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De retour de quatorze jours au Rajasthan English translation pending
Bonjour, bonjour
De retour de 14 jours au Rajasthan, je voudrais remercier tous les membres de voyageforum qui m’ont aidé. Renvoi de balle : je vous livre dans le désordre quelques tips et adresses qui pourraient éventuellement inspirer ceux qui préparent leur voyage.
Ces avis et conseils n’engagent bien entendu que moi ; je ne détiens pas la vérité unique et vraie !
Nous sommes un couple de 48 ans avec un enfant de 9 ans. Nous avons voyagé avec un chauffeur : Asif (asifdriver@hotmail.com ou http://users.skynet.be/independent-driver . Asif est un chauffeur très prudent, de bon conseil, très très flexible et agréable…et de plus….il parle français !
Voici nos quelques conseils et/ou bonnes adresses :
Mandawa : Hotel Heritage Haveli . Haveli très joliment décoré
Bikaner : à 30 km, sur la route de Jaisalmer, le Gajner Palace (105 euros pour 3) à réserver à cette adresse : rajeev@atithivoyages.com Palace agréable au bord d'un lac, repas sur la terrasse, brasero sur autre terrasse... très joli Deshnok : temple aux rats peut-être un peu décevant
Entre Bikaner et Jaisalmer, pas loin de Pokaran, temple très intéressant, très fréquenté par les fidèles: Ramdevra
Jaisalmer : Hotel Nachana Haveli, très agréable, au pied de la forteresse. Nous avons payé 2500 pour 3 mais il y a moyen de négocier. Le restaurant Saffron, au sein de l’hôtel est très bien, avec belle vue sur le fort Pour changer un peu des plats indiens, le resto Little Tibet, dans le fort. Délicieux Dans le fort également, pour ceux qui veulent vraiment manger italien : restaurant Purezza (repris ds le LP) avec une magnifique vue sur l’intérieur du fort et sur le coucher de soleil
Les temples Jains n'ouvrent que le matin et deux d'entre eux n'ouvrent qu'à 11h, si ma mémoire est bonne. Penser à se renseigner Les cénotaphes de Bada Bagh, en dehors de la ville valent la peine, surtout en fin de journée, pour la lumière
Ranakpur : ensemble de temples Jaïn de toute beauté. Belles promenades dans les alentours Kumbalgarh : fort magnifique avec vue splendide sur la campagne environnante. Illuminations du fort et des remparts à ne pas manquer à 18h (heure variable selon les saisons, j’imagine)
Le voyage dans la campagne entre Narlai et Udaipur est vraiment un régal pour les yeux.
Udaipur : Resto et Hotel : Amet Haveli. Au calme, sur la berge en face du City Palace. Au sein de l’hôtel : délicieux resto Ambrai, avec sa terrasse à hauteur de l'eau (goûter le poisson)... et il sert du vin (ouf !) Dans le même quartier mais moins chers : La Dream Heaven guesthouse : très jolies petites chambres (de 300 à 900 roupies pour 3), bon resto-terrasse sur le toit. Ambiance routard. Nous avons préféré le Panorama guesthouse qui a également une belle vue, même si elle est un poil moins directe sur le lac. Les jolies chambres et la terrasse sont plus grandes, la cuisine délicieuse et surtout le personnel très sympa. Fréquentée également par des indiens. Nous avons payé 400 et 500 roupies la chambre pour 3. En ville, pas loin du temple, petite terrasse resto (vue sur la rue) très bon et familial : Sunrise roof top.
La promenade à l'aube sur les ghats est très jolie…mais énormément de monde en train de se laver, moi ça m’a gênée Arriver très tôt au city palace. Il faut bien 3 heures pour le visiter. Bcp de monde Marché Tibetain : pour ce qu'on en a vu….bof bof La rue commerçante qui part du temple, va vers la clock tower et la dépasse est moins touristique que la Lake rd. Encore beaucoup d’artisans divers travaillant dans leur atelier La montée au Moonsoon Palace au coucher du soleil peut paraître ringarde..mais chouette quand même. Très belle vue ah oui, il faut absolument aller se faire masser par Raju, dans Human ghat, près du Dream heaven guest house. Cher pour l'Inde (1200 rps) mais ça déménage !!! Le spectacle de danses, au Bagore est très joli et vaut la peine. Excursion autour de Udaipur : temple de Erkingli
Chittorgah : la ville en elle-même est assez moche mais la visite du fort mérite bien quelques heures. Beaucoup de charme et de quiétude ; surtout des touristes indiens.
Bundi : moins de touristes qu’ailleurs, beaucoup de charme. Nous avons beaucoup aimé. On serait bien restés 2 jours. Nuit au charmant Kasera Paradise Guesthouse (1200 roupies la chambre pour 3), très très mignon et très bonne cuisine avec terrasse sur le toit et vue sur le fort…et singes coquins. Par contre, la tentative de repas au Kasera Heritage View fut une catastrophe
Safari au Ranthambore National Parc : bof bof – Par erreur, nous avions pris des billets pour le safari en canter (camions) (510 roupies/pers). Nous n’avons pas vu beaucoup d’animaux, quelques gazelles et certainement pas de tigres. Le safari en jeep n’est pas beaucoup plus cher (650 roupies/pers).
Nous avons pris beaucoup plus de plaisir à Barathpur, au Keoladeo NP : Nous avons loué des vélos et sommes partis dans le parc à 8h, dans la purée de pois, ce qui était assez magique car on entendait les bruits des oiseaux sans les voir. Puis le brouillard s'est levé vers 10h. On a bien fait de partir tôt et en vélo. Nous avons quasiment été seuls tout le temps. Par contre, au retour, la meute de rickshaws étaient là en masse. On a longuement hésité à prendre un guide. Tous ceux qu'on a vus sont restés sur les voies principales, sauf un qu'on a croisé en vélo avec sa cliente, tout au bout du parc. Pour être à l'aise, compter au moins 3 heures. Plus si vous êtes passionnés.
Fatehpur Sikri : splendide mais attention les nerfs ! agression terrible par les guides, les vendeurs de souvenirs etc.. Mais vraiment très impressionnant ! Ne pas louper la porte géante si on se dirige directement vers l’entrée du domaine. La route qui y mène part vers la droite alors que pour la fameuse porte, il faut continuer tout droit.
Agra Nous avons dormi au Sheela hotel, le plus proche de la porte est du Taj mahal ! Très simple mais correct si on ne regarde pas trop dans les coins. Chambres à 600 roupies avec douche froide mais self service pour le seau d'eau chaude ou 900 roupies avec douche chaude.
Taj Mahal vu de la rivière : nous nous sommes faits avoir comme des bleus ! nous sommes allés dans ce parc, Menal bagh, recommandé par le Lonely Planet. C'est relativement loin, il faut y aller en voiture. Il se situe juste en face du Taj, de l'autre côté de la rivière. Vue imprenable ! ...mais attention...il est tout à fait inutile d'acheter des billets pour entrer dans le parc (100 roupies par personne quand même) ! A l'entrée du parc, vous continuez le petit chemin qui va jusqu'à la rivière....et vous avez la vue gratuite ! Pire, dans le parc, la vue est gâchée par une double clôture en fil barbelé !!!
Taj Mahal : avant de vous précipiter à 6h du mat...jetez un oeil par la fenêtre ! si il y a du brouillard, retournez vous coucher une paire d'heures ! Nous avons eu le cas : nous avons fait la longue file à l'aube et puis avons tourné en rond dans le froid jusque 9h30/10h ! Le brouillard s'est levé !.... et à cette heure, il n'y a plus de file à l'entrée ! Nous avons fait la majorité de nos photos à partir du bâtiment qui se trouve à droite, quand on regarde la face principale du Taj. Il n'y avait quasiment personne, le monde étant agglutiné devant la facade principale.
Chaussettes : j'avais suivi les recommandations des guides et avait enfilé plusieurs paires de chaussettes pour braver le marbre froid du Taj. Totalement inutile puisqu'on nous fournit des sur-chaussures..donc, il ne faut plus se déchausser ! Prenez le minimum avec vous car les sacs sont fouillés et renvoyés si trop grands.
Prix du billet : 750 roupies. Attention ! il ne comprend pas l'entrée aux autres monuments d’Agra ! il permet juste d’économiser 10 roupies sur le prix des billets (100 au lieu de110).
Fort Rouge : magnifique ! compter au moins 3 heures de visite (là, j'ai repéré un guide polyglotte, ex prof d'histoire qui avait l'air passionnant !)
Baby Taj : très joli à l'intérieur (en fait, il est sur le chemin du Menal bagh, sur l'autre rive du Taj)
Mausolée d'Akbar : très agréable, dans un parc avec des animaux; beaucoup d'indiens
Voici une idée de quelques prix que nous avons payé (j’imagine qu’un indien ou un habitué des lieux paie moins, dans certains cas) 1 court trajet en Tuk-Tuk (1 km) : 20 roupies 1 bouteille d'eau : 12 roupies 1 bouteille de limonade, pepsi, miranda : 25 roupies 1 samosa : 2 ou 3 roupies pour les indiens, 4 pour nous, dans le meilleur des cas bananes : 1 roupie pièce 1 lhassi : 40 roupies (mais à mon avis, ça peut être moins…..mais j'ai aussi payé jusque 95) 1 plat dans une gargotte : 15-40 roupies 1 plat dans un resto pour touristes : 40-110 1 plat dans un resto + élégant : 60-200 1 foulard/turban coton: ds ville pas touristique : 50 roupies. Dans ville touristique, pas acheter à plus de 100 roupies 1 chemise coton : j'en ai acheté à 65 roupies en coton très fin. 100 et 200 roupies en coton/batik
Les chambres d'hôtels : ne pas hésiter à négocier. Jamais l’expression « à la tête du client » n’a été plus justifiée ! on en a vu de très correctes à 300 roupies...et d’autres, équivalentes, qu’on nous proposait à 4000.
En ce qui concerne les guides, nos quelques expériences ont été assez décevantes. Ils ne sont pas chers en effet (100 roupies) mais ne disent généralement que des banalités que l'on peut retrouver dans le Routard ! Il me semble que pour les choisir, il faut malheureusement juger sur l'apparence. Les quelques guides vraiment intéressants que j'ai croisés étaient plus âgés, avec un look plus intellectuel, une certaine élégance. Le type pas frais avec une écharpe enroulée autour de la tête, qui vous parle avec une main en poche, les yeux sans cesse à l'aguet, passant d'un point à l'autre très rapidement est à éviter à tout prix !
Voilà, c'était donc quelques tips, tout à fait dans le désordre et qui, je le répète, n'engagent que moi.
Bon voyage à tous
Nous sommes un couple de 48 ans avec un enfant de 9 ans. Nous avons voyagé avec un chauffeur : Asif (asifdriver@hotmail.com ou http://users.skynet.be/independent-driver . Asif est un chauffeur très prudent, de bon conseil, très très flexible et agréable…et de plus….il parle français !
Voici nos quelques conseils et/ou bonnes adresses :
Mandawa : Hotel Heritage Haveli . Haveli très joliment décoré
Bikaner : à 30 km, sur la route de Jaisalmer, le Gajner Palace (105 euros pour 3) à réserver à cette adresse : rajeev@atithivoyages.com Palace agréable au bord d'un lac, repas sur la terrasse, brasero sur autre terrasse... très joli Deshnok : temple aux rats peut-être un peu décevant
Entre Bikaner et Jaisalmer, pas loin de Pokaran, temple très intéressant, très fréquenté par les fidèles: Ramdevra
Jaisalmer : Hotel Nachana Haveli, très agréable, au pied de la forteresse. Nous avons payé 2500 pour 3 mais il y a moyen de négocier. Le restaurant Saffron, au sein de l’hôtel est très bien, avec belle vue sur le fort Pour changer un peu des plats indiens, le resto Little Tibet, dans le fort. Délicieux Dans le fort également, pour ceux qui veulent vraiment manger italien : restaurant Purezza (repris ds le LP) avec une magnifique vue sur l’intérieur du fort et sur le coucher de soleil
Les temples Jains n'ouvrent que le matin et deux d'entre eux n'ouvrent qu'à 11h, si ma mémoire est bonne. Penser à se renseigner Les cénotaphes de Bada Bagh, en dehors de la ville valent la peine, surtout en fin de journée, pour la lumière
Ranakpur : ensemble de temples Jaïn de toute beauté. Belles promenades dans les alentours Kumbalgarh : fort magnifique avec vue splendide sur la campagne environnante. Illuminations du fort et des remparts à ne pas manquer à 18h (heure variable selon les saisons, j’imagine)
Le voyage dans la campagne entre Narlai et Udaipur est vraiment un régal pour les yeux.
Udaipur : Resto et Hotel : Amet Haveli. Au calme, sur la berge en face du City Palace. Au sein de l’hôtel : délicieux resto Ambrai, avec sa terrasse à hauteur de l'eau (goûter le poisson)... et il sert du vin (ouf !) Dans le même quartier mais moins chers : La Dream Heaven guesthouse : très jolies petites chambres (de 300 à 900 roupies pour 3), bon resto-terrasse sur le toit. Ambiance routard. Nous avons préféré le Panorama guesthouse qui a également une belle vue, même si elle est un poil moins directe sur le lac. Les jolies chambres et la terrasse sont plus grandes, la cuisine délicieuse et surtout le personnel très sympa. Fréquentée également par des indiens. Nous avons payé 400 et 500 roupies la chambre pour 3. En ville, pas loin du temple, petite terrasse resto (vue sur la rue) très bon et familial : Sunrise roof top.
La promenade à l'aube sur les ghats est très jolie…mais énormément de monde en train de se laver, moi ça m’a gênée Arriver très tôt au city palace. Il faut bien 3 heures pour le visiter. Bcp de monde Marché Tibetain : pour ce qu'on en a vu….bof bof La rue commerçante qui part du temple, va vers la clock tower et la dépasse est moins touristique que la Lake rd. Encore beaucoup d’artisans divers travaillant dans leur atelier La montée au Moonsoon Palace au coucher du soleil peut paraître ringarde..mais chouette quand même. Très belle vue ah oui, il faut absolument aller se faire masser par Raju, dans Human ghat, près du Dream heaven guest house. Cher pour l'Inde (1200 rps) mais ça déménage !!! Le spectacle de danses, au Bagore est très joli et vaut la peine. Excursion autour de Udaipur : temple de Erkingli
Chittorgah : la ville en elle-même est assez moche mais la visite du fort mérite bien quelques heures. Beaucoup de charme et de quiétude ; surtout des touristes indiens.
Bundi : moins de touristes qu’ailleurs, beaucoup de charme. Nous avons beaucoup aimé. On serait bien restés 2 jours. Nuit au charmant Kasera Paradise Guesthouse (1200 roupies la chambre pour 3), très très mignon et très bonne cuisine avec terrasse sur le toit et vue sur le fort…et singes coquins. Par contre, la tentative de repas au Kasera Heritage View fut une catastrophe
Safari au Ranthambore National Parc : bof bof – Par erreur, nous avions pris des billets pour le safari en canter (camions) (510 roupies/pers). Nous n’avons pas vu beaucoup d’animaux, quelques gazelles et certainement pas de tigres. Le safari en jeep n’est pas beaucoup plus cher (650 roupies/pers).
Nous avons pris beaucoup plus de plaisir à Barathpur, au Keoladeo NP : Nous avons loué des vélos et sommes partis dans le parc à 8h, dans la purée de pois, ce qui était assez magique car on entendait les bruits des oiseaux sans les voir. Puis le brouillard s'est levé vers 10h. On a bien fait de partir tôt et en vélo. Nous avons quasiment été seuls tout le temps. Par contre, au retour, la meute de rickshaws étaient là en masse. On a longuement hésité à prendre un guide. Tous ceux qu'on a vus sont restés sur les voies principales, sauf un qu'on a croisé en vélo avec sa cliente, tout au bout du parc. Pour être à l'aise, compter au moins 3 heures. Plus si vous êtes passionnés.
Fatehpur Sikri : splendide mais attention les nerfs ! agression terrible par les guides, les vendeurs de souvenirs etc.. Mais vraiment très impressionnant ! Ne pas louper la porte géante si on se dirige directement vers l’entrée du domaine. La route qui y mène part vers la droite alors que pour la fameuse porte, il faut continuer tout droit.
Agra Nous avons dormi au Sheela hotel, le plus proche de la porte est du Taj mahal ! Très simple mais correct si on ne regarde pas trop dans les coins. Chambres à 600 roupies avec douche froide mais self service pour le seau d'eau chaude ou 900 roupies avec douche chaude.
Taj Mahal vu de la rivière : nous nous sommes faits avoir comme des bleus ! nous sommes allés dans ce parc, Menal bagh, recommandé par le Lonely Planet. C'est relativement loin, il faut y aller en voiture. Il se situe juste en face du Taj, de l'autre côté de la rivière. Vue imprenable ! ...mais attention...il est tout à fait inutile d'acheter des billets pour entrer dans le parc (100 roupies par personne quand même) ! A l'entrée du parc, vous continuez le petit chemin qui va jusqu'à la rivière....et vous avez la vue gratuite ! Pire, dans le parc, la vue est gâchée par une double clôture en fil barbelé !!!
Taj Mahal : avant de vous précipiter à 6h du mat...jetez un oeil par la fenêtre ! si il y a du brouillard, retournez vous coucher une paire d'heures ! Nous avons eu le cas : nous avons fait la longue file à l'aube et puis avons tourné en rond dans le froid jusque 9h30/10h ! Le brouillard s'est levé !.... et à cette heure, il n'y a plus de file à l'entrée ! Nous avons fait la majorité de nos photos à partir du bâtiment qui se trouve à droite, quand on regarde la face principale du Taj. Il n'y avait quasiment personne, le monde étant agglutiné devant la facade principale.
Chaussettes : j'avais suivi les recommandations des guides et avait enfilé plusieurs paires de chaussettes pour braver le marbre froid du Taj. Totalement inutile puisqu'on nous fournit des sur-chaussures..donc, il ne faut plus se déchausser ! Prenez le minimum avec vous car les sacs sont fouillés et renvoyés si trop grands.
Prix du billet : 750 roupies. Attention ! il ne comprend pas l'entrée aux autres monuments d’Agra ! il permet juste d’économiser 10 roupies sur le prix des billets (100 au lieu de110).
Fort Rouge : magnifique ! compter au moins 3 heures de visite (là, j'ai repéré un guide polyglotte, ex prof d'histoire qui avait l'air passionnant !)
Baby Taj : très joli à l'intérieur (en fait, il est sur le chemin du Menal bagh, sur l'autre rive du Taj)
Mausolée d'Akbar : très agréable, dans un parc avec des animaux; beaucoup d'indiens
Voici une idée de quelques prix que nous avons payé (j’imagine qu’un indien ou un habitué des lieux paie moins, dans certains cas) 1 court trajet en Tuk-Tuk (1 km) : 20 roupies 1 bouteille d'eau : 12 roupies 1 bouteille de limonade, pepsi, miranda : 25 roupies 1 samosa : 2 ou 3 roupies pour les indiens, 4 pour nous, dans le meilleur des cas bananes : 1 roupie pièce 1 lhassi : 40 roupies (mais à mon avis, ça peut être moins…..mais j'ai aussi payé jusque 95) 1 plat dans une gargotte : 15-40 roupies 1 plat dans un resto pour touristes : 40-110 1 plat dans un resto + élégant : 60-200 1 foulard/turban coton: ds ville pas touristique : 50 roupies. Dans ville touristique, pas acheter à plus de 100 roupies 1 chemise coton : j'en ai acheté à 65 roupies en coton très fin. 100 et 200 roupies en coton/batik
Les chambres d'hôtels : ne pas hésiter à négocier. Jamais l’expression « à la tête du client » n’a été plus justifiée ! on en a vu de très correctes à 300 roupies...et d’autres, équivalentes, qu’on nous proposait à 4000.
En ce qui concerne les guides, nos quelques expériences ont été assez décevantes. Ils ne sont pas chers en effet (100 roupies) mais ne disent généralement que des banalités que l'on peut retrouver dans le Routard ! Il me semble que pour les choisir, il faut malheureusement juger sur l'apparence. Les quelques guides vraiment intéressants que j'ai croisés étaient plus âgés, avec un look plus intellectuel, une certaine élégance. Le type pas frais avec une écharpe enroulée autour de la tête, qui vous parle avec une main en poche, les yeux sans cesse à l'aguet, passant d'un point à l'autre très rapidement est à éviter à tout prix !
Voilà, c'était donc quelques tips, tout à fait dans le désordre et qui, je le répète, n'engagent que moi.
Bon voyage à tous
Voyage en Inde pour l'été 2009: quoi mettre dans le sac à dos? English translation pending
je crois que le titre résume bien ce que j'aimerai savoir : quoi emporter pr 2 mois en inde en été?? 😊
mais surtout, avez vs un budget, en gros, de ce que tt ce que j'amene peut représenter (visa, trousse à pharmacie...)
merci 🙂
Trajet Varanasi - Khajurâho en Inde English translation pending
Pour ceux qui entreprennent ce voyage, quelques infos pratiques a chaud (tant que je me rappelle de tout ça) :
Quitter Varanasi pour Satna (train) : le train de nuit, express ( ;-)) –sleeper 170 rps (mais plus de places..), A2 tier avec la resa de puis l’hotel : …env 500 roupies avec la com. Arrivés a Satna au bout je ne sait plus combien d’heures (retard de 2 heures, depart prevu 23h15 voie 1, finallement au dernier moment il faut changer de voie. Aucune info en anglais, hindi seulement …Presque imposible de trouver quelqu’un qui comprends en anglais. Une fois a Satna vers 9-10 du mat on est assaili par les rikshaws, ils demandent (pour taxi) 1500 roupies pour Khajuraho. Apres des tres longues negociations on arrive a 600, voir meme 500 roupies (gazoile tres cher en Inde quand meme). Sauf, que le bus (il faut y aller en …rikshaw) coute 75 roupies ! 4 heures de route et on arrive. Mais pas encore a Khajuraho – on s’arrete a un carrefour, de la c’est marqué sur un panneau : Khajuraho 11 km. Mais, evidement, ILS sont déjà là. Pas la peine, un bus arrive, 10 roupies et on est vraiment sur place. Presque. Le village avec tous ces guesthouses se trouve a …100 m, ça ne LES empeche de vous casser les couilles en proposant leur services. Des qu’on marche a a pied on se fait déjà plusieurs vrais amis, qui en disant : don’t trust in indiant people, they cheat – evidement ils vous proposent (ça vient tout droit du cœur) une chambre dans un guesthouse en disant que c’est nickel et a 150 roupies la single (meme moins). Si on cede ils nous conduisent dans l’hotel, a vrai dire du luxe par rapport a Varanasi ou Delhi, ils montrent une superbe chambre. vous tombez directement dans le piege. Car cette chambre est a 450 roupies (celle a 150 n’existe plus, elle coute m aintenant 200 roupies (au moins) Bien sur, ils comptent sur votre fatigue apres ce long voyage et vous n’avez qu’une seule envie : vous doucher et changer, puis s’ ‘allonger sur un beau lit.
Voila, bienvenue au pays des arnaqueurs professionnels, apres Delhi et Benares on est déjà immunisé. Pour plonger directement dans l’ambience jettez un coup d’œil sur mon carnet de voyage que j’essaye de vous concocter assez regulierement ;-) CLICK ICI
Pour donner un avant gout voila, sitot arrivé, la nuit ne tarde pas a tomber, on est bien enfin « chez soi » Et PAF !, plus de courant (il est 18h50). Heuresement mon portable est encore chargé …Ceux qui sont venus en couple ils ont du pain sur la planche (on est quand meme a Khajuraho, on peut reviser)
Quitter Varanasi pour Satna (train) : le train de nuit, express ( ;-)) –sleeper 170 rps (mais plus de places..), A2 tier avec la resa de puis l’hotel : …env 500 roupies avec la com. Arrivés a Satna au bout je ne sait plus combien d’heures (retard de 2 heures, depart prevu 23h15 voie 1, finallement au dernier moment il faut changer de voie. Aucune info en anglais, hindi seulement …Presque imposible de trouver quelqu’un qui comprends en anglais. Une fois a Satna vers 9-10 du mat on est assaili par les rikshaws, ils demandent (pour taxi) 1500 roupies pour Khajuraho. Apres des tres longues negociations on arrive a 600, voir meme 500 roupies (gazoile tres cher en Inde quand meme). Sauf, que le bus (il faut y aller en …rikshaw) coute 75 roupies ! 4 heures de route et on arrive. Mais pas encore a Khajuraho – on s’arrete a un carrefour, de la c’est marqué sur un panneau : Khajuraho 11 km. Mais, evidement, ILS sont déjà là. Pas la peine, un bus arrive, 10 roupies et on est vraiment sur place. Presque. Le village avec tous ces guesthouses se trouve a …100 m, ça ne LES empeche de vous casser les couilles en proposant leur services. Des qu’on marche a a pied on se fait déjà plusieurs vrais amis, qui en disant : don’t trust in indiant people, they cheat – evidement ils vous proposent (ça vient tout droit du cœur) une chambre dans un guesthouse en disant que c’est nickel et a 150 roupies la single (meme moins). Si on cede ils nous conduisent dans l’hotel, a vrai dire du luxe par rapport a Varanasi ou Delhi, ils montrent une superbe chambre. vous tombez directement dans le piege. Car cette chambre est a 450 roupies (celle a 150 n’existe plus, elle coute m aintenant 200 roupies (au moins) Bien sur, ils comptent sur votre fatigue apres ce long voyage et vous n’avez qu’une seule envie : vous doucher et changer, puis s’ ‘allonger sur un beau lit.
Voila, bienvenue au pays des arnaqueurs professionnels, apres Delhi et Benares on est déjà immunisé. Pour plonger directement dans l’ambience jettez un coup d’œil sur mon carnet de voyage que j’essaye de vous concocter assez regulierement ;-) CLICK ICI
Pour donner un avant gout voila, sitot arrivé, la nuit ne tarde pas a tomber, on est bien enfin « chez soi » Et PAF !, plus de courant (il est 18h50). Heuresement mon portable est encore chargé …Ceux qui sont venus en couple ils ont du pain sur la planche (on est quand meme a Khajuraho, on peut reviser)
Un seul adjectif de connotation négative de votre choix personnel pour décrire le peuple indien? English translation pending
Bonjour a tous,
Je suis indien habitant en inde.
Ca m'intrigue de savoir ce que pense la multitude silensieux parmi les voyageurs vocaux, -bien emerveilles ou terribement horrifies-, sur le peuple indien qu'ils rencontre pendant le voyage ici.
Je cherche des reflexions d'une nature saine et sensible, avec un regard objectivement critique, jouant sur la nuance culturelle et la difference subtile.
Si vous pouvez penser a un seul adjectif de connotation negative de votre choix personel pour decrire des indiens, ca sera plus interessant de voir comment l'inde est percue par le monde francophone.
Merci.
Jaydev (jaydev.makwana@yahoo.fr) (jaydevmakwana@hotmail.com)
Je suis indien habitant en inde.
Ca m'intrigue de savoir ce que pense la multitude silensieux parmi les voyageurs vocaux, -bien emerveilles ou terribement horrifies-, sur le peuple indien qu'ils rencontre pendant le voyage ici.
Je cherche des reflexions d'une nature saine et sensible, avec un regard objectivement critique, jouant sur la nuance culturelle et la difference subtile.
Si vous pouvez penser a un seul adjectif de connotation negative de votre choix personel pour decrire des indiens, ca sera plus interessant de voir comment l'inde est percue par le monde francophone.
Merci.
Jaydev (jaydev.makwana@yahoo.fr) (jaydevmakwana@hotmail.com)
Guide nécessaire pour le tour des Annapurnas? (Népal) English translation pending
Bonjour,
On part au nepal faire un des trek ds l annapurna pour 15 jours a la mi mars 2009.
Le guide est il vraiment necessaire?ou les cartes suffisent elles pour s y retrouver?ou peut on s en procurer en france?
Est il facile de trouver un logement sur tout le tour des annapurna?a cb revient plus ou moins la nuit?
et la nourriture? en trouve t on facilement sur tout le long du trek?
a cb revient un trek avec et sans guide plus logement et nourriture?
