à foison. Nous croisons à maintes reprises une voiture, une lada, avec quatre occupants à bord. Ils n'ont pas la chance d'avoir un 4X4, et ça grimpe sec! Ils doivent rejoindre un jailoo juste après le col. Nous leur proposons de l'aide, mais ils ont adopté une technique bien propre à eux: ils montent et quand le voiture chauffe, on ouvre le capot, on la laisse reposer, de l'eau et en route pour deux virages plus loin où on recommence la même opération. D'ailleurs, c'est très kirghize, la voiture sur le bas-côté avec le capot ouvert! Entre la voiture qui refroidit, et nous qui prenons des photos à presque chaque virage, nous cheminons ensemble jusqu'au sommet....

Ils sont tellement contents de venir nous faire un coucou. Leur peau est brûlée par le soleil, nous sommes à plus de 3000 mètres, et la protection solaire n'a pas l'air une priorité, semble-t-il. Quelques gâteaux partagés nous ont valu un beau sourire. La descente sur l'autre versant du Börülü est tout aussi attrayante que la montée, bien que très différente. Nous atteignons la vallée de la Terek, et progressons d'un côté, puis de l'autre de la rivière. L'heure qui commence à être tardive donne une couleur mordorée à ce paysage bucolique. Ici, une unique mais énorme ferme, vaches et moutons en quantité. C'est d'ailleurs l'heure pour eux de rentrer. Nous avions dans l'idée d'aller crapahuter dans une petite gorge découverte par Marie. Mais ce n'est pas du tout la bonne lumière et elle est plus que sombre, nous n'en verrons que l'entrée. De toutes façons, il est temps de se mettre en quête d'un campement pour être en place avant la nuit. Nous faisons le plein d'eau à la source captée juste aux abords de la grotte et décidons, malgré le froid qui commence à tomber, d'établir notre bivouac dans les hauteurs. Nous craignons toujours un peu les moustiques en campant près de l'eau. Nous n'avons pas regretté notre choix, la vue est belle, et nous assistons à un spectacle de galopades de chevaux sauvages. Comme nous sommes encore à plus de 3000 mètres, il ne fait pas bien chaud. D'ailleurs, le temps est à l'orage, et pour cette nuit, nous allons en subir un sévère.

La tente est trempée ce matin, et nous prenons notre petit-déjeûner sur fond d'arc-en-ciel. Le séchage est malgré tout relativement rapide et nous pouvons donc prendre la route vers notre destination, les kulak teepees, pour y faire une rando. Hier, en fait, nous aurions du rejoindre Laurence49b et sa covoyageuse, Stéphanie. Et oui, cela fait un bon moment avec Laurence que nous nous connaissons virtuellement, par l'intermédiaire de VF, où nous avons fréquenté un peu les mêmes discussions. Et l'occasion faisant le larron, nous nous retrouvons sous les mêmes latitudes, et nous réussissons à nous goupiller trois jours en commun pour aller jusqu'au lac Kel Suu. Mais notre nuit très aventureuse du col d'Arabel, et l'obligation de changer notre itinéraire nous a fait perdre une journée, et nous avons donc été dans l'impossibilité de retrouver les filles. Nous avons toutes les coordonnées pour pouvoir se joindre, mais faute de réseau la majorité du temps, pas moyen de les prévenir. Nous espérons donc les retrouver à Tash Rabat, après la rando, d'où nous devions partir ensemble pour le lac. Nous approchons les teepees. Là encore, pour la rando, nous avons suivi les traces de Marie, trouvées sur Wikiloc. C'est amusant de voir les troupeaux de chevaux sauvages, en tous cas qui ne sont pas entravés, et qui se promènent, vadrouillent, parfois se baignent. Il y a toujours un chef, qui observe, en avant-coureur, et là, s'il estime que la tribu peut y aller, là et seulement là, le reste de la troupe ose avancer. C'est toujours le même rituel! Je ne vais pas accompagner Gilles jusqu'au bout, car mon ventre se tord dans tous les sens de façon douloureuse, et le coeur n'y est pas. Début de troubles qui s'annoncent. Je me pose un peu pour patienter, en regardant les fleurs, et là, oh joie, voilà que s'avance une de ces fameuses tribus évoquées juste avant, avec son chef. On doit se croiser, alors de multiples précautions sont prises des deux côtés. Eux aussi ont pour objectif de faire la même rando, le but étant peut-être différent. Est-ce que cela a un rapport avec le névé tout au bout, au fond du canyon? Ce sont-ils dit "Tiens si on allait se faire une petite glace aujourd'hui?" Beau moment pour moi en tous cas, qui les trouve si majestueux.

Encore un petit col, le Kulak Ashuu à 3390 mètres et nous rejoignons ensuite l'embranchement pour aller à Tash Rabat. C'est un caravansérail, c'est à dire une espèce d'hôtel, de lieu d'accueil pour les marchands, à l'époque de la route de la Soie. Très bien conservé, il est un des hauts lieux touristiques du Kirghizstan. Donc, il y a peut-être une vingtaine de personnes. Nous en faisons la visite, dedans, dessus, autour, tout en guettant deux voyageuses françaises. Echec, elles ne sont pas là. Nous décidons alors d'aller chercher de l'essence en direction de Naryn, donc de refaire la piste en sens inverse. Il doit y avoir une nouvelle station service à la frontière avec la Chine, mais si jamais elle était fermée, nous ne pourrions pas faire la route jusqu'à Kel Suu. Alors par mesure de précaution, nous faisons une presque cinquantaine de kilomètres dans le sens inverse de notre itinéraire, jusqu'à une station que j'avais rentrée sur Maps-Me. Hélas, trois fois hélas, elle est désaffectée. Nous interrogeons quelques habitants, mais si nous ne voulons pas faire cent kilomètres (aller), il va falloir s'adresser à un gars du crû et son essence avec moins d'octanes que celle que nous prenons habituellement. Un homme, plus que gentil, va jusqu'à prendre sa voiture pour nous guider chez quelqu'un qui va faire office de pompiste avec un bidon. Nous osons même lui demander où nous pouvons nous débarrasser de nos poubelles que nous trimbalons depuis trois jours et qui commencent vraiment à être un problème. Et oui, hormis dans les grandes villes, il n'y a rien pour les détritus, c'est quelque chose à prendre en compte, au même titre que refaire le plein, ou remplir les bidons d'eau! Notre gentil pompiste, va les prendre chez lui, décidément, ils sont bien sympathiques.

Nous reprenons la piste pour Tash Rabat, pour être vers 15 heures là-bas, heure prévue pour notre départ vers Kel Suu avec Laurence. J'espère qu'elles auront eu la même idée! C'est la troisième fois que nous reprenons cette piste! En chemin, ous croisons un haut lieu d'école de vol pour les vautours, que nous prenons plaisir à regarder prendre leurs ascendances. Les filles ne sont pas là! Nous montons un peu pour avoir une vue d'ensemble mais rien! On va prendre la route, car il est déjà tard et nous espérons pouvoir planter le bivouac juste avant un gué qui peut s'avérer périlleux, et qu'il vaut mieux franchir le matin, avant la fonte des glaces. Le but du jeu serait de dormir juste à côté pour l'attaquer au plus tôt le lendemain. Piste quatrième! Finalement nous n'avons pas regretté ce second pélerinage au caravansérail, beaucoup de kilomètres inutiles, certes, mais la rencontre avec les vautours et le retour sous un ciel plombé en valaient la chandelle. Nous rejoignons la route principale, que nous suivons plein sud. Elle est goudronnée et parfaitement entretenue, car elle mène au col de Torugart (3752 mètres) , passage frontière avec la Chine. Comme nous la longeons pour aller à Kel Suu, il faut demander un permis spécial à l'avance qui nous permettra de passer les checkpoints. Il y a quelques endroits au Kirghizistan qui nécessitent ce permis, pour la même raison. J'avais un peu poussé Laurence à suivre cette route à l'aller, pour ne pas faire la même route aller- retour pour le lac. Cet itinéraire longe la vallée de l'Ak Say, jusqu'à l'embranchement pour Kel Suu. Nous passons pas loin du lac Chatyr Kul, sans nous en approcher car c'est très marécageux, la route que nous devons parcourir est longue et il faut s'avancer au plus loin avant la nuit. Le passage du checkpoint est un peu tendu, ils épluchent tout, mais nous le franchissons sans heurts. Une file de camions gigantesque est à l'arrêt, certainement en lice pour franchir la frontière dès l'aube. La station service, clinquante, est bien opérationnelle et ravitaillée. Nous refaisons donc le plein, et c'est parti pour environ 60 kilomètres de piste jusqu'au gué. Nous suivons le no man's land qui longe la frontière chinoise. Pour être tout à fait honnête, si ce n'est le ciel d'orage superbe et les quelques miradors qui nous distraient, les kilomètres se suivent de manière ennuyeuse. C'est plat, c'est droit, et le paysage n'a rien d'exceptionnel. Nous n'atteindrons pas le gué avant la nuit. Il nous faut trouver un emplacement plat, non caillouteux, et ce n'est pas si simple. Ici ce sont les mottes d'herbe qui dominent. Nous finissons par trouver l'ENDROIT! Pas terrible, mais on désespérait de dormir sous la tente ce soir. D'ailleurs nous inaugurons le dîner sous l'avancée, car l'orage qui nous tombe dessus est sans pitié.

Il fait beau au réveil. Par contre on s'est sacrément caillés cette nuit, malgré nos duvets 0°C! La montée sur la petite colline voisine à notre bivouac nous offre une jolie vue sur la vallée. Nous n'étions pas très loin du gué. Pas de filles en vue, et le gué que Marie et Fred ont eu beaucoup de mal à franchir au mois de mai est quasi à sec! Il est vrai que les ramifications de l'Ak Say sont gigantesques. Il faut trouver le bon passage à chaque fois, et trouver ensuite la bonne sortie, car les rives ont une allure de falaises. Comme avons peu d'eau, ça ne sera pas difficile, mais effectivement avec de l'eau ça doit être une autre paire de manches.

Nous croisons un papa et son fils qui vont chercher de l'eau, mais il n'y a quand même pas beaucoup de jailoos dans ce coin là. La partie de la route après le gué est plus attractive, nous longeons toujours l'Ak Say, ça doit être très beau quand la rivière est tumultueuse. 80 kilomètres plus loin, nous trouvons la bifurcation pour Kel Suu. C'est verdoyant, et le paysage pour y parvenir très beau, mais le temps est gris et sous un ciel blanc, les couleurs ne sont pas au rendez-vous.

Nous arrivons au jailoo de Kel Suu. Nous cherchons à droite, à gauche, toujours pas de trace des filles. Et puis finalement c'est grand ici, avec plein de campements aménagés, moi qui pensait être au bout du monde dans un endroit confidentiel! Ça ne l'est visiblement pas tant que ça pour les tours operators. Il se met à pleuvoir des cordes. Nous pique niquons dans la voiture et faute de beau temps y faisons un petit somme. Une chienne adorable, que je surnommerai Fidèle, nous adopte et se couche près de notre roue. Un 4X4 s' avance sur la route pas loin. Il est midi, et il n'y a pas grand monde. Il y a deux filles dedans, et ce sont les bonnes! Ouhais!!!! Je monte dans le véhicule (Gilles roupille toujours) et nous échangeons avec bonheur le récit de nos aventures.

Quand le soleil daigne enfin pointer son nez, c'est magnifique! Alors Kel Suu, quel est ce joyau qui nous prend quasi 2 jours aller, idem pour le retour. Ce Kel Suu qui a généré tant de conversations sur certains posts de Voyage Forum? Tout d'abord, c'est un lac d'un exceptionnel bleu, cerné de montagnes, il a juste l'inconvénient de se vider d'un coup de manière impromptue, sans que l'on sache vraiment trop pourquoi! Alors imaginez, le trajet pour y accéder, le permis etc... et il se trouve que le lac s'est vidé avant notre venue, au mois de mai me semble-t-il, BINGO! Il n'y a plus qu'à croiser les doigts pour qu'il se remplisse entre temps, car il est un peu "magique", on ne sait jamais.... SUSPENSE! Autre chose, les débats sont vifs sur la façon d'y parvenir, depuis le jailoo où nous sommes actuellement, qui est à au moins 1H30 du lac proprement dit, à pied. Déjà, dans nos conditions imposées par le loueur de voiture, on n'a pas le droit d'aller au-delà du jailoo. Il y a une piste, mais alors plus que périlleuse. D'ailleurs ont y a vu un 4X4 de russes, embourbé dans un dévers monumental, en fin d'après-midi, et nous ne les avons revus que le lendemain matin! Et puis il y a ceux, tous les tours operators qui traversent direct, par l'herbe marécageuse. Si cela ne me semblait pas une hérésie, de faire une trace, force a été de constater que c'était l'horreur! Ils ne passent pas dans UNE trace, mais ils ont complètement ravagé l'écosystème de partout. VRAIMENT A NE PAS FAIRE, c'est un massacre. Nous avions l'idée de dormir au bord du lac car nous avions vu avec Laurence de très jolies photos. Mais la difficulté de transporter le matériel, fait qu'au final nous choisissons le bivouac aux alentours du jailoo.

