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Attention: "Debit cards" refusées par loueurs de voiture (nouvelle politique septembre 2015) English translation pending
Bonjour à tous,
Je viens de faire l'amère expérience d'une nouvelle politique de loueurs de voitures américains concernant les "debit cards" : ce matin, j'arrive au comptoir de "Dollar" avec mon voucher pré-payé, comme d'habitude, et je remarque à peine une affichette sur le comptoir qui parle d'une nouvelle politique concernant les "debit cards".
Au moment de terminer la transaction, je découvre avec stupeur que cela me concerne très directement car depuis 1 mois, plusieurs compagnies de location de voitures refusent désormais les "debit cards" purement et simplement... Rien à faire, l'ordinateur ne veut rien savoir !
Sur tous les loueurs présents dans le hall de l'aéroport (une dizaine) seuls 3 acceptent encore (pour l'instant ?) les "debit cards" : Alamo-National, Avis-Budget, et Payless
Bonjour l'angoisse, car les 2 premiers auxquels je me suis adressé étaient "sold-out" (à Boston Logan, un vendredi matin à 10h, hors-saison...) et il restait juste une voiture "standard" chez Alamo, que j'ai payée au prix fort ! 🏴☠️
Un forumeur averti en vaut deux, moi je n'avais "qu'"une Visa Premier à la Banque Postale, et si jusqu'à présent elle avait toujours été acceptée, ce matin ce n'était plus le cas...
Donc mon conseil, vérifiez bien auprès de votre futur loueur (ou intermédiaire) si votre carte bleue sera belle et bien acceptée (par écrit si possible !)
ce genre d'expérience finit par coûter cher et plomber le budget pourtant soigneusement préparé en amont...🤪 😠
De quoi être dégouté une fois de plus des usages pratiqués par nos chères (🏴☠️) société de location de voiture...
PS : moi qui jusqu'à présent n'avait pas vraiment compris les subtilités des différentes formules (credit, debit, ...) aux US il va falloir que je m'y mette sérieusement...😠
Visiter Ilha Grande English translation pending
Bonjour. Basés à Rio, nous souhaiterions, mon épouse et moi, visiter Paraty et ilha grande dans la foulée, le tout en deux nuits. Soit, départ de la gare routière 8h, arrivée à Paraty vers midi, visite l'après-midi et transfert sur Ilha grande pour 2 nuits. Puis retour sur RIO.
Questions : 1er : 2 nuits est-ce jouable et suffisant ?
2eme : A quelles villes prendre le bateau pour l'aller et pour le retour ?
Si des internautes ont des infos sur la question, nous sommes preneurs.
Merci à tous de toute manière.
Sur la côte nord-ouest Pacifique ou... pas loin! English translation pending
Vous trouverez ci-dessous le récit de notre voyage de quatre semaines, de l'ouest du Canada au nord-ouest des Etats-Unis, de la Colombie-Britannique à l'Etat de Washington, le long de la côte Pacifique ou jamais bien loin, en voiture, en ferry et à pied... 😉
La version accompagnée de photos et de cartes se trouve ici :
sites.google.com/...euxvoyagescanadausa/
Ci-dessous le texte accompagné d'une sélection de photos.
Bonne découverte ! 🙂

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Présentation Déjà six années se sont écoulées depuis nos derniers voyages en Amérique du Nord (Canada Ouest et Arizona/Nouveau-Mexique), ce qui n'est pas sans réactiver notre nostalgie du Nouveau Monde au moment de choisir notre prochaine destination. Une chose est sûre : l'été 2015 sera nord-américain.
Mais entre les roches rouges et la poussière de l'Ouest américain, les lacs, les cascades et la fraîcheur de l'Ouest canadien, notre cœur balance !
De cette confrontation sortira finalement un parcours un peu atypique entre Canada et Etats-Unis dont le fil conducteur sera l'océan Pacifique avec, comme point de départ, la ville de Vancouver au Canada.
De notre précédent séjour dans l'Ouest canadien, nous avions gardé en mémoire la possibilité d'aborder l'île de Vancouver par le Passage Intérieur, Inside Passage en anglais, cette voie maritime côtière de l'océan Pacifique située à l'ouest de la Colombie-Britannique. Ce critère devient prioritaire et c'est autour de ce point que vont s'articuler les différentes étapes.
Le circuit commence alors à prendre forme. De Vancouver, nous nous dirigerons vers le nord jusqu'à la pointe sud-est de l'Alaska où les ours ont rendez-vous avec les saumons dans la petite localité de Hyder. Ce sera le point le plus septentrional de notre parcours.
Après cette micro-incursion en Alaska, nous reviendrons un peu sur nos pas pour nous diriger vers Prince Rupert, port d'embarquement vers le Passage Intérieur mais aussi vers l'archipel de Haida Gwaii (anciennement îles de la Reine-Charlotte).
Ces îles mystérieuses et isolées, terres des tribus Haida, ne vont pas manquer d'attirer notre attention, nous leur consacrerons cinq jours.
Ensuite c'est à bord d'un ferry que nous continuerons vers Vancouver Island via le Passage Intérieur. Nous traverserons l'île du nord au sud avec des étapes différentes de celles de notre voyage de 2009.
Au sud de l'île de Vancouver, nous serons à quelques milles nautiques seulement de la côte nord-ouest des Etats-Unis. Une courte traversée en ferry nous déposera côté USA où nous finirons notre voyage par huit jours dans l'état de Washington entre les parcs nationaux de Olympic, Rainier et North Cascades.
Retour à Vancouver pour les deux derniers jours.
En tout 31 jours sur place entre le 13 août et le 14 septembre 2015, ce qui nous laissera tout loisir de randonner régulièrement comme nous aimons le faire. Hervé espère aussi réitérer son expérience de plongée sous-marine dans les eaux froides du Pacifique.
Moyen de transport prévu : un SUV type Ford Escape.
Hébergement : en hôtels, motels ou cabines. 25 nuits sur 31 ont été réservées d'avance.
Côté climat, nous sommes conscients de partir dans des régions potentiellement humides.
Néanmoins, nous espérons profiter encore un peu de l'été exceptionnellement chaud et sec que ces contrées ont connu cette année. En même temps, après deux mois caniculaires à Paris, un peu de fraîcheur ne nous fera pas de mal. Nous avons hâte !

Première étape au Canada : de Vancouver à Whistler J1 : Jeudi 13 août 2015
Comme en 2009, nous avons choisi Air Transat pour nous acheminer jusqu'à Vancouver depuis le Terminal 3 de Roissy. Rien à redire ou presque. On savait que les couvertures et les écouteurs étaient payants, on a donc prévu le nécessaire. Pour le reste, la prestation est correcte.
Arrivée à bon port à 14 h 30. Beau temps, 23 degrés. Chouette !
Au guichet d'immigration, les formalités sont vite expédiées. Ici ni photo, ni empreintes. Vive le Canada !
Récupération de la voiture de location dans la foulée. Dans le garage du loueur Avis, à l'emplacement B1, un SUV Hyundai Santafe, rutilant, nous attend. Je crains qu'il ne le reste pas longtemps ;-)
Spacieux et confortable, nous l'adoptons illico. Le voyage peut maintenant commencer.
Il est 16 heures, nous sommes prêts à prendre la route car, oui, la journée n'est pas finie. 130 km nous séparent de Whistler où nous avons prévu de passer notre première nuit. 130 km, une bagatelle en temps normal, mais après 10 heures de vol et 9 heures de décalage horaire, ça relève plus de l'exploit d'autant qu'il faut absolument faire des courses entretemps.
J'avais repéré un Walmart à Squamish, parfaitement placé sur notre itinéraire. Pour gagner du temps, la liste de course est prête.
Quelle ne fut notre surprise de découvrir qu'une grande surface de cette taille ne vende pas un seul fruit ni un seul légume. Dans son rayon frais, ce n'est pas mieux, il n'y a rien ou presque qui nous convient. En revanche, côté friandises, le choix ne manque pas.
Bon, ce n'est pas avec ce qu'on a dans le caddie qu'on va pouvoir manger ce soir. Alors un deuxième arrêt s'impose, quelques kilomètres plus loin, dans un supermarché plus normal où on a enfin pu faire le plein de produits sains.
Toutes ces allées et venues dans les couloirs de supermarché nous ont épuisés. Dans ces conditions, on laisse tomber toutes les chutes (d'eau) sur notre trajet. Dommage pour les Shannon Falls ou les Brandywine Falls.
On a du mal à garder les yeux ouverts et c'est complètement au radar qu'on boucle la distance restante.
19 h 30 : ouf, destination atteinte. On ne profitera ni de Whistler ni même de notre hôtel, sauf du coin cuisine pour nous préparer rapidement à dîner avant de tomber dans les bras de Morphée aussitôt après.
Il est 6 heures du mat' à notre horloge interne.
Distance parcourue dans la journée : 135 km
Notre SUV... rutilant !
De Whistler à Prince George, des lacs Joffre Lakes au parc provincial des Eskers J2 : Vendredi 14 août 2015
Le décalage horaire joue en notre faveur : réveil à l'aube à 3 heures du matin. A 5 heures, petit déjeuner. A 6 heures, check out !
La journée est à nous, le ciel pas terrible mais la température est douce et l'envie de randonner irrépressible. Pas de souci, j'ai tout prévu.
Première randonnée aux Joffre Lakes. Point de départ sur la Hwy 99 à une soixantaine de kilomètres de Whistler.
J'avais oublié de préciser que nous la suivons depuis hier. Appelée aussi "Sea to Sky Highway", cette route de la mer au ciel surplombe d'abord la baie de Howe à l'ouest de Vancouver, puis traverse les montagnes de la chaîne côtière avant de rejoindre la région des cow-boys à Lillooet. Assez large jusqu'à Whistler, elle se rétrécit ensuite pour devenir une route de montagne étroite et sinueuse.
Mais revenons à nos lacs. Le premier des trois (car oui, il y en a trois), le Lower Joffre Lake, se trouve à cinq minutes en contrebas du parking. Les deux suivants, situés au pied de glaciers impressionnants, nécessitent un peu d'effort mais pas autant que je ne le craignais car le sentier, récemment dévié et réaménagé, se parcourt à présent aisément.
A mi-chemin entre le premier et le deuxième lac, nous croisons un jeune randonneur, parti du parking juste un peu avant nous. Déjà sur le retour ? En fait, il nous avoue préférer faire demi-tour, il ne se sent pas tranquille tout seul car ce matin sur la Nationale il a croisé en voiture un couguar. Il n'aimerait pas se trouver nez à nez avec une telle bête en plein milieu de la forêt. Je lui propose de se joindre à nous, à trois on se sentira plus forts.
Mais en dehors d'un ours… en bois sculpté inoffensif et de quelques geais gris très coopératifs, rien d'alarmant !
La rive du Middle Lake marque le terminus pour notre co-randonneur slovaque. Il est maintenant plus rassuré par l'arrivée progressive d'autres randonneurs.
Quant à nous, nous poursuivons jusqu'au Upper Lake puis jusqu'au camping (rudimentaire) implanté sur sa rive Nord afin d'embrasser d'un seul regard l'étendue d'eau turquoise, la ceinture de pins qui l'enserre et la couronne de glaciers qui la coiffe. Waouh !
Si le soleil fait défaut pour mettre en valeur la réelle beauté de ces lacs, il ne semble pas indispensable pour rehausser la couleur jaune fluo des mousses qui frangent ici les branches des pins.
Bref, c'est une belle randonnée, avec un excellent rapport qualité/effort. Les chiffres le démontrent : entre 8 et 9 km en 3 heures et demie AR pauses comprises avec 400 mètres de dénivelé. Plutôt cool pour une première !
De retour à la voiture, nous enchaînons avec le pique-nique et à midi nous sommes prêts à reprendre la route alors que le soleil tente de timides percées.
Notre prochaine étape ? En réalité, nous n'avons pas de réservation pour ce soir ni pour les deux nuits suivantes afin de nous laisser toute latitude pour organiser ces premières journées. Néanmoins, l'idéal serait de pouvoir atteindre Williams Lake, soit 350 kilomètres. Ouille !
Une soixantaine de kilomètres plus loin, Lillooet marque l'entrée dans une région de steppe semi-aride : pins desséchés, collines pelées, prairies brûlées par le soleil. On a du mal à se croire au Canada !
Après quelques gouttes de pluie qui mouillent à peine le pare-brise, le soleil revient en force.
A Cache Creek c'est au tour de la Hwy 97 appelée aussi Cariboo Hwy de nous rapprocher du Nord dans des paysages à nouveau plus verts, à travers un plateau vallonné couvert de forêts de bouleaux et de ranchs immenses.
70 Mile House, 100 Mile House, 150 Mile House : ce sont aujourd'hui de petites localités émaillant cette route des Cariboo, mais à l'époque de sa construction au milieu du XIXe siècle, à la période glorieuse de la ruée vers l'or, c'étaient des relais de diligences où voyageurs et bêtes pouvaient faire une pause. Leur nom fait référence à la distance qui les séparaient de Lilloet, point de départ de la route.
Ces mêmes lieux nous permettent de nous relayer au volant afin d'arriver comme souhaité jusqu'à Williams Lake où nous n'avons pas de mal à trouver un toit.
Quelques brasses dans la piscine et une trempette dans le jacuzzi nous font tenir jusqu'au dîner au restaurant voisin, où nous commandons les premiers d'une longue série de fish and chips.
Distance parcourue dans la journée : 389 km
J3 : Samedi 15 août 2015
Départ à 7 h 30 avec déjà une heure et demie gagnée sur la veille. On se recale progressivement. Grand soleil et 15 degrés.
Nous n'avons pas d'impératif pour ce soir mais l'idéal serait qu'on dépasse Prince George à 250 km. Dans l'absolu rien d'infaisable même en ayant quelques projets de détours sur le trajet.
Premier arrêt à Quesnel, 120 km plus au nord, au parc provincial des Pinnacles pour voir des pinacles, ces aiguilles rocheuses qui s'élèvent le long d'une falaise.
A l'entrée, un panneau met en garde les visiteurs. Ours et couguars fréquentent assidûment les lieux. Si on en a vus ? Euh… seulement leurs traces.
Après ce petit intermède (1 heure), remettons-nous au volant. La route des Cariboo, toujours elle, traverse à présent le plateau du fleuve Fraser, couvert de forêts et émaillé de petits étangs si prisés des élans. Pourtant, pas un seul de ces fiers cervidés ne daigne se montrer. Juste quelques biches sur les bas-côtés attendent patiemment pour traverser.
C'est une très belle route, parfois à quatre voies, souvent à trois, où la circulation est très light bien que nous soyons en plein week-end de la mi-août. Nous apprécions vraiment beaucoup cette absence de pression touristique.
C'est donc très zen, tout en écoutant quelques airs de musique country diffusés par notre radio satellite, que nous arrivons comme une fleur vers midi à Prince George. Nous ignorons la ville en nous dirigeant immédiatement à 40 km au nord-ouest de l'agglomération vers Eskers Provincial Park.
En regardant la carte, j'avais imaginé que nous allions faire tranquillement le tour de ces lacs dans un terrain dégagé et sans beaucoup de dénivelé.
En réalité, un esker est une formation glaciaire se présentant sous forme de buttes allongées, rectilignes ou sinueuses, pouvant atteindre quelques kilomètres de longueur pour les plus grandes, et de quelques mètres de hauteur.
Or justement le parc provincial en question comprend un ensemble d'eskers formés jadis par des glaciers couvrant cette partie de la Colombie-Britannique.
Voilà qui explique pourquoi la randonnée n'est pas de tout repos, enchaînant montées et descentes incessantes en passant à chaque fois sur des crêtes entre deux lacs (ces fameux eskers !).
La vue sur les plans d'eau est souvent limitée, filtrée par un rideau d'arbres, ici des trembles… magnifiques par ailleurs.
Au final, le dénivelé et la distance dépassent ceux d'hier : 413 mètres et 13 km pour une durée d'un peu plus de trois heures sans pause significative. Bref, on a bien crapahuté !
Côté flore, une belle récolte !
Et côté animaux ? La documentation du parc indique la présence de moose, deer, squirrels, grouse, waterfowl, et surtout du résident principal, le castor.
Parmi tous ceux-là, nous avons bien aperçu un mignon petit écureuil qui nous a regardé d'un œil malicieux tout en croquant une noisette.
Bien que non mentionnés, nous avons entendu hurler des coyotes (enfin, c'est ce qu'on pense avoir entendu). Mais nous avons surtout subi l'assaut de nuées de moustiques, pas mentionnés eux non plus ;-) On était donc soulagés en arrivant à la voiture !
Une fois à l'abri dans l'habitacle et après nous être aspergés un peu tard de lotion, nous nous sentons néanmoins encore capables de remplir nos objectifs : dépasser Prince George pour nous rapprocher de Smithers, notre étape suivante.
Cap à l'ouest par la Hwy 16 ou Yellowhead Hwy pour une petite centaine de kilomètres supplémentaires.
Il est 19 h 30, en atteignant la petite ville de Vanderhoof, nous avons tenu notre objectif. Le Northern Country Inn fait motel et restaurant. C'est parfait !
Distance parcourue dans la journée : 410 km
Lac Joffre
Autour de Smithers : Babine Moutains, Harvey Mountain et Crater Lake J4 : Dimanche 16 août 2015
Soleil radieux et ciel d'azur. Pas de temps à perdre, à 8 heures nous sommes derrière le volant.
Toujours pas de réservation pour ce soir mais nous souhaitons faire une randonnée près de Smithers. Nous projetons par conséquent de passer la nuit dans cette petite ville.
Le trajet, un peu moins de 300 kilomètres, devrait nous prendre la matinée, ce qui nous laissera l'après-midi pour randonner.
Depuis Prince George hier, nous sommes sur la Highway 16 ou Yellowhead Highway, une route qui a ses racines dans les Prairies canadiennes à Winnipeg à plus de 3 000 kilomètres d'ici et qui traverse quatre provinces canadiennes. Elle ne nous est pas étrangère car nous l'avions déjà empruntée en 2009 entre Jasper et le mont Robson.
Après Vanderhoof, la route 16 serpente jusqu'au cœur du District des Lacs à Burns Lake avant d'atteindre la ville de Smithers, cernée de sommets escarpés propices aux activités outdoor hiver comme été.
Avec un tel potentiel, nous attendions à trouver foule dans les alentours de la ville. Or pour un dimanche, il n'y a pas plus de trois véhicules garés au départ de Harvey Mountain Trail dans le parc provincial des Babine Mountains.
Malheureusement le soleil si ardent ce matin a fini par se cacher. Nous craignons que dans ces conditions la balade perde de son intérêt.
Alors ?
Tout au long de la montée dans la forêt, le ciel est effectivement resté couvert mais miracle, au moment où nous débouchons dans les alpages, les nuages cèdent la place à un ciel uniformément bleu, nous laissant tout loisir de profiter de ces magnifiques paysages alpins : prairies fleuries, crêtes abruptes et surtout panorama d'exception. Nous sommes à 1744 mètres d'altitude.
Veines de gris et d'orangés irrigant le flanc des montagnes et tapis vert sombre couvrant leurs pieds : nous sommes fascinés par le tableau !
C'est une chèvre des montagnes qui va nous arracher à notre contemplation. Nous tentons de l'approcher mais elle ne l'entend pas de cette oreille.
A la disparition de la chèvre, notre intérêt déplace sur les fleurs et les baies encore présentes en cette fin d'été alors que plus loin, comme un signe annonciateur de l'automne, les champignons montrent déjà le bout de leur chapeau.
Dernière immortalisation de Harvey Mountain en espérant que l'été veuille bien jouer les prolongations.
Puis c'est le retour dans la vallée au bout 4 heures aller/retour pour 9,8 kilomètres et 863 mètres de dénivelé. Rude mais superbe !
Cette randonnée figure d'ores et déjà parmi les plus belles du voyage.
Pour finir la journée en beauté, il ne reste plus qu'à trouver un hébergement. A l'entrée de la ville de Smithers, une belle bâtisse blanche à colombages (un petit air normand !) nous tape dans l'œil et le tour est joué.
J5 : Lundi 17 août 2015
Un petit coup d'œil par la fenêtre confirme que le beau temps se maintient. Je propose de profiter encore un peu des alentours de Smithers ce matin avant de continuer notre progression vers le Nord-Ouest. Sait-on jamais !
Dans la station de ski de Hudson Bay Mountain, j'avais repéré le Crater Lake Trail dont la durée semble compatible avec notre timing.
A 8 heures, nous prenons la route de montagne qui dessert la station. Vu la taille des parkings on imagine l'affluence et l'activité qui doivent régner ici l'hiver. Aujourd'hui, il n'y a guère que quelques résidents en train de faire de l'entretien.
Le sentier débute à gauche des remontées mécaniques. Il dépasse rapidement la cime des sapins de sorte que nous ne tardons pas à apercevoir la crête colorée dans le creux de laquelle se cache le lac.
Au bout d'une heure le lac est à nous.
Un petit tour sur sa rive nous dévoile son écrin.
Par-delà les parterres de fleurs qui le bordent, par-delà les douces collines qui l'entourent, notre regard s'arrête sur les sommets le plus élevés où des glaciers immaculés scintillent au soleil.
En repartant, une dernière vue d'ensemble du lac qui, tel un œil dans la montagne, nous regarde nous éloigner.
Fin de la randonnée à 11 heures soit 2 heures et demie pour 6 kilomètres AR et 275 mètres de dénivelé. Facile et très belle !
Maintenant place au trajet en voiture. Ce soir, nous serons à la pointe sud-est de l'Alaska, à Hyder où les ours ont rendez-vous avec les saumons dans le ruisseau de Fish Creek.
De saumons, il en est déjà question à Moricetown, juste après Smithers, toujours sur la Yellowhead Highway. Sur la rivière Bulkley, en territoire amérindien, un piège à saumons, vieux de cent ans, est encore utilisé de nos jours par les autochtones. Les poissons sont capturés à l'aide de longues perches munies d'épuisettes. La dextérité dont font preuve les pêcheurs est impressionnante.
Au carrefour des routes 16 et 37, il est encore question de communautés Natives mais cette fois à travers ce qu'elles ont légué de plus caractéristique : les mâts totémiques. Ceux de Kitwanga méritent un arrêt.
Ils ont été érigés entre 1840 et 1942, chacun se rapportant à une famille ayant vécu sur le site et appartenant à l'un des trois clans : les aigles, les loups et les grenouilles. Les motifs sur les totems sont en rapport avec ces thématiques.
Curieusement ils font aujourd'hui directement face à l'église St Paul (1893) et à son clocher en bois (1974), preuves que culture amérindienne et religion chrétienne ne sont plus antinomiques.
Kitwanga, c'est aussi l'endroit où nous quittons la Yellowhead pour prendre la Stewart-Cassiar Highway (Hwy 37) une route où l'on voit, paraît-il, des animaux à tout bout de champ. Mais en dehors des panneaux nous prévenant de telles fréquentations, pas la moindre rencontre !
C'est donc très impatients que nous comptons sur la dernière portion de route, la Hwy 37A, pour nous rapprocher au plus vite de Stewart et Hyder où la chance de voir des ours dans le ruisseau de Fish Creek est quasi assurée.
Déjà à mi-chemin, le nom de ce glacier évoque le plantigrade. Bear Glacier : un nom prémonitoire ? On l'espère !
17 heures : nous atteignons Stewart, terminus de la route, côté Canada, au bord du canal de Portland, une sorte de fjord très étroit, long de 90 kilomètres. C'est ici que nous avons prévu de nous poser pour les deux prochaines nuits mais dans l'immédiat c'est vers la localité voisine que nous nous pressons.
Avant même de faire le check-in dans notre hébergement et après avoir traversé la frontière sans nous en rendre compte ou presque, nous voici à Hyder (60 habitants), sorte de village fantôme au bout du monde, situé en Alaska mais relié au reste de l'Etat uniquement par voie maritime ou aérienne. Un drôle d'endroit pourtant hyper connu et fréquenté par plus de 40 000 visiteurs par an, venus observer, depuis une passerelle au-dessus d'un ruisseau, le spectacle des ours pêchant le saumon entre juillet et septembre. Nous ne voulons pas rater ça.
Alors ?
Les saumons sont bien là en nombre, les uns frétillant dans l'onde claire…
… les autres terminant ici leur vie de poisson (c'est le triste sort des saumons du Pacifique de mourir après la reproduction et la ponte). La rivière devient alors leur cimetière. Une odeur de décomposition flotte d'ailleurs dans l'air.
Les visiteurs aussi sont nombreux, fébriles, agglutinés à la balustrade, l'appareil photo prêt à mitrailler. Certains y ont manifestement passé une partie de la journée.
En attendant, les goélands se régalent de ce festin de saumons et, faute d'ours, constituent un bon sujet photographique.
Les plantigrades, quant à eux, se font intensément désirer. Les visiteurs font les cent pas sur la passerelle et tuent le temps comme ils peuvent.
Soudain, un frôlement dans les buissons… produit une agitation chez les spectateurs qui resserrent les rangs. Chacun tente de se trouver la meilleure place pour surtout ne pas manquer le spectacle.
Les minutes passent, le suspense est insoutenable ! Sortira… ou ne sortira pas ?
Eh bien… aucun plantigrade n'est sorti du bois. Les spectateurs se dispersent à nouveau, l'attente reprend.
Au bout d'une heure, ni très patients ni très contemplatifs, nous décidons de reporter la suite de l'observation à demain matin à la première heure (ouverture du site à 6 heures). Peut-être serons-nous plus chanceux !
Pour le moment, retour à Stewart dont l'ambiance rétro nous fait faire un voyage dans le passé.
Distance parcourue dans la journée : 412 km
Babine Mountains
De Fish Creek à Salmon Glacier (Alaska), en attendant les ours J6 : Mardi 18 août 2015
Le réveil sonne à 5 heures et une heure plus tard, nous sommes parmi les premiers à l'entrée du site de Fish Creek.
Le jour commence tout juste à se lever. Dans le ruisseau, pour l'instant, rien d'excitant !
Les visiteurs, comme hier, vont et viennent. Tout d'un coup, quelques appareils photo se déclenchent. Se passerait-il quelque chose ? Rien, enfin si, mais c'est juste un héron qui vient de se poser dans la rivière.
Un héron qui se délecte, des goélands qui se disputent les meilleurs morceaux en piaillant, un aigle qui plane… mais toujours aucun ursidé affamé ! Mais où sont-ils donc passés ?
Au bout de presque deux heures à faire le pied de grue, on abdique ! Tant pis, on reviendra plus tard en espérant tomber à un meilleur moment.
Côté météo, ce n'est pas jojo, le ciel est couvert, avec des nuages bas et un crachin intermittent.
Le projet de la matinée consiste à prendre la Granduc Road, une piste de 37 kilomètres menant à un point de vue sur la langue glaciaire du Salmon Glacier.
Hum, pas sûr qu'on y voie grand chose mille mètres plus haut !
Effectivement, au fur et à mesure de la montée, on s'enfonce progressivement dans une épaisse purée de pois où seuls quelques reliefs fantomatiques se laissent brièvement entrapercevoir.
Au point de vue, c'est encore pire. Le glacier est tout bonnement invisible et la pluie nous cloue dans la voiture.
Après la pluie, le beau temps, dit le proverbe. Alors attendons un peu. Patience et longueur de temps…
Une heure plus tard, alors qu'une amélioration semble se profiler, Hervé sort de la voiture pour discuter avec le Bearman, le vendeur de CD et autres DVD, présent toute la saison au point de vue. Il s'y connaît en météo.
Il lui prédit une embellie et nous conseille de poursuivre un peu la piste, on serait alors sous les nuages et on distinguerait le glacier.
On suit ses recommandations mais on ne voit pas davantage le glacier. En revanche, le soleil fait des efforts considérables pour disloquer les nuages.
Il darde ses rayons pour éclairer cette gorge.
Il accroche des guirlandes de petites ampoules lumineuses à l'extrémité des branches des sapins.
Mais il a beau faire, les sommets et le glacier restent cachés.
Alors tant pis !
Pourtant, mille mètres plus bas, au niveau de la mer, the weather isn't too bad ! Petite balade au bord du canal de Portland au petit air de fjord norvégien !
Puis nouveau passage à Fish Creek sans être véritablement convaincus de la pertinence d'une visite en pleine journée mais sait-on jamais !
Autant ne pas faire durer le suspense : il n'y a pas plus d'animation que ce matin. Un petit tour et on s'en va, on reviendra encore ce soir !
Passage par la frontière canadienne car, si on entre comme on veut en Alaska à cet endroit, il faut en revanche montrer patte blanche pour revenir au Canada. Contrôle des passeports à chaque passage.
Après un moment de repli dans notre pied-à-terre à l'heure du midi, après toutes ces heures passées à attendre, il est temps de nous bouger un peu.
Parmi les randonnées que j'avais repérées aux abords de la ville, celle-ci me semble la plus adaptée :
One of the easier and more interesting local trails is Barney's Gulch Trail, otherwise known as the Sluice Box. This route follows the original railway bed leading out of Stewart and then climbs along a historic Sluice Box, once used by miners to channel water and search for gold. The end point offers a great view of Stewart and the Portland Canal.
Adjugé !
Un panneau au point de départ met en garde, forcément…
On y va quand même ? Oui, malgré les ours, malgré la pluie qui commence à tomber, malgré les papiers gras envolés de la décharge voisine et jonchant le début du sentier, malgré l'accès un peu raide au départ, allons-y !
Très vite, on est pris par une ambiance à la Jurassic Park. On se sent un peu comme des Lilliputiens, impressionnés par la taille des arbres et l'exubérance de la végétation et surtout par le nombre et la variété de champignons qui tapissent les sous-bois.
Incroyables, hallucinants (je n'ai pas dit hallucinogènes ;-) par leur forme, leur couleur et surtout par leur taille.
Bref, nous avons adoré cette randonnée qui nous a pris 3 heures pour 7 km AR et 400 mètres de dénivelé.
Hervé m'avoue même qu'il a préféré faire cette balade plutôt que de passer l'après-midi à attendre les ours. Ouf, ma préparation est sauve !
Mais comme nous sommes venus ici avant tout pour eux, nous passons une fois encore la frontière canado-américaine en début de soirée avec l'espoir de les apercevoir enfin.
Nous comptons y consacrer une heure avant le dîner et éventuellement encore une heure après, le site fermant à 22 heures et la frontière à minuit. C'est notre dernière chance, demain nous quittons la région.
Pour l'instant, c'est toujours le calme plat dans le ruisseau. Seul l'envol d'une nuée de goélands offre un peu de matière aux photographes.
En interrogeant nos voisins de passerelle, nous apprenons que leur chasse photographique n'a guère été plus fructueuse, mais pas nulle non plus. Certains ont eu la chance de voir un ours ou deux, parfois tout simplement sur la route.
Alors pourquoi pas nous ?
Au bout d'une heure, on craque à nouveau. Tant pis pour les ours, c'est l'heure du dîner.
Mais alors que nous sommes sur la route en direction du village, en nous interrogeant sur les raisons d'un tel manque de chance (trop tard en saison ? trop peu d'assiduité ?) je m'écrie tout d'un coup : "Regarde ce qui va là".
Un ours noir est en train de déambuler sur le bas-côté, une centaine de mètres devant nous. Mais le temps d'attraper l'appareil photo et d'arriver à sa hauteur, il a déjà disparu dans les fourrés. Peut-être se rend-t-il dans le ruisseau de Fish Creek ?
On y retourne ?
Non, maintenant qu'on est là, allons d'abord dîner.
Le restaurant est surprenant au premier abord, mais on y mange un excellent poisson grillé (saumon ou flétan), servi sans chichi dans de la vaisselle en plastique, attablés à l'extérieur, ou à l'intérieur dans une cabane annexe. Dans le bus, Diana cuisine le poisson pêché par son mari. Un restaurant à l'image de ce coin d'Alaska, simple et rustique !
C'est dans ce décor old style que se termine notre séjour dans ce coin perdu et même si l'observation des ours a été infructueuse (ou presque), nous avons apprécié le côté un peu décalé de ce bout du monde. Une étape attachante en somme !
Distance parcourue dans la journée : 90 km
Près de Salmon Glacier

