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En direct de Celestyal à Cuba English translation pending
by Eterlous · 2016-12-17 · 51 replies
Bonjour , Pour être honnête ce n'est pas vraiment en direct, car j'avais d'autres occupations pendant mon voyage, mais je trouve que le titre sonnait mieux et faisait plus classe, donc, ce sera un peu en différé 😉

Prologue Pourquoi le choix de cette croisière en fait, j'avais eu connaissance de cette croisière par un Canadien qui l'avait effectuée et qui semblait en avoir été satisfait et parce que c'est la seule à ma connaissance, qui a l'autorisation de faire le tour de l'île. ( les Cies Américaines étant encore interdites de séjour ) et je trouvais cette solution à la fois originale et intéressante. Je sais, ... certains(es) me diront : comment peut-on partir avec une compagnie qui n'est ni américaine, ni premium... pensez, un vieux rafiot rafistolé , refait en 92 et 95 repris par Stars Cruise en 2000, vendu á Louis cruises en 2007 et relooké Celestyal en 2015 avec l'ajout de balcons... D'autant que dans un anglais approximatif, Je m'étais renseigné pour savoir s'ils avaient créé un endroit réservé YC, et j'ai cru comprendre qu'il s'étaient contentés d'un espace avec la lettre W... parce que cela semblait satisfaire les besoins de leur clientèle... Vous avez certainement raison, mais quand on veut sortir un peu des sentiers battus, il faut savoir parfois voyager dangereusement. La première difficulté a été d'avoir des informations sur les conditions de cette croisière, mais pour je ne sais quelles raisons, c'était mission impossible, aucune documentation en France, même auprès de rivages de France qui est censé être leur correspondant. J'ai fini par trouver un site avec quelques informations et c'est moi qui ai expliqué à mon agence comment faire pour l'acheter... car, je voulais éviter de négocier directement sur Internet avec une société étrangère, que je ne connaissais, ni des lèvres, ni des dents. (depuis quelques semaines, on peut trouver des infos et l'acheter sur des sites Français et on connaît à présent les conditions et le circuit exact... ou presque...)

Pré-croisiere Comme d'habitude, lorsque c'est possible nous choisissons de partir de Nice. Nous ne sommes pas descendu au Négresco, qui est pourtant bien situé et paraît-il d'un bon confort, mais nous n'avons pas jugé ce choix judicieux dans la mesure où nous disposons d'un appartement situé à proximité, même si il ne bénéficie pas de la même qualité de services. De ce fait, le matin du départ, c'est moi qui suis allé acheter les croissants et les pains au chocolat ( à noter que les "Copé" á 10 c, étaient en rupture de stock) tandis que Madame Eterlous pressait les oranges. Je ne vous joins pas à la photo, comme il est parfois coutume de le faire, mais ils etaient très bons. Bref, départ pour l'aéroport. Au moment de fermer la porte de l'appartement, nos regards légèrement empreints d'une sourde inquiétude, se croisent, conscient que nous allons être confrontés aux commémorations du Lider Maximo, l'un des dictateurs, d'un des derniers pays communistes. Au pied de l'appartement, une belle limousine noire, brillant dans la lumière du matin blême, nous attendait... (non, en fait, c'est nous qu'il avons attendue un moment) Arrivé à l'aéroport, tiens, c'est curieux le prix demandé etait sensiblement supérieur à celui indiqué au compteur, qui avait été subrepticement éteint, bon je dois avoir une tête de "pigeon"... "voyageur"... À l'intérieur de l'aéroport, des jeunes gens harnachés comme ceux que l'on voit à la télévision sur nos lointaines contrées en guerre, se promenaient tranquillement, en ayant l'air de s'ennuyer à mourir, (c'est une image) en se demandant ce qu'il pouvaient bien faire là, nous aussi... Bon, j'arrête de "Pap ôter", j'ai du me laisser contaminer, si moi aussi je continue à vous raconter ma vie privée, on arrivera jamais à Cuba...

Je vais essayer une formule plus didactique, qui a déjà fait ses preuves, en suivant un plan précis : 1a) la Cie 1b) le navire 1c) le circuit

2a) L'âge du capitaine Non, en fait ce n'est pas non plus mon truc ...

Saperlipopette, je subodore que d'aucuns vont se demander si tout ce galimatias va être du même tonneau...et même pas de rhum... cubain, of course... ok, mais c'est ouf, un tour de Cuba, se devrait de voler plus haut... (Cuba... plus haut... ok...) Pffff bon, j'arrête

NDLR : toute ressemblance éventuelle avec... ne serait que pure coïncidence😜

Je vous rassure, cette fois il va falloir être sérieux, car c'est le début du voyage.
Lac Titicaca, côté bolivien English translation pending
by Pourvoir · 2016-12-14 · 23 replies
Bonjour. Je souhaite aller en Bolivie. Je suis déjà allé au lac Titicaca du côté Péruvien. Cela apporte-t-il quelque chose de nouveau et d'important d'aller au lac Titicaca côté Bolivien et à l'île du soleil ? Que pensez-vous de la vallée de la lune ? Est-ce vraiment intéressant ? Que pensez-vous de Tiwanaku ? Là aussi est-ce très intéressant alors que je suis déjà allé au Machu Piccu ? Près de Sucre, je souhaite aller au cratère de Maragua. Qu'en pensez-vous ? Combien de jours au minimum faut-il pour visiter les endroits essentiels de La Paz ? Merci pour vos réponses et vos conseils. Cordialement. Pascal.
Indonésie: Bali, l'île des offrandes English translation pending
by Jemaflor · 2016-12-07 · 17 replies


Un joli sourire en guise d'introduction, comme un premier témoignage de la gentillesse des balinais … Plantons le décor. Nous sommes tout au nord de l'île de Bali dans la région rurale de Sangsit et plus précisément dans l'enceinte du Pura Beji, un temple hindouiste parmi tant d'autres. Cette sympathique jeune femme portant une corbeille d'offrandes est tout simplement venue la déposer au pied de l'autel, afin de vénérer les dieux.

Une scène presque banale à Bali, tant l'observation du rituel des offrandes aux divinités est si courante et en tous lieux : dans les temples bien sûr mais aussi autour des sanctuaires, au bord des routes et des rues, dans les champs et jusque dans les modestes autels présents presque dans chaque cour d'habitation.

Les balinais sont donc fervents d'offrandes … Quant à l'île de Bali, elle offre aux visiteurs ses paysages, sa culture et son atmosphère à nulle autre pareille. Voilà ce que je me propose de vous faire partager avec le récit de mon récent périple à travers cette île. Des temples aux rizières ainsi que bien d'autres aspects sont au programme ... tellement un voyage à Bali s'avère riche en découvertes dépaysantes.

-- Un rituel quotidien

Revenons à présent à la séance d'offrandes … La jeune femme s'avance vers l'autel et y place son aumône : des fleurs posées sur des feuilles de palmiers tressées et quelques bâtons d'encens, ils se consument lentement laissant échapper de fines colonnes de fumées qui embaument l'atmosphère. Faisons nous discret et laissons-là se recueillir en compagnie de son petit garçon agenouillé auprès d'elle.



Sur la droite, un jeune couple en élégant habits de cérémonie se prépare à poser pour une photo souvenir. Une robe et une tunique au rouge éclatant, des ourlets et une coiffe dorés qui brillent sous le soleil… ce sont des jeunes mariés parés de tenues traditionnelles. Comme ce n'est pas pour mon objectif qu'ils posent et ne faisant pas parti des invités à la cérémonie, là aussi, je reste en retrait et cadre donc la scène avec un plan large.



La vue a l'intérêt de montrer également l'architecture typique d'un temple balinais avec les multiples statues de divinités qui le décorent. De l'autre côté, il y a, entre autre, la classique porte d'entrée des temples (Pura en langue locale) avec ce porche en forme de tour pyramidale fendue et séparée en deux parties.



Les hindouistes balinais tolèrent l'entrée au sein de leur temples des visiteurs non hindouistes, mais en dehors des grandes cérémonies et avec une autre condition : le port d'un sarong autour de la ceinture et des jambes. Bon, n'étant pas un habitué du port d'une telle « jupe » locale, l'aide de notre très disponible accompagnateur Guntur me sera d'une grande utilité, il va avec doigté ajuster correctement ce fameux sarong autour de ma taille ... afin que je ne paraisse pas trop ridicule !



Ce temple rural Beji est dédié aux divinités des cultures irriguées autant dire principalement à la culture du riz, d'ailleurs un large panorama de rizières s'étend sur la gauche de l'enceinte du temple.

-- Leçon de riziculture



Une plus ample connaissance de la culture du riz, nous la ferons parmi d'autres rizières, celles situées autour du village de Tunjuk, plus à l'intérieur de l'île. Et il n'y a pas mieux pour en savoir un peu plus sur cette culture que de côtoyer les planteurs de riz et surtout de participer à leur travail. Là, il va falloir mettre la main à la pâte … c'est à dire plonger les mains dans la boue ! Cela commence d'abord par la préparation du terrain. Et en avant ! avec cette paire de buffles d'eau.



Ici, il ne faut pas avoir peur de se mouiller et hop, me voilà les pieds dans la boue visqueuse et glissante. Pourvu que les buffles ne s'emballent pas … ce serait le bain de boue assuré ! Mais les animaux connaissent leur boulot et puis, il y a aussi à mes côtés leur maître dont ils suivent, pas à pas, les directives. Avancer dans la rizière afin de préparer le terrain pour la plantation, ça fait ploc, ploc et re-ploc … et ça éclabousse quelque peu ! Le tour de manège terminé, passons au repiquage des plants. Par manque d'expérience, j'enfonce sans doute un peu trop les plants : « Stop ! Stop !» me dit à chaque fois le planteur certifié. Alors que le rang commence à prendre forme, je crois avoir enfin compris le bon geste et la bonne profondeur pour que le plant de riz prenne racines … En remerciant mon instructeur, avec un sourire de complicité je lui donne rendez-vous dans 3 mois … ce sera le moment de récolter le fruit de mes plants ! Bon, trêve de plaisanterie, il temps de se rincer copieusement, les mains, les jambes et les pieds.



Justement, entre chaque parcelle, il y a de l'eau ruisselant le long de larges caniveaux, c'est bien pratique pour se libérer de cette boue si collante. Mais en fait, cette eau courante est surtout canalisée pour l'irrigation des rizières. Ce système de canaux particulièrement sophistiqué qui répartie équitablement l'eau entre toutes les parcelles cultivées a même fait l'objet d'une reconnaissance internationale pour sa haute ingéniosité. En effet, le subak, le nom de ce système est classé depuis 2012 au patrimoine de l'Unesco, rien que ça !



Un autre système, pas mal conçu (mais pas encore reconnu par les instances du patrimoine !) est constitué de cet ensemble d'épouvantails. Nous l'avons découvert lors d'une visite dans une autre rizière où les grains de riz arrivaient à maturation. Afin d'effrayer les oiseaux, grands amateurs de riz comme tous les balinais, ces épouvantails sont mobiles. Comme des marionnettes, ils sont reliés par un complexe système de cordes qu'actionne un homme posté dans la cabane que l'on aperçoit en fond d'image. En longeant cette rizière, voilà que toutes ces silhouettes fantomatiques se mettent en mouvement … je crois bien que le gardien en nous observant si intéressés par son mécanisme anti-prédateurs s'est un peu amusé à mettre en action toutes ses marionnettes.



Des rizières, il y en a bien sûr un peu partout dans les campagnes de Bali. Rizières en plateau ou rizières en terrasses, les plus spectaculaires, les plus photogéniques. Avec le climat chaud et humide de la région, les paysans balinais parviennent à réaliser trois récoltes par an … le riz, le principal gagne pain (enfin, gagne riz devrait-on dire ici !) des agriculteurs balinais. Mais au fait, ce moyen ancestral de labourage des rizières avec les buffles est-il encore très pratiqué dans les rizières à Bali ? C'est la question que je me pose après cette expérience sur ce terrain (boueux !). Et notre accompagnateur Gun de me répondre : « Pour la plupart des rizières, les agriculteurs utilisent maintenant des engins mécanisés mais dans les endroits escarpés, sur certaines parcelles en terrasses, les buffles sont parfois encore utilisés.. ».

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Procession et festivités balinaises



De la musique, des chants, des statues portées à bras d'hommes et une foule colorée et bien ordonnée défile sur une petite route près de la rizière nous nous trouvons toujours à Tunjunk. La musique des gongs nous a attiré au bord de la route et nous voilà assistants au passage de cette procession. Chez les hindouistes balinais, environ 90 % de la population, les occasions de célébrations, de festivités et de processions sont presque infinies … les étapes de la vie, de la naissance à la mort en passant par le mariage, la fête de chaque divinité et de chacun des temples des villages. Des temples, au minimum il y en a trois par village et quelque soit l'importance de la cité : - Le pura puseh, le temple originel dédié aux fondateurs du village - Le pura desa consacré aux esprits protecteurs - le pura dalem, le temple de la mort Sur « l'île des dieux », on implore également le ciel pour l'obtention de récoltes abondantes et encore pour bien d'autres occasions … Alors, il n'est pas étonnant de voir presque quotidiennement de tels rassemblements hauts en couleur lorsqu'on parcoure Bali. Et cette procession, à quoi était-elle dédiée ? Euh ? En fait, je n'en saurai rien !

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Une démonstration de l'art de la vannerie

Au centre du village, nous poursuivons nos rencontres à la découverte des traditions balinaises avec à présent une initiation à la confection des offrandes. Les balinais sont experts en art du tressage et du pliage des tiges végétales et des feuilles de palmiers. Il faut les observer agir avec une dextérité étonnante, et quelle rapidité pour obtenir une composition ou une jolie coupelle végétale. Reconnaissons que ces femmes ont de l'entraînement car chaque jour elles confectionnent de telles réalisations pour leurs offrandes du matin.



Il n'y a pas que les femmes qui excellent dans l'art de la vannerie, les hommes aussi à l'image de cet homme âgé qui va me montrer et me diriger dans la confection d'un plateau à offrandes. On fait chevaucher une lamelle sur l'autre et ainsi de suite … sauf que cela paraît facile en théorie mais j'avoue avoir bien eu besoin d'aide pour achever correctement ce tout simple carré tressé, enfin merci pour cette prise en mains.



Au delà des simples corbeilles tressées, la pratique de la vannerie artistique est mise en valeur lors des fêtes balinaises de Galungan-Kunigan. Un hasard de dates a fait que notre séjour à Bali s'est déroulé quelques jours après ces festivités, les plus importantes de tout le calendrier festif balinais. Elles durent une dizaine de jours et sont particulièrement animées.



Ainsi, nous avons pu admirer les nombreuses décorations qui ornaient encore les rues des villages. Certes, ces compositions végétales étaient une peu desséchées mais elles gardaient toute leur splendeur.

De hautes tiges de bambous forment de véritables haies d'honneur le long des routes et rues, toutes embellies par ces bouquets et ces compositions joliment réalisées. Voici un bon témoignage de la maîtrise par les balinais de l'art de la vannerie.

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En classe, avec les écoliers du village

Cela peut surprendre, mais la visite de la ferme et des rizières de Tunjuk est couplée avec la visite de l'école du village !



Nous voilà débarquant dans la cour de récréation puis à l'intérieur d'une classe. Sitôt entrés, les écoliers rieurs se lèvent pour nous accueillir et se mettent à chanter un refrain enfantin dans un français teinté d'un petit accent indonésien. Une scène attendrissante qui semble très bien rodée … Il fleure bon dans cette classe de primaire l'ambiance des écoles d'antan : le tableau noir, la poussière de la craie … et les cahiers traditionnels, je n'ai vu aucun écran ni tablette numérique sur les pupitres.

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Tanah Lot, comme un air de Mont-Saint-Michel … en mode balinais



On doit le reconnaître, un tel site a de quoi enthousiasmer les visiteurs, d'ailleurs le temple Pura Tanah Lot est le plus fréquenté de la côte sud de l'île. N'est-il pas pittoresque ce temple perché sur son rocher battu par les vagues et isolé à marée haute ? Un décor qui n'est pas sans évoquer la silhouette de notre cher site-monument des côtes normandes. L'assaut répété des vagues est tellement destructeur que la base du rocher a été solidifié afin de protéger l'édifice religieux d'un risque d'effondrement … C'est en fin d'après midi que la foule des visiteurs est la plus importante car la lumière du coucher de soleil teinte d'or le site. A condition qu'il n'y ait pas trop de nuages ! Nous avons eu droit a quelques belles éclaircies avec des rayons de soleil parvenant à se jouer des bancs de nuages mais pour le spectacle visuel d'un embrasement général, rochers, temple et horizon marin …. ce n'était pas le bon jour !



Ici, les grèves sont faites de sable volcanique sombre blanchit par l'écume des flots, quant aux falaises, elles sont impressionnantes, hautes et dangereuses. D'ailleurs, il y a déjà eu de dramatiques chutes accidentelles parmi les amateurs de selfies … trop occupés à soigner le cadrage et pas assez attentifs au trait de côte sous leurs pieds !Aussi, les autorités ont placé des barrières et des drapeaux rouges le long de ces à-pics à risque. Et si le lieu est tant fréquenté, tout le monde n'a pas le même motif de visite. Il y a d'abord les Balinais qui viennent ici en pèlerinage offrir quelques offrandes à leurs divinités, ce sont bien sûr celles de la mer qui sont vénérées. Les visiteurs les plus nombreux doivent être les touristes surtout en fin d'après midi. Des vacanciers très attendus par les marchands de souvenirs postés en nombre tout le long des ruelles d'accès au site. Et puis il y a quelques surfeurs qui viennent là tutoyer les vagues à l'image de celui que l'on peut voir sur la photo … Bali, l'île des temples hindouistes mais aussi (et surtout, pour certains) un « must » pour la pratique du surf.

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Pêcheurs et jukung

Je ne suis pas sûr que les pêcheurs de cette côte où la mer est toujours agitée de vagues apprécient autant les gros rouleaux que les surfeurs, mais ils font avec.



Leurs embarcations traditionnelles, les jukung paraissent cependant assez stables avec leurs balanciers de chaque côté, elles donnent l'image de sommaires catamarans de bois et de bambous. Nous en verrons de plus près sur une côte beaucoup plus calme, au nord de l'île. A Permuteran, une partie de la plage de sable gris fait office de petit port de pêche où sont alignés quelques jukung.



C'est un petit matin calme, les eaux sont lisses et reflètent une mosaïque de teintes bigarrées, celles des coques des embarcations. Une homme aborde le rivage, il rentre d'une partie de pêche avec seulement quelques poissons, apparemment il n'est pas trop satisfait de ses prises … Dans ces eaux, ce sont des sardines, des vivaneaux, des mahi-mahi et des thons qui sont le plus souvent pêchés … quand les conditions sont favorables. Les jukungsont souvent équipés de lampes pour les séances de pêche nocturne et on le voit certains sont décorés avec soins. De la couleur mais également des dessins comme cette tête de gros poisson, la mâchoire grande ouverte avec des dents acérées prêtes à en découdre … de quoi effrayer les autres poissons !



A côté des frêles jukung, il y a des structures de pêche bien plus grosses composées d'un savant agencement de bambous qui évoquent bien plus un échafaudage ou un radeau géant qu'un bateau destiné à la pêche en mer.

Permuteran est aussi une petite station balnéaire tranquille baignée par les eaux d'un lagon intéressant à explorer, snorkeling ou pongée avec bouteilles, mais pour cette dernière activité il faut se rendre (en jukung) un peu plus loin, au-delà de la barrière de corail, vers les fonds sous-marins très renommés de l'île Pulau Menjangan, située à 7 km au large.

Suite du récit → message suivant ->
Séjour aux îles du Sud thaïlandais, mer d'Andaman English translation pending
by Freudon · 2016-12-01 · 15 replies
Bonjour,

Pour notre 2ème séjour en thailande vers mars, nous souhaitons aller plus au sud, nous avons fait Kho Tao Koh Phangan et Krabi, pour une durée de 3 semaines en couples. Nous recherchons plutôt du calme, paysage, animaux, plage si possible avec direct snorkeling J'ai fait un premier jet avec certaines iles, j'ai enlevé certaines comme Koh Lipe. Merci de donner votre avis sur la durée ou si je dois enlever certaines, bref n'hésitez pas :)

S 10 Bangkok D 11 Bangkok départ aéroport Hat Yai L 12 Hat Yai M 13 Tarutao M 14 Tarutao J 15 Tarutao V 16 Tarutao S 17 Koh Adang D 18 Koh Adang L 19 Ko Bulon M 20 Ko Bulon M 21 koh Libong J 22 koh Libong V 23 Koh Kradan S 24 Koh Kradan D 25 Koh Kradan L 26 Koh Kradan M 27 koh Muk M 28 koh Muk J 29 Koh Ngai V 30 Koh Ngai départ aéroport Tran S 01 Bangkok
3 semaines en Irlande et à Londres English translation pending
by Glynnyth · 2016-11-11 · 19 replies
Irlande! Une destination qui nous a séduit depuis longtemps, mais qui demande un peu de préparation côté transport. Enfin, nous l'avons fait en été 2015!

Désolée d'avoir pris tous ce temps pour mettre ce carnet de route en ligne.

Nous sommes deux adultes et un garçon de 5 ans, partant de la région parisienne. Nous prenons un bateau de nuit vendredi soir de Cherbourg à Rosslare. Le samedi matin, L., ma petite sœur, 18 ans, part depuis l'Allemagne pour nous rejoindre directement sur l'ile. Elle prend un vol Ryan Air de Weeze (Düsseldorf) à Londres et de Londres à Shannon. Nous louons un appartement à Lahinch dans le County Clare. D'ici nous entreprenons des voyages d'une journée, à l'exception de la péninsule de Beara, où nous logeons une nuit près d'Adrigole.

Au bout de deux semaines nous partons pour une nuit à Wicklow avant de prendre le ferry dimanche pour rester finalement 2 jours à Londres.

