Results for "équipement+ou+préparation+|+91"
13100 results found.
Gérer son budget lors d'un voyage / tour du monde au long cours English translation pending
Bonjour à tous,
Voici notre retour d'expérience sur la gestion du budget lors de notre tour du monde en tandem (voyage toujours en cours, partis depuis plus d'1 an et demi).
Comment fait-on pour voyager pendant plus de 2 ans à moins de 30 ans? En clair, où trouve t’on l’argent nécessaire? Cette question, tout le monde se la pose mais ne l’aborde pas forcément. On y répond en toute franchise, sans apriori.
Notre voyage est totalement autofinancé, sans sponsor. Nous avons eu la chance comme beaucoup de Français l’ont, de décider de notre vie, de nos envies, de nos priorités.
L’aventure Tand’un Rêve, ça coûte quoi? * Attention, les budgets sont toujours donnés pour 2
Nous allons essayer de ne pas trop vous noyer sous les chiffres, mais au bout d’un moment, va bien falloir en parler!
•Avant même de donner le premier coup de pédale, nous avons dépensé environ 8 000€ (vélo, matos, assurance, premier billet d’avion) •Aujourd’hui, après 575 jours de voyage, nous avons 28 000€ de moins sur nos comptes bancaires, les 8 000€ du début compris. •Soit 14 000€ par personne, soit le prix d’une voiture moyenne en France. Au choix, une belle voiture ou quasiment 2 ans d’aventure et de découvertes sur notre planète?
Les dépenses quotidiennes, ça donne quoi?
Tout dépend comment on compte!
Pour faire sensation, on peut dire qu’après plus d’1 an et demi de voyage dans des pays plutôt chers, équivalents à la France, nous avons dépensé moins de 14€/jour pour 2, soit moins de 7€/jour par personne. A cela, s’ajoute:
•Une remise en état du tandem tous les 10 000km, soit 600€ •Une assurance voyage, soit 480€ tous les 6 mois •Un nouveau T-shirt et chaussures, soit 50€ tous les 6 mois •Un billet d’avion de temps en temps, soit environ 1 500€ tous les 6 mois •Quelques ferrys, soit 350€ tous les 6 mois •Quelques rares sites touristiques, soit 50€ tous les 6 mois •Restaurants, soit 0€, ah non, ça on a oublié depuis longtemps! •Bières fraîches, soit 0€, même ça on arrive à résister (enfin pour l’instant, le voyage n’est pas fini!)
Donc, pour être plus précis, notre budget pension complète est plutôt de 46€/jour tout compris pour 2. Depuis l’Asie du Sud-Est, nous comptons bien rentrer uniquement à vélo, donc plus de ferrys, plus d’avion, ce qui, nous espérons, devrait s’en ressentir au niveau du budget!
Le budget par jour en Asie du Sud-Est est beaucoup moins élevé, soit 8€/jour, soit 4€/personne.
Comment on gère notre budget? •HOTEL
Nous nous sommes très vite rendus compte qu’une nuit à l’hôtel augmentait notre budget journalier de 100% à 400%.
Exemple: •Pérou, dépenses quotidiennes: 8€/jour pour 2 –> nuit d’hôtel avec douche froide et un peu d’électricité: 15/20€ pour 2 •Etats-Unis, dépenses quotidiennes: 15€/jour pour 2 –> nuit d’hôtel (ou motel!): 60/70€ pour 2
En gros, pays cher ou non, l’hôtel plombe le budget! •NOURRITURE
PAR CONTRE, pour la nourriture basique (céréales, fruits et légumes…), la différence n’est que de 5 ou 6€/jour
Exemple: •Bolivie, prix du kilo d’avoine: 2€ •Alaska, prix du kilo d’avoine: 4€
Selon comment on gère son budget et ses dépenses, que l’on soit aux USA ou en Bolivie n’influe que peu sur le budget quotidien.
•DEPENSES TOURISTIQUES
Nos dépenses dans les lieux touristiques en 1 an et demi, s’élèvent à l’équivalent d’un aller/retour au Macchu Picchu (que nous n’avons bien évidemment pas fait)! Et pourtant, nous pouvons vous jurer que des souvenirs inoubliables, on en a plein la tête!
Les jours où l’on a mauvaise conscience d’avoir acheté du fromage, c’est simple, on travaille, comme on a pu le faire au Nouveau-Mexique, ou encore en Alaska. En plus, on gagne le confort d’avoir une douche chaude tous les soirs! Nous avons choisi l’option de travailler moins, mais aussi de dépenser moins, une chance peut-être, surtout une façon de vivre…
N'hésitez pas à partager vos expériences sur la gestion de votre budget en tour du monde...
Voici notre retour d'expérience sur la gestion du budget lors de notre tour du monde en tandem (voyage toujours en cours, partis depuis plus d'1 an et demi).
Comment fait-on pour voyager pendant plus de 2 ans à moins de 30 ans? En clair, où trouve t’on l’argent nécessaire? Cette question, tout le monde se la pose mais ne l’aborde pas forcément. On y répond en toute franchise, sans apriori.
Notre voyage est totalement autofinancé, sans sponsor. Nous avons eu la chance comme beaucoup de Français l’ont, de décider de notre vie, de nos envies, de nos priorités.
L’aventure Tand’un Rêve, ça coûte quoi? * Attention, les budgets sont toujours donnés pour 2
Nous allons essayer de ne pas trop vous noyer sous les chiffres, mais au bout d’un moment, va bien falloir en parler!
•Avant même de donner le premier coup de pédale, nous avons dépensé environ 8 000€ (vélo, matos, assurance, premier billet d’avion) •Aujourd’hui, après 575 jours de voyage, nous avons 28 000€ de moins sur nos comptes bancaires, les 8 000€ du début compris. •Soit 14 000€ par personne, soit le prix d’une voiture moyenne en France. Au choix, une belle voiture ou quasiment 2 ans d’aventure et de découvertes sur notre planète?
Les dépenses quotidiennes, ça donne quoi?
Tout dépend comment on compte!
Pour faire sensation, on peut dire qu’après plus d’1 an et demi de voyage dans des pays plutôt chers, équivalents à la France, nous avons dépensé moins de 14€/jour pour 2, soit moins de 7€/jour par personne. A cela, s’ajoute:
•Une remise en état du tandem tous les 10 000km, soit 600€ •Une assurance voyage, soit 480€ tous les 6 mois •Un nouveau T-shirt et chaussures, soit 50€ tous les 6 mois •Un billet d’avion de temps en temps, soit environ 1 500€ tous les 6 mois •Quelques ferrys, soit 350€ tous les 6 mois •Quelques rares sites touristiques, soit 50€ tous les 6 mois •Restaurants, soit 0€, ah non, ça on a oublié depuis longtemps! •Bières fraîches, soit 0€, même ça on arrive à résister (enfin pour l’instant, le voyage n’est pas fini!)
Donc, pour être plus précis, notre budget pension complète est plutôt de 46€/jour tout compris pour 2. Depuis l’Asie du Sud-Est, nous comptons bien rentrer uniquement à vélo, donc plus de ferrys, plus d’avion, ce qui, nous espérons, devrait s’en ressentir au niveau du budget!
Le budget par jour en Asie du Sud-Est est beaucoup moins élevé, soit 8€/jour, soit 4€/personne.
Comment on gère notre budget? •HOTEL
Nous nous sommes très vite rendus compte qu’une nuit à l’hôtel augmentait notre budget journalier de 100% à 400%.
Exemple: •Pérou, dépenses quotidiennes: 8€/jour pour 2 –> nuit d’hôtel avec douche froide et un peu d’électricité: 15/20€ pour 2 •Etats-Unis, dépenses quotidiennes: 15€/jour pour 2 –> nuit d’hôtel (ou motel!): 60/70€ pour 2
En gros, pays cher ou non, l’hôtel plombe le budget! •NOURRITURE
PAR CONTRE, pour la nourriture basique (céréales, fruits et légumes…), la différence n’est que de 5 ou 6€/jour
Exemple: •Bolivie, prix du kilo d’avoine: 2€ •Alaska, prix du kilo d’avoine: 4€
Selon comment on gère son budget et ses dépenses, que l’on soit aux USA ou en Bolivie n’influe que peu sur le budget quotidien.
•DEPENSES TOURISTIQUES
Nos dépenses dans les lieux touristiques en 1 an et demi, s’élèvent à l’équivalent d’un aller/retour au Macchu Picchu (que nous n’avons bien évidemment pas fait)! Et pourtant, nous pouvons vous jurer que des souvenirs inoubliables, on en a plein la tête!
Les jours où l’on a mauvaise conscience d’avoir acheté du fromage, c’est simple, on travaille, comme on a pu le faire au Nouveau-Mexique, ou encore en Alaska. En plus, on gagne le confort d’avoir une douche chaude tous les soirs! Nous avons choisi l’option de travailler moins, mais aussi de dépenser moins, une chance peut-être, surtout une façon de vivre…
N'hésitez pas à partager vos expériences sur la gestion de votre budget en tour du monde...
Excursion dans le Nord-Ouest argentin depuis San Pedro de Atacama? English translation pending
Bonjour à tous,
Je pars 10 jours au Chili en février 2017.
Je compte rester 4 jours à San Pedro de Atacama pour visiter les environs, et poursuivre ensuite avec : - soit le salar de Uyuni, - soit le Nord Ouest Argentin.
Savez vous s'il y existe des excursions pour le NOA depuis San Pedro de Atacama ?
Que pensez vous qu'il est mieux de faire entre Uyuni et le NOA ?
Le salar de Uyuni nécessite 4 jours au départ/retour de SPA, n'a plus grand chose d'original tellement on le voit en photos, et les conditions semblent rudes (première nuit en altitude en refuge, beaucoup de route à 6 en 4x4). Quant au sud lipez, il semble ressembler à l'Atacama. Qu'en pensez vous?
Les paysages du NOA ont l'air différents de ceux du Chili, l'ambiance plus authentique (moins touristique), et je pourrais voir les salinas grandes (mini Uyuni, sans les inconvénients du circuit pour Uyuni).
Autre sujet : je pensais m'arrêter à Chanaral de Aceituno sur la côte Pacifique pour y voir (je l'espère) les baleines. Certains d'entre vous ont-ils fait cette expérience?
Merci de votre retour !
Sophie
Je pars 10 jours au Chili en février 2017.
Je compte rester 4 jours à San Pedro de Atacama pour visiter les environs, et poursuivre ensuite avec : - soit le salar de Uyuni, - soit le Nord Ouest Argentin.
Savez vous s'il y existe des excursions pour le NOA depuis San Pedro de Atacama ?
Que pensez vous qu'il est mieux de faire entre Uyuni et le NOA ?
Le salar de Uyuni nécessite 4 jours au départ/retour de SPA, n'a plus grand chose d'original tellement on le voit en photos, et les conditions semblent rudes (première nuit en altitude en refuge, beaucoup de route à 6 en 4x4). Quant au sud lipez, il semble ressembler à l'Atacama. Qu'en pensez vous?
Les paysages du NOA ont l'air différents de ceux du Chili, l'ambiance plus authentique (moins touristique), et je pourrais voir les salinas grandes (mini Uyuni, sans les inconvénients du circuit pour Uyuni).
Autre sujet : je pensais m'arrêter à Chanaral de Aceituno sur la côte Pacifique pour y voir (je l'espère) les baleines. Certains d'entre vous ont-ils fait cette expérience?
Merci de votre retour !
Sophie
Moteur pédalier Bafang 750w et moyeu Alfine 11v English translation pending
Peut-on avoir un retour sur l'utilisation en mode chargé du moteur pédalier Bafang 750w associé au moyeu Shimano Alfine 11 v
Voyage au Sahara English translation pending
Bonjour les amis !
Je serai en vacance bientôt, et je vais les passer au Maroc dans les déserts de sahara car Ils m'ont dit que c'est magnifique. Je vais voyager avec ma famille dans mon camping-car et sa remorque que je viens de l'acheter en occasion mais je dois changer des accessoires comme les roues et les jantes parceq que je pense pas s'elles sont bien performantes pour prendre la route, du coup je voulais commandé des nouvelles et j'ai besoin d'une aide pour me rediriger slvp ! Merci pour vos futurs réponses.
Transport aérien: vélos abimés English translation pending
Retour de Bangkok à Paris avec Royal Jordan, nous avons constaté des dègats importants sur les vélos. Il faut vérifier l'état des vélos à l'arrivée à l'aéroport et signaler à la compagnie si il y a des
dègats sur les vélos.
Nous nous en sommes aperçus le lendemain et la compagnie à refusé notre demande.
Heureusement notre assurance a remboursé les réparations moins une franchise.
Cordialement Pilan
2 semaines à la Réunion English translation pending
Bonjour
Je pars 2 semaines à la réunion en mai pour la première fois avec mon ami.
Nous aurons un logement à la Plaine St Paul et avons prévu la location d'une voiture.
Quels sont les "incontournables" ?
Existe-t-il des petites balades sympas à faire pour des personnes peu entraînées ? Pour info, je peux marcher 8 km en campagne bordelaise !
Merci pour votre aide.
Quel 4x4 choisir en Afrique Australe? English translation pending
Je commence à préparer un voyage en Afrique Australe. L'idée est d'acheter un véhicule en France et de l'envoyer en Namibie (ou dans les environs en fonctions des facilités d'acheminement). Je cherche donc un 4x4, plutôt un Toyota Land Cruiser. Par contre il y a tout un tas de modèles, il semblerait que le Hzj75 ou 78 soient bien cotés mais difficile à trouver ou très cher. Qu'en est-il du HZJ80? est-il fiable (pas trop d'électronique)?
Je suis preneur de commentaires et conseils.
Merci d'avance
Meilleure saison pour découvrir le Chili à vélo English translation pending
Bonjour
Quelle est la meilleur saison pour découvrir le Chili a vélo.
Nous sommes a tandem et ma coéquipière n'aime pas la pluie.
Si possible avec des distance raisonnables.
Salutations
Claude Liliane
Duvet rectangulaire / matelas Exped (voyage à vélo) English translation pending
Bonjour la communauté .
Après qq nuit passer sur un matelas autogonflant D4 "2.5cm" avec un duvet a 30 euros ...
je voudrais changer ma literie
Je recherche des informations sur un sac de couchage RECTANGULAIRE je supporte pas les momies "j'ai peur" 😊 !! Le Cumulus rect 500 voire le 700 me font de l'œil sauf le prix qui lui ... Avez vous des retours sur ce produit là ou d'une autre marque en plumes ou en synthétique , tjrs en rectangulaire ? Egalement je recherche des infos ( des avis) surtout sur les matelas , genre Exped en 7 cm et surtout en belle largeur (60/65 cm ) ma taille chez Exped MW 183/65 cm Saison= Printemps / été/ automne Merci d'avance Pascal
Je recherche des informations sur un sac de couchage RECTANGULAIRE je supporte pas les momies "j'ai peur" 😊 !! Le Cumulus rect 500 voire le 700 me font de l'œil sauf le prix qui lui ... Avez vous des retours sur ce produit là ou d'une autre marque en plumes ou en synthétique , tjrs en rectangulaire ? Egalement je recherche des infos ( des avis) surtout sur les matelas , genre Exped en 7 cm et surtout en belle largeur (60/65 cm ) ma taille chez Exped MW 183/65 cm Saison= Printemps / été/ automne Merci d'avance Pascal
Voyage Alaska pour bientôt English translation pending
Bonjour à tous,
Je prévois un voyage en Alaska en Octobre prochain (j'ai lu à de nombreuses reprises que ce n'est pas la meilleure période pour y aller, mais c'est la seule que mon emploi du temps me laisse).
J'aimerais réaliser une boucle avec comme point de départ/arrivée : Anchorage. Je pense partir 20 jours.
Auriez-vous des suggestions de circuit à me proposer en prenant compte de ces éléments? Sachant que je souhaite voyager uniquement en stop et à pieds.
Je souhaite camper pendant ces 20 jours. J'ai lu que le camping était autorisé un peu partout. Pouvez vous me le confirmer ?
J'aimerais avoir l'avis des pros de l'Alaska :) Pensez-vous que mon projet soit réalisable? Je suis preneuse de tous vos conseils et suggestions.
Merci par avance pour vos réponses.
Tadjikistan: M41 fermée English translation pending
Bonjour,
une info transmise par le site Ariane :
ARIANE TADJIKISTAN 20/07/2015
A la suite de brusques inondations aux proportions catastrophiques frappant depuis le 15 juillet une partie de la région autonome du Haut-Badakhchan dans le Pamir (vallée du Piandj et vallées adjacentes), les routes sont fermées (M41 notamment) et l’électricité coupée. Tout déplacement dans la région de Khorog, Ichkachim et Mourghâb est à proscrire jusqu’à nouvel ordre :
http://www.diplomatie.gouv.fr/fr/conseils-aux-voyageurs/conseils-par-pays/tadjikistan/
En cas d’urgence pendant les heures de bureau, l’Ambassade de France au Tadjikistan peut être jointe au +992 37 221 50 37. En cas d’urgence en dehors des horaires de bureau, le Consulat général de France à Almaty pourra être joint au +7 777 227 72 04. En cas d’urgence vitale l’Ambassade de France à Douchanbé peut être jointe au (+992) 935 142 052.
ARIANE TADJIKISTAN 20/07/2015
A la suite de brusques inondations aux proportions catastrophiques frappant depuis le 15 juillet une partie de la région autonome du Haut-Badakhchan dans le Pamir (vallée du Piandj et vallées adjacentes), les routes sont fermées (M41 notamment) et l’électricité coupée. Tout déplacement dans la région de Khorog, Ichkachim et Mourghâb est à proscrire jusqu’à nouvel ordre :
http://www.diplomatie.gouv.fr/fr/conseils-aux-voyageurs/conseils-par-pays/tadjikistan/
En cas d’urgence pendant les heures de bureau, l’Ambassade de France au Tadjikistan peut être jointe au +992 37 221 50 37. En cas d’urgence en dehors des horaires de bureau, le Consulat général de France à Almaty pourra être joint au +7 777 227 72 04. En cas d’urgence vitale l’Ambassade de France à Douchanbé peut être jointe au (+992) 935 142 052.
Tour de France à pied English translation pending
Bonjour a tous,
Je m'appelle julien. J'ai 33 ans. Depuis de nombreuses années, un projet muri dans ma tête. Celui de faire un tour de France à pied. plus le temps passe et plus se besoin de me retrouver "seul face à la nature" grandi.
Petit résumé sans rentrer dans les détails :
Avec mon épouse, nous regardions souvent les sites ou, les voyageurs comme vous, nous offrais leur témoignage, vos images, vos impressions et votre expérience. Nous avions toujours prévu qu'un jour, nous ferions un TREK. Nous sommes des amoureux de la nature et préférons la beauté, le calme et la violence de cette dernière qu’a la société qui nous pollue l’esprit a longueur de temps.
Malheureusement, un chauffard alcoolisé nous a privée de ce rêve il y a de cela 2 mois. ( Ma femme et mes 4 enfants âgé de 5 a 13 ans).
Deux solutions s'offre a moi. Les rejoindre dans un monde meilleur, ou honorer notre souhait de partir à l'aventure et connaitre le bonheur et les douleurs que peuvent nous procurer la nature. Après mur réflexion, j'opte pour le deuxième solution. Je n'ai plus rien a perdre de toute façon. par conséquent, je souhaite rendre hommage à un vœux que nous avions jamais pu exaucer à travers un périple de 7500 km pour Vivre de la nature, en dehors de la société et peut être, qui sais, faire mon deuil et retrouver une certaine sérénité de l'esprit et le gout de vivre)
Fin du résumé. ( Ce point est évoqué exprès pour vous montrer que je n'ai aucune contraire de temps ni d'argent pour exécuté ce voyage. Ma motivation est très forte).
Je fais appels au voyageur (expérimenté ou non) afin de me dire si mon projet est réalisable. J'étudie depuis des années les forums spécialisé dans la rando et le trek du coup, j'ai une connaissance assez complète de ce qui m'attends : La survie en milieu hostile, naturelle et urbain. ( merci internet + site vidéothèque tel que youtube ou dailymotion). Cependant, tous cela n'est que de la théorie. Je n'ai aucune pratique). J'ai de multiple bouquin sur la flore et champignon comestible, mais on n'est jamais a l'abri d'une erreur de jugement. (Christopher Mc Candless alias alexander supertramp/supervagabond....si tu m'entends...)
Mon voyage se fera, pour la plupart, par des GR pris sur ce site : http://www.gr-infos.com/ ( carnet Gr déjà acheté).
Ce voyage se fera en une trentaine d'étape. ( Dommage que je puisse pas mettre de PJ sur le site)
Etape 1 ; Paris = Mont st michel Via Le GR 11/22 Etape 2 : Mont st michel - Vanne via Gr 34 Etape 3 : Vanne - Redon ( Voyage libre sans Gr via départementale prévu pour piéton) Etape 4 : Redon - guerande ( Voyage libre sans Gr via départementale prévu pour piéton) Etape 5 : Guérande - st etienne de Monluc ( Voyage libre sans Gr via départementale prévu pour piéton) Etape 6 : St etienne de Monluc - Nantes ( Voyage libre sans Gr via départementale prévu pour piéton) Etape 7 : Nantes - La roche sur yon ( Voyage libre sans Gr via départementale prévu pour piéton) Etape 8 : La roche sur yon bournezeau ( Voyage libre sans Gr via départementale prévu pour piéton) Etape 9 : Bournezeau - Talmont st hilaire ( Voyage libre sans Gr via départementale prévu pour piéton) etape 10 : Talmont st hilaire - Sable d'Olonne ( Voyage libre sans Gr via départementale prévu pour piéton) Etape 11 : Sable d'Olonne - La rochelle = en passant par l'ile de ré - ferry ( Voyage libre sans Gr via départementale prévu pour piéton) Etape 12 : La rochelle - royan ( Voyage libre sans Gr via départementale prévu pour piéton) Etape 13 : La plus rude : Royan / grasse (1466 km) via la GR4 Etape 14 : Grasse à arles (Voyage en train je pense - 250 km= Etape 15 : Arles - Pau = chemin de Compostelle 713 km via la GR653 Etape 16 : Pau - Lourdes ( Voyage libre sans Gr via départementale prévu pour piéton) Etape 17 : Lourdes - Pau ( revenir en train je pense) Etape 18 : Pau (aragnon) - Amberieux en bugey 1065 km via la GR65 ( + ( Voyage libre sans Gr via des petites départementales prévu pour piéton) . Etape 19 : amberieu en bugey - Remiremont 643 km via la GR59 Etape 20 : Remiremont - epinal ( Voyage libre sans Gr via départementale prévu pour piéton) Etape 21 : Epinal - Nancy ( Voyage libre sans Gr via départementale prévu pour piéton) Etape 22 : Nancy - strasbourg. 200 km via la GR534 Etape 23 : Strasbourg - metz ( en train) Etape 24 : Metz - ars sur moselle ( ( Voyage libre sans Gr via départementale prévu pour piéton) ) Etape 25 : Ars sur moselle - Bayonville sur mad via la GR5 Etape 26 : bayonville - Verdun : 60 km ( Voyage libre sans Gr via départementale prévu pour piéton) Etape 27 : Verdun - varenne en argonne 30 km ( Voyage libre sans Gr via départementale prévu pour piéton) Etape 28 : Varenne en argonne - Paris : 485 km via la GR14.
Ca y est. la calvaire est fini. Vous pouvez souffler ( lol)
vous pourrez constater que je ne me coupe pas complètement de la civilisation. Je passe par de petit ou grande métropole afin de faire le plein de nourriture/eau. ( quitte a passer une nuit dans un hôtel pour profiter d'un bon lit, une bonne douche et surtout un bon rasoir!!! :D)
Je souhaite recueillir des témoignages de voyageurs qui ont parcouru ce/ces sentiers ( Gr ou Départemental) et qui pourrait me fournir des informations de tout type ( Tout type de climat, difficulté de la randonnée, difficulté a bivouaquer, risque sur le long terme ....
De plus Quatre grand GR me font passer par des sites très sauvages tel que le parc naturelle du limousin, parc naturelle de millevache, parc des volcans d'auvergne, les cevennes, parc des alpilles, parc du verdon, parc des cevennes, parc du haut Languedoc, parc du morvan... Ces lieux sont le plus excitants à mes yeux (mais aussi les plus dangereux). Par conséquent, si vous avez des infos a me communiquer sur la faune et flore des environs je vous en serais reconnaissant) j'aurai ma katadyn pour me ressourcer et peut vivre de la chasse ou de la pèche au besoin. ( grand pécheur, petit chasseur <===== collet /fronde/ arc pliable)
Le matériel est prêt a être commandé. J'attends simplement votre avis sur la faisabilité du périple. Départ prévu dans un mois.
Je ne vous détails pas la liste du matos. après avoir vider le net sur la qualité et durabilité du matériel désiré, je pense être au point. ( même peux être trop....1/3 du poids atteint de justesse)
Merci à tous pour vos commentaires.
Si vous souhaitez plus d'information sur le matériel où les endroits précis par lesquelles je vais passer, merci de me le faire savoir. Je vous les communiquerai.
Je m'appelle julien. J'ai 33 ans. Depuis de nombreuses années, un projet muri dans ma tête. Celui de faire un tour de France à pied. plus le temps passe et plus se besoin de me retrouver "seul face à la nature" grandi.
Petit résumé sans rentrer dans les détails :
Avec mon épouse, nous regardions souvent les sites ou, les voyageurs comme vous, nous offrais leur témoignage, vos images, vos impressions et votre expérience. Nous avions toujours prévu qu'un jour, nous ferions un TREK. Nous sommes des amoureux de la nature et préférons la beauté, le calme et la violence de cette dernière qu’a la société qui nous pollue l’esprit a longueur de temps.
Malheureusement, un chauffard alcoolisé nous a privée de ce rêve il y a de cela 2 mois. ( Ma femme et mes 4 enfants âgé de 5 a 13 ans).
Deux solutions s'offre a moi. Les rejoindre dans un monde meilleur, ou honorer notre souhait de partir à l'aventure et connaitre le bonheur et les douleurs que peuvent nous procurer la nature. Après mur réflexion, j'opte pour le deuxième solution. Je n'ai plus rien a perdre de toute façon. par conséquent, je souhaite rendre hommage à un vœux que nous avions jamais pu exaucer à travers un périple de 7500 km pour Vivre de la nature, en dehors de la société et peut être, qui sais, faire mon deuil et retrouver une certaine sérénité de l'esprit et le gout de vivre)
Fin du résumé. ( Ce point est évoqué exprès pour vous montrer que je n'ai aucune contraire de temps ni d'argent pour exécuté ce voyage. Ma motivation est très forte).
Je fais appels au voyageur (expérimenté ou non) afin de me dire si mon projet est réalisable. J'étudie depuis des années les forums spécialisé dans la rando et le trek du coup, j'ai une connaissance assez complète de ce qui m'attends : La survie en milieu hostile, naturelle et urbain. ( merci internet + site vidéothèque tel que youtube ou dailymotion). Cependant, tous cela n'est que de la théorie. Je n'ai aucune pratique). J'ai de multiple bouquin sur la flore et champignon comestible, mais on n'est jamais a l'abri d'une erreur de jugement. (Christopher Mc Candless alias alexander supertramp/supervagabond....si tu m'entends...)
Mon voyage se fera, pour la plupart, par des GR pris sur ce site : http://www.gr-infos.com/ ( carnet Gr déjà acheté).
Ce voyage se fera en une trentaine d'étape. ( Dommage que je puisse pas mettre de PJ sur le site)
Etape 1 ; Paris = Mont st michel Via Le GR 11/22 Etape 2 : Mont st michel - Vanne via Gr 34 Etape 3 : Vanne - Redon ( Voyage libre sans Gr via départementale prévu pour piéton) Etape 4 : Redon - guerande ( Voyage libre sans Gr via départementale prévu pour piéton) Etape 5 : Guérande - st etienne de Monluc ( Voyage libre sans Gr via départementale prévu pour piéton) Etape 6 : St etienne de Monluc - Nantes ( Voyage libre sans Gr via départementale prévu pour piéton) Etape 7 : Nantes - La roche sur yon ( Voyage libre sans Gr via départementale prévu pour piéton) Etape 8 : La roche sur yon bournezeau ( Voyage libre sans Gr via départementale prévu pour piéton) Etape 9 : Bournezeau - Talmont st hilaire ( Voyage libre sans Gr via départementale prévu pour piéton) etape 10 : Talmont st hilaire - Sable d'Olonne ( Voyage libre sans Gr via départementale prévu pour piéton) Etape 11 : Sable d'Olonne - La rochelle = en passant par l'ile de ré - ferry ( Voyage libre sans Gr via départementale prévu pour piéton) Etape 12 : La rochelle - royan ( Voyage libre sans Gr via départementale prévu pour piéton) Etape 13 : La plus rude : Royan / grasse (1466 km) via la GR4 Etape 14 : Grasse à arles (Voyage en train je pense - 250 km= Etape 15 : Arles - Pau = chemin de Compostelle 713 km via la GR653 Etape 16 : Pau - Lourdes ( Voyage libre sans Gr via départementale prévu pour piéton) Etape 17 : Lourdes - Pau ( revenir en train je pense) Etape 18 : Pau (aragnon) - Amberieux en bugey 1065 km via la GR65 ( + ( Voyage libre sans Gr via des petites départementales prévu pour piéton) . Etape 19 : amberieu en bugey - Remiremont 643 km via la GR59 Etape 20 : Remiremont - epinal ( Voyage libre sans Gr via départementale prévu pour piéton) Etape 21 : Epinal - Nancy ( Voyage libre sans Gr via départementale prévu pour piéton) Etape 22 : Nancy - strasbourg. 200 km via la GR534 Etape 23 : Strasbourg - metz ( en train) Etape 24 : Metz - ars sur moselle ( ( Voyage libre sans Gr via départementale prévu pour piéton) ) Etape 25 : Ars sur moselle - Bayonville sur mad via la GR5 Etape 26 : bayonville - Verdun : 60 km ( Voyage libre sans Gr via départementale prévu pour piéton) Etape 27 : Verdun - varenne en argonne 30 km ( Voyage libre sans Gr via départementale prévu pour piéton) Etape 28 : Varenne en argonne - Paris : 485 km via la GR14.
Ca y est. la calvaire est fini. Vous pouvez souffler ( lol)
vous pourrez constater que je ne me coupe pas complètement de la civilisation. Je passe par de petit ou grande métropole afin de faire le plein de nourriture/eau. ( quitte a passer une nuit dans un hôtel pour profiter d'un bon lit, une bonne douche et surtout un bon rasoir!!! :D)
Je souhaite recueillir des témoignages de voyageurs qui ont parcouru ce/ces sentiers ( Gr ou Départemental) et qui pourrait me fournir des informations de tout type ( Tout type de climat, difficulté de la randonnée, difficulté a bivouaquer, risque sur le long terme ....
De plus Quatre grand GR me font passer par des sites très sauvages tel que le parc naturelle du limousin, parc naturelle de millevache, parc des volcans d'auvergne, les cevennes, parc des alpilles, parc du verdon, parc des cevennes, parc du haut Languedoc, parc du morvan... Ces lieux sont le plus excitants à mes yeux (mais aussi les plus dangereux). Par conséquent, si vous avez des infos a me communiquer sur la faune et flore des environs je vous en serais reconnaissant) j'aurai ma katadyn pour me ressourcer et peut vivre de la chasse ou de la pèche au besoin. ( grand pécheur, petit chasseur <===== collet /fronde/ arc pliable)
Le matériel est prêt a être commandé. J'attends simplement votre avis sur la faisabilité du périple. Départ prévu dans un mois.
Je ne vous détails pas la liste du matos. après avoir vider le net sur la qualité et durabilité du matériel désiré, je pense être au point. ( même peux être trop....1/3 du poids atteint de justesse)
Merci à tous pour vos commentaires.
Si vous souhaitez plus d'information sur le matériel où les endroits précis par lesquelles je vais passer, merci de me le faire savoir. Je vous les communiquerai.
Voyager aux États-Unis: vélo, bivouac et loger chez l'habitant English translation pending
Bonjour,
Je compte voyager en vélo aux Etats-Unis d'ici deux ans. Plus précisément le long du Mississippi. J'aimerai savoir si toutes les routes (sauf les autoroutes) sont empruntables, et quelles sont leurs qualités (bitume, dangerosité, comportement des utilisateurs)? La circulation en grande ville (je souhaite passer par Memphis, Saint Louis à titre d'exemple) est-elle bien vu? De plus, j'aimerai savoir si le bivouac est autorisé partout ? Enfin, j'aimerai savoir s'il est aisé de loger chez l'habitant, d'une façon générale, que ce soit en milieu urbain ou en campagne ?
Merci d'avance pour les réponses apportées. Roadtripement vôtre
Je compte voyager en vélo aux Etats-Unis d'ici deux ans. Plus précisément le long du Mississippi. J'aimerai savoir si toutes les routes (sauf les autoroutes) sont empruntables, et quelles sont leurs qualités (bitume, dangerosité, comportement des utilisateurs)? La circulation en grande ville (je souhaite passer par Memphis, Saint Louis à titre d'exemple) est-elle bien vu? De plus, j'aimerai savoir si le bivouac est autorisé partout ? Enfin, j'aimerai savoir s'il est aisé de loger chez l'habitant, d'une façon générale, que ce soit en milieu urbain ou en campagne ?
Merci d'avance pour les réponses apportées. Roadtripement vôtre
Location de voiture aux USA: comment ne pas se faire arnaquer? English translation pending
Bonjour à tous 🙂
je suis en train de finaliser mon circuit de 25 jours dans l'Ouest l'été prochain (une très classique boucle LA - Grand Canyon - Monument Valley- Page - Bryce - Las Vegas - Yosemite - SF) et j'en suis à la location de la voiture...
Nous sommes quatre adultes + bagages et nous allons donc faire pas mal de route, je pensais m'orienter vers un mini Van voire un full size SUV en fonction du prix. La location se fera A/R à l'aéroport de LA.
Quand je regarde chez les brokers comme rentals.com , autoescape... j'en suis déjà à 1250 € ( loueur low-cost genre Alamo, Dollar, Budget)... et avec un seul conducteur ( nous allons en rajouter 1 ou 2).
Ce que j'appréhende c'est qu'il va falloir encore lutter comme à chaque fois à l'agence de loc avec l'employé qui profite que vous arrivez explosé par 15 heures d'avion et 9 heures de jet lag (et pourtant je comprends bien l'anglais) pour essayer de vous refiler des upgrades, des assurances et autres suppléments, j'en ai vraiment marre, à chaque fois c'est le même cirque !
Y'a-t-il un moyen de louer au meilleur prix une voiture sans se faire arnaquer aux USA ?
Merci de vos précieux conseils 😉
je suis en train de finaliser mon circuit de 25 jours dans l'Ouest l'été prochain (une très classique boucle LA - Grand Canyon - Monument Valley- Page - Bryce - Las Vegas - Yosemite - SF) et j'en suis à la location de la voiture...
Nous sommes quatre adultes + bagages et nous allons donc faire pas mal de route, je pensais m'orienter vers un mini Van voire un full size SUV en fonction du prix. La location se fera A/R à l'aéroport de LA.
Quand je regarde chez les brokers comme rentals.com , autoescape... j'en suis déjà à 1250 € ( loueur low-cost genre Alamo, Dollar, Budget)... et avec un seul conducteur ( nous allons en rajouter 1 ou 2).
Ce que j'appréhende c'est qu'il va falloir encore lutter comme à chaque fois à l'agence de loc avec l'employé qui profite que vous arrivez explosé par 15 heures d'avion et 9 heures de jet lag (et pourtant je comprends bien l'anglais) pour essayer de vous refiler des upgrades, des assurances et autres suppléments, j'en ai vraiment marre, à chaque fois c'est le même cirque !
Y'a-t-il un moyen de louer au meilleur prix une voiture sans se faire arnaquer aux USA ?
Merci de vos précieux conseils 😉
Itinéraire 17 jours en Islande English translation pending
Bonsoir,
Notre destination pour cet été est choisie : ça sera l'Islande. Nous envisageons de partir 17 jours, probablement du 16 juillet au 2 août (enfin si la réservation sur Wow air finit par fonctionner, car le paiement pour le moment est refusé...).
Je n'ai pas encore acheté de guide papier, donc je suis vraiment dans le flou. Grâce à un certain nombre de carnets de voyage, j'arrive à identifier quelques sites magnifiques que nous ne voulons pas manquer. Les voici :
Reykjavik, trek dans le Landmannalaugar, îles Vestmann et Vik, le Cercle d'Or, Jokulsarlon, Myvatn, Kerlingarfjoll, Laki. Nous pensons faire l'impasse sur les fjords de l'Ouest. Est-ce que ça paraît raisonnable pour 17 jours?
Pour le transport, nous serons sûrement en bus. Louer une voiture de tourisme ne nous parait pas intéressant puisqu'on veut aller dans le centre de l'île. Et un 4x4 n'est hélas pas dans nos prix... Est-ce une bonne option? J'ai vu qu'il y avait deux compagnies principales de bus : Sterna et Reykjavik excursions, mais je ne comprends rien à leurs passeports, horaires etc. Pourriez-vous me donner quelques infos là-dessus? Notamment quel serait le meilleur forfait vu ce que l'on souhaiterait faire? Est-ce qu'on peut s'arrêter quand on veut, ou bien les bus ne s’arrêtent-ils que dans quelques villages importants?
Pour l'hébergement, on souhaiterait faire un maximum d'auberges de jeunesse, sinon camping ou petits hôtels pas chers, voire b&b, on est ouverts à tout ce qui n'est pas onéreux! Faut-il forcément réserver à l'avance? Car, si j'ai bien compris, il est mieux de réaliser un trajet en fonction de la météo prévue... Egalement, les bus s'arrêtent-ils à proximité des hébergements? Parce que sinon, le trajet en bus tombe à l'eau...
Merci pour votre aide!
Notre destination pour cet été est choisie : ça sera l'Islande. Nous envisageons de partir 17 jours, probablement du 16 juillet au 2 août (enfin si la réservation sur Wow air finit par fonctionner, car le paiement pour le moment est refusé...).
Je n'ai pas encore acheté de guide papier, donc je suis vraiment dans le flou. Grâce à un certain nombre de carnets de voyage, j'arrive à identifier quelques sites magnifiques que nous ne voulons pas manquer. Les voici :
Reykjavik, trek dans le Landmannalaugar, îles Vestmann et Vik, le Cercle d'Or, Jokulsarlon, Myvatn, Kerlingarfjoll, Laki. Nous pensons faire l'impasse sur les fjords de l'Ouest. Est-ce que ça paraît raisonnable pour 17 jours?
Pour le transport, nous serons sûrement en bus. Louer une voiture de tourisme ne nous parait pas intéressant puisqu'on veut aller dans le centre de l'île. Et un 4x4 n'est hélas pas dans nos prix... Est-ce une bonne option? J'ai vu qu'il y avait deux compagnies principales de bus : Sterna et Reykjavik excursions, mais je ne comprends rien à leurs passeports, horaires etc. Pourriez-vous me donner quelques infos là-dessus? Notamment quel serait le meilleur forfait vu ce que l'on souhaiterait faire? Est-ce qu'on peut s'arrêter quand on veut, ou bien les bus ne s’arrêtent-ils que dans quelques villages importants?
Pour l'hébergement, on souhaiterait faire un maximum d'auberges de jeunesse, sinon camping ou petits hôtels pas chers, voire b&b, on est ouverts à tout ce qui n'est pas onéreux! Faut-il forcément réserver à l'avance? Car, si j'ai bien compris, il est mieux de réaliser un trajet en fonction de la météo prévue... Egalement, les bus s'arrêtent-ils à proximité des hébergements? Parce que sinon, le trajet en bus tombe à l'eau...
Merci pour votre aide!
West Highland Way en solo vers mi-mai (Écosse) English translation pending
Bonjour à tous, j'ai l'intention de faire le WHW en solo vers mi-mai. je souhaite le faire en autonomie et à moindre frais et ferais donc du camping sauvage la pls part du temps. J'aurais quelques questions.
1 - Je compte acheter "WHW : glasgow to fort williams" de Charlie Loram. Est-ce un bon livre de référence?
2 - Je compte emmener un couteau de survie (30 cm) pour le camping mais ne connais pas la législation écossaise sur le sujet (transport d'arme blanche). De même quand sera-t-il pour l'avion?
3 - Le long du trek y a-t-il des points d'eau potable? Peut-on pécher?
4 - Les moustiques locaux sont-ils de sortie en cette saison?
Je compte prendre comme équipement : couchage (tente, sac de couchage, couverture) hygiène (trousse de soin, lingette pour se laver, toilette portable type "bog in a bag" avec des sacs en papier) nourriture (fourchette, couteau de survie, ration militaire) vêtement (chaussette, tee-shirt et slip de rechange, rangers, parka) Des suggestions?
1 - Je compte acheter "WHW : glasgow to fort williams" de Charlie Loram. Est-ce un bon livre de référence?
2 - Je compte emmener un couteau de survie (30 cm) pour le camping mais ne connais pas la législation écossaise sur le sujet (transport d'arme blanche). De même quand sera-t-il pour l'avion?
3 - Le long du trek y a-t-il des points d'eau potable? Peut-on pécher?
4 - Les moustiques locaux sont-ils de sortie en cette saison?
Je compte prendre comme équipement : couchage (tente, sac de couchage, couverture) hygiène (trousse de soin, lingette pour se laver, toilette portable type "bog in a bag" avec des sacs en papier) nourriture (fourchette, couteau de survie, ration militaire) vêtement (chaussette, tee-shirt et slip de rechange, rangers, parka) Des suggestions?
Tente Maréchal English translation pending
bonjour !
Moi j'écris pour pousser un coup de GUEULE contre certaines sociétés qui vendent des tentes "MARECHAL" pour ne pas la citer.
J'ai acheté voilà 2 ans une tente belle ile 5, on est parti à la montagne, on a monté la tente dans un super camping que je connais depuis 15 ans. Là, pluie intense, et douche sous la tente.
L'eau rentrait par les coutures, j'ai des photos et même une vidéo.
Le camping se situe à 1200m d'altitude mais on était en été fin août, à Camprieu (30) Mont Aigoual.
J'ai porté réclamation, ils sont venus chercher la tente sans même me téléphoner pour convenir d'un rendez-vous, pour l'expertiser.
J'attends toujours les résultats de l'expertise, pas de remboursement alors que selon le code de la consommation sur internet on a peut retourner le produit dans les 6 mois pour être remboursé.
J'ai saisi le tribunal et le juge de proximité a jugé l'affaire en ma faveur. Ils me doivent le prix de la tente 399 € et tous les frais annexes (bâche, accusés de réception, ...) environ 50 €.
et malgré celà l'entreprise ne répond toujours pas.
J'ai donc pris le parti de faire du bruit sur la toile pour espérer être remboursée.
Merci pour votre aide
Cordialement
C MAS
Un mois au Maroc septembre/octobre 2014, compte rendu English translation pending
Africa twin 750, Tiger, transalp, Bmw et side Oural
Depart de Sete le 15 sept à 20H arrivée à Tanger le 17 à 8H un peu d’attente à la douane (2H) la premiere etape est programmée courte, ne sachant jamais le temps d’attente a la sortie du bateau pour la traversée nous avions prevus une partie des repas la caféteria est cher et pas terrible du tout etape,1: Tanger/Chefchaouen; ( maison d’hote Torijse fattis) la ville est tres jolie et agreable etape 2: Al Hoceima (hotel) etape 3: Aknoul (une partie de piste) Fes (maison d’hote) la vielle ville est a visitée etape 4: Fes etape 5 Midelt en passant par la foret de cedres d’Arzou etape 6 Erfoud etape 7 Merzouga (Auberge les Roches) beaucoup moins touristique et connue que Erfoud mais plus calme, plus typique, et surtout au pied des dunes
etape 8 gorges de tades ( hotel au nom de la rose ) petit hotel de 3 chambres en haut des gorges super sympa etape 8 Boumaine Dades gorges du Dades (hotel) les gorges de Tades et Todra sont absoluments superbes et incontournables etape 9 Agdz (maison d’hote) petite ville sympa, un peut de piste pour venir
etape 10 Vallee du draa Agdz par la piste etape 11 Tafraoute (hotel) etape 12 Imsouane (Hotel Dar Naima) au bord de l’Atlantique apres la montagne et le sable un petit coin calme au bord de l’Atlantique etape 13 Essaouira un joli port et une vielle ville typique bien que tres touristique Nous avons évités Marakech vraiment trop bruyant et trop axé sur le tourisme etape 14 Bin El Ouidane par Demnate, Beni Mellal etape 15 cascade d’Ouzoud etape 16/17/18 (fete de l’Aid) beni Mellal chez l’habitant etape 19 Azrou (maison d’hote)
etape 20 Moulay Idriss (La colombe blanche) une maison d’hote superbe etape 21 Chefchaouen (maison d’hote) pour finir sur une bonne impression etape 22 Tanger Med retour Tanger/Sete Depart le 11 de Tanger et arrivée le 13 au martin a Sete
4000 KMS 5l/100 à 1,36 le litre budget 45 euros à deux par jour (essence, hotel en demis pension et repas du midi) Traversée Sete/Tanger 2 personnes + moto 820 euros
equipement tee short (go sport) un gilet, un jeans renforcé kevlar des, chaussures de moto, un blouson de moto leger 3 tee short, 5 slips 4 paires de chaussettes, une chemise, un short, une paire de chaussure légere, affaire de toilette et produit anti moustiques, une serviette legere, maillot de bain carte du maroc, guide du routard, appareil photo, lunette de vue et de soleil, lampe frontale, permis de conduire francais, passeport, assurance, quelques outils, graisse de chaine, poignée de frein et d’embrayage, regulateur, kit de reparation des pneus
conclusion cette époque de l’année pour partir est parfaite; temperature correcte et pas trop de touristes nous avons évité les grandes villes (Agadir, Marakech, Meknes...) et privilegier les coins, les routes et les pistes plus calmes, plus naturels et et plus tranquilles nous sommes partis 1 mois, en groupe: 4 motos et un side car. Tout c’est tres bien passé (aucun problème mécanique) Les gens sont tres courtois et toujours pret à rendre service, sur un mois de voyage nous n’avons jamais été mal reçu nous avions différents guides mais en arrivant dans les villes et villages on a toujours quelqu'un pour vous trouver un endroit gardé pour les motos, un hôtel ou une maison d'hôte. Et cela, toujours dans les prix que nous avions demandés (il faut toujours négocier un peu) Attention sur la route; il y a des radars partout, la conduite local est tres approximative, de plus il est déconseillé de conduire la nuit
Depart de Sete le 15 sept à 20H arrivée à Tanger le 17 à 8H un peu d’attente à la douane (2H) la premiere etape est programmée courte, ne sachant jamais le temps d’attente a la sortie du bateau pour la traversée nous avions prevus une partie des repas la caféteria est cher et pas terrible du tout etape,1: Tanger/Chefchaouen; ( maison d’hote Torijse fattis) la ville est tres jolie et agreable etape 2: Al Hoceima (hotel) etape 3: Aknoul (une partie de piste) Fes (maison d’hote) la vielle ville est a visitée etape 4: Fes etape 5 Midelt en passant par la foret de cedres d’Arzou etape 6 Erfoud etape 7 Merzouga (Auberge les Roches) beaucoup moins touristique et connue que Erfoud mais plus calme, plus typique, et surtout au pied des dunes

