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Suspension jusqu'à nouvel ordre de toute délivrance de visas pour les Français à destination du Mali (décembre 2011) English translation pending
Bonjour,
une amie vient de voir sa demande de visa pour le Mali début novembre. Action visa vient de lui apprendre que sa demande ne sera pas honorée suite à une suspension jusqu'à nouvel ordre de toute délivrance de visas pour les français à destination du Mali.
Information délivrée par l'ambassade du Mali à Paris.
Croisière "Les grandes routes maritimes" sur le Costa Deliziosa le 15 avril 2012 English translation pending
Bonjour
Me voila fin prêt pour attaquer ma 2ème croisiere . Je viens de réserver sur le Déliziosa depart le 15/4 pour les Grandes routes maritimes ... je sais que c'est tôt 5 mois avant mais je préfère que tout soit carré ... cette année nous partons avec nos 2 enfants (ados) je prends la voiture à 4 c'est plus avantageux et tranquille depart 1 jour avant donc Hotel NH reservé également ainsi que le parking ... voici l'itinéraire de cette mini croisière Savone Naples La Valette Cagliari Ajaccio et retour a Savone j'ai maintenant 4 mois pour étudier les escales que je peux faire à pieds
Me voila fin prêt pour attaquer ma 2ème croisiere . Je viens de réserver sur le Déliziosa depart le 15/4 pour les Grandes routes maritimes ... je sais que c'est tôt 5 mois avant mais je préfère que tout soit carré ... cette année nous partons avec nos 2 enfants (ados) je prends la voiture à 4 c'est plus avantageux et tranquille depart 1 jour avant donc Hotel NH reservé également ainsi que le parking ... voici l'itinéraire de cette mini croisière Savone Naples La Valette Cagliari Ajaccio et retour a Savone j'ai maintenant 4 mois pour étudier les escales que je peux faire à pieds
Avis sur itinéraire d'un mois au Laos-Cambodge en juillet-août 2012? English translation pending
Bonsoir à tous !!
Pour mon deuxième voyage en Asie (le premier étant l'Inde), j'effectuerai un voyage au Laos (partie sud) et au Cambodge durant le mois de juillet (en pleine mousson, je sais, mais pas trop de choix quant aux dates). J'ai déjà fait une première petite ébauche de mon parcours mais j'aimerai néanmoins solliciter votre avis concernant la "faisabilité" de ce dit parcours, les lieux à voir et/ou à éviter. Sachant que mon arrivée se fait le 2 juillet et mon départ le 3 août. Voilà mon itinéraire:
Laos:
Jour 1: Arrivée à Bangkok le 2 juillet à 6h45. 11h35, avion pour Udon Thani et puis passage de frontière jusque Vientiane. Jour 2: Visite de vientiane. Jour 3: Vientiane-Thakhek. J'ai pensé rester environ 4 jours à Thakhek pour faire le "Thakhek loop" en moto/scooter et ainsi visiter les grottes de ko-Lor. Cependant je n'ai recelé aucunes informations quand au prix de la barque pour visiter les grottes de Ko-Lor. De plus, le "loop" est il faisable pendant le mois de juillet? Jour 8: Paksé, je consacre 3 jours à faire le tour du Plateau des Bolovens. Jour 11: Champassak Jour 12: Champassak Jour 13 à 15: 4000 iles
Cambodge:
Jour 16: Stung Treng - Phnom Penh Jours 17 à 19: Phnom Penh Jour 20: Kompong Chnnang (ça en vaut la peine? Sinon autre alternative sur le chemin Phnom Penh - Siem Reap) Jour 21: Kompong Chnnang - Battambang Jours 22 à 24: Battambang Jour 25: Battambang - Siem Reap en bateau Jours 26 à 30: Visite de Siem Reap et des temples d'Angkor Jour 31: bus retour pour Bangkok Jour 32: Retour en Belgique
Voilà je vous ai résumé mon itinéraire, si vous pouviez me donner quelques conseils dessus, ce serait absolument la bienvenue. De plus quelques adresses de GH pas trop chères et correctes (tournant aux alentours de 8 à 10$) ne seraient pas de refus.
Ce que je recherche avant tout est le contact avec la population et vivre un maximum l'aventure laotienne - khmère même si je suis bien conscient que mon temps sur place est très limité pour vivre totalement l'immersion culturelle.
Merci d'avance
Alex
Pour mon deuxième voyage en Asie (le premier étant l'Inde), j'effectuerai un voyage au Laos (partie sud) et au Cambodge durant le mois de juillet (en pleine mousson, je sais, mais pas trop de choix quant aux dates). J'ai déjà fait une première petite ébauche de mon parcours mais j'aimerai néanmoins solliciter votre avis concernant la "faisabilité" de ce dit parcours, les lieux à voir et/ou à éviter. Sachant que mon arrivée se fait le 2 juillet et mon départ le 3 août. Voilà mon itinéraire:
Laos:
Jour 1: Arrivée à Bangkok le 2 juillet à 6h45. 11h35, avion pour Udon Thani et puis passage de frontière jusque Vientiane. Jour 2: Visite de vientiane. Jour 3: Vientiane-Thakhek. J'ai pensé rester environ 4 jours à Thakhek pour faire le "Thakhek loop" en moto/scooter et ainsi visiter les grottes de ko-Lor. Cependant je n'ai recelé aucunes informations quand au prix de la barque pour visiter les grottes de Ko-Lor. De plus, le "loop" est il faisable pendant le mois de juillet? Jour 8: Paksé, je consacre 3 jours à faire le tour du Plateau des Bolovens. Jour 11: Champassak Jour 12: Champassak Jour 13 à 15: 4000 iles
Cambodge:
Jour 16: Stung Treng - Phnom Penh Jours 17 à 19: Phnom Penh Jour 20: Kompong Chnnang (ça en vaut la peine? Sinon autre alternative sur le chemin Phnom Penh - Siem Reap) Jour 21: Kompong Chnnang - Battambang Jours 22 à 24: Battambang Jour 25: Battambang - Siem Reap en bateau Jours 26 à 30: Visite de Siem Reap et des temples d'Angkor Jour 31: bus retour pour Bangkok Jour 32: Retour en Belgique
Voilà je vous ai résumé mon itinéraire, si vous pouviez me donner quelques conseils dessus, ce serait absolument la bienvenue. De plus quelques adresses de GH pas trop chères et correctes (tournant aux alentours de 8 à 10$) ne seraient pas de refus.
Ce que je recherche avant tout est le contact avec la population et vivre un maximum l'aventure laotienne - khmère même si je suis bien conscient que mon temps sur place est très limité pour vivre totalement l'immersion culturelle.
Merci d'avance
Alex
En direct d’une croisière Hurtigruten Kirkenes - Bergen en novembre 2011 (peut-être) English translation pending
Bonjour,
L’automne venant timidement, je me suis dit que cette année devrait être idéale pour une visite du grand Nord. Apres avoir consulté le forum et lu les CR des convertis d’Hurtigruten (Salut!) j’ai décidé de tenter l’aventure.
Réservation prise pour un départ le 16 Novembre de Kirkenes, à bord du MS Richard With (départ le 15 en soirée de Londres, nuit a Oslo, puis vol pour Kirkenes le matin). Il ne me reste que quelques 15 jours pour préparer mon départ. J’avoue que je préfère les départs dernières minutes. Ca m’évite de me languir de mon voyage pendant des mois, et avoir à tout organiser d’un coup, c’est plutôt excitant. La preuve, j’investis dans mes premiers Damart !😎
Je consulte la météo régulierement. Les prévisions évoluent dans tous les sens. Mes émotions aussi. De “Oh, non, on dirait qu’il va neiger!” a “Oh non, on dirait qu’l ne va pas neiger!”. Le week-end avant le départ, je vois des grosses flèches bleues apparaitre sur le site, au lieu des nuages habituels et les températures annoncées descendent dans le négatif. Automne timide, mais oui !🤪
Comment il a dit le cher Pap ? C’est bouclé …on part ! Ou peut-être pas…🤪
Le 15 je suis contactée par Hurtigruten. Le MS Richard WIth n’accostera pas a Kirkenes en raison du mauvais temps (il ne doit pas aimer les flèches bleues). On me propose un départ le 17 sur le MS Trollfjord. Première inquiétude, j’ai pris mon billet indépendamment, je vais avoir des frais. Surtout qu’au moment de la réservation, j’avais constaté que les prix montaient vite. En effet, ils sont maintenant le double de ce que j’ai payé 15 jours plus tôt. Mais Hurtigruten m’annonce que mes frais de transport seront pris en charge. J’apprécie énormément. Je me lancerai dans un éloge quand j’aurai pu leur envoyer le reçu et que le remboursement sera fait. Mais si tout se passe comme ils l’ont promis, cet éloge sera dithyrambique. 🙂😉
Heureusement, changer mes congés à la dernière heure n’est pas un problème avec mon travail. Faire le changement de billet d’avion fut long, fastidieux et couteux. Mais c’est bon.
Ce message est tapé depuis le vol Oslo-Kirkenes, ou a priori le temps est « neigeux » et la température de –2 degrés. Espérons qu’il y a un bateau qui m’attend là-bas...
PS: J'ai apercu le bataeu de l'avion. a suivre.
Cat
L’automne venant timidement, je me suis dit que cette année devrait être idéale pour une visite du grand Nord. Apres avoir consulté le forum et lu les CR des convertis d’Hurtigruten (Salut!) j’ai décidé de tenter l’aventure.
Réservation prise pour un départ le 16 Novembre de Kirkenes, à bord du MS Richard With (départ le 15 en soirée de Londres, nuit a Oslo, puis vol pour Kirkenes le matin). Il ne me reste que quelques 15 jours pour préparer mon départ. J’avoue que je préfère les départs dernières minutes. Ca m’évite de me languir de mon voyage pendant des mois, et avoir à tout organiser d’un coup, c’est plutôt excitant. La preuve, j’investis dans mes premiers Damart !😎
Je consulte la météo régulierement. Les prévisions évoluent dans tous les sens. Mes émotions aussi. De “Oh, non, on dirait qu’il va neiger!” a “Oh non, on dirait qu’l ne va pas neiger!”. Le week-end avant le départ, je vois des grosses flèches bleues apparaitre sur le site, au lieu des nuages habituels et les températures annoncées descendent dans le négatif. Automne timide, mais oui !🤪
Comment il a dit le cher Pap ? C’est bouclé …on part ! Ou peut-être pas…🤪
Le 15 je suis contactée par Hurtigruten. Le MS Richard WIth n’accostera pas a Kirkenes en raison du mauvais temps (il ne doit pas aimer les flèches bleues). On me propose un départ le 17 sur le MS Trollfjord. Première inquiétude, j’ai pris mon billet indépendamment, je vais avoir des frais. Surtout qu’au moment de la réservation, j’avais constaté que les prix montaient vite. En effet, ils sont maintenant le double de ce que j’ai payé 15 jours plus tôt. Mais Hurtigruten m’annonce que mes frais de transport seront pris en charge. J’apprécie énormément. Je me lancerai dans un éloge quand j’aurai pu leur envoyer le reçu et que le remboursement sera fait. Mais si tout se passe comme ils l’ont promis, cet éloge sera dithyrambique. 🙂😉
Heureusement, changer mes congés à la dernière heure n’est pas un problème avec mon travail. Faire le changement de billet d’avion fut long, fastidieux et couteux. Mais c’est bon.
Ce message est tapé depuis le vol Oslo-Kirkenes, ou a priori le temps est « neigeux » et la température de –2 degrés. Espérons qu’il y a un bateau qui m’attend là-bas...
PS: J'ai apercu le bataeu de l'avion. a suivre.
Cat
Tour du monde, seule ou pas seule? English translation pending
Bonjour à tous,
Voilà maintenant plusieurs années que j'ai l'idée, l'envie, la nécessité... de voyager dans le monde, de découvrir d'autres manières de vivre et de penser. Le fil conducteur de mon voyage serait de voir quelle est la place de l'enfant dans différentes civilastions ainsi que les manières de concevoir les mariages et les enterrements.
Bref, je sens que le moment est venu de passer à l'action. Je commence donc à me renseigner à lire vos témoignages, à élaborer mon projet. De nombreuses questions se posent à moi, j'imagine que c'est normal. Une revient plus souvent que les autres, est ce que je parle seule ou est ce que je cherche un compagnon de voyage. Je suis partagée car si j'ai envie de partir c'est aussi pour le plaisir d'organiser mon propre voyage, de me découvrir moi seule ailleurs, mais j'ai aussi l'envie de partager cette grande aventure avec quelqu'un. Peut être aussi pour m'aider à passer à l'action. Peut être que c'est une fausse question mais voilà où j'en suis pour l'instant. N'hésitez pas à me faire partager vos expèriences. merci d'avance.
Hôtel Amigo Guardalavaca janvier 2012 English translation pending
Bonjour a tout le monde,
Je suis nouveau sur ce site, j’ai lu beaucoup, j’ai aussi appris beaucoup, merci à tous ceux qui racontent ici leurs expériences de voyage, ça aide beaucoup les novices comme moi.
J’ai fait quelques voyages, mais a date jamais dans le sud en hiver.
C’est donc en janvier 2012 que je brise la glace (sans jeux de mots) j’ai décidé de partir avec ma fille de 14 ans pour Cuba, j’ai choisi le Amigo Guardalavaca, à cause du prix, ( a 643$ par pers. Ça fittait dans le budget) et aussi parce que j’y ai lu de bonnes choses.
J’ai réservé pour la semaine du 28 janvier au 4 février (car ma fille a des congés pédagogiques dans cette semaine là et va manquer moins de jours d’école)
Elle ne le sait pas encore… ça sera son cadeau de Noël…..
Ce qu’on aimerait c’est de profiter de la plage, faire de la plongée en apnée, peut être une ou 2 petites excursions genre catamaran, et visite des environs, question de voir la culture locale. D’après ce que j’ai lu, je suis à la bonne place pour ça au Amigo,
alors pour ceux qui y ont été dans la même période, ….. Merci de me confirmer … ou pas que j’ai fait un bon choix.
De plus, ma fille est un peu difficile coté bouffe, pensez vous qu’on peut s’en tirer avec les buffets du site ou si on doit plus se tourner vers les restos a la carte (question de prévoir le budget en conséquence)
Évidement, avec une ado de 14 ans, ça prend le séchoir et le fer plat… on est dans la section Atlantico, est-ce qu’il y a des séchoirs, et doit-on prévoir un adapteur ou un convertisseur pour le courant.
J’ai des trucs comme un chargeur a batteries pour la caméra, mon rasoir, un séchoir justement qui sont écrit pour les 2 voltages (110 / 240) est ce que dans ce cas, juste un adapteur pour le courant est suffisant, ou si c’est mieux de prévoir aussi un convertisseur ??
Si vous avec des trucs ou des conseils, ou des suggestions de choses a ne pas manquer, ils sont les bienvenues…
Merci
Je suis nouveau sur ce site, j’ai lu beaucoup, j’ai aussi appris beaucoup, merci à tous ceux qui racontent ici leurs expériences de voyage, ça aide beaucoup les novices comme moi.
J’ai fait quelques voyages, mais a date jamais dans le sud en hiver.
C’est donc en janvier 2012 que je brise la glace (sans jeux de mots) j’ai décidé de partir avec ma fille de 14 ans pour Cuba, j’ai choisi le Amigo Guardalavaca, à cause du prix, ( a 643$ par pers. Ça fittait dans le budget) et aussi parce que j’y ai lu de bonnes choses.
J’ai réservé pour la semaine du 28 janvier au 4 février (car ma fille a des congés pédagogiques dans cette semaine là et va manquer moins de jours d’école)
Elle ne le sait pas encore… ça sera son cadeau de Noël…..
Ce qu’on aimerait c’est de profiter de la plage, faire de la plongée en apnée, peut être une ou 2 petites excursions genre catamaran, et visite des environs, question de voir la culture locale. D’après ce que j’ai lu, je suis à la bonne place pour ça au Amigo,
alors pour ceux qui y ont été dans la même période, ….. Merci de me confirmer … ou pas que j’ai fait un bon choix.
De plus, ma fille est un peu difficile coté bouffe, pensez vous qu’on peut s’en tirer avec les buffets du site ou si on doit plus se tourner vers les restos a la carte (question de prévoir le budget en conséquence)
Évidement, avec une ado de 14 ans, ça prend le séchoir et le fer plat… on est dans la section Atlantico, est-ce qu’il y a des séchoirs, et doit-on prévoir un adapteur ou un convertisseur pour le courant.
J’ai des trucs comme un chargeur a batteries pour la caméra, mon rasoir, un séchoir justement qui sont écrit pour les 2 voltages (110 / 240) est ce que dans ce cas, juste un adapteur pour le courant est suffisant, ou si c’est mieux de prévoir aussi un convertisseur ??
Si vous avec des trucs ou des conseils, ou des suggestions de choses a ne pas manquer, ils sont les bienvenues…
Merci
Avis sur itinéraire de sept ou huit jours au Yucatan? English translation pending
Bonjour,
Nous allons partir en novembre 7 jours au Mexique ( ou 8 jours s'il le faut vraiment 😏 ) Nous sommes 4 : 2 adultes et 2 enfants ( 5 et 6 ans) Nous avons établi un itinéraire mais ne connaissant pas du tout cette région du yucatan , nous aimerions avoir des avis éclairés sur la faisabilité et l'intérêt de nos choix
Donc voilà notre idée
J1 : Arrivée Cancun- location voiture- direction playa carmen ( hotel pour laisser les bagages et se détendre un peu) Visite de X caret ( apparemment à 10 minutes de PC) Nuit à l'hotel
J2 : en route pour Akumal ( 45 minutes de Playa Carmen) Tulum ( 30 minutes de plus) : visite de cenote ( cristal y escondido) Puis direction Sian Ka'an- 1 Nuit au Mayan Beach hotel ( le seul que nous ayons trouvé près de la réserve)
J3 et J4 Option 1 avec chacchoben ( attention ça se complique 🤪) J3 : Visite de Chacchoben ( 1 heure de route) Retour Hotel sian ka'an- 1 Nuit J4 : Visite: excursion de la réserve puis Retour le jour-même à Playa Carmen ( Nuit à PC)
J3 Option 2 sans chacchoben 😛 Excursion / visite de la réserve de Sian Ka'an Retour à Playa Carmen- Nuit à PC
J4 ( ou J5 selon Chacchoben ou pas ) Départ pour Chichen Itza ( 3 heures de route) Arrêt Valladolid ( à 2h30 de PC) : visite, cénotes ( keken) 1 nuit
J5 ( ou J6) Départ ( et arrivée) pour Chichen Itza ( normalement pas loin , 1/2 H environ) Visite des sites - 1 nuit
J6 ( Ou J 7) Toujour à Chichen Itza: Visite des sites ( et cénotes) - 1 nuit
J7 ( ou J8) Retour a PC ( 4h de route) Nuit
J8 ( ou J9) Avion a Cancun
En plus de vos avis sur les sites à voir et l'itinéraire, nous nous demandons si: Sian Ka'an : est à voir absolument ? Si oui qu'y fait-on exactement ( jungle, plages...) et peut-on le faire seul ou une excursion est préférable ( à combien peut revenir l'excursion payante pour 4 personnes)
Checchoben A voir absolument ou on peut éviter ? ( dans ce cas , on gagne 1 nuit)
Valladolid: 1 nuit est-elle utile ou non ?
Chichen Itza : 2 nuits sont utiles ou c'est 1 de trop ?
D'après vous, quel budget pour - les parcs et sites - la nourriture ( en mangeant local le plus possible)
Je précise que voyageant avec 2 jeunes enfants, nous ne voulons pas passer des journées entières en voiture et préférons nous arrêter pour voir des choses en route ( quand il y en a)
Merci d'avance pour vos précieux conseils 😉🙂
Nous allons partir en novembre 7 jours au Mexique ( ou 8 jours s'il le faut vraiment 😏 ) Nous sommes 4 : 2 adultes et 2 enfants ( 5 et 6 ans) Nous avons établi un itinéraire mais ne connaissant pas du tout cette région du yucatan , nous aimerions avoir des avis éclairés sur la faisabilité et l'intérêt de nos choix
Donc voilà notre idée
J1 : Arrivée Cancun- location voiture- direction playa carmen ( hotel pour laisser les bagages et se détendre un peu) Visite de X caret ( apparemment à 10 minutes de PC) Nuit à l'hotel
J2 : en route pour Akumal ( 45 minutes de Playa Carmen) Tulum ( 30 minutes de plus) : visite de cenote ( cristal y escondido) Puis direction Sian Ka'an- 1 Nuit au Mayan Beach hotel ( le seul que nous ayons trouvé près de la réserve)
J3 et J4 Option 1 avec chacchoben ( attention ça se complique 🤪) J3 : Visite de Chacchoben ( 1 heure de route) Retour Hotel sian ka'an- 1 Nuit J4 : Visite: excursion de la réserve puis Retour le jour-même à Playa Carmen ( Nuit à PC)
J3 Option 2 sans chacchoben 😛 Excursion / visite de la réserve de Sian Ka'an Retour à Playa Carmen- Nuit à PC
J4 ( ou J5 selon Chacchoben ou pas ) Départ pour Chichen Itza ( 3 heures de route) Arrêt Valladolid ( à 2h30 de PC) : visite, cénotes ( keken) 1 nuit
J5 ( ou J6) Départ ( et arrivée) pour Chichen Itza ( normalement pas loin , 1/2 H environ) Visite des sites - 1 nuit
J6 ( Ou J 7) Toujour à Chichen Itza: Visite des sites ( et cénotes) - 1 nuit
J7 ( ou J8) Retour a PC ( 4h de route) Nuit
J8 ( ou J9) Avion a Cancun
En plus de vos avis sur les sites à voir et l'itinéraire, nous nous demandons si: Sian Ka'an : est à voir absolument ? Si oui qu'y fait-on exactement ( jungle, plages...) et peut-on le faire seul ou une excursion est préférable ( à combien peut revenir l'excursion payante pour 4 personnes)
Checchoben A voir absolument ou on peut éviter ? ( dans ce cas , on gagne 1 nuit)
Valladolid: 1 nuit est-elle utile ou non ?
Chichen Itza : 2 nuits sont utiles ou c'est 1 de trop ?
D'après vous, quel budget pour - les parcs et sites - la nourriture ( en mangeant local le plus possible)
Je précise que voyageant avec 2 jeunes enfants, nous ne voulons pas passer des journées entières en voiture et préférons nous arrêter pour voir des choses en route ( quand il y en a)
Merci d'avance pour vos précieux conseils 😉🙂
Retour de croisière sur le MSC Lirica: mes excursions (septembre 2011) English translation pending
Bonjour,
J'ai fait cette croisière le 1er septembre 2011, alors pour ceux qui souhaitent se débrouiller pour les excursions voici pour ma part ce que j'ai visité :
- Gênes : En sortant du port suivre les pancartes "Aquarium" (pas facile de sortir du port n'hésitez pas à demander aux gardiens ou faufilez-vous derrière un groupe). L'aquarium est à même pas un quart d'heure de marche. Attention aux gens qui vous accostent ils vous mettront un joli bracelet et vous demanderont des sous. AQUARIUM : 18 EUROS/PERS.
- Ajaccio : Il y a un petit train pour visiter la ville. J'ai pris le trajet le plus long (car il y a plusieurs petits trains) qui mène aux îles sanguinaires et revient en passant devant la maison de Napoléon Bonaparte. La Corse est un bon endroit pour l'achat de souvenirs. N'oubliez pas d'aller tremper les pieds dans l'eau elle est délicieuse ! (en descendant du bateau vous pouvez retirer une serviette de plage MSC vous la prêtent). PETIT TRAIN : 10 EUROS/PERS.
- Rôme : Prenez le train (c'est assez bien indiqué sinon suivez un groupe !!!) et prenez celui à 15 euros (aller-retour) car il met 30 minutes face à celui à 9 euros qui met 1h30. Dans le train on vous proposera une offre à 15 euros de plus pour le bus panoramique au lieu de 18. Un tour de la ville et direction le Vatican. Pour 5 euros vous pouvez monter tout en haut de la basilique.... N.B : Sur la fin le passage se rétrécie et on a pas beaucoup de place pour passer. Mais au final, même si les escaliers finissent en colimaçon et que le vertige nous prend un peu, l'arrivée tout en haut est si magnifique que ça en vaut vraiment le détour ! La vue est vraiment incroyable !!! TRAIN + BUS PANORAMIQUE + VATICAN : 35 EUROS/PERS (+ prévoir pour le repas)
- Salerne : Prendre le train (vous pouvez allez à pied jusqu'à la gare) pour aller à Pompei. Visite de Pompei et retour en taxi ou train si vous ne le ratez pas ! TRAIN 4,20 EUROS + TAXI (au retour) 70 euros mais on l'a pris à 6 donc 11,60 euros : 15,80 EUROS/PERS.
- Tunis : Taxi jusqu'à Sidi Bou Said. Souk : Attention leurs prix partent de 380 euros pour finir la négociation à 5 euros ! Ils prennent les touristes pour des blaireaux donc moi je ne leur ai rien acheté ! Puis plage où l'eau est transparente. N'hésitez pas à aller tremper vos pieds... 15 minutes de marche pour y arriver. TAXI 40 euros à 4 : 10 EUROS/PERS.
- Palma de Majorque : Plage à 10 minutes et boutiques dans le grand centre commercial pour finir les achats souvenirs.
N.B : A refaire je prendrais l'excursion proposé par le MSC pour Salerne car on a pu rester à peine 1h à Pompei, ce qui est beaucoup trop court ! Et Majorque, j'aurai aimé voir les grottes du dragon mais en taxi c'était 200 euros et il n'y a pas de train ! Voilà donc les 2 excursions que je peux vous conseiller mais selon ce que vous voulez faire on peut tout visiter par soit-même.
Dernier soir, ne ratez pas le buffet magnifique et prévoyez l'appareil photo !
Une dernière chose, prévoyez 2 tenues de gala et tous les autres soirs c'est "décontracté". (Soirée de gala = robe de soirée pour mesdames et costard cravate pour messieurs. Souriez vous serez plus que photographié !) Quant aux repas vous ne serez pas seuls... Pour ma part nous avions une table de 4 couples tout les soirs mais le midi on mangé dans le restaurant de notre choix. De belles rencontres et des vacances formidables.
Bonne croisière à tous ! Si vous êtes en Suite profitez bien des beaux couchés de soleil et observez bien la mer, les plus chanceux pourraient y voir des dauphins ! ;)
Pour toutes questions voici mon mail : dossinpasquereau@hotmail.fr
J'ai fait cette croisière le 1er septembre 2011, alors pour ceux qui souhaitent se débrouiller pour les excursions voici pour ma part ce que j'ai visité :
- Gênes : En sortant du port suivre les pancartes "Aquarium" (pas facile de sortir du port n'hésitez pas à demander aux gardiens ou faufilez-vous derrière un groupe). L'aquarium est à même pas un quart d'heure de marche. Attention aux gens qui vous accostent ils vous mettront un joli bracelet et vous demanderont des sous. AQUARIUM : 18 EUROS/PERS.
- Ajaccio : Il y a un petit train pour visiter la ville. J'ai pris le trajet le plus long (car il y a plusieurs petits trains) qui mène aux îles sanguinaires et revient en passant devant la maison de Napoléon Bonaparte. La Corse est un bon endroit pour l'achat de souvenirs. N'oubliez pas d'aller tremper les pieds dans l'eau elle est délicieuse ! (en descendant du bateau vous pouvez retirer une serviette de plage MSC vous la prêtent). PETIT TRAIN : 10 EUROS/PERS.
- Rôme : Prenez le train (c'est assez bien indiqué sinon suivez un groupe !!!) et prenez celui à 15 euros (aller-retour) car il met 30 minutes face à celui à 9 euros qui met 1h30. Dans le train on vous proposera une offre à 15 euros de plus pour le bus panoramique au lieu de 18. Un tour de la ville et direction le Vatican. Pour 5 euros vous pouvez monter tout en haut de la basilique.... N.B : Sur la fin le passage se rétrécie et on a pas beaucoup de place pour passer. Mais au final, même si les escaliers finissent en colimaçon et que le vertige nous prend un peu, l'arrivée tout en haut est si magnifique que ça en vaut vraiment le détour ! La vue est vraiment incroyable !!! TRAIN + BUS PANORAMIQUE + VATICAN : 35 EUROS/PERS (+ prévoir pour le repas)
- Salerne : Prendre le train (vous pouvez allez à pied jusqu'à la gare) pour aller à Pompei. Visite de Pompei et retour en taxi ou train si vous ne le ratez pas ! TRAIN 4,20 EUROS + TAXI (au retour) 70 euros mais on l'a pris à 6 donc 11,60 euros : 15,80 EUROS/PERS.
- Tunis : Taxi jusqu'à Sidi Bou Said. Souk : Attention leurs prix partent de 380 euros pour finir la négociation à 5 euros ! Ils prennent les touristes pour des blaireaux donc moi je ne leur ai rien acheté ! Puis plage où l'eau est transparente. N'hésitez pas à aller tremper vos pieds... 15 minutes de marche pour y arriver. TAXI 40 euros à 4 : 10 EUROS/PERS.
- Palma de Majorque : Plage à 10 minutes et boutiques dans le grand centre commercial pour finir les achats souvenirs.
N.B : A refaire je prendrais l'excursion proposé par le MSC pour Salerne car on a pu rester à peine 1h à Pompei, ce qui est beaucoup trop court ! Et Majorque, j'aurai aimé voir les grottes du dragon mais en taxi c'était 200 euros et il n'y a pas de train ! Voilà donc les 2 excursions que je peux vous conseiller mais selon ce que vous voulez faire on peut tout visiter par soit-même.
Dernier soir, ne ratez pas le buffet magnifique et prévoyez l'appareil photo !
Une dernière chose, prévoyez 2 tenues de gala et tous les autres soirs c'est "décontracté". (Soirée de gala = robe de soirée pour mesdames et costard cravate pour messieurs. Souriez vous serez plus que photographié !) Quant aux repas vous ne serez pas seuls... Pour ma part nous avions une table de 4 couples tout les soirs mais le midi on mangé dans le restaurant de notre choix. De belles rencontres et des vacances formidables.
Bonne croisière à tous ! Si vous êtes en Suite profitez bien des beaux couchés de soleil et observez bien la mer, les plus chanceux pourraient y voir des dauphins ! ;)
Pour toutes questions voici mon mail : dossinpasquereau@hotmail.fr
Voyage Chiang Mai - Chiang Rai pour six jours English translation pending
Bonjour,
Mi-décembre, je serai à Chiang Mai - Chiang Rai pour 6 jours. Malheureusement, je ne sais pas comment je vais visiter cette région. Je ne souhaite pas le faire avec un scooter.
Je suis intéressée par la nature mais malheureusement je ne suis pas capable de faire des treks ... je pensais notamment à faire des promenades dans les rizières de 3 à 4 heures... mais est-ce la bonne période ? Ai-je besoin d'un guide ? Où dois-je aller pour faire ce type de promenade ? Je souhaiterais descendre le Thaton vers Chiang Rai .... est-ce possible avec nos valises (je pense prendre un bus jusqu'à Thaton sinon nous pouvons prendre un chauffeur pour faire des arrêts en route mais lesquels) ? Je pense qu'il y a une belle route entre Chiang Rai et Mae Salong avec des plantations de thé .... + visite du temple blanc + sources d'eau chaude.
Nous arrivons d'abord à Chiang Mai pour repartir de Chiang Rai vers Bangkok et nous disposons de 5 jours.
Avez-vous une idée d'un petit itinéraire à me proposer et comment puis-je le faire ? Un chauffeur de taxi ou une agence de voyage. Avez-vous une idée du prix que nous allons payer (nous sommes deux). Nous ne souhaitons pas faire les éléphants, ni la visite des tribus (long-neck).
Merci pour votre aide.
Mi-décembre, je serai à Chiang Mai - Chiang Rai pour 6 jours. Malheureusement, je ne sais pas comment je vais visiter cette région. Je ne souhaite pas le faire avec un scooter.
Je suis intéressée par la nature mais malheureusement je ne suis pas capable de faire des treks ... je pensais notamment à faire des promenades dans les rizières de 3 à 4 heures... mais est-ce la bonne période ? Ai-je besoin d'un guide ? Où dois-je aller pour faire ce type de promenade ? Je souhaiterais descendre le Thaton vers Chiang Rai .... est-ce possible avec nos valises (je pense prendre un bus jusqu'à Thaton sinon nous pouvons prendre un chauffeur pour faire des arrêts en route mais lesquels) ? Je pense qu'il y a une belle route entre Chiang Rai et Mae Salong avec des plantations de thé .... + visite du temple blanc + sources d'eau chaude.
Nous arrivons d'abord à Chiang Mai pour repartir de Chiang Rai vers Bangkok et nous disposons de 5 jours.
Avez-vous une idée d'un petit itinéraire à me proposer et comment puis-je le faire ? Un chauffeur de taxi ou une agence de voyage. Avez-vous une idée du prix que nous allons payer (nous sommes deux). Nous ne souhaitons pas faire les éléphants, ni la visite des tribus (long-neck).
Merci pour votre aide.
Attitude en Egypte, style vestimentaire à privilégier? English translation pending
BOnjour tous,
COmme tout bon touriste, je ne sais pas toutes les coûtume des pays de ce monde donc je me troune vers vous :0
Quel sont les mauvaise et bonne attitudes à avoir en Égypte ?
Quel Style Vestimentaire dois-je privilégier ?
Puis-je être en SHort ((Bermudas )Pantalon court avec extrémité sous le genoux)
Dois-Je sourire ou avoir une Attitude plus réservé ?
si j'ai des lunettes de soleil de valeur est-ce que on me considérera comme un de ces Satané touriste qu viennent ici pour nous montrer qu'ilsont de l'argent ?
Puis-je mette une Calotte (Casquette http://www.crf50shop.com/images/casquette-flexfit-pitking-w.jpg Ceci est une casquette pour moi)
Puis-être en Manche Courte ? ^
est-ce dangereux d'avoir un Gros Sac à Dos ?
Donc tous les savoirs que vous avez me les dires :)
COmme tout bon touriste, je ne sais pas toutes les coûtume des pays de ce monde donc je me troune vers vous :0
Quel sont les mauvaise et bonne attitudes à avoir en Égypte ?
Quel Style Vestimentaire dois-je privilégier ?
Puis-je être en SHort ((Bermudas )Pantalon court avec extrémité sous le genoux)
Dois-Je sourire ou avoir une Attitude plus réservé ?
si j'ai des lunettes de soleil de valeur est-ce que on me considérera comme un de ces Satané touriste qu viennent ici pour nous montrer qu'ilsont de l'argent ?
Puis-je mette une Calotte (Casquette http://www.crf50shop.com/images/casquette-flexfit-pitking-w.jpg Ceci est une casquette pour moi)
Puis-être en Manche Courte ? ^
est-ce dangereux d'avoir un Gros Sac à Dos ?
Donc tous les savoirs que vous avez me les dires :)
Voyage de trois semaines en Malaisie avec trois enfants (août 2011) English translation pending
Voyage de 3 semaines en Malaisie aout 2011. Nous sommes une famille avec 3 enfants de 16, 14 et 9 ans.
Suite a un voyage en Thaïlande il y a 3 ans qui ne nous avait laissé que de bons souvenirs, nous voulions découvrir un autre pays d'Asie du sud-est et après réflexion, surtout d'ordre météo en fonction des congés scolaires, notre choix s'est porte sur la Malaisie plutôt que le Cambodge ou le Vietnam qui nous tentaient également.
Une fois la destination choisie, restait a définir l'itinéraire et là aussi nous avons hésité à nous concentrer surtout sur Bornéo mais finalement, nous y avons renoncé de peur de passer énormément de temps dans les transports mais aussi pour permettre un voyage plus varié. Merci à Voyage Forum qui nous a beaucoup aidé dans la préparation et a contribué à en faire un voyage inoubliable! Voici notre contribution réciproque! N'hésitez pas à nous contacter si une question vous taraude...
2 aout départ de Francfort, escale à Doha puis vol vers KL. Mauvaise surprise, notre avion est détourné en raison d'un "sick pasenger" avec atterrissage d'urgence a Bombay. 4 heures sur place pour diverses formalités qui nous laissent supposer qu'il s'agissait de plus que cela... On n'en saura pas plus mais on a vite fait de comprendre que nous raterons notre avion pour Kuching prévu à Kuala Lumpur... Heureusement, ce vol a été annulé et nous avons été replacés sur le dernier vol Firefly du jour vers la capitale du Sarawak. On a pu contacter les gens du Permai Rainforest Resort où nous devions loger et ils ont pu également réarranger notre transfert. Nous arrivons vers 23:30 la bas après plus de 24h de voyage. Ouf, ca aurait pu se passer plus mal vu les circonstances...
3-5/8. Permai Rainforest Resort. Très sympa, logement dans les treehouses. C'est a quelques pas du Cultural Village Center (photo) que nous avons beaucoup aimé. Visite en deux temps car arrivés un peu tard le premier jour. Ce musée est fort intéressant et c'est surement le plus beau qu'on ai vu lors de notre périple! On a également fait la ballade du red-blue trail que vous verrez si vous séjournez la bas. Sympa pour une première approche de la forêt Malaisienne. Deux belles plages au resort. Attention on est assez isolés à cet endroit et donc à moins de vouloir s'y reposer ou de disposer d'un moyen de locomotion, ne pas vouloir y séjourner trop longtemps. Kuching est une meilleure base pour rayonner dans le Sarawak, mais pas de plage... Par ailleurs, si vous voulez vous reposer sur la plage à Santubong, il y a sans doute d'autres resorts offrant plus de confort dans le coin.
6-7/8: départ pour le parc de Bako en mini van puis bateau. Attention si vous ne séjournez qu'une nuit à Bako, les boatmen n'aiment pas transporter de grosses valises. Nous avons du sélectionner nos vêtements pour ne garder que deux bagages et laisser les autres au terminal de Bako village. Ca n'a pas pose problème mais c'est peut être bon à savoir. Le prix du transfert en bateau est fixe. A Bako, ballade l'après midi vers la plage de Kecil. Prévoir beaucoup d'eau! 2 bonnes heures sous une chaleur +++ mais au bout quelle récompense (photo)! Quel bonheur de se baigner dans cet endroit magnifique. Retour en bateau vers les infrastructures du parc. Le boatman prend son temps et nous fait découvrir les rochers calcaires sculptés par la mer. Très chouette. Le coucher de soleil à Bako vaut la peine, avec le mont Santubong en toile de fond. On participe à la night walk très chouette aussi. A faire. Cela implique aussi de loger a Bako et là c'est par contre franchement spartiate, et même pas très propre. Par contre on y mange correctement. Comment l'état du Sarawak qui gère le parc ne soigne-t-il pas mieux son image? Malgré tout cela il faut loger a Bako. Vous verrez bien entendu les nasiques mais surtout autour des infrastructures. La fatigue aidant, la chaleur faisant le reste, nous décidons de quitter Bako après le petit dej. A noter qu'il faut réserver tôt son logement à Bako (www.forestry.sarawak.gov.my/forweb/np/np/bako.htm voir le bas de la page). Ils ne répondent pas toujours très vite. J'avais demandé un forest lodge, mais nous avons été affecté dans un "hostel". Ils exigent en principe le payement dans leurs bureaux de Kuching du logement quelques jours avant l'arrivée mais quand ce n'est pas possible, si on le demande par mail, ils acceptent le payement à l'arrivée à l'embarcadère de Bako village (la aussi plusieurs renvois de mails nécessaires avant d'avoir une réponse m'en informant...).
7-8/8 Kuching. Ville assez sympa avec sa promenade en bord de fleuve. Logement au Wo Jia Lodge sur la waterfront. Visite le premier jour du musée du Sarawak. Gratuit et assez chouette avec les enfants avec en particulier les animaux de Borneo empaillés exposés. La partie moderne est plus ardue présentant les diverses provinces ou régions de l'état sur des panneaux à lire essentiellement ce qui décourage vite les enfants. Le lendemain, on décide sur les conseils de notre guesthouse de faire un trip avec un taximan vers le Sarakraft centre, les longhouses d'Annah Rais et Semenggoh. On a l'impression de s'être fait un peu avoir. Pour 300 RM, on fait tout ca en 4h30 donc au pas de course. Si vous avez été au Cultural village à Damai comme nous, ces longhouses là sont décevantes, visite payante qui plus est. Malheureusement, pas d'orang-outans cet après midi là au feeding. Nous revenons déçus a la guesthouse. Pour les longhouses, si on veut vraiment les appréhender hors circuit touristique, il faut probablement accepter d'y consacrer 48h pour y loger après avoir fait connaissance avec des locaux à Kuching qui ne manquerons pas de vous proposer de vous emmener dans leur ancien village. Ca semble assez facile (nous avons reçu des propositions) mais ca nécessite donc un peu de temps, que nous n'avions pas vu nos vols bookés à l'avance....
