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Dernières nouvelles: révélation de la cabine du 380 AF English translation pending
Bonjour à tous,
C'est tout chaud voici les photos 😛:
La Première
Affaires
Voyageur

http://www.aeroweb-fr.net/...-linterieur-de-la380
Vous l'aurez donc remarqué, AUCUNE innovation de la part d'AF, meme siège dans toutes les cabines seul IFE est nouveau avec des écrans plus grand 🤪
C'est tout chaud voici les photos 😛:
La Première

Affaires

Voyageur

http://www.aeroweb-fr.net/...-linterieur-de-la380
Vous l'aurez donc remarqué, AUCUNE innovation de la part d'AF, meme siège dans toutes les cabines seul IFE est nouveau avec des écrans plus grand 🤪
Alerte de collisions d'animaux sur les routes de l'Ouest américain English translation pending
De retour d un fabuleux voyage dans l ouest (San Francisco, cote pacifique, Las Vegas, Bryce canyon, Page, Grand canyon, San Diego) je souhaite vous alerter sur le risque très important de collision d animaux sur les routes.
En particulier des petits daims (Deer Mule) vivant dans les régions semi boisées et qui sont extrêmement nombreux.
Ils sont présents surtout le soir à partir de 17h.
En route vers Bryce canyon prés de la petite ville de Glendale nous roulions a faible vitesse (respectant la limite de 45 miles) lorsque deux daims ont traversées la route avec malheureusement l impossibilité d en éviter un (mort sur le coup).
Nous avons été extrêmement choque par cette accident et la mort de cette animal (je précise que je suis vétérinaire) mais il semble que ces accidents sont presque anodins dans la région : le propriétaire de l hôtel de Glendale a eu le même accident le lendemain et nous a juste informe que sa solution est d avoir place un pare buffle sur sa voiture.
De plus sur le bord des routes les traces de freins et les nombreux cadavres sont révélateurs.
Conseils trouves sur le net : prudence extrême a la nuit tombe et rouler en dessous des limites (meme si la nuit il est pafois impossible d eviter un animal meme a 30 miles/h), se méfier car les deer mule sont souvent en groupe (si on en voit un traverser alors attendre les autres qui vont suivre), éventuellement klaxonner, ne pas donner de coup de volant (mais bon c est un reflexe) pour ne pas rattraper l animal dans sa course mais freiner.
Voila, en espérant pouvoir éviter a certains la même mésaventure.
Carnet de voyage très prochainement (désolé pour le manque de certains accents, adaptation au clavier qwerty de mon nouveau netbook)
En particulier des petits daims (Deer Mule) vivant dans les régions semi boisées et qui sont extrêmement nombreux.
Ils sont présents surtout le soir à partir de 17h.
En route vers Bryce canyon prés de la petite ville de Glendale nous roulions a faible vitesse (respectant la limite de 45 miles) lorsque deux daims ont traversées la route avec malheureusement l impossibilité d en éviter un (mort sur le coup).
Nous avons été extrêmement choque par cette accident et la mort de cette animal (je précise que je suis vétérinaire) mais il semble que ces accidents sont presque anodins dans la région : le propriétaire de l hôtel de Glendale a eu le même accident le lendemain et nous a juste informe que sa solution est d avoir place un pare buffle sur sa voiture.
De plus sur le bord des routes les traces de freins et les nombreux cadavres sont révélateurs.
Conseils trouves sur le net : prudence extrême a la nuit tombe et rouler en dessous des limites (meme si la nuit il est pafois impossible d eviter un animal meme a 30 miles/h), se méfier car les deer mule sont souvent en groupe (si on en voit un traverser alors attendre les autres qui vont suivre), éventuellement klaxonner, ne pas donner de coup de volant (mais bon c est un reflexe) pour ne pas rattraper l animal dans sa course mais freiner.
Voila, en espérant pouvoir éviter a certains la même mésaventure.
Carnet de voyage très prochainement (désolé pour le manque de certains accents, adaptation au clavier qwerty de mon nouveau netbook)
Louisiane: programme d'une escapade de six jours English translation pending
Hello,
Afin de patienter jusqu'au printemps pour pouvoir retourner dans l'Ouest, nous faisons un p'tit tour en Louisiane du 5 au 12 Décembre.
Je vous me permets de vous exposer mon programme (plus ou moins détaillé que je completerai) : N'hésitez pas à me conseiller ou déconseiller certaines choses (temps que la critique est constructive, elle est la bienvenue 😉)
Jour 0 : Vol Bxl - Atlanta - New Orleans - 1ere nuit a NO Jour 1 : de NO à Lafayette - 2eme Nuit : Lafayette - Morgan City - Lake End Park - Frankiln - New Iberia - Avery Island - St Martinville (evangeline, park, musée) Jour 2 : Visite des alentours - 3eme Nuit : Lafayette - Swamptour (peut etre) & rando (sur) au Lake Martin - Lafayette - Crowley - Jennings (ville - musée) Jour 3 : de Lafayette à Natchez - 4eme Nuit : Natchez - Breaux-Bridge - Opelousas - Chicot State Park + Arboretum - p'tites routes paumées vers Natchez - visites de Natchez et ses demeures Jour 4 : de Natchez a Baton Rouge : 5eme Nuit : Baton Rouge - Tunica Hills state Wildlife recreation area (passage, rando?) - Greenwood plantation - Myrtles plantation - St Francisville - Visite de Baton rouge Jour 5 : de Baton Rouge a New Orleans - 6eme Nuit a NO - Route des plantations (Houmas, Oak Alley, Laura plantation, San Francisco Plantations... (lesquelles?)) Jour 6 : Journée a NO - 7eme Nuit a NO (à l'improviste...) Jour 7 : matinée a NO - vol retour Jour 8 : vol retour / arrivée
Vols reservés / Hotels reservés / voiture reservée
Merci de vos remarques.
Afin de patienter jusqu'au printemps pour pouvoir retourner dans l'Ouest, nous faisons un p'tit tour en Louisiane du 5 au 12 Décembre.
Je vous me permets de vous exposer mon programme (plus ou moins détaillé que je completerai) : N'hésitez pas à me conseiller ou déconseiller certaines choses (temps que la critique est constructive, elle est la bienvenue 😉)
Jour 0 : Vol Bxl - Atlanta - New Orleans - 1ere nuit a NO Jour 1 : de NO à Lafayette - 2eme Nuit : Lafayette - Morgan City - Lake End Park - Frankiln - New Iberia - Avery Island - St Martinville (evangeline, park, musée) Jour 2 : Visite des alentours - 3eme Nuit : Lafayette - Swamptour (peut etre) & rando (sur) au Lake Martin - Lafayette - Crowley - Jennings (ville - musée) Jour 3 : de Lafayette à Natchez - 4eme Nuit : Natchez - Breaux-Bridge - Opelousas - Chicot State Park + Arboretum - p'tites routes paumées vers Natchez - visites de Natchez et ses demeures Jour 4 : de Natchez a Baton Rouge : 5eme Nuit : Baton Rouge - Tunica Hills state Wildlife recreation area (passage, rando?) - Greenwood plantation - Myrtles plantation - St Francisville - Visite de Baton rouge Jour 5 : de Baton Rouge a New Orleans - 6eme Nuit a NO - Route des plantations (Houmas, Oak Alley, Laura plantation, San Francisco Plantations... (lesquelles?)) Jour 6 : Journée a NO - 7eme Nuit a NO (à l'improviste...) Jour 7 : matinée a NO - vol retour Jour 8 : vol retour / arrivée
Vols reservés / Hotels reservés / voiture reservée
Merci de vos remarques.
Voyage dans l'Ouest américain: partir en tour opérateur ou par nous mêmes? English translation pending
Bonjour,
suite à mon précédent poste pour savoir si c'était mieux de partir en TO ou d'organiser nous même, nous sommes toutes les trois d'accord pour l'organiser suite à vos messages.
Pouvez vous me dire la compagnie à choisir pour payer le moins cher??? et à peu près combien payer les billets pour rester dans notre budjet environ 2000 euros pour 15 jours et par personne!!!
Merci d'avance
suite à mon précédent poste pour savoir si c'était mieux de partir en TO ou d'organiser nous même, nous sommes toutes les trois d'accord pour l'organiser suite à vos messages.
Pouvez vous me dire la compagnie à choisir pour payer le moins cher??? et à peu près combien payer les billets pour rester dans notre budjet environ 2000 euros pour 15 jours et par personne!!!
Merci d'avance
Retour d'une croisière transatlantique/américaine sur le Costa Alantica du 17 septembre au 3 octobre 2009 English translation pending
Bonjour tout le monde,
Fabuleuse et nouvelle croisière que je vais essayer de vous raconter.
TGV jusqu'a Nice et déja 1h bloqué à Cannes à cause des inondations, pas de stress puisque nous sommes la veille du R.V. à la gare de Nice, donc nuit à l'hotel Ibis.
Le lendemain il pleut et à 11h15 tout le monde attends les bus, accueillie par 2 hotesses qui ne portent aucun signe distingtifs , difficile de les voir, en plus de l'Atlantica il y avait aussi les croisièristes de l'Europa, donc beaucoup de monde à l'abri sous les auvents de la gare, il devait y avoir des cars pour L'Atlantica et d'autres pour L'Europa, il y avait une telle pagaille que les hotesses ont vite été dépassées et quand les bus sont arrivés avec 1/2 heure de retard, c'était la cohue et tout le monde était melangé, enfin le départ à 12h30 avec 1h de retard.
Arrivée à Savone vers 14h40, embouteillage de bus une dizaine à la queue leu leu !
on attends notre tour dans le bus, parce qu'il faut trier les valises pour L'Atlantica et l'Europa qui sont mélangées dans les coffres, on nous donne le n°29 pour l'embarquement, malgrès ma carte club pas d'embarquement prioritaire parce que la pagaille continue, il parait que le n°3 est affiché depuis 2h, évidemment le bateau venant de l' Europe du Nord à accosté vers 10h, le débarquement des passagers, le changement d'une partie de l'équipage, les préparatifs des cabines, je suppose que la nouvelle équipe doit prendre ses marques, il à fallu du temps, de ce fait l'embarquement à dû être repoussé et puis il y a les resquilleurs qui se présentent avec un autre n° qu'on laisse passer quand même, de plus rien n'était canalisé, pas de chicanes, trés peu de personnel pour mettre de l'ordre : le "bordel quoi !" parce que 2120 passagers dont 1000 Italiens l'ambiance est électrique !!! enfin notre tour, on embarque à 17h20, personne ne nous accompagne à notre cabine, pas grave on connait déja le bateau, à la cabine nos cartes magnétiques, le to-day, les excursions, pas de carton pour la table du soir, je réclame au cabiniste qui m'a l'air bien débordé, départ du bateau 18h30, au lieu de 17h prévu, on ne peut pas y assister puisqu'il y a réunion Francophone à 18h15 au théatre Carusso pour les explications et surtout nous vendre les excursions, sur les 400 Français il n'y avait qu'une quinzaine dont c'était la 1ére croisiere, notre assistant francophone Frédérique Mathieu trés dynamique, on voyait qu'il aimait son boulot, près à rendre service à tout le monde même le non Français, nous fournissait des plans à chaque escale très bien 20/20
Les valises sont arrivées, déballage, ensuite petit tour du bateau que nous connaissions déja puisqu'au mois d'avril nous avons fait la transat Antilles Europe.
Diner 23h15, la nourriture y est trés bonne surtout le boeuf, très tendre, le service est impeccable, pas de spectacle ce soir donc dodo !
Le lendemain réveil à 8h15 par haut parleur de la cabine " un homme à la mer " le bateau tournait en rond depuis 6h, l'Europa qui allait comme nous à Barcellone en faisait autant et même un hélicoptère, finalement vers les 9h l'homme a éte récupéré, nous avons appris bien plus tard qu'il était décédé, c'était un membre de l'équipage.Le petit déjeuner en cabine arrive avec 5mn de retard, (à ce propos sur toute la croisière, c'était du n'importe quoi, souvent il manquait des pains , du beurre, de la confiture et même une fois à la place du lait chaud nous avons eu de l'eau chaude et puis trop souvent en avance de 20 à 30mn par rapport au créneau horaire souhaité).C'est la course parce que l'exercice de sauvetage est à 9h30. Nous arrivont à Barcelonne à 16h15 au lieu de 14h, nous avons pris le transfert Costa à 6€ A/R, parce que je craignais qu'il n'y ai pas beaucoup de bus public (bleu) à 3€ A/R (finalement ça n'était pas le cas je le saurais pour la prochaine fois!) et la encore nouvelle pagaille, bousculade, pas de chicane et à peine 2 personnel Costa qui regardait et discutait entre eux, nous avons laisser faire et avons pris le dernier ce qui nous à ammené à Barcelonne à 17h30, il nous restait donc environ 2h30 pour visiter, heureusement nous connaissions déja, nous avons fait la Rambla jusqu'a la place Cataluyna à pied tranquille sous un peu de soleil (il y a eu tellement de réclamations que le transfert nous a été remboursé le soir même) nous sommes rentré à 19h15 pour un départ du bateau à 20h, au lieu de 19h prévu dans la brochure. Spectable du soir: c'est un ventriloque amuseur ensuite diner et coucher parce que dans la nuit il faut reculer les montres de 1h.(décalage horaire oblige)
Le lendemain journée en mer et soirée de gala, c'est le bienvenue du commandant, il y a à 11h une conférence en français donner par Fillipo sur le Portugal et Lisbonne, tout au long de de la croisiere nous en avons eu 7 concernant les pays et villes ou nous arrivont, c'est nouveau chez Costa et c'est très très bien, excellent, féliçitation pour cela, à 15h nous avons un film français au salon coralo mais les techniciens n'arriveront pas à faire marcher la machine !!! Nous arrivons à Lisbonne à 14h au lieu de 9h, ce nouveau retard serait dû au sauvetage dans le détroit de Gilbratar d'une barque de clandestins qui aurait coulée, sur 60 il y aurait 11 noyés ceci au conditionnel;sorti du bateau assez rapidement, nous avons pris le tram E15 (1€40 le trajet) qui passe juste devant le port pour la place du commerce (qui est toute en travaux) afin de prendre le tram touristique (18€pp) durée environ 1h40, (il suit la ligne régulière n°28 dont les tram sont toujours bondés), ça vaut le coup, on peut descendre ou l'on veut et reprendre le prochain, le billet est valable 24h et même ce que je ne savais pas, il est aussi valable pour tout les transports en commun de la ville , puisqu'il fait beau (25°) balade à pied dans le centre, boutiques, cartes postes, gauffres chantilly avec boissons, avec encore le tram E15 nous sommes aller jusqu'a la tour Bellem avant de rentrer dans notre immeuble flottant, il est 20h, le bateau part à 21h au lieu de 18h. Tenue de gala, la réception à été rondement menée, 8 officiers, une coupe, un amuse gueule et puis c'est tout !!!.Le spectacle du soir, la troupe du Costa Alantica: danseuses, danseurs, chanteuse, chanteur, très jolis costumes, et en plus ce soir un amuseur (en Italien) ensuite dodo sans oublier de reculer la montre d'1h et cela tout les soirs jusqu'a New York.
si vous êtes interressé LA SUITE PLUS TARD le reste se passe un peu mieux.
si vous êtes interressé LA SUITE PLUS TARD le reste se passe un peu mieux.
Que penser du rapport des pilotes Air France sur le crash du 447? English translation pending
Salut a tous
A lire un article publiant des extraits des thèses de2 pilotes sur A320
http://www.lefigaro.fr/actualite-france/2009/10/05/01016-20091005ARTFIG00321-af447-l-incroyable-serie-de-negligences-.php
Cette histoire commence à devenir drôle, tout le monde se renvoyant la faute, les pilotes d'AF, n'arrêtent pas d'incriminer la compagnie via leur critique des sondes Pitots, d'avoir eu des mauvaises cartes météo...qui elle même renvoie poliment la faute sur la fiabilité du matériel du constructeur.
En revanche, jamais les pilotes ne se sont remis en cause, ou alors affirment que si erreur humaine il y eu, c'est à cause de la compagnie qui néglige la sécurité...
N'avez vous jamais entendu dire, que certains pilotes expérimentés d'AF, se sont affirmés choqués par le comportement de certains jeunes pilotes trentenaires, voire moins se prenant pour les chevaliers du ciel, car volant sur AF, ils pensent que rien ne peut leur arriver, et oublient par trop grande assurance des petits détails faisant la différence.
Avant de toujours remettre la cause sur un facteur tiers, il faudrait peut-être commencer par se remettre en question soi même.
Ce qui risque de tuer AF c'est de manière générale la trop grande confiance qu'ont en eux, en leur machines, leur politique...pilotes, dirigeants, et constructeurs.
Il faudra bien un jour en finir avec ce mal français de se prendre pour les meilleurs dans tous les domaines, malgré l'accumulation évidente des échecs... dans l'aérien en particulier et dans la plupart des secteurs économiques en général...
C'est entre autres, cet écueil de comportement permanent qui nuit à la stabilité et au développement plus serein d'AF
A lire un article publiant des extraits des thèses de2 pilotes sur A320
http://www.lefigaro.fr/actualite-france/2009/10/05/01016-20091005ARTFIG00321-af447-l-incroyable-serie-de-negligences-.php
Cette histoire commence à devenir drôle, tout le monde se renvoyant la faute, les pilotes d'AF, n'arrêtent pas d'incriminer la compagnie via leur critique des sondes Pitots, d'avoir eu des mauvaises cartes météo...qui elle même renvoie poliment la faute sur la fiabilité du matériel du constructeur.
En revanche, jamais les pilotes ne se sont remis en cause, ou alors affirment que si erreur humaine il y eu, c'est à cause de la compagnie qui néglige la sécurité...
N'avez vous jamais entendu dire, que certains pilotes expérimentés d'AF, se sont affirmés choqués par le comportement de certains jeunes pilotes trentenaires, voire moins se prenant pour les chevaliers du ciel, car volant sur AF, ils pensent que rien ne peut leur arriver, et oublient par trop grande assurance des petits détails faisant la différence.
Avant de toujours remettre la cause sur un facteur tiers, il faudrait peut-être commencer par se remettre en question soi même.
Ce qui risque de tuer AF c'est de manière générale la trop grande confiance qu'ont en eux, en leur machines, leur politique...pilotes, dirigeants, et constructeurs.
Il faudra bien un jour en finir avec ce mal français de se prendre pour les meilleurs dans tous les domaines, malgré l'accumulation évidente des échecs... dans l'aérien en particulier et dans la plupart des secteurs économiques en général...
C'est entre autres, cet écueil de comportement permanent qui nuit à la stabilité et au développement plus serein d'AF
Organisation d'un salon du voyage à vélo: qu'en dites-vous cyclo(tes)? English translation pending
Une question me passe par la tete cette apres midi:
Si j'organisais un mechant salon du voyage a velo vous viendriez ?
J'ai pense a la ville de Gex dans l'Ain. Parce que je connais tres bien la municipalite, parce que c'est tres proche d'une grande ville bien desservie (Geneve), parce que c'est situe sur le trace de tous les nordistes qui roulent vers le soleil en passant par les rives du lac Leman ou par le col de la Faucille depuis le Haut Jura, parce qu'il y a toute l'infrastructure necessaire pour cela dans cette ville, etc etc...
Comme idee originale, il pourrait y avoir obligation de venir a velo, (retour au choix ;-) Camping en tente obligatoire egalement. Pour 1 ou 2 euros maxi. Vie en groupe; Cuisine et achat de nourriture de facon collective... Inviter un ou deux exposants du coin? Autre? Si vous avez de bonnes idees elles sont les bienvenues bien sur.
Pour la date j'aurais bien vu debut juillet juste au depart des grandes vacances. ...Avant de s'elancer sur la route du Rhone dont le depart est a 15 km, ou la traversee des Grandes Alpes juste a cote egalement.
S'il n'y a que 4 ou 5 personnes cela ne derange pas. ...Vu qu'elles seront venu a velo et que tout le monde sera en camping ce sera forcement sympa...🙂
J'ai bon ?
Si j'organisais un mechant salon du voyage a velo vous viendriez ?
J'ai pense a la ville de Gex dans l'Ain. Parce que je connais tres bien la municipalite, parce que c'est tres proche d'une grande ville bien desservie (Geneve), parce que c'est situe sur le trace de tous les nordistes qui roulent vers le soleil en passant par les rives du lac Leman ou par le col de la Faucille depuis le Haut Jura, parce qu'il y a toute l'infrastructure necessaire pour cela dans cette ville, etc etc...
Comme idee originale, il pourrait y avoir obligation de venir a velo, (retour au choix ;-) Camping en tente obligatoire egalement. Pour 1 ou 2 euros maxi. Vie en groupe; Cuisine et achat de nourriture de facon collective... Inviter un ou deux exposants du coin? Autre? Si vous avez de bonnes idees elles sont les bienvenues bien sur.
Pour la date j'aurais bien vu debut juillet juste au depart des grandes vacances. ...Avant de s'elancer sur la route du Rhone dont le depart est a 15 km, ou la traversee des Grandes Alpes juste a cote egalement.
S'il n'y a que 4 ou 5 personnes cela ne derange pas. ...Vu qu'elles seront venu a velo et que tout le monde sera en camping ce sera forcement sympa...🙂
J'ai bon ?
Immigration d'un Cubain au Québec English translation pending
Bonjour tout le monde,
Je recherche une info concernant les droits que peuvent conserver les cubains qui émigrent au Québec (ou au Canada). Est ce que quelqu'un a un/e ami/e, petit/e ami/e qui aurait fait ces démarches (dans un passé plus ou moins proche) et qui pourrait me renseigner?
En vous remerciant!
Je recherche une info concernant les droits que peuvent conserver les cubains qui émigrent au Québec (ou au Canada). Est ce que quelqu'un a un/e ami/e, petit/e ami/e qui aurait fait ces démarches (dans un passé plus ou moins proche) et qui pourrait me renseigner?
En vous remerciant!
Ce que vous aimez ou pas du train? English translation pending
Bonjour à tous, je suis étudiante en design industriel et je fais un projet sur le problème d'immobilité dans le train pour Via Rail. J'aimerais avoir vos impressions sur ce que vous aimez lors de vos voyages en train, ce que vous n'aimez pas, ce que vous changeriez, ce que vous amélioreriez, etc.
Tous vos commentaires seront les bienvenues!
Merci!
Merci!
Corse: une île à découvrir - projet d'itinéraire en circuit organisé ou en auto? English translation pending
Aux connaisseurs et aux nombreux amoureux de la Corse,
J'aurais de nombreuses questions à poser sur la Corse, île que je me propose de visiter cet automne en circuit organisé (mon premier choix si tout peut s'arranger). Sinon au printemps prochain: par nous-mêmes avec voiture louée (avantage: sans doute beaucoup moins cher par nous-mêmes; les jours seront plus longs et surtout j’en saurai plus long aussi…😉 ).
Avant tout, je voudrais découvrir les paysages exceptionnels (promenades calmes – pas de trekking, d’alpinisme, de camping toutefois 🤪: la GR 20 n'est malheureusement pas pour nous… même si j’envie ceux qui la font en partie ou au complet…), découvrir l’architecture ancienne dont les églises, l’histoire, la culture du pays… Voir quelques plages peut-être.
Question 1. Que pensez-vous du début du mois d'octobre pour visiter la Corse? Doit-on prévoir des vêtements assez chauds ou très chauds, de pluie, de neige même (selon mon projet d'itinéraire)? Question 2. Que pensez-vous du circuit suivant de 8 jours en Corse, qui m'a été proposé (personnellement, ce circuit m’apparaît super, mais ai-je raison?):
- Région de Bastia (2 nuits): Lucciana, Bastia, tour du Cap Corse, Erbalunga, Nonza, Patrimonio;
- St-Florent, traversée du désert des Agriates (en pensant à Marie Ferranti – quelqu'un l'aime aussi?) vers Calvi (1 nuit);
- Visite de Corte, puis Porto Vecchio (2 nuits): de là promenade sur le col de Bavella, Levie, Sartène (Prosper Mérimée cette fois…), route du Cap de Roccapina et Figari;
- Visite de Bonifacio, puis traversée vers la Sardaigne pour quelques jours;
- Retour de Bonifacio vers Ajaccio (3 nuits): de là visite de la Pointe de La Parata, Calanques de Piana, Cargèse, Porto et retour par la route des Gorges de Spelunca.
