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Conseils sur croisière transatlantique à bord du Liberty OTS? English translation pending
Bonsoir tout le monde,
Voilà ma dernière lubie serait de faire une transat fin octobre sur le liberty ots, plusieurs questions :
- l'automne mieux que le printemps ???
- 6 jours en mer, activités ???
- décalage horaire, on décale tous les jours une heure ???
Ayant horreurdle l'avion, là pas le choix mais c'est moins cher un AR retour qu'un aller simple, mais si je ne prends pas l'aller n'aurai je pas de problème au retour ???
etc ... bref toutes vos expériences et avis me seraient utiles je suis dans le flou total
Bonne soirée à tous
Voilà ma dernière lubie serait de faire une transat fin octobre sur le liberty ots, plusieurs questions :
- l'automne mieux que le printemps ???
- 6 jours en mer, activités ???
- décalage horaire, on décale tous les jours une heure ???
Ayant horreurdle l'avion, là pas le choix mais c'est moins cher un AR retour qu'un aller simple, mais si je ne prends pas l'aller n'aurai je pas de problème au retour ???
etc ... bref toutes vos expériences et avis me seraient utiles je suis dans le flou total
Bonne soirée à tous
Découverte de l'Amérique du Sud en camping-car: durée, stationnement, avis sur l'Aviano i728G? English translation pending
Bonjour,
Nous réfléchissons à l'idée d'un long voyage en amérique du sud en camping car. J'ai trouvé beaucoup d'informations dans les nombreuses discussions sur le sujet, mais je voudrais faire une synthèse en posant quelques questions préliminaires pour mieux cerner les enjeux de notre projet :
1- pour une bonne découverte (ou une découverte raisonnable) du Pérou, de l'Argentine et du Chili, pensez-vous qu'un voyage de 4 à 6 mois soit suffisant ou est-ce que ce sera trop court ? Quel serait votre itinéraire sur un séjour de 4 mois ?
2- plusieurs camping-caristes conseillent de stationner dans les stations, en camping, etc. pour des problèmes de sécurité. Les problèmes de sécurité sont-ils les mêmes en ville et à la campagne ? si nous y allons, ce serait pour la plupart du temps essayer de nous retrouver en pleine nature. Est-ce risqué dès lors qu'on est à des dizaines de kilomètres des grandes villes de stationner au bord d'un chemin et d'y passer la nuit ?
3- que pensez-vous d'un camping car tel que l'Aviano i728G de Bürstner pour un tel projet ? Quelles préparations conseilleriez-vous sur un tel véhicule pour pouvoir aller dans le plus grand nombre d'endroits sur les trois pays cités ? Quelle protection du bas de caisse ? Comment augmenter la garde au sol ? Faut-il changer les suspensions et amortisseurs ? Faut-il prévoir des pneus TT ? Faut-il plutôt des pneus avec chambres à air ou des tubes-less pour les réparations sur place ? Quelles autres préparations ?
Je vous remercie d'avance pour vos réponses et vos conseils avisés.
@+ GollumDotNet
Nous réfléchissons à l'idée d'un long voyage en amérique du sud en camping car. J'ai trouvé beaucoup d'informations dans les nombreuses discussions sur le sujet, mais je voudrais faire une synthèse en posant quelques questions préliminaires pour mieux cerner les enjeux de notre projet :
1- pour une bonne découverte (ou une découverte raisonnable) du Pérou, de l'Argentine et du Chili, pensez-vous qu'un voyage de 4 à 6 mois soit suffisant ou est-ce que ce sera trop court ? Quel serait votre itinéraire sur un séjour de 4 mois ?
2- plusieurs camping-caristes conseillent de stationner dans les stations, en camping, etc. pour des problèmes de sécurité. Les problèmes de sécurité sont-ils les mêmes en ville et à la campagne ? si nous y allons, ce serait pour la plupart du temps essayer de nous retrouver en pleine nature. Est-ce risqué dès lors qu'on est à des dizaines de kilomètres des grandes villes de stationner au bord d'un chemin et d'y passer la nuit ?
3- que pensez-vous d'un camping car tel que l'Aviano i728G de Bürstner pour un tel projet ? Quelles préparations conseilleriez-vous sur un tel véhicule pour pouvoir aller dans le plus grand nombre d'endroits sur les trois pays cités ? Quelle protection du bas de caisse ? Comment augmenter la garde au sol ? Faut-il changer les suspensions et amortisseurs ? Faut-il prévoir des pneus TT ? Faut-il plutôt des pneus avec chambres à air ou des tubes-less pour les réparations sur place ? Quelles autres préparations ?
Je vous remercie d'avance pour vos réponses et vos conseils avisés.
@+ GollumDotNet
Sécurité à Marrakech: risques de vol? English translation pending
Quels sont les risques de se faire voler à Marrakech (en tant que ville qui attire beaucoup de touristes) dans la rue, si l'on porte un sac à dos. Faut-il prendre des mesures particulières. Je me sers du sac à dos pour placer mon camescope.
Les Causses à vélo en juin 2011 English translation pending
650 km sur les Causses à vélo
Juin 2011
Depuis longtemps l’idée de partir à vélo à travers les causses et leurs environs au sens large me trottait dans la tête. Je me suis déjà souvent promené dans ces régions à pied ou en voiture, mais partir une dizaine de jours à vélo à travers tous ces plateaux et gorges qui les entaillent m’apparaissait comme un bon moyen de faire une synthèse de ces coins de France fabuleux et pas toujours bien connus par les Français.
Donc fort de ce préambule, le lundi 6 juin nous partons à deux Evelyne et moi pour cette balade à « saute-causses », en effet nous avons l’intention de monter et descendre ces grandes zones par tous les côtés. Notre itinéraire va nous conduire de la haute vallée du Lot vers le Mont Lozère, le causse Méjean, l’Aigoual, les gorges de la Vis, le cirque de Navacelles, le causse du Larzac, la vallée du Lot, la vallée de la Dourbie, le causse Noir, la vallée de la Jonte et celle du Tarn, le causse Sauveterre, l’Aubrac, la Margeride et en final la vallée du Lot qui va nous permettre de terminer la boucle.
Nous laissons la voiture au gîte des Alpiers, endroit perché sur la rive nord du Lot à trente kilomètres à l’est de Mende, où la propriétaire très gentiment va nous la garder dix jours.
Premier jour : Le Bleymard Florac 47 km
Du gîte des Alpiers qui domine la vallée du Lot, la vue porte au sud vers l’autre versant de la vallée, sur la masse du Mont Lozère. Le temps n’est pas très beau mais pas non plus très menaçant. Nous nous mettons en route pour partir à la découverte de cette magnifique région, qui s’étale devant nous, toute sculptée de bosses, de creux et de gorges.
Après une courte descente qui nous conduit auprès du Lot, encore petit ruisseau dans ses débuts, nous attaquons la route qui monte au col Finiels sur le Mont Lozère. Je n’ai pas la grosse forme, en effet depuis 6 mois je n’ai pas fait beaucoup de sport en général et de vélo en particulier. Mais les sept cents mètres de dénivelé en quelques 11 ou 12 kilomètres, qui conduisent au col de Finiels, sont vite absorbés. La motivation pour une belle randonnée de dix jours palie le manque de forme, et je piaffe à l’idée des grands espaces à venir. Evelyne, qui a plus d’entraînement que moi, montre aussi la même envie de partir à la rencontre de cette région aux charmes secrets mais bien réels et grandioses.
Une fois le col atteint, une immense descente de plus de trente kilomètres nous attend. Le versant sud du Mont Lozère est très impressionnant, vaste étendue désertique, recouverte de prairies à l’herbe rase, sur lesquelles une multitude de blocs erratiques aux formes plus ou moins arrondies, disposés de façon aléatoire, donnent au panorama une facture étrange. Parfois ils s’empilent les uns sur les autres dans des équilibres hypothétiques, ce qui renforce le style de cette région granitique que je qualifie de très austère, effet accentué par le ciel gris qui nous domine. La seule touche lumineuse, dans ce décor oscillant entre le gris du granit et le vert sombre de la lande, s’affiche dans le jaune des genêts, qui illumine ce paysage terne sous une couche nuageuse triste et menaçante.
Nous nous lançons dans la descente. Nous ne boudons pas notre plaisir dans ces grandes glissades sur de longues distances. En effet, je suis toujours aussi étonné des performances des roulements de mes roues, car je ressens plutôt une impression de glisse comme sur des skis, que de descente à vélo. Il faut rester concentré car la vitesse frôle rapidement les 60 kilomètres à l’heure et le spectacle magnifique ne doit pas trop nous distraire. En effet le moindre caillou ou aspérité mal négocié peut se payer cash par une chute magistrale.
Nous atteignons le joli village de Pont de Montvert. Cette petite cité à la pierre sombre, perchée sur les flancs du Mont Lozère, traversée par le Tarn tout juste né de la montagne, a subi des événements violents. En effet en ces lieux le protestantisme connut l’un de ses bastions les plus âpres. Au tout début du XVIII siècle le soulèvement des camisards s’y déclencha.
En ce commencement de juin, il y a affluence de randonneurs. Nous sommes sur le chemin de Stevenson, qui connait à notre époque un grand regain d’intérêt. Plus nous descendons et plus la forêt se fait présente et remplace les pâturages à l’herbe courte des hauteurs. On y trouve des sapins des chênes et aussi des châtaigniers, ces derniers donnant un petit air de montagne corse à ces vallées ravinées. Des touristes allemands nous demandent si nous sommes des compatriotes, dans leur langue je leur réponds que non, mais que leur pays nous l’aimons beaucoup et l’avons aussi traversé à vélo.
Notre descente nous mène au pied des à-pics du causse Méjean. La roche de sombre et granitique devient claire et calcaire, le contraste est saisissant. Rapidement nous rejoignons Florac, au nom qui fleure déjà bon la Provence. Les gens y ont déjà cet accent chantant que Pagnol a si bien révélé. Le gîte communal nous accueille en début d’après-midi après cette courte étape de mise en train. La soirée sera très agréable, à discuter avec différents protagonistes lancés sur le chemin de Stevenson et qui se retrouvent au gré des étapes. Chacun parlera plus ou moins longuement de ses expériences de voyage à pied ou autrement. A cette occasion nous ferons presque un tour de la planète, avec un arrêt prolongé en Australie. Une pluie diluvienne s’abat plusieurs heures durant, et nous sommes très contents d’être arrivés tôt.
Deuxième jour : Florac La Viale (causse Méjean) 74 km
L’aube est maussade, les prévisions météorologiques pas très enthousiastes. Après cette immense période de sécheresse qui a assoiffé l’agriculture française et tari les nappes phréatiques depuis des mois, nous nous disons que nous sommes poursuivis de malchance dans notre choix de dates de voyage. Déjà l’année dernière au mois de juin nous étions partis 17 jours à travers les Préalpes, pensant que nous souffririons de la chaleur. Ce ne fut pas le cas, loin de là en effet la pluie, le vent et le froid nous avaient mis à rude épreuve.
Cependant nous nous mettons en route après avoir dit au revoir aux différents randonneurs qui continuent leur cheminement vers le sud. En ce qui nous concerne, nous mettons le cap au nord en direction de Saint-Enimie, petite cité sur le Tarn, l’un des lieux d’accès au causse Méjean. Ce dernier est enserré sur trois côté par la vallée que le Tarn a creusé entre différents massifs. Le fait de contourner ce grand plateau qui se dresse au-dessus de hautes falaises blanches qui en barrent l’accès, durant trente kilomètres, attise notre désir de le traverser, ce qui est au programme de cet après-midi. Quelques ondées ponctuent notre route, mais rien de bien méchant. La rivière aux couleurs vert sombre du fait du ciel nuageux tranche sur le blanc des rochers qui y plongent. Nous marquons un arrêt face au château ruiné de Castelbouc, qui se dresse sur un promontoire au pied duquel quelques maisons à l’architecture caussenarde, serrées les unes contre les autres, s’agrippent au rocher. Une légende est liée au patronyme du lieu. Je vous la livre telle que vous la trouverez sur le site internet le concernant :
« Pendant les croisades, tous les hommes étaient partis guerroyer à l'exception du jeune seigneur du château. Il dut alors satisfaire toutes les jeunes filles de la seigneurie et mourut bientôt de fatigue. A sa mort, un bouc plana au dessus du château qui prit le nom de Castelbouc».
Encore quelques kilomètres et nous atteignons Saint-Enimie, blottie à l’intersection des Causses Méjean et Sauveterre. Une montée de sept kilomètres nous conduit après cinq cents mètres de dénivelé au col de Coperlac. Nous entrons dans le monde des grands causses, région déserte ou presque. Seuls, de loin en loin, quelques hameaux pratiquement inhabités s’accrochent aux creux des mouvements de terrain aux environs des mille mètres d’altitude. Afin de découvrir un peu plus ce bout de France et aussi de rester un peu plus sur nos vélos, nous n’empruntons pas le chemin le plus direct vers la Viale au sud du plateau. Nous nous dirigeons vers son bord ouest et rejoignons le Tarn à la Malène, par une route tout en lacets et très aérienne, qui permet de magnifiques points de vue sur les toits du village, son pont et la rivière. Une fois au fond de la vallée, nous suivons la gorge vers le sud jusqu’aux Vignes. Parcours d’une dizaine de kilomètres, les falaises surplombent, au sens littéral, la route. En effet on circule au pied d’immenses bombements rocheux. Cette section est la plus impressionnante des gorges, qui pourtant sont riches de panoramas de toute beauté.
Arrivés aux Vignes il nous faut de nouveau grimper sur le causse Méjean. Une route étroite s’élance dans un grand pan raide sur une dizaine de kilomètres. Il n’y a aucune circulation, et malgré les efforts exigés nous éprouvons un grand plaisir à nous élever dans ce décor majestueux. La rivière nous apparait comme un ruban de couleur sombre au fond de son écrin de falaises claires, je ne dirais pas blanches car elles prennent des teintes jaunes et brunes dans les zones de surplombs, alors qu’elles sont gris clair ou blanches dans les parties verticales.
Une fois sur le causse nous pensons en avoir terminé avec les montées. Erreur! Après quelques kilomètres à peu près plats, nous passons au lieu dit la Bourgarie, et là la route semble monter directement dans le ciel avec une inclinaison infernale, supérieure à dix pour cent. Il nous faut forcer sur les pédales. À un moment, nous sommes tous deux presque obligés de mettre pied à terre en nous traînant à quatre kilomètres à l’heure. Heureusement cela ne dure pas très longtemps et enfin c’en est fini des montées pour ce jour, car devant nous le panorama se dévoile à l’est jusqu’au Mont Aigoual tout là-bas à l’autre bout du causse Méjean. En quelques minutes d’une belle descente nous rejoignons le très pittoresque groupe de maisons dénommé Saint Pierre des Tripiers. Ce hameau, que j’ai déjà à plusieurs reprises visité, a un charme fou. Il trouve son origine au moyen-âge, le modernisme ne l’a pas atteint, toutes les constructions sont anciennes dans ce très esthétique style caussenard aux murs épais et aux formes arrondies. Son église du XII siècle ajoute la touche de perfection à ce petit coin perdu au bout du monde. Nous nous y arrêtons quelques instants. Que le lieu respire la tranquillité ! Un chat noir nous accueille et vient se faire gratter. Ce sera le seul être vivant que nous verrons. Nous nous arrachons à l’emprise du lieu et rejoignons la Viale toute proche, où se trouve notre point de chute pour les deux nuits à venir. L’accueil y est très chaleureux, le gîte a été rénové. Je me souviens y avoir séjourné il y a bien longtemps, et j’en avais le souvenir de dortoirs vétustes et non de pièces bien agencées. Nous avons même droit à un petit coin séparé avec deux lits, ce qui nous donne l’impression d’avoir notre propre chambre.