Merci beaucoup
elene
Merci beaucoup
elene
Idées pour deux jours à "meubler" dans le Kerala? English translation pending
Bonsoir à tous. Nous avons réservé un circuit VTT de 15 jours dans le Kerala à partir de la mi-novembre. Nous arriverons un jeudi très tôt à Kochi mais notre circuit ne débutera que le dimanche. Nous sommes en train de nous documenter pour savoir comment exploiter au mieux ce temps libre. Pensez-vous qu'il soit envisageable de nous rendre à Ooty pour prendre le train miniature vers Coimbatore et revenir ensuite sur Kochi ? Nous passerions une nuit à Ooty. Dans l'affirmative, comment se rend-on de Kochi à Ooty ? Y a-t-il des bus ? Peut-être auriez-vous autre chose à nous conseiller ? Les organisateurs de notre circuit nous proposaient de commencer par deux jours de plage mais cela ne nous tente pas tellement. Rester à Kochi serait peut-être aussi une bonne idée, dans le sens où le dimanche, seul l'après-midi est libre pour visiter un peu les environs. Qu'en pensez-vous, SVP ? D'avance merci de vos bons conseils !
Tente pour trek dans la vallée de Marka au Ladakh? English translation pending
Bonjour,
Je part en Inde en vue d'aller au Ladakh du 3 au 23 sept.. J'envisage de faire un trek dans la vallée de Marka, un grand classique diront certains mais c'est mon premier trek de 8-10 jours. J'hésite à emporter un tente avec moi car d'après ce que je lis, il y aurait des camps voir même guest-house à plus ou moins toutes les étapes de ce trek. L'idée de me coltiner une tente ne m'emballe pas trop. Je serais surtout dégoûté de ne pas devoir la déplier. Qu'en pensez-vous?
Merci pour vos réponses
Kapha
Je part en Inde en vue d'aller au Ladakh du 3 au 23 sept.. J'envisage de faire un trek dans la vallée de Marka, un grand classique diront certains mais c'est mon premier trek de 8-10 jours. J'hésite à emporter un tente avec moi car d'après ce que je lis, il y aurait des camps voir même guest-house à plus ou moins toutes les étapes de ce trek. L'idée de me coltiner une tente ne m'emballe pas trop. Je serais surtout dégoûté de ne pas devoir la déplier. Qu'en pensez-vous?
Merci pour vos réponses
Kapha
Arrivée tardive à l'aéroport de Mumbai: taxi au guichet prepaid? English translation pending
- Une question complémentaire concernant les guichets pre paids à l'aeroport international de mumbai : acceptent ils les cartes bancaires (celà m'éviterait de chercher le distributeur de l'aéroport) ?
Un hotel me propose un taxi a/c a 990 rs... selon le dernier lonely planet cela me semble un peu cher ou alors les prix (meme de nuit) ont bien augmenté
Selon vos expériences est ce vraiment la course et la bousculade ou non, pour arriver à booker un taxi au guichet prepaid de l'aéroport ? (dans ce cas l'offre de l'hotel est peut etre justifiée, surtout en arrivant vers minuit...)
Merci par avance pour vos réponses !
Merci par avance pour vos réponses !
Mise en garde pour un premier voyage en Inde English translation pending
Bonjour à tous, Ce message s'adresse à tous les futurs voyageurs pour l'Inde qui ont hâte de découvrir le pays de Gandhi et de la spiritualité, de la part d'une jeune femme française qui vit là-bas depuis deux ans. J'ai vécu des trucs extraordinaires mais aussi des choses que j'aurais préféré éviter, alors je me permets de donner modestement qq conseils éclairés aux futurs touristes en Inde🙂. L'Inde est un grand pays, avec plus d'un milliard d'habitants tous différents les uns des autres, et comme en France, il ya des gens adorables, des pédophiles, des illuminés, des gens généreux, des gens cupides, des grands âmes..et des idiots. Comme en France, donc! Mais en tant que touristes, vous allez attirer les gens essentiellement mal attentionnés et attirés par vous car vous représentez un fantasme. Ce n'est pas à vous, Jérôme, Marie ou Nicolas qu'ils s'intéressent, mais à l'individu blanc fantasmé, plein d'argent et naïf, assoiffé de rencontres supposées idylliques avec "des vrais gens du pays si généreux alors qu'ils n'ont presque rien". Et ces gens seront souriants, prévenants, auront parfois les traits d'une jeune fille toute mimi, d'une maman généreuse ou d'un sage à la robe safran... En France, vos parents vous ont sans doute répété: "n'accepte pas de chocolats d'un inconnu, ne bois pas une boisson offerte par un inconnu, ne prête pas d'argent à un inconnu..." Mais arrivés en Inde, vous allez boire un chaï chez le premier venu, donnez 100 roupies à des inconnus ("oh, deux euros"), suivez le premier type qui vous dit que "non, le guichet n'est pas ici, mais là-bas" alors que c'est écrit là devant vous "international tourists office".. POURQUOI? En donnant 50 ou 100 roupies, vous pensez être généreux et aider qq, en fait, vous affichez ainsi votre mépris de la valeur de l'argent et du salaire que gagne difficilement beaucoup de gens en Inde . Vous lancez un message: "Je suis riche à un point où me délester de 100 roupies ne me fait rien". 100 roupies, c'est comme 10€ de pouvoir d'achat de base en Inde. Que penseriez-vous d'un étranger qui vous balancerait un billet de 10 euros avec un sourire, au millieu d'une promenade sur les Champs-Elysées? En décembre dernier, un jeune français a disparu à Bombay et n'a jamais été retrouvé, après avoir retiré de l'argent au DAB, alors qu'il avait traversé le moyen-orient à vélo. Des touristes ont été détroussé mille fois après avoir été empoisonnés par des gens si gentils d'offrir un thé. Des touristes sont morts mystérieusement à Goa, au Rajasthan, des jeunes japonaises, allemandes et autres anglaises ont été violées au Rajasthan... Et moi-même qui vit en Inde, avec un ami indien, il m'est arrivé mille trucs horribles toute prévenue que je suis et en parlant le hindi. Surtout au Rajasthan! ALORS ATTENTION! L'Inde est un pays fascinant, mais cela ne doit pas vous faire oublier les règles de bases de précaution, et ne tombez pas dans une fascination béate ni un complexe néocolonialiste. Les Indiens se fichent pas mal de ce complexe: vous avez en face de vous des êtres humains et vous pouvez leur dire "non" ou les éconduire poliment mais sèchement sans être un horrible colon blanc raciste. Il faut savoir que certains Indiens vous considèrent comme des intouchables, des personnes impures dégoutantes qui mangent de la viande de porc et ne vous donneraient pas leur fille/fils à épouser pour tout l'or du monde! De plus, sachez que beaucoup d'Indiens gagnent bien plus d'argent que vous. L'Inde est un pays encore pauvre, mais il y a beaucoup de riches, très riches aussi, ne l'oubliez pas. En venant en touriste naïf assoiffé de rencontres "vraies avec des gens authentiques comme Gandhi et qui sont purs" vous êtes aussi ridicules aux yeux des Indiens que le sont les Japonaises hystériques de leurs sacs Vuitton en France. Vous êtes même une caricature. L'Inde est un pays extraordinaire car complexe, par une réserve naturelle pittoresque pour Occidentaux en mal d'exotisme. Soyez aussi prudent qu'en France, voire plus, car vous êtes un aimant voyant à arnaqueurs ;-) Enfin, une bonne fois pour toutes, pour les filles: mettez des manches courtes, oui, s'il fait chaud, mais cachez vos épaules, votre poitrine sous un foulard et vos jambes. Ca ne vous épargnera pas d'être attouchée: au Rajasthan, on vous attrapera la poitrine avec les mains en pleine rue et ça fait rire tout le monde sauf vous, même avec la dupatta :-( . Ca ne vous arrivera pas forcément, mais moi, j'ai vécu un an là-bas, et en dépit de ma "modestie", cela m'est arrivée X fois, et à mes amies européennes: c'est horrible! Soyez prudentes dans la foule, et surtout la nuit tombée. Enfin, porter des vêtements "sexy" ou courts parce qu'il fait chaud n'est en rien un acte féministe ou d'émancipation là-bas, ailleurs que dans les boites branchées des capitales: c'est plutot comme porter une pancarte "je suis une fille facile, je suis à vous". Evitez de sourire aux hommes, même si ça part d'un bon sentiment de votre part, cela sera perçu comme une invitation. Vous êtes prévenues! J'espère ne plus lire de messages ni entendre d'histoires d'arnaques minables en Inde 😕, c'est tellement regrettable: oublions le cliché de l'Inde généreuse, un pays où il est facile de voyager pour une femme seule. J'aime l'Inde comme j'aime la France, mais je ne fais pas confiance à tous les Français que je croise dans la rue. Et vous? Bon voyage bien éclairé! Shakti PS: Ne donnez rien aux personnes qui mendient avec un bébé: le bébé n'est généralement pas le leur, et pas une roupie n'ira au ébé, soyez- en sûr. Le bébé est un outil d'apitoiement et le credo de ces gens est "apitoyer plus pour gagner plus", quitte à mutiler le bébé si nécessaire, ou bien le laisser mourir de faim. Avez-vous remarqué que ces bébés ne pleurent jamais? Offrez plutôt un samosa ou des biscuits aux enfants errants, ou bien de la monnaie aux personnes âgées qui mendient. J'offre quelquefois un plat de nouille ou un chai aux enfants errant ou travaillant pour un salaire de misère sur les marchés de Delhi, et ils acceptent modestement et vont manger avidement sans cérémonie deux pas plus loin. Ils en ont vraiment besoin et vous leur ferez plaisir (même s'ils ne le montrent pas, ils ont leur fierté comme nous), une petite lumière dans leur vie bien difficile, et ça, personne ne leur volera.
Assurance complémentaire pour activités sportives (treks, plongée, etc) en tour du monde English translation pending
Bonjour
Avez-vous pris une telle assurance complémentaire pour votre tdm? Car certaines activités telles que les treks au-dessus d'une certaine altitude, ou la plongée ne sont pas pris en charge par les assurances classiques style AVI.
Merci pour vos réponses. Caro
Avez-vous pris une telle assurance complémentaire pour votre tdm? Car certaines activités telles que les treks au-dessus d'une certaine altitude, ou la plongée ne sont pas pris en charge par les assurances classiques style AVI.
Merci pour vos réponses. Caro
Agence pour trek vers Manali en juillet-août? (Inde) English translation pending
salut
je pars vers un treck de 10 jours dans l'himachal pradesh pouvez vous me conseiller sur des agences de manali. j'ai un contact avec une qui s appel antreck . quelqu'un connais ?
merci jano
je pars vers un treck de 10 jours dans l'himachal pradesh pouvez vous me conseiller sur des agences de manali. j'ai un contact avec une qui s appel antreck . quelqu'un connais ?
merci jano
Deux semaines (trop courtes) au Kerala English translation pending
Je prends (enfin !) le temps de faire un retour sur notre voyage au Kerala. Quelques renseignements pratiques, mais surtout quelques impressions qui seront peut-être utiles… ou feront rêver.
Le contexte : je suis partie du 4 au 19 avril dernier, avec mes deux enfants de 12 et 15 ans. Un second voyage en Inde pour eux, après un séjour un Rajasthan, et un troisième pour moi, le Kerala ayant été précédé quelques mois plus tôt par le Tamil Nadu. Deux semaines, bien sûr, c’est trop court et hyper frustrant, d’autant plus que moi, je me sens plutôt bien en Inde. Mais il faut faire avec, ce qui nous a amené à privilégier quelques « stops » parmi les plus faciles d’accès. A une prochaine fois donc le nord et le theyyatam, les coins reculés de Wayanad, Kannnur et ses plages… Pas question non plus de se serrer la ceinture à outrance : les économies on en a fait un maximum avant, on va privilégier le plaisir (quoique, bien entendu, plaisir ne rime souvent pas avec luxe). E puis aussi, si vous voulez comprendre un peu nos choix, disons que la mère est partie littéralement crevée. Alors, pas question de s’épuiser inutilement.
Nos stops (avec en gras les endroits où nous avons passé la nuit) : Cochin - Thattekad – Marayoor – Chinnar – Munnar – Varkala – Allepey - Aranmula – Ettumanur – Thattekad.
En bref : un très beau voyage, où le contact avec la nature et la « ruralité » nous ont le plus apporté. La montagne, la mer, les backwaters, les petites villes… le Kerala nous a offert une belle diversité. Si c’était à refaire, je planifierais autrement les choses pour éviter les longs déplacements que j’avais choisi d’effectuer, pour voir autrement la campagne, en voiture. A noter que les chambres sont pour 3 personnes .
Ca commence comme ça…
5 et 6 avril - Cochin : après une escale à l’aéroport/centre commercial de Dubaï (c’est dingue : à deux heures du mat, une véritable atmosphère de grand magasin à la veille de veille de Noël!) le choc : il fait chaud ! C’est humide ! Pas facile tout ça après un vol où personne n’a pu fermer l’œil. Et pas neutre non plus quant à l’image que je garde de Cochin : j’ai l’impression de revoir les petites rues tellement calmes de Fort Cochin comme dans une sorte de brouillard. Je ne connaissais pas cette Inde là : des arbres partout, des rues quasi désertes (évidemment, on n’est pas en haute saison touristique et les Indiens ne sont pas cons, ils ne sont pas dehors à cette heure là !). Je n’entends même pas de klaxon ! Etrange.
Après une journée à flâner et une petite sieste, on se traîne jusqu’au premier resto : Addy’s. Le poisson cuit dans une feuille de bananier se laisse manger mais les accompagnements (trois ( !) frites et du concombre) sont ridicules et le curry de légumes de ma fille « not too spicy, please » est carrément insipide, alors que la facture, elle, est plutôt salée. Leçon no.1 : se fier à son intuition ! On va finir la soirée sur une terrasse qui ne paie pas de mine et où les enfants engloutissent quelques pakoras. Un aigle, à l’aigle brisée, vient animer notre soirée et on rigole bien avec le serveur. Ca y est, j’ai l’impression que le voyage commence. De retour à notre pension (Henri’s Anchorage : 800 rps…) la proprio nous attend avec quelques tranches de gâteau (une spécialité des chrétiens du Kerala) et du vin (sans alcool), le tout « fait maison » et agrémenté d’un gentil « happy birthday ». Eh oui, mon « pauvre » fils n’avait pas pu fêter son anniversaire comme il se doit, puisque nous sommes partis en voyage ce jour-là (le pauvre…). La gentille dame de la pension n’avait pas l’esprit ailleurs lorsqu’elle a rempli nos fiches ! Une « maison », vous le constatez, au service très attentionné.
Le lendemain nous consacrons la journée aux quelques visites « classiques » de Cochin. Matttanchery semble être un endroit vraiment sympa et vivant. Ca me fait un peu penser à une ville… à la campagne. Malheureusement, c’est dimanche. La majorité des petits commerces sont fermés et les autres, près de la synagogue, regorgent d’objets « que pour nous les touristes ». Un peu décevant. C’est le soir que nous avons le sentiment de « toucher » vraiment à la vie de cette ville, en bord de mer, alors que les Indiens prennent le frais au coucher du soleil. C’est magique : j’avais oublié comment est belle la foule en Inde, éclatante de couleurs. J’allais oublier : il y a aussi les fameux filets chinois ! Ils sont beaux, c’est vrai (comme sur les photos…) mais moi c’est la foule bigarrée qui retient mon attention. Les enfants vont et viennent, je les vois faire la queue pour s’acheter une glace qu’ils devront lécher bien rapidement : le soleil a peut-être disparu à l’horizon mais il fait encore très chaud.
Le soir, un dîner fabuleux au Fort House. Eh oui, c’est probablement un ghetto à touristes. Eh oui, c’est plutôt cher. Mais les plats de poisson sont d’une finesse que je n’ai retrouvée nulle part ailleurs (il ne faut pas non plus oublier une excellente salade de mangues, presque aussi bonne que celles que je cuisine à la maison…) et le fait de manger les pieds quasi dans l’eau est tellement reposant. Le Seagull à côté est, paraît-il, plutôt bien : il est en tout cas très fréquenté, et très bruyant…
Au final, nous ne garderons pas un souvenir impérissable de Cochin. Mais soyons honnête, ce n’est pas la faute à Cochin. Nous étions tout simplement trop fatigués pour vraiment l’apprécier et dimanche n’était pas l’idéal pour découvrir la ville. Mais pour qui sait sortir du quartier le plus touristique de Fort Cochin, l’endroit recèle certainement de jolies découvertes, avec la possibilité d’une plongée si besoin tout en douceur au Kerala. Next time.
7 au 10 avril – Thattekad, Marayoor et Chinnar : j’avais, avant notre départ, réservé un trek de 2 jours et demi dans le parc de Chinnar. Une décision que j’avais remise en question jusqu’à la dernière minute. L’organisation, la planification, ça ne correspond pas à mon idée des vacances. Mais bon, ayons l’esprit ouvert. En fait, ce furent parmi les plus beaux moments de notre séjour. Et je ne regrette pas du tout ce « luxe » que nous nous sommes payés (Wild Kerala Tour, 5500 rps par personne tout compris).
Nous nous rendons tout d’abord jusqu’au parc ornithologique de Thattekad où nous attend Vinod, notre guide pour les prochains jours. En taxi, pas le choix : on a avec nous plus de 30 kg de vêtements que nous comptons amener à Munnar (disons que nos vêtement ne sont pas très adaptés à un climat tropical…). A Thattekad, nous plongeons pour la première fois dans la forêt. Les bruits des animaux, leurs traces, les drôles d’insectes et les papillons, le goût des plantes et des fruits qui s’offrent à nous… On est bien. Vinod est charmant. Les prochains jours s’annoncent bien… même si notre ballade a pris fin dans un bain de sang. Enfin, pour mon fils, courageuse victime d’une « attaque» sournoise de sangsue! Mais on connaît maintenant la conjuration : une petite pincée de sel et ça y est, il n’y a plus qu’à ne pas trop se tacher.
Ensuite, c’est reparti pour la montée vers Munnar. Une véritable révélation : comme c’est vert! Un vrai paradis végétal. J’ai l’impression que nous sommes des nains de jardin en balade chez Truffaut... J’ai plusieurs de ces plantes chez moi, mais si petites, si maladives (bon, je l’avoue, je n’ai pas le pouce vert). C’est une révélation aussi que toutes ces maisons immenses et luxueuses qui jalonnent la route. L’Inde est en plein boom économique et, ici, ça se voit !
A Munnar, après nous être délesté de nos bagages pour ne garder que l’essentiel, nous prenons le bus, direction Marayoor. Les plantations de thé sont… comme sur les photos (!), mais là je les découvre sous la pluie. Une pluie qui nous oblige à fermer les « stores » du bus ce qui, du coup, nous donne plus l’impression d’être dans un manège de fête foraine que dans un bus (comme si on volait… tout en prenant parfois de sacrés coups. Un peu, pour ceux qui connaissent, comme le « Chatbus » de mon Voisin Totoro… mais en plus violent.). Il faut dire que l’on est tout à l’arrière, moi et Vinod. Quant aux enfants, à qui nous avons trouvé une place vers l’avant… ils dorment !
A Marayoor nous prenons une chambre à l’entrée de la ville au Marayoor Tourist Home (300 rps, basic mais correct). Les chambres sont disposées autour d’une cour en gravillon en contrebas de la route. On dirait presque un motel américain.
La ville semble se résumer à la rue où nous faisons nos courses pour les deux prochains jours. Il n’y a rien à voir et pourtant je m’y attarderais bien. Quelques étals, un bon chaï, la campagne tout autour, des fleurs qui poussent dans les ravines au bord de la route (je vois parfois les mêmes, dans les vitrines des fleuristes « de luxe » parisiens)… Mon fils mitraille avec son appareil photo un épouvantail accroché à un bâtiment en construction. C’est vrai qu’à la nuit tombée, l’impression est saisissante. On croirait un décor digne d’Halloween. Je suis toute fière de pouvoir expliquer aux enfants qu’il s’agit d’une pratique visant à protéger les immeubles en construction des mauvais esprits… J’en avais aperçu plusieurs quelques mois auparavant dans la campagne autour de Mammalipuram.
La nuit est… noire. Je m’aperçois que l’électricité, à Marayoor, c’est quelque chose qui va et qui vient… Et bien sûr, j’ai oublié nos torches, alors que le plus souvent je les traîne quasi pour rien. C’aurait été tellement plus pratique que ces petites bougies avec lesquelles je dois me battre pour qu’elles tiennent à peu près droites ! Le lendemain, nous parcourons en rickshaw les 12 kms qui nous séparent de l’entrée du parc. La végétation change très rapidement. Ici, tout est beaucoup plus sec et la forêt beaucoup plus clairsemée. La vue porte loin et, quelle vue.
La marche est rude au soleil et les montées n’en sont que plus pénibles mais nous n’avons surtout pas à nous plaindre : 4 hommes de la tribu locale des Pulaya portent tout ce dont nous aurons besoin jusqu’à la petite hutte de terre où nous passerons la nuit, au sommet d’une falaise. Et là, un vrai coup de foudre. Quand je ferme les yeux, je revois cette immense plaine à nos pieds et les montagnes qui se détachent sur l’horizon. J’entends le barrissement des éléphants, le croassement des grenouilles, les cris des singes, les oiseaux… Je salive en repensant à ces savoureux repas qui ont été cuisinés pour nous… Nous partons traquer les animaux que nos guides ont repérés. La nuit tombe, l’orage gronde sur le Tamil Nadu qui s’étend devant nous. Un bonheur… mais pas partagé par tous : selon les enfants, ça grouille de bêtes dans la hutte ! Mais bon, moi je suis myope comme une taupe… c’est pratique parfois…
Le lendemain, nous repassons par le « checkpoint » (où nous ferons un arrêt malheureusement trop long) avant de suivre le cours d’une rivière jusqu’à notre second hébergement. Je me croirais dans le Livre de la Jungle… On fait une trempette, observés par une foule de singes Langur et… par un gros sanglier pas vraiment sympathique. Vinod, notre guide, nous « abandonne », juste avant la nuit, entre les mains de gardes du parc que nous ne connaissons pas et qui parlent très peu anglais (le règlement !!! Ca, c’est à revoir.) Mais bon, comme nous sommes fatigués nous nous couchons peu de temps après la tombée de la nuit.
Réveil avec le lever du jour. Ce sont nos derniers moments à Chinnar. Nous reprenons la route vers le checkpoint où nous retrouverons Vinod avant de sauter dans un bus pour Munnar. La route cette fois-ci se fera sous le soleil… avec en fond sonore un film d’aventure tamoul.
10 et 11 avril – Munnar : Vinod reste à Munnar avec nous jusqu’en fin d’après-midi. Nous accompagnons Nohan, un élu local et aussi proprio d’une agence de « tourisme d’aventure » à Munnar (Trackfinder, 09447266632), dans un centre social où sont pris en charge les enfants des familles parmi les plus pauvres de la ville. Je me sens un peu bête parmi tous ces enfants : en général, nos « dons » sont un peu plus anonymes. Mais j’avais bien visé : les vêtements chauds semblent vraiment beaucoup leur plaire…
Nous optons pour un homestay à proximité du centre social (Theresian Homesaty, 700 rps). La chambre est vaste et très propre, l’endroit très calme, en retrait de la route principale, tout en étant proche du centre. Mais la vue est quelconque : on n’aperçoit même pas les plantations de thé. Et la proprio est assez… distante (le manque de chaleur de l’endroit sera toutefois compensé par les bains de vapeur du centre de massage Marayu qui se trouve à proximité et où nous nous ferons tous massés le soir venu. C’est qu’il fait quasi froid à Munnar !).
En fin d’après-midi, nous allons tous nous éclater à la Munnar Mella, tout à la fois foire et fête foraine. Les stands nous donnent à voir tout ce que nous n’avions jamais demandé à voir en venant à Munnar : ustensiles de cuisine indispensables à la bonne ménagère, outils de jardinage, pubs pour les projets de développement de la région, techniques d’insémination des vaches et fœtus de veau dans le formol, programmes des cours de l’école d’hôtellerie… Côté fête foraine… alors là, j’ai carrément l’impression de faire partie d’un tableau surréaliste. La foule se presse sur un terrain boueux où sont installés des manèges qui ne sont ni plus ni moins que ceux que j’ai connu enfant… mais dans un état que probablement même mes parents n’ont pas connu ! Il y a la rouille, bien sûr, qui vient un peu atténuer le débordement des couleurs, mais il y a surtout des mécanismes euh… que je ne sais trop comment qualifier (mais ça fait peur !), des moteurs qui crachent, des grincements, de la fumée noire qui tout à coup s’échappe de dessous un manège… Mon fils nous regarde horrifié, moi et ma fille, faire un tour de grande roue (la vue est si belle…), puis un autre dans ces espèces tasses qui tournent (j’ai mal au cœur…). C’est une folie, je le concède. Jamais, même en France, je ne fais confiance à ce type d installations. Quand on parle des Fous de l’Inde… Ici, ce serait plus « Fous en Inde… ». Disons simplement que le risque n’était probablement pas plus grand que celui que l’on court quotidiennement sur les routes indiennes (rationalisation de mon inconscience que tout cela. Bon, je ne recommencerai plus).
Il y avait aussi, tout au bout du terrain où se dressaient les manèges, une étrange installation. Imaginez une structure circulaire en bois surmontée d’un chapiteau, au sommet de laquelle il est possible de monter par des escaliers en métal rouillé. Des spectateurs sont agglutinés tout autour de la structure (un tube évasé surmonté d’une toile), sur des estrades métalliques. Ma curiosité est piquée : nous payons nos 10rps et commençons l’ascension de la structure lorsque, tout à coup, un vacarme épouvantable accompagné de terribles vibrations nous prend aux tripes. Arrivée en haut, je réussi à me faire une petite place entre deux spectateurs (j’ai le cœur qui cogne !) et ce que je vois me semble sorti tout droit de l’enfer. Des motos tournent à une vitesse folle, engagées sur les murs quasi verticaux de la structure de bois. Elles ne sont qu’à quelques centimètres les unes des autres. Leurs pilotes, hommes et femmes, se lèvent sur leurs sièges, se donnent la main tout en tournant, se croisent… C’est ensuite au tour d’une voiture de s’engager sur le mur, au milieu des motos! Son conducteur se hisse par la fenêtre ouverte, ne tenant le volant que d’une seule main. Le niveau de décibel est ahurissant, les vapeurs d’essence donnent la nausée. Je redescends, dégoûtée. Ce n’est pas mon premier voyage en Inde. J’ai vu la misère, la pauvreté. Mais là, je ne sais pas pourquoi, je suis sonnée. Payer pour voir des humains prendre de tels risques et vivre dans de telles conditions, y prendre plaisir… Ca me fait froid dans le dos. Même si, je l’admets, c’est loin d’être une particularité indienne.
Et puis il y a aussi ce spectacle de chiens savants qui rend tristes les enfants… Nous sommes les seuls à ne pas rire. Il est temps de rentrer.
Le lendemain, nous louons une jeep pour nous balader aux alentours de Munnar. Le petit déjeuner dans une échoppe au bord d’un lac de barrage est mémorable : vue splendide, chaï réconfortant et leçon « en live » de confection de parathas que nous dévorons par la suite accompagnés de sambar, le tout pour un gros total de 30 rps pour nous trois. Miam. Ensuite ? Eh bien, c’est avec plaisir que nous succombons à l’ « attrape-touristes » classique : la balade à dos d’éléphant, avec photo finale de l’éléphant caparaçonné et de sa « noble » monture protégée par une ombrelle… Plus kitsch, tu meurs, mais quelle rigolade. Et de voir tous ces touristes Indiens qui eux aussi se prêtent au jeu… c’est pas mal. Et disons, à notre décharge, que le lieu aurait pu être plus mal choisi : admirer du haut d’un éléphant un magnifique paysage de lac de montagne, on peut faire pire.