9/8. Départ pour Penang avec vol Airasia. Nous constatons a nouveau à l'aéroport de Kuching que plusieurs vols Firefly sont annulés (par manque de passagers?). Quoi qu'il en soit j'ai pu lire que cette filiale low cost de Malaysian Airlines allait disparaitre, cette dernière se rapprochant par ailleurs d'Airaisia. A l'aeroport de Penang, on nous signifie qu'à 5 nous devons prendre deux taxis ce qui revient fort cher (2x75 RM). Pas de mini van. On décide de prendre le bus, très bon marché mais lent car heure de sortie des écoles. Plus de 90 minutes pour rejoindre Batu Ferringhi.
9-13/8. Penang. Logement au Lone Pine Hotel a Batu Ferringhi. Un bijou! Très content de ce logement qui nous a permis de récupérer un peu après une première semaine assez fatigante. Visite de Georgetown et ses vestiges coloniaux, d'une nyonya house (Pinang Peranakan Mansion) avec une chouette guide (photo). Passage par little India à ne pas manquer pour l'ambiance. On est si bien au Lone Pine qu'on lézarde un peu. Les enfants font leurs premiers pas en jet ski sur la plage! On décide d'y rester un jour de plus pour supprimer une nuit aux Cameron Highlands. La voiture de location réservée a partir du 12/8 nous servira le premier jour à circuler sur l'ile de Penang. Visite du temple Kek Si Lo. Assez décevant quand on a visite la Thaïlande. A refaire on s'arrêterait plutôt au Tropical Fruit Farm, un peu cher mais qui nous aurait permis de mieux faire connaissance avec la multitude de fruits exotiques que l'on peut rencontrer dans le pays.
13-15/8 Cameron Highlands. Départ donc en voiture. Autoroute jusque Taiping ou nous faisons une pause. On espérait visiter les jardins mais nous n'y rentrerons pas car il pleut des seaux. Poursuite de la route vers les Cameron Highlands après pause lunch. Abord par la route nord qui d'après ce qu'on nous en a dit est beaucoup plus facile. Effectivement large route, dépassements dzes camions et cars régulièrement possibles malgré une boîte automatique et un moteur poussif. Arrivée aux highlands en fin d'après midi sous la pluie. Logement au Eight Mentigi Guesthouse. Très décevant! On décide pour le lendemain d'une excursion proposée par eux (mais organisée par Cameron Secrets) avec visite de plantation de the (Sungai Palas tea estate), mossy forest et mont Brinchang plus Butterfly farm. Très chouette excursion. A faire... On profite de deux heures de soleil pour visiter les magnifiques paysages des plantations de thé. Il y avait la possibilité de faire une excursion d'une matinée ou d'une journée. Ceux qui ont participé à la journée entière nous ont dit que seul le matin valait le coup. Malheureusement le temps s'est déjà couvert lorsque nous arrivons au sommet du Mt Brinchang. Petite ballade sympa dans la mossy forest. La pluie qui ne tarde pas ensuite à revenir va nous décourager de toute activité supplémentaire l'apres-midi. Au total, ne pas manquer les paysages des Cameron Highlands mais être bien conscient qu'il y pleut beaucoup. Il nous a semblé difficile dans ces conditions d'envisager une ballade sur un des nombreux trails par ailleurs réputes difficiles... De notre point de vue, l'ideal est d'arriver un soir aux Cameron, visiter les plantations de thé le matin et déjà partir PM vers la destination suivante d'autant que la route est souvent longue.
Le 15/8 départ vers Kota Bahru. Prévoir 5h de route. Celle-ci est très facile jusque Gusa Muang, souvent double bande. Ensuite une seule bande, plus difficile, déforestation désolante et beaucoup de trafic à l'approche de Kota Bharu.
15-17/8 Kota Bharu. Logement au Grand Riverview Hotel. Kota Bharu, c'est la déception de notre voyage pour une raison simple. Nous y sommes arrivés en plein Ramadan et dans THE islamic city comme elle aime à s'appeler, cela veut dire ville morte. Le centre culturel et ses spectacles: fermé. Fabrique de cerf-volants: fermée. Nous décidons de pousser en bus jusqu'à la plage PCB: pas âme qui y vive. Tous les buibuis du coin clos! Il est même quasi impossible de trouver un restaurant ouvert à midi en ville! Le marché, ouvert lui, vaut le détour (photo). Nous n'avons pas eu l'occasion de vérifier si les musées étaient eux ouverts mais on peut en douter. Même les restos de notre hôtel étaient fermés. Buffet de petit dej. servi dans une salle de réception interdite aux musulmans! De plus nous avons trouvé que Kota Bharu était une ville sale; ordures partout, jamais vu autant de rats dans un centre ville "moderne". En tout cas, un bon conseil: éviter Kota Bharu durant le ramadan. Par contre, les musulmans y sont très tolérants, comme partout en Malaisie. Notre fille s'est baladée en short court et T-shirt toute la journée et on ne l'a jamais regardée de travers, en tout cas ostensiblement...
17-21/8: iles Perhentian. Incontestablement le clou de notre voyage grâce aussi au Bubbles Dive resort ou nous avons séjourné. Apres avoir eu de mauvaises expériences dans les guesthouses nous avons hésité à venir au Bubbles, car nous imaginions des logements forts spartiates suite aux photos vues sur Tripadvisor! Il faut dire ici aussi qqs mots du Bubbles car ce petit resort a contribué à faire de notre séjour aux Perhentians un souvenir inoubliable. Au Bubbles, pas de luxe mais une ambiance familiale, entre guests et personnel. Un snorkeling 5 etoiles. De la plongée pour ceux qui le veulent mais les non plongeurs sont bienvenus. Deux d'entre nous s'y sont initiés. Un projet de conservation des tortues vertes. Nous avons pu assister à la ponte de deux tortues, malheureusement pas a l'éclosion d'un nid mais cela arrive fréquemment entre juin et septembre-octobre, la ponte ayant lieu deux mois plus tôt. Et puis la plage, qui suit celle de Flora Bay vers l'est sur Besar est uniquement occupée par le resort (photo). Tranquilité garantie! Excursion snorkeling organisée par le resort. Très bien surtout par le fait que nous nagerons avec une tortue verte durant 2-3 minutes. Magique! Le Bubbles est à conseiller vivement pour ceux qui veulent un endroit calme et préservé sur ces iles!
21/08: départ pour Kuala Lumpur. Nous quittons le Bubbles vers 8:10 pour Kuala Besut puis transfert minivan organisé par le Bubbles vers aéroport de Kota Bharu. Vol a 11:55 et nous arrivons bien a l'avance. Donc pas de souci pour quitter les Perhentians le matin d'un vol partant vers 12:00, surtout si le bateau est géré par votre hotel sur l'ile. Vol: Malaysian Airlines. à nouveau à L'aéroport, nous observons qu'un vol Firefly pour KL Subang est annulé.
21-23/08: Kuala Lumpur. Hotel Royale Chulan. A l'aéroport, nous décidons de prendre le taxi plutôt que l'express train car ce dernier suppose de prendre ensuite un taxi a KL Sentral ou le monorail + 700 m a pied avec nos grosses valises. C'était le bon choix. Surtout un dimanche ou il n'y a pas le moindre embouteillage. en 45 min, nous sommes a l'hôtel. A noter que pour 5 pers. Cela revenait moins cher de prendre un petit taxi et un taxi moyen qu'un mini van (compter 70RM pour un petit taxi-2 grosses valises, 100RM pour un taxi moyen-3 grosses valises et 190 RM pour un minivan; à noter que pour le retour, il y a moyen de négocier avec les taximen à KL; il existe des taxis monospaces bleus et nous avons payé 150RM pour le retour, à 1145 PM alors qu'en théorie, il y a une surcharge de 50% après minuit). Si vous voulez payer moins cher, il y a le bus. Lorsqu'on veut sortir de l'hôtel gros orage. On décide de prendre un taxi pour Barjayan Times Square, très gros centre commercial avec par d'attraction indoor. Impressionnant et démesuré...Incroyable le nombre de centres commerciaux géants; il en pousse de nouveaux comme des champignons. Visite de Little India, le Colonial district, Chinatown en soirée dans Petaling Jaya et le temple Sri Mahamariamman, très intéressants pour nous qui n'avons jamais visité de temples Hindous (photo). les Petronas bien sûr. Pour les déplacements à 5 à KL, préférer le taxi en s'assurant que le taximan accepte de mettre le taximètre, ce qui est le plus souvent possible.
Au total, ce que nous avons particulièrement aimé: - le parc de Bako malgre le logement en dessous de tout. Il nous a donné envie de visiter d'autres parcs a Bornéo. - le Lone Pine Hotel a Penang. Vaut le voyage a lui seul. - les paysages des Cameron Highlands. - les Perhentians et le Bubbles - la gentillesse des Malaisiens, toutes ethnies confondues. L'islam en Malaisie est très pratiquant mais pas du tout militant. Les Malais sont très tolérants et open minded. Ce que nous avons moins aimé: - les logements plus simples que nous avions choisis qui nous ont déçus. D'une manière générale et par opposition a la Thaïlande, difficile de trouver des logements vraiment bien a prix moyen ou bas. Problème de maintenance surtout. Sanitaires de propreté parfois déficiente, dans les restos aussi d'ailleurs. Mais rien de rédibitoire! - Kota Bharu mais cela nous semble lié au Ramadan. Ville assez sale malgré tout. - les longhouses d'Annah Rais a Bornéo.
Et si c'était a refaire? On repart! Vu l'objectif assigné d'un voyage varié et pas trop fatiguant du point de vue déplacements, on ne changerait pas grand chose si ce n'est peut être se donner 48-72h à Borneo pour "vivre" une expérience longhouse, une nuit de moins au Cameron Highlands et si nous avions su nous n'aurions pas séjourné a Kota Bharu pendant le ramadan.
Et si nous revenions en Malaisie? Sans aucun doute, nous nous concentrerions sur Borneo avec Mulu, le Mt Kota Kinabalu, rivière Kinabatangan, Mabul, que nous avions choisi sans regrets de ne pas visiter pour les raisons expliquées plus haut. Avec certainement également un saut pour visiter Malacca dont de nombreux voyageurs rencontrés en chemin nous ont dit beaucoup de bien. Autre endroit bien connu que nous n'avons pas visité: le Taman Negara. Mais nous n'en avons pas entendu que du bien, en particulier concernant l'accueil assez froid. Par ailleurs, quand on a visité les parcs de Bornéo, pas sur que le Taman Negara offre un gros plus.
Quelques points pratiques pour terminer: - Télécommunications: A l'arrivée a KL achat d'une carte SIM Cellcom. En moins de temps qu'il ne faut pour le dire, mon crédit est vide. Visiblement, l'employé Cellcom a activé la fonction internet et les multiples petits programmes installes sur mon smartphone doive recevoir des données. Apparemment pas moyen de désactiver cela plus tard chez un vendeur Cellcom... Probablement a préciser a l'achat... Il y a du wifi un peu partout, le plus souvent gratuit (hôtels, guesthouses, restaurants) mais attention, la bande passante est souvent "light" et une communication skype est parfois interrompue, même en audio seul. - Déplacements: A cinq avec des bagages, pas toujours facile de se déplacer si on veut éviter les bus publics, pas chers mais faisant perdre beaucoup de temps en déplacement. Il ya moyen le plus souvent de trouver des taxis monospaces ou minivans pour des distances moyennes ou plus longues. C'est relativement cher pour le contexte local (compter souvent autour de 150RM pour une déplacement d'une heure). Les vols locaux sont bons marches. Nous avions booké tous nos vols à l'avance mais il nous a semblé que ce n'était pas vraiment nécessaire. Encore assez bien de place dans les avions et à moins de ne pas s'y prendre à la dernière minute, pas de grosses différence de prix. Bilan de la location de voiture avec Hertz (tarifs avantageux si réservation à l'avance sur le web; www.simedarbycarrental.com). Aucun problème. Nous avions loué une Proton Exora H-Line 1.6, un monospace, avec un GPS pour ne pas se prendre la tête... Tres grand coffre pour les bagages. Moteur un peu poussif en reprise. Demander une automatique vu la conduite à gauche, ça facilite les choses. Bonnes routes dans l'ensemble. Attention surtout aux motos. J'éviterais KL en voiture.
- Hébergement: Même si cela reste nettement moins cher que chez nous, l'hébergement confortable (il faut le plus souvent aller dans le haut de gamme) est plus cher qu'en Thaïlande.Peu d'ébergement de charme en gamme moyenne, à l'inverse de la Thaïlande. Sauf aux Perhentians, la réservation à l'avance n'est pas non plus vraiment indispensable. Les réservations par internet permettent de grosses réductions. Voir nos critiques des hébergements sur Tripadvisor. - Restauration: On mange très bien en Malaisie comme a peu près partout en Asie du sud-est. Patchwork de cuisines locale, chinoise et indienne. Très bon marché, un peu moins à KL. Jus de fruits à chaque repas, délicieux! Attention, on est rarement servis simultanement lorsqu'on commande des repas differents. Les Malaisiens ont plutot l'habitude de partager plusieur plats ensembles et donc l'ordre et le timing du service importe peu. Il n'a pas ete exceptionnel pour nous 5 que l'un ai termine son plat avant que le dernier ne le recoive. l'occasion de prendre les habitudes locales...
2 aout départ de Francfort, escale à Doha puis vol vers KL. Mauvaise surprise, notre avion est détourné en raison d'un "sick pasenger" avec atterrissage d'urgence a Bombay. 4 heures sur place pour diverses formalités qui nous laissent supposer qu'il s'agissait de plus que cela... On n'en saura pas plus mais on a vite fait de comprendre que nous raterons notre avion pour Kuching prévu à Kuala Lumpur... Heureusement, ce vol a été annulé et nous avons été replacés sur le dernier vol Firefly du jour vers la capitale du Sarawak. On a pu contacter les gens du Permai Rainforest Resort où nous devions loger et ils ont pu également réarranger notre transfert. Nous arrivons vers 23:30 la bas après plus de 24h de voyage. Ouf, ca aurait pu se passer plus mal vu les circonstances...
3-5/8. Permai Rainforest Resort. Très sympa, logement dans les treehouses. C'est a quelques pas du Cultural Village Center (photo) que nous avons beaucoup aimé. Visite en deux temps car arrivés un peu tard le premier jour. Ce musée est fort intéressant et c'est surement le plus beau qu'on ai vu lors de notre périple! On a également fait la ballade du red-blue trail que vous verrez si vous séjournez la bas. Sympa pour une première approche de la forêt Malaisienne. Deux belles plages au resort. Attention on est assez isolés à cet endroit et donc à moins de vouloir s'y reposer ou de disposer d'un moyen de locomotion, ne pas vouloir y séjourner trop longtemps. Kuching est une meilleure base pour rayonner dans le Sarawak, mais pas de plage... Par ailleurs, si vous voulez vous reposer sur la plage à Santubong, il y a sans doute d'autres resorts offrant plus de confort dans le coin.
6-7/8: départ pour le parc de Bako en mini van puis bateau. Attention si vous ne séjournez qu'une nuit à Bako, les boatmen n'aiment pas transporter de grosses valises. Nous avons du sélectionner nos vêtements pour ne garder que deux bagages et laisser les autres au terminal de Bako village. Ca n'a pas pose problème mais c'est peut être bon à savoir. Le prix du transfert en bateau est fixe. A Bako, ballade l'après midi vers la plage de Kecil. Prévoir beaucoup d'eau! 2 bonnes heures sous une chaleur +++ mais au bout quelle récompense (photo)! Quel bonheur de se baigner dans cet endroit magnifique. Retour en bateau vers les infrastructures du parc. Le boatman prend son temps et nous fait découvrir les rochers calcaires sculptés par la mer. Très chouette. Le coucher de soleil à Bako vaut la peine, avec le mont Santubong en toile de fond. On participe à la night walk très chouette aussi. A faire. Cela implique aussi de loger a Bako et là c'est par contre franchement spartiate, et même pas très propre. Par contre on y mange correctement. Comment l'état du Sarawak qui gère le parc ne soigne-t-il pas mieux son image? Malgré tout cela il faut loger a Bako. Vous verrez bien entendu les nasiques mais surtout autour des infrastructures. La fatigue aidant, la chaleur faisant le reste, nous décidons de quitter Bako après le petit dej. A noter qu'il faut réserver tôt son logement à Bako (www.forestry.sarawak.gov.my/forweb/np/np/bako.htm voir le bas de la page). Ils ne répondent pas toujours très vite. J'avais demandé un forest lodge, mais nous avons été affecté dans un "hostel". Ils exigent en principe le payement dans leurs bureaux de Kuching du logement quelques jours avant l'arrivée mais quand ce n'est pas possible, si on le demande par mail, ils acceptent le payement à l'arrivée à l'embarcadère de Bako village (la aussi plusieurs renvois de mails nécessaires avant d'avoir une réponse m'en informant...).
7-8/8 Kuching. Ville assez sympa avec sa promenade en bord de fleuve. Logement au Wo Jia Lodge sur la waterfront. Visite le premier jour du musée du Sarawak. Gratuit et assez chouette avec les enfants avec en particulier les animaux de Borneo empaillés exposés. La partie moderne est plus ardue présentant les diverses provinces ou régions de l'état sur des panneaux à lire essentiellement ce qui décourage vite les enfants. Le lendemain, on décide sur les conseils de notre guesthouse de faire un trip avec un taximan vers le Sarakraft centre, les longhouses d'Annah Rais et Semenggoh. On a l'impression de s'être fait un peu avoir. Pour 300 RM, on fait tout ca en 4h30 donc au pas de course. Si vous avez été au Cultural village à Damai comme nous, ces longhouses là sont décevantes, visite payante qui plus est. Malheureusement, pas d'orang-outans cet après midi là au feeding. Nous revenons déçus a la guesthouse. Pour les longhouses, si on veut vraiment les appréhender hors circuit touristique, il faut probablement accepter d'y consacrer 48h pour y loger après avoir fait connaissance avec des locaux à Kuching qui ne manquerons pas de vous proposer de vous emmener dans leur ancien village. Ca semble assez facile (nous avons reçu des propositions) mais ca nécessite donc un peu de temps, que nous n'avions pas vu nos vols bookés à l'avance....
9/8. Départ pour Penang avec vol Airasia. Nous constatons a nouveau à l'aéroport de Kuching que plusieurs vols Firefly sont annulés (par manque de passagers?). Quoi qu'il en soit j'ai pu lire que cette filiale low cost de Malaysian Airlines allait disparaitre, cette dernière se rapprochant par ailleurs d'Airaisia. A l'aeroport de Penang, on nous signifie qu'à 5 nous devons prendre deux taxis ce qui revient fort cher (2x75 RM). Pas de mini van. On décide de prendre le bus, très bon marché mais lent car heure de sortie des écoles. Plus de 90 minutes pour rejoindre Batu Ferringhi.
9-13/8. Penang. Logement au Lone Pine Hotel a Batu Ferringhi. Un bijou! Très content de ce logement qui nous a permis de récupérer un peu après une première semaine assez fatigante. Visite de Georgetown et ses vestiges coloniaux, d'une nyonya house (Pinang Peranakan Mansion) avec une chouette guide (photo). Passage par little India à ne pas manquer pour l'ambiance. On est si bien au Lone Pine qu'on lézarde un peu. Les enfants font leurs premiers pas en jet ski sur la plage! On décide d'y rester un jour de plus pour supprimer une nuit aux Cameron Highlands. La voiture de location réservée a partir du 12/8 nous servira le premier jour à circuler sur l'ile de Penang. Visite du temple Kek Si Lo. Assez décevant quand on a visite la Thaïlande. A refaire on s'arrêterait plutôt au Tropical Fruit Farm, un peu cher mais qui nous aurait permis de mieux faire connaissance avec la multitude de fruits exotiques que l'on peut rencontrer dans le pays.
13-15/8 Cameron Highlands. Départ donc en voiture. Autoroute jusque Taiping ou nous faisons une pause. On espérait visiter les jardins mais nous n'y rentrerons pas car il pleut des seaux. Poursuite de la route vers les Cameron Highlands après pause lunch. Abord par la route nord qui d'après ce qu'on nous en a dit est beaucoup plus facile. Effectivement large route, dépassements dzes camions et cars régulièrement possibles malgré une boîte automatique et un moteur poussif. Arrivée aux highlands en fin d'après midi sous la pluie. Logement au Eight Mentigi Guesthouse. Très décevant! On décide pour le lendemain d'une excursion proposée par eux (mais organisée par Cameron Secrets) avec visite de plantation de the (Sungai Palas tea estate), mossy forest et mont Brinchang plus Butterfly farm. Très chouette excursion. A faire... On profite de deux heures de soleil pour visiter les magnifiques paysages des plantations de thé. Il y avait la possibilité de faire une excursion d'une matinée ou d'une journée. Ceux qui ont participé à la journée entière nous ont dit que seul le matin valait le coup. Malheureusement le temps s'est déjà couvert lorsque nous arrivons au sommet du Mt Brinchang. Petite ballade sympa dans la mossy forest. La pluie qui ne tarde pas ensuite à revenir va nous décourager de toute activité supplémentaire l'apres-midi. Au total, ne pas manquer les paysages des Cameron Highlands mais être bien conscient qu'il y pleut beaucoup. Il nous a semblé difficile dans ces conditions d'envisager une ballade sur un des nombreux trails par ailleurs réputes difficiles... De notre point de vue, l'ideal est d'arriver un soir aux Cameron, visiter les plantations de thé le matin et déjà partir PM vers la destination suivante d'autant que la route est souvent longue.
Le 15/8 départ vers Kota Bahru. Prévoir 5h de route. Celle-ci est très facile jusque Gusa Muang, souvent double bande. Ensuite une seule bande, plus difficile, déforestation désolante et beaucoup de trafic à l'approche de Kota Bharu.
15-17/8 Kota Bharu. Logement au Grand Riverview Hotel. Kota Bharu, c'est la déception de notre voyage pour une raison simple. Nous y sommes arrivés en plein Ramadan et dans THE islamic city comme elle aime à s'appeler, cela veut dire ville morte. Le centre culturel et ses spectacles: fermé. Fabrique de cerf-volants: fermée. Nous décidons de pousser en bus jusqu'à la plage PCB: pas âme qui y vive. Tous les buibuis du coin clos! Il est même quasi impossible de trouver un restaurant ouvert à midi en ville! Le marché, ouvert lui, vaut le détour (photo). Nous n'avons pas eu l'occasion de vérifier si les musées étaient eux ouverts mais on peut en douter. Même les restos de notre hôtel étaient fermés. Buffet de petit dej. servi dans une salle de réception interdite aux musulmans! De plus nous avons trouvé que Kota Bharu était une ville sale; ordures partout, jamais vu autant de rats dans un centre ville "moderne". En tout cas, un bon conseil: éviter Kota Bharu durant le ramadan. Par contre, les musulmans y sont très tolérants, comme partout en Malaisie. Notre fille s'est baladée en short court et T-shirt toute la journée et on ne l'a jamais regardée de travers, en tout cas ostensiblement...
17-21/8: iles Perhentian. Incontestablement le clou de notre voyage grâce aussi au Bubbles Dive resort ou nous avons séjourné. Apres avoir eu de mauvaises expériences dans les guesthouses nous avons hésité à venir au Bubbles, car nous imaginions des logements forts spartiates suite aux photos vues sur Tripadvisor! Il faut dire ici aussi qqs mots du Bubbles car ce petit resort a contribué à faire de notre séjour aux Perhentians un souvenir inoubliable. Au Bubbles, pas de luxe mais une ambiance familiale, entre guests et personnel. Un snorkeling 5 etoiles. De la plongée pour ceux qui le veulent mais les non plongeurs sont bienvenus. Deux d'entre nous s'y sont initiés. Un projet de conservation des tortues vertes. Nous avons pu assister à la ponte de deux tortues, malheureusement pas a l'éclosion d'un nid mais cela arrive fréquemment entre juin et septembre-octobre, la ponte ayant lieu deux mois plus tôt. Et puis la plage, qui suit celle de Flora Bay vers l'est sur Besar est uniquement occupée par le resort (photo). Tranquilité garantie! Excursion snorkeling organisée par le resort. Très bien surtout par le fait que nous nagerons avec une tortue verte durant 2-3 minutes. Magique! Le Bubbles est à conseiller vivement pour ceux qui veulent un endroit calme et préservé sur ces iles!
21/08: départ pour Kuala Lumpur. Nous quittons le Bubbles vers 8:10 pour Kuala Besut puis transfert minivan organisé par le Bubbles vers aéroport de Kota Bharu. Vol a 11:55 et nous arrivons bien a l'avance. Donc pas de souci pour quitter les Perhentians le matin d'un vol partant vers 12:00, surtout si le bateau est géré par votre hotel sur l'ile. Vol: Malaysian Airlines. à nouveau à L'aéroport, nous observons qu'un vol Firefly pour KL Subang est annulé.
21-23/08: Kuala Lumpur. Hotel Royale Chulan. A l'aéroport, nous décidons de prendre le taxi plutôt que l'express train car ce dernier suppose de prendre ensuite un taxi a KL Sentral ou le monorail + 700 m a pied avec nos grosses valises. C'était le bon choix. Surtout un dimanche ou il n'y a pas le moindre embouteillage. en 45 min, nous sommes a l'hôtel. A noter que pour 5 pers. Cela revenait moins cher de prendre un petit taxi et un taxi moyen qu'un mini van (compter 70RM pour un petit taxi-2 grosses valises, 100RM pour un taxi moyen-3 grosses valises et 190 RM pour un minivan; à noter que pour le retour, il y a moyen de négocier avec les taximen à KL; il existe des taxis monospaces bleus et nous avons payé 150RM pour le retour, à 1145 PM alors qu'en théorie, il y a une surcharge de 50% après minuit). Si vous voulez payer moins cher, il y a le bus. Lorsqu'on veut sortir de l'hôtel gros orage. On décide de prendre un taxi pour Barjayan Times Square, très gros centre commercial avec par d'attraction indoor. Impressionnant et démesuré...Incroyable le nombre de centres commerciaux géants; il en pousse de nouveaux comme des champignons. Visite de Little India, le Colonial district, Chinatown en soirée dans Petaling Jaya et le temple Sri Mahamariamman, très intéressants pour nous qui n'avons jamais visité de temples Hindous (photo). les Petronas bien sûr. Pour les déplacements à 5 à KL, préférer le taxi en s'assurant que le taximan accepte de mettre le taximètre, ce qui est le plus souvent possible.
Au total, ce que nous avons particulièrement aimé: - le parc de Bako malgre le logement en dessous de tout. Il nous a donné envie de visiter d'autres parcs a Bornéo. - le Lone Pine Hotel a Penang. Vaut le voyage a lui seul. - les paysages des Cameron Highlands. - les Perhentians et le Bubbles - la gentillesse des Malaisiens, toutes ethnies confondues. L'islam en Malaisie est très pratiquant mais pas du tout militant. Les Malais sont très tolérants et open minded. Ce que nous avons moins aimé: - les logements plus simples que nous avions choisis qui nous ont déçus. D'une manière générale et par opposition a la Thaïlande, difficile de trouver des logements vraiment bien a prix moyen ou bas. Problème de maintenance surtout. Sanitaires de propreté parfois déficiente, dans les restos aussi d'ailleurs. Mais rien de rédibitoire! - Kota Bharu mais cela nous semble lié au Ramadan. Ville assez sale malgré tout. - les longhouses d'Annah Rais a Bornéo.
Et si c'était a refaire? On repart! Vu l'objectif assigné d'un voyage varié et pas trop fatiguant du point de vue déplacements, on ne changerait pas grand chose si ce n'est peut être se donner 48-72h à Borneo pour "vivre" une expérience longhouse, une nuit de moins au Cameron Highlands et si nous avions su nous n'aurions pas séjourné a Kota Bharu pendant le ramadan.
Et si nous revenions en Malaisie? Sans aucun doute, nous nous concentrerions sur Borneo avec Mulu, le Mt Kota Kinabalu, rivière Kinabatangan, Mabul, que nous avions choisi sans regrets de ne pas visiter pour les raisons expliquées plus haut. Avec certainement également un saut pour visiter Malacca dont de nombreux voyageurs rencontrés en chemin nous ont dit beaucoup de bien. Autre endroit bien connu que nous n'avons pas visité: le Taman Negara. Mais nous n'en avons pas entendu que du bien, en particulier concernant l'accueil assez froid. Par ailleurs, quand on a visité les parcs de Bornéo, pas sur que le Taman Negara offre un gros plus.
Quelques points pratiques pour terminer: - Télécommunications: A l'arrivée a KL achat d'une carte SIM Cellcom. En moins de temps qu'il ne faut pour le dire, mon crédit est vide. Visiblement, l'employé Cellcom a activé la fonction internet et les multiples petits programmes installes sur mon smartphone doive recevoir des données. Apparemment pas moyen de désactiver cela plus tard chez un vendeur Cellcom... Probablement a préciser a l'achat... Il y a du wifi un peu partout, le plus souvent gratuit (hôtels, guesthouses, restaurants) mais attention, la bande passante est souvent "light" et une communication skype est parfois interrompue, même en audio seul. - Déplacements: A cinq avec des bagages, pas toujours facile de se déplacer si on veut éviter les bus publics, pas chers mais faisant perdre beaucoup de temps en déplacement. Il ya moyen le plus souvent de trouver des taxis monospaces ou minivans pour des distances moyennes ou plus longues. C'est relativement cher pour le contexte local (compter souvent autour de 150RM pour une déplacement d'une heure). Les vols locaux sont bons marches. Nous avions booké tous nos vols à l'avance mais il nous a semblé que ce n'était pas vraiment nécessaire. Encore assez bien de place dans les avions et à moins de ne pas s'y prendre à la dernière minute, pas de grosses différence de prix. Bilan de la location de voiture avec Hertz (tarifs avantageux si réservation à l'avance sur le web; www.simedarbycarrental.com). Aucun problème. Nous avions loué une Proton Exora H-Line 1.6, un monospace, avec un GPS pour ne pas se prendre la tête... Tres grand coffre pour les bagages. Moteur un peu poussif en reprise. Demander une automatique vu la conduite à gauche, ça facilite les choses. Bonnes routes dans l'ensemble. Attention surtout aux motos. J'éviterais KL en voiture.
- Hébergement: Même si cela reste nettement moins cher que chez nous, l'hébergement confortable (il faut le plus souvent aller dans le haut de gamme) est plus cher qu'en Thaïlande.Peu d'ébergement de charme en gamme moyenne, à l'inverse de la Thaïlande. Sauf aux Perhentians, la réservation à l'avance n'est pas non plus vraiment indispensable. Les réservations par internet permettent de grosses réductions. Voir nos critiques des hébergements sur Tripadvisor. - Restauration: On mange très bien en Malaisie comme a peu près partout en Asie du sud-est. Patchwork de cuisines locale, chinoise et indienne. Très bon marché, un peu moins à KL. Jus de fruits à chaque repas, délicieux! Attention, on est rarement servis simultanement lorsqu'on commande des repas differents. Les Malaisiens ont plutot l'habitude de partager plusieur plats ensembles et donc l'ordre et le timing du service importe peu. Il n'a pas ete exceptionnel pour nous 5 que l'un ai termine son plat avant que le dernier ne le recoive. l'occasion de prendre les habitudes locales...
Préparation de notre croisière "De l'Adriatique à la Grèce" English translation pending
Bonjour,
Voilà, la page de notre croisière "magique méditérannée"est tournée.Le C/R est terminé.
Ce n'était pas prévu mais les circonstances ont faits que nous avons pu remettre le couvert.
Les impératifs étaient départ le 13 aout ou le 14.Nous partons à 2 sans les enfants. De suite, 2 croisières nous tentaient: "de l'adriatique à la grèce" avec le costa victoria, avec une personne qui paie et l'autre gratuite. et "visions d'orient" avec le costa favolosa et la deuxième personne à moitié prix.
il y a aussi le serena(réduction idem) mais nous n'avons pas envie de retourner de suite en méditérannée occidentale.
Le fait que nous devons récupérer les enfants le dimanche à 800km le dimanche et que nous retravaillons le lundi nous poussent à choisir le victoria(samedi-samedi).Le prix aussi.
je reste un brin hésitant vu ce que je lis ici et là sur le victoria .
Nous serons pont 10, première cabine balcon tribord.
L'itinéraire est le suivant: Venise(18h)-Ancone(7h13h)-Mikonos(9h23h)-Athènes(8h14h)-Corfou(13h19h)-Dubrovnik(8h13h)
Meme si je vais aller fouiller un peu partout, cela peut etre sympa de condenser quelques infos ici:
- sur le victoria: si il y en a qui sont partis avec ce bateau cette année.
- sur les excursions.
Merci encore,
Voilà, la page de notre croisière "magique méditérannée"est tournée.Le C/R est terminé.
Ce n'était pas prévu mais les circonstances ont faits que nous avons pu remettre le couvert.
Les impératifs étaient départ le 13 aout ou le 14.Nous partons à 2 sans les enfants. De suite, 2 croisières nous tentaient: "de l'adriatique à la grèce" avec le costa victoria, avec une personne qui paie et l'autre gratuite. et "visions d'orient" avec le costa favolosa et la deuxième personne à moitié prix.
il y a aussi le serena(réduction idem) mais nous n'avons pas envie de retourner de suite en méditérannée occidentale.
Le fait que nous devons récupérer les enfants le dimanche à 800km le dimanche et que nous retravaillons le lundi nous poussent à choisir le victoria(samedi-samedi).Le prix aussi.
je reste un brin hésitant vu ce que je lis ici et là sur le victoria .
Nous serons pont 10, première cabine balcon tribord.
L'itinéraire est le suivant: Venise(18h)-Ancone(7h13h)-Mikonos(9h23h)-Athènes(8h14h)-Corfou(13h19h)-Dubrovnik(8h13h)
Meme si je vais aller fouiller un peu partout, cela peut etre sympa de condenser quelques infos ici:
- sur le victoria: si il y en a qui sont partis avec ce bateau cette année.
- sur les excursions.
Merci encore,
Méthode Assimil: efficace pour apprendre l'espagnol? English translation pending
Bonjour, mes chers compagnons voyageurs. Mon nom est Jérémy, 18 ans, Québécois. Ma sœur et moi habitons en collocation depuis quelques semaines déjà et nous économisons ensemble pour un éventuel départ en Espagne et y résider de manière permanente (les raisons seraient trop longues à expliquer, et c'est pas important 😛). Elle parle couramment l'espagnol, moi pas. On m'a récemment parlé de la méthode Assimil et je suis allé surfer sur leur site un petit moment, pour y trouver un livre d'apprentissage de l'espagnol sans peine. Cependant, j'hésite à le commander. J'ai peur qu'il ne soit pas assez efficace et, avouons-le, les prix sont relativement astronomiques. Ainsi, je viens chercher conseils auprès de vous pour savoir si c'est une méthode réellement efficace ou si c'est de l'arnaque. Inutile de vous préciser que je suis très motivé à apprendre cette magnifique langue et que la volonté y est.
Merci d'avance pour vos réponses. 😉
Merci d'avance pour vos réponses. 😉
Retour de la croisière "Les îles grecques" sur le Costa Fortuna du 23 mai 2011 English translation pending
Pourquoi le temps passe t-il 4 fois plus vite en croisière que sur terre ? 😉 Je m'étais posée cette question l'an dernier pour notre 1ere croisière, et je peux vous dire que cette année, on a eu la même impression !
De retour de la croisière "les îles grecques" sur le Costa Fortuna, entamée à Venise lundi 23 Mai (snif, quand est-ce qu'on repart ??), il est temps de faire partager nos impressions grâce à ce compte-rendu. Je ferai parfois des comparaisons avec l'an dernier (Dolce Vita sur Costa Concordia).
Attachez vos gilets de sauvetage, le compte-rendu va commencer !!
Jour 1 : Lundi 23 Mai 2011 Nous sommes déjà à Venise depuis Samedi. On file visiter la Basilique St Marc en début de matinée (elle était fermée ce dimanche en raison du culte), puis, on récupère nos bagages, et partons à pieds jusqu'à la Piazzale Roma. Nous trouvons de suite la navette Costa qui relie la Piazale Roma au terminal maritime. En 10 minutes, on y débarque. Je sors du bus, un peu stressée, et commence à partir droit devant, quand une hôtesse Costa me rattrape en m'informant où il faut aller pour déposer les bagages. On donne donc notre valise à une autre hôtesse, avec l'étiquette qu'on a reçue par internet (avec numéro de cabine et nom). En échange, on a droit à une étiquette verte n°12. Il est midi quand nous sommes arrivés. On se dirige vers le terminal 107 Jaune, où l'embarquement vient juste de commencer. Pour chaque numéro appelé, l'embarquement prend environ 5 minutes (parfois plus rapide, parfois plus long, c'est une moyenne). On s'assoit et on attend notre tour. Des Barmen et barmaid font le tour des croisièristes qui attendent pour leur proposer des forfaits boissons. 1H plus tard, c'est notre tour, on appelle les numéros 12 (chouette, c'est nous !). On en a vu qui ont essayé d'embarquer plus tôt que leurs numéros, ils se sont tous fait refouler fissa ! Le temps de montrer notre carte d'embarquement Web check in et nos passeports, nous voilà déjà sur le bateau. Nous y sommes accueillis en français, à l'entrée, par l'hôtesse francophone Lindsay Garin (elle est belge). Il est 13H, elle nous informe que la cabine sera prête d'ici une demi heure. On tente le coup car on voudrait se lester de nos sacs à dos, et on se dirige pont 1. Notre cabine 1283 se trouve vers l'avant du navire, à tribord. C'est une cabine extérieure sans balcon. Bonne surprise, elle est déjà prête. Autre bonne surprise, la cabine est nettement plus grande que celle qu'on a eu l'an dernier sur le Concordia !! L'an dernier on était cabine 6204, complètement à l'avant du bateau, et on n'avait pas de canapé. Donc, on apprécie déjà le plus grand espace dont on dispose. Sur le lit, nos 2 cartes Costa, le Today de Venise, le Tour Magazine, et le ticket de restaurant pour le soir (2e service de 21H). Pas de trace de nos tickets d'excursion.
On laisse nos sacs à dos, et partons déjeuner au restaurant buffet Cristoforo Colombo, pont 9. Le choix est toujours aussi varié que l'an dernier. On retrouve nos bruschette à la tomate favorites (ahhh, soupir nostalgique). Il y a toujours des salades variées, 2 types de pizza, une spécialité de pâtes, et différents plats principaux, avec en général un thème spécial. Et là, coincidence énorme, sur qui on tombe au buffet ?? le serveur qui nous était attribué l'an dernier sur le Concordia au dîner !! Sympa de le retrouver... On commande une bière pour bien débuter la croisière. Pour les amateurs de bières, bonne nouvelle, Costa propose maintenant un forfait "20 bières" pour 82,3 €. Une fois rassasiés, et avant de nous rendre à la réunion d'information prévue à 15H30, on décide de profiter du peu de monde embarqué pour faire le tour du propriétaire. Et là, autre bonne surprise, même si le Fortuna semble être un peu moins long que le Concordia, il est construit sur le même plan, on n'a donc aucun mal à se repérer, on retrouve nos habitudes en 2 minutes. L'impression générale est très sympa. J'apprécie la déco du Fortuna, dont le thème est "les anciens bateaux transatlantiques". Même si c'est parfois encore un peu kitsch, c'est un peu moins clinquant que sur le Concordia. On passe donc par l'Atrium, dont le plafond est orné des navires de la flotte Costa, puis on passe par les différents bars et salons : au pont 5, le bar central est le "Conte di Savoia". Ensuite, on traverse le Casino Neptunia (plus grand que sur le Concordia, en plus des machines à sous, il y a une grande salle avec des tables de poker), et on trouve le Wine bar "Conte di Rosso", le bar "Conte Verde", et le salon Leonardo Da Vinci. A 15H, visite guidée du spa, situé pont 11. Ensuite, repos sur le pont et on se rend au théâtre pour la fameuse réunion avec Lindsay. On n'y apprend pas grand chose de neuf par rapport à l'an dernier, mais c'est une bonne piqûre de rappel. On enregistre notre carte bancaire à une borne, sans soucis, puis on monte sur le pont en attendant le départ de Venise. A nos côtés, plusieurs bateaux, dont le Nieuw Amsterdam de la Holland in America, et le Splendour of the seas de la Royal Carribean. Le départ du bateau, à 17H, est un très beau moment. Le passage dans le canal de la Giudecca est magique, quand on passe devant la Place St-Marc, la Basilique et le Palais des Doges. Très impressionnant, et on a une vue différente depuis le bateau. Le temps de se changer, on va assister au spectacle à 19H30. C'est "Acromagic show", du duo Iouvilov. Un spectacle combiné d'un peu de magie, d'acrobatie... Pas mal. Puis, dîner au restaurant Raffaello, pont 3, à l'avant du bateau. Nous sommes à une table de 6 personnes, à côté des fenêtres. A notre table, 2 dames originaires de Normandie vont devenir nos copines de dîner. Nous ne serons que 4 pendant la croisière. Notre serveur, Robinson, et son assistant, sont charmants. Ils ne maîtrisent pas bien le français, mais pas de problème avec l'anglais. On a entendu certains français dans la croisière se plaindre qu'ils avaient beaucoup de mal à se faire comprendre du personnel. En général, le personnel dédié au customer service et à l'animation parlent le français, mais peu de serveurs ou cabinistes le parlent. Cest mieux de maîtriser l'anglais. On inaugure le forfait directement débité de notre carte Costa, sans aucune anicroche. C'est même mieux qu'avec les tickets, car finalement, si on veut, on peut prendre le même vin tous les soirs si on veut, tandique qu'avec les tickets, il fallait prendre celui qui était marqué sur le ticket. Voilà pour cette 1ere journée bien remplie et qui est passée à vitesse grand V !! Bientôt la suite, je vais essayer de poster les photos du bateau !
