Results for "Man+|+99+>+48"
5340 results found.
22 jours en mars 2015 entre Naples et Brindisi avec la visite de la Campanie, la Basilicate et les Pouilles English translation pending
Compte rendu d’un voyage de 22 jours en mars 2015 entre Naples et Brindisi, visitant la Campanie, la Basilicate et les Pouilles.
Budget total pour 2 personnes (8 au 29 mars) : 2560 € Avion (Easyjet) : Bâle/Mulhouse-Naples retour Brindisi Bâle/Mulhouse : 80 € Location auto 22 jours+ essence /parking : 620 € Hôtels/gîtes : 1265 € soit (60 € par nuit) Nourriture/restaurants : 432 € Visites : 63 €
Carnet de voyage 08/03 Décollage dans un Airbus A 320 plein et à l'heure pour 1h30 de vol en survolant les Alpes, la côte méditerranéenne et Rome avant d'atterrir à Naples, belle vue sur la baie. En sortant de l'aéroport de Napoli Capodichina nous prenons la navette qui nous emmène gratuitement vers les parkings des agences de location de voitures. Nous récupérons notre Panda toute neuve chez Smile et partons vers Naples à la recherche de la route du Vésuve. Même avec le GPS ce n'est pas évident du tout. Finalement nous trouvons une pancarte indiquant la direction du parc du Vésuve et nous voilà parti sur une petite route de montagne qui mène à une impasse fermée par un panneau « pas d'accès » ! Nous rebroussons chemin et demandons notre route à un napolitain qui nous envoie en direction d'Ercolano d'où nous trouvons une autre route indiquant Vesuvio ! Espérons que ce sera la bonne ! Apparemment oui car nous grimpons par une petite route sinueuse qui nous emmène de plus en plus haut. Malheureusement au dernier parking un panneau nous indique que l'accès au cratère est fermé ! Nous sortons pour voir la vue un peu embrumée sur Naples et sur la côte mais nous ne traînons pas car il un souffle un vent froid très désagréable. Nous redescendons par la même route, écœurés par les immondices qui marquent le bord de la route sur toute la descente. Nous reprenons la route vers Sorrento et, après quelques désagréments liés à un tunnel fermé nous arrivons à Sant'Agata. Après avoir un peu tourné et s'être renseignés nous trouvons la petite route qui mène à notre agriturismo « La Grottelle ». Il est près de 17h et le parking est plein de gens endimanchés qui déjeunent à l'intérieur pendant que les enfants se défoulent bruyamment dehors dans le jardin accolé à la maison. Très vite une jeune femme souriante, Maria, nous accueille et nous montre notre chambre située à l'étage au dessus de la salle du restaurant. La chambre est sobre et classique avec une belle sdb, une porte fenêtre donne sur un balcon qui domine la baie de Sorrento avec le Vésuve et Naples au loin : c'est superbe. En fait le restaurant accueille toute une famille, au sens large, donc au moins 30 personnes pour des Italiens du sud, qui fêtent un baptême. Il y a même un homme orchestre avec synthé, saxo et accordéon. C'est une belle occasion de voir des napolitains faire la fête avec toujours des enfants qui crient et jouent avec des ballons de baudruche, les hommes qui vont fumer une cigarette dehors et les femmes sur leur « 31 » quasiment toujours de couleur noire : on se faisait la réflexion que cette mode du noir est déjà ancienne en Italie, ayant des souvenirs de femmes qui toutes avaient le même manteau matelassé en noir ou brun foncé et ce il y a plus de 15 ans et ça dure toujours ! Excellent dîner avec des entrées variées (légumes braisés, brocolis sautés à l’huile d’olive, fromages et charcuterie) et un plat de pâtes. 09/03 Petit déjeuner à l’italienne avec de gros croissants fourrés, du pain, beurre et confiture, café et jus d'orange frais de l'exploitation. Vers 9h 30 nous prenons la voiture en direction de Sant'Agata puis vers Nerano où nous nous garons. De là un très beau sentier bien indiqué descend vers la mer en longeant de beaux jardins essentiellement des oliveraies bien entretenues avec leurs filets noirs pendus aux arbres. Au bout de 30mn nous arrivons à l'embranchement qui mène soit à la vieille tour, soit à la petite plage de Jeranto. Monique va m'attendre là pendant que je descends les quelques 300 marches qui mènent à l'ancienne exploitation minière de calcaire située en face de la petite plage. Les points de vue sur les fariglioni (pitons rocheux émergeant de la mer) de Capri sont magnifiques. Je remonte vers l'embranchement et pars en direction de la vieille tour d'où la vue sur le versant de Positano cette fois est également superbe. Il y a plein de fleurs jaunes et mauves dans les prés et sous les oliviers. De plus avec ce beau temps c'est un vrai régal. Retour à la voiture nous descendons la route jusqu'au terminus au bord de la mer à Marina Cantone, hameau où se pressent hôtels et restaurants, sûrement bondés à la belle saison. Nous reprenons la route en direction de Sant'Agata puis descendons vers Sorrento 10 km plus bas. Les routes ici sont très sinueuses et la conduite des autochtones est conforme à leur réputation : ils doublent n'importe où, n'importe comment, s'arrêtent sans clignotant, ouvrent grand leur porte sans se soucier des autres etc. A Sorrento nous arrivons par chance à nous garer dans le centre ville. Bien qu'étant hors saison, on remarque vite que nous avons affaire à une ville très touristique : le centre ville est squatté par les restaurants, magasins de souvenirs (et quels souvenirs!) et autres magasins de fringues.Il y a peu à voir en dehors du beau monastère de l'église San Francesco , depuis le jardin qui jouxte le couvent belle vue sur la mer, le Vésuve et Naples. Nous reprenons la voiture et avons la mauvaise idée de nous fier à notre GPS qui va par deux fois vouloir nous faire rentrer dans une impasse ou dans une propriété privée sans accès. Finalement nous reviendrons sur Sorrento et reprendrons la route de l'aller. Le soir, dîner chez nos hôtes : un plat de pâtes aux cèpes, délicieux et une ribambelle d'antipasti : charcutailles, légumes frits, fromages locaux, toasts à la tomate, fromage enrobé de feuilles de citrons. Nous quittons la table plus que rassasiés. 10/03 Toujours du ciel bleu même s'il est un peu voilé par une fine couche de nuages. Après le petit-déjeuner nous partons en direction de Termini pour faire la rando de la Punta Campanella. Nous nous garons dans le bas du village au départ de la balade qui est indiquée et fléchée. En fait nous allons cheminer sur une petite route durant près de 15 mn longeant des propriétés agricoles, surtout des vergers d'agrumes et des oliveraies. Le chemin ensuite plus étroit et empierré descend en pente douce vers la mer, la vue sur Capri est superbe. Au bout d'une heure nous arrivons au bout de la promenade marquée par une balise et une vieille tour. Le soleil tape fort et les mouettes virevoltent près des falaises. Après une pause nous remontons par le même chemin et il nous faudra une bonne heure pour retrouver la voiture. Nous reprenons notre tour de la péninsule de Sorrento et faisons un arrêt à Capo di Sorrento d'où un chemin encadré de hauts murs descend vers la mer offrant de beaux points de vue sur la baie de Naples. Nous continuons vers Sorrento dans l'intention de monter en voiture jusqu'au Monte Faito, sommet culminant des monts Lattari. Nous suivons une première indication qui au bout de 10 km mène à une route fermée par des travaux que rien n'indiquait jusque là. Nous décidons alors de tenter notre chance par Vico Equenze, mais à cause de l'imprécision des cartes ajoutée aux indications fantaisistes des panneaux indicateurs nous nous retrouvons à rouler dans des tunnels sans fin et à suivre des voies rapides sans aucune possibilité d'en sortir. Finalement nous décidons de rentrer à Sant'Agata d'autant que le temps s'est couvert et que la vue depuis là-haut risque de ne plus être aussi belle. 11/03 Nous quittons Sant'Agata sous un beau soleil mais le fond de l'air reste encore très frais. Nous montons jusqu'au couvent du « Deserto » pour profiter de la belle vue sur Sorrento et la baie de Naples. Nous redescendons pour prendre la route de Positano où nous arrivons 40 mn plus tard. Nous arrivons à nous garer sur la route pas trop loin du centre ville, sauf que le centre ville est à 300 marches plus bas! On remarque tout de suite le fort potentiel touristique de la ville avec tous ces hôtels, B&B, restaurants, magasins de souvenirs et de fringues. Les travaux vont bon train et un peu partout des ouvriers gâchent le plâtre, découpent du carrelage, peignent, etc. La circulation sur ces ruelles étroites est acrobatique mais les Italiens sont les rois de la conduite ! À voir les carrosseries rayées et cabossées, certains jours ça casse plutôt que ça ne passe ! Nous voilà maintenant tout en bas sur la plage en face de l'église, des groupes de jeunes s'amusent et se baignent dans la mer qui doit être assez fraîche à cette époque de l'année. Nous prenons le soleil adossés à une barque. Puis c'est la remontée, pénible vers la route du haut où nous attend notre Panda. Nous continuons notre route pour Praiano où nous arrivons 15 mn plus tard. Pour une fois le GPS nous a amenés à bon port Via Umberto I. Notre logeuse Lucia, que nous avions prévenue, nous ouvre la porte de notre appartement et nous fait visiter. Même si le mobilier est un peu vieillot, il y a tout le confort, une cuisine complète, une belle sdb neuve et une pièce à vivre agréable. Elle nous invite ensuite à prendre un café chez elle et va nous raconter sa vie, celle de son mari puis celle de son gendre. Elle parle très bien le français ayant travaillé à Paris pendant une dizaine d'années. Nous la quittons pour rejoindre notre appartement à l'étage du dessus. 12/03 Pour la 1ère fois depuis le départ il pleut et un vent violent souffle de la mer vers la côte : en même temps le soleil n'est pas très loin et vers 10h il fait une belle apparition qui nous encourage à descendre au village de Praiano visiter et faire quelques courses alimentaires : dans tous ces petits villages il y a plusieurs épiceries où l'on trouve un peu de tout mais dans un espace minimaliste où tout est compté. Nous nous arrêtons prendre le soleil sur un banc en face de l'église dont la coupole joliment vernissée brille de toutes les couleurs de ses tuiles colorées. Nous allons visiter l'office du tourisme en face de l'église et l'employée qui parle un français parfait nous donne toutes les explications utiles pour faire « le sentier des dieux ». Nous retournons à l'appartement en empruntant la via Umberto qui domine la ville et la mer. Le temps a bien changé : vent violent, pluie en rafales, on est mieux à l'abri que dehors. 13/03 Beau temps comme prévu par l'employée de l'office du tourisme. Petit-déjeuner à l'intérieur, il fait quand même frais sur la terrasse ! Je programme mon GPS comme convenu (piazza Paolo Capasso) et c'est parti pour 25 km mais au moins 45 mn d'une route sinueuse et étroite qui tutoie le vide à chaque virage. On reste admiratif devant le travail abattu pour tracer toutes ces routes qui sillonnent cette région montagneuse où l'on monte de 500 m de dénivelé en moins d'un km à vol d'oiseau depuis la côte. A 9h30 nous sommes rendus à Agerola et nous nous garons sur le parking gratuit situé tout près du départ du sentier très bien indiqué. Très vite le sentier se faufile entre les falaises et le vide, le moindre espace est colonisé par des terrasses vertigineuses qui dégringolent depuis le plus haut de la montagne jusqu'en bas quand c'est possible. Les terrasses supportent essentiellement des cultures viticoles caractérisées par des structures en bois assez massives destinées à supporter la vigne. Des paysans travaillent dans ces parcelles inaccessibles par la route. Le panorama s'étend très loin vers Salerne dans un premier temps puis après le col Serra vers la Punta Campanella et les Faraglioni de Capri. Le sentier chemine entre 500 et 600 mètres d'altitude et offre à certains endroits des vues vertigineuses vers la mer située juste en bas du chemin 500 m plus bas ! Impressionnant. Au bout de 1h45, à la hauteur de la balise n° 5 nous rebroussons chemin, on voit très bien le village de Nocelle, arrivée du sentier des Dieux avant qu'il ne descende vers Positano. Nous croiserons quelques randonneurs sur le chemin. Le temps se voile un peu et quand le vent souffle il fait bien frais. Une table de pique-nique nous tend les bras, un rayon de soleil nous réchauffe et nous croquons à belles dents dans nos paninis maison. Retour à Bomerano vers 13h30, courses alimentaires dans une épicerie et retour à Praiano. 14/03 Beau soleil et ciel bleu. Nous partons vers 10h en direction d'Amalfi tout proche à vol d'oiseau mais bien plus long par cette route toute en épingles à cheveux ! Le parking des bus est déjà bien plein et nous allons nous garer au bout du port dans un parking payant (1€ l'heure). Les Japonais se sont donnés rendez-vous ici, il y en a partout, reconnaissables à leurs couvre-chefs souvent ridicules, à leurs démarches chaloupées et à l'appareil photo prêt à mitrailler tout et n'importe quoi. La petite placette en face du Duomo et la rue principale sont squattées par des touristes de toute nationalité. Les magasins de souvenirs se succèdent proposant tous les mêmes produits touristiques standardisés : produits à base de citrons, pâtes de toutes les formes et de toutes les couleurs, charcuteries locales, fromages etc. Nous commençons par la visite du très original cloître du XII me siècle d'influence arabe avec ses minuscules colonnettes géminées. Des restes de fresques sont encore visibles avec leurs inscriptions grecques et on reconnaît le style du Christ Pantocrator. Nous passons ensuite à l'ancienne église romane transformée en musée avec de beaux objets du haut moyen-âge et de l'orfèvrerie. La crypte et la cathédrale baroques représentent moins d'intérêt pour nous. Nous allons ensuite faire quelques courses pour ne pas être pris en défaut pour le week-end qui s'annonce. Toujours de minuscules épiceries où l'on a du mal à tenir à plus de 4 ou 5 clients tellement c'est étroit, mais l'ambiance y est toujours chaleureuse et conviviale. Retour à la voiture et à Praiano, je pars faire quelques photos depuis la route du haut : très bel éclairage sur la mer à cette heure où le soleil va se coucher derrière l'île de Capri. Retour au studio et dîner aux chandelles (il y a eu une longue panne de courant électrique, mais heureusement le courant a été rétabli pour nous permettre de réchauffer notre pizza.) 15/03 Comme annoncée par l'employée de l'OT il pleut et il fait gris. Vers 11h le temps se lève un peu et nous descendons jusqu'au village pour une petite balade apéritive. Je descends par la via Masa jusque vers la minuscule plage de la Gavitella, située près d'une tour de garde : je ne compte plus les escaliers qui montent et descendent pour arriver jusqu'à la mer ! Dans ce pays les espaces plats sont très rares et les escaliers la seule façon de les relier les uns aux autres. 16/03 Temps toujours un peu gris mais pas trop ! Nous partons pour Ravello tout proche. Nous dépassons Amalfi et grimpons pendant 5 km . Nous nous arrêtons dans la montée pour acheter du limoncello dans une fabrique artisanale. Nous commençons par visiter le Duomo remarquable pour son ambon et sa chaire en marbre revêtus de mosaïques de style byzantin. L'influence orientale est ici manifeste comme elle l'était déjà à Amalfi et à Sorrento. Nous visitons ensuite la Villa Ruffolo : c'est un ensemble de monuments anciens (cloître, tour, réfectoire) et de jardins qui dominent la côte. La vue est magnifique. Le village de Ravello est groupé autour de son église et les maisons sont desservies par des venelles étroites et recouvertes d'arches. Retour à Praiano avec un arrêt photos le long de la côte au lieu dit Furore où un fjord étroit abrite un minuscule port de pêche et quelques maisons accrochées au rocher.