Troisième jour : à pied sur les corniches du Tarn et de la Jonte 6 heures
Nous allons délaisser nos vélos pour une randonnée à pied très originale le long des fameux balcons de la Jonte et du Tarn. Nous rejoignons à partir de notre gîte en suivant le GR 6 l’extraordinaire chemin, qui se glisse au sommet des falaises dans le coin sud-ouest du causse Méjean. Sur ce parcours les points de vue sur les falaises et les deux vallées du Tarn et de son affluent la Jonte sont absolument extraordinaires. Des à-pics dévalent à nos pieds sur plusieurs centaines de mètres. Les sculptures naturelles du rocher offrent de véritables œuvres d’art, dont la plus célèbre porte le nom évocateur de vase de Sèvres. Dans ce décor aérien de toute beauté, les vautours planent à quelques dizaines de mètres de nous et étalent leur envergure impressionnante. Nous avons du mal à avancer tellement les perspectives sont stupéfiantes à chaque pas. Tout étonnés nous constatons que nous sommes quasiment seuls sur ce chemin unique, alors que nous pensions y trouver la foule. Sur ces immenses piliers qui s’élancent à l’assaut du ciel, nous distinguons quelques grimpeurs à peine plus gros que des fourmis. Nous sommes dans un paradis de la grimpe. Cette journée à pied nous laissera un souvenir impérissable, bien que nous trouvions le déplacement à vélo plus facile donc plus agréable.
Quatrième jour : la Viale Le Vigan par le Mont Aigoual 86km
Ce matin après deux nuits, nous quittons presque à regret ce gîte tranquille où nous avons été si bien traités. L’étape de la journée risque d’être rude, le Mont Aigoual ayant la réputation d’être toujours froid et venteux, et le temps ne semble pas très beau. Nous rejoignons le village de la Parade, passons à côté du fameux Aven Armand et longeons la bordure sud du causse Méjean en direction de l’est. Dans cette partie, la forêt a disparu, seule subsiste une prairie rase et une multitude de fleurs en bordure de route. Pédaler dans ces immenses espaces, où la circulation automobile est presque absente est un vrai plaisir. À nos pieds tout en bas dans la vallée de la Jonte, nous distinguons le pittoresque village de Meyrueis, à partir duquel de grandes crêtes aux formes douces montent à l’assaut de l’Aigoual, que nous voyons maintenant très distinctement.
Le col de Perjuret est jeté à la manière d’une passerelle entre le causse Méjean et le Mont Aigoual. De façon étonnante on ne monte pas mais on descend pour le rejoindre, son altitude est de 1028 mètres. Les pentes de l’Aigoual sont couvertes de grands conifères à la livrée sombre. La pente est régulière et pas très difficile. Nous sommes dépassés par une équipe importante de cyclistes belges, mais ils ont des vélos de course et pas de sacoches ! Enfin nous voilà au sommet, tout étonné je constate qu’il n’y a pas de vent. Nous pique-niquons dehors puis prenons un café accompagné d’une part de tarte aux myrtilles. Nous apercevons la mer loin au sud. Elle est couleur gris métallisé, reflet du ciel chargé qui nous domine.
Nous nous lançons sans trop attendre dans la descente en direction du village de l’Espérou. Il ne fait pas très chaud, sur la digestion cela n’arrange rien. Après quelques kilomètres alors que nous marquons la halte pour réaliser des photographies, nous sommes rattrapés par un couple de cyclistes anglais, d’âge déjà avancé, au moins soixante dix ans chacun et aux bagages particulièrement légers. Nous engageons la discussion et je suis très étonné d’apprendre qu’ils sont partis d’Angleterre à vélo et que leur destination se trouve dans le département du Var à Draguignan. Ils n’ont pas chaud non plus.
Après une bonne et longue discussion animée et ponctuée d’éclats de rire, nous reprenons notre route. Au village de l’Espérou, nous optons pour une route minuscule qui descend par un grand pan de montagne sauvage jusqu’au Vigan. Cela commence non par la descente espérée mais par une montée qui nous conduit au col de la Lusette à 1351 mètres d’altitude. À partir de ce lieu la descente s’amorce sur une trentaine de kilomètres et plus de mille mètres de dénivelé à travers une montagne sauvage couverte de châtaigniers. Nous plongeons vers le sud de la France. Les senteurs changent, la température augmente, la luminosité se modifie. Oui nous entrons dans le Midi. Sans transition nous passons de l’austère région de plateaux et de montagnes des causses et de l’Aigoual, aux zones méditerranéennes. Cet immense versant de montagne que nous dévalons est totalement dépourvu d’habitations. Le vélo procure au cours de ces longues descentes un plaisir prodigieux. Le vent siffle aux oreilles, la sensation de vitesse est importante sur cette route étroite. Les points de vue changent à chaque mètre, le regard essaie de ne rien laisser échapper de la beauté de la nature. Cependant il faut garder tous les sens en éveil, un trou non vu, un caillou mal placé, une plaque de gravillons et l’on se retrouve par terre, dans le meilleur des cas sur la route, ou alors dans le fossé, et parfois il est profond ! La ville du Vigan grossit et cette apparition nous fait prendre conscience que cette belle étape aux paysages très variés arrive à son terme.
Le logement en cette période de grand week-end de la Pentecôte nous cause quels soucis. C’est comme cela que nous allons atterrir pour la nuit dans un château et la salle de bain circulaire se situe dans l’une des tours, très original !
Jean mon compagnon d’autres grandes escapades à vélo, traversée de l’Europe ou des Andes nous rejoint ce soir. Nous marquons cette retrouvaille, par un dîner de qualité dans le restaurant du château. En effet Jean et moi nous étions quittés en novembre dernier à Uyuni en Bolivie après trois mois d’une fabuleuse chevauchée à travers la chaîne des Andes depuis Quito en Equateur. Je rentrais en France et lui continuait son périple vers l’extrême sud du continent sud américain.
Cinquième jour : Le Vigan Lodève par gorges de la Vis et Navacelles 101 km
Maintenant c’est à trois que nous reprenons notre voyage à travers cette région de France aux reliefs si variés et contrastés. L’étape de ce jour est prometteuse. La première partie va se dérouler le long des gorges de la Vis, qui se jette dans l’Hérault à Ganges. À proximité de cette ville nous visitons un site où de curieuses roues à aubes, appelées meuses, entraînées par le courant de canaux fournissent l’eau nécessaire à l’irrigation. Par un système ingénieux de petits réservoirs fixés sur le bord extérieur de la roue, entraînée par le mouvement du courant, les récipients se remplissent en plongeant dans l’eau et restituent leur cargaison lors de leur passage au sommet de la roue. Cela permet aux maraîchers, depuis plus de cent ans, d’arroser leurs cultures sans trop se fatiguer.
La remontée de la Vis commence par un parcours agréable à proximité d’une eau transparente, qui prend des couleurs différentes en fonction de la profondeur, variant du bleu sombre des trous d’eau au clair des fonds caillouteux peu profonds sur lesquels l’onde glisse avec rapidité. Après une quinzaine de kilomètres, la rivière se faufilant dans une gorge inaccessible, la route s’en sépare et part à l’assaut d’une grande pente rocailleuse qui s’élève sur plusieurs centaines de mètres. Cet obstacle constitue le premier des trois passages difficiles de cette journée. La route est étroite sinueuse et la circulation en particulier de camping cars importante. Cela nous change des itinéraires peu fréquentés des jours précédents. Arrivés sur le plateau il nous faut lutter contre un vent adverse durant une dizaine de kilomètres avant de plonger vers l’extraordinaire cirque de Navacelles. Le lieu est prodigieux, creusé par l’eau de la Vis, qui du fait de la différence de vitesse du courant dans les courbes de son lit, a sculpté un décor unique. Nous y pique-niquons et prenons un café absolument détestable. Manifestement dans ce troquet on sait que le touriste passe et ne revient pas, donc pas de pitié on le plume en lui servant un infect breuvage maintes fois réchauffé. On ne va quand même pas se battre pour si peu, bien qu’il soit toujours désagréable d’être pris pour le pigeon de passage.
Il nous faut une seconde fois repartir à l’assaut de ces grandes falaises calcaires pour rejoindre le village de Blandas. Sept kilomètres de côte raide, mais des points de vue de toute beauté sur Navacelles, cette portion d’itinéraire est un enchantement. Une fois arrivés dans ce village, nous avons la désagréable surprise d’apprendre que notre itinéraire est utilisé par un rallye automobile. En ce qui nous concerne nous ne pouvons envisager un parcours bis sans effectuer un détour considérable, ce qui n’est pas compatible avec notre arrivée à Lodève avant la nuit. La mort dans l’âme nous nous engageons sur ce tronçon de route de tous les dangers. Nous pédalons en écoutant attentivement le bruit de moteur des bolides grondant en rapprochement, et lorsque les véhicules participant au rallye sont visibles, nous nous rangeons prudemment dans l’herbe. Heureusement cela ne va durer que sur une distance de trois kilomètres, ensuite notre chemin se différencie de celui de la course. Expérience forte et désagréable dont je me serais bien passé, bien que les véhicules ne roulent pas franchement vite, ce qui n’a donc rien à voir avec Sébastien Loeb, lancé à des vitesses stupéfiantes en dérapage dans des endroits très escarpés.
Une fois encore nous plongeons du haut du plateau vers le fond de la gorge de la Vis en direction du village de Vissec, blotti dans un méandre de la rivière un peu semblable à celui qui abrite Navacelles. Ce nom de Vissec est directement issu des conditions géologiques locales, la rivière devenant souterraine, elle réapparaît quelque distance après. Une fois au fond, il nous faut pour la troisième fois de la journée rejoindre le plateau. Tranquillement tout en discutant nous entreprenons ce dernier gros effort. Ensuite une grande étendue à peu près plate, déserte et austère nous conduit sur les hauteurs de Lodève. Il ne nous reste plus qu’à nous laisser entraîner par la gravité à vive allure sur une belle route qui amène au centre de cette petite cité. Notre gîte, très sympathique, est mitoyen de la mosquée. L’imam vient nous parler, on pourrait se croire en d’autres lieux, en d’autres pays.
Nous faisons chambre commune avec une Anglaise plus très jeune qui arpente le chemin d’Arles depuis Saint Jacques de Compostelle. Sa conversation est très intéressante et sa connaissance des différents itinéraires conduisant à Saint Jacques de Compostelle est prodigieuse. La soirée à discuter avec cette « pèlerine » est fort sympathique et instructive. Le voyage c’est aussi cela, d’ailleurs peut-être surtout cela. Les nuits en hôtel ne permettent pas ce type de rencontre, chacun se murant dans son isolement convenu. Certes le prix à payer est de se retrouver à plusieurs dans la même chambre, au risque de subir un ou plusieurs ronfleurs. Mais le risque mérite d’être couru et je n’hésite pas longtemps entre le confort de ma nuit et le plaisir de discuter avec des gens qui ont décidé de ne pas se laisser enfermer par la routine et le conformisme de nos modes de vie.
Sixième jour : Lodève Saint-Eulalie-de-Cernon 54km
Après un petit-déjeuner une fois de plus très agréable avec notre Anglaise qui est dans sa dernière semaine d’errance, nous faisons quelques courses au supermarché du coin. Alors que Jean et Evelyne font les courses, je garde les vélos. J’engage la conversation avec un paumé, qui semble connu de tout le monde dans cette ville, car chacun s’arrête prendre de ses nouvelles. La conversation est instructive. De toute évidence nous n’avons pas tous la même chance dans la vie. Certains ne savent manifestement et malheureusement pas ce que veut dire « bonne étoile », car ils sont nés sous une mauvaise. Mon éclopé de la vie a la ferme intention de rester assis sur son muret jusqu’à épuisement de ses seize cannettes de bière, ce qui fait quand même huit litres, mais il n’est que huit heures trente du matin ! Son temps de lucidité pour ce matin ne devrait pas aller au-delà des 9 ou 10 heures ;
L’étape de la journée commence par une longue montée de près de vingt kilomètres en direction de Roqueredonde. Le dénivelé finit par être important bien que la pente ne soit pas très raide. Au fur et à mesure de notre progression le panorama s’élargit et nous embrassons du regard de vastes contrées jusque vers le Pic Saint-Loup au-dessus de Montpellier.
Nous nous arrêtons au temple bouddhiste de Lérab-Ling, haut lieu de pèlerinage. Cet édifice religieux avait été inauguré par le Dalaï-lama en 2008. Malheureusement nous n’avons pas pu le visiter, les horaires n’étant pas compatibles avec notre itinéraire, dommage. Il nous faudra revenir. Cependant nous avons pu profiter des chaises et tables pour pique-niquer tranquillement en regardant les drapeaux multicolores flotter au vent.
Nous reprenons notre route à travers le causse du Larzac. Habituellement après avoir mangé le midi, nous nous arrêtons au premier bistrot pour boire un café. Depuis plusieurs années que nous roulons ensemble, cela fait partie intégrante du mode de fonctionnement lors de nos voyages à vélo. Eh bien aujourd’hui de bistrot il n’y en a pas l’ombre d’un sur ce plateau ! Au village les Rives, Jean interroge une habitante. Cette dernière nous enlève tout espoir de trouver un bar dans les vingt cinq kilomètres des environs. Cependant très gentiment elle propose de nous confectionner un café. Etant trois, nous n’osons pas accepter et après l’avoir remerciée nous continuons notre traversée de ce grand causse, jusqu’au village médiéval de Saint-Eulalie-de-Cernon. Le Cernon est la petite rivière qui coule dans cette vallée. Les templiers ont marqué cette région, et ce lieu en particulier, où nous profitons d’une pause agréable au bistrot tant convoité. Mais il nous reste un dernier raidillon pour arriver au gîte des Baraques, notre point de chute de ce soir. Nous y sommes après un dernier coup de collier et un endroit merveilleux se dévoile au détour du dernier virage, perché sur un promontoire embrassant un large panorama sur le causse du Larzac. Les propriétaires sont charmants, nous passerons un moment très sympathique.
Septième jour : Les Baraques Millau par Roquefort et la vallée du Tarn 63km
Aujourd’hui l’étape ne sera pas très longue, mais prendre le temps de contempler les lieux que l’on traverse, voire visiter certains sites réputés participe au voyage au même titre que l’accumulation des kilomètres. Il est vrai que lorsque la forme physique est présente et s’installe durablement, le voyage peut rapidement tourner en une course effrénée à la chasse au kilomètre, et au plaisir de regarder avec satisfaction le soir venu sur une carte les immensités abattues. Il n’est pas toujours facile de se défaire de ce travers, qui flatte par trop l’égo.
Mais ce jour, nous sommes résolus à mettre en exergue la lenteur et notre premier point de passage est Roquefort. La visite de la fromagerie Société est au programme. Pour moi ce n’est pas le meilleur fromage du coin, je préfère le Papillon, mais les caves Société sont vraiment magnifiquement agencées pour recevoir les visiteurs. Pour un prix modique de cinq euros tous les secrets de ce roi des fromages vous sont révélés. Cela commence par les hasards et les secrets de la géologie, une grande falaise qui glisse à la manière d’un mille feuilles debout, laissant de hautes cheminées verticales entre les pans de roche s’étant déplacés. Ces « tuyaux d’aération » appelés fleurines sont à l’origine du secret du roquefort. En effet la hauteur de la falaise équipée de cet énorme système d’aération naturelle, crée un courant d’air très favorable au développement du fameux champignon donnant toute sa qualité et sa particularité au roquefort.
Au sortir de cette visite, le temps à la pluie nous attend, mais il ne mettra pas sa menace à exécution. Au lieu de partir directement sur Millau, nous décidons de prendre le chemin des écoliers par une petite route qui nous conduit sur les bords du Tarn que nous remonterons durant vingt cinq kilomètres, en suivant les immenses méandres que la rivière fait dans ces parages.