De retour de la croisière "les îles grecques" sur le Costa Fortuna, entamée à Venise lundi 23 Mai (snif, quand est-ce qu'on repart ??), il est temps de faire partager nos impressions grâce à ce compte-rendu. Je ferai parfois des comparaisons avec l'an dernier (Dolce Vita sur Costa Concordia).
Attachez vos gilets de sauvetage, le compte-rendu va commencer !!
Jour 1 : Lundi 23 Mai 2011 Nous sommes déjà à Venise depuis Samedi. On file visiter la Basilique St Marc en début de matinée (elle était fermée ce dimanche en raison du culte), puis, on récupère nos bagages, et partons à pieds jusqu'à la Piazzale Roma. Nous trouvons de suite la navette Costa qui relie la Piazale Roma au terminal maritime. En 10 minutes, on y débarque. Je sors du bus, un peu stressée, et commence à partir droit devant, quand une hôtesse Costa me rattrape en m'informant où il faut aller pour déposer les bagages. On donne donc notre valise à une autre hôtesse, avec l'étiquette qu'on a reçue par internet (avec numéro de cabine et nom). En échange, on a droit à une étiquette verte n°12. Il est midi quand nous sommes arrivés. On se dirige vers le terminal 107 Jaune, où l'embarquement vient juste de commencer. Pour chaque numéro appelé, l'embarquement prend environ 5 minutes (parfois plus rapide, parfois plus long, c'est une moyenne). On s'assoit et on attend notre tour. Des Barmen et barmaid font le tour des croisièristes qui attendent pour leur proposer des forfaits boissons. 1H plus tard, c'est notre tour, on appelle les numéros 12 (chouette, c'est nous !). On en a vu qui ont essayé d'embarquer plus tôt que leurs numéros, ils se sont tous fait refouler fissa ! Le temps de montrer notre carte d'embarquement Web check in et nos passeports, nous voilà déjà sur le bateau. Nous y sommes accueillis en français, à l'entrée, par l'hôtesse francophone Lindsay Garin (elle est belge). Il est 13H, elle nous informe que la cabine sera prête d'ici une demi heure. On tente le coup car on voudrait se lester de nos sacs à dos, et on se dirige pont 1. Notre cabine 1283 se trouve vers l'avant du navire, à tribord. C'est une cabine extérieure sans balcon. Bonne surprise, elle est déjà prête. Autre bonne surprise, la cabine est nettement plus grande que celle qu'on a eu l'an dernier sur le Concordia !! L'an dernier on était cabine 6204, complètement à l'avant du bateau, et on n'avait pas de canapé. Donc, on apprécie déjà le plus grand espace dont on dispose. Sur le lit, nos 2 cartes Costa, le Today de Venise, le Tour Magazine, et le ticket de restaurant pour le soir (2e service de 21H). Pas de trace de nos tickets d'excursion.
On laisse nos sacs à dos, et partons déjeuner au restaurant buffet Cristoforo Colombo, pont 9. Le choix est toujours aussi varié que l'an dernier. On retrouve nos bruschette à la tomate favorites (ahhh, soupir nostalgique). Il y a toujours des salades variées, 2 types de pizza, une spécialité de pâtes, et différents plats principaux, avec en général un thème spécial. Et là, coincidence énorme, sur qui on tombe au buffet ?? le serveur qui nous était attribué l'an dernier sur le Concordia au dîner !! Sympa de le retrouver... On commande une bière pour bien débuter la croisière. Pour les amateurs de bières, bonne nouvelle, Costa propose maintenant un forfait "20 bières" pour 82,3 €. Une fois rassasiés, et avant de nous rendre à la réunion d'information prévue à 15H30, on décide de profiter du peu de monde embarqué pour faire le tour du propriétaire. Et là, autre bonne surprise, même si le Fortuna semble être un peu moins long que le Concordia, il est construit sur le même plan, on n'a donc aucun mal à se repérer, on retrouve nos habitudes en 2 minutes. L'impression générale est très sympa. J'apprécie la déco du Fortuna, dont le thème est "les anciens bateaux transatlantiques". Même si c'est parfois encore un peu kitsch, c'est un peu moins clinquant que sur le Concordia. On passe donc par l'Atrium, dont le plafond est orné des navires de la flotte Costa, puis on passe par les différents bars et salons : au pont 5, le bar central est le "Conte di Savoia". Ensuite, on traverse le Casino Neptunia (plus grand que sur le Concordia, en plus des machines à sous, il y a une grande salle avec des tables de poker), et on trouve le Wine bar "Conte di Rosso", le bar "Conte Verde", et le salon Leonardo Da Vinci. A 15H, visite guidée du spa, situé pont 11. Ensuite, repos sur le pont et on se rend au théâtre pour la fameuse réunion avec Lindsay. On n'y apprend pas grand chose de neuf par rapport à l'an dernier, mais c'est une bonne piqûre de rappel. On enregistre notre carte bancaire à une borne, sans soucis, puis on monte sur le pont en attendant le départ de Venise. A nos côtés, plusieurs bateaux, dont le Nieuw Amsterdam de la Holland in America, et le Splendour of the seas de la Royal Carribean. Le départ du bateau, à 17H, est un très beau moment. Le passage dans le canal de la Giudecca est magique, quand on passe devant la Place St-Marc, la Basilique et le Palais des Doges. Très impressionnant, et on a une vue différente depuis le bateau. Le temps de se changer, on va assister au spectacle à 19H30. C'est "Acromagic show", du duo Iouvilov. Un spectacle combiné d'un peu de magie, d'acrobatie... Pas mal. Puis, dîner au restaurant Raffaello, pont 3, à l'avant du bateau. Nous sommes à une table de 6 personnes, à côté des fenêtres. A notre table, 2 dames originaires de Normandie vont devenir nos copines de dîner. Nous ne serons que 4 pendant la croisière. Notre serveur, Robinson, et son assistant, sont charmants. Ils ne maîtrisent pas bien le français, mais pas de problème avec l'anglais. On a entendu certains français dans la croisière se plaindre qu'ils avaient beaucoup de mal à se faire comprendre du personnel. En général, le personnel dédié au customer service et à l'animation parlent le français, mais peu de serveurs ou cabinistes le parlent. Cest mieux de maîtriser l'anglais. On inaugure le forfait directement débité de notre carte Costa, sans aucune anicroche. C'est même mieux qu'avec les tickets, car finalement, si on veut, on peut prendre le même vin tous les soirs si on veut, tandique qu'avec les tickets, il fallait prendre celui qui était marqué sur le ticket. Voilà pour cette 1ere journée bien remplie et qui est passée à vitesse grand V !! Bientôt la suite, je vais essayer de poster les photos du bateau !
Compte rendu d'un séjour en Thaïlande English translation pending
Tout d'abord, je tiens à préciser que le but de mon court voyage en Thaïlande était de buller au soleil (Merci de ne pas me jeter trop de cailloux) 😎
Ne cherchez donc pas dans ce récit du culturel, de l'ethnologie, du.... Il n'y en a pas!
Ne cherchez pas non plus de bonnes adresses à quelques euros, il n'y en a pas non plus...
Tout d'abord le vol :
J'avais déjà pratiqué la Thaï et mon souvenir était plutôt moyen. Mais, heureuse surprise, cette compagnie a changé dernièrement ses prestations sur les vols Paris Bangkok. La classe éco y est vraiment pas mal avec des sièges plus espacés que la concurrence européenne, un écran individuel pas trop riquiqui et un choix de films assez important. La nourriture est assez bonne et, comme sur toutes les compagnies asiatiques, les boissons alcoolisées sont servies au verre (et pas parcimonieusement...). Le service est efficace mais un peu froid. Les horaires seront respectés. Bref, une compagnie à recommander.
Un petit conseil : Enregistrez-vous en ligne. Vous pourrez ainsi déposer vos bagages à l'aéroport de Bangkok dans une file à part et cette file n'est que de quelques passagers...
Les formalités à Bangkok :
Je pense qu'une connection d'une heure est un peu juste entre un vol Thai internationnal et un vol Thai intérieur. En effet, il faut passer le contrôle d'immigration à Bangkok et les formalités sont assez longues (pas comme aux USA toutefois !)
L'arrivée à Krabi:
Un record a été battu de sortie d'aéroport😄 Entre le moment où l'avion s'est posé et celui où j'ai mis le pied dans le taxi, il s'est passé 20 minutes.... Vous trouverez à l'aéroport de Krabi un distributeur (sortir le maximum d'argent car les banques thailandaises prennent une commission de 150 B sur chaque retrait. Pour 20 000 B, ça va; pour 2 000🤪) et des taxis prépaid (700 b pour la plage de Klong Muang) Vous trouverez également un service de bus qui vous conduiront à Krabi town et à Ao nang (150b). Divine surprise : pas de rabatteurs. C'était leur jour de relâche ou je n'ai pas la tête à me faire emm....😄
Le choc thermique:
Du soleil, un ciel bleu, de la chaleur et une mer à plus de 28° Le bonheur😛😎
La province de Krabi :
Ne choisissez pas Klong Muang pour faire la fête ou si votre budget est réduit. C'est une plage isolée qui se développe dans le haut de gamme et pour des séjours relax. La plage en elle-même n'est pas terrible mais celle d'Ao nang n'est guère mieux... Ce qui est superbe, c'est la vue sur les ilots et autres formations karstiques. Pour rayonner, le scooter est indispensable (300b la journée sans marchander dégressif si location longue-l'essence est à environ 1 € le litre)
La suite demain...
Tout d'abord le vol :
J'avais déjà pratiqué la Thaï et mon souvenir était plutôt moyen. Mais, heureuse surprise, cette compagnie a changé dernièrement ses prestations sur les vols Paris Bangkok. La classe éco y est vraiment pas mal avec des sièges plus espacés que la concurrence européenne, un écran individuel pas trop riquiqui et un choix de films assez important. La nourriture est assez bonne et, comme sur toutes les compagnies asiatiques, les boissons alcoolisées sont servies au verre (et pas parcimonieusement...). Le service est efficace mais un peu froid. Les horaires seront respectés. Bref, une compagnie à recommander.
Un petit conseil : Enregistrez-vous en ligne. Vous pourrez ainsi déposer vos bagages à l'aéroport de Bangkok dans une file à part et cette file n'est que de quelques passagers...
Les formalités à Bangkok :
Je pense qu'une connection d'une heure est un peu juste entre un vol Thai internationnal et un vol Thai intérieur. En effet, il faut passer le contrôle d'immigration à Bangkok et les formalités sont assez longues (pas comme aux USA toutefois !)
L'arrivée à Krabi:
Un record a été battu de sortie d'aéroport😄 Entre le moment où l'avion s'est posé et celui où j'ai mis le pied dans le taxi, il s'est passé 20 minutes.... Vous trouverez à l'aéroport de Krabi un distributeur (sortir le maximum d'argent car les banques thailandaises prennent une commission de 150 B sur chaque retrait. Pour 20 000 B, ça va; pour 2 000🤪) et des taxis prépaid (700 b pour la plage de Klong Muang) Vous trouverez également un service de bus qui vous conduiront à Krabi town et à Ao nang (150b). Divine surprise : pas de rabatteurs. C'était leur jour de relâche ou je n'ai pas la tête à me faire emm....😄
Le choc thermique:
Du soleil, un ciel bleu, de la chaleur et une mer à plus de 28° Le bonheur😛😎
La province de Krabi :
Ne choisissez pas Klong Muang pour faire la fête ou si votre budget est réduit. C'est une plage isolée qui se développe dans le haut de gamme et pour des séjours relax. La plage en elle-même n'est pas terrible mais celle d'Ao nang n'est guère mieux... Ce qui est superbe, c'est la vue sur les ilots et autres formations karstiques. Pour rayonner, le scooter est indispensable (300b la journée sans marchander dégressif si location longue-l'essence est à environ 1 € le litre)
La suite demain...
Explication sur la culture thaïlandaise: se faire appeler "papa"? English translation pending
Bonjour,
J'accueil en ce moment chez moi en France, deux jeunes Thailandaises venues pour étudier le Français. J'essaye d’être aux petits soins pour que leur séjour ici soit le plus agréable possible et depuis quelques jour, elles m'appel Papa!
Quelqu'un peut il me dire pourquoi? Tout en sachant quelle connaissent parfaitement mon prénom!
Merci pour vos réponses
GR20 Nord - Sud sur huit jours (Corse) English translation pending
salut à Vous!
je pars faire une partie du GR20 avec une copine. On souhaite s'attaquer à la partie Nord. on avait prévu de partir la dernière semaine de mai, mais apparemment, ce serait un peu risqué notamment en raison de la présence fréquente de Névés assez durs!! je voulais avoir vos avis ?? on pourra toujours décaler notre voyage d'une semaine et faire ça début juin.
Autre question, j'ai regardé plusieurs sites de courageux aventuriers qui on déjà pratiqués ce GR, et j'ai un doute sur la faisabilité du parcours en 8 jours qu'on envisage (incluant les dates de départ du lundi au lundi): c'est à dire aller de Calenzana à Vizzanova!! pouvez me donner des tuyaux??? faut il que nous prévoyons 2 jours de + ou y'a t'il un parcours qui nous assure une arrivée dans les temps??
Enfin, avez vous de bon tuyaux tirés de vos expériences pour ce parcours? faut il vraiment prévoir de la nourriture pour les repas du soir ou y'a t'il toujours ce qu'il faut dans les gîtes du parcours??
merci pour tous vos futurs conseils et bonne route à tous......
je pars faire une partie du GR20 avec une copine. On souhaite s'attaquer à la partie Nord. on avait prévu de partir la dernière semaine de mai, mais apparemment, ce serait un peu risqué notamment en raison de la présence fréquente de Névés assez durs!! je voulais avoir vos avis ?? on pourra toujours décaler notre voyage d'une semaine et faire ça début juin.
Autre question, j'ai regardé plusieurs sites de courageux aventuriers qui on déjà pratiqués ce GR, et j'ai un doute sur la faisabilité du parcours en 8 jours qu'on envisage (incluant les dates de départ du lundi au lundi): c'est à dire aller de Calenzana à Vizzanova!! pouvez me donner des tuyaux??? faut il que nous prévoyons 2 jours de + ou y'a t'il un parcours qui nous assure une arrivée dans les temps??
Enfin, avez vous de bon tuyaux tirés de vos expériences pour ce parcours? faut il vraiment prévoir de la nourriture pour les repas du soir ou y'a t'il toujours ce qu'il faut dans les gîtes du parcours??
merci pour tous vos futurs conseils et bonne route à tous......
Vocabulaire thaï: quelques secrets English translation pending
J’avais pensé au titre suivant : « Ce que vous avez toujours voulu savoir sur le Thaï mais n’avez jamais osé demander……. »
mais c’était trop long…
J’ai fait une compilation du vocabulaire de base que je connais en Thaï et je me propose de vous en livrer quelques extraits accompagnés de quelques commentaires. J’espère que cela aidera ou intéressera ceux parmi vous qui sont sérieusement intéressés par cette langue magnifique. Mais ma motivation première était tout à fait personnelle. Je vais vous l’articuler en quatre points ci-dessous.
Premièrement, je ne cesse de retomber dans la confusion et l'incertitude sur un bon nombre de mots, surtout dans les quelques semaines qui suivent mon départ de la Thaïlande. Comment se retrouver dans des séquences de mots aux sons si proches mais aux sens tellement différents que :
- Nord neu :aR
- Viande neu :aH
- Fatigué neu :ayB
- Beurre neu :y
- Sueur ngeu :aB
- Moustache nuaatB - Massage nuaatB
(voir jpeg ci-dessous, pour l'écriture complète, les caractères thaïs ne passant pas sur VF).
Cela semble facile quand on a les mots écrits devant son nez, mais quand on se retrouve au milieu d’une discussion et qu’on a besoin de l’un de ces mots, là, sans hésiter et sur le champ, c’est une autre affaire ! Avoir une liste bien faite du vocabulaire le plus usuel est d’un grand secours. Je peux imprimer les mots difficiles et les consulter à tout moment, les voir et revoir tels qu’ils sont écrits en Thaï, et avec une romanisation qui rend précisément compte de leur prononciation exacte. Ils finissent par rester gravés dans ma mémoire.
Vous me trouvez pointilleux ? Certes, je le suis. Mais à mon très humble avis, il faut l’être quand on s’affronte à cette langue, sinon on perd son temps. Savez-vous combien de Thaïs sont ébahis de ce que les farangs essayent de leur dire ? Voyez les exemples jpegs plus bas (pour passer les caractères thaïs). Exemples:
« - ….. je veux prendre le bateau pour « La Cheville » …..
- Quoi ? Qu’est-ce qu’il /elle raconte ? Il/elle a mal au pied ? »
ou encore:
« - ….. nous aimons beaucoup « le charpentier » …..
- Bizarres, ces touristes ! Pourquoi donc ont-ils besoin d’un charpentier ?»
(avec les mots thaïs par jpeg ci-dessous)
Ou encore cette remarque faite par une forumiste il y a quelques années, qu’elle n’arrivait pas à commander du riz dans un restaurant. Les gens pensaient sans doute qu’elle se trompait d’établissement et voulaient la rediriger vers une pharmacie ou un docteur, comprenant qu’elle avait un problème aux genoux !
Deuxièmement, la prononciation courante des mots cause beaucoup de confusion. Si on n’a que l’expérience « parlée », dans laquelle on escamote les « l » et les « r » entre autres, on aura beaucoup de difficulté à lire (car on n’escamote jamais rien dans la forme écrite) ou à écouter les gens parler à la télévision (où on parle souvent sur un registre plus formel). Mieux vaut commencer par la forme « correcte » des mots et passer si l’on veut à la forme parlée courante que de procéder dans le sens inverse, ce qui est à mon avis presqu’impossible. C’est un peu comme quand on conseille à quelqu’un de commencer à jouer de la clarinette avant de passer au saxophone, plutôt que dans l’autre sens !
Troisièmement, je suis toujours intéressé par l’affiliation des langues et par l’affiliation des groupes ethniques qui les parlent. J’ai déjà longuement écrit sur les peuples de la Chine et de l’Asie du Sud-Est (voir « Peuples de la Chine et de l'Asie du Sud-Est »
http://voyageforum.com/...ie%20du%20Sud-Est%20;
et aussi la suite :
http://voyageforum.com/...6amp%3B%23039%3BAsie;). Le Thaï appartient au groupe linguistique Taï-Kradaï dont la propagation en Asie du Sud-Est est relativement récente (à peine un peu plus de mille ans). Il est historiquement bien établi que les Taï de l’Asie du Sud-Est (cela inclut les Thaï, les Lao, les Shan, les Ahom de l’Assam et plusieurs groupes restés à l’état tribal un peu partout) se sont propagés à partir du sud de la Chine. Il y a d’ailleurs des groupes ethniques Taï importants dans le sud de la Chine d’aujourd’hui (les Zhuang du sud de la Chine sont numériquement le deuxième groupe ethnique de la Chine après les Han). Par contre, l’origine des langues Taï-Kradaï ne fait pas l’unanimité des experts. Je ne sais pas si cela servira à grand-chose, mais on peut toujours essayer d’y voir plus clair par l’intermédiaire de comparaisons lexicographiques. C’est là qu’intervient mon « vocabulaire de base ». Il y a d’autres méthodes, par exemple la morphogénèse, mais je ne suis qu’un dilettante et je me perds complètement dans le jargon des linguistes de métier. De plus, je crois qu’il est extrêmement difficile de poursuivre une analyse morphogénétique sérieuse vu que les langues Taï ne sont attestées par écrit que relativement récemment. Il existe, paraît-il, un document datant de la dynastie Han, écrit en caractères chinois mais dans une langue Taï, mais alors il ne doit pas y avoir une dizaine d’experts dans le monde qui pourraient en tirer quoi que ce soit.
Quatrièmement, je suis intrigué par la relation de proximité entre le thaï et le lao. Cet intérêt provient de mon petit vécu personnel en Isàán (voir autres postes que j’ai signés sur VF), où la grande majorité des gens sont ethniquement des lao et parlent un dialecte lao. Je ne connais pas le lao mais quelques heures passées sur le net à fouiller dans le vocabulaire lao ou à tourner les pages d’un manuel de lao m’ont suffi pour me convaincre que le lao est effectivement très proche du thaï. Dans la foulée, j’ai relevé le vocabulaire lao que j’ai rencontré et je l’ai mis en regard de l’équivalent thaï. Il en découle quelques observations qui pourraient être intéressantes pour certains.
Enfin, il y a une dernière raison, c’est que cette lubie m’offre une petite distraction bienvenue en fin de journée.
La suite au prochain numéro!
J’ai fait une compilation du vocabulaire de base que je connais en Thaï et je me propose de vous en livrer quelques extraits accompagnés de quelques commentaires. J’espère que cela aidera ou intéressera ceux parmi vous qui sont sérieusement intéressés par cette langue magnifique. Mais ma motivation première était tout à fait personnelle. Je vais vous l’articuler en quatre points ci-dessous.
Premièrement, je ne cesse de retomber dans la confusion et l'incertitude sur un bon nombre de mots, surtout dans les quelques semaines qui suivent mon départ de la Thaïlande. Comment se retrouver dans des séquences de mots aux sons si proches mais aux sens tellement différents que :
- Nord neu :aR
- Viande neu :aH
- Fatigué neu :ayB
- Beurre neu :y
- Sueur ngeu :aB
- Moustache nuaatB - Massage nuaatB
(voir jpeg ci-dessous, pour l'écriture complète, les caractères thaïs ne passant pas sur VF).
Cela semble facile quand on a les mots écrits devant son nez, mais quand on se retrouve au milieu d’une discussion et qu’on a besoin de l’un de ces mots, là, sans hésiter et sur le champ, c’est une autre affaire ! Avoir une liste bien faite du vocabulaire le plus usuel est d’un grand secours. Je peux imprimer les mots difficiles et les consulter à tout moment, les voir et revoir tels qu’ils sont écrits en Thaï, et avec une romanisation qui rend précisément compte de leur prononciation exacte. Ils finissent par rester gravés dans ma mémoire.
Vous me trouvez pointilleux ? Certes, je le suis. Mais à mon très humble avis, il faut l’être quand on s’affronte à cette langue, sinon on perd son temps. Savez-vous combien de Thaïs sont ébahis de ce que les farangs essayent de leur dire ? Voyez les exemples jpegs plus bas (pour passer les caractères thaïs). Exemples:
« - ….. je veux prendre le bateau pour « La Cheville » …..
- Quoi ? Qu’est-ce qu’il /elle raconte ? Il/elle a mal au pied ? »
ou encore:
« - ….. nous aimons beaucoup « le charpentier » …..
- Bizarres, ces touristes ! Pourquoi donc ont-ils besoin d’un charpentier ?»
(avec les mots thaïs par jpeg ci-dessous)
Ou encore cette remarque faite par une forumiste il y a quelques années, qu’elle n’arrivait pas à commander du riz dans un restaurant. Les gens pensaient sans doute qu’elle se trompait d’établissement et voulaient la rediriger vers une pharmacie ou un docteur, comprenant qu’elle avait un problème aux genoux !
Deuxièmement, la prononciation courante des mots cause beaucoup de confusion. Si on n’a que l’expérience « parlée », dans laquelle on escamote les « l » et les « r » entre autres, on aura beaucoup de difficulté à lire (car on n’escamote jamais rien dans la forme écrite) ou à écouter les gens parler à la télévision (où on parle souvent sur un registre plus formel). Mieux vaut commencer par la forme « correcte » des mots et passer si l’on veut à la forme parlée courante que de procéder dans le sens inverse, ce qui est à mon avis presqu’impossible. C’est un peu comme quand on conseille à quelqu’un de commencer à jouer de la clarinette avant de passer au saxophone, plutôt que dans l’autre sens !
Troisièmement, je suis toujours intéressé par l’affiliation des langues et par l’affiliation des groupes ethniques qui les parlent. J’ai déjà longuement écrit sur les peuples de la Chine et de l’Asie du Sud-Est (voir « Peuples de la Chine et de l'Asie du Sud-Est »
http://voyageforum.com/...ie%20du%20Sud-Est%20;
et aussi la suite :
http://voyageforum.com/...6amp%3B%23039%3BAsie;). Le Thaï appartient au groupe linguistique Taï-Kradaï dont la propagation en Asie du Sud-Est est relativement récente (à peine un peu plus de mille ans). Il est historiquement bien établi que les Taï de l’Asie du Sud-Est (cela inclut les Thaï, les Lao, les Shan, les Ahom de l’Assam et plusieurs groupes restés à l’état tribal un peu partout) se sont propagés à partir du sud de la Chine. Il y a d’ailleurs des groupes ethniques Taï importants dans le sud de la Chine d’aujourd’hui (les Zhuang du sud de la Chine sont numériquement le deuxième groupe ethnique de la Chine après les Han). Par contre, l’origine des langues Taï-Kradaï ne fait pas l’unanimité des experts. Je ne sais pas si cela servira à grand-chose, mais on peut toujours essayer d’y voir plus clair par l’intermédiaire de comparaisons lexicographiques. C’est là qu’intervient mon « vocabulaire de base ». Il y a d’autres méthodes, par exemple la morphogénèse, mais je ne suis qu’un dilettante et je me perds complètement dans le jargon des linguistes de métier. De plus, je crois qu’il est extrêmement difficile de poursuivre une analyse morphogénétique sérieuse vu que les langues Taï ne sont attestées par écrit que relativement récemment. Il existe, paraît-il, un document datant de la dynastie Han, écrit en caractères chinois mais dans une langue Taï, mais alors il ne doit pas y avoir une dizaine d’experts dans le monde qui pourraient en tirer quoi que ce soit.
Quatrièmement, je suis intrigué par la relation de proximité entre le thaï et le lao. Cet intérêt provient de mon petit vécu personnel en Isàán (voir autres postes que j’ai signés sur VF), où la grande majorité des gens sont ethniquement des lao et parlent un dialecte lao. Je ne connais pas le lao mais quelques heures passées sur le net à fouiller dans le vocabulaire lao ou à tourner les pages d’un manuel de lao m’ont suffi pour me convaincre que le lao est effectivement très proche du thaï. Dans la foulée, j’ai relevé le vocabulaire lao que j’ai rencontré et je l’ai mis en regard de l’équivalent thaï. Il en découle quelques observations qui pourraient être intéressantes pour certains.
Enfin, il y a une dernière raison, c’est que cette lubie m’offre une petite distraction bienvenue en fin de journée.
La suite au prochain numéro!
Retour d'une croisière sur le MSC Fantasia 10 au 21 décembre 2010 English translation pending
Nous voilà rentrés depuis hier de notre croisière sur le Fantasia. Nous sommes plutôt Costa mais nous voulions tester le Fantasia que nous avions vu en fin de construction à Saint Nazaire , nous avons tenté, retenté MSC après un essai mitigé en mai 2009 sur le MSC Sinfonia.
Je voudrais souligner une bonne pratique de la compagnie MSC, en effet, nous avions en juin 2010 réservé une cabine intérieure au pont 12. Nous avons reçu environ 10 jours avant le départ notre carnet de voyage avec le numéro de cabine prévue (12009) par porteur, et non par mail.
Mais 2 jours avant le départ, un mail nous arrive de l’agence (Croisièrenet Monaco) avec un nouveau coupon d’embarquement et la cabine 12059 !
Je regarde le plan du Fantasia et là, je vois 12059 : cabine avec balcon, et je me dis erreur de frappe chez Croisièrenet.
Néanmoins je fais contrôler à la sortie du bus à Gênes et Bingo c’est bien la 12059 !!!
J’ai eu l’explication sur le navire. Des promos ont eu lieu dans les derniers jours de novembre avec un tarif à 240 euros en cabine intérieure et 450 en extérieure.
Alors je dis Bravo à MSC pour notre surclassement de la catégorie 3 à la catégorie 10 ! Nous n’avons jamais eu de Up grade chez Costa après 9 croisières.
Bravo aussi à Croisièrenet pour leur réactivité.
Nous avons mis 45 minutes entre la sortie du bus et l’arrivée dans la cabine.
Les prestations de restauration et d’hôtellerie ont été tout à fait correctes.
L’animation un peu moins présente que chez Costa, mais les spectacles sont supers.
Nous avons 3 excursions (Funchal, Ténérife et Lanzarote) chez MSC le reste par nous même.
Le navire est très beau, moins clinquant et flashy que les derniers Costa, nous avons bien aimé la place San Giorgio au pont 6.
Beaucoup de bars et un beau parc aquatique (intérieur et extérieure), plus une piscine et des jacuzzis réservés aux adultes à l'arrière du navire.
Dommage que l'avant du navire (pont 15 et au dessus) soit réservé au Yacht Club surtout pour les départs des ports.
Plusieurs restaurants à suppléments ainsi qu'une patisserie, ce qui explique que le thé et les petits gâteaux du gouter aux buffets Zanzibar et Africana ne dure qu'une petite heure !
Je voudrais souligner une bonne pratique de la compagnie MSC, en effet, nous avions en juin 2010 réservé une cabine intérieure au pont 12. Nous avons reçu environ 10 jours avant le départ notre carnet de voyage avec le numéro de cabine prévue (12009) par porteur, et non par mail.
Mais 2 jours avant le départ, un mail nous arrive de l’agence (Croisièrenet Monaco) avec un nouveau coupon d’embarquement et la cabine 12059 !
Je regarde le plan du Fantasia et là, je vois 12059 : cabine avec balcon, et je me dis erreur de frappe chez Croisièrenet.
Néanmoins je fais contrôler à la sortie du bus à Gênes et Bingo c’est bien la 12059 !!!
J’ai eu l’explication sur le navire. Des promos ont eu lieu dans les derniers jours de novembre avec un tarif à 240 euros en cabine intérieure et 450 en extérieure.
Alors je dis Bravo à MSC pour notre surclassement de la catégorie 3 à la catégorie 10 ! Nous n’avons jamais eu de Up grade chez Costa après 9 croisières.
Bravo aussi à Croisièrenet pour leur réactivité.
Nous avons mis 45 minutes entre la sortie du bus et l’arrivée dans la cabine.
Les prestations de restauration et d’hôtellerie ont été tout à fait correctes.
L’animation un peu moins présente que chez Costa, mais les spectacles sont supers.
Nous avons 3 excursions (Funchal, Ténérife et Lanzarote) chez MSC le reste par nous même.
Le navire est très beau, moins clinquant et flashy que les derniers Costa, nous avons bien aimé la place San Giorgio au pont 6.
Beaucoup de bars et un beau parc aquatique (intérieur et extérieure), plus une piscine et des jacuzzis réservés aux adultes à l'arrière du navire.
Dommage que l'avant du navire (pont 15 et au dessus) soit réservé au Yacht Club surtout pour les départs des ports.
Plusieurs restaurants à suppléments ainsi qu'une patisserie, ce qui explique que le thé et les petits gâteaux du gouter aux buffets Zanzibar et Africana ne dure qu'une petite heure !
Cigarette électronique tolérée par Air France? English translation pending
Bonjour à tous,
Je me demandais si la cigarette électronique était autorisée, sinon tolérée, par Air France.
Je sais qu'Air Transat l'interdit. J'ai demandé au steward lors d'un vol Montréal > Lyon effectué en juin dernier et il m'a dit que non. Comme j'étais en classe club le mec était sympa et m'a montré la note de service reçue quelques jours plus tôt où la politique d'Air Transat à ce sujet était très clairement indiquée.
C'était au final assez marrant, j'allais fumer en cachette dans les chiottes, ça m'a rappelé le lycée. Mais bon, ça aurait été plus sympa assis.
Qu'en est-il d'Air France ?
Merci !
Je me demandais si la cigarette électronique était autorisée, sinon tolérée, par Air France.
Je sais qu'Air Transat l'interdit. J'ai demandé au steward lors d'un vol Montréal > Lyon effectué en juin dernier et il m'a dit que non. Comme j'étais en classe club le mec était sympa et m'a montré la note de service reçue quelques jours plus tôt où la politique d'Air Transat à ce sujet était très clairement indiquée.
C'était au final assez marrant, j'allais fumer en cachette dans les chiottes, ça m'a rappelé le lycée. Mais bon, ça aurait été plus sympa assis.
Qu'en est-il d'Air France ?
Merci !
Sécurité au Maroc? English translation pending
Bonjour;
est t'il censé d'envisager un road tripp au maroc?
l'idée est de partir quelques semaines faire de la randonnée et du vtt (hors guide et trucs machins organisés)
faut'il obligatoirement partir a plusieurs et avoir plusieurs véhicules ? peut 'on dormir ""a l'arache"" au maroc (camping sauvage) ou le nombre et la répartition des camping est il satisfaisant?
Est ce que les voitures isolées sont détroussées direct?
l'idée est de partir quelques semaines faire de la randonnée et du vtt (hors guide et trucs machins organisés)
faut'il obligatoirement partir a plusieurs et avoir plusieurs véhicules ? peut 'on dormir ""a l'arache"" au maroc (camping sauvage) ou le nombre et la répartition des camping est il satisfaisant?
Est ce que les voitures isolées sont détroussées direct?
Voyage Thaïlande-Cambodge-Vietnam pour la fête du Têt English translation pending
😛Bonjour à tous.
Voilà déjà plusieurs semaines que nous préparons sur ce forum notre voyage Cambodge Viet Nam d'une durée de 2 mois ½.
Aujourd'hui, fabuleux🙂🙂😉, je viens de voir par hasard qu'en raccourcissant notre séjour à Phu Quoc, nous pouvons être à Saigon pour la grande fête du têt.
Qui pourrait nous conseiller quel quartier choisir pour profiter de cette fête fantastique du mieux possible, et nous faire un petit programme serait la cerise sur le gâteau. 😊
En France les chinois, sont très forts pour cette fête, mais au Viet Nam, je ne connais rien.
Sinon, voici notre programme de voyage, et les commentaires seront bienvenus
J1-1er Janvier-7heures, arrivée à Bangkok guesthouse Hansaah
J6-Départ de Bangkok le 6 janvier pour Battambang
J7- visite Battambang 1 jour -- guesthouse chez sam
J8- départ pour Siem Reap en bateau-- Hôtel le tigre de papier
J9 à 15-Angkor visite des temples, location mob pour un peu de campagne, le lac.
J16- départ pour Phnom Penh-- Hotel l'imprévu--
J17 à 22 visite Phnom Penh, location mob pour un peu de campagne+ l'ile de la soie et + si affinité .
J22-départ Phnom Penh pour Chau Doc en bateau nuit à Chau Doc--Pas d'hôtel en vue
J23- bus ou bateau pour Can Tho 3 nuits et visite du delta en mobylette pas d'hôtel non plus mais j'attends vos suggestions et pour la ballade et pour l'hôtel maxi 20/25$
J26-départ pour Rach Gia, bus et speed boat pour rallier Phu Quoc.
J26 àJ30 (31 janvier) bungalow "frontbeach" et doigts de pieds en éventails. Moto, ballades, visites, siestes.
J31- Départ en avion de Phu Quoc pour vivre la fête du têt à Saigon….
J-37 départ de Saigon pour Hué en train de nuit.
J-41 départ de Hué pour Hoi An.
J42 retour à Da Nang pour prendre le train de nuit vers Ninh Binh.
J43 Tam Coc chez Loan et loc d'une mob pour les environs.
J-45 Arrivée à Hanoï en soirée pour prendre le train de nuit pour Lao Cai.
Trouver 1 hôtel sympa à Hanoi qui me garde 1 bagage sur 2 jusqu'à notre retour de Sapa (vos avis sont bienvenus).
Location d'une mob (Où louer la mob ? Hanoi, lao cai) pour 2 jours à Sapa, 3 jours à Bac Ha
Une bonne machine, j'ai passé l'âge de la mécanique sur le bord de la route.
J'attends avec impatience des renseignements sur cette ballade, que j'espère pouvoir faire sans guide 😇
J-50 4 jours à Hanoi repos et ballade le nez dans le guide comme le touriste lambda—hotel la bodéga, ce petit air espagnol me plait bien. Peut être des tapas à l'apéro??? 😉
J-54 baie d'Along pour 2 nuits. Une seule, c'est mesquin, et ça ne se fait qu'une fois par vie...😛 🙂😛😛
J-56 retour Hanoï
J-57 départ pour bangkok en avion (airasia) et train de nuit vers une ile pas encore déterminée à ce jour.
Koh phi phi est vraiment trop cher à cette époque, peut être Koh Samui, si vous avez un bungalow front de mer à 25€ dans un site paradisiaque, je prends.
J-69 retour bangkok visite des klongs, massages
J-71 départ pour Paris.
Budget prévu ...
Nourriture 20€ par jour pour 2
Taxis et divers 10€ par jour, plus pour angkor
nuits entre 17 et 50€ par nuit (50€ sur les spots touristiques, les iles en fait)
halong 🤪 😊 350€😇 la palanche 3 jours 2 nuits sur une jonque de 4 cabines.
bref, tout ça pour une moyenne de 75€/prix moyen par jour (hors A/R paris bangkok) y compris les transferts en train ( www.seat61.com est un site super) et en avion, Vietnam airlines et air asia
Merci aussi à tous les contributeurs, je n'y serai jamais arrivé tout seul. et si les spécialistes du Cambodge et du Viet Nam peuvent répondre à nos questions, nous renverrons l'ascenceur lorsque vous viendrez au Maroc.
Voilà déjà plusieurs semaines que nous préparons sur ce forum notre voyage Cambodge Viet Nam d'une durée de 2 mois ½.
Aujourd'hui, fabuleux🙂🙂😉, je viens de voir par hasard qu'en raccourcissant notre séjour à Phu Quoc, nous pouvons être à Saigon pour la grande fête du têt.
Qui pourrait nous conseiller quel quartier choisir pour profiter de cette fête fantastique du mieux possible, et nous faire un petit programme serait la cerise sur le gâteau. 😊
En France les chinois, sont très forts pour cette fête, mais au Viet Nam, je ne connais rien.
Sinon, voici notre programme de voyage, et les commentaires seront bienvenus
J1-1er Janvier-7heures, arrivée à Bangkok guesthouse Hansaah
J6-Départ de Bangkok le 6 janvier pour Battambang
J7- visite Battambang 1 jour -- guesthouse chez sam
J8- départ pour Siem Reap en bateau-- Hôtel le tigre de papier
J9 à 15-Angkor visite des temples, location mob pour un peu de campagne, le lac.
J16- départ pour Phnom Penh-- Hotel l'imprévu--
J17 à 22 visite Phnom Penh, location mob pour un peu de campagne+ l'ile de la soie et + si affinité .
J22-départ Phnom Penh pour Chau Doc en bateau nuit à Chau Doc--Pas d'hôtel en vue
J23- bus ou bateau pour Can Tho 3 nuits et visite du delta en mobylette pas d'hôtel non plus mais j'attends vos suggestions et pour la ballade et pour l'hôtel maxi 20/25$
J26-départ pour Rach Gia, bus et speed boat pour rallier Phu Quoc.
J26 àJ30 (31 janvier) bungalow "frontbeach" et doigts de pieds en éventails. Moto, ballades, visites, siestes.
J31- Départ en avion de Phu Quoc pour vivre la fête du têt à Saigon….
J-37 départ de Saigon pour Hué en train de nuit.
J-41 départ de Hué pour Hoi An.
J42 retour à Da Nang pour prendre le train de nuit vers Ninh Binh.
J43 Tam Coc chez Loan et loc d'une mob pour les environs.
J-45 Arrivée à Hanoï en soirée pour prendre le train de nuit pour Lao Cai.
Trouver 1 hôtel sympa à Hanoi qui me garde 1 bagage sur 2 jusqu'à notre retour de Sapa (vos avis sont bienvenus).
Location d'une mob (Où louer la mob ? Hanoi, lao cai) pour 2 jours à Sapa, 3 jours à Bac Ha
Une bonne machine, j'ai passé l'âge de la mécanique sur le bord de la route.
J'attends avec impatience des renseignements sur cette ballade, que j'espère pouvoir faire sans guide 😇
J-50 4 jours à Hanoi repos et ballade le nez dans le guide comme le touriste lambda—hotel la bodéga, ce petit air espagnol me plait bien. Peut être des tapas à l'apéro??? 😉
J-54 baie d'Along pour 2 nuits. Une seule, c'est mesquin, et ça ne se fait qu'une fois par vie...😛 🙂😛😛
J-56 retour Hanoï
J-57 départ pour bangkok en avion (airasia) et train de nuit vers une ile pas encore déterminée à ce jour.