17/03 Départ vers Salerno et le site de Paestum. Nous allons faire nos adieux à Lucia qui en profite pour nous offrir un café et discuter un peu avec nous. Temps moyen, en arrivant à Salerne il pleut, nous retrouvons la grande ville avec ses embarras de circulation, nous arrivons à nous garer tout près du Duomo. Visite de l'intérieur , remarquable par ses deux ambons en mosaïques byzantines, il y a également de beaux sarcophages en pierre calcaire sculptée et des fresques anciennes. Un très beau cloître donne sur la cathédrale. Retour à la voiture et direction Paestum pour une fois la montagne ne longe pas la côte et les nombreuses plages se succèdent ainsi que les hôtels et les campings. Il y a également beaucoup de femmes très court vêtues, qui font le trottoir, téléphone en main droite et parapluie en main gauche ! Nous arrivons à Paestum vers 15h, le temps est toujours gris mais il ne pleut pas. Nous achetons nos billets (10€ pp) et allons visiter d'abord le site qui est immense mais qui est surtout remarquable par ses trois temples, celui d'Athena, celui de Neptune et celui d'Hera. Entre ces trois temples s'étend un forum, un théâtre et un ensemble urbain un peu confus. Nous visitons ensuite le musée : il présente une remarquable frise sculptée représentant les récits mythologiques de la Grèce ancienne ( les travaux d’Hercule) qui décorait les métopes du temple. Il possède également de superbes fresques qui ornaient l'intérieur de nombreux sarcophages du IV et du III siècle avant JC. Nous partons ensuite nous installer dans notre agriturismo Casale Giancesare. C'est une très belle maison de maître qui surplombe la plaine de Paestum et qui est entourée d'oliviers, de vignes. Une grande piscine occupe l'espace central devant la maison. Nous logeons, quant à nous dans une petite dépendance juste à côté de la piscine, c'est l'endroit le plus calme compte tenu des travaux de réhabilitation qui ont été entrepris cet hiver et qui vont déborder un peu sur le printemps. Accueil chaleureux par le fils des propriétaires. Dans la soirée nous allons dîner dans le vieux village de Capacio à 5 mn de voiture de l'agriturismo. Petite trattoria sympathique avec un beau four à pizza et un chef qui officie juste devant ! Pour nous ce sera en antipasti des calamars frits à la chapelure et au citron, des légumes frits pour Monique, ensuite des spaghettis aux fruits de mer et des raviolis à la ricotta di mozzarella, avec du vin, deux desserts on s'en sort à 35€. Retour à l'agriturismo, il fait nuit noire et nous avons un peu de mal à retrouver le chemin qui doit nous mener à bon port. 18/03 Excellent petit-déjeuner dans la belle salle à manger. Nous partons, après avoir fait quelques photos du superbe jardin, en direction du Sud. Nous nous arrêtons d'abord au Caseifico Barlotti, recommandé par notre hôte. C'est une fromagerie adossée à une exploitation d'environs 300 bufflonnes. Nous ferons la visite en même temps qu'un groupe scolaire d'adolescents français. Les conditions d'hygiène sont très strictes pour obtenir une mozzarella de bufflonne de qualité : nous goûterons à la glace au lait de bufflonne au citron et à la noisette : délicieux ! Nous reprenons la route pour nous arrêter un peu plu loin visiter le très beau village d'Agropoli situé à 10 km de Paestum. C'est un village perché regroupé autour de son château et qui domine la mer et la ville basse portuaire. Très beau quartier ancien typique avec églises et vieux palais décatis comme souvent en Italie. Nous reprenons la route et faisons un autre arrêt à Castellabate, autre beau village perché. La route sinueuse continue vers le sud et nous nous arrêterons à Acquafredda di Maratea dans l'après-midi. Installation au B&B Garden house où nous attend Mario le super sympa proprio de ce gîte tout neuf et tout confort. Le fond de l'air est frais mais le soleil perce quand même les nuages. Ce soir nous allons dîner chez Da Pepe, ristorante conseillé par notre hôte : après les bruschetti nous prenons une variété d'antipasti et des fritures de poissons avec des frites et des brocolis. 19/03 Départ vers la ville de Maratea 10 km plus au sud et son fameux Christ style Corcovado qui domine la côte tout en haut du cap, perché à 300 m au dessus de la mer : route impressionnante, un peu de brume mais la vue de là haut est vraiment belle (l'accès au Christ est en travaux comme beaucoup de sites en ce moment). Nous continuons cette fois en direction du Nord vers Padula et sa fameuse chartreuse, la plus grande d'Italie. C'est un immense quadrilatère occupé par plusieurs églises, cloîtres et dépendances diverses. L'église d'un baroque triomphant est typique du style avec ses colonnes blanches torsadées avec fruits et angelots, ses plafonds peints et dorés. Le reste est assez froid et d'une rigueur toute militaire. Nous reprenons par une bonne route en direction de Potenza puis descendons vers le sud dans la vallée avant de monter par une route sinueuse jusqu'à Castelmezzano, village situé à plus de 1000 mètres en position d'abri sous les grandes falaises des Dolomites lucaniennes. Nous avons un peu de mal à trouver notre BB « le balcone degli Dolomiti » mais après nous être renseignés nous le trouvons juste à la sortie du tunnel à gauche. C'est une grande maison en travaux (encore !) qui domine le village. L'appartement est tout neuf, de style montagnard avec tout le confort, il y fait bien chaud ce qui est important vu que le fond de l'air est plutôt froid. Après nous être un peu baladés dans ce village authentique nous allons nous reposer à l'hôtel avant de redescendre pour dîner : entreprise plus difficile qu'il n'y paraît car les deux seuls restaurants répertoriés sont fermés, heureusement il reste un traiteur qui fait et vend des pizzas à consommer sur place sur un tabouret entre le comptoir et la porte d'entrée ! Quand on a faim tout fait profit... la vision nocturne du village éclairé que l'on a en arrivant du haut est magique : avec ses petites lumières on croirait une maquette éclairée ou une crèche au temps de Noël. 20/03 Petit déjeuner campagnard avec œufs et charcuterie, ça nous change des petits-déjeuners sucrés habituels. Nous descendons vers le village en voiture et prenons tout en bas la route qui mène à Pietrapertosa. Belle route sinueuse qui en 12 km nous amène au deuxième village perché du coin. Même configuration en position d'abri sous les falaises dolomitiques. Village tout aussi typique que Castelmezzano mais plus animé et plus grand. Balade tout autour du village puis nous repartons en direction de Matera distant de 80 km à peu près par une belle route à 4 voies. À midi nous voilà à Matera, nous trouvons facilement l'hôtel del Campo (****) que nous avons réservé à prix doux (65€ la nuit avec petit déjeuner)) il y a quelque temps. Vers 14h nous reprenons la voiture jusqu'en ville et allons découvrir les « Sassi » les fameuses habitations troglodytiques de la vieille ville. Nous allons ainsi nous promener depuis la piazza Pascoli jusqu'au Duomo en empruntant la via panoramica qui offre de très belles vues sur le quartier des sassi. Nous visiterons également deux églises troglodytiques recouvertes de fresques du XII au XVI ème siècle (Madonna de Idris et San Lucia alle Malve) dans un style très byzantin qui nous rappelle les églises vues en Turquie (Cappadoce) à Chypre ou en Grèce. Dîner au ristorante Il terrazzino indiqué dans un guide : bonne adresse, à 20h le restaurant est quasiment complet, bonne cuisine traditionnelle : nous goûterons aux orechiette al tegamino et à des plats d'agneau. Le tout arrosé par un vin local de l'Aglianico. 21/03 Après un très bon petit déjeuner complet (avec jambon et fromage) nous partons en voiture et nous nous garons près du centre ville de là nous allons d'abord visiter la fameuse citerne Palombaro Lungo creusée dans le tuf dès le 10 e siècle puis régulièrement agrandie jusqu'au 19 e siècle, oubliée et redécouverte au milieu du 20 e siècle. La visite vaut la peine et on descend par des escaliers métalliques jusqu'au fond de la citerne qui a été chaulée et revêtue pour l'imperméabiliser. Nous nous promenons ensuite dans les sassi et allons visiter notre troisième église rupestre San Petro Barisano : elle est assez grande avec plusieurs nefs, quelques fresques mais surtout une crypte sur plusieurs niveaux et avec de nombreuses niches où l'on installait les cadavres des moines pour qu'ils y « dégouttent » avant de les enterrer ! Balade dans les sassi et déjeuner à l'Osteria Malatesta via San Biagio, c'est une petite trattoria à prix très doux où la plupart des plats sont à base de légumes avec peu de produits carnés : c'était excellent et pas cher (22,50 € pour les deux avec trois plats et ½ litre de vin). 22/03 Temps gris, fortes bourrasques de vent la journée s'annonce désagréable. En quittant l'hôtel je prends la route vers Laterza sachant qu'à une bifurcation sur la droite une route en cul de sac permet de voir Matera à partir d'un mirador de l'autre côté du Sasso Caveoso. Nous la trouvons sans problème et allons faire quelques photos malgré un vent violent, dommage qu'il n'y ait pas de soleil ! Nous reprenons la route vers Altamura où nous nous arrêtons pour voir la cathédrale : il commence à pleuvoir belle église tout en pierres blanches : très beau porche entièrement sculpté dans une belle teinte ocre, belle rosace, grands écussons à l'espagnole. Nous visitons rapidement l'intérieur, c'est l'heure de la messe dominicale, intérieur baroque classique. Nous continuons vers Ruvo di Puglia longeant des champs de céréales et beaucoup d'oliveraies et de vignes. Les champs sont bien entretenus et entourés de beaux murs de pierres sèches. On voit près de Puglia nos premiers trullis. Arrivée à Ruvo di Puglia nous nous installons dans notre B&B Casa Dolce, c'est un superbe B&B tout neuf installé dans une maison récente avec un beau jardin, notre chambre et notre sdb sont propres et fonctionnelles et nous avons accès à une pièce commune avec coin cuisine et boissons chaudes à disposition, les hôtes sont très agréables et de bon conseil. Malgré le temps incertain nous partons visiter le château de Castel del Monte, œuvre ésotérique et symbolique de Frédéric II, construction octogonale basée sur la répétition du chiffre 8 à de nombreuses reprises : le château occupe une éminence d'où la vue sur les environs, par temps clair, doit être belle ce qui n'est vraiment pas le cas aujourd'hui. À l'intérieur du château les huit pièces du rez-de-chaussée ainsi que celle à l'étage sont toutes identiques et reliées les unes aux autres de la même façon. Nous continuons notre route vers Barletta. Nous nous rapprochons d'un ciel noir et la pluie redouble de violence. Je fais le tour de la cathédrale pour constater qu'elle est fermée. Comme elle risque de n'ouvrir que dans 2 heures et qu'il pleut à verse, nous décidons de rentrée à Puglia. Nous ressortons un peu plus tard découvrir la ville et surtout la cathédrale de style roman apulien comme la plupart des églises du coin. Belle pierre blanche, beau portail et un toit avec deux pentes symétriques assez raides. À l'intérieur il y a beaucoup de monde, on dirait qu'ils fêtent les communions privées, à voir les enfants avec leurs surplis blancs. Retour au B&B. Nous ressortons vers 20h pour dîner à la Tabernetta, restaurant conseillé par nos hôtes. Belle salle voûtée, beau choix, prix très doux : en entrée nous aurons de la focaccia, des orrecchiete alle cime di rape (navets) des raviolis triangulaires à la mozzarella, deux brochettes de saucisses, des patates, des légumes grillés, des brocolis recouverts de purée de fèves, ½ litre devin, 1 bouteille d'eau, le tout pour 35 €. Comme il pleut fortement nos hôtes viennent nous chercher en voiture au restaurant, service VIP ! 23/03 Excellent petit-déjeuner (salé et sucré), dehors malheureusement il pleut. Nous quittons la Casa Dolce, la bien nommée avec leurs sympathiques propriétaires pour essayer d'aller visiter quelques églises romanes du circuit initié hier. Premier arrêt à Trani, c'est toujours un peu compliqué pour se garer en voiture dans ces vieilles villes aux rues étroites, aux places limitées et aux emplacements de parking pas toujours clairs entre les bandes jaunes, bleues, les places réservées aux résidents etc. Finalement nous nous garons tout prêt de la cathédrale qui se dresse face à la mer elle est d'une belle couleur ivoire construite avec la belle pierre de la région. Le porche très sculpté est magnifique et la crypte principale ressemble à une forêt de colonnes. La nef supérieure est très claire et dépouillée ce qui frappe dans une Italie qui aime bien la profusion baroque avec ses débordements et ses couleurs. La pluie a cessé et nous permet de visiter sans être trempés jusqu'aux os. Nous repartons en direction de Molfetta, autre ville réputée pour sa cathédrale, elle aussi difficile à trouver mais en demandant on y arrive, elle est située en bord de mer comme celle de Trani et se dresse fièrement face aux flots. Pour terminer nous nous arrêtons à Bitonto, toujours pour voir une cathédrale, cachée elle aussi dans la vieille ville : elle est fermée, il pleut mais l'extérieur vaut quand même la peine d'être vu, une belle loggia sculptée se déploie en hauteur sous le toit. Vers 15h nous arrivons à Fasano et trouvons rapidement Il Nido, notre hébergement situé entre Fasano et Locorotondo. Les propriétaires qui nous attendaient nous font visiter ce bel appartement en forme de trullo dans la belle campagne de ce coin des Pouilles. 24/03 Petit-déjeuner dans notre cuisine, le ciel bien que gris n'est pas menaçant, il ne pleut pas. Nous partons vers 9h en direction d'Alberobello, la fameuse ville aux trulli : ce sont ces fameuses constructions aux toits coniques réalisés en pierre sèche blanche calcaire de la région. Nous en avions vu quelques uns éparpillés dans la campagne hier en arrivant. Alberobello en compte plus d'un millier qui pour certains datent de plusieurs siècles. Si certains ont été transformés en attraction touristique (magasins de souvenirs, restaurants, studios à louer) d'autres sont toujours habités par les gens du crû. Nous allons arpenter ainsi les différentes quartiers de la ville des plus authentiques au plus touristiques. Nous continuons notre route vers la mer et la ville de Polignano al Mare, petit port situé sur une falaise creusée par des belles grottes battues par les vagues d'un bleu profond. On accède au vieux quartier par une unique porte massive ouverte dans la muraille du XIV e siècle. Les rues du vieux port sont toutes en damier et les maisons à deux étages similaires les unes aux autres, construites toutes dans cette fameuse pierre blanche. Retour par la belle campagne vers Fasano et notre trullo. 25/03 Bourrasques de vent et de pluie une bonne partie de la nuit, le vent souffle et siffle sur notre trullo ! Nous partons au moment d’une accalmie en direction de Martina Franca en traversant cette superbe campagne où les oliveraies succèdent aux trulli, les uns plus beaux que les autres. A Martina Franca nous nous garons près du centre ville. Visite sous un ciel gris mais sans pluie : – du Palazzo Ducale, bâtiment massif et carré typiquement italien, – de la vieille ville avec quelques beaux palais baroques certains un peu défraîchis, – De la très belle place de l'Immacolata en demi-cercle. – De la très belle basilique San Martino remarquable par sa façade baroque et son portail sculpté où apparaît la scène du manteau que St-Martin offre à un indigent. Nous, nous nous offrons une pause café et pâtisseries au caffé Tripoli, réputé pour ses gâteaux. Puis nous reprenons la voiture vers la ville d'Ostuni toute proche et profitons de la belle route pour faire quelques photos de superbes trulli isolés dans les champs et les vergers. Visite d'Ostuni, ville blanche très andalouse avec ses ruelles sinueuses qui montent et descendent. Très belle cathédrale de style gothique tardif avec une magnifique rosace sculptée dans un style proche du style manuélin. Première rencontre de touristes français qui visitent en camping-car l'Italie. Retour au trullo en passant par Fasano. 26/03 Départ vers 10h de Locorotondo, temps mitigé mais il ne pleut pas, premier arrêt non prévu pour réparer un pneu qui perdait de l'air depuis deux jours à cause d'un clou ! 