Suivre une rivière à vélo est toujours un plaisir intense, outre les paysages changeant d’une vallée, l’eau elle-même constitue un attrait aux variations permanentes, induites par une multitude de facteurs, comme le courant, la profondeur, la sinuosité du lit, la transparence, la présence de poissons que l’on voit directement ou qui se révèlent par de gros ronds en surface etc. Le Tarn est particulièrement agréable en cet après-midi où une douce chaleur encore très supportable nous baigne. Nous traversons le pittoresque village de Peyre accroché à sa falaise au-dessus de l’eau.
Un peu avant Millau le viaduc fait son apparition. Il est tout simplement stupéfiant, un peu à la manière d’un immense vaisseau déployant ses voiles entre les causses du Larzac et du Sauveterre. On ne se lasse pas de le contempler. Plus on approche, plus les perspectives sont surprenantes. Comment pourrait-il en être autrement ? La plus haute des piles a une hauteur supérieure à la tour Eiffel ! Passer dessous est un grand moment. Nous faisons de nombreux arrêts pour nous imprégner d’images aux perspectives époustouflantes. C’est alors que nous sommes rejoints par un cycliste à l’âge respectable, quatre vingt trois ans, mais qui parcourt sans problème ses cinquante kilomètres journaliers. Une discussion animée s’engage qui va durer pas loin d’une heure. Il nous raconte par le menu toutes les péripéties cyclistes de la région au cours des soixante dix dernières années. Quand il était plus jeune les étapes de deux cent cinquante kilomètres ne lui faisaient pas peur. Il nous parle de sa philosophie de vie et de liberté, il est plein de bon sens. Pour appuyer ses démonstrations il effectue de grands gestes et afin d’être plus convainquant il pousse de la main Jean en petites tapes amicales soit dans le dos ou sur le torse. Avec Évelyne la scène nous fait bien rigoler, mais ce cycliste attire tout notre respect. Cela nous réconforte peut-être aussi un peu, en nous disant que nous avons sans doute encore devant nous de beaux jours à pédaler.
Après cette rencontre étonnante, en quelques kilomètres nous atteignons Millau et son gîte communal très bien situé en bordure du Tarn. Le week-end de la Pentecôte prend fin, et nous avons ce grand bâtiment pour nous seuls. Nous commençons à respirer. En effet les jours précédents nous avons eu des difficultés à trouver des hébergements, car traditionnellement ce grand week-end est l’un des plus chargés de l’année. Evelyne et moi avons fait l’impasse sur la tente et le sac de couchage, ce qui certains soirs a fait monter notre taux d’adrénaline, mais finalement nous nous en sommes sortis !
Pour apporter une dernière touche à cette belle journée à travers causses et gorges du Tarn, la nature nous fait un magnifique clin d’œil en nous gratifiant d’un arc en ciel très lumineux, qui s’appuie sur les causses du Larzac et Noir.
Huitième jour : Millau Blayac (Sauveterre) par Jonte, Causse Noir, Tarn 61km
Aujourd’hui nous nous lançons dans une étape à travers causses et rivières. Sur la carte cet itinéraire ressemble à un serpent se tortillant dans tous les sens. Le but recherché, outre la découverte des coins secrets de ce fragment de France, est de parcourir de petites routes pittoresques qui permettent des points de vue magnifiques sur les falaises, les vallées et les rivières, qui s’appellent Dourbie, Jonte et Tarn.
Dans un premier temps, nous remontons la merveilleuse vallée de la Dourbie. Le temps est beau, il fait bon, un petit air frais nous permet de pédaler sans difficulté. À quelques mètres de la route, la rivière s’éclaire aux rayons du soleil qui vient de passer la crête du plateau du causse Noir. Ces trais de lumière suscitent des couleurs et des teintes presque irréelles sur cette eau qui s’écoule avec calme. Par endroits, quelques poissons se laissent voir, il s’agit pour la plupart de chevennes ou de barbeaux. Ces derniers sont reconnaissables outre leur teinte légèrement ocre, au fait qu’ils passent leur temps à labourer le fond de la rivière avec leurs moustaches et leur grosse bouche. J’adore rouler et freiner brusquement, lorsqu’une partie de rivière propice se dévoile, à la recherche de ces habitants laboureurs de la rivière ! Le plaisir, la joie et pourquoi pas le bonheur peuvent suivre des chemins peu compliqués et facilement accessibles !
Avec une petite pointe de chagrin nous quittons ce merveilleux cours d’eau pour nous lancer sur une minuscule route montant à l’assaut du causse Noir. Notre changement de direction commence au joli village de la Roque-Sainte-Marguerite. Très vite l’envoûtement de cette petite gorge que nous remontons se produit et l’intensité du plaisir ne faiblira pas. A l’entrée de la route, un panneau prévient que l’étroitesse de la chaussée entraîne des difficultés de croisement. À vélo, nous ne nous sentons pas concernés par cette difficulté. Durant six kilomètres nous nous déplaçons dans un monde féerique constitué d’à-pics rocheux, de forêts sombres et de petites fleurs multicolores qui colonisent le bord de cette chaussée perdue et sinueuse. Nous sommes seuls, on pourrait se croire très loin de cette belle France, quelque part au fond d’un pays oublié en dehors des routes touristiques. Notre beau pays se permet tous les contrastes, on passe des zones visitées en masse aux petits coins secrets, un peu au hasard et sans préavis. Ces découvertes au coup par coup font tout l’intérêt de ce type de voyage en zigzagant dans ces recoins qui se cachent, et se taisent. En effet la carte ne révèle pas toujours du premier coup d’œil ces bijoux. D’ailleurs cet itinéraire nous le suivant grâce à une suggestion de dernière minute de Jean. L’insolite, c’est ce que nous recherchons, et je constate que c’est effectivement ce que nous trouvons. Ce voyage au fond des causses répond à toutes nos attentes.
Nous voilà au cœur du causse Noir que nous traversons du sud au nord. Après cette montée de toute beauté, la descente sur la vallée de la Jonte se révèle aussi de toute splendeur. Se dévoile, en face de nous de l’autre côté de la vallée dans toute sa grandeur, le chemin que nous avons suivi il y a quelques jours au cours de cette randonnée pédestre sur les corniches du Tarn et de la Jonte. On se rend compte de notre position actuelle, que le parcours que nous avons effectué se glisse littéralement au sommet de ces grands à-pics très impressionnants. Cette région prodigue des beautés multiples qui vous sautent à la figure à tous les virages, et pourtant ils sont très nombreux les virages !
Nous descendons au fond de la vallée de la Jonte vers le village du Rozier, établi au confluent du Tarn et de la Jonte. Nous y faisons une halte et envoyons quelques cartes postales. Nous reprenons notre chemin le long de la gorge du Tarn qui s’insinue entre les causses Sauveterre et Méjean. Aux Vignes nous quittons la rivière et montons sur le causse Sauveterre. Dans ces coins la magie fait toujours son effet, dès que l’on escalade un causse quel qu’il soit, rapidement le panorama sur ces magnifiques vallées, envahies de grandes forêts et bordées d’immenses parois, s’étend presque à l’infini. Après plus de dix kilomètres nous sommes sur ce nouveau causse. La première chose qui attire mon attention, ce sont de grands champs de blé blonds, ponctués d’une multitude de taches bleues, des milliers de bleuets qui poussent parmi les blés. Le soleil sur ces deux couleurs qui s’harmonisent très bien donne à la nature une touche du meilleur effet.
Le gîte de Blayac se situe au bout du monde, nous le rejoignons par des routes, presque des chemins. Le hameau est tranquille, la ferme qui nous accueille chaleureuse et nous sommes seuls. Encore une belle soirée en perspective, la fermière nous vend de très goûteuses côtelettes d’agneau, que je fais griller à cœur, au point que la salle en restera totalement enfumée, et que nos habits sentiront le mouton pour un bon moment.
Neuvième jour : Blayac (Sauveterre) Fau de Peyre (Aubrac) 90km
Nous terminons la traversée du causse Sauveterre et ensuite partons à la découverte de l’Aubrac. A partir de la ville de la Canourgue sur le Lot une longue, même très longue montée d’une vingtaine de kilomètres nous donne accès à cet espace unique que représente l’Aubrac. On pourrait se croire perdu quelque part au fond du pays de Galle ou de l’Ecosse. Cette région du centre de la France est vraiment surprenante par la multiplicité des ambiances qui se développent sur chacun de ces grands causses. Mais l’Aubrac n’est plus un causse, en effet ces derniers sont de grands plateaux calcaires creusés et délimités par les rivières qui les bordent. L’Aubrac est une formation granitique d’origine volcanique comme généralement lorsqu’il s’agit de roches métamorphiques. Durant quarante kilomètres la petite route serpente au milieu de ce paysage austère où la pierre est sombre. Heureusement le temps est beau, des fleurs parmi lesquelles le jaune domine tempèrent la sévérité de la région.
Des petites rivières, paradis de la truite, serpentent à travers ces immenses landes. Je discute avec quelques pêcheurs qui me livrent leurs inquiétudes sur le faible débit de ces rus en cette période de sécheresse. Un village porte un nom directement tiré de la physionomie de ces ruisseaux. Il se nomme Rieutort, qui signifie ruisseau au cours sinueux. En cet endroit passe le fameux GR 65, ou chemin de Compostelle. Nous y croisons une multitude de pèlerins qui se dirige vers Nasbinals en quête d’hébergement. Volontairement nous avons choisi un point de chute assez éloigné de ce lieu de passage fréquenté, afin de ne pas nous trouver dans un gîte bondé. Notre choix sera le bon, car une fois encore nous serons seuls dans un lieu très agréable. À proximité pour une somme modique, nous mangeons comme des gargantuas, mon sommeil en sera troublé !
Dixième jour : traversée des bordures de la Margeride 75 km
Aujourd’hui le dernier jour de notre errance à travers les causses arrive. Nous n’avons pas la grande forme. S’agit-il d’une baisse de forme ou d’une baisse de moral avec la venue de la fin de ce beau voyage auquel nous rêvions depuis longtemps.
Aumont-Aubrac petite ville symbole de l’Aubrac, nous y faisons une courte halte. Les pèlerins lancés sur les chemins de Compostelle sont nombreux. Je constate qu’effectivement les femmes, lancées dans cette aventure, sont plus nombreuses que les hommes. Y-a-t-il une explication ? J’en ai entendu plusieurs, mais pas certain de leur véracité et pas toujours politiquement correctes, je me garderai bien de vous les livrer !
Le temps très menaçant nous fait hésiter sur le chemin à suivre. Nous optons finalement pour l’itinéraire le plus direct en direction de Mende. Arrêt à Javols, cité antique, qui a connu une forte expansion à la fin de l’ère romaine. Nous y croisons un groupe de marcheurs engagé sur le chemin de la bête du Gévaudan. Il s’agit d’un nouveau parcours, tout récent, qui lie en quelques deux ou trois cents kilomètres, tous les lieux sur lesquels des victimes de la bête ont été répertoriées, et elles furent nombreuses. Le balisage de ce chemin au parcours en forme de patte se concrétise à l’aide d’une patte griffue de couleur mauve.
Nous finissons par arriver à Mende, là nos chemins vont se séparer. Jean partira sur Florac pour retourner à sa voiture laissée au Vigan. Evelyne et moi, nous dirigerons vers le Bleymard, où depuis dix jours notre voiture nous attend. En buvant un dernier café ensemble, alors qu’un orage passe, nous envisageons nos prochains projets, et ils sont légion et concernent tous les continents. Evelyne envisage l’Asie, Jean un retour en Amérique du Sud et pour ma part une traversée des USA par sa côte pacifique me tente bien. Mais partir n’est pas toujours si facile malgré l’envie. Bien souvent les excuses, prétextes en tous genres, ou obligations réelles ou imaginaires pour rester s’accumulent. Pourtant, en définitive il faut toujours décider de partir et cela malgré le doute et la douleur. On verra donc un peu plus tard pour les décisions, qui comme toujours ne seront pas faciles à prendre.
Sur ces considérations philosophico-voyageuses nous nous séparons. Evelyne et moi avons trente kilomètres de montée à parcourir pour rejoindre le gîte des Alpiers au-dessus du Bleymard. De manière étonnante la fatigue du matin a fait place à une forte envie d’appuyer sur les pédales. C’est à vive allure que nous parcourons cette dernière portion de route montante. Nous rattrapons un couple d’Anglais lancés dans une traversée de la France d’ouest en est (d’Arcachon au col Agnel dans les Alpes). Nous discutons un long moment et nous échangeons nos adresses. Ce sera la dernière surprise de ces dix jours de pérégrination dans cette merveilleuse région du centre de la France.
Ces escapades à vélo qu’elles se situent en France ou de l’autre côté de la planète, qu’elles durent trois, dix jours, ou qu’elles s’étalent sur plusieurs mois nous apportent une telle joie, de telles satisfactions dans l’effort physique et la découverte de régions toujours différentes, que dès que la fin approche, nous nous projetons déjà dans le prochain périple. En ce qui nous concerne Evelyne et moi, il devrait s’agir d’une traversée des Alpes françaises par les grands cols.
J’apprends que cette magnifique région des Cévennes et des Causses vient d’être classée, ce jour-même le 28/06/2011, patrimoine mondial de l’UNESCO, sur une superficie de 300 000 hectares. Cela fait une raison supplémentaire pour aller à la découverte de ses trésors cachés au fond des gorges, au pied des falaises et sur les plateaux, là où l’espace s’agrandit et où les nuages parfois donnent un petit air d’altiplano bolivien.
Juin 2011
Depuis longtemps l’idée de partir à vélo à travers les causses et leurs environs au sens large me trottait dans la tête. Je me suis déjà souvent promené dans ces régions à pied ou en voiture, mais partir une dizaine de jours à vélo à travers tous ces plateaux et gorges qui les entaillent m’apparaissait comme un bon moyen de faire une synthèse de ces coins de France fabuleux et pas toujours bien connus par les Français.
Donc fort de ce préambule, le lundi 6 juin nous partons à deux Evelyne et moi pour cette balade à « saute-causses », en effet nous avons l’intention de monter et descendre ces grandes zones par tous les côtés. Notre itinéraire va nous conduire de la haute vallée du Lot vers le Mont Lozère, le causse Méjean, l’Aigoual, les gorges de la Vis, le cirque de Navacelles, le causse du Larzac, la vallée du Lot, la vallée de la Dourbie, le causse Noir, la vallée de la Jonte et celle du Tarn, le causse Sauveterre, l’Aubrac, la Margeride et en final la vallée du Lot qui va nous permettre de terminer la boucle.
Nous laissons la voiture au gîte des Alpiers, endroit perché sur la rive nord du Lot à trente kilomètres à l’est de Mende, où la propriétaire très gentiment va nous la garder dix jours.
Premier jour : Le Bleymard Florac 47 km
Du gîte des Alpiers qui domine la vallée du Lot, la vue porte au sud vers l’autre versant de la vallée, sur la masse du Mont Lozère. Le temps n’est pas très beau mais pas non plus très menaçant. Nous nous mettons en route pour partir à la découverte de cette magnifique région, qui s’étale devant nous, toute sculptée de bosses, de creux et de gorges.
Après une courte descente qui nous conduit auprès du Lot, encore petit ruisseau dans ses débuts, nous attaquons la route qui monte au col Finiels sur le Mont Lozère. Je n’ai pas la grosse forme, en effet depuis 6 mois je n’ai pas fait beaucoup de sport en général et de vélo en particulier. Mais les sept cents mètres de dénivelé en quelques 11 ou 12 kilomètres, qui conduisent au col de Finiels, sont vite absorbés. La motivation pour une belle randonnée de dix jours palie le manque de forme, et je piaffe à l’idée des grands espaces à venir. Evelyne, qui a plus d’entraînement que moi, montre aussi la même envie de partir à la rencontre de cette région aux charmes secrets mais bien réels et grandioses.
