Results for "Roissy+ou+Gaulle+ou+CDG+|+127"
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Aller simple pour Dubaï: possible pour chercher du travail? English translation pending
Bonjour, je souhaite me rendre a dubai afin de chercher du travail directement sur place.
je suis aller chez air france cet apres midi, pour prospecter les prix. Surprise, la vendeuse m a dit ( je pense qu elle a voulu faire du zele mais ca m a quand même mis un doute) qu on ne pouvait pas se présenter là bas avec un aller simple vu que le visa touriste n est que pour trente jours.
cela m a étonné car 1 . même sur des vacances de 1 mois, on est libre de choisir la date exacte de son retour. 2 j y suis déjà allée en vacances et je ne me souviens pas qu a l arrivée on m'est questionnée à ce sujet. ou bien, à roissy, m a t on donné une carte d'embarquement car j avais ht un aller retour ?
si on ne se présente pas au retour , est on recherché ? lol
merci d avance si qqun peut m'aiguiller. cordialement
merci d avance si qqun peut m'aiguiller. cordialement
Que pensez-vous d'Air Austral pour Marseille-Réunion-Sydney-Nouméa? English translation pending
Bonjour,
J'ai réservé avec ma petite famille des billets d'avion avec Air Austral départ Marseille-Réunion-Sydney-Nouméa, j'aimerais, si vous êtes déjà passé par cette compagnie et fait se voyage, que vous me disiez ce que vous en avez pensé, longueur du trajet, place assise bien ou pas, repas, tous les services offerts par cette compagnie bref que vous me rassuriez sur ce trajet avec cette compagnie.
D'avance merci à toutes les personnes qui me répondront !!
Compte rendu des vols AF1980 et AF1981 Paris-Londres en A380-800 Air France, classe économique English translation pending
Bonjour, je vous propose aujourd’hui un petit compte rendu de mon aller retour Paris-Londres avec Air France, opéré en A380-800.
J’ai effectué l’aller le samedi 26 juin dernier, et le retour le dimanche 27 juin.
J’avais réservé ces billets le lendemain de l’apparition de l’offre A380 sur cette ligne sur le site Air France, pour 79.30 TTC l’aller retour.
J’ai donc décidé de me faire plaisir pendant 2 jours sur Paris en y montant un peu plus tôt dès le mercredi (pour ne pas faire paraître que c’est plutôt la SNCF que je craignais avec leur grève !! sinon je vais encore me faire taper…), bref 🙂. Avec un ami, une journée à Disney, une journée divisée entre le Musée du Bourget et spotting sur Roissy, et nous arrivons enfin au Jour-J !
- -> Pour éviter toutes remarques, je tiens à préciser que j'ai fait ce Trip Report plutôt pour le plaisir des yeux et pour partager la petite expérience que j'ai vécu, il est sûr que le peu de récit n'est pas bien pertinent, mais que dire d'un vol AF court courrier de 35 minutes ? Ceci explique le grand nombre de photos, j'espere qu'elles seront à la hauteur de l'appareil ! 🙂
Vol AF1980 Paris (CDG) – Londres (LHR), Airbus A380-800, samedi 26 juin, 10:05.

Nous arrivons à Roissy à 8h pétantes au terminal 2E , où nous enregistrons nos bagages. Après un petit déjeuner dans le terminal, nous nous présentons au contrôle de papiers, puis nous devons prendre le CDGval afin de parvenir à la salle d’embarquement dans le satellite S3 (il me semble). Dès que nous arrivons une imprenable vue sur le super-jumbo s’offre à nous !

C’est donc le F-HPJC qui effectuera la rotation ce samedi.

Le plus impressionnant pour moi aura été les ailes, elles sont très massive et laisse paraître une silhouette qui ressemble plus à un vrai « oiseau » par rapport aux autres avions.

A ce moment la, juste à sa gauche était parqué l’aîné de ses deux frères : F-HPJA, premier A380 livré en novembre 2009.

Nous passons enfin la porte d’embarquement, pressés de nous retrouver au pont supérieur de cet avion déjà mythique pour moi !

Dernière ligne droite… Trois passerelles pour un seul avion !

Nous traversons à bord la classe Affaires, qui ne change pas du tout des autres appareils long courriers d’Air France.

Nous prenons place à nos sièges 94K et 94L, et nous découvrons ce tout nouvel écran, très différent de ceux des 777-300 que j’ai l’habitude d’avoir. La télécommande, très sympathique, offre un verso avec un clavier pour pourvoir discuter avec les autres passagers sur le forum présent dans le programme de divertissement !



Après avoir bien discuté avec un super stewart, il a essayé de nous faire rentrer dans le cockpit, mais sans succès « grâce » au « merveilleux » chef de cabine qui « régnait » ce jour la 😛 Nous quittons par la suite le Terminal 2E avec déjà un peu de retard, pour se diriger sur la piste de décollage.


Après un long roulage, nous attendrons environ 30 minutes voire plus, au bord de la piste, dans un premier temps car nous n’avions pas l’autorisation de décollage, et ensuite à cause d’une « surchauffe de freins ».

A l’heure où nous devions atterrir à Londres, nous décollons enfin de Roissy (soit un retard de 1h15).


Superbe vue avec cette caméra j’ai bien aimé !
Pendant la courte partie du vol en croisière de 40 minutes à peine, nous visitons l’avion en descendant dans le « 777 » d’en bas pendant un moment…

Puis nous remontons dans le « 340 » d’en haut…

Cinq minutes plus tard, nous commençons déjà notre descente vers l’aéroport d’Heathrow.


En quelques minutes nous nous retrouvons déjà en final à Londres. Cette phase de vol fut mouvementé à case du vent qu’il y avait ce jour-là et nous atterrissons même à l’inverse du côté où nous attendaient les « spotters », photographes qui attendaient l’A380.


Et nous voila enfin en sol Anglois, « British Airways land » 😛

A peine nous quittons la piste, la diversité des avions et des compagnies présentes à Londres nous éclate à la figure ! Rien qu’un A380 de Qantas, un Boeing 747 de la même compagnie, un A380 de Singapore Airlines et un Boeing 747 de la Malaysia s’ouvrent à nos yeux en quelques secondes !




Et nous voila arrivé à Londres, accueillis par une charmante hotesse d'aéroport nous tendant un prospectus "spécialement" adressé pour nous, c'est à dire aux passagers de l'A380 d'Air France :

Vol AF1981 Londres (LHR) – Paris (CDG), Airbus A380-800, Dimanche 27 juin, 12:50.


Nous voici le dimanche 27, avec notre retour sur Paris CDG, toujours en A380.
Nous passons la sécurité et nous arrivons assez vite (par rapport à CDG) devant notre porte d’embarquement.
Une superbe vue s’offre encore à nous sur le 380 🙂 Aujourd’hui nous avons droit au F-HPJB, seul A380 d’Air france qui n’était pas présent la veille à Paris, ce qui fait que j’aurais vu les trois appareils de ce type détenus par la compagnie française.


Par la suite, nous nous sommes arrêtés dans la passerelle où nous avions une vue superbe sur le tarmac et d’autres terminaux.
Une chose superbe (pour moi) s’est produit : en moins de 10 minutes nous avons pu admirer quatre Airbus A380 de quatre des cinq compagnies exploitant cet appareil !
Bien évidemment celui d’Air France :
Un A380 de Qantas :

Un A380 de Emirates qui venait d’atterrir, au loin :

Un A380 de Singapore au décollage :

Nous avons pu remarquer que Heathrow était un vrai paradis pour les passionnés comme moi, voici, juste pour le plaisir des yeux :
Un boeing 737-300 d’Ethiopian Airlines, un Boeing 747-400 de Qantas, et un Boeing 747-400 de Virgin Atlantic :

Un Boeing 777-200 de British Airways :

Un Airbus A340-600 de Virgin Atlantic :

Un boeing 767 de Delta Air Lines :

Un Boeing 777-200 d’American Airlines :

Un Airbus A340-600 de Virgin Atlantic au décollage et un Boeing 747-400 de la même compagnie en attente :

Et un Airbus A340-600 de Etihad Airways :

Après ce petit moment de contemplation, voici le moment de monter à bord de l’avion afin de nous envoler pour Paris CDG.
Nous décollerons à l’heure et un petit encas nous a été servit, comme à l’aller, soit le choix entre sucré et salé et une petite boisson, rien de plus normal, comme sur tous les vols domestiques et européens court courrier à cette heure-là 😛

A peine le temps de manger que nous devons déjà descendre sur la région parisienne.

Et nous voila en final sur Roissy, sur la 09L.

Et nous voila déjà de retour sur CDG ! 🙁

Et hop une dernière photo de la classe éco :

Et une dernière de la classe Affaires :

Et une dernière de l’A380 :

Et voilà un week end chargé en aventure qui se termine !
En récompense, un "certificat de vol en A380 Air France" nous a été attribué :

Conclusion : L'A380 d'Air France se démarque pour moi par le grand effort porté au niveau du divertissement avec les nouveaux écrans par rapport aux autres avion long courriers d'Air France.
Ensuite, l'aménagement 2-4-2 du pont sup offre plus de légéreté par rapport au 3-4-3 du pont inférieur, comparable aux habituels 777 d'Air France. Des PNC étaient très sympas à l'aller, mais au retour très désagréables !
Comme quoi on ne peux pas tellement juger une compagnie sur les PNC, car d'un équipage à un autre, ca change énormément !
Merci à AF d'avoir mis cet appareil sur cette ligne temporairement, ce fut une belle occasion de l'emprunter, surtout avec ce tarif ! 🙂
C'est une belle initiative que Lufthansa devait faire sur des vols domestiques, mais on n'en a jamais eu de nouvelles finalement...
Et quelle aussi belle destination que Londres, vraiment super !
Mais il est vra que le vol est très très court, la preuve : je n'ai pu rien vous raconter de spécial de ce vol !
J'espere que ce TR vous a plu au niveau des photos, je ne suis pas un pro mais je suis content de ses souvenirs, et si vous avez des questions, n'hésitez pas.
Bonne soirée !
Damien.
J’ai effectué l’aller le samedi 26 juin dernier, et le retour le dimanche 27 juin.
J’avais réservé ces billets le lendemain de l’apparition de l’offre A380 sur cette ligne sur le site Air France, pour 79.30 TTC l’aller retour.
J’ai donc décidé de me faire plaisir pendant 2 jours sur Paris en y montant un peu plus tôt dès le mercredi (pour ne pas faire paraître que c’est plutôt la SNCF que je craignais avec leur grève !! sinon je vais encore me faire taper…), bref 🙂. Avec un ami, une journée à Disney, une journée divisée entre le Musée du Bourget et spotting sur Roissy, et nous arrivons enfin au Jour-J !
- -> Pour éviter toutes remarques, je tiens à préciser que j'ai fait ce Trip Report plutôt pour le plaisir des yeux et pour partager la petite expérience que j'ai vécu, il est sûr que le peu de récit n'est pas bien pertinent, mais que dire d'un vol AF court courrier de 35 minutes ? Ceci explique le grand nombre de photos, j'espere qu'elles seront à la hauteur de l'appareil ! 🙂
Vol AF1980 Paris (CDG) – Londres (LHR), Airbus A380-800, samedi 26 juin, 10:05.

Nous arrivons à Roissy à 8h pétantes au terminal 2E , où nous enregistrons nos bagages. Après un petit déjeuner dans le terminal, nous nous présentons au contrôle de papiers, puis nous devons prendre le CDGval afin de parvenir à la salle d’embarquement dans le satellite S3 (il me semble). Dès que nous arrivons une imprenable vue sur le super-jumbo s’offre à nous !

C’est donc le F-HPJC qui effectuera la rotation ce samedi.

Le plus impressionnant pour moi aura été les ailes, elles sont très massive et laisse paraître une silhouette qui ressemble plus à un vrai « oiseau » par rapport aux autres avions.

A ce moment la, juste à sa gauche était parqué l’aîné de ses deux frères : F-HPJA, premier A380 livré en novembre 2009.

Nous passons enfin la porte d’embarquement, pressés de nous retrouver au pont supérieur de cet avion déjà mythique pour moi !

Dernière ligne droite… Trois passerelles pour un seul avion !

Nous traversons à bord la classe Affaires, qui ne change pas du tout des autres appareils long courriers d’Air France.

Nous prenons place à nos sièges 94K et 94L, et nous découvrons ce tout nouvel écran, très différent de ceux des 777-300 que j’ai l’habitude d’avoir. La télécommande, très sympathique, offre un verso avec un clavier pour pourvoir discuter avec les autres passagers sur le forum présent dans le programme de divertissement !



Après avoir bien discuté avec un super stewart, il a essayé de nous faire rentrer dans le cockpit, mais sans succès « grâce » au « merveilleux » chef de cabine qui « régnait » ce jour la 😛 Nous quittons par la suite le Terminal 2E avec déjà un peu de retard, pour se diriger sur la piste de décollage.


Après un long roulage, nous attendrons environ 30 minutes voire plus, au bord de la piste, dans un premier temps car nous n’avions pas l’autorisation de décollage, et ensuite à cause d’une « surchauffe de freins ».

A l’heure où nous devions atterrir à Londres, nous décollons enfin de Roissy (soit un retard de 1h15).


Superbe vue avec cette caméra j’ai bien aimé !
Pendant la courte partie du vol en croisière de 40 minutes à peine, nous visitons l’avion en descendant dans le « 777 » d’en bas pendant un moment…

Puis nous remontons dans le « 340 » d’en haut…

Cinq minutes plus tard, nous commençons déjà notre descente vers l’aéroport d’Heathrow.


En quelques minutes nous nous retrouvons déjà en final à Londres. Cette phase de vol fut mouvementé à case du vent qu’il y avait ce jour-là et nous atterrissons même à l’inverse du côté où nous attendaient les « spotters », photographes qui attendaient l’A380.


Et nous voila enfin en sol Anglois, « British Airways land » 😛

A peine nous quittons la piste, la diversité des avions et des compagnies présentes à Londres nous éclate à la figure ! Rien qu’un A380 de Qantas, un Boeing 747 de la même compagnie, un A380 de Singapore Airlines et un Boeing 747 de la Malaysia s’ouvrent à nos yeux en quelques secondes !




Et nous voila arrivé à Londres, accueillis par une charmante hotesse d'aéroport nous tendant un prospectus "spécialement" adressé pour nous, c'est à dire aux passagers de l'A380 d'Air France :

Vol AF1981 Londres (LHR) – Paris (CDG), Airbus A380-800, Dimanche 27 juin, 12:50.


Nous voici le dimanche 27, avec notre retour sur Paris CDG, toujours en A380.
Nous passons la sécurité et nous arrivons assez vite (par rapport à CDG) devant notre porte d’embarquement.
Une superbe vue s’offre encore à nous sur le 380 🙂 Aujourd’hui nous avons droit au F-HPJB, seul A380 d’Air france qui n’était pas présent la veille à Paris, ce qui fait que j’aurais vu les trois appareils de ce type détenus par la compagnie française.


Par la suite, nous nous sommes arrêtés dans la passerelle où nous avions une vue superbe sur le tarmac et d’autres terminaux.
Une chose superbe (pour moi) s’est produit : en moins de 10 minutes nous avons pu admirer quatre Airbus A380 de quatre des cinq compagnies exploitant cet appareil !
Bien évidemment celui d’Air France :

Un A380 de Qantas :

Un A380 de Emirates qui venait d’atterrir, au loin :

Un A380 de Singapore au décollage :

Nous avons pu remarquer que Heathrow était un vrai paradis pour les passionnés comme moi, voici, juste pour le plaisir des yeux :
Un boeing 737-300 d’Ethiopian Airlines, un Boeing 747-400 de Qantas, et un Boeing 747-400 de Virgin Atlantic :

Un Boeing 777-200 de British Airways :

Un Airbus A340-600 de Virgin Atlantic :

Un boeing 767 de Delta Air Lines :

Un Boeing 777-200 d’American Airlines :

Un Airbus A340-600 de Virgin Atlantic au décollage et un Boeing 747-400 de la même compagnie en attente :

Et un Airbus A340-600 de Etihad Airways :

Après ce petit moment de contemplation, voici le moment de monter à bord de l’avion afin de nous envoler pour Paris CDG.
Nous décollerons à l’heure et un petit encas nous a été servit, comme à l’aller, soit le choix entre sucré et salé et une petite boisson, rien de plus normal, comme sur tous les vols domestiques et européens court courrier à cette heure-là 😛

A peine le temps de manger que nous devons déjà descendre sur la région parisienne.

Et nous voila en final sur Roissy, sur la 09L.

Et nous voila déjà de retour sur CDG ! 🙁

Et hop une dernière photo de la classe éco :

Et une dernière de la classe Affaires :

Et une dernière de l’A380 :

Et voilà un week end chargé en aventure qui se termine !
En récompense, un "certificat de vol en A380 Air France" nous a été attribué :