Question 3. Est-ce possible de faire ce circuit en auto - par nous-mêmes en 10 ou 12 jours? J’avoue ne pas aimer conduire sur des routes de montagne surtout si précipices il y a… Dans ce cas, quoi éviter dans ce circuit si je dois conduire moi-même?
Question 4. Le site préhistorique de Filitosa n’est pas au programme du circuit. Le considérez-vous comme un incontournable? Si oui, y a-t-il des transports en commun ou des excursions organisées pour s’y rendre à partir d’Ajaccio? Et combien de temps devrait-on allouer pour s’y rendre et le visiter : 3 heures? 1 journée?
Si je visite la Corse par moi-même au printemps, est-ce une bonne idée de visiter Filitosa en chemin en revenant de Bonifacio vers Ajaccio? Ou l’inverse : en se rendant en Sardaigne?
Question 5. A votre avis : autres incontournables oubliés? Voit-on lors de cet itinéraire un peu ce que certains appellent l'intérieur de la Corse?
Question 6. La traversée par ferry en Sardaigne est-elle possible, fréquente ou chère avec une auto?
En vous remerciant à l'avance de vos conseils et suggestions - et en espérant que cela puisse en aider d'autres aussi.
J'aurais de nombreuses questions à poser sur la Corse, île que je me propose de visiter cet automne en circuit organisé (mon premier choix si tout peut s'arranger). Sinon au printemps prochain: par nous-mêmes avec voiture louée (avantage: sans doute beaucoup moins cher par nous-mêmes; les jours seront plus longs et surtout j’en saurai plus long aussi…😉 ).
Avant tout, je voudrais découvrir les paysages exceptionnels (promenades calmes – pas de trekking, d’alpinisme, de camping toutefois 🤪: la GR 20 n'est malheureusement pas pour nous… même si j’envie ceux qui la font en partie ou au complet…), découvrir l’architecture ancienne dont les églises, l’histoire, la culture du pays… Voir quelques plages peut-être.
Question 1. Que pensez-vous du début du mois d'octobre pour visiter la Corse? Doit-on prévoir des vêtements assez chauds ou très chauds, de pluie, de neige même (selon mon projet d'itinéraire)? Question 2. Que pensez-vous du circuit suivant de 8 jours en Corse, qui m'a été proposé (personnellement, ce circuit m’apparaît super, mais ai-je raison?):
- Région de Bastia (2 nuits): Lucciana, Bastia, tour du Cap Corse, Erbalunga, Nonza, Patrimonio;
- St-Florent, traversée du désert des Agriates (en pensant à Marie Ferranti – quelqu'un l'aime aussi?) vers Calvi (1 nuit);
- Visite de Corte, puis Porto Vecchio (2 nuits): de là promenade sur le col de Bavella, Levie, Sartène (Prosper Mérimée cette fois…), route du Cap de Roccapina et Figari;
- Visite de Bonifacio, puis traversée vers la Sardaigne pour quelques jours;
- Retour de Bonifacio vers Ajaccio (3 nuits): de là visite de la Pointe de La Parata, Calanques de Piana, Cargèse, Porto et retour par la route des Gorges de Spelunca.
Question 3. Est-ce possible de faire ce circuit en auto - par nous-mêmes en 10 ou 12 jours? J’avoue ne pas aimer conduire sur des routes de montagne surtout si précipices il y a… Dans ce cas, quoi éviter dans ce circuit si je dois conduire moi-même?
Question 4. Le site préhistorique de Filitosa n’est pas au programme du circuit. Le considérez-vous comme un incontournable? Si oui, y a-t-il des transports en commun ou des excursions organisées pour s’y rendre à partir d’Ajaccio? Et combien de temps devrait-on allouer pour s’y rendre et le visiter : 3 heures? 1 journée?
Si je visite la Corse par moi-même au printemps, est-ce une bonne idée de visiter Filitosa en chemin en revenant de Bonifacio vers Ajaccio? Ou l’inverse : en se rendant en Sardaigne?
Question 5. A votre avis : autres incontournables oubliés? Voit-on lors de cet itinéraire un peu ce que certains appellent l'intérieur de la Corse?
Question 6. La traversée par ferry en Sardaigne est-elle possible, fréquente ou chère avec une auto?
En vous remerciant à l'avance de vos conseils et suggestions - et en espérant que cela puisse en aider d'autres aussi.
Obtention d'un visa canadien étant Cubain(e): très difficile mais pas impossible English translation pending
Bonjour à tous,
J'ai rencontré une cubaine elle est originaire de Santiago elle a 26 ans pas d'enfant ni époux. Elle a un copain ontarien de 37 qui travaille ici en tant qu'ingenieur. Elle m'a dit qu'elle a eu le visa suite à une demande de son copain motif connaitre la famille du gars et aussi connaitre le canada. elle l'a eu pour un mois cette femme travaille à la poste de Santiago donc rien à voir avec le secteur touristique. Je ne sais s'il s'agit d'une chance mais elle l'a bien eu et son copain canadien me l'a dit aussi. Autre chose c'est elle avait une assurance voyage la belle femme passera 12 jours mais elle se plaint du froid (jeee)
Il parait que l'ambassade donne au compte-gouttes des visas maintenant alors c'est très difficile pas forcement impossible.
A+
Hôtel Royal Decameron Baru à Carthagene English translation pending
Y a t'il quelqu'un qui est au courant si le nouveau Royal Decameron Baru ( Cartagène) qui est supposé ouvrir décembre 2009 dans la revue de Nolitour est sur une île ou presqu'île et les excursions proposé.
Charles-de-Gaulle: pire aéroport du monde? English translation pending
Selon le site de voyage indépendant canadien, sleepinginairports.net, qui mène une enquête permanente auprès de ses utilisateurs, Roissy CDG serait le pire aéroport du monde, devant Moscou, New York, Los Angeles et Delhi. Les meilleurs étant Singapour, Séoul et Hong Kong. Le meilleur en Europe étant Amsterdam, San Francisco pour l'Amérique du Nord Rio pour l'Amérique et Dubaï pour le Moyen Orient.
La suite de l'article : http://www.slate.fr/story/9435/roissy-cdg-le-pire-aeroport-du-monde
Je suis tombé ce matin sur cet article de Jacques Attali pointant les lacunes de l'aéroport CDG. Ce n'est pas complètement faux ce qu'il dit... Vous en pensez quoi?
Je suis tombé ce matin sur cet article de Jacques Attali pointant les lacunes de l'aéroport CDG. Ce n'est pas complètement faux ce qu'il dit... Vous en pensez quoi?
Meilleure croisière dans les Antilles? English translation pending
Nous n'avons jamais fait de croisière et nous aimerions tenter l'expérience. N'ayant aucune expérience nous aimerions connaitre la meilleure croisière à faire dans les antilles.
Nos critères: 4 ou 5 étoiles, excellente nourriture, excellent service, paradisiaque, activités offertes etc... Pour un budget de 2000$ par personne au mois de janvier 2010.
Vous nous conseillez quoi !?!?
J'attend vos réponses.
Nos critères: 4 ou 5 étoiles, excellente nourriture, excellent service, paradisiaque, activités offertes etc... Pour un budget de 2000$ par personne au mois de janvier 2010.
Vous nous conseillez quoi !?!?
J'attend vos réponses.
Peuples de la Chine et de l'Asie du Sud-Est English translation pending
On trouve en Asie une grande quantité de peuples dont les origines et les liens de parenté ne sont souvent pas évidents. La confusion est d’autant plus grande qu’ils ont une variété de noms aux sonorités assez semblables à premier abord, et qu’un groupe donné se voit attribuer des noms différents suivant le pays où on le rencontre, la date à laquelle on en parle, l’auteur etc…. Meo, Miao, Yao, Hmong, Lao, Taï, Thaï, Qiang, Jurchen, Mandchous, Khitai etc…. la liste et longue ! Comment s’y retrouver ? D’où viennent-ils et comment sont-ils reliés les uns aux autres?
Je ne suis pas ethnologue, mais c’est un sujet qui m’a toujours intéressé. Au fil de mes lectures, je me suis rendu compte que pratiquement tous les peuples qui se trouvent maintenant en Asie du sud-est sont originaires de la Chine. La plupart des experts, par exemple, font remonter à Taiwan les langues austronésiennes, c.-à-d. malais, langues cham du sud du Vietnam, langues parlées dans le monde Malayo-Polynésien, qui s’étend de Madagascar jusqu’à Hawaï mais dont on trouve encore aujourd’hui quelques traces en Asie du sud-est. Comme référence, il suffit de citer l’excellent « Cambridge History of South-Est Asia », Vol. 1, Part One, « From early times to c. 1500 », 1999 ; page 112 (je traduis):
« Pendant l’étape linguistique proto-Austro-Tai (vers 4500 av. JC ?), il semblerait que des colonisateurs possédant une culture agraire franchirent le détroit de Formose pour atteindre Taiwan. Ils y établirent les langues initiales du groupe Austronésien. Leur population augmenta et se répandit à travers l’île, jusqu’à ce que, un millénaire plus tard peut-être (vers 3500 av. JC ?), leurs descendants linguistiques firent leurs premiers mouvements vers Luzon. » Etc……
Curieusement, je n’étais pas trop porté sur la Chine au départ, mais j’ai fini par me rendre à l’évidence : un minimum de connaissances sur la Chine est essentiel pour comprendre les populations de l’Asie du sud-est et même au-delà. Que s’est-il passé en Chine qui aurait poussé tous ces peuples à se déplacer vers le sud ?
Permettez-moi une plaisanterie ! On peut apporter une réponse simple et rapide à cette question : « Les Chinois sont des casse-pieds qui bousculent les gens autour d’eux. Les habitants non-Chinois de la Chine en ont eu marre, ont ramassé leurs cliques et leurs claques et se sont cassés ».
Il y a du vrai dans cette réponse, mais nous sommes entre gens un peu moins simplistes que ça, j’en suis sûr, et il doit y avoir plus à dire sur le sujet ! Je me propose de prendre autant de raccourcis que possible sur l’histoire de la Chine, pour en distiller ce qui m’intéresse ici, c.-à-d. les mouvements des peuples dans la sphère géographique chinoise. Ma référence principale (il faut bien commencer quelque part, comme je l’ai dit, ce n’est que récemment que « j’aborde la Chine ») est un livre publié en 2008: « China, A History » (« Chine, Une Histoire ») de John Keay. Ce journaliste britannique a dénoncé le « consensus international, pour ne pas dire la conspiration, de faire de l’histoire de la Chine un sujet aussi rébarbatif et incompréhensible que possible ». Je recommande vivement de le lire (je ne sais pas s’il a été traduit en français).
On me reprochera peut-être ma préférence à (souvent, sauf pour les termes déjà bien acceptés en français) ne pas utiliser les formes féminine ou plurielle pour les noms d’ethnies et de cultures de la Chine et de l’Asie en général. Ces formes n’existent ni en chinois ni dans d’autres langues locales. Je préfère donc dire « les Xia » plutôt que « les Xias ». Le comble, il me semble, est le terme « Laos », introduit il semblerait par des missionnaires Portugais, le « s » final en faisant un nom en portugais. Le problème, à mon avis, c’est que tout le monde prononce se « s » final, qui n’existe pas dans la langue Lao. Que ceux que ma petite manie dérange ajoutent les « s », les « e » et les « es » où ils veulent !
Alors allons-y! Premier chapitre:
Les débuts - Xia
La première dynastie chinoise reconnue, suivant la période des « cinq empereurs » mythiques, fut celle des Xia (2070-1600 av. JC ; chinois traditionnel: 華夏 ; chinois simplifié : 华夏; pinyin: Huáxià). On n’est pas absolument sûr que les Xia aient vraiment existé. La dynastie suivante, celle des Shang, est mieux corroborée. L’évidence archéologique ferait correspondre les Xia à un ensemble de cultures néolithiques et de l’âge du bronze du bassin inférieur du Fleuve Jaune (Huang He), c.-à-d. de la Plaine Centrale de la Chine du nord qui s’étend de la province de Shandong à la province du Shaanxi.
L’histoire de la Chine, presque toujours un produit « officiel » par des gens qui avaient un « agenda », a tendance à idéaliser et à simplifier. En fait, il ne semble pas que le nord de la Chine ait été contrôlé d’une façon uniforme et centralisée par les premières dynasties. Et les développements qui résultèrent en une « culture chinoise » se déroulèrent plutôt sur des territoires plus vastes que ceux des Xia, et auraient impliqué des peuples qui n’étaient probablement pas uniformes d’un point de vue ethnique. En fait, le concept d’ethnies bien séparées ne semble pas « tenir la route », une constatation qui n’est pas unique à l’Asie d’ailleurs. On devrait plutôt parler de culture et d’héritage linguistique. De la même façon, le mot «Han », désignant au départ une dynastie (202 av. JC – 189 après JC), en passa à être utilisé comme une étiquette ethnique et se trouve maintenant être la dénomination officielle de la majorité du peuple chinois, supposée être d’une seule et même ethnie.
Toujours est-il que les peuples de la Plaine Centrale, constituant le noyau des futurs Han, en fait les ancêtres de l'ethnie Han, se désignaient aux derniers siècles av. JC comme « Xia » pour se différencier des peuples « moins Chinois » considérés comme barbares, pour lesquels on usait de termes tels que « Di » ou « Rong ». Les Di ou Rong auraient été assimilés au fil de la très longue dynastie des Zhou (1050 – 256 av. JC). Cela résultait peut-être du sentiment d’avoir une identité privilégiée en tant qu’héritiers du royaume Xia, par des gens qui ont fini par se désigner comme « Xia ». Pour une première fois, avant l’usage du terme « Han », on avait abusé d’un terme désignant une culture pour désigner une population qui n’était pas ethniquement homogène.
Le terme « Xia » était encore utilisé pour désigner la culture « Chinoise », celle du nord, à l’époque ou les Qin (d’un «état » du nord qui correspondait plus ou moins au Shaanxi d’aujourd’hui) commencèrent à unifier le territoire chinois dans un sens moderne. En particulier, le roi Hui de la dynastie Qin conquit le Sichuan (le pays « des quatre rivières », connu jusque là sous les termes de Shu et Ba) au IV-ème siècle av. J-C (on cite la date de 316 av. JC). Le Sichuan tomba donc sous l’influence culturelle Xia, et fut intégré dans l’empire chinois.
Cette consolidation intégra d’autres territoires « non-Xia » : le reste du bassin du Yang Tse, une grande partie de la Chine du sud et la Mongolie Intérieure. L’apogée fut Huangdi, le premier empereur historique, rendu fameux entre autres par l’ armée de terre cuite de sa tombe (dont la chambre centrale n’a pas encore été excavée), et qui régna au III-ème siècle av. J-C. La dynastie Qin ne dura pas longtemps, mais donna la base à partir de laquelle l’empire suivant, celui des Han, se reforma à partir de la fin du III-ème siècle av. J-C.
Voilà donc ma première fournée. J’espère que cela intéressera quelques forumistes, et comme je l’ai dit, je ne suis pas un spécialiste du sujet, donc j’espère bien en apprendre plus de la part de ceux dont la lanterne est plus éclairée que la mienne !
Je ne suis pas ethnologue, mais c’est un sujet qui m’a toujours intéressé. Au fil de mes lectures, je me suis rendu compte que pratiquement tous les peuples qui se trouvent maintenant en Asie du sud-est sont originaires de la Chine. La plupart des experts, par exemple, font remonter à Taiwan les langues austronésiennes, c.-à-d. malais, langues cham du sud du Vietnam, langues parlées dans le monde Malayo-Polynésien, qui s’étend de Madagascar jusqu’à Hawaï mais dont on trouve encore aujourd’hui quelques traces en Asie du sud-est. Comme référence, il suffit de citer l’excellent « Cambridge History of South-Est Asia », Vol. 1, Part One, « From early times to c. 1500 », 1999 ; page 112 (je traduis):
« Pendant l’étape linguistique proto-Austro-Tai (vers 4500 av. JC ?), il semblerait que des colonisateurs possédant une culture agraire franchirent le détroit de Formose pour atteindre Taiwan. Ils y établirent les langues initiales du groupe Austronésien. Leur population augmenta et se répandit à travers l’île, jusqu’à ce que, un millénaire plus tard peut-être (vers 3500 av. JC ?), leurs descendants linguistiques firent leurs premiers mouvements vers Luzon. » Etc……
Curieusement, je n’étais pas trop porté sur la Chine au départ, mais j’ai fini par me rendre à l’évidence : un minimum de connaissances sur la Chine est essentiel pour comprendre les populations de l’Asie du sud-est et même au-delà. Que s’est-il passé en Chine qui aurait poussé tous ces peuples à se déplacer vers le sud ?
Permettez-moi une plaisanterie ! On peut apporter une réponse simple et rapide à cette question : « Les Chinois sont des casse-pieds qui bousculent les gens autour d’eux. Les habitants non-Chinois de la Chine en ont eu marre, ont ramassé leurs cliques et leurs claques et se sont cassés ».
Il y a du vrai dans cette réponse, mais nous sommes entre gens un peu moins simplistes que ça, j’en suis sûr, et il doit y avoir plus à dire sur le sujet ! Je me propose de prendre autant de raccourcis que possible sur l’histoire de la Chine, pour en distiller ce qui m’intéresse ici, c.-à-d. les mouvements des peuples dans la sphère géographique chinoise. Ma référence principale (il faut bien commencer quelque part, comme je l’ai dit, ce n’est que récemment que « j’aborde la Chine ») est un livre publié en 2008: « China, A History » (« Chine, Une Histoire ») de John Keay. Ce journaliste britannique a dénoncé le « consensus international, pour ne pas dire la conspiration, de faire de l’histoire de la Chine un sujet aussi rébarbatif et incompréhensible que possible ». Je recommande vivement de le lire (je ne sais pas s’il a été traduit en français).
On me reprochera peut-être ma préférence à (souvent, sauf pour les termes déjà bien acceptés en français) ne pas utiliser les formes féminine ou plurielle pour les noms d’ethnies et de cultures de la Chine et de l’Asie en général. Ces formes n’existent ni en chinois ni dans d’autres langues locales. Je préfère donc dire « les Xia » plutôt que « les Xias ». Le comble, il me semble, est le terme « Laos », introduit il semblerait par des missionnaires Portugais, le « s » final en faisant un nom en portugais. Le problème, à mon avis, c’est que tout le monde prononce se « s » final, qui n’existe pas dans la langue Lao. Que ceux que ma petite manie dérange ajoutent les « s », les « e » et les « es » où ils veulent !
Alors allons-y! Premier chapitre:
Les débuts - Xia
La première dynastie chinoise reconnue, suivant la période des « cinq empereurs » mythiques, fut celle des Xia (2070-1600 av. JC ; chinois traditionnel: 華夏 ; chinois simplifié : 华夏; pinyin: Huáxià). On n’est pas absolument sûr que les Xia aient vraiment existé. La dynastie suivante, celle des Shang, est mieux corroborée. L’évidence archéologique ferait correspondre les Xia à un ensemble de cultures néolithiques et de l’âge du bronze du bassin inférieur du Fleuve Jaune (Huang He), c.-à-d. de la Plaine Centrale de la Chine du nord qui s’étend de la province de Shandong à la province du Shaanxi.
L’histoire de la Chine, presque toujours un produit « officiel » par des gens qui avaient un « agenda », a tendance à idéaliser et à simplifier. En fait, il ne semble pas que le nord de la Chine ait été contrôlé d’une façon uniforme et centralisée par les premières dynasties. Et les développements qui résultèrent en une « culture chinoise » se déroulèrent plutôt sur des territoires plus vastes que ceux des Xia, et auraient impliqué des peuples qui n’étaient probablement pas uniformes d’un point de vue ethnique. En fait, le concept d’ethnies bien séparées ne semble pas « tenir la route », une constatation qui n’est pas unique à l’Asie d’ailleurs. On devrait plutôt parler de culture et d’héritage linguistique. De la même façon, le mot «Han », désignant au départ une dynastie (202 av. JC – 189 après JC), en passa à être utilisé comme une étiquette ethnique et se trouve maintenant être la dénomination officielle de la majorité du peuple chinois, supposée être d’une seule et même ethnie.
Toujours est-il que les peuples de la Plaine Centrale, constituant le noyau des futurs Han, en fait les ancêtres de l'ethnie Han, se désignaient aux derniers siècles av. JC comme « Xia » pour se différencier des peuples « moins Chinois » considérés comme barbares, pour lesquels on usait de termes tels que « Di » ou « Rong ». Les Di ou Rong auraient été assimilés au fil de la très longue dynastie des Zhou (1050 – 256 av. JC). Cela résultait peut-être du sentiment d’avoir une identité privilégiée en tant qu’héritiers du royaume Xia, par des gens qui ont fini par se désigner comme « Xia ». Pour une première fois, avant l’usage du terme « Han », on avait abusé d’un terme désignant une culture pour désigner une population qui n’était pas ethniquement homogène.
Le terme « Xia » était encore utilisé pour désigner la culture « Chinoise », celle du nord, à l’époque ou les Qin (d’un «état » du nord qui correspondait plus ou moins au Shaanxi d’aujourd’hui) commencèrent à unifier le territoire chinois dans un sens moderne. En particulier, le roi Hui de la dynastie Qin conquit le Sichuan (le pays « des quatre rivières », connu jusque là sous les termes de Shu et Ba) au IV-ème siècle av. J-C (on cite la date de 316 av. JC). Le Sichuan tomba donc sous l’influence culturelle Xia, et fut intégré dans l’empire chinois.
Cette consolidation intégra d’autres territoires « non-Xia » : le reste du bassin du Yang Tse, une grande partie de la Chine du sud et la Mongolie Intérieure. L’apogée fut Huangdi, le premier empereur historique, rendu fameux entre autres par l’ armée de terre cuite de sa tombe (dont la chambre centrale n’a pas encore été excavée), et qui régna au III-ème siècle av. J-C. La dynastie Qin ne dura pas longtemps, mais donna la base à partir de laquelle l’empire suivant, celui des Han, se reforma à partir de la fin du III-ème siècle av. J-C.
Voilà donc ma première fournée. J’espère que cela intéressera quelques forumistes, et comme je l’ai dit, je ne suis pas un spécialiste du sujet, donc j’espère bien en apprendre plus de la part de ceux dont la lanterne est plus éclairée que la mienne !
Déroulement d'un tour du monde en voilier? English translation pending
bonjour,
j'ai très envie de réaliser mon rêve : faire le tour du monde (ou une bonne partie) sur un voilier avec un équipage marin, passionné comme moi de mer et voile.
je voudrais savoir où je peux me renseigner quant aux dispositions, prix, etc...
j'ai déjà effectué des mini-croisières en méditerranée, autant vous dire que je suis "amatrice".
pourriez-vous m'aider à m'orienter, merci.
nb : petites précisions persos : pas chiante sur un bateau.🤪
j'ai très envie de réaliser mon rêve : faire le tour du monde (ou une bonne partie) sur un voilier avec un équipage marin, passionné comme moi de mer et voile.
je voudrais savoir où je peux me renseigner quant aux dispositions, prix, etc...
j'ai déjà effectué des mini-croisières en méditerranée, autant vous dire que je suis "amatrice".
pourriez-vous m'aider à m'orienter, merci.
nb : petites précisions persos : pas chiante sur un bateau.🤪
TGV Air: délai pour contrôle de sécurité et embarquement English translation pending
Bonjour à tous,
J'ai réservé le billet suivant :
De : LILLE EUROPE A : PARIS CDG Vol : AF7212 Résa : OK Départ : 29Aug, 08:28 Fin enregistrement : 08:13 Arrivée : 09:21 Classe L De : PARIS C.GAULLE 2E A : SALT LAKE CITY Vol : AF8990 Résa : OK Vol opéré par DELTA AIR LINES Départ : 29Aug, 11:00 Fin enregistrement : 10:00 Arrivée : 14:05 Classe L De : SALT LAKE CITY A : PARIS CDG Vol : AF8991 Résa : OK Vol opéré par DELTA AIR LINES Départ : 26Sep, 16:40 Fin enregistrement : Arrivée : 11:25 (Arrivée Jour+1) Classe L De : PARIS CDG A : LILLE EUROPE Vol : AF7239 Résa : OK Départ : 27Sep, 12:35 Fin enregistrement : 12:20 Arrivée : 13:26 Classe L
J'ai bien compris qu'en aucun cas il ne fallait que je me rende moi-même directement à l'aéroport et que l'enregistrement ainsi que la délivrance de la carte d'embarquement se faisait à la gare TGV.