Petit sommaire de notre itinéraire:

Vendredi: Paris -> Cherbourg, ferry pour Rosslare avec arrivé le samedi à 13h Samedi: Rosslare -> Shannon Airport -> Lahinch Dimanche: Lahinch -> Loop Head Lighthouse Lundi: Burren (Ailwee Cave, Burren Perfumery, Pulnabrone Dolmen) Mardi: Cliffs of Moher et Moher Hill Open Farm Mercredi: Lahinch -> Blackhead -> Ballyvaughan -> Flaggy Shore -> Coole Park Jeudi: Dingle Peninsula Vendredi: Petit tour du County Clare: Spanish Point, Coroffin, Inchiquin Lough Samedi: Connemara Dimanche: Repos Lundi: Beara Peninsula Mardi: Zoo de Fota Island Mercredi: Hag's Head Jeudi: Ring of Kerry Vendredi: Faire les bagages Samedi: Lahinch -> Wicklow via Glendalough et Sally Gap Dimanche: Sealife à Bray, l'après-midi départ en bâteau de Dublin vers Holyhead (Pays de Galles) pour aller à Londres Lundi: Hyde Park, Buckingham Place, St James's Park, Westminster Mardi: Chelsea, Battersea Children's Zoo, London Bridge, Monument, Bank, St Paul's Mercredi: London-> Heathrow-> Canterbury->Dover-> bateau pour Calais -> Paris

(Pour ceux qui veulent tout de suite ''partir'' en Irlande, suivez mon carnet à partir de dimanche)

BIENVENUE EN IRLANDE!!

Inside South Africa
by Voyajou · 2016-10-30 · 212 replies
Inside South Africa

The Burst Hose. The passenger is so impatient to arrive that the coachman whips a horse that barely tolerates the mistreatment. I can tell she’s gearing up for a kick, and suddenly, at full gallop, she stops responding. If I press the spur, she cuts out but accepts a half-pressed pedal. She pulled this stunt last year, right in the middle of the Kalahari Desert, and I can guess the trick: she blew a hose! An hour at a slow trot brings us to a Ford garage. A workshop manager, as sullen as he is efficient, has the necessary parts removed to reach the hose, then announces he doesn’t have the spare part and will need a week to get it. I suggest taking advantage of the access to make a temporary repair on the tear, but he refuses, arguing the pressure is so high that the patch would give way immediately—"It’s not a Testarossa, after all!" After reassembly, he refuses to charge us anything and advises us to head to the next town, 200 kilometers away—off we go for another four hours. Semi-trailers overtake us without mercy; I’m reminded of *Duel*. At the Land Rover dealership, we learn the part will take two working days to arrive, and it’s Thursday. I decide to have the hose delivered to the house without wheels—I’ll change it myself. Five hours later, climbing the pass in first gear, we reach the object of her desires. * Hide and Seek In Brittany, my neighbor is a taciturn, touchy fisherman. He’s anchored his old boat in the middle of the estuary that separates two departments and uses it as a storage space. It’s a jumble of nets, buoys, and traps. The old wooden vessel is falling apart, and the hull’s paint is nothing but a distant memory—so much so that the Maritime Affairs Directorate of his department orders him to remove it or repaint it. Asterix also runs a restaurant on the harbor, where he treats customers to his catch. One Sunday afternoon, we see him loading cooks, servers, and dishwashers armed with rollers, brushes, and paint cans into dinghies. Off they go for two hours of slapdash painting and laughter. Once the starboard side is done, everyone returns to prepare for the evening service. The port side will wait until the Maritime Affairs Directorate from the other department reacts. This story came back to me when I got home: the side visible from the road had been repainted, but the other side was left as is. * The Blonde, the Red, the White, and the Black Many workers are paid at the end of each week, but alcohol sales for takeaway are banned on Saturdays and Sundays. So, on Friday nights, the bars are packed, and liquor stores never empty—of people who are already full. Their limited means reduce them to cheap, harsh wines or bland beers. Yet, they still end up wasted.

* Seven In mainland France, you can easily raise seven sheep per hectare. In the Great Karoo, it takes seven hectares of sparse but tasty vegetation to feed just one sheep. Not to mention the energy spent moving around. Add to that the fact that a French sheep produces about one and a half lambs per year, while here, between droughts and jackals, it’s closer to 0.7, and you’ll understand why, with a 7,000-hectare farm—the local basic unit—a South African farmer’s income barely exceeds that of a farm a hundred times smaller in Brittany. This weekend, the annual agricultural show is taking place at the fairgrounds. Some come from far away, so a procession of pickups, trailers, and trucks loaded with sheep makes its way up the main street: we’re definitely in the Karoo. I expected a competition of lean, wiry ascetics, able to pass on traits useful to the environment, but I suspect these bodybuilder show animals don’t just graze on the bush and are doped with alfalfa. Besides, I caught a dealer red-handed with a bag of pellets. * They’re Not Dolls Ken is a professional hunting guide, working independently. When it’s not hunting season, he goes fishing for clients, mainly in the United States. He says Trump’s election—whom he slightly resembles, though younger—would be good for his business, but he doesn’t like Trump, nor, it seems, his clients much. He wanted to be a farmer, but in the post-apartheid context, taking over a farm was a gamble. His wife, who’s more beautiful than Barbie and Melania, silently agrees. * Neighbors That’s the problem with women: their *it girl* side. Within a year of her moving in, we got two new neighbors. One on the other side of the track, the other half an hour away (here, that’s *next door*). One only travels at the controls of his black helicopter, the other aboard his private Boeing 737. The first is a very wealthy farmer from the northeast of the country who’s expanding into the Karoo. He just bought two non-contiguous farms of 6,000 hectares each. I still don’t know what the owner of the farm in between is thinking. The newcomer plans to create a wildlife reserve for breeding purposes; our future neighbors will be giraffes, rhinos, and antelopes, including rare species like the Sable. They say he’s a man in a hurry, determined: when the municipality dragged its feet on his request to refurbish the public track that serves as our border, he just went ahead and did it himself. It was a historic farm, crossed by paths leading to other farms, home to a pond full of birds where water from the mountain ends up after the villagers have taken their share. That’s where the golf course I was about to become the 29th member of was located. Now, it’s all closed off, fenced, and lined with monumental gates. The Wild West in the Western Cape. Is it because his name ends in ‘-ski’ that rumors link him to Slavic mafias and advise against crossing him? The same rumors say he’s involved in the uranium market—well, there’s uranium in the Karoo’s subsoil. The second neighbor is a Saudi prince who just bought a modestly sized farm—3,500 hectares—but don’t think he’s a minor prince. He paid four and a half times the market price to get it! The farm had been in the same family for two centuries, and the owners refused to even consider selling. The prince’s agent—money, in this case, black gold—kept coming back every week despite repeated refusals, finally saying his client wanted this farm at any price. A price they were asked to set. And that’s how you sell your ancestors’ graves. There are plenty of huge farms for sale here, but the prince was looking for a property where he wouldn’t see any roads, tracks, or other houses or farms. He’ll come a few days a year to hunt. However, he’s annoyed: the runway at the nearest airport, two hours away, isn’t long enough for his private jet, so he’ll have to land in Cape Town, like me, and endure nearly two hours by helicopter. That’s how it goes in South Africa. I’d be curious to know what Julius Malema, leader of the EFF (Economic Freedom Fighters), who advocates the Zimbabwean model of land redistribution, thinks about it.

* Biko The autobiography of a journalist and politician of European descent, South African, is published this week. In 1977, this rookie got her editor’s permission to investigate the death in detention of black leader Steve Biko. The apartheid regime’s political police claimed he had died from a hunger strike. The bold young woman discovered that the medical examiners reported a slightly overweight corpse, and later, it was revealed that Biko had died from abuse, if not torture. Under pressure after publishing her investigation, Helen Zille, disillusioned, gave up journalism and turned to politics. She is one of the white South Africans who fought against apartheid, and it’s reassuring that some people have a conscience that transcends class or race. *

You Have the Watches... …we have the time. Anyone who’s worked with Africans knows this response they occasionally throw at us. Willem, the inconsistent gardener, couldn’t stand the observation: running around the place at top speed, even with a pitchfork over his shoulder, wasn’t getting the job done. So Jan replaced him. We share the same first name—no doubt we’ll accomplish great things. He’s known to be reliable, meaning he shows up for work, and he only speaks Afrikaans. We communicate like at the circus: thumbs up, thumbs down. Jan has the build of a bushman but the bone structure and features of a mixed-race person—multiple mixes. He’s a sprite, always moving, sometimes without purpose or destination (the journey is the path). I lose sight of him—it’s not exactly a virgin forest—and he reappears elsewhere, busy. Jan doesn’t understand wasted water—he must think the same of us trying to cultivate the desert. He’s a gardener like I’m a violinist, virtuosos of playback. After a very light lunch, he lies down on the ground in the shadow of the stables and falls asleep. If his arrival time in the morning is variable, it’s never before the agreed hour, but his departure time is unchanging: it’s 3 PM, no matter what. No point trying to fool him; he can count and shows me the fancy watch eating up his thin wrist. * Colours Veldrift, Oyster Catcher, Lobster Red, Namib, Dune, Lion's Den, Kalahari, Bush Fire, Karoo Dawn, Cape Fynbos, Safari Trail, African Pan, Bushveld Plains, African Queen, Karoo Drift. A bestiary? A herbarium? No, the colors offered by the country’s top paint manufacturer. All the shades of the continent from an armchair. * Pets She loves three mastiffs, a meter tall at the withers. Is it for their beauty? Their breed? Their deterrent power, because knowing these beasts exist, no one would dare enter her property without an invitation? A bit of all that, probably. She won’t say. She loves pets but likes other people’s less, especially the poor ones. So, she actively participates in the campaign to sterilize dogs and cats in the neighboring township. Just think, the poor things can’t afford to feed or care for them, meaning they can’t ensure them a decent life. She and others justify the pets section of the local mini-supermarket. Whether your pet is a puppy, adult, or mature, whether it likes fish or prefers beef (no one thought of a dog-based reference from the township?), you’ll find your happiness. While you order, many locals will only have access to the parking lot to beg. * Democracy in Africa

What would Tocqueville say about Democracy in America this fall? After the father, we had the son; after the husband, and by default, we might get the wife. No one else, really? Let’s not talk about France and its current vaudeville. A Ivorian academic believes African peoples aren’t ready for "Western-style" democracy (caricatured as a free T-shirt buying a vote). Does he know the same is true elsewhere, where many voters vote not for a vision, a project, or convictions, but to protect their own interests? Here in South Africa, national elections were held recently, confirming the ANC’s decline in favor of the Democratic Alliance (DA). Historically (since the end of apartheid) seen as the party of whites (who make up less than 10% of the population), it has managed to rally those disillusioned by the clientelism, incompetence, and corruption of Mandela’s unworthy heirs. The DA now governs five of the country’s six largest cities. In the neighboring township, long after the vote ended, ANC and DA T-shirt wearers cross paths courteously. Today, it’s different. The DA’s national leader is holding a rally in a vacant lot. A few hundred people are there, including a good third of children, three-quarters of them ragged. Not an ANC T-shirt in sight amid the smoke of braais and deafening music. Fewer than ten pale faces: the journalist I’m driving, a local official, and activists. A small convoy of limousines arrives—just four, fewer than any of President Zuma’s offspring’s private stables. The crowd stirs, flags wave, and ululations ring out. Mmusi Maimane is a light-skinned mixed-race man, towering over the assembly, which he gently parts, joining in the dances and posing for selfies. He’ll give his speech, half in English, half in Afrikaans, perched on a truck platform—the meeting’s cost must be bearable for taxpayers. A mediocre populist orator, no doubt, but skilled. Two hours later, in the evening, another gathering. This time in a historic town property. A hundred and fifty people, casual chic, all white except for three mixed-race individuals... and the DA President. A Rotary Club vibe: everyone the town has in terms of farmers, shopkeepers, and entrepreneurs has paid their dues to honor Mmusi Maimane’s visit. His admirers see him as a new Mandela or compare him to Obama; his opponents think he’s being manipulated, and his detractors call him a traitor. He’s under forty, intelligent, and his wife is white. The chance he’ll become President of South Africa isn’t zero. * Posh Port Out, Starboard Home. Sonja, who walks the desert at dawn, calls one of her acquaintances posh, meaning snobbish. She’s got a sharp tongue. Wealthy English people (not the ones sent to Australia as convicts one-way) traveling to India would book their cabin on the port side on the way out and starboard on the way back. That way, they had a view of the coast throughout the journey instead of the ocean’s emptiness—whatever Kersauzon says. I didn’t know that by choosing my seat on the plane, depending on the route and time, so the sun lights up the landscape instead of blinding me, I was being posh. * Cosmopolitan Wine Tasting A pale lookalike of Jacob Zuma, a painter teaching his art in Europe; an Antwerp writer in South Africa; a desert gardener with a surfer look; an Irishwoman teaching yoga in the Karoo; an Afrikaner passionate about world history; another, our host, up to his neck in wine; and two French observers—observed observers. Conversations flow, then bottles, just before some hosts leave. Recurring corruption scandals involving President Zuma and his inner circle. A Chenin Blanc. Napoleon, who could have changed the course of South African history. An unwooded Chardonnay. The snake, a puff adder, one found in her garden. A Sauvignon Blanc. The kudu hit by a car at the village exit, which didn’t survive. A Pinotage. The bloody Anglo-Boer War. A Shiraz named Down to Earth. * Little Patagonia A story of pressure or depression, temperature differentials, or perhaps an age-old war between the elements—almost every day at the end of the afternoon, as if tucking in, the wind rushes down the mountain and gives a free haircut. When it falls, you don’t know where, and you hope it hurt itself and won’t get back up. I’m going to build a mast on the house, hoist the sails, trim them, and sail across the desert—it will remember the sea. *

Meeting in the township.



Since a cover is needed (in black and white)...
34 jours d'Adélaïde à Sydney en passant par Melbourne (en camping-car) English translation pending
by Gilanapoule · 2016-10-24 · 39 replies
Quels sont les meilleurs endroits à visiter villes parques zoo plages plongées rando crocodiles. Ou passer le réveillon du 31 decembre 2016 à Adelaïdes ou environs Ou danser le tango Argentin ou Rock West Coast Les meilleurs terrains de camping d Adelaïde à Sydney petits prix
Trois semaines en RV de Denver à Las Vegas à l'automne English translation pending
by Vick06 · 2016-10-21 · 34 replies
Bonjour, Encore un carnet sur les classiques de l'ouest américain ! C'est la première fois que je rédige un carnet de voyage mais il y a peu de circuits en RV dans les carnets de l'ouest américain et ce mode de voyage fait souvent l'objet de polémiques sur VF... Nous sommes un couple de retraités septuagénaires, habitués à marcher mais pas à monter et descendre de grands dénivelés ! Nous sommes arrivés le 15/09 à Denver et repartis de Las Vegas le 8/10 : 19 jours en RV de Denver à Las Vegas et 3 jours avec un SUV autour de Las Vegas. Je tiens tout d'abord remercier tous ceux qui ont bien voulu répondre à mes questions de novice sur les USA en MP et tout particulièrement PapJ59 car Jean m'a énormément aidé à établir notre circuit et la réussite de notre voyage lui doit beaucoup. Nous avons commencé à préparer ce voyage il y a un an en réservant le RV (un C25, taille classique) chez Cruiseamericanada : nous avons ainsi pu bénéficier du tarif le plus bas, de 15% de remise et d'un drop off divisé par deux. Les billets d'avion ont été pris sur British Airways et AA par l'intermédiaire de FINNAIR (même groupe) début décembre lorsque j'ai vu chez FINNAIR un vol à 850€/pers alors que le même était à 1200 € sur BA... Vol allez Nice -heathrow - Denver (BA), retour avec une escale de plus à Chicago (AA). Le budget : vols 1700 € location RV 2518 $ (y compris km illimités, kits vaisselle et couchage) location voiture à Las vegas et essence 165$ campings 764 $ essence RV 566 $ (pour 2600 miles) nourriture 400 $ hôtels 400 $ visites 1200 $ (nous nous sommes un peu "lachés" avec deux vols aériens, une journée à CBS avec un guide, etc.) Total : 7200 € env Pour l'argent, en plus d'une mastercard gold d'une banque en ligne (qui m'envoyait un SMS dans la seconde pour chaque achat sans utiliser le PIN, option très pratique), j'avais chargé 1600 $ sur une carte Travellex qui a pu être utilisée sans problème chez les commerçants et dans les DAB, sauf deux commerçants qui voulaient une carte nominative). A noter qu'il faut, sur le terminal du commerçant, indiquer credit card (et non debit card) pour que la carte Travellex passe, bien qu'il ne s'agisse pas, à l'évidence, d'une carte de crédit puisqu'on ne peut dépenser que ce qu'il reste sur la carte... Notre circuit : 15/09 : vol Nice Londres puis Londres Denver. Nuit au Baymont Inn. 16/09 : prise en charge du RV, courses au walmart. Route vers Estes Park. Nuit au KOA Estes Park. 17/09 : Rocky mountain NP. Nuit au Elk Creek Campground & RV Park à Grand Lake. 18/09 : Georgetown (train touristique), Silverthome (outlet). Nuit au Rifle Falls campground. 19/09 : Colorado NM puis route scénique 128 vers Moab. Nuit au Camping KOA de Moab. 20/09 : survol de Canyonland et A ches. Visite de Island in the sky NP et Dead Horse Point SP. Retour vers Arches NP et nuit au Devil Garden Campground. 21/09 : trail vers Delicate Arch et journée dans le parc. Nuit au Camping KOA de Moab. 22/09 : route vers Mesa Verde NP, l'après midi, visite de Mesa Verde. Nuit au Morefield campground. 23/09 : route vers Monument Valley avec arrêt à Bluff. Nuit au Gouldings campground 24/09 : Natural bridge NM et route vers Goblin SP. Nuit au camping du park. 25/09 : Little Wild Horse Canyon puis route vers Capitol Reef NP (Hickman bridge trail et route scénique). Nuit au Thousand Lakes Rvpark à Torrey. 26/09 : route scénique 12 avec arrêt au musée Anasazi et route Burr Tail (partie goudronnée). Nuit au camping du Kodachrome SP. 27//09 : route vers Bryce Canyon NP et visite du parc (descente dans le parc par sunset point et remontée par sunrise point), ballade sur la route du parc. Nuit au Ruby's RV park à Bryce. 28/09 : Red Canyon puis route vers Kanab. Ballade aux Toadstool Hoodoos. Nuit à Paria Outpost Station. 29/09 : Journée à Coyotte Buttes South avec Paria Outpost. Les permis avaient été obtenus le 1er juin. Devant l'ordi à 19 H 55, sur le site dès l'ouverture à 8 H ! Le temps de remplir le questionnaire et de payer les 10$, il était 8 H 08 et 80% des permis pour tous les jours du mois de septembre étaient déjà distribués!!! Nuit au Wahweap Marina campground à Page. 30/09 : le matin, lower Anteloppe Canyon, puis Horseshoe Bend (prévu mais fait en réalité le lendemain), et en fin d'après midi, ballade en bateau sur le lac Powell dans Anteloppe Canyon . Nuit au Wahweap Marina campground à Page. 1/10 : survol du lac Powell en avion. puis route vers le Grand Canyon, points de vue de la rim est. Nuit au Trailer village RV park. 2/10 : Retour de nouveau par la Rim est et route vers Sedona en passant par Wupatki NM. 3/10 : Points de vue autour de Sedona, route vers Williams, début d'un circuit sur la route 66 par Seligman et Hackberry. Nuit au camping KOA de Kingman. 4/10 : route vers le lac Meade en passant par Chloride, ville fantôme. Ballade dans le Valley of fire SP, Fire wave trail. Nuit au camping du park. 5/10 : le matin, retour du RV au bercail à Las Vegas. Prise en charge d'une voiture chez Alamo. Petit tour aux Outlets situés jusqu'à coté. Route vers Death Valley par Beatty. Mesquite sand dunes. Coucher du soleil à Zabriskie point. Nuit au Amargosa Opera house and Hôtel (à la sortie du parc). 6/10 : passage à Zabriskie point au lever du jour. route vers Badwater et retour par Artist drive. Retour sur Las Vegas par Red Rocks Canyon. Deux nuits au Desert Rose Resort. 7/10 : journée (et soirée) Las Vegas. 8/10 : décollage de Las Vegas pour Chicago à 9 H 55. 9/10 : 12 H arrivée à Nice. Tous les campings et les hôtels avaient été réservé à l'avance (sauf celui de Valley of fire, premier arrivé, premier servi). La météo : influencé par les carnets des voyageurs de cet été qui ont subi des chaleurs importantes, j'avais dit à mon épouse de ne pas charger les valises et qu'en dehors des deux premiers jours (Rocky mountain), nous aurions chaud. En fait, une goutte froide nous a suivi pendant tout le voyage jusqu'à 18° à Las Vegas le 7/10 et 22° "seulement" à midi à Furnace Creek la veille.... Heureusement que nous avons acheté des vestes chaudes aux outlets de Silverthomme le troisième jour ! Le carnet lui-même va suivre.... Juste le temps de finir de trier les 1800 photos !

Entre gauchos, salars et lamas: un mois dans le Sud des Amériques... English translation pending
by Krikwik · 2016-10-16 · 97 replies
Bonjour tout le monde!

2 mois après la fin de notre voyage, il était temps de me lancer dans l'écriture de ce carnet. C'est l'occasion de me remémorer notre magnifique voyage, mais aussi de remercier (directement et/ou indirectement) les différents membres de ce forum auprès desquels j'ai pu glaner toutes les informations nécessaires. De même, je me devais de rendre la pareille à tous ceux qui pourraient trouver quelques astuces dans les prochaines lignes... N'hésitez pas!