Nous continuons notre route jusqu’à Top Station. La route est grandiose mais, je ne sais si c’est en raison du brouillard, je ne vois pas trop l’intérêt à être venue jusqu’ici. Nous achetons des fruits de la passion et des « tree tomatoes » (une découverte pour moi) à une petite échoppe au bord de la route. Et ça, c’est un souvenir mémorable…
Retour à Munnar et déjeuner au Saravan Bhavan. Ca ne désemplit pas. Les places, aussitôt libérées, sont prises d’assaut aussi bien par des touristes indiens que par des locaux. Les feuilles de bananier sont vite jetées sur les tables et les serveurs se pressent pour nous servir et nous resservir d’une variété impressionnante de plats. Ambiance cafétéria, bruyante, conviviale. Les conversations vont bon train : un jeune couple de Bangalore, tout excité à l’idée de se retrouver le lendemain sur un houseboat, nous fait part de ses impressions de voyage, un marchand de montres nous évoque la situation économique de la ville… Les enfants s’empiffrent, surtout de riz. Pour le reste, il semble y avoir overdose. Dommage. Nous avions opté pour la « totale », à 45 rps ! Je n’avais pas remarqué que nous aurions pu faire beaucoup plus modeste…
L’après-midi, nous décidons de flâner dans les collines environnantes. C’est bon de marcher, au soleil, sans être écrasé par la chaleur. Afin de pousser un peu plus loin, nous arrêtons au hasard un conducteur de rickshaw qui se révélera tout simplement formidable. Comme on accroche bien, on décide de faire un bout de chemin avec lui. Bien sûr, il connaît plein de choses sur la culture du thé. Mais il se révèle surtout un guide plein d’entrain et d’humour qui fait connaître aux enfants aussi bien le secret des sifflets confectionnés avec les feuilles de thé que celui de ces feuilles que l’on déchire et sur lesquelles on souffle pour faire des bulles de savon (bon, pas de savon, bien sûr, mais c’est tout comme). Et on découvre, encore, un grand nombre de végétaux comestibles. On mange toutes sortes de graines, de fruits, mais le plus drôle ce sont ces petites plantes dont on écrase la tige pour en boire la sève et dont on mange ensuite la feuille. On a l’impression de brouter ! Dommage que nous n’ayons pas rencontré plus tôt Rajamani (09495187552). Ce sont souvent des rencontres comme celle-là qui nous font apprécier autrement un endroit.
Le soir venu, la question du « et maintenant, où va-t-on ? » est posée. Et là, rien d’évident. J’avais envisagé de descendre en bus jusqu’à Kottayam pour ensuite prendre le ferry jusqu’à Allepey. Mais face à l’éventualité de nous retrouver dans la chaleur écrasante des plaines (ce qui ne rend pas particulièrement de bonne humeur les enfants) et à la hâte qu’a ma fille de se baigner dans la mer, je décide de mettre tout de suite le cap sur Varkala. Une fausse bonne idée. Coûteuse (3500 rps de taxi) mais surtout épuisante et décevante. Quand nous optons pour un taxi, c’est le plus souvent pour pouvoir profiter de ce qu’il y a entre notre point de départ et notre point d’arrivée. Mais là, ce sera plutôt un chemin de croix…
12 et 13 avril – Varkala : Départ de Munnar à 7h00. Après un arrêt petit déjeuner vers 10h30 et la visite d’une plantation d’épices, nous atteignons en fin de matinée les abords d’Ernakulam. J’aurais préféré passer par la route de Kottayam, mais je me rends compte, trop tard, que Seluam a mis le cap sur le NH47 qui longe du nord au sud le Kerala. L’autre route serait beaucoup beaucoup trop dangereuse (sic). Nous ne percevons évidemment de la voiture que les aspects peu engageants de la ville –les bouchons, les grandes artères- et ses abords, comme presque tous les abords de ville, affreux et congestionnés. L’usage assez inusité que font les Indiens du klaxon n’est évidemment pas une découverte mais ce qui l’est, en revanche, c’est l’usage immodéré qu’en fait Seluam. Il a littéralement la main appuyée en continue sur le klaxon ! J’ai chaud. J’ai la tête qui menace d’éclater. Je ne vois rien des villes que l’on se presse de traverser et de la campagne environnante. Et, le clou de la journée, je m’aperçois trop tard que Seluam ne s’est pas arrêté à Kayamkulam pour que nous puissions faire la visite du Krishnapuram Palace où je lui avais pourtant demandé un peu plus tôt de nous arrêter. Grrrr.
Nous atteignons Varkala aux alentours de 16h30 et là, consternation : ça n’a absolument rien à voir avec l’image que je m’en étais faite. Evidemment, nous sommes tous crevés. Evidemment, une station balnéaire découverte sous la pluie ne se présente probablement pas sous son meilleur jour. Mais je suis sidérée devant tous ces panneaux accrochés aux arbres, aux clôtures, et qui à chaque intersection nous vantent les mérites ou nous incitent à visiter guesthouses, hôtels, salons de massage, agences de voyage, restos… Notre chauffeur est de mauvais poil, comme nous (ça se comprend, et lui il se tapera le chemin du retour). Je lui propose de nous laisser là, tout simplement, on se débrouillera bien, mais il refuse. Il me propose quelques guesthouse sur la Northcliff, un autre quasi sur la piste de l’héliport ( !) mais il est hors de question que nous louions une chambre derrière un barrage de commerces où se pressent toute la journée une foule de touristes. (Bon, je suis de mauvais poil, vous l’aurez compris). Tant qu’à être venue jusqu’ici, je veux la mer, tout près, et le calme (je crois que si je m’écoutais, je taperais du pied, comme une enfant, ou je m’effondrerais en sanglots. Mais bon, des enfants, il y en a déjà deux dans la voiture). J’essaie désespérément de nous faire conduire plus au nord, vers Odayam ou Edava, mais personne ne semble connaître, ni mon chauffeur ni tous ceux que je croise et à qui je demande des infos. Put… ! C’est une conspiration ou quoi.
Je finis quand même par me faire amener un peu plus au nord et je m’arrête au Wood House Cottage (1000 rps). Les constructions en continue ont pris fin. On se retrouve tout au bout de la Northcliff, juste à l’endroit où cette dernière redescends vers la mer. Un cottage est libre, le premier, tout au bord de la mer. C’est loin de correspondre à mon rêve mais bon, on s’arrêtera là. Adieu Seluam. Mauvaise pioche. Ca arrive.
Au final, nous ne regretterons pas le choix du Wood House. Le cottage est coquet et propre et, assis sur notre balcon, nous avons une vue magnifique sur la mer et la côte qui se prolonge vers le nord. La nuit, nous nous endormons avec le bruit des vagues qui se brisent sur les rochers en contrebas. Le lendemain matin, je découvre lors d’une longue balade vers le nord les sites d’Odayam et d’Edeva où je souhaitais m’installer à l’origine. C’est très calme, mais loin d’être désert. Les pêcheurs qui reviennent de leur nuit en mer remontent leurs filets. Je croise aussi des femmes, des enfants. Ca et là, je note la présence de quelques structures touristiques qui, en cette fin de saison, sont totalement vides. Pour un séjour prolongé, nul doute que c’est ici que j’aurais aimé m’installer. Mais pour quelques jours, en définitive, mieux vaut être près de « l’action » d’autant plus que les transports vers la plage de Varkala semblent quasi inexistants, du moins en cette saison, et que je n’ai toujours pas acheté de lampe torche, essentielle pour se déplacer une fois la nuit tombée. Je n’apprécie pas trop la grande plage de Varkala. Mais la petite plage de sable noir qui se situe à un jet de pierre de notre cottage est formidable. On y passe des heures dans l’eau… aussi chaude que celle d’une baignoire. Le soir, on flâne de ci de là, on se mange un poisson et on se retrouve, comme tant de monde, au Funky Art Cafe. C’est vraiment l’endroit « in » du moment, et ça se comprend. Nous aurons droit, les deux soirs que nous y passerons, à un concert de musique classique indienne. Car il ne faudrait pas l’oublier : on est en Inde !!! Et, qui plus est, au Kerala ! Les nombreuses boutiques tenues par des Cachemiris et des Tibétains pourraient nous amener à en douter…
Varkala… Décidément, si on considère que c’est encore une petite station, je préfère ne pas voir ce que doit être Kovalam. Disons que ça m’a un peu rappelé l’atmosphère un peu « baba » de certains coins de la Thaïlande il y a 20 ans, mais en beaucoup beaucoup plus développé (mes coins de prédilection, à l’époque, n’avaient même pas l’électricité). Ce n’est pas désagréable, d’autant qu’on peut se sauver assez facilement de la horde de touristes en cette saison. Mais ce n’est pas mon truc.
14 au 16 avril – Allepey : Le 14, nous prenons un train en fin de matinée pour Allepey, ce qui nous laisse suffisamment de temps pour faire trempette. Malheureusement, nous sommes expulsés de « notre »( !) plage par des pêcheurs qui remontent leur filet.
Pour un trajet aussi court, pas besoin de réservation. Nous prenons des places en sleeper (71rps). Le trajet est vraiment sympa. Il y a beaucoup de mouvements, les jeunes vont et viennent et les conversations vont bon train. Je déplie ma carte, sors mes guides, et tout le monde y va de son conseil pour que nous profitions au mieux de nos derniers jours de voyage. Il fait chaud mais les fenêtres ouvertes laissent passer suffisamment d’air et, surtout, elles permettent une première découverte des backwaters. Et ce qui est loin d’être négligeable, le train permet de se déplacer sans entendre le sempiternel bruit des klaxons. Ouf…
Arrivés à Allepey, nous sautons sur le quai de la gare et, là, je me fais avoir comme une « bleue ». La honte. Suite aux conseils de Stalingrad, forumiste grand spécialiste du Kerala et amoureux d’Allepey, j’étais entrée en contact avec Shameer, un chauffeur de taxi de ses amis. Celui-ci devait m’attendre à la gare d’où nous avions prévu trouver un hébergement et nous entendre sur un futur trajet dans la campagne, nous amenant d’Allepey à Thattekad.
Donc, pour faire court, il y avait bien quelqu’un à la gare qui m’attendait avec un grand sourire, mais ce n’était pas Shameer… en dépit de ce qu’il avait affirmé au départ (enfin, SHameer devait être là, mais un peu plus discret que l'autre chauffeur qui m'a bien eu). J’ai été un peu longue à la détente, j’aurais pourtant dû percuter en voyant le Jésus qui ornait le tableau de bord. Et le comportement du monsieur me semblait assez peu correspondre à ce que nos coups de fil m’avaient fait imaginer… Enfin, tout est bien qui finit bien. Shameer nous a retrouvés. On ne m’y reprendra plus.
J’avais envie, à Allepey, de m’installer hors de la ville, au bord de l’eau. Histoire de profiter du lieu, dans le calme. Nous tentons notre chance au Palm Grove Resort où nous nous installons dans un petit cottage avec une très chouette salle de bain en plein air. Quel plaisir de prendre sa douche sous les arbres, au milieu des plantes qui poussent partout ! Le cottage sera notre hébergement le plus cher de ce voyage (1250 rps) mais nous ne le regretterons pas. Nous sommes tout au bord de l’eau, loin de la route principale. Il y a une salle à manger en plein air où j’aurai de longues conversations avec Joseph, un jeune homme qui fait là son stage dans le cadre de sa formation en hôtellerie (un superbe cuisinier). Et il y a aussi des hamacs où les enfants passeront beaucoup de temps. De là, le spectacle est permanent. On voit passer sur l’eau les gens des environs mais aussi, ce qui ne nous donnera pas le goût de tenter l’expérience, les kettuvallam et leurs touristes qui profitent des backwaters. A certaines heures, on dirait une autoroute !
Allepey est certainement un de nos coups de cœur de ce voyage. Nous avons beaucoup profité de la ville où, curieusement, ne semblent pas beaucoup s’aventurer les touristes. Moi j’adore ces petites villes où très rapidement on peut prendre ses marques. Et les deux principaux canaux sont des points de repère qui facilitent bien les choses. Ce ne sont pas les principaux sites qui me laisseront un souvenir impérissable (les églises indiennes, bof… et les temples, quand on connaît le Tamil Nadu, sont plutôt décevants). Mais j’ai de magnifiques souvenirs des ballades dans les rizières qui entourent la ville et dans les quartiers où la campagne se mêle à la ville. Nous en avons aussi profité pour faire nos courses, conseillés par Joseph qui nous a orienté vers les boutiques « in » de vêtements pour hommes (bon, on n’est pas à Delhi…). Et puis, bien sûr, on a acheté quelques parapluies, une des grandes spécialités de la ville.
Nous avons préféré profiter des backwaters dans un petit bateau à rame, au lever du soleil. Départ à 5h40 .C’est magnifique de voir s’éveiller la vie dans les backwaters. Nous évoluons quelques temps sur de grands canaux pour ensuite nous engager dans certains canaux incroyablement étroits. Nous descendons parfois sur les berges pour nous délier les jambes et aller découvrir de magnifiques paysages. Il fait encore bon. On se laisse porter, au ras de l’eau, ce qui n’est pas désagréable. Notre balade nous aura coûté plutôt cher si je compare aux prix que certains offraient (150 rps de l’heure). Moi, j’ai payé 1200 rps pour un périple de 6 hrs, mais il faut dire que nous avions deux rameurs, ce qui n’est pas négligeable.
Et comment se remettre de tant d’émotions ? Par un bon massage, pourquoi pas. Et là, c’est la poursuite du bonheur. Total. Contrairement à Munnar, le massage s’effectue en partie assis, et en partie couché. Et il se termine par une séance de lavage : le corps, le visage, les cheveux. C’est un vrai bonheur, par cette chaleur, de se faire laver avec de l’eau très chaude. On en ressort tout sec et la moiteur prend un certain temps à se réinstaller. Ah ! Sudha, que de bonheur tu m’as fait connaître (un bonheur tel que moi et ma fille récidiveront le lendemain matin dès 7hrs) (Sreekrishna, Ayurveda Panchakarma Centre, 500 rps).
Après un superbe repas concocté par Joseph au Palm Grove, nous nous rendons en rickshaw à Marari Beach. Une vraie plage de carte postale. Les palmiers, les bateaux sur la sable : on se dit que ça, c’est une plage… Mais bon, il y a du vent et, surtout, une mer agitée qui, dès qu’on y trempe les pieds, nous fait bien sentir le danger. Je suis pourtant une bonne nageuse, pas trouillarde, mais là, je me suis contentée de rester au bord à barboter. Et j’ai terminée la baignade avec du sable collé partout (et comme je m’étais baignée avec mon tee-shirt, histoire de ne pas choquer d’éventuels passants, et que je n’avais pas de vêtements de rechange, je vous laisse imaginer les heures qui ont suivi…).
Le soir, on décide de se payer un bon resto. On choisit le Harbour, dont les cuisines semble-t-il sont les mêmes que celles du Chakara, le plus chic resto d’Allepey (selon le Rough Guide). Mais le Harbour est définitivement fermé, les enfants sont affamés, on est sur la route de la plage, il fait noir. Au diable la dépense, on tente le chic du chic au Chakara. Première surprise : un menu unique, de la mise en bouche ( !) au dessert. Deuxième surprise : le prix. 600 rps le repas !!! J’en tombe presque de stupeur. Mais bon, je suis curieuse… A quoi ça peut bien ressembler, un repas aussi cher en Inde ? Et le cadre est surprenant : disons, l’Inde telle qu’on la voit parfois représentée dans les pubs, d’un très bon goût « occidental », très raffiné et sobre. On casse le cochon, pour l’ « expérience ». On ne cadre pas trop avec le décor, c’est certain (c’est curieux, jusqu’ici je ne remarquais pas trop les taches qui maculent mes vêtements). Mais bon, pas grave, il est tôt et on est tout seul. Enfin, jusqu’à ce qu’un cameraman arrive, avec un éclairagiste, un perchman, une réalisatrice… et une SUPERBE actrice indienne qui ne parle pas un mot de malayalam et s’exprime donc en anglais. On assiste au tournage d’une pub qui, si j’ai bien compris, fera la promotion de plusieurs sites (commerces ?) de la région. Et nous qui voulions une petite soirée tranquille. Enfin, c’est ce que semblait croire le proprio du resto qui n’en finit plus de s’excuser. On finira par partir, en payant une note sensiblement réduite « en raison du dérangement ». Ouf ! L’apprentissage ne fut donc pas si dur pour notre porte-monnaie (soit dit en passant, le chic du chic est quand même moins cher qu’un simple repas en famille chez Courte Paille). Ah, au fait, ce n’était pas mauvais mais nous avons beaucoup regretté le biryani de chez … (bon, j’ai oublié le nom, mais ça ressemble à Allah… un resto tenu par des musulmans, en bordure du South canal. Une grande cafétéria, où les demi-portions sont bien suffisantes… Demandez, tout le monde connaît. Et ça vaut le coup.). Et aussi la bonne cuisine que l’on nous avait préparé en plein parc de Chinnar, loin de tout…
17 et 18 avril : Aranmula, Ettamanur, beaucoup de route (!) et Thattekad… Il n’y avait pas tant de route pour aller d’Allepey à Thattekad. Nous aurions fort bien pu prendre le ferry jusqu’à Kottayam, puis des bus. Mais j’avais envie de profiter de cette région du Kerala à laquelle m’avait fait rêver Arundathi Roy dans son livre Le Dieu des Petits Rien. Les backwaters, les rizières, les plantations … j’avais envie de sentir un peu mieux cet environnement, quitte à y revenir lors d’un prochain voyage. Deux endroits m’attiraient plus particulièrement: Aranmula, réputé pour sa fabrication de miroirs en métal et Ettamanur, pour y admirer les fresques du temple de Mahadeva. Nous avons donc loué une voiture pour cette journée d’exploration. Pas la meilleure idée du voyage.
Départ pour Aranmula. Nous passons progressivement d’un paysage où dominent l’eau et les rizières à un environnement boisé et vallonné qui annonce le tout début des ghats. On mesure ici l’importance de la culture du riz. Il y en a partout : étalé pour sécher le long des routes, dans de gros sacs, à l’arrière de camions qui en assurent le transport… Il y a bien peu de machinerie agricole. Cette industrie qui nourrit des millions de personnes est encore ici très artisanale.
Le temple d’Aranmula occupe le centre du village. Nous trouvons une petite boutique où sont exposés quelques miroirs : jolis mais, malheureusement, gâchés par l’inscription « valkannadi mirror », gravée juste sous la surface réfléchissante. Il est probablement important de bien montrer à tout le monde que l’on possède un spécimen de ces miroirs si spéciaux, autrefois réservés à la royauté… Mais de toute façon, si je suis venue jusqu’ici, c’est que j’étais très curieuse d’en découvrir la fabrication. Nous trouvons finalement une famille d’artisans. Nous traversons la maison, tout en longueur, qui débouche sur un atelier ouvert sur le jardin, véritable jungle au milieu du village. Il fait incroyablement chaud. Quatre hommes, assis à même le sol, font couler le métal fondu dans des moules de terre, cisèlent le métal, polissent les surfaces. Mais ce qui fait la spécificité de ces miroirs, c’est que leur surface réfléchissante n’est pas faite de miroir mais de métal poli. Tel que je les vois, ces hommes doivent travailler de la même manière et dans les mêmes conditions qu’il y a des centaines d’années. Leurs gestes sont lents, précis.
De petits miroirs, tous identiques, sont en cours de fabrication. Un Indien vivant aux Etats-Unis en a commandé 300 pour offrir aux invités du mariage de son fils. Ils sont jolis : petits, avec un manche, très féminin. Je réussis à les convaincre de m’en vendre un, qu’un des artisans termine pour moi. Il me le dépose dans la main, encore tout chaud (au sens propre). Le reflet est parfait mais, attention, il ne faut surtout pas y poser les doigts.
Nous reprenons la route, direction Ettumanur. Et là, ça se gâte. Bien sûr, le paysage est magnifique. Nous évoluons parmi des plantations de caoutchouc et diverses cultures. Mais alors qu’il y avait sur ma carte une route directe entre Aranmula et Ettumanur, nous roulons pendant 4 heures sur de petites routes tortueuses, obligés de nous arrêter à chaque carrefour pour demander notre chemin. C’est beau, bien sûr, mais c’est long, très long. Les heures et les kilomètres défilent. Nous arrivons finalement à Ettumanur en fin de journée, pressés par notre chauffeur de trouver au plus vite ces fameuses (foutues) murales pour repartir au plus tôt.
Le temple d’Ettumanur est impressionnant. Les murs de la structure centrale, très basse, sont tapissés de lampes remplies d’huile de coco dans lesquelles des moines déposent de petites mèches. Il y en a des milliers. Le résultat, les lampes allumées, doit être magique. Mais nous devrons repartir avant la tombée de la nuit. Nous trouvons finalement les fameuses murales, accrochées de chaque côté de la porte ouvrant sur le temple, dans un espace très sombre et encombré qui relève plus du débarras qu’autre chose. Nous sommes d’ailleurs les seuls, j’ai l’impression, à nous intéresser à ces murales, par ailleurs très belles mais dans un état lamentable. Les pèlerins sont pourtant nombreux. Plusieurs, le torse nu, habillés d’un dhoti noir, sont sur la route de Sabarimala.
Nous repartons pour Thattekad. Jamais je n’avais roulé aussi vite sur des routes en Inde ! Je me calme un peu dans les embouteillages de fin de journée à Muvattupula et nous arrivons àThattekad où nous attends Vinod. Enfin. Vinod nous a trouvé une chambre au Thattekadu Resort (650 rps) juste en contrebas du pont, de l’autre côté de l’entrée de la réserve. Les chambres sont très moyennes, les installations extérieures semblent à l’abandon, mais la situation au bord de la rivière Periyar est magnifique et nous sommes merveilleusement bien accueillis par Bibil qui fera la cuisine pour nous pendant notre séjour. Car nous sommes, littéralement, au milieu de rien… Il n’y a nulle part où aller, à pied.
La rivière est haute. Si haute en fait qu’elle recouvre les berges, les bancs installés dans le resort pour admirer le paysage, les barrières, les lampadaires… L’impression qui s’en dégage est très étrange. On peut s’installer sur un banc, les pieds dans l’eau… Nous choisissions plutôt, profitant qu’il fasse nuit, de nous baigner dans la rivière. Je m’y verrais mal en plein jour, les badauds nous observant à partir du pont… Après cette longue journée la sensation de se retrouver dans l’eau est tout simplement fabuleuse. Nous sommes tous de bons nageurs, Vinod aussi, mais il reste un peu nerveux. En février 2007, 15 élèves et 3 de leurs professeurs sont décédés un peu plus loin, dans l’accident de leur ferry. Vinod faisait parti des sauveteurs. Depuis, il y a beaucoup moins de touristes indiens à Thattekad et les affaires sont difficiles.
Le lendemain, Vinod part de très bonne heure pour Chinnar où un autre trek l’attend. Dommage. Mais cette dernière journée de notre voyage n’en sera pas moins mémorable. Nous partons très tôt pour Kodanad afin d’assister au bain des éléphants. Après un trajet d’environ une heure en voiture nous atteignons un zoo, ou plutôt un centre qui recueille les animaux blessés ou malades. Des slogans écolos ornent les barrières qui bordent l’accès au centre et en présentent la mission. De bien belles intentions. Mais que ce soit par manque de moyens ou suite à une représentation tout à fait différente de la mienne des besoins des animaux, nous nous retrouvons face à un spectacle plutôt triste. Les singes dans leur petite cage font peine à voir. Mais le pire de tout ce sont les cervidés : un nombre incroyable d’entre eux sont réunis dans un enclos boueux, entassés, sans espace où s’ébattre. Et selon le responsable, il n’y a aucune possibilité de les réadapter à la vie sauvage. Je n’ai pu m’empêcher de penser que, peut-être, il aurait mieux valu les laisser mourir.
Heureusement, cette escapade nous aura aussi permis d’assister au bain des éléphants. A partir du parc, nous les suivons sur une petite route qui nous conduit à un espace herbeux où nous nous arrêtons pour découper les noix de coco qui permettront de les laver. C’est pour nous un premier contact avec eux, timide. Pour les trois petits éléphants, ça va, mais le plus gros est vraiment… gros ! Nous descendons ensuite sur les bords de la rivière pour le fameux bain. Le paysage est très beau, serein. Les éléphants entrent dans l’eau, guidés par leur cornac, qui commence à les arroser avec les coques de noix de coco pour ensuite les frotter. Il faut avoir de la patience pour laver un éléphant. La tête, le dos, un côté, puis l’autre… Les touristes sont invités à donner un coup de main, les pieds dans l’eau. Il doit y en avoir une bonne douzaine, Indiens et surtout étrangers, qui nous ont rejoints au bord de la rivière. Je ne sais pas si c’est pour économiser le prix de l’entrée au centre animalier (très peu cher… 50rps si je me souviens bien) que leur chauffeur les amène directement ici, mais c’est vraiment dommage : les cornacs soutirent des touristes quelques rps mais le centre, lui, n’a rien (et il en aurait bien besoin, au vu des installations et de l’entretien du lieu).
Retour à Thattekad où Bibil nous a préparé un autre repas… chinois .Nous n’aurons d’ailleurs droit, ici, qu’à du Chinois. C’est sa cuisine préféré, et il fait des tests (sans commentaires…). En milieu d’après-midi, un jeune homme envoyé par Vinod vient nous chercher en canoë (tout neuf, en bois et fibres de coco). Le temps est à l’orage : les couleurs des oiseaux et de la végétation se détachent sur un ciel noir d’encre. Nous approchons tout doucement des oiseaux. Le vol de deux martins-pêcheurs, blanc et noir, nous laisse sans voix. C’est tout simplement magnifique.
C’est sous la pluie battante que nous atteignons le barrage de Bhoothathankettu. Lorsque la pluie se fait un peu moins forte, nous quittons notre abri et nous engageons sur la route qui passe sur le barrage. En sens inverse, plusieurs vaches font la traversée à la queue leu leu. Une glace, sous la pluie, et c’est reparti. Sur le chemin du retour, Bilil arrête le canoë sur des pierres à fleur d’eau pour nous permettre de nous baigner. Sur la rive, les muscadiers ressemblent à des arbres de Noël avec leurs fruits jaunes qui resplendissent au soleil couchant. Un vrai bonheur.
Nous rentrons à la nuit tombée. Dernier repas, re-re-re-chinois. Dernier émerveillement : une minuscule grenouille toute noire. C’est le temps de faire les bagages. Nous partons tôt demain matin pour l’aéroport.
19 avril : le retour La route vers l’aéroport se fait sans encombre. Pas de bouchon, pas de ville à traverser. Super. Un second arrêt à l’aéroport de Dubaï me confirme dans ma première impression : c’est complètement dingue comme endroit !
Arrivés à Roissy, nous retrouvons un de nos sacs complètement éventré et brûlé ( !). Il y a du thé partout, des boîtes en plastique ont carrément fondu… et on a l’impression que l’employée de la compagnie aérienne se fout carrément de notre gueule. Arrivés à Austerlitz, on saute dans le train qui nous ramènera chez nous : il est bondé, on voyage assis par terre. Bienvenue chez nous !
Le contexte : je suis partie du 4 au 19 avril dernier, avec mes deux enfants de 12 et 15 ans. Un second voyage en Inde pour eux, après un séjour un Rajasthan, et un troisième pour moi, le Kerala ayant été précédé quelques mois plus tôt par le Tamil Nadu. Deux semaines, bien sûr, c’est trop court et hyper frustrant, d’autant plus que moi, je me sens plutôt bien en Inde. Mais il faut faire avec, ce qui nous a amené à privilégier quelques « stops » parmi les plus faciles d’accès. A une prochaine fois donc le nord et le theyyatam, les coins reculés de Wayanad, Kannnur et ses plages… Pas question non plus de se serrer la ceinture à outrance : les économies on en a fait un maximum avant, on va privilégier le plaisir (quoique, bien entendu, plaisir ne rime souvent pas avec luxe). E puis aussi, si vous voulez comprendre un peu nos choix, disons que la mère est partie littéralement crevée. Alors, pas question de s’épuiser inutilement.
Nos stops (avec en gras les endroits où nous avons passé la nuit) : Cochin - Thattekad – Marayoor – Chinnar – Munnar – Varkala – Allepey - Aranmula – Ettumanur – Thattekad.
En bref : un très beau voyage, où le contact avec la nature et la « ruralité » nous ont le plus apporté. La montagne, la mer, les backwaters, les petites villes… le Kerala nous a offert une belle diversité. Si c’était à refaire, je planifierais autrement les choses pour éviter les longs déplacements que j’avais choisi d’effectuer, pour voir autrement la campagne, en voiture. A noter que les chambres sont pour 3 personnes .