etape 8 gorges de tades ( hotel au nom de la rose ) petit hotel de 3 chambres en haut des gorges super sympa etape 8 Boumaine Dades gorges du Dades (hotel) les gorges de Tades et Todra sont absoluments superbes et incontournables etape 9 Agdz (maison d’hote) petite ville sympa, un peut de piste pour venir

etape 10 Vallee du draa Agdz par la piste etape 11 Tafraoute (hotel) etape 12 Imsouane (Hotel Dar Naima) au bord de l’Atlantique apres la montagne et le sable un petit coin calme au bord de l’Atlantique etape 13 Essaouira un joli port et une vielle ville typique bien que tres touristique Nous avons évités Marakech vraiment trop bruyant et trop axé sur le tourisme etape 14 Bin El Ouidane par Demnate, Beni Mellal etape 15 cascade d’Ouzoud etape 16/17/18 (fete de l’Aid) beni Mellal chez l’habitant etape 19 Azrou (maison d’hote)

etape 20 Moulay Idriss (La colombe blanche) une maison d’hote superbe etape 21 Chefchaouen (maison d’hote) pour finir sur une bonne impression etape 22 Tanger Med retour Tanger/Sete Depart le 11 de Tanger et arrivée le 13 au martin a Sete
4000 KMS 5l/100 à 1,36 le litre budget 45 euros à deux par jour (essence, hotel en demis pension et repas du midi) Traversée Sete/Tanger 2 personnes + moto 820 euros
equipement tee short (go sport) un gilet, un jeans renforcé kevlar des, chaussures de moto, un blouson de moto leger 3 tee short, 5 slips 4 paires de chaussettes, une chemise, un short, une paire de chaussure légere, affaire de toilette et produit anti moustiques, une serviette legere, maillot de bain carte du maroc, guide du routard, appareil photo, lunette de vue et de soleil, lampe frontale, permis de conduire francais, passeport, assurance, quelques outils, graisse de chaine, poignée de frein et d’embrayage, regulateur, kit de reparation des pneus
conclusion cette époque de l’année pour partir est parfaite; temperature correcte et pas trop de touristes nous avons évité les grandes villes (Agadir, Marakech, Meknes...) et privilegier les coins, les routes et les pistes plus calmes, plus naturels et et plus tranquilles nous sommes partis 1 mois, en groupe: 4 motos et un side car. Tout c’est tres bien passé (aucun problème mécanique) Les gens sont tres courtois et toujours pret à rendre service, sur un mois de voyage nous n’avons jamais été mal reçu nous avions différents guides mais en arrivant dans les villes et villages on a toujours quelqu'un pour vous trouver un endroit gardé pour les motos, un hôtel ou une maison d'hôte. Et cela, toujours dans les prix que nous avions demandés (il faut toujours négocier un peu) Attention sur la route; il y a des radars partout, la conduite local est tres approximative, de plus il est déconseillé de conduire la nuit
Hésitation entre le vélo de cyclo-randonnée et le Fahrradmanufaktur TX-400 English translation pending
Grosse hésitation entre le vélo Fahrradmanufaktur TX-400 et le vélo de voyage de chez cyclorandonnée
www.cyclo-randonnée.fr
Les deux se ressemblent énormément mais le deuxieme à l'air beaucoup plus complet avec une différence de prix minime .
Il est monté en V break ce qui me fait moins peur dans les transports que les Maguras.
il a d'origine la potence réglable et le guidon papillon.
Par contre le cadre garanti 3 ans contre 10 pour le Fahrradmanufaktur TX-400
Voyage solo Colombie-Britannique - Alaska (1-2 mois) English translation pending
Bonjour,
Récemment je regarde pour faire un petit voyage en solo depuis Vancouver jusqu'en Alaska durant mai-juin (voir juillet) 2015. J'ai 23 ans, je viens de Suisse et j'ai envie de partir seul pour me changer les idées et me couper un peu de ce monde trop...connecté et de voir des gens vraiment ouverts ^^. Est-ce une bonne idée de partir seul dans ce coin? Le niveau financier n'est pas un gros problème car je suis très économe et j'ai les moyens de réaliser ce petit rêve. Je souhaiterai partir sac au dos et louer un véhicule pour mon périple, afin de voir de beaux paysages et de la faune.
Je ne suis pas encore très au clair car je souhaite faire 1 mois ou voir même 2 (si mes conditions professionnelles me le permettent) et je ne sais pas si c'est faisable de faire quelques visites en Colombie-Britannique, faire la route d'Alaska puis visiter certaines choses en Alaska en seulement 1 mois, ça me semble short. Ou alors seulement la Colombie-Britannique ou seulement l'Alaska.
Après je voulais savoir s'il est faisable de louer un véhicule sur le Canada (environs de Vancouver) et faire un tour durant 1-2 mois avec jusqu'en Alaska (sans forcément revenir au point de départ), je ne sais pas s'il y a ce genre de location?
Puis j'aimerai savoir un peu ce qu'il vaut la peine de visiter en Colombie-Britannique et en Alaska?
Pour la Colombie-Britannique je pensais arriver à Vancouver et voir un peu cette ville, puis pourquoi ne pas faire un petit saut sur l'île de Vancouver (à voir, pas sûr), je pensais aussi aller faire une petite randonnée à Whistler, visiter Nelson (pas sûr encore) puis d'entamer la route d'Alaska. Puis ensuite j'arriverai à Fairbanks en Alaska, joindre le fleuve de Yukon, voir le parc national de Denali, puis desccendre vers Anchorage, voir le glacier de Matanuska, joindre le PN de Wrangell-St. Elias (si ça ne fait pas trop loin), descendre voir le Prince William Sounds, et enfin si ça ne fait pas trop j'irai encore à la péninsule de Kenai pour visiter Homer, Seward et le Lost Lake.
J'ai également pensé prendre le Railroad de l'Alaska, car on voit de très beau paysage, mais je ne sais pas encore.
Avez-vous des endroits ici cités que vous trouvez que ça ne vaut pas la peine ou d'autres que vous conseilleriez? J'aimerai également faire 1-2 voir 3 marches pour être vraiment dans la nature, ou pourquoi pas un trek et aussi un petit tour en Kayak (si je trouve quelqu'un sur place pour m'y accompagner ^^).
Je compte 1-2 semaine pour la Colombie-Britannique et 2-3 semaines pour l'Alaska. Voir plus si vous pensez que c'est irréalisable en ce laps de temps pour tout voir. Surtout pour ça que je vous demande un peu d'aide sur ce Forum.
J'aimerai beaucoup faire en tout cas le Canada et pourquoi ne pas joindre l'Alaska qui me donne également très envie d'y aller (pour ça que j'ai beaucoup regarder sur la Colombie-Britannique qui est proche).
Savez-vous si les agences de voyage regardent ce genre de chose ou s'ils peuvent vous conseiller sur beaucoup de choses? Ou ce sont surtout des choses déjà organisées?
P.S.: Je suis conscient qu'il n'y a pas beaucoup de monde qui vivent en Alaska et qu'on est beaucoup confronté à soit même dans beaucoup d'endroits.
Je vous remercie déjà de m'avoir lu, et merci beaucoup à ceux qui me donnent réponse, je serai là pour vous y répondre ;) .
Récemment je regarde pour faire un petit voyage en solo depuis Vancouver jusqu'en Alaska durant mai-juin (voir juillet) 2015. J'ai 23 ans, je viens de Suisse et j'ai envie de partir seul pour me changer les idées et me couper un peu de ce monde trop...connecté et de voir des gens vraiment ouverts ^^. Est-ce une bonne idée de partir seul dans ce coin? Le niveau financier n'est pas un gros problème car je suis très économe et j'ai les moyens de réaliser ce petit rêve. Je souhaiterai partir sac au dos et louer un véhicule pour mon périple, afin de voir de beaux paysages et de la faune.
Je ne suis pas encore très au clair car je souhaite faire 1 mois ou voir même 2 (si mes conditions professionnelles me le permettent) et je ne sais pas si c'est faisable de faire quelques visites en Colombie-Britannique, faire la route d'Alaska puis visiter certaines choses en Alaska en seulement 1 mois, ça me semble short. Ou alors seulement la Colombie-Britannique ou seulement l'Alaska.
Après je voulais savoir s'il est faisable de louer un véhicule sur le Canada (environs de Vancouver) et faire un tour durant 1-2 mois avec jusqu'en Alaska (sans forcément revenir au point de départ), je ne sais pas s'il y a ce genre de location?
Puis j'aimerai savoir un peu ce qu'il vaut la peine de visiter en Colombie-Britannique et en Alaska?
Pour la Colombie-Britannique je pensais arriver à Vancouver et voir un peu cette ville, puis pourquoi ne pas faire un petit saut sur l'île de Vancouver (à voir, pas sûr), je pensais aussi aller faire une petite randonnée à Whistler, visiter Nelson (pas sûr encore) puis d'entamer la route d'Alaska. Puis ensuite j'arriverai à Fairbanks en Alaska, joindre le fleuve de Yukon, voir le parc national de Denali, puis desccendre vers Anchorage, voir le glacier de Matanuska, joindre le PN de Wrangell-St. Elias (si ça ne fait pas trop loin), descendre voir le Prince William Sounds, et enfin si ça ne fait pas trop j'irai encore à la péninsule de Kenai pour visiter Homer, Seward et le Lost Lake.
J'ai également pensé prendre le Railroad de l'Alaska, car on voit de très beau paysage, mais je ne sais pas encore.
Avez-vous des endroits ici cités que vous trouvez que ça ne vaut pas la peine ou d'autres que vous conseilleriez? J'aimerai également faire 1-2 voir 3 marches pour être vraiment dans la nature, ou pourquoi pas un trek et aussi un petit tour en Kayak (si je trouve quelqu'un sur place pour m'y accompagner ^^).
Je compte 1-2 semaine pour la Colombie-Britannique et 2-3 semaines pour l'Alaska. Voir plus si vous pensez que c'est irréalisable en ce laps de temps pour tout voir. Surtout pour ça que je vous demande un peu d'aide sur ce Forum.
J'aimerai beaucoup faire en tout cas le Canada et pourquoi ne pas joindre l'Alaska qui me donne également très envie d'y aller (pour ça que j'ai beaucoup regarder sur la Colombie-Britannique qui est proche).
Savez-vous si les agences de voyage regardent ce genre de chose ou s'ils peuvent vous conseiller sur beaucoup de choses? Ou ce sont surtout des choses déjà organisées?
P.S.: Je suis conscient qu'il n'y a pas beaucoup de monde qui vivent en Alaska et qu'on est beaucoup confronté à soit même dans beaucoup d'endroits.
Je vous remercie déjà de m'avoir lu, et merci beaucoup à ceux qui me donnent réponse, je serai là pour vous y répondre ;) .
Aménagement camping-car (refaire) English translation pending
Bonjour, nous regardons pour acheter un cc d'occasion et savons que nous devrons y faire des travaux ayant 3 enfants et le projet d'y vivre en faisant le tour du monde.
Ma première question : est il judicieux d'acheter un cc ayant au compteur 180 000 km?
2. Peut on transformer comme on veut l'intérieur c'est à dire y mettre des boiseries, changer la disposition des sièges à l'intérieur? de quoi faut il prendre compte quand on veut transformer l'intérieur? Nous sommes novices et n'avons trouvé que peu d'infos sur le sujet.
3. A quoi il faut penser pour y vivre et faire un tour du monde comme aménagement extérieur et intérieur.
4. est ce que ce type de véhicule est recommandé pour voyager avec sur de longues distances ? Peugeot Autostar J5 505GTX
5. Nous avons vu que les six en route vivaient dans leur cc mais avaient changer le porteur de la cellule.. est ce obligé pour voyager ?
MErci de vos infos précieuses.
Ma première question : est il judicieux d'acheter un cc ayant au compteur 180 000 km?
2. Peut on transformer comme on veut l'intérieur c'est à dire y mettre des boiseries, changer la disposition des sièges à l'intérieur? de quoi faut il prendre compte quand on veut transformer l'intérieur? Nous sommes novices et n'avons trouvé que peu d'infos sur le sujet.
3. A quoi il faut penser pour y vivre et faire un tour du monde comme aménagement extérieur et intérieur.
4. est ce que ce type de véhicule est recommandé pour voyager avec sur de longues distances ? Peugeot Autostar J5 505GTX
5. Nous avons vu que les six en route vivaient dans leur cc mais avaient changer le porteur de la cellule.. est ce obligé pour voyager ?
MErci de vos infos précieuses.
Quel type de camping-car? English translation pending
Bonjour,
Je me prépare pour un voyage de quelques années avec mon épouse et ma fille (actuellement 5 ans) à travers le monde et en camping-car.
Nous en sommes au tout début et une question que je me pose, c'est quel type de camping-car me procurer..? Sachant que nous allons y vivre plusieurs années, j'aimerais que ce soit assez grand et suffisamment confortable, tout en sachant que plus c'est compact et plus ce sera pratique sur les routes et tout particulièrement dans les villes. J'imagine que la hauteur compte puisque il y aura des routes défoncées.
Que me conseillez-vous et connaissez-vous de bonnes adresses ou sites où trouver la perle rare? Nous vivons en Suisse.
Merci!
Je me prépare pour un voyage de quelques années avec mon épouse et ma fille (actuellement 5 ans) à travers le monde et en camping-car.
Nous en sommes au tout début et une question que je me pose, c'est quel type de camping-car me procurer..? Sachant que nous allons y vivre plusieurs années, j'aimerais que ce soit assez grand et suffisamment confortable, tout en sachant que plus c'est compact et plus ce sera pratique sur les routes et tout particulièrement dans les villes. J'imagine que la hauteur compte puisque il y aura des routes défoncées.
Que me conseillez-vous et connaissez-vous de bonnes adresses ou sites où trouver la perle rare? Nous vivons en Suisse.
Merci!
Location de voiture à Montréal English translation pending
Bonjour,
Je vais prochainement louer une voiture pour mon séjours au Québec. Je suis intéressé par les mini SUV genre Ford Escape , mais uen chose qui me fait peur c'est la consommation d'essence car tout ce que je vois me parait très gourmand alors que chez moi ces même véhicule sont beaucoup moins gourmant... Est-ce une réalité oui je me fais des idées ???
D'autre part je ne sais pas trop comment faire avec l'assurance est ce que l'exemple ci-dessous est suffisant ?
Merci pour vos conseilles
Gillou Informations supplémentairesRemboursement de la franchise par Auto Europe [+ - ]Si vous avez choisi un tarif incluant une franchise remboursable, Auto Europe vous rembourse la franchise débitée par le loueur en cas de dommages causés lors d'un accident. Cet éventuel remboursement n'est PAS une assurance mais un service d'Auto Europe qui devra être approuvé par notre société suite à une evaluation professionnelle et complété du dossier.Exclus du remboursement:Dommages causés au toit, dessous et intérieur du véhicule, transmission, carter d'huile .Dommages causés pendant la conduite sur des routes non asphaltées ou dans des régions non autorisées.Dommages causés par un conducteur non inscrit sur le contrat de location.Dommages causés par un conducteur sous l'influence de drogue ou d'alcool.Dommages à la suite d'un acte criminel, frauduleux ou malhonnête du conducteur ou des passagers.Dommages causés volontairement ou suite à une négligence grâve de la part des conducteurs ou passagers (par exemple : plein du réservoir avec le mauvais carburant, violation du code de la route, mauvaise utilisation de l'embrayage ou le frein à main etc.).Vol du véhicule après la perte des clés.Vol des équipements intérieurs du véhicule ou d'objets se trouvant à l'intérieur du véhicule.Dommages intervenus après la restitution du véhicule si celui-ci a été rendu en dehors des heures d'ouverture de l'agence et aucun employé de l'agence n'a pris réception du véhicule et/ou établi un rapport sur son état.Egalement exclus de tout remboursement sont les frais de remorquage, les frais d'hébergement éventuels, les frais de transports publics, les factures de taxi ainsi que les frais administratifs du loueur.Procédure en cas d'accident:En cas d'accident, de nouveaux dommages ou de vol concernant le véhicule loué, il est important d'en informer le loueur dans un délai de 24 heures. Un constat d'accident doit être complété avec le loueur avant la fin de la location.La police locale doit être informée en cas d'accident, de nouveaux dommages ou de vol du véhicule et un rapport de police devra être complété au plus tard 24 heures après avoir remarqué les dommages ou après l'accident. Dans le cas d'un accident avec tiers non identifié ou dans le cas d'un délit de fuite, un rapport devra également être rempli au commissariat local. Toutes les coordonnées des tiers (nom, adresse, numéro de téléphone, le nom de l'assurance, description de l'accident, etc.), devront être notées, communiquées au loueur et envoyées à Auto Europe .Toute réparation du véhicule doit être autorisée au préalable par la compagnie de location, avant d'être effectuée. Le client est prié de conserver tous les documents (originaux ou copies) concernant la location de la voiture.Si l'une des procédures ci-dessus n'est pas respectée, la demande de remboursement sera refusée.Procédure pour le remboursement de la franchise :Pour engager la procédure de remboursement de la franchise, veuillez contacter le service clientèle à l'adresse suivante : (lien enlevé) en notant bien votre numéro de bon d'échange Auto Europe Vous recevrez un formulaire de demande de remboursement que vous devrez remplir et nous retourner avec les documents requis (voir ci-dessous) dans un délai de 90 jours après la fin de la location. Nous vous prions de nous fournir le maximum d'informations concernant les conditions de l'incident.Pour traiter votre demande nous nécessitons les documents suivants : le rapport de police , le contrat de location signé chez le loueur, la facture finale, la déclaration de dommages /le rapport d'accident établis par le loueur, le devis de la réparation/facture de la réparation, un relevé bancaire avec le débit du loueur , les photos justificatives ainsi que toutes les informations concernant les tiers impliqués dans l'accident.S'il manque un des documents requis, Auto Europe en fera la demande auprès du loueur. Veuillez noter que la rapidité du traitement de votre dossier dépend du nombre et de la qualité des informations fournies. Au cas où Auto Europe serait amené à faire une demande auprès du loueur, par manque d'informations ou de documents, le délai de la réponse du loueur est de 4 semaines au minimum.Dès la clôture de votre dossier, Auto Europe vous contactera par E-mail et vous communiquera la décision finale. * Kilométrage limité : Kilométrage illimité, uniquement appliqué pour voyager en Quebec, Ontario et Maritimes. Pour tous les voyages en dehors de ces zones, le kilométrage est limité à 300 kilomètres par jour. Tout kilomètre additionnel est facturé sur place environ CAD 0.18, Ã payer sur place .
Couverture dommage/collision (C.D.W) : franchise d'environ CAD 500.00. Franchise en cas de vol : environ CAD 500.00. Responsabilité civile: Included in rates. Couvre en cas de dommages corporels et dégâts matériels, à l'extérieur du véhicule jusqu'à CAD 2,000,000.00 . Information pour le conducteurAge minimum: 21 Frais jeune conducteur: les conducteurs âgés de 21 à 24 seront facturés un supplément d'environ CAD 5.00, par jour, TVA incluse, Ã payer sur place. Conducteurs supplémentaires: Les frais pour chaque conducteur supplémentaire sont d'environ CAD 9.95, par jour, TVA incluse, Ã payer sur place. Règlement concernant les carburantsCarburant : le véhicule est livré avec le plein, qu'il faudra régler au moment de la prise en charge. Le client doit restituer le véhicule avec le réservoir aussi vide que possible.
Je vais prochainement louer une voiture pour mon séjours au Québec. Je suis intéressé par les mini SUV genre Ford Escape , mais uen chose qui me fait peur c'est la consommation d'essence car tout ce que je vois me parait très gourmand alors que chez moi ces même véhicule sont beaucoup moins gourmant... Est-ce une réalité oui je me fais des idées ???
D'autre part je ne sais pas trop comment faire avec l'assurance est ce que l'exemple ci-dessous est suffisant ?
Merci pour vos conseilles
Gillou Informations supplémentairesRemboursement de la franchise par Auto Europe [+ - ]Si vous avez choisi un tarif incluant une franchise remboursable, Auto Europe vous rembourse la franchise débitée par le loueur en cas de dommages causés lors d'un accident. Cet éventuel remboursement n'est PAS une assurance mais un service d'Auto Europe qui devra être approuvé par notre société suite à une evaluation professionnelle et complété du dossier.Exclus du remboursement:Dommages causés au toit, dessous et intérieur du véhicule, transmission, carter d'huile .Dommages causés pendant la conduite sur des routes non asphaltées ou dans des régions non autorisées.Dommages causés par un conducteur non inscrit sur le contrat de location.Dommages causés par un conducteur sous l'influence de drogue ou d'alcool.Dommages à la suite d'un acte criminel, frauduleux ou malhonnête du conducteur ou des passagers.Dommages causés volontairement ou suite à une négligence grâve de la part des conducteurs ou passagers (par exemple : plein du réservoir avec le mauvais carburant, violation du code de la route, mauvaise utilisation de l'embrayage ou le frein à main etc.).Vol du véhicule après la perte des clés.Vol des équipements intérieurs du véhicule ou d'objets se trouvant à l'intérieur du véhicule.Dommages intervenus après la restitution du véhicule si celui-ci a été rendu en dehors des heures d'ouverture de l'agence et aucun employé de l'agence n'a pris réception du véhicule et/ou établi un rapport sur son état.Egalement exclus de tout remboursement sont les frais de remorquage, les frais d'hébergement éventuels, les frais de transports publics, les factures de taxi ainsi que les frais administratifs du loueur.Procédure en cas d'accident:En cas d'accident, de nouveaux dommages ou de vol concernant le véhicule loué, il est important d'en informer le loueur dans un délai de 24 heures. Un constat d'accident doit être complété avec le loueur avant la fin de la location.La police locale doit être informée en cas d'accident, de nouveaux dommages ou de vol du véhicule et un rapport de police devra être complété au plus tard 24 heures après avoir remarqué les dommages ou après l'accident. Dans le cas d'un accident avec tiers non identifié ou dans le cas d'un délit de fuite, un rapport devra également être rempli au commissariat local. Toutes les coordonnées des tiers (nom, adresse, numéro de téléphone, le nom de l'assurance, description de l'accident, etc.), devront être notées, communiquées au loueur et envoyées à Auto Europe .Toute réparation du véhicule doit être autorisée au préalable par la compagnie de location, avant d'être effectuée. Le client est prié de conserver tous les documents (originaux ou copies) concernant la location de la voiture.Si l'une des procédures ci-dessus n'est pas respectée, la demande de remboursement sera refusée.Procédure pour le remboursement de la franchise :Pour engager la procédure de remboursement de la franchise, veuillez contacter le service clientèle à l'adresse suivante : (lien enlevé) en notant bien votre numéro de bon d'échange Auto Europe Vous recevrez un formulaire de demande de remboursement que vous devrez remplir et nous retourner avec les documents requis (voir ci-dessous) dans un délai de 90 jours après la fin de la location. Nous vous prions de nous fournir le maximum d'informations concernant les conditions de l'incident.Pour traiter votre demande nous nécessitons les documents suivants : le rapport de police , le contrat de location signé chez le loueur, la facture finale, la déclaration de dommages /le rapport d'accident établis par le loueur, le devis de la réparation/facture de la réparation, un relevé bancaire avec le débit du loueur , les photos justificatives ainsi que toutes les informations concernant les tiers impliqués dans l'accident.S'il manque un des documents requis, Auto Europe en fera la demande auprès du loueur. Veuillez noter que la rapidité du traitement de votre dossier dépend du nombre et de la qualité des informations fournies. Au cas où Auto Europe serait amené à faire une demande auprès du loueur, par manque d'informations ou de documents, le délai de la réponse du loueur est de 4 semaines au minimum.Dès la clôture de votre dossier, Auto Europe vous contactera par E-mail et vous communiquera la décision finale. * Kilométrage limité : Kilométrage illimité, uniquement appliqué pour voyager en Quebec, Ontario et Maritimes. Pour tous les voyages en dehors de ces zones, le kilométrage est limité à 300 kilomètres par jour. Tout kilomètre additionnel est facturé sur place environ CAD 0.18, Ã payer sur place .
Couverture dommage/collision (C.D.W) : franchise d'environ CAD 500.00. Franchise en cas de vol : environ CAD 500.00. Responsabilité civile: Included in rates. Couvre en cas de dommages corporels et dégâts matériels, à l'extérieur du véhicule jusqu'à CAD 2,000,000.00 . Information pour le conducteurAge minimum: 21 Frais jeune conducteur: les conducteurs âgés de 21 à 24 seront facturés un supplément d'environ CAD 5.00, par jour, TVA incluse, Ã payer sur place. Conducteurs supplémentaires: Les frais pour chaque conducteur supplémentaire sont d'environ CAD 9.95, par jour, TVA incluse, Ã payer sur place. Règlement concernant les carburantsCarburant : le véhicule est livré avec le plein, qu'il faudra régler au moment de la prise en charge. Le client doit restituer le véhicule avec le réservoir aussi vide que possible.
Tour du monde en tandem à 19 ans English translation pending
Faire le "Tour Du Monde", au jour d'aujourd'hui, c'est un rêve que beaucoup ont.
Je m'appelle Jordan, j'ai 19 ans, j'ai ce même rêve depuis mon enfance. Je me suis toujours dis que j'avais toute ma vie pour le réaliser.
En Aout 2013, j'ai été amené à parler de ce rêve, avec un ami : Charles, 19 ans. Au fur et à mesure des discutions, et après quelques semaines de réflexions, nous nous somme décidé à le réaliser en Tandem !