Une fois le col atteint, une immense descente de plus de trente kilomètres nous attend. Le versant sud du Mont Lozère est très impressionnant, vaste étendue désertique, recouverte de prairies à l’herbe rase, sur lesquelles une multitude de blocs erratiques aux formes plus ou moins arrondies, disposés de façon aléatoire, donnent au panorama une facture étrange. Parfois ils s’empilent les uns sur les autres dans des équilibres hypothétiques, ce qui renforce le style de cette région granitique que je qualifie de très austère, effet accentué par le ciel gris qui nous domine. La seule touche lumineuse, dans ce décor oscillant entre le gris du granit et le vert sombre de la lande, s’affiche dans le jaune des genêts, qui illumine ce paysage terne sous une couche nuageuse triste et menaçante.
Nous nous lançons dans la descente. Nous ne boudons pas notre plaisir dans ces grandes glissades sur de longues distances. En effet, je suis toujours aussi étonné des performances des roulements de mes roues, car je ressens plutôt une impression de glisse comme sur des skis, que de descente à vélo. Il faut rester concentré car la vitesse frôle rapidement les 60 kilomètres à l’heure et le spectacle magnifique ne doit pas trop nous distraire. En effet le moindre caillou ou aspérité mal négocié peut se payer cash par une chute magistrale.
Nous atteignons le joli village de Pont de Montvert. Cette petite cité à la pierre sombre, perchée sur les flancs du Mont Lozère, traversée par le Tarn tout juste né de la montagne, a subi des événements violents. En effet en ces lieux le protestantisme connut l’un de ses bastions les plus âpres. Au tout début du XVIII siècle le soulèvement des camisards s’y déclencha.
En ce commencement de juin, il y a affluence de randonneurs. Nous sommes sur le chemin de Stevenson, qui connait à notre époque un grand regain d’intérêt. Plus nous descendons et plus la forêt se fait présente et remplace les pâturages à l’herbe courte des hauteurs. On y trouve des sapins des chênes et aussi des châtaigniers, ces derniers donnant un petit air de montagne corse à ces vallées ravinées. Des touristes allemands nous demandent si nous sommes des compatriotes, dans leur langue je leur réponds que non, mais que leur pays nous l’aimons beaucoup et l’avons aussi traversé à vélo.
Notre descente nous mène au pied des à-pics du causse Méjean. La roche de sombre et granitique devient claire et calcaire, le contraste est saisissant. Rapidement nous rejoignons Florac, au nom qui fleure déjà bon la Provence. Les gens y ont déjà cet accent chantant que Pagnol a si bien révélé. Le gîte communal nous accueille en début d’après-midi après cette courte étape de mise en train. La soirée sera très agréable, à discuter avec différents protagonistes lancés sur le chemin de Stevenson et qui se retrouvent au gré des étapes. Chacun parlera plus ou moins longuement de ses expériences de voyage à pied ou autrement. A cette occasion nous ferons presque un tour de la planète, avec un arrêt prolongé en Australie. Une pluie diluvienne s’abat plusieurs heures durant, et nous sommes très contents d’être arrivés tôt.
Deuxième jour : Florac La Viale (causse Méjean) 74 km
L’aube est maussade, les prévisions météorologiques pas très enthousiastes. Après cette immense période de sécheresse qui a assoiffé l’agriculture française et tari les nappes phréatiques depuis des mois, nous nous disons que nous sommes poursuivis de malchance dans notre choix de dates de voyage. Déjà l’année dernière au mois de juin nous étions partis 17 jours à travers les Préalpes, pensant que nous souffririons de la chaleur. Ce ne fut pas le cas, loin de là en effet la pluie, le vent et le froid nous avaient mis à rude épreuve.
Cependant nous nous mettons en route après avoir dit au revoir aux différents randonneurs qui continuent leur cheminement vers le sud. En ce qui nous concerne, nous mettons le cap au nord en direction de Saint-Enimie, petite cité sur le Tarn, l’un des lieux d’accès au causse Méjean. Ce dernier est enserré sur trois côté par la vallée que le Tarn a creusé entre différents massifs. Le fait de contourner ce grand plateau qui se dresse au-dessus de hautes falaises blanches qui en barrent l’accès, durant trente kilomètres, attise notre désir de le traverser, ce qui est au programme de cet après-midi. Quelques ondées ponctuent notre route, mais rien de bien méchant. La rivière aux couleurs vert sombre du fait du ciel nuageux tranche sur le blanc des rochers qui y plongent. Nous marquons un arrêt face au château ruiné de Castelbouc, qui se dresse sur un promontoire au pied duquel quelques maisons à l’architecture caussenarde, serrées les unes contre les autres, s’agrippent au rocher. Une légende est liée au patronyme du lieu. Je vous la livre telle que vous la trouverez sur le site internet le concernant :
« Pendant les croisades, tous les hommes étaient partis guerroyer à l'exception du jeune seigneur du château. Il dut alors satisfaire toutes les jeunes filles de la seigneurie et mourut bientôt de fatigue. A sa mort, un bouc plana au dessus du château qui prit le nom de Castelbouc».
Encore quelques kilomètres et nous atteignons Saint-Enimie, blottie à l’intersection des Causses Méjean et Sauveterre. Une montée de sept kilomètres nous conduit après cinq cents mètres de dénivelé au col de Coperlac. Nous entrons dans le monde des grands causses, région déserte ou presque. Seuls, de loin en loin, quelques hameaux pratiquement inhabités s’accrochent aux creux des mouvements de terrain aux environs des mille mètres d’altitude. Afin de découvrir un peu plus ce bout de France et aussi de rester un peu plus sur nos vélos, nous n’empruntons pas le chemin le plus direct vers la Viale au sud du plateau. Nous nous dirigeons vers son bord ouest et rejoignons le Tarn à la Malène, par une route tout en lacets et très aérienne, qui permet de magnifiques points de vue sur les toits du village, son pont et la rivière. Une fois au fond de la vallée, nous suivons la gorge vers le sud jusqu’aux Vignes. Parcours d’une dizaine de kilomètres, les falaises surplombent, au sens littéral, la route. En effet on circule au pied d’immenses bombements rocheux. Cette section est la plus impressionnante des gorges, qui pourtant sont riches de panoramas de toute beauté.
Arrivés aux Vignes il nous faut de nouveau grimper sur le causse Méjean. Une route étroite s’élance dans un grand pan raide sur une dizaine de kilomètres. Il n’y a aucune circulation, et malgré les efforts exigés nous éprouvons un grand plaisir à nous élever dans ce décor majestueux. La rivière nous apparait comme un ruban de couleur sombre au fond de son écrin de falaises claires, je ne dirais pas blanches car elles prennent des teintes jaunes et brunes dans les zones de surplombs, alors qu’elles sont gris clair ou blanches dans les parties verticales.
Une fois sur le causse nous pensons en avoir terminé avec les montées. Erreur! Après quelques kilomètres à peu près plats, nous passons au lieu dit la Bourgarie, et là la route semble monter directement dans le ciel avec une inclinaison infernale, supérieure à dix pour cent. Il nous faut forcer sur les pédales. À un moment, nous sommes tous deux presque obligés de mettre pied à terre en nous traînant à quatre kilomètres à l’heure. Heureusement cela ne dure pas très longtemps et enfin c’en est fini des montées pour ce jour, car devant nous le panorama se dévoile à l’est jusqu’au Mont Aigoual tout là-bas à l’autre bout du causse Méjean. En quelques minutes d’une belle descente nous rejoignons le très pittoresque groupe de maisons dénommé Saint Pierre des Tripiers. Ce hameau, que j’ai déjà à plusieurs reprises visité, a un charme fou. Il trouve son origine au moyen-âge, le modernisme ne l’a pas atteint, toutes les constructions sont anciennes dans ce très esthétique style caussenard aux murs épais et aux formes arrondies. Son église du XII siècle ajoute la touche de perfection à ce petit coin perdu au bout du monde. Nous nous y arrêtons quelques instants. Que le lieu respire la tranquillité ! Un chat noir nous accueille et vient se faire gratter. Ce sera le seul être vivant que nous verrons. Nous nous arrachons à l’emprise du lieu et rejoignons la Viale toute proche, où se trouve notre point de chute pour les deux nuits à venir. L’accueil y est très chaleureux, le gîte a été rénové. Je me souviens y avoir séjourné il y a bien longtemps, et j’en avais le souvenir de dortoirs vétustes et non de pièces bien agencées. Nous avons même droit à un petit coin séparé avec deux lits, ce qui nous donne l’impression d’avoir notre propre chambre.
Troisième jour : à pied sur les corniches du Tarn et de la Jonte 6 heures
Nous allons délaisser nos vélos pour une randonnée à pied très originale le long des fameux balcons de la Jonte et du Tarn. Nous rejoignons à partir de notre gîte en suivant le GR 6 l’extraordinaire chemin, qui se glisse au sommet des falaises dans le coin sud-ouest du causse Méjean. Sur ce parcours les points de vue sur les falaises et les deux vallées du Tarn et de son affluent la Jonte sont absolument extraordinaires. Des à-pics dévalent à nos pieds sur plusieurs centaines de mètres. Les sculptures naturelles du rocher offrent de véritables œuvres d’art, dont la plus célèbre porte le nom évocateur de vase de Sèvres. Dans ce décor aérien de toute beauté, les vautours planent à quelques dizaines de mètres de nous et étalent leur envergure impressionnante. Nous avons du mal à avancer tellement les perspectives sont stupéfiantes à chaque pas. Tout étonnés nous constatons que nous sommes quasiment seuls sur ce chemin unique, alors que nous pensions y trouver la foule. Sur ces immenses piliers qui s’élancent à l’assaut du ciel, nous distinguons quelques grimpeurs à peine plus gros que des fourmis. Nous sommes dans un paradis de la grimpe. Cette journée à pied nous laissera un souvenir impérissable, bien que nous trouvions le déplacement à vélo plus facile donc plus agréable.
Quatrième jour : la Viale Le Vigan par le Mont Aigoual 86km
Ce matin après deux nuits, nous quittons presque à regret ce gîte tranquille où nous avons été si bien traités. L’étape de la journée risque d’être rude, le Mont Aigoual ayant la réputation d’être toujours froid et venteux, et le temps ne semble pas très beau. Nous rejoignons le village de la Parade, passons à côté du fameux Aven Armand et longeons la bordure sud du causse Méjean en direction de l’est. Dans cette partie, la forêt a disparu, seule subsiste une prairie rase et une multitude de fleurs en bordure de route. Pédaler dans ces immenses espaces, où la circulation automobile est presque absente est un vrai plaisir. À nos pieds tout en bas dans la vallée de la Jonte, nous distinguons le pittoresque village de Meyrueis, à partir duquel de grandes crêtes aux formes douces montent à l’assaut de l’Aigoual, que nous voyons maintenant très distinctement.
Le col de Perjuret est jeté à la manière d’une passerelle entre le causse Méjean et le Mont Aigoual. De façon étonnante on ne monte pas mais on descend pour le rejoindre, son altitude est de 1028 mètres. Les pentes de l’Aigoual sont couvertes de grands conifères à la livrée sombre. La pente est régulière et pas très difficile. Nous sommes dépassés par une équipe importante de cyclistes belges, mais ils ont des vélos de course et pas de sacoches ! Enfin nous voilà au sommet, tout étonné je constate qu’il n’y a pas de vent. Nous pique-niquons dehors puis prenons un café accompagné d’une part de tarte aux myrtilles. Nous apercevons la mer loin au sud. Elle est couleur gris métallisé, reflet du ciel chargé qui nous domine.
Nous nous lançons sans trop attendre dans la descente en direction du village de l’Espérou. Il ne fait pas très chaud, sur la digestion cela n’arrange rien. Après quelques kilomètres alors que nous marquons la halte pour réaliser des photographies, nous sommes rattrapés par un couple de cyclistes anglais, d’âge déjà avancé, au moins soixante dix ans chacun et aux bagages particulièrement légers. Nous engageons la discussion et je suis très étonné d’apprendre qu’ils sont partis d’Angleterre à vélo et que leur destination se trouve dans le département du Var à Draguignan. Ils n’ont pas chaud non plus.
Après une bonne et longue discussion animée et ponctuée d’éclats de rire, nous reprenons notre route. Au village de l’Espérou, nous optons pour une route minuscule qui descend par un grand pan de montagne sauvage jusqu’au Vigan. Cela commence non par la descente espérée mais par une montée qui nous conduit au col de la Lusette à 1351 mètres d’altitude. À partir de ce lieu la descente s’amorce sur une trentaine de kilomètres et plus de mille mètres de dénivelé à travers une montagne sauvage couverte de châtaigniers. Nous plongeons vers le sud de la France. Les senteurs changent, la température augmente, la luminosité se modifie. Oui nous entrons dans le Midi. Sans transition nous passons de l’austère région de plateaux et de montagnes des causses et de l’Aigoual, aux zones méditerranéennes. Cet immense versant de montagne que nous dévalons est totalement dépourvu d’habitations. Le vélo procure au cours de ces longues descentes un plaisir prodigieux. Le vent siffle aux oreilles, la sensation de vitesse est importante sur cette route étroite. Les points de vue changent à chaque mètre, le regard essaie de ne rien laisser échapper de la beauté de la nature. Cependant il faut garder tous les sens en éveil, un trou non vu, un caillou mal placé, une plaque de gravillons et l’on se retrouve par terre, dans le meilleur des cas sur la route, ou alors dans le fossé, et parfois il est profond ! La ville du Vigan grossit et cette apparition nous fait prendre conscience que cette belle étape aux paysages très variés arrive à son terme.
Le logement en cette période de grand week-end de la Pentecôte nous cause quels soucis. C’est comme cela que nous allons atterrir pour la nuit dans un château et la salle de bain circulaire se situe dans l’une des tours, très original !
Jean mon compagnon d’autres grandes escapades à vélo, traversée de l’Europe ou des Andes nous rejoint ce soir. Nous marquons cette retrouvaille, par un dîner de qualité dans le restaurant du château. En effet Jean et moi nous étions quittés en novembre dernier à Uyuni en Bolivie après trois mois d’une fabuleuse chevauchée à travers la chaîne des Andes depuis Quito en Equateur. Je rentrais en France et lui continuait son périple vers l’extrême sud du continent sud américain.
Cinquième jour : Le Vigan Lodève par gorges de la Vis et Navacelles 101 km
Maintenant c’est à trois que nous reprenons notre voyage à travers cette région de France aux reliefs si variés et contrastés. L’étape de ce jour est prometteuse. La première partie va se dérouler le long des gorges de la Vis, qui se jette dans l’Hérault à Ganges. À proximité de cette ville nous visitons un site où de curieuses roues à aubes, appelées meuses, entraînées par le courant de canaux fournissent l’eau nécessaire à l’irrigation. Par un système ingénieux de petits réservoirs fixés sur le bord extérieur de la roue, entraînée par le mouvement du courant, les récipients se remplissent en plongeant dans l’eau et restituent leur cargaison lors de leur passage au sommet de la roue. Cela permet aux maraîchers, depuis plus de cent ans, d’arroser leurs cultures sans trop se fatiguer.