Conclusion : L'A380 d'Air France se démarque pour moi par le grand effort porté au niveau du divertissement avec les nouveaux écrans par rapport aux autres avion long courriers d'Air France.
Ensuite, l'aménagement 2-4-2 du pont sup offre plus de légéreté par rapport au 3-4-3 du pont inférieur, comparable aux habituels 777 d'Air France. Des PNC étaient très sympas à l'aller, mais au retour très désagréables !
Comme quoi on ne peux pas tellement juger une compagnie sur les PNC, car d'un équipage à un autre, ca change énormément !
Merci à AF d'avoir mis cet appareil sur cette ligne temporairement, ce fut une belle occasion de l'emprunter, surtout avec ce tarif ! 🙂
C'est une belle initiative que Lufthansa devait faire sur des vols domestiques, mais on n'en a jamais eu de nouvelles finalement...
Et quelle aussi belle destination que Londres, vraiment super !
Mais il est vra que le vol est très très court, la preuve : je n'ai pu rien vous raconter de spécial de ce vol !
J'espere que ce TR vous a plu au niveau des photos, je ne suis pas un pro mais je suis content de ses souvenirs, et si vous avez des questions, n'hésitez pas.
Bonne soirée !
Damien.
Vol Air France Lys-Munich du 9 juillet annulé English translation pending
Bonjour,
Je viens de recevoir ma carte d'embarquement ce matin pour le vol AF5838 du 09/07, soit demain depuis LYs vers Münich. Et 3 heures plus tard, je reçois un mail doublé d'un SMS me signifiant que le vol est annulé purement et simplement sans explication.
Je suis désemparée 🤪. Je pars, ou plutôt partai demain. Quel recours ai-je ?
Air France a t-il une obligation de me re-router ? Qui dois appeler ?
Bouhhh😛
Je viens de recevoir ma carte d'embarquement ce matin pour le vol AF5838 du 09/07, soit demain depuis LYs vers Münich. Et 3 heures plus tard, je reçois un mail doublé d'un SMS me signifiant que le vol est annulé purement et simplement sans explication.
Je suis désemparée 🤪. Je pars, ou plutôt partai demain. Quel recours ai-je ?
Air France a t-il une obligation de me re-router ? Qui dois appeler ?
Bouhhh😛
Changer ses euros en dongs (monnaie du Vietnam) dans une bijouterie? English translation pending
je viens de lire ds le forum qu'il était + interessant de changer ses euros en dongs ds une bijouterie.qu'en est-il du change dans l'aéroport?
Merci pr vos réponses.
Bagages à main et confirmation de vol sur Easyjet? English translation pending
Bonjour ,
Je pars avec easy jet dans une semaine pour Marrakech ( première fois avec cette compagnie ) et je commence à flipper , j'ai lu sur plusieurs forums qu'ils étaient intransigeant avec les bagages à main , je vous explique , déjà pour les mesures des bagages à main acceptés en cabine , celles de ma confirmation de vol sont différentes de celles de leur site internet !
Celle de ma confirmation de vol indique 56 x 45 x 25 cm , celle de leur site 55x40x20cm Mon bagage a main est plus petit dans le deux cas ;j'ai entendu dire qu'il le mettait dans une boite ( je pars de roissy) et qu'il arrivait que la boite soit plus petite ? Dans ce cas la combien dois je payé ? un excèdent kg + le prix d'un bagage en plus ( 22 euros) ? Devrais je me pointé à l'aéroport avec mon mètre et une copie de leur site internet ?
Aussi , avec easy jet je n'ai reçu aucun billet électronique , juste une confirmation de vol , j'ai cru comprendre que je devais me rendre au guichet easy jet ( terminal 2B ou 3 ??) pour obtenir mes billets , si quelqu'un pouvait m'éclairer ?
Mon frère qui à voyagé avec easy jet l'année dernière m'a expliqué que c'était une compagnie assez "chiante " sur les bagage a main . Il avait vu un monsieur payer pour 1 bagage en soute car quelques centimètres dépassaient de la boite. Mais il partait d'orly , qu'en ait il de Roissy ?
Mercii d'avance pour vos réponses
Je pars avec easy jet dans une semaine pour Marrakech ( première fois avec cette compagnie ) et je commence à flipper , j'ai lu sur plusieurs forums qu'ils étaient intransigeant avec les bagages à main , je vous explique , déjà pour les mesures des bagages à main acceptés en cabine , celles de ma confirmation de vol sont différentes de celles de leur site internet !
Celle de ma confirmation de vol indique 56 x 45 x 25 cm , celle de leur site 55x40x20cm Mon bagage a main est plus petit dans le deux cas ;j'ai entendu dire qu'il le mettait dans une boite ( je pars de roissy) et qu'il arrivait que la boite soit plus petite ? Dans ce cas la combien dois je payé ? un excèdent kg + le prix d'un bagage en plus ( 22 euros) ? Devrais je me pointé à l'aéroport avec mon mètre et une copie de leur site internet ?
Aussi , avec easy jet je n'ai reçu aucun billet électronique , juste une confirmation de vol , j'ai cru comprendre que je devais me rendre au guichet easy jet ( terminal 2B ou 3 ??) pour obtenir mes billets , si quelqu'un pouvait m'éclairer ?
Mon frère qui à voyagé avec easy jet l'année dernière m'a expliqué que c'était une compagnie assez "chiante " sur les bagage a main . Il avait vu un monsieur payer pour 1 bagage en soute car quelques centimètres dépassaient de la boite. Mais il partait d'orly , qu'en ait il de Roissy ?
Mercii d'avance pour vos réponses
Faut-il fermer les valises pour l'Afrique du Sud? English translation pending
bonjour à tous,
tout est dans le titre, je pars de lyon-londres pour cape town , je me demandais pour un premier séjour en afrique du sud, faut il fermer ses bagages avec un cadenas?
j ai souvent été aux etats unis et là bas il ne faut pas les fermer pour la douane c'est pourquoi ma question!!
sinon est il dangereux pour une femme seule de visiter le centre de cape town à pied , sachant qu en plus mon anglais is very mauvais!!
merci d avance
iggy
tout est dans le titre, je pars de lyon-londres pour cape town , je me demandais pour un premier séjour en afrique du sud, faut il fermer ses bagages avec un cadenas?
j ai souvent été aux etats unis et là bas il ne faut pas les fermer pour la douane c'est pourquoi ma question!!
sinon est il dangereux pour une femme seule de visiter le centre de cape town à pied , sachant qu en plus mon anglais is very mauvais!!
merci d avance
iggy
Excursion au Grand Canyon depuis Las Vegas en hélicoptère English translation pending
Bonjour à tous,
Je part à Las vegas pour 10 jours en Aout prochain, et j'aimerais faire une excursion au Grand canyon en Hélicoptère! Que me conseillez vous ?? Est ce mieux de reserver en France ou directement sur place ? J'ai entendu parler de l'agence papillon, est ce une bonne agence? les prestations sont elles bonnes ? si oui comment réserver ?
Merci pour vos réponses 🙂
pok70400
Je part à Las vegas pour 10 jours en Aout prochain, et j'aimerais faire une excursion au Grand canyon en Hélicoptère! Que me conseillez vous ?? Est ce mieux de reserver en France ou directement sur place ? J'ai entendu parler de l'agence papillon, est ce une bonne agence? les prestations sont elles bonnes ? si oui comment réserver ?
Merci pour vos réponses 🙂
pok70400
Peut-on acheter des dollars à l'aéroport de Punta Cana? English translation pending
Bonjour,
Nous partons dans 15 jours et il nous faudrait des dollars et à notre banque ils nous prennent une commission et à votre avis peut on acheter des dollars à l'aéroport à Punta Cana ?
Merci pour votre aide.
Cordialement.
Nous partons dans 15 jours et il nous faudrait des dollars et à notre banque ils nous prennent une commission et à votre avis peut on acheter des dollars à l'aéroport à Punta Cana ?
Merci pour votre aide.
Cordialement.
Choix de compagnies aériennes pour Malé (Maldives)? English translation pending
Que pensez vous du choix (en éco) entre Emirate (TLS-CDG-DXB-MLE) et BA (TLS -GATWICK-MLE) (Emirate est plus cher de 300 ou 400 euros).
BA propose une classe éco plus, impossible d'avoir l'info sur le site de l'inclinaison du siège ???
Il s'agit d'un vol de TLS pour novembre 2010.
Merci des tuyaux pour ceux qui ont déjà emprunté cette route😏
Formulaire ESTA pour un vol vers le Mexique ayant une escale à Philadelphie? English translation pending
bonsoir ! on doit acheter des vols barcelone-cancun . on devait partir avec iberia donc sans soucis et là les prix ont montés et on a des billets abordables avec USairways . mais il y a une escale a philadelphie. et donc il faut remplir ces formulaires esta. ma question : faut il imperativement remplir en 1er ces questionnaires avant d acheter les billets au cas ou ce serait refuser ? ensuite en clair risque t on d etre refoulé ? on est en attente d un changement d avion uniquement. on reste a peu pres 5h ds l aeroport. ensuite on passe 20 jours au mexique. qui peut m expliquer ce qu il faut faire avec ce formulaire et le temps de reponse et ce qu il faut savoir donc . merci . j ai lu les ancients posts et n'ai pas vu des reponses precises a mes questions. merci vraiment. amicalement. jocelyne
New York: trajet de l'aéroport JFK vers le terminus des bus Greyhound? English translation pending
Bonjour, j'ai une petite question à qui l'aurait déjà fait :
Je voudrais aller de l'aéroport JFK jusqu'à l'arrêt/départ des bus greyhoung vers Montreal. J'arrive à 22h00 à JFK et voudrais prendre mon bus à 00:01.
Est-ce que c'est faisable ou pas? Je n'ai absolument aucune idée du temps entre l'arrivée de l'avion et la sortie de l'aéroport, j'ai vu sur google maps que j'en avais pour 30min de trajet, mais je ne sais pas si la circulation est fluide ou pas.
Bref je m'en remets à vous, est-ce faisable ou devrais-je différer mon départ en bus ? (sachant que je veux perdre le moins de temps possible à New York et que le prochain départ est à 8h00 du matin !!) Que me conseillez-vous? Ca se tente ? Combien me coûterait 30min de taxi environ ?
Merci bien, je suis un peu paumé là... Bye.
EDIT: j'ai trouvé ça pour le trajet aéroport>arrêt de bus greyhound: http://www.jfk-airport.net/bus.html mais je ne pige rien, c'est 5$ mais combien de temps met-il ?
Je voudrais aller de l'aéroport JFK jusqu'à l'arrêt/départ des bus greyhoung vers Montreal. J'arrive à 22h00 à JFK et voudrais prendre mon bus à 00:01.
Est-ce que c'est faisable ou pas? Je n'ai absolument aucune idée du temps entre l'arrivée de l'avion et la sortie de l'aéroport, j'ai vu sur google maps que j'en avais pour 30min de trajet, mais je ne sais pas si la circulation est fluide ou pas.
Bref je m'en remets à vous, est-ce faisable ou devrais-je différer mon départ en bus ? (sachant que je veux perdre le moins de temps possible à New York et que le prochain départ est à 8h00 du matin !!) Que me conseillez-vous? Ca se tente ? Combien me coûterait 30min de taxi environ ?
Merci bien, je suis un peu paumé là... Bye.
EDIT: j'ai trouvé ça pour le trajet aéroport>arrêt de bus greyhound: http://www.jfk-airport.net/bus.html mais je ne pige rien, c'est 5$ mais combien de temps met-il ?
Remboursement d'un voyage à la carte aux États-Unis English translation pending
Bonjour,
J'avais réservé pour 4 personnes, un voyage à la carte pour les USA sur Expedia du 18 au 29 Avril 2010. Ce voyage comprenait: - un Aller Paris-NewYork le 18/04, un retour le 29/04 de San Francisco-Paris avec Continental Airlines, - des vols intèrieurs durant cette pèriode entre New-York, Los Angeles, Las Vegas et San Francisco avec United Airlines et US Airways, - les nuitées d'hôtels durant la pèriode, - 2 locations de voiture à Los Angeles et Las Vegas.
Suite à la fermeture prolongée de l'aéroport de Roissy en raison de la présence du nuage de cendres, j'ai été contraint de tout annuler. J'aurais souhaité savoir si le fait que ce ne soit pas un voyage "fofait", il est quand même possible de demander le remboursement, auprès d'Expedia, de la totalité des prestations qui sélève à environ 4000 euros.
Merci d'avance.
J'avais réservé pour 4 personnes, un voyage à la carte pour les USA sur Expedia du 18 au 29 Avril 2010. Ce voyage comprenait: - un Aller Paris-NewYork le 18/04, un retour le 29/04 de San Francisco-Paris avec Continental Airlines, - des vols intèrieurs durant cette pèriode entre New-York, Los Angeles, Las Vegas et San Francisco avec United Airlines et US Airways, - les nuitées d'hôtels durant la pèriode, - 2 locations de voiture à Los Angeles et Las Vegas.
Suite à la fermeture prolongée de l'aéroport de Roissy en raison de la présence du nuage de cendres, j'ai été contraint de tout annuler. J'aurais souhaité savoir si le fait que ce ne soit pas un voyage "fofait", il est quand même possible de demander le remboursement, auprès d'Expedia, de la totalité des prestations qui sélève à environ 4000 euros.
Merci d'avance.
Egypte, du désert aux berges du Nil English translation pending
15 jours en février 2010, hors des sentiers battus en Egypte
La version complète avec toutes les photos se trouve ici: http://sites.google.com/...tauxbergesdunil/home
Préparation du voyage :
Pas toujours facile, parfois décourageant par le manque de réponses ou les difficultés à réserver sans passer par une agence, mais au final, tout s’est déroulé comme sur des roulettes ! (j’ai appris à mon détriment que les prix changent vite, et donc j’ai décidé cette fois-ci de ne pas les indiquer, sauf quelques-uns pour donner un ordre d’idées!)
- Choix de la période février. Les avantages : journées moins chaudes (surtout pour le désert) et prix moins élevé du billet d’avion ! - Les inconvénients : les journées sont plus courtes et les sites ferment plus tôt - Billet d’avion Lyon – Le Caire , prix très intéressants avec Swiss Airlines, le top du top ! (nous avons même pu voir nos différents décollages et atterrissages en direct par l’intermédiaire d’une caméra !) - Vols intérieurs en Egypte : billets réservés par internet sur le site d’Egyptair (il faut indiquer Egypte comme pays d’origine, beaucoup moins cher). Attention, la carte bleue ne doit pas expirer avant le voyage prévu pour pouvoir réserver ! (c’est du vécu….) - Nous avions prévu un voyage en train de nuit « Le Caire-Assouan ». Malgré un site très bien construit, « ABELA » qui s’occupe de gérer les trains ne répond ni aux mails, ni aux fax. C’est à notre hôtel du Caire que j’ai demandé de s’occuper de la réservation, mais cela ne leur est autorisé que 14 jours à l’avance. Ce qui devait arriver, arriva, le train était complet ! Nous avons donc dû nous rabattre sur l’avion à la dernière minute, ce qui implique, un changement dans ce qui était prévu pour le désert (cela n’a posé aucun problèmes, ils se sont adaptés pour nous arranger au maximum), et un voyage en avion beaucoup plus cher que si nous l’avions réservé six mois auparavant, avec des horaires moins faciles ! - Nous avions réservé à l’avance tous les transferts avion – aéroport par l’intermédiaire des hotels. - (Assouan 100 LEG avec Sara Hotel en grand taxi. Le Caire 180LEG en minivan car nous sommes 5, c’est cher, on peut certainement trouver mieux !) - Felouques : les « gréements du Nil ». Il y a peut-être moins cher, mais cette organisation avait été testée et approuvée par de nombreux autres, gage de qualité, ce fut donc notre choix. De plus, c’est géré par une française, Sara, communication facile et très disponible. - Désert : Helal Travel. Nathalie, française, travaille avec lui, toujours disponible pour répondre à toutes sortes de questions. - Des guides trouvés dans des carnets de voyage ou sur des sites (tous francophones) et avec qui on communique par internet. (nous en avons testé finalement un, coordonnées à la fin, et un autre qui appartient à l’équipe de Sara des felouques)
Texte et photos : Gilles et Sylvie
1er jour
Il neige sur Saint Exupéry lorsque nous arrivons à l’aéroport. Nous avons réussi à passer la première épreuve du voyage : traverser sans encombre les différentes grippes et gastros qui nous ont sournoisement cotoyé. La deuxième épreuve se pointe à son tour : allons-nous décoller en pleine tempête de neige, alors que les avions sont bloqués sur Roissy ?! Après un lever à 3h30 par 6°C en-dessous de zéro, nous embarquons dans un avion glacial, pas encore chauffé et nous nous envolons vers Zurich, première étape du trajet. La météo est formelle : nous n’aurons pas de problèmes de neige à Zurich ! En pratique, comme d’habitude, la situation est toute autre. Si l’atterrissage fut une formalité, en revanche le décollage pour le Caire dû attendre le dégivrage de l’aile avec une sorte de karcher géant tant la neige tombait drue. Nous n’avons obtenu aucune place près d’un hublot, c’est donc captivés par nos écrans vidéos individuels que nous atteignons Le Caire. Il y est annoncé +30°C !!! En quatre heures nous sommes passés de l’hiver à l’été. Magique non ? Adieu bonnets, gants et anoraks. Bienvenue aux sandales et à la crème solaire !
L’arrivée sur Le Caire contraste immédiatement avec nos paysages européens : dudésert que du désert et encore le désert. L’organisation est impeccable à l’aéroport pour récupérer nos bagages, acheter nos visas (un peu moins de 15€ par personne), passer la douane et retrouver la personne dépêchée par l’hôtel avec un panneau à notre nom.
Le chauffeur de taxi embarque tous nos bagages sur le passage piéton et…. se prend une amende ! La mine déconfite, il nous rejoint mais ne parvient pas à faire redémarrer son moteur! Nous devons changer de taxi et abandonner notre chauffeur à sa dure situation.
Go to l’hôtel Longchamps à Zamalek, quartier chic du Caire. La traversée de la ville nous laisse une drôle d’impression. Quelques beaux ouvrages, mais surtout des constructions non terminées au milieu de gravats, détritus, tas de terre, ferraille, planches, et tout cela pêle-mêle. Impression d’un grand chantier désordonné. Des magasins de luxe côtoient des petits magasins de fruits vétustes. Au milieu de tout cela, déambulent des femmes voilées, qui parfois ne laissent apparaître que leurs yeux. Pas de doute, autre monde, autre culture ! Il y a vingt ans, lors de notre premier voyage, il y avait peu de femmes voilées. Les temps ont bien changé.
L’hôtel Longchamps où nous arrivons est très agréable, très coquet, avec de belles chambres toutes de charme vêtues. (www.hotellongchamps.com/) Le soir, nous décidons d’aller dîner à deux pas de l’hôtel, aux five bells. Les plats y sont bons, mais pas très copieux et le service, très, mais alors, très long…. Au lit tout le monde, demain nous avons rendez-vous avec Helal qui doit nous mettre sur la route du désert. (Agence pour le désert :Helal Travel, le jardin sous la lune www.helaltravel.com)
2ème jour : « Vous ne me connaissez pas mais moi je vous connais ». Ainsi s’est présenté Helal à l’hôtel , après que nous ayons pris un petit déjeuner copieux dans la superbe salle à manger rouge et jaune. Décidément à chaque rendez-vous nous nous sommes fait surprendre par les égyptiens, toujours en avance sur l’horaire prévu. Nous chargeons les bagages dans le taxi qui va nous emmener rejoindre notre 4X4 à la sortie de la ville. Notre chauffeur invente, mais il n’est pas le seul, la troisième voie lorsqu’il n’en existe que deux. Un grand n’importe quoi qui consiste à avancer le plus vite possible par tous les moyens. Ceci dit, à leur décharge, il semble qu’il n’y ait pas beaucoup d’accrochages et que ceci contribue à rentre le trafic plus fluide … La traversée du Caire laisse une impression très mitigée. Ce n’est pas précisément un champ de ruines, mais un grand chantier sale, débordant de vie, où s’entasse tout ce qui n’est pas fini et tout ce qui n’est pas encore commencé, c'est-à-dire, presque tout ! Des militaires sont partout, à tous les carrefours et le long des rues. Nous apercevons les pyramides dans la brume de la pollution, ce sera pour plus tard !
A la sortie de la ville, nous quittons le volubile Helal et rencontrons notre chauffeur/guide/cuisinier et pour finir bédouin Nashat avec le 4X4 qui nous transportera dans notre périple.
Sur la route, nous passons de multiples sas de contrôle avec des militaires. Il est précieux le désert ? Pour qu’il y ait autant de contrôle, il ne doit pas être si désert que cela …

Nous arrivons dans l’oasis du Fayoum, région très fertile non par son lac salé qui borde ses rives , mais par les boues en provenance du Nil. Nashat nous emmène dans un dédale de ruelles, longeant des maisons de briques blanches plus ou moins en construction, des caniveaux d’eau croupie remplis de bouteilles vides et d’immondices pour débusquer des fruits et légumes à sa convenance : un étal directement dans la rue sur une couverture à même le sol, tenu par une femme (une des rares non voilée), eut sa préférence. Des enfants d’apparence plutôt pauvre en profiteront d’abord timidement puis plus gaillardement pour nous approcher et finalement nous demander de l’argent. Ce seront les seuls au cours de notre voyage . Dans l’oasis, nous croiserons beaucoup de femmes voilées intégralement, de noir vêtues, telles des fantômes. Nous longeons le lac Qarum dont la surface lisse se confond exactement avec la couleur du ciel, effaçant ainsi toute trace de la ligne d’horizon. Nous admirons quelques belles images de bateaux et de pêcheurs qui rangent leurs filets, puis les cultures de fleurs et de jasmin. A la sortie de l’oasis, nous quittons la route goudronnée pour avoir une vue d’ensemble du haut d’un promontoire rocheux puis à nouveau le goudron nous mène, en plein désert, jusqu’au Wadi-El-Hitan, le désert des baleines, site classé au patrimoine mondial de l’UNESCO.

Il regroupe la plus grande concentration au monde de squelettes de baleines qui appartiennent à l’ordre le plus ancien de ces dernières, ordre désormais éteint. Certains pourraient s’étonner de trouver des mammifères marins à cet endroit. Pourtant rien de plus normal si l’on en croit les géologues puisque ces terres étaient immergées lors de la Pangée (période pendant laquelle il n’y avait qu’un unique continent). Les restes de ces mammifères, s’ils ne sont pas extrêmement impressionnants, sont fort bien mis en valeur et le chemin explicatif plutôt bien fait dans un écrin minéral de toute beauté. Le rocher de grès est ici élégamment dentelé par le vent. Nous attaquons ce sentier sous un soleil de plomb, après un repas préparé par Nashat et l’homme qui tient l’unique auberge du coin. Côté repas, les plats contiennent beaucoup de crudités, ce qui nous pose un problème, nos estomacs occidentaux n’y sont pas préparés. Comme nous ne pouvons pas faire l’affront de tout laisser, nous y allons du bout des lèvres mais nous le faisons, et chaque jour par la suite un peu plus (ceci dit, certains vont quand même en subir les conséquences un peu plus tard ). Au menu du jour : crudités donc, haricots et oignons écrasés, salade de tomate au fromage blanc (vita de tomato), fromage de chèvre ou brebis , chips et fruits.
Après la balade, nous reprenons la route que nous quittons après quatre ou cinq kilomètres pour un hors piste dans les dunes à la « Paris-Dakar », du moins tel que nous pouvons l’imaginer. Les paysages sont sauvages et à couper le souffle entre roches et dunes. Nous arrivons au pied d’un monolithe de grès qui constituera notre campement. Nashat nous laisse « quartier libre » pendant qu’il installe le camp. Nous ne nous faisons pas prier et nous dirigeons vers un cordon de dunes près de falaises. Ce furent des instants magiques sous la lumière chaude et rasante du soleil couchant. Sur 360 ° tout est agréable à l’œil. Photos, sauts de dunes, recherche du caillou magique… De retour au camp à la nuit tombante, le camp est prêt: un feu allumé, un petit coin de paradis bédouin constitué d’un immense pare-vent adossé à la voiture, des couvertures, des coussins autour d’une table basse de trente centimètres de haut. Au menu: riz et poulet en papillotes, crudités. Et nous buvons notre premier thé bédouin à la menthe, un vrai de vrai préparé par Nashat et que nous attendrons avec plaisir chaque soir ensuite. Nous apprenons quelques jeux de carte à Nashat puis l’espace repas est transformé en quelques minutes en chambre à coucher sous la voute céleste sans lune. Dans des duvets recouverts de couvertures en poils de chameaux, il n’y a aucun risque d’avoir froid, d’autant que les nuits ne furent jamais froides.
3ème jour : Les premières lueurs du jour nous réveillent. . Le spectacle est saisissant de beauté avec une lumière douce qui redonne vie aux reliefs. Robin est debout illico presto pour profiter du « bac à sable ». L’appel du désert est le plus fort et nous partons en exploration, l’appareil photo à la main, pour saisir la beauté de l’instant. Après le petit déjeuner, nous reprenons la piste puis la route interminable vers l’oasis de Bahariya, le tout sur un fond musical local appuyé, un poil lancinant pour nos oreilles peu habituées aux rythmes et aux intonations égyptiennes. Il nous faudra quelques jours pour arriver à distinguer la musique bédouine locale (que nous avons préférée) de celle de la radio.

L’arrivée à Bahariya, au milieu du désert, casse complètement le mythe « tintinesque » de l’oasis. Bawiti en est la ville principale : maisons en construction ou pas finies, détritus partout dans la ville, terrains vagues où s’entassent de la ferraille, des tas de terre ou de cailloux et des immondices. Ici, pour ainsi dire, toutes les femmes portent le voile intégral. Rien de franchement réjouissant, en tout cas vue de notre fenêtre. Nashat quitte la partie habitée et nous amène pique-niquer dans la partie végétale de l’oasis, sous les dattiers, en compagnie des moustiques qui semblent visiblement préférer le casse-croûte français au casse-croûte égyptien (car Nashat n’est pas du tout sollicité par ces dames moustiques !). Quelle luxuriance. Toute cette végétation est rendue possible par des canaux d’irrigation qui sillonnent la palmeraie et qui permettent d’inonder les parcelles. Aux pieds des palmiers qui entretiennent de l’ombre, les égyptiens font pousser toute sorte de cultures. Ces canaux nécessitent un entretien permanent et donc une main d’œuvre assez abondante. Nous finissons notre route après un ravitaillement en essence, vers le désert noir au cœur duquel se situe le campement d’Helal, « le jardin sous la lune ». C’est mignon comme tout avec ses jardins durement gagnés sur le désert, son expo de pierres de ce même désert et ses petites maisons en terre. Nous emménageons dans nos trois chambres coquettes (nous sommes les seuls dans le campement) puis nous filons dans le désert près du camp, pour assister au coucher du dieu Rê. Comble du luxe, ici nous pouvons nous doucher (froide le soir et chaude le matin). Certains ont partagé ce moment avec une araignée gigantesque qui bien qu’ayant la bougeotte, était prête à la cohabitation sereine. Nous enchaînons avec le dîner dans une vaste pièce très accueillante au sol tapissé de couvertures et équipée de coussins et tables basses (30 à 40 cm du sol). Toute l’équipe de bédouins (masculine car nous n’avons qu’entraperçu les femmes) s’est ensuite réunie pour un intermède musical plutôt simple et chaleureux avec trois djembés, une flûte (poussive car elle se bouchait tout le temps), un tambourin et surtout des chants. Certains d’entre eux ont entamé des danses bédouines. Ça ne vaut pas une danse du ventre ont pensé certains mais ce n’est pas du tout le style local … Le moment fut agréable. De retour à nos chambres, Thibaud retrouve une copine de l’araignée à sa porte. Celle- ci aura moins de chance que celle de la douche. Du coup, nous vérifions les coins et recoins de notre propre chambre. En tout cas, tout cela ne nous a pas empêché de passer une douce nuit dans un calme serein.
4ème jour

Lever vers 7h30 suivi d’un petit déjeuner copieux sous une tonnelle. Au programme du jour, le désert noir, ainsi nommé à cause des pierres noires d’origine volcanique qui reposent sur un beau sable jaune. Lorsque l’on marche dessus, le son en est presque cristallin. Qui dit volcan dit cônes. Nous partons en 4 X 4 explorer l’un des cônes, entre groupes rocheux sombres et larges plages de sable. Nashat nous dépose pas trop loin du sommet, au milieu d’une belle langue de sable que nous gravissons pour admirer l’ensemble du paysage. Toutes les pointes placides noires sont autant de volcans qui firent l’animation du secteur. C’est beau, simple et lunaire.

De retour vers l’oasis, nous passons voir la source « magique », une pompe qui puise de l’eau parfaitement limpide et tiède mais un peu sulfureuse à deux cents mètres de profondeur et qui est à l’origine de toute la verdure de cette partie de l’oasis. Autant dire que l’endroit est peut être magique mais en tout cas stratégique ! Après cette douce halte civilisée au « jardin sous la lune », nous reprenons la piste en début d’après midi, sous un soleil de plomb, pour le désert blanc tant attendu. La vallée où nous étions étant bordée d’une falaise qui nous barre la route, il faut faire un certain nombre de kilomètres dans du sable assez mou, en la longeant, avant d’atteindre une sorte de « passe » pour accéder à un plateau. Disons que la « passe » en question n’est non seulement pas indiquée, mais en plus c’est juste une partie de la falaise un peu moins raide et moins haute que le reste, précédée d’une rampe d’accélération. La surprise est totale lorsque Nahat s’est mis à foncer droit vers le mur. D’un coup, le 4x4 est projeté au sommet. Je ne pensais pas qu’une telle montée fut possible avec un véhicule ! La piste qui suit est très changeante. Nashat est un pilote chevronné et semble connaître le désert comme sa poche. Nous naviguons à vue au milieu du sable profond et des monticules.