-Pourquoi en Tandem ? "C'est un mode de transport que l'on apprécie tous les deux (le vélo), et aussi pour le défi sportif " -Ou vous aller dormir ? "Nous dormirons dans notre tente, on essayera aussi de temps en temps, de partager une soirée avec des Habitants, et ainsi de se faire héberger" -Et l'argent ? Il faut de l'argent même pour un tour du monde en Tandem ? "Nous travaillons depuis l’âge de 15 ans, grâce à nos parents nous avons pu mettre pas mal d'argent de côté, et ce qui est fantastique aujourd'hui c'est l'entraide via les sites de dons ou avec les partenariats" -Vous faites le tour du monde juste pour réaliser votre rêve ? " Ce tour du monde ne pouvais pas s'effectuer, sans buts précis : Nous avons donc fixé des objectifs humanitaires (écovolontaires) et sportifs. Nous allons réaliser 2 chantiers écovolontaires : un au Pérou et en Thaïlande, puis un chantier construction en Inde.
Comment suivre votre aventure ? Nous sommes présents sur les réseaux sociaux : Twitter et Facebook. Nous avons aussi un blog, d'abord créé pour notre carnet de bord. Il servira aussi à donner un suivi détaillé et régulier de notre aventure, aux personnes qui nous suivent, à travers des récits, des photos et des vidéos. On adore s'improviser vidéaste, et nous voulons faire découvrir ou redécouvrir des choses a travers nos vidéos, tout en fessant sourire les personnes qui regardons celles-ci.
Notre vidéo de présentation : http://www.youtube.com/watch?v=fcXRJfpbwSc Blog : http://tandemdunreve.wordpress.com/ Twitter : https://twitter.com/LeTandemDunReve Facebook : https://www.facebook.com/TandemDunReve
Nous faire un don : https://www.paypal.com/...0e40b7fef61ab7e9fe63

-Pourquoi en Tandem ? "C'est un mode de transport que l'on apprécie tous les deux (le vélo), et aussi pour le défi sportif " -Ou vous aller dormir ? "Nous dormirons dans notre tente, on essayera aussi de temps en temps, de partager une soirée avec des Habitants, et ainsi de se faire héberger" -Et l'argent ? Il faut de l'argent même pour un tour du monde en Tandem ? "Nous travaillons depuis l’âge de 15 ans, grâce à nos parents nous avons pu mettre pas mal d'argent de côté, et ce qui est fantastique aujourd'hui c'est l'entraide via les sites de dons ou avec les partenariats" -Vous faites le tour du monde juste pour réaliser votre rêve ? " Ce tour du monde ne pouvais pas s'effectuer, sans buts précis : Nous avons donc fixé des objectifs humanitaires (écovolontaires) et sportifs. Nous allons réaliser 2 chantiers écovolontaires : un au Pérou et en Thaïlande, puis un chantier construction en Inde.
Comment suivre votre aventure ? Nous sommes présents sur les réseaux sociaux : Twitter et Facebook. Nous avons aussi un blog, d'abord créé pour notre carnet de bord. Il servira aussi à donner un suivi détaillé et régulier de notre aventure, aux personnes qui nous suivent, à travers des récits, des photos et des vidéos. On adore s'improviser vidéaste, et nous voulons faire découvrir ou redécouvrir des choses a travers nos vidéos, tout en fessant sourire les personnes qui regardons celles-ci.
Notre vidéo de présentation : http://www.youtube.com/watch?v=fcXRJfpbwSc Blog : http://tandemdunreve.wordpress.com/ Twitter : https://twitter.com/LeTandemDunReve Facebook : https://www.facebook.com/TandemDunReve
Nous faire un don : https://www.paypal.com/...0e40b7fef61ab7e9fe63
Check-list de matériel pour 3 semaines, 7000km en Harley aux USA English translation pending
Salut
j'ai effectué en septembre-octobre 2013 la traversée Vegas - Key West en Harley, soit 20 jours et 7000km.
mon carnet de voyage --> http://voyageforum.com/discussion/vegas-key-west-7000-km-en-harley-d6355500/
Inutile de préciser que les bagages sont très limité sur une moto. Nos Harleys Streetglide sont équipées uniquement deux deux sacoches de taille pas bien grande! Une petite image avec ma brêle pour vous faire une idée...

On est partit du principe que tout notre matériel devait tenir dans un petit sac de sport de 40 litres. La place restante serait pour les souvenirs au retour. Etant 3 on a essayé d'éviter de prendre 3x les mêmes choses. Seuls les vêtements, le rasoir et la brosse à dent ne sont à mon avis pas partageables. Le déo? en spray pas de problème, du savon? toujours dispo dans les hôtels, etc...
Ma liste contient tout ce à quoi j'ai pensé. En gras ce que l'on a pris avec. Les x1 sont les articles 1 pour les 3 à se partager. Nous avons pris des copies des papiers importants en cas de vol ou perte. Libre à vous de compléter, corriger ou améliorer cette liste et de faire vivre ce post! Toute participation bienvenue.
PAPIERS:
- e-tickets billets avion - bon de location moto - 1x copies réservations hôtels - passeport (+1 copie de la page principale) - permis de conduire (+1 copie) - carte de crédit - carte de poste ou banque (moins de frais lors de retrait aux ATMs) - US dollars cash (500$ en coupures de 20) - carte d'assurance maladie ou accident (en cas de visite nécessaire à l'hôpital) - 1x roadbook - 1x bloc notes - 1x stylo - 1x guide(s) de voyage..
OUTILS:
- 1x couteau suisse (multi-usages avec ciseaux, tournevis, poinçon, tire-bouchon...) - 1x kit réparation pneus - 1x spray bombonne d'air (achetée sur place, pas qu'elle explose dans l'avion ;) - 1x gros scotch - 1x brides en plastique, tailles diverses - 1x bande isolante électrique et pour réparer les tuyaux (eau, huile, carburant) - sangles élastiques (pour attacher un sac sur la moto si nécessaire) - 1x lampe torche - 1x briquet - 1x montre..
VETEMENTS:
- casque personnel - chapeau ou casquette - foulard ou cache-nez - veste de moto - gants de moto - jeans - baskets renforcées ou autres chaussures de moto - tongs ou chaussures de plage - short de bain - petit linge (pour la baignade improvisée) - t-shirts - haut à manches longues - caleçons, boxers ou slibards - paires de chaussettes - ceinture - habits de pluie compacts - lunettes de soleil (anti-UV niveau 2 minimum, verres polarisés)..
SANITAIRE:
- lentilles de contact ou lunettes de vue - trousse de toilette - stick pour lèvres anti-UV - 1x crème protection solaire indice 25 minimum - 1x crème de soin après-soleil - brosse à dents - 1x dentifrice - rasoir - 1x mousse à raser petit format - 1x lotion après-rasage - 1x peigne ou brosse à cheveux - 1x déo en spray - 1x parfum, eau de toilette - 1x paquet de mouchoirs en papier - 1x anti-moustiques - 1x kit de premiers soins (désinfectant, sparadrap, bandes) - 1x médicaments (anti-douleurs, dérangements intestinaux, allergies...) - 1x kit aspi-venin pour insectes et serpents - 1x rouleau PQ (embarqué à notre premier hôtel)..
ELECTRIQUE, ELECTRONIQUE:
- 1x adaptateur pour prise électrique locale - multiprise - 1x multiprise USB (hub) - 1x GPS - 1x support ventouse GPS - 1x câble de charge GPS - 1x câble GPS-ordi - téléphone portable, smartphone (qui fonctionne dans le pays, avec connexion wifi, internet, mp3, appareil photos, camera...) - câble de charge téléphone - lecteur mp3 - câble de charge lecteur mp3 - câble de branchement auxiliaire jack (pour écouter sur l'autoradio des motos) - écouteurs in-ears pour le lecteur mp3 - 1x mini ordinateur portable, tablette - 1x câble de charge portable - 1x support de stockage USB - 1x caméra vidéo, GoPro - 1x câble de charge caméra - 1x câble caméra-portable - 1x cartes mémoire supplémentaires caméra - 1x fixations diverses GoPro (casque, ventouse, poignet) - 1x appareil photos - 1x câble de charge appareil photos - 1x cartes mémoire supplémentaires appareil photos - 1x trépied appareil photos - 1x objectifs appareil photos..
DIVERS: - 1x sacs poubelle (pour étanchéité des bagages sur la moto ou linge sale...) - 1x sac à dos (pour les excursions) - sac de sport (pour les vols en avion, pliable et compact pour le caser dans une sacoche) - tabac (pour les fumeurs, attention aux limites douanières)..
SURTOUT NE PAS PRENDRE: - tout ce qui prend de la place - tout ce qui n'est pas vraiment nécessaire - les clés de chez soi ;)..
Libre à vous de compléter... réponses et commentaires bienvenus! Certaines des choses que nous avons prise n'ont jamais été utiles. Mais en cas de pépin elles auraient pu nous sauver la mise... Il y a des choix pas toujours faciles et probablement pas de solution universelle.
En espérant vous être utile, merci
Ride your world USA4ever
Inutile de préciser que les bagages sont très limité sur une moto. Nos Harleys Streetglide sont équipées uniquement deux deux sacoches de taille pas bien grande! Une petite image avec ma brêle pour vous faire une idée...

On est partit du principe que tout notre matériel devait tenir dans un petit sac de sport de 40 litres. La place restante serait pour les souvenirs au retour. Etant 3 on a essayé d'éviter de prendre 3x les mêmes choses. Seuls les vêtements, le rasoir et la brosse à dent ne sont à mon avis pas partageables. Le déo? en spray pas de problème, du savon? toujours dispo dans les hôtels, etc...
Ma liste contient tout ce à quoi j'ai pensé. En gras ce que l'on a pris avec. Les x1 sont les articles 1 pour les 3 à se partager. Nous avons pris des copies des papiers importants en cas de vol ou perte. Libre à vous de compléter, corriger ou améliorer cette liste et de faire vivre ce post! Toute participation bienvenue.
PAPIERS:
- e-tickets billets avion - bon de location moto - 1x copies réservations hôtels - passeport (+1 copie de la page principale) - permis de conduire (+1 copie) - carte de crédit - carte de poste ou banque (moins de frais lors de retrait aux ATMs) - US dollars cash (500$ en coupures de 20) - carte d'assurance maladie ou accident (en cas de visite nécessaire à l'hôpital) - 1x roadbook - 1x bloc notes - 1x stylo - 1x guide(s) de voyage..
OUTILS:
- 1x couteau suisse (multi-usages avec ciseaux, tournevis, poinçon, tire-bouchon...) - 1x kit réparation pneus - 1x spray bombonne d'air (achetée sur place, pas qu'elle explose dans l'avion ;) - 1x gros scotch - 1x brides en plastique, tailles diverses - 1x bande isolante électrique et pour réparer les tuyaux (eau, huile, carburant) - sangles élastiques (pour attacher un sac sur la moto si nécessaire) - 1x lampe torche - 1x briquet - 1x montre..
VETEMENTS:
- casque personnel - chapeau ou casquette - foulard ou cache-nez - veste de moto - gants de moto - jeans - baskets renforcées ou autres chaussures de moto - tongs ou chaussures de plage - short de bain - petit linge (pour la baignade improvisée) - t-shirts - haut à manches longues - caleçons, boxers ou slibards - paires de chaussettes - ceinture - habits de pluie compacts - lunettes de soleil (anti-UV niveau 2 minimum, verres polarisés)..
SANITAIRE:
- lentilles de contact ou lunettes de vue - trousse de toilette - stick pour lèvres anti-UV - 1x crème protection solaire indice 25 minimum - 1x crème de soin après-soleil - brosse à dents - 1x dentifrice - rasoir - 1x mousse à raser petit format - 1x lotion après-rasage - 1x peigne ou brosse à cheveux - 1x déo en spray - 1x parfum, eau de toilette - 1x paquet de mouchoirs en papier - 1x anti-moustiques - 1x kit de premiers soins (désinfectant, sparadrap, bandes) - 1x médicaments (anti-douleurs, dérangements intestinaux, allergies...) - 1x kit aspi-venin pour insectes et serpents - 1x rouleau PQ (embarqué à notre premier hôtel)..
ELECTRIQUE, ELECTRONIQUE:
- 1x adaptateur pour prise électrique locale - multiprise - 1x multiprise USB (hub) - 1x GPS - 1x support ventouse GPS - 1x câble de charge GPS - 1x câble GPS-ordi - téléphone portable, smartphone (qui fonctionne dans le pays, avec connexion wifi, internet, mp3, appareil photos, camera...) - câble de charge téléphone - lecteur mp3 - câble de charge lecteur mp3 - câble de branchement auxiliaire jack (pour écouter sur l'autoradio des motos) - écouteurs in-ears pour le lecteur mp3 - 1x mini ordinateur portable, tablette - 1x câble de charge portable - 1x support de stockage USB - 1x caméra vidéo, GoPro - 1x câble de charge caméra - 1x câble caméra-portable - 1x cartes mémoire supplémentaires caméra - 1x fixations diverses GoPro (casque, ventouse, poignet) - 1x appareil photos - 1x câble de charge appareil photos - 1x cartes mémoire supplémentaires appareil photos - 1x trépied appareil photos - 1x objectifs appareil photos..
DIVERS: - 1x sacs poubelle (pour étanchéité des bagages sur la moto ou linge sale...) - 1x sac à dos (pour les excursions) - sac de sport (pour les vols en avion, pliable et compact pour le caser dans une sacoche) - tabac (pour les fumeurs, attention aux limites douanières)..
SURTOUT NE PAS PRENDRE: - tout ce qui prend de la place - tout ce qui n'est pas vraiment nécessaire - les clés de chez soi ;)..
Libre à vous de compléter... réponses et commentaires bienvenus! Certaines des choses que nous avons prise n'ont jamais été utiles. Mais en cas de pépin elles auraient pu nous sauver la mise... Il y a des choix pas toujours faciles et probablement pas de solution universelle.
En espérant vous être utile, merci
Ride your world USA4ever
Colors of Iceland 2013 English translation pending
Trois semaines en Islande, du 19 août au 6 septembre 2013
Octobre 2012 : notre destination 2013 est arrêtée, l’an prochain, ce sera l’Islande. Oui, oui, avec un « s », j’ai bien dit ISLANDE. On nous faisait souvent répéter : « Où cela, en Irlande ? » « Non, en Islande. » Vu l’air ébahi de nos amis, c’est comme si nous partions sur la Lune. Dans un sens, ce n’est pas tout à fait faux, vu les paysages traversés !
Commence une longue et agréable période de recherches et de lectures diverses. Les grandes lignes de l’itinéraire sont vite dessinées et les vols sont réservés dès janvier. Le parcours sera classique, dans le sens antihoraire, avec quelques incursions dans les hautes terres. Au vu des paysages tantôt montagneux tantôt désertiques des hautes terres, il est clair que nous ne voulons pas manquer cela. Cela nécessite donc la location d’un 4X4 pour emprunter certaines pistes interdites aux véhicules de tourisme et franchir les nombreuses rivières à gué. Notre choix se porte sur un Grand Vitara, loué chez Blue Car Rental.
Itinéraire prévu : J1 : Francfort - Kefkavik (arrivée à 15h35) - Geysir - Gulfoss - Reykholt J2 : Reykholt - Landmannalaugar J3 : Landmannalaugar J4 : Landmannalaugar - Vik J5 : Vik - Kirkjubaejarklaustur (ou se rapprocher du Laki) J6 : Kirkjubaejarklaustur - Laki - Svinafell J7 : Svinafell - Skaftafell - Jokulsarlon J8 : Jokulsarlon – Fjords de l’Est - Mjoifjordur J9 : Mjoifjordur J10 : Mjoifjordur- Askja (ou route vers Myvatn) J11 : Askja - Myvatn - Dettifoss - Selfoss - Hafragilfoss – Hljodaklettar –Asbyrgi – Myvatn J12 : Krafla - Viti - Leirhnjukur - Namafjall – Grjotagja – Skutustadir –Vindbelgjarfjall - Myvatn J13 : Myvatn – Husavik – Akureyri, Skagafjordur ou Varmalid J14 : Varmalid – Hveravellir - Kerlingarfjöll J15 : Kerlingarfjöll - Snaefellsnes J16 : Snaefellsnes J17 : Snaefellsnes - Reykjavik J18 : Reykjavik J19 : Reykjavik – Keflavik (départ à 16h05) - Francfort
Itinéraire suivi : J1 : Francfort - Kefkavik (arrivée à 15h35) - Geysir - Gulfoss - Reykholt J2 : Reykholt - Landmannalaugar J3 : Landmannalaugar - Vik J4 : Vik J5 : Vik - Kirkjubaejarklaustur J6 : Kirkjubaejarklaustur - Laki - Svinafell J7 : Svinafell - Skaftafell - Jokulsarlon J8 : Jokulsarlon – Fjords de l’Est - Mjoifjordur J9 : Mjoifjordur - Seydisfjordur - Litlanesfoss - Hengifoss - Mjoifjordur J10 : Mjoifjordur - Dettifoss - Selfoss - Hverir - Myvatn J11 : Myvatn - Grjotagja –Dimmuborgir - Hverfjall - Skutustadir - Krafla - Viti - Leirhnjukur - Namafjall- Myvatn J12 : Myvatn - Husavik - Myvatn J13 : Myvatn – Godafoss – Akureyri - Grundarfjordur J14 : Grundarfjordur - Péninsule de Snaefellsnes - Grundarfjordur J15 : Grundarfjordur - Stykkisholmur - Thingvellir - Reykholt J16 : Reykholt - Hveragerdi - Grindavik - Kerid - Reykholt J17 : Reykholt - Reykjavik J18 : Reykjavik - Péninsule de Reykjanes - Reykjavik J19 : Reykjavik – Keflavik (départ à 16h05) - Francfort

Pour plus de souplesse, nous faisons le choix de ne réserver qu’une partie des hébergements, quitte à dormir dans la voiture. Ainsi, nous pourrons aviser sur place, en fonction de nos envies et surtout des conditions climatiques. Nous savons qu’elles y sont rudes et sommes donc prêts à affronter tous les éléments.
19/08 - J1 :Francfort – Keflavik – Reykholt Jour J : Départ de Francfort à 14 h 05
Trois heures trente plus tard, nous survolons les côtes islandaises flanquées de falaises, de failles et d’un dédale de rivières glaciaires. Il fait beau, la température est de 12° et premier constat…ça décoiffe ! On nous avait prévenus que le vent islandais n’était pas à prendre à la l��gère et bien cela se vérifie.
Pas de temps à perdre, RDV en face du terminal dans les bureaux de Blue Car Rental pour la prise en charge de notre véhicule. Après avoir accepté l’assurance SAAP (protection contre les tempêtes de cendres et de sable - nous en étions informés et l’avions prévu), nous faisons une vérification rapide du Grand Vitara. Une fois n’est pas coutume (cf. voyage au Canada), les pneus arrières sont lisses et de surcroit pas du tout adaptés à la conduite sur pistes, (ce sont des pneus « route ») alors que nous avions bien précisé lors de la réservation que nous nous rendions dans les Highlands. L’agent, lui, nous assure qu’il n’y a aucun problème. Bah, on verra bien se dit-on…
Premiers contacts avec la terre islandaise et ses étendues de lave peu après l’aéroport. Le moins que l’on puisse dire c’est que le paysage est ici très tourmenté. Cela verdit et s’assagit petit à petit en direction de la capitale et de Reykholt où nous avons réservé une chambre à la guesthouse Husid. C’est même très champêtre : des ruisseaux, des fermes, des moutons… Arrivés à la guesthouse, nous découvrons une maison typique, au cœur d’un petit lotissement. Le rez-de-chaussée est entièrement consacré aux hôtes où 8 chambres se partagent 3 salles d’eau, une cuisine commune bien équipée et le WiFi. Accueil très sympathique de la propriétaire puis, en route pour Gullfoss et Geysir. Il n’est pas loin de 21h et il y a très peu de monde aux abords de la cascade qui nous impressionne par sa forme et son débit.


Nous avons la chance d’y observer le fameux arc en ciel qui a donné son nom à la chute (la chute d’or). Nous restons un moment à la photographier sous tous les angles avant de prendre la route pour le site géothermique très touristique de Geysir, qui a donné son nom au terme de geyser. Ce dernier n’est plus actif. Il y a peu de monde, mais tous attendent avec impatience la prochaine projection d’eau de Strokkur, le seul geyser encore actif. Nous avons vu que Litli Geysir l’était aussi, mais dans de moindres proportions (peut-être 4/5 mètres). Ce sont les premières zones géothermiques et sources chaudes que nous voyons (nous ne sommes pas encore allés à Yellowstone) et c’est assez divertissant. Autour de nous, ça fume, ça bouillonne, ça glougloute de partout et enfin, sans prévenir Strokkur se réveille et atteint une hauteur de 20/30 mètres. Parfois 3 fois de suite, puis plus rien pendant près de 10 minutes, mais c’est tout de même assez régulier. Pas évident de capturer l’instant avec un modeste appareil compact (désolée les photos sont floues).

Retour à Reykholt. Premier contact avec l’eau soufrée de la douche…c’est un peu déroutant mais on s’y fait vite. Du fait de sa position géographique et géologique, l’Islande regorge de ressources naturelles. Ainsi le chauffage, l’eau chaude et une grande partie de l’électricité sont d’origine géothermique, d’où l’odeur omniprésente de soufre.
Première journée et déjà ce pays nous séduit !
20/08 - J2 : Reykholt -Landmannalaugar Des vertes prairies aux hautes terres noires et arides
Avec le décalage horaire, je suis réveillée tôt et le soleil s’amuse à me narguer au travers de rideaux peu occultants. Le ciel est bleu azur et il n’y a pas un seul nuage : la journée s’annonce des plus belles. Je trépigne donc d’impatience au fond du lit en attendant le petit déjeuner qui n’est servi qu’à 8 h. Après le copieux petit déjeuner, départ vers Fludir pour retirer des couronnes et faire le plein de provisions. En chemin, nous nous arrêtons à la monumentale église de Skálholt et à une très belle petite chapelle couverte d’herbe trônant à ses côtés. Le cadre est bucolique et très verdoyant, à l’arrière plan 2 volcans, l’Hekla et l’Eyjafjallajökull, dont l’éruption le 14 avril 2010 a perturbé l’espace aérien international pendant quelques semaines.




Avant de nous rendre au Landmannalaugar, plusieurs détours sont prévus pour admirer quelques chutes. Nous prenons la route 32 en direction de l’Est pour un arrêt à Hjalparfoss, formée de deux chutes entourées de colonnes de basalte.

