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Lune de miel en Afrique du Sud English translation pending
by Alexoquai · 2005-03-06 · 38 replies
Bonjour, ma fiancée et moi révons d'Afrique du Sud pour notre voyage de noces. Nous souhaitons partir vers novembre (meilleure période ?) et voulons evidemment qlq chose de magique, sachant que nous sommes principalement interessés par le safari, si possible en lodge, car on aimerait qlq chose d'assez luxueux (lune de miel oblige) et en plus, nous voudrions passer 2 ou 3 jours aux chutes victoria

maintenant que le contexte est posé, je vous demande vos conseils nous nous sommes documentés auprès de voyagistes genre kuoni, donatello... y a pas mal de circuits sympas, on voudrait de l'individuel, et nous avons un budget de 6000€ à deux pour une douzaine de jours

je vous remercie par avance pour votre aide
Les endroits surfaits English translation pending
by Marcheur · 2005-03-04 · 91 replies
Quels sont les endroits tellement loués et mythifiés qui vous ont déçu et pourquoi ?
Cuba: nouveau délire d'un dictateur sénile... English translation pending
by MuchFER · 2005-02-27 · 181 replies
Dernier délire en date de la dictature cubaine et de son dirigeant sénile : l'obligation faite aux cubains, y compris et surtout ceux travaillant dans le tourisme, de limiter au maximum les contacts avec les étrangers et l'interdiction d'accepter des cadeaux et autres pourboires de leur part sous peine de devoir les restituer ensuite aux autorités cubaines ! Lorsqu'on sait qu'un cubain travaillant dans un hôtel à touristes gagne en moyenne l'équivalent d'une quinzaine de dollars US/mois, on imagine facilement les conséquences. Quant au but officiel de la manoeuvre, il s'agit de "défendre la pureté de la révolution castriste et des valeurs socialistes", dixit le Ministre cubain du tourisme. Lamentable...
Natal - Fortaleza - Jericoacoara au Brésil English translation pending
by Choups · 2005-02-12 · 18 replies
Bonjour à tous,

Au mois de juin, avec mon ami avons prévu d'aller au Brésil (Natal - Fortaleza - Jericoacoara : 2 semaines). Nous voulons visiter ces villes en voiture (buggy ou 4x4) et sortir des sentiers battus. Je sais qu'il existe plusieurs tours opérateurs qui proposent des circuits en buggy dans cette région mais nous souhaitons voyager seuls et sans guide. Mes questions sont : est-il facil de louer un buggy à Natal ou Fortaleza? Si oui pourriez-vous me donner le nom de l'agence. y a-t-il des dangers de conduire à travers les dunes, seuls, sans guide? faut-il prévoir quelque chose de spéciale à part une carte routière, une boussole, assez d'essence, de l'eau? quelqu'un aurait-il des bonnes adresses à nous recommander ? (posadas, petits restos, petit coin perdu) à part Jeri, quelqu'un connaîtrait un autre spot de windsurf ou kite?

Tout autres conseils sont les bienvuenus. Merci d'avance 😉 à tous ceux qui pourront nous aider à préparer ce voyage.

Choups
Prix dément du traitement anti-paludéen English translation pending
by GLM · 2005-01-24 · 168 replies
Bonjour

Connaîtriez-vous des pharmacies ou autres endroits qui vendraient le MALARONE moins cher que ....44, 95 Euros la boite de 12 comprimés !?

Comment font les couples et familles qui voyagent plusieurs semaines/quelques mois en Birmanie, Thaïlande et alentour !?

Merci d'avance
Corée du Nord English translation pending
by Yangguizi · 2005-01-16 · 289 replies
En octobre 2003, je suis parti en vacances en Corée du Nord, dans le cadre d'un voyage bien évidemment organisé qui a duré cinq ou six jours. Extrêmement dense, ce voyage fut étonnant à tous les égards, même si je n'ai évidemment vu que ce qu'on m'autorisait à voir. Ces visites, ainsi que la propagande omniprésente qui nous était assenée ont fait de ces quelques jours mon expérience de voyage la plus dépaysante: voyage dans un pays étonnant bien sûr, mais surtout voyage dans le temps. A quelques petits détails près, on se serait cru dans l'Europe de l'Est des années 60, et c'est bel et bien "une autre planète" que j'avais l'impression de visiter.

A mon retour, j'ai donc rédigé un carnet de route - ce que je ne fais en principe jamais -, tant que mes souvenirs étaient encore frais, et y ai noté presque tous les détails de ce voyage. Je l'ai posté sur le forum généraliste que j'ai l'habitude de fréquenter, et l'ai divisé en 27 chapitres. Vous le voyez, c'est plutôt long pour un voyage de même pas une semaine! Puisque je vois ici qu'on a l'habitude de poster ses carnets de voyage, je vais aussi vous en faire profiter, en vous demandant d'être indulgent pour les nombreuses maladresses de style et les idées parfois quelque peu extravagantes qui me traversent l'esprit. Je ne vais tout poster d'un coup, car il faut que j'épure le récit initial (pas mal de fautes à corriger, et des références à l'autre forum - réponses à des intervenants à supprimer).

Naturellement, vos commentaires sont les bienvenus.
Expat un jour, expat toujours? English translation pending
by Simba · 2005-01-15 · 73 replies
Bonjour à tous,

Je pense que cette réfflexion n'a jamais été posée comme telle ...c'est pourquoi je lance le sujet (qui me tient à coeur)

Quant on a été expats ... enfant d'expats, qu'on a passé la 1/2, le 1/3 de sa vie à crapahuter dans d'autres horizons, comment vit on et ressent on aujourd'hui cette tranche de vie passée ailleurs ?

Arrive t-on à s'adapter dans le pays (celui de la nationalité qui figure sur sa CI) ? Cherche t-on a repartir, dans d'autres pays (proches de ceux que l'on a connu ou totalement différents ?) ... Souhaite t-on retourner sur cette terre qui nous a a vu grandir ou évoluer ? Ou bien au contraire, n'en a-t-on pas la force, de peur de boulverser des souvenirs intacts mais si lointains ?

Je pose ici quelques pistes ... Sans vraiment les affiner pour ne pas cloisonner la réflexion!😉

Pour ma part, j'ai eu la grande chance de vivre 18 ans sous les cieux de l'Afrique centrale et de l'est (Merci aux parents)... Je ne peux et n'arrive pas à me détacher de cet ailleurs qui a forgé ma vie, la construite un peu différement de celle de certains de mes compatriotes du plat pays ... Mon intérieur (belgo belge) respire la terre ocre ...Que je vis par procuration (quand je ne suis pas sur les routes!)

Je pensais pouvoir me passer de ces cieux étoilés ...mais je n'y arrive pas! Depuis j'apprends à découvrir ou redécouvrir l'Afrique autrement, par le biais des voyages que j'entreprends (avec un regard d'adulte (quoique!😛) en m'immergeant aussi dans d'autres régions, que celles que j'ai connues)

Je sais que parmi tous ces pays africains ...un me tient particulièrement à coeur : le Rwanda! (Et cela fait 20 ans!) Je ne sais pas si j'aurais un jour la force d'y retourner, bien qu'il fut à l'origine de ma vie!
Voyage en Sibérie English translation pending
by Askar · 2005-01-11 · 27 replies
Je projette un voyage en Sibérie pour l'été prochain avec comme destination finale le lac Baïkal. J'ai pensé faire Paris-Moscou, Moscou-Novosibirsk en avion et ensuite continuer sur Irkoutsk en train en faisant des étapes pour explorer la région. Pour l'instant je n'ai qu'une faible idée de ce qu'il y a à voir et à faire dans l'espace qui sépare ces deux villes et des moyens de transports dès qu'on s'éloigne, au nord ou au sud, de la voie du transsibérien. Je pense partir trois semaines en tout, est-ce trop ou pas assez ? Quelqu'un a-t-il des infos perso sur les villes de Novosibirsk, Krasnoyarsk, Abakan, Kyzyl ? A quoi ressemblent les paysages à bord du transsibérien entre Novosibirsk et Irkoutsk ? Toutes infos sur la ville de Irkoutsk elle-même et le lac Baïkal seraient les bienvenues.

Merci d'avance !
Votre livre culte? English translation pending
by Vincent120 · 2004-12-26 · 351 replies
quel rdt votre livre culte (en rapport avec voyage) ?

pour ma part voici un livre qui a sans doute confirmé mon attrait les voyages : l'usage du monde de Nicolas Bouvier.

si un livre vous a plu (mais vraiment très très beaucoup plu) n'hésitez pas à communiquer votre liste ici. merci
L'Asie du sud ravagée par les raz-de-marée: plus de 2 000 morts, des centaines de disparus English translation pending
by Yatra · 2004-12-26 · 49 replies
Au moins 2 000 personnes ont été tuées et des centaines d'autres sont portées disparues, notamment au Sri Lanka, après une série de raz-de-marée qui a ravagé l'Asie du sud à la suite d'un très fort séisme au large de l'île indonésienne de Sumatra.

Sri Lanka, Thaïlande, Indonésie, Inde, Maldives, Malaisie, Singapour, un à un les pays de l'Asie du sud ont été violemment frappés dimanche 26 décembre par une série de raz-de-marée post-sismique. Le séisme survenu dimanche à 1 h 58 (heure française) au large de l'île indonésienne de Sumatra, avec une magnitude de 8, 9 sur l'échelle ouverte de Richter, selon l'institut géologique américain, est le plus violent qui ait été enregistré dans le monde depuis celui de 1960 au Chili (9, 5 Richter). Le séisme a provoqué une série de raz-de-marée en Asie provoquant la mort de plus de 2 000 personnes, notamment au Sri Lanka et en Inde.

Au moins 1 000 personnes sont mortes dans les raz-de-marée au Sri Lanka, a déclaré un conseiller du premier ministre. Selon la police et des responsables des secours, il y aurait des centaines de disparus. Selon un responsable des secours, M.D. Rodrigo, au moins 200 corps ont été conduits dans un hôpital local à Muttur, dans le nord-est, alors que 16 autres corps étaient dénombrés dans le principal hôpital du district, à Trincomalee. Dans la ville de Matara, 160 km plus au sud, 190 corps ont été amenés dans l'hôpital principal de le ville, a affirmé la police.

En vacances en Grande-Bretagne, la présidente du Sri Lanka, Chandrika Kumaratunga, a déclaré, dimanche "l'état de catastrophe nationale, en raison de la gravité de la situation", a annoncé un membre de son cabinet dans un communiqué. Elle a "demandé une aide d'urgence à la communauté internationale", selon le communiqué.

En Thailande au moins 84 personnes ont été tuées, plus de 400 autres blessées et de nombreuses personnes portées disparues après un raz-de-marée qui a ravagé dimanche les îles touristiques de Phuket et de Phi Phi (sud), à la suite de la secousse sismique, selon un bilan donné de sources officielles et par les hôpitaux. Au moins quatre touristes étrangers sont portés disparus, des bateaux ont coulé et plusieurs hôtels ont été évacués à la suite du raz-de-marée, ont indiqué des responsables officiels sur la radio publique.

En outre, selon un responsable des services météorologiques thaïlandais, 200 personnes ont été blessées lorsque d'immenses vagues ont submergé plusieurs stations balnéaires de Phuket et la ville principale de l'île, Patong, sur la cote ouest.

En Indonésie, plus de 150 personnes ont trouvé la mort dans le nord de l'île indonésienne de Sumatra, selon une source gouvernementale. Mustofa Gelanggang, responsable du district Bireuen d'Aceh, a précisé que 49 corps avaient été retrouvés après qu'un raz-de-marée consécutif à la secousse sismique eut touché le rivage de la province. Des témoins ont également rapporté d'importantes destructions à Banda Aceh, la capitale de la province d'Aceh.

En Inde, plus de 1 000 personnes ont été tuées dans un raz-de-marée qui a touché dimanche l'archipel d'Andaman, dans l'océan Indien, a indiqué un ministre du gouvernement à New Delhi. 26 personnes sont mortes sur la côte sud de l'Inde dans la région de Madras.

Les Maldives, petit paradis touristique de l'Océan indien, ont été également touchées, mais aucune victime n'était signalée dans l'immédiat dans l'archipel. Des habitants de la capitale, Male, contactés par téléphone, ont déclaré que la plus grande partie de la ville était inondée.

La Malaisie a également été touchée par la série de raz-de-marée. Six morts et plusieurs disparus ont été signalés dans l'île touristique malaisienne de Penang par la police et les secours.

Le séisme a aussi été ressenti à Singapour.

"ÉVÉNEMENT RARE"

Le tremblement de terre de dimanche s'est produit un an après celui de Bam, dans le sud-est de l'Iran, qui avait fait plus de 30000 morts. La violence du séisme est "un événement très rare", du à une énorme accumulation d'énergie sous l'écorce terrestre, a expliqué le directeur de l'institut national de géophysique italien (INGV), Enzo Boschi. "Une telle secousse n'avait pas été enregistrée depuis au moins 40 ans", a-t-il souligné.