La remontée de la Vis commence par un parcours agréable à proximité d’une eau transparente, qui prend des couleurs différentes en fonction de la profondeur, variant du bleu sombre des trous d’eau au clair des fonds caillouteux peu profonds sur lesquels l’onde glisse avec rapidité. Après une quinzaine de kilomètres, la rivière se faufilant dans une gorge inaccessible, la route s’en sépare et part à l’assaut d’une grande pente rocailleuse qui s’élève sur plusieurs centaines de mètres. Cet obstacle constitue le premier des trois passages difficiles de cette journée. La route est étroite sinueuse et la circulation en particulier de camping cars importante. Cela nous change des itinéraires peu fréquentés des jours précédents. Arrivés sur le plateau il nous faut lutter contre un vent adverse durant une dizaine de kilomètres avant de plonger vers l’extraordinaire cirque de Navacelles. Le lieu est prodigieux, creusé par l’eau de la Vis, qui du fait de la différence de vitesse du courant dans les courbes de son lit, a sculpté un décor unique. Nous y pique-niquons et prenons un café absolument détestable. Manifestement dans ce troquet on sait que le touriste passe et ne revient pas, donc pas de pitié on le plume en lui servant un infect breuvage maintes fois réchauffé. On ne va quand même pas se battre pour si peu, bien qu’il soit toujours désagréable d’être pris pour le pigeon de passage.
Il nous faut une seconde fois repartir à l’assaut de ces grandes falaises calcaires pour rejoindre le village de Blandas. Sept kilomètres de côte raide, mais des points de vue de toute beauté sur Navacelles, cette portion d’itinéraire est un enchantement. Une fois arrivés dans ce village, nous avons la désagréable surprise d’apprendre que notre itinéraire est utilisé par un rallye automobile. En ce qui nous concerne nous ne pouvons envisager un parcours bis sans effectuer un détour considérable, ce qui n’est pas compatible avec notre arrivée à Lodève avant la nuit. La mort dans l’âme nous nous engageons sur ce tronçon de route de tous les dangers. Nous pédalons en écoutant attentivement le bruit de moteur des bolides grondant en rapprochement, et lorsque les véhicules participant au rallye sont visibles, nous nous rangeons prudemment dans l’herbe. Heureusement cela ne va durer que sur une distance de trois kilomètres, ensuite notre chemin se différencie de celui de la course. Expérience forte et désagréable dont je me serais bien passé, bien que les véhicules ne roulent pas franchement vite, ce qui n’a donc rien à voir avec Sébastien Loeb, lancé à des vitesses stupéfiantes en dérapage dans des endroits très escarpés.
Une fois encore nous plongeons du haut du plateau vers le fond de la gorge de la Vis en direction du village de Vissec, blotti dans un méandre de la rivière un peu semblable à celui qui abrite Navacelles. Ce nom de Vissec est directement issu des conditions géologiques locales, la rivière devenant souterraine, elle réapparaît quelque distance après. Une fois au fond, il nous faut pour la troisième fois de la journée rejoindre le plateau. Tranquillement tout en discutant nous entreprenons ce dernier gros effort. Ensuite une grande étendue à peu près plate, déserte et austère nous conduit sur les hauteurs de Lodève. Il ne nous reste plus qu’à nous laisser entraîner par la gravité à vive allure sur une belle route qui amène au centre de cette petite cité. Notre gîte, très sympathique, est mitoyen de la mosquée. L’imam vient nous parler, on pourrait se croire en d’autres lieux, en d’autres pays.
Nous faisons chambre commune avec une Anglaise plus très jeune qui arpente le chemin d’Arles depuis Saint Jacques de Compostelle. Sa conversation est très intéressante et sa connaissance des différents itinéraires conduisant à Saint Jacques de Compostelle est prodigieuse. La soirée à discuter avec cette « pèlerine » est fort sympathique et instructive. Le voyage c’est aussi cela, d’ailleurs peut-être surtout cela. Les nuits en hôtel ne permettent pas ce type de rencontre, chacun se murant dans son isolement convenu. Certes le prix à payer est de se retrouver à plusieurs dans la même chambre, au risque de subir un ou plusieurs ronfleurs. Mais le risque mérite d’être couru et je n’hésite pas longtemps entre le confort de ma nuit et le plaisir de discuter avec des gens qui ont décidé de ne pas se laisser enfermer par la routine et le conformisme de nos modes de vie.
Sixième jour : Lodève Saint-Eulalie-de-Cernon 54km
Après un petit-déjeuner une fois de plus très agréable avec notre Anglaise qui est dans sa dernière semaine d’errance, nous faisons quelques courses au supermarché du coin. Alors que Jean et Evelyne font les courses, je garde les vélos. J’engage la conversation avec un paumé, qui semble connu de tout le monde dans cette ville, car chacun s’arrête prendre de ses nouvelles. La conversation est instructive. De toute évidence nous n’avons pas tous la même chance dans la vie. Certains ne savent manifestement et malheureusement pas ce que veut dire « bonne étoile », car ils sont nés sous une mauvaise. Mon éclopé de la vie a la ferme intention de rester assis sur son muret jusqu’à épuisement de ses seize cannettes de bière, ce qui fait quand même huit litres, mais il n’est que huit heures trente du matin ! Son temps de lucidité pour ce matin ne devrait pas aller au-delà des 9 ou 10 heures ;
L’étape de la journée commence par une longue montée de près de vingt kilomètres en direction de Roqueredonde. Le dénivelé finit par être important bien que la pente ne soit pas très raide. Au fur et à mesure de notre progression le panorama s’élargit et nous embrassons du regard de vastes contrées jusque vers le Pic Saint-Loup au-dessus de Montpellier.
Nous nous arrêtons au temple bouddhiste de Lérab-Ling, haut lieu de pèlerinage. Cet édifice religieux avait été inauguré par le Dalaï-lama en 2008. Malheureusement nous n’avons pas pu le visiter, les horaires n’étant pas compatibles avec notre itinéraire, dommage. Il nous faudra revenir. Cependant nous avons pu profiter des chaises et tables pour pique-niquer tranquillement en regardant les drapeaux multicolores flotter au vent.
Nous reprenons notre route à travers le causse du Larzac. Habituellement après avoir mangé le midi, nous nous arrêtons au premier bistrot pour boire un café. Depuis plusieurs années que nous roulons ensemble, cela fait partie intégrante du mode de fonctionnement lors de nos voyages à vélo. Eh bien aujourd’hui de bistrot il n’y en a pas l’ombre d’un sur ce plateau ! Au village les Rives, Jean interroge une habitante. Cette dernière nous enlève tout espoir de trouver un bar dans les vingt cinq kilomètres des environs. Cependant très gentiment elle propose de nous confectionner un café. Etant trois, nous n’osons pas accepter et après l’avoir remerciée nous continuons notre traversée de ce grand causse, jusqu’au village médiéval de Saint-Eulalie-de-Cernon. Le Cernon est la petite rivière qui coule dans cette vallée. Les templiers ont marqué cette région, et ce lieu en particulier, où nous profitons d’une pause agréable au bistrot tant convoité. Mais il nous reste un dernier raidillon pour arriver au gîte des Baraques, notre point de chute de ce soir. Nous y sommes après un dernier coup de collier et un endroit merveilleux se dévoile au détour du dernier virage, perché sur un promontoire embrassant un large panorama sur le causse du Larzac. Les propriétaires sont charmants, nous passerons un moment très sympathique.
Septième jour : Les Baraques Millau par Roquefort et la vallée du Tarn 63km
Aujourd’hui l’étape ne sera pas très longue, mais prendre le temps de contempler les lieux que l’on traverse, voire visiter certains sites réputés participe au voyage au même titre que l’accumulation des kilomètres. Il est vrai que lorsque la forme physique est présente et s’installe durablement, le voyage peut rapidement tourner en une course effrénée à la chasse au kilomètre, et au plaisir de regarder avec satisfaction le soir venu sur une carte les immensités abattues. Il n’est pas toujours facile de se défaire de ce travers, qui flatte par trop l’égo.
Mais ce jour, nous sommes résolus à mettre en exergue la lenteur et notre premier point de passage est Roquefort. La visite de la fromagerie Société est au programme. Pour moi ce n’est pas le meilleur fromage du coin, je préfère le Papillon, mais les caves Société sont vraiment magnifiquement agencées pour recevoir les visiteurs. Pour un prix modique de cinq euros tous les secrets de ce roi des fromages vous sont révélés. Cela commence par les hasards et les secrets de la géologie, une grande falaise qui glisse à la manière d’un mille feuilles debout, laissant de hautes cheminées verticales entre les pans de roche s’étant déplacés. Ces « tuyaux d’aération » appelés fleurines sont à l’origine du secret du roquefort. En effet la hauteur de la falaise équipée de cet énorme système d’aération naturelle, crée un courant d’air très favorable au développement du fameux champignon donnant toute sa qualité et sa particularité au roquefort.
Au sortir de cette visite, le temps à la pluie nous attend, mais il ne mettra pas sa menace à exécution. Au lieu de partir directement sur Millau, nous décidons de prendre le chemin des écoliers par une petite route qui nous conduit sur les bords du Tarn que nous remonterons durant vingt cinq kilomètres, en suivant les immenses méandres que la rivière fait dans ces parages.
Suivre une rivière à vélo est toujours un plaisir intense, outre les paysages changeant d’une vallée, l’eau elle-même constitue un attrait aux variations permanentes, induites par une multitude de facteurs, comme le courant, la profondeur, la sinuosité du lit, la transparence, la présence de poissons que l’on voit directement ou qui se révèlent par de gros ronds en surface etc. Le Tarn est particulièrement agréable en cet après-midi où une douce chaleur encore très supportable nous baigne. Nous traversons le pittoresque village de Peyre accroché à sa falaise au-dessus de l’eau.
Un peu avant Millau le viaduc fait son apparition. Il est tout simplement stupéfiant, un peu à la manière d’un immense vaisseau déployant ses voiles entre les causses du Larzac et du Sauveterre. On ne se lasse pas de le contempler. Plus on approche, plus les perspectives sont surprenantes. Comment pourrait-il en être autrement ? La plus haute des piles a une hauteur supérieure à la tour Eiffel ! Passer dessous est un grand moment. Nous faisons de nombreux arrêts pour nous imprégner d’images aux perspectives époustouflantes. C’est alors que nous sommes rejoints par un cycliste à l’âge respectable, quatre vingt trois ans, mais qui parcourt sans problème ses cinquante kilomètres journaliers. Une discussion animée s’engage qui va durer pas loin d’une heure. Il nous raconte par le menu toutes les péripéties cyclistes de la région au cours des soixante dix dernières années. Quand il était plus jeune les étapes de deux cent cinquante kilomètres ne lui faisaient pas peur. Il nous parle de sa philosophie de vie et de liberté, il est plein de bon sens. Pour appuyer ses démonstrations il effectue de grands gestes et afin d’être plus convainquant il pousse de la main Jean en petites tapes amicales soit dans le dos ou sur le torse. Avec Évelyne la scène nous fait bien rigoler, mais ce cycliste attire tout notre respect. Cela nous réconforte peut-être aussi un peu, en nous disant que nous avons sans doute encore devant nous de beaux jours à pédaler.
Après cette rencontre étonnante, en quelques kilomètres nous atteignons Millau et son gîte communal très bien situé en bordure du Tarn. Le week-end de la Pentecôte prend fin, et nous avons ce grand bâtiment pour nous seuls. Nous commençons à respirer. En effet les jours précédents nous avons eu des difficultés à trouver des hébergements, car traditionnellement ce grand week-end est l’un des plus chargés de l’année. Evelyne et moi avons fait l’impasse sur la tente et le sac de couchage, ce qui certains soirs a fait monter notre taux d’adrénaline, mais finalement nous nous en sommes sortis !
Pour apporter une dernière touche à cette belle journée à travers causses et gorges du Tarn, la nature nous fait un magnifique clin d’œil en nous gratifiant d’un arc en ciel très lumineux, qui s’appuie sur les causses du Larzac et Noir.
Huitième jour : Millau Blayac (Sauveterre) par Jonte, Causse Noir, Tarn 61km
Aujourd’hui nous nous lançons dans une étape à travers causses et rivières. Sur la carte cet itinéraire ressemble à un serpent se tortillant dans tous les sens. Le but recherché, outre la découverte des coins secrets de ce fragment de France, est de parcourir de petites routes pittoresques qui permettent des points de vue magnifiques sur les falaises, les vallées et les rivières, qui s’appellent Dourbie, Jonte et Tarn.
Dans un premier temps, nous remontons la merveilleuse vallée de la Dourbie. Le temps est beau, il fait bon, un petit air frais nous permet de pédaler sans difficulté. À quelques mètres de la route, la rivière s’éclaire aux rayons du soleil qui vient de passer la crête du plateau du causse Noir. Ces trais de lumière suscitent des couleurs et des teintes presque irréelles sur cette eau qui s’écoule avec calme. Par endroits, quelques poissons se laissent voir, il s’agit pour la plupart de chevennes ou de barbeaux. Ces derniers sont reconnaissables outre leur teinte légèrement ocre, au fait qu’ils passent leur temps à labourer le fond de la rivière avec leurs moustaches et leur grosse bouche. J’adore rouler et freiner brusquement, lorsqu’une partie de rivière propice se dévoile, à la recherche de ces habitants laboureurs de la rivière ! Le plaisir, la joie et pourquoi pas le bonheur peuvent suivre des chemins peu compliqués et facilement accessibles !
Avec une petite pointe de chagrin nous quittons ce merveilleux cours d’eau pour nous lancer sur une minuscule route montant à l’assaut du causse Noir. Notre changement de direction commence au joli village de la Roque-Sainte-Marguerite. Très vite l’envoûtement de cette petite gorge que nous remontons se produit et l’intensité du plaisir ne faiblira pas. A l’entrée de la route, un panneau prévient que l’étroitesse de la chaussée entraîne des difficultés de croisement. À vélo, nous ne nous sentons pas concernés par cette difficulté. Durant six kilomètres nous nous déplaçons dans un monde féerique constitué d’à-pics rocheux, de forêts sombres et de petites fleurs multicolores qui colonisent le bord de cette chaussée perdue et sinueuse. Nous sommes seuls, on pourrait se croire très loin de cette belle France, quelque part au fond d’un pays oublié en dehors des routes touristiques. Notre beau pays se permet tous les contrastes, on passe des zones visitées en masse aux petits coins secrets, un peu au hasard et sans préavis. Ces découvertes au coup par coup font tout l’intérêt de ce type de voyage en zigzagant dans ces recoins qui se cachent, et se taisent. En effet la carte ne révèle pas toujours du premier coup d’œil ces bijoux. D’ailleurs cet itinéraire nous le suivant grâce à une suggestion de dernière minute de Jean. L’insolite, c’est ce que nous recherchons, et je constate que c’est effectivement ce que nous trouvons. Ce voyage au fond des causses répond à toutes nos attentes.
Nous voilà au cœur du causse Noir que nous traversons du sud au nord. Après cette montée de toute beauté, la descente sur la vallée de la Jonte se révèle aussi de toute splendeur. Se dévoile, en face de nous de l’autre côté de la vallée dans toute sa grandeur, le chemin que nous avons suivi il y a quelques jours au cours de cette randonnée pédestre sur les corniches du Tarn et de la Jonte. On se rend compte de notre position actuelle, que le parcours que nous avons effectué se glisse littéralement au sommet de ces grands à-pics très impressionnants. Cette région prodigue des beautés multiples qui vous sautent à la figure à tous les virages, et pourtant ils sont très nombreux les virages !