Puis la 327 vers l’Ouest, piste très caillouteuse, pour atteindre les gorges de Gjain. Les alentours sont très minéral et l’on se demande où peut bien se trouver cette oasis. Nous y parvenons enfin. Nous sommes seuls dans cet écrin de verdure, le soleil brille et il est près de midi. C’est l’endroit idéal pour la pause déjeuner.

Une fois les estomacs pleins, c’est le moment de secouer tout cela en reprenant la tôle ondulée de la 327 en sens inverse, puis la 332 pour Háifoss et Granni, deux autres cascades (122 mètres de haut), situées plus en amont.

Cette fois plus de détour, nous reprenons la 32, puis la 26 et enfin la F225 menant au Landmannalaugar. Cette piste, exclusivement réservée aux 4x4 est magnifique. Nous traversons un paysage lunaire, passant d’un désert noir à des montagnes aux couleurs irréelles. Nous ne savons plus où regarder et apprécions l’instant.




La piste est assez roulante, mais voilà qu’arrive le premier gué. Nous sommes novices en conduite de 4x4 et encore plus en traversée de gués. D’autant plus que la fonte des neiges a été assez tardive cette année et que le niveau des rivières est globalement plus élevé que d’ordinaire. On s’approche à pied, le niveau ne semble pas bien haut, on voit bien les traces des autres véhicules, mais nous hésitons tout de même. Et comme il l’est indiqué sur le panneau de prévention « les traces ne racontent pas toute l’histoire ». Quand on voit les 4x4 islandais préparés et surélevés, mieux vaut en effet ne pas suivre toutes les traces ! Heureusement la F225 est très fréquentée et un bus, suivi d’un véhicule du même type que le nôtre s’engagent dans la rivière. Ben maintenant, y’a plus qu’à. Enclenchement des vitesses courtes et c’est parti. Signalons que le véhicule n’est pas couvert en cas de « plantage » au milieu du gué. Oups, comment, je ne te l’avais pas dit chéri ? 🤪 C’est d’ailleurs assez sournois de la part des agences qui louent leurs 4x4 au prix fort, tout en connaissant les risques.
Ouf, ça passe pour cette fois. Plus loin, deuxième gué beaucoup plus large, nous attendons à nouveau le passage d’autres véhicules. Un Défender arrive et s’engage sur la mauvaise voie. Aucun problème pour lui, demi-tour et nouvelle traversée sur la bonne rive cette fois. Nous lui emboîtons le pas. L’autocollant qu’arbore à juste titre le Déf’ en dit long : « You can go fast but I can go anywhere – Vous pouvez aller vite mais moi je peux aller partout » 😛 Le panorama est toujours aussi beau et les montagnes de plus en plus majestueuses.


Nous arrivons bientôt à la hauteur du Frostastadavatn, puis à proximité du site de Landmannalaugar. Il y a avant le camp, deux gués dont la traversée peut s’avérer difficile. Nous observons attentivement les véhicules qui nous précèdent et audacieusement, mon conducteur de mari n’hésite même plus et va de l’avant. On a l’impression d’être des enfants qui sautent dans une mare.
Il est plus de 17 h, un instant pour souffler, un petit en-cas et c’est parti pour l’ascension du Mont Bláhnúkur (la montagne bleue) qui culmine à 940 m. Profitons-en tant qu’il y a encore quelques rayons de soleil. Le sentier est assez raide mais en vaut la peine. Les vues depuis le sommet sont époustouflantes. Le camp au pied du champ de lave et des massifs à perte de vue…


Retour au camp après environ 2 heures de rando. Après tous ces kilomètres de pistes, que c’est agréable de se dégourdir les jambes. Mais le plus appréciable, ce sont les sources chaudes qui se trouvent au fond du site. Rapide déshabillage à température ambiante brrr et baignade dans une eau à 40° dans laquelle nous restons bien 1h30. Nous sommes étonnés du nombre élevé de touristes français présents sur le camp (et dans tout le pays, comme nous le constaterons plus tard).

Nous sommes sur un camping au milieu de nulle part, sans réservation au refuge, ni tente. Notre véhicule sera donc notre abri pour cette nuit. S’en suit une séance de pliage des sièges arrière et passage des bagages à l’avant. Le Grand Vitara n’est pas très spacieux, mais ça va, les quelques différences de niveaux sont comblés avec vestes et serviettes, les sacs de couchage et couvertures sont déployés et notre cocon est prêt pour la nuit. Il reste encore à faire fonctionner le réchaud tout neuf sensé faire bouillir 1l d’eau en 3 minutes. Mouais, avec les bourrasques de vent ce n’est pas gagné. Il faudra en réalité plus de 3 minutes, mais les nouilles chinoises, ça cuit vite ! Coucher de soleil et au lit.
Première vraie journée en Islande, nous sommes toujours sous le charme. Cascades, paysages lunaires, montagnes multicolores, nous avons déjà eu un bel aperçu du pays.
21/08 - J3 : Landmannalaugar- Vik On en voit de toutes les couleurs
La nuit fut bonne quoique un peu fraîche. Ce matin le ciel est gris, il ne doit pas faire plus de 5° et la pluie est annoncée pour plusieurs jours. Par prudence et dans l’idée de repartir dès aujourd’hui, nous déplaçons le véhicule au-delà des 2 gués du camp et partons pour une rando de 3h à travers le champ de lave Laugahraun, le Mont Brennisteinsalda et la vallée de Grænagil.
C’est un festival de couleurs entre obsidienne et massifs rhyolitiques. Il y a là le jaune du sulfure, le bleu et le noir de la lave, le rouge du fer…c’est sublime. Plus loin de la mousse, ici des fumées, là des névés, plus loin des roches aux formes étranges.



Nous croisons plusieurs marcheurs solitaires arrivant du fameux trek Skogar-Þórsmörk-Landmannalaugar. Ils nous confient que les conditions climatiques ont été rudes et qu’ils sont heureux d’être parvenus au bout de leur rêve. On compatit, cela doit être éprouvant ! Nous contemplons le paysage depuis le sommet de Brennisteinsalda et retournons au camp par la vallée de Grænagil en longeant la rivière.

Le bus-épicerie est bienvenu pour nous réchauffer et déjeuner à l’abri du vent et de la pluie qui tombe par intermittence. Les prévisions météo ne sont pas bonnes et comme pressenti le matin, nous décidons de plier bagages et de prendre la direction de Vik, par la F208 Sud.
Cette piste réputée remarquable, comporte une dizaine de gués et n’est pas très roulante. D’autant qu’après une vingtaine de kilomètres, en plus de la pluie, c’est le brouillard qui s’abat sur nous. Les sommets environnants sont noyés dans la brume. Quel dommage !

Avec nos pneus « route », nous ne prenons aucun risque et progressons très lentement. La piste fait environ 80 km jusqu’à son embranchement avec la route 1 et nous ne croisons aucun véhicule si ce n’est une ou deux supers jeeps locales dont les occupants nous regardent étrangement. Serait-ce impraticable plus loin avec notre modeste véhicule ? Nous n’en menons pas large et la traversée de gués n’est plus aussi amusante que la veille. La piste qui traverse maintenant un col sans aucune visibilité, finit par miner notre moral. Il ne manquerait plus que la neige ! Pourtant plus le choix, il est tard et il nous faut avancer. Nous renonçons à la faille d’Eldgjá et la cascade d’Ófærufoss, tant pis aucun regret, dans ces conditions, nous n’aurions rien vu.
L’arrivée tardive à Vik ne nous permet plus de faire la tournée des guesthouses (ah si, on a été voir à l’AJ, mais c’était complet), ce sera donc une nouvelle nuit dans la voiture. Après un excellent dîner au Halldorskaffi situé à côté du centre d’information et quelques courses au supermarché, nous bivouaquons sur une plage de sable noir, au pied de Reynisfjall. Nouvelle technique : Monsieur occupe tout l’espace arrière et moi les sièges avant. Bonne méthode !
Pour ce troisième soir, l’ambiance est comme le ciel, plombée ! On a tellement stressé sur cette fichue F208 qu’il ne faut plus nous parler de piste pour l’instant. Mais les images du Landmannalaugar et de ses montagnes colorées sont là pour nous rappeler que cela en valait bien la peine. C’est un lieu surprenant à ne pas manquer !
22/08 - J4 : Vik – Reynisfjara– Dyrhólaey – Sólheilmajökull – Skogafoss – Seljalandfoss - Vik Noir c’est noir
Comme la nuit porte conseil, ce matin le moral est revenu. C’est déjà ça, car le temps lui n’est pas au beau fixe : aucun changement, le plafond est très bas, brume et tempête sont de la partie. C’est dingue, il pleut à l’horizontal. Le vent est tellement puissant qu’il soulève l’eau au sol. C’est très désagréable. Equipement coupe-vent et imperméable obligatoire ! Nous parcourons la belle plage de sable noir jouxtant notre bivouac et dans un camaïeu de gris, entrevoyons les roches de Reynisdrangar, qui seraient en réalité 3 trolls pétrifiés.


Nous empruntons une petite piste assez raide menant au sommet de la falaise de Reynisfjall, espérant une accalmie, mais le brouillard est toujours présent. J’aperçois tout de même un macareux à quelques mètres. C’est donc qu’ils sont encore là. Nous n’espérions plus en observer au-delà du 20 août.
Cap vers la plage de sable noir de Reynisfjara, sa petite église, ses colonnes basaltiques et ses grottes.



Ces formations rocheuses sont le résultat de coulées de lave figée qui une fois refroidie se contracte en colonnes régulières souvent hexagonales et ressemblant à des orgues. Dame Nature est vraiment fascinante. Le contraste entre l’écume et le sable volcanique noir est lui aussi saisissant.

Un peu plus loin, des falaises et ô miracle, des oiseaux par centaines dont les fameux macareux moine. Nous sommes venus pour eux et nous sommes comblés : ils sont trop mignons avec leur bec et pattes orange et encore plus drôles en vol. Nous restons bien une heure à observer le ballet de ces oiseaux-pêcheurs. La carte mémoire de l’appareil photo en prend un coup !
Nous poursuivons les visites par Dyrhólaey et nous approchons des falaises où nichent d’autres milliers d’oiseaux. Les macareux sont à nouveau présents et l’on peut ici les approcher d’assez près. Mais le vent est tellement fort qu’il serait imprudent de s’avancer davantage.



De timides rayons de soleil font leur apparition et nous en profitons pour parcourir les plages en contrebas, puis le sommet de la falaise surmonté d’un phare d’où l’on peut observer l’arche qui a donné son nom au site (l'île haute avec le trou de porte), ainsi qu’au Sud, l’étendue noire du Sólheilmasandur.


En route pour Skógar, nous repérons notre guesthouse pour cette nuit, la guesthouse Steig, puis nous dirigeons vers la piste 221 conduisant au Sólheilmajökull, une langue glaciaire du Mýrdalsjökull. Le vent s’est calmé, il fait relativement bon. Une petite marche nous mène jusqu’au front du glacier où quelques touristes s’initient à la marche sur glacier accompagnés de guides. C’est une alliance de pics noirs et blancs, fusion entre la glace et les cendres volcaniques.


Nous reprenons la route quand se déroule devant nous la très photogénique Skógáfoss, entourée de verdure. Petite marche jusqu’au sommet où d’autres chutes se succèdent sur ce sentier qui n’est autre que le départ du trek Skógar-Landmannalaugar.

Plus loin encore sur la route n°1, Seljalandsfoss et Glufrafoss.

A proximité, le centre d’information du volcan Eyjafjallajökull est sur le point de fermer, nous prévoyons d’y revenir le lendemain.
Le vent et la pluie reprennent de plus belle, le véhicule fait de dangereux écarts. Si, si, 1.5 tonnes et ça bouge ! Le vent formé par l’air froid des glaciers suit le relief et descend s’abattre sur la côte. Il peut passer de la force d’un ouragan au calme plat en moins d’une minute. C’est ce que l’on appelle un vent catabatique. C’est très impressionnant, je ne suis pas rassurée du tout.
Arrivée vers 18h30 à la ferme Steig sous des trombes d’eau. L’accueil est courtois et la chambre est spacieuse (ce qui est rarement le cas en Islande) et confortable. L’annexe à la ferme comprend une vingtaine de chambres, des salles de bain privées ou communes, une cuisine commune et un personnel composé, en partie, d’étudiants étrangers. Cela relève presque de l’hôtellerie. Il est possible de dîner sur place mais nous préférons retourner dans le même restaurant que la veille : agneau pour Monsieur, poisson pour Madame. Très bon ! Retour à la ferme, WiFi et au lit.
Malgré le temps maussade, les macareux et les côtes islandaises ont su nous réchauffer le cœur.
23/08 - J5 : Vik -Kirkjubaerjarklaustur Toute la pluie tombe sur...nous
Dehors, c’est toujours la tempête et nous traînons un peu. Après un solide petit déjeuner, nous emmenons au passage de petits sachets de cendres de l’Eyjafjallajökull, gracieusement mis à notre disposition par la ferme. Puis pour en savoir plus sur ce fameux volcan, direction le centre d’information repéré la veille. Le visitor center est en fait exploité par la famille de la ferme Þorvaldseyri installée au pied du volcan.

Le centre a été ouvert le 14 avril 2011, soit exactement un an après le début de l’éruption. Une petite exposition met en scène divers roches, objets et panneaux explicatifs liés au volcanisme, mais le clou du spectacle se trouve derrière le rideau. Une vidéo d’une vingtaine de minutes (nous avons pu voir la version française en compagnie d’un autre couple) nous présente la vie du volcan et de la ferme avant et après l’éruption. Ce n’est donc pas un simple film documentaire, mais l’histoire authentique et peu banale de cette famille. L’on y apprend notamment que les semences effectuées peu après l’éruption ont poussé un mois après et que la récolte n’en fut que meilleure ! Le film est bien réalisé et de très bonne qualité.
En route à présent pour une rencontre insolite dans le désert noir de Sólheimasandur. Il suffit d’entrer les coordonnées GPS trouvées sur le net et voilà où cela nous mène :
Ce DC3 de la Navy américaine s'est écrasé ici le 24 novembre 1973 suite à un atterrissage d'urgence dans le Sólheimasandur, où il a été abandonné.
(sources : http://en.wikipedia.org/...ing_the_DC-3_in_1973)
La mer est à quelques centaines de mètres et le vent souffle si fort qu’il nous est impossible d’ouvrir les portes et de sortir du véhicule sans quelques acrobaties. Certaines pièces de l’avion branlent dangereusement. Il pleut encore à l’horizontal. Nous ne sommes à l’abri qu’une fois dans les restes de la carlingue. Le vent, la brume, la pluie, le désert noir et cette unique épave blanche pour décor…c’est assez apocalyptique !
Direction Kirkjubæjarklaustur (ou Klaustur), à 70 km au Nord-Est. Des champs de lave moussue de l’Eldhraun en provenance du Laki s’étendent à perte de vue.

La météo s’est considérablement détériorée et la pluie redouble d’intensité. Passage obligé par le visitor center pour « tuer le temps » et pour prendre quelques renseignements concernant l’accès au Laki, où nous souhaitons nous rendre demain. Bonne nouvelle, pas de pluie avant 15 h, suivie d’une moins bonne, le niveau des rivières est trop élevé pour un Grand Vitara. Il semblerait même que le bus ait dû renoncer aujourd’hui au niveau du 2ème gué. Gloups ! Le circuit en bus se déroule tous les jours de 9 h à 18h/19h, c’est certes beaucoup plus long qu’en 4x4, mais notre véhicule n’est pas amphibie… Nous hésitons : retour tardif, 1h de route jusqu’à Svinafell où nous sommes attendus le lendemain avant 18 h, aïe, que faire ? Pas de problème, la charmante hôtesse du visitor center nous propose de prévenir la guesthouse de notre arrivée tardive. Un bel exemple de la serviabilité islandaise ! Nous prendrons donc le bus demain.
Que faire maintenant ? D’abord manger puis, pourquoi ne pas aller à la piscine. Mais malheureusement, comme la plupart des piscines en Islande, celle-ci est en plein air et avec cette pluie, c’est exclu. Il y a bien quelques courageux (islandais sans doute), mais nous ne souhaitons pas nous refroidir. Nous reprenons la voiture en direction du nord pour explorer tout ce que Klaustur et ses abords ont à nous offrir. D’accord il pleut, mais ce n’est pas une raison pour ne pas visiter, il suffit de bien s’équiper.
Systrafoss (cascade des 2 sœurs) et Dverghamrar (ensemble d’orgues basaltique très ancien) :

Le sol est détrempé, il vente terriblement et Monsieur préfère rester dans la voiture. J'affronte seule le vent qui manque de me jeter au sol à chaque pas.

Des champs de lave plus hauts les uns que les autres se succèdent, suivi du hameau de Nupstaður, dont l’accès est entravé par une barrière. Nous le rejoignons donc à pied depuis la route 1. Ces petites maisons traditionnelles au toit de tourbe ont été occupées jusqu’en 2011.

En chemin vers Klaustur, les eaux fougueuses des rivières glaciaires prenant leur source dans le Síðujökull viennent gonfler les ruisseaux situés en aval et les transforment en puissant fleuve. Le débit est impressionnant. Passage devant Foss a Síðu, Stjornarfoss et Kirkjugolf, ces jolis pavés de basalte érodés par les années.


Retour à Klaustur pour un dîner bien sympathique au Systrakaffi avant une nouvelle nuit dans la voiture sur le parking de l’école.
24/08 - J6 : Kirkjubæjarklaustur– Laki – Svinafell Mousses extraterrestres et cendres noires
Nous sommes prêts dès 8 h. Il ne pleut plus, les nuages vont et viennent mais les sommets sont dégagés. RDV à la station service, point de départ du bus pour Lakagigar. Le chauffeur me confirme qu’il a dû faire demi-tour hier et que rien n’est sûr pour aujourd’hui. Nous sommes cinq, un jeune couple allemand, une suissesse et nous. Un 4x4 à la mode islandaise dont les clients se rendent également au Laki nous précédera pour la traversée de gués.
9 heures tapantes, c’est parti pour la découverte de la plus grande chaîne de volcans. Il y a même un accès gratuit à internet dans le bus (et jusqu’au fin fond du Laki, incroyable !)
Le Lakagigar (ou Laki du nom du volcan principal) est une succession d’une centaine de cratères sur plus de 25 km, formés en 1783 lors de la plus importante éruption du millénaire. Les coulées de laves ont recouvert une surface de plus de 500 km2. Ses conséquences furent désastreuses en Islande et dans toute l’Europe, provoquant perturbations climatiques et entrainant sécheresse et famine. L’éruption du Laki serait dit-on, à l’origine de la Révolution française de 1789 !
Les premiers kilomètres de la F206 traversent une verte vallée enchâssée entre des falaises à droite et des coulées de lave à gauche.
Au 1er gué, un couple disposant d’un pickup surmonté d’une cellule, sonde courageusement la profondeur de l’eau en short (glagla) à l’aide de bâtons. L’eau leur arrive au niveau des genoux. Ils semblent perplexes. Le chauffeur du 4X4 rehaussé islandais se lance sans même les regarder. Le bus le suit très lentement, aucun problème. Le couple, lui, ne semble pas nous suivre.
Dix minutes plus tard, 2ème gué, le niveau parait bien haut et c’est ici que le bus a fait demi-tour hier. Allons-nous en faire de même ? Le 4x4 a pris de l’avance et revient de la rive opposée !!??. Le conducteur fait tout simplement l’article à ses clients en franchissant la rivière à vive allure, dans un sens puis dans l’autre. C’est tout de même sacrément haut. L’eau atteint pratiquement le haut de ses roues. Le bus emprunte une autre voie un peu moins profonde et ça passe. Ouf, si tout va bien, on devrait voir le Laki aujourd’hui.

10h15, arrivée à Fagrifoss. « 30 mn d’arrêt» nous lance notre chauffeur. C’est une belle cascade, ressemblant un brin à Skogafoss.

Petite marche vers le canyon et cueillette de baies sauvages, sortes de petites myrtilles, dont les feuilles sont en forme d’aiguilles. Ce sont en fait des camarines noires (empetrum nigrum). Elles sont beaucoup moins sucrées que les myrtilles de nos montagnes vosgiennes.

Nous repartons. Les prairies ont disparu et laissent place à un tableau bicolore teinté de noir et de vert fluorescent d’une autre planète. C’est magnifique et le gris du ciel y apporte une ambiance particulière. La lave est partout. Nous arrivons sur le parking du Laki vers 11 h 45. Un grand Vitara et un Jimny sont déjà là. Comment ont-ils fait ? Vu le niveau des gués, cela me semble impossible avec ce type de véhicule, il fallait oser…
Le départ est fixé vers 13h30, ce qui nous laisse largement le temps de gravir le Laki et de découvrir les lieux. Pas une minute à perdre, le temps est changeant et le ciel ne va tarder à se couvrir.
Nous arrivons les premiers au sommet culminant à 812 mètres, ce qui nous permet d’apercevoir la fissure Nord avant qu’elle ne disparaisse totalement dans le brouillard. Patience, cela va s’éclaircir. Ne dit-on pas en Islande « si tu n’es pas satisfait du temps qu’il fait, attend 5 minutes ». Oui, ben ça ne marche pas à tous les coups ! Tiens voilà le pick-up de tout à l’heure qui arrive au parking, je suis contente qu’ils aient réussi à arriver jusqu’ici.

Nous avons un peu plus de chance avec l’alignement Sud. Nous patientions et profitons encore de ces instants en compagnie de nos compagnons de route, puis gagnons une zone de cratères située en contrebas. Nous sommes dans l’antre de la bête !

Retour dans le bus où nous pique-niquons bien au chaud en compagnie du ranger du refuge de Blagil. Après 1 ou 2 semaines passées ici, il rentre « en ville » ce soir et nous accompagnera avec son véhicule. Nous repartons par la F207 en longeant les cratères. Nouvel arrêt au lac volcanique Tjarnargigur où un sentier nous mène à travers fissures, cratères, fleurettes et champignons.

Noir et vert, encore et toujours. Nous adorons :



Sur le retour, le canyon de Fjaðrárgljúfur, profond d’une centaine de mètres débouche sur les coulées de lave de l’Eldhraun.

Après avoir regagné Kirkjubaejarklaustur, nous repartons aussitôt par la route 1 pour le parc national de Skaftafell où nous avons réservé une chambre en « sleeping bag» au camping Flosi de Svinafell.
Sur le parking de la station essence :
Elle est pas belle la bête ? Nous recroiserons Isak à plusieurs reprises tout au long de notre parcours.
Après les mousses vertes de l’Eldhraun, les volcans, les étendues de sable noir du Skeidararsandur et les restes d’un pont emporté lors de la dernière grande crue (jökulhlaup), le paysage tourmenté laisse peu à peu place à de belles vallées glaciaires. Le sommet du glacier est dans la brume, mais que c’est beau.
Nous arrivons à Svinafell où le camping et les cottages sont répartis autour d’un immense bâtiment abritant les sanitaires et la cuisine commune. Notre espace privatif se situe au bout du bâtiment et comprend 3 chambres se partageant une cuisine et une salle de bains. Excellent rapport qualité/prix et situation idéale, à 6 km de Skaftafell. Notre cuisine privée est monopolisée par trois jeunes allemands qui n’ont pas l’intention de nous laisser un peu de place. Aucune importance, nous passons dîner dans la grande salle commune d’à côté, occupée elle, par de nombreux français. Il y a ce soir un grand feu d’artifice sur le Jökulsárlón qu’il faut parait-il, ne pas manquer selon l’employé de la station service. Ce doit être grandiose, mais c’est à 45 minutes de route et le show débute à 23 heures.
Nous nous sommes endormis bien avant… songeant sans doute à cette belle journée et à cette superbe balade au cœur des volcans.
25/08 - J7 : Svinafell – Skaftafell – Fjallsarlon – Jokulsarlon Into the ice
Le ciel est encore couvert ce matin. Direction Skaftafell et les langues glaciaires du plus grand glacier d’Islande et d’Europe, le Vatnajökull. Il est aussi étendu que la Corse et son épaisseur atteint plus de 1000 mètres. Nous avons prévu une marche d’initiation sur le glacier. Deux compagnies de guides se partagent le marché, Icelandic Mountain Guides et Glacier Guides qui proposent des prestations et tarifs identiques. Nous commençons par IMG, mais il n’y a plus de possibilité avant 13h. Nous tentons notre chance à côté et nous inscrivons pour le prochain départ prévu à 11h30.
Notre guide, Thor quelque chose, attribue à chacun une paire de crampons et un piolet et fournit quelques explications. Départ en school bus jaune vers le Falljökull. Chaque compagnie se voit attribuer une zone par les instances dirigeantes du parc national du Vatnajökull et pour Glacier Guides, c’est CE glacier et pas un autre.
Une fois sur place, nous marchons une bonne demi-heure au milieu d’eau de fonte et de glaces anciennes recouvertes de cendres volcaniques, avant d’arriver au pied du glacier où nous nous équipons sous l’œil attentif de Thor.

Le groupe, composé d’une dizaine de personnes, progresse à bonne allure sous l’égide d’un guide passionné et passionnant, pas avare en commentaires. Crevasses, trous béants, formation et couleur de la glace n’ont aucun secret pour lui. Il pleut maintenant des cordes, mais peu importe, nous sommes bien, là, au milieu de cette immensité blanche, bleue et noire. Les strates de cendres volcaniques emprisonnées dans la glace sont du plus bel effet.

Formation de moulins sous l’effet des eaux de fonte :
Le plus grand atteint une profondeur de 40 mètres (si j'ai bien tout compris).
Dégustation d’eau de bédières : un grand cru château Lafonte !

Ce n’est qu’un au revoir…

Après environ 1h30 sur le glacier, nous regagnons le bus puis Skaftafell vers 15h. Le ciel laisse entrevoir quelques trouées bleues, bon présage pour la suite.
Petit en-cas et nous partons pour environ 2 heures de marche dans le parc national de Skaftafell. C’est un beau sentier courant le long d’un cours d’eau,

menant à la superbe chute de Svartifoss, ceinturée de colonnes de basalte noir.

Nous poursuivons un peu plus haut, vers Sjónarsker pour admirer le point de vue puis continuons la boucle en direction d’anciennes bergeries bâties au début du XXème siècle.


De retour au parking, le soleil est au rendez-vous et l’on se surprend à retirer plusieurs épaisseurs de vêtements… Profitons-en et c’est reparti pour 1 petite heure de marche vers une des langues du Skaftafelljökull.

Remarquez les roches fendues par le gel.

Reprenant la route 1, c’est maintenant le départ pour le lieu tant attendu, Jökulsárlón, le plus grand lac glaciaire d’Islande. Petit détour en route par son petit frère, le Fjallsárlón, déjà très photogénique. Nous sommes quasiment seuls face à ce panorama, nous sommes comblés ! La couleur des icebergs varie en fonction de la lumière passant du blanc au bleu et de l’opaque au transparent. Leurs formes ne sont pas en reste et évoquent poissons ou pièces de cristallerie.



Enfin, quelques kilomètres plus loin, en bordure de route, d’un côté la mer, de l’autre Jökulsárlón. De magnifiques icebergs, détachés du glacier, dérivent sur le lac avant de regagner la mer ou de s’échouer sur la plage de sable noir de l’autre côté du pont. Mais pour l’heure, côté plage, ce ne sont hélas plus que de gros glaçons…


Nous jouissons en cette fin d’après-midi ensoleillée d’une excellente lumière et les lueurs rougeâtres du soleil couchant embrasent l’horizon. Nous marchons une bonne heure entre lagune et mer et apercevons quelques phoques. Nouvelle nuit en mode bivouac face au plus beau des panoramas.


Encore une très belle journée à la rencontre de la glace. Le ciel est clair et dégagé offrant pourquoi pas une ouverture aux aurores boréales. Je scrute un bon moment l’horizon, avant que le sommeil ne me rattrape et diffère mes attentes à plus tard.
26/08 - J8 : Jökulsárlón– Fjords de l’Est – Mjoifjordur Diamants blancs et bout du monde
Les rayons du soleil inondent l’habitacle du Grand Vitara et nous invitent à l’extérieur. Nous déjeunons sur la terrasse de la petite boutique et partons à la découverte du lagon en direction du front du glacier.


Le lac est vraiment grand car le glacier ne semble pas vraiment se rapprocher au fur et à mesure de nos pas. Des pans entiers se détachent du glacier. Ça se déchire, ça craque, ça gronde tout autour. D’autres icebergs se retournent par la force du courant. Quel spectacle ! Et dire que cette glace a des milliers, voire des millions d’années, c’en est presque triste d’assister à cette inexorable fonte. Ce qui est le plus étonnant à ces latitudes, c’est la proximité des glaciers et de la mer. Nous sommes seuls et en profitons pleinement face à ces énormes diamants de taille, forme et couleur différentes.
Ici le monstre du loch ness émerge des eaux :

Là, un reflet parfait nous fait tourner la tête :

Quelle taille !

Un peu de "vie", juste pour l'échelle :

De retour sur le parking, nous traversons le pont pour vérifier la taille des glaçons entraînés sur la plage par la marée. Ils sont bien plus impressionnants que la veille et les reflets du soleil intensifient leur transparence. Une fois de plus, la carte mémoire de l’appareil photo est saturée en un instant !




Vous l'aurez deviné, j'aime beaucoup la glace !
Il est plus de 11 heures quand nous quittons le site à regret pour une longue journée de transition. 350 km et 5 heures de route nous séparent de notre prochaine destination, Mjoifjordur, dans les fjords de l’Est.
Première étape à Höfn, petit port de pêche charmant dominé au loin par le Vatnajökull. Petit tour de ville, ravitaillement et déjeuner au Kaffi Hornið. Service très lent mais les spécialités locales à base de langoustines nous ravissent le palais ! Nous poursuivons notre route et longeons les côtes découpées de fjord en fjord. Les montagnes elles-aussi découpées par les glaces présentes il y a quelques millions d’années forment d’autres beaux diamants.




De petits ports en petits ports, nous arrivons à Fáskrúðsfjörður où des marins français avaient élu domicile à la fin du XIXème siècle à la suite de campagnes de pêche. Un ancien hôpital, un musée, des panneaux de rues bilingues et un cimetière leur rend hommage.




Après avoir longé toutes ces montagnes et ces fjords nous pensons nous rapprocher de notre destination. C’était sans compter une dernière piste, la 953, qui au bout d’une trentaine de kilomètres et près d’une heure, nous mène enfin au minuscule hameau de Mjoifjordur. Cette piste est dans un premier temps très roulante, puis franchit un col à 600 mètres d’altitude avant de plonger sur le fjord en virage à lacets. Puis encore une dizaine de kilomètres jusqu’au hameau. C’est trèèèès long, mais quelle route ! Une fois au sommet du col, le fjord, les ruisseaux, les névés et les moutons se découvrent peu à peu.