Pour ce trip, dont les billets ont été bouclés 15 jours avant le départ, on aura passé un mois (du 19/07 au 20/08) en Amérique du Sud, en arrivant à Buenos Aires et en repartant de La Paz. Pour se déplacer, on aura utilisé tous les moyens de locomotion. Ce voyage nous amènera sur les points suivants: - Buenos Aires - les chutes d'Iguazu - la région de Salta et le Nord ouest de l'Argentine - Tupiza - Le Sud Lipez et le salar d'Uyuni - Copacabana et le lac Titicaca - La Paz et ses alentours

Mais on y reviendra plus tard... Alors, embarquez! A suivre, le programme jour/jour, des précisions sur le pratique (le dodo, le transport et le miam-miam!!! 😉) et bien sûr, quelques photos!
Parcours vélo au Paraguay English translation pending
by Avloa2 · 2016-10-15 · 16 replies
Bonjour, Nous préparons un voyage de 3 mois à vélo en Amérique du Sud à partir de mai 2017. Concernant le parcours nous visons entre les latitudes de Buenos Aires et Lima, mais le choix du parcours n'est pas facile. Le Paraguay nous tente bien mais les infos que je trouve sur les forums sont peu nombreuses et parfois contradictoires. J'ai l'impression que le pays doit être attachant et sympathique (et plat!) à faire en vélo ; mais j'ai lu qu'il y a beaucoup de propriétés privées avec clôtures donc pas facile pour se poser... Voici les questions que nous nous posons : - Quel est l'état des routes? ne sont elles pas trop dangereuses à vélo (camions...) ? - Y a t il effectivement pleins de propriétés privées partout qui empechent de se poser (bivouac) - Est ce que les gens sont accueillants (si on cherche un endroits pour poser la tente vont ils nous proposer un coin tranquille et sûr chez eux ?) - Au niveau météo qu'en est il à cette période ? Y a t il du vent et dans quel sens ? - Les petites bêtes sont elles présentes à cette période et génantes (moustiques, insectes, serpents, ...) - Quelles sont les parties du pays les plus à conseiller pour un voyage à vélo? -... Merci bien Corinne (et Francois)
Monter au Vésuve English translation pending
by Catwoman92 · 2016-10-08 · 32 replies
Bonjour,

Nous partons dans 15j à Naples et sommes en train de préparer notre week-end pour optimiser notre séjour.

Nous projetons de monter au Vésuve mais je n'arrive pas à trouver le meilleur moyen pour y accéder depuis la gare d'Ercolano. J'ai vu qu'il y avait le bus pour quelques euros (mais un temps de trajet différent selon les posts, quelqu'un connaît il la durée réelle ? est ce que cela dépend de la compagnie de bus?) mais d'après ce que j'ai lu ce n'est pas fiable du tout (les bus partent sans vous, le guide qui ne vient jamais, les longues attentes sur le chemin de la montée...). Nous pouvons également prendre un taxi mais sont ils fiables ? Quel est leur prix ? Que nous conseillez vous ?

Je suis preneuse de connaître votre expérience car il y a une multitude d'informations sur ce sujet...

Merci beaucoup ! 🙂

Catherine
7 semaines de rêve dans l’Ouest US sans randonner (ou si peu) fin mai-début juillet 2016 English translation pending
by Mimimicha · 2016-10-01 · 693 replies
Bonjour à tous! Encore l'Ouest US me direz-vous! Mais nous ne nous en lassons pas. Je crains juste de vous lasser un peu, vous, avec des endroits vus maintes et maintes fois. Mais ces partages d'expériences font vivre nos voyages encore et encore....

Je me lance donc sur cette 3e virée dans le Wild Wild West avec une question:

Est-il possible de s’éclater sans randonner (ou si peu) dans l’Ouest US ? YEP !😎 Et bien oui, on peut se faire rêver sans randonner ! Nous (plus très jeunes - 65 à 70 ans) :

- mon mari, JP, atteint d’une très méchante maladie, mais supportant bien un lourd traitement,

- moi, plus très gaillarde - l’ai-je vraiment été un jour ? pas sûr, en tous cas jamais grande randonneuse (j'ai abusé un peu en écrivant, mais les vraies randos remontent à tellement longtemps qu'il y a prescription).😉 - mon cousin et son épouse (ne vous étonnez pas de me voir les zapper dans le carnet : c’est pour ma sérénité😕).

Il suffira de s’adapter tout en admettant ses limites physiques. Les connaître, ses limites, c’est une chose; les admettre, c’est une autre histoire, et je l’apprendrai à mes dépens🤪 en cours de voyage, mais nous verrons ça plus tard. Quant à mon JP bien fatigué, il s’est avéré le plus vaillant de l’équipe.

Toujours aussi attirée par l’Ouest US (ouf, JP aussi !), j’avais quelques itinéraires sous le coude. Entre les nouvelles découvertes, les endroits que nous voulions approfondir, il y avait matière! Après moult réflexions, mon chéri et moi sommes tombés d’accord pour regrouper deux projets et rallonger le voyage. Après tout, nous avons le temps, et ça économise une traversée de l’Atlantique.

Ce sera une grande boucle LA/LA d’environ 10.000 km à travers pas moins de 8 états. Nous préférons rajouter une journée de plus et repartir de LA. Comme le vol est direct, nous savons par expérience qu’une journée de route nous fatigue moins que les longues escales, ce qui aurait été le cas si nous étions repartis de Vegas.

Du rêve hollywoodien à la folie de Vegas, en passant par - les régions les plus arides et parmi les plus chaudes de la planète dans la Vallée de la Mort, - les territoires indiens de l’Arizona (Monument Valley), - les Montagnes Rocheuses, et les pics enneigés du Colorado flirtant avec les 4000 m, - les Blacks Hills du Dakota du Sud, avec leurs collines sculptées et leurs « Badlands » (mauvaises terres), - le Wyoming dont nous avons rêvé de traverser à cheval les vastes plaines aux herbes sauvages, avec son merveilleux parc, le Yellowstone, - les roches flamboyantes de l’Utah, où l’on s’attend à chaque instant à voir surgir un indien emplumé.

Nous parcourrons des routes panoramiques parmi les plus belles d’Amérique du Nord, la Pacific Highway étant considérée quant à elle comme une des plus belles du monde. Partout, le vieux Far West sera présent avec ses villes cow boy et ses traces indiennes.

Comme nous savons que ce sera sûrement l’un de nos derniers vraiment grands voyages, je le veux topissime et je passerai des journées (des nuits parfois) à peaufiner l’itinéraire, glanant ici et là de précieuses informations et des conseils judicieux. Soyez-en remerciés mes cher(e)s confrères «forumers» de Roadtrippin et Voyage Forum.

Certaines étapes seront peut-être un peu longues, mais elles ne seront pas nombreuses. Nous aurons des plages de repos et nous pourrons prendre notre temps pour profiter de tout.

Nous avons prévu de sortir (un peu) des routes goudronnées et je préfère être sûre de notre véhicule. Nous louons donc un 4x4 chez Avis. J’ai obtenu un prix plus intéressant que toutes les simulations que j’avais faites sur la toile en les appelant directement. Au retour, il s’avère que des frais supplémentaires ont été facturés (une cinquantaine de dollars), et ils me seront remboursés rubis sur l’ongle sur simple appel téléphonique. Le Toyota Sequoia que nous récupérons à LA s’avèrera un compagnon sympa du début à la fin. Le pauvre aura bien mauvaise mine au retour. Comme en esthétique, voici la bête avant et après,

sauf que là, c’est l’inverse quant au résultat.

Pour les réservations d’hôtel, j’ai procédé comme à mon habitude : lieu/prix/qualité, en croisant plusieurs sites une fois que j’ai retenu l’hôtel. Avec un impératif cette année : loger sur les parcs, ce qui nécessite de réserver un an avant pour certains d’entre eux (Yellowstone et Monument Valley par exemple) – pas question de me faire avoir encore une fois, surtout pour le Yellowstone qui est pris d’assaut très vite. Je ferai un post à part pour récapituler les hôtels. Ah, un tuyau aussi : en prenant la carte AARP(1), j’ai fait de substantielles économies, leur tarif étant bien plus intéressant que le simple tarif senior proposé par certains hôtels.

(1)Pour les non-résidents US, la carte est un peu plus chère et valable un an seulement, mais elle est amortie très vite quand on part longtemps, ça vaut vraiment le coup. On peut même avoir des réductions, entre autres, dans les boutiques de certains Visitor Centers (nous l’avons appris sur place).

Pour les repas de midi, ce sera pique-nique tous les jours; le soir resto ou repas dans la chambre dans certains cas. Avec une vraie bonne table de temps à autre, car il en existe aux USA, ne soyons pas sectaires !

Si le voyage a été un rêve, le retour me réservera une surprise bien désagréable. Allez, j’en glisse deux mots, ça défoule. Ceux qui avaient vu mon programme lors de la préparation savent que nous avions embarqué nos cousins tant ce voyage leur avait mis des étoiles dans les yeux…. Et comme ils ne connaissent que les voyages avec tour operator, mon cousin était emballé. Et bien, son épouse, une semaine après le retour, m’a signifié dans un sms digne d'une cour d’école primaire qu’elle ne veut plus me parler. Si si ! Elle m’a trouvée trop directive (c’est vrai, c’est moi qui pilote et qui organise !!!! et jusqu’à présent, personne ne s’en était plaint). Et dire que je pensais à un petit barbecue débriefing, avec échange de photos etc., j’en suis restée baba ! Ah, voilà pourquoi ils n’avaient pas le temps pour quelques jours à la plage ! Voyons Mimi, réfléchis un peu😕. Quand je pense aux dizaines de voyages que nous avons réalisés avec des amis depuis 1974. Des dizaines, et pas toujours avec les mêmes personnes : ça dépendait du lieu, de la durée et de la date.... Quand je relis les carnets qui à l’époque restaient manuscrits, je me dis mais quels beaux souvenirs 🙂! Et bien, sur ce coup, c’est une première. En plus, nous avons adapté notre projet pour leur faire découvrir des lieux que nous aurions zappés si nous avions été seuls, sans parler des fois où, à l’inverse, nous nous sommes limités. Si j’hésite entre être verte de rage😠 ou consternée par un tel comportement, en tous cas, je suis bien peinée, disappointed. Honnêtement, avec le recul, ni mon mari ni moi n’avons encore trouvé le comment du pourquoi. Il faut dire que j’aurais dû me méfier : une personne capable de se brouiller avec nombre de ses amis, du nord au sud de la France, normalement, ça craint. Je devais manquer à son palmarès. Et être aussi naïve😇 à mon âge, ça tient de la bêtise😕 et je me donnerais volontiers des gifles. Mais il me semblait qu’avec le temps, elle s’était bonifiée. J’avais déjà lu sur le forum des histoires d’amis qui sont rentrés fâchés et je me disais mais quel gâchis, comment est-ce possible ? Maintenant, je sais. A 65 ans !!!! Fort heureusement, nous avons pu profiter de notre magnifique périple, mais c’est comme si un voile gris l’avait recouvert au retour. Je vais me consoler en regardant les photos et m’en tenir là, en essayant d’oublier le reste.

Mais je parle, je parle… Bon, j’arrête de vous lasser avec mes états d’âme. Je vous entends bien là : «Tu arrêtes, le forum n’est pas le mur des lamentations, tu nous parles de ton voyage et tu vas voir un psy pour le reste !»😉 OK, OK, Voilà l’itinéraire tel qu’il a été réalisé…. Un peu différent de ce qui était prévu… comme d’habitude ! Le roadbook propose, les voyageurs s’adaptent.



J1 – 21 mai – Voyage et arrivée LA Inutile de préciser que tout est prêt et que l’excitation est à son comble, comme toujours😏. Ah la magie des voyages ! On garde toujours cette capacité enfantine à s’émerveiller, sauf qu’on n’ose plus sauter partout par peur de se faire débarquer pour comportement suspect. Le Toulouse-Paris est à l’heure, 7h10 pétantes. Le vol est un tout petit peu agité, mais rien de bien grave.

1h40 pour la correspondance : faut pas traîner, mais ça suffit. A chaque fois, j’ai un petit doute. A Roissy, nous découvrons le gros navion qui va nous emmener Outre-Atlantique. Vu de la salle d’embarquement, il est moins impressionnant que lorsque nous l’avions vu lors de ses vols d’essais à Toulouse, en rase-motte au-dessus de nos têtes, en bout de piste.



Je pensais être subjuguée par l’intérieur, mais la configuration en petite cabines séparées par des rideaux ne donne pas idée de la grandeur de l’habitacle. Les places sont plutôt larges. En vol, je réussirai même à passer côté hublot pour rejoindre ma place, ne voulant pas réveiller le jeune dormeur côté couloir… et croyez-moi, je ne suis pas une sylphide. Ce jeune géant est peut-être bien sympathique, mais 12h de vol sans les chaussures, ça va pas le faire. JP s’arme de toute sa délicatesse pour lui susurrer discrètement à l’oreille de remettre ses baskets. C’est toujours un peu gênant ce genre de démarche, mais vraiment, le pouvoir de séduction de ce jeune homme se trouverait accru s’il désodorisait ses chaussures de temps à autre😛. Les repas sont tout à fait corrects : Salade du jardinier, vinaigrette au jus d’orange et coulis de tomate Poulet sauce au citron, boulgour aux épices OU Tortellini à la ricotta et aux épinards, sauce crémée - Dessert Champagne en apéritif. Le voyage est quand même bien long, avec quelques turbulences.

Il faut attendre d’être au-dessus de l’Utah pour voir autre chose que des nuages. Les photos ne donnent pas grand-chose…. 12.000 mètres, ça fait haut !

Mais nous arrivons à discerner quelques beaux paysages et à imaginer les roches rouges que nous verrons en fin de parcours dans quelques semaines. L’arrivée à LA est abracadabrantesque. Comme nos cousins viennent pour la première fois aux USA, pas possible de passer aux bornes automatiques – et pas question de se séparer : ils ne parlent pas un mot d’Anglais et semblent un peu perdus.

L’attente est dingue. C’est qu’un A380, ça en contient du monde ! Entre les enfants qu’ils font passer en premier (pas que les bébés) et la lenteur des agents au contrôle, ça n’avance pas. A un moment, un grand policeman black bien baraqué, comme on en voit dans les films, fait passer un groupe de soi-disant VIP. Nous avons atterri à 13h et il est plus de 16h. Là, les esprits s’échauffent un peu et, la fatigue aidant, le troupeau (nous sommes comme des bestiaux parqués devant les guichets) manifeste un peu de mauvaise humeur (quels râleurs ces Français !). On nous incite vivement à rabaisser notre caquet – pas commode le Monsieur. On s’en mettrait presque au garde-à-vous, tentés par un «Yes Sir» tonitruant. Nous allons ensuite acheter des cartes SIM pour les téléphones – ça prend du temps aussi : pas facile de comprendre quelle est la meilleure solution. Notre choix s’est avéré nul et coûteux par rapport à l’année dernière.

Si j’ai une leçon à retenir (et si je peux me permettre, un conseil à donner) : surtout, régler ce problème avant de partir. Chacun trouvera ce qui lui convient auprès de son opérateur. Le nôtre - que je ne nommerai pas – ne proposait rien d’intéressant.

On arrive enfin à récupérer la voiture. Oups ! J’ai payé avec ma carte Gold (pour les assurances) et le conducteur est JP. Quant à moi, je n’ai pas mon permis de conduire. Erreur de débutant🤪 d’une voyageuse qui se croyait sinon confirmée du moins avisée et prévenue. C’est utile une check-list, n’est-ce-pas ? A condition de bien la vérifier au moment de partir😉. Grrrr ! Avis nous arrange ça sans problème et nous découvrons ce qui sera un peu notre deuxième maison dans les semaines à venir ! Une Toyota Sequoia géante…. Avec un marchepied pour que je puisse monter. Ceux qui m’ont déjà lue savent que moi, j’escalade ce genre de voiture vu ma taille. C’est parti dans les embouteillages pour rejoindre l’hôtel à Hollywood : le Coral Sands Motel, où nous arrivons à presque 19h. Vous savez compter : cela fait 6 heures que nous sommes à LA ! Il va sans dire que nous sommes KO debout. La visite à l’Observatoire Griffith où nous devions dîner avec des amis d’amis (ceux qui étaient avec nous au Canada et en Louisiane) passe à la trappe. Nous nous croiserons, à un jour près dans la Death Valley. Tant pis, nous ferons connaissance à Paris pour échanger nos souvenirs. Nous dînons au Burger du coin et filons au dodo.
Voyage Polynésie été 2017 English translation pending
by Nicedjoul · 2016-09-26 · 25 replies
Bonsoir,

J'envisage un court voyage d'une dizaine de jours (sur place) en août prochain en Polynésie. J'ai déjà un peu potassé le forum, et j'envisage de faire un circuit du type : Huanine >> Bora Bora >> un atoll (Faka ou Tikehau). Nous viendrons de la côte ouest des USA, donc le décalage horaire et le trajet en avion sera moindre. Nous ne plongeons pas, seulement du snorkeling.

Je commence à regarder les billets d'avion inter-îles , et effectivement c'est un peu le casse tête. Déjà les billets d'avion ne sont pas encore sortis pour fin août (ce qui est plutôt bien, comme ça on pourra les prendre dès la sortie, et peut-être avoir un tarif correct?). J'hésite beaucoup sur le fait de prendre un pass inter îles pour si peu de trajets (d'après mes calculs, il me fait tout de même gagner 200E !) car j'ai lu sur le forum que les passagers voyaient souvent leurs horaires modifiés sans préavis, ou se retrouvaient déplacés sur des vols avec escales multiples, qu'en pensez-vous ?

J'aurais aimé aller à Maupiti, mais vu le peu d'accessibilité de l'île, je pense qu'on va se reporter sur Bora Bora pour 2 nuits, pour son lagon et sa faune incroyable. De là, on irait vers une des Tuamotus (Faka ou Tikehau, vu qu'on ne plonge pas). Seulement vu notre programme, on reviendrait des Tuamotus un jeudi, et si j'ai bien compris, il n'y a pas de vol Faka>>Tahiti le jeudi, ce qui nous ferait plutôt choisir Tikehau. Par contre, toujours si j'ai bien compris, le seul vol direct Bora Bora >> Tikehau est le jeudi, sinon il faut repasser par Tahiti, ce qui rallonge considérablement le temps de vol ??

Dernière question : avez-vous des hébergements à nous conseiller sur ces 3 lieux ?

Merci d'avance pour vos réponses !
Ethiopie: trek dans le Simien English translation pending
by Trekethiopie · 2016-09-14 · 7 replies
Le parc national du Simien en Ethiopie Un espace magnifique pour de très belles randonnées.

1 - Présentation : Le massif du Simien est un massif volcanique sur les hauts plateaux éthiopiens du nord-ouest du pays. Le début de la formation de ces hauts plateaux éthiopiens qui s‘étendent de l’Erythrée jusqu'au sud du pays date d’il y a environ 70 millions d’années. Dans la partie nord se trouve le massif du Simien (qui signifie nord en amharique qui est la langue officielle du pays) qui résulte d’un épanchement de lave volcanique sur plusieurs millions d’années et qui a donné un dôme montagneux couverts de volcans boucliers éteints. Au centre du massif se situe le parc national du Simien à 122 km au nord de Gondar. C’est un paysage spectaculaire, où l’érosion massive survenue au cours des millions d’années a formé des pics accidentés, et des gorges profondes d’une beauté exceptionnelle dont certaines atteignent jusqu'à 1500 m de haut. Les montagnes sont séparées par des vallées profondes au nord, à l’est et au sud et offrent de vastes panoramas sur les vallées creusées de canyons accidentés. Le panorama spectaculaire qu’offrent les montagnes du Simien est considéré comme rival du Grand Canyon du Colorado. Jusqu’au 14e siècle la région était principalement habité par les juifs éthiopiens qui vont perdre le droit à posséder de la terre et vont être nommé Fellasha (sans terre ou exilé) par les Amhara qui vont les remplacer pour élever du bétail et cultiver ses hautes terres. Le parc national d’une superficie de 412 km2 (à l’origine 136 km2, re-délimité entre 2003-2007), avec des altitudes allant de 1800 m à 4543m pour le Ras Dashen/Ras Dejen, a été établi en 1966 pour la conservation de la biodiversité car il est le refuge d’espèces menacées et pour certaines endémiques comme le bouquetin d’Abyssinie (Ibex walia), le loup d’Abyssinie et le babouin Gelada. Le parc fut l’un des premiers sites qui fut inscrit sur la liste mondiale du patrimoine en septembre 1978 et il est considéré depuis 1996 comme « en péril ». Une grande partie de celui-ci a été dévasté par l’activité agricole et l’utilisation intensive des pâturages par les nombreux troupeaux. Les incendies fréquents dans les forêts de bruyère et la construction d’une piste traversant le parc ont également endommagés le parc. Les 3 principaux habitats du parc sont les prairies afro-alpine des hauteurs du massif, les forêts de bruyère en dessous de 3500 m, et les pentes de Tussack (fétuques) et recouvertes d’arbustes. La flore est principalement constituée de 10 espèces d’herbes poussant en haute altitude, des lobélies géantes et des kniphofia foliosa (tritome) endémiques. Les arbres et arbustes dominants sont l’Erica Arborea (bruyère) et le millepertuis. Il y a une plus d’une vingtaine de grands mammifères dans le parc : Ibex Walia, Loup d’Abyssinie (qui est l’espèce de canidé la plus rare au monde en danger d’extinction, il n’en reste plus que 40 dans le parc sur les 400 observés dans le pays), léopard, hyène tachetée, chacal doré, antilope oréotrague, babouin Anubis et Hamadryas. Et on peut observer environ 137 espèces d’oiseaux dont le rare Gypaète Barbu et différents rapaces. Le parc est principalement habité par l’ethnie Amhara (chrétiens et musulmans) qui vivent dans des huttes de pierre (les toukouls), de torchis et recouvertes de chaume et pour les plus riches de tôles ondulées. L’activité principale est l’agriculture et l’élevage de chèvres, moutons à queue grasse et bœufs. La principale plante cultivée en haute altitude (jusqu'à 3600 m) est l’orge, plus bas on cultive entre autre du blé, de l’avoine, des fèves.

Le ras Dashen/Ras Dejen, signifiant le général qui combattit en avant de l’empereur, est le plus haut sommet du pays avec une altitude 4543 mètres dont la première ascension documentée fut effectuée par deux officiers français Ferret et Galinier en 1841.