Nous descendons au fond de la vallée de la Jonte vers le village du Rozier, établi au confluent du Tarn et de la Jonte. Nous y faisons une halte et envoyons quelques cartes postales. Nous reprenons notre chemin le long de la gorge du Tarn qui s’insinue entre les causses Sauveterre et Méjean. Aux Vignes nous quittons la rivière et montons sur le causse Sauveterre. Dans ces coins la magie fait toujours son effet, dès que l’on escalade un causse quel qu’il soit, rapidement le panorama sur ces magnifiques vallées, envahies de grandes forêts et bordées d’immenses parois, s’étend presque à l’infini. Après plus de dix kilomètres nous sommes sur ce nouveau causse. La première chose qui attire mon attention, ce sont de grands champs de blé blonds, ponctués d’une multitude de taches bleues, des milliers de bleuets qui poussent parmi les blés. Le soleil sur ces deux couleurs qui s’harmonisent très bien donne à la nature une touche du meilleur effet.
Le gîte de Blayac se situe au bout du monde, nous le rejoignons par des routes, presque des chemins. Le hameau est tranquille, la ferme qui nous accueille chaleureuse et nous sommes seuls. Encore une belle soirée en perspective, la fermière nous vend de très goûteuses côtelettes d’agneau, que je fais griller à cœur, au point que la salle en restera totalement enfumée, et que nos habits sentiront le mouton pour un bon moment.
Neuvième jour : Blayac (Sauveterre) Fau de Peyre (Aubrac) 90km
Nous terminons la traversée du causse Sauveterre et ensuite partons à la découverte de l’Aubrac. A partir de la ville de la Canourgue sur le Lot une longue, même très longue montée d’une vingtaine de kilomètres nous donne accès à cet espace unique que représente l’Aubrac. On pourrait se croire perdu quelque part au fond du pays de Galle ou de l’Ecosse. Cette région du centre de la France est vraiment surprenante par la multiplicité des ambiances qui se développent sur chacun de ces grands causses. Mais l’Aubrac n’est plus un causse, en effet ces derniers sont de grands plateaux calcaires creusés et délimités par les rivières qui les bordent. L’Aubrac est une formation granitique d’origine volcanique comme généralement lorsqu’il s’agit de roches métamorphiques. Durant quarante kilomètres la petite route serpente au milieu de ce paysage austère où la pierre est sombre. Heureusement le temps est beau, des fleurs parmi lesquelles le jaune domine tempèrent la sévérité de la région.
Des petites rivières, paradis de la truite, serpentent à travers ces immenses landes. Je discute avec quelques pêcheurs qui me livrent leurs inquiétudes sur le faible débit de ces rus en cette période de sécheresse. Un village porte un nom directement tiré de la physionomie de ces ruisseaux. Il se nomme Rieutort, qui signifie ruisseau au cours sinueux. En cet endroit passe le fameux GR 65, ou chemin de Compostelle. Nous y croisons une multitude de pèlerins qui se dirige vers Nasbinals en quête d’hébergement. Volontairement nous avons choisi un point de chute assez éloigné de ce lieu de passage fréquenté, afin de ne pas nous trouver dans un gîte bondé. Notre choix sera le bon, car une fois encore nous serons seuls dans un lieu très agréable. À proximité pour une somme modique, nous mangeons comme des gargantuas, mon sommeil en sera troublé !
Dixième jour : traversée des bordures de la Margeride 75 km
Aujourd’hui le dernier jour de notre errance à travers les causses arrive. Nous n’avons pas la grande forme. S’agit-il d’une baisse de forme ou d’une baisse de moral avec la venue de la fin de ce beau voyage auquel nous rêvions depuis longtemps.
Aumont-Aubrac petite ville symbole de l’Aubrac, nous y faisons une courte halte. Les pèlerins lancés sur les chemins de Compostelle sont nombreux. Je constate qu’effectivement les femmes, lancées dans cette aventure, sont plus nombreuses que les hommes. Y-a-t-il une explication ? J’en ai entendu plusieurs, mais pas certain de leur véracité et pas toujours politiquement correctes, je me garderai bien de vous les livrer !
Le temps très menaçant nous fait hésiter sur le chemin à suivre. Nous optons finalement pour l’itinéraire le plus direct en direction de Mende. Arrêt à Javols, cité antique, qui a connu une forte expansion à la fin de l’ère romaine. Nous y croisons un groupe de marcheurs engagé sur le chemin de la bête du Gévaudan. Il s’agit d’un nouveau parcours, tout récent, qui lie en quelques deux ou trois cents kilomètres, tous les lieux sur lesquels des victimes de la bête ont été répertoriées, et elles furent nombreuses. Le balisage de ce chemin au parcours en forme de patte se concrétise à l’aide d’une patte griffue de couleur mauve.
Nous finissons par arriver à Mende, là nos chemins vont se séparer. Jean partira sur Florac pour retourner à sa voiture laissée au Vigan. Evelyne et moi, nous dirigerons vers le Bleymard, où depuis dix jours notre voiture nous attend. En buvant un dernier café ensemble, alors qu’un orage passe, nous envisageons nos prochains projets, et ils sont légion et concernent tous les continents. Evelyne envisage l’Asie, Jean un retour en Amérique du Sud et pour ma part une traversée des USA par sa côte pacifique me tente bien. Mais partir n’est pas toujours si facile malgré l’envie. Bien souvent les excuses, prétextes en tous genres, ou obligations réelles ou imaginaires pour rester s’accumulent. Pourtant, en définitive il faut toujours décider de partir et cela malgré le doute et la douleur. On verra donc un peu plus tard pour les décisions, qui comme toujours ne seront pas faciles à prendre.
Sur ces considérations philosophico-voyageuses nous nous séparons. Evelyne et moi avons trente kilomètres de montée à parcourir pour rejoindre le gîte des Alpiers au-dessus du Bleymard. De manière étonnante la fatigue du matin a fait place à une forte envie d’appuyer sur les pédales. C’est à vive allure que nous parcourons cette dernière portion de route montante. Nous rattrapons un couple d’Anglais lancés dans une traversée de la France d’ouest en est (d’Arcachon au col Agnel dans les Alpes). Nous discutons un long moment et nous échangeons nos adresses. Ce sera la dernière surprise de ces dix jours de pérégrination dans cette merveilleuse région du centre de la France.
Ces escapades à vélo qu’elles se situent en France ou de l’autre côté de la planète, qu’elles durent trois, dix jours, ou qu’elles s’étalent sur plusieurs mois nous apportent une telle joie, de telles satisfactions dans l’effort physique et la découverte de régions toujours différentes, que dès que la fin approche, nous nous projetons déjà dans le prochain périple. En ce qui nous concerne Evelyne et moi, il devrait s’agir d’une traversée des Alpes françaises par les grands cols.
J’apprends que cette magnifique région des Cévennes et des Causses vient d’être classée, ce jour-même le 28/06/2011, patrimoine mondial de l’UNESCO, sur une superficie de 300 000 hectares. Cela fait une raison supplémentaire pour aller à la découverte de ses trésors cachés au fond des gorges, au pied des falaises et sur les plateaux, là où l’espace s’agrandit et où les nuages parfois donnent un petit air d’altiplano bolivien.
Quel cadeau pour les Etats-Unis quand on a 18 ans? English translation pending
Bonjour à tous
Mon fils de 18 ans part cet été une semaine a New York puis un mois au Canada Chez des amis. Pour le Canada (en tenant compte du transit par les USA) peut-il y ramener une bouteille de vin plus qq victuailles du sud de la France ( style tapenade anchoiade ... ) ou est-ce interdit notamment pour l'alcool sachant qu'il n'a que 18 ans ( meme si la bouteille est emballée dans du papier cadeau .
Mon fils de 18 ans part cet été une semaine a New York puis un mois au Canada Chez des amis. Pour le Canada (en tenant compte du transit par les USA) peut-il y ramener une bouteille de vin plus qq victuailles du sud de la France ( style tapenade anchoiade ... ) ou est-ce interdit notamment pour l'alcool sachant qu'il n'a que 18 ans ( meme si la bouteille est emballée dans du papier cadeau .
Trajet Paris-Héraklion (Crète) en voiture: votre avis? English translation pending
Bonsoir a tous ,
Depart le 29 juillet de Paris vers la Crete en 206(clim en panne).
Apres , on hesite des endroits ou prendre le ferry:
- Venise ou Ancona ou Brindisi (Italie)pour Igoumenitsa ou Patras ???Puis
- Le piree vers Heraclion et retour Chania-le piree .
Visite de la crete et retour en passant par Rome(2a3 js).
On a 21 jours(3 sem)pour faire tout ca .Est ce realisable?
Voila, un bon plan, ou un tuyau ou un conseil sera le bienvenu .
On est 2 et on a rien reserve pour le moment .
Merci pour votre aide et bon week-end .
Retour de l'île Maurice avec Corsair English translation pending
Début avril nous sommes rentres de l'île Maurice avec corsair nous devions descendre à Marseille , l'avion a continue son chemin sur Paris , la piste de Marseille était en travaux nous dit on 10 mn avant , cet argument n'est pas exact
Parait il que le contrat aéroport de Marseille et Corsair se terminait
Enfin voici 230 passagers pour Marseille qui arrivent à Paris
Corsair nous a paye le retour en TGV mais trouver 230 places ce ne fut pas facile et certains y furent de leur poche
Il faut bien aller aux renseignements avec cette compagnie
Merci à Ryanair d'avoir fait pleurer mes enfants English translation pending
Je tenais à vous dire un grand merci Ryanair. Merci pour avoir ce Samedi 13 mai 2011 réussi à faire pleurer mes 2 enfants, déchirer une famille et gâcher un mariage. Vous pouvez être fière de vos sous traitant de l’aéroport de Bézier pour le vol de Beauvais. Ils ont respectés à la lettre votre règlement. Oh évidement nous avions commis un crime, une horreur, une monstruosité. Nous avions eu le malheur de présenter un certificat de dépôt de dossier de carte d’identité avec photos et n° de carte d’identité et date de validité délivré par l’officier d’état civil de la sous préfecture de Lodève en lieu et place des documents définitifs pour mes 2 enfants. Une demande faite le 28/03/2011 uniquement pour ce mariage, pour que mes enfants connaissent leur famille Parisienne. La préfecture avait 2 mois de retard. Résultat, seul ce justificatif reconnu par l’Etat français m’a été remis avec les mêmes droits juridiques qu’une carte d’identité. J’avais donc tous les éléments, N° CI, date de naissance, Date de validité. Tout officier de police, police au frontière, gendarmes etc pouvait vérifier cela.
Mais vos agents en ont décidé autrement. J’avais le droit de monter à bord, pas mes enfants.
Vous n’en aviez pas le droit ! C’était un document officiel délivré par un gouvernement de la CEE avec les mêmes droits qu’une CI. J’étais en conformité à vos conditions d’accès a bord. Il n’y avait aucunement mentionné dans vos conditions qu’une CI devait être plastifié. Ne me parlez pas du risque de falsification en présentant ce genre de certificat , il suffit de payer pour avoir des faux papier CI plastifié sur le net. Vos agent ne regardent pas assez longtemps les CI et n’ont pas de logiciel de control d’identité ni de lecteur optique de contrôle.Vous n’avez aucun moyen de contrôler de façon sur les CI Je vous informe que vous avez donc des gens qui montent sur vos vols en fraude tous les jours, et ils seraient autrement plus dangereux que mes 2 enfants.
Il n’y avait pas de raison logique valable mis a part la bêtise humaine du respect stricte d’une règle stupide.
Alors regardez vous bien Ô agents, responsables, managers de Ryanair soyez fier de vous, de vos règles, de vos agents. Contrairement à eux tous les gens sur ce site ont été émus, des gens ont même essayé de consoler mes enfants, ma famille. Il y avait de l’humanité dans cette salle. Elle n’était pas de votre coté. C’était 2 enfants de 6 et 10 ans parfaitement en regle sur le sol français pas des terroristes…
Encore un grand merci de la part d’un papa et de deux enfants et de toute une famille déchirée pour rien.
Mais vos agents en ont décidé autrement. J’avais le droit de monter à bord, pas mes enfants.
Vous n’en aviez pas le droit ! C’était un document officiel délivré par un gouvernement de la CEE avec les mêmes droits qu’une CI. J’étais en conformité à vos conditions d’accès a bord. Il n’y avait aucunement mentionné dans vos conditions qu’une CI devait être plastifié. Ne me parlez pas du risque de falsification en présentant ce genre de certificat , il suffit de payer pour avoir des faux papier CI plastifié sur le net. Vos agent ne regardent pas assez longtemps les CI et n’ont pas de logiciel de control d’identité ni de lecteur optique de contrôle.Vous n’avez aucun moyen de contrôler de façon sur les CI Je vous informe que vous avez donc des gens qui montent sur vos vols en fraude tous les jours, et ils seraient autrement plus dangereux que mes 2 enfants.
Il n’y avait pas de raison logique valable mis a part la bêtise humaine du respect stricte d’une règle stupide.
Alors regardez vous bien Ô agents, responsables, managers de Ryanair soyez fier de vous, de vos règles, de vos agents. Contrairement à eux tous les gens sur ce site ont été émus, des gens ont même essayé de consoler mes enfants, ma famille. Il y avait de l’humanité dans cette salle. Elle n’était pas de votre coté. C’était 2 enfants de 6 et 10 ans parfaitement en regle sur le sol français pas des terroristes…
Encore un grand merci de la part d’un papa et de deux enfants et de toute une famille déchirée pour rien.
Flying Blue: validité des Miles réduite English translation pending
Mes parents souhaitant aller a SFO cet automne, je leur propose de regarder pour eux les dispos en billets primes. Ils voyagent de temps en temps, mais ne connaissent rien a l aviation ni aux programmes de fidélité, oublient souvent de donner leur numero FB lorsqu ils voyagent sur Skyteam..., et voyagent sur toutes les compagnies sans preference, selon le prix.
Il se trouve qu avec le temps, ils ont accumulé sans s'en rendre compte plusieurs centaines de milliers de miles FB, et en regardant leur compte hier soir... les 2 comptes etaient a 0 ! La peremption des miles venait d'avoir lieu. Je n'en veux pas a FB, d'avoir réduit la validité des miles, mais simplement ils auraient pu envoyer peut etre une lettre d info, vu qu'ils ont les moyens de leur envoyer souvent des pubs.
Tant pis, je leur offrirai mes miles, par contre lorsque je regarde le nombre de miles necessaires pour un vol donné, un coup on m'indique 25.000, un coup 50.000 miles/trajet et ca change toutes les 5 minutes... Pas tres fiable.
Tant pis, je leur offrirai mes miles, par contre lorsque je regarde le nombre de miles necessaires pour un vol donné, un coup on m'indique 25.000, un coup 50.000 miles/trajet et ca change toutes les 5 minutes... Pas tres fiable.
Nouvelles dispositions sur l'obtention d'un visa pour la Côte d'Ivoire English translation pending
Bonjour, je dois me rendre au mois d'août avec un ami ivoirien domicilié en france. Je suis allée sur le site du ministère du tourisme et il est indiqué que les visas délivrés par l'ambassade de Côte d'Ivoire en France sont considérés comme nuls depuis peu. Il est indiqué qu'il faut se rapprocher auprès d'un consul honoraire en france. Je suis domiciliée en Vendée et les villes proposées pour un consul honoraire sont éloignées de ma région. Pouvez-vous me dire, dans un premier temps, si les nouvelles dispositions pour l'obtention de mon visa sont exactes, et dans un deuxième temps m'indiquer les formalités à remplir pour l'obtention de mon visa : délai, coût, etc... Merci pour vos réponses
Problème vol Ryanair au départ de Girone (Espagne) English translation pending
Bonjour à tous,
J'ai par habitude de me rendre à Ibiza en partant de l'aéroport de Girone en espagne, je voulais réserver mes vols pour cet été mais apparament ce n'est plus possible... Il semblerait que la compagnie est décidé de supprimer ces vols !! (après recherche sur google j'ai trouver un article qui explique que la compagnie ne sait pas entendu avec l'aéroport de Girone et a supprimé 40% de ces vols depuis Girone...)