Ca commence comme ça…
5 et 6 avril - Cochin : après une escale à l’aéroport/centre commercial de Dubaï (c’est dingue : à deux heures du mat, une véritable atmosphère de grand magasin à la veille de veille de Noël!) le choc : il fait chaud ! C’est humide ! Pas facile tout ça après un vol où personne n’a pu fermer l’œil. Et pas neutre non plus quant à l’image que je garde de Cochin : j’ai l’impression de revoir les petites rues tellement calmes de Fort Cochin comme dans une sorte de brouillard. Je ne connaissais pas cette Inde là : des arbres partout, des rues quasi désertes (évidemment, on n’est pas en haute saison touristique et les Indiens ne sont pas cons, ils ne sont pas dehors à cette heure là !). Je n’entends même pas de klaxon ! Etrange.
Après une journée à flâner et une petite sieste, on se traîne jusqu’au premier resto : Addy’s. Le poisson cuit dans une feuille de bananier se laisse manger mais les accompagnements (trois ( !) frites et du concombre) sont ridicules et le curry de légumes de ma fille « not too spicy, please » est carrément insipide, alors que la facture, elle, est plutôt salée. Leçon no.1 : se fier à son intuition ! On va finir la soirée sur une terrasse qui ne paie pas de mine et où les enfants engloutissent quelques pakoras. Un aigle, à l’aigle brisée, vient animer notre soirée et on rigole bien avec le serveur. Ca y est, j’ai l’impression que le voyage commence. De retour à notre pension (Henri’s Anchorage : 800 rps…) la proprio nous attend avec quelques tranches de gâteau (une spécialité des chrétiens du Kerala) et du vin (sans alcool), le tout « fait maison » et agrémenté d’un gentil « happy birthday ». Eh oui, mon « pauvre » fils n’avait pas pu fêter son anniversaire comme il se doit, puisque nous sommes partis en voyage ce jour-là (le pauvre…). La gentille dame de la pension n’avait pas l’esprit ailleurs lorsqu’elle a rempli nos fiches ! Une « maison », vous le constatez, au service très attentionné.
Le lendemain nous consacrons la journée aux quelques visites « classiques » de Cochin. Matttanchery semble être un endroit vraiment sympa et vivant. Ca me fait un peu penser à une ville… à la campagne. Malheureusement, c’est dimanche. La majorité des petits commerces sont fermés et les autres, près de la synagogue, regorgent d’objets « que pour nous les touristes ». Un peu décevant. C’est le soir que nous avons le sentiment de « toucher » vraiment à la vie de cette ville, en bord de mer, alors que les Indiens prennent le frais au coucher du soleil. C’est magique : j’avais oublié comment est belle la foule en Inde, éclatante de couleurs. J’allais oublier : il y a aussi les fameux filets chinois ! Ils sont beaux, c’est vrai (comme sur les photos…) mais moi c’est la foule bigarrée qui retient mon attention. Les enfants vont et viennent, je les vois faire la queue pour s’acheter une glace qu’ils devront lécher bien rapidement : le soleil a peut-être disparu à l’horizon mais il fait encore très chaud.
Le soir, un dîner fabuleux au Fort House. Eh oui, c’est probablement un ghetto à touristes. Eh oui, c’est plutôt cher. Mais les plats de poisson sont d’une finesse que je n’ai retrouvée nulle part ailleurs (il ne faut pas non plus oublier une excellente salade de mangues, presque aussi bonne que celles que je cuisine à la maison…) et le fait de manger les pieds quasi dans l’eau est tellement reposant. Le Seagull à côté est, paraît-il, plutôt bien : il est en tout cas très fréquenté, et très bruyant…
Au final, nous ne garderons pas un souvenir impérissable de Cochin. Mais soyons honnête, ce n’est pas la faute à Cochin. Nous étions tout simplement trop fatigués pour vraiment l’apprécier et dimanche n’était pas l’idéal pour découvrir la ville. Mais pour qui sait sortir du quartier le plus touristique de Fort Cochin, l’endroit recèle certainement de jolies découvertes, avec la possibilité d’une plongée si besoin tout en douceur au Kerala. Next time.
7 au 10 avril – Thattekad, Marayoor et Chinnar : j’avais, avant notre départ, réservé un trek de 2 jours et demi dans le parc de Chinnar. Une décision que j’avais remise en question jusqu’à la dernière minute. L’organisation, la planification, ça ne correspond pas à mon idée des vacances. Mais bon, ayons l’esprit ouvert. En fait, ce furent parmi les plus beaux moments de notre séjour. Et je ne regrette pas du tout ce « luxe » que nous nous sommes payés (Wild Kerala Tour, 5500 rps par personne tout compris).
Nous nous rendons tout d’abord jusqu’au parc ornithologique de Thattekad où nous attend Vinod, notre guide pour les prochains jours. En taxi, pas le choix : on a avec nous plus de 30 kg de vêtements que nous comptons amener à Munnar (disons que nos vêtement ne sont pas très adaptés à un climat tropical…). A Thattekad, nous plongeons pour la première fois dans la forêt. Les bruits des animaux, leurs traces, les drôles d’insectes et les papillons, le goût des plantes et des fruits qui s’offrent à nous… On est bien. Vinod est charmant. Les prochains jours s’annoncent bien… même si notre ballade a pris fin dans un bain de sang. Enfin, pour mon fils, courageuse victime d’une « attaque» sournoise de sangsue! Mais on connaît maintenant la conjuration : une petite pincée de sel et ça y est, il n’y a plus qu’à ne pas trop se tacher.
Ensuite, c’est reparti pour la montée vers Munnar. Une véritable révélation : comme c’est vert! Un vrai paradis végétal. J’ai l’impression que nous sommes des nains de jardin en balade chez Truffaut... J’ai plusieurs de ces plantes chez moi, mais si petites, si maladives (bon, je l’avoue, je n’ai pas le pouce vert). C’est une révélation aussi que toutes ces maisons immenses et luxueuses qui jalonnent la route. L’Inde est en plein boom économique et, ici, ça se voit !
A Munnar, après nous être délesté de nos bagages pour ne garder que l’essentiel, nous prenons le bus, direction Marayoor. Les plantations de thé sont… comme sur les photos (!), mais là je les découvre sous la pluie. Une pluie qui nous oblige à fermer les « stores » du bus ce qui, du coup, nous donne plus l’impression d’être dans un manège de fête foraine que dans un bus (comme si on volait… tout en prenant parfois de sacrés coups. Un peu, pour ceux qui connaissent, comme le « Chatbus » de mon Voisin Totoro… mais en plus violent.). Il faut dire que l’on est tout à l’arrière, moi et Vinod. Quant aux enfants, à qui nous avons trouvé une place vers l’avant… ils dorment !
A Marayoor nous prenons une chambre à l’entrée de la ville au Marayoor Tourist Home (300 rps, basic mais correct). Les chambres sont disposées autour d’une cour en gravillon en contrebas de la route. On dirait presque un motel américain.
La ville semble se résumer à la rue où nous faisons nos courses pour les deux prochains jours. Il n’y a rien à voir et pourtant je m’y attarderais bien. Quelques étals, un bon chaï, la campagne tout autour, des fleurs qui poussent dans les ravines au bord de la route (je vois parfois les mêmes, dans les vitrines des fleuristes « de luxe » parisiens)… Mon fils mitraille avec son appareil photo un épouvantail accroché à un bâtiment en construction. C’est vrai qu’à la nuit tombée, l’impression est saisissante. On croirait un décor digne d’Halloween. Je suis toute fière de pouvoir expliquer aux enfants qu’il s’agit d’une pratique visant à protéger les immeubles en construction des mauvais esprits… J’en avais aperçu plusieurs quelques mois auparavant dans la campagne autour de Mammalipuram.
La nuit est… noire. Je m’aperçois que l’électricité, à Marayoor, c’est quelque chose qui va et qui vient… Et bien sûr, j’ai oublié nos torches, alors que le plus souvent je les traîne quasi pour rien. C’aurait été tellement plus pratique que ces petites bougies avec lesquelles je dois me battre pour qu’elles tiennent à peu près droites ! Le lendemain, nous parcourons en rickshaw les 12 kms qui nous séparent de l’entrée du parc. La végétation change très rapidement. Ici, tout est beaucoup plus sec et la forêt beaucoup plus clairsemée. La vue porte loin et, quelle vue.
La marche est rude au soleil et les montées n’en sont que plus pénibles mais nous n’avons surtout pas à nous plaindre : 4 hommes de la tribu locale des Pulaya portent tout ce dont nous aurons besoin jusqu’à la petite hutte de terre où nous passerons la nuit, au sommet d’une falaise. Et là, un vrai coup de foudre. Quand je ferme les yeux, je revois cette immense plaine à nos pieds et les montagnes qui se détachent sur l’horizon. J’entends le barrissement des éléphants, le croassement des grenouilles, les cris des singes, les oiseaux… Je salive en repensant à ces savoureux repas qui ont été cuisinés pour nous… Nous partons traquer les animaux que nos guides ont repérés. La nuit tombe, l’orage gronde sur le Tamil Nadu qui s’étend devant nous. Un bonheur… mais pas partagé par tous : selon les enfants, ça grouille de bêtes dans la hutte ! Mais bon, moi je suis myope comme une taupe… c’est pratique parfois…
Le lendemain, nous repassons par le « checkpoint » (où nous ferons un arrêt malheureusement trop long) avant de suivre le cours d’une rivière jusqu’à notre second hébergement. Je me croirais dans le Livre de la Jungle… On fait une trempette, observés par une foule de singes Langur et… par un gros sanglier pas vraiment sympathique. Vinod, notre guide, nous « abandonne », juste avant la nuit, entre les mains de gardes du parc que nous ne connaissons pas et qui parlent très peu anglais (le règlement !!! Ca, c’est à revoir.) Mais bon, comme nous sommes fatigués nous nous couchons peu de temps après la tombée de la nuit.
Réveil avec le lever du jour. Ce sont nos derniers moments à Chinnar. Nous reprenons la route vers le checkpoint où nous retrouverons Vinod avant de sauter dans un bus pour Munnar. La route cette fois-ci se fera sous le soleil… avec en fond sonore un film d’aventure tamoul.
10 et 11 avril – Munnar : Vinod reste à Munnar avec nous jusqu’en fin d’après-midi. Nous accompagnons Nohan, un élu local et aussi proprio d’une agence de « tourisme d’aventure » à Munnar (Trackfinder, 09447266632), dans un centre social où sont pris en charge les enfants des familles parmi les plus pauvres de la ville. Je me sens un peu bête parmi tous ces enfants : en général, nos « dons » sont un peu plus anonymes. Mais j’avais bien visé : les vêtements chauds semblent vraiment beaucoup leur plaire…
Nous optons pour un homestay à proximité du centre social (Theresian Homesaty, 700 rps). La chambre est vaste et très propre, l’endroit très calme, en retrait de la route principale, tout en étant proche du centre. Mais la vue est quelconque : on n’aperçoit même pas les plantations de thé. Et la proprio est assez… distante (le manque de chaleur de l’endroit sera toutefois compensé par les bains de vapeur du centre de massage Marayu qui se trouve à proximité et où nous nous ferons tous massés le soir venu. C’est qu’il fait quasi froid à Munnar !).
En fin d’après-midi, nous allons tous nous éclater à la Munnar Mella, tout à la fois foire et fête foraine. Les stands nous donnent à voir tout ce que nous n’avions jamais demandé à voir en venant à Munnar : ustensiles de cuisine indispensables à la bonne ménagère, outils de jardinage, pubs pour les projets de développement de la région, techniques d’insémination des vaches et fœtus de veau dans le formol, programmes des cours de l’école d’hôtellerie… Côté fête foraine… alors là, j’ai carrément l’impression de faire partie d’un tableau surréaliste. La foule se presse sur un terrain boueux où sont installés des manèges qui ne sont ni plus ni moins que ceux que j’ai connu enfant… mais dans un état que probablement même mes parents n’ont pas connu ! Il y a la rouille, bien sûr, qui vient un peu atténuer le débordement des couleurs, mais il y a surtout des mécanismes euh… que je ne sais trop comment qualifier (mais ça fait peur !), des moteurs qui crachent, des grincements, de la fumée noire qui tout à coup s’échappe de dessous un manège… Mon fils nous regarde horrifié, moi et ma fille, faire un tour de grande roue (la vue est si belle…), puis un autre dans ces espèces tasses qui tournent (j’ai mal au cœur…). C’est une folie, je le concède. Jamais, même en France, je ne fais confiance à ce type d installations. Quand on parle des Fous de l’Inde… Ici, ce serait plus « Fous en Inde… ». Disons simplement que le risque n’était probablement pas plus grand que celui que l’on court quotidiennement sur les routes indiennes (rationalisation de mon inconscience que tout cela. Bon, je ne recommencerai plus).
Il y avait aussi, tout au bout du terrain où se dressaient les manèges, une étrange installation. Imaginez une structure circulaire en bois surmontée d’un chapiteau, au sommet de laquelle il est possible de monter par des escaliers en métal rouillé. Des spectateurs sont agglutinés tout autour de la structure (un tube évasé surmonté d’une toile), sur des estrades métalliques. Ma curiosité est piquée : nous payons nos 10rps et commençons l’ascension de la structure lorsque, tout à coup, un vacarme épouvantable accompagné de terribles vibrations nous prend aux tripes. Arrivée en haut, je réussi à me faire une petite place entre deux spectateurs (j’ai le cœur qui cogne !) et ce que je vois me semble sorti tout droit de l’enfer. Des motos tournent à une vitesse folle, engagées sur les murs quasi verticaux de la structure de bois. Elles ne sont qu’à quelques centimètres les unes des autres. Leurs pilotes, hommes et femmes, se lèvent sur leurs sièges, se donnent la main tout en tournant, se croisent… C’est ensuite au tour d’une voiture de s’engager sur le mur, au milieu des motos! Son conducteur se hisse par la fenêtre ouverte, ne tenant le volant que d’une seule main. Le niveau de décibel est ahurissant, les vapeurs d’essence donnent la nausée. Je redescends, dégoûtée. Ce n’est pas mon premier voyage en Inde. J’ai vu la misère, la pauvreté. Mais là, je ne sais pas pourquoi, je suis sonnée. Payer pour voir des humains prendre de tels risques et vivre dans de telles conditions, y prendre plaisir… Ca me fait froid dans le dos. Même si, je l’admets, c’est loin d’être une particularité indienne.
Et puis il y a aussi ce spectacle de chiens savants qui rend tristes les enfants… Nous sommes les seuls à ne pas rire. Il est temps de rentrer.
Le lendemain, nous louons une jeep pour nous balader aux alentours de Munnar. Le petit déjeuner dans une échoppe au bord d’un lac de barrage est mémorable : vue splendide, chaï réconfortant et leçon « en live » de confection de parathas que nous dévorons par la suite accompagnés de sambar, le tout pour un gros total de 30 rps pour nous trois. Miam. Ensuite ? Eh bien, c’est avec plaisir que nous succombons à l’ « attrape-touristes » classique : la balade à dos d’éléphant, avec photo finale de l’éléphant caparaçonné et de sa « noble » monture protégée par une ombrelle… Plus kitsch, tu meurs, mais quelle rigolade. Et de voir tous ces touristes Indiens qui eux aussi se prêtent au jeu… c’est pas mal. Et disons, à notre décharge, que le lieu aurait pu être plus mal choisi : admirer du haut d’un éléphant un magnifique paysage de lac de montagne, on peut faire pire.
Nous continuons notre route jusqu’à Top Station. La route est grandiose mais, je ne sais si c’est en raison du brouillard, je ne vois pas trop l’intérêt à être venue jusqu’ici. Nous achetons des fruits de la passion et des « tree tomatoes » (une découverte pour moi) à une petite échoppe au bord de la route. Et ça, c’est un souvenir mémorable…
Retour à Munnar et déjeuner au Saravan Bhavan. Ca ne désemplit pas. Les places, aussitôt libérées, sont prises d’assaut aussi bien par des touristes indiens que par des locaux. Les feuilles de bananier sont vite jetées sur les tables et les serveurs se pressent pour nous servir et nous resservir d’une variété impressionnante de plats. Ambiance cafétéria, bruyante, conviviale. Les conversations vont bon train : un jeune couple de Bangalore, tout excité à l’idée de se retrouver le lendemain sur un houseboat, nous fait part de ses impressions de voyage, un marchand de montres nous évoque la situation économique de la ville… Les enfants s’empiffrent, surtout de riz. Pour le reste, il semble y avoir overdose. Dommage. Nous avions opté pour la « totale », à 45 rps ! Je n’avais pas remarqué que nous aurions pu faire beaucoup plus modeste…
L’après-midi, nous décidons de flâner dans les collines environnantes. C’est bon de marcher, au soleil, sans être écrasé par la chaleur. Afin de pousser un peu plus loin, nous arrêtons au hasard un conducteur de rickshaw qui se révélera tout simplement formidable. Comme on accroche bien, on décide de faire un bout de chemin avec lui. Bien sûr, il connaît plein de choses sur la culture du thé. Mais il se révèle surtout un guide plein d’entrain et d’humour qui fait connaître aux enfants aussi bien le secret des sifflets confectionnés avec les feuilles de thé que celui de ces feuilles que l’on déchire et sur lesquelles on souffle pour faire des bulles de savon (bon, pas de savon, bien sûr, mais c’est tout comme). Et on découvre, encore, un grand nombre de végétaux comestibles. On mange toutes sortes de graines, de fruits, mais le plus drôle ce sont ces petites plantes dont on écrase la tige pour en boire la sève et dont on mange ensuite la feuille. On a l’impression de brouter ! Dommage que nous n’ayons pas rencontré plus tôt Rajamani (09495187552). Ce sont souvent des rencontres comme celle-là qui nous font apprécier autrement un endroit.
Le soir venu, la question du « et maintenant, où va-t-on ? » est posée. Et là, rien d’évident. J’avais envisagé de descendre en bus jusqu’à Kottayam pour ensuite prendre le ferry jusqu’à Allepey. Mais face à l’éventualité de nous retrouver dans la chaleur écrasante des plaines (ce qui ne rend pas particulièrement de bonne humeur les enfants) et à la hâte qu’a ma fille de se baigner dans la mer, je décide de mettre tout de suite le cap sur Varkala. Une fausse bonne idée. Coûteuse (3500 rps de taxi) mais surtout épuisante et décevante. Quand nous optons pour un taxi, c’est le plus souvent pour pouvoir profiter de ce qu’il y a entre notre point de départ et notre point d’arrivée. Mais là, ce sera plutôt un chemin de croix…
12 et 13 avril – Varkala : Départ de Munnar à 7h00. Après un arrêt petit déjeuner vers 10h30 et la visite d’une plantation d’épices, nous atteignons en fin de matinée les abords d’Ernakulam. J’aurais préféré passer par la route de Kottayam, mais je me rends compte, trop tard, que Seluam a mis le cap sur le NH47 qui longe du nord au sud le Kerala. L’autre route serait beaucoup beaucoup trop dangereuse (sic). Nous ne percevons évidemment de la voiture que les aspects peu engageants de la ville –les bouchons, les grandes artères- et ses abords, comme presque tous les abords de ville, affreux et congestionnés. L’usage assez inusité que font les Indiens du klaxon n’est évidemment pas une découverte mais ce qui l’est, en revanche, c’est l’usage immodéré qu’en fait Seluam. Il a littéralement la main appuyée en continue sur le klaxon ! J’ai chaud. J’ai la tête qui menace d’éclater. Je ne vois rien des villes que l’on se presse de traverser et de la campagne environnante. Et, le clou de la journée, je m’aperçois trop tard que Seluam ne s’est pas arrêté à Kayamkulam pour que nous puissions faire la visite du Krishnapuram Palace où je lui avais pourtant demandé un peu plus tôt de nous arrêter. Grrrr.
Nous atteignons Varkala aux alentours de 16h30 et là, consternation : ça n’a absolument rien à voir avec l’image que je m’en étais faite. Evidemment, nous sommes tous crevés. Evidemment, une station balnéaire découverte sous la pluie ne se présente probablement pas sous son meilleur jour. Mais je suis sidérée devant tous ces panneaux accrochés aux arbres, aux clôtures, et qui à chaque intersection nous vantent les mérites ou nous incitent à visiter guesthouses, hôtels, salons de massage, agences de voyage, restos… Notre chauffeur est de mauvais poil, comme nous (ça se comprend, et lui il se tapera le chemin du retour). Je lui propose de nous laisser là, tout simplement, on se débrouillera bien, mais il refuse. Il me propose quelques guesthouse sur la Northcliff, un autre quasi sur la piste de l’héliport ( !) mais il est hors de question que nous louions une chambre derrière un barrage de commerces où se pressent toute la journée une foule de touristes. (Bon, je suis de mauvais poil, vous l’aurez compris). Tant qu’à être venue jusqu’ici, je veux la mer, tout près, et le calme (je crois que si je m’écoutais, je taperais du pied, comme une enfant, ou je m’effondrerais en sanglots. Mais bon, des enfants, il y en a déjà deux dans la voiture). J’essaie désespérément de nous faire conduire plus au nord, vers Odayam ou Edava, mais personne ne semble connaître, ni mon chauffeur ni tous ceux que je croise et à qui je demande des infos. Put… ! C’est une conspiration ou quoi.
Je finis quand même par me faire amener un peu plus au nord et je m’arrête au Wood House Cottage (1000 rps). Les constructions en continue ont pris fin. On se retrouve tout au bout de la Northcliff, juste à l’endroit où cette dernière redescends vers la mer. Un cottage est libre, le premier, tout au bord de la mer. C’est loin de correspondre à mon rêve mais bon, on s’arrêtera là. Adieu Seluam. Mauvaise pioche. Ca arrive.
Au final, nous ne regretterons pas le choix du Wood House. Le cottage est coquet et propre et, assis sur notre balcon, nous avons une vue magnifique sur la mer et la côte qui se prolonge vers le nord. La nuit, nous nous endormons avec le bruit des vagues qui se brisent sur les rochers en contrebas. Le lendemain matin, je découvre lors d’une longue balade vers le nord les sites d’Odayam et d’Edeva où je souhaitais m’installer à l’origine. C’est très calme, mais loin d’être désert. Les pêcheurs qui reviennent de leur nuit en mer remontent leurs filets. Je croise aussi des femmes, des enfants. Ca et là, je note la présence de quelques structures touristiques qui, en cette fin de saison, sont totalement vides. Pour un séjour prolongé, nul doute que c’est ici que j’aurais aimé m’installer. Mais pour quelques jours, en définitive, mieux vaut être près de « l’action » d’autant plus que les transports vers la plage de Varkala semblent quasi inexistants, du moins en cette saison, et que je n’ai toujours pas acheté de lampe torche, essentielle pour se déplacer une fois la nuit tombée. Je n’apprécie pas trop la grande plage de Varkala. Mais la petite plage de sable noir qui se situe à un jet de pierre de notre cottage est formidable. On y passe des heures dans l’eau… aussi chaude que celle d’une baignoire. Le soir, on flâne de ci de là, on se mange un poisson et on se retrouve, comme tant de monde, au Funky Art Cafe. C’est vraiment l’endroit « in » du moment, et ça se comprend. Nous aurons droit, les deux soirs que nous y passerons, à un concert de musique classique indienne. Car il ne faudrait pas l’oublier : on est en Inde !!! Et, qui plus est, au Kerala ! Les nombreuses boutiques tenues par des Cachemiris et des Tibétains pourraient nous amener à en douter…
Varkala… Décidément, si on considère que c’est encore une petite station, je préfère ne pas voir ce que doit être Kovalam. Disons que ça m’a un peu rappelé l’atmosphère un peu « baba » de certains coins de la Thaïlande il y a 20 ans, mais en beaucoup beaucoup plus développé (mes coins de prédilection, à l’époque, n’avaient même pas l’électricité). Ce n’est pas désagréable, d’autant qu’on peut se sauver assez facilement de la horde de touristes en cette saison. Mais ce n’est pas mon truc.
14 au 16 avril – Allepey : Le 14, nous prenons un train en fin de matinée pour Allepey, ce qui nous laisse suffisamment de temps pour faire trempette. Malheureusement, nous sommes expulsés de « notre »( !) plage par des pêcheurs qui remontent leur filet.
Pour un trajet aussi court, pas besoin de réservation. Nous prenons des places en sleeper (71rps). Le trajet est vraiment sympa. Il y a beaucoup de mouvements, les jeunes vont et viennent et les conversations vont bon train. Je déplie ma carte, sors mes guides, et tout le monde y va de son conseil pour que nous profitions au mieux de nos derniers jours de voyage. Il fait chaud mais les fenêtres ouvertes laissent passer suffisamment d’air et, surtout, elles permettent une première découverte des backwaters. Et ce qui est loin d’être négligeable, le train permet de se déplacer sans entendre le sempiternel bruit des klaxons. Ouf…
Arrivés à Allepey, nous sautons sur le quai de la gare et, là, je me fais avoir comme une « bleue ». La honte. Suite aux conseils de Stalingrad, forumiste grand spécialiste du Kerala et amoureux d’Allepey, j’étais entrée en contact avec Shameer, un chauffeur de taxi de ses amis. Celui-ci devait m’attendre à la gare d’où nous avions prévu trouver un hébergement et nous entendre sur un futur trajet dans la campagne, nous amenant d’Allepey à Thattekad.
Donc, pour faire court, il y avait bien quelqu’un à la gare qui m’attendait avec un grand sourire, mais ce n’était pas Shameer… en dépit de ce qu’il avait affirmé au départ (enfin, SHameer devait être là, mais un peu plus discret que l'autre chauffeur qui m'a bien eu). J’ai été un peu longue à la détente, j’aurais pourtant dû percuter en voyant le Jésus qui ornait le tableau de bord. Et le comportement du monsieur me semblait assez peu correspondre à ce que nos coups de fil m’avaient fait imaginer… Enfin, tout est bien qui finit bien. Shameer nous a retrouvés. On ne m’y reprendra plus.
J’avais envie, à Allepey, de m’installer hors de la ville, au bord de l’eau. Histoire de profiter du lieu, dans le calme. Nous tentons notre chance au Palm Grove Resort où nous nous installons dans un petit cottage avec une très chouette salle de bain en plein air. Quel plaisir de prendre sa douche sous les arbres, au milieu des plantes qui poussent partout ! Le cottage sera notre hébergement le plus cher de ce voyage (1250 rps) mais nous ne le regretterons pas. Nous sommes tout au bord de l’eau, loin de la route principale. Il y a une salle à manger en plein air où j’aurai de longues conversations avec Joseph, un jeune homme qui fait là son stage dans le cadre de sa formation en hôtellerie (un superbe cuisinier). Et il y a aussi des hamacs où les enfants passeront beaucoup de temps. De là, le spectacle est permanent. On voit passer sur l’eau les gens des environs mais aussi, ce qui ne nous donnera pas le goût de tenter l’expérience, les kettuvallam et leurs touristes qui profitent des backwaters. A certaines heures, on dirait une autoroute !
Allepey est certainement un de nos coups de cœur de ce voyage. Nous avons beaucoup profité de la ville où, curieusement, ne semblent pas beaucoup s’aventurer les touristes. Moi j’adore ces petites villes où très rapidement on peut prendre ses marques. Et les deux principaux canaux sont des points de repère qui facilitent bien les choses. Ce ne sont pas les principaux sites qui me laisseront un souvenir impérissable (les églises indiennes, bof… et les temples, quand on connaît le Tamil Nadu, sont plutôt décevants). Mais j’ai de magnifiques souvenirs des ballades dans les rizières qui entourent la ville et dans les quartiers où la campagne se mêle à la ville. Nous en avons aussi profité pour faire nos courses, conseillés par Joseph qui nous a orienté vers les boutiques « in » de vêtements pour hommes (bon, on n’est pas à Delhi…). Et puis, bien sûr, on a acheté quelques parapluies, une des grandes spécialités de la ville.
Nous avons préféré profiter des backwaters dans un petit bateau à rame, au lever du soleil. Départ à 5h40 .C’est magnifique de voir s’éveiller la vie dans les backwaters. Nous évoluons quelques temps sur de grands canaux pour ensuite nous engager dans certains canaux incroyablement étroits. Nous descendons parfois sur les berges pour nous délier les jambes et aller découvrir de magnifiques paysages. Il fait encore bon. On se laisse porter, au ras de l’eau, ce qui n’est pas désagréable. Notre balade nous aura coûté plutôt cher si je compare aux prix que certains offraient (150 rps de l’heure). Moi, j’ai payé 1200 rps pour un périple de 6 hrs, mais il faut dire que nous avions deux rameurs, ce qui n’est pas négligeable.