Nous arrivons à Aqabat, sorte de « monument valley » égyptien, fait d’un sol plat sur lequel sont disposés de gros blocs blancs gigantesques et de dunes rosées magnifiquement sculptées. Un spectacle sublime qui en impose. C’est là que nous installons le campement du soir, au pied d’un bloc rocheux monumental. Comme d’habitude, nous vaquons à nos occupations photographistiques , méditatives ou plus physiques avec les descentes de dunes, pendant que Nashat prépare le camp et le dîner (c’est le seul moment où nous profitons allègrement d’être dorlotés, sinon nous avons décidé de partager la vaisselle et le rangement du camp !) Après dîner et notre thé, nous entamons nos parties de cartes devenues rituelles. Mais ce soir là, un invité non prévu mettra fin inopinément à notre partie : un fennec (ou une fennec ???). Ce petit coquin (nous supposerons donc que c’est un garçon et nous l’appellerons Houcine, c’est le nom bédouin pour fennec) a senti l’odeur du poulet grillé. Court sur pattes, qu’il compense par la taille des oreilles. Il est à la fois farouche et téméraire et vient prendre un bout de poulet entre les doigts de Robin puis file au triple galop pour se cacher ensuite. Nous nous endormons de nouveau sous les étoiles avec du fennec plein les yeux.
5ème jour

Le camp plié, nous faisons route vers le désert blanc. Petit arrêt ludique dans les dunes pour un grand concours de saut avant un passage à la « magic spring » : juste quelques palmiers au milieu du désert, comme dans tintin au pays de l’or noir. Nous profitons de l’eau qui coule naturellement pour remplir les jerricans, faire un petit brin de toilette. La paysage est tantôt totalement plat comme le fond d’un lac séché, tantôt il fait apparaître des monticules blancs, comme sculptés par le vent, lorsque la surface plate est « entamée par l’érosion». Ces structures de calcaire petites au début finissent par prendre des formes fabuleuses. Nous nous arrêtons pour les admirer et sur le sol, l’endroit est rempli de petites pierres noires qui semble être de la pyrite et qui proviennent des failles à l’intérieur de la craie qui caractérise le désert blanc. Certaines cristallisent sous forme d’étoiles, d’autres de tubes, de cônes … Nous en collecterons quelques unes qui intrigueront à chaque fois les douaniers à l’aéroport de part leur structure métallique (on nous a demandé de les mettre en soute pour ne pas prendre de risque).
Nous avons décidé de faire confiance à Nathalie qui travaille pour Helal et de suivre l’itinéraire proposé. Nous n’avons donc pas dormi dans le désert blanc qui pour elle est tellement prisé qu’on est les uns sur les autres. C’est vrai que nous n’avons jamais vu personne dans nos bivouacs et que nous avons dormi dans des endroits toujours superbes. Cela-dit, nous sommes passés dans le désert blanc au zénith (du coup on l’avait pour nous tout seuls vue la chaleur accablante) et nous n’avons pas pu profiter de la douceur de la lumière du soleil couchant ou du levant et pour nous la lumière était très crue. Bon, ce fut fantastique quand même et on a vu que des endroits extras dans le Western désert ce soir là, mais il reste une petite frustration sous forme de dilemme : éviter la « foule » et rater les belles lumières ou l’inverse ??? En tout cas, pour nous le désert est resté … désert !

Nous repartons donc après avoir vu la poule et le chameau (deux structures imposantes et remarquables parmi les monolithes. Nouvel arrêt à une magic spring bondée à la périphérie du désert blanc. Sous les palmiers, il y avait tellement de monde que nous n’avons pas pu y pénétrer (ce qui donne des éléments de réponse à notre dilemme précédent). Les caravanes de chameaux s’y arrêtent toutes pour pique-niquer. Thibaud se met à saigner abondamment du nez à cause de la chaleur.

Nashat nous emmène manger beaucoup plus loin dans le western désert, malgré l’heure tardive. Ouf ! Il y a vraiment trop de monde ici, on n’était pas à l’aise. Nous nous installons pour le pique-nique à l’ombre d’un monument minéral. Assoiffée de désert et de photos, Sylvie repart sous un soleil de plomb pendant que tous les autres restent à l’ombre tant il fait chaud. Grand bien leur en fasse, elle n’était pas tout fraîche au retour ! Nous déjeunons dans la chaleur étouffante et repartons lorsque le soleil est un peu plus bas. Le Western désert est également très attachant (le plus beau diront certains !). On y trouve de grosses structures rocheuses, des bancs de sable et des répliques des blocs blancs comme dans le désert blanc mais en plus arrondis. Ils ressemblent de loin à des petits villages de huttes blanches. Sur la route nous nous arrêtons à un endroit particulièrement fossilifère. Sur le sable ocre sont posés des cailloux noirs « métalliques ». A bien y regarder, la plupart d’entre eux sont des fossiles de coquillages, coraux ( ?), … Dans ce paysage enchanteur, Nashat grimpe une dune au pied d’un bloc énorme qui domine le western désert et arrête son moteur. Notre nouveau camp de nuit est encore judicieusement choisi. La vue est superbe. Il règne une drôle d’ambiance : une brume englobe tout et nous voilera aussi le coucher de soleil. C’est un peu irréel. Nous partons de nouveau en vadrouille au milieu de toutes ces structures qui rappellent des huttes en terre pour certains et des espèces de gros tas de fiente de dinosaure tels que l’on peut les voir dans « Jurassic Park » pour une autre, d’autant que c’est parfois tellement mou que l’on s’y enfonce. Jusqu’où va l’imagination … C’est notre dernier soir et il faut en profiter au maximum. Nous espérons voir de nouveau un « houcine » (tel que nous l’avons surnommé), mais Nashat nous dit qu’il n’y a pas de poulet et que nos chances sont maigres ! Comme d’habitude, nous jouons aux cartes sous les étoiles et la lune. Une truffe courte sur pattes avec deux grandes oreilles s’invite au moment de manger. Celui-ci est encore plus coquin et aventurier que le précédent. A défaut de poulet, nous lui offrons un peu d’eau. Il restera de longues minutes avec nous à aller et venir puis disparaitra dans la nuit sous la lumière des flashs. Cette nuit là fut encore plus chaude que les précédentes. Quel plaisir que de goûter le grand air, d’entendre et de sentir un léger vent nous caresser le visage. Un parfum de liberté et de sérénité…
6ème jour Gilles se lève en premier au lever du soleil pour goûter à la belle lumière toujours tamisée par l’air légèrement brumeux (de poussière et non d’eau !), l’appareil photo à la main. Il tombe nez à truffe avec notre fennec. Celui-ci s’approche, se laisse photographier et prendre des poses diverses certainement pour gagner sa pitance (rusé petit renard). Malgré l’exclusivité du fennec sous la lumière du jour qui aurait pu le rendre célèbre, Gilles réveille le reste de la troupe ébouriffée et turbulente. Pas farouche quand même. Il doit être affamé et recherche un petit quelque chose, mais après divers essais (pain, vache qui rit, confiture), il ne daignera rien accepter hormis un peu d’eau. Nous passerons un bon moment en sa compagnie avant de le voir s’éloigner sur fond de désert ! Merci et longue vie, petit Houcine. La matinée est consacrée à la visite du western désert très attachant avec ses champs de gros champignons blancs disposés harmonieusement. De près, les champignons sont construits d’un bloc blanc habillé de dentelle de roches sculptées. A voir ! Cela devait arriver, nous regagnons le bitume qui nous conduit vers « le jardin sous la lune ». Nous nous arrêtons au passage à la montagne de cristal, sorte de veines, voire grandes fissures remplies de cristaux de quartz.

A notre arrivée au camp, tous les bédouins nous laissent « garder » le campement car c’est jour de prière ! Belle confiance. Après le déjeuner nous partons rejoindre Helal et un taxi pour le Caire à Bawiti. Nous faisons nos adieux chaleureux à Nashat, notre guide, cuisinier et pilote qui a rendu cette aventure passionnante. La route goudronnée et ennuyeuse pour le Caire durera cinq heures. Un tout autre périple nous attend pour la suite du voyage aux antipodes du précédent : de l’eau, de la végétation, du monde. A l’aéroport, un douanier s’émeut de tous nos cailloux métalliques collectés dans le désert, même après lui avoir montré le contenu du sac qui les détenait (rien d’illégal d’ailleurs). Pour un peu nous passerions pour d’odieux trafiquants de pierres précieuses. Au final cela se soldera par un petit billet discrètement remis à sa demande. C’est une autre culture … Notre avion part avec une demie heure de retard, mais le taxi réservé par l’intermédiaire du Sara hotel à Assouan sera bien au rendez-vous. C’est à deux heures du matin que nous nous couchons, enfin ! Demain nous embarquons directement sur la felouque sans avoir le temps de voir ni Assouan, ni le temple de Philae, ni Abu Simbel. Il faut bien faire des choix. Une prochaine fois peut-être….
7ème jour
Pour la felouque, nous nous sommes adressés aux « gréements du Nil », gérés par Sara, une française qui vit désormais en Égypte depuis de longues années. Les gréements du Nil : www.felouques-nil.com
Nous avons rendez-vous avec Karim, notre accompagnateur, à dix heures. Bien entendu, comme les autres, il est en avance. Il nous emmène rejoindre les deux bateaux et toute l’équipe (cinq personnes quand même) qui partagera nos journées durant toute la durée de l’expédition : - Ashur, sera notre cuisinier (grand chef et propriétaire de la felouque), - Ahmada pilotera le bateau à moteur « bateau resto » , ( mais il est en fait juste venu pour voir si tout allait bien et nous a quitté ensuite) - Ahmed, capitaine de la felouque et son mousse Kaled qui feront vraiment partie de notre vie quotidienne, tellement souriants, attachants et avec qui nous serons la totalité du temps sur la felouque - Karim, notre accompagnateur qui nous emmènera dans la plupart des visites. Ils sont en grande majorité nubiens. Beaucoup de monde pour nous tous seuls, mais nous les avons tous aimés et avons beaucoup apprécié de partager quelques moments avec eux, tout comme avec Nashat le bédouin du désert ! Pourquoi deux bateaux me direz-vous ? Il y a en fait une felouque (la nôtre est aux couleurs de Bob Marley), qui se meut par la force d’Eole (ça marche aussi, même si ce n’est pas le bon Dieu) et un bateau à moteur comme lieu de repas et qui transporte tout le nécessaire. En tout cas, la felouque est immédiatement très accueillante avec son grand « tatamis » sur le pont (qui sert aussi de matelas de couchage) et l’espace utilisable important qui fait que l’on a de la place pour vivre et se déplacer. Pour les plus turbulents le footing reste quand même périlleux.
Nous voilà partis pour une longue journée de navigation, par bon vent. La felouque est recouverte de couvertures et de coussins et l’on pouvait se prendre un peu pour Hatchepsout voguant au fil du Nil. Comme nous remontons le vent, qui vient du nord, nous faisons beaucoup de bords et donc les kilomètres se gagnent difficilement. C’est là que Thibaud a décidé de payer son tribu pour la nourriture pas très bien acceptée par son organisme. Il donne à manger aux poissons régulièrement, nourriture à base de karkadet (boisson à base de fleur d’ibiscus) qu’il a gloutonnement avalé sans modération au petit déjeuner. Au moins cela fait des heureux dans la rivière. Comme si cela n’était pas suffisant, Robin de son côté a misé sur des problèmes intestinaux prononcés. Comme il n’y a pas de toilettes à bord, il faut s’arrêter le long des berges. Ce n’est pas trop compliqué comme manœuvre mais c’est juste une question de temps que l’opération prend. Vers seize heures, le vent se met à faiblir, puis à tomber … Certes, même sans vent il y a le courant qui nous est favorable, mais c’est quand même laborieux. A chaque demande de Robin, plié en deux, pour s’arrêter sur les bords du Nil, il fallait repartir « à la rame » avec, en guise de rames, des sortes de grosses planches qui pouvaient pousser un peu notre embarcation de plusieurs tonnes, mais épuisait aussi totalement nos valeureux marins ! Bref, après cette errance de fin de journée nous finissons par arriver enfin à bon port au coucher du soleil.
Le soir, on descend des tentures et cela devient une grande chambre familiale de plein air. Comme cela les étoiles ne sont pas visibles mais on a bien l’impression de dormir dehors ! Une petite tente avec des toilettes est installée sur la rive et une planche pour descendre du bateau (la fameuse rame). La navigation ça creuse et ça fatigue, demain sera un autre jour !
8 ème jour

Ashur nous a préparé un copieux petit déjeuner au menu duquel figurent des crêpes. Quel bonheur ! Au programme, nous partons avec Karim pour le village de Daraw où a lieu un marché aux chameaux tous les samedis et dimanches, parait-il le plus important d’Egypte. En effet, une grande centaine de chameaux attendent de changer de propriétaire sous le contrôle d’un tas d’hommes qui discutent le coup. C’est très exotique ! Ces chameaux arrivent du Soudan, par la piste des quarante jours, soit 1800 kilomètres . C’est vraiment un haut lieu de rassemblement avec un fort rayonnement. Les jeunes seront mangés et les autres deviendront salariés à temps plein payés en nourriture, pour travailler (certains même deviendront bêtes de courses dans des émirats arabes). Le traitement des bêtes nous a paru assez rude à priori mais avec respect, pour ce que nous en avons vu. En tout cas, cela vaut largement le déplacement.

Karim nous emmène ensuite dans le souk du village pour y faire les courses. Sans accompagnateur, nous errons d’abord timidement dans les rues pour prendre quelques clichés. Là aussi nous sommes complètement immergés dans un autre monde. La rue est en terre battue. Des ânes tirant des charrettes ou portant un ou plusieurs humains constituent l’essentiel de la circulation, avec des sortes de vespas chinois à carénage intégral. Les étals surplombés de tentures donnent un aspect chaleureux à l’endroit. C’est l’exotisme complet. Ici, il n’y a pas de touristes et les gens sont sympathiques, plutôt avenant et ne nous sollicitent pas. Prendre des photos n’a pas été un problème, au contraire. Souvent ils nous souriaient ou bombaient le torse fièrement devant l’objectif. Un vrai bon moment. Nous retrouvons ensuite « tous nos gars » de l’équipage en train de coudre ! Et oui, la felouque va avoir une nouvelle voile. Sous les directives d’Ashur, ça va coudre pendant plusieurs jours !

La felouque nous dépose ensuite au temple de Kom Ombo, notre première visite d’un site archéologique. Le temple est dédié à Sobek (le Dieu à la tête de croco) et à Horus (le Dieu à tête de faucon), mais sans guide, il est bien difficile de percevoir toutes les subtilités du site. Malgré notre livre, nous passons forcement à côté de plein de choses intéressantes. Dommage ! En tout cas, les anciens s’y connaissaient en tags incrustés, en architecture et avaient des peintures tenaces qui résistent au temps. Un très bel endroit ! Déjeuner sur le bateau restau, où nous avons la chance de pouvoir goûter un peu tous les jours la cuisine locale, et route en felouque vers notre étape du soir ! Et quelle étape ! Dans une petite bicoque, sur les rives du Nil, un homme est en train d’attiser un feu. C’est un soudanais qui fait un café extraordinaire « à la turque » nous explique notre guide. Nous prenons notre douche avec l’eau du Nil réchauffée et un gobelet, et nous rejoignons tout le monde pour assister à la préparation de cette mixture fabuleuse. Il faut être très patient pour pouvoir goûter ces quelques gouttes de nectar fait main (un bon quart d’heure). Une des caractéristiques du truc, d’après Karim, c’est qu’il n’empêche pas de dormir. Il faut espérer que cela soit vrai car ce qui ressort de la fiole de fin de préparation est concentré et moyennement fluide. Pour ma part, j’ai goutté celui macéré avec du gingembre, et je n’ai pas voulu abuser de peur de ne pas pouvoir dormir, mais Dieu que je le regrette. Lucas a goutté pour la première fois de sa vie du café, et lui, il ne s’y est pas trompé il en a pris deux (petites) tasses (et a d’ailleurs fort bien dormi derrière !). Alors, qu’a t-il de spécial ce café ? Difficile à dire, il n’a aucune amertume, un fort bon goût persistant et il ne ressemble à aucun autre café. Le secret de cette potion en tous cas nous restera étranger … Dommage ! Tout cela provoque une bonne humeur à l’ensemble du groupe. Ashur en profite pour dégainer son djembé et nous voilà partis pour une soirée de musique nubienne. Le scénario est simple: un chanteur improvise une phrase et tout le monde reprend en chœur en tapant dans les mains si affinité. Ce type d’événement musical ne doit pas être rare car ils y prennent visiblement un grand plaisir. Surprise, à un moment ils veulent nous faire plaisir et entonnent « elle descend de la montagne à cheval », avec des paroles remaniées qui évoquent la felouque, puis « alouette, gentille alouette ». « A vous » ! C’est Gilles le musicien de la famille qui « s’y colle » et qui improvise sur alouette, « et la tête » et les plumes » et « les bras » et « les mains ». Il chantait vraiment n’importe quoi, dans le feu de l’improvisation, mais tous reprenaient en cœur et sans se tromper avec force claquements de mains. Nous avons ensuite participé à quelques chants nubiens dont les paroles nous ont échappées, mais fort entraînantes…. Quelle soirée, mais quelle soirée !
9 ème jour
Petit déjeuner toujours excellent et très copieux. Karim nous emmène marcher sur les bords du Nil pour visiter les luxuriants jardins qui le bordent ainsi qu’un village, . La balade commence au milieu des palmiers, dattiers et manguiers. Dans une zone plus aride nous découvrons des ruines de tombes de nobles égyptiens antiques. Sous nos pieds pourraient bien être enfouis des trésors architecturaux, mais faute de crédit, tout cela reste dans le sable. Peut-être est-ce une bonne chose, pour qu’il reste encore de quoi découvrir pour les générations futures. Puis nous atteignons le village de Fares.

Celui-ci a la particularité de regrouper une grande concentration de gens très croyants et dont beaucoup ont fait le pèlerinage à La Mecque. Les murs de leur maison « parlent » de cet événement marquant au travers de dessins et de textes. Ils inscrivent notamment le nom de tous ceux qui y ont été et qui portent désormais le titre très honorifique de « hadj ». Ce village est visiblement très prospère, d’après Karim, grâce au commerce des dattes et des aides gouvernementales pour l’irrigation. Nous prendrons plaisir à le découvrir, avec encore des gens bien sympathiques. De retour à la felouque, Karim nous propose de nous baigner dans le Nil. C’est vrai qu’à cet endroit l’eau semble claire, et le soleil bien lourd. Aaaarrrgh ! Que faire ! Le Nil est réputé (et nous avons pu le constater) comme très sale, véhiculant la bilharziose. Et d’un autre côté, comment expliquer à notre équipage qui se baigne tous les jours dedans que ça n’est pas propre pour nous. Seul Robin s’y est partiellement trempé (lâcheurs de parents) pour jouer avec Kaled. A mon avis, le troisième bras qui lui pousse maintenant ne provient pas de cela …
Petit à petit et un peu plus chaque jour, la felouque se transforme en tripot. On s’affronte entre Français et Egyptiens au jeu de « UNO », au « siga »(sorte de morpion égyptien plus intéressant ) ou « Abalone », et petit à petit notre vocabulaire égyptien s’étoffe : « arami » (tricheur)…
Un petit mot sur le thé que l’on nous amène régulièrement sur la felouque. «Combien de sucres dans ton thé ? » demande Karim à Robin. « Comme celui de Kaled hier» répond-il. Tout le monde explose de rire, car Kaled, comme les autres, le boit « à l’égyptienne », c'est-à-dire avec quatre sucres (dans une petite tasse !). Robin ne s’y est pas trompé ! Bon, en Egypte, tu as le droit de le boire à l’égyptienne, mais en France, tu reprendras des coutumes françaises mon garçon !

Le soir nous nous amarrons au quai des carrières du Djebel Silsileh, carrières pharaoniques de grès qui ont servi notamment à la construction des pyramides (le granit venant d’Assouan).Nous les visitons en compagnie de Karim qui nous explique la technique utilisée. La vue sur le Nil est belle et nous découvrons également quelques tombes encore bien colorées. Sur la rive opposée, les carrières sont inaccessibles et un mois auparavant, selon lui, des fouilles ont été effectuées pour trouver un chemin sous le Nil reliant les deux carrières. Ce fut un échec (à par des quais qui furent trouvés) !
De retour à la felouque, nous retrouvons l’équipage toujours affairé à coudre la voile. Ils travaillent jusqu’à la nuit. Nous contribuons au travail en fournissant de la lumière et en enfilant les aiguilles de fils de coton. Cette nouvelle voile, nous ne la verrons malheureusement pas en place avant notre départ ! Une dahabeya (bateau a deux voiles triangulaires nécessitant beaucoup de vent pour naviguer) a eu l’idée de venir accoster pour la nuit à côté de notre felouque. A cela rien à redire. Pour entretenir le confort des quatre personnes sur l’embarcation, le capitaine laisse tourner le gros moteur du bateau qui le tracte pour remonter le Nil, pour produire de l’électricité. Résultat, nous en avons subi le bruit et l’odeur toute la nuit. Ashur s’est bien déplacé deux fois au cours de la nuit pour demander du silence, mais sans succès. On a tous des poches sous les yeux le lendemain et de la haine envers qui vous savez !!!!!!
10 ème jour