Koh phi phi est vraiment trop cher à cette époque, peut être Koh Samui, si vous avez un bungalow front de mer à 25€ dans un site paradisiaque, je prends.
J-69 retour bangkok visite des klongs, massages
J-71 départ pour Paris.
Budget prévu ...
Nourriture 20€ par jour pour 2
Taxis et divers 10€ par jour, plus pour angkor
nuits entre 17 et 50€ par nuit (50€ sur les spots touristiques, les iles en fait)
halong 🤪 😊 350€😇 la palanche 3 jours 2 nuits sur une jonque de 4 cabines.
bref, tout ça pour une moyenne de 75€/prix moyen par jour (hors A/R paris bangkok) y compris les transferts en train ( www.seat61.com est un site super) et en avion, Vietnam airlines et air asia
Merci aussi à tous les contributeurs, je n'y serai jamais arrivé tout seul. et si les spécialistes du Cambodge et du Viet Nam peuvent répondre à nos questions, nous renverrons l'ascenceur lorsque vous viendrez au Maroc.
Une nouvelle fois: qui va aux États-Unis en septembre 2011? English translation pending
Finallement, en regardant bien, y'aurait peut être un créneau à c'tte époque là alors si vous voulez qu'on se refasse un beau
Tableau Integrant et Générant les Rencontre aux Etats Unis
( © Spartiate & LeTigre 😛😛😛 )
Et bien vous savez ce qui vous reste à faire ... postez ici vos dates et vos itinéraires et ... je ferai le reste 😎😎
Tableau Integrant et Générant les Rencontre aux Etats Unis
( © Spartiate & LeTigre 😛😛😛 )
Et bien vous savez ce qui vous reste à faire ... postez ici vos dates et vos itinéraires et ... je ferai le reste 😎😎
Japon en avril 2011 English translation pending
Bonjour,
Comme tant d'autres, j'ai choisi le printemps pour découvrir le Japon. Je rêve de voir les cerisiers en fleurs le jour de mon anniversaire, début avril 😊
Pour l'instant, rien n'est reservé, mais j'ai déjà commencé à me renseigner, j'ai déjà une idée de circuit, que j'aimerais vous soumettre, afin d'être sure de ne pas partir dans tous les sens... Donc si vous avez 5 minutes à m'accorder, merci beaucoup ! 🙂
A priori, on devrait pouvoir partir du 26 mars au 15 avril.Vol Paris - Tokyo le 26 mars6 jours à Tokyo (du 27 mars au 1er avril)6 jours à Kyoto (du 2 avril au 7 avril, trajet Tokyo - Kyoto le 2 avril)1 jour à Nara (le 9 avril)4 jours dans la région de Kumano pour faire un peu de randonnée (du 8 au 12 avril)+ 2 jours de rabVol Osaka - Paris Pensez-vous que cette répartition soit équilibrée ?
J'aimerais beaucoup allée à Hiroshima et Miyajima, mais je ne vois pas trop commenet je pourrais m'organiser pour cela (il me ne reste que 2 jours de rab)
Concernant la région de Kumano, je pense que nous louerons une voiture pour y aller à notre rythme. Nous voulons pouvoir nous arreter ou nous voulons, et faire quelques bonnes journées de marche. 4 jours, est-ce suffisant ?
Une autre envie étai d'aller à Kyushu... De randonner sur le volcan Sakurajima... J'ai vu des photos, et les messages de Regis à ce sujet, et c'est vraiment tentant ! Mais bon, il faut faire des choix... Et Kyushu c'est plus loin... D'où l'idée de Kumano pour rester dnas la même "région"...
Et question subsidaire, mais là je pense compter sur ma chance... Pour avoir le plus de chance de profiter des cerisiers en fleurs, il vaut mieux commencer par Tokyo, comme je l'ai prévu, ou plutot par Kyoto et Kumano selon vous ?
Je sais qu'il y a déjà des discussions similaires, je retourne de ce pas mes recherches dans le forum 😉
Bonne journée.
Comme tant d'autres, j'ai choisi le printemps pour découvrir le Japon. Je rêve de voir les cerisiers en fleurs le jour de mon anniversaire, début avril 😊
Pour l'instant, rien n'est reservé, mais j'ai déjà commencé à me renseigner, j'ai déjà une idée de circuit, que j'aimerais vous soumettre, afin d'être sure de ne pas partir dans tous les sens... Donc si vous avez 5 minutes à m'accorder, merci beaucoup ! 🙂
A priori, on devrait pouvoir partir du 26 mars au 15 avril.Vol Paris - Tokyo le 26 mars6 jours à Tokyo (du 27 mars au 1er avril)6 jours à Kyoto (du 2 avril au 7 avril, trajet Tokyo - Kyoto le 2 avril)1 jour à Nara (le 9 avril)4 jours dans la région de Kumano pour faire un peu de randonnée (du 8 au 12 avril)+ 2 jours de rabVol Osaka - Paris Pensez-vous que cette répartition soit équilibrée ?
J'aimerais beaucoup allée à Hiroshima et Miyajima, mais je ne vois pas trop commenet je pourrais m'organiser pour cela (il me ne reste que 2 jours de rab)
Concernant la région de Kumano, je pense que nous louerons une voiture pour y aller à notre rythme. Nous voulons pouvoir nous arreter ou nous voulons, et faire quelques bonnes journées de marche. 4 jours, est-ce suffisant ?
Une autre envie étai d'aller à Kyushu... De randonner sur le volcan Sakurajima... J'ai vu des photos, et les messages de Regis à ce sujet, et c'est vraiment tentant ! Mais bon, il faut faire des choix... Et Kyushu c'est plus loin... D'où l'idée de Kumano pour rester dnas la même "région"...
Et question subsidaire, mais là je pense compter sur ma chance... Pour avoir le plus de chance de profiter des cerisiers en fleurs, il vaut mieux commencer par Tokyo, comme je l'ai prévu, ou plutot par Kyoto et Kumano selon vous ?
Je sais qu'il y a déjà des discussions similaires, je retourne de ce pas mes recherches dans le forum 😉
Bonne journée.
Bloc à l'hôtel Barcelo Cayo Santa Maria? English translation pending
Bonjour, Je pars fin janvier à au Barcelo Cayo Santa Maria. Y a t'il des personnes qui sont allés récemment? Je suis dans la section beach avec Transat , ils disent que les chambres sont les plus près de la mer. Quel bloc serait le mieux? J'aimerais en même temps avoir une vu sur la piscine. Le midi y a t-il un casse-croute près de la plage ou il faut diner au buffet? Sur trypadvisor j'ai vu une photo avec un espèce de petit kiosque ou il fesait des hotdog , y a t'il autre chose que cela pour le diner à part le buffet?
merci d'avance pour vos réponse Jadia..
merci d'avance pour vos réponse Jadia..
Alaska! English translation pending
Bonsoir à tous,
Voici le récit de notre voyage de cet été 2010 en Alaska.
Ce ne fut pas toujours un long fleuve tranquille!
Pour le récit illustré, cliquez ici
Bonne lecture!
ALASKA ! Enfin ! L’idée d’aller en Alaska nous turlupinait, Fred et moi, depuis longtemps. On n’avait cependant pas envie de survoler superficiellement cet immense état américain (le plus grand, 3X la France) On voulait le découvrir sous son aspect le plus sauvage, loin de la civilisation, loin des routes, au plus près de la nature. Pas facile en 3 semaines de vacances. Pas facile avec 3 enfants. Il nous a donc fallu attendre patiemment qu’ils grandissent, physiquement mais aussi dans leur tête, car nous nous doutions que le wilderness sous ces latitudes est vraiment très « wild ». Bref, nous (Marie, Fred, Caroline 17 ans, Arnaud 15 ans et Marion 14 ans) débarquons enfin à Anchorage ce 01/08/10 et récupérons nos 180 kg de bagages… 180 kg !? Oui, on prévoit de commencer par une semaine de camping itinérant en kayak de mer, suivie de 4 jours de descente en raft : tout ça nécessite un sacré fourbi, d’autant que nous emmenons notre canoë gonflable. Comme je me doute que notre résistance à la rude vie au grand air alaskan risque d’avoir ses limites, je choisis de terminer notre voyage par la location d’un camping car pendant 10 jours. Avec un tel programme nous n’allons découvrir qu’une infime partie de l’Alaska, à notre rythme. Ce sera l’occasion d’y retourner !
Cogitations/préparatifs Pour les prix, voir dans la partie budget à la fin VOL Pour le vol, rien de bien compliqué : Condor Airlines, filiale lowcost de Lufthansa, opère des vols directs pour Anchorage depuis Francfort. 2h30 de route de Nancy, aéroport très pratique. Bien que cher (presque 1000 euro A/R) on n’hésite pas longtemps devant l’attrait d’un vol direct et le prix de toute façon assez élevé aussi des vols avec escale (pb des retards, correspondances ratées, bagages perdus, passage de douane…) passant par les US ou le Canada. KAYAK DE MER On avait adoré notre virée en kayak au Groenland et bien envie de recommencer. Le but était de se balader dans des espaces vierges, sans trop d’humains, sans ferry, bateau de pêche, vedettes à moteur… Bref sans autre bruit que celui des cascades, du vent et de la mer, des animaux et du crépitement des glaçons mêlé aux craquements sinistres des glaciers.. Euh….j’avais oublié celui de…la pluie ! Après avoir comparé les mérites respectifs de Valdez, Seward, Homer et Whittier (dans tous ces endroits on trouve à louer des kayaks de mer), je choisissai finalement cette dernière. Whittier est un endroit absolument glauque, le pot de chambre de l’Alaska avec une pluviométrie record, mais c’est une bonne base de départ vers la partie ouest du PWS (Prince William Sound : gigantesque baie parsemée d’îles, située au SE d’Anchorage) qui est une zone très abritée de la houle océanique du fait de la présence de nombreuses îles. Bien sûr il y a des endroits avec plus de glaciers (Valdez), plus d’animaux (Seward), mais cette zone me parait réunir pas mal d’atouts : protégée de la houle, quelques glaciers, de bonnes chances d’y voir des animaux, pas trop de difficulté pour y bivouaquer (la forêt pluviale, exubérante vient souvent jusqu’à la limite de la haute mer) Après quelques échanges de mail, je retenai Epicchartesr (Brooke le patron n’a pas été avare d’informations sur le coin) pour louer les kayaks : 2 doubles+1 simple. S’éloigner de la civilisation a un coût certain en Alaska car l’absence de route sur la plus grande partie de cet état nécessite le recours à un avion, hydravion ou bateau. En l’occurrence c’est en « watertaxi » (toujours avec Epiccharters) que nous nous ferons déposer à environ 75 km au sud de Whittier (au-delà des zones de pêche), puis récupérer un peu plus loin une semaine plus tard. Pourquoi ne pas prendre un tour guidé ? Ben… parce que quand on ne peut compter que sur soi-même, les sensations sont décuplées !
RAFT C’est précisément pour éviter le coût non négligeable d’une dépose aérienne (à 5+ matos de camping+bateaux il faut 2 rotations car les coucous sont minuscules) que je choisissai finalement de descendre la Chulitna. Après avoir demandé des devis pour accéder à des rivières perdues dans le nord de l’état, je réalisais que, d’une part cela ferait exploser le budget, d’autre part cela nous demanderait d’y consacrer beaucoup de temps (il faut le temps de monter là-haut et d’en redescendre+journée de sécurité pour le vol de dépose, idem pour la reprise) 3 ou 4 jours me semblaient la bonne durée : assez longue pour bien entrer dans l’ambiance du trip, assez courte pour ne pas engendrer de monotonie. Les enfants voulaient que ça bouge un peu (on a été servi…) Je ne voulais pas d’une rivière trop près d’une route. Je ne voulais pas de portage. Je voulais enfin avoir la possibilité de voir des animaux et de beaux paysages. Je jetai donc mon dévolu sur la Chulitna pour laquelle le point de mise à l’eau est accessible par la George Parks Highway et qui après 77 miles passe – comme c’est pratique- dans le village de Talkeetna. La Chulitna passe dans la même vallée que la George Parks Highway, à une distance de plusieurs km si bien qu’on ne perçoit pas sa présence (sauf sur qq km au début où l’on entend un peu la circulation). En cas de problème il ne faut toutefois pas trop compter pouvoir rejoindre la route car le terrain est difficile : forêt impénétrable, marais, ravins… Elle longe sur son flanc est tout le massif du Denali, plus haut sommet d’Amérique du nord qui culmine à 6029m. Elle court ainsi dans une vallée glaciaire du nord vers le sud, recevant plusieurs affluents qui augmentent considérablement son débit (de 1 à 4 entre le début et la fin de notre parcours) Cette rivière étant classée II+ voir III en cas de fort débit, je préférai louer un raft plutôt que des canoës gonflables . (Bien m’en a pris, boudiou !) Craignant que les enfants ne s’ennuient sur le raft, je décidai d’amener notre canoé gonflable (super bonne idée) Je réservai donc un raft Aire de 15’chez Alaska Raft Connection (à Anchorage) dont le patron Brian est très réactif. J’ajoutai dans nos bagages une galerie gonflable Handyrack et des sangles car transporter un raft et ses avirons n’est pas une sinécure.
VOITURE Après plusieurs jours de recherche sur le net, je tombai enfin sur un tarif tout à fait raisonnable (pour l’Alaska hein !) pour la location d’un Dodge Grand Caravan chez Alamo. C’est fou, les prix vont de 1 à 5 ! Bien chercher avant de se décider donc. Pourquoi louer une voiture pour faire du kayak et du raft ?! Ben, pour les transferts pardi ! En fait, les transports en communs pour 5 sont + chers qu’une location et en plus impraticables avec tout notre fourbi. Pas le choix donc, même si ça fait râler de louer une voiture pour la laisser 7+4 jours au parking… Voiture quasi neuve, 12000 miles au compteur, récupérée en 5 minutes en arrivant à l’aéroport.
CAMPING CAR Bien moins cher à partir du 15 août, on a sauté sur l’occasion. On a donc loué pour 10 jours chez Great Alaskan Holidays un camping car de 25’, nécessaire et suffisant pour 5 personnes. On ne voulait pas plus grand afin de pouvoir rester relativement « agile »… Organisation parfaite, camping car étincelant. Il y a PLEIN de camping cars en Alaska et ça se comprend : on peut s’arrêter où on veut, en « pleine nature », en toute légalité (ce qui n’est pas le cas dans beaucoup d’autres états américains). Vu les distances, la rareté et le coût de l’hôtellerie, la qualité de la « restauration » tout-venant, c’est une solution qui serait presqu’idéale si ces bestiaux ne consommaient pas 25 l/100 km minimum (26 en ce qui nous concerne en roulant hypercool)
SECURITE Rassurez-vous je ne parle pas des Américains, en général vraiment sympas mais de la Nature et de ses Habitants. Prévoyant de nous balader dans des coins perdus, en bonne santé mais pas à l’abri d’une gamelle, crise d’appendicite - que sais-je encore - dans une nature réputée pour sa population d’ours (noir et grizzly) je préférai louer (chez Alaska raft Connexion toujours) un téléphone satellite et un bear spray (spray répulsif contre les ours) pour la partie kayak et raft. Je louai aussi (cette fois chez Epiccharters) une VHF (finalement inutile car il n’y avait pas un chat là où nous avons fait du kayak et la portée de cet appareil est très limitée) Enfin je décidai de fabriquer une « bear fence », clôture électrique anti-ours (destinée à entourer la tente), afin de pouvoir dormir un peu plus sereinement. J’ai trouvé tous les ingrédients en Europe (je ne voulais pas commander aux US à cause des frais de douane+dossier éventuels) Evidemment cet attirail ne dispense pas de respecter aussi scrupuleusement que possible les consignes pour éviter des rencontres trop rapprochées avec les ours. La rando en kayak se déroulant dans la Chugach National Forest, Epiccharters avait récupéré pour nous auprès du visitor center cinq boîtes anti-ours destinées à stocker la nourriture et les trucs odoriférants qui pourraient intéresser ces gourmands. Bien pratiques pour s’asseoir mais d’un volume insuffisant pour une semaine d’autonomie. Un peu encombrantes dans les kayaks même si heureusement elles tenaient verticalement entre nos jambes. Pas étanches, dommage.
Le voyage (Dim 01/08/10) Ouf, l’hôtesse de l’enregistrement ne moufte pas quand elle nous voit enregistrer 8 sacs pour 5 personnes. Depuis peu la franchise de bagages en soute est limitée à 1 sac de 23kg/personne mais comme les billets ont été achetés l’année dernière, nous bénéficions encore des 2X23kg. On décolle enfin avec 3h de retard (on s’est donc levé à 4h du mat pour rien…) 8h45 plus tard, après avoir survolé le Groenland puis (chance !) aperçu le Denali émergeant d’une mer de nuages, nous nous posons vers 14h à Anchorage. Il fait gris mais il ne pleut pas, environ 17°C. On récupère la voiture au terminal domestique en un clin d’œil et après nous être trompés d’adresse (j’avais noté l’adresse postale, ne nous énervons pas… une adorable commerçante nous a retrouvé la bonne adresse sur le net), on déniche enfin Alaska Raft Connection, dans un hangar près de Lake Hood juste à côté de l’aéroport pour récupérer le tél satellite et le bear spray. Le dépaysement est immédiat car ce lac sert en fait d’aérodrome pour les hydravions. Il y en a des centaines, garés sur l’eau ou sur les parkings. Si le trafic sur le gros aéroport parait modeste, ici, ça turbine ! Ce spectacle nous occupe bien en attendant que notre téléphone atterrisse ! Enfin, il arrive : une famille de Suédois (avec un garçon de 15 ans et une fille de 18 ans) vient de rentrer en hydravion d’une randonnée de plusieurs jours en raft sur la Talachulitna River. Ils ont attendu leur hydravion pendant plus de 24h à cause du mauvais temps et sont affamés. Ils ont eu de la pluie quasiment en permanence… On compatit… « I wouldn’t do it again » dit sobrement la maman. Bien, bien, bien… Je me rassure en me disant que la météo a l’air tout à fait correcte pour les jours à venir. Ils ont tout de même vu un ours, un lynx, des élans et pas mal de moustiques (ça m’inquiète un peu cette appréciation, surtout venant de Suédois !) Brian nous explique que le mois de juillet a battu tous les records de pluviométrie. Bon…ça ne peut que s’améliorer en août, pas vrai ? Bref, ils avaient 2 tél satellite (on n’est jamais trop prudent mais j’avoue que ça ne m’était pas venu à l’idée. Peut-être avaient-ils des impératifs professionnels ou familiaux nécessitant de fréquents appels) On récupère celui qui n’a pas servi et dont la batterie est pleine. Direction ensuite le Wal Mart pour les courses de bouffe et achat de gaz : on vide le rayon de ses 4 dernières petites cartouches. Enfin nous prenons la route en direction de Girdwood , petit village situé à environ 1h de route d’Anchorage en direction de Whittier, le long du Turnagain Arm, gigantesque bras de mer entre Anchorage et la Péninsule de Kenai. Le temps est bouché, je suis cuite, ça circule énormément, pas de photos. Il y a un monde fou sur cette route mais les chambres que j’ai réservées dans l’AJ de Girdwood : GABI (Girdwood Alaska Backpacker Inn) sont au calme sur l’arrière. A 20h après 26h de route/avion/courses/route, on s’écroule enfin !
En route vers Point Nowell (Prince William Sound PWS) Lu 02/08 Avec 10h de décalage horaire, on est réveillé à l’aube et ça tombe bien car on a RDV à 7h45 avec Epiccharters. Pas le temps de profiter de l’auberge, pourtant bien sympathique. On passe le tunnel (12$, circulation alternée sur une seule voie pour les voitures et le train) sans attente si bien qu’on a le temps de visiter Whittier et ses alentours (il n’y a que qq km de routes) Sous la pluie, dans le brouillard, on aperçoit notre premier aigle pêcheur, ravis. On se rend compte qu’avec la fatigue d’hier on a mal compté le nombre de jours de bouffe à acheter : du coup on rachète à prix d’or un ou deux paquets de nouilles à la petite épicerie du coin et on se laisse tenter par une machette/scie qui plait bien aux garçons. Quelle bonne idée ! Les kayaks nous attendent, parfaitement préparés, disposés sous un auvent (ça tombe bien il pleut toujours) juste en haut de la passerelle qui mène au ponton où est amarré le bateau. Matériel impeccable (2 Seda Tango et un Prijon Seayak ), rien ne manque. On récupère la VHF. Grand déballage de printemps, on retire tous les emballages inutiles, emballe tout ou presque dans des sacs étanches. Pas le temps de vérifier que ça rentre dans les kayaks, faudra bien ! Après avoir signé moult décharges, embarqué les kayaks sur le watertaxi, écouté comme dans l’avion les consignes de sécurité (difficile de ne pas sourire discrètement), c’est parti pour 1h30 de navigation tape-cul à fond avec les 2 moteurs de 200 CV. Le GPS indique 55 km/h. Faites le calcul… Sur le trajet on ne voit pas grand-chose, brouillard… On arrive un peu groggy sur la plage (de galets hein !) de Point Nowell : en un clin d’œil nous voilà débarqués avec armes et bagages. « Enjoy ! » nous lance Brooke puis le bateau disparait très vite dans le brouillard. Bon ben, ‘y a plus qu’à ! Le tour du propriétaire est vite fait : la plage fait 300 m de long, 30 de large (3 à marée haute), au-delà la côte est faire de rochers infranchissables. Sur toute sa longueur elle est bordée d’une épaisse forêt pluviale. Seul 2 ou 3 endroits permettent de planter une tente à sa lisière. On choisit le plus plat, juste suffisant pour notre tente de 6 personnes. On n’y voit pas à 10 m dans cette forêt et moi qui depuis des mois lis tous les jours des histoires d’ours, je n’en mène pas large ! Les autres me prennent pour une parano, à jeter sans arrêt des coups d’oeil dans tous les coins. En plus il y a des crottes d’ours un peu partout ! Très vite, on retrouve nos habitudes de bivouac en famille : Caroline et moi montons la tente tandis qu’Arnaud et Marion ramassent du bois pour faire un feu (heureusement il y a plein de bois flotté, pas besoin d’aller farfouiller dans cette forêt touffue pleine d’ours) et Fred se lance dans la popote. Repus, crevés par le voyage et le décalage horaire, nous décidons à l’unanimité de ne pas bouger aujourd’hui et les enfants et moi filons faire la sieste tandis que Fred, fidèle à son habitude, s’oblige à adopter de suite les bons horaires. Bien lui en a pris car un peu plus tard il nous appelle : 2 ou 3 baleines croisent à quelques centaines de mètres, on entend même leur souffle, chouette ! Après cette digression, on resombre dans le coma et on n’émerge que pour le repas du soir. Il fait très bon, pas de vent, pas de moustique à ma grande surprise, pas vu d’ours non plus pour le moment. Tiens, un lion de mer vient nous rendre une petite visite. Pas fait de photo vu le manque de lumière, persuadée qu’on en verrait d’autres après : mais nan ! J’insiste pour attacher la bouffe en hauteur ; pas facile de trouver un endroit propice. Ce serait ballot de se faire piquer la bouffe dès le 1er jour ! Depuis, j’ai vu des vidéos qui m’ont convaincue qu’un ours noir est capable d’acrobaties auxquelles notre installation n’aurait pas résisté longtemps… Nuit pas vraiment réparatrice du fait du décalage horaire et du sentiment de claustrophobie généré par cette épaisse forêt qui nous entoure. De plus il y a eu un bourdonnement continuel de bateaux à moteur qui ne s’est interrompu qu’au milieu de la nuit. La mer est très calme, bordée de côtes montagneuses et le bruit porte très loin.
Vers Ewan Bay (Ma 03/08) On se lève avec le jour et le soleil nous gratifie d’un magnifique spectacle ! Quel silence, les pêcheurs sont au lit ! On profite de la chaleur du soleil pour faire sécher la tente, la lumière est incroyable. On a bien fait de se lever tôt car à 6h30 le soleil disparait. C’est tout pour aujourd’hui ! J’inaugure le sac étanche Ewa Marine pour l’appareil photo. J’ai comme objectif un 24-105 mais dans ce sac je ne peux que déclencher : impossible de zoomer, toutes les photos sont donc prises au 24 mm, ni de régler quoi que ce soit. De plus il faut de la persévérance pour réussir à appuyer sur le déclencheur à travers cet épais plastique. Enfin il faut plusieurs minutes pour entrer/sortir l’appareil photo du sac. Seule qualité du bazar : c’est vraiment étanche ( a trempé pendant des jours dans l’eau stagnant dans la jupe). Si c’était à refaire j’achèterais plutôt un compact étanche. Je suis très déçue par la qualité des photos, souvent « voilées » par la partie en verre qui recouvre l’objectif qu’on ne peut pas garder propre (embruns, pluie). Le fait de ne pas pouvoir zoomer est évidemment très gênant. Pour le caméscope Fred utilise un caisson étanche qui l’autorise à utiliser toutes les fonctions du cam mais il a de gros problèmes de condensation, malgré l’utilisation de silicagel. On est sur l’eau à 7h15, pas mal ! Après une bonne heure de pagaie nous approchons de Junction Island où Brooke nous a indiqué une colonie de phoques. En effet, jusqu’ici nous avions croisé quelques phoques épars mais sitôt viré un premier caillou, c’est la débandade ! Il y en a partout, des dizaines. Certains disparaissent discrètement sous l’eau sans un frémissement tandis que d’autres manifestent leur mécontentement d’être ainsi dérangés par de violents coups de reins avant de plonger. Ils s’éloignent d’une vingtaine de mètres tout au plus et-curieux- nous observent attentivement. Trop mignons s’exclament les enfants. Oh les bonnes têtes, regarde çui-là ! Et là derrière, il nous suit ! Bref, un régal. On débarque sur « leur plage » jonchée de crottes de phoques (je vous passe les détails mais ça p… autant que des crottes d’oiseaux) Ils sont là tout autour de l’île à nous observer patiemment. Dès que nous réembarquons, ils reprennent possession de leur territoire : bon débarras les perturbateurs ! (à notre décharge, il nous fallait ajuster les cales-pieds…) Nous longeons ensuite la côte ouest de Chenega Island, et c’est un régal. On se faufile entre la côte et une multitude d’îlots touffus qui donnent l’air de déborder de végétation. Malgré le ciel couvert, l’eau vert émeraude contraste avec le jaune des algues et le vert profond des forêts. A cet endroit la côte est particulièrement découpée et c’est une surprise renouvelée au détour de chaque îlot ou de chaque baie. Nous qui sommes plutôt des voileux apprécions vraiment de pouvoir jouer au rase-cailloux sans souci de tirant d’eau. Encore plus mignonnes que les phoques, les loutres égaient notre journée. Plus on va vers le sud, plus elles sont nombreuses. On rencontre plein de mamans qui font la planche avec leur petit sur le ventre. Parfois elles rêvassent ou elles dorment et on peut s’en approcher à quelques mètres puis, surprises, elles s’enfoncent dans les flots après un petit sursaut. Brooke m’a indiqué au fond de Ewan Bay la présence d’une cascade d’eau salée. Lors du gros tremblement de terre de 1964, un décalage est apparu entre une toute petite crique et le reste de la baie si bien qu’à certaines heures de la marée cette crique se vide par une cascade d’eau de mer ce qui crée une mousse identique à celle générée par une tempête. Nous nous dirigeons donc vers le fond d’Ewan Bay quand il se met à pleuvoir. Après cette première matinée de pagayage on en a plein les bras et on décide de se trouver d’abord un endroit pour la nuit car les opportunités sont plutôt rares. Miraculeusement on trouve un endroit que Brooke nous avait indiqué, sur une petite île dans un endroit relativement dégagé qui me plait infiniment plus que notre emplacement d’hier. Ici, ni trace ni crotte d’ours. Comme hier, il n’y a pas de ruisseau à proximité mais nous avons 2 bidons de 15 litres donc une autonomie d’au moins 3 ou 4 jours. Une fois la tente montée, il pleut de plus belle et nous préférons remettre au lendemain la visite de la cascade, située à 2 ou 3 km. Fred s’installe pour faire à manger : rien à faire, le réchaud (Primus Omnifuel ) ne veut pas démarrer ! Lui qui avait fonctionné comme une horloge au Groenland refuse obstinément de s’allumer alors que j’ai choisi cette fois d’utiliser du gaz plutôt que de l’essence car cela pose théoriquement moins de problème. Hier il a marché au poil… Gros coup de stress : nous voilà bien avec nos kilos de pâtes et de riz prévus pour toute la semaine. Bien sûr on a un téléphone satellite et la possibilité de nous faire récupérer par Epiccharters mais ce serait trop la honte, dès le 2ème jour ! Pas question ! « On va faire un feu, histoire de conjurer le sort ! Ca va faire marcher le réchaud ! » Ben voyons… Fred le démonte et le remonte X fois de A à Z, je tente aussi ma chance, des fois que… Niet ! Il pleut toujours : on se dépêche de ramasser bois et brindilles encore pas trop mouillés pour allumer le feu, tandis que Fred autopsie encore le réchaud. Quelle bonne idée on a eu d’acheter cette machette à Whittier ! On envisage la possibilité de cuisiner midi et soir au feu de bois mais s’il continue à pleuvoir ainsi, ça va être impossible sans allume feu. M…. de m… Quelle c… de ne pas avoir pris un 2ème réchaud ! C’est quand même le B.A.BA quand on va dans un coin perdu ! Du coup on n’a même plus faim, sauf les enfants ! Alors que le feu démarre enfin nous percevons soudain un ronflement puissant : ça marche ! Enfin si on peut dire : jouant le tout pour le tout, Fred a élargi le trou de la buse et la flamme ressemble maintenant à celle de la fusée Ariane mais elle se maintient. Ouf, sauvés ! Il consomme certainement plus mais on a prévu large en gaz. Aujourd’hui nous n’avons ni vu ni entendu le moindre bateau !
Vers Gaamak Cove (Me 04/08) Il pleut toute la nuit et au petit matin nous réalisons que nous avons douillettement dormi sur un lit de tourbe à présent totalement imbibée d’eau. Heureusement la tente est bien étanche. Après cogitation nocturne, je réalise que ce matin la marée n’est pas propice pour voir la cascade. Tant pis on laisse tomber d’autant plus que je ne sais pas trop où nous pourrons trouver à bivouaquer pour la prochaine étape. La carte mentionne bien un bivouac au sud de Jackpot Bay mais Brooke a l’air de douter de son existence. Nous replions le camp sous une pluie persistante et c’est reparti ! On se faufile le long de la côte, toujours au plus près des rochers, croisant des dizaines de loutres. On ne se les signale même plus, elles sont devenues banales. Idem pour les aigles pêcheurs, très faciles à repérer avec leur tête blanche. Moins banal cet ours noir que l’on aperçoit s’enfuyant dans une zone herbeuse, pour une fois non envahie par la forêt. Je pense que nous l’avons effrayé, ce qui nous rassure, ainsi que sa petite taille. On dirait un gros chien s’exclament les enfants. Oui, disons un gros terre neuve, c’est vrai. Un peu plus loin, nous remarquons un arbre qui se balance en cadence alors qu’il n’y a pas la moindre brise : un ours noir y est grimpé et ne nous a pas vus, il a l’air de bien s’amuser. Nous l’observons quelques dizaines de secondes puis il disparait dans la forêt. A présent il pleut des cordes et ça dégouline de partout : des cascades éphémères, qui pour certaines ont un débit impressionnant. Elles se succèdent tout au long de la côte alors qu’hier, avant la pluie, nous n’en avons pas vu une seule. Bien que la visibilité soit des plus réduites, nous reconnaissons bientôt nos premiers icebergs. Plus nous avançons vers le sud, plus ils sont nombreux. Ils ont l’air de fondre à toute vitesse. Comme je le craignais le bivouac espéré et indiqué sur la carte au sud de Jackpot Bay n’existe pas. Il y a bien une grande plage de galets mais la forêt occupe tout l’espace jusqu’à la mer. Ca fait déjà quelques heures que l’on pagaie sous la flotte, les garçons sont trempés, on débarque en vain en plusieurs autres endroits sans succès. Pas le moindre recoin pour la tente. Bon, ben, Gaamak Cove est à 8 km, on en a pour 2 heures, allons-y, ça va nous réchauffer. Le vent se lève, de face bien sûr et on utilise au mieux les reliefs de la côte pour s’en abriter, pas toujours possible. Heureusement avec cette pluie (positivons) il reste faible. On arrive enfin en vue du bivouac, situé sur une île reliée au continent par un isthme étroit à marée basse. Les craquements du glacier (situé au-delà) sont de plus en plus intenses. On adore ! Nous sommes accueillis par les cris de centaines de mouettes. Une cascade magnifique tombe de la falaise où se trouve la colonie d’oiseaux. Il pleut des cordes, on ne passe pas tout près (rappelez-vous que je n’ai que mon 24 mm), ça manque de lumière, j’en ai plein les pattes : je ferai une belle photo demain... Ce bivouac est du tonnerre ! Pas étonnant qu’il ait l’air relativement fréquenté : l’herbe est « usée ». Tiens, il y a plein de traces et de crottes d’ours partout, hum ! Du bout du pied, en tâtonnant, on se choisit l’endroit qui fait le moins sploutch quand on prend appui. La vue est dégagée, il y a de l’espace pour se promener un peu et on est au milieu des fleurs et des glaçons. Ne manque que le soleil ou au moins l’absence de pluie (à la longue, on devient moins exigeant) On monte le tarp pour se changer. Alors que nous portons des combinaisons théoriquement étanches et respirantes, Fred et Arnaud sont trempés jusqu’à l’os (Fred a une vieille combin’ Helly Hansen et Arnaud une combin’ Rasdex comme Marion mais moins imperméable, pourquoi ?), Marion a les épaules humides et Caroline et moi sommes sèches (c’est nous 2 qui avons les combin’ les plus simples et les moins chères pourtant, des Typhoon Racer drysuits) Ce serait bien que la pluie cesse un jour afin de pouvoir un peu faire sécher le matériel. A la longue, l’humidité commence à s’infiltrer un peu partout. Heureusement la tente est bien ventilée mais il est pourtant impossible avec cette humidité ambiante d’y faire sécher quoi que ce soit. On verra bien demain. Pas de feu ce soir, tout est absolument détrempé ! Comme on a bien avancé (20 km à vol d’oiseau sous la flotte) on décide de rester là 2 nuits. Il n’y a en ligne directe qu’une trentaine de km entre l’endroit où on s’est fait déposer et celui où nous allons être récupérés. Le but n’est pas d’aligner les km mais de découvrir cette région tranquillement à notre rythme en explorant criques et baies. Les américains ont d’ailleurs pour habitude de se faire déposer avec tout le confort moderne (glacière, bières, barbecue, grande tente moustiquaire, fauteuils…) dans un endroit sympa et de rayonner à partir de là. Compte-tenu des aléas météorologiques, je ne voulais pas d’un parcours trop ambitieux qui nous aurait obligés à forcer ou à prendre des risques pour être au RDV à la fin de la semaine.
Gaamak Cove-Nassau Fjord-Chenega Glacier (Je 05/08) Il a plu toute la nuit, pfff… Enfin, la pluie finit par s’arrêter en début de matinée, il était temps. Le moral remonte avec le baromètre : on va peut-être enfin découvrir les sommets qui nous entourent ? On profite de l’accalmie pour « recharger les batteries » : une grande opération séchage est décrétée mais pour cela, à défaut de soleil, il nous faut un bon feu. Il n’a pas fallu moins de 1h30 à Fred, armé de son réchaud supersonique, pour obtenir enfin un vrai bon feu qui chauffe. Pendant ce temps-là on se disperse tous azimuts en chantant « promenons-nous dans les bois… « (enfin, surtout moi) pour trouver du bois. C’est moins facile qu’ailleurs car l’endroit est régulièrement fréquenté. Inutile de dire que le bois est trempé. C’est alors que je réalise que ma belle cascade au débit si impressionnant est désormais réduite à un mince filet d’eau insignifiant. Flûte ! Je comprends aussi que le ruisseau tout proche repéré hier et auquel je comptais refaire le plein doit lui aussi se réduire de minute en minute : en effet, il n’y coule plus que quelques gouttes d’une eau teintée de tourbe. J’y recueille péniblement quelques décilitres puis abandonne. On a encore quelques litres en réserve. En début d’après-midi le temps se lève et on aperçoit du ciel bleu : en route donc pour explorer Nassau fjord, tout proche, où se jette le Chenega glacier. On n’oublie pas de prendre les bidons, fermement décidé à trouver enfin de l’eau. C’est marée haute et on peut donc prendre le petit raccourci au milieu des glaçons. On profite de l’étale pour remonter le fjord, sans oser s’approcher trop près du glacier. Nous en sommes là à 2 km d’après le GPS et ça nous semble bien suffisant. Nous dérangeons quelques phoques vautrés sur les icebergs. On va faire le plein dans ce petit chenal où on a enfin dégoté une cascade relativement accessible où on peut remplir un bidon sans se faire doucher en même temps. Puis le courant s’inverse et nous nous retrouvons sur un véritable tapis roulant d’icebergs qui nous emmène lentement mais sûrement vers notre bivouac. En plus on a un peu de vent dans le dos. Cool ! D’autant plus que le soleil arrive ENFIN. Ahhhhhhhhhhhhhhhhhhhhhhh ! Ca fait du bieeeeeeeennnnnnnnn ! Ohhhhhhhhhhhhhhhhhhhhhhhh ! Que c’est bôôôôôôôô ! Non ! Caroline ne s’est pas transformée en Shiva. Elle a simplement récupéré la pagaie perdue par Fred, tout absorbé qu’il était par le maniement du caméscope qui avec la chaleur du soleil se remplit de buée ! Petit arrêt Twix au soleil, mmmmhhhh ! On fait le tour de notre îlot pour aller voir cette colonie d’oiseaux de plus près. Ils sont des centaines à virevolter au-dessus de nos têtes par vagues coordonnées. Curieusement et à notre grande satisfaction, nous ne recevrons aucun « cadeau » On approche les nids de tout près (heureusement, avec l’objectif que j’ai…), il n’y a pas de houle et on est vraiment au pied de la falaise. Je fais plein de photos, espérant en avoir quelques unes qui soient nettes vu que je ne peux pas régler la vitesse. On quitte finalement cette colonie assourdissante pour pagayer vers notre bivouac situé juste au-dessus de la plage sur laquelle j’aperçois soudain… un ours noir, encore un ! Il déambule tranquillement, totalement indifférent à notre présence, pourtant c’est sûr il a du nous voir, nous sommes à 150 m tout au plus. Youpi !! M….. ! Full card !!! Ma carte mémoire est pleine de photos d’oiseaux floues ! Pas trop de regret tout de même car on est trop loin pour le 24 mm et on ne veut pas s’approcher de peur de faire fuir la bestiole. Fred « l’attrape » au caméscope. Il prend son temps, zigzague, renifle, gratouille le sable et parcourt finalement toute la plage d’un bout à l’autre pour traverser le petit chenal avant d’aller longuement inspecter une zone herbeuse sur « le continent » où on l’observe encore un bon moment avant qu’il ne disparaisse. On est tout content de cette apparition mais aussi un peu inquiet car, en gros, vu sa trajectoire, il venait sans doute de notre campement. Dans quel état allons-nous le retrouver ? Intact ! Il faut dire que la bouffe est dans des sacs ou bidons étanches ce qui doit limiter les odeurs. On avait aussi allumé la clôture électrique qui protège la tente, pas envie de se retrouver « à la rue » avec ce climat ! Ouf ! Quelle journée ! Le glacier, les icebergs, les oiseaux et pour finir cet ours et tout ça avec du soleil ! La fin d’après-midi se passe à buller au soleil. Pour une fois il y a quelques mouches et moustiques si peu nombreux que Fred néglige de mettre du produit anti-moustiques. Il le paiera cher avec l’apparition, curieusement quelques jours plus tard, de dizaines de piqûres douloureuses dans le dos, sur les jambes et les bras. On découvre émerveillé le paysage qui nous entoure, c’est grandiose et poétique en même temps. Arnaud et Marion fourbissent leurs armes (des bâtons taillés en pointe) pour les chamallows grillés de ce soir. Avons-nous été repérés à cause de l’épaisse fumée générée par notre feu de bois mouillé ? Vers 20h30, nous voyons arriver 3 kayakistes dans « notre baie », scrogneugneu. Très vite, nous somme rassurés, ils doivent être aussi sauvages que nous car ils vont s’installer sur le continent, précisément là où l’ours avait longuement reniflé l’herbe avant de disparaitre. Faut-il les prévenir ? Bah, de toute façon tout le monde ici sait qu’il y a des ours : le coin est jonché de traces et crottes. Ce sont des grands garçons, laissons les tranquilles. Très bonne nuit sans pluie !