En territoire des Premières Nations, Nisga'a et Haida J7 : Mercredi 19 août 2015
Avec notre pass valable 3 jours, nous aurions pu retourner une dernière fois à Fish Creek mais nous ne croyons plus trop à notre bonne étoile. De plus, nous avons une longue journée de route devant nous. Alors bye, bye les nounours… s'il en reste, car nous, on pourrait avoir des doutes ;-)
Ce soir, nous devons être à Prince Rupert, à 450 kilomètres, tout en ayant prévu la visite d'un parc provincial en cours de trajet. Autant dire que la journée va être bien remplie.
Stewart et Hyder étant les points les plus septentrionaux de notre circuit, nous retournons à présent vers le sud. Comme ces deux localités sont également situées dans un cul-de-sac, il nous faut revenir en partie sur nos pas, du moins jusqu'à Cranberry Junction.
En quittant Stewart, les nuages bas sont toujours accrochés aux montagnes mais avant même d'arriver sur la Highway 37, le soleil commence à faire de belles apparitions. Normal, nous prenons la direction du sud, celle du soleil ;-)
A Cranberry Junction (une petite intersection à peine signalée), une route forestière non bitumée constitue un raccourci pour rallier Prince Ruppert. Elle permet surtout de faire une incursion en territoire Indien, celui des Nisga'a, pour une découverte du parc provincial dont le nom exact est Anhluut'ukwsim Laxmihl Angwinga'asanskwhl Nisga'a dans la langue locale.
Retenons plus simplement son nom anglais : Nisga'a Lava Memorial Bed Park.
En effet, parmi les événements ayant marqué l'histoire des habitants de la vallée du fleuve Nass, il en est un qui a aussi transformé le paysage et dont le parc se veut le témoin.
Dans la deuxième moitié du XVIIIe siècle, une éruption volcanique massive (celle du Tseax Cone) projeta une épaisse couche de lave sur la vallée, détruisant des villages entiers, étouffant la végétation et tuant plus de 2000 ascendants des actuels Nisga'a. La lave a recouvert une zone de dix kilomètres de long sur trois de large, créé l'actuel Lava Lake et modifié le tracé du fleuve Nass.
Selon la légende Nisga'a, ce sont des enfants en s'amusant à maltraiter des saumons, source de vie, qui ont déclenché la colère de la Terre.
En voyant ces paysages, on ne peut s'empêcher de penser à l'Islande et à la catastrophe du Lakagigar qui curieusement s'est produite à peu près à la même époque.
Plus de 250 ans plus tard, la végétation commence tout doucement à reprendre le dessus. Le volcan dort aujourd'hui tranquillement au cœur du parc mais il pourrait encore se réveiller dans le futur et provoquer une nouvelle catastrophe.
En voyant les eaux si paisibles du Lava Lake, rien ne laisse deviner qu'un chaos d'envergure a été à l'origine de sa création.
Son espace de pique-nique sous les sapins tombe à point pour la pause de la mi-journée. Magnifique vue sur les glaciers au loin.
Avec les glaciers en ligne de mire, nous avançons jusqu'à Terrace où nous retrouvons la Yellowhead Higway, déjà empruntée entre Prince George et Kitwanga.
C'est cette dernière qui nous conduit ensuite jusqu'à Prince Rupert dans une très large vallée que se partagent la route, la voie ferrée et la rivière Skeena, bordée par une enfilade de pics escarpés.
Arrivée à 17 heures à Prince Rupert où il fait beau et chaud (21 degrés).
Que demander de plus ? Une belle vue ? Nous l'avons. Un beau coucher de soleil ? Egalement ! I Un bon dîner ? Evidemment ! Bref, tout baigne. J
Distance parcourue dans la journée : 440 km
J8 : Jeudi 20 août 2015
Aujourd'hui nous allons nous déplacer de 200 kilomètres sans faire grimper d'autant le compteur de notre voiture. Comment ? En empruntant un ferry.
Destination pour les quatre jours prochains : l'archipel de Haidai Gwaii, anciennement appelées îles de la Reine Charlotte.
Le départ du ferry est prévu à 10 heures mais la compagnie BC Ferries demande de se présenter deux heures avant, même en ayant une réservation. L'embarquement des véhicules est bien rodé. Avec notre SUV, nous attendons dans la ligne des undersized vehicles. C'est vrai qu'à côté de lui, les 4 x 4 locaux ont l'air de monstres mais ici ils sont la norme. Dans les oversized vehicles figurent quelques semi-remorques et quelques caravanes ou campings-cars extravagants.
Une fois le Santafe avalé dans le ventre du navire, nous montons dans les étages pour nous trouver une bonne place. Vu la taille des salons, pas de souci. C'est carrément d'une rangée entière dont nous pouvons disposer, sans oublier la fenêtre pour la vue. Certains passagers sont très bien organisés, ils ont même prévu couvertures et oreillers afin de s'allonger par terre entre les rangées.
Nous n'en sommes pas encore à ce degré d'organisation mais nous en prenons de la graine pour nos prochains déplacements en ferry.
A dix heures pile, le navire lâche les amarres. C'est parti pour sept heures de traversée. Le temps est plutôt maussade :-(
Depuis le pont, nous observons l'activité du port et des bateaux qui reviennent de la pêche. Celui-ci est sans doute sorti très tôt ce matin comme le laisse penser son nom de Pacific Sunrise.
Plus loin, le ferry louvoie entre plusieurs groupes d'îles sur une mer très calme avant d'effectuer une grande traversée en diagonale du détroit d'Hécate, en direction du port de Skidegate.
Grignotage, petite sieste, lecture et film vont alors occuper ces quelques heures en pleine mer. Pendant les dernières soixante minutes, l'approche des terres nous offre un nouveau divertissement, celui du spectacle de ces côtes, se déclinant dans le lointain, en cinquante nuances de gris.
Avec ses paysages de montagnes escarpées (s'élevant jusqu'à 1200 mètres) le long de la dorsale occidentale de l'archipel, avec ses fjords spectaculaires, ses colonies d'oiseaux marins et d'otaries, ses forêts d'épinettes géantes, de Sitka et de cèdres, ses vestiges de totems, les îles Haida Gwaii qui signifient "îles du peuple" en l'occurrence celles des tribus Haida, constituent une région unique au Canada.
L'archipel compte plus de150 îles. Toute la partie Sud, très préservée, est classée parc national et uniquement accessible via des tours organisés souvent de plusieurs jours. Les deux îles du Nord, Graham Island et la partie nord de Moresby Island, qui sont aussi les plus peuplées (mais tout est relatif), peuvent être parcourues sans intermédiaire.
Pour notre séjour, nous avons retenu l'île de Graham où nous passerons deux nuits à Masset suivies de trois nuits à Queen Charlotte.
A la descente du ferry, direction le port de Masset, à l'extrême nord de l'île de Graham, où il fait ce soir un temps superbe. Pourvu que ça dure !
Distance parcourue dans la journée : 106 km en voiture mais aussi 202 km en ferry.
Lava Lake
Naikoon Nord, randonnée de Tow Hill à Cape Fife J9 : Vendredi 21 août 2015
La pointe nord-est de l'île de Graham abrite le parc provincial de Naikoon caractérisé par un mélange de forêts côtières humides tempérées, de tourbières, de dunes de sable, et bordé par une centaine de kilomètres de plages sauvages.
A 25 km à l'ouest de Masset se trouve l'une des icônes naturelles du parc, à savoir Tow Hill, un affleurement basaltique dominant toute la région, du haut de ses 120 mètres.
C'est à ses pieds que nous nous garons mais repoussons à plus tard son ascension car dans l'immédiat nous avons un autre projet : profiter du temps sec pour nous lancer dans une randonnée nécessitant la journée, en direction de Cape Fife.
Le ciel dégagé de bon matin finit par se voiler. Dommage !
A 9 h 45 nous sommes prêts à nous attaquer à la traversée d'une dizaine de kilomètres de forêt dense et moussue jusqu'aux plages de sable de la côte Est.
Nous avons de la chance, il ne pleut pas. La progression se fait sur un sol mou et spongieux qui doit rapidement se transformer en bourbier en cas de pluie.
Dans cet écosystème humide, les arbres partent à l'assaut du ciel et rivalisent en taille. Ici des cèdres de l'ouest ou Thuya plicata. Heureusement que les thuyas de notre jardin n'atteignent pas cette taille ;-)
Les mousses sont parfaitement dans leur élément. Elles couvrent le sol d'un coussin douillet dans lequel on aimerait s'enfoncer.
Elles colonisent également les branches des arbres qui, ainsi parées, prennent des formes étranges. Main fourchue ? Animal cornu ?
Plus loin, dans les tourbières, les mousses s'habillent de rouge carmin pour mieux se distinguer.
Il va sans dire qu'avec de telles conditions, les champignons prolifèrent allègrement.
Trois heures trente seront nécessaires pour boucler la dizaine de kilomètres au cours desquels nous n'avons croisé aucun humain. En revanche, nous avons pu observer quelques animaux. Du plus grand au plus petit : daim, femelle de tétras, grenouilles et limaces.
Le refuge de Cape Fife marque la fin provisoire de notre balade. Un panneau met en garde contre les ours. Nous ne sommes donc pas vraiment étonnés de découvrir sur l'immense plage en contrebas un petit requin portant une trace de morsure. Sans doute le fait d'un ours.
En dehors de cette bête, nous pensions le lieu désert. Or à notre grand étonnement, nous distinguons au loin la silhouette d'un marcheur qui avance vers nous. Il s'agit d'un Britannique effectuant une randonnée de plusieurs jours en suivant le littoral (90 km). Nous lui laissons le reste de notre eau minérale. Ça change de son breuvage opaque résultant du filtrage de l'eau trouvée sur son trajet.
Une heure plus tard, nous reprenons le chemin inverse qui, à défaut de nouveautés, finit par nous paraître long et fatigant, au point de ne plus avoir le courage de grimper sur les hauteurs de Tow Hill à l'arrivée.
Cette randonnée de seulement 127 mètres de dénivelé mais de 19,3 km de long parcourus en un peu moins de 7 heures, nous a laissés sur les rotules.
Seul un groupe d'oies du Canada va réussir à interrompre notre retour vers Masset.
Nous serions sans doute allés nous coucher tôt si nous n'avions été invités par la maîtresse de maison à nous joindre aux autres hôtes ainsi qu'à quelques invités pour un sympathique dîner sur la terrasse. Malgré un ciel nuageux, la soirée, agrémentée par le survol de nombreux aigles et oies du Canada, est douce et agréable.
Deuxième nuit à Masset.
Distances parcourues dans la journée : 50 km en voiture mais aussi 20 km à pied.
Naikoon Nord
Naikoon Sud, sur la trace de l'épave du Pesuta J10 : Samedi 22 août 2015
Une nouvelle randonnée au programme ce matin ? Yes, off course, il ne faut pas s'arrêter sur une aussi belle lancée.
Elle sera moitié moins importante en distance et en temps que celle d'hier mais nécessite d'être faite à marée descendante. L'heure de la marée basse étant prévue à 12 h 13, il ne faut pas trop traîner surtout qu'il y a une heure de route entre Masset et l'aire de pique-nique de Tlell, point de départ du sentier.
Après des averses en fin de nuit, le ciel se dégage progressivement pour laisser place à un beau soleil alors que nous débutons notre marche. A 10 h 30, top départ !
L'objectif de cette randonnée est de découvrir l'épave du Pesuta, une barge dédiée au transport de grumes qui a sombré en 1928 au cours d'une tempête et dont les restes sont plantés dans le sable sur East Beach.
Nous commençons par une courte traversée de forêt en surplomb de la rivière Hiellen. Les arbres ne sont pas tout à fait les mêmes qu'hier mais surtout les rayons du soleil donnent à la forêt un tout autre éclairage.
Au bout d'une demi-heure, le chemin quitte la forêt. Nous continuons à présent en bord de rivière sur une large piste de galets tassés. Il fait très beau et même chaud.
Entre rivière et océan, les aigles marins s'envolent avec leurs proies.
Un peu avant midi, ce qu'il reste de l'épave apparaît devant nous.
Le photographe, inspiré, l'inspecte sous tous les angles. Vraiment très photogénique, cette épave !
Quant à la magnifique plage Est qui a l'air de se dérouler à l'infini, elle lui offre un décor hors norme.
Nous resterions bien à rêvasser sur le sable mais le ciel devient de plus en plus menaçant et risque de transformer le trajet de retour en galère.
Alors à l'heure de l'étale basse, nous nous dépêchons de quitter la plage mais finalement il ne tombera que quelques gouttes.
Après une tentative de variante le long de la rivière vite impraticable, nous réintégrons le sentier initial pour une arrivée à la voiture à 14 heures, après 3 heures et demie pauses comprises pour 10 km aller/retour.
Ce soir, nous dormons à Queen Charlotte (la ville). C'est donc cette direction que nous prenons en cours d'après-midi après un arrêt à Halibut Bight Rest Area.
Hervé n'hésite pas à fouler les galets de cette plage et à se tordre les pieds pour tenter de s'approcher d'un aigle sans savoir que quelques kilomètres plus loin, à l'entrée de la ville de Queen Charlotte, tout un groupe de rapaces est à portée d'objectif.
Après avoir oscillé à plusieurs reprises au cours de la journée entre soleil et pluie, le temps se gâte sérieusement ce soir alors que nous nous installons pour trois nuits au sud de l'île de Graham.
Distance parcourue dans la journée : 109 km
Epave du Pesuta
Graham Ouest, du lac Yakoun aux plages du Rennell Sound J11 : Dimanche 23 août 2015
Nous avons prévu d'explorer le côté ouest de l'île et aujourd'hui c'est le jour idéal pour le faire, non pas en raison de la météo (plutôt maussade) mais parce que nous sommes dimanche.
En effet, les routes qui desservent la côte ouest ne sont pas asphaltées. Ce sont des pistes prioritairement dédiées à l'exploitation forestière et fréquentées par des semi-remorques de taille. La circulation y est donc réglementée, uniquement tolérée à certaines heures. Régulièrement des panneaux rappellent que nous les empruntons à nos risques. et périls.
Vu les quantités de pluie tombées durant la nuit, les pistes trouées de nids-de-poule sont devenues boueuses et le Santafe rapidement repeint couleur gadoue.
Les sentiers sont eux aussi détrempés de sorte que nous enfilons des guêtres par-dessus nos chaussures afin de limiter les dégâts lors de notre première sortie de la journée.
En effet, vingt kilomètres après Queen Charlotte, un trail d'une trentaine de minutes doit nous conduire sur les rives du lac Yakoun. Mais avant d'atteindre le lac nous nous attardons au pied de plusieurs arbres géants à côté desquels nous avons l'air de nains !
La luminosité ambiante donne au Yakoun Lake un air de Loch Ness dont on verrait bien surgir LE monstre.
En guise de monstre apparaît un plongeon huard qui, dans son habit à damier noir et blanc, fend discrètement la nappe d'eau.
Après cette incursion au bord du lac (1 heure en tout), cap encore plus à l'ouest vers le Rennell Sound et ses plages après un passage de col à 300 mètres suivi d'une descente à 25 % vers le bord de mer.
On se croirait sur la route de la Traversée en Guadeloupe, même végétation, même humidité mais la chaleur en moins. Les températures ne dépasseront pas 13 degrés au meilleur de la journée aujourd'hui.
Plusieurs plages bordent cette côte ouest : dans l'ordre, du sud au nord, Five Mile Beach (dont on fera l'impasse pour cause d'averse passagère), Gregory Beach et Bonanza Beach dont tout le monde s'accorde à dire que c'est la plus belle.
C'est aussi la plus éloignée des trois et le terminus de la piste. C'est vrai qu'elle est belle, surtout sous le soleil.
Mais la préférée du photographe, c'est Gregory Beach. Elle possède un petit quelque chose d'artistique et de mystérieux. En outre, son sable noir lui confère un caractère plus sauvage.
Les grandes laminaires qui la jonchent exacerbent notre créativité. Nous laissons sur le sable une petite œuvre éphémère que nous ne manquons pas d'immortaliser.
Après un dernier arrêt au bord d'une parcelle forestière en cours d'exploitation à réaliser l'ampleur des dégâts, retour à Queen Charlotte en début d'après-midi.
Après la nature, un peu de culture est bienvenu ! La météo étant incertaine, autant rester à l'abri au musée du Haida Heritage Center à Skidegate afin d'en apprendre un peu plus sur l'histoire, la société, les arts et la nature dans l'archipel.
Le musée est construit comme un village Haida d'antan, composé de plusieurs maisons longues alignées. On y trouve de superbes pièces, notamment des masques, des boîtes en cèdre, de gigantesques totems sculptés, des canots, et de magnifiques créations en argilite noire.
De l'organisation de la société, nous retenons que chaque communauté Haida était divisée en deux groupes : Raven and Eagles. Les mariages se faisaient uniquement entre membres des deux différents groupes. Les enfants devenaient membres du groupe de leur mère. C'était donc une société matrilinéaire.
Après cet intermède culturel, l'état du ciel nous laisse l'opportunité de faire un saut jusqu'à Balance Rock, un bilboquet rocheux en équilibre au bord de mer.
Nous nous amusons à quelques jeux d'optique. Après avoir calé le rocher au creux de ma main, mue par une force herculéenne, je le hisse au-dessus de ma tête ;-)
Petit clin d'œil de fin de journée durant laquelle, en dépit d'une météo capricieuse, nous avons réussi à profiter de chaque instant. A l'image du rocher précédent, un équilibre parfaitement réussi !
Deuxième nuit à Queen Charlotte.
Distance parcourue dans la journée : 127 km.
Balance Rock
Excursion à Moresby Island et retour sur le continent J12 : Lundi 24 août 2015
Il a encore plu une partie de la nuit et même si ce matin, il ne pleut pas (encore), il fait bien couvert. Dans ces conditions, on peut faire une croix sur la randonnée réputée difficile vers l'un des sommets de l'île (1009 mètres), on n'y verrait rien. Autant rester au ras de l'eau !
Justement c'est en ferry que nous commençons la journée, avec une traversée d'une vingtaine de minutes vers Alliford Bay afin de voir à quoi ressemble l'île voisine de Moresby.
Pendant le court trajet, nous prenons place sur la viewing area afin d'être aux premières loges pour scruter les nombreux îlots qui constellent le fjord.
Les oiseaux y règnent en maîtres mais partagent volontiers les rochers avec quelques lions de mer.
A partir du débarcadère, une route circulaire fait le tour du nord de l'île, d'abord asphaltée jusqu'à Sandspit (qui accueille le principal aéroport de l'archipel) puis en terre sur le restant de la boucle. Nous l'empruntons dans le sens horaire.
Premier arrêt à Onward Point pour quelques minutes de marche dans une forêt littorale avant d'aboutir à un point de vue couvert. Vue sur Skidegate Inlet.
Après cette petite mise en jambes, nous poursuivons avec une randonnée un peu plus conséquente, juste avant l'entrée de la localité de Sandspit : Dover Creek Trail suivi de Hans Creek Loop.
Deux heures de marche au milieu d'une forêt de cèdres et d'épinettes majestueux, rivalisant en taille et en circonférence.
Avec de tels spécimens, pas besoin de construire de pont. Ici un de ces géants tombé en travers de la rivière fait office de passerelle naturelle.
Le couvert végétal est si épais qu'il nous abrite momentanément de la pluie. C'est un des avantages des promenades en forêt
Mais dans l'après-midi, des averses plus soutenues se succèdent, nous laissant juste un peu de répit pour jeter un œil à Secret Cove et pour ramasser quelques bolets et chanterelles au bord de la piste forestière qui nous ramène vers l'embarcadère.
Pendant le trajet de retour en ferry, c'est le déluge. Il est temps de rentrer !
Une journée en demi-teinte dont on retiendra surtout le goût de la poêlée de champignons ;-)
Troisième et dernière nuit à Queen Charlotte.
Distance parcourue dans la journée : 93 km
J13 : Mardi 25 août 2015
La journée est consacrée au retour à Prince Rupert. Départ du ferry à 10 heures, arrivée à 17 heures. Les cheminées fument, la sirène retentit, c'est parti !
A l'intérieur, nous avons maintenant nos habitudes : une rangée de sièges pour nous étaler, un pique-nique pour résister, une couverture pour somnoler, une baie vitrée pour ne rien manquer et sur l'écran de cinéma du navire, le film "The Musketeers" pour à la fois nous divertir et améliorer notre anglais. C'est parfait !
A ce rythme, le temps passe très vite.
Le navire commence par longer la côte Est de Graham Island jusqu'au niveau de Lawn Hill (au passage, nous apercevons Balance Rock) puis pique vers l'est en direction de Prince Rupert.
S'il fallait tirer un premier bilan de ces quatre journées passées sur l'archipel de Haida Gwaii, je dirais que nous avons été impressionnés par tous ces arbres gigantesques, que nous avons beaucoup aimé les paysages très préservés du parc provincial de Naikoon, mais remarqué que certaines parties des deux îles sont détériorées par l'exploitation forestière. C'est sans doute dans l'extrême sud de l'archipel classé parc national qu'il faut chercher les territoires les plus intacts, mais ça, c'est une autre aventure.
A l'approche du continent, nous finissons le voyage sur le pont à scruter les îles environnantes et surtout la couleur du ciel.
En effet, en avançant, le bateau laisse derrière lui la couverture nuageuse accrochée aux sommets des îles Charlotte.
Droit devant, le ciel est comme partagé en deux : bleu d'un côté, gris de l'autre. Mais qui des deux aura le dessus ?
Réponse à Prince Rupert à l'heure du coucher de soleil.
Comme par un coup de baguette magique, l'astre de feu transforme ce mélange un peu terne de bleu et de gris en une véritable explosion de couleurs, se déclinant du rose pâle au violet, du rose fuchsia à l'indigo avec... un arc-en-ciel en prime !
Bref, un moment rare que nous savourons pleinement en espérant qu'il annonce de belles journées à venir !
Distances parcourues dans la journée : seulement 15 km en voiture mais 200 km en ferry.
Coucher de soleil à Prince Rupert
Balades et baignade à Prince Rupert J14 : Mercredi 26 août 2015
Les horaires de correspondance entre le ferry de retour de l'archipel de Haida Gwaii et celui à destination de l'île de Vancouver via l'Inside Passage nous imposent aujourd'hui une journée de transit à Prince Rupert. Et cela tombe plutôt bien !
D'une part, parce qu'après deux semaines de voyage, ce passage en ville nous permet de régler quelques tâches d'intendance : lavage du linge, nettoyage de la voiture et surtout achat d'une paire de chaussures de randonnée, les miennes ayant rendu l'âme après plusieurs saisons de bons et loyaux services.
D'autre part, dans la ville la plus pluvieuse de la côte Nord-Ouest avec plus de 220 jours de pluie par an et le plus fort cumul de précipitations de tout le Canada, il fait aujourd'hui un temps exceptionnellement beau et chaud. La chance !
Alors une fois l'intendance réglée, profitons vite de cette belle journée.
Premier objectif : le parcours en boucle de Butze Rapids Trail. Le trailhead se trouve à cinq kilomètres de la ville par la Hwy 16.
Certes ce n'est pas de la grande randonnée, mais plutôt une balade pour "Papy Mamy et leur chien Youki" comme diraient certains. C'est une balade populaire où les Rupertois viennent volontiers faire leur jogging ou leur marche journalière.
C'est donc sous un ciel uniformément bleu, après avoir ressorti short et tea shirt (et ça fait du bien !) que nous nous engageons sur le chemin d'approche.
Au premier embranchement, nous ignorons ce panneau plein de malices et prenons ensemble la même direction ;-)
Le sentier, bien entretenu, traverse tour à tour une épaisse forêt de conifèreset une tourbière aux pins tordus, couverte de Droseras. Nous observons en détail cette plante carnivore ingénieuse.
Au bout d'une demi-heure, nous arrivons au niveau des Butze Rapids. C'est une curiosité naturelle liée au flux et au reflux de la marée autour de Kaien Island (l'île sur laquelle se trouve Prince Rupert), obligeant l'eau à se déverser dans l'étroit passage tantôt dans sens tantôt dans l'autre et créant des tourbillons à chaque inversion. Pas aussi spectaculaire que le maelström observé en Norvège mais curieux quand même !
Encore une demi-heure de plus en suivant le bord de mer et nous atteignons Grassy Bay. Ici les collines et îles boisées se mirent dans une eau si calme et si claire qu'on se croirait au bord d'un lac.
Pour finir, il n'y plus qu'à retraverser la forêt tout en s'informant au fil de quelques panneaux sur les différents types d'arbres, de baies, d'herbes et de plantes ainsi que sur leur utilisation actuelle et traditionnelle.
En bref, une balade tranquille de deux heures que cette belle météo a fait grimper dans notre estime.
Après un retour en ville pour le déjeuner, nous n'hésitons pas à reprendre la même direction dans l'après-midi vers Diana Lake, un lac situé lui aussi sur la Highway 16.
Dans notre sac, maillots de bain, serviette, crème solaire et couverture. Une idée en tête ?
En effet, le Diana Lake est apprécié pour la baignade. Or il fait tellement beau et chaud que tout est envisageable. A défaut nous prendrons au moins le soleil.
Alors ? Alors oui, nous l'avons fait.
En arrivant au bord du lac, la couleur du ciel, la douceur de l'air et la vue des baigneurs déjà à l'œuvre vont immédiatement nous convaincre de nous jeter à l'eau, mais juste pour quelques brasses car ce n'est pas la Méditerranée fin août, la température de l'eau doit tourner autour des 15 degrés.
En revanche, nous prenons tout notre temps pour lézarder au soleil, allongés sur notre couverture avec un bon bouquin. Nous serions sans doute restés davantage si nos voisins de gazon n'avaient fini par nous enfumer avec leur barbecue. En effet, en début de soirée, les bras chargés de victuailles, sont arrivés de plus en plus de pique-niqueurs, résolus à profiter de cette douceur exceptionnelle.
C'est le moment que nous choisissons pour migrer vers un autre lac, moins prisé par les amateurs de barbecue, Oliver Lake, toujours sur la 16.
Un havre de paix, seulement fréquenté par quelques canards, dans un décor de sphaignes, de mousses, de buissons et de pins rabougris aux allures de bonsaïs.
Le lac forme un miroir si lisse que les sapins qui s'y reflètent sont d'une netteté si parfaite qu'on les confondrait presque avec les originaux !
Les nénuphars, eux aussi, ont l'air irréels.
Une ambiance de calme et de sérénité que nous finissons par interrompre pour mener à bien les deux ou trois projets qui nous tiennent à cœur pour la soirée :
Recycler mes chaussures usagées en les déposant, non pas au pied du sapin de Nöel, mais au pied du Shoe Tree… Barboter dans le jacuzzi en plein air sur la terrasse de l'hôtel… Nous attabler un étage plus haut pour un délicieux dîner.
Vraiment une journée super agréable et, dans ces conditions, un petit faible pour Prince Rupert.
Il ne reste plus qu'à croiser très fort les doigts pour que cette météo exceptionnelle le reste demain tout au long du Passage Intérieur, le moment le plus attendu de notre voyage.
Distance parcourue dans la journée : 65 km
Oliver Lake, près de Prince Rupert
De Prince Rupert à Port Hardy par le Passage Intérieur J15 : Jeudi 27 août 2015
Réveil à 4 h 30 car il faut être dans la queue du ferry deux heures avant son départ prévu à 7 h 30. Il fait encore nuit alors que nous nous présentons pour les formalités. L'embarquement se fait à bon train.
Dans le garage, les voitures sont alignées au cordeau.
Ce navire est encore plus moderne, plus spacieux et plus confortable que les précédents. Certes, dans les étages supérieurs, les meilleures places, celles faisant directement face aux baies vitrées, sont déjà prises mais nous dénichons un petit salon silencieux et presque désert, dans lequel nous nous installons avec notre glacière, notre couverture et nos oreillers.
Au final, nous passerons le plus clair de notre temps sur le pont car il fait un temps magnifique alors que le ferry commence à s'engager dans Grenville Channel long de 70 km de long.
C'est parti pour 15 heures de navigation sur près de 500 kilomètres, à bord du Northern Expedition.
Pourtant, l'entrée progressive dans un banc de brouillard nous fait craindre le pire, mais cette brume très localisée va juste poser un voile de mystère sur les paysages alentour.
Une fois le brouillard dissipé, on prend pleinement conscience des sommets escarpés qui bordent le chenal, culminant entre 500 et 1 000 mètres. Dans sa partie la plus étroite, le passage ne fait que 400 mètres de large mais grâce à une profondeur de 500 mètres, les navires peuvent caboter au plus près du bord pour le plus grand plaisir des voyageurs.
C'est aussi l'occasion de croiser d'autres embarcations qui, du haut de notre ferry, ont l'air de joujoux.
Des plus classiques au plus original : Un voilier qui avance au moteur… Un bateau de pêche… Des grumes qui flottent toutes seules ? Euh, non, elles sont posées sur une barge tirée par un remorqueur !
De cap en baie, le ferry continue doucement sa route vers le Sud… quand tout d'un coup une annonce du capitaine fait l'effet d'une bombe dans les salons. Des baleines sont annoncées !
Nous ne les verrons qu'à distance mais elles sont des dizaines dans la baie. Partout à la ronde, on distingue leurs souffles, leurs dos et leurs queues.
Puis l'excitation retombe, la traversée suit gentiment son cours. Il est midi, nous en profitons pour nous retirer dans notre salon et casser la croûte.
Trois quarts d'heure plus tard, à proximité de Butedale, un site occupé par une conserverie en ruine, nouveau branle-bas de combat ! Le navire s'immobilise, un canot de sauvetage est mis à l'eau. Quelqu'un serait-il tombé à la mer ? Oui… un mannequin pour une séance d'entraînement. Le mannequin est rapidement repêché, ramené à bord du canot et pris en charge. Mission accomplie pour l'équipage ! Le ferry peut poursuivre sa route.
Sept heures trente après avoir quitté Prince Rupert, nous arrivons à hauteur de Boat Bluff, le plus joli des phares du passage. Il marque l'entrée de Tomie Channel.
Le spectacle se poursuit sur l'eau et dans le ciel, avec toute une série de nuages remarquables : moutonneux, pointillistes, alvéolés ou striés.
Sur le pont l'ambiance est décontractée. Casquette, lunettes et crème solaire sont des accessoires indispensables. Il fait tellement chaud en pleine après-midi qu'on se croirait en croisière en Méditerranée !
Les points d'intérêt se succèdent : Ivory Island, son phare et son jardin. Puis celui de Dryad Point qui annonce l'arrivée imminente à Bella Bella. Cela fait dix heures que nous avons quitté Prince Rupert.
Le navire fait une courte escale d'une demi-heure à Bella Bella avant de reprendre sa route.
C'est pendant le dîner qu'on nous annonce le passage à proximité du dernier point d'intérêt du voyage, le village amérindien de Namu. Il est 19 heures. Formule buffet à volonté au restaurant.
Après avoir fait un sort aux desserts, quelques pas sur le pont sont bienvenus dans l'attente d'un coucher de soleil qu'on espère spectaculaire. De curieuses volutes dans le ciel ? Je n'aimerais pas être dans cet avion. Le pilote a-t-il fumé ? ;-)
Le soleil tente d'embraser les nuages mais n'arrivera pas à y mettre le feu.
L'apparition de la lune et la tombée progressive de la nuit marquent la fin des attractions et le retour de la fraîcheur. Nous finissons la soirée dans les salons à lire et à somnoler pour les quelques heures restantes.
A 23 h 30, comme prévu, nous débarquons à Bear Cove et quelques minutes plus tard prenons possession de notre cabine pour deux nuits. Installation rapide et dodo illico.
Une sacrée journée et une chance inouïe avec la météo !
Distances parcourues dans la journée : seulement 8 km en voiture mais 500 km en ferry.
Dans le Passage intérieur
Sea stacks dans le parc provincial de Cape Scott J16 : Vendredi 28 août 2015
Il n'y a pas d'urgence ce matin, d'une part parce qu'il pleut (eh oui, région humide oblige), d'autre part parce que la randonnée que nous avons prévue doit se faire à marée descendante. Or la marée sera basse à 17 h 36. Nous avons donc tout le temps pour une grasse matinée, suivie de quelques courses à Port Hardy et d'un déjeuner dans notre cabine.
Finalement, le soleil réapparaît à la mi-journée, faisant grimper les températures et notre moral par la même occasion.
Aussitôt le repas avalé, ce beau temps inespéré nous incite à prendre immédiatement la route, même s'il semble un peu tôt par rapport aux horaires de marée. Direction : Cape Scott, plus de 60 kilomètres de route gravillonnée, dont la première portion publique est assez roulante. Elle devient ensuite une piste forestière privée. Les panneaux sont particulièrement explicites sur les dangers encourus.
En dépit des conditions décrites, nous sommes arrivés à destination en seul morceau, ouf !
Nous nous sommes néanmoins retrouvés à deux reprises capot à capot avec des semi-remorques lourdement chargés, ça fait drôle. Nous avons surtout essuyé un maximum de poussière. Le Santafe qui en a repris une couche est bon pour un nouveau passage au karcher.
Sur cette piste infernale, nous avons aussi fait un heureux : un autostoppeur néo-zélandais gagnant à pied le parc provincial afin d'y emprunter le North Coast Trail long d'une soixantaine de kilomètres.
En ce qui nous concerne, nos objectifs sont beaucoup plus modestes : en attendant que la marée soit favorable, nous comptons aller jusqu'à Eric Lake puis, plus tard, vers San Josef Bay qui abrite des sea stacks très photogéniques. Soit 11 kilomètres en 3 heures de marche environ.
Dans l'immédiat, nous prenons la même direction que notre Néo-Zélandais, vers le lac Eric. A notre grande surprise, le parcours se fait presque intégralement sur des planches. Ponctuellement des troncs font office d'escalier ou de pont. Une fois au bord du lac, demi-tour afin de rejoindre la baie de San Josef.
Sur le trajet, quelques arbres remarquables vont une nouvelle fois nous retenir. Ils sont toujours aussi impressionnants !
Mais à force de traîner, le ciel a fini par se couvrir, donnant quelques gouttes de pluie et surtout des rafales de vent à vous faire perdre l'équilibre.
En bord de plage, les fameux sea stacks, ces piliers de pierre détachés du littoral par l'érosion, manquent de contraste. Le photographe, aux abois, tente d'en tirer le meilleur avec les moyens du bord.
Un peu déçus sur ce coup-là, surtout que le trajet du retour nous réserve de belles couleurs. Grr !
Deuxième nuit à Port Hardy.
Tard dans la soirée, un mail nous prévient que le propriétaire de la maison que nous devions louer à Tahsis, sur la côte Ouest, annule notre réservation pour les trois prochaines nuits pour cause de problème important sur le réseau d'eau potable du village. C'est le pompon !
Distance parcourue dans la journée : 152 km
Stea stacks à Cape Scott PP
Autour de Campbell River : Elk Falls, Myra Falls et Ripple Rock J17 : Samedi 29 août 2015
La journée commence comme celle de la veille avec de pluie et un ciel encore plus bouché qu'hier.
Cela nous laisse le temps de finaliser notre recherche de logement pour les trois prochaines nuits. Suite à l'annulation de notre réservation à Tahsis, nous décidons de trouver un lieu plus central sur l'île. Nous trouvons au pied levé un chouette Urban Loft à Campbell River.
Nous pourrions ainsi explorer le parc provincial de Strathcona qui offre beaucoup de possibilités de randonnées, à condition que la météo soit avec nous.
En cours de matinée, la pluie s'arrête momentanément, nous en profitons pour charger la voiture et prendre la route.
Tout au long des trois heures de trajet jusqu'à Campbell River, les essuie-glace de la voiture passent de la position rapide à la position alternée mais ne s'arrêtent jamais de balayer.
Avec ses 30 000 habitants et sa zone industrielle très active, l'arrivée à Campbell River crée un choc en venant des contrées sauvages du Nord. La pluie n'arrange rien.
Pourtant, la verdure est aux portes de la ville avec notamment le parc provincial de Elk Falls qui va nous servir d'occupation en attendant de prendre possession de notre logement.
Après un pique-nique dans la voiture (or je déteste manger dans le voiture), nouveau flop en tentant de regagner les fameuses chutes à pied depuis la rivière avant de réaliser qu'elles étaient accessibles en voiture trois kilomètres plus loin. Heureusement nous avons rattrapé le coup !
Des plates-formes et une passerelle toutes neuves, inaugurées en mai dernier, permettent d'admirer la chute dans les meilleures conditions.
Bref, une journée pas vraiment inoubliable, dont on retiendra surtout la qualité de l'appartement et la gentillesse des propriétaires, dans un quartier résidentiel de Campbell River où nous nous installons pour trois nuits.
J18 : Dimanche 30 août 2015
Au réveil, le temps n'est pas aussi mauvais que prévu. Il y a même un peu de ciel bleu et de soleil sur la côte, mais déjà des nuages sur les montagnes.
Nous décidons malgré tout de partir vers le parc provincial de Strathcona, sans véritablement savoir à l'avance ce que nous y ferons. La randonnée que j'avais repérée (Crest Moutain, plus de 1000 mètres de dénivelé) ne me semble pas faisable au vu de la météo incertaine.
L'entrée du parc provincial se situe à 50 kilomètres à l'ouest de Campbell River sur la Hwy 28 mais beaucoup de sites s'étendent encore plus à l'ouest, quasiment jusqu'à Gold River sur la côte Ouest. Or nous ne voulons pas aller aussi loin.
Un autre axe quitte la route principale peu après l'entrée en suivant les rives du Buttle Lake. Il s'agit de la West Mine Road ponctuée de nombreux départs de trails plus ou moins longs. C'est l'option que nous retenons.
Sur place, le ciel est très menaçant, il va falloir s'adapter.
L'idée est de faire ce matin une randonnée de durée moyenne et si cet après-midi le temps se maintient de finir par quelques plus petites balades.
J'avais entendu parler sur mon forum préféré des Myra Falls, 6 kilomètres, 2 heures, une durée et une distance qui me semblent adaptées.
Bien que la route qui y mène aux chutes s'appelle West Mine Road, je n'avais pas imaginé qu'au cœur d'un parc provincial elle puisse nous conduire à un site industriel en activité, Myra Falls Mine, produisant du minerai contenant du zinc, du cuivre, du plomb, de l'or et de l'argent. Impressionnant !
Le parking jouxte la mine. Nous sommes les seuls, en tout cas les premiers. On est pourtant dimanche.
Nous partons sous une pluie débutante mais sous le couvert végétal, elle ne se ressent pas vraiment. Nous avançons dans une forêt luxuriante où les lichens sont aussi gros que des choux-fleurs.
A mi-chemin, nous nous faisons dépasser par un randonneur pressé, muni d'un bouquet de roses rouges. Aurait-il un rendez-vous galant au pied des chutes ?
Quand nous le retrouvons, à destination, nous apercevons une rose piquée dans une souche d'arbre. Il nous explique que les Myra Falls était le lieu favori de sa (défunte ?) épouse. Il a certainement éparpillé les autres roses tout le long du sentier.
Après une rapide photo, nous le laissons poursuivre sa méditation et rebroussons chemin jusqu'au parking.
En tout, 6 km, 2 heures et 100 mètres de dénivelé. Randonnée sympa mais néanmoins pas vraiment incontournable !
Entre-temps, il se met à pleuvoir de plus belle. Le pique-nique, comme hier, se passe dans la voiture (je déteste toujours autant !)
Dans l'après-midi, la pluie ne nous donne pas d'autre choix que de retourner directement à Campbell River.
Journée pourave :-( heureusement compensée par le confort de notre Urban Loft.
Distance parcourue dans la journée : 198 km
J19 : Lundi 31 août 2015
Côté météo toujours même topo : le ciel est couvert +++. Les montagnes aux alentours, contrairement à hier matin, ne sont même pas visibles, retourner vers Strathcona est compromis.
En attendant, nous prenons du bon temps dans notre Loft et en profitons pour déjeuner sur place.
La météo n'étant ni meilleure ni pire, nous décidons de sortir dans l'après-midi.
Direction Ripple Rock trailhead, 16 kilomètres au nord de Campbell River, sur la Hwy 19. Ripple Rock est le nom de deux masses rocheuses, autrefois situées deux à trois mètres sous la surface de l'eau au milieu de Seymour Narrows, un détroit séparant Maud Island et Vancouver Island. Ces rochers ont été la cause de nombreux accidents et naufrages jusqu'en 1958, date à laquelle on décida de les faire sauter. Un tunnel fut creusé depuis la berge jusque sous les roches et une charge de 1375 tonnes de TNT y fut déposée. Ce fut alors la plus grosse explosion non-nucléaire de l'histoire.
Au moment où nous démarrons la randonnée, devinez quoi ? Eh, oui, il se met à pleuvoir mais peu importe, on commence à en avoir l'habitude, en forêt on n'est pas vraiment mouillés.
Petit coup d'œil vers Nymph Cove au passage
Une série de marches métalliques amène au sommet et au point de vue final, complètement dans la "ouate" aujourd'hui. On distingue néanmoins le passage des Seymour Narrows, large de moins d'un kilomètre. L'île en face, c'est Maud Island et au fond, Quadra Island que nous avions visitée en 2009.
A défaut de s'attarder sur la vue, intéressons-nous à quelques détails au ras du sol. Des touffes herbeuses aux couleurs mordorées (annonciatrices de l'automne ?) qui tranchent avec le vert fluo de ce petit sapin. Enfin, gros plan sur celui à qui cette humidité ambiante sied le mieux…
Une randonnée de 8 km en trois heures avec 450 mètres de dénivelé et sous la pluie… à croire qu'on aime ça ! Peut-être un début d'explication dans la chanson de circonstance diffusée justement par l'autoradio pendant le trajet de retour.
I never liked the rain until I walked through it with you Like the rain I have fallen for you and I know just why you Like the rain always calling for you I'm falling for you… just like the rain.
C'est avec cet air de musique country (que je vous invite à écouter) que s'achève notre Loft Story à Campbell River. Demain départ vers le sud-ouest de l'île de Vancouver où nous espérons retrouver le soleil.
Distance parcourue dans la journée : 58 km
Piscines naturelles au pied des Elk Falls
Côte sud-ouest de l'île de Vancouver : de Port Renfrew à Victoria J20 : Mardi 1er septembre 2015
Notre séjour à Campbell River se termine. En dehors de l'excellence de notre hébergement, il n'a pas été une franche réussite, peut-être en raison de son improvisation, de notre déception liée à l'annulation du séjour prévu à Tahsis, mais surtout à cause d'une mauvaise météo.
Vivement la fin de cet épisode dépressionnaire !
Pourtant, ce n'est pas tout à fait gagné car, ce matin, le ciel est toujours aussi couvert. Le trajet jusqu'à notre étape suivante, Port Renfrew sur la côte sud-ouest, se fait sous une alternance d'averses parfois soutenues et de timides éclaircies.
Pour ce trajet, nous choisissons la Hwy 19 qui suit la côte Est à distance jusqu'à Duncan, puis traversons l'île d'est en ouest par la vallée de Cowichan.
Bonne nouvelle, à midi, le pique-nique a enfin lieu en plein air au bord du lac Cowichan, signe d'une nette amélioration.
Ensuite la Pacific Marine Road nous conduit à Port Renfrew après maints tours et détours. A un moment nous sommes à ce point déroutés que nous faisons demi-tour, croyant avoir loupé une bifurcation.
Nous atteignons finalement notre hébergement sur les hauteurs de Port Renfrew peu après 15 heures, ce qui nous laisse du temps pour explorer un peu les alentours, d'autant qu'il ne pleut pas.
Justement la localité est le terminus du Juan de Fuca Marine Trail. C'est un sentier de 47 kilomètres de long qui s'étire sur la côte sud-ouest de l'île à partir de Jordan River et qui se pratique en backpacking sur plusieurs jours.
Bien sûr, telle n'est pas notre ambition. Pour les moins endurants, le parc provincial a aménagé des points d'accès intermédiaires au Juan de Fuca Trail, dont l'un à Botanical Beach, tout proche, pour une petite boucle de 3 kilomètres qui nous convient très bien.
Mais dans ces contrées au bord du Pacifique il n'y a pas d'accès à la plage sans un passage en forêt avec toujours quelques arbres qui sortent du lot. Ici un arbre-lyre, là un arbre-fantôme
De Botany Bay à Botanical Beach, le sentier est directement exposé aux fureurs de l'océan.
Malgré les assauts des éléments, cet îlot tente de résister quoique… de profil il pourrait faire penser à un navire échoué.
En revanche, ce décor inhospitalier a l'air d'inquiéter ces canards qui ont trouvé refuge sous une voûte rocheuse.
Une petite balade sympa faite sous un ciel encore nuageux mais sans pluie et qui nous ouvre l'appétit.
Ça tombe bien. L'heure du dîner est fixé à 18 h 30 pour tous les hôtes du lodge. Un menu surprise nous attend, préparé uniquement à base de produits frais de la région, certains issus du jardin du lodge et cuisinés avec beaucoup d'inventivité par les deux chefs, deux frères Tim et Jon qui sont aussi les propriétaires du lieu. De loin, le meilleur des dîners de notre voyage, digne d'une bonne étoile au guide M…in :-)
Bref, une belle étape sur cette côte Ouest si sauvage !
Distance parcourue dans la journée : 320 km
J21 : Mercredi 2 septembre 2015 Ce soir nous serons de l'autre côté du détroit Juan de Fuca, dans la péninsule Olympique aux Etats-Unis. Avant cela nous avons la journée pour atteindre Victoria où nous avons réservé le ferry de 19 h 30. Avec seulement 120 kilomètres, l'étape pourrait être courte mais nous avons quelques projets auparavant.
D'abord un projet avorté : alors que nous faisons route vers Avatar Grove au nord de Port Renfrew pour y observer les arbres les plus noueux (gnarliest) de la côte, nous faisons finalement demi-tour sous une pluie diluvienne.
Au diable les arbres, prenons plutôt la direction du Sud et de Victoria. Une bonne décision car effectivement il fait soleil à hauteur de China Beach, autre point d'accès au parc provincial de Juan de Fuca.
De China Beach Trailhead, un sentier mène à Mystic Beach, un joli nom bien mystérieux qui ne fait qu'attiser notre curiosité. Si on allait voir ce qu'elle a de mystique…
Il faut d'abord parcourir un chemin couvert de racines glissantes dans une forêt sombre et humide, traverser une passerelle suspendue instable avant de déboucher sur le ruban de sable rendu encore plus dramatique à cette heure par la couleur noir d'encre des nuages juste traversés par un rai de lumière.
Mais quand le regard se tourne vers le sud, on découvre alors ce qu'elle révèle de magique ou de mystique.
Magique… le léger filet d'eau tombant en cascade sur la plage ! Magiques… ces signatures imprimées dans le sable comme autant d'autographes laissés par leurs auteurs. Magiques… ces napperons de fine dentelle d'écume que l'océan tisse délicatement en bord de plage.
Comme ces petits bonshommes de pierre bien rangés sur un tronc couché, nous nous posons alors un court moment afin de contempler l'horizon mais si nous voulons être ce soir dans la péninsule en face, il faut lever le camp et reprendre la route.
De Victoria, capitale de la Colombie-Britannique, nous n'aurons finalement pas le temps de voir grand chose. Après des ralentissements en périphérie de la ville, après un arrêt pour déjeuner, un autre pour faire des achats, un autre encore pour attendre la fin d'une averse, il nous reste à peine une heure et demie pour faire un peu de tourisme. Il faut donc faire des choix.
Ce court moment, nous le consacrons alors au quartier flottant haut en couleurs de Fisherman's Wharf que nous abordons sous un beau soleil, chouette !
Il nous faut impérativement être de retour au port à 18 heures afin d'accomplir les formalités d'immigration pour l'entrée aux Etats-Unis. Ces démarches toujours aussi pointilleuses se font avant l'embarquement, côté canadien.
Une fois notre visa d'entrée aux USA en poche, nous montons à bord du Coho, un ferry vieillot (rien à voir avec les BC ferries !) qui tangue singulièrement bien que la mer soit d'huile.
Une heure et demie de traversée pour rejoindre Port Angeles où nous nous installons pour deux nuits en espérant que l'épisode dépressionnaire soit définitivement derrière nous.
Pour conclure, ces deux dernières étapes sur la côte sud-ouest nous ont réconciliés avec l'île de Vancouver. La côte Ouest est définitivement la plus belle.
Distance parcourue dans la journée : 127 km
Quartier flottant à Victoria
La suite aux Etats-Unis est par... ICI
La version accompagnée de photos et de cartes se trouve ici :
sites.google.com/...euxvoyagescanadausa/
Ci-dessous le texte accompagné d'une sélection de photos.
Bonne découverte ! 🙂

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Présentation Déjà six années se sont écoulées depuis nos derniers voyages en Amérique du Nord (Canada Ouest et Arizona/Nouveau-Mexique), ce qui n'est pas sans réactiver notre nostalgie du Nouveau Monde au moment de choisir notre prochaine destination. Une chose est sûre : l'été 2015 sera nord-américain.
Mais entre les roches rouges et la poussière de l'Ouest américain, les lacs, les cascades et la fraîcheur de l'Ouest canadien, notre cœur balance !
De cette confrontation sortira finalement un parcours un peu atypique entre Canada et Etats-Unis dont le fil conducteur sera l'océan Pacifique avec, comme point de départ, la ville de Vancouver au Canada.
De notre précédent séjour dans l'Ouest canadien, nous avions gardé en mémoire la possibilité d'aborder l'île de Vancouver par le Passage Intérieur, Inside Passage en anglais, cette voie maritime côtière de l'océan Pacifique située à l'ouest de la Colombie-Britannique. Ce critère devient prioritaire et c'est autour de ce point que vont s'articuler les différentes étapes.
Le circuit commence alors à prendre forme. De Vancouver, nous nous dirigerons vers le nord jusqu'à la pointe sud-est de l'Alaska où les ours ont rendez-vous avec les saumons dans la petite localité de Hyder. Ce sera le point le plus septentrional de notre parcours.
Après cette micro-incursion en Alaska, nous reviendrons un peu sur nos pas pour nous diriger vers Prince Rupert, port d'embarquement vers le Passage Intérieur mais aussi vers l'archipel de Haida Gwaii (anciennement îles de la Reine-Charlotte).
Ces îles mystérieuses et isolées, terres des tribus Haida, ne vont pas manquer d'attirer notre attention, nous leur consacrerons cinq jours.
Ensuite c'est à bord d'un ferry que nous continuerons vers Vancouver Island via le Passage Intérieur. Nous traverserons l'île du nord au sud avec des étapes différentes de celles de notre voyage de 2009.
Au sud de l'île de Vancouver, nous serons à quelques milles nautiques seulement de la côte nord-ouest des Etats-Unis. Une courte traversée en ferry nous déposera côté USA où nous finirons notre voyage par huit jours dans l'état de Washington entre les parcs nationaux de Olympic, Rainier et North Cascades.
Retour à Vancouver pour les deux derniers jours.
En tout 31 jours sur place entre le 13 août et le 14 septembre 2015, ce qui nous laissera tout loisir de randonner régulièrement comme nous aimons le faire. Hervé espère aussi réitérer son expérience de plongée sous-marine dans les eaux froides du Pacifique.
Moyen de transport prévu : un SUV type Ford Escape.
Hébergement : en hôtels, motels ou cabines. 25 nuits sur 31 ont été réservées d'avance.
Côté climat, nous sommes conscients de partir dans des régions potentiellement humides.
Néanmoins, nous espérons profiter encore un peu de l'été exceptionnellement chaud et sec que ces contrées ont connu cette année. En même temps, après deux mois caniculaires à Paris, un peu de fraîcheur ne nous fera pas de mal. Nous avons hâte !

Première étape au Canada : de Vancouver à Whistler J1 : Jeudi 13 août 2015
Comme en 2009, nous avons choisi Air Transat pour nous acheminer jusqu'à Vancouver depuis le Terminal 3 de Roissy. Rien à redire ou presque. On savait que les couvertures et les écouteurs étaient payants, on a donc prévu le nécessaire. Pour le reste, la prestation est correcte.
Arrivée à bon port à 14 h 30. Beau temps, 23 degrés. Chouette !
Au guichet d'immigration, les formalités sont vite expédiées. Ici ni photo, ni empreintes. Vive le Canada !
Récupération de la voiture de location dans la foulée. Dans le garage du loueur Avis, à l'emplacement B1, un SUV Hyundai Santafe, rutilant, nous attend. Je crains qu'il ne le reste pas longtemps ;-)
Spacieux et confortable, nous l'adoptons illico. Le voyage peut maintenant commencer.
Il est 16 heures, nous sommes prêts à prendre la route car, oui, la journée n'est pas finie. 130 km nous séparent de Whistler où nous avons prévu de passer notre première nuit. 130 km, une bagatelle en temps normal, mais après 10 heures de vol et 9 heures de décalage horaire, ça relève plus de l'exploit d'autant qu'il faut absolument faire des courses entretemps.
J'avais repéré un Walmart à Squamish, parfaitement placé sur notre itinéraire. Pour gagner du temps, la liste de course est prête.
Quelle ne fut notre surprise de découvrir qu'une grande surface de cette taille ne vende pas un seul fruit ni un seul légume. Dans son rayon frais, ce n'est pas mieux, il n'y a rien ou presque qui nous convient. En revanche, côté friandises, le choix ne manque pas.
Bon, ce n'est pas avec ce qu'on a dans le caddie qu'on va pouvoir manger ce soir. Alors un deuxième arrêt s'impose, quelques kilomètres plus loin, dans un supermarché plus normal où on a enfin pu faire le plein de produits sains.
Toutes ces allées et venues dans les couloirs de supermarché nous ont épuisés. Dans ces conditions, on laisse tomber toutes les chutes (d'eau) sur notre trajet. Dommage pour les Shannon Falls ou les Brandywine Falls.
On a du mal à garder les yeux ouverts et c'est complètement au radar qu'on boucle la distance restante.
19 h 30 : ouf, destination atteinte. On ne profitera ni de Whistler ni même de notre hôtel, sauf du coin cuisine pour nous préparer rapidement à dîner avant de tomber dans les bras de Morphée aussitôt après.
Il est 6 heures du mat' à notre horloge interne.
Distance parcourue dans la journée : 135 km
Notre SUV... rutilant !

