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Review of an expedition cruise to the Seychelles with Ponant from January 25 to February 2, 2026
Hi everyone,
It was totally by chance that I found this cruise while chatting with Alfred in November 2024. It wasn’t planned, but the price was attractive—one of those "great deals" from Ponant that I love and that don’t exist anymore. Since everyone’s wondering, here’s the answer without waiting for the end of the story: after my various loyalty discounts, I paid **3,250 € per person** for 8 nights/9 days on the expedition cruise *The Essentials of the Seychelles*.
Expedition cruises are by far our favorites. The outings are done by Zodiac with the ship’s naturalist guides, everything’s included, and there’s no need to add any excursions or prepare anything.
We’re liking long flights less and less, so to break up the trip, we decided to stop over in Doha for four days on the way there and one day on the way back.
I’m happy to share the good and not-so-good moments, the great surprises, and the disappointments of this trip with you.
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We’re liking long flights less and less, so to break up the trip, we decided to stop over in Doha for four days on the way there and one day on the way back.
I’m happy to share the good and not-so-good moments, the great surprises, and the disappointments of this trip with you.
Kayak dans la baie du Prince-William en Alaska English translation pending
PREPARATIFS
Cela fait maintenant deux étés consécutifs que je voyage en kayak et cette année je compte bien continuer sur ma lancée. C’est vraiment un mode de déplacement pratique pour rejoindre des endroits sauvages et inaccessibles pendant plusieurs jours.
Reste à trouver des partenaires, se mettre d’accord sur une destination, caler la période etc…
Comme l’année dernière ce sera à nouveau à l’Alaska, à deux, les quinze derniers jours d’août mais dans un coin différent et pour une période un peu plus longue.
On restera sur place 2.5 semaines pour 13 jours de kayak dans la baie du Prince William en autonomie au départ de Whittier et 3 jours de rando sur la côte ou au Denali.
Les billets sont pris début en juillet avec Condor (vol direct depuis Francfort). Nous réservons une voiture avec Avis pour le premier jour afin d’effectuer le trajet d’Anchorage à Whittier (en « one way ») avec tout notre bazar et une autre avec Budget pour les 3 derniers jours (de Anchorage à Anchorage). On utilisera la ligne de train pour retourner à Anchorage après le kayak.
Nous réservons le kayak chez EpicCharter pour 13 jours avec aussi un transfert en bateau sur Knight Island.
Plusieurs récits de kayak dans cette zone sont disponibles sur internet et nous ont bien aidés dans nos préparatifs notamment celui de Marie sur son blog « si belle la terre » et celui de Jim sur le blog « princewilliamseakayaking ».
Par ailleurs, la carte 761 « Prince William Sound West » donne quelques indications de bivouac pour le kayak de mer, et nous nous en aidons grandement pour tracer un parcours de 180 km qui effectue une grande boucle autour de Chenega Island avant de revenir à Whittier.
Nos motivations sont l’isolement, la forêt pluviale mais surtout les mammifères marins avec en tête de liste les baleines à bosse, nombreuses dans la région, ainsi que les orques et aussi la pêche et particulièrement celle au Silver Salmon.
MATERIEL
En plus du matériel classique de rando itinérante en été à pied (GPS, réchaud à essence, tente 3 saisons, tapis de sol, duvets…) nous prenons également le matériel de kayak (bidons, sacs étanches, blousons, pantalon K way, salopettes néoprènes et bottes), le kayak lui même sera loué sur place avec ses accessoires (pagaies, jupes…) Afin de dormir tranquilles, nous amenons aussi de France un parc électrique pour protéger le camp contre les ours pendant notre sommeil ou notre absence. Il s’agit notamment d’un électrificateur d’une « puissance » de 0.35 joule, de fil à clôture et d’isolateurs à visser pour fabriquer des piquets, il faudra acheter la batterie qui l’alimentera sur place (batterie de voiture classique de 12V). De plus pour nous prévenir d’éventuels intrus autour de la tente nous avons 2 détecteurs de présence à pile reliés (sans fil) à une centrale déportée. Les détecteurs enregistrent les gros mouvements dans champ de 6 mètres sur 45 degrés. Tout mouvement détecté fait sonner l’alarme de 90 décibels de la centrale.

Côté sécurité, grâce à une balise SPOT, nous pourrons envoyer un sms d’alerte pré-enregistré avant le départ au loueur en cas de problèmes mineurs ou directement au centre de secours le plus proche en cas de plus gros pépins.
JOUR 1 (19/08/2017) Arrivée à Anchorage pile à l’heure (15h00), nous filons chez Avis pour la voiture puis chez Walmart pour les courses. On y achète 15 jours de provisions, les cartes de pêche, deux sprays à ours, la batterie de voiture pour la clôture mais on ne trouve pas d’essence C pour le réchaud. On essaye donc un magasin de sport : Sportman Ware Housse juste en face de Walmart Sud bonne pioche, on a le carburant, nous voila fin prêt 22h00 on file à Whittier, nous avons RDV le lendemain à 9h30 chez Epiccharter. Premier montage de tente au camping de Whittier, sur du bon gravier au milieu des campings cars géants avec leurs générateurs allumés malgré l’heure tardive.
JOUR 2 Réveil à 4h45 du matin, nous avons beaucoup de choses à préparer avant l’embarquement. Nous rendons la voiture au comptoir Avis de Whittier puis attaquons les bagages sous l’auvent du terminal des ferrys. Il bruine un peu.

Il nous faudra 2h30 pour tout faire tenir dans les bidons et les divers sacs étanches. Nous transférons ensuite le tout à pied en plusieurs voyages sous la minuscule cahute d’Epiccharter qui est située à bien 800 mètres du terminal. A 8h45, Brooke le patron, arrive et nous passons au paiement : 13 jours de location de kayak et le transfert en bateau jusqu’à Knight Island à 70 km de là. Il nous offre notamment 3 jours de location et nous fournit gratuitement deux paires de « poggies » (gants de kayak) qui s’avéreront très utiles. Le bateau est prêt, le kayak est déjà dedans, il n’y plus qu’à y mettre nos affaires. Nous laissons deux sacs dans la caravane d’EpicCharter et c’est le départ, le vrai. 1h30 plus tard nous voilà seuls sur une plage au milieu de la baie à l’extrême nord de Knight Island avec le kayak et tout notre barda à 70 km de tout. Il pleut des cordes… vite nous chargeons le kayak. C’est un biplace en fibre de verre, immense, avec 3 compartiments, tout tient aisément. Sans même regarder la carte nous partons pour l’objectif du jour : Johnson Bay à une vingtaine de kilomètres plus au sud. La mer est relativement agitée et il y a un vent arrière assez fort ce qui nous permet de bien avancer. Tout ce qui nous entoure et qu’on aperçoit à travers le brouillard est grandiose : les abruptes parois de Knight Island, la forêt à l’allure de jungle, la côte et toutes ses grottes … Nous dépassons des iles qui bizarrement ne figurent pas sur la carte et c’est la pause pique nique sous une pluie battante. Petit point GPS pour voir la progression mais rien ne colle. Puis enfin vient l’éclair de lucidité, nous ne sommes pas du tout en train de longer la côte ouest de Knight Island comme voulu, nous sommes en train de nous enfoncer dans Herring Bay et nous avons d’ailleurs presque atteint le terminus de la baie ! 11 km parcourus dans la mauvaise direction et par vent arrière qui plus est. Il va donc falloir les refaire en sens inverse vent de face. Une belle étourderie 2 heures après le début du voyage. Le moral en prend un coup mais nous nous mettons à la tâche nous atteignons le bord ouest de la baie pour franchir Herring Point. Le vent est fort et les vagues bien formées, mais nous avançons. Au passage de Herring Point qui est un cap assez exposé, le vent commence à forcir et on se fait une petite frayeur dans des récifs révélés par la marée basse. Nous ne sommes pas des kayakistes confirmés nous décidons donc de nous arrêter même si l’après midi est à peine entamé. Nous trouvons un minuscule bivouac au bout d’une plage, la tente tient à peine, et nous sommes entourés de jungle !

Le vent est presque tempétueux et les vagues sont désormais bien grosses, on s’est arrêté pile à temps. Nous découvrons qu’un des coffres du kayak a pris l’eau et les sacs (non étanches à l’immersion) baignent dedans. Nos craintes sont confirmées : deux sacs sont mouillés et il s’agit de ceux contenant les vivres. A l’abri du déluge, sous la tente, nous sauvons ce qui peut l’être. Nous perdons quelques tortillas, un paquet de pain de mie et un paquet de muesli mais on devrait survivre ! La nuit ne permet pas de conclure cette dure journée : les coefficients de marées sont assez importants et situer la limite de la marée haute n’est pas simple. On sort plusieurs fois dans la nuit vérifier le niveau de la mer jusqu’à l’apogée de la marée haute à 2h.
JOUR 3 Il a plu toute la nuit et il pleut encore. La mer s’est un peu calmée, du moins on a l’impression, nous reprenons notre route, bien décidés à rattraper notre retard. Nous passons Herring Point avec une houle assez marquée, plusieurs vagues déferlent sur le pont du kayak d’autres nous font partir en surf. Nous avons pagayé une 1h30 pour à peine 6 km effectués lorsque nous prenons la décision de nous arrêter à cause des mauvaises conditions. Il n’est même pas 9h du matin ! Il nous faudra 4 heures pour trouver un endroit de bivouac, toutes les plages sont explorées à tour de rôle mais la forêt est trop dense et les rares coins d’herbe sont devenus des marécages, la pluie ne semble pas vouloir faiblir. Nous finissons par trouver un terrain pentu coincé, entre deux arbres qui compriment les parois de la tente.

Nous commençons néanmoins à nous organiser dans notre fouillis d’affaires et dans les diverses tâches : montage de la tente, cuisine, mise en place de la clôture, mise en place des détecteurs de présence … C’est le deuxième jour, nous avons parcouru 10 km sur les 180 du parcours, Tout l’équipement est trempé, nos tenues sont bonnes à essorer et la pluie continue. C’est dur. Malgré les phoques, les loutres de mers et la superbe forêt je n’ai pris aucune photo pendant ces deux jours !
JOUR 4 Comme prévu par la météo consultée avant le départ, la journée devrait être bonne, d’ailleurs il ne pleut pas. Il ne nous en faut pas moins : réveil à 4h30, premier coup de pagaies à 6h00, il faut avancer ! La brume se dissipe tandis que nous longeons Knight Island en direction de Chenega Point et la vue commence à porter. Nous voyons pour la première fois le paysage qui nous entoure : criques, baies, forêt et partout d’immenses montagnes avec de grands glaciers et notamment au nord l’impressionnante chaine des monts Chugach et son sommet le mont Marcus Baker qui culmine à 4061 m.

Des saumons sautent de partout et des têtes de phoques ou de loutres apparaissent et disparaissent presque toutes les 5 minutes. La mer est plate, la tempête est terminée nous rions presque de la traversée de 8 km de Knight Island Passage, nous qui il y a à peine 12h, étions terrorisés à 5 m de la côte. Nous pêchons à la traine : première casse sur un poisson puis raté de saumon, décroché à 50 cm du kayak… Nous atteignons Chenega Point sous un soleil radieux. C’est l’arrêt pique nique et séchage. Nous avons pris la pluie 35 heures d’affilée mais cette fois le soleil est bien là et il n’y a plus un nuage dans le ciel, c’est un vrai bonheur. Chenega Point fourmille de vie, des dizaines de saumons sautent parfois à plus 50 cm de haut, on aperçoit des ailerons de dauphins, des aigles et toujours les loutres et les phoques. Enfin nous mettons au sec le premier saumon, pas de chance c’est un Pink Salmon une espèce plutôt fade, alors que nous visons le Silver Salmon aux qualités gustatives et combatives 1000 fois supérieures.

Nous entamons une seconde traversée vers Dual Head, nous pagayons désormais dans la « zone à baleines » alors nous sommes aux aguets, en apercevoir est effectivement un des buts du séjour. Toujours sous le soleil nous tirons vers Gaanaak Cove, zone de bivouac réputée.

A 20h30 nous découvrons notre petit paradis : un grand bivouac bien plat dans une herbe courte et bien sèche. Quel retournement de situation après deux jours de galère, de retard, de pluie, de bivouacs spongieux et inconfortables. Nous venons d’effectuer 47 km de kayak, notre retard est rattrapé, nous sommes secs et on peut manger dehors au milieu de pics extraordinaires, c’est l’enchantement.

JOUR 5 Nous laissons le camp à Gaanaak Cove sous la bonne garde de la clôture pour aller voir le Nassau Glacier qui charrie les icebergs aperçus la veille à l’entrée d’Icy Bay. Il fait nuageux lorsque nous pénétrons dans Nassau Fjord, la muraille de glace n’est pas loin, l’eau et l’air sont bien plus froids que les jours précédents.
Sur les icebergs de nombreux phoques se prélassent malgré les énormes coups de tonnerre produits par le glacier.
Nous tirons jusqu’à la plage au bout de Nassau Fjord, face au front du glacier qui surplombe la mer d’au moins 200 mètres. C’est impressionnant. La rivière qui jouxte la plage est remplie de Pink Salmon en plein frai, il y a de nombreuses traces d’ours. L’après midi nous retournons à Gaanaak Cove sous la pluie qui est revenue à midi. La glace et les icebergs de Nassau Fjord nous accompagnent, le courant de la marée les fait sortir du fjord.

Nous attrapons un Pink Salmon bien frais qui finit en filet pour le repas du soir. Il pleut mais le camp est déjà monté, nos deux filets de saumon (cuits à la poêle dans la tente…) doivent bien faire 500 g chacun ! Ils nous régalent mais ce n’est pas meilleur que de la truite. Il nous faut un Silver Salmon !

JOUR 6 Réveil sous la bruine et départ vers Dangerous Passage. Comme chaque matin il faut porter les affaires jusqu’à la mer qui est au plus bas. A la sortie d’Icy Bay grosse montée d’adrénaline, des points noirs crèvent la surface puis replongent : des nageoires orques ? ou plutôt des nageoires d’orques ! On pagaie aussi vite possible dans leur direction puis identifions les bestioles : des macareux moines. Restons optimistes, c’est plus petit que des orques mais ce n’est pas tous les jours non plus qu’on en voit ! La matinée passe avec de la pluie intermittente, nous attrapons nos Pink Salmon quotidiens à la traine et nous montons le camp à 16h à Paddy Point à côté d’un petit ruisseau. Il pleut à nouveau des cordes.
JOUR 7 Il a plu toute la nuit et du coup ce matin nous sommes presque contents en voyant qu’il y’a juste une petite bruine. Chaque matin implique le moment le plus désagréable de la journée : enfiler sa tenue stockée dans l’auvent. On commence par le caleçon qui goutte, la salopette humide et glaciale, puis le T shirt synthétique qu’on peut essorer, la polaire qui sent une odeur « bizarre » et qui dégouline d’eau et on termine par les chaussettes qui de toute façon finissent dans les bottes remplies d’eau. La mer est calme mais le brouillard est revenu, nous masquant la vue sur les baies et iles environnantes. Nous prenons la « route » en direction de Nowel Point mais à la sortie de Dangerous Passage nous perdons la protection de Chenaga Island contre la houle et le vent de face. A la sortie de Granite Bay, les vagues sont trop hautes, on décide quand même de tirer jusqu’à Nowel Point ou des « cabins » figurent sur la carte.

Les 3 km qu’ils nous restent nous prendrons 2 heures avec de bonnes vagues qui nous arrivent de côté. A 11h sous des trombes d’eaux nous voyons enfin la cabane dans la crique de Nowel Point. Suspense : nous nous approchons, débarquons, pas de serrure, pas de cadenas ! Grande joie quand nous ouvrons la porte et qu’on lit que nous pouvons occuper l’abri ! Il s’agit d’une maison appartenant visiblement à une famille de locaux « les Kristen » et qu’ils laissent en libre accès pour les voyageurs de passage. Une sacrée belle surprise d’autant que dehors il pleut comme jamais. Nous voyons surtout le poêle, la table avec des chaises, une belle cuisine…. Nous déballons toutes les affaires, tout est suspendu, essuyé, séché. Les sacs de nourriture ou de vêtements commencent à sentir très mauvais.

Malgré la pluie de l’après midi nous sortons pêcher à pied mais pas de chance, que du Pink Salmon dont un finira sur la poêle.
JOUR 8 Petit choix à faire : rester dans cette maison une journée de plus ou profiter de la mer calme pour franchir l’entrée de Knight Island Passage, très ouverte sur la baie et donc peu protégée du vent et de la houle. Nous décidons d’avancer d’autant que le ciel a l’air plutôt clément nous partons donc en direction de Crafton Island sur laquelle nous pique-niquons. L’ile est pleine de jolies plages de gravier blanc bordées de sapins recouverts de mousse, c’est magnifique.

Nous pêchons tranquillement entre Crafton Island et la côte, abrités de la houle qui commence à se former puis nous tirons vers Falls Bay. Nous sommes à court d’eau potable et nous dirigeons vers un écoulement pour refaire le plein. Il nous faut prendre pied dans des éboulis rocheux qui descendent vers la mer mais lorsque nous arrivons en kayak sur les roches des petits rouleaux de 20 cm rendent la manœuvre délicate. C’est encore un peu profond pour débarquer sans se mouiller les bottes (qui sont déjà trempées par la pluie) et nous manœuvrons pour trouver une zone moins profonde bien que les rouleaux fassent giter le kayak dangereusement. Nous sommes désormais sur la tranche et notre seule préoccupation est encore d’essayer de ne pas nous mouiller alors que nous sommes en train de nous retourner ! Sans même qu’on s’en rende compte c’est le naufrage, le vrai ! Pas le choix, nous déjupons et l’eau remplit les hiloires, tout ce qui était dedans se met à flotter ou couler (bouteilles d’eau, canne à pêche, boite de leurres, spray à ours, gants….). On ne sait pas trop quoi faire entre rattraper ces objets ou essayer de maintenir le kayak droit. Il est maintenant plein d’eau et chaque vague lui fait heurter des roches, on entend la fibre craquer. Nous essayons bêtement de le haler hors de l’eau alors qu’il doit peser 400 kilos. Évidemment rien ne bouge. On commence alors à écoper mais à chaque rouleau il se remplit à nouveau. Dur de savoir combien de temps se sont écoulés mais la situation n’a pas évolué d’un brin, le kayak est sous l’eau, frappe constamment les rochers et nous n’arrivons pas à le remettre à flot, il va finir par se trouer. Nous commençons alors à le décharger, nous retirons tout ce qui est sur le pont puis dans les coffres et on réfléchi un peu. Le salut n’est pas la côte au contraire, il faut tirer le kayak vers le large avec l’aide la portance de l’eau et l’éloigner du rivage avec ses rochers pointus et ses rouleaux déferlants. Cela fonctionne, nous sommes maintenant en amont de la zone d’éclatement des vagues à quelques mètres du bord, de l’eau jusqu’à la poitrine. Les vagues soulèvent simplement le kayak mais ne déferlent plus dessus et dedans et surtout il ne s’abime plus sur les rochers. Reste qu’écoper est toujours impossible puisque les hiloires sont sous la surface de l’eau. Il faut donc travailler à deux : un qui, avec l’aide de la portance, soulève le kayak pour faire passer les bords des hiloires au dessus de la surface et l’autre qui écope avec une super boite à glace Carte d’Or. Cela fonctionne, litre après litre, le kayak flotte à nouveau ! Quel soulagement. Nous rembarquons pour emmener le kayak vers une plage de graviers puis allons à pied chercher les affaires déchargées sur les rochers pendant le naufrage. Petit point dégâts : sous la coque il y a de profonds sillons dans la fibre mais ça ne prend pas l’eau. Nous sommes passés en à peine 5 minutes à une partie de pêche sur mer calme à un naufrage où nous avons bien failli perdre notre embarcation. Nous nous maudissons de notre manque d’appréciation : comment a-t-on pu penser débarquer sur une zone rocheuse avec des rouleaux d’autant que des écoulements d’eau douce il y en a tous les 50 mètres ! A défaut de combinaisons sèches, nos salopettes néoprènes nous ont bien servi, nous n’avons jamais été gênés par le froid alors que nous sommes restés longtemps dans l’eau froide parfois jusqu’à la poitrine (voire plus). A 14h, nous repartons bien silencieux vers Falls Bay où nous sommes cueillis par une forte houle. Assez d’émotion pour la journée, nous décidons de nous arrêter à l’abri dans la baie ou au premier débarquement nous trouvons un super bivouac. Il fait presque beau et on peut même manger dehors. Au repas, nous nous refaisons le débarquement du naufrage 100 fois sans chavirer et 100 fois en chavirant mais en se remettant à flot en 5 minutes et sans casse. En revanche nous nous demandons encore comment remettre un kayak à flot sans avoir pied par forte houle loin de la côte… Ca doit être quelque chose ! Alors que nous sommes couchés et presque endormis, un bout de bois craque dans la forêt, nous sommes aux aguets, 5 secondes plus tard les 90 décibels de l’alarme brisent le silence. Branle-bas de combat : trouver la lampe, sortir du sac, trouver le spray, ouvrir la chambre, ouvrir la tente, sortir. Rien n’est en vu, l’animal a déjà fui.
JOUR 9 Il fait beau ! Pour la 2ème fois du séjour nous voyons les monts Chugach, c’est le bon moment pour faire les 20 km exposés jusqu’à Culross Passage. Nous venons d’ailleurs de prendre la décision de rentrer à Whittier (encore à 75 km) le plus vite possible pour continuer le séjour à l’intérieur des terres où le climat est plus sec. La pluie nous harcèle chaque jour, tout est trempé, rien ne sèche et toute activité en dévient presque désagréable (kayak, pêche, pique-nique, bivouac…) malgré le décor de rêve qui nous entoure. Les affaires sentent de plus en plus mauvais, une odeur de poubelles s’échappe de nos sacs…

A l’entrée de Nellie Juan nous apercevons le premier lion de mer du séjour et alors que nous abordons Culross Passage un point noir semble bouger sur la plage : un ours noir. La traversée de Culross Passage est sublime, la forêt est magnifique, il y a des dizaines d’iles minuscules qui débordent d’arbres immenses et au détour d’une plage un ours noir mange un saumon.
On s’approche, encore, encore et le kayak heurte la plage à 5 m de l’ours. Il part effrayé.
C’est tellement beau qu’on se dit qu’on devrait rester une journée entière à Culross et notamment faire le Shrode Lake Trail au fond de Long Bay.

A midi la pluie revient, une vraie pluie qui nous rappelle notre décision du matin : rentrer à Whittier le plus vite possible. Tant pis pour la rando ! Nous bivouaquons à la sortie de Culross Passage. Il fait plus froid que d’habitude et il pleut vraiment fort lorsque nous montons le camp après 35 km.
JOUR 10 Whittier est à 27 km et le train est à 18h15 : est-ce jouable ? Il a plu toute la nuit et à 5h30 au réveil ça ne semble pas vouloir se calmer ce qui nous motive pour tenter le contre la montre ! En sortant de Culross sous des trombes d’eau, un lion de mer énorme surgit à 10 m du kayak un saumon à la gueule puis replonge dans une gerbe d’eau. La scène a duré 5 secondes mais nous stupéfait. Le vent et les vagues nous inquiètent : on aborde la plus grande traversée du séjour 13 km sans escale de Culross à Decision Point. Mais il souffle de l’arrière et reste modéré pour le moment. On tente. Tout se passe bien, on franchi Port Wells puis BlackStone Bay assez rapidement. Le vent nous pousse à Whittier, on décide de s’arrêter que lorsqu’on y sera ! D’ailleurs il fait froid, on a qu’une envie retrouver des affaires sèches et un repas dans un endroit chaud. La pluie se calme à l’entrée de Canal Passage. Le GPS nous dit qu’on avance à 7km/h et que Whittier est à 7 km. Le calcul est simple. A 13h on entre dans le port de la ville et nous hissons les affaires sur le ponton de la capitainerie, 190 km de kayak après notre dépose en bateau
L’employé de Brooke nous accueille, nous ramenons le kayak à la cahute. Nous signalons les dégâts sur le kayak. Habituellement ils sont facturés mais dans notre cas il se contentera de ne pas nous rembourser les jours de location non utilisés. Nous prenons le repas du midi dans un café : frites et hamburger bien au chaud. Nous avons encore 3 heures à tuer avant le train qui met lui-même 4 heures pour effectuer les 80 km de Whittier à Anchorage. On optimise en faisant du stop. Et après 15 min nous voilà dans le pick up de Mike qui nous dépose à l’aéroport 1h plus tard ! On va pouvoir filer au Denali dans la soirée. La journée n’est pas finie : aucune agence de location n’a de voiture pour nous sauf chez Budget où il reste des pick up disponibles. C’est un peu cher mais pas le choix. Nouvelle mauvaise surprise nos cartes bleues ne fonctionnent pas, ce sont des cartes de débit et Budget n’accepte que les cartes de crédit nous dit-on. Il s’agit pourtant d’une Visa Premier et d’une Master Card classiques. Impossible donc de louer une voiture tout est « sold out » sauf chez Budget. Nuit dans un motel à côté de l’aéroport pour trouver une solution : organiser une semaine en bus ou en train ou trouver une carte de crédit prépayée.
Nos motivations sont l’isolement, la forêt pluviale mais surtout les mammifères marins avec en tête de liste les baleines à bosse, nombreuses dans la région, ainsi que les orques et aussi la pêche et particulièrement celle au Silver Salmon.
MATERIEL
En plus du matériel classique de rando itinérante en été à pied (GPS, réchaud à essence, tente 3 saisons, tapis de sol, duvets…) nous prenons également le matériel de kayak (bidons, sacs étanches, blousons, pantalon K way, salopettes néoprènes et bottes), le kayak lui même sera loué sur place avec ses accessoires (pagaies, jupes…) Afin de dormir tranquilles, nous amenons aussi de France un parc électrique pour protéger le camp contre les ours pendant notre sommeil ou notre absence. Il s’agit notamment d’un électrificateur d’une « puissance » de 0.35 joule, de fil à clôture et d’isolateurs à visser pour fabriquer des piquets, il faudra acheter la batterie qui l’alimentera sur place (batterie de voiture classique de 12V). De plus pour nous prévenir d’éventuels intrus autour de la tente nous avons 2 détecteurs de présence à pile reliés (sans fil) à une centrale déportée. Les détecteurs enregistrent les gros mouvements dans champ de 6 mètres sur 45 degrés. Tout mouvement détecté fait sonner l’alarme de 90 décibels de la centrale.

Côté sécurité, grâce à une balise SPOT, nous pourrons envoyer un sms d’alerte pré-enregistré avant le départ au loueur en cas de problèmes mineurs ou directement au centre de secours le plus proche en cas de plus gros pépins.
JOUR 1 (19/08/2017) Arrivée à Anchorage pile à l’heure (15h00), nous filons chez Avis pour la voiture puis chez Walmart pour les courses. On y achète 15 jours de provisions, les cartes de pêche, deux sprays à ours, la batterie de voiture pour la clôture mais on ne trouve pas d’essence C pour le réchaud. On essaye donc un magasin de sport : Sportman Ware Housse juste en face de Walmart Sud bonne pioche, on a le carburant, nous voila fin prêt 22h00 on file à Whittier, nous avons RDV le lendemain à 9h30 chez Epiccharter. Premier montage de tente au camping de Whittier, sur du bon gravier au milieu des campings cars géants avec leurs générateurs allumés malgré l’heure tardive.
JOUR 2 Réveil à 4h45 du matin, nous avons beaucoup de choses à préparer avant l’embarquement. Nous rendons la voiture au comptoir Avis de Whittier puis attaquons les bagages sous l’auvent du terminal des ferrys. Il bruine un peu.

Il nous faudra 2h30 pour tout faire tenir dans les bidons et les divers sacs étanches. Nous transférons ensuite le tout à pied en plusieurs voyages sous la minuscule cahute d’Epiccharter qui est située à bien 800 mètres du terminal. A 8h45, Brooke le patron, arrive et nous passons au paiement : 13 jours de location de kayak et le transfert en bateau jusqu’à Knight Island à 70 km de là. Il nous offre notamment 3 jours de location et nous fournit gratuitement deux paires de « poggies » (gants de kayak) qui s’avéreront très utiles. Le bateau est prêt, le kayak est déjà dedans, il n’y plus qu’à y mettre nos affaires. Nous laissons deux sacs dans la caravane d’EpicCharter et c’est le départ, le vrai. 1h30 plus tard nous voilà seuls sur une plage au milieu de la baie à l’extrême nord de Knight Island avec le kayak et tout notre barda à 70 km de tout. Il pleut des cordes… vite nous chargeons le kayak. C’est un biplace en fibre de verre, immense, avec 3 compartiments, tout tient aisément. Sans même regarder la carte nous partons pour l’objectif du jour : Johnson Bay à une vingtaine de kilomètres plus au sud. La mer est relativement agitée et il y a un vent arrière assez fort ce qui nous permet de bien avancer. Tout ce qui nous entoure et qu’on aperçoit à travers le brouillard est grandiose : les abruptes parois de Knight Island, la forêt à l’allure de jungle, la côte et toutes ses grottes … Nous dépassons des iles qui bizarrement ne figurent pas sur la carte et c’est la pause pique nique sous une pluie battante. Petit point GPS pour voir la progression mais rien ne colle. Puis enfin vient l’éclair de lucidité, nous ne sommes pas du tout en train de longer la côte ouest de Knight Island comme voulu, nous sommes en train de nous enfoncer dans Herring Bay et nous avons d’ailleurs presque atteint le terminus de la baie ! 11 km parcourus dans la mauvaise direction et par vent arrière qui plus est. Il va donc falloir les refaire en sens inverse vent de face. Une belle étourderie 2 heures après le début du voyage. Le moral en prend un coup mais nous nous mettons à la tâche nous atteignons le bord ouest de la baie pour franchir Herring Point. Le vent est fort et les vagues bien formées, mais nous avançons. Au passage de Herring Point qui est un cap assez exposé, le vent commence à forcir et on se fait une petite frayeur dans des récifs révélés par la marée basse. Nous ne sommes pas des kayakistes confirmés nous décidons donc de nous arrêter même si l’après midi est à peine entamé. Nous trouvons un minuscule bivouac au bout d’une plage, la tente tient à peine, et nous sommes entourés de jungle !

Le vent est presque tempétueux et les vagues sont désormais bien grosses, on s’est arrêté pile à temps. Nous découvrons qu’un des coffres du kayak a pris l’eau et les sacs (non étanches à l’immersion) baignent dedans. Nos craintes sont confirmées : deux sacs sont mouillés et il s’agit de ceux contenant les vivres. A l’abri du déluge, sous la tente, nous sauvons ce qui peut l’être. Nous perdons quelques tortillas, un paquet de pain de mie et un paquet de muesli mais on devrait survivre ! La nuit ne permet pas de conclure cette dure journée : les coefficients de marées sont assez importants et situer la limite de la marée haute n’est pas simple. On sort plusieurs fois dans la nuit vérifier le niveau de la mer jusqu’à l’apogée de la marée haute à 2h.
JOUR 3 Il a plu toute la nuit et il pleut encore. La mer s’est un peu calmée, du moins on a l’impression, nous reprenons notre route, bien décidés à rattraper notre retard. Nous passons Herring Point avec une houle assez marquée, plusieurs vagues déferlent sur le pont du kayak d’autres nous font partir en surf. Nous avons pagayé une 1h30 pour à peine 6 km effectués lorsque nous prenons la décision de nous arrêter à cause des mauvaises conditions. Il n’est même pas 9h du matin ! Il nous faudra 4 heures pour trouver un endroit de bivouac, toutes les plages sont explorées à tour de rôle mais la forêt est trop dense et les rares coins d’herbe sont devenus des marécages, la pluie ne semble pas vouloir faiblir. Nous finissons par trouver un terrain pentu coincé, entre deux arbres qui compriment les parois de la tente.

Nous commençons néanmoins à nous organiser dans notre fouillis d’affaires et dans les diverses tâches : montage de la tente, cuisine, mise en place de la clôture, mise en place des détecteurs de présence … C’est le deuxième jour, nous avons parcouru 10 km sur les 180 du parcours, Tout l’équipement est trempé, nos tenues sont bonnes à essorer et la pluie continue. C’est dur. Malgré les phoques, les loutres de mers et la superbe forêt je n’ai pris aucune photo pendant ces deux jours !
JOUR 4 Comme prévu par la météo consultée avant le départ, la journée devrait être bonne, d’ailleurs il ne pleut pas. Il ne nous en faut pas moins : réveil à 4h30, premier coup de pagaies à 6h00, il faut avancer ! La brume se dissipe tandis que nous longeons Knight Island en direction de Chenega Point et la vue commence à porter. Nous voyons pour la première fois le paysage qui nous entoure : criques, baies, forêt et partout d’immenses montagnes avec de grands glaciers et notamment au nord l’impressionnante chaine des monts Chugach et son sommet le mont Marcus Baker qui culmine à 4061 m.

Des saumons sautent de partout et des têtes de phoques ou de loutres apparaissent et disparaissent presque toutes les 5 minutes. La mer est plate, la tempête est terminée nous rions presque de la traversée de 8 km de Knight Island Passage, nous qui il y a à peine 12h, étions terrorisés à 5 m de la côte. Nous pêchons à la traine : première casse sur un poisson puis raté de saumon, décroché à 50 cm du kayak… Nous atteignons Chenega Point sous un soleil radieux. C’est l’arrêt pique nique et séchage. Nous avons pris la pluie 35 heures d’affilée mais cette fois le soleil est bien là et il n’y a plus un nuage dans le ciel, c’est un vrai bonheur. Chenega Point fourmille de vie, des dizaines de saumons sautent parfois à plus 50 cm de haut, on aperçoit des ailerons de dauphins, des aigles et toujours les loutres et les phoques. Enfin nous mettons au sec le premier saumon, pas de chance c’est un Pink Salmon une espèce plutôt fade, alors que nous visons le Silver Salmon aux qualités gustatives et combatives 1000 fois supérieures.

Nous entamons une seconde traversée vers Dual Head, nous pagayons désormais dans la « zone à baleines » alors nous sommes aux aguets, en apercevoir est effectivement un des buts du séjour. Toujours sous le soleil nous tirons vers Gaanaak Cove, zone de bivouac réputée.

A 20h30 nous découvrons notre petit paradis : un grand bivouac bien plat dans une herbe courte et bien sèche. Quel retournement de situation après deux jours de galère, de retard, de pluie, de bivouacs spongieux et inconfortables. Nous venons d’effectuer 47 km de kayak, notre retard est rattrapé, nous sommes secs et on peut manger dehors au milieu de pics extraordinaires, c’est l’enchantement.

JOUR 5 Nous laissons le camp à Gaanaak Cove sous la bonne garde de la clôture pour aller voir le Nassau Glacier qui charrie les icebergs aperçus la veille à l’entrée d’Icy Bay. Il fait nuageux lorsque nous pénétrons dans Nassau Fjord, la muraille de glace n’est pas loin, l’eau et l’air sont bien plus froids que les jours précédents.

Sur les icebergs de nombreux phoques se prélassent malgré les énormes coups de tonnerre produits par le glacier.

Nous tirons jusqu’à la plage au bout de Nassau Fjord, face au front du glacier qui surplombe la mer d’au moins 200 mètres. C’est impressionnant. La rivière qui jouxte la plage est remplie de Pink Salmon en plein frai, il y a de nombreuses traces d’ours. L’après midi nous retournons à Gaanaak Cove sous la pluie qui est revenue à midi. La glace et les icebergs de Nassau Fjord nous accompagnent, le courant de la marée les fait sortir du fjord.

Nous attrapons un Pink Salmon bien frais qui finit en filet pour le repas du soir. Il pleut mais le camp est déjà monté, nos deux filets de saumon (cuits à la poêle dans la tente…) doivent bien faire 500 g chacun ! Ils nous régalent mais ce n’est pas meilleur que de la truite. Il nous faut un Silver Salmon !