Vers Dual Head (Ve 06/08) Il fait « beau », c’est-à-dire qu’il ne pleut pas mais il n’y a pas de soleil. Au moment où nous chargeons les kayaks, un de nos voisins vient nous dire bonjour (c’est marée basse et le chenal est à sec) Ils ont eu ce matin la visite de l’ours qui heureusement s’est révélé » très timide ». Il nous demande des infos sur la quantité de glace dans le Nassau Fjord où ils comptent aller aujourd’hui. Apparemment l’endroit a l’air assez piégeux : Brooke nous avait d’ailleurs déconseillé d’y bivouaquer car selon le vent et le courant il arrive que l’on puisse y rester bloqué par la glace. Ils se sont fait déposer sur Knight Island et se feront récupérer dans quelques jours à Point Nowell. Aujourd’hui nous avons une courte étape jusqu’à Dual Head, lieu de RDV pour notre « pick-up ». Nous allons y passer 2 nuits ce qui nous permettra d’explorer un peu les environs. Les rencontres avec des baleines y sont parait-il fréquentes… je lève le suspense de suite : on n’en verra pas malgré la fréquentation d’Orca Cove et de Whale Bay. On aurait peut-être du aller jusqu’à Humpback Cove ou Mink Cove ! Faut dire que vu la pluie qui s’est remise à tomber dès midi on n’a pas été très courageux et on a passé l’après-midi au coin du feu. On est si bien sur notre petite presqu’île perso. Pas de place à Dual Head ! La foule du mois d’août sans doute : il y a 3 tentes et plus de place. Heureusement qu’on a trouvé ce petit lopin un peu plus loin. Comme personne ne vient jamais là, il y a plein de bois. Ca tombe bien Arnaud a entrepris de défricher l’Alaska. Il y a du boulot ! Un peu glissantes ces boîtes à ours !
Dual Head. Orca Cove (Sa 07/08) Ce matin il y a dans la tente une luminosité tout-à-fait inhabituelle qui me fait me lever d’un bond! Mais wouihhh il y a du soleil ! Quelques nuages aussi d’ailleurs et c’est tant mieux ! Nan ? C’est marée basse et notre périmètre d’action passe donc de 50 à 500 mètres. La forêt en arrière plan est comme d’habitude absolument impénétrable et on ne peut que longer la mer si le relief le permet. En l’occurrence je repère une belle cascade et en profite pour un récurage complet avant le retour demain à la civilisation ! Ah, ça fait du bien et ça me fait un alibi pour ne pas participer au ramassage des ridicules petites moules (en Amérique tout est grand sauf les moules) avec lesquelles Fred compte améliorer l’ordinaire (rappelez-vous notre erreur de calcul en faisant les courses) Au fil de la matinée, le soleil finit par s’imposer et nous en profitons pour à nouveau jouer les fées du logis. Marion bouquine, Arnaud continue de défricher, tandis que Caroline perd notre 10ème et dernier leurre. J’avais bien dit que le fil était trop fin pour les gros poissons d‘Alaska mais Fred avait décrété qu’on verrait bien. Comme je n’aime ni pêcher, ni tuer, ni nettoyer les poissons, je n’ai pas insisté. On a bien vu ! Il y a maintenant une dizaine de pauvres poissons qui se baladent avec un piercing. Festin de moules à midi, bravo Fred, elles sont petites mais excellentes ! Après ça, nous partons pour un ultime tour en kayak vers Orca Cove. J’adore me faufiler dans ces petites criques où on a l’impression de naviguer dans une prairie. On arrive enfin au fond de la baie d’Orca Cove et on y découvre une belle rivière pleine de saumons. Ca frétille de partout là-dedans. L’herbe des berges est toute aplatie et il y a plein de crottes d’ours partout. A moitié rassuré on remonte un peu la rivière puis la végétation s’épaissit et on préfère faire demi-tour. Un superbe aigle-pêcheur surveille nos allées et venues. L’eau est peu profonde, on n’a plus qu’un maigre paquet de nouilles pour ce soir, c’en est trop, Fred n’y résiste pas ! Sus aux saumons ! On peut réellement parler de pêche sportive, même si elle n’est pas très élégante…. Ames sensibles, abstenez-vous de regarder cette vidéo ! L’aigle d’ailleurs s’est envolé à tire d’aile ! En vue du camp, la pluie se remet à tomber : on devient d’autant plus philosophe que le camp est déjà installé. Dans la soirée on voit passer 2 kayakistes avec lesquels nous échangeons quelques mots : ils nous avertissent de l’arrivée de vents forts pour demain après-midi et nous les rassurons en leur disant que nous rentrons en water taxi demain matin. Eux prévoient de pagayer jusqu’à Whittier en une dizaine de jours. Ils sont venus avec le ferry Kennicott qui dessert Chenega Bay sur Ewans Island. C’est une solution bien plus économique que le water taxi mais les dates du ferry (voir le site de Alaska Ferry Adventures) ne nous convenaient pas. Pas envie non plus de pagayer près de Whittier, au milieu des bateaux à moteur. Nous sommes bien contents d’échapper à cette tempête : au total on n’aura pratiquement jamais eu ni vent ni la moindre houle, des conditions idéales pour le kayak si on fait abstraction de la pluie ! Je profite du téléphone satellite pour prévenir Epiccharter de notre position puisque nous ne sommes pas tout à fait au lieu de RDV prévu. Heureusement l’endroit est tout à fait propice pour beacher le bateau. Nous passons la soirée à alimenter un feu d’enfer avec tout ce qu’Arnaud a coupé. Dernière séance chamallows grillés, sous la pluie.
Retour à la civilisation (Di 08/08) A 9h pile, le bateau d’Epiccharters accoste et nous embarquons – sous la pluie et dans le brouillard. 2h plus tard, nous débarquons, réglons le solde de la location+transferts (ils nous font une remise de 100$ car « tout s’est bien passé ». Je crois qu’ils étaient un peu inquiets. Ils nous ont dit que c’était rare que des européens s’aventurent ainsi sans guide) et renonçons à la randonnée vers Portage Pass, que j’avais envisagée car…il pleut et le ciel est bien bas. Nous repassons par le tunnel pour aller jusqu’à Girdwood et son AJ, dans le jardin de laquelle nous mettons à sécher tente, duvets et combinaisons (mais oui, il ne pleut plus !) puis nous passons une paire d’heures à regarder les pêcheurs de la rivière voisine. On a l’impression que certains attrapent plusieurs fois le même poisson, qu’ils relâchent à chaque fois ! Une sorte de contrat entre le poisson qui gagne un ver ( ?) à chaque fois et le pêcheur qui satisfait son ego ! Bonne douche ramollissante puis grosse lessive à Girdwood, nous sommes fin prêts pour la suite de nos aventures.
Vers Talkeetna (Lun 09/08) Ca souffle très fort ce matin sur le Turnagain Arm, on est bien content de ne pas être dans nos kayaks… Après un ravitaillement au Wal Mart (où nous achetons un 2ème réchaud Coleman et des cartouches Coleman, il n’y a plus de cartouches pour le Primus…), nous arrivons chez Alaska Raft Connection en fin de matinée. Il ne nous faut pas moins de 1h30 pour réussir à charger la voiture : après différents essais, on met les avirons et 3 sacs sur le toit et le raft et les autres sacs à l’intérieur. On laisse 2 sacs pleins d’affaires inutiles chez Brian. La route vers Talkeetna est facile mais monotone, entre deux rangées d’épinettes (faut dire que vu le temps on ne voit rien mais je ne suis pas sûre qu’il y ait grand-chose à voir !) : il nous faut un peu plus de 3h car il y a des travaux. J’ai réservé la Little Cabin in the Back de la Talkeetna Roadhouse. On y arrive en milieu d’après-midi ce qui nous laisse le temps d’aller repérer l’endroit le plus propice pour notre arrivée en raft (facile, il n’y en a qu’un) et de préparer notre matériel. C’est alors que Fred réalise que les cartouches Coleman ne vont pas sur le réchaud Coleman !! Enfer et damnation ! Pas de panique, Talkeetna est la ville qui sert de point de départ pour les ascensions du Denali, on va forcément trouver ce qu’il nous faut… Bah non, le village, pas bien grand et très touristique compte plusieurs mignonnes petites boutiques mais on n’y trouve que des « souvenirs » et rien de vraiment utile. Pas plus de chance à la groceries. Tout le monde est vraiment désolé, farfouille un peu partout, en vain. Grmbl ! Je prends la voiture pour retourner à la jonction avec la Parks Highway (14 miles X2) où se trouve un supermarché : ils explorent leurs stocks de fond en comble, rien, que des cartouches identiques à celles qu’on a et qui ne vont pas ! Impossible de partir sans gaz d’autant que la météo prévoit un temps pourri pour les 3 prochains jours. Je suis d’ailleurs un peu inquiète quant au niveau de la rivière. C’est alors que je me rappelle que Tom Waite de Denali Overland, qui doit nous véhiculer jusqu’au départ de notre parcours en raft m’avait écrit qu’il était un ancien guide de raft. Peut-être a-t-il du matos outdoor ? Je l’appelle et 5 mn plus tard il arrive avec les cartouches tant espérées : on est sauvé ! J’en profite pour lui demander ce qu’il pense de la rivière. Il me dit l’avoir descendue la semaine dernière et que c’était « nice ». Ce qui me chiffonne un peu est qu’il ne semble pas avoir connaissance du logjam (amoncellement d’arbres) qui bloque la rivière au mile 3,1 (J’ai eu cette info sur Alaska Outdoors Forums et elle est toute fraiche -moins de 2 semaines) Bizarre… Peut-être quelqu’un a-t-il récemment dégagé cet obstacle finalement (sur le forum précité quelqu’un avait parlé de dynamiter le tas de bois, un autre voulait l’attaquer à la tronçonneuse !) Très sympa cette Roadhouse, assez dans son jus, avec plein de photos accrochées un peu partout aux murs des différentes expéditions vers le Denali, des revues du National Geographic plus vieilles que moi, un vieux piano désaccordé et une cuisine roborative et bon marché qui attire une clientèle d’habitués assez haute en couleur. La Little Cabin est tout en rondins, très douillette mais il faut faire quelques pas pour les sanitaires qui sont dans la maison principale.
En route vers East Fork of the Chulitna RAFT J1 (Ma 10/08) A 9h00 comme prévu, Bill, le collègue de Tom nous emmène dans son gros van au départ de la descente en raft, 80 miles et 1h20. Il nous faudra 3 ou 4 jours pour redescendre. Je sens qu’il est inquiet, il nous demande si on a déjà fait du raft, si on a un téléphone satellite, des allumettes, quel jour on compte arriver, etc.…. C’est là qu’on comprend qu’on ne part pas pour une balade de santé…. Bref, nous arrivons enfin au bord de la rivière, aux environs du mile 185 de la George Parks Highway et il nous fait ses adieux. Inutile de préciser qu’il pleut toujours : on commence donc par monter le tarp pour casser une petite croûte et mettre nos combinaisons sèches (façon de parler, hum !) On gonfle le raft et le canoë, on met le matériel dans le raft et c’est parti pour 77 miles (123 km) : Arnaud et Caroline dans le canoë, Fred, Marion et moi dans le raft. J’ai lu partout que c’était les 7 premiers miles les plus amusants, ceux que l’ont effectue sur East Fork of the Chulitna, qui n’est pas une rivière glaciaire (donc théoriquement limpide, sans limon) et qu’il faut prendre son temps pour la déguster. En effet, Caroline et Arnaud se sont bien amusés avec le canoë mais en raft, quelle galère ! La rivière est en fait trop étroite par rapport à la largeur du raft et de ses avirons, si bien qu’on est le jouet des flots, gonflés par la pluie qui dure depuis plusieurs jours, ce qui donne le sentiment d’être une bille dans un flipper. On se fait violemment projeter de rocher en tronc d’arbre sans pouvoir y faire grand-chose. On n’en mène pas large d’autant plus que je guette ce fameux barrage de bois. Heureusement je sais qu’en étant attentif on l’aperçoit à temps et qu’il est facile à contourner. En effet, nous le passons facilement en tirant le raft sur les galets ronds pendant une trentaine de mètres. Je réalise alors que Tom n’a pas descendu récemment cette partie de la rivière…. Bon… bah, on verra bien. Après l’obstacle, Marion préfère embarquer sur le canoë tellement on est balloté sur le raft. On parcourt encore quelques miles jusqu’à la jonction avec West Fork of the Chulitna : à partir de là, le débit double et ça devrait aller mieux. On essaie de positiver même si avec la pluie et le ciel bouché, on a un peu de mal !
Chulitna RAFT J2 (Me 11/08) Pluie…. Quel dommage, on passe entre des falaises ocre sur lesquelles un rayon de soleil serait du plus bel effet. Idem pour une partie en canyon…. On se débrouille mieux, la rivière étant plus large, mais on se fait tout de même une belle frayeur en se faisant drosser contre une paroi rocheuse. Le raft prend de la gîte, pas plus de 45°C, ça dure quelques secondes puis nous nous échappons. Le raft est autovideur, heureusement ! Marion est revenue dans le raft car le canoë est plus difficile à manœuvrer à 3. On avance vite car le courant est puissant : le GPS nous indique à un moment 14,8 km/h sans donner un coup d’aviron. Fred, aux avirons, et les grands dans le canoë n’ont pas froid mais Marion et moi, inactives, sommes obligées de faire de grands moulinets avec les bras pour nous réchauffer, ce qui ne manque pas de susciter quelques fous rires et par la suite d’engendrer quelques courbatures ! Il faut dire qu’en plus de la pluie on a maintenant le vent dans le nez. Dire que j’ai choisi cette rivière pour ses paysages ! Le plafond nuageux est à 100m ! A part quelques aigles et canards, pas le moindre animal à l’horizon (bouché il est vrai) Avec ce temps le paysage est absolument lugubre : la rivière s’étale sur plusieurs centaines de mètres et se divise en différents bras qui se faufilent entre des gravières grisâtres. L’eau est charg��e de limon si bien qu’il est impossible de détecter la présence de rochers ou de hauts-fonds. Le lit de la rivière est jonché de souches d’arbres immenses que nous avons parfois bien du mal à éviter. Certains dérivent parfois au fil de l’eau. Le niveau de la Chulitna est si haut qu’il faut prendre garde de ne pas se laisser embarquer dans une veine qui passe carrément dans des forêts denses de saules. Vive les vacances ! Je voulais du wild, on est servi ! Après 30 miles parcourus à un train d’enfer, on pose le camp à la jonction avec Fountain River. De mieux en mieux : le brouillard tombe, tout baigne ! Fred, qui en vraiment plein les biscottos (manier un raft est bien plus physique qu’un kayak ou un canoë !) trouve comme d’habitude le courage de nous préparer un bon repas qui a pour vertu de remonter le moral des troupes. Un bon petit feu, quelques chamallows, une tente douillette et ça va mieux !
Chulitna RAFT J3 (JE 12/08) C’est le pompon ! Il y a un brouillard à couper au couteau à tel point qu’on a peur de se perdre de vue d’un bateau à l’autre. A part ça, il pleut mais ça c’est normal… On est à peu près à mi-chemin, il reste une quarantaine de miles… La rivière s’élargit de plus en plus et on a du mal à choisir notre route entre les multiples bras : on fait ça à l’instinct puisqu’on n’y voit pas à 50 m. On reste dans la veine du courant le plus fort et ça marche bien jusqu’au moment où celui-ci nous emmène irrémédiablement vers un arbre sur la souche duquel, pointée vers l’amont, nous venons violemment buter. Une des racines vient se coincer dans la ligne de vie qui entoure le raft, il me faut quelques secondes pour la dégager mais c’est trop tard : le courant plaque le raft à la verticale contre la souche, nous nous cramponnons tous les 3 aux racines pour ne pas passer à l’eau. Arnaud depuis le canoë nous hurle de tout lâcher mais il n’est en pas question ! Pas envie de nous retrouver dans une eau à moins de 5°C, même avec les combinaisons étanches et les gilets. Je réfléchis à 200 à l’heure : pas d’idée là, m…alors ! Je crois bien que c’est la première fois que ça m’arrive et c’est très désagréable ! Au bout de ce qui nous a semblé une éternité (mais sans doute pas plus de 30 secondes), la pression du courant emporte les sacs rangés à l’avant, retenus heureusement par un bout de sécurité assez long : tout ça part à l’eau, le courant pousse dessus et cette force supplémentaire fait pivoter la souche et libère le raft ! Ouah la trouille ! Ne reste plus qu’à récupérer la glacière et les 2 bidons d’eau qui n’étaient pas assurés. On se rendra compte le soir qu’on a perdu nos 2 gourdes, on s’en sort bien ! Quelques centaines de mètres plus loin la rivière retrouve un lit plus étroit : il n’y a qu’un flux unique, on avance bien à tel point qu’on envisage un moment d’aller d’une traite jusqu’à Talkeetna pour en finir au plus vite avec cette rivière ! Mais ça nous ferait naviguer jusqu’à la tombée de la nuit et avec la fatigue accumulée et nos récentes émotions, ça ne nous parait finalement pas prudent. Quelques km après le pont situé à proximité du Denali Princess Lodge (soit après 20 miles de navigation), nous installons le bivouac sur une petite île. L’endroit ne m’emballe pas car nous sommes très près du niveau de l’eau et je me méfie avec toute cette pluie d’une éventuelle montée de la rivière pendant la nuit. On amarre soigneusement les bateaux et on range du mieux qu’on peut les affaires pour un éventuel départ précipité dans la nuit. Je place un repère au bord de l’eau : ça a l’air de plutôt descendre. Ouf, pourvu que ça dure ! Il nous reste une vingtaine de miles jusqu’à Talkeetna, qui devraient ne pas poser de problème, aussi nous festoyons en liquidant nos dernières victuailles. Après ça je vais faire la vaisselle à une trentaine de mètres en amont. Fred et les enfants font griller des chamallows en me tournant le dos pour éviter la fumée car il y a un peu de vent. Je suis là, à 4 pattes au bord de l’eau quand malgré le grondement de la rivière, je perçois un bruit de voix. Alors que nous n’avons vu personne depuis 3 jours, arrive un raft bien chargé dont les occupants me saluent en passant. Je leur réponds d’un signe de la main quand je les vois s’agiter de plus en plus : qu’ils sont chaleureux et conviviaux ces américains tout de même! Le chien aussi, qui se met même à aboyer, sympa ! C’est alors que j’entends la petite voix de Marion : « Maman, il y a un ours derrière toi ! » Bon sang ! Mais à quelle distance ?! Pensé-je le temps de me retourner ! Quelle journée ! Un grizzly avance droit sur moi, il est à 20m. Habillée de gris anthracite, à 4 pattes au bord de l’eau, je comprends qu’il a du me prendre pour un animal. Je m’empresse de lui prouver qu’il se trompe en me redressant de toute ma hauteur et en lui parlant (je ne sais plus ce que je lui ai dit) tout en suggérant aux autres de trouver le bear spray au plus vite ! Ah ben oui, tiens, ils n’y avaient même pas pensé : Fred s’est précipité sur son caméscope, Marion sur l’appareil photo. Nan mais j’vous jure, des vrais touristes ! A défaut de bear spray je me saisis de ma gamelle fraîchement lavée dans la rivière, tend la poêle à Arnaud et nous les frappons énergiquement avec des galets. Caroline déniche enfin le bear spray (dire que les premiers jours je le mettais à la ceinture !) Le raft providentiel (on peut le dire) disparait très vite dans le brouillard : ses occupants nous hurlent sans doute quelques conseils auxquels on ne comprend rien. On les remercie en vitesse avant de nous retourner vers notre ours, qui n’a pas du tout envie de partir. En rang serré on avance vers lui en criant et en frappant nos gamelles : à contrecoeur il finit par faire demi-tour, traverse un petit chenal et quitte très lentement notre île pour disparaitre un peu plus loin dans la forêt. Glups, on est déstabilisé par son sang-froid : il n’a absolument pas peur de nous, c’est clair. On envisage un moment de déplacer le camp mais il est déjà 21h et nous n’aurions pas le temps de nous réinstaller avant la nuit. Fred suggère de monter des tours de garde mais avec ce brouillard, c’est complètement illusoire, on n’y voit rien ! Le temps d’installer la clôture anti-ours autour de la tente (bah oui on avait décidé de ne pas la mettre pour la dernière nuit, déçus de ne pas avoir vu un seul ours pendant toute la descente), le voilà qui revient tranquillement ! M…. !!! Il commence à faire très sombre, il est maintenant vraiment impossible de déménager, il faut jouer le tout pour le tout et lui faire vraiment peur, mais comment ?! C’est Marion qui aura le dernier mot : alors qu’elle l’avait trouvé très mignon la 1ère fois, elle commence à en avoir vraiment marre ce coup-ci et le lui fait savoir de sa voix haut perchée ! Bingo, il n’aime pas les aigus ! On le course en poussant des cris perçants, tout en restant à bonne distance pour ne pas l’acculer et il se précipite en courant dans la rivière dont le courant l’emporte bien loin en aval du camp. Il prend pied (patte) sur la berge opposée et disparaît dans la forêt ! Ouf, cette fois-ci c’est bon, il a compris à qui il avait à faire, non mais ! Enfin, on espère…. On installe tout de même la bouffe à bonne distance de la tente, c’est plus prudent.
4ème et dernier jour de raft sur la Chulitna (Ve 13/08) Pas de pluie cette nuit, tous les espoirs sont permis ! Pas d’ours non plus, la bouffe n’a pas bougé ! En route pour les 20 derniers miles jusqu’à Talkeetna ! Au moment où nous mettons à l’eau arrivent 3 rafts chargés de touristes qui font une descente à la journée. On se dit que ça doit être tranquille dorénavant vu la moyenne d’âge des passagers. Ils viennent du Denali Princess Lodge et sont tout étonnés que l’on vienne de East Fork. Tiens… Le lit de la rivière s’élargit �� nouveau mais avec le temps qui se dégage l’impression est toute autre que les jours précédents : une nature vierge, sauvage et préservée. En dehors des agglomérations qui s’apparentent le plus souvent à des casse-autos, la nature en Alaska est absolument indemne de toute cochonnerie, que ce soir dans l’intérieur du pays ou sur les côtes. Bon, ne parlons pas du pétrole et des pipelines !!! C’est une nature puissance 10 par rapport à ce que nous connaissons en Europe. On peut pagayer en mer ou sur les rivières pendant des jours sans croiser ni route, ni ligne électrique, ni barrage, ni maison, ni bouteille en plastique, ni morceau de filet de pêche, ni boite de conserve, ni cannette, ni rien qui vienne nous rappeler qu’il y a des hommes quelque part sur la planète. Et en plus, quand il fait moche, qu’il pleut, que le temps est couvert, on ne voit pas non plus les avions et leurs traces ! Positivons ! Au détour d’un méandre, nous avons soudain une apparition ! Le Mont Denali dans toute sa splendeur, illuminé par le soleil du matin. 6194 mètres (c’est le plus haut sommet d’Amérique du Nord) qui émergent d’un coup de la toundra et c’est ce qui le rend vraiment impressionnant. Quand on le cherche dans le ciel ennuagé, habitué à nos sommets entourés de chaînes secondaires, type Préalpes par exemple, on est à chaque fois surpris de le trouver si haut sur l’horizon. Certes le Denali fait partie de l’Alaska Range, magnifique chaîne de montagnes qui s’étire d’est en ouest sur plus de 600 km mais cette chaîne est très étroite si bien que la montagne semble littéralement jaillir de la plaine. Il faut dire aussi que le 2ème sommet de la chaîne, le Mount Foraker, voisin du Denali est presque 1 km moins haut. Bref l’effet est saisissant ! Ce relief énorme crée un microclimat qui fait qu’on ne peut voir le sommet que moins de 20% du temps ce qui a pour effet de placer son observateur dans un état d’euphorie exaltée ! Et c’est exactement ce qui nous arrive ! On oublie (presque) les épreuves des jours passés et on profite à 200% de ces heures privilégiées. Faut dire qu’on ne les a pas volées ! Je suis sûre que la vue du Denali ne procure pas le même effet à ces touristes des autres rafts qui ont passé une confortable nuit au Denali Princess Lodge ! Nous passons au pied des falaises de sable dont Tom nous a dit qu’elles étaient à une heure de Talkeetna. Il faut maintenant bien tenir notre gauche pour ne pas louper le village. Un dernier effort pour croiser le flux de la Susitna puis de la Talkeetna River et nous voilà déjà arrivés ! Ralalala, si seulement on avait pu avoir une autre journée comme celle-là ! Mais bon, qui ne tente rien… Nous portons le raft et le matériel jusqu’à la voiture, remballons le tout (tout est trempé et plein de sable limoneux gris très fin, mmmhhh) et allons prendre nos quartiers à la Roadhouse. Qui voit-on arriver bientôt ? Bill le chauffeur qui est tout content de nous voir là ! Nous aussi ! Douche, lessive, internet…. Comme c’est bon le confort moderne, même si la nuit a été perturbée par un générateur qui n’a cessé de tourner : au moins ça m’a permis de bien profiter du contact des draps frais et de l’impression de nid douillet dégagée par les murs en rondins.
Retour sur Anchorage (SA 14/08) Il pleut, tiens ! A vrai dire ça m’aurait vraiment fait râler qu’il fasse beau en partant ! On a RDV à 14h30 chez Brian pour rendre le raft donc on a le temps de faire un petit détour par Hatcher Pass (piste d’environ 50 miles entre Willow et Palmer, qui passe dans la montagne, bien plus belle que la route normale par Wassilia)d’autant plus qu’en allant vers le sud, le temps s’arrange. Dès les premiers miles de cette route, nous rencontrons une femelle élan et son petit, chouette ! La piste est facile et les paysages agréables. Il y a plein de campeurs motorisés installés pour le WE avec gros 4X4, grosses remorques pleines de quad, grosses caravanes, gros barbecues, gros chiens, grosses glacières, qui sont là pour pêcher (de gros poissons ?) Ils nous font penser à des pionniers des temps modernes, même si ce n’est que pour un WE. Certains semblent installés plus durablement : je pense que ce sont des chercheurs d’or car on croise régulièrement des pancartes indiquant qu’ici ou là c’est un claim réservé. Finalement nous n’aurons pas de soleil plus haut dans la montagne… Après le col nous hésitons à visiter Independance Mine mais avec ce temps gris, visiter des vestiges miniers ne nous emballe pas. On préfère refaire un tour vers les hydravions : on adore ce spectacle inhabituel pour nous. Après avoir rendu le raft, le téléphone satellite et le bear spray, nous filons déposer les enfants et le matos chez Great Alaskan Holidays (GAH, le loueur de camping car) avant d’aller rendre la voiture à l’aéroport en 2 mn chrono, où la navette de GAH vient nous chercher aussitôt. Le camping car est quasiment neuf, impeccable. On laisse 2 sacs en consigne chez GAH et habitué au camping car, on prend immédiatement nos marques. En route vers le Wal Mart où nous dévalisons les rayons de fruits et légumes ! Ras le bol de la mauvaise bouffe américaine (il doit exister de bons restaurants mais on n’est pas là pour ça !), des pâtes et du riz ! Le camping car est bien équipé (le four n’a jamais servi !), profitons-en ! On prend demain à 16h00 à Whittier le ferry pour Cordova (et son fameux Child’s Glacier. Cordova n’est pas reliée au réseau routier), nous ne devons donc pas trop nous éloigner. J’ai repéré une balade au-dessus de Hope que nous pourrions faire demain. Nous avançons donc jusqu’à Portage Lake où nous trouvons un coin pour dormir près de la rivière. Il pleut mais ça ne nous fait plus le même effet qu’avant !
Hope, Palmer Creek, Cordova (Di 15/08) Surprise ! Il fait beau ! La chance aurait-elle enfin tourné ? On roule jusqu’au lac pour prendre le petit déjeuner puis nous prenons la route vers Hope. On voit enfin le Turnagain Arm avec le soleil ! Au loin les Chugach Mountains. Hope serait un charmant petit hameau si ses habitants n’avaient pas fait le choix de créer un parking/camping pour RV (= camping car) juste en front de mer. Nous prenons la piste qui grimpe sur les hauteurs de Hope au-delà des arbres. C’est splendide ! Ca fait un bien fou de s’affranchir de ces arbres qui si souvent en Alaska ferment l’horizon. Heureusement que compte- tenu de la latitude de cet état, il suffit de monter de quelques centaines de mètres pour qu’ils disparaissent. C’est parti pour 3h d’une superbe balade au milieu des fleurs et des petits ruisseaux jusqu’à 2 mignons lacs glaciaires. On essaie de boucler la boucle mais le ferry ne nous attendra pas : il nous faut redescendre ! Nous voilà tout ragaillardis par cette belle randonnée ensoleillée. Tout ça nous donne bien envie une autre fois de découvrir la péninsule de Kenaï que nous allons zapper cette fois-ci. En quittant Hope, nous croisons 2 ours noirs qui traversent la route ! En arrivant à Whittier, il….. (Quel suspense…)…..pleut ! A 15h, l’embarquement sur le ferry, assez laborieux (on n’est pas en Norvège) commence. J’ai réservé les billets sur le site de Alaska Marine Highway il y a très longtemps. Le ferry est en fait loin d’être plein, sans doute à cause du temps… A 16h, on appareille sous la pluie et ça continue pendant toute la traversée. Le ferry très récent marche à 38 nœuds ! A 19h15, après avoir parcouru les 150 km de large du Prince William Sound, nous arrivons à Cordova avec un timide rayon de soleil. Pas vu le moindre animal marin pendant la traversée… Il y a pourtant à bord du ferrry une rangerette équipée de jumelles qui traque la bestiole mais rien… Nous prenons la route vers le sud qui mène à Hartney Bay (car j’envisage demain si le temps le permet de faire le Heney Ridge Trail et nous serons ainsi à pied d’œuvre) et découvrons la baie sous une lumière divine. Vite, vite, on se gare près du pont pour en profiter. Quelle surprise ! C’est marée haute et il ya quelques phoques qui chassent le saumon dans la baie, passant et repassant sous le pont où nous nous tenons. On voit distinctement un saumon essayer de se cacher dans les anfractuosités de la berge pour échapper à son prédateur. Pour une fois, il y a pas mal de moustiques au point que l’un d’entre nous doit s’arracher à ce spectacle pour aller chercher le répulsif. On se trouve un coin au bord de l’eau juste à côté du pont pour passer la nuit. De nos fenêtres (non équipées de double vitrage, dommage car la buée est très gênante) nous observons les phoques qui chassent.
Cordova, Child’s Glacier (Lu 16/08) C’est râpé pour la rando, tout est dans les nuages et… il pleut. Du coup on prend notre temps avant de filer vers l’est et le Child’s Glacier. On fait quelques courses, un petit tour dans l’Ilanka Cultural center. En route vers Child’s Glacier on fait un petit détour vers Alaganik Slough où la passerelle qui permet d’observer les marais est en travaux… On arrive enfin après un parcours d’environ 50 miles (dont les ¾ de piste facile) au campground de Child’s Glacier. Les craquements du glacier sont très impressionnants, ça résonne dans toute la cage thoracique et en plus ils sont très fréquents. On gare le camping car et on file voir le glacier ! C’est tout juste si on peut en apercevoir un bout ! Le temps est exécrable ! D’ailleurs à part l’host du camping (que nous ne verrons même pas) et une tente, il n’y a que nous ! Les autres ont été plus malins et attendent un meilleur créneau météo, ce qui se conçoit vu le prix du ferry ! Si c’était à refaire je ne prendrais des billets qu’au dernier moment, en fonction de la météo, au risque de ne pas avoir de place… Consolons-nous, à défaut de voir le glacier on l’entend et on le perçoit (je pense que la sensation pour un aveugle doit être terrible !) Allons voir à quoi ressemble ce fameux Million Dollar Bridge ! Il s’agit d’un pont construit vers 1945 sur la Copper River dans le but de relier Chitina et la Richardson Highway à la Copper Highway et Cordova (pour le moment Cordova reste donc inaccessible par la route) Ce pont a été endommagé par le fameux tremblement de terre de 1964 et du coup le projet de route a avorté. En 2005 les autorités ont renforcé le pont, craignant qu’il ne s’abime encore plus en posant 2 piles métalliques de part et d’autre de la zone où le tablier du pont s’est décalé d’environ 70 cm. Bref, on peut passer dessus en toute sécurité (tiens je viens de lire dans le Milepost qu’il est limité à 6600lbs, notre camping car faisait bien 4,5T mais on n’a pas vu de panneau…). On essaie de continuer la piste aussi loin que possible mais au bout de quelques km les bas côtés sont envahis par la végétation qui nous empêche de passer. Soirée crêpes rythmée par les grondements du glacier.
Child’s Glacier, Cordova (Ma 17/08) Le vent dilue un peu le brouillard : on voit mieux le (bas du) glacier ce matin. Sans interruption, des séracs s’écroulent dans la Copper River, c’est fascinant. Ca génère des vagues d’à peine une quarantaine de cm de haut qui sont vite freinées par le courant de la rivière. On a du mal à imaginer la taille des séracs qui ont pu générer les vagues énormes, de véritables tsunamis qui sont indiqués sur ce panneau. On repasse le Million Dollar Bridge, la vue est moins brumeuse qu’hier. On tente une petite balade à droite juste avant le pont mais on trouve d’énormes traces de grizzly toutes fraîches, accompagnées de traces de bébé ours et la végétation est si dense qu’on a vraiment peur de se trouver nez à nez avec leurs propriétaires. Demi-tour donc, de toute façon… il… pleut ! On reprend la piste vers Cordova : un énorme élan mâle s’enfuit dans la forêt clairsemée inondée par la Copper River, magnifique animal, fugace apparition. J’ai repéré quelques randonnées dans le coin mais avec ce temps il est inutile de grimper, on serait dans les nuages. En route donc pour Saddlebag Trail : 10 km A/R dont la première moitié dans une forêt aux arbres couverts de mousse, assez monotone. La 2ème moitié est un peu plus variée, elle chemine dans une vallée encaissée où court un petit ruisseau. Il y a des dizaines de crottes d’ours, on n’en a jamais vu autant. « Promenons-nous dans les bois, tralalalala… !» On arrive finalement à un petit lac où se jette un glacier moribond. Bof… Pas de pluie durant cette rando, mais on a les jambes trempées à cause de la végétation. De retour au camping car, elle reprend…. On va voir à quoi ressemble le coin d’Orca Road, au nord de Cordova, glauque… Demi-tour vers Hartney Bay et comme l’avant-veille, on a droit à un petit rayon de soleil. On aime cet endroit ! On dort là !
Ferry pour Valdez, Denali Highway (Me 18/08) A 8 h30, le ferry appareille : on quitte Cordova sous le soleil. Je suis dégoûtée car il a plu quasiment sans interruption pendant les presque 72 h passées sur la péninsule. Pfff… On découvre des sommets dont seule la carte nous laissait soupçonner l’existence ! Toujours pas d’animaux marins (à part des loutres et des phoques) durant le trajet en ferry (2h45, environ 120 km) vers Valdez, mais de beaux paysages. Valdez se situe au fond d’un fjord qui semble emprisonner les nuages. Le terminal pétrolier (celui où le fameux Exxon Valdez était venu remplir ses soutes avant de faire naufrage, causant cette marée noire historique que tout le monde a encore en mémoire. C’était en 89…) a le bon goût de rester pudiquement caché dans le brouillard. On se gare sur le port pour y faire un petit tour et on tombe aussitôt sur cette adorable loutre qui batifole au fond du port, là où les gens mettent leurs bateaux à l’eau, sans la perturber le moins du monde. Trop mignonne ! Il faut dire que c’est la belle vie ici pour elle (faisons abstraction des résidus d’essence qui flottent à la surface de l’eau) car elle récupère sans effort les restes des saumons qui sont nettoyés sur le quai. Les mouettes aussi en profitent. Valdez nous a bien plu (avec du soleil, c’est plus facile) : on y trouve un mélange sympathique de bateaux de travail, de plaisance (il y a même quelques voiliers) et même quelques kayaks. Le tout au pied des montagnes ! Nous y faisons un gros ravitaillement (c’est bien plus cher qu’à Anchorage) car nous devons être autonomes pour les 5 jours à venir. Le trajet jusqu’au Denali National Park via la Richardson Highway puis la Denali Highway ne passe que dans des hameaux de quelques maisons. On ne trouve pas non plus grand-chose à l’entrée du Denali NP… Les 50 premiers km après Valdez sont agréables, très montagneux et spectaculaires. On redescend ensuite dans une plaine monotone (encore les épinettes qui forment un rideau continu de part et d’autre de la route) pendant une bonne centaine de km avant d’arriver à Paxson, point de départ de la fameuse Denali Highway. Nous y faisons le plein et c’est parti pour 135 miles (216 km) d’une piste superbe qu’on a adorée ! (attention, je crois que certains loueurs de camping cars ne l’autorisent pas) A cette latitude, la limite forêt/toundra n’est pas bien haute, environ 600 m. Nous allons longer toute la chaîne de l’Alaska Range sur son versant sud. La journée est déjà bien avancée, l’été se termine, c’est déjà le début de l’automne et les couleurs sont superbes. Quelle chance d’avoir du beau temps ! On se pose pour la nuit un peu après Tangle Lakes (dont la piste d’accès est fermée pour travaux).
Denali Highway (Je 19/08) On décolle de bonne heure, tout émoustillés par ce qui nous attend. Nous passons devant les trailhead de Landmark Gap Lake (rando en A/R jusqu’à un lac, au fond d’une large vallée) et Glacier Lake (très humide parait-il) pour monter jusqu’à Mac Larren Summit, plus haut point de la piste (1245 m) où nous allons nous balader. Bien pratique le popotin blanc des caribous pour les repérer de loin ! Voici enfin l’occasion de faire sécher la tente que nous transportons mouillée depuis presqu’une semaine. Il est encore tôt et comme nous sommes les premiers aujourd’hui sur ce sentier, nous rencontrons plein de caribous ! Les jeunes sont très curieux, comme celui-ci que je n’avais pas remarqué ! La toundra commence à prendre ses couleurs d’automne et c’est superbe ! On surplombe une vaste plaine qui curieusement me fait penser à une savane africaine. Nous cheminons entre des petits lacs d’origine glaciaire et y remarquons ces étranges tracés semi-circulaires. A la périphérie des cercles, les cailloux les plus gros, au milieu les petits. Bizarre ! J’ai lu que c’est la conséquence du gel et de la neige mais sans bien comprendre le détail de leur formation. Si quelqu’un sait ? Tout est beau ici, jusqu’au moindre détail ! Sur le chemin du retour, nous croisons des américains qui voyagent à 4 ou 5 camping cars (ils sont 20, de New York) avec plein d’enfants. Les montagnes ici sont déjà si impressionnantes qu’ils me demandent si c’est le Denali ! En fait on en est encore à 200 km et les montagnes ici ne font « qu’un peu plus de 4000m » ! Nous reprenons la piste, traversons la Susitna (nous l’avions déjà traversée en raft quelques jours plus tôt mais bien plus en aval, juste avant Talkeetna) et remontons ensuite sur un plateau qui offre une vue absolument époustouflante sur l’Alaska Range. On en reste scotché, à tel point qu’on décide de dormir là ! On est absolument hypnotisé par le spectacle. Bouquet final !