Réveil très très matinal donc ce matin-là. Une randonnée de trois heures nous attend dans le désert du Wadi -El Chott. Karim nous présente Ahmed et son âne Aziza pour Robin, si on le souhaite. Robin n’a pas besoin d’âne, c’est un bon marcheur, mais nous avons à cœur de faire travailler le jeune Ahmed. Le désert mérite bien entendu son titre. Dès que l’on s’éloigne un peu des abords du Nil, le sable et la pierre reprennent immédiatement le dessus. Le soleil tape dur et pourtant on n’est que fin février ! Nous découvrons des « graffitis » du personnel travaillant pour Hatchepsout ou peut-être même des brouillons. La balade est sympa, la vue est belle. Nous quittons Aziza et son maître et regagnons notre felouque pour rejoindre notre bivouac du soir, après un très bon déjeuner et une belle navigation remplie de nombreuses parties de cartes. Les rives défilent sous nos yeux, bande de verdure regorgeant de vie sur un arrière plan figé de désert aride. Pour ceux qui ne jouent pas aux cartes, l’heure est à la contemplation. Robin n’a qu’un rêve, être mousse sur le bateau, aider, mais aider pour de vrai. Un matin, il se lève en disant « maman , tomorrow will be » (phrase répondue quand il a demandé à replier et à attacher la voile) « cela veut dire que c’est aujourd’hui ? » Ahmed et Kaled vont jouer le jeu et ne manqueront pas de lui faire plaisir. Capitano a été son surnom. Il a barré, replié et est monté au mât comme Kaled l’intrépide …. Lucas lui aussi fut capitaine à son tour. En récompense, Ahmed lui offrit le collier qu’il portait toujours en provenance du Brésil. Désormais notre capitaine sans bateau le porte tous les jours. Notre base du soir est encore un endroit très attrayant sur une petite île toute de verdure vêtue. Nous regardons les pêcheurs du Nil rentrer au soleil couchant. L’instant est magique. La lumière est métallique. Le silence est juste troublé par les chants émanant de plusieurs mosquées qui marquent l’heure de la prière. Karim nous explique que dans chaque village, il y en a entre cinq et sept mosquées! Ce n’est donc pas de l’écho que nous entendons mais les chants mêlés de plusieurs sources qui s’harmonisent entre elles. Ashur se lève tous les matins à cinq heures pour la prière, mais nous ne l’apprendrons qu’à la fin, car bien que dormant dans la cabine sur notre felouque, il a toujours été d’une grande discrétion.
Ce soir est notre dernier soir sur la felouque. Ashur lance quelques chants soutenus par son Djembé puis Karim enchaîne avec tout un panel d’énigmes. On voit que les Égyptiens ne passent pas tout leur temps le soir devant la télé. Ils savent s’occuper facilement en société (au moins c’est notre interprétation). Ahmed, hélas, ne partage pas notre soirée, car il a eu visiblement des mots avec Ashur sur l’endroit où accoster, et depuis le matin, il boude et refuse tout repas ou collation préparé par Ashur. Nous apprenons que Kaled, lui, va venir en France dans deux mois pour y disputer des championnats de boxe. Il est étudiant et travaille sur la felouque pendant ses vacances. Il pratique la boxe dans son école et il est déjà champion de pas mal de pays du Moyen Orient. Du coup, il a déjà beaucoup voyagé à vingt ans. Même s’il affronte des français, notre cœur sera pour lui. Bonne chance Kaled ! Robin s’endort au cours de la soirée et se met à rêver tout haut : « Chokkran » l’entend-on dire. Il rêve en arabe maintenant. Je crois que ça y est, l’Égypte l’a adopté !
11 ème jour
Nous nous levons très tôt : 6h30. Gloups, nous devons faire nos adieux à tous. C’est pas facile, on s’attache vite. Karim nous emmène dans le bateau à moteur jusqu’à Edfou et Ahmed nous accompagne. Il a lui aussi visiblement le cœur gros de nous quitter car il a bien sympathisé avec les enfants. Nous lui laissons notre jeu de UNO en souvenir.
Nous rejoignons Mohamed, guide francophone dépêché par Sara. Il doit nous faire visiter le temple d’Edfou . Cela fait tout drôle de reparler français et nous avons bien du mal à ne pas glisser des phrases en anglais. Le guide est bien, le temple aussi, mais c’est le jour d’arrêt de tous les gros bateaux en provenance de Louxor. Là, c’est vraiment trop : sept rangées de cinq ou six bateaux attendent sur le quai et ont déversé leurs flots de touristes dans le temple d’Edfou. Après la solitude du désert et la tranquillité de la felouque, nous avons du mal avec la foule et nous n’apprécions pas Edfou à sa juste valeur. Notre guide nous ramène ensuite jusqu’à Louxor que nous atteignons vers midi. Il y a quelques temps, il fallait voyager en convoi. C’est maintenant chose oubliée et nous avons donc circulé très librement. Nous nous installons à l’hôtel Saint Joseph, pas trop mal noté sur « tripadvisor ». Les enfants apprécient particulièrement la piscine sur la terrasse qui domine Louxor et le Nil. La vue est sympa, même si quelques constructions peu harmonieuses (dont le club med) nous gâchent un peu la vue. Quel plaisir de prendre une douche simplement (c’est vrai que sur la felouque l’opération était viable mais pas simple). Nous avions décidé de visiter par nos propres moyens Karnak l’après-midi, puis Louxor le soir, sous l’éclairage artificiel. Au dernier moment, nous changeons d’avis car sans guide, nous passons à côté de beaucoup de choses. Du coup nous sollicitons Mohamed notre guide d’Edfou pour les deux sites. Après un peu de marchandage (dont je crois, il n’est pas sorti perdant) l’affaire fut conclue.

A Karnak, nous décidons de visiter le musée à ciel ouvert avec la chapelle rouge d’Hachepsout, lieu recommandé par Sara. Il faut prendre un ticket en plus mais nous ne l’avons pas regretté (attirés pour avoir pas mal bouquiné sur la vie de la seule femme pharaon). Que dire de Karnak qui est déjà tellement célèbre ? Et bien que cela est impressionnant ! La forêt de pylônes nous ramène à la taille de lilliputiens. La lumière joue à cache-cache avec les alignements et les perspectives. « Vu mon sens de l’orientation, j’aurais du penser à jeter des petits cailloux pour ne pas me perdre » dit Sylvie ! Nous marchons dans les pas des pharaons, au milieu d’une vie grouillante comme il y a quelques siècles, mais les revenants feraient certainement des bonds en voyant les touristes partout profaner ce qui fut hautement sacré il y eut un temps et qui est retourné maintenant à l’état de construction imposante. . Le temps a raison de tout … (petit intermède philosophique). Nous quittons Karnak en longeant la « fameuse » route des sphinx qui va ouvrir sous peu. Elle doit relier Louxor à Karnak sur trois kilomètres mais elle nous laisse un sentiment mitigé. Nous voyons plus de socles que de sphinx et surtout de nombreuses maisons détruites et d’édifices pour déterrer les « trésors d’antan. En fait, pour faire les fouilles, les gens ont été déplacés, délogés et souvent, pas relogés. Ce chantier en tout cas ne fait pas l’unanimité et le maire de la ville a du faire face à de grosses manifestations. Le jeu en vaut-il la chandelle ?

Après la grosse chaleur de Karnak, nous retournons faire un plouf dans la piscine de l’hôtel en attendant le soir. Nous retrouvons notre guide en soirée au temple de Louxor, en empruntant une calèche (exotique et à peine plus cher qu’un taxi si on négocie bien). Eclairé de nuit, c’est vraiment très beau. Louxor est un temple qui a la particularité d’héberger une mosquée et une partie chrétienne. En tout cas, ça conserve ! Les explications de Mohamed nous permettront de bien apprécier tous les secrets symboliques que renferment ces édifices. « Ceci-dit » fait remarquer Gilles, «la religion pharaonique, un poil ésotérique et très contraignante, a empêché toute diversité dans l’expression artistique». Nous terminerons la soirée au « Sofra » restaurant, pas très loin du temple, au milieu des coussins, des décorations orientales et d’une petite table ronde, très sympa .
12 ème jour
C’est dans le site d’un passionné de Louxor et de l’Egypte, Christian, qui fait partie aussi de Voyage Forum, que fut trouvé notre guide du jour, Ahmed Fingan. Adresse de son site : http://louxoregypte.be/site/
Ahmed, comme presque tous les égyptiens, a plusieurs travails à son arc, car un ne suffit pas à vivre. Il est aussi journaliste. Pour un prix, me semble-t-il modique (50€, voiture comprise), il nous a pris en charge du matin jusqu’en fin d’après-midi pour nous faire visiter, selon notre désir, la rive ouest de Louxor : le royaume des morts. Nous l’avons beaucoup apprécié, de part sa culture, sa discrétion et toutes ses explications qu’elles soient de l’époque pharaonique ou de l’époque actuelle. Il nous a fait un petit peu appréhender les us et coutumes actuels. Nous ne pouvons que chaudement le recommander. Il essaie désormais aussi de monter une agence de voyages organisatrice de trips en felouque ou excursions dans le désert… latasse1974@yahoo.fr

Nous commençons par le temple d’Hatchepsout qui nous est chère après avoir presque tous lu « la dame du Nil » : du coup, ça rend le temple encore plus vivant. De bonne heure, nous l’avons à nous tous seuls et ça ne gâche rien. Là encore, nous sommes impressionnés par le nombre de chantiers de fouilles (comme dans chaque site visité auparavant). Ça creuse dans tous les coins. Sur places, des égyptiens sont en train de restaurer très minutieusement des vestiges, à coup de pinceau ou de seringue. Un travail de patience et de longue haleine.

Après avoir bien profité et des lieux et des explications d’Ahmed, nous nous dirigeons vers Deir El-Medineh, le village des artisans de la nécropole thébaine. Ceux-là n’étaient pas des esclaves comme il a souvent été dit, mais des ouvriers bien payés. Pendant leur temps libre, ils travaillaient à leur propre tombe et usaient de tout leur savoir-faire. Nous en avons visité certaines, mais sans appareil photo et sans guide comme l’oblige la réglementation. Du coup, Ahmed nous donne les explications à l’aide de photos et de cartes postales avant d’entrer. Pratique ! Il fera de même pour la vallée des rois, puisque c’est le même topo. Les tombes sont des merveilles. Les styles sont très différenciés et les couleurs sont d’une fraicheur qui laisse perplexe quant à leur âge ! Les artisans gardaient aussi sur place des brouillons, des comptes-rendus de leurs travaux, des factures, tout cela sur des plaques d’argile qui ont été fort utiles aux archéologues. Sur le même site, nous visitons le temple d’Hathor, restauré depuis peu (il y reste même hélas quelques échafaudages). Un bien bel endroit également.

Quatrième étape du jour, le temple de Ramses III, Medinet Habou. Il est grand, beau (comme tous les pharaons) , mais est-ce vraiment un être recommandable ?. Il s’est approprié certaines constructions en y ajoutant juste sa signature et en effaçant la précédente – pratique courante à priori. Pour ne pas subir la même chose, Ramses III a gravé ses hiéroglyphes très profondément (10 à 15 bon centimètres). On est loin de la finesse des reliefs d’Hatchepsout. Quelques fresques remarquables reproduisent de charmantes pratiques de l’époque : les prisonniers de guerre se voyaient amputés de leurs mains et de leurs bijoux de famille. C’est le genre de truc qui motive les guerriers au combat j’imagine. Bref, Ramses III était visiblement un rustre, mais a t-on le droit de parler de la sorte d’un pharaon ? Petit soupçon de délicatesse dans ce monde de brute, il a quand même inventé les premières toilettes de l’histoire, « à la turque » (on devrait dire à l’égyptienne !)
Ventre vide n’a point d’oreille dit le proverbe. C’est ce qui nous est arrivé au sortir du temple. Nous allons dans le premier resto que nous trouvons mais c’est assez cher sans un énorme souvenir.
Cinquième étape : la vallée des rois. En arrivant sur le site, une tempête de poussière s’est levée, avec un vent assez violent. Le ciel s’obscurcit et devient opaque. Nous devons nous abriter à chaque instant et protéger nos yeux et nos voies respiratoires. Là encore nous ne sommes pas autorisés à prendre des photos. Nous visitons la tombe de Thoutmosis III, le beau-fils d’Hatchepsout. Ce charmant garçon l’aimait tellement qu’il a essayé d’effacer son nom de tous les monuments. C’est beau la famille. Très belle tombe en tout cas avec un style tout personnel. Nous enchaînons avec celle de Ramses III (le rustre !!!) et la double tombe de Taousert et Sethnakht.Quelle beauté ces tombes. La couleur semble parfois fraiche de la veille et la gravure d’une grande précision. Plus le temps avance, plus le nuage de poussière assombrit et jaunit le ciel. Nous nous arrêtons aux colosses de Memnon, en réfection, dans une atmosphère surnaturelle de vent de sable. Nous quittons Ahmed Fingan (fingan signifie tasse pour le thé) que nous remercions encore pour la qualité de ses explications et notre chauffeur de taxi à qui nous donnons rendez-vous à cinq heures du matin pour nous emmener à l’aéroport le lendemain. Ce fut une très bonne journée, riche et bien remplie. De retour à l’hôtel, nous oublions la piscine pour nous détendre car c’est la tempête à Louxor. De toute façon nous avons quelques emplettes à faire avant le départ. Go pour les souks !

Les vendeurs sont roublards, c’est de bonne guerre, mais pas trop insistants et en aucun cas agressifs. Nous y passons une bonne heure bien agréable. Nous allons ce soir-là manger chez « Maxime », le restaurant de Sara des felouques, qui a semble-t-il bonne réputation. Nous partons en calèche après avoir fait répéter au conducteur « chaque close de notre contrat oral». Nous avons sur le sujet été prévenu qu’il faut énormément se méfier avec eux. Bingo ! Pendant le trajet il est très lourd avec ses « oulala mama » à tire-larigot. Et puis l’immanquable se produit. Il nous réclame plus, hausse le ton et devient agressif. Nous lui répondons que tout était convenu, la destination, le nombre de passagers et le prix. Mais il hausse fortement le ton dans la rue. Nous laissons la somme prévue sur le siège et avons finalement gain de cause. Ce sera le seul personnage avec lequel nous aurons eu un différent durant tout le voyage. Il est atypique ce restaurant, avec une façade que l’on peut qualifier d’immeuble « gothique » ou « médiéval ? ». A recommander (bien qu’un poil long sur les desserts car semble t-il il manquait un ingrédient).
13 ème jour – va-t-il nous porter chance ?
Lever aux aurores (4h30) et direction l’aéroport. Nos cailloux métalliques font encore sensation à la douane mais finissent par passer sans problème et l’avion n’a quasiment pas de retard. La tempête de sable continue comme la veille, mais cela ne semble pas gêner les réacteurs. A l’arrivée un van doit nous emmener directement aux pyramides où nous devons retrouver Fadi, un guide recommandé dans un carnet de voyageur. La journée va être longue et nous n’avons pas de temps à perdre ! Il fallait bien qu’il y ait un grain de sable dans toute cette mécanique fort bien huilée depuis le début du voyage. C’est un coup du 13 diront certains ! Le chauffeur de taxi est bien là, mais lui veut nous emmener à l’hôtel et pas aux pyramides tel que c’était prévu ! Un coup de fil à l’hôtel à la personne qui a géré tout ça puis le temps de reboucler avec la compagnie et le problème est finalement réglé. Ouf ! Nous appelons Fadi pour le prévenir de notre retard. « Je vous attendais hier » répond-il. « Aujourd’hui, je suis au travail ! ». Damned, après enquête, il s’est trompé de jour (il s’excusera mille fois par la suite, mais en attendant…. ) Et nous voilà partis pour les pyramides avec un chauffeur taciturne, qui ne parle pas vraiment anglais, dans une voiture bien trop grande pour nous puisque nous devions être sept et sans connaître quoique ce soit à ce que nous allions voir puisque nous devions être escortés et guidés (bon, pour les pyramides, on avait quelques idées quand même). Dans ce cas, nous dégainons une carte maîtresse : le « guide du routard ». Nous traversons de nouveau le Caire, pour la troisième fois, mais cette fois-ci, l’ambiance a changée : la veille il y a eu une pluie diluvienne accompagnée de grêle (ce qui est plutôt rare) et nous roulons dans l’eau qui s’accumule dans toutes les parties basses des routes (parfois trente à quarante centimètres). Ici il n’y a pas d’assainissement pour ce type de situation! Ahmed nous avait dit à Louxor pendant la tempête de sable, qu’ils attendaient des inondations vers Assouan et le Sinaï. Et bien, nous, nous aurons des photos des pyramides avec des nuages et des flaques d’eau devant, ça n’est pas si commun !

On a beau les avoir vues sous toutes les coutures en photo, elles sont quand même très impressionnantes ces bon sang de pyramides. Nous prenons notre temps pour les voir. Puis, pendant qu’une partie de la famille ira se balader à dos de chameau (ce qui n’apporte pas grand-chose si ce n’est une vue générale du site – les chameliers étaient également tout juste agréables) l’autre descendra pendant ce temps dans la pyramide de Khéphren. Un peu de déception par rapport aux souvenirs d’il y a vingt ans. Certes les pyramides sont toujours aussi hautes et impressionnantes, mais on n’y accède plus librement et un énorme truc moche (c’est un musée) a été construit à la base de l’une d’elle gâchant considérablement le paysage. Idem pour le matou, heu, je veux dire le sphinx. On ne peut même plus aller entre ses pattes, on est obligé de le voir de haut ! Un peu agaçant tout ça d’autant que tous les monuments se payent plutôt chers ! Nous sommes juste à l’heure de visite de la pyramide de Kheops (seulement deux fois 150 personnes dans la journée – après elles s’écroulent ?), mais comme les sites ferment à seize heures, nous n’aurions pas le temps d’aller ailleurs.

Nous sautons le repas de midi pour ne pas perdre de temps et partons pour Saqqarah et sa fameuse pyramide à degrés du roi Djoser, la plus ancienne. Ok, c’est haut mais moins impressionnant quand même qu’à Guizèh. Nous voulions aussi visiter la tombe superbe de Mérérouka comme cela était prévu initialement avec notre guide. Elle est fermée ! Nous descendons dans le mastaba de Ti, très jolie tombe pleine de scènes finement ciselées et colorées de la vie quotidienne égyptienne (photos interdites à nouveau) puis dans la pyramide de Téti. Nous croisons un couple de français qui a vécu dix ans en Égypte et qui est furieux après le chef des antiquités égyptiennes. Les sites sont, d’après eux, de plus en plus chers et de moins en moins accessibles, ce que nous confirmons. Les plus belles tombes étaient fermées. Nous finissons cette journée harassante au pas de course dans le musée Imothep (très bien mis en valeur) , juste avant sa fermeture. De belles pièces, mais ce n’est qu’un avant goût de ce que nous verrons le lendemain au musée du Caire.
Le soir venu, nous faisons simple : pizzeria « Thomas », le restau branché du coin. On y mange de bonnes pizzas, avec beaucoup de monde dans une ambiance finalement assez feutrée. Après une bonne nuit de sommeil (de nouveau à l’hôtel Longchamps), nous partons pour notre ultime expédition : le musée des antiquités égyptiennes du Caire. Nous sommes aux portes juste avant l’ouverture ce qui nous permet dès celles-ci ouvertes de filer à l’espace Toutankhamon, réputé souvent bondé. Nous serons presque seuls pour admirer le fameux masque sous toutes ses coutures, ce qui vaut, avec les sarcophages en poupées russes de l’époque, à eux seuls le déplacement. Même si ce musée ne met pas toutes ses pièces en valeur et donne un minimum d’explication (parfois uniquement en arabe – mais est-ce fait exprès pour inciter à prendre un des nombreux guides qui proposent leur service dans toutes les langues à l’entrée ? ), on y peut y passer de longues heures sans se lasser. A voir absolument ! Nous décidons de ne pas visiter la salle des momies pour deux raisons : Nous avons une certaine pudeur et les laissons à leur tranquillité et puis, il faut de nouveau payer en plus de l’entrée du musée, et ça devient vraiment très cher. Les antiquités égyptiennes en Egypte, ça va finir par être comme du caviar ! De retour à notre hôtel, nous savons que c’est fini, nous vivons nos dernières heures dans ce pays très attachant. Toutes les journées ont été un dépaysement total. Nous avons oublié notre quotidien et avons l’impression d’être partis des lustres. Quel voyage ! C’est un autre monde parallèle au nôtre. Ce voyage fut une de nos plus belles destinations que nous ne pouvons que conseiller à tous. C’est l’été au milieu de l’hiver !
Le retour fut presque une formalité jusqu’à Zurich. Petite anecdote vécue à l’aéroport du Caire où nous dépensions nos dernières livres : la caissière était en train de déchirer une carte postale allemande pour récupérer le timbre et coincer les boutons de ses tiroirs avec les lambeaux. « Nous espérons que les nôtres ne subirons pas le même traitement » lui lançons nous. Le simple sourire en retour ne nous a pas vraiment rassuré (mais nos cartes sont arrivées). Peut-être avait-elle une dent contre les allemands ! Notre arrivée à Lyon était prévue samedi 27 mars vers 22H30. La fin du vol fut, comment dire, quelque peu agitée, voir franchement périlleuse. Alors que nous sommes sur le point d’atterrir, dans de fortes turbulences, le pilote remet les gaz à fond et pointe le nez de l’appareil vers le ciel. C’est lorsque l’hôtesse nous a annoncé que le commandant de bord voulait nous parler que l’on a commencé à comprendre que tout ce rodéo n’était pas normal. Lors de la deuxième approche, après une bonne demie heure de tour de piste, à part une sorte de surfeur décoloré et bodybuildé derrière nous qui n’arrêtait pas de parler comme un expert des difficultés que le pilote rencontrait, un silence glacial s’était installé dans la cabine, entrecoupé des grincements lugubres de la carlingue. Lorsque les roues ont touché le sol, la performance du pilote fut saluée par une impressionnante salve d’applaudissements suivie de gros soupirs de soulagement. Nous le saurons bien vite, au sol sévissait la tempête Xynthia !
Divers liens qui peuvent être utiles :
Pour le désert : Helal Travelwww.helaltravel.com Le Caire : hotel Longchampswww.hotellongchamps.com Pour les felouques : Les gréements du Nilwww.felouques-nil.com Assouan : Sara Hotel www.sarahotel-aswan.com Hotel Saint Joseph à Louxor : reserve par l’intermédiaire de Expedia.fr
Ahmed Fingan, guide à Louxor : http://louxorguide.com latasse1974@yahoo.fr Mine de renseignements, le site de Christian : http://louxoregypte.be/site/
Pour que les enfants au-dessus de 12 ans bénéficient du tarif étudiant sur les sites (très intéressant car les sites sont hors de prix !) : carte internationale d’étudiantwww.isic.fr (13€ par enfant) J’avais pris la même en tant que professeur (18€)
Guides utilisés : le guide du routard et guide bleu
Et beaucoup de contacts par mail avec sara des felouques et Nathalie de Helal Travel…
La version complète avec toutes les photos se trouve ici: http://sites.google.com/...tauxbergesdunil/home
Préparation du voyage :
Pas toujours facile, parfois décourageant par le manque de réponses ou les difficultés à réserver sans passer par une agence, mais au final, tout s’est déroulé comme sur des roulettes ! (j’ai appris à mon détriment que les prix changent vite, et donc j’ai décidé cette fois-ci de ne pas les indiquer, sauf quelques-uns pour donner un ordre d’idées!)
- Choix de la période février. Les avantages : journées moins chaudes (surtout pour le désert) et prix moins élevé du billet d’avion ! - Les inconvénients : les journées sont plus courtes et les sites ferment plus tôt - Billet d’avion Lyon – Le Caire , prix très intéressants avec Swiss Airlines, le top du top ! (nous avons même pu voir nos différents décollages et atterrissages en direct par l’intermédiaire d’une caméra !) - Vols intérieurs en Egypte : billets réservés par internet sur le site d’Egyptair (il faut indiquer Egypte comme pays d’origine, beaucoup moins cher). Attention, la carte bleue ne doit pas expirer avant le voyage prévu pour pouvoir réserver ! (c’est du vécu….) - Nous avions prévu un voyage en train de nuit « Le Caire-Assouan ». Malgré un site très bien construit, « ABELA » qui s’occupe de gérer les trains ne répond ni aux mails, ni aux fax. C’est à notre hôtel du Caire que j’ai demandé de s’occuper de la réservation, mais cela ne leur est autorisé que 14 jours à l’avance. Ce qui devait arriver, arriva, le train était complet ! Nous avons donc dû nous rabattre sur l’avion à la dernière minute, ce qui implique, un changement dans ce qui était prévu pour le désert (cela n’a posé aucun problèmes, ils se sont adaptés pour nous arranger au maximum), et un voyage en avion beaucoup plus cher que si nous l’avions réservé six mois auparavant, avec des horaires moins faciles ! - Nous avions réservé à l’avance tous les transferts avion – aéroport par l’intermédiaire des hotels. - (Assouan 100 LEG avec Sara Hotel en grand taxi. Le Caire 180LEG en minivan car nous sommes 5, c’est cher, on peut certainement trouver mieux !) - Felouques : les « gréements du Nil ». Il y a peut-être moins cher, mais cette organisation avait été testée et approuvée par de nombreux autres, gage de qualité, ce fut donc notre choix. De plus, c’est géré par une française, Sara, communication facile et très disponible. - Désert : Helal Travel. Nathalie, française, travaille avec lui, toujours disponible pour répondre à toutes sortes de questions. - Des guides trouvés dans des carnets de voyage ou sur des sites (tous francophones) et avec qui on communique par internet. (nous en avons testé finalement un, coordonnées à la fin, et un autre qui appartient à l’équipe de Sara des felouques)
Texte et photos : Gilles et Sylvie
1er jour
Il neige sur Saint Exupéry lorsque nous arrivons à l’aéroport. Nous avons réussi à passer la première épreuve du voyage : traverser sans encombre les différentes grippes et gastros qui nous ont sournoisement cotoyé. La deuxième épreuve se pointe à son tour : allons-nous décoller en pleine tempête de neige, alors que les avions sont bloqués sur Roissy ?! Après un lever à 3h30 par 6°C en-dessous de zéro, nous embarquons dans un avion glacial, pas encore chauffé et nous nous envolons vers Zurich, première étape du trajet. La météo est formelle : nous n’aurons pas de problèmes de neige à Zurich ! En pratique, comme d’habitude, la situation est toute autre. Si l’atterrissage fut une formalité, en revanche le décollage pour le Caire dû attendre le dégivrage de l’aile avec une sorte de karcher géant tant la neige tombait drue. Nous n’avons obtenu aucune place près d’un hublot, c’est donc captivés par nos écrans vidéos individuels que nous atteignons Le Caire. Il y est annoncé +30°C !!! En quatre heures nous sommes passés de l’hiver à l’été. Magique non ? Adieu bonnets, gants et anoraks. Bienvenue aux sandales et à la crème solaire !
L’arrivée sur Le Caire contraste immédiatement avec nos paysages européens : dudésert que du désert et encore le désert. L’organisation est impeccable à l’aéroport pour récupérer nos bagages, acheter nos visas (un peu moins de 15€ par personne), passer la douane et retrouver la personne dépêchée par l’hôtel avec un panneau à notre nom.
Le chauffeur de taxi embarque tous nos bagages sur le passage piéton et…. se prend une amende ! La mine déconfite, il nous rejoint mais ne parvient pas à faire redémarrer son moteur! Nous devons changer de taxi et abandonner notre chauffeur à sa dure situation.
Go to l’hôtel Longchamps à Zamalek, quartier chic du Caire. La traversée de la ville nous laisse une drôle d’impression. Quelques beaux ouvrages, mais surtout des constructions non terminées au milieu de gravats, détritus, tas de terre, ferraille, planches, et tout cela pêle-mêle. Impression d’un grand chantier désordonné. Des magasins de luxe côtoient des petits magasins de fruits vétustes. Au milieu de tout cela, déambulent des femmes voilées, qui parfois ne laissent apparaître que leurs yeux. Pas de doute, autre monde, autre culture ! Il y a vingt ans, lors de notre premier voyage, il y avait peu de femmes voilées. Les temps ont bien changé.
L’hôtel Longchamps où nous arrivons est très agréable, très coquet, avec de belles chambres toutes de charme vêtues. (www.hotellongchamps.com/) Le soir, nous décidons d’aller dîner à deux pas de l’hôtel, aux five bells. Les plats y sont bons, mais pas très copieux et le service, très, mais alors, très long…. Au lit tout le monde, demain nous avons rendez-vous avec Helal qui doit nous mettre sur la route du désert. (Agence pour le désert :Helal Travel, le jardin sous la lune www.helaltravel.com)
2ème jour : « Vous ne me connaissez pas mais moi je vous connais ». Ainsi s’est présenté Helal à l’hôtel , après que nous ayons pris un petit déjeuner copieux dans la superbe salle à manger rouge et jaune. Décidément à chaque rendez-vous nous nous sommes fait surprendre par les égyptiens, toujours en avance sur l’horaire prévu. Nous chargeons les bagages dans le taxi qui va nous emmener rejoindre notre 4X4 à la sortie de la ville. Notre chauffeur invente, mais il n’est pas le seul, la troisième voie lorsqu’il n’en existe que deux. Un grand n’importe quoi qui consiste à avancer le plus vite possible par tous les moyens. Ceci dit, à leur décharge, il semble qu’il n’y ait pas beaucoup d’accrochages et que ceci contribue à rentre le trafic plus fluide … La traversée du Caire laisse une impression très mitigée. Ce n’est pas précisément un champ de ruines, mais un grand chantier sale, débordant de vie, où s’entasse tout ce qui n’est pas fini et tout ce qui n’est pas encore commencé, c'est-à-dire, presque tout ! Des militaires sont partout, à tous les carrefours et le long des rues. Nous apercevons les pyramides dans la brume de la pollution, ce sera pour plus tard !
A la sortie de la ville, nous quittons le volubile Helal et rencontrons notre chauffeur/guide/cuisinier et pour finir bédouin Nashat avec le 4X4 qui nous transportera dans notre périple.
Sur la route, nous passons de multiples sas de contrôle avec des militaires. Il est précieux le désert ? Pour qu’il y ait autant de contrôle, il ne doit pas être si désert que cela …