Les filles finissent leur pique nique et nous entamons la rando, guidés par notre chienne d'adoption. Incroyable, quand elle n'allait pas chasser la marmotte (je crois qu'elle croit encore au Père Noël!), elle nous indiquait les passages quand nous ne savions pas lesquels choisir. Le début de la balade est très plaisant. Pendant que nous nous évertuons à passer plusieurs gués, les nuages s'amoncellent. Le lac Kel Suu est à 3500 mètres d'altitude, et chaque fois que nous traversons l'eau nous avons de plus en plus froid. C'est alors que nous subissons une déferlante de pluie et de grêle. Ma gore tex était tout à fait obsolète, trempée jusqu'aux os et avec le mal de ventre qui continue à me tordre les boyaux, personnellement j'ai vécu un enfer. Nous arrivons enfin (il y a le retour tout de même), mais je n'apprécie pas le paysage, hélas, transie de froid. Par contre, vous l'aurez constaté l'eau est au rendez-vous même si le mauvais temps lui enlève sa jolie couleur bleue. Il y a des scientifiques sur place qui campent. Et bien moi, je suis contente au final de ne pas dormir ici, il fait un froid de canard, bien plus que de canard d'ailleurs!

Il nous faut ensuite repartir. Et là, deux écoles s'affrontent. Les trois filles ne souhaitent pas prendre le même chemin qu'à l'aller, car il y avait des passages difficiles, et avec le mauvais temps, la fatigue, nous ne nous sentons pas. Nous préférons prendre la rive droite, marécageuse, et franchir devant le village le gué important de cette rivière à ramifications impressionnantes, en espérant pouvoir trouver de l'aide si besoin. Quant à lui, Gilles, estime que nous aurons de l'eau jusqu'à la taille, et préfère franchir la rivière avant, pour rejoindre l'autre rive. Il ne pleut plus, mais le retour est long et fastidieux, dans un milieu bourbeux, spongieux, où nous progressons à force de plocs, plocs. Notre chienne gambade à nos côtés. Nous arrivons à hauteur de jailoo où deux garçons nous guettaient. Ils savaient qu'il y avait deux 4X4 dont les occupants n'étaient pas rentrés. Nous sommes rapatriés à cheval, derrière eux. Les montures ont de l'eau jusqu'au flanc. Notre petite chienne, hésite longuement avant de traverser, et a du mal à lutter dans le courant. Mais tout le monde regagne la rive sain et sauf. Il n'a pas fallut longtemps, pour nous mettre d'accord: ce soir nous dormirons dans une yourte, chauffée, avec un bon repas pour nous remettre. C'est dans la famille d'un des deux garçons que nous partageons tous les quatre notre nuit autour du poêle, à 3300 mètres, après un dîner plus que royal.

Nous nous réveillons avec le soleil, chouette! Nous avions décidé avec Laurence de consacrer deux jours à Kel Suu pour en profiter à fond. Décision est prise, nous y retournons à cheval. Notre jeune sauveur de la veille, Ursun, doit regrouper les chevaux nécessaires à notre expédition et nous prenons la route en milieu de matinée, accompagnés par notre chienne Fidèle et un de ses deux compagnons canins du jailoo. C'est fabuleux, nous chevauchons dans les plaines marécageuses. Nous avons un sentiment de liberté, d'immensité extraordinaire. Stéphanie qui voyage avec Laurence est courageuse, elle a très peur de monter à cheval, son guide lui tient le sien. Nous atteignons, après une petite chute de Gilles, sans bobos, notre destination. Nous nous attendons les uns, les autres, pour découvrir ensemble le lac sous le soleil. Et là, c'est grandiose! Nous nous contenterons de la vue de cette rive, les abords étant inaccessibles, sauf en bateau, mais que nous n'avons pas fait l'effort de prendre sur notre dos! Celui des scientifiques lui est toujours là.

Après avoir bien profité de notre rayon de soleil sur notre fameux lac, nous reprenons la route. La pluie se mêle de la partie, mais nous avons tous pris des dispositions à cet effet, et c'est beaucoup plus acceptable. J'ose demander à Ursun, si je peux galoper un peu. J'avais décidé de ne pas monter à cheval j'avais fait une croix dessus, en rapport avec les séquelles de mon cancer, et mon bras qui ne doit subir aucun traumatisme. C'est râté! Du coup, je m'étais interdit le galop. Encore râté! J'en rêvais!!!! Me voilà à galoper d'abord légèrement, puis à sabots déployés au milieu des grandes étendues sauvages, rapidement suivie par Gilles et Laurence. Notre guide, prend plaisir à voir notre joie. Nous n'avons pas eu les mêmes rapports avec lui que lors de nos randonnées équestres précédentes. Lui, c'est simple, bon enfant, génial. Quel bonheur, mais quel bonheur! Et c'est la fin! Nous rejoignons notre petite famille d'accueil.

Avec Gilles nous décidons de prendre la route plus tôt que prévu, pour nous avancer sur le trajet énorme qui nous attend le lendemain. Nous abandonnons donc les filles à leur "triste sort" pour parcourir autant de kilomètres que nous pourrons avant la nuit, sur la route devant nous conduire à la perle du Kirghizstan, le lac Son Kul, en passant par Naryn. Nous passons sans encombre le col de Kindi et son checkpoint, à 3400 mètres. Si le début du trajet était plutôt morne et ennuyeux, la fin est de toute beauté. Nous longeons la rivière At-Bashi. Ne réussissant pas à atteindre Naryn, nous trouvons un bivouac au milieu de champs de fleurs, dominant la vallée peuplée de nombreux jailoos.
Les voyageurs et l'observation du changement climatique English translation pending
by Hannahannah · 2020-01-21 · 79 replies
Dans mon village de Gironde les roses sont en fleurs depuis mi janvier .... Autrefois lors de mes balades en Aragon les amandiers étaient en fleurs mi février , à ce jour il n’est pas rare d’en voir en fleurs fin Décembre . Vous tous Lors de vos voyage de part le monde vous avez du faire des observations de ce genre . Ce post pourrait servir à faire remonter toutes nos observations . Merci d’y participer .
Départ sur le MSC Bellissima aux Émirats le 22 février English translation pending
by BEA10 · 2020-01-16 · 33 replies
bonsoir, nous partons sur le MSC BELLISSIMA au départ de Dubai le 22 février 2020. Il y a d'autres personnes du forum qui font ce voyage? Nous avons hâte de découvrir de coin du monde 🙂 BEA
USA 2018: Ciels de foudre et terres de feu English translation pending
by Jdakota · 2020-01-15 · 184 replies
Arrivée très tardive à Denver après un voyage long et fatiguant. Récupération du SUV standard chez Alamo. Peu, voire pas de choix. Des hyundai Santa Fe et deux Kia. J’opte pour une Santa Fe Sport. Celle-ci est au moins AWD (automatic wheel drive) contrairement aux Kia. Je n’ai pas réservé d’hôtel à Denver, préférant quitter de suite l’agglomération de la capitale du Colorado pour prendre de l’avance sur ma (très) longue journée de route du lendemain. Malgré la fatigue et la nuit, je parviens à quitter la ville assez facilement et sans me tromper. Je file droit au nord sur l’interstate 25 North pendant deux bonnes heures avant de me trouver un motel quelque part entre Fort Collins et Cheyenne. Je m’endors comme une souche.

24 août – de Fort Collins à Badlands national park.

Réveil très matinal, décalage horaire oblige. Le lever du jour est encore loin. Le temps d’avaler un café dans salle d’accueil et je reprends la route. J’adore ces voyages en solo dans l’ouest que je m’offre en général tous les deux ans. Ils m’apportent un sentiment de liberté assez grisant. On monte dans sa voiture de location et on part à l’aventure ! En préparant ce voyage, j’ai coché une série de sites que je n’avais pas encore arpentés et quelques autres que j’avais envie de revoir. Tout cela va m’amener à parcourir un nombre impressionnant de kilomètres à travers un cercle qui inclue le Colorado, le South Dakota, le Wyoming, l’Utah, l’Arizona, et le Nouveau Mexique. Je préfère ne pas compter.

Le programme de ce premier jour doit me faire gagner le South Dakota et le Badlands national park, Ca fait de la route pour une visite que je soupçonne un peu trop courte puisque j’ai prévu d’en repartir le lendemain matin. J’aurais dû prévoir davantage. Il fait beau et la route est sympa. Les grandes plaines du Wyoming s’étirent sous le soleil matinal. Je fais une pause dans la petite ville de Custer, du nom du général de triste mémoire.

Puis c’est la traversée de Rapid city, agrémentée d’un rapide déjeuner. J’atteints l’entrée nord du Badlands national park en début d’après-midi. Beaucoup plus tôt qu’attendu. Tant mieux, je vais pouvoir en profiter. Le parc est tout en longueur et la route (Badlands loop road) qui le parcours du nord au sud est longue de 45 kilomètres. Le camping du parc que j’ai réservé est situé tout au bout de cette route, près de la sortie sud.

La première impression est excellente. Les falaises déchiquetées sont spectaculaires et plus haute que ce à quoi je m’attendais.



La route descend ensuite dans la vallée des « Yellow mounds ». C’est ma partie préférée du parc. On slalome entre des collines colorées surréalistes. Du jeune, du rouge, de l’orange au milieu d’une herbe vert pale. C’est sauvage, inattendu. J’adore…





Pas mal de pause à mesure que je progresse vers le sud. Certains points de vue improvisés sont incroyables. Dommage qu’une bande de brume grise bouche l’horizon et gâche un peu la perspective.





J’arrive au camping. Je mets un bon moment avant de trouver mon emplacement, celui-ci ayant été changé suite à quelques inondations dans la plaine.

Ballades dans la partie sud. Windows trail, tout petit bout du Notch trail et un peu d’improvisation. L’après-midi se déroule tranquillement sous un ciel d’azur.





Je m’interroge sur la partie à privilégier pour le coucher de soleil et je songe naturellement aux Yellow mounds.

Retour au nord, donc, après quelques arrêts pour de courtes ballades improvisées au milieu des badlands. Je suis complètement emballé par ce cadre atypique dont la lumière de fin de journée accentue la magie.





Je termine la journée sur une petite colline à l’entrée des Yellow mounds. Les couleurs qu’on peut y capter sont fabuleuses. Un coucher de soleil de compétition et qui ne ressemble à aucun autre.









Retour au camping à la nuit tombée. La particularité des campings des national parks, c’est que les rangers y organisent chaque soir des activités en rapport avec la nature. Ce soir, c’est « observation du ciel nocturne ». Deux télescopes ont été installés près du traditionnel amphithéâtre à ciel ouvert. L’un est braqué sur Jupiter, l’autre sur la Lune que je n’avais jamais vue d’aussi prêt. Une belle manière de terminer cette journée riche en découvertes. Je ne regrette décidément pas de m’être imposé ce long détour par le South Dakota.

25 aout 2018 : De Badlands national park à Devils Tower national monument.

Encore un réveil très matinal, volontaire celui-là. Emballé par le spectacle offert par les Yellow mounds au coucher du soleil, j’ai décidé d’aller y admirer le lever du jour.

Je commence par m’installer au point de vue « Conata Basin overlook » qui offre un point de vue général sur la zone. Toujours cette zone de brume au-dessus de l’horizon qui retarde l’arrivée du soleil. Je l’attribue, peut-être à tort, aux nombreux incendies qui ravagent l’ouest depuis des semaines. Je me dis que je vais peut-être devoir subir ce désagrément esthétique pendant le reste du voyage.



Le soleil finit par dépasser la brume et c’est assez grandiose. Sans doute manque-t-il un ciel dramatique au décor. Mais bon… Apprenons à nous contenter de l’existant.





Je poursuis vers le bas de la vallée en opérant un stop rapide à mi-chemin de la descente. Quelques dizaines de mètres de marche permettent de bénéficier d'une vue étendue sur les mounds.