2 - Randonnées dans le parc : Le parc national du Simien et sa périphérie sont les lieux les plus réputés en Ethiopie pour la randonnée en haute montagne. Un guide de haute montagne français a comparé le parcours dans le parc du Simien à un trek de niveau moyen dans les montagnes du Népal. Le parc est ouvert toute l’année pour la randonnée mais la meilleur période pour s’y rendre est entre début octobre et fin mars durant les deux périodes sèches du régime climatique des hauts plateaux. Il y a différents itinéraires et la possibilité d’y effectuer des excursions de 1 à 10 jours. On y trouve de nombreux sommets à plus de 4000 mètres mais l’enneigement y est faible et périodique. Les températures peuvent descendre jusqu’à – 10 degrés dans la nuit à certains moments de l’année. L’entrée est payante. Il ya une régulation pour séjourner dans le parc, notamment concernant les lieux de bivouacs. L’encadrement d’un guide local et de scouts est obligatoire lors des déplacements dans le parc.
Retour sur une visite et une tragédie sur l'Harmony of the Seas, le 13 septembre 2016 English translation pending
by Vsylvie · 2016-09-13 · 138 replies
Voici mon retour sur la visite d'aujourd hui, sur l'harmony of the sea, et sur la tragédie qui l'a endeuillée ...
Ouest USA le retour ou "quand des citadins se prennent pour des randonneurs..." English translation pending
by Disneydiddl · 2016-09-11 · 418 replies
Bonjour à tous,

Encore un carnet sur le sud-ouest des USA ? Eh oui, pourtant j’ai longuement hésité, surtout en lisant d’autres carnets dernièrement. Que peut encore apporter un carnet de plus sur ces mêmes régions ? Je n’en sais rien, mais ce que je sais c’est que j’aime en lire, encore et encore; certains, certes, plus que d’autres, mais je ne m’en lasse pas. Parfois je retrouve avec plaisir des endroits que j’ai aimés; souvent j’en découvre d’autres que je mets quelque part dans ma tête pour un prochain voyage. Je n’ai pas la plume aussi facile que certains, alors soyez indulgents avec moi… et embarquez si vous êtes comme moi, nostalgiques de l’ouest des USA.

Je remercie tous ceux (et ils sont nombreux) qui m’ont aidée à peaufiner mon circuit, soit en répondant directement à mes messages ici soit, sans toujours le savoir, grâce à leurs carnets, ou discussions que j’ai également suivies, parfois en silence. Je n’ose citer des noms de peur d’en oublier.

J’ai tellement aimé notre circuit (découverte) de l’an dernier que j’ai voulu y retourner tout de suite. Je ne sais pas si c’est une très bonne idée. Je n'ai pas ressenti le même enthousiasme que l'an dernier. Et je ne comprends pas pourquoi... J'avais bien préparé, mieux que l'an dernier (enfin, je pense); j'avais tenu compte des remarques de mon mari qui voulait davantage de temps de repos. J'avais prévu de retourner aux endroits que nous avions tellement aimés, et aussi d'en ajouter d'autres. Nous sommes partis longtemps (30 jours sur place) jamais nous n'avons eu le mal du pays, nous nous sentions bien; les hôtels étaient tous très bons. Alors... d'où vient ce sentiment étrange? En partie, peut-être de la météo qui n'a pas été aussi bonne que l'an dernier: beaucoup plus chaud, moins de soleil, plus de nuages (donc photos moins lumineuses). De "trop d'attentes"? Peut-être aussi. Je ne pense pas (je ne veux pas!) être "blasée" par ces magnifiques paysages. Alors, avions-nous vu les plus beaux sites la première fois (Bryce, Arches, Monument Valley, Valley of Fire, pour ne citer que ceux-là)? J’ai donc aussi hésité à rédiger ce carnet car je risque de ne pas trouver tout aussi « amazing » que l’an dernier; ou que d’autres personnes. Voilà, vous êtes prévenus… Mais peut-être aussi que le fait d’écrire va me permettre de relativiser tout ça et de ne retenir que les magnifiques paysages de ce voyage. Parce qu’il y a eu de merveilleux moments, des journées inoubliables, de jolies découvertes.

Voici, en résumé, nos étapes : L 11/7: vol CDG à Las Vegas M 12/7 : Las Vegas Me 13 /7: de Las Vegas à Overton (Valley of Fire) J 14/7: d'Overton à St George (Valley of Fire, suite) V 15/7: de St George à Zion (Snow Canyon et Kolob Terrace Road) S 16/7: Zion (Coral Pink Sand Dunes et Zion) D 17/7: de Zion à Bryce(Cedar Breaks NM; Bryce Canyon) L 18/7: Bryce M 19/7: Bryce Me 20/7: de Bryce à Escalante(Willis Creek) J 21/7: Escalante(Lower Creek Falls) V 22/7: d'Escalante à Torrey(Burr trail S 23/7: de Torrey à Moab (Hickman Bridge, Goblin Valley) D 24/7: Moab(Potash Road) L 25/7: Moab(La Sal Mountain Loop Road) M 26/7: Moab Me 27/7: de Moab à Monument Valley(la piste de Monument Valley avec un guide Navajo) J 28/7: Monument Valley(Valley of the Gods) V 29/7: de Monument Valley à Chinle(Canyon de Chelly) S 30/7: du Canyon de Chelly à Sedona(Painted Desert et Petrified Forest NP) D 31/7: Sedona L 1/8: Sedona(un petit bout de West Fork Oak Creek Trail) M 2/8: Sedona Me 3/8: de Sedona au Lake Powell J 4/8: Lake Powell (Antelope Canyon Lower) V 5/8: Lake Powell(CBS) S 6/8: Lake Powell(Toadstool Hoodoos) D 7/8: Lake Powell à Grand Canyon North Rim: (Navajo Bridges, Lees Ferry) L 8/8: Grand Canyon North Rim M9/8: GC à Las Vegas Me10/8: vol vers Miami

Et le trajet "en gros" sur une carte



Et parce que je suis « dingue de photos », qu’un voyage pour moi n’est rien sans photos (j’entends déjà d’ici ceux qui disent : « mais regarde le paysage au lieu de prendre des photos » ; je comprends (mon mari est comme ça) mais les photos sont vraiment importantes pour moi je me fabrique des souvenirs, je les regarde souvent, je rêve...), je vous mets une de mes préférées… pour, peut-être vous donner envie de me suivre un peu…
Les campings en voyage à vélo! English translation pending
by Bolbatre147 · 2016-09-07 · 63 replies
Bonjour,

Je démarre une discussion sur les CAMPINGS,

Je pratique le cyclo camping depuis 3 / 4 ans et je privilégie les campings municipaux. Jusqu'alors tout ne c'était plutôt bien passé.

Mais cette année j'ai eu quelques problèmes. Obligé de partir en pleine nuit vers 22h00 à cause de gens du voyage qui étaient dans le camping dont les enfants caillassaient les camping-car et certaines personnes en venaient aux mains. Trois camping-cars sont partis en même temps que moi. résultat: j'ai roulé une partie de la nuit jusqu'au prochain camping. Dans un autre, pas fermé l’œil de la nuit, des jeunes faisaient du gymkhana en scooter dans le camping !!! J'ai un collègue cyclo-campeur comme moi dont la tente a été visitée pendant sa douche.

Je me pose la question pour l'avenir, ne serais-je pas plus en sécurité en bivouac dans la nature ?

Avez-vous des avis ou des anecdotes à ce sujet.

ml
Chemins et détours en Afrique du Sud English translation pending
by Michel85200 · 2016-08-08 · 83 replies
Bonjour,

Etant en attente de départ pour l'Afrique Australe et mon pays préféré, l'AFS...

Constatant que de nombreuses questions portent toujours sur les trajets et les routes en AFS...

Je me suis dit qu'un petit road-book qui donnerait quelques chemins et routes pour visiter ce pays ne serait pas inutile. Je m'en vais essayer de faire un peu le tour.

Bien évidemment, mon opinion ne fait pas (et de loin) force de loi...c'est juste pour donner des idées...

Ce sont des routes que j'ai prises...

Un exemple de Nationale, 4 voies (aux alentours de Joburg), attention aux radars.



Un exemple de grande route:



De moins grande route

Et un exemple de route de campagne



Et la taille en dessous



La bande jaune...

Ce n'est pas la voie d'arrêt d'urgence comme en France. C'est une voie sur laquelle on roule pour faciliter le passage de celui qui veut vous dépasser.

Certains véhicules, comme les autocars, n'ont pas le droit de chevaucher cet espace.

Un véhicule lent, ou plus lent que vous va donc se ranger sur cette voie. Vous dépassez et vous remerciez en mettant vos warnings quelques secondes.

Si des forumeurs veulent y contribuer, ce serait avec grand plaisir.

De Tambo (l'aéroprt d'arrivée) la route emmène souvent les voyageurs vers le Krüger (et / les réserves privées adjacentes).

2 points principaux, au sud Nelspruit. C'est une ville qui n'a pas beaucoup d'intérêt, c'est surtout un lieu de passage, soit comme porte d'entrée soit pour remonter vers le Nord. A noter l'aéroport de Nelspruit, le Mpumalunga international airport, qui peut relier ce coin à Cape Town.

OR Tambo / Nelspruit . C'est de la grande route.

www.google.fr/...694163!2d-25.4752984

L'autre point, plus au Nord, Hoedspruit. Petite bourgade, aux portes de Timbavati et du Krüger. Là c'est au sud que l'on retrouvera la Blyde River. La route passe par Dulstroom qui peut faire l'objet d'un arrêt dicté par la fatigue ou par son estomac. Dulstroom, c'est plutôt frisquet en hiver. Son intérêt en plus de la pause...la pêche à la truite.

OR Tambo / Hoedspruit . La route est bien moins fréquentée et plus "campagnarde", Les paysages changent et valent le coup. A priori on passe par la Long Tom Pass.

www.google.fr/...9732917!2d-24.346139

Une petite carte pour visualiser les routes du petit Drakensberg et...ses Falls, les Bourkes Potholes, la Blyde, les Three Rondavels, God's windows. Il faut quelquefois avoir un peu de chance avec la météo...il peut y avoir des nuages et...des nuages. Beaucoup, beaucoup de haltes possibles dans ce coin...Des pauses à Sabie, White River, Hazyview, Graskop pour la nuit.

Un exemple de route de Hoedspruit vers le petit Drakensberg.



Pour ma part, Pilgrim's rest est une "attraction" peu intéressante.



De ces points, on trouve plusieurs portes d'entrées pour le Krüger. Krüger gate, Numbi gate, Orpen gate. Les portes d'entrées des réserves de Sabie et de Timbavati également.
De Denver à Los Angeles en train: California Zephyr et Coast Starlight English translation pending
by Wanderer91 · 2016-08-05 · 8 replies
Premier jour : Denver – Salt Lake City J’en rêvais depuis longtemps et voilà, j’écris ces lignes du California Zephyr, le train mythique qui relie Chicago à San Francisco en 54 heures !

J’ai fait le choix d’embarquer à Denver ce matin à 8 heures, la partie Chicago – Denver, avec la traversée des grandes plaines me semblant moins intéressante. Je m’épargne ainsi une nuit supplémentaire dans le train, car même s’il est très confortable avec ses fauteuils à repose-pieds, on n’y dort quand même pas comme dans son lit.

La réservation des e-billets se fait en ligne sans aucun problème sur le site www.amtrak.com.

Le site Seat 61 m’a également été très utile pour préparer mon voyage : www.seat61.com/...tes.htm#.VygP5jFf3IU

Le train n’étant pas très rempli, du moins à cette époque, il n’est pas nécessaire de réserver très longtemps à l’avance.

Il est possible de s’acheter quelques provisions à la gare de Denver, certes ce n’est pas donné donc, si vous avez le temps, mieux vaut faire vos achats dans un supermarché en ville.

Le contrôleur scanne votre billet sur le quai et vous donne une carte avec votre numéro de voiture, le placement étant libre dans la voiture indiquée sur votre carte d’embarquement.

Les valises et gros bagages doivent être posés dans les raques juste à l’entrée au premier niveau, vous pouvez ensuite aller vous installer à l’étage, d’où vous aurez une meilleure vue, avec votre bagage à main.

Vous pouvez également aller passer un moment dans la voiture panoramique pour admirer le paysage, le sièges y sont un peu moins confortables que dans les autres voitures.

Peu après le départ de Denver le train attaque la montée vers les cols et tunnels des Rocheuses : les paysages deviennent de plus en plus fascinants. La voie, à flanc de montagne, surplombe un torrent ou est dominée par de hautes falaises. De majestueuses forêts de conifères s’offrent à notre vue.

Nous arrivons à un tunnel plus long que les autres : il passe sous la ligne de partage des eaux.

En sortant du tunnel, le paysage a totalement changé : nous voici en haute montagne, bien que nous soyons en mai il y a encore beaucoup de neige. C’est une région de sports d’hiver, on aperçoit les remontées mécaniques. Peu après nous arrivons à Granby, petite ville située dans le Parc National des Rocheuses. Il est 10h37, quelques minutes après le départ de Granby nous rejoignons la haute vallée du Colorado, fleuve que nous longerons toutes la journée.

Nous rentrons dans des gorges impressionnantes : la voie est taillée à flanc de montagne, à pic au-dessus de nous la montagne, en bas le Colorado avec des rapides de classe 5. Nous voyons de temps en temps des rafteurs. Justement un groupe de rafteurs, filles et garçons, a accosté sur la rive pour déjeuner. En voyant arriver le train, ils se retournent, baissent leur short et nous montrent leurs cfesses : me contrôleur nous avait prévenu de cette sympathique tradition et a suggéré aux personnes qui pourrait s’offusquer de regarder dans une autre direction.

Ces paysages me laissent songeurs, je pense à l’époque où les pionniers se lançaient dans la traversée des rocheuse à cheval ou dans des charriots tirés par des bêtes de trait : c’était vraiment une aventure extrêmement périlleuse et éprouvante physiquement ! Beaucoup y ont laissé leur vie.

L’heure du déjeuner a sonné : je me rends à la voiture restaurant : j’opte pour un hamburger et un coca, ce repas me revient à un peu moins de 15 dollars. Voir défiler le paysage tout en déjeunant font de ce simple repas un moment inoubliable !

Après le déjeuner, je retourne à la voiture panoramique observer le paysage : celui-ci se modifie au fur et à mesure que nous descendons la vallée du Colorado, les arbres se raréfient, la neige disparait, petit à petit le paysage se fait plus désertique, il ressemble à un décor de Western.

Les retards sont fréquents, la voie est unique et partagée avec des trains de marchandises. C’est le cas ce soir : un « freight train » à un problème technique et nous bloque la voie. Nous prenons du retard… Déjà une heure !

Le voyage en train permet de découvrir l’Amérique en profondeur : il passe dans des endroits où les routes ne passent pas, comme les canyons de ce matin. De l’autoroute, très monotone, on ne voit rien, en train on traverse des paysages très variés : montagnes, déserts, terres de culture agricole ou de pâturage, petits villages et villes typiques de l’ouest américain. Les repas sont l’occasion de discuter avec les voisins de table qui viennent d’horizons très différents : touristes, retraités américains, une mère de famille qui voyage avec son fils pour aller rendre visite à sa famille, un couple dont le mari me dit que son épouse a travaillé au siège de la CIA à Langley : celle-ci, gêné par cette indiscrétion, n’en dira pas plus.

Il est 19h10, nous arrivons à Green River avec une heure dix de retard : ça ressemble à un village de Western au milieu du désert ! Je me demande où est la « rivière verte » car le paysage est vraiment désertique !

La nuit tombe, j’espère que nous allons rattraper le retard, tout du moins en partie car l’arrivée à Salt Lake City était initialement prévue à 23 h00.

Je retourne à la voiture restaurant pour le dîner, l’occasion de discuter avec d’autres passagers tout en dégustant un repas un peu plus sophistiqué que le lunch.

Nous arrivons finalement à Salt Lake City à 23h30 avec seulement 30 minutes de retard mais sous une pluie battante due à un violent Orage. Je descends du train et vais sous un abri pour appeler un « Uber » qui arrive en 5 minutes. C’est bien pratique d’avoir cette application sur son smartphone quand on voyage aux USA, on trouve un chauffeur rapidement, pas de liquide à sortir, ni de pourboire à calculer.

Dix minutes plus tard je suis à l’hôtel, il est minuit passé et je vais dormir après cette longue journée. (à suivre.... )
Les gars dans l'Ouest américain (grand circuit mai 2016) récit et vidéo English translation pending
by Patrickmicke · 2016-07-22 · 109 replies
Avant de mettre mon carnet ici( déjà sur un autre forum) je souhaite remercier tout ce qui m'ont aidé. Mes sites de reference ( roadtrippin.fr, west-usa-dream.blogspot.fr etc ...)



Description et budget

Nous sommes partis a deux, mon amis et moi ( 30 et 42 ans au début du voyage / 31 et 43 ans en fin ! )

Du 5 mai au 24 mai 2016.( 3 semaines )

Circuit effectué en voiture ( Jeep Cherokee 4x4).

Nous aurons dépensé 5400€ pour nous deux tout compris.

Dont avion 1247€ ( 623.5€/ personne) Voiture 580€ ( 19 j avec Alamo/ jeep cherokee 4x4) Essence 230 $ Hotel1522€ ( 80€/ nuit avec hotel.com et en direct ) ( dessus on pourrait enlever le cash back 50€ + une nuit gratuite a utiliser ) Activités 500$ ( cheval/bateau/ state park/casino ) restaurant, repas nourriture 1500$

Circuit : 3621 km route/piste et environ 140km de randonnée et ballade

J1 Las vegas- Henderson. Prise en charge voiture.

J2 Henderson - Grand canyon Route 66 (hacberry/seligman/williams) Grand canyon (hermist rest road)

J3 Grand canyon - Page Desert view drive Little colorado Marble canyon (cathedral wash/lee fery's) Page (horseshoebend)

J4 Page Edmaier's secret Paria rimrock Lake powell (bateau)

J5 Page - Monument valley Lower antelope canyon Monument valley (Scenic drive/cheval/sunset)

J6 Monument valley - Monticello Valley of the godes Moky dugway mule point natural bridge(scenic drive/sipapu bridge/owachomo bridge)

J7 Monticello - Moab Canyonland the needles (cheysler Park viewpoint/cave sping/riverside ruine/scenic drive) wilson arch

J8 Arches Devils garden trail Sand dune arch et brocken arch balance rock the windows double arch delicate arch ( sunset )

J9 Canyonland in the sky Dead horse point scenic drive Mesa arch Green river overlook white rim overlook Grand viewpoint overlook

J10 environs de Moab Mesa arch (Sunrise) Shafer road+ potash road (muselman arch) Botie et corona arch Onion creek

J11 Moab - Torrey Goblin valley Little wild horse canyon

J12 Capitol reef Hickman bridge fruita area Cohab canyon Scenic drive

J13 Torrey - Bryce canyon Scenic 12 Escalante petrified forest Willis creek Mossy cave

J14 Bryce canyon Figure 8 Scenic drive

J15 Bryce canyon - Zion Canyon overlook trail emeralds pool trail

J16 Zion Angel landing scenic drive( navette)

J17 Zion - Overton Yant flat Valley of fire (boucle 7 merveilles)

J18 Overton - Las vegas Valley of fire Las vegas (freemont street/outlet nord/strip

J19 Las vegas Outlet sud signe strip

J20 Las vegas - France Strip retour

Voila pour le descriptif.

Pat 😉
Retour de 12 jours en Islande sans 4x4, sans camping et en dernière minute English translation pending
by DrCarter · 2016-07-07 · 2 replies
Bonjour à tous,

Je voulais rapporter mon expérience de voyage en Islande car je n'arrivais pas forcément à trouver des infos concernant mon cas : sans location de 4x4 car trop cher, sans camping car on déteste ça et on a vraiment besoin d'un confort minimum, et en dernière minute.

En effet, nous avions réservé nos billets 2 semaines avant de partir, sur Transavia, 190€ AR/personne. Puis, réservation de la voiture, une petite voiture 5 portes standard, réservée sur Procar via Autoescape (rien à redire dessus, tout s'est bien passé, 340€), et puis... plus rien de réserver ! C'est pas notre faute, on se sait pas faire autrement que de décider jour après jour ce que nous allons faire. Bref, c'est tout à fait possible, il n'est pas obligatoire de réserver tous les hébergements 8 mois à l'avance quand on ne veut aller qu'autour de la N1 (je ne parle pas des refuges, on est bien d'accord).

Ultime point d'interrogation avant de partir, peut on aller sur les F-roads avec une simple voiture non 4x4 ? Ben on se sait pas ! on n'a pas tenté... mais des islandais nous ont dit que certaines routes étaient praticables même sans 4x4. Bon pour un premier voyage, on avait déjà pas mal à faire avec les routes normales.

Notre voyage a eu lieu du 23 juin au 5 juillet. Nous avons utilisé le guide du Routard pour voyager. Il faut aussi se dire qu'en juin-juillet, il ne fait jamais nuit, et que pour les lève-tard que nous sommes, c'était top ! possibilité de faire la grasse mat jusqu'à 10-11h puis organiser sa journée entre 12h et 0h.

J1 Atterrissage à 23h55 à KEF sur un vol Transavia sans aucun soucis. Première impression étonnante d'atterrir à presque minuit et qu'il fasse encore jour ! Le temps étant très nuageux ce jour là, nous n'avons pas pu voir les terres au moment de l'atterrissage, donc pas d'impression d'atterrir sur la lune comme nous l'avions lu sur les forums. Mais bon, nous l'avons eu au retour :) Récupération de la voiture à Procar, qui ne se situe en fait pas dans l'aéroport mais dans la ville de Keflavik, une navette nous attendait pour nous y emmener. Puis nuit dans un Airbnb à Keflavik, réservé 1 semaine avant.