Avec AFP
Jour de deuil international pour les voyageurs English translation pending
by Loopkin · 2004-11-05 · 110 replies
Avec deux jours de retard dus au fait que j'etais perdu sur une plage pour le moment preservee du capitalisme betonnant, une plage paradisiaque perdue dans une nature intacte du Nicaragua, je poste ce message qui me tient a coeur, que j'avais ecrit sur mon carnet de route le jour meme, ecoeure.

Je sais, certains vont penser: pas de politique sur VF, ou encore, ce post n'a pas sa place ici.

Et comment qu'il a sa place ici! Il ne s'agit plus de politique a ce niveau la, mais d'une immense levee de boucliers de tous les voyageurs que nous sommes, tous concernes par ce qu'il vient de se passer, menaces, nous, ainsi que le vaisseau que nous visitons, ainsi que ses habitants que nous rencontrons, et que nous souhaitons les plus heureux possibles, et culturellement "intacts".

Aujourd'hui, une nouvelle fois, le voyageur, la Terre et ses peuples sont gravement menaces. Nous repartons pour quatre ans de guerre entre d'une part une oligarchie de quelques centaines de personnes morales et physiques que sont les multinationales et le futur gouvernement de monsieur Bush, et de l'autre cote, des peuples qui cherchent ou chercheront a preserver leur liberte, leur culture, et leurs droits, des especes animales et vegetales qui ne demandent qu'une chose, le droit d'exister, des littoraux qui cherchent a se preserver du beton, bref, pour resumer, le parti des enfants, des baleines, de la Terre et de l'eau, comme dirait l'autre.

Nous, en tant que voyageurs, ne pouvons que nous emouvoir des futurs problemes que cette desastreuse reconduction de la haine, de l'arrogance et de la betise va apporter, en extrapolant aisement les quatre ans deja ecoules.

Nous, en tant que voyageurs, ne pouvons pas rester neutres, et choisir son camp coule de source. Je n'ai rencontre, en quatre mois de voyage en Amerique Centrale, qu'un seul pro-Bush parmi les autres voyageurs, et il voyageait d'une maniere un peu differente des autres.

Nous, en tant que voyageurs concernes et responsables, condamnons fermement la reelection de monsieur Bush a la tete du pays le plus puissant de la planete, et condamnons tout aussi fermement la societe des Etats Unis d'Amerique du Nord, qui, par ses rouages, a permis que plus de la moitie des habitants de plus de la moitie des etats croit judicieux de donner leur voix a monsieur Bush une nouvelle fois.

J'imagine que des mouvements spontannes vont naitre un peu partout dans le monde reel et virtuel. Des sites importants vont sans doute proposer des sortes de petitions, ou d'autres formes de protestations. Je l'espere de tout coeur. J'invite par avance tous les voyageurs a aller voir ces sites, a s'INFORMER, et a signer s'ils leurs paraissent serieux.

En attendant, j'ecris, persiste et signe, je m'appelle Serge Mang
Terre de la Teranga (Sénégal 10.04) English translation pending
by Simba · 2004-11-02 · 46 replies
Je réalise ce carnet de manière un peu différente de ceux que j’ai posté précédemment. Je ne suis restée qu’une semaine (bien trop court j’avoue) mais il y a tant de choses à dire que je le scinderais par journée, au risque de me et de vous étourdir avec un texte continu. Je le ponctuerais de photos également …L’apprentissage du numérique ayant ravivé nos (à JP et moi) ardeurs pour cette autre passion qui est la photo.

Depuis mon enfance jusqu’à ce jour j’ai eu la chance de vivre en Afrique centrale, de flâner dans les plaines herbeuses de l’Afrique de l’Est, d’effleurer l’Afrique Australe avec la péninsule africaine (South Africa) avant de plonger mon regard sur la terre Ocre de l’Afrique de l’Ouest …

Mon « Out of Africa à moi » se décline donc de manière transversale et le Sénégal est bien la terre de la Teranga (l’accueil en Wolof)

Je ne reprendrais pas ici les péripéties « made in Sénégal Airways » 😉 …Le départ chaotique et le retour épique sont déjà plus qu’illustrés dans le Forum sur les Compagnies aériennes …

L’essentiel pour moi était de partir …et rien que poser mes pieds sur le tarmac de Dakar à suffit à effacer ces longues heures d’attente …

Acte 1,

Une première paupière s’ouvre après 4 heures de sommeil …il est 8h00 du mat (heure locale, 2 h de moins qu’en Europe), je sens déjà le soleil percer au travers de la moustiquaire, j’entends le chant des oiseaux … j’ouvre la seconde, pressée de sortir du bungalow, ne fut ce que pour palper de plus près le bleu du ciel, sentir ce 1er contact qui se caractérise par une chaleur oppressante … la multiplicité des couleurs revêt les plus beaux atours des fleurs exotiques (hibiscus, bougainvilliers …), quelques agames grimpent sur le mur, j’entends le fracassement des vagues de l’océan Atlantique …

Salamaleikum … Aleikum Salam, j’y suis ! 😊

Cette journée se déclinera sous les signes du farniente (c’est que le voyage de la veille fut plus long qu’un Cape Town-Paris, alors que le Sénégal n’est qu’à 5h30 de vol de la France ) et de la découverte des premiers alentours …

Au dehors, première rencontre avec une villageoise de Saly : Jacqueline. Les gens ici sont d’une gentillesse incroyable, se saluer est tout naturel (Mon Dieu qu’on est bien loin de l’Europe et du pincement aux lèvres 🤪 de ceux qui ont peur de louper leur métro dans la course au temps. Nous autre occidentaux avons une montre dans le ventre, mais ici le temps n’a pas de prise … Et c’est pour cela que je l’aime tant ce continent de latérite), bras dessus, bras dessous elle m’entraîne à l’entrée du village, sort de ses vieux sachets, son artisanat local qu’elle étale à grands coups de rire à même le sol 😏 Elle déplie son boubou et on prend place pour la première tractation de la bonne vieille technique du marchandage ….J’ai, un peu perdu la main (moi qui connaît pourtant ces petits rouages) .Je me retrouve donc rapidement avec une multitude de bracelets et colliers en mains (aux couleurs du pays (vert, jaune, rouge) ou arborant le Kori (coquillage, première monnaie du Sénégal et super Gri-gri), sans pouvoir m’en défaire. De bonne grâce et toujours avec le sourire, je lui prends plus de choses que ce dont j’ai réellement besoin mais finalement qu’importe, puisque cela servira à une bonne cause : l’achat du riz pour le repas familial de ce soir. C’est qu’une majeure partie de la population Sénégalaise est musulmane et que le Ramadan a débuté le 15 de ce mois.

Deuxième et fabuleuse rencontre : Andala 😊😊 (originaire de Dakar, il vit actuellement à Saly). Grand et d’une élégance rare … Cet homme deviendra notre ami tant il est plaisant d’être en sa compagnie. Il dégage une telle simplicité et générosité.

Absorber ses paroles c’est comme boire un bon jus de Bissap (boisson à base de fleurs d’hibiscus).😛 Humble et bien aux fait des réalités du terrain, c’est lui qui le premier nous fera découvrir son pays sous un regard différent (il nous parlera des conditions sanitaires (il est le représentant local de l’Association humanitaire ANTA (qui porte le nom de sa fille), de la vie du village, des travers de la station trop touristique de Saly Portugal …).

Comme bien des habitants de la petite côte, il vit principalement du tourisme (sacré guide local et vente d’artisanat).

Il nous entraîne au cœur du village, la nuit est tombée et chaussée de mes éternelles tongs, je sens la terre ocre (qui a pris toute la chaleur du soleil de la journée), pénétrer entre mes orteils … Je n’y vois pas grand chose, le village est à peine éclairé mais cette sensation physique du contact avec le sol m’apaise.

Andala s’arrête près d’un Baobab (véritable symbole du Sénégal) et nous explique qu’avant la construction du dispensaire, les femmes accouchaient entre les énormes racines de ce géant, un pagne recouvrant le corps pour permettre un minimum d’intimité, le ventre couvert de beurre de Karité pour atténuer les douleurs afin de mettre au monde une petite frimousse couleur ébène.

Après avoir déambulé dans les diverses ruelles du village, on s’assied sur "le banc du bonheur" (comme ils l’appellent ici) au cœur de sa petite boutique. Au dessus de la porte moult Gri-gri (quoiqu’il en porte autant sur lui 😉 : aux doigts, au cou, au bras, à la ceinture … Véritable empreintes locales pour se protéger des mauvais sorts et pour rencontrer la chance et l’amour). C’est que les Marabouts (appelés aussi Serigne) sont légion au Sénégal. Il ne s’agit pas ici, comme vous vous en doutez du grand oiseau des marais d’Afrique, mais de ces hommes que les villageois consultent régulièrement pour se protéger des influences maléfiques ! A ne pas confondre avec les « Mara – bout – de ficelle » 😛, pseudo sorciers et petits escros !

Pour ma part, je suis parée, j’ai un Kori autour du cou !🙂

On rencontre, plein de gens qui voyant « de nouveaux toubabs » (les tout blancs !) arrivent en masse pour faire connaissance. Bien que nous ne soyons pas français, la France est un sujet régulièrement évoqué lors des discussions (histoire oblige). "Quand la France à un rhume, c’est le Sénégal qui tousse !" nous dit un homme … A méditer !

L’artisanat d’Andala est magnifique et je craque complètement pour les 7 masques de la semaine (hé Phil ! Y aura même des croquis si si !!! 😄), il nous en explique les significations qui caractérisent bien la vie, comme elle se déroule au cœur de ses villages. Les masques Passeports sont superbes aussi (mais la bourse n’est pas extensible 😐).Ils permettaient jadis de passer d’un pays à l’autre (Gambie, Sénégal, Mali etc …). De l’achat que l’on fera, une partie de la somme sera reversée directement dans la caisse de la communauté du village et servira à la scolarité des enfants et à l’équipement du dispensaire (bel exemple de solidarité !).

Le retour se fera par l’autre bord du village qui donne sur la plage, les pirogues des pêcheurs sont là, elles dorment paisiblement sous les lueurs de la pleine lune.

Un bon repas pour terminer cette première journée et surtout la découverte du Groupe musical de Xalaat (la pensée en Wolof – voir le post dans le Forum Musique du Monde)

Aaahhhh la reprise de Dibi Dibi Rek d’ Ismaël Lô quel régal …😊😊😊 Je peux refermer mes paupières et rêver déjà à demain ...
Pourquoi l'humanitaire à l'étranger? English translation pending
by Tanss · 2004-10-06 · 506 replies
Ce forum, et d'autres, est envahi par des messages de personnes souhaitant aller faire de l'humanitaire dans un pays étranger, bien souvent sans avoir aucune compétence pour cela. Dans le même temps les associations travaillant en France ne trouvent plus de bénévoles; que ce soit les pompiers, la croix rouge, ceux qui s'occupent des plus démunis...

Personnellement je m'occupe d'une association d'aide au développement, et comme toutes ces associations nous sommes submergés de demandes de la part de candidats au départ au Pérou ou en Afrique, alors qu'on ne peut pas trouver quelqu'un pour nous donner un coup de main pour tenir un stand ou s'occuper d'une animation qui nous permet de collecter des fonds pour financer nos actions.

Alors quelle est votre véritable motivation pour partir aider sous les tropiques plutôt qu'à côté de chez vous ?
Nostalgie indochinoise- Vietnam et Cambodge - 1 English translation pending
by Fabricia · 2004-09-30 · 40 replies
Paris-Saïgon (Ho Chi Minh-Ville)

Sous l'immense verrière de l'aéroport Charles de Gaulle, à Roissy, une énorme explosion retentit, faisant trembler sols et vitres... Un bagage abandonné vient d'être proprement pulvérisé par les services de sécurité. Incident ordinaire en ces lieux sensibles où le moindre sac oublié par son propriétaire n'a qu'une très courte durée de vie.

Nous meublons l'attente du vol Air-France pour Saïgon en allant déjeuner à la Brasserie Flo du terminal F. Agréable manière de passer les quelques heures en savourant une choucroute bien française, avant l'aventure indochinoise que nous avons choisie en cet automne de l'an 2000.