Au bord du chemin, cette épave de péniche se corrode lentement au gré des intempéries

Arrivés à Mjoifjordur, nous trouvons facilement les jolis chalets de Solbrekka, mais avons du mal à trouver l’accueil. J’avais lu que c’était à l’école, mais elle est fermée. Nous sonnons donc à côté où une fillette et sa maman nous accueillent tout sourire. Elle nous indique où nous rendre et prévient la propriétaire de notre arrivée par téléphone. Encore une démonstration de la gentillesse des islandais. Nous prenons possession de notre hébergement, une superbe cabane où nous avons prévu 2 nuits. Dîner et au lit, cette journée était épuisante.
De magnifiques icebergs, des fjords qui n'ont rien à envier à ses cousins norvégiens, des jolis phares, une cabane au bout du monde, le tout sous un soleil radieux…c’est sûr la nuit sera bonne !
27/08 – J9 : Mjóifjörður – Seyðisfjörður – Egilsstaðir – Litlanesfoss – Hengifoss- Mjóifjörður Cascades d'eau-rores
Hier soir Johanna, la propriétaire des cottages, nous a demandé de passer ce matin à l’école régler notre séjour. L’école, inoccupée en été, fait office de camping, café et guesthouse du 15 juin au 15 août et dispose d’un terminal de paiement pour CB. Nous sommes fin août et les cours ont déjà repris. Nous y entrons vers 10 h, accueilli par sa fille institutrice et son mari qui lui prête main forte.
Il y a dans une salle 3 enfants en chaussettes (ah oui, c’est une des particularités de l’Islande qui veut que l’on se déchausse avant d’entrer dans une maison), très détendus, bayant aux corneilles et dans la cuisine (oui, c’est étrange), deux autres enfants un peu plus concentrés. Cela donne l’impression que ce sont les enfants qui organisent le programme et non l’équipe enseignante. Nous sommes amusés car on est loin de l’apprentissage à la française. Je discute un peu avec l’institutrice qui m’apprend que seules 20 personnes, dont 5 enfants vivent ici à l’année et qu’en hiver, l’accès au fjord ne peut se faire qu’en bateau !
Aucun programme n’est établi pour cette journée, il fait plutôt beau et comme tous les jours, il vente. Ma proposition de rando dans les environs ne remportant pas un grand succès auprès de Monsieur, nous décidons de visiter les fjords alentours et surtout Seyðisfjörður.
Les deux cottages :

Nous remontons lentement le fjord et la piste à 15 % en marquant quelques poses photographiques tout au long du col.
Mjóifjörður :

Klifbrekkufossar :

Mes fleurettes préférées, les linaigrettes :

Puis sur la 93 menant à Seyðisfjörður, arrêt à Mulafoss et Gufufoss.


Arrivés dans ce petit village de 700 âmes, le Norröna est à quai, prêt à rembarquer les passagers pour le Danemark, via les îles Féroé.

C’est un long et charmant fjord, encaissé entre de hautes montagnes où les maisons traditionnelles en bois apportent une jolie touche de couleur.



Comme il est plus de midi et que nous sommes gourmands, on se laisse tenter par le Skaftfell Bistró et ses bonnes pizzas. L’ambiance et l’accueil y sont chaleureux. Une grande table accueille beaux livres, l’étage fait office de galerie d’art et le WiFi est disponible gratuitement.
On repart le ventre plein vers une nouvelle cascade que nous avons repéré à l’aller, Fardagafoss.

Une petite demi-heure à travers myrtilles et herbes grasses est nécessaire pour rejoindre la cascade. Le passage est ensuite un peu difficile, mais l’accès se fait en toute sécurité à l’aide d’une chaîne.
Petit tour à Egilsstaðir, la plus grande ville de l’Est pour faire quelques courses, mais nous n’y trouvons pas un grand intérêt.
Nous longeons ensuite le lac Lagarfljót par la 931, traversons une partie de la forêt d’Hallormsstaður, et partons pour 2 heures de marche à la rencontre de deux autres cascades, Litlanesfoss et Hengifoss.

Elles sont totalement différentes. La première est entourée de colonnes de basalte et la seconde, d’une hauteur de 118 m, est une succession de strates d’argile rouge, emprisonnées entre des couches de laves basaltiques noires. C’est très différent des autres cascades que nous avons vues jusqu’ici.




Ces strates ne sont pas sans rappeler d’autres formations rocheuses bien connues.

L’Est et notamment la région d’Egilsstaðir est connue pour être peuplée par de nombreux rennes. Confiants, nous quittons donc le parking des chutes par la rive ouest du Lagarfljót. Ce sont de vastes plaines vallonnées couvertes de lichen, terrain idéal pour ces animaux. Autant vous le dire tout de suite, nous n’en verrons pas le moindre. Seuls ces moutons nous observerons fièrement regagner notre fjord et notre cottage.

Alors que l’on s’apprête à se coucher, quelque chose attire mon regard à l’extérieur. Il pleut ! Mais pas n’importe quelle pluie, c’est une majestueuse pluie de particules magnétiques, une AURORE BOREALE. Incroyable, indescriptible, bouleversant, MAGIQUE, les mots me manquent encore aujourd'hui. Je suis aussi excitée que les électrons qui s’entrechoquent et dansent dans le ciel, passant d’un côté à l’autre du chalet, au mépris du froid mordant. J’admirerai longuement ce ballet nocturne, alors que Monsieur s’est endormi depuis belle lurette.
Evidemment, avec un APN compact, le rendu est minable. Mais les images sont gravées dans mes souvenirs et les étoiles elles, sont toujours dans mes yeux.


Ces deux jours dans les fjords de l’Est auront été l’occasion de découvrir un joli coin d’Islande, bordé de montagnes sauvages, de côtes déchirées, de fjords s’enfonçant dans les terres et… d’aurores polaires. La côte Est s’achève pour nous ici, nous offrant, comme pour nous saluer, la plus belle danse d’adieu.
28/08 – J10 : Mjóifjörður – Dettifoss – Hverir – Mývatn Forces de la nature
Nous quittons Mjóifjörður avec le soleil. C'est le troisième jour d'affilée sans pluie. Dernier passage sur la 953 (nous y avons tout de même passé 4 heures en 2 allers/retours) puis en route pour la région de Mývatn. Il était initialement prévu de faire étape à Askja, une zone volcanique dont la dernière éruption remonte à 1961, mais nous décidons de faire l’impasse. Trop loin, trop de pistes et surtout trop de gués…Nous empruntons bien sagement la route 1 où après des dizaines de kilomètres de paysages sauvages, secs et désolés surgissent des déserts de dunes noires, rouges ou brunes. C’est ce que je préfère !




La région de Mývatn est l’une des plus actives d’Islande. C’est ici que l’on se rend réellement compte de la toute puissance de la nature. Volcans, solfatares, marmites de boue, coulées de lave à peine refroidie : un petit concentré d’Islande.
Souhaitant marquer une pause à Dettifoss, la chute la plus puissante d’Islande, nous laissons de côté la 864 permettant de s’y rendre par la rive Est, pour emprunter quelques kilomètres plus loin la 862.
Cette belle route nouvellement créée mène à un immense parking et à de petites guérites, signe d’une prochaine exploitation touristique du site. En effet, tout comme Geysir et Kerið, il faudra bientôt verser quelques couronnes pour saluer Dettifoss.
Le sentier menant à la chute en une trentaine de minutes louvoie entre désert lunaire et formations basaltiques.

Au détour d’un virage, une haute et large brume annonce la bête. La voici : 100 mètres de large, 45 de haut et près de 500 m3 de débit par seconde, quel gigantisme ! Le Vatnajökull crache toute sa puissance dans la Jökulsá á Fjöllum, les eaux grisâtres chargées en sédiments glaciaires sont déchaînées, c’est assourdissant.


Ça mouille ! Voyez la taille des personnes à droite, cela donne une idée des dimensions.
En amont, les anfractuosités de la Jökulsá á Fjöllum ont donné naissance à Selfoss, de multiples petites chutes hautes d’une dizaine de mètres qui s’étendent pour former un arc de cercle (la rive ouest n'est pas le meilleur côté pour les observer).

En aval, au bout de la 862 non pavée, se trouvent Hafragilsfoss, les gorges de Jökulsárgljúfur et le canyon d’Ásbyrgi.
De retour sur la route 1 et intrigués par le regroupement de voitures, motos, chevaux et quads, on bifurque à droite en direction des panaches de poussières. Nous sommes fin août, la neige est annoncée pour ce week-end et c’est l’heure du réttir, c'est-à-dire le rassemblement des moutons. Nous nous permettons de nous joindre aux fermiers qui rabattent les animaux depuis les hautes terres. C’est un super moment pour nous d’assister à cette tradition islandaise qui réunit toutes les générations. Des milliers de moutons arrivent en files sans fin dans un concert de bêêê. En moins d’une demi-heure les ovins sont rassemblés et parqués dans leur enclos, prêts à être triés et réattribués à leurs propriétaires. D’après l’un des fermiers, le tri aura lieu demain matin à 6 h.


Habituellement les corrals sont en forme de camembert facilitant le tri, comme celui-ci aperçu plus loin :

La visite se poursuit par le champ hydrothermal de Hverir, au pied de la colline de Námafjall. Une zone de solfatares et de marmites de boues aux couleurs variées, envahie par des vapeurs de sulfure d’hydrogène, mais aussi par des hordes de petites mouches noires (d’où le nom de Mývatn – le lac des mouches).

Pschhhhh
Bloup, bloup

De l’autre de côté de Námafjall, le jarðböðin við Mývatn – petit frère du célèbre blue lagoon de Reykjavik – est planté au milieu d’un désert de lave noire acérée contrastant avec le bleu turquoise de l’eau, chauffée à 40° par l'usine géothermique toute proche.

Cette zone très active est un festival de couleurs.


Arrivés à Reykjahlíð, le village bordant le lac Mývatn, nous dînons au Gamli Bærinn avant de se trouver un nouveau bivouac tranquille pour la nuit. Nous ne le savons pas encore à cet instant, mais ce sera notre dernière nuit en « camping » sauvage.
Encore une belle journée en tête à tête avec les puissances de la nature, nous sommes toujours émerveillés par ce pays. Demain, nous parcourrons le tour du lac, à la découverte d’autres beautés.
29/08 – J11 : Mývatn et alentours On a marché sur la lune
Le ciel est couvert ce matin, sans pluie. Le temps est idéal pour approfondir les visites de cette région riche en curiosités géologiques situées autour du lac de Mývatn. Il n’est pas encore 8 heures et nous sommes déjà sur le parking de Grjótagjá, un ensemble de grottes remplies d’eau chaude (trop chaude pour un bain !), espérant une belle lumière matinale. Mais il n’en est rien. Nous y repasserons le lendemain dans le même but…en vain. La grotte est en outre obstruée par un éboulis de roches, signe d’une récente activité sismique ou volcanique, rendant l’approche dangereuse. En revanche la faille qui la surplombe courant sur des kilomètres est de toute beauté.

Deuxième étape aux « châteaux sombres » de Dimmuborgir, formations de lave aux formes accidentées, succession de roches percées, de cavités ou d’imposantes colonnes envahies de petits arbustes.

Plusieurs sentiers de randonnées sillonnent le site et nous nous lançons sur le Church Circle long de 3 km, à la recherche de Kirkjan, une roche rappelant la voûte d’une cathédrale. Il n’y a pas âme qui vive en cette heure matinale et, dans cette noirceur, seuls les esprits des trolls semblent hanter les lieux. Au bout d’une heure, nous sommes de retour au parking et nous installons sur la terrasse du café encore fermé, pour petit-déjeuner à l’abri du vent.

Cap sur Hverfjall, un cratère d’explosion formé il y a 2 500 ans qui du haut de ses 250 mètres et 1 000 mètres de diamètre, domine toute la région. Arrivés sur le parking nous entreprenons son ascension par son versant Nord, parait-il plus aisé. Le sentier est plutôt raide et la progression n’est pas facile compte tenu de la nature du terrain composé de cendres. Le vent souffle fort ce qui n’arrange pas nos affaires. Au sommet, la vue se dégage sur un cône parfait trônant au centre du volcan, sur le lac à l’Ouest et sur les mamelons orange de Namaskard et du Krafla au Nord-Est. Nous faisons le tour du cratère en prenant le vent en pleine face puis regagnons la voiture.

Nous poursuivons notre tour du lac par Skútustaðir, une zone de pseudo-cratères située au sud du lac, puis laissons de côté le Vindbelgjarfjall pour retourner à notre point de départ et continuer vers la zone volcanique du Krafla. Le volcan, l’un des plus actifs d’Islande et dont la dernière éruption s’est produite en septembre 1984, abrite au sein de sa large caldeira une zone géothermale ainsi qu’une usine géothermique. De gros tuyaux argentés serpentent le long du relief contrastant avec les ocres du volcan ponctués de fumerolles.
Skútustaðir :

La zone du Krafla :

Au bout de la route, le cratère Viti, signifiant « enfer » enserre un lac aux eaux siliceuses bleu turquoise.

A proximité, les panaches de fumées remontant des entrailles de la Terre s’échappent des cheminées dans un boucan d’enfer, un simple cordage en gage de sécurité. Plus loin, un second cratère plus petit ainsi que solfatares, névés et marmites de boue complètent la visite.


Un dernier site reste à explorer dans cette zone de fractures, le mont Leirhnjúkur, encore fumant. Petit en-cas et c’est parti pour une rando d’une heure et demie à travers cet immense champ de lave tourmenté à souhait. Des coulées cordées, dégoulinantes, qu’on croirait de la veille. Des croûtes, des plaques, des gaz, des cratères à la gueule béante : c’est un vrai décor lunaire.




Et puis, de l’autre côté de la colline, un peu de vie. Ici des plantes grasses, là des lichens, marquant bien la frontière entre coulées récentes et anciennes.


Rapide visite de l’usine géothermique, puis nous repassons à Hverir afin de gravir Námafjall, une autre montagne faisant également partie du système volcanique du Krafla. Le sentier est assez escarpé et traverse de magnifiques rubans de soufres rythmés par des colonnes de fumées odorantes. Le panorama sur Hverir et les sommets environnants n’est pas en reste.



La descente est tout aussi abrupte que la montée et le retour sur le sol sablonneux est périlleux. Heureusement qu’il y a quelques prêles auxquelles se cramponner !


Il est maintenant l’heure de rejoindre notre guesthouse sur la rive ouest du lac, la ferme Stong, où nous avons réservé pour 2 nuits. Nous sommes chaleureusement accueillis par Svala, la propriétaire qui nous conduit à notre chambre sous les combles. La ferme en activité dispose d’une vingtaine de chambres, de 4 ou 5 cottages, de 2 hot pots, d’une grande salle à manger et offre une très belle vue sur la campagne. Comme il est possible de dîner sur place, nous réservons notre menu auprès de Svala et partons en attendant, à la découverte de la ferme. L’heure du repas est arrivée. Nous voici face à une énorme soupière garnie d’un excellent velouté de champignons, suivi d’un rôti d’agneau pour Monsieur et d’une truite pour Madame accompagnés de petits légumes, avant de conclure par une mémorable Skyrterta (sorte de cheesecake surmonté de myrtilles). Un vrai régal ! Cela restera notre meilleur repas en Islande.
La région de Mývatn nous a bien plu. Toutes les forces y sont réunies et s’expriment au travers de paysages variés ; les couleurs explosent, magnifiées par les camaïeux de gris du ciel.
30/08 – J12 : Mývatn – Húsavík – Mývatn Au pays des baleines…
Les prévisions météo ne mentaient pas : cette nuit il a neigé. Les sommets sont joliment saupoudrés d’une fine pellicule blanche. La température a chuté et comme tous les jours, il vente. Après le petit-déjeuner, nous partons pour Húsavik, petite ville portuaire du nord, connue pour être la capitale de l’observation des baleines en Europe. Plus on s’approche de la côte et plus le temps se dégrade. Arrivés au port, il pleut à verse et nous restons deux bonnes heures dans la voiture à observer l’activité des pêcheurs et à surfer sur le net à la recherche de nos prochains hébergements. Pas question de sortir en mer sous cette pluie. Profitant d’une petite accalmie, nous pouvons enfin arpenter la ville qui abrite une belle église en bois blanc.


Sur le port, tout rappelle la pêche, ici d’anciens cotres reconvertis en embarcation pour l’observation des cétacés, là quelques bouées de mouillage colorées et têtes de poissons séchées, plus loin des pêcheurs préparant leurs palangres dans des seaux et au fond la fabrique de glace. Au loin les sommets enneigés dominent majestueusement la baie.



Sur le port également, l’ancien abattoir transformé en musée de la baleine, nous offre une pause culturelle bienvenue. Au rez-de-chaussée l’on retrouve toutes les explications sur le cycle de vie des baleines, leur alimentation, leur migration et leur chasse. L’étage est réservé aux immenses squelettes de baleine à bosse, orque et autres cétacés. Une visite intéressante qu’apprécieront petits et grands.

Orque :
Baleine à bosse :
Il est près de 17 h et nous dévorons quelques fish and chips un peu trop gras avant de reprendre la route vers Mývatn.
L'Hverfjall, gravi hier :
Dernier passage à Grjótagjá pour la lumière du soir…qu’il n’y eût pas.
De retour à la ferme, nous apprenons qu’ici, il n’a plu qu’en début de matinée !
Stong :
Petite journée aujourd’hui, pas de montagnes colorées, pas de fumerolles, pas de sortie aux baleines non plus, juste une petite pause dans une coquette ville portuaire en proie aux averses. Cela nous aura au moins permis d’étudier les prévisions météo et d’établir la suite du programme.
31/08 – J13 : Mývatn – Goðafoss – Akureyri – Grundarfjörður De la Lune à Mars
Il fait plutôt beau ce matin, mais froid. Notre itinéraire devait nous mener par la F35 aux Kerlingarfjöll, de magnifiques montagnes de rhyolite dans le centre du pays, mais c’est à plus de 1000 mètres d’altitude et la neige est annoncée pour ces 2 prochains jours. Pas question de s’aventurer sur la F35 et encore moins aux Kerlingarfjöll dans ces conditions. Prenant un peu d’avance sur le programme établi, nous traverserons donc une bonne partie de l’île pour rallier directement la péninsule de Snæfellsnes, à l’Ouest. C’est parti pour 5 à 6 heures de route. Peu après Mývatn, premier arrêt à la chute des dieux, Goðafoss, composée de chutes en fer à cheval d’une hauteur de 12 mètres.

Nous traversons ensuite de vertes vallées agricoles avant de pénétrer dans l’Eyjafjörður, entouré de montagnes culminant à 1500 m et abritant la deuxième ville du pays Akureyri.


Nous parcourons le centre ville, désespérément vide en ce samedi matin. De jolies maisons colorées ainsi qu’une cathédrale dont l’architecture rappelle les orgues basaltiques, animent la cité portuaire.


Reprenant la route, nous voici au sommet d’un col enneigé. Pourvu qu’il n’y ait pas plus de neige sur la chaussée ! Comme dans la plupart des pays scandinaves, l’imagination des architectes donne naissance aux constructions les plus improbables.

Nous marquons une pause pique-nique à Blönduós, près de la piscine, où des enfants s’amusent dans les toboggans extérieurs alors qu’il ne fait que 2° C. On n’a manifestement pas la même résistance au froid.
Direction plein Ouest vers la péninsule de Snæfellsnes avec, à son extrémité, le volcan et glacier Snæfellsjökull, qui serait la porte d’entrée du « Voyage au centre de la Terre » de Jules Verne. Nous y arrivons vers 16 heures et passons devant l’Eldborg, un beau cratère d’une centaine de mètres.

De belles collines rouges dignes de la planète Mars nous font de l’œil avant d’atteindre Gerðuberg, un ensemble de colonnes de basalte s’étirant sur une centaine de mètres et enfin notre destination, Grundarfjördur où nous avons réservé 2 nuits à l’auberge de jeunesse.



Petite visite sur le port et au cœur du village, pizzas au Ruben et au lit.
Une grosse journée de transition qui nous a une nouvelle fois permis de découvrir des paysages totalement différents au fil des kilomètres.
01/09 – J14 : Tour de la péninsule de Snaefellsnes Que d’eau, que d’eau
La pluie est de retour et l’horizon est bouché par une épaisse brume. Nous prenons tout notre temps pour prendre le petit-déjeuner dans la cuisine commune de l’auberge de jeunesse, face à l’océan où des épaulards ont été aperçus ce printemps. Cette AJ est la plus moderne et la mieux équipée que nous ayons vue. Elle comporte deux bâtiments, l’un plus ancien en ville et l’autre situé sur le port, abrite une dizaine de chambres double ou familiale avec salle de bains privative. Une bonne adresse, même si les tarifs sont un peu élevés pour une AJ.
Nous débutons notre tour de la péninsule par Ytri-Tunga sur la côte Sud. La côte est sauvage et parsemée de roches sur lesquelles se prélassent phoques et cormorans. Nous parcourons la plage sur quelques centaines de mètres pour bien les observer, mais le terrain est glissant en raison des nombreuses algues accrochées aux rochers, ce qui nous empêche de les approcher davantage. Ils n’ont nullement l’air dérangés par notre présence et continuent leur sieste.


Plus loin, la magnifique église noire de Búðir perdue dans la brume confère au lieu une atmosphère mystérieuse. C’est étrange cette petite église au milieu de nulle part.

A quelques kilomètres, la statue en pierre du gardien des lieux, Barður, marque l’entrée du petit port d’Arnarstapi.

L’activité volcanique a donné ici naissance à d’impressionnants reliefs de basalte, parfois grignotés par la mer, formant ainsi cavités et arches où nichent plusieurs colonies d’oiseaux.



Un sentier permet de longer la côte et de rejoindre le petit port d’Hellnar. Au bout de quelques kilomètres sous cette pluie battante, nos vêtements techniques ne suffisent plus. Ça mouille et plus drôle, ça mousse !

De retour à la voiture, le chauffage ainsi que les sièges chauffants sont poussés à fond jusqu’à la prochaine étape. Justement, nous voici sur la plage de Malariff dominée par son phare où la mer et le vent forment d’énormes rouleaux bleu turquoise.



Plus loin, la plage de Djúpalón couronne la visite de la côte Sud. Le sentier y menant louvoie à travers de nouvelles sculptures volcaniques laissant place aux galets noirs et aux débris rouillés d’un chalutier anglais échoué ici en 1948. L’on y trouve également 4 pierres-étalons de 23 à 154 kg que les apprentis matelots du port de Dritvik devaient soulever pour mesurer leur force et espérer trouver une place à bord d’un bateau de pêche.



Arrivés à Hellisandur, le bout de la péninsule, nous n’avons toujours pas vu le Snæfellsjökull et nous ne le verrons jamais, tant le plafond restera définitivement bas. Il y a bien une piste qui y mène, mais avec cette purée de pois, pas la peine de s’y aventurer. Nous basculons sur la côte Nord en passant par Ólafsvík, qui n’a pas un grand intérêt si ce n’est sa splendide église contemporaine. Différentes figures triangulaires s’emboîtent harmonieusement pour enserrer de très beaux vitraux. L’intérieur est tout aussi original, mais chut, l’office est en cours.


La boucle est bouclée, nous voila de retour à Grundarfjördur. Nous terminons la soirée sur les plages de galets faisant face à l’AJ, puis au restaurant de l’hôtel Framnes.
Encore une journée bien arrosée, la fadeur des photos en témoigne. Il est bien dommage que la brume ne nous ait pas permis d’apprécier toutes les beautés de la péninsule et notamment son relief. Il aurait été préférable de prolonger les visites le jour de notre arrivée, seule journée ensoleillée. Mais c’est l’Islande, le temps change en 5 minutes…ou pas !

Demain, nous nous rapprochons de la Capitale où d’autres sites historiques et incontournables nous attendent.
02/09 – J15 : Grundarfjörður – Stykkishólmur – þingvellir – Reykholt Grisaille générale
Nous quittons la partie ouest de la péninsule de Snaefellsnes pour Stykkishólmur, petit port agréable et lieu d’embarquement pour les fjords de l’Ouest, dominé par un petit phare orange et une nouvelle église à l’architecture insolite. Petite marche sur le port, grimpette jusqu’au phare et ravitaillement.


En route pour le Sud par la route 1 puis la 522 pour rejoindre Deildartunguhver, des sources d’eau chaude à 100° C au débit le plus élevé d’Europe (180 litres par seconde) qui alimentent le chauffage des maisons d’Akranes et de Borgarnes et les nombreuses serres de cette région agricole. L’on trouve d’ailleurs à proximité plusieurs étals de fruits et légumes en libre service. Le principe est simple : déposez la somme indiquée dans la caissette, faites la monnaie s’il y a lieu et servez-vous. Imaginez la même chose en France…il ne se passerait pas 5 minutes avant disparition complète de la production, des recettes, voire de la roulotte 😛. Nous ne sommes pas très surpris, car nous avions déjà vu cela en Norvège. Quelle confiance tout de même !

On retrouve ces maisonnettes sur quelques kilomètres en bordure de la route 50.


Nous faisons le plein de légumes frais et poursuivons vers le Sud par la 52 et la 550 afin de rallier þingvellir. Cette route, que nous n’avions pas prévu d’emprunter se transforme vite en piste. A l’approche de la 550, le temps se gâte sérieusement et le ciel, subitement aussi noir que la piste de cendres sur laquelle nous évoluons, nous plonge instantanément dans l’univers de Tolkien. Les ténèbres du Mordor ne sont pas loin. Nous ne sommes pas tranquilles, d’ailleurs je n’ai pris aucune photo pendant le trajet, cela prouve bien notre état d’anxiété. L’arrivée à þingvellir se fait sous la pluie.
Þingvellir est un lieu mythique pour les islandais, où s’étend la plaine du premier parlement de la première démocratie (fondé en 930), mais c’est surtout le seul endroit avec l’Ethiopie où l’on peut observer la dorsale médio-atlantique en surface. La faille Almannagjá, orientée Sud-Ouest/Nord-Est s’écarte de 2 cm par an et sépare deux continents, avec d’un côté la plaque nord américaine et de l’autre, la plaque eurasienne.

Les nombreux sentiers sillonnant le parc nous mènent à Öxarárfoss puis à différents points de vue surplombant l’immense lac Þingvallavatn.

Nous repartons par les routes 365, 37 et enfin la 35 pour rallier notre hébergement, la guesthouse Husið dans laquelle nous avions séjourné le soir de notre arrivée en Islande. Comme nous souhaitions nous rapprocher de Reykjavik et que la maison d’hôtes est bien située, nous y avons réservé une chambre pour 2 nuits depuis Grundarfjörður. Nous y avons nos marques et y sommes presque comme à la maison. On se prépare donc notre petit dîner et au lit.
Journée un peu tristounette, d’abord en raison du temps, puis parce que l’on n’a pas vraiment été emballé par la région d’Akranes, ni réellement par Þingvellir. C’était une visite agréable avec de beaux sentiers, mais sans plus. Peu de couleur aujourd’hui…ça manque !
03/09 – J16 : Reykholt – Geysir – Gullfoss – Hveragerði –Reykholt A la recherche des eaux…bleues
Comme il fait plutôt beau ce matin, nous retournons à Geysir et à Gullfoss. Comparé à il y a quinze jours, l’affluence est nettement supérieure en journée, surtout à Gullfoss. Des cars entiers déversent leurs touristes, asiatiques pour la plupart, qui se pressent autour du site et dans l’immense boutique/cafétéria dès les premières gouttes de pluie. Nous prenons également un peu le temps de flâner dans la boutique et nous réchauffons autour d’un bon bol de soupe servie à volonté.
Sur le parking, David et Goliath :

A côté du 4x4 islandais, notre Grand Vitara a l’air d’une voiturette ! On ne joue pas dans la même cour pour traverser une rivière.
Nous partons ensuite à la recherche d’une chute bien cachée et peu connue : Bruárfoss, à proximité de la route 355. La chute n’est pas des plus sensationnelles, mais c’est la rivière toute entière, qui coupée en deux par une faille, forme des dizaines de petites chutes aux eaux d’un incroyable bleu turquoise. L’accès se fait au bout d’un dédale de ruelles au sein d’une zone de maisons de vacances. Nous parcourons le sentier et traversons un petit pont en bois et nous retrouvons très vite dans une zone marécageuse. Nous voilà avec 10 cm de boue collée à nos chaussures, ne sachant pas vraiment où se trouve la chute. On entend bien le bruit de la rivière, là pas très loin, mais le terrain est entièrement inondé. Tant pis, nous rebroussons chemin tout près du but !
Direction le Sud, vers Hveragerði, pour découvrir un autre site géothermique. La particularité des lieux est que la zone de géothermie, autrefois située au cœur de la ville, s’est déplacée à la suite d’un séisme en mai 2008. La zone d’activités se trouve désormais sur les hauteurs de la ville. Une forte odeur de soufre embaume les lieux. Canalisations rouillées et à l’abandon jalonnent le parcours.


Plus loin sur les hauteurs, un sentier de 3 kilomètres vous mène à l’une des rivières chaudes les plus connues d’Islande, Reykjadalur (la vallée des fumées).
Sur le chemin du retour, dernier arrêt à Kerið, un cratère volcanique vieux d’environ 6500 ans situé en bordure de la route 35. Ce cratère aux parois rouges, de 270 mètres de long sur 170 mètres de large et profond de 55 mètres, abrite un petit lac dont le niveau peut varier de 7 à 14 mètres. L’accès y est payant depuis juin 2013 (300 ISK, soit environ 2 €).

Comme la veille, dîner « à la maison » et au lit.
Aujourd’hui, nous avons renoué avec les cascades, geyser, fumerolles, volcan et vapeur de soufre : toutes ces couleurs qui caractérisent l’Islande et que nous aimons beaucoup.
04/09 – J17 : Reykholt – Reykjavik A la capitale
Voilà, nous quittons les terres pour la capitale, dernière étape de ce voyage.
100 kilomètres à peine nous séparent de Reykjavik, nous y arrivons en milieu de matinée et commençons par la visite du Perlan situé en périphérie. Le bâtiment, qui n’est autre qu’un grand réservoir géothermique qui alimentait autrefois la ville, ne représente pas un grand intérêt, si ce n’est sa terrasse panoramique circulaire offrant une vue remarquable sur toute la baie de Reykjavik. Un des réservoirs abrite le saga museum qui retrace les moments clés de l’histoire islandaise.

Nous prenons la direction du centre de Reykjavik afin de nous installer pour 2 nuits à la Guesthouse Sunna. La maison d’hôtes comprend de nombreuses chambres bien tenues (avec ou sans salle de bain) et une cuisine à chaque étage. L’adresse est très centrale, à deux pas de l’avenue commerçante (Laugavegur) et juste en face de Hallgrímskirkja, l’église luthérienne de Reykjavik, dont l’architecture en béton rappelle une fois de plus les orgues basaltiques. A l’intérieur, l’on peut y découvrir un gigantesque orgue de plus de 5200 tuyaux.

Nous arpentons les rues en direction du port. La ville est à taille humaine, facilement parcourable à pied en une demi-journée. De jolies maisons d’un à deux étages en bois ou en tôle ondulée, parfois colorées et typiques des pays scandinaves, bordent les rues. Parfois quelques gratte-ciel tutoient les nuages, mais ils restent peu fréquents. Le bâtiment le plus emblématique de la ville est sans aucun doute Harpa, la salle de concert et centre des congrès, entièrement revêtue de panneaux de verre de différentes couleurs. Située sur le vieux-port, les reflets de l’eau et des bateaux dansent avec la lumière. Restaurant et boutique occupent le rez-de-chaussée. Quel bel ensemble.



Plus loin, l’on découvre installée sur le front de mer, Sólfarið, une belle sculpture en inox rappelant sans aucun doute les drakkars vikings.
Nous remontons le port et arrivons au Seabaron, une adresse bien connue pour ses brochettes de poissons et sa soupe de homard (plutôt de la langoustine). Le local est petit et simple, chaleureusement décoré et tenu par un ancien pêcheur. Pour les brochettes, on peut choisir entre plusieurs poissons, St Jacques et même de la baleine. Nous nous sommes contentés de la soupe qui était excellente. Une bonne adresse sympathique où l’on se sent chez soi.
Nous sommes à présent dans le centre historique où se trouvent les plus anciennes maisons mais aussi le lac Tjörnin, occupé par de nombreux oiseaux. Au ras de l’eau, le hall de l’hôtel de ville, enferme une belle maquette en relief du pays, nous permettant de mieux visualiser notre parcours.