Nous arrivons dans l’oasis du Fayoum, région très fertile non par son lac salé qui borde ses rives , mais par les boues en provenance du Nil. Nashat nous emmène dans un dédale de ruelles, longeant des maisons de briques blanches plus ou moins en construction, des caniveaux d’eau croupie remplis de bouteilles vides et d’immondices pour débusquer des fruits et légumes à sa convenance : un étal directement dans la rue sur une couverture à même le sol, tenu par une femme (une des rares non voilée), eut sa préférence. Des enfants d’apparence plutôt pauvre en profiteront d’abord timidement puis plus gaillardement pour nous approcher et finalement nous demander de l’argent. Ce seront les seuls au cours de notre voyage . Dans l’oasis, nous croiserons beaucoup de femmes voilées intégralement, de noir vêtues, telles des fantômes. Nous longeons le lac Qarum dont la surface lisse se confond exactement avec la couleur du ciel, effaçant ainsi toute trace de la ligne d’horizon. Nous admirons quelques belles images de bateaux et de pêcheurs qui rangent leurs filets, puis les cultures de fleurs et de jasmin. A la sortie de l’oasis, nous quittons la route goudronnée pour avoir une vue d’ensemble du haut d’un promontoire rocheux puis à nouveau le goudron nous mène, en plein désert, jusqu’au Wadi-El-Hitan, le désert des baleines, site classé au patrimoine mondial de l’UNESCO.

Il regroupe la plus grande concentration au monde de squelettes de baleines qui appartiennent à l’ordre le plus ancien de ces dernières, ordre désormais éteint. Certains pourraient s’étonner de trouver des mammifères marins à cet endroit. Pourtant rien de plus normal si l’on en croit les géologues puisque ces terres étaient immergées lors de la Pangée (période pendant laquelle il n’y avait qu’un unique continent). Les restes de ces mammifères, s’ils ne sont pas extrêmement impressionnants, sont fort bien mis en valeur et le chemin explicatif plutôt bien fait dans un écrin minéral de toute beauté. Le rocher de grès est ici élégamment dentelé par le vent. Nous attaquons ce sentier sous un soleil de plomb, après un repas préparé par Nashat et l’homme qui tient l’unique auberge du coin. Côté repas, les plats contiennent beaucoup de crudités, ce qui nous pose un problème, nos estomacs occidentaux n’y sont pas préparés. Comme nous ne pouvons pas faire l’affront de tout laisser, nous y allons du bout des lèvres mais nous le faisons, et chaque jour par la suite un peu plus (ceci dit, certains vont quand même en subir les conséquences un peu plus tard ). Au menu du jour : crudités donc, haricots et oignons écrasés, salade de tomate au fromage blanc (vita de tomato), fromage de chèvre ou brebis , chips et fruits.
Après la balade, nous reprenons la route que nous quittons après quatre ou cinq kilomètres pour un hors piste dans les dunes à la « Paris-Dakar », du moins tel que nous pouvons l’imaginer. Les paysages sont sauvages et à couper le souffle entre roches et dunes. Nous arrivons au pied d’un monolithe de grès qui constituera notre campement. Nashat nous laisse « quartier libre » pendant qu’il installe le camp. Nous ne nous faisons pas prier et nous dirigeons vers un cordon de dunes près de falaises. Ce furent des instants magiques sous la lumière chaude et rasante du soleil couchant. Sur 360 ° tout est agréable à l’œil. Photos, sauts de dunes, recherche du caillou magique… De retour au camp à la nuit tombante, le camp est prêt: un feu allumé, un petit coin de paradis bédouin constitué d’un immense pare-vent adossé à la voiture, des couvertures, des coussins autour d’une table basse de trente centimètres de haut. Au menu: riz et poulet en papillotes, crudités. Et nous buvons notre premier thé bédouin à la menthe, un vrai de vrai préparé par Nashat et que nous attendrons avec plaisir chaque soir ensuite. Nous apprenons quelques jeux de carte à Nashat puis l’espace repas est transformé en quelques minutes en chambre à coucher sous la voute céleste sans lune. Dans des duvets recouverts de couvertures en poils de chameaux, il n’y a aucun risque d’avoir froid, d’autant que les nuits ne furent jamais froides.
3ème jour : Les premières lueurs du jour nous réveillent. . Le spectacle est saisissant de beauté avec une lumière douce qui redonne vie aux reliefs. Robin est debout illico presto pour profiter du « bac à sable ». L’appel du désert est le plus fort et nous partons en exploration, l’appareil photo à la main, pour saisir la beauté de l’instant. Après le petit déjeuner, nous reprenons la piste puis la route interminable vers l’oasis de Bahariya, le tout sur un fond musical local appuyé, un poil lancinant pour nos oreilles peu habituées aux rythmes et aux intonations égyptiennes. Il nous faudra quelques jours pour arriver à distinguer la musique bédouine locale (que nous avons préférée) de celle de la radio.

L’arrivée à Bahariya, au milieu du désert, casse complètement le mythe « tintinesque » de l’oasis. Bawiti en est la ville principale : maisons en construction ou pas finies, détritus partout dans la ville, terrains vagues où s’entassent de la ferraille, des tas de terre ou de cailloux et des immondices. Ici, pour ainsi dire, toutes les femmes portent le voile intégral. Rien de franchement réjouissant, en tout cas vue de notre fenêtre. Nashat quitte la partie habitée et nous amène pique-niquer dans la partie végétale de l’oasis, sous les dattiers, en compagnie des moustiques qui semblent visiblement préférer le casse-croûte français au casse-croûte égyptien (car Nashat n’est pas du tout sollicité par ces dames moustiques !). Quelle luxuriance. Toute cette végétation est rendue possible par des canaux d’irrigation qui sillonnent la palmeraie et qui permettent d’inonder les parcelles. Aux pieds des palmiers qui entretiennent de l’ombre, les égyptiens font pousser toute sorte de cultures. Ces canaux nécessitent un entretien permanent et donc une main d’œuvre assez abondante. Nous finissons notre route après un ravitaillement en essence, vers le désert noir au cœur duquel se situe le campement d’Helal, « le jardin sous la lune ». C’est mignon comme tout avec ses jardins durement gagnés sur le désert, son expo de pierres de ce même désert et ses petites maisons en terre. Nous emménageons dans nos trois chambres coquettes (nous sommes les seuls dans le campement) puis nous filons dans le désert près du camp, pour assister au coucher du dieu Rê. Comble du luxe, ici nous pouvons nous doucher (froide le soir et chaude le matin). Certains ont partagé ce moment avec une araignée gigantesque qui bien qu’ayant la bougeotte, était prête à la cohabitation sereine. Nous enchaînons avec le dîner dans une vaste pièce très accueillante au sol tapissé de couvertures et équipée de coussins et tables basses (30 à 40 cm du sol). Toute l’équipe de bédouins (masculine car nous n’avons qu’entraperçu les femmes) s’est ensuite réunie pour un intermède musical plutôt simple et chaleureux avec trois djembés, une flûte (poussive car elle se bouchait tout le temps), un tambourin et surtout des chants. Certains d’entre eux ont entamé des danses bédouines. Ça ne vaut pas une danse du ventre ont pensé certains mais ce n’est pas du tout le style local … Le moment fut agréable. De retour à nos chambres, Thibaud retrouve une copine de l’araignée à sa porte. Celle- ci aura moins de chance que celle de la douche. Du coup, nous vérifions les coins et recoins de notre propre chambre. En tout cas, tout cela ne nous a pas empêché de passer une douce nuit dans un calme serein.
4ème jour

Lever vers 7h30 suivi d’un petit déjeuner copieux sous une tonnelle. Au programme du jour, le désert noir, ainsi nommé à cause des pierres noires d’origine volcanique qui reposent sur un beau sable jaune. Lorsque l’on marche dessus, le son en est presque cristallin. Qui dit volcan dit cônes. Nous partons en 4 X 4 explorer l’un des cônes, entre groupes rocheux sombres et larges plages de sable. Nashat nous dépose pas trop loin du sommet, au milieu d’une belle langue de sable que nous gravissons pour admirer l’ensemble du paysage. Toutes les pointes placides noires sont autant de volcans qui firent l’animation du secteur. C’est beau, simple et lunaire.

De retour vers l’oasis, nous passons voir la source « magique », une pompe qui puise de l’eau parfaitement limpide et tiède mais un peu sulfureuse à deux cents mètres de profondeur et qui est à l’origine de toute la verdure de cette partie de l’oasis. Autant dire que l’endroit est peut être magique mais en tout cas stratégique ! Après cette douce halte civilisée au « jardin sous la lune », nous reprenons la piste en début d’après midi, sous un soleil de plomb, pour le désert blanc tant attendu. La vallée où nous étions étant bordée d’une falaise qui nous barre la route, il faut faire un certain nombre de kilomètres dans du sable assez mou, en la longeant, avant d’atteindre une sorte de « passe » pour accéder à un plateau. Disons que la « passe » en question n’est non seulement pas indiquée, mais en plus c’est juste une partie de la falaise un peu moins raide et moins haute que le reste, précédée d’une rampe d’accélération. La surprise est totale lorsque Nahat s’est mis à foncer droit vers le mur. D’un coup, le 4x4 est projeté au sommet. Je ne pensais pas qu’une telle montée fut possible avec un véhicule ! La piste qui suit est très changeante. Nashat est un pilote chevronné et semble connaître le désert comme sa poche. Nous naviguons à vue au milieu du sable profond et des monticules.

Nous arrivons à Aqabat, sorte de « monument valley » égyptien, fait d’un sol plat sur lequel sont disposés de gros blocs blancs gigantesques et de dunes rosées magnifiquement sculptées. Un spectacle sublime qui en impose. C’est là que nous installons le campement du soir, au pied d’un bloc rocheux monumental. Comme d’habitude, nous vaquons à nos occupations photographistiques , méditatives ou plus physiques avec les descentes de dunes, pendant que Nashat prépare le camp et le dîner (c’est le seul moment où nous profitons allègrement d’être dorlotés, sinon nous avons décidé de partager la vaisselle et le rangement du camp !) Après dîner et notre thé, nous entamons nos parties de cartes devenues rituelles. Mais ce soir là, un invité non prévu mettra fin inopinément à notre partie : un fennec (ou une fennec ???). Ce petit coquin (nous supposerons donc que c’est un garçon et nous l’appellerons Houcine, c’est le nom bédouin pour fennec) a senti l’odeur du poulet grillé. Court sur pattes, qu’il compense par la taille des oreilles. Il est à la fois farouche et téméraire et vient prendre un bout de poulet entre les doigts de Robin puis file au triple galop pour se cacher ensuite. Nous nous endormons de nouveau sous les étoiles avec du fennec plein les yeux.
5ème jour

Le camp plié, nous faisons route vers le désert blanc. Petit arrêt ludique dans les dunes pour un grand concours de saut avant un passage à la « magic spring » : juste quelques palmiers au milieu du désert, comme dans tintin au pays de l’or noir. Nous profitons de l’eau qui coule naturellement pour remplir les jerricans, faire un petit brin de toilette. La paysage est tantôt totalement plat comme le fond d’un lac séché, tantôt il fait apparaître des monticules blancs, comme sculptés par le vent, lorsque la surface plate est « entamée par l’érosion». Ces structures de calcaire petites au début finissent par prendre des formes fabuleuses. Nous nous arrêtons pour les admirer et sur le sol, l’endroit est rempli de petites pierres noires qui semble être de la pyrite et qui proviennent des failles à l’intérieur de la craie qui caractérise le désert blanc. Certaines cristallisent sous forme d’étoiles, d’autres de tubes, de cônes … Nous en collecterons quelques unes qui intrigueront à chaque fois les douaniers à l’aéroport de part leur structure métallique (on nous a demandé de les mettre en soute pour ne pas prendre de risque).
Nous avons décidé de faire confiance à Nathalie qui travaille pour Helal et de suivre l’itinéraire proposé. Nous n’avons donc pas dormi dans le désert blanc qui pour elle est tellement prisé qu’on est les uns sur les autres. C’est vrai que nous n’avons jamais vu personne dans nos bivouacs et que nous avons dormi dans des endroits toujours superbes. Cela-dit, nous sommes passés dans le désert blanc au zénith (du coup on l’avait pour nous tout seuls vue la chaleur accablante) et nous n’avons pas pu profiter de la douceur de la lumière du soleil couchant ou du levant et pour nous la lumière était très crue. Bon, ce fut fantastique quand même et on a vu que des endroits extras dans le Western désert ce soir là, mais il reste une petite frustration sous forme de dilemme : éviter la « foule » et rater les belles lumières ou l’inverse ??? En tout cas, pour nous le désert est resté … désert !

Nous repartons donc après avoir vu la poule et le chameau (deux structures imposantes et remarquables parmi les monolithes. Nouvel arrêt à une magic spring bondée à la périphérie du désert blanc. Sous les palmiers, il y avait tellement de monde que nous n’avons pas pu y pénétrer (ce qui donne des éléments de réponse à notre dilemme précédent). Les caravanes de chameaux s’y arrêtent toutes pour pique-niquer. Thibaud se met à saigner abondamment du nez à cause de la chaleur.

Nashat nous emmène manger beaucoup plus loin dans le western désert, malgré l’heure tardive. Ouf ! Il y a vraiment trop de monde ici, on n’était pas à l’aise. Nous nous installons pour le pique-nique à l’ombre d’un monument minéral. Assoiffée de désert et de photos, Sylvie repart sous un soleil de plomb pendant que tous les autres restent à l’ombre tant il fait chaud. Grand bien leur en fasse, elle n’était pas tout fraîche au retour ! Nous déjeunons dans la chaleur étouffante et repartons lorsque le soleil est un peu plus bas. Le Western désert est également très attachant (le plus beau diront certains !). On y trouve de grosses structures rocheuses, des bancs de sable et des répliques des blocs blancs comme dans le désert blanc mais en plus arrondis. Ils ressemblent de loin à des petits villages de huttes blanches. Sur la route nous nous arrêtons à un endroit particulièrement fossilifère. Sur le sable ocre sont posés des cailloux noirs « métalliques ». A bien y regarder, la plupart d’entre eux sont des fossiles de coquillages, coraux ( ?), … Dans ce paysage enchanteur, Nashat grimpe une dune au pied d’un bloc énorme qui domine le western désert et arrête son moteur. Notre nouveau camp de nuit est encore judicieusement choisi. La vue est superbe. Il règne une drôle d’ambiance : une brume englobe tout et nous voilera aussi le coucher de soleil. C’est un peu irréel. Nous partons de nouveau en vadrouille au milieu de toutes ces structures qui rappellent des huttes en terre pour certains et des espèces de gros tas de fiente de dinosaure tels que l’on peut les voir dans « Jurassic Park » pour une autre, d’autant que c’est parfois tellement mou que l’on s’y enfonce. Jusqu’où va l’imagination … C’est notre dernier soir et il faut en profiter au maximum. Nous espérons voir de nouveau un « houcine » (tel que nous l’avons surnommé), mais Nashat nous dit qu’il n’y a pas de poulet et que nos chances sont maigres ! Comme d’habitude, nous jouons aux cartes sous les étoiles et la lune. Une truffe courte sur pattes avec deux grandes oreilles s’invite au moment de manger. Celui-ci est encore plus coquin et aventurier que le précédent. A défaut de poulet, nous lui offrons un peu d’eau. Il restera de longues minutes avec nous à aller et venir puis disparaitra dans la nuit sous la lumière des flashs. Cette nuit là fut encore plus chaude que les précédentes. Quel plaisir que de goûter le grand air, d’entendre et de sentir un léger vent nous caresser le visage. Un parfum de liberté et de sérénité…
6ème jour Gilles se lève en premier au lever du soleil pour goûter à la belle lumière toujours tamisée par l’air légèrement brumeux (de poussière et non d’eau !), l’appareil photo à la main. Il tombe nez à truffe avec notre fennec. Celui-ci s’approche, se laisse photographier et prendre des poses diverses certainement pour gagner sa pitance (rusé petit renard). Malgré l’exclusivité du fennec sous la lumière du jour qui aurait pu le rendre célèbre, Gilles réveille le reste de la troupe ébouriffée et turbulente. Pas farouche quand même. Il doit être affamé et recherche un petit quelque chose, mais après divers essais (pain, vache qui rit, confiture), il ne daignera rien accepter hormis un peu d’eau. Nous passerons un bon moment en sa compagnie avant de le voir s’éloigner sur fond de désert ! Merci et longue vie, petit Houcine. La matinée est consacrée à la visite du western désert très attachant avec ses champs de gros champignons blancs disposés harmonieusement. De près, les champignons sont construits d’un bloc blanc habillé de dentelle de roches sculptées. A voir ! Cela devait arriver, nous regagnons le bitume qui nous conduit vers « le jardin sous la lune ». Nous nous arrêtons au passage à la montagne de cristal, sorte de veines, voire grandes fissures remplies de cristaux de quartz.