Déception lorsqu'on nous délivre nos cartes d'embarquement : rangée de sièges n° 43 ! Tout à l'arrière du gros Boeing 777-200... Les passagers sont comprimés dans l'énorme zinc comme sardines en boîte. Une jeune femme très enceinte est assise près de nous, sans égard particulier pour son état : c'est la zone de l'avion la plus exposée aux turbulences. Et turbulences il y a, tout au long de l'interminable vol sans escale jusqu'à Singapour. Nous traversons des tempêtes qui brassent le Jumbo-jet comme un fétu de paille. Le personnel de bord ne brille pas par sa courtoisie. Le steward daigne nous servir, du haut de sa grandeur, quelques plateaux-repas sans le moindre sourire. Il faut insister longuement pour obtenir un verre d'eau. "Vous devriez louer un avion privé" nous dit ce malappris à qui nous marquons notre mécontentement d'être si mal accueillis.

Courte escale à Singapour, dans l'aéroport éclaboussant de luxe, le plus beau d'Asie, où nous dégustons un succulent café dans la zone-transit. Au lever du soleil, voici la terre indochinoise noyée sous les flots du Mékong qui ont envahi la plaine qui miroite comme un lac immense. Comprimés pendant des heures dans l'espace étriqué de la classe Canigou, les passagers posent enfin le pied sur la terre ferme. Derrière le guichet d'accueil, les préposés à la vérification des passeports et visas ont tous une mine sévère et peu engageante... Ils scrutent attentivement chaque étranger et tamponnent comme à regret les documents dont il ne faudra se séparer à aucun prix : cette demande de visa qu'il a fallu remplir pour l'obtenir, et qu'il faudra présenter à nouveau au moment du retour en France...

Un taxi nous dépose à l'hôtel Saïgon-Prince, établissement touristique de belle allure sur le boulevard Nguyen-Hue, quartier des affaires de cette ville cosmopolite que tous les français continuent de nommer Saïgon, malgré le vilain nom "Ho-Chi-Minh-Ville" de la réunification... L'arrivée sur le sol vietnamien n'est pas dépaysant : il règne dans ce pays une atmosphère de France d'autrefois qui a laissé une profonde empreinte sur ses habitants. Dans le hall imposant du palace, on remarque surtout des clients japonais.

Confortable et silencieuse, la vaste chambre donne sur une cour intérieure, à l'écart des bruits de la circulation très dense sur le boulevard.

L'Agence Vietnam-Tourist nous a été fermement recommandée pour organiser notre séjour. C'est un organisme d'état (le pays est sous le régime "communiste-libéral") et son directeur francophone établit un plan de visites selon nos désirs, qui suivent de près ses conseils appuyés. Cette ville active, grouillante et surpeuplée est consacrée en premier lieu aux affaires et au commerce tout azimut. Malgré trente années de guerre meurtrière, le Vietnam se relève du cauchemar à une vitesse vertigineuse, grâce au courage et au dynamisme exceptionnel de la population. A maintes reprises, nous allons voir des preuves tangibles de la grande force de vie qui s'exprime à travers le pays.

Parfum de cuisine française, au "Bistro Augustin", le patron est vietnamien, mais il a séjourné en Bretagne de longues années. A nous le filet de porc à la moutarde, le bar grillé et la crème brûlée ! Tout est délicieux, servi par une mignonne jeune fille au fin minois de porcelaine. C'est sûr : on va revenir souvent chez Augustin pour d'autres agapes.

On marche avec plaisir sur les larges trottoirs des avenues dont certaines portent l'ancien nom colonial avec la nouvelle dénomination. L'ex-rue Catinat a été rebaptisée Dong Khol. Seules trois rues gardent encore leur nom d'origine: rue Pasteur, rue Calmette et rue Yersin. A noter que ce sont trois scientifiques-bienfaiteurs de l'humanité ayant inventé des vaccins contre des maladies redoutables.

Les monuments officiels de Saïgon sont des vestiges intacts construits par les français entre 1900 et 1908. L'Hôtel de Ville, pâtisserie de stuc rose et blanc, colonnettes et frises rococo, ferme la perspective de l'avenue Nguyen-Hue. Il faut braver le joyeux désordre des innombrables engins à deux roues qui sillonnent en rangs serrés les grandes artères. Le directeur de l'agence nous a donné ce conseil : "Vous traversez, sans courir ni vous arrêter, les conducteurs vous évitent et vous ne risquez rien !"... Facile à dire, mais il faut garder tout son sang-froid pour se lancer dans ce magma en mouvement perpétuel environné de vapeurs d'essence.

Nous pouvons témoigner de l'efficacité de la méthode, puisque nous reviendrons sains et saufs d'un audacieux périple de 30 jours. Autre recommandation : se méfier des nombreux pickpockets qui sévissent autour de l'hôtel. Et pas plus tard que ce premier soir, quand nous allons à pied au restaurant, de l'autre côté de l'avenue, mon compagnon est abordé et serré de près par deux gus, dans l'intention manifeste de lui piquer sa sacoche. Mais l'homme a déjà été piégé, à Istanbul, par de semblables individus, et il repousse l'assaut en gueulant si fort que les gars s'enfuient sans insister ! Que dit-on ? "Seul le fou tombe deux fois dans le même piège..."

Demain, destination : le delta du Mékong, le fleuve jaune dont nous avons aperçu de l'avion les méandres débordant sur la campagne inondée...
Que font des civils américains à Haïti? English translation pending
by Cdave · 2004-09-13 · 40 replies
Bonjour,

J'ai une question qui m'intrigue depuis un certain temps, que font les civils américains à Haïti (un des pays le plus pauvre au monde) il y a plus dix milles avant la crise...Du business ? Quels business ?

Le voyage c'est la nourriture de l'esprit.
Histoires de rencontres... English translation pending
by Parvat · 2004-08-20 · 42 replies
Toutoubidou, mes congés ont été acceptés, je vais voir Lou Reed. Mais... J'ai congé aussi lundi, et mardi? Et mercredi? Et jeudi? Lou Reed en Belgique, ou Lotus et Sandrine dans le sud??? C'est tout choisi! Entre Lou Reed et Lotus, ni une ni deux je fais mon sac, et je descends rencontrer cette forumeuse que j'aime beaucoup à travers ses posts. Le courant passera-t-il autant en "vrai" que sur le net?

Le voyage se passe et je suis plongée dans "Mohini", que la belle p'tite Marie m'a prêté.

J'arrive à la gare... Une jolie eurasienne et moi nous nous regardons, un grand sourire sur nos lèvres. Emues, heureuses et bavardes, nous sortons de la ville, la route est bordée de pins parasols, pins maritimes, d'oliviers, le soleil tape. Arrivées dans un mignon petit village, Lotus me montre ma chambre, je m'installe, prends une douche et elle m’emmène visiter le coin. Petite mauresque à 3h de l'après midi??? Ben quoi? C'est pas l'heure de l'apéro? 😇 ah bon... 😄

Les cigales chantent, nous partons faire les courses. Merci pour la belle bouteille de pastis, et les autres spécialités du coin... De retour à la maison, Lotus s'affaire à la cuisine. Les cigales chantent, mais je sens le Vietnam... J'ai encore les narines en folies... Canard au gingembre et riz cantonais... Je suis gâtée et reçue comme une reine. Waouh ce canard!!! Waouh Lotus!

Le lendemain, revisite de la région. Lotus la connaît bien, je n'aurais pas pu trouver meilleur guide. Le Castelet... Le rosé qui coûte moins cher que le perrier, les petites ruelles minuscules, d'autres touristes bien sur, c'est tellement joli.

Le soir dans le hamac, une petite mauresque en main, les montagnes de l'Esterel en face, je suis bien, vraiment bien. Et sidérée d'un tel accueil. Merci Lotus, mille fois merci! (le pantalon de soie vietnamien est super confortable!!! Je l'adore:))

Lundi, avant de partir bosser, tu me déposes à la gare, et je suis triste de te quitter. Entre Lou Reed et toi, je suis ravie d'avoir fait le bon choix! 😎/... Gare de Draguignan...

SandrineInde vient me chercher. On s'est déjà vue plusieurs fois, on s’étreint, heureuses de se revoir. La route jusque chez elle est bien belle encore... Nous passons l'après midi dans l'eau, à papoter entre Amies. Au soir nous partons vers la côte. Cannes, Nice, et rebelotte, accueil monumental.

Le lendemain, visite des petits villages des Alpes Maritimes, pic nic à 1200 mètres, quelle nature prodigieuse... Quel moment prodigieux... Voir photos :)

Au soir, surprise!!! Seshat arrive!!! 😎 waouh les petits farcis niçois, le barbecue, la glace italienne... On est bien... Amitiés d'ordinateurs est devenu amitiés réelles... Merci François! On en a bu des verres à ta santé!

Le lendemain, balade en Harley Davidson autour de Nice... Le délire...

Sans toi François, jamais nous ne nous serions rencontrés, jamais ces amitiés auraient pu naître, jamais je n'aurais passé d'aussi bons moments... J'avais les larmes aux yeux quand la porte du train, destination Bruxelles, s'est refermée...

J'aurais aimé rencontrer d'autres forumeurs du coin, mais je suis partie assez précipitamment. Yann, Ouais, Chris51, Fabricia, Douya, ... je suis sure que ce n'est que partie remise...

Voilà quelques photos montrant mon bonheur... (zut, trop lourdes, patience alors...)

En tout cas merci, merci et mille fois merci!!! 😎

Quand est ce que vous (re) montez????
Article sur le pseudo humanitaire English translation pending
by Philobate · 2004-08-10 · 222 replies
Bonjour

Ce poste va déranger, j'en suis sûr ... Je ne suis pas le créateur de l'article et je l'ai trouvé sur un autre site internet de voyage (ouais, je sais, j'ai fait une infidélité à VF)...

Un article du journal "La Croix":

"La truelle et le crayon" par Odon Vallet

Avec l’été voici le retour des voyages humanitaires, versions ethnologiques des safaris photos. En un mois, des jeunes croient pouvoir découvrir et secourir des populations inconnues et des civilisations ignorées. Ils vont aider des gens dont ils ne parlent pas la langue et méconnaissent les mœurs. Les résultats sont consternants. Tel groupe d’étudiants construit une école au Vietnam alors que pas un ne sait manier la truelle : les murs ne tiennent pas debout. Tel autre va lutter contre le sida en Afrique avec des affichettes représentant des phallus géants : il scandalise la population. Tel autre encore fait du soutien scolaire au Togo pendant les vacances d’été : les lycéens togolais étant aux champs pour gagner un peu d’argent, les tuteurs français ne soutiennent pas grand monde. Et avec le prix d’un seul billet d’avion aller retour Paris – Lomé, on peut faire vivre quatre élèves africains pendant un an. Certains de ces jeunes amènent du matériel scolaire inutile ou mal adapté qu’il aurait été moins coûteux d’acheter sur place. D’autres offrent des cédéroms à des écoles qui n’ont même pas l’électricité. Voici trente ans, un ministre français voulait sauver l’Afrique en parachutant des ordinateurs dans la brousse. Mais des petits écoliers africains n’ont toujours pas de quoi acheter des cahiers et des crayons au bazar du coin. Les organismes sérieux, comme la Délégation catholique à la coopération, se méfient de cette charité estivale et proposent aux jeunes de vraies missions d’un ou deux ans précédés d’une solide formation. Nombre de congrégations religieuses assaillies de demandes aussi brouillonnes que généreuses, ne savent plus quoi répondre. Il serait dommage de décevoir l’altruisme des jeunes, mais il serait tout aussi regrettable de gaspiller leurs ardeurs par des efforts inutiles et de dilapider leur enthousiasme par des gestes inefficaces. Il faudra donc inventer de nouvelles formes de solidarité conciliant spiritualité, générosité, efficacité. Ce sera long et difficile si l’on en juge par le déclin de la persévérance et la montée de l’éphémère. Il y a cent ans, un missionnaire partait pour sa vie entière dans une contrée où l’attendait sa tombe. Il y a vingt ans, un coopérant partait vers un pays où il enseignait durant deux années scolaires. Aujourd’hui des étudiants partent pour un mois, soit la moitié de leurs vacances. Il faudra renverser la vapeur en se souvenant qu’un mois, c’était la durée d’un Paris – Saigon à l’époque des steamers et d’un Paris – Dakar au temps des marines à voiles."

Inutile de vous dire que je suis d'accord avec l'article ...

Philo
Remorque vélo pour voyager avec bébé English translation pending
by Meije · 2004-07-26 · 121 replies
Bonjour,

Nous avons un petit garçon de 6 mois et souhaitons voyager avec lui à vélo.

Nous souhaitons avoir des retours d'expérience de parents ayant trimbalé leur enfant comme ça (sur de longs parcours). à partir de quel âge y avez-vous mis votre enfant, et avez-vous prévu un adaptateur pour un bébé qui ne tient pas encore bien assis ? votre remorque comporte-t-elle des amortisseurs, pour diminuer les vibrations ? est-ce mieux que l'ouverture regarde face ou dos à la route (poussières)? remorque tout tissu (légèreté) ou coque plastique (plus sécuritaire ?) ? quelle est la marque/modèle de votre remorque et à quel prix avez-vous déniché votre merveille ? quels inconvénients avez-vous noté : par temps de pluie, par grosses chaleurs... BB s'est-il ennuyé, et combien de temps rouliez-vous par jour ?