Et comment se remettre de tant d’émotions ? Par un bon massage, pourquoi pas. Et là, c’est la poursuite du bonheur. Total. Contrairement à Munnar, le massage s’effectue en partie assis, et en partie couché. Et il se termine par une séance de lavage : le corps, le visage, les cheveux. C’est un vrai bonheur, par cette chaleur, de se faire laver avec de l’eau très chaude. On en ressort tout sec et la moiteur prend un certain temps à se réinstaller. Ah ! Sudha, que de bonheur tu m’as fait connaître (un bonheur tel que moi et ma fille récidiveront le lendemain matin dès 7hrs) (Sreekrishna, Ayurveda Panchakarma Centre, 500 rps).
Après un superbe repas concocté par Joseph au Palm Grove, nous nous rendons en rickshaw à Marari Beach. Une vraie plage de carte postale. Les palmiers, les bateaux sur la sable : on se dit que ça, c’est une plage… Mais bon, il y a du vent et, surtout, une mer agitée qui, dès qu’on y trempe les pieds, nous fait bien sentir le danger. Je suis pourtant une bonne nageuse, pas trouillarde, mais là, je me suis contentée de rester au bord à barboter. Et j’ai terminée la baignade avec du sable collé partout (et comme je m’étais baignée avec mon tee-shirt, histoire de ne pas choquer d’éventuels passants, et que je n’avais pas de vêtements de rechange, je vous laisse imaginer les heures qui ont suivi…).
Le soir, on décide de se payer un bon resto. On choisit le Harbour, dont les cuisines semble-t-il sont les mêmes que celles du Chakara, le plus chic resto d’Allepey (selon le Rough Guide). Mais le Harbour est définitivement fermé, les enfants sont affamés, on est sur la route de la plage, il fait noir. Au diable la dépense, on tente le chic du chic au Chakara. Première surprise : un menu unique, de la mise en bouche ( !) au dessert. Deuxième surprise : le prix. 600 rps le repas !!! J’en tombe presque de stupeur. Mais bon, je suis curieuse… A quoi ça peut bien ressembler, un repas aussi cher en Inde ? Et le cadre est surprenant : disons, l’Inde telle qu’on la voit parfois représentée dans les pubs, d’un très bon goût « occidental », très raffiné et sobre. On casse le cochon, pour l’ « expérience ». On ne cadre pas trop avec le décor, c’est certain (c’est curieux, jusqu’ici je ne remarquais pas trop les taches qui maculent mes vêtements). Mais bon, pas grave, il est tôt et on est tout seul. Enfin, jusqu’à ce qu’un cameraman arrive, avec un éclairagiste, un perchman, une réalisatrice… et une SUPERBE actrice indienne qui ne parle pas un mot de malayalam et s’exprime donc en anglais. On assiste au tournage d’une pub qui, si j’ai bien compris, fera la promotion de plusieurs sites (commerces ?) de la région. Et nous qui voulions une petite soirée tranquille. Enfin, c’est ce que semblait croire le proprio du resto qui n’en finit plus de s’excuser. On finira par partir, en payant une note sensiblement réduite « en raison du dérangement ». Ouf ! L’apprentissage ne fut donc pas si dur pour notre porte-monnaie (soit dit en passant, le chic du chic est quand même moins cher qu’un simple repas en famille chez Courte Paille). Ah, au fait, ce n’était pas mauvais mais nous avons beaucoup regretté le biryani de chez … (bon, j’ai oublié le nom, mais ça ressemble à Allah… un resto tenu par des musulmans, en bordure du South canal. Une grande cafétéria, où les demi-portions sont bien suffisantes… Demandez, tout le monde connaît. Et ça vaut le coup.). Et aussi la bonne cuisine que l’on nous avait préparé en plein parc de Chinnar, loin de tout…
17 et 18 avril : Aranmula, Ettamanur, beaucoup de route (!) et Thattekad… Il n’y avait pas tant de route pour aller d’Allepey à Thattekad. Nous aurions fort bien pu prendre le ferry jusqu’à Kottayam, puis des bus. Mais j’avais envie de profiter de cette région du Kerala à laquelle m’avait fait rêver Arundathi Roy dans son livre Le Dieu des Petits Rien. Les backwaters, les rizières, les plantations … j’avais envie de sentir un peu mieux cet environnement, quitte à y revenir lors d’un prochain voyage. Deux endroits m’attiraient plus particulièrement: Aranmula, réputé pour sa fabrication de miroirs en métal et Ettamanur, pour y admirer les fresques du temple de Mahadeva. Nous avons donc loué une voiture pour cette journée d’exploration. Pas la meilleure idée du voyage.
Départ pour Aranmula. Nous passons progressivement d’un paysage où dominent l’eau et les rizières à un environnement boisé et vallonné qui annonce le tout début des ghats. On mesure ici l’importance de la culture du riz. Il y en a partout : étalé pour sécher le long des routes, dans de gros sacs, à l’arrière de camions qui en assurent le transport… Il y a bien peu de machinerie agricole. Cette industrie qui nourrit des millions de personnes est encore ici très artisanale.
Le temple d’Aranmula occupe le centre du village. Nous trouvons une petite boutique où sont exposés quelques miroirs : jolis mais, malheureusement, gâchés par l’inscription « valkannadi mirror », gravée juste sous la surface réfléchissante. Il est probablement important de bien montrer à tout le monde que l’on possède un spécimen de ces miroirs si spéciaux, autrefois réservés à la royauté… Mais de toute façon, si je suis venue jusqu’ici, c’est que j’étais très curieuse d’en découvrir la fabrication. Nous trouvons finalement une famille d’artisans. Nous traversons la maison, tout en longueur, qui débouche sur un atelier ouvert sur le jardin, véritable jungle au milieu du village. Il fait incroyablement chaud. Quatre hommes, assis à même le sol, font couler le métal fondu dans des moules de terre, cisèlent le métal, polissent les surfaces. Mais ce qui fait la spécificité de ces miroirs, c’est que leur surface réfléchissante n’est pas faite de miroir mais de métal poli. Tel que je les vois, ces hommes doivent travailler de la même manière et dans les mêmes conditions qu’il y a des centaines d’années. Leurs gestes sont lents, précis.
De petits miroirs, tous identiques, sont en cours de fabrication. Un Indien vivant aux Etats-Unis en a commandé 300 pour offrir aux invités du mariage de son fils. Ils sont jolis : petits, avec un manche, très féminin. Je réussis à les convaincre de m’en vendre un, qu’un des artisans termine pour moi. Il me le dépose dans la main, encore tout chaud (au sens propre). Le reflet est parfait mais, attention, il ne faut surtout pas y poser les doigts.
Nous reprenons la route, direction Ettumanur. Et là, ça se gâte. Bien sûr, le paysage est magnifique. Nous évoluons parmi des plantations de caoutchouc et diverses cultures. Mais alors qu’il y avait sur ma carte une route directe entre Aranmula et Ettumanur, nous roulons pendant 4 heures sur de petites routes tortueuses, obligés de nous arrêter à chaque carrefour pour demander notre chemin. C’est beau, bien sûr, mais c’est long, très long. Les heures et les kilomètres défilent. Nous arrivons finalement à Ettumanur en fin de journée, pressés par notre chauffeur de trouver au plus vite ces fameuses (foutues) murales pour repartir au plus tôt.
Le temple d’Ettumanur est impressionnant. Les murs de la structure centrale, très basse, sont tapissés de lampes remplies d’huile de coco dans lesquelles des moines déposent de petites mèches. Il y en a des milliers. Le résultat, les lampes allumées, doit être magique. Mais nous devrons repartir avant la tombée de la nuit. Nous trouvons finalement les fameuses murales, accrochées de chaque côté de la porte ouvrant sur le temple, dans un espace très sombre et encombré qui relève plus du débarras qu’autre chose. Nous sommes d’ailleurs les seuls, j’ai l’impression, à nous intéresser à ces murales, par ailleurs très belles mais dans un état lamentable. Les pèlerins sont pourtant nombreux. Plusieurs, le torse nu, habillés d’un dhoti noir, sont sur la route de Sabarimala.
Nous repartons pour Thattekad. Jamais je n’avais roulé aussi vite sur des routes en Inde ! Je me calme un peu dans les embouteillages de fin de journée à Muvattupula et nous arrivons àThattekad où nous attends Vinod. Enfin. Vinod nous a trouvé une chambre au Thattekadu Resort (650 rps) juste en contrebas du pont, de l’autre côté de l’entrée de la réserve. Les chambres sont très moyennes, les installations extérieures semblent à l’abandon, mais la situation au bord de la rivière Periyar est magnifique et nous sommes merveilleusement bien accueillis par Bibil qui fera la cuisine pour nous pendant notre séjour. Car nous sommes, littéralement, au milieu de rien… Il n’y a nulle part où aller, à pied.
La rivière est haute. Si haute en fait qu’elle recouvre les berges, les bancs installés dans le resort pour admirer le paysage, les barrières, les lampadaires… L’impression qui s’en dégage est très étrange. On peut s’installer sur un banc, les pieds dans l’eau… Nous choisissions plutôt, profitant qu’il fasse nuit, de nous baigner dans la rivière. Je m’y verrais mal en plein jour, les badauds nous observant à partir du pont… Après cette longue journée la sensation de se retrouver dans l’eau est tout simplement fabuleuse. Nous sommes tous de bons nageurs, Vinod aussi, mais il reste un peu nerveux. En février 2007, 15 élèves et 3 de leurs professeurs sont décédés un peu plus loin, dans l’accident de leur ferry. Vinod faisait parti des sauveteurs. Depuis, il y a beaucoup moins de touristes indiens à Thattekad et les affaires sont difficiles.
Le lendemain, Vinod part de très bonne heure pour Chinnar où un autre trek l’attend. Dommage. Mais cette dernière journée de notre voyage n’en sera pas moins mémorable. Nous partons très tôt pour Kodanad afin d’assister au bain des éléphants. Après un trajet d’environ une heure en voiture nous atteignons un zoo, ou plutôt un centre qui recueille les animaux blessés ou malades. Des slogans écolos ornent les barrières qui bordent l’accès au centre et en présentent la mission. De bien belles intentions. Mais que ce soit par manque de moyens ou suite à une représentation tout à fait différente de la mienne des besoins des animaux, nous nous retrouvons face à un spectacle plutôt triste. Les singes dans leur petite cage font peine à voir. Mais le pire de tout ce sont les cervidés : un nombre incroyable d’entre eux sont réunis dans un enclos boueux, entassés, sans espace où s’ébattre. Et selon le responsable, il n’y a aucune possibilité de les réadapter à la vie sauvage. Je n’ai pu m’empêcher de penser que, peut-être, il aurait mieux valu les laisser mourir.
Heureusement, cette escapade nous aura aussi permis d’assister au bain des éléphants. A partir du parc, nous les suivons sur une petite route qui nous conduit à un espace herbeux où nous nous arrêtons pour découper les noix de coco qui permettront de les laver. C’est pour nous un premier contact avec eux, timide. Pour les trois petits éléphants, ça va, mais le plus gros est vraiment… gros ! Nous descendons ensuite sur les bords de la rivière pour le fameux bain. Le paysage est très beau, serein. Les éléphants entrent dans l’eau, guidés par leur cornac, qui commence à les arroser avec les coques de noix de coco pour ensuite les frotter. Il faut avoir de la patience pour laver un éléphant. La tête, le dos, un côté, puis l’autre… Les touristes sont invités à donner un coup de main, les pieds dans l’eau. Il doit y en avoir une bonne douzaine, Indiens et surtout étrangers, qui nous ont rejoints au bord de la rivière. Je ne sais pas si c’est pour économiser le prix de l’entrée au centre animalier (très peu cher… 50rps si je me souviens bien) que leur chauffeur les amène directement ici, mais c’est vraiment dommage : les cornacs soutirent des touristes quelques rps mais le centre, lui, n’a rien (et il en aurait bien besoin, au vu des installations et de l’entretien du lieu).
Retour à Thattekad où Bibil nous a préparé un autre repas… chinois .Nous n’aurons d’ailleurs droit, ici, qu’à du Chinois. C’est sa cuisine préféré, et il fait des tests (sans commentaires…). En milieu d’après-midi, un jeune homme envoyé par Vinod vient nous chercher en canoë (tout neuf, en bois et fibres de coco). Le temps est à l’orage : les couleurs des oiseaux et de la végétation se détachent sur un ciel noir d’encre. Nous approchons tout doucement des oiseaux. Le vol de deux martins-pêcheurs, blanc et noir, nous laisse sans voix. C’est tout simplement magnifique.
C’est sous la pluie battante que nous atteignons le barrage de Bhoothathankettu. Lorsque la pluie se fait un peu moins forte, nous quittons notre abri et nous engageons sur la route qui passe sur le barrage. En sens inverse, plusieurs vaches font la traversée à la queue leu leu. Une glace, sous la pluie, et c’est reparti. Sur le chemin du retour, Bilil arrête le canoë sur des pierres à fleur d’eau pour nous permettre de nous baigner. Sur la rive, les muscadiers ressemblent à des arbres de Noël avec leurs fruits jaunes qui resplendissent au soleil couchant. Un vrai bonheur.
Nous rentrons à la nuit tombée. Dernier repas, re-re-re-chinois. Dernier émerveillement : une minuscule grenouille toute noire. C’est le temps de faire les bagages. Nous partons tôt demain matin pour l’aéroport.
19 avril : le retour La route vers l’aéroport se fait sans encombre. Pas de bouchon, pas de ville à traverser. Super. Un second arrêt à l’aéroport de Dubaï me confirme dans ma première impression : c’est complètement dingue comme endroit !
Arrivés à Roissy, nous retrouvons un de nos sacs complètement éventré et brûlé ( !). Il y a du thé partout, des boîtes en plastique ont carrément fondu… et on a l’impression que l’employée de la compagnie aérienne se fout carrément de notre gueule. Arrivés à Austerlitz, on saute dans le train qui nous ramènera chez nous : il est bondé, on voyage assis par terre. Bienvenue chez nous !
Quel duvet pour un trek au Ladakh en août? English translation pending
Bonjour,
ayant vu beaucoup d'informations contradictoire je voudrais savoir quel duvet vous conseillez pour un trek au ladakh en aout ? Merci
ayant vu beaucoup d'informations contradictoire je voudrais savoir quel duvet vous conseillez pour un trek au ladakh en aout ? Merci
Faut-il absolument passer par une agence locale en Inde? English translation pending
Merci de me conseiller sur ce point précis : je suis en train d'organiser mon circuit familial pour fin décembre 08. Voiture avec chauffeur parlant anglais, hotel simple style ghest house ou parfois vielle haveli ou Fort... mais rien de luxueux, nous voulons montrer Un petit bout de L'inde à nos enfants.
Plusieurs agence m'ont expédié leur devis : toujours trois fois plus cher que les prix aditionnés des chambres hotel, et de la location de la voiture !
Leur marge semble être au minimum de 100 % !
Est-ce justifié ? nous sommes six à voyager, trois chambres doubles à chaque fois pendant onze jours, le budget monte vite !
CROYEZ-VOUS que nous puissions EN CONFIANCE reserver en direct ? en payant bien-sûr à la réservation. Ne risque-t-on pas de trouver la place occupée ?
SI un membre du forum peut nous conseiller un chauffeur dans une agence de location de voiture, fiable, sérieux et sympa ?
D'avance un grand merci
De retour de mon voyage, je donnerai à mon tour des conseils...
Véronique
De retour de mon voyage, je donnerai à mon tour des conseils...
Véronique
Renouvellement du visa indien? English translation pending
Apres avoir passer 6 mois en Inde, comment faire pour obtenir un nouveau visa?
A Dehli? je crois que ce n-est pas possible.
Oubien doit on sortir au Nepal ou en Thailande?
J-ai entendu dire qu-au Nepal c-estait plus possible...
Mais j-ai seulement entendu dire...
En fait j-aimerais faire faire mon visa au Nepal, mais doit etre sur qu ils peuvent bien lefaire labas.
Je vous remercie
M.
En zigzag dans les Western Gaths (Inde) English translation pending
En zigzag dans les Western Gaths - De Mysore à Bombay via Rameswaram
21/02/2008 bus de Mysore à Ooty 76Rs trajet 5h (petit conseil : arrêtez-vous après 2h environ à Theppakadu dans le Mudumalai Wildlife Sanctuary et de là prenez une jeep collective 5Rs pour rejoindre Masinagudi d'où un bus vous menera à Ooty pour 10Rs 1h20 par une route avec 36 épingles à cheveux - décoiffant) logement YWCA* 265Rs 22/02 séjour à Ooty et excursion à Theppppakadu (voir plus haut) 23/02 toy-train 20Rs avec siège réservé pour Coonoor 1h (très beaux panoramas sur la droite mais la meilleure partie est entre Coonoor et Mettupalayam - voir plus loin en date du 13/03) bus 10, 50Rs Mettupallayam 1h10 bus 10, 50Rs Coimbatore 1h10 (2h de recherche, pas de chambre ! demain Dimanche c'est jour de marriage. Comme a Bamako ?) bus 11, 50Rs Pollachi 1h10 (recherche de chambre difficile, tous les hôtels annoncent complet !) chambre très sommaire au SRK Lodge* au fond d'une ruelle 150Rs; repas dans une gargotte en face de la gare des bus dans le vacarme des générateurs (car panne de courant) et des klaxons, scène assez fellinienne. 24/02 : passenger train 29Rs pour Madurai (le paysage est "oblitéré" par des centaines d'éoliennes) mais arrêt à Dindigul la correspondance est très en retard, rickshaw 30Rs gare des bus assez loin de la gare 5bon reto juste à côté de la bus stand car rien dans les environs dela gare) bus 19Rs Madurai 1h20, bus local pour rejoindre le quartier de la gare 4Rs 30' Hotel Aarathy 240Rs** 25/02 : séjour a Madurai 26/02 : local bus N° 700 pour rejoindre la gare des bus à 7km au N-E bus 29Rs Karaikkudi 2h20 local bus vers le centre Kalukati à 2km Welcome Tourist Lodge 250Rs* Resto Anapoorna** 27/02 : séjour à Karaikkudi location vélo 3Rs/h + bus 5Rs A/R Kanadukatha 30' 28/02 : bus 46Rs Rameswaram 4h15 + bus navette cntre-ville 2Rs Maharaja's Hotel 294Rs* (musique très forte depuis le temple jusqu'à 23h30, j'ai eu parait-il de la chance : pas de musique tonitruante dès 4h30 du mat !) 29/02 : séjour à Rameswaram A/R bus N°3 5Rs Dhanushkodi 30' location vélo 5Rs/h ! 1/03 : bus 16Rs Ramanatapuram (la connection pour Tuticorin est dans 2h30 !) + bus 38Rs Madurai 4h Hotel Aarathy 240Rs** 2/03 : séjour à Madurai 3/03 : passenger train 17Rs jusqu'à Bodinayakhanur (mais ce serait peut être mieux de descendre à la ville de Teni car bus à Bodi bondé) 2h30 rickshaw bus stand 20Rs bus ?Rs 3h30 Munnar (route grandiose) SMM Hotel 300Rs* resto Royal Retreat** (dur dur d'avoir une bière pour le repas du soir, obligé d'être "enfermé" dans un petit pavillon pour en boire une !) 4/03 : bus 20Rs pour Poparai retour à pied sur 10Km puis bus Munnar 5/03 : bus 77Rs pour Kottayam 4h30 (route grandiose) bateau 11Rs Allepey 2h30 (mieux vaut aller de Kottayam jusqu'à Changanacherry pour y prendre le bateau de 16h30 11Rs avec arrivée à Allepey vers 19h-19h30 car beaucoup plus beau parcours que celui de Kottayam qui lui ne vaut pas grand chose) Komala Hotel 200Rs** 6/03 : bateau de 13h pour Changanacherry 11Rs 3h et retour idem 7/03 : séjour à Allepey vélo très très difficile à trouver 5Rs/H mais en final car pas en très bon état 2, 5Rs/h 8/03 : bus 31 Rs jusqu'à Thoppumpady (juste avant le pont vers Ernakulam car il n'y a pas de bus direct pour Fort Cochin) 1h20 bus local 4Rs Fort Cochin 30' Santa Cruz Tourist Home 250/300Rs très sympa mais chambres ou bien étouffantes (à l'étage) ou bien sombre et pas plus fraiche (au rez-de-chaussée) 9/03 - 10/03 : séjour à Cochin location vélo 40Rs/jour 11/03 : bus local 6Rs Ernakulam 40' bus 47Rs Thrissur 2h10 Pearl Regency Hotel 440Rs** 12/03 : bus 39Rs Palakkad 1h30 Bus "ultra Deluxe" (sic) 40Rs Coimbatore 1h30 bus 10, 50Rs Mettupalayam 55' (à fond la caisse) ?? Lodge (pas de nom en caractère latin en contrebas de la gare) 231Rs* 13/03 : toy-train 25Rs avec réservation d'une (mauvaise) place Ooty 4h30 Paysages (entr'apercus) grandioses Hotel Ellora 250Rs** basic mais calme et bien situé à 200m de la gare. 14/03 : séjour à Ooty et découverte des villages Toda 15/03 : bus 103Rs Tellycherry 8h30 (trajet trop long possibilité de couper à Sultan's Battery) arrivée sous la pluie ! Sangamam Tourist Home 250Rs** 16/03 bus 60Rs Madikeri 5h15 dont plus d'une heure pour parcourrir 15Km d'une route défoncée. Cauvery Hotel 250Rs refuse de me donner un seau d'eau chaude !! 17/03 au 20/03 : changemenent d'hôtel (me fournit gracieusement un seau d'eau chaude) SRM Lodge 150Rs** Séjour a Madikeri et excursion en bus à Nisargadhama (décors du Livre de la Jungle) et Telecauvery (tres belle route) 21/03 : bus 76Rs Mangalore 4h30 bus 33Rs Udipi 1h20 Kediyoor Hotel 416Rs** (3 bons restaurants dont un non-fumeur avec possibilité de boire une bière) 22/03 : temps épouvantable 23/03 : bus 113Rs carrefour route pour Gokarna 4H bus 8Rs Gokarna 20' Vaibhav Lodge 150Rs** calme 24/03 : bus 70Rs Margao 4h Saaj Hotel 367Rs* 25/03 au 29/03 : séjour a Margao et excursions a Palolem, Anjuna-Vagator-Chapora, Ponda-Old Goa, Panjim, Aguada 29/03 : train de nuit en 3A plus confortable qu'en Sleeper mais ... sonnerie de téléphone à 4h20 du mat ! P. d'Indiens. 30/03 : arrivée très matinale à Dadar ... Taxi, Sir ? P. d'Indiens. Train jusqu'à Andheri 6Rs 20'. Bus N°305 pour l'aéroport 5Rs 20'
Quelques chiffres : Budget par jour 10, 70Eur. Prix moyen d'une chambre single : 257Rs. Thé/chai de 1Rs (exceptionnel) à 5Rs. Thali/meals de 20Rs à 50Rs. Internet de 15Rs à 50Rs de l'heure.
Plus d'infos sur demande
21/02/2008 bus de Mysore à Ooty 76Rs trajet 5h (petit conseil : arrêtez-vous après 2h environ à Theppakadu dans le Mudumalai Wildlife Sanctuary et de là prenez une jeep collective 5Rs pour rejoindre Masinagudi d'où un bus vous menera à Ooty pour 10Rs 1h20 par une route avec 36 épingles à cheveux - décoiffant) logement YWCA* 265Rs 22/02 séjour à Ooty et excursion à Theppppakadu (voir plus haut) 23/02 toy-train 20Rs avec siège réservé pour Coonoor 1h (très beaux panoramas sur la droite mais la meilleure partie est entre Coonoor et Mettupalayam - voir plus loin en date du 13/03) bus 10, 50Rs Mettupallayam 1h10 bus 10, 50Rs Coimbatore 1h10 (2h de recherche, pas de chambre ! demain Dimanche c'est jour de marriage. Comme a Bamako ?) bus 11, 50Rs Pollachi 1h10 (recherche de chambre difficile, tous les hôtels annoncent complet !) chambre très sommaire au SRK Lodge* au fond d'une ruelle 150Rs; repas dans une gargotte en face de la gare des bus dans le vacarme des générateurs (car panne de courant) et des klaxons, scène assez fellinienne. 24/02 : passenger train 29Rs pour Madurai (le paysage est "oblitéré" par des centaines d'éoliennes) mais arrêt à Dindigul la correspondance est très en retard, rickshaw 30Rs gare des bus assez loin de la gare 5bon reto juste à côté de la bus stand car rien dans les environs dela gare) bus 19Rs Madurai 1h20, bus local pour rejoindre le quartier de la gare 4Rs 30' Hotel Aarathy 240Rs** 25/02 : séjour a Madurai 26/02 : local bus N° 700 pour rejoindre la gare des bus à 7km au N-E bus 29Rs Karaikkudi 2h20 local bus vers le centre Kalukati à 2km Welcome Tourist Lodge 250Rs* Resto Anapoorna** 27/02 : séjour à Karaikkudi location vélo 3Rs/h + bus 5Rs A/R Kanadukatha 30' 28/02 : bus 46Rs Rameswaram 4h15 + bus navette cntre-ville 2Rs Maharaja's Hotel 294Rs* (musique très forte depuis le temple jusqu'à 23h30, j'ai eu parait-il de la chance : pas de musique tonitruante dès 4h30 du mat !) 29/02 : séjour à Rameswaram A/R bus N°3 5Rs Dhanushkodi 30' location vélo 5Rs/h ! 1/03 : bus 16Rs Ramanatapuram (la connection pour Tuticorin est dans 2h30 !) + bus 38Rs Madurai 4h Hotel Aarathy 240Rs** 2/03 : séjour à Madurai 3/03 : passenger train 17Rs jusqu'à Bodinayakhanur (mais ce serait peut être mieux de descendre à la ville de Teni car bus à Bodi bondé) 2h30 rickshaw bus stand 20Rs bus ?Rs 3h30 Munnar (route grandiose) SMM Hotel 300Rs* resto Royal Retreat** (dur dur d'avoir une bière pour le repas du soir, obligé d'être "enfermé" dans un petit pavillon pour en boire une !) 4/03 : bus 20Rs pour Poparai retour à pied sur 10Km puis bus Munnar 5/03 : bus 77Rs pour Kottayam 4h30 (route grandiose) bateau 11Rs Allepey 2h30 (mieux vaut aller de Kottayam jusqu'à Changanacherry pour y prendre le bateau de 16h30 11Rs avec arrivée à Allepey vers 19h-19h30 car beaucoup plus beau parcours que celui de Kottayam qui lui ne vaut pas grand chose) Komala Hotel 200Rs** 6/03 : bateau de 13h pour Changanacherry 11Rs 3h et retour idem 7/03 : séjour à Allepey vélo très très difficile à trouver 5Rs/H mais en final car pas en très bon état 2, 5Rs/h 8/03 : bus 31 Rs jusqu'à Thoppumpady (juste avant le pont vers Ernakulam car il n'y a pas de bus direct pour Fort Cochin) 1h20 bus local 4Rs Fort Cochin 30' Santa Cruz Tourist Home 250/300Rs très sympa mais chambres ou bien étouffantes (à l'étage) ou bien sombre et pas plus fraiche (au rez-de-chaussée) 9/03 - 10/03 : séjour à Cochin location vélo 40Rs/jour 11/03 : bus local 6Rs Ernakulam 40' bus 47Rs Thrissur 2h10 Pearl Regency Hotel 440Rs** 12/03 : bus 39Rs Palakkad 1h30 Bus "ultra Deluxe" (sic) 40Rs Coimbatore 1h30 bus 10, 50Rs Mettupalayam 55' (à fond la caisse) ?? Lodge (pas de nom en caractère latin en contrebas de la gare) 231Rs* 13/03 : toy-train 25Rs avec réservation d'une (mauvaise) place Ooty 4h30 Paysages (entr'apercus) grandioses Hotel Ellora 250Rs** basic mais calme et bien situé à 200m de la gare. 14/03 : séjour à Ooty et découverte des villages Toda 15/03 : bus 103Rs Tellycherry 8h30 (trajet trop long possibilité de couper à Sultan's Battery) arrivée sous la pluie ! Sangamam Tourist Home 250Rs** 16/03 bus 60Rs Madikeri 5h15 dont plus d'une heure pour parcourrir 15Km d'une route défoncée. Cauvery Hotel 250Rs refuse de me donner un seau d'eau chaude !! 17/03 au 20/03 : changemenent d'hôtel (me fournit gracieusement un seau d'eau chaude) SRM Lodge 150Rs** Séjour a Madikeri et excursion en bus à Nisargadhama (décors du Livre de la Jungle) et Telecauvery (tres belle route) 21/03 : bus 76Rs Mangalore 4h30 bus 33Rs Udipi 1h20 Kediyoor Hotel 416Rs** (3 bons restaurants dont un non-fumeur avec possibilité de boire une bière) 22/03 : temps épouvantable 23/03 : bus 113Rs carrefour route pour Gokarna 4H bus 8Rs Gokarna 20' Vaibhav Lodge 150Rs** calme 24/03 : bus 70Rs Margao 4h Saaj Hotel 367Rs* 25/03 au 29/03 : séjour a Margao et excursions a Palolem, Anjuna-Vagator-Chapora, Ponda-Old Goa, Panjim, Aguada 29/03 : train de nuit en 3A plus confortable qu'en Sleeper mais ... sonnerie de téléphone à 4h20 du mat ! P. d'Indiens. 30/03 : arrivée très matinale à Dadar ... Taxi, Sir ? P. d'Indiens. Train jusqu'à Andheri 6Rs 20'. Bus N°305 pour l'aéroport 5Rs 20'
Quelques chiffres : Budget par jour 10, 70Eur. Prix moyen d'une chambre single : 257Rs. Thé/chai de 1Rs (exceptionnel) à 5Rs. Thali/meals de 20Rs à 50Rs. Internet de 15Rs à 50Rs de l'heure.