A notre arrivée au camp, tous les bédouins nous laissent « garder » le campement car c’est jour de prière ! Belle confiance. Après le déjeuner nous partons rejoindre Helal et un taxi pour le Caire à Bawiti. Nous faisons nos adieux chaleureux à Nashat, notre guide, cuisinier et pilote qui a rendu cette aventure passionnante. La route goudronnée et ennuyeuse pour le Caire durera cinq heures. Un tout autre périple nous attend pour la suite du voyage aux antipodes du précédent : de l’eau, de la végétation, du monde. A l’aéroport, un douanier s’émeut de tous nos cailloux métalliques collectés dans le désert, même après lui avoir montré le contenu du sac qui les détenait (rien d’illégal d’ailleurs). Pour un peu nous passerions pour d’odieux trafiquants de pierres précieuses. Au final cela se soldera par un petit billet discrètement remis à sa demande. C’est une autre culture … Notre avion part avec une demie heure de retard, mais le taxi réservé par l’intermédiaire du Sara hotel à Assouan sera bien au rendez-vous. C’est à deux heures du matin que nous nous couchons, enfin ! Demain nous embarquons directement sur la felouque sans avoir le temps de voir ni Assouan, ni le temple de Philae, ni Abu Simbel. Il faut bien faire des choix. Une prochaine fois peut-être….
7ème jour
Pour la felouque, nous nous sommes adressés aux « gréements du Nil », gérés par Sara, une française qui vit désormais en Égypte depuis de longues années. Les gréements du Nil : www.felouques-nil.com
Nous avons rendez-vous avec Karim, notre accompagnateur, à dix heures. Bien entendu, comme les autres, il est en avance. Il nous emmène rejoindre les deux bateaux et toute l’équipe (cinq personnes quand même) qui partagera nos journées durant toute la durée de l’expédition : - Ashur, sera notre cuisinier (grand chef et propriétaire de la felouque), - Ahmada pilotera le bateau à moteur « bateau resto » , ( mais il est en fait juste venu pour voir si tout allait bien et nous a quitté ensuite) - Ahmed, capitaine de la felouque et son mousse Kaled qui feront vraiment partie de notre vie quotidienne, tellement souriants, attachants et avec qui nous serons la totalité du temps sur la felouque - Karim, notre accompagnateur qui nous emmènera dans la plupart des visites. Ils sont en grande majorité nubiens. Beaucoup de monde pour nous tous seuls, mais nous les avons tous aimés et avons beaucoup apprécié de partager quelques moments avec eux, tout comme avec Nashat le bédouin du désert ! Pourquoi deux bateaux me direz-vous ? Il y a en fait une felouque (la nôtre est aux couleurs de Bob Marley), qui se meut par la force d’Eole (ça marche aussi, même si ce n’est pas le bon Dieu) et un bateau à moteur comme lieu de repas et qui transporte tout le nécessaire. En tout cas, la felouque est immédiatement très accueillante avec son grand « tatamis » sur le pont (qui sert aussi de matelas de couchage) et l’espace utilisable important qui fait que l’on a de la place pour vivre et se déplacer. Pour les plus turbulents le footing reste quand même périlleux.
Nous voilà partis pour une longue journée de navigation, par bon vent. La felouque est recouverte de couvertures et de coussins et l’on pouvait se prendre un peu pour Hatchepsout voguant au fil du Nil. Comme nous remontons le vent, qui vient du nord, nous faisons beaucoup de bords et donc les kilomètres se gagnent difficilement. C’est là que Thibaud a décidé de payer son tribu pour la nourriture pas très bien acceptée par son organisme. Il donne à manger aux poissons régulièrement, nourriture à base de karkadet (boisson à base de fleur d’ibiscus) qu’il a gloutonnement avalé sans modération au petit déjeuner. Au moins cela fait des heureux dans la rivière. Comme si cela n’était pas suffisant, Robin de son côté a misé sur des problèmes intestinaux prononcés. Comme il n’y a pas de toilettes à bord, il faut s’arrêter le long des berges. Ce n’est pas trop compliqué comme manœuvre mais c’est juste une question de temps que l’opération prend. Vers seize heures, le vent se met à faiblir, puis à tomber … Certes, même sans vent il y a le courant qui nous est favorable, mais c’est quand même laborieux. A chaque demande de Robin, plié en deux, pour s’arrêter sur les bords du Nil, il fallait repartir « à la rame » avec, en guise de rames, des sortes de grosses planches qui pouvaient pousser un peu notre embarcation de plusieurs tonnes, mais épuisait aussi totalement nos valeureux marins ! Bref, après cette errance de fin de journée nous finissons par arriver enfin à bon port au coucher du soleil.
Le soir, on descend des tentures et cela devient une grande chambre familiale de plein air. Comme cela les étoiles ne sont pas visibles mais on a bien l’impression de dormir dehors ! Une petite tente avec des toilettes est installée sur la rive et une planche pour descendre du bateau (la fameuse rame). La navigation ça creuse et ça fatigue, demain sera un autre jour !
8 ème jour

Ashur nous a préparé un copieux petit déjeuner au menu duquel figurent des crêpes. Quel bonheur ! Au programme, nous partons avec Karim pour le village de Daraw où a lieu un marché aux chameaux tous les samedis et dimanches, parait-il le plus important d’Egypte. En effet, une grande centaine de chameaux attendent de changer de propriétaire sous le contrôle d’un tas d’hommes qui discutent le coup. C’est très exotique ! Ces chameaux arrivent du Soudan, par la piste des quarante jours, soit 1800 kilomètres . C’est vraiment un haut lieu de rassemblement avec un fort rayonnement. Les jeunes seront mangés et les autres deviendront salariés à temps plein payés en nourriture, pour travailler (certains même deviendront bêtes de courses dans des émirats arabes). Le traitement des bêtes nous a paru assez rude à priori mais avec respect, pour ce que nous en avons vu. En tout cas, cela vaut largement le déplacement.

Karim nous emmène ensuite dans le souk du village pour y faire les courses. Sans accompagnateur, nous errons d’abord timidement dans les rues pour prendre quelques clichés. Là aussi nous sommes complètement immergés dans un autre monde. La rue est en terre battue. Des ânes tirant des charrettes ou portant un ou plusieurs humains constituent l’essentiel de la circulation, avec des sortes de vespas chinois à carénage intégral. Les étals surplombés de tentures donnent un aspect chaleureux à l’endroit. C’est l’exotisme complet. Ici, il n’y a pas de touristes et les gens sont sympathiques, plutôt avenant et ne nous sollicitent pas. Prendre des photos n’a pas été un problème, au contraire. Souvent ils nous souriaient ou bombaient le torse fièrement devant l’objectif. Un vrai bon moment. Nous retrouvons ensuite « tous nos gars » de l’équipage en train de coudre ! Et oui, la felouque va avoir une nouvelle voile. Sous les directives d’Ashur, ça va coudre pendant plusieurs jours !

La felouque nous dépose ensuite au temple de Kom Ombo, notre première visite d’un site archéologique. Le temple est dédié à Sobek (le Dieu à la tête de croco) et à Horus (le Dieu à tête de faucon), mais sans guide, il est bien difficile de percevoir toutes les subtilités du site. Malgré notre livre, nous passons forcement à côté de plein de choses intéressantes. Dommage ! En tout cas, les anciens s’y connaissaient en tags incrustés, en architecture et avaient des peintures tenaces qui résistent au temps. Un très bel endroit ! Déjeuner sur le bateau restau, où nous avons la chance de pouvoir goûter un peu tous les jours la cuisine locale, et route en felouque vers notre étape du soir ! Et quelle étape ! Dans une petite bicoque, sur les rives du Nil, un homme est en train d’attiser un feu. C’est un soudanais qui fait un café extraordinaire « à la turque » nous explique notre guide. Nous prenons notre douche avec l’eau du Nil réchauffée et un gobelet, et nous rejoignons tout le monde pour assister à la préparation de cette mixture fabuleuse. Il faut être très patient pour pouvoir goûter ces quelques gouttes de nectar fait main (un bon quart d’heure). Une des caractéristiques du truc, d’après Karim, c’est qu’il n’empêche pas de dormir. Il faut espérer que cela soit vrai car ce qui ressort de la fiole de fin de préparation est concentré et moyennement fluide. Pour ma part, j’ai goutté celui macéré avec du gingembre, et je n’ai pas voulu abuser de peur de ne pas pouvoir dormir, mais Dieu que je le regrette. Lucas a goutté pour la première fois de sa vie du café, et lui, il ne s’y est pas trompé il en a pris deux (petites) tasses (et a d’ailleurs fort bien dormi derrière !). Alors, qu’a t-il de spécial ce café ? Difficile à dire, il n’a aucune amertume, un fort bon goût persistant et il ne ressemble à aucun autre café. Le secret de cette potion en tous cas nous restera étranger … Dommage ! Tout cela provoque une bonne humeur à l’ensemble du groupe. Ashur en profite pour dégainer son djembé et nous voilà partis pour une soirée de musique nubienne. Le scénario est simple: un chanteur improvise une phrase et tout le monde reprend en chœur en tapant dans les mains si affinité. Ce type d’événement musical ne doit pas être rare car ils y prennent visiblement un grand plaisir. Surprise, à un moment ils veulent nous faire plaisir et entonnent « elle descend de la montagne à cheval », avec des paroles remaniées qui évoquent la felouque, puis « alouette, gentille alouette ». « A vous » ! C’est Gilles le musicien de la famille qui « s’y colle » et qui improvise sur alouette, « et la tête » et les plumes » et « les bras » et « les mains ». Il chantait vraiment n’importe quoi, dans le feu de l’improvisation, mais tous reprenaient en cœur et sans se tromper avec force claquements de mains. Nous avons ensuite participé à quelques chants nubiens dont les paroles nous ont échappées, mais fort entraînantes…. Quelle soirée, mais quelle soirée !
9 ème jour
Petit déjeuner toujours excellent et très copieux. Karim nous emmène marcher sur les bords du Nil pour visiter les luxuriants jardins qui le bordent ainsi qu’un village, . La balade commence au milieu des palmiers, dattiers et manguiers. Dans une zone plus aride nous découvrons des ruines de tombes de nobles égyptiens antiques. Sous nos pieds pourraient bien être enfouis des trésors architecturaux, mais faute de crédit, tout cela reste dans le sable. Peut-être est-ce une bonne chose, pour qu’il reste encore de quoi découvrir pour les générations futures. Puis nous atteignons le village de Fares.

Celui-ci a la particularité de regrouper une grande concentration de gens très croyants et dont beaucoup ont fait le pèlerinage à La Mecque. Les murs de leur maison « parlent » de cet événement marquant au travers de dessins et de textes. Ils inscrivent notamment le nom de tous ceux qui y ont été et qui portent désormais le titre très honorifique de « hadj ». Ce village est visiblement très prospère, d’après Karim, grâce au commerce des dattes et des aides gouvernementales pour l’irrigation. Nous prendrons plaisir à le découvrir, avec encore des gens bien sympathiques. De retour à la felouque, Karim nous propose de nous baigner dans le Nil. C’est vrai qu’à cet endroit l’eau semble claire, et le soleil bien lourd. Aaaarrrgh ! Que faire ! Le Nil est réputé (et nous avons pu le constater) comme très sale, véhiculant la bilharziose. Et d’un autre côté, comment expliquer à notre équipage qui se baigne tous les jours dedans que ça n’est pas propre pour nous. Seul Robin s’y est partiellement trempé (lâcheurs de parents) pour jouer avec Kaled. A mon avis, le troisième bras qui lui pousse maintenant ne provient pas de cela …
Petit à petit et un peu plus chaque jour, la felouque se transforme en tripot. On s’affronte entre Français et Egyptiens au jeu de « UNO », au « siga »(sorte de morpion égyptien plus intéressant ) ou « Abalone », et petit à petit notre vocabulaire égyptien s’étoffe : « arami » (tricheur)…
Un petit mot sur le thé que l’on nous amène régulièrement sur la felouque. «Combien de sucres dans ton thé ? » demande Karim à Robin. « Comme celui de Kaled hier» répond-il. Tout le monde explose de rire, car Kaled, comme les autres, le boit « à l’égyptienne », c'est-à-dire avec quatre sucres (dans une petite tasse !). Robin ne s’y est pas trompé ! Bon, en Egypte, tu as le droit de le boire à l’égyptienne, mais en France, tu reprendras des coutumes françaises mon garçon !

Le soir nous nous amarrons au quai des carrières du Djebel Silsileh, carrières pharaoniques de grès qui ont servi notamment à la construction des pyramides (le granit venant d’Assouan).Nous les visitons en compagnie de Karim qui nous explique la technique utilisée. La vue sur le Nil est belle et nous découvrons également quelques tombes encore bien colorées. Sur la rive opposée, les carrières sont inaccessibles et un mois auparavant, selon lui, des fouilles ont été effectuées pour trouver un chemin sous le Nil reliant les deux carrières. Ce fut un échec (à par des quais qui furent trouvés) !
De retour à la felouque, nous retrouvons l’équipage toujours affairé à coudre la voile. Ils travaillent jusqu’à la nuit. Nous contribuons au travail en fournissant de la lumière et en enfilant les aiguilles de fils de coton. Cette nouvelle voile, nous ne la verrons malheureusement pas en place avant notre départ ! Une dahabeya (bateau a deux voiles triangulaires nécessitant beaucoup de vent pour naviguer) a eu l’idée de venir accoster pour la nuit à côté de notre felouque. A cela rien à redire. Pour entretenir le confort des quatre personnes sur l’embarcation, le capitaine laisse tourner le gros moteur du bateau qui le tracte pour remonter le Nil, pour produire de l’électricité. Résultat, nous en avons subi le bruit et l’odeur toute la nuit. Ashur s’est bien déplacé deux fois au cours de la nuit pour demander du silence, mais sans succès. On a tous des poches sous les yeux le lendemain et de la haine envers qui vous savez !!!!!!
10 ème jour

Réveil très très matinal donc ce matin-là. Une randonnée de trois heures nous attend dans le désert du Wadi -El Chott. Karim nous présente Ahmed et son âne Aziza pour Robin, si on le souhaite. Robin n’a pas besoin d’âne, c’est un bon marcheur, mais nous avons à cœur de faire travailler le jeune Ahmed. Le désert mérite bien entendu son titre. Dès que l’on s’éloigne un peu des abords du Nil, le sable et la pierre reprennent immédiatement le dessus. Le soleil tape dur et pourtant on n’est que fin février ! Nous découvrons des « graffitis » du personnel travaillant pour Hatchepsout ou peut-être même des brouillons. La balade est sympa, la vue est belle. Nous quittons Aziza et son maître et regagnons notre felouque pour rejoindre notre bivouac du soir, après un très bon déjeuner et une belle navigation remplie de nombreuses parties de cartes. Les rives défilent sous nos yeux, bande de verdure regorgeant de vie sur un arrière plan figé de désert aride. Pour ceux qui ne jouent pas aux cartes, l’heure est à la contemplation. Robin n’a qu’un rêve, être mousse sur le bateau, aider, mais aider pour de vrai. Un matin, il se lève en disant « maman , tomorrow will be » (phrase répondue quand il a demandé à replier et à attacher la voile) « cela veut dire que c’est aujourd’hui ? » Ahmed et Kaled vont jouer le jeu et ne manqueront pas de lui faire plaisir. Capitano a été son surnom. Il a barré, replié et est monté au mât comme Kaled l’intrépide …. Lucas lui aussi fut capitaine à son tour. En récompense, Ahmed lui offrit le collier qu’il portait toujours en provenance du Brésil. Désormais notre capitaine sans bateau le porte tous les jours. Notre base du soir est encore un endroit très attrayant sur une petite île toute de verdure vêtue. Nous regardons les pêcheurs du Nil rentrer au soleil couchant. L’instant est magique. La lumière est métallique. Le silence est juste troublé par les chants émanant de plusieurs mosquées qui marquent l’heure de la prière. Karim nous explique que dans chaque village, il y en a entre cinq et sept mosquées! Ce n’est donc pas de l’écho que nous entendons mais les chants mêlés de plusieurs sources qui s’harmonisent entre elles. Ashur se lève tous les matins à cinq heures pour la prière, mais nous ne l’apprendrons qu’à la fin, car bien que dormant dans la cabine sur notre felouque, il a toujours été d’une grande discrétion.
Ce soir est notre dernier soir sur la felouque. Ashur lance quelques chants soutenus par son Djembé puis Karim enchaîne avec tout un panel d’énigmes. On voit que les Égyptiens ne passent pas tout leur temps le soir devant la télé. Ils savent s’occuper facilement en société (au moins c’est notre interprétation). Ahmed, hélas, ne partage pas notre soirée, car il a eu visiblement des mots avec Ashur sur l’endroit où accoster, et depuis le matin, il boude et refuse tout repas ou collation préparé par Ashur. Nous apprenons que Kaled, lui, va venir en France dans deux mois pour y disputer des championnats de boxe. Il est étudiant et travaille sur la felouque pendant ses vacances. Il pratique la boxe dans son école et il est déjà champion de pas mal de pays du Moyen Orient. Du coup, il a déjà beaucoup voyagé à vingt ans. Même s’il affronte des français, notre cœur sera pour lui. Bonne chance Kaled ! Robin s’endort au cours de la soirée et se met à rêver tout haut : « Chokkran » l’entend-on dire. Il rêve en arabe maintenant. Je crois que ça y est, l’Égypte l’a adopté !
11 ème jour
Nous nous levons très tôt : 6h30. Gloups, nous devons faire nos adieux à tous. C’est pas facile, on s’attache vite. Karim nous emmène dans le bateau à moteur jusqu’à Edfou et Ahmed nous accompagne. Il a lui aussi visiblement le cœur gros de nous quitter car il a bien sympathisé avec les enfants. Nous lui laissons notre jeu de UNO en souvenir.
Nous rejoignons Mohamed, guide francophone dépêché par Sara. Il doit nous faire visiter le temple d’Edfou . Cela fait tout drôle de reparler français et nous avons bien du mal à ne pas glisser des phrases en anglais. Le guide est bien, le temple aussi, mais c’est le jour d’arrêt de tous les gros bateaux en provenance de Louxor. Là, c’est vraiment trop : sept rangées de cinq ou six bateaux attendent sur le quai et ont déversé leurs flots de touristes dans le temple d’Edfou. Après la solitude du désert et la tranquillité de la felouque, nous avons du mal avec la foule et nous n’apprécions pas Edfou à sa juste valeur. Notre guide nous ramène ensuite jusqu’à Louxor que nous atteignons vers midi. Il y a quelques temps, il fallait voyager en convoi. C’est maintenant chose oubliée et nous avons donc circulé très librement. Nous nous installons à l’hôtel Saint Joseph, pas trop mal noté sur « tripadvisor ». Les enfants apprécient particulièrement la piscine sur la terrasse qui domine Louxor et le Nil. La vue est sympa, même si quelques constructions peu harmonieuses (dont le club med) nous gâchent un peu la vue. Quel plaisir de prendre une douche simplement (c’est vrai que sur la felouque l’opération était viable mais pas simple). Nous avions décidé de visiter par nos propres moyens Karnak l’après-midi, puis Louxor le soir, sous l’éclairage artificiel. Au dernier moment, nous changeons d’avis car sans guide, nous passons à côté de beaucoup de choses. Du coup nous sollicitons Mohamed notre guide d’Edfou pour les deux sites. Après un peu de marchandage (dont je crois, il n’est pas sorti perdant) l’affaire fut conclue.

A Karnak, nous décidons de visiter le musée à ciel ouvert avec la chapelle rouge d’Hachepsout, lieu recommandé par Sara. Il faut prendre un ticket en plus mais nous ne l’avons pas regretté (attirés pour avoir pas mal bouquiné sur la vie de la seule femme pharaon). Que dire de Karnak qui est déjà tellement célèbre ? Et bien que cela est impressionnant ! La forêt de pylônes nous ramène à la taille de lilliputiens. La lumière joue à cache-cache avec les alignements et les perspectives. « Vu mon sens de l’orientation, j’aurais du penser à jeter des petits cailloux pour ne pas me perdre » dit Sylvie ! Nous marchons dans les pas des pharaons, au milieu d’une vie grouillante comme il y a quelques siècles, mais les revenants feraient certainement des bonds en voyant les touristes partout profaner ce qui fut hautement sacré il y eut un temps et qui est retourné maintenant à l’état de construction imposante. . Le temps a raison de tout … (petit intermède philosophique). Nous quittons Karnak en longeant la « fameuse » route des sphinx qui va ouvrir sous peu. Elle doit relier Louxor à Karnak sur trois kilomètres mais elle nous laisse un sentiment mitigé. Nous voyons plus de socles que de sphinx et surtout de nombreuses maisons détruites et d’édifices pour déterrer les « trésors d’antan. En fait, pour faire les fouilles, les gens ont été déplacés, délogés et souvent, pas relogés. Ce chantier en tout cas ne fait pas l’unanimité et le maire de la ville a du faire face à de grosses manifestations. Le jeu en vaut-il la chandelle ?

Après la grosse chaleur de Karnak, nous retournons faire un plouf dans la piscine de l’hôtel en attendant le soir. Nous retrouvons notre guide en soirée au temple de Louxor, en empruntant une calèche (exotique et à peine plus cher qu’un taxi si on négocie bien). Eclairé de nuit, c’est vraiment très beau. Louxor est un temple qui a la particularité d’héberger une mosquée et une partie chrétienne. En tout cas, ça conserve ! Les explications de Mohamed nous permettront de bien apprécier tous les secrets symboliques que renferment ces édifices. « Ceci-dit » fait remarquer Gilles, «la religion pharaonique, un poil ésotérique et très contraignante, a empêché toute diversité dans l’expression artistique». Nous terminerons la soirée au « Sofra » restaurant, pas très loin du temple, au milieu des coussins, des décorations orientales et d’une petite table ronde, très sympa .
12 ème jour
C’est dans le site d’un passionné de Louxor et de l’Egypte, Christian, qui fait partie aussi de Voyage Forum, que fut trouvé notre guide du jour, Ahmed Fingan. Adresse de son site : http://louxoregypte.be/site/
Ahmed, comme presque tous les égyptiens, a plusieurs travails à son arc, car un ne suffit pas à vivre. Il est aussi journaliste. Pour un prix, me semble-t-il modique (50€, voiture comprise), il nous a pris en charge du matin jusqu’en fin d’après-midi pour nous faire visiter, selon notre désir, la rive ouest de Louxor : le royaume des morts. Nous l’avons beaucoup apprécié, de part sa culture, sa discrétion et toutes ses explications qu’elles soient de l’époque pharaonique ou de l’époque actuelle. Il nous a fait un petit peu appréhender les us et coutumes actuels. Nous ne pouvons que chaudement le recommander. Il essaie désormais aussi de monter une agence de voyages organisatrice de trips en felouque ou excursions dans le désert… latasse1974@yahoo.fr

Nous commençons par le temple d’Hatchepsout qui nous est chère après avoir presque tous lu « la dame du Nil » : du coup, ça rend le temple encore plus vivant. De bonne heure, nous l’avons à nous tous seuls et ça ne gâche rien. Là encore, nous sommes impressionnés par le nombre de chantiers de fouilles (comme dans chaque site visité auparavant). Ça creuse dans tous les coins. Sur places, des égyptiens sont en train de restaurer très minutieusement des vestiges, à coup de pinceau ou de seringue. Un travail de patience et de longue haleine.

Après avoir bien profité et des lieux et des explications d’Ahmed, nous nous dirigeons vers Deir El-Medineh, le village des artisans de la nécropole thébaine. Ceux-là n’étaient pas des esclaves comme il a souvent été dit, mais des ouvriers bien payés. Pendant leur temps libre, ils travaillaient à leur propre tombe et usaient de tout leur savoir-faire. Nous en avons visité certaines, mais sans appareil photo et sans guide comme l’oblige la réglementation. Du coup, Ahmed nous donne les explications à l’aide de photos et de cartes postales avant d’entrer. Pratique ! Il fera de même pour la vallée des rois, puisque c’est le même topo. Les tombes sont des merveilles. Les styles sont très différenciés et les couleurs sont d’une fraicheur qui laisse perplexe quant à leur âge ! Les artisans gardaient aussi sur place des brouillons, des comptes-rendus de leurs travaux, des factures, tout cela sur des plaques d’argile qui ont été fort utiles aux archéologues. Sur le même site, nous visitons le temple d’Hathor, restauré depuis peu (il y reste même hélas quelques échafaudages). Un bien bel endroit également.