Denali Highway, J1 au Denali NP (Ve 20/08) Après un tel coucher de soleil, pas question de rater le lever! Le thermomètre doit être faux, il indique -3°C mais il n’y a pas de givre. Disons que le fond de l’air est frais. D’ailleurs, ça fume, tout là-bas, au niveau des lacs et rivières. Il doit y en avoir des animaux dans cette vallée (on est à 20 km des montagnes, selon le GPS) D’ailleurs il y a pas mal de chasseurs en quad (la chasse a rouvert le 15/08) mais on n’entend quasiment pas de coups de feu, tant mieux ! On croise puis on longe ensuite pendant un moment la Nenana River, que j’avais un moment envisagé de descendre en partie en canoë mais le temps nous manque car il faut une grande journée (20 miles, classe I. Il faut pagayer mais il parait que c’est très « scenic ») pour aller de son croisement avec la Denali Highway à celui sur la George Parks Highway. La Denali Highway descend finalement dans la plaine pour rejoindre la George Parks Highway. Cette Denali Highway était jusqu’à la construction de la George Parks Highway en 1972, la seule voie d’accès au Denali NP. Un hors d’œuvre magnifique ! 50 km plus au nord, nous entrons dans le Denali National Park. J’ai pas mal hésité à aller dans ce NP un peu particulier. Contrairement aux autres NP américains que l’on peut sillonner librement en voiture, celui-ci est très réglementé. Il y a une unique piste de 89 miles de long qui longe le massif du Denali sur son flanc nord. On peut aller avec son propre véhicule jusqu’au mile 15. Avec une réservation pour 3 nuits minimum au Teklanika River campground (mile 29) on peut y conduire son véhicule mais on n’a plus le droit d’y toucher jusqu’à ce qu’on quitte le parc. C’est le choix que nous avons fait. Au-delà, il faut marcher, pédaler, ou prendre le bus. Vu les distances, on opte pour le bus ! Il s’agit de bus très rustiques, la vitesse est limitée à 30 mph, ils font de nombreux arrêts pour voir les animaux, des arrêts-pipi toutes les 1h30 à 2h00… Bref, pour faire toute la piste aller-retour de l’entrée du parc à Wonder Lake, il faut… 11h ! Passer nos vacances dans un bus ne nous tentait pas vraiment mais s’il fallait en passer par là pour découvrir la faune et les paysages de ce parc, ben, on allait tenter l’expérience. Au pire, si ça nous gave trop, on pourrait toujours quitter le parc avant les 3 nuits. Après les formalités rapidement effectuées au WAC (Wilderness Access Center. NB : en cette fin août, il y avait de la place dans tous les campgrounds sauf Wonder lake, celui qui est au bout de la piste), nous prenons la route et au bout de quelques km, croisons un grizzly qui vient de couper la route à un bus ! Sur la route vers le Teklanika Campground, nous croisons quelques caribous. Camping pas terrible, un parking arboré disons, on est les uns sur les autres (en RV ce n’est pas trop grave mais pour les tentes, pas terrible), aucune vue (normal, le camping est caché dans la forêt, ce qui est louable), des toilettes et un robinet. Point positif, il est au bord du lit de la Teklanika (je précise le lit car la rivière, gringalette, est finalement assez éloignée) : l’hôtesse, très sympa, nous rappelle les consignes de sécurité (il y aurait un ours et un lynx qui rôderaient dans le coin, pas vus en ce qui nous concerne…) On pose le camping car et on saute dans le bus pour notre première balade, pas loin (il est déjà 14h) Après 45 minutes de bus (et un arrêt-pipi au bout de 10 mn, pour ceux qui viennent de l’entrée…), le chauffeur nous débarque à Cathedral Mountain, en même temps d’ailleurs qu’une autre famille avec 3 enfants. Aussitôt, la moyenne d’âge dans le bus remonte en flèche ! Pas beaucoup d’enfants au Denali… Ce sont des habitués et ils nous indiquent le chemin, qui finalement est facile à trouver car assez fréquenté. Il n’y a quasiment pas de sentiers officiels au Denali (sauf à l’entrée du parc) Dans les endroits assez fréquentés, on trouve des sentiers. Ailleurs et le plus souvent, c’est du hors-piste, pas toujours facile du fait de la végétation. Pas de chasse bien sûr dans le parc, si bien que l’on peut facilement approcher les animaux, qui ne nous ont toutefois pas semblé beaucoup plus nombreux qu’ailleurs. On contourne une curieuse montagne de sable ocre pour finalement surplomber une impressionnante vallée glaciaire. Au loin, en contrebas, on entend soudain hurler : bear ! bear ! On ne voit pas l’ours mais on voit bien 2 randonneurs remonter la pente à toute vitesse ! Finalement ils ne planteront pas leur tente près de la rivière mais un peu plus haut au bord d’un lac. On peut bivouaquer partout dans le parc (à au moins 1 mile de la route), à condition d’avoir préalablement demandé un permis au WAC car le nombre maxi de campeurs par zone est contingenté. Pas facile d’improviser donc… Les enfants deviennent experts ès/crottes et baies ! Belle balade, sans soleil, dommage car la couleur de cette montagne est étonnante. En attendant le bus on remarque ce panneau : le vandalisme existe donc aussi chez les animaux ?! On peut monter et descendre à sa guise du bus où l’on veut dans le parc : il suffit de faire signe au chauffeur. En fin de journée, les bus qui retournent vers l’entrée du parc sont bien remplis et seul Arnaud peut grimper dans le 1er bus. On attend donc une vingtaine de minutes le suivant qui nous prend tous les 4. Nuit très calme (les générateurs des camping- cars doivent être arrêtés à 20h. De toute façon, il est indiqué sur le mode d’emploi du nôtre que le générateur n’est pas capable de recharger la batterie. Il ne sert donc que pour avoir ponctuellement du 110V, par exemple pour le micro-ondes. En arrêtant le chauffage durant la nuit, car le ventilateur est bruyant et doit consommer pas mal, nous aurons assez d’électricité pour ces 4 jours au Denali. Heureusement nous avons nos sacs de couchage car nous aurions eu un peu froid en n’utilisant que les couvertures fournies.)
J2 dans le Denali NP ( Sa 21/08) J’ai réservé le bus jusqu’à Wonder Lake, situé presqu’au bout de la piste, mais d’un commun accord nous décidons de ne pas aller jusque là : trop de bus ! A 7h30 on grimpe dans le bus et 1h30 plus tard, après avoir croisé quelques mooses imposants, admiré de belles montagnes derrière la vitre du bus (grrr…), nous demandons au chauffeur de nous laisser à Highway Pass. Les autres occupants du bus nous regardent un peu comme des bêtes curieuses quand nous descendons à ce col, où il n’y a « rien » (ni visitor center ni toilettes !) Enfin, rien d’autre que des montagnes de sable rouge encore un peu enneigées en cette fin d’été qui font face à des vallées sauvages et encaissées. On fait une belle balade au soleil (dommage on ne quitte pas la vue de la piste où les bus se succèdent à intervalles réguliers), il fait très bon, pas un souffle de vent. Fred et Arnaud, devant, aperçoivent des renards, on observe un moment un combat aérien entre un corbeau et un rapace tout en bullant au soleil : toujours pas le moindre moustique, quelle chance ! On a même la chance d’apercevoir le sommet du Denali ! Nous rejoignons enfin la piste et hélons un bus qui nous amène jusqu’au visitor center de Eielson où nous remplissons les gourdes. Au-delà de cet endroit, la piste redescend au fond de la vallée vers Wonder Lake. Il nous a semblé qu’au-delà le paysage devenait moins accidenté donc moins intéressant. Nous rebroussons donc chemin vers l’est et lors de l’arrêt à Toklat River,
demandons au chauffeur de nous déposer vers Polychrome Pass (un peu à l’ouest du mile 47). Il semble sceptique, nous expliquant que ça descend très raide depuis la route vers la rivière qui est en contrebas et que nous voulons longer. En effet ! Ca descend bien raide mais le sol est meuble donc c’est sans problème. En contrebas de la route, on ne soupçonne absolument pas sa présence, on ne voit et n’entend rien d’autre que le bruit du ruisseau et c’est bien agréable ! Les couleurs nous épatent, mélange de rouge, jaune, bleu du ciel (ahhhh !) ponctué de jolis nuages ! Tiens qu’est-ce donc que ce truc gris ?! Une bonne grosse marmotte prête à bientôt affronter les privations de l’hiver. Il y a une multitude d’empreintes le long de la rivière. Des crottes aussi bien sûr… Glou, glou, glou ! On les entend avant de les voir : des lagopèdes… Fred repère plus haut des mouflons de Dall (facile, ils sont d’un blanc immaculé), qui ont l’air de descendre vers la rivière : quelle chance. En effet, nous les retrouvons un peu plus loin au pied de la falaise. Ils se laissent très facilement approcher si bien qu’on va passer 1 ou 2 h en leur compagnie ! Quelle expérience ! Comment avec un tel pelage peuvent-ils échapper à leurs prédateurs ? Toujours plein de traces qui stimulent notre imagination : on essaie de reconstituer la scène du crime… En descendant la vallée on est régulièrement amené à sauter plusieurs petits affluents et on finit par être obligés de se faufiler dans le bush. Pas facile ! Pourvu qu’on ne se trouve pas nez à nez avec un grizzly. « Promenons-nous dans les bois… » Finalement on trouve un endroit pour traverser la rivière et rejoindre la piste. On émerge sur celle-ci en haut d’un raidillon : il n’y a plus qu’à attendre le bus, enfin plutôt les bus car encore une fois nous devons nous diviser en 2 groupes : d’abord les enfants puis Fred et moi. Sur le trajet du retour, la lumière est de toute beauté et ça fait vraiment l’œuf d’être dans ce bus ! Comme nous sommes 5 nous ne prenons pas le risque de prendre le dernier ou l’avant dernier bus pour rentrer car s’ils sont pleins, il faut attendre qu’un véhicule vienne nous chercher depuis l’entrée du parc, ce qui nécessite au bas mot quelques heures ! On retrouve les enfants au camping car : ils ont vu 3 ours sur une colline, les veinards !
J3 dans le Denali NP (Di 22/08) On les revoit ce matin : une maman grizzly et ses 2 petits. Plus loin on retrouve « nos » mouflons d’hier : depuis le bus, l’effet n’est pas le même ! Cette fois on se fait déposer à Stony Dome. Pas de soleil mais il ne pleut pas, c’est déjà ça…. Après avoir traversé une petite rivière, on remonte une petite vallée pleine de marmottes avant d’arriver à un col. Monter jusqu’au sommet ne nous apporterait pas grand-chose de plus car le temps est assez couvert. On préfère chercher un passage pour faire une boucle vers une très belle vallée que nous avons repérée en passant en bus. Hélas, elle est inaccessible ! C’est assez difficile dans le Denali (et en Alaska en général) de se faire une idée précise des reliefs car les cartes sont peu détaillées. Demi-tour donc, c’est plus prudent ! Le temps se couvre de plus en plus. Superbe arc en ciel près de Toklat River ! Malgré le temps, on décide d’aller explorer une vallée colorée que nous avons repérée sur Polychrome Mountain : elle nous a tapé dans l’œil à Caroline et moi. Un signe au chauffeur et hop, on descend ! On essuie quelques gouttes, rien de méchant et on grimpe dans la vallée jusqu’à apercevoir un groupe de « mouflettes » de Dall. Ces dames sont bien plus sauvages que les mâles, impossible de les approcher : elles sont toutes effarouchées et disparaissent finalement derrière un col. Cette fois le ciel s’assombrit de partout : demi-tour ! On se poste au bord de la route : 1er bus : 1 place seulement. Arnaud y monte (le veinard, il va voir un loup qui va trottiner au bord de la route pendant au moins 2 km !) On attend un bon moment le 2ème bus, le fond de l’air est de plus en plus frais mais on ne veut pas marcher le long de la route pour nous réchauffer car il pleut de partout sauf au-dessus de nos têtes ! Drôle d’impression ! Les sommets tout proches seront même blanchis. 2ème bus : 2 places, pfff… Fred et Caro y montent avec pour mission de commencer à faire les lasagnes ! 3ème bus : Marion et moi aurons finalement attendu 1h15 avant de pouvoir monter dans un camper bus : atmosphère d’ailleurs très sympa, il ramène des gens qui ont campé à Wonder Lake. Ce n’est pas le même public que dans les autres bus où on a vu des gens roupiller ou lire sur leur ipad ! Il y a d’autres randonneurs complètement trempés et frigorifiés qui visiblement ont attendu le bus un bon moment sous la flotte. On a eu plus de chance ! En conclusion ce système de bus est tout de même très contraignant : c’est un crève-cœur de perdre matin et soir plusieurs heures dans les transports, juste au moment où la lumière est la plus belle. Le dernier jour entre la fin de la balade, l’attente du bus et l’arrivée au camping de Teklanika, nous avons mis 3 heures (pour une vingtaine de miles )! (Auxquelles il faut ajouter 2h le matin pour aller à Stony Dome) Il est vrai que les paysages du Denali sont vraiment très beaux : c’est un mélange de larges vallées glaciaires austères, gorges profondes, montagnes colorées, glaciers, sommets enneigés mais je trouve l’organisation du parc vraiment trop pesante pour avoir envie d’y retourner. Voilà c’est dit ! Je dois dire aussi que je tenais tout de même à voir ce parc pour me faire mon idée, pas de regrets donc ! Je pense que pour bien profiter du parc (sans avoir une impression de métro/rando/dodo) il faut pouvoir partir camper quelques jours loin de la piste ce qui implique de porter un gros sac. Pas facile non plus pour une première visite dans le parc de bien cerner où s’y balader….et vu qu’il faut dire à l’avance au WAC dans quel secteur on va bivouaquer, impossible de se décider au vu des paysages rencontrés depuis le bus.
Denali NP, Anchorage (Lu 23/08) Il y a un peu plus de 400 km jusqu’à Anchorage, où nous reprenons l’avion demain.Ce matin dans le parc, le ciel est couvert mais les couleurs d’automne commencent tout de même à flambloyer. Plus au sud, ça se dégage et la vue de Denali Viewpoint South est à tomber ! On aperçoit en contrebas la Chulitna où nous sommes passés quelques jours plus tôt dans le brouillard. A Trapper Creek (à la hauteur de Talkeetna) nous prenons la Petersville Road qui file vers l’ouest. Cette route nous permet d’apercevoir le Denali sous un autre angle : elle n’a pas vraiment d’autre intérêt. Comme il fait beau nous décidons de repasser par Hatcher Pass mais comme la dernière fois, le temps se couvre finalement. Ce détour nous permet de rencontrer une nouvelle fois la femelle élan et son petit. Cette piste (non autorisée par le loueur ce qui signifie que l’on n’y est pas assuré) ne présente pas de difficulté ce jour là. La descente est assez raide et le frein moteur bien utile. On passe à Anchorage Downtown : la ville est en fait assez petite. Il y a des quertiers qui semblent très agréables à vivre avec plein de belles maisons en bois. La ville est idéalement située entre mer et montagnes. Nous allons passer la nuit sur les hauteurs de la ville à Glen Alp, dans le Chugach State Park. Il y a un monde fou ici : c’est un départ de randos à quelques minutes de la ville et la vue y est magnifique. On assiste à un coucher de soleil wagnérien sur Anchorage, ponctué de quelques averses bien drues ! Au loin, l’écume des vagues éclairée par le soleil couchant souligne la côte d’un trait presque fluorescent. Derrière nous, un ultime nuage rose avant que la nuit ne tombe définitivement.
Adieu Alaska et Denali ! (Ma24/08) Magnifique cadeau d’adieu ce matin : le Denali se détache parfaitement sur l’horizon ! Il est à plus de 200 km à vol d’oiseau ! On est scotché par ce spectacle mais il nous faut rendre le camping car avant 10h. En 10 mn, c’est chose faite et la navette nous conduit à l’aéroport, duquel d’ailleurs nous apercevons toujours le Denali. On décolle en début d’après-midi et très rapidement on vole « à côté » du Denali : magnifique ! Je constate non sans une pointe de satisfaction égoïste que la piste du Denali NP est sous les nuages, comme tout le flanc nord du massif. Moi qui était déjà en train d’échafauder des plans pour retourner en Alaska à l’automne et dans le nord, je réalise que le beau temps est rare partout en Alaska, pas uniquement sur la côte !
CONCLUSION Avant d’opter finalement pour l’Alaska, j’avais étudié la possibilité d’un voyage au Kamchatka, son voisin de l’est ! J’étais attirée par ses paysages sauvages, ses volcans, ses ours, ses rivières et rêvait d’y randonner ou d’y faire une descente en raft ou canoë. Malheureusement cette région ne s’est ouverte au tourisme qu’en 1992 au moment de la Perestroïka et les infrastructures y sont encore peu développées. Il est très difficile d’y voyager sans guide (et encore plus si on ne parle pas le russe) et les devis demandés auprès des agences locales y étaient absolument exorbitants. Conditions de confort spartiates, nécessité de porter d’énormes sacs pour y trekker (je ne pense pas que les russes soient déjà initiés à la philosophie MUL), impossibilité d’y être autonome, manque de réactivité des agences locales pour répondre à mes mails. Bref, je décidai finalement de me tourner vers l’Alaska et là tout a été ultra-simple : on trouve plein d’infos, cartes, récits, photos sur le net qui permettent de préciser ses attentes. Les américains ont un sens du service qui nous épate à chaque fois ! On avait un timing assez serré et tout a marché comme sur des roulettes, ils sont très pro ! Pas facile cependant vu la taille de l’état de faire des choix : il mérite à coup sûr plusieurs voyages ! On a fait un voyage passionnant même si la météo aurait pu, si elle avait été complice, le rendre absolument époustouflant !
Nos plus forts souvenirs (après sondage familial) seront : La rencontre rapprochée avec le grizzly L’ours noir sur la plage L’adorable loutre à Valdez et les loutres en général, trop mignonnes Les aigles à tous les coins de forêts et les phoques La « pêche au saumon », morts de rire ! Le Denali dans toute sa splendeur Les mouflons de Dall La pluie !!! La (très) grosse trouille en raft contre la souche
BUDGET ALASKA
J'ai profité en décembre 2009 d'un euro avantageux par rapport au dollar (1$ = 1,50 euro à l'époque) pour payer le ferry, la location du camping-car, les accomptes pour le kayak et le raft, le camping/Tek Pass/entrée au Denali, Child's glacier campground. J'avais aussi acheté en décembre des dollars pour payer sur place le solde kayak/raft, les hébergements, restaurants, bouffe. Bref, il n'y a que la location de voiture et le carburant qu'on a payés avec un dollar un peu moins avantageux (1$ = 1,29 euro) Vu le prix des prestations en Alaska, il n'y a pas de petits profits!
Avion pour 5, vol direct Francfort-Anchorage avec Condor4880 euro
Location 2 kayaks doubles+1 simple pour 7 jours1085$ Transferts en watertaxi 1880$ Total kayak :3035$ soit 2154 euro
Location raft 4 jours pleins 400$280 euro Navette pour dépose raft250$175 euro Total raft : 650$455 euro
Location VHF 7jours70$47 euro Location tél satellite 2 semaines150$ 106 euro Location bear spray 2 semaines 50$ 35 euro Clôture anti ours120 euro Total sécurité308 euro
Location minivan 14javec plein assur maxi732$567 euro Essence minivan 40$31 euro Total minivan 14j598 euro
Camping car 25' 10 jours, assurance maxi1592$1114 euro Propane40$28 euro Essence camping car 26l/100 km 1700 km459$355 euro Total 10j camping car 1497 euro
2 nuits 5 pers AJ Girdwood240$168 euro 2 nuits Talkeetna Roadhouse284$200 euro Childs's glacier campground avec résa34$25 euro 3 nuits à Teklanika campground (Denali)73$49 euro Total hébergements 442 euro
Ferry Whittier/Cordova/valdez CC+5P1091$722 euro
TEK Pass pour 3 jours pour 5 (bus dans Denali)92$61 euro
Ravitaillements, gaz, pêche 25j à 51000$670 euro Restos, fast food300$200 euro Total Bouffe, divers sur placeenviron 1000 euro
TOTAL pour 25j à 512117 euro
BIBLIOGRAPHIE ALASKA
Le Milepost est un énorme annuaire contenant une masse d'informations diluées au milieu de publicités. Nécessite un temps d'adaptation avant de s'y retrouver. Très utile pour le voyageur motorisé. Poids rédhibitoire pour les autres.
Lonely Planet Alaska : bien, pas mal d'idées de randonnées, pas mal de cartes.
55 Ways of the Wilderness in South Central Alaska, 5th edition de Helen D. Nienhueser and John Wolfe Jr : plein d'idées de rando, cartes succintes.
The Alaska River Guide de Karen Jettmar : la référence pour choisir sa rivière.
Denali National Park Guide to Hiking, Photography and Camping de Ike Waits. Plein d'idées de randos dans le Denali NP. Topos pas très précis mais difficile de faire mieux vu qu'il n'y a pas de sentiers. Cartes très grossières.
Cartes du National Geographic : Prince William Sound West (utilisée en kayak) 1/110000ème Prince William Sound East (pour la région de Cordova) 1/105600 Denali 1/225000ème On est loin de nos cartes IGN au 1/25000ème mais ces cartes sont agréables à lire et plastifiées. Au moins un bivouac de kayak indiqué qui n'existe pas sur PWS West. Je ne crois pas qu'il existe des cartes papier plus détaillées de toute façon. Il faut donc un peu « d'inspiration » pour lire le terrain plutôt que la carte, pas toujours facile.
Cartes GPS On a téléchargé des cartes topo gratuites pour Garmin. Attention il en existe (au moins) 2 types : pour l'un des 2 impossible de transférer les cartes et les waypoints sur le GPS donc mieux vaut faire un essai avant de rentrer tous les waypoints et de piquer une crise quand ça coince! On a utilisé ça : http://www.gpsfiledepot.com/maps/view/302/ Bien utile pour évaluer la distance parcourue en kayak ou en raft et s'assurer qu'on est bien là où on croit! Amusant aussi pour mesurer la vitesse en raft : record 14,8 km sans donner un coup de pagaie!
Scats and Tracks of Alaska de James C. Halfpenny : crottes et traces d'Alaska, bien fait, léger, les enfants le connaissent par coeur.
Alaska Wild Berries and berry-like fruit de Verna E. Pratt pratique, léger, bien utile vu l'abondance de baies diverses et variées.
On aurait du acheter ces 2 petits livrets au début du voyage mais l'occasion ne s'en est présentée que plus tard. Si vous les trouvez sur le net, n'hésitez pas!
Pour le récit illustré, cliquez ici
Bonne lecture!
ALASKA ! Enfin ! L’idée d’aller en Alaska nous turlupinait, Fred et moi, depuis longtemps. On n’avait cependant pas envie de survoler superficiellement cet immense état américain (le plus grand, 3X la France) On voulait le découvrir sous son aspect le plus sauvage, loin de la civilisation, loin des routes, au plus près de la nature. Pas facile en 3 semaines de vacances. Pas facile avec 3 enfants. Il nous a donc fallu attendre patiemment qu’ils grandissent, physiquement mais aussi dans leur tête, car nous nous doutions que le wilderness sous ces latitudes est vraiment très « wild ». Bref, nous (Marie, Fred, Caroline 17 ans, Arnaud 15 ans et Marion 14 ans) débarquons enfin à Anchorage ce 01/08/10 et récupérons nos 180 kg de bagages… 180 kg !? Oui, on prévoit de commencer par une semaine de camping itinérant en kayak de mer, suivie de 4 jours de descente en raft : tout ça nécessite un sacré fourbi, d’autant que nous emmenons notre canoë gonflable. Comme je me doute que notre résistance à la rude vie au grand air alaskan risque d’avoir ses limites, je choisis de terminer notre voyage par la location d’un camping car pendant 10 jours. Avec un tel programme nous n’allons découvrir qu’une infime partie de l’Alaska, à notre rythme. Ce sera l’occasion d’y retourner !
Cogitations/préparatifs Pour les prix, voir dans la partie budget à la fin VOL Pour le vol, rien de bien compliqué : Condor Airlines, filiale lowcost de Lufthansa, opère des vols directs pour Anchorage depuis Francfort. 2h30 de route de Nancy, aéroport très pratique. Bien que cher (presque 1000 euro A/R) on n’hésite pas longtemps devant l’attrait d’un vol direct et le prix de toute façon assez élevé aussi des vols avec escale (pb des retards, correspondances ratées, bagages perdus, passage de douane…) passant par les US ou le Canada. KAYAK DE MER On avait adoré notre virée en kayak au Groenland et bien envie de recommencer. Le but était de se balader dans des espaces vierges, sans trop d’humains, sans ferry, bateau de pêche, vedettes à moteur… Bref sans autre bruit que celui des cascades, du vent et de la mer, des animaux et du crépitement des glaçons mêlé aux craquements sinistres des glaciers.. Euh….j’avais oublié celui de…la pluie ! Après avoir comparé les mérites respectifs de Valdez, Seward, Homer et Whittier (dans tous ces endroits on trouve à louer des kayaks de mer), je choisissai finalement cette dernière. Whittier est un endroit absolument glauque, le pot de chambre de l’Alaska avec une pluviométrie record, mais c’est une bonne base de départ vers la partie ouest du PWS (Prince William Sound : gigantesque baie parsemée d’îles, située au SE d’Anchorage) qui est une zone très abritée de la houle océanique du fait de la présence de nombreuses îles. Bien sûr il y a des endroits avec plus de glaciers (Valdez), plus d’animaux (Seward), mais cette zone me parait réunir pas mal d’atouts : protégée de la houle, quelques glaciers, de bonnes chances d’y voir des animaux, pas trop de difficulté pour y bivouaquer (la forêt pluviale, exubérante vient souvent jusqu’à la limite de la haute mer) Après quelques échanges de mail, je retenai Epicchartesr (Brooke le patron n’a pas été avare d’informations sur le coin) pour louer les kayaks : 2 doubles+1 simple. S’éloigner de la civilisation a un coût certain en Alaska car l’absence de route sur la plus grande partie de cet état nécessite le recours à un avion, hydravion ou bateau. En l’occurrence c’est en « watertaxi » (toujours avec Epiccharters) que nous nous ferons déposer à environ 75 km au sud de Whittier (au-delà des zones de pêche), puis récupérer un peu plus loin une semaine plus tard. Pourquoi ne pas prendre un tour guidé ? Ben… parce que quand on ne peut compter que sur soi-même, les sensations sont décuplées !
RAFT C’est précisément pour éviter le coût non négligeable d’une dépose aérienne (à 5+ matos de camping+bateaux il faut 2 rotations car les coucous sont minuscules) que je choisissai finalement de descendre la Chulitna. Après avoir demandé des devis pour accéder à des rivières perdues dans le nord de l’état, je réalisais que, d’une part cela ferait exploser le budget, d’autre part cela nous demanderait d’y consacrer beaucoup de temps (il faut le temps de monter là-haut et d’en redescendre+journée de sécurité pour le vol de dépose, idem pour la reprise) 3 ou 4 jours me semblaient la bonne durée : assez longue pour bien entrer dans l’ambiance du trip, assez courte pour ne pas engendrer de monotonie. Les enfants voulaient que ça bouge un peu (on a été servi…) Je ne voulais pas d’une rivière trop près d’une route. Je ne voulais pas de portage. Je voulais enfin avoir la possibilité de voir des animaux et de beaux paysages. Je jetai donc mon dévolu sur la Chulitna pour laquelle le point de mise à l’eau est accessible par la George Parks Highway et qui après 77 miles passe – comme c’est pratique- dans le village de Talkeetna. La Chulitna passe dans la même vallée que la George Parks Highway, à une distance de plusieurs km si bien qu’on ne perçoit pas sa présence (sauf sur qq km au début où l’on entend un peu la circulation). En cas de problème il ne faut toutefois pas trop compter pouvoir rejoindre la route car le terrain est difficile : forêt impénétrable, marais, ravins… Elle longe sur son flanc est tout le massif du Denali, plus haut sommet d’Amérique du nord qui culmine à 6029m. Elle court ainsi dans une vallée glaciaire du nord vers le sud, recevant plusieurs affluents qui augmentent considérablement son débit (de 1 à 4 entre le début et la fin de notre parcours) Cette rivière étant classée II+ voir III en cas de fort débit, je préférai louer un raft plutôt que des canoës gonflables . (Bien m’en a pris, boudiou !) Craignant que les enfants ne s’ennuient sur le raft, je décidai d’amener notre canoé gonflable (super bonne idée) Je réservai donc un raft Aire de 15’chez Alaska Raft Connection (à Anchorage) dont le patron Brian est très réactif. J’ajoutai dans nos bagages une galerie gonflable Handyrack et des sangles car transporter un raft et ses avirons n’est pas une sinécure.
VOITURE Après plusieurs jours de recherche sur le net, je tombai enfin sur un tarif tout à fait raisonnable (pour l’Alaska hein !) pour la location d’un Dodge Grand Caravan chez Alamo. C’est fou, les prix vont de 1 à 5 ! Bien chercher avant de se décider donc. Pourquoi louer une voiture pour faire du kayak et du raft ?! Ben, pour les transferts pardi ! En fait, les transports en communs pour 5 sont + chers qu’une location et en plus impraticables avec tout notre fourbi. Pas le choix donc, même si ça fait râler de louer une voiture pour la laisser 7+4 jours au parking… Voiture quasi neuve, 12000 miles au compteur, récupérée en 5 minutes en arrivant à l’aéroport.
CAMPING CAR Bien moins cher à partir du 15 août, on a sauté sur l’occasion. On a donc loué pour 10 jours chez Great Alaskan Holidays un camping car de 25’, nécessaire et suffisant pour 5 personnes. On ne voulait pas plus grand afin de pouvoir rester relativement « agile »… Organisation parfaite, camping car étincelant. Il y a PLEIN de camping cars en Alaska et ça se comprend : on peut s’arrêter où on veut, en « pleine nature », en toute légalité (ce qui n’est pas le cas dans beaucoup d’autres états américains). Vu les distances, la rareté et le coût de l’hôtellerie, la qualité de la « restauration » tout-venant, c’est une solution qui serait presqu’idéale si ces bestiaux ne consommaient pas 25 l/100 km minimum (26 en ce qui nous concerne en roulant hypercool)
SECURITE Rassurez-vous je ne parle pas des Américains, en général vraiment sympas mais de la Nature et de ses Habitants. Prévoyant de nous balader dans des coins perdus, en bonne santé mais pas à l’abri d’une gamelle, crise d’appendicite - que sais-je encore - dans une nature réputée pour sa population d’ours (noir et grizzly) je préférai louer (chez Alaska raft Connexion toujours) un téléphone satellite et un bear spray (spray répulsif contre les ours) pour la partie kayak et raft. Je louai aussi (cette fois chez Epiccharters) une VHF (finalement inutile car il n’y avait pas un chat là où nous avons fait du kayak et la portée de cet appareil est très limitée) Enfin je décidai de fabriquer une « bear fence », clôture électrique anti-ours (destinée à entourer la tente), afin de pouvoir dormir un peu plus sereinement. J’ai trouvé tous les ingrédients en Europe (je ne voulais pas commander aux US à cause des frais de douane+dossier éventuels) Evidemment cet attirail ne dispense pas de respecter aussi scrupuleusement que possible les consignes pour éviter des rencontres trop rapprochées avec les ours. La rando en kayak se déroulant dans la Chugach National Forest, Epiccharters avait récupéré pour nous auprès du visitor center cinq boîtes anti-ours destinées à stocker la nourriture et les trucs odoriférants qui pourraient intéresser ces gourmands. Bien pratiques pour s’asseoir mais d’un volume insuffisant pour une semaine d’autonomie. Un peu encombrantes dans les kayaks même si heureusement elles tenaient verticalement entre nos jambes. Pas étanches, dommage.
Le voyage (Dim 01/08/10) Ouf, l’hôtesse de l’enregistrement ne moufte pas quand elle nous voit enregistrer 8 sacs pour 5 personnes. Depuis peu la franchise de bagages en soute est limitée à 1 sac de 23kg/personne mais comme les billets ont été achetés l’année dernière, nous bénéficions encore des 2X23kg. On décolle enfin avec 3h de retard (on s’est donc levé à 4h du mat pour rien…) 8h45 plus tard, après avoir survolé le Groenland puis (chance !) aperçu le Denali émergeant d’une mer de nuages, nous nous posons vers 14h à Anchorage. Il fait gris mais il ne pleut pas, environ 17°C. On récupère la voiture au terminal domestique en un clin d’œil et après nous être trompés d’adresse (j’avais noté l’adresse postale, ne nous énervons pas… une adorable commerçante nous a retrouvé la bonne adresse sur le net), on déniche enfin Alaska Raft Connection, dans un hangar près de Lake Hood juste à côté de l’aéroport pour récupérer le tél satellite et le bear spray. Le dépaysement est immédiat car ce lac sert en fait d’aérodrome pour les hydravions. Il y en a des centaines, garés sur l’eau ou sur les parkings. Si le trafic sur le gros aéroport parait modeste, ici, ça turbine ! Ce spectacle nous occupe bien en attendant que notre téléphone atterrisse ! Enfin, il arrive : une famille de Suédois (avec un garçon de 15 ans et une fille de 18 ans) vient de rentrer en hydravion d’une randonnée de plusieurs jours en raft sur la Talachulitna River. Ils ont attendu leur hydravion pendant plus de 24h à cause du mauvais temps et sont affamés. Ils ont eu de la pluie quasiment en permanence… On compatit… « I wouldn’t do it again » dit sobrement la maman. Bien, bien, bien… Je me rassure en me disant que la météo a l’air tout à fait correcte pour les jours à venir. Ils ont tout de même vu un ours, un lynx, des élans et pas mal de moustiques (ça m’inquiète un peu cette appréciation, surtout venant de Suédois !) Brian nous explique que le mois de juillet a battu tous les records de pluviométrie. Bon…ça ne peut que s’améliorer en août, pas vrai ? Bref, ils avaient 2 tél satellite (on n’est jamais trop prudent mais j’avoue que ça ne m’était pas venu à l’idée. Peut-être avaient-ils des impératifs professionnels ou familiaux nécessitant de fréquents appels) On récupère celui qui n’a pas servi et dont la batterie est pleine. Direction ensuite le Wal Mart pour les courses de bouffe et achat de gaz : on vide le rayon de ses 4 dernières petites cartouches. Enfin nous prenons la route en direction de Girdwood , petit village situé à environ 1h de route d’Anchorage en direction de Whittier, le long du Turnagain Arm, gigantesque bras de mer entre Anchorage et la Péninsule de Kenai. Le temps est bouché, je suis cuite, ça circule énormément, pas de photos. Il y a un monde fou sur cette route mais les chambres que j’ai réservées dans l’AJ de Girdwood : GABI (Girdwood Alaska Backpacker Inn) sont au calme sur l’arrière. A 20h après 26h de route/avion/courses/route, on s’écroule enfin !
En route vers Point Nowell (Prince William Sound PWS) Lu 02/08 Avec 10h de décalage horaire, on est réveillé à l’aube et ça tombe bien car on a RDV à 7h45 avec Epiccharters. Pas le temps de profiter de l’auberge, pourtant bien sympathique. On passe le tunnel (12$, circulation alternée sur une seule voie pour les voitures et le train) sans attente si bien qu’on a le temps de visiter Whittier et ses alentours (il n’y a que qq km de routes) Sous la pluie, dans le brouillard, on aperçoit notre premier aigle pêcheur, ravis. On se rend compte qu’avec la fatigue d’hier on a mal compté le nombre de jours de bouffe à acheter : du coup on rachète à prix d’or un ou deux paquets de nouilles à la petite épicerie du coin et on se laisse tenter par une machette/scie qui plait bien aux garçons. Quelle bonne idée ! Les kayaks nous attendent, parfaitement préparés, disposés sous un auvent (ça tombe bien il pleut toujours) juste en haut de la passerelle qui mène au ponton où est amarré le bateau. Matériel impeccable (2 Seda Tango et un Prijon Seayak ), rien ne manque. On récupère la VHF. Grand déballage de printemps, on retire tous les emballages inutiles, emballe tout ou presque dans des sacs étanches. Pas le temps de vérifier que ça rentre dans les kayaks, faudra bien ! Après avoir signé moult décharges, embarqué les kayaks sur le watertaxi, écouté comme dans l’avion les consignes de sécurité (difficile de ne pas sourire discrètement), c’est parti pour 1h30 de navigation tape-cul à fond avec les 2 moteurs de 200 CV. Le GPS indique 55 km/h. Faites le calcul… Sur le trajet on ne voit pas grand-chose, brouillard… On arrive un peu groggy sur la plage (de galets hein !) de Point Nowell : en un clin d’œil nous voilà débarqués avec armes et bagages. « Enjoy ! » nous lance Brooke puis le bateau disparait très vite dans le brouillard. Bon ben, ‘y a plus qu’à ! Le tour du propriétaire est vite fait : la plage fait 300 m de long, 30 de large (3 à marée haute), au-delà la côte est faire de rochers infranchissables. Sur toute sa longueur elle est bordée d’une épaisse forêt pluviale. Seul 2 ou 3 endroits permettent de planter une tente à sa lisière. On choisit le plus plat, juste suffisant pour notre tente de 6 personnes. On n’y voit pas à 10 m dans cette forêt et moi qui depuis des mois lis tous les jours des histoires d’ours, je n’en mène pas large ! Les autres me prennent pour une parano, à jeter sans arrêt des coups d’oeil dans tous les coins. En plus il y a des crottes d’ours un peu partout ! Très vite, on retrouve nos habitudes de bivouac en famille : Caroline et moi montons la tente tandis qu’Arnaud et Marion ramassent du bois pour faire un feu (heureusement il y a plein de bois flotté, pas besoin d’aller farfouiller dans cette forêt touffue pleine d’ours) et Fred se lance dans la popote. Repus, crevés par le voyage et le décalage horaire, nous décidons à l’unanimité de ne pas bouger aujourd’hui et les enfants et moi filons faire la sieste tandis que Fred, fidèle à son habitude, s’oblige à adopter de suite les bons horaires. Bien lui en a pris car un peu plus tard il nous appelle : 2 ou 3 baleines croisent à quelques centaines de mètres, on entend même leur souffle, chouette ! Après cette digression, on resombre dans le coma et on n’émerge que pour le repas du soir. Il fait très bon, pas de vent, pas de moustique à ma grande surprise, pas vu d’ours non plus pour le moment. Tiens, un lion de mer vient nous rendre une petite visite. Pas fait de photo vu le manque de lumière, persuadée qu’on en verrait d’autres après : mais nan ! J’insiste pour attacher la bouffe en hauteur ; pas facile de trouver un endroit propice. Ce serait ballot de se faire piquer la bouffe dès le 1er jour ! Depuis, j’ai vu des vidéos qui m’ont convaincue qu’un ours noir est capable d’acrobaties auxquelles notre installation n’aurait pas résisté longtemps… Nuit pas vraiment réparatrice du fait du décalage horaire et du sentiment de claustrophobie généré par cette épaisse forêt qui nous entoure. De plus il y a eu un bourdonnement continuel de bateaux à moteur qui ne s’est interrompu qu’au milieu de la nuit. La mer est très calme, bordée de côtes montagneuses et le bruit porte très loin.
Vers Ewan Bay (Ma 03/08) On se lève avec le jour et le soleil nous gratifie d’un magnifique spectacle ! Quel silence, les pêcheurs sont au lit ! On profite de la chaleur du soleil pour faire sécher la tente, la lumière est incroyable. On a bien fait de se lever tôt car à 6h30 le soleil disparait. C’est tout pour aujourd’hui ! J’inaugure le sac étanche Ewa Marine pour l’appareil photo. J’ai comme objectif un 24-105 mais dans ce sac je ne peux que déclencher : impossible de zoomer, toutes les photos sont donc prises au 24 mm, ni de régler quoi que ce soit. De plus il faut de la persévérance pour réussir à appuyer sur le déclencheur à travers cet épais plastique. Enfin il faut plusieurs minutes pour entrer/sortir l’appareil photo du sac. Seule qualité du bazar : c’est vraiment étanche ( a trempé pendant des jours dans l’eau stagnant dans la jupe). Si c’était à refaire j’achèterais plutôt un compact étanche. Je suis très déçue par la qualité des photos, souvent « voilées » par la partie en verre qui recouvre l’objectif qu’on ne peut pas garder propre (embruns, pluie). Le fait de ne pas pouvoir zoomer est évidemment très gênant. Pour le caméscope Fred utilise un caisson étanche qui l’autorise à utiliser toutes les fonctions du cam mais il a de gros problèmes de condensation, malgré l’utilisation de silicagel. On est sur l’eau à 7h15, pas mal ! Après une bonne heure de pagaie nous approchons de Junction Island où Brooke nous a indiqué une colonie de phoques. En effet, jusqu’ici nous avions croisé quelques phoques épars mais sitôt viré un premier caillou, c’est la débandade ! Il y en a partout, des dizaines. Certains disparaissent discrètement sous l’eau sans un frémissement tandis que d’autres manifestent leur mécontentement d’être ainsi dérangés par de violents coups de reins avant de plonger. Ils s’éloignent d’une vingtaine de mètres tout au plus et-curieux- nous observent attentivement. Trop mignons s’exclament les enfants. Oh les bonnes têtes, regarde çui-là ! Et là derrière, il nous suit ! Bref, un régal. On débarque sur « leur plage » jonchée de crottes de phoques (je vous passe les détails mais ça p… autant que des crottes d’oiseaux) Ils sont là tout autour de l’île à nous observer patiemment. Dès que nous réembarquons, ils reprennent possession de leur territoire : bon débarras les perturbateurs ! (à notre décharge, il nous fallait ajuster les cales-pieds…) Nous longeons ensuite la côte ouest de Chenega Island, et c’est un régal. On se faufile entre la côte et une multitude d’îlots touffus qui donnent l’air de déborder de végétation. Malgré le ciel couvert, l’eau vert émeraude contraste avec le jaune des algues et le vert profond des forêts. A cet endroit la côte est particulièrement découpée et c’est une surprise renouvelée au détour de chaque îlot ou de chaque baie. Nous qui sommes plutôt des voileux apprécions vraiment de pouvoir jouer au rase-cailloux sans souci de tirant d’eau. Encore plus mignonnes que les phoques, les loutres égaient notre journée. Plus on va vers le sud, plus elles sont nombreuses. On rencontre plein de mamans qui font la planche avec leur petit sur le ventre. Parfois elles rêvassent ou elles dorment et on peut s’en approcher à quelques mètres puis, surprises, elles s’enfoncent dans les flots après un petit sursaut. Brooke m’a indiqué au fond de Ewan Bay la présence d’une cascade d’eau salée. Lors du gros tremblement de terre de 1964, un décalage est apparu entre une toute petite crique et le reste de la baie si bien qu’à certaines heures de la marée cette crique se vide par une cascade d’eau de mer ce qui crée une mousse identique à celle générée par une tempête. Nous nous dirigeons donc vers le fond d’Ewan Bay quand il se met à pleuvoir. Après cette première matinée de pagayage on en a plein les bras et on décide de se trouver d’abord un endroit pour la nuit car les opportunités sont plutôt rares. Miraculeusement on trouve un endroit que Brooke nous avait indiqué, sur une petite île dans un endroit relativement dégagé qui me plait infiniment plus que notre emplacement d’hier. Ici, ni trace ni crotte d’ours. Comme hier, il n’y a pas de ruisseau à proximité mais nous avons 2 bidons de 15 litres donc une autonomie d’au moins 3 ou 4 jours. Une fois la tente montée, il pleut de plus belle et nous préférons remettre au lendemain la visite de la cascade, située à 2 ou 3 km. Fred s’installe pour faire à manger : rien à faire, le réchaud (Primus Omnifuel ) ne veut pas démarrer ! Lui qui avait fonctionné comme une horloge au Groenland refuse obstinément de s’allumer alors que j’ai choisi cette fois d’utiliser du gaz plutôt que de l’essence car cela pose théoriquement moins de problème. Hier il a marché au poil… Gros coup de stress : nous voilà bien avec nos kilos de pâtes et de riz prévus pour toute la semaine. Bien sûr on a un téléphone satellite et la possibilité de nous faire récupérer par Epiccharters mais ce serait trop la honte, dès le 2ème jour ! Pas question ! « On va faire un feu, histoire de conjurer le sort ! Ca va faire marcher le réchaud ! » Ben voyons… Fred le démonte et le remonte X fois de A à Z, je tente aussi ma chance, des fois que… Niet ! Il pleut toujours : on se dépêche de ramasser bois et brindilles encore pas trop mouillés pour allumer le feu, tandis que Fred autopsie encore le réchaud. Quelle bonne idée on a eu d’acheter cette machette à Whittier ! On envisage la possibilité de cuisiner midi et soir au feu de bois mais s’il continue à pleuvoir ainsi, ça va être impossible sans allume feu. M…. de m… Quelle c… de ne pas avoir pris un 2ème réchaud ! C’est quand même le B.A.BA quand on va dans un coin perdu ! Du coup on n’a même plus faim, sauf les enfants ! Alors que le feu démarre enfin nous percevons soudain un ronflement puissant : ça marche ! Enfin si on peut dire : jouant le tout pour le tout, Fred a élargi le trou de la buse et la flamme ressemble maintenant à celle de la fusée Ariane mais elle se maintient. Ouf, sauvés ! Il consomme certainement plus mais on a prévu large en gaz. Aujourd’hui nous n’avons ni vu ni entendu le moindre bateau !