Plus d'infos sur demande
Trek au Ladakh cet été English translation pending
Bonjour,
Je suis intéressé par le trek au Ladakh organisé par l'UCPA pour cet été. Est-ce que quelqu'un l'a déjà fait et dans ce cas, quel est son avis sur l'organisation, la difficulté physique du circuit, l'intérêt culturel etc ? Quelle préparation physique est nécessaire pour ce voyage (jogging régulier etc) ? J'ai déjà effectué un trek au Pérou à 4800 m maximum, c'était un peu difficile mais faisable. Le Ladakh est-il d'une difficulté équivalente ? Je vous remercie pour vos réponses.
http://www.ucpa-vacances.com/programme.aspx?programme=PAADELM15&univers=101&annee=2008&mois=7
Je suis intéressé par le trek au Ladakh organisé par l'UCPA pour cet été. Est-ce que quelqu'un l'a déjà fait et dans ce cas, quel est son avis sur l'organisation, la difficulté physique du circuit, l'intérêt culturel etc ? Quelle préparation physique est nécessaire pour ce voyage (jogging régulier etc) ? J'ai déjà effectué un trek au Pérou à 4800 m maximum, c'était un peu difficile mais faisable. Le Ladakh est-il d'une difficulté équivalente ? Je vous remercie pour vos réponses.
http://www.ucpa-vacances.com/programme.aspx?programme=PAADELM15&univers=101&annee=2008&mois=7
Aller au Bhoutan depuis le Népal? English translation pending
Bonjour a tous,
Est-ce facile d'aller au BOUHTAN, depuis le NEPAL
merci d'avance
amcalement
Voyage au Ladakh cet été: risques en raison de la situation au Tibet? English translation pending
Bonjour,
J'avais prévu un trek au Tibet cet été, mais compte tenu de la situation politique actuelle de ce pays, je pense reporter mon choix sur le Ladakh. A votre avis, existe t-il un risque de difficultés équivalentes au Tibet à plus ou moins long terme ? Je me pose la question car les troubles s'étendent sporadiquement à l'Inde. A mon avis, la résistance tibétaine va se faire entendre jusqu'aux JO car ces derniers sont un excellent moyen de communication internationale pour elle, et la répression chinoise qui ne manquera pas de s'intensifier ne cessera elle non plus pas avant les Jeux. Donc j'abandonne mon idée de trek au Tibet, surtout après avoir lu le blog d'un Français sur place à Lhassa à qui les autorités chinoises ont "conseillé" un départ relativement précipité pour Pékin. Merci pour votre réponse.
J'avais prévu un trek au Tibet cet été, mais compte tenu de la situation politique actuelle de ce pays, je pense reporter mon choix sur le Ladakh. A votre avis, existe t-il un risque de difficultés équivalentes au Tibet à plus ou moins long terme ? Je me pose la question car les troubles s'étendent sporadiquement à l'Inde. A mon avis, la résistance tibétaine va se faire entendre jusqu'aux JO car ces derniers sont un excellent moyen de communication internationale pour elle, et la répression chinoise qui ne manquera pas de s'intensifier ne cessera elle non plus pas avant les Jeux. Donc j'abandonne mon idée de trek au Tibet, surtout après avoir lu le blog d'un Français sur place à Lhassa à qui les autorités chinoises ont "conseillé" un départ relativement précipité pour Pékin. Merci pour votre réponse.
En prison en Inde pour avoir pris des photos! English translation pending
Midnight Express pour un Belge en Inde
(15/03/2008)
© DH
À Arthur Road Jail, à 190 dans une cellule de 50, à manger du riz sec et à dormir en étages empilés l'un sur l'autre...
BRUXELLES La famille Vandelanotte, du photographe de mode belge Gaëtan Vandelanotte ayant notamment travaillé pour Vogue, Elle, La Redoute, Marie Claire, demande l'intervention de la Belgique.
Danièle Vandelanotte, soeur du photographe, est fortement inquiète de l'état de faiblesse extrême de son frère. Notre compatriote est détenu depuis le 12 janvier dans une des prisons les plus épouvantables d'Inde, Bombay Central Prison, déjà dénoncée par Amnesty International pour la pratique de la torture.
Selon Danièle Vandelanotte qui se trouve à Mombay (ex-Bombay), le Belge, qui est nourri de riz sec, souffre de la faim. Construite en 1926 pour 1.074 prisonniers, Mombay Central Prison, aussi connue sous le nom d'Arthur Road Jail, héberge trois mille détenus dans des conditions rappelant celles de Sagmalcilar en Turquie dans le film Midnight Express. On parle d'humiliations, viols, coups et mauvais traitements à la lathis (sorte de longue matraque) assez généralisés. Le Belge de 51 ans partage avec 190 prisonniers une cellule de 200 m2 prévue pour max. 50 détenus, avec trois trous pour sanitaires. Ils dorment à terre sur des paillasses sans couverture dans un courant d'air glacial. Le manque d'espace les force à dormir en étages empilés l'un sur l'autre. C'est le royaume de toutes les maladies, HIV et tuberculose en tête.
Le Belge, qui pèse encore 60 kg, s'alimente grain sec de riz par grain sec de riz. Sa soeur sur place reçoit l'aide du consul belge et Vandelanotte a pu recevoir cette semaine du jus d'orange et un peu de charcuterie, pas trop pour éviter la jalousie des codétenus affamés. On tue pour moins que cela.
Pour justifier l'arrestation du Belge, les premières dépêches de Bombay parlaient de photos d'enfants nus des rues que Gaëtan aurait attirés en leur promettant du chocolat : c'était faux. Le photographe de mode est en prison pour des photos dévêtues de deux adultes de 29 et 32 ans, prises à leur demande et avec leur accord, selon notre compatriote qui voulait les aider à les lancer comme modèles.
La mentalité Bollywood ne fait pas du tout l'unanimité en Inde. Dans une société religieuse stricte, le Belge risque 5 ans d'enfermement. Selon sa soeur, Vandelanotte craint qu'à travers cette affaire, l'Inde ne veuille lancer un avertissement à valeur d'exemple pour le tourisme occidental. Le procès d'abord fixé au 25 janvier est constamment reporté. Tout traîne désespérément en longueur. Mercredi, devant la High Court of Justice, il manquait encore une signature. Il a droit à deux visites/semaine. La procédure est terrible. Depuis la matinée, les familles attendent l'ouverture des portes à 15 h 30. Chacun est appelé à son tour par son nom. Une visite, qui nécessite une journée, ne permet d'approcher le prisonnier, maintenu à plusieurs mètres derrière les barreaux, que 5 à 10 minutes. Il faut hurler pour se faire comprendre.
Mercredi, Danièle parlait à son frère de la santé de leur père qui est âgé de 82 ans et souffre d'un cancer avancé. À Arthur Road Jail, Gaëtan Vandelanotte ne pense jamais qu'il le reverra vivant.
Gilbert Dupont © La Dernière Heure 2008
© DH
À Arthur Road Jail, à 190 dans une cellule de 50, à manger du riz sec et à dormir en étages empilés l'un sur l'autre...
BRUXELLES La famille Vandelanotte, du photographe de mode belge Gaëtan Vandelanotte ayant notamment travaillé pour Vogue, Elle, La Redoute, Marie Claire, demande l'intervention de la Belgique.
Danièle Vandelanotte, soeur du photographe, est fortement inquiète de l'état de faiblesse extrême de son frère. Notre compatriote est détenu depuis le 12 janvier dans une des prisons les plus épouvantables d'Inde, Bombay Central Prison, déjà dénoncée par Amnesty International pour la pratique de la torture.
Selon Danièle Vandelanotte qui se trouve à Mombay (ex-Bombay), le Belge, qui est nourri de riz sec, souffre de la faim. Construite en 1926 pour 1.074 prisonniers, Mombay Central Prison, aussi connue sous le nom d'Arthur Road Jail, héberge trois mille détenus dans des conditions rappelant celles de Sagmalcilar en Turquie dans le film Midnight Express. On parle d'humiliations, viols, coups et mauvais traitements à la lathis (sorte de longue matraque) assez généralisés. Le Belge de 51 ans partage avec 190 prisonniers une cellule de 200 m2 prévue pour max. 50 détenus, avec trois trous pour sanitaires. Ils dorment à terre sur des paillasses sans couverture dans un courant d'air glacial. Le manque d'espace les force à dormir en étages empilés l'un sur l'autre. C'est le royaume de toutes les maladies, HIV et tuberculose en tête.
Le Belge, qui pèse encore 60 kg, s'alimente grain sec de riz par grain sec de riz. Sa soeur sur place reçoit l'aide du consul belge et Vandelanotte a pu recevoir cette semaine du jus d'orange et un peu de charcuterie, pas trop pour éviter la jalousie des codétenus affamés. On tue pour moins que cela.
Pour justifier l'arrestation du Belge, les premières dépêches de Bombay parlaient de photos d'enfants nus des rues que Gaëtan aurait attirés en leur promettant du chocolat : c'était faux. Le photographe de mode est en prison pour des photos dévêtues de deux adultes de 29 et 32 ans, prises à leur demande et avec leur accord, selon notre compatriote qui voulait les aider à les lancer comme modèles.
La mentalité Bollywood ne fait pas du tout l'unanimité en Inde. Dans une société religieuse stricte, le Belge risque 5 ans d'enfermement. Selon sa soeur, Vandelanotte craint qu'à travers cette affaire, l'Inde ne veuille lancer un avertissement à valeur d'exemple pour le tourisme occidental. Le procès d'abord fixé au 25 janvier est constamment reporté. Tout traîne désespérément en longueur. Mercredi, devant la High Court of Justice, il manquait encore une signature. Il a droit à deux visites/semaine. La procédure est terrible. Depuis la matinée, les familles attendent l'ouverture des portes à 15 h 30. Chacun est appelé à son tour par son nom. Une visite, qui nécessite une journée, ne permet d'approcher le prisonnier, maintenu à plusieurs mètres derrière les barreaux, que 5 à 10 minutes. Il faut hurler pour se faire comprendre.
Mercredi, Danièle parlait à son frère de la santé de leur père qui est âgé de 82 ans et souffre d'un cancer avancé. À Arthur Road Jail, Gaëtan Vandelanotte ne pense jamais qu'il le reverra vivant.Gilbert Dupont © La Dernière Heure 2008
Calcutta... I love you! English translation pending
MON VOYAGE A CALCUTTA
Je suis rentrée de l'Inde lundi aprés midi 7 janvier 2008... malheureusement la vie continue! Mais ce voyage en Inde, mon long séjour à Calcutta a été inoubliable, ces 2 semaines en ce Pays incroyable qui est l'Inde a été une de plus belles expériences de ma vie... Et mon souhaite est de pouvoir y retourner encore... bientôt!
Lors que l'avion dimanche soir 6 janvier a quitté Calcutta, moi et ma soeur avons commencé à pleurer en voyant au sous de nous la ville pleine de lumières que s'éloignait de plus en plus. C'était comme si nous quittons notre propre Pays. Maintenant je comprend parfaitement les gens qui aime l'Inde, qui elle veut toujours y retourner. Ce pays me manque déjà beaucoup... surtout les gens!
Le voyage avec Emirates Air a été super (je conseille vivement cette compagnie aérienne), d'abord nous sommes arrivées à Dubai et ensuite nous avons pris un autre avion de la même compagnie pour Kolkata Calcutta! Quelle emotion... tout de suite nous avons compris d'avoir quitté complétement l'occident.
La chaleur, les odeurs inoubliables, un mix de smog, encense, epices, le trafic complétement fou, le bruit, les clacsons, en comparaison Paris semble une ville de provence! Et puis le son de la langue bengalaise, les gens qui bougent la tête pour dire oui et qui ne se stresse jamais. Te raconter de l'Inde, de Calcutta, de son peuple, n'aurait pas fin... C'est une ville qui parle avec le coeur, avec leur façon d'être, de vivre, fait surtout de simplicité, des choses que nous, ici en occident, nous avons oublié trop interessés aux choses artificielles, materielles, au consumisme...
En discutant avec ma soeur nous avons compri que malgré nous aimons certaines de nos habitudes occidentaux, en quelque sort nous nous sommes ressenti plus proches à ces gens qui des fois vivent encore comme dans le passé, les petits magasins, les petits bars sur le trottoir ou' on vend des boissons et des repas et dont le soir pour s'éclaircir ont des bougies, les marchés de fruits/légumes ou' utilisent encore les balances à l'ancienne avec les poids, les femmes qui des fois lavent leur linge et leur vaisselle à la fontaine... M'a donné l'impression d'être des fois comme à l'époque de mes parents lors qui etient enfants... un peu comme retourner dans le passé...
L'INDE... Oui ce pays est entré dans mon coeur! Déjà avant de partir je detestais un peu notre monde occidental trop pris de choses plus materielles que spirituelles... Et maintenant que je suis retournée je deteste encore un peu plus ce monde ou' je suis obligée de vivre, ou' la gens souvent se prend la tête pour des problémes vraiment stupides, ou' on se stresse pour rien, ou' on râle pour tout... mais maintenant je cherche de m'occuper encore de moins en moins de tout ça, je n'ai plus aucun intêret pour tout ça...
J'ai vu des réalités aussi terribles, dûres... Ici les clochards sont vraiment chanceux en comparaison. Là il n'y a pas le quartier riche et le quartier pauvre. Là est surtout tout mélangé, à côté d'un beau pavillon, prés d'un grand hôtel, d'un shopping center, tu trouves sur les troittoirs des gens, des familles qui vivent là avec leur enfants, très peu de choses, qui vivent sur la rue et leur problème est surtout ou' trouver à manger pour vivre. Des fois nous faisons les dificiles pour la nourriture, j'ai vu aussi femmes, enfants, chercher dans les ordures ensemble à chiens errants, aux corbeaux quelque chose à manger. Je me demande comment dans les années 2008 on peut encore avoir autant de gens pauvres dans ce monde, mais vraiment pauvres, car là la pauvreté est differente de notre pauvreté, là bas les vrai pauvres sont vraiment pauvres, ils ne possedent vraiment rien. Ce sont des réalités très dûres à voire et on se demande pourquoi il y a tout ça dans ce monde. Il faut voir avec ses propres yeux pour y croire. Des fois nous avons preuvés de shocks émotionnels fort en voyant des choses dans la rue, mais les gens pauvre là bas vivent leur propre misére avec beaucoup de dignité...
Pendant notre séjour nous avons eu contacts exclusivement avec des gens hindi et nous les avons trouvé très gentils, amicales, chaleureux. Le lieu ou' nous étions hebergé, une guest-house, était un endroit joli, propre, comme si nous étions "chez nous". Les employés très gentils et disponibles et le patron de la maison un homme un peu âgé mais très simpatique et conviviale. Un jour sa femme Katu, en compagnie de sa copine Aneeta, nous ont aménées à faire un shopping day, nous avons passé une journée très sympa en leur compagnie, elles avaient de très jolis saree et nous avons aussi pris une photo tous les 2 ensemble!
Le coût de la vie là bas pour nous occidentaux est très bas. Même pour une smicarde comme moi. Avec très peu euros tu peux vivre ta vacance en te déplaçant en taxi (là bas un taxi coute très peu, nous avons payé de 80 centimes à 3 euro maximum!), en plus est le meilleur moyen pour se déplacer, il y a aussi le métro qui est très propre (le métro de Paris devrait prendre example!) et il n'y a pas du tout de mauvaises odeurs comme ici (les indiens sont très propres, ils se lavent souvent même dans la rue!) et en plus déssert tous les quartiers du centre ville. Avec 200 Euro chacune moi et ma soeur avons veçu 2 semaines, transports / nourriture / visites culturelles /shopping. Nous avons visités les vieux quartiers coloniaux du BBD Bagh (ou' il y a le Bureau du Tourisme), Esplanade, la grande Mosquée, Park Street la rue commerciale avec Camac Street, le lac Rabindra Sarobar avec un joli grand parc ou' on trouves de jeunes couples, les familles qui font pic-nic, les jeunes qui jouent à cricket, la Birla Academy of Art and Culture avec la statue géant d'un Buddha, l'expo' d'anciennes statues hinduistes et bouddistes, les peintures du peintre hindi Bikash Bhattacharjee, le temple de la Dea Kali, le marché de Kalighat, le New Market (mais on a pas trop aimé car trop touristique), le joli marché de Dakshinapan Dhakuria, Chowringhee Road ou' nous avons visité le beau musée Nehru Children's Museum ou' il y a une grande collection sur 3 étages de poupées de tous les pays du monde et l'histoire du Mahabaratha refaite avec des belles petites statues, le Victoria Memorial avec le parc Madan, la merveilleuse maison du philosophe/poéte Tagore, le temple jain de Sitahl Nath avec des mosaiques fait avec du verre de Murano, l'Indian Museum, la tombe de Mère Thérese, et puis le fleuve Hoogly, plein de fidéles, le bruit de cloches et du corne qui appellent à la priére, partout de fleurs à offrir aux dieux hinduistes, les bramins, les femmes avec leur saree de tous les couleurs, les enfants qui ont a envie de serrer dans les bras, les vaches sacrés qui marchent dans le trafic... bref, une bombe d'emotions!!!
Car l'Inde n'est pas seulement et exclusivement la misère, est aussi un pays riche de culture, traditions, les gens sont merveilleux avec leur simplicité, convivialité... Nous avons perdu tout ça... Maintenant que je suis rentrée en Europe, à Paris, je dis merci à ce voyage à Calcutta, pour m'avoir permis d'avoir ramené une tonne de merveilleux souvenirs qui vont m'aider au long de l'année... et quand je sors dehors, quand je me regarde autour de moi, je vois les gens si "froides" toujours pressées, etc... je "ferme" les yeux et je penses aux gens de Calcutta, aux enfants de là bas, aux gens que j'ai rencontré pendant ce voyage et ça me rechauffe le coeur...
Calcutta tu es dans mon coeur... j'espère te revoir bientôt!
Je suis rentrée de l'Inde lundi aprés midi 7 janvier 2008... malheureusement la vie continue! Mais ce voyage en Inde, mon long séjour à Calcutta a été inoubliable, ces 2 semaines en ce Pays incroyable qui est l'Inde a été une de plus belles expériences de ma vie... Et mon souhaite est de pouvoir y retourner encore... bientôt!
Lors que l'avion dimanche soir 6 janvier a quitté Calcutta, moi et ma soeur avons commencé à pleurer en voyant au sous de nous la ville pleine de lumières que s'éloignait de plus en plus. C'était comme si nous quittons notre propre Pays. Maintenant je comprend parfaitement les gens qui aime l'Inde, qui elle veut toujours y retourner. Ce pays me manque déjà beaucoup... surtout les gens!
Le voyage avec Emirates Air a été super (je conseille vivement cette compagnie aérienne), d'abord nous sommes arrivées à Dubai et ensuite nous avons pris un autre avion de la même compagnie pour Kolkata Calcutta! Quelle emotion... tout de suite nous avons compris d'avoir quitté complétement l'occident.
La chaleur, les odeurs inoubliables, un mix de smog, encense, epices, le trafic complétement fou, le bruit, les clacsons, en comparaison Paris semble une ville de provence! Et puis le son de la langue bengalaise, les gens qui bougent la tête pour dire oui et qui ne se stresse jamais. Te raconter de l'Inde, de Calcutta, de son peuple, n'aurait pas fin... C'est une ville qui parle avec le coeur, avec leur façon d'être, de vivre, fait surtout de simplicité, des choses que nous, ici en occident, nous avons oublié trop interessés aux choses artificielles, materielles, au consumisme...
En discutant avec ma soeur nous avons compri que malgré nous aimons certaines de nos habitudes occidentaux, en quelque sort nous nous sommes ressenti plus proches à ces gens qui des fois vivent encore comme dans le passé, les petits magasins, les petits bars sur le trottoir ou' on vend des boissons et des repas et dont le soir pour s'éclaircir ont des bougies, les marchés de fruits/légumes ou' utilisent encore les balances à l'ancienne avec les poids, les femmes qui des fois lavent leur linge et leur vaisselle à la fontaine... M'a donné l'impression d'être des fois comme à l'époque de mes parents lors qui etient enfants... un peu comme retourner dans le passé...
L'INDE... Oui ce pays est entré dans mon coeur! Déjà avant de partir je detestais un peu notre monde occidental trop pris de choses plus materielles que spirituelles... Et maintenant que je suis retournée je deteste encore un peu plus ce monde ou' je suis obligée de vivre, ou' la gens souvent se prend la tête pour des problémes vraiment stupides, ou' on se stresse pour rien, ou' on râle pour tout... mais maintenant je cherche de m'occuper encore de moins en moins de tout ça, je n'ai plus aucun intêret pour tout ça...
J'ai vu des réalités aussi terribles, dûres... Ici les clochards sont vraiment chanceux en comparaison. Là il n'y a pas le quartier riche et le quartier pauvre. Là est surtout tout mélangé, à côté d'un beau pavillon, prés d'un grand hôtel, d'un shopping center, tu trouves sur les troittoirs des gens, des familles qui vivent là avec leur enfants, très peu de choses, qui vivent sur la rue et leur problème est surtout ou' trouver à manger pour vivre. Des fois nous faisons les dificiles pour la nourriture, j'ai vu aussi femmes, enfants, chercher dans les ordures ensemble à chiens errants, aux corbeaux quelque chose à manger. Je me demande comment dans les années 2008 on peut encore avoir autant de gens pauvres dans ce monde, mais vraiment pauvres, car là la pauvreté est differente de notre pauvreté, là bas les vrai pauvres sont vraiment pauvres, ils ne possedent vraiment rien. Ce sont des réalités très dûres à voire et on se demande pourquoi il y a tout ça dans ce monde. Il faut voir avec ses propres yeux pour y croire. Des fois nous avons preuvés de shocks émotionnels fort en voyant des choses dans la rue, mais les gens pauvre là bas vivent leur propre misére avec beaucoup de dignité...
Pendant notre séjour nous avons eu contacts exclusivement avec des gens hindi et nous les avons trouvé très gentils, amicales, chaleureux. Le lieu ou' nous étions hebergé, une guest-house, était un endroit joli, propre, comme si nous étions "chez nous". Les employés très gentils et disponibles et le patron de la maison un homme un peu âgé mais très simpatique et conviviale. Un jour sa femme Katu, en compagnie de sa copine Aneeta, nous ont aménées à faire un shopping day, nous avons passé une journée très sympa en leur compagnie, elles avaient de très jolis saree et nous avons aussi pris une photo tous les 2 ensemble!
Le coût de la vie là bas pour nous occidentaux est très bas. Même pour une smicarde comme moi. Avec très peu euros tu peux vivre ta vacance en te déplaçant en taxi (là bas un taxi coute très peu, nous avons payé de 80 centimes à 3 euro maximum!), en plus est le meilleur moyen pour se déplacer, il y a aussi le métro qui est très propre (le métro de Paris devrait prendre example!) et il n'y a pas du tout de mauvaises odeurs comme ici (les indiens sont très propres, ils se lavent souvent même dans la rue!) et en plus déssert tous les quartiers du centre ville. Avec 200 Euro chacune moi et ma soeur avons veçu 2 semaines, transports / nourriture / visites culturelles /shopping. Nous avons visités les vieux quartiers coloniaux du BBD Bagh (ou' il y a le Bureau du Tourisme), Esplanade, la grande Mosquée, Park Street la rue commerciale avec Camac Street, le lac Rabindra Sarobar avec un joli grand parc ou' on trouves de jeunes couples, les familles qui font pic-nic, les jeunes qui jouent à cricket, la Birla Academy of Art and Culture avec la statue géant d'un Buddha, l'expo' d'anciennes statues hinduistes et bouddistes, les peintures du peintre hindi Bikash Bhattacharjee, le temple de la Dea Kali, le marché de Kalighat, le New Market (mais on a pas trop aimé car trop touristique), le joli marché de Dakshinapan Dhakuria, Chowringhee Road ou' nous avons visité le beau musée Nehru Children's Museum ou' il y a une grande collection sur 3 étages de poupées de tous les pays du monde et l'histoire du Mahabaratha refaite avec des belles petites statues, le Victoria Memorial avec le parc Madan, la merveilleuse maison du philosophe/poéte Tagore, le temple jain de Sitahl Nath avec des mosaiques fait avec du verre de Murano, l'Indian Museum, la tombe de Mère Thérese, et puis le fleuve Hoogly, plein de fidéles, le bruit de cloches et du corne qui appellent à la priére, partout de fleurs à offrir aux dieux hinduistes, les bramins, les femmes avec leur saree de tous les couleurs, les enfants qui ont a envie de serrer dans les bras, les vaches sacrés qui marchent dans le trafic... bref, une bombe d'emotions!!!
Car l'Inde n'est pas seulement et exclusivement la misère, est aussi un pays riche de culture, traditions, les gens sont merveilleux avec leur simplicité, convivialité... Nous avons perdu tout ça... Maintenant que je suis rentrée en Europe, à Paris, je dis merci à ce voyage à Calcutta, pour m'avoir permis d'avoir ramené une tonne de merveilleux souvenirs qui vont m'aider au long de l'année... et quand je sors dehors, quand je me regarde autour de moi, je vois les gens si "froides" toujours pressées, etc... je "ferme" les yeux et je penses aux gens de Calcutta, aux enfants de là bas, aux gens que j'ai rencontré pendant ce voyage et ça me rechauffe le coeur...
Calcutta tu es dans mon coeur... j'espère te revoir bientôt!
Gulf Air sur le secteur Paris - Manama (Bahreïn) - Chennai English translation pending
Bonjour, j'ai des questions à propos de Gulf Air.
Je sais qu'il y a déjà eu des topics sur GF mais j'ai des questions précises la concernant.
Voila, je voudrais aller à Chennai fin juin (disons le 29 ou 30 juin 2008) pour éviter la hausse des prix en juillet.(classe éco) (Je reviens début septembre)
Donc plusieurs choix s'offrent à moi : Air France, Emirates, Gulf Air, Kuwait Airways.
Mais à cause des parents je dois réfléchir aux meilleurs tarifs.
Or il se trouve que Gulf Air propose pour ces dates, un aller-retour aux alentours de 680€ et Emirates 750-780€.
N'ayant jamais essayé Emirates, j'aurais voulu la prendre d'après tout le bien qui se dit sur cette compagnie.
Mais mes parents seraient plus pour GF pour le tarif, car on écomiserait environ 300€.
Concernant, le vol CDG-BAH, j'ai lu des avis divergents dans les topics, mais les avions n'étaient pas souvent les memes.
Je crois qu'il y a alternance entre a330/a340.