Quatrième étape du jour, le temple de Ramses III, Medinet Habou. Il est grand, beau (comme tous les pharaons) , mais est-ce vraiment un être recommandable ?. Il s’est approprié certaines constructions en y ajoutant juste sa signature et en effaçant la précédente – pratique courante à priori. Pour ne pas subir la même chose, Ramses III a gravé ses hiéroglyphes très profondément (10 à 15 bon centimètres). On est loin de la finesse des reliefs d’Hatchepsout. Quelques fresques remarquables reproduisent de charmantes pratiques de l’époque : les prisonniers de guerre se voyaient amputés de leurs mains et de leurs bijoux de famille. C’est le genre de truc qui motive les guerriers au combat j’imagine. Bref, Ramses III était visiblement un rustre, mais a t-on le droit de parler de la sorte d’un pharaon ? Petit soupçon de délicatesse dans ce monde de brute, il a quand même inventé les premières toilettes de l’histoire, « à la turque » (on devrait dire à l’égyptienne !)
Ventre vide n’a point d’oreille dit le proverbe. C’est ce qui nous est arrivé au sortir du temple. Nous allons dans le premier resto que nous trouvons mais c’est assez cher sans un énorme souvenir.
Cinquième étape : la vallée des rois. En arrivant sur le site, une tempête de poussière s’est levée, avec un vent assez violent. Le ciel s’obscurcit et devient opaque. Nous devons nous abriter à chaque instant et protéger nos yeux et nos voies respiratoires. Là encore nous ne sommes pas autorisés à prendre des photos. Nous visitons la tombe de Thoutmosis III, le beau-fils d’Hatchepsout. Ce charmant garçon l’aimait tellement qu’il a essayé d’effacer son nom de tous les monuments. C’est beau la famille. Très belle tombe en tout cas avec un style tout personnel. Nous enchaînons avec celle de Ramses III (le rustre !!!) et la double tombe de Taousert et Sethnakht.Quelle beauté ces tombes. La couleur semble parfois fraiche de la veille et la gravure d’une grande précision. Plus le temps avance, plus le nuage de poussière assombrit et jaunit le ciel. Nous nous arrêtons aux colosses de Memnon, en réfection, dans une atmosphère surnaturelle de vent de sable. Nous quittons Ahmed Fingan (fingan signifie tasse pour le thé) que nous remercions encore pour la qualité de ses explications et notre chauffeur de taxi à qui nous donnons rendez-vous à cinq heures du matin pour nous emmener à l’aéroport le lendemain. Ce fut une très bonne journée, riche et bien remplie. De retour à l’hôtel, nous oublions la piscine pour nous détendre car c’est la tempête à Louxor. De toute façon nous avons quelques emplettes à faire avant le départ. Go pour les souks !

Les vendeurs sont roublards, c’est de bonne guerre, mais pas trop insistants et en aucun cas agressifs. Nous y passons une bonne heure bien agréable. Nous allons ce soir-là manger chez « Maxime », le restaurant de Sara des felouques, qui a semble-t-il bonne réputation. Nous partons en calèche après avoir fait répéter au conducteur « chaque close de notre contrat oral». Nous avons sur le sujet été prévenu qu’il faut énormément se méfier avec eux. Bingo ! Pendant le trajet il est très lourd avec ses « oulala mama » à tire-larigot. Et puis l’immanquable se produit. Il nous réclame plus, hausse le ton et devient agressif. Nous lui répondons que tout était convenu, la destination, le nombre de passagers et le prix. Mais il hausse fortement le ton dans la rue. Nous laissons la somme prévue sur le siège et avons finalement gain de cause. Ce sera le seul personnage avec lequel nous aurons eu un différent durant tout le voyage. Il est atypique ce restaurant, avec une façade que l’on peut qualifier d’immeuble « gothique » ou « médiéval ? ». A recommander (bien qu’un poil long sur les desserts car semble t-il il manquait un ingrédient).
13 ème jour – va-t-il nous porter chance ?
Lever aux aurores (4h30) et direction l’aéroport. Nos cailloux métalliques font encore sensation à la douane mais finissent par passer sans problème et l’avion n’a quasiment pas de retard. La tempête de sable continue comme la veille, mais cela ne semble pas gêner les réacteurs. A l’arrivée un van doit nous emmener directement aux pyramides où nous devons retrouver Fadi, un guide recommandé dans un carnet de voyageur. La journée va être longue et nous n’avons pas de temps à perdre ! Il fallait bien qu’il y ait un grain de sable dans toute cette mécanique fort bien huilée depuis le début du voyage. C’est un coup du 13 diront certains ! Le chauffeur de taxi est bien là, mais lui veut nous emmener à l’hôtel et pas aux pyramides tel que c’était prévu ! Un coup de fil à l’hôtel à la personne qui a géré tout ça puis le temps de reboucler avec la compagnie et le problème est finalement réglé. Ouf ! Nous appelons Fadi pour le prévenir de notre retard. « Je vous attendais hier » répond-il. « Aujourd’hui, je suis au travail ! ». Damned, après enquête, il s’est trompé de jour (il s’excusera mille fois par la suite, mais en attendant…. ) Et nous voilà partis pour les pyramides avec un chauffeur taciturne, qui ne parle pas vraiment anglais, dans une voiture bien trop grande pour nous puisque nous devions être sept et sans connaître quoique ce soit à ce que nous allions voir puisque nous devions être escortés et guidés (bon, pour les pyramides, on avait quelques idées quand même). Dans ce cas, nous dégainons une carte maîtresse : le « guide du routard ». Nous traversons de nouveau le Caire, pour la troisième fois, mais cette fois-ci, l’ambiance a changée : la veille il y a eu une pluie diluvienne accompagnée de grêle (ce qui est plutôt rare) et nous roulons dans l’eau qui s’accumule dans toutes les parties basses des routes (parfois trente à quarante centimètres). Ici il n’y a pas d’assainissement pour ce type de situation! Ahmed nous avait dit à Louxor pendant la tempête de sable, qu’ils attendaient des inondations vers Assouan et le Sinaï. Et bien, nous, nous aurons des photos des pyramides avec des nuages et des flaques d’eau devant, ça n’est pas si commun !

On a beau les avoir vues sous toutes les coutures en photo, elles sont quand même très impressionnantes ces bon sang de pyramides. Nous prenons notre temps pour les voir. Puis, pendant qu’une partie de la famille ira se balader à dos de chameau (ce qui n’apporte pas grand-chose si ce n’est une vue générale du site – les chameliers étaient également tout juste agréables) l’autre descendra pendant ce temps dans la pyramide de Khéphren. Un peu de déception par rapport aux souvenirs d’il y a vingt ans. Certes les pyramides sont toujours aussi hautes et impressionnantes, mais on n’y accède plus librement et un énorme truc moche (c’est un musée) a été construit à la base de l’une d’elle gâchant considérablement le paysage. Idem pour le matou, heu, je veux dire le sphinx. On ne peut même plus aller entre ses pattes, on est obligé de le voir de haut ! Un peu agaçant tout ça d’autant que tous les monuments se payent plutôt chers ! Nous sommes juste à l’heure de visite de la pyramide de Kheops (seulement deux fois 150 personnes dans la journée – après elles s’écroulent ?), mais comme les sites ferment à seize heures, nous n’aurions pas le temps d’aller ailleurs.