Ma prochaine étape se situe à Yellow Mounds overlook, qui se trouve au sommet de la petite colline colorée de la veille. Presque aussi bien que la veille.



Quels vêtements en rapport avec la météo en Espagne en février? English translation pending
by Mpdemers · 2020-01-14 · 26 replies
Bonjour! Nous allons en espagne du 9 février au 1mars 2020. Je regarde les prévisions meteo et ça indique entre 5 et 15 degrés celcius. Cependant, quand je regarde des photos prises en hiver, il y a de la neige! Est-ce qu'il y en a souvent? (Je comprend qu'en montagne il y en aura mais sinon pour ailleurs..) Villes visitées : Valence Barcelone Ainsa San sebastian (Porto portugal) (Lisbonne portugal) Séville Tolede

En bref, a quoi on peut s'attendre ? Merci bcp!
Organiser mon voyage en boucle Colombo - Colombo au Sri Lanka English translation pending
by 1963Philippe · 2020-01-11 · 12 replies
Bonjour,

Nous aimerions organiser notre voyage au Sri Lanka via Voyage Forum, pouvez-vous nous aider ? Nous arrivons le 14 mai à 08:35 du matin à Colombo pour un retour le 01 juin.

Pour commencer, nous avons imaginé le périple suivant :

Une boucle nous faisant passer par le triangle culturel (sigiriya, Polonaruwa, Dambulla...) ensuite Kandy et après Ella et Haputale.

Ensuite descendre vers udawalawe voir les élephants pour rejoindre après les plages de l'est vers Arugam bay et passikudah.

J’aimerais que nous préparions ce voyage étape par étape.

A partir de notre arrivée à Colombo,

1) quel train prendre, quel bus ou tuktuk, voir ensemble les horaires et éventuellement les réservations ?

2) Qu’est-ce qu’il faut visiter en priorité ?

3) Combien de temps reSter pour visiter ? 4) Quel safari ?

Sachant que nous avons envie de rejoindre la plage à partir du 25 mai car visiter c’est bien mais là farniente aussi !!!

D’avance, je vous remercie.

Valerie et Philippe
Santorin - Paros - Athènes pour 14 jours en mai 2019 English translation pending
by Jcpo · 2020-01-08 · 0 replies
Carnet Voyage Mai 2019

14 jours

Santorin – Paros - Athènes

Carnet avec photos :
https://jcpo5gr.travel.blog

Mardi 7 Mai

Mardi 7 Mai 10H45 nous sommes en salle d’embarquement, trajet facile sans courir depuis Vaires en prenant le bus19 à 8H25. Pas trop de monde à l’enregistrement bagage et aux contrôles ensuite, ce qui à permis de prendre une boisson avant l’attente. Une escale rapide à Athènes qui laisse juste le temps de rejoindre la porte d’embarquement. Court vol dans le 2éme avion, juste 216kms pour Santorin. A l’arrivée un taxi nous attend pour nous emmener à la location. Le bungalow est sympathique mais avec une salle de bains un peu spartiate. Notre hote nous offre une boisson et nous indique les lieux à visiter avec une carte. Elle nous donne l’adresse de 2 restaurants proches. Nous allons au plus éloigné environ 20mn de marche. La route longe la plage de sable noir et de l’autre coté de la route de nombreux bars et restaurants qui doivent faire le plein l’été. Pas de monde à cette époque. Arrivé à l’adresse « Franzesco » un beau choix de poissons que l’on va choisir. Il est servi avec une copieuse salade et un très bon assaisonnement et des frites. Après le repas, retour au bungalow pour la nuit.

Mercredi 8 Mai

La nuit à été fraiche et il n’y à pas de couverture, donc c’était juste pour la nuit et quelques moustiques, AM à eu froid et s’est recouverte. Lever vers 8H pour se préparer une boisson chaude, il n’y a rien d’autre pour l’instant. A 9H on nous apporte le quad et nous allons partir pour la journée. Découverte du sud de l’ile, des arrêts au bord de la route après Pyrgos nous font découvrir l’immense caldera qui fait un arc de cercle depuis Oia, Fira, la vue est magnifique et embrasse toute l’ile sur la cote ouest.

La route nous conduit ensuite jusqu'à la plage rouge. D’immenses blocs de pierre rouges brique et une haute paroi avec à son pied une belle plage de galets rouges et noirs, des morceaux de pierre ponce. Ballade ensuite dans le village d’Akrotiri, pause repas à un sympathique établissement qui propose une formule repas pour 2 à 17€ avec une salade grecque, viande type kebab et frites. Apres le repas nous reprenons le quad jusqu'à la pointe sud de l’ile et le phare de Faros, des passages au pied du phare qui surplombent la mer et offre une belle vue vers le sud. Nous rejoignons ensuite le bungalow pour faire quelques courses pour le repas du soir et le petit déjeuner demain. Diner sur la terrasse à coté de l’espace cuisine en profitant des derniers rayons du soleil avant qu’il disparaisse derrière une colline proche.

Jeudi 9 Mai

La nuit à été plus chaude avec les couvertures. Une bonne nuit, réveillé vers 7H30, petit déjeuner sur la terrasse du bungalow, le ciel est nuageux ce matin et la température un peu plus élevée. Aujourd’hui nous allons visiter Fira et Oia. Nous prenons la route vers Fira, à l’entrée de la ville le contournement nous conduit à la sortie de celle ci. Du coup nous continuons jusqu'à Oia, la roue sinueuse par endroit passe coté est et l’on découvre la plaine et la mer ensuite. Arrivé à Oia nous garons facilement le quad prés du parking des bus, une petite place suffit, c’est idéal. Nous partons vers la cité, beaucoup de monde ici, les ruelles de la cité sont très remplies et l’on avance doucement. Nous arrivons sur les ruelles face à la mer en contrebas et l’on découvre des panoramas superbes sur la caldera. Les constructions sont empilées et imbriquées les unes sur les autres. Le blanc intense des murs renvoie une forte luminosité qui contraste avec la couleur de la roche et le bleu intense de la mer. Nous allons jusqu'à la sortie de la cité en profitant de la vue superbe, puis nous faisons demi-tour jusqu’au parking. Nous reprenons la route vers Fira, A l’approche de celle-ci on s’arrête à un restaurant au bord de la route pour une pause repas. Le gérant est sympa, ici les prix sont moins touristiques qu’a Oia. Nous reprenons ensuite la route jusqu'à Fira pour une pause et une ballade dans les ruelles de la cité offrant une autre jolie vue sur la caldera et le bleu profond de la mer. Après cette ballade nous prenons la route en direction du monastère du prophète Elias. Une route assez étroite et en forte pente amène au sommet à 540m d’altitude. De la une vue à 360° sur l’ensemble de l’ile. La vue est magnifique, une petite ballade à pied autour du monastère et ses jardins. Nous reprenons le quad pour redescendre sans moteur en roue libre vu la pente. Retour au bungalow ensuite après cette journée bien remplie Repas à l’espace terrasse au bungalow au coucher du soleil.

Vendredi 10 Mai

Journée excursion, un bus nous amène au nouveau port. La descente se fait par une route très escarpée avec de nombreux virages, la route est étroite et le car passe juste. La vue est impressionnante. Arrivé au port des groupes sont formés par langue, puis nous embarquons sur une goélette en bois. Nous longeons l’ile de Santorin pour rejoindre l’ilot Nea Kameni, nous prenons avec le groupe les sentiers menant au sommet. Un décors pierreux et noir nous entoure, plusieurs cirques le long de l’ascension correspondent à des périodes d���activité. Prés du sommet 2 ouvertures d’où s’échappent des fumeroles de souffre. L’endroit est toujours actif. Arrivé au sommet une magnifique vue sur les alentours et Santorin. Nous redescendons par un autre sentier de roches volcaniques et réembarquement sur le bateau pour aller à l’ilot voisin ou au point de mouillage on peut plonger du bateau et rejoindre les sources chaudes. La mer à 18° au niveau du bateau et 27° au niveau des sources dissuade pas mal de monde. Quelques courageux se jettent à l’eau pour l’arrêt d’une demi heure, ensuite nous repartons pour l’ile de Manolas. Au niveau du port de nombreux restaurants-bars pour la pause déjeuner. Nous allons à la même adresse que le guide « Captain John » tous les bateaux arrivent en même temps et les restaurants se remplissent très vite, mais ils sont organisés pour cela avec des formules libre service et plusieurs choix. Les tables sont disposées sur une terrasse au bord de l’eau, c’est agréable. Nous remontons ensuite sur le bateau en traversant plusieurs qui sont amarrés bord à bord, il longe la caldera de Santorin pour rentrer au port, la vue est très belle sur la caldera ou on découvre les différents étages de roche suite à l’éruption il y à 3600 ans. Le dénivelé est impressionnant au sommet se trouvent les villes d’Oia et Fira accrochées à la roche. Arrivé au port un véhicule nous attend pour rejoindre Oia et assister au cocher de soleil. Le ciel est nuageux et nous avons des doutes. Le RDV pour le retour est fixé à 20H30. Nous traversons Oia par l’allée de promenade qui surplombe les constructions et qui offre une belle vue sur l’ensemble pour aller à la pointe ouest. Nous trouvons un bar en terrasse orienté plein ouest et nous nous y installons confortablement. 2 filles venant de Savoie s’installent à coté et nous discutons agréablement avec elles. Le soleil décroit à l’ouest et l’horizon dégagé dans cette direction permet d’en profiter. Le spectacle est joli, mais nous sommes obligés de partir à 20H alors que le soleil n’est pas totalement couché, c’est dommage, pour rejoindre le point de RDV. Environ 30mn de route en véhicule pour rejoindre l’hébergement à l’autre extrémité de l’ile et la nuit est tombée. Nous grignotons juste au retour après cette journée bien remplie.

Samedi 11 Mai

Après une bonne nuit, dernière journée à Santorin avec le quad. Après le petit déjeuner au soleil nous allons visiter le village de « Emporio » un joli village authentique et paisible avec des ruelles étroites et une belle église. Arrêt dans un petit commerce d’articles locaux ou la dame est très commerçante. Un saut ensuite jusqu’a une supérette pour acheter de l’eau, nous allons juste en face de l’autre coté de la route nous renseigner au bâtiment consacré à l’Atlantide. L’entrée est à 12€ et nous y allons. Une salle de réalité virtuelle ressemblant au Futuroscope présente l’explosion du volcan en 1600 avant JC. La vidéo est accompagnée d’effets de vent et arrosage, je suis assez mouillé au final. A la sortie des panneaux explicatifs interactifs sur la vie de Platon et la société de cette époque. En repartant après un détour au bungalow nous rejoignons le village d’Akrotiri pour la pause déjeuner à l’endroit ou nous étions déjà allé « Porto Bello » la carte est variée, les prix très corrects et le personnel très sympathique. Je choisis une recette grecque, de l’agneau en cocotte avec petits légumes et féta qui est délicieux. Après le repas nous reprenons le quad pour visiter le site consacré aux ruines du village d’Akrotiri détruit par l’éruption volcanique il y à 3600ans. Les ruines sont vastes et en bon état de conservation et permettent de se rendre compte de l’organisation du village à cette époque. Les fouilles sont toujours en cours actuellement Ensuite retour au bungalow pour profiter de la plage avant la restitution du quad. Ce soir nous retournons diner à l’excellent restaurant de poisson du 1er soir « Franzesco » . Nous choisissons des petits barracudas grillés qui sont excellents accompagnés d’une salade grecque. Retour à pied au bungalow sous le clair de lune et le ciel étoilé.

Dimanche 12 Mai

Après une bonne nuit, nous refermons les valises. Petit déjeuner dans un bar proche du bungalow ou nous retournons ensuite. Notre hôte nous appelle un taxi qui tarde un peu à venir, un second appel le fait arriver peu après. Il nous amène ai port. La descente au port est moins impressionnante en van qu’en car. Nous échangeons le bon de réservation pour les billets et on nous prévient que le bateau partira avec 1H de retard. Les bateaux pour des destinations différentes se succèdent au quai. Le notre arrive à 11H45, un bateau rapide qui prend juste le temps de débarquer les passagers et embarquer les suivants. On pénètre dans la cale par les ponts levis, des râteliers pour déposer les valises permettent de laisser les bagages. Le temps de monter sur le pont et le bateau est déjà reparti avec une belle vitesse de 65km.h. Le bateau fait escale à Ios, Naxos, Mikonos ou beaucoup de monde embarque, puis Paros ou nous descendons. Au port nous attend la mère de notre hôte, on se reconnait facilement et elle nous emmène au gite. Une charmante maison cycladique attenante à la sienne avec une belle terrasse et des allées fleuries. Une table extérieure nous permet de profiter de la vue également. Elle appelle l’adresse ou le quad à été réservé et elle leur demande de l’amener ce qui ne tarde pas. Nous irons ensuite à la ville principale proche, mais nous sommes dimanche et les pompes à essence et commerces alimentaires sont fermés. Détour au gite , puis nous redescendons pour le repas du soir au restaurant grec « Hellas » vivement recommandé par TripAdvisor ou le repas est excellent. La promenade le long du bord de mer est orientée face à l’ouest et mérite d’y revenir pour le coucher de soleil. Retour au gite la nuit est tombée.