De Whistler à Prince George, des lacs Joffre Lakes au parc provincial des Eskers J2 : Vendredi 14 août 2015
Le décalage horaire joue en notre faveur : réveil à l'aube à 3 heures du matin. A 5 heures, petit déjeuner. A 6 heures, check out !
La journée est à nous, le ciel pas terrible mais la température est douce et l'envie de randonner irrépressible. Pas de souci, j'ai tout prévu.
Première randonnée aux Joffre Lakes. Point de départ sur la Hwy 99 à une soixantaine de kilomètres de Whistler.
J'avais oublié de préciser que nous la suivons depuis hier. Appelée aussi "Sea to Sky Highway", cette route de la mer au ciel surplombe d'abord la baie de Howe à l'ouest de Vancouver, puis traverse les montagnes de la chaîne côtière avant de rejoindre la région des cow-boys à Lillooet. Assez large jusqu'à Whistler, elle se rétrécit ensuite pour devenir une route de montagne étroite et sinueuse.
Mais revenons à nos lacs. Le premier des trois (car oui, il y en a trois), le Lower Joffre Lake, se trouve à cinq minutes en contrebas du parking. Les deux suivants, situés au pied de glaciers impressionnants, nécessitent un peu d'effort mais pas autant que je ne le craignais car le sentier, récemment dévié et réaménagé, se parcourt à présent aisément.
A mi-chemin entre le premier et le deuxième lac, nous croisons un jeune randonneur, parti du parking juste un peu avant nous. Déjà sur le retour ? En fait, il nous avoue préférer faire demi-tour, il ne se sent pas tranquille tout seul car ce matin sur la Nationale il a croisé en voiture un couguar. Il n'aimerait pas se trouver nez à nez avec une telle bête en plein milieu de la forêt. Je lui propose de se joindre à nous, à trois on se sentira plus forts.
Mais en dehors d'un ours… en bois sculpté inoffensif et de quelques geais gris très coopératifs, rien d'alarmant !
La rive du Middle Lake marque le terminus pour notre co-randonneur slovaque. Il est maintenant plus rassuré par l'arrivée progressive d'autres randonneurs.
Quant à nous, nous poursuivons jusqu'au Upper Lake puis jusqu'au camping (rudimentaire) implanté sur sa rive Nord afin d'embrasser d'un seul regard l'étendue d'eau turquoise, la ceinture de pins qui l'enserre et la couronne de glaciers qui la coiffe. Waouh !
Si le soleil fait défaut pour mettre en valeur la réelle beauté de ces lacs, il ne semble pas indispensable pour rehausser la couleur jaune fluo des mousses qui frangent ici les branches des pins.
Bref, c'est une belle randonnée, avec un excellent rapport qualité/effort. Les chiffres le démontrent : entre 8 et 9 km en 3 heures et demie AR pauses comprises avec 400 mètres de dénivelé. Plutôt cool pour une première !
De retour à la voiture, nous enchaînons avec le pique-nique et à midi nous sommes prêts à reprendre la route alors que le soleil tente de timides percées.
Notre prochaine étape ? En réalité, nous n'avons pas de réservation pour ce soir ni pour les deux nuits suivantes afin de nous laisser toute latitude pour organiser ces premières journées. Néanmoins, l'idéal serait de pouvoir atteindre Williams Lake, soit 350 kilomètres. Ouille !
Une soixantaine de kilomètres plus loin, Lillooet marque l'entrée dans une région de steppe semi-aride : pins desséchés, collines pelées, prairies brûlées par le soleil. On a du mal à se croire au Canada !
Après quelques gouttes de pluie qui mouillent à peine le pare-brise, le soleil revient en force.
A Cache Creek c'est au tour de la Hwy 97 appelée aussi Cariboo Hwy de nous rapprocher du Nord dans des paysages à nouveau plus verts, à travers un plateau vallonné couvert de forêts de bouleaux et de ranchs immenses.
70 Mile House, 100 Mile House, 150 Mile House : ce sont aujourd'hui de petites localités émaillant cette route des Cariboo, mais à l'époque de sa construction au milieu du XIXe siècle, à la période glorieuse de la ruée vers l'or, c'étaient des relais de diligences où voyageurs et bêtes pouvaient faire une pause. Leur nom fait référence à la distance qui les séparaient de Lilloet, point de départ de la route.
Ces mêmes lieux nous permettent de nous relayer au volant afin d'arriver comme souhaité jusqu'à Williams Lake où nous n'avons pas de mal à trouver un toit.
Quelques brasses dans la piscine et une trempette dans le jacuzzi nous font tenir jusqu'au dîner au restaurant voisin, où nous commandons les premiers d'une longue série de fish and chips.
Distance parcourue dans la journée : 389 km
J3 : Samedi 15 août 2015
Départ à 7 h 30 avec déjà une heure et demie gagnée sur la veille. On se recale progressivement. Grand soleil et 15 degrés.
Nous n'avons pas d'impératif pour ce soir mais l'idéal serait qu'on dépasse Prince George à 250 km. Dans l'absolu rien d'infaisable même en ayant quelques projets de détours sur le trajet.
Premier arrêt à Quesnel, 120 km plus au nord, au parc provincial des Pinnacles pour voir des pinacles, ces aiguilles rocheuses qui s'élèvent le long d'une falaise.
A l'entrée, un panneau met en garde les visiteurs. Ours et couguars fréquentent assidûment les lieux. Si on en a vus ? Euh… seulement leurs traces.
Après ce petit intermède (1 heure), remettons-nous au volant. La route des Cariboo, toujours elle, traverse à présent le plateau du fleuve Fraser, couvert de forêts et émaillé de petits étangs si prisés des élans. Pourtant, pas un seul de ces fiers cervidés ne daigne se montrer. Juste quelques biches sur les bas-côtés attendent patiemment pour traverser.
C'est une très belle route, parfois à quatre voies, souvent à trois, où la circulation est très light bien que nous soyons en plein week-end de la mi-août. Nous apprécions vraiment beaucoup cette absence de pression touristique.
C'est donc très zen, tout en écoutant quelques airs de musique country diffusés par notre radio satellite, que nous arrivons comme une fleur vers midi à Prince George. Nous ignorons la ville en nous dirigeant immédiatement à 40 km au nord-ouest de l'agglomération vers Eskers Provincial Park.
En regardant la carte, j'avais imaginé que nous allions faire tranquillement le tour de ces lacs dans un terrain dégagé et sans beaucoup de dénivelé.
En réalité, un esker est une formation glaciaire se présentant sous forme de buttes allongées, rectilignes ou sinueuses, pouvant atteindre quelques kilomètres de longueur pour les plus grandes, et de quelques mètres de hauteur.
Or justement le parc provincial en question comprend un ensemble d'eskers formés jadis par des glaciers couvrant cette partie de la Colombie-Britannique.
Voilà qui explique pourquoi la randonnée n'est pas de tout repos, enchaînant montées et descentes incessantes en passant à chaque fois sur des crêtes entre deux lacs (ces fameux eskers !).
La vue sur les plans d'eau est souvent limitée, filtrée par un rideau d'arbres, ici des trembles… magnifiques par ailleurs.
Au final, le dénivelé et la distance dépassent ceux d'hier : 413 mètres et 13 km pour une durée d'un peu plus de trois heures sans pause significative. Bref, on a bien crapahuté !
Côté flore, une belle récolte !
Et côté animaux ? La documentation du parc indique la présence de moose, deer, squirrels, grouse, waterfowl, et surtout du résident principal, le castor.
Parmi tous ceux-là, nous avons bien aperçu un mignon petit écureuil qui nous a regardé d'un œil malicieux tout en croquant une noisette.
Bien que non mentionnés, nous avons entendu hurler des coyotes (enfin, c'est ce qu'on pense avoir entendu). Mais nous avons surtout subi l'assaut de nuées de moustiques, pas mentionnés eux non plus ;-) On était donc soulagés en arrivant à la voiture !
Une fois à l'abri dans l'habitacle et après nous être aspergés un peu tard de lotion, nous nous sentons néanmoins encore capables de remplir nos objectifs : dépasser Prince George pour nous rapprocher de Smithers, notre étape suivante.
Cap à l'ouest par la Hwy 16 ou Yellowhead Hwy pour une petite centaine de kilomètres supplémentaires.
Il est 19 h 30, en atteignant la petite ville de Vanderhoof, nous avons tenu notre objectif. Le Northern Country Inn fait motel et restaurant. C'est parfait !
Distance parcourue dans la journée : 410 km
Lac Joffre

Autour de Smithers : Babine Moutains, Harvey Mountain et Crater Lake J4 : Dimanche 16 août 2015
Soleil radieux et ciel d'azur. Pas de temps à perdre, à 8 heures nous sommes derrière le volant.
Toujours pas de réservation pour ce soir mais nous souhaitons faire une randonnée près de Smithers. Nous projetons par conséquent de passer la nuit dans cette petite ville.
Le trajet, un peu moins de 300 kilomètres, devrait nous prendre la matinée, ce qui nous laissera l'après-midi pour randonner.
Depuis Prince George hier, nous sommes sur la Highway 16 ou Yellowhead Highway, une route qui a ses racines dans les Prairies canadiennes à Winnipeg à plus de 3 000 kilomètres d'ici et qui traverse quatre provinces canadiennes. Elle ne nous est pas étrangère car nous l'avions déjà empruntée en 2009 entre Jasper et le mont Robson.
Après Vanderhoof, la route 16 serpente jusqu'au cœur du District des Lacs à Burns Lake avant d'atteindre la ville de Smithers, cernée de sommets escarpés propices aux activités outdoor hiver comme été.
Avec un tel potentiel, nous attendions à trouver foule dans les alentours de la ville. Or pour un dimanche, il n'y a pas plus de trois véhicules garés au départ de Harvey Mountain Trail dans le parc provincial des Babine Mountains.
Malheureusement le soleil si ardent ce matin a fini par se cacher. Nous craignons que dans ces conditions la balade perde de son intérêt.
Alors ?
Tout au long de la montée dans la forêt, le ciel est effectivement resté couvert mais miracle, au moment où nous débouchons dans les alpages, les nuages cèdent la place à un ciel uniformément bleu, nous laissant tout loisir de profiter de ces magnifiques paysages alpins : prairies fleuries, crêtes abruptes et surtout panorama d'exception. Nous sommes à 1744 mètres d'altitude.
Veines de gris et d'orangés irrigant le flanc des montagnes et tapis vert sombre couvrant leurs pieds : nous sommes fascinés par le tableau !
C'est une chèvre des montagnes qui va nous arracher à notre contemplation. Nous tentons de l'approcher mais elle ne l'entend pas de cette oreille.
A la disparition de la chèvre, notre intérêt déplace sur les fleurs et les baies encore présentes en cette fin d'été alors que plus loin, comme un signe annonciateur de l'automne, les champignons montrent déjà le bout de leur chapeau.
Dernière immortalisation de Harvey Mountain en espérant que l'été veuille bien jouer les prolongations.
Puis c'est le retour dans la vallée au bout 4 heures aller/retour pour 9,8 kilomètres et 863 mètres de dénivelé. Rude mais superbe !
Cette randonnée figure d'ores et déjà parmi les plus belles du voyage.
Pour finir la journée en beauté, il ne reste plus qu'à trouver un hébergement. A l'entrée de la ville de Smithers, une belle bâtisse blanche à colombages (un petit air normand !) nous tape dans l'œil et le tour est joué.
J5 : Lundi 17 août 2015
Un petit coup d'œil par la fenêtre confirme que le beau temps se maintient. Je propose de profiter encore un peu des alentours de Smithers ce matin avant de continuer notre progression vers le Nord-Ouest. Sait-on jamais !
Dans la station de ski de Hudson Bay Mountain, j'avais repéré le Crater Lake Trail dont la durée semble compatible avec notre timing.
A 8 heures, nous prenons la route de montagne qui dessert la station. Vu la taille des parkings on imagine l'affluence et l'activité qui doivent régner ici l'hiver. Aujourd'hui, il n'y a guère que quelques résidents en train de faire de l'entretien.
Le sentier débute à gauche des remontées mécaniques. Il dépasse rapidement la cime des sapins de sorte que nous ne tardons pas à apercevoir la crête colorée dans le creux de laquelle se cache le lac.
Au bout d'une heure le lac est à nous.
Un petit tour sur sa rive nous dévoile son écrin.
Par-delà les parterres de fleurs qui le bordent, par-delà les douces collines qui l'entourent, notre regard s'arrête sur les sommets le plus élevés où des glaciers immaculés scintillent au soleil.
En repartant, une dernière vue d'ensemble du lac qui, tel un œil dans la montagne, nous regarde nous éloigner.
Fin de la randonnée à 11 heures soit 2 heures et demie pour 6 kilomètres AR et 275 mètres de dénivelé. Facile et très belle !
Maintenant place au trajet en voiture. Ce soir, nous serons à la pointe sud-est de l'Alaska, à Hyder où les ours ont rendez-vous avec les saumons dans le ruisseau de Fish Creek.
De saumons, il en est déjà question à Moricetown, juste après Smithers, toujours sur la Yellowhead Highway. Sur la rivière Bulkley, en territoire amérindien, un piège à saumons, vieux de cent ans, est encore utilisé de nos jours par les autochtones. Les poissons sont capturés à l'aide de longues perches munies d'épuisettes. La dextérité dont font preuve les pêcheurs est impressionnante.
Au carrefour des routes 16 et 37, il est encore question de communautés Natives mais cette fois à travers ce qu'elles ont légué de plus caractéristique : les mâts totémiques. Ceux de Kitwanga méritent un arrêt.
Ils ont été érigés entre 1840 et 1942, chacun se rapportant à une famille ayant vécu sur le site et appartenant à l'un des trois clans : les aigles, les loups et les grenouilles. Les motifs sur les totems sont en rapport avec ces thématiques.
Curieusement ils font aujourd'hui directement face à l'église St Paul (1893) et à son clocher en bois (1974), preuves que culture amérindienne et religion chrétienne ne sont plus antinomiques.
Kitwanga, c'est aussi l'endroit où nous quittons la Yellowhead pour prendre la Stewart-Cassiar Highway (Hwy 37) une route où l'on voit, paraît-il, des animaux à tout bout de champ. Mais en dehors des panneaux nous prévenant de telles fréquentations, pas la moindre rencontre !
C'est donc très impatients que nous comptons sur la dernière portion de route, la Hwy 37A, pour nous rapprocher au plus vite de Stewart et Hyder où la chance de voir des ours dans le ruisseau de Fish Creek est quasi assurée.
Déjà à mi-chemin, le nom de ce glacier évoque le plantigrade. Bear Glacier : un nom prémonitoire ? On l'espère !
17 heures : nous atteignons Stewart, terminus de la route, côté Canada, au bord du canal de Portland, une sorte de fjord très étroit, long de 90 kilomètres. C'est ici que nous avons prévu de nous poser pour les deux prochaines nuits mais dans l'immédiat c'est vers la localité voisine que nous nous pressons.
Avant même de faire le check-in dans notre hébergement et après avoir traversé la frontière sans nous en rendre compte ou presque, nous voici à Hyder (60 habitants), sorte de village fantôme au bout du monde, situé en Alaska mais relié au reste de l'Etat uniquement par voie maritime ou aérienne. Un drôle d'endroit pourtant hyper connu et fréquenté par plus de 40 000 visiteurs par an, venus observer, depuis une passerelle au-dessus d'un ruisseau, le spectacle des ours pêchant le saumon entre juillet et septembre. Nous ne voulons pas rater ça.
Alors ?
Les saumons sont bien là en nombre, les uns frétillant dans l'onde claire…
… les autres terminant ici leur vie de poisson (c'est le triste sort des saumons du Pacifique de mourir après la reproduction et la ponte). La rivière devient alors leur cimetière. Une odeur de décomposition flotte d'ailleurs dans l'air.
Les visiteurs aussi sont nombreux, fébriles, agglutinés à la balustrade, l'appareil photo prêt à mitrailler. Certains y ont manifestement passé une partie de la journée.
En attendant, les goélands se régalent de ce festin de saumons et, faute d'ours, constituent un bon sujet photographique.
Les plantigrades, quant à eux, se font intensément désirer. Les visiteurs font les cent pas sur la passerelle et tuent le temps comme ils peuvent.
Soudain, un frôlement dans les buissons… produit une agitation chez les spectateurs qui resserrent les rangs. Chacun tente de se trouver la meilleure place pour surtout ne pas manquer le spectacle.
Les minutes passent, le suspense est insoutenable ! Sortira… ou ne sortira pas ?
Eh bien… aucun plantigrade n'est sorti du bois. Les spectateurs se dispersent à nouveau, l'attente reprend.
Au bout d'une heure, ni très patients ni très contemplatifs, nous décidons de reporter la suite de l'observation à demain matin à la première heure (ouverture du site à 6 heures). Peut-être serons-nous plus chanceux !
Pour le moment, retour à Stewart dont l'ambiance rétro nous fait faire un voyage dans le passé.
Distance parcourue dans la journée : 412 km
Babine Mountains

De Fish Creek à Salmon Glacier (Alaska), en attendant les ours J6 : Mardi 18 août 2015
Le réveil sonne à 5 heures et une heure plus tard, nous sommes parmi les premiers à l'entrée du site de Fish Creek.
Le jour commence tout juste à se lever. Dans le ruisseau, pour l'instant, rien d'excitant !
Les visiteurs, comme hier, vont et viennent. Tout d'un coup, quelques appareils photo se déclenchent. Se passerait-il quelque chose ? Rien, enfin si, mais c'est juste un héron qui vient de se poser dans la rivière.
Un héron qui se délecte, des goélands qui se disputent les meilleurs morceaux en piaillant, un aigle qui plane… mais toujours aucun ursidé affamé ! Mais où sont-ils donc passés ?
Au bout de presque deux heures à faire le pied de grue, on abdique ! Tant pis, on reviendra plus tard en espérant tomber à un meilleur moment.
Côté météo, ce n'est pas jojo, le ciel est couvert, avec des nuages bas et un crachin intermittent.
Le projet de la matinée consiste à prendre la Granduc Road, une piste de 37 kilomètres menant à un point de vue sur la langue glaciaire du Salmon Glacier.
Hum, pas sûr qu'on y voie grand chose mille mètres plus haut !
Effectivement, au fur et à mesure de la montée, on s'enfonce progressivement dans une épaisse purée de pois où seuls quelques reliefs fantomatiques se laissent brièvement entrapercevoir.
Au point de vue, c'est encore pire. Le glacier est tout bonnement invisible et la pluie nous cloue dans la voiture.
Après la pluie, le beau temps, dit le proverbe. Alors attendons un peu. Patience et longueur de temps…
Une heure plus tard, alors qu'une amélioration semble se profiler, Hervé sort de la voiture pour discuter avec le Bearman, le vendeur de CD et autres DVD, présent toute la saison au point de vue. Il s'y connaît en météo.
Il lui prédit une embellie et nous conseille de poursuivre un peu la piste, on serait alors sous les nuages et on distinguerait le glacier.
On suit ses recommandations mais on ne voit pas davantage le glacier. En revanche, le soleil fait des efforts considérables pour disloquer les nuages.
Il darde ses rayons pour éclairer cette gorge.
Il accroche des guirlandes de petites ampoules lumineuses à l'extrémité des branches des sapins.
Mais il a beau faire, les sommets et le glacier restent cachés.
Alors tant pis !
Pourtant, mille mètres plus bas, au niveau de la mer, the weather isn't too bad ! Petite balade au bord du canal de Portland au petit air de fjord norvégien !
Puis nouveau passage à Fish Creek sans être véritablement convaincus de la pertinence d'une visite en pleine journée mais sait-on jamais !
Autant ne pas faire durer le suspense : il n'y a pas plus d'animation que ce matin. Un petit tour et on s'en va, on reviendra encore ce soir !
Passage par la frontière canadienne car, si on entre comme on veut en Alaska à cet endroit, il faut en revanche montrer patte blanche pour revenir au Canada. Contrôle des passeports à chaque passage.
Après un moment de repli dans notre pied-à-terre à l'heure du midi, après toutes ces heures passées à attendre, il est temps de nous bouger un peu.
Parmi les randonnées que j'avais repérées aux abords de la ville, celle-ci me semble la plus adaptée :
One of the easier and more interesting local trails is Barney's Gulch Trail, otherwise known as the Sluice Box. This route follows the original railway bed leading out of Stewart and then climbs along a historic Sluice Box, once used by miners to channel water and search for gold. The end point offers a great view of Stewart and the Portland Canal.
Adjugé !
Un panneau au point de départ met en garde, forcément…
On y va quand même ? Oui, malgré les ours, malgré la pluie qui commence à tomber, malgré les papiers gras envolés de la décharge voisine et jonchant le début du sentier, malgré l'accès un peu raide au départ, allons-y !
Très vite, on est pris par une ambiance à la Jurassic Park. On se sent un peu comme des Lilliputiens, impressionnés par la taille des arbres et l'exubérance de la végétation et surtout par le nombre et la variété de champignons qui tapissent les sous-bois.
Incroyables, hallucinants (je n'ai pas dit hallucinogènes ;-) par leur forme, leur couleur et surtout par leur taille.
Bref, nous avons adoré cette randonnée qui nous a pris 3 heures pour 7 km AR et 400 mètres de dénivelé.
Hervé m'avoue même qu'il a préféré faire cette balade plutôt que de passer l'après-midi à attendre les ours. Ouf, ma préparation est sauve !
Mais comme nous sommes venus ici avant tout pour eux, nous passons une fois encore la frontière canado-américaine en début de soirée avec l'espoir de les apercevoir enfin.
Nous comptons y consacrer une heure avant le dîner et éventuellement encore une heure après, le site fermant à 22 heures et la frontière à minuit. C'est notre dernière chance, demain nous quittons la région.
Pour l'instant, c'est toujours le calme plat dans le ruisseau. Seul l'envol d'une nuée de goélands offre un peu de matière aux photographes.
En interrogeant nos voisins de passerelle, nous apprenons que leur chasse photographique n'a guère été plus fructueuse, mais pas nulle non plus. Certains ont eu la chance de voir un ours ou deux, parfois tout simplement sur la route.
Alors pourquoi pas nous ?
Au bout d'une heure, on craque à nouveau. Tant pis pour les ours, c'est l'heure du dîner.
Mais alors que nous sommes sur la route en direction du village, en nous interrogeant sur les raisons d'un tel manque de chance (trop tard en saison ? trop peu d'assiduité ?) je m'écrie tout d'un coup : "Regarde ce qui va là".
Un ours noir est en train de déambuler sur le bas-côté, une centaine de mètres devant nous. Mais le temps d'attraper l'appareil photo et d'arriver à sa hauteur, il a déjà disparu dans les fourrés. Peut-être se rend-t-il dans le ruisseau de Fish Creek ?
On y retourne ?
Non, maintenant qu'on est là, allons d'abord dîner.
Le restaurant est surprenant au premier abord, mais on y mange un excellent poisson grillé (saumon ou flétan), servi sans chichi dans de la vaisselle en plastique, attablés à l'extérieur, ou à l'intérieur dans une cabane annexe. Dans le bus, Diana cuisine le poisson pêché par son mari. Un restaurant à l'image de ce coin d'Alaska, simple et rustique !
C'est dans ce décor old style que se termine notre séjour dans ce coin perdu et même si l'observation des ours a été infructueuse (ou presque), nous avons apprécié le côté un peu décalé de ce bout du monde. Une étape attachante en somme !
Distance parcourue dans la journée : 90 km
Près de Salmon Glacier

En territoire des Premières Nations, Nisga'a et Haida J7 : Mercredi 19 août 2015
Avec notre pass valable 3 jours, nous aurions pu retourner une dernière fois à Fish Creek mais nous ne croyons plus trop à notre bonne étoile. De plus, nous avons une longue journée de route devant nous. Alors bye, bye les nounours… s'il en reste, car nous, on pourrait avoir des doutes ;-)
Ce soir, nous devons être à Prince Rupert, à 450 kilomètres, tout en ayant prévu la visite d'un parc provincial en cours de trajet. Autant dire que la journée va être bien remplie.
Stewart et Hyder étant les points les plus septentrionaux de notre circuit, nous retournons à présent vers le sud. Comme ces deux localités sont également situées dans un cul-de-sac, il nous faut revenir en partie sur nos pas, du moins jusqu'à Cranberry Junction.
En quittant Stewart, les nuages bas sont toujours accrochés aux montagnes mais avant même d'arriver sur la Highway 37, le soleil commence à faire de belles apparitions. Normal, nous prenons la direction du sud, celle du soleil ;-)
A Cranberry Junction (une petite intersection à peine signalée), une route forestière non bitumée constitue un raccourci pour rallier Prince Ruppert. Elle permet surtout de faire une incursion en territoire Indien, celui des Nisga'a, pour une découverte du parc provincial dont le nom exact est Anhluut'ukwsim Laxmihl Angwinga'asanskwhl Nisga'a dans la langue locale.
Retenons plus simplement son nom anglais : Nisga'a Lava Memorial Bed Park.
En effet, parmi les événements ayant marqué l'histoire des habitants de la vallée du fleuve Nass, il en est un qui a aussi transformé le paysage et dont le parc se veut le témoin.
Dans la deuxième moitié du XVIIIe siècle, une éruption volcanique massive (celle du Tseax Cone) projeta une épaisse couche de lave sur la vallée, détruisant des villages entiers, étouffant la végétation et tuant plus de 2000 ascendants des actuels Nisga'a. La lave a recouvert une zone de dix kilomètres de long sur trois de large, créé l'actuel Lava Lake et modifié le tracé du fleuve Nass.
Selon la légende Nisga'a, ce sont des enfants en s'amusant à maltraiter des saumons, source de vie, qui ont déclenché la colère de la Terre.
En voyant ces paysages, on ne peut s'empêcher de penser à l'Islande et à la catastrophe du Lakagigar qui curieusement s'est produite à peu près à la même époque.
Plus de 250 ans plus tard, la végétation commence tout doucement à reprendre le dessus. Le volcan dort aujourd'hui tranquillement au cœur du parc mais il pourrait encore se réveiller dans le futur et provoquer une nouvelle catastrophe.
En voyant les eaux si paisibles du Lava Lake, rien ne laisse deviner qu'un chaos d'envergure a été à l'origine de sa création.
Son espace de pique-nique sous les sapins tombe à point pour la pause de la mi-journée. Magnifique vue sur les glaciers au loin.
Avec les glaciers en ligne de mire, nous avançons jusqu'à Terrace où nous retrouvons la Yellowhead Higway, déjà empruntée entre Prince George et Kitwanga.
C'est cette dernière qui nous conduit ensuite jusqu'à Prince Rupert dans une très large vallée que se partagent la route, la voie ferrée et la rivière Skeena, bordée par une enfilade de pics escarpés.
Arrivée à 17 heures à Prince Rupert où il fait beau et chaud (21 degrés).
Que demander de plus ? Une belle vue ? Nous l'avons. Un beau coucher de soleil ? Egalement ! I Un bon dîner ? Evidemment ! Bref, tout baigne. J
Distance parcourue dans la journée : 440 km
J8 : Jeudi 20 août 2015
Aujourd'hui nous allons nous déplacer de 200 kilomètres sans faire grimper d'autant le compteur de notre voiture. Comment ? En empruntant un ferry.
Destination pour les quatre jours prochains : l'archipel de Haidai Gwaii, anciennement appelées îles de la Reine Charlotte.
Le départ du ferry est prévu à 10 heures mais la compagnie BC Ferries demande de se présenter deux heures avant, même en ayant une réservation. L'embarquement des véhicules est bien rodé. Avec notre SUV, nous attendons dans la ligne des undersized vehicles. C'est vrai qu'à côté de lui, les 4 x 4 locaux ont l'air de monstres mais ici ils sont la norme. Dans les oversized vehicles figurent quelques semi-remorques et quelques caravanes ou campings-cars extravagants.
Une fois le Santafe avalé dans le ventre du navire, nous montons dans les étages pour nous trouver une bonne place. Vu la taille des salons, pas de souci. C'est carrément d'une rangée entière dont nous pouvons disposer, sans oublier la fenêtre pour la vue. Certains passagers sont très bien organisés, ils ont même prévu couvertures et oreillers afin de s'allonger par terre entre les rangées.
Nous n'en sommes pas encore à ce degré d'organisation mais nous en prenons de la graine pour nos prochains déplacements en ferry.
A dix heures pile, le navire lâche les amarres. C'est parti pour sept heures de traversée. Le temps est plutôt maussade :-(
Depuis le pont, nous observons l'activité du port et des bateaux qui reviennent de la pêche. Celui-ci est sans doute sorti très tôt ce matin comme le laisse penser son nom de Pacific Sunrise.
Plus loin, le ferry louvoie entre plusieurs groupes d'îles sur une mer très calme avant d'effectuer une grande traversée en diagonale du détroit d'Hécate, en direction du port de Skidegate.
Grignotage, petite sieste, lecture et film vont alors occuper ces quelques heures en pleine mer. Pendant les dernières soixante minutes, l'approche des terres nous offre un nouveau divertissement, celui du spectacle de ces côtes, se déclinant dans le lointain, en cinquante nuances de gris.
Avec ses paysages de montagnes escarpées (s'élevant jusqu'à 1200 mètres) le long de la dorsale occidentale de l'archipel, avec ses fjords spectaculaires, ses colonies d'oiseaux marins et d'otaries, ses forêts d'épinettes géantes, de Sitka et de cèdres, ses vestiges de totems, les îles Haida Gwaii qui signifient "îles du peuple" en l'occurrence celles des tribus Haida, constituent une région unique au Canada.
L'archipel compte plus de150 îles. Toute la partie Sud, très préservée, est classée parc national et uniquement accessible via des tours organisés souvent de plusieurs jours. Les deux îles du Nord, Graham Island et la partie nord de Moresby Island, qui sont aussi les plus peuplées (mais tout est relatif), peuvent être parcourues sans intermédiaire.
Pour notre séjour, nous avons retenu l'île de Graham où nous passerons deux nuits à Masset suivies de trois nuits à Queen Charlotte.
A la descente du ferry, direction le port de Masset, à l'extrême nord de l'île de Graham, où il fait ce soir un temps superbe. Pourvu que ça dure !
Distance parcourue dans la journée : 106 km en voiture mais aussi 202 km en ferry.
Lava Lake

Naikoon Nord, randonnée de Tow Hill à Cape Fife J9 : Vendredi 21 août 2015
La pointe nord-est de l'île de Graham abrite le parc provincial de Naikoon caractérisé par un mélange de forêts côtières humides tempérées, de tourbières, de dunes de sable, et bordé par une centaine de kilomètres de plages sauvages.
A 25 km à l'ouest de Masset se trouve l'une des icônes naturelles du parc, à savoir Tow Hill, un affleurement basaltique dominant toute la région, du haut de ses 120 mètres.
C'est à ses pieds que nous nous garons mais repoussons à plus tard son ascension car dans l'immédiat nous avons un autre projet : profiter du temps sec pour nous lancer dans une randonnée nécessitant la journée, en direction de Cape Fife.
Le ciel dégagé de bon matin finit par se voiler. Dommage !
A 9 h 45 nous sommes prêts à nous attaquer à la traversée d'une dizaine de kilomètres de forêt dense et moussue jusqu'aux plages de sable de la côte Est.
Nous avons de la chance, il ne pleut pas. La progression se fait sur un sol mou et spongieux qui doit rapidement se transformer en bourbier en cas de pluie.
Dans cet écosystème humide, les arbres partent à l'assaut du ciel et rivalisent en taille. Ici des cèdres de l'ouest ou Thuya plicata. Heureusement que les thuyas de notre jardin n'atteignent pas cette taille ;-)
Les mousses sont parfaitement dans leur élément. Elles couvrent le sol d'un coussin douillet dans lequel on aimerait s'enfoncer.
Elles colonisent également les branches des arbres qui, ainsi parées, prennent des formes étranges. Main fourchue ? Animal cornu ?
Plus loin, dans les tourbières, les mousses s'habillent de rouge carmin pour mieux se distinguer.
Il va sans dire qu'avec de telles conditions, les champignons prolifèrent allègrement.
Trois heures trente seront nécessaires pour boucler la dizaine de kilomètres au cours desquels nous n'avons croisé aucun humain. En revanche, nous avons pu observer quelques animaux. Du plus grand au plus petit : daim, femelle de tétras, grenouilles et limaces.
Le refuge de Cape Fife marque la fin provisoire de notre balade. Un panneau met en garde contre les ours. Nous ne sommes donc pas vraiment étonnés de découvrir sur l'immense plage en contrebas un petit requin portant une trace de morsure. Sans doute le fait d'un ours.
En dehors de cette bête, nous pensions le lieu désert. Or à notre grand étonnement, nous distinguons au loin la silhouette d'un marcheur qui avance vers nous. Il s'agit d'un Britannique effectuant une randonnée de plusieurs jours en suivant le littoral (90 km). Nous lui laissons le reste de notre eau minérale. Ça change de son breuvage opaque résultant du filtrage de l'eau trouvée sur son trajet.
Une heure plus tard, nous reprenons le chemin inverse qui, à défaut de nouveautés, finit par nous paraître long et fatigant, au point de ne plus avoir le courage de grimper sur les hauteurs de Tow Hill à l'arrivée.
Cette randonnée de seulement 127 mètres de dénivelé mais de 19,3 km de long parcourus en un peu moins de 7 heures, nous a laissés sur les rotules.
Seul un groupe d'oies du Canada va réussir à interrompre notre retour vers Masset.
Nous serions sans doute allés nous coucher tôt si nous n'avions été invités par la maîtresse de maison à nous joindre aux autres hôtes ainsi qu'à quelques invités pour un sympathique dîner sur la terrasse. Malgré un ciel nuageux, la soirée, agrémentée par le survol de nombreux aigles et oies du Canada, est douce et agréable.
Deuxième nuit à Masset.
Distances parcourues dans la journée : 50 km en voiture mais aussi 20 km à pied.
Naikoon Nord

Naikoon Sud, sur la trace de l'épave du Pesuta J10 : Samedi 22 août 2015
Une nouvelle randonnée au programme ce matin ? Yes, off course, il ne faut pas s'arrêter sur une aussi belle lancée.
Elle sera moitié moins importante en distance et en temps que celle d'hier mais nécessite d'être faite à marée descendante. L'heure de la marée basse étant prévue à 12 h 13, il ne faut pas trop traîner surtout qu'il y a une heure de route entre Masset et l'aire de pique-nique de Tlell, point de départ du sentier.
Après des averses en fin de nuit, le ciel se dégage progressivement pour laisser place à un beau soleil alors que nous débutons notre marche. A 10 h 30, top départ !
L'objectif de cette randonnée est de découvrir l'épave du Pesuta, une barge dédiée au transport de grumes qui a sombré en 1928 au cours d'une tempête et dont les restes sont plantés dans le sable sur East Beach.
Nous commençons par une courte traversée de forêt en surplomb de la rivière Hiellen. Les arbres ne sont pas tout à fait les mêmes qu'hier mais surtout les rayons du soleil donnent à la forêt un tout autre éclairage.
Au bout d'une demi-heure, le chemin quitte la forêt. Nous continuons à présent en bord de rivière sur une large piste de galets tassés. Il fait très beau et même chaud.
Entre rivière et océan, les aigles marins s'envolent avec leurs proies.
Un peu avant midi, ce qu'il reste de l'épave apparaît devant nous.
Le photographe, inspiré, l'inspecte sous tous les angles. Vraiment très photogénique, cette épave !
Quant à la magnifique plage Est qui a l'air de se dérouler à l'infini, elle lui offre un décor hors norme.
Nous resterions bien à rêvasser sur le sable mais le ciel devient de plus en plus menaçant et risque de transformer le trajet de retour en galère.
Alors à l'heure de l'étale basse, nous nous dépêchons de quitter la plage mais finalement il ne tombera que quelques gouttes.
Après une tentative de variante le long de la rivière vite impraticable, nous réintégrons le sentier initial pour une arrivée à la voiture à 14 heures, après 3 heures et demie pauses comprises pour 10 km aller/retour.
Ce soir, nous dormons à Queen Charlotte (la ville). C'est donc cette direction que nous prenons en cours d'après-midi après un arrêt à Halibut Bight Rest Area.
Hervé n'hésite pas à fouler les galets de cette plage et à se tordre les pieds pour tenter de s'approcher d'un aigle sans savoir que quelques kilomètres plus loin, à l'entrée de la ville de Queen Charlotte, tout un groupe de rapaces est à portée d'objectif.
Après avoir oscillé à plusieurs reprises au cours de la journée entre soleil et pluie, le temps se gâte sérieusement ce soir alors que nous nous installons pour trois nuits au sud de l'île de Graham.
Distance parcourue dans la journée : 109 km
Epave du Pesuta

Graham Ouest, du lac Yakoun aux plages du Rennell Sound J11 : Dimanche 23 août 2015
Nous avons prévu d'explorer le côté ouest de l'île et aujourd'hui c'est le jour idéal pour le faire, non pas en raison de la météo (plutôt maussade) mais parce que nous sommes dimanche.
En effet, les routes qui desservent la côte ouest ne sont pas asphaltées. Ce sont des pistes prioritairement dédiées à l'exploitation forestière et fréquentées par des semi-remorques de taille. La circulation y est donc réglementée, uniquement tolérée à certaines heures. Régulièrement des panneaux rappellent que nous les empruntons à nos risques. et périls.
Vu les quantités de pluie tombées durant la nuit, les pistes trouées de nids-de-poule sont devenues boueuses et le Santafe rapidement repeint couleur gadoue.
Les sentiers sont eux aussi détrempés de sorte que nous enfilons des guêtres par-dessus nos chaussures afin de limiter les dégâts lors de notre première sortie de la journée.
En effet, vingt kilomètres après Queen Charlotte, un trail d'une trentaine de minutes doit nous conduire sur les rives du lac Yakoun. Mais avant d'atteindre le lac nous nous attardons au pied de plusieurs arbres géants à côté desquels nous avons l'air de nains !
La luminosité ambiante donne au Yakoun Lake un air de Loch Ness dont on verrait bien surgir LE monstre.
En guise de monstre apparaît un plongeon huard qui, dans son habit à damier noir et blanc, fend discrètement la nappe d'eau.
Après cette incursion au bord du lac (1 heure en tout), cap encore plus à l'ouest vers le Rennell Sound et ses plages après un passage de col à 300 mètres suivi d'une descente à 25 % vers le bord de mer.
On se croirait sur la route de la Traversée en Guadeloupe, même végétation, même humidité mais la chaleur en moins. Les températures ne dépasseront pas 13 degrés au meilleur de la journée aujourd'hui.
Plusieurs plages bordent cette côte ouest : dans l'ordre, du sud au nord, Five Mile Beach (dont on fera l'impasse pour cause d'averse passagère), Gregory Beach et Bonanza Beach dont tout le monde s'accorde à dire que c'est la plus belle.
C'est aussi la plus éloignée des trois et le terminus de la piste. C'est vrai qu'elle est belle, surtout sous le soleil.
Mais la préférée du photographe, c'est Gregory Beach. Elle possède un petit quelque chose d'artistique et de mystérieux. En outre, son sable noir lui confère un caractère plus sauvage.
Les grandes laminaires qui la jonchent exacerbent notre créativité. Nous laissons sur le sable une petite œuvre éphémère que nous ne manquons pas d'immortaliser.
Après un dernier arrêt au bord d'une parcelle forestière en cours d'exploitation à réaliser l'ampleur des dégâts, retour à Queen Charlotte en début d'après-midi.
Après la nature, un peu de culture est bienvenu ! La météo étant incertaine, autant rester à l'abri au musée du Haida Heritage Center à Skidegate afin d'en apprendre un peu plus sur l'histoire, la société, les arts et la nature dans l'archipel.
Le musée est construit comme un village Haida d'antan, composé de plusieurs maisons longues alignées. On y trouve de superbes pièces, notamment des masques, des boîtes en cèdre, de gigantesques totems sculptés, des canots, et de magnifiques créations en argilite noire.
De l'organisation de la société, nous retenons que chaque communauté Haida était divisée en deux groupes : Raven and Eagles. Les mariages se faisaient uniquement entre membres des deux différents groupes. Les enfants devenaient membres du groupe de leur mère. C'était donc une société matrilinéaire.
Après cet intermède culturel, l'état du ciel nous laisse l'opportunité de faire un saut jusqu'à Balance Rock, un bilboquet rocheux en équilibre au bord de mer.
Nous nous amusons à quelques jeux d'optique. Après avoir calé le rocher au creux de ma main, mue par une force herculéenne, je le hisse au-dessus de ma tête ;-)
Petit clin d'œil de fin de journée durant laquelle, en dépit d'une météo capricieuse, nous avons réussi à profiter de chaque instant. A l'image du rocher précédent, un équilibre parfaitement réussi !
Deuxième nuit à Queen Charlotte.
Distance parcourue dans la journée : 127 km.
Balance Rock

Excursion à Moresby Island et retour sur le continent J12 : Lundi 24 août 2015
Il a encore plu une partie de la nuit et même si ce matin, il ne pleut pas (encore), il fait bien couvert. Dans ces conditions, on peut faire une croix sur la randonnée réputée difficile vers l'un des sommets de l'île (1009 mètres), on n'y verrait rien. Autant rester au ras de l'eau !
Justement c'est en ferry que nous commençons la journée, avec une traversée d'une vingtaine de minutes vers Alliford Bay afin de voir à quoi ressemble l'île voisine de Moresby.
Pendant le court trajet, nous prenons place sur la viewing area afin d'être aux premières loges pour scruter les nombreux îlots qui constellent le fjord.
Les oiseaux y règnent en maîtres mais partagent volontiers les rochers avec quelques lions de mer.
A partir du débarcadère, une route circulaire fait le tour du nord de l'île, d'abord asphaltée jusqu'à Sandspit (qui accueille le principal aéroport de l'archipel) puis en terre sur le restant de la boucle. Nous l'empruntons dans le sens horaire.
Premier arrêt à Onward Point pour quelques minutes de marche dans une forêt littorale avant d'aboutir à un point de vue couvert. Vue sur Skidegate Inlet.
Après cette petite mise en jambes, nous poursuivons avec une randonnée un peu plus conséquente, juste avant l'entrée de la localité de Sandspit : Dover Creek Trail suivi de Hans Creek Loop.
Deux heures de marche au milieu d'une forêt de cèdres et d'épinettes majestueux, rivalisant en taille et en circonférence.
Avec de tels spécimens, pas besoin de construire de pont. Ici un de ces géants tombé en travers de la rivière fait office de passerelle naturelle.
Le couvert végétal est si épais qu'il nous abrite momentanément de la pluie. C'est un des avantages des promenades en forêt
Mais dans l'après-midi, des averses plus soutenues se succèdent, nous laissant juste un peu de répit pour jeter un œil à Secret Cove et pour ramasser quelques bolets et chanterelles au bord de la piste forestière qui nous ramène vers l'embarcadère.
Pendant le trajet de retour en ferry, c'est le déluge. Il est temps de rentrer !
Une journée en demi-teinte dont on retiendra surtout le goût de la poêlée de champignons ;-)
Troisième et dernière nuit à Queen Charlotte.
Distance parcourue dans la journée : 93 km
J13 : Mardi 25 août 2015
La journée est consacrée au retour à Prince Rupert. Départ du ferry à 10 heures, arrivée à 17 heures. Les cheminées fument, la sirène retentit, c'est parti !
A l'intérieur, nous avons maintenant nos habitudes : une rangée de sièges pour nous étaler, un pique-nique pour résister, une couverture pour somnoler, une baie vitrée pour ne rien manquer et sur l'écran de cinéma du navire, le film "The Musketeers" pour à la fois nous divertir et améliorer notre anglais. C'est parfait !
A ce rythme, le temps passe très vite.
Le navire commence par longer la côte Est de Graham Island jusqu'au niveau de Lawn Hill (au passage, nous apercevons Balance Rock) puis pique vers l'est en direction de Prince Rupert.
S'il fallait tirer un premier bilan de ces quatre journées passées sur l'archipel de Haida Gwaii, je dirais que nous avons été impressionnés par tous ces arbres gigantesques, que nous avons beaucoup aimé les paysages très préservés du parc provincial de Naikoon, mais remarqué que certaines parties des deux îles sont détériorées par l'exploitation forestière. C'est sans doute dans l'extrême sud de l'archipel classé parc national qu'il faut chercher les territoires les plus intacts, mais ça, c'est une autre aventure.
A l'approche du continent, nous finissons le voyage sur le pont à scruter les îles environnantes et surtout la couleur du ciel.
En effet, en avançant, le bateau laisse derrière lui la couverture nuageuse accrochée aux sommets des îles Charlotte.
Droit devant, le ciel est comme partagé en deux : bleu d'un côté, gris de l'autre. Mais qui des deux aura le dessus ?
Réponse à Prince Rupert à l'heure du coucher de soleil.
Comme par un coup de baguette magique, l'astre de feu transforme ce mélange un peu terne de bleu et de gris en une véritable explosion de couleurs, se déclinant du rose pâle au violet, du rose fuchsia à l'indigo avec... un arc-en-ciel en prime !
Bref, un moment rare que nous savourons pleinement en espérant qu'il annonce de belles journées à venir !
Distances parcourues dans la journée : seulement 15 km en voiture mais 200 km en ferry.
Coucher de soleil à Prince Rupert

Balades et baignade à Prince Rupert J14 : Mercredi 26 août 2015
Les horaires de correspondance entre le ferry de retour de l'archipel de Haida Gwaii et celui à destination de l'île de Vancouver via l'Inside Passage nous imposent aujourd'hui une journée de transit à Prince Rupert. Et cela tombe plutôt bien !
D'une part, parce qu'après deux semaines de voyage, ce passage en ville nous permet de régler quelques tâches d'intendance : lavage du linge, nettoyage de la voiture et surtout achat d'une paire de chaussures de randonnée, les miennes ayant rendu l'âme après plusieurs saisons de bons et loyaux services.
D'autre part, dans la ville la plus pluvieuse de la côte Nord-Ouest avec plus de 220 jours de pluie par an et le plus fort cumul de précipitations de tout le Canada, il fait aujourd'hui un temps exceptionnellement beau et chaud. La chance !
Alors une fois l'intendance réglée, profitons vite de cette belle journée.
Premier objectif : le parcours en boucle de Butze Rapids Trail. Le trailhead se trouve à cinq kilomètres de la ville par la Hwy 16.
Certes ce n'est pas de la grande randonnée, mais plutôt une balade pour "Papy Mamy et leur chien Youki" comme diraient certains. C'est une balade populaire où les Rupertois viennent volontiers faire leur jogging ou leur marche journalière.
C'est donc sous un ciel uniformément bleu, après avoir ressorti short et tea shirt (et ça fait du bien !) que nous nous engageons sur le chemin d'approche.
Au premier embranchement, nous ignorons ce panneau plein de malices et prenons ensemble la même direction ;-)
Le sentier, bien entretenu, traverse tour à tour une épaisse forêt de conifèreset une tourbière aux pins tordus, couverte de Droseras. Nous observons en détail cette plante carnivore ingénieuse.
Au bout d'une demi-heure, nous arrivons au niveau des Butze Rapids. C'est une curiosité naturelle liée au flux et au reflux de la marée autour de Kaien Island (l'île sur laquelle se trouve Prince Rupert), obligeant l'eau à se déverser dans l'étroit passage tantôt dans sens tantôt dans l'autre et créant des tourbillons à chaque inversion. Pas aussi spectaculaire que le maelström observé en Norvège mais curieux quand même !
Encore une demi-heure de plus en suivant le bord de mer et nous atteignons Grassy Bay. Ici les collines et îles boisées se mirent dans une eau si calme et si claire qu'on se croirait au bord d'un lac.
Pour finir, il n'y plus qu'à retraverser la forêt tout en s'informant au fil de quelques panneaux sur les différents types d'arbres, de baies, d'herbes et de plantes ainsi que sur leur utilisation actuelle et traditionnelle.
En bref, une balade tranquille de deux heures que cette belle météo a fait grimper dans notre estime.
Après un retour en ville pour le déjeuner, nous n'hésitons pas à reprendre la même direction dans l'après-midi vers Diana Lake, un lac situé lui aussi sur la Highway 16.
Dans notre sac, maillots de bain, serviette, crème solaire et couverture. Une idée en tête ?
En effet, le Diana Lake est apprécié pour la baignade. Or il fait tellement beau et chaud que tout est envisageable. A défaut nous prendrons au moins le soleil.
Alors ? Alors oui, nous l'avons fait.
En arrivant au bord du lac, la couleur du ciel, la douceur de l'air et la vue des baigneurs déjà à l'œuvre vont immédiatement nous convaincre de nous jeter à l'eau, mais juste pour quelques brasses car ce n'est pas la Méditerranée fin août, la température de l'eau doit tourner autour des 15 degrés.
En revanche, nous prenons tout notre temps pour lézarder au soleil, allongés sur notre couverture avec un bon bouquin. Nous serions sans doute restés davantage si nos voisins de gazon n'avaient fini par nous enfumer avec leur barbecue. En effet, en début de soirée, les bras chargés de victuailles, sont arrivés de plus en plus de pique-niqueurs, résolus à profiter de cette douceur exceptionnelle.
C'est le moment que nous choisissons pour migrer vers un autre lac, moins prisé par les amateurs de barbecue, Oliver Lake, toujours sur la 16.
Un havre de paix, seulement fréquenté par quelques canards, dans un décor de sphaignes, de mousses, de buissons et de pins rabougris aux allures de bonsaïs.
Le lac forme un miroir si lisse que les sapins qui s'y reflètent sont d'une netteté si parfaite qu'on les confondrait presque avec les originaux !
Les nénuphars, eux aussi, ont l'air irréels.
Une ambiance de calme et de sérénité que nous finissons par interrompre pour mener à bien les deux ou trois projets qui nous tiennent à cœur pour la soirée :
Recycler mes chaussures usagées en les déposant, non pas au pied du sapin de Nöel, mais au pied du Shoe Tree… Barboter dans le jacuzzi en plein air sur la terrasse de l'hôtel… Nous attabler un étage plus haut pour un délicieux dîner.
Vraiment une journée super agréable et, dans ces conditions, un petit faible pour Prince Rupert.
Il ne reste plus qu'à croiser très fort les doigts pour que cette météo exceptionnelle le reste demain tout au long du Passage Intérieur, le moment le plus attendu de notre voyage.
Distance parcourue dans la journée : 65 km
Oliver Lake, près de Prince Rupert