JOUR 6 Réveil sous la bruine et départ vers Dangerous Passage. Comme chaque matin il faut porter les affaires jusqu’à la mer qui est au plus bas. A la sortie d’Icy Bay grosse montée d’adrénaline, des points noirs crèvent la surface puis replongent : des nageoires orques ? ou plutôt des nageoires d’orques ! On pagaie aussi vite possible dans leur direction puis identifions les bestioles : des macareux moines. Restons optimistes, c’est plus petit que des orques mais ce n’est pas tous les jours non plus qu’on en voit ! La matinée passe avec de la pluie intermittente, nous attrapons nos Pink Salmon quotidiens à la traine et nous montons le camp à 16h à Paddy Point à côté d’un petit ruisseau. Il pleut à nouveau des cordes.

JOUR 7 Il a plu toute la nuit et du coup ce matin nous sommes presque contents en voyant qu’il y’a juste une petite bruine. Chaque matin implique le moment le plus désagréable de la journée : enfiler sa tenue stockée dans l’auvent. On commence par le caleçon qui goutte, la salopette humide et glaciale, puis le T shirt synthétique qu’on peut essorer, la polaire qui sent une odeur « bizarre » et qui dégouline d’eau et on termine par les chaussettes qui de toute façon finissent dans les bottes remplies d’eau. La mer est calme mais le brouillard est revenu, nous masquant la vue sur les baies et iles environnantes. Nous prenons la « route » en direction de Nowel Point mais à la sortie de Dangerous Passage nous perdons la protection de Chenaga Island contre la houle et le vent de face. A la sortie de Granite Bay, les vagues sont trop hautes, on décide quand même de tirer jusqu’à Nowel Point ou des « cabins » figurent sur la carte.

Les 3 km qu’ils nous restent nous prendrons 2 heures avec de bonnes vagues qui nous arrivent de côté. A 11h sous des trombes d’eaux nous voyons enfin la cabane dans la crique de Nowel Point. Suspense : nous nous approchons, débarquons, pas de serrure, pas de cadenas ! Grande joie quand nous ouvrons la porte et qu’on lit que nous pouvons occuper l’abri ! Il s’agit d’une maison appartenant visiblement à une famille de locaux « les Kristen » et qu’ils laissent en libre accès pour les voyageurs de passage. Une sacrée belle surprise d’autant que dehors il pleut comme jamais. Nous voyons surtout le poêle, la table avec des chaises, une belle cuisine…. Nous déballons toutes les affaires, tout est suspendu, essuyé, séché. Les sacs de nourriture ou de vêtements commencent à sentir très mauvais.

Malgré la pluie de l’après midi nous sortons pêcher à pied mais pas de chance, que du Pink Salmon dont un finira sur la poêle.
JOUR 8 Petit choix à faire : rester dans cette maison une journée de plus ou profiter de la mer calme pour franchir l’entrée de Knight Island Passage, très ouverte sur la baie et donc peu protégée du vent et de la houle. Nous décidons d’avancer d’autant que le ciel a l’air plutôt clément nous partons donc en direction de Crafton Island sur laquelle nous pique-niquons. L’ile est pleine de jolies plages de gravier blanc bordées de sapins recouverts de mousse, c’est magnifique.

Nous pêchons tranquillement entre Crafton Island et la côte, abrités de la houle qui commence à se former puis nous tirons vers Falls Bay. Nous sommes à court d’eau potable et nous dirigeons vers un écoulement pour refaire le plein. Il nous faut prendre pied dans des éboulis rocheux qui descendent vers la mer mais lorsque nous arrivons en kayak sur les roches des petits rouleaux de 20 cm rendent la manœuvre délicate. C’est encore un peu profond pour débarquer sans se mouiller les bottes (qui sont déjà trempées par la pluie) et nous manœuvrons pour trouver une zone moins profonde bien que les rouleaux fassent giter le kayak dangereusement. Nous sommes désormais sur la tranche et notre seule préoccupation est encore d’essayer de ne pas nous mouiller alors que nous sommes en train de nous retourner ! Sans même qu’on s’en rende compte c’est le naufrage, le vrai ! Pas le choix, nous déjupons et l’eau remplit les hiloires, tout ce qui était dedans se met à flotter ou couler (bouteilles d’eau, canne à pêche, boite de leurres, spray à ours, gants….). On ne sait pas trop quoi faire entre rattraper ces objets ou essayer de maintenir le kayak droit. Il est maintenant plein d’eau et chaque vague lui fait heurter des roches, on entend la fibre craquer. Nous essayons bêtement de le haler hors de l’eau alors qu’il doit peser 400 kilos. Évidemment rien ne bouge. On commence alors à écoper mais à chaque rouleau il se remplit à nouveau. Dur de savoir combien de temps se sont écoulés mais la situation n’a pas évolué d’un brin, le kayak est sous l’eau, frappe constamment les rochers et nous n’arrivons pas à le remettre à flot, il va finir par se trouer. Nous commençons alors à le décharger, nous retirons tout ce qui est sur le pont puis dans les coffres et on réfléchi un peu. Le salut n’est pas la côte au contraire, il faut tirer le kayak vers le large avec l’aide la portance de l’eau et l’éloigner du rivage avec ses rochers pointus et ses rouleaux déferlants. Cela fonctionne, nous sommes maintenant en amont de la zone d’éclatement des vagues à quelques mètres du bord, de l’eau jusqu’à la poitrine. Les vagues soulèvent simplement le kayak mais ne déferlent plus dessus et dedans et surtout il ne s’abime plus sur les rochers. Reste qu’écoper est toujours impossible puisque les hiloires sont sous la surface de l’eau. Il faut donc travailler à deux : un qui, avec l’aide de la portance, soulève le kayak pour faire passer les bords des hiloires au dessus de la surface et l’autre qui écope avec une super boite à glace Carte d’Or. Cela fonctionne, litre après litre, le kayak flotte à nouveau ! Quel soulagement. Nous rembarquons pour emmener le kayak vers une plage de graviers puis allons à pied chercher les affaires déchargées sur les rochers pendant le naufrage. Petit point dégâts : sous la coque il y a de profonds sillons dans la fibre mais ça ne prend pas l’eau. Nous sommes passés en à peine 5 minutes à une partie de pêche sur mer calme à un naufrage où nous avons bien failli perdre notre embarcation. Nous nous maudissons de notre manque d’appréciation : comment a-t-on pu penser débarquer sur une zone rocheuse avec des rouleaux d’autant que des écoulements d’eau douce il y en a tous les 50 mètres ! A défaut de combinaisons sèches, nos salopettes néoprènes nous ont bien servi, nous n’avons jamais été gênés par le froid alors que nous sommes restés longtemps dans l’eau froide parfois jusqu’à la poitrine (voire plus). A 14h, nous repartons bien silencieux vers Falls Bay où nous sommes cueillis par une forte houle. Assez d’émotion pour la journée, nous décidons de nous arrêter à l’abri dans la baie ou au premier débarquement nous trouvons un super bivouac. Il fait presque beau et on peut même manger dehors. Au repas, nous nous refaisons le débarquement du naufrage 100 fois sans chavirer et 100 fois en chavirant mais en se remettant à flot en 5 minutes et sans casse. En revanche nous nous demandons encore comment remettre un kayak à flot sans avoir pied par forte houle loin de la côte… Ca doit être quelque chose ! Alors que nous sommes couchés et presque endormis, un bout de bois craque dans la forêt, nous sommes aux aguets, 5 secondes plus tard les 90 décibels de l’alarme brisent le silence. Branle-bas de combat : trouver la lampe, sortir du sac, trouver le spray, ouvrir la chambre, ouvrir la tente, sortir. Rien n’est en vu, l’animal a déjà fui.
JOUR 9 Il fait beau ! Pour la 2ème fois du séjour nous voyons les monts Chugach, c’est le bon moment pour faire les 20 km exposés jusqu’à Culross Passage. Nous venons d’ailleurs de prendre la décision de rentrer à Whittier (encore à 75 km) le plus vite possible pour continuer le séjour à l’intérieur des terres où le climat est plus sec. La pluie nous harcèle chaque jour, tout est trempé, rien ne sèche et toute activité en dévient presque désagréable (kayak, pêche, pique-nique, bivouac…) malgré le décor de rêve qui nous entoure. Les affaires sentent de plus en plus mauvais, une odeur de poubelles s’échappe de nos sacs…

A l’entrée de Nellie Juan nous apercevons le premier lion de mer du séjour et alors que nous abordons Culross Passage un point noir semble bouger sur la plage : un ours noir. La traversée de Culross Passage est sublime, la forêt est magnifique, il y a des dizaines d’iles minuscules qui débordent d’arbres immenses et au détour d’une plage un ours noir mange un saumon.

On s’approche, encore, encore et le kayak heurte la plage à 5 m de l’ours. Il part effrayé.
C’est tellement beau qu’on se dit qu’on devrait rester une journée entière à Culross et notamment faire le Shrode Lake Trail au fond de Long Bay.

A midi la pluie revient, une vraie pluie qui nous rappelle notre décision du matin : rentrer à Whittier le plus vite possible. Tant pis pour la rando ! Nous bivouaquons à la sortie de Culross Passage. Il fait plus froid que d’habitude et il pleut vraiment fort lorsque nous montons le camp après 35 km.
JOUR 10 Whittier est à 27 km et le train est à 18h15 : est-ce jouable ? Il a plu toute la nuit et à 5h30 au réveil ça ne semble pas vouloir se calmer ce qui nous motive pour tenter le contre la montre ! En sortant de Culross sous des trombes d’eau, un lion de mer énorme surgit à 10 m du kayak un saumon à la gueule puis replonge dans une gerbe d’eau. La scène a duré 5 secondes mais nous stupéfait. Le vent et les vagues nous inquiètent : on aborde la plus grande traversée du séjour 13 km sans escale de Culross à Decision Point. Mais il souffle de l’arrière et reste modéré pour le moment. On tente. Tout se passe bien, on franchi Port Wells puis BlackStone Bay assez rapidement. Le vent nous pousse à Whittier, on décide de s’arrêter que lorsqu’on y sera ! D’ailleurs il fait froid, on a qu’une envie retrouver des affaires sèches et un repas dans un endroit chaud. La pluie se calme à l’entrée de Canal Passage. Le GPS nous dit qu’on avance à 7km/h et que Whittier est à 7 km. Le calcul est simple. A 13h on entre dans le port de la ville et nous hissons les affaires sur le ponton de la capitainerie, 190 km de kayak après notre dépose en bateau

L’employé de Brooke nous accueille, nous ramenons le kayak à la cahute. Nous signalons les dégâts sur le kayak. Habituellement ils sont facturés mais dans notre cas il se contentera de ne pas nous rembourser les jours de location non utilisés. Nous prenons le repas du midi dans un café : frites et hamburger bien au chaud. Nous avons encore 3 heures à tuer avant le train qui met lui-même 4 heures pour effectuer les 80 km de Whittier à Anchorage. On optimise en faisant du stop. Et après 15 min nous voilà dans le pick up de Mike qui nous dépose à l’aéroport 1h plus tard ! On va pouvoir filer au Denali dans la soirée. La journée n’est pas finie : aucune agence de location n’a de voiture pour nous sauf chez Budget où il reste des pick up disponibles. C’est un peu cher mais pas le choix. Nouvelle mauvaise surprise nos cartes bleues ne fonctionnent pas, ce sont des cartes de débit et Budget n’accepte que les cartes de crédit nous dit-on. Il s’agit pourtant d’une Visa Premier et d’une Master Card classiques. Impossible donc de louer une voiture tout est « sold out » sauf chez Budget. Nuit dans un motel à côté de l’aéroport pour trouver une solution : organiser une semaine en bus ou en train ou trouver une carte de crédit prépayée.
Kayak et rando en Alaska English translation pending
Si un jour ça peut servir à quelqu’un voici un petit compte-rendu de notre séjour en Alaska.
A la recherche d’une destination nordique aux paysages grandioses et à la nature préservée, notre choix s’est porté sur l’Alaska. Du fait des aléas des congés et des disponibilités de chacun, nous partirons à deux, seulement deux semaines (strict minimum pour un endroit si grand) et en septembre ou la pluviométrie est très importante à certains endroits (en se disant que les couleurs automnales et le rut des élans compenseront !)
On prévoit de diviser le séjour en deux parties, une semaine « marine » sur la côte à Seward en kayak de mer en autonomie et une semaine « alpine » au Denali en randonnée à la journée.
PREPARATION Pour être plus libre des horaires on décide d’emmener un kayak gonflable de France. Nous sommes presque débutants en kayak de mer et du coup peu équipés. Disposant déjà d’un Gumotex Swing 2 deux places, ponté et jupé, nous complétons l’équipement avec des cirés de pêcheur pour le haut, des pantalons K-Way pour le bas, des bottes pour les pieds et des sacs étanches pour les affaires. Tout l’équipement de kayak (kayak+rames+jupes+tenue+gilets+gonfleur+sacs étanches…) tient dans le sac de 135 l du fabriquant (taille normal d’un gros bagage) et pèse 22 kg (pour 23 kg autorisés !) Il nous reste donc 23 kg à partager à deux et nos bagages à main pour les vêtements et autres affaires de camping (largement suffisant).
Pour notre destination kayak nous hésitons beaucoup entre Valdez et Seward. Notre choix se porte sur Seward uniquement pour des raisons de proximité avec Anchorage. La carte topographique 231 au 1/100 000 nous aide grandement à préparer l’itinéraire, elle indique entre autres les bivouacs pour le kayak de mer. On « trace » sur Oppenrunner dans la baie de Seward (Resurrection Bay) un parcours de 90 km environ en se donnant 5 jours pour le réaliser en prenant notre temps (on ne se servira jamais du GPS sur place).
Par ailleurs, Resurrection Bay est immense et nous n’avons pas envie de la parcourir à la rame en AR. On décide, si c’est possible, de se faire déposer en bateau navette au milieu de la baie sans rien réserver à l’avance.
JOUR 1 Arrivée à Anchorage samedi à 15h après avoir survolé le pôle nord et le Denali.
Le passage de la douane se fait sans aucune accroche, on nous demande même pas nos ESTA et après quelques banalités échangées sur le pourquoi du séjour on file chez le loueur où sans surprise nous récupérons notre minuscule voiture.
Nous voila désormais à Walmart où nous achetons pour 1 semaine de bouffe : pâtes chinoises, riz, soupes et Alaska oblige spray à ours. Nous trouvons l’alcool à bruler pour le réchaud au rayon pharmacie (vendu comme antiseptique). Pour gagner de la place nous n’avons emmené ni tapis de sol ni bottes, le rayon camping/randonnée est bien fourni et on trouve rapidement notre bonheur.
Nous roulons désormais vers Seward dans l’espoir de prendre dès demain le bateau navette à 7h30 chez Millers Landing, bateau taxi déniché sur le net.
Nous apercevons des bélugas depuis la route aux abords de la baie d’Anchorage. Mais la fatigue reprend le dessus et nous nous endormons enfin dans un camping à 150 km de Seward.
JOUR 2 Décalage oblige, lever à 3h30… nous reprenons la route et nous arrivons à Seward à 5h. Il pleut, il fait nuit, il y a du brouillard, bref cela donne pas envie de faire du kayak...
Heureusement nous trouvons un abri bus où nous pouvons nous préparer au sec. Nous répartissons les affaires dans les sacs et les bidons. Tout passe de justesse ! Finalement à 7h00 nous sommes chez Millers Landing à Lowell Point loueur de kayak et taxis bateau. On achète un trajet simple pour Fox Island et 5 jours de parking soit 68 euros par personne ainsi que nos cartes de pêches (70 euros/personne/15jours). Muet comme une tombe et avare de conseils nous n’obtenons de Millers Landing aucune info malgré nos nombreuses questions sur les endroits à voir, les spots fauniques, les bivouacs ou sur la météo si ce n’est de vagues « maybe » ou des « you will see ». Peut être sommes nous tombés sur un mauvais jour…. Petit doute quand même, il pleut toujours, il fait même franchement mauvais, des nappes de brouillard obstruent la baie et nous nous n’avons aucune indication sur la faisabilité de notre itinéraire préparé depuis la France avec la carte et Google Earth. On se focalise sur le seul point positif, la mer est calme et il n’y pas de vent. On embarque dans le bateau navette à 7h30. Après la dépose, nous sommes désormais seuls sur la plage de Fox Island au bord du Pacifique à gonfler et charger le kayak et enfin c’est parti.
Tout est oublié, la météo, la fatigue du voyage, l’antipathie du loueur : des dizaines de macareux moines survolent le kayak, on aperçoit le 1er lion de mer et la côte est superbe, falaises, criques, grottes et forêt pluviale ne nous lâchent plus. On commence par un tour de Fox Island jusqu’à SandSpit et nous nous dirigeons au hasard vers Humpy Cove où sur la carte une rivière se jette dans l’océan. L’embouchure de la rivière offre un spectacle animalier grandiose, 5 loutres d’eau douce chassent le saumon sans se soucier un instant de ce qui se passe aux alentours. Nous restons presque 2 heures sous la pluie à les regarder faire le va et vient entre leur tanière et la rivière.
Des kayakistes de passage nous offrent une bière et enfin nous obtenons des conseils sur les endroits à voir !
Nous retournons à SandSpit sur Fox Island pour passer la nuit, apparemment il n’ya pas d’ours sur Fox Island alors autant y dormir !
JOUR 3 Sur les conseils des kayakistes de la veille nous partons pour Barwell Island qui ferme l’est de la baie pour voir des macareux et des lions de mers. Avec un peu d’appréhension nous quittons SandSpit, nous partons pour sûrement plusieurs heures sans escale possible.
Nous franchissons le cap Resurrection où la houle du golfe d’Alaska martèle les falaises couvertes de déjections d’oiseaux. On se demande s’il est bien prudent de pousser jusqu’à Barwell Island encore 1 km plus au large et donc encore plus exposée mais notre envie de voir des lions de mer nous motive. Nous faisons donc le tour de cette petite ile, qui a des allures de caillou au milieu de l’océan. La houle est impressionnante, un petit vent se lève, il pleut, la roche est grisâtre avec d’immenses algues, bref l’ambiance est tendue.
Finalement, pas de lions de mer nous verrons quand même quelques phoques échoués sur les rochers. Au moins nous aurons pagayé dans le golfe d’Alaska ! On se dépêche de retourner derrière le cap, bien à l’abri des éléments. Par chance nous sommes à marée basse et du coup on trouve même une petite plage pour le piquenique.
On entame ensuite une longue traversée de la baie pour rejoindre la rive Ouest, 12 km sans escale, des dauphins et des macareux viendront nous divertir.
On campe à l’entrée de la baie Bear Glacier dont l’exploration est prévue demain. La recherche du bon emplacement de bivouac est marquée d’une chute à l’eau à l’embarquement.
De toute façon il pleut depuis la veille !
JOUR 4 La baie du glacier est reliée à Resurrection Bay par un étroit chenal d’eau saumâtre qu’il faut franchir à marée haute. Manque de chance elle commence à 10h30 du matin et toujours décalés nous sommes sur l’eau à 7h30. Nous allons donc tirer le kayak en marchant à coté de lui dans l’eau pour le km de chenal à franchir, le courant étant trop fort pour pagayer.
Le chenal s’élargit et devient profond, on embarque, le ciel se dégage, la muraille du glacier apparait entre d’immenses icebergs, des phoques viennent et disparaissent, personne en vue, pas un bruit, c’est magique.
Nous slalomons entre les icebergs et tirons jusqu’au front du glacier à 7 km de la.
Puis c’est le miracle, le soleil perce les nuages, marquant l’arrêt d’urgence séchage : tente, duvet, vêtement tout est étendu sur la plage face au grand mur de glace.
Nous longeons tout le front de deux km puis nous entamons notre retour à Seward enivrés par cette journée.
JOUR 5 Afin de ne pas revenir trop vite sur Seward, nous faisons un arrêt sur l’alpine trail de Caines Head Recreation Area que nous comptons parcourir jusqu’au sommet de Calisto Peak Le chemin est bien marqué et bien entretenu. Heureusement, vu la végétation impénétrable. Après 2h dans la forêt nous dépassons enfin la ligne des arbres découvrant ainsi la baie et toutes ses iles que nous parcourons depuis 3 jours en kayak.
A la jumelle nous apercevons un ours noir, puis un peu loin un autre et encore un peu plus loin un 3ème, on s’arrêtera à 4 ours pour cette balade… Le spray est sorti du sac ! Si Caslito Peak semble un peu loin (on marche depuis déjà 3h) nous poussons jusqu'à la dernière ligne de crête pour manger. Nouveau spectacle, on surplombe la baie de Bear Glacier, il est tout aussi majestueux vu du haut.
Dans la soirée nous sommes de retour chez le loueur.
Finalement, la partie kayak fut plus courte que prévue, la végétation rend toute randonnée impossible à pied sans chemin et nous n’avons pas osé à franchir les caps pour sortir de Resurrection Bay qui reste malgré tout, un peu petite pour s’occuper une semaine complète. Avec du recul nous aurions dû aller explorer une des deux baies adjacentes, notamment Aialik Bay qui semble être réputée pour le kayak. Mais comment savoir si un cap franchissable un jour le sera encore 2 jours plus tard !
Nous reprenons la voiture et partons pour Exit Glacier pour admirer la calotte de Harding, réseau glaciaire de 100 km qui borde Resurrection Bay. Le camping d’Exit Glacier est super, réservé aux tentes, il dispose d’un endroit couvert pour manger, véritable luxe au regard de la météo.
JOUR 6 Départ matinal pour Exit Glacier Trail qui permet d’atteindre la calotte. Nous dérangeons une mère élan et son petit qui profitaient eux aussi du chemin.
Nous nous élevons peu à peu au dessus des arbres. Vient le seul moment du séjour ou l’on maudit vraiment la météo : la vue est complètement bouchée. On devine tout de même l’immensité de la calotte. Frustrés on redescend et comme nous avons encore tout l’après midi, nous nous promenons le long de Resurrection River où des chasseurs nous expliquent les règles de la chasse à l’élan et à l’ours.
Nouvelle nuit à Exit Glacier Campground
JOUR 7 Nous commençons à revenir vers Anchorage en voiture. On s’arrête à Russian River Trail ( à faire que si l’on est pêcheur). On remonte le chemin jusqu’au lac tout admirant les remontées de Silver Salmon dernière espèce présente en Septembre avec quelques rares Red Salmon Nuit à Lost Lake Campground
JOUR 8 Dernière randonnée dans la région. Surprise il fait grand beau, pas un nuage dans le ciel. Nous partons pour Lost Lake. Plusieurs heures sont nécessaires pour sortir de la forêt (pleine de myrtilles) puis on débouche sur un plateau où la toundra est en couleur automnale. Le lac apparait, ses eaux turquoises contrastent fortement avec le reste du paysage.
Bordé de deux pics, nous décidons de gravir le moins haut qui surplombe la rive nord. Nous franchissons le plateau et nous nous dirigeons vers le sommet à vue qui n’était pas aussi proche que ce que l’on pensait !
Retour à la voiture après 10h de marche et nous partons pour le Denali à 400 km d’ici avec un stop au Walmart pour refaire le plein pour la semaine suivante.
Camping à Byers Lake à 150 km de l’entrée du parc.
JOUR 9 Petit stop à Troublesome Creek, rivière qu’on pensait très poissonneuse au regard d’un précédent voyage en Août, mais en Septembre plus un saumon, plus une truite, rien de rien. La rive est pleine de trace d’ours. On voulait la remonter jusqu’à la ligne des arbres pour voir le Ruth Glacier et le massif du Denali mais il pleut à grosses gouttes, la vue est bouchée, on s’en retourne trempés à la voiture…. On finit par atteindre le parc (chauffage à fond pour essayer de faire sécher les affaires) vers 15h. Nous découvrons alors la véritable usine du Denali National Park. On nous propose des dizaines d’options de bus, de voitures, de camping et finalement après trois bon quart d’heures à discuter avec la Ranger nous nous décidons. Nous prendrons l’option 3 nuits à Teklanika Campground en voiture et aussi un trajet en bus pour Eilson Visitor Center. Pour préciser, nous avons donc le droit d’aller en voiture jusqu’à Teklanika Campground au mile 30 où nous devrons rester 3 nuits consécutives sans se servir de la voiture. Pour se promener il faudra soit partir du camping à pied, soit prendre des bus. Malgré la basse saison, l’affichage instantané des places de bus et de camping indique que tout est presque plein. Nous rentrons donc dans le parc où l’on remarque que l’automne est presque terminé. Nous montons la tente à Teklanika Campround et comme il est un peu tôt nous faisons un repérage pour la rando de demain et notamment si Teklanika River peut être franchie en bottes (ou en crocs !)
JOUR 10 Franchissement de rivière à 8h du matin : ça réveille !
Nous marchons à vue vers une crête de montagnes. C’est immense et nous n’avançons pas très vite et pour cause on s’enfonce dans 20 cm de mousse à chaque pas… Le paysage est grandiose, la vue porte loin et du haut des collines nous apercevons plusieurs élans trahis par leurs ramures.
On monte au plus haut point de la crête, il fait beau : il ne pleut pas.

Nouvelle nuit à Teklanika.
A la recherche d’une destination nordique aux paysages grandioses et à la nature préservée, notre choix s’est porté sur l’Alaska. Du fait des aléas des congés et des disponibilités de chacun, nous partirons à deux, seulement deux semaines (strict minimum pour un endroit si grand) et en septembre ou la pluviométrie est très importante à certains endroits (en se disant que les couleurs automnales et le rut des élans compenseront !)
On prévoit de diviser le séjour en deux parties, une semaine « marine » sur la côte à Seward en kayak de mer en autonomie et une semaine « alpine » au Denali en randonnée à la journée.
PREPARATION Pour être plus libre des horaires on décide d’emmener un kayak gonflable de France. Nous sommes presque débutants en kayak de mer et du coup peu équipés. Disposant déjà d’un Gumotex Swing 2 deux places, ponté et jupé, nous complétons l’équipement avec des cirés de pêcheur pour le haut, des pantalons K-Way pour le bas, des bottes pour les pieds et des sacs étanches pour les affaires. Tout l’équipement de kayak (kayak+rames+jupes+tenue+gilets+gonfleur+sacs étanches…) tient dans le sac de 135 l du fabriquant (taille normal d’un gros bagage) et pèse 22 kg (pour 23 kg autorisés !) Il nous reste donc 23 kg à partager à deux et nos bagages à main pour les vêtements et autres affaires de camping (largement suffisant).
Pour notre destination kayak nous hésitons beaucoup entre Valdez et Seward. Notre choix se porte sur Seward uniquement pour des raisons de proximité avec Anchorage. La carte topographique 231 au 1/100 000 nous aide grandement à préparer l’itinéraire, elle indique entre autres les bivouacs pour le kayak de mer. On « trace » sur Oppenrunner dans la baie de Seward (Resurrection Bay) un parcours de 90 km environ en se donnant 5 jours pour le réaliser en prenant notre temps (on ne se servira jamais du GPS sur place).
Par ailleurs, Resurrection Bay est immense et nous n’avons pas envie de la parcourir à la rame en AR. On décide, si c’est possible, de se faire déposer en bateau navette au milieu de la baie sans rien réserver à l’avance.
JOUR 1 Arrivée à Anchorage samedi à 15h après avoir survolé le pôle nord et le Denali.
Le passage de la douane se fait sans aucune accroche, on nous demande même pas nos ESTA et après quelques banalités échangées sur le pourquoi du séjour on file chez le loueur où sans surprise nous récupérons notre minuscule voiture.
Nous voila désormais à Walmart où nous achetons pour 1 semaine de bouffe : pâtes chinoises, riz, soupes et Alaska oblige spray à ours. Nous trouvons l’alcool à bruler pour le réchaud au rayon pharmacie (vendu comme antiseptique). Pour gagner de la place nous n’avons emmené ni tapis de sol ni bottes, le rayon camping/randonnée est bien fourni et on trouve rapidement notre bonheur.
Nous roulons désormais vers Seward dans l’espoir de prendre dès demain le bateau navette à 7h30 chez Millers Landing, bateau taxi déniché sur le net.Nous apercevons des bélugas depuis la route aux abords de la baie d’Anchorage. Mais la fatigue reprend le dessus et nous nous endormons enfin dans un camping à 150 km de Seward.
JOUR 2 Décalage oblige, lever à 3h30… nous reprenons la route et nous arrivons à Seward à 5h. Il pleut, il fait nuit, il y a du brouillard, bref cela donne pas envie de faire du kayak...

Heureusement nous trouvons un abri bus où nous pouvons nous préparer au sec. Nous répartissons les affaires dans les sacs et les bidons. Tout passe de justesse ! Finalement à 7h00 nous sommes chez Millers Landing à Lowell Point loueur de kayak et taxis bateau. On achète un trajet simple pour Fox Island et 5 jours de parking soit 68 euros par personne ainsi que nos cartes de pêches (70 euros/personne/15jours). Muet comme une tombe et avare de conseils nous n’obtenons de Millers Landing aucune info malgré nos nombreuses questions sur les endroits à voir, les spots fauniques, les bivouacs ou sur la météo si ce n’est de vagues « maybe » ou des « you will see ». Peut être sommes nous tombés sur un mauvais jour…. Petit doute quand même, il pleut toujours, il fait même franchement mauvais, des nappes de brouillard obstruent la baie et nous nous n’avons aucune indication sur la faisabilité de notre itinéraire préparé depuis la France avec la carte et Google Earth. On se focalise sur le seul point positif, la mer est calme et il n’y pas de vent. On embarque dans le bateau navette à 7h30. Après la dépose, nous sommes désormais seuls sur la plage de Fox Island au bord du Pacifique à gonfler et charger le kayak et enfin c’est parti.

Tout est oublié, la météo, la fatigue du voyage, l’antipathie du loueur : des dizaines de macareux moines survolent le kayak, on aperçoit le 1er lion de mer et la côte est superbe, falaises, criques, grottes et forêt pluviale ne nous lâchent plus. On commence par un tour de Fox Island jusqu’à SandSpit et nous nous dirigeons au hasard vers Humpy Cove où sur la carte une rivière se jette dans l’océan. L’embouchure de la rivière offre un spectacle animalier grandiose, 5 loutres d’eau douce chassent le saumon sans se soucier un instant de ce qui se passe aux alentours. Nous restons presque 2 heures sous la pluie à les regarder faire le va et vient entre leur tanière et la rivière.

Des kayakistes de passage nous offrent une bière et enfin nous obtenons des conseils sur les endroits à voir !
Nous retournons à SandSpit sur Fox Island pour passer la nuit, apparemment il n’ya pas d’ours sur Fox Island alors autant y dormir !

JOUR 3 Sur les conseils des kayakistes de la veille nous partons pour Barwell Island qui ferme l’est de la baie pour voir des macareux et des lions de mers. Avec un peu d’appréhension nous quittons SandSpit, nous partons pour sûrement plusieurs heures sans escale possible.

Nous franchissons le cap Resurrection où la houle du golfe d’Alaska martèle les falaises couvertes de déjections d’oiseaux. On se demande s’il est bien prudent de pousser jusqu’à Barwell Island encore 1 km plus au large et donc encore plus exposée mais notre envie de voir des lions de mer nous motive. Nous faisons donc le tour de cette petite ile, qui a des allures de caillou au milieu de l’océan. La houle est impressionnante, un petit vent se lève, il pleut, la roche est grisâtre avec d’immenses algues, bref l’ambiance est tendue.
Finalement, pas de lions de mer nous verrons quand même quelques phoques échoués sur les rochers. Au moins nous aurons pagayé dans le golfe d’Alaska ! On se dépêche de retourner derrière le cap, bien à l’abri des éléments. Par chance nous sommes à marée basse et du coup on trouve même une petite plage pour le piquenique.
On entame ensuite une longue traversée de la baie pour rejoindre la rive Ouest, 12 km sans escale, des dauphins et des macareux viendront nous divertir.
On campe à l’entrée de la baie Bear Glacier dont l’exploration est prévue demain. La recherche du bon emplacement de bivouac est marquée d’une chute à l’eau à l’embarquement.
De toute façon il pleut depuis la veille !JOUR 4 La baie du glacier est reliée à Resurrection Bay par un étroit chenal d’eau saumâtre qu’il faut franchir à marée haute. Manque de chance elle commence à 10h30 du matin et toujours décalés nous sommes sur l’eau à 7h30. Nous allons donc tirer le kayak en marchant à coté de lui dans l’eau pour le km de chenal à franchir, le courant étant trop fort pour pagayer.

Le chenal s’élargit et devient profond, on embarque, le ciel se dégage, la muraille du glacier apparait entre d’immenses icebergs, des phoques viennent et disparaissent, personne en vue, pas un bruit, c’est magique.
Nous slalomons entre les icebergs et tirons jusqu’au front du glacier à 7 km de la.
Puis c’est le miracle, le soleil perce les nuages, marquant l’arrêt d’urgence séchage : tente, duvet, vêtement tout est étendu sur la plage face au grand mur de glace.
Nous longeons tout le front de deux km puis nous entamons notre retour à Seward enivrés par cette journée.JOUR 5 Afin de ne pas revenir trop vite sur Seward, nous faisons un arrêt sur l’alpine trail de Caines Head Recreation Area que nous comptons parcourir jusqu’au sommet de Calisto Peak Le chemin est bien marqué et bien entretenu. Heureusement, vu la végétation impénétrable. Après 2h dans la forêt nous dépassons enfin la ligne des arbres découvrant ainsi la baie et toutes ses iles que nous parcourons depuis 3 jours en kayak.
A la jumelle nous apercevons un ours noir, puis un peu loin un autre et encore un peu plus loin un 3ème, on s’arrêtera à 4 ours pour cette balade… Le spray est sorti du sac ! Si Caslito Peak semble un peu loin (on marche depuis déjà 3h) nous poussons jusqu'à la dernière ligne de crête pour manger. Nouveau spectacle, on surplombe la baie de Bear Glacier, il est tout aussi majestueux vu du haut.
Dans la soirée nous sommes de retour chez le loueur.Finalement, la partie kayak fut plus courte que prévue, la végétation rend toute randonnée impossible à pied sans chemin et nous n’avons pas osé à franchir les caps pour sortir de Resurrection Bay qui reste malgré tout, un peu petite pour s’occuper une semaine complète. Avec du recul nous aurions dû aller explorer une des deux baies adjacentes, notamment Aialik Bay qui semble être réputée pour le kayak. Mais comment savoir si un cap franchissable un jour le sera encore 2 jours plus tard !
Nous reprenons la voiture et partons pour Exit Glacier pour admirer la calotte de Harding, réseau glaciaire de 100 km qui borde Resurrection Bay. Le camping d’Exit Glacier est super, réservé aux tentes, il dispose d’un endroit couvert pour manger, véritable luxe au regard de la météo.
JOUR 6 Départ matinal pour Exit Glacier Trail qui permet d’atteindre la calotte. Nous dérangeons une mère élan et son petit qui profitaient eux aussi du chemin.
Nous nous élevons peu à peu au dessus des arbres. Vient le seul moment du séjour ou l’on maudit vraiment la météo : la vue est complètement bouchée. On devine tout de même l’immensité de la calotte. Frustrés on redescend et comme nous avons encore tout l’après midi, nous nous promenons le long de Resurrection River où des chasseurs nous expliquent les règles de la chasse à l’élan et à l’ours.
Nouvelle nuit à Exit Glacier CampgroundJOUR 7 Nous commençons à revenir vers Anchorage en voiture. On s’arrête à Russian River Trail ( à faire que si l’on est pêcheur). On remonte le chemin jusqu’au lac tout admirant les remontées de Silver Salmon dernière espèce présente en Septembre avec quelques rares Red Salmon Nuit à Lost Lake Campground
JOUR 8 Dernière randonnée dans la région. Surprise il fait grand beau, pas un nuage dans le ciel. Nous partons pour Lost Lake. Plusieurs heures sont nécessaires pour sortir de la forêt (pleine de myrtilles) puis on débouche sur un plateau où la toundra est en couleur automnale. Le lac apparait, ses eaux turquoises contrastent fortement avec le reste du paysage.
Bordé de deux pics, nous décidons de gravir le moins haut qui surplombe la rive nord. Nous franchissons le plateau et nous nous dirigeons vers le sommet à vue qui n’était pas aussi proche que ce que l’on pensait !
Retour à la voiture après 10h de marche et nous partons pour le Denali à 400 km d’ici avec un stop au Walmart pour refaire le plein pour la semaine suivante.Camping à Byers Lake à 150 km de l’entrée du parc.
JOUR 9 Petit stop à Troublesome Creek, rivière qu’on pensait très poissonneuse au regard d’un précédent voyage en Août, mais en Septembre plus un saumon, plus une truite, rien de rien. La rive est pleine de trace d’ours. On voulait la remonter jusqu’à la ligne des arbres pour voir le Ruth Glacier et le massif du Denali mais il pleut à grosses gouttes, la vue est bouchée, on s’en retourne trempés à la voiture…. On finit par atteindre le parc (chauffage à fond pour essayer de faire sécher les affaires) vers 15h. Nous découvrons alors la véritable usine du Denali National Park. On nous propose des dizaines d’options de bus, de voitures, de camping et finalement après trois bon quart d’heures à discuter avec la Ranger nous nous décidons. Nous prendrons l’option 3 nuits à Teklanika Campground en voiture et aussi un trajet en bus pour Eilson Visitor Center. Pour préciser, nous avons donc le droit d’aller en voiture jusqu’à Teklanika Campground au mile 30 où nous devrons rester 3 nuits consécutives sans se servir de la voiture. Pour se promener il faudra soit partir du camping à pied, soit prendre des bus. Malgré la basse saison, l’affichage instantané des places de bus et de camping indique que tout est presque plein. Nous rentrons donc dans le parc où l’on remarque que l’automne est presque terminé. Nous montons la tente à Teklanika Campround et comme il est un peu tôt nous faisons un repérage pour la rando de demain et notamment si Teklanika River peut être franchie en bottes (ou en crocs !)
JOUR 10 Franchissement de rivière à 8h du matin : ça réveille !
Nous marchons à vue vers une crête de montagnes. C’est immense et nous n’avançons pas très vite et pour cause on s’enfonce dans 20 cm de mousse à chaque pas… Le paysage est grandiose, la vue porte loin et du haut des collines nous apercevons plusieurs élans trahis par leurs ramures.
On monte au plus haut point de la crête, il fait beau : il ne pleut pas.