La journée se termine en déambulant au hasard des rues.
Belle journée à Reykjavik qui ne parait pas très grande, mais qui doit certainement receler des petits trésors cachés, que nous touristes pressés ne prenons pas le temps de découvrir. En tout cas il semble y avoir une vie culturelle assez intense, avec une population jeune et dynamique le tout, au cœur d’un cadre naturel unique.
05/09 – J18 : Reykjavik – Reykjanes - Reykjavik A la recherche des eaux…chaudes
Pour notre dernier jour entier en Islande…il fait très beau.
Direction la péninsule de Reykjanes, pour un dernier aperçu des trésors naturels de l’île. Cette péninsule est un petit condensé d’Islande, mêlant des champs de lave moussues, des sources d’eau chaude, des solfatares, des lacs et des petits ports. Premier arrêt à Hafnarfjörður, la 3ème ville du pays, sans grand intérêt. Puis nous empruntons la route 42, puis la 427, à travers un paysage volcanique de toute beauté, menant au lac Kleifarvatn, entouré de formations rocheuses et de plages de sable noir.



Un peu plus loin, le site géothermique de Seltun, équipé de passerelles en bois louvoyant au cœur des marmites de boue et des évents de vapeur, nous rappelle les autres aires géothermiques déjà rencontrées plus au Nord.

A proximité se trouve Skatalaug, une source chaude dans laquelle il est possible de se baigner. Munis de ses coordonnées GPS, nous partons à sa recherche. Autant vous dire que nous ne la trouverons pas. Soit les coordonnées n’étaient pas exactes, soit Skatalaug n’existe plus. La nature nous récompensera tout de même par la présence d’un cœur de verdure au milieu des sables volcaniques.

Nous poursuivons sur la route 427 jusqu’à Grindavik, minuscule port situé au sud de la péninsule avant d’emprunter la 426 pour Bláa Lónið (blue lagoon). Ce site thermal hautement touristique est construit à côté d’une centrale géothermique plantée au milieu d’un champ de lave. Ses eaux chaudes légèrement salées et riches en silice sont d’un bleu laiteux irréel. Nous pénétrons dans le hall d’accueil pour voir les bassins sans avoir l’intention de se baigner (à 40 € par personne la baignade, alors que le pays compte d’innombrables sources chaudes naturelles -encore faut-il les trouver-, pourquoi pas, mais là il y a beaucoup trop de monde).

Nous ressortons et nous promenons autour des autres bassins non aménagés, puis plus loin, aux abords de la centrale où les dépôts de silice sont bien visibles.


On peut se tartiner le visage avec cette pâte blanche, c’est même conseillé pour soigner certaines affections cutanées. Même si l’on a déjà vu les bains de Myvátn, cela vaut tout de même le déplacement.
Nous reprenons la route au milieu des champs de lave, nous arrêtons pour un nettoyage complet du véhicule et regagnons la capitale pour terminer la soirée sur le port et dîner à l’Icelandic Fish & Chips. Les beignets de poissons (morue, haddock, loup, plie…), réalisés à base de farine d’épeautre et plongés dans une friture légère sont accompagnés de pommes de terre persillées cuites au four et de différentes sauces au choix.
Voilà, l’aventure prend fin petit à petit, pas après pas dans les rues animées de Reykjavik. S’achève ici un voyage d’exception, sur les terres tourmentées d’une île de glace et de feu.

06/09 – J19 : Reykjavik – Francfort - Alsace Retour à la civilisation
Notre vol n’étant qu’à 16h05, nous profitons de la matinée pour les derniers achats souvenirs sur Laugavegur.

Nous quittons la ville pour Keflavik vers 12 heures, rendons le véhicule chez Blue Car et attendons notre vol avec une pointe de nostalgie.
Dernières couleurs au dessus des nuages avant d’atterrir à Francfort.

Changement de température : il fait 27°C à 22 heures et immersion brutale dans le bruit et le trafic routier : nous sommes vendredi soir et la circulation sur les autoroutes allemandes est infernale. On est loin des quelques voitures croisées en Islande, on avait oublié cette foule avec délectation.
Nos impressions :
L’Islande c’est d’abord la fusion des forces de la nature. Le vent, la pluie, le feu, la glace : toutes les manifestations terrestres qui nous font nous sentir petits ; C’est des volcans, des déserts, des montagnes, des glaciers, des rivières et des cascades ; C’est enfin une multitude de couleurs : le blanc des moutons, de la neige, de la glace et des panaches de fumées s’échappant des évents de vapeur ; le jaune du soufre, des déserts et des prairies asséchées par le vent ; le noir de l’obsidienne, de la lave et de la cendre rejetées par les volcans ; le vert tendre des toitures, des pâturages où paissent moutons et chevaux islandais ; le vert fluo des lits de mousses et des aurores boréales ; le rouge des cratères, des scories basaltiques et de l’oxyde de fer recouvrant les montagnes du Landmannalaugar ; l’ocre des plages et des montagnes de rhyolite ; le bleu des lacs, des fjords et des glaces de Jokülsarlón ; et pour finir le gris des rivières glaciaires tumultueuses, des colonnes de basalte et des ciels irréels déchirés par les nuages.
L’Islande est tout cela à la fois, mystérieuse et envoûtante, sublimée par une luminosité magique.
Nous avons adoré : Tout
- Les volcans, déserts, montagnes, glaciers, rivières, cascades, fjords - Les hautes terres et leurs pistes pour l’extrême beauté des paysages - Les moutons, chevaux, innombrables oiseaux, canards et surtout les incroyables clowns des mers : les macareux - La magie d’une aurore boréale aux confins des montagnes et des fjords
Nous avons moins aimé : Les gués et la longueur de certaines pistes (mais cela en valait bien la peine)
Hébergement / Restauration :
Tous les hébergements réservés ont été à la hauteur de nos attentes, avec une mention spéciale pour l'isolement et la vue à Mjoifjörður (Solbrekka), pour la table d’hôtes à Myvátn (Guesthouse Stong) et pour le confort à Grundarfjörður (Hostel).
Idem pour la restauration et/ou les ravitaillements en supermarché où nous n’avons manqué de rien.
Notre péché mignon islandais le Skyr (sorte de fromage blanc nature ou aromatisé) et les Hraun Bitar (gauffrette chocolatée aux petits morceaux croustillants de maïs soufflé ) -un peu de publicité islandaise- :


Infos pratiques :
- 3 800 km parcourus, 8 pleins, 365 litres d’essence - livres de route : guide du routard, bibliothèque du voyageur Gallimard, guide de randonnées Rother - infos complémentaires recueillies sur les forums de Voyage Forum, www.voyage-islande.fr et www.france-islande.com et sur les sites de Mlefevre, Grisemote, Aliza, Chris51 et d’International Photographer sans oublier celui de krikri et de Beregond
Remerciements :
Merci à Mlefevre pour ses différents récits qui m’ont fait découvrir toutes les beautés de ce pays et notamment les hautes terres.
Merci à Beregond, Pitimerguez, Pierre77N, Aliza, Timouss, Tidalo, Toopil, ArbreMojo, JeanMichel54, Clarée006 et Esethi pour votre contribution, votre aide précieuse à l’élaboration de l’itinéraire et vos réponses toujours détaillées.
Bonne lecture et, à ceux qui franchiront le pas, bon voyage en Islande.

Octobre 2012 : notre destination 2013 est arrêtée, l’an prochain, ce sera l’Islande. Oui, oui, avec un « s », j’ai bien dit ISLANDE. On nous faisait souvent répéter : « Où cela, en Irlande ? » « Non, en Islande. » Vu l’air ébahi de nos amis, c’est comme si nous partions sur la Lune. Dans un sens, ce n’est pas tout à fait faux, vu les paysages traversés !
Commence une longue et agréable période de recherches et de lectures diverses. Les grandes lignes de l’itinéraire sont vite dessinées et les vols sont réservés dès janvier. Le parcours sera classique, dans le sens antihoraire, avec quelques incursions dans les hautes terres. Au vu des paysages tantôt montagneux tantôt désertiques des hautes terres, il est clair que nous ne voulons pas manquer cela. Cela nécessite donc la location d’un 4X4 pour emprunter certaines pistes interdites aux véhicules de tourisme et franchir les nombreuses rivières à gué. Notre choix se porte sur un Grand Vitara, loué chez Blue Car Rental.
Itinéraire prévu : J1 : Francfort - Kefkavik (arrivée à 15h35) - Geysir - Gulfoss - Reykholt J2 : Reykholt - Landmannalaugar J3 : Landmannalaugar J4 : Landmannalaugar - Vik J5 : Vik - Kirkjubaejarklaustur (ou se rapprocher du Laki) J6 : Kirkjubaejarklaustur - Laki - Svinafell J7 : Svinafell - Skaftafell - Jokulsarlon J8 : Jokulsarlon – Fjords de l’Est - Mjoifjordur J9 : Mjoifjordur J10 : Mjoifjordur- Askja (ou route vers Myvatn) J11 : Askja - Myvatn - Dettifoss - Selfoss - Hafragilfoss – Hljodaklettar –Asbyrgi – Myvatn J12 : Krafla - Viti - Leirhnjukur - Namafjall – Grjotagja – Skutustadir –Vindbelgjarfjall - Myvatn J13 : Myvatn – Husavik – Akureyri, Skagafjordur ou Varmalid J14 : Varmalid – Hveravellir - Kerlingarfjöll J15 : Kerlingarfjöll - Snaefellsnes J16 : Snaefellsnes J17 : Snaefellsnes - Reykjavik J18 : Reykjavik J19 : Reykjavik – Keflavik (départ à 16h05) - Francfort
Itinéraire suivi : J1 : Francfort - Kefkavik (arrivée à 15h35) - Geysir - Gulfoss - Reykholt J2 : Reykholt - Landmannalaugar J3 : Landmannalaugar - Vik J4 : Vik J5 : Vik - Kirkjubaejarklaustur J6 : Kirkjubaejarklaustur - Laki - Svinafell J7 : Svinafell - Skaftafell - Jokulsarlon J8 : Jokulsarlon – Fjords de l’Est - Mjoifjordur J9 : Mjoifjordur - Seydisfjordur - Litlanesfoss - Hengifoss - Mjoifjordur J10 : Mjoifjordur - Dettifoss - Selfoss - Hverir - Myvatn J11 : Myvatn - Grjotagja –Dimmuborgir - Hverfjall - Skutustadir - Krafla - Viti - Leirhnjukur - Namafjall- Myvatn J12 : Myvatn - Husavik - Myvatn J13 : Myvatn – Godafoss – Akureyri - Grundarfjordur J14 : Grundarfjordur - Péninsule de Snaefellsnes - Grundarfjordur J15 : Grundarfjordur - Stykkisholmur - Thingvellir - Reykholt J16 : Reykholt - Hveragerdi - Grindavik - Kerid - Reykholt J17 : Reykholt - Reykjavik J18 : Reykjavik - Péninsule de Reykjanes - Reykjavik J19 : Reykjavik – Keflavik (départ à 16h05) - Francfort

Pour plus de souplesse, nous faisons le choix de ne réserver qu’une partie des hébergements, quitte à dormir dans la voiture. Ainsi, nous pourrons aviser sur place, en fonction de nos envies et surtout des conditions climatiques. Nous savons qu’elles y sont rudes et sommes donc prêts à affronter tous les éléments.
19/08 - J1 :Francfort – Keflavik – Reykholt Jour J : Départ de Francfort à 14 h 05
Trois heures trente plus tard, nous survolons les côtes islandaises flanquées de falaises, de failles et d’un dédale de rivières glaciaires. Il fait beau, la température est de 12° et premier constat…ça décoiffe ! On nous avait prévenus que le vent islandais n’était pas à prendre à la l��gère et bien cela se vérifie.
Pas de temps à perdre, RDV en face du terminal dans les bureaux de Blue Car Rental pour la prise en charge de notre véhicule. Après avoir accepté l’assurance SAAP (protection contre les tempêtes de cendres et de sable - nous en étions informés et l’avions prévu), nous faisons une vérification rapide du Grand Vitara. Une fois n’est pas coutume (cf. voyage au Canada), les pneus arrières sont lisses et de surcroit pas du tout adaptés à la conduite sur pistes, (ce sont des pneus « route ») alors que nous avions bien précisé lors de la réservation que nous nous rendions dans les Highlands. L’agent, lui, nous assure qu’il n’y a aucun problème. Bah, on verra bien se dit-on…
Premiers contacts avec la terre islandaise et ses étendues de lave peu après l’aéroport. Le moins que l’on puisse dire c’est que le paysage est ici très tourmenté. Cela verdit et s’assagit petit à petit en direction de la capitale et de Reykholt où nous avons réservé une chambre à la guesthouse Husid. C’est même très champêtre : des ruisseaux, des fermes, des moutons… Arrivés à la guesthouse, nous découvrons une maison typique, au cœur d’un petit lotissement. Le rez-de-chaussée est entièrement consacré aux hôtes où 8 chambres se partagent 3 salles d’eau, une cuisine commune bien équipée et le WiFi. Accueil très sympathique de la propriétaire puis, en route pour Gullfoss et Geysir. Il n’est pas loin de 21h et il y a très peu de monde aux abords de la cascade qui nous impressionne par sa forme et son débit.


Nous avons la chance d’y observer le fameux arc en ciel qui a donné son nom à la chute (la chute d’or). Nous restons un moment à la photographier sous tous les angles avant de prendre la route pour le site géothermique très touristique de Geysir, qui a donné son nom au terme de geyser. Ce dernier n’est plus actif. Il y a peu de monde, mais tous attendent avec impatience la prochaine projection d’eau de Strokkur, le seul geyser encore actif. Nous avons vu que Litli Geysir l’était aussi, mais dans de moindres proportions (peut-être 4/5 mètres). Ce sont les premières zones géothermiques et sources chaudes que nous voyons (nous ne sommes pas encore allés à Yellowstone) et c’est assez divertissant. Autour de nous, ça fume, ça bouillonne, ça glougloute de partout et enfin, sans prévenir Strokkur se réveille et atteint une hauteur de 20/30 mètres. Parfois 3 fois de suite, puis plus rien pendant près de 10 minutes, mais c’est tout de même assez régulier. Pas évident de capturer l’instant avec un modeste appareil compact (désolée les photos sont floues).


Retour à Reykholt. Premier contact avec l’eau soufrée de la douche…c’est un peu déroutant mais on s’y fait vite. Du fait de sa position géographique et géologique, l’Islande regorge de ressources naturelles. Ainsi le chauffage, l’eau chaude et une grande partie de l’électricité sont d’origine géothermique, d’où l’odeur omniprésente de soufre.
Première journée et déjà ce pays nous séduit !
20/08 - J2 : Reykholt -Landmannalaugar Des vertes prairies aux hautes terres noires et arides
Avec le décalage horaire, je suis réveillée tôt et le soleil s’amuse à me narguer au travers de rideaux peu occultants. Le ciel est bleu azur et il n’y a pas un seul nuage : la journée s’annonce des plus belles. Je trépigne donc d’impatience au fond du lit en attendant le petit déjeuner qui n’est servi qu’à 8 h. Après le copieux petit déjeuner, départ vers Fludir pour retirer des couronnes et faire le plein de provisions. En chemin, nous nous arrêtons à la monumentale église de Skálholt et à une très belle petite chapelle couverte d’herbe trônant à ses côtés. Le cadre est bucolique et très verdoyant, à l’arrière plan 2 volcans, l’Hekla et l’Eyjafjallajökull, dont l’éruption le 14 avril 2010 a perturbé l’espace aérien international pendant quelques semaines.




Avant de nous rendre au Landmannalaugar, plusieurs détours sont prévus pour admirer quelques chutes. Nous prenons la route 32 en direction de l’Est pour un arrêt à Hjalparfoss, formée de deux chutes entourées de colonnes de basalte.

Puis la 327 vers l’Ouest, piste très caillouteuse, pour atteindre les gorges de Gjain. Les alentours sont très minéral et l’on se demande où peut bien se trouver cette oasis. Nous y parvenons enfin. Nous sommes seuls dans cet écrin de verdure, le soleil brille et il est près de midi. C’est l’endroit idéal pour la pause déjeuner.

Une fois les estomacs pleins, c’est le moment de secouer tout cela en reprenant la tôle ondulée de la 327 en sens inverse, puis la 332 pour Háifoss et Granni, deux autres cascades (122 mètres de haut), situées plus en amont.

Cette fois plus de détour, nous reprenons la 32, puis la 26 et enfin la F225 menant au Landmannalaugar. Cette piste, exclusivement réservée aux 4x4 est magnifique. Nous traversons un paysage lunaire, passant d’un désert noir à des montagnes aux couleurs irréelles. Nous ne savons plus où regarder et apprécions l’instant.




La piste est assez roulante, mais voilà qu’arrive le premier gué. Nous sommes novices en conduite de 4x4 et encore plus en traversée de gués. D’autant plus que la fonte des neiges a été assez tardive cette année et que le niveau des rivières est globalement plus élevé que d’ordinaire. On s’approche à pied, le niveau ne semble pas bien haut, on voit bien les traces des autres véhicules, mais nous hésitons tout de même. Et comme il l’est indiqué sur le panneau de prévention « les traces ne racontent pas toute l’histoire ». Quand on voit les 4x4 islandais préparés et surélevés, mieux vaut en effet ne pas suivre toutes les traces ! Heureusement la F225 est très fréquentée et un bus, suivi d’un véhicule du même type que le nôtre s’engagent dans la rivière. Ben maintenant, y’a plus qu’à. Enclenchement des vitesses courtes et c’est parti. Signalons que le véhicule n’est pas couvert en cas de « plantage » au milieu du gué. Oups, comment, je ne te l’avais pas dit chéri ? 🤪 C’est d’ailleurs assez sournois de la part des agences qui louent leurs 4x4 au prix fort, tout en connaissant les risques.
Ouf, ça passe pour cette fois. Plus loin, deuxième gué beaucoup plus large, nous attendons à nouveau le passage d’autres véhicules. Un Défender arrive et s’engage sur la mauvaise voie. Aucun problème pour lui, demi-tour et nouvelle traversée sur la bonne rive cette fois. Nous lui emboîtons le pas. L’autocollant qu’arbore à juste titre le Déf’ en dit long : « You can go fast but I can go anywhere – Vous pouvez aller vite mais moi je peux aller partout » 😛 Le panorama est toujours aussi beau et les montagnes de plus en plus majestueuses.


Nous arrivons bientôt à la hauteur du Frostastadavatn, puis à proximité du site de Landmannalaugar. Il y a avant le camp, deux gués dont la traversée peut s’avérer difficile. Nous observons attentivement les véhicules qui nous précèdent et audacieusement, mon conducteur de mari n’hésite même plus et va de l’avant. On a l’impression d’être des enfants qui sautent dans une mare.
Il est plus de 17 h, un instant pour souffler, un petit en-cas et c’est parti pour l’ascension du Mont Bláhnúkur (la montagne bleue) qui culmine à 940 m. Profitons-en tant qu’il y a encore quelques rayons de soleil. Le sentier est assez raide mais en vaut la peine. Les vues depuis le sommet sont époustouflantes. Le camp au pied du champ de lave et des massifs à perte de vue…


Retour au camp après environ 2 heures de rando. Après tous ces kilomètres de pistes, que c’est agréable de se dégourdir les jambes. Mais le plus appréciable, ce sont les sources chaudes qui se trouvent au fond du site. Rapide déshabillage à température ambiante brrr et baignade dans une eau à 40° dans laquelle nous restons bien 1h30. Nous sommes étonnés du nombre élevé de touristes français présents sur le camp (et dans tout le pays, comme nous le constaterons plus tard).

Nous sommes sur un camping au milieu de nulle part, sans réservation au refuge, ni tente. Notre véhicule sera donc notre abri pour cette nuit. S’en suit une séance de pliage des sièges arrière et passage des bagages à l’avant. Le Grand Vitara n’est pas très spacieux, mais ça va, les quelques différences de niveaux sont comblés avec vestes et serviettes, les sacs de couchage et couvertures sont déployés et notre cocon est prêt pour la nuit. Il reste encore à faire fonctionner le réchaud tout neuf sensé faire bouillir 1l d’eau en 3 minutes. Mouais, avec les bourrasques de vent ce n’est pas gagné. Il faudra en réalité plus de 3 minutes, mais les nouilles chinoises, ça cuit vite ! Coucher de soleil et au lit.
Première vraie journée en Islande, nous sommes toujours sous le charme. Cascades, paysages lunaires, montagnes multicolores, nous avons déjà eu un bel aperçu du pays.
21/08 - J3 : Landmannalaugar- Vik On en voit de toutes les couleurs
La nuit fut bonne quoique un peu fraîche. Ce matin le ciel est gris, il ne doit pas faire plus de 5° et la pluie est annoncée pour plusieurs jours. Par prudence et dans l’idée de repartir dès aujourd’hui, nous déplaçons le véhicule au-delà des 2 gués du camp et partons pour une rando de 3h à travers le champ de lave Laugahraun, le Mont Brennisteinsalda et la vallée de Grænagil.
C’est un festival de couleurs entre obsidienne et massifs rhyolitiques. Il y a là le jaune du sulfure, le bleu et le noir de la lave, le rouge du fer…c’est sublime. Plus loin de la mousse, ici des fumées, là des névés, plus loin des roches aux formes étranges.



Nous croisons plusieurs marcheurs solitaires arrivant du fameux trek Skogar-Þórsmörk-Landmannalaugar. Ils nous confient que les conditions climatiques ont été rudes et qu’ils sont heureux d’être parvenus au bout de leur rêve. On compatit, cela doit être éprouvant ! Nous contemplons le paysage depuis le sommet de Brennisteinsalda et retournons au camp par la vallée de Grænagil en longeant la rivière.

Le bus-épicerie est bienvenu pour nous réchauffer et déjeuner à l’abri du vent et de la pluie qui tombe par intermittence. Les prévisions météo ne sont pas bonnes et comme pressenti le matin, nous décidons de plier bagages et de prendre la direction de Vik, par la F208 Sud.
Cette piste réputée remarquable, comporte une dizaine de gués et n’est pas très roulante. D’autant qu’après une vingtaine de kilomètres, en plus de la pluie, c’est le brouillard qui s’abat sur nous. Les sommets environnants sont noyés dans la brume. Quel dommage !

Avec nos pneus « route », nous ne prenons aucun risque et progressons très lentement. La piste fait environ 80 km jusqu’à son embranchement avec la route 1 et nous ne croisons aucun véhicule si ce n’est une ou deux supers jeeps locales dont les occupants nous regardent étrangement. Serait-ce impraticable plus loin avec notre modeste véhicule ? Nous n’en menons pas large et la traversée de gués n’est plus aussi amusante que la veille. La piste qui traverse maintenant un col sans aucune visibilité, finit par miner notre moral. Il ne manquerait plus que la neige ! Pourtant plus le choix, il est tard et il nous faut avancer. Nous renonçons à la faille d’Eldgjá et la cascade d’Ófærufoss, tant pis aucun regret, dans ces conditions, nous n’aurions rien vu.
L’arrivée tardive à Vik ne nous permet plus de faire la tournée des guesthouses (ah si, on a été voir à l’AJ, mais c’était complet), ce sera donc une nouvelle nuit dans la voiture. Après un excellent dîner au Halldorskaffi situé à côté du centre d’information et quelques courses au supermarché, nous bivouaquons sur une plage de sable noir, au pied de Reynisfjall. Nouvelle technique : Monsieur occupe tout l’espace arrière et moi les sièges avant. Bonne méthode !
Pour ce troisième soir, l’ambiance est comme le ciel, plombée ! On a tellement stressé sur cette fichue F208 qu’il ne faut plus nous parler de piste pour l’instant. Mais les images du Landmannalaugar et de ses montagnes colorées sont là pour nous rappeler que cela en valait bien la peine. C’est un lieu surprenant à ne pas manquer !
22/08 - J4 : Vik – Reynisfjara– Dyrhólaey – Sólheilmajökull – Skogafoss – Seljalandfoss - Vik Noir c’est noir
Comme la nuit porte conseil, ce matin le moral est revenu. C’est déjà ça, car le temps lui n’est pas au beau fixe : aucun changement, le plafond est très bas, brume et tempête sont de la partie. C’est dingue, il pleut à l’horizontal. Le vent est tellement puissant qu’il soulève l’eau au sol. C’est très désagréable. Equipement coupe-vent et imperméable obligatoire ! Nous parcourons la belle plage de sable noir jouxtant notre bivouac et dans un camaïeu de gris, entrevoyons les roches de Reynisdrangar, qui seraient en réalité 3 trolls pétrifiés.


Nous empruntons une petite piste assez raide menant au sommet de la falaise de Reynisfjall, espérant une accalmie, mais le brouillard est toujours présent. J’aperçois tout de même un macareux à quelques mètres. C’est donc qu’ils sont encore là. Nous n’espérions plus en observer au-delà du 20 août.
Cap vers la plage de sable noir de Reynisfjara, sa petite église, ses colonnes basaltiques et ses grottes.



Ces formations rocheuses sont le résultat de coulées de lave figée qui une fois refroidie se contracte en colonnes régulières souvent hexagonales et ressemblant à des orgues. Dame Nature est vraiment fascinante. Le contraste entre l’écume et le sable volcanique noir est lui aussi saisissant.

Un peu plus loin, des falaises et ô miracle, des oiseaux par centaines dont les fameux macareux moine. Nous sommes venus pour eux et nous sommes comblés : ils sont trop mignons avec leur bec et pattes orange et encore plus drôles en vol. Nous restons bien une heure à observer le ballet de ces oiseaux-pêcheurs. La carte mémoire de l’appareil photo en prend un coup !
Nous poursuivons les visites par Dyrhólaey et nous approchons des falaises où nichent d’autres milliers d’oiseaux. Les macareux sont à nouveau présents et l’on peut ici les approcher d’assez près. Mais le vent est tellement fort qu’il serait imprudent de s’avancer davantage.



De timides rayons de soleil font leur apparition et nous en profitons pour parcourir les plages en contrebas, puis le sommet de la falaise surmonté d’un phare d’où l’on peut observer l’arche qui a donné son nom au site (l'île haute avec le trou de porte), ainsi qu’au Sud, l’étendue noire du Sólheilmasandur.


En route pour Skógar, nous repérons notre guesthouse pour cette nuit, la guesthouse Steig, puis nous dirigeons vers la piste 221 conduisant au Sólheilmajökull, une langue glaciaire du Mýrdalsjökull. Le vent s’est calmé, il fait relativement bon. Une petite marche nous mène jusqu’au front du glacier où quelques touristes s’initient à la marche sur glacier accompagnés de guides. C’est une alliance de pics noirs et blancs, fusion entre la glace et les cendres volcaniques.


Nous reprenons la route quand se déroule devant nous la très photogénique Skógáfoss, entourée de verdure. Petite marche jusqu’au sommet où d’autres chutes se succèdent sur ce sentier qui n’est autre que le départ du trek Skógar-Landmannalaugar.

Plus loin encore sur la route n°1, Seljalandsfoss et Glufrafoss.

A proximité, le centre d’information du volcan Eyjafjallajökull est sur le point de fermer, nous prévoyons d’y revenir le lendemain.
Le vent et la pluie reprennent de plus belle, le véhicule fait de dangereux écarts. Si, si, 1.5 tonnes et ça bouge ! Le vent formé par l’air froid des glaciers suit le relief et descend s’abattre sur la côte. Il peut passer de la force d’un ouragan au calme plat en moins d’une minute. C’est ce que l’on appelle un vent catabatique. C’est très impressionnant, je ne suis pas rassurée du tout.
Arrivée vers 18h30 à la ferme Steig sous des trombes d’eau. L’accueil est courtois et la chambre est spacieuse (ce qui est rarement le cas en Islande) et confortable. L’annexe à la ferme comprend une vingtaine de chambres, des salles de bain privées ou communes, une cuisine commune et un personnel composé, en partie, d’étudiants étrangers. Cela relève presque de l’hôtellerie. Il est possible de dîner sur place mais nous préférons retourner dans le même restaurant que la veille : agneau pour Monsieur, poisson pour Madame. Très bon ! Retour à la ferme, WiFi et au lit.
Malgré le temps maussade, les macareux et les côtes islandaises ont su nous réchauffer le cœur.
23/08 - J5 : Vik -Kirkjubaerjarklaustur Toute la pluie tombe sur...nous
Dehors, c’est toujours la tempête et nous traînons un peu. Après un solide petit déjeuner, nous emmenons au passage de petits sachets de cendres de l’Eyjafjallajökull, gracieusement mis à notre disposition par la ferme. Puis pour en savoir plus sur ce fameux volcan, direction le centre d’information repéré la veille. Le visitor center est en fait exploité par la famille de la ferme Þorvaldseyri installée au pied du volcan.

Le centre a été ouvert le 14 avril 2011, soit exactement un an après le début de l’éruption. Une petite exposition met en scène divers roches, objets et panneaux explicatifs liés au volcanisme, mais le clou du spectacle se trouve derrière le rideau. Une vidéo d’une vingtaine de minutes (nous avons pu voir la version française en compagnie d’un autre couple) nous présente la vie du volcan et de la ferme avant et après l’éruption. Ce n’est donc pas un simple film documentaire, mais l’histoire authentique et peu banale de cette famille. L’on y apprend notamment que les semences effectuées peu après l’éruption ont poussé un mois après et que la récolte n’en fut que meilleure ! Le film est bien réalisé et de très bonne qualité.
En route à présent pour une rencontre insolite dans le désert noir de Sólheimasandur. Il suffit d’entrer les coordonnées GPS trouvées sur le net et voilà où cela nous mène :
Ce DC3 de la Navy américaine s'est écrasé ici le 24 novembre 1973 suite à un atterrissage d'urgence dans le Sólheimasandur, où il a été abandonné.(sources : http://en.wikipedia.org/...ing_the_DC-3_in_1973)
La mer est à quelques centaines de mètres et le vent souffle si fort qu’il nous est impossible d’ouvrir les portes et de sortir du véhicule sans quelques acrobaties. Certaines pièces de l’avion branlent dangereusement. Il pleut encore à l’horizontal. Nous ne sommes à l’abri qu’une fois dans les restes de la carlingue. Le vent, la brume, la pluie, le désert noir et cette unique épave blanche pour décor…c’est assez apocalyptique !
Direction Kirkjubæjarklaustur (ou Klaustur), à 70 km au Nord-Est. Des champs de lave moussue de l’Eldhraun en provenance du Laki s’étendent à perte de vue.

La météo s’est considérablement détériorée et la pluie redouble d’intensité. Passage obligé par le visitor center pour « tuer le temps » et pour prendre quelques renseignements concernant l’accès au Laki, où nous souhaitons nous rendre demain. Bonne nouvelle, pas de pluie avant 15 h, suivie d’une moins bonne, le niveau des rivières est trop élevé pour un Grand Vitara. Il semblerait même que le bus ait dû renoncer aujourd’hui au niveau du 2ème gué. Gloups ! Le circuit en bus se déroule tous les jours de 9 h à 18h/19h, c’est certes beaucoup plus long qu’en 4x4, mais notre véhicule n’est pas amphibie… Nous hésitons : retour tardif, 1h de route jusqu’à Svinafell où nous sommes attendus le lendemain avant 18 h, aïe, que faire ? Pas de problème, la charmante hôtesse du visitor center nous propose de prévenir la guesthouse de notre arrivée tardive. Un bel exemple de la serviabilité islandaise ! Nous prendrons donc le bus demain.
Que faire maintenant ? D’abord manger puis, pourquoi ne pas aller à la piscine. Mais malheureusement, comme la plupart des piscines en Islande, celle-ci est en plein air et avec cette pluie, c’est exclu. Il y a bien quelques courageux (islandais sans doute), mais nous ne souhaitons pas nous refroidir. Nous reprenons la voiture en direction du nord pour explorer tout ce que Klaustur et ses abords ont à nous offrir. D’accord il pleut, mais ce n’est pas une raison pour ne pas visiter, il suffit de bien s’équiper.
Systrafoss (cascade des 2 sœurs) et Dverghamrar (ensemble d’orgues basaltique très ancien) :

Le sol est détrempé, il vente terriblement et Monsieur préfère rester dans la voiture. J'affronte seule le vent qui manque de me jeter au sol à chaque pas.