10 mn plus tard et avec 10 € de moins dans le porte-monnaie, nous partons vers Massafra notre prochain arrêt pour visiter une... église bien évidemment mais accrochée au bord de la gravina (ravin) et réputée pour sa crypte rupestre primitive recouverte de fresques du XII e siècle et à côté une grotte préhistorique datée du V e millénaire avant JC. Par chance nous avons pu tout visiter, un guide volontaire et passionné nous ayant proposé de rejoindre le couple avec qui il avait commencé la visite. Nous sommes repartis en direction de Taranto puis de Lecce où nous attendait notre hôte pour nous guider jusqu'à notre chalet perdu dans la nature près de Torre Chianca, petite station balnéaire au bord de l'Adriatique. Notre chalet tout en bois est construit dans un bosquet près de la mer : malgré sa petite taille on y trouve tout : cuisine tout confort, sdb, 2 chambres à coucher, le tout est très propre et de très bon goût, nous bénéficions d'une terrasse, d'un barbecue et d'un bout de jardin : super ! De plus nos hôtes nous on réservé une surprise en nous offrant quasiment le déjeuner en garnissant notre table de victuailles : olives, petits oignons à l'huile, fromages, pains, une bouteille de vin, un plateau de mandarines et de petits œufs de pâques ! 27/03 Il a plu une bonne partie de la nuit et ça continue de plus belle durant notre petit-déjeuner. Nous attendons un peu, histoire de voir comment ça va évoluer puis décidons malgré tout de bouger. Nous prenons la route en direction de Lecce distant de 6 km. Avec la pluie qui tombe tout le monde se déplace en voiture et c'est le bordel : voitures garées en double file, manœuvres douteuses, places de parking prises d'assaut, finalement nous en trouvons une par chance près du château. Il est midi, toutes les églises sont fermées, nous allons par acquis de conscience nous promener, sous la pluie, autour de la place Sant'Oronzo avec son amphithéâtre romain et sa belle colonne. Nous continuons vers la piazza Duomo, visitant au passage l'église ouverte de Sant'Irene avec ses autels baroques quasiment roccoco. Mais la visite sous une pluie battante perd très vite de son charme : plan de la ville trempé et illisible, objectif de l'appareil photo mouillé qui fait se « dégouliner » les palais et les églises, lunettes trempées, les pieds aussi car les gouttières se vident sur les trottoirs qui sont bien incapables d'absorber ce trop plein d'eau qui ne sait où s'écouler. Retour à la casetta , dehors il pleut sans arrêt. 28/03 Ce matin le vent souffle mais a éloigné les plus gros nuages, il fait gris clair ce qui est une amélioration réelle ! Nous partons en voiture faire le tour du talon de la botte italienne. Nous commençons par rejoindre la mer à la hauteur de Frigole près de notre casetta et descendons vers le sud avec un premier arrêt à Otrante. Belle ville fortifiée en bord de mer. Sa cathédrale est remarquable pour trois raisons : une superbe mosaïque du XI e siècle de 25 x 54 mètres couvre le sol et évoque des scènes bibliques et les signes du zodiaque. Un superbe plafond à caissons dorés recouvre la nef centrale, enfin au sous-sol une magnifique crypte soutenue par plus de 50 colonnes de marbre de couleur différente. Il y règne une atmosphère de recueillement due entre autres à l'éclairage discret qui a été installé sur chaque colonne. Nous continuons la visite de la ville où nous retrouvons le même type de palais et d'églises baroques qu'à Lecce, d’une belle pierre de couleur ocre jaune voire orange suivant l'éclairage du soleil. Puis nous longeons la mer Adriatique depuis Otrante jusqu'au bout de la péninsule à Santa Maria de Leuca. La route domine par endroits la mer et offre de beaux points de vue sur la côte. On pourrait se croire en Corse, dans le sud de l'Espagne où en Grèce, comme quoi il y a vraiment une identité méditerranéenne qui dépasse les frontières nationales. Arrivés au bout du bout de la botte nous laissons notre regard se perdre vers le Sud en direction de la Grèce ou de la Libye. Nous remontons du côté cette fois de la mer Ionienne. Dans les champs on trouve des espèces de trulli tronqués, sans toit mais construits de la même façon avec des pierres sèches et de forme circulaire. Beaucoup d'oliveraies et d'autres cultures. Nous visitons ensuite la ville de Gallipoli, d'origine grecque (Kale poli) et cela se voit en se promenant dans la vieille ville. Une fois de plus, nous ne pourrons visiter l'intérieur des églises, on se contentera de l'extérieur et la cathédrale Sant'Agata dispose de beaux atouts extérieurs : belle rosace, façade sculptée. La vieille ville occupe en fait une île reliée au continent par un pont. Comme d'habitude, vieux palais aux façades plus ou moins défraîchies, petites ruelles étroites et sinueuses dans lesquelles on se perd facilement. Retour à Lecce dans notre casetta. 29/03 Dernière journée ! Enfin un soleil franc et massif ! Nous allons revisiter la ville de Lecce. Il y a du monde en ville, c’est le dimanche des Rameaux et il fait beau. Sur la place Sant’Oronzo des manifestants protestent contre l’éventualité de l’arrachage des oliviers malades d’une bactérie par leur remplacement par des oliviers transgéniques de Monsanto. Dans les églises les fidèles portent tous des rameaux d’olivier que des vendeurs ambulants proposent devant les églises. C’est jour de fête, les bars sont pleins et les enfants s’amusent dans la rue. Nous profitons du peu de temps qu’il nous reste pour visiter quelques églises avant qu’elles ne ferment à midi. La basilique Santa Croce, œuvre en partie du célèbre artiste Francesco Zimbalo, est l’une des plus belles : le baroque le plus pur s’y déploie dans toute son exubérance, tant sur la façade qu’à l’intérieur. Je profite du soleil revenu pour faire les photos que je n’ai pu faire il y a quelques jours effectivement avec l’éclairage du soleil les façades des palais et des églises prennent une teinte jaune ocre du plus bel effet. Vers 14h nous allons déjeuner dans une trattoria sans prétention près de l’Arco di Prato (menu complet à 16 €). Puis c’est le retour vers la casetta pour y récupérer nos valises et le départ pour l’aéroport de Brindisi tout proche (40 km). Décollage dans les temps (19h30) pour 2h de vol sans histoires jusqu’à Mulhouse/Bâle.
--
Impression générale La Campanie, la Basilicate et les Pouilles sont de belles régions authentiques et peu visitées: si certaines portions du littoral ont été inévitablement bétonnées, mais on est loin des excès de la côte méditerranéenne espagnole, le reste de ces régions à l’exception de la côte amalfitaine, peine à exploiter un potentiel touristique pourtant riche et original (Matera, vallée des trulli, Dolomites lucaniennes). Autant dire qu’au mois de mars nous étions souvent seuls tant dans les gîtes que pour visiter les villes. Ces régions du sud sont essentiellement rurales, dominées par les cultures arboricoles : oliviers, fruitiers, vigne et les cultures vivrières (artichauts, fenouils, fèves en cette saison, céréales, ), peu d'industrie sauf dans les grandes villes (Tarento, Salerno, Brindisi, Bari). On se sent évidemment pleinement en Italie, mais en même temps ce n’est pas l’Italie que l’on connait traditionnellement à l’image de Rome, Florence, Venise, etc., et cela donne à ces régions du sud un cachet tout particulier que nous avons bien apprécié.
Nos contacts avec les locaux, nos hôtes ou les commerçants que nous avons côtoyés, ont toujours été très enrichissants et très agréables : nos hôtes ont tous été d’une gentillesse touchante, nous rendant service dès que possible, faisant tout pour nous rendre le séjour agréable, loin de toute considération commerciale. Les petits gestes gratuits, comme offrir des fruits, vous faire goûter aux spécialités locales ont été nombreux.
Autres impressions Dans les hôtels et les appartements : Les locations et hôtels réservés sont neufs ou on été récemment réhabilités Je ne sais si le nombre des interrupteurs électriques est un élément de prestige social, mais l'inflation de ces blocs d'interrupteurs souvent mal placés fait que l'on ne sait jamais lequel utiliser pour éteindre ou allumer les nombreuses lumières, ainsi à Castelmezzano il n'y avait pas moins de 4 à 5 blocs (de plus de couleur noire difficile à repérer) dans une même pièce mais qui servaient aussi pour l’éclairage des pièces adjacentes ! Le bidet reste une institution sûre dans les sdb italiennes. Toutes les sdb que nous avons utilisées avaient été refaites à neuf avec douches et même baignoire à multi-jet pulsé ! Toutes d’une propreté irréprochable . Le petit-déjeuner reste invariablement sucré avec les incontournables « cornettos »(croissants) Sur la route : La conduite des sudistes est un sujet sans fin : ils ne respectent ni les limitations de vitesse ni les simples ou doubles lignes d’interdiction de dépasser bien au contraire…il faut dire qu’à leur décharge les lignes sont souvent continues et les possibilités de dépasser, sans enfreindre le code de la route, sont limitées. Ils se garent n'importe où, n'importe comment, sans clignotant (ils ne connaissent pas les clignotants). Ils sont seuls au monde et peuvent ouvrir leur porte sans regarder, s’engager sans hésiter dans une rue où ils n’ont pas la priorité, etc. Un certain nombre de routes sont en très mauvais état avec nids de poules, ornières diverses, revêtements qui se déforment... Les panneaux d'indication sont souvent mal placés, ou alors il y en a tellement comme dans certaines villes qu'il faudrait s'arrêter 3 mn pour tout lire ! Je me pose des questions sur le sérieux des mises à jour et des saisies des routes italiennes sur mon GPS. Soit il veut me faire traverser une voie ferrée continue, soit il me fait tourner dans une rue qui n'existe pas ou bien elle est à sens unique, etc. Une autre fois il me propose un chemin empierré même pas carrossable ! Enfin sur un trajet avéré de 90 km réels, il me calcule un itinéraire de 150 km ! Le triporteur (Vespa ou Piaggio) ou la mini-camionnette restent des valeurs sûres sur les petites routes du sud, où dans les ruelles étroites des villes. Chaque espace, soit pour se garer, soit pour admirer un point de vue, aussi petit soit-il est systématiquement transformé en décharge sauvags et le vent s’en donne à cœur joie pour étaler ces immondices un peu partout. Dans les villes beaucoup de façades de vieux palais sont plus que défraîchies, l'extérieur apparemment compte moins que l'intérieur.
Pour voir les photos vous avez le choix entre 2 liens différents qui apparemment renvoient vers le même album et les mêmes fonctionnalités.
https://plus.google.com/...339651633?banner=pwa Ou https://plus.google.com/.../6132336830339651633
Budget total pour 2 personnes (8 au 29 mars) : 2560 € Avion (Easyjet) : Bâle/Mulhouse-Naples retour Brindisi Bâle/Mulhouse : 80 € Location auto 22 jours+ essence /parking : 620 € Hôtels/gîtes : 1265 € soit (60 € par nuit) Nourriture/restaurants : 432 € Visites : 63 €
Carnet de voyage 08/03 Décollage dans un Airbus A 320 plein et à l'heure pour 1h30 de vol en survolant les Alpes, la côte méditerranéenne et Rome avant d'atterrir à Naples, belle vue sur la baie. En sortant de l'aéroport de Napoli Capodichina nous prenons la navette qui nous emmène gratuitement vers les parkings des agences de location de voitures. Nous récupérons notre Panda toute neuve chez Smile et partons vers Naples à la recherche de la route du Vésuve. Même avec le GPS ce n'est pas évident du tout. Finalement nous trouvons une pancarte indiquant la direction du parc du Vésuve et nous voilà parti sur une petite route de montagne qui mène à une impasse fermée par un panneau « pas d'accès » ! Nous rebroussons chemin et demandons notre route à un napolitain qui nous envoie en direction d'Ercolano d'où nous trouvons une autre route indiquant Vesuvio ! Espérons que ce sera la bonne ! Apparemment oui car nous grimpons par une petite route sinueuse qui nous emmène de plus en plus haut. Malheureusement au dernier parking un panneau nous indique que l'accès au cratère est fermé ! Nous sortons pour voir la vue un peu embrumée sur Naples et sur la côte mais nous ne traînons pas car il un souffle un vent froid très désagréable. Nous redescendons par la même route, écœurés par les immondices qui marquent le bord de la route sur toute la descente. Nous reprenons la route vers Sorrento et, après quelques désagréments liés à un tunnel fermé nous arrivons à Sant'Agata. Après avoir un peu tourné et s'être renseignés nous trouvons la petite route qui mène à notre agriturismo « La Grottelle ». Il est près de 17h et le parking est plein de gens endimanchés qui déjeunent à l'intérieur pendant que les enfants se défoulent bruyamment dehors dans le jardin accolé à la maison. Très vite une jeune femme souriante, Maria, nous accueille et nous montre notre chambre située à l'étage au dessus de la salle du restaurant. La chambre est sobre et classique avec une belle sdb, une porte fenêtre donne sur un balcon qui domine la baie de Sorrento avec le Vésuve et Naples au loin : c'est superbe. En fait le restaurant accueille toute une famille, au sens large, donc au moins 30 personnes pour des Italiens du sud, qui fêtent un baptême. Il y a même un homme orchestre avec synthé, saxo et accordéon. C'est une belle occasion de voir des napolitains faire la fête avec toujours des enfants qui crient et jouent avec des ballons de baudruche, les hommes qui vont fumer une cigarette dehors et les femmes sur leur « 31 » quasiment toujours de couleur noire : on se faisait la réflexion que cette mode du noir est déjà ancienne en Italie, ayant des souvenirs de femmes qui toutes avaient le même manteau matelassé en noir ou brun foncé et ce il y a plus de 15 ans et ça dure toujours ! Excellent dîner avec des entrées variées (légumes braisés, brocolis sautés à l’huile d’olive, fromages et charcuterie) et un plat de pâtes. 09/03 Petit déjeuner à l’italienne avec de gros croissants fourrés, du pain, beurre et confiture, café et jus d'orange frais de l'exploitation. Vers 9h 30 nous prenons la voiture en direction de Sant'Agata puis vers Nerano où nous nous garons. De là un très beau sentier bien indiqué descend vers la mer en longeant de beaux jardins essentiellement des oliveraies bien entretenues avec leurs filets noirs pendus aux arbres. Au bout de 30mn nous arrivons à l'embranchement qui mène soit à la vieille tour, soit à la petite plage de Jeranto. Monique va m'attendre là pendant que je descends les quelques 300 marches qui mènent à l'ancienne exploitation minière de calcaire située en face de la petite plage. Les points de vue sur les fariglioni (pitons rocheux émergeant de la mer) de Capri sont magnifiques. Je remonte vers l'embranchement et pars en direction de la vieille tour d'où la vue sur le versant de Positano cette fois est également superbe. Il y a plein de fleurs jaunes et mauves dans les prés et sous les oliviers. De plus avec ce beau temps c'est un vrai régal. Retour à la voiture nous descendons la route jusqu'au terminus au bord de la mer à Marina Cantone, hameau où se pressent hôtels et restaurants, sûrement bondés à la belle saison. Nous reprenons la route en direction de Sant'Agata puis descendons vers Sorrento 10 km plus bas. Les routes ici sont très sinueuses et la conduite des autochtones est conforme à leur réputation : ils doublent n'importe où, n'importe comment, s'arrêtent sans clignotant, ouvrent grand leur porte sans se soucier des autres etc. A Sorrento nous arrivons par chance à nous garer dans le centre ville. Bien qu'étant hors saison, on remarque vite que nous avons affaire à une ville très touristique : le centre ville est squatté par les restaurants, magasins de souvenirs (et quels souvenirs!) et autres magasins de fringues.Il y a peu à voir en dehors du beau monastère de l'église San Francesco , depuis le jardin qui jouxte le couvent belle vue sur la mer, le Vésuve et Naples. Nous reprenons la voiture et avons la mauvaise idée de nous fier à notre GPS qui va par deux fois vouloir nous faire rentrer dans une impasse ou dans une propriété privée sans accès. Finalement nous reviendrons sur Sorrento et reprendrons la route de l'aller. Le soir, dîner chez nos hôtes : un plat de pâtes aux cèpes, délicieux et une ribambelle d'antipasti : charcutailles, légumes frits, fromages locaux, toasts à la tomate, fromage enrobé de feuilles de citrons. Nous quittons la table plus que rassasiés. 