De Prince Rupert à Port Hardy par le Passage Intérieur J15 : Jeudi 27 août 2015
Réveil à 4 h 30 car il faut être dans la queue du ferry deux heures avant son départ prévu à 7 h 30. Il fait encore nuit alors que nous nous présentons pour les formalités. L'embarquement se fait à bon train.
Dans le garage, les voitures sont alignées au cordeau.
Ce navire est encore plus moderne, plus spacieux et plus confortable que les précédents. Certes, dans les étages supérieurs, les meilleures places, celles faisant directement face aux baies vitrées, sont déjà prises mais nous dénichons un petit salon silencieux et presque désert, dans lequel nous nous installons avec notre glacière, notre couverture et nos oreillers.
Au final, nous passerons le plus clair de notre temps sur le pont car il fait un temps magnifique alors que le ferry commence à s'engager dans Grenville Channel long de 70 km de long.
C'est parti pour 15 heures de navigation sur près de 500 kilomètres, à bord du Northern Expedition.
Pourtant, l'entrée progressive dans un banc de brouillard nous fait craindre le pire, mais cette brume très localisée va juste poser un voile de mystère sur les paysages alentour.
Une fois le brouillard dissipé, on prend pleinement conscience des sommets escarpés qui bordent le chenal, culminant entre 500 et 1 000 mètres. Dans sa partie la plus étroite, le passage ne fait que 400 mètres de large mais grâce à une profondeur de 500 mètres, les navires peuvent caboter au plus près du bord pour le plus grand plaisir des voyageurs.
C'est aussi l'occasion de croiser d'autres embarcations qui, du haut de notre ferry, ont l'air de joujoux.
Des plus classiques au plus original : Un voilier qui avance au moteur… Un bateau de pêche… Des grumes qui flottent toutes seules ? Euh, non, elles sont posées sur une barge tirée par un remorqueur !
De cap en baie, le ferry continue doucement sa route vers le Sud… quand tout d'un coup une annonce du capitaine fait l'effet d'une bombe dans les salons. Des baleines sont annoncées !
Nous ne les verrons qu'à distance mais elles sont des dizaines dans la baie. Partout à la ronde, on distingue leurs souffles, leurs dos et leurs queues.
Puis l'excitation retombe, la traversée suit gentiment son cours. Il est midi, nous en profitons pour nous retirer dans notre salon et casser la croûte.
Trois quarts d'heure plus tard, à proximité de Butedale, un site occupé par une conserverie en ruine, nouveau branle-bas de combat ! Le navire s'immobilise, un canot de sauvetage est mis à l'eau. Quelqu'un serait-il tombé à la mer ? Oui… un mannequin pour une séance d'entraînement. Le mannequin est rapidement repêché, ramené à bord du canot et pris en charge. Mission accomplie pour l'équipage ! Le ferry peut poursuivre sa route.
Sept heures trente après avoir quitté Prince Rupert, nous arrivons à hauteur de Boat Bluff, le plus joli des phares du passage. Il marque l'entrée de Tomie Channel.
Le spectacle se poursuit sur l'eau et dans le ciel, avec toute une série de nuages remarquables : moutonneux, pointillistes, alvéolés ou striés.
Sur le pont l'ambiance est décontractée. Casquette, lunettes et crème solaire sont des accessoires indispensables. Il fait tellement chaud en pleine après-midi qu'on se croirait en croisière en Méditerranée !
Les points d'intérêt se succèdent : Ivory Island, son phare et son jardin. Puis celui de Dryad Point qui annonce l'arrivée imminente à Bella Bella. Cela fait dix heures que nous avons quitté Prince Rupert.
Le navire fait une courte escale d'une demi-heure à Bella Bella avant de reprendre sa route.
C'est pendant le dîner qu'on nous annonce le passage à proximité du dernier point d'intérêt du voyage, le village amérindien de Namu. Il est 19 heures. Formule buffet à volonté au restaurant.
Après avoir fait un sort aux desserts, quelques pas sur le pont sont bienvenus dans l'attente d'un coucher de soleil qu'on espère spectaculaire. De curieuses volutes dans le ciel ? Je n'aimerais pas être dans cet avion. Le pilote a-t-il fumé ? ;-)
Le soleil tente d'embraser les nuages mais n'arrivera pas à y mettre le feu.
L'apparition de la lune et la tombée progressive de la nuit marquent la fin des attractions et le retour de la fraîcheur. Nous finissons la soirée dans les salons à lire et à somnoler pour les quelques heures restantes.
A 23 h 30, comme prévu, nous débarquons à Bear Cove et quelques minutes plus tard prenons possession de notre cabine pour deux nuits. Installation rapide et dodo illico.
Une sacrée journée et une chance inouïe avec la météo !
Distances parcourues dans la journée : seulement 8 km en voiture mais 500 km en ferry.
Dans le Passage intérieur

Sea stacks dans le parc provincial de Cape Scott J16 : Vendredi 28 août 2015
Il n'y a pas d'urgence ce matin, d'une part parce qu'il pleut (eh oui, région humide oblige), d'autre part parce que la randonnée que nous avons prévue doit se faire à marée descendante. Or la marée sera basse à 17 h 36. Nous avons donc tout le temps pour une grasse matinée, suivie de quelques courses à Port Hardy et d'un déjeuner dans notre cabine.
Finalement, le soleil réapparaît à la mi-journée, faisant grimper les températures et notre moral par la même occasion.
Aussitôt le repas avalé, ce beau temps inespéré nous incite à prendre immédiatement la route, même s'il semble un peu tôt par rapport aux horaires de marée. Direction : Cape Scott, plus de 60 kilomètres de route gravillonnée, dont la première portion publique est assez roulante. Elle devient ensuite une piste forestière privée. Les panneaux sont particulièrement explicites sur les dangers encourus.
En dépit des conditions décrites, nous sommes arrivés à destination en seul morceau, ouf !
Nous nous sommes néanmoins retrouvés à deux reprises capot à capot avec des semi-remorques lourdement chargés, ça fait drôle. Nous avons surtout essuyé un maximum de poussière. Le Santafe qui en a repris une couche est bon pour un nouveau passage au karcher.
Sur cette piste infernale, nous avons aussi fait un heureux : un autostoppeur néo-zélandais gagnant à pied le parc provincial afin d'y emprunter le North Coast Trail long d'une soixantaine de kilomètres.
En ce qui nous concerne, nos objectifs sont beaucoup plus modestes : en attendant que la marée soit favorable, nous comptons aller jusqu'à Eric Lake puis, plus tard, vers San Josef Bay qui abrite des sea stacks très photogéniques. Soit 11 kilomètres en 3 heures de marche environ.
Dans l'immédiat, nous prenons la même direction que notre Néo-Zélandais, vers le lac Eric. A notre grande surprise, le parcours se fait presque intégralement sur des planches. Ponctuellement des troncs font office d'escalier ou de pont. Une fois au bord du lac, demi-tour afin de rejoindre la baie de San Josef.
Sur le trajet, quelques arbres remarquables vont une nouvelle fois nous retenir. Ils sont toujours aussi impressionnants !
Mais à force de traîner, le ciel a fini par se couvrir, donnant quelques gouttes de pluie et surtout des rafales de vent à vous faire perdre l'équilibre.
En bord de plage, les fameux sea stacks, ces piliers de pierre détachés du littoral par l'érosion, manquent de contraste. Le photographe, aux abois, tente d'en tirer le meilleur avec les moyens du bord.
Un peu déçus sur ce coup-là, surtout que le trajet du retour nous réserve de belles couleurs. Grr !
Deuxième nuit à Port Hardy.
Tard dans la soirée, un mail nous prévient que le propriétaire de la maison que nous devions louer à Tahsis, sur la côte Ouest, annule notre réservation pour les trois prochaines nuits pour cause de problème important sur le réseau d'eau potable du village. C'est le pompon !
Distance parcourue dans la journée : 152 km
Stea stacks à Cape Scott PP

Autour de Campbell River : Elk Falls, Myra Falls et Ripple Rock J17 : Samedi 29 août 2015
La journée commence comme celle de la veille avec de pluie et un ciel encore plus bouché qu'hier.
Cela nous laisse le temps de finaliser notre recherche de logement pour les trois prochaines nuits. Suite à l'annulation de notre réservation à Tahsis, nous décidons de trouver un lieu plus central sur l'île. Nous trouvons au pied levé un chouette Urban Loft à Campbell River.
Nous pourrions ainsi explorer le parc provincial de Strathcona qui offre beaucoup de possibilités de randonnées, à condition que la météo soit avec nous.
En cours de matinée, la pluie s'arrête momentanément, nous en profitons pour charger la voiture et prendre la route.
Tout au long des trois heures de trajet jusqu'à Campbell River, les essuie-glace de la voiture passent de la position rapide à la position alternée mais ne s'arrêtent jamais de balayer.
Avec ses 30 000 habitants et sa zone industrielle très active, l'arrivée à Campbell River crée un choc en venant des contrées sauvages du Nord. La pluie n'arrange rien.
Pourtant, la verdure est aux portes de la ville avec notamment le parc provincial de Elk Falls qui va nous servir d'occupation en attendant de prendre possession de notre logement.
Après un pique-nique dans la voiture (or je déteste manger dans le voiture), nouveau flop en tentant de regagner les fameuses chutes à pied depuis la rivière avant de réaliser qu'elles étaient accessibles en voiture trois kilomètres plus loin. Heureusement nous avons rattrapé le coup !
Des plates-formes et une passerelle toutes neuves, inaugurées en mai dernier, permettent d'admirer la chute dans les meilleures conditions.
Bref, une journée pas vraiment inoubliable, dont on retiendra surtout la qualité de l'appartement et la gentillesse des propriétaires, dans un quartier résidentiel de Campbell River où nous nous installons pour trois nuits.
J18 : Dimanche 30 août 2015
Au réveil, le temps n'est pas aussi mauvais que prévu. Il y a même un peu de ciel bleu et de soleil sur la côte, mais déjà des nuages sur les montagnes.
Nous décidons malgré tout de partir vers le parc provincial de Strathcona, sans véritablement savoir à l'avance ce que nous y ferons. La randonnée que j'avais repérée (Crest Moutain, plus de 1000 mètres de dénivelé) ne me semble pas faisable au vu de la météo incertaine.
L'entrée du parc provincial se situe à 50 kilomètres à l'ouest de Campbell River sur la Hwy 28 mais beaucoup de sites s'étendent encore plus à l'ouest, quasiment jusqu'à Gold River sur la côte Ouest. Or nous ne voulons pas aller aussi loin.
Un autre axe quitte la route principale peu après l'entrée en suivant les rives du Buttle Lake. Il s'agit de la West Mine Road ponctuée de nombreux départs de trails plus ou moins longs. C'est l'option que nous retenons.
Sur place, le ciel est très menaçant, il va falloir s'adapter.
L'idée est de faire ce matin une randonnée de durée moyenne et si cet après-midi le temps se maintient de finir par quelques plus petites balades.
J'avais entendu parler sur mon forum préféré des Myra Falls, 6 kilomètres, 2 heures, une durée et une distance qui me semblent adaptées.
Bien que la route qui y mène aux chutes s'appelle West Mine Road, je n'avais pas imaginé qu'au cœur d'un parc provincial elle puisse nous conduire à un site industriel en activité, Myra Falls Mine, produisant du minerai contenant du zinc, du cuivre, du plomb, de l'or et de l'argent. Impressionnant !
Le parking jouxte la mine. Nous sommes les seuls, en tout cas les premiers. On est pourtant dimanche.
Nous partons sous une pluie débutante mais sous le couvert végétal, elle ne se ressent pas vraiment. Nous avançons dans une forêt luxuriante où les lichens sont aussi gros que des choux-fleurs.
A mi-chemin, nous nous faisons dépasser par un randonneur pressé, muni d'un bouquet de roses rouges. Aurait-il un rendez-vous galant au pied des chutes ?
Quand nous le retrouvons, à destination, nous apercevons une rose piquée dans une souche d'arbre. Il nous explique que les Myra Falls était le lieu favori de sa (défunte ?) épouse. Il a certainement éparpillé les autres roses tout le long du sentier.
Après une rapide photo, nous le laissons poursuivre sa méditation et rebroussons chemin jusqu'au parking.
En tout, 6 km, 2 heures et 100 mètres de dénivelé. Randonnée sympa mais néanmoins pas vraiment incontournable !
Entre-temps, il se met à pleuvoir de plus belle. Le pique-nique, comme hier, se passe dans la voiture (je déteste toujours autant !)
Dans l'après-midi, la pluie ne nous donne pas d'autre choix que de retourner directement à Campbell River.
Journée pourave :-( heureusement compensée par le confort de notre Urban Loft.
Distance parcourue dans la journée : 198 km
J19 : Lundi 31 août 2015
Côté météo toujours même topo : le ciel est couvert +++. Les montagnes aux alentours, contrairement à hier matin, ne sont même pas visibles, retourner vers Strathcona est compromis.
En attendant, nous prenons du bon temps dans notre Loft et en profitons pour déjeuner sur place.
La météo n'étant ni meilleure ni pire, nous décidons de sortir dans l'après-midi.
Direction Ripple Rock trailhead, 16 kilomètres au nord de Campbell River, sur la Hwy 19. Ripple Rock est le nom de deux masses rocheuses, autrefois situées deux à trois mètres sous la surface de l'eau au milieu de Seymour Narrows, un détroit séparant Maud Island et Vancouver Island. Ces rochers ont été la cause de nombreux accidents et naufrages jusqu'en 1958, date à laquelle on décida de les faire sauter. Un tunnel fut creusé depuis la berge jusque sous les roches et une charge de 1375 tonnes de TNT y fut déposée. Ce fut alors la plus grosse explosion non-nucléaire de l'histoire.
Au moment où nous démarrons la randonnée, devinez quoi ? Eh, oui, il se met à pleuvoir mais peu importe, on commence à en avoir l'habitude, en forêt on n'est pas vraiment mouillés.
Petit coup d'œil vers Nymph Cove au passage
Une série de marches métalliques amène au sommet et au point de vue final, complètement dans la "ouate" aujourd'hui. On distingue néanmoins le passage des Seymour Narrows, large de moins d'un kilomètre. L'île en face, c'est Maud Island et au fond, Quadra Island que nous avions visitée en 2009.
A défaut de s'attarder sur la vue, intéressons-nous à quelques détails au ras du sol. Des touffes herbeuses aux couleurs mordorées (annonciatrices de l'automne ?) qui tranchent avec le vert fluo de ce petit sapin. Enfin, gros plan sur celui à qui cette humidité ambiante sied le mieux…
Une randonnée de 8 km en trois heures avec 450 mètres de dénivelé et sous la pluie… à croire qu'on aime ça ! Peut-être un début d'explication dans la chanson de circonstance diffusée justement par l'autoradio pendant le trajet de retour.
I never liked the rain until I walked through it with you Like the rain I have fallen for you and I know just why you Like the rain always calling for you I'm falling for you… just like the rain.
C'est avec cet air de musique country (que je vous invite à écouter) que s'achève notre Loft Story à Campbell River. Demain départ vers le sud-ouest de l'île de Vancouver où nous espérons retrouver le soleil.
Distance parcourue dans la journée : 58 km
Piscines naturelles au pied des Elk Falls

Côte sud-ouest de l'île de Vancouver : de Port Renfrew à Victoria J20 : Mardi 1er septembre 2015
Notre séjour à Campbell River se termine. En dehors de l'excellence de notre hébergement, il n'a pas été une franche réussite, peut-être en raison de son improvisation, de notre déception liée à l'annulation du séjour prévu à Tahsis, mais surtout à cause d'une mauvaise météo.
Vivement la fin de cet épisode dépressionnaire !
Pourtant, ce n'est pas tout à fait gagné car, ce matin, le ciel est toujours aussi couvert. Le trajet jusqu'à notre étape suivante, Port Renfrew sur la côte sud-ouest, se fait sous une alternance d'averses parfois soutenues et de timides éclaircies.
Pour ce trajet, nous choisissons la Hwy 19 qui suit la côte Est à distance jusqu'à Duncan, puis traversons l'île d'est en ouest par la vallée de Cowichan.
Bonne nouvelle, à midi, le pique-nique a enfin lieu en plein air au bord du lac Cowichan, signe d'une nette amélioration.
Ensuite la Pacific Marine Road nous conduit à Port Renfrew après maints tours et détours. A un moment nous sommes à ce point déroutés que nous faisons demi-tour, croyant avoir loupé une bifurcation.
Nous atteignons finalement notre hébergement sur les hauteurs de Port Renfrew peu après 15 heures, ce qui nous laisse du temps pour explorer un peu les alentours, d'autant qu'il ne pleut pas.
Justement la localité est le terminus du Juan de Fuca Marine Trail. C'est un sentier de 47 kilomètres de long qui s'étire sur la côte sud-ouest de l'île à partir de Jordan River et qui se pratique en backpacking sur plusieurs jours.
Bien sûr, telle n'est pas notre ambition. Pour les moins endurants, le parc provincial a aménagé des points d'accès intermédiaires au Juan de Fuca Trail, dont l'un à Botanical Beach, tout proche, pour une petite boucle de 3 kilomètres qui nous convient très bien.
Mais dans ces contrées au bord du Pacifique il n'y a pas d'accès à la plage sans un passage en forêt avec toujours quelques arbres qui sortent du lot. Ici un arbre-lyre, là un arbre-fantôme
De Botany Bay à Botanical Beach, le sentier est directement exposé aux fureurs de l'océan.
Malgré les assauts des éléments, cet îlot tente de résister quoique… de profil il pourrait faire penser à un navire échoué.
En revanche, ce décor inhospitalier a l'air d'inquiéter ces canards qui ont trouvé refuge sous une voûte rocheuse.
Une petite balade sympa faite sous un ciel encore nuageux mais sans pluie et qui nous ouvre l'appétit.
Ça tombe bien. L'heure du dîner est fixé à 18 h 30 pour tous les hôtes du lodge. Un menu surprise nous attend, préparé uniquement à base de produits frais de la région, certains issus du jardin du lodge et cuisinés avec beaucoup d'inventivité par les deux chefs, deux frères Tim et Jon qui sont aussi les propriétaires du lieu. De loin, le meilleur des dîners de notre voyage, digne d'une bonne étoile au guide M…in :-)
Bref, une belle étape sur cette côte Ouest si sauvage !
Distance parcourue dans la journée : 320 km
J21 : Mercredi 2 septembre 2015 Ce soir nous serons de l'autre côté du détroit Juan de Fuca, dans la péninsule Olympique aux Etats-Unis. Avant cela nous avons la journée pour atteindre Victoria où nous avons réservé le ferry de 19 h 30. Avec seulement 120 kilomètres, l'étape pourrait être courte mais nous avons quelques projets auparavant.
D'abord un projet avorté : alors que nous faisons route vers Avatar Grove au nord de Port Renfrew pour y observer les arbres les plus noueux (gnarliest) de la côte, nous faisons finalement demi-tour sous une pluie diluvienne.
Au diable les arbres, prenons plutôt la direction du Sud et de Victoria. Une bonne décision car effectivement il fait soleil à hauteur de China Beach, autre point d'accès au parc provincial de Juan de Fuca.
De China Beach Trailhead, un sentier mène à Mystic Beach, un joli nom bien mystérieux qui ne fait qu'attiser notre curiosité. Si on allait voir ce qu'elle a de mystique…
Il faut d'abord parcourir un chemin couvert de racines glissantes dans une forêt sombre et humide, traverser une passerelle suspendue instable avant de déboucher sur le ruban de sable rendu encore plus dramatique à cette heure par la couleur noir d'encre des nuages juste traversés par un rai de lumière.
Mais quand le regard se tourne vers le sud, on découvre alors ce qu'elle révèle de magique ou de mystique.
Magique… le léger filet d'eau tombant en cascade sur la plage ! Magiques… ces signatures imprimées dans le sable comme autant d'autographes laissés par leurs auteurs. Magiques… ces napperons de fine dentelle d'écume que l'océan tisse délicatement en bord de plage.
Comme ces petits bonshommes de pierre bien rangés sur un tronc couché, nous nous posons alors un court moment afin de contempler l'horizon mais si nous voulons être ce soir dans la péninsule en face, il faut lever le camp et reprendre la route.
De Victoria, capitale de la Colombie-Britannique, nous n'aurons finalement pas le temps de voir grand chose. Après des ralentissements en périphérie de la ville, après un arrêt pour déjeuner, un autre pour faire des achats, un autre encore pour attendre la fin d'une averse, il nous reste à peine une heure et demie pour faire un peu de tourisme. Il faut donc faire des choix.
Ce court moment, nous le consacrons alors au quartier flottant haut en couleurs de Fisherman's Wharf que nous abordons sous un beau soleil, chouette !
Il nous faut impérativement être de retour au port à 18 heures afin d'accomplir les formalités d'immigration pour l'entrée aux Etats-Unis. Ces démarches toujours aussi pointilleuses se font avant l'embarquement, côté canadien.
Une fois notre visa d'entrée aux USA en poche, nous montons à bord du Coho, un ferry vieillot (rien à voir avec les BC ferries !) qui tangue singulièrement bien que la mer soit d'huile.
Une heure et demie de traversée pour rejoindre Port Angeles où nous nous installons pour deux nuits en espérant que l'épisode dépressionnaire soit définitivement derrière nous.
Pour conclure, ces deux dernières étapes sur la côte sud-ouest nous ont réconciliés avec l'île de Vancouver. La côte Ouest est définitivement la plus belle.
Distance parcourue dans la journée : 127 km
Quartier flottant à Victoria

La suite aux Etats-Unis est par... ICI
Croisière "Été indien" sur l'Horizon du 24 au 31 octobre English translation pending
Bonjour,
Nous partons en croisière sur l'horizon du 24 au 31/10/2015.
Les escales sont : - Mahon - Palma de Majorque - Ibiza - Alicante - Barcelone
Avez-vous des idées d'excursion lors de ces escales sachant que nous préférons les organiser nous-mêmes et que nous sommes plus paysages que monuments ; nous avons besoin de vos bons tuyaux surtout pour les 4 premières car nous connaissons Barcelone.
J'attends avec impatience vos bons conseils, comme d'habitude !!!
Merci d'avance Catherine
Nous partons en croisière sur l'horizon du 24 au 31/10/2015.
Les escales sont : - Mahon - Palma de Majorque - Ibiza - Alicante - Barcelone
Avez-vous des idées d'excursion lors de ces escales sachant que nous préférons les organiser nous-mêmes et que nous sommes plus paysages que monuments ; nous avons besoin de vos bons tuyaux surtout pour les 4 premières car nous connaissons Barcelone.
J'attends avec impatience vos bons conseils, comme d'habitude !!!
Merci d'avance Catherine
Circuit Ouest américain 31 jours en août 2016 English translation pending
Bonjour à toutes et à tous,
Cela fait plusieurs mois maintenant que je prépare un road trip d'un mois dans l'ouest américain en aout 2016. Aujourd'hui, avant de reserver les billets d'avion, je m'en remet à vous qui avez déjà vécu l'expérience d'un tel voyage ou qui vivent dans les endroit où nous allon passer, afin de savoir si je n'ai pas fais (trop) d'erreurs de jugement dans cette préparation, oublié des choses importantes... Si je passe trop de temps dans un endroit qui n'en vaut pas forcement la peine... Savoir si cela vous paraît réalisable du point de vue temps de route/visite. Si vous avez des bon plans dans les endroits où nous allons passer (hotels, resto, visite, shopping etc..), des conseils en tout genre, je suis preneur. Je vous remercie par avance.
Jour 1 arrivée à San Francisco Visite San Francisco Jour 2 Visite San Francisco Jour 3 Visite San Francisco Jour 4 Visite San Francisco Jour 5 Récupération de la voiture, Visite des alentours de San Francisco (Sausalito, Twin Peaks, Golden Gate Recreation Area...) Jour 6 San Francisco - Monterey (190kms) Visite Monterey Bay Aquarium Jour 7 Monterey - Yosemite (300 kms) Visite Point Lobos, pfeiffer Big Sur ST Jour 8 Visite Yosemite Jour 9 Visite Yosemite Jour 10 Yosemite - Visalia (166 kms) Visite King Canyon NP Jour 11 Visalia - Bakersfield (300 kms) Visite Sequioa NP Jour 12 Bakersfield - Furnace Creek (395 kms) Visite Death Valley NP Jour 13 Furnace Creek - Las Vegas (227 kms) Visite Red Rock Canyon CA Jour 14 Visite Las Vegas Jour 15 Las Vegas - Hurricane Visite (219 kms) Valley of Fire SP Jour 16 Hurricane - Bryce Canyon (120 kms) Visite Zion NP Jour 17 Bryce Canyon - Page (245 kms) Visite Bryce Canyon NP Jour 18 Visite Page (Antelope Canyon, Lake Powell, Horseshoe Bend...) Jour 19 Visite The Wave ou Edmaier's Secret Jour 20 Page - Monument Valley (195 kms) Visite Monument Valley Jour 21 Monument Valley - Holbrook (337 kms) Visite Chelly Canyon NM Jour 22 Holbrook - Sedona (192 kms) Visite Petrified Forest & Painted Desert + Sedona Jour 23 Sedona - Grand Canyon NP (174 kms) Visite Grand Canyon NP Jour 24 Grand Canyon NP - Kingman (294 kms) Visite Route 66 Jour 25 Kingman - Twentynines Palms (308 kms) Visite Joshua Tree NP JOur 26 Twentynines Palms - Barstow (204 kms) Visite Route 66 Jour 27 Barstow - Los Angeles (184 kms) Visite Los Angeles JOur 28 Visite Los Angeles JOur 29 Visite Universals Studios JOur 30 Visite Los Angeles JOur 31 Visite Los Angeles le matin et départ pour Paris
Cela fait plusieurs mois maintenant que je prépare un road trip d'un mois dans l'ouest américain en aout 2016. Aujourd'hui, avant de reserver les billets d'avion, je m'en remet à vous qui avez déjà vécu l'expérience d'un tel voyage ou qui vivent dans les endroit où nous allon passer, afin de savoir si je n'ai pas fais (trop) d'erreurs de jugement dans cette préparation, oublié des choses importantes... Si je passe trop de temps dans un endroit qui n'en vaut pas forcement la peine... Savoir si cela vous paraît réalisable du point de vue temps de route/visite. Si vous avez des bon plans dans les endroits où nous allons passer (hotels, resto, visite, shopping etc..), des conseils en tout genre, je suis preneur. Je vous remercie par avance.
Jour 1 arrivée à San Francisco Visite San Francisco Jour 2 Visite San Francisco Jour 3 Visite San Francisco Jour 4 Visite San Francisco Jour 5 Récupération de la voiture, Visite des alentours de San Francisco (Sausalito, Twin Peaks, Golden Gate Recreation Area...) Jour 6 San Francisco - Monterey (190kms) Visite Monterey Bay Aquarium Jour 7 Monterey - Yosemite (300 kms) Visite Point Lobos, pfeiffer Big Sur ST Jour 8 Visite Yosemite Jour 9 Visite Yosemite Jour 10 Yosemite - Visalia (166 kms) Visite King Canyon NP Jour 11 Visalia - Bakersfield (300 kms) Visite Sequioa NP Jour 12 Bakersfield - Furnace Creek (395 kms) Visite Death Valley NP Jour 13 Furnace Creek - Las Vegas (227 kms) Visite Red Rock Canyon CA Jour 14 Visite Las Vegas Jour 15 Las Vegas - Hurricane Visite (219 kms) Valley of Fire SP Jour 16 Hurricane - Bryce Canyon (120 kms) Visite Zion NP Jour 17 Bryce Canyon - Page (245 kms) Visite Bryce Canyon NP Jour 18 Visite Page (Antelope Canyon, Lake Powell, Horseshoe Bend...) Jour 19 Visite The Wave ou Edmaier's Secret Jour 20 Page - Monument Valley (195 kms) Visite Monument Valley Jour 21 Monument Valley - Holbrook (337 kms) Visite Chelly Canyon NM Jour 22 Holbrook - Sedona (192 kms) Visite Petrified Forest & Painted Desert + Sedona Jour 23 Sedona - Grand Canyon NP (174 kms) Visite Grand Canyon NP Jour 24 Grand Canyon NP - Kingman (294 kms) Visite Route 66 Jour 25 Kingman - Twentynines Palms (308 kms) Visite Joshua Tree NP JOur 26 Twentynines Palms - Barstow (204 kms) Visite Route 66 Jour 27 Barstow - Los Angeles (184 kms) Visite Los Angeles JOur 28 Visite Los Angeles JOur 29 Visite Universals Studios JOur 30 Visite Los Angeles JOur 31 Visite Los Angeles le matin et départ pour Paris
Quelle banque pour un tour du monde de 11 mois English translation pending
Bonjour, Nous partons à 4 pendant 11 mois, donc ungros budget. Comme nous changeons de pays, il est difficile de choisir unebanque qui est présente partout et qui ne prends pas beaucoup des commissionspour des retraits. Auriez-vous des experiences pour nous aider?
Merci d'avance
Merci d'avance
Voyage en Alaska, 2016 English translation pending
Salut tout le monde,
Quelques petites questions à propos d'un projet de voyage en AK en aout prochain.
Ze context? On est un papa et une maman qui veulent partir avec leurs 2 oursons qui auront presque 2 et presque 5 ans.
Ze dates? De fin juillet à fin août 2016.
Ze trajet prévu? Arrivée à Whitehorse, prise du camping car pour 28 jours, puis direction AK, en commençant par le sud jusqu'au Katmai, puis en remontant au max jusqu'à Fairbanks, avant de repiquer sur Whitehorse (ou boucle dans l'autre sens), et avion pour passer 2/3 jours à Vancouver avant de rentrer.
Ze questions?
- Billets d'avion : pour l'instant on ne peut pas encore réserver pour une période si lointaine, mais on se doute bien qu'en plein été ça va nous épiler le compte en banque, alors si vous avez des bons plans on est preneur (lyon => whitehorse, vancouver => lyon)
- On ne compte pas faire de treks sur plusieurs jours (logistique enfants oblige), mais de belles randos tout de même (avec un sac à dos porte bb pour la plus jeune). J'ai essayé de trouver des infos là dessus, mais je n'ai pas vu de témoignages de gens partis avec plusieurs jeunes enfants. En dehors du fait que nos enfants ne se souviendront peut-être pas d'un tel voyage étant donné leur âge, y-a-t-il de quelconques contre-indications à les emmener avec nous?
Le camping car : - on a déjà un devis très intéressant (ne nécessitant l'ablation que d'un seul rein pour payer) avec CoolDrive (j'ai vu un témoignage négatif de quelqu'un à ce sujet sur le forum) à 3700€ pour 28jours km illimités avec les "kits personnels", le droit de rouler aux US sans assurance sup. En fait on s'est rendu compte que louer au Canada était moins cher qu'aux US, c'est pour ça qu'on compte faire une boucle depuis Whitehorse. Connaissez-vous d'autres loueurs compétitifs?
L'essence : - j'imagine bien que vue l'étendue de l'AK et la faible densité de population, les stations essence ne doivent pas être nombreuses. L'essence est-elle chère? Les stations sont bien approvisionnées, en général?
Le trajet : - Notre boucle vous paraît faisable en 28 jours? J'ai cherché une carte routière de l'alaska, j'en ai d'ailleurs une, mais elle n'indique que peu de routes. - Peut on aller jusqu'au parc du Katmai, et plus loin encore, jusqu'à la péninsule des aléoutiennes (perryville par ex) par la route? - Dans quel sens vaut-il mieux faire la boucle?
Le camping sauvage : - apparemment c'est autorisé/toléré? Mais dans quelle mesure? - On doit se contenter de squatter les aires bétonnées des bords de route, ou bien peut-on réellement aller poser le camping car en "backcountry", si l'état de la route le permet? Le camping tout court : - pour avoir une liberté d'action plus forte, on n'est pas du genre à réserver les campings. C'est mieux de le faire quand même? Je conçois que les rocheuses canadiennes autour de Vancouver soient prises d'assaut, mais j'ai du mal à imaginer que faire du camping en alaska soit comme se trouver une place sur une plage de la côte d'azur au pont du 14juillet. A moins qu'il n'y en n'ait que très peu (de campings, pas de plage de la côte d'azur!!), et qu'ils soient effectivement tous envahis.
Les bébêtes La pêche : - j'imaginais la liberté totale en balançant une ligne comme ça pour ramener le repas du soir et être une fois encore le super héros de mes enfants ébahis, mais il faut un permis, pour pêcher? - Une fois qu'on l'a, on peut pêcher n'importe où, et n'importe quoi? - Où peut-on le prendre (j'avais trouvé une discussion à ce sujet, mais je ne la retrouve plus)
Les nounours : - Le camping sauvage est-il risqué sur ce point? - Les ours sont-ils curieux au point de s'approcher dangereusement du camping car garé tranquilou en pleine nature? - Les endroits où on peut être sûr d'en voir (brooks falls par exemple) sont-ils bien sécurisés? - De manière générale, on craint quelque chose sur les sentiers balisés?
La race maudite (moustiques) : D'après ce que j'ai pu lire, ils sont agressifs et très nombreux, et c'est pire en juillet. - Vous confirmez qu'au mois d'août c'est moins invivable? - Les anti-moustiques qu'on trouve chez nous sont efficaces, ou ils servent autant qu'un bulletin de vote à un électeur syrien? Si vous avez des solutions de grand mère pour en éloigner le maximum, on est preneur.
Voili voilou, ça fait pas mal de questions, si vous avez des réponses là dessus, c'est bien. Si vous avez des réponses à des questions qu'on n'a pas posées, c'est bien aussi. Bref, si vous répondez, c'est cool, et on vous donnera un bout de notre rein qui reste.
A bientôt les voyageurs modestes et géniaux!!! Thibaud
Quelques petites questions à propos d'un projet de voyage en AK en aout prochain.
Ze context? On est un papa et une maman qui veulent partir avec leurs 2 oursons qui auront presque 2 et presque 5 ans.
Ze dates? De fin juillet à fin août 2016.
Ze trajet prévu? Arrivée à Whitehorse, prise du camping car pour 28 jours, puis direction AK, en commençant par le sud jusqu'au Katmai, puis en remontant au max jusqu'à Fairbanks, avant de repiquer sur Whitehorse (ou boucle dans l'autre sens), et avion pour passer 2/3 jours à Vancouver avant de rentrer.
Ze questions?
- Billets d'avion : pour l'instant on ne peut pas encore réserver pour une période si lointaine, mais on se doute bien qu'en plein été ça va nous épiler le compte en banque, alors si vous avez des bons plans on est preneur (lyon => whitehorse, vancouver => lyon)
- On ne compte pas faire de treks sur plusieurs jours (logistique enfants oblige), mais de belles randos tout de même (avec un sac à dos porte bb pour la plus jeune). J'ai essayé de trouver des infos là dessus, mais je n'ai pas vu de témoignages de gens partis avec plusieurs jeunes enfants. En dehors du fait que nos enfants ne se souviendront peut-être pas d'un tel voyage étant donné leur âge, y-a-t-il de quelconques contre-indications à les emmener avec nous?
Le camping car : - on a déjà un devis très intéressant (ne nécessitant l'ablation que d'un seul rein pour payer) avec CoolDrive (j'ai vu un témoignage négatif de quelqu'un à ce sujet sur le forum) à 3700€ pour 28jours km illimités avec les "kits personnels", le droit de rouler aux US sans assurance sup. En fait on s'est rendu compte que louer au Canada était moins cher qu'aux US, c'est pour ça qu'on compte faire une boucle depuis Whitehorse. Connaissez-vous d'autres loueurs compétitifs?
L'essence : - j'imagine bien que vue l'étendue de l'AK et la faible densité de population, les stations essence ne doivent pas être nombreuses. L'essence est-elle chère? Les stations sont bien approvisionnées, en général?
Le trajet : - Notre boucle vous paraît faisable en 28 jours? J'ai cherché une carte routière de l'alaska, j'en ai d'ailleurs une, mais elle n'indique que peu de routes. - Peut on aller jusqu'au parc du Katmai, et plus loin encore, jusqu'à la péninsule des aléoutiennes (perryville par ex) par la route? - Dans quel sens vaut-il mieux faire la boucle?
Le camping sauvage : - apparemment c'est autorisé/toléré? Mais dans quelle mesure? - On doit se contenter de squatter les aires bétonnées des bords de route, ou bien peut-on réellement aller poser le camping car en "backcountry", si l'état de la route le permet? Le camping tout court : - pour avoir une liberté d'action plus forte, on n'est pas du genre à réserver les campings. C'est mieux de le faire quand même? Je conçois que les rocheuses canadiennes autour de Vancouver soient prises d'assaut, mais j'ai du mal à imaginer que faire du camping en alaska soit comme se trouver une place sur une plage de la côte d'azur au pont du 14juillet. A moins qu'il n'y en n'ait que très peu (de campings, pas de plage de la côte d'azur!!), et qu'ils soient effectivement tous envahis.
Les bébêtes La pêche : - j'imaginais la liberté totale en balançant une ligne comme ça pour ramener le repas du soir et être une fois encore le super héros de mes enfants ébahis, mais il faut un permis, pour pêcher? - Une fois qu'on l'a, on peut pêcher n'importe où, et n'importe quoi? - Où peut-on le prendre (j'avais trouvé une discussion à ce sujet, mais je ne la retrouve plus)
Les nounours : - Le camping sauvage est-il risqué sur ce point? - Les ours sont-ils curieux au point de s'approcher dangereusement du camping car garé tranquilou en pleine nature? - Les endroits où on peut être sûr d'en voir (brooks falls par exemple) sont-ils bien sécurisés? - De manière générale, on craint quelque chose sur les sentiers balisés?
La race maudite (moustiques) : D'après ce que j'ai pu lire, ils sont agressifs et très nombreux, et c'est pire en juillet. - Vous confirmez qu'au mois d'août c'est moins invivable? - Les anti-moustiques qu'on trouve chez nous sont efficaces, ou ils servent autant qu'un bulletin de vote à un électeur syrien? Si vous avez des solutions de grand mère pour en éloigner le maximum, on est preneur.
Voili voilou, ça fait pas mal de questions, si vous avez des réponses là dessus, c'est bien. Si vous avez des réponses à des questions qu'on n'a pas posées, c'est bien aussi. Bref, si vous répondez, c'est cool, et on vous donnera un bout de notre rein qui reste.
A bientôt les voyageurs modestes et géniaux!!! Thibaud
3 semaines au Sri Lanka cet hiver English translation pending
Bonjour à tous!
Cela fait longtemps que je n'avais rien posté sur le forum, mais c'est toujours un plaisir que de lire et de se replonger dans les discussions sans fin... 🙂
Voilà, nous avons décidé de partir de partir 3 semaines au Sri Lanka cet hiver (de la mi décembre à début janvier).
J'ai lu pas mal de posts de personnes déçues de ce pays: trop cher, batailler les prix, l'accueil, la pollution...J'en tiens plus ou moins compte car ayant déjà voyagé en Inde, si j'avais lu et écouté les avis de certaines personnes, je pense qu'ils auraient été similaires et peut-être aurais-je changer de destination. Il y avait du bruit sans arrêt, de la pollution, des gens qui regardent avec insistance, des "hagglings"; mais j'ai adoré mon voyage, même fatiguant, même énervant. Les odeurs, les bruits, le climat, les différences, les regards, les rencontres qui sortent de l'ordinaire, les paysages! Une merveille. Donc: je décide de rester sur on idée du SL que je ne connais que de nom, en me disant qu'après-tout, dépaysements et beauté seront au rendez-vous.
Voici donc quelques questions pour voyageurs "Sri Lankisés":
- Quels sont les "incontournables" du Sri Lanka? - Peut-on partir sans réserver les GH ou hôtels à l'avance? - Quel est le budget sur place à prévoir pour 3 semaines à deux pour nourriture, logement et visites? - Quels sont les vaccins auxquels il faut penser? - 3 semaines sont-elles suffisantes pour découvrir ce pays? ( ou pouvoir se déplacer du nord au sud...)
Je pense que cela nous aidera déjà beaucoup. Je continue à me renseigner de mon côté sur le forum et ailleurs.
En attente de vos précieuses réponses,
à très vite 😉!
Koh
Cela fait longtemps que je n'avais rien posté sur le forum, mais c'est toujours un plaisir que de lire et de se replonger dans les discussions sans fin... 🙂
Voilà, nous avons décidé de partir de partir 3 semaines au Sri Lanka cet hiver (de la mi décembre à début janvier).
J'ai lu pas mal de posts de personnes déçues de ce pays: trop cher, batailler les prix, l'accueil, la pollution...J'en tiens plus ou moins compte car ayant déjà voyagé en Inde, si j'avais lu et écouté les avis de certaines personnes, je pense qu'ils auraient été similaires et peut-être aurais-je changer de destination. Il y avait du bruit sans arrêt, de la pollution, des gens qui regardent avec insistance, des "hagglings"; mais j'ai adoré mon voyage, même fatiguant, même énervant. Les odeurs, les bruits, le climat, les différences, les regards, les rencontres qui sortent de l'ordinaire, les paysages! Une merveille. Donc: je décide de rester sur on idée du SL que je ne connais que de nom, en me disant qu'après-tout, dépaysements et beauté seront au rendez-vous.
Voici donc quelques questions pour voyageurs "Sri Lankisés":
- Quels sont les "incontournables" du Sri Lanka? - Peut-on partir sans réserver les GH ou hôtels à l'avance? - Quel est le budget sur place à prévoir pour 3 semaines à deux pour nourriture, logement et visites? - Quels sont les vaccins auxquels il faut penser? - 3 semaines sont-elles suffisantes pour découvrir ce pays? ( ou pouvoir se déplacer du nord au sud...)
Je pense que cela nous aidera déjà beaucoup. Je continue à me renseigner de mon côté sur le forum et ailleurs.
En attente de vos précieuses réponses,
à très vite 😉!
Koh
Une nuit dans le désert de dunes seul au Maroc English translation pending
Bonjour,
J'aimerai passer une soirée, nuit, matinée dans un désert de dunes seul.
J'ai cinq jours pour faire cela fin octobre.
L'idée est d' atterrir à Ouarzazate et d'aller, je ne sais pas encore comment, à Merzouga pour y faire ma soirée, nuit et matinée seul entouré de dunes et de retourner à Ouarzazate pour y reprendre l'avion et rentrer chez moi.

Sur la route je vais probablement longer les montagnes et j'aime la montagne! J'aimerai volontiers y passer une nuit et faire un sommet accessible.
Sur place je vais certainement me guider avec un gps de randonnée et une montre gps en backup. Je compte dormir avec une tarp et un bivy

Voilà mes questions: Comment faire le trajet de Ouarzazate à Merzouga?Puis-je trouver de l'eau facilement comme dans les alpes Françaises ou dois-je emporter un filtre? J'ai un camel de 3 litres (un peu plus d'une journée avec le dej et le repas du soir). J’achèterai de l'eau et de la nourriture avec plaisir en magasin. Quel danger dois-je prévoir pour une nuit dans les dunes à Merzouga ou dans l'atlas sur le chemin (je vais ne cherche pas à m'y aventurer tellement, c'est la nuit dans les dunes qui compte. On m'a dit qu'il y avait beaucoup d'enfants qui mendiaient. Moi j'aime être seul. Est-on mal vu si on ne donne rien et que l'on essaie de rester isoler? Quel budget dois-je prévoir?Je ne suis pas fixé sur cet endroit en particulier. J'y pense vraiment grâce à ce forum et aux conseils. Vous m'auriez préconisé ailleurs?Le bivouac n'est pas mal vu là bas? Vous conseillez les battons de marche?Merci pour votre lecture. Si vous avez des conseils, je prends! :)
J'aimerai passer une soirée, nuit, matinée dans un désert de dunes seul.
J'ai cinq jours pour faire cela fin octobre.
L'idée est d' atterrir à Ouarzazate et d'aller, je ne sais pas encore comment, à Merzouga pour y faire ma soirée, nuit et matinée seul entouré de dunes et de retourner à Ouarzazate pour y reprendre l'avion et rentrer chez moi.