Merci beaucoup pour vos réponses.
Des noms de pays enchanteurs English translation pending
by Ouais · 2004-07-08 · 35 replies
Quelle est le nom d'un pays qui vous emporte le plus. Des qu'on le prononce ou qu'on y pense on se sent voguer et partir dans des pensees "voyageuses" (oula la s'est moi qui part dans des pensees bizares...)!

Pour ma part cela serait sao tome e principe: Cela fait ile deserte decouverte au bout du monde par un navigateur qui s'etait perdu, c'est un nom joyeux, qui me fait rire, bref je reve d'y aller et cela depuis longtemps (j'en parle assez sur VF)!!!!

Et vous?
Du lever du soleil au lever de lune - South Africa 04 English translation pending
by Simba · 2004-06-20 · 23 replies
Voilà 13 ans d’abstinence …à feuilleter mes vieux bouquins sur le Rwanda, le Kenya …à rêvasser en regardant les photos de la faune africaine qui tapissent mon salon, à m’attarder sur le collier massai, coloré et auquel il manque quelques perles, à écouter (dans le noir le plus absolu) ces cris d’animaux sauvages qui proviennent du bush, à scruter le ciel pour voir si les étoiles scintillent comme là bas … 13 longues années (13 comme je l’aime ce chiffre pourtant !) …avant de me dire que je tournais les talons à mes nombreux voyages européens pour retrouver la terre ocre qui a bercé mon enfance. Trop longtemps j’ai attendu …trop de choses à découvrir sur place et cette sensation d’avoir eu trop peu de temps encore (pourtant 24 jours) …Mais une certitude, celle d’y retourner sans jamais plus laisser le temps s’écouler si longuement.

12.07.03 : date de mon 1er post sur ce forum pour savoir si ces retrouvailles se profilaient davantage vers l’Afrique de l’est (connue) ou vers l’Afrique australe (inconnue).

Et puis le « coup de grâce » 🤪…cette nuit d’octobre 03, à feuilleter les photos de l’album d’un VFiste, sur l’Afrique australe … A se « contaminer » mutuellement par cette passion. Et là plus de doute … Cette savane me manquait trop…La certitude devenait une évidence.

Décembre 03 : Ca y est ! Dans un Paris glacial …je « booke » pour l’Afrique du Sud ! Mélange de sensations : entre l’excitation tangible et progressive d'y être 🙂 et la peur de retrouver ce continent, de lire toutes ses nuances avec d’autres yeux, que ceux d’une enfant et d’une adolescente. 😕

22.06.04 … 6h10 du matin : Tous les 4 ont y est et enfin j’y suis … 1er pied posé sur le sol Sud africain … Le tarmac de Johannesburg … Mes souvenirs se voilent (comme ce qui se dégage des réacteurs de ces gros zincs qui sont sur la piste) …Dans une forme de silence, je savoure ce tout premier moment, en « tête à cœur » avec moi-même. 😊😊

PRETORIA

Cette ville découpée de façon géométrique, comprend une multitude de longues avenues. Si on n’y fais pas gaffe et qu’on rêvasse un peu comme moi 😉…on revient sans arrêt sur la même route ou peut-être, est-ce celle juste d’à côté qui lui ressemble tant ! Les herbes sont rases et jaunies mais déjà ça sent bon la nature qui pousse sur ce sol rouge ! Des 10zaines de camionnettes (blanches) klaxonnent à la première vue d’un piéton, histoire de voir s’il souhaite pas embarquer dans le taxi et venir grossir le nombre de passagers qui se trouvent déjà à l’intérieur, juste le temps d’un lift quelques km plus loin et de quelques rands. Mais Pretoria c’est aussi cette image contrastée de proximité avec cette population qui déambule dans les rues, ces téléphones publics (vraiment publics, la conversation profite à tte la rue !😏) …juste posés sur une simple tablette en bord de route (on se demande parfois comment ils sont raccordés) et cette image d’éloignement et de protection à outrance avec toutes ces habitations calfeutrées derrière des barrières électrifiées, des barbelés, image saisissante, interpelante …😮

Une première immersion au cœur d’une fête populaire, à l’occasion des 10 ans de liberté (1994 la nouvelle Afrique du Sud naît : premières élections multiraciales, un nouveau drapeau est adopté, l’hymne national (Nkosi Sikelele, jadis chant de lutte de l’ANC) est accepté et Nelson Mandela est élu président) . On ne pouvait mieux tomber, pour un premier contact : ça chante, ça danse, ça se mélange et déjà je m’étourdis au son des tam-tams …me sentant en communion avec cette liberté, la leur, la mienne.

Avant de m’effondrer sur le lit de ce cabanon de jardin tout coloré d’un backpackers … C’est que la nuit tombe raide comme un couperet ici : A 17h30 Dame nature signale l’extinction radicale des feux 😎 et puis 12 heures d’avion et quelques lampées d’Amarula ça aide !!!

TIMBAVATI NATURE RESERVE

5 heures de route depuis Pretoria …en passant par Hoedspruit dans cette camionnette rouge …au volant Ben et Nathalie. Un couple de hollandais vachement sympa, qui ont tt claqués il y a deux ans pour rejoindre l’Afrique et parcourir les réserves.

Ah ! Le bush ….Plus on s’en approche et plus il est là perceptible, par ces hautes herbes sèches et folles qui frétillent, ces arbres mopanes, ces épineux, cette odeur que seule la savane est à même de dégager, d’enivrer 😊… Les mirettes bien ouvertes 😮, je n’en perds pas une miette.

Dès l'arrivée au lodge, c’est ce petit vervet habitué des lieux qui fut mon premier contact direct avec ce rdv que j’attendais tant. Parcourant mes bras avec une agilité qui n'a pas son pareil, sautillant sur ma tête, s’adonnant à cœur joie avec ma longue tignasse blonde …Gaffe, cependant, aux impulsivités de la mâchoire ! Petit l'animal mais « maous costaude" quand même la dentition!😉

5 jours au cœur de ce paradis terrestre … à se lever tôt le matin (5h00) et à s’endormir tôt la nuit (20h30), après une séance de « bush TV » (= feux de camp)…C’est accompagnés du pisteur et des rangers (Louis ou André) que nous ferons les découvertes matinales et les Night drive.

Du lever du soleil au lever de lune …le ciel se tapisse d’une couleur que seuls les cieux africains offrent : Bleu azur avec peu de nuages, boule de feu ronde, jaune éclatante …qui finit par apporter des nuances orangées, rouges vives, dès qu'il se couche pour laisser la place à une autre boule ronde (la lune) qui se glisse parmi toutes ses étoiles.

Girafes (majestueuses et gracieuses, surtout quand elles s’abaissent pour se désaltérer à un point d’eau) – Impalas – Duikers – waterbucks – Phacos (les petits clowns de la savane, à la queuleuleu …du plus grand au plus petit, la queue élevée …comme pour mieux émettre un signal d’alarme !)– éléphants (on s’incline devant ce maître imposant des lieux !) – buffles – serpent – araignées (si !si ! de toutes tailles et de tout coloris!🤪🤪) – oiseaux multicolores – rapaces - zèbres – hippos – Chacals – Hyène - mais aussi léopard et les célèbres lions blancs.

Le plus beau spectacle animalier nocturne (bien imprimé sous la casquette (t'inquiète pas Vilcanota !)) me fût offert par ces fauves aux billes rondes. …Nuit noire, le moteur du véhicule coupé …à regarder et écouter les hurlements conjoints de 6 lions : 2 allongés sur la piste (3m), repus d’avoir bien bouffé la veille …2 autres, à droite du véhicule sous les acacias, un 5ème qui ère, je ne sais trop où et qui s’époumone et enfin le 6ème (1, 5 m) calfeutré derrière un bosquet sur ma gauche ! Quasiment jamais éclairé celui là …C’est le moment de développer ces yeux de lynx (n’est pas merlin !😉) histoire de s’assurer qu’il reste bien à sa « plaplace »😏😏😏 …Mes fesses posées sur le siège de ce 4 x4 complètement ouvert, j’ai du mal à retenir mon souffle …absorbant sans retenue le spectacle qui se déroule sous mes yeux, affinant mon acuité auditive et cherchant à détecter tout mouvement possible d’une seule de ces crinières. Autant dire que même, si j’avais déjà vécu ce spectacle dans le parc Akagera …l’instant ne peut faire que frissonner, le souffle s’accélère et ça fou aussi de la buée sur l’objectif photo 😄😄("Shoote shoote" on me dit à voix basse …j’veux bien moi mais j’y vois plus rien !😕)

Mais TIMBAVATI, c’est aussi la rencontre avec des hommes et des femmes, dont Olivia …petit bout de femme à la peau ébène, au regard triste et au visage qui exprime qu’il a déjà vécu bien des affres. Elle bosse dans cette réserve depuis une dizaine d’années maintenant …coupée de sa famille qui vit à Pretoria et qu’elle n’a pas revu depuis si longtemps.😐 Touchés par son histoire, on passe les temps libres que nous avons à discuter avec elle, nous inclinant devant tant d’humilité. Au moment du départ …discrètement on vide nos poches des rands que nous avions ...Si cela peut lui permettre de rentrer chez elle, ne fut ce qu’une fois.

Ah ! l’Afrique palpitante, colorée mais aussi tellement contrastée !

KAPAMA CHEETAH BREEDING FARM

Centre dont l’objectif est de permettre la sauvegarde et la reproduction des guépards mais aussi des Lycaons. Le Guépard est un animal, qui s’est vu amputer pas mal de son territoire par l’extension des fermes en tt genre. Ne sachant pas exister dans des paysages montagneux ou de forêts, il a besoin d’étendues et de plaines pour pouvoir courir et chasser. Les objectifs de ce centre sont louables : préservation de l’espèce, plan d’action pour limiter la chasse à l’égard de cet animal, recensement et localisation de sa population dans les réserves, réintroduction dans des milieux appropriés. Seul petit bémol, la taille de ce centre en fait un lieux beaucoup trop fréquenté et l’on se demande si au bout du compte, notre visite ne va pas encore une fois de plus ajouter un cran supplémentaire au dérangement de l’animal 🤪…qu’il soit simple ou royal.

MOHOLOHOLO REHABILITATION CENTRE

De nombreux animaux sont ici apportés, recueillis, soignés dans l’espoir de les rendre à la vie sauvage un jour. Mais réalistement, certains d’entre eux termineront leur vie dans ce centre n’ayant plus aucune chance de survie individuelle dans le bush 🙁. Des rapaces, dont certains se sont cassés les ailes et ne pourront plus jamais voler …des charognards empoisonnés pour avoir ingurgité les restes d’une carcasse, contaminée (certains chasseurs empoisonnant sciemment les ongulés avec pour objectif de capturer le fauve qui en fera sa proie) …Et voilà comment la connerie humaine sabote purement et simplement la chaîne alimentaire et la vie sauvage !😠😠 Des lions aussi s’y trouvent, rapatriés de zoo européens qui ne savent plus quoi en faire une fois qu’ils ont fini de les utiliser au service d’un spectacle outrancier !!!

Une visite qui fou quelques paires de claques radicales à celui qui se sent sensibilisé par la protection animalière et l’espace d’un instant on se dit « Dur d’être un être humain !!! Pas vraiment fiers non plus ! »😕

BLYDE RIVER CANYON - LES POTHOLES – THREE RONDAVWELS – GOD’S WINDOW

Voilà aussi un morceau de puzzle de l’Afrique qui fait que je me sens au bout du monde … La diversité et l’étendue des paysages! A perte de vue, sans jamais s’en lasser …Quand le relief bleuté des montagnes semble toucher l’horizon du ciel, quand les plaines semblent disparaître comme le flou d’un mirage.😊

Blyde River Canyon est la 3ème plus grande gorge au monde, taillée dans le massif du Drakensberg, elle offre des panoramas extraordinaires et une grande variété de formations géologiques (qui datent de millions d’années !) …Des trois Rondavels (paysage ayant pris la forme de huttes traditionnelles zouloues) …Aux marmites du géant (les Potholes), les falaises passent par une diversité de couleurs et tombent à pics dans l’eau turquoise …God’s Window où le panorama offre une vue à 180 °, sur la forêt tropicale, les plantes grasses qui s’agrippent aux falaises.

Le lieux aussi où « l’African Market » jalonne les rues …des marchands qui négocient leur production artisanale …en prenant le visiteur par le bras tout sourire aux lèvres, le congratulant « d’un my friend, my friend » comme pour mieux l’accaparer …Donnant un petit coup de cirage rapide sur les « big five en bois » exposés …histoire de mieux convaincre l’acheteur potentiel 😏😏. Un lieu magique où les autres ont bien eu du mal à me récupérer 🤪 tant je m’y sentais comme chez moi …m’étourdissant de ces objets africains qui me font littéralement fondre et rigolant, discutant avec mes hôtes.