10/03 Toujours du ciel bleu même s'il est un peu voilé par une fine couche de nuages. Après le petit-déjeuner nous partons en direction de Termini pour faire la rando de la Punta Campanella. Nous nous garons dans le bas du village au départ de la balade qui est indiquée et fléchée. En fait nous allons cheminer sur une petite route durant près de 15 mn longeant des propriétés agricoles, surtout des vergers d'agrumes et des oliveraies. Le chemin ensuite plus étroit et empierré descend en pente douce vers la mer, la vue sur Capri est superbe. Au bout d'une heure nous arrivons au bout de la promenade marquée par une balise et une vieille tour. Le soleil tape fort et les mouettes virevoltent près des falaises. Après une pause nous remontons par le même chemin et il nous faudra une bonne heure pour retrouver la voiture. Nous reprenons notre tour de la péninsule de Sorrento et faisons un arrêt à Capo di Sorrento d'où un chemin encadré de hauts murs descend vers la mer offrant de beaux points de vue sur la baie de Naples. Nous continuons vers Sorrento dans l'intention de monter en voiture jusqu'au Monte Faito, sommet culminant des monts Lattari. Nous suivons une première indication qui au bout de 10 km mène à une route fermée par des travaux que rien n'indiquait jusque là. Nous décidons alors de tenter notre chance par Vico Equenze, mais à cause de l'imprécision des cartes ajoutée aux indications fantaisistes des panneaux indicateurs nous nous retrouvons à rouler dans des tunnels sans fin et à suivre des voies rapides sans aucune possibilité d'en sortir. Finalement nous décidons de rentrer à Sant'Agata d'autant que le temps s'est couvert et que la vue depuis là-haut risque de ne plus être aussi belle. 11/03 Nous quittons Sant'Agata sous un beau soleil mais le fond de l'air reste encore très frais. Nous montons jusqu'au couvent du « Deserto » pour profiter de la belle vue sur Sorrento et la baie de Naples. Nous redescendons pour prendre la route de Positano où nous arrivons 40 mn plus tard. Nous arrivons à nous garer sur la route pas trop loin du centre ville, sauf que le centre ville est à 300 marches plus bas! On remarque tout de suite le fort potentiel touristique de la ville avec tous ces hôtels, B&B, restaurants, magasins de souvenirs et de fringues. Les travaux vont bon train et un peu partout des ouvriers gâchent le plâtre, découpent du carrelage, peignent, etc. La circulation sur ces ruelles étroites est acrobatique mais les Italiens sont les rois de la conduite ! À voir les carrosseries rayées et cabossées, certains jours ça casse plutôt que ça ne passe ! Nous voilà maintenant tout en bas sur la plage en face de l'église, des groupes de jeunes s'amusent et se baignent dans la mer qui doit être assez fraîche à cette époque de l'année. Nous prenons le soleil adossés à une barque. Puis c'est la remontée, pénible vers la route du haut où nous attend notre Panda. Nous continuons notre route pour Praiano où nous arrivons 15 mn plus tard. Pour une fois le GPS nous a amenés à bon port Via Umberto I. Notre logeuse Lucia, que nous avions prévenue, nous ouvre la porte de notre appartement et nous fait visiter. Même si le mobilier est un peu vieillot, il y a tout le confort, une cuisine complète, une belle sdb neuve et une pièce à vivre agréable. Elle nous invite ensuite à prendre un café chez elle et va nous raconter sa vie, celle de son mari puis celle de son gendre. Elle parle très bien le français ayant travaillé à Paris pendant une dizaine d'années. Nous la quittons pour rejoindre notre appartement à l'étage du dessus. 12/03 Pour la 1ère fois depuis le départ il pleut et un vent violent souffle de la mer vers la côte : en même temps le soleil n'est pas très loin et vers 10h il fait une belle apparition qui nous encourage à descendre au village de Praiano visiter et faire quelques courses alimentaires : dans tous ces petits villages il y a plusieurs épiceries où l'on trouve un peu de tout mais dans un espace minimaliste où tout est compté. Nous nous arrêtons prendre le soleil sur un banc en face de l'église dont la coupole joliment vernissée brille de toutes les couleurs de ses tuiles colorées. Nous allons visiter l'office du tourisme en face de l'église et l'employée qui parle un français parfait nous donne toutes les explications utiles pour faire « le sentier des dieux ». Nous retournons à l'appartement en empruntant la via Umberto qui domine la ville et la mer. Le temps a bien changé : vent violent, pluie en rafales, on est mieux à l'abri que dehors. 13/03 Beau temps comme prévu par l'employée de l'office du tourisme. Petit-déjeuner à l'intérieur, il fait quand même frais sur la terrasse ! Je programme mon GPS comme convenu (piazza Paolo Capasso) et c'est parti pour 25 km mais au moins 45 mn d'une route sinueuse et étroite qui tutoie le vide à chaque virage. On reste admiratif devant le travail abattu pour tracer toutes ces routes qui sillonnent cette région montagneuse où l'on monte de 500 m de dénivelé en moins d'un km à vol d'oiseau depuis la côte. A 9h30 nous sommes rendus à Agerola et nous nous garons sur le parking gratuit situé tout près du départ du sentier très bien indiqué. Très vite le sentier se faufile entre les falaises et le vide, le moindre espace est colonisé par des terrasses vertigineuses qui dégringolent depuis le plus haut de la montagne jusqu'en bas quand c'est possible. Les terrasses supportent essentiellement des cultures viticoles caractérisées par des structures en bois assez massives destinées à supporter la vigne. Des paysans travaillent dans ces parcelles inaccessibles par la route. Le panorama s'étend très loin vers Salerne dans un premier temps puis après le col Serra vers la Punta Campanella et les Faraglioni de Capri. Le sentier chemine entre 500 et 600 mètres d'altitude et offre à certains endroits des vues vertigineuses vers la mer située juste en bas du chemin 500 m plus bas ! Impressionnant. Au bout de 1h45, à la hauteur de la balise n° 5 nous rebroussons chemin, on voit très bien le village de Nocelle, arrivée du sentier des Dieux avant qu'il ne descende vers Positano. Nous croiserons quelques randonneurs sur le chemin. Le temps se voile un peu et quand le vent souffle il fait bien frais. Une table de pique-nique nous tend les bras, un rayon de soleil nous réchauffe et nous croquons à belles dents dans nos paninis maison. Retour à Bomerano vers 13h30, courses alimentaires dans une épicerie et retour à Praiano. 14/03 Beau soleil et ciel bleu. Nous partons vers 10h en direction d'Amalfi tout proche à vol d'oiseau mais bien plus long par cette route toute en épingles à cheveux ! Le parking des bus est déjà bien plein et nous allons nous garer au bout du port dans un parking payant (1€ l'heure). Les Japonais se sont donnés rendez-vous ici, il y en a partout, reconnaissables à leurs couvre-chefs souvent ridicules, à leurs démarches chaloupées et à l'appareil photo prêt à mitrailler tout et n'importe quoi. La petite placette en face du Duomo et la rue principale sont squattées par des touristes de toute nationalité. Les magasins de souvenirs se succèdent proposant tous les mêmes produits touristiques standardisés : produits à base de citrons, pâtes de toutes les formes et de toutes les couleurs, charcuteries locales, fromages etc. Nous commençons par la visite du très original cloître du XII me siècle d'influence arabe avec ses minuscules colonnettes géminées. Des restes de fresques sont encore visibles avec leurs inscriptions grecques et on reconnaît le style du Christ Pantocrator. Nous passons ensuite à l'ancienne église romane transformée en musée avec de beaux objets du haut moyen-âge et de l'orfèvrerie. La crypte et la cathédrale baroques représentent moins d'intérêt pour nous. Nous allons ensuite faire quelques courses pour ne pas être pris en défaut pour le week-end qui s'annonce. Toujours de minuscules épiceries où l'on a du mal à tenir à plus de 4 ou 5 clients tellement c'est étroit, mais l'ambiance y est toujours chaleureuse et conviviale. Retour à la voiture et à Praiano, je pars faire quelques photos depuis la route du haut : très bel éclairage sur la mer à cette heure où le soleil va se coucher derrière l'île de Capri. Retour au studio et dîner aux chandelles (il y a eu une longue panne de courant électrique, mais heureusement le courant a été rétabli pour nous permettre de réchauffer notre pizza.) 15/03 Comme annoncée par l'employée de l'OT il pleut et il fait gris. Vers 11h le temps se lève un peu et nous descendons jusqu'au village pour une petite balade apéritive. Je descends par la via Masa jusque vers la minuscule plage de la Gavitella, située près d'une tour de garde : je ne compte plus les escaliers qui montent et descendent pour arriver jusqu'à la mer ! Dans ce pays les espaces plats sont très rares et les escaliers la seule façon de les relier les uns aux autres. 16/03 Temps toujours un peu gris mais pas trop ! Nous partons pour Ravello tout proche. Nous dépassons Amalfi et grimpons pendant 5 km . Nous nous arrêtons dans la montée pour acheter du limoncello dans une fabrique artisanale. Nous commençons par visiter le Duomo remarquable pour son ambon et sa chaire en marbre revêtus de mosaïques de style byzantin. L'influence orientale est ici manifeste comme elle l'était déjà à Amalfi et à Sorrento. Nous visitons ensuite la Villa Ruffolo : c'est un ensemble de monuments anciens (cloître, tour, réfectoire) et de jardins qui dominent la côte. La vue est magnifique. Le village de Ravello est groupé autour de son église et les maisons sont desservies par des venelles étroites et recouvertes d'arches. Retour à Praiano avec un arrêt photos le long de la côte au lieu dit Furore où un fjord étroit abrite un minuscule port de pêche et quelques maisons accrochées au rocher.
17/03 Départ vers Salerno et le site de Paestum. Nous allons faire nos adieux à Lucia qui en profite pour nous offrir un café et discuter un peu avec nous. Temps moyen, en arrivant à Salerne il pleut, nous retrouvons la grande ville avec ses embarras de circulation, nous arrivons à nous garer tout près du Duomo. Visite de l'intérieur , remarquable par ses deux ambons en mosaïques byzantines, il y a également de beaux sarcophages en pierre calcaire sculptée et des fresques anciennes. Un très beau cloître donne sur la cathédrale. Retour à la voiture et direction Paestum pour une fois la montagne ne longe pas la côte et les nombreuses plages se succèdent ainsi que les hôtels et les campings. Il y a également beaucoup de femmes très court vêtues, qui font le trottoir, téléphone en main droite et parapluie en main gauche ! Nous arrivons à Paestum vers 15h, le temps est toujours gris mais il ne pleut pas. Nous achetons nos billets (10€ pp) et allons visiter d'abord le site qui est immense mais qui est surtout remarquable par ses trois temples, celui d'Athena, celui de Neptune et celui d'Hera. Entre ces trois temples s'étend un forum, un théâtre et un ensemble urbain un peu confus. Nous visitons ensuite le musée : il présente une remarquable frise sculptée représentant les récits mythologiques de la Grèce ancienne ( les travaux d’Hercule) qui décorait les métopes du temple. Il possède également de superbes fresques qui ornaient l'intérieur de nombreux sarcophages du IV et du III siècle avant JC. Nous partons ensuite nous installer dans notre agriturismo Casale Giancesare. C'est une très belle maison de maître qui surplombe la plaine de Paestum et qui est entourée d'oliviers, de vignes. Une grande piscine occupe l'espace central devant la maison. Nous logeons, quant à nous dans une petite dépendance juste à côté de la piscine, c'est l'endroit le plus calme compte tenu des travaux de réhabilitation qui ont été entrepris cet hiver et qui vont déborder un peu sur le printemps. Accueil chaleureux par le fils des propriétaires. Dans la soirée nous allons dîner dans le vieux village de Capacio à 5 mn de voiture de l'agriturismo. Petite trattoria sympathique avec un beau four à pizza et un chef qui officie juste devant ! Pour nous ce sera en antipasti des calamars frits à la chapelure et au citron, des légumes frits pour Monique, ensuite des spaghettis aux fruits de mer et des raviolis à la ricotta di mozzarella, avec du vin, deux desserts on s'en sort à 35€. Retour à l'agriturismo, il fait nuit noire et nous avons un peu de mal à retrouver le chemin qui doit nous mener à bon port. 18/03 Excellent petit-déjeuner dans la belle salle à manger. Nous partons, après avoir fait quelques photos du superbe jardin, en direction du Sud. Nous nous arrêtons d'abord au Caseifico Barlotti, recommandé par notre hôte. C'est une fromagerie adossée à une exploitation d'environs 300 bufflonnes. Nous ferons la visite en même temps qu'un groupe scolaire d'adolescents français. Les conditions d'hygiène sont très strictes pour obtenir une mozzarella de bufflonne de qualité : nous goûterons à la glace au lait de bufflonne au citron et à la noisette : délicieux ! Nous reprenons la route pour nous arrêter un peu plu loin visiter le très beau village d'Agropoli situé à 10 km de Paestum. C'est un village perché regroupé autour de son château et qui domine la mer et la ville basse portuaire. Très beau quartier ancien typique avec églises et vieux palais décatis comme souvent en Italie. Nous reprenons la route et faisons un autre arrêt à Castellabate, autre beau village perché. La route sinueuse continue vers le sud et nous nous arrêterons à Acquafredda di Maratea dans l'après-midi. Installation au B&B Garden house où nous attend Mario le super sympa proprio de ce gîte tout neuf et tout confort. Le fond de l'air est frais mais le soleil perce quand même les nuages. Ce soir nous allons dîner chez Da Pepe, ristorante conseillé par notre hôte : après les bruschetti nous prenons une variété d'antipasti et des fritures de poissons avec des frites et des brocolis. 19/03 Départ vers la ville de Maratea 10 km plus au sud et son fameux Christ style Corcovado qui domine la côte tout en haut du cap, perché à 300 m au dessus de la mer : route impressionnante, un peu de brume mais la vue de là haut est vraiment belle (l'accès au Christ est en travaux comme beaucoup de sites en ce moment). Nous continuons cette fois en direction du Nord vers Padula et sa fameuse chartreuse, la plus grande d'Italie. C'est un immense quadrilatère occupé par plusieurs églises, cloîtres et dépendances diverses. L'église d'un baroque triomphant est typique du style avec ses colonnes blanches torsadées avec fruits et angelots, ses plafonds peints et dorés. Le reste est assez froid et d'une rigueur toute militaire. Nous reprenons par une bonne route en direction de Potenza puis descendons vers le sud dans la vallée avant de monter par une route sinueuse jusqu'à Castelmezzano, village situé à plus de 1000 mètres en position d'abri sous les grandes falaises des Dolomites lucaniennes. Nous avons un peu de mal à trouver notre BB « le balcone degli Dolomiti » mais après nous être renseignés nous le trouvons juste à la sortie du tunnel à gauche. C'est une grande maison en travaux (encore !) qui domine le village. L'appartement est tout neuf, de style montagnard avec tout le confort, il y fait bien chaud ce qui est important vu que le fond de l'air est plutôt froid. Après nous être un peu baladés dans ce village authentique nous allons nous reposer à l'hôtel avant de redescendre pour dîner : entreprise plus difficile qu'il n'y paraît car les deux seuls restaurants répertoriés sont fermés, heureusement il reste un traiteur qui fait et vend des pizzas à consommer sur place sur un tabouret entre le comptoir et la porte d'entrée ! Quand on a faim tout fait profit... la vision nocturne du village éclairé que l'on a en arrivant du haut est magique : avec ses petites lumières on croirait une maquette éclairée ou une crèche au temps de Noël. 20/03 Petit déjeuner campagnard avec œufs et charcuterie, ça nous change des petits-déjeuners sucrés habituels. Nous descendons vers le village en voiture et prenons tout en bas la route qui mène à Pietrapertosa. Belle route sinueuse qui en 12 km nous amène au deuxième village perché du coin. Même configuration en position d'abri sous les falaises dolomitiques. Village tout aussi typique que Castelmezzano mais plus animé et plus grand. Balade tout autour du village puis nous repartons en direction de Matera distant de 80 km à peu près par une belle route à 4 voies. À midi nous voilà à Matera, nous trouvons facilement l'hôtel del Campo (****) que nous avons réservé à prix doux (65€ la nuit avec petit déjeuner)) il y a quelque temps. Vers 14h nous reprenons la voiture jusqu'en ville et allons découvrir les « Sassi » les fameuses habitations troglodytiques de la vieille ville. Nous allons ainsi nous promener depuis la piazza Pascoli jusqu'au Duomo en empruntant la via panoramica qui offre de très belles vues sur le quartier des sassi. Nous visiterons également deux églises troglodytiques recouvertes de fresques du XII au XVI ème siècle (Madonna de Idris et San Lucia alle Malve) dans un style très byzantin qui nous rappelle les églises vues en Turquie (Cappadoce) à Chypre ou en Grèce. Dîner au ristorante Il terrazzino indiqué dans un guide : bonne adresse, à 20h le restaurant est quasiment complet, bonne cuisine traditionnelle : nous goûterons aux orechiette al tegamino et à des plats d'agneau. Le tout arrosé par un vin local de l'Aglianico. 