Nouvelle nuit à Teklanika.
Tour du monde austral 2013-2014 sur le neoRomantica: le retour English translation pending
Bonjour à tous !
Voici le compte rendu détaillé de notre deuxième tour du monde.
Très différent du 1er, il ne peut être comparé. Nous avons éprouvé le même bonheur à la découverte d’horizons nouveaux, et à la rencontre des autres. Ces échanges furent enrichissants. Nous avons apprécié notre bateau car plus petit, malgré son côté vieillot, mais c’est le seul qui permet de remonter l’Amazone, l’un des moments fort de ce TDM.
Je vous propose de commencer ce fil avec le récit complet de ces 122 jours, il n’en manquera pas un !
À la fin de ce récit qui sera édité par chapitres, en fonction de mes disponibilités, je me ferai un plaisir de répondre au mieux à vos interrogations. Je me tiens à votre disposition pour faciliter, autant que faire se peut, la préparation des futurs tourdumondistes à leur nouvelle aventure.
Bon voyage !
Christian
Voici le compte rendu détaillé de notre deuxième tour du monde.
Très différent du 1er, il ne peut être comparé. Nous avons éprouvé le même bonheur à la découverte d’horizons nouveaux, et à la rencontre des autres. Ces échanges furent enrichissants. Nous avons apprécié notre bateau car plus petit, malgré son côté vieillot, mais c’est le seul qui permet de remonter l’Amazone, l’un des moments fort de ce TDM.
Je vous propose de commencer ce fil avec le récit complet de ces 122 jours, il n’en manquera pas un !
À la fin de ce récit qui sera édité par chapitres, en fonction de mes disponibilités, je me ferai un plaisir de répondre au mieux à vos interrogations. Je me tiens à votre disposition pour faciliter, autant que faire se peut, la préparation des futurs tourdumondistes à leur nouvelle aventure.
Bon voyage !
Christian
Accident sur le Costa Pacifica (port de Marseille - 11 décembre 2012) English translation pending
Bonjour à tous!
Le costa pacifica a heurté le port de Marseilles!
8m d'ouverts sur le coté au dessus de la ligne de flottaison...
Pour en parler et se tenir au courant du départ du paquebot c'est ici
http://www.laprovence.com/actu/region-en-direct/reporter-mobile-le-costa-pacifica-a-heurte-le-quai-degats-importants
http://www.laprovence.com/actu/region-en-direct/reporter-mobile-le-costa-pacifica-a-heurte-le-quai-degats-importants
Transcription d'un mariage franco-camerounais English translation pending
Bonjour
Je suis Français et je viens de me marier avec une camerounaise (un amour de femme). J'ai déposé un dossier de mariage a l'ambassade de France a Yaoundé au mois d'octobre 2010, après 10 mois de tracasseries administratives, j'ai enfin reçu ma capacité a mariage (cela fais drôle dans un pays de sois disant de liberté comme la France, de demander une autorisation pour épouser la femme de sa vie ), maintenant il ne reste plus que la transcription, cela fait maintenant un mois que celle ci est arrivée a l'ambassade de Yaoundé et je me suis permis de les appeler pour savoir ou l'on en était, j'ai eu comme réponse d'une dame, qu'ils étaient actuellement dans l'attente de l'authentification de l'acte de naissance de mon épouse ( la même raison qui a fait trainer la délivrance de la capacité a mariage ). Pourtant quand j'ai retiré la capacité le fonctionnaire qui me l'a remise m' assuré que tout était bon, que pour la transcription il n'y avait plus rien a faire sinon transcrire le mariage a l’état civil Français.
Si quelqu'un a une idée pour faire avancer les choses, je suis preneur, j'aimerai bien faire les fêtes de fin d'année avec mon épouse ici en France.
Merci de vos réponses et conseils.
Petits trucs pour économiser de l'argent pour voyager? English translation pending
Bonjour à tous!
Pour ceux qui voyagent à long terme vous avez surement des petits trucs pour économiser votre argent $$$
J’aimerais bien partir 1 an en Amérique du sud, mais ce n’est pas facile faire des économies.
et comme ça ca va aider d'autres personnes qui veut faire des économie pour voyager.
Merci !
Qu'est-ce qui vous a le plus "époustouflé" au Maroc? English translation pending
Tout est dans le titre
Quelle région ou ville vous a le plus épostouflé au Maroc de part sa beauté, son paysage ...etc...
Allezzzzzzzzzzz faites nous réver!!!!!!!!!!!!!!!!!!!
Allezzzzzzzzzzz faites nous réver!!!!!!!!!!!!!!!!!!!
Retour d'une croisière sur le Costa Serena! English translation pending
bonjour a tous
je suis de retour 🙁 apres un sejour de 10 jours
(2 nuits a venise + la croisiere "vision d'orient" sur le costa serena)
Nous avons passé un magnifique sejour !!! 🙂
nous avons pris le train couchette paris venise le vendredi 26 octobre arrivée a venise le samedi 27 vers 9h30, AUTANT DIRE qu'en sortant de la gare vous êtes immediatemment au coeur de l'ambiance venitienne ! nous avons acheté des forfaits vaporetto (24h / 15 euros), puis direction l' hotel san moisé (proche de la place st marc) l'hotel est charmant et notre chambre GRANDIOSE (chambre 101, vous pouvez la visionner sur le site de lhotel en version anglais "selectionner video"), une tres grande chambre couleur bordeaux avec plein de dorures, une pure merveille ! visite de venise (place st marc, et les petites rues autour + le grand canal) nous etions fatigues de notre voyage en train alors on ne s'est pas couché tard ! Le lendemain DIMANCHE 28 nous avons dejeuné tranquillement, puis nous avons quitté l'hotel pour emprunter le vaporetto jusque la piazzale roma Arrivé sur le parking de la place, nous avons cherché l'emplacement du bus costa (au fond tout a gauche de la place) 5mn apres notre arrivée le bus costa arrivait ! direction l'embarquement !!!! 😎 arrivée au numero 107 on aperçoit le magnifique costa serena, une hotesse nous attend a la sortie du bus et nous indique l'endroit ou deposer nos valises ensuite le parcours est fleché, vous montez dans une grande salle D ATTENTE ! des jus de fruits, cafés thés sont a votre disposition et il faut se presenter au comptoir pour avoir un numero, il est 11h30 et l'on nous attribue le numero 11 l'embarquement est prévu a partir de 13h30, il commencera finalement a 13h00 et nous monterons a bord a 13h30 ! prise de photo traditionnelle avant de monter a bord et puis l'on nous guide vers le pont 9 pour aller manger car es cabines ne seront pas pretes avant 14h LE BATEAU PREMIERE IMPRESSION le bateau est tres beau et ressemble beaucoup de par sa conception au costa magica que j'avais pris en 2005La decoration differe cependant : on peut decouvrir des statues style venitienne en montant dans l'ascenseur panoramique, autre difference les eclairages qui changent de ton en permanence dans l'atrium le theatre et dans divers bars. la salle de fitness est un peu plus petite et se trouve lateralement et non a l'avant du bateau il y a un espace thalasso appelé "espace samsara" avec une petite piscine avec banc massant bouillonants; jets d'eau massants et une salle relaxante tres belle et tres relaxante avec un espace pour boire de la tisane et des chaises longues a l'avant du bateau ! on ressent une tres grande plenitude dans cette sallle, UNE TRES GRANDE REUSSITE ! il y a aussi plusieurs saunas et hammams, de tres belles pieces egalement ! de nouveaux bars font leurs apparitions ! * un bar a chocolat, je n'ai malheureusement pas eu le temps de tester mais cela sentait tres bon ! * un bar sportif avec des poufs en forme de ballons de foot et des ecrans qui retransmettent des evenements sportifs on retrouve les autres bars traditionnels d'ambiance variées aussi beaux les uns que les autresle casino, la discotheque, la salle de jeux, la chapelle sont identiques au costa magica A NOTER LA BIBLIOTHEQUE QUI A UNE DECORATION TRES PARTICULIERE ASSEZ SOMBRE? PERSO JE NE SUIS PAS FAN
LES PISCINES il y en a 3 dont 2 sous des verrieres amovibles accompagnees chacune de 2 jaccuzis l'eau des piscines est assez fraiche mais pas froide
LE THEATRE magnifique les eclairages lumineux au plafond le font changer de ton, tres beau ! comme sur le magica il est doté d'une vraie scene avec ascenseurs et autres effets speciaux
LES RESTAURANTS les restaurants du soir (restaurant CERES ET VESTA) identiques au costa magica ils sont sur 2 etages et tres jolis a noter que nous etions au ceres au bout du bateau et nous ressentions des vibrations, donc a choisir il vaut mieux etre sur le restaurant avant "le vesta" les restaurants buffets situes au pont 9, la ou nous avons mangé juste apres avoir embarqué sont decores dans les tons rouges, la nourriture y st tres variée est tres bonne, petit bemol en ce qui concerne les fruits qui sont parfois durs et les glaces qui manquent un peu de creme....
Pour le premier repas nous avions pris des lasagnes qui etaient succulentes ! je vous les conseille vivement 😛 nous sommes alles a notre cabine pont 9 libra cabine 9265, c'est une cabine exterieure avec balcon, nous sommes 4 par consequent le coin salon a été transformé en 2 lits superposés la cabine est de bonne taille et le balcon c'est vraiment un plus avec la vue qui nous est offerte !
nos 4 cartes costa nous attendent ainsi que le journal de bord, une reunion est prevue a 16h, nous nous y rendons, on nous annonce que les français sont les premiers representés a bord: 1500 !!!!! WHAOU j'avoue etre contente car cela reduit le nombre d'italiens a bord on nous montre le plan du bateau, quelques explications pour se reperer, les excursions possibles ect
a 18h on monte sur le pont pour le depart, on a changé l'heure alors il ffait noir et il ne fait pas tres chaud, des couvertures sont a notre disposition pour nous rechauffer ! 18h20 le bateau part enfin, on peut entendre une musique de boccheli, on l'entendra a chaque depart, c'est tres beau 😎 tout n'est pas eclairé a venise mais les principaux batiments le sont et l'on apreçoit bien la place st marc !
Nous avons choisi le premier service, c'est a 18h30 UN PEU TOT ! mais bon finalement le temps d'arriver et d'etre servi ça fait plus 18h45
LES REPAS Les plats sont tous tres bons tres fins et tres bien présentés, vous avez environ 3 choix par plats et il y a 7 plats - hors d'oeuvre - soupe - pates - plat principal - salade - fromage - dessert
A NOTER que ce ne sont pas de grande quantité mais les plats sont fins et l'on se regale ! - tres bonne organisation, les plats arrivent toujours bien chauds et ne meme temps pour chaque convive - en guise d'aperitif on vous apporte une assiette de jambon de parme avec un fromage italien dont je ne connais pas le nom ainsi que des petits toasts grillés avec des petits morceaux de tomates UN DELICE !
- en ce qui concerne les buffets ils sont tres varies et certains a theme chaque jour
- le tea time est tres agreable, je vous conseille de gouter les meringues d'habitude je ne suis pas fan mais la j'avoue qu elles sont succulentes
- la pizzeria vous propse chaque jour differente pizzas elles sont tres fines et delicieuses
EN CE QUI CONCERNE LE RESTAURANT SAMSARA ET LE RESTAURA SPECIAL je ne peux vous en parler car je n'ai pas testé !!
bref vous aurez compris que l'on prend des kilos !! j'avoue que je n'ose pas me peser
LES ESCALES
* venise la ville de depart et d'arrivee INDESCRIPTIBLE magnifique sublime ! chaque petite ruelle a un charme fou, vous pouvez vous ballader au hasard tout est beau ou presque ! 😏
* bari on y restait que 3 heures c parfaitement suffisant pour visiter la vieille ville et promener sur les remparts, je vous conseille de prendre un petit plan, vous pouvez vous rendre a la cathedrale st nicolas, arpenter les petites riuelles et revenir par les remparts pour longer la mer il faisait tres beau plein soleil et environ 18 degres, TRES AGREABLE
* olympie Nous avons pris l'excursion "olympie culturelle visite du site et du musee" nous avons eu une guide fantastique elle s'appelait catherina et allait se presentait comme maire de patras (patite ville grecque a 80 km d'olympie) nous avons pris le bus (environ 35 mn de trajet) visite du site tres beau bien qu'il ne reste pas grand chose l'environnement est tres agreable) puis visite du musee, catherina a rendu la vsite tres interessante, nous n'avons pas du tout regretté notre choix ! tres tres beau temps ! 21 degres
* IZMIR nous avons pris l'excursion "ephese" le guide etait moyen mais bon ça s'est bien passé, il y a envion 45mn de bus pour se rendre au site il y a beaucoup plus de vestiges qu a olympie la bibliotheque de celcius est tres belle ainsi que le theatre et l'envionnement entourant le site, comme a olympie il y a beaucoup de monde qui visite mais bon ça va ! a la fin on a fait des petites boutiques, il faut marchander !! on peut casi diviser les prix annoncés par 2, il y a des beaux petits trucs
* ISTAMBUL nous avons pris l 'escursion visite d istambul a la journée avec dejeuner au bord visite de l eglise ste sophie de la mosquee bleue du grand bazar et du palais topkapi la guide n 'etait pas mal A NOTER QUE TOUT CE QUI EST A VOIR SE SITUE DANS LE MEME COIN D INSTAMBUL le seul gros probleme c les embouteillages, j'avoue que ça me ferait peur de prendre le taxi et de ne pas rentrer a temps sur le bateau ! c impressionnant le flux de voitures, peut etre est ce possible de prendre le tramway si vous voulez faire par vous meme a part ça c une ville tres interessante a visiter, pour ceux qui aiment le shopping il ne faut pas manquer le grand bazar !!!! tres typique tres beau avec plein de trucs a acheter 😛 beau temps egalement meme si ct plus nuageux l apres midi
* DUBROVNIK MAGNIFIQUE ! debarquement en chaloupe, on a a peu pres 4h30 pour visiter la ville, ce qui est largement suffisant, les petites ruelles se parcourent assez rapidement, la chose a ne pas rater c le tour des remparts SPLENDIDE !!!!!!! Il vous faudra uqand meme debourser 7.5 euros par personne, ce n'est pas donné mais ça vaut le coup, on peut faire de magnifiques photos et on surplombe la ville A NE PAS RATER le temps etait superbe grand ciel bleu et 19 degres attention le soleil decline vite donc meme avec ce super temps un petit lainage s'impose avec la tombee du soir
LA VIE A BORD le service est impeccable, nous avions une adorable femme de chambre qui rangeait les affaires des enfants, faisait des formes originales avec ma chemise de nuit, nous laissait des chocolats le soir !!!! - le personnel est prevenant et souriant - l entretien du bateau est excellent - les spectacles sont tres beaux sauf le dernier show assez NUL avec un gars PEPITO ! C MEME BIZARRE VU LA QUALITE DES AUTRES SPECTACLES - les animations sont assez variées, petit bemol en ce qui concerne l'activité peinture, les derniers arrivés n'avaient pas de places, il faut donc se presenter un peu avant l heure, je n'avais pas connu ça en 2005 mais la c'etait apparemmment une activité apprecié des français - une conference a lieu au cours de la semaine pour vous donner des details sur les coulisses du bateau, c'est tres interessant A NE PAS MANQUER ! Vous apprendrez en autre que chaque semaine, ils ne chargent pas les memes choses en nourriture en fonction des nationalites des passagers, il parait que nous français on boit plus de soupe que les autres !!! 😄 - ORGANISATION PARFAITE lors des escales et debarquements - les soirées sont bien animées, beaucoup d'orchestres a divers endroits, differentes ambiances qui repondront a toutes les attentes - 2 soirées de gala avec un menu un peu plus elaborés, on a beaucoup apprecié d'avoir l'occasion de bien s'habiller, c'est tres agreable ! curieusement pas mal de personnes ne vont pas au restaurant ce soir la ???
LES SOUS - les photos: vous etes souvent pris en photo, toutes les photos sont exposées au pont 4, elles sont cheres mais parfois on craque 😊 - les boutiques, de beaux petits coffrets de supers sacs de soirees et des parfums a des prix defiant toute concurrence, sinon les souvenirs signes costa sont assez chers - les boissons, il existe differents forfaits, "la carte boys and girls" 20 boissons non alcoolisées pour 46 euros est tres interessantes et il est pratique de detacher les coupons a chaque conso; le forfait bouteille d'eau est bien aussi, les boissons a l unité ne sont pas données - les excursions sont couteuses entre 50 et 100 euros par personne - les pourboires 42 euros par personne pour les sejour, les enfants ne paient pas.
BREF POUR FINIR JE DIRAI QUE L ON A beaucoup de mal a quitter le bateau sans pincement au coeur on a vraiment PASSE UNE SUPER CROISIERE ! 😉 j'ai deja hate d etre a l'an prochain pour decouvrir les iles grecques a bord du costa fortuna !
a votre disposition pour toutes questions
Nous avons passé un magnifique sejour !!! 🙂
nous avons pris le train couchette paris venise le vendredi 26 octobre arrivée a venise le samedi 27 vers 9h30, AUTANT DIRE qu'en sortant de la gare vous êtes immediatemment au coeur de l'ambiance venitienne ! nous avons acheté des forfaits vaporetto (24h / 15 euros), puis direction l' hotel san moisé (proche de la place st marc) l'hotel est charmant et notre chambre GRANDIOSE (chambre 101, vous pouvez la visionner sur le site de lhotel en version anglais "selectionner video"), une tres grande chambre couleur bordeaux avec plein de dorures, une pure merveille ! visite de venise (place st marc, et les petites rues autour + le grand canal) nous etions fatigues de notre voyage en train alors on ne s'est pas couché tard ! Le lendemain DIMANCHE 28 nous avons dejeuné tranquillement, puis nous avons quitté l'hotel pour emprunter le vaporetto jusque la piazzale roma Arrivé sur le parking de la place, nous avons cherché l'emplacement du bus costa (au fond tout a gauche de la place) 5mn apres notre arrivée le bus costa arrivait ! direction l'embarquement !!!! 😎 arrivée au numero 107 on aperçoit le magnifique costa serena, une hotesse nous attend a la sortie du bus et nous indique l'endroit ou deposer nos valises ensuite le parcours est fleché, vous montez dans une grande salle D ATTENTE ! des jus de fruits, cafés thés sont a votre disposition et il faut se presenter au comptoir pour avoir un numero, il est 11h30 et l'on nous attribue le numero 11 l'embarquement est prévu a partir de 13h30, il commencera finalement a 13h00 et nous monterons a bord a 13h30 ! prise de photo traditionnelle avant de monter a bord et puis l'on nous guide vers le pont 9 pour aller manger car es cabines ne seront pas pretes avant 14h LE BATEAU PREMIERE IMPRESSION le bateau est tres beau et ressemble beaucoup de par sa conception au costa magica que j'avais pris en 2005La decoration differe cependant : on peut decouvrir des statues style venitienne en montant dans l'ascenseur panoramique, autre difference les eclairages qui changent de ton en permanence dans l'atrium le theatre et dans divers bars. la salle de fitness est un peu plus petite et se trouve lateralement et non a l'avant du bateau il y a un espace thalasso appelé "espace samsara" avec une petite piscine avec banc massant bouillonants; jets d'eau massants et une salle relaxante tres belle et tres relaxante avec un espace pour boire de la tisane et des chaises longues a l'avant du bateau ! on ressent une tres grande plenitude dans cette sallle, UNE TRES GRANDE REUSSITE ! il y a aussi plusieurs saunas et hammams, de tres belles pieces egalement ! de nouveaux bars font leurs apparitions ! * un bar a chocolat, je n'ai malheureusement pas eu le temps de tester mais cela sentait tres bon ! * un bar sportif avec des poufs en forme de ballons de foot et des ecrans qui retransmettent des evenements sportifs on retrouve les autres bars traditionnels d'ambiance variées aussi beaux les uns que les autresle casino, la discotheque, la salle de jeux, la chapelle sont identiques au costa magica A NOTER LA BIBLIOTHEQUE QUI A UNE DECORATION TRES PARTICULIERE ASSEZ SOMBRE? PERSO JE NE SUIS PAS FAN
LES PISCINES il y en a 3 dont 2 sous des verrieres amovibles accompagnees chacune de 2 jaccuzis l'eau des piscines est assez fraiche mais pas froide
LE THEATRE magnifique les eclairages lumineux au plafond le font changer de ton, tres beau ! comme sur le magica il est doté d'une vraie scene avec ascenseurs et autres effets speciaux
LES RESTAURANTS les restaurants du soir (restaurant CERES ET VESTA) identiques au costa magica ils sont sur 2 etages et tres jolis a noter que nous etions au ceres au bout du bateau et nous ressentions des vibrations, donc a choisir il vaut mieux etre sur le restaurant avant "le vesta" les restaurants buffets situes au pont 9, la ou nous avons mangé juste apres avoir embarqué sont decores dans les tons rouges, la nourriture y st tres variée est tres bonne, petit bemol en ce qui concerne les fruits qui sont parfois durs et les glaces qui manquent un peu de creme....
Pour le premier repas nous avions pris des lasagnes qui etaient succulentes ! je vous les conseille vivement 😛 nous sommes alles a notre cabine pont 9 libra cabine 9265, c'est une cabine exterieure avec balcon, nous sommes 4 par consequent le coin salon a été transformé en 2 lits superposés la cabine est de bonne taille et le balcon c'est vraiment un plus avec la vue qui nous est offerte !
nos 4 cartes costa nous attendent ainsi que le journal de bord, une reunion est prevue a 16h, nous nous y rendons, on nous annonce que les français sont les premiers representés a bord: 1500 !!!!! WHAOU j'avoue etre contente car cela reduit le nombre d'italiens a bord on nous montre le plan du bateau, quelques explications pour se reperer, les excursions possibles ect
a 18h on monte sur le pont pour le depart, on a changé l'heure alors il ffait noir et il ne fait pas tres chaud, des couvertures sont a notre disposition pour nous rechauffer ! 18h20 le bateau part enfin, on peut entendre une musique de boccheli, on l'entendra a chaque depart, c'est tres beau 😎 tout n'est pas eclairé a venise mais les principaux batiments le sont et l'on apreçoit bien la place st marc !
Nous avons choisi le premier service, c'est a 18h30 UN PEU TOT ! mais bon finalement le temps d'arriver et d'etre servi ça fait plus 18h45
LES REPAS Les plats sont tous tres bons tres fins et tres bien présentés, vous avez environ 3 choix par plats et il y a 7 plats - hors d'oeuvre - soupe - pates - plat principal - salade - fromage - dessert
A NOTER que ce ne sont pas de grande quantité mais les plats sont fins et l'on se regale ! - tres bonne organisation, les plats arrivent toujours bien chauds et ne meme temps pour chaque convive - en guise d'aperitif on vous apporte une assiette de jambon de parme avec un fromage italien dont je ne connais pas le nom ainsi que des petits toasts grillés avec des petits morceaux de tomates UN DELICE !
- en ce qui concerne les buffets ils sont tres varies et certains a theme chaque jour
- le tea time est tres agreable, je vous conseille de gouter les meringues d'habitude je ne suis pas fan mais la j'avoue qu elles sont succulentes
- la pizzeria vous propse chaque jour differente pizzas elles sont tres fines et delicieuses
EN CE QUI CONCERNE LE RESTAURANT SAMSARA ET LE RESTAURA SPECIAL je ne peux vous en parler car je n'ai pas testé !!
bref vous aurez compris que l'on prend des kilos !! j'avoue que je n'ose pas me peser