Nous sautons le repas de midi pour ne pas perdre de temps et partons pour Saqqarah et sa fameuse pyramide à degrés du roi Djoser, la plus ancienne. Ok, c’est haut mais moins impressionnant quand même qu’à Guizèh. Nous voulions aussi visiter la tombe superbe de Mérérouka comme cela était prévu initialement avec notre guide. Elle est fermée ! Nous descendons dans le mastaba de Ti, très jolie tombe pleine de scènes finement ciselées et colorées de la vie quotidienne égyptienne (photos interdites à nouveau) puis dans la pyramide de Téti. Nous croisons un couple de français qui a vécu dix ans en Égypte et qui est furieux après le chef des antiquités égyptiennes. Les sites sont, d’après eux, de plus en plus chers et de moins en moins accessibles, ce que nous confirmons. Les plus belles tombes étaient fermées. Nous finissons cette journée harassante au pas de course dans le musée Imothep (très bien mis en valeur) , juste avant sa fermeture. De belles pièces, mais ce n’est qu’un avant goût de ce que nous verrons le lendemain au musée du Caire.
Le soir venu, nous faisons simple : pizzeria « Thomas », le restau branché du coin. On y mange de bonnes pizzas, avec beaucoup de monde dans une ambiance finalement assez feutrée. Après une bonne nuit de sommeil (de nouveau à l’hôtel Longchamps), nous partons pour notre ultime expédition : le musée des antiquités égyptiennes du Caire. Nous sommes aux portes juste avant l’ouverture ce qui nous permet dès celles-ci ouvertes de filer à l’espace Toutankhamon, réputé souvent bondé. Nous serons presque seuls pour admirer le fameux masque sous toutes ses coutures, ce qui vaut, avec les sarcophages en poupées russes de l’époque, à eux seuls le déplacement. Même si ce musée ne met pas toutes ses pièces en valeur et donne un minimum d’explication (parfois uniquement en arabe – mais est-ce fait exprès pour inciter à prendre un des nombreux guides qui proposent leur service dans toutes les langues à l’entrée ? ), on y peut y passer de longues heures sans se lasser. A voir absolument ! Nous décidons de ne pas visiter la salle des momies pour deux raisons : Nous avons une certaine pudeur et les laissons à leur tranquillité et puis, il faut de nouveau payer en plus de l’entrée du musée, et ça devient vraiment très cher. Les antiquités égyptiennes en Egypte, ça va finir par être comme du caviar ! De retour à notre hôtel, nous savons que c’est fini, nous vivons nos dernières heures dans ce pays très attachant. Toutes les journées ont été un dépaysement total. Nous avons oublié notre quotidien et avons l’impression d’être partis des lustres. Quel voyage ! C’est un autre monde parallèle au nôtre. Ce voyage fut une de nos plus belles destinations que nous ne pouvons que conseiller à tous. C’est l’été au milieu de l’hiver !
Le retour fut presque une formalité jusqu’à Zurich. Petite anecdote vécue à l’aéroport du Caire où nous dépensions nos dernières livres : la caissière était en train de déchirer une carte postale allemande pour récupérer le timbre et coincer les boutons de ses tiroirs avec les lambeaux. « Nous espérons que les nôtres ne subirons pas le même traitement » lui lançons nous. Le simple sourire en retour ne nous a pas vraiment rassuré (mais nos cartes sont arrivées). Peut-être avait-elle une dent contre les allemands ! Notre arrivée à Lyon était prévue samedi 27 mars vers 22H30. La fin du vol fut, comment dire, quelque peu agitée, voir franchement périlleuse. Alors que nous sommes sur le point d’atterrir, dans de fortes turbulences, le pilote remet les gaz à fond et pointe le nez de l’appareil vers le ciel. C’est lorsque l’hôtesse nous a annoncé que le commandant de bord voulait nous parler que l’on a commencé à comprendre que tout ce rodéo n’était pas normal. Lors de la deuxième approche, après une bonne demie heure de tour de piste, à part une sorte de surfeur décoloré et bodybuildé derrière nous qui n’arrêtait pas de parler comme un expert des difficultés que le pilote rencontrait, un silence glacial s’était installé dans la cabine, entrecoupé des grincements lugubres de la carlingue. Lorsque les roues ont touché le sol, la performance du pilote fut saluée par une impressionnante salve d’applaudissements suivie de gros soupirs de soulagement. Nous le saurons bien vite, au sol sévissait la tempête Xynthia !
Divers liens qui peuvent être utiles :
Pour le désert : Helal Travelwww.helaltravel.com Le Caire : hotel Longchampswww.hotellongchamps.com Pour les felouques : Les gréements du Nilwww.felouques-nil.com Assouan : Sara Hotel www.sarahotel-aswan.com Hotel Saint Joseph à Louxor : reserve par l’intermédiaire de Expedia.fr
Ahmed Fingan, guide à Louxor : http://louxorguide.com latasse1974@yahoo.fr Mine de renseignements, le site de Christian : http://louxoregypte.be/site/
Pour que les enfants au-dessus de 12 ans bénéficient du tarif étudiant sur les sites (très intéressant car les sites sont hors de prix !) : carte internationale d’étudiantwww.isic.fr (13€ par enfant) J’avais pris la même en tant que professeur (18€)
Guides utilisés : le guide du routard et guide bleu
Et beaucoup de contacts par mail avec sara des felouques et Nathalie de Helal Travel…
Air France: je prend l'avion pour Manchester pour la première fois et seule English translation pending
Bonjour à tous,
Je tiens à m'excuser si je ne suis pas au bon endroit du site pour poser ma question et je sais qu'il existe déjà des sujets similaires au mien car j'ai pu bénéficier des vos conseils.
Seulement une question me reste, je vous explique brièvement.
Je pars le mois prochain en stage en Angleterre, je prend l'avion à Roissy direction Manchester. J'ai résevé mes billets via Air France et ils vont m'envoyer 30h avant le départ ma carte d'embarquement car je beneficie de l'enregistrement automatique. Je n'ai pas bien compris à quoi ca correspondait. Que vais-je devoir faire à mon arrivée à l'aéroport : enregistrer mes bagages, passer le controle de securité ?! Mais en quoi ca me fait gagner du temps ? Dsl ce n'est pas très clair pour moi.
Enfin, des membres de ma famille m'accompagnent à l'aéroport, jusqu'où pourront-ils rester avec moi ?! Jusqu'au moment d'embarquer ?
Voila en espérant avoir été assez clair, je suis dsl pour ceux qui ont l'habitude de prendr l'avion vous devez trouver cela ridicule mais toutes les premières fois sont un peu stressantes.
Merci d'avance pour votre aide
Marie
Je tiens à m'excuser si je ne suis pas au bon endroit du site pour poser ma question et je sais qu'il existe déjà des sujets similaires au mien car j'ai pu bénéficier des vos conseils.
Seulement une question me reste, je vous explique brièvement.
Je pars le mois prochain en stage en Angleterre, je prend l'avion à Roissy direction Manchester. J'ai résevé mes billets via Air France et ils vont m'envoyer 30h avant le départ ma carte d'embarquement car je beneficie de l'enregistrement automatique. Je n'ai pas bien compris à quoi ca correspondait. Que vais-je devoir faire à mon arrivée à l'aéroport : enregistrer mes bagages, passer le controle de securité ?! Mais en quoi ca me fait gagner du temps ? Dsl ce n'est pas très clair pour moi.
Enfin, des membres de ma famille m'accompagnent à l'aéroport, jusqu'où pourront-ils rester avec moi ?! Jusqu'au moment d'embarquer ?
Voila en espérant avoir été assez clair, je suis dsl pour ceux qui ont l'habitude de prendr l'avion vous devez trouver cela ridicule mais toutes les premières fois sont un peu stressantes.
Merci d'avance pour votre aide
Marie
Easy Jet annule mon vol Paris-Casablanca début juin à cause de l'éruption du volcan English translation pending
Bonjour,
J'ai réservé un A/R Paris Casablanca pour début juin.
Ai reçu ce matin un mail d'Easy Jet indiquant que le vol est annulé à cause du "volcan" ; or, les vols reprennent et le départ n'est qu'en juin ;
Peut-être ont-ils envoyé ce mail par erreur ; j'essaye sans succès de les joindre par tél au 0826103320 ; j'envisage faire un saut à Orly pour voir ça en direct
Quelqu'un a-t-il un avis ? Ca m'embête de décaler ou me faire rembourser le vol, s'il s'agit d'une erreur, due à un envoi en masse de mails d'annulation...
J'ai réservé un A/R Paris Casablanca pour début juin.
Ai reçu ce matin un mail d'Easy Jet indiquant que le vol est annulé à cause du "volcan" ; or, les vols reprennent et le départ n'est qu'en juin ;
Peut-être ont-ils envoyé ce mail par erreur ; j'essaye sans succès de les joindre par tél au 0826103320 ; j'envisage faire un saut à Orly pour voir ça en direct
Quelqu'un a-t-il un avis ? Ca m'embête de décaler ou me faire rembourser le vol, s'il s'agit d'une erreur, due à un envoi en masse de mails d'annulation...
Billets à prix réduits/"tarifs immigrés" pour l'Algérie? English translation pending
Est ce que qq'un sait si cela éxiste et comment en bénéficier ? qui aller voir ? etc
merci pour vos réponse , je cherche un billet pour cet été
Reprise progressive du trafic aérien (17 avril 2010) English translation pending
Bonjour,
La création de se topic à pour but de récolter un maximum d'informations, dépêches de dernière minutes, avis, ou encore témoignoiges sur la reprise progressive du traffic aérien.
Cette malchance qui tombe en pleine vacances scolaire et qui risque de me faire rater mon voyage qui devrait se dérouler mercredi prochain à destination de New-York via Amsterdam.
Pensez-vous que Lundi 8 heure, il nous sera annoncer que la reprise du traffic sera une nouvelle fois repousser?
Merci d'avance pour votre participation.
La création de se topic à pour but de récolter un maximum d'informations, dépêches de dernière minutes, avis, ou encore témoignoiges sur la reprise progressive du traffic aérien.
Cette malchance qui tombe en pleine vacances scolaire et qui risque de me faire rater mon voyage qui devrait se dérouler mercredi prochain à destination de New-York via Amsterdam.
Pensez-vous que Lundi 8 heure, il nous sera annoncer que la reprise du traffic sera une nouvelle fois repousser?
Merci d'avance pour votre participation.
Croisière sur le MSC Armonia le 19 avril 2010 English translation pending
je pars le 19 avril sur MSC ARMONIA faire la croisière méditerranée italie croatie grece montenegro. Savez vous si à cette période nous avons des chances d'avoir du beau temps. Nous avons lu certaines discussions et vu que nous devions donner une forte somme pour les pourboires cela semble excessif . Avons nous un contact au départ à Roissy ? La centrale MSC N'est pas capable de nous renseigner. Nous n'avions même pas sur notre carnet de voyage (billet d'avion) le terminal !!
merci de vos réponses car nous sommes à 4 jours du départ
Trajet entre Dublin et Galway? English translation pending
Salut les routards!
Petite question rapide, j'ai lu sur un autre forum qu'il existait des liaisons en bus pour faire le trajet Dublin-Galway mais je voudrais savoir si quelqu'un l'a déjà fait? Il faut entre 3h et 4h apparament. Mais bon, est-ce trouvable facilement une fois à Dublin?
Merci à tous!
Petite question rapide, j'ai lu sur un autre forum qu'il existait des liaisons en bus pour faire le trajet Dublin-Galway mais je voudrais savoir si quelqu'un l'a déjà fait? Il faut entre 3h et 4h apparament. Mais bon, est-ce trouvable facilement une fois à Dublin?
Merci à tous!
SNCF: infolignes en ligne réseau France English translation pending
le lien ci-dessous mène à la page d'accueil des infos sur le trafic SNCF. vous pouvez suivre l'évolution exacte de la situation et vérifier si votre train précis est assuré.
Bien pratique.
http://www.infolignes.com/rubrique.php3?id_rubrique=9
http://www.infolignes.com/rubrique.php3?id_rubrique=9
Compte rendu d'un voyage de quatorze jours en Jordanie (mars 2010) English translation pending
Nous sommes 4 Claude ma femme (59ans) et moi Jean Louis(64) , ma belle sœur Béatrice (64) et une amie Jocelyne(63)
Le réseau routier est plus que correct. Même les petites routes sont globalement en bon état. Seul hic les « gendarmes couchés » très présents dans les villes et villages et souvent indétectables et violents.
Il y a peu de circulation en dehors des villes et la conduite m’a paru très facile avec bien sur un comportement « local » sur les problèmes de sécurité. (marche ou vente au bord des routes et autoroutes, arrêts et changements de direction intempestifs..)
Les sites sont bien indiqués (sur fond marron et nous n’avons cherché que Um ar rasas en arrivant par le sud.
Les directions générales sont assez claires et on se perd très peu.
Dimanche 14 Mars 2010
Voyage Paris Londres avec British airways OK: seul problème on ne peut pas obtenir à Roissy nos cartes d’embarquement pour Londres-Amman (compagnie BMI).
L’avion est à l’heure et la navette nous amène immédiatement du terminal 5 au 1 et en ¼ h nous obtenons nos cartes (les bagages étaient enregistrés jusqu’à Amman).
L’avion décolle avec 1h15 de retard et atterrit avec une heure de retard..
Nous changeons le minimum pour acheter nos visas (1€=0.93DJ) que nous obtenons en 1/4h et retrouvons sans pb notre loueur de voiture (rent a reliable car) réservé par mail.
Nous faisons affaire sur le capot de la voiture : 30DJ par jour pour une Mazda 3 automatique en très bon état et très confortable. Le loueur a pris nos euros au taux de 0.96 ce qui est le taux officiel des banques à Madaba (moins bon à Petra et Kerak).
Nous allons dormir à Madaba (plus proche et très facilement accessible depuis l’aéroport) au Madaba hotel; chambres impeccables (refaites tout récemment) 20DJ pour 2 pers avec le petit dèj(correct). Nous dinons à 23h au Dardasheh restaurant Hussein bin Ali st d’un excellent taboulé (tubule) préparé à notre demande pour 2,20D sur la rue très calme à cette heure par une température délicieuse (il faisait 5° à paris).
Lundi 15
Il fait très chaud. Le matin, change à la banque. Les cartes sim ZAIN ne semblent pas fonctionner sur nos 3 téléphones français (sont-ils réellement débloqués?)et nous achetons un téléphone jordanien pour 20DJ (qu’il nous reprendra 15 jours après 12DJ) et une recharge à 7DJ qui nous donne une heure de conversation sur place (apparemment en local mais pas en « interurbain où la consommation est rapide). J’en profite pour faire réparer ma banane pour rien du tout (on lui laissera un DJ) chez le couturier du coin.
Puis nous descendons par la route du roi qui traverse plusieurs Wadis absolument superbes (en particulier le Mujib) , nous arrêtons à Kerak pour manger pour 2DJ par personne.
Le restau dans lequel nous retournerons en remontant se trouve sur la route d’Amman à environ 1km, au sommet de la côte après la mosquée en face de la pharmacie Shaqaek al Nuaman sur une terrasse en haut de 6 marches. Menu simple et très très copieux: taboulé, riz biriati ou au curry avec poulet le tout parfaitement cuit
Le ciel est chargé de poussière et la visibilité «est de plus en plus faible quand nous arrivons à la réserve de Dana au Rumana camp site: arrêt et parking à la « tower » où nous payons 82DJ une tente pour 4 avec petit dèj (très copieux et excellent) et 51DJ pour 4 repas buffet délicieux . Ces prix incluent l’entrée à la réserve.
Le camp est très agréable, superbement situé, il a ouvert aujourd’hui après la fermeture annuelle. Les sanitaires sont impeccables et les matelas confortables mais il faut entrer à 4 pattes , dur dur pour les vieux.
On attendra une heure un groupe un peu bruyant pour manger, en chantant autour du feu
Mardi 16
Il fait gris, frais(12°) et humide, ma balade avant le petit dèj se termine sous la pluie battante…Je me recouche et nous allons à 8h30 ( avant il n’y à pas de petit dèj) déjeuner (très bien).
Il ne pleut plus , puis balade autour du camp, le temps se lève et nous terminons au bout de trois heures 30 passées à admirer fleurs cailloux rochers et paysages sous le soleil.
Nous prenons notre lunch box (très bien pour 5DJ) au soleil, glandons, baladons et remontons avec la navette à la « tower » où est restée notre voiture.
Après 24h dans ce paysage grandiose nous allons … au village de Dana au Dana Hôtel pour dormir et dîner.
La température est fraiche il y à du vent de nord ouest.
Nous sommes accueillis au Dana hôtel par un thé de bienvenue(au thym) et avons pour 25DJ la chambre, deux chambres délicieuses avec sdb : dans la notre (elle aurait 300 ans) il y a les « poutres » apparentes…Hôtel impeccable, accueil chaleureux. Le repas (5JD/p) est excellent, buffet pris à une grande table commune et un thé est servi après le repas dans le salon, les clients bavardent et jouent à des jeux de société. La nuit est extrêmement calme (même pas le muezzin de la mosquée toute proche).
Mercredi 17
Petit déj bien et balade très agréable dans les terrasses plus ou moins à l’abandon sous le village..
Au retour nous sommes hélés par le poste de « rangers » chargés de la surveillance de la réserve, ils nous offrent un thé à la camomille délicieux et nous bavardons longuement. Nous refusons leur invitation à partager leur repas car nous mangeons au Dana Hôtel « offert »: il y a eu une incompréhension dans la réservation et nous sommes obligés de dormir ce soir à Petra (où nous voulions partir demain matin : pas grave!) et le patron désolé nous a offert le repas pour se faire pardonner (une erreur partiellement de notre faute).
Nous passons une partie de l’après midi sur la terrasse du «Dana guest house » vue superbe, fauteuils disponibles.
Ensuite route vers Petra (1h15) où nous atterrissons au Sunset hôtel qui est encore en travaux pour certaines chambres, mais est refait pour la plus grande part: chambres très propres 35JD double avec sdb et petit dèj.
Nous allons manger à « l’oriental restaurant »: plats de 6 à 10JD cadre quelconque service moyen agneau dur et garniture moyenne, pas de bière avec alcool.
Par contre la pâtisserie Sanabel Bakery est excellente.les serveurs sont charmants les prix petits. A recommander.
Jeudi 18
Petit dèj bien
Temps gris pour visiter Pétra
Nous partons à 9h. Pas de queue.
43 DJ le billet 3 jours incluant le cheval aller et retour jusqu’à l’entrée du Siq (800m) mais il faut ajouter un bakchich (tip) d’1 DJ (et encore ils râlent et il semble que les clients donnent au moins 2DJ). On aussi droit à un guide mais on n’a pas essayé : le guide bleu est absolument parfait dans ses descriptions.
Les tarifs augmenteront le 1 11 2010 (60DJ pour 3 jours)
Après le trésor (Khazneh) nous monterons au haut lieu des sacrifices itinéraire très faisable sans entrainement et redescendons par le wadi el farasah; l’ensemble est une promenade somptueuse avec très peu de monde.
Nous pique niquons (acheté pour 17.50DJ pour 4 dans le supermarché à côté de l’hôtel) avec une vue fabuleuse sur le wadi.
Retour à 17h à l’hôtel.
Allons manger au Al Wadi sur le rond point en haut à wadi moussa: ambiance bof, plats de 5 à 9 DJ, l’un bon et chaud; l’autre copieux très moyen et tiède.
Nous refaisons un tour à la pâtisserie ou nous achetons des boites de pâtisseries locales pour en faire des cadeaux.
Vendredi 19
Partons à 8h30 descendons à cheval (mais nous n’en trouverons pas le soir à 17h pour remonter, déjà hier soir il fallait attendre).
Nous goutons le Siq et le Khazneh sous le soleil et allons au Deir pour lequel la montée (superbe) nous prend avec les pb de genoux de l’une d‘entre nous 1h30 pour 748 marches. En montant le matin (à cette saison il ne fait pas trop chaud) il y à peu de monde, l’après midi en redescendant c’est un peu le métro.
Le site est superbe et en montant sur le petit mont face au Deir Nous avons à la fois une vue quasi panoramique sur les environs et un aspect saisissant sur le Deir.
Nous restons un bon moment en piqueniquant sur les banquettes face au Deir et en buvant un thé (1,5DJ) pour en justifier l’utilisation.
Descente en 1h et retour à 17h30 à l’hôtel.
Nous allons manger au red cave où le cadre « troglodytique » est agréable, le service sympathique, la nourriture excellente et les prix « habituels »: de 6 à 9DJ le plat. Toujours pas de bière (bientôt une semaine sans alcool!)
Samedi 20
Surprise les banques sont fermées aussi le Samedi (en plus du Vendredi).Les horaires d’ouverture sont 8h30 15h .
Nous repartons à Petra en direction des tombes royales: à 10h elles sont à l’ombre mais il n’y à personne et comme je les avais photographiées au soleil couchant la veille(superbe) cela n’empêche pas de les admirer.
Pour aller à celle de Sextius Florentinus Il faut au niveau de la tombe à étages s’écarter de la falaise et ensuite la rejoindre un peu plus loin.
Je suis monté sur le Jebel um al Amr pour aller voir la vue plongeante sur le Khazneh (superbe mais à 12h déjà dans l’ombre) peut se faire en 1h en marchant bien y compris un bon arrêt au dessus du trésor.
Ensuite nous sommes allés voir les mosaïques de l’église byzantine (très chouettes) et juste au dessus la chapelle bleue(très sobre avec une jolie vue) où il n’y a personne.
Retour à 14h à Wadi Moussa , quelques achats pour le pique nique que nous mangeons au calme à Little Petra(Siq el Barid) non loin du parking avec une jolie vue. Un petit tour dans Little Petra charmant , gratuit, calme, il faut bien chercher les peintures dans la maison aux peintures (derrière la grille en haut à gauche et à droite devant).
Et retour en goutant la route très belle..
Dimanche 21
Nous allons changer de l’argent ( le guichet exchange à côté du red cave est à 0.92) à 0.96 mais avec environ 2% de commission(annoncé dès le début) puis partons pour.le Wadi rum (1h30 via la route du roi sans trop trainer). Les 15 premiers km sont superbes avec une vue plongeante sur Petra.
Arrivons à 11h et retrouvons Salim.079 5877163 salim_hamed_aoad@yahoo.com, pour passer 3 jours fantastiques à se promener (en 4x4) dans tous les sens dans le Wadi Rum à la découverte de tous les sites : paysages, couleurs, contrastes…Salim est aux petits soins et nous ménage des temps de pause, de marche, de grimpette, de découverte, de silence. Par ailleurs la nourriture est excellente, préparée par sa 2ème femme (et son fils): nous avons eu une étouffée de légumes et de poulet à la braise dans le sable, et d’autres plats bédouins tout aussi réussis, ainsi que des pique niques copieux. Le campement est à l’écart des passages de 4/4 et des grands campements, dans un cadre superbe non loin (1/2h à pied) de la petite arche où j‘ai assisté à un lever de soleil fabuleux tout seul sans un bruit. Cela nous est revenu à 110 DJ par personne pour 3 jours, 2 nuits, 5 repas, 2 ptidèj. Le couchage (matelas et couvertures fournis) se fait sous une tente en poils de chèvre très grande. Nous terminerons chez Salim par un déjeuner de keftah(boulettes).
Mercredi 23
Nous allons ensuite (15h30) au village bait ali très agréable dans une tente qui nous revient à 30DJ par personne y compris repas (excellent) et petit dèj(très bien aussi). Tout est impeccable et l’accueil très efficace.
Et nous buvons notre première bière(3DJ) depuis 10jours…..
Nous avions réservé le vol en « hot balloon » quelques jours auparavant par leur intermédiaire. celui-ci nous est confirmé à 18h, chouette!
Jeudi 24
Rendez vous sur le parking à 6h où arrive (à l’heure) un 4x4 pour nous emmener au lieu de décollage non loin. Nous arrivons en même temps que toute l’équipe(8 personnes très entrainées) et en 40 minutes nous assistons à la mise en place de l’engin (très intéressant et même un peu impressionnant). Le vol durera 1h20’ les conditions sont idéales (les meilleures depuis 6 mois d’après le pilote(très professionnel). C’est un enchantement (encore!) et tout est si beau! . Après l’atterrissage un café biscuits nous est offert et nous échangeons avec le pilote. Tout cela nous revient à 130DJ par pers. Mais je crois cela plus cher en Europe et en plus le paysage est fantastique..
Ensuite route jusqu’à Shobak: adorable château croisé/mamelouk en restauration. Belle pierre, belles voutes, j’ai descendu environ 200 marches (enfin au bout des 200 y avait plus de marches et la suite (entonnoir presque lisse) m’ a encouragé à remonter (escalier de la citerne?)).
Puis route vers Kérak, nous réalisons que nous arriverons trop tard pour visiter et nous allons faire un tour aux sources chaudes Hammamat Burbita et Afrat de fait nous n’essayons pas d’y entrer mais la route pour y aller est bien belle. Arrivés à Kérak nous allons directement au Kairwan hôtel (sur la route à gauche en repartant vers Amman à 500M) et nous y trouvons la dernière chambre(avec sdb) pour 3 personne avec un matelas supplémentaire pour 45DJ plus 5DJ de pti dèj par pers. Hôtel très correct avec une déco sympa et kitsch et le double vitrage isole des bruits de la route.
Nous retournons manger dans notre restau à deux balles de l’aller au dessus de l’hôtel sur la route d’Amman.
Jeudi 25
Temps gris
Le petit dèj est joliment servi au sous sol dans la salle qui doit servir pour des fêtes et réceptions il est tout à fait correct quoiqu’un peu continental.
Nous regrettons déjà le fromage aux herbes et à l’huile d’olive.
Visite de Kérak château : il est très facile d’arriver en voiture au château(bien fléché) et les sens interdits se gèrent très bien.
C’est un entrelacs de couloirs voutés avec des salles voutées partout, des murs impressionnants, un site à couper le souffle, le tout d’une surface assez grande. J’ai une préférence pour shobak. Entrée 1DJ.
Puis route vers Amman, Wadi Mujib à nouveau dans la brume, et à Dhiban nous tournons à droite vers Um ar Rasas. Ensuite pas d’indication et c’est au pifomètre après demandes sur le bord de la route que nous y arrivons.
Entrée libre, les ruines autour du hangar qui abrite les mosaïques méritent des panneaux explicatifs qui ont l’air d’être prévus.
Les mosaïques sont fantastiques et les passerelles d’accès sont très bien étudiées. Un grand moment! Encore!
La route vers Madaba est directe et doit être facile à trouver dans l’autre sens.
Retour à l’hôtel Madaba où nous avions réservé 5 nuits, y compris la nuit précédente que nous avions annulée de Kérak, 2 chambres sur cour, et nous en avons une sur rue (la patronne en chemise de nuit est généralement au deuxième étage où elle fait l’accueil quand personne d’autre n’est là, elle semble avoir un peu alzheimer).
Nous mangeons au Dardasheh restaurant Entrée + plat + 2arak +2 thés 41DJ excellent mais le wifi est cassé!
Vendredi 27
Temps frais et moyen
Route vers Jerash: 1h 30 depuis Madaba par l’ouest d’Amman.
Site splendide. La visite nous a pris 4h avec une longue pause dans le théâtre nord. Entrée 8DJ
En arrivant à 11h nous avons été assez tranquilles en particulier dans la partie Nord.
Nous avons mangé dans le resto Sur le parking. Buffet à 10DJ (cela semble avoir augmenté) avec un choix impressionnant de salades et de légumes cuisinés inclus dessert. Service très professionnel, excellent.
Puis route vers Um Quays (1h15) la traversée d’Irbid est un peu longue)
Le site est situé à l’extrême Nord Ouest dominant le Jourdain le lac de Tibériade et le Golan, la vue est fantastique. En dehors du Théâtre Sud l‘état de conservation est faiblard (surtout après Jerash assez et bien restauré) mais le charme de la visite a consisté dans le fait que nous étions vendredi et que le site est le bois de Boulogne local: il y avait des jordaniens partout (y compris sur les ruines où les enfants s’entrainent à l’escalade….). Les conservateurs européens en auraient une attaque.
L’entrée est totalement libre.
Retour en 2h15 sans aucun pb par la route en direction de « l’ airport » et en bifurquant sur Madaba à la fin.
Samedi 27
En route pour le châteaux du désert (entrées libres). Nous commençons par Qasr Amra où nous passons entre 2 groupes, dommage il n’y a pas de soleil et l’éclairage des fresques n’est pas extraordinaire puisque naturel mais il y à de jolies choses et le bâtiment est beau.
Ensuite nous revenons à Qasr el Kharaneh (El azrak est parait il en travaux) que nous aimons bien en particulier la déco des chambres de l’étage et l’ensemble du bâtiment.
Retour à Madaba où nous mangeons au el cardo ; buffet à 8 € copieux mais moyen , resto vide de 13h à 14h!.
Ensuite mosaïques de parc archéologique(2DJ) pas mal, puis celles de Saint Georges bien mais aucun effort n’est fait pour les rendre visibles (on pourrait par exemple monter à la tribune..). Le palais brulé est fermé.
Le soir nous mangeons au Haret Jdoudna: cadre très agréable, nourriture excellente service impeccable; plats de 5 à 9 DJ très copieux.
Par contre le magasin d’artisanat n’y propose rien d’exceptionnel.
A Madaba les vendeurs sont très agréables n’insistant pas et ne collant pas.
Dimanche 28
Il fait moins gris
Nous allons admirer les mosaïques des saints apôtres (personne même pas de gardien)puis, nous nous dirigeons vers le Mont Nebo. La basilique est fermée pour travaux nous ne pourrons dons voir la super Mosaïque, mais sous une tente sont exposées celle qui était au dessus et une autre qui vient des environs. Belle facture. Le temps se dégage mais la vue reste limitée et nous ne voyons que le bas des contreforts de la mer morte et du Jourdain.
Nous allons ensuite à Khirbet Mukhayyat qui est sur une route à droite en revenant du mont Nebo vers Madaba à environ 3km Al Makhyt puis faire un ou 2km et s’arrêter devant une bâtisse récente qui recouvre un superbe mosaïque découverte par hasard par le grand père du gardien des lieux qui habitait dessus!…
On est tout seuls, le gardien est charmant nous explique le différentes scènes, puis nous offre le thé en nous montrant les environs et le chapelle en ruine où a été trouvée la mosaïque sus-citée. Un grand moment de beauté et de paix.
Puis nous descendons par la route(belle) jusqu’aux hôtels (resorts) de luxe: nous avons choisi le Mövenpick Zara (c’est le mieux parait il) en semaine les tarifs sont 20DJ pour les piscines et le mer mais il faut acheter une carte à 30DJ et dépenser les 10DJ en boissons ou nourriture et 40DJ pour le Spa, nous nous contentons des piscines: la balade dans le jardin vaut déjà une partie du billet et les piscines et le cadre valent le reste. Transats, canapés, fauteuils parasols boissons livrées sur le transat eau fraiche(21°) ou bonne(30°) enveloppements de boue et mer morte, plus le soleil et la chaleur que nous avions perdus depuis 3-4 jours. Ravis.
Nous faisons un peu de Wifi pour nous enregistrer (5DJ la 1/2h à la réception quand même ! tout est bon pour faire du fric).
Nous avions prévu un pique nique discret que nous avons mangé sur nos transats. Bien sur une belle serviette de bains est fournie.
En repartant nous avons eu droit à une citronnade servie à l’accueil par un jordanien ravi que l’on lui dise « choukran »ce que visiblement les clients de l’hôtel ne pensaient pas à faire….
Puis retour au coucher du soleil par la route directe de Madaba , superbe et nous avons regardé coucher le soleil en haut en écoutant un oiseau musicien….
Nous sommes retournés au Haret Jdoudna en prenant d’autres plats tous très bons et nous avons réussi à dérider le serveur très professionnel de la veille. Une adresse à recommander.
Lundi 29
Nous arrivons à 7h à l’aéroport où nous laissons la voiture , l’avion part 20’ en avance. Le service à bord de BMI est très correct.
Problème visa run en Thaïlande English translation pending
Bonjour à tous,
Nous partons d'ici peu de temps en Asie, ayant décidé de rester respectivement 1 mois en Thailande, 1 mois au Cambodge et 1 mois au Vietnam, nous n'avons pas pris de visa touristique ou autre pour chacun de ces pays.
Notre vol aller retour se fera à Bangkok (arrivée le 2 avril, retour le 1er Juillet), or je viens de lire que certaines compagnies aérienne refusaient d'embarquer les personnes n'ayant pas de visa et dont leur billet retour était éloigné de plus d'un mois.
Dans les faits, Egyptair (la compagnie avec laquelle nous partons) permet elle l'embarquement dans notre cas? Des personnes ont ils déjà voyagé de la sorte (j'entend par là, avec un billet aller retour de 3 mois et sans visa)?
Mon ami me dit que je n'ai rien à craindre et que j'embarquerai, mais au plus la date approche au plus mes doutes grandissent..
Merci de vos futures réponses.
Cordialement Loïc
Nous partons d'ici peu de temps en Asie, ayant décidé de rester respectivement 1 mois en Thailande, 1 mois au Cambodge et 1 mois au Vietnam, nous n'avons pas pris de visa touristique ou autre pour chacun de ces pays.
Notre vol aller retour se fera à Bangkok (arrivée le 2 avril, retour le 1er Juillet), or je viens de lire que certaines compagnies aérienne refusaient d'embarquer les personnes n'ayant pas de visa et dont leur billet retour était éloigné de plus d'un mois.
Dans les faits, Egyptair (la compagnie avec laquelle nous partons) permet elle l'embarquement dans notre cas? Des personnes ont ils déjà voyagé de la sorte (j'entend par là, avec un billet aller retour de 3 mois et sans visa)?
Mon ami me dit que je n'ai rien à craindre et que j'embarquerai, mais au plus la date approche au plus mes doutes grandissent..
Merci de vos futures réponses.
Cordialement Loïc
Aéroport de Bruxelles English translation pending
Bonjour
Je dois prendre un vol pour NY dans 15 jours, je vais à l'aéroport en voiture et j'ai même réservé mon parking... sauf que j'ai un affreux doute : question probablement idiote mais combien y a-t-il d'aéroport à Bruxelles ? Pour info, y'a rien de précisé sur mon billet d'avion
j'ai pas envie de me faire un mauvais plan genre je vais à Orly alors que je pars de Roissy 🏴☠️ merci
Je dois prendre un vol pour NY dans 15 jours, je vais à l'aéroport en voiture et j'ai même réservé mon parking... sauf que j'ai un affreux doute : question probablement idiote mais combien y a-t-il d'aéroport à Bruxelles ? Pour info, y'a rien de précisé sur mon billet d'avion
j'ai pas envie de me faire un mauvais plan genre je vais à Orly alors que je pars de Roissy 🏴☠️ merci
Réservation en ligne d'un vol pour Houston: être sur la liste d'attente English translation pending
j'ai pris mon bilet sur expedia pour HOuston ; tout était réservé et on ne m'avait jamais dit à aucun moment que ma place était en liste d'attente !
j'arrive ce matin pour partir de roissy pour houston ; j'arrive à l'enregistrement et on me dit que je suis en liste d'attente !!! je tombe des nues !!!
et on me dit que maintenant on fait du sur booking et on me refuse la place !
donc je ne suis pas partie et on m'a donné une place seulement demain !!!
j'ai perdu une journée de séjour et je suis furieuse !
que me conseillez-vous de faire ? avez-vous ce genre de mésaventure ?
Urgent: compagnie aérienne pour un vol Paris-Thaïlande le samedi 20 mars? English translation pending
Bonjour,
Je souhaite aider mon frere qui a reservé cet apres midi un sejour à Pattaya avec last minute pour depart samedi 20 de Paris. Il est noté les compagnies aeriennes suivantes possibles : Emirates, Qatar, Gulf air, Sri lanka airlines. Ce soir aucune info de plus sur l'heure du depart ou la compagnie aerienne... qui nous permettrait de connaitre l'heure de depart. Il doit acheter un préach en train depuis Lyon, quelqu'un peut il nous aider?? Je lui ai conseillé d'appeller à la premiere heure demain last minute...
Merci à tous pour votre réactivité😛 Christelle
Je souhaite aider mon frere qui a reservé cet apres midi un sejour à Pattaya avec last minute pour depart samedi 20 de Paris. Il est noté les compagnies aeriennes suivantes possibles : Emirates, Qatar, Gulf air, Sri lanka airlines. Ce soir aucune info de plus sur l'heure du depart ou la compagnie aerienne... qui nous permettrait de connaitre l'heure de depart. Il doit acheter un préach en train depuis Lyon, quelqu'un peut il nous aider?? Je lui ai conseillé d'appeller à la premiere heure demain last minute...
Merci à tous pour votre réactivité😛 Christelle
Billet de vol électronique valable pour l'Australie? English translation pending
salut
Aprés paiement, j ai reçu par l intermédiaire de go voyages un billet-electronic sur mon adresse e-mail
pour un vol a partir de sydney en australie, en direction de la nouvelle zélande, dans 6 mois
ce dernier est rédigé en français bien sur
il reste valable, j en doute pas !
est il nécessaire de le présenter au bureau de la compagnie a roissy, pour qu il me donne un billet traduit en anglais ou bien un autre document ?
merci d avance
Aprés paiement, j ai reçu par l intermédiaire de go voyages un billet-electronic sur mon adresse e-mail
pour un vol a partir de sydney en australie, en direction de la nouvelle zélande, dans 6 mois
ce dernier est rédigé en français bien sur
il reste valable, j en doute pas !
est il nécessaire de le présenter au bureau de la compagnie a roissy, pour qu il me donne un billet traduit en anglais ou bien un autre document ?
merci d avance
Vols entre Paris et Carcassonne? English translation pending
Bonjour a tous,
Voilà je dois descendre 3 jours au mois d'aout sur carcassonne et le voyage en voiture est trop long, je cherche donc un autre moyen.
Je cherche des vols entre paris et carcassonne apparement cela n'existe pas? Quelqu un peux me le confirmer? Et comment faire? Descendre a toulouse? Montpellier? et il existe un train pour les liaisons?
Merci de votre aide!!!
Bye
Le boycott touristique a-t-il un sens pour vous? English translation pending
Bonjour,
Eliminez-vous systématiquement dans vos choix de voyage les destinations que vous estimez - "peu recommandable" pour cause de régime autoritaire comme par exemple la Birmanie ou même la Tunisie, ou totalitaire comme la Corée du Nord, Turkménistan carrément inenvisageable etc... - "misère accablante" comme l'Inde, l'Afrique ... - ou pour cause de "fâcherie personnelle ou idéologique" avec un pays (ex les USA pour cause de guerre d'Irak ou Israel à cause de la Palestine etc...)
Ces critères ont-ils un sens pour vous ou alors le voyage doit passer outre ?...
Merci.
Eliminez-vous systématiquement dans vos choix de voyage les destinations que vous estimez - "peu recommandable" pour cause de régime autoritaire comme par exemple la Birmanie ou même la Tunisie, ou totalitaire comme la Corée du Nord, Turkménistan carrément inenvisageable etc... - "misère accablante" comme l'Inde, l'Afrique ... - ou pour cause de "fâcherie personnelle ou idéologique" avec un pays (ex les USA pour cause de guerre d'Irak ou Israel à cause de la Palestine etc...)
Ces critères ont-ils un sens pour vous ou alors le voyage doit passer outre ?...
Merci.
Quelle compagnie pour un vol Paris-Bali? English translation pending
Bonjour,
Je vais partir à bali en juillet prochain et je ne sais pas quelle compagnie prendre. Le vol étant très long, je suis prête à y mettre un peu plus cher pour avoir le confort et la sécurité. Je pensais à Air France/KLM mais il y a deux escales et du coup le voyage est très long. Quelle compagnie me conseillez-vous ?
Cécile