Est que quelqu'un sur le forum est au courant ou a des informations sur l'éventualité d'une reprise des vols sur Girone
Merci d'avance
J'ai par habitude de me rendre à Ibiza en partant de l'aéroport de Girone en espagne, je voulais réserver mes vols pour cet été mais apparament ce n'est plus possible... Il semblerait que la compagnie est décidé de supprimer ces vols !! (après recherche sur google j'ai trouver un article qui explique que la compagnie ne sait pas entendu avec l'aéroport de Girone et a supprimé 40% de ces vols depuis Girone...)
Est que quelqu'un sur le forum est au courant ou a des informations sur l'éventualité d'une reprise des vols sur Girone
Merci d'avance
Repartir de zéro dans le Sud de la France English translation pending
Bonjour,
Voilà, j'ai 44 ans , je suis en Invalidité de plus de 80 °/° a cause d'un cancer qui m'a handicapée (prothèse de hanche et de bassin).
Ma vie a basculée, il y a 8 ans maintenant, perdu ma santé, mon mari est parti, ma maison (divorce), mon travail et maintenant ma fille a prise un appart.
Je suis de la Picardie, la Somme, a Amiens 80000, là ou le soleil fait défaut.
Je voudrais partir dans le sud pour redemarrer une nouvelle vie avec le soleil et la mer proche.
Mais voilà, franchir le cap , pas évident.
Je suis en invalidité, donc je touche une pension d'invalidité et j'ai travaillé 18 ans , donc j'ai une prévoyance (Mederic)
Mais je voudrais savoir comment ca se passera , si je pars pour le sud,
aurais-je le droit encore a ma pension d'invalidité et a ma prévoyance ????????
Je voudrais m'installée du coté d'Antibes, Nice,
un petit studio ou un mobilhomme en camping, ca m'ira
J'ai besoin de soleil a cause de ma santé pour mes os.
Ma vie dans le nord est triste a cause du climat,
J'ai tout perdu a cause d'un Cancer?????? c très dur de vivre cela
J'étais mariée depuis 18 ans , j'avais un travail, une belle maison, j'étais une grande sportive, tout pour etre heureuse, et en 2003, ma vie a basculé.
Depuis 2003, opération sur opération , beaucoup de chimios, car j'avais un ostéosarcome au col du fémur, j'ai deux prothèses
hanche et bassin sur mesure, un lourd handicap a vivre au quotidien.
un deuxième cancer en 2008 , au thorax.
je me suis battu pour ma fille car elle avait 11 ans a l'époque, maintenant elle a 19 ans , elle travaille et vient de se prendre un appart.
Donc pour moi c très dur moralement de vivre seul, donc je voudrai partir au soleil, pour une nouvelle vie.
Mais j'ai peur de perdre mes droits , la pension d'invalidité et ma prévoyance?
Pas facile la vie, et vouloir la changer n'est pas evident.
Merci d'avoir pris le temps de me lire
et merci de votre aide éventuelle
Avis positifs sur le Vietnam? English translation pending
Bonjour à tous,
L'an dernier, au mois d'avril-mai, je suis partie avec mon ami en Thailande. Nous avons voyagé en bus et avons fait pas mal de chose... Nous sommes revenus PLUS QUE RAVIS! La nourriture, les gens, les paysages, la flore, la faune... Après avoir vu pas mal de pays, c'était pour nous: NOTRE PLUS BEAU VOYAGE (3 semaines).
Nous voulions cette année, partir au Vietnam... Pour avoir vu des reportages fabuleux, nous étions prêt à prendre les billets d'avion... Auparavant, j'ai regardé les avis sur le net... Certes il y a de tout et il faut faire attention à ce que les gens écrivent, mais j'ai été étonnée de voir que de nombreuses personnes en reviennent déçues: habitants peu aimables, sites décevants, etc...
Je voulais alors avoir des avis objectifs, de ceux qui ont fait la Thailande et le Vietnam, pour me rassurer et continuer à me donner envie... Il est vrai que ces 2 pays sont différents au niveau de l'histoire et paysages, mais bon... p.s: j'ai écarté le fait d'aller au Laos car je pensais le faire une prochaine fois, via Chang mai...
Merci pour vos avis! Elodie
L'an dernier, au mois d'avril-mai, je suis partie avec mon ami en Thailande. Nous avons voyagé en bus et avons fait pas mal de chose... Nous sommes revenus PLUS QUE RAVIS! La nourriture, les gens, les paysages, la flore, la faune... Après avoir vu pas mal de pays, c'était pour nous: NOTRE PLUS BEAU VOYAGE (3 semaines).
Nous voulions cette année, partir au Vietnam... Pour avoir vu des reportages fabuleux, nous étions prêt à prendre les billets d'avion... Auparavant, j'ai regardé les avis sur le net... Certes il y a de tout et il faut faire attention à ce que les gens écrivent, mais j'ai été étonnée de voir que de nombreuses personnes en reviennent déçues: habitants peu aimables, sites décevants, etc...
Je voulais alors avoir des avis objectifs, de ceux qui ont fait la Thailande et le Vietnam, pour me rassurer et continuer à me donner envie... Il est vrai que ces 2 pays sont différents au niveau de l'histoire et paysages, mais bon... p.s: j'ai écarté le fait d'aller au Laos car je pensais le faire une prochaine fois, via Chang mai...
Merci pour vos avis! Elodie
Conseils pour trajet Marseille Las Vegas / New York / Marseille? English translation pending
Bonjour tout le monde,
Comme dit dans le titre, je recherche la meilleure façon (qualité/prix) d'effectuer un trajet Marseille / Las Vegas / New York / Marseille. Rien ne presse, c'est pour avril 2012 ! 😛 J'ai regardé les vols multi-destinations, j'arrive souvent à un total qui avoisine les 950 euros (avec Airfrance + delta sur le vol LV / NYC) (pour 2011) J'ai également regardé l'option aller/retour MRS/NYC + aller/retour NYC/LAS découpé comme ceci : le samedi 21/04 : MRS / NYC + NYC/LAS dans la même journée le 02/05 : LAS/NYC Le 06/05 : NYC/MRS L'avantage c'est que je peux choisir une compagnie comme Jet Airways qui propose des AR Marseille/New York à 550 euros + le vol intérieur AR NYC/LAS à 250, total 800 euros. Que pensez-vous du découpage en 2 aller/retour ? Est-ce une bonne solution ou pas ? Auriez-vous une alternative qui m'aurait échappé ?
Merci par avance pour vos conseils 🙂 (et j'espère que je ne pose pas une question qui a été posée 50 fois, j'ai fait une recherche et je n'ai rien trouvé dans ce sens.)
Comme dit dans le titre, je recherche la meilleure façon (qualité/prix) d'effectuer un trajet Marseille / Las Vegas / New York / Marseille. Rien ne presse, c'est pour avril 2012 ! 😛 J'ai regardé les vols multi-destinations, j'arrive souvent à un total qui avoisine les 950 euros (avec Airfrance + delta sur le vol LV / NYC) (pour 2011) J'ai également regardé l'option aller/retour MRS/NYC + aller/retour NYC/LAS découpé comme ceci : le samedi 21/04 : MRS / NYC + NYC/LAS dans la même journée le 02/05 : LAS/NYC Le 06/05 : NYC/MRS L'avantage c'est que je peux choisir une compagnie comme Jet Airways qui propose des AR Marseille/New York à 550 euros + le vol intérieur AR NYC/LAS à 250, total 800 euros. Que pensez-vous du découpage en 2 aller/retour ? Est-ce une bonne solution ou pas ? Auriez-vous une alternative qui m'aurait échappé ?
Merci par avance pour vos conseils 🙂 (et j'espère que je ne pose pas une question qui a été posée 50 fois, j'ai fait une recherche et je n'ai rien trouvé dans ce sens.)
Cigarettes, cartouches, de Thaïlande à la France? English translation pending
je repose cette question car la loi Française a changer depuis peu par rapport au nombre de "cigarette" que l'on peu ramener par la frontière,
mais je n'est aucun renseignement en se qui concerne d'en ramener de la Thaïlande a la France.
donc si vous en avez hésiter pas !
je rentre fin décembre alors prenez votre temps !
merci. 🙂
précision : ne me parler pas de cancer c'est pas pour moi.
précision : ne me parler pas de cancer c'est pas pour moi.
Tarif du visa thaïlandais par correspondance? English translation pending
Salut a tous,
nous partons en Thailande le 8 janvier pour 5 semaines, mais nous "galérons" pour avoir des infos
pour obtenir un visa par correspondace.
Nous avons envoyé des mails à Lyon, Marseille mais personne ne repond.
Quelqu'un pourrait-il nous indiquer le tarif du visa par correspondance ainsi que les frais d'envois svp?
Si nous devons effectuer un chèque global ou bien envoyer des enveloppes timbrées pour le retour?
Et de combien et la durée pour obtenir le visa par correspondance?
merci a tous car la date du départ approche et sans visa pas bon!!!!!!!!
a plus Sandrine
Parking à Nice English translation pending
les prix du parking de la gare sncf étant tres excessifs (plus de 135 euros pour 11 jours )
je cherche un particulier pour garer ma clio société pour la période du 28 novembre au 8 décembre
pour la même somme divisée par 2....
à moins que l'on puisse garer gratuitement sa voiture vers le port bd stalingrad ? ( si elle ne part pas en fourrière .. il y des places d apres le personnel du port )
merci pour vos réponses ( par mp si parking particulier ) 🙂🙂🙂
je cherche un particulier pour garer ma clio société pour la période du 28 novembre au 8 décembre
pour la même somme divisée par 2....
à moins que l'on puisse garer gratuitement sa voiture vers le port bd stalingrad ? ( si elle ne part pas en fourrière .. il y des places d apres le personnel du port )
merci pour vos réponses ( par mp si parking particulier ) 🙂🙂🙂
Comment aller de Paris à Vinaros (Espagne)? English translation pending
bonjour,
De Paris je souhaite partir à Vinaros fin novembre pour un tournoi de tennis, j'aimerai savoir quel est le moyen le plus court pour y aller? sachant que je n'ai pas le permis. l'aéroport le plus proche est à Reus à côté de Tarragona. il y a-t-il des trains de l'aéroport jusqu'à vinaros? ou des bus?
merci de vos reponses!
Croisière transatlantique brésilienne sur le Costa Serena le 16 mars 2011 English translation pending
Bonjour, nous partons pour la transatlantique bresilienne avec le Costa Serena le 16 Mars 2011.
J'aimerais savoir si d autres personnes ont deja eu leurs vols? Si oui quel compagnie et quel vol ?
Lorsque je consulte le site costa, nous partons a priori avec TAM le 15/03 au soir.
Merci
Jeu des photos, nouvel épisode (49ème) 5ème année English translation pending
Bonsoir à tous,
Conformément à la tradition Vfiste, le post précédent ayant atteint le seuil de près de 5OO discussions a été clos.
Je me permets donc d' en ouvrir un autre.
Le choix d' une image n' est pas toujours simple. Le lieu doit être connu , ne pas être trop confidentiel et "mériter" un travail de recherche.
Pour inaugurer ce post, je vous propose le cliché suivant avec les classiques questions: Quel est le nom de cet endroit? Où peut on le trouver? Que peut il nous révéler?
Conformément à la tradition Vfiste, le post précédent ayant atteint le seuil de près de 5OO discussions a été clos.
Je me permets donc d' en ouvrir un autre.
Le choix d' une image n' est pas toujours simple. Le lieu doit être connu , ne pas être trop confidentiel et "mériter" un travail de recherche.
Pour inaugurer ce post, je vous propose le cliché suivant avec les classiques questions: Quel est le nom de cet endroit? Où peut on le trouver? Que peut il nous révéler?
Carnet ATA pour le Sénégal? English translation pending
Bonjour, je dois partir mi-novembre au Sénégal avec un véhicule de moins de 5 ans. Le carnet ATA a t-il été remis en fonction ou y-a-til toujours le passavant. Merci d'avance pour votre réponse
Boucle Salt Lake - Yellowstone - Dinosaur - Moab en 21 jours en juillet 2011 English translation pending
Bonjour,
Apres avoir passés 3 semaines en juillet 2009 dans une boucle SF-YO-DV-LV-Zion-Bryce-Moab-MV-Page-GC-LA, nous préparons notre prochain voyage pour juillet 2011, dont le centre d’intérêt principal sera Yellowstone (et oui, le virus nous a gagné 🙂) Nous serons 5 (mes 3 enfants 12 et 14 ans, mon épouse et moi même).
Notre voyage en une boucle depuis Salt Lake City se fera en 4 étapes : 1- Grand Teton 2- Yellowstone 3- Dinosaur 4 - Moab
L'objectif principal pour 2011 est de découvrir Yellowstone en prenant notre temps (nous aimons bcp la marche et la rando). nous pensons y passer 9 nuits pour découvrir chacun des secteurs. Puis ensuite une descente via Dinosaur vers Moab que nous avons bcp apprécié, pour redécouvrir Island in the sky (avec cette fois ci False Kiva et Corona Arch), Arches (avec Devil Garden et bien entendu Delicate Arch) et une partie de la I128 (Negro Bill, Fisher towers, etc...). Voici le circuit sur 21 jours :
J1 : PARIS - SLC J2 : SLC - Grand Teton J3 : Grand Teton : zone Jenny Lake J4 : Grand Teton - YE Old Faithfull J5 : YE Old Faithfull : zone Upper & Biscuit J6 : YE Old Faithfull : zone Midway & Lower J7 : YE Lake : zone lake J8 : YE Lake : zone Hayden Valley J9 : YE Canyon village : zone Norris + Gibbon J10 : YE Canyon Village : zone canyon (North + South Rim) J11 : YE Canyon Village - Mammoth via Mt Washburn J12 : YE Mammoth Hot SPring : zone Terraces J13 : YE - Cody via Lamar Valley et Beartooth Pass J14 : Cody - Flaming Gorge via Pilot Butte/South Pass City J15 : Dinosaur NP - zone Echo Park et Yampa road J16 : Dinosaur - Moab via Colorado Nt Monument J17 : Moab : zone Canyonlands J18 : Moab : zone Arches J19 : Moab : zone 128 J20 : Moab - SLC via Buckhorn wash J21 : SLC - Paris
Je détaillerai chacune des 4 étapes dans des posts différents pour ne pas trop surcharger. J'ai reservé quelques hotels dans Yellowstone, mais bien entendu, cela reste modifiable si nécessaire (bien que les disponibilités se font rares).
Que pensez vous déjà de ce projet d'ensemble ?
Merci,
Apres avoir passés 3 semaines en juillet 2009 dans une boucle SF-YO-DV-LV-Zion-Bryce-Moab-MV-Page-GC-LA, nous préparons notre prochain voyage pour juillet 2011, dont le centre d’intérêt principal sera Yellowstone (et oui, le virus nous a gagné 🙂) Nous serons 5 (mes 3 enfants 12 et 14 ans, mon épouse et moi même).