NELSPRUIT

Juste un stop Over …pour une nuit chez Dave (dans un bacpackers), le genre de mec baba cool qui s’acharne à nous placer les 4 uniques mots en français qu’il connaît dans la moindre de ses phrases, lorsqu’il s’adresse à nous : « madame – monsieur – Paris et je t’aime ! »

Nelspruit, c’est là aussi que nous quittons Ben et Nathalie…promettant de nous écrire et de s’échanger les photos de la fabuleuse scène nocturne des lions ! Photos pour nous et enregistrement sonore pour eux !

C’est là aussi que nous prendrons le véhicule de location pour redescendre jusque Durban. Premiers essais de la conduite à gauche, calage, contrôle de réflexes mais surtout parties de fous rire garanti tant l’apprentissage ne fut pas sans peine pour une certaine !!! 😏🙂😉

SWAZILAND ET MLILWANE WILDLIFE SANCTUARY

Petit pays de collines, le Royaume des Swazis est enclavé entre l’Afrique du Sud et le Mozambique, avec une monarchie absolue du Roi Mswati III. Les démarches pour y pénétrer, se limitent à quelques coups de tampons successifs sur le passeport, à remplir quelques formulaires …en réglant son rythme sur l’horloge africaine du « polé » polé » …Lors du transit dans la zone d’immigration surpeuplée ! Bref faut pas être pressés!😉

Réserve de Mlilwane … paysage de savane herbeuse, de collines et de plans d’eaux …Où l’on n’a aucune difficulté d’approcher les hippos, crocodiles, gnous, zèbres, Nyalas et autres antilopes … à pied, en vélo ou à cheval, tellement leur population est concentrée et leur passage dans le Rest camp fréquent (qu’il est bon de s’endormir avec une impala juste devant sa fenêtre éclairée seulement avec les lueurs que dégagent le feu de camp 😊) !

Faire de l’équitation dans une réserve …En voilà une bonne idée surtout pour les non initiés ! 🏴‍☠️Entre paradis et cauchemar cette expérience. 9 h du mat on se lance …8 chevaux sont attelés …6 voyageurs et 2 guides pour la promenade en pleine brousse ! Chacun à son tour y grimpe et dans la seconde qui suit nous voilà parti, sans aucune consigne quant à la manière de guider les « étalons »!🤪 Lâchés, largués en pleine brousse …Le 1er 1/5 d’h se passe tranquillement …chacun ayant l’impression que finalement son statut de débutant est gérable … 1er ¼ h …qd soudain surgit d’un bosquet une impala, affolant le cheval du 1er guide qui résiste, faisant chavirer quelques cavaliers à 3 m du lac (où n'attendent que les crocos dont l'orbite ne perd rien du spectacle qui est en train de se jouer), dispersant les autres chevaux qui se lancent dans un galop effréné hors piste !!!

Au secours ! Comment fait-on pour ne pas connaître le même sort que les autres et chuter !!!!

A terre, certains dont les vêtements ont pris en une traite la couleur ocre de la piste …les cheveux en pétards et plein de poussière décrètent qu’ils poursuivent à pied et refusent de remonter sur l’animal😠 … Avant de se raisonner et de se dire que s’ils n’y remontent pas de suite …ils ne le feront probablement plus jamais. Chapeau bas à eux !

Heureusement cette chute n’aura coûté que quelques frayeurs et la mort instantanée de mon objectif 300 mm qui était au cou d’un des guides qui lui aussi s’est retrouvé face contre terre.

Dure épreuve pour moi que ces 45 minutes qui ont suivies 😐…la peur de valser à mon tour …et surtout dur de gérer émotionnellement un divorce affectif de 21 longues années. J’avais 13 ans au Rwanda quand j’ai perdu ma meilleure amie dans un accident de cheval …j’avais juré que le temps passerait longtemps avant que je ne puisse me réconcilier avec cet animal et que le jour où je le ferais cela ne pourrait être qu’en Afrique.

Entre ces gouttes de sueur qui dégoulinaient sur mon front, la peur qui me tenaillait au ventre et l’apaisement d’avoir enfin pu pardonner à la vie de m’avoir pris cette petite fille aux yeux ébènes … j’ai vécu en 45 min …l’histoire de tte ma vie : mon amie, l’Afrique et les animaux … je n’oublierais jamais tous ces regards que j’ai lancé vers le ciel, durant cette balade …En paix, je suis à présent.😊

Le Swaziland, c’est aussi le spectacle fabuleux des danses traditionnelles Swazis, autour d’un feu de camp. Drapés dans une pièce d’étoffe de couleur pourpre ou vêtus d’un tablier en peau de bêtes …Ces pieds nus, juste ornés de bracelets de fruits séchés, fracassent le sol poussiéreux après une levée surprenante de jambes.

C'est aussi ... ces regards et ces sourires de gosses qui nous sont donnés comme un des plus beau cadeau de la vie …parce que tt simplement on leur a offert quelques bonbons et bics (pour aller à l’école) …

ESTUAIRE DE SAINT LUCIA

Séparé de l’océan indien par un étroit cordon (l’estuaire), le lac de Saint Lucie est une vaste étendue d’eau saumâtre. Végétation de marais (où papyrus et roseaux poussent à foison), de mangrove à palétuviers, de dunes. La faune y est abondante, tortues, buffles, plusieurs espèces d’antilopes, une grande variété d’oiseaux mais surtout dans l’estuaire les crocodiles pullulent et les hippos ne sont pas en reste ! « beware Hippos » comme l’affichent clairement les panneaux !

HLUHLUWE – UMFOLOZI GAME RESERVE

Véritable coup de cœur que sont ces deux réserves 😊…On y passe aisément de l’une à l’autre et elles affichent un paysage bien différent. Hluhluwe (à prononcer « Chluchluwi ») arbore d’avantage de collines et une végétation dense à épineux - Umfolozi, plus sauvage envoûte par ces plaines jaunes voire rousses parsemées de quelques acacias.

Immersion totale dans la brousse sauvage et rencontre fabuleuse avec la grande population de rhinocéros (tant blancs que noirs) qui la compose. Koudou, Nyala, Python ..

Ici on arrêterait le temps, par moment …tellement cette flore et cette faune sont saisissante, ne se lassant jamais d’être dans ce lieu où peu d’humains y sont mais où crépitent tous ses bruits de la nature …On l’accélérerait à d’autres : comme cette charge de gnou (hé ! oui ! il devait avoir mal digéré ce qu’il avait brouté !😕) et pire d’éléphant ! Qd le réflexe devient sauveur … on n’enclenche jamais aussi vite une marche arrière, même sur une piste de terre !😮😕😏

DURBAN COAST

L’océan Indien qui vient fracasser ses hautes vagues sur les rochers, un endroit bien plus animé où indiens et Sud africains se mélangent …se confondent …Hormis cela, Durban ne sera à l’avenir qu’un stop Over …tant d’autres régions sont à mes yeux bien plus riches à découvrir. Petit break cependant bien mérité ou imposé pour moi (36 heures au lit, sous une chaleur bien plus étouffante que dans le reste du pays … expulsant la tourista qui m’a attrapée !🤪)

LE CAP OCCIDENTAL

vol interne entre Durban et Cape Town …C’est que 17 jours se sont déjà écoulés;

CAPE AGULHAS : Le pointe sud de l’Afrique …l’endroit où l’on se trouve entre deux océans (Indien et Atlantique) .. Endroit magique où l'on assiste à cette communion. Subjuguée, je fus par ce lieu qui offre bien plus qu’une simple plaque posée indiquant qu’on se trouve à la rencontre des 2 océans. La sensation d’être au bout du monde …infiniment petit face à la puissance de la nature (terre, ciel et océan) qui explosent tous nos sens !🙂🙂

LA PENINSULE DU CAP : de Muizenberg à Camps Bay, en passant par Fish Hoek, Simon’s Town, Boulders (et ses pingouins africains), Chapman’s Peak …Une route côtière enchanteresse avec ttes ces petites plages de sables blanc nichées dans des criques où les eaux varient du turquoise au mauve cuivré au moment du soleil couchant.

CAPE OF GOOD HOPE NATURE RESERVE : majestueuse réserve qui séduira le moindre amoureux de la nature, Cap de Bonne Espérance Et Cap point. Encore une fois, se trouver à la pointe de la péninsule du Cap …C’est s’ouvrir sur l’immensité des flots émeraudes de l’océan Atlantique. Les rochers y sont battus par le vent, les babouins nombreux et prêts à piquer le moindre soupçon de nourriture qui traîne, les autruches observent d’un air un peu stupide et stupéfiant le visiteur !😏

TABLE MOUNTAIN : Cette montagne plate, culmine au dessus de la ville du Cap, entre Signal Hill et Lion’s Head. Le sommet est accessible par le cableway (téléphérique) …la vue est impressionnante et les sensations garanties 🤪😛(surtout quand on y monte seule parce quel les autres se dégonflent !!! et que approchant le sommet la nacelle dont le sol pivote, est violement secouée par le vent) Mais bon, une petite frayeur (pour ceux qui ont le vertige) vaut largement le coup du spectacle ! Une fois en haut …On a quasi l’impression d’être un voisin proche des nuages et la vue s’étend à profusion sur la ville du Cap, sa péninsule et Robben Island (lieu symbolique où tristement Nelson Mandela et ses compagnons furent emprisonnés 18 longues années au temps de l’apartheid).

LE WATERFRONT : front de mer, étalage de boutiques luxueuses dans le Victoria Warf Shopping dénotant de manière outrancière avec les bidonvilles du Cap 😕. Je n’ai préféré qu’en retenir deux images : celle de cette ambiance « genre Louisiane » où de nombreux Sud africains, le visage ridé, les cheveux grisonnants vous gratifient d’un sourire quand vous faite tomber quelques rands dans le chapeau qui jonche le sol, pour les remercier d’apaiser le contraste de ce lieux par quelques morceaux de jazz joués. Et celle de la ballade avec Chris …dans un petit bateau, un peu scabreux 😏 qui attendait ses premiers clients à côté de nombreux voiliers qui dérangent tant ils supputent le luxe ! Un petit tour …la ville du cap vu de l’océan (effet miroir ou image renversée), un éclat de rire face à ses otaries qui se font dorer au soleil …et la promesse de ne rien dire si cela ne nous a pas plu!😉

LES TOWNSHIPS : La plus grosse claque jamais prise depuis longtemps ! 😕😐🙁 Des km et des km de bidonvilles entre l’autoroute N2 et False Bay. Des milliers d’habitats (si tel peut en être le nom) accolés les un aux autres …façonnés en tôles ondulées …avec un toit qui ne tient qu’avec des pierres ou de vieux pneus ramassés …Le tout bien concentré derrière des barrières ! Comme pour mieux isoler, distinguer, étiquetter! Un spectacle qui soulève le cœur au sens propre comme au figuré ! 🤪 Comment peut on se sentir face à cet étalage de conditions de vie précaire ? Une image, des gens (dont cette femme atteinte du virus HIV avec un bébé dans les bras) gravés à jamais dans ma mémoire …Comment le monde, peut-il être si beau et si laid à la fois …si doux et si cruel ?

STELLENBOSCH – FRANSCHHOEK : ou un petit détour au pays de la vigne ! Ne ratez pas Franschhoek, si vous êtes amateurs (trices) de bon vin … Mais mangez un petit quelque chose avant et après ou faites vous conduire ! 😛 C’est plus sûr ! Les routes sont assez vallonnées et la police locale assez sévère en matière de roulage (En Afrique du Sud, il y a une quantité de radars et quand ils sont signalés, c’est pas comme en Belgique, ils sont bien là ! A bon entendeur !😉)

HERMANUS : Ayant eu l’immense chance d’apercevoir 2 baleines du Côté de Simon’s Town …on a poussé une pointe jusqu’à Hermanus, le lieu dit pour l’observation de ces cétacés. Et quelle ne fut pas notre surprise de terminer ce séjour, par le spectacle offert par cette magnifique baleine (elles arrivent de l’antarctique) …A 15 m … Plus besoin de jumelles …seules les pupilles explosent et se régalent jusqu’à la tombée de la nuit …grappillant la moindre seconde de luminosité qui reste … Ce spectacle nous a fait louper la flamme olympique qui se trouvait à Cape Town ce jour là (12.06.04) mais qu’importe … c’est cette touche finale que je voulais garder !😊

Plus jamais …je ne resterais aussi longtemps sans refouler ce continent … C’est une promesse que je me fais à moi-même … je ne peux oublier cette magie diverse, palpitante, colorée et contrastée (trop contrastée).

Du lever du soleil au lever de lune …tant à y voir …ENCORE.

PS : Merci à « HugyVFiste les bons tuyaux » (il se reconnaîtra) 😉, sans qui ce voyage, en roue totalement libre, n’aurait pas été une réussite.

Quelques photos devraient prochainement accompagner ce carnet ...mais là je souffle un peu!😛
Les perles sur VF English translation pending
by Khaldoun · 2004-06-18 · 565 replies
Piochées sur le forum et à prendre au n ième degré. Une VFiste terrorisée : "est-ce qu'en me rendant au Maroc, je ne risque pas de perdre ma nationalité marocaine?

😏Tout à fait! Et le droit de respirer également. Renseigne toi! Un humaniste sur VF: "si ils fument autant, c'est qu'ils n'ont rien à manger, non?

🤪 Quel talent! Simple comme bonjour, euh...mais les gras du bide, une clope au bec, t'expliques ça comment, toi? Un voyageur méticuleux: " Est-ce que quelqu'un peut m'indiquer le bus que je dois prendre en arrivant à l'aéroport de Kuala Lumpur pour aller en ville?"

L'emplacement exact des toilettes de l'aéroport aussi, pendant que tu y es? Une VFiste désespérée: "Je cherche un(e) coéquipier(e) qui a oublié ce que râler veut dire."

😉Bon courage!!! Un VFiste qui s'adresse à une VFiste: " Toi qui as été en Malaisie, elles sont jolies, les filles, là-bas?

😮 Y a marqué homo sur mon profil? Un rentier sur VF: " L'Indonésie, j'adore; c'est comme mon territoire."

🤪Pour les visas, c'est à toi qu'il faut s'adresser? Un VFiste qui s'emporte: " eh bien, tu as tords!"

😏 Je dirai même plus: "Si tu continues, on te tord le cou, vu? Des VFistes en perdition: " On est un jeune couple qui veut partir en vacances. Mais où? La question, elle, paraît facile. Mais c'est trop pour nous."

😕 Et dire que ce pays fabrique des Airbus et des TGV! Une VFiste qui a fait son choix: "Moi, perso, je n'aime pas la démocratie."

🏴‍☠️T'as drôlement raison. Vive les joies du flicage, de la matraque et de la taule! Un VFiste lucide: "La religion est un anti-dépresseur naturel"

🙁 Dame Nature nous gâte mieux d'ordinaire.

Khaldoun
Arnaques en tout genre! English translation pending
by Bikeman · 2004-06-15 · 47 replies
Nous avons tous été victime un jour ou l'autre d'arnaque au cours d'un voyage

je propose donc un petit messages ou chacun relaterais comment il c'est fait avoir afin que les plus jeunes (ou les plus naif, ne tombe pas dans le piege )

Pour commencé, je vais livrer une annecdote

ATHENES, juillet 91

mon "dépucelage" de routard, nous sommes tous les 2 un peu perdu au centre d'athenes a la recherche d'une banque pour faire du change.Samedi apres midi tous est fermé lorsqu'un type s'approche de nous ca va ?

oui !!

vous voulez changer de l'argent

oui

ba voila, je suis italien (ce qui devait etre vrai), j'ai gagner beaucoup d'argnet au casino et comme je n'est pas le droit de sortir tous ses drachmes, je vous propose de les echanger contre des francs, en contre partis je vous donne le double du cours !!!!!!!!!

bien sur nous savons que ce n'est pas vrai et nous pensons plutot qu'il a cambriller une banque, mais bon dans 2 minutes nous aurons gagner 2000 balles alors nous lui remettons 10 beau billet de 200 fr.

bien sur qu'il y a arnaque, elle consiste en 2 paquet de billets, le "magicien vous remets une liasse contenant 4 000 fr, compter, a ce moment la il vous redemande la liasse pour mettre un elastique et detourne votre attention avec un complice qui crie au loin, quand il vous redonne la liasse le billet de 1000 est toujours visible mais les billets de 5000 a l'interieur on été remplacé par des billets de 100.

resultat 70 fr au lieu des 4000 espéré,

cela faisait 1 heure que nous etions en grece!!!!!!!mais l'histoire est belle car la fin est magique..............

dégouté, nous décidons de filer directement pour la crete, nous prenons le metro en maudissant ce mec;une heure plus tard nous sommes au pirée.le bateau est dans 6 heures, casquettes, lunettes de soleil, walk man pour oublier cet incident qui compromet nos vacances, voici 5 minutes que nous sommes instaler quand un gars me tape sur l'épaule:would you change money ?!!!!!!!!!!

instantanément je reconais le type qui nous a arnaquer 2 heures avant a 10 kilometre de la

je me leve et sans refléchir lui balance un pain dans la téte puis le chope par les cheveux (le gars doit avoir 50 ans et il est petit), la une mercedes arrive a fond, frein a main, la vitre electrique se baisse et la un gars type mafioso discute avec l'autre en italien........... et sort 4 billets de 500 francs, je lache le type, attape les billets, la porte s'ouvre le gars saute dans la voiture, un complice qui faisait le guet fais de méme et la voiture démarre sur les chapeau de roues (imatriculé en france dans le 06 !!!!!)

voila mes 2 premieres heures de ma vie de routard !!!!!!!!!!!!!

depuis j'ai souvant changer des sous dans les rues, je ne donne jamais mon billet ou mes billets avant d'avoir la sommes dans mes mains et je sais toujours exactement quel sommes je vais avoir (150 euro a 3264 brouzouf par exemple!!!tu as interet a avoir compter avant.

une des conbines des changeur vietnamien par exemple est de te donner 808 500par exemple a la place de 880 500 .

j'attend vos histoire, si non moi j'en aurais au moins une dizaine......

a plus
Algérie avril 2004: morceaux choisis English translation pending
by Guillaum · 2004-06-07 · 1 reply
Bonjour,

Suite à un voyage en Algérie j’ai rédigé quelques textes relatant des épisodes de ce voyage qui m’ont particulièrement marqués.

Tout ça histoire de faire partager à d’autres voyageurs ce que j’ai vécu. Mais aussi pour donner une idée de voyage : l’Algérie est un pays magnifique et singulier. Les algériens que j’ai rencontrés sont généreux, intelligents. Différents de l’image que l’on peut en avoir ici. A ceux qui hésitent à s’y rendre, je dirais : allez-y ! C’est un pays où le voyageur est vraiment considéré comme tel.

Je voudrais remercier deux membres du forum qui m’ont aidé pour la préparation de ce voyage. Il s’agit de Sourires75 et de Camelito. Grand merci à eux.

Bonne route à tous,

guillaume

L’université populaire de Damous

Damous est une petite ville située à 130 km à l’Est d’Alger, coincée entre mer et montagnes.

A trois heures de l’après midi, nous mangeons des spaghettis avec une sauce tomate maison. Normal, notre hôte, David, est italien. « Ail et huile d’olive que j’ai ramenés d’Italie » précise t-il. Le tout accompagné de vin italien lui aussi. La porte de la petite maison est ouverte. Dehors, le soleil brille généreusement. On entend le ressac des vagues. La mer est à quelques mètres, en contrebas. Les voisins sont à une centaine de mètres, plus haut. Après le café (italien) de rigueur, nous prenons la route de Ténès afin de trouver un port ou un marché. Car nous voulons manger du poisson. Le soleil se couche, la route est sinueuse, les collines qui se jettent dans la mer sont couvertes de pins. L’eau de la mer Méditerranée est d’une belle couleur bleue. La cote des Dahras est vraiment magnifique. Après une vingtaine de km, nous trouvons un petit port, niché dans une crique. Quelques pécheurs sont assis par terre et raccommodent des filets. Leurs yeux sont braqués sur le gros 4X4 brillant et sur les trois occupants au look européen qui en sortent. Peu de paroles échangées. Les pêcheurs semblent être sur la défensive. « On croyait que c’était l’ONU » lâche l’un d’entre eux. Le commerce va mal, la région s’est dépeuplée avec les années de terrorisme. Au moment de reprendre la route de Damous, nous croisons un garde communal qui, fusil à l’épaule, marche sur un sentier, en direction des montagnes. Derrières celles-ci se trouvent la ville de Chlef, qui souffre encore d’une réputation d’insécurité.

Quelques instants plus tard, les rougets grillent. Après le rituel du café, la discussion se poursuit devant des bouteilles de vin et de bière. Thème de la soirée : pourquoi les humains ont-ils besoin de la religion ? Bouzid, kabyle ne croyant pas en Dieu expose sa thèse : « c’est parce qu’il faut aux hommes une béquille, quelque chose à quoi se raccrocher. » Kamel, le chauffeur du jour, a parcouru plus de 200 Km : il s’endort. Mohamed, le gardien de la maison, musulman mais buveur de vin, reste silencieux. David, fort de son expérience de biologiste, expose son idée : « c’est une réaction normale face à l’immensité et la complexité du monde. » La discussion s’achève avec l’explication d’un verset du coran… Notre cerveau agité par les idées et l’alcool sera bercé par le bruit des vagues qui se brisent contre les rochers. Assis devant la maison, face à la mer, on voit les lumières des gros cargos et des petites embarcations de pêche qui mouillent au large. Derrière nous, c’est la montagne et les forets de pins : leur noirceur nous donne l’impression d’être sur une île.

Le matin, odeurs d’iode et de café cohabitent dans la cuisine.

Vers Béjaia

Voilà presque trois heures que nous roulons. Nous avançons plutôt bien car la circulation est faible. Nous sommes pourtant mardi. Mais aujourd’hui c’est le 20 avril, jour du printemps berbère. Dans toute la Kabylie on commémore le 20 avril 1981. Ca tombe bien, nous sommes en Kabylie ! Il y a 23 ans, Mouloud Mammeri se voyait refuser la tenue d’une conférence à Tizi Ouzou. Des émeutes suivirent.

Aujourd’hui, quelques marches pacifiques sont prévues. Et la grève générale décrétée pour l’occasion remporte un franc succès. Depuis Bordj Ménaïel, nous ne voyons plus de commerces ouverts. Les rues de Tizi Ouzou sont désertes, tous les rideaux de fer ont été baissés. Aux endroits où les embouteillages sont (presque) perpétuels, les véhicules circulant se comptent sur les doigts d’une main. Dans les petits villages, le café ou l’épicerie restent ouverts. Mais une atmosphère de week-end flotte dans les ruelles.

Après la ville d’Azazga, la route monte et s’enfonce dans une belle forêt de chênes. Des singes sont groupés autour des véhicules garés au bord du bitume. En ce jour ‘’férié’’, beaucoup d’habitants des villes ont décidé de quitter leur appartement pour aller faire un tour dans la nature. Autant profiter de cet environnement magnifique et du beau soleil qui brille dans un ciel bleu exempt de tout nuage… La route sinueuse découvre de beaux points de vue sur de petites montagnes recouvertes de verdure. Le paysage ainsi que cette atmosphère particulière rendent le trajet très agréable.

Nous trouvons quand même un restaurant ouvert. Caché au bout d’un petit sentier poussiéreux, c’est une cabane faite de morceaux de bois plus ou moins pourris. D’ailleurs, rien n’indique qu’il s’agit d’un restaurant. Nous entrons dans ce lieu sombre dépourvu de fenêtres. Une petite dizaine d’hommes sont assis sur des chaises en plastique, en train de boire ou de manger. D’autres sont accoudés au comptoir : c’est une grande planche de bois brut sentant encore la résine. Nous saluons tout le monde et commandons de la viande et des frites. Nous sirotons une bière pendant que le patron s’affaire devant ces casseroles. Il est trois heures de l’après-midi et il n’a pas été surpris lorsque nous lui avons annoncé que nous voulions manger. C’est prêt et nous nous asseyons devant deux appétissantes assiettes. Perdu en pleine foret, à l’écart de la route, on ne soupçonne pas qu’il existe ici, un lieu convivial ou l’on mange plutôt bien. Inutile de vérifier s’il figure dans un guide touristique. Je regarde ces hommes discuter entre eux. Ils boivent de la bière ou du vin. Un vieux, aveugle, est assis juste en face de moi. Il parle fort même si tous se taisent dès qu’il ouvre la bouche. Apparemment, il raconte une histoire. L’attention se fait de plus en plus vive et le silence de plus en plus profond. Jusqu’à ce que l’assistance (sauf moi car je ne comprend pas le kabyle) éclate de rire. Un peu frustré, je demande la traduction à l’ami qui m’accompagne : « on a resservit à ce vieux un verre de vin. Quelqu’un a payé à sa place. Il est aveugle alors les gens sont sympas avec lui. Il a donc dit que cela lui faisait plaisir, mais que celui qui lui offre du vin devrait aussi le ramener chez lui, car bientôt il ne tiendrait plus debout. »

Finissant mes frites et ma bière, je regarde encore une fois ces hommes. Ils ont le regard franc et semblent heureux d’être ici, ensembles. Ce restaurant est un lieu paisible. Il y a quelques heures encore, j’étais à Alger, dans le bruit, les encombrements, la foule. On se rassemblait devant les vitrines pour admirer les nouveaux téléphones portables. On se tassait dans des bus poussifs. On s’avachissait dans les profonds fauteuils du Hilton. Alors, comment ne pas être content de respirer l’air pur et de côtoyer une autre facette de ce pays ?

Nous avons repris la route à travers la foret. Au fil des kilomètres, les villages se font de plus en plus rares. Les collines de plus en plus abruptes. Puis la route commence sa descente en lacets vers Béjaia. Au bout, on tombe sur la Méditerranée.

Quelques minutes encore et nous allons retrouver les monts des Babors, recouverts d’une végétation luxuriante, l’oued asséché. Les habitants y prennent allègrement du gravier sans se soucier des conséquences en cas de crue.

Arrivée à destination. Je prends mes quartiers dans la chambre du fils cadet. Coup d’œil par la fenêtre : toujours là les bananiers, les poules et les chèvres. Des gosses jouent sur le chemin de terre défoncé.

Désormais, je serais membre de la famille et non invité, m’a t-on prévenu. Tant mieux, je me sens un peu chez moi dans cette belle campagne.

Soirée d’adieux

Ce soir, je dois passer chez Hicham pour récupérer mon sac. Je dormirais chez Amine, qui habite tout près de la gare routière. Demain matin, une fois sorti du lit, je serais dans le bus pour Constantine.

Je monte rapidement à l’étage de la grande maison pour prendre mes affaires. Je me rappelle la soirée d’hier, passée dans cette chambre. Après avoir parlé littérature française avec Mouloud (le père), Yassine (un des fils) a joué de la mandole accompagné de Karim (un cousin de Yassine) à la derbouka. Au programme, des chansons kabyles et du chaabi.

Fini les songes, il faut y aller. Mon barda est jeté dans le coffre de la 206. Je salut Mouloud, Yassine et Souad (une des filles), les remercie pour l’hébergement, les repas etc... Mais Hicham, qui doit me « taxier » jusque chez mon nouvel hôte, ne se décide pas à partir. Qu’est-ce qu’il attend ? La mère vient me dire au revoir, puis c’est la petite Nawel (la cadette) qui est là avec un grand sourire. Quelques minutes encore à rester planté devant la maison et je m’aperçois que toute la famille est réunie sur le seuil de porte pour me faire ses adieux. Tous ont l’air triste de me voir partir. Je ne peux pas longtemps résister : j’ai le cœur gros et les larmes qui montent, inexorablement. Pourtant, je ne peux pas rester éternellement à Béjaia ! Je suis là pour voyager, pas pour m’encroûter ! Mais devant tous ces yeux tournés vers moi, je me demande pourquoi je vais à Constantine. Encore des poignées de mains. Prenant un air solennel, Mouloud m’assure que j’ai une deuxième famille ici et que je peux revenir quand je veux. Qu’est-ce que j’ai fait pour mériter ça ?

Dix minutes après, je suis dans une autre famille. La maîtresse de maison a préparé un succulent couscous et veut que je mange, que je mange encore et encore.

Son fils Amine m’amènera à la gare routière le lendemain, à six heures du matin. Le souvenir de tous les visages aperçus la veille m’accompagnera pendant tout le long voyage en bus. Ils m’accompagnent encore aujourd’hui …

Où suis-je ?

Dans le hall du théâtre, l’ambiance est celle de ‘’l’avant spectacle’’. Toutes les personnes qui patientent sont bien habillées. Plusieurs d’entre elles s’apostrophent. On parle un français châtié : « comment allez-vous cher ami ? » « Avez vous fait bon voyage ? » A travers les baies vitrées sales, on voit la rue. A cette heure là, l’activité se meurt. Des hommes sont négligemment assis sur les marches du théâtre. La plupart portent des vêtements sales. Les changeurs d’argent et les vendeurs de téléphones portables ont déserté la grande place toute proche.

Vingt heures, le concert va commencer. Une petite foule se dirige vers les places de l’orchestre. Un lourd lustre éclaire péniblement la salle. La décoration est pâle, les couleurs des peintures sont un peu fanées. Les dorures sont légèrement moisies. Il s’agit d’un vrai petit opéra en miniature. Sans doute construit au temps de la colonisation française. Des personnes se placent au 1er balcon, d’autres, dans la baignoire. Dans une ambiance très cordiale et légèrement guindée. Pas d’agitation, politesse presque exagérée.

Sur la scène, de lourd tapis ont été installés. Sur ces derniers s’installent trois femmes parées de voiles fins, bleus et brillants. Le spectacle va débuter et les applaudissements accompagnent l’entrée d’Athmane Baly. Sa profession est médecin, mais il est plus connu en tant que joueur de luth et chanteur. Il habite Djanet (sud est de l’Algérie) depuis toujours. L’artiste propose au public un voyage dans le grand sud algérien.

Lorsque la musique commence à raisonner dans le vieux théâtre, la magie opère et tout le monde est transporté vers la région du Tassilli. Au bout de quelques minutes, de nombreuses personnes frappent dans leurs mains et sont debout. Fini la bienséance de tout à l’heure ! Entre chaque morceau, Athmane Baly raconte une histoire. Le plus souvent vraies, ces anecdotes sont à la base de sa poésie. Il raconte en tamashek puis traduit en français. Silence. Ses doigts caressent les cordes du luth et nous nous retrouvons instantanément à 1500 kilomètres plus au sud. Je me pose la question : ou suis-je ? Dans un théâtre français ? A Constantine ? A Djanet ? Sensation étrange qu me poursuit jusqu’à la fin du récital.

A 22h30, les rues sont désertes et tristes. Je suis à Constantine, c’est sûr. Ce petit voyage musical était très agréable. Mais l’imagination ne me suffit pas : six heures de bus sont au programme de demain, cinq heures le surlendemain et ensuite, ce sera le grand départ pour le désert. Un vrai voyage dans l’espace. Sans musique. Le ‘’chef’’ de cette petite ‘’expédition’’ l’a certifié : il n’y a pas d’autoradio dans le 4X4. « Nous écouterons le bruit des quarts métalliques qui s’entrechoquent à chaque irrégularité du bitume » s’amuse t-il. Avec le sable, un lecteur de CD risque d’être rapidement hors d’usage.

Une journée sur la RN1

A 6h05, un soleil rouge est juste au-dessus de l’horizon. Je regarde par la baie vitrée cette ville dite « blanche » qui devient de plus en plus lumineuse. Ce lever de soleil, vu depuis le 10ème et dernier étage d’un immeuble situé sur les hauteurs d’Alger, à une saveur très particulière. Aujourd’hui, c’est cap au sud, par la transsaharienne. En 12 heures nous passerons de la mer au désert, des plages aux dunes, des champs de blé au reg…. Le soleil est mon compagnon de la matinée, il me caresse doucement le bras. Il disparaît lorsque nous passons dans les gorges de Chiffa, longues de 9 km et couvertes d’une végétation dense. La route suit le tracé de l’oued qui a creusé cette fabuleuse entaille. Le tableau serait idyllique s’il n’y avait pas tous les 200 mètres un blindé de l’armée posté là, seulement pour gâcher le paysage ! Mais la nuit, mieux vaut éviter de circuler à cet endroit.

A Médéa, nous contemplons les montagnes, les cultures parsemées de coquelicots, des forets de résineux. J’emmagasine la splendide couleur verte de ce paysage en prévision des jours à venir. Ici ou là un mirador, des maisons abandonnées : vestiges bien récents, qui ne se visitent pas.

Le soleil, toujours lui, est déjà très haut lorsque nous nous arrêtons sur le bord de la route pour manger. A l’ombre d’un arbre, tout près d’un café abandonné. Autour de nous s’étend la steppe. Des touffes d’herbe émergent du sable. Plus que quelques kilomètres et nous arriverons à Laghouat.

Cette lande morne et uniforme s’achève au village de Berriane, situé un peu avant Ghardaia. Les murs en pisé rouge, les enfants avec la peau presque noire qui jouent sur le bord de la route, les palmiers par centaines, l’eau qui ruisselle dans de petites rigoles, le sable, de plus en plus présent. Le Sud arrive, doucement mais sûrement.

Je n’aurais jamais imaginé boire du vin, assis sur une dune, derrière une église. Et pourtant, c’est ce que je suis en train de faire ! L’église est celle d’El Golea, ville situé à 900 Km au sud d’Alger. Nous fêtons notre entrée dans le désert. Les dunes sont juste derrière l’édifice religieux. Un avant goût du grand erg occidental, qui commence quelques kilomètres plus loin. Le lendemain matin, une lumière douce enveloppe l’étendue de sable, les palmiers et le clocher rougeâtre… Réveil dans un autre monde, très différent de la région d’Alger ou de la kabylie. Sommes-nous encore en Algérie ?

M’Guiden plage

Quelques minutes à s’amuser dans les premières dunes du grand erg occidental, à une trentaine de km au sud d’El Golea : voilà la seule distraction de la matinée. Maintenant, un sol jaune uniformément plat s’étend sur des kilomètres. Rien qui puisse accrocher le regard. Pas une touffe d’herbe, ni une grosse pierre. Ca n’en finit pas, les 200 kilomètres sont interminables. En outre, la route est peu fréquentée. Le silence s’est imposé dans l’habitacle de la ‘’Toy’’. Plongé dans un demi-sommeil, nous nous arrêtons en face d’un café aux portes clauses. Aujourd’hui c’est la fête de Mouloud et ce jour est férié. La présence du café nous indique que nous sommes arrivé au village de M’Guiden, situé à 215 kilomètres d’El Golea et à 130 kilomètres de Timimoun. Les habitations sont un peu éloignées de la route. Autour de deux cafés et de l’habituelle caserne, rien. Seulement le ruban de bitume qui s’étire à perte de vue. Le 2ème café est ouvert. Nous buvons un thé en regardant la décoration originale : photos de New York et de Long Island, de Dauphins, de bord de mer. Ici, la première vague est à 1000 kilomètres et il est vain de chercher l’ombre d’un arbre. Le silence règne aussi dans le café. On mange quelques gâteaux on se rafraîchit le visage avec l’eau brûlante qui coule d’un robinet placé dehors. Une fois sur la route, le policier posté au barrage, nous fait signe d’y aller après avoir vérifié de visu que nous sommes tous algériens… Timimoun n’est pas très loin. 130 kilomètres seulement, mais 130 km de vide, de plat. On peut toujours s’assoupir en rêvant à une île de Polynésie ou à une sirène...

Adrar la kabyle

Adrar est située à 1500 km au sud ouest d’Alger au milieu d’une région du Sahara dénommée le Touat.

Après avoir fait 50 km de route, nous apercevons cette ville. Un barrage de police est dressé à l’entrée de la ville. Nous passons puis longeons l’université Patrice Lumumba. Des bus garés devant la fac déversent les étudiants sur des trottoirs poussiéreux. Adrar a été construite par les français. Avant l’installation d’une caserne au début du siècle, seuls existaient des villages. Celui de Timmi, qui se trouve dorénavant dans la banlieue du chef lieu de wilaya est un village caractéristique de la région du Touat. Dans les rues tortueuses et étroites passent des rigoles destinées à l’alimentation en eau des maisons et des palmeraies. La couleur rouge des murs contraste avec le vert des palmiers ou le jaune des haïks couvrant les femmes. Dans Adrar, les rues sont larges et se coupent à angle droit. La place centrale, immense et déserte, est bétonnée. L’entrée d’un des deux marchés est l’imitation d’un mur de bordj. Quelques maisons ne sont plus que des gravats. Les pluies torrentielles tombées peu avant notre arrivée ont fait beaucoup de dégâts. Aux sorties de la ville se dressent des camps de toiles de tente ou logent des sinistrés qui ont perdu leur habitation.

Nous entrons dans un café afin d’y prendre un petit déjeuné. Ce matin, nous n’avons pu prendre qu’un maigre café, notre maison, isolée en plein désert, est privée d’eau et d’électricité suite au grand vent de sable qui a soufflé la veille. A cette heure matinale, la terrasse du café est déserte. A l’intérieur, surprise ! Dans un coin de la pièce est accrochée une photo de Lounès Matoub. Plusieurs posters à l’effigie du chanteur kabyle trônent près du comptoir ou de la télé. Le patron nous salue en kabyle. Il est venu ici il y a deux ans pour monter un café. « Avant mon arrivée, il n’y avait rien ici explique t-il. J’ai construit la terrasse, mis des fleurs et des plantes. Maintenant, c’est agr��able. » Baptisé JSK2, du nom de l’équipe de foot kabyle Jeunesse Sportive de Kabylie (2 parce que la ville compte déjà un café JSK) les tables se remplissent au fur et à mesure que l’heure avance.

Après avoir bu un ‘’crème’’ (un café au lait), passage au Taxiphone d’a coté. Tiens, j’ai déjà vu cette photo quelque part… C’est encore Lounès Matoub ! Au moment de payer la communication, je regarde les cartes postales à vendre. Des cartes de Tizi Ouzou, du Djurdjura, de Bejaia. Le patron du Taxiphone vient de Kabylie lui aussi. Il m’explique les raisons de sa venue : « au Nord, tu ne trouves pas de travail et au Sud, les habitants ne savent pas tenir un commerce. Tu peux y monter ton affaire et en vivre pas trop mal. Ici, la vie est un peu moins chère qu’au Nord. »

Quelques heures plus tard, retour à la terrasse du JSK2 en compagnie de plusieurs autres ‘’expatriés’’ ayant un commerce ou une plantation dans la région. On discute de la chaleur qui, en ce début mai, commence à arriver. « Dans deux mois nous serons chez nous, sûr et certain. C’est impossible de rester ici l’été. Trop chaud, et puis, notre pays nous manque tellement… » dit l’un d’entre eux, songeur. 1500 kilomètres nous séparent des montagnes kabyles.

Comme si un autre temps surgissait

Un petit village. Quelques faibles ampoules orange éclairent ici où là les rues entièrement recouvertes de sable. On avance dans une demi obscurité, croisant des silhouettes de femmes silencieuses, ressentant le souffle d’enfants qui courent. Nous suivons Abderhamane à travers un labyrinthe fait de murs de pisé rouge. La chaleur de la journée s’est estompée. Nous passons une petite porte en fer et entrons dans un jardin. Sur le sol, entre quelques palmiers et tout prêt d’un bassin, des tapis sont installés. Nous nous déchaussons et nous asseyons. Le silence se fait. On entend l’eau couler doucement dans le bassin. Entre les feuilles des palmiers, on aperçoit les étoiles qui commencent à apparaître. La maison se trouve juste à coté, a demi enterrée dans le sol. Plus loin c’est encore le jardin. Plongé dans l’obscurité, il garde ses mystères… Le couscous se prépare, l’eau du thé va bientôt bouillir, nous sommes allongés, goûtant à ce moment de calme. On se laisse aller doucement à la rêverie. Bien être et bonheur de se retrouver dans un endroit qui semble tout droit sorti d’une légende. Un peu les mille et une nuits.

Des dattes en guise d’entrée. Abderhamane nous donne davantage de précisons sur cette maison : « elle appartient à ma belle-famille. C’est une belle maison dotée d’un grand jardin. Malheureusement pas entretenu comme il le faudrait. En revanche, nous prenons soin de cette demeure, qui appartient à la famille depuis plusieurs générations. C’est une maison de notable, elle est grande et il y a quelques dizaines d’année, c’était le grand luxe de posséder une demeure comme celle-ci. Mais tout est fragile. Certaines règles de base sont à respecter : ne pas faire de réparation ou d’agrandissement n’importe comment. Faire attention à l’usage de l’eau à l’intérieur et à l’extérieur de la maison. Ne pas laisser s’abîmer les murs. Il s’agit de simples précautions. Mais elles ne sont plus respectées. Car c’est un peu contraignant. Aujourd’hui, les gens veulent avoir du temps libre. La conservation des habitations traditionnelles demande un peu de temps. Si cet entretient est bâclé, la bâtisse risque de s’effondrer au premières pluies fortes. C’est ce qui s’est passé récemment. »

Les enfants apportent le couscous dans un grand plat en bois appelé ksab. Tout le monde piochera dedans. Puis c’est au tour du thé. La nuit est devenue bien noire, les histoires liées au désert s’enchaînent. Souvenirs d’égarement, de rencontres, de trouvailles… Quelques blagues aussi, sur la religion ou le sexe. Abderhamane évoque une journée passée dans la demeure d’un homme raffiné. Celui-ci prenait le thé plusieurs fois par jour. A chaque fois dans un lieu différent défini à l’avance. C’était il y a 15 ans, et notre ôte ignore si cet homme riche et oisif est encore en vie.

Les montres sont rangées au fond de nos sacs. Ce soir, nous n’avons plus de montres, mais nous avons le temps. Les étoiles ont bougé depuis tout à l’heure : c’est un rythme qui convient bien à cet endroit.

Lorsque nous sortons du jardin, nous retrouvons la rue comme nous l’avions laissée. Une petite fête vient de se terminer et toutes les familles rentrent chez elles sans se presser.

Sur la route du retour à notre lieu de villégiature, le compteur est bloqué sur 100 km/h. Dans la lumière des phares apparaît une bicoque carrée et sans fenêtres. C’est là que nous passons nos nuits. Ceux qui choisissent de dormir à l’intérieur doivent supporter la chaleur. Ceux qui préfèrent la terrasse se préparent à supporter les hurlements des renards. Je regrette de n’être pas rester dans le jardin, quels doux rêves aurais-je pu faire !
Conseils sur la région de Lloret del Mar en Espagne English translation pending
by Mistert · 2004-05-29 · 61 replies
bonjour à tous,

je pars fin aout pour lloret de mar et j'aimerais avoir qlq renseignements.

Quel temps aurais je sur place?

Quels sont les monuments a visiter dans les environs?

Quels sont les endroits les plus connus pour sortir le soir??? ( sur du son techno svp 😉 )

Je pense aussi remonter jusque Andorre pendant mon séjour mais est ce que ca en vaut la peine?

Si vous avez d'autres renseignements pour moi ca serait sympa.

Merci à tous.
Chroniques indiennes English translation pending
by Douya · 2004-05-28 · 78 replies
Si ca vous interesse, je vais vous raconter de temps en temps un peu de l’Inde, pas celle des voyages mais celle que je vis tous les jours, pour vous transporter ailleurs le temps de quelques minutes.

Chapitre 1 : Monsoon wedding (un super film de Mira Nair decouvert en France. J’ai donc achete le DVD ici.. bon malheureusement c’est en hindi sous-titre hindi. Heureusement que sur la pochette il etait precise hindi sous-titre anglais !)

Hier soir j’avais un diner (succulent jugez du peu : spinach shorba, murg tikka, paneer butter masala et roti !) avec mes collegues et leur familles.

Curieuse comme tout (et gaffeuse aussi des fois !), j’ai demande au collegue avec qui je bosse le plus quand et ou il a rencontre sa femme.

« je ne l’ai pas rencontre, je l’ai connue a mon mariage ! »

et oui, le cliche des mariages arranges est encore vrai.

J’ai fait un petit sondage discret : sur environ 20 personnes dans l’equipe, au max 5 sont des mariages d’amour…

Quand le jeune homme atteint 26-28 ans (l’age moyen pour la femme est 23-24 ans), la famille commence a chercher la femme a qui le lier. On fait appel aux connaissances et connaissances de connaissances. Les familles regardent la situation sociale du futur epoux, son metier et surtout les membres de la famille. En effet les 2 familles (parents, grands parents, oncles et toutes les descendances) vont passer beaucoup de temps ensemble, il faut donc des atomes crochus !

Mon chef indien, lui a rencontre sa femme 30 minutes avant le mariage. Ils ont discute de leur vision de la vie a deux, de l’education des enfants et comme ils etaient d’accord, hop, en route pour la ceremonie !

Bref quand je dis que en France les couples restent souvent 2-3 ans ensemble avant de se marier (quand ils se marient), ca les surprend plus qu'un peu !!!

« un couple peut-il vivre sans etre marie ? »

« oui ca arrive, mais il se cache ! » ... !

Les mariages arranges sont donc encore beaucoup a la mode en Inde, un peu moins dans les grandes villes plus « occidentalisees » que dans les campagnes profondes. Souvent aussi, les epoux sont encore plus jeunes quand ils sont maries d’office (j’ai vu dans le journal des epoux de 14-16 ans !)

Un mariage d’amour cette fois ci, un autre collegue. Il est de la caste des brahmanes, sa femme d’une caste inferieure. Il a du batailler 2 ans (!) avant de reussir a convaincre ses parents et avoir l’autorisation de se marier.

Faut savoir etre patient ! Et encore ca ne marche pas a tous les coup. Mais les castes c’est une autre histoire et encore un vaste debat !...

Je comprends donc mieux pourquoi quand on me demande (en VO, c’est plus authentique !):

« are you married ? »

« no »

« how old are you ? »

« 27 »

« what, 27 and not married ! »...

Et la mousson dans tout ca? Ben c’est de pire en pire. Pleut toujours les jours ou j’ai mes tongs et jamais les jours ou j’ai mon kway ! Allez comprendre ! En tout cas, c’est « rigolo » (enfin quand on est au sec) de voir ces rivieres prendre naissance au milieu de la route, tous ces gens avec des sacs plastique en guise de chapeau, les marchandes proteger leurs colliers de fleurs avec un parapluie troue… Bref la mousson, c’est une periode tant attendue, mais aussi un peu cocase a vivre (et je ne parle par des morts a cause des arbres qui s’ecrasent sur les auto-rickshaws, c’est malheureusement encore arrive la semaine derniere…)
Questions sur voyage au Brésil en juillet English translation pending
by Foxlooping · 2004-05-22 · 11 replies
Bien le bonjour a tt le monde,

Donc voila je pars pour le Brésil avec un pote pendant un mois et de poussieres!!!!!! Donc beaucoup de questions se posent a moi!!!

Nous avons pris le Brazil Air Pass de 5coupons, nous avons vu chez TAM(compagnie aerienne bresilienne) que c t eux les moins cher!!

J'aurais aimé savoir s'il excitait moins cher pour 5coupons sachant que nous allons faire: SAO PAULO-Iguacu, Iguacu-Manaus, Manaus-Belem, Belem-Recife et Recife-Rio. De plus si ya des plans pour avoir juste un vol supplémentaire soit 6 coupons pour le meme prix cité au dessus!!!!

Par rapport a Manaus, nous allons pouvoir y rester 4 a 5jours donc peu de temps, si kelkun connait un plan dans l'amazonie facon "Aventure-Nature" remontée de l'amazonie etc....pour la durée citée ca serait bien cool!!!

Sachant que le Nordeste est une zone du brésil a voir absolument mais que le temps est compté pour nous, je souhaiterai savoir si ya des imperatifs a faire.Nous allons certainement sur Fortaleza et Bahia, REcife donc, mais nous sommes pas trop accros du tourisme de masse!!!donc si kelkun pouvait nous donner un plan genre une ile magnifique ou ya personne(le reve si ca existe) ou autre, un trip original et depaysant. Un endroit typiquement Bresilien ou on fait la fete et on vit com les gens du pays!!!! Peut etre que je reve un peu mais les voyages c fait pour ça!!

Pour Rio on recherche un endroit trankil pour dormir, sympa, sur, pas tres cher non plus, c qd meme "le nerf de la guerre".Si possible des endroits inconnus du tourisme de masse mais avec une beauté certaine!!!!!!

BREF nous on cherche les bons plans sur les villes dites au debut, tt conseil est bienvenu!!!!si d'autres personnes ont besoin d'infos kil me laisse un message, nous aussi on a kelkes bons plans a donner.

donc je vous laisse repondre

Meerci.Bye
Le retour... English translation pending
by Lmc · 2004-05-05 · 47 replies
Ca y est, je me lance, après plusieurs mois sur ce forum, et du bonheur à chaque nouvelle lecture... je lance un nouveau sujet: le retour. Comment se passent générallement vos retours de voyage? Gros blues, envie de repartir, incompréhension de notre société, de notre entourage😕??? Et que faites-vous pour vous soigner?😉 Ou au contraire, plaisir de retrouver son petit monde...???
Vivre un an à Los Angeles English translation pending
by Dardeman · 2004-04-16 · 20 replies
Salut à tous, mon rêve est d'aller passer un an à Los Angeles, pour étudier l'anglais, faire la fête etc...

J'aimerai savoir si vous n'auriez pas quelques conseils, adresses, etc qui pourraient m'être utile, car j'en ai vachement besoin.

Bon, @+ et merci d'avance 😎

"on ne vit déjà pas longtemps, ce serait dommage de ne pas réaliser ses rêves" 😉
Inde: louer une voiture à Madras English translation pending
by Vincepirate · 2004-03-22 · 16 replies
😏Bonjour à tous!

Je pars dans le Tamil Nadu du 15 août au 30 septembre et j'aimerai savoir s'il est facile de louer une voiture à Madras (ou ailleurs), et si oui, à quel prix? Sinon, est-il facile de se déplacer autrement, bus, train...?

Je pars en solo alors si vous êtes dans le coin durant cette pèriode. ps: c'est mon premier voyage en Inde et j'ai un peu peur.

Bizou à tous.

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