J2 Réveil tardif vers 11h. Découverte du cercle d'or. Route vers la première destination, la faille de Thingvellir, sous un grand ciel bleu et un très beau soleil. Balade d'une heure sur le site qui est très sympa et très bonne première impression sur les paysages en Islande. Puis destination Geysir pour admirer les explosions des geysers puis les chutes de Gullfoss, très impressionnantes également ! Ensuite nuit à Reykholt en Airbnb top !!! maison super, très propre avec super petit dej ! Elle s'appelle The white house - Golden circle sur Airbnb. Diner au resto Mika (un des seuls du coin) très bon mais assez cher, comme partout en Islande. J3 Une couche nuageuse épaisse et un gros brouillard sont apparus dans la nuit.... Route vers les chutes de Seljalandfoss et de Skogafoss. Très belles chutes également mais le brouillard et le crachin gâchent un peu le paysage. Ensuite route vers la falaise de Dyrholae. Balade d'un heure sur le site, très beau malgré le crachin. Cependant, il faut savoir qu'en mai-juin, une partie du site est protégé pour la nidation des oiseaux et n'est donc théoriquement pas accessible. Puis nuit dans une guesthouse à Vik. J4 Route vers Skaftafell. Malheureusement le brouillard et le crachin étaient de la partie aussi ce jour là, donc les paysages sur la route étaient... invisibles :( Une fois sur le parc national Vatnajokull, nous avons uniquement fait la balade qui va vers le glacier, que nous avons atteint en une dizaine de minute de marche. Très impressionnant et très beau, une impression de fin du monde avec le temps qu'il faisait. Puis direction Svinafellsjokull, permettant de s'approcher bcp plus près du glacier. Ensuite route vers Jokularson et balade d'une heure sur le site qui est magnifique également. Diner à Hofn dans un resto de langoustine, puis nuit dans un Airbnb un peu plus au nord de Hofn. J5 Pluie importante aujourd'hui, donc journée plutôt tranquille, repos, lever tard. Route vers les fjords de l'est et destination Eskifjodur. Le trajet, supposé être très beau, n'était malheureusement pas visible en raison du brouillard et de la pluie. Dommage. Nuit en Airbnb. On en profite pour peaufiner la suite du voyage.

J6 Ca y est, le soleil est revenu ! Balade dans la mignonne ville d'Eskifjodur puis route vers Seydifjodur. La route entre Eglistadir et Seydifjodur est très belle et impressionnante ! Arrivée dans le fjord par les montages puis au village, qui est bcp plus mignon et joli que le précédent. Balade dans le village, petit verre en terrasse et on reprend la route vers le lac Myvatn. On profite du beau temps et on profite donc pour se balader à Hverir, Jarbodin, le cratère Viti et Leirhnjukur. Puis nuit en Airbnb dans une ferme proche du lac. J7 La pluie est de retour ! Et pas qu'un peu aujourd'hui ! on retente d'aller se balade autour du lac et d'aller voir les derniers points conseillés par le routard mais c'est pas vraiment agréable de se balader sous une pluie de type mousson... Donc on décide d'aller directement à la prochaine étape : Akuryeri. C'est très agréable de revenir à la civilisation après tant de temps dans la nature ! On en profite pour faire un peu de shopping et on fonce à la piscine. La piscine est effectivement très sympa avec 2 piscines extérieurs, des hots tubs et un hammam. On y passe 2h, on dine et on dort à l'hotel Edda, réservé sur booking la veille pour 90€. Petit apparté sur la piscine, effectivement, le passage par la douche tout nu est obligatoire, avec quelqu'un qui surveillait. N'étant de toute façon pas pudiques, ça ne nous posait pas de pb. Cependant, ce que je ne savais pas et que j'ai appris à ce moment, c'est que quand vous allez aux toilettes, il faut repasser sous la douche (je me suis fait un peu réprimander par le mec qui surveillait)

J8 Sortie baleine à Akuryeri, que l'on a vu au bout de 30min, elle passait vraiment très proche du bateau ! Pourquoi à Akuryeri et pas à d'autres endroits comme Husavik ? Parce que, ayant le mal de mer, je préférait faire la sortie baleine dans un fjord, où il n'y a quasiment pas de vagues, et où je n'ai donc pas eu de problème :) Puis trajet vers Siglufjodur, encore une étape piscine (on en devient accro), puis balade avec le soleil de minuit. En effet, la ville étant situé très au nord, le soleil se couchait à 1h24 quand on y était, pour se lever à... 1h34 ! Nuit en Airbnb proche du port. J9 Trajet vers la péninsule de Vatnsnes. Puis balade sur cette péninsule en suivant les conseils du guide du routard. Très sympa. Nuit en Airbnb à Hvammstangi.

J10 La logique aurait voulu qu'on aille vers la péninsule de Snæfellsness, mais en fait, ce jour étant un vendredi, on a préféré aller directement à Reykjavik pour y passer les soirées de vendredi et samedi soir. Donc comme à notre habitude, lever tard puis trajet vers Reykjavik. Balade dans la vieille ville, visite de la cathédrale, de la Harpa. Diner au restaurant Messin, très bon restaurant de poisson, très copieux, et pas plus cher qu'ailleurs. Verres dans des bars puis nuit en Airbnb

J11 Lever tard comme d'habitude, mais pas trop non plus car nous avons profité de la visite guidée au Musée national d'Islande qui vaut vraiment le coup, à 11h. Puis balade dans le marché au puce, ensuite petit tour à la piscine avant d'aller voir la pièce de théâtre How to become Islandic in 60 minutes, drôle, mais moins drôle que l'équivalent How to become a parisian in one hour vue 3 mois auparavant. Diner/bar-boite puis dodo au Airbnb.

J12 Trajet vers la péninsule de snæfellsness par le sud. Nous avons trouvé que cette péninsule était vraiment très belle et présentait presque un concentré de toute l'Islande. Balade et rando par ci, par là en fonction des conseils du routard. Puis nuit en guesthouse à Olafsvik réservée la veille sur booking. Visionnage du match France-Islande, entourés de français, donc moins drôle que si nous étions restés à Reykjavik finalement. Tous les resto du coin étaient fermés pour mieux admirer la défaite de leur équipe :) J13 Poursuite de la découverte de la péninsule avec le côté nord que nous n'avions pas fait la veille, puis retour vers la capitale. Nous avions réservé au Blue Lagoon pour 18h. L'endroit est vraiment très beau, mais c'est vraiment très cher pour ce que c'est. Alors d'accord les installations sont neuves, les vestiaires propres et régulièrement entretenus, mais quand même. Nous avions choisi le tarif confort (15€ plus cher que le tarif standard) qui comprend en plus du tarif standard, la distribution d'une serviette, d'un peignoir, d'un masque d'algue, ainsi que d'une boisson gratuite. Si c'était à refaire, j'aurai choisi le tarif de base, j'aurai utilisé ma serviette de bain (les peignoirs ne sont pas forcément très utiles), me serais pris un verre à 8€ et aurait zappé le masque à l'algue pour me contenter du masque à la silice distribué gratuitement. A noter également que personne n'a scanné mon bracelet lorsque j'ai demandé le masque à l'algue (qui coute 3€ si vous avez le tarif de base et si l'employé pense à vous scanner le bracelet). Pour les pudiques, il y a dans les vestiaires de nombreuses cabines individuelles pour se laver nu ou se changer, contrairement aux piscines où nous avons été, donc pas de panique ! Je n'ai pas été au lagoon à Myvatn mais certains nous ont dit qu'il était aussi sympa, moins touristique et moins cher que le Blue lagoon... Bref ensuite trajet vers l'aéroport, retour de la voiture chez Procar (à noter qu'il y a une station service 2 ou 3 rond points avant l'aéroport, pratique pour faire le plein avant de rendre la voiture) puis décollage vers Paris à 1h du matin.

En conclusion, malgré mes réticences initiales, c'était un très beau voyage. Il a finalement fait beau les 2/3 du temps, donc on s'en est plutôt bien sorti je pense. Concernant le prix, oui aller au resto et prendre un verre (lorsqu'on n'aime pas la bière) c'est cher, mais finalement comme toutes les activités type rando, balades etc sont gratuites, on s'y retrouve en allant un jour sur 2 au resto et en cuisinant dans les guesthouses un jour sur 2. Il est tout à fait possible de partir en dernière minute sans avoir tout organisé 8 mois avant, notamment si comme nous vous voyagez fin juin-début juillet, avant la saison très touristique. Nous n'avons eu aucun problème pour trouver une location de voiture (standard bien sûr, pas 4x4), ni pour trouver des hébergements en Airbnb ou en guesthouse sur booking. Nous réservions les hébergement la veille pour le lendemain ou le matin pour le soir même. Probablement que nous avions moins de choix que si nous avions tout réservé avant mais les hébergements que nous avions eu étaient très bien, et dans les tarifs raisonnables : de 57€ pour une chambre à Siglufjodur à 120€ pour un logement entier à Reykjavik.

Si vous avez des questions, n'hésitez pas à me demander !

Antoine
Retour synthétique d'un circuit Namibie (ouest-nord) - Caprivi - Botswana - chutes Victoria English translation pending
by Kafouniet · 2016-07-05 · 14 replies
De retour en France depuis quelques jours on a vraiment beaucoup apprécié ces 4 semaines en itinérance dans ces 2 pays (et même 3). Quelle chance d'avoir pu faire ce voyage 🙂

Je ne sais pas si je prendrais le temps de faire un carnet de voyage , ne serais ce pour revivre ces journées merveilleuses, mais déjà vu qu'on est encore dedans , une petite synthèse rapide de nos coups de cœurs

Évidemment , chacun ayant sa propre expérience des voyages, de ses attendus , de ses rêves, mon vécu peut être bien différent d'un autre voyageur



Paris-Franckfort-Windhoek --> Air Namibie c'est standard, pas top mais pas mauvais . Les films sont en anglais/allemand😕 , la place pour les jambes est sensiblement plus faible que sur Emirates(pris au retour) sinon pour l'aller les horaires sont très bien avec une arrivée au lever du jour à Windhoek et sans escale à johnesbourg. WINDHOEK Londiningi B&B --> Belles chambres, excellent restaurant mais c'est aussi un point de rendez vous francophone des résidents dans le pays , on y glane pas mal d'infos . Le propriétaire, Alex , est très efficace pour résoudre les petits soucis d'arrivée.

MARIENTAL Anib Lodge --> Très beaux communs , peut être le plus beau workshop du voyage . Les emplacements du Campsite sont tres bien et bien espacé les uns des autres . (NB : différence entre un campsite et un camping : le premier offre des emplacements avec un bloc sanitaire privé pour chacun au contraire du camping qui mutualise ). A 400k au sud-est de Windhoek, on est au bord du Kalahari avec les lignes de dunes parallèles caractéristiques mais globalement y a rien à voir vraiment . NAMIB RAND HIDEOUT --> 2 journées dans ce qui est sans conteste la "bestplace" du voyage. Un lieu magique , isolé dans un erg de dunes orange : il faut 2 heures de piste privée pour y arriver de la route . On est seul (3 emplacements espacés de 500/800m dans ce campsite) avec la visite épisodique de quelques herbivores pour le petit point d'eau attenant . C'est ici qu'on a observé le plus beau ciel d'Afrique australe (ciel sans lune) et peut être les plus beaux paysages de sable. C'est aussi ici que j'ai pris une leçon de conduite dans le sable profond avec le gardien du site qui passe une fois dans la journée . Ca nous aura bien servi pour la suite.

SESRIEMNWR Sesriem --> Peut être l'endroit le plus célèbre de Namibie(et c'est mérité) avec ses dunes de 300m de haut. On a dormi au camping du parc ce qui permet de s'affranchir des horaires d'ouverture et donc de le parcourir avant et après le depart/sortie des autres visiteurs soumis aux horaires de la porte. Heureusement car les dunes sont concentrées sur un lieu à 50km de la porte , à pratiquement une heure de voiture ce qui fait des journées bien courtes pour bien s’imprégner du lieu . Manque de chance on y a subit un orage avec tempête de sable à la suite ce qui nous a immobilisé une grosse matinée. SOLITAIRE Gecko Camp --> Encore un Campsite dans un lieu magique avec une vue extraordinaire sur la plaine et les montagnes attenantes . 2 ou 3 emplacements privés sur la colline : c'est extra apres la descente de la fameuse Spreetshoogte pass (route pavée bien large sur le haut , aucun souci à monter ou descendre avec une voiture normale ). Peut être aurions du y rester 2 jours pour s'immerger du lieu (?)

On a pris un permis à Sesriem pour pouvoir emprunter les routes du parc Naukluft pour aller à Swakop. : un roadtrip extra , il faut pas se laisser intimider par la solitude, les pistes sont sures et le 4x4 n'est peut etre pas indispensable avec un châssis haut. SWAKOPMUND The Stiltz --> La déception du voyage : endroit morne, froid et brumeux. Quand on arrive de l'Est , on abandonne le ciel bleu à 20km de l'arrivée , place au froid et à l'humidité pour une zone semi-industrielle . Un endroit qu'on peut eviter si ce n'est peut être l'immense colonie d'otaries au nord et les flamands roses à Walvis BRANDBERG Brandberg White Lady Lodge --> Un camping accolé à un lodge dans une zone sableuse . Rien de bien folichon si ce n'est l’expérience d'un parcours 4x4 pour rejoindre le lendemain la prochaine étape du lendemain(on pouvait aussi le faire par une gravel mais on a voulu tester : c'est tape cul pendant des heures , faut aimer ). TWYFELFONTEIN Mowani Mountain Camp --> Le lodge Twyfelfontein est superbe , dans un emplacement grandiose , le Campsite : Mowani à 10km est aussi très bien mais avec une vue moins spectaculaire compensée par une tranquillité absolue . moins d'une dizaine d'emplacements séparés les uns des autres de plusieurs centaines de mètres. GROOTBERG Grootberg Lodge --> lodge de luxe situé en haut d'une montagne avec une vue époustouflante et un service exceptionnellement avenant . On y est resté une seule nuit ce qui ne permet pas de profiter des services du lodeg(traque à l'elephant ou rhyno. qui dure sur la journée) ETOSHA lodge Dolomite --> le seul lodge situé dans le parc dans la partie ouest , on y dort avec le son des rugissements des lions qui chassent en bas (les cabanes-tentes sont situées à dos d'une petite colline) . Tres confortable mais ce n’est pas une base exceptionnelle vu qu’apparemment ce n’était pas la partie du parc où se trouvent la majorité des animaux . ETOSHA Halali --> Un camping situé dans une des partie du parc les plus actives . Le camping etait à moitié vide/plein , on a eu nos aises et notre tranquillité . On a fait notre seul night drive du voyage ce qui nous a confirmé le peu d’intérêt de cette formule (à nos yeux) ETOSHA Mushara lodge - Le lodge le plus luxueux qu'on ai fait durant ce voyage , un 5 etoiles au tripadvisor , tout est dans l'excellence : logement, cuisine, et service . Situé à 2 km de la porte du parc, il faut se taper les formalités d'entrée à chaque fois et il y a la queue à l'ouverture au matin....

Etosha nous a un peu deçu en comparaison du Kruger , on y a vu une unique et grosse autoroute en gravel en tole ondulée agressive parsemée de dérivation qui conduisent aux points d'eau qu'il faut faire pour voir les animaux . Ca reste néanmoins un endroit superbe pour observer tous les animaux de Namibie(sauf peut être les hippo(?) ). 3 nuits et 2,5 jours à écumer les spots , on aurait du prévoir 4 nuits . RUNDU Hakusembe River-Lodge --> On a quitté les deserts pour des paysages style "afrique noire" bien différents . La route en goudron est agréable par le spectacle des lieux traversés On a dormi au campsite du lodge (3 emplacements assez proches l'un de l'autre) , à mon avis le couchage en chalet est préférable car mieux situé au vu du surplomb du fleuve .

SHAKAWE Drotsky's Cabins --> on est au Bostwana , c'est plus "décontracté" : multiples trous sur la route, animaux d’élevage partout sur les abords de la route à traverser n'importe quand . Campsite au bord de l'eau, le lodge à 1km est magnifique (à preferer si budget compatible). Tour en bateau sympa pour observer les oiseaux et crocodiles ETSHA Guma-Lagoon --> La route d’accès est très très compliquée : peu d'indications et piste en sable profond coupée par de multiples bras d'eau (il y avait beaucoup d'eau) .

Un lodge situé sur le début du delta de l'Okavango constitué de cabanes en toile au bord de l'eau avec des emplacements campsite placés derrière (pas de vue sur le delta) mais les communs sont grands pour qu'on puisse venir y lire/rever, boire au bord de l'eau .

Beaucoup d’activés proposées : pêche, maroko , bateau à moteur , .... possibilité d'aller passer une nuit ou plus sur des iles proches du delta (mais il faut avoir arranger cela avant de venir avec le proprio du lodge) , survol en hélicoptère (500$ l'helico les 30mn, 3 places max)On y est resté 2 nuits - bien BAGANI Nunda Safaris Lodge --> On a beaucoup apprécié le confort de ce lodge où on a dormi dans un "bungalow" comme ils disent , en fait une très jolie cabane en bois avec sdb ouverte.On est encore une fois au bord de l'eau avec beaucoup d'hippopotamesbien visibles à la nuit tombante . La soirée passée sur la terrasse en surplomb reste un souvenir agréable(sans doute suite à nos péripéties de la veille à dormir dans la voiture) Le personnel est très sympa

KASANE Senyati Safari Camp - Au Bostwana - attention le parc Chobé commence quasi à la frontière , pas la peine d'aller jusqu'à Kasane pour une première visite en arrivant . Le campsite Senyati est bien après Kasane , on a pris la piste sableuse 4x4 d'accès (bien dégonfler les pneus et aucun souci) . Je ne sais pas si on a pas eu de chance ou si les animaux ne viennent plus mais le trou d'eau du camp est resté quasi vide d’éléphant au soir et au matin 🤪 Dommage , le tunnel d'accès qu'ils ont fait pour arriver à un poste d'observation à 2 mètres du trou d'eau est prometteur . KASANE Water Lily Lodge - bof , un hôtel sans charme mais situé au cœur de Kasane . J'ai vu qu'il y a des lodges situés dans le parc et au bord de l'eau , ca doit etre beaucoup mieux si on reste un peu plus longtemps .

Le parc Chobé est très différent d'Etosha, c'est une immense foret parcourue de multiples pistes en sable avec la rivière Chobé en limite . On avait pas bien préparé , on avait pas de plan du parc , on s'est donc résolu à suivre de loin des games drive avec l'aide du gps (4africa). Beaucoup d'animaux surtout au bord de l'eau de la rivière zambeze/chobe VICTORIA FALLS Kingdom Hotel --> On arrive au Zimbabwe, les gens sont beaucoup plus pauvres , on est plus sollicité pour acheter des "souvenirs" . Le transfert de Kasane à Victoria s'est fait via un relais de véhicule à la frontière(passée en 10mn !! ) . C'est quasi du luxe : on était 2 dans un gros monospace qui pouvait transporter 6 personnes.

L’hôtel est immense avec une bonne organisation , notre chambre était très confortable .

Les chutes sont à quelques centaines de mètres à pied ce qui permet de prendre le temps de les découvrir. C'est très spectaculaire et après avoir vu ça, il faudra être très persuasif pour m'emmener voir une cascade 😎 Johannesbourg-Paris : retour laborieux , on part le matin de l’hôtel pour arriver le lendemain en fin d’après-midi chez nous . 3 avions , 4 douanes , 2 taxis, un tgv ..... Dommage que la différence de prix avec le vol direct Paris-Johnesbourg soit si importante (quasi le double : 450 avec Emirates pour 2 allers simple et 800 euros avec AF)

La période a été agréable , chaude la journée , 38 degrés au max dans dans l'ouest de la Namibie mais plutôt entre 25 et 30 en général , la nuit etait plus fraiche mais pas froide, on pouvait rester autour du feu le soir sans se couvrir .

Il y avait encore beaucoup d'eau au Bostwana, ce qui ne faisait pas forcement venir les animaux aux trous d'eau . Aout/septembre/octobre doivent être des mois plus propice à leur observation quoiqu'on en ai vu pas mal ...
Une petite virée dans l'Ouest américain (juin 2016) English translation pending
by JMPe · 2016-06-30 · 191 replies
Liens directs : * Great Sand Dunes NP (1ère partie) * Great Sand Dunes NP (2ème partie) * Tent Rocks * White Sands NP (1ère partie) * White Sands NP (2ème partie) * El Malpais et Window Rock * Hoodoos vers Gallup et Pinedale, Window Rock et Venus Needle * Ruines et pictogrammes * Burnham badlands * Crow canyon * Valley of Dreams (1ère partie) * Valley of Dreams (2ème partie) * Valley of Dreams (3ème partie) et Angel Peak badlands * Recapture Pocket * Hovenweep NM et ruines de Tower House * House on Fire et D… H… ruins * Capitol Reef NP et Cathedral Valley * Cathedral Valley (suite) * Little Wild Horse canyon * Arches NP * Arches NP (suite) et Secret Spire * Delta pool * Route 128 et Cisco * Crystal Mill * Maroon Bells et Denver

Vendredi 10 juin

C'est encore reparti !

Notre dernier séjour dans l'ouest américain nous a tellement enchanté et nous avons encore tellement de trésors à y découvrir que nous n'avons pas pu résister longtemps. Après deux semaines hivernales à la fin de l'année dernière (ici), nous sommes en partance pour notre septième séjour dans le grand ouest. En cumulé nous avons déjà passé six mois dans ces contrées que nous adorons, mais plus nous y allons, plus la liste des sites que nous souhaitons découvrir s'allonge (près de 130 avant de démarrer ce voyage !). Sans compter tout ce que nous souhaiterions revoir. Autant dire que nous avons bien l'intention d'y revenir encore et encore !

Comme pour nos derniers séjours, nous n'avons pas de parcours préétabli. Aucun hôtel n'est réservé, il y a juste une voiture qui nous attend à l'aéroport de Denver. Cela nous permettra de nous adapter au mieux aux conditions climatiques (de plus en plus incertaines dans la région depuis ces dernières années) et de nous organiser au gré de nos envies. Même pas peur de ne pas trouver de quoi nous loger puisque nous emportons notre petite tente. Nous n'aurons donc aucune contrainte et aucun impératif. Bref, la liberté totale !

L'idée générale, si le temps s'y prête, c'est de profiter de notre arrivée et de notre départ de Denver pour visiter quelques sites au Colorado, le gros de notre séjour devant se partager entre le Nouveau-Mexique et le sud-est de l'Utah. L'objectif est de visiter principalement des sites que nous ne connaissons pas encore.