Des champs de lave plus hauts les uns que les autres se succèdent, suivi du hameau de Nupstaður, dont l’accès est entravé par une barrière. Nous le rejoignons donc à pied depuis la route 1. Ces petites maisons traditionnelles au toit de tourbe ont été occupées jusqu’en 2011.

En chemin vers Klaustur, les eaux fougueuses des rivières glaciaires prenant leur source dans le Síðujökull viennent gonfler les ruisseaux situés en aval et les transforment en puissant fleuve. Le débit est impressionnant. Passage devant Foss a Síðu, Stjornarfoss et Kirkjugolf, ces jolis pavés de basalte érodés par les années.


Retour à Klaustur pour un dîner bien sympathique au Systrakaffi avant une nouvelle nuit dans la voiture sur le parking de l’école.
24/08 - J6 : Kirkjubæjarklaustur– Laki – Svinafell Mousses extraterrestres et cendres noires
Nous sommes prêts dès 8 h. Il ne pleut plus, les nuages vont et viennent mais les sommets sont dégagés. RDV à la station service, point de départ du bus pour Lakagigar. Le chauffeur me confirme qu’il a dû faire demi-tour hier et que rien n’est sûr pour aujourd’hui. Nous sommes cinq, un jeune couple allemand, une suissesse et nous. Un 4x4 à la mode islandaise dont les clients se rendent également au Laki nous précédera pour la traversée de gués.
9 heures tapantes, c’est parti pour la découverte de la plus grande chaîne de volcans. Il y a même un accès gratuit à internet dans le bus (et jusqu’au fin fond du Laki, incroyable !)
Le Lakagigar (ou Laki du nom du volcan principal) est une succession d’une centaine de cratères sur plus de 25 km, formés en 1783 lors de la plus importante éruption du millénaire. Les coulées de laves ont recouvert une surface de plus de 500 km2. Ses conséquences furent désastreuses en Islande et dans toute l’Europe, provoquant perturbations climatiques et entrainant sécheresse et famine. L’éruption du Laki serait dit-on, à l’origine de la Révolution française de 1789 !
Les premiers kilomètres de la F206 traversent une verte vallée enchâssée entre des falaises à droite et des coulées de lave à gauche.
Au 1er gué, un couple disposant d’un pickup surmonté d’une cellule, sonde courageusement la profondeur de l’eau en short (glagla) à l’aide de bâtons. L’eau leur arrive au niveau des genoux. Ils semblent perplexes. Le chauffeur du 4X4 rehaussé islandais se lance sans même les regarder. Le bus le suit très lentement, aucun problème. Le couple, lui, ne semble pas nous suivre.
Dix minutes plus tard, 2ème gué, le niveau parait bien haut et c’est ici que le bus a fait demi-tour hier. Allons-nous en faire de même ? Le 4x4 a pris de l’avance et revient de la rive opposée !!??. Le conducteur fait tout simplement l’article à ses clients en franchissant la rivière à vive allure, dans un sens puis dans l’autre. C’est tout de même sacrément haut. L’eau atteint pratiquement le haut de ses roues. Le bus emprunte une autre voie un peu moins profonde et ça passe. Ouf, si tout va bien, on devrait voir le Laki aujourd’hui.
10h15, arrivée à Fagrifoss. « 30 mn d’arrêt» nous lance notre chauffeur. C’est une belle cascade, ressemblant un brin à Skogafoss.

Petite marche vers le canyon et cueillette de baies sauvages, sortes de petites myrtilles, dont les feuilles sont en forme d’aiguilles. Ce sont en fait des camarines noires (empetrum nigrum). Elles sont beaucoup moins sucrées que les myrtilles de nos montagnes vosgiennes.

Nous repartons. Les prairies ont disparu et laissent place à un tableau bicolore teinté de noir et de vert fluorescent d’une autre planète. C’est magnifique et le gris du ciel y apporte une ambiance particulière. La lave est partout. Nous arrivons sur le parking du Laki vers 11 h 45. Un grand Vitara et un Jimny sont déjà là. Comment ont-ils fait ? Vu le niveau des gués, cela me semble impossible avec ce type de véhicule, il fallait oser…
Le départ est fixé vers 13h30, ce qui nous laisse largement le temps de gravir le Laki et de découvrir les lieux. Pas une minute à perdre, le temps est changeant et le ciel ne va tarder à se couvrir.
Nous arrivons les premiers au sommet culminant à 812 mètres, ce qui nous permet d’apercevoir la fissure Nord avant qu’elle ne disparaisse totalement dans le brouillard. Patience, cela va s’éclaircir. Ne dit-on pas en Islande « si tu n’es pas satisfait du temps qu’il fait, attend 5 minutes ». Oui, ben ça ne marche pas à tous les coups ! Tiens voilà le pick-up de tout à l’heure qui arrive au parking, je suis contente qu’ils aient réussi à arriver jusqu’ici.

Nous avons un peu plus de chance avec l’alignement Sud. Nous patientions et profitons encore de ces instants en compagnie de nos compagnons de route, puis gagnons une zone de cratères située en contrebas. Nous sommes dans l’antre de la bête !

Retour dans le bus où nous pique-niquons bien au chaud en compagnie du ranger du refuge de Blagil. Après 1 ou 2 semaines passées ici, il rentre « en ville » ce soir et nous accompagnera avec son véhicule. Nous repartons par la F207 en longeant les cratères. Nouvel arrêt au lac volcanique Tjarnargigur où un sentier nous mène à travers fissures, cratères, fleurettes et champignons.

Noir et vert, encore et toujours. Nous adorons :



Sur le retour, le canyon de Fjaðrárgljúfur, profond d’une centaine de mètres débouche sur les coulées de lave de l’Eldhraun.

Après avoir regagné Kirkjubaejarklaustur, nous repartons aussitôt par la route 1 pour le parc national de Skaftafell où nous avons réservé une chambre en « sleeping bag» au camping Flosi de Svinafell.
Sur le parking de la station essence :
Elle est pas belle la bête ? Nous recroiserons Isak à plusieurs reprises tout au long de notre parcours.Après les mousses vertes de l’Eldhraun, les volcans, les étendues de sable noir du Skeidararsandur et les restes d’un pont emporté lors de la dernière grande crue (jökulhlaup), le paysage tourmenté laisse peu à peu place à de belles vallées glaciaires. Le sommet du glacier est dans la brume, mais que c’est beau.
Nous arrivons à Svinafell où le camping et les cottages sont répartis autour d’un immense bâtiment abritant les sanitaires et la cuisine commune. Notre espace privatif se situe au bout du bâtiment et comprend 3 chambres se partageant une cuisine et une salle de bains. Excellent rapport qualité/prix et situation idéale, à 6 km de Skaftafell. Notre cuisine privée est monopolisée par trois jeunes allemands qui n’ont pas l’intention de nous laisser un peu de place. Aucune importance, nous passons dîner dans la grande salle commune d’à côté, occupée elle, par de nombreux français. Il y a ce soir un grand feu d’artifice sur le Jökulsárlón qu’il faut parait-il, ne pas manquer selon l’employé de la station service. Ce doit être grandiose, mais c’est à 45 minutes de route et le show débute à 23 heures.
Nous nous sommes endormis bien avant… songeant sans doute à cette belle journée et à cette superbe balade au cœur des volcans.
25/08 - J7 : Svinafell – Skaftafell – Fjallsarlon – Jokulsarlon Into the ice
Le ciel est encore couvert ce matin. Direction Skaftafell et les langues glaciaires du plus grand glacier d’Islande et d’Europe, le Vatnajökull. Il est aussi étendu que la Corse et son épaisseur atteint plus de 1000 mètres. Nous avons prévu une marche d’initiation sur le glacier. Deux compagnies de guides se partagent le marché, Icelandic Mountain Guides et Glacier Guides qui proposent des prestations et tarifs identiques. Nous commençons par IMG, mais il n’y a plus de possibilité avant 13h. Nous tentons notre chance à côté et nous inscrivons pour le prochain départ prévu à 11h30.
Notre guide, Thor quelque chose, attribue à chacun une paire de crampons et un piolet et fournit quelques explications. Départ en school bus jaune vers le Falljökull. Chaque compagnie se voit attribuer une zone par les instances dirigeantes du parc national du Vatnajökull et pour Glacier Guides, c’est CE glacier et pas un autre.
Une fois sur place, nous marchons une bonne demi-heure au milieu d’eau de fonte et de glaces anciennes recouvertes de cendres volcaniques, avant d’arriver au pied du glacier où nous nous équipons sous l’œil attentif de Thor.

Le groupe, composé d’une dizaine de personnes, progresse à bonne allure sous l’égide d’un guide passionné et passionnant, pas avare en commentaires. Crevasses, trous béants, formation et couleur de la glace n’ont aucun secret pour lui. Il pleut maintenant des cordes, mais peu importe, nous sommes bien, là, au milieu de cette immensité blanche, bleue et noire. Les strates de cendres volcaniques emprisonnées dans la glace sont du plus bel effet.

Formation de moulins sous l’effet des eaux de fonte :
Le plus grand atteint une profondeur de 40 mètres (si j'ai bien tout compris).Dégustation d’eau de bédières : un grand cru château Lafonte !

Ce n’est qu’un au revoir…

Après environ 1h30 sur le glacier, nous regagnons le bus puis Skaftafell vers 15h. Le ciel laisse entrevoir quelques trouées bleues, bon présage pour la suite.
Petit en-cas et nous partons pour environ 2 heures de marche dans le parc national de Skaftafell. C’est un beau sentier courant le long d’un cours d’eau,

menant à la superbe chute de Svartifoss, ceinturée de colonnes de basalte noir.

Nous poursuivons un peu plus haut, vers Sjónarsker pour admirer le point de vue puis continuons la boucle en direction d’anciennes bergeries bâties au début du XXème siècle.


De retour au parking, le soleil est au rendez-vous et l’on se surprend à retirer plusieurs épaisseurs de vêtements… Profitons-en et c’est reparti pour 1 petite heure de marche vers une des langues du Skaftafelljökull.

Remarquez les roches fendues par le gel.

Reprenant la route 1, c’est maintenant le départ pour le lieu tant attendu, Jökulsárlón, le plus grand lac glaciaire d’Islande. Petit détour en route par son petit frère, le Fjallsárlón, déjà très photogénique. Nous sommes quasiment seuls face à ce panorama, nous sommes comblés ! La couleur des icebergs varie en fonction de la lumière passant du blanc au bleu et de l’opaque au transparent. Leurs formes ne sont pas en reste et évoquent poissons ou pièces de cristallerie.



Enfin, quelques kilomètres plus loin, en bordure de route, d’un côté la mer, de l’autre Jökulsárlón. De magnifiques icebergs, détachés du glacier, dérivent sur le lac avant de regagner la mer ou de s’échouer sur la plage de sable noir de l’autre côté du pont. Mais pour l’heure, côté plage, ce ne sont hélas plus que de gros glaçons…


Nous jouissons en cette fin d’après-midi ensoleillée d’une excellente lumière et les lueurs rougeâtres du soleil couchant embrasent l’horizon. Nous marchons une bonne heure entre lagune et mer et apercevons quelques phoques. Nouvelle nuit en mode bivouac face au plus beau des panoramas.


Encore une très belle journée à la rencontre de la glace. Le ciel est clair et dégagé offrant pourquoi pas une ouverture aux aurores boréales. Je scrute un bon moment l’horizon, avant que le sommeil ne me rattrape et diffère mes attentes à plus tard.
26/08 - J8 : Jökulsárlón– Fjords de l’Est – Mjoifjordur Diamants blancs et bout du monde
Les rayons du soleil inondent l’habitacle du Grand Vitara et nous invitent à l’extérieur. Nous déjeunons sur la terrasse de la petite boutique et partons à la découverte du lagon en direction du front du glacier.


Le lac est vraiment grand car le glacier ne semble pas vraiment se rapprocher au fur et à mesure de nos pas. Des pans entiers se détachent du glacier. Ça se déchire, ça craque, ça gronde tout autour. D’autres icebergs se retournent par la force du courant. Quel spectacle ! Et dire que cette glace a des milliers, voire des millions d’années, c’en est presque triste d’assister à cette inexorable fonte. Ce qui est le plus étonnant à ces latitudes, c’est la proximité des glaciers et de la mer. Nous sommes seuls et en profitons pleinement face à ces énormes diamants de taille, forme et couleur différentes.
Ici le monstre du loch ness émerge des eaux :

Là, un reflet parfait nous fait tourner la tête :

Quelle taille !

Un peu de "vie", juste pour l'échelle :

De retour sur le parking, nous traversons le pont pour vérifier la taille des glaçons entraînés sur la plage par la marée. Ils sont bien plus impressionnants que la veille et les reflets du soleil intensifient leur transparence. Une fois de plus, la carte mémoire de l’appareil photo est saturée en un instant !




Vous l'aurez deviné, j'aime beaucoup la glace !
Il est plus de 11 heures quand nous quittons le site à regret pour une longue journée de transition. 350 km et 5 heures de route nous séparent de notre prochaine destination, Mjoifjordur, dans les fjords de l’Est.
Première étape à Höfn, petit port de pêche charmant dominé au loin par le Vatnajökull. Petit tour de ville, ravitaillement et déjeuner au Kaffi Hornið. Service très lent mais les spécialités locales à base de langoustines nous ravissent le palais ! Nous poursuivons notre route et longeons les côtes découpées de fjord en fjord. Les montagnes elles-aussi découpées par les glaces présentes il y a quelques millions d’années forment d’autres beaux diamants.




De petits ports en petits ports, nous arrivons à Fáskrúðsfjörður où des marins français avaient élu domicile à la fin du XIXème siècle à la suite de campagnes de pêche. Un ancien hôpital, un musée, des panneaux de rues bilingues et un cimetière leur rend hommage.




Après avoir longé toutes ces montagnes et ces fjords nous pensons nous rapprocher de notre destination. C’était sans compter une dernière piste, la 953, qui au bout d’une trentaine de kilomètres et près d’une heure, nous mène enfin au minuscule hameau de Mjoifjordur. Cette piste est dans un premier temps très roulante, puis franchit un col à 600 mètres d’altitude avant de plonger sur le fjord en virage à lacets. Puis encore une dizaine de kilomètres jusqu’au hameau. C’est trèèèès long, mais quelle route ! Une fois au sommet du col, le fjord, les ruisseaux, les névés et les moutons se découvrent peu à peu.

Au bord du chemin, cette épave de péniche se corrode lentement au gré des intempéries

Arrivés à Mjoifjordur, nous trouvons facilement les jolis chalets de Solbrekka, mais avons du mal à trouver l’accueil. J’avais lu que c’était à l’école, mais elle est fermée. Nous sonnons donc à côté où une fillette et sa maman nous accueillent tout sourire. Elle nous indique où nous rendre et prévient la propriétaire de notre arrivée par téléphone. Encore une démonstration de la gentillesse des islandais. Nous prenons possession de notre hébergement, une superbe cabane où nous avons prévu 2 nuits. Dîner et au lit, cette journée était épuisante.
De magnifiques icebergs, des fjords qui n'ont rien à envier à ses cousins norvégiens, des jolis phares, une cabane au bout du monde, le tout sous un soleil radieux…c’est sûr la nuit sera bonne !
27/08 – J9 : Mjóifjörður – Seyðisfjörður – Egilsstaðir – Litlanesfoss – Hengifoss- Mjóifjörður Cascades d'eau-rores
Hier soir Johanna, la propriétaire des cottages, nous a demandé de passer ce matin à l’école régler notre séjour. L’école, inoccupée en été, fait office de camping, café et guesthouse du 15 juin au 15 août et dispose d’un terminal de paiement pour CB. Nous sommes fin août et les cours ont déjà repris. Nous y entrons vers 10 h, accueilli par sa fille institutrice et son mari qui lui prête main forte.
Il y a dans une salle 3 enfants en chaussettes (ah oui, c’est une des particularités de l’Islande qui veut que l’on se déchausse avant d’entrer dans une maison), très détendus, bayant aux corneilles et dans la cuisine (oui, c’est étrange), deux autres enfants un peu plus concentrés. Cela donne l’impression que ce sont les enfants qui organisent le programme et non l’équipe enseignante. Nous sommes amusés car on est loin de l’apprentissage à la française. Je discute un peu avec l’institutrice qui m’apprend que seules 20 personnes, dont 5 enfants vivent ici à l’année et qu’en hiver, l’accès au fjord ne peut se faire qu’en bateau !
Aucun programme n’est établi pour cette journée, il fait plutôt beau et comme tous les jours, il vente. Ma proposition de rando dans les environs ne remportant pas un grand succès auprès de Monsieur, nous décidons de visiter les fjords alentours et surtout Seyðisfjörður.
Les deux cottages :

Nous remontons lentement le fjord et la piste à 15 % en marquant quelques poses photographiques tout au long du col.
Mjóifjörður :

Klifbrekkufossar :

Mes fleurettes préférées, les linaigrettes :

Puis sur la 93 menant à Seyðisfjörður, arrêt à Mulafoss et Gufufoss.


Arrivés dans ce petit village de 700 âmes, le Norröna est à quai, prêt à rembarquer les passagers pour le Danemark, via les îles Féroé.

C’est un long et charmant fjord, encaissé entre de hautes montagnes où les maisons traditionnelles en bois apportent une jolie touche de couleur.



Comme il est plus de midi et que nous sommes gourmands, on se laisse tenter par le Skaftfell Bistró et ses bonnes pizzas. L’ambiance et l’accueil y sont chaleureux. Une grande table accueille beaux livres, l’étage fait office de galerie d’art et le WiFi est disponible gratuitement.
On repart le ventre plein vers une nouvelle cascade que nous avons repéré à l’aller, Fardagafoss.

Une petite demi-heure à travers myrtilles et herbes grasses est nécessaire pour rejoindre la cascade. Le passage est ensuite un peu difficile, mais l’accès se fait en toute sécurité à l’aide d’une chaîne.
Petit tour à Egilsstaðir, la plus grande ville de l’Est pour faire quelques courses, mais nous n’y trouvons pas un grand intérêt.
Nous longeons ensuite le lac Lagarfljót par la 931, traversons une partie de la forêt d’Hallormsstaður, et partons pour 2 heures de marche à la rencontre de deux autres cascades, Litlanesfoss et Hengifoss.

Elles sont totalement différentes. La première est entourée de colonnes de basalte et la seconde, d’une hauteur de 118 m, est une succession de strates d’argile rouge, emprisonnées entre des couches de laves basaltiques noires. C’est très différent des autres cascades que nous avons vues jusqu’ici.




Ces strates ne sont pas sans rappeler d’autres formations rocheuses bien connues.

L’Est et notamment la région d’Egilsstaðir est connue pour être peuplée par de nombreux rennes. Confiants, nous quittons donc le parking des chutes par la rive ouest du Lagarfljót. Ce sont de vastes plaines vallonnées couvertes de lichen, terrain idéal pour ces animaux. Autant vous le dire tout de suite, nous n’en verrons pas le moindre. Seuls ces moutons nous observerons fièrement regagner notre fjord et notre cottage.

Alors que l’on s’apprête à se coucher, quelque chose attire mon regard à l’extérieur. Il pleut ! Mais pas n’importe quelle pluie, c’est une majestueuse pluie de particules magnétiques, une AURORE BOREALE. Incroyable, indescriptible, bouleversant, MAGIQUE, les mots me manquent encore aujourd'hui. Je suis aussi excitée que les électrons qui s’entrechoquent et dansent dans le ciel, passant d’un côté à l’autre du chalet, au mépris du froid mordant. J’admirerai longuement ce ballet nocturne, alors que Monsieur s’est endormi depuis belle lurette.
Evidemment, avec un APN compact, le rendu est minable. Mais les images sont gravées dans mes souvenirs et les étoiles elles, sont toujours dans mes yeux.


Ces deux jours dans les fjords de l’Est auront été l’occasion de découvrir un joli coin d’Islande, bordé de montagnes sauvages, de côtes déchirées, de fjords s’enfonçant dans les terres et… d’aurores polaires. La côte Est s’achève pour nous ici, nous offrant, comme pour nous saluer, la plus belle danse d’adieu.
28/08 – J10 : Mjóifjörður – Dettifoss – Hverir – Mývatn Forces de la nature
Nous quittons Mjóifjörður avec le soleil. C'est le troisième jour d'affilée sans pluie. Dernier passage sur la 953 (nous y avons tout de même passé 4 heures en 2 allers/retours) puis en route pour la région de Mývatn. Il était initialement prévu de faire étape à Askja, une zone volcanique dont la dernière éruption remonte à 1961, mais nous décidons de faire l’impasse. Trop loin, trop de pistes et surtout trop de gués…Nous empruntons bien sagement la route 1 où après des dizaines de kilomètres de paysages sauvages, secs et désolés surgissent des déserts de dunes noires, rouges ou brunes. C’est ce que je préfère !




La région de Mývatn est l’une des plus actives d’Islande. C’est ici que l’on se rend réellement compte de la toute puissance de la nature. Volcans, solfatares, marmites de boue, coulées de lave à peine refroidie : un petit concentré d’Islande.
Souhaitant marquer une pause à Dettifoss, la chute la plus puissante d’Islande, nous laissons de côté la 864 permettant de s’y rendre par la rive Est, pour emprunter quelques kilomètres plus loin la 862.
Cette belle route nouvellement créée mène à un immense parking et à de petites guérites, signe d’une prochaine exploitation touristique du site. En effet, tout comme Geysir et Kerið, il faudra bientôt verser quelques couronnes pour saluer Dettifoss.
Le sentier menant à la chute en une trentaine de minutes louvoie entre désert lunaire et formations basaltiques.

Au détour d’un virage, une haute et large brume annonce la bête. La voici : 100 mètres de large, 45 de haut et près de 500 m3 de débit par seconde, quel gigantisme ! Le Vatnajökull crache toute sa puissance dans la Jökulsá á Fjöllum, les eaux grisâtres chargées en sédiments glaciaires sont déchaînées, c’est assourdissant.


Ça mouille ! Voyez la taille des personnes à droite, cela donne une idée des dimensions.

En amont, les anfractuosités de la Jökulsá á Fjöllum ont donné naissance à Selfoss, de multiples petites chutes hautes d’une dizaine de mètres qui s’étendent pour former un arc de cercle (la rive ouest n'est pas le meilleur côté pour les observer).

En aval, au bout de la 862 non pavée, se trouvent Hafragilsfoss, les gorges de Jökulsárgljúfur et le canyon d’Ásbyrgi.
De retour sur la route 1 et intrigués par le regroupement de voitures, motos, chevaux et quads, on bifurque à droite en direction des panaches de poussières. Nous sommes fin août, la neige est annoncée pour ce week-end et c’est l’heure du réttir, c'est-à-dire le rassemblement des moutons. Nous nous permettons de nous joindre aux fermiers qui rabattent les animaux depuis les hautes terres. C’est un super moment pour nous d’assister à cette tradition islandaise qui réunit toutes les générations. Des milliers de moutons arrivent en files sans fin dans un concert de bêêê. En moins d’une demi-heure les ovins sont rassemblés et parqués dans leur enclos, prêts à être triés et réattribués à leurs propriétaires. D’après l’un des fermiers, le tri aura lieu demain matin à 6 h.


Habituellement les corrals sont en forme de camembert facilitant le tri, comme celui-ci aperçu plus loin :

La visite se poursuit par le champ hydrothermal de Hverir, au pied de la colline de Námafjall. Une zone de solfatares et de marmites de boues aux couleurs variées, envahie par des vapeurs de sulfure d’hydrogène, mais aussi par des hordes de petites mouches noires (d’où le nom de Mývatn – le lac des mouches).

Pschhhhh

Bloup, bloup


De l’autre de côté de Námafjall, le jarðböðin við Mývatn – petit frère du célèbre blue lagoon de Reykjavik – est planté au milieu d’un désert de lave noire acérée contrastant avec le bleu turquoise de l’eau, chauffée à 40° par l'usine géothermique toute proche.

Cette zone très active est un festival de couleurs.


Arrivés à Reykjahlíð, le village bordant le lac Mývatn, nous dînons au Gamli Bærinn avant de se trouver un nouveau bivouac tranquille pour la nuit. Nous ne le savons pas encore à cet instant, mais ce sera notre dernière nuit en « camping » sauvage.
Encore une belle journée en tête à tête avec les puissances de la nature, nous sommes toujours émerveillés par ce pays. Demain, nous parcourrons le tour du lac, à la découverte d’autres beautés.
29/08 – J11 : Mývatn et alentours On a marché sur la lune
Le ciel est couvert ce matin, sans pluie. Le temps est idéal pour approfondir les visites de cette région riche en curiosités géologiques situées autour du lac de Mývatn. Il n’est pas encore 8 heures et nous sommes déjà sur le parking de Grjótagjá, un ensemble de grottes remplies d’eau chaude (trop chaude pour un bain !), espérant une belle lumière matinale. Mais il n’en est rien. Nous y repasserons le lendemain dans le même but…en vain. La grotte est en outre obstruée par un éboulis de roches, signe d’une récente activité sismique ou volcanique, rendant l’approche dangereuse. En revanche la faille qui la surplombe courant sur des kilomètres est de toute beauté.

Deuxième étape aux « châteaux sombres » de Dimmuborgir, formations de lave aux formes accidentées, succession de roches percées, de cavités ou d’imposantes colonnes envahies de petits arbustes.

Plusieurs sentiers de randonnées sillonnent le site et nous nous lançons sur le Church Circle long de 3 km, à la recherche de Kirkjan, une roche rappelant la voûte d’une cathédrale. Il n’y a pas âme qui vive en cette heure matinale et, dans cette noirceur, seuls les esprits des trolls semblent hanter les lieux. Au bout d’une heure, nous sommes de retour au parking et nous installons sur la terrasse du café encore fermé, pour petit-déjeuner à l’abri du vent.

Cap sur Hverfjall, un cratère d’explosion formé il y a 2 500 ans qui du haut de ses 250 mètres et 1 000 mètres de diamètre, domine toute la région. Arrivés sur le parking nous entreprenons son ascension par son versant Nord, parait-il plus aisé. Le sentier est plutôt raide et la progression n’est pas facile compte tenu de la nature du terrain composé de cendres. Le vent souffle fort ce qui n’arrange pas nos affaires. Au sommet, la vue se dégage sur un cône parfait trônant au centre du volcan, sur le lac à l’Ouest et sur les mamelons orange de Namaskard et du Krafla au Nord-Est. Nous faisons le tour du cratère en prenant le vent en pleine face puis regagnons la voiture.

Nous poursuivons notre tour du lac par Skútustaðir, une zone de pseudo-cratères située au sud du lac, puis laissons de côté le Vindbelgjarfjall pour retourner à notre point de départ et continuer vers la zone volcanique du Krafla. Le volcan, l’un des plus actifs d’Islande et dont la dernière éruption s’est produite en septembre 1984, abrite au sein de sa large caldeira une zone géothermale ainsi qu’une usine géothermique. De gros tuyaux argentés serpentent le long du relief contrastant avec les ocres du volcan ponctués de fumerolles.
Skútustaðir :

La zone du Krafla :

Au bout de la route, le cratère Viti, signifiant « enfer » enserre un lac aux eaux siliceuses bleu turquoise.

A proximité, les panaches de fumées remontant des entrailles de la Terre s’échappent des cheminées dans un boucan d’enfer, un simple cordage en gage de sécurité. Plus loin, un second cratère plus petit ainsi que solfatares, névés et marmites de boue complètent la visite.


Un dernier site reste à explorer dans cette zone de fractures, le mont Leirhnjúkur, encore fumant. Petit en-cas et c’est parti pour une rando d’une heure et demie à travers cet immense champ de lave tourmenté à souhait. Des coulées cordées, dégoulinantes, qu’on croirait de la veille. Des croûtes, des plaques, des gaz, des cratères à la gueule béante : c’est un vrai décor lunaire.




Et puis, de l’autre côté de la colline, un peu de vie. Ici des plantes grasses, là des lichens, marquant bien la frontière entre coulées récentes et anciennes.


Rapide visite de l’usine géothermique, puis nous repassons à Hverir afin de gravir Námafjall, une autre montagne faisant également partie du système volcanique du Krafla. Le sentier est assez escarpé et traverse de magnifiques rubans de soufres rythmés par des colonnes de fumées odorantes. Le panorama sur Hverir et les sommets environnants n’est pas en reste.



La descente est tout aussi abrupte que la montée et le retour sur le sol sablonneux est périlleux. Heureusement qu’il y a quelques prêles auxquelles se cramponner !


Il est maintenant l’heure de rejoindre notre guesthouse sur la rive ouest du lac, la ferme Stong, où nous avons réservé pour 2 nuits. Nous sommes chaleureusement accueillis par Svala, la propriétaire qui nous conduit à notre chambre sous les combles. La ferme en activité dispose d’une vingtaine de chambres, de 4 ou 5 cottages, de 2 hot pots, d’une grande salle à manger et offre une très belle vue sur la campagne. Comme il est possible de dîner sur place, nous réservons notre menu auprès de Svala et partons en attendant, à la découverte de la ferme. L’heure du repas est arrivée. Nous voici face à une énorme soupière garnie d’un excellent velouté de champignons, suivi d’un rôti d’agneau pour Monsieur et d’une truite pour Madame accompagnés de petits légumes, avant de conclure par une mémorable Skyrterta (sorte de cheesecake surmonté de myrtilles). Un vrai régal ! Cela restera notre meilleur repas en Islande.
La région de Mývatn nous a bien plu. Toutes les forces y sont réunies et s’expriment au travers de paysages variés ; les couleurs explosent, magnifiées par les camaïeux de gris du ciel.
30/08 – J12 : Mývatn – Húsavík – Mývatn Au pays des baleines…
Les prévisions météo ne mentaient pas : cette nuit il a neigé. Les sommets sont joliment saupoudrés d’une fine pellicule blanche. La température a chuté et comme tous les jours, il vente. Après le petit-déjeuner, nous partons pour Húsavik, petite ville portuaire du nord, connue pour être la capitale de l’observation des baleines en Europe. Plus on s’approche de la côte et plus le temps se dégrade. Arrivés au port, il pleut à verse et nous restons deux bonnes heures dans la voiture à observer l’activité des pêcheurs et à surfer sur le net à la recherche de nos prochains hébergements. Pas question de sortir en mer sous cette pluie. Profitant d’une petite accalmie, nous pouvons enfin arpenter la ville qui abrite une belle église en bois blanc.


Sur le port, tout rappelle la pêche, ici d’anciens cotres reconvertis en embarcation pour l’observation des cétacés, là quelques bouées de mouillage colorées et têtes de poissons séchées, plus loin des pêcheurs préparant leurs palangres dans des seaux et au fond la fabrique de glace. Au loin les sommets enneigés dominent majestueusement la baie.



Sur le port également, l’ancien abattoir transformé en musée de la baleine, nous offre une pause culturelle bienvenue. Au rez-de-chaussée l’on retrouve toutes les explications sur le cycle de vie des baleines, leur alimentation, leur migration et leur chasse. L’étage est réservé aux immenses squelettes de baleine à bosse, orque et autres cétacés. Une visite intéressante qu’apprécieront petits et grands.