Sur la route je vais probablement longer les montagnes et j'aime la montagne! J'aimerai volontiers y passer une nuit et faire un sommet accessible.
Sur place je vais certainement me guider avec un gps de randonnée et une montre gps en backup. Je compte dormir avec une tarp et un bivy

Voilà mes questions: Comment faire le trajet de Ouarzazate à Merzouga?Puis-je trouver de l'eau facilement comme dans les alpes Françaises ou dois-je emporter un filtre? J'ai un camel de 3 litres (un peu plus d'une journée avec le dej et le repas du soir). J’achèterai de l'eau et de la nourriture avec plaisir en magasin. Quel danger dois-je prévoir pour une nuit dans les dunes à Merzouga ou dans l'atlas sur le chemin (je vais ne cherche pas à m'y aventurer tellement, c'est la nuit dans les dunes qui compte. On m'a dit qu'il y avait beaucoup d'enfants qui mendiaient. Moi j'aime être seul. Est-on mal vu si on ne donne rien et que l'on essaie de rester isoler? Quel budget dois-je prévoir?Je ne suis pas fixé sur cet endroit en particulier. J'y pense vraiment grâce à ce forum et aux conseils. Vous m'auriez préconisé ailleurs?Le bivouac n'est pas mal vu là bas? Vous conseillez les battons de marche?Merci pour votre lecture. Si vous avez des conseils, je prends! :)
3 semaines à l'île Maurice: on fait quoi? English translation pending
Par ou commencer:
Une présentation: Nous sommes 2, (3) madame est enceinte. Notre dernier beau voyage a été conseillé par ce site( c'etait Bali et on a adoré). Nous avons décidé de partir a l'ile maurice fin septembre début octobre.
Ce post suivra donc nos choix pas a pas et nos vacances.
Les billets sont pris. Nous devons maintenant nous attaqué aux préparatifs. On aimerait faire de beaux hôtels, mais avec 21 nuits ça risque d’être impossible financièrement.
Avant de choisir les hôtels, guest house, location, en combien de points de chute on doit diviser notre séjour?
MERCI
Une présentation: Nous sommes 2, (3) madame est enceinte. Notre dernier beau voyage a été conseillé par ce site( c'etait Bali et on a adoré). Nous avons décidé de partir a l'ile maurice fin septembre début octobre.
Ce post suivra donc nos choix pas a pas et nos vacances.
Les billets sont pris. Nous devons maintenant nous attaqué aux préparatifs. On aimerait faire de beaux hôtels, mais avec 21 nuits ça risque d’être impossible financièrement.
Avant de choisir les hôtels, guest house, location, en combien de points de chute on doit diviser notre séjour?
MERCI
L’Antarctique, une autre planète English translation pending
Je consacrerai cette rubrique à une croisière effectuée en début d'année en Antarctique.
Comme les autres voyageurs qui ont bénéficié de la chance de faire un tel voyage, je reste sans mots pour en décrire l'incroyable beauté.
J'espère éveiller votre curiosité par quelques photos de cette planète d'eau et de lumière glacée à peine habitée d'une foison d'aliens tous plus curieux les uns que les autres.
J'espère pouvoir répondre aux questions pratiques ou plus personnelles qui vous viendront à l'esprit...

Lumières de glace, La mer de Weddel,
Matin
Midi
Après-midi
Soir...
J'espère pouvoir répondre aux questions pratiques ou plus personnelles qui vous viendront à l'esprit...

Lumières de glace, La mer de Weddel,
Matin
Midi
Après-midi
Soir...Voyage Islande début octobre 2015 English translation pending
bonjour à tous je souhaiterai faire un voyage en islande du 7/10 /15 au 14/10/15 avec mes 2 enfants en camping car est ce encore possible vu le climat ? ou faut il un 4/4 surtout ? merci de me répondre
Prix des billets d'avion pour les États-Unis en avril 2016 English translation pending
Bonjour,
Est-ce une impression ou les prix des billets ont énormément augmentés ? Un aller-retour pour LV en Avril 2016 que je trouvais à 2000€ (pour 4) il y a deux semaines est maintenant à 3500€ !!! Quelqu'un saurait pourquoi ?
Merci !
Est-ce une impression ou les prix des billets ont énormément augmentés ? Un aller-retour pour LV en Avril 2016 que je trouvais à 2000€ (pour 4) il y a deux semaines est maintenant à 3500€ !!! Quelqu'un saurait pourquoi ?
Merci !
Touristes qui entrent dans la ZTL (zone à trafic limité) en dépit des avertissements et des interdictions English translation pending
Bonjour, je vive à Sienne dans le centre historique et dans ces jours d'août je vois la ville saturée de touristes de tous les pays, notamment France et Pays-Bas. Chaque jour je rencontre dans les rues de la vieille ville et aussi dans les rues étroites des voitures avec des plaques d'immatriculation étrangère qui entrent dans la ZTL. Même ce matin je voyais un grand camper, qui avait du mal à marcher dans les rues étroites et remplies de gens qui apportent dans la Piazza del Campo.
Chaque fois je tente de bloquer les voitures et d'expliquer qu'ils ont tort, ce matin je l'ai fait avec une couple de Français en disant de revenir en arrière parce qu'il y avait la police. Ils m'ont répondu "Je ne peux pas aller? Oh, d'accord" et ont continué en dépit de mon avertissement. Il est difficile de croire chaque fois qu'il est des gens inconscients et de bonne foi, en particulier pour ceux qui envisagent d'arriver sur la place d'une ville médiévale comme Sienne avec un grand campeur 😕
C'est possible que les touristes ne peuvent pas lire sur internet, avant de partir, quel genre de ville ils doivent visiter? Le camper où il projette de se garer... sur la place au dessous de la "Tour del Mangia"? Incroyable, ce matin, nous étions plusieurs personnes à regarder avec incrédulité le campeur qui essayait de manœuvrer dans les rues étroites comme les nôtres 🏴☠️.
Discussion autour du concours photos "Et si on allait à la plage?" English translation pending
Bonsoir à tous,
Le concours photos VF d'Août 2015 "Et si on allait à la plage ?" est ouvert et c'est sur ce fil que vous devrez y déposer vos photos. (1 photo max par post).
Pour discuter de vos (nos) photos ou pour raconter vos histoires de plages c'est bien ici.
Cordialement Magellan18
Le concours photos VF d'Août 2015 "Et si on allait à la plage ?" est ouvert et c'est sur ce fil que vous devrez y déposer vos photos. (1 photo max par post).
Pour discuter de vos (nos) photos ou pour raconter vos histoires de plages c'est bien ici.
Cordialement Magellan18
Pattaya la sulfureuse (début février 2016) English translation pending
Bonjour à tous,
Je vous explique ma situation, j'arrive en Thaïlande courant début février 2016 et je résiderais essentiellement sur Pattaya au sud du centre ville ( j'aurais préféré avoir l'opportunité de séjourner dans un coin plus tranquille mais l'opportunité d'être loger par une connaissance a moindre frais est quand même alléchante lorsque l'on est jeune ) la n'est pas le sujet.
J'aimerais savoir si il y a des zones, iles ou endroits facilement accessible 30min / 1h de taxi ou bien plus a la limite, loin des tumultes de la ville aux vices, pour pouvoir passer du bon temps, se balader simplement, s'imprégner de la culture thai et de l'alimentation locale, et profiter de jolis panoramas et paysages. Alors si vous avez des coins sympa n'hésitez pas a m'en faire partager.
De plus je ne compte pas rester enfermer dans la chambre lors de mes nuits à pattaya, existe t'il des coins ou quartiers dans la ville sans gogo bar ou bar russes pour pouvoir quand même aller boire une petite singha ou manger un petit plat le soir tranquillement ?
Merci d'avance a ceux qui prendrons le temps de me répondre
De plus je ne compte pas rester enfermer dans la chambre lors de mes nuits à pattaya, existe t'il des coins ou quartiers dans la ville sans gogo bar ou bar russes pour pouvoir quand même aller boire une petite singha ou manger un petit plat le soir tranquillement ?
Merci d'avance a ceux qui prendrons le temps de me répondre
Egypte seul en décembre English translation pending
Bonjour à tous,
Mon voyage vers la Birmanie s'approche à grands-pas (10 jours), mais je songe déjà au prochain ! J'ai négocié 2 semaines de congés en fin d'année à mon patron, j'aurai donc 17 jours (du 18 décembre au 3 janvier ou du 25 décembre au 10 janvier, je n'ai pas encore décidé). Ces dates auraient-elles une quelconque incidence ?
Je ne regarde jamais la télé, donc ce qu'il se passe dans le monde, je l'entends juste par bouche à oreille ou sur le net. Certains me disent que l'Egypte, c'est dangereux en ce moment et tout, mais je ne suis pas du genre à faire le mouton et à écouter ce que veulent nous faire croire les médias. Aussi, je préfère avoir votre avis sur la question, notamment ceux qui y sont allés récemment : la sécurité pour un touriste, voyageant seul, ça va ou pas ?
Habitué des voyages en sac à dos, seul ou à deux, en Asie et ailleurs, je n'ai jamais été dans un pays du Moyen-Orient. Les voyages sont-ils faciles (transport, logement, accès aux sites touristiques...) ? S'il me vient l'idée sur place de monter sur un bateau visiter quelques sites le long du Nil, c'est faisable sur place ou il faut réserver à l'avance ?
Je vais passer mon permis de plongée sous-marine à Koh Tao en Thaïlande dans un mois, et lorsque j'étais en Malaisie, on m'a dit que l'Egypte était un des plus beaux spots de plongée du monde...je pense passer quelques jours au bord de la mer pour plonger : des conseils sur les meilleurs endroits ?
Voilà, j'ai à peine défriché le terrain...j'ai en tête quelques destinations (Jordanie, Egypte, Maroc...voire d'autres régions du monde si je trouve des billets d'avion pas trop chers)...reste plus qu'à choisir.
Merci pour votre aide, toujours très précieuse.
Mon voyage vers la Birmanie s'approche à grands-pas (10 jours), mais je songe déjà au prochain ! J'ai négocié 2 semaines de congés en fin d'année à mon patron, j'aurai donc 17 jours (du 18 décembre au 3 janvier ou du 25 décembre au 10 janvier, je n'ai pas encore décidé). Ces dates auraient-elles une quelconque incidence ?
Je ne regarde jamais la télé, donc ce qu'il se passe dans le monde, je l'entends juste par bouche à oreille ou sur le net. Certains me disent que l'Egypte, c'est dangereux en ce moment et tout, mais je ne suis pas du genre à faire le mouton et à écouter ce que veulent nous faire croire les médias. Aussi, je préfère avoir votre avis sur la question, notamment ceux qui y sont allés récemment : la sécurité pour un touriste, voyageant seul, ça va ou pas ?
Habitué des voyages en sac à dos, seul ou à deux, en Asie et ailleurs, je n'ai jamais été dans un pays du Moyen-Orient. Les voyages sont-ils faciles (transport, logement, accès aux sites touristiques...) ? S'il me vient l'idée sur place de monter sur un bateau visiter quelques sites le long du Nil, c'est faisable sur place ou il faut réserver à l'avance ?
Je vais passer mon permis de plongée sous-marine à Koh Tao en Thaïlande dans un mois, et lorsque j'étais en Malaisie, on m'a dit que l'Egypte était un des plus beaux spots de plongée du monde...je pense passer quelques jours au bord de la mer pour plonger : des conseils sur les meilleurs endroits ?
Voilà, j'ai à peine défriché le terrain...j'ai en tête quelques destinations (Jordanie, Egypte, Maroc...voire d'autres régions du monde si je trouve des billets d'avion pas trop chers)...reste plus qu'à choisir.
Merci pour votre aide, toujours très précieuse.
Le MSC Opera positionné à Cuba cet hiver English translation pending
bonjour
une nouvelle qui vient d'être publiée - MSC positionnera ce bateau à LA HAVANNE cet hiver.
une nouvelle qui vient d'être publiée - MSC positionnera ce bateau à LA HAVANNE cet hiver.
36 heures de garde à vue avec Alitalia English translation pending
Bonjour, je m’appelle hassan j'ai 30 ans j'ai eu un vol avec Alitalia, de Casablanca CMN à Istanbul
avec une escale de 7heure à RomeFCO -Vol aller : AZ877-AZ706 Casablanca –Rome-Istanbul -Vol retour : AZ707-AZ876 Istanbul-Rome-Casablanca -prix du billet : 419.26€
Mon histoire avec Alitalia commence le 30 juin , quand je suis arrivé de Casablanca à Rome à destination d’Istanbul , tout semblait aller bien , je descends à Rome , je passe mon escale de 7 heure , à H Area, dans la zone internationale l'heure du vol du départ à Istanbul arrive , oups , un retard de 35 min , le boarding ne sera qu'à 15h00 .
j'attends comme tout le monde , tout d'un coup et 10min avant l’embarquement , on m'appelle , je m'approche du desk à H6 ( il y avait un grand homme dans la trentaine il ressemble à un arabe , il avait un peu de barbe) , on me dit que je ne peux pas voyager vers Istanbul car il faut la copie de la carte bancaire et celle du passeport du propriétaire de la dite carte bancaire avec laquelle mon paiement a été effectué, étant en escale , je n 'avais ni téléphone ni rien du tout sur moi, je n'avais pas le temps pour appeler mon beau-frère en France et lui demander de m'envoyer cela.
j'ai fait le maximum possible pour leur expliquer qu'il n' y a pas de fraude de paiement et qu'il s'agit bien d'un paiement sûre et sans aucune anomalie , mais hélas mes explications n'ont tenu aucun intérêt et ne m'ont pas servies d'adjuvantes , résultat , vol raté , après 8 heure de fatigues et de dépense et d'escale dans la zone H , mon bagage et ma valise sont déjà en route vers Istanbul , je ne mettais qu'une chemise blanche, je tremblais de froid.
30 min après le vol j'ai réussi à envoyer un émail à mon beau frère pour lui demander ce qu'on m’a exigé, chose qu’il a faite, et ma sœur les a envoyé par email et par fax .
Je leur ai demandé aux agents Alitalia de me donner une copie ou un écrit comme quoi ils vont me mettre sur le vol de demain à 10h10, mais ne m’ont remis aucun billet alors que j’ai demandé. A 16h30 heure d’Italie, et voulant me distraire un peu , je me rends au magasin MONCLER dans G Aera, en sortant un inspecteur de la police italienne m'interpelle et me demande mon passeport , avec un billet d'un vol raté malgré moi à la main , il me prends Mon passeport , et me conduit à leur poste , je leur ai expliqué que Alitalia vont me mettre sur le vol du 01er juillet 2015 à 10h10 mais en vain , tu es marocain , tu es clandestin( alors que je suis dans la zone internationale et étant marocain je ne suis pas soumis au VTA visa de transit Aéroportuaire , on m'as traité comme un terroriste, on m'as déshabillé on m'as frappé , on m'as humilié, on ne m 'as pas donné manger alors que c’était le ramadan, j'ai passé 36heures chez la police sans manger , aucun appel ne m'as été permis, ma famille s'inquiétait car aucun signe de vie .tout cela car on a suspecté qu’il y a une fraude de paiement, si ce n’était pas cela , j’aurai pu être dans mon hôtel à Istanbul. Aucune personne ne voulait rien entendre, je les suppliais de m’écouter, résultat, TU ES MAROCAIN. , j'ai y passé une nuit calamiteuse , il n'y a pas ou dormir , j'ai dormis sur le sol et ils ont bien pu me priver de mon humanité quand un gardien m'as poussé vers le mur parce que j'insistais sur le fait qu'il y a une erreur , et que je n ai pas voulu rater mon vol et que je j’étais au boarding à l'heure précise , mais mes paroles ne m'apportaient qu'insulte et mépris . j'ai pleuré Après 36 heure d'emprisonnement , et on me jette dans une fourgonnette , et m'ont mis sur un vol à destination de Casablanca pour m'envoyer au Maroc """RIFOULI "" , une fois arrivé au Maroc , on ne me libère qu'à 7heure du matin , Résultat et gêne causé par Alitalia : * humiliation *discrimination *perte de temps *Perte de réservation d’hôtel à Istanbul payé préalablement *Vole de 500€ par la police italienne qui était dans mon sac banane *Perte de vol *Morale brisé à fond et vacances ratées. *Immense inquiétude de ma famille *Bagage perdu Que faire? À bon entendeur Bien à vous Visa de transit aéroportuaire Le visa de transit aéroportuaire qui permet de rester le temps d’une correspondance en zone internationale d’un aéroport et d’aller d’une zone internationale à une autre zone internationale est obligatoire pour certaines nationalités. Les ressortissants marocains ne sont pas soumis au visa de transit aéroportuaire.
avec une escale de 7heure à RomeFCO -Vol aller : AZ877-AZ706 Casablanca –Rome-Istanbul -Vol retour : AZ707-AZ876 Istanbul-Rome-Casablanca -prix du billet : 419.26€
Mon histoire avec Alitalia commence le 30 juin , quand je suis arrivé de Casablanca à Rome à destination d’Istanbul , tout semblait aller bien , je descends à Rome , je passe mon escale de 7 heure , à H Area, dans la zone internationale l'heure du vol du départ à Istanbul arrive , oups , un retard de 35 min , le boarding ne sera qu'à 15h00 .
j'attends comme tout le monde , tout d'un coup et 10min avant l’embarquement , on m'appelle , je m'approche du desk à H6 ( il y avait un grand homme dans la trentaine il ressemble à un arabe , il avait un peu de barbe) , on me dit que je ne peux pas voyager vers Istanbul car il faut la copie de la carte bancaire et celle du passeport du propriétaire de la dite carte bancaire avec laquelle mon paiement a été effectué, étant en escale , je n 'avais ni téléphone ni rien du tout sur moi, je n'avais pas le temps pour appeler mon beau-frère en France et lui demander de m'envoyer cela.
j'ai fait le maximum possible pour leur expliquer qu'il n' y a pas de fraude de paiement et qu'il s'agit bien d'un paiement sûre et sans aucune anomalie , mais hélas mes explications n'ont tenu aucun intérêt et ne m'ont pas servies d'adjuvantes , résultat , vol raté , après 8 heure de fatigues et de dépense et d'escale dans la zone H , mon bagage et ma valise sont déjà en route vers Istanbul , je ne mettais qu'une chemise blanche, je tremblais de froid.
30 min après le vol j'ai réussi à envoyer un émail à mon beau frère pour lui demander ce qu'on m’a exigé, chose qu’il a faite, et ma sœur les a envoyé par email et par fax .
Je leur ai demandé aux agents Alitalia de me donner une copie ou un écrit comme quoi ils vont me mettre sur le vol de demain à 10h10, mais ne m’ont remis aucun billet alors que j’ai demandé. A 16h30 heure d’Italie, et voulant me distraire un peu , je me rends au magasin MONCLER dans G Aera, en sortant un inspecteur de la police italienne m'interpelle et me demande mon passeport , avec un billet d'un vol raté malgré moi à la main , il me prends Mon passeport , et me conduit à leur poste , je leur ai expliqué que Alitalia vont me mettre sur le vol du 01er juillet 2015 à 10h10 mais en vain , tu es marocain , tu es clandestin( alors que je suis dans la zone internationale et étant marocain je ne suis pas soumis au VTA visa de transit Aéroportuaire , on m'as traité comme un terroriste, on m'as déshabillé on m'as frappé , on m'as humilié, on ne m 'as pas donné manger alors que c’était le ramadan, j'ai passé 36heures chez la police sans manger , aucun appel ne m'as été permis, ma famille s'inquiétait car aucun signe de vie .tout cela car on a suspecté qu’il y a une fraude de paiement, si ce n’était pas cela , j’aurai pu être dans mon hôtel à Istanbul. Aucune personne ne voulait rien entendre, je les suppliais de m’écouter, résultat, TU ES MAROCAIN. , j'ai y passé une nuit calamiteuse , il n'y a pas ou dormir , j'ai dormis sur le sol et ils ont bien pu me priver de mon humanité quand un gardien m'as poussé vers le mur parce que j'insistais sur le fait qu'il y a une erreur , et que je n ai pas voulu rater mon vol et que je j’étais au boarding à l'heure précise , mais mes paroles ne m'apportaient qu'insulte et mépris . j'ai pleuré Après 36 heure d'emprisonnement , et on me jette dans une fourgonnette , et m'ont mis sur un vol à destination de Casablanca pour m'envoyer au Maroc """RIFOULI "" , une fois arrivé au Maroc , on ne me libère qu'à 7heure du matin , Résultat et gêne causé par Alitalia : * humiliation *discrimination *perte de temps *Perte de réservation d’hôtel à Istanbul payé préalablement *Vole de 500€ par la police italienne qui était dans mon sac banane *Perte de vol *Morale brisé à fond et vacances ratées. *Immense inquiétude de ma famille *Bagage perdu Que faire? À bon entendeur Bien à vous Visa de transit aéroportuaire Le visa de transit aéroportuaire qui permet de rester le temps d’une correspondance en zone internationale d’un aéroport et d’aller d’une zone internationale à une autre zone internationale est obligatoire pour certaines nationalités. Les ressortissants marocains ne sont pas soumis au visa de transit aéroportuaire.
Croisière tour du monde en 2017 English translation pending
bonjour,
j'aimerais partager avec d'autres croisièristes ma préparation pour un deuxième tour du monde avec Costa pour l'année 2017
Merci Sylvie
j'aimerais partager avec d'autres croisièristes ma préparation pour un deuxième tour du monde avec Costa pour l'année 2017
Merci Sylvie
Quel pays d'Amérique Latine ou Centrale pour un 1er voyage seule? English translation pending
Bonjour,
En août prochain, je souhaiterais voyager seule pendant 3 semaines dans un pays d'Amérique Latine ou centrale. Ce serait mon 1er voyage seule et mon 2ème voyage seulement en dehors de l'Europe (j'ai déjà voyagé à Cuba avec une copine). Je voudrais donc avoir l'avis d'autres voyageuses qui ont déjà visité plusieurs pays seules: quel pays me conseillez-vous pour ce 1er voyage seule? Mon 1er critère est la sécurité: dans quel pays vous êtes-vous sentie le plus en sécurité? Quel pays vous semble le moins "compliqué" pour se déplacer (pas de trop grandes distances) et rencontrer des locaux facilement? Dans quel pays avez-vous le moins été "embêtée" par diverses sollicitations? Ou dîtes-moi à l'inverse les pays que vous me conseillez d'éviter pour un 1er voyage seule... Merci d'avance!
Voyage en famille à travers l'Italie English translation pending
Nous sommes une famille avec 3 enfants de 6 1/2 ans, 3 1/2 ans et 14 mois. Nous sommes partis le 14 mai 2015 en soirée de Montréal pour arriver à Rome le 15 mai à 12h pour un périple de 16 jours en Italie. Nous avons été à Rome, Naples (et environs), Milan (pour l’Expo), Stresa et Venise.
Jour 1 – Vendredi 15 mai Nous sommes arrivés vers 12h à l’aéroport. Suite au feu qu’il y a eu au terminal 3 il y a peu, l’aéroport est un peu désorganisé et n’avons passé aucun point de contrôle, ce fut donc rapide! Mon oncle nous attendait juste après le carrousel des bagages pour nous conduire chez lui. Heureusement, car les transports en commun étaient en grève! Il habite dans une communauté religieuse où nous avons été très bien accueillis. Nous y avons très bien mangé des repas italiens, toujours excellents. Il y avait un grand jardin où les enfants pouvaient jouer et cueillir des fleurs et de longs couloirs où se promener. Nous y avons rencontré plein de gens de différentes nationalités. Nous avons déposé nos bagages, mangé un bon repas et nous sommes partis pour le Vatican. Nous étions à environ 30 minutes à pied (à vitesse d’enfant). Je m’attendais à un portail, une barrière, quelque chose, alors j’ai été bien étonnée de voir qu’on entre au Vatican sans vraiment s’en rendre compte, en prenant une rue comme une autre. Mais au fond de la rue, 2 signes qu’on y est bien : des gardes suisses et des immenses colonnes qui bordent la Place St-Pierre. Les enfants y ont découvert des pigeons. Ça ne prend pas grand-chose pour les émerveiller! Ensuite, on s’est approché des différentes fontaines et sommes allés voir un des bas-reliefs près de l’obélisque qu’on ne pouvait pas approcher car la place était remplie de chaises en prévision d’une cérémonie de canonisation cette fin de semaine. Mon conjoint et mon oncle sont allés faire la file pour entrer dans la Basilique pendant que je restais avec les enfants sur la place pour aller voir la dernière fontaine. La file semblait interminable, mais ça avance vraiment vite. Ça nous a pris peut-être 20 minutes. Il faisait chaud et il ventait. L’eau de la fontaine éclaboussait au grand plaisir des enfants. Arrivés à la Basilique, on doit faire un petit arrêt pour laisser la poussette qui est interdite à l’intérieur. On n’avait pas amené le porte-bébé pour cette courte promenade, on l’a un peu regretté avec la fatigue du voyage! La Basilique est immense, les enfants avaient plein de choses à voir. J’avais préparé une « chasse aux animaux » pour les piazzas et mon grand a décidé de la commencer ici lorsqu’il a trouvé une colombe. Après ça, c’était à qui trouverait quoi! J’ai trouvé la Piéta magnifique et j’ai pris le temps de la regarder car nous avions fait le choix de ne pas faire les musées avec les enfants, surtout que nous ne sommes pas des férus d’art. On ressort donc, on prend le temps sur le pavé pour regarder tout le tour et on s’en retourne. On prend un autre chemin pour le retour et on suit une partie des murs du Vatican. On s’arrête un peu plus loin pour notre premier de nombreux gelati. Très bon service, en français en plus! Ils sont vraiment bons! 2 saveurs pour 2 euros, c’est en général ce qu’on a payé pendant le voyage, sauf quelques exceptions sur la côte amalfitaine et sur les Îles Borromées où c’était plus cher. On passe un peu de temps dans le jardin, on soupe et on se couche. À notre grand bonheur, bébé s’endort vers 21h. Mais elle se réveille pour un bon 3h au milieu de la nuit, son corps devant penser que c’était seulement une sieste! Mais sinon, les autres nuits elle avait déjà pris le rythme.
À tous les soirs, on a fait des courts vidéos avec les 2 plus grands (1 – 1min30) pour qu’ils parlent de leur journée. Ça leur fera un beau souvenir et on les mettait aussi sur Dropbox pour que les grands-parents puissent suivre nos aventures, ce qu’ils ont adoré. Aussi, j’avais préparé un carnet de voyage pour les enfants. Je sais qu’il en existe qui sont déjà faits pour Rome, mais mes enfants sont un peu jeunes pour ce qu’on y trouve et je voulais y aller vraiment avec leurs intérêts et ce qu’on verrait et y mettre des infos sur toutes nos destinations et des activités adaptées à leur âge. Je me suis rendue compte aussi en le faisant que c’était une excellente préparation de voyage pour moi car j’ai lu un tas de choses pour le préparer (une infime partie de mes lectures s’y retrouve). Je me suis donc sentie très prête et en confiance pour le voyage et j’ai pu apprendre des choses en avance car on sait bien qu’il est difficile de s’attarder devant des panneaux explicatifs avec d’aussi jeunes enfants. Il me fera plaisir de partager mon travail avec vous si vous êtes intéressés, et vous aurez aussi le loisir de l’adapter à votre voyage. Mon cousin nous avait aussi ramené un livre qu’on retrouve partout dans Rome et qui montre les différentes ruines dans leur état actuel et leur état original. C’était super pour expliquer aux enfants et qu’ils puissent mieux imaginer de quoi ça avait l’air. On a retrouvé un livre de la même collection à Pompéi et l’avons acheté. C’était très intéressant pour nous aussi.
Jour 2 – samedi 16 mai Le réveil est difficile! On finit par réussir et aller déjeuner. Un autre de mes oncles arrive aujourd’hui, donc celui qui habite ici va aller l’accueillir. Il avait donc demandé à un de ses collègues, un burkinabé nommé Émile, de nous servir de guide. C’était génial, car il connait très bien Rome et ça a été génial pour faire les piazzas car il connaissait le trajet à suivre pour marcher le moins possible et prendre les bons bus pour faciliter la visite aux enfants. Nous avons donc fait les piazzas suivantes en environ 2h30 : Navona, Rotonda, Minerva, Largo di Torre Argentina, del Campidoglio, Colonna, del Popolo et Venezia. Nous avons visité le Panthéon et Santa Maria del Popolo et une des 2 autres Santa Maria de la piazza del Popolo. Le seul petit bémol, puisqu’il avait vu les piazzas un nombre incalculable de fois, il allait assez vite et j’ai raté quelques églises que j’aurais aimé voir. Mais il nous laissait quand même le temps de voir ce qu’on voulait voir et avait des choses à nous raconter. Bref, c’était vraiment bien d’avoir un guide! Dans le carnet de voyage des enfants, il y avait une chasse aux animaux. On y trouvait les différentes piazzas avec quelques explications et un ou des animaux à trouver sur la piazza (en général sur les fontaines). Leur intérêt était donc gardé tout le long de la promenade. J’avais aussi fait des pages sur les œuvres de Raphaël, Michel-Ange et Leonardo da Vinci qu’on retrouve à Rome en les associant aux tortues Ninja (On retrouve les œuvres de Donatello surtout à Florence, mais je l’ai quand même inclus). Certains trouveront peut-être ça sacrilège, mais je trouvais que c’était une belle introduction pour attirer leur attention sur ces grands artistes. Toutefois, ma fille de 3 ans n’a pas trop compris le truc et elle avait un peu peur de tomber sur les tortues au détour d’une rue! Elle a un peu compris lorsqu’elle a vu le buste de Raphaël au Panthéon, mais encore là, elle ne comprenait pas pourquoi c’était une statue et pourquoi il était mort… Bon, on y reviendra plus tard! Nous avons trouvé les vendeurs de rue un peu trop agressants à notre goût, heureusement, il n’y en avait pas trop à l’heure où nous étions. Il n’y avait pas trop de touristes non plus, les piazzas étaient assez vides. C’était assez froid aussi comme journée, peut-être attendaient-ils que ça se réchauffe un peu. Vers midi, il avait une messe prévue avec un groupe de burkinabés prêtres et religieuses qui se voient de temps en temps et nous avait invités à l’accompagner. Nous nous sommes un peu égarés, avons finalement demandé notre chemin à un garde de sécurité d’un hôpital qui nous a fait traverser l’établissement en passant même devant les salles d’opération et nous sommes finalement arrivés à 2 minutes de la fin! Nous les avons accompagnés pour partager leur dîner où on a goûté à des plats typiques de leur pays. Ce fut bien intéressant et les religieuses craquaient pour notre bébé! Nous sommes finalement revenus en fin d’après-midi, assez fatigués, via bus et métro où les 2 filles ont dormi. On se repose un peu, on retrouve mon 2e oncle et sa femme, on soupe et on jase pour aller ensuite se coucher.
Jour 3 – Dimanche 17 mai Ce matin, on part tous ensemble pour aller visiter le Colisée. Il y avait 2 files, dont une extrêmement longue. Ne sachant pas trop, on prend la plus courte. Après quelques minutes, on arrive à la hauteur de l’écriteau indiquant quelle file est pour quoi. La nôtre, la plus courte, est pour aller acheter les billets, celle extrêmement longue est celle de la « fast pass ». Moi qui ai hésité jusqu’à la veille pour finalement ne pas l’acheter, j’étais bien contente! Mais je ne comprends toujours pas puisque sur tous les forums les gens ont l’air de dire qu’ils n’ont pas attendu grâce au Roma pass… Alors si quelqu’un peut donner une explication à ça? Notre file a duré environ 30 minutes. Déjà de l’extérieur, le Colisée est impressionnant. Les enfants étaient bien contents d’entrer. Mon grand attendait ça avec tellement d’impatience! Ma 3 ans étant une grimpeuse, elle n’a manqué aucun bloc ou escalier ou autre pour se percher et demander qu’on la prenne en photo ainsi. Mon 6 ans lui imaginait les lions et les gladiateurs et il a même « vu » des cages et autres trucs qui n’y sont plus vraiment, mais avec la distance c’est facile à imaginer! Nous avions la poussette pour cette visite et ça a bien été. Il y a un escalier entre le rez-de-chaussée et l’étage, mais sinon ça roulait bien. Il est supposé y avoir des ascenseurs, mais on ne les a pas vus (pas cherché non plus). Il faisait vraiment chaud lors de cette journée et la fatigue a vite embarqué. Ma 3 ans a donc perdu de l’intérêt vers les 2/3 de la visite. Au 2e, c’est super intéressant, il y a toutes sortes de panneaux explicatifs, des maquettes et des objets d’époque. On y a aussi une très belle vue sur le forum qu’on a finalement décidé de ne pas visité puisque nous ferons Pompéi et probablement Herculaneum. Pour finir la visite, hop bébé dans le porte-bébé et petite fille en poussette. On a marché vers la piazza Venezia et avons trouvé un resto dans ce coin où on a mangé notre première pizza italienne. C’était très bon. Nous avons laissé les autres continuer leur visite de la ville et nous sommes allés prendre l’autobus sur la piazza. L’attente a été assez longue et les enfants en ont profité pour ramasser des cailloux. Ces petits moments de « liberté » leur font vraiment du bien. Petite fille en a aussi profiter pour amuser un bébé en lui faisant des coucous et saluer plein de monde en perfectionnant son « ciao » et son « buongiorno » qu’elle a dits à à peu près tout le monde qu’elle a croisé en Italie! On n’a pas fait grand-chose du reste de la journée car fatigués. Seulement sortis prendre un gelato pas loin. Comme pour tout le reste du voyage, on alterne bébé en poussette et porte-bébé pour que petite fille puisse aussi profiter de la poussette car elle se fatigue assez vite. Grand garçon lui n’a pas de bout : il a fait même plus de kilométrage que nous avec toutes les courses et aller-retours qu’il fait sans cesse.
Jour 4 – Lundi 18 mai Nos premières journées n’étaient pas aussi remplies qu’on avait prévu (on avait un programme, mais on savait qu’on le changerait plusieurs fois) mais on est vraiment fatigué aujourd’hui. On pensait prendre ça relaxe en allant au parc de la Villa Borghese, mais finalement, le parc qui est près d’où on loge nous a apparu plus attirant. Et en plus, finalement, mon oncle nous y a accompagnés en voiture, alors encore plus facile! C’était un parc très grand avec de grandes étendues d’herbe et des arbres. On a laissé les enfants jouer dans des modules de jeux, petite fille s’y est même fait des amis. On a aussi marché jusqu’à un étang où il y avait des centaines de tortues, des poissons, des cygnes et autres oiseaux. On a pris une collation tranquille dans le gazon près d’une fontaine, on a joué au ballon sur le chemin du retour et on est repartis juste à temps pour le dîner à 13h. Je n’ai pas le nom du parc, mais paraît-il qu’on peut y avoir une superbe vue sur la ville, mais il aurait fallu marcher plus que ce que les enfants n’étaient capables. C’est la seule journée du voyage où grand garçon s’est plaint de fatigue, c’est tout dire car lui, il n’est jamais fatigué! ;) On n’a pas fait grand-chose d’autre de la journée, les enfants étant un peu trop intenses et nous avec trop peu de patience et d’énergie. On n’avait aucune idée de ce que nous ferait le décalage horaire, mais ça nous a affecté plus qu’on pensait, ça et les nombreuses heures de marche, le portage à long terme de bébé, l’adaptation au nouveau pays, le manque de sommeil la nuit du vol et la suivante, etc.
Jour 1 – Vendredi 15 mai Nous sommes arrivés vers 12h à l’aéroport. Suite au feu qu’il y a eu au terminal 3 il y a peu, l’aéroport est un peu désorganisé et n’avons passé aucun point de contrôle, ce fut donc rapide! Mon oncle nous attendait juste après le carrousel des bagages pour nous conduire chez lui. Heureusement, car les transports en commun étaient en grève! Il habite dans une communauté religieuse où nous avons été très bien accueillis. Nous y avons très bien mangé des repas italiens, toujours excellents. Il y avait un grand jardin où les enfants pouvaient jouer et cueillir des fleurs et de longs couloirs où se promener. Nous y avons rencontré plein de gens de différentes nationalités. Nous avons déposé nos bagages, mangé un bon repas et nous sommes partis pour le Vatican. Nous étions à environ 30 minutes à pied (à vitesse d’enfant). Je m’attendais à un portail, une barrière, quelque chose, alors j’ai été bien étonnée de voir qu’on entre au Vatican sans vraiment s’en rendre compte, en prenant une rue comme une autre. Mais au fond de la rue, 2 signes qu’on y est bien : des gardes suisses et des immenses colonnes qui bordent la Place St-Pierre. Les enfants y ont découvert des pigeons. Ça ne prend pas grand-chose pour les émerveiller! Ensuite, on s’est approché des différentes fontaines et sommes allés voir un des bas-reliefs près de l’obélisque qu’on ne pouvait pas approcher car la place était remplie de chaises en prévision d’une cérémonie de canonisation cette fin de semaine. Mon conjoint et mon oncle sont allés faire la file pour entrer dans la Basilique pendant que je restais avec les enfants sur la place pour aller voir la dernière fontaine. La file semblait interminable, mais ça avance vraiment vite. Ça nous a pris peut-être 20 minutes. Il faisait chaud et il ventait. L’eau de la fontaine éclaboussait au grand plaisir des enfants. Arrivés à la Basilique, on doit faire un petit arrêt pour laisser la poussette qui est interdite à l’intérieur. On n’avait pas amené le porte-bébé pour cette courte promenade, on l’a un peu regretté avec la fatigue du voyage! La Basilique est immense, les enfants avaient plein de choses à voir. J’avais préparé une « chasse aux animaux » pour les piazzas et mon grand a décidé de la commencer ici lorsqu’il a trouvé une colombe. Après ça, c’était à qui trouverait quoi! J’ai trouvé la Piéta magnifique et j’ai pris le temps de la regarder car nous avions fait le choix de ne pas faire les musées avec les enfants, surtout que nous ne sommes pas des férus d’art. On ressort donc, on prend le temps sur le pavé pour regarder tout le tour et on s’en retourne. On prend un autre chemin pour le retour et on suit une partie des murs du Vatican. On s’arrête un peu plus loin pour notre premier de nombreux gelati. Très bon service, en français en plus! Ils sont vraiment bons! 2 saveurs pour 2 euros, c’est en général ce qu’on a payé pendant le voyage, sauf quelques exceptions sur la côte amalfitaine et sur les Îles Borromées où c’était plus cher. On passe un peu de temps dans le jardin, on soupe et on se couche. À notre grand bonheur, bébé s’endort vers 21h. Mais elle se réveille pour un bon 3h au milieu de la nuit, son corps devant penser que c’était seulement une sieste! Mais sinon, les autres nuits elle avait déjà pris le rythme.
À tous les soirs, on a fait des courts vidéos avec les 2 plus grands (1 – 1min30) pour qu’ils parlent de leur journée. Ça leur fera un beau souvenir et on les mettait aussi sur Dropbox pour que les grands-parents puissent suivre nos aventures, ce qu’ils ont adoré. Aussi, j’avais préparé un carnet de voyage pour les enfants. Je sais qu’il en existe qui sont déjà faits pour Rome, mais mes enfants sont un peu jeunes pour ce qu’on y trouve et je voulais y aller vraiment avec leurs intérêts et ce qu’on verrait et y mettre des infos sur toutes nos destinations et des activités adaptées à leur âge. Je me suis rendue compte aussi en le faisant que c’était une excellente préparation de voyage pour moi car j’ai lu un tas de choses pour le préparer (une infime partie de mes lectures s’y retrouve). Je me suis donc sentie très prête et en confiance pour le voyage et j’ai pu apprendre des choses en avance car on sait bien qu’il est difficile de s’attarder devant des panneaux explicatifs avec d’aussi jeunes enfants. Il me fera plaisir de partager mon travail avec vous si vous êtes intéressés, et vous aurez aussi le loisir de l’adapter à votre voyage. Mon cousin nous avait aussi ramené un livre qu’on retrouve partout dans Rome et qui montre les différentes ruines dans leur état actuel et leur état original. C’était super pour expliquer aux enfants et qu’ils puissent mieux imaginer de quoi ça avait l’air. On a retrouvé un livre de la même collection à Pompéi et l’avons acheté. C’était très intéressant pour nous aussi.
Jour 2 – samedi 16 mai Le réveil est difficile! On finit par réussir et aller déjeuner. Un autre de mes oncles arrive aujourd’hui, donc celui qui habite ici va aller l’accueillir. Il avait donc demandé à un de ses collègues, un burkinabé nommé Émile, de nous servir de guide. C’était génial, car il connait très bien Rome et ça a été génial pour faire les piazzas car il connaissait le trajet à suivre pour marcher le moins possible et prendre les bons bus pour faciliter la visite aux enfants. Nous avons donc fait les piazzas suivantes en environ 2h30 : Navona, Rotonda, Minerva, Largo di Torre Argentina, del Campidoglio, Colonna, del Popolo et Venezia. Nous avons visité le Panthéon et Santa Maria del Popolo et une des 2 autres Santa Maria de la piazza del Popolo. Le seul petit bémol, puisqu’il avait vu les piazzas un nombre incalculable de fois, il allait assez vite et j’ai raté quelques églises que j’aurais aimé voir. Mais il nous laissait quand même le temps de voir ce qu’on voulait voir et avait des choses à nous raconter. Bref, c’était vraiment bien d’avoir un guide! Dans le carnet de voyage des enfants, il y avait une chasse aux animaux. On y trouvait les différentes piazzas avec quelques explications et un ou des animaux à trouver sur la piazza (en général sur les fontaines). Leur intérêt était donc gardé tout le long de la promenade. J’avais aussi fait des pages sur les œuvres de Raphaël, Michel-Ange et Leonardo da Vinci qu’on retrouve à Rome en les associant aux tortues Ninja (On retrouve les œuvres de Donatello surtout à Florence, mais je l’ai quand même inclus). Certains trouveront peut-être ça sacrilège, mais je trouvais que c’était une belle introduction pour attirer leur attention sur ces grands artistes. Toutefois, ma fille de 3 ans n’a pas trop compris le truc et elle avait un peu peur de tomber sur les tortues au détour d’une rue! Elle a un peu compris lorsqu’elle a vu le buste de Raphaël au Panthéon, mais encore là, elle ne comprenait pas pourquoi c’était une statue et pourquoi il était mort… Bon, on y reviendra plus tard! Nous avons trouvé les vendeurs de rue un peu trop agressants à notre goût, heureusement, il n’y en avait pas trop à l’heure où nous étions. Il n’y avait pas trop de touristes non plus, les piazzas étaient assez vides. C’était assez froid aussi comme journée, peut-être attendaient-ils que ça se réchauffe un peu. Vers midi, il avait une messe prévue avec un groupe de burkinabés prêtres et religieuses qui se voient de temps en temps et nous avait invités à l’accompagner. Nous nous sommes un peu égarés, avons finalement demandé notre chemin à un garde de sécurité d’un hôpital qui nous a fait traverser l’établissement en passant même devant les salles d’opération et nous sommes finalement arrivés à 2 minutes de la fin! Nous les avons accompagnés pour partager leur dîner où on a goûté à des plats typiques de leur pays. Ce fut bien intéressant et les religieuses craquaient pour notre bébé! Nous sommes finalement revenus en fin d’après-midi, assez fatigués, via bus et métro où les 2 filles ont dormi. On se repose un peu, on retrouve mon 2e oncle et sa femme, on soupe et on jase pour aller ensuite se coucher.
Jour 3 – Dimanche 17 mai Ce matin, on part tous ensemble pour aller visiter le Colisée. Il y avait 2 files, dont une extrêmement longue. Ne sachant pas trop, on prend la plus courte. Après quelques minutes, on arrive à la hauteur de l’écriteau indiquant quelle file est pour quoi. La nôtre, la plus courte, est pour aller acheter les billets, celle extrêmement longue est celle de la « fast pass ». Moi qui ai hésité jusqu’à la veille pour finalement ne pas l’acheter, j’étais bien contente! Mais je ne comprends toujours pas puisque sur tous les forums les gens ont l’air de dire qu’ils n’ont pas attendu grâce au Roma pass… Alors si quelqu’un peut donner une explication à ça? Notre file a duré environ 30 minutes. Déjà de l’extérieur, le Colisée est impressionnant. Les enfants étaient bien contents d’entrer. Mon grand attendait ça avec tellement d’impatience! Ma 3 ans étant une grimpeuse, elle n’a manqué aucun bloc ou escalier ou autre pour se percher et demander qu’on la prenne en photo ainsi. Mon 6 ans lui imaginait les lions et les gladiateurs et il a même « vu » des cages et autres trucs qui n’y sont plus vraiment, mais avec la distance c’est facile à imaginer! Nous avions la poussette pour cette visite et ça a bien été. Il y a un escalier entre le rez-de-chaussée et l’étage, mais sinon ça roulait bien. Il est supposé y avoir des ascenseurs, mais on ne les a pas vus (pas cherché non plus). Il faisait vraiment chaud lors de cette journée et la fatigue a vite embarqué. Ma 3 ans a donc perdu de l’intérêt vers les 2/3 de la visite. Au 2e, c’est super intéressant, il y a toutes sortes de panneaux explicatifs, des maquettes et des objets d’époque. On y a aussi une très belle vue sur le forum qu’on a finalement décidé de ne pas visité puisque nous ferons Pompéi et probablement Herculaneum. Pour finir la visite, hop bébé dans le porte-bébé et petite fille en poussette. On a marché vers la piazza Venezia et avons trouvé un resto dans ce coin où on a mangé notre première pizza italienne. C’était très bon. Nous avons laissé les autres continuer leur visite de la ville et nous sommes allés prendre l’autobus sur la piazza. L’attente a été assez longue et les enfants en ont profité pour ramasser des cailloux. Ces petits moments de « liberté » leur font vraiment du bien. Petite fille en a aussi profiter pour amuser un bébé en lui faisant des coucous et saluer plein de monde en perfectionnant son « ciao » et son « buongiorno » qu’elle a dits à à peu près tout le monde qu’elle a croisé en Italie! On n’a pas fait grand-chose du reste de la journée car fatigués. Seulement sortis prendre un gelato pas loin. Comme pour tout le reste du voyage, on alterne bébé en poussette et porte-bébé pour que petite fille puisse aussi profiter de la poussette car elle se fatigue assez vite. Grand garçon lui n’a pas de bout : il a fait même plus de kilométrage que nous avec toutes les courses et aller-retours qu’il fait sans cesse.
Jour 4 – Lundi 18 mai Nos premières journées n’étaient pas aussi remplies qu’on avait prévu (on avait un programme, mais on savait qu’on le changerait plusieurs fois) mais on est vraiment fatigué aujourd’hui. On pensait prendre ça relaxe en allant au parc de la Villa Borghese, mais finalement, le parc qui est près d’où on loge nous a apparu plus attirant. Et en plus, finalement, mon oncle nous y a accompagnés en voiture, alors encore plus facile! C’était un parc très grand avec de grandes étendues d’herbe et des arbres. On a laissé les enfants jouer dans des modules de jeux, petite fille s’y est même fait des amis. On a aussi marché jusqu’à un étang où il y avait des centaines de tortues, des poissons, des cygnes et autres oiseaux. On a pris une collation tranquille dans le gazon près d’une fontaine, on a joué au ballon sur le chemin du retour et on est repartis juste à temps pour le dîner à 13h. Je n’ai pas le nom du parc, mais paraît-il qu’on peut y avoir une superbe vue sur la ville, mais il aurait fallu marcher plus que ce que les enfants n’étaient capables. C’est la seule journée du voyage où grand garçon s’est plaint de fatigue, c’est tout dire car lui, il n’est jamais fatigué! ;) On n’a pas fait grand-chose d’autre de la journée, les enfants étant un peu trop intenses et nous avec trop peu de patience et d’énergie. On n’avait aucune idée de ce que nous ferait le décalage horaire, mais ça nous a affecté plus qu’on pensait, ça et les nombreuses heures de marche, le portage à long terme de bébé, l’adaptation au nouveau pays, le manque de sommeil la nuit du vol et la suivante, etc.
Août, 3 semaines: Thaïlande - Indonésie English translation pending
Bonjour à tous,
Je sais que c'est beaucoup trop peu de temps et que la période n'est pas idéale mais malheureuesment on a pas le choix....On ne peut fermer qu'en août et c'est la 1ere fois qu'on laisse notre petite aussi longtemps. bref, on devra faire au mieux en 3 semaines !! Alors l'idée c'est d'arriver à Bangkok, de visiter environ 8 jours la Thailande et 10 jours l'indonésie. (A préciser selon vos avis...) Alors les conditions sont qu'on veut voir du pays mais aussi se reposer (parce qu'on bosse comme des fous, et qu'au retour ça recommence !!), on aime plutot les coins peinards sans trop de monde, trop de bruits ou trop d'animations. ON est pas compliqué mais j'avoue qu'on est plus trop "sac à dos" (on a un peu vieilli et puis je répète qu'on est crevé...). On adore la bonne bouffe et du farniente ça serait top aussi ... C'est notre 1ere fois en Asie, nous c'était plutot l'Afrique, et on aimerait vraiment vos bons conseils... Rien n'est arrêté sur l'itinéraire donc on écoute toutes vos idées et vos spots préférés !!!! Merci à tous !!!!
Je sais que c'est beaucoup trop peu de temps et que la période n'est pas idéale mais malheureuesment on a pas le choix....On ne peut fermer qu'en août et c'est la 1ere fois qu'on laisse notre petite aussi longtemps. bref, on devra faire au mieux en 3 semaines !! Alors l'idée c'est d'arriver à Bangkok, de visiter environ 8 jours la Thailande et 10 jours l'indonésie. (A préciser selon vos avis...) Alors les conditions sont qu'on veut voir du pays mais aussi se reposer (parce qu'on bosse comme des fous, et qu'au retour ça recommence !!), on aime plutot les coins peinards sans trop de monde, trop de bruits ou trop d'animations. ON est pas compliqué mais j'avoue qu'on est plus trop "sac à dos" (on a un peu vieilli et puis je répète qu'on est crevé...). On adore la bonne bouffe et du farniente ça serait top aussi ... C'est notre 1ere fois en Asie, nous c'était plutot l'Afrique, et on aimerait vraiment vos bons conseils... Rien n'est arrêté sur l'itinéraire donc on écoute toutes vos idées et vos spots préférés !!!! Merci à tous !!!!
Impressions de Namibie, Botswana et Zimbabwe English translation pending
Bonsoir,
Nous voici rentrés de 4 magnifiques semaines en NAMIBIE, BOTSWANA et ZWIMBABWE.
Tout s'est bien passé mis à part le retour hier matin en train de Francfort à Bruxelles où mon mari s'est fait volé le sac à dos qui contenait, entre autre, un appareil photo CANON 700d, un zoom 55/250, un grand angle, une tablette et son téléphone portable, sans compte des lunettes de vue et divers chargeurs et batteries.
Nous nous sommes endormis peu de temps après le départ de l'aéroport et un malfrat en a profité. Nous nous sommes aperçus de la disparation du sac qui était placé au dessus avec les valises une fois arrivés à la gare de Cologne. Heureusement j'avais toutes les cartes photos avec moi ainsi que le vieil appareil photo canon 500D et surtout le téléobjectif. Côté photos j'ai malheureusement à déplorer que la perte de celles prises les 2 derniers jours avec le grand angle c'est à dire et surtout les chutes Victoria vues d'hélicoptère (j'étais devant près du pilote) et les photos de l'hotel Victoria falls.
Mais passons aux choses plus réjouissantes. Je remercie tous ceux qui m'ont aidé dans la préparation de ce voyage et particulièrement Krikri, max68 (surtout pour en avoir parlé à Patrick l'an passé lors de notre rencontre en Islande, première tentative pour le convaincre d'aller en Afrique), Emma, Michelle, Lili, Pierre et les autres forumeurs .
Voici nos impressions de ces 4 semaines La météo : En Namibie : Que cela fait du bien d'avoir chaud, même très chaud à certains endroits car nous avons eu jusqu'à 38° aux heures les plus chaudes... J'adore ! On nous avait parlé de nuits froides : on n'a pas eu à se plaindre. En mai c'est parfait mais les namibiens sont unanimes pour dire qu'en juillet/aout c'est " glagla ". Nous avions dans les 20° au réveil. En revanche l'endroit où il ne faisait pas vraiment beau mais froid c'était à SWAKOPMUND : Brouillard le matin, ciel couvert...idem à WALVIS BAY mais ciel qui se dégage vers 11h et vent. Ailleurs : ciel sans nuages. Ce qu'il faut retenir c'est que dès que le soleil se couche et tant qu'il n'est pas levé le matin : fait frais !
Exception pour Kavango, Caprivi, Kasane (Botswana) et Victoria falls (Zimbabwe) : Nous avons visité cette région en dernière semaine. Les matins étaient plus frais, autour de 15 à 18°et les journées très agréables (max 28°).
L'agence Tourmaline a bien fait son job. Aucun soucis de réservation pour les hébergements et les activités. C'est Alex, le patron de la Londiningi guest house qui nous a fait le briefing de départ pour l'agence. Il nous attendait chez le louer de véhicule, Asco, pour nous expliquer aussi tout concernant l'auto. Nous avons apprécié d'avoir toutes ces explications en français.
La voiture J'avais demandé un Hillux automatique diesel . On nous a doté d'un véhicule neuf qui affichait seulement 4000 km au compteur. Les pneus étaient impeccables. Nous n'avons pas crevé. J'avais pris avec moi des grands sacs poubelles pour protéger les valises de la poussière, nous n'en n'avons pas eu besoin. Etait-ce parce que nous étions en mai, juste après la saison des pluies, ou parce que le véhicule était neuf ou bien parce que le coffre en alu fixé à l'arrière était bien étanche, mais nous n'avons pas eu beaucoup de poussière et nous nous sommes finalement passés des sacs poubelles.