C'est la première fois que nous rejoignons les USA par Denver (via Londres). A notre arrivée, vers 17h30, nous ne retrouvons donc pas le sentiment d'être un peu chez nous comme lorsque nous atterrissons à Las Vegas, notre porte d'entrée habituelle. Les formalités s'enchaînent à un bon rythme : contrôle automatisé du passeport, immigration, récupération des bagages et douane. Tout cela en moins d'une heure, c'est plutôt très bien.

Il faut maintenant aller prendre possession de notre voiture. La personne qui s’occupe de nous est vraiment très sympa, mais quand le contrat de location arrive, il y a un surcoût de 160$. La préposé ne nous a rien demandé mais nous a tout de même rajouté d'office une assurance complémentaire. Malgré toutes ses tentatives, nous refusons et étonnamment, elle devient d'un seul coup beaucoup moins sympa avec nous.

C'est la première fois que cela nous arrive. D'habitude on nous propose ce type d'assurance avec plus ou moins d'insistance, mais la rajouter sur le contrat sans en parler, c'est une première et c'est presque du vol. Réflexion faite, ce n'est pas presque du vol, c'est du vol ! Surtout que si on ne fait pas attention, on ne se rend compte de rien. On signe le contrat et comme on a laissé une empreinte de carte bancaire, on se retrouve avec un débit imprévu. C'est imparable. Cette arnaque qui a échoué avec nous, mais qui doit cependant souvent fonctionner, nous est arrivé avec Alamo, mais méfiez-vous, ils sont loin d'être les seuls à procéder ainsi.

Les formalités administratives étant réglées, direction le parking où il y a une petite dizaine de SUV de notre catégorie. Notre choix s'arrête sur une Jeep Patriot. Cette voiture n'est pas très grande, mais dispose d'une transmission 4x4 et d'une garde au sol correcte. Les pneus sont neufs et un peu moins typés « route » que sur les autres SUV. Cette Jeep n’a pas l'air mal et nous sommes plutôt satisfaits de notre choix. Nous verrons bien son comportement lorsque la première piste sérieuse se présentera.



Nous quittons l'aéroport et nous effectuons un stop dans la banlieue de Denver, pour notre traditionnel arrêt ravitaillement dans un immense supermarché Wallmart ouvert 24h/24. Une glacière, un peu de matériel pour le camping, des réserves d'eau, ... Trois heures après avoir touché le sol américain nous sommes fin prêts pour débuter nos vacances. Nous décidons de rouler un peu, histoire de gagner du temps sur la journée de demain. Après une heure de route (plein sud) et une petite pause dîner dans un Taco Bell, la fatigue nous rattrape et nous nous arrêtons dans un motel le long de l'autoroute. Il est 23h (7h du matin heure française) et malgré l'intense circulation sur l'autoroute nous nous endormons en à peine quelques minutes.
Traversée du Zanskar et ravitaillement English translation pending
by Mireille6 · 2016-06-30 · 38 replies
Bonjour, Nous pensons, mon époux et moi faire la partie Darcha vers Lamayuru seuls en portant nos sacs, cette année à partir du 20 juillet. Nous avons une tente. Pouvez-vous m'indiquer si nous trouverons à acheter de la nourriture tous les jours, et sinon les étapes où il n'y en a pas? La route est-elle génante, et peut-on l'éviter? Savez-vous s'il y a des problèmes pour traverser des rivières (ponts détruits...). merci beaucoup, Mireille.
Préparation circuit Namibie - Botswana en dehors des sentiers battus English translation pending
by Agriates · 2016-06-28 · 23 replies
Bonjour, nous préparons un circuit pour la Namibie et le Botswana. Pour l'instant rien de concret, nous avons déja en tête quelques grandes lignes. Pas de dates encore de fixée.

Namibie: -désert Namibien: sossusvlei - rencontre d'ethnies - le parc estosha (En évitant la partie baie de walvis, cape cross, ville fantome, carcasses de voitures qui ne nous intéressent pas)

Botswana: -le delta okavango - parc chobe - rencontre d'ethnies - descendre au coeur du pays pour ensuite retourner en Namibie.

Avec tout ça, arriver a en faire une grosse boucle, sans passer par le circuit bateau des agences de voyage que beaucoup de voyageurs font.

Quelqu’un a t'il déjà fait ces grandes lignes, où autre? sans pour autant passer par le circuit bateau que propose les tours opérateurs. Routes secondaires?

Le Botswana nous plait énormément pour son paysage marécageux et vert.

Si vous avez des récits de voyage à nous proposer, ou vos plannings pour nous aider à faire le notre , ou toute proposition de boucle, nous serions bien aidé. Par avance merci beaucoup!
Philippines: Luzon - Bohol - Siquijor English translation pending
by Envallis · 2016-06-25 · 14 replies
Bonjour,

je commence à me renseigner pour un voyage aux Philipinnes l'an prochain.

Le principe serait un voyage mi accompagné (Luzon) et autonome pour le reste.

J'ai contacté 2/3 agences, et l'une m'a proposé le trajet suivant en 14 jours :

- Manille - Bacolor/Banoue/Bontoc en 4 jours avec guide et chauffeur yc aller/retour depuis Manille (je pense que l'on peut adapter ce programme et me dis que 1 jour de plus ne ferait pas de mal, non ?) - Manille - Bohol (Pangsao) 4 jours - Siquijor 4 jours. C - Retour Paris

Qu'en pensez-vous ? Moi, cela m'a l'air plutôt bien bien compte tenu de ce que j'ai pu lire sur mon Lonely Planet. Ce que je peux lire sur Siquijor me tente énormément. Par contre, Bohol, moins Je précise que je suis plongeur, et je pense que l'on m'a proposé Bohol pour les plongées à Balicasag, mais tous les spots de plongées ne sont-ils pas enchanteurs aux Philippines ?

Avec cet itinéraire, on ne fera donc pas Palawan => est-ce un passage obligé (effectivement les photos donnent envie)

Voilà, merci de vos avis, retours d'expérience etc...

A+

Mika
Achat d'un van en Amérique du Sud + itinéraire, assurance, budget... English translation pending
by Johannabr · 2016-06-23 · 14 replies
Bonjour !

Je sais que la question du van au Brésil a été maintes fois soulevée, et j'ai lu beaucoup de choses à ce sujet, mais des interrogations demeurent...

Qui sommes nous ? : mon amoureux et moi (peu ou prou 30 ans au moment du départ, entre février et juin 2016 - on n'est pas encore trop sûrs de notre coup) partons pour un tour d'Amérique du Sud pendant un an en van aménagé. On se pose donc pas mal de questions (voir ci-dessous), sachant que j'ai la chance d'avoir la double nationalité franco-brésilienne, et donc pas mal d'avantages qui vont avec : je parle couramment portugais (donc je me débrouille en espagnol), j'ai un CPF, une carte d'identité et un passeport brésiliens (et même une carte d'électeur, mais c'est moins utile au quotidien 😉). Surtout, toute ma famille paternelle vit au Brésil, notamment à Goiânia (ville ô combien excitante) et à Sao Paulo. Nous songeons à nous pacser, ce qui permettrait à mon chéri de ne pas avoir besoin de demander de visa au cas où nous resterions un peu plus de 3 mois au Brésil.

L'itinéraire prévu : Notre itinéraire variera en fonction de l'endroit où nous achèterons le camion, mais les points clés de notre itinéraire (je vous passe les détails, mais ça vous donnera une idée de ce qu'on prévoit) : - Brésil : achat et aménagement du van (3 semaines à 1 mois 1/2), visite de la région du Pantanal (1 à 2 semaines), d'où nous gagnerons la frontière bolivienne - Bolivie (35 jours) : treks dans des parcs nationaux, Salar d'Uyuni, La Paz, Sorata, lac Titicaca... - Pérou (33 jours) : nous le gagnerons depuis le lac Titicaca, où nous nous baladerons sur les îles et la côte. Ensuite direction Cuzco, le Macchu Picchu par le chemin de l'Inca, la Vallée Sacrée etc..., on poussera peut-être jusqu'à Huaraz, mais c'est pas gagné, puis on redescend par la côte jusqu'au Chili en passant par Pisco, Ica, Nazca etc... - Chili (nord - 20 jours) : Salar de Surire, région de San Pedro de Atacama... De là, nous passons en Argentine - Argentine (noroeste - 1 mois) : nous ferons route depuis San Pedro jusqu'à Tilcara, Uquia, Humahuaca... et plus au nord (nous devons rejoindre quelqu'un au nord d'Iruya), puis nous redescendrons vers Salta, Cordoba, Mendoza (nombreux arrêts prévus + séjour chez des amis dans la région de Mendoza), puis retour au Chili - Chili (de Santiago à la région des volcans - 45 jours) : Santiago, Valparaiso, Valle de las Trancas, Pucon, etc... jusqu'aux lacs et volcans (Chillan, Parque nacional Nahuelbuta, Huerquehue, Valdivia, Parque nacional Puyehue, archipel de Chiloe...) - Patagonie et Terre de Feu (Chili + Argentine - 1 mois 1/2) : Bariloche, San Martin de los Andes, Parque nacional de los Alerces, Esquel, El Chalten, Parc nacional des glaciers, Puerto Natales, Ushaïa, Punta Tombo, Puerto Madryn, Puerto Piramides... - Argentine (10 jours) : Mar del Plata, Buenos Aires - Uruguay (10 jours) : Colonia, Montevideo, Punta del Este et del Diablo - Paraguay (8 jours) : Asuncion, lac Ypacarai, Trinidad - Chutes d'Iguaçu (4 jours) : côté argentin et brésilien (nous aurons visité les missions jésuites argentines entre l'Uruguay et le Paraguay) - Brésil (2 mois 1/2 à 3 mois 1/2) : Paranagua, Sao Paulo, Parati, Rio... Nous remontons la côte jusqu'à Itaparica, avant d'entrer dans les terres (je veux absolument emmener mon amoureux au Parque Estadual de Jalapao, un endroit que j'adore), pour bifurquer vers Sao Luis (Lençois Maranhenses), et redescendre tranquillement le long de la côte jusqu'au nord de Salvador, avant de rentrer chez mon oncle à Goiânia (il me tuera si je ne reviens pas le voir avant de retourner en France).

Si on achetait le van à Santiago (voir plus bas), nous adapterions évidemment l'itinéraire en conséquence...

On aurait adoré aller en Amazonie, mais je pense qu'avec notre budget et tout ce qu'on veut faire d'autre, ça ne sera pas possible...

Les questions qu'on se pose :

- QUE PENSEZ-VOUS DE NOTRE ITINERAIRE ?

Jouable ou trop dense ? On a évidemment envie de tout voir, évidemment ce n'est pas possible, et on a quand même envie de prendre notre temps, et de laisser un peu de marge pour les imprévus... Est-ce que vous pensez qu'on devrait limiter notre séjour dans certains pays ? Je précise que nous ferons peut-être "sauter" l'Uruguay et le Paraguay : je dois peut-être rédiger des guides de voyage sur ces pays, c'est en cours de négociation avec l'éditeur. Si ça ne se fait pas, on laissera sans doute tomber pour passer plus de temps au Brésil... Bêtise ou bonne idée ?

D'autre part, pensez-vous que les routes sont ok pour un van qui ne sera pas un 4x4 (c'est sûr qu'on n'aura jamais les sous pour) dans toutes les zones que nous envisageons d'explorer ? Genre les Andes (Titicaca, Cuzco - évidemment, pour le Machu Picchu, on ira à pied de préférence par le chemin de l'Inca, ou au pire en bus/train) et la Patagonie ? Dans les deux cas, tant qu'on n'y est pas entre juin et septembre, vous pensez que c'est jouable ou vraiment il y a des périodes à éviter en plus de celles-là ? (sur un voyage d'un an, il est impossible d'être au meilleur moment à chaque endroit, on essaie donc d'optimiser en n'étant juste jamais au PIRE moment à chaque endroit)...

- OU ACHETER NOTRE VAN ???

A priori, à moins d'avoir un gros coup de coeur, on préfère aménager nous-mêmes un van acheté vide (mais on n'est pas fermés non plus à l'idée d'en acheter un tout prêt). Après avoir lu pas mal de choses, on a cru comprendre qu'acheter au Chili, c'était un peu un bon plan. Mais comme j'ai la nationalité brésilienne, on n'aura aucune difficulté à acheter au Brésil (pas de problème de CPF, d'autorisation de sortie, d'adresse - suis domicilée chez mon oncle depuis des années, etc). De plus, si on doit acheter un van "nu", on peut être hébergés gratuitement chez mon oncle pendant qu'on fait les aménagement les plus indispensables (isolation, électricité, eau, lit, ... pour le reste, on verra sur la route). Alors qu'à Santiago, nous ne serons pas logés (peut-être pourra-t-on être hébergés à Mendoza, mais ce n'est pas sûr à cette période). Est-ce que dans ces conditions, il reste intéressant niveau prix, assurance, etc, d'acheter à Santiago, où peut-on songer sérieusement à acheter au Brésil ? Notre budget est d'environ 10 000€. On peut éventuellement monter jusqu'à 15 000€ en se serrant fort la ceinture (c'est une grosse partie de notre budget, mais on se dit qu'en le revendant à la fin, on n'y perdra pas trop). Est-ce jouable à votre avis ? J'avoue que si ça pouvait être moins, ça nous arrangerait bien (d'après nos savants calculs, il faudrait qu'on trouve encore 9 000€ pour boucler noter budget, c'est à dire avant 7/8mois... On compte tous les deux prendre un deuxième boulot pour compléter nos salaires ridicules, mais bon, ça pouvait être pendant moins de 6 mois, ça serait mieux...)

- ASSURANCE du VEHICULE :

Au Brésil ou au Chili, est-ce possible d'assurer le véhicule pour les différents pays où nous souhaitons aller ? Ou faut-il prendre à chaque fois une nouvelle assurance ? Avez-vous une idée du prix que cela coûte ?

- LE CHOIX DU VEHICULE :

J'ai cru comprendre que les kombis Volkswagen étaient très répandus au Brésil, donc pratiques d'entretien, mais quasi inassurables car très volés... Ca donne moyennement envie (surtout qu'on n'a pas du tout envie de se faire braquer notre maison roulante)... Est-ce le cas partout dans les pays que nous voulons visiter ? Je me suis un peu excitée toute seule en pensant acheter un Ford Transit, mais j'ai lu quelqu'un qui disait qu'après 2004, c'était la tannée pour trouver des pièces en AmSud... J'ai l'impression de voir pas mal de Mercedes Sprinter... Quelqu'un a un avis sur la question ? Des idées de véhicules pas trop chers, qui tiennent la route, et qu'on trouve facilement ? Enfin, mon amoureux me dit qu'avec la route qu'on va faire (notamment les Andes et la Patagonie), il vaut mieux acheter quelque chose qui ait moins de 120 000km au compteur. Pensez-vous que ce soit vraiment si important ? J'ai aussi lu que les compteurs kilométriques étaient souvent trafiqués, est-ce vrai même pour les compteurs électroniques ? Est-ce vraiment si courant au Brésil ? Et au Chili ? Enfin, si on a le choix, vaut-il mieux prendre diesel, gasoline, alcool ou flex ?

BUDGET A PREVOIR ? :

Nous mangerons parfois dans des trucs pas chers (marchés, lanchonettes, cuisine de rue, etc...), et on s'offrira peut être un hôtel de temps à autre pour se faire plaisir (bon, pas des trucs de luxe hein, juste des pousadas mignonnes et pas trop chères), mais globalement, l'idée est vraiment d'aller à l'économie, donc nous dormirons 99% du temps dans notre van, et nous cuisinerons pas mal aussi (nous aurons une kitchenette, une douche, des WC, un lit... donc nous serons totalement autonomes). Nous avons un budget séparé pour les activités comme les treks organisés, entrées sur les sites, quelques cours de kitesurf, plongée, etc. Ce qui nous intéresse est vraiment le budget "survie" à prévoir, donc nourriture, essence, achat du van, assurance van (pour l'assurance voyage, on fait des recherches), car c'est celui sur lequel on ne peut pas rogner... Pour le reste on s'adaptera. Quel est à votre avis le budget "survie" à prévoir ?

Voilà, désolée, c'est très long comme message... J'espère que vous pourrez m'aider !!! Merci d'avance pour vos réponses, et merci d'avoir pris le temps de me lire
Préparation d'une boucle de 3 semaines dans l'ouest des États-Unis English translation pending
by Sponsz83 · 2016-06-14 · 12 replies
Bonjour,

Je suis en train de préparer un voyage de 3 semaines pour 2 dans l'Ouest des Etats-Unis prévu pour Juillet 2017. J'ai commencer à faire un programme en m'inspirant de plusieurs parcours que j'ai vu sur différents forums mais en rajoutant quelques trucs notamment Moab et Cathedral Valley. J'aimerai avoir vos avis sur la faisabilité du programme ( si c'est pas trop juste en temps pour certaines étapes). Est ce qu'il faut que je retire certaines choses ? En ce qui concerne les nuits je ne sais vraiment où aller à chaque étape et s'il faut peut être pas aller directement dormir sur le site de visite du lendemain pour certaines étapes? Voici le programme en question:

J1 : arrivée Los Angeles nuit L.A.

J2 : visite L.A. nuit L.A. J3 : visite L.A. nuit L.A. J4 : route vers Williams AZ en passant par désert Mojave + route 66. (env 700km 7H) Nuit à Williams. J5 : visite Grand Canyon (100km 1H15) nuit williams ou nuit à Page ? J6 : lac Powell + Antelope Canyon .Nuit Page J7 : direction Monument Valley+ visite. Nuit Monument valley alentours (200Km 2H15) J8 : suite visite Monument valley + route vers Moab. Nuit Moab (240km 2H50) J9 : Visite arches. Nuit Moab J10 : direction Cathedral Valley +visite (250km 3H).nuit dans les alentours J11 : direction Bryce canyon+ visite (200km 2H50) nuit dans les alentours J12 : direction Zion +visite (150km 2H) nuits aux elentours. J13 : direction Las Vegas (430km 4H15). Nuit Vegas J14 : visite las Végas. Nuit Vegas J15 : direction death Valley +visite. (230km 2H20) Nuit aux alentours J16 : direction Yosemite. Nuit aux alentours ( 540km 5H40) J17 :visite Yosemite.Nuit aux alentours J18 : direction San Francisco. Nuit SF (270km 3H15) J19 : visite SF. Nuit SF J20 : visite SF+ départ.
Trujillo et Chiclayo: petite incursion vers le Nord péruvien English translation pending
by Pmth · 2016-06-10 · 26 replies
Bonjour, Après trois jours à Lima et avant le "classique" circuit vers le sud du Pérou (Arequipa, Colca, Cusco, Titicaca....) nous aimerions avoir un petit aperçu des civilisations pré-incas et donc de faire un rapide aller-retour de 4 ou 5 jours à Trujillo et Chiclayo. L'idée serait de faire un vol avec lc péru (pas trop cher) sur Trujillo, y passer deux jours pour visiter le centre ville de Trujillo, Chan Chan et Huacas del Sol et de la Luna, et ensuite de prendre un bus pour Chiclayo pour visiter les sites de Lambayeque. Après cela nous reviendrons avec lc peru sur Lima pour enchaîner avec Arequipa. Ma question est de savoir s'il est facile de trouver un bus de jour qui fait le trajet de Trujillo à Chiclayo. J'ai vu que Linea fait ce trajet, mais pas moyen d'avoir des renseignements sur leur site. Peut-on aller à leur terminal? Vaut-il mieux réserver une fois sur place? comment? Cette incursion vers le nord vous semble-t-elle tenir la route? Merci pour vos réponses.
Islande mai 2016 English translation pending
by Mlefevre · 2016-06-10 · 40 replies
Bonjour à tous,

Voici le récit illustré de notre récente virée islandaise



Il me reste à insérer pas mal de photos, ma connexion est capricieuse donc je ferai ça plus tard. Edit : le récit est achevé.

Une petite vidéo de la piste vers Thorsmork : 14 gués et un paysage fantastique!

En plus une petite vidéo de la piste vers Thorsmork, 14 gués dans un paysage fantastique!

Cliquer ici pour le récit illustré.

Bonne lecture!