Vers Gaamak Cove (Me 04/08) Il pleut toute la nuit et au petit matin nous réalisons que nous avons douillettement dormi sur un lit de tourbe à présent totalement imbibée d’eau. Heureusement la tente est bien étanche. Après cogitation nocturne, je réalise que ce matin la marée n’est pas propice pour voir la cascade. Tant pis on laisse tomber d’autant plus que je ne sais pas trop où nous pourrons trouver à bivouaquer pour la prochaine étape. La carte mentionne bien un bivouac au sud de Jackpot Bay mais Brooke a l’air de douter de son existence. Nous replions le camp sous une pluie persistante et c’est reparti ! On se faufile le long de la côte, toujours au plus près des rochers, croisant des dizaines de loutres. On ne se les signale même plus, elles sont devenues banales. Idem pour les aigles pêcheurs, très faciles à repérer avec leur tête blanche. Moins banal cet ours noir que l’on aperçoit s’enfuyant dans une zone herbeuse, pour une fois non envahie par la forêt. Je pense que nous l’avons effrayé, ce qui nous rassure, ainsi que sa petite taille. On dirait un gros chien s’exclament les enfants. Oui, disons un gros terre neuve, c’est vrai. Un peu plus loin, nous remarquons un arbre qui se balance en cadence alors qu’il n’y a pas la moindre brise : un ours noir y est grimpé et ne nous a pas vus, il a l’air de bien s’amuser. Nous l’observons quelques dizaines de secondes puis il disparait dans la forêt. A présent il pleut des cordes et ça dégouline de partout : des cascades éphémères, qui pour certaines ont un débit impressionnant. Elles se succèdent tout au long de la côte alors qu’hier, avant la pluie, nous n’en avons pas vu une seule. Bien que la visibilité soit des plus réduites, nous reconnaissons bientôt nos premiers icebergs. Plus nous avançons vers le sud, plus ils sont nombreux. Ils ont l’air de fondre à toute vitesse. Comme je le craignais le bivouac espéré et indiqué sur la carte au sud de Jackpot Bay n’existe pas. Il y a bien une grande plage de galets mais la forêt occupe tout l’espace jusqu’à la mer. Ca fait déjà quelques heures que l’on pagaie sous la flotte, les garçons sont trempés, on débarque en vain en plusieurs autres endroits sans succès. Pas le moindre recoin pour la tente. Bon, ben, Gaamak Cove est à 8 km, on en a pour 2 heures, allons-y, ça va nous réchauffer. Le vent se lève, de face bien sûr et on utilise au mieux les reliefs de la côte pour s’en abriter, pas toujours possible. Heureusement avec cette pluie (positivons) il reste faible. On arrive enfin en vue du bivouac, situé sur une île reliée au continent par un isthme étroit à marée basse. Les craquements du glacier (situé au-delà) sont de plus en plus intenses. On adore ! Nous sommes accueillis par les cris de centaines de mouettes. Une cascade magnifique tombe de la falaise où se trouve la colonie d’oiseaux. Il pleut des cordes, on ne passe pas tout près (rappelez-vous que je n’ai que mon 24 mm), ça manque de lumière, j’en ai plein les pattes : je ferai une belle photo demain... Ce bivouac est du tonnerre ! Pas étonnant qu’il ait l’air relativement fréquenté : l’herbe est « usée ». Tiens, il y a plein de traces et de crottes d’ours partout, hum ! Du bout du pied, en tâtonnant, on se choisit l’endroit qui fait le moins sploutch quand on prend appui. La vue est dégagée, il y a de l’espace pour se promener un peu et on est au milieu des fleurs et des glaçons. Ne manque que le soleil ou au moins l’absence de pluie (à la longue, on devient moins exigeant) On monte le tarp pour se changer. Alors que nous portons des combinaisons théoriquement étanches et respirantes, Fred et Arnaud sont trempés jusqu’à l’os (Fred a une vieille combin’ Helly Hansen et Arnaud une combin’ Rasdex comme Marion mais moins imperméable, pourquoi ?), Marion a les épaules humides et Caroline et moi sommes sèches (c’est nous 2 qui avons les combin’ les plus simples et les moins chères pourtant, des Typhoon Racer drysuits) Ce serait bien que la pluie cesse un jour afin de pouvoir un peu faire sécher le matériel. A la longue, l’humidité commence à s’infiltrer un peu partout. Heureusement la tente est bien ventilée mais il est pourtant impossible avec cette humidité ambiante d’y faire sécher quoi que ce soit. On verra bien demain. Pas de feu ce soir, tout est absolument détrempé ! Comme on a bien avancé (20 km à vol d’oiseau sous la flotte) on décide de rester là 2 nuits. Il n’y a en ligne directe qu’une trentaine de km entre l’endroit où on s’est fait déposer et celui où nous allons être récupérés. Le but n’est pas d’aligner les km mais de découvrir cette région tranquillement à notre rythme en explorant criques et baies. Les américains ont d’ailleurs pour habitude de se faire déposer avec tout le confort moderne (glacière, bières, barbecue, grande tente moustiquaire, fauteuils…) dans un endroit sympa et de rayonner à partir de là. Compte-tenu des aléas météorologiques, je ne voulais pas d’un parcours trop ambitieux qui nous aurait obligés à forcer ou à prendre des risques pour être au RDV à la fin de la semaine.
Gaamak Cove-Nassau Fjord-Chenega Glacier (Je 05/08) Il a plu toute la nuit, pfff… Enfin, la pluie finit par s’arrêter en début de matinée, il était temps. Le moral remonte avec le baromètre : on va peut-être enfin découvrir les sommets qui nous entourent ? On profite de l’accalmie pour « recharger les batteries » : une grande opération séchage est décrétée mais pour cela, à défaut de soleil, il nous faut un bon feu. Il n’a pas fallu moins de 1h30 à Fred, armé de son réchaud supersonique, pour obtenir enfin un vrai bon feu qui chauffe. Pendant ce temps-là on se disperse tous azimuts en chantant « promenons-nous dans les bois… « (enfin, surtout moi) pour trouver du bois. C’est moins facile qu’ailleurs car l’endroit est régulièrement fréquenté. Inutile de dire que le bois est trempé. C’est alors que je réalise que ma belle cascade au débit si impressionnant est désormais réduite à un mince filet d’eau insignifiant. Flûte ! Je comprends aussi que le ruisseau tout proche repéré hier et auquel je comptais refaire le plein doit lui aussi se réduire de minute en minute : en effet, il n’y coule plus que quelques gouttes d’une eau teintée de tourbe. J’y recueille péniblement quelques décilitres puis abandonne. On a encore quelques litres en réserve. En début d’après-midi le temps se lève et on aperçoit du ciel bleu : en route donc pour explorer Nassau fjord, tout proche, où se jette le Chenega glacier. On n’oublie pas de prendre les bidons, fermement décidé à trouver enfin de l’eau. C’est marée haute et on peut donc prendre le petit raccourci au milieu des glaçons. On profite de l’étale pour remonter le fjord, sans oser s’approcher trop près du glacier. Nous en sommes là à 2 km d’après le GPS et ça nous semble bien suffisant. Nous dérangeons quelques phoques vautrés sur les icebergs. On va faire le plein dans ce petit chenal où on a enfin dégoté une cascade relativement accessible où on peut remplir un bidon sans se faire doucher en même temps. Puis le courant s’inverse et nous nous retrouvons sur un véritable tapis roulant d’icebergs qui nous emmène lentement mais sûrement vers notre bivouac. En plus on a un peu de vent dans le dos. Cool ! D’autant plus que le soleil arrive ENFIN. Ahhhhhhhhhhhhhhhhhhhhhhh ! Ca fait du bieeeeeeeennnnnnnnn ! Ohhhhhhhhhhhhhhhhhhhhhhhh ! Que c’est bôôôôôôôô ! Non ! Caroline ne s’est pas transformée en Shiva. Elle a simplement récupéré la pagaie perdue par Fred, tout absorbé qu’il était par le maniement du caméscope qui avec la chaleur du soleil se remplit de buée ! Petit arrêt Twix au soleil, mmmmhhhh ! On fait le tour de notre îlot pour aller voir cette colonie d’oiseaux de plus près. Ils sont des centaines à virevolter au-dessus de nos têtes par vagues coordonnées. Curieusement et à notre grande satisfaction, nous ne recevrons aucun « cadeau » On approche les nids de tout près (heureusement, avec l’objectif que j’ai…), il n’y a pas de houle et on est vraiment au pied de la falaise. Je fais plein de photos, espérant en avoir quelques unes qui soient nettes vu que je ne peux pas régler la vitesse. On quitte finalement cette colonie assourdissante pour pagayer vers notre bivouac situé juste au-dessus de la plage sur laquelle j’aperçois soudain… un ours noir, encore un ! Il déambule tranquillement, totalement indifférent à notre présence, pourtant c’est sûr il a du nous voir, nous sommes à 150 m tout au plus. Youpi !! M….. ! Full card !!! Ma carte mémoire est pleine de photos d’oiseaux floues ! Pas trop de regret tout de même car on est trop loin pour le 24 mm et on ne veut pas s’approcher de peur de faire fuir la bestiole. Fred « l’attrape » au caméscope. Il prend son temps, zigzague, renifle, gratouille le sable et parcourt finalement toute la plage d’un bout à l’autre pour traverser le petit chenal avant d’aller longuement inspecter une zone herbeuse sur « le continent » où on l’observe encore un bon moment avant qu’il ne disparaisse. On est tout content de cette apparition mais aussi un peu inquiet car, en gros, vu sa trajectoire, il venait sans doute de notre campement. Dans quel état allons-nous le retrouver ? Intact ! Il faut dire que la bouffe est dans des sacs ou bidons étanches ce qui doit limiter les odeurs. On avait aussi allumé la clôture électrique qui protège la tente, pas envie de se retrouver « à la rue » avec ce climat ! Ouf ! Quelle journée ! Le glacier, les icebergs, les oiseaux et pour finir cet ours et tout ça avec du soleil ! La fin d’après-midi se passe à buller au soleil. Pour une fois il y a quelques mouches et moustiques si peu nombreux que Fred néglige de mettre du produit anti-moustiques. Il le paiera cher avec l’apparition, curieusement quelques jours plus tard, de dizaines de piqûres douloureuses dans le dos, sur les jambes et les bras. On découvre émerveillé le paysage qui nous entoure, c’est grandiose et poétique en même temps. Arnaud et Marion fourbissent leurs armes (des bâtons taillés en pointe) pour les chamallows grillés de ce soir. Avons-nous été repérés à cause de l’épaisse fumée générée par notre feu de bois mouillé ? Vers 20h30, nous voyons arriver 3 kayakistes dans « notre baie », scrogneugneu. Très vite, nous somme rassurés, ils doivent être aussi sauvages que nous car ils vont s’installer sur le continent, précisément là où l’ours avait longuement reniflé l’herbe avant de disparaitre. Faut-il les prévenir ? Bah, de toute façon tout le monde ici sait qu’il y a des ours : le coin est jonché de traces et crottes. Ce sont des grands garçons, laissons les tranquilles. Très bonne nuit sans pluie !
Vers Dual Head (Ve 06/08) Il fait « beau », c’est-à-dire qu’il ne pleut pas mais il n’y a pas de soleil. Au moment où nous chargeons les kayaks, un de nos voisins vient nous dire bonjour (c’est marée basse et le chenal est à sec) Ils ont eu ce matin la visite de l’ours qui heureusement s’est révélé » très timide ». Il nous demande des infos sur la quantité de glace dans le Nassau Fjord où ils comptent aller aujourd’hui. Apparemment l’endroit a l’air assez piégeux : Brooke nous avait d’ailleurs déconseillé d’y bivouaquer car selon le vent et le courant il arrive que l’on puisse y rester bloqué par la glace. Ils se sont fait déposer sur Knight Island et se feront récupérer dans quelques jours à Point Nowell. Aujourd’hui nous avons une courte étape jusqu’à Dual Head, lieu de RDV pour notre « pick-up ». Nous allons y passer 2 nuits ce qui nous permettra d’explorer un peu les environs. Les rencontres avec des baleines y sont parait-il fréquentes… je lève le suspense de suite : on n’en verra pas malgré la fréquentation d’Orca Cove et de Whale Bay. On aurait peut-être du aller jusqu’à Humpback Cove ou Mink Cove ! Faut dire que vu la pluie qui s’est remise à tomber dès midi on n’a pas été très courageux et on a passé l’après-midi au coin du feu. On est si bien sur notre petite presqu’île perso. Pas de place à Dual Head ! La foule du mois d’août sans doute : il y a 3 tentes et plus de place. Heureusement qu’on a trouvé ce petit lopin un peu plus loin. Comme personne ne vient jamais là, il y a plein de bois. Ca tombe bien Arnaud a entrepris de défricher l’Alaska. Il y a du boulot ! Un peu glissantes ces boîtes à ours !
Dual Head. Orca Cove (Sa 07/08) Ce matin il y a dans la tente une luminosité tout-à-fait inhabituelle qui me fait me lever d’un bond! Mais wouihhh il y a du soleil ! Quelques nuages aussi d’ailleurs et c’est tant mieux ! Nan ? C’est marée basse et notre périmètre d’action passe donc de 50 à 500 mètres. La forêt en arrière plan est comme d’habitude absolument impénétrable et on ne peut que longer la mer si le relief le permet. En l’occurrence je repère une belle cascade et en profite pour un récurage complet avant le retour demain à la civilisation ! Ah, ça fait du bien et ça me fait un alibi pour ne pas participer au ramassage des ridicules petites moules (en Amérique tout est grand sauf les moules) avec lesquelles Fred compte améliorer l’ordinaire (rappelez-vous notre erreur de calcul en faisant les courses) Au fil de la matinée, le soleil finit par s’imposer et nous en profitons pour à nouveau jouer les fées du logis. Marion bouquine, Arnaud continue de défricher, tandis que Caroline perd notre 10ème et dernier leurre. J’avais bien dit que le fil était trop fin pour les gros poissons d‘Alaska mais Fred avait décrété qu’on verrait bien. Comme je n’aime ni pêcher, ni tuer, ni nettoyer les poissons, je n’ai pas insisté. On a bien vu ! Il y a maintenant une dizaine de pauvres poissons qui se baladent avec un piercing. Festin de moules à midi, bravo Fred, elles sont petites mais excellentes ! Après ça, nous partons pour un ultime tour en kayak vers Orca Cove. J’adore me faufiler dans ces petites criques où on a l’impression de naviguer dans une prairie. On arrive enfin au fond de la baie d’Orca Cove et on y découvre une belle rivière pleine de saumons. Ca frétille de partout là-dedans. L’herbe des berges est toute aplatie et il y a plein de crottes d’ours partout. A moitié rassuré on remonte un peu la rivière puis la végétation s’épaissit et on préfère faire demi-tour. Un superbe aigle-pêcheur surveille nos allées et venues. L’eau est peu profonde, on n’a plus qu’un maigre paquet de nouilles pour ce soir, c’en est trop, Fred n’y résiste pas ! Sus aux saumons ! On peut réellement parler de pêche sportive, même si elle n’est pas très élégante…. Ames sensibles, abstenez-vous de regarder cette vidéo ! L’aigle d’ailleurs s’est envolé à tire d’aile ! En vue du camp, la pluie se remet à tomber : on devient d’autant plus philosophe que le camp est déjà installé. Dans la soirée on voit passer 2 kayakistes avec lesquels nous échangeons quelques mots : ils nous avertissent de l’arrivée de vents forts pour demain après-midi et nous les rassurons en leur disant que nous rentrons en water taxi demain matin. Eux prévoient de pagayer jusqu’à Whittier en une dizaine de jours. Ils sont venus avec le ferry Kennicott qui dessert Chenega Bay sur Ewans Island. C’est une solution bien plus économique que le water taxi mais les dates du ferry (voir le site de Alaska Ferry Adventures) ne nous convenaient pas. Pas envie non plus de pagayer près de Whittier, au milieu des bateaux à moteur. Nous sommes bien contents d’échapper à cette tempête : au total on n’aura pratiquement jamais eu ni vent ni la moindre houle, des conditions idéales pour le kayak si on fait abstraction de la pluie ! Je profite du téléphone satellite pour prévenir Epiccharter de notre position puisque nous ne sommes pas tout à fait au lieu de RDV prévu. Heureusement l’endroit est tout à fait propice pour beacher le bateau. Nous passons la soirée à alimenter un feu d’enfer avec tout ce qu’Arnaud a coupé. Dernière séance chamallows grillés, sous la pluie.
Retour à la civilisation (Di 08/08) A 9h pile, le bateau d’Epiccharters accoste et nous embarquons – sous la pluie et dans le brouillard. 2h plus tard, nous débarquons, réglons le solde de la location+transferts (ils nous font une remise de 100$ car « tout s’est bien passé ». Je crois qu’ils étaient un peu inquiets. Ils nous ont dit que c’était rare que des européens s’aventurent ainsi sans guide) et renonçons à la randonnée vers Portage Pass, que j’avais envisagée car…il pleut et le ciel est bien bas. Nous repassons par le tunnel pour aller jusqu’à Girdwood et son AJ, dans le jardin de laquelle nous mettons à sécher tente, duvets et combinaisons (mais oui, il ne pleut plus !) puis nous passons une paire d’heures à regarder les pêcheurs de la rivière voisine. On a l’impression que certains attrapent plusieurs fois le même poisson, qu’ils relâchent à chaque fois ! Une sorte de contrat entre le poisson qui gagne un ver ( ?) à chaque fois et le pêcheur qui satisfait son ego ! Bonne douche ramollissante puis grosse lessive à Girdwood, nous sommes fin prêts pour la suite de nos aventures.
Vers Talkeetna (Lun 09/08) Ca souffle très fort ce matin sur le Turnagain Arm, on est bien content de ne pas être dans nos kayaks… Après un ravitaillement au Wal Mart (où nous achetons un 2ème réchaud Coleman et des cartouches Coleman, il n’y a plus de cartouches pour le Primus…), nous arrivons chez Alaska Raft Connection en fin de matinée. Il ne nous faut pas moins de 1h30 pour réussir à charger la voiture : après différents essais, on met les avirons et 3 sacs sur le toit et le raft et les autres sacs à l’intérieur. On laisse 2 sacs pleins d’affaires inutiles chez Brian. La route vers Talkeetna est facile mais monotone, entre deux rangées d’épinettes (faut dire que vu le temps on ne voit rien mais je ne suis pas sûre qu’il y ait grand-chose à voir !) : il nous faut un peu plus de 3h car il y a des travaux. J’ai réservé la Little Cabin in the Back de la Talkeetna Roadhouse. On y arrive en milieu d’après-midi ce qui nous laisse le temps d’aller repérer l’endroit le plus propice pour notre arrivée en raft (facile, il n’y en a qu’un) et de préparer notre matériel. C’est alors que Fred réalise que les cartouches Coleman ne vont pas sur le réchaud Coleman !! Enfer et damnation ! Pas de panique, Talkeetna est la ville qui sert de point de départ pour les ascensions du Denali, on va forcément trouver ce qu’il nous faut… Bah non, le village, pas bien grand et très touristique compte plusieurs mignonnes petites boutiques mais on n’y trouve que des « souvenirs » et rien de vraiment utile. Pas plus de chance à la groceries. Tout le monde est vraiment désolé, farfouille un peu partout, en vain. Grmbl ! Je prends la voiture pour retourner à la jonction avec la Parks Highway (14 miles X2) où se trouve un supermarché : ils explorent leurs stocks de fond en comble, rien, que des cartouches identiques à celles qu’on a et qui ne vont pas ! Impossible de partir sans gaz d’autant que la météo prévoit un temps pourri pour les 3 prochains jours. Je suis d’ailleurs un peu inquiète quant au niveau de la rivière. C’est alors que je me rappelle que Tom Waite de Denali Overland, qui doit nous véhiculer jusqu’au départ de notre parcours en raft m’avait écrit qu’il était un ancien guide de raft. Peut-être a-t-il du matos outdoor ? Je l’appelle et 5 mn plus tard il arrive avec les cartouches tant espérées : on est sauvé ! J’en profite pour lui demander ce qu’il pense de la rivière. Il me dit l’avoir descendue la semaine dernière et que c’était « nice ». Ce qui me chiffonne un peu est qu’il ne semble pas avoir connaissance du logjam (amoncellement d’arbres) qui bloque la rivière au mile 3,1 (J’ai eu cette info sur Alaska Outdoors Forums et elle est toute fraiche -moins de 2 semaines) Bizarre… Peut-être quelqu’un a-t-il récemment dégagé cet obstacle finalement (sur le forum précité quelqu’un avait parlé de dynamiter le tas de bois, un autre voulait l’attaquer à la tronçonneuse !) Très sympa cette Roadhouse, assez dans son jus, avec plein de photos accrochées un peu partout aux murs des différentes expéditions vers le Denali, des revues du National Geographic plus vieilles que moi, un vieux piano désaccordé et une cuisine roborative et bon marché qui attire une clientèle d’habitués assez haute en couleur. La Little Cabin est tout en rondins, très douillette mais il faut faire quelques pas pour les sanitaires qui sont dans la maison principale.
En route vers East Fork of the Chulitna RAFT J1 (Ma 10/08) A 9h00 comme prévu, Bill, le collègue de Tom nous emmène dans son gros van au départ de la descente en raft, 80 miles et 1h20. Il nous faudra 3 ou 4 jours pour redescendre. Je sens qu’il est inquiet, il nous demande si on a déjà fait du raft, si on a un téléphone satellite, des allumettes, quel jour on compte arriver, etc.…. C’est là qu’on comprend qu’on ne part pas pour une balade de santé…. Bref, nous arrivons enfin au bord de la rivière, aux environs du mile 185 de la George Parks Highway et il nous fait ses adieux. Inutile de préciser qu’il pleut toujours : on commence donc par monter le tarp pour casser une petite croûte et mettre nos combinaisons sèches (façon de parler, hum !) On gonfle le raft et le canoë, on met le matériel dans le raft et c’est parti pour 77 miles (123 km) : Arnaud et Caroline dans le canoë, Fred, Marion et moi dans le raft. J’ai lu partout que c’était les 7 premiers miles les plus amusants, ceux que l’ont effectue sur East Fork of the Chulitna, qui n’est pas une rivière glaciaire (donc théoriquement limpide, sans limon) et qu’il faut prendre son temps pour la déguster. En effet, Caroline et Arnaud se sont bien amusés avec le canoë mais en raft, quelle galère ! La rivière est en fait trop étroite par rapport à la largeur du raft et de ses avirons, si bien qu’on est le jouet des flots, gonflés par la pluie qui dure depuis plusieurs jours, ce qui donne le sentiment d’être une bille dans un flipper. On se fait violemment projeter de rocher en tronc d’arbre sans pouvoir y faire grand-chose. On n’en mène pas large d’autant plus que je guette ce fameux barrage de bois. Heureusement je sais qu’en étant attentif on l’aperçoit à temps et qu’il est facile à contourner. En effet, nous le passons facilement en tirant le raft sur les galets ronds pendant une trentaine de mètres. Je réalise alors que Tom n’a pas descendu récemment cette partie de la rivière…. Bon… bah, on verra bien. Après l’obstacle, Marion préfère embarquer sur le canoë tellement on est balloté sur le raft. On parcourt encore quelques miles jusqu’à la jonction avec West Fork of the Chulitna : à partir de là, le débit double et ça devrait aller mieux. On essaie de positiver même si avec la pluie et le ciel bouché, on a un peu de mal !
Chulitna RAFT J2 (Me 11/08) Pluie…. Quel dommage, on passe entre des falaises ocre sur lesquelles un rayon de soleil serait du plus bel effet. Idem pour une partie en canyon…. On se débrouille mieux, la rivière étant plus large, mais on se fait tout de même une belle frayeur en se faisant drosser contre une paroi rocheuse. Le raft prend de la gîte, pas plus de 45°C, ça dure quelques secondes puis nous nous échappons. Le raft est autovideur, heureusement ! Marion est revenue dans le raft car le canoë est plus difficile à manœuvrer à 3. On avance vite car le courant est puissant : le GPS nous indique à un moment 14,8 km/h sans donner un coup d’aviron. Fred, aux avirons, et les grands dans le canoë n’ont pas froid mais Marion et moi, inactives, sommes obligées de faire de grands moulinets avec les bras pour nous réchauffer, ce qui ne manque pas de susciter quelques fous rires et par la suite d’engendrer quelques courbatures ! Il faut dire qu’en plus de la pluie on a maintenant le vent dans le nez. Dire que j’ai choisi cette rivière pour ses paysages ! Le plafond nuageux est à 100m ! A part quelques aigles et canards, pas le moindre animal à l’horizon (bouché il est vrai) Avec ce temps le paysage est absolument lugubre : la rivière s’étale sur plusieurs centaines de mètres et se divise en différents bras qui se faufilent entre des gravières grisâtres. L’eau est charg��e de limon si bien qu’il est impossible de détecter la présence de rochers ou de hauts-fonds. Le lit de la rivière est jonché de souches d’arbres immenses que nous avons parfois bien du mal à éviter. Certains dérivent parfois au fil de l’eau. Le niveau de la Chulitna est si haut qu’il faut prendre garde de ne pas se laisser embarquer dans une veine qui passe carrément dans des forêts denses de saules. Vive les vacances ! Je voulais du wild, on est servi ! Après 30 miles parcourus à un train d’enfer, on pose le camp à la jonction avec Fountain River. De mieux en mieux : le brouillard tombe, tout baigne ! Fred, qui en vraiment plein les biscottos (manier un raft est bien plus physique qu’un kayak ou un canoë !) trouve comme d’habitude le courage de nous préparer un bon repas qui a pour vertu de remonter le moral des troupes. Un bon petit feu, quelques chamallows, une tente douillette et ça va mieux !
Chulitna RAFT J3 (JE 12/08) C’est le pompon ! Il y a un brouillard à couper au couteau à tel point qu’on a peur de se perdre de vue d’un bateau à l’autre. A part ça, il pleut mais ça c’est normal… On est à peu près à mi-chemin, il reste une quarantaine de miles… La rivière s’élargit de plus en plus et on a du mal à choisir notre route entre les multiples bras : on fait ça à l’instinct puisqu’on n’y voit pas à 50 m. On reste dans la veine du courant le plus fort et ça marche bien jusqu’au moment où celui-ci nous emmène irrémédiablement vers un arbre sur la souche duquel, pointée vers l’amont, nous venons violemment buter. Une des racines vient se coincer dans la ligne de vie qui entoure le raft, il me faut quelques secondes pour la dégager mais c’est trop tard : le courant plaque le raft à la verticale contre la souche, nous nous cramponnons tous les 3 aux racines pour ne pas passer à l’eau. Arnaud depuis le canoë nous hurle de tout lâcher mais il n’est en pas question ! Pas envie de nous retrouver dans une eau à moins de 5°C, même avec les combinaisons étanches et les gilets. Je réfléchis à 200 à l’heure : pas d’idée là, m…alors ! Je crois bien que c’est la première fois que ça m’arrive et c’est très désagréable ! Au bout de ce qui nous a semblé une éternité (mais sans doute pas plus de 30 secondes), la pression du courant emporte les sacs rangés à l’avant, retenus heureusement par un bout de sécurité assez long : tout ça part à l’eau, le courant pousse dessus et cette force supplémentaire fait pivoter la souche et libère le raft ! Ouah la trouille ! Ne reste plus qu’à récupérer la glacière et les 2 bidons d’eau qui n’étaient pas assurés. On se rendra compte le soir qu’on a perdu nos 2 gourdes, on s’en sort bien ! Quelques centaines de mètres plus loin la rivière retrouve un lit plus étroit : il n’y a qu’un flux unique, on avance bien à tel point qu’on envisage un moment d’aller d’une traite jusqu’à Talkeetna pour en finir au plus vite avec cette rivière ! Mais ça nous ferait naviguer jusqu’à la tombée de la nuit et avec la fatigue accumulée et nos récentes émotions, ça ne nous parait finalement pas prudent. Quelques km après le pont situé à proximité du Denali Princess Lodge (soit après 20 miles de navigation), nous installons le bivouac sur une petite île. L’endroit ne m’emballe pas car nous sommes très près du niveau de l’eau et je me méfie avec toute cette pluie d’une éventuelle montée de la rivière pendant la nuit. On amarre soigneusement les bateaux et on range du mieux qu’on peut les affaires pour un éventuel départ précipité dans la nuit. Je place un repère au bord de l’eau : ça a l’air de plutôt descendre. Ouf, pourvu que ça dure ! Il nous reste une vingtaine de miles jusqu’à Talkeetna, qui devraient ne pas poser de problème, aussi nous festoyons en liquidant nos dernières victuailles. Après ça je vais faire la vaisselle à une trentaine de mètres en amont. Fred et les enfants font griller des chamallows en me tournant le dos pour éviter la fumée car il y a un peu de vent. Je suis là, à 4 pattes au bord de l’eau quand malgré le grondement de la rivière, je perçois un bruit de voix. Alors que nous n’avons vu personne depuis 3 jours, arrive un raft bien chargé dont les occupants me saluent en passant. Je leur réponds d’un signe de la main quand je les vois s’agiter de plus en plus : qu’ils sont chaleureux et conviviaux ces américains tout de même! Le chien aussi, qui se met même à aboyer, sympa ! C’est alors que j’entends la petite voix de Marion : « Maman, il y a un ours derrière toi ! » Bon sang ! Mais à quelle distance ?! Pensé-je le temps de me retourner ! Quelle journée ! Un grizzly avance droit sur moi, il est à 20m. Habillée de gris anthracite, à 4 pattes au bord de l’eau, je comprends qu’il a du me prendre pour un animal. Je m’empresse de lui prouver qu’il se trompe en me redressant de toute ma hauteur et en lui parlant (je ne sais plus ce que je lui ai dit) tout en suggérant aux autres de trouver le bear spray au plus vite ! Ah ben oui, tiens, ils n’y avaient même pas pensé : Fred s’est précipité sur son caméscope, Marion sur l’appareil photo. Nan mais j’vous jure, des vrais touristes ! A défaut de bear spray je me saisis de ma gamelle fraîchement lavée dans la rivière, tend la poêle à Arnaud et nous les frappons énergiquement avec des galets. Caroline déniche enfin le bear spray (dire que les premiers jours je le mettais à la ceinture !) Le raft providentiel (on peut le dire) disparait très vite dans le brouillard : ses occupants nous hurlent sans doute quelques conseils auxquels on ne comprend rien. On les remercie en vitesse avant de nous retourner vers notre ours, qui n’a pas du tout envie de partir. En rang serré on avance vers lui en criant et en frappant nos gamelles : à contrecoeur il finit par faire demi-tour, traverse un petit chenal et quitte très lentement notre île pour disparaitre un peu plus loin dans la forêt. Glups, on est déstabilisé par son sang-froid : il n’a absolument pas peur de nous, c’est clair. On envisage un moment de déplacer le camp mais il est déjà 21h et nous n’aurions pas le temps de nous réinstaller avant la nuit. Fred suggère de monter des tours de garde mais avec ce brouillard, c’est complètement illusoire, on n’y voit rien ! Le temps d’installer la clôture anti-ours autour de la tente (bah oui on avait décidé de ne pas la mettre pour la dernière nuit, déçus de ne pas avoir vu un seul ours pendant toute la descente), le voilà qui revient tranquillement ! M…. !!! Il commence à faire très sombre, il est maintenant vraiment impossible de déménager, il faut jouer le tout pour le tout et lui faire vraiment peur, mais comment ?! C’est Marion qui aura le dernier mot : alors qu’elle l’avait trouvé très mignon la 1ère fois, elle commence à en avoir vraiment marre ce coup-ci et le lui fait savoir de sa voix haut perchée ! Bingo, il n’aime pas les aigus ! On le course en poussant des cris perçants, tout en restant à bonne distance pour ne pas l’acculer et il se précipite en courant dans la rivière dont le courant l’emporte bien loin en aval du camp. Il prend pied (patte) sur la berge opposée et disparaît dans la forêt ! Ouf, cette fois-ci c’est bon, il a compris à qui il avait à faire, non mais ! Enfin, on espère…. On installe tout de même la bouffe à bonne distance de la tente, c’est plus prudent.
4ème et dernier jour de raft sur la Chulitna (Ve 13/08) Pas de pluie cette nuit, tous les espoirs sont permis ! Pas d’ours non plus, la bouffe n’a pas bougé ! En route pour les 20 derniers miles jusqu’à Talkeetna ! Au moment où nous mettons à l’eau arrivent 3 rafts chargés de touristes qui font une descente à la journée. On se dit que ça doit être tranquille dorénavant vu la moyenne d’âge des passagers. Ils viennent du Denali Princess Lodge et sont tout étonnés que l’on vienne de East Fork. Tiens… Le lit de la rivière s’élargit �� nouveau mais avec le temps qui se dégage l’impression est toute autre que les jours précédents : une nature vierge, sauvage et préservée. En dehors des agglomérations qui s’apparentent le plus souvent à des casse-autos, la nature en Alaska est absolument indemne de toute cochonnerie, que ce soir dans l’intérieur du pays ou sur les côtes. Bon, ne parlons pas du pétrole et des pipelines !!! C’est une nature puissance 10 par rapport à ce que nous connaissons en Europe. On peut pagayer en mer ou sur les rivières pendant des jours sans croiser ni route, ni ligne électrique, ni barrage, ni maison, ni bouteille en plastique, ni morceau de filet de pêche, ni boite de conserve, ni cannette, ni rien qui vienne nous rappeler qu’il y a des hommes quelque part sur la planète. Et en plus, quand il fait moche, qu’il pleut, que le temps est couvert, on ne voit pas non plus les avions et leurs traces ! Positivons ! Au détour d’un méandre, nous avons soudain une apparition ! Le Mont Denali dans toute sa splendeur, illuminé par le soleil du matin. 6194 mètres (c’est le plus haut sommet d’Amérique du Nord) qui émergent d’un coup de la toundra et c’est ce qui le rend vraiment impressionnant. Quand on le cherche dans le ciel ennuagé, habitué à nos sommets entourés de chaînes secondaires, type Préalpes par exemple, on est à chaque fois surpris de le trouver si haut sur l’horizon. Certes le Denali fait partie de l’Alaska Range, magnifique chaîne de montagnes qui s’étire d’est en ouest sur plus de 600 km mais cette chaîne est très étroite si bien que la montagne semble littéralement jaillir de la plaine. Il faut dire aussi que le 2ème sommet de la chaîne, le Mount Foraker, voisin du Denali est presque 1 km moins haut. Bref l’effet est saisissant ! Ce relief énorme crée un microclimat qui fait qu’on ne peut voir le sommet que moins de 20% du temps ce qui a pour effet de placer son observateur dans un état d’euphorie exaltée ! Et c’est exactement ce qui nous arrive ! On oublie (presque) les épreuves des jours passés et on profite à 200% de ces heures privilégiées. Faut dire qu’on ne les a pas volées ! Je suis sûre que la vue du Denali ne procure pas le même effet à ces touristes des autres rafts qui ont passé une confortable nuit au Denali Princess Lodge ! Nous passons au pied des falaises de sable dont Tom nous a dit qu’elles étaient à une heure de Talkeetna. Il faut maintenant bien tenir notre gauche pour ne pas louper le village. Un dernier effort pour croiser le flux de la Susitna puis de la Talkeetna River et nous voilà déjà arrivés ! Ralalala, si seulement on avait pu avoir une autre journée comme celle-là ! Mais bon, qui ne tente rien… Nous portons le raft et le matériel jusqu’à la voiture, remballons le tout (tout est trempé et plein de sable limoneux gris très fin, mmmhhh) et allons prendre nos quartiers à la Roadhouse. Qui voit-on arriver bientôt ? Bill le chauffeur qui est tout content de nous voir là ! Nous aussi ! Douche, lessive, internet…. Comme c’est bon le confort moderne, même si la nuit a été perturbée par un générateur qui n’a cessé de tourner : au moins ça m’a permis de bien profiter du contact des draps frais et de l’impression de nid douillet dégagée par les murs en rondins.
Retour sur Anchorage (SA 14/08) Il pleut, tiens ! A vrai dire ça m’aurait vraiment fait râler qu’il fasse beau en partant ! On a RDV à 14h30 chez Brian pour rendre le raft donc on a le temps de faire un petit détour par Hatcher Pass (piste d’environ 50 miles entre Willow et Palmer, qui passe dans la montagne, bien plus belle que la route normale par Wassilia)d’autant plus qu’en allant vers le sud, le temps s’arrange. Dès les premiers miles de cette route, nous rencontrons une femelle élan et son petit, chouette ! La piste est facile et les paysages agréables. Il y a plein de campeurs motorisés installés pour le WE avec gros 4X4, grosses remorques pleines de quad, grosses caravanes, gros barbecues, gros chiens, grosses glacières, qui sont là pour pêcher (de gros poissons ?) Ils nous font penser à des pionniers des temps modernes, même si ce n’est que pour un WE. Certains semblent installés plus durablement : je pense que ce sont des chercheurs d’or car on croise régulièrement des pancartes indiquant qu’ici ou là c’est un claim réservé. Finalement nous n’aurons pas de soleil plus haut dans la montagne… Après le col nous hésitons à visiter Independance Mine mais avec ce temps gris, visiter des vestiges miniers ne nous emballe pas. On préfère refaire un tour vers les hydravions : on adore ce spectacle inhabituel pour nous. Après avoir rendu le raft, le téléphone satellite et le bear spray, nous filons déposer les enfants et le matos chez Great Alaskan Holidays (GAH, le loueur de camping car) avant d’aller rendre la voiture à l’aéroport en 2 mn chrono, où la navette de GAH vient nous chercher aussitôt. Le camping car est quasiment neuf, impeccable. On laisse 2 sacs en consigne chez GAH et habitué au camping car, on prend immédiatement nos marques. En route vers le Wal Mart où nous dévalisons les rayons de fruits et légumes ! Ras le bol de la mauvaise bouffe américaine (il doit exister de bons restaurants mais on n’est pas là pour ça !), des pâtes et du riz ! Le camping car est bien équipé (le four n’a jamais servi !), profitons-en ! On prend demain à 16h00 à Whittier le ferry pour Cordova (et son fameux Child’s Glacier. Cordova n’est pas reliée au réseau routier), nous ne devons donc pas trop nous éloigner. J’ai repéré une balade au-dessus de Hope que nous pourrions faire demain. Nous avançons donc jusqu’à Portage Lake où nous trouvons un coin pour dormir près de la rivière. Il pleut mais ça ne nous fait plus le même effet qu’avant !