Les routes Les routes asphaltées sont bien entretenues. Les " gravel roads " sont généralement larges bien entretenues. Les petites pistes sont un peu plus rudes mais pas de grosses difficultés pour notre part. Ce que nous avons trouvé dangereux : - Les limitations de vitesse sont hautes, trop par rapport à ce que nous connaissons. Les locaux roulent vite et certains touristes tentent de les imiter, ce qui n'est pas très raisonnable en raison des nombreux obstacles qui peuvent surgir (enfants, animaux – sauvages mais aussi et surtout les animaux domestiques ânes, vaches, chèvres- , tas de sable ou de gravier sur certaines routes, surtout secteur de Solitaire et plus précisément entre Solitaire et Rostock sur la C14. - Beaucoup de routes sont droites et interminables parmi des paysages désertiques ce qui sont des facteurs favorables à l'endormissement, une de nos principales craintes.
Ci-dessus : Zebra crossing
La nourriture Autre grand sujet de préoccupation des touristes " surtout français "… quoique les belges ne sont pas en reste... Nous avons très bien mangé en Afrique mais une nourriture plutôt de type européen alors que je m'attendais aussi à goûter des spécialités africaines. La majeure partie des plats proposés se composent de grillades (bœuf, agneau, gibier) ou poulet. Le gibier (game) n'est pas aussi fort en goût que celui que l'on trouve chez nous (sanglier, cerf, etc...) et c'est tant mieux pour moi qui préfère des goûts moins prononcés. Comme souvent lu sur le forum je confirme que la viande de Kudu est souvent la plus tendre. Les légumes accompagnants manquent souvent de cuisson. Croquant ça va, pas cuit bonjour les dégâts... Les pique-niques organisés par les lodges sont souvent opulents et très agréables. Le petit déjeuner au champagne sud africain après le vol en mongolfière est tout aussi exceptionnel qu'inoubliable

Les hébergements Nous ne faisions pas de camping. Nous avons eu l'occasion de tester des lodges, des guest houses et un hébergement basique au Spitkoppe. Les hébergements sont très biens, propres, parfois très luxueux. Ce qui est à déplorer c'est parfois le manque d'ambiance, surtout durant les diner : Peu ou pas de musique par exemple... alors quand on est de 2 ou 3 tables c'est tristounet. Par exemple, le buffet de l'eagle nest du Vingerklip était très chouette mais pas de musique... et personne n'osait moufeter... Seuls 3 lodges avaient un fond musical sympa : Le Hoodia, le Mowani et le Divava.
Voici notre " tierçé " de nos lodges préférés tout confondu (confort, accueil, nourriture, ambiance générale) :
1) Le Hoodia desert lodge : Il y a beaucoup de lodge dans le secteur de Sossusvlei. Le Hoodia est assez petit et discret, c'est sans doute aussi ce qui fait son charme. D'aucun diront que les chambres sont un peu petites mais il n'y a vraiment rien à reprocher à cet établissement ou le patron est très présent et super sympa. La nourriture est raffinée et excellente. Le staff est souriant et l'on sent qu'il y a une bonne ambiance. Ce lodge mérite amplement sa première place sur Tripadvisor. La journée organisée dans les dunes est exceptionnelle. D'ailleurs j'en avais lu tellement de bien que c'est pour cela que j'avais opté pour le Hoodia. Cette journée a vraiment dépassé mes espérances C'était incroyable ! Notre guide, Amgula était aux petits soins et nous avons pleinement apprécié tout ce qu'il nous a fait découvrir. Certes nous aurions pu aller dans le parc par nous même... cela aurait été très différent...

2) Le Divava lodge & spa : Situé sur les bords du Kavango, ce lodge pourrait être l'écho de la célèbre citation de Beaudelaire " Là, tout n'est qu'ordre et beauté, Luxe, calme et volupté ". Un personnel souriant et aux petits soins, une nourriture excellente et raffinée, une chambre immense et luxueuse : Le Divava etait certainement le plus beau des lodge que nous avons visité durant notre séjour. Nous avons eu l'occasion de faire 2 activités : Une promenade en bateau jusqu'aux Popa falls et un game drive à Mahango le matin à l'aube.
3) Na an Kusé lodge : C'est ici que nous avons littéralement " débarqué " lorsque nous sommes arrivés à l'aube de notre premier jour sur le sol Africain. L'accueil par Rhona était adorable. Nous avions été prévenus que notre chambre ne serait pas prête car ils avaient un mariage la veille. Avouez qu'à 6h30 du matin c'est un peu normal. Aussi, on nous avait proposé de faire 2 activités en arrivant. Rhona nous a offert du café en attendant le guide et à 7h00 nous étions dans le busch avec Kiki le guépard.. mais ça c'est une autre histoire... Pour ce qui est du lodge, il y a très peu de chambres. On peut donc dire qu'il est vraiment exclusif. L'environnement est très beau. Près de la piscine, il y a un petit canyon peuplé de daman des rochers (première rencontre animalière du matin). La chambre est immense et la déco plutôt " branchée ". Au matin, un babouin était sur la terrasse et un kudu grignotait un arbuste juste devant la fenêtre... Quelle introduction au voyage !

Note "coup de cœur" … pour le Khowareb lodge. Ce lodge est situé près de Sesfontein sur la rivière Khowareb. Nous y sommes restés 2 nuits, le temps d'apprécier la gentillesse du staff. Ici s'est tout de suite sentis bien. Pas de chichis et relax... La chambre est petite mais suffisante avec des murs en toile de tente et la salle de bain est totalement ouverte en extérieur. La nourriture est bonne et le staff chante après le repas. Ambiance ambiance... Côté accueil, la jeune fille était très présente et venait à notre rencontre avec un cocktail à chaque retour d'excursion. Nous avons fait 2 excursions avec le lodge : une visite de village himba – égale à ce que j'attendais- et une journée track rhino exceptionnelle où nous n'avons pas trouvé le rhino mais ... des lions et des éléphants...

Mention spéciale repas : Bien sur une guest house n'est pas un lodge avec le cadre et le personnel qui va avec mais nous avons apprécié la fameuse LONDININGI guets house, bien connue des forumeurs, avec un très bon accueil de Alex, le propriétaire qui nous a pris en charge chez Asco, le loueur de voiture et nous a fait le briefing au nom de l'agence Tourmaline. Les chambres sont tout à fait correctes mais le point fort c'est le diner. La cuisine est tout simplement délicieuse et nous avons pu apprécié un excellent steak de Kudu suivi d'une fine tarte aux pommes... je ne vous dit que ça ! Miam ...
So british : Quand on va au Victoria falls hotel, on se prépare à un retour dans le temps car l'hotel est de style colonial avec un nombre d'employés impressionnant. Même si les chambres sont vieillottes, le cadre de cet hotel tout simplement magnifique et nous avons apprécié de nous y relaxer pour nos deux derniers jours en Afrique.

Une déception On nous avait dit beaucoup de bien du Mowani lodge dans le Damaraland. Il est vrai que le site est très beau, que les chambres sont grandes mais quelle déception au niveau de la nourriture : un œuf mollet recouvert d'une sauce tomate insipide le tout posé sur un bout de saumon fumé, un morceau de bœuf très tendre recouvert d'une pâte de foie de volailles aux champignons (quel mélange!), et une meringue collante avec une glace. Le lendemain avec le game drive des éléphants du désert, nous avons tenté le lunch pour voir si c'était mieux : Petite salade avec quelques poivrons grillés marinés et dessert nommé injustement smothies mais qui se compose en fait de yaourt mixé avec les fruits du petit dej du matin, surtout du melon, le tout sans sucre... vraiment pas bon.
Les gens rencontrés lors du voyage : Nous avons eu l'occasion de rencontrer des namibiens blancs parlant soit anglais, soit afrikaans soit allemand et des namibiens noirs de différentes etnies, toujours très courtois et souvent très souriants. Nous parlions généralement en anglais ou en allemand et nous comprenions certains mots d'afrikaans.

Dans les lodges, nous avons eu l'occasion de rencontrer des clients sud africains et de discuter avec eux. Nous étions curieux de connaître leur culture, leur pays et leur esprit... C'est là que le nous ne sommes définitivement pas sur la même longueur d'ondes... En revanche nous avons eu de bons contacts avec des touristes allemands, un couple de vieux anglais ainsi que des canadiens de Vancouver très sympas.
Les paysages
La Namibie on y va pour les animaux mais aussi pour la diversité de ses paysages, et certains ne sont pas sans nous rappeler les USA (Vingerklip, Grootberg, désert...)
Les paysages sont vraiments exceptionnels, surtout au Nord, et diversifiés : déserts de sables, de cailloux, montagnes, verdure à Caprivi...

Les animaux A part le léopard que nous n'avons pas eu la chance de voir, nous avons vu les principaux animaux d'Afrique et des tas d'oiseaux magnifiques. Ci-dessous : Heure de pointe au point d'eau (Etosha)

Ci-dessous : Girafe de Bagatelle (Kalahari)

D'ailleurs à la fin, nous avons eu tendance à ne plus trop prêter attention aux éléphants et aux girafes tellement nous en avions vu et à nous focaliser sur le " shooting " de " zoziaux ", ce qui n'est pas toujours évident croyez moi ! Ci-dessous : Buffle et son oiseau (Chobe)


Les activités Nous avons beaucoup aimé les activités proposées par les lodges et les game drive. D'ailleurs, pour la petite histoire, à la fin de notre séjour à Etosha, Patrick était fatigué de conduire et moi je n'étais pas rassasiée d'animaux. Alors on s'est offert un game drive d'après-midi où nous n'étions que 2 passagers. Le guide nous a averti que l'après-midi on ne voyait pas beaucoup d'animaux actifs... Mais était-ce du aux bons yeux du guide ou à un énorme coup de chance, cet après-midi là fut exceptionnel: Nous avons vu un guépard en train de chasser et qui est ensuite tranquillement passé devant nous, un autre guépard qui venait de déguster sa proie, un lion, 3 rhino noirs et un rhino blanc... entre autres....

Parmi les activités exceptionnelles : Je ne vais pas tout raconter ici mais aucune ne nous a déçu, au contraire, nous en garderons un souvenir ému. Je dois ajouter que nous n'étions généralement pas nombreux, voire même certaines fois rien que nous deux : Marche avec le guépard à Na an kusé, Journée à Sossusvlei avec le Hoodia lodge, Ballon à Sossusvlei,

journée combiné catamaran + sandwich harbour,
(La photo du flamand rose ci-dessus a été prise a Sandwich Harbour, ce qui explique le jaune orangé de la dune en arrière plan)
rhino tracking à Khowareb, journée chez les buschmen avec le Fiume lodge (on parle peu de ce lodge sur le forum mais la journée découverte de la culture buchmen dans le village exclusif pour le lodge, est tout simplement magnifique),
(La photo de la madame buschmen topless ayant été censurée, je l'ai remplacée par les buschmens chasseurs)
Journée prise de vues et conseils photographiques avec Pangolin à Kasane (formidable), hélicoptère aux chutes Victoria...
En conclusion : Un voyage exceptionnel et l'on se dit qu'on a bien eu raison d'y aller ! Il n'y a pas eu une journée où l'on se soit ennuyé, pas une journée où l'on ait pas découvert quelque chose de différent. Comme pour les USA où nous sommes allés 4 fois, la Namibie et les pays voisins donnent très envie d'y retourner.
Ce qui nous a manqué : Les enfants. C'est la première fois que nous n'étions que tous les 2, mon mari et moi.
Si c'était à refaire : On séjournerait à Walvis Bay plutôt qu'à Swakopmund. On éviterait peut-être la bande de Caprivi car trop de route. On passerait peut-être par les Epupa falls au nord, ou bien le fish river canyon au sud... On passerait moins de temps dans le Damaraland...quoique...

Celui-ci nous attend l'année prochaine :

Je vous donne rendez-vous sur mon site pour suivre le carnet de voyage jour après jour. Pour l'instant il n'y a que la page de préparation mais si vous me laissez un peu de temps...
Nous nous sommes endormis peu de temps après le départ de l'aéroport et un malfrat en a profité. Nous nous sommes aperçus de la disparation du sac qui était placé au dessus avec les valises une fois arrivés à la gare de Cologne. Heureusement j'avais toutes les cartes photos avec moi ainsi que le vieil appareil photo canon 500D et surtout le téléobjectif. Côté photos j'ai malheureusement à déplorer que la perte de celles prises les 2 derniers jours avec le grand angle c'est à dire et surtout les chutes Victoria vues d'hélicoptère (j'étais devant près du pilote) et les photos de l'hotel Victoria falls.
Mais passons aux choses plus réjouissantes. Je remercie tous ceux qui m'ont aidé dans la préparation de ce voyage et particulièrement Krikri, max68 (surtout pour en avoir parlé à Patrick l'an passé lors de notre rencontre en Islande, première tentative pour le convaincre d'aller en Afrique), Emma, Michelle, Lili, Pierre et les autres forumeurs .
Voici nos impressions de ces 4 semaines La météo : En Namibie : Que cela fait du bien d'avoir chaud, même très chaud à certains endroits car nous avons eu jusqu'à 38° aux heures les plus chaudes... J'adore ! On nous avait parlé de nuits froides : on n'a pas eu à se plaindre. En mai c'est parfait mais les namibiens sont unanimes pour dire qu'en juillet/aout c'est " glagla ". Nous avions dans les 20° au réveil. En revanche l'endroit où il ne faisait pas vraiment beau mais froid c'était à SWAKOPMUND : Brouillard le matin, ciel couvert...idem à WALVIS BAY mais ciel qui se dégage vers 11h et vent. Ailleurs : ciel sans nuages. Ce qu'il faut retenir c'est que dès que le soleil se couche et tant qu'il n'est pas levé le matin : fait frais !
Exception pour Kavango, Caprivi, Kasane (Botswana) et Victoria falls (Zimbabwe) : Nous avons visité cette région en dernière semaine. Les matins étaient plus frais, autour de 15 à 18°et les journées très agréables (max 28°).
L'agence Tourmaline a bien fait son job. Aucun soucis de réservation pour les hébergements et les activités. C'est Alex, le patron de la Londiningi guest house qui nous a fait le briefing de départ pour l'agence. Il nous attendait chez le louer de véhicule, Asco, pour nous expliquer aussi tout concernant l'auto. Nous avons apprécié d'avoir toutes ces explications en français.
La voiture J'avais demandé un Hillux automatique diesel . On nous a doté d'un véhicule neuf qui affichait seulement 4000 km au compteur. Les pneus étaient impeccables. Nous n'avons pas crevé. J'avais pris avec moi des grands sacs poubelles pour protéger les valises de la poussière, nous n'en n'avons pas eu besoin. Etait-ce parce que nous étions en mai, juste après la saison des pluies, ou parce que le véhicule était neuf ou bien parce que le coffre en alu fixé à l'arrière était bien étanche, mais nous n'avons pas eu beaucoup de poussière et nous nous sommes finalement passés des sacs poubelles.

Les routes Les routes asphaltées sont bien entretenues. Les " gravel roads " sont généralement larges bien entretenues. Les petites pistes sont un peu plus rudes mais pas de grosses difficultés pour notre part. Ce que nous avons trouvé dangereux : - Les limitations de vitesse sont hautes, trop par rapport à ce que nous connaissons. Les locaux roulent vite et certains touristes tentent de les imiter, ce qui n'est pas très raisonnable en raison des nombreux obstacles qui peuvent surgir (enfants, animaux – sauvages mais aussi et surtout les animaux domestiques ânes, vaches, chèvres- , tas de sable ou de gravier sur certaines routes, surtout secteur de Solitaire et plus précisément entre Solitaire et Rostock sur la C14. - Beaucoup de routes sont droites et interminables parmi des paysages désertiques ce qui sont des facteurs favorables à l'endormissement, une de nos principales craintes.
Ci-dessus : Zebra crossingLa nourriture Autre grand sujet de préoccupation des touristes " surtout français "… quoique les belges ne sont pas en reste... Nous avons très bien mangé en Afrique mais une nourriture plutôt de type européen alors que je m'attendais aussi à goûter des spécialités africaines. La majeure partie des plats proposés se composent de grillades (bœuf, agneau, gibier) ou poulet. Le gibier (game) n'est pas aussi fort en goût que celui que l'on trouve chez nous (sanglier, cerf, etc...) et c'est tant mieux pour moi qui préfère des goûts moins prononcés. Comme souvent lu sur le forum je confirme que la viande de Kudu est souvent la plus tendre. Les légumes accompagnants manquent souvent de cuisson. Croquant ça va, pas cuit bonjour les dégâts... Les pique-niques organisés par les lodges sont souvent opulents et très agréables. Le petit déjeuner au champagne sud africain après le vol en mongolfière est tout aussi exceptionnel qu'inoubliable

Les hébergements Nous ne faisions pas de camping. Nous avons eu l'occasion de tester des lodges, des guest houses et un hébergement basique au Spitkoppe. Les hébergements sont très biens, propres, parfois très luxueux. Ce qui est à déplorer c'est parfois le manque d'ambiance, surtout durant les diner : Peu ou pas de musique par exemple... alors quand on est de 2 ou 3 tables c'est tristounet. Par exemple, le buffet de l'eagle nest du Vingerklip était très chouette mais pas de musique... et personne n'osait moufeter... Seuls 3 lodges avaient un fond musical sympa : Le Hoodia, le Mowani et le Divava.
Voici notre " tierçé " de nos lodges préférés tout confondu (confort, accueil, nourriture, ambiance générale) :
1) Le Hoodia desert lodge : Il y a beaucoup de lodge dans le secteur de Sossusvlei. Le Hoodia est assez petit et discret, c'est sans doute aussi ce qui fait son charme. D'aucun diront que les chambres sont un peu petites mais il n'y a vraiment rien à reprocher à cet établissement ou le patron est très présent et super sympa. La nourriture est raffinée et excellente. Le staff est souriant et l'on sent qu'il y a une bonne ambiance. Ce lodge mérite amplement sa première place sur Tripadvisor. La journée organisée dans les dunes est exceptionnelle. D'ailleurs j'en avais lu tellement de bien que c'est pour cela que j'avais opté pour le Hoodia. Cette journée a vraiment dépassé mes espérances C'était incroyable ! Notre guide, Amgula était aux petits soins et nous avons pleinement apprécié tout ce qu'il nous a fait découvrir. Certes nous aurions pu aller dans le parc par nous même... cela aurait été très différent...

2) Le Divava lodge & spa : Situé sur les bords du Kavango, ce lodge pourrait être l'écho de la célèbre citation de Beaudelaire " Là, tout n'est qu'ordre et beauté, Luxe, calme et volupté ". Un personnel souriant et aux petits soins, une nourriture excellente et raffinée, une chambre immense et luxueuse : Le Divava etait certainement le plus beau des lodge que nous avons visité durant notre séjour. Nous avons eu l'occasion de faire 2 activités : Une promenade en bateau jusqu'aux Popa falls et un game drive à Mahango le matin à l'aube.

3) Na an Kusé lodge : C'est ici que nous avons littéralement " débarqué " lorsque nous sommes arrivés à l'aube de notre premier jour sur le sol Africain. L'accueil par Rhona était adorable. Nous avions été prévenus que notre chambre ne serait pas prête car ils avaient un mariage la veille. Avouez qu'à 6h30 du matin c'est un peu normal. Aussi, on nous avait proposé de faire 2 activités en arrivant. Rhona nous a offert du café en attendant le guide et à 7h00 nous étions dans le busch avec Kiki le guépard.. mais ça c'est une autre histoire... Pour ce qui est du lodge, il y a très peu de chambres. On peut donc dire qu'il est vraiment exclusif. L'environnement est très beau. Près de la piscine, il y a un petit canyon peuplé de daman des rochers (première rencontre animalière du matin). La chambre est immense et la déco plutôt " branchée ". Au matin, un babouin était sur la terrasse et un kudu grignotait un arbuste juste devant la fenêtre... Quelle introduction au voyage !

Note "coup de cœur" … pour le Khowareb lodge. Ce lodge est situé près de Sesfontein sur la rivière Khowareb. Nous y sommes restés 2 nuits, le temps d'apprécier la gentillesse du staff. Ici s'est tout de suite sentis bien. Pas de chichis et relax... La chambre est petite mais suffisante avec des murs en toile de tente et la salle de bain est totalement ouverte en extérieur. La nourriture est bonne et le staff chante après le repas. Ambiance ambiance... Côté accueil, la jeune fille était très présente et venait à notre rencontre avec un cocktail à chaque retour d'excursion. Nous avons fait 2 excursions avec le lodge : une visite de village himba – égale à ce que j'attendais- et une journée track rhino exceptionnelle où nous n'avons pas trouvé le rhino mais ... des lions et des éléphants...

Mention spéciale repas : Bien sur une guest house n'est pas un lodge avec le cadre et le personnel qui va avec mais nous avons apprécié la fameuse LONDININGI guets house, bien connue des forumeurs, avec un très bon accueil de Alex, le propriétaire qui nous a pris en charge chez Asco, le loueur de voiture et nous a fait le briefing au nom de l'agence Tourmaline. Les chambres sont tout à fait correctes mais le point fort c'est le diner. La cuisine est tout simplement délicieuse et nous avons pu apprécié un excellent steak de Kudu suivi d'une fine tarte aux pommes... je ne vous dit que ça ! Miam ...
So british : Quand on va au Victoria falls hotel, on se prépare à un retour dans le temps car l'hotel est de style colonial avec un nombre d'employés impressionnant. Même si les chambres sont vieillottes, le cadre de cet hotel tout simplement magnifique et nous avons apprécié de nous y relaxer pour nos deux derniers jours en Afrique.

Une déception On nous avait dit beaucoup de bien du Mowani lodge dans le Damaraland. Il est vrai que le site est très beau, que les chambres sont grandes mais quelle déception au niveau de la nourriture : un œuf mollet recouvert d'une sauce tomate insipide le tout posé sur un bout de saumon fumé, un morceau de bœuf très tendre recouvert d'une pâte de foie de volailles aux champignons (quel mélange!), et une meringue collante avec une glace. Le lendemain avec le game drive des éléphants du désert, nous avons tenté le lunch pour voir si c'était mieux : Petite salade avec quelques poivrons grillés marinés et dessert nommé injustement smothies mais qui se compose en fait de yaourt mixé avec les fruits du petit dej du matin, surtout du melon, le tout sans sucre... vraiment pas bon.
Les gens rencontrés lors du voyage : Nous avons eu l'occasion de rencontrer des namibiens blancs parlant soit anglais, soit afrikaans soit allemand et des namibiens noirs de différentes etnies, toujours très courtois et souvent très souriants. Nous parlions généralement en anglais ou en allemand et nous comprenions certains mots d'afrikaans.

Dans les lodges, nous avons eu l'occasion de rencontrer des clients sud africains et de discuter avec eux. Nous étions curieux de connaître leur culture, leur pays et leur esprit... C'est là que le nous ne sommes définitivement pas sur la même longueur d'ondes... En revanche nous avons eu de bons contacts avec des touristes allemands, un couple de vieux anglais ainsi que des canadiens de Vancouver très sympas.
Les paysages
La Namibie on y va pour les animaux mais aussi pour la diversité de ses paysages, et certains ne sont pas sans nous rappeler les USA (Vingerklip, Grootberg, désert...)
Les paysages sont vraiments exceptionnels, surtout au Nord, et diversifiés : déserts de sables, de cailloux, montagnes, verdure à Caprivi...

Les animaux A part le léopard que nous n'avons pas eu la chance de voir, nous avons vu les principaux animaux d'Afrique et des tas d'oiseaux magnifiques. Ci-dessous : Heure de pointe au point d'eau (Etosha)

Ci-dessous : Girafe de Bagatelle (Kalahari)

D'ailleurs à la fin, nous avons eu tendance à ne plus trop prêter attention aux éléphants et aux girafes tellement nous en avions vu et à nous focaliser sur le " shooting " de " zoziaux ", ce qui n'est pas toujours évident croyez moi ! Ci-dessous : Buffle et son oiseau (Chobe)


Les activités Nous avons beaucoup aimé les activités proposées par les lodges et les game drive. D'ailleurs, pour la petite histoire, à la fin de notre séjour à Etosha, Patrick était fatigué de conduire et moi je n'étais pas rassasiée d'animaux. Alors on s'est offert un game drive d'après-midi où nous n'étions que 2 passagers. Le guide nous a averti que l'après-midi on ne voyait pas beaucoup d'animaux actifs... Mais était-ce du aux bons yeux du guide ou à un énorme coup de chance, cet après-midi là fut exceptionnel: Nous avons vu un guépard en train de chasser et qui est ensuite tranquillement passé devant nous, un autre guépard qui venait de déguster sa proie, un lion, 3 rhino noirs et un rhino blanc... entre autres....

Parmi les activités exceptionnelles : Je ne vais pas tout raconter ici mais aucune ne nous a déçu, au contraire, nous en garderons un souvenir ému. Je dois ajouter que nous n'étions généralement pas nombreux, voire même certaines fois rien que nous deux : Marche avec le guépard à Na an kusé, Journée à Sossusvlei avec le Hoodia lodge, Ballon à Sossusvlei,

journée combiné catamaran + sandwich harbour,
(La photo du flamand rose ci-dessus a été prise a Sandwich Harbour, ce qui explique le jaune orangé de la dune en arrière plan)rhino tracking à Khowareb, journée chez les buschmen avec le Fiume lodge (on parle peu de ce lodge sur le forum mais la journée découverte de la culture buchmen dans le village exclusif pour le lodge, est tout simplement magnifique),
(La photo de la madame buschmen topless ayant été censurée, je l'ai remplacée par les buschmens chasseurs)Journée prise de vues et conseils photographiques avec Pangolin à Kasane (formidable), hélicoptère aux chutes Victoria...
En conclusion : Un voyage exceptionnel et l'on se dit qu'on a bien eu raison d'y aller ! Il n'y a pas eu une journée où l'on se soit ennuyé, pas une journée où l'on ait pas découvert quelque chose de différent. Comme pour les USA où nous sommes allés 4 fois, la Namibie et les pays voisins donnent très envie d'y retourner.
Ce qui nous a manqué : Les enfants. C'est la première fois que nous n'étions que tous les 2, mon mari et moi.
Si c'était à refaire : On séjournerait à Walvis Bay plutôt qu'à Swakopmund. On éviterait peut-être la bande de Caprivi car trop de route. On passerait peut-être par les Epupa falls au nord, ou bien le fish river canyon au sud... On passerait moins de temps dans le Damaraland...quoique...

Celui-ci nous attend l'année prochaine :

Je vous donne rendez-vous sur mon site pour suivre le carnet de voyage jour après jour. Pour l'instant il n'y a que la page de préparation mais si vous me laissez un peu de temps...
Barrières vétérinaires Namibie Botswana FAQ English translation pending
Je suis actuellement en cours de recherches pour préciser ces fichues barrières pour lesquelles les renseignements sont assez variables en fonction de la source.
J'ai trouvé pas mal de documentations, je vais vous faire part de ce que j'ai compris et chacun est libre de compléter ou de modifier.
Un lien vers le blog T4A et cet article assez complet
http://blog.tracks4africa.co.za/...amibia-and-bo...
-Pourquoi ces barrières : à cause de la fièvre aphteuse qui sévit dans la partie centrale africaine et a régulièrement contaminé les troupeaux d'Afrique du Sud/Sud Namibie/Sud Botswana.
-Quels produits sont concernés ? Normalement, exclusivement la viande de boeuf crue ou la viande de bovidés sauvages y compris la viande séchée, éventuellement les oeufs. Mais là, il y pas mal de témoignages non concordants qui relatent l'interception de laitages ( fromages entamés) voir même de viandes de porc ou poulet qui ne devraient pas avoir lieu.
-Contrôles dans quel sens ? Possiblement les 2, mais là encore, normalement les confiscations de viandes de boeuf ne devraient se faire que dans le sens Nord=>Sud.
-Les contrôleurs nourrissent-ils leur famille grâce aux produits confisqués? non, de nombreux témoignages vont dans ce sens, la nourriture est immédiatement jetée à la poubelle, voir incinérée tout de suite.
-Doit-on planquer sa bidoche sous la banquette arrière? Il ne faut surtout pas perdre de vue que la fièvre aphteuse peut causer de graves dommages dans les troupeaux contaminés, elle peut littéralement mettre à genou l'élevage du pays concerné ( cf article T4A). il est donc impératif de ne pas faire passer de viande interdite dans le sens Nord Sud. Je n'aimerais pas, pour ma part, être responsable d'une telle épidémie qui peut mettre des centaines de familles sur la paille, juste parce que je n'ai pas voulu perdre un bout de steak...
-Où se trouvent ces fichues barrières ? Principalement : => en Namibie : vous n'êtes pas autorisés à conduire de la viande de Katima Mulilo vers Rundu. de Rundu vers Grootfontein. de Palmwag south vers le Damaraland. de la barrière de Tsumkwe et la route principale Rundu/Grootfontein de Etosha Sud vers le Sud (tsumeb/Grootfontein/Otjiwarongo/Outjo) (mais on peut emmener de la viande à Etosha si on vient du Sud )

=> au Botswana : La règle générale est qu'on peut emmener la viande crue du Sud au Nord . Vous n'êtes pas autorisés à conduire a viande de :
de Maun vers Nxai Pan de Maun vers Makgadigadi, de Maun vers Nata de Maun vers Ghanzi. de Kasane vers Nata de Kasane vers Maun
Mais on peut en principe conduire la viande de Maun vers Tsodillo Hills, de Maun vers Moremi, Chobe et Savuti. (là, on retrouve pas mal de témoignage qui signalent des interceptions dans l'autre sens, à confirmer par ceux qui l'ont vécu)

-Pourquoi ces barrières : à cause de la fièvre aphteuse qui sévit dans la partie centrale africaine et a régulièrement contaminé les troupeaux d'Afrique du Sud/Sud Namibie/Sud Botswana.
-Quels produits sont concernés ? Normalement, exclusivement la viande de boeuf crue ou la viande de bovidés sauvages y compris la viande séchée, éventuellement les oeufs. Mais là, il y pas mal de témoignages non concordants qui relatent l'interception de laitages ( fromages entamés) voir même de viandes de porc ou poulet qui ne devraient pas avoir lieu.
-Contrôles dans quel sens ? Possiblement les 2, mais là encore, normalement les confiscations de viandes de boeuf ne devraient se faire que dans le sens Nord=>Sud.
-Les contrôleurs nourrissent-ils leur famille grâce aux produits confisqués? non, de nombreux témoignages vont dans ce sens, la nourriture est immédiatement jetée à la poubelle, voir incinérée tout de suite.
-Doit-on planquer sa bidoche sous la banquette arrière? Il ne faut surtout pas perdre de vue que la fièvre aphteuse peut causer de graves dommages dans les troupeaux contaminés, elle peut littéralement mettre à genou l'élevage du pays concerné ( cf article T4A). il est donc impératif de ne pas faire passer de viande interdite dans le sens Nord Sud. Je n'aimerais pas, pour ma part, être responsable d'une telle épidémie qui peut mettre des centaines de familles sur la paille, juste parce que je n'ai pas voulu perdre un bout de steak...
-Où se trouvent ces fichues barrières ? Principalement : => en Namibie : vous n'êtes pas autorisés à conduire de la viande de Katima Mulilo vers Rundu. de Rundu vers Grootfontein. de Palmwag south vers le Damaraland. de la barrière de Tsumkwe et la route principale Rundu/Grootfontein de Etosha Sud vers le Sud (tsumeb/Grootfontein/Otjiwarongo/Outjo) (mais on peut emmener de la viande à Etosha si on vient du Sud )

=> au Botswana : La règle générale est qu'on peut emmener la viande crue du Sud au Nord . Vous n'êtes pas autorisés à conduire a viande de :
de Maun vers Nxai Pan de Maun vers Makgadigadi, de Maun vers Nata de Maun vers Ghanzi. de Kasane vers Nata de Kasane vers Maun
Mais on peut en principe conduire la viande de Maun vers Tsodillo Hills, de Maun vers Moremi, Chobe et Savuti. (là, on retrouve pas mal de témoignage qui signalent des interceptions dans l'autre sens, à confirmer par ceux qui l'ont vécu)