Je me pose quand même des questions :
A l'aller (sens TGV AVION)
- Il faut faire enregistrer à l'aeroport le bagage en soute : compte tenu des contrôles de sécurité renforcés pour les USA, 1h30 n'est il pas trop court ? - Existe il un comptoir d'enregistrement des bagages pour le TGV AIR ?
Au retour (sens AVION TGV)
- Comment procède t on pour se faire enregistrer ? Suffit il de présenter le mémo voyage ? - Au départ de SLC, faut il se faire enregistrer jusqu'à Lille ou jusqu'à CDG ? - 1h pour récupérer le billet de TGV au comptoir ne semble t il pas irréalisable ? - quelle est la démarche à effectuer pour que mon bagage soit un des premiers sur le tapis roulant à l'arrivée ?
Les horaires sont conçus par la SCNF et AIR FRANCE, je présume donc que tout a été calculé, mais ces délais me semble tout de même très courts.
Merci de me faire part de votre expérience, je ne suis pas du tout rassuré !
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J'ai bien compris qu'en aucun cas il ne fallait que je me rende moi-même directement à l'aéroport et que l'enregistrement ainsi que la délivrance de la carte d'embarquement se faisait à la gare TGV.
Je me pose quand même des questions :
A l'aller (sens TGV AVION)
- Il faut faire enregistrer à l'aeroport le bagage en soute : compte tenu des contrôles de sécurité renforcés pour les USA, 1h30 n'est il pas trop court ? - Existe il un comptoir d'enregistrement des bagages pour le TGV AIR ?
Au retour (sens AVION TGV)
- Comment procède t on pour se faire enregistrer ? Suffit il de présenter le mémo voyage ? - Au départ de SLC, faut il se faire enregistrer jusqu'à Lille ou jusqu'à CDG ? - 1h pour récupérer le billet de TGV au comptoir ne semble t il pas irréalisable ? - quelle est la démarche à effectuer pour que mon bagage soit un des premiers sur le tapis roulant à l'arrivée ?
Les horaires sont conçus par la SCNF et AIR FRANCE, je présume donc que tout a été calculé, mais ces délais me semble tout de même très courts.
Merci de me faire part de votre expérience, je ne suis pas du tout rassuré !
Est-ce que les douanes américaines sont capables d'ouvrir les valises à code (TSA)? English translation pending
Yop
un ami est rentré des usa avec sa valise samsonite et a été surpis de constater en l'ouvrant chez lui qu'il y avait le joli papier des douanes américaines...
le problème, c'est qu'il avait fermé sa valise à clef (bon ce sont des serrures "fantaisies") et avec un coed (c'est une valise samsonite à code tout simple, pas une "spéciale tsa")...
Ma conclusion est que les douanes sont capables d'ouvrir les valises à code... Ca vous surprend ?
Ma valise étant également une samsonite à code, n'en déduis que j'ai pas à me prendre le chou à trouver je en sais quelle sangle TSA...
A+ 😉
un ami est rentré des usa avec sa valise samsonite et a été surpis de constater en l'ouvrant chez lui qu'il y avait le joli papier des douanes américaines...
le problème, c'est qu'il avait fermé sa valise à clef (bon ce sont des serrures "fantaisies") et avec un coed (c'est une valise samsonite à code tout simple, pas une "spéciale tsa")...
Ma conclusion est que les douanes sont capables d'ouvrir les valises à code... Ca vous surprend ?
Ma valise étant également une samsonite à code, n'en déduis que j'ai pas à me prendre le chou à trouver je en sais quelle sangle TSA...
A+ 😉
Combien de compagnies ont fait faillite depuis le début de la crise? English translation pending
Je pense qu'on a dépassé la centaine de faillites de par le le monde en un peu plus d'un an.
Des éclairages , des infos , des analyses, des prospectives ? On vous attend au rayon "liquidation"...
Je frissonne à l'idée d'une ryanairisation généralisée du transport aérien de passagers.🏴☠️
Transfert d'argent de l'Algérie vers la France ou le Canada? English translation pending
Bonjour a tous,
J'aimerais savoir est ce possible de transferer de l'argent (Euro ou Dollar Americain ou canadien) a partir de l'algérien vers l'étranger (France ou Canada) il semble que c'Est pas possible d'envoyer de l'argent apartir de la bas, je parle de somme comme 100 000$ et plus et si quelqu'un a un tuyeaux je serais ravi de connaitre le moyen, que c asoit d'ouvrire un compte en algerie chez BNP paris bas ou bien n'importe qu'elle autre banque.
Merci
J'aimerais savoir est ce possible de transferer de l'argent (Euro ou Dollar Americain ou canadien) a partir de l'algérien vers l'étranger (France ou Canada) il semble que c'Est pas possible d'envoyer de l'argent apartir de la bas, je parle de somme comme 100 000$ et plus et si quelqu'un a un tuyeaux je serais ravi de connaitre le moyen, que c asoit d'ouvrire un compte en algerie chez BNP paris bas ou bien n'importe qu'elle autre banque.
Merci
Retour d'expérience - quatre semaines aux Etats-Unis English translation pending
Bonjour à tous
je reviens d'un périple de 4 semaines aux USA ; j'ai organisé le voyage par moi-même et nous voyageons à 5 (ma femme, mes 3 enfants (15 - 12 - 9 ans) et moi).
En résumé, voici ce que nous avons fait : * Vol British Airways Paris CDG - Londres - New York (Newark) puis transfert en limousine * 6 jours à New York dans un appartement à Brooklyn (20 min de Time's Square) * avion Northwest entre La Guardia et New Orleans * 2 jours dans le quartier français dans un appartement prêté par un ami * en voiture (4h), nous sommes allés passer 2 jours (appartement au bord de la plage prêté) à Santa Rosa Island (au sud de Pensacola en Floride) - plages immenses de sable blanc très fin * avion de New Orleans à Las Vegas (Southwest) et location de voiture chez Alamo * une nuit au Venetian * visite de Bryce Canyon * visite de Grand Canyon (rive nord) * visite de Antelope Canyon * une journée de bateau sur le lac Powell * visite de Monument Valley et Navajo National Monument * visite de Arches et Canyonlands * avion (Delta) entre Grand Junction (Colorado) et Los Angeles - location de voiture Alamo * location maison 5 jours à Los Angeles (à 10 minutes de Hollywood) * vol de retour Los Angeles - Londres - Paris CDG
J'ai rapporté plein de videos et 2500 photos qu'il faut que je trie.
Pour partager et vous éviter des désagréments, j'ai eu des soucis avec British Airways (perte de bagage et annulation de vols à Londres), Alamo (le surclassement de véhicules est hors de prix) et Greyline Limousine (location de limousine à NYC).
A votre disposition pour entrer dans les détails si vous le voulez.
Gilles
je reviens d'un périple de 4 semaines aux USA ; j'ai organisé le voyage par moi-même et nous voyageons à 5 (ma femme, mes 3 enfants (15 - 12 - 9 ans) et moi).
En résumé, voici ce que nous avons fait : * Vol British Airways Paris CDG - Londres - New York (Newark) puis transfert en limousine * 6 jours à New York dans un appartement à Brooklyn (20 min de Time's Square) * avion Northwest entre La Guardia et New Orleans * 2 jours dans le quartier français dans un appartement prêté par un ami * en voiture (4h), nous sommes allés passer 2 jours (appartement au bord de la plage prêté) à Santa Rosa Island (au sud de Pensacola en Floride) - plages immenses de sable blanc très fin * avion de New Orleans à Las Vegas (Southwest) et location de voiture chez Alamo * une nuit au Venetian * visite de Bryce Canyon * visite de Grand Canyon (rive nord) * visite de Antelope Canyon * une journée de bateau sur le lac Powell * visite de Monument Valley et Navajo National Monument * visite de Arches et Canyonlands * avion (Delta) entre Grand Junction (Colorado) et Los Angeles - location de voiture Alamo * location maison 5 jours à Los Angeles (à 10 minutes de Hollywood) * vol de retour Los Angeles - Londres - Paris CDG
J'ai rapporté plein de videos et 2500 photos qu'il faut que je trie.
Pour partager et vous éviter des désagréments, j'ai eu des soucis avec British Airways (perte de bagage et annulation de vols à Londres), Alamo (le surclassement de véhicules est hors de prix) et Greyline Limousine (location de limousine à NYC).
A votre disposition pour entrer dans les détails si vous le voulez.
Gilles
Compagnie de bus pour un trajet Buenos Aires - Salta? English translation pending
salut actuellement a buenos aires, je cherche a partir a salta avec un bus. ya t il une cie que vous me conseillez? fiable et pas trop chere ... mais j ai l impression quelles ont a peu pres toutes le meme prix, suite a mon passage aujourd hui au termiunal de retiro..
et petite question niveau confort, ya t il une reelle difference de confort entre le bus cama et le bus semi cama?
merci d avance
nandriss
ps: la decouverte de buenos aires est tres tres agreable..
Improvisation nomade (version intégrale) English translation pending
PROLOGUE
Cinquante mâles indiens debout, à deux mètres, les yeux fixés sur nous. Nous, c’est deux jolies filles bien blanches assises par terre contre les sacs au bord de la route, et moi. Et puis un croisement, un ou deux bouibouis crasseux, quelques cactus et le désert à perte de vue. Silence. Une boutade en ourdou laisse éclater de rire tous les joyeux compères indiens, musulmans et camionneurs. Rien que ça. Bon alors, qu’est ce qui s’est passé ? Qu’est ce que je fous là ? Je me lève. On fait moins les malins, bande de nains. Mais ils sont beaucoup quand même. Je pars. Verrai ce qui se passera avec les filles. Vais au bouiboui boire un tchaï, un thé au lait avec des épices. Jette un œil de côté pour regarder ce rare spectacle : une bande de frustrés, et sûrement puceaux la plupart, avec deux Occidentales – et leur triste réputation, nous y reviendrons – perdues dans le désert. Le cercle se resserre autour des filles. Se resserre encore. Bientôt, elles disparaîtront. M’en fous un peu. Les connais à peine. Je ne les vois plus. Un instant. Un instant seulement avant un cri très fort. Un cri de femme, strident, enragé. Un cri terrible. Et, comme un départ de course : une bande de trous du cul qui se sauve en courant dans tous les sens. Une des filles s’est levée. C’est elle qui a crié. Un des mâles a osé toucher ses cheveux, elle lui a mis une grosse tarte dans la gueule. Du moins, elle aurait bien voulu mais ils sont partis trop vite. Au loin, ils rient. Ils pleurent de rire même car ils ont eu peur ces nigauds. C’est les nerfs en quelque sorte. Ils restent à distance maintenant. À dix mètres, le cercle se reforme. Ils attendent. Les filles n’ont pas l’air angoissé. Juste méfiantes. Le gars du bouiboui parle quelques mots d’anglais. On rigole ensemble de la situation. Cinq mètres, le cercle se rapproche. Ça va recommencer. Mais là, ça va m’agacer, je vais y aller ! J’y vais. Trop tard. Le bus arrive en klaxonnant. Il n’y a plus de place dedans. Monte sur le toit. Démarre. C’est parti ! Mais où on va au fait ?
« La vérité, c’est qu’on ne sait nommer ce qui nous pousse. Lorsque le désir résiste aux premières atteintes du bon sens, on lui cherche des raisons. Et on en trouve qui ne valent rien. Un voyage se passe de motif. Il ne tarde pas à prouver qu’il se suffit à lui-même. On croit qu’on va faire un voyage mais bientôt, c’est le voyage qui vous fait, ou vous défait… »
Nicolas Bouvier
Les Saints de Glace
Premiers jours de mai 2004, à la gare de Poitiers. Par la fenêtre de la micheline, quelques amis et famille nous font coucou tristement. Il fait beau et chaud même si mamie a dit que les Saints de glace n’étaient pas encore passés. C’est quoi les Saints de glace ? Trop tard pour lui demander. Limoges… Déjà perdus ! Dans l’allée du bus, le sac ne passe pas. Obligés de rester debout. L’impression d’être regardés… Peut-être trompés de bus… Où est la carte ? On descend à Ambazac. À la sortie du village, devant notre pouce tendu, une voiture s’arrête, toute petite et déjà surchargée. Le monsieur tasse nos sacs dans le coffre. Ça ne ferme pas, forcément, alors il force, il force et le pare brise se bombe dangereusement. La femme crie : « Arrête, tu vas tout casser ». Le coffre restera ouvert. Merci messieurs-dames, on descend là. Si, si c’est là, merci beaucoup. Saint-Laurent-les-Églises, hameau de quelques vieilles âmes. Pourquoi là ? Le petit trait rouge, tu le vois. Ça veut dire que c’est le bon chemin. Celui qui traverse la France de la côte Atlantique à l’Italie. Le Gr4. Il passe ici. Et on va par là. Vers le sud. Par contre, aide-moi à mettre le sac sur mon dos parce que, là, je vais me casser les reins autrement. Et nous voilà qu’on disparaît derrière les arbres et les collines avec nos petites jambes, bien décidés à ne jamais s’arrêter avant d’être loin. Très loin. Peut-être pas, remarque. Mais peut être que si, quand même, enfin on verra bien ! Nous, c’est Daoud et moi, deux jeunes de 25 ans, un peu perdus sans doute, sans trop d’ambitions non plus, à part foutre le camp. Quitter le travail, les appartements, les amis, la famille et puis tout le reste. Tout. On part à l’aventure. Par les chemins de randonnée pour quitter la France. À l’étranger, on verra. Déjà, il faut partir, prendre la route. Ne pas réfléchir. Un voyage se passe de motif comme on l’a lu plus haut. On aura au moins fait ça dans notre vie. On aura voyagé, on aura été libre… Avant la nuit, un petit coin pour camper se présente. Ça ne manque pas dans cette campagne. Petit feu dans la nature. Petite soirée dans la brise légère. Temps clair et doux, parfait en toile de tente. Nous voilà heureux. Le lendemain est pluvieux et froid. Sans nous décourager, nous marchons à travers les forêts, les collines, les villages. – Eh, Daoud, ça va pas là, c’est dur, j’ai mal, je suis mort. C’est fatigant de marcher. On aurait pu prendre un vélo ou un cheval ou même un âne, quelque chose quoi. Parce que rien que la France, il y a au moins, pouf, tout ça quoi ! – T’occupe pas de la marque du vélo, pédale, il m’dit. Et avec le sourire. Les épaules lacérées. La sueur salée qui pique les yeux et qui coule sous le k-way glacé. Les chaussures qui se font aux pieds. Les pieds qui se font aux chaussures. Je ne sais pas mais ça fait mal. À midi, nous dégustons un sandwich rillettes dans une cave où pourrissent des navets en décomposition. Le seul endroit où il ne pleut pas. Les mains fermées sur notre petite tasse de thé brûlante, nous ne rigolons plus. Très vite, la sueur refroidit sous les vêtements et nous devons repartir. Le soir, le vent se lève, le froid devient glacial. Nous grelottons dans la fumée du feu puis dans notre duvet d’été où le vent s’engouffre ! Des frissons me remontent des orteils jusqu’aux cheveux par vagues. Mourir de froid doit être la chose la plus atroce. Mais je suis si fatigué que je finis par m’endormir. Dans la nuit, le froid s’empare de moi et me fait délirer. Je mêle mes cris à ceux de la forêt, et à celui sinistre, du vent dans la toile de tente. Tôt le matin, je me lève pour remuer mes membres gelés. Il a neigé. Dis-moi Daoud, les Saints de glace, ce ne serait pas une période de… Il est déjà parti. Le chemin est une ornière pleine d’eau, de boue et de glaise. Il monte. Chaque pas est un effort. Le souffle est court. Courbé sous mon sac, je n’apprécie guère le paysage. Je m’entends pousser des petits gémissements. Comment puis-je résister encore ? Chaque seconde, je rêve de balancer mon sac dans le fossé. Et dire que c’était mon idée... Enfin, nous débouchons dans un petit village. Dormir abrités ce soir. C’est tout ce que nous voulons. Prendre une douche. Jeter les sacs. Mais il n’y a rien dans ce village. On nous dit de marcher encore jusqu’à une ferme à 1 ou 2 kilomètres. Peut-être pourra-t-on nous accueillir… À la ferme, les chiens nous accueillent, en effet ! Le paysan nous dit que ce n’est pas possible chez lui. On insiste un peu. On veut juste une grange, un coin de paille, à l’abri du vent et de la pluie. Mais c’est « Non. » « Allez plus haut, à 1 ou 2 kilomètres, il y a une famille qui prend des gens comme vous. » Des gens comme nous ! Ça veut dire quoi, des gens comme nous ?À bout de force et de patience, nous arrivons devant une petite maison. Nous n’espérons plus. Et pourtant, ici commence la série des gens qui nous ont aidés, motivés, offert. Une douche chaude, un lit. « Prenez cette petite bouteille de vin, ça vous réchauffera. » C’est incroyable, quand on est à bout, le plaisir que ça fait de recevoir la moindre chose. Comme cette petite boulangère qui est sortie de son magasin quand elle nous a vu passer pour nous donner des gâteaux. Ou cette petite mamie en pleine campagne à qui l’on demandait de l’eau et qui nous a donné des œufs « Vaut mieux ça que faire la drogue, » elle a ajouté… Malgré ces encouragements, quelques jours plus tard, je suis dans un lit à Clermont Ferrand sans plus pouvoir bouger. Le moral a tenu mais pas le physique. Un tendon a dit le docteur, il faut vous reposer. Agacé d’être déjà arrêté, je voudrais repartir de suite. Dans ce lit, j’ai l’impression de perdre mon temps. Mais cela se dissipe très vite. Nous réalisons peu à peu que nous sommes libres. Pas pressés. Pas comme les vacances où, chaque année, chacun s’arrange pour quelles soient parfaitement organisées afin de ne pas perdre un temps précieux. Nous, on peut rester là autant qu’on veut, se détendre, penser, rêver, manger tout doucement, apprendre à vivre sans stress, apprendre à vivre sans travailler, sans rien faire ! On se laisse vite aller à ce genre de chose et au cours du voyage, je crois que nous sommes devenus professionnels. Daoud a même dit une fois : « Quand on en a marre de rien foutre quelque part, on prend le train et on va rien foutre ailleurs ! » Se promener, observer, discuter avec les gens. Prendre son temps pour chaque chose que l’on fait. Calme, Shanti Shanti disent les Indiens ! Bref, on commence à s’apaiser et profiter de notre temps à Clermont une semaine après la démission.
Une fois soignés, nous vidons nos sacs beaucoup trop lourds pour ne garder que le nécessaire et repartons sous le soleil de mi-mai. Avec entrain mais est-ce la peine de le dire ! L’aventure nous appelle. Passons le Puy de Dôme, pas très joli avec sa grosse antenne au sommet, ses parkings payants à l’entrée et son bus pour prendre la route goudronnée qui y mène. Puis aux pieds d’autres volcans plus sauvages pour finalement passer la nuit sous l’un d’eux : celui de la Vache. Quelques jours plus tard et surtout après quelques dizaines de kilomètres de marche, nous arrivons au Puy de Sancy. L’ascension s’effectue tranquillement. On suit la crête. Pas de problème. Le vent, la neige, le ciel bleu. Et puis, on se perd. Plus de huit heures de marche. Pas de trace du chemin. Plus d’eau. Nous vagabondons dans la neige, les ruisseaux gelés, le vent très fort et la fatigue. Glisser, trébucher, marcher encore, remonter pour passer un ravin. Dur. La soif serre la gorge. Nous commençons à sucer la glace mais craignons pour notre ventre. Nous sommes des citadins fragiles. Dix heures de marche. Cette fois, la soif est la plus forte, nous nous jetons dans le ruisseau. Le vent nous a asséché la gorge toute la journée avec son pote le soleil. Mais déjà ça va mieux. Il va bientôt faire nuit, pourquoi ne pas camper là ? Le vent ne veut pas, il emporte la tente. Marcher encore. Enfin, un petit bois. Ce sera là. La tempête fait rage. Les ombres des branches s’agitent sur la toile comme des marionnettes lugubres. Le sommeil est plus fort. Les jours suivants, nous ne bougeons pas, brûlant le bois que le vent a fait descendre des arbres autour de nous, lavant notre linge et nos fesses dans le ruisseau gelé, crapahutant jusqu’à un village à travers ravins et forêts pour trouver une miche de pain. Puis repartons ragaillardis vers le Cantal. Hauts plateaux herbeux. Chemins bordés de calcaire. Traverser des réserves naturelles, zones protégées d’oiseaux, nez à nez avec un taureau et vaches dix fois plus nombreuses que les habitants. D’habitant, on en rencontre un. Un beau, un jeune. Il ramasse des pissenlits, dans son panier, avec ses bottes, une grande culotte bleue, des bretelles sur sa chemise à grands carreaux et une jolie casquette jaune. On lui demande pour quoi faire. « Bah pour faire de l’avèze ! », il répond avec son superbe accent. Mais comme on le regarde bêtement et qu’on répète « De la quoi ? » il comprend que ces gens-là ne connaissent pas l’avèze, alors il explique. « De l’alcool, c’est. Juste les têtes qu’il faut pour faire l’avèze et il en faut beaucoup des têtes. Même que ça se vend un euro le kilo ! » On en prend quelques-unes pour soupeser, c’est plus léger qu’une plume, un pissenlit. Puis on regarde autour de nous, les champs pleins de pissenlits, jaunes sur des kilomètres : une fortune ! « Salut mon gars, bonne continuation. » « Bien le bonjour chez vous, monsieur-dame. » Des pâtures, des vaches, des collines, du soleil et des chiens. Des chiens qui viennent nous agresser au milieu de nulle part. Qui nous suivent sur des centaines de mètres, qui se relaient. Puis encore quelques villages bien perdus. Une maison de retraite d’où tout le monde descend nous encourager. Un camping où nous prenons enfin une douche, lavons notre linge et d’où repartons sans avoir vu personne. Une préfecture de département, St-Flour, sans connexion internet. Le Cantal…
Fin d’après-midi, on se pose dans un coin agréable. En cinq minutes, la tente est montée. Détente. Allongés dans l’herbe, on lit, on grignote, on discute. Nos pieds se reposent. Ils ne nous font plus vraiment mal maintenant. On a de la corne. Au repas, légumes frais, bon pain et véritable fromage. En dessert, l’incontournable thé avec son carré de chocolat... Quatre semaines que nous sommes partis. J’en ai rien vu. Les vacances sur une année de travail. J’y pense. C’est bien trop peu à mon goût. Alors que nous… Quelle vie tout de même. Se promener tranquillement dans les montagnes, rencontrer des gens, visiter les villes et les campagnes de notre joli pays. Ça me plaît. Dire qu’on peut passer à côté de ça. J’ai oublié de pointer ce matin. Faut que j’explique à mon chef. Déjà que je suis arrivé en retard deux fois cette semaine. La nuit est tombée. Le ciel se couvre. Bientôt, de grosses gouttes tombent comme des cailloux sur la toile. L’orage est sur nous. Bien longtemps que je n’avais vu un tel orage. Enfin, peut-être n’y en a-t-il plus d’assez conséquents pour nous affoler comme je le suis à présent, dans les lumières et le bruit incessant de nos villes et derrière nos volets clos. C’est violent un orage quand on est dessous. Ça fait peur. La toile ridicule chavire sous les rafales. Le tonnerre en dolby stéréo. L’eau qui rentre à l’intérieur. Vite, une gamelle. On n’en a qu’une. Tout est déjà trempé. Nous écoutons, bien au fond du duvet, mêlant flashes du tonnerre et images de nos journées. Le téléphone sonne. « Nico, ton téléphone sonne. » « Ah, oui, c’est vrai, je croyais que c’était dans mon rêve. » Toujours au meilleur moment du film. « Allo ? » De la musique à fond, puis les voix déformées et alcooliques de quelques amis. Ils chantent : « Niiico reviens, Niiico reviens, Nico reviens parmi les tiens ». Je raccroche soudain. J’étais au bout du monde bravant la tempête et le tonnerre et je me retrouve au bout du fil à seulement 3 heures en voiture de chez moi, dans un champ de vaches entre deux collines tout ce qu’il y a de commun. Contrarié, je me recouche mais les fées sont parties. Un sentiment d’orgueil s’empare alors de moi recouvrant définitivement celui de la mélancolie. Nous voilà partis pour de bon et, au bout de quelques semaines seulement, j’ai l’impression d’être loin et surtout de n’être déjà plus le même. Mes amis vont continuer leur vie habituelle. Pour nous qui sommes partis, qui sommes seuls, tout va changer car tout est déjà différent, dans nos silences, les silences de la nature, le silence des nuits, la longue traversée, cette longue traversée de nous-mêmes…
De bonheur ce matin
À la fin du mois, nous sommes dans le plus reculé des chalets d’un hameau des Alpes de Haute-Provence. Une ancienne cabane de chasse, aménagée avec goût par un jeune menuisier, cachée derrière des haies de chênes verts, dans une douce prairie où quelques gros rochers polis cohabitent avec des terriers de fouines. Nous sommes chez mon frère. Le temps ici s’écoule comme nulle part ailleurs. On y est bien. Indéfinissable. Les fleurs sauvages, aromates, thym, basilic, parfument les alentours. Les papillons les caressent sans bruit. Le hamac nous tend ses draps. Le soleil lèche la maisonnette. Dans la salle d’eau, on est pris de vertige. Vue plongeante sur toute la vallée. Sur les lumières scintillantes de la ville au loin. Tout est paisible. Un silence : celui du chant des grillons, des oiseaux. Un peu plus loin, le meuglement d’une vache, l’aboiement d’un chien. Sur la table de jardin, un noyer métisse la peau. On ne bouge plus. Le temps devrait s’arrêter maintenant, enveloppés comme nous sommes dans une atmosphère idyllique à l’abri de l’agitation du monde. Notre situation à ce moment-là y est sans doute pour beaucoup : derrière nous, débute notre prochaine étape. Les Alpes. Rien que ça ! Avec nos petits mollets. La tente plantée de nouveau chaque soir. Les sacs refaits au matin. La privation. Voilà pourquoi nous apprécions tant ce petit confort après ce mois passé à gambader gaiement à travers nos départements les plus reculés, la campagne, le silence. Ici, musique maestro, le barbecue frétille, le coucher de soleil sur la vallée rougit tranquillement, Daoud nous prépare une petite marinade, le rosé est au frais, le rouge débouché, il ne manque plus que les invités du soir, à savoir mon petit frère retrouvé, accompagné des quelques voisins, choisis comme des perles et qui se reconnaîtront comme étant les irréductibles du Villard des Dourbes !
Deux semaines plus tard, nous serpentons sur le chemin en lacets qui monte vers les falaises. Arrivés en haut, nous jetons un dernier coup d’œil sur le village avant de lui tourner le dos. La fameuse barre des Dourbes s’est laissée franchir sans effort insurmontable. Nous n’en revenons pas. Ce devait être si difficile, après en avoir tant parlé pendant ces deux semaines passées avec nos amis. Cette muraille dite infranchissable ! Maintenant que nous y sommes, elle apparaît dans le paysage comme une légère barrière. Derrière elle, la vue s’ouvre sur tous ces sommets bien plus immenses et que nous espérons pourtant passer ! Simplement un pied devant l’autre…
Les jours suivants, villages et vallées se laissent dépasser avant d’arriver près du parc national du Mercantour dans la petite ville d’Allos au pied du Mont Pelât. Campons au bord d’un joli torrent. L’herbe est fine et douce. Un écureuil hésite à descendre nous saluer. Les flammes montent droites vers les étoiles. Je suis appuyé sur mon sac pour vous écrire. Je digère une grosse caillette du village accompagnée par une véritable tomme de vache qui m’emplit le palais de saveur. La bouteille de rouge aurait été la bienvenue mais on ne peut jamais tout avoir… J’aimerais décrire ce qui nous entoure : les courbes du torrent, sa musique, l’horizon rougi et arrêté par les crêtes et les pics majestueux, la fraîcheur d’un soir de montagne, l’odeur du bois de mélèze qui me chauffe le visage, nos mots qui se perdent dans la nuit. Je repense à ma mère, à sa question stupide « Le travail ne vous manque-t-il pas ? » Maman, comment te dire ? Si toute la vie pouvait être ainsi, je ne suis pas sûr de m’en lasser de sitôt. Si tu pouvais connaître cette sensation de liberté que j’ai à cet instant en t’écrivant. Chaque jour, les paysages changent, chaque jour, je fais du sport, chaque jour, après de tels efforts, j’apprécie de manger, de boire de l’eau pure des torrents sans goût de calcaire et de chlore. Nous avons déjà rencontré quelques personnes dignes de rester dans nos souvenirs et chaque matin, nous pouvons encore, grâce à ce destin que l’on force en voyageant, rencontrer de nouvelles personnes et changer peut être, d’une parole, notre vie entière. Non, maman, le travail ne me manque pas ! Pointer à l’usine et rentrer le soir venu pour me mettre devant la télé, merci. Ici, mon jardin est immense avec un torrent d’eau pure devant moi. Je vois chaque matin le soleil se lever, je marche dans le vent frais et parfumé des hauts plateaux et au-delà de notre fine toile de tente, c’est notre toit d’étoile !
Quatre heures d’ascension sans arrêt notoire et 800 mètres de dénivelé enfilés. Nous sommes de vrais montagnards. Le temps se gâte et c’est dommage car nous suivons un torrent, le Chadoulin, jusqu’à sa source et ce n’est qu’une succession de cascades. Nous trouvons aussi de nombreuses marmottes et de jolies fleurs de montagne… Juste avant d’arriver au lac, un grand parking bondé de voitures. Sommes-nous les seuls à être montés à pied ? Derrière les vitres du restaurant refuge, les bouches engloutissent les fourchettes, les cravates des serveuses équilibrent leur course entre les tables. Il est quatorze heures. Le prix du menu au restaurant équivaut à une semaine de notre budget. Nous pique-niquons dans nos ponchos sur un rocher entouré de falaises enneigées qui tombent dans l’eau glaciale. Le ciel est noir. Il fait froid. Bientôt il se remet à pleuvoir. Quand nous demandons où mettre notre petite poubelle, le monsieur nous répond « Chacun se retourne avec… » La pluie tombe drue. Les gens courent jusqu’à leur voiture et partent. Les lits en dortoir du refuge coûtent 26 € par personne et sont complets. Tout ça est écœurant. Il est quinze heures trente, nous pouvons atteindre le col en deux heures, plus deux heures pour redescendre de l’autre côté si tout va bien. Ça nous paraît beaucoup, après les quatre heures de ce matin, et peu sûr, mais nous voulons quitter ce lac, ce refuge, et retrouver la paix. Après vingt minutes de marche, la forêt s’éclaircit sur de hauts pâturages gorgés de ruisseaux et de marmottes. Il n’y a personne. Le temps est toujours menaçant. La pluie s’abat autour, sur le sommet des montagnes, sur le Pelât qui porte bien son nom. Devant nous, un peu plus loin, nos premiers chamois. Courbés pour ne pas être vus, nous retirons les sacs et sortons l’appareil photo en rampant dans l’herbe trempée pour s’approcher. Mais, c’est sans compter sur les marmottes qui, nous ayant repérés, crient pour donner l’alerte. Les chamois s’écartent tranquillement en restant sur leur garde. Une ou deux photos trop lointaines et les voilà disparus. C’est décidé, nous campons dans ces pâturages et profitons du temps qui nous reste avant la nuit pour nous promener sans les sacs et qui sait, avoir la chance de les apercevoir de nouveau. Après une heure de promenade dans les alentours, nous les repérons enfin. Un groupe d’une trentaine de chamois avec les petits, plus haut, à flanc de montagne. Avec Daoud, nous sommes à une cinquantaine de mètres l’un de l’autre, allongés dans l’herbe juste au-dessous des animaux. Encore une fois, ce sont les marmottes qui nous repèrent, mais le troupeau ne fuit pas, trouvant sans doute l’alerte exagérée. Les chamois ne nous voient pas en effet mais restent méfiants. Nous rampons doucement, cachés par les quelques buissons encore présents à cette hauteur. Je me trouve à environ vingt mètres des premiers chamois. Daoud, plus bas, ne peut pas s’approcher davantage sans être vu. Dommage ! C’est lui qui a l’appareil photo. Je suis couché derrière un arbre mort dans un tas de cailloux. En les observant, je retire de mes mains les épines de chardons qui étaient dissimulés dans l’herbe. Un vieux chamois sort du groupe et vient se poster juste au-dessus de moi. Je suis grillé mais il ne s’enfuit pas. Il ressemble à un chevreuil trapu avec un pelage plus épais et parsemé de poils blancs. Il m’observe sans bouger une ou deux minutes. Je ne bouge pas et ne baisse pas non plus le regard. Puis il se remet à brouter, me gardant à l’œil, prêt à fuir au moindre de mes mouvements, emportant le troupeau avec lui. Daoud est toujours étendu plus bas, n’osant plus bouger lui non plus, devant ce spectacle peu commun pour nous. Essayons de reconnaître les mâles, les femelles, compter les petits, voir comment ils se déplacent… Le temps passe. Agenouillé sur les rochers, j’ai des courbatures. C’est vrai qu’on est mieux dans son fauteuil devant un reportage mais il y a un petit quelque chose de plus dans la réalité, même si ce ne sont que des chamois, même si le mieux serait de les laisser tranquille. Enfin, ma patience a des limites. Trop courtes sans doute. Il faut que je bouge, quitte à ce qu’ils fuient. Je sors donc de ma planque. Tous me regardent une dernière fois avant de partir à travers les rochers escarpés. Allons faire de jolis rêves de Bambi et j’espère bien aussi, de Blanche Neige.
À l’aube, nous replions la tente et nous engageons sur le sentier du col le sac de nouveau sur le dos. Le ciel a ce bleu si particulier après que la pluie en a emport�� les impuretés. À flanc de montagne, des plaques de glace – les névés – coupent la piste et vont s’écraser plus bas sur les rochers. Mieux vaut ne pas penser au pire, garder son calme, son sang-froid et se concentrer sur l’équilibre en enfonçant au mieux, dans la glace, chacun de ses pas… Je passe. Daoud, au milieu du névé, panique. Ses jambes tremblent. Je lui lance un bout de bois qui ne s’enfonce même pas dans la glace mais ça lui permet de retrouver son calme, un semblant d’équilibre et il y arrive lui aussi. Plus loin, un lac entièrement glacé recouvert de neige et une paroi abrupte à son pied. Où va le chemin ? Il semble contourner la paroi et passer au sommet. Pas la peine d’y penser. On ne peut pas continuer. Trop dangereux. Mais en s’approchant, on trouve une issue plus propice. Nous sommes au col. Pas grand-chose en vérité. 2687 mètres. Mais mi-juin, la neige est encore immaculée et la vue de cette hauteur sur les montagnes éclaboussées de soleil est inoubliable. Daoud veut faire sa grosse commission. L’émotion sans doute. Et le voilà qui s’y met bien au milieu du col. Elle n’est pas prête de dégeler celle-là ! Enfin, ça va mieux. Mais comment on fait pour descendre ? Sur le versant nord, là où nous allons, la glace recouverte de neige s’étend à perte de vue jusqu’au refuge aperçu au fond de la vallée. Il nous faudrait des pointes sous nos chaussures mais nous n’avons rien, pas même un bâton. Moi, je tenterais bien la descente sur le cul. Normalement, il n’y a rien à craindre. Ça fait une jolie courbe tout en bas et ensuite c’est moins pentu. Allez, je tente. Ça accélère sévèrement. C’est le poids du sac. J’en perds mon chapeau. Mais en bas, je m’arrête finalement comme prévu avec une ou deux roulades. Je suis trempé mais c’était bien rigolo. Daoud me rejoint. Allez, on s’en refait une ! Plus loin, le vent apporte une odeur qui me frappe. Je la connais. C’est un mélange de printemps, de roches, de fleurs et de neige, dont je me suis imprégné gamin, en colonie ! C’est la première fois que je ressens cette fabuleuse impression : ce souvenir d’une odeur si particulière, presque dix ans plus tard. Combien de temps une odeur peut-elle ainsi rester gravée dans la mémoire ? J’espère toute la vie. Col de l’Arche
Nous sommes là, dans ce village où il n’y a rien. Nous attendons, de dix à douze – les horaires d’ouverture de la poste – de recevoir la carte mémoire de l’appareil photo. Ça n’arrive pas. Faudra trouver une autre organisation. Est-ce que le courrier arrive ici avec dix jours de retard à cause de l’altitude ? Posés comme des vagabonds dans un champ de vaches, en bas du village, depuis deux jours, on attend. Le torrent roule près de nous ses galets. Imperturbable. A quelques centaines de mètres, la frontière italienne... En stop, nous rejoignons Cuneo à environ 100 km. C’est la première fois que je vais en Italie. Je ne comprends rien à la langue mais cette petite virée nous donne confiance en l’avenir. Les pays étrangers n’ont rien de plus compliqué : arrivés dans une ville, direction l’office de tourisme pour avoir une carte puis trouver un camping. Ensuite, visite du centre, avenues, places, monuments et musées qui pourraient nous intéresser. Goûter la cuisine de la région et le petit vin qui va avec. S’asseoir sur un banc, regarder la vie des autres passer. On en sait assez. Ce serait juste mieux de parler la langue. Enfin, c’est ok pour l’Italie. Le temps de remonter les Alpes et on arrive. J’aime bien dire ça : le temps de remonter les Alpes et on arrive. C’est absurde…
Les jours suivants nous emmènent sur des hauts plateaux, les alpages, dont les petits lacs, entourés d’herbe fine et fraîche, sont des petits coins de paradis. Le soir, la tente est plantée sur un lac argenté et elle se réveille au matin dans l’eau turquoise. Notre visage, pour se rincer, ondule et flotte dans le reflet, c’est alors que nous prenons vraiment conscience de notre présence ici. Bientôt, s’ouvrent nos ailes au-dessus d’un précipice, surplombant les hauteurs du monde, la beauté et le silence des paysages, dans les vents frais et parfumés du matin.. Les journées nous ensorcellent. Rêveurs contemplatifs, subjugués au détour des chemins par une couleur, une ombre, une fleur, un animal, l’eau pourpre entre des rochers mousseux, un pont de bois sur les berges du torrent, une vue imprenable que nous prenons pourtant. Le soleil. La liberté. La montagne… Allez les jaunes ! On est maintenant rodés pour la randonnée. Ce n’est plus un effort mais un plaisir. Les cols s’enchaînent un à un, avec chaque fois une nouvelle dimension sur les massifs à venir. Monter, descendre, dans les falaises, les forêts, les plateaux et les petits villages. Il n’y a personne encore à cette saison. Le Mercantour, les aiguilles de Chambeyron sont passés ! Voici le Queyras, plus bas, la vallée de l’Ubaye, au loin les cimes des Ecrins, Briançon, la Vanoise, le Mont Blanc. Nos estimations sur les cartes sont plus justes. Les bâtons achetés nouvellement sont comme deux jambes supplémentaires. Nous avançons doucement mais sûrement. Apaisés, sereins, allongés sous le soleil du midi pour la sieste avant de nous rechausser, prendre nos sacs et filer dans les ornières des sentiers sinueux à la poursuite d’un pèlerin imaginaire. Une aube
Cinq heures du matin. Daoud dort. Moi pas. Il fait trop froid dans le duvet, je me lève. Bien couvert, je suis décidé à être le premier à voir le soleil aujourd’hui. Nuit claire. Je prends le chemin du col d’où nous sommes descendus hier. Plus je monte et plus j’ai envie de monter. Ça me réchauffe. Je braque à droite vers l’ouest sous une corniche avec l’idée d’atteindre un autre petit col que j’estime bien placé par rapport au lever du soleil. Versants herbeux, roches gigantesques, je suis les chemins de chèvres. Du moins c’est comme ça qu’on appelle les bouts de chemins qui se croisent, se perdent dans la nature et finissent par disparaître. Le soleil n’est toujours pas levé mais le ciel s’éclaircit et j’ai une vue magnifique sur la vallée de la Durance et Briançon. Partout autour, les sommets enneigés dans une brume rose : l’aube. Voilà, je suis sur le col. De l’autre côté une autre vallée et dans son creux, un torrent. Je ne le vois, ni ne l’entends mais c’est ainsi. Nord-ouest, j’aperçois quelques sommets des Ecrins, toujours eux, les plus hauts dans la région. Je marche sur la crête vers le nord pour dominer davantage la vallée et les alentours qui dévalent en escaliers de pins et de verdure dans les couleurs de l’aube, ce rose, ce bleu, une légère brume, le tout un peu brillant. Assis entre deux pierres, j’ai le vertige devant tant de magnificence. J’ai mon Aube à moi. Ça devrait être ainsi chaque matin. Nous sommes si peu de chose devant cette immensité. Je reste un moment à contempler encore. Ne pense à rien. J’observe. Me concentre sur le paysage. J’essaie d’intégrer cette émotion à jamais dans ma mémoire. Les humains
Nous avons dormi, cette nuit, posés au bord d’un chemin où peuvent passer des voitures, faute d’avoir trouvé mieux. Et il en est passé des voitures ce matin, pendant que nous faisions la grasse mat, fatigués d’avoir beaucoup marché hier. Nous glandons encore un peu au lit mais il y a ces putains de voitures. Levés en grognant. Les touristes arrivent par petits groupes, en famille, avec des petits sacs et des grandes gueules. Nous déjeunons comme d’habitude avec notre bordel éparpillé partout autour de nous dans la boue. Il a plu cette nuit, la toile de tente pend sur le pont pour sécher. Nos fringues un peu partout aussi. Nous ne sommes pas lavés et pas rasés depuis plusieurs jours. Un peu en retrait, je vois les gens qui, en passant, regardent Daoud de côté, comme une bête sauvage. C’est vrai qu’il a les cheveux ébouriffés, la barbe en vrac et une tête de gars qu’il ne faut pas emmerder pendant qu’il mange. Et puis cette espèce de liquide où flottent des morceaux de bananes et de figues séchés. C’est assez louche et pas du tout appétissant. Il est assis par terre sur le chemin de cailloux. Faut voir le tableau. On dirait qu’il va mordre. Les gens font un écart pour passer, surtout les enfants. Limite si on lui dit bonjour. Et lui les regarde tranquille et sans gêne aucune. Faut dire que ça fait presque deux mois qu’on est dans la nature, faut l’excuser, enfin nous excuser parce que moi, je ne peux pas me voir mais c’est la même. En fait, nous nous trouvons à quinze minutes de l’affreuse station de Fréjus mais comme on est descendus hier soir tard, eh bien, on ne savait pas qu’on était si près des humains ! La Vanoise
Modane. Le temps est mauvais depuis plusieurs jours mais il devrait s’arranger. Il est interdit de passer la nuit en dehors des refuges dans le parc national de la Vanoise mais leur prix est trop élevé. Nous les évitons donc et campons écartés des chemins. Les animaux sont habitués aux touristes ce qui permet de les approcher : marmottes, chamois, bouquetins... Orage mémorable la première nuit. Le froid a suivi derrière. La seconde, à l’aube, une mer de nuages glisse à nos pieds jusqu’à l’horizon, recouvrant la vallée d’une soupe de coton mouvant. Toute la journée, nous longeons les versants à la limite de cet océan galactique. Le toit des montagnes alentours s’est couvert de neige. La température est glaciale, exceptionnellement, pour un mois de juillet. On n’a pas vu ça depuis 72, nous assure un autre randonneur ! Nous dormons une nouvelle nuit au pied du glacier. Des brumes blanches s’élèvent comme des fantômes. Il gèle mais le temps est clair et sec quand on se couche. Avant le jour, une tempête se lève. Notre tente est alors soulevée par les rafales. Seul, le poids de nos corps fait qu’elle ne s’envole pas. Elle se tord, se déchire, les parties détachées claquent comme des fouets. Le vent rugit de toute part. Le froid intense, mortel. Il faut partir. Au plus vite, redescendre, trouver un abri. Mais avant, sortir du duvet, rentrer dans nos chaussures gelées et plier la tente comme on peut. Jamais eu aussi froid. Nos doigts ne veulent pas se plier. Impossible de serrer nos bâtons pour marcher. Nous courons cette fois avec la peur d’y laisser le pouce surtout, le plus exposé. Ça dure des heures. Des heures, la montagne… Quatrième jour de marche, nous n’avons pas prévu assez à manger. C’est le jeûne. La fatigue des nuits glaciales. Nous espérons un refuge, de la chaleur, du repos. Le temps est toujours aussi froid. Nous ne voulons pas dormir dehors cette nuit. Mais nous hésitons encore à aller dans un refuge. La première fois que nous en avons approché un, rappelez-vous, pour y laisser un pauvre petit sac poubelle, ils ont refusé. La deuxième fois, nous nous sommes abrités pendant un orage et je me suis fâché avec le patron qui voulait qu’on consomme. Des refuges de luxe. Alors, nous n’espérons rien. Et pourtant, lorsque la petite dame du refuge la femma nous voit arriver, je crois qu’elle nous aime déjà. Sans rien dire, sans rien demander, elle nous apporte un bon café chaud. Avec ça, des crêpes à la confiture. Le soir, pour quelques euros qu’il nous reste, elle nous sert abondamment. Nous dormons dans un bon lit avec plein de couvertures. Encore des crêpes le matin avec le café. « Eh ! Vous n’allez pas partir comme ça ! » On la supplie, c’est déjà beaucoup trop de générosité. À qui la rendrons-nous ? « Il neige encore, il fait froid, prenez ça pour le midi, au moins. Ça me fait plaisir ! » Et nous alors, on en a les larmes aux yeux. Pourtant, n’est-ce pas volontaire de ne prendre pas suffisamment à manger ? Depuis un moment, nous tentons de réduire notre consommation. D’abord parce que ça alourdit nos sacs et puis tant de bouffe n’est vraiment pas nécessaire. Même avec les efforts physiques, nous mangeons déjà deux fois moins qu’auparavant, à l’époque déjà lointaine du restaurant d’entreprise et dans notre vie en général. Nous souffrons encore du désir de manger – surtout moi – de cette habitude gastronomique de panse pleine, mais pas de faim. En diminuant petit à petit, sur plusieurs mois, en mangeant équilibré et peu, nous nous sentons mieux, plus légers et plus vifs. Le jeûne est très bon pour le corps et l’esprit, pour la réflexion, la méditation. Nous voulons trouver la juste suffisance. La force la plus importante dans un tel effort est mentale. Le jeûne ravive cette force, c’est certain. Parallèlement, l’entraînement musculaire est achevé. Faut voir comme avec notre gros sac sur le dos, nous franchissons les cols, descendons les sentiers abrupts comme des cabris ! Mais cette fois, avec le froid, le mauvais calcul du temps de traversée du massif, la fatigue de plusieurs jours de marche difficile, avec nos figues sèches et nos carrés de chocolat, nous sommes limite. Nous avons dépassé la juste suffisance… Après cette bonne nuit de sommeil, de chaleur physique et morale, après avoir repris de la consistance en gras, nous partons pour notre plus haut col jamais franchi. Pas bien haut cependant, dans les trois mille. Le chemin monte tranquillement. Bientôt, la neige se met à tomber, recouvrant les monts, les vallons et redonnant une couche propre à celle déjà existante. Nous progressons donc sur un sol immaculé, montant le long du sentier à l’aide de nos bâtons comme deux pèlerins perdus en plein hiver, en des lieux inconnus, pris dans un brouillard épais. J’aimerais ne jamais arriver en haut tant mes songes sont plus légers que les flocons qui nous habillent de montagnes. Mais deux heures de marche suffisent pour atteindre le col de la Rocheure où une étendue plate et dangereuse se dessine : un lac troué de glace. Deux possibilités s’offrent alors à nous : continuer le chemin qui descend directement vers la vallée de l’Isère ou suivre la crête à l’est pour rejoindre un chemin non balisé. Nous hésitons. C’est chouette la neige. À marcher, il ne fait pas froid. Mais si nous nous perdons ? Je sens en moi bouillir l’irrésistible envie d’essayer ce chemin qui garde de l’altitude et reste dans la neige. J’ai déjà mon cœur qui bat de ce petit risque de nous perdre ! Allez, Daoud, tu connais mon opinion. Ok, alors c’est parti. Quand deux chemins se présentent, toujours choisir le plus ardu. Je ne sais pas si ce proverbe s’applique à la montagne… Plus tard, quatre ombres se rapprochent dans le brouillard : des gens ! Mais qu’est ce qu’ils foutent là ? Des fous ! Enfin, nous sommes contents de nous rencontrer avec ce temps incroyable. On ne parle à personne quand il y a trop de monde alors que, dans le désert ou la montagne, on s’empresse de lier connaissance avec le peu de personnes qu’on croise. Les nouvelles sont bonnes. Ils ont tracé de leurs pas le chemin que nous devons suivre et nous signalent qu’il n’y a aucun risque si on ne traîne pas. Et nous aussi, les rassurons en leur désignant le col un peu plus bas, qu’ils n’ont pas loupé. Plus de trois mille mètres, c’est notre record. Le jour de l’anniversaire à Daoud. Petite bataille de neige pour fêter ça. Ça essouffle. Il faut partir. Les traces disparaissent. Enfin il y a des cairns. Des tas de pierres qui indiquent le chemin. Une fissure dans la falaise nous permet de nous engouffrer vers une vallée. La vallée du fond des Fours, complètement désertique. La neige est trop fraîche pour glisser, dommage. Nous stoppons bientôt dans un refuge et mangeons au chaud. Puis la neige se changera en pluie avant que nous ne rejoignions l’affreuse et richissime station de Val d’Isère. Col de la Lose
On va au cinéma voir notre dernier film en français avant longtemps. Spider man. Allez, ça nous relaxera. Mais c’est si nul que nous sommes des plus motivés pour partir définitivement à l’étranger. Dernier col avant l’Italie, entre le massif de la Vanoise et le parc national du grand Paradiso : le col de la Lose. Cela ressemble à perdu en anglais. Quel rapport ? À partir de la gorge des sources de l’Isère, le vent change radicalement de sens. Il vient d’Italie. Un tas de gens sur le chemin de randonnée. De la neige. Ils redescendent du même côté qu’ils sont montés : du côté français. Arrivés au col les nuages arrivent, bien chargés, de l’est. Ils glissent sur nous et vont recouvrir la France. Décidément, tout le monde va par là ! Pendant cinq minutes, nous apercevons le lac, côté italien, où il nous faut descendre. Puis plus rien. Il disparaît. De là où nous nous trouvons, la falaise tombe à pic. Il faut escalader un pan pour trouver le col. Je laisse mon sac à Daoud et vais vérifier l’existence de ce col et du chemin qui en part. Il existe, c’est une brèche abrupte dans la falaise. Personne ne l’a encore emprunté, il n’y a pas de trace. Pourtant, c’est bien le chemin... Je remonte voir Daoud et lui fais part de mes observations. Comme je suis sceptique, il va voir à son tour. Il fait chaud, c’est bizarre, nous sommes à trois mille mètres. Les nuages continuent de nous recouvrir. Le ciel se bouche complètement. Ça ne sert à rien de prendre le risque. On sait comme le temps en montagne peut être mauvais. Nous ne connaissons pas la météo. Nous n’avons pas de crampons. Je me fais une raison. On redescend, on fait du stop et on passera un autre col, un autre jour. Pas grave. Mais Daoud revient. Lui aussi est sceptique mais il est descendu un peu plus bas que moi et a trouvé des mains courantes. C’est donc bien par là. Ça nous rassure. On décide d’y aller. En effet, je n’avais pas vu ces cordes sur la falaise qui nous permettent de nous accrocher. Ce sont des câbles en acier mais bientôt ils disparaissent, mangés par la glace et celle-ci colle si près de la paroi que nous devons quitter la crevasse pour contourner. Bizarre. Qu’est ce qu’on fait ? Nous ne voyons pas à dix mètres. Nous sommes dans les nuages épais et chauds de l’orage qui gronde. La pente est très inclinée. Je descends un peu en laissant le sac dans la fissure et je vois que plus loin, des blocs gelés se séparent à nouveau de la roche et que les cordes réapparaissent. On continue donc. Mais au bout d’un moment, ils disparaissent de nouveau. Nous devons ressortir de la crevasse. La neige fond, nous pouvons enfoncer nos bâtons et un peu nos chaussures en creusant tous nos pas. – C’est une via ferratta me dit Daoud, peut-être il faut faire demi-tour. – Sur la carte, c’est un chemin pourtant. J’espère que c’est le passage le plus difficile. – J’ai poussé le bouchon mais je n’aurais peut être pas dû, il me dit. Si on y arrive, je t’encule ! – Si on y arrive, on en reparle, je dis sans sourire… Nous escaladons des blocs de glace avec des crevasses profondes. Les cordes ont disparu à jamais. C’est la merde. Je pose de nouveau le sac et essaie de continuer un peu mais je vois bien vite que c’est impossible. On ne passe pas. C’est mort. À moins de quitter la falaise qui nous surplombe et de partir vers la droite à flanc de montagne sur la glace. C’est plutôt flippant. On ne voit rien, que du blanc. Daoud ne dit plus un mot. Je sais qu’il est encore moins rassuré que moi. Il déteste les passages de glace. Il devient plus blanc qu’elle. Je tente, sans le sac, bien appuyé sur mes pieds et assurant chaque pas. Plus loin, je repère un rocher qui sort de la neige. J’y vais. Il y a une marque rouge dessus. C’est par là ! Par là où ? Il n’y a que la pente glacée et abrupte. Tout est blanc. Aucune empreinte. Je remonte chercher mon sac et me positionne sous Daoud au cas où il glisserait. Glisser, faudrait pas, je ne sais pas où on s’arrêterait. Daoud prend son temps, fait bien ses pas. D’un seul coup, il glisse et part. J’ai juste le temps de planter mes deux bâtons sur sa trajectoire. Il s’emplafonne dessus mais ça l’arrête. Ouf ! Ses deux bâtons sont cassés net. Accrochés aux rochers, on se demande ce qu’on fout ici et comment on peut être si inconscient. Partout la neige immaculée descend dans les profondeurs des nuages sans qu’on y puisse rien voir. Est-ce que le degré de la pente permet vraiment de continuer sachant qu’il est pratiquement impossible de remonter. Ou alors nous devons laisser les sacs. Une heure que nous sommes partis du col et nous sommes coincés ici. L’orage se rapproche, on l’entend gronder de façon sourde et prolongée. Pour conclure : c’est la panique. Daoud me dit qu’il avait aperçu la météo et qu’ils annonçaient des orages en fin d’après-midi. Il me dit aussi qu’il avait lu quelque part que ce col était difficile… en été. Sans toute cette neige qui est tombée ! Il ne faut pas rester là. L’orage à cette altitude sans abri, non merci ! Il faut tenter quelque chose. À gauche vers la falaise ou à droite. Je pars tester une nouvelle fois à droite. Avec les bâtons, je me tiens bien. J’avance en gardant la même hauteur sur une centaine de mètres. Toujours rien. Que de la neige et cette pente qui m’attire. Ça fait comme un arc de cercle avec un trou, comme un volcan. Je continue cette fois en inclinant ma trajectoire. Après encore une centaine de mètres, j’arrive sur une partie rocheuse non recouverte de neige. Pas trace de chemin ici. Encore plus loin, toujours la même glace et la même pente, je continue. Bientôt, c’est trop incliné. Je ne peux pas. Ça m’énerve. Il y a forcement un passage quelque part. Je cherche plus bas, plus haut, je marche, je marche et enfin, enfin des traces. Je m’approche. Non, ce n’est qu’un animal. Encore, encore, cette fois, j’y suis, c’est bien des empruntes. Elles descendent tout droit, certes, donc avec des crampons, sûr, mais c’est mieux que rien. Je commençais à désespérer. Autour de moi, en levant la tête, que du blanc. Depuis combien de temps ai-je quitté Daoud ? Une demi-heure environ. Je remonte. Je suis mes traces en fait. Daoud n’a pas bougé. Je l’entendais m’appeler avant de le voir. – Alors ? – Alors, il y a des pas, par là, environ quatre à cinq cents mètres à droite, tout en flanc bien incliné comme ici dans la glace. Ça fait comme un arc de cercle. Mais je ne suis pas sûr des traces. Elles descendent tout droit. Le mec devait avoir des crampons. Mais ça va, l’air chaud fait fondre la glace et nos pieds s’enfoncent de plus en plus. On n’a pas le choix de toute façon. Ok ? – Putain, il me dit, faut que ça passe ! T’entends comme l’orage va être mauvais ! Nous partons donc, avec les sacs cette fois, mais ils permettent finalement de nous donner plus de poids. Avec ses petits bâtons cassés, je me positionne sur sa trajectoire. On arrive aux premières traces. – Tu te fous de ma gueule, il m’dit, c’est une bestiole ça, putain ! – Ok, il y en a d’autres plus loin mais ça descend pareil de toute façon. Mais tu vas voir, c’est possible de descendre, il faut rester bien droit, et se tordre la cheville dans le sens opposée à la descente. De grosses gouttes d’orage tombent. Avec précaution, en faisant des virages, en contournant les précipices, nous descendons petit à petit. C’est immense la montagne quand on est perdu comme ça. Ça n’a pas de fin. La glace continue de fondre. C’est donc de plus en plus facile mais l’orage gronde de plus en plus fort. Qu’est-ce que je vois là-bas ? On dirait des silhouettes, des gens. Il y a des gens là-bas, deux personnes. Nous sommes sauvés ! On a mis trois heures à descendre du col. On est en Italie. Les gens sont bien des gens et pas des fantômes. Et même, ce sont des Français, enfin des Suisses francophones et on comprend parfaitement quand ils nous disent que nous sommes les premiers de la saison à avoir franchi le col de la Lose, qu’il est d’ailleurs encore interdit, même avec du matériel ! C’est trop grave, nous sommes complètement inconscients. On aurait pu glisser sur des centaines de mètres. Si la vue avait permis de rendre compte de la difficulté, nous ne nous serions jamais engagés. Bref, l’orage est là, il pleut de plus en plus fort, il faut trouver un abri. Ça tombe bien puisque les gens ont la clé d’un refuge. Le problème, c’est qu’ils ne le trouvent pas. En fait, il est caché en plein dans une falaise de deux cents mètres qui tombe dans le lac. Le fameux lac aperçu pendant cinq minutes d’en haut et qu’on a bien cru ne jamais revoir. Deux chemins y mènent avec des cordes, en escalade. L’un d’eux passe le long de la cascade mais il ne m’inspire pas. L’autre me paraît plus accessible. Je le choisis, si on peut appeler ça un choix. Bref, il y a bien quelques cordes mais je dois de nouveau passer une partie glacée au milieu de la descente. C’est encore plus raide que tout à l’heure et bien glissant mais je m’engage. D’un seul coup, un pied part, je pars, c’est la chute ! Un moment de panique inoubliable. Je plante mes ongles, mes coudes, je me raidis, me tortille, balance les bâtons, rien à faire, je prends de la vitesse. Je vais m’éclater comme un oeuf. Un rocher dépasse au milieu, c’est sur lui que j’arrive, j’ai juste le temps de le voir, je suis dessus, mes jambes font ressort, je suis projeté sur le côté dans la roche. Fin de la chute. Je bouge un peu. Je ne suis pas mort. Je crois que je n’ai rien de cassé non plus. Je tremble comme une feuille. J’ai eu si peur. J’ai eu tellement de chance. J’aurais vraiment pu crever ici. Il y aurait eu une petite plaque avec mon nom, en plus de celles qui existent déjà à l’entrée du refuge. Je me remets sur mes jambes, remonte un peu récupérer mes bâtons et ce qui a été éjecté du sac. Et là, je pense à Daoud. Daoud, non ! Je ne le vois pas en levant la tête. J’espère qu’il ne m’a pas suivi. La faille est vertigineuse, impossible à passer. On le voit clairement d’en bas. Je vais voir l’autre chemin, je vois les gens qui arrivent - forcément, j’ai été plus vite qu’eux - mais pas Daoud. Il pleut beaucoup maintenant et les éclairs illuminent les nuages dans lesquels nous sommes. Enfin, Daoud est derrière eux. Je le vois qui s’accroche aux cordes, qui donne ses dernières forces en escaladant les parois trempées avec son gros sac et le vide qui mène au lac, dessous, très bas. Quand ils arrivent, je suis tout blanc, mes jambes ne cessent de trembler mais je n’ose rien dire. L’orage explose démesurément. Les gens nous disent qu’on peut rester ici, avec eux et même dormir car le temps ne s’arrangera pas avant demain. Ce sont des randonneurs chevronnés, ils en ont vu d’autres. Ils essaient de nous rassurer et de parler d’autres choses mais on a eu trop d’adrénaline aujourd’hui. Sous le refuge, il y a une petite chambre, elle sera pour nous. L’orage est impressionnant, jamais vu un truc pareil, ça pète dans tous les sens toute la nuit et il pleut à torrent. Heureusement, on n’est pas dehors, encore sur un flanc de montagne. Heureusement ! Mais c’est fini la montagne, c’est fini. On veut voir la mer !
Cinquante mâles indiens debout, à deux mètres, les yeux fixés sur nous. Nous, c’est deux jolies filles bien blanches assises par terre contre les sacs au bord de la route, et moi. Et puis un croisement, un ou deux bouibouis crasseux, quelques cactus et le désert à perte de vue. Silence. Une boutade en ourdou laisse éclater de rire tous les joyeux compères indiens, musulmans et camionneurs. Rien que ça. Bon alors, qu’est ce qui s’est passé ? Qu’est ce que je fous là ? Je me lève. On fait moins les malins, bande de nains. Mais ils sont beaucoup quand même. Je pars. Verrai ce qui se passera avec les filles. Vais au bouiboui boire un tchaï, un thé au lait avec des épices. Jette un œil de côté pour regarder ce rare spectacle : une bande de frustrés, et sûrement puceaux la plupart, avec deux Occidentales – et leur triste réputation, nous y reviendrons – perdues dans le désert. Le cercle se resserre autour des filles. Se resserre encore. Bientôt, elles disparaîtront. M’en fous un peu. Les connais à peine. Je ne les vois plus. Un instant. Un instant seulement avant un cri très fort. Un cri de femme, strident, enragé. Un cri terrible. Et, comme un départ de course : une bande de trous du cul qui se sauve en courant dans tous les sens. Une des filles s’est levée. C’est elle qui a crié. Un des mâles a osé toucher ses cheveux, elle lui a mis une grosse tarte dans la gueule. Du moins, elle aurait bien voulu mais ils sont partis trop vite. Au loin, ils rient. Ils pleurent de rire même car ils ont eu peur ces nigauds. C’est les nerfs en quelque sorte. Ils restent à distance maintenant. À dix mètres, le cercle se reforme. Ils attendent. Les filles n’ont pas l’air angoissé. Juste méfiantes. Le gars du bouiboui parle quelques mots d’anglais. On rigole ensemble de la situation. Cinq mètres, le cercle se rapproche. Ça va recommencer. Mais là, ça va m’agacer, je vais y aller ! J’y vais. Trop tard. Le bus arrive en klaxonnant. Il n’y a plus de place dedans. Monte sur le toit. Démarre. C’est parti ! Mais où on va au fait ?
« La vérité, c’est qu’on ne sait nommer ce qui nous pousse. Lorsque le désir résiste aux premières atteintes du bon sens, on lui cherche des raisons. Et on en trouve qui ne valent rien. Un voyage se passe de motif. Il ne tarde pas à prouver qu’il se suffit à lui-même. On croit qu’on va faire un voyage mais bientôt, c’est le voyage qui vous fait, ou vous défait… »
Nicolas Bouvier
Les Saints de Glace
Premiers jours de mai 2004, à la gare de Poitiers. Par la fenêtre de la micheline, quelques amis et famille nous font coucou tristement. Il fait beau et chaud même si mamie a dit que les Saints de glace n’étaient pas encore passés. C’est quoi les Saints de glace ? Trop tard pour lui demander. Limoges… Déjà perdus ! Dans l’allée du bus, le sac ne passe pas. Obligés de rester debout. L’impression d’être regardés… Peut-être trompés de bus… Où est la carte ? On descend à Ambazac. À la sortie du village, devant notre pouce tendu, une voiture s’arrête, toute petite et déjà surchargée. Le monsieur tasse nos sacs dans le coffre. Ça ne ferme pas, forcément, alors il force, il force et le pare brise se bombe dangereusement. La femme crie : « Arrête, tu vas tout casser ». Le coffre restera ouvert. Merci messieurs-dames, on descend là. Si, si c’est là, merci beaucoup. Saint-Laurent-les-Églises, hameau de quelques vieilles âmes. Pourquoi là ? Le petit trait rouge, tu le vois. Ça veut dire que c’est le bon chemin. Celui qui traverse la France de la côte Atlantique à l’Italie. Le Gr4. Il passe ici. Et on va par là. Vers le sud. Par contre, aide-moi à mettre le sac sur mon dos parce que, là, je vais me casser les reins autrement. Et nous voilà qu’on disparaît derrière les arbres et les collines avec nos petites jambes, bien décidés à ne jamais s’arrêter avant d’être loin. Très loin. Peut-être pas, remarque. Mais peut être que si, quand même, enfin on verra bien ! Nous, c’est Daoud et moi, deux jeunes de 25 ans, un peu perdus sans doute, sans trop d’ambitions non plus, à part foutre le camp. Quitter le travail, les appartements, les amis, la famille et puis tout le reste. Tout. On part à l’aventure. Par les chemins de randonnée pour quitter la France. À l’étranger, on verra. Déjà, il faut partir, prendre la route. Ne pas réfléchir. Un voyage se passe de motif comme on l’a lu plus haut. On aura au moins fait ça dans notre vie. On aura voyagé, on aura été libre… Avant la nuit, un petit coin pour camper se présente. Ça ne manque pas dans cette campagne. Petit feu dans la nature. Petite soirée dans la brise légère. Temps clair et doux, parfait en toile de tente. Nous voilà heureux. Le lendemain est pluvieux et froid. Sans nous décourager, nous marchons à travers les forêts, les collines, les villages. – Eh, Daoud, ça va pas là, c’est dur, j’ai mal, je suis mort. C’est fatigant de marcher. On aurait pu prendre un vélo ou un cheval ou même un âne, quelque chose quoi. Parce que rien que la France, il y a au moins, pouf, tout ça quoi ! – T’occupe pas de la marque du vélo, pédale, il m’dit. Et avec le sourire. Les épaules lacérées. La sueur salée qui pique les yeux et qui coule sous le k-way glacé. Les chaussures qui se font aux pieds. Les pieds qui se font aux chaussures. Je ne sais pas mais ça fait mal. À midi, nous dégustons un sandwich rillettes dans une cave où pourrissent des navets en décomposition. Le seul endroit où il ne pleut pas. Les mains fermées sur notre petite tasse de thé brûlante, nous ne rigolons plus. Très vite, la sueur refroidit sous les vêtements et nous devons repartir. Le soir, le vent se lève, le froid devient glacial. Nous grelottons dans la fumée du feu puis dans notre duvet d’été où le vent s’engouffre ! Des frissons me remontent des orteils jusqu’aux cheveux par vagues. Mourir de froid doit être la chose la plus atroce. Mais je suis si fatigué que je finis par m’endormir. Dans la nuit, le froid s’empare de moi et me fait délirer. Je mêle mes cris à ceux de la forêt, et à celui sinistre, du vent dans la toile de tente. Tôt le matin, je me lève pour remuer mes membres gelés. Il a neigé. Dis-moi Daoud, les Saints de glace, ce ne serait pas une période de… Il est déjà parti. Le chemin est une ornière pleine d’eau, de boue et de glaise. Il monte. Chaque pas est un effort. Le souffle est court. Courbé sous mon sac, je n’apprécie guère le paysage. Je m’entends pousser des petits gémissements. Comment puis-je résister encore ? Chaque seconde, je rêve de balancer mon sac dans le fossé. Et dire que c’était mon idée... Enfin, nous débouchons dans un petit village. Dormir abrités ce soir. C’est tout ce que nous voulons. Prendre une douche. Jeter les sacs. Mais il n’y a rien dans ce village. On nous dit de marcher encore jusqu’à une ferme à 1 ou 2 kilomètres. Peut-être pourra-t-on nous accueillir… À la ferme, les chiens nous accueillent, en effet ! Le paysan nous dit que ce n’est pas possible chez lui. On insiste un peu. On veut juste une grange, un coin de paille, à l’abri du vent et de la pluie. Mais c’est « Non. » « Allez plus haut, à 1 ou 2 kilomètres, il y a une famille qui prend des gens comme vous. » Des gens comme nous ! Ça veut dire quoi, des gens comme nous ?À bout de force et de patience, nous arrivons devant une petite maison. Nous n’espérons plus. Et pourtant, ici commence la série des gens qui nous ont aidés, motivés, offert. Une douche chaude, un lit. « Prenez cette petite bouteille de vin, ça vous réchauffera. » C’est incroyable, quand on est à bout, le plaisir que ça fait de recevoir la moindre chose. Comme cette petite boulangère qui est sortie de son magasin quand elle nous a vu passer pour nous donner des gâteaux. Ou cette petite mamie en pleine campagne à qui l’on demandait de l’eau et qui nous a donné des œufs « Vaut mieux ça que faire la drogue, » elle a ajouté… Malgré ces encouragements, quelques jours plus tard, je suis dans un lit à Clermont Ferrand sans plus pouvoir bouger. Le moral a tenu mais pas le physique. Un tendon a dit le docteur, il faut vous reposer. Agacé d’être déjà arrêté, je voudrais repartir de suite. Dans ce lit, j’ai l’impression de perdre mon temps. Mais cela se dissipe très vite. Nous réalisons peu à peu que nous sommes libres. Pas pressés. Pas comme les vacances où, chaque année, chacun s’arrange pour quelles soient parfaitement organisées afin de ne pas perdre un temps précieux. Nous, on peut rester là autant qu’on veut, se détendre, penser, rêver, manger tout doucement, apprendre à vivre sans stress, apprendre à vivre sans travailler, sans rien faire ! On se laisse vite aller à ce genre de chose et au cours du voyage, je crois que nous sommes devenus professionnels. Daoud a même dit une fois : « Quand on en a marre de rien foutre quelque part, on prend le train et on va rien foutre ailleurs ! » Se promener, observer, discuter avec les gens. Prendre son temps pour chaque chose que l’on fait. Calme, Shanti Shanti disent les Indiens ! Bref, on commence à s’apaiser et profiter de notre temps à Clermont une semaine après la démission.
Une fois soignés, nous vidons nos sacs beaucoup trop lourds pour ne garder que le nécessaire et repartons sous le soleil de mi-mai. Avec entrain mais est-ce la peine de le dire ! L’aventure nous appelle. Passons le Puy de Dôme, pas très joli avec sa grosse antenne au sommet, ses parkings payants à l’entrée et son bus pour prendre la route goudronnée qui y mène. Puis aux pieds d’autres volcans plus sauvages pour finalement passer la nuit sous l’un d’eux : celui de la Vache. Quelques jours plus tard et surtout après quelques dizaines de kilomètres de marche, nous arrivons au Puy de Sancy. L’ascension s’effectue tranquillement. On suit la crête. Pas de problème. Le vent, la neige, le ciel bleu. Et puis, on se perd. Plus de huit heures de marche. Pas de trace du chemin. Plus d’eau. Nous vagabondons dans la neige, les ruisseaux gelés, le vent très fort et la fatigue. Glisser, trébucher, marcher encore, remonter pour passer un ravin. Dur. La soif serre la gorge. Nous commençons à sucer la glace mais craignons pour notre ventre. Nous sommes des citadins fragiles. Dix heures de marche. Cette fois, la soif est la plus forte, nous nous jetons dans le ruisseau. Le vent nous a asséché la gorge toute la journée avec son pote le soleil. Mais déjà ça va mieux. Il va bientôt faire nuit, pourquoi ne pas camper là ? Le vent ne veut pas, il emporte la tente. Marcher encore. Enfin, un petit bois. Ce sera là. La tempête fait rage. Les ombres des branches s’agitent sur la toile comme des marionnettes lugubres. Le sommeil est plus fort. Les jours suivants, nous ne bougeons pas, brûlant le bois que le vent a fait descendre des arbres autour de nous, lavant notre linge et nos fesses dans le ruisseau gelé, crapahutant jusqu’à un village à travers ravins et forêts pour trouver une miche de pain. Puis repartons ragaillardis vers le Cantal. Hauts plateaux herbeux. Chemins bordés de calcaire. Traverser des réserves naturelles, zones protégées d’oiseaux, nez à nez avec un taureau et vaches dix fois plus nombreuses que les habitants. D’habitant, on en rencontre un. Un beau, un jeune. Il ramasse des pissenlits, dans son panier, avec ses bottes, une grande culotte bleue, des bretelles sur sa chemise à grands carreaux et une jolie casquette jaune. On lui demande pour quoi faire. « Bah pour faire de l’avèze ! », il répond avec son superbe accent. Mais comme on le regarde bêtement et qu’on répète « De la quoi ? » il comprend que ces gens-là ne connaissent pas l’avèze, alors il explique. « De l’alcool, c’est. Juste les têtes qu’il faut pour faire l’avèze et il en faut beaucoup des têtes. Même que ça se vend un euro le kilo ! » On en prend quelques-unes pour soupeser, c’est plus léger qu’une plume, un pissenlit. Puis on regarde autour de nous, les champs pleins de pissenlits, jaunes sur des kilomètres : une fortune ! « Salut mon gars, bonne continuation. » « Bien le bonjour chez vous, monsieur-dame. » Des pâtures, des vaches, des collines, du soleil et des chiens. Des chiens qui viennent nous agresser au milieu de nulle part. Qui nous suivent sur des centaines de mètres, qui se relaient. Puis encore quelques villages bien perdus. Une maison de retraite d’où tout le monde descend nous encourager. Un camping où nous prenons enfin une douche, lavons notre linge et d’où repartons sans avoir vu personne. Une préfecture de département, St-Flour, sans connexion internet. Le Cantal…
Fin d’après-midi, on se pose dans un coin agréable. En cinq minutes, la tente est montée. Détente. Allongés dans l’herbe, on lit, on grignote, on discute. Nos pieds se reposent. Ils ne nous font plus vraiment mal maintenant. On a de la corne. Au repas, légumes frais, bon pain et véritable fromage. En dessert, l’incontournable thé avec son carré de chocolat... Quatre semaines que nous sommes partis. J’en ai rien vu. Les vacances sur une année de travail. J’y pense. C’est bien trop peu à mon goût. Alors que nous… Quelle vie tout de même. Se promener tranquillement dans les montagnes, rencontrer des gens, visiter les villes et les campagnes de notre joli pays. Ça me plaît. Dire qu’on peut passer à côté de ça. J’ai oublié de pointer ce matin. Faut que j’explique à mon chef. Déjà que je suis arrivé en retard deux fois cette semaine. La nuit est tombée. Le ciel se couvre. Bientôt, de grosses gouttes tombent comme des cailloux sur la toile. L’orage est sur nous. Bien longtemps que je n’avais vu un tel orage. Enfin, peut-être n’y en a-t-il plus d’assez conséquents pour nous affoler comme je le suis à présent, dans les lumières et le bruit incessant de nos villes et derrière nos volets clos. C’est violent un orage quand on est dessous. Ça fait peur. La toile ridicule chavire sous les rafales. Le tonnerre en dolby stéréo. L’eau qui rentre à l’intérieur. Vite, une gamelle. On n’en a qu’une. Tout est déjà trempé. Nous écoutons, bien au fond du duvet, mêlant flashes du tonnerre et images de nos journées. Le téléphone sonne. « Nico, ton téléphone sonne. » « Ah, oui, c’est vrai, je croyais que c’était dans mon rêve. » Toujours au meilleur moment du film. « Allo ? » De la musique à fond, puis les voix déformées et alcooliques de quelques amis. Ils chantent : « Niiico reviens, Niiico reviens, Nico reviens parmi les tiens ». Je raccroche soudain. J’étais au bout du monde bravant la tempête et le tonnerre et je me retrouve au bout du fil à seulement 3 heures en voiture de chez moi, dans un champ de vaches entre deux collines tout ce qu’il y a de commun. Contrarié, je me recouche mais les fées sont parties. Un sentiment d’orgueil s’empare alors de moi recouvrant définitivement celui de la mélancolie. Nous voilà partis pour de bon et, au bout de quelques semaines seulement, j’ai l’impression d’être loin et surtout de n’être déjà plus le même. Mes amis vont continuer leur vie habituelle. Pour nous qui sommes partis, qui sommes seuls, tout va changer car tout est déjà différent, dans nos silences, les silences de la nature, le silence des nuits, la longue traversée, cette longue traversée de nous-mêmes…
De bonheur ce matin
À la fin du mois, nous sommes dans le plus reculé des chalets d’un hameau des Alpes de Haute-Provence. Une ancienne cabane de chasse, aménagée avec goût par un jeune menuisier, cachée derrière des haies de chênes verts, dans une douce prairie où quelques gros rochers polis cohabitent avec des terriers de fouines. Nous sommes chez mon frère. Le temps ici s’écoule comme nulle part ailleurs. On y est bien. Indéfinissable. Les fleurs sauvages, aromates, thym, basilic, parfument les alentours. Les papillons les caressent sans bruit. Le hamac nous tend ses draps. Le soleil lèche la maisonnette. Dans la salle d’eau, on est pris de vertige. Vue plongeante sur toute la vallée. Sur les lumières scintillantes de la ville au loin. Tout est paisible. Un silence : celui du chant des grillons, des oiseaux. Un peu plus loin, le meuglement d’une vache, l’aboiement d’un chien. Sur la table de jardin, un noyer métisse la peau. On ne bouge plus. Le temps devrait s’arrêter maintenant, enveloppés comme nous sommes dans une atmosphère idyllique à l’abri de l’agitation du monde. Notre situation à ce moment-là y est sans doute pour beaucoup : derrière nous, débute notre prochaine étape. Les Alpes. Rien que ça ! Avec nos petits mollets. La tente plantée de nouveau chaque soir. Les sacs refaits au matin. La privation. Voilà pourquoi nous apprécions tant ce petit confort après ce mois passé à gambader gaiement à travers nos départements les plus reculés, la campagne, le silence. Ici, musique maestro, le barbecue frétille, le coucher de soleil sur la vallée rougit tranquillement, Daoud nous prépare une petite marinade, le rosé est au frais, le rouge débouché, il ne manque plus que les invités du soir, à savoir mon petit frère retrouvé, accompagné des quelques voisins, choisis comme des perles et qui se reconnaîtront comme étant les irréductibles du Villard des Dourbes !
Deux semaines plus tard, nous serpentons sur le chemin en lacets qui monte vers les falaises. Arrivés en haut, nous jetons un dernier coup d’œil sur le village avant de lui tourner le dos. La fameuse barre des Dourbes s’est laissée franchir sans effort insurmontable. Nous n’en revenons pas. Ce devait être si difficile, après en avoir tant parlé pendant ces deux semaines passées avec nos amis. Cette muraille dite infranchissable ! Maintenant que nous y sommes, elle apparaît dans le paysage comme une légère barrière. Derrière elle, la vue s’ouvre sur tous ces sommets bien plus immenses et que nous espérons pourtant passer ! Simplement un pied devant l’autre…
Les jours suivants, villages et vallées se laissent dépasser avant d’arriver près du parc national du Mercantour dans la petite ville d’Allos au pied du Mont Pelât. Campons au bord d’un joli torrent. L’herbe est fine et douce. Un écureuil hésite à descendre nous saluer. Les flammes montent droites vers les étoiles. Je suis appuyé sur mon sac pour vous écrire. Je digère une grosse caillette du village accompagnée par une véritable tomme de vache qui m’emplit le palais de saveur. La bouteille de rouge aurait été la bienvenue mais on ne peut jamais tout avoir… J’aimerais décrire ce qui nous entoure : les courbes du torrent, sa musique, l’horizon rougi et arrêté par les crêtes et les pics majestueux, la fraîcheur d’un soir de montagne, l’odeur du bois de mélèze qui me chauffe le visage, nos mots qui se perdent dans la nuit. Je repense à ma mère, à sa question stupide « Le travail ne vous manque-t-il pas ? » Maman, comment te dire ? Si toute la vie pouvait être ainsi, je ne suis pas sûr de m’en lasser de sitôt. Si tu pouvais connaître cette sensation de liberté que j’ai à cet instant en t’écrivant. Chaque jour, les paysages changent, chaque jour, je fais du sport, chaque jour, après de tels efforts, j’apprécie de manger, de boire de l’eau pure des torrents sans goût de calcaire et de chlore. Nous avons déjà rencontré quelques personnes dignes de rester dans nos souvenirs et chaque matin, nous pouvons encore, grâce à ce destin que l’on force en voyageant, rencontrer de nouvelles personnes et changer peut être, d’une parole, notre vie entière. Non, maman, le travail ne me manque pas ! Pointer à l’usine et rentrer le soir venu pour me mettre devant la télé, merci. Ici, mon jardin est immense avec un torrent d’eau pure devant moi. Je vois chaque matin le soleil se lever, je marche dans le vent frais et parfumé des hauts plateaux et au-delà de notre fine toile de tente, c’est notre toit d’étoile !
Quatre heures d’ascension sans arrêt notoire et 800 mètres de dénivelé enfilés. Nous sommes de vrais montagnards. Le temps se gâte et c’est dommage car nous suivons un torrent, le Chadoulin, jusqu’à sa source et ce n’est qu’une succession de cascades. Nous trouvons aussi de nombreuses marmottes et de jolies fleurs de montagne… Juste avant d’arriver au lac, un grand parking bondé de voitures. Sommes-nous les seuls à être montés à pied ? Derrière les vitres du restaurant refuge, les bouches engloutissent les fourchettes, les cravates des serveuses équilibrent leur course entre les tables. Il est quatorze heures. Le prix du menu au restaurant équivaut à une semaine de notre budget. Nous pique-niquons dans nos ponchos sur un rocher entouré de falaises enneigées qui tombent dans l’eau glaciale. Le ciel est noir. Il fait froid. Bientôt il se remet à pleuvoir. Quand nous demandons où mettre notre petite poubelle, le monsieur nous répond « Chacun se retourne avec… » La pluie tombe drue. Les gens courent jusqu’à leur voiture et partent. Les lits en dortoir du refuge coûtent 26 € par personne et sont complets. Tout ça est écœurant. Il est quinze heures trente, nous pouvons atteindre le col en deux heures, plus deux heures pour redescendre de l’autre côté si tout va bien. Ça nous paraît beaucoup, après les quatre heures de ce matin, et peu sûr, mais nous voulons quitter ce lac, ce refuge, et retrouver la paix. Après vingt minutes de marche, la forêt s’éclaircit sur de hauts pâturages gorgés de ruisseaux et de marmottes. Il n’y a personne. Le temps est toujours menaçant. La pluie s’abat autour, sur le sommet des montagnes, sur le Pelât qui porte bien son nom. Devant nous, un peu plus loin, nos premiers chamois. Courbés pour ne pas être vus, nous retirons les sacs et sortons l’appareil photo en rampant dans l’herbe trempée pour s’approcher. Mais, c’est sans compter sur les marmottes qui, nous ayant repérés, crient pour donner l’alerte. Les chamois s’écartent tranquillement en restant sur leur garde. Une ou deux photos trop lointaines et les voilà disparus. C’est décidé, nous campons dans ces pâturages et profitons du temps qui nous reste avant la nuit pour nous promener sans les sacs et qui sait, avoir la chance de les apercevoir de nouveau. Après une heure de promenade dans les alentours, nous les repérons enfin. Un groupe d’une trentaine de chamois avec les petits, plus haut, à flanc de montagne. Avec Daoud, nous sommes à une cinquantaine de mètres l’un de l’autre, allongés dans l’herbe juste au-dessous des animaux. Encore une fois, ce sont les marmottes qui nous repèrent, mais le troupeau ne fuit pas, trouvant sans doute l’alerte exagérée. Les chamois ne nous voient pas en effet mais restent méfiants. Nous rampons doucement, cachés par les quelques buissons encore présents à cette hauteur. Je me trouve à environ vingt mètres des premiers chamois. Daoud, plus bas, ne peut pas s’approcher davantage sans être vu. Dommage ! C’est lui qui a l’appareil photo. Je suis couché derrière un arbre mort dans un tas de cailloux. En les observant, je retire de mes mains les épines de chardons qui étaient dissimulés dans l’herbe. Un vieux chamois sort du groupe et vient se poster juste au-dessus de moi. Je suis grillé mais il ne s’enfuit pas. Il ressemble à un chevreuil trapu avec un pelage plus épais et parsemé de poils blancs. Il m’observe sans bouger une ou deux minutes. Je ne bouge pas et ne baisse pas non plus le regard. Puis il se remet à brouter, me gardant à l’œil, prêt à fuir au moindre de mes mouvements, emportant le troupeau avec lui. Daoud est toujours étendu plus bas, n’osant plus bouger lui non plus, devant ce spectacle peu commun pour nous. Essayons de reconnaître les mâles, les femelles, compter les petits, voir comment ils se déplacent… Le temps passe. Agenouillé sur les rochers, j’ai des courbatures. C’est vrai qu’on est mieux dans son fauteuil devant un reportage mais il y a un petit quelque chose de plus dans la réalité, même si ce ne sont que des chamois, même si le mieux serait de les laisser tranquille. Enfin, ma patience a des limites. Trop courtes sans doute. Il faut que je bouge, quitte à ce qu’ils fuient. Je sors donc de ma planque. Tous me regardent une dernière fois avant de partir à travers les rochers escarpés. Allons faire de jolis rêves de Bambi et j’espère bien aussi, de Blanche Neige.
À l’aube, nous replions la tente et nous engageons sur le sentier du col le sac de nouveau sur le dos. Le ciel a ce bleu si particulier après que la pluie en a emport�� les impuretés. À flanc de montagne, des plaques de glace – les névés – coupent la piste et vont s’écraser plus bas sur les rochers. Mieux vaut ne pas penser au pire, garder son calme, son sang-froid et se concentrer sur l’équilibre en enfonçant au mieux, dans la glace, chacun de ses pas… Je passe. Daoud, au milieu du névé, panique. Ses jambes tremblent. Je lui lance un bout de bois qui ne s’enfonce même pas dans la glace mais ça lui permet de retrouver son calme, un semblant d’équilibre et il y arrive lui aussi. Plus loin, un lac entièrement glacé recouvert de neige et une paroi abrupte à son pied. Où va le chemin ? Il semble contourner la paroi et passer au sommet. Pas la peine d’y penser. On ne peut pas continuer. Trop dangereux. Mais en s’approchant, on trouve une issue plus propice. Nous sommes au col. Pas grand-chose en vérité. 2687 mètres. Mais mi-juin, la neige est encore immaculée et la vue de cette hauteur sur les montagnes éclaboussées de soleil est inoubliable. Daoud veut faire sa grosse commission. L’émotion sans doute. Et le voilà qui s’y met bien au milieu du col. Elle n’est pas prête de dégeler celle-là ! Enfin, ça va mieux. Mais comment on fait pour descendre ? Sur le versant nord, là où nous allons, la glace recouverte de neige s’étend à perte de vue jusqu’au refuge aperçu au fond de la vallée. Il nous faudrait des pointes sous nos chaussures mais nous n’avons rien, pas même un bâton. Moi, je tenterais bien la descente sur le cul. Normalement, il n’y a rien à craindre. Ça fait une jolie courbe tout en bas et ensuite c’est moins pentu. Allez, je tente. Ça accélère sévèrement. C’est le poids du sac. J’en perds mon chapeau. Mais en bas, je m’arrête finalement comme prévu avec une ou deux roulades. Je suis trempé mais c’était bien rigolo. Daoud me rejoint. Allez, on s’en refait une ! Plus loin, le vent apporte une odeur qui me frappe. Je la connais. C’est un mélange de printemps, de roches, de fleurs et de neige, dont je me suis imprégné gamin, en colonie ! C’est la première fois que je ressens cette fabuleuse impression : ce souvenir d’une odeur si particulière, presque dix ans plus tard. Combien de temps une odeur peut-elle ainsi rester gravée dans la mémoire ? J’espère toute la vie. Col de l’Arche
Nous sommes là, dans ce village où il n’y a rien. Nous attendons, de dix à douze – les horaires d’ouverture de la poste – de recevoir la carte mémoire de l’appareil photo. Ça n’arrive pas. Faudra trouver une autre organisation. Est-ce que le courrier arrive ici avec dix jours de retard à cause de l’altitude ? Posés comme des vagabonds dans un champ de vaches, en bas du village, depuis deux jours, on attend. Le torrent roule près de nous ses galets. Imperturbable. A quelques centaines de mètres, la frontière italienne... En stop, nous rejoignons Cuneo à environ 100 km. C’est la première fois que je vais en Italie. Je ne comprends rien à la langue mais cette petite virée nous donne confiance en l’avenir. Les pays étrangers n’ont rien de plus compliqué : arrivés dans une ville, direction l’office de tourisme pour avoir une carte puis trouver un camping. Ensuite, visite du centre, avenues, places, monuments et musées qui pourraient nous intéresser. Goûter la cuisine de la région et le petit vin qui va avec. S’asseoir sur un banc, regarder la vie des autres passer. On en sait assez. Ce serait juste mieux de parler la langue. Enfin, c’est ok pour l’Italie. Le temps de remonter les Alpes et on arrive. J’aime bien dire ça : le temps de remonter les Alpes et on arrive. C’est absurde…
Les jours suivants nous emmènent sur des hauts plateaux, les alpages, dont les petits lacs, entourés d’herbe fine et fraîche, sont des petits coins de paradis. Le soir, la tente est plantée sur un lac argenté et elle se réveille au matin dans l’eau turquoise. Notre visage, pour se rincer, ondule et flotte dans le reflet, c’est alors que nous prenons vraiment conscience de notre présence ici. Bientôt, s’ouvrent nos ailes au-dessus d’un précipice, surplombant les hauteurs du monde, la beauté et le silence des paysages, dans les vents frais et parfumés du matin.. Les journées nous ensorcellent. Rêveurs contemplatifs, subjugués au détour des chemins par une couleur, une ombre, une fleur, un animal, l’eau pourpre entre des rochers mousseux, un pont de bois sur les berges du torrent, une vue imprenable que nous prenons pourtant. Le soleil. La liberté. La montagne… Allez les jaunes ! On est maintenant rodés pour la randonnée. Ce n’est plus un effort mais un plaisir. Les cols s’enchaînent un à un, avec chaque fois une nouvelle dimension sur les massifs à venir. Monter, descendre, dans les falaises, les forêts, les plateaux et les petits villages. Il n’y a personne encore à cette saison. Le Mercantour, les aiguilles de Chambeyron sont passés ! Voici le Queyras, plus bas, la vallée de l’Ubaye, au loin les cimes des Ecrins, Briançon, la Vanoise, le Mont Blanc. Nos estimations sur les cartes sont plus justes. Les bâtons achetés nouvellement sont comme deux jambes supplémentaires. Nous avançons doucement mais sûrement. Apaisés, sereins, allongés sous le soleil du midi pour la sieste avant de nous rechausser, prendre nos sacs et filer dans les ornières des sentiers sinueux à la poursuite d’un pèlerin imaginaire. Une aube
Cinq heures du matin. Daoud dort. Moi pas. Il fait trop froid dans le duvet, je me lève. Bien couvert, je suis décidé à être le premier à voir le soleil aujourd’hui. Nuit claire. Je prends le chemin du col d’où nous sommes descendus hier. Plus je monte et plus j’ai envie de monter. Ça me réchauffe. Je braque à droite vers l’ouest sous une corniche avec l’idée d’atteindre un autre petit col que j’estime bien placé par rapport au lever du soleil. Versants herbeux, roches gigantesques, je suis les chemins de chèvres. Du moins c’est comme ça qu’on appelle les bouts de chemins qui se croisent, se perdent dans la nature et finissent par disparaître. Le soleil n’est toujours pas levé mais le ciel s’éclaircit et j’ai une vue magnifique sur la vallée de la Durance et Briançon. Partout autour, les sommets enneigés dans une brume rose : l’aube. Voilà, je suis sur le col. De l’autre côté une autre vallée et dans son creux, un torrent. Je ne le vois, ni ne l’entends mais c’est ainsi. Nord-ouest, j’aperçois quelques sommets des Ecrins, toujours eux, les plus hauts dans la région. Je marche sur la crête vers le nord pour dominer davantage la vallée et les alentours qui dévalent en escaliers de pins et de verdure dans les couleurs de l’aube, ce rose, ce bleu, une légère brume, le tout un peu brillant. Assis entre deux pierres, j’ai le vertige devant tant de magnificence. J’ai mon Aube à moi. Ça devrait être ainsi chaque matin. Nous sommes si peu de chose devant cette immensité. Je reste un moment à contempler encore. Ne pense à rien. J’observe. Me concentre sur le paysage. J’essaie d’intégrer cette émotion à jamais dans ma mémoire. Les humains
Nous avons dormi, cette nuit, posés au bord d’un chemin où peuvent passer des voitures, faute d’avoir trouvé mieux. Et il en est passé des voitures ce matin, pendant que nous faisions la grasse mat, fatigués d’avoir beaucoup marché hier. Nous glandons encore un peu au lit mais il y a ces putains de voitures. Levés en grognant. Les touristes arrivent par petits groupes, en famille, avec des petits sacs et des grandes gueules. Nous déjeunons comme d’habitude avec notre bordel éparpillé partout autour de nous dans la boue. Il a plu cette nuit, la toile de tente pend sur le pont pour sécher. Nos fringues un peu partout aussi. Nous ne sommes pas lavés et pas rasés depuis plusieurs jours. Un peu en retrait, je vois les gens qui, en passant, regardent Daoud de côté, comme une bête sauvage. C’est vrai qu’il a les cheveux ébouriffés, la barbe en vrac et une tête de gars qu’il ne faut pas emmerder pendant qu’il mange. Et puis cette espèce de liquide où flottent des morceaux de bananes et de figues séchés. C’est assez louche et pas du tout appétissant. Il est assis par terre sur le chemin de cailloux. Faut voir le tableau. On dirait qu’il va mordre. Les gens font un écart pour passer, surtout les enfants. Limite si on lui dit bonjour. Et lui les regarde tranquille et sans gêne aucune. Faut dire que ça fait presque deux mois qu’on est dans la nature, faut l’excuser, enfin nous excuser parce que moi, je ne peux pas me voir mais c’est la même. En fait, nous nous trouvons à quinze minutes de l’affreuse station de Fréjus mais comme on est descendus hier soir tard, eh bien, on ne savait pas qu’on était si près des humains ! La Vanoise
Modane. Le temps est mauvais depuis plusieurs jours mais il devrait s’arranger. Il est interdit de passer la nuit en dehors des refuges dans le parc national de la Vanoise mais leur prix est trop élevé. Nous les évitons donc et campons écartés des chemins. Les animaux sont habitués aux touristes ce qui permet de les approcher : marmottes, chamois, bouquetins... Orage mémorable la première nuit. Le froid a suivi derrière. La seconde, à l’aube, une mer de nuages glisse à nos pieds jusqu’à l’horizon, recouvrant la vallée d’une soupe de coton mouvant. Toute la journée, nous longeons les versants à la limite de cet océan galactique. Le toit des montagnes alentours s’est couvert de neige. La température est glaciale, exceptionnellement, pour un mois de juillet. On n’a pas vu ça depuis 72, nous assure un autre randonneur ! Nous dormons une nouvelle nuit au pied du glacier. Des brumes blanches s’élèvent comme des fantômes. Il gèle mais le temps est clair et sec quand on se couche. Avant le jour, une tempête se lève. Notre tente est alors soulevée par les rafales. Seul, le poids de nos corps fait qu’elle ne s’envole pas. Elle se tord, se déchire, les parties détachées claquent comme des fouets. Le vent rugit de toute part. Le froid intense, mortel. Il faut partir. Au plus vite, redescendre, trouver un abri. Mais avant, sortir du duvet, rentrer dans nos chaussures gelées et plier la tente comme on peut. Jamais eu aussi froid. Nos doigts ne veulent pas se plier. Impossible de serrer nos bâtons pour marcher. Nous courons cette fois avec la peur d’y laisser le pouce surtout, le plus exposé. Ça dure des heures. Des heures, la montagne… Quatrième jour de marche, nous n’avons pas prévu assez à manger. C’est le jeûne. La fatigue des nuits glaciales. Nous espérons un refuge, de la chaleur, du repos. Le temps est toujours aussi froid. Nous ne voulons pas dormir dehors cette nuit. Mais nous hésitons encore à aller dans un refuge. La première fois que nous en avons approché un, rappelez-vous, pour y laisser un pauvre petit sac poubelle, ils ont refusé. La deuxième fois, nous nous sommes abrités pendant un orage et je me suis fâché avec le patron qui voulait qu’on consomme. Des refuges de luxe. Alors, nous n’espérons rien. Et pourtant, lorsque la petite dame du refuge la femma nous voit arriver, je crois qu’elle nous aime déjà. Sans rien dire, sans rien demander, elle nous apporte un bon café chaud. Avec ça, des crêpes à la confiture. Le soir, pour quelques euros qu’il nous reste, elle nous sert abondamment. Nous dormons dans un bon lit avec plein de couvertures. Encore des crêpes le matin avec le café. « Eh ! Vous n’allez pas partir comme ça ! » On la supplie, c’est déjà beaucoup trop de générosité. À qui la rendrons-nous ? « Il neige encore, il fait froid, prenez ça pour le midi, au moins. Ça me fait plaisir ! » Et nous alors, on en a les larmes aux yeux. Pourtant, n’est-ce pas volontaire de ne prendre pas suffisamment à manger ? Depuis un moment, nous tentons de réduire notre consommation. D’abord parce que ça alourdit nos sacs et puis tant de bouffe n’est vraiment pas nécessaire. Même avec les efforts physiques, nous mangeons déjà deux fois moins qu’auparavant, à l’époque déjà lointaine du restaurant d’entreprise et dans notre vie en général. Nous souffrons encore du désir de manger – surtout moi – de cette habitude gastronomique de panse pleine, mais pas de faim. En diminuant petit à petit, sur plusieurs mois, en mangeant équilibré et peu, nous nous sentons mieux, plus légers et plus vifs. Le jeûne est très bon pour le corps et l’esprit, pour la réflexion, la méditation. Nous voulons trouver la juste suffisance. La force la plus importante dans un tel effort est mentale. Le jeûne ravive cette force, c’est certain. Parallèlement, l’entraînement musculaire est achevé. Faut voir comme avec notre gros sac sur le dos, nous franchissons les cols, descendons les sentiers abrupts comme des cabris ! Mais cette fois, avec le froid, le mauvais calcul du temps de traversée du massif, la fatigue de plusieurs jours de marche difficile, avec nos figues sèches et nos carrés de chocolat, nous sommes limite. Nous avons dépassé la juste suffisance… Après cette bonne nuit de sommeil, de chaleur physique et morale, après avoir repris de la consistance en gras, nous partons pour notre plus haut col jamais franchi. Pas bien haut cependant, dans les trois mille. Le chemin monte tranquillement. Bientôt, la neige se met à tomber, recouvrant les monts, les vallons et redonnant une couche propre à celle déjà existante. Nous progressons donc sur un sol immaculé, montant le long du sentier à l’aide de nos bâtons comme deux pèlerins perdus en plein hiver, en des lieux inconnus, pris dans un brouillard épais. J’aimerais ne jamais arriver en haut tant mes songes sont plus légers que les flocons qui nous habillent de montagnes. Mais deux heures de marche suffisent pour atteindre le col de la Rocheure où une étendue plate et dangereuse se dessine : un lac troué de glace. Deux possibilités s’offrent alors à nous : continuer le chemin qui descend directement vers la vallée de l’Isère ou suivre la crête à l’est pour rejoindre un chemin non balisé. Nous hésitons. C’est chouette la neige. À marcher, il ne fait pas froid. Mais si nous nous perdons ? Je sens en moi bouillir l’irrésistible envie d’essayer ce chemin qui garde de l’altitude et reste dans la neige. J’ai déjà mon cœur qui bat de ce petit risque de nous perdre ! Allez, Daoud, tu connais mon opinion. Ok, alors c’est parti. Quand deux chemins se présentent, toujours choisir le plus ardu. Je ne sais pas si ce proverbe s’applique à la montagne… Plus tard, quatre ombres se rapprochent dans le brouillard : des gens ! Mais qu’est ce qu’ils foutent là ? Des fous ! Enfin, nous sommes contents de nous rencontrer avec ce temps incroyable. On ne parle à personne quand il y a trop de monde alors que, dans le désert ou la montagne, on s’empresse de lier connaissance avec le peu de personnes qu’on croise. Les nouvelles sont bonnes. Ils ont tracé de leurs pas le chemin que nous devons suivre et nous signalent qu’il n’y a aucun risque si on ne traîne pas. Et nous aussi, les rassurons en leur désignant le col un peu plus bas, qu’ils n’ont pas loupé. Plus de trois mille mètres, c’est notre record. Le jour de l’anniversaire à Daoud. Petite bataille de neige pour fêter ça. Ça essouffle. Il faut partir. Les traces disparaissent. Enfin il y a des cairns. Des tas de pierres qui indiquent le chemin. Une fissure dans la falaise nous permet de nous engouffrer vers une vallée. La vallée du fond des Fours, complètement désertique. La neige est trop fraîche pour glisser, dommage. Nous stoppons bientôt dans un refuge et mangeons au chaud. Puis la neige se changera en pluie avant que nous ne rejoignions l’affreuse et richissime station de Val d’Isère. Col de la Lose
On va au cinéma voir notre dernier film en français avant longtemps. Spider man. Allez, ça nous relaxera. Mais c’est si nul que nous sommes des plus motivés pour partir définitivement à l’étranger. Dernier col avant l’Italie, entre le massif de la Vanoise et le parc national du grand Paradiso : le col de la Lose. Cela ressemble à perdu en anglais. Quel rapport ? À partir de la gorge des sources de l’Isère, le vent change radicalement de sens. Il vient d’Italie. Un tas de gens sur le chemin de randonnée. De la neige. Ils redescendent du même côté qu’ils sont montés : du côté français. Arrivés au col les nuages arrivent, bien chargés, de l’est. Ils glissent sur nous et vont recouvrir la France. Décidément, tout le monde va par là ! Pendant cinq minutes, nous apercevons le lac, côté italien, où il nous faut descendre. Puis plus rien. Il disparaît. De là où nous nous trouvons, la falaise tombe à pic. Il faut escalader un pan pour trouver le col. Je laisse mon sac à Daoud et vais vérifier l’existence de ce col et du chemin qui en part. Il existe, c’est une brèche abrupte dans la falaise. Personne ne l’a encore emprunté, il n’y a pas de trace. Pourtant, c’est bien le chemin... Je remonte voir Daoud et lui fais part de mes observations. Comme je suis sceptique, il va voir à son tour. Il fait chaud, c’est bizarre, nous sommes à trois mille mètres. Les nuages continuent de nous recouvrir. Le ciel se bouche complètement. Ça ne sert à rien de prendre le risque. On sait comme le temps en montagne peut être mauvais. Nous ne connaissons pas la météo. Nous n’avons pas de crampons. Je me fais une raison. On redescend, on fait du stop et on passera un autre col, un autre jour. Pas grave. Mais Daoud revient. Lui aussi est sceptique mais il est descendu un peu plus bas que moi et a trouvé des mains courantes. C’est donc bien par là. Ça nous rassure. On décide d’y aller. En effet, je n’avais pas vu ces cordes sur la falaise qui nous permettent de nous accrocher. Ce sont des câbles en acier mais bientôt ils disparaissent, mangés par la glace et celle-ci colle si près de la paroi que nous devons quitter la crevasse pour contourner. Bizarre. Qu’est ce qu’on fait ? Nous ne voyons pas à dix mètres. Nous sommes dans les nuages épais et chauds de l’orage qui gronde. La pente est très inclinée. Je descends un peu en laissant le sac dans la fissure et je vois que plus loin, des blocs gelés se séparent à nouveau de la roche et que les cordes réapparaissent. On continue donc. Mais au bout d’un moment, ils disparaissent de nouveau. Nous devons ressortir de la crevasse. La neige fond, nous pouvons enfoncer nos bâtons et un peu nos chaussures en creusant tous nos pas. – C’est une via ferratta me dit Daoud, peut-être il faut faire demi-tour. – Sur la carte, c’est un chemin pourtant. J’espère que c’est le passage le plus difficile. – J’ai poussé le bouchon mais je n’aurais peut être pas dû, il me dit. Si on y arrive, je t’encule ! – Si on y arrive, on en reparle, je dis sans sourire… Nous escaladons des blocs de glace avec des crevasses profondes. Les cordes ont disparu à jamais. C’est la merde. Je pose de nouveau le sac et essaie de continuer un peu mais je vois bien vite que c’est impossible. On ne passe pas. C’est mort. À moins de quitter la falaise qui nous surplombe et de partir vers la droite à flanc de montagne sur la glace. C’est plutôt flippant. On ne voit rien, que du blanc. Daoud ne dit plus un mot. Je sais qu’il est encore moins rassuré que moi. Il déteste les passages de glace. Il devient plus blanc qu’elle. Je tente, sans le sac, bien appuyé sur mes pieds et assurant chaque pas. Plus loin, je repère un rocher qui sort de la neige. J’y vais. Il y a une marque rouge dessus. C’est par là ! Par là où ? Il n’y a que la pente glacée et abrupte. Tout est blanc. Aucune empreinte. Je remonte chercher mon sac et me positionne sous Daoud au cas où il glisserait. Glisser, faudrait pas, je ne sais pas où on s’arrêterait. Daoud prend son temps, fait bien ses pas. D’un seul coup, il glisse et part. J’ai juste le temps de planter mes deux bâtons sur sa trajectoire. Il s’emplafonne dessus mais ça l’arrête. Ouf ! Ses deux bâtons sont cassés net. Accrochés aux rochers, on se demande ce qu’on fout ici et comment on peut être si inconscient. Partout la neige immaculée descend dans les profondeurs des nuages sans qu’on y puisse rien voir. Est-ce que le degré de la pente permet vraiment de continuer sachant qu’il est pratiquement impossible de remonter. Ou alors nous devons laisser les sacs. Une heure que nous sommes partis du col et nous sommes coincés ici. L’orage se rapproche, on l’entend gronder de façon sourde et prolongée. Pour conclure : c’est la panique. Daoud me dit qu’il avait aperçu la météo et qu’ils annonçaient des orages en fin d’après-midi. Il me dit aussi qu’il avait lu quelque part que ce col était difficile… en été. Sans toute cette neige qui est tombée ! Il ne faut pas rester là. L’orage à cette altitude sans abri, non merci ! Il faut tenter quelque chose. À gauche vers la falaise ou à droite. Je pars tester une nouvelle fois à droite. Avec les bâtons, je me tiens bien. J’avance en gardant la même hauteur sur une centaine de mètres. Toujours rien. Que de la neige et cette pente qui m’attire. Ça fait comme un arc de cercle avec un trou, comme un volcan. Je continue cette fois en inclinant ma trajectoire. Après encore une centaine de mètres, j’arrive sur une partie rocheuse non recouverte de neige. Pas trace de chemin ici. Encore plus loin, toujours la même glace et la même pente, je continue. Bientôt, c’est trop incliné. Je ne peux pas. Ça m’énerve. Il y a forcement un passage quelque part. Je cherche plus bas, plus haut, je marche, je marche et enfin, enfin des traces. Je m’approche. Non, ce n’est qu’un animal. Encore, encore, cette fois, j’y suis, c’est bien des empruntes. Elles descendent tout droit, certes, donc avec des crampons, sûr, mais c’est mieux que rien. Je commençais à désespérer. Autour de moi, en levant la tête, que du blanc. Depuis combien de temps ai-je quitté Daoud ? Une demi-heure environ. Je remonte. Je suis mes traces en fait. Daoud n’a pas bougé. Je l’entendais m’appeler avant de le voir. – Alors ? – Alors, il y a des pas, par là, environ quatre à cinq cents mètres à droite, tout en flanc bien incliné comme ici dans la glace. Ça fait comme un arc de cercle. Mais je ne suis pas sûr des traces. Elles descendent tout droit. Le mec devait avoir des crampons. Mais ça va, l’air chaud fait fondre la glace et nos pieds s’enfoncent de plus en plus. On n’a pas le choix de toute façon. Ok ? – Putain, il me dit, faut que ça passe ! T’entends comme l’orage va être mauvais ! Nous partons donc, avec les sacs cette fois, mais ils permettent finalement de nous donner plus de poids. Avec ses petits bâtons cassés, je me positionne sur sa trajectoire. On arrive aux premières traces. – Tu te fous de ma gueule, il m’dit, c’est une bestiole ça, putain ! – Ok, il y en a d’autres plus loin mais ça descend pareil de toute façon. Mais tu vas voir, c’est possible de descendre, il faut rester bien droit, et se tordre la cheville dans le sens opposée à la descente. De grosses gouttes d’orage tombent. Avec précaution, en faisant des virages, en contournant les précipices, nous descendons petit à petit. C’est immense la montagne quand on est perdu comme ça. Ça n’a pas de fin. La glace continue de fondre. C’est donc de plus en plus facile mais l’orage gronde de plus en plus fort. Qu’est-ce que je vois là-bas ? On dirait des silhouettes, des gens. Il y a des gens là-bas, deux personnes. Nous sommes sauvés ! On a mis trois heures à descendre du col. On est en Italie. Les gens sont bien des gens et pas des fantômes. Et même, ce sont des Français, enfin des Suisses francophones et on comprend parfaitement quand ils nous disent que nous sommes les premiers de la saison à avoir franchi le col de la Lose, qu’il est d’ailleurs encore interdit, même avec du matériel ! C’est trop grave, nous sommes complètement inconscients. On aurait pu glisser sur des centaines de mètres. Si la vue avait permis de rendre compte de la difficulté, nous ne nous serions jamais engagés. Bref, l’orage est là, il pleut de plus en plus fort, il faut trouver un abri. Ça tombe bien puisque les gens ont la clé d’un refuge. Le problème, c’est qu’ils ne le trouvent pas. En fait, il est caché en plein dans une falaise de deux cents mètres qui tombe dans le lac. Le fameux lac aperçu pendant cinq minutes d’en haut et qu’on a bien cru ne jamais revoir. Deux chemins y mènent avec des cordes, en escalade. L’un d’eux passe le long de la cascade mais il ne m’inspire pas. L’autre me paraît plus accessible. Je le choisis, si on peut appeler ça un choix. Bref, il y a bien quelques cordes mais je dois de nouveau passer une partie glacée au milieu de la descente. C’est encore plus raide que tout à l’heure et bien glissant mais je m’engage. D’un seul coup, un pied part, je pars, c’est la chute ! Un moment de panique inoubliable. Je plante mes ongles, mes coudes, je me raidis, me tortille, balance les bâtons, rien à faire, je prends de la vitesse. Je vais m’éclater comme un oeuf. Un rocher dépasse au milieu, c’est sur lui que j’arrive, j’ai juste le temps de le voir, je suis dessus, mes jambes font ressort, je suis projeté sur le côté dans la roche. Fin de la chute. Je bouge un peu. Je ne suis pas mort. Je crois que je n’ai rien de cassé non plus. Je tremble comme une feuille. J’ai eu si peur. J’ai eu tellement de chance. J’aurais vraiment pu crever ici. Il y aurait eu une petite plaque avec mon nom, en plus de celles qui existent déjà à l’entrée du refuge. Je me remets sur mes jambes, remonte un peu récupérer mes bâtons et ce qui a été éjecté du sac. Et là, je pense à Daoud. Daoud, non ! Je ne le vois pas en levant la tête. J’espère qu’il ne m’a pas suivi. La faille est vertigineuse, impossible à passer. On le voit clairement d’en bas. Je vais voir l’autre chemin, je vois les gens qui arrivent - forcément, j’ai été plus vite qu’eux - mais pas Daoud. Il pleut beaucoup maintenant et les éclairs illuminent les nuages dans lesquels nous sommes. Enfin, Daoud est derrière eux. Je le vois qui s’accroche aux cordes, qui donne ses dernières forces en escaladant les parois trempées avec son gros sac et le vide qui mène au lac, dessous, très bas. Quand ils arrivent, je suis tout blanc, mes jambes ne cessent de trembler mais je n’ose rien dire. L’orage explose démesurément. Les gens nous disent qu’on peut rester ici, avec eux et même dormir car le temps ne s’arrangera pas avant demain. Ce sont des randonneurs chevronnés, ils en ont vu d’autres. Ils essaient de nous rassurer et de parler d’autres choses mais on a eu trop d’adrénaline aujourd’hui. Sous le refuge, il y a une petite chambre, elle sera pour nous. L’orage est impressionnant, jamais vu un truc pareil, ça pète dans tous les sens toute la nuit et il pleut à torrent. Heureusement, on n’est pas dehors, encore sur un flanc de montagne. Heureusement ! Mais c’est fini la montagne, c’est fini. On veut voir la mer !
Projet d'une journée à Hong Kong début novembre English translation pending
Bonjour à tous,
Le lundi 2 nov à partir de 7h30, nous avons ma femme et moi, une escale de 11h avant notre prochain avion sur Auckland.
Suite aux divers enseignements recueillis sur ce forum, notre projet pour visiter l'île est pour l'instant le suivant:
Aéroport: laisser nos sacs à la consigne, passer à l'office de tourisme pour des plans de la ville, retirer 600 $HK, prendre nos places avant de monter dans le Airport Express ( 200 $ pour un AR) jusqu'au terminus Central...... Trouver la sortie F monter au niveau 4 du IFC Mall pour voir du haut de la terrasse à quoi ressemble Hong Kong.. Descendre au niveau 1 prendre la direction de l'embarcadère du Star Ferry. (20 $ un AR).... se balader sur les quais de Tsim Sha Tsui...il devrait être vers les 12h..... Ensuite reprendre le bateau pour l'île. Direction le Victoria Peak, suivant le temps, par le bus N° 15 de Citybus (10$), ou le tram(48$ AR)...Au sommet du Peak balade au sommet, et descente vers la ville , par les escalators et revenir à l'aéroport par le train, vers 18h30.
A ce projet de base est-il possible, question de temps, de rajouter une visite, par exemple à Aberdeen ? En prenant un bus du sommet du Peak ? si oui où et lequel? En prenant un bus de Central ? lequel et combien de temps pour un AR. ?
D'avance merci et A+
A ce projet de base est-il possible, question de temps, de rajouter une visite, par exemple à Aberdeen ? En prenant un bus du sommet du Peak ? si oui où et lequel? En prenant un bus de Central ? lequel et combien de temps pour un AR. ?
D'avance merci et A+
Itinéraire et budget pour tour du monde d'une dizaine de mois? English translation pending
Bonjour tout le monde,
Je pars fin septembre avec ma copine faire un tour de monde d'une dizaine de mois avec sacs à dos, et je me suis bcp inspiré de ce forum, je remercie donc tous ceux qui y contribuent.
Notre but dans chaque pays ou région et d'arrivée à un poit "A", de repartir à un point "B" et improviser plus ou moins entre les 2 en fonction des envies, rencontres, etc ... tout en évitant autant que possible les coins touristiques .... et aussi faire du surf :)
On va chercher à dormir au max chez l'habitant ou dans des hotels pas trop chers mais pas non plus glok, à nous de trouver l'équilibre.
On part avec Travel Nation : 2500 € / pers. (merci à la chute de la livre) Assurance voyage : 3 mois avec Visa Premier et le reste à confirmer (global partner ou Travel Nation)
Inde (Bombai --> Delhi en passant par le sud) : 1 mois - Octobre Bangkok --> Ho Chi Minh Ville (par les terres) : 2 mois - Novembre / décembre Manille et ses environs : 1 mois - Janvier Jakarta --> Bali : 1 mois - Février Australie en van avec visa vacances-travail : 2 mois (ou +) - Mars Avril Nouvelle-Zélande avec visa vacances travail : 1 mois (ou +) - Mai Pérou - Chilie - Argentine en passant par les terres de feu : 2 mois ou + en fonction du budget - Juin Juillet ( ca va cailler)
Budget tout compris : 20.000 € pour 2
Est-ce que ca semble raisonable ? c'est à dire faire des activités, de temps à autre prendre un guide, visiter les monuments, manger correctement et se déplacer localement ?
Tous commentaires & conseils sont bons à prendre, à part ceux du genre "vous faites en tour du monde sans aller au Népal ?!" (un exemple), car on ne peut pas tout faire.
Si des gens ont des questions sur les préparatifs n'hésitez pas.Mais c'est vrai qu'on en est qu'au début et qu'on aura plus de conseils à donner une fois sur la route.
Aussi si d'autres personnes sont sur place en même temps que nous et prêtes à partager, faire un bout de route, surfer, etc... on est plutôt du genre ouverts.
Bonne route
Alex
Je pars fin septembre avec ma copine faire un tour de monde d'une dizaine de mois avec sacs à dos, et je me suis bcp inspiré de ce forum, je remercie donc tous ceux qui y contribuent.
Notre but dans chaque pays ou région et d'arrivée à un poit "A", de repartir à un point "B" et improviser plus ou moins entre les 2 en fonction des envies, rencontres, etc ... tout en évitant autant que possible les coins touristiques .... et aussi faire du surf :)
On va chercher à dormir au max chez l'habitant ou dans des hotels pas trop chers mais pas non plus glok, à nous de trouver l'équilibre.
On part avec Travel Nation : 2500 € / pers. (merci à la chute de la livre) Assurance voyage : 3 mois avec Visa Premier et le reste à confirmer (global partner ou Travel Nation)
Inde (Bombai --> Delhi en passant par le sud) : 1 mois - Octobre Bangkok --> Ho Chi Minh Ville (par les terres) : 2 mois - Novembre / décembre Manille et ses environs : 1 mois - Janvier Jakarta --> Bali : 1 mois - Février Australie en van avec visa vacances-travail : 2 mois (ou +) - Mars Avril Nouvelle-Zélande avec visa vacances travail : 1 mois (ou +) - Mai Pérou - Chilie - Argentine en passant par les terres de feu : 2 mois ou + en fonction du budget - Juin Juillet ( ca va cailler)
Budget tout compris : 20.000 € pour 2
Est-ce que ca semble raisonable ? c'est à dire faire des activités, de temps à autre prendre un guide, visiter les monuments, manger correctement et se déplacer localement ?
Tous commentaires & conseils sont bons à prendre, à part ceux du genre "vous faites en tour du monde sans aller au Népal ?!" (un exemple), car on ne peut pas tout faire.
Si des gens ont des questions sur les préparatifs n'hésitez pas.Mais c'est vrai qu'on en est qu'au début et qu'on aura plus de conseils à donner une fois sur la route.
Aussi si d'autres personnes sont sur place en même temps que nous et prêtes à partager, faire un bout de route, surfer, etc... on est plutôt du genre ouverts.
Bonne route
Alex
Voyage à vélo avec trois enfants English translation pending
Bonjour,
Nous sommes une famille de 5 qui veulent partir 5 semaines en vélo en mai-juin prochain ( découvrir une portion de l'euro6 ( danube).. mais le choix de l'endroit n'est pas encore fixé). Nous en sommes pas à nos premiers voyages en famille mais bien le premier en vélo. J'ai besoin d'avis, de conseils etc... Tout d'abord, on se demande de quelle façon-vélo, il est mieux de voyager: les enfants auront 5 ans, 2 1/2 et 10 mois.
1. Papa vélo solo avec le chariot pour les deux plus petits et maman en tandem avec la plus grande . Et un siège vélo enfant pour varier si nécessaire. J'ai l'impression que c'est beaucoup. 2. Un tandem avec chariot en arrière et la plus grande sur le siège pédalier relié au vélo http://www.precisiontandems.com/ ( mais restera-t-il de la place pour nos bagages)
Le questionnement va pour ma plus vieille, elle aime bien le vélo, mais elle aime aussi bien le repos... je ne veux pas qu'elle s'ennuie dans un siège ou bien dans un chariot.. Il est certain que le pino hase est une merveille... mais non disponible au canada et aussi très couteux...
Des idées.. des conseils.. j'accepte tout...
Merci Julie
Nous sommes une famille de 5 qui veulent partir 5 semaines en vélo en mai-juin prochain ( découvrir une portion de l'euro6 ( danube).. mais le choix de l'endroit n'est pas encore fixé). Nous en sommes pas à nos premiers voyages en famille mais bien le premier en vélo. J'ai besoin d'avis, de conseils etc... Tout d'abord, on se demande de quelle façon-vélo, il est mieux de voyager: les enfants auront 5 ans, 2 1/2 et 10 mois.
1. Papa vélo solo avec le chariot pour les deux plus petits et maman en tandem avec la plus grande . Et un siège vélo enfant pour varier si nécessaire. J'ai l'impression que c'est beaucoup. 2. Un tandem avec chariot en arrière et la plus grande sur le siège pédalier relié au vélo http://www.precisiontandems.com/ ( mais restera-t-il de la place pour nos bagages)
Le questionnement va pour ma plus vieille, elle aime bien le vélo, mais elle aime aussi bien le repos... je ne veux pas qu'elle s'ennuie dans un siège ou bien dans un chariot.. Il est certain que le pino hase est une merveille... mais non disponible au canada et aussi très couteux...
Des idées.. des conseils.. j'accepte tout...
Merci Julie
De retour du Gran Caribe Atlantico à La Havane (4 au 18 juillet) English translation pending
Résumé de mon séjour à l'hôtel Gran Caribe Atlantico de La Havane (4 au 18 juillet)
J’ai beaucoup aimé mon voyage à l’Atlantico, c’est un petit complexe chaleureux, sans prétention, et pour le prix (1065$ pour 2 semaines), je considère que j’en ai eu largement pour mon argent. Cependant, il ne faut pas s’attendre au grand luxe. C’est vieillot (mais bien entretenu) et l’hôtel en soi (le bâtiment) n’est pas vraiment beau. C’est vraiment un 3 étoiles très basique.
Les chambres sont correctes, assez grandes, avec un petit balcon, suffisamment de rangement, des lits assez confortables, coffre-fort gratuit, frigo, télé, téléphone (plusieurs fonctionnaient mal, le mien pouvait faire des appels mais pas en recevoir) et un séchoir à cheveux (mais pas dans toutes les chambres, semble-t-il). C’est assez bien insonorisé aussi, faut dire que l’air climatisé (très efficace) est assez bruyant, alors ça doit couvrir les autres bruits! La salle de bain est correcte et assez grande, mais pas toujours parfaitement fonctionnelle : certaines chasses d'eau déficientes, quelques lavabos qui coulent, de l'eau chaude qui se fait rare parfois). Je sais aussi que certaines personnes se sont plaintes que l’air climatisé ne fonctionnait pas, mais que le problème a vite été résolu. C’est d’ailleurs un de points forts de ce complexe : le service est super! Dès qu’on signale un problème à la réception, il est réglé très rapidement. En bref, les chambres me faisaient un peu penser aux chambres de la vieille section du Club Amigo, mais disons une petite coche de plus. Et côté propreté, rien à redire, pas vu de bestioles au cours des 2 semaines et notre femme de chambre était efficace et très gentille. Nous étions au 2e étage, c’était pratique parce que pas d’ascenseur, mais la vue doit être plus belle aux étages supérieurs (je crois qu’il y a 5 ou 6 étages). Cependant, l’hôtel est orienté de telle manière qu’aucune chambre je crois n’offre une vue vraiment totalement directe sur la mer.
Comme c’est un tout petit complexe (moins de 100 chambres), alors tout est petit, concentré, situé à proximité. Tout près de la réception, il y a le bar «24 heures» (mais fermé le soir entre 18h et 22h), le buffet, la petite salle de spectacles (intérieure, c’est dommage), le resto à la carte du soir et un autre bar avec terrasse ouvert de 18h à 1h00 du matin. Ensuite juste en bas de la terrasse, il y a la piscine et un autre bar, où on offre aussi des sandwichs jambon-fromage, des burgers et des hots dogs (mais pas souvent les trois en même temps!) au cours de la journée, entre 10h et 17h.
La nourriture est très ordinaire… Comparable à celle du Amigo de Holguin, mais avec moins de variété. Disons que pour un séjour d’une semaine, ça va, mais pour 2 semaines, ça devient un peu redondant. Même les Cubains présents à l’hôtel trouvaient ça ordinaire. Mais bon, personnellement je ne suis jamais morte de faim à Cuba, et je finissais toujours par me trouver quelque chose de pas si pire. Au buffet (délicieusement climatisé et avec une belle vue sur la mer) il y avait presque toujours du poisson (mais souvent trop cuit et froid) et du porc ou du poulet sur le grill, plusieurs sortes de riz (très bons), des pommes de terre apprêtées de différentes façons, des salades, un petit bar à pâtes (avec une sauce genre jus de tomate), de la pizza… Le resto à la carte du soir (il n’y en a qu’un) est correct, sans plus. C’est un resto de type caraïbes, on y sert du poisson, du poulet et du porc. On peut aussi y manger de la langouste, mais il faut alors payer 25 CUC (trop cher). Je n’ai pas trop aimé ce resto parce qu’il est tout petit, je m’y sentais comme enfermée dans un garde-robe... Et il y a aussi un charmant petit resto à aire ouverte pour le diner (on doit réserver à la réception) situé près de la mer, mais un peu plus haut, avec une vue magnifique. On peut y manger presque autant qu’on le désire, suffit de réserver la veille à la réception.
La piscine est correcte, bien entretenue, mais plutôt petite et très chaude à cette période de l’année, peu de gens s’y baignaient, préférant la mer tout près. La plage est vraiment très belle, avec du beau sable fin, une mer turquoise et translucide, pas de petites roches ni d’algues. Elle n’est pas très grande, mais suffisante pour les besoins de l’hôtel, avec chaises et palapas pour tout le monde. Il y a de la musique toute la journée (très bonne d’ailleurs) et un service de massage pour 15 CUC (un rêve, une table de massage installée sous un palapas, avec un excellent masseur, très professionnel). Il y a aussi quelques pédalos et kayaks et un catamaran. La plage est bordée par deux plages publiques de chaque côté, ce qui fait que la clientèle de l’hôtel se mêle souvent aux Cubains, surtout la fin de semaine. De plus, quelques Cubains venaient payer pour passer la journée à l’hôtel. Personnellement, j’aime bien cotoyer le peuple, je trouve que ça fait une belle animation sur la plage, mais je sais que d’autres personnes n’apprécient pas… (une Québécoise était carrément horrifiée que des Cubains puissent se baigner dans la même mer qu’elle au cours de nous séjour… soupir… Des fois j’ai honte!) Ceci dit, il y avait beaucoup de surveillance sur la plage (deux militaires et un policier en tout temps), alors peu de sollicitation et vraiment rien de harcelant.
L’animation est correcte compte tenu de la petitesse du complexe et des moyens réduits. Il y a 3 animatrices particulièrement gentilles et dynamiques, qui viennent se présenter à nous dès notre arrivée le premier jour de plage, qui prennent plaisir à discuter avec les clients et qui font l’effort de parler un peu en français. Tous les jours il y a l’aqua-gym à la plage vers 11h30 (vraiment le fun), un cours de danse en après-midi à la piscine, parfois des petits jeux divers, et les animatrices sont présentes toute la journée sur le site (ils mangent même avec nous au buffet et se mêle à la clientèle). Les animateurs sont quant à eux un peu plus effacés, je ne sais même pas s’il y en a 2 ou 3… Le soir, on vient nous chercher pour assister au spectacle, et même si les moyens sont réduits, ils font de réels efforts pour nous divertir. Il y a une belle variété (groupes de danseurs et de musiciens invités, jeux divers, peinture en direct, magicien, etc.). Cependant, comme la salle de spectacle est intérieure, c’est un peu moins le fun je trouve. Ensuite, vers 23h00, ça devient plutôt tranquille parce que le gros de la clientèle va se coucher ou sort dans les bars à proximité (à Guanabo ou à La Havane). Cependant, quand il y a une fiesta près de l’hôtel (c’est arrivé à 2 reprises), les animatrices nous invitent à les accompagner et c’est à ne pas manquer!
Le personnel de l’hôtel est vraiment remarquable. J’ai trouvé le service excellent et les employés très dévoués et aimables, même à la réception (ce qui n’est pas peu dire)! Même si je donne toujours un peso ici et là en pourboire de temps à autre tout au long de mon séjour, c’est la première fois que je faisais une tournée des employés (mes préférés!) à la fin de mon séjour pour leur donner un petit bonus. C’est beaucoup ce qui donne son charme à cet hôtel en fait, on s’y sent un peu en famille.
La clientèle de l’hôtel est très hétéroclite, c’est aussi ce que j’ai apprécié. J’adore être entourée de gens de diverses nationalités quand je voyage, je trouve que ça contribue grandement au dépaysement. Il y avait seulement quelques Québécois (peut-être 15-20% de la clientèle), des Italiens, des Français, des Suisses, des Britishs, des Scandinaves, des Espagnols, des Allemands et bien sûr aussi des Cubains. Plusieurs couples mixtes aussi, certains très harmonieux, d’autres moins… Quelques vieux messieurs plus très frais accompagnés d’une jeune et jolie Cubaine, quelques dames d’un certain âge avec de jeunes adonis bronzés… Mais quand même, je m’attendais à pire que ça. Ils étaient plutôt discrets et personnellement ça ne m’a pas dérangée vraiment. Il y avait également quelques gais et lesbiennes, j’ai appris lors de mon séjour que cet hôtel était jadis reconnu pour sa clientèle homosexuelle. Là encore, ça ne m’a pas du tout dérangée (même si en bonnes célibataires que nous étions, ça diminuait un peu notre terrain de chasse… ha ha ha!), j’ai au contraire bien apprécié la diversité de la clientèle, c’était loin d’être banal à la plage!
La situation géographique de l’hôtel (à 25 minutes de la Havane et à 5 minutes de Guanabo) est très pratique pour ceux et celles qui aiment explorer le pays et découvrir le peuple. Il y a 3 bars (dont un à ciel ouvert avec des spectacles) à Guanabo (entrée 3 CUC, consommations 1 CUC) ainsi que plusieurs petits restos sympas. Un taxi nous y conduit pour 5 CUC et c’est facile d’en trouver un pour le retour ensuite. Ce que j’ai apprécié là-bas, c’est qu’il y a moins de prostitution et de jiniterisme qu’à La Havane, et c’est aussi plus abordable. La clientèle est majoritairement cubaine et assez jeune. Quant à La Havane, plusieurs navettes gratuites peuvent nous y amener chaque jour, mais il faisait tellement chaud que nous n’avons pas pu vraiment visiter la ville à fond, c’était insoutenable en plein jour. De plus, il faut vraiment se munir d’un bon guide de voyage (ou se faire des amis Cubains) pour s’y retrouver et dénicher les bons endroits où manger et sortir, qui ne sont pas toujours clairement affichés. Mais la ville est vraiment superbe et je me promets bien d’y retourner à une période de l’année moins chaude. Et je retournerais aussi sans hésiter à l’hôtel Atlantico. Ce n’est probablement pas un hôtel pour tous, mais si vous désirez une belle plage, une ambiance chaleureuse, un personnel attentionné et la proximité de la Havane, tout en n’étant pas trop exigeant côté luxe et confort, cet hôtel est parfait.
Si vous avez des questions, n’hésitez pas!
J’ai beaucoup aimé mon voyage à l’Atlantico, c’est un petit complexe chaleureux, sans prétention, et pour le prix (1065$ pour 2 semaines), je considère que j’en ai eu largement pour mon argent. Cependant, il ne faut pas s’attendre au grand luxe. C’est vieillot (mais bien entretenu) et l’hôtel en soi (le bâtiment) n’est pas vraiment beau. C’est vraiment un 3 étoiles très basique.
Les chambres sont correctes, assez grandes, avec un petit balcon, suffisamment de rangement, des lits assez confortables, coffre-fort gratuit, frigo, télé, téléphone (plusieurs fonctionnaient mal, le mien pouvait faire des appels mais pas en recevoir) et un séchoir à cheveux (mais pas dans toutes les chambres, semble-t-il). C’est assez bien insonorisé aussi, faut dire que l’air climatisé (très efficace) est assez bruyant, alors ça doit couvrir les autres bruits! La salle de bain est correcte et assez grande, mais pas toujours parfaitement fonctionnelle : certaines chasses d'eau déficientes, quelques lavabos qui coulent, de l'eau chaude qui se fait rare parfois). Je sais aussi que certaines personnes se sont plaintes que l’air climatisé ne fonctionnait pas, mais que le problème a vite été résolu. C’est d’ailleurs un de points forts de ce complexe : le service est super! Dès qu’on signale un problème à la réception, il est réglé très rapidement. En bref, les chambres me faisaient un peu penser aux chambres de la vieille section du Club Amigo, mais disons une petite coche de plus. Et côté propreté, rien à redire, pas vu de bestioles au cours des 2 semaines et notre femme de chambre était efficace et très gentille. Nous étions au 2e étage, c’était pratique parce que pas d’ascenseur, mais la vue doit être plus belle aux étages supérieurs (je crois qu’il y a 5 ou 6 étages). Cependant, l’hôtel est orienté de telle manière qu’aucune chambre je crois n’offre une vue vraiment totalement directe sur la mer.
Comme c’est un tout petit complexe (moins de 100 chambres), alors tout est petit, concentré, situé à proximité. Tout près de la réception, il y a le bar «24 heures» (mais fermé le soir entre 18h et 22h), le buffet, la petite salle de spectacles (intérieure, c’est dommage), le resto à la carte du soir et un autre bar avec terrasse ouvert de 18h à 1h00 du matin. Ensuite juste en bas de la terrasse, il y a la piscine et un autre bar, où on offre aussi des sandwichs jambon-fromage, des burgers et des hots dogs (mais pas souvent les trois en même temps!) au cours de la journée, entre 10h et 17h.
La nourriture est très ordinaire… Comparable à celle du Amigo de Holguin, mais avec moins de variété. Disons que pour un séjour d’une semaine, ça va, mais pour 2 semaines, ça devient un peu redondant. Même les Cubains présents à l’hôtel trouvaient ça ordinaire. Mais bon, personnellement je ne suis jamais morte de faim à Cuba, et je finissais toujours par me trouver quelque chose de pas si pire. Au buffet (délicieusement climatisé et avec une belle vue sur la mer) il y avait presque toujours du poisson (mais souvent trop cuit et froid) et du porc ou du poulet sur le grill, plusieurs sortes de riz (très bons), des pommes de terre apprêtées de différentes façons, des salades, un petit bar à pâtes (avec une sauce genre jus de tomate), de la pizza… Le resto à la carte du soir (il n’y en a qu’un) est correct, sans plus. C’est un resto de type caraïbes, on y sert du poisson, du poulet et du porc. On peut aussi y manger de la langouste, mais il faut alors payer 25 CUC (trop cher). Je n’ai pas trop aimé ce resto parce qu’il est tout petit, je m’y sentais comme enfermée dans un garde-robe... Et il y a aussi un charmant petit resto à aire ouverte pour le diner (on doit réserver à la réception) situé près de la mer, mais un peu plus haut, avec une vue magnifique. On peut y manger presque autant qu’on le désire, suffit de réserver la veille à la réception.
La piscine est correcte, bien entretenue, mais plutôt petite et très chaude à cette période de l’année, peu de gens s’y baignaient, préférant la mer tout près. La plage est vraiment très belle, avec du beau sable fin, une mer turquoise et translucide, pas de petites roches ni d’algues. Elle n’est pas très grande, mais suffisante pour les besoins de l’hôtel, avec chaises et palapas pour tout le monde. Il y a de la musique toute la journée (très bonne d’ailleurs) et un service de massage pour 15 CUC (un rêve, une table de massage installée sous un palapas, avec un excellent masseur, très professionnel). Il y a aussi quelques pédalos et kayaks et un catamaran. La plage est bordée par deux plages publiques de chaque côté, ce qui fait que la clientèle de l’hôtel se mêle souvent aux Cubains, surtout la fin de semaine. De plus, quelques Cubains venaient payer pour passer la journée à l’hôtel. Personnellement, j’aime bien cotoyer le peuple, je trouve que ça fait une belle animation sur la plage, mais je sais que d’autres personnes n’apprécient pas… (une Québécoise était carrément horrifiée que des Cubains puissent se baigner dans la même mer qu’elle au cours de nous séjour… soupir… Des fois j’ai honte!) Ceci dit, il y avait beaucoup de surveillance sur la plage (deux militaires et un policier en tout temps), alors peu de sollicitation et vraiment rien de harcelant.
L’animation est correcte compte tenu de la petitesse du complexe et des moyens réduits. Il y a 3 animatrices particulièrement gentilles et dynamiques, qui viennent se présenter à nous dès notre arrivée le premier jour de plage, qui prennent plaisir à discuter avec les clients et qui font l’effort de parler un peu en français. Tous les jours il y a l’aqua-gym à la plage vers 11h30 (vraiment le fun), un cours de danse en après-midi à la piscine, parfois des petits jeux divers, et les animatrices sont présentes toute la journée sur le site (ils mangent même avec nous au buffet et se mêle à la clientèle). Les animateurs sont quant à eux un peu plus effacés, je ne sais même pas s’il y en a 2 ou 3… Le soir, on vient nous chercher pour assister au spectacle, et même si les moyens sont réduits, ils font de réels efforts pour nous divertir. Il y a une belle variété (groupes de danseurs et de musiciens invités, jeux divers, peinture en direct, magicien, etc.). Cependant, comme la salle de spectacle est intérieure, c’est un peu moins le fun je trouve. Ensuite, vers 23h00, ça devient plutôt tranquille parce que le gros de la clientèle va se coucher ou sort dans les bars à proximité (à Guanabo ou à La Havane). Cependant, quand il y a une fiesta près de l’hôtel (c’est arrivé à 2 reprises), les animatrices nous invitent à les accompagner et c’est à ne pas manquer!
Le personnel de l’hôtel est vraiment remarquable. J’ai trouvé le service excellent et les employés très dévoués et aimables, même à la réception (ce qui n’est pas peu dire)! Même si je donne toujours un peso ici et là en pourboire de temps à autre tout au long de mon séjour, c’est la première fois que je faisais une tournée des employés (mes préférés!) à la fin de mon séjour pour leur donner un petit bonus. C’est beaucoup ce qui donne son charme à cet hôtel en fait, on s’y sent un peu en famille.
La clientèle de l’hôtel est très hétéroclite, c’est aussi ce que j’ai apprécié. J’adore être entourée de gens de diverses nationalités quand je voyage, je trouve que ça contribue grandement au dépaysement. Il y avait seulement quelques Québécois (peut-être 15-20% de la clientèle), des Italiens, des Français, des Suisses, des Britishs, des Scandinaves, des Espagnols, des Allemands et bien sûr aussi des Cubains. Plusieurs couples mixtes aussi, certains très harmonieux, d’autres moins… Quelques vieux messieurs plus très frais accompagnés d’une jeune et jolie Cubaine, quelques dames d’un certain âge avec de jeunes adonis bronzés… Mais quand même, je m’attendais à pire que ça. Ils étaient plutôt discrets et personnellement ça ne m’a pas dérangée vraiment. Il y avait également quelques gais et lesbiennes, j’ai appris lors de mon séjour que cet hôtel était jadis reconnu pour sa clientèle homosexuelle. Là encore, ça ne m’a pas du tout dérangée (même si en bonnes célibataires que nous étions, ça diminuait un peu notre terrain de chasse… ha ha ha!), j’ai au contraire bien apprécié la diversité de la clientèle, c’était loin d’être banal à la plage!
La situation géographique de l’hôtel (à 25 minutes de la Havane et à 5 minutes de Guanabo) est très pratique pour ceux et celles qui aiment explorer le pays et découvrir le peuple. Il y a 3 bars (dont un à ciel ouvert avec des spectacles) à Guanabo (entrée 3 CUC, consommations 1 CUC) ainsi que plusieurs petits restos sympas. Un taxi nous y conduit pour 5 CUC et c’est facile d’en trouver un pour le retour ensuite. Ce que j’ai apprécié là-bas, c’est qu’il y a moins de prostitution et de jiniterisme qu’à La Havane, et c’est aussi plus abordable. La clientèle est majoritairement cubaine et assez jeune. Quant à La Havane, plusieurs navettes gratuites peuvent nous y amener chaque jour, mais il faisait tellement chaud que nous n’avons pas pu vraiment visiter la ville à fond, c’était insoutenable en plein jour. De plus, il faut vraiment se munir d’un bon guide de voyage (ou se faire des amis Cubains) pour s’y retrouver et dénicher les bons endroits où manger et sortir, qui ne sont pas toujours clairement affichés. Mais la ville est vraiment superbe et je me promets bien d’y retourner à une période de l’année moins chaude. Et je retournerais aussi sans hésiter à l’hôtel Atlantico. Ce n’est probablement pas un hôtel pour tous, mais si vous désirez une belle plage, une ambiance chaleureuse, un personnel attentionné et la proximité de la Havane, tout en n’étant pas trop exigeant côté luxe et confort, cet hôtel est parfait.
Si vous avez des questions, n’hésitez pas!
Visa pour le Vietnam English translation pending
Bonjour à tous,
Je pars à Bangkok le 19 aout, pars rapidement au Laos et au Cambodge. Je ferais les visas sur place aux frontières, comme j'ai lu que cela se fait sur ce forum. (confirmation?)
Je compte aller ensuite au Vietnam. Pour le visa, plusieurs options s'offrent à moi:
- le faire à Paris: peu pratique, mais je ne perds pas de temps sur place. Ma question serait la suivante: si le visa permet de séjourner 30 jours, est-ce que ces 30 jours démarrent à la date où le passeport est retiré à l'ambassade (j'en doute) ou lorsqu'on rentre au Vietnam (ce que je pense)??
- le faire a Vientiane au Laos ou a Bangkok en Thaïlande. J'ai l'impression que la durée d'obtention du Visa varie selon le moment (et le nombre de demandes) et surtout le prix payé. Assez aléatoire donc, mais moins onéreuse, cette solution n'aura mes faveurs que si les 30 jours du Visa commencent des l'obtention.
Merci pour votre aide et la réponse à cette question
Je pars à Bangkok le 19 aout, pars rapidement au Laos et au Cambodge. Je ferais les visas sur place aux frontières, comme j'ai lu que cela se fait sur ce forum. (confirmation?)
Je compte aller ensuite au Vietnam. Pour le visa, plusieurs options s'offrent à moi:
- le faire à Paris: peu pratique, mais je ne perds pas de temps sur place. Ma question serait la suivante: si le visa permet de séjourner 30 jours, est-ce que ces 30 jours démarrent à la date où le passeport est retiré à l'ambassade (j'en doute) ou lorsqu'on rentre au Vietnam (ce que je pense)??
- le faire a Vientiane au Laos ou a Bangkok en Thaïlande. J'ai l'impression que la durée d'obtention du Visa varie selon le moment (et le nombre de demandes) et surtout le prix payé. Assez aléatoire donc, mais moins onéreuse, cette solution n'aura mes faveurs que si les 30 jours du Visa commencent des l'obtention.
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Conditions météo en Namibie en octobre? English translation pending
Bonjour à tous,
J'envisage de faire un circuit organisé en Namibie du 8 au 22 octobre prochain.
Je m'adresse aux "habitués" de ce pays qui me fait rêver depuis des années : quelle température puis-je espérer à cette époque et fait-il encore froid la nuit ? y-a-t-il beaucoup de moustiques en octobre ? Etant donné que je n'irai pas dans la bande de Caprivi, (le plus au nord sera Etosha) est-il utile de prendre un traitement anti palu ?
Si vous avez d'autres conseils, je prends avec plaisir.
Merci de vos réponses.
J'envisage de faire un circuit organisé en Namibie du 8 au 22 octobre prochain.
Je m'adresse aux "habitués" de ce pays qui me fait rêver depuis des années : quelle température puis-je espérer à cette époque et fait-il encore froid la nuit ? y-a-t-il beaucoup de moustiques en octobre ? Etant donné que je n'irai pas dans la bande de Caprivi, (le plus au nord sera Etosha) est-il utile de prendre un traitement anti palu ?
Si vous avez d'autres conseils, je prends avec plaisir.
Merci de vos réponses.
Circuit à Cuba, transports, hébergement... English translation pending
Bonjour à tous.
J'ouvre cette discussion pour vous posez differentes questions n'ayant pas trouver les reponses sur le forum ou sur le net.(ou ayant mal regardé..)
Nous souhaitons partir à Cuba courant 2010 et visiter La Havane, Vinales-Pinar del rio, Cienfuegos, Trinidad- Santa clara..
1- Nous envisageons de partir courant Juin, est ce une bonne periode ?
2- Pour se deplacer entre toutes ces villes, entre la location de voiture et les transports en commun, qu'est ce que le plus judicieux ?(hormis bien sur le coût) Les bus viazul font ils toutes les villes de l'une à l'autre ?(possible de faire Cienfuegos-Trinidad par ex ?), la frequence est elle importante ?
3- Sans reservation, l'hebergement en hotel ou dans les casas chez l'habitant se trouvent elles facilement ?
4- Dans chacunes de ces villes, peut on se deplacer autre qu'à pied pour des villes etendues comme La Havane ? (coût bus, taxis...)
5- Est ce possible de finir par 2 jours de plages à Varadero à l'hotel ? (avec ou sans reservations ?, sans prendre une semaine complète)
Merci par avance pour votre aide precieuse.
1- Nous envisageons de partir courant Juin, est ce une bonne periode ?
2- Pour se deplacer entre toutes ces villes, entre la location de voiture et les transports en commun, qu'est ce que le plus judicieux ?(hormis bien sur le coût) Les bus viazul font ils toutes les villes de l'une à l'autre ?(possible de faire Cienfuegos-Trinidad par ex ?), la frequence est elle importante ?
3- Sans reservation, l'hebergement en hotel ou dans les casas chez l'habitant se trouvent elles facilement ?
4- Dans chacunes de ces villes, peut on se deplacer autre qu'à pied pour des villes etendues comme La Havane ? (coût bus, taxis...)
5- Est ce possible de finir par 2 jours de plages à Varadero à l'hotel ? (avec ou sans reservations ?, sans prendre une semaine complète)
Merci par avance pour votre aide precieuse.