Marie

Le texte seul:

ISLANDE MAI 2016 4ème voyage en Islande, on adore ce pays ! Juillet 2003 : 1er voyage en famille camping-car : émerveillement et petite frustration de ne pas pouvoir aller « partout » sites.google.com/...elaterreislande/Home

Juillet 2012 : 2ème voyage toujours avec nos 3 enfants en louant sur place un 4X4 et en emmenant le matériel pour bivouaquer où bon nous semble : même émotion que la 1ère fois, décidément ce pays a tout pour nous plaire. sites.google.com/...sterresdislande/home

Juin 2013 : 3ème voyage juste nous 2 les parents pour faire le trek Landmannalaugar Skogar, en tout début de saison : pas grand monde et météo sympa ! sites.google.com/...nnalaugarskogar/home

Pour ce 4ème voyage, nous avons la chance de disposer d’un fourgon aménagé 4X4 : la formule idéale je pense pour profiter en toute liberté de cette île au climat si fantasque. Nous n’avons pas de programme pré-établi mais avons répertorié les randos qui pourraient nous plaire. Nous allons avancer au fil de la météo : flexibilité et opportunisme sont au programme ! Les enfants ont grandi et sont maintenant (relativement) autonomes, c’est l’occasion de découvrir l’Islande autrement qu’en été ! Nous réservons donc en novembre la traversée sur le Norröna (Cie Smyril Line), appareillage du Danemark (Hirtshals) le samedi 14 mai à 15h, courte escale à Torshavn aux Féroé le 16 mai et arrivée à Seydisfjordur en Islande le mardi 17 mai à 9h00. Nous espérons voir des paysages encore enneigés, pouvoir profiter des longues journées de printemps, et d’une fréquentation touristique encore raisonnable. Certes la plupart des pistes de l’intérieur seront fermées mais comme nous y retournerons en août, aucune frustration ! Préparatifs : En plus de l’incontournable Google Earth, des cartes compatibles garmin pour mapsource ourfootprints.de/...apsource-island.html, j’ai utilisé la carte Michelin Islande (très bien mais échelle un peu grande), téléchargé l’appli wikiloc sur mon smartphone avec la carte d’Islande (utilisable offline) et les parcours qui nous intéressent, acheté un petit bouquin pas mal du tout qui répertorie les pistes : Trackbook, 58 highland adventures de Melina Lindenblatt et Mathias Gottenauer. Pour le fourgon, nous y avons rajouté un snorkel afin d’être sereins pour les gués, des plaques de protection à l’avant et pour la boite de transfert, des pneus tout terrain, procédé à la mise à l’air du pont arrière, embarqué mèches et compresseur, sangle de traction et manilles, pelle et plaques de désensablement. Après avoir hésité jusqu’au dernier moment, nous embarquons raquettes et crampounets (microspikes de Kahtoola) : l’étude des webcams sur le site www.road.is montre qu’il reste encore pas mal de neige dans le nord-est en particulier. Je mets en marque-page sur mon portable ce site www.road.is qui informe en temps réel sur l’état des routes et les ouvertures de pistes, et en.vedur.is/ pour suivre plusieurs fois par jour l’évolution de la météo. Je prévois d’acheter à notre arrivée une carte sim SIMINN, qui placée dans un petit routeur wifi va nous permettre une connexion facile à internet pour un coût très raisonnable www.siminn.is/prepaid/

Vendredi 13 mai 2016 Départ de Nancy vers 8h00, traversée pénible de l’Allemagne (70 km/h de moyenne par les autoroutes…), et nuit au Danemark un peu après la frontière en bord de mer. Déjà 1000 km au compteur, encore 240 jusqu’au bateau… Samedi 14 mai 2016 Route parfaite au Danemark, nous arrivons comme des fleurs avec 3h d’avance à Hirtshals. Le temps de faire un tour rapide sur le port où trainent 1 ou 2 plates-formes pétrolières (c’est graaand !), de voir arriver le Norröna, de manger un morceau, le guichet de pré-embarquement ouvre à 12h30. J’indique que je souhaite débarquer avec le fourgon aux Féroé (j’avais eu auparavant confirmation par mail que c’était possible), si bien que nous embarquons parmi les derniers, après une très longue attente due à l’inspection des innombrables semi-remorques (chien renifleur + miroir) qui composent au moins les 4/5ème du chargement. Quelques bus de tourisme, des voitures et quelques camping- cars plus ou moins équipés nous accompagnent. A cette époque, le Norröna transporte énormément de fret. Nous appareillons avec 3h de retard, alors que souffle un fort vent de nord-ouest.

Dimanche 15 mai 2016 Les heures s’écoulent lentement… Lundi 16 mai 2016 Enfin un peu d’action ! L’escale prévue de 5h à 14h est amputée des 3h de retard à l’appareillage, que le bateau face au vent et à la mer n’a pas pu rattraper. Nous arrivons donc à 8h à Torshavn, capitale des Féroé (50000 habitants, 80000 moutons). Le ciel est bien bas Peu importe, nous débarquons les premiers (enfin après un certain nombre de camions), ravis de respirer un peu d’air frais (les passagers des bus allemands et polonais fument et picolent 24/24, même en zone non-fumeur, beurk !) Il est déjà 9h00 et nous devons être de retour pour 13h : tout petit aperçu des îles Féroé en quelques photos. Les montagnes d’origine volcanique plongent dans la mer, quelques coquets villages reliés par des routes audacieuses où se serrent les unes contre les autres de jolies maisonnettes aux couleurs vives. Un climat très humide avec de rares lueurs solaires (températures moyennes de 11°C en été, 4°C en hiver), un printemps tardif (les arbres sont encore « tout nus ») Le pays vit de la pêche depuis « toujours » et la moindre crique même minuscule pas trop exposée aux vents dominants a permis l’implantation d’un petit hameau. Nous réembarquons rapidement, appareillons à 14h00, passons entre les îles, reconnaissons le petit village de Gjov où nous étions tout-à-l’heure, au pied du Slættaratindur, sommet de l’archipel (880 m), puis c’est la haute mer…

Mardi 17 mai 2016 Après une 3ème nuit à bord, notre 1er regard se porte vers le nord-ouest et oui ! C’est enfin l’Islande, encore bien enneigée comme nous l’espérions ! Nous embouquons le fjord de Seydisfjordur, sous les nuages mais une lueur d’espoir se profile au Nord-est… Au sud, l’atmosphère est franchement austère et hivernale mais de l’autre côté, ça sent le printemps ! Un regard en arrière sur l’entrée du fjord… Voilà Seydisfjordur, sous le soleil à présent ! Nous débarquons les premiers, avant les camions ! Petit salut des douaniers et nous voilà déjà sur la route qui monte sur les hauts plateaux dominant le fjord : de la neige d’un blanc éclatant partout, du ciel bleu orné de crème chantilly ! Nous jubilons ! Passage rapide à Egilstadir pour faire le plein de bouffe, acheter la carte sim pour les data (le beau temps devrait durer quelques jours !!), puis nous prenons la route 94 vers le nord et les monts Dyrfjoll. Et au milieu coule une rivière…. Il y a des centaines d’oies et de cygnes partout dans cette large vallée, nous n’en avons jamais vu en si grand nombre ! La brèche caractéristique du Dyrfjoll est à présent bien visible, énorme ! A l’est l’immense delta de la Lagafjlot. Nous nous arrêtons au col avant Bakkagerdi et partons équipés de nos crampounets (la neige est bien dure mais la pente est raide) sur la rando de Storurd. Le massif culmine à 1136 m et la neige est présente dès 300 m : atmosphère de haute montagne à quelques centaines de mètres de la mer ! L’heure avance, la neige se ramollit, il est illusoire d’aller jusqu’à Storurd (zone d’énormes éboulis en contrebas de la brèche) donc demi-tour jusqu’au fourgon, impatients que nous sommes de poursuivre notre exploration de ce coin magnifique. Nous longeons la côte ouest du Borgarfjordur, en examinant avec attention la côte est d’où part une rando vers la baie de Brunavik : hum, c’est encore très enneigé… Vue de la face est de la brèche du Dyrfjoll, pas mal non plus ! Au bout de la piste se trouve une ferme à eiders (on en verra plein partout sur la côte nord, elles sont facilement repérables d’abord grâce aux volatiles très nombreux mais aussi du fait de la présence de petits fanions et autres épouvantails destinés à éloigner les importuns- grands corbeaux, grands labes et labes parasites en particulier) Un éperon rocher permet d’observer des pétrels fulmar, espèce d’oiseaux de loin la plus représentée durant notre voyage. Nous prenons la (mauvaise) piste vers Brunavik sur quelques centaines de mètres puis nous préférons stopper avant d’être coincés par la neige. Nous poursuivons à pied, hélas sans les raquettes (les crampounets ne sont pas adaptés car la neige est très molle sur ce versant ensoleillé) et bien qu’avides de découvrir plus avant ces belles montagnes colorées, nous devons renoncer (il faudra revenir !) Vue grandiose sur le Borgarfjordur… Le village de Bakkagerdi est vraiment situé dans un environnement grandiose… Retour vers le sud par la piste 94, où nous essayons d’approcher les oies, fort méfiantes. La compagnie des chevaux leur est plus familière ! Nous trouvons une petite piste près de la route 94 pour passer notre 1ère nuit en Islande : c’est si beau dans la lumière rasante du soleil couchant que j’en ai les larmes aux yeux…

Mercredi 18/05/16 Nous repassons à Egilstadir et comme la route directe vers Vopnafjordur est encore fermée, nous prenons la route N°1 sur quelques dizaines de kilomètres très enneigés. En altitude (relative hein, 300 m environ) la fonte s’amorce timidement, Alors que quelques dizaines de mètres plus bas, elle est plus franche. Nous bifurquons ensuite sur la 85, que nous allons rebaptiser la vallée des cygnes tant ils sont nombreux ! Plein d’essence et pause déjeuner à Vopnafjordur, puis nous continuons sur la belle route 85 qui parcourt une sorte de bout du monde désolé, ponctué de rares fermes dont la plupart semblent abandonnées. Sans doute pas toutes puisque quelques chevaux sont toujours là. Encore des nids d’eiders, toujours situés à l’embouchure d’une rivière où les canards s’amusent à se laisser porter à toute vitesse par le courant ! Partout sur cette côte, du bois flotté venu des forêts de Sibérie : une source inépuisable de matériaux utilisés dans les fermes pour les clôtures. J’ai repéré sur la côte ouest du Thistilfjordur une rando vers Raudanes. Mauvaise surprise la piste d’accès est fermée…mais le départ de la rando n’est qu’à 1.5 km selon wikiloc. On hésite un peu puis on se décide et on a bien fait ! Très vite apparaissent les premières arches basaltiques, avec une profusion d’oiseaux : pétrels, eiders en majorité. A l’est la péninsule enneigée de Langanes miroite au soleil. La côté s’étire vers le nord, ponctuée d’arches volcaniques érodées par les flots. Soudain, alors que je pensais que nous étions trop tôt en saison, surgit un premier macareux, puis un autre ! Alors que sur la côte la végétation n’a pas quitté sa rousseur hivernale, le sommet des rochers abritant des oiseaux, fertilisé par le guano est tout fleuri ! Voilà une bonne place qui semble convoitée ! Un rocher tout blanc attire notre attention, quel succès auprès des oiseaux ! Encore quelques centaines de mètres et nous découvrons émerveillés le clou du spectacle ! Le temps de penser que ce serait fun de photographier l’escargot à travers l’arche, nous découvrons un petit sentier qui mène au bord de l’eau. Et voilà ! Avec du recul, nous remarquons que le rocher blanc est en fait aussi une arche, qui en plus possède une jumelle ! L’endroit est aussi apprécié des oiseaux et…des macareux en particulier, qui ont investi le sommet d’un promontoire herbeux, transformé en forteresse imprenable ! Un véritable HLM avec vue sur mer ! Nous n’avions jamais remarqué le comportement grégaire des macareux : ils décollent ensemble pour aller à la pêche et reviennent tous de façon synchrone, trop marrant ! Nous observons longuement leur manège puis le ciel commence à se voiler, la température fraichit, il est temps de regagner le fourgon (ne faites pas comme nous : mieux vaut revenir par la côte plutôt que de continuer la boucle, parcours plus long et pas palpitant) Nous faisons un petit détour par Asbyrgi, qui ne nous enthousiasme toujours pas (pas de photos), constatons que la piste vers Hjodaklettar est toujours fermée (dommage !) et trouvons un coin pour la nuit pas loin de la 85 après Vogar. Accueil bruyant des sternes qui s’habituent très vite à notre présence.

Jeudi 19/05/16 Derrière cette langue de terre, les montagnes de Viknafjoll : nous approchons de Husavik. Nous profitons des dernières heures de beau temps pour aller nous balader sur la plage et la falaise de Hedingshofdi. Ciel pommelé et femme fardée sont de courte durée, dit le dicton. Aussi nous équipons nous rapidement, ajoutons ce système anti-sterne improvisé mais très efficace (les sternes attaquent le point le plus haut), et nous partons vers la falaise qui surplombe le petit îlot de Lundey. Encore un parc à eiders, comme toujours protégé des prédateurs et piétineurs… Le vent soulève quelques embruns… Peu d’oiseaux sur la falaise en dehors des sempiternels pétrels, mais des chevaux très avides de contact dans la prairie de l’autre côté. Les voilà qui approchent Puis nous passent au nasomètre… C’est étonnant comme leur pelage est inodore et non gras, à la différence des chevaux de chez nous… Si quelqu’un a une explication… Voilà, le soleil est parti, nous reprenons la route, contents de notre bol d’air matinal sous le soleil (balade pas indispensable cependant) Ravitaillement à Husavik (pas d’excursion baleine pour nous, on a déjà donné il y a 13 ans et c’était…bof et très froid !), petite pause au lac chaud à la sortie d’Husavik, où nous nous étions baignés lors de notre premier voyage. Ici le printemps est en avance grâce au microclimat généré par les vapeurs d’eau chaude. Un tout petit zoziau trop mignon et peu farouche se laisse prendre en photo, si quelqu’un connait son nom ? Le ciel est franchement menaçant quand nous arrivons au lac Myvatn où le cratère de Hverfjall à l’arrière-plan semble bien austère. Il est encore partiellement gelé… Quelques beaux ciels

Puis le temps se couvre complètement et il se met même à neigeoter lorsque nous commençons la petite balade de Hofdi, sur la rive est du lac. Cette petite presqu’île boisée, repaire de quelques jolis oiseaux comme ce lagopède encore en tenue hivernale, permet d’avoir une vue rapprochée sur les formations de lave et les pseudocratères qui sont la caractéristique de ce lac, connu par ailleurs pour ses moucherons, déjà présents mais pas encore gênants. Il est encore un peu tôt pour apprécier la végétation printanière, mais mousses et lichens semblent déjà en pleine forme. Nous gardons un très bon souvenir du site de Leirhnjukur à Krafla mais cette fois il neige et le site semble inaccessible. Les quelques touristes présents se contentent d’un aller-retour jusqu’au lac de Viti. Pause-déjeuner, qui porte conseil, un œil sur wikiloc pour apprécier la distance qui nous sépare du site : à peine un peu plus d’un petit km ! (il fait si moche qu’il est difficile d’apprécier les distances) Le temps de chausser les raquettes, le temps s’améliore et il cesse de neiger. Nous arrivons au pied de la montagne orange, dépassons une belle flaque bleue et montons d’abord jusqu’au sommet de cette montagne, ce qui nous permet de réaliser que nous avons fait des émules, qui se dirigent dans notre direction (avec pas mal d’énergie car sans raquettes, on s’enfonce bien !) La neige donne une cartographie des températures du sol. On repart vers le joli cratère miniature en longeant une faille d’où s’échappent de nombreuses fumerolles, Puis pour faire une boucle nous rechaussons les raquettes afin de continuer dans la neige. Le temps de dire à Fred qui marche devant qu’il pourrait y avoir des trous cachés sous la neige, que gloups, le voilà qui disparait presque tout-à-coup ! Pas de mal, bonne rigolade rétrospective, puis on regagne le fourgon sans autre incident. Fred a encore le courage de marcher jusqu’au Viti : je me doute qu’il est gelé et je reste au chaud. Bof en effet, pas de belle couleur bleue of course, ni de bel écrin jaune non plus. Ravis de notre petite escapade « privée », nous prenons sous la pluie la route vers Dettifoss où nous arrivons en fin de journée. Il fait moche, on en a plein les pattes, alors on décide de dormir là (théoriquement no overnight parking mais il n’y a pas de night !) et d’en profiter demain. 2 kangoo aménagés et 2 voitures passeront aussi la nuit sur place.

Vendredi 20/05/16 Nous sommes restés calés sur l’heure française, afin d’éviter la foule et de profiter de la belle lumière du matin, si bien que nous démarrons souvent nos journées de bonne heure. Un 6ème sens ce matin- là me réveille encore plus tôt : il fait beau ! Taïau ! A 6h00, nous partons vers Dettifoss par un sentier bien tracé, raquettes sur le dos, car il reste encore une bonne couche de neige et nous envisageons de pousser jusqu’à Hafragilfoss. Voilà les embruns de Dettifoss ! La cascade étant orientée au nord et malgré l’heure matinale, elle est déjà à contre-jour (le soleil se lève vers 3h) Avec ce ciel clair, il gèle un peu et c’est par endroit une vraie patinoire, en particulier sur la plate-forme d’observation. Au-delà, quelques traces et cairns nous conduisent en aval vers la 2ème chute. On descend dans un canyon noir, Parsemés de jolies dunettes décorées de quelques brins d’herbe jaunie par l’hiver. Après avoir un peu cafouillé, nous comprenons qu’il nous faut descendre jusqu’aux berges de la rivière par un raidillon qui passe dans un pierrier très instable (puisque remanié par le gel hivernal et quasi non fréquenté depuis) On prend notre temps, ce n’est pas l’endroit pour se faire mal (d’autant que j’ai oublié de prendre la petite balise de détresse bien sûr), la photo comme toujours ne rend pas justice à la raideur du passage… Nous voilà au fond du canyon, où nous allons longer la rivière, parfois sur des corniches de neige où nous essayons de nous faire aussi légers que possible… Une vraie petite aventure dans un site sans doute hyper fréquenté en été, on jubile derechef ! Nous voilà à Hafragilfoss, Avec son petit lagon d’eau tranquille, qui contraste avec le grondement de la rivière qui résonne entre les parois du canyon. Petite pause vraiment bucolique un peu plus loin : il fait si bon à l’abri du vent au pied de la falaise de basalte qui renvoie la chaleur accumulée au soleil matinal. Il nous faut à présent remonter sur le plateau, d’abord par un sentier bien tracé, puis un peu au pif en faisant un compromis entre ma trace GPS estivale et la neige accumulée cet hiver. Arrivés en haut, il nous faut chausser les raquettes pour les derniers km jusqu’au fourgon. Ouf ! Superbe balade où nous n’avons vu absolument personne. 5h en prenant tout notre temps Alors que nous arrivons sur le parking où c’est l’effervescence (il y a même des bus immanquablement attirés par les toilettes), le soleil nous abandonne. Quel timing ! Un peu de neige à nouveau alors que nous retournons vers Myvatn, puis le soleil réapparait quelques instants alors que nous passons près de l’usine de diatomée aux eaux azur avant de retrouver quelques flocons épars. Check météo : c’est décidé, on file vers le nord-ouest ! C’est la course avec les nuages, on retrouve le soleil à Akureyri, capitale du Nord magnifiquement située où nous faisons quelques courses avant de poursuivre par la 1 puis la 68 vers Holmavik. Voilà, le mauvais temps est derrière nous. Pas grand-monde non plus par ici, quelques fermes isolées, quelques moutons et chevaux. On se pose pour la nuit près d’une plage où les billes de bois ont été soigneusement collectées et rangées. Il faut dire que ces troncs semi-immergés constituent un vrai danger pour les quelques petits bateaux de pêche qui sillonnent les fjords. Ici aussi plein d’oiseaux qui s’habituent très vite à notre présence et finissent par nous oublier.

Samedi 21/05/16 Beau temps ! La météo avait vu juste ! Plein d’essence à Holmavik puis nous poursuivons sur la 643 en direction de Krossness (la piste vient d’ouvrir !) Nous passons à Djupavik, certainement une ancienne station baleinière, où nous voyons notre premier phoque, assez farouche… La route longe patiemment les courbes de chaque fjord où les maisons se font de plus en plus rares. Puis elle s’élève jusqu’à un joli lac d’allure assez andine je trouve. Ici on est si loin de tout que l’on garde tout ce que la mer dépose sur les côtes, ça pourrait servir un jour ! Peu après cette inattendue montagne rouge, nous arrivons à Nordurfjordur (de ce village de pêcheurs, on peut affréter un bateau vers le Hornstrandir mais c’est plus loin et donc plus cher que depuis Isafjordur, à moins de viser la côte est bien sûr) puis à Krossness, terminus de la piste, pour une baignade bien méritée… Tentative avortée (neige) sur la piste 647 pour aller jusqu’à Munadarnes (nous y sommes allés à pied du coup, bof) Nous retournons vers Holmavik pour analyser la météo (à faire plusieurs fois par jour car ça change tout le temps) puis nous décidons d’aller via la route 61 sur la piste 635 qui vient d’ouvrir elle aussi ! Partout chevaux et cygnes sauvages semblent faire bon ménage. C’est fou comme le Hornstrandir semble accrocher les nuages ! D’ailleurs il est encore très enneigé… La lumière de fin de journée est superbe quand nous découvrons la baie de Kaldalon, au débouché d’une langue glaciaire du Drangajokull, seul glacier des fjords du Nord Ouest. Une piste mène jusqu’aux premières moraines glaciaires, d’où nous partirons demain pour marcher jusqu’au glacier. Mais d’abord profitons du beau temps et allons jusqu’au bout de cette très belle piste. Cette maison idéalement située sur cette petite presqu’île semble occupée, on est samedi… Nous arrivons à Unadsdalur et nous posons pour la nuit à côté de la mignonne petite église, au bord de l’eau, juste à l’embouchure d’une rivière : comme toujours c’est un spot idéal pour les oiseaux dont l’observation va nous occuper toute la soirée ! Je ne connais pas le nom de ces petits oiseaux marrons au sol et bicolores en vol. Un grand corbeau va à plusieurs reprises venir les embêter. Nous observerons aussi amusés un trio de canard colvert (une femelle et 2 mâles = problème !) Les eiders sont toujours aussi craintifs dès qu’ils aperçoivent une silhouette humaine (par contre indifférents au fourgon), c’est la débandade dès qu’on s’approche à pied. Au loin Isafjordur, capitale des fjords du Nord Ouest (base de départ pour des navettes en bateau vers le Hornstrandir) et un peu plus près le phare de l’Ile de Aedey.