21/03 Après un très bon petit déjeuner complet (avec jambon et fromage) nous partons en voiture et nous nous garons près du centre ville de là nous allons d'abord visiter la fameuse citerne Palombaro Lungo creusée dans le tuf dès le 10 e siècle puis régulièrement agrandie jusqu'au 19 e siècle, oubliée et redécouverte au milieu du 20 e siècle. La visite vaut la peine et on descend par des escaliers métalliques jusqu'au fond de la citerne qui a été chaulée et revêtue pour l'imperméabiliser. Nous nous promenons ensuite dans les sassi et allons visiter notre troisième église rupestre San Petro Barisano : elle est assez grande avec plusieurs nefs, quelques fresques mais surtout une crypte sur plusieurs niveaux et avec de nombreuses niches où l'on installait les cadavres des moines pour qu'ils y « dégouttent » avant de les enterrer ! Balade dans les sassi et déjeuner à l'Osteria Malatesta via San Biagio, c'est une petite trattoria à prix très doux où la plupart des plats sont à base de légumes avec peu de produits carnés : c'était excellent et pas cher (22,50 € pour les deux avec trois plats et ½ litre de vin). 22/03 Temps gris, fortes bourrasques de vent la journée s'annonce désagréable. En quittant l'hôtel je prends la route vers Laterza sachant qu'à une bifurcation sur la droite une route en cul de sac permet de voir Matera à partir d'un mirador de l'autre côté du Sasso Caveoso. Nous la trouvons sans problème et allons faire quelques photos malgré un vent violent, dommage qu'il n'y ait pas de soleil ! Nous reprenons la route vers Altamura où nous nous arrêtons pour voir la cathédrale : il commence à pleuvoir belle église tout en pierres blanches : très beau porche entièrement sculpté dans une belle teinte ocre, belle rosace, grands écussons à l'espagnole. Nous visitons rapidement l'intérieur, c'est l'heure de la messe dominicale, intérieur baroque classique. Nous continuons vers Ruvo di Puglia longeant des champs de céréales et beaucoup d'oliveraies et de vignes. Les champs sont bien entretenus et entourés de beaux murs de pierres sèches. On voit près de Puglia nos premiers trullis. Arrivée à Ruvo di Puglia nous nous installons dans notre B&B Casa Dolce, c'est un superbe B&B tout neuf installé dans une maison récente avec un beau jardin, notre chambre et notre sdb sont propres et fonctionnelles et nous avons accès à une pièce commune avec coin cuisine et boissons chaudes à disposition, les hôtes sont très agréables et de bon conseil. Malgré le temps incertain nous partons visiter le château de Castel del Monte, œuvre ésotérique et symbolique de Frédéric II, construction octogonale basée sur la répétition du chiffre 8 à de nombreuses reprises : le château occupe une éminence d'où la vue sur les environs, par temps clair, doit être belle ce qui n'est vraiment pas le cas aujourd'hui. À l'intérieur du château les huit pièces du rez-de-chaussée ainsi que celle à l'étage sont toutes identiques et reliées les unes aux autres de la même façon. Nous continuons notre route vers Barletta. Nous nous rapprochons d'un ciel noir et la pluie redouble de violence. Je fais le tour de la cathédrale pour constater qu'elle est fermée. Comme elle risque de n'ouvrir que dans 2 heures et qu'il pleut à verse, nous décidons de rentrée à Puglia. Nous ressortons un peu plus tard découvrir la ville et surtout la cathédrale de style roman apulien comme la plupart des églises du coin. Belle pierre blanche, beau portail et un toit avec deux pentes symétriques assez raides. À l'intérieur il y a beaucoup de monde, on dirait qu'ils fêtent les communions privées, à voir les enfants avec leurs surplis blancs. Retour au B&B. Nous ressortons vers 20h pour dîner à la Tabernetta, restaurant conseillé par nos hôtes. Belle salle voûtée, beau choix, prix très doux : en entrée nous aurons de la focaccia, des orrecchiete alle cime di rape (navets) des raviolis triangulaires à la mozzarella, deux brochettes de saucisses, des patates, des légumes grillés, des brocolis recouverts de purée de fèves, ½ litre devin, 1 bouteille d'eau, le tout pour 35 €. Comme il pleut fortement nos hôtes viennent nous chercher en voiture au restaurant, service VIP ! 23/03 Excellent petit-déjeuner (salé et sucré), dehors malheureusement il pleut. Nous quittons la Casa Dolce, la bien nommée avec leurs sympathiques propriétaires pour essayer d'aller visiter quelques églises romanes du circuit initié hier. Premier arrêt à Trani, c'est toujours un peu compliqué pour se garer en voiture dans ces vieilles villes aux rues étroites, aux places limitées et aux emplacements de parking pas toujours clairs entre les bandes jaunes, bleues, les places réservées aux résidents etc. Finalement nous nous garons tout prêt de la cathédrale qui se dresse face à la mer elle est d'une belle couleur ivoire construite avec la belle pierre de la région. Le porche très sculpté est magnifique et la crypte principale ressemble à une forêt de colonnes. La nef supérieure est très claire et dépouillée ce qui frappe dans une Italie qui aime bien la profusion baroque avec ses débordements et ses couleurs. La pluie a cessé et nous permet de visiter sans être trempés jusqu'aux os. Nous repartons en direction de Molfetta, autre ville réputée pour sa cathédrale, elle aussi difficile à trouver mais en demandant on y arrive, elle est située en bord de mer comme celle de Trani et se dresse fièrement face aux flots. Pour terminer nous nous arrêtons à Bitonto, toujours pour voir une cathédrale, cachée elle aussi dans la vieille ville : elle est fermée, il pleut mais l'extérieur vaut quand même la peine d'être vu, une belle loggia sculptée se déploie en hauteur sous le toit. Vers 15h nous arrivons à Fasano et trouvons rapidement Il Nido, notre hébergement situé entre Fasano et Locorotondo. Les propriétaires qui nous attendaient nous font visiter ce bel appartement en forme de trullo dans la belle campagne de ce coin des Pouilles. 24/03 Petit-déjeuner dans notre cuisine, le ciel bien que gris n'est pas menaçant, il ne pleut pas. Nous partons vers 9h en direction d'Alberobello, la fameuse ville aux trulli : ce sont ces fameuses constructions aux toits coniques réalisés en pierre sèche blanche calcaire de la région. Nous en avions vu quelques uns éparpillés dans la campagne hier en arrivant. Alberobello en compte plus d'un millier qui pour certains datent de plusieurs siècles. Si certains ont été transformés en attraction touristique (magasins de souvenirs, restaurants, studios à louer) d'autres sont toujours habités par les gens du crû. Nous allons arpenter ainsi les différentes quartiers de la ville des plus authentiques au plus touristiques. Nous continuons notre route vers la mer et la ville de Polignano al Mare, petit port situé sur une falaise creusée par des belles grottes battues par les vagues d'un bleu profond. On accède au vieux quartier par une unique porte massive ouverte dans la muraille du XIV e siècle. Les rues du vieux port sont toutes en damier et les maisons à deux étages similaires les unes aux autres, construites toutes dans cette fameuse pierre blanche. Retour par la belle campagne vers Fasano et notre trullo. 25/03 Bourrasques de vent et de pluie une bonne partie de la nuit, le vent souffle et siffle sur notre trullo ! Nous partons au moment d’une accalmie en direction de Martina Franca en traversant cette superbe campagne où les oliveraies succèdent aux trulli, les uns plus beaux que les autres. A Martina Franca nous nous garons près du centre ville. Visite sous un ciel gris mais sans pluie : – du Palazzo Ducale, bâtiment massif et carré typiquement italien, – de la vieille ville avec quelques beaux palais baroques certains un peu défraîchis, – De la très belle place de l'Immacolata en demi-cercle. – De la très belle basilique San Martino remarquable par sa façade baroque et son portail sculpté où apparaît la scène du manteau que St-Martin offre à un indigent. Nous, nous nous offrons une pause café et pâtisseries au caffé Tripoli, réputé pour ses gâteaux. Puis nous reprenons la voiture vers la ville d'Ostuni toute proche et profitons de la belle route pour faire quelques photos de superbes trulli isolés dans les champs et les vergers. Visite d'Ostuni, ville blanche très andalouse avec ses ruelles sinueuses qui montent et descendent. Très belle cathédrale de style gothique tardif avec une magnifique rosace sculptée dans un style proche du style manuélin. Première rencontre de touristes français qui visitent en camping-car l'Italie. Retour au trullo en passant par Fasano. 26/03 Départ vers 10h de Locorotondo, temps mitigé mais il ne pleut pas, premier arrêt non prévu pour réparer un pneu qui perdait de l'air depuis deux jours à cause d'un clou ! 10 mn plus tard et avec 10 € de moins dans le porte-monnaie, nous partons vers Massafra notre prochain arrêt pour visiter une... église bien évidemment mais accrochée au bord de la gravina (ravin) et réputée pour sa crypte rupestre primitive recouverte de fresques du XII e siècle et à côté une grotte préhistorique datée du V e millénaire avant JC. Par chance nous avons pu tout visiter, un guide volontaire et passionné nous ayant proposé de rejoindre le couple avec qui il avait commencé la visite. Nous sommes repartis en direction de Taranto puis de Lecce où nous attendait notre hôte pour nous guider jusqu'à notre chalet perdu dans la nature près de Torre Chianca, petite station balnéaire au bord de l'Adriatique. Notre chalet tout en bois est construit dans un bosquet près de la mer : malgré sa petite taille on y trouve tout : cuisine tout confort, sdb, 2 chambres à coucher, le tout est très propre et de très bon goût, nous bénéficions d'une terrasse, d'un barbecue et d'un bout de jardin : super ! De plus nos hôtes nous on réservé une surprise en nous offrant quasiment le déjeuner en garnissant notre table de victuailles : olives, petits oignons à l'huile, fromages, pains, une bouteille de vin, un plateau de mandarines et de petits œufs de pâques ! 27/03 Il a plu une bonne partie de la nuit et ça continue de plus belle durant notre petit-déjeuner. Nous attendons un peu, histoire de voir comment ça va évoluer puis décidons malgré tout de bouger. Nous prenons la route en direction de Lecce distant de 6 km. Avec la pluie qui tombe tout le monde se déplace en voiture et c'est le bordel : voitures garées en double file, manœuvres douteuses, places de parking prises d'assaut, finalement nous en trouvons une par chance près du château. Il est midi, toutes les églises sont fermées, nous allons par acquis de conscience nous promener, sous la pluie, autour de la place Sant'Oronzo avec son amphithéâtre romain et sa belle colonne. Nous continuons vers la piazza Duomo, visitant au passage l'église ouverte de Sant'Irene avec ses autels baroques quasiment roccoco. Mais la visite sous une pluie battante perd très vite de son charme : plan de la ville trempé et illisible, objectif de l'appareil photo mouillé qui fait se « dégouliner » les palais et les églises, lunettes trempées, les pieds aussi car les gouttières se vident sur les trottoirs qui sont bien incapables d'absorber ce trop plein d'eau qui ne sait où s'écouler. Retour à la casetta , dehors il pleut sans arrêt. 28/03 Ce matin le vent souffle mais a éloigné les plus gros nuages, il fait gris clair ce qui est une amélioration réelle ! Nous partons en voiture faire le tour du talon de la botte italienne. Nous commençons par rejoindre la mer à la hauteur de Frigole près de notre casetta et descendons vers le sud avec un premier arrêt à Otrante. Belle ville fortifiée en bord de mer. Sa cathédrale est remarquable pour trois raisons : une superbe mosaïque du XI e siècle de 25 x 54 mètres couvre le sol et évoque des scènes bibliques et les signes du zodiaque. Un superbe plafond à caissons dorés recouvre la nef centrale, enfin au sous-sol une magnifique crypte soutenue par plus de 50 colonnes de marbre de couleur différente. Il y règne une atmosphère de recueillement due entre autres à l'éclairage discret qui a été installé sur chaque colonne. Nous continuons la visite de la ville où nous retrouvons le même type de palais et d'églises baroques qu'à Lecce, d’une belle pierre de couleur ocre jaune voire orange suivant l'éclairage du soleil. Puis nous longeons la mer Adriatique depuis Otrante jusqu'au bout de la péninsule à Santa Maria de Leuca. La route domine par endroits la mer et offre de beaux points de vue sur la côte. On pourrait se croire en Corse, dans le sud de l'Espagne où en Grèce, comme quoi il y a vraiment une identité méditerranéenne qui dépasse les frontières nationales. Arrivés au bout du bout de la botte nous laissons notre regard se perdre vers le Sud en direction de la Grèce ou de la Libye. Nous remontons du côté cette fois de la mer Ionienne. Dans les champs on trouve des espèces de trulli tronqués, sans toit mais construits de la même façon avec des pierres sèches et de forme circulaire. Beaucoup d'oliveraies et d'autres cultures. Nous visitons ensuite la ville de Gallipoli, d'origine grecque (Kale poli) et cela se voit en se promenant dans la vieille ville. Une fois de plus, nous ne pourrons visiter l'intérieur des églises, on se contentera de l'extérieur et la cathédrale Sant'Agata dispose de beaux atouts extérieurs : belle rosace, façade sculptée. La vieille ville occupe en fait une île reliée au continent par un pont. Comme d'habitude, vieux palais aux façades plus ou moins défraîchies, petites ruelles étroites et sinueuses dans lesquelles on se perd facilement. Retour à Lecce dans notre casetta. 29/03 Dernière journée ! Enfin un soleil franc et massif ! Nous allons revisiter la ville de Lecce. Il y a du monde en ville, c’est le dimanche des Rameaux et il fait beau. Sur la place Sant’Oronzo des manifestants protestent contre l’éventualité de l’arrachage des oliviers malades d’une bactérie par leur remplacement par des oliviers transgéniques de Monsanto. Dans les églises les fidèles portent tous des rameaux d’olivier que des vendeurs ambulants proposent devant les églises. C’est jour de fête, les bars sont pleins et les enfants s’amusent dans la rue. Nous profitons du peu de temps qu’il nous reste pour visiter quelques églises avant qu’elles ne ferment à midi. La basilique Santa Croce, œuvre en partie du célèbre artiste Francesco Zimbalo, est l’une des plus belles : le baroque le plus pur s’y déploie dans toute son exubérance, tant sur la façade qu’à l’intérieur. Je profite du soleil revenu pour faire les photos que je n’ai pu faire il y a quelques jours effectivement avec l’éclairage du soleil les façades des palais et des églises prennent une teinte jaune ocre du plus bel effet. Vers 14h nous allons déjeuner dans une trattoria sans prétention près de l’Arco di Prato (menu complet à 16 €). Puis c’est le retour vers la casetta pour y récupérer nos valises et le départ pour l’aéroport de Brindisi tout proche (40 km). Décollage dans les temps (19h30) pour 2h de vol sans histoires jusqu’à Mulhouse/Bâle.
--
Impression générale La Campanie, la Basilicate et les Pouilles sont de belles régions authentiques et peu visitées: si certaines portions du littoral ont été inévitablement bétonnées, mais on est loin des excès de la côte méditerranéenne espagnole, le reste de ces régions à l’exception de la côte amalfitaine, peine à exploiter un potentiel touristique pourtant riche et original (Matera, vallée des trulli, Dolomites lucaniennes). Autant dire qu’au mois de mars nous étions souvent seuls tant dans les gîtes que pour visiter les villes. Ces régions du sud sont essentiellement rurales, dominées par les cultures arboricoles : oliviers, fruitiers, vigne et les cultures vivrières (artichauts, fenouils, fèves en cette saison, céréales, ), peu d'industrie sauf dans les grandes villes (Tarento, Salerno, Brindisi, Bari). On se sent évidemment pleinement en Italie, mais en même temps ce n’est pas l’Italie que l’on connait traditionnellement à l’image de Rome, Florence, Venise, etc., et cela donne à ces régions du sud un cachet tout particulier que nous avons bien apprécié.
Nos contacts avec les locaux, nos hôtes ou les commerçants que nous avons côtoyés, ont toujours été très enrichissants et très agréables : nos hôtes ont tous été d’une gentillesse touchante, nous rendant service dès que possible, faisant tout pour nous rendre le séjour agréable, loin de toute considération commerciale. Les petits gestes gratuits, comme offrir des fruits, vous faire goûter aux spécialités locales ont été nombreux.