Notre voyage en une boucle depuis Salt Lake City se fera en 4 étapes : 1- Grand Teton 2- Yellowstone 3- Dinosaur 4 - Moab
L'objectif principal pour 2011 est de découvrir Yellowstone en prenant notre temps (nous aimons bcp la marche et la rando). nous pensons y passer 9 nuits pour découvrir chacun des secteurs. Puis ensuite une descente via Dinosaur vers Moab que nous avons bcp apprécié, pour redécouvrir Island in the sky (avec cette fois ci False Kiva et Corona Arch), Arches (avec Devil Garden et bien entendu Delicate Arch) et une partie de la I128 (Negro Bill, Fisher towers, etc...). Voici le circuit sur 21 jours :
J1 : PARIS - SLC J2 : SLC - Grand Teton J3 : Grand Teton : zone Jenny Lake J4 : Grand Teton - YE Old Faithfull J5 : YE Old Faithfull : zone Upper & Biscuit J6 : YE Old Faithfull : zone Midway & Lower J7 : YE Lake : zone lake J8 : YE Lake : zone Hayden Valley J9 : YE Canyon village : zone Norris + Gibbon J10 : YE Canyon Village : zone canyon (North + South Rim) J11 : YE Canyon Village - Mammoth via Mt Washburn J12 : YE Mammoth Hot SPring : zone Terraces J13 : YE - Cody via Lamar Valley et Beartooth Pass J14 : Cody - Flaming Gorge via Pilot Butte/South Pass City J15 : Dinosaur NP - zone Echo Park et Yampa road J16 : Dinosaur - Moab via Colorado Nt Monument J17 : Moab : zone Canyonlands J18 : Moab : zone Arches J19 : Moab : zone 128 J20 : Moab - SLC via Buckhorn wash J21 : SLC - Paris
Je détaillerai chacune des 4 étapes dans des posts différents pour ne pas trop surcharger. J'ai reservé quelques hotels dans Yellowstone, mais bien entendu, cela reste modifiable si nécessaire (bien que les disponibilités se font rares).
Que pensez vous déjà de ce projet d'ensemble ?
Merci,
Transatlantique sur le Costa Atlantica Miami vers Venise en mars 2011 English translation pending
bonjour
Est-ce qu'il y a des Québecois qui feront une transatlantique sur Costa Atlantica départ de Miami vers Venise en mars 2011?
est que quelqu'un a fait la traversée a cette période de l'année?
Ryanair mise en examen pour travail dissimulé à Marseille English translation pending
La justice française va t-elle faire respecter le droit français à Rynair?
O'leary va t il tenir ça promesse de fermer sa base de MRS?!
Peuvent ils tout simplement pas fonctionner avec leurs de base de marseille et repsecter le droit français! Quel pourri ce O'leary (ça rime en plus!!)😛
La société Ryanair mise en examen pour "travail dissimulé" (AFP) – Il y a 2 heures
Peuvent ils tout simplement pas fonctionner avec leurs de base de marseille et repsecter le droit français! Quel pourri ce O'leary (ça rime en plus!!)😛
La société Ryanair mise en examen pour "travail dissimulé" (AFP) – Il y a 2 heures
Une semaine au Pérou: que choisir? English translation pending
Bonjour,
Je vais partir pour un voyage de 7 semaines de Lima à Buenos Aires.
Or, je dois attendre mon pote 1 petite semaine avant qu'il n'attereisse à Lima. ça me laisse une semaine où je dois bien attendu ne pas aller au Maccu piccu et je me demandais donc ou aller le temps qu'il arrive.
J'hésite à aller voir au nord les montagnes ou plutot Arequipa et les canon de colca. Selon vous, quel est le meilleur choix? (ou d'autres suggestions?)
Merci d'avance!
Eric
Je vais partir pour un voyage de 7 semaines de Lima à Buenos Aires.
Or, je dois attendre mon pote 1 petite semaine avant qu'il n'attereisse à Lima. ça me laisse une semaine où je dois bien attendu ne pas aller au Maccu piccu et je me demandais donc ou aller le temps qu'il arrive.
J'hésite à aller voir au nord les montagnes ou plutot Arequipa et les canon de colca. Selon vous, quel est le meilleur choix? (ou d'autres suggestions?)
Merci d'avance!
Eric
Air France: renouvellement des miles, quelle solution? English translation pending
Bonjour,
après des recherches approfondies, je n'ai pas trouvé la réponse que je souhaitais. Voila j'ai recu un petit mail d'airfrance en septembre me disant que fin aout mes miles "périmaient"
Je possède en effet 38 002 miles. N'ayant pas voler avec airfrance depuis 2 ans (merci easyjet) Je souhaitais faire un vol pour NY, profiter de mes miles mais il me faut 50 000 miles pour y prétendre. Personne autour de moi ne dipose de 25 000 miles pour que je puisse faire l'aller avec mes miles et le retour avec les siennes :/ Je ne me vois pas non plus acheter pour plus de 300euros de miles.
De plus je ne prevois aucun voyage mis à part celui à NY mais s'il se fait sans mes miles ce sera avec Jet Airways
Bref je cherche néanmoins un moyen de les renouveler. Si j'achète 2 000 miles cela va-t-il les renouveler ? Quel autre moyen de les renouveler ?
Je suis étudiante, j'ai déjà étudié la possibilité de la carte AMEX mais je n'ai pas des revenus/depenses de 20 000 euros par an :/
Merci c'est assez urgent. Je me suis déjà rendu dans une boutique Air France... mais je suis tombée sur un rigolo qui a essayé de me vendre un billet d'avion à 2 000 euros :S au lieu de repondre à mes questions
après des recherches approfondies, je n'ai pas trouvé la réponse que je souhaitais. Voila j'ai recu un petit mail d'airfrance en septembre me disant que fin aout mes miles "périmaient"
Je possède en effet 38 002 miles. N'ayant pas voler avec airfrance depuis 2 ans (merci easyjet) Je souhaitais faire un vol pour NY, profiter de mes miles mais il me faut 50 000 miles pour y prétendre. Personne autour de moi ne dipose de 25 000 miles pour que je puisse faire l'aller avec mes miles et le retour avec les siennes :/ Je ne me vois pas non plus acheter pour plus de 300euros de miles.
De plus je ne prevois aucun voyage mis à part celui à NY mais s'il se fait sans mes miles ce sera avec Jet Airways
Bref je cherche néanmoins un moyen de les renouveler. Si j'achète 2 000 miles cela va-t-il les renouveler ? Quel autre moyen de les renouveler ?
Je suis étudiante, j'ai déjà étudié la possibilité de la carte AMEX mais je n'ai pas des revenus/depenses de 20 000 euros par an :/
Merci c'est assez urgent. Je me suis déjà rendu dans une boutique Air France... mais je suis tombée sur un rigolo qui a essayé de me vendre un billet d'avion à 2 000 euros :S au lieu de repondre à mes questions
Auvergne: trajet de Vichy à Carcassonne à vélo? English translation pending
Bonjour,
Cet été je fais le trajet Paris - Carcassonne avec un ami en vélo (chargé avec pneus route). Pour descendre de Paris à Vichy, c'est facile nous suivons les canaux. Là où ça devient plus compliqué pour nous, c'est le trajet Vichy - Carcassonne. Actuellement nous avons prévu le parcours suivant (qui est en fichier attaché sous forme de carte) : Vichy - Clermont F - Ussel - Mauriac - Aurillac - Conques - Rodez - Albi - Castres - Caracassonne. Plusieurs questions : - Sachant que nous avons sept jours pour faire Vichy - Carcassonne, est-ce l'itinéraire le plus intéressant ? Nous serons chargés donc on peut faire 100 km sur plat mais dès que ça commence à grimper il faut plutot compter 65 - 70 km je penses. On aime les beaux paysages mais aussi les beaux ouvrages : ponts, barrages, ... - Est-ce que passer par le puy en velay, le parc des sévènes, puis longer la côte jusque Carcassonne est plus joli et faisable ? - Actuellement notre trajet emprunte des départementales, est-ce que ce sont les routes idéales ? Y a t'il beaucoup de trafic ? - Enfin si vous avez des traces GPS intéressantes d'une telle traversée, ça m'intéresse. Les miennes sont ici : http://www.bikemap.net/user/ArnoV/routes
Meric d'avance pour votre aide et bonne route,
Arno
Cet été je fais le trajet Paris - Carcassonne avec un ami en vélo (chargé avec pneus route). Pour descendre de Paris à Vichy, c'est facile nous suivons les canaux. Là où ça devient plus compliqué pour nous, c'est le trajet Vichy - Carcassonne. Actuellement nous avons prévu le parcours suivant (qui est en fichier attaché sous forme de carte) : Vichy - Clermont F - Ussel - Mauriac - Aurillac - Conques - Rodez - Albi - Castres - Caracassonne. Plusieurs questions : - Sachant que nous avons sept jours pour faire Vichy - Carcassonne, est-ce l'itinéraire le plus intéressant ? Nous serons chargés donc on peut faire 100 km sur plat mais dès que ça commence à grimper il faut plutot compter 65 - 70 km je penses. On aime les beaux paysages mais aussi les beaux ouvrages : ponts, barrages, ... - Est-ce que passer par le puy en velay, le parc des sévènes, puis longer la côte jusque Carcassonne est plus joli et faisable ? - Actuellement notre trajet emprunte des départementales, est-ce que ce sont les routes idéales ? Y a t'il beaucoup de trafic ? - Enfin si vous avez des traces GPS intéressantes d'une telle traversée, ça m'intéresse. Les miennes sont ici : http://www.bikemap.net/user/ArnoV/routes
Meric d'avance pour votre aide et bonne route,
Arno
Trajet à vélo Paris - Saint Izaire (Millau) English translation pending
Bonjour,
Cet été nous faisons le trajet Paris - Saint-Izaire (à côté de Millau), sur base de ce que j'ai pu lire dans le forum, le trajet jusqu'à Clermont ferrand serait le suivant : Paris - Fontainebleau - Moret-s-loing - Nemours - Briare - Nevers - Lapalisse - Clermond-ferrand :
http://maps.google.fr/maps?f=d&source=s_d&saddr=25+Rue+de+la+Vistule, +Paris&daddr=Place+Samois, +77250+Moret-sur-Loing+(Moret-sur-Loing)+to:Nemours+to:Rue+des+Bois+de+Vaux+to:Briare+to:Nevers+to:Lapalisse, +Allier, +Auvergne+to:Clermont-Ferrand&hl=fr&geocode=%3BFZ4f4gIdRvMqACER7pIsXXuoGQ%3BFS6A4AId3iApACnnfwwUa4nlRzG409OonfiOjw%3BFTz33QIdABcqAA%3BFf3n1gIdDMspACmDVHsvY_bvRzEA4zcF18gNBA%3BFar3zAIdAz4wAClhL0AgXk_wRzFIOICKhZSPBQ%3BFXe2wQIdUYY3AClBLnjvEknxRzEh4Sg708NB9A%3BFRCBugIdsggvACkHhS5_3Rv3RzEib6A4YDCUOQ&mra=ls&via=3&dirflg=w&sll=47.816843,4.295654&sspn=2.796076,8.453979&ie=UTF8&ll=46.107517,4.713135&spn=1.443406,4.22699&z=9
Que pensez-vous de cette première partie de trajet ?
Par contre pour le trajet Clermond-Ferrand - Saint-Izaire, que me conseillez vous comme itinéraire sachant qu'on aime les montées mais qu'on sera fortement chargé (matos camping) et donc difficile de gravir des cols... On envisage p-e la solution de partir sans matos camping mais il faut qu'on trouve des gites sur la route... si vous avez de bonnes adresses sur ce chemin. Il me semble qu'il existe aussi un site qui recense les personnes qui accueillent des cyclos chez eux pour une nuit !?
Merci pour votre aide,
Arno
Cet été nous faisons le trajet Paris - Saint-Izaire (à côté de Millau), sur base de ce que j'ai pu lire dans le forum, le trajet jusqu'à Clermont ferrand serait le suivant : Paris - Fontainebleau - Moret-s-loing - Nemours - Briare - Nevers - Lapalisse - Clermond-ferrand :
http://maps.google.fr/maps?f=d&source=s_d&saddr=25+Rue+de+la+Vistule, +Paris&daddr=Place+Samois, +77250+Moret-sur-Loing+(Moret-sur-Loing)+to:Nemours+to:Rue+des+Bois+de+Vaux+to:Briare+to:Nevers+to:Lapalisse, +Allier, +Auvergne+to:Clermont-Ferrand&hl=fr&geocode=%3BFZ4f4gIdRvMqACER7pIsXXuoGQ%3BFS6A4AId3iApACnnfwwUa4nlRzG409OonfiOjw%3BFTz33QIdABcqAA%3BFf3n1gIdDMspACmDVHsvY_bvRzEA4zcF18gNBA%3BFar3zAIdAz4wAClhL0AgXk_wRzFIOICKhZSPBQ%3BFXe2wQIdUYY3AClBLnjvEknxRzEh4Sg708NB9A%3BFRCBugIdsggvACkHhS5_3Rv3RzEib6A4YDCUOQ&mra=ls&via=3&dirflg=w&sll=47.816843,4.295654&sspn=2.796076,8.453979&ie=UTF8&ll=46.107517,4.713135&spn=1.443406,4.22699&z=9
Que pensez-vous de cette première partie de trajet ?
Par contre pour le trajet Clermond-Ferrand - Saint-Izaire, que me conseillez vous comme itinéraire sachant qu'on aime les montées mais qu'on sera fortement chargé (matos camping) et donc difficile de gravir des cols... On envisage p-e la solution de partir sans matos camping mais il faut qu'on trouve des gites sur la route... si vous avez de bonnes adresses sur ce chemin. Il me semble qu'il existe aussi un site qui recense les personnes qui accueillent des cyclos chez eux pour une nuit !?
Merci pour votre aide,
Arno
Idées de choses à voir en deux jours près de Las Vegas? English translation pending
Bonjour à tous,
Je serai le 16,17,18 septembre à LAS VEGAS, je compte passer une nuit au palais de caesar puis ensuite partir le vendredi 17 au matin et rentrer le 18 au soir, car je prends l'avion le 19 au matin,
j'imaginai louer une voiture le 16 au soir et la rendre le 18 au soir,
J'aurai aimé partir voir des sites à visiter dans les environs de Las Vegas, mais en 2 jrs complet, j'ai l'impression que ce sera complexe je crois que la site le plus près est death valley et je ne pourrais pas en faire d'autres.
Avez vous des idées d'itinéraires s'il vous plait pour ces 2 journées.
Merci
Je serai le 16,17,18 septembre à LAS VEGAS, je compte passer une nuit au palais de caesar puis ensuite partir le vendredi 17 au matin et rentrer le 18 au soir, car je prends l'avion le 19 au matin,
j'imaginai louer une voiture le 16 au soir et la rendre le 18 au soir,
J'aurai aimé partir voir des sites à visiter dans les environs de Las Vegas, mais en 2 jrs complet, j'ai l'impression que ce sera complexe je crois que la site le plus près est death valley et je ne pourrais pas en faire d'autres.
Avez vous des idées d'itinéraires s'il vous plait pour ces 2 journées.
Merci
Voyage en Europe: idées d'endroits à découvrir? English translation pending
Bonjour !
J'ai l'intention d'aller découvrir l'Europe dans quelques mois, mais je n'ai qu'une vague idée de ce que je veux faire. Il y a quelques pays que je me dois de visiter (Comme la France, la Belgique et l'Allemagne), mais je suis ouverte aux propositions, mais SURTOUT aux idées d'endroits à découvrir, peut-être un peu moins connus des touristes.
Par ailleurs, je voudrais faire du Couchsurfing durant mon séjour de l'autre côté de l'Atlantique. Est-ce que vous avez déjà essayer ? Si oui, comment avez-vous trouvé votre expérience ? Toujours dans l'hébergement, j'aimerais aussi avoir des commentaires sur les Auberges de Jeunesse.
Dans le fond, je veux simplement pleins d'informations :) Je veux être vraiment préparée quand je vais y aller. Merci d'avance pour votre aide.
Par ailleurs, je voudrais faire du Couchsurfing durant mon séjour de l'autre côté de l'Atlantique. Est-ce que vous avez déjà essayer ? Si oui, comment avez-vous trouvé votre expérience ? Toujours dans l'hébergement, j'aimerais aussi avoir des commentaires sur les Auberges de Jeunesse.
Dans le fond, je veux simplement pleins d'informations :) Je veux être vraiment préparée quand je vais y aller. Merci d'avance pour votre aide.