Dimanche 22/05/16 Toujours autant d’activité chez les zoziaux au réveil ! Mais quand dorment-ils ? Beau temps comme prévu, quelle chance décidément avec la météo ! Nouvel éclairage sur Aedey qui semble plus proche. C’est là que nous avons dormi : nous n’avons vu personne dans le secteur, à part un camion de pompier allemand inoccupé garé un peu plus haut. Nous nous garons à l’extrémité de la piste au pied des grandes moraines : 5 km nous séparent du glacier lui-même. Il faut remonter la rivière en restant rive gauche, le sentier est cairné et quasi plat. Quelques flaques sont encore partiellement gelées. Ailleurs c’est déjà un peu le printemps. Encore quelques névés. Le glacier se mélange avec les nuages et seule l’ombre portée de la montagne sur le glacier le matérialise vraiment. L’eau des flaques gelées s’évaporant au fil des jours de beau temps, un tintement cristallin attire mon attention. La glace se fendille sous l’effet de la pesanteur comme les pierres se sont fendues sous l’effet du gel. Nous voilà au pied du glacier, d’allure vraiment débonnaire. Cette pente très douce nous incite à essayer d’y monter mais hélas, la neige est très molle (j’ai marché pendant quelques dizaines de minutes en T-shirt, seule fois de ces vacances) et la marche y est épuisante ! Erreur de casting, nous avons pris les crocs (nous attendant à devoir traverser moult ruisseaux, ce qui ne fut pas le cas) alors qu’il aurait fallu les raquettes ! Retour au fourgon (3h en prenant son temps pour cette balade à recommander !), puis nous reprenons la belle piste 635 vers le sud. Ces cailloux ont été déposés par le glacier qui allait autrefois jusqu’à la mer… Au sortir de la baie de Kaldalon, un aigle pêcheur décolle soudain sous nos yeux ébahis ! Ils sont deux, et vont se poser un peu plus loin sur un petit récif… Comme toujours nous n’avons pas le bon objectif : vite, vite on change et on déploie des ruses de sioux pour nous approcher à pied sans nous faire voir. C’est loupé pour le plus attentif, l’autre est toujours sur son rocher, un peu loin certes mais nous sommes ravis de cette rencontre inattendue. Une petite photo de pavot arctique au gros téléobjectif en passant… j’adore ces fleurs ! Pause-déjeuner tout au bout d’une amusante piste de sable qui mène au bord de la mer, puis nous reprenons la piste, quand, en pleine digestion, je diagnostique tout de go une baleine ! Fred, habitué à mon tempérament optimiste et prompt à voir des choses « inattendues » se retient de ricaner quand lui aussi aperçoit un souffle ! Ah ! Je n’avais pas rêvé ! Voilà les preuves ! En fait nous verrons (de très loin) une demi-douzaine de baleines (sans doute des rorquals communs) le long de la 635 donc puis de la 61 dans le fjord d’Isafjordur. Je détaille avec intérêt la péninsule du Hornstrandir où nous irons peut-être cet été, en particulier cette faille impressionnante (uniquement sous cet angle, en fait la vallée est plus douce et large qu’il n’y parait) Les fjords se succèdent Puis nous arrivons à Isafjordur dont le port abrite pour une fois de vrais voiliers ! La ville est agréable, bien que très calme en ce dimanche après-midi. Petit point routes et météo : la piste vers Skalavik vient d’ouvrir, allons-y ! Le temps se gâte un peu et au sortir du tunnel de Bolungarvik, le ciel est gris. La route (réservée aux 4X4) est très amusante puisqu’on chemine sur quelques dizaines de mètres entre de hauts murs de neige. On se pose au camping gratuit de Skalavik, où nous sommes seuls. L’endroit semble en tout cas très apprécié des oiseaux !

Lundi 23/05/16 Il fait beau, c’est inattendu mais on décide d’en profiter tant que ça dure. Nous sommes entourés de falaises abruptes et il n’est pas facile de randonner par ici alors nous quittons la baie, repassant dans la zone enneigée, puis devant les séchoirs à poissons de Bolungarvik, Faisons un petit tour sur le port du village (nombreux bateaux de pêche) puis prenons la piste 624 vers Saebol qui vient elle aussi d’ouvrir et est aussi réservée aux 4X4, d’autant plus qu’un petit panneau indique la possibilité d’y randonner. Pas de balisage mais on se doute qu’il faut grimper vers ce qui semble être un austère cirque hyper minéral. Nous voilà arrivés dans l’amphithéâtre, et nous remontons le joli ruisseau. Un peu plus tard en saison, le coin doit être vraiment charmant. Le beau temps se maintient pour le moment. On remonte jusqu’au pied des falaises mais de lac, point ! Redescente tranquille vers le fjord, avec une vue superbe, jusqu’au fourgon. La période de beau temps s’achève dans le nord, alors nous partons plus au sud, pour attraper le ferry Baldur à Brjanslaekur. Nous passons rapidement devant la cascade de Dyngjandi, faisons un petit détour pour une trempette à Reykjafjardarslaug (la piscine est HS, seul le bassin naturel est utilisable) Un huitrier pie pas très malin a pondu juste au bord de la route à 5m du bain chaud si bien qu’il abandonne ses œufs à chaque passage d’humain (mais les voitures ne le dérangent pas) Ces 3 œufs semblent mal partis… Il fait un temps pourri quand nous prenons le ferry presque vide (pas de photos) jusqu’à Stykkisholmur, sur la péninsule de Snaefellsness, où nous arrivons vers 20h30. On se pose pour la nuit près d’un petit lac pas loin de la ville, le vent se lève et va souffler toute la nuit. Jusqu’à présent, chose incroyable pour l’Islande, nous avons eu très peu de vent. Mardi 24/05/16 Voilà une semaine que nous sommes arrivés en Islande et nous avons eu jusqu’ici beaucoup de chance avec le temps. Aujourd’hui c’est différent : il fait gris et ça souffle très fort. 100 km/h selon la météo ! Les montagnes sont dans les nuages, les paysages sont bouchés, alors nous allons voir des zoziaux ! Même les énergiques sternes arctiques restent au sol, toutes dans le même sens, en attendant que ça se calme… Direction le phare de la pointe ouest de la péninsule de Snaefellsnes. Pas facile de faire des photos nettes dans ces conditions… Pour la première fois cette année, nous voyons des guillemots et bien sûr des pétrels, le plus souvent en couple, tandis que les guillemots sont plutôt en « tas » Activité intense chez les pétrels pour construire leurs nids : ils font des va et vient incessants entre la falaise et une zone herbeuse où se trouve en plus une mare de boue (asséchée) qui sert de liant à l’herbe qu’ils arrachent à grands coups de bec. Nous regagnons le fourgon, et reprenons la piste vers une zone autrefois habitée par des pêcheurs du temps des vikings: c’est le seul endroit sur la côte où celle-ci permet la mise à l’eau d’embarcations. En route, nous remarquons un couple de lagopèdes. Il reste quelques murs de pierre de lave et avec ce temps il est aisé d’imaginer ce qu’a pu être la vie de ces gens… La route 570 qui traverse la péninsule au niveau du Snaefellsjokull est dans les nuages et en plus fermée donc nous longeons la côte jusqu’à Arnastapi. Bonne surprise cet endroit ! Certes il y a du monde mais comme toujours dès qu’on fait 300 m il n’y a plus grand monde mais plein d’oiseaux (quasi uniquement des pétrels au nid, et des eiders en mer) et une côte très découpée et spectaculaire. J’adore cette maison et sa jolie clôture moussue ! Ne pas manquer depuis l’arche en face du parking de longer la côte vers l’est jusqu’au petit port de Arnastapi : plusieurs gouffres communiquant avec l’océan truffés d’oiseaux ! Nous reprenons la route vers l’est pour quelques km jusqu’au site de Ytri Tunga, connu pour sa colonie de phoques. Nous en voyons quelques- uns qui se prélassent sur un rocher jusqu’à ce que la marée montante les en déloge. Un local nous indique qu’ils sont toujours là le matin à marée haute, alors nous décidons de revenir le lendemain dans l’espoir de les voir dans de meilleures conditions. Nous trouvons un coin de bivouac au bord d’une piste qui mène à la rive est de la petite baie de Budir, où batifolent quelques phoques venus s’abriter du ressac.

Mercredi 25/05/16 Temps couvert au réveil et en arrivant à Ytri Tunga, et en plus pas de phoques ! Sans doute la mer est-elle trop agitée ? La mer n’est pas tout-à-fait haute alors on traine, on attend, mais de phoques…point. Je propose alors à Fred de remonter un peu la côte vers le nord, là où l’on voit de grosses vagues se briser sur la falaise. Nous effrayons quelques oiseaux, et alors que le soleil apparait soudain, de façon tout-à-fait imprévue, nous apercevons un phoque sur un rocher, en bordure d’une sorte de « piscine » d’eau calme cernée par le ressac. Il y a là quelques mamans phoques accompagnées de leurs petits, c’est trop mignon : les mamans n’ont d’yeux que pour nous et les petits que pour leur mère ! Cette éclaircie inespérée tombe à pic ! Au loin le Snaefellsjokull est toujours dans une épaisse couche de nuages : nous ne le verrons pas cette fois ! Il y a toujours autant de vent et ça creuse ! Après une pause déjeuner nous repartons vers l’est en direction des grottes de Surtshellir (après Reykholt et Husafell) Je réalise à l’occasion d’un point route/météo que la piste 550 a ouvert aujourd’hui ainsi que la 551 qui mène au glacier Langjokull : quelle chance ! Hop là, il y a une autre éclaircie, on file vers le glacier et on ira aux grottes demain ! On fuit donc le mauvais temps qui est juste un peu plus au nord…et nous arrivons au pied du glacier, où un bulldozer travaille au déneigement du bout de la piste qui mène au refuge, il n’est pas au bout de ses peines ! Une compagnie propose des tours en camion sur le glacier, on voit ici les traces du camion. Nous préférons y aller seuls, moins loin certes mais à notre rythme, alors nous chaussons les raquettes (il fait 8°C et la neige est très molle) Les sommets sont dans les nuages. On arrive bientôt à l’altitude du refuge. Il faut bien analyser le terrain pour ne pas se retrouver les pieds dans l’eau ! Le ciel est superbe mais la grimpette face au vent de plus en plus fort est épuisante. Tout petit sur l’immense glacier, nous apercevons le camion qui avance tout doucement. Finalement le vent forcit encore et le ciel se couvre, demi-tour, nous avons notre compte et retrouvons avec plaisir le confort douillet du fourgon. On reprend la piste 550 vers le nord puis tournons à droite vers la piste qui mène aux grottes. On se pose pour la nuit au bord de la rivière. Ouf !

Jeudi 26/05/16 Quelques km nous séparent du parking des grottes de lave : la dernière fois nous avions visité Surtshellir (1970 m de long), la plus proche et la plus aisée à explorer. Cette fois nous espérons trouver une entrée pour Stefanshellir (1520 m), non balisée (en dehors de quelques cairns) car assez labyrinthique et plus fragile car on y trouve quelques stalactites et mites de lave ou de glace. Il reste encore plein de neige dans les entrées des grottes ce qui complique un peu les choses. Nous trouvons tout de même assez facilement une entrée pour Stefanshellir (cairnée) et nous y descendons prudemment. Il est 7h du matin, il n’y a personne, le sol est tapissé de glace et absolument chaotique : ce n’est pas l’endroit pour se faire mal ! Au moins sommes-nous à l’abri du vent, qui se déchaîne aujourd’hui comme hier ! Nous n’allons pas bien loin tant le cheminement est difficile (d’autant que nous n’aurons l’idée de mettre nos crampounets qu’au bout d’un temps certain…ce qui change tout !) En effet nous découvrons quelques stalactites de glace et de lave, que nous éclairons tant bien que mal pour les immortaliser. Certes ce n’est pas Lascaux mais c’est amusant ! Nous retrouvons une sortie un peu plus aisée que notre entrée… Retour vers le fourgon sous une averse d’énormes gouttes de pluie (première vraie pluie depuis que nous sommes en Islande) horizontale, aïe, aïe, aïe ! Du coup nous allons faire un petit tour dans la grotte de Surtshellir (entrée N°1) histoire de comparer avec Stefanshellir : atmosphère complètement différente ! Elle est beaucoup moins froide et humide, pas de glace, pas de stalactites. Nous avançons un peu plus loin dans la grotte jusqu’à ce que je réalise que ma lampe frontale est à plat et que l’autre lampe est du Made In China ! Demi-tour donc tant qu’elle fonctionne ! Ouf, on a trop chaud dans ces grottes abritées du vent avec nos grosses doudounes + vestes de pluie. Déjeuner, puis on reprend la route vers le sud, longeant le lac Thingvallavatn où nous rencontrons une très sympathique bergère islandaise ! Dans les fermes on trouve surtout cette race de chien ou des border collies. Avec ce temps pourri, autant rouler, alors on pousse jusqu’à Hjorleifshofdi, un peu à l’est de Vik, où nous nous arrêtons pour la nuit. Vendredi 27/05/16 J’ai beau scruter la carte météo sous tous les angles, je ne vois guère d’espoir d’amélioration au niveau de la météo. J’avais plus ou moins envisagé d’aller dans la vallée de Thorsmork mais il nous semble idiot d’aller prendre des risques sur une piste réputée difficile pour ne rien voir avec ce temps bouché. Nous faisons contre mauvaise fortune bon cœur et comme la pluie n’est attendue qu’à partir de midi, nous décollons de bonne heure pour faire les « marronniers » que nous avions toujours évités lors de nos précédents voyages, craignant la foule. Il est 6h du matin quand nous arrivons à Reynisdrangar et il y a déjà quelques personnes ! Nous grimpons ensuite sur la falaise (un sentier part de la petite église de Reynir) dans l’espoir d’y voir des macareux, mais de macareux…point, uniquement des pétrels, et encore, pas beaucoup. La grimpette est tout de même récompensée par la vue, sur les pics basaltiques (c’est amusant car depuis Reynisdrangar on n’en compte que 2 !) et sur Dyrholaey à l’ouest, qui disparait peu à peu dans la soupe. En redescendant nous inspectons l’endroit bruyamment défendu par un couple d’huitriers pie et découvrons deux petits oisillons, posés à même le sol. Ces oiseaux ne font pas de nid ! Nous reprenons le fourgon pour aller à Dyrholaey, temps de plus en plus bouché ! Allons faire un tour au Solheymajokull, langue glaciaire du Myrdallsjokull, accessible par une piste qui vient d’ouvrir. Il pleut, il y a foule sur le parking, pas envie… On décide de revenir ce soir en clandestin car on est sûr de se faire regarder de travers par les guides touristiques si on va sur le glacier sans utiliser leurs services. Nous reprenons la route N°1 vers Hvolsvöllur, histoire de faire un point météo. En effet il est plus difficile dans cette région sud hypertouristique de trouver de la 3 ou 4G que partout ailleurs en Islande ! Alors que nous passons le pont sur la Markafjlot, nous remarquons une éclaircie sur l’embouchure de la vallée de Thorsmork… Plein d’eau et d’essence à Hvolsvöllur, prévisions météo toujours aussi décourageantes, puis nous repartons vers Solheymajokull. L’éclaircie sur la Markafjlot est toujours là, encore plus belle même ! On se regarde et hop c’est décidé, on tente Thorsmork. Il est 14h, nous ne reprenons l’avion qu’après-demain matin, on a le temps ! Nous voilà dans la vallée de la Markafjlot et il y a carrément du ciel bleu vers l’est et c’est là que nous allons, yes ! On croise quelques voitures impressionnantes, qui nous regardent bizarrement, ce qui n’est pas fait pour nous rassurer… 1er gué gentillet, annoncé à 30 cm d’après mon guide. Plutôt 20 aujourd’hui, hé, hé… 2ème gué débonnaire… Pour le 3ème gué, il y a plus de courant alors on ne s’arrête pas pour la photo. Nous avons le soleil dans le dos et les couleurs sont superbes sur la Markafjlot dont ce 4X4 s’amuse à explorer les méandres (le hors-piste est formellement interdit en Islande sauf apparemment dans le lit des rivières qui se remodèle à chaque crue) Nous sommes en contrebas du célèbre Eyjafjallajokull dont le volcan a défrayé la chronique en 2010. Les gués se succèdent alors que le ciel se couvre. La prudence est de rigueur dans cette eau opaque qui dissimule d’éventuels obstacles. Un tourbillon très localisé soulève d’énormes quantités de sable. Nous reconnaissons l’Einhymingur, emblématique montagne de Thorsmork, que tous ceux qui ont fait le trek du Laugavegur reconnaitront aussi. Le Gigjokull, langue glaciaire de l’Eyjafjallajokull apparait : 2 pistes y mènent. Nous choisissons au pif la 2ème , celle de l’est (sans doute le temps que l’idée d’y aller ne nous monte au cerveau), mais un passage avec de grosses pierres nous oblige à faire demi-tour et à prendre la piste ouest. Encore un ou deux gués avant d’arriver au pied du Gigjokull. Avant l’éruption de 2010, le Gigjokull vêlait dans un lagon parsemé d’icebergs. Une énorme coulée de lave a fait disparaitre le lac ! Vous trouverez des photos sur Google Image. La piste mène donc à présent presqu’au pied du glacier dont le front est percé d’une grotte de glace. Impossible toutefois sans se mouiller de traverser la rivière qui nous sépare de celle-ci : une autre fois car nous sommes pressés de finir la piste tant qu’il fait beau. Remarquez tout en haut de la falaise la petite arche, mais surtout les traces laissées autrefois par le glacier, très haut sur la falaise polie par son avancée. Impressionnant ! Quelle journée ! Le ciel est noir lorsque nous arrivons à la jonction de la Krossa et de la Markafjlot, au pied du Valahnukur. Il y a ici une passerelle pour ceux qui ne souhaitent pas tenter le très dangereux gué qui mène à Husadalur, le camp principal de la vallée de Thorsmork. Nous continuons en rive G de la Krossa vers Basar, autre refuge dont l’accès est plus aisé en voiture. Vers 19h (oui, nous prenons notre temps pour déguster cette piste et ces lumières incroyables !), nous nous arrêtons pour faire une petite rando vers la cascade de Stakkholtsgia. On remonte le ruisseau en rive gauche dans une vallée encaissée parfaitement éclairée par le soleil du soir. Nous gardons les pieds secs jusqu’aux derniers 50 m (c’est toujours comme ça) : nous déchaussons-rechaussons pour un premier gué, immédiatement suivi d’un deuxième beaucoup plus long puisqu’il faut carrément remonter la gorge dans la rivière. Les crocs sont bien sûr restées dans le fourgon. Je sacrifie mes chaussures pour aller voir en amont comment ça se présente : il faut ensuite grimper sur un pont de neige en voie de fonte et l’on découvre enfin la cascade qui n’est pas très photogénique car masquée par des replis rocheux. Bref, je fais quelques photos et les montre à Fred qui s’en contente et garde les pieds secs ! Demi-tour toujours sous le soleil et alors que nous arrivons au débouché du canyon, nous apercevons un…renard arctique, qui ne nous a pas vus, occupé qu’il était à gagner la rivière pour s’y désaltérer ! Bien sûr je n’ai que le 24-105, trop court pour la circonstance mais j’ai tout de même le temps de déclencher quand il détecte enfin notre présence et détale à toute vitesse. Quelle journée ! Allez c’est pas fini, on continue, encore un gué, et ce ciel ! Mais quelle journée ! On s’amuse comme des enfants à traverser et retraverser juste histoire de faire quelques photos, avec cette lumière d’apocalypse Qui rend cette mousse fluorescente ! Et voilà, le dernier gué, le plus gros, avec un arc en ciel en prime ! C’est l’apothéose ! D’après mon guide, le gué le plus profond serait de 80 cm (comme celui sur la Krossa vers Husadalur mais avec beaucoup moins de courant et de grosses pierres) Je ne pense pas que nous ayons eu plus de 60 cm, avec toujours un courant raisonnable.

Nous reconnaissons le camp de Langidalur où nous étions passés il y a 3 ans lors de notre trek vers Skogar, puis nous arrivons au camp de Basar vers 20h00, toujours accompagnés de notre arc-en-ciel ! Le gardien est là, nous nous acquittons des 3000 kr pour la nuit et allons nous poser dans le camping presque vide. Nous nous endormons alors que l’arc en ciel est encore là : il a donc duré au moins 2 heures ! Ah ! Quelle journée magique, tellement inespérée alors qu’elle avait commencé de façon si ingrate…

Samedi 28/05/16 Le miracle continue : en dépit des prévisions, il fait beau ! C’est incroyable, il y a bien un microclimat dans cette vallée. A l’est de Basar, c’est-à-dire plus haut dans la vallée de la Krossa, le ciel est sombre mais le Valahnukur resplendit dans le soleil matinal. Deux passerelles nous permettent de traverser sans risque les deux bras de la Krossa et de rejoindre le camp de Langidalur. Nous nous élevons sur les pentes du Valahnukur, ce qui nous permet d’apercevoir à nos pieds Langidalur et au loin de l’autre côté de la Krossa notre petit fourgon. Ici c’est le printemps, quel plaisir que ce vert tendre après 10 jours de neige et de cailloux. Je comprends à présent pourquoi les Islandais adorent cet endroit, que nous avons le privilège de découvrir seuls. A l’est c’est le Mordor. A l’ouest il fait beau même si l’Eyjafjallajokull reste coiffé de nuages. En contrebas on devine le chalet d’Husadalur et l’on peut suivre le cours de la Markafjlot jusqu’à l’océan.

Au nord-est l’Einhymingur et Hattafell, puis d’autres montagnes inconnues pour nous. Nous voilà presqu’en haut, nous surplombons les collines boisées où passe le Laugavegur juste avant l’arrivée à Langidalur. Au sud, Basar et la vallée de Hvanngil et derrière la crête escarpée qui mène vers Fimmvorduhals Gros plan sur les séracs de l’Eyjafjallajokull Voici en « vue aérienne » le gué vers Langidalur Vers l’ouest la Krossa et l’Eyja et au loin l’océan. Immédiatement à l’ouest du Valahnukur de jolies montagnes de rhyolite et le sentier qui mène de la première passerelle vers Husadalur (je suppose qu’il en existe un autre qui passe par le bas) Nous profitons à fond du panorama, et c’est un vrai plaisir de reconnaitre certains sommets (aidés en cela par la table d’orientation), puis nous descendons vers Husadalur, du côté abrité du vent de la montagne : aussitôt on enlève 2 couches ! Ah qu’il fait bon au soleil et à l’abri du vent ! Plus bas, nous traversons une jolie vallée boisée, par endroit fleurie de lupins, avec de vrais arbres même si les glaciers ne sont jamais bien loin. Il y a de petits airs de Norvège par ici… Nous remarquons l’absence totale d’eau dans les nombreux ruisselets rencontrés, alors que les glaciers sont « sales » comme en fin d’été et que la neige a complètement disparu sauf sur les plus hauts sommets. Comme une impression de sécheresse ! Du coup nous voilà complètement rassurés pour la piste du retour que nous parcourons tranquillement cette fois sans nous arrêter (1h15, 25 km et une dizaine de gués) Nous passons rapidement à Reykjavik, encore sur notre petit nuage dont nous avons du mal à redescendre (bah, on la visitera une autre fois) et poursuivons jusqu’au phare de Gardur, situé à une quinzaine de km de l’aéroport de Keflavik où il est permis de camper gratuitement. Bagages, nettoyage, rangement… Nous prenons l’avion demain à 7h40, passant le relai à notre plus jeune fille Marion et son amie Nadia… A suivre

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