Autres impressions Dans les hôtels et les appartements : Les locations et hôtels réservés sont neufs ou on été récemment réhabilités Je ne sais si le nombre des interrupteurs électriques est un élément de prestige social, mais l'inflation de ces blocs d'interrupteurs souvent mal placés fait que l'on ne sait jamais lequel utiliser pour éteindre ou allumer les nombreuses lumières, ainsi à Castelmezzano il n'y avait pas moins de 4 à 5 blocs (de plus de couleur noire difficile à repérer) dans une même pièce mais qui servaient aussi pour l’éclairage des pièces adjacentes ! Le bidet reste une institution sûre dans les sdb italiennes. Toutes les sdb que nous avons utilisées avaient été refaites à neuf avec douches et même baignoire à multi-jet pulsé ! Toutes d’une propreté irréprochable . Le petit-déjeuner reste invariablement sucré avec les incontournables « cornettos »(croissants) Sur la route : La conduite des sudistes est un sujet sans fin : ils ne respectent ni les limitations de vitesse ni les simples ou doubles lignes d’interdiction de dépasser bien au contraire…il faut dire qu’à leur décharge les lignes sont souvent continues et les possibilités de dépasser, sans enfreindre le code de la route, sont limitées. Ils se garent n'importe où, n'importe comment, sans clignotant (ils ne connaissent pas les clignotants). Ils sont seuls au monde et peuvent ouvrir leur porte sans regarder, s’engager sans hésiter dans une rue où ils n’ont pas la priorité, etc. Un certain nombre de routes sont en très mauvais état avec nids de poules, ornières diverses, revêtements qui se déforment... Les panneaux d'indication sont souvent mal placés, ou alors il y en a tellement comme dans certaines villes qu'il faudrait s'arrêter 3 mn pour tout lire ! Je me pose des questions sur le sérieux des mises à jour et des saisies des routes italiennes sur mon GPS. Soit il veut me faire traverser une voie ferrée continue, soit il me fait tourner dans une rue qui n'existe pas ou bien elle est à sens unique, etc. Une autre fois il me propose un chemin empierré même pas carrossable ! Enfin sur un trajet avéré de 90 km réels, il me calcule un itinéraire de 150 km ! Le triporteur (Vespa ou Piaggio) ou la mini-camionnette restent des valeurs sûres sur les petites routes du sud, où dans les ruelles étroites des villes. Chaque espace, soit pour se garer, soit pour admirer un point de vue, aussi petit soit-il est systématiquement transformé en décharge sauvags et le vent s’en donne à cœur joie pour étaler ces immondices un peu partout. Dans les villes beaucoup de façades de vieux palais sont plus que défraîchies, l'extérieur apparemment compte moins que l'intérieur.
Pour voir les photos vous avez le choix entre 2 liens différents qui apparemment renvoient vers le même album et les mêmes fonctionnalités.
https://plus.google.com/...339651633?banner=pwa Ou https://plus.google.com/.../6132336830339651633
L'origine des H'mong au Vietnam! English translation pending
Bonjour a tous! pour ceux-qui sont interesses par l'ethnie H'mong, je pense que ce document ci-apres serait probablement interessant a lire!
ORIGINES ET HISTOIREL’origine des hmong reste inconnue car ils n’ont pas eu d’écriture jusqu’au 20e siècle ; ce n’est qu’en 1952 qu’on a réussi à transcrire leur dialecte en caractères romanisés, une tâche ardue car c’est une langue polytonale à 7 tons (le Père Savina parle d’une « langue bizarre qui se parle autant avec le nez qu’avec la bouche »). Les sources hmong sont donc orales, transmises de génération en génération. Leur tradition orale concernant leur origine parle d’une région « continuellement couvert de neige et de glace ; les jours et les nuits y alternaient de 6 mois en 6 mois ; les hommes étaient de petite taille et portaient tous une fourrure», ce qui amené des ethnologues à penser qu’ils sont esquimaux d’origine. Il semblerait également que certaines racines de leur langue sont proches de celle des toungouses, une tribu nomade de Sibérie qui s’appellent entre eux oevous, « hommes libres », le mot « hmong » ayant le même sens. En outre, Touby Lyfong, le « roi » des hmong Lao du temps des français, a expliqué à des officiers français parachutés au Laos en 1944 « nous sommes les cousins des samoyèdes (une autre tribu nomade de Sibérie) ; nous savons d’où nous venons, nos chansons nous le rappellent ; elles évoquent un pays où pendant 6 mois, le pays était éclairé par un petit soleil pâle et où tout était sombre pendant les autres mois de l’année ». Il faut aussi noter que les hmong possèdent en commun avec les tribus sibériennes certaines conceptions religieuses : croyance en un dieu paresseux, Ndzu Nyong pour les hmong, le « Maitre du ciel », dont on a peu à se préoccuper, multitude de bons et mauvais génies, chamanisme (« chaman » vient du toungouse saman) très ancré dans la vie quotidienne. Il est donc vraisemblable que l’origine des hmong est sibérienne.
Nous ne connaissons vraiment l’histoire des hmong que par de vieilles annale chinoises de l’époque Hoang Ti, datant de 2479 avant JC, les premières établissant qu’ils étaient installés dans la vallée du fleuve Jaune (comme les thaïs), étaient de remarquables cultivateurs et éleveurs et révéraient les chevaux. De nombreuses autres annales chinoises en parlent au fil des siècles, évidemment entachées de partialité étant donné que l’histoire des chinois et des hmong est une litanie interminable de guerres entre les deux peuples. En effet, les chinois (les Han) voulaient imposer leur domination sur cette peuplade qui ne reconnait aucune autorité ; les hmong ont donc lentement migré du nord-est au sud-ouest de la Chine, tout en combattant les chinois pendant des siècles, ce qui explique leurs extraordinaires qualités de guerriers. En fait, pour protéger sa liberté, ce peuple n’a jamais cessé de se battre (jusqu’à relativement récemment au nord Laos). Le père Savina écrivait en 1930 dans son Histoire des Miao « Ce peuple a fait son entrée dans l’histoire les armes à la main, il y a plus de 4000 ans, et ces armes, il ne les a jamais déposées depuis. Depuis plus de 4000 ans, il a été obligé de combattre constamment pour sa liberté. Aucun autre peuple au monde n’a jamais payé aussi cher sa place au soleil ».
Des groupes importants vivent encore dans les provinces chinoises montagneuses du sud-ouest, le Guizhou et le Yunnan. Vaincus par le nombre pendant leurs interminables guerres contre les chinois, ils ont commencé très tôt à se réfugier dans des montagnes difficiles d’accès, migrant de crête en crête au fur et à mesure de l’épuisement des sols, déjà pauvres, par la culture sur brûlis.
Du sud-ouest de la Chine, leur migration au Vietnam s’est déroulée en 3 phases principales :
- Les premiers hmong, une centaine de familles des lignées Lù et Giàng, sont rentrés au Vietnam il y a environ 300 ans en passant du Guizhou à la région de Dong Van et Méo Vac (province de Hà Giang).
- Il y a environ 200 ans, un 2e groupe d’une centaine de famille des lignées Vàng et Ly est également passé sur Dong Van, alors qu’un groupe plus petit des lignées Vàng, Ly, Chau, Sùng, Hoàng et Vù s’est installé dans les montagnes au nord de Bac Ha (district de Si Ma Cai) ; ce sont les fameux hmong Fleuris.
- Une 3e migration, la plus importante avec environ 10 000 personnes, s’est installée à la fin du 19e dans les régions de Lao Cai, Yen Bai et Ha Giang. A la même époque, un certain nombre de famille sont passées du Laos aux hauts plateaux du Centre Vietnam (régions de Than Hoa, Nghe An et Dak Lak).
Une légende très répandue y compris par les guides-papier veut que le nom miao ou méo leur ait été donné par les français à cause du fait que les hmong grimpent comme des chats (miao en vietnamien). Rien n’est plus faux. Le nom miao est une déformation du mot chinois mieo, nom que les chinois donnaient non pas aux seuls hmong, mais à toutes leurs minorités, et qui veut dire « cultivateurs », mais surtout « sauvages, barbares ». Inutile de préciser que les hmong détestent qu’on les appelle miao.
POPULATION ET HABITAT On estime actuellement la population hmong à 7,5 millions en Chine, environ 1,2 au Vietnam, 300 000 au Laos et 200 000 en Thaïlande. Au Vietnam, ils forment donc la 4e plus importante minorité après les Tay, Thaï, Muong et Khmer. Ils vivent dans de petits hameaux –giao- ou, le plus souvent, dans des maisons isolées, entre 800 et 1400 m, principalement dans tout ce que les français avaient nommé « La Haute Région », qui s’étend tout le long de la frontière du Nord-Laos et de la Chine. C’est la province de Ha Giang qui en compte le plus, suivie de celle de Lai Chau et de Lao Cai puis de Yen Bai.
Le Vietnam compte 7 groupes de hmong, reconnaissable au costume traditionnel des femmes :
- Les hmong blancs (Hmong Dâu), vivant principalement au nord de Ha Giang (Quang Ba, Dong Van, Meo Vac, autour de Bao Lac, Mu Cang Chai et dans le district de Tram Tau (province de Yen Bai) ; les femmes portent des jupes en chanvre à dominante blanche.
- Les hmong Noirs (Hmong Du), principalement dans la province de Lao Cai (région de Sapa), Yen Bai, Cao Bang, Lang Son et Dinh Hoa. La caractéristique principale est que les femmes portent des guêtres et que le reste des habits est tissé en chanvre puis trempé dans l'indigo ;
- Les hmong Rouges (Hmong Si ou Dô) et Bariolés (« hmong Fleuris » - hmong Lênh - autour de Bac Ha, Si Ma Cai, Muong Khuong, Hoang Su Phi et Xin Man. la caractéristique principale de ce groupe est que les femmes portent des jupes multicolores où la couleur rouge domine ;
- Les hmong Verts (hmong Dua ou Xanh) et Fleuris variés (Hmonh Xua ou Houa - concentrés principalement autour du district de Tua Chua, province de Lai Chau, Lung Phinh, Bac Ha et Lao Cai ; la tradition se perd pour eux si bien qu'ils sont difficilement reconnaissables à leurs habits. Ils habitent plutôt en plaine ;
- Les hmong de l’eau (Na Miéo). Des questions se posent sur le 7e groupe, dont la langue se rapproche du groupe Tay/Thaï, dont les membres ont adopté la maison en bois sur pilotis caractéristique des Thaïs/Tay, et qui vivent à côté de ceux-ci, donc dans des vallées.
Les villages hmong (giao) reflètent toujours la diversité des lignées familiales. Un village regroupe en moyenne 2 ou 3 lignées, les plus gros en comptant 6 ou 7. Particularité étonnante : dans les villages, chaque lignée a son propre hameau appelé Y Chau Senh ; un village hmong est donc généralement composé d’un petit groupe de hameaux séparés.
Généralement construites en pisé – ou en planches - les maisons, reposent à même le sol et sont sans étages. Elles comptent en principe 3 pièces.
US ET COUTÛMES Les costumes des femmes sont très variés ; ils se composent d’une jupe, d’une blouse, une courte cape dans le dos, un tablier couvrant la jupe devant, une longue ceinture faisant plusieurs fois le tour de la taille and nouée derrière, et des jambières. Les coiffes dépendent des clans (« tuyau » noir chez les hmongs Noirs (région de Sapa, mais pas de DongVan !), foulard rouge chez les hmongs Fleuris (région de Bac Ha), fichu d’autres couleurs un peu partout. Elles portent également des jambières. Le costume des femmes hmong Fleuris est célèbre pour la complexité de ses dessins (il faut de 4 à 6 mois pour broder à la main un costume complet). Elles portent de nombreux bijoux an argent : boucles d’oreilles, bracelets, et un collier composé d’un demi-cercle à l’arrière du cou et de chaines pendant sur la poitrine. Les hommes portent un pantalon large et une tunique à col « mao » et manches longues de couleur indigo ; souvenir des français, beaucoup – dont ceux de Dong Van - portent un béret basque.
Le régime familial est patriarcal, les hommes ayant une supériorité absolue, et la polygamie n’est pas rare. Les mariages entre hommes et femmes d’une même lignée sont formellement interdits. Une coutume encore fréquente parmi les hmong est le kidnapping par un homme de la femme qu’il veut épouser ; il la force à entrer dans sa maison et informe les parents de la fille 2 jours après le rapt ; il semblerait que cela ne se passe pas toujours sans des cris et des pleurs, la fille n’étant pas toujours d’accord ; elle doit rester pendant 3 jours dans la maison de l’homme, après quoi elle a droit de partir si le mariage ne lui convient pas. Plus romantique, les « marchés de l’amour » du « joli mois de mai » (dans la région de Dong Van – province de Ha Giang), où les célibataires hommes et femmes se rassemblent pour choisir un partenaire ; hélas, les touristes commencent à ne plus se gêner plus pour y aller, avec les encouragements des autorités, qui aiment bien le folklore qui rapporte des devises.
Une fois mariée – ce qui implique un cérémonial préalable très compliqué exigeant des intermédiaires de l’homme et de la femme et de longues discussions sur la dot - la femme n’a plus le droit d’aller chez ses parents sauf après accord de sa belle famille et accompagnée par son mari. En cas de décès du mari, la tradition veut que la veuve se remarie avec le frère cadet du mari ; s’il n’y en a pas, avec un de ses cousins. En cas de divorce, la femme demande l’hospitalité d’un notable dont elle ne quitte la maison que si elle se remarie. Si la femme veut divorcer et qu’elle n’a pas d’enfants, elle peut retourner chez ses parents sans compensation ; par contre, si elle a des enfants, elle doit verser une compensation pour leur éducation et le retour dans sa famille dépend du bon vouloir de celle-ci ; elle peut être également obligée à payer une certaine somme à ses beaux-parents en compensation de la perte de l’aide qu’elle apportait à la maisonnée.
Les femmes accouchent accroupies à la maison. Si l’enfant est un homme, le placenta est enterré au pied du pilier principal de la maison ; si c’est une fille, sous le lit conjugal.
Les morts sont placés dans un cercueil après avoir été exposés sur un banc devant l’hôtel des ancêtres ou à travers la porte d’entrée ; chez certains clans, le corps est exposé plusieurs jours dehors, vraisemblablement un reste de la coutume ancienne qui voulaient que les oiseaux le mangent. Avant de le placer dans le cercueil, des trous sont faits dans ses vêtements, un acte symbolique de destruction dans le but d’affirmer que ces vêtements appartiennent maintenant à un autre monde, celui des morts. RELIGION ET CROYANCES Les hmong pratiquent le chamanisme, une vieille tradition religieuse sibérienne (encore la Sibérie !). Pour les chamanistes, l’âme – ou les âmes, car un homme peut en avoir plusieurs – sont toujours prêtes à quitter le corps pour errer, quitte à être dévorées par les mauvais génies, les dab. La maladie, c’est l’âme qui s’en va ; on est guéri quand elle est revenue ; pour la faire revenir, on fait intervenir un chaman, qui, une fois en transes, entre en communication avec cette âme vagabonde et essaie de la persuader de revenir ; si elle a déjà été capturée par les dab, il essaie de leur arracher. La fonction des chamans, contrairement à un tas d’erreurs écrites à leur sujet, est donc celle d’un guérisseur.
Dans les croyances religieuses des hmong, on retrouve quelques-uns des thèmes communs à toutes les religions : l’inceste originel, le déluge, la tour de Babel (qui est pour les hmong un escalier ou une échelle), la multiplication et confusion des langues. Toutefois, les hmong ont une curieuse conception de la divinité : Pour eux, le « Vieux Seigneur », Maitre du ciel (Ndzu Nyong) est une sorte de roi nonchalant, paresseux, vivant dans son palais comme un empereur, entouré de ses pages qu’il envoie aux nouvelles pour savoir ce qui se passe sur terre ; ils se méfient des hommes, toujours prêts a inventer quelque manigance dont il sera la victime. Donc, il ne faut pas trop compter sur Ndzu Nyong, mais c’est quand même « Le Père ».
La mythologie hmong est très complexe. Au début des temps, la terre et le ciel formaient un seul bloc ; Ndzu Nyong, Maitre du ciel, le sépara de la terre et mis de l’ordre dans le chaos originel. Il accrocha les étoiles ainsi que sept soleils et sept lunes – toujours ce mystérieux nombre 7 qu’on retrouve dans de très nombreuses religions et croyances –
Pendant 7 ans, il n’y eu pas de nuits et les soleils asséchèrent la terre ; puis parurent les plantes et les arbres. Avec une pincée de poussière, Ndzu Nyong fabriqua des animaux et des hommes ; en soufflant dans leur bouche, il leur donna des âmes. A peine créés, les hommes se plaignirent ; ils avaient peur que les étoiles ne leur tombent sur la tête ; le dieu étendit donc un grand voile bleu de façon à ce que les hommes ne voient les étoiles que la nuit, quand ils sont à l’abri dans leur maison. Puis, fatigué de l’exigence des hommes, il se retira dans son palais du ciel et ne voulut plus se mêler de rien.