Sur plusieurs sites, j'ai constaté que les vols CDG-BAH se faisait exculisevement en a330 maintenant. (à confirmer)
Il paraît que ce sont des appareils neufs, avec PTV caméra embarqué, et un bon seat pitch (d'ailleurs je voudrais connaître le véritable pitch, et si kel k'un l'a déjà essayé, qu'il me le dise). Par contre sur le service récent je n'ai pas eu d'écho. Donc quelqu'un qui aurait effectué un vol récent, pourrait me faire un rapport.
Ce vol m'a l'air attirant et m'a l'air d'être d'aussi bonne qualité que le CDG-DXB sur EK.
Concernant l'autre partie : BAH-MAA. J'ai vu que l'appareil était un a320, sans PTV avec 5h de vol. La aussi j'ai besoin du vrai pitch. Ce vol m'a l'air plutot ennuyant . De plus 5h pour un a320, surtout aves les grandes jambes que j'ai, ça m'a pas l'air confortable. Si quelqu'un l'a vraiment essayé, peut-il me faire un bref rapport.
Comparatif EK-GF : EK utilise maintenat des b777-300er. ça m'a l'air d'être un très bon vol avec tous les services proposés. Cependant j'ai lus plusieurs avis comme quoi on est un peu à l'étroit dans cet avion aménagé en 3-4-3 par EK. Mais sur DXB-MAA ils utilisent un b777-200 qui m'a l'air d'être bien.
Donc que me conseilleriez vous entre ces deux compagnies ???
Une dernière question. Il paraît que pour le retour, MAA-BAH BAH-CDG, on nous propose un hotel car l'attente est de 10h au moins pour le vol partant pour Paris. Si c'est vrai, est-ce un bon hôtel ?
Merci de bien vouloir me répondre.
Concernant l'autre partie : BAH-MAA. J'ai vu que l'appareil était un a320, sans PTV avec 5h de vol. La aussi j'ai besoin du vrai pitch. Ce vol m'a l'air plutot ennuyant . De plus 5h pour un a320, surtout aves les grandes jambes que j'ai, ça m'a pas l'air confortable. Si quelqu'un l'a vraiment essayé, peut-il me faire un bref rapport.
Comparatif EK-GF : EK utilise maintenat des b777-300er. ça m'a l'air d'être un très bon vol avec tous les services proposés. Cependant j'ai lus plusieurs avis comme quoi on est un peu à l'étroit dans cet avion aménagé en 3-4-3 par EK. Mais sur DXB-MAA ils utilisent un b777-200 qui m'a l'air d'être bien.
Donc que me conseilleriez vous entre ces deux compagnies ???
Une dernière question. Il paraît que pour le retour, MAA-BAH BAH-CDG, on nous propose un hotel car l'attente est de 10h au moins pour le vol partant pour Paris. Si c'est vrai, est-ce un bon hôtel ?
Merci de bien vouloir me répondre.
Voyage en Inde: trop de contraintes sanitaires? English translation pending
Bonjour, nous prévoyons en Mars 2008 un séjour dans le KERALA ou TAMIL NADU. Ayant lu beaucoup d'avis sur les précautions à prendre concernant les vaccins, protection moustiques, risques dûs à l'alimentation, etc...
Tout ceci est il vraiment nécessaire? Ceci nous parait assez contraignant et nous fait finalement hésiter.
De simples précautions (laver réguliérement les mains, boire eau en bouteille, protection contre moustiques) ne suffiraient elles pas?
Merci
Dormir chez l'habitant en Inde English translation pending
bonjour,
lors de notre voyage en Inde dans 3 mois, on compte rester quelques fois dormir chez l'habitant.
nous serons au rajasthan et en uttar pradesh et je crois que l'office de tourisme du rajasthan organise ce système payant de dormir chez des habitants.
je voudrais savoir si quelqu'un a déjà fait ça, quel genre de famille héberge les touristes?dans quelles conditions?combien de roupies cela coûte t'il?
merci d'avance pour vos infos!
lors de notre voyage en Inde dans 3 mois, on compte rester quelques fois dormir chez l'habitant.
nous serons au rajasthan et en uttar pradesh et je crois que l'office de tourisme du rajasthan organise ce système payant de dormir chez des habitants.
je voudrais savoir si quelqu'un a déjà fait ça, quel genre de famille héberge les touristes?dans quelles conditions?combien de roupies cela coûte t'il?
merci d'avance pour vos infos!
Crise d'épilepsie en avion English translation pending
Bonjour,
J'ai une question bien précise à vous soumettre, qui servira peut-être à parler de l'épilepsie, une maladie assez répandue mais mal connue.
Pour ma part j'ai commencé à faire des crises d'épilepsie depuis 3 ans que j'habite en Inde, mais aucune cause physiologique n'a été détectée. J'étais sûrement déjà malade avant de venir en Inde, mais non diagnostiquée, et le changement de rythme de vie et d'environnement a peut-être fait empirer les crises.
Je n'ai aucun souvenir de mes crises (de type tonico-clonique) et c'est donc à partir des descriptions des témoins de mes crises que j'essaie de comprendre petit à petit ce qu'est cette maladie. C'est difficile, car les descriptions sont souvent sur le mode hyperbolique. Seuls certains neurologues m'ont décrit en termes neutres comment se passe une crise.
Des descriptions de mes proches, j'ai pu déduire que c'était visiblement un spectacle impressionnant et stressant. Ces crises sont en effet brutales, d'après ce que je peux en juger une fois que j'ai repris mes esprits, et que je commence à noter les effets qui durent plusieurs jours : maux de têtes très lourds, courbatures, et les marques si je suis tombée, sans parler de la fatigue qui me cloue au lit plusieurs jours. Une fois, pendant la nuit, je suis tombée de mon lit et je me suis cognée au pied du lit à chaque mouvement de tête, tant que la crise a duré, devant mes jeunes enfants terrorisés. Mes crises se produisent la plupart du temps pendant le sommeil, dans les phases d'endormissement ou de réveil.
C'est très frustrant de ne pas savoir ce qui arrive à mon corps pendant ces crises. J'ai passé des heures et des heures à chercher des videos sur des sites comme Youtube, mais sans succès, et jusqu'ici aucun proche n'a pu filmer mes crises.
L'épilepsie, traitée et bien suivie, ne m'a pas empêché d'avoir un enfant l'an dernier, n'ayant subi aucune crise. Cependant depuis, mes crises sont revenues, plus fréquentes : une douzaine depuis un an. Cette fois-ci j'en ai également fait hors de chez moi, dans des situations de déplacement : en avion, en voiture ou dans le métro.
En particulier j'ai fait deux crises en avion avec mon bébé sur les genoux, sur des vols Paris-Delhi, et c'est en fait l'objet de mon post.
La première fois c'était fin octobre 2006, dans un vol Paris-Doha de Qatar Airways. L'avion était une heure en retard, et j'étais déjà bien fatiguée et en hypoglycémie : j'ai d'ailleurs oublié mes papiers sur mon siège dans la salle d'embarquement, en allant aux toilettes, et je crois que grâce à cette étourderie tous les passagers ont pu me remarquer ! Une fois dans l'avion, je me suis relaxée et je me suis mise à allaiter mon bébé âgé de 4 mois, pour l'aider à supporter le décollage en douceur. Je me suis endormie en même temps, j'ai eu un petit sentiment de malaise, mais pas le temps d'en parler autour de moi, j'avais déjà perdu conscience et la crise a démarré... Le décollage a été interrompu, je suis revenue à moi quelques minutes ou peut-être une heure après, allongée dans l'avion, que j'ai dû quitter car la compagnie estimait qu'il était risqué de me garder à bord. J'ai repris l'avion le lendemain sans problème, avec une assistance particulière de la part du personnel au sol pour m'éviter de me fatiguer avant l'embarquement.
La seconde fois, c'était vers le 22-23 décembre 2006, dans un vol Paris-Moscou d'Aeroflot. Cette fois-ci j'étais aussi également en train d'allaiter, mais moins fatiguée, et je ne m'attendais pas non plus à faire une crise. Celle-ci a eu lieu après le décollage, et je suis donc restée à bord. J'ai été transportée à l'infirmerie à Moscou en attendant ma correspondance pour Delhi. Comme après chaque crise, j'ai dormi, et j'ai de très vagues souvenirs de ma voisine, une jeune femme en robe de laine, couleur crème, souriante, qui s'occupait de mon bébé, la nourrissait et l'a peut-être changé, jusqu'à l'arrivée à Moscou. Ensuite je me souviens que le couloir de la pièce où je me reposais était assez bruyant, ce qui gênait mon bébé, qui pleurait beaucoup je crois, et qui a quand même dormi. J'ai eu la force de lui faire un biberon, mais je ne lui ai sûrement pas apporté tout le réconfort qu'elle a l'habitude de recevoir de moi. Dans l'avion Moscou-Delhi, le personnel était prévenu de ce qui m'était arrivé et s'est particulièrement bien occupé de moi. Peut-être même que j'ai été surclassée en business mais je ne suis pas certaine de mes souvenirs. Je me souviens avant tout de la sollicitude de toutes ces personnes.
Je voudrais profiter de ce post pour remercier tout le personnel de Qatar Airways et Aeroflot, et cette femme souriante, pour leur gentillesse envers moi et mon bébé. Je dois souligner qu'à chaque fois que je prends l'avion enceinte ou avec mon bébé, le personnel des aéroports ou des compagnies aériennes se montre toujours prévenant, pour m'éviter de faire la queue ou m'aider à faire chauffer de l'eau par exemple. C'est vraiment agréable de ne pas se heurter à l'indifférence de professionnels, qui pourraient être blasés par la routine de leur boulot. Cela témoigne de leur investissement humain dans leur travail.
J'ai cependant un regret : à chaque fois, j'ai mobilisé le peu d'énergie qui me restait pour des questions prioritaires: le bien-être de mon bébé, mes papiers, etc... Mais, un peu intimidée et encore bien KO, je n'ai pas demandé ce qui s'était passé, et en particulier comment mon bébé, attaché sur mes genoux, avait réagi à chaque fois alors qu'elle était en train de têter lorsque la crise s'est produite. Peut-être que je l'ai heurtée par des mouvements désordonnés, ou effrayée par des cris, peut-être qu'elle a hurlé de panique pendant une demi heure dans les bras de quelqu'un d'autre, peut-être aussi qu'elle dormait et qu'elle n'a pas réalisé ce qui se passait ; mais tout ça je n'en sais rien.
Si par chance l'un d'entre vous était à bord d'un de ces vols, pourrait-il m'en dire plus sur ce qui s'est passé au moment de ces crises ? Peu de chances que l'un des passagers tombe sur ce post, mais on ne sait jamais...
Et pour les autres lecteurs, si vous voyagez avec des jeunes enfants, ou avec un problème d'épilepsie, n'hésitez pas à poser vos questions, ou à faire part de vos témoignages, dont je suis curieuse !
Merci de m'avoir lue !
J'ai une question bien précise à vous soumettre, qui servira peut-être à parler de l'épilepsie, une maladie assez répandue mais mal connue.
Pour ma part j'ai commencé à faire des crises d'épilepsie depuis 3 ans que j'habite en Inde, mais aucune cause physiologique n'a été détectée. J'étais sûrement déjà malade avant de venir en Inde, mais non diagnostiquée, et le changement de rythme de vie et d'environnement a peut-être fait empirer les crises.
Je n'ai aucun souvenir de mes crises (de type tonico-clonique) et c'est donc à partir des descriptions des témoins de mes crises que j'essaie de comprendre petit à petit ce qu'est cette maladie. C'est difficile, car les descriptions sont souvent sur le mode hyperbolique. Seuls certains neurologues m'ont décrit en termes neutres comment se passe une crise.
Des descriptions de mes proches, j'ai pu déduire que c'était visiblement un spectacle impressionnant et stressant. Ces crises sont en effet brutales, d'après ce que je peux en juger une fois que j'ai repris mes esprits, et que je commence à noter les effets qui durent plusieurs jours : maux de têtes très lourds, courbatures, et les marques si je suis tombée, sans parler de la fatigue qui me cloue au lit plusieurs jours. Une fois, pendant la nuit, je suis tombée de mon lit et je me suis cognée au pied du lit à chaque mouvement de tête, tant que la crise a duré, devant mes jeunes enfants terrorisés. Mes crises se produisent la plupart du temps pendant le sommeil, dans les phases d'endormissement ou de réveil.
C'est très frustrant de ne pas savoir ce qui arrive à mon corps pendant ces crises. J'ai passé des heures et des heures à chercher des videos sur des sites comme Youtube, mais sans succès, et jusqu'ici aucun proche n'a pu filmer mes crises.
L'épilepsie, traitée et bien suivie, ne m'a pas empêché d'avoir un enfant l'an dernier, n'ayant subi aucune crise. Cependant depuis, mes crises sont revenues, plus fréquentes : une douzaine depuis un an. Cette fois-ci j'en ai également fait hors de chez moi, dans des situations de déplacement : en avion, en voiture ou dans le métro.
En particulier j'ai fait deux crises en avion avec mon bébé sur les genoux, sur des vols Paris-Delhi, et c'est en fait l'objet de mon post.
La première fois c'était fin octobre 2006, dans un vol Paris-Doha de Qatar Airways. L'avion était une heure en retard, et j'étais déjà bien fatiguée et en hypoglycémie : j'ai d'ailleurs oublié mes papiers sur mon siège dans la salle d'embarquement, en allant aux toilettes, et je crois que grâce à cette étourderie tous les passagers ont pu me remarquer ! Une fois dans l'avion, je me suis relaxée et je me suis mise à allaiter mon bébé âgé de 4 mois, pour l'aider à supporter le décollage en douceur. Je me suis endormie en même temps, j'ai eu un petit sentiment de malaise, mais pas le temps d'en parler autour de moi, j'avais déjà perdu conscience et la crise a démarré... Le décollage a été interrompu, je suis revenue à moi quelques minutes ou peut-être une heure après, allongée dans l'avion, que j'ai dû quitter car la compagnie estimait qu'il était risqué de me garder à bord. J'ai repris l'avion le lendemain sans problème, avec une assistance particulière de la part du personnel au sol pour m'éviter de me fatiguer avant l'embarquement.
La seconde fois, c'était vers le 22-23 décembre 2006, dans un vol Paris-Moscou d'Aeroflot. Cette fois-ci j'étais aussi également en train d'allaiter, mais moins fatiguée, et je ne m'attendais pas non plus à faire une crise. Celle-ci a eu lieu après le décollage, et je suis donc restée à bord. J'ai été transportée à l'infirmerie à Moscou en attendant ma correspondance pour Delhi. Comme après chaque crise, j'ai dormi, et j'ai de très vagues souvenirs de ma voisine, une jeune femme en robe de laine, couleur crème, souriante, qui s'occupait de mon bébé, la nourrissait et l'a peut-être changé, jusqu'à l'arrivée à Moscou. Ensuite je me souviens que le couloir de la pièce où je me reposais était assez bruyant, ce qui gênait mon bébé, qui pleurait beaucoup je crois, et qui a quand même dormi. J'ai eu la force de lui faire un biberon, mais je ne lui ai sûrement pas apporté tout le réconfort qu'elle a l'habitude de recevoir de moi. Dans l'avion Moscou-Delhi, le personnel était prévenu de ce qui m'était arrivé et s'est particulièrement bien occupé de moi. Peut-être même que j'ai été surclassée en business mais je ne suis pas certaine de mes souvenirs. Je me souviens avant tout de la sollicitude de toutes ces personnes.
Je voudrais profiter de ce post pour remercier tout le personnel de Qatar Airways et Aeroflot, et cette femme souriante, pour leur gentillesse envers moi et mon bébé. Je dois souligner qu'à chaque fois que je prends l'avion enceinte ou avec mon bébé, le personnel des aéroports ou des compagnies aériennes se montre toujours prévenant, pour m'éviter de faire la queue ou m'aider à faire chauffer de l'eau par exemple. C'est vraiment agréable de ne pas se heurter à l'indifférence de professionnels, qui pourraient être blasés par la routine de leur boulot. Cela témoigne de leur investissement humain dans leur travail.
J'ai cependant un regret : à chaque fois, j'ai mobilisé le peu d'énergie qui me restait pour des questions prioritaires: le bien-être de mon bébé, mes papiers, etc... Mais, un peu intimidée et encore bien KO, je n'ai pas demandé ce qui s'était passé, et en particulier comment mon bébé, attaché sur mes genoux, avait réagi à chaque fois alors qu'elle était en train de têter lorsque la crise s'est produite. Peut-être que je l'ai heurtée par des mouvements désordonnés, ou effrayée par des cris, peut-être qu'elle a hurlé de panique pendant une demi heure dans les bras de quelqu'un d'autre, peut-être aussi qu'elle dormait et qu'elle n'a pas réalisé ce qui se passait ; mais tout ça je n'en sais rien.
Si par chance l'un d'entre vous était à bord d'un de ces vols, pourrait-il m'en dire plus sur ce qui s'est passé au moment de ces crises ? Peu de chances que l'un des passagers tombe sur ce post, mais on ne sait jamais...
Et pour les autres lecteurs, si vous voyagez avec des jeunes enfants, ou avec un problème d'épilepsie, n'hésitez pas à poser vos questions, ou à faire part de vos témoignages, dont je suis curieuse !
Merci de m'avoir lue !
Départ pour l'Inde English translation pending
dans un mois je pars pour mon premier voyage en inde mais j'ai encore quelques questions...
on atterie vers 5h30 du matin a l'aeroport est il facile de trouver des taxis ou autre transport a cette heure la pour aller dans le centre ou pas?
comment fait on pour accrocher les moustiquaire dans les hotels?
nous partons du 16 octobre au 16 novembre dans le nord de l'inde et nepal il y a t'il des fetes a ne pas manquer dans ce secteur?
Différentes classes de train en Inde English translation pending
j'ai consulté le site www.seat61.com/india.htm qui fait la liste des differentes classes de train en inde.
est ce que l'un d'entre vous à des renseignements sur la classe AC1, l'avez vous deja prise, quelles en sont vos impressions, etc...
nous voudrions faire les longs trajets de nuit (2 filles pas trop rassurées lol).
merci d'avances pour vos reponces.
First time in India? Premier voyage en Inde? 2001 English translation pending
Bon, je me lance. J'espère en tout cas, que vous allez bien vous marrez comme moi, je me marre à chaque fois que je relis le récit de ce premier voyage en Inde.....
Samedi 31 mars 2001
6h30 !! C’est l’heure, c’est le moment, c’est l’instant, c’est le jour J !! Thierry fait couler le café, Marie fait couler la douche…
7h30. Il fait seulement 7°…brrrrrrrrrr…..vite vite un bus 71 qui nous mène à la gare centrale de Bruxelles puis, le train jusqu’à Zaventem. Ce sont les vacances scolaires de Pâques et il y a un monde fou !! Nous montons au resto qui donne sur les pistes et nous enfilons un petit-déjeuner en imaginant notre futur voyage. A peine avons-nous décollé que nous atterrissons déjà 40 minutes plutard à Roissy Charles de Gaulle. Notre avion ne décollant qu’à 16h, cela nous donne le temps de mettre notre sac à dos en consigne et de prendre un RER pour Paris car j’ai envie de boire un bon café crème au bord du canal St Martin. Hélas, le personnel du-dit RER est en grève et nous sommes condamnés à passer le restant de la journée à l’aéroport. Cela passe assez vite car il y tellement de choses à voir dans un aéroport. Comme nous n’avons chacun qu’un seul sac à dos très léger que nous garderons en cabine, l’enregistrement est rapide.
Une heure avant d’embarquer, nous sommes déjà à la gate 44. L’avion également. « C’est un boeing 747 des années ’70 » me dit Thierry. Il a l’air un peu vieux mais il est joli et original, chaque fenêtre est décorée avec des dessins indiens. Au compte-goutte, le personnel naviguant arrive. « Thierry, tu as vu le personnel de bord ? » « Oui, les hôtesses, c’est pas vraiment les miss monde qu’on voit dans les magazines » « Non, je voulais surtout que tu regardes l’état du costume des hommes. » « Ah oui, effectivement, le bord de leur col de chemise et veston est complètement élimés…. » « Ben, j’espère que l’avion n’est pas dans le même état…. »
Nous devrions décollés à 16h. Or, je vois qu’il est 17h….heu...…….18h et pas de nouvelles mais, tout à coup, nous entendons un appel dans le micro.
-« Les passagers du vol Air India 140 à destination de Delhi sont priés de patienter un instant, l’avion est en réparation…. »
-« Hein ?!?! Quoi ?!?!? Hé Thierry, moi je monte pas dans cet avion ». Il me corrige : « L’avion est en préparation »….….Ouf !!
Nous pouvons enfin embarquer vers 18h15. Nos sièges sont superbement bien placés à la première rangée, et Thierry pourra allonger ses jambes. Tiens, il y a déjà quelqu’un à sa place. C’est un monsieur indien. « Excuse me sir, but you took my place » « No, it’s my seat» « Sorry, but look once to your embarkment card and you will see that you are wrong. I have the window and my wife, the middle seat» « grrrrrrr……»”
Il se lève en râlant et recule de 2 places……Voilà notre premier contact avec l’Inde. ….
19h30. Un petit en-cas nous est servi. Bonne nouvelle : mousse de poisson sur toast. Mauvaise nouvelle : les toast font 3x2cm !! Est-ce là notre souper ?!?! Mauvaise langue que je suis. …….Une heure plu tard, notre hôtesse nous apporte un sachet de cacahuètes…..
L’avion traverse de grands trous d’air et je ne me sens pas trop bien. Assez mal en tout les cas pour ne pas avoir envie de manger ce bon repas indien qui arrive. C’est Thierry qui mange tout : poulet tandoori et mouton. L’odeur des épices me retourne l’estomac et je suis à 2 doigts de crier « Raoul »….…
Mais cela n’arrivera pas, je l’ai décidé !!
Autre chose : le pilote…..mais quelle babelutte celui-là !!
- « A votre gauche, vous pouvez admirer les Alpes » - « Si vous regardez à droite, vous verrez les Carpates » - « Attention, nous allons survoler….
En fait, il nous fait un cours de géographie. C’est super sympa. Non seulement, il nous pilote, mais en plus, il nous explique tout ce qu’il voit sur son chemin. Je me demande si je dois lui donner un pourboire en descendant de l’avion…….
Je parviens, malgré les turbulences qui ne cessent, à m’endormir.
Voilà qu’à 4h du matin, Mr le professeur de géographie réveille 700 passagers, juste pour dire que nous passons la frontière pakistanaise !!!
Mais il a eu raison, notre guide. La frontière entre le Pakistan et l’Inde est complètement illuminée. Je ne situe pas trop exactement le tronçon illuminé mais là, c’est géant !! Merci !!
Dimanche 1 avril 2001
5h13. Les formalités administratives accomplies, nous sommes les premiers à passer le hall de sortie de l'aéroport de Delhi. Un hall triste, éclairé de néons crasseux et quelques fans fatigués qui tournent au ralenti.
Il y a là, au milieu de ce hall, une femme assise sur une chaise branlante. Autour d’elle, des dizaines de personnes à même le sol qui tâtonnent, ouvrent, contrôle et trient des centaines colis. Ils lui crient le nom du destinataire (sans doute) et elle l’inscrit dans un vieux carnet tout destroy et jauni. Je regarde de plus près…..ah oui, je ne me suis pas trompée….c’est bien ce que je pensais avoir lu...ce sont des colis qui viennent d’arriver avec Fédéral Express…..
Il est un peu plus de 5h30 quand on sort de l’aéroport mais nous ne sommes pas seul……………..Une nuée de rickshaw nous saute dessus pour nous emmener en ville !!! C’est une véritable plaie…
Hé là, moi pas me faire avoir hein !! J’ai bien lu mon guide avant de partir et je sais qu’il y a le bus 780 qui va en ville pour à peine quelques sous. Il y a bien 2-3 bus devant l’entrée mais il n’y a personne à l’intérieur. Les rickshawallas nous disent que les chauffeurs de bus sont en grève et qu’il n’y a pas d’autre solution que de partir avec eux…. D’après notre guide, l’arrêt de bus se trouve de l’autre côté de la rue. On s’engage donc dans la pénombre………..et c’est là que je la vois !!!
Elle est très foncée, je dirais même racée, la tête bien haute comme pour défier les nouveaux arrivants. Ils ont bien fait ça, on dirait une vraie !!! « Waow !! T’as vu ? Ils ont fait, comme chez nous à Blankenberge, à la côte belge, une statue pour accueillir les touristes !! » « Oui, oui, Marie, il est temps que tu te reposes… » « Mais non, regarde !! On dirait une vraie !! « Marie…………. c’est une vraie….……...................vache ….. »
La honte……Pourtant je le savais. Cela faisait un an que je me documentais sur ce pays. J’ai tout vu, tout lu, tout entendu à propos de l’Inde….. Je suis à peine depuis 10 minutes sur le sol indien et voilà que je suis déjà perturbée….…. Hé non, ce n’est pas un poisson d’avril. Devant l’aéroport de Delhi ce samedi 01 avril 2001, il y a des vaches qui se baladent tranquillement… Tant que l’on n’est pas plongé dedans, on ne peut pas réaliser. Aucun livre, aucun documentaire, aucun récit ne peut remplacer la réalité, les bruits, les odeurs, la langue, les couleurs….
Décidément, il est temps que je me repose….
Après une promenade dans les environs de l’aéroport, nous y revenons et montons dans le premier bus dont le chauffeur nous confirme la destination du centre-ville. Là, pendant une heure, nous attrapons l’Inde en pleine poire !! Il n’est que 6h30 et il fait déjà 21°. Le chauffeur de bus se fraye un chemin à coup de klaxon comme si c’était une urgence. Ca nous dépasse déjà. Mais le pire, c’est ce que nous voyons tout au long du chemin. Nous en restons muets. De fatigue bien sur, mais également de stupéfaction de voir ce que l’on voit…… Tout ces gens qui dorment sur les trottoirs au milieu des vaches, singes, chiens, chèvres, cochons, corbeaux, de la crasse, de la puanteur partout. C’est tellement loin de nos réalités d’occidentaux…
Et soudain, le chauffeur de bus ralenti et nous dit de descendre. « Ok, you can go. It’s here. » « Are you sure this is the centre of Delhi? Connaught Place? » « Sure, no problem » (on l’entendra souvent ce “no problem”…)
No problem, no problem…..C’est vite dit ça…..
C’est sur, on s’est fait avoir, c’est pas le centre ici, ça doit encore être la banlieue…...mais….Connaught Place, ça devrait être plus moderne, non ? Plus vivant, non ? Heu, j’ sais pas moi, un peu plus occidental quoi, avec des belles rues bien tracées, histoire que je sois pas trop paumée….. Au lieu de cela, je ne vois que des trottoirs défoncés et de la saleté partout autour de nous. Qu’à cela ne tienne, j’ouvre mon guide pour me situer un peu. « Bon, allons jusqu’au coin de la rue voir si on trouve une plaque qui nous donne le nom de cet endroit » « Heu, je vois rien » « C’est pas grave. Il y a un Sikh là qui arrive. On va lui demander »
Il est grand et à l’air d’avoir bien capté notre désarroi…. « Can I help you? » « Yes, thank you. We are a little bit lost and we are looking for the Connaught place and a room. » « No problem, I can call you a rickshaw and tell him the adress of a good room» « Oh Thank you so much » « You’re welcome »
Dans la seconde qui suit, alors que l’on n’avait pas vu un seul véhicule circuler dans le coin depuis notre arrivée dans le quartier, un rickshaw arrive de nulle part. C’est magique non ?!?!?
Après une petite conversation entre le sikh et le chauffeur (évidemment, on sait pas ce qu’ils se disent), nous payons 10 rps. et nous nous installons pour une première course dans cet engin pétaradant. Nous savons bien évidemment que le chauffeur recevra une petite commission de l’hôtel où il nous emmène, mais ce n’est pas grave. On est tellement fatigués qu’on n’a plus de courage. Arrivés à l’hôtel Red Castel dans le quartier de Karol Bagh, on nous annonce 1500 rps. pour une chambre. Ca à l’air cher non ? Mais trop fatigués pour discuter, nous nous installons dans le petit salon dans le hall et attendons que la chambre soit prête. Le-dit hall est dallé de marbre et la cage d’escalier est tout en fer forgé. C’est très chic…..Le patron vient s’installer avec nous pour faire plus ample connaissance et nous offre un café. Cela nous fait du bien car nous n’avons encore rien ingurgité depuis l’avion. Arrive un gars ….. C’est, visiblement, un copain du patron qui veut tout savoir sur nous et parle même quelques mots de français. Nous intégrons enfin notre chambre. Elle est assez sympa. Un grand lit de 2 personnes, un petit frigo, une télé, une salle de bain et, de la fenêtre, nous avons une vue sur un joli petit parc. Nous prenons une douche et redescendons.