Hope, Palmer Creek, Cordova (Di 15/08) Surprise ! Il fait beau ! La chance aurait-elle enfin tourné ? On roule jusqu’au lac pour prendre le petit déjeuner puis nous prenons la route vers Hope. On voit enfin le Turnagain Arm avec le soleil ! Au loin les Chugach Mountains. Hope serait un charmant petit hameau si ses habitants n’avaient pas fait le choix de créer un parking/camping pour RV (= camping car) juste en front de mer. Nous prenons la piste qui grimpe sur les hauteurs de Hope au-delà des arbres. C’est splendide ! Ca fait un bien fou de s’affranchir de ces arbres qui si souvent en Alaska ferment l’horizon. Heureusement que compte- tenu de la latitude de cet état, il suffit de monter de quelques centaines de mètres pour qu’ils disparaissent. C’est parti pour 3h d’une superbe balade au milieu des fleurs et des petits ruisseaux jusqu’à 2 mignons lacs glaciaires. On essaie de boucler la boucle mais le ferry ne nous attendra pas : il nous faut redescendre ! Nous voilà tout ragaillardis par cette belle randonnée ensoleillée. Tout ça nous donne bien envie une autre fois de découvrir la péninsule de Kenaï que nous allons zapper cette fois-ci. En quittant Hope, nous croisons 2 ours noirs qui traversent la route ! En arrivant à Whittier, il….. (Quel suspense…)…..pleut ! A 15h, l’embarquement sur le ferry, assez laborieux (on n’est pas en Norvège) commence. J’ai réservé les billets sur le site de Alaska Marine Highway il y a très longtemps. Le ferry est en fait loin d’être plein, sans doute à cause du temps… A 16h, on appareille sous la pluie et ça continue pendant toute la traversée. Le ferry très récent marche à 38 nœuds ! A 19h15, après avoir parcouru les 150 km de large du Prince William Sound, nous arrivons à Cordova avec un timide rayon de soleil. Pas vu le moindre animal marin pendant la traversée… Il y a pourtant à bord du ferrry une rangerette équipée de jumelles qui traque la bestiole mais rien… Nous prenons la route vers le sud qui mène à Hartney Bay (car j’envisage demain si le temps le permet de faire le Heney Ridge Trail et nous serons ainsi à pied d’œuvre) et découvrons la baie sous une lumière divine. Vite, vite, on se gare près du pont pour en profiter. Quelle surprise ! C’est marée haute et il ya quelques phoques qui chassent le saumon dans la baie, passant et repassant sous le pont où nous nous tenons. On voit distinctement un saumon essayer de se cacher dans les anfractuosités de la berge pour échapper à son prédateur. Pour une fois, il y a pas mal de moustiques au point que l’un d’entre nous doit s’arracher à ce spectacle pour aller chercher le répulsif. On se trouve un coin au bord de l’eau juste à côté du pont pour passer la nuit. De nos fenêtres (non équipées de double vitrage, dommage car la buée est très gênante) nous observons les phoques qui chassent.
Cordova, Child’s Glacier (Lu 16/08) C’est râpé pour la rando, tout est dans les nuages et… il pleut. Du coup on prend notre temps avant de filer vers l’est et le Child’s Glacier. On fait quelques courses, un petit tour dans l’Ilanka Cultural center. En route vers Child’s Glacier on fait un petit détour vers Alaganik Slough où la passerelle qui permet d’observer les marais est en travaux… On arrive enfin après un parcours d’environ 50 miles (dont les ¾ de piste facile) au campground de Child’s Glacier. Les craquements du glacier sont très impressionnants, ça résonne dans toute la cage thoracique et en plus ils sont très fréquents. On gare le camping car et on file voir le glacier ! C’est tout juste si on peut en apercevoir un bout ! Le temps est exécrable ! D’ailleurs à part l’host du camping (que nous ne verrons même pas) et une tente, il n’y a que nous ! Les autres ont été plus malins et attendent un meilleur créneau météo, ce qui se conçoit vu le prix du ferry ! Si c’était à refaire je ne prendrais des billets qu’au dernier moment, en fonction de la météo, au risque de ne pas avoir de place… Consolons-nous, à défaut de voir le glacier on l’entend et on le perçoit (je pense que la sensation pour un aveugle doit être terrible !) Allons voir à quoi ressemble ce fameux Million Dollar Bridge ! Il s’agit d’un pont construit vers 1945 sur la Copper River dans le but de relier Chitina et la Richardson Highway à la Copper Highway et Cordova (pour le moment Cordova reste donc inaccessible par la route) Ce pont a été endommagé par le fameux tremblement de terre de 1964 et du coup le projet de route a avorté. En 2005 les autorités ont renforcé le pont, craignant qu’il ne s’abime encore plus en posant 2 piles métalliques de part et d’autre de la zone où le tablier du pont s’est décalé d’environ 70 cm. Bref, on peut passer dessus en toute sécurité (tiens je viens de lire dans le Milepost qu’il est limité à 6600lbs, notre camping car faisait bien 4,5T mais on n’a pas vu de panneau…). On essaie de continuer la piste aussi loin que possible mais au bout de quelques km les bas côtés sont envahis par la végétation qui nous empêche de passer. Soirée crêpes rythmée par les grondements du glacier.
Child’s Glacier, Cordova (Ma 17/08) Le vent dilue un peu le brouillard : on voit mieux le (bas du) glacier ce matin. Sans interruption, des séracs s’écroulent dans la Copper River, c’est fascinant. Ca génère des vagues d’à peine une quarantaine de cm de haut qui sont vite freinées par le courant de la rivière. On a du mal à imaginer la taille des séracs qui ont pu générer les vagues énormes, de véritables tsunamis qui sont indiqués sur ce panneau. On repasse le Million Dollar Bridge, la vue est moins brumeuse qu’hier. On tente une petite balade à droite juste avant le pont mais on trouve d’énormes traces de grizzly toutes fraîches, accompagnées de traces de bébé ours et la végétation est si dense qu’on a vraiment peur de se trouver nez à nez avec leurs propriétaires. Demi-tour donc, de toute façon… il… pleut ! On reprend la piste vers Cordova : un énorme élan mâle s’enfuit dans la forêt clairsemée inondée par la Copper River, magnifique animal, fugace apparition. J’ai repéré quelques randonnées dans le coin mais avec ce temps il est inutile de grimper, on serait dans les nuages. En route donc pour Saddlebag Trail : 10 km A/R dont la première moitié dans une forêt aux arbres couverts de mousse, assez monotone. La 2ème moitié est un peu plus variée, elle chemine dans une vallée encaissée où court un petit ruisseau. Il y a des dizaines de crottes d’ours, on n’en a jamais vu autant. « Promenons-nous dans les bois, tralalalala… !» On arrive finalement à un petit lac où se jette un glacier moribond. Bof… Pas de pluie durant cette rando, mais on a les jambes trempées à cause de la végétation. De retour au camping car, elle reprend…. On va voir à quoi ressemble le coin d’Orca Road, au nord de Cordova, glauque… Demi-tour vers Hartney Bay et comme l’avant-veille, on a droit à un petit rayon de soleil. On aime cet endroit ! On dort là !
Ferry pour Valdez, Denali Highway (Me 18/08) A 8 h30, le ferry appareille : on quitte Cordova sous le soleil. Je suis dégoûtée car il a plu quasiment sans interruption pendant les presque 72 h passées sur la péninsule. Pfff… On découvre des sommets dont seule la carte nous laissait soupçonner l’existence ! Toujours pas d’animaux marins (à part des loutres et des phoques) durant le trajet en ferry (2h45, environ 120 km) vers Valdez, mais de beaux paysages. Valdez se situe au fond d’un fjord qui semble emprisonner les nuages. Le terminal pétrolier (celui où le fameux Exxon Valdez était venu remplir ses soutes avant de faire naufrage, causant cette marée noire historique que tout le monde a encore en mémoire. C’était en 89…) a le bon goût de rester pudiquement caché dans le brouillard. On se gare sur le port pour y faire un petit tour et on tombe aussitôt sur cette adorable loutre qui batifole au fond du port, là où les gens mettent leurs bateaux à l’eau, sans la perturber le moins du monde. Trop mignonne ! Il faut dire que c’est la belle vie ici pour elle (faisons abstraction des résidus d’essence qui flottent à la surface de l’eau) car elle récupère sans effort les restes des saumons qui sont nettoyés sur le quai. Les mouettes aussi en profitent. Valdez nous a bien plu (avec du soleil, c’est plus facile) : on y trouve un mélange sympathique de bateaux de travail, de plaisance (il y a même quelques voiliers) et même quelques kayaks. Le tout au pied des montagnes ! Nous y faisons un gros ravitaillement (c’est bien plus cher qu’à Anchorage) car nous devons être autonomes pour les 5 jours à venir. Le trajet jusqu’au Denali National Park via la Richardson Highway puis la Denali Highway ne passe que dans des hameaux de quelques maisons. On ne trouve pas non plus grand-chose à l’entrée du Denali NP… Les 50 premiers km après Valdez sont agréables, très montagneux et spectaculaires. On redescend ensuite dans une plaine monotone (encore les épinettes qui forment un rideau continu de part et d’autre de la route) pendant une bonne centaine de km avant d’arriver à Paxson, point de départ de la fameuse Denali Highway. Nous y faisons le plein et c’est parti pour 135 miles (216 km) d’une piste superbe qu’on a adorée ! (attention, je crois que certains loueurs de camping cars ne l’autorisent pas) A cette latitude, la limite forêt/toundra n’est pas bien haute, environ 600 m. Nous allons longer toute la chaîne de l’Alaska Range sur son versant sud. La journée est déjà bien avancée, l’été se termine, c’est déjà le début de l’automne et les couleurs sont superbes. Quelle chance d’avoir du beau temps ! On se pose pour la nuit un peu après Tangle Lakes (dont la piste d’accès est fermée pour travaux).
Denali Highway (Je 19/08) On décolle de bonne heure, tout émoustillés par ce qui nous attend. Nous passons devant les trailhead de Landmark Gap Lake (rando en A/R jusqu’à un lac, au fond d’une large vallée) et Glacier Lake (très humide parait-il) pour monter jusqu’à Mac Larren Summit, plus haut point de la piste (1245 m) où nous allons nous balader. Bien pratique le popotin blanc des caribous pour les repérer de loin ! Voici enfin l’occasion de faire sécher la tente que nous transportons mouillée depuis presqu’une semaine. Il est encore tôt et comme nous sommes les premiers aujourd’hui sur ce sentier, nous rencontrons plein de caribous ! Les jeunes sont très curieux, comme celui-ci que je n’avais pas remarqué ! La toundra commence à prendre ses couleurs d’automne et c’est superbe ! On surplombe une vaste plaine qui curieusement me fait penser à une savane africaine. Nous cheminons entre des petits lacs d’origine glaciaire et y remarquons ces étranges tracés semi-circulaires. A la périphérie des cercles, les cailloux les plus gros, au milieu les petits. Bizarre ! J’ai lu que c’est la conséquence du gel et de la neige mais sans bien comprendre le détail de leur formation. Si quelqu’un sait ? Tout est beau ici, jusqu’au moindre détail ! Sur le chemin du retour, nous croisons des américains qui voyagent à 4 ou 5 camping cars (ils sont 20, de New York) avec plein d’enfants. Les montagnes ici sont déjà si impressionnantes qu’ils me demandent si c’est le Denali ! En fait on en est encore à 200 km et les montagnes ici ne font « qu’un peu plus de 4000m » ! Nous reprenons la piste, traversons la Susitna (nous l’avions déjà traversée en raft quelques jours plus tôt mais bien plus en aval, juste avant Talkeetna) et remontons ensuite sur un plateau qui offre une vue absolument époustouflante sur l’Alaska Range. On en reste scotché, à tel point qu’on décide de dormir là ! On est absolument hypnotisé par le spectacle. Bouquet final !
Denali Highway, J1 au Denali NP (Ve 20/08) Après un tel coucher de soleil, pas question de rater le lever! Le thermomètre doit être faux, il indique -3°C mais il n’y a pas de givre. Disons que le fond de l’air est frais. D’ailleurs, ça fume, tout là-bas, au niveau des lacs et rivières. Il doit y en avoir des animaux dans cette vallée (on est à 20 km des montagnes, selon le GPS) D’ailleurs il y a pas mal de chasseurs en quad (la chasse a rouvert le 15/08) mais on n’entend quasiment pas de coups de feu, tant mieux ! On croise puis on longe ensuite pendant un moment la Nenana River, que j’avais un moment envisagé de descendre en partie en canoë mais le temps nous manque car il faut une grande journée (20 miles, classe I. Il faut pagayer mais il parait que c’est très « scenic ») pour aller de son croisement avec la Denali Highway à celui sur la George Parks Highway. La Denali Highway descend finalement dans la plaine pour rejoindre la George Parks Highway. Cette Denali Highway était jusqu’à la construction de la George Parks Highway en 1972, la seule voie d’accès au Denali NP. Un hors d’œuvre magnifique ! 50 km plus au nord, nous entrons dans le Denali National Park. J’ai pas mal hésité à aller dans ce NP un peu particulier. Contrairement aux autres NP américains que l’on peut sillonner librement en voiture, celui-ci est très réglementé. Il y a une unique piste de 89 miles de long qui longe le massif du Denali sur son flanc nord. On peut aller avec son propre véhicule jusqu’au mile 15. Avec une réservation pour 3 nuits minimum au Teklanika River campground (mile 29) on peut y conduire son véhicule mais on n’a plus le droit d’y toucher jusqu’à ce qu’on quitte le parc. C’est le choix que nous avons fait. Au-delà, il faut marcher, pédaler, ou prendre le bus. Vu les distances, on opte pour le bus ! Il s’agit de bus très rustiques, la vitesse est limitée à 30 mph, ils font de nombreux arrêts pour voir les animaux, des arrêts-pipi toutes les 1h30 à 2h00… Bref, pour faire toute la piste aller-retour de l’entrée du parc à Wonder Lake, il faut… 11h ! Passer nos vacances dans un bus ne nous tentait pas vraiment mais s’il fallait en passer par là pour découvrir la faune et les paysages de ce parc, ben, on allait tenter l’expérience. Au pire, si ça nous gave trop, on pourrait toujours quitter le parc avant les 3 nuits. Après les formalités rapidement effectuées au WAC (Wilderness Access Center. NB : en cette fin août, il y avait de la place dans tous les campgrounds sauf Wonder lake, celui qui est au bout de la piste), nous prenons la route et au bout de quelques km, croisons un grizzly qui vient de couper la route à un bus ! Sur la route vers le Teklanika Campground, nous croisons quelques caribous. Camping pas terrible, un parking arboré disons, on est les uns sur les autres (en RV ce n’est pas trop grave mais pour les tentes, pas terrible), aucune vue (normal, le camping est caché dans la forêt, ce qui est louable), des toilettes et un robinet. Point positif, il est au bord du lit de la Teklanika (je précise le lit car la rivière, gringalette, est finalement assez éloignée) : l’hôtesse, très sympa, nous rappelle les consignes de sécurité (il y aurait un ours et un lynx qui rôderaient dans le coin, pas vus en ce qui nous concerne…) On pose le camping car et on saute dans le bus pour notre première balade, pas loin (il est déjà 14h) Après 45 minutes de bus (et un arrêt-pipi au bout de 10 mn, pour ceux qui viennent de l’entrée…), le chauffeur nous débarque à Cathedral Mountain, en même temps d’ailleurs qu’une autre famille avec 3 enfants. Aussitôt, la moyenne d’âge dans le bus remonte en flèche ! Pas beaucoup d’enfants au Denali… Ce sont des habitués et ils nous indiquent le chemin, qui finalement est facile à trouver car assez fréquenté. Il n’y a quasiment pas de sentiers officiels au Denali (sauf à l’entrée du parc) Dans les endroits assez fréquentés, on trouve des sentiers. Ailleurs et le plus souvent, c’est du hors-piste, pas toujours facile du fait de la végétation. Pas de chasse bien sûr dans le parc, si bien que l’on peut facilement approcher les animaux, qui ne nous ont toutefois pas semblé beaucoup plus nombreux qu’ailleurs. On contourne une curieuse montagne de sable ocre pour finalement surplomber une impressionnante vallée glaciaire. Au loin, en contrebas, on entend soudain hurler : bear ! bear ! On ne voit pas l’ours mais on voit bien 2 randonneurs remonter la pente à toute vitesse ! Finalement ils ne planteront pas leur tente près de la rivière mais un peu plus haut au bord d’un lac. On peut bivouaquer partout dans le parc (à au moins 1 mile de la route), à condition d’avoir préalablement demandé un permis au WAC car le nombre maxi de campeurs par zone est contingenté. Pas facile d’improviser donc… Les enfants deviennent experts ès/crottes et baies ! Belle balade, sans soleil, dommage car la couleur de cette montagne est étonnante. En attendant le bus on remarque ce panneau : le vandalisme existe donc aussi chez les animaux ?! On peut monter et descendre à sa guise du bus où l’on veut dans le parc : il suffit de faire signe au chauffeur. En fin de journée, les bus qui retournent vers l’entrée du parc sont bien remplis et seul Arnaud peut grimper dans le 1er bus. On attend donc une vingtaine de minutes le suivant qui nous prend tous les 4. Nuit très calme (les générateurs des camping- cars doivent être arrêtés à 20h. De toute façon, il est indiqué sur le mode d’emploi du nôtre que le générateur n’est pas capable de recharger la batterie. Il ne sert donc que pour avoir ponctuellement du 110V, par exemple pour le micro-ondes. En arrêtant le chauffage durant la nuit, car le ventilateur est bruyant et doit consommer pas mal, nous aurons assez d’électricité pour ces 4 jours au Denali. Heureusement nous avons nos sacs de couchage car nous aurions eu un peu froid en n’utilisant que les couvertures fournies.)
J2 dans le Denali NP ( Sa 21/08) J’ai réservé le bus jusqu’à Wonder Lake, situé presqu’au bout de la piste, mais d’un commun accord nous décidons de ne pas aller jusque là : trop de bus ! A 7h30 on grimpe dans le bus et 1h30 plus tard, après avoir croisé quelques mooses imposants, admiré de belles montagnes derrière la vitre du bus (grrr…), nous demandons au chauffeur de nous laisser à Highway Pass. Les autres occupants du bus nous regardent un peu comme des bêtes curieuses quand nous descendons à ce col, où il n’y a « rien » (ni visitor center ni toilettes !) Enfin, rien d’autre que des montagnes de sable rouge encore un peu enneigées en cette fin d’été qui font face à des vallées sauvages et encaissées. On fait une belle balade au soleil (dommage on ne quitte pas la vue de la piste où les bus se succèdent à intervalles réguliers), il fait très bon, pas un souffle de vent. Fred et Arnaud, devant, aperçoivent des renards, on observe un moment un combat aérien entre un corbeau et un rapace tout en bullant au soleil : toujours pas le moindre moustique, quelle chance ! On a même la chance d’apercevoir le sommet du Denali ! Nous rejoignons enfin la piste et hélons un bus qui nous amène jusqu’au visitor center de Eielson où nous remplissons les gourdes. Au-delà de cet endroit, la piste redescend au fond de la vallée vers Wonder Lake. Il nous a semblé qu’au-delà le paysage devenait moins accidenté donc moins intéressant. Nous rebroussons donc chemin vers l’est et lors de l’arrêt à Toklat River,
demandons au chauffeur de nous déposer vers Polychrome Pass (un peu à l’ouest du mile 47). Il semble sceptique, nous expliquant que ça descend très raide depuis la route vers la rivière qui est en contrebas et que nous voulons longer. En effet ! Ca descend bien raide mais le sol est meuble donc c’est sans problème. En contrebas de la route, on ne soupçonne absolument pas sa présence, on ne voit et n’entend rien d’autre que le bruit du ruisseau et c’est bien agréable ! Les couleurs nous épatent, mélange de rouge, jaune, bleu du ciel (ahhhh !) ponctué de jolis nuages ! Tiens qu’est-ce donc que ce truc gris ?! Une bonne grosse marmotte prête à bientôt affronter les privations de l’hiver. Il y a une multitude d’empreintes le long de la rivière. Des crottes aussi bien sûr… Glou, glou, glou ! On les entend avant de les voir : des lagopèdes… Fred repère plus haut des mouflons de Dall (facile, ils sont d’un blanc immaculé), qui ont l’air de descendre vers la rivière : quelle chance. En effet, nous les retrouvons un peu plus loin au pied de la falaise. Ils se laissent très facilement approcher si bien qu’on va passer 1 ou 2 h en leur compagnie ! Quelle expérience ! Comment avec un tel pelage peuvent-ils échapper à leurs prédateurs ? Toujours plein de traces qui stimulent notre imagination : on essaie de reconstituer la scène du crime… En descendant la vallée on est régulièrement amené à sauter plusieurs petits affluents et on finit par être obligés de se faufiler dans le bush. Pas facile ! Pourvu qu’on ne se trouve pas nez à nez avec un grizzly. « Promenons-nous dans les bois… » Finalement on trouve un endroit pour traverser la rivière et rejoindre la piste. On émerge sur celle-ci en haut d’un raidillon : il n’y a plus qu’à attendre le bus, enfin plutôt les bus car encore une fois nous devons nous diviser en 2 groupes : d’abord les enfants puis Fred et moi. Sur le trajet du retour, la lumière est de toute beauté et ça fait vraiment l’œuf d’être dans ce bus ! Comme nous sommes 5 nous ne prenons pas le risque de prendre le dernier ou l’avant dernier bus pour rentrer car s’ils sont pleins, il faut attendre qu’un véhicule vienne nous chercher depuis l’entrée du parc, ce qui nécessite au bas mot quelques heures ! On retrouve les enfants au camping car : ils ont vu 3 ours sur une colline, les veinards !
J3 dans le Denali NP (Di 22/08) On les revoit ce matin : une maman grizzly et ses 2 petits. Plus loin on retrouve « nos » mouflons d’hier : depuis le bus, l’effet n’est pas le même ! Cette fois on se fait déposer à Stony Dome. Pas de soleil mais il ne pleut pas, c’est déjà ça…. Après avoir traversé une petite rivière, on remonte une petite vallée pleine de marmottes avant d’arriver à un col. Monter jusqu’au sommet ne nous apporterait pas grand-chose de plus car le temps est assez couvert. On préfère chercher un passage pour faire une boucle vers une très belle vallée que nous avons repérée en passant en bus. Hélas, elle est inaccessible ! C’est assez difficile dans le Denali (et en Alaska en général) de se faire une idée précise des reliefs car les cartes sont peu détaillées. Demi-tour donc, c’est plus prudent ! Le temps se couvre de plus en plus. Superbe arc en ciel près de Toklat River ! Malgré le temps, on décide d’aller explorer une vallée colorée que nous avons repérée sur Polychrome Mountain : elle nous a tapé dans l’œil à Caroline et moi. Un signe au chauffeur et hop, on descend ! On essuie quelques gouttes, rien de méchant et on grimpe dans la vallée jusqu’à apercevoir un groupe de « mouflettes » de Dall. Ces dames sont bien plus sauvages que les mâles, impossible de les approcher : elles sont toutes effarouchées et disparaissent finalement derrière un col. Cette fois le ciel s’assombrit de partout : demi-tour ! On se poste au bord de la route : 1er bus : 1 place seulement. Arnaud y monte (le veinard, il va voir un loup qui va trottiner au bord de la route pendant au moins 2 km !) On attend un bon moment le 2ème bus, le fond de l’air est de plus en plus frais mais on ne veut pas marcher le long de la route pour nous réchauffer car il pleut de partout sauf au-dessus de nos têtes ! Drôle d’impression ! Les sommets tout proches seront même blanchis. 2ème bus : 2 places, pfff… Fred et Caro y montent avec pour mission de commencer à faire les lasagnes ! 3ème bus : Marion et moi aurons finalement attendu 1h15 avant de pouvoir monter dans un camper bus : atmosphère d’ailleurs très sympa, il ramène des gens qui ont campé à Wonder Lake. Ce n’est pas le même public que dans les autres bus où on a vu des gens roupiller ou lire sur leur ipad ! Il y a d’autres randonneurs complètement trempés et frigorifiés qui visiblement ont attendu le bus un bon moment sous la flotte. On a eu plus de chance ! En conclusion ce système de bus est tout de même très contraignant : c’est un crève-cœur de perdre matin et soir plusieurs heures dans les transports, juste au moment où la lumière est la plus belle. Le dernier jour entre la fin de la balade, l’attente du bus et l’arrivée au camping de Teklanika, nous avons mis 3 heures (pour une vingtaine de miles )! (Auxquelles il faut ajouter 2h le matin pour aller à Stony Dome) Il est vrai que les paysages du Denali sont vraiment très beaux : c’est un mélange de larges vallées glaciaires austères, gorges profondes, montagnes colorées, glaciers, sommets enneigés mais je trouve l’organisation du parc vraiment trop pesante pour avoir envie d’y retourner. Voilà c’est dit ! Je dois dire aussi que je tenais tout de même à voir ce parc pour me faire mon idée, pas de regrets donc ! Je pense que pour bien profiter du parc (sans avoir une impression de métro/rando/dodo) il faut pouvoir partir camper quelques jours loin de la piste ce qui implique de porter un gros sac. Pas facile non plus pour une première visite dans le parc de bien cerner où s’y balader….et vu qu’il faut dire à l’avance au WAC dans quel secteur on va bivouaquer, impossible de se décider au vu des paysages rencontrés depuis le bus.
Denali NP, Anchorage (Lu 23/08) Il y a un peu plus de 400 km jusqu’à Anchorage, où nous reprenons l’avion demain.Ce matin dans le parc, le ciel est couvert mais les couleurs d’automne commencent tout de même à flambloyer. Plus au sud, ça se dégage et la vue de Denali Viewpoint South est à tomber ! On aperçoit en contrebas la Chulitna où nous sommes passés quelques jours plus tôt dans le brouillard. A Trapper Creek (à la hauteur de Talkeetna) nous prenons la Petersville Road qui file vers l’ouest. Cette route nous permet d’apercevoir le Denali sous un autre angle : elle n’a pas vraiment d’autre intérêt. Comme il fait beau nous décidons de repasser par Hatcher Pass mais comme la dernière fois, le temps se couvre finalement. Ce détour nous permet de rencontrer une nouvelle fois la femelle élan et son petit. Cette piste (non autorisée par le loueur ce qui signifie que l’on n’y est pas assuré) ne présente pas de difficulté ce jour là. La descente est assez raide et le frein moteur bien utile. On passe à Anchorage Downtown : la ville est en fait assez petite. Il y a des quertiers qui semblent très agréables à vivre avec plein de belles maisons en bois. La ville est idéalement située entre mer et montagnes. Nous allons passer la nuit sur les hauteurs de la ville à Glen Alp, dans le Chugach State Park. Il y a un monde fou ici : c’est un départ de randos à quelques minutes de la ville et la vue y est magnifique. On assiste à un coucher de soleil wagnérien sur Anchorage, ponctué de quelques averses bien drues ! Au loin, l’écume des vagues éclairée par le soleil couchant souligne la côte d’un trait presque fluorescent. Derrière nous, un ultime nuage rose avant que la nuit ne tombe définitivement.
Adieu Alaska et Denali ! (Ma24/08) Magnifique cadeau d’adieu ce matin : le Denali se détache parfaitement sur l’horizon ! Il est à plus de 200 km à vol d’oiseau ! On est scotché par ce spectacle mais il nous faut rendre le camping car avant 10h. En 10 mn, c’est chose faite et la navette nous conduit à l’aéroport, duquel d’ailleurs nous apercevons toujours le Denali. On décolle en début d’après-midi et très rapidement on vole « à côté » du Denali : magnifique ! Je constate non sans une pointe de satisfaction égoïste que la piste du Denali NP est sous les nuages, comme tout le flanc nord du massif. Moi qui était déjà en train d’échafauder des plans pour retourner en Alaska à l’automne et dans le nord, je réalise que le beau temps est rare partout en Alaska, pas uniquement sur la côte !
CONCLUSION Avant d’opter finalement pour l’Alaska, j’avais étudié la possibilité d’un voyage au Kamchatka, son voisin de l’est ! J’étais attirée par ses paysages sauvages, ses volcans, ses ours, ses rivières et rêvait d’y randonner ou d’y faire une descente en raft ou canoë. Malheureusement cette région ne s’est ouverte au tourisme qu’en 1992 au moment de la Perestroïka et les infrastructures y sont encore peu développées. Il est très difficile d’y voyager sans guide (et encore plus si on ne parle pas le russe) et les devis demandés auprès des agences locales y étaient absolument exorbitants. Conditions de confort spartiates, nécessité de porter d’énormes sacs pour y trekker (je ne pense pas que les russes soient déjà initiés à la philosophie MUL), impossibilité d’y être autonome, manque de réactivité des agences locales pour répondre à mes mails. Bref, je décidai finalement de me tourner vers l’Alaska et là tout a été ultra-simple : on trouve plein d’infos, cartes, récits, photos sur le net qui permettent de préciser ses attentes. Les américains ont un sens du service qui nous épate à chaque fois ! On avait un timing assez serré et tout a marché comme sur des roulettes, ils sont très pro ! Pas facile cependant vu la taille de l’état de faire des choix : il mérite à coup sûr plusieurs voyages ! On a fait un voyage passionnant même si la météo aurait pu, si elle avait été complice, le rendre absolument époustouflant !
Nos plus forts souvenirs (après sondage familial) seront : La rencontre rapprochée avec le grizzly L’ours noir sur la plage L’adorable loutre à Valdez et les loutres en général, trop mignonnes Les aigles à tous les coins de forêts et les phoques La « pêche au saumon », morts de rire ! Le Denali dans toute sa splendeur Les mouflons de Dall La pluie !!! La (très) grosse trouille en raft contre la souche
BUDGET ALASKA
J'ai profité en décembre 2009 d'un euro avantageux par rapport au dollar (1$ = 1,50 euro à l'époque) pour payer le ferry, la location du camping-car, les accomptes pour le kayak et le raft, le camping/Tek Pass/entrée au Denali, Child's glacier campground. J'avais aussi acheté en décembre des dollars pour payer sur place le solde kayak/raft, les hébergements, restaurants, bouffe. Bref, il n'y a que la location de voiture et le carburant qu'on a payés avec un dollar un peu moins avantageux (1$ = 1,29 euro) Vu le prix des prestations en Alaska, il n'y a pas de petits profits!
Avion pour 5, vol direct Francfort-Anchorage avec Condor4880 euro
Location 2 kayaks doubles+1 simple pour 7 jours1085$ Transferts en watertaxi 1880$ Total kayak :3035$ soit 2154 euro
Location raft 4 jours pleins 400$280 euro Navette pour dépose raft250$175 euro Total raft : 650$455 euro
Location VHF 7jours70$47 euro Location tél satellite 2 semaines150$ 106 euro Location bear spray 2 semaines 50$ 35 euro Clôture anti ours120 euro Total sécurité308 euro
Location minivan 14javec plein assur maxi732$567 euro Essence minivan 40$31 euro Total minivan 14j598 euro
Camping car 25' 10 jours, assurance maxi1592$1114 euro Propane40$28 euro Essence camping car 26l/100 km 1700 km459$355 euro Total 10j camping car 1497 euro
2 nuits 5 pers AJ Girdwood240$168 euro 2 nuits Talkeetna Roadhouse284$200 euro Childs's glacier campground avec résa34$25 euro 3 nuits à Teklanika campground (Denali)73$49 euro Total hébergements 442 euro
Ferry Whittier/Cordova/valdez CC+5P1091$722 euro
TEK Pass pour 3 jours pour 5 (bus dans Denali)92$61 euro
Ravitaillements, gaz, pêche 25j à 51000$670 euro Restos, fast food300$200 euro Total Bouffe, divers sur placeenviron 1000 euro
TOTAL pour 25j à 512117 euro
BIBLIOGRAPHIE ALASKA
Le Milepost est un énorme annuaire contenant une masse d'informations diluées au milieu de publicités. Nécessite un temps d'adaptation avant de s'y retrouver. Très utile pour le voyageur motorisé. Poids rédhibitoire pour les autres.
Lonely Planet Alaska : bien, pas mal d'idées de randonnées, pas mal de cartes.
55 Ways of the Wilderness in South Central Alaska, 5th edition de Helen D. Nienhueser and John Wolfe Jr : plein d'idées de rando, cartes succintes.
The Alaska River Guide de Karen Jettmar : la référence pour choisir sa rivière.
Denali National Park Guide to Hiking, Photography and Camping de Ike Waits. Plein d'idées de randos dans le Denali NP. Topos pas très précis mais difficile de faire mieux vu qu'il n'y a pas de sentiers. Cartes très grossières.
Cartes du National Geographic : Prince William Sound West (utilisée en kayak) 1/110000ème Prince William Sound East (pour la région de Cordova) 1/105600 Denali 1/225000ème On est loin de nos cartes IGN au 1/25000ème mais ces cartes sont agréables à lire et plastifiées. Au moins un bivouac de kayak indiqué qui n'existe pas sur PWS West. Je ne crois pas qu'il existe des cartes papier plus détaillées de toute façon. Il faut donc un peu « d'inspiration » pour lire le terrain plutôt que la carte, pas toujours facile.
Cartes GPS On a téléchargé des cartes topo gratuites pour Garmin. Attention il en existe (au moins) 2 types : pour l'un des 2 impossible de transférer les cartes et les waypoints sur le GPS donc mieux vaut faire un essai avant de rentrer tous les waypoints et de piquer une crise quand ça coince! On a utilisé ça : http://www.gpsfiledepot.com/maps/view/302/ Bien utile pour évaluer la distance parcourue en kayak ou en raft et s'assurer qu'on est bien là où on croit! Amusant aussi pour mesurer la vitesse en raft : record 14,8 km sans donner un coup de pagaie!
Scats and Tracks of Alaska de James C. Halfpenny : crottes et traces d'Alaska, bien fait, léger, les enfants le connaissent par coeur.
Alaska Wild Berries and berry-like fruit de Verna E. Pratt pratique, léger, bien utile vu l'abondance de baies diverses et variées.
On aurait du acheter ces 2 petits livrets au début du voyage mais l'occasion ne s'en est présentée que plus tard. Si vous les trouvez sur le net, n'hésitez pas!
Hôtel Sol Luna y Mares English translation pending
est-ce qu'ont peux aller au beach party air transant même si ont est dans la section Luna?
parce que présentement je veux réserver à cette hotel et avec air transat mais il me donne coté Luna???🤪 et quand je vous lie ben je voie que ceux qui sont du coté mares ont droit a un souper beach party....eclairez-moi je vous en prie😉
aussi nous sommes une famille de 5, comment ça fonctionne?😮
parce que présentement je veux réserver à cette hotel et avec air transat mais il me donne coté Luna???🤪 et quand je vous lie ben je voie que ceux qui sont du coté mares ont droit a un souper beach party....eclairez-moi je vous en prie😉
aussi nous sommes une famille de 5, comment ça fonctionne?😮
Nouvelle taxe de 14$ pour rentrer aux Etats-Unis English translation pending
Mis en place à partir du 8 septembre
http://www.liberation.fr/...rs-exemptes-de-visas
un seul mot: LAMENTABLE...
http://www.liberation.fr/...rs-exemptes-de-visas
un seul mot: LAMENTABLE...
Quel hôtel choisir à Santa Lucia? English translation pending
Bonjour a vous tous .
Grosse question ... Je ne sais pas quel hôtels choisir. On veut partir le 8 Juillet a Santa-Lucia.
Nous sommes habituer dans des 3 étoiles a Cuba. On voudrais faire de la plongée en apnée surtout.Je sais qu il n y a pas beaucoup de
choix d hôtels aussi.Je regardais le Caracol Hoteles C s est comment comme endroit...
Salutation Louise
Retour d'onze jours en Algérie English translation pending
Ces quelques lignes ne sont pas une opinion sur l'Algérie, mais seulement quelques impressions, pour ce que j'en ai vu en 11 jours...
J'ai aimé la beauté des paysages aux alentours de Guelma et sur le trajet Skikda / Alger ; l'accueil, la générosité et l'humour des gens ; la langue, une espèce d'arabofrancodialectal très sympa à entendre ; le temps passé à se saluer et à se demander "ça va ?" ; la bouffe et les terrasses de café ; le service à l'ancienne dans les restaus un peu chics ; j'ai beaucoup apprécié Alger et ai eu le coup de foudre pour Skikda ; je n'ai eu aucun sentiment d'insécurité et n'ai pas ressenti le moindre danger ;
J'ai trouvé les centres villes plutôt propres (je n'ai pas vu les faubourgs) ; les infrastructures routières en bon état (les grands axes, pas les routes secondaires) ; les gens avec lesquels j'ai travaillé étaient dans l'ensemble ponctuels et compétents ; d'autres pas efficaces par manque de formation, mais pleins de bonne volonté.
J'ai été un peu surpris que l'on me parle de la colonisation matin midi et soir ; je n'ai pas compris que l'on me prenne en photo, comme si j'étais la Tour Eiffel ; j'ai été estomaqué par le nombre de fonctionnaires payés à rien foutre ; entre les devantures de certains magasins et des expressions françaises que l'on n'utilise plus, j'ai cru parfois me retrouver dans une France des années 50/60 que je n'ai pas connue ; les pseudo intellectuels / universitaires francophones m'ont gonflé ;
J'ai dû aller aux urgences à l'hôpital Benimessous d'Alger ; bon accueil, bonne organisation et médecin compétent ; je n'ai rien payé.
Pour ce qui est de l'hébergement, les chambres ont toujours été spacieuses et propres ; en revanche, il y a systématiquement des détails qui merdouillent : pas d'eau chaude ou ascenseur bloqué entre 2 étages ou poignée de la porte qui reste dans la main ou travaux pas terminés etc...
Personnellement, ça ne me gêne pas, mais pour accueillir des touristes habitués aux normes internationales, ya du boulot !
J'ai dormi à l'hôtel Chelia à Batna / hôtels Safir et Regina à Alger / hôtel El Massir à Skikda / A Guelma, j'ai logé à la "maison des enseignants" : sorte de résidence étatique très moche, à éviter.
Je n'ai pas aimé la bureaucratie, les murs qui ont des oreilles, les relations hiérarchiques qui bloquent tout esprit d'initiative et l'abus de pouvoir.
J'ai aimé la beauté des paysages aux alentours de Guelma et sur le trajet Skikda / Alger ; l'accueil, la générosité et l'humour des gens ; la langue, une espèce d'arabofrancodialectal très sympa à entendre ; le temps passé à se saluer et à se demander "ça va ?" ; la bouffe et les terrasses de café ; le service à l'ancienne dans les restaus un peu chics ; j'ai beaucoup apprécié Alger et ai eu le coup de foudre pour Skikda ; je n'ai eu aucun sentiment d'insécurité et n'ai pas ressenti le moindre danger ;
J'ai trouvé les centres villes plutôt propres (je n'ai pas vu les faubourgs) ; les infrastructures routières en bon état (les grands axes, pas les routes secondaires) ; les gens avec lesquels j'ai travaillé étaient dans l'ensemble ponctuels et compétents ; d'autres pas efficaces par manque de formation, mais pleins de bonne volonté.
J'ai été un peu surpris que l'on me parle de la colonisation matin midi et soir ; je n'ai pas compris que l'on me prenne en photo, comme si j'étais la Tour Eiffel ; j'ai été estomaqué par le nombre de fonctionnaires payés à rien foutre ; entre les devantures de certains magasins et des expressions françaises que l'on n'utilise plus, j'ai cru parfois me retrouver dans une France des années 50/60 que je n'ai pas connue ; les pseudo intellectuels / universitaires francophones m'ont gonflé ;
J'ai dû aller aux urgences à l'hôpital Benimessous d'Alger ; bon accueil, bonne organisation et médecin compétent ; je n'ai rien payé.
Pour ce qui est de l'hébergement, les chambres ont toujours été spacieuses et propres ; en revanche, il y a systématiquement des détails qui merdouillent : pas d'eau chaude ou ascenseur bloqué entre 2 étages ou poignée de la porte qui reste dans la main ou travaux pas terminés etc...
Personnellement, ça ne me gêne pas, mais pour accueillir des touristes habitués aux normes internationales, ya du boulot !
J'ai dormi à l'hôtel Chelia à Batna / hôtels Safir et Regina à Alger / hôtel El Massir à Skikda / A Guelma, j'ai logé à la "maison des enseignants" : sorte de résidence étatique très moche, à éviter.
Je n'ai pas aimé la bureaucratie, les murs qui ont des oreilles, les relations hiérarchiques qui bloquent tout esprit d'initiative et l'abus de pouvoir.