Comment obtenir un visa pour la France étant Marocain English translation pending
Bonjour
je voudrais déposer une demande auprès du consulat de France au Maroc pour l'obtention d'un visa touristique ( 1 ou 3 mois ) .
Sachant que je suis étudiant ici au Maroc en troisième année licence de droit et pour l'hébergement j'ai un cousin propriétaire d'un appartement .
quant à la situation financière de mes parents , mon père qui est commerçant peut mettre à ma disposition une somme de 150000 DHS comme garantie . et je dispose aussi d'un propre compte avec une somme de 30000 dhs
est ce que j'ai des chances pour qu'on accepte ma demande ?
Compte-rendu Cambodge: 1 semaine en mars 2015 English translation pending
Après 2 semaines passées au Sri Lanka début mars, j'avais vu que je n'étais pas très loin du Laos et Cambodge que j'avais déjà visité en partie en 2010 et 2011, mais je n'avais pas fait le Nord-Est et Sud Est du Cambodge ; comme ces pays m'avaient beaucoup plu, j'ai souhaité y revenir.
Remarques et conseils: La monnaie est le Riel - début 2015, 1€ = 4500 Riels et 1$ = 4000 Riels Indicatif téléphonique : 855 Décalage horaire : + 5h / France en été et + 6h en hiver. Dépenses : De 16 à 18€/j pour logement + nourriture Pour ce circuit, je me suis aidé du guide du Routard et de différents forums (voyageforum.com, lonelyplanet.fr/forums, ...) ainsi que des blogs de voyageurs.
dimanche 22 mars : Arrivée KRATIE
La route goudronnée est très mauvaise de la frontière du laos jusqu'à Stung Treng : on est secoué pendant plus d'1 heure ! 2h plus tard, on fait un arrêt de 20mn ; j'achète 1 bouteille de boisson (39cl : pas cette contenance chez nous !) et 1/2 ananas. Arrivée à Kratie à 16h10. Tuk tuk pour l'hôtel « Oudom Sambath » 439, Riverfront Street, à 100m au nord du port, (tel 012 92 44 42) qui propose des grandes chambres à 7$ avec SDB, WIFI, TV. Après 1 douche, je vais faire un tour en ville ; je cherche un ATM mais il y a 4$ de frais de retrait (c'est indiqué avant de taper le code, ce qui est rare!). Je ne retire donc pas et utiliserai les dollars que j'ai changés en France.
lundi 23 mars : KRATIE
Levé 7h, petit déjeuner chez You Hong GH vers le marché. Ils font aussi agence et proposent des billets de minibus pour Kompong Cham à 6$ pour 3h de trajet (le bus est à 7$ et met 4h car il ne prend pas la même route !). Je réserve pour demain 7h. Un chauffeur de tuk tuk qui parlait très bien français m'avait proposé hier soir de m'emmener pour une visite des alentours mais il n'est plus devant le restaurant devant lequel je l'avait rencontré. Après renseignement, on me dit qu'il n'est jamais là le matin car il donne des cours de français à l'école. Je trouve un moto driver qui me propose pour 15$ de faire Sambor (visite du temple), Sambok Mountain (lieu de méditation) et Kampi (joli lieu de repos et pique nique ombragé par des installations en paille et baignade pour les locaux) ; 80km et 4h de visite ainsi que de jolis paysages le long du Mékong :Sambor, Kampi, Sambok Mountain. De retour en ville, je cherche à louer un vélo mais je n'en trouve pas !? Je prends le bac pour aller sur l'île en face (Kaoh Trong) et trouve un vélo à louer pour faire le tour de l'île (1$ pour 1h30). Bac de retour à 16h45. Je retrouve sur le quai un des touristes qui était resté coincé à la frontière du laos hier avec le groupe de français. Il me raconte qu'après 3h d'attente et menace d'alerter le consulat, ils ont finit par avoir gain de cause et n'ont payé que 30$ pour le visa mais ils ont dû payer une autre bus qui les a laissé à Stung Treng, payer une nuit d'hôtel, reprendre un bus pour Kratie (et il a perdu également son billet de bus qui devait l'emmener à Phnom Penh) ; au total, il m'a dit avoir perdu plus de 30$ (au lieu des 8$ demandés à la frontière). Nous partageons un tuk tuk à 2 (3$) pour aller voir un village de pêcheurs à 4 km au sud de Kratie : on traverse des villages typiques avec une population très sympathique. Après photo du coucher de soleil sur le Mékong, je retourne à l'hôtel, prend encore une douche puis vais dîner dans un restaurant un peu plus loin sur la route longeant le Mékong. Couché à 21h30.
mardi 24 mars : KRATIE – KOMPONG CHAM
Levé 5h30, petit déjeuner chez You Hong GH où j'attendrai le bus pour Kompong Cham. Le minibus qui devait me prendre à 7h ici n'est toujours pas arrivé à 7h45 ?! Un moto driver vient me chercher pour m'emmener à la station de minibus et me dit de compléter celui qui part à 8h. Comme souvent dans les mini bus, on est en surplus (5 par sièges au lieu de 3, ce qui fait qu'on arrive à mettre 20 personnes !) mais je voyage avec des locaux très sympathiques (dont 1 famille de 8 avec 4 enfants) et il y en a qui descendent 1h plus loin ce qui fait qu'on est un peu moins serrés. Arrivée vers 11h à Kompong Cham. Je prend un tuk tuk pour aller à « Mekong Hotel » où je trouve une chambre à 7$ avec SDB, Télé, WIFI et très calme puisque côté cour. Je loue un vélo à l'hôtel (1$) pour aller faire un tour en ville et voir le temple à 2km au nord. Je retire 100$ dans un ATM (ici, les distributeurs donnent des $ et non de l'argent local car ça fait moins de billets et comme ils acceptent et préfèrent partout les $, pas de problèmes). Le policier (ou agent de sécurité) qui se trouve devant cet ATM me fait enlever ma casquette avant de rentrer à l'intérieur !? Je fais le tour des agences de bus pour Phnom Penh et décide de prendre un billet chez Capitol (4$) pour demain 8h (3h30 de trajet). Dans l'après midi, je traverse le pont de bambou en vélo pour aller sur l'île de Koh Paen : péage 2$ à l'arrivée sur l'île. Je parcours en 2h de vélo une petite partie de cette grande île : beaucoup de fruits à vendre le long du chemin, 1 temple, du tabac et du maïs qui sèchent par terre, des charettes à cheval et la vie des locaux à observer tout le long avec de superbes vues sur le Mékong et le coucher de soleil au retour en retraversant le pont de bambou. Je constate qu'il y a beaucoup de quartiers musulmans dans cette ville ainsi que sur l'île. Après une bonne douche, je vais dîner vers 19h chez « Mekong Crossing » (très bon Lok Lak à 3,5$ mais manque un peu de riz pour moi). Un groupe d'une vingtaine de touristes français arrive vers 19h30 en terrasse : beaucoup de bruit ! Retour à l'hôtel et couché 22h.
mercredi 25 mars : KOMPONG CHAM – PHNOM PENH – KOH KONG
Levé 6h, petit déjeuner à l'hôtel et départ à pied pour la station de bus Capitol ( à 20mn ). Le bus part à l'heure à 8h. Arrêt 10 mn à Skun. Arrivée à la station de bus Capitol de Phnom Penh à 11h (après 30mn de circulation au pas en ville). Je me renseigne pour connaître les bus qui partent pour Koh Kong aujourd'hui. Je n'ai pas envie de rester plus longtemps dans cette grande ville que j'ai déjà visitée en 2010 (trop de monde et trop bruyante) et je préfère passer 1 jour de plus avec les enfants de l'orphelinat de Koh Kong dans lequel j'ai fait 1 mois de bénévolat en 2011. Capitol n'a qu'un départ à 7h le matn, idem pour Sorya. Un motobike m'emmène vers le marché où il y aurait des bus aujourd'hui mais rien. Un autre me dit qu'il sait où il y en a et m'emmène à une agence qui vend des billets pour un départ à 11h30 (10$ le billet que je négocie à 8$ ; le nom du transporteur est « Olympic Transport Co ou Olympic Express Limousine Bus Co ») mais le bus ne part pas d'ici mais à 2km plus loin. Il m'y emmène gratuitement. Le bus se trouve stationné dans une petite rue à côté d'une autre agence (KSO). Il est 11h40 mais en fait le bus ne partira qu'à 12h. Je demande à 2 touristes américains qui vont aussi à Koh Kong combien ils ont payé leur billet : 7$ par leur hôtel. J'ai bien fait de négocier à 8$. Cette compagnie de bus à l'air correcte. On roule doucement pour sortir de la ville (comme à l'arrivée). Vers 12h40 on passe à côté de l'aéroport. A 13h10, on fait un arrêt de 10mn. A 13h30 on est à Kompong Speu. A 14h30, arrêt de 20 mn puis à 15h45 10mn encore. On arrivera à Koh Kong vers 18h. Je prends une chambre à « KT Hotel » où je suis allé 1 semaine en 2011. Cet hôtel est situé en face Acleda Bank, vers le rond point à 500m du pont qui mène à la frontière et proche de la station de bus extérieure à la ville. Il propose ses premières chambres à 8$ (très correctes avec SDB privée, shampoing en distributeur, WIFI, télé et 2 bouteilles d'eau de 50cl fournies tous les jours) ; les plus chères (avec clim) sont à 15$,20$ et 25$ ; un mini market est attenant (même propriétaire). Tel (855) 35 67 68 999 ou (855) 97 82 82 168. Je vais dîner chez « Fat Sam » qui est un très bon restaurant (non loin du rond point du centre ville) mais un peu plus cher que d'autres (3,75$ pour un plat de riz+poulet). Je téléphone à Thary, la gérante de l'orphelinat, pour savoir quand je pourrai passer. Elle me dit que les grands sont à l'école jusqu'à 20h et que je pourrai venir après. Je resterai jusqu'à 21h en discutant avec ceux qui étaient présents en 2011 et qui me reconnaissent. Plus de la moitié sont partis et remplacés par d'autres (ils sont environ 24 en ce moment). Demain jeudi, il n'y a pas école (1 jeudi/mois). C'est bien car je pourrai revenir et les occuper. Je rentre à l'hôtel et couché 22h30.
jeudi 26 mars : KOH KONG
Je vais prendre le petit déjeuner chez « Otto's » pour 2$. Je vais chez le coiffeur car le peu de cheveux qui me restent sur la tête me tiennent chaud (5000 Riels la coupe et 20mn). Je donne 1kg de linge à laver en ville (1$/kg) et retourne à l'orphelinat. J'emmène 8 enfants sur le marché pour acheter des fruits car ils n'en mangent pas souvent. Je prends 2 ananas (1$), 1kg de mangues (1$) et 2kg de bananes (1$) avec 2 bouteilles de coca de 1,25l à 0,78$ l'une. Je vais manger derrière le marché dans un petit restaurant avec Antoine, le bénévole actuel. Pour l'après midi, j'ai demandé au patron de l'hôtel « Oasis Resort » situé à 2 km en dehors de la ville si on pouvait venir se baigner avec 10 enfants. Le patron toujours très sympathique et parlant très bien anglais, est d'accord. Il propose gratuitement sa grande piscine pour ces enfants depuis plusieurs années. Pour ceux qui ont plus de moyens que moi, pour info, les chambres sont à 30$. Pour y aller, le bénévole qui est actuellement à l'orphelinat pour 3 mois, propose de louer un tuk tuk (2$) qui viendra récupérer les enfants à l'orphelinat et on entassera 12 enfants (incroyable !) car finalement certains qui ne voulaient pas venir se sont décidés au dernier moment ! Ce transport n'est pas trop dangereux car on sera la plupart du trajet sur un chemin de terre. Moi, je suivrai (ou précèderai) en vélo car très chargé, le tuk tuk n'avance pas vite ! Après 2h de baignade pour le bonheur de tous (y compris les clients de l'hôtel qui sont émerveillés devant la joie des enfants), retour à l'orphelinat par le même moyen de transport que nous avons redemandé. Je leur montre les photos que j'ai prises fin 2011 : beaucoup de changement en 3 ans1/2 ! Je rentre prendre une douche et vais dîner le long du port.
vendredi 27 mars : KOH KONG
Ce matin, c'est la pluie qui me réveille ! Mais ça ne dure pas longtemps (20mn). Je vais prendre mon petit déjeuner chez « Koh Kong GH » le long du port où je discute avec un moto-driver qui me propose de m 'emmener demain à la frontière pour 3$. Je lui dit de venir me prendre à mon hôtel à 8h. Je retourne à l'orphelinat pour réparer 4 vélos qui sont crevés ou dégonflés. J'irai acheter une pompe (celle que je leur avais acheté en 2011 est cassée) et des rustines. Je partirai vers 18h après les adieux aux enfants. Je retourne dîner chez « Fat Sam » (Lok Lak super bon), car il commence à pleuvoir et je n'ai pas envie de chercher ailleurs et me faire mouiller. Je rencontre un italien qui me donne l'adresse de sa GH à Pattaya (Thaïlande) où je vais aller demain.
samedi 28 mars : KOH KONG – PATTAYA (Thaïlande)
Ce matin, je n'ai plus sommeil et me lève à 6h. J'attendrai mon moto-driver jusqu'à 8h10 et comme il ne vient pas, je parts à pied, en trouve un autre sur le chemin qui accepte pour le même prix. En cours de route, il aperçoit un contrôle de police au loin et fait demi-tour car il n'a pas de casque (moi non plus mais il paraît que ce n'est pas obligatoire pour les passagers ; j'aurai pourtant bien aimé en avoir un, question sécurité). Il passe chez lui, récupère un casque et nous voilà repartis. On arrive à 8h30 à la frontière « Hat Lek ». 15 mn plus tard, j'ai terminé les formalités avec le Cambodge et la Thaïlande (sans problème de corruption ici !). Pour le reste de mon séjour, voir la rubrique Thaïlande ou mon blog avec beaucoup de photos (https://www.blogger.com/blogger.g?blogID=4571282263046055128#allposts/postNum=1)
Remarques et conseils: La monnaie est le Riel - début 2015, 1€ = 4500 Riels et 1$ = 4000 Riels Indicatif téléphonique : 855 Décalage horaire : + 5h / France en été et + 6h en hiver. Dépenses : De 16 à 18€/j pour logement + nourriture Pour ce circuit, je me suis aidé du guide du Routard et de différents forums (voyageforum.com, lonelyplanet.fr/forums, ...) ainsi que des blogs de voyageurs.
dimanche 22 mars : Arrivée KRATIE
La route goudronnée est très mauvaise de la frontière du laos jusqu'à Stung Treng : on est secoué pendant plus d'1 heure ! 2h plus tard, on fait un arrêt de 20mn ; j'achète 1 bouteille de boisson (39cl : pas cette contenance chez nous !) et 1/2 ananas. Arrivée à Kratie à 16h10. Tuk tuk pour l'hôtel « Oudom Sambath » 439, Riverfront Street, à 100m au nord du port, (tel 012 92 44 42) qui propose des grandes chambres à 7$ avec SDB, WIFI, TV. Après 1 douche, je vais faire un tour en ville ; je cherche un ATM mais il y a 4$ de frais de retrait (c'est indiqué avant de taper le code, ce qui est rare!). Je ne retire donc pas et utiliserai les dollars que j'ai changés en France.
lundi 23 mars : KRATIE
Levé 7h, petit déjeuner chez You Hong GH vers le marché. Ils font aussi agence et proposent des billets de minibus pour Kompong Cham à 6$ pour 3h de trajet (le bus est à 7$ et met 4h car il ne prend pas la même route !). Je réserve pour demain 7h. Un chauffeur de tuk tuk qui parlait très bien français m'avait proposé hier soir de m'emmener pour une visite des alentours mais il n'est plus devant le restaurant devant lequel je l'avait rencontré. Après renseignement, on me dit qu'il n'est jamais là le matin car il donne des cours de français à l'école. Je trouve un moto driver qui me propose pour 15$ de faire Sambor (visite du temple), Sambok Mountain (lieu de méditation) et Kampi (joli lieu de repos et pique nique ombragé par des installations en paille et baignade pour les locaux) ; 80km et 4h de visite ainsi que de jolis paysages le long du Mékong :Sambor, Kampi, Sambok Mountain. De retour en ville, je cherche à louer un vélo mais je n'en trouve pas !? Je prends le bac pour aller sur l'île en face (Kaoh Trong) et trouve un vélo à louer pour faire le tour de l'île (1$ pour 1h30). Bac de retour à 16h45. Je retrouve sur le quai un des touristes qui était resté coincé à la frontière du laos hier avec le groupe de français. Il me raconte qu'après 3h d'attente et menace d'alerter le consulat, ils ont finit par avoir gain de cause et n'ont payé que 30$ pour le visa mais ils ont dû payer une autre bus qui les a laissé à Stung Treng, payer une nuit d'hôtel, reprendre un bus pour Kratie (et il a perdu également son billet de bus qui devait l'emmener à Phnom Penh) ; au total, il m'a dit avoir perdu plus de 30$ (au lieu des 8$ demandés à la frontière). Nous partageons un tuk tuk à 2 (3$) pour aller voir un village de pêcheurs à 4 km au sud de Kratie : on traverse des villages typiques avec une population très sympathique. Après photo du coucher de soleil sur le Mékong, je retourne à l'hôtel, prend encore une douche puis vais dîner dans un restaurant un peu plus loin sur la route longeant le Mékong. Couché à 21h30.
mardi 24 mars : KRATIE – KOMPONG CHAM
Levé 5h30, petit déjeuner chez You Hong GH où j'attendrai le bus pour Kompong Cham. Le minibus qui devait me prendre à 7h ici n'est toujours pas arrivé à 7h45 ?! Un moto driver vient me chercher pour m'emmener à la station de minibus et me dit de compléter celui qui part à 8h. Comme souvent dans les mini bus, on est en surplus (5 par sièges au lieu de 3, ce qui fait qu'on arrive à mettre 20 personnes !) mais je voyage avec des locaux très sympathiques (dont 1 famille de 8 avec 4 enfants) et il y en a qui descendent 1h plus loin ce qui fait qu'on est un peu moins serrés. Arrivée vers 11h à Kompong Cham. Je prend un tuk tuk pour aller à « Mekong Hotel » où je trouve une chambre à 7$ avec SDB, Télé, WIFI et très calme puisque côté cour. Je loue un vélo à l'hôtel (1$) pour aller faire un tour en ville et voir le temple à 2km au nord. Je retire 100$ dans un ATM (ici, les distributeurs donnent des $ et non de l'argent local car ça fait moins de billets et comme ils acceptent et préfèrent partout les $, pas de problèmes). Le policier (ou agent de sécurité) qui se trouve devant cet ATM me fait enlever ma casquette avant de rentrer à l'intérieur !? Je fais le tour des agences de bus pour Phnom Penh et décide de prendre un billet chez Capitol (4$) pour demain 8h (3h30 de trajet). Dans l'après midi, je traverse le pont de bambou en vélo pour aller sur l'île de Koh Paen : péage 2$ à l'arrivée sur l'île. Je parcours en 2h de vélo une petite partie de cette grande île : beaucoup de fruits à vendre le long du chemin, 1 temple, du tabac et du maïs qui sèchent par terre, des charettes à cheval et la vie des locaux à observer tout le long avec de superbes vues sur le Mékong et le coucher de soleil au retour en retraversant le pont de bambou. Je constate qu'il y a beaucoup de quartiers musulmans dans cette ville ainsi que sur l'île. Après une bonne douche, je vais dîner vers 19h chez « Mekong Crossing » (très bon Lok Lak à 3,5$ mais manque un peu de riz pour moi). Un groupe d'une vingtaine de touristes français arrive vers 19h30 en terrasse : beaucoup de bruit ! Retour à l'hôtel et couché 22h.
mercredi 25 mars : KOMPONG CHAM – PHNOM PENH – KOH KONG
Levé 6h, petit déjeuner à l'hôtel et départ à pied pour la station de bus Capitol ( à 20mn ). Le bus part à l'heure à 8h. Arrêt 10 mn à Skun. Arrivée à la station de bus Capitol de Phnom Penh à 11h (après 30mn de circulation au pas en ville). Je me renseigne pour connaître les bus qui partent pour Koh Kong aujourd'hui. Je n'ai pas envie de rester plus longtemps dans cette grande ville que j'ai déjà visitée en 2010 (trop de monde et trop bruyante) et je préfère passer 1 jour de plus avec les enfants de l'orphelinat de Koh Kong dans lequel j'ai fait 1 mois de bénévolat en 2011. Capitol n'a qu'un départ à 7h le matn, idem pour Sorya. Un motobike m'emmène vers le marché où il y aurait des bus aujourd'hui mais rien. Un autre me dit qu'il sait où il y en a et m'emmène à une agence qui vend des billets pour un départ à 11h30 (10$ le billet que je négocie à 8$ ; le nom du transporteur est « Olympic Transport Co ou Olympic Express Limousine Bus Co ») mais le bus ne part pas d'ici mais à 2km plus loin. Il m'y emmène gratuitement. Le bus se trouve stationné dans une petite rue à côté d'une autre agence (KSO). Il est 11h40 mais en fait le bus ne partira qu'à 12h. Je demande à 2 touristes américains qui vont aussi à Koh Kong combien ils ont payé leur billet : 7$ par leur hôtel. J'ai bien fait de négocier à 8$. Cette compagnie de bus à l'air correcte. On roule doucement pour sortir de la ville (comme à l'arrivée). Vers 12h40 on passe à côté de l'aéroport. A 13h10, on fait un arrêt de 10mn. A 13h30 on est à Kompong Speu. A 14h30, arrêt de 20 mn puis à 15h45 10mn encore. On arrivera à Koh Kong vers 18h. Je prends une chambre à « KT Hotel » où je suis allé 1 semaine en 2011. Cet hôtel est situé en face Acleda Bank, vers le rond point à 500m du pont qui mène à la frontière et proche de la station de bus extérieure à la ville. Il propose ses premières chambres à 8$ (très correctes avec SDB privée, shampoing en distributeur, WIFI, télé et 2 bouteilles d'eau de 50cl fournies tous les jours) ; les plus chères (avec clim) sont à 15$,20$ et 25$ ; un mini market est attenant (même propriétaire). Tel (855) 35 67 68 999 ou (855) 97 82 82 168. Je vais dîner chez « Fat Sam » qui est un très bon restaurant (non loin du rond point du centre ville) mais un peu plus cher que d'autres (3,75$ pour un plat de riz+poulet). Je téléphone à Thary, la gérante de l'orphelinat, pour savoir quand je pourrai passer. Elle me dit que les grands sont à l'école jusqu'à 20h et que je pourrai venir après. Je resterai jusqu'à 21h en discutant avec ceux qui étaient présents en 2011 et qui me reconnaissent. Plus de la moitié sont partis et remplacés par d'autres (ils sont environ 24 en ce moment). Demain jeudi, il n'y a pas école (1 jeudi/mois). C'est bien car je pourrai revenir et les occuper. Je rentre à l'hôtel et couché 22h30.
jeudi 26 mars : KOH KONG
Je vais prendre le petit déjeuner chez « Otto's » pour 2$. Je vais chez le coiffeur car le peu de cheveux qui me restent sur la tête me tiennent chaud (5000 Riels la coupe et 20mn). Je donne 1kg de linge à laver en ville (1$/kg) et retourne à l'orphelinat. J'emmène 8 enfants sur le marché pour acheter des fruits car ils n'en mangent pas souvent. Je prends 2 ananas (1$), 1kg de mangues (1$) et 2kg de bananes (1$) avec 2 bouteilles de coca de 1,25l à 0,78$ l'une. Je vais manger derrière le marché dans un petit restaurant avec Antoine, le bénévole actuel. Pour l'après midi, j'ai demandé au patron de l'hôtel « Oasis Resort » situé à 2 km en dehors de la ville si on pouvait venir se baigner avec 10 enfants. Le patron toujours très sympathique et parlant très bien anglais, est d'accord. Il propose gratuitement sa grande piscine pour ces enfants depuis plusieurs années. Pour ceux qui ont plus de moyens que moi, pour info, les chambres sont à 30$. Pour y aller, le bénévole qui est actuellement à l'orphelinat pour 3 mois, propose de louer un tuk tuk (2$) qui viendra récupérer les enfants à l'orphelinat et on entassera 12 enfants (incroyable !) car finalement certains qui ne voulaient pas venir se sont décidés au dernier moment ! Ce transport n'est pas trop dangereux car on sera la plupart du trajet sur un chemin de terre. Moi, je suivrai (ou précèderai) en vélo car très chargé, le tuk tuk n'avance pas vite ! Après 2h de baignade pour le bonheur de tous (y compris les clients de l'hôtel qui sont émerveillés devant la joie des enfants), retour à l'orphelinat par le même moyen de transport que nous avons redemandé. Je leur montre les photos que j'ai prises fin 2011 : beaucoup de changement en 3 ans1/2 ! Je rentre prendre une douche et vais dîner le long du port.
vendredi 27 mars : KOH KONG
Ce matin, c'est la pluie qui me réveille ! Mais ça ne dure pas longtemps (20mn). Je vais prendre mon petit déjeuner chez « Koh Kong GH » le long du port où je discute avec un moto-driver qui me propose de m 'emmener demain à la frontière pour 3$. Je lui dit de venir me prendre à mon hôtel à 8h. Je retourne à l'orphelinat pour réparer 4 vélos qui sont crevés ou dégonflés. J'irai acheter une pompe (celle que je leur avais acheté en 2011 est cassée) et des rustines. Je partirai vers 18h après les adieux aux enfants. Je retourne dîner chez « Fat Sam » (Lok Lak super bon), car il commence à pleuvoir et je n'ai pas envie de chercher ailleurs et me faire mouiller. Je rencontre un italien qui me donne l'adresse de sa GH à Pattaya (Thaïlande) où je vais aller demain.
samedi 28 mars : KOH KONG – PATTAYA (Thaïlande)
Ce matin, je n'ai plus sommeil et me lève à 6h. J'attendrai mon moto-driver jusqu'à 8h10 et comme il ne vient pas, je parts à pied, en trouve un autre sur le chemin qui accepte pour le même prix. En cours de route, il aperçoit un contrôle de police au loin et fait demi-tour car il n'a pas de casque (moi non plus mais il paraît que ce n'est pas obligatoire pour les passagers ; j'aurai pourtant bien aimé en avoir un, question sécurité). Il passe chez lui, récupère un casque et nous voilà repartis. On arrive à 8h30 à la frontière « Hat Lek ». 15 mn plus tard, j'ai terminé les formalités avec le Cambodge et la Thaïlande (sans problème de corruption ici !). Pour le reste de mon séjour, voir la rubrique Thaïlande ou mon blog avec beaucoup de photos (https://www.blogger.com/blogger.g?blogID=4571282263046055128#allposts/postNum=1)
La grèle à Merzouga English translation pending
Bonjour !
INCROYABLE J'ai des amis qui etaient a Merzouga et ils ont assistés a cela
Impressionnant ! la grêle complètement couvre les dunes de merzouga § le 22 mai 2015. il y a une semaine c’était la canicule 54°C
ATTENTION ceci ne sont pas mes photos ni prises sur internet merci
INCROYABLE J'ai des amis qui etaient a Merzouga et ils ont assistés a cela
Impressionnant ! la grêle complètement couvre les dunes de merzouga § le 22 mai 2015. il y a une semaine c’était la canicule 54°C
ATTENTION ceci ne sont pas mes photos ni prises sur internet merci
Compte rendu de 2 semaines en solitaire (Sri Lanka) English translation pending
Circuit en 2 semaines : Negombo – Anuradhapura – Mihintale – Sigiriya – Dambulla – Polonnaruwa – Kandy – Nuwara Eliya – Ella – Haputale – Tangalle – Polhena – Matara – Weligama – Galle – Negombo
Remarques et conseils: La monnaie est la Roupie Sri lankaise (Rs) - début 2015, 1€ = 150 Rs et 1$ = 130 Rs Indicatif téléphonique : 94 Décalage horaire : + 3h30 / France en été et + 4h30 en hiver. Dépenses : Environ 500€ pour logement + nourriture + visites + transport pour 2 semaines Avec une carte SIM locale, coût d'1 SMS vers la France = 6,4Rs (soit 0,04€)et en local = 0,12Rs et environ 20Rs/mn (soit 0,20€) la communication. lundi 2 et mardi 3 mars: LYON - COLOMBO par Dubaï avec Emirates (en Boeing 777)
Enregistrement de mon bagage en soute (15kg) et passage au contrôle de police vers 19h. J’avais fait le check-in par internet la veille pour gagner du temps au comptoir d’enregistrement (file spéciale). Décollage prévu à 21h mais 30 mn de retard (rattrapé au cours des 6h de vol). 1h30 d’escale à Dubaï. Décollage à 7h45 (heure locale) et arrivée à Colombo mardi à 13h40 (10mn de retard).
Change 50€ à l’aéroport (taux 1€=144,33 Rs au lieu de 150, taux vu sur internet) pour achat d’une carte SIM locale (après renseignement dans le hall d’arrivée, on me dit qu’il y avait des cartes gratuites avant le passage à la douane mais je n’ai pas fait attention !). La carte que j’achète chez DIALOG est assez chère (1300 Rs soit environ 9€ mais elle est internationale et me permettra de la terminer en France car je perdrai au cours de ce voyage ma carte Sim France !). Je trouve un tuk tuk pour aller sur NEGOMBO (1000 Rs) chercher un hôtel. Après plusieurs recherche de chambres à prix modestes (<=2000 Rs tel que le guide du Routard les indique dans la rubrique « Bon marché », il s’avère que les 3 adresses sont toutes entre 3 et 4000 Rs). Je trouve finalement « SUNNY SIDE GH » au 129/1 Seneviratne Matawa qui propose des chambres à 2000 Rs acceptables pour 1 nuit (avec SDB, WC, WIFI) dans une rue calme perpendiculaire à Lewis Place et à la plage qui est à seulement 100 mètres. Tél 077 41 61 602. Je loue ensuite les services d’un tuk tuk pour 1000 Rs pour visiter ce qu’il y a à voir à NEGOMBO :marché aux poissons, le port, la lagune, le centre ville pour refaire du change dans une bijouterie à un taux très correct (1€ pour 152 Rs) je regretterai par la suite de ne pas avoir changé plus ici car le taux était beaucoup plus bas par la suite (le $ et l’euro ayant pas mal chutés). De même, il faut prévoir d’apporter des grosses coupures (100€ ou +) car le taux de change est meilleur (154). On va voir les horaires de trains à la gare pour demain matin car je vais sur Anuradhapura en passant par la côte (Puttalam). Achat d’1 grande bouteille d’eau pour 80 Rs. Le tuk tuk me propose de m’emmener à Anuradhapura pour 8000 Rs ( ça m’est revenu à moins de 600 en train+bus+tuk tuk vers l’hôtel). Après un petit tour le long de Lewis Place (qui est une grande rue et non une place) à pied, je vais dîner dans un restaurant sur la plage « Beach Villa GH & Restaurant » bien pour 600 Rs mais service très long. mercredi 4 mars: NEGOMBO - ANURADHAPURA
Après un petit déjeuner sur Lewis Place à 400 Rs, je vais à la gare en tuk tuk (250 Rs et 10mn de trajet). Le train pour Puttalam est à 9h30 (90 Rs en 2ème classe et environ 3h de trajet). Le train arrive en gare, je regarde les wagons où il y a de la place assise : des enfants me font signe de monter vers eux je balance ma valise par la fenêtre pour qu’ils me gardent la place et monte tranquillement à la suite d’autres personnes. Je voyagerai presque tout le temps du trajet avec cette famille de 6 enfants dans ce wagon très sympathique mais peu de dialogue vu qu’ils parlent très peu anglais… Au sud de Puttalam, on peut apercevoir des éoliennes. A 13h15, je prends un bus pour Anuradhapura (130 Rs et 1h45 de trajet). Je constate ici l'imprudence de la plupart des chauffeurs de bus au Sri Lanka. Arrivé à la station de bus « New station » au sud de Anuradhapura, un tuk tuk connait l'adresse de l'hôtel où je souhaite séjourner 2 nuits. Il m'y emmène pour 100 Rs (c'est à 1 bon km de cette station de bus).
« The Travel Lodge Lake View Tourist Resort » au 800 Freeman Mawatha, tel 072 57 23 920 et 025 56 78 324, site web http://www.travellodgelakeview.com propose des chambres à 2000 et 2500 Rs. Très calme, un peu loin de la ville pour sortir le soir, mais j'ai eu ici le meilleur et très copieux petit déjeuné du pays inclus dans le prix de la chambre à 2500 Rs, à savoir : 2 toasts + beurre + confiture, 1 oeuf au plat, 2 crêpes au miel, 1 assiette de fruits frais, 1 crêpe dentelle, 1 verre de jus de fruits, 1 tasse de thé (ou café). Repas possible pour 400 Rs (midi et soir). Personnel très serviable mais, à part le patron, ne parlent et ne comprennent pas trop l'anglais ! Il « travaille » avec un chauffeur de tuk-tuk qui peut nous faire visiter Mihintale (1500 Rs) et le site (une dizaine de temples) de Anuradhapura pour 1500 Rs (à négocier) sans payer le billet d'entrée de 3125 Rs (j'avais lu cette possibilité sur des forums et lui en ai parlé). En fait, le chauffeur connait les passages de contrôles et les contourne. Le patron de l'hôtel me conseille de faire Mihintale en fin d'après midi et les temples d'Anuradhapura demain matin. Je pars donc vers 16h avec le même chauffeur de tuk tuk qui m'a amené à l'hôtel. Il m'attendra sur le site pendant presque 2h car vers 17h, il y a eu un gros orage pendant 40mn et qui a obligé tous les touristes du site à aller s'abriter dans la maison des gardes. Nous avions de l'eau jusqu'aux chevilles pour redescendre au parking. Pour ceux qui connaissent, les 1800 marches d'escaliers formaient comme une cascade tant l'eau dévalait à grande vitesse ! Retour en tuk tuk bâché, sous une pluie plus faible. Je vais dîner au restaurant Chamy (à 500m à l'Est de l'hôtel) à pied car la pluie a cessée. J'achète quelques petites bananes (70 Rs/kg) et rentre dans ma chambre vers 20h30 dans laquelle il fait plus chaud que dehors. jeudi 5 mars: ANURADHAPURA Aujourd'hui c'est « Moon Day » (pleine lune) et jour férié : beaucoup de magasins sont fermés. Après un copieux petit déjeuner, mon tuk tuk vient me chercher à l'hôtel pour la visite de la cité ancienne. Je visiterai une dizaine de temple sans oublier de se déchausser et ça brûle les pieds c'est pour cela que j'avais prévu de mettre des vieilles chaussettes que j'abandonnerai en fin de voyage (mais ça brûle quand même!). J'ai pris aussi mes 1ier coups de soleil sur la tête (et oui, faut aussi enlever la casquette dans les temples!) et les bras. Rentré pour 13h à l'hôtel, déjeuner avec 1 bonne bière de 64 cl. Ensuite, promenade dans la nouvelle ville. Dîner à l'hôtel puis envoi de mail et photos à la famille. vendredi 6 mars: ANURADHAPURA - INAMALUWA - DAMBULLA - SIGIRIYA
Petit déjeuner à 8h. Payé la note d'hôtel (2 nuits + 2 repas). Pris 1 tuk tuk pour la « New Bus Station » où j'attendrai le bus pour Sigiriya à 9h45 (250 Rs). En route, je remarque que l'aide du chauffeur s'arrête pour prendre des pétales de fleurs dans un mini temple au bord de la route et les mets sur le tableau de bord du bus (ça nous a peut être protégé des accidents!?). A la junction Dambulla-Sigiriya, je dois changer de bus pour aller sur Kimbassa ou Inamaluwa, où j'ai lu qu'il était sympathique de coucher plutôt que Sigiriya ou Dambulla, mais en demandant, un tuk tuk me propose sa maison qui a 3 chambres à Inamaluwa. J'accepte de visiter ce lieu qui est très calme, éloigné de la route et prendrai finalement 1 chambre à 1500 Rs (les 2 autres à 2000 sont avec clim et eau chaude). J'ai négocié le petit déjeuner à 400 Rs comme dans les autres hôtels. Le patron est très serviable et peut organiser les visites à Dambulla, Sigiriya, jardin d'épices, ... . et sa mère fait une très bonne cuisine. « Sigiri Forest Villa » 1st Mile Post, Sigiri Road, Inamaluwa (située à 1km de la junction et à 300 m sur la gauche de Sigiriya Holliday Inn). Tél : 07 74 43 95 01 L'après midi, visite des 5 grottes de Dambulla (à 1h de tuk tuk) et du grand Bouddha doré, puis au retour, un jardin d'épices avec un petit massage test de 15mn aux huiles provenant du jardin. Ensuite, après 16h, visite du 2ème rocher de Sigiriya (500 Rs le ticket au lieu de 3900 pour le rocher le plus touristique) il faut 30mn de grimpette assez facile à part les 10 derniers mètres où il faut escalader des rochers pour parvenir au sommet et admirer la vue (on distigue bien la file des touristes agglutinés sur les escaliers du 1ier rocher en face). Ici on est à l'écart de la foule ! Si vous ne souhaitez que la vue sans le vertige pour monter, c'est ici qu'il faut venir bien sûr, il y a moins d'histoire sur ce rocher. Sur la route du retour vers Inamaluwa, visite d'un petit temple sympathique mais il fait presque nuit (il est presque18h30 !). Dîner (nouilles de riz + poulet en sauce) préparé par la maman + 1 assiette de fruits + 1 jus de fruit local (le tout pour 500 Rs). samedi 7 mars: INAMALUWA - POLONNARUWA - INAMALUWA
Après le petit déjeuner, je pars à pied à la jonction (20mn de marche) pour prendre le bus de 8h45 pour Polonnaruwa (1h20 de trajet dont 30mn debout car le bus est plein). A l'arrivée, je loue un vélo pour 300 Rs et part visiter la « Old Town » et ses nombreux temples. J'avais lu sur des forums que l'on pouvait trouver des « passages secrets » sans payer les 3250 Rs d'entrée de ce site : oui, c'est exact si l'on est à pied (j'en ai vu un sur la gauche de la rivière, en prenant la petite route en face le musée et en escaladant 10 à 20 m de petite colline) mais avec un vélo, c'est risqué car il y a des gardes un peu partout qui surveillent... et faire tout le site à pied sous le soleil, c'est mission impossible (environ 15km de marche si on veut tout voir !) En 4h, j'estime avoir fait le tour de toutes les ruines et je pars pour une promenade à vélo vers la ville nouvelle. Il fait très chaud et je rachète une grande bouteille d'eau fraîche car mes réserves sont épuisées. Sur un petit chemin, je rencontre des enfants à qui je donne quelques échantillons de shampoing et savonnettes récupérées dans certains hôtels. Je reprends un bus à 16h40 pour Inamaluwa junction. 1H10 de trajet, 20mn de marche pour aller à « Sigiri Forest Villa », 1 bonne douche froide pour me rafraîchir et dîner sur place (poulet, riz, assiette de fruits et 1 verre de jus de « mixed fruits »). En discutant avec le patron, il me dit qu'il a un ami à Kandy qui a le même type de chambre au même prix que lui il lui téléphone pour lui demander s'il a une chambre de libre pour demain et me donne son N°. dimanche 8 mars: INAMALUWA - KANDY
Petit déjeuner à 8h et le patron m'emmène à la jonction pour prendre le bus pour Kandy à 8h45 (2h de trajet et 150 Rs). Ce chauffeur de bus est particulièrement imprudent. Je téléphone à l'ami qui m'a réservé 1 chambre il vient me chercher à la station de bus avec son tuk tuk reconnaissable car tout bariolé de peintures et photos. Il s'appelle Palitha. Je lui avais promis de la pub mais après les 2 jours passés avec lui et un autre touriste espagnol le lundi, on s'est aperçu qu'il était un peu profiteur et pas très honnête sur ses prix. A savoir, le dîner qu'il nous propose chez lui est à 600 Rs (100 à 200 Rs de + que d'autres) et sa femme cuisine moins bien que d'autres ! Le prix des visites qu'il m'a proposées pour 1 journée n'a pas changé alors que finalement on était 2 dans son tuk tuk et qu'il n'a pas voulu qu'on partage ! Il m'a emmené en ville à 10mn de chez lui et récupéré le soir pour 1000 Rs ( 2 fois plus que si j'avais demandé un tuk tuk en ville ). Dans l'après midi, j'ai fait la visite du temple de la Dent (Dalada Maligawa) puis balade autour du lac et assisté à 17h à un spectacle de danses cinghalaises à « Red Cross Hall » (1000 Rs). Aboiements de chiens toute la nuit ! Donc adresse à éviter que je vous donne ici : Hotel Nature View Palitha Peiris 29/92 Dharamaraja Mawatha, Kandy tél 0777 190 349. Le WIFI ne fonctionnait pas j'ai dû me brancher en direct avec un câble ethernet sur mon ordinateur. (à ne pas confondre avec un autre hôel de même nom) Annecdote concernant la visite du temple de la Dent :
Comme avant de rentrer dans tous les temples, je me déchausse et laisse mes nu-pieds le long d'un mur (je remarque toutefois qu'il y en a très peu ici, mais parce qu'il y a une cabane avec consigne devant le temple). En ressortant, mes nu-pieds avaient disparu !? Je suis donc reparti pieds nus pour me balader le long du lac (comme certains locaux) et ai dû en acheter une autre paire le lendemain car aujourd'hui dimanche peu de magasins ouverts mais je n'ai pas retrouvé les mêmes qui étaient en tissus et avec lesquels je ne prenais pas d'ampoules comme avec ceux achetés ici. lundi 9 mars: KANDY Après le petit déjeuner, départ à 9h en tuk tuk avec Juan (le touriste espagnol qui a séjourné aussi 2 nuits ici) pour la visite : du Bouddha géant sur la colline au dessus de Kandy (belle vue sur la ville), d'un jardin d'épices (où j'ai acheté des noix de muscades bien moins chères qu'en France) d'une « Tea Factory » locale du jardin botanique de Peradeniya : superbe !Retour en ville vers 17h. Nous faisons un tour sur le marché puis autour du lac. Dîner chez « Kandy Muslim Hotel & Restaurant » (Nasi Goren pour 320 Rs). Palitha me récupère au bout du lac et Juan retourne faire un tour en ville. mardi 10 mars: KANDY – NUWARA ELIYA
petit déjeuner à 7h30, départ pour la gare en tuk tuk où je prendrai le train pour Nanu Oya à 8h50 (160 Rs). Je téléphone à l'hôtel « Country House » 126, Badulla Rd, tél 052 222 23 68 pour savoir s'il ont des chambres et le prix (2000Rs). Après 1h de trajet, superbes paysages côté ouest (théoriquement à droite dans les sens de la marche mais après Gampola, le train change de sens !?). Arrivé en gare de Hatton à 11h30 (pour ceux qui souhaitent faire le Pic Adam) et à Nanu Oya (gare la plus proche de Nuwara Eliya) à 12h40. Je prends un tuk tuk pour aller à l'hôtel où je prends une chambre à 2000 Rs avec TV, WIFI et eau chaude (ici, c'est appréciable car il fait frais le soir à 2000m). « Country House Hotel » N°126 Badulla Road, Tél 052 2222 368, environ 30 chambres très correctes Je vais manger en ville (à 1km de l'hôtel) chez Milano pour 500 Rs et super bon (poulet, salade de fruits et jus de papaye). Attention ! Ici, comme dans certains autres restaurants, il y a 10% de taxe en plus sur la note. Petite ballade en ville, dans le parc Victoria, puis au marché et tour du golf ainsi que vers le lac. Vers 17h, le ciel se couvre (ll pleuvra un peu dans la nuit). Achat de 5 mandarines pour 100 Rs. Je change 100€ à 145Rs pour 1€. Le cours est passé de 152 à 139 puis remonté à 145 ce jour. Dîner chez Remarko (moins bien et carte plus chère que chez Milano). Retour vers 21h à l'hôtel sur une route mal éclairée mais j'ai toujours une lampe de poche dans mon sac à dos. mercredi 11 mars: NUWARA ELIYA - ELLA
Après une nuit fraîche (j'ai supporté la couverture qui était fournie sur le lit), le ciel est bleu ce matin. Petit déjeuner à l'hôtel et je prendrai cette fois le bus (et non un tuk tuk) pour aller à la gare de Nanu Oya il y a un arrêt juste en face l'hôtel. 15 mn de trajet pour 22 Rs. J'arrive à 9h en gare, prends un billet 3ème classe (60 Rs) pour Ella (pour tester la 3è classe). Le départ du train était prévu à 9h30 mais il y a beaucoup de marchandises à décharger et à charger (4 wagons de marchandises et 4 de voyageurs); il ne partira qu'à 10h. Je passe ma valise par la fenêtre (j'en ai pris l'habitude) pour réserver une place côté droit du train soit le côté du quai. Toujours beaucoup de touristes chinois et indiens dans le train. Jusqu'à Haputale, superbes paysages côté ouest (sur la droite), ensuite côté est (sur la gauche) jusquà Ella (pendant 1h). Arrivé à Ella à 13h45. Un chauffeur de tuk tuk me propose une chambre chez lui à 2000 Rs (+ 400 de petit déjeuner) : « Eden Forest GH » sur les hauteurs (en descendant de la gare, tourner à gauche après l'arrêt de bus « Passara Rd » puis prendre un petit chemin qui monte sauche c'est juste avant « Lizzie Villa GH » L'accueil est sympathique chambre avec WIFI, SDB privée et attenante à la maison d'une famille de 2 enfants de 8 et 11 ans. Promenade en ville et aux alentours. Beaux paysages, plantations de thé à gauche après le pont sous la gare. Comme le WIFI ne fonctionne pas trop bien dans ma chambre, je vais dîner au « Dream Café » avec mon ordinateur portable. Un très bon et copieux curry de poisson (7 plats différents) pour 600 Rs. Je peux prendre des nouvelles de mes enfants et de ma femme par Skype. « Dream Café & GH », Main Street, tel +94 57 222 8950, web :www.dreamcafeandguesthouseella.com Retour dans ma chambre vers 20h. Ici aussi, des chiens aboient (hurlements) une bonne partie de la nuit ! jeudi 12 mars: ELLA - HAPUTALE - BANDARAWELA - ELLA