Ça se complique après ! Les 7 soleils et les 7 lunes faisaient des jours et des nuits interminables ; mécontents, les hommes en tuèrent 6 de chaque avec des flèches faites de cimes d’arbre. Le 7e soleil et la 7e lune se cachèrent, ce fut la nuit sur toute la terre et les hommes supplièrent en vain les 2 astres de réapparaître. Ils envoyèrent enfin en ambassadeur un coq, qui promit au soleil que, s’il reparaissait, il le préviendrait tous les matins par son chant qu’il n’avait rien à craindre des hommes, ce qui explique la croyance des hmong que, s’ils tuaient tous les coqs, le soleil ne se lèverait plus. Puis arriva le déluge, qui ne laissa comme survivants qu’un garçon et une fille qui flottaient sur un tambour en bois. Le frère et la sœur se marièrent et eurent un enfant, un monstre en forme de tronc d’arbre sans bras ni jambes ; ils le tuèrent et le coupèrent en morceaux qu’ils enterrèrent autour de leur paillotte. Mais pendant la nuit, les morceaux réapparurent, l’un aux branches d’un poirier, ce qui donna naissance au clan Ly, un autre à un roseau –le clan Moua - un autre à un arbre local, le Nja, et ce fut le clan Yang, etc. Le lendemain matin, le frère et la sœur se réveillèrent entouré de toutes ces créatures, origine des familles des différents clans. Les hmong expliquent que c’est à cause de cet inceste originel qu’il est interdit de se marier à l’intérieur d’un même clan.
ACTIVITÉS La principale culture des hmong est le maïs, suivi du riz, cultivés en champs irrigués ou en terrasses qu’ils parviennent à accrocher même sur les pentes les plus escarpées. Le travail de titans qu’ils ont accompli en couvrant les montagnes de terrasses est époustouflant. Ils cultivent également fréquemment le chanvre, dont ils tissent les fibres pour fabriquer leurs vêtements, et l’indigo, qu’ils utilisent pour les teindre. La traditionnelle culture sur brûlis a pratiquement disparu depuis que les hmong sont devenus essentiellement sédentaires. Ils élèvent des buffles, vaches, chevaux et poulets, et chaque famille a au moins 5 cochons.
Ce sont d’excellents artisans : tissage, teinture à l’indigo, broderie, fabrication de papier, paniers et hottes, d’instruments agraires en bois, et surtout de superbes bijoux en argent, le tout vendu dans les marchés hebdomadaires. Chants et danses abondent, ainsi que, chez les hommes, une étonnante capacité pour l’alcool de riz ou de maïs. Les instruments de musique incluent des tambours, des harpes et le khèn, une orgue à bouche surtout utilisée au Laos et dans la province thaïe de l’Isan.
Sources : The hmong in Vietnam (VNA Publishing House) Ethnic Minorities in Vietnam (Thé Gioi Publishers 1993) La fabuleuse aventure du people de l’opium (Jean Lartéguy) Interviews
ORIGINES ET HISTOIREL’origine des hmong reste inconnue car ils n’ont pas eu d’écriture jusqu’au 20e siècle ; ce n’est qu’en 1952 qu’on a réussi à transcrire leur dialecte en caractères romanisés, une tâche ardue car c’est une langue polytonale à 7 tons (le Père Savina parle d’une « langue bizarre qui se parle autant avec le nez qu’avec la bouche »). Les sources hmong sont donc orales, transmises de génération en génération. Leur tradition orale concernant leur origine parle d’une région « continuellement couvert de neige et de glace ; les jours et les nuits y alternaient de 6 mois en 6 mois ; les hommes étaient de petite taille et portaient tous une fourrure», ce qui amené des ethnologues à penser qu’ils sont esquimaux d’origine. Il semblerait également que certaines racines de leur langue sont proches de celle des toungouses, une tribu nomade de Sibérie qui s’appellent entre eux oevous, « hommes libres », le mot « hmong » ayant le même sens. En outre, Touby Lyfong, le « roi » des hmong Lao du temps des français, a expliqué à des officiers français parachutés au Laos en 1944 « nous sommes les cousins des samoyèdes (une autre tribu nomade de Sibérie) ; nous savons d’où nous venons, nos chansons nous le rappellent ; elles évoquent un pays où pendant 6 mois, le pays était éclairé par un petit soleil pâle et où tout était sombre pendant les autres mois de l’année ». Il faut aussi noter que les hmong possèdent en commun avec les tribus sibériennes certaines conceptions religieuses : croyance en un dieu paresseux, Ndzu Nyong pour les hmong, le « Maitre du ciel », dont on a peu à se préoccuper, multitude de bons et mauvais génies, chamanisme (« chaman » vient du toungouse saman) très ancré dans la vie quotidienne. Il est donc vraisemblable que l’origine des hmong est sibérienne.
Nous ne connaissons vraiment l’histoire des hmong que par de vieilles annale chinoises de l’époque Hoang Ti, datant de 2479 avant JC, les premières établissant qu’ils étaient installés dans la vallée du fleuve Jaune (comme les thaïs), étaient de remarquables cultivateurs et éleveurs et révéraient les chevaux. De nombreuses autres annales chinoises en parlent au fil des siècles, évidemment entachées de partialité étant donné que l’histoire des chinois et des hmong est une litanie interminable de guerres entre les deux peuples. En effet, les chinois (les Han) voulaient imposer leur domination sur cette peuplade qui ne reconnait aucune autorité ; les hmong ont donc lentement migré du nord-est au sud-ouest de la Chine, tout en combattant les chinois pendant des siècles, ce qui explique leurs extraordinaires qualités de guerriers. En fait, pour protéger sa liberté, ce peuple n’a jamais cessé de se battre (jusqu’à relativement récemment au nord Laos). Le père Savina écrivait en 1930 dans son Histoire des Miao « Ce peuple a fait son entrée dans l’histoire les armes à la main, il y a plus de 4000 ans, et ces armes, il ne les a jamais déposées depuis. Depuis plus de 4000 ans, il a été obligé de combattre constamment pour sa liberté. Aucun autre peuple au monde n’a jamais payé aussi cher sa place au soleil ».
Des groupes importants vivent encore dans les provinces chinoises montagneuses du sud-ouest, le Guizhou et le Yunnan. Vaincus par le nombre pendant leurs interminables guerres contre les chinois, ils ont commencé très tôt à se réfugier dans des montagnes difficiles d’accès, migrant de crête en crête au fur et à mesure de l’épuisement des sols, déjà pauvres, par la culture sur brûlis.
Du sud-ouest de la Chine, leur migration au Vietnam s’est déroulée en 3 phases principales :
- Les premiers hmong, une centaine de familles des lignées Lù et Giàng, sont rentrés au Vietnam il y a environ 300 ans en passant du Guizhou à la région de Dong Van et Méo Vac (province de Hà Giang).
- Il y a environ 200 ans, un 2e groupe d’une centaine de famille des lignées Vàng et Ly est également passé sur Dong Van, alors qu’un groupe plus petit des lignées Vàng, Ly, Chau, Sùng, Hoàng et Vù s’est installé dans les montagnes au nord de Bac Ha (district de Si Ma Cai) ; ce sont les fameux hmong Fleuris.
- Une 3e migration, la plus importante avec environ 10 000 personnes, s’est installée à la fin du 19e dans les régions de Lao Cai, Yen Bai et Ha Giang. A la même époque, un certain nombre de famille sont passées du Laos aux hauts plateaux du Centre Vietnam (régions de Than Hoa, Nghe An et Dak Lak).
Une légende très répandue y compris par les guides-papier veut que le nom miao ou méo leur ait été donné par les français à cause du fait que les hmong grimpent comme des chats (miao en vietnamien). Rien n’est plus faux. Le nom miao est une déformation du mot chinois mieo, nom que les chinois donnaient non pas aux seuls hmong, mais à toutes leurs minorités, et qui veut dire « cultivateurs », mais surtout « sauvages, barbares ». Inutile de préciser que les hmong détestent qu’on les appelle miao.
POPULATION ET HABITAT On estime actuellement la population hmong à 7,5 millions en Chine, environ 1,2 au Vietnam, 300 000 au Laos et 200 000 en Thaïlande. Au Vietnam, ils forment donc la 4e plus importante minorité après les Tay, Thaï, Muong et Khmer. Ils vivent dans de petits hameaux –giao- ou, le plus souvent, dans des maisons isolées, entre 800 et 1400 m, principalement dans tout ce que les français avaient nommé « La Haute Région », qui s’étend tout le long de la frontière du Nord-Laos et de la Chine. C’est la province de Ha Giang qui en compte le plus, suivie de celle de Lai Chau et de Lao Cai puis de Yen Bai.
Le Vietnam compte 7 groupes de hmong, reconnaissable au costume traditionnel des femmes :
- Les hmong blancs (Hmong Dâu), vivant principalement au nord de Ha Giang (Quang Ba, Dong Van, Meo Vac, autour de Bao Lac, Mu Cang Chai et dans le district de Tram Tau (province de Yen Bai) ; les femmes portent des jupes en chanvre à dominante blanche.
- Les hmong Noirs (Hmong Du), principalement dans la province de Lao Cai (région de Sapa), Yen Bai, Cao Bang, Lang Son et Dinh Hoa. La caractéristique principale est que les femmes portent des guêtres et que le reste des habits est tissé en chanvre puis trempé dans l'indigo ;
- Les hmong Rouges (Hmong Si ou Dô) et Bariolés (« hmong Fleuris » - hmong Lênh - autour de Bac Ha, Si Ma Cai, Muong Khuong, Hoang Su Phi et Xin Man. la caractéristique principale de ce groupe est que les femmes portent des jupes multicolores où la couleur rouge domine ;
- Les hmong Verts (hmong Dua ou Xanh) et Fleuris variés (Hmonh Xua ou Houa - concentrés principalement autour du district de Tua Chua, province de Lai Chau, Lung Phinh, Bac Ha et Lao Cai ; la tradition se perd pour eux si bien qu'ils sont difficilement reconnaissables à leurs habits. Ils habitent plutôt en plaine ;
- Les hmong de l’eau (Na Miéo). Des questions se posent sur le 7e groupe, dont la langue se rapproche du groupe Tay/Thaï, dont les membres ont adopté la maison en bois sur pilotis caractéristique des Thaïs/Tay, et qui vivent à côté de ceux-ci, donc dans des vallées.
Les villages hmong (giao) reflètent toujours la diversité des lignées familiales. Un village regroupe en moyenne 2 ou 3 lignées, les plus gros en comptant 6 ou 7. Particularité étonnante : dans les villages, chaque lignée a son propre hameau appelé Y Chau Senh ; un village hmong est donc généralement composé d’un petit groupe de hameaux séparés.
Généralement construites en pisé – ou en planches - les maisons, reposent à même le sol et sont sans étages. Elles comptent en principe 3 pièces.
US ET COUTÛMES Les costumes des femmes sont très variés ; ils se composent d’une jupe, d’une blouse, une courte cape dans le dos, un tablier couvrant la jupe devant, une longue ceinture faisant plusieurs fois le tour de la taille and nouée derrière, et des jambières. Les coiffes dépendent des clans (« tuyau » noir chez les hmongs Noirs (région de Sapa, mais pas de DongVan !), foulard rouge chez les hmongs Fleuris (région de Bac Ha), fichu d’autres couleurs un peu partout. Elles portent également des jambières. Le costume des femmes hmong Fleuris est célèbre pour la complexité de ses dessins (il faut de 4 à 6 mois pour broder à la main un costume complet). Elles portent de nombreux bijoux an argent : boucles d’oreilles, bracelets, et un collier composé d’un demi-cercle à l’arrière du cou et de chaines pendant sur la poitrine. Les hommes portent un pantalon large et une tunique à col « mao » et manches longues de couleur indigo ; souvenir des français, beaucoup – dont ceux de Dong Van - portent un béret basque.
Le régime familial est patriarcal, les hommes ayant une supériorité absolue, et la polygamie n’est pas rare. Les mariages entre hommes et femmes d’une même lignée sont formellement interdits. Une coutume encore fréquente parmi les hmong est le kidnapping par un homme de la femme qu’il veut épouser ; il la force à entrer dans sa maison et informe les parents de la fille 2 jours après le rapt ; il semblerait que cela ne se passe pas toujours sans des cris et des pleurs, la fille n’étant pas toujours d’accord ; elle doit rester pendant 3 jours dans la maison de l’homme, après quoi elle a droit de partir si le mariage ne lui convient pas. Plus romantique, les « marchés de l’amour » du « joli mois de mai » (dans la région de Dong Van – province de Ha Giang), où les célibataires hommes et femmes se rassemblent pour choisir un partenaire ; hélas, les touristes commencent à ne plus se gêner plus pour y aller, avec les encouragements des autorités, qui aiment bien le folklore qui rapporte des devises.
Une fois mariée – ce qui implique un cérémonial préalable très compliqué exigeant des intermédiaires de l’homme et de la femme et de longues discussions sur la dot - la femme n’a plus le droit d’aller chez ses parents sauf après accord de sa belle famille et accompagnée par son mari. En cas de décès du mari, la tradition veut que la veuve se remarie avec le frère cadet du mari ; s’il n’y en a pas, avec un de ses cousins. En cas de divorce, la femme demande l’hospitalité d’un notable dont elle ne quitte la maison que si elle se remarie. Si la femme veut divorcer et qu’elle n’a pas d’enfants, elle peut retourner chez ses parents sans compensation ; par contre, si elle a des enfants, elle doit verser une compensation pour leur éducation et le retour dans sa famille dépend du bon vouloir de celle-ci ; elle peut être également obligée à payer une certaine somme à ses beaux-parents en compensation de la perte de l’aide qu’elle apportait à la maisonnée.
Les femmes accouchent accroupies à la maison. Si l’enfant est un homme, le placenta est enterré au pied du pilier principal de la maison ; si c’est une fille, sous le lit conjugal.
Les morts sont placés dans un cercueil après avoir été exposés sur un banc devant l’hôtel des ancêtres ou à travers la porte d’entrée ; chez certains clans, le corps est exposé plusieurs jours dehors, vraisemblablement un reste de la coutume ancienne qui voulaient que les oiseaux le mangent. Avant de le placer dans le cercueil, des trous sont faits dans ses vêtements, un acte symbolique de destruction dans le but d’affirmer que ces vêtements appartiennent maintenant à un autre monde, celui des morts. RELIGION ET CROYANCES Les hmong pratiquent le chamanisme, une vieille tradition religieuse sibérienne (encore la Sibérie !). Pour les chamanistes, l’âme – ou les âmes, car un homme peut en avoir plusieurs – sont toujours prêtes à quitter le corps pour errer, quitte à être dévorées par les mauvais génies, les dab. La maladie, c’est l’âme qui s’en va ; on est guéri quand elle est revenue ; pour la faire revenir, on fait intervenir un chaman, qui, une fois en transes, entre en communication avec cette âme vagabonde et essaie de la persuader de revenir ; si elle a déjà été capturée par les dab, il essaie de leur arracher. La fonction des chamans, contrairement à un tas d’erreurs écrites à leur sujet, est donc celle d’un guérisseur.
Dans les croyances religieuses des hmong, on retrouve quelques-uns des thèmes communs à toutes les religions : l’inceste originel, le déluge, la tour de Babel (qui est pour les hmong un escalier ou une échelle), la multiplication et confusion des langues. Toutefois, les hmong ont une curieuse conception de la divinité : Pour eux, le « Vieux Seigneur », Maitre du ciel (Ndzu Nyong) est une sorte de roi nonchalant, paresseux, vivant dans son palais comme un empereur, entouré de ses pages qu’il envoie aux nouvelles pour savoir ce qui se passe sur terre ; ils se méfient des hommes, toujours prêts a inventer quelque manigance dont il sera la victime. Donc, il ne faut pas trop compter sur Ndzu Nyong, mais c’est quand même « Le Père ».