Notre « nouvel ami » est toujours là. Il nous propose d’aller à son agence. Il nous trouve tellement sympathique qu’il veut nous offrir un tour de la ville gratuit. Vu qu’on n’a pas de projets précis, on accepte. De toute façon, on a pas envie de se casser la tête le premier jour…. On embarque dans une belle voiture blanche, on dirait une voiture de ministre, une Tata ambassador et on roule….50 m !!! Ils sont fous ou quoi !!...on aurait pu les faire à pied !! L’agence d’Ali n’est pas très grande, 3x2 m à tout casser. Malgré le fan qui tourne au plafond, il fait une chaleur étouffante et cela fait maintenant plus de 36h que nous n’avons pas dormi, ça commence à être dur-dur…… Evidemment, Ali et son cousin sont très sympas. Ils nous offrent le thé, nous montrent les dizaines de livres d’or signés par leurs précédents clients, étalent leurs cartes géographiques de l’Inde, les photos magnifiques du Cashmire, région d’origine d’Ali.
On lui explique que le Cashmire n’est pas prévu au programme, que nous avons un avion à prendre dans 15 jours à Mumbai, que nous sommes fatigués et que nous allons réfléchir…. « No problem…..i can make you a good trip…and a good price » « Thank you Ali, but we have no idea what will be our plans. We have to think » « Look, you can have a car with driver for 1 week, 7 days and I can book you hotels, so, no worry, everything will be ok » « Ok, say what you propose and we will see » « You can go to Agra, Jaipur, Pushkar, Udaipur and come back to Delhi»« No, it’s not a good idea, we go to Mumbai. » « No problem, I can book train tickets from Udaipur to Mumbai and rooms for you till Udaipur »
En fait, Ali n’a pas d’autorisation de rouler au-delà de la frontière du Rajasthan. « Ca à l’air sympa comme proposition, qu’est-ce que t’en penses Thierry ?» « Oui, c’est pas mal. Comme ça, on ne doit plus se tracasser, tout est déjà réservé. En plus, demandons un ticket de train pour Daman, ça nous fera du bien. On veut de toute façon s’y arrêter 2-3 jours. » « Bon, je demande le prix maintenant….» « Ok, say us exactly what you porpose and give us a price. » « Look this programme: You have a car with driver for 8 days. Visit of Agra, Fathepur-Sikri, Jaipur, Amber, Pushkar, Udaipur. 7 nights in good hotels + 1 train ticket Udaipur-Ahmedabad+ 1 train ticket Ahmedabad-Vapi + 1 train ticket Vapi-Mumbai for only……….(et c’est là que vous commencer à rire comme des baleines)……………30000 rps…..…..and because you are good persons, i offer you a car for free today to visit Delhi »
Oui, vous avez bien lu, 30.000 rps !!! Le pire, c’est que grâce ou à cause de la chaleur suffocante, le décalage horaire, l’absence de repas depuis l’avion, le baratinage des 2 zouaves qu’on a en face de nous, le fait qu’on ne nous a pas lâché une seconde depuis la descente du bus, et bien, on ne fait pas du tout la conversion en euros, on n’a rien vu venir et on ne réagit pas !! Ou plutôt, on réagit comme des triples cons et on acquiesce à tout !! On signe et on paie directement sans réfléchir…..sauf que je sais que maintenant, on a plus un balle sur nous et qu’on doit trouver un distributeur de billet. « No problem, you can take my car and driver to get some money »
Quelle gentillesse...grrrrrrr. Là, il est trop sympa non ?!?!?
Nous sortons de l’agence et la voiture nous attend déjà pour aller à la banque. Nazir, notre chauffeur pour la journée, nous dépose à Connaught Place (on l’aura quand même vu) afin de manger un bout dans un petit snack le long des colonnades. Alors que nous sortons du snack, deux petits cireurs nous accostent. Thierry porte des bottines en toile et moi, je suis en tong. Pas de bol pour eux mais nous leur achetons une bouteille de coca et des chapatis. Ils s’en vont tout heureux. On se promène un peu dans le parc central mais nous sommes tout de suite suivi par une gamine à l’air pitoyable, genre, 8-9 ans avec un bébé dans les bras. « One roupee pleeeeeeeeease, one roupee for my baby…. » C’est très dur de vivre ça pour la première fois. Je ne sais pas du tout comment réagir. Je lui donne quelque chose ou je continue sans la regarder ? De toute façon, elle nous suit partout. Un sikh s’approche de nous et nous dit qu’il ne faut absolument rien donner aux enfants car ils doivent souvent remettre leur argent à des adultes pas toujours sympa avec eux. Mais si l’on veut faire des offrandes, « no problem » nous pouvons aller avec lui au temple sikh qui se trouve juste à côté. Nous accompagnons donc ce monsieur et nous nous baladons dans des petites ruelles. Il s’intéresse fort à nous, veut tout savoir sur la Belgique, quel est le but de notre voyage. Avant d’arriver au temple, il nous invite à monter chez lui qui, en fait, ……….n’est qu’un bureau !! Voilà qu’on s’y fait reprendre !! Il nous étale ses prospectus tous pourris ….Holà stop !!! On a déjà assez donné !! Nous déguerpissons et rejoignons Nazir.
13h. Il fait très chaud. Il règne une pollution indescriptible sur la ville. On s’arrête au Raj Gath, mémorial au Mahatma Gandhi au bord de la Jamuna, au temple du Lotus, au fort rouge et à la colonne du Qutb Minar. De là, nous allons jusqu’à l’ India Gate. Nous restons un moment à nous balader dans les pelouses aux alentours de l'arche mais l’on nous alpague de toutes parts. L’un avec un singe acrobate, l’autre avec un cobra. On veut tout nous vendre : des cartes postales, des tee-shirts, des ballons et des gadgets chinois. On stoppe également un petit coup au parlement où les singes squattent les jardins. Nazir nous explique que pour se faire un petit plus, il emmène les touristes dans des emporiums (magasins agrées par le gouvernement), et nous demande si ça ne nous ennuierait pas. Si c’est si gentiment demandé, pas de problème mais à une condition : pas d’arnaque hein !! On a déjà eu assez pour aujourd’hui !! On achète rien mais cela donne une vague idée des prix pratiqués.
Le soleil se couche déjà et nous rentrons à l’hôtel pour prendre une douche. A peine sortie de la salle de bain, l’électricité se coupe et nous entendons un boucan d’enfer. C’est un groupe électrogène qui se met en route tout à côté de notre chambre… Nous voulons ressortir pour aller souper mais le patron de l’hôtel nous dit que c’est hyper dangereux de sortir seul dans ce quartier et surtout quand il n’y a plus d’électricité……Il nous propose de nous offrir un taxi et nous allons manger un bout au Nirula’s restaurant. On y mange, oui, je sais, c’est pas très indien, un chili con carne et des pâtes au poulet.
Là, maintenant, on est complètement mort de fatigue et on rentre dormir. Mais arrivés dans la chambre, le groupe électrogène tourne toujours et la chambre est puante et bleue des émanations de pétrole qui entrent par les aérations de la salle de bain !!
-« Hey, our room is stincking!! What’s that?!?!? » -« No problem sir, it will be stop in a few minutes» -« Be sure, because we are very tired » -« No problem sir, I promiss»
-« Ok, I have to call. How much is it for a phonecall to Belgium? » -« Only 5 roupees for 1 minut. »
Après avoir rassurés les enfants qui sont restés à Bruxelles, nous regagnons notre chambre.
Le bruit infernal du générateur s’arrête et l’électricité revient...c'est enfin l'heure de dormir.....🤪
Samedi 31 mars 2001
6h30 !! C’est l’heure, c’est le moment, c’est l’instant, c’est le jour J !! Thierry fait couler le café, Marie fait couler la douche…
7h30. Il fait seulement 7°…brrrrrrrrrr…..vite vite un bus 71 qui nous mène à la gare centrale de Bruxelles puis, le train jusqu’à Zaventem. Ce sont les vacances scolaires de Pâques et il y a un monde fou !! Nous montons au resto qui donne sur les pistes et nous enfilons un petit-déjeuner en imaginant notre futur voyage. A peine avons-nous décollé que nous atterrissons déjà 40 minutes plutard à Roissy Charles de Gaulle. Notre avion ne décollant qu’à 16h, cela nous donne le temps de mettre notre sac à dos en consigne et de prendre un RER pour Paris car j’ai envie de boire un bon café crème au bord du canal St Martin. Hélas, le personnel du-dit RER est en grève et nous sommes condamnés à passer le restant de la journée à l’aéroport. Cela passe assez vite car il y tellement de choses à voir dans un aéroport. Comme nous n’avons chacun qu’un seul sac à dos très léger que nous garderons en cabine, l’enregistrement est rapide.
Une heure avant d’embarquer, nous sommes déjà à la gate 44. L’avion également. « C’est un boeing 747 des années ’70 » me dit Thierry. Il a l’air un peu vieux mais il est joli et original, chaque fenêtre est décorée avec des dessins indiens. Au compte-goutte, le personnel naviguant arrive. « Thierry, tu as vu le personnel de bord ? » « Oui, les hôtesses, c’est pas vraiment les miss monde qu’on voit dans les magazines » « Non, je voulais surtout que tu regardes l’état du costume des hommes. » « Ah oui, effectivement, le bord de leur col de chemise et veston est complètement élimés…. » « Ben, j’espère que l’avion n’est pas dans le même état…. »
Nous devrions décollés à 16h. Or, je vois qu’il est 17h….heu...…….18h et pas de nouvelles mais, tout à coup, nous entendons un appel dans le micro.
-« Les passagers du vol Air India 140 à destination de Delhi sont priés de patienter un instant, l’avion est en réparation…. »
-« Hein ?!?! Quoi ?!?!? Hé Thierry, moi je monte pas dans cet avion ». Il me corrige : « L’avion est en préparation »….….Ouf !!
Nous pouvons enfin embarquer vers 18h15. Nos sièges sont superbement bien placés à la première rangée, et Thierry pourra allonger ses jambes. Tiens, il y a déjà quelqu’un à sa place. C’est un monsieur indien. « Excuse me sir, but you took my place » « No, it’s my seat» « Sorry, but look once to your embarkment card and you will see that you are wrong. I have the window and my wife, the middle seat» « grrrrrrr……»”
Il se lève en râlant et recule de 2 places……Voilà notre premier contact avec l’Inde. ….
19h30. Un petit en-cas nous est servi. Bonne nouvelle : mousse de poisson sur toast. Mauvaise nouvelle : les toast font 3x2cm !! Est-ce là notre souper ?!?! Mauvaise langue que je suis. …….Une heure plu tard, notre hôtesse nous apporte un sachet de cacahuètes…..
L’avion traverse de grands trous d’air et je ne me sens pas trop bien. Assez mal en tout les cas pour ne pas avoir envie de manger ce bon repas indien qui arrive. C’est Thierry qui mange tout : poulet tandoori et mouton. L’odeur des épices me retourne l’estomac et je suis à 2 doigts de crier « Raoul »….…
Mais cela n’arrivera pas, je l’ai décidé !!
Autre chose : le pilote…..mais quelle babelutte celui-là !!
- « A votre gauche, vous pouvez admirer les Alpes » - « Si vous regardez à droite, vous verrez les Carpates » - « Attention, nous allons survoler….
En fait, il nous fait un cours de géographie. C’est super sympa. Non seulement, il nous pilote, mais en plus, il nous explique tout ce qu’il voit sur son chemin. Je me demande si je dois lui donner un pourboire en descendant de l’avion…….
Je parviens, malgré les turbulences qui ne cessent, à m’endormir.
Voilà qu’à 4h du matin, Mr le professeur de géographie réveille 700 passagers, juste pour dire que nous passons la frontière pakistanaise !!!
Mais il a eu raison, notre guide. La frontière entre le Pakistan et l’Inde est complètement illuminée. Je ne situe pas trop exactement le tronçon illuminé mais là, c’est géant !! Merci !!
Dimanche 1 avril 2001
5h13. Les formalités administratives accomplies, nous sommes les premiers à passer le hall de sortie de l'aéroport de Delhi. Un hall triste, éclairé de néons crasseux et quelques fans fatigués qui tournent au ralenti.
Il y a là, au milieu de ce hall, une femme assise sur une chaise branlante. Autour d’elle, des dizaines de personnes à même le sol qui tâtonnent, ouvrent, contrôle et trient des centaines colis. Ils lui crient le nom du destinataire (sans doute) et elle l’inscrit dans un vieux carnet tout destroy et jauni. Je regarde de plus près…..ah oui, je ne me suis pas trompée….c’est bien ce que je pensais avoir lu...ce sont des colis qui viennent d’arriver avec Fédéral Express…..
Il est un peu plus de 5h30 quand on sort de l’aéroport mais nous ne sommes pas seul……………..Une nuée de rickshaw nous saute dessus pour nous emmener en ville !!! C’est une véritable plaie…
Hé là, moi pas me faire avoir hein !! J’ai bien lu mon guide avant de partir et je sais qu’il y a le bus 780 qui va en ville pour à peine quelques sous. Il y a bien 2-3 bus devant l’entrée mais il n’y a personne à l’intérieur. Les rickshawallas nous disent que les chauffeurs de bus sont en grève et qu’il n’y a pas d’autre solution que de partir avec eux…. D’après notre guide, l’arrêt de bus se trouve de l’autre côté de la rue. On s’engage donc dans la pénombre………..et c’est là que je la vois !!!
Elle est très foncée, je dirais même racée, la tête bien haute comme pour défier les nouveaux arrivants. Ils ont bien fait ça, on dirait une vraie !!! « Waow !! T’as vu ? Ils ont fait, comme chez nous à Blankenberge, à la côte belge, une statue pour accueillir les touristes !! » « Oui, oui, Marie, il est temps que tu te reposes… » « Mais non, regarde !! On dirait une vraie !! « Marie…………. c’est une vraie….……...................vache ….. »
La honte……Pourtant je le savais. Cela faisait un an que je me documentais sur ce pays. J’ai tout vu, tout lu, tout entendu à propos de l’Inde….. Je suis à peine depuis 10 minutes sur le sol indien et voilà que je suis déjà perturbée….…. Hé non, ce n’est pas un poisson d’avril. Devant l’aéroport de Delhi ce samedi 01 avril 2001, il y a des vaches qui se baladent tranquillement… Tant que l’on n’est pas plongé dedans, on ne peut pas réaliser. Aucun livre, aucun documentaire, aucun récit ne peut remplacer la réalité, les bruits, les odeurs, la langue, les couleurs….
Décidément, il est temps que je me repose….
Après une promenade dans les environs de l’aéroport, nous y revenons et montons dans le premier bus dont le chauffeur nous confirme la destination du centre-ville. Là, pendant une heure, nous attrapons l’Inde en pleine poire !! Il n’est que 6h30 et il fait déjà 21°. Le chauffeur de bus se fraye un chemin à coup de klaxon comme si c’était une urgence. Ca nous dépasse déjà. Mais le pire, c’est ce que nous voyons tout au long du chemin. Nous en restons muets. De fatigue bien sur, mais également de stupéfaction de voir ce que l’on voit…… Tout ces gens qui dorment sur les trottoirs au milieu des vaches, singes, chiens, chèvres, cochons, corbeaux, de la crasse, de la puanteur partout. C’est tellement loin de nos réalités d’occidentaux…
Et soudain, le chauffeur de bus ralenti et nous dit de descendre. « Ok, you can go. It’s here. » « Are you sure this is the centre of Delhi? Connaught Place? » « Sure, no problem » (on l’entendra souvent ce “no problem”…)
No problem, no problem…..C’est vite dit ça…..
C’est sur, on s’est fait avoir, c’est pas le centre ici, ça doit encore être la banlieue…...mais….Connaught Place, ça devrait être plus moderne, non ? Plus vivant, non ? Heu, j’ sais pas moi, un peu plus occidental quoi, avec des belles rues bien tracées, histoire que je sois pas trop paumée….. Au lieu de cela, je ne vois que des trottoirs défoncés et de la saleté partout autour de nous. Qu’à cela ne tienne, j’ouvre mon guide pour me situer un peu. « Bon, allons jusqu’au coin de la rue voir si on trouve une plaque qui nous donne le nom de cet endroit » « Heu, je vois rien » « C’est pas grave. Il y a un Sikh là qui arrive. On va lui demander »
Il est grand et à l’air d’avoir bien capté notre désarroi…. « Can I help you? » « Yes, thank you. We are a little bit lost and we are looking for the Connaught place and a room. » « No problem, I can call you a rickshaw and tell him the adress of a good room» « Oh Thank you so much » « You’re welcome »
Dans la seconde qui suit, alors que l’on n’avait pas vu un seul véhicule circuler dans le coin depuis notre arrivée dans le quartier, un rickshaw arrive de nulle part. C’est magique non ?!?!?
Après une petite conversation entre le sikh et le chauffeur (évidemment, on sait pas ce qu’ils se disent), nous payons 10 rps. et nous nous installons pour une première course dans cet engin pétaradant. Nous savons bien évidemment que le chauffeur recevra une petite commission de l’hôtel où il nous emmène, mais ce n’est pas grave. On est tellement fatigués qu’on n’a plus de courage. Arrivés à l’hôtel Red Castel dans le quartier de Karol Bagh, on nous annonce 1500 rps. pour une chambre. Ca à l’air cher non ? Mais trop fatigués pour discuter, nous nous installons dans le petit salon dans le hall et attendons que la chambre soit prête. Le-dit hall est dallé de marbre et la cage d’escalier est tout en fer forgé. C’est très chic…..Le patron vient s’installer avec nous pour faire plus ample connaissance et nous offre un café. Cela nous fait du bien car nous n’avons encore rien ingurgité depuis l’avion. Arrive un gars ….. C’est, visiblement, un copain du patron qui veut tout savoir sur nous et parle même quelques mots de français. Nous intégrons enfin notre chambre. Elle est assez sympa. Un grand lit de 2 personnes, un petit frigo, une télé, une salle de bain et, de la fenêtre, nous avons une vue sur un joli petit parc. Nous prenons une douche et redescendons.
Notre « nouvel ami » est toujours là. Il nous propose d’aller à son agence. Il nous trouve tellement sympathique qu’il veut nous offrir un tour de la ville gratuit. Vu qu’on n’a pas de projets précis, on accepte. De toute façon, on a pas envie de se casser la tête le premier jour…. On embarque dans une belle voiture blanche, on dirait une voiture de ministre, une Tata ambassador et on roule….50 m !!! Ils sont fous ou quoi !!...on aurait pu les faire à pied !! L’agence d’Ali n’est pas très grande, 3x2 m à tout casser. Malgré le fan qui tourne au plafond, il fait une chaleur étouffante et cela fait maintenant plus de 36h que nous n’avons pas dormi, ça commence à être dur-dur…… Evidemment, Ali et son cousin sont très sympas. Ils nous offrent le thé, nous montrent les dizaines de livres d’or signés par leurs précédents clients, étalent leurs cartes géographiques de l’Inde, les photos magnifiques du Cashmire, région d’origine d’Ali.
On lui explique que le Cashmire n’est pas prévu au programme, que nous avons un avion à prendre dans 15 jours à Mumbai, que nous sommes fatigués et que nous allons réfléchir…. « No problem…..i can make you a good trip…and a good price » « Thank you Ali, but we have no idea what will be our plans. We have to think » « Look, you can have a car with driver for 1 week, 7 days and I can book you hotels, so, no worry, everything will be ok » « Ok, say what you propose and we will see » « You can go to Agra, Jaipur, Pushkar, Udaipur and come back to Delhi»« No, it’s not a good idea, we go to Mumbai. » « No problem, I can book train tickets from Udaipur to Mumbai and rooms for you till Udaipur »
En fait, Ali n’a pas d’autorisation de rouler au-delà de la frontière du Rajasthan. « Ca à l’air sympa comme proposition, qu’est-ce que t’en penses Thierry ?» « Oui, c’est pas mal. Comme ça, on ne doit plus se tracasser, tout est déjà réservé. En plus, demandons un ticket de train pour Daman, ça nous fera du bien. On veut de toute façon s’y arrêter 2-3 jours. » « Bon, je demande le prix maintenant….» « Ok, say us exactly what you porpose and give us a price. » « Look this programme: You have a car with driver for 8 days. Visit of Agra, Fathepur-Sikri, Jaipur, Amber, Pushkar, Udaipur. 7 nights in good hotels + 1 train ticket Udaipur-Ahmedabad+ 1 train ticket Ahmedabad-Vapi + 1 train ticket Vapi-Mumbai for only……….(et c’est là que vous commencer à rire comme des baleines)……………30000 rps…..…..and because you are good persons, i offer you a car for free today to visit Delhi »
Oui, vous avez bien lu, 30.000 rps !!! Le pire, c’est que grâce ou à cause de la chaleur suffocante, le décalage horaire, l’absence de repas depuis l’avion, le baratinage des 2 zouaves qu’on a en face de nous, le fait qu’on ne nous a pas lâché une seconde depuis la descente du bus, et bien, on ne fait pas du tout la conversion en euros, on n’a rien vu venir et on ne réagit pas !! Ou plutôt, on réagit comme des triples cons et on acquiesce à tout !! On signe et on paie directement sans réfléchir…..sauf que je sais que maintenant, on a plus un balle sur nous et qu’on doit trouver un distributeur de billet. « No problem, you can take my car and driver to get some money »
Quelle gentillesse...grrrrrrr. Là, il est trop sympa non ?!?!?
Nous sortons de l’agence et la voiture nous attend déjà pour aller à la banque. Nazir, notre chauffeur pour la journée, nous dépose à Connaught Place (on l’aura quand même vu) afin de manger un bout dans un petit snack le long des colonnades. Alors que nous sortons du snack, deux petits cireurs nous accostent. Thierry porte des bottines en toile et moi, je suis en tong. Pas de bol pour eux mais nous leur achetons une bouteille de coca et des chapatis. Ils s’en vont tout heureux. On se promène un peu dans le parc central mais nous sommes tout de suite suivi par une gamine à l’air pitoyable, genre, 8-9 ans avec un bébé dans les bras. « One roupee pleeeeeeeeease, one roupee for my baby…. » C’est très dur de vivre ça pour la première fois. Je ne sais pas du tout comment réagir. Je lui donne quelque chose ou je continue sans la regarder ? De toute façon, elle nous suit partout. Un sikh s’approche de nous et nous dit qu’il ne faut absolument rien donner aux enfants car ils doivent souvent remettre leur argent à des adultes pas toujours sympa avec eux. Mais si l’on veut faire des offrandes, « no problem » nous pouvons aller avec lui au temple sikh qui se trouve juste à côté. Nous accompagnons donc ce monsieur et nous nous baladons dans des petites ruelles. Il s’intéresse fort à nous, veut tout savoir sur la Belgique, quel est le but de notre voyage. Avant d’arriver au temple, il nous invite à monter chez lui qui, en fait, ……….n’est qu’un bureau !! Voilà qu’on s’y fait reprendre !! Il nous étale ses prospectus tous pourris ….Holà stop !!! On a déjà assez donné !! Nous déguerpissons et rejoignons Nazir.
13h. Il fait très chaud. Il règne une pollution indescriptible sur la ville. On s’arrête au Raj Gath, mémorial au Mahatma Gandhi au bord de la Jamuna, au temple du Lotus, au fort rouge et à la colonne du Qutb Minar. De là, nous allons jusqu’à l’ India Gate. Nous restons un moment à nous balader dans les pelouses aux alentours de l'arche mais l’on nous alpague de toutes parts. L’un avec un singe acrobate, l’autre avec un cobra. On veut tout nous vendre : des cartes postales, des tee-shirts, des ballons et des gadgets chinois. On stoppe également un petit coup au parlement où les singes squattent les jardins. Nazir nous explique que pour se faire un petit plus, il emmène les touristes dans des emporiums (magasins agrées par le gouvernement), et nous demande si ça ne nous ennuierait pas. Si c’est si gentiment demandé, pas de problème mais à une condition : pas d’arnaque hein !! On a déjà eu assez pour aujourd’hui !! On achète rien mais cela donne une vague idée des prix pratiqués.
Le soleil se couche déjà et nous rentrons à l’hôtel pour prendre une douche. A peine sortie de la salle de bain, l’électricité se coupe et nous entendons un boucan d’enfer. C’est un groupe électrogène qui se met en route tout à côté de notre chambre… Nous voulons ressortir pour aller souper mais le patron de l’hôtel nous dit que c’est hyper dangereux de sortir seul dans ce quartier et surtout quand il n’y a plus d’électricité……Il nous propose de nous offrir un taxi et nous allons manger un bout au Nirula’s restaurant. On y mange, oui, je sais, c’est pas très indien, un chili con carne et des pâtes au poulet.
Là, maintenant, on est complètement mort de fatigue et on rentre dormir. Mais arrivés dans la chambre, le groupe électrogène tourne toujours et la chambre est puante et bleue des émanations de pétrole qui entrent par les aérations de la salle de bain !!
-« Hey, our room is stincking!! What’s that?!?!? » -« No problem sir, it will be stop in a few minutes» -« Be sure, because we are very tired » -« No problem sir, I promiss»
-« Ok, I have to call. How much is it for a phonecall to Belgium? » -« Only 5 roupees for 1 minut. »
Après avoir rassurés les enfants qui sont restés à Bruxelles, nous regagnons notre chambre.
Le bruit infernal du générateur s’arrête et l’électricité revient...c'est enfin l'heure de dormir.....🤪
Budget hebdomadaire ou mensuel pour l'Inde? English translation pending
ben voilà,
alors que j'ai déjà pris mon billet d'avion, c'est maintenant que je me demande quel est le coût de la vie en inde!!! pfff...pas malin ca....
alors, si quelqu'un peut me donner un peu une idée du coût moyen de la vie pour un mois (ou une semaine), ca m'aiderait....
prévisions: en sac à dos dans hotel de routard/baroudeurs, repas: idem. combien ca coute tout ca
combien votre voyage vous a couté (en détail: hotel/bouffe)?
merci
alors, si quelqu'un peut me donner un peu une idée du coût moyen de la vie pour un mois (ou une semaine), ca m'aiderait....
prévisions: en sac à dos dans hotel de routard/baroudeurs, repas: idem. combien ca coute tout ca
combien votre voyage vous a couté (en détail: hotel/bouffe)?
merci
Envoyez-moi vos plus belles photos d'Inde... English translation pending
Bonjour,
J'aimerai que vous m'envoyer vos plus belles photos d'Inde ou simplement de les laisser sur ce post.
Si en plus, vous pourriez nous raconter la petite histoire qui l'accompagne, je pense que cela serait le pied!
Merci d'Avance pour votre participation,
See Ya,
p.s : je commence avec une petite photo prise à Srinagar (Cachemire) cet été. On peut y voir le Nageen Lake, les houseboats et comme arriere plan : les montagnes qui se refletent dans ce lac miroir. Le pied en fait...
Voici le lien, il y a sur le coté à gauche 15 photos qui défilent à vous de trouve le pied...au Nageen Lake.
http://davidmarnot.spaces.live.com/?_c11_PhotoAlbum_spaHandler=TWljcm9zb2Z0LlNwYWNlcy5XZWIuUGFydHMuUGhvdG9BbGJ1bS5FZGl0TW9kZUNvbnRyb2xsZXI%24&_c11_PhotoAlbum_albumid=cns!F7FD0AE9909681C5!321&_c11_PhotoAlbum_spaReturnToFull=0&_c11_PhotoAlbum_spaProcess=1&_c=PhotoAlbum&_c02_owner=1
J'aimerai que vous m'envoyer vos plus belles photos d'Inde ou simplement de les laisser sur ce post.
Si en plus, vous pourriez nous raconter la petite histoire qui l'accompagne, je pense que cela serait le pied!
Merci d'Avance pour votre participation,
See Ya,
p.s : je commence avec une petite photo prise à Srinagar (Cachemire) cet été. On peut y voir le Nageen Lake, les houseboats et comme arriere plan : les montagnes qui se refletent dans ce lac miroir. Le pied en fait...
Voici le lien, il y a sur le coté à gauche 15 photos qui défilent à vous de trouve le pied...au Nageen Lake.
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