Lundi 13 Mai

Après une bonne nuit dans notre nouveau gite nous allons prendre le petit déjeuner ou l’on à diné hier soir, puis quelques courses et le plein d’essence. Nous repartons pour Naoussa une jolie cité aux ruelles sympathiques, avec de nombreux commerces, un petit port avec des bateaux de pêche locaux. Un endroit très agréable et une promenade le long de la mer qui ressemble un peu à St Tropez avec tous ces restaurants cote à cote. Nous visitons ensuite le coté est de la baie qui se termine par une plage sauvage et une belle eau claire. Nous revenons manger à Naoussa. L’adresse que nous avions choisie est uniquement ouverte le soir et nous allons à un restaurant sur le front de mer. Ici les prix sont plus élevés et on se contente d’une salade. Ensuite nous allons du coté ouest de la baie, de ce coté ci de belles criques sablonneuses et au bout de la route nous partons pour une ballade à pied sur un sentier entouré de rochers plissés aux formes diverses. Beaucoup de fleurs sauvages à cet endroit. Retour ensuite au gite en fin d’apm. Apéro et repas sur la terrasse du gite pour profiter de la température et de la vue agréable. Ciel nuageux ce soir, dommage pour le coucher de soleil. On redescend à Parikia pour une promenade dans la vieille ville et déguster une glace sur le bord de mer.

Mardi 14 Mai

Il y à eu beaucoup de vent cette nuit, la nuit à été bonne malgré ca, petit déjeuner sur la terrasse du gite, la température est bonne et le ciel très nuageux ce matin. Nous prenons la route en direction de Lefkes, quelques gouttes tombent après Marathi, nous prenons le sentier conduisant aux carrières de marbre que l’on dépasse. La piste n’est pas en bon état, avec le quad on passe sans problème. Au bout d’un moment ne voyant rien de plus en longeant le vallon on fait demi-tour. A la redescente on remarque davantage les carrières ou l’on s’arrête. Un sentier conduit au pied de gros blocs de marbre. C’est de cet endroit que provient le marbre blanc du tombeau de Napoléon Le site n’est plus exploité, le vent assez fort n’est pas agréable sur la route et l’on prend le chemin du retour au bungalow. Le restaurant choisi sur TripAdvisor est moins simple à trouver que prévu. On se ballade dans les rues sympathiques de la vieille ville et l’on arrive à un endroit sympathique, une petite terrasse devant une enseigne faisant crêperie ou nous décidons de nous arrêter. Un beau choix de crêpes qui sont très bonnes, ensuite on continue la visite des rues de la vieille ville puis la cathédrale. Retour au bungalow car le temps est menaçant, après un moment nous redescendons à Parikia pour aller à la plage. Météo variable, mais on est bien sur le sable, la mer est fraiche par contre. Nous restons jusqu'à ce que le ciel devienne très chargé. Retour au bungalow et repas sur place.

Mercredi 15 Mai

Cette nuit à été plus fraiche, ciel gris encore aujourd’hui. Nous allons à l’endroit prévu hier « Lefkes » en étant beaucoup plus couvert. Il n’y à pas de vent, c’est plus agréable sur la route avec le quad. On arrive à Lefkes au dessus du village, ce qui donne une vue d’ensemble. On redescend ensuite à l’entrée du village, promenade dans les diverses ruelles avec beaucoup de charme. Des plantes odorantes rependent un agréable parfum dans l’air. Nous allons jusqu’a l’église « Agia Triada » remarquable avec ses 2 clochers de marbre. Pause déjeuner en bout du village à une adresse ou il y à entre autres des pizzas, nous choisissons celle épicée, les pizzas sont grandes on en mange que la moitié et on emporte l’autre. Le ciel est toujours gris, retour au bungalow. Après un moment de pause nous partons par la sortie sud de Parikia pour aller jusqu’au monastère Christos tou Dassou, nous en faisons le tour, La vue de cette colline qui doit être belle est bouchée par la météo. Sur place des gouttes commencent à tomber, on essaye ensuite d’aller jusqu'à la vallée des papillons mais avec les gouttes plus nombreuses on finit par faire demi-tour et rentrer au bungalow, fin d’apm et repas sur place à l’intérieur en plus !

Jeudi 16 Mai

Une belle météo ce matin, le ciel est nettoyé et la visibilité excellente avec un beau soleil. Nous prenons la route vers le sud pour l’ile d’Antiparos. On rejoint Pounta pour prendre le bac, 15 mn de traversée et une fois débarqué nous prenons la route vers le sud qui longe le littoral pour aller à une grotte avec de nombreuses stalagmites et stalactites. Arrivé sur le site on nous apprend que la grotte ne se visite pas à cause d’un problème électrique, ils attendent un électricien, nous patientons 10 mn mais rien ne se passe. On repart par une route différente qui passe au centre de l’ile, personne sur cette route et un joli paysage. On prend ensuite une autre route à gauche qui nous conduit à une jolie plage déserte et sauvage, de belles couleurs à cet endroit. On repart ensuite pour la cité principale de l’ile « Kastro » Une rue piétonne perpendiculaire au front de mer est bordée de commerces et restaurants. On s’arrête à une terrasse sympathique et ombragée. Après le repas on rejoint le front de mer et le quad pour effectuer la traversée dans le sens retour et revenir au bungalow. Je vais rendre le quad à 16H comme prévu et tout se passe rapidement. Je rejoins l’hébergement à pied en 15mn. Nous redescendons jusqu’au front de mer un peu avant 20H pour assister au coucher de soleil très réussi ce soir avec un ciel sans nuage et une orientation vers l’ouest idéale. Retour au bungalow pour la nuit.

Vendredi 17 Mai

C’est le jour du départ notre hôte nous conduit au port pour 10H un peu d’attente et du monde pour le bateau qui arrive environ 1H plus tard. Il s’agit d’un bateau classique qui mettra 4H pour rejoindre Athènes. Pas mal de monde à bord, la traversée s’effectue avec une belle météo, à l’arrivée à Athènes le ciel est sombre et chargé. Le ferry accoste au port du Pyrée, une fois débarqué on rejoint le terminus du métro très proche. L’environnement est assez glauque et peu sympathique, ce n’est pas le charme que chantait Mélina Mercoury on se croirait à la gare du Nord de Paris. Nous sommes contents de quitter rapidement la quartier, le temps de prendre les tickets et le métro pour 4 stations ou nous attend la mère de notre hôte. Une femme sympathique qui nous conduit à la location. Athènes ne laisse pas une première impression favorable, on se dit qu’il aurait été préférable de commencer le séjour ici. Le quartier ou nous logeons parait plus sympathique. Le logement sur place est sympa mais une désagréable odeur de moisi due à des problèmes antérieurs d’évacuation envahit l’appartement. Nous ressortons ensuite pour quelques courses à une supérette proche. Une petite ballade à pied ensuite avant d’aller manger au restaurant ou travaille le frère de notre hôte recommandé par sa mère. A cette adresse tout est à volonté mais l’adresse n’a rien d’extraordinaire, prix unique de 14€, retour à l’appartement pour la nuit, début un peu difficile dans cette ville, on regrette les iles.

Samedi 18 Mai

Journée consacrée à la visite de l’acropole que l’on rejoint facilement depuis l’hébergement, proche d’un arrêt de tramway, 4 stations de tram et 2 de métro pour la station Acropole au pied du site. Nous avons de la chance aujourd’hui l’accès aux monuments et musés est gratuit. Le site est en hauteur et le chemin d’accès avec beaucoup de monde passe devant le théâtre de Dionysos. Les escaliers à la fin du chemin sont très fréquentés et on fait queue pour les gravir, une fois passé, le site révèle toute sa dimension, le temple est grandiose. On se sent petit au pied des colonnes. L’emplacement est vaste et permet de voir les différents endroits, temples, cariatides, etc. De là une vue sur toute la ville très étendue, on redescend pour se rendre au temple de Zeus, ou du moins ce qu’il en reste en contrebas. On en fait le tour puis nous allons jusqu’au Stadium qui à des dimensions impressionnantes et peut contenir 6000 personnes. Curieusement l’entrée est payante et nous n’y entrons pas. Au retour on passe devant une belle fontaine avec le Zappéion au fond. Ensuite pause repas dans un restaurant de la rue piétonne avec une salade grecque. Ensuite nous visitons le musée de l’Acropole, établissement aux formes modernes avec un contenu très intéressant, poteries, statues, fragments du site retrouvés. 3 niveaux et des planchers en verre transparent qui au niveau bas permettent de voir des fondations et vestiges historiques. A la sortie il fait moins chaud, il y à moins de monde et nous retournons sur le site en hauteur pour refaire le tour. A la redescente nous reprenons les transports pour rentrer. Courses au retour et repas à la location, une bonne douche est bienvenue.

Dimanche 19 Mai

Aujourd’hui ballade à pied dans les quartiers de Monastiraki, et Plaka, nous arrivons par la station de métro Monastiraki et dés la sortie on se retrouve dans une ambiance ressemblant au grand bazar à Istanbul, on flâne dans les ruelles étroites bordées de commerces divers, on arrive à la cathédrale que l’on visite et en sortant on poursuit vers le quartier de Plaka juste à coté. On continue dans les ruelles commerçantes avec de nombreux restaurants, on s’arrête vers 13H à une adresse ou le restaurant met en avant ses avis TripAdvisor à une table en terrasse. Nous commandons une moussaka qui se révèle pas très bonne. On redescend ce quartier en contournant l’Acropole pour reprendre le métro à la station du même nom. Brève pause à l’appartement pour repartir avec le tram vers le bord de mer. On se promène le long du bord de mer ou l’on fait une pause un moment. La plage n’est pas très propre, on remonte ensuite à pied vers une belle église orthodoxe que l’on visite et ensuite retour en tram en cette fin d’après midi.

Lundi 20 Mai

Nous prenons le métro jusqu'à la station Syntagma, en sortant on assiste à la reléve de la garde devant le parlement avec l’étonnante démarche des gardes grecs « les Evzones ». Ensuite nous rejoignons à pied le télé métro du mont Lycabette. Devant l’attente à la caisse et le prix demandé 7,5€ AR ou 5€ pour un aller simple, on décide d’y aller à pied par le chemin qui monte. De nombreuses marches et une allée bitumée en pente avant d’arriver au sommet.

De là une vue à 360° sur l’étendue immense de la ville, on distingue l’Acropole au loin mais le ciel est couvert, brumeux et la pollution en ajoute une couche. Une vaste terrasse autour du petit monastère offre une très belle vue. On s’installe au bar et finalement on décide de manger sur place, les prix ne sont pas excessifs et cela permet de profiter de la vue. On redescend ensuite jusqu’au vaste jardin national. Un bel espace verdoyant coupé des bruits de la forte circulation alentours. On rejoint le palais Zappéion ou l’on peut admirer une belle rotonde circulaire bordée de colonnes. Nous rejoignons ensuite le métro Acropolis pour le retour. Ensuite ultime arrêt à un supermarché pour acheter les cadeaux liquides !

Mardi 21 Mai

Dernière nuit sur place, c’est une bonne chose étant donné l’odeur d’humidité/moisi ambiante et permanente. Après le petit déjeuner on retourne à la grande supérette pour les derniers achats, retour à l’appartement pour boucler les valises. Ensuite je ressors jusqu’aux jardins publics proches avec bassins et fontaines, un endroit agréable avec de nombreux bars ou il aurait été plaisant de boire un verre le soir, mais on n’y à pas pensé. Repas sur place en finissant les restes, à 13H la mère de notre hôte vient à l’appartement afin de le préparer pour les prochains, on discute un peu et nous partons avec les bagages. Tramway dans un premier temps puis 2 métros avec changement jusqu’au terminus de la ligne bleue, puis 20mn d’attente sur le même quai pour le métro qui emmène à l’aéroport, tarif spécial de 10€ pour cette partie mais à l’arrivée les portillons sont ouverts ! Depuis le centre d’Athènes prévoir au moins 1H30 pour ce trajet. Arrivé à l’aéroport à 15H30 nous allons passer le temps jusqu’au départ du vol prévu à 18H50

Logements : AirB&B

Santorin : https://www.airbnb.fr/rooms/23202543?source_impression_id=p3_1578492061_wPRByAQGZTmv4KFc

Paros : https://www.airbnb.fr/rooms/24294251?source_impression_id=p3_1578492128_6Opq3qrgir4ZUs1D

Athènes : https://www.airbnb.fr/rooms/25678448?source_impression_id=p3_1578492304_esY0EB8OZW8rhmQu
Réenregistrement bagages sur Air Tahiti Nui à Los Angeles English translation pending
by Tahitidam · 2020-01-04 · 129 replies
Bonjour, Ia ora na.

J'ai acheté pour ma compagne et moi même 2 billets allers retour : Voyage 1 : de Tahiti à Los Angeles / de Los angeles à Tahiti aller le 08.02 retour le 29.02

Voyage 2 : De los angeles à Paris / de Paris à los angeles , aller le 09.02 retour le 29.02 .

En fait , afin de payer moins cher j'ai choisis le même avion, même vol qui devait alelr en direct de Tahiti Vers Paris avec escale technique à Los angeles, mais en choisissant 2 allers retours différents...

Je viens d'apprendre que je ne pourrai apparament pas voyager car je ne dispose pas du temps nécessaire afin de récupérer mes bagages et les réenregistrer! Sauf qu'il s'agit de la même compagnie aérienne Air Tahiti Nui et du même avion....

Y a T'il un moyen de se faire enregistrer en une seule fois afin de ne pas avoir à récupérer nos bagages ! je n'ai pas pris de billet modifiables donc j'aimerais ne pas avoir perdu ces billets ....

Je précise également que le temps entre les 2 vols est de 2h ( arrivée à 8h55 départ 11h35 à Los angeles et arrivé à 14h15 et départ à 16h15 ) SVP aidez nous :( SVP aidez nous :(
De Vadodara (Gujarat) à Jaipur (Rajasthan) English translation pending
by Aleph240758 · 2019-12-21 · 186 replies
Le vol Toulouse -Mumbai avec la Lufthansa s'est bien passé et nous arrivons même une demi heure en avance . L'enregistrement du e-visa de 5 ans se fait sans problème. Mon sac récupéré, je m'installe dans le hall pour attendre mon train qui part de la gare Bandra qui n'est pas très loin de l'aéroport. J'ai eu une bonne idée d'attendre à l'aéroport car cette gare est très petite , et les personnes présentes sont étendues au sol et dorment. Mon train pour Vadodara part à 05h10 et est à l'heure. J'ai réservé un billet en 2ème classe ce qui me permet d'avoir une couchette et de bien me reposer pour arriver en forme à Vadodara à 10h45. J'ai réservé une chambre à l'hôtel 7 apple qui est à moins de 2 kms de la gare. Cet hôtel est accueillant, propre avec un restaurant et un supermarché . Une fois bien installée, douchée je pars découvrir cette ville . Je pars à pieds avec l'aide de google maps à la recherche d'un bureau de change. De là, je prends un rickshaw qui me conduit au Palais Laxmi Vilas.(entrée 500rs ). Ce palais a été construit en 1890 par le Maharaja Sayajirao Gaekwad III et ce sur un ancien palais, de style indo-saracenic, et il fait quatre fois le Bukingham Palace. Il est interdit de faire des photos à l'intérieur et uniquement avec le téléphone à l'extérieur. C'est le plus grand palais de l'Inde avec 170 chambres et plusieurs ascenseurs.

en arrivant dans le parc du palais nous tombons sur cette façade qui donne envie d'en voir un peu plus



sur le coté



à la sortie





la vue sur les jardins et le terrain de golf où l'on ne peut pas accéder











la vue d'ensemble tout de même ...ça jette



La visite terminée je quitte le parc et au bout d'un petit moment je réalise que je n'ai pas vu le baori. Je reviens donc sur mes pas à sa recherche , je vais demander au guichet et on ne peux plus y accéder car il est en travaux. dommage. Je trouve dans la rue des stands où l'on peut manger des omelettes et je m'y arrête avant de rentrer me reposer à l'hôtel. La première journée a bien commencé et je me sens bien à Vadodara .
Brelan d'as dans les Stans: Kirghizistan, Tadjikistan et Ouzbekistan English translation pending
by Max68 · 2019-12-20 · 376 replies
Hello tous, C'est avec plaisir que je vous fait partager notre voyage de l'été 2019 dans les pays en stan.🙂 La version complète est ici, elle se construit au même rythme que je fais paraitre mes posts

GENESE Mais quelle idée d’aller dans les stan ! En fait, à l’origine cela devait être le Ladakh (joliment raconté par Diamina et Ticapi que je salue). Mais la crainte de ne pas arriver à tenir sur des treks de longues durées et le fait de ne pas pouvoir conduire moi-même m’ont incité à chercher une alternative. C’est là que Marie(Mlefevre) a eu le bon goût de publier un carnet sur le Kirghizistan et Perju de relater son voyage dans les stans, les deux en self drive …. C’est bon on tient notre destination 2019 ! Au niveau pays, ambiance, c’est d‘abord le corridor de Wakham et le Pamir qui m’ont séduit et ce sera le « centre » du voyage. En revanche je n’ai pas trouvé grand-chose au niveau véhicule de location au Tadjikistan. Comme ce voyage se faisait avec des amis de longues dates (avec qui on a déjà sillonné la Bolivie et le nord-ouest de la Namibie) j’ai trouvé intéressant d’y adjoindre un petit bout de Kirghizistan qui leur permettait de voir un autre type de paysage et en plus il est beaucoup plus facile de louer un véhicule à Bishkek. Lorsque ma chère et tendre a vu que nous n’étions pas loin de Samarcande (qu’on avait admiré en 2007) elle a souhaité y retourner. Du coup cela nous a fait un voyage avec 3 ambiances différentes, ce qui est génial pour nous. Niveau durée il a fallu rajouter un petit bout aux 3 semaines initialement prévues pour arriver à tout faire tenir.



PREPARATION

A partir de là j’ai commencé à construire notre parcours. En parallèle j’ai fait des recherches (et demandes) pour le véhicule. Au final, j’ai retenu une agence Ouzbek francophone qui a tout de suite compris nos problématiques d’Européens (véhicule récent, avec matériel de camping, avec les différents transferts et qui prend en charge les quelques réservations d’hôtels, guides, etc, ..). Le véhicule sera donc un Toyota Prado de 2012. ​ La compagnie aérienne sera Turkish Airline qui dessert très bien les pays en Stan (même un vol Samarcande - Istanbul) ​ Visas: pour le Kirghizistan il est délivré directement à l'aéroport, en revanche pour le Tadjikistan il faut le demander à l'avance. ATTENTION, le Pamir nécessite un permis particulier (comme c'est une région semi-autonome), il faut le demander en même temps que le visa en cochant la case permit GBAO (région autonome duHaut-Badakhchan).

OUTILS Comme c'est une destination encore peu couru en self drive je vais développer un peu plus que d'hab. Au niveau guide papier: Je n'ai pas mis de "S" car il n’y en a eu quasiment qu’un, mais qui pour le coup est parfait pour qui veut voyager comme nous : le nouveau guide de Cecile Miramont et Laurent Bendel : KIRGHIZISTAN TADJIKISTAN, qui a été écrit à destination des self-drivers et qui propose différents itinéraires commentés. Mon conseil, après le voyage : le guide n’enjolive pas les choses et s’adresse plutôt aux personnes ayant déjà des notions de « off road » ou de voyage « solitaire », donc quand ils écrivent "difficile" ça l’est vraiment, même "moyen" c’est déjà costaud. Par forcément au niveau difficulté de la piste elle-même mais par la dangerosité liée à la solitude, le peu de traces et le risque de croiser des gués plus ou moins remplis. ​ Au niveau carte: il y en a une très belle et complète pour le Pamir, il s'agit de celle de Markus Hauser édité par Gekco Maps.

Comme je suis très GPS j'ai fait pas mal de recherches. Pour Garmin je n'ai pas été plus séduit que ça. Du coup je me suis penché sur les applications Android. Je connaissais déjà MAPS.ME qui est très bien mais sans courbe de niveaux, j'ai donc aussi testé GAIA, OSMAND, TERRA MAP et SOVIET MILITARY MAPS. Cette dernière est celle qui offre le plus de possibilités de cartographie plus ou moins détaillée, dont les fameuses cartes militaires Russes ultra détaillées. Mais au final c'est OSMAND que j'ai utilisé le plus pendant le voyage, je pense même que cette application remplacera GARMIN dans mon véhicule. MAPS.ME est très bien, mais au niveau topographie elle est un cran en dessous et je l'ai trouvé moins pratique pour gérer les itinéraires. Ce qui est dommage, c'est que toutes ces applications n'ont pas leur pendant sur PC, ce qui aurait été pratique pour préparer le voyage. Du coup je fais tout sur Mapsource et je transfers ensuite les waypoints sur les applications. J'ai aussi utilisé une application où les voyageurs indiquent les lieux de bivouac (ou autre) qui leur ont plu. Il s'agit de IOVERLANDER, très bonne application également. ​ Dernier outil et non des moindres: les CBT, ce sont les offices de tourisme version Kirghize, il y en a dans les principales villes touristiques. Ils sont du grande aide et ont bien souvent un site internet, par exemple sur celui de Nryn on peut acheter, à l'avance, les permis pour la zone frontalière. Ils peuvent aussi vous indiquer des randonnées, en organiser avec des guides, gérer les hébergements, ... Pour le Pamir vous avez l'équivalent qui se nomme PECTA, nous y achèterons les permis pour circuler dans le parc de Zorgul. Il y a aussi le site visitpamirs.com qui regroupe un certain nombre d'informations​.

RAVITAILLEMENT et EQUIPEMENT : au Kirghizistan aucun problème, en revanche au Tadjikistan c’est une autre histoire, sur les hauts plateaux très peu de choses disponibles, mais comme on s’y attendait on avait amené des « sachets de graines ». Au niveau vestimentaire il faut de quoi résister au froid (polaire, doudoune, bonnet) mais sans que ce soit extrême non plus (je crois que nous n'avons jamais eu des températures négatives). EN revanche pour la nuit vaut mieux avoir de bon duvets, il a fait entre 0° et 15° suivant l'altitude et la localisation.

Compagnie Turkish Airline qui dessert très bien les pays en Stan (même un vol Samarcande - Istanbul)
EasyJet nous abandonne sans aide à Berlin! English translation pending
by Magese · 2019-12-10 · 101 replies
Bonjour à tous.

Je suis actuellement bloqué avec ma femme et mes enfants à Berlin.

EasyJet a annulé notre vol retour de ce soir!

Je me suis déplacé au comptoir de la compagnie pour avoir une assistance et là, on ne m’a rien proposé ! Pas d’hôtel, pas de repas, pas d’appel, ..., rien!

On m’a expliqué que tout se faisait en ligne et de me débrouiller! J’ai essayé de parler avec le chef d'escale de la réglementation européenne... Il m’a répondu de voir avec mon avocat de retour en France! Et que ce n’était pas de la faute d’Easyjet s’il y avait un mouvement de grève en France!

Je suis surpris qu’EasyJet évoque un cas de force majeur sachant que seulement 10% des vols moyens courriers ont été impacté par le mouvement de grève en France?

Ne serait ce pas une excuse pour se soustraire à leurs obligations légales ?

HONTE à EUX!
10 jours dans le Telangana et l'Andhra Pradesh English translation pending
by Enrick · 2019-12-07 · 47 replies
Comme promis voici le retour des 10 jours passés dans le Telangana et l'Andhra Pradesh.

Hyderabad 1er jour. Partis de Mysore à 14h50 , nous arrivons à Hyderabad à 5h50 . Comme tous les trains que nous aurons pris celui a été à l'heure à 20 minutes près. J'ai hâte de découvrir cette région. La gare est très propre et bien sûr très animée. On cherche le comptoir des autoricshaws prepaid, qui se trouve à gauche en sortant de la gare. Des chauffeurs nous proposent la course a 50 r quel que soit l'hôtel, un autre 20 r si on va dans le sien. Non, on veut le prepaid. On nous indique le comptoir, fermé à cette heure ci. Je ne sais pas à quelle heure il ouvre. Un jeune homme demande si on a besoin d'aide. Il cherche notre hôtel, le Geetanjani, quartier Habid, sur son portable et traduit a un chauffeur l'adresse exacte. Merci. J'avais lu que les gens sont particulièrement sympas et aidants à Hyderabad. J'ai bien une carte SIm indienne dans mon portable mais pas de connexion internet. En plus Je n'arrive pas à l'utiliser ici. Elle m'a été donnée à Pondicherry. Habids road est immense. Notre hôtel est dans une impasse donnant sur une rue perpendiculaire. Nous serons plus au calme. Enfin c'est ce que nous croyons jusqu'à ce qu'on voit la chambre qui donne sur une carrière. Nous pensons nous accommoder du bruit des burins, nous regardons les gars tailler les pierres, encore une fois les conditions de travail nous effarent. Zéro protection dans ces nuages de poussières, les projections des éclats de pierre. Quand les machines outils se mettent en marche nous demandons à changer de chambre. De celle d'en face nous n'entendons plus rien.



Chambre a 1000 r la nuit. Très confortable et propre. Literie super. Pas de supplément pour le early check in nous marmonne le gars bougon de l'accueil mal réveillé. J'ai rdv dans la matinée avec une jeune expat qui travaille avec des associations locales. Nous passons la journée ensemble et rencontrons des gens formidables. Le midi elle nous emmène dans un resto goûter le fameux Hyderabad biryani. Il paraît que ce sont les meilleurs de toute l'Inde. Mon ami se régale, moi qui ne supporte pas les épices, je ne prends qu'un aloo paratha. Le traffic est intense le matin entre 9h et 11h, et l'a.midi à partir de 16h. Nous rentrons dans les embouteillages, ce qui nous donne tout le temps de bien observer la vie dans les rues, et de laisser décanter toutes les émotions de cette journée, de ces rencontres. Cette ville nous plait, bien qu'elle soit fatigante. Je trouve que ça klaxonne un peu moins qu'ailleurs.Je ressens un peu la même chose qu'à ma première arrivée à Ahmedabad. Le contact avec les gens est facile, agréable, ils sont particulièrement aidants, nous ne sommes pas sollicités, sauf par les chauffeurs et encore, ils insistent peu. Demain nous visitons Fort Golgonde.
Le nord Chili de Calama à Arica English translation pending
by Mlefevre · 2019-12-06 · 66 replies
Après un voyage passionnant en Patagonie il y a 1 an,

voyageforum.com/...ost=9269103;#9269103 nous avons rapidement décidé de retourner au Chili, cette fois tout au nord, pour une balade andine entre Calama et Arica. Départ prévu en novembre…mi-octobre, de violentes manifestations éclatent à Santiago puis essaiment aux autres villes. Je surveille l’actualité et nous décidons finalement de maintenir le voyage, puisque les vols semblent se dérouler normalement et que ne ferons pas de tourisme urbain.

Edit : Voilà, le carnet complet en images, vidéos et cartes est là: CLIC

Bonne lecture! Marie En « route » vers les Andes 9 et 10/11/19 Vol Air France Luxembourg-Paris (30 mn de vol)- puis Paris-Santiago du Chili (14h de vol ! Moins cher que de partir de Paris directement et plus près pour nous 794 €/pers. avec 1 bagage en soute et le choix des sièges)

puis 5h d’escale (où nous sommes soulagés de récupérer nos bagages car nous allons en partie camper. Nous retirons aussi du cash),

puis vol (2h30) Sky Airlines de Santiago à Calama (low cost déjà testée et approuvée il y a 1 an, 77 €/pers avec 1 bagage en soute et le choix des sièges),

où nous atterrissons le dimanche 10/11/19 à 17h30 comme prévu.

Très beau temps lors de la traversée des Andes, qui nous semblent cependant bien peu enneigées en ce printemps austral…











Après avoir mangé une bricole à la cafétéria de l’aéroport, nous récupérons chez Europcar un Nissan X trail 4X4 quasiment neuf (800 km au compteur) mais avec des pneus de ville. Location effectuée via booking.com, modifiée à plusieurs reprises car le prix n’a cessé de baisser les derniers jours (sans doute en raison des évènements ?) : gain de 150 € (finalement 750 € pour 12 jours) Frais de drop off à Arica (250 € environ) d’où nous reprendrons l’avion le 22/11 pour Santiago. Nous prévoyons de remonter vers le nord en direction de Putre en restant la plupart du temps sur l’altiplano. Il nous faut donc être autonomes en bouffe, eau et essence. L’idée est de prendre notre temps pour faire quelques détours…nous camperons donc puisqu’il y a peu d’hébergements et que nous aimons profiter des beaux endroits seuls avec les belles lumières du levant et du couchant. L’autonomie en carburant est un problème dans cette partie du Chili puisqu’entre les villes de Calama et Arica on ne trouve de stations-service qu’à Pica et Pozzo Almonte. Sinon il faut compter sur de l’essence vendue au bidon dans certains villages ou sur ses propres réserves. Le parcours prévu est le suivant : Calama (essence en station)-Ollagüe-Huasco Lipez-Pica-Pintados-Pozzo Almonte (essence en station)-Humberstone-Huara-Geysers de Puchuldiza-Cariquima-Bosque de Cactus-Colchane (essence bolivienne au marché noir)-Parque Nacional Volcan Isluga-Laguna Roja-Termas de Polloquere (salar de Surire)-Quebrada de Chuba-Parque Nacional Lauca-Putre (essence au bidon)-Cerro Milagro-Putre -Laguna Cotacotani Lago Chungara-Putre-Suriplaza-Putre-Codpa-Valle Camarones-Caleta Camarones-Caleta Victor-Arica (essence en station) De Calama à Putre, nous ne descendrons qu’une fois jusqu’à la plaine côtière, afin de varier un peu le voyage, et de reprendre de l’essence. L’idée est de conserver l’adaptation à l’altitude qui devrait s’améliorer au fil de jours et nous permettre de faire quelques randos en fin de séjour, même si en réalité il faut plutôt 4 semaines pour être vraiment bien acclimaté. Par précaution nous emmenons le petit compresseur et de quoi réparer d’éventuelles crevaisons et le téléphone satellite. Nous irons dans quelques zones assez isolées sans réseau téléphonique et sans beaucoup de passage…et ça permet de garder le contact avec les proches.

La ville est à quelques km de l’aéroport : nous posons nos affaires au Géotel Calama (bien, 46 € bon petit-déj inclus), prenons une bonne douche, tentons une sortie pour aller faire un gros ravitaillement, rapidement avortée en raison des bruits de manifestations qui retentissent dans les rues avoisinantes. Nous irons demain ! Au lit !
Un "Esta" bientôt nécessaire pour se rendre au Royaume-Uni? English translation pending
by VoyageForum · 2019-12-04 · 401 replies
Visiblement, les autorités britanniques auraient dans l'idée de mettre en place un système d'Esta identique à celui existant pour les USA pour tous les voyageurs actuellement dispensés de visa (y compris donc les ressortissants de l'U.E.) souhaitant se rendre dans le pays une fois le Brexit effectif (s'il le devient un jour...). Lire la suite...
Trek Gokyo - Camp de base de l'Everest English translation pending
by Edtortue · 2019-11-23 · 47 replies
Bonjour,

Quelques questions pratiques !

1 - Existe t-il des bus Kathmandu - Salleri ou Kathmandu - Phaplu ? Si oui à quelles fréquences et au départ de quelle gare de bus ? Temps de trajet ? Tarifs ?

2 - Chola pass fin décembre avec micro-spike envisageable ou non ? Idem pour Renjo La ?

3 - Est-il possible de louer un très bon duvet (- 20 ° C ) et un sac à dos de qualité à Kathmandu ? Quel magasin ?

4 - Quel budget envisager au dessus de Namche ( lodge + repas / jour ) ? Mon dernier treck dans ce coin date de 2016, j'imagine que les prix ont augmenté !

5 - Le Tourist Service Center de KTM qui délivre la Tim's card est il ouvert le dimanche ?

Merci d'avance pour vos précisions.

Ed
In the Land of the Tswana (Botswana)
by OldPlatypus · 2019-11-13 · 182 replies
We’ve been back for a month now, so it’s high time I posted the story of our adventures! 😉 I’d also like to thank everyone who shared their own experiences on this forum (or elsewhere) and gave us tips—it really helped us plan our trip.

14/09/2019: Johannesburg - Vryburg After months of waiting and reading other travelers’ journals, it’s finally our turn! We arrived in Johannesburg from Nantes and Paris in the morning. We looked for the Bushlore rep—we’d rented our 4x4 from them—but there was no sign with our name! « Bushlore? She’s a woman, I saw her a few minutes ago, » someone told us. A minute later, the Bushlore employee showed up: a man! 🤪 He sped onto the highway, and just 30 minutes later, we arrived at the rental place. It’s a big operation with good organization and lots of vehicles—pretty reassuring. Our 4x4 was there, a classic Toyota Hilux fully equipped for safari: rooftop tent, dual diesel tanks, 60-liter water reserve, two batteries, two spare tires, all the camping gear, plus everything needed for *désensablement* (getting unstuck from sand). Speaking of which, is it "d��sensablage" or "désensablement"? Best to just avoid getting stuck in the first place! 😏 Good news… or not: the vehicle was brand new, with barely 100 kilometers on the odometer. On one hand, we figured we wouldn’t have mechanical issues or a fridge breakdown, but on the other, we knew it wouldn’t be easy to return it without a single scratch. Either way, it was our first time renting a 4x4, and we were impressed.



We set off toward Kgalagadi Transfrontier Park—it’s not exactly around the corner! In 1994 (when Mandela had just become President) and 2007, during our two previous trips to South Africa, we loved this park, so we couldn’t imagine going to Botswana without returning. The road was pretty monotonous, with not much to see except a few ostriches.







We stopped for the night in Vryburg at the Kameelboom Lodge campsite. It was a bit noisy since it’s close to the road, and the facilities weren’t great, but it was fine for one night.
Voyages inter-îles en bateau Santiago, Sao Vicente et Sao Antao (Cap Vert) English translation pending
by Herviche · 2019-11-12 · 35 replies
Bonjour, est-il nécessaire de réserver tous les trajets inter iles au Cap Vert à l'avance. Peut-on se permettre de compter sur les horaires et dates de départ annoncés et de choisir sa destination au jour le jour si on prévoit de visiter par exemple Santiago, Sao Vicente et Sao Antao en 12 jours? Merci Herviche
Mimi and Maumau, Martine and DD Return! Or the Denver-Denver Loop of the 4 Friends
by Marcalamar · 2019-11-04 · 324 replies
Hello! 🙂

In 2017, struck by western addiction, our first road trip gave us an irresistible urge to return, which we did from September 2nd to 24th, 2019, on a loop from Denver to Denver via Yellowstone. The westernmost point of this journey, which took us through the geographical center of the USA, brought us within about a hundred kilometers of Moab, which had been the easternmost point of our last trip.

We’ve been back for over a month now, and I realize I’m starting to forget some details—it’s high time I started my travel journal before my brain turns into Swiss cheese and lets everything slip away. As I mentioned in my last story, it’ll take me quite a while to finish, so if any travelers have specific questions, don’t hesitate to message me privately. Once again, I’d like to thank everyone who helped me (and there were many!) prepare our road trip, with a special shout-out to Disneydiddl, Hiacinthe, and Titou (ladies first) as well as Fred and Itat, whom I bombarded with questions for months and who always kindly and patiently gave me tons of great tips. It’s thanks to all of you that this trip was such a success. I was a little worried I wouldn’t recapture the emotion and enthusiasm of our 2017 trip, but this one was just as "Wow" as the last.

For those who don’t know us, let me introduce our little group. We’re four friends in our sixties (this time, everyone made it, which let us score some "senior" discounts...). We live in the Var region, have known each other for over 20 years, and this was our second trip together to this magical West.

Mimi (Michèle): always the smallest and the funniest. Thank goodness she was there to speak English! Maumau (Maurice): her husband, always with his white hair, his Gallic mustache, his humor, and his Southern accent. He drove every other day. DD (André): the one with the beard, with whom I celebrated our 41st wedding anniversary at Yellowstone. Our second driver appreciated having a peaceful mind since he’s been retired since July. Marcalamar (Martine): that’s me—still blonde with glasses, still talking a lot, and still terrified of messing up the organization of this trip despite all the hours spent on the forum.

Recognize us? Ha ha ha!!!! No, just kidding!!!! That’s us!!!

Liban et Jordanie en octobre 2019 English translation pending
by Airesuradour · 2019-11-03 · 3 replies
Bonjour à tous, J'ai puisé pas mal d'infos sur ce forum. En retour, peut-être ce récit aidera certains d'entre vous. Nous avons donc visité le Liban et la Jordanie du 10. au 28.10.2019. Nous avons profité que notre fille travaille depuis plus de 2 ans à Beyrouth pour bénéficier de sa connaissance du pays et des ...restaurants. Malheureusement "les évênements" ont contrarié nos plans. Puis, de Beyrouth nous avons pris un avion pour Amman. Nous avions loué une voiture via le GDR..rentalcars et Dollar pour un prix modique. Nous sommes un couple de 71 et 62 ans. Si j'ai été un grand randonneur avec beaucoup de payx à mon actif, des ennuis au genou m'ont obligé à changer mon mode de voyager. Mon épouse, quant à elle n'est pas du tout sportive ; ce qui ne l'a pas empêché de crapahuter à Petra et dans le Wadi Rum. Donc ci-dessous un récit "à chaud" avec quelques adresses qu'on a trouvées intéressantes. N'hésitez à nous questionner.............

LIBAN –JORDANIE 10.10.2019/28.10.2019

Jeudi 10.10.2019 : AIRE-ATHENES On est à 9h45 à l’aéroport de Bordeaux pour un décollage à l’heure (11h35) avec Aegean Airlines…repas minable ! 26°C en arrivant à Athènes où Christine nous attend à l’endroit prévu. On passe un bon moment dans leur nouvel appartement. A 22h30 on a les cartes d’embarquement…c’est pratique d’habiter près de l’aéroport. VENDREDI 11.10.2019 : BEYROUTH Vol sans problème et qui nous a semblé rapide. A 1H50 on arrive à Beyrouth. Il fait encore chaud (25°C), Cindy nous récupère et via Uber on atteint son appartement d’Hamra en 20’. A 3h du matin on est enfin au lit. A 9h40 on est debout..à priori ici il n’y a pas besoin de regarder la météo. On récupére la voiture de location, une Honda. Dans une circulation démente, Cindy se débrouille plutôt bien (l’habitude de la Thailande ?). Ici les flics français s’en donneraient à cœur joie tant il y a d’infractions…90% des conducteurs sont au télephone…l’usage du clignotant est inconnu. On a prévu de visiter les grottes de Jeita. Ce n’est pas très loin (rien n’est vraiment loin dans ce petit pays..à peine plus grand que la Gironde..mais dont toute la population semble se regrouper sur la côte). On est pris dans des embouteillages monstres. Cela dit les grottes sont splendides. J’ai craint un peu pour mon genou mais ça va. On repart dans les bouchons pour Byblos..l’une des plus vieilles villes du monde. Il est 16h15 lorsqu’on se met enfin à table…au Pheniqia..(on n’est pas les derniers à manger !) excellent repas pour 41$ car ici on paie aussi en $..On visite ensuite le château avec de superbes vues sur la mer et le mini port où l’on assiste au coucher de soleil. Retour de nuit et c’est sportif !!! Bien sûr on n’a pas faim le soir. On est fatigués..on regarde TF1 la 1°mi-temps de France-Islande…tellement nul que l’on va se coucher.

SAMEDI 12.10.2019 : BEYROUTH le match France-Angleterre de la coupe du monde du rugby ayant été annulé pour cause de typhon.., on part visiter down town, le marché souk el tayeb où on achète 2 pots de miel puis on part manger dans le quartier Mar Mikhael, plus populaire . Au restaurant Tawlet, on teste tout le buffet..tout est bien bon…avec une mention pour le gateau à la pistache. 30$ par personne. La vie au Liban n’est pas bon marché. On part au sud, vers Saida en passant par Damour et on commence à monter, car, un peu comme sur la côte d’azur, la montagne tombe dans la mer. On visite le château de Beit Ennedine et au retour on s’arrête à Dar el Amar où il y a l’enterrement d’un personnage « important ». Retour sur Hamra juste avant les bouchons et le coucher de soleil sur Raouché. Superbe. Cindy nous fait découvrir son quartier et on fait quelques achats dans un supermarché ….qui ne vend pas d’alcool. Il fait nuit et on n’a pas envie de ressortir. On en profite pour acheter nos Jordan Pass… 218 euros..c’est pas donné ! Encore une superbe journée. Bien fatigués ! demain on doit partir tôt.

DIMANCHE 13.10.2019 : BEYROUTH-TYR/SAïDA On part à 9h et il fait déjà bien chaud. Arrêt pour le petit déjeuner chez Chamsine, adresse très connue des Libanais…il y a la queue. C’est plutôt dangereux de sortir de leur parking vu la conduite démente ! A Tyr nous retrouvons la mer. C’est le fief du Hezbollah. La mer est bien chaude et calme. On quitte à 13h…trop chaud ! on voit les ruines et le port de Tyr et on fait un arrêt à Saïda : le château (ce qu’il en reste !) et le musée du savon où Sline fait ses achats. On voit aussi le caravansérail et on prend un pot sur un bateau face au chateau. Ici il faut se méfier car il y a toujours quelqu’un qui parle français. Effectivement les voisins comprennent…On discute avec eux : la fille est franco-marocaine et son mari Libanais. Du coup on prend du retard et on est pris dans les bouchons. Bien fatigués on restitue la Honda et après un petit repos à l’appartement on part manger au resto Abo Hassan situé au bout de la rue de Cindy. Encore de trop grosses portions ! mais c’est sain avec de bons légumes. On ne fait pas de vieux os. A 22h on est au lit de toute façon Cindy se lève à 6h pour le travail.

LUNDI 14.10.2019 : BEYROUTH Je me lève à 8h… On traîne un peu..on souffle ! On va visiter l’école internationale où travaille Cindy et rencontrer son équipe. Aujourd’hui il fait encore plus chaud (35°C), et nous remontons la corniche jusqu’au rocher de Raouché. On se pose au Bayrock. Si la vue est superbe, le repas ne l’est pas. C’est cher ! On retrouve Cindy à 15h30 direction « l’artisan du Liban » pour quelques achats. Je vois mes premiers réfugié Syriens…des petits mendiants. Maintenant on commence à bien se repérer dans ce quartier d’Hamra. On a marché 7km. Cindy commande sur une application un repas et on dîne à la maison. Elle a même du vin Libanais…pas mauvais du tout ! A la tv il y a le match de qualification France-Turquie. Je suis rugby mais je regarde quand même. Je suis affligé par les supporters Turcs qui sifflent les français à chaque fois qu’ils ont le ballon. Ca se joue pourtant à Paris.

MARDI 15.10 : BEYROUTH On dort par à coup. Il n’y a pourtant qu’une heure de décalage. Il fait un peu gris (1°jour où on ne voit pas le soleil le matin). Il fait quand même 28°C à 10h. On a prévu de se rendre à la piscine de l’hotel Riviera qui fait une promo pour son dernier jour d’ouverture (13.5$). A Beyrouth il n’est pas question d’aller se baigner dans la mer…trop polluée ! Les Libanais n’ont vraiment pas la fibre écolo ! quel dommage dans un si beau pays que ce soit si sale. A 19h on part avec Christophe, un copain franco-américain pour le T-Martucha, un resto qu’ils connaissent bien dans Hamra. On y mange bien. Demain on part en excursion de bonne heure. Comme Cindy travaille, il n’est pas question de louer une voiture dans cette circulation anarchique : j’ai pourtant conduit en Thailande où elle travaillait avant et en plus la conduite était à gauche…….!

MERCREDI 16.10 : BEYROUTH-BAALBECK Lever à 6h. A 7h45 une navette nous amène jusqu’à l’agence NAKHAL. Départ en bus pour Anjar dans la plaine de la Bekaa. Pour cela il faut d’abord passer la chaîne du mont Liban. On reste à 800m d’altitude et il fait chaud. On observe pas mal de camps de réfugiés Syriens : la frontière n’est qu’à quelques km. On traverse Baalbek où se prépare une commémoration de l’achoura pour les chiites résultat un méga embouteillage avec le bus. Le site est superbe. On s’arrête ensuite à Zahlé dans le resto Arabi et on y mange très bien. Puis un arrêt au château Ksara où on achète 2 bouteilles de rouge. La plaine de la Bekaa est en fait assez étroite et les monts Anti-liban la sépare de la Syrie. Retour sur Beirut et sa circulation infernale. A 18h10 on est à l’appartement. Une très bonne journée bien que le prix de l’excursion (95$ chacun) soit assez élevé.mais on n’a pas vraiment le choix…. Demain on recommence…. JEUDI 17.10 : BEYROUTH-TRIPOLI Lever tôt (6h). On rejoint le Crown Plazza où un shutle nous récupére pour l’excursion Nord Liban. Dans le bus on est 14 avec la même guide qu’hier. On peut apprécier les embouteillages pour ceux qui vont travailler. On n’est pas impressionné par le château St Gilles (on a quand même mieux en France !), ni par le souk ni par le hamman. Sline doit se « déguiser » pour entrer dans une mosquée qui n’a pas trop d’intérêt. Bref on est un peu déçus par rapport au prix (90$ chacun), surtout si on compare avec la journée d’hier. On s’arrête ensuite au musée Nadu..sans grand intérêt pour nous. A Batroun on s’arrête au resto en bord de mer…spécialités de poissons. Après les mezzés on a droit à du bar grillé…pas mal du tout. On est de retour assez tôt à 17h15. Journée assez mitigée. On ne peut recommander cette excursion qui manque singulièrement d’intérêt. Cindy a réservé une voiture 2 jours et comme elle ne travaille pas demain elle a prévu Bcharé et les fameux cèdres en montagne. .au Nord du Liban.

VENDREDI 15.10 : BEYROUTH Lever dès 7h car on a rdv avec Christophe pour récupérer la voiture. Cindy reçoit des messages alarmants de son équipe : routes coupées, feux sur les autoroutes. On tente quand même l’aventure et effectivement on aperçoit de loin des fumées, puis on voit l’armée : des auto- mitrailleuses qui prennent place. Bref, au bout de quelques km on décide de rentrer à la maison et c’est plus prudent. Quel fiasco ! On espère que demain la situation sera redevenue normale car nous partons en Jordanie ! donc on s’occupe, on lit, on potasse le GDR Jordanie. A midi on part manger avec Christophe au café Mezian….dans Hamra…un couscous ! on voit les dégâts : arbres arrachés, poubelles incendiées, panneaux de signalisation sciés ! Avec Cindy on part voir le coucher de soleil à Raouché et voir la situation. Des manifestants font brûler des poubelles et bloquent les voies. On soupe à la maison et on est inquiet des nouvelles à la TV, et sur whatsapp.

SAMEDI 16.10 : AEROPORT D’AMMAN-MER MORTE On se réveille à 7h et Cindy nous fait presser car elle est inquiéte. Comme elle a toujours la voiture de location louée 2 jours, elle nous emmène à l’aéroport. On passe assez facilement les barrages. Effectivement ça a dû barder ! On arrive avec près de 5h d’avance. L’armée entoure l’aéroport et Cindy est soulagée. Elle doit y revenir cette nuit pour partir à Dubrovnik. On arrive à AMMAN via la compagnie MEA à l’heure. Retrait de 250 dinars chacun à l’ATM, c’est le maximum autorisé . (commission de 5 dinars !) On prend possession de la voiture de location chez Dollar. Surprise : c’est une automatique alors que j’avais insisté sur une manuelle. Le gars de l’agence est serviable et m’explique le maniement. Il me donne la direction de MADABA….pas suffisamment bien car on s’égare et on perd quasiment une heure ! On arrive juste à temps sur la mer morte via le mont Nero pour admirer le coucher de soleil sur Israel… On est passé par des paysages bibliques où les bergers et leurs moutons semblent eux aussi d’époque. Je n’arrive pas à trouver l’éclairage sur cette Chevrolet !!! on arrive au Dead Sea Spa hotel : ensemble superbe, chambres aussi. Hélas le buffet ne sera pas à la hauteur. Le prix est excessif (43 dinars soit 57 euros que l’on paie par CB). De même les bières sont trop chères. Ici il fait beaucoup plus chaud qu’à Beirut. On a Cindy sur whattsapp : très inquiète car son école risque d’annuler le voyage. Il y aurait eu un mort sur la route de l’aéroport….

DIMANCHE 20.10 : MER MORTE-DANA On dort bien ici. Le PDJ est bien puis direction la mer morte…à 100m. On ne s’y enfonce pas je confirme ! Je me couvre de boue, c’est marrant. On teste l’une des piscines, le cadre est merveilleux avec Israel en fond. Peut-être Massada où l’on était l’an dernier. En tout cas on n’est qu’à 36km de Jerusalem.. Je règle avec ma CB l’hotel et avec les 2 bières ça fait 80 dinars. Sline est partie à la boutique…si les prix sont alignés sur le reste, on a du souci à se faire ! Vers 13h on part vers Dana. La route suit la mer Morte pendant 50km au moins et offre de belles vues. La température monte à 34°C. Route abimée par endroits. On commence à monter dur vers Al Tafilah. Du coup on tombe à 21°C. On arrive à Dana. Il y a au moins 150km. Le Tower hotel est folklo et pas du tout recommandable aux handicapés ! On paie 53 dinars (32 pour la chambre, 14 pour le repas du soir et 7 pour les PDJ)…en cash. A quelques dizaines de mètres on a un panorama superbe sur la vallée..de Dana ! La wifi est minable. A 20h c’est le repas : on ne relèvera pas la nuit pour en reprendre !! il y a du monde. On a même droit à des musiciens. On est cependant au lit à 21h. Il fait frais à cette altitude et on apprécie le polaire.

LUNDI 21.10 : DANA-PETRA La nuit a été calme dans ce petit village. Même pas réveillés par le muezzin mais par des chiens qui ont mis le bazar. PDJ folklo pour rester dans le ton : on suppose avoir bu du café , pas de beurre …vraiment pas terrible ! Direction Petra via Shabak, vite fait malgré des panneaux d’indication pas faciles à interpréter. A 9H50 on prend possession de notre chambre…mieux qu’à Dana. On descend à pied au site. Ca ne parait pas mais il y a de la pente ! 1km4 d’après l’application « santé ». On commence la visite de ce site mondialement connu et qui ne nous déçoit pas. Sline faiblit et au Théâtre on fait ½ tour. Il fait 25°C mais l’air est frais. Il y a quand même beaucoup de monde. 7.5km sans avoir eu mal au genou !!! On a besoin de repos car il faut l’avouer : c’est fatiguant. On doit être près d’une mosquée car on l’entend un peu trop bien…Repas à El Arabi, une reco du GDR…bien mais on en a pris trop !! on ne finit pas ! pas bien. Le tout pour 25 dinars. On tente une petite balade mais on est trop crevés et au lit de bonne heure..comme tout le monde ! MARDI 22.10 : PETRA Nuit bruyante car le muezzin commence à 4h44.. puis un autre et pour finir à 6h. A partir de là, des groupes sortent, s’interpellent…Donc à7h30 on prend un PDJ…moyen mais avec du nescafé au moins. A 8H40 on gare la voiture (avec difficulté) à proximité du site. Le matin, bien sûr, les couleurs sont différentes. On atteint les tombes royales où des groupes s’amusent à chanter des airs d’opéra. En allant vers l’église Byzantine, on perçoit des chants religieux à la blue chapel. En fait, c’est un pèlerinage chrétien français. Le prêtre dit la messe. C’est vraiment pas banal. On assiste donc à la messe puis on quitte ce groupe pour Basin Point : le point ultime de ce qui est faisable pour nous à pied. C’est sûr que j’aurai aimé aller au Monastère d’où on a une vue extra..mais il y a 788 marches et je suis déjà heureux d’avoir pu faire tout ça sans problème. On revient tranquillement, en faisant des pauses et profitant de cet endroit. Sline a tenu bon et a fait …9.3km !! On rentre à l’hotel bien fourbus. Il nous faut déjà préparer nos bagages pour le Wadi Rum. 18h08, le muezzin fait fort !! Je constate qu’on a pas encore vu un moustique depuis notre départ. A Aire, on est infesté !! en plus ce sont des moustiques tigres. Je règle (58 dinars, dont 46 pour la chambre). On repart manger à El Arabi pour 15D cette fois. On a un gros problème car on part très tôt et je n’ai toujours pas trouvé comment mettre les phares !

MERCREDI 23.10 : PETRA-WADI RUM Encore une nuit difficile A 5h25 c’est le muezzin qui semble appeler à partir de notre chambre. PDJ et en chargeant les valises dans la voiture je demande au hasard au voisin s’il peut m’aider pour les phares. Bonne pioche !! il a été plus malin que moi pour trouver la manette à hauteur de mon genou gauche…A 7h on démarre et il fait jour. Par précaution je prends de l’essence 90 pour 16.5d. C’est désertique et il y a peu d’indication avant d’arriver sur l’autoroute du désert où le paysage devient grandiose. A 8h45 on est au visitor’s center et à 9h30 chez Rumstars au bout du village. On paie 65d chacun. On sera 6 dans la jeep : 2 anglais et 4 français. A 10h on démarre et un 1°stop à Lawrence spring qu’on ne monte pas….De plus sur le GDR il est dit que c’est peu intéressant. On fera tous les autres spots proposés…certains vraiment sportifs. Mais Sline et mon genou tiennent. Au camp de base dans le désert on a un lunch…pas terrible. Break de 1/2h puis c’est reparti : escalade, marche dans le désert. Pour le coucher de soleil, il commence à faire frais on est content d’avoir nos polaires. Il fait nuit lorsqu’on prend possession des « chambres »… assez super surtout la fenêtre sans rideau. Les baies vitrées donnent sur le désert et son clair de lune. Quelle journée magnifique !! Repas un peu tristounet, pas de chant ni de danse ..pas d’ambiance. Dommage. A 20h30 on est au lit. On a pu observer les étoiles mais pas filantes….

JEUDI 24.10 : WADI RUM-AQABA Sline me réveille à 3h38…. ! pour une fois qu’on n’avait pas la mosquée !! Il fait vraiment froid dans le désert et on se serre sous la couette. Bien sûr sans volets le jour nous réveille. Pas beaucoup d’amateurs pour la douche froide ! PDJ pas terrible. On nous ramène pour 8h40 au village. Direction Aqaba. Le soleil chauffe et après 1h15 de route excellente on découvre la mer Rouge, Eilat d’abord (eh oui !) puis Aqaba. Il fait 27°C. Notre hotel (Bedouin Garden village) est situé à 7km de l’Arabie Saoudite et à 13km d’Aqaba. En face, c’est l’Egypte (Taba où notre fils Yoann a travaillé au club Med) et Israel. En traversant la route on est à la mer Rouge qui est en fait super bleue !! et parait très propre. Nombreux plongeurs. On mange à l’hotel (18D) puis la sieste qui s’impose. On admire un super coucher de soleil. Sline s’est bien reposée. Je râle car la wifi est vraiment déficiente. Les news du Liban sont mauvaises…tout comme le repas…abominable ! Heureusement on discute avec de jeunes Belges bien sympas.

VENDREDI 25.10 : AQABA Une assez bonne nuit. La chambre est petite mais il n’y a pas de mosquée aux alentours. PDJ bien car il y a de l’omelette/tomates/oignons/poivrons…pour le reste c’est toujours pareil. On prend notre temps car c’est la journée « décompression ». On essaie de voir les coraux et les poissons mais même en s’avançant assez loin on ne verra rien. A 12h30 on revient car il fait vraiment très chaud. Comme c’est vendredi les Jordaniens ont envahi la plage en famille et montent leur BBQ. On mange au resto, peu, vu la chaleur. Sieste. On a un problème avec l’heure mais on se rend compte que la Jordanie a changé d’heure dans la nuit. On se retrouve avec la même heure qu’en France. En voiture on va vers la frontière de l’Arabie puis dans le centre ville. Beaucoup de familles sur le bord de mer. La nuit nous surprend…mais heureusement je sais comment fonctionne les phares. A l’hotel on peut avoir Cindy à Dubrovnik. Vu les problèmes au Liban, on essaie de mettre au point différents plans pour notre retour dimanche. C’est un peu stressant. On remange au même endroit…on commence à en avoir marre de leur pain et…des frites. SAMEDI 26.10 : AQABA-MADABA PDJ sympa car il y a de l’omelette à volonté. On avait payé 73D l’hébergement et on paie 57D par CB pour les repas : on prend 2D de com pour la CB ! A 8h40 on quitte ce lieu reposant. Plein d’essence (16D).. la voiture ne semble pas consommer beaucoup. On entreprend la longue remontée vers la mer morte en suivant la frontière Israelienne. Peu de monde. On monte aussi à 32°C. Bizarrement le ciel se voile et le paysage sur la mer Morte est décevant. On monte au Panorama Complex. On peut manger dehors vu l’altitude et le temps..Il ne fait plus que 24°C. On mange bien pour 36D : l’agneau et le Kebab étaient excellents. Notre meilleur repas en Jordanie. Arrivée sur Madaba et on trouve enfin, après avoir galéré, l’hotel Moab land en plein centre. Je règle en avance : 33D avec les PDJ. La chambre avec balcon est bien mais il faut monter sans ascenseur…Très propre. En face c’est l’église orthodoxe St Georges. On se balade et on se retrouve à St John pour la messe !!! décidemment ! On visite aussi les fondations : superbes. Pour finir et comme on en a un peu marre de la nourriture locale on prend une pizza qu’on ne peut finir. Je donnerai ce qui reste à un mendiant :le premier qu’on voit en Jordanie. Encore bien fatigués on est dans notre chambre de bonne heure.

DIMANCHE 25.10 : MADABA-BEYROUTH Réveillés encore par la mosquée….GGRRrr !! puis à 7h les cloches de St Georges…bon PDJ avec des œufs frits.. On range les valises. Cindy est rentrée de l’aéroport de Beyrouth mais on ne sait pas si ce sera la même chose pour nous car les manifestants ont décidé une chaîne humaine qui va du nord au sud…en passant donc par l’aéroport. Inch’allah…On visite le parc archéologique et l’église St Georges. Direction l’aéroport d’Amman. Malgré Google maps on a encore des problèmes..d’abord on a une indication puis plus rien !! On arrive à 11h45 pour rendre la voiture : on a fait 1000km. Les formalités se font elles aussi sans problème. Le duty free est un peu minable. Il nous reste des dinars qu’on change (mal) pour 45 euros. On mange un big tasty (eh oui c’est la honte!) car il n’y a pas vraiment le choix ici : seulement 3 endroits pour manger. On décolle même en avance de 10mn dans un avion à ½ rempli. Peu de monde à l’aéroport de Beyrouth mais Cindy qui a commandé un Uber . Peu de circulation aussi. Repas léger et on se repose un peu…Déjà minuit. LUNDI 26.10 : BEYROUTH-ATHENES-AIRE Malgré une rue barrée du côté des ambassades on n’a pas de problème pour atteindre l’aéroport qui semble fonctionner normalement. L’attente est longue mais vu que les barrages reprendront de plus belle, il semble qu’on avait choisi la bonne solution. Attente de 6h à Athènes. ..pour passer le temps, jJe pars avec ma petite valise en métro jusqu’à Monastiraki. Il faut payer 10euros mais vu mon âge ce sera 5 ! Bizarrement tout est fermé (en fait c’est le « Ochi day » jour férié. Pour le retour, les guichets sont fermés et les distributeurs ne fonctionnent pas. Je suis donc obligé de frauder. Bien entendu je me fais contrôler à la sortie. Miracle, je ne suis pas sanctionné (j’avais l’air particulièrement décidé et sûr de moi… !!). On arrive à Bordeaux avoir très peu dormi…mais à l’heure ! Tout s’enchaîne bien : récupération des bagages, de la voiture et à 17h20 on est à la maison. Il va falloir faire un bilan de ce voyage d’où je reviens avec un genou pratiquement guéri… N'hésitez pas à nous questionner...........
Istanbul, Men and Cats
by Kate · 2019-11-01 · 161 replies
Sunday, October 20, 2019

Glancing at the Bosphorus through the bay window of my room, I absentmindedly scatter my things while quietly settling in. Then I turn around, looking for my passport, my cash, my camera battery, eager to join the buzz of the street below. But for the past few minutes, I’ve felt a presence—something moved on the balcony. Suddenly, I spot a black-and-white furball half-hidden behind a pot, nearby. I approach to introduce myself: "Here, kitty, kitty..." I don’t know how to say "kitty" in Turkish, but the rather rude furball hisses in my face, and its ridiculous little tail doubles in size. Okay. Not friendly. I grab what’s within reach—a cream capsule—and offer it as a peace offering. It lunges at me, swipes the object away with a quick paw, and scratches me in the process.

I’m in Istanbul *



* For the title of my travel journal, I was inspired by the lovely film: "Kedi, Cats and Men" by Ceyda Torum

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