La mythologie hmong est très complexe. Au début des temps, la terre et le ciel formaient un seul bloc ; Ndzu Nyong, Maitre du ciel, le sépara de la terre et mis de l’ordre dans le chaos originel. Il accrocha les étoiles ainsi que sept soleils et sept lunes – toujours ce mystérieux nombre 7 qu’on retrouve dans de très nombreuses religions et croyances –
Pendant 7 ans, il n’y eu pas de nuits et les soleils asséchèrent la terre ; puis parurent les plantes et les arbres. Avec une pincée de poussière, Ndzu Nyong fabriqua des animaux et des hommes ; en soufflant dans leur bouche, il leur donna des âmes. A peine créés, les hommes se plaignirent ; ils avaient peur que les étoiles ne leur tombent sur la tête ; le dieu étendit donc un grand voile bleu de façon à ce que les hommes ne voient les étoiles que la nuit, quand ils sont à l’abri dans leur maison. Puis, fatigué de l’exigence des hommes, il se retira dans son palais du ciel et ne voulut plus se mêler de rien.
Ça se complique après ! Les 7 soleils et les 7 lunes faisaient des jours et des nuits interminables ; mécontents, les hommes en tuèrent 6 de chaque avec des flèches faites de cimes d’arbre. Le 7e soleil et la 7e lune se cachèrent, ce fut la nuit sur toute la terre et les hommes supplièrent en vain les 2 astres de réapparaître. Ils envoyèrent enfin en ambassadeur un coq, qui promit au soleil que, s’il reparaissait, il le préviendrait tous les matins par son chant qu’il n’avait rien à craindre des hommes, ce qui explique la croyance des hmong que, s’ils tuaient tous les coqs, le soleil ne se lèverait plus. Puis arriva le déluge, qui ne laissa comme survivants qu’un garçon et une fille qui flottaient sur un tambour en bois. Le frère et la sœur se marièrent et eurent un enfant, un monstre en forme de tronc d’arbre sans bras ni jambes ; ils le tuèrent et le coupèrent en morceaux qu’ils enterrèrent autour de leur paillotte. Mais pendant la nuit, les morceaux réapparurent, l’un aux branches d’un poirier, ce qui donna naissance au clan Ly, un autre à un roseau –le clan Moua - un autre à un arbre local, le Nja, et ce fut le clan Yang, etc. Le lendemain matin, le frère et la sœur se réveillèrent entouré de toutes ces créatures, origine des familles des différents clans. Les hmong expliquent que c’est à cause de cet inceste originel qu’il est interdit de se marier à l’intérieur d’un même clan.
ACTIVITÉS La principale culture des hmong est le maïs, suivi du riz, cultivés en champs irrigués ou en terrasses qu’ils parviennent à accrocher même sur les pentes les plus escarpées. Le travail de titans qu’ils ont accompli en couvrant les montagnes de terrasses est époustouflant. Ils cultivent également fréquemment le chanvre, dont ils tissent les fibres pour fabriquer leurs vêtements, et l’indigo, qu’ils utilisent pour les teindre. La traditionnelle culture sur brûlis a pratiquement disparu depuis que les hmong sont devenus essentiellement sédentaires. Ils élèvent des buffles, vaches, chevaux et poulets, et chaque famille a au moins 5 cochons.
Ce sont d’excellents artisans : tissage, teinture à l’indigo, broderie, fabrication de papier, paniers et hottes, d’instruments agraires en bois, et surtout de superbes bijoux en argent, le tout vendu dans les marchés hebdomadaires. Chants et danses abondent, ainsi que, chez les hommes, une étonnante capacité pour l’alcool de riz ou de maïs. Les instruments de musique incluent des tambours, des harpes et le khèn, une orgue à bouche surtout utilisée au Laos et dans la province thaïe de l’Isan.
Sources : The hmong in Vietnam (VNA Publishing House) Ethnic Minorities in Vietnam (Thé Gioi Publishers 1993) La fabuleuse aventure du people de l’opium (Jean Lartéguy) Interviews
Importer console USA English translation pending
Bonjour!
Je vais me rendre aux Etats-Unis dans les prochains mois et je voudrais acheter une console la bas qui devrait coûter dans les 200$. J'ai cru comprendre qu'on avait le droit a 480€ d'objets non déclarés à la douane? Dans ce cas est-ce qu'en achetant cette console et en ne dépassant pas les 480€ j'aurais à payer une quelconque taxe à la douane?
Je vais me rendre aux Etats-Unis dans les prochains mois et je voudrais acheter une console la bas qui devrait coûter dans les 200$. J'ai cru comprendre qu'on avait le droit a 480€ d'objets non déclarés à la douane? Dans ce cas est-ce qu'en achetant cette console et en ne dépassant pas les 480€ j'aurais à payer une quelconque taxe à la douane?
La nouvelle édition de PTSW est sortie! English translation pending
On nous cache tout, on nous dit rien ! 😮
Depuis le 5 mars (!) la nouvelle édition de "Photographing the Southwest Vol. 1 - Southern Utah (3rd Edition)" est sortie ! 🙂
Yeah !!! 😎
Je savais bien que ça n'allait pas tarder... 😉
cf :http://voyageforum.com/...post=6231363#6231363
J'attends avec impatience la nouvelle édition alors. C'est pour bientôt, si ce n'est pas trop indiscret? J'adore les 3 volumes .... c'est grâce à eux que j'ai réussi à convaincre ma petite famille de faire autre chose que les grands parcs 🙂 Ils donnent envie de voyager et les photos sont magnifiques.
Merci pour ton appréciation positive et heureux de lire que ces guides t'ont permis d'élargir ton horizon dans l'Ouest.
Pour l'instant, on travaille sur la rédaction des mises à jour pour une sortie du nouveau volume 1 courant 2014 mais je ne saurais être plus précis car cela dépend de beaucoup d'éléments.
Philippe
J'attends avec impatience la nouvelle édition alors. C'est pour bientôt, si ce n'est pas trop indiscret? J'adore les 3 volumes .... c'est grâce à eux que j'ai réussi à convaincre ma petite famille de faire autre chose que les grands parcs 🙂 Ils donnent envie de voyager et les photos sont magnifiques.

Merci pour ton appréciation positive et heureux de lire que ces guides t'ont permis d'élargir ton horizon dans l'Ouest.
Pour l'instant, on travaille sur la rédaction des mises à jour pour une sortie du nouveau volume 1 courant 2014 mais je ne saurais être plus précis car cela dépend de beaucoup d'éléments.
Philippe
Boston à Washington (10 jours) sans arrêt à New York English translation pending
Bonjour
Nous prévoyons de partir sur la côte Est, l'été prochain.
Arrivée à Boston (ou Washington) et retour depuis Washington (ou Boston).
Arrivée en fin de journée le 17 aout, et retour en fin de journée le 27 ou 28 aout, soit 10 ou 11 nuits.
Nous louerons une voiture.
Nous serons 2 adultes, et un adolescent de 17 ans.
Mon mari et mon fils ne sont pas fanatiques de musées. Ils préfèrent voir des momunents marquants, rencontrer la population, traverser de beaux paysages, et se promener dans des quartiers animés.
Nous connaissons déjà bien New York, nous ne nous y arrêterons donc pas.
Je pensais faire les étapes suivantes (envriron 900 km):
- Boston (3 nuits) - Philadelphie (2 nuits) - Lancaster (Pays Amish) (1 nuit) - Washington (3 nuits)
Cela ne fait que 9 nuits Pour couper en deux le trajet de Boston à Philadelphie, y a-t-il une étape incontournable où dormir Ou alors on s'arrête une nuit dans la périphérie de New York !!!
- Newport ????? intéressant ??? - Long Island ???? (1 nuit) le détour en vaut-il la peine ? - Vaut-il mieux séjourner dans des hôtels hors centre-ville pour pouvoir garer la voiture ?
Merci infiniment pour vos conseils
Nous prévoyons de partir sur la côte Est, l'été prochain.
Arrivée à Boston (ou Washington) et retour depuis Washington (ou Boston).
Arrivée en fin de journée le 17 aout, et retour en fin de journée le 27 ou 28 aout, soit 10 ou 11 nuits.
Nous louerons une voiture.
Nous serons 2 adultes, et un adolescent de 17 ans.
Mon mari et mon fils ne sont pas fanatiques de musées. Ils préfèrent voir des momunents marquants, rencontrer la population, traverser de beaux paysages, et se promener dans des quartiers animés.
Nous connaissons déjà bien New York, nous ne nous y arrêterons donc pas.
Je pensais faire les étapes suivantes (envriron 900 km):
- Boston (3 nuits) - Philadelphie (2 nuits) - Lancaster (Pays Amish) (1 nuit) - Washington (3 nuits)
Cela ne fait que 9 nuits Pour couper en deux le trajet de Boston à Philadelphie, y a-t-il une étape incontournable où dormir Ou alors on s'arrête une nuit dans la périphérie de New York !!!
- Newport ????? intéressant ??? - Long Island ???? (1 nuit) le détour en vaut-il la peine ? - Vaut-il mieux séjourner dans des hôtels hors centre-ville pour pouvoir garer la voiture ?
Merci infiniment pour vos conseils
Le visa mauritanien passe à 120 euros English translation pending
D'après le site CRIDEM et confirmation d'un collègue, le visa mauritanien vient de passer de 50 euros à 120! Sachez-le, car vous devez avoir cet argent en euros. Cela augmente sérieusement la descente en voiture vers le Sénégal! Avec les tracasseries administratives qu'ils imposaient déjà à Rosso, leur tourisme n'est pas près de reprendre! http://www.cridem.org/C_Info.php?article=667842
Au moment ou Macky Sall annonce l'annuation probable du visa sénégalais c'est malin!
http://www.cridem.org/C_Info.php?article=667842
Quel type de support musical dans les voitures de location? English translation pending
Hello les amis,
D'ici un peu plus d'un mois, c'est un nouveau départ aux States pour moi. Il débutera à Nashville pour se terminer à Miami. Sur ce lien, il y a le programme (pas encore définitif), vous pouvez encore sans autres me donner des conseils.
http://voyageforum.com/...-mountains-d6910189/
Mais pour ce nouveau post, j'ai besoin de vos avis sur plusieurs sujets. J'ai loué à Nashville, chez National, par l'entremise de Kuoni Suisse, un véhicule de catégorie Fullsize surclassé gratuitement en catégorie Premium ! Version All Inclusive. Cela pourrait être une Dodge Charger ou dans le genre. J'ai acheté un GPS Tom Tom GO 60 pour le trip, je vais téléchargé sous peu sur leur site une carte US (sur SD Card). Comme je n'ai plus loué de voitures aux States depuis 2010, j'ai des questions par rapport aux véhicules de location. Merci pour vos réponses qui je l'espère, rendront aussi service à d'autres forumeurs:Quel type de support musical trouve-t-on dans les véhicules de location: CD, clefs USB ?Dans une Dodge Chargeur, est-ce qu'on arrive à poser dans le coffre 2 grosses valises et 2 de cabine ?Même question pour un modèle Ford Mustang (non décapotable) ?Faites-vous des photos de votre véhicule avant de le prendre en main, pour constater son état ?Comment payez-vous l'essence dans les stations, carte de crédit (pompe auto) ou cash (dans l'office) ? Enfin, juste pour le fun, qu'écoutez-vous comme musique sur la route ?Perso, c'est de la west coast music, de la country, du blues et du classic rock.
Si vous avez d'autres infos, je suis preneur !
Merci par avance pour vos réponses.
Au plaisir de vous lire ici...
A + les amis
RV 😎
D'ici un peu plus d'un mois, c'est un nouveau départ aux States pour moi. Il débutera à Nashville pour se terminer à Miami. Sur ce lien, il y a le programme (pas encore définitif), vous pouvez encore sans autres me donner des conseils.
http://voyageforum.com/...-mountains-d6910189/
Mais pour ce nouveau post, j'ai besoin de vos avis sur plusieurs sujets. J'ai loué à Nashville, chez National, par l'entremise de Kuoni Suisse, un véhicule de catégorie Fullsize surclassé gratuitement en catégorie Premium ! Version All Inclusive. Cela pourrait être une Dodge Charger ou dans le genre. J'ai acheté un GPS Tom Tom GO 60 pour le trip, je vais téléchargé sous peu sur leur site une carte US (sur SD Card). Comme je n'ai plus loué de voitures aux States depuis 2010, j'ai des questions par rapport aux véhicules de location. Merci pour vos réponses qui je l'espère, rendront aussi service à d'autres forumeurs:Quel type de support musical trouve-t-on dans les véhicules de location: CD, clefs USB ?Dans une Dodge Chargeur, est-ce qu'on arrive à poser dans le coffre 2 grosses valises et 2 de cabine ?Même question pour un modèle Ford Mustang (non décapotable) ?Faites-vous des photos de votre véhicule avant de le prendre en main, pour constater son état ?Comment payez-vous l'essence dans les stations, carte de crédit (pompe auto) ou cash (dans l'office) ? Enfin, juste pour le fun, qu'écoutez-vous comme musique sur la route ?Perso, c'est de la west coast music, de la country, du blues et du classic rock.
Si vous avez d'autres infos, je suis preneur !
Merci par avance pour vos réponses.
Au plaisir de vous lire ici...
A + les amis
RV 😎
16 jours en Namibie en juin-juillet prochain English translation pending
Bonjour à tous,
Nous nous sommes décidés, cet été ce sera la Namibie mais nous nous y prenons un peu tard pour un séjour du 22 juin au 7 juillet prochain.
Après différentes recherches sur des guides, des documents pris à l'ambassade, sur internet, nous avons convenu l'itinéraire suivant en 4x4 avec tente sur le toit à deux personnes sans guide.
Pourriez vous nous conseiller avec votre propre expérience quant à la faisabilité de ce parcours. Nous sommes habitués des voyages, avons déjà conduits en 4x4 en off road et dans le sable mais ne sommes pas des pros, loin de là!
Jour 1: arrivée à Windhoek à 14h20. Nuit sur place Jour 2: en route vers Etosha. Nuit à Waterberg : 290km Jour 3: nuit à Namutoni: 310km Jour 4: nuit à Okaukuejo: 150 km Jour 5: Damaraland - Nuit vers Palmwag: 350 km Jour 6: Nuit à Brandberg: 350 km Jour 7: Nuit à Swakopmund: 250 km Jour 8: Nuit à Swakopmund Jour 9: Nuit à Sessriem: 400 km Jour 10: Nuit à Sessriem Jour 11: Nuit à Aus: 400km Jour 12: Nuit à Fish river Canyon: 300km Jour 13: Nuit à Ai ais: 100 km Jour 14: Nuit à Kalahari: 400 km Jour 15: Nuit à Windhoek: 300 km Jour 16: avion à 11h25
Merci de vos commentaires, suggestions, remarques...:-)
Nous nous sommes décidés, cet été ce sera la Namibie mais nous nous y prenons un peu tard pour un séjour du 22 juin au 7 juillet prochain.
Après différentes recherches sur des guides, des documents pris à l'ambassade, sur internet, nous avons convenu l'itinéraire suivant en 4x4 avec tente sur le toit à deux personnes sans guide.
Pourriez vous nous conseiller avec votre propre expérience quant à la faisabilité de ce parcours. Nous sommes habitués des voyages, avons déjà conduits en 4x4 en off road et dans le sable mais ne sommes pas des pros, loin de là!
Jour 1: arrivée à Windhoek à 14h20. Nuit sur place Jour 2: en route vers Etosha. Nuit à Waterberg : 290km Jour 3: nuit à Namutoni: 310km Jour 4: nuit à Okaukuejo: 150 km Jour 5: Damaraland - Nuit vers Palmwag: 350 km Jour 6: Nuit à Brandberg: 350 km Jour 7: Nuit à Swakopmund: 250 km Jour 8: Nuit à Swakopmund Jour 9: Nuit à Sessriem: 400 km Jour 10: Nuit à Sessriem Jour 11: Nuit à Aus: 400km Jour 12: Nuit à Fish river Canyon: 300km Jour 13: Nuit à Ai ais: 100 km Jour 14: Nuit à Kalahari: 400 km Jour 15: Nuit à Windhoek: 300 km Jour 16: avion à 11h25
Merci de vos commentaires, suggestions, remarques...:-)
Compte rendu de croisière aux Émirats Arabes Unis et Oman MSC Orchestra du 14 au 21 février 2015 English translation pending
Bonjour à tous😉,
Nous sommes rentrés le week-end dernier d'une croisière aux Emirats🙂. Merci à Mouchimