Search VoyageForum
FR
Votre expérience sur les selles de vélo (quatre mois de voyage)! English translation pending
by Turbulette · 2008-02-27 · 30 replies
Je ne sais pas quoi faire ?! je suis en train de monter mon vélo, grâce à un expert en cyclo, et j'hésite encore à prendre une selle brooks !! il parait qu'ils faut se les faire avant, mais suis pas sûre d'avoir des milliers de kms dans les pattes avant mon départ ! qu'en pensez vous, vous qui avez testé ou de part l'expérience de vos connaissances ? et les selles Italia ? ca dit quoi ? sinon, la selle retenue pour le moment est la la brooks B17 lady ou la brooks pro S lady. vos avis !!! merkiiiiii sand
Hôtel Iberostar Hacienda Dominicus en août 2008 English translation pending
by Arlani80 · 2008-02-23 · 33 replies
Bonjour à tous,

c'est décidé, c'est réservé .. le voyage aura lieu à l'hôtel Iberostar Hacienda Dominicus du 08 au 26 août 2008, nous emmenons les deux filles de 14 mois et 11 ans (à cette période), si vous êtes présents à ces dates, que vous embarquiez à PARIS CDG, ou tout autre aéroport international, n'hésitez pas pour une petite discussion, nous sommes preneurs de toute information merci à tous

à+ Bruno
Excursions en Tunisie English translation pending
by Alain210 · 2008-02-16 · 32 replies
Bonjour, en Mai prochain avec ma fille et ma femme nous partons pour notre premier voyage en Tunisie a DJERBA, j'ai parcouru le forum j'ai pris bonne note de certains sur les sites a visiter par contre plusieurs d'entre vous conseillent de ne pas prendre des excursions avec l'hotel, on on se trouve car: trop cher, par forcément intérressent mais alors par qui passer? Nous on se demande si la solution ne serait pas de louer un véhicule sur place pour visiter DOUZ, Matmata, Tatouine etc.. qu'en pensez vous? Peux t on visiter par ses propres moyens ? Merci pour votre aide
L'aéroport de Denver English translation pending
by Iggy3010 · 2008-02-15 · 15 replies
😉😉Bonjour,

Quelqu un peut il me renseigner sur l aéroport de denver, c'est a dire le service de douane comment ca c 'est passé est ce facile de se repérer?

je loue une voiture avec alamo, est ce que le comptoire est proche et le service de location est il bon

Merci de prendre le temps de ma répondre

iggy3010
Prestige d'Air France English translation pending
by Maestral · 2008-02-07 · 87 replies
Bonjour à tous les voyageurs et passionnés de l'aéronautique!

J'ai une question qui me taraude depuis plusieurs mois déjà et j'aurais voulu avoir vos commentaires. Voilà, historiquement Air France est présenté un peu comme un mythe, une compagnie exceptionnelle où les hôtesses sont habillées par les plus grands couturiers français et où le service à bord est aussi digne du nom... vous allez me dire, on est plus au temps de la Caravelle! Mais lorsque j'ai l'occasion de discuter avec des étrangers, ces derniers voient aussi une compagnie prestigieuse à l'image de la Capitale. Disons que la compagnie bénéficie, j'ai l'impression, du même niveau de standing que la compagnie Suisse Air pouvait avoir (Swiss, depuis qu'ils ont été racheté par Lufthansa, je ne sais pas...)

N'ayant jamais voyagé avec Air France, car souvent plus onéreux que d'autres compagnies, je me demande si ce prestige apparent se retrouve encore aujourd'hui dans le service et la vie à Bord. En effet, je vois pas mal d'échos négatifs en lisant le forum (désillusion?) et souvent je suis aussi assez surpris de voir l'Etat des appareils de la compagnie; l'extérieur ayant souvent besoin d'un bon coup de peinture ce que je ne remarque pas forcément lorsque je vois des compagnies équivalentes comme Lufthansa, KLM... (
http://www.airliners.net/open.file?id=1199961&photo_nr=37&prev_id=1202783&next_id=1195165&size=L)

Vu qu'il y a pas mal d'amateurs d'Air France, comment situeriez-vous la compagnie aujourd'hui (outre ses bons résultats économiques!) et quelles compagnies rivalisent au point de vu de la qualité avec la compagnie Française? (on m'a venté plusieurs fois Singapore Airlines)

Merci d'avances pour vos réactions!
Cambodge: 40% d'augmentation sur le riz! English translation pending
by Rogerbarthas · 2008-02-01 · 49 replies
Le ministre des finances KEAT CHHON a indiqué mercredi qu'il craignait une pénurie de riz cette année, car les fermiers vendent leurs récoltes aux pays voisins.

Les paysans vivant près de la Thaïlande et du Vietnam préfèrent traverser la frontière pour vendre leur riz plutôt que de le transporter à PHNOM PENH ou d'autres villes a affirmé KEAT CHHON à des reporters devant l'assemblée nationale.

KEAT CHHON reconnait que les cultivateurs sont mieux payés s’ils passent la frontière, mais que cela fait monter le prix du riz sur le marché intérieur.

"La hausse des prix a créé des difficultés pour les citadins - soldats, fonctionnaires, travailleurs - mais les fermiers sont contents."

"Il est désolant que les pays voisins achètent notre riz et que cela ait conduit à la hausse de la valeur du riz, " se lamente KEAT CHHON, ajoutant que le gouvernement a payé 10 millions de dollars de subventions pour faire baisser les prix.

Les cours du riz ont bondi de 40% cette année, allant de 230$ la tonne en 2007 à 360$ actuellement annonce KIM SAVUTH, président de l'association cambodgienne des producteurs de riz.

"Le Cambodge pourrait avoir à faire face à une pénurie plus tard dans l'année si du riz n'est pas stocké" a-t-il prévenu jeudi.

"J'appelle les acheteurs de riz et le gouvernement à acquérir plus riz pour faire des stocks" déclare-t-il, ajoutant que les fermiers vont probablement continuer de vendre leur riz en Thaïlande ou au Vietnam.

TAO SENGHUOR, ministre d'état, vice-président du Conseil de Développement agricole et rural au conseil des ministres, a annoncé que le gouvernement n'interdira pas aux producteurs d'exporter du riz. Il doute aussi que le pays puisse avoir à faire face à une pénurie.

Le surplus de riz au Cambodge a été de 23 millions de tonnes en 2007 a-t-il rappelé jeudi.

"Nous ne craignons pas de manquer de riz, " a affirmé TAO SENGHUOR, ajoutant "Nous sommes dans un marché libre."

YUN SAMEAN

Source : Cambodia Weekly du 14 au 18 Janvier 2008

Il va de soi que l'augmentation des prix va se retouver aussi sur les budgets voyages...Dans le post sur l'augmentation du prix de la viande de rat, nous avons abordé l'augmentation sur d'autres produits (huile, poisson, tofu...)...Bien evidemment les premiers concernés ne sont pas les touristes, neanmoins certaines infos à destination des bagpackers risquent de + en + d'etre erronées (cout journalier)...Ce processus inflationniste semble concerner toute la region ASE...
Itinéraire de quinze jours entre Denver et Las Vegas au mois de juin 2008 English translation pending
by Vnoa · 2008-01-28 · 50 replies
Hello,

Voilà j'ai "potassé" mon itinéraire de Denver à Las Vegas en juin 2008 avec l'aide précieuse des guides "Photographing the Southwest" de Laurent Martrès, des sites de Sedonax et Vazyvite (entre autres, mille pardons à ceux que j'oublie !), des conseils sur mon 1er post sur mon trajet dans le Colorado (merci à Merberto, Sedox et Kimy91), sur les itinéraires et conseils présentés sur ce forum... mais cette fois je vous soumets mon itinéraire au complet (qui est passé de 10 à 15 jours ! 🤪), n'hésitez pas à commenter/critiquer/faire des changements/donner des bonnes adresses (hôtels, restos, choses à faire et à voir)... 😉

Pour rappel : je serais à Denver pour un congrès du 1er au 5 juin au soir. Donc pas le choix du lieu ni de la date de départ !

Nous avons déjà effectué un voyage dans l'ouest + le nord/ouest (Glacier NP, Yellowstone, Grand Téton, Bryce, Capitol Reef, Canyonlands, Arches, Mesa Verde, Monument Valley, Canyon de Chelly, Grand Canyon south rim, Las Vegas, Yosemite et San Francisco), donc cette fois, on approfondit des coins et on zappe ce qu'on estime avoir déjà vu suffisamment 😛.

Les temps de route proviennent de Google maps (je ne garantis pas les valeurs !). Allez en route c'est parti !

* J0 (je 05 juin) : route de Denver à Estes Park (114 km ~1h30) Dodo à Estes Park ou environs ?

* J1 (ve 06 juin) : Rocky MountainNM --> Glenwood Springs ou Leadville ? - Visite de Rocky Mountain NM : Trail Ridge Road, la Bear Lake Road (avec petite balade à Bear, Nymph, Dream, Emerald Lakes, Alberta Falls ?), Horseshoe Park (ce qui est faisable !)

- Route entre Grand Lake et Glenwood Springs (272 km ~ 3h) Dodo à Glenwood Springs ?

OU - Route entre Grand Lake et Leadville ( 182 km ~ 2h20) Dodo à Leadville ?

Note : faire un arrêt à Georgetown, petite ville western qui possède de beaux bâtiments historiques (parait il ?)

* J2 (sa 07 juin) : Maroon Bells, Crested Butte via Kebler Pass --> Gunnison - Route entre Glenwood Springs et Maroon Bells (71 km ~ 1h) OU - Route entre Leadville et Maroon Bells (100 km ~ 2h)

- Route entre Maroon Bells et Crested Butte (142 km ~ 3h) - Route entre Crested Butte et Gunnison (44 km ~ 0h40)

Dodo à Gunnison ?

* J3 (di 08 juin) : BlackCanyon of the Gunnison NP south rim et Colorado NM --> Moab - Route entre Gunnison et Gunnison NP south rim (108 km ~ 1h35)

- Route entre Gunnison et Colorado NM (137 km ~ 2h00)

- Visite de Colorado NM : Red Canyon overlook, Coke Ovens Overlook, Grand View, Monument Canyon View, Independance Monument View, Otto's Trail to Pipe Organ, Book Cliffs View, Window Rock Trail

- Route vers Moab via Cisco (route 128 et 191 au nord de Moab) (166 km ~ 2h30)

Dodo à Moab

* J4 (lu 09 juin) - * J5 (ma 10 juin) – * J6 (me 11 juin) : Moab - Visite de Arches (Landscape Arch, Delicate Arch, Sand Dune Arch et Broken Arch, Devil's Garden)

- 1/2 Journée en 4x4 (Potash Road + Shaffer Trail + Long Canyon Road) avec Tagalong

- Canyon Rims Viewpoint : Needle Overlook + Anticline Overlook The Maze Overlook The La Sal Mountain Loop --> castle Valley Overlook Fisher Towers Mesa Arch Grand View Point + White Rim overlook Green River overlook Big Spring Canyon Trail from Sqaw Flat Parking Chesler Park Viewpoint

Dodo à Moab

* J7 (je 12 juin) : Moab --> Torrey - Route Moab - Goblin Valley SP (158 km ~ 1h50) + visite de Goblin Valley SP

- Route Goblin Valley SP - Capitol Reef (95 km ~ 1h20) - -> avant leVisitor Center de Capitol Reef, 2 points de vue : Panorama View et Gooseneck of Sulphur Creek - -> Fruita Oasis (avec la cabane près du Visitor Center) - -> Scenic Drive

Dodo à Torrey

* J8 (ve 13 juin) : Torrey

- The Cathedral Valley 4x4 entre Caineville et Torrey avec un de ces 2 Oufitters (votre avis ??)
http://www.ridethereef.com/4x4.php http://www.hondoo.com/vehicle.htm

Dodo à Torrey

* J9 (sa 14 juin) : Torrey –> Escalante = Highway 12 - Boulder (Burr Trail avec juste la partie Long Canyon),

- The Hogback - Head Of The Rocks

- Devil's Garden, Escalante

Dodo à Escalante

* J10 (di 15 juin) : Escalante - Page - Kodachrome Basin SP

- Bryce Canyon (vite fait car on a déjà fait les poitns de vue + trails)

- Red Canyon Park, Page

Dodo à Page

* J11 (lu 16 juin) : Page - Antelope Canyon le matin (avec le tour pour photographes de 11h): cela vaut il le coup de prendre un guide tq http://www.antelopecanyon.com/ ?

- Horseshoe Bend

- Survol en avion (Grand Scenic Triangle Aerial Tour) http://www.westwindairservice.com/pagetours.html

- Glen Canyon Dam

Dodo à Page

* J12 (ma 17 juin) : Page

- Coyote Buttes North (The Wave) si on peut !!! 1/ il faut gagner à la loterie 2/ peut-on y aller sans 4x4 high clearance ? 3/ y arrive t'on facilement (temps pour y aller ? facile à trouver ?) ?

ou qqchose dans le coin (que peut-on faire si on n'a pas de permis) ??

Sedonax : help si tu peux ! 😉

Dodo à Page ou ailleurs ?

* J13 (me 18 juin) : Page --> Zion

- Marble Canyon

- Grand Canyon North Rim

- Zion

Dodo à Zion

* J14 (je 19 juin) : Zion --> Las Vegas - Zion

- Las Vegas par I15

- Las Vegas by night (qq shows gratuits mais on en a déjà vu en 2006)

Dodo à Las Vegas

* J15 (ve 20 juin) : Las Vegas et avion -* J16 (sa 21 juin) : retour en Europe 😕

Voilà ! Merci de m'avoir suivie jusque là et à vous maintenant !

Merci @+ VNoa
Remorques pour enfants: bricoler un siège confortable English translation pending
by Roulemapoule · 2008-01-27 · 20 replies
Depuis l'âge de 2 mois notre petite fille se promène dans sa remorque tirée par le moteur à soupe de papa.

Notre remorque (Chariot Corsaire XL) est super bien adaptée pour les bébés grâce à son hamac qui lui permet à notre puce de dormir paisiblement. Cependant maintenant qu'elle a grandi ( elle a une année) le hamac n'est plus approprié et le siège que propose Chariot n'est pas forcément agréable pour dormir. Alors je viens à la bourse aux idées !

Y a-t-il parmis vous des bricoleurs qui ont adapté des sièges à ce type de remorques et comment vous y êtes-vous pris ? (description, images...)

PS: au mois de mai ils (ou elles ?) seront 2 dans la remorques alors ça changera quelque peut la configuration de mon siège...
Tour du monde pour un débutant English translation pending
by OldBaloo · 2008-01-23 · 23 replies
Tout d'abord, bonjour à tous :)

J'ai décidé, à 35 ans et en ayant pour ainsi dire jamais voyagé 🤪, de faire un tour du monde dans à peu près 2 ans. J'ai toutefois tout un tas de petites questions pratiques: dans quels sens (est-ouest ou ouest-est) est-il préférable de faire un tour du monde pour profiter au mieux de conditions climatiques clémentes ? quelle température de confort faut-il prévoir pour un sac de couchage (avec sans doutes des nuits prévues à la belle étoile), j'avais pensé à 1 0°, avec tapis de sol, sursac et drap de soie intérieur mais cela est-il le plus approprié ? N'est-ce pas trop chaud pour des températures estivales, trop juste pour des nuîts très fraîches, que conseillez-vous ? j'ai lu qu'une des options idéales en terme de sac était un sac principal de 35 à 45 litres et un sac de jour de 20 à 25 litres, que fait-on dans ce cas du 2° sac, ne prend-t-il pas trop de place dans le sac principal, la place étant déjà une contrainte importante, l'option sac de type 65 + 15 litres (sac secondaire détachable) vous semble-t-elle correcte ? existe-t'il un site ou une quelconque manière d'estimer ses dépenses journalières par pays, de manière a s'assurer un budget suffisant ?

Je vous remercie dès maintenant pour les réponses que vous voudrez bien me donner, pour vos conseils, aides ou remarques 🙂😉
Tour du monde de trois ans en famille, en camping-car English translation pending
by MaxiBoud · 2008-01-23 · 32 replies
Hello,

Nous préparons un tour qui devrait commencer entre novembre 2008 et février 2009 pour finir l'été 2011, voire 2012 si on ne veut plus s'arrêter 😛 En famille, avec nos deux enfants qui auront au moment du départ 7.5 ans et 4 ans. En camping car.

J'aimerais échanger avec ceux d'entre vous qui ont plus ou moins le même projet, à savoir un grand tour, avec des enfants, sur une longue période, par la route. On réfléchit en ce moment en particulier sur la période de départ & le parcours + sur le véhicule...

Nous pensons commencer par l'Europe: c'est le plus simple pour commencer (VISA, monnaie, ...), ça nous permettra de nous roder (en particulier sur le véhicule et la vie à 4 dans quelques m²... 🤪), ça fait moins de frais (pas de cargo ni d'avion), ... Mais du coup, nous qui serions prêts à commencer en novembre, on se dit que c'est peut être pas l'idéal pour l'Europe, même en partant vers le Sud. C'est pourquoi on décalerait de quelques mois. En même temps c'est dommage de "perdre" 4 mois à attendre. L'Espagne en décembre, l'Italie en janvier, la Grèce en février: qu'en pensez-vous?

Je poserai mes autres questions si la discussion prend bien. Posez les vôtres, qu'on échange un peu: c'est une façon de commencer le voyage :-) Quel véhicule, quels aménagements, quel parcours, quel thème, ...?

A+
Se baigner et voir les poissons tropicaux: quel pays choisir? English translation pending
by DominiqueR · 2008-01-12 · 20 replies
Je souhaite me baigner pendant une semaine en janvier avec masque et tuba, en étant sûre de voir des poissons tropicaux.

J'hésite entre la Jordanie, l'Egypte ou la Martinique, ou Guadeloupe (dans ce cas : La Bouillante ?)

Que me conseillez-vous ?

Au passage : BONNE ANNEE A TOUS !

🙂
"Le voyage qui ouvre le coeur et l'esprit..." English translation pending
by Jloee · 2008-01-11 · 25 replies
"le voyage qui ouvre le coeur et l'esprit" Je suis restée bloquée sur cette phrase que j'ai lu quelque part il y a quelque temps. Il faut dire que je suis en passe de partir d'ici quelques mois pour une durée indéterminée, et que la question du voyage me tarode donc un peu. 🙂

Quand j'ai fait mon premier voyage, j'ai choisi une destination qui ne perturberait pas trop mes repères. C'est un peu bizarre dit comme ça. Mais c'est une manière de se protéger de la peur de l'inconnu, même si je ne le réfléchissais pas forcément comme ça à l'époque. Adepte de rando, et donc de montagne, j'étais aussi à la recherche du contemplatif. C'est merveilleux cette sensation de calme devant l'immensité des éléments. On a l'impression de prendre conscience, (ou la juste mesure) de tous les atomes de l'univers. On se trouve à son exacte place, toute petite, mais au même titre que tous les autres atomes. On fait partie du tout. Le désert donne aussi cette sensation. Tout comme, si on est bien à l'écoute, tous les paysages de nature non pollués par la présence humaine. Alors quand on mesure la richesse des sensations quand on brave l'inconnu, on n'a de cesse que de vouloir aller voir ailleurs ce qu'il s'y passe.

Je n'ai pu partir à chaque fois que 3 ou 4 semaines. 3 jours par ci, 4 jours par là… ça laisse peu de temps et peu de possibilités sur un mois de rencontrer les gens. Et puis, il y a la frustration de l'image du « blanc », de « l'occidental riche », ou pire de sa condition de « femme ». Parcequ'il y a peu de pays qui offrent en tant que femme la liberté d'échanger librement et naturellement d'humain à humain. Tu restes libre quand même d'échanger parce que tu es une « occidentale », mais parfois tu sais pas si ton interlocuteur a une meilleure image de toi pour autant. Et puis il y a le comportement de tous ces touristes souvent « bien pensants » qui malgré eux induisent une certaine supériorité par rapport à des populations qui « n'ont rien » (c'est déjà un jugement de valeur). Alors que ces mêmes populations, même si elles n'ont pas l'eau courante, auraient bien des choses à nous apprendre sur ce qui est essentiel. Des choses qu'on a bien souvent oubliées, protégé dans notre petite vie bien rangée dans les cases de notre société qui est un modèle, ne l'oublions pas. C'était déjà de cette manière que les évangélistes justifiaient la colonisation : tous ces gens qu'il faut sauver ! Frustration donc.

Mais une fois que tu réussis à passer au-dessus de ça, comme quelque chose qui est comme ça et c'est tout, on arrête de culpabiliser de notre condition de « riche ». Et c'est à soi de montrer une autre image que celle que les gens se sont faite en regardant la télé, ou en regardant le comportement d'un tas de touristes à la recherche d'exotisme. Enfin, je crois...

Aujourd'hui, j'aimerais prendre le temps. Prendre le temps d'aller voir ailleurs pour se laver des influences de notre société qui m'ont façonnée. Notre société n'est ni bonne ni mauvaise, mais ce n'est pas un modèle unique c'est tout. Je veux arrêter d'être aveugle, ou essayer de l'être moins. J'aimerais avoir le choix de choisir mes propres valeurs, et pour cela il faut bien aller voir ailleurs comment c'est.

Il n'y a que des voyageurs sur ce site, ou des gens qui aspirent à voyager. Je pense qu'il y a autant de manières de voyager que de voyageurs. Je traine un peu sur la rubrique "tour du monde", et comme je l'ai souvent lu, partir faire un tour duu monde est une décision "personnelle" pour une "construction personnelle" avec des "apirations personnelles". J'aurais aimé confronter mes réflexions avec celle des autres.

Alors... le voyage qui « ouvre le cœur et l'esprit » ! qu'est ce que ça vous inspire ? ... à vous. Fabienne
Hôtel Jamaican Colors English translation pending
by Celyron · 2008-01-05 · 4 replies
Nous venons de passer 12 jours à l’hôtel « Jamaican Colors » proche de Long Bay (Région de Portland). Après avoir lu plusieurs posts sur cet hôtel nous souhaitions nous aussi vous faire part de notre ressenti. Tout d’abord, pour les aspects positifs : l’hôtel est bien situé (proche de nombreuses plages et centres d’intérêts, transports en commun à proximité), très agréable (belle piscine, jacuzzi, taille familiale, jolis bungalows) et bien tenu (ménage fait tous les jours). Par contre, il est vrai que les excursions proposées par l’hôtel sont entre 2 et 5 fois plus chères que si vous les faisiez par vous-même, à condition bien sur de savoir se débrouiller un peu en Anglais et d’être prêts à prendre les transports locaux « roots », mais typiques. De plus, les propriétaires insistent lourdement pour que l’on fasse les excursions avec eux. Ne comptez pas trop sur eux pour des conseils gratuits. Concernant la demi-pension, la cuisine est très bonne mais parfois un peu simpliste pour le prix. Manger à la carte le soir ne reviendrait pas plus cher et offrirait plus de choix. Nous vous conseillons de ne pas faire de change chez eux et de bien vérifier les taux de conversion (Euro-USD-Jamaican Dollars) au moment de régler vos notes.

En conclusion, si vous êtes plutôt du genre « All inclusive », cet hôtel vous conviendra parfaitement (mais vous paierez le prix fort) et si vous êtres plutôt du genre « routard autonome », l’infrastructure de l’hôtel pourra vous convenir également mais sachez que vous ne ferez pas parti de leurs clients préférés !
Land 110, équipement et prix English translation pending
by Marionachard · 2007-12-30 · 17 replies
Bonjour,

Nous sommes en préparation de voyage. Comme je l'ai dit dans d'autres post, nous cherchons un 4X4, avec remorque pour transporter notre matériel de spectacle. Nous penchons pour un land, 110 wagon. Sur différents mails, je lis que ces véhicules sont rares et hors de prix. Or sur certains sites de vente, je trouve des land 110 à moins de 15000 euros avec moins de 100 000 Km, voir moins de 13 000. Je me dis donc que je n'ai pas toutes les infos. Mais comme je n'y connais pas grand chose, je ne sais pas trop ce qui me manque. Je pense notamment à la motorisation, la puissance, l'équipement minimum. N'importe quel land est il capable de partir sur les routes du monde ? Sachant que le but n'est pas s'échapper sur les chemins en permanance, mais de tirer passager et remorque... Pour affiner mes recherches, avez vous des conseils ? Merci Marion

www.cirk.fr
Vélo pliant en France du Sud en avril English translation pending
by Philippe50 · 2007-12-29 · 6 replies
Bonjour à tous. Je suis nouveau sur ce site qui est bien sympa à la lecture. Nous sommes, ma femme et moi, de "gentils" amateurs suisses de 60 ans qui allons faire l'acquisition de 2 vélos pliables, type Blanc Marine MP3 à roues de 20 pouces, pour pouvoir les ranger facilement dans la voiture et descendre en avril au Sud de la France ( région à l'est de Marseille) Quelqu'un a-t'il déjà une expérience de circuits courts ( 20-30 km par jour, pas plus 😛 ) avec ce type de vélos et y-a-t'il des pistes cyclables correctes dans cette région (par exemple le long du canal du Midi et en Camargue) comme celles qu'on trouve, par exemple, le long des canaux en Franche-Comté ? Un grand merci pour vos renseignements Philippe 50
Sacoche vélo Rack Pack Ortlieb et guidoline English translation pending
by Jcpopov · 2007-12-28 · 6 replies
Salut.

Voila le grand départ pour notre longue balade en amoureux (2 ans minimum) se précise (13 janvier 2008) et dans les ultimes préparatifs, 2 petites questions se posent à nous (parmi une multitudes d'autres interrogations) : Nous avions acheté des Rack Pack taille M, qui finalement s'avère un peu petits (ils sont d'ailleurs en vente dans les petites annonces
http://voyageforum.com/voyage/vends_sacoches_ortlieb_D1429550/ ), je voulais savoir si vous aviez déjà essayé les rack pack L ou XL posés par dessus les sacoches arrières ? Est ce qu'ils se clipsent toujours avec les back roller ? Ou alors est ce que 2 tendeurs suffisent ? Est ce que ce n'est pas trop "large" 🤪) ? Completement different (mais toujours dans l'univers du vélo 😛), nous avons des guidons papillons avec de la mousse sur toute la longueur, le problème c'est quand cas de pluie je pense qu'elles sont assez vite gorgées d'eau (problèmes évité jusqu'à présent car que de petites averses) !! Connaissez vous un moyen pour les "imperméabiliser" ? Je pensais à mettre de la guidoline, mais je ne sais pas si cela adhère bien sur de la mousse ? Et si c'est utile contre l'eau ?

Merci pour vos réponses et experiences qui nous ont bien été utiles durant ces 2 années d'essais et de préparatifs de futurs cyclo-voyageurs

JC
Coup de gueule contre "l'authentique" English translation pending
by Zeprof · 2007-12-24 · 90 replies
J’ai du mal avec tous ses voyageurs qui recherchent de l’authentique, à savoir des endroits où ils seraient les seuls touristes, eux les vrais touristes qui bien évidemment voyagent intelligemment, et qui d’ailleurs réfutent le terme de touristes. Mais que sont-ils donc ? Quand j’étais au collège, il y avaient des copains qui étaient tout fiers de connaître tel groupe de rock avant tout le monde, et quand le dit groupe devenait célèbre, leur réaction était que, eux, ça faisait des mois et des mois qu’ils le connaissaient et certains poussaient le snobisme ( oops, le mot est lâché) à ne plus aimer ce groupe une fois connu. Le parallèle, je vous l’accorde, n’est pas terrible mais reflète bien pour moi le coté « ado » à vouloir de « l’authentique ». Voilà, j’ai poussé mon coup-de-gueule, je continuerai à m’étouffer devant ces gens qui recherchent de l’authentique et qui pour ça, d’ailleurs, n’hésitent pas à demander leur avis aux autres. Tant qu’à faire, qu’ils prennent simplement un AR, qu’ils y aillent et l’authentique est là partout! Cheerio et joyeux Noël à tous. Cordialement isa
Encore la grève chez Air France! English translation pending
by Dennis · 2007-12-21 · 82 replies
Bon, ben je reviens d'Orly, vol annulé........la grève a l'air de mettre une grosse pagaille sur tout les vols AF, ils sont trés loin des 80 % de vols assurés annoncés............et pour avoir des infos, la queue pour les guichets AF est genre énorme, et de toute façon la grève est reconduite demain...........mais quand même bonne chance à ceux qui partent demain.........ou après demain si ça dure.......
Itinéraire pour quinze jours au Vietnam en juin-juillet 2008 English translation pending
by DrTenma · 2007-12-15 · 24 replies
Bonjour a tous,

Je suis étudiant en médecine et cet été nous partons avec une amie faire un stage hospitalier à l’hôpital Bach Mai de Hanoi. Ce stage devrait durer 15 jours dans lesquels nous aurions sûrement les week end de libre (plus ou moins un ou deux jours). Nous souhaiterions rester au Vietnam pour une durer totale de 36 à 40 jours (de mi-juin a fin de juillet), ce qui nous laisserait une vingtaine de jours complètement libre. Nous pensions profiter des 15 jours a Hanoi pour visiter le Nord puis descendre dans le sud à la fin de notre stage et prendre le vols retour a Saigon….Qu’en pensez vous ??? Pourriez vous m’indiquer un itinéraire pour les 15 premiers jours puis pour notre descente ?? Merci d’avance.
Pourquoi partir en Occident est si difficile? English translation pending
by Okole · 2007-12-10 · 51 replies
Bonjour a tous les amis Voyagesfourmistes. Avec mon passeport tchadien j'ai parcouru sans la moindre inquietude 6 pays africains-Cameroun, Nigeria, Niger, Burkina, Mali et Libye ou je me trouve presentement.Ne dites pas que c'est parceque je suis africain et que c'est de meme pour les europeens de parcourir l'Europe mais c'est pareil pour tous les terriens de voyager de la sorte sur le continent noir. Quand j'avais pris l'initiative de partir vivre un peu en Europe ou en Amerique, ils m'ont exige tous les papiers du monde.Je me suis rendu dans les ambassades des USA, Canada et France pour me renseigner sur papiers que doit fournir un etudiant, un travaillleur ou un touriste.Les reponses sont quasiment les memes:pour l'etudiant, il faut:un passeport, une inscription de l'universite ou institut dont vous etes cense etudier, un assurance medicale, un releve bancaire d'au moins 20000 euros(somme qui transformerait ma vie en paradis terrestre dans mon pays), un papier d'hebergement, un tuteur(pas n'importe lequel mais une personnalite du pays qui soit mon proche), un casier judiciaire vierge etc.quand aux travailleurs, un permis de travail de l'employeur avec son offre d'emploi et quelques conditions pareillles a celui de l'etudiant.Et pour le touriste les conditions sont si difficiles que disons aucun tchadien n'a droit a ce divertissement universel. Tous les pays du Nord condamnent unanimement la cladestinite, jetent les cladestins en prison et finissent par les expulser et ceux qui echappent sont obliges de travailler dans le noir pour survivre et d'autres part ils durcissent du jour au lendemain les conditions d'entree sur leurs territoires.Donc nous les africains sommes condamnes a rester sur notre sol?
Equiper un vélo à budget serré English translation pending
by Luisa47 · 2007-12-09 · 17 replies
bonjour ! je lis depuis pas mal de temps ce forum mais je n'arrive pas à trouver des pistes pour équiper mon vélo avec un petit budget pour pouvoir faire de la rando. en particulier tout ce qui est porte bagage, sacoche, éclairage pour mon vtc qui n'est pas équipé.

merci à ceux qui n'ont pas acheté tubus, vaude, ortlib et compagnie mais qui sont tout de meme content de leur équipement de me donner des tuyaux (y compris sur les sites en ligne ou on peut les trouver)
Location de voiture aux Etats-Unis English translation pending
by Roxane1702 · 2007-12-03 · 12 replies
Je suis à la recherche d'une location de voiture pour 3 semaines aux usa en Août 2008. j'hésite sur 2 sites de location : auto escape et auto europe. N'y connaissant pas grand chose au niveau des véhicules pouvez-vous me renseigner sur laquelle choisir. sachant que les modèles ne sont pas toujours les même sur ces 2 sites.

Nous serons 4 personnes (dont 2 ados de 18 et 17 ans). J'en voudrai une assez spacieuse pour le confort et assez économique si possible. Ont-elles toutes des vitres teintées ? Les coffres sont-ils assez grand pour 4 valises ?

Nous allons visiter les parcs nationnaux mais pas en Hors piste donc le 4x4 n'est pas obligatoire pour nous je pense.

Pouvez vous m'épauler sur un choix correct s'il vous plait ?

Merci à tous.
Voyage dans l'Ouest américain: semaine 2 English translation pending
by Rage2001 · 2007-11-26 · 24 replies
Samedi 15 septembre : Nous quittons rapidement ce camping qu’il nous faut vite oublier, direction Canyonlands, plus précisément Mesa Arch pour assister au lever du soleil. Nous arrivons à 7h30 sur le parking où le départ de la randonnée s’effectue. Après une courte marche, nous arrivons sur les lieux déjà investis par un couple. Malheureusement, le ciel est encore chargé ce matin et les rayons du soleil ont du mal à se frayer un chemin… Nous patientons mais il faut se rendre à l’évidence : l’embrasement de Mesa Arch tant attendu n’aura pas lieu. Un peu déçus, nous rebroussons chemin et décidons de modifier quelque peu notre itinéraire en nous dirigeant directement vers Monument Valley via Gooseneck. Tout à coup, sur le chemin du retour, Fabien fait un bond d’un mètre et pousse un cri de surprise. Un petit serpent taureau, espèce de couleuvre très présente dans l’ouest des Etats-Unis, déambule tout près du sentier.



Ce petit intermède passé, nous décidons d’aller saluer une dernière fois Canyonlands National Park au Grand View Point overlook, duquel le panorama sur Islands in the Sky est fantastique. Ici, le Colorado a littéralement grignoté le plateau pendant des dizaines de millions d’années. L’impression qui en ressort est un aveu d’impuissance de la part de la roche, comme si chaque strate s’avouait vaincue face à la puissance incommensurable du fleuve.



Cette dernière vision nous redonne quelque peu le sourire aux lèvres, c’est pourquoi nous quittons les lieux moins contrariés qu’une heure plus tôt. Une fois n’est pas coutume, c’est en sortant du parc que nous nous prenons en photo devant le panneau indiquant officiellement l’entrée dans le site classé.



Direction maintenant Monument Valley, avec un crochet par Goosenecks State Park. Pour ce faire, nous devons retourner sur Moab, où le prix de l’essence attractif nous incite à faire le plein. Nous traversons sur notre chemin les villes désertes de Monticello, Blanding, White Mesa et Bluff. Seule cette dernière se détache des autres par une activité importante due à un concours de rodéo. Ici, les clichés de l’ouest américain pur et dur sont tenaces… Quelques miles après Bluff, nous dévions vers Goosenecks State Park. Et bonne surprise à l’arrivée, ce State Park est gratuit. Tout comme deux couples de Russes, nous observons émerveillés ce nouveau miracle de la nature : il est encore une fois l’œuvre du Colorado, qui a dessiné 3 méandres quasiment parfaitement symétriques… D’autant plus impressionnant que les dimensions sont énormes. En effet, le puissant Colorado se trouve quelques 300 mètres plus bas par rapport au lieu de la prise de vue !



La suite des événements nous amène à Monument Valley, que j’attends particulièrement. Nous passons à Mexican Hat qui marque l’entrée officielle dans la réserve indienne Navajo, même si depuis une heure ou deux déjà, l’omniprésence de l’influence indienne se ressent énormément. Puis nous arrivons sur la célèbre longue ligne droite qui débouche sur Monument Valley. En dépit d’un ciel nuageux, nous faisons un arrêt afin d’immortaliser l’instant.



Il est 16h, nous décidons d’aller dans un premier temps réserver un emplacement de camping avant de passer la fin d’après-midi à l’intérieur de la réserve indienne. Le choix est limité : soit le camping de la réserve indienne bien situé mais sommaire, soit le Goulding’s campground un peu plus loin mais équipé de douches. Nous optons pour le second choix. Ici, nous flirtons sans arrêt entre deux Etats qui n’ont pas le même fuseau horaire… Au camping, nous sommes en Utah (-8h par rapport à la France) alors que lorsque nous nous rendons sur le site de Monument Valley à deux pas, nous nous retrouvons en Arizona (-9h). Comme à Arches National Park, le ciel se dégage en fin de journée. Le soleil embrase du même coup les West Mitten, East Mitten et Merrick Buttes, pour notre plus grand bonheur.



Nous nous attaquons à la piste de Monument Valley qui offre de jolis points de vue sur les plus célèbres « mesas » de la réserve. L’allure y est très modérée car la piste est bien défoncée. Au niveau de Totem Pole, la panoplie de couleurs est extraordinaire en cette fin de journée.



Par endroits, la végétation me donne l’impression d’être au beau milieu de la savane africaine. Ne manquent plus que les lions, les girafes et les zèbres…



Bien que l’on présente souvent Monument Valley comme un petit parc dont on a vite fait le tour, il offre parfois un aperçu sur des étendues vierges gigantesques.



Juste avant de quitter la réserve, depuis le parking du parc nous assistons au coucher de soleil. Nous regagnons notre campement déjà dans la pénombre et choisissons d’aller faire un saut à la piscine du camping avant de manger. Mais la fraîcheur de son eau nous amène aux douches plus tôt que prévu. En arrivant, j’avais vu une pizzeria le long de la route qui mène au camping. C’est pourquoi ce soir, nous nous faisons un plaisir d’y aller se restaurer. Mais mauvaise surprise, à l’heure où nous arrivons les fourneaux sont déjà éteints. Il faudra une fois de plus se contenter d’un dîner frugal et concis…

Dimanche 16 septembre : Debout de bonne heure et de bonne humeur comme d’habitude ce matin. Après un petit coup de fil à la famille en France où la journée est déjà sur la fin, nous plions bagage direction Page et le Lac Powell. Sur les 200 kilomètres à parcourir, nous traversons 2 villes, Kayenta et Kaibeto, sachant que la 2ème citée doit abriter 500 âmes maximum… Sûrement le trajet où la présence humaine s’est faite la plus discrète. Par contre, peu avant notre arrivée du côté du Lac Powell, nous doublons un train de fret qui doit mesurer plus d’un kilomètre, tant le nombre de wagons est énorme. Encore un cliché croisé de l’ouest américain. Fred dort comme un loir lorsque Fabien et moi croyons assister la formation d’une tornade au-dessus d’un champ sur notre gauche. Une colonne sombre sortant d’un cumulo-nimbus menaçant semble se diriger vers le sol. Mais la tentative est vaine. Nous arrivons à Page dans l’heure de midi. Nous déjeunons en contrebas de la Scenic View drive, d’où nous pouvons voir l’immense Glen Canyon Dam, le barrage dont la construction a engendré le Lac Powell. A présent, nous nous dirigeons vers Horse Shoe Bend, un méandre du Colorado qui doit son nom à sa forme de fer à cheval. Il se situe à la sortie sud de la ville, nous y sommes vite rendus. La marche qui suit pour y accéder est une formalité puisqu’elle ne fait même pas un kilomètre. Comme toujours, le Colorado ne fait pas dans la dentelle : le fleuve, d’un vert très profond, se situe 340 mètres plus bas que nous ! Quelques bateaux qui en font le tour nous permettent d’avoir un ordre d’idée de l’échelle, tout comme une espèce de cabane que je repère tout près d’une rive. Moi qui n’ai pas le vertige, je ne suis pas rassuré lorsqu’il s’agit de m’approcher un peu du précipice afin de faire une photo souvenir.



Vers 15h, nous rentrons au camping de Wahweap où nous espérons trouver un emplacement. Le ciel se noircit dangereusement, l’orage est très proche. C’est donc sous des trombes d’eau que nous pénétrons le Glen Canyon National Recreational Area, où se situe Wahweap.

Mais quelques minutes plus tard, le soleil règne à nouveau en maître dans le ciel et notre installation dans un camping quasiment vide peut se faire aisément. Nous allons ensuite faire un petit tour sur une des multiples plages du lac. Le vent et la multitude de camping-cars rendant la chose assez peu agréable, nous ne nous y éternisons pas. Pendant toute la soirée, les orages éclatent autour de nous, sans jamais parvenir à nous atteindre.

Lundi 17 septembre : Ce matin, c’est objectif Upper Antelope Canyon, dont la visite n’a d’intérêt que si le temps est au beau fixe. Et bonne nouvelle, après 3 jours où les nuages furent assez nombreux, le ciel est complètement bleu. Nous nous conduisons donc sereins dans le fameux canyon aux mille puits de lumière. Nous sommes sur place vers 10h car nous savons que le site est assez fréquenté. Après un premier péage au niveau du parking, l’addition se corse avec l’entrée du canyon. Il n’y a pas tant de monde que ça mais on nous fait comprendre qu’il va falloir patienter car les pick-up qui font l’aller-retour vers l’entrée du canyon ne sont pas très nombreux. Notre sourire se crispe un peu plus quand nous voyons débarquer un groupe d’Asiatiques qui nous passe devant le nez et remplit les pick-up que nous étions censés occuper. Tout comme un couple qui exprime son mécontentement, en bons Français nous commençons à ronchonner. Mais finalement, nous atteignons l’entrée du canyon à 11h et là, nous oublions rapidement ces quelques désagréments pour focaliser notre attention sur ce nouveau chef-d'œuvre de la nature.



Antelope Canyon est un slot cayon, c’est-à-dire qu’il se caractérise par une forte étroitesse. Ses galeries sculptées par l’érosion combinée de l’eau et du vent laissent néanmoins laisser passer quelques puits de lumière en été, lorsque le soleil est au zénith. Après quelques minutes de marche au milieu d’un univers orangé, nous apercevons enfin le premier filet de lumière venant taper sur le sol sableux de la galerie.



Difficile d’imaginer par le biais de ces photos la foule qui occupe la galerie. Heureusement, les guides Navajos sont là pour faire un peu la police et pour permettre à chacun de rentrer à la maison avec un souvenir tronqué mais vierge de ce surprenant site, où la blancheur des puits de lumière paraît parfois irréelle tant elle contraste avec le reste du décor.



En 1997, 9 touristes, pris au piège par un violent orage, ont péri noyés dans Lower Antelope Canyon, l’autre partie du canyon. Pas si étonnant que ça malheureusement quand on lève la tête et on se rend compte qu’en cas de fortes pluies, il n’y a aucune issue de secours…



Sur la fin du parcours, le soleil s’invite plus généreusement au sein du canyon, rendant les parois encore plus flamboyantes.



Avant de sortir de cette galerie fantastique, j’immortalise une dernière fois cette étrangéité uniquement modelée par la force des éléments.



Nous repartons ravis de notre passage dans ce slot canyon qui ne déçoit jamais. Maintenant il faut se poser la question du logement pour la nuit à venir. Avant de partir, nous nous étions dit que nous dormirions une nuit à l’hôtel lors de notre escale autour du Lac Powell, la ville de Page étant bien garnie de ce point de vue là. Quelques provisions s’imposent dans le Walmart du coin, au même titre qu’un plein d’essence pour réapprovisionner notre gros consommateur de pétrole. Après une rapide comparaison avec son voisin le Super 8 Motel, nous choisissons de nous établir au Motel 6, malgré l’antipathie des hôtesses d’accueil. Nous apprécions cependant de nous détendre une heure dans la piscine. Pour le coucher de soleil, nous choisissons Alstrom Point qui offre un admirable panorama sur le Lac Powell. Nous savons la piste longue et accidentée pour y parvenir, c’est pourquoi nous partons de Page en milieu d’après-midi. Première difficulté, Big Water. Aucun de nous trois ne remarque cette « ville », d’où la bifurcation se fait pour aller à Alstrom Point. Suspicieux, nous faisons donc demi-tour après quelques miles et en étant bien concentrés, nous trouvons enfin Big Water. Mis à part une arrivée d’eau pour pompiers qui éclabousse de toute sa pression la route et qui permet de laver un peu notre voiture, rien à signaler dans ce village qui a l’air déserté. La piste pour Alstrom Point est assez mal indiquée mais c’est bien elle que nous empruntons. Deuxième obstacle, un petit cours d’eau qui traverse la piste et dont la profondeur nous interpelle. Une bonne accélération et le piège est franchi. Le paysage est vraiment démesuré et lunaire à cet endroit, Fabien semble ridicule à côté d’un rocher arrivé au bord de la piste par je ne sais quel miracle.



Cela fait déjà 1h30 que nous roulons sur cette piste en bien mauvais état et d’après la carte que nous suivons avec attention, Alstrom Point paraît encore assez éloigné. En même temps, à 20 ou 30 km/h, les distances sont longues… Malgré tout, la curiosité des lieux m’envoûte et je ne porte pas trop de crédit au temps qui passe.



Il est 17h30 lorsque nous tombons sur une espèce de parking, qui selon nous forme le point de départ de la petite marche qui mène au point de vue. Le temps presse maintenant et il s’agit de se rapprocher rapidement des rives du lac pour assister au coucher du soleil. Mais nous nous rendons vite compte que le point de vue tant recherché est encore quelques centaines de mètres plus loin… Tant pis, de toute façon le soleil est désormais trop bas pour pouvoir en profiter pleinement. Nous nous satisfaisons de la vue qui nous est offerte pour contempler ce décor « carton-pâte ». Nous pouvons facilement observer les effets de la sécheresse qui dure depuis fin 2000 dans la région. La haut de la bande blanche (qui mesure pas moins de 30 mètres), représente le niveau d’eau d’il y a 7 ans ! Le lac n’est actuellement rempli qu’à 60% de sa capacité…



Nous repartons un brin déçus de ne pas avoir pu assister à la tombée de la nuit à l’endroit voulu. Mais la piste est longue et l’obscurité se fait de plus en plus grande, il est temps de rentrer. Avant de retourner à l’hôtel, nous faisons un saut par le Mac Donald’s de Page où un certain Gerald nous attend. Une fois le ventre plein, nous pouvons nous diriger vers le Motel 6. Une connexion internet nous permet de donner quelques rapides nouvelles aux amis et à la famille avant de se mettre au lit.

Mardi 18 septembre : L’avant-dernière étape de notre périple nous amène au Grand Canyon. Plus de 2h de route sont prévues. Quelques miles avant l’entrée dans le parc, nous faisons un arrêt pour jeter un œil au Litlle Colorado, affluent de son grand frère. Des Indiens occupent le long de la route dans leurs stands et autres baraques, plutôt délabrés, et proposent une multitude de babioles. Il est 12h30 lorsque nous arrivons dans le parc.



Nous faisons une première halte au niveau de Desert View où trône au bord du précipice une tour d’observation. Nous ne nous attardons pas à son rez-de-chaussée consacré aux commerçants et montons directement au dernier étage afin d’observer cette immensité, derrière les carreaux. Et l’impression de gigantisme nous saisit. Cependant, étant donné le peu de repères, difficile d’imaginer que la « rim » nord se trouve à 15 kilomètres ! Nous déjeunons dans l’un des nombreux restaurants de Grand Canyon. Pour l’après-midi, nous prévoyons une marche reliant South Kaibab à Cedar Ridge Point. Nous prenons le bus du parc pour rejoindre le point de départ du parcours. Le soleil n’étant pas très violent, nous l’attaquons vers 15h. La première descente affiche la couleur d’une randonnée que Fred finira non sans mal…



Le beau temps est là mais curieusement nous ne croisons pas grand monde sur le sentier, si l’on excepte une femme seule qui recherche désespérément de la ventoline. Aucun de nous trois n’en possède, j’ai l’impression désolée de laisser cette personne face à une situation plus que problématique… Mis à part cet intermède assez surréaliste, pour l’instant la balade se passe bien, notre rythme de croisière est bon. Nous descendons un peu à tâtons sans vraiment connaître la durée de notre excursion, mais avec un grand sourire aux lèvres.



Nous arrivons à Cedar Ridge Point à peine une heure après notre départ. De ce point de vue, nous voyons bien les départs d’incendie qui sévissent depuis quelques jours sur la rim nord : une fumée grisâtre vient contrarier le bleu pur du ciel.



Sachant que la remontée qui nous attend s’annonce autrement plus pénible, nous n’allons pas plus loin et faisons prudemment demi-tour. Et en effet, le retour est comme prévu plus difficile. Nous multiplions les pauses rafraîchissement, même si cela ne parvient pas à redonner des jambes neuves à Fred. Nous croisons un groupe de jeunes Américains dont quelques-uns sont équipés de claquettes pour effectuer la descente... Finalement, Fabien et moi bouclons la randonnée quelques minutes avant Fred, que nous nous amusons à observer du haut du plateau et qui paraît bien petit au milieu de ces monstres de falaises de plusieurs centaines de mètres. Il est maintenant 17h30, l’heure de nous diriger vers Mather Point pour assister, comme presque tous les soirs, au coucher de soleil. Nous reprenons le bus et arrivés sur place, nous ne sommes pas seuls à vouloir regarder le Grand Canyon prendre des teintes orangées.



Un dernier adieu à ce Grand Canyon dont les reliefs disparaissent avec la pénombre et nous allons faire nos dernières provisions du séjour. Dans le magasin, en hommage à Davy Crockett, Fabien s’essaie à un chapeau de fourrure. Dehors, avec la nuit le froid fait son grand retour, une semaine après Bryce Canyon. Les 2000 mètres d’altitude se ressentent tout de suite. C’est donc de nuit et dans une atmosphère plutôt frisquette que nous aménageons notre emplacement réservé dans le Mather campground. Une fois de plus, Fred va prendre sa douche payante seul. Juste avant de nous endormir, Fabien nous raconte sa rencontre avec ce qu’il pense être un cerf non loin de là. En journée, de nombreux touristes fréquentent Grand Canyon National Park mais à la nuit tombée, la nature reprend ses droits et le site devient soudainement plus sauvage. C’est littéralement emmitouflés dans nos duvets que nous nous couchons pour affronter cette drôle d’ambiance.

Mercredi 19 septembre : Tout à coup, en pleine nuit, une étrange sirène retentit, sans que l’on n’en connaisse les raisons. Sûrement un incendie à proximité étant donné le risque élevé qui subsiste depuis quelques jours dans le coin. Ca ne m’empêche pourtant pas de replonger profondément dans mon sommeil. Au programme aujourd’hui le village considéré comme le plus isolé des Etats-Unis : Supai, et ses chutes d’eau paradisiaques… 16 kilomètres de marche pour y accéder, nous savons que l’épreuve est rude mais la perspective de piquer une tête dans ces eaux turquoise nous regonfle à bloc. Avant de nous lancer dans l’effort, il s’agit déjà d’atteindre le parking de Hualapai Hilltop, d’où le départ de la longue marche s’effectue. Notre itinéraire est fait depuis un moment déjà, nous avons décidé de nous essayer au trajet le plus court, en passant par la gare fantôme d’Anita à Woodin. 3 heures sont annoncées pour parcourir les 67 miles de piste. Inutile de préciser qu’il n’y a aucune ville entre le point de départ et le point d’arrivée. Le début de l’itinéraire est simple puisque nous roulons sur la belle route n°180 qui relie Grand Canyon à Flagstaff, une des villes les plus importantes de l’Arizona. C’est lorsque nous empruntons la route NF-686, c’est-à-dire très rapidement, que cela se complique : une piste caillouteuse, parfois assez bosselée, sur laquelle il est impossible de dépasser les 50 km/h. A partir de ce moment-là, nous nous en remettons plus ou moins à notre feeling car les cartes que nous possédons ne mentionnent pas ce type de chemins. Après une grosse demi-heure, nous sommes enfin heureux de voir la gare d’Anita, même si nous pensions la trouver plus rapidement. Nous devons ensuite logiquement enchaîner sur l’Anita Road. Problème : plusieurs pistes partent dans différentes directions, sans qu’aucune indication ne puisse nous aider. Collectivement, nous décidons de prendre ce que nous pensons être la bonne piste. Les minutes passent et le doute s’installe. Les maigres indices que nous laisse notre itinéraire ne correspondent pas vraiment à ce que nous voyons.



Après une heure et demie, nous arrivons dans une ferme… en cul-de-sac. Nous comprenons alors que nous avons dû emprunter un mauvais chemin. Fabien et moi descendons de la voiture pour chercher une quelconque présence humaine qui pourrait nous renseigner. Seul un chien qui aboie nous accueille dans cette ferme pour le moins isolée. Nous prenons notre courage à deux mains et décidons d’aller voir dans la maison. Un cadavre de bœuf jonche le jardin qui permet d’y accéder. Nous frappons à la porte, en vain. Il faut désormais prendre une décision rapide car les heures tournent et une longue marche éprouvante nous attend. Nous choisissons donc de faire demi-tour jusqu’au « carrefour » précédent. Les nerfs sont de plus en plus tendus et notre enthousiasme s’éteint petit à petit. Nous bifurquons donc quelques miles en arrière vers une autre piste que seuls le soleil et notre sens d’orientation nous demandent de suivre. La suite ressemble à une course d’orientation dans un environnement assez hostile à cette pratique : piste littéralement défoncée par endroits, aucune indication et impatience grandissante. Trois heures après notre départ, alors que nous devrions être rendus au parking, un nouvel obstacle se dresse sur notre chemin. Une barrière en travers de la route, avec une feuille sur le bord de la route nous demandant de nous inscrire pour entrer sur ces terres. Fred y jette un œil et le dernier inscrit remonte à plusieurs mois… Rien de rassurant ! Nous suivons la procédure demandée et continuons notre route. De plus en plus d’affleurements rocheux sur la piste viennent ralentir notre périple. Après une énième fausse piste nous obligeant à faire demi-tour, Fabien et Fred sont à deux doigts de craquer. J’essaie de rester calme et positif, sinon je sais que nous ne verrons jamais Havasupai. Cela fait maintenant quatre heures de tâtonnements, et toujours rien qui puisse nous remonter le moral, si ce n’est une deuxième ferme à l’horizon. Malheureusement, celle-ci est également déserte. Tout à coup, comme un mirage, Fabien aperçoit au loin un cheval accompagné d’une femme ! Nous pensons rêver. L’excitation regagne la voiture, nous allons enfin pouvoir demander notre chemin. La personne en question reste pantoise lorsque nous lui indiquons le chemin que nous avons fait. Elle nous explique aussi que nous sommes tout près du but, et c’est bien là l’essentiel… Elle nous dévoile une information précieuse (qui aurait pu écourter notre galère) en nous révélant qu’il ne fallait pas hésiter à soulever les barrières rencontrées. Nous revenons jusqu’à sa ferme, passons deux de ces barrières et nous envolons vers le parking tant recherché. Il est quasiment 15h, soit 2h plus tard que prévu, lorsque nous nous garons sur le parking de Hualapai Hilltop. Nous avalons un repas léger et préparons notre paquetage constitué entre autres d’un matelas, d’une tente, d’un sac de couchage, de nourriture et de quelques vêtements. C’est donc avec entre 15 et 20 kilos chacun sur le dos que nous attaquons la fameuse randonnée.



Avec le poids des sacs, nos épaules commencent à souffrir, c’est pourquoi nous effectuons une première bonne pause une heure environ après être partis.



Nous n’avons croisé personne depuis le départ, peut-être sommes-nous un peu trop tardifs. Après trois heures de marche à un rythme plutôt soutenu, nos épaules sont en miettes mais nous atteignons Supai. Enfin pourrait-on dire étant donné l’état physique dans lequel nous sommes. La vision paraît irréelle : dans ce village des chevaux partout, des baraquements précaires et une poussière omniprésente. Un peu plus loin, alors que l’office de tourisme est fermé, un indien nous indique que le camping se situe à 2-3 miles. Fred étant légèrement en retrait, Fabien et moi décidons de garder cette fâcheuse information pour nous, afin de ne pas décourager totalement Fred déjà en mauvaise posture. Pour corser un peu la chose, Fabien se fait mordiller par un des nombreux chiens errants rencontrés. Nous comprenons que nous nous approchons sérieusement du camping lorsque le bruit sourd d’Havasu Fall se fait de plus en plus fort. La nuit tombe, il ne fallait vraiment pas arriver plus tard. C’est complètement exténués par cette journée aussi bien difficile sur le plan physique que sur le plan moral que nous bâclons le montage de nos tentes sur le premier emplacement trouvé. Il nous faut maintenant prendre quelques forces, nous passons donc à table. Au menu, une grosse boîte de raviolis et quelques chips. Pendant la cuisson, quelques papillons de nuit, attirés par la lumière du feu du camping-gaz, tournent autour de la casserole. L’un d’entre eux vient misérablement s’échouer dans le plat. Cette fois, c’en est trop, nous coupons court au repas et décidons d’aller nous coucher, avec l’intention d’aller tôt le lendemain matin à l’office de tourisme voir les modalités pour revenir en hélicoptère…

Jeudi 20 septembre : Fred, plus motivé que jamais à l’idée de se faire rapatrier en hélico, est le premier debout à 6h30. La seule et unique fois du séjour. A peine sortis de leur tente, un groupe de randonneurs fait remarquer à Fabien et Fred que les scorpions adorent se nicher dans les chaussures laissées au pied des tentes. Jamais nous n’aurons pris autant le soin de vérifier le contenu de celles-ci. Nous partons le ventre vide au village avec pour but de négocier un retour en hélico dans la journée, Fred ne voulant pas entendre parler d’un éventuel retour à pieds. Une heure de marche pour bien commencer la journée et lorsque nous arrivons à Supai, on nous dit que la personne qui gère les réservations n’arrivera pas avant 2h. Nous patientons donc gentiment près de la piste d’atterrissage. Fabien en profite pour aller régurgiter son repas de la veille, le papillon de nuit lui restant encore en travers de la gorge. Nous nous inscrivons ensuite sur la liste en espérant pouvoir prendre un hélico dans l’après-midi, histoire de pouvoir profiter quand même un peu des divines chutes d’eau. Nous retournons donc vers le camping pour plier bagage et nous dirigeons vers Havasu Fall. La chance nous sourit puisque le soleil commence tout juste à s’imposer très largement dans le ciel bleu de Supai. Une petite baignade dans ces eaux turquoise s’impose.



Fabien, lui, décide de ne pas goûter à la fraîcheur des flots et s’occupe des photos. Fred et moi, revigorés par ce bain, nous amusons dans les bassins naturels formés par les courants.



Ici, l’eau est translucide et d’une pureté incroyable. C’est d’ailleurs cette eau potable qui alimente le camping situé en contrebas.



Je pars faire une dernière photo en haut d’un rocher depuis lequel la vue offerte est sympathique…



Après une baignade d’une petite heure, nous quittons les lieux avec notre paquetage sur le dos en direction de l’héliport. Un dernier effort dont la difficulté est accentuée par la poussière que produit le passage des chevaux sur le sentier ainsi que par la température qui monte.



Arrivés au village, nous constatons avec satisfaction que nos noms figurent toujours sur la liste des passagers ayant réservé leurs places. Après environ une demi-heure d’attente, nous embarquons, en contrepartie de 85 dollars chacun, à bord d’un engin un peu vieillot et assez contigu. Les rangers du coin, qui conduisent l’hélicoptère, partent du parking de Hualapai Hilltop avec des ravitaillements en nourriture et autres produits de 1ère consommation et repartent avec des touristes qui, comme nous, veulent s’épargner d’un retour à pieds plutôt pénible. Le vol est perturbé par des rafales de vent assez violentes qui viennent quelque peu déséquilibrer l’appareil mais nous arrivons tout de même sains et saufs, et surtout beaucoup moins fatigués que prévu !



Tout heureux de notre sort, nous récupérons notre voiture qui doit nous amener vers la dernière étape de notre périple, le Lac Mead. Fabien et Fred sont à l’avant, j’en profite pour faire une petite sieste de quelques minutes. Pas grand chose à signaler sur le trajet si ce n’est une ligne parfaitement droite d’une trentaine de kilomètres parallèle à l’historique route 66 juste avant d’arriver à Kingman, 2ème ville de l’Arizona. C’est d’ailleurs dans cette ville que nous déjeunons pour une énième fois dans un restaurant dont l’emblème est un grand M jaune. Nous faisons une escale au Hoover Dam, énorme barrage sur le Lac Mead de 221 mètres de haut et de 201 mètres de largeur à sa base, qui retient la modique masse de 45 milliards de m3 d’eau… Et nous tombons sur les deux couples de Russes croisés cinq jours plus tôt à Goosenecks State Park, qui se trouve à 700 kilomètres d’ici ! Ce barrage marque aussi la frontière entre l’Arizona et le Nevada, ainsi nous croisons un premier casino quelques centaines de mètres seulement après l’avoir franchi. Nous décidons alors de passer notre dernière nuit sous tente au camping du Lac Mead, dans lequel nous entrons vers 18h. A cette heure-ci, le soleil donne de jolies couleurs aux rivages d’un lac qui s’assèche aussi dangereusement que son voisin Powell.



Une dernière fois, nous sommes confrontés à l’absence de douches donc nous optons pour le lavage à la bouteille. L’eau qui sort du robinet près de notre emplacement est au moins à 30°C, le lavage qui s’annonçait précaire est finalement plutôt agréable. Un dernier repas peu diététique et une dernière partie de cartes et nous pouvons nous endormir dans la chaleur moite du Nevada.



Vendredi 21 septembre : Pour ce dernier jour, nous programmons la visite de Las Vegas. Nous nous arrêtons sur la route à Boulder City, banlieue aisée de Las Vegas où les villas sont toutes plus impressionnantes les unes que les autres. C’est dans l’heure de midi que nous bouclons notre boucle de 3000 kilomètres. Notre premier objectif est de nettoyer notre 4x4, qui a beaucoup souffert depuis deux semaines. Ensuite, nous nous rendons au Comfort Inn situé sur la Paradise Road, non loin du Strip, que Fabien a réservé début juin. Nous prenons notre repas dans la chambre, puis Fabien et Fred partent piquer une tête dans la piscine de l’hôtel pendant que je flemmarde devant des combats de catch à la télé. Nous partons à la visite de Sin City en milieu d’après-midi. Comme nous pouvions nous y attendre, Las Vegas nous surprend par son architecture kitsch et son incessant développement marqué par de nombreux chantiers de construction, le tout en plein désert… Mais, une fois notre conscience écologique de côté, nous ne rechignons pas à flâner dans cette ville décidément hallucinante. Nous passons dans l’inévitable magasin M&M’s, dont les deux étages sont entièrement consacrés au bonbon et à ses multiples dérivés. Nous vadrouillons dans les galeries commerçantes à la recherche d’un petit souvenir pour nos bien-aimées. A la nuit tombée, la ville s’illumine de mille feux dans le but de mettre en valeur les casinos, véritables symboles d’une cité où l’argent coule à flots. Au milieu du Strip, le Paris Las Vegas en impose avec ses 112 mètres de haut et sa réplique à l’échelle 1/2 de la Tour Eiffel.



En face, nous pénétrons dans le luxueux Bellagio dont la partie hôtel compte quasiment 4000 chambres et plus de 500 suites. Son casino possède lui aussi des proportions ahurissantes : ses tables de jeux et machines à sous sont réparties sur 10 776 m², soit plus d’un hectare ! Pas étonnant du coup que le soir où il ouvrit ses portes, en 1998, le casino gagna 88 millions de dollars… A l’extérieur, malgré un orage qui persiste, nous revenons plusieurs fois assister au magnifique spectacle musical de jets d'eau offert par les fontaines du Bellagio.



Pour terminer la soirée, et notre séjour, nous décidons de monter en haut de la Stratosphere Tower, située un peu plus au nord sur le Strip. Cette tour de 350 mètres offre à son sommet un panorama complet sur la ville.



Des cordes s’abattent toujours sur Las Vegas, c’est pourquoi au guichet on nous informe que la plateforme d’observation est inaccessible. Nous devons nous contenter d’un étage inférieur, qu nous laisse tout de même une bonne impression.



Le Luxor, 3ème plus grand hôtel du monde avec ses quelques 4407 chambres, se distingue dans cette jungle urbaine, grâce à son puissant projecteur, bien visible d’ici.



En rentrant à l’hôtel, nous prenons conscience que la fin du séjour est très proche. Nous préparons nos valises et nous couchons. Mais une foule d’images de ces deux semaines passées défilent dans ma tête, j’ai du mal à trouver le sommeil.

Samedi 22 septembre : Après une nuit plutôt mauvaise, nous nous levons de bonne heure et allons directement prendre notre ultime petit-déjeuner gracieusement offert par l’hôtel. Cependant, vu la nourriture proposée et la réaction de Fabien et Fred lorsqu’ils l’avalent, je préfère jeûner… En rangeant la voiture, je retrouve les cinq cartes postales que j’étais persuadé avoir égarées du côté de Monument Valley. Il était temps ! Nous prenons dans un premier temps la direction de l’agence Alamo pour rendre notre 4x4 qui nous aura été bien utile à plusieurs reprises. La restitution dure 2 minutes chrono, le temps pour l’employé de passer le détecteur de code-barres sur la vitre avant du véhicule. Nous prenons ensuite le bus qui nous amène dans un aéroport où des milliers de touristes affluent vers les différents terminaux. Une dernière photo souvenir d’une affiche représentant John Wayne, alias George Abitbol, et nous pouvons dire au revoir à cet ouest américain dont les merveilles nous ont et nous feront encore rêver pendant un long moment…
Désagrements et dangers sur la plage de Varadero English translation pending
by Chacha83 · 2007-11-23 · 48 replies
Désagréments et dangers sur les plages de Varadero

Comme tout un chacun nous voulons réussir nos vacances, qui cristallisent une année de travail.

Nous irons au TryP Peninsula Varadero : est ce un bon choix seul notre séjour le dira.

Mais ce qui me chagrine lorsque je lis le Lonely Planet, c’est que cet Hôtel est sur la Playa Las Calaveras. Que dit –on de cette plage sur le guide :

« La plage de Las Calaveras est une plage de 800 mètre qui accueille des cabines de massages et des stands de boissons. »

Ceux et celles qui veulent se faire un massage relaxant vont je suppose à l’hôtel, Ce Tryp Peninsula Varadero est un tout compris ; donc je me demande si les plages sont surs, et s’il y a possibilité de se promener le soir sans être déranger eu égard à l’environnement.

Merci de vos renseignements
Quel sac à dos pour un tour du monde? English translation pending
by Chartan · 2007-11-23 · 69 replies
Bonjour, compte tenu de l'importance du sac à dos dans un long voyage comme le tour du monde (le notre se fera en 12 mois), j'aimerais avoir vos avis sur ce qu'il faut privilégier pour choisir le sac (la taille, le système de ventilation dans le dos, le nombres de poches, l'ouverture devant, un protege sac...)

Je ne connais pas grand choses dans ce domaine. J'ai un sac à dos de rando mais je l'avais acheté un peu au hasard sans trop savoir quoi regarder pour choisir. Que fautil regarder pour ne pas se tromper au niveau du dos? y a til des marques à privilégier ou au contraire à proscrire?

bref, vous avez compris que je n'y connais rien et que j'ai besoin d'un peu d'aide!

Merci par avance pour votre aide!!!
Québec: formalités concernant l'ex-conjoint(e) cubain(e) English translation pending
by Cubata · 2007-11-22 · 43 replies
Par simple curiosité, j'aimerais savoir ce qui se passe après que le conjoint cubain se pousse une fois qu'il ou elle a immigré au Canada et qu'il s'agissait d'une arnaque. Désolée, mais on parle beaucoup des formalités avant l'immigration et peu des formalités après.

1) Au Québec, le conjoint est responsable de l'immigrant pendant 3 ans, est-ce exact? En cas de rupture, est-il responsable des dettes de l'ex seulement, ou ça va plus loin?

2) Est-ce que le Cubain(e) peut retourner vivre à Cuba et après combien de temps perd-il son statut de résident canadien s'il/elle ne revient pas?

3) Comment se font les procédures de divorce? Peut-on faire annuler le mariage civil? L'ex peut-il exiger de l'argent, partage de biens, etc. Comment faire pour divorcer si l'ex est retourné vivre à Cuba ou qu'on ne sait pas où il/elle est?

Et la question à 100 piastres : 4) Quels sont les moyens dont dispose la «victime» pour renvoyer l'arnaqueur à CUBA???
Nice - Miami sur le Costa Mediterranea le 29 novembre 2007 English translation pending
by Prisarno · 2007-11-14 · 26 replies
Bonjour à toutes et tous,

Ma femme et moi même partons en voyage de noce le 29 novembre prochain. Nous allons de Nice à Miami en passant par les caraibes sur le Costa Mediterranea.

Ce sera notre première croisière et nous nous posons beaucoup de questions : le "forfait pourboires" : j'ai lu plusieurs choses à ce sujet sur le forum. Costa ne donnerait plus le choix ? les excursions : si quelqu'un a déjà fait cette croisière, a-t-il des infos sur les excursions que l'on peut faire seul ? Notre trajet : Barcelone, Casablanca, Tenerife, La Barbade, Antigua, St Martin, Nassau, Fort Lauderdale. Les tenues : comment s'habille-t-on sur le bateau ? la question peut parraître bête, mais au restaurant le soir, est-ce que c'est simplement "tenue correcte exigée" ou est-ce que c'est un peu plus guindé ? Non pas que ça nous dérange de nous mettre sur notre 31 le soir, mais c'est juste pour savoir comment remplir nos valises !

Merci d'avance à ceux qui ont plus d'expérience sur ce genre de voyages !

Nous sommes très excités, et très pressés de partir !!

Dernière question, nous avons pris une cabine avec balcon, complètement à l'avant du bateau, sur le pont le plus haut, en fait le balcon donne sur le coin avant droit tout en haut. Est-ce un bon choix ??

Devons nous prévoir des anti-mal-de-mer ? J'imagine que ce genre de "gros bateau" ne secoue pas trop... ?

Merci encore !!

Pris & Arno

Advanced search

Your search

More filters

Filters

By member

Display