LES ESCALES
* venise la ville de depart et d'arrivee INDESCRIPTIBLE magnifique sublime ! chaque petite ruelle a un charme fou, vous pouvez vous ballader au hasard tout est beau ou presque ! 😏
* bari on y restait que 3 heures c parfaitement suffisant pour visiter la vieille ville et promener sur les remparts, je vous conseille de prendre un petit plan, vous pouvez vous rendre a la cathedrale st nicolas, arpenter les petites riuelles et revenir par les remparts pour longer la mer il faisait tres beau plein soleil et environ 18 degres, TRES AGREABLE
* olympie Nous avons pris l'excursion "olympie culturelle visite du site et du musee" nous avons eu une guide fantastique elle s'appelait catherina et allait se presentait comme maire de patras (patite ville grecque a 80 km d'olympie) nous avons pris le bus (environ 35 mn de trajet) visite du site tres beau bien qu'il ne reste pas grand chose l'environnement est tres agreable) puis visite du musee, catherina a rendu la vsite tres interessante, nous n'avons pas du tout regretté notre choix ! tres tres beau temps ! 21 degres
* IZMIR nous avons pris l'excursion "ephese" le guide etait moyen mais bon ça s'est bien passé, il y a envion 45mn de bus pour se rendre au site il y a beaucoup plus de vestiges qu a olympie la bibliotheque de celcius est tres belle ainsi que le theatre et l'envionnement entourant le site, comme a olympie il y a beaucoup de monde qui visite mais bon ça va ! a la fin on a fait des petites boutiques, il faut marchander !! on peut casi diviser les prix annoncés par 2, il y a des beaux petits trucs
* ISTAMBUL nous avons pris l 'escursion visite d istambul a la journée avec dejeuner au bord visite de l eglise ste sophie de la mosquee bleue du grand bazar et du palais topkapi la guide n 'etait pas mal A NOTER QUE TOUT CE QUI EST A VOIR SE SITUE DANS LE MEME COIN D INSTAMBUL le seul gros probleme c les embouteillages, j'avoue que ça me ferait peur de prendre le taxi et de ne pas rentrer a temps sur le bateau ! c impressionnant le flux de voitures, peut etre est ce possible de prendre le tramway si vous voulez faire par vous meme a part ça c une ville tres interessante a visiter, pour ceux qui aiment le shopping il ne faut pas manquer le grand bazar !!!! tres typique tres beau avec plein de trucs a acheter 😛 beau temps egalement meme si ct plus nuageux l apres midi
* DUBROVNIK MAGNIFIQUE ! debarquement en chaloupe, on a a peu pres 4h30 pour visiter la ville, ce qui est largement suffisant, les petites ruelles se parcourent assez rapidement, la chose a ne pas rater c le tour des remparts SPLENDIDE !!!!!!! Il vous faudra uqand meme debourser 7.5 euros par personne, ce n'est pas donné mais ça vaut le coup, on peut faire de magnifiques photos et on surplombe la ville A NE PAS RATER le temps etait superbe grand ciel bleu et 19 degres attention le soleil decline vite donc meme avec ce super temps un petit lainage s'impose avec la tombee du soir
LA VIE A BORD le service est impeccable, nous avions une adorable femme de chambre qui rangeait les affaires des enfants, faisait des formes originales avec ma chemise de nuit, nous laissait des chocolats le soir !!!! - le personnel est prevenant et souriant - l entretien du bateau est excellent - les spectacles sont tres beaux sauf le dernier show assez NUL avec un gars PEPITO ! C MEME BIZARRE VU LA QUALITE DES AUTRES SPECTACLES - les animations sont assez variées, petit bemol en ce qui concerne l'activité peinture, les derniers arrivés n'avaient pas de places, il faut donc se presenter un peu avant l heure, je n'avais pas connu ça en 2005 mais la c'etait apparemmment une activité apprecié des français - une conference a lieu au cours de la semaine pour vous donner des details sur les coulisses du bateau, c'est tres interessant A NE PAS MANQUER ! Vous apprendrez en autre que chaque semaine, ils ne chargent pas les memes choses en nourriture en fonction des nationalites des passagers, il parait que nous français on boit plus de soupe que les autres !!! 😄 - ORGANISATION PARFAITE lors des escales et debarquements - les soirées sont bien animées, beaucoup d'orchestres a divers endroits, differentes ambiances qui repondront a toutes les attentes - 2 soirées de gala avec un menu un peu plus elaborés, on a beaucoup apprecié d'avoir l'occasion de bien s'habiller, c'est tres agreable ! curieusement pas mal de personnes ne vont pas au restaurant ce soir la ???
LES SOUS - les photos: vous etes souvent pris en photo, toutes les photos sont exposées au pont 4, elles sont cheres mais parfois on craque 😊 - les boutiques, de beaux petits coffrets de supers sacs de soirees et des parfums a des prix defiant toute concurrence, sinon les souvenirs signes costa sont assez chers - les boissons, il existe differents forfaits, "la carte boys and girls" 20 boissons non alcoolisées pour 46 euros est tres interessantes et il est pratique de detacher les coupons a chaque conso; le forfait bouteille d'eau est bien aussi, les boissons a l unité ne sont pas données - les excursions sont couteuses entre 50 et 100 euros par personne - les pourboires 42 euros par personne pour les sejour, les enfants ne paient pas.
BREF POUR FINIR JE DIRAI QUE L ON A beaucoup de mal a quitter le bateau sans pincement au coeur on a vraiment PASSE UNE SUPER CROISIERE ! 😉 j'ai deja hate d etre a l'an prochain pour decouvrir les iles grecques a bord du costa fortuna !
a votre disposition pour toutes questions
Premier voyage sans organisme à Madagascar English translation pending
Bonsoir! Voilà; mon copain et moi sommes partis l'an dernier au Chili et en Bolivie avec une association. Le pays était fantastique mais le fait de devoir suivre un groupe nous a énormément frustrés. Alors cette année nous décidons de nous lancer seuls. On a pris conscience qu'il fallait un minimum de préparation pour voyager sereinement ms à vrai dire on ne sait vraiment pas par où commencer... Help aux baroudeurs!! Merciii!
Mariage avec un indien English translation pending
j'aimerais rentrer en contact avec des personnes qui se sont mariées en france ou en inde avec un indien...
je suis française et envisage de me marier avec un indien.
Les côtes européennes asphyxiées par les navires de croisière English translation pending
Les géants des mers de Carnival Corporation, le leader mondial, émettent dix fois plus d’oxyde de soufre que les 260 millions de voitures européennes, révèle une étude inédite. Le numéro deux mondial, Royal Carribean, propriétaire notamment du Symphony of the Seas, le plus gros paquebot du monde (362 mètres de long et plus de 8 000 passagers à bord) en a, lui, rejeté quatre fois plus.
Il serait temps de réfléchir à deux fois avant de vouloir faire des croisières.
Mer des Caraïbes avec transat retour Costa Mediterranea, mars 2014 English translation pending
Bonjour à tous,
La première discussion ouverte étant un peu confuse avec les différents changements de Costa sur cette croisière, j'ouvre cette nouvelle discussion en espérant qu'il n'y aura plus de changement !
Réservation faite donc pour la croisière à bord du Mediterranea départ le 14 mars
1 Guadeloupe (Antilles) - 23:59 2 Antigua (Antilles) 12:00 18:00 3 … Plaisirs en mer … - - 4 Grenade (Antilles) 09:00 18:00 5 Barbados (Antilles) 08:00 18:00 6 St. Lucia (Antilles) 08:00 18:00 7 Martinique (Antilles) 08:00 18:00 8 Guadeloupe (Antilles) 08:00 23:59 9 St.Martin (Antilles Néerlandaises) 13:00 23:00 10 Tortola (Iles Vierges Britanniques) 08:00 17:00 11 St. Kitts (AntilleS) 09:00 17:00 12 Roseau (Dominique) 08:00 18:00 13 … Plaisirs en mer … - - 14 … Plaisirs en mer … - - 15 … Plaisirs en mer … - - 16 … Plaisirs en mer … - - 17 … Plaisirs en mer … - - 18 … Plaisirs en mer … - - 19 Santa Cruz De Tenerife (Canaries) 09:00 17:00 20 … Plaisirs en mer … - - 21 Gibraltar (Royaume-Uni) 12:00 18:00 22 … Plaisirs en mer … - - 23 Marseille (France) 13:00
La première discussion ouverte étant un peu confuse avec les différents changements de Costa sur cette croisière, j'ouvre cette nouvelle discussion en espérant qu'il n'y aura plus de changement !
Réservation faite donc pour la croisière à bord du Mediterranea départ le 14 mars
1 Guadeloupe (Antilles) - 23:59 2 Antigua (Antilles) 12:00 18:00 3 … Plaisirs en mer … - - 4 Grenade (Antilles) 09:00 18:00 5 Barbados (Antilles) 08:00 18:00 6 St. Lucia (Antilles) 08:00 18:00 7 Martinique (Antilles) 08:00 18:00 8 Guadeloupe (Antilles) 08:00 23:59 9 St.Martin (Antilles Néerlandaises) 13:00 23:00 10 Tortola (Iles Vierges Britanniques) 08:00 17:00 11 St. Kitts (AntilleS) 09:00 17:00 12 Roseau (Dominique) 08:00 18:00 13 … Plaisirs en mer … - - 14 … Plaisirs en mer … - - 15 … Plaisirs en mer … - - 16 … Plaisirs en mer … - - 17 … Plaisirs en mer … - - 18 … Plaisirs en mer … - - 19 Santa Cruz De Tenerife (Canaries) 09:00 17:00 20 … Plaisirs en mer … - - 21 Gibraltar (Royaume-Uni) 12:00 18:00 22 … Plaisirs en mer … - - 23 Marseille (France) 13:00
Les mythes touristiques English translation pending
Les Mythes Touristiques
Dans un carnet que je suis en train d'écrire sur un voyage récent au Mexique, nous sommes arrivés à une petite discussion sur les fameux groupes de musiciens Mexicains, les mariachis. Il existe un mythe selon lequel « mariachi » serait une déformation du mot Français « mariage », et que cela viendrait des fêtes tenues par les Français lors de leurs quelques années d’occupation du Mexique, dans les années 1860 et quelques. Je cite l’un des intervenants sur mon poste Mexicain :
« Les français organisaient de grandes fêtes aux mariages et avaient l'habitude d'inviter des musiciens…. Mariachi serait une déformation du mot mariage ..? »
Ce mythe a été réfuté car il a été prouvé que le terme « mariachi » était d’usage longtemps avant la peu glorieuse « Intervention » de la France au Mexique (c’était sous Napoléon III).
Plusieurs mythes semblables circulent. Certains semblent être propagés à l’intention des touristes, pour leur donner l’illusion de « mieux comprendre le pays », pour donner une profondeur supplémentaire à leurs voyages, pour alimenter leurs conversations avec les amis quand ils sont de retour. Car tout cela gonfle l’égo et donne envie de faire d’autres voyages, ça alimente le tourisme. D’où revenus, tiens donc, pour qui ?
Mais d’autres mythes existent qui ne sont peut-être pas créés à but lucratif.
Vous connaissez sans aucun doute de tels mythes et je vous propose de les partager. Et de donner les raisons pour lesquelles ces mythes existent.
Dans un carnet que je suis en train d'écrire sur un voyage récent au Mexique, nous sommes arrivés à une petite discussion sur les fameux groupes de musiciens Mexicains, les mariachis. Il existe un mythe selon lequel « mariachi » serait une déformation du mot Français « mariage », et que cela viendrait des fêtes tenues par les Français lors de leurs quelques années d’occupation du Mexique, dans les années 1860 et quelques. Je cite l’un des intervenants sur mon poste Mexicain :
« Les français organisaient de grandes fêtes aux mariages et avaient l'habitude d'inviter des musiciens…. Mariachi serait une déformation du mot mariage ..? »
Ce mythe a été réfuté car il a été prouvé que le terme « mariachi » était d’usage longtemps avant la peu glorieuse « Intervention » de la France au Mexique (c’était sous Napoléon III).
Plusieurs mythes semblables circulent. Certains semblent être propagés à l’intention des touristes, pour leur donner l’illusion de « mieux comprendre le pays », pour donner une profondeur supplémentaire à leurs voyages, pour alimenter leurs conversations avec les amis quand ils sont de retour. Car tout cela gonfle l’égo et donne envie de faire d’autres voyages, ça alimente le tourisme. D’où revenus, tiens donc, pour qui ?
Mais d’autres mythes existent qui ne sont peut-être pas créés à but lucratif.
Vous connaissez sans aucun doute de tels mythes et je vous propose de les partager. Et de donner les raisons pour lesquelles ces mythes existent.
Informations sur les îles Marquises English translation pending
Bonjour,
Mon mari et moi revenons d'un mois aux Iles Marquises (et un peu Moorea), si vous avez besoin d'infos, n'hésitez pas ! Nous avons été enchantés !
Béa
Spitzberg: les guillemots d'Hinlopen English translation pending
18 juillet 2004. 6 heures du mat' …
On émerge du sommeil au rythme du lent balancement du navire … puis on distingue les coups sourds sur la coque ... … la banquise !
Vite, au hublot : un monde glacé, blanc pur et bleu vif, s’ouvre devant nous. Nous entrons dans la passe Nord du détroit d’Hinlopen …
Nous sommes au Spitzberg, par 80° Nord, archipel à la marge du monde, dernière terre avant le pôle. Après un voyage d’approche en avion depuis la Norvège, nous avons embarqué il y a quelques jours à bord du Grigoriy Mikheev, un navire russe de l’institut de recherche polaire de Mourmansk.
Hinlopen ! ce mot résonne pour nous comme une invocation magique. On en a rêvé … on y est à présent !
Les pages magnifiques de Jean-Louis Etienne, lues et relues au cours de l’année, nous reviennent en mémoire. Dans son livre sur sa navigation au Spitzberg à bord du voilier « Antarctica », il a su traduire l’incroyable beauté de ce long et étroit passage qui sépare les deux plus grandes îles de l’archipel.
Hinlopen, c’est un couloir marin de 8 à 10 km de large et d’une centaine de kilomètres de long, qui se glisse entre l’île principale et la Terre du Nord-Est (Nordauslandet). Ici, le paysage change radicalement. Finies les montagnes pointues et les vallées glaciaires de l’Ouest. Ce grand canal polaire s’insinue entre d'immenses plateaux couverts de calottes glaciaires massives.
Il est rare que le détroit soit entièrement navigable. En été, en général, sa partie Nord est en eaux libres mais on rencontre la banquise de plus en plus dense au fur et à mesure de la descente. C’est la sortie Sud qui est généralement la plus encombrée, car les glaces dérivantes venues des côtes de Sibérie et de la Mer de Barents viennent s’y accumuler, poussées par les courants.
Mais cette année, la densité de la banquise est exceptionnelle (du jamais vu depuis vingt ans, paraît-il …) et c’est dès l’entrée Nord que le Grigoriy Mikheev doit engager la bataille !
Je monte à la passerelle de pilotage. Sur le radar, on voit bien, en jaune et noir, les rives du détroit et les zones de glaces flottantes. Georgy Zelenin, le second du capitaine, est à la table à cartes. Sur une grande carte du détroit, il essaye de déterminer quelle sera la meilleure route pour descendre vers le Sud dans ce labyrinthe …
Après le petit-déjeuner, nous retrouvons trois autres compagnons de voyage à notre poste d’observation favori : sur le pont avant, à l'étrave. Il fait beau, vent nul, température 5° C.
Le navire avance lentement en empruntant des chenaux d'eau libre entre les zones de banquise. L'air vif nous fouette le visage, nous sommes fascinés ... pureté, majesté du paysage tout en blanc et bleu éclatants !
Tarik, le chef d’expédition, et Delphine, ornithologue, nous ont indiqué l'objectif de la matinée : atteindre les falaises de Alkefjellet, sur la rive Ouest du détroit, à 20 milles nautiques vers le Sud. Hier soir, ils ont fait monter l'excitation en nous parlant de ce site où ils sont déjà venus l'été dernier et qui est, selon leur expression, « le Manhattan des oiseaux » !
Le Grigoriy Mikheev est conçu pour naviguer dans les glaces, mais plus on avance, et plus on se demande si on pourra parvenir à notre but … Il faut savoir qu'en navigation polaire, on mesure la densité des glaces de mer en dixièmes. A l’entrée Nord du détroit, la densité n’était que de 4 dixièmes (comprenez 40 % de la surface de la mer couverte de banquise et 60 % d’eau libre), mais à présent nous avançons très lentement dans une mer couverte de grandes plaques qu'on appelle des « floes ». La densité de la banquise approche des 8 dixièmes.
Maintenant, le navire pousse et écarte presque continuellement des plaques de banquise. Parfois, malgré l’habileté d'Andreï, le barreur, il n’y a pas d’autre solution que de buter en plein dans une plaque de banquise (un « floe ») de 50 mètres de large …
L'élan du navire est brisé, il s’arrête presque devant cette masse. Alors Andreï pousse la manette du deuxième moteur et, comme dans un film au ralenti, on voit l’énorme plaque qui cède lentement, parfois en se fendant, parfois en s'écartant, en pivotant sur un bord et s’engloutissant en partie sous la coque.
Gérard nous a rejoints. Il connaît la glace de mer comme vous la moquette de votre salon. Avec Tarik et Delphine, c'est notre troisième accompagnateur. Cet été, il en est à sa 17ème expédition au Spitzberg !
Cette banquise, nous explique-t-il, c’est de la « vieille banquise » … des « floes » qui dérivent depuis plusieurs années au gré des courants, qui ont été plusieurs fois brisés, ressoudés en hiver, re-cassés, basculés, pris dans des crêtes de compression, se sont montés les uns sur les autres … D’où cet aspect parfois chaotique et cette épaisseur très importante. Lorsqu’un grand « floe » se brise sous la poussée du bateau et bascule sous la coque, on voit parfois sa tranche bleutée, épaisse de plus de deux mètres !
C’est un spectacle fantastique que de voir, à l’étrave, le travail du navire dans ce monde de glace et d’eau ! Les marins nous ont expliqué comment se passe la confrontation entre le navire et les plaques de banquise. Le Grigoriy Mikheev joue à la fois de sa poussée et de sa masse. Comme il fait 2000 tonnes, il écarte sans peine toutes les plaques qui font moins que sa masse. Mais si la plaque fait plus de 2000 tonnes, elle tient bon et c’est le navire qui est dévié de sa route !
Youriy, le capitaine, résume ça par la formule « Plus petit que moi je t’écarte ; plus gros que moi, c’est moi qui m’écarte ! » ... Dans un grand rire, il ajoute en écartant les bras : « C'est comme dans la vie ... quoi ! ».
Avec un peu d’habitude, au bout d’un moment, on arrive à évaluer la masse du prochain « floe » … Deux mètres d’épaisseur, c’est 2 tonnes au mètre carré … Il suffit donc de 1000 mètres carrés (50 m x 20 m, un beau court de tennis) pour avoir une plaque de banquise de 2000 tonnes !
Sur le pont avant, on a l'impression de faire corps avec le bateau. Lorsqu’on est debout à l’étrave et que le navire butte dans un « floe » de cette taille, c’est d’abord un fracas de tonnerre, puis une sensation bizarre sous les pieds : on est soulevé de plusieurs mètres comme sur un chariot élévateur … puis on sent l'avant du navire qui « chasse » vers babord ou tribord, tout en redescendant, en retrouvant sa ligne de flottaison et en continuant sa route ! Ouahouhhh ! Vraiment impressionnant !
On comprend vite qu’à partir d’une certaine densité de banquise (9 dixièmes ?), le système ne fonctionne plus : la plaque bousculée par l’étrave butte contre une autre plaque contiguë et ne peut pas s’écarter suffisamment pour laisser avancer le navire.
A deux reprises, notre lente progression vers le Sud est bloquée. Le Grigoriy Mikheev doit reculer et chercher un nouvel itinéraire. Finalement, c’est par un de ces tortueux sentiers aquatiques que le navire parvient à se frayer un passage jusqu’à notre but !
Au bout de deux heures d'efforts, voici enfin devant nous une immense muraille de pierre surmontée d’une épaisse calotte de glace, c’est Alkefjellet : un nom qui signifie littéralement « falaise à guillemots ».
Par chance, ici, le pied des falaises est quasiment libre de glace, il y a juste quelques petits « floes » de banquise qui dérivent ça et là. L'excitation est montée d'un cran. Il fait beau, en quelques coups de grue nous mettons à l’eau les zodiacs. Bottes, bonnets, gants, gilets autogonflants ... et nous voilà partis.
Dès l’approche des falaises nous sommes subjugués par la beauté et la majesté du site … C’est géant ! Sur un kilomètre de long, une immense cathédrale de basalte s’élève au dessus de la mer. Des falaises de 200 m de haut, tantôt uniformes, tantôt découpées en colonnes, clochers et aiguilles. De véritables châteaux forts de la mer !
A bord de notre zodiac, un de nos compagnons trouve la bonne comparaison : c’est « le Monument Valley de l'arctique ! »
C’est cette roche qui est à l’origine du bonheur des guillemots : la dolérite, une sorte de basalte qui a formé des colonnes en se refroidissant, un peu comme les célèbres « orgues basaltiques ». En se fracturant sous l'effet du gel, les colonnes de dolérite ont formé des centaines de petits replats qui fournissent aux guillemots des nichoirs parfaits où ils sont à l’abri des renards polaires !
Mais chez les guillemots, c’est comme chez les humains : la rançon du succès, c’est la surpopulation ! Tarik et Delphine nous expliquent que cette colonie compte plus de 50 000 couples ! Il y a du monde aux balcons !
La plupart des oiseaux qui viennent se reproduire ici l’été sont de la famille des pingouins, ce sont des alcidés, essentiellement des guillemots de Brünnich, mais il y aussi des guillemots à miroir, quelques mouettes tridactyles et enfin le prédateur redouté de tous ces oiseaux : le grand goéland bourgmestre !
La mer est comme un lac, pas la moindre ride sur l’eau … En silence, moteur du zodiac au ralenti, on s’approche jusqu’à toucher le pied de la falaise. C’est une merveille de voir de si près les petits pingouins alignés côte à côte, jusqu’à se toucher, sur leurs petits replats rocheux.
Ils sont vraiment très élégants avec leur tenue de cérémonie blanche et noire ! Quelle classe ! Quelle dignité ! On dirait des petits majordomes ou de petits maîtres d’hôtel !
A notre grande surprise, ils ne sont pas le moins du monde effrayés par notre arrivée ! Ils nous regardent d’un air plutôt curieux et leur bavardage laisse plutôt penser qu’ils commentent le spectacle qu’on leur donne avec notre gros zodiac noir ! Ils doivent se dire « Mais qu’est ce que c’est que ce gros animal inconnu ? … Bon, ça a l’air plutôt gentil … »
Très vite, en longeant la colonie au ras de la falaise, on comprend que tous nos sens vont être sollicités tant les cris des guillemots et l’odeur du guano sont omniprésents ! De plus de cent mètres de haut tombent en permanence les fientes des petits habitants de la falaise … Lorsque les premiers d’entre nous reçoivent sur la tête ou les épaules leur giclée de guano porte-bonheur, on décrète que ce parfum suave devrait s’appeler « Guano de Boréal » ( … "parce que je le vaux bien" !)
Nous passons comme ça deux heures à naviguer en zodiac au ras des falaises, en rentrant même parfois dans des anfractuosités par où s’écoulent des cataractes d'eau de fonte de la calotte glaciaire qui, tout la haut, coiffe l’ensemble de cette incroyable cathédrale naturelle.
Deux heures aussi à s’émerveiller devant nos petits copains les guillemots ! Ils sont des milliers, il y en a partout, debout sur les moindres replats de roche, et aussi sur la mer, debout par groupes de quelques dizaines sur des plaques de glace, ou en train de nager et de pêcher en petits groupes tout autour de nous, affairés comme si nous n’étions pas là !
Ceux qui sont en train de nager et de pêcher nous montrent leurs talents d’incroyables plongeurs ! On les voit filer sous l’eau comme des torpilles, leurs ailes à moitié déployées leur servant d'ailerons. Il y en a partout qui plongent autour de nous, certains passent même sous le zodiac ! Parfois, des petits groupes avec un ensemble parfait nous font en direct un véritable ballet de natation synchronisée ! Marie-Françoise leur lance « Oh ... ! Bravo les petits ! c'est beau ! Et vous avez répété longtemps ? »
Ceux qui sont debout sur les plaques de banquise semblent rassemblés là pour un petit moment de causette ! C'est comme vous à l'arrêt de bus, mais en beaucoup plus convivial : « Sympa ce radeau, non ? Qu'en pensez-vous Madame ? Et comment va le petit ? Oui, merci ! ça pousse, ça pousse ! Mais quel morphale ! Il a tout le temps les crocs ! Ah ! ne m’en parlez pas ! le mien aussi ! D’ailleurs, je suis complètement épuisée d'aller lui chercher à manger toutes les cinq minutes ! ... »
Ceux qui sont sur les minuscules replats rocheux de la falaise couvent leurs œufs. Les guillemots ne font pas de nids (il n’y a pas de matériaux pour cela). Chacun garde son œuf entre les pattes, à la fois pour le réchauffer et pour éviter qu’il ne tombe !
Imaginez-vous en train d’élever vos gamins sur une petite terrasse en légère pente vers le vide, sans aucune balustrade et au sommet de la tour Maine-Montparnasse … ! Pas drôle, et assez stressant, n’est-ce pas ? Mais les guillemots ont un truc ! Leurs œufs sont en forme de poire, et même de poire aplatie ! Essayez de faire rouler une poire : pas facile n’est-ce pas ? et une poire aplatie ? Impossible !
Vraiment génial, l’œuf de guillemot ! ! ! Et bravo à Dame Nature pour son ingéniosité !
Malgré ce déploiement de haute technologie aviaire, il arrive quand même qu’un œuf tombe … où qu’il soit mangé par le goéland bourgmestre profitant d’un moment d’inattention des parents ! Ce n’est pas trop grave : ici c’est la collectivité qui prime sur l’individu.
Mais le temps propice à la reproduction est ultra-court ici, dans le haut-arctique, et tout doit se faire en accéléré ! Sitôt les œufs éclos, les poussins sont littéralement gavés d’une bouillie de poisson ultra-nourrissante que les parents ramènent sans cesse de la mer et qu’ils régurgitent dans le bec des petits. A ce train là, gavé 24 h sur 24, on peut dire que le poussin guillemot met les bouchées doubles et en quelques jours à peine, il atteint la taille d’une boule de pétanque !
Le problème, c’est qu’une boule de pétanque, ça vole très mal, c’est connu ! Le corps et le ventre ont poussé beaucoup plus vite que les ailes … et c’est bien embêtant !
Mais les jours passent et chez les guillemots, on a pour devise « Faut pas traîner ! ». Alors, sans attendre que leur poussin ait des ailes dignes de ce nom, papa et maman guillemot ne font ni une ni deux : un beau matin, ils balancent carrément le petit par-dessus bord … ! ! !
Parents indignes ? Pas du tout ! Ne jugez pas trop vite ! Petit guillemot ne comprend pas trop ce qui lui arrive … ! Yeeeeeeepppp ?!?!?! Faute de pouvoir téléphoner au numéro vert « enfance maltraitée », il fait ce qu’il peut !
Et voilà donc notre boule de pétanque pourvue de deux moignons d’ailes qui chute du haut de la cathédrale de pierre … Mus par l’instinct, les moignons d’ailes esquissent bien quelques battements, mais c’est à peine si ces gestes dérisoires parviennent à ralentir la chute … et … ... Plouf !
Papa et maman guillemot se retrouvent en bas avec leur poussin qui flotte maintenant comme un gros bouchon, un peu perturbé par ce qui vient de lui arriver, mais aussi tout heureux de découvrir son nouvel élément !
Certes, il lui faudra encore quelques jours pour envisager un décollage et un petit vol local, même malhabile … mais l’avantage d’être sur l’eau, c’est que la nourriture est beaucoup plus près, carrément à portée de bec !
Et oui, la vérité, on va vous la dire : c'est que les parents en avaient marre de faire des allers et retours entre la mer et la falaise ! Ce qu'ils ont fait, c'est un peu comme si vous installiez vos bébés dans le supermarché, au cœur du rayon des « petits pots » pour avoir moins de transport et de manutention !
Alors, à partir de là, le gavage ! je vous dis pas ! C’est carrément 24 h sur 24 que le marmot s'empiffre, et à ce rythme, bien sûr, on a bientôt un guillemot qui ressemble ... à un vrai guillemot ! Et surtout qui devient capable de prendre sa première leçon de vol libre !
C'est le moment où papa guillemot entre en action (action pédagogique) : « Regarde, fiston : c'est comme ça qu'on fait ... ! »
Le décollage d'un guillemot à partir de la mer, ça n'est pas une mince affaire ! Ça n'est pas non plus très esthétique ... Ne vous moquez pas : ça tient à la fois de l'hydravion et du canadair, mais bon, ça marche !
Ce sont d'abord les pattes qui se mettent en action, sous l'eau : propulsion purement nautique ... puis les ailes commencent à battre de plus en plus vite, avec les pointes qui frappent l'eau en cadence. A ce stade, on voit l'hydravion qui accélère en battant l'eau, il décolle presque, il frotte la surface en laissant derrière lui un sillage en pointillés. Puis les pointillés s'espacent de plus en plus et hop ... enfin ça décolle en rasant l'eau et en battant des ailes comme un dingue !
« T'as vu, fiston ? ... à toi maintenant ! » Mais il faudra plusieurs tentatives au petit guillemot pour parvenir à la même performance. Parfois, après une série d'échecs, on remet le prochain essai à plusieurs jours (« peut-être faut-il grandir encore un peu ? ! alors mangeons ! »).
Mais un beau matin, ça marche ! On s'affranchit de l'élément liquide : Youppieee ! Vive l'air, vive le ciel, vive la vie en trois dimensions ! ! !
Les guillemots, comme d'autres alcidés, ne sont pas des cracks de la voltige aérienne : leur corps est un peu trop lourd par rapport à leur voilure. En fait, ce sont des « oiseaux-poissons », on pourrait même dire des « poissons-oiseaux », et c'est dans l'élément liquide qu'ils sont le plus à l'aise. Ils peuvent nager sous l'eau à la vitesse d'une torpille, descendre à plus de 50 mètres de profondeur et rester de longues minutes en apnée !
Ah ... vous voyez qu'il ne faut pas se moquer !
L’eau est calme comme un lac au pied de la falaise. Dans cette transparence cristalline, on voit des myriades de petits points, tantôt noirs, tantôt rouges ou gris. On plonge la main le long du boudin du zodiac … Température de l'eau : 1° ! Pour se baigner ici, prévoir maillot de bain fourré (en « polaire ») !
Dans la main glacée : tous ces petits points colorés se révèlent être du plancton, du plancton animal ! De minuscules escargots sans coquille, des mini-vers qui se tortillent, des mini-crevettes grandes comme un grain de riz … Une densité incroyable de plancton.
Enrichies par le guano qui tombe en permanence de la falaise, ces eaux sont un vrai bouillon de vie ! Par leurs déjections, les oiseaux font démarrer une puissante chaîne alimentaire dans cette mer glacée. Une chaîne alimentaire dont ils profitent à leur tour et dont ils sont un maillon essentiel.
Paradoxe de l’arctique qui semble hostile à la Vie et où pourtant la Vie explose sous de multiples formes !
Bravo, mille fois bravo à toi, la Vie ! Merci la Vie ! Mille fois merci !
Chris.
On émerge du sommeil au rythme du lent balancement du navire … puis on distingue les coups sourds sur la coque ... … la banquise !
Vite, au hublot : un monde glacé, blanc pur et bleu vif, s’ouvre devant nous. Nous entrons dans la passe Nord du détroit d’Hinlopen …
Nous sommes au Spitzberg, par 80° Nord, archipel à la marge du monde, dernière terre avant le pôle. Après un voyage d’approche en avion depuis la Norvège, nous avons embarqué il y a quelques jours à bord du Grigoriy Mikheev, un navire russe de l’institut de recherche polaire de Mourmansk.
Hinlopen ! ce mot résonne pour nous comme une invocation magique. On en a rêvé … on y est à présent !
Les pages magnifiques de Jean-Louis Etienne, lues et relues au cours de l’année, nous reviennent en mémoire. Dans son livre sur sa navigation au Spitzberg à bord du voilier « Antarctica », il a su traduire l’incroyable beauté de ce long et étroit passage qui sépare les deux plus grandes îles de l’archipel.
Hinlopen, c’est un couloir marin de 8 à 10 km de large et d’une centaine de kilomètres de long, qui se glisse entre l’île principale et la Terre du Nord-Est (Nordauslandet). Ici, le paysage change radicalement. Finies les montagnes pointues et les vallées glaciaires de l’Ouest. Ce grand canal polaire s’insinue entre d'immenses plateaux couverts de calottes glaciaires massives.
Il est rare que le détroit soit entièrement navigable. En été, en général, sa partie Nord est en eaux libres mais on rencontre la banquise de plus en plus dense au fur et à mesure de la descente. C’est la sortie Sud qui est généralement la plus encombrée, car les glaces dérivantes venues des côtes de Sibérie et de la Mer de Barents viennent s’y accumuler, poussées par les courants.
Mais cette année, la densité de la banquise est exceptionnelle (du jamais vu depuis vingt ans, paraît-il …) et c’est dès l’entrée Nord que le Grigoriy Mikheev doit engager la bataille !
Je monte à la passerelle de pilotage. Sur le radar, on voit bien, en jaune et noir, les rives du détroit et les zones de glaces flottantes. Georgy Zelenin, le second du capitaine, est à la table à cartes. Sur une grande carte du détroit, il essaye de déterminer quelle sera la meilleure route pour descendre vers le Sud dans ce labyrinthe …
Après le petit-déjeuner, nous retrouvons trois autres compagnons de voyage à notre poste d’observation favori : sur le pont avant, à l'étrave. Il fait beau, vent nul, température 5° C.
Le navire avance lentement en empruntant des chenaux d'eau libre entre les zones de banquise. L'air vif nous fouette le visage, nous sommes fascinés ... pureté, majesté du paysage tout en blanc et bleu éclatants !
Tarik, le chef d’expédition, et Delphine, ornithologue, nous ont indiqué l'objectif de la matinée : atteindre les falaises de Alkefjellet, sur la rive Ouest du détroit, à 20 milles nautiques vers le Sud. Hier soir, ils ont fait monter l'excitation en nous parlant de ce site où ils sont déjà venus l'été dernier et qui est, selon leur expression, « le Manhattan des oiseaux » !
Le Grigoriy Mikheev est conçu pour naviguer dans les glaces, mais plus on avance, et plus on se demande si on pourra parvenir à notre but … Il faut savoir qu'en navigation polaire, on mesure la densité des glaces de mer en dixièmes. A l’entrée Nord du détroit, la densité n’était que de 4 dixièmes (comprenez 40 % de la surface de la mer couverte de banquise et 60 % d’eau libre), mais à présent nous avançons très lentement dans une mer couverte de grandes plaques qu'on appelle des « floes ». La densité de la banquise approche des 8 dixièmes.
Maintenant, le navire pousse et écarte presque continuellement des plaques de banquise. Parfois, malgré l’habileté d'Andreï, le barreur, il n’y a pas d’autre solution que de buter en plein dans une plaque de banquise (un « floe ») de 50 mètres de large …
L'élan du navire est brisé, il s’arrête presque devant cette masse. Alors Andreï pousse la manette du deuxième moteur et, comme dans un film au ralenti, on voit l’énorme plaque qui cède lentement, parfois en se fendant, parfois en s'écartant, en pivotant sur un bord et s’engloutissant en partie sous la coque.
Gérard nous a rejoints. Il connaît la glace de mer comme vous la moquette de votre salon. Avec Tarik et Delphine, c'est notre troisième accompagnateur. Cet été, il en est à sa 17ème expédition au Spitzberg !
Cette banquise, nous explique-t-il, c’est de la « vieille banquise » … des « floes » qui dérivent depuis plusieurs années au gré des courants, qui ont été plusieurs fois brisés, ressoudés en hiver, re-cassés, basculés, pris dans des crêtes de compression, se sont montés les uns sur les autres … D’où cet aspect parfois chaotique et cette épaisseur très importante. Lorsqu’un grand « floe » se brise sous la poussée du bateau et bascule sous la coque, on voit parfois sa tranche bleutée, épaisse de plus de deux mètres !
C’est un spectacle fantastique que de voir, à l’étrave, le travail du navire dans ce monde de glace et d’eau ! Les marins nous ont expliqué comment se passe la confrontation entre le navire et les plaques de banquise. Le Grigoriy Mikheev joue à la fois de sa poussée et de sa masse. Comme il fait 2000 tonnes, il écarte sans peine toutes les plaques qui font moins que sa masse. Mais si la plaque fait plus de 2000 tonnes, elle tient bon et c’est le navire qui est dévié de sa route !
Youriy, le capitaine, résume ça par la formule « Plus petit que moi je t’écarte ; plus gros que moi, c’est moi qui m’écarte ! » ... Dans un grand rire, il ajoute en écartant les bras : « C'est comme dans la vie ... quoi ! ».
Avec un peu d’habitude, au bout d’un moment, on arrive à évaluer la masse du prochain « floe » … Deux mètres d’épaisseur, c’est 2 tonnes au mètre carré … Il suffit donc de 1000 mètres carrés (50 m x 20 m, un beau court de tennis) pour avoir une plaque de banquise de 2000 tonnes !
Sur le pont avant, on a l'impression de faire corps avec le bateau. Lorsqu’on est debout à l’étrave et que le navire butte dans un « floe » de cette taille, c’est d’abord un fracas de tonnerre, puis une sensation bizarre sous les pieds : on est soulevé de plusieurs mètres comme sur un chariot élévateur … puis on sent l'avant du navire qui « chasse » vers babord ou tribord, tout en redescendant, en retrouvant sa ligne de flottaison et en continuant sa route ! Ouahouhhh ! Vraiment impressionnant !
On comprend vite qu’à partir d’une certaine densité de banquise (9 dixièmes ?), le système ne fonctionne plus : la plaque bousculée par l’étrave butte contre une autre plaque contiguë et ne peut pas s’écarter suffisamment pour laisser avancer le navire.
A deux reprises, notre lente progression vers le Sud est bloquée. Le Grigoriy Mikheev doit reculer et chercher un nouvel itinéraire. Finalement, c’est par un de ces tortueux sentiers aquatiques que le navire parvient à se frayer un passage jusqu’à notre but !
Au bout de deux heures d'efforts, voici enfin devant nous une immense muraille de pierre surmontée d’une épaisse calotte de glace, c’est Alkefjellet : un nom qui signifie littéralement « falaise à guillemots ».
Par chance, ici, le pied des falaises est quasiment libre de glace, il y a juste quelques petits « floes » de banquise qui dérivent ça et là. L'excitation est montée d'un cran. Il fait beau, en quelques coups de grue nous mettons à l’eau les zodiacs. Bottes, bonnets, gants, gilets autogonflants ... et nous voilà partis.
Dès l’approche des falaises nous sommes subjugués par la beauté et la majesté du site … C’est géant ! Sur un kilomètre de long, une immense cathédrale de basalte s’élève au dessus de la mer. Des falaises de 200 m de haut, tantôt uniformes, tantôt découpées en colonnes, clochers et aiguilles. De véritables châteaux forts de la mer !
A bord de notre zodiac, un de nos compagnons trouve la bonne comparaison : c’est « le Monument Valley de l'arctique ! »
C’est cette roche qui est à l’origine du bonheur des guillemots : la dolérite, une sorte de basalte qui a formé des colonnes en se refroidissant, un peu comme les célèbres « orgues basaltiques ». En se fracturant sous l'effet du gel, les colonnes de dolérite ont formé des centaines de petits replats qui fournissent aux guillemots des nichoirs parfaits où ils sont à l’abri des renards polaires !
Mais chez les guillemots, c’est comme chez les humains : la rançon du succès, c’est la surpopulation ! Tarik et Delphine nous expliquent que cette colonie compte plus de 50 000 couples ! Il y a du monde aux balcons !
La plupart des oiseaux qui viennent se reproduire ici l’été sont de la famille des pingouins, ce sont des alcidés, essentiellement des guillemots de Brünnich, mais il y aussi des guillemots à miroir, quelques mouettes tridactyles et enfin le prédateur redouté de tous ces oiseaux : le grand goéland bourgmestre !
La mer est comme un lac, pas la moindre ride sur l’eau … En silence, moteur du zodiac au ralenti, on s’approche jusqu’à toucher le pied de la falaise. C’est une merveille de voir de si près les petits pingouins alignés côte à côte, jusqu’à se toucher, sur leurs petits replats rocheux.
Ils sont vraiment très élégants avec leur tenue de cérémonie blanche et noire ! Quelle classe ! Quelle dignité ! On dirait des petits majordomes ou de petits maîtres d’hôtel !
A notre grande surprise, ils ne sont pas le moins du monde effrayés par notre arrivée ! Ils nous regardent d’un air plutôt curieux et leur bavardage laisse plutôt penser qu’ils commentent le spectacle qu’on leur donne avec notre gros zodiac noir ! Ils doivent se dire « Mais qu’est ce que c’est que ce gros animal inconnu ? … Bon, ça a l’air plutôt gentil … »
Très vite, en longeant la colonie au ras de la falaise, on comprend que tous nos sens vont être sollicités tant les cris des guillemots et l’odeur du guano sont omniprésents ! De plus de cent mètres de haut tombent en permanence les fientes des petits habitants de la falaise … Lorsque les premiers d’entre nous reçoivent sur la tête ou les épaules leur giclée de guano porte-bonheur, on décrète que ce parfum suave devrait s’appeler « Guano de Boréal » ( … "parce que je le vaux bien" !)
Nous passons comme ça deux heures à naviguer en zodiac au ras des falaises, en rentrant même parfois dans des anfractuosités par où s’écoulent des cataractes d'eau de fonte de la calotte glaciaire qui, tout la haut, coiffe l’ensemble de cette incroyable cathédrale naturelle.
Deux heures aussi à s’émerveiller devant nos petits copains les guillemots ! Ils sont des milliers, il y en a partout, debout sur les moindres replats de roche, et aussi sur la mer, debout par groupes de quelques dizaines sur des plaques de glace, ou en train de nager et de pêcher en petits groupes tout autour de nous, affairés comme si nous n’étions pas là !
Ceux qui sont en train de nager et de pêcher nous montrent leurs talents d’incroyables plongeurs ! On les voit filer sous l’eau comme des torpilles, leurs ailes à moitié déployées leur servant d'ailerons. Il y en a partout qui plongent autour de nous, certains passent même sous le zodiac ! Parfois, des petits groupes avec un ensemble parfait nous font en direct un véritable ballet de natation synchronisée ! Marie-Françoise leur lance « Oh ... ! Bravo les petits ! c'est beau ! Et vous avez répété longtemps ? »
Ceux qui sont debout sur les plaques de banquise semblent rassemblés là pour un petit moment de causette ! C'est comme vous à l'arrêt de bus, mais en beaucoup plus convivial : « Sympa ce radeau, non ? Qu'en pensez-vous Madame ? Et comment va le petit ? Oui, merci ! ça pousse, ça pousse ! Mais quel morphale ! Il a tout le temps les crocs ! Ah ! ne m’en parlez pas ! le mien aussi ! D’ailleurs, je suis complètement épuisée d'aller lui chercher à manger toutes les cinq minutes ! ... »
Ceux qui sont sur les minuscules replats rocheux de la falaise couvent leurs œufs. Les guillemots ne font pas de nids (il n’y a pas de matériaux pour cela). Chacun garde son œuf entre les pattes, à la fois pour le réchauffer et pour éviter qu’il ne tombe !
Imaginez-vous en train d’élever vos gamins sur une petite terrasse en légère pente vers le vide, sans aucune balustrade et au sommet de la tour Maine-Montparnasse … ! Pas drôle, et assez stressant, n’est-ce pas ? Mais les guillemots ont un truc ! Leurs œufs sont en forme de poire, et même de poire aplatie ! Essayez de faire rouler une poire : pas facile n’est-ce pas ? et une poire aplatie ? Impossible !
Vraiment génial, l’œuf de guillemot ! ! ! Et bravo à Dame Nature pour son ingéniosité !
Malgré ce déploiement de haute technologie aviaire, il arrive quand même qu’un œuf tombe … où qu’il soit mangé par le goéland bourgmestre profitant d’un moment d’inattention des parents ! Ce n’est pas trop grave : ici c’est la collectivité qui prime sur l’individu.
Mais le temps propice à la reproduction est ultra-court ici, dans le haut-arctique, et tout doit se faire en accéléré ! Sitôt les œufs éclos, les poussins sont littéralement gavés d’une bouillie de poisson ultra-nourrissante que les parents ramènent sans cesse de la mer et qu’ils régurgitent dans le bec des petits. A ce train là, gavé 24 h sur 24, on peut dire que le poussin guillemot met les bouchées doubles et en quelques jours à peine, il atteint la taille d’une boule de pétanque !
Le problème, c’est qu’une boule de pétanque, ça vole très mal, c’est connu ! Le corps et le ventre ont poussé beaucoup plus vite que les ailes … et c’est bien embêtant !
Mais les jours passent et chez les guillemots, on a pour devise « Faut pas traîner ! ». Alors, sans attendre que leur poussin ait des ailes dignes de ce nom, papa et maman guillemot ne font ni une ni deux : un beau matin, ils balancent carrément le petit par-dessus bord … ! ! !
Parents indignes ? Pas du tout ! Ne jugez pas trop vite ! Petit guillemot ne comprend pas trop ce qui lui arrive … ! Yeeeeeeepppp ?!?!?! Faute de pouvoir téléphoner au numéro vert « enfance maltraitée », il fait ce qu’il peut !
Et voilà donc notre boule de pétanque pourvue de deux moignons d’ailes qui chute du haut de la cathédrale de pierre … Mus par l’instinct, les moignons d’ailes esquissent bien quelques battements, mais c’est à peine si ces gestes dérisoires parviennent à ralentir la chute … et … ... Plouf !
Papa et maman guillemot se retrouvent en bas avec leur poussin qui flotte maintenant comme un gros bouchon, un peu perturbé par ce qui vient de lui arriver, mais aussi tout heureux de découvrir son nouvel élément !
Certes, il lui faudra encore quelques jours pour envisager un décollage et un petit vol local, même malhabile … mais l’avantage d’être sur l’eau, c’est que la nourriture est beaucoup plus près, carrément à portée de bec !
Et oui, la vérité, on va vous la dire : c'est que les parents en avaient marre de faire des allers et retours entre la mer et la falaise ! Ce qu'ils ont fait, c'est un peu comme si vous installiez vos bébés dans le supermarché, au cœur du rayon des « petits pots » pour avoir moins de transport et de manutention !
Alors, à partir de là, le gavage ! je vous dis pas ! C’est carrément 24 h sur 24 que le marmot s'empiffre, et à ce rythme, bien sûr, on a bientôt un guillemot qui ressemble ... à un vrai guillemot ! Et surtout qui devient capable de prendre sa première leçon de vol libre !
C'est le moment où papa guillemot entre en action (action pédagogique) : « Regarde, fiston : c'est comme ça qu'on fait ... ! »
Le décollage d'un guillemot à partir de la mer, ça n'est pas une mince affaire ! Ça n'est pas non plus très esthétique ... Ne vous moquez pas : ça tient à la fois de l'hydravion et du canadair, mais bon, ça marche !
Ce sont d'abord les pattes qui se mettent en action, sous l'eau : propulsion purement nautique ... puis les ailes commencent à battre de plus en plus vite, avec les pointes qui frappent l'eau en cadence. A ce stade, on voit l'hydravion qui accélère en battant l'eau, il décolle presque, il frotte la surface en laissant derrière lui un sillage en pointillés. Puis les pointillés s'espacent de plus en plus et hop ... enfin ça décolle en rasant l'eau et en battant des ailes comme un dingue !
« T'as vu, fiston ? ... à toi maintenant ! » Mais il faudra plusieurs tentatives au petit guillemot pour parvenir à la même performance. Parfois, après une série d'échecs, on remet le prochain essai à plusieurs jours (« peut-être faut-il grandir encore un peu ? ! alors mangeons ! »).
Mais un beau matin, ça marche ! On s'affranchit de l'élément liquide : Youppieee ! Vive l'air, vive le ciel, vive la vie en trois dimensions ! ! !
Les guillemots, comme d'autres alcidés, ne sont pas des cracks de la voltige aérienne : leur corps est un peu trop lourd par rapport à leur voilure. En fait, ce sont des « oiseaux-poissons », on pourrait même dire des « poissons-oiseaux », et c'est dans l'élément liquide qu'ils sont le plus à l'aise. Ils peuvent nager sous l'eau à la vitesse d'une torpille, descendre à plus de 50 mètres de profondeur et rester de longues minutes en apnée !
Ah ... vous voyez qu'il ne faut pas se moquer !
L’eau est calme comme un lac au pied de la falaise. Dans cette transparence cristalline, on voit des myriades de petits points, tantôt noirs, tantôt rouges ou gris. On plonge la main le long du boudin du zodiac … Température de l'eau : 1° ! Pour se baigner ici, prévoir maillot de bain fourré (en « polaire ») !
Dans la main glacée : tous ces petits points colorés se révèlent être du plancton, du plancton animal ! De minuscules escargots sans coquille, des mini-vers qui se tortillent, des mini-crevettes grandes comme un grain de riz … Une densité incroyable de plancton.
Enrichies par le guano qui tombe en permanence de la falaise, ces eaux sont un vrai bouillon de vie ! Par leurs déjections, les oiseaux font démarrer une puissante chaîne alimentaire dans cette mer glacée. Une chaîne alimentaire dont ils profitent à leur tour et dont ils sont un maillon essentiel.
Paradoxe de l’arctique qui semble hostile à la Vie et où pourtant la Vie explose sous de multiples formes !
Bravo, mille fois bravo à toi, la Vie ! Merci la Vie ! Mille fois merci !
Chris.
Retour aux Marquises: les îles méridionales Hiva Oa, Tahuata et Fatu Iva English translation pending
INTRO
En ces temps épidémiques troublés, la Polynésie Française - et en particulier l' archipel des Marquises - ont des atouts exceptionnels en matière de tourisme. A ce jour, l' épidémie de Coronavirus a juste effleuré le Territoire -presque uniquement Tahiti et Moorea - dont les îles éloignées ont été strictement confinées dès le départ, les offres sanitaires et hospitalières sur place étant très limitées. Pour l' instant, la situation est sous contrôle.
Le tourisme retrouve lentement ses marques depuis la mi-juillet. Il s'agit actuellement plus de tourisme local que de tourisme international, bien que la destination Polynésie / Marquises soit attirante : beauté et unicité des paysages, authenticité d'un archipel, certes situé à 4 heures d'avion ATR de Tahiti, mais que l' on peut facilement découvrir en solo et donc en dehors de la très onéreuse croisière sur l' Aranui, sécurité physique mais aussi sanitaire. Les Européens - dont une majorité de Français - arrivent... Ils avaient déjà leurs billets depuis des mois et l' entrée sur le territoire est facilitée.
Nous devions faire ce second voyage aux Marquises en mai dernier, mais il fut annulé jusqu'à la reprise progressive des vols en interne.
Nous avons simplement acheté un billet Air Tahiti en ligne, sans utiliser le Pass Marquises qui ne permet pas de visiter les deux îles les plus méridionales, à savoir Tahuata et Fatu Iva, dépourvues d'aéroport. On ne peut y aller qu' en bateau, en excursion à la journée ( ou plus bien sur ) pour Tahuata et en navette municipale au départ de Hiva Oa pour aller à Fatu Iva.
Les horaires changeant fréquemment, la première chose à faire est de se renseigner sur les jours de passage vers Fatu Iva. En ce moment, il y en a trois : le lundi ( départ à 2 heures du matin ), le mardi ( départ à 6 heures ) et le samedi ( départ à 6 heures également ). Mais tout cela aura peut-être changé dans 3 mois. Il faut donc une stratégie d'approche !
On peut rajouter la visite de ces deux îles à celles qui sont incluses dans le Pass, à savoir Nuku Hiva, Ua Pou, Ua Huka et Hiva Oa. Prévoir alors une extension de 8 jours environ, à partir de Hiva Oa.
Pourquoi vouloir absolument visiter ces deux îles peu accessibles ? Justement parce qu'il faut les mériter ! Elles demeurent très différentes.
L' une, Tahuata, a un lagon, des plages de sable blanc, des falaises abruptes, des baies échancrées ourlées d'une végétation luxuriante, des couleurs uniques dans les bleus et turquoise et culmine à plus de 1000 mètres.
L' autre, Fatu Iva , est une beauté sauvage et altière avec ses à-pics qui dévalent vers l' océan bleu outremer ( ou 'moana' en tahitien ), connue surtout pour sa fameuse baie des Vierges, considérée par beaucoup - en particulier les navigateurs - comme la plus belle île de Polynésie.
Dans mon premier carnet sur les Marquises, j' avais déjà mentionné notre séjour à Hiva Oa, un peu trop court. Cette fois, entre notre arrivée et notre retour, nous passerons 4 nuits à Hiva Oa et 4 nuits à Fatu Iva. Une journée et demie sera consacrée aussi à Hiva Oa.
Avant de partir à la découverte de ces îles polynésiennes lointaines et peu visitées, quelques chiffres édifiants qui montrent que les Marquises ont échappé de peu à l' oubli, à la perte de leur identité singulière et à la disparition de leur culture. L' archipel comptait 20000 habitants en 1842, seulement 2000 en 1920, environ 8000 actuellement en 2020. Au début des années 1920, c'est grâce à la politique nataliste du Dr Rollin, administrateur des Marquises de l' époque, que la situation commença lentement à s' améliorer. Ensuite et paradoxalement, ce fut un évêque, Mgr Lecleac'h, qui s'érigea en animateur engagé du réveil identitaire, via la sauvegarde du patrimoine, la reconnaissance de la langue marquisienne ( et non tahitienne ), les danses ( jugées trop lascives par les missionnaires ), les chants, le tatouage, enfin l' artisanat inspiré des motifs et des symboles de la culture ancienne. L' icône du renouveau marquisien est sans conteste le tiki, demi-dieu et créateur de l' homme. En lui réside la divinité et les ancêtres légendaires.

TAHUATA ou Île Lumière
DANS LA LEGENDE DES MARQUISES C' est la plus petite île habitée des Marquises dont le nom signifie l' aube en marquisien. J' aurai, plus tard, l' occasion de revenir sur la légende de la création des Marquises : dans cette légende, Tahuata représente le dernier acte de la construction avant l' aube. La symbolique de son nom est liée à l' arrivée de la lumière du jour, signifiant la fin de la construction de la 'Grande Maison', alias l' archipel des Marquises.
UN PEU DE GEOLOGIE Tahuata et Fatu Iva sont soeurs géologiquement parlant. Ce sont des îles plus jeunes que celles du nord de l' archipel ( de 5, 5 millions d'années au Nord-Ouest à seulement 1,2 million d'années au Sud-Est ) L' activité volcanique passée s' est matérialisée sous la forme de volcans dits boucliers, différents des volcans hawaiïens ou tahitiens, qui , suite à des secousses sismiques violentes et répétées, se sont peu à peu effondrés, disparaissant sous les flots de la moitié voire davantage des boucliers initiaux. Résultat : les calderas sont imbriquées l'une dans l' autre , la caldeira initiale étant dotée d'un volcan interne plus petit et plus récent. C 'est le cas à Fatu Iva par exemple.
UN PEU DE GEOGRAPHIE
Située à seulement 4 kms de Hiva Oa , on ne peut rejoindre Tahuata que par mer après 40 à 60 mn de navigation selon le temps ( il existe un catamaran communal, le Tahuata Nui mais qui est souvent en panne pour une durée indéterminée... ). On choisira entre l' excursion à la journée ou le passage simple en speedboat privé, assez cher. Ou si l' on doit résider à Tahuata, on s'arrangera au préalable avec la pension de famille choisie pour discuter des modalités et du prix de la course aller-retour entre Tahuata et Hiva Oa. Le canal dit du Bordelais qui est emprunté par les bateaux peut être extrêmement agité par des courants violents et rallonger un peu la course. (Petite digression sur ce fameux canal du Bordelais... Qui est donc ce Bordelais ? Un certain Joseph Capri ( ou Kabri ou Kabris ), originaire de Bordeaux même, initialement matelot de son état sur un bâtiment baleinier qui fait naufrage sur la côte de Nuku Hiva. Kabri , capturé par les guerriers du roi anthropophage de NH, s'apprête à mourir et à finir rôti à la broche, mais est sauvé in extremis par la fille du roi qui demande sa grâce. Celle-ci est accordée, il épouse la belle dans la foulée, le roi tatoue son gendre lui-même, lui offre des parures en tapa et mousse et le nomme grand juge du pays. Il tue, torture, garrotte, découpe en morceaux. Il pacifie à sa manière ! La vie est douce et belle, il a six enfants de sa princesse marquisienne ... Et puis un jour où il sommeille dans la nature, il est kidnappé par le navigateur russe Krunsenstern qui, à coups de knout, le ramène au navire puis à St Petersbourg pour y être interrogé et jugé. Kabri parvient à s' échapper vers Paris, demande à rencontrer Louis XVIII qu'il traite comme son cousin. Ce dernier - contre toute attente - le reçoit et lui donne un peu d'argent, mais la chance a définitivement tourné pour Kabri qui se retrouve à Valenciennes, gagnant son pain comme bête de foire. Il mourra à 42 ans, épuisé et sans avoir pu repartir vers son île marquisienne et vers sa famille nombreuse. Les autorités lui éviteront post mortem l' infamie d'une exhumation et d'un empaillage, son tatouage corporel et facial ayant conquis un amateur !!!
JB Kabri le Tatoué, dessin publié dans le livre de Von Langsdorff
Retour à Tahuata... L' île n'est entourée que partiellement de récifs coralliens ( comme Mangareva aux îles Gambier ) , et est agrémentée de magnifiques plages de sable blanc, en particulier celle de Hanamoenoa. Avec ses versants escarpés se terminant en falaises, des vallées étroites et profondes ouvrant sur des baies échancrées à la végétation dense telles celles jumelles de Iva Iva Nui et de Iva Iva Iti, Tahuata surprend et attire. ' C'est une des rares fois où j' eus le désir de posséder de la terre ', écrivit en son temps le navigateur Alain Gerbault, conquis par une île qu'il qualifiait d'enchanteresse. Son relief est très accidenté et les communications terrestres - sur des pistes improbables - entre les vallées sont difficiles. L' île culmine au Mont Tumu-Mea-Ufa à 1050 m. Sa superficie est de 60 km2, avec une population de 650 à 700 habitants environ. L' île comporte 4 villages : Vaitahu, petit port historique, avec son église aux murs de galets et un magnifique vitrail, son musée d'art et d'histoire, et sa proximité avec des sites archéologiques; Hapatoni, autre village avec sa voie pavée ou ' allée de la reine ', construite sur ordre de la reine Vaekehu II au 19ème siècle, bordée d'arbres centenaires de tamanu plantés par les anciens , et ses ' me'ae ' ( ou ' marae ' en tahitien). Egalement Motopu et Hanatetena, deux plus petits villages. Il y a d'autres chemins pavés dans l' île, à Hapatoni en particulier, et des pétroglyphes à Hanatahua. On peut donc passer plus d'une journée à Tahuata, y séjourner dans l' une de ses pensions. Les chemins et pistes de l' île se prêtent parfaitement à la randonnée pédestre.
UN PEU D HISTOIRE
Plusieurs édifices du village de Vaitahu commémorent un passé souvent tragique. On peut y voir les trois stèles érigées en souvenir de l' arrivée des Espagnols en 1595, puis de celle de militaires français en 1838 et enfin de la prise de possession de l' archipel par l' amiral Abel Dupetit-Thouars en 1842. Alvaro de Mendaña y Neira jeta l' ancre à Vaitahu en 1595, un premier contact avec ceux que l' on appelait à l' époque dans les mers du Sud et ailleurs ' les naturels ' qui tourna rapidement au massacre par les soldats espagnols de 200 villageois, guerriers et civils mélangés. On peut comprendre, dans ce contexte, que l' arrivée d'Occidentaux au 18ème siècle et au début du 19ème siècle ait suscité beaucoup de méfiance, d'animosité et d'hostilité de la part des habitants de Tahuata, et des autres îles également. Les premières tentatives d' évangélisation protestante d'abord en 1797 puis catholique en 1839 se soldèrent par un échec retentissant ( le gouvernement français avait l' habitude d'envoyer les missionnaires en éclaireurs afin de tâter le terrain.. ). Le religieux ayant failli à sa mission, il restait donc le politique et le militaire : l' expédition Dupetit-Thouars arrive en vue de Tahuata mi - avril 1842. Les Français sont dans un premier temps plutôt bien reçus par le chef / roi Iotete qui a récemment subi la pression de la marine américaine et qui se dit que la France le protégera. On attribue donc un terrain en hauteur aux Français pour la construction d'un fortin et d'une garnison. Dupetit-Thouars veut aller vite et propose à Iotete de se mettre sous la protection du roi de France, Louis-Philippe. Iotete accepte et, le 1er mai, est organisée une cérémonie pour la prise de possession officielle des îles Sud de l' archipel des Marquises - et par extension de tout l' archipel - par la France en présence des missionnaires et du neveu de Iotete, Maheono, également chef de Hanatetena. Et puis rapidement, un malaise grandissant s'installe, l' ambiance se dégrade, Iotete devient peu accommodant et versatile, ne supportant pas de se voir privé de son autorité de chef incontesté. Il fugue dans la montagne, organise la résistance aux Français que l' on vient pourtant de fêter, et finit par assiéger le fortin à moitié achevé avec ses guerriers. Résultat : des morts et des blessés des deux côtés et un chaos inattendu. Après palabres et promesses, l' amiral, fidèle à sa stratégie initiale, convainc Iotete - contacté et ramené à la raison par son neveu - de revenir à la table des négociations, et les termes d' une paix durable sont établis définitivement. Iotete a tenté de lutter mais a perdu et la guerre et son pouvoir, son ' mana '. Il mourra l' année suivante, une fin triste et sans avenir pour un chef qui ne sera pas élevé au rang de dieu le jour de ses funérailles.
Prise de possession officielle de Tahuata
De g. à d. : Maheono, Iotete ( en habit militaire d'apparat à galons d'or époque Louis XV ), le père Baudichon, Abel Dupetit-Thouars
Iotete le 1er Mais 1842 ( portrait par Max Radiguet )
Iotete le 1er mai 1842 ( portrait par Max Radiguet )
Maheono, neveu de Iotete et son saisissant tatouage facial
Guerriers marquisiens 19ème siècle
L' amiral repart bientôt sur son navire La Reine Blanche vers Tahiti où il va obtenir le 9 septembre 1842 de la reine Pomaré IV son acceptation formelle de placer son île sous protectorat français. C' est ainsi que Les Marquises alias La Terre des Hommes ( ou Te Fenua Enata en marquisien ) devient la première colonie française dans le Pacifique Sud un peu avant Tahiti.
FAUNE ET FLORE Depuis sa disparition de Hiva Oa, suite à l' introduction malheureuse d'un rapace nocturne, le grand-duc de Virginie ( ou Bubo Virginiasus en latin ), la seule population survivante de ' pahi ' ou martin-chasseur des Marquises, vit à Tahuata, en grand danger d'extinction, car en déclin lent mais constant. il ne resterait que 300 individus au mieux. La destruction du grand-duc est autorisée à cause de son impact fatal sur la faune aviaire locale. Des excursions à pied et à cheval, en excursion à la demi-journée ou à la journée entière, à la découverte du ' pahi ' sont possibles. Contacter le comité de tourisme de Tahuata.
ACTIVITES TRADITIONNELLES
Il y a à Tahuata plusieurs centres d'artisanat et ce dernier est le plus réputé des Marquises, en particulier pour la sculpture sur os. Dans l' île, on est souvent sculpteur de père en fils; les hommes travaillent le bois de rose, l' os de cheval, de chèvre et de mouton et le rostre d'espadon. Dans la vallée d'Hapatoni, ce sont surtout d' expertes sculptrices qui sont à l' oeuvre, souvent depuis des années. Au travail de l' os ou du rostre d'espadon, elles ajoutent la confection de bijoux originaux. La culture du coprah est bien présente à Tahuata et permet aux agriculteurs de gagner un revenu fixe. Les cultures vivrières et les récoltes d'agrumes tels les pamplemousses, très réputés permettent l' autosuffisance alimentaire des habitants de l' île et un peu d'exportation vers le marché et les supermarchés de Papeete ( via la diaspora marquisienne installée à Tahiti ). Pêche et chasse participent également, pleinement, de ce désir d'autosuffisance. La nature est généreuse et tout pousse à profusion et l' on vit simplement mais plutôt bien à Tahuata comme ailleurs aux Marquises, d'autant que désormais, les cargos mixtes apportent régulièrement de Tahiti ce qui manque aux îliens.
Fatu Iva L' île de tous les superlatifs / L'île érotique


Guerrier marquisien tatoué originaire de Fatu Iva 19ème siècle On notera sur sa poitrine les motifs reconstitués d'une tête de tiki, que l' on retrouve aussi sur la crosse du casse-tête ( ou ' u'u ' en marquisien ), arme réservée au guerrier. Cette tête est supposée augmenter le ' mana ' ( alias la puissance ), les yeux en amande évoquent cette puissance surnaturelle tandis que la bouche étirée où apparaissent parfois langue et dents, est censée défier l' adversaire.
SELON LA LEGENDE Dans la légende de la construction de l' archipel des Marquises, selon laquelle chaque île est partie intégrante de la Maison des Dieux, Fatu Iva représente la toiture faite de 9 ( Iva ) tresses ( Fatu ) de feuilles de palmier. Elle s'est aussi appelée Santa Magdalena, nom donné par Alvaro de Mendaña en l' honneur de la sainte du même nom.
UN PEU DE GEOGRAPHIE Fatu Iva est une île située à 75 kms de Hiva Oa, d'une superficie de 84 km2. Longue de 10 kilomètres et large de 4, elle a la forme d'un croissant ou d'un haricot. Elle culmine au Mont Touaouoho à 960 mètres et héberge une population d'environ 600 habitants. C' est l' île la plus australe de l' archipel, la plus isolée aussi car il est impossible d'y construire un aéroport en raison du relief accidenté ou même un aérodrome comme à Ua Pou par exemple. C' est aussi la plus pluvieuse, étant la plus proche du tropique du Capricorne. Les pluies étant abondantes, l' île est recouverte d'une végétation luxuriante en particulier en son centre où prospère une forêt primaire tropicale dense. C' est aussi l'île la plus sauvage et la plus spectaculaire de l' archipel. Géologiquement parlant, elle est constituée de deux caldeiras volcaniques enchâssées l' une dans l' autre. La première date de 2 millions d'années environ, la seconde, deux fois plus petite est née d'une énorme éruption, comme en témoignent les massives chandelles basaltiques qui montent au ciel tout autour de la baie de Hanavave, dite baie des Vierges. Initialement appelée baie des Verges par les Marquisiens, elle a été rebaptisée par de pudibonds missionnaires, effarouchés par l' imagerie locale et ses sous-entendus. Fatu Iva n' a que deux villages situées chacun sur le bord extérieur des deux caldeiras : Hanavave aux colonnes basaltiques et Omoa, chef-lieu de l' île , village surplombé par un piton rocheux qui surprend par son profil rappelant la tête d'un moai de l' île de Pâques.
UN PEU D'HISTOIRE Comme les autres îles de l' archipel, Fatu Iva fut initialement peuplée par des Polynésiens venus de l' ouest. Les rivalités entre tribus étaient au départ incessantes et donnèrent lieu à des batailles sanglantes. C' est en juillet 1595 que l'île - tout comme celle de Tahuata - fut abordée pour la première fois par un occidental, le navigateur espagnol Alvaro de Mendaña de Neira , le premier du genre à avoir établi des contacts avec des populations polynésiennes. Mais il n' y débarqua pas. Il crût tout d'abord avoir découvert les Iles Salomon, le but ultime de son voyage, mais se rendit rapidement compte qu' il avait découvert une nouvelle terre dans un archipel d' îles auxquelles il donna le nom de ' Marquesas de Mendoza ' pour remercier le Vice-Roi du Pérou - alias Garcia Hurtado de Mendoza y Maurique, IV marquis de Cañete - qui l' avait aidé à monter et financer son expédition, et pour honorer en même temps son épouse et ses filles. En 1935, l' anthropologue norvégien Thor Heyerdahl - et futur aventurier du Kon Tiki - aborda Fatu Iva avec l' idée bien ancrée d' en faire son éden. Il y vécut un an avec sa femme, d'abord à Omoa, puis à Ouia, une vallée inconfortablement située sur la côte au vent et désormais retournée à l' état naturel, ayant été abandonnée par ses quelques habitants. Heyerdahl avait à l' époque avancé l' hypothèse erronée que les Maori descendaient des Indiens d'Amérique du Sud alors qu'ils sont originellement arrivés en pirogue de l' Asie du Sud-Est, et plus particulièrement de Taïwan. ( Je vous renvoie à mon carnet sur Taïwan où j' aborde ce sujet )
De 1960 à 1966, une majorité d'hommes de Fatu Iva partirent travailler au CEP de Mururoa, participant ainsi de l' émigration économique ayant commencé à l' époque, et s'étant poursuivie jusqu'à nos jours, les perspectives en termes d' emploi étant plus que limitées si l' on ne veut pas rester ou devenir agriculteur ou coprahculteur comme ses parents ou grands-parents.
FAUNE ET FLORE L' île est une terre d'abondance pour les agrumes, les fruits en général et les fleurs... Tout pousse ou presque. Elle possède une espèce endémique très menacée aujourd'hui : le Monarque ( ou oma'o ke'eke'e en marquisien ', dont il ne restait il y a peu que 6 couples au monde ! Le rat noir et le chat haret ont littéralement décimé cette espèce, dévorant oeufs, oisillons et même femelles en couvaison. Un programme de sauvegarde de l' espèce a été mis en place, avec des résultats encourageants, le nombre de couples ayant augmenté ces dernières années.
ECONOMIE L' île est ravitaillée uniquement par bateau. Une unique route partiellement bétonnée des deux côtés, et partiellement à l' état de piste, et longue de 17 kilomètres relie les deux villages. On peut également aller d'un village à l' autre par la mer en un quart d'heure de navigation. Le secteur primaire prévaut à Fatu Iva, en particulier la culture du coprah, et puis la pêche au thon, à l' espadon et au thazard. On y a cultivé le noni à outrance à une certaine époque mais celle-ci est un peu révolue, les bienfaits miraculeux du noni n' ayant pas vraiment été prouvés scientifiquement. Comme à Rurutu, on a abandonné la culture du café qui était pourtant prometteuse il y a une quarantaine d'années. En revanche, on trouve davantage de vergers et des vanillières. La chasse aux cochons et aux chèvres permet l' auto-suffisance en viande quand le ravitaillement venu de Tahiti vient à manquer ou arrive irrégulièrement. L' artisanat s'est développé grâce au tourisme et aux expositions semestrielles organisées à Papeete. La spécialité - principalement féminine - de Fatu Iva est le tapa dont les dessins s'inspirent des anciens tatouages marquisiens. La sculpture sur bois ou os ou noix de coco est plutôt réservée aux hommes, nourrie des anciennes figures et des symboles centenaires : tikis sculptés en bois de rose ou en bois noir, casse-tête, plats de présentation.
Suivez-moi en page 2.....

TAHUATA ou Île Lumière
DANS LA LEGENDE DES MARQUISES C' est la plus petite île habitée des Marquises dont le nom signifie l' aube en marquisien. J' aurai, plus tard, l' occasion de revenir sur la légende de la création des Marquises : dans cette légende, Tahuata représente le dernier acte de la construction avant l' aube. La symbolique de son nom est liée à l' arrivée de la lumière du jour, signifiant la fin de la construction de la 'Grande Maison', alias l' archipel des Marquises.
UN PEU DE GEOLOGIE Tahuata et Fatu Iva sont soeurs géologiquement parlant. Ce sont des îles plus jeunes que celles du nord de l' archipel ( de 5, 5 millions d'années au Nord-Ouest à seulement 1,2 million d'années au Sud-Est ) L' activité volcanique passée s' est matérialisée sous la forme de volcans dits boucliers, différents des volcans hawaiïens ou tahitiens, qui , suite à des secousses sismiques violentes et répétées, se sont peu à peu effondrés, disparaissant sous les flots de la moitié voire davantage des boucliers initiaux. Résultat : les calderas sont imbriquées l'une dans l' autre , la caldeira initiale étant dotée d'un volcan interne plus petit et plus récent. C 'est le cas à Fatu Iva par exemple.
UN PEU DE GEOGRAPHIE
Située à seulement 4 kms de Hiva Oa , on ne peut rejoindre Tahuata que par mer après 40 à 60 mn de navigation selon le temps ( il existe un catamaran communal, le Tahuata Nui mais qui est souvent en panne pour une durée indéterminée... ). On choisira entre l' excursion à la journée ou le passage simple en speedboat privé, assez cher. Ou si l' on doit résider à Tahuata, on s'arrangera au préalable avec la pension de famille choisie pour discuter des modalités et du prix de la course aller-retour entre Tahuata et Hiva Oa. Le canal dit du Bordelais qui est emprunté par les bateaux peut être extrêmement agité par des courants violents et rallonger un peu la course. (Petite digression sur ce fameux canal du Bordelais... Qui est donc ce Bordelais ? Un certain Joseph Capri ( ou Kabri ou Kabris ), originaire de Bordeaux même, initialement matelot de son état sur un bâtiment baleinier qui fait naufrage sur la côte de Nuku Hiva. Kabri , capturé par les guerriers du roi anthropophage de NH, s'apprête à mourir et à finir rôti à la broche, mais est sauvé in extremis par la fille du roi qui demande sa grâce. Celle-ci est accordée, il épouse la belle dans la foulée, le roi tatoue son gendre lui-même, lui offre des parures en tapa et mousse et le nomme grand juge du pays. Il tue, torture, garrotte, découpe en morceaux. Il pacifie à sa manière ! La vie est douce et belle, il a six enfants de sa princesse marquisienne ... Et puis un jour où il sommeille dans la nature, il est kidnappé par le navigateur russe Krunsenstern qui, à coups de knout, le ramène au navire puis à St Petersbourg pour y être interrogé et jugé. Kabri parvient à s' échapper vers Paris, demande à rencontrer Louis XVIII qu'il traite comme son cousin. Ce dernier - contre toute attente - le reçoit et lui donne un peu d'argent, mais la chance a définitivement tourné pour Kabri qui se retrouve à Valenciennes, gagnant son pain comme bête de foire. Il mourra à 42 ans, épuisé et sans avoir pu repartir vers son île marquisienne et vers sa famille nombreuse. Les autorités lui éviteront post mortem l' infamie d'une exhumation et d'un empaillage, son tatouage corporel et facial ayant conquis un amateur !!!
JB Kabri le Tatoué, dessin publié dans le livre de Von LangsdorffRetour à Tahuata... L' île n'est entourée que partiellement de récifs coralliens ( comme Mangareva aux îles Gambier ) , et est agrémentée de magnifiques plages de sable blanc, en particulier celle de Hanamoenoa. Avec ses versants escarpés se terminant en falaises, des vallées étroites et profondes ouvrant sur des baies échancrées à la végétation dense telles celles jumelles de Iva Iva Nui et de Iva Iva Iti, Tahuata surprend et attire. ' C'est une des rares fois où j' eus le désir de posséder de la terre ', écrivit en son temps le navigateur Alain Gerbault, conquis par une île qu'il qualifiait d'enchanteresse. Son relief est très accidenté et les communications terrestres - sur des pistes improbables - entre les vallées sont difficiles. L' île culmine au Mont Tumu-Mea-Ufa à 1050 m. Sa superficie est de 60 km2, avec une population de 650 à 700 habitants environ. L' île comporte 4 villages : Vaitahu, petit port historique, avec son église aux murs de galets et un magnifique vitrail, son musée d'art et d'histoire, et sa proximité avec des sites archéologiques; Hapatoni, autre village avec sa voie pavée ou ' allée de la reine ', construite sur ordre de la reine Vaekehu II au 19ème siècle, bordée d'arbres centenaires de tamanu plantés par les anciens , et ses ' me'ae ' ( ou ' marae ' en tahitien). Egalement Motopu et Hanatetena, deux plus petits villages. Il y a d'autres chemins pavés dans l' île, à Hapatoni en particulier, et des pétroglyphes à Hanatahua. On peut donc passer plus d'une journée à Tahuata, y séjourner dans l' une de ses pensions. Les chemins et pistes de l' île se prêtent parfaitement à la randonnée pédestre.
UN PEU D HISTOIRE
Plusieurs édifices du village de Vaitahu commémorent un passé souvent tragique. On peut y voir les trois stèles érigées en souvenir de l' arrivée des Espagnols en 1595, puis de celle de militaires français en 1838 et enfin de la prise de possession de l' archipel par l' amiral Abel Dupetit-Thouars en 1842. Alvaro de Mendaña y Neira jeta l' ancre à Vaitahu en 1595, un premier contact avec ceux que l' on appelait à l' époque dans les mers du Sud et ailleurs ' les naturels ' qui tourna rapidement au massacre par les soldats espagnols de 200 villageois, guerriers et civils mélangés. On peut comprendre, dans ce contexte, que l' arrivée d'Occidentaux au 18ème siècle et au début du 19ème siècle ait suscité beaucoup de méfiance, d'animosité et d'hostilité de la part des habitants de Tahuata, et des autres îles également. Les premières tentatives d' évangélisation protestante d'abord en 1797 puis catholique en 1839 se soldèrent par un échec retentissant ( le gouvernement français avait l' habitude d'envoyer les missionnaires en éclaireurs afin de tâter le terrain.. ). Le religieux ayant failli à sa mission, il restait donc le politique et le militaire : l' expédition Dupetit-Thouars arrive en vue de Tahuata mi - avril 1842. Les Français sont dans un premier temps plutôt bien reçus par le chef / roi Iotete qui a récemment subi la pression de la marine américaine et qui se dit que la France le protégera. On attribue donc un terrain en hauteur aux Français pour la construction d'un fortin et d'une garnison. Dupetit-Thouars veut aller vite et propose à Iotete de se mettre sous la protection du roi de France, Louis-Philippe. Iotete accepte et, le 1er mai, est organisée une cérémonie pour la prise de possession officielle des îles Sud de l' archipel des Marquises - et par extension de tout l' archipel - par la France en présence des missionnaires et du neveu de Iotete, Maheono, également chef de Hanatetena. Et puis rapidement, un malaise grandissant s'installe, l' ambiance se dégrade, Iotete devient peu accommodant et versatile, ne supportant pas de se voir privé de son autorité de chef incontesté. Il fugue dans la montagne, organise la résistance aux Français que l' on vient pourtant de fêter, et finit par assiéger le fortin à moitié achevé avec ses guerriers. Résultat : des morts et des blessés des deux côtés et un chaos inattendu. Après palabres et promesses, l' amiral, fidèle à sa stratégie initiale, convainc Iotete - contacté et ramené à la raison par son neveu - de revenir à la table des négociations, et les termes d' une paix durable sont établis définitivement. Iotete a tenté de lutter mais a perdu et la guerre et son pouvoir, son ' mana '. Il mourra l' année suivante, une fin triste et sans avenir pour un chef qui ne sera pas élevé au rang de dieu le jour de ses funérailles.
Prise de possession officielle de Tahuata
De g. à d. : Maheono, Iotete ( en habit militaire d'apparat à galons d'or époque Louis XV ), le père Baudichon, Abel Dupetit-Thouars
Iotete le 1er Mais 1842 ( portrait par Max Radiguet )
Iotete le 1er mai 1842 ( portrait par Max Radiguet )
Maheono, neveu de Iotete et son saisissant tatouage facial
Guerriers marquisiens 19ème siècleL' amiral repart bientôt sur son navire La Reine Blanche vers Tahiti où il va obtenir le 9 septembre 1842 de la reine Pomaré IV son acceptation formelle de placer son île sous protectorat français. C' est ainsi que Les Marquises alias La Terre des Hommes ( ou Te Fenua Enata en marquisien ) devient la première colonie française dans le Pacifique Sud un peu avant Tahiti.
FAUNE ET FLORE Depuis sa disparition de Hiva Oa, suite à l' introduction malheureuse d'un rapace nocturne, le grand-duc de Virginie ( ou Bubo Virginiasus en latin ), la seule population survivante de ' pahi ' ou martin-chasseur des Marquises, vit à Tahuata, en grand danger d'extinction, car en déclin lent mais constant. il ne resterait que 300 individus au mieux. La destruction du grand-duc est autorisée à cause de son impact fatal sur la faune aviaire locale. Des excursions à pied et à cheval, en excursion à la demi-journée ou à la journée entière, à la découverte du ' pahi ' sont possibles. Contacter le comité de tourisme de Tahuata.
ACTIVITES TRADITIONNELLES
Il y a à Tahuata plusieurs centres d'artisanat et ce dernier est le plus réputé des Marquises, en particulier pour la sculpture sur os. Dans l' île, on est souvent sculpteur de père en fils; les hommes travaillent le bois de rose, l' os de cheval, de chèvre et de mouton et le rostre d'espadon. Dans la vallée d'Hapatoni, ce sont surtout d' expertes sculptrices qui sont à l' oeuvre, souvent depuis des années. Au travail de l' os ou du rostre d'espadon, elles ajoutent la confection de bijoux originaux. La culture du coprah est bien présente à Tahuata et permet aux agriculteurs de gagner un revenu fixe. Les cultures vivrières et les récoltes d'agrumes tels les pamplemousses, très réputés permettent l' autosuffisance alimentaire des habitants de l' île et un peu d'exportation vers le marché et les supermarchés de Papeete ( via la diaspora marquisienne installée à Tahiti ). Pêche et chasse participent également, pleinement, de ce désir d'autosuffisance. La nature est généreuse et tout pousse à profusion et l' on vit simplement mais plutôt bien à Tahuata comme ailleurs aux Marquises, d'autant que désormais, les cargos mixtes apportent régulièrement de Tahiti ce qui manque aux îliens.
Fatu Iva L' île de tous les superlatifs / L'île érotique


Guerrier marquisien tatoué originaire de Fatu Iva 19ème siècle On notera sur sa poitrine les motifs reconstitués d'une tête de tiki, que l' on retrouve aussi sur la crosse du casse-tête ( ou ' u'u ' en marquisien ), arme réservée au guerrier. Cette tête est supposée augmenter le ' mana ' ( alias la puissance ), les yeux en amande évoquent cette puissance surnaturelle tandis que la bouche étirée où apparaissent parfois langue et dents, est censée défier l' adversaire.
SELON LA LEGENDE Dans la légende de la construction de l' archipel des Marquises, selon laquelle chaque île est partie intégrante de la Maison des Dieux, Fatu Iva représente la toiture faite de 9 ( Iva ) tresses ( Fatu ) de feuilles de palmier. Elle s'est aussi appelée Santa Magdalena, nom donné par Alvaro de Mendaña en l' honneur de la sainte du même nom.
UN PEU DE GEOGRAPHIE Fatu Iva est une île située à 75 kms de Hiva Oa, d'une superficie de 84 km2. Longue de 10 kilomètres et large de 4, elle a la forme d'un croissant ou d'un haricot. Elle culmine au Mont Touaouoho à 960 mètres et héberge une population d'environ 600 habitants. C' est l' île la plus australe de l' archipel, la plus isolée aussi car il est impossible d'y construire un aéroport en raison du relief accidenté ou même un aérodrome comme à Ua Pou par exemple. C' est aussi la plus pluvieuse, étant la plus proche du tropique du Capricorne. Les pluies étant abondantes, l' île est recouverte d'une végétation luxuriante en particulier en son centre où prospère une forêt primaire tropicale dense. C' est aussi l'île la plus sauvage et la plus spectaculaire de l' archipel. Géologiquement parlant, elle est constituée de deux caldeiras volcaniques enchâssées l' une dans l' autre. La première date de 2 millions d'années environ, la seconde, deux fois plus petite est née d'une énorme éruption, comme en témoignent les massives chandelles basaltiques qui montent au ciel tout autour de la baie de Hanavave, dite baie des Vierges. Initialement appelée baie des Verges par les Marquisiens, elle a été rebaptisée par de pudibonds missionnaires, effarouchés par l' imagerie locale et ses sous-entendus. Fatu Iva n' a que deux villages situées chacun sur le bord extérieur des deux caldeiras : Hanavave aux colonnes basaltiques et Omoa, chef-lieu de l' île , village surplombé par un piton rocheux qui surprend par son profil rappelant la tête d'un moai de l' île de Pâques.
UN PEU D'HISTOIRE Comme les autres îles de l' archipel, Fatu Iva fut initialement peuplée par des Polynésiens venus de l' ouest. Les rivalités entre tribus étaient au départ incessantes et donnèrent lieu à des batailles sanglantes. C' est en juillet 1595 que l'île - tout comme celle de Tahuata - fut abordée pour la première fois par un occidental, le navigateur espagnol Alvaro de Mendaña de Neira , le premier du genre à avoir établi des contacts avec des populations polynésiennes. Mais il n' y débarqua pas. Il crût tout d'abord avoir découvert les Iles Salomon, le but ultime de son voyage, mais se rendit rapidement compte qu' il avait découvert une nouvelle terre dans un archipel d' îles auxquelles il donna le nom de ' Marquesas de Mendoza ' pour remercier le Vice-Roi du Pérou - alias Garcia Hurtado de Mendoza y Maurique, IV marquis de Cañete - qui l' avait aidé à monter et financer son expédition, et pour honorer en même temps son épouse et ses filles. En 1935, l' anthropologue norvégien Thor Heyerdahl - et futur aventurier du Kon Tiki - aborda Fatu Iva avec l' idée bien ancrée d' en faire son éden. Il y vécut un an avec sa femme, d'abord à Omoa, puis à Ouia, une vallée inconfortablement située sur la côte au vent et désormais retournée à l' état naturel, ayant été abandonnée par ses quelques habitants. Heyerdahl avait à l' époque avancé l' hypothèse erronée que les Maori descendaient des Indiens d'Amérique du Sud alors qu'ils sont originellement arrivés en pirogue de l' Asie du Sud-Est, et plus particulièrement de Taïwan. ( Je vous renvoie à mon carnet sur Taïwan où j' aborde ce sujet )
De 1960 à 1966, une majorité d'hommes de Fatu Iva partirent travailler au CEP de Mururoa, participant ainsi de l' émigration économique ayant commencé à l' époque, et s'étant poursuivie jusqu'à nos jours, les perspectives en termes d' emploi étant plus que limitées si l' on ne veut pas rester ou devenir agriculteur ou coprahculteur comme ses parents ou grands-parents.
FAUNE ET FLORE L' île est une terre d'abondance pour les agrumes, les fruits en général et les fleurs... Tout pousse ou presque. Elle possède une espèce endémique très menacée aujourd'hui : le Monarque ( ou oma'o ke'eke'e en marquisien ', dont il ne restait il y a peu que 6 couples au monde ! Le rat noir et le chat haret ont littéralement décimé cette espèce, dévorant oeufs, oisillons et même femelles en couvaison. Un programme de sauvegarde de l' espèce a été mis en place, avec des résultats encourageants, le nombre de couples ayant augmenté ces dernières années.
ECONOMIE L' île est ravitaillée uniquement par bateau. Une unique route partiellement bétonnée des deux côtés, et partiellement à l' état de piste, et longue de 17 kilomètres relie les deux villages. On peut également aller d'un village à l' autre par la mer en un quart d'heure de navigation. Le secteur primaire prévaut à Fatu Iva, en particulier la culture du coprah, et puis la pêche au thon, à l' espadon et au thazard. On y a cultivé le noni à outrance à une certaine époque mais celle-ci est un peu révolue, les bienfaits miraculeux du noni n' ayant pas vraiment été prouvés scientifiquement. Comme à Rurutu, on a abandonné la culture du café qui était pourtant prometteuse il y a une quarantaine d'années. En revanche, on trouve davantage de vergers et des vanillières. La chasse aux cochons et aux chèvres permet l' auto-suffisance en viande quand le ravitaillement venu de Tahiti vient à manquer ou arrive irrégulièrement. L' artisanat s'est développé grâce au tourisme et aux expositions semestrielles organisées à Papeete. La spécialité - principalement féminine - de Fatu Iva est le tapa dont les dessins s'inspirent des anciens tatouages marquisiens. La sculpture sur bois ou os ou noix de coco est plutôt réservée aux hommes, nourrie des anciennes figures et des symboles centenaires : tikis sculptés en bois de rose ou en bois noir, casse-tête, plats de présentation.
Suivez-moi en page 2.....
Retour de croisière: Transat dans les Caraïbes sur le Costa Mediterranea du novembre au 15 décembre 2007 English translation pending
Mon parcours: Transat sur le costa mediterranea du 2 nov - 15 dec 2007
Eh bien voilà je suis rentré. en fait cela fait quelque jour mais le boulot m'a bien occupé. Donc pour faire court disons que c'était F.A.B.U.L.E.U.X
ensuite pour s'étendre sur le sujet:
eh bien le 29 nov embarquement à savone, beaucoup de monde mais bon je suis tombé sur un petit groupe de sexagénaire ( 3 dames et un monsieur) tres sympathique, qui s'est débrouillé de nous faire embarquer en prioritaire, chouette 1h30 de gagnée. après les habituels controles arrive la photo ( en solo je craignais un peu et puis finalement) et me voila a bord, je monte au pont 4 retrouver ma cabine ( exterieure vue obstruée mais tellement bien choisie que j'ai vue mer car etre les canots) mon sac n'est bien entendu pas encore arrivée donc c'est pas parti pour l'exploration du bateau. ( j'avoue j'ai eu du mal a comprendre le fonctionnement de la serrure electronique) donc je me promene un peu de partout, le bateau est superbement decoré. tout le monde a vu des photos de ce bateaux nous n'y reviendront pas. donc maintenant on va aborder les aspects themes par theme.
l'accueil: pas mal mais pourrait mieux faire, l'embarquement semble assez laborieux si on a pas la chance de passer en prioritaire, et heureusement on etait le seul navire. sinon ma foi le personnel est courtois, et agréable.
la bateau: hyper propre où que l'on aille dans le bateau. tout est nettoyé tout le temps c'est très agréable. la bateau n'a pas un seul point de rouille ( a ce propos le fortuna donc nous avons partagé l'escale a st martin avez des coulures de rouilles a plusieurs endroit, ca fait pas tres serieux), il est peint et nettoyé chaque jour, durant les 17 jours de croisieres ils ont peint au moins 3 fois devant ma fenetre. ensuite c'est un bateau tres confortable, bien conçu décoré avec gouts meme si a force ca fatigue l'oeil ( beaucoup de details on ne sait pas ou poser l'oeil) les couleurs dans les tons orangés sont agréables et réchauffent l'atmosphere.
la cabine: assez spacieuse surtout pour ma tout seul avec son immense lit en 180cm de large, là par contre décoration beaucoup plus sobre, salle de bain bien pensée, mais dommage qu'on est pas les meme douches multijets qu'au SPA. literie tres confortable. et surtout pas la moindre trace de poussière. un vrai plaisir. le cabinier tres poli et gentil. surprise en arrivant, une belle assiette de fruits m'attendait en cabine alors que je ne l'ai pas commandée. renouvellée 3 fois durant la croisiere. meme si j'y ai a peine touché.
le restaurant: installé au pont 3 en second service, ct bien agréable comme endroit, nous etions 5 a une table de 8, table un peu grande pour nous mais au moins nous etions a l'aise. les serveurs ne parlaient pas francais mais on a réussi a se comprendre malgré tout. et la aussi personnel sympathique meme s'il étaient un peu trop rapide que ce soit pour la commande ou pour desservir ;-) à noter quelques caffouillages dans les plats le premier soir, mais rien de méchant.
la nourriture: et bien je dirais bonne qualité, belle présentation, mais je m'attendais a quelque chose de plus raffiné (mais ct quand meme tres bien) et en discutant avec mes voisins de tables qui avaient fais plusieurs croisieres chez costa j'ai eu le meme son de cloche que certains sur le forum (cad que la nourriture etait meilleure et avec des produits plus"luxueux" il y a quelques années) .Pour le dejeuner j'ai finis pas ne plus aller au restaurant le midi car on vous place d'office a des tables multiples et je n'ai pas apprécié un repas entouré de 6 italiens dont celui en fasse de moi qui a fait une soupe a la grimace tout le repas. donc apres ca je suis plutot allé au buffet le midi, un choix plus varié et la possibilité de manger tres light notamment que des fruits ou que des crudités. les buffets sont tres variés et renouvellés regulierement. a noter quand meme que pas une seule fois les plats ne sont revenus a la carte plus d'une fois (du moins pour le diner). le petit dejeuner au buffet etait superbes a la limite du degout pour moi de voir autant de fritures( saussices, bacon ...) mais bon il en faut pour tous les gouts, les pancakes etaient tres bons. les buffets de minuits sont tres joliments fait, mentions spéciales aux buffet magnificaux et buffets tropicaux.
animations: c'est la que le bât blesse, équipe italienne, tournée que vers les italiens ( nous etions quand meme 560 francophones) mais bon malgré les animations que je n'ai pas utilisé je ne me suis pas ennuyé et j'ai rencontré du monde donc pas de problemes.
le personnel: aux petits soins, ils sont exploités mais sont toujours agréables, et souriants, j'avoue cela change de la france. je ne sais que dire si ce n'est mention tres bien pour eux.
le spa: ( sauna hammam salle de sport et massages) tres propre, bien tenu, salle de sport super équipée mais pas de personnel francophone pour l'utilisation de certaines machines j'ai du laisser tomber, les douches a hydrojet des vestiaires du spa... terribles. les masseuses, adorables sympathiques, très efficaces. bonnes promos chaques jours. massages TRES tonique a la limite du hurlement sur le coup, mais tellement bon ensuite j'ai faillit m'endormir en 5 minutes en rentrant dans la cabine.
le parcours: du bon et du moins bon
barcelone escale trop courte 13h-19h attention costa vend 5e un aller retour en navette, alors que devant le palacruceros il y a un arret de bus qui dessert le centre ville pour 1E20 je crois. mais bon on est pas a 3e pres.
casablanca. la deception de cette croisiere. 7h - 22H ville sale, excursion hors de prix, le bateau est tres loin dans le port autonome, pas de navette. non vraiment pas interessant. a noté que le depart de Casa, a ete le seul moment ou le bateau a vraiment bougé.
tenerife jolie ville tres fleurie rien d'interessant au niveau boutiques par contre tournez vous vers les excursions car ya rien de tres proche.
5 jours de mer. soleil agreable, temp douce. a noter 2j avec des averses et de la grisaille mais on a quand meme eu 3h de soleil entre 11H et 14h ces deux jours la donc pas de pb, en cours de route, sauvetage d'un petit voilier participant a une regate, nous avons embarqués un homme dans le coma et son fils, les 4 autres equipiers ont contnués l'aventure. faut etre dingo traverser l'atlantique avec un voilier monomat de 10m.
la barbade hyper chaud, bridgetown rien de bien fabuleux a voir si ce n'est les maisons aux couleurs chattoyantes, et des plages superbes. une eau tres bonne.
antigua de grosses averses le matin, quelques boutiques de marques interessantes. ile tres verte. tres américanisée. beaucoup plus jolie que la barbade je trouve.
st martin. alors la je dis mention spéciale mais quand meme un peu decu. 8h- 14H c'est bien trop court. ile superbe, paysages a tomber, un vrai accueil croisieriste. des prix a couper les soufle, des polo lacoste a 55e des hilfinger a 30e les converses 30e la paire, j'ai fait une razzia. et je peux vous confirmer que c'est du vrai, achetés dans des boutiques de chacune des marques. la seule decption c'est la duree de l'escale. sinon perfect.
nassau 13h- 19h ville moyenne a visiter le site de l'hotel atlantis un aquarium superbe, un hotel grandiose et un parc aquatique paradisiaque. il faut y passer au moins la journee pour en profiter.
fort lauderdale, aie aie aie c'est la fin. ca se voit ca se sent tout le monde fait la gueule ( moi y compris) le debarquement se fait sans encombre. puis arrive le moment de passer l'immigration. et la c'est le drame 1H30 d'attente pour moi ( et encore gt dans la file la plus rapide) il y en a qui apres 2h 30 devait y etre encore les excursionnistes etaient meme derrriere mois alors qu'ils etaient prioritaires. une cata l'entree aux USA carton rouge ( ps pour costa car c'est pas leurs fautes mais aux autorités) la douane ne m'a meme pas regardé. je finis par rejoindre mon car pour l'aeroport de ft lauderdale. vol us airways vers philadelphier puis ensuite vers paris. a ma grande surprise les bagages ne sont pas pesés ni en soute ni en cabine, elle ne regarde meme pas mon sac de cabine banco car il etait trop gros. ;-) je vous epargne les controles ou on doit presque se mettre a poil. le vol finit par partir sans encombres le vol se deroule bien, escale de 4h a philie puis vol long courrier vers paris. la c'est le drame, la classe eco c'est fini pour moi impossible de dormir tellement les sieges sont droits. arf j'arrive a paris en vrac j'ai encore 4H a attendre dans le froid pour avoir mon TGV il fait 2° je maudis l'hiver et n'ai qu'une envie c'est de repartir au chaud en croisière.
verdict: j'adhere totalement a ce mode de vacances qui il faut le dire ne revient pas si cher que ca. 150e par jours en single plus a peu pres 500e d'a cotes sur le bateau. je suis pret pour la prochaine, peut etre une transat bresilienne a l'automne prochain. le costa mediterranéa est un super bateau que je vous conseille. n'ayez pas peur des jours de mers pour les transat ca passe trop vite... :-(
enfin voila voila ct un ptit resumé. vacances innoubliables. mais c'est tres dur de revenir a la réalité.
ensuite pour s'étendre sur le sujet:
eh bien le 29 nov embarquement à savone, beaucoup de monde mais bon je suis tombé sur un petit groupe de sexagénaire ( 3 dames et un monsieur) tres sympathique, qui s'est débrouillé de nous faire embarquer en prioritaire, chouette 1h30 de gagnée. après les habituels controles arrive la photo ( en solo je craignais un peu et puis finalement) et me voila a bord, je monte au pont 4 retrouver ma cabine ( exterieure vue obstruée mais tellement bien choisie que j'ai vue mer car etre les canots) mon sac n'est bien entendu pas encore arrivée donc c'est pas parti pour l'exploration du bateau. ( j'avoue j'ai eu du mal a comprendre le fonctionnement de la serrure electronique) donc je me promene un peu de partout, le bateau est superbement decoré. tout le monde a vu des photos de ce bateaux nous n'y reviendront pas. donc maintenant on va aborder les aspects themes par theme.
l'accueil: pas mal mais pourrait mieux faire, l'embarquement semble assez laborieux si on a pas la chance de passer en prioritaire, et heureusement on etait le seul navire. sinon ma foi le personnel est courtois, et agréable.
la bateau: hyper propre où que l'on aille dans le bateau. tout est nettoyé tout le temps c'est très agréable. la bateau n'a pas un seul point de rouille ( a ce propos le fortuna donc nous avons partagé l'escale a st martin avez des coulures de rouilles a plusieurs endroit, ca fait pas tres serieux), il est peint et nettoyé chaque jour, durant les 17 jours de croisieres ils ont peint au moins 3 fois devant ma fenetre. ensuite c'est un bateau tres confortable, bien conçu décoré avec gouts meme si a force ca fatigue l'oeil ( beaucoup de details on ne sait pas ou poser l'oeil) les couleurs dans les tons orangés sont agréables et réchauffent l'atmosphere.
la cabine: assez spacieuse surtout pour ma tout seul avec son immense lit en 180cm de large, là par contre décoration beaucoup plus sobre, salle de bain bien pensée, mais dommage qu'on est pas les meme douches multijets qu'au SPA. literie tres confortable. et surtout pas la moindre trace de poussière. un vrai plaisir. le cabinier tres poli et gentil. surprise en arrivant, une belle assiette de fruits m'attendait en cabine alors que je ne l'ai pas commandée. renouvellée 3 fois durant la croisiere. meme si j'y ai a peine touché.
le restaurant: installé au pont 3 en second service, ct bien agréable comme endroit, nous etions 5 a une table de 8, table un peu grande pour nous mais au moins nous etions a l'aise. les serveurs ne parlaient pas francais mais on a réussi a se comprendre malgré tout. et la aussi personnel sympathique meme s'il étaient un peu trop rapide que ce soit pour la commande ou pour desservir ;-) à noter quelques caffouillages dans les plats le premier soir, mais rien de méchant.
la nourriture: et bien je dirais bonne qualité, belle présentation, mais je m'attendais a quelque chose de plus raffiné (mais ct quand meme tres bien) et en discutant avec mes voisins de tables qui avaient fais plusieurs croisieres chez costa j'ai eu le meme son de cloche que certains sur le forum (cad que la nourriture etait meilleure et avec des produits plus"luxueux" il y a quelques années) .Pour le dejeuner j'ai finis pas ne plus aller au restaurant le midi car on vous place d'office a des tables multiples et je n'ai pas apprécié un repas entouré de 6 italiens dont celui en fasse de moi qui a fait une soupe a la grimace tout le repas. donc apres ca je suis plutot allé au buffet le midi, un choix plus varié et la possibilité de manger tres light notamment que des fruits ou que des crudités. les buffets sont tres variés et renouvellés regulierement. a noter quand meme que pas une seule fois les plats ne sont revenus a la carte plus d'une fois (du moins pour le diner). le petit dejeuner au buffet etait superbes a la limite du degout pour moi de voir autant de fritures( saussices, bacon ...) mais bon il en faut pour tous les gouts, les pancakes etaient tres bons. les buffets de minuits sont tres joliments fait, mentions spéciales aux buffet magnificaux et buffets tropicaux.
animations: c'est la que le bât blesse, équipe italienne, tournée que vers les italiens ( nous etions quand meme 560 francophones) mais bon malgré les animations que je n'ai pas utilisé je ne me suis pas ennuyé et j'ai rencontré du monde donc pas de problemes.
le personnel: aux petits soins, ils sont exploités mais sont toujours agréables, et souriants, j'avoue cela change de la france. je ne sais que dire si ce n'est mention tres bien pour eux.
le spa: ( sauna hammam salle de sport et massages) tres propre, bien tenu, salle de sport super équipée mais pas de personnel francophone pour l'utilisation de certaines machines j'ai du laisser tomber, les douches a hydrojet des vestiaires du spa... terribles. les masseuses, adorables sympathiques, très efficaces. bonnes promos chaques jours. massages TRES tonique a la limite du hurlement sur le coup, mais tellement bon ensuite j'ai faillit m'endormir en 5 minutes en rentrant dans la cabine.
le parcours: du bon et du moins bon
barcelone escale trop courte 13h-19h attention costa vend 5e un aller retour en navette, alors que devant le palacruceros il y a un arret de bus qui dessert le centre ville pour 1E20 je crois. mais bon on est pas a 3e pres.
casablanca. la deception de cette croisiere. 7h - 22H ville sale, excursion hors de prix, le bateau est tres loin dans le port autonome, pas de navette. non vraiment pas interessant. a noté que le depart de Casa, a ete le seul moment ou le bateau a vraiment bougé.
tenerife jolie ville tres fleurie rien d'interessant au niveau boutiques par contre tournez vous vers les excursions car ya rien de tres proche.
5 jours de mer. soleil agreable, temp douce. a noter 2j avec des averses et de la grisaille mais on a quand meme eu 3h de soleil entre 11H et 14h ces deux jours la donc pas de pb, en cours de route, sauvetage d'un petit voilier participant a une regate, nous avons embarqués un homme dans le coma et son fils, les 4 autres equipiers ont contnués l'aventure. faut etre dingo traverser l'atlantique avec un voilier monomat de 10m.
la barbade hyper chaud, bridgetown rien de bien fabuleux a voir si ce n'est les maisons aux couleurs chattoyantes, et des plages superbes. une eau tres bonne.
antigua de grosses averses le matin, quelques boutiques de marques interessantes. ile tres verte. tres américanisée. beaucoup plus jolie que la barbade je trouve.
st martin. alors la je dis mention spéciale mais quand meme un peu decu. 8h- 14H c'est bien trop court. ile superbe, paysages a tomber, un vrai accueil croisieriste. des prix a couper les soufle, des polo lacoste a 55e des hilfinger a 30e les converses 30e la paire, j'ai fait une razzia. et je peux vous confirmer que c'est du vrai, achetés dans des boutiques de chacune des marques. la seule decption c'est la duree de l'escale. sinon perfect.
nassau 13h- 19h ville moyenne a visiter le site de l'hotel atlantis un aquarium superbe, un hotel grandiose et un parc aquatique paradisiaque. il faut y passer au moins la journee pour en profiter.
fort lauderdale, aie aie aie c'est la fin. ca se voit ca se sent tout le monde fait la gueule ( moi y compris) le debarquement se fait sans encombre. puis arrive le moment de passer l'immigration. et la c'est le drame 1H30 d'attente pour moi ( et encore gt dans la file la plus rapide) il y en a qui apres 2h 30 devait y etre encore les excursionnistes etaient meme derrriere mois alors qu'ils etaient prioritaires. une cata l'entree aux USA carton rouge ( ps pour costa car c'est pas leurs fautes mais aux autorités) la douane ne m'a meme pas regardé. je finis par rejoindre mon car pour l'aeroport de ft lauderdale. vol us airways vers philadelphier puis ensuite vers paris. a ma grande surprise les bagages ne sont pas pesés ni en soute ni en cabine, elle ne regarde meme pas mon sac de cabine banco car il etait trop gros. ;-) je vous epargne les controles ou on doit presque se mettre a poil. le vol finit par partir sans encombres le vol se deroule bien, escale de 4h a philie puis vol long courrier vers paris. la c'est le drame, la classe eco c'est fini pour moi impossible de dormir tellement les sieges sont droits. arf j'arrive a paris en vrac j'ai encore 4H a attendre dans le froid pour avoir mon TGV il fait 2° je maudis l'hiver et n'ai qu'une envie c'est de repartir au chaud en croisière.
verdict: j'adhere totalement a ce mode de vacances qui il faut le dire ne revient pas si cher que ca. 150e par jours en single plus a peu pres 500e d'a cotes sur le bateau. je suis pret pour la prochaine, peut etre une transat bresilienne a l'automne prochain. le costa mediterranéa est un super bateau que je vous conseille. n'ayez pas peur des jours de mers pour les transat ca passe trop vite... :-(
enfin voila voila ct un ptit resumé. vacances innoubliables. mais c'est tres dur de revenir a la réalité.
Retour d'une croisière Ponant sur les côtes bretonnes English translation pending
Bonjour à tous,
Bienvenue à tous si vous souhaitez embarquer une seconde fois cette saison* pour cette magnifique croisière sur les côtes françaises. Elle nous a conduit sur quelques-unes des très belles îles de la Bretagne et fait découvrir des paysages remarquables.
*CR de PapiJP35
Samedi 29 août 2020, embarquement
Nous sommes depuis deux jours à Saint-Malo, et après qu’il ait plu toute la nuit, le ciel de ce matin est bas, lourd et noir. Nous nous y étions mentalement préparés. J’avais choisi cette semaine en prenant garde d’éviter celle des grandes marées (souvent propice au mauvais temps), mais la météo nous annonce tout de même une semaine catastrophique. Notre première préoccupation est d’aller vérifier que le bateau est bien arrivé. Rituel tellement plaisant, qui gonfle le cœur de joie.
Nous marchons le long du port de plaisance sous ce lourd ciel breton, et oui, le Jacques Cartier est bien amarré au pied des remparts. La balade est très plaisante, le bateau est beau et parait imposant dans ce petit port à taille humaine, la ville est belle…. Et je monte sur mon petit nuage de bonheur pour ne plus en redescendre avant une semaine.
Pour la durée de la croisière Ponant nous a proposé de laisser la voiture sur un parking qui se situe à 2.7 km du port, le prix est de 3.30€ par jour et des navettes sont mises en place pour transférer les passagers jusqu’au bateau.
Nous avons cependant préféré laisser notre voiture au parking Qpark juste devant la porte d’entrée principale de la vieille ville parce que c’est un parking couvert, nous avons payé 55€ pour la semaine et nous sommes à 5 minutes à pieds du bateau (600m). Très bien, s’il ne pleut pas.
Après une très belle averse en début d’après-midi qui a vidé les rues de la ville en quelques minutes, nous embarquons à 16 h sous le soleil. Des tentes sont installées sur le port en guise de terminal de croisière, et dès notre arrivée nous sommes accueillis avec beaucoup de gentillesse et de prévenance.
En dépit des mesures covid, nous arrivons à notre cabine en 20 minutes et nos bagages nous ont déjà précédés. Nous avons à ce moment le grand plaisir de découvrir que nous avons été surclassés au pont 4. Nous devons ce cadeau au Directeur des Départements Hôteliers de PONANT. En effet ce Monsieur était avec nous sur le LYRIAL en Corse, en télé travail 😉. Souvent mon mari a discuté avec lui et à la fin de la croisière il a dit qu’il nous réservait une surprise pour notre Croisière en Bretagne. Nous n’y pensions plus, et nous avons été contents et très touchés de cette généreuse surprise.
La différence entre les cabines du pont 3 et celles du pont 4 se porte au niveau du balcon. Au pont 3, la partie au-dessous de l’appui en bois est pleine et l’on ne voit pas la mer. Au pont 4 cette partie sous l’appui en bois est en verre et cela donne plus de lumière et une jolie vue lorsque l’on est assis.
Le bateau est tout neuf, dans des tons très harmonieux, reposants, et clairs. La décoration est épurée dans des matières naturelles aux tons doux et confortables.
Très beau et original le plafond miroir du grand salon.
Et très lumineux le salon panoramique avec de larges baies vitrées qui permettent une vue très dégagée.
En juillet nous avions sur le LYRIAL des produits Hermès en petits flacons individuels, cette fois ce sont des produits Clarins en distributeurs, les marques françaises sont très présentes, dans tous les domaines, partout sur le bateau, y compris à table et dans la boutique.
Cette fois, nous sommes 68 passagers à embarquer sur cette croisière pour 107 membres d’équipage. Des naturalistes nous avons appris que la compagnie espérait 70 passagers par croisière pour être satisfaite de ces croisières dans les conditions hors normes et exceptionnelles de cet été 2020. Ils nous ont dit aussi que si cet objectif était atteint cette destination pourrait être reconduite l’année prochaine. Cette version est bien différente de ce que peuvent écrire certains journalistes et me semble plus cohérente. Qui a pu croire que des bateaux feraient le plein un été comme celui-ci ? Ces bateaux-là, eux, ne sont pas restés vides et à quai.
Ce programme sur les côtes françaises a été monté en trois mois, entre les contacts à prendre et les autorisations à obtenir, quand il faut deux ans habituellement pour établir un nouvel itinéraire. Ce qui est plutôt une belle prouesse.
*CR de PapiJP35

Samedi 29 août 2020, embarquement
Nous sommes depuis deux jours à Saint-Malo, et après qu’il ait plu toute la nuit, le ciel de ce matin est bas, lourd et noir. Nous nous y étions mentalement préparés. J’avais choisi cette semaine en prenant garde d’éviter celle des grandes marées (souvent propice au mauvais temps), mais la météo nous annonce tout de même une semaine catastrophique. Notre première préoccupation est d’aller vérifier que le bateau est bien arrivé. Rituel tellement plaisant, qui gonfle le cœur de joie.
Nous marchons le long du port de plaisance sous ce lourd ciel breton, et oui, le Jacques Cartier est bien amarré au pied des remparts. La balade est très plaisante, le bateau est beau et parait imposant dans ce petit port à taille humaine, la ville est belle…. Et je monte sur mon petit nuage de bonheur pour ne plus en redescendre avant une semaine.Pour la durée de la croisière Ponant nous a proposé de laisser la voiture sur un parking qui se situe à 2.7 km du port, le prix est de 3.30€ par jour et des navettes sont mises en place pour transférer les passagers jusqu’au bateau.
Nous avons cependant préféré laisser notre voiture au parking Qpark juste devant la porte d’entrée principale de la vieille ville parce que c’est un parking couvert, nous avons payé 55€ pour la semaine et nous sommes à 5 minutes à pieds du bateau (600m). Très bien, s’il ne pleut pas.
Après une très belle averse en début d’après-midi qui a vidé les rues de la ville en quelques minutes, nous embarquons à 16 h sous le soleil. Des tentes sont installées sur le port en guise de terminal de croisière, et dès notre arrivée nous sommes accueillis avec beaucoup de gentillesse et de prévenance.
En dépit des mesures covid, nous arrivons à notre cabine en 20 minutes et nos bagages nous ont déjà précédés. Nous avons à ce moment le grand plaisir de découvrir que nous avons été surclassés au pont 4. Nous devons ce cadeau au Directeur des Départements Hôteliers de PONANT. En effet ce Monsieur était avec nous sur le LYRIAL en Corse, en télé travail 😉. Souvent mon mari a discuté avec lui et à la fin de la croisière il a dit qu’il nous réservait une surprise pour notre Croisière en Bretagne. Nous n’y pensions plus, et nous avons été contents et très touchés de cette généreuse surprise.La différence entre les cabines du pont 3 et celles du pont 4 se porte au niveau du balcon. Au pont 3, la partie au-dessous de l’appui en bois est pleine et l’on ne voit pas la mer. Au pont 4 cette partie sous l’appui en bois est en verre et cela donne plus de lumière et une jolie vue lorsque l’on est assis.
Le bateau est tout neuf, dans des tons très harmonieux, reposants, et clairs. La décoration est épurée dans des matières naturelles aux tons doux et confortables.
Très beau et original le plafond miroir du grand salon.
Et très lumineux le salon panoramique avec de larges baies vitrées qui permettent une vue très dégagée.
En juillet nous avions sur le LYRIAL des produits Hermès en petits flacons individuels, cette fois ce sont des produits Clarins en distributeurs, les marques françaises sont très présentes, dans tous les domaines, partout sur le bateau, y compris à table et dans la boutique.Cette fois, nous sommes 68 passagers à embarquer sur cette croisière pour 107 membres d’équipage. Des naturalistes nous avons appris que la compagnie espérait 70 passagers par croisière pour être satisfaite de ces croisières dans les conditions hors normes et exceptionnelles de cet été 2020. Ils nous ont dit aussi que si cet objectif était atteint cette destination pourrait être reconduite l’année prochaine. Cette version est bien différente de ce que peuvent écrire certains journalistes et me semble plus cohérente. Qui a pu croire que des bateaux feraient le plein un été comme celui-ci ? Ces bateaux-là, eux, ne sont pas restés vides et à quai.
Ce programme sur les côtes françaises a été monté en trois mois, entre les contacts à prendre et les autorisations à obtenir, quand il faut deux ans habituellement pour établir un nouvel itinéraire. Ce qui est plutôt une belle prouesse.
Cyclades grecques: choisir un gps compatible avec les cartes Anavasi? English translation pending
Bonjour à tous
Au mois de mai, je vais passer trois semaines dans les cyclades grecques et j'aurai une compagne pendant les deux premières semaines, étant seule au cours de la troisième semaine. Nous allons arriver par avion à Santorin, y passer trois nuits et ensuite nous irons randonner à Naxos et y passer 4 nuits. Nous nous dirigerons ensuite vers Amorgos, au début de la deuxième semaine et y passerons 4 ou 5 jours dépendamment des horaires du Skopelitis, voulant faire au moins un trajet avec ce petit traversier. Je ferai la dernière partie du voyage seule: cela consistera à faire une transition par Paros (où ma compagne me quittera) pour aller vers Sifnos (5 nuits) et enfin me diriger vers Athènes, y faire une petite visite et revenir au pays.
Première question: est-il plus facile de s'y retrouver seule sur Amorgos ou sur Sifnos? Je peux en effet inverser l'ordre dans lequel le voyage se fera.
J'en arrive maintenant au problème qui me préoccupe le plus. J'ai entendu dire que les sentiers de randonnée dans les cyclades ne sont pas toujours bien indiqués. Par contre, il semblerait que les iles que j'ai choisies de visiter ont fait des efforts en ce sens. J'ai acheté les cartes Anavasi pour chacune des îles concernées, j'ai étudié à fond les parcours suggérés dans cycladen.be et j'ai aussi acheté les livres de Graf sur Amorgos, Naxos et Sifnos.
Deuxième question: Serait ce une bonne idée de m'acheter un GPS, d'autant plus que je vais randonner seule durant une semaine ou cela n'est-il pas nécessaire étant donné les instruments dont je dispose présentement, i.e. guide et cartes. L'idée d'acheter un GPS m'est venue lorsque j'ai vu que les cartes Anavasi étaient compatibles avec un GPS. Évidemment, comme j'habite au Canada, je voudrais un GPS que je puisse utiliser aussi bien dans mon pays qu'en Europe. Si j'achetais un GPS, je n'ai aucune idée de la façon dont je dois m'y prendre pour le choisir et de plus, je n'ai aucune idée de la façon dont cela fonctionne. Pour l'instant, et je me répète, je voudrais un GPS qui me permette de me situer par rapport à mes cartes ANAVASI. Évidemment, s'il y a quelqu'un de Québec qui me lit et qui serait prêt à me donner un coup de pouce supplémentaire, p.ex où acheter le GPS, cela serait grandement apprécié. Merci de votre aide à tous
Au mois de mai, je vais passer trois semaines dans les cyclades grecques et j'aurai une compagne pendant les deux premières semaines, étant seule au cours de la troisième semaine. Nous allons arriver par avion à Santorin, y passer trois nuits et ensuite nous irons randonner à Naxos et y passer 4 nuits. Nous nous dirigerons ensuite vers Amorgos, au début de la deuxième semaine et y passerons 4 ou 5 jours dépendamment des horaires du Skopelitis, voulant faire au moins un trajet avec ce petit traversier. Je ferai la dernière partie du voyage seule: cela consistera à faire une transition par Paros (où ma compagne me quittera) pour aller vers Sifnos (5 nuits) et enfin me diriger vers Athènes, y faire une petite visite et revenir au pays.
Première question: est-il plus facile de s'y retrouver seule sur Amorgos ou sur Sifnos? Je peux en effet inverser l'ordre dans lequel le voyage se fera.
J'en arrive maintenant au problème qui me préoccupe le plus. J'ai entendu dire que les sentiers de randonnée dans les cyclades ne sont pas toujours bien indiqués. Par contre, il semblerait que les iles que j'ai choisies de visiter ont fait des efforts en ce sens. J'ai acheté les cartes Anavasi pour chacune des îles concernées, j'ai étudié à fond les parcours suggérés dans cycladen.be et j'ai aussi acheté les livres de Graf sur Amorgos, Naxos et Sifnos.
Deuxième question: Serait ce une bonne idée de m'acheter un GPS, d'autant plus que je vais randonner seule durant une semaine ou cela n'est-il pas nécessaire étant donné les instruments dont je dispose présentement, i.e. guide et cartes. L'idée d'acheter un GPS m'est venue lorsque j'ai vu que les cartes Anavasi étaient compatibles avec un GPS. Évidemment, comme j'habite au Canada, je voudrais un GPS que je puisse utiliser aussi bien dans mon pays qu'en Europe. Si j'achetais un GPS, je n'ai aucune idée de la façon dont je dois m'y prendre pour le choisir et de plus, je n'ai aucune idée de la façon dont cela fonctionne. Pour l'instant, et je me répète, je voudrais un GPS qui me permette de me situer par rapport à mes cartes ANAVASI. Évidemment, s'il y a quelqu'un de Québec qui me lit et qui serait prêt à me donner un coup de pouce supplémentaire, p.ex où acheter le GPS, cela serait grandement apprécié. Merci de votre aide à tous
Augmentation des droits d'entrée dans la baie d'Along English translation pending
Les droits, qui étaient inclus dans le prix des croisières par les oparateurs des jonques, augmentent à partir du 1er avril : 8$ par personne pour une croisière de 2 jours et 10$ pour 3 jours, donc à ajouter sur les prix publiés par les opérateurs et agences
ATTENTION : valable pour les jonques partant d'Halong City seulement, les jonques basées à Cat Ba ne sont pas concernées.
ATTENTION : valable pour les jonques partant d'Halong City seulement, les jonques basées à Cat Ba ne sont pas concernées.
Retour MSC Preziosa Méditerranée English translation pending
voilà bonjour à tous 🙂 toutes les bonnes choses ont une fin et ma croisiere sur le préziosa en fait partie ;déjà des souvenirs ...mais que des bons
bateau magnifique , spacieux très calme en cabine à toute heure de la journée literie excellente (ça me change du pacifica 😛) nourriture restaurant pas mal mais serveurs un peu débordés horaires du soir deuxieme service bien trop tard = 21H45 !!! pas de salle fumeur a part , seul le safari lounge avec concert mais très joli salon et immense service en chambre r.a.s mais aucun decor sur le lit , pas de coupe à fruit ni vin à l arrivée dans la cabine🙁 les spectacles de bonne qualité , une belle troupe dommage pas de magie une mer calme dans l ensemble et une très jolie croisiere je donne une note pour l ensemble des prestations de 8/10
si vous avez des questions je me ferai un plaisir de renseigner à mon tour









bateau magnifique , spacieux très calme en cabine à toute heure de la journée literie excellente (ça me change du pacifica 😛) nourriture restaurant pas mal mais serveurs un peu débordés horaires du soir deuxieme service bien trop tard = 21H45 !!! pas de salle fumeur a part , seul le safari lounge avec concert mais très joli salon et immense service en chambre r.a.s mais aucun decor sur le lit , pas de coupe à fruit ni vin à l arrivée dans la cabine🙁 les spectacles de bonne qualité , une belle troupe dommage pas de magie une mer calme dans l ensemble et une très jolie croisiere je donne une note pour l ensemble des prestations de 8/10
si vous avez des questions je me ferai un plaisir de renseigner à mon tour









In the Land of Mountain Gorillas: The Story of an "Epic" Trip
Passionate about travel, animals (furry, feathered, scaly), and my partner’s love for photography, it was in 2014, after encountering orangutans in Gunung Leuser National Park in Sumatra, that I felt the urge to see other great apes in their natural habitat and in the wild. For my 40th birthday, I dreamed of only one thing... seeing gorillas. I still had four years to wait and four years to save up.
At the time, I had only heard of the Virunga Mountains, particularly the part in Rwanda. To be honest, Uganda had never really struck me as a destination I’d ever set foot in, and the DRC, for security reasons, didn’t particularly appeal to me.
But then, one day, I heard that Rwanda was going to increase the price of gorilla permits to USD 1,500 per person. Ouch... that seemed way overpriced, especially since we were going as a couple and I really wanted to see them twice. $6,000 for two days... Okay, it’s for my 40th birthday, but still...
At the end of 2017, I started looking more closely into our trip planned for December 2018. A stroke of luck in my schedule meant my former English teacher sent me a link to an article she’d written for her travel agency about her encounter with gorillas in Uganda. Hmm, Uganda? It was the first time I’d read about the country. Why not?
I scoured various forums in French and English and re-discovered voyageforum.com. And most importantly, I came across Ticapi’s travel journal, which I devoured in one evening, and a few months later, Muriel18’s, whose release I eagerly awaited. Wow!!! Not only can you see gorillas in Uganda, but also chimpanzees and the shoebill, not to mention the savannah and the chance to go on more classic safaris.
All that’s left is to convince my better half that Uganda is a safe country...
Usually, and now more than ever, we prefer independent travel and self-drive trips in particular. But given the proximity to the DRC border, the potentially impassable roads after rain, and rental cars that aren’t always in the best condition, we hired a guide for two weeks in December 2018. The months passed, and the excitement grew.
Three weeks before departure, I fell ill after a work trip to Asia. Darn! This time, I didn’t waste any time—I quickly saw a doctor and got rid of that virus. That was the plan! Flu or malaria? (I’d been to the Amazon six months earlier.) The doctor didn’t know; the cough only appeared a few days later. We did blood tests two days in a row to rule out malaria. So it was the flu or... pneumonia :-( ...?
The X-rays spoke for themselves—it was pneumonia, and it was already quite advanced. No big deal, I still had two weeks to recover! I religiously took my antibiotics, downed loads of vitamin C, but nothing worked—the antibiotics didn’t seem to be doing anything. I was coughing so hard I thought my lungs would come up, I was short of breath, exhausted. I’d dreamed of this trip for so long... it seemed unthinkable not to go. Five days before departure, my doctor hospitalized me—the pneumonia had worsened, and my blood oxygen levels were dangerously low. I was in tears but still in denial about what was happening to me. Besides, I’d still taken my anti-malarial, because I was determined to leave.
I spent the first day in the emergency room on oxygen 24/7. The germ causing my pneumonia was unknown to the infectious disease and pulmonary specialists. They tried a combination of antibiotics. No big deal, in four days, I’d be leaving. I harassed the doctor, who must have thought I was crazy, to find out when I could be discharged—"because, you see, doctor, I have a flight to Uganda on Saturday." On Thursday, the doctor was firm: I’d still be hospitalized on Saturday... deep down, I knew it but didn’t want to admit it. My partner handled canceling the flights, contacted our travel insurance (thankfully we had some), and I wrote to our guide (who, in the meantime, had become our tour operator) who could hardly believe it. And neither could I! We told ourselves it was just postponed and that we’d take this long-awaited trip at the end of 2019!
March 2019, the tour operator reached out to us: "Didn’t you say you wanted to go to Uganda this year? You’d better hurry and book the gorilla permits before they run out."
Oh yes, we wanted to see the gorillas. But we hesitated about rebooking. I still hoped to do this trip as a self-drive. The thing is, this year, we managed to take three weeks off, and we also wanted to spend a week in Rwanda. My partner still didn’t feel comfortable driving there. Yet, he’s driven all over the world. I respected his feelings, especially since he’s the only one who drives.
Anyway, we went back and forth but neither of us really said what we were thinking: "What if we used someone else to organize our trip?" In the end, we went with him again, made a first deposit for four gorilla permits (two days each) (not the best idea we’ve ever had), and looked into adding Rwanda to our itinerary. We’d have a guide/driver for the whole trip with mid-range accommodations.
After several back-and-forths, the itinerary was supposed to look something like this. To be honest, I got fed up after a while.
Day 1: Arrival in Kigali in the evening Day 2: Transfer from Kigali to Akagera NP Day 3: Safari in Akagera NP Day 4: Akagera NP and night in Nyagatare Day 5: Transfer from Nyagatare to Nyungwe Forest Day 6: Nyungwe Day 7: Nyungwe Day 8: Transfer from Nyungwe to Lake Kivu, Rubavu/Gisenyi Day 9: Transfer from Rubavu/Gisenyi to Kisoro/Uganda via the Cyanika border Day 10: Gorilla tracking in Mgahinga NP Day 11: Golden Monkey tracking in Mgahinga NP, night at Lake Mutanda Day 12: Gorilla tracking in Bwindi, Ruhija (later changed to Rushaga) Day 13: Queen Elizabeth NP, Ishasha sector in the morning and Kazinga Channel in the afternoon Day 14: No clear answer on activities for that day. After three attempts, I gave up. I shouldn’t have... Day 15: Chimpanzee tracking in Kyambura Gorge, night at Lake Nkuruba Day 16: Lake Nkuruba, morning activities around the lake and Bigodi Swamps in the afternoon Day 17: Transfer from Lake Nkuruba to Murchison Falls Day 18: Murchison Falls Day 19: Murchison Falls Day 20: Transfer from Murchison Falls via Ziwa Rhino Sanctuary, night in Entebbe Day 21: Entebbe – Mabamba Swamps Day 22: Mabamba Swamps in the morning, Botanical Garden in Entebbe in the afternoon, and transfer to the airport for the overnight return flight.
In April, he asked us for a substantial deposit for the accommodations and some park activities, as one of his colleagues was doing the same tour in May and it would be good if he could secure the already-made reservations by paying the bill.
A week before departure, just like in 2018, we paid the remaining balance of the agreed amount. Three days later, since I hadn’t heard from him (the TO is based in Germany), I sent him a message to confirm he’d received the payment.
My partner joked, "And that’s when he tells us he closed the account we sent the money to." I forced a laugh... and even more so when the TO asked me which account I’d sent the balance to... "Uh, the same one as before." And then he told me he’d closed that account and maybe should’ve mentioned it earlier... uh, you think?! And of course, he needed the money sent again quickly. "Well, buddy, you’ll have to wait until I get it back!!!
It was already late, and my bank had been closed for hours. The next morning, first thing, I called my bank and explained the situation.
"Unfortunately, we can’t do anything for you; you’ll have to wait for the money to be returned." "But how long will that take?" "A few days or weeks, depending on the banks, and you should expect transfer fees."
Brilliant! :-(
After nearly 10 years of traveling almost exclusively without traditional travel agencies, had we just been scammed? I went back to the forums to reread posts about this TO from other travelers. They were all positive; no one mentioned a scam.
The next day, I searched online for the contact details of his bank in Germany. I wrote to the generic email address in English, explaining that I’d made a transfer without knowing that this gentleman had closed his bank account. The employee replied in impeccable English that the bank only responded to emails written in German. Grrr! I used a well-known translator since my German is, let’s say, rusty, and resent my email in German. The same agent replied in German that unfortunately, they couldn’t do anything for me—that if the account had been closed, an automatic rule would return the money to the sender... period, end of story!
Well, our money is lost somewhere in the "cloud," or so we hope! Wait and see!
No news from our TO, and we didn’t reach out either—we were too annoyed by the whole situation.
At the time, I had only heard of the Virunga Mountains, particularly the part in Rwanda. To be honest, Uganda had never really struck me as a destination I’d ever set foot in, and the DRC, for security reasons, didn’t particularly appeal to me.
But then, one day, I heard that Rwanda was going to increase the price of gorilla permits to USD 1,500 per person. Ouch... that seemed way overpriced, especially since we were going as a couple and I really wanted to see them twice. $6,000 for two days... Okay, it’s for my 40th birthday, but still...
At the end of 2017, I started looking more closely into our trip planned for December 2018. A stroke of luck in my schedule meant my former English teacher sent me a link to an article she’d written for her travel agency about her encounter with gorillas in Uganda. Hmm, Uganda? It was the first time I’d read about the country. Why not?
I scoured various forums in French and English and re-discovered voyageforum.com. And most importantly, I came across Ticapi’s travel journal, which I devoured in one evening, and a few months later, Muriel18’s, whose release I eagerly awaited. Wow!!! Not only can you see gorillas in Uganda, but also chimpanzees and the shoebill, not to mention the savannah and the chance to go on more classic safaris.
All that’s left is to convince my better half that Uganda is a safe country...
Usually, and now more than ever, we prefer independent travel and self-drive trips in particular. But given the proximity to the DRC border, the potentially impassable roads after rain, and rental cars that aren’t always in the best condition, we hired a guide for two weeks in December 2018. The months passed, and the excitement grew.
Three weeks before departure, I fell ill after a work trip to Asia. Darn! This time, I didn’t waste any time—I quickly saw a doctor and got rid of that virus. That was the plan! Flu or malaria? (I’d been to the Amazon six months earlier.) The doctor didn’t know; the cough only appeared a few days later. We did blood tests two days in a row to rule out malaria. So it was the flu or... pneumonia :-( ...?
The X-rays spoke for themselves—it was pneumonia, and it was already quite advanced. No big deal, I still had two weeks to recover! I religiously took my antibiotics, downed loads of vitamin C, but nothing worked—the antibiotics didn’t seem to be doing anything. I was coughing so hard I thought my lungs would come up, I was short of breath, exhausted. I’d dreamed of this trip for so long... it seemed unthinkable not to go. Five days before departure, my doctor hospitalized me—the pneumonia had worsened, and my blood oxygen levels were dangerously low. I was in tears but still in denial about what was happening to me. Besides, I’d still taken my anti-malarial, because I was determined to leave.
I spent the first day in the emergency room on oxygen 24/7. The germ causing my pneumonia was unknown to the infectious disease and pulmonary specialists. They tried a combination of antibiotics. No big deal, in four days, I’d be leaving. I harassed the doctor, who must have thought I was crazy, to find out when I could be discharged—"because, you see, doctor, I have a flight to Uganda on Saturday." On Thursday, the doctor was firm: I’d still be hospitalized on Saturday... deep down, I knew it but didn’t want to admit it. My partner handled canceling the flights, contacted our travel insurance (thankfully we had some), and I wrote to our guide (who, in the meantime, had become our tour operator) who could hardly believe it. And neither could I! We told ourselves it was just postponed and that we’d take this long-awaited trip at the end of 2019!
March 2019, the tour operator reached out to us: "Didn’t you say you wanted to go to Uganda this year? You’d better hurry and book the gorilla permits before they run out."
Oh yes, we wanted to see the gorillas. But we hesitated about rebooking. I still hoped to do this trip as a self-drive. The thing is, this year, we managed to take three weeks off, and we also wanted to spend a week in Rwanda. My partner still didn’t feel comfortable driving there. Yet, he’s driven all over the world. I respected his feelings, especially since he’s the only one who drives.
Anyway, we went back and forth but neither of us really said what we were thinking: "What if we used someone else to organize our trip?" In the end, we went with him again, made a first deposit for four gorilla permits (two days each) (not the best idea we’ve ever had), and looked into adding Rwanda to our itinerary. We’d have a guide/driver for the whole trip with mid-range accommodations.
After several back-and-forths, the itinerary was supposed to look something like this. To be honest, I got fed up after a while.
Day 1: Arrival in Kigali in the evening Day 2: Transfer from Kigali to Akagera NP Day 3: Safari in Akagera NP Day 4: Akagera NP and night in Nyagatare Day 5: Transfer from Nyagatare to Nyungwe Forest Day 6: Nyungwe Day 7: Nyungwe Day 8: Transfer from Nyungwe to Lake Kivu, Rubavu/Gisenyi Day 9: Transfer from Rubavu/Gisenyi to Kisoro/Uganda via the Cyanika border Day 10: Gorilla tracking in Mgahinga NP Day 11: Golden Monkey tracking in Mgahinga NP, night at Lake Mutanda Day 12: Gorilla tracking in Bwindi, Ruhija (later changed to Rushaga) Day 13: Queen Elizabeth NP, Ishasha sector in the morning and Kazinga Channel in the afternoon Day 14: No clear answer on activities for that day. After three attempts, I gave up. I shouldn’t have... Day 15: Chimpanzee tracking in Kyambura Gorge, night at Lake Nkuruba Day 16: Lake Nkuruba, morning activities around the lake and Bigodi Swamps in the afternoon Day 17: Transfer from Lake Nkuruba to Murchison Falls Day 18: Murchison Falls Day 19: Murchison Falls Day 20: Transfer from Murchison Falls via Ziwa Rhino Sanctuary, night in Entebbe Day 21: Entebbe – Mabamba Swamps Day 22: Mabamba Swamps in the morning, Botanical Garden in Entebbe in the afternoon, and transfer to the airport for the overnight return flight.
In April, he asked us for a substantial deposit for the accommodations and some park activities, as one of his colleagues was doing the same tour in May and it would be good if he could secure the already-made reservations by paying the bill.
A week before departure, just like in 2018, we paid the remaining balance of the agreed amount. Three days later, since I hadn’t heard from him (the TO is based in Germany), I sent him a message to confirm he’d received the payment.
My partner joked, "And that’s when he tells us he closed the account we sent the money to." I forced a laugh... and even more so when the TO asked me which account I’d sent the balance to... "Uh, the same one as before." And then he told me he’d closed that account and maybe should’ve mentioned it earlier... uh, you think?! And of course, he needed the money sent again quickly. "Well, buddy, you’ll have to wait until I get it back!!!
It was already late, and my bank had been closed for hours. The next morning, first thing, I called my bank and explained the situation.
"Unfortunately, we can’t do anything for you; you’ll have to wait for the money to be returned." "But how long will that take?" "A few days or weeks, depending on the banks, and you should expect transfer fees."
Brilliant! :-(
After nearly 10 years of traveling almost exclusively without traditional travel agencies, had we just been scammed? I went back to the forums to reread posts about this TO from other travelers. They were all positive; no one mentioned a scam.
The next day, I searched online for the contact details of his bank in Germany. I wrote to the generic email address in English, explaining that I’d made a transfer without knowing that this gentleman had closed his bank account. The employee replied in impeccable English that the bank only responded to emails written in German. Grrr! I used a well-known translator since my German is, let’s say, rusty, and resent my email in German. The same agent replied in German that unfortunately, they couldn’t do anything for me—that if the account had been closed, an automatic rule would return the money to the sender... period, end of story!
Well, our money is lost somewhere in the "cloud," or so we hope! Wait and see!
No news from our TO, and we didn’t reach out either—we were too annoyed by the whole situation.
Retour d'une croisière sur le Louis Majesty English translation pending
nous sommes revenu ce matin de la croisiere avec le louis majesty
superbe croisiere si vous voulez des renseignement je suis dispo
Dangers de maladies en Polynésie-Française? English translation pending
Bonjour à tous,
Nours partons en famille (enfants de 8 et 11 ans) très prochainement pour la Polynésie (Tahiti, Raiatea, Bora-Bora et Moorea) et nous sommes un peu inquiêts suite à la lecture de notre guide. Pour ceux qui habitent là bas ou y sont déjà allés, avez-vous eu des ennuis avec : les poissons pierre les coquillage 'cône' la dengue. Cette fièvre mortelle semble toucher majoritairement les enfants et ceci nous inquiète particulièrement... Savez-vous si une épidémie est en cours ?
En vous remerciant par avance de nous rassurer et de nous donner tout conseil utile pour passer un séjour en sécurité,
Marco.
Nours partons en famille (enfants de 8 et 11 ans) très prochainement pour la Polynésie (Tahiti, Raiatea, Bora-Bora et Moorea) et nous sommes un peu inquiêts suite à la lecture de notre guide. Pour ceux qui habitent là bas ou y sont déjà allés, avez-vous eu des ennuis avec : les poissons pierre les coquillage 'cône' la dengue. Cette fièvre mortelle semble toucher majoritairement les enfants et ceci nous inquiète particulièrement... Savez-vous si une épidémie est en cours ?
En vous remerciant par avance de nous rassurer et de nous donner tout conseil utile pour passer un séjour en sécurité,
Marco.
Bayahibe ou Punta Cana? English translation pending
Bonjour,
je compte partir à la RP mais j'hésite entre les plages de Punta Cana et Bayahibé sachant que l'idéal serait de ne pas avoir l'impression d'etre au milieu de la foule tout en ayant une plage de reve . Pouvez vous m'aider ?
je compte partir à la RP mais j'hésite entre les plages de Punta Cana et Bayahibé sachant que l'idéal serait de ne pas avoir l'impression d'etre au milieu de la foule tout en ayant une plage de reve . Pouvez vous m'aider ?
De retour de l'Oasis of the Seas English translation pending
Bonjour à tous,
15 jours après notre croisière, je fais un (très long) compte rendu de celle-ci dans les Caraïbes, en espérant informer ceux que cela intéresserait.
L'embarquement
Vous arrivez sur le trottoir du terminal, et l'expérience commence. Des porteurs vous attendent tout le long du trottoir. Vous présenter votre seasail que vous aurez préalablement édité depuis le site de la compagnie, et où votre chambre est renseigné. Le "bell man" met vos valises sur son chariot et indique votre numéro de chambre. On ne vous délivre pas de ticket de remise, donc c'est vrai que sur le moment, on se demande toujours si on va retrouver les valises. Finalement, aucun problème. N'oubliez pas de donner un pourboire au porteur, car c'est a priori leur seul salaire. De là, vous allez au comptoir d'enregistrement où des hôtesses vous guident jusqu'au bon comptoir. Nous y sommes allés à 11h pour éviter les files d'attente, et c'est vrai que l'enregistrement est super fluide à cette heure là. On vous remet votre seapass qui vous permet d'accéder à votre chambre et qui sera votre carte de crédit. Amenez donc avec vous un porte carte (pochette + collier), c'est plus pratique pour la transporter. Une photo devant une affiche du bateau, et ensuite on vous guide jusqu'à la salle d'attente pour embarquer. L'embarquement commence à 11h30, juste le temps donc d'une pause toilettes. L'embarquement commence ensuite, et là c'est l'effervescence : vous être sur le pont du boardwalk : musique festive, serveurs qui vous proposent des cocktails (payants) de bienvenue, photographes qui vous proposent de vous photographier (à payer si vous souhaitez partir avec la photo seulement), stands de vente de package boissons ou restaurant, etc... On ne sait plus trop où donner de la tête. Midi arrivant, nous décidons d'aller au restaurant : la pizzeria du boardwalk étant bien remplie, et le buffet étant également bien plein (des panneaux interactifs partout sur le bateau vous permettent de savoir la disponibilité des restaurants), nous décidons de déjeuner au "restaurant diététique" situé au dernier étage du bateau. Après le déjeuner, nous avons découvert notre chambre disponible depuis 13h, puis avons commencé la visite du bateau ; nos valises n'étant disponibles qu'à compter de 17h. Ils nous a fallu 2 jours pour prendre nos habitudes, et nous diriger sans aucune difficulté à l'intérieur. Après avoir récupéré nos bagages qui nous attendaient devant notre porte, nous avons rangé nos affaires dans les armoires, et ainsi pu placer nos valises vides sous le lit et disposé d'un maximum de place dans notre chambre. Enfin, vers 18h, on vous convoque à un exercice de sécurité : vous devez aller à un endroit indiqué sur votre porte, puis on vous fait visionner une vidéo en anglais qui explique les consignes de sécurité. N'y prêtez pas attention, cette vidéo sera rediffusée dans votre chambre et en français de multiples fois. Et de toutes façons, c'est la seule démonstration de sécurité que vous aurez.
La chambre
Nous avions un chambre balcon au 11ème étage. Spacieuse pour une cabine de bateau, elle disposait d'un lit double de très bonne qualité, deux chevets, un bureau-coiffeuse avec chaise, un sofa 2 places avec table de salon, mini bar (payant) et les bouteilles d'eau situé dehors du mini bar sont également payantes, un téléviseur avec chaines nationales américaines et locales du bateau (et notamment des reportages sur ce qui vient de se passer sur le bateau, une chaine qui vous dit où est le navire, et surtout une chaine interactive qui vous permet de réserver vos restaurants/spectacles/activités... ou de voir où vous en êtes dans vos dépenses à bord et de savoir ce que vous pouvez faire immédiatement. La chambre était très calme et bien insonorisée. La climatisation est peu bruyante également. Le balcon disposait d'une petite table et 2 chaises, de quoi lire ou discuter tranquillement. Aucun bruit en dehors de celui des vagues, et parfois des voisins qui se trouvent sur la balcon en même temps que vous. les chambres sont non fumeurs pas les balcons. J'avais malheureusement un voisin qui fumait son cigare, et je sentais souvent ses effluves quand j'étais sur le balcon. La salle de bain n'est pas très grande, avec un lavabo, toilettes et douche, et une petite armoire. Le shampoing se situe dans un distributeur de la douche, en revanche le savon est sous forme de savonnettes. Vous avez également un sèche cheveux mais pas de nécessaire de repassage, ce qui est pas génial quand vous devez allé aux soirées habillées avec un costume froissé. La chambre est nettoyée deux fois par jour. La seule prise de courant est située en dessous du chevet, pas pratique pour charger vos batteries. Prenez donc avec vous un adaptateur prise américaine et surtout une multiprise sur laquelle vous laisserez brancher vos cables. Les restaurants Nous avons fait le buffet : 9/10 : 7 stations différentes, les plats sont bons même si après une semaine les mêmes mets reviennent au menu. Le solarium bistrot qui fait buffet gratuit au PDJ et au déjeuner, et qui propose des plats plus diététiques que le buffet : 9/10. Mon buffet favori, mais les trois stations proposent moins de choix et les mêmes plats reviennent donc souvent. Par contre, le spot est beaucoup plus sympa où vous pouvez manger sur la terrasse. Le restaurant principal que nous n'avons fait que deux fois à l'occasion de la soirée du capitaine et à un petit déjeuner. Le diner n'avait rien d'exceptionnel surtout que nous n'avons jamais vu le capitaine, et le PDJ était servi au buffet (même si nous pouvions choisir à la carte également). Ce restaurant ne nous ayant pas transcendé (7/10, c'est bon mais j'en retire pas une expérience extraordinaire), nous avions de toutes façons décidé de prendre un package à 50 usd chacun qui nous donnait accès aux trois restaurants à la carte suivants : giovanni's : restaurant italien, plutôt bruyant et les tables sont très proches les unes des autres, mais la cuisine est bonne. En revanche, le tiramitsu et la carte des desserts d'ailleurs ne cassent pas des briques : 7/10. Leurs antipasti sont géniaux par contre. Chop's grill où j'ai commandé un chateaubriand de 520g... C'est un grill donc on ne s'attendait pas à pas plus que cela. La viande est tendre et savoureuse, par contre la américains ne savent pas ce que veut dire une viande bleue : au mieux, on vous l'apporte saignante au pire à point. A la fin, je demandais ma viande "alive" pour préciser qu'il s'agissait donc d'un aller retour, pas moyen d'avoir ma viande telle que je le souhaitais. Les desserts sont bons en revanche : 8/10. Le solarium bistro qui fait restaurant à la carte le soir, après avoir été réaménagé à cet effet. Dans un cadre romantique, vous mangerez une cuisine saine et savoureuse : j'ai essayé le bison à la sauce aux airelles : rien à dire que du bonheur. Vous comprendrez donc que ce restaurant à ma préférence : 10. On a également fait le park café qui vous propose des salades simples que votre serveur compose en fonction de vos souhaits, et le wipe out café où vous pouvez manger hamburgers et hot dog sur le pouce, avec glace à volonté : bref, le lunch à l'américaine. Sinon, on a également utiliser le room service deux matins (pratique pour petit déjeuner tôt la matin avant que le bateau n'accoste), et un soir car nous n'avions pas le temps de diner compte tenu de nos activités prévues ce soir là. Gratuit, on vous apporte votre plateau à l'heure précise que vous avez fixée, et c'est plus que correct pour un plateau-repas.
Nous n'avions pas pris les forfaits boissons. Autant pour les soda, c'est franchement inutile, les thés glacés ou chauds, café, eau et à certains snacks les "lemonade" ou "stawberry-kiwi" ou "tropical juice" sont disponibles et vous pouvez même partir avec ces boissons sucrées si vous avez un mug avec vous même si une fois m'a demandé de ne pas le faire. En revanche, si vous décidez de faire les restaurants à la carte, prenez le forfait car à commander une bouteille à 50/60 usd par repas, ca va vite.
Pour terminer, faites attention car on se retrouve vite à manger tout le temps, les tentations sont permanentes (club sandwich, cookies, donuts, glaces, ...) et gratuites. Après 2 jours, j'ai fini par allez tous les jours à la salle de fitness pour évacuer, et malgré cela, je suis revenu avec 2 kilos en plus.
Les activités
Tous les jours, on vous distribue dans votre chambre le planning des activités du lendemain. n'hésitez pas à demander à votre femme/gomme de chambre le planning en français car sinon on vous le fournira en anglais. Vous pouvez également l'avoir au lobby où ils sont librement accessibles. Pour le reste, pas moyens de s'ennuyer. Entre les activités proposées sur le planning, les activités plus moins sportives (ping pong, mini golf, terrain de basket, piste de course autour du bateau, escalade, surf, tyrolienne, ...ces deux dernières étant les plus prisées, vous ferez parfois la queue), la salle de fitness (un pur bonheur avec des équipements à la pointe : mon tapis de course est par exemple vendu 10.000 euros, et il y en a autant que vous voulez). Ne faites pas la même bêtise que mois : des serviettes sont disponibles dans la salle, pas besoin d'apporter la votre depuis votre chambre. Après, vous pouvez voir les films 3D proposé, lire sur un transat ou simplement se reposer. Les piscines sont nombreuses, mais sont souvent surpeuplées et nous n'avons finalement nager qu'une seule fois au retour d'une escale avant que le reste des passagers ne soit revenu). Vous pouvez également faire vos photos, films, prendre un verre aux multiples bars (payants), aller aux boutiques, casino que nous n'avons pas fait, ... Le soir, vous pourrez toujours aller aux bars (sans avoir à consommer) pour assister à des mini concert, sérénade, animations diverses, ... ou à la discothèque que nous avons fait une fois mais l'ambiance était assez terne. Le bon plan, c'est de terminer son repas au restaurant et partir avec le vin que vous n'avez pas fini dans un verre et aller à un bar par exemple.
Les spectacles Le top ! Dignes de broadway ou Las Vegas, à une dimension plus restreinte forcément (on reste sur un bateau. Attention, tout est en anglais, et il faut suivre, même pour les plus rodés en langue de shakespeare. l'aquatheater mélange des acrobaties de gymnastes sur trampoline, plongeons de plusieurs dizaines de mètres de haut, natation synchronisée, et autres chorégraphies les uns avec les autres. Les acteurs sont tous d'anciens athlètes dont certains ont fait les jeux olympiques. Il en est de même sur le ice skating show où sur une petite patinoire vous avez d'anciens athlètes patineurs qui enchainent triples sauts et autres figures sur une chorégraphie artistiques. J'espère néanmoins qu'ils sont bien payés car certains leurs costumes sont particulièrement humiliants (je pense notamment à des costumes de poussins qui font franchement pitié). Nous avons également assisté à "Come on fly" un spectacle où des acrobates, arnachés à des cables, réalisaient des chorégraphies aériennes. Malheureusement les chanteurs étaient franchement mauvais et auraient mérités d'être passés par dessus bord... Ces mêmes chanteurs, je les avais vu la veille lors d'un concert qu'ils donnaient (sans réservation) et où la moitié de la salle a quitté le spectacle avant la fin. C'est le seul bémol. Pour le reste, le bateau avait invité Tony Tillmann, un showman qui assure un max : chant, danse, comédie, interactivité avec le public, etc... Voilà un véritable entertainer, qui vous prend et vous emmène là où il désire. Vous êtes complètement transporté, même si le répertoire musical interprété n'est as le vôtre, vous êtes obligé de suivre. Je ne connais personne capable de faire cela en France... Enfin, nous avons également assisté à deux stand up, mais là j'ai dû comprendre que 25% que ce disais les deux comiques et je rigolais effectivement quand je comprenais. Mais le reste du public anglophone était mort de rire tout le long de leur show. D'autres mini spectacles sont proposés également tout au long des soirées (spectacle d'improvisation par exemple où la aussi il faut s'accrocher) ou en journée (aquatique ou concours du plus gros plongeon en plat par exemple), etc.. En tout cas, réserver vos places avant d'embarquer par internet, car les shows sont complets à chaque fois, et n'hésitez pas à venir 1h avant le début, car 1/2 heure avant il ne restera que des places mal situées.
Les escales
Nous n'avions commandé aucune excursion avec le bateau. Au débarquement, c'est donc à vous de débrouiller pour accéder aux sites que vous voulez visiter. Donc préparez les chez vous en éditant une carte par exemple, ou en y allant avec votre gps sur lequels vous aurez enregistré les spots à voir dans vos favoris. Les taxis sont collectifs et consistent en un grand pick up dont la benne a été aménagée et couverte pour accueillir jusqu'à 12 passagers. Comptez 4 à 5 usd par personne et par trajet pour vous rendre dans la ville (nous n'avions pas fait les plages : nous habitons Tahiti, et pouvons nous baigner 365 jours par an. Donc nous avons privilégié la visites des sites urbains ou touristiques.
Nassau, aucun intérêt à l'exception de l'hôtel Atlantis, et encore nous y sommes allé très tôt (dès 7h30) et avons pu accéder aux jardins et piscines car ils n'étaient pas encore surveillés et qu'ils sont normalement accessibles qu'aux clients de l'hôtel sauf à payer je crois. L'aquarium dans l'hôtel est vraiment impressionnant avec des requins et une raie manta à l'intérieur. Pour le reste, on ne voit que le casino, quelques boutiques, et l'extérieur de l'hôtel. De retour vers la ville, il faut aller vers la droite de la rue principale où l'on trouve que des bijouteries. Sortir de la rue principale ne me paraissait pas sécurisant et de toutes façons, c'est laid, sale et cela pue. Il reste le marché où l'on vous vend des produits hors de prix. Donc à 11h, on était sur le bateau qui partait d'ailleurs à 14h.
St Thomas, plus intéressant avec une vieille ville et quelques bâtiments historiques. Nous avons fait le musée de Barbe noire, qui n'est finalement qu'une visite d'une ancienne tour de guet, d'une fabrique de rhum, et de maisons anciennes ayant appartenu à des dignitaires de l'île. Vous avez également des statue de pirates ayant écumés les mers au cours du 18ème mais on ne vous explique pas leur histoire. St thomas est aussi reconnu pour l'achat de bijoux en diamant : effectivement, j'ai ramené des boucles d'oreilles pour ma petite filleule qui vient de naître, en or 18 carats serties de diamants à 199 dollars. Je les ai fait expertiser par un bijoutier une fois rentré à Tahiti, elles m'auraient coûté 2,5 fois plus chers ici.
St Maarteen : attention aux arnaques. Nous avions décidé de louer un véhicule pour faire le tour de l'île. D'un prix annoncé à 20 usd, on se retrouve à payer 65 usd (assurance et taxes comprises) en cash... Au retour, personne pour nous accueillir et restituer le véhicule. Nous avons du attendre 1h après que nous ayons demandé à l'accueil touristique de nous aider. Entre temps, j'ai dû faire le plein que j'ai payé 2,7 usd le litre (et en cash bien sur). Aucun panneau n'indiquait le prix de l'essence, sauf dans la partie française où le prix était finalement de 1,3 euro... Pour terminer, aucun panneau ou presque n'existe sur la route. Je me suis perdu 3 fois, mon GPS ne fonctionnant pas. Heureusement, j'étais venu avec une carte imprimé depuis google maps car avec la multitude de routes à Philipsburg et sa banlieue, on se paume très facilement. Le pire est que le tour de l'île ne casse pas trois pattes à un canard. Peut-être qu'on est blasé aussi vu les paysages que nous avons à Tahiti... Seule la rue principale de Philipsburg est sympa, et est surtout le paradis de l'achat détaxé (alcool, tabac, parfum, ...) : je suis ressorti de là avec 3 litres de cognac, cointreau et grand marnier pour 77 usd.
Les escales n'avaient donc pas de grands intérêts à l'exception du shopping, et du fait de sortir un peu du bateau pour s'aérer un peu. En revanche, il faut vraiment sortir du bateau dès qu'il accoste quitte à se lever à 5h30 s'agissant de Nassau, et revenir avant la foule. Les alcools achetés sont saisis et rendus en fin de croisière. Et le bateau ne vous attendra pas si vous êtes en retard et si vous n'avez pas pris une excursion avec la compagnie. Donc prévoyez large pour le retour.
Le débarquement L'avant dernier jour, vous devez laisser le soir vos valises dans le couloir et ne resterez qu'avec votre bagage à main et vos affaires pour le lendemain. On vous signalera à quelle heure vous êtes sensés débarquer. N'hésitez pas à contrôler vos dépenses à bord, car ils m'avaient facturé deux fois les restaurants à al carte : le package, et le restaurant de l'autre côté. Cela a été facilement corrigé. on vous convoque à la dite heure au restaurant principal, et là on a mis 2 heures pour sortir du bateau. Ce fut le plus mauvais moment finalement. A la sortie du navire, vous récupèrerez vos bagages puis passerez les contrôles de police et votre croisière s'achèvent enfin.
A la sortie, nous avions un véhicule de location qui nous attendait chez hertz. La compagnie à un bus qui vous attend dehors et qui vous amène à l'agence de location. Ne prenez donc pas de taxi. De même à l'aller où nous avions loué un véhicule. Lorsque nous l'avions rendu, nous avons simplement demandé où nous pourrions trouver un taxi pour aller au bateau à l'un des employé de hertz, qui nous a gentiment amené au port avec notre véhicule et tout cela gratuitement. Là le pourboire s'impose évidemment !
Conclusion
J'étais assez réticent à faire ma première croisière, peur de la promiscuité, d'absence de liberté, et disons le d'être dans une maison de retraite sur l'eau. Ma seule erreur est de ne pas avoir fait de croisière avant. Le service à bord est professionnel, le personnel est d'une gentillesse et est très avenant, le bateau est d'une propreté irréprochable. Vous avez toujours quelque chose à faire si vous le souhaitez, mais pouvez également profiter et vous reposer. Je n'ai jamais eu l'impression d'avoir été les uns sur les autres, à l'exception des piscines et à l'escale de Nassau où plus de 10.000 passagers avaient été débarqués de 3 navires qui avaient accosté en même temps. C'est vrai que le bateau est immense, et que les passagers sont répartis en de nombreux endroits : je me souviens d'avoir embarqué avec un couple de jeunes mariés, que je n'ai revu qu'au débarquement. Mais immense veut dire aussi que vous marcherez beaucoup, donc les personnes agées risquent de s'en plaindre.
Au final, je n'attends qu'une chose, c'est d'y retourner. Nous avions atterri à Fort Lauderdale l'avant veille pour nous permettre d'aller à Sawgrass mills, le 2eme plus grand mall des états unis et vraiment pas cher. Nous referons cette escale préalable, rien que pour acheter la robe de soirée dans un magasins qui ne vend que cela sur plus de 1000 carrés.
Désolé d'avoir été aussi long, mais je voulais donner un maximum d'informations pour ceux qui feront leur première croisière sur l'Oasis of the seas. Je reste bien entendu à leur disposition s'ils souhaite d'autres informations.
15 jours après notre croisière, je fais un (très long) compte rendu de celle-ci dans les Caraïbes, en espérant informer ceux que cela intéresserait.
L'embarquement
Vous arrivez sur le trottoir du terminal, et l'expérience commence. Des porteurs vous attendent tout le long du trottoir. Vous présenter votre seasail que vous aurez préalablement édité depuis le site de la compagnie, et où votre chambre est renseigné. Le "bell man" met vos valises sur son chariot et indique votre numéro de chambre. On ne vous délivre pas de ticket de remise, donc c'est vrai que sur le moment, on se demande toujours si on va retrouver les valises. Finalement, aucun problème. N'oubliez pas de donner un pourboire au porteur, car c'est a priori leur seul salaire. De là, vous allez au comptoir d'enregistrement où des hôtesses vous guident jusqu'au bon comptoir. Nous y sommes allés à 11h pour éviter les files d'attente, et c'est vrai que l'enregistrement est super fluide à cette heure là. On vous remet votre seapass qui vous permet d'accéder à votre chambre et qui sera votre carte de crédit. Amenez donc avec vous un porte carte (pochette + collier), c'est plus pratique pour la transporter. Une photo devant une affiche du bateau, et ensuite on vous guide jusqu'à la salle d'attente pour embarquer. L'embarquement commence à 11h30, juste le temps donc d'une pause toilettes. L'embarquement commence ensuite, et là c'est l'effervescence : vous être sur le pont du boardwalk : musique festive, serveurs qui vous proposent des cocktails (payants) de bienvenue, photographes qui vous proposent de vous photographier (à payer si vous souhaitez partir avec la photo seulement), stands de vente de package boissons ou restaurant, etc... On ne sait plus trop où donner de la tête. Midi arrivant, nous décidons d'aller au restaurant : la pizzeria du boardwalk étant bien remplie, et le buffet étant également bien plein (des panneaux interactifs partout sur le bateau vous permettent de savoir la disponibilité des restaurants), nous décidons de déjeuner au "restaurant diététique" situé au dernier étage du bateau. Après le déjeuner, nous avons découvert notre chambre disponible depuis 13h, puis avons commencé la visite du bateau ; nos valises n'étant disponibles qu'à compter de 17h. Ils nous a fallu 2 jours pour prendre nos habitudes, et nous diriger sans aucune difficulté à l'intérieur. Après avoir récupéré nos bagages qui nous attendaient devant notre porte, nous avons rangé nos affaires dans les armoires, et ainsi pu placer nos valises vides sous le lit et disposé d'un maximum de place dans notre chambre. Enfin, vers 18h, on vous convoque à un exercice de sécurité : vous devez aller à un endroit indiqué sur votre porte, puis on vous fait visionner une vidéo en anglais qui explique les consignes de sécurité. N'y prêtez pas attention, cette vidéo sera rediffusée dans votre chambre et en français de multiples fois. Et de toutes façons, c'est la seule démonstration de sécurité que vous aurez.
La chambre
Nous avions un chambre balcon au 11ème étage. Spacieuse pour une cabine de bateau, elle disposait d'un lit double de très bonne qualité, deux chevets, un bureau-coiffeuse avec chaise, un sofa 2 places avec table de salon, mini bar (payant) et les bouteilles d'eau situé dehors du mini bar sont également payantes, un téléviseur avec chaines nationales américaines et locales du bateau (et notamment des reportages sur ce qui vient de se passer sur le bateau, une chaine qui vous dit où est le navire, et surtout une chaine interactive qui vous permet de réserver vos restaurants/spectacles/activités... ou de voir où vous en êtes dans vos dépenses à bord et de savoir ce que vous pouvez faire immédiatement. La chambre était très calme et bien insonorisée. La climatisation est peu bruyante également. Le balcon disposait d'une petite table et 2 chaises, de quoi lire ou discuter tranquillement. Aucun bruit en dehors de celui des vagues, et parfois des voisins qui se trouvent sur la balcon en même temps que vous. les chambres sont non fumeurs pas les balcons. J'avais malheureusement un voisin qui fumait son cigare, et je sentais souvent ses effluves quand j'étais sur le balcon. La salle de bain n'est pas très grande, avec un lavabo, toilettes et douche, et une petite armoire. Le shampoing se situe dans un distributeur de la douche, en revanche le savon est sous forme de savonnettes. Vous avez également un sèche cheveux mais pas de nécessaire de repassage, ce qui est pas génial quand vous devez allé aux soirées habillées avec un costume froissé. La chambre est nettoyée deux fois par jour. La seule prise de courant est située en dessous du chevet, pas pratique pour charger vos batteries. Prenez donc avec vous un adaptateur prise américaine et surtout une multiprise sur laquelle vous laisserez brancher vos cables. Les restaurants Nous avons fait le buffet : 9/10 : 7 stations différentes, les plats sont bons même si après une semaine les mêmes mets reviennent au menu. Le solarium bistrot qui fait buffet gratuit au PDJ et au déjeuner, et qui propose des plats plus diététiques que le buffet : 9/10. Mon buffet favori, mais les trois stations proposent moins de choix et les mêmes plats reviennent donc souvent. Par contre, le spot est beaucoup plus sympa où vous pouvez manger sur la terrasse. Le restaurant principal que nous n'avons fait que deux fois à l'occasion de la soirée du capitaine et à un petit déjeuner. Le diner n'avait rien d'exceptionnel surtout que nous n'avons jamais vu le capitaine, et le PDJ était servi au buffet (même si nous pouvions choisir à la carte également). Ce restaurant ne nous ayant pas transcendé (7/10, c'est bon mais j'en retire pas une expérience extraordinaire), nous avions de toutes façons décidé de prendre un package à 50 usd chacun qui nous donnait accès aux trois restaurants à la carte suivants : giovanni's : restaurant italien, plutôt bruyant et les tables sont très proches les unes des autres, mais la cuisine est bonne. En revanche, le tiramitsu et la carte des desserts d'ailleurs ne cassent pas des briques : 7/10. Leurs antipasti sont géniaux par contre. Chop's grill où j'ai commandé un chateaubriand de 520g... C'est un grill donc on ne s'attendait pas à pas plus que cela. La viande est tendre et savoureuse, par contre la américains ne savent pas ce que veut dire une viande bleue : au mieux, on vous l'apporte saignante au pire à point. A la fin, je demandais ma viande "alive" pour préciser qu'il s'agissait donc d'un aller retour, pas moyen d'avoir ma viande telle que je le souhaitais. Les desserts sont bons en revanche : 8/10. Le solarium bistro qui fait restaurant à la carte le soir, après avoir été réaménagé à cet effet. Dans un cadre romantique, vous mangerez une cuisine saine et savoureuse : j'ai essayé le bison à la sauce aux airelles : rien à dire que du bonheur. Vous comprendrez donc que ce restaurant à ma préférence : 10. On a également fait le park café qui vous propose des salades simples que votre serveur compose en fonction de vos souhaits, et le wipe out café où vous pouvez manger hamburgers et hot dog sur le pouce, avec glace à volonté : bref, le lunch à l'américaine. Sinon, on a également utiliser le room service deux matins (pratique pour petit déjeuner tôt la matin avant que le bateau n'accoste), et un soir car nous n'avions pas le temps de diner compte tenu de nos activités prévues ce soir là. Gratuit, on vous apporte votre plateau à l'heure précise que vous avez fixée, et c'est plus que correct pour un plateau-repas.
Nous n'avions pas pris les forfaits boissons. Autant pour les soda, c'est franchement inutile, les thés glacés ou chauds, café, eau et à certains snacks les "lemonade" ou "stawberry-kiwi" ou "tropical juice" sont disponibles et vous pouvez même partir avec ces boissons sucrées si vous avez un mug avec vous même si une fois m'a demandé de ne pas le faire. En revanche, si vous décidez de faire les restaurants à la carte, prenez le forfait car à commander une bouteille à 50/60 usd par repas, ca va vite.
Pour terminer, faites attention car on se retrouve vite à manger tout le temps, les tentations sont permanentes (club sandwich, cookies, donuts, glaces, ...) et gratuites. Après 2 jours, j'ai fini par allez tous les jours à la salle de fitness pour évacuer, et malgré cela, je suis revenu avec 2 kilos en plus.
Les activités
Tous les jours, on vous distribue dans votre chambre le planning des activités du lendemain. n'hésitez pas à demander à votre femme/gomme de chambre le planning en français car sinon on vous le fournira en anglais. Vous pouvez également l'avoir au lobby où ils sont librement accessibles. Pour le reste, pas moyens de s'ennuyer. Entre les activités proposées sur le planning, les activités plus moins sportives (ping pong, mini golf, terrain de basket, piste de course autour du bateau, escalade, surf, tyrolienne, ...ces deux dernières étant les plus prisées, vous ferez parfois la queue), la salle de fitness (un pur bonheur avec des équipements à la pointe : mon tapis de course est par exemple vendu 10.000 euros, et il y en a autant que vous voulez). Ne faites pas la même bêtise que mois : des serviettes sont disponibles dans la salle, pas besoin d'apporter la votre depuis votre chambre. Après, vous pouvez voir les films 3D proposé, lire sur un transat ou simplement se reposer. Les piscines sont nombreuses, mais sont souvent surpeuplées et nous n'avons finalement nager qu'une seule fois au retour d'une escale avant que le reste des passagers ne soit revenu). Vous pouvez également faire vos photos, films, prendre un verre aux multiples bars (payants), aller aux boutiques, casino que nous n'avons pas fait, ... Le soir, vous pourrez toujours aller aux bars (sans avoir à consommer) pour assister à des mini concert, sérénade, animations diverses, ... ou à la discothèque que nous avons fait une fois mais l'ambiance était assez terne. Le bon plan, c'est de terminer son repas au restaurant et partir avec le vin que vous n'avez pas fini dans un verre et aller à un bar par exemple.
Les spectacles Le top ! Dignes de broadway ou Las Vegas, à une dimension plus restreinte forcément (on reste sur un bateau. Attention, tout est en anglais, et il faut suivre, même pour les plus rodés en langue de shakespeare. l'aquatheater mélange des acrobaties de gymnastes sur trampoline, plongeons de plusieurs dizaines de mètres de haut, natation synchronisée, et autres chorégraphies les uns avec les autres. Les acteurs sont tous d'anciens athlètes dont certains ont fait les jeux olympiques. Il en est de même sur le ice skating show où sur une petite patinoire vous avez d'anciens athlètes patineurs qui enchainent triples sauts et autres figures sur une chorégraphie artistiques. J'espère néanmoins qu'ils sont bien payés car certains leurs costumes sont particulièrement humiliants (je pense notamment à des costumes de poussins qui font franchement pitié). Nous avons également assisté à "Come on fly" un spectacle où des acrobates, arnachés à des cables, réalisaient des chorégraphies aériennes. Malheureusement les chanteurs étaient franchement mauvais et auraient mérités d'être passés par dessus bord... Ces mêmes chanteurs, je les avais vu la veille lors d'un concert qu'ils donnaient (sans réservation) et où la moitié de la salle a quitté le spectacle avant la fin. C'est le seul bémol. Pour le reste, le bateau avait invité Tony Tillmann, un showman qui assure un max : chant, danse, comédie, interactivité avec le public, etc... Voilà un véritable entertainer, qui vous prend et vous emmène là où il désire. Vous êtes complètement transporté, même si le répertoire musical interprété n'est as le vôtre, vous êtes obligé de suivre. Je ne connais personne capable de faire cela en France... Enfin, nous avons également assisté à deux stand up, mais là j'ai dû comprendre que 25% que ce disais les deux comiques et je rigolais effectivement quand je comprenais. Mais le reste du public anglophone était mort de rire tout le long de leur show. D'autres mini spectacles sont proposés également tout au long des soirées (spectacle d'improvisation par exemple où la aussi il faut s'accrocher) ou en journée (aquatique ou concours du plus gros plongeon en plat par exemple), etc.. En tout cas, réserver vos places avant d'embarquer par internet, car les shows sont complets à chaque fois, et n'hésitez pas à venir 1h avant le début, car 1/2 heure avant il ne restera que des places mal situées.
Les escales
Nous n'avions commandé aucune excursion avec le bateau. Au débarquement, c'est donc à vous de débrouiller pour accéder aux sites que vous voulez visiter. Donc préparez les chez vous en éditant une carte par exemple, ou en y allant avec votre gps sur lequels vous aurez enregistré les spots à voir dans vos favoris. Les taxis sont collectifs et consistent en un grand pick up dont la benne a été aménagée et couverte pour accueillir jusqu'à 12 passagers. Comptez 4 à 5 usd par personne et par trajet pour vous rendre dans la ville (nous n'avions pas fait les plages : nous habitons Tahiti, et pouvons nous baigner 365 jours par an. Donc nous avons privilégié la visites des sites urbains ou touristiques.
Nassau, aucun intérêt à l'exception de l'hôtel Atlantis, et encore nous y sommes allé très tôt (dès 7h30) et avons pu accéder aux jardins et piscines car ils n'étaient pas encore surveillés et qu'ils sont normalement accessibles qu'aux clients de l'hôtel sauf à payer je crois. L'aquarium dans l'hôtel est vraiment impressionnant avec des requins et une raie manta à l'intérieur. Pour le reste, on ne voit que le casino, quelques boutiques, et l'extérieur de l'hôtel. De retour vers la ville, il faut aller vers la droite de la rue principale où l'on trouve que des bijouteries. Sortir de la rue principale ne me paraissait pas sécurisant et de toutes façons, c'est laid, sale et cela pue. Il reste le marché où l'on vous vend des produits hors de prix. Donc à 11h, on était sur le bateau qui partait d'ailleurs à 14h.
St Thomas, plus intéressant avec une vieille ville et quelques bâtiments historiques. Nous avons fait le musée de Barbe noire, qui n'est finalement qu'une visite d'une ancienne tour de guet, d'une fabrique de rhum, et de maisons anciennes ayant appartenu à des dignitaires de l'île. Vous avez également des statue de pirates ayant écumés les mers au cours du 18ème mais on ne vous explique pas leur histoire. St thomas est aussi reconnu pour l'achat de bijoux en diamant : effectivement, j'ai ramené des boucles d'oreilles pour ma petite filleule qui vient de naître, en or 18 carats serties de diamants à 199 dollars. Je les ai fait expertiser par un bijoutier une fois rentré à Tahiti, elles m'auraient coûté 2,5 fois plus chers ici.
St Maarteen : attention aux arnaques. Nous avions décidé de louer un véhicule pour faire le tour de l'île. D'un prix annoncé à 20 usd, on se retrouve à payer 65 usd (assurance et taxes comprises) en cash... Au retour, personne pour nous accueillir et restituer le véhicule. Nous avons du attendre 1h après que nous ayons demandé à l'accueil touristique de nous aider. Entre temps, j'ai dû faire le plein que j'ai payé 2,7 usd le litre (et en cash bien sur). Aucun panneau n'indiquait le prix de l'essence, sauf dans la partie française où le prix était finalement de 1,3 euro... Pour terminer, aucun panneau ou presque n'existe sur la route. Je me suis perdu 3 fois, mon GPS ne fonctionnant pas. Heureusement, j'étais venu avec une carte imprimé depuis google maps car avec la multitude de routes à Philipsburg et sa banlieue, on se paume très facilement. Le pire est que le tour de l'île ne casse pas trois pattes à un canard. Peut-être qu'on est blasé aussi vu les paysages que nous avons à Tahiti... Seule la rue principale de Philipsburg est sympa, et est surtout le paradis de l'achat détaxé (alcool, tabac, parfum, ...) : je suis ressorti de là avec 3 litres de cognac, cointreau et grand marnier pour 77 usd.
Les escales n'avaient donc pas de grands intérêts à l'exception du shopping, et du fait de sortir un peu du bateau pour s'aérer un peu. En revanche, il faut vraiment sortir du bateau dès qu'il accoste quitte à se lever à 5h30 s'agissant de Nassau, et revenir avant la foule. Les alcools achetés sont saisis et rendus en fin de croisière. Et le bateau ne vous attendra pas si vous êtes en retard et si vous n'avez pas pris une excursion avec la compagnie. Donc prévoyez large pour le retour.
Le débarquement L'avant dernier jour, vous devez laisser le soir vos valises dans le couloir et ne resterez qu'avec votre bagage à main et vos affaires pour le lendemain. On vous signalera à quelle heure vous êtes sensés débarquer. N'hésitez pas à contrôler vos dépenses à bord, car ils m'avaient facturé deux fois les restaurants à al carte : le package, et le restaurant de l'autre côté. Cela a été facilement corrigé. on vous convoque à la dite heure au restaurant principal, et là on a mis 2 heures pour sortir du bateau. Ce fut le plus mauvais moment finalement. A la sortie du navire, vous récupèrerez vos bagages puis passerez les contrôles de police et votre croisière s'achèvent enfin.
A la sortie, nous avions un véhicule de location qui nous attendait chez hertz. La compagnie à un bus qui vous attend dehors et qui vous amène à l'agence de location. Ne prenez donc pas de taxi. De même à l'aller où nous avions loué un véhicule. Lorsque nous l'avions rendu, nous avons simplement demandé où nous pourrions trouver un taxi pour aller au bateau à l'un des employé de hertz, qui nous a gentiment amené au port avec notre véhicule et tout cela gratuitement. Là le pourboire s'impose évidemment !
Conclusion
J'étais assez réticent à faire ma première croisière, peur de la promiscuité, d'absence de liberté, et disons le d'être dans une maison de retraite sur l'eau. Ma seule erreur est de ne pas avoir fait de croisière avant. Le service à bord est professionnel, le personnel est d'une gentillesse et est très avenant, le bateau est d'une propreté irréprochable. Vous avez toujours quelque chose à faire si vous le souhaitez, mais pouvez également profiter et vous reposer. Je n'ai jamais eu l'impression d'avoir été les uns sur les autres, à l'exception des piscines et à l'escale de Nassau où plus de 10.000 passagers avaient été débarqués de 3 navires qui avaient accosté en même temps. C'est vrai que le bateau est immense, et que les passagers sont répartis en de nombreux endroits : je me souviens d'avoir embarqué avec un couple de jeunes mariés, que je n'ai revu qu'au débarquement. Mais immense veut dire aussi que vous marcherez beaucoup, donc les personnes agées risquent de s'en plaindre.
Au final, je n'attends qu'une chose, c'est d'y retourner. Nous avions atterri à Fort Lauderdale l'avant veille pour nous permettre d'aller à Sawgrass mills, le 2eme plus grand mall des états unis et vraiment pas cher. Nous referons cette escale préalable, rien que pour acheter la robe de soirée dans un magasins qui ne vend que cela sur plus de 1000 carrés.
Désolé d'avoir été aussi long, mais je voulais donner un maximum d'informations pour ceux qui feront leur première croisière sur l'Oasis of the seas. Je reste bien entendu à leur disposition s'ils souhaite d'autres informations.
Retour d'une croisière sur le Nil avec enthousiasme English translation pending
Bonjour à tous,
Voici pour ceux que cela intéresse un petit compte rendu de ma croisière sur le Nil.
Tour operator belge : 7plus
Date : fin octobre - début novembre
Température : de 27 à 38 degrés.
Bâteau : MS/Al Nabilatan (queen Nabila) 5*
Cabine : Toutes les cabines sont extérieures. 21m2 offrant tout le confort moderne. Deux confortables lits d'une personne + penderie en suffisance. Coin salon devant vaste baie vitrée pouvant s'ouvrir (ce qui n'est pas toujours le cas).Télévision avec chaînes internationales, air conditionné règlable individuellement. Salle de bain, sèche-cheveux, douche, toilettes. Le tout d'une propreté impeccable.
Restaurant : impeccable aussi, nourriture sous forme de buffet, abondante, variée et de bonne qualité.Beaucoup d'entre nous ont échappé à la tourista, même le thé est fait avec de l'eau en bouteille.
Pont extérieur : jacuzzi pour 8 personnes, (nettoyé chaque matin à l'aube) Petit bassin, plutôt que piscine.Chaises longues, tables et fauteuils très confortables. Un petit regret, pas assez de parasol pour toutes les tables du pont arrière. Très, (trop) petite cabine de massage.
Personnel : Extrêmement serviable, souriant et discret.
Boutique : Je n'ai pas acheté sur le bâteau, mais dans les souks de Louxor (10 minutes à pied du quai, à droite derrière le temple lorque l'on tourne le dos au Nil) ou d'Assouan, (5 minutes ) dans rue parrallèle au quai. Les vendeurs sont harcelants et il faut une bonne dose d'humour pour arriver à les supporter. Mieux vaut en rire !
Le supplément pour avoir une cabine sur le pont supérieur est de 96 € et ne vaut vraiment pas la peine. De ma cabine se trouvant au deuxième pont, j'avais une vue superbe.
Comme je voyage toujours seule, je suis un peu pénalisée par le supplément "single" qui, ici était de 230 €.
Comparées aux prix en Belgique, les boissons sur le bâteau sont à un prix plus que raisonnable.
Au programme :
Dimanche : Embarquement en fin d'après-midi, repas à bord. Soirée libre
Lundi : Louxor Esna Visite de Thèbes sur la rive gauche et départ en car pour la Vallée des Rois, la Vallée des Reines et le temple de Hatchepsout. Arrêt aux colosses de Memmon.
A mon grand regret, il est maintenant absolument interdit de faire des photos dans l'enceinte des deux Vallées, même à l'extérieur. Les caméra doivent rester dans le car, chaque visiteur passe dans un portique de sécurité et les sacs au scanner. J'ai pris le risque de garder mon mini-numérique dans la poche de mon jean.... et j'ai quelques photos extérieures. Mais ATTENTION, je ne le conseil à personne car les amendes sont très élevées. J'ai beaucoup aimé ces endroits, plus pour le paysage grandiose que pour les tombes, qui sont tout de même fort impressionnantes.
prix : Vallée de Rois 80 LE (9.50 €) vallée des Reines 35 LE Temple de Hatchepsout 30 LE
En fin d'après-midi visite du temple de Karnak (65 LE) Maginifique endroit. Soirée barbecue sur le pont extérieur. Durant la nuit navigation vers Esna, passage de l'écluse.
Mardi : Esna - Edfou -Kom Ombo Visite du temple de Edfou (50 EL)
Mercredi : Kom Ombo - Assouan Visite du temple (30 EL) Visite d'un village Nubien, superbe opportunité pour faire des photos de visages magnifiques.
Jeudi : Assouan - Levee hyper matinal. Visite du barrage, de l'institut de papyrus, des carrirèes de granit avec l'obélisque inachevé et du merveilleux temple de Philae. En fin de journée, incroyabe promenade en felouque à l'île Kitchener et visite du jardin botanique.
Vendredi : Lever 3h du matin Café puis départ en bus (convoi) pour ceux qui veulent voir Abou Simbel (100 €) Picnic dans le car . Arrivée à l'aube et visite du temple quasi vide de touristes. Retour au bâteau aux alentours de 13 heures. Rapide visite des souks d'Assouan qui sont très agréables puis navigation vers Esna.
Samedi : Esna - Louxor Navigation vers Louxor, visite tu temple et de la ville.
Dimanche Petit déjeuner puis transfert à l'aéroport pour ceux qui rentre en Belgique.
Les prix des visites visites mentionnées (sauf pour Abou Simbel) étaient comprises dans le prix de la croisière.
Les sons et lumières de Philae et de Karnak étaient vendus aux prix de 30 euros. J'y suis allée par mes propres moyens pour la moitié du prix.
Comme je suis plutôt solitaire, j'ai profité des moyens de transports (bus, felouque ou autres petits bâteaux) pour me rendre aux endroits à visiter, mais une fois sur place, j'ai largué le groupe et je rentrais par mes propres moyens. Mon seul impératif était de rentrer au bâteau à l'heure de larguer les amarres.
Durant toute la croisière, les passagers ont eu 3 soirées de "gala" avec spectacles auquelles je n'ai pas participé.
D'après les passagers (tous sauf moi ) qui ont suivi Le guide , celui-ci était extrêment compétent et parlait parfaitement français.
En résumé, une très belle première expérience en Egypte où je sais déjà que je repartirai d'une autre manière.
Ce qui m'a le plus surpris ? La saleté des villes et la propreté incroyable du bâteau.
Merci à tous les membres de VF pour les précieux conseils donnés avant mon départ. Ils m'ont permis d'obtimaliser mon voyage.
Bon weekend à tous, Marie
Voici pour ceux que cela intéresse un petit compte rendu de ma croisière sur le Nil.
Tour operator belge : 7plus
Date : fin octobre - début novembre
Température : de 27 à 38 degrés.
Bâteau : MS/Al Nabilatan (queen Nabila) 5*
Cabine : Toutes les cabines sont extérieures. 21m2 offrant tout le confort moderne. Deux confortables lits d'une personne + penderie en suffisance. Coin salon devant vaste baie vitrée pouvant s'ouvrir (ce qui n'est pas toujours le cas).Télévision avec chaînes internationales, air conditionné règlable individuellement. Salle de bain, sèche-cheveux, douche, toilettes. Le tout d'une propreté impeccable.
Restaurant : impeccable aussi, nourriture sous forme de buffet, abondante, variée et de bonne qualité.Beaucoup d'entre nous ont échappé à la tourista, même le thé est fait avec de l'eau en bouteille.
Pont extérieur : jacuzzi pour 8 personnes, (nettoyé chaque matin à l'aube) Petit bassin, plutôt que piscine.Chaises longues, tables et fauteuils très confortables. Un petit regret, pas assez de parasol pour toutes les tables du pont arrière. Très, (trop) petite cabine de massage.
Personnel : Extrêmement serviable, souriant et discret.
Boutique : Je n'ai pas acheté sur le bâteau, mais dans les souks de Louxor (10 minutes à pied du quai, à droite derrière le temple lorque l'on tourne le dos au Nil) ou d'Assouan, (5 minutes ) dans rue parrallèle au quai. Les vendeurs sont harcelants et il faut une bonne dose d'humour pour arriver à les supporter. Mieux vaut en rire !
Le supplément pour avoir une cabine sur le pont supérieur est de 96 € et ne vaut vraiment pas la peine. De ma cabine se trouvant au deuxième pont, j'avais une vue superbe.
Comme je voyage toujours seule, je suis un peu pénalisée par le supplément "single" qui, ici était de 230 €.
Comparées aux prix en Belgique, les boissons sur le bâteau sont à un prix plus que raisonnable.
Au programme :
Dimanche : Embarquement en fin d'après-midi, repas à bord. Soirée libre
Lundi : Louxor Esna Visite de Thèbes sur la rive gauche et départ en car pour la Vallée des Rois, la Vallée des Reines et le temple de Hatchepsout. Arrêt aux colosses de Memmon.
A mon grand regret, il est maintenant absolument interdit de faire des photos dans l'enceinte des deux Vallées, même à l'extérieur. Les caméra doivent rester dans le car, chaque visiteur passe dans un portique de sécurité et les sacs au scanner. J'ai pris le risque de garder mon mini-numérique dans la poche de mon jean.... et j'ai quelques photos extérieures. Mais ATTENTION, je ne le conseil à personne car les amendes sont très élevées. J'ai beaucoup aimé ces endroits, plus pour le paysage grandiose que pour les tombes, qui sont tout de même fort impressionnantes.
prix : Vallée de Rois 80 LE (9.50 €) vallée des Reines 35 LE Temple de Hatchepsout 30 LE
En fin d'après-midi visite du temple de Karnak (65 LE) Maginifique endroit. Soirée barbecue sur le pont extérieur. Durant la nuit navigation vers Esna, passage de l'écluse.
Mardi : Esna - Edfou -Kom Ombo Visite du temple de Edfou (50 EL)
Mercredi : Kom Ombo - Assouan Visite du temple (30 EL) Visite d'un village Nubien, superbe opportunité pour faire des photos de visages magnifiques.
Jeudi : Assouan - Levee hyper matinal. Visite du barrage, de l'institut de papyrus, des carrirèes de granit avec l'obélisque inachevé et du merveilleux temple de Philae. En fin de journée, incroyabe promenade en felouque à l'île Kitchener et visite du jardin botanique.
Vendredi : Lever 3h du matin Café puis départ en bus (convoi) pour ceux qui veulent voir Abou Simbel (100 €) Picnic dans le car . Arrivée à l'aube et visite du temple quasi vide de touristes. Retour au bâteau aux alentours de 13 heures. Rapide visite des souks d'Assouan qui sont très agréables puis navigation vers Esna.
Samedi : Esna - Louxor Navigation vers Louxor, visite tu temple et de la ville.
Dimanche Petit déjeuner puis transfert à l'aéroport pour ceux qui rentre en Belgique.
Les prix des visites visites mentionnées (sauf pour Abou Simbel) étaient comprises dans le prix de la croisière.
Les sons et lumières de Philae et de Karnak étaient vendus aux prix de 30 euros. J'y suis allée par mes propres moyens pour la moitié du prix.
Comme je suis plutôt solitaire, j'ai profité des moyens de transports (bus, felouque ou autres petits bâteaux) pour me rendre aux endroits à visiter, mais une fois sur place, j'ai largué le groupe et je rentrais par mes propres moyens. Mon seul impératif était de rentrer au bâteau à l'heure de larguer les amarres.
Durant toute la croisière, les passagers ont eu 3 soirées de "gala" avec spectacles auquelles je n'ai pas participé.
D'après les passagers (tous sauf moi ) qui ont suivi Le guide , celui-ci était extrêment compétent et parlait parfaitement français.
En résumé, une très belle première expérience en Egypte où je sais déjà que je repartirai d'une autre manière.
Ce qui m'a le plus surpris ? La saleté des villes et la propreté incroyable du bâteau.
Merci à tous les membres de VF pour les précieux conseils donnés avant mon départ. Ils m'ont permis d'obtimaliser mon voyage.
Bon weekend à tous, Marie
Hôtel Royal Hideaway au Cayo Ensenacho de Cuba English translation pending
Je compte réserver au Royal Hideway du Cayo Ensenacho (à 1 h 30 de la ville de Santa Clara, à Cuba) au mois de mai. Quelqu'un pourrait me renseigner sur les différences entre les trois catégories proposées par l'hôtel: 1) le simple Hideaway 2) le Spa et 3) la Suite ?
Merci de me faire part de vos commentaires.
Merci de me faire part de vos commentaires.
Trip to Thailand and Laos
Hello! 🙂
January 2026 Here we go again for new adventures and the pleasure of sharing them with you here! First of all, I’d like to thank everyone who helped me with the preparations, even with some last-minute improvisations just days before departure. Thanks to Montagnard74, Jojoone1, Songsam, Attila, Dennis2, NadegerFERM, and the authors whose travel journals about Laos inspired me (Montagnard74, Muriel18, Mavietongs...).
In this story, written by Richard and illustrated by me, we’ll tell you about the journey of four friends: Catherine, Richard, Nathalie, and Bruno. A reinvented but overall successful trip, filled with discoveries and surprises, the scents of spices and frangipani flowers, (too) spicy food, sunsets, and... one big mess.
January 2026 Here we go again for new adventures and the pleasure of sharing them with you here! First of all, I’d like to thank everyone who helped me with the preparations, even with some last-minute improvisations just days before departure. Thanks to Montagnard74, Jojoone1, Songsam, Attila, Dennis2, NadegerFERM, and the authors whose travel journals about Laos inspired me (Montagnard74, Muriel18, Mavietongs...).
In this story, written by Richard and illustrated by me, we’ll tell you about the journey of four friends: Catherine, Richard, Nathalie, and Bruno. A reinvented but overall successful trip, filled with discoveries and surprises, the scents of spices and frangipani flowers, (too) spicy food, sunsets, and... one big mess.