Orque :

Baleine à bosse :

Il est près de 17 h et nous dévorons quelques fish and chips un peu trop gras avant de reprendre la route vers Mývatn.
L'Hverfjall, gravi hier :

Dernier passage à Grjótagjá pour la lumière du soir…qu’il n’y eût pas.
De retour à la ferme, nous apprenons qu’ici, il n’a plu qu’en début de matinée !
Stong :

Petite journée aujourd’hui, pas de montagnes colorées, pas de fumerolles, pas de sortie aux baleines non plus, juste une petite pause dans une coquette ville portuaire en proie aux averses. Cela nous aura au moins permis d’étudier les prévisions météo et d’établir la suite du programme.
31/08 – J13 : Mývatn – Goðafoss – Akureyri – Grundarfjörður De la Lune à Mars
Il fait plutôt beau ce matin, mais froid. Notre itinéraire devait nous mener par la F35 aux Kerlingarfjöll, de magnifiques montagnes de rhyolite dans le centre du pays, mais c’est à plus de 1000 mètres d’altitude et la neige est annoncée pour ces 2 prochains jours. Pas question de s’aventurer sur la F35 et encore moins aux Kerlingarfjöll dans ces conditions. Prenant un peu d’avance sur le programme établi, nous traverserons donc une bonne partie de l’île pour rallier directement la péninsule de Snæfellsnes, à l’Ouest. C’est parti pour 5 à 6 heures de route. Peu après Mývatn, premier arrêt à la chute des dieux, Goðafoss, composée de chutes en fer à cheval d’une hauteur de 12 mètres.

Nous traversons ensuite de vertes vallées agricoles avant de pénétrer dans l’Eyjafjörður, entouré de montagnes culminant à 1500 m et abritant la deuxième ville du pays Akureyri.


Nous parcourons le centre ville, désespérément vide en ce samedi matin. De jolies maisons colorées ainsi qu’une cathédrale dont l’architecture rappelle les orgues basaltiques, animent la cité portuaire.


Reprenant la route, nous voici au sommet d’un col enneigé. Pourvu qu’il n’y ait pas plus de neige sur la chaussée ! Comme dans la plupart des pays scandinaves, l’imagination des architectes donne naissance aux constructions les plus improbables.

Nous marquons une pause pique-nique à Blönduós, près de la piscine, où des enfants s’amusent dans les toboggans extérieurs alors qu’il ne fait que 2° C. On n’a manifestement pas la même résistance au froid.
Direction plein Ouest vers la péninsule de Snæfellsnes avec, à son extrémité, le volcan et glacier Snæfellsjökull, qui serait la porte d’entrée du « Voyage au centre de la Terre » de Jules Verne. Nous y arrivons vers 16 heures et passons devant l’Eldborg, un beau cratère d’une centaine de mètres.

De belles collines rouges dignes de la planète Mars nous font de l’œil avant d’atteindre Gerðuberg, un ensemble de colonnes de basalte s’étirant sur une centaine de mètres et enfin notre destination, Grundarfjördur où nous avons réservé 2 nuits à l’auberge de jeunesse.



Petite visite sur le port et au cœur du village, pizzas au Ruben et au lit.
Une grosse journée de transition qui nous a une nouvelle fois permis de découvrir des paysages totalement différents au fil des kilomètres.
01/09 – J14 : Tour de la péninsule de Snaefellsnes Que d’eau, que d’eau
La pluie est de retour et l’horizon est bouché par une épaisse brume. Nous prenons tout notre temps pour prendre le petit-déjeuner dans la cuisine commune de l’auberge de jeunesse, face à l’océan où des épaulards ont été aperçus ce printemps. Cette AJ est la plus moderne et la mieux équipée que nous ayons vue. Elle comporte deux bâtiments, l’un plus ancien en ville et l’autre situé sur le port, abrite une dizaine de chambres double ou familiale avec salle de bains privative. Une bonne adresse, même si les tarifs sont un peu élevés pour une AJ.
Nous débutons notre tour de la péninsule par Ytri-Tunga sur la côte Sud. La côte est sauvage et parsemée de roches sur lesquelles se prélassent phoques et cormorans. Nous parcourons la plage sur quelques centaines de mètres pour bien les observer, mais le terrain est glissant en raison des nombreuses algues accrochées aux rochers, ce qui nous empêche de les approcher davantage. Ils n’ont nullement l’air dérangés par notre présence et continuent leur sieste.


Plus loin, la magnifique église noire de Búðir perdue dans la brume confère au lieu une atmosphère mystérieuse. C’est étrange cette petite église au milieu de nulle part.

A quelques kilomètres, la statue en pierre du gardien des lieux, Barður, marque l’entrée du petit port d’Arnarstapi.

L’activité volcanique a donné ici naissance à d’impressionnants reliefs de basalte, parfois grignotés par la mer, formant ainsi cavités et arches où nichent plusieurs colonies d’oiseaux.



Un sentier permet de longer la côte et de rejoindre le petit port d’Hellnar. Au bout de quelques kilomètres sous cette pluie battante, nos vêtements techniques ne suffisent plus. Ça mouille et plus drôle, ça mousse !

De retour à la voiture, le chauffage ainsi que les sièges chauffants sont poussés à fond jusqu’à la prochaine étape. Justement, nous voici sur la plage de Malariff dominée par son phare où la mer et le vent forment d’énormes rouleaux bleu turquoise.



Plus loin, la plage de Djúpalón couronne la visite de la côte Sud. Le sentier y menant louvoie à travers de nouvelles sculptures volcaniques laissant place aux galets noirs et aux débris rouillés d’un chalutier anglais échoué ici en 1948. L’on y trouve également 4 pierres-étalons de 23 à 154 kg que les apprentis matelots du port de Dritvik devaient soulever pour mesurer leur force et espérer trouver une place à bord d’un bateau de pêche.



Arrivés à Hellisandur, le bout de la péninsule, nous n’avons toujours pas vu le Snæfellsjökull et nous ne le verrons jamais, tant le plafond restera définitivement bas. Il y a bien une piste qui y mène, mais avec cette purée de pois, pas la peine de s’y aventurer. Nous basculons sur la côte Nord en passant par Ólafsvík, qui n’a pas un grand intérêt si ce n’est sa splendide église contemporaine. Différentes figures triangulaires s’emboîtent harmonieusement pour enserrer de très beaux vitraux. L’intérieur est tout aussi original, mais chut, l’office est en cours.


La boucle est bouclée, nous voila de retour à Grundarfjördur. Nous terminons la soirée sur les plages de galets faisant face à l’AJ, puis au restaurant de l’hôtel Framnes.
Encore une journée bien arrosée, la fadeur des photos en témoigne. Il est bien dommage que la brume ne nous ait pas permis d’apprécier toutes les beautés de la péninsule et notamment son relief. Il aurait été préférable de prolonger les visites le jour de notre arrivée, seule journée ensoleillée. Mais c’est l’Islande, le temps change en 5 minutes…ou pas !

Demain, nous nous rapprochons de la Capitale où d’autres sites historiques et incontournables nous attendent.
02/09 – J15 : Grundarfjörður – Stykkishólmur – þingvellir – Reykholt Grisaille générale
Nous quittons la partie ouest de la péninsule de Snaefellsnes pour Stykkishólmur, petit port agréable et lieu d’embarquement pour les fjords de l’Ouest, dominé par un petit phare orange et une nouvelle église à l’architecture insolite. Petite marche sur le port, grimpette jusqu’au phare et ravitaillement.


En route pour le Sud par la route 1 puis la 522 pour rejoindre Deildartunguhver, des sources d’eau chaude à 100° C au débit le plus élevé d’Europe (180 litres par seconde) qui alimentent le chauffage des maisons d’Akranes et de Borgarnes et les nombreuses serres de cette région agricole. L’on trouve d’ailleurs à proximité plusieurs étals de fruits et légumes en libre service. Le principe est simple : déposez la somme indiquée dans la caissette, faites la monnaie s’il y a lieu et servez-vous. Imaginez la même chose en France…il ne se passerait pas 5 minutes avant disparition complète de la production, des recettes, voire de la roulotte 😛. Nous ne sommes pas très surpris, car nous avions déjà vu cela en Norvège. Quelle confiance tout de même !

On retrouve ces maisonnettes sur quelques kilomètres en bordure de la route 50.


Nous faisons le plein de légumes frais et poursuivons vers le Sud par la 52 et la 550 afin de rallier þingvellir. Cette route, que nous n’avions pas prévu d’emprunter se transforme vite en piste. A l’approche de la 550, le temps se gâte sérieusement et le ciel, subitement aussi noir que la piste de cendres sur laquelle nous évoluons, nous plonge instantanément dans l’univers de Tolkien. Les ténèbres du Mordor ne sont pas loin. Nous ne sommes pas tranquilles, d’ailleurs je n’ai pris aucune photo pendant le trajet, cela prouve bien notre état d’anxiété. L’arrivée à þingvellir se fait sous la pluie.
Þingvellir est un lieu mythique pour les islandais, où s’étend la plaine du premier parlement de la première démocratie (fondé en 930), mais c’est surtout le seul endroit avec l’Ethiopie où l’on peut observer la dorsale médio-atlantique en surface. La faille Almannagjá, orientée Sud-Ouest/Nord-Est s’écarte de 2 cm par an et sépare deux continents, avec d’un côté la plaque nord américaine et de l’autre, la plaque eurasienne.

Les nombreux sentiers sillonnant le parc nous mènent à Öxarárfoss puis à différents points de vue surplombant l’immense lac Þingvallavatn.


Nous repartons par les routes 365, 37 et enfin la 35 pour rallier notre hébergement, la guesthouse Husið dans laquelle nous avions séjourné le soir de notre arrivée en Islande. Comme nous souhaitions nous rapprocher de Reykjavik et que la maison d’hôtes est bien située, nous y avons réservé une chambre pour 2 nuits depuis Grundarfjörður. Nous y avons nos marques et y sommes presque comme à la maison. On se prépare donc notre petit dîner et au lit.
Journée un peu tristounette, d’abord en raison du temps, puis parce que l’on n’a pas vraiment été emballé par la région d’Akranes, ni réellement par Þingvellir. C’était une visite agréable avec de beaux sentiers, mais sans plus. Peu de couleur aujourd’hui…ça manque !
03/09 – J16 : Reykholt – Geysir – Gullfoss – Hveragerði –Reykholt A la recherche des eaux…bleues
Comme il fait plutôt beau ce matin, nous retournons à Geysir et à Gullfoss. Comparé à il y a quinze jours, l’affluence est nettement supérieure en journée, surtout à Gullfoss. Des cars entiers déversent leurs touristes, asiatiques pour la plupart, qui se pressent autour du site et dans l’immense boutique/cafétéria dès les premières gouttes de pluie. Nous prenons également un peu le temps de flâner dans la boutique et nous réchauffons autour d’un bon bol de soupe servie à volonté.
Sur le parking, David et Goliath :

A côté du 4x4 islandais, notre Grand Vitara a l’air d’une voiturette ! On ne joue pas dans la même cour pour traverser une rivière.
Nous partons ensuite à la recherche d’une chute bien cachée et peu connue : Bruárfoss, à proximité de la route 355. La chute n’est pas des plus sensationnelles, mais c’est la rivière toute entière, qui coupée en deux par une faille, forme des dizaines de petites chutes aux eaux d’un incroyable bleu turquoise. L’accès se fait au bout d’un dédale de ruelles au sein d’une zone de maisons de vacances. Nous parcourons le sentier et traversons un petit pont en bois et nous retrouvons très vite dans une zone marécageuse. Nous voilà avec 10 cm de boue collée à nos chaussures, ne sachant pas vraiment où se trouve la chute. On entend bien le bruit de la rivière, là pas très loin, mais le terrain est entièrement inondé. Tant pis, nous rebroussons chemin tout près du but !
Direction le Sud, vers Hveragerði, pour découvrir un autre site géothermique. La particularité des lieux est que la zone de géothermie, autrefois située au cœur de la ville, s’est déplacée à la suite d’un séisme en mai 2008. La zone d’activités se trouve désormais sur les hauteurs de la ville. Une forte odeur de soufre embaume les lieux. Canalisations rouillées et à l’abandon jalonnent le parcours.


Plus loin sur les hauteurs, un sentier de 3 kilomètres vous mène à l’une des rivières chaudes les plus connues d’Islande, Reykjadalur (la vallée des fumées).
Sur le chemin du retour, dernier arrêt à Kerið, un cratère volcanique vieux d’environ 6500 ans situé en bordure de la route 35. Ce cratère aux parois rouges, de 270 mètres de long sur 170 mètres de large et profond de 55 mètres, abrite un petit lac dont le niveau peut varier de 7 à 14 mètres. L’accès y est payant depuis juin 2013 (300 ISK, soit environ 2 €).

Comme la veille, dîner « à la maison » et au lit.
Aujourd’hui, nous avons renoué avec les cascades, geyser, fumerolles, volcan et vapeur de soufre : toutes ces couleurs qui caractérisent l’Islande et que nous aimons beaucoup.
04/09 – J17 : Reykholt – Reykjavik A la capitale
Voilà, nous quittons les terres pour la capitale, dernière étape de ce voyage.
100 kilomètres à peine nous séparent de Reykjavik, nous y arrivons en milieu de matinée et commençons par la visite du Perlan situé en périphérie. Le bâtiment, qui n’est autre qu’un grand réservoir géothermique qui alimentait autrefois la ville, ne représente pas un grand intérêt, si ce n’est sa terrasse panoramique circulaire offrant une vue remarquable sur toute la baie de Reykjavik. Un des réservoirs abrite le saga museum qui retrace les moments clés de l’histoire islandaise.

Nous prenons la direction du centre de Reykjavik afin de nous installer pour 2 nuits à la Guesthouse Sunna. La maison d’hôtes comprend de nombreuses chambres bien tenues (avec ou sans salle de bain) et une cuisine à chaque étage. L’adresse est très centrale, à deux pas de l’avenue commerçante (Laugavegur) et juste en face de Hallgrímskirkja, l’église luthérienne de Reykjavik, dont l’architecture en béton rappelle une fois de plus les orgues basaltiques. A l’intérieur, l’on peut y découvrir un gigantesque orgue de plus de 5200 tuyaux.

Nous arpentons les rues en direction du port. La ville est à taille humaine, facilement parcourable à pied en une demi-journée. De jolies maisons d’un à deux étages en bois ou en tôle ondulée, parfois colorées et typiques des pays scandinaves, bordent les rues. Parfois quelques gratte-ciel tutoient les nuages, mais ils restent peu fréquents. Le bâtiment le plus emblématique de la ville est sans aucun doute Harpa, la salle de concert et centre des congrès, entièrement revêtue de panneaux de verre de différentes couleurs. Située sur le vieux-port, les reflets de l’eau et des bateaux dansent avec la lumière. Restaurant et boutique occupent le rez-de-chaussée. Quel bel ensemble.



Plus loin, l’on découvre installée sur le front de mer, Sólfarið, une belle sculpture en inox rappelant sans aucun doute les drakkars vikings.

Nous remontons le port et arrivons au Seabaron, une adresse bien connue pour ses brochettes de poissons et sa soupe de homard (plutôt de la langoustine). Le local est petit et simple, chaleureusement décoré et tenu par un ancien pêcheur. Pour les brochettes, on peut choisir entre plusieurs poissons, St Jacques et même de la baleine. Nous nous sommes contentés de la soupe qui était excellente. Une bonne adresse sympathique où l’on se sent chez soi.
Nous sommes à présent dans le centre historique où se trouvent les plus anciennes maisons mais aussi le lac Tjörnin, occupé par de nombreux oiseaux. Au ras de l’eau, le hall de l’hôtel de ville, enferme une belle maquette en relief du pays, nous permettant de mieux visualiser notre parcours.


La journée se termine en déambulant au hasard des rues.
Belle journée à Reykjavik qui ne parait pas très grande, mais qui doit certainement receler des petits trésors cachés, que nous touristes pressés ne prenons pas le temps de découvrir. En tout cas il semble y avoir une vie culturelle assez intense, avec une population jeune et dynamique le tout, au cœur d’un cadre naturel unique.
05/09 – J18 : Reykjavik – Reykjanes - Reykjavik A la recherche des eaux…chaudes
Pour notre dernier jour entier en Islande…il fait très beau.
Direction la péninsule de Reykjanes, pour un dernier aperçu des trésors naturels de l’île. Cette péninsule est un petit condensé d’Islande, mêlant des champs de lave moussues, des sources d’eau chaude, des solfatares, des lacs et des petits ports. Premier arrêt à Hafnarfjörður, la 3ème ville du pays, sans grand intérêt. Puis nous empruntons la route 42, puis la 427, à travers un paysage volcanique de toute beauté, menant au lac Kleifarvatn, entouré de formations rocheuses et de plages de sable noir.



Un peu plus loin, le site géothermique de Seltun, équipé de passerelles en bois louvoyant au cœur des marmites de boue et des évents de vapeur, nous rappelle les autres aires géothermiques déjà rencontrées plus au Nord.

A proximité se trouve Skatalaug, une source chaude dans laquelle il est possible de se baigner. Munis de ses coordonnées GPS, nous partons à sa recherche. Autant vous dire que nous ne la trouverons pas. Soit les coordonnées n’étaient pas exactes, soit Skatalaug n’existe plus. La nature nous récompensera tout de même par la présence d’un cœur de verdure au milieu des sables volcaniques.

Nous poursuivons sur la route 427 jusqu’à Grindavik, minuscule port situé au sud de la péninsule avant d’emprunter la 426 pour Bláa Lónið (blue lagoon). Ce site thermal hautement touristique est construit à côté d’une centrale géothermique plantée au milieu d’un champ de lave. Ses eaux chaudes légèrement salées et riches en silice sont d’un bleu laiteux irréel. Nous pénétrons dans le hall d’accueil pour voir les bassins sans avoir l’intention de se baigner (à 40 € par personne la baignade, alors que le pays compte d’innombrables sources chaudes naturelles -encore faut-il les trouver-, pourquoi pas, mais là il y a beaucoup trop de monde).

Nous ressortons et nous promenons autour des autres bassins non aménagés, puis plus loin, aux abords de la centrale où les dépôts de silice sont bien visibles.


On peut se tartiner le visage avec cette pâte blanche, c’est même conseillé pour soigner certaines affections cutanées. Même si l’on a déjà vu les bains de Myvátn, cela vaut tout de même le déplacement.
Nous reprenons la route au milieu des champs de lave, nous arrêtons pour un nettoyage complet du véhicule et regagnons la capitale pour terminer la soirée sur le port et dîner à l’Icelandic Fish & Chips. Les beignets de poissons (morue, haddock, loup, plie…), réalisés à base de farine d’épeautre et plongés dans une friture légère sont accompagnés de pommes de terre persillées cuites au four et de différentes sauces au choix.
Voilà, l’aventure prend fin petit à petit, pas après pas dans les rues animées de Reykjavik. S’achève ici un voyage d’exception, sur les terres tourmentées d’une île de glace et de feu.

06/09 – J19 : Reykjavik – Francfort - Alsace Retour à la civilisation
Notre vol n’étant qu’à 16h05, nous profitons de la matinée pour les derniers achats souvenirs sur Laugavegur.

Nous quittons la ville pour Keflavik vers 12 heures, rendons le véhicule chez Blue Car et attendons notre vol avec une pointe de nostalgie.
Dernières couleurs au dessus des nuages avant d’atterrir à Francfort.

Changement de température : il fait 27°C à 22 heures et immersion brutale dans le bruit et le trafic routier : nous sommes vendredi soir et la circulation sur les autoroutes allemandes est infernale. On est loin des quelques voitures croisées en Islande, on avait oublié cette foule avec délectation.
Nos impressions :
L’Islande c’est d’abord la fusion des forces de la nature. Le vent, la pluie, le feu, la glace : toutes les manifestations terrestres qui nous font nous sentir petits ; C’est des volcans, des déserts, des montagnes, des glaciers, des rivières et des cascades ; C’est enfin une multitude de couleurs : le blanc des moutons, de la neige, de la glace et des panaches de fumées s’échappant des évents de vapeur ; le jaune du soufre, des déserts et des prairies asséchées par le vent ; le noir de l’obsidienne, de la lave et de la cendre rejetées par les volcans ; le vert tendre des toitures, des pâturages où paissent moutons et chevaux islandais ; le vert fluo des lits de mousses et des aurores boréales ; le rouge des cratères, des scories basaltiques et de l’oxyde de fer recouvrant les montagnes du Landmannalaugar ; l’ocre des plages et des montagnes de rhyolite ; le bleu des lacs, des fjords et des glaces de Jokülsarlón ; et pour finir le gris des rivières glaciaires tumultueuses, des colonnes de basalte et des ciels irréels déchirés par les nuages.
L’Islande est tout cela à la fois, mystérieuse et envoûtante, sublimée par une luminosité magique.
Nous avons adoré : Tout
- Les volcans, déserts, montagnes, glaciers, rivières, cascades, fjords - Les hautes terres et leurs pistes pour l’extrême beauté des paysages - Les moutons, chevaux, innombrables oiseaux, canards et surtout les incroyables clowns des mers : les macareux - La magie d’une aurore boréale aux confins des montagnes et des fjords
Nous avons moins aimé : Les gués et la longueur de certaines pistes (mais cela en valait bien la peine)
Hébergement / Restauration :
Tous les hébergements réservés ont été à la hauteur de nos attentes, avec une mention spéciale pour l'isolement et la vue à Mjoifjörður (Solbrekka), pour la table d’hôtes à Myvátn (Guesthouse Stong) et pour le confort à Grundarfjörður (Hostel).
Idem pour la restauration et/ou les ravitaillements en supermarché où nous n’avons manqué de rien.
Notre péché mignon islandais le Skyr (sorte de fromage blanc nature ou aromatisé) et les Hraun Bitar (gauffrette chocolatée aux petits morceaux croustillants de maïs soufflé ) -un peu de publicité islandaise- :


Infos pratiques :
- 3 800 km parcourus, 8 pleins, 365 litres d’essence - livres de route : guide du routard, bibliothèque du voyageur Gallimard, guide de randonnées Rother - infos complémentaires recueillies sur les forums de Voyage Forum, www.voyage-islande.fr et www.france-islande.com et sur les sites de Mlefevre, Grisemote, Aliza, Chris51 et d’International Photographer sans oublier celui de krikri et de Beregond
Remerciements :
Merci à Mlefevre pour ses différents récits qui m’ont fait découvrir toutes les beautés de ce pays et notamment les hautes terres.
Merci à Beregond, Pitimerguez, Pierre77N, Aliza, Timouss, Tidalo, Toopil, ArbreMojo, JeanMichel54, Clarée006 et Esethi pour votre contribution, votre aide précieuse à l’élaboration de l’itinéraire et vos réponses toujours détaillées.
Bonne lecture et, à ceux qui franchiront le pas, bon voyage en Islande.

Pédalier Schulmpf English translation pending
😊 hé oui, c'est encore moi!!! les questions:qui utilise le pédalier SCHULMPF
modele MOUNTAIN drive type 1 :fiabilité et facilité de commande
voilà, je pense le coupler à un NEXUS 8 ou un ALFINE 11;vos avis et retour sur
produits sont bienvenus. Kénaz à toutes et tous. Loupgris13
Carburant de camping-car en Europe, peut-on vraiment se tromper? English translation pending
Salut!
J'ai lu sur une autre forum qu'un touriste américain avais mis par erreur de l'essence dans son cc loué qui prenait du diesel... L'incident semble avoir eu lieu en Italie dans un village. Vrai ou faux? Ça a bousillé le cc et les assurances n'auraient couvert qu'après qu'un avocat eût été retenu par les touristes. Est-ce une légende urbaine? Peut-on vraiment mettre une pompe de remplissage d'essence dans une trappe conçue pour recevoir du diesel?
Dans la même veine, il semble y avoir plusieurs termes pour désigner du carburant diesel en Europe. Si la confusion pourrait avoir lieu, existe-il un moyen infaillible pour ne pas se tromper de carburant? Que fait-on quand l'alphabet latin n'est pas utilisé comme en Grèce, Balkans etc? Les pompes diesel ont alors une couleur, forme?
Merci
Marc de Montréal
J'ai lu sur une autre forum qu'un touriste américain avais mis par erreur de l'essence dans son cc loué qui prenait du diesel... L'incident semble avoir eu lieu en Italie dans un village. Vrai ou faux? Ça a bousillé le cc et les assurances n'auraient couvert qu'après qu'un avocat eût été retenu par les touristes. Est-ce une légende urbaine? Peut-on vraiment mettre une pompe de remplissage d'essence dans une trappe conçue pour recevoir du diesel?
Dans la même veine, il semble y avoir plusieurs termes pour désigner du carburant diesel en Europe. Si la confusion pourrait avoir lieu, existe-il un moyen infaillible pour ne pas se tromper de carburant? Que fait-on quand l'alphabet latin n'est pas utilisé comme en Grèce, Balkans etc? Les pompes diesel ont alors une couleur, forme?
Merci
Marc de Montréal
A la recherche d'un tandem! English translation pending
Bonjour à tous,
mon amie et moi partons en amérique centrale ( mexico--> Caracas) pendant 4 mois à la fin de nos études!!!!!
nous cherchons actuellement notre monture. Pas facile de s'y retrouver entre notre budget et les différentes offres!!!! nous aimerions dans l'idéal en avoir pour 1500€ tout équipé.
nous avons déjà regardé quelques offres et nos avis pas très connaisseurs se tournent vers 3 solutions :
soit le tandem lapierre X2 fit d’occasion à 1500€ mais il reste l'équipement.
Cadre : NEW TANDEM X2 RACE FIT ALLOY 7005 SL HYDROFORMED Fourche : LP CROMO Jeu de direction : ALLOY SEMI INTEGRATED 1"1/8 Boitier : SHIMANO OCTALINK Pédalier : SHIMANO LX TD FC-M571 26X26X48 170/175MM Potence : EASTON EA50 31,8X100 // LAPIERRE TANDEM 27,2 BLACK Tige de selle : EASTON EA30 27,2X250 // EASTON EA30 27,2X350 Cintre : EASTON EA30 LOW RISER 685MM // LAPIERRE STRAIGHT 25,4X580MM Dérailleur Avant : SHIMANO SLX 9S Dérailleur Arrière : SHIMANO XT 9S Freins : FORMULA RX 203MM Manettes : SHIMANO SLX 3X9 Selle : LAPIERRE BY SAN MARCO Roues : MACH1 MX DISC 36H + SHIMANO M525 36H // MACH1 MX DISC 36H Cassette : SHIMANO HG50 11X32 9S Pneus : SCHWALBE KOJAK 26X2.00 Poids : 16,7 kg
soit un tandem Neuf Tandem road x-peria rd350 neuf à1450€
Pneus Michelin 700x28 sécurisant Freins Disc Avid pour une meilleure puissance de freinage Pédalier Tandem TRUVATIV avec axe intégré GXP Roues Tandem Disc
Cadre Haut de gamme
Livraison en Kit Montage
La géométrie du cadre est disponible sur la fiche produit du cadre
Descriptif détaillé
CADRE TANDEM FOURCHE TANDEM DISC MANETTES SRAM X7 TWISTER DERAILLEUR AVANT SRAM X3 DERAILLEUR ARRIERE SRAM X4 ESP PEDALIER TRUVATIV FIREX TANDEM GXP BOITIER TRUVATIV FIREX TANDEM GXP CHAINE SRAM PC931 CASSETTE SRAM ROUES TANDEM PNEUS MICHELIN 700 x 28 TIGE DE SELLE SPECTRA RC SELLE ITALIA Q-BIKE LEVIER FREIN AVID FR-5 FREIN AVANT AVID BB5 FREIN ARRIERE AVID BB5
ou alors un Tandem LOOK en parfait état, équipé route, qui est plus dans mes prix 1000€ cadre alu Pneus Swable kojak (neuf) Dérailleur av ar SRAM X9 (neuf) Passage vitesse SRAM X9 (neuf) Frein magura hs33 (neuf) jeu de direction (neuf) Tige de selle passager suspendue Selles italia
qu'en pensez vous? quel choix est selon vous le plus judicieux? les freins à disques sont ils bien ou des v-BRAQUE sont mieux? merci de vos réponses bonne route!!!!!!!!!!
mon amie et moi partons en amérique centrale ( mexico--> Caracas) pendant 4 mois à la fin de nos études!!!!!
nous cherchons actuellement notre monture. Pas facile de s'y retrouver entre notre budget et les différentes offres!!!! nous aimerions dans l'idéal en avoir pour 1500€ tout équipé.
nous avons déjà regardé quelques offres et nos avis pas très connaisseurs se tournent vers 3 solutions :
soit le tandem lapierre X2 fit d’occasion à 1500€ mais il reste l'équipement.
Cadre : NEW TANDEM X2 RACE FIT ALLOY 7005 SL HYDROFORMED Fourche : LP CROMO Jeu de direction : ALLOY SEMI INTEGRATED 1"1/8 Boitier : SHIMANO OCTALINK Pédalier : SHIMANO LX TD FC-M571 26X26X48 170/175MM Potence : EASTON EA50 31,8X100 // LAPIERRE TANDEM 27,2 BLACK Tige de selle : EASTON EA30 27,2X250 // EASTON EA30 27,2X350 Cintre : EASTON EA30 LOW RISER 685MM // LAPIERRE STRAIGHT 25,4X580MM Dérailleur Avant : SHIMANO SLX 9S Dérailleur Arrière : SHIMANO XT 9S Freins : FORMULA RX 203MM Manettes : SHIMANO SLX 3X9 Selle : LAPIERRE BY SAN MARCO Roues : MACH1 MX DISC 36H + SHIMANO M525 36H // MACH1 MX DISC 36H Cassette : SHIMANO HG50 11X32 9S Pneus : SCHWALBE KOJAK 26X2.00 Poids : 16,7 kg
soit un tandem Neuf Tandem road x-peria rd350 neuf à1450€
Pneus Michelin 700x28 sécurisant Freins Disc Avid pour une meilleure puissance de freinage Pédalier Tandem TRUVATIV avec axe intégré GXP Roues Tandem Disc
Cadre Haut de gamme
Livraison en Kit Montage
La géométrie du cadre est disponible sur la fiche produit du cadre
Descriptif détaillé
CADRE TANDEM FOURCHE TANDEM DISC MANETTES SRAM X7 TWISTER DERAILLEUR AVANT SRAM X3 DERAILLEUR ARRIERE SRAM X4 ESP PEDALIER TRUVATIV FIREX TANDEM GXP BOITIER TRUVATIV FIREX TANDEM GXP CHAINE SRAM PC931 CASSETTE SRAM ROUES TANDEM PNEUS MICHELIN 700 x 28 TIGE DE SELLE SPECTRA RC SELLE ITALIA Q-BIKE LEVIER FREIN AVID FR-5 FREIN AVANT AVID BB5 FREIN ARRIERE AVID BB5
ou alors un Tandem LOOK en parfait état, équipé route, qui est plus dans mes prix 1000€ cadre alu Pneus Swable kojak (neuf) Dérailleur av ar SRAM X9 (neuf) Passage vitesse SRAM X9 (neuf) Frein magura hs33 (neuf) jeu de direction (neuf) Tige de selle passager suspendue Selles italia
qu'en pensez vous? quel choix est selon vous le plus judicieux? les freins à disques sont ils bien ou des v-BRAQUE sont mieux? merci de vos réponses bonne route!!!!!!!!!!
Formation professionnelle en mécanique automobile au Canada? English translation pending
Bonjour à tous,
Je veux bien avoir une idée sur tous les centres de formation professionnelle en mécanique automobile dans tout le canada, une idée sur les centres privés ainsi qu'étatiques. Et puis si quelqu'un peut me donner des idées sur l'industrie automobile au canada, les opportunités de travail dans ce domaine..
Merci d'avance à tous ceux qui peuvent me renseigner. Sincères salutations.
Je veux bien avoir une idée sur tous les centres de formation professionnelle en mécanique automobile dans tout le canada, une idée sur les centres privés ainsi qu'étatiques. Et puis si quelqu'un peut me donner des idées sur l'industrie automobile au canada, les opportunités de travail dans ce domaine..
Merci d'avance à tous ceux qui peuvent me renseigner. Sincères salutations.