Je suis réveillé à 7h par les chants de prières musulmans. Après un petit déjeuner à 8h, je pars marcher vers Little Adam's Peak il faudra 45 mn à l'aller et au retour je pars vers « 9 Arches Bridge », trouve un jeune guide en chemin qui m'y conduit par un chemin que je n'aurais jamais trouvé seul. Il parle un peu français et quelques mots langues (appris avec les touristes). Il habite avec son oncle dans 1 café proche du pont. Il connait l'horaire de passage du train et me dit d'accélérer si je veux prendre la photo quand le train sera sur le pont. Je lui laisserai 1 billet pour sa gentillesse. Il faudra encore 40 mn de marche le long de la voie ferrée pour retourner à la gare d'Ella où j'attendrai (50mn) un train pour Haputale (25 Rs) prévu pour 12h mais qui aura 20 mn de retard. Des jeunes locaux qui ont fait la fête (avec des restes de bouteilles d'alcool) chantent dans le wagon dans lequel je me suis installé (les autres sont remplis de touristes chinois ou japonnais). Ils veulent se faire prendre en photo avec moi et d'autres touristes français qui sont 3 sièges plus loin. Il fait très chaud et je change mon tee-shirt qui est déjà trempé. Le train arrivera avec 40 mn de retard à Haputale (changement de wagon en cours de trajet, ...). Beaux paysages que j'avais remarqués en passant hier. A la gare, beaucoup de tuk tuk qui me proposent une visite de Lipton's Seat mais comme j'ai déjà visité une usine vers Kandy, je négocie (500 Rs) pour aller faire un tour vers le monastère d'où on a une très belle vue aussi sur la région. Une légère pluie avec un ciel couvert ne m'empêche pas d'admirer le paysage. La ville est assez grande et sympathique. Je prends des photos et environ 1h après je regarde les horaires de bus et de train pour Bandarawela où je souhaite faire une halte photo avant de rentrer à Ella. Je prendrai un bus à 15h (36 Rs et 20 mn de trajet). Ensuite je reprends un billet de train pour Ella et je descends la gare avant (Kithalella) pour aller à Ella Rock. Je regarde à quelle heure est le prochain train pour Ella. J'ai 1h30 pour aller à Ella Rock et revenir : ça va faire juste mais en comptant sur un retard du train, c'est jouable. En route, je rencontre 3 jeunes revenant de l'école (je leur donne des crayons que j'avais apporté de France), puis un couple de français qui ont fait les cascades environnantes et me disent s'être perdus car rien d'indiqué ici. Je n'ai pas le temps et pas envie d'aller voir une cascade (j'en ai déjà vu des tonnes!) je poursuis mon chemin pour Ella Rock et je tombe sur un gardien de vache qui me propose de m'y emmener. Je le suis car ce n'est vraiment pas facile de trouver la bonne direction (beaucoup d'embranchements). Il faudra 1h30 pour atteindre le sommet de cette colline d'où la vue est magnifique et 40 mn pour redescendre. Le train de 17h20 est malheureusement à l'heure (nous l'entendons lors de la descente). Je rentrerai donc à pied en longeant la voie ferrée (30mn de marche) en cours de chemin, il se met à pleuvoir et je suis contraint de sortir mon parapluie pour la 1ère fois de mon voyage. Scènes de vie locale tout au long : un enfant qui court après sa vache qui s'est sauvée sur la voie, des habitants de la campagne qui reviennent chargés de feuilles de bananier, ... . J'arrive à Ella avec une forte pluie, orage, éclairs qui m'oblige à m'arrêter dans un restaurant (Fish & Chips) pour manger un peu avant 19h (nouilles+morceaux de poulet avec une grande bouteille d'eau pour 530 Rs) en attendant que l'orage cesse. Je rentre vers 20h avec 1 lampe de poche car les rues sont bien sombres, prend 1 douche et 1 imodium (car je ne sais pas si c'est la tourista ou bien ce que j'ai bu ou mangé...). Couché à 22h car bien fatigué de ma journée. Nota : Il faut le même temps (1h40) depuis Ella pour aller à Ella Rock que depuis Kithalella, la gare juste avant.
vendredi 13 mars: ELLA - TANGALLE
Réveillé à 6h30 par les chants de la mosquée en contre bas (jusqu'à 7h20 puis ça reprend avec une voix de femme à 7h30). Ce matin, ciel couvert. Je prends un tuk tuk pour descendre à l'arrêt de bus (c'est pas loin mais avec ma valise sur cette petite route en pente, c'est mieux). Le bus pour Tangalle est à 9h (200 Rs) il faut 2h pour aller à la jonction de Tissamaharama. Vers 11h30, il se met à pleuvoir ! La vue sur la côte est bien triste. Arrivé Tangalle à 12h40. Je prends un tuk tuk (250 Rs) pour aller à l'hôtel « Blue Horizon » à qui j'avais téléphoné hier pour réserver 1 chambre à 2000 Rs mais la chambre n'est pas libre (les locataires ont prolongé leur séjour !) il ne reste que des chambres à 2500 et 3000 Rs. Idem dans les hôtels à côté. Un tuk tuk stationné devant Blue Horizon m'emmène vers une autre adresse indiquée par le patron d'ici. Ce n 'est pas au bord de la plage mais vu le ciel gris aujourd'hui, ce n'est pas grave je serai au calme en dehors de la ville (grande chambre à 1500 Rs). En discutant avec le chauffeur de tuk tuk, je le garderai l'après midi pour aller à Kudawella Blow Hole (1500 Rs) à environ 12 km d'ici (on peut voir par moment un jet d'eau de mer jaillir au milieu des rochers d'une forme spéciale) entrée 200 Rs. Pour ce soir, il me propose de m'emmener vers 20h (pour 1500 Rs A/R) voir les tortues de mer à 15 km d'ici à Rekawa. J'accepte et lui donne rendez-vous en ville vers l'horloge car je voudrais visiter un peu le centre (qu'on vient de traverser en tuk tuk). Je lui demande de me déposer au bout de la plage que je longerai d'Est en Ouest avant de repartir vers le centre ville où en fait, il n'y a rien de bien intéressant à faire et pas beaucoup de restaurants non plus. Je profite d'un distributeur pour retirer 5000 Rs puis je décide de retourner le long de la plage pour finalement m'installer au « Star Fish Beach Café » pour dîner (750 Rs). Je téléphone à mon tuk tuk pour lui donner RV ici à 20h et pour aller voir les tortues. « Turtle Conservation Project » est une ONG qui fait payer sa prestation 1000 Rs - un peu cher pour le « spectacle » vu ce soir là! - . En effet, ils disent limiter le groupe à 15-20 personnes, mais nous étions 25-30 ! Ils indiquent aussi qu'ils rembourseront si on ne voit pas de tortues ou si elles ne pondent pas. Nous avons d'abord attendu 21h qu'un guide, qui était parti sur la plage, téléphone pour dire que les tortues étaient bien là. 20 à 30 mn de marche dans le sable sur la plage et nous avons dû attendre presque 1h que la tortue (car il n'y en avait qu'une) creuse son nid et veuille bien pondre. Vers 23h, elle n'était pas décidée et nous avons que pu la voir repartir à l'eau ! J'apprendrai le lendemain à Polhena, que des touristes ont pu voir des tortues sur une plage et gratuitement avec le patron de leur hôtel ! samedi 14 mars: TANGALLE – POLHENA
Dans la nuit, je me lève et je vois une grosse arraignée (10 cm de diamètre) dans un coin de ma chambre. Je lui mets un coup de bombe anti-moustiques et elle se sauve sous le lit (je la retrouverai morte le lendemain matin). Il fait chaud et humide dans cette chambre. Je téléphone à Ruwan (mon très serviable tuk tuk d'hier 07 79 97 50 72) à qui j'avais demandé de venir me récupérer à l'hôtel pour aller à la station de bus. Il viendra me chercher vers 8h40. Le bus pour MATARA (à côté de Polhena) est à 9h10 (60 Rs). Le ciel est toujours gris et il pleut par moment. Arrivée 10h50 à Matara où je demande à un tuk tuk de m'emmener pour 250 Rs à l'hôtel Blue Corals à Polhena (adresse très bon marché du Routard). Je trouve une chambre donnant sur la plage à 1500 Rs. Je voulais rester 2 nuits ici, mais il n'y a que 3 chambres et celles-ci n'est libre qu'une seule nuit. Il y a 2 jeunes filles qui ont loué pour 1 semaine ! Je déjeune rapidement et loue un vélo pour visiter les alentours (jusqu'à Mirissa). La côte est très jolie mais je prend la pluie en rentrant. Je vais visiter d'autres GH pour la nuit de demain. Le patron d'ici me propose bien un de ses bungalows (à 1000 Rs) situé à 500m plus loin mais c'est très isolé, sommaire et sans WIFI. Je réserverai donc à côté « Sunil Rest GH » (tenue par la soeur du patron de Blue Corals) pour 1500 Rs. Sunny Lanka GH m'avait proposé 1 chambre à 2000 puis 1500 après discussion, mais Sunil Rest GH est plus près pour moi et très bon accueil et proche de la plage. Dîner à Blue Corals : un curry de poulet à 600 Rs très copieux sauf le riz ( que je redemanderai sans supplément ) servi dans 1 bol et non dans 1 plat comme dans d'autres restaurants. A 21h, rangement du hall et extinction de la lumière par le patron qui va se coucher ! Encore des aboiements de chiens dans la nuit. dimanche 15 mars: POLHENA - WELIGAMA - GALLE - MATARA - POLHENA
Lever à 7h avec le soleil ce matin. Petit déjeuner copieux (450 Rs) : 1 verre de jus de citron, 1 oeuf au plat, toast, beurre, confiture, assiette de fruits (banane et papaye) et 1 tasse de thé. Je change d'hôtel à 9h et pars à pied pour prendre le bus à la junction (route de Matara) à 10mn d'ici. Le bus pour Weligama passe à 9h40 (30 Rs et 30mn). Je souhaite faire une halte ici pour voir la plage (assez jolie mais pas très propre) et les pêcheurs sur piquets (mais je n'en ai pas vu ici, par contre plus loin sur le trajet en bus, j'ai pu les prendre en photo). Je prendrai un autre bus pour Galle à 10h35 (50 Rs). Arrivée 11h30 à Galle à côté du fort. J'achète des mandarines et 1 ananas et un paquet de gâteaux pour ce midi. Je parcours la vieille ville en 3h. Je reprends un bus pour Unawatuna à 14h30 (20 Rs) pour un arrêt visite de cette très belle baie très touristique (beaucoup de monde et de magasins sur la petite route qui mène à la plage). 1 heure plus tard, je reprends un bus pour Matara (60 Rs). Visite rapide le long de la plage, sur le marché puis à l'intérieur de la ville (je rachète des nu-pieds car ceux de Kandy me provoquent des ampoules). Je vais jusqu'à la gare pour voir les horaires de trains pour demain (direction Colombo-Negombo). J'ai décidé en effet de prendre le train (moins de risques que les bus). Il fait très beau et chaud après la grisaille des 2 derniers jours (la météo n'annonçait pourtant pas du beau temps, elle n'est pas plus juste qu'en France !) Dîner à l'hôtel. lundi 16 mars: POLHENA - COLOMBO - NEGOMBO
Lever à 7h avec un beau soleil. Petit déjeuner : Thé, 3 bananes, 4 toats, beurre, confiture (400 Rs). Je demande un tuk tuk pour aller jusqu'à l'arrêt Pollhena junction et prends le bus pour Matara gare (5 mn et 12 Rs au lieu de 250 en tuk-tuk !) – arrêt juste avant le terminus (le long d'une grande avenue marchande). Je prends un billet 2ème classe pour Colombo Fort (230 Rs et 130 Rs en 3ème classe). Le train se forme en gare et partira à 9h40. A Galle, long arrêt de 25 mn avec beaucoup de monde qui montera ici et contrôle des billets (1ère fois dans un train). Le train repartira en marche arrière ?! Donc à savoir pour prendre des photos côté littoral (se mettre à gauche dans le sens de la marche à partir de Galle)! Arrivé COLOMBO à 13h10. Changement de train pour NEGOMBO (CHILAW) à 14h35 (40 Rs). J'ai donc 1h30 pour flâner le long de la gare où il y a beaucoup de boutiques de toutes sortes. Un tuk tuk me propose de m'emmener à Negombo pour 2000 Rs ! Le train est à l'heure et arrivera à 15h45 à NEGOMBO (soit 1h10 de trajet en s'arrêtant à toutes les gares, mais j'ai le temps car je prends l'avion que demain à 14h45. Une touriste m'avait donné une adresse à Negombo qui mérite d'être citée : 3 chambres chez l'habitant en dehors de la ville à 10 mn de l'aéroport (transfert pour 500 Rs au lieu de 700 demandé par la plupart des GH) et à 5 mn à pied de la gare Kurana (1 station avant Negombo en venant de Colombo). La chambre est à 1500 Rs avec SDB commune mais petit déjeuner et WIFI inclus. On peut demander un dîner pour 200 Rs ! Ce gentil couple mérite qu'on leur fasse de la pub : Rasika Fernando, Grand Traverse, Home Stay, NEGOMBO Rasika vient nous chercher si on lui téléphone (07 73 92 00 45) Je téléphone donc à Rasika qui viendra me chercher avec son vieux minivan. Sa femme m'offre le thé. Je prends une douche et vais me balader dans la campagne environnante et au bord du lagon qui est à 5 mn à pied. Dîner chez ces hôtes en compagnie d'une touriste polonnaise (curry de poisson). mardi 17 et mercredi 18 mars : NEGOMBO – SINGAPOUR – BANGKOK Aujourd'hui, c'est la fin de mon séjour au SRI LANKA ; accueil des locaux très sympathique, joli pays, à refaire.
Quelques temps de trajet en train : ELLA – BANDARAWELA : 40 mn
BANDARAWELA – HAPUTALE : 1 h NANU OYA – HAPUTALE : 4 h NEGOMBO – PUTTALAM : 3 h KANDY – HATTON : 2h 40 HATTON – NANU OYA : 1h 10 NANU OYA – ELLA : entre 4h et 5h 30 MATARA – COLOMBO : environ 3 h PS: Ce compte rendu figure avec des photos sur mon blog : http://gg3869mesvoyages.blogspot.fr/2015/05/sri-lanka-mars-2015.html
Remarques et conseils: La monnaie est la Roupie Sri lankaise (Rs) - début 2015, 1€ = 150 Rs et 1$ = 130 Rs Indicatif téléphonique : 94 Décalage horaire : + 3h30 / France en été et + 4h30 en hiver. Dépenses : Environ 500€ pour logement + nourriture + visites + transport pour 2 semaines Avec une carte SIM locale, coût d'1 SMS vers la France = 6,4Rs (soit 0,04€)et en local = 0,12Rs et environ 20Rs/mn (soit 0,20€) la communication. lundi 2 et mardi 3 mars: LYON - COLOMBO par Dubaï avec Emirates (en Boeing 777)
Enregistrement de mon bagage en soute (15kg) et passage au contrôle de police vers 19h. J’avais fait le check-in par internet la veille pour gagner du temps au comptoir d’enregistrement (file spéciale). Décollage prévu à 21h mais 30 mn de retard (rattrapé au cours des 6h de vol). 1h30 d’escale à Dubaï. Décollage à 7h45 (heure locale) et arrivée à Colombo mardi à 13h40 (10mn de retard).
Change 50€ à l’aéroport (taux 1€=144,33 Rs au lieu de 150, taux vu sur internet) pour achat d’une carte SIM locale (après renseignement dans le hall d’arrivée, on me dit qu’il y avait des cartes gratuites avant le passage à la douane mais je n’ai pas fait attention !). La carte que j’achète chez DIALOG est assez chère (1300 Rs soit environ 9€ mais elle est internationale et me permettra de la terminer en France car je perdrai au cours de ce voyage ma carte Sim France !). Je trouve un tuk tuk pour aller sur NEGOMBO (1000 Rs) chercher un hôtel. Après plusieurs recherche de chambres à prix modestes (<=2000 Rs tel que le guide du Routard les indique dans la rubrique « Bon marché », il s’avère que les 3 adresses sont toutes entre 3 et 4000 Rs). Je trouve finalement « SUNNY SIDE GH » au 129/1 Seneviratne Matawa qui propose des chambres à 2000 Rs acceptables pour 1 nuit (avec SDB, WC, WIFI) dans une rue calme perpendiculaire à Lewis Place et à la plage qui est à seulement 100 mètres. Tél 077 41 61 602. Je loue ensuite les services d’un tuk tuk pour 1000 Rs pour visiter ce qu’il y a à voir à NEGOMBO :marché aux poissons, le port, la lagune, le centre ville pour refaire du change dans une bijouterie à un taux très correct (1€ pour 152 Rs) je regretterai par la suite de ne pas avoir changé plus ici car le taux était beaucoup plus bas par la suite (le $ et l’euro ayant pas mal chutés). De même, il faut prévoir d’apporter des grosses coupures (100€ ou +) car le taux de change est meilleur (154). On va voir les horaires de trains à la gare pour demain matin car je vais sur Anuradhapura en passant par la côte (Puttalam). Achat d’1 grande bouteille d’eau pour 80 Rs. Le tuk tuk me propose de m’emmener à Anuradhapura pour 8000 Rs ( ça m’est revenu à moins de 600 en train+bus+tuk tuk vers l’hôtel). Après un petit tour le long de Lewis Place (qui est une grande rue et non une place) à pied, je vais dîner dans un restaurant sur la plage « Beach Villa GH & Restaurant » bien pour 600 Rs mais service très long. mercredi 4 mars: NEGOMBO - ANURADHAPURA
Après un petit déjeuner sur Lewis Place à 400 Rs, je vais à la gare en tuk tuk (250 Rs et 10mn de trajet). Le train pour Puttalam est à 9h30 (90 Rs en 2ème classe et environ 3h de trajet). Le train arrive en gare, je regarde les wagons où il y a de la place assise : des enfants me font signe de monter vers eux je balance ma valise par la fenêtre pour qu’ils me gardent la place et monte tranquillement à la suite d’autres personnes. Je voyagerai presque tout le temps du trajet avec cette famille de 6 enfants dans ce wagon très sympathique mais peu de dialogue vu qu’ils parlent très peu anglais… Au sud de Puttalam, on peut apercevoir des éoliennes. A 13h15, je prends un bus pour Anuradhapura (130 Rs et 1h45 de trajet). Je constate ici l'imprudence de la plupart des chauffeurs de bus au Sri Lanka. Arrivé à la station de bus « New station » au sud de Anuradhapura, un tuk tuk connait l'adresse de l'hôtel où je souhaite séjourner 2 nuits. Il m'y emmène pour 100 Rs (c'est à 1 bon km de cette station de bus).
« The Travel Lodge Lake View Tourist Resort » au 800 Freeman Mawatha, tel 072 57 23 920 et 025 56 78 324, site web http://www.travellodgelakeview.com propose des chambres à 2000 et 2500 Rs. Très calme, un peu loin de la ville pour sortir le soir, mais j'ai eu ici le meilleur et très copieux petit déjeuné du pays inclus dans le prix de la chambre à 2500 Rs, à savoir : 2 toasts + beurre + confiture, 1 oeuf au plat, 2 crêpes au miel, 1 assiette de fruits frais, 1 crêpe dentelle, 1 verre de jus de fruits, 1 tasse de thé (ou café). Repas possible pour 400 Rs (midi et soir). Personnel très serviable mais, à part le patron, ne parlent et ne comprennent pas trop l'anglais ! Il « travaille » avec un chauffeur de tuk-tuk qui peut nous faire visiter Mihintale (1500 Rs) et le site (une dizaine de temples) de Anuradhapura pour 1500 Rs (à négocier) sans payer le billet d'entrée de 3125 Rs (j'avais lu cette possibilité sur des forums et lui en ai parlé). En fait, le chauffeur connait les passages de contrôles et les contourne. Le patron de l'hôtel me conseille de faire Mihintale en fin d'après midi et les temples d'Anuradhapura demain matin. Je pars donc vers 16h avec le même chauffeur de tuk tuk qui m'a amené à l'hôtel. Il m'attendra sur le site pendant presque 2h car vers 17h, il y a eu un gros orage pendant 40mn et qui a obligé tous les touristes du site à aller s'abriter dans la maison des gardes. Nous avions de l'eau jusqu'aux chevilles pour redescendre au parking. Pour ceux qui connaissent, les 1800 marches d'escaliers formaient comme une cascade tant l'eau dévalait à grande vitesse ! Retour en tuk tuk bâché, sous une pluie plus faible. Je vais dîner au restaurant Chamy (à 500m à l'Est de l'hôtel) à pied car la pluie a cessée. J'achète quelques petites bananes (70 Rs/kg) et rentre dans ma chambre vers 20h30 dans laquelle il fait plus chaud que dehors. jeudi 5 mars: ANURADHAPURA Aujourd'hui c'est « Moon Day » (pleine lune) et jour férié : beaucoup de magasins sont fermés. Après un copieux petit déjeuner, mon tuk tuk vient me chercher à l'hôtel pour la visite de la cité ancienne. Je visiterai une dizaine de temple sans oublier de se déchausser et ça brûle les pieds c'est pour cela que j'avais prévu de mettre des vieilles chaussettes que j'abandonnerai en fin de voyage (mais ça brûle quand même!). J'ai pris aussi mes 1ier coups de soleil sur la tête (et oui, faut aussi enlever la casquette dans les temples!) et les bras. Rentré pour 13h à l'hôtel, déjeuner avec 1 bonne bière de 64 cl. Ensuite, promenade dans la nouvelle ville. Dîner à l'hôtel puis envoi de mail et photos à la famille. vendredi 6 mars: ANURADHAPURA - INAMALUWA - DAMBULLA - SIGIRIYA
Petit déjeuner à 8h. Payé la note d'hôtel (2 nuits + 2 repas). Pris 1 tuk tuk pour la « New Bus Station » où j'attendrai le bus pour Sigiriya à 9h45 (250 Rs). En route, je remarque que l'aide du chauffeur s'arrête pour prendre des pétales de fleurs dans un mini temple au bord de la route et les mets sur le tableau de bord du bus (ça nous a peut être protégé des accidents!?). A la junction Dambulla-Sigiriya, je dois changer de bus pour aller sur Kimbassa ou Inamaluwa, où j'ai lu qu'il était sympathique de coucher plutôt que Sigiriya ou Dambulla, mais en demandant, un tuk tuk me propose sa maison qui a 3 chambres à Inamaluwa. J'accepte de visiter ce lieu qui est très calme, éloigné de la route et prendrai finalement 1 chambre à 1500 Rs (les 2 autres à 2000 sont avec clim et eau chaude). J'ai négocié le petit déjeuner à 400 Rs comme dans les autres hôtels. Le patron est très serviable et peut organiser les visites à Dambulla, Sigiriya, jardin d'épices, ... . et sa mère fait une très bonne cuisine. « Sigiri Forest Villa » 1st Mile Post, Sigiri Road, Inamaluwa (située à 1km de la junction et à 300 m sur la gauche de Sigiriya Holliday Inn). Tél : 07 74 43 95 01 L'après midi, visite des 5 grottes de Dambulla (à 1h de tuk tuk) et du grand Bouddha doré, puis au retour, un jardin d'épices avec un petit massage test de 15mn aux huiles provenant du jardin. Ensuite, après 16h, visite du 2ème rocher de Sigiriya (500 Rs le ticket au lieu de 3900 pour le rocher le plus touristique) il faut 30mn de grimpette assez facile à part les 10 derniers mètres où il faut escalader des rochers pour parvenir au sommet et admirer la vue (on distigue bien la file des touristes agglutinés sur les escaliers du 1ier rocher en face). Ici on est à l'écart de la foule ! Si vous ne souhaitez que la vue sans le vertige pour monter, c'est ici qu'il faut venir bien sûr, il y a moins d'histoire sur ce rocher. Sur la route du retour vers Inamaluwa, visite d'un petit temple sympathique mais il fait presque nuit (il est presque18h30 !). Dîner (nouilles de riz + poulet en sauce) préparé par la maman + 1 assiette de fruits + 1 jus de fruit local (le tout pour 500 Rs). samedi 7 mars: INAMALUWA - POLONNARUWA - INAMALUWA
Après le petit déjeuner, je pars à pied à la jonction (20mn de marche) pour prendre le bus de 8h45 pour Polonnaruwa (1h20 de trajet dont 30mn debout car le bus est plein). A l'arrivée, je loue un vélo pour 300 Rs et part visiter la « Old Town » et ses nombreux temples. J'avais lu sur des forums que l'on pouvait trouver des « passages secrets » sans payer les 3250 Rs d'entrée de ce site : oui, c'est exact si l'on est à pied (j'en ai vu un sur la gauche de la rivière, en prenant la petite route en face le musée et en escaladant 10 à 20 m de petite colline) mais avec un vélo, c'est risqué car il y a des gardes un peu partout qui surveillent... et faire tout le site à pied sous le soleil, c'est mission impossible (environ 15km de marche si on veut tout voir !) En 4h, j'estime avoir fait le tour de toutes les ruines et je pars pour une promenade à vélo vers la ville nouvelle. Il fait très chaud et je rachète une grande bouteille d'eau fraîche car mes réserves sont épuisées. Sur un petit chemin, je rencontre des enfants à qui je donne quelques échantillons de shampoing et savonnettes récupérées dans certains hôtels. Je reprends un bus à 16h40 pour Inamaluwa junction. 1H10 de trajet, 20mn de marche pour aller à « Sigiri Forest Villa », 1 bonne douche froide pour me rafraîchir et dîner sur place (poulet, riz, assiette de fruits et 1 verre de jus de « mixed fruits »). En discutant avec le patron, il me dit qu'il a un ami à Kandy qui a le même type de chambre au même prix que lui il lui téléphone pour lui demander s'il a une chambre de libre pour demain et me donne son N°. dimanche 8 mars: INAMALUWA - KANDY
Petit déjeuner à 8h et le patron m'emmène à la jonction pour prendre le bus pour Kandy à 8h45 (2h de trajet et 150 Rs). Ce chauffeur de bus est particulièrement imprudent. Je téléphone à l'ami qui m'a réservé 1 chambre il vient me chercher à la station de bus avec son tuk tuk reconnaissable car tout bariolé de peintures et photos. Il s'appelle Palitha. Je lui avais promis de la pub mais après les 2 jours passés avec lui et un autre touriste espagnol le lundi, on s'est aperçu qu'il était un peu profiteur et pas très honnête sur ses prix. A savoir, le dîner qu'il nous propose chez lui est à 600 Rs (100 à 200 Rs de + que d'autres) et sa femme cuisine moins bien que d'autres ! Le prix des visites qu'il m'a proposées pour 1 journée n'a pas changé alors que finalement on était 2 dans son tuk tuk et qu'il n'a pas voulu qu'on partage ! Il m'a emmené en ville à 10mn de chez lui et récupéré le soir pour 1000 Rs ( 2 fois plus que si j'avais demandé un tuk tuk en ville ). Dans l'après midi, j'ai fait la visite du temple de la Dent (Dalada Maligawa) puis balade autour du lac et assisté à 17h à un spectacle de danses cinghalaises à « Red Cross Hall » (1000 Rs). Aboiements de chiens toute la nuit ! Donc adresse à éviter que je vous donne ici : Hotel Nature View Palitha Peiris 29/92 Dharamaraja Mawatha, Kandy tél 0777 190 349. Le WIFI ne fonctionnait pas j'ai dû me brancher en direct avec un câble ethernet sur mon ordinateur. (à ne pas confondre avec un autre hôel de même nom) Annecdote concernant la visite du temple de la Dent :
Comme avant de rentrer dans tous les temples, je me déchausse et laisse mes nu-pieds le long d'un mur (je remarque toutefois qu'il y en a très peu ici, mais parce qu'il y a une cabane avec consigne devant le temple). En ressortant, mes nu-pieds avaient disparu !? Je suis donc reparti pieds nus pour me balader le long du lac (comme certains locaux) et ai dû en acheter une autre paire le lendemain car aujourd'hui dimanche peu de magasins ouverts mais je n'ai pas retrouvé les mêmes qui étaient en tissus et avec lesquels je ne prenais pas d'ampoules comme avec ceux achetés ici. lundi 9 mars: KANDY Après le petit déjeuner, départ à 9h en tuk tuk avec Juan (le touriste espagnol qui a séjourné aussi 2 nuits ici) pour la visite : du Bouddha géant sur la colline au dessus de Kandy (belle vue sur la ville), d'un jardin d'épices (où j'ai acheté des noix de muscades bien moins chères qu'en France) d'une « Tea Factory » locale du jardin botanique de Peradeniya : superbe !Retour en ville vers 17h. Nous faisons un tour sur le marché puis autour du lac. Dîner chez « Kandy Muslim Hotel & Restaurant » (Nasi Goren pour 320 Rs). Palitha me récupère au bout du lac et Juan retourne faire un tour en ville. mardi 10 mars: KANDY – NUWARA ELIYA
petit déjeuner à 7h30, départ pour la gare en tuk tuk où je prendrai le train pour Nanu Oya à 8h50 (160 Rs). Je téléphone à l'hôtel « Country House » 126, Badulla Rd, tél 052 222 23 68 pour savoir s'il ont des chambres et le prix (2000Rs). Après 1h de trajet, superbes paysages côté ouest (théoriquement à droite dans les sens de la marche mais après Gampola, le train change de sens !?). Arrivé en gare de Hatton à 11h30 (pour ceux qui souhaitent faire le Pic Adam) et à Nanu Oya (gare la plus proche de Nuwara Eliya) à 12h40. Je prends un tuk tuk pour aller à l'hôtel où je prends une chambre à 2000 Rs avec TV, WIFI et eau chaude (ici, c'est appréciable car il fait frais le soir à 2000m). « Country House Hotel » N°126 Badulla Road, Tél 052 2222 368, environ 30 chambres très correctes Je vais manger en ville (à 1km de l'hôtel) chez Milano pour 500 Rs et super bon (poulet, salade de fruits et jus de papaye). Attention ! Ici, comme dans certains autres restaurants, il y a 10% de taxe en plus sur la note. Petite ballade en ville, dans le parc Victoria, puis au marché et tour du golf ainsi que vers le lac. Vers 17h, le ciel se couvre (ll pleuvra un peu dans la nuit). Achat de 5 mandarines pour 100 Rs. Je change 100€ à 145Rs pour 1€. Le cours est passé de 152 à 139 puis remonté à 145 ce jour. Dîner chez Remarko (moins bien et carte plus chère que chez Milano). Retour vers 21h à l'hôtel sur une route mal éclairée mais j'ai toujours une lampe de poche dans mon sac à dos. mercredi 11 mars: NUWARA ELIYA - ELLA
Après une nuit fraîche (j'ai supporté la couverture qui était fournie sur le lit), le ciel est bleu ce matin. Petit déjeuner à l'hôtel et je prendrai cette fois le bus (et non un tuk tuk) pour aller à la gare de Nanu Oya il y a un arrêt juste en face l'hôtel. 15 mn de trajet pour 22 Rs. J'arrive à 9h en gare, prends un billet 3ème classe (60 Rs) pour Ella (pour tester la 3è classe). Le départ du train était prévu à 9h30 mais il y a beaucoup de marchandises à décharger et à charger (4 wagons de marchandises et 4 de voyageurs); il ne partira qu'à 10h. Je passe ma valise par la fenêtre (j'en ai pris l'habitude) pour réserver une place côté droit du train soit le côté du quai. Toujours beaucoup de touristes chinois et indiens dans le train. Jusqu'à Haputale, superbes paysages côté ouest (sur la droite), ensuite côté est (sur la gauche) jusquà Ella (pendant 1h). Arrivé à Ella à 13h45. Un chauffeur de tuk tuk me propose une chambre chez lui à 2000 Rs (+ 400 de petit déjeuner) : « Eden Forest GH » sur les hauteurs (en descendant de la gare, tourner à gauche après l'arrêt de bus « Passara Rd » puis prendre un petit chemin qui monte sauche c'est juste avant « Lizzie Villa GH » L'accueil est sympathique chambre avec WIFI, SDB privée et attenante à la maison d'une famille de 2 enfants de 8 et 11 ans. Promenade en ville et aux alentours. Beaux paysages, plantations de thé à gauche après le pont sous la gare. Comme le WIFI ne fonctionne pas trop bien dans ma chambre, je vais dîner au « Dream Café » avec mon ordinateur portable. Un très bon et copieux curry de poisson (7 plats différents) pour 600 Rs. Je peux prendre des nouvelles de mes enfants et de ma femme par Skype. « Dream Café & GH », Main Street, tel +94 57 222 8950, web :www.dreamcafeandguesthouseella.com Retour dans ma chambre vers 20h. Ici aussi, des chiens aboient (hurlements) une bonne partie de la nuit ! jeudi 12 mars: ELLA - HAPUTALE - BANDARAWELA - ELLA
Je suis réveillé à 7h par les chants de prières musulmans. Après un petit déjeuner à 8h, je pars marcher vers Little Adam's Peak il faudra 45 mn à l'aller et au retour je pars vers « 9 Arches Bridge », trouve un jeune guide en chemin qui m'y conduit par un chemin que je n'aurais jamais trouvé seul. Il parle un peu français et quelques mots langues (appris avec les touristes). Il habite avec son oncle dans 1 café proche du pont. Il connait l'horaire de passage du train et me dit d'accélérer si je veux prendre la photo quand le train sera sur le pont. Je lui laisserai 1 billet pour sa gentillesse. Il faudra encore 40 mn de marche le long de la voie ferrée pour retourner à la gare d'Ella où j'attendrai (50mn) un train pour Haputale (25 Rs) prévu pour 12h mais qui aura 20 mn de retard. Des jeunes locaux qui ont fait la fête (avec des restes de bouteilles d'alcool) chantent dans le wagon dans lequel je me suis installé (les autres sont remplis de touristes chinois ou japonnais). Ils veulent se faire prendre en photo avec moi et d'autres touristes français qui sont 3 sièges plus loin. Il fait très chaud et je change mon tee-shirt qui est déjà trempé. Le train arrivera avec 40 mn de retard à Haputale (changement de wagon en cours de trajet, ...). Beaux paysages que j'avais remarqués en passant hier. A la gare, beaucoup de tuk tuk qui me proposent une visite de Lipton's Seat mais comme j'ai déjà visité une usine vers Kandy, je négocie (500 Rs) pour aller faire un tour vers le monastère d'où on a une très belle vue aussi sur la région. Une légère pluie avec un ciel couvert ne m'empêche pas d'admirer le paysage. La ville est assez grande et sympathique. Je prends des photos et environ 1h après je regarde les horaires de bus et de train pour Bandarawela où je souhaite faire une halte photo avant de rentrer à Ella. Je prendrai un bus à 15h (36 Rs et 20 mn de trajet). Ensuite je reprends un billet de train pour Ella et je descends la gare avant (Kithalella) pour aller à Ella Rock. Je regarde à quelle heure est le prochain train pour Ella. J'ai 1h30 pour aller à Ella Rock et revenir : ça va faire juste mais en comptant sur un retard du train, c'est jouable. En route, je rencontre 3 jeunes revenant de l'école (je leur donne des crayons que j'avais apporté de France), puis un couple de français qui ont fait les cascades environnantes et me disent s'être perdus car rien d'indiqué ici. Je n'ai pas le temps et pas envie d'aller voir une cascade (j'en ai déjà vu des tonnes!) je poursuis mon chemin pour Ella Rock et je tombe sur un gardien de vache qui me propose de m'y emmener. Je le suis car ce n'est vraiment pas facile de trouver la bonne direction (beaucoup d'embranchements). Il faudra 1h30 pour atteindre le sommet de cette colline d'où la vue est magnifique et 40 mn pour redescendre. Le train de 17h20 est malheureusement à l'heure (nous l'entendons lors de la descente). Je rentrerai donc à pied en longeant la voie ferrée (30mn de marche) en cours de chemin, il se met à pleuvoir et je suis contraint de sortir mon parapluie pour la 1ère fois de mon voyage. Scènes de vie locale tout au long : un enfant qui court après sa vache qui s'est sauvée sur la voie, des habitants de la campagne qui reviennent chargés de feuilles de bananier, ... . J'arrive à Ella avec une forte pluie, orage, éclairs qui m'oblige à m'arrêter dans un restaurant (Fish & Chips) pour manger un peu avant 19h (nouilles+morceaux de poulet avec une grande bouteille d'eau pour 530 Rs) en attendant que l'orage cesse. Je rentre vers 20h avec 1 lampe de poche car les rues sont bien sombres, prend 1 douche et 1 imodium (car je ne sais pas si c'est la tourista ou bien ce que j'ai bu ou mangé...). Couché à 22h car bien fatigué de ma journée. Nota : Il faut le même temps (1h40) depuis Ella pour aller à Ella Rock que depuis Kithalella, la gare juste avant.
vendredi 13 mars: ELLA - TANGALLE
Réveillé à 6h30 par les chants de la mosquée en contre bas (jusqu'à 7h20 puis ça reprend avec une voix de femme à 7h30). Ce matin, ciel couvert. Je prends un tuk tuk pour descendre à l'arrêt de bus (c'est pas loin mais avec ma valise sur cette petite route en pente, c'est mieux). Le bus pour Tangalle est à 9h (200 Rs) il faut 2h pour aller à la jonction de Tissamaharama. Vers 11h30, il se met à pleuvoir ! La vue sur la côte est bien triste. Arrivé Tangalle à 12h40. Je prends un tuk tuk (250 Rs) pour aller à l'hôtel « Blue Horizon » à qui j'avais téléphoné hier pour réserver 1 chambre à 2000 Rs mais la chambre n'est pas libre (les locataires ont prolongé leur séjour !) il ne reste que des chambres à 2500 et 3000 Rs. Idem dans les hôtels à côté. Un tuk tuk stationné devant Blue Horizon m'emmène vers une autre adresse indiquée par le patron d'ici. Ce n 'est pas au bord de la plage mais vu le ciel gris aujourd'hui, ce n'est pas grave je serai au calme en dehors de la ville (grande chambre à 1500 Rs). En discutant avec le chauffeur de tuk tuk, je le garderai l'après midi pour aller à Kudawella Blow Hole (1500 Rs) à environ 12 km d'ici (on peut voir par moment un jet d'eau de mer jaillir au milieu des rochers d'une forme spéciale) entrée 200 Rs. Pour ce soir, il me propose de m'emmener vers 20h (pour 1500 Rs A/R) voir les tortues de mer à 15 km d'ici à Rekawa. J'accepte et lui donne rendez-vous en ville vers l'horloge car je voudrais visiter un peu le centre (qu'on vient de traverser en tuk tuk). Je lui demande de me déposer au bout de la plage que je longerai d'Est en Ouest avant de repartir vers le centre ville où en fait, il n'y a rien de bien intéressant à faire et pas beaucoup de restaurants non plus. Je profite d'un distributeur pour retirer 5000 Rs puis je décide de retourner le long de la plage pour finalement m'installer au « Star Fish Beach Café » pour dîner (750 Rs). Je téléphone à mon tuk tuk pour lui donner RV ici à 20h et pour aller voir les tortues. « Turtle Conservation Project » est une ONG qui fait payer sa prestation 1000 Rs - un peu cher pour le « spectacle » vu ce soir là! - . En effet, ils disent limiter le groupe à 15-20 personnes, mais nous étions 25-30 ! Ils indiquent aussi qu'ils rembourseront si on ne voit pas de tortues ou si elles ne pondent pas. Nous avons d'abord attendu 21h qu'un guide, qui était parti sur la plage, téléphone pour dire que les tortues étaient bien là. 20 à 30 mn de marche dans le sable sur la plage et nous avons dû attendre presque 1h que la tortue (car il n'y en avait qu'une) creuse son nid et veuille bien pondre. Vers 23h, elle n'était pas décidée et nous avons que pu la voir repartir à l'eau ! J'apprendrai le lendemain à Polhena, que des touristes ont pu voir des tortues sur une plage et gratuitement avec le patron de leur hôtel ! samedi 14 mars: TANGALLE – POLHENA
Dans la nuit, je me lève et je vois une grosse arraignée (10 cm de diamètre) dans un coin de ma chambre. Je lui mets un coup de bombe anti-moustiques et elle se sauve sous le lit (je la retrouverai morte le lendemain matin). Il fait chaud et humide dans cette chambre. Je téléphone à Ruwan (mon très serviable tuk tuk d'hier 07 79 97 50 72) à qui j'avais demandé de venir me récupérer à l'hôtel pour aller à la station de bus. Il viendra me chercher vers 8h40. Le bus pour MATARA (à côté de Polhena) est à 9h10 (60 Rs). Le ciel est toujours gris et il pleut par moment. Arrivée 10h50 à Matara où je demande à un tuk tuk de m'emmener pour 250 Rs à l'hôtel Blue Corals à Polhena (adresse très bon marché du Routard). Je trouve une chambre donnant sur la plage à 1500 Rs. Je voulais rester 2 nuits ici, mais il n'y a que 3 chambres et celles-ci n'est libre qu'une seule nuit. Il y a 2 jeunes filles qui ont loué pour 1 semaine ! Je déjeune rapidement et loue un vélo pour visiter les alentours (jusqu'à Mirissa). La côte est très jolie mais je prend la pluie en rentrant. Je vais visiter d'autres GH pour la nuit de demain. Le patron d'ici me propose bien un de ses bungalows (à 1000 Rs) situé à 500m plus loin mais c'est très isolé, sommaire et sans WIFI. Je réserverai donc à côté « Sunil Rest GH » (tenue par la soeur du patron de Blue Corals) pour 1500 Rs. Sunny Lanka GH m'avait proposé 1 chambre à 2000 puis 1500 après discussion, mais Sunil Rest GH est plus près pour moi et très bon accueil et proche de la plage. Dîner à Blue Corals : un curry de poulet à 600 Rs très copieux sauf le riz ( que je redemanderai sans supplément ) servi dans 1 bol et non dans 1 plat comme dans d'autres restaurants. A 21h, rangement du hall et extinction de la lumière par le patron qui va se coucher ! Encore des aboiements de chiens dans la nuit. dimanche 15 mars: POLHENA - WELIGAMA - GALLE - MATARA - POLHENA
Lever à 7h avec le soleil ce matin. Petit déjeuner copieux (450 Rs) : 1 verre de jus de citron, 1 oeuf au plat, toast, beurre, confiture, assiette de fruits (banane et papaye) et 1 tasse de thé. Je change d'hôtel à 9h et pars à pied pour prendre le bus à la junction (route de Matara) à 10mn d'ici. Le bus pour Weligama passe à 9h40 (30 Rs et 30mn). Je souhaite faire une halte ici pour voir la plage (assez jolie mais pas très propre) et les pêcheurs sur piquets (mais je n'en ai pas vu ici, par contre plus loin sur le trajet en bus, j'ai pu les prendre en photo). Je prendrai un autre bus pour Galle à 10h35 (50 Rs). Arrivée 11h30 à Galle à côté du fort. J'achète des mandarines et 1 ananas et un paquet de gâteaux pour ce midi. Je parcours la vieille ville en 3h. Je reprends un bus pour Unawatuna à 14h30 (20 Rs) pour un arrêt visite de cette très belle baie très touristique (beaucoup de monde et de magasins sur la petite route qui mène à la plage). 1 heure plus tard, je reprends un bus pour Matara (60 Rs). Visite rapide le long de la plage, sur le marché puis à l'intérieur de la ville (je rachète des nu-pieds car ceux de Kandy me provoquent des ampoules). Je vais jusqu'à la gare pour voir les horaires de trains pour demain (direction Colombo-Negombo). J'ai décidé en effet de prendre le train (moins de risques que les bus). Il fait très beau et chaud après la grisaille des 2 derniers jours (la météo n'annonçait pourtant pas du beau temps, elle n'est pas plus juste qu'en France !) Dîner à l'hôtel. lundi 16 mars: POLHENA - COLOMBO - NEGOMBO
Lever à 7h avec un beau soleil. Petit déjeuner : Thé, 3 bananes, 4 toats, beurre, confiture (400 Rs). Je demande un tuk tuk pour aller jusqu'à l'arrêt Pollhena junction et prends le bus pour Matara gare (5 mn et 12 Rs au lieu de 250 en tuk-tuk !) – arrêt juste avant le terminus (le long d'une grande avenue marchande). Je prends un billet 2ème classe pour Colombo Fort (230 Rs et 130 Rs en 3ème classe). Le train se forme en gare et partira à 9h40. A Galle, long arrêt de 25 mn avec beaucoup de monde qui montera ici et contrôle des billets (1ère fois dans un train). Le train repartira en marche arrière ?! Donc à savoir pour prendre des photos côté littoral (se mettre à gauche dans le sens de la marche à partir de Galle)! Arrivé COLOMBO à 13h10. Changement de train pour NEGOMBO (CHILAW) à 14h35 (40 Rs). J'ai donc 1h30 pour flâner le long de la gare où il y a beaucoup de boutiques de toutes sortes. Un tuk tuk me propose de m'emmener à Negombo pour 2000 Rs ! Le train est à l'heure et arrivera à 15h45 à NEGOMBO (soit 1h10 de trajet en s'arrêtant à toutes les gares, mais j'ai le temps car je prends l'avion que demain à 14h45. Une touriste m'avait donné une adresse à Negombo qui mérite d'être citée : 3 chambres chez l'habitant en dehors de la ville à 10 mn de l'aéroport (transfert pour 500 Rs au lieu de 700 demandé par la plupart des GH) et à 5 mn à pied de la gare Kurana (1 station avant Negombo en venant de Colombo). La chambre est à 1500 Rs avec SDB commune mais petit déjeuner et WIFI inclus. On peut demander un dîner pour 200 Rs ! Ce gentil couple mérite qu'on leur fasse de la pub : Rasika Fernando, Grand Traverse, Home Stay, NEGOMBO Rasika vient nous chercher si on lui téléphone (07 73 92 00 45) Je téléphone donc à Rasika qui viendra me chercher avec son vieux minivan. Sa femme m'offre le thé. Je prends une douche et vais me balader dans la campagne environnante et au bord du lagon qui est à 5 mn à pied. Dîner chez ces hôtes en compagnie d'une touriste polonnaise (curry de poisson). mardi 17 et mercredi 18 mars : NEGOMBO – SINGAPOUR – BANGKOK Aujourd'hui, c'est la fin de mon séjour au SRI LANKA ; accueil des locaux très sympathique, joli pays, à refaire.
Quelques temps de trajet en train : ELLA – BANDARAWELA : 40 mn
BANDARAWELA – HAPUTALE : 1 h NANU OYA – HAPUTALE : 4 h NEGOMBO – PUTTALAM : 3 h KANDY – HATTON : 2h 40 HATTON – NANU OYA : 1h 10 NANU OYA – ELLA : entre 4h et 5h 30 MATARA – COLOMBO : environ 3 h PS: Ce compte rendu figure avec des photos sur mon blog : http://gg3869mesvoyages.blogspot.fr/2015/05/sri-lanka-mars-2015.html
Le pays qui ne vous intéresse pas du tout? English translation pending
Bonjour
Quel est le pays au monde qui vous intéresse le moins ?
Pourquoi ?
Quels sont vos préjugés par rapport à ce pays ?
Pour ma part c'est la Russie.
Ce pays ne m interesse pas du tout pour 3 raisons (qui sont peut-etre des préjugés..)
1) Le froid extreme ( je suis tres frileuse )
2) Le racisme anti noirs exacerbé
3) Leur passion pour la Vodka (les gens ivres me font peur )
Je pense que je ne mettrai jamais un pied la bas. A moins que je sois obligée d'y faire escale....
A vous 🙂
Quel est le pays au monde qui vous intéresse le moins ?
Pourquoi ?
Quels sont vos préjugés par rapport à ce pays ?
Pour ma part c'est la Russie.
Ce pays ne m interesse pas du tout pour 3 raisons (qui sont peut-etre des préjugés..)
1) Le froid extreme ( je suis tres frileuse )
2) Le racisme anti noirs exacerbé
3) Leur passion pour la Vodka (les gens ivres me font peur )
Je pense que je ne mettrai jamais un pied la bas. A moins que je sois obligée d'y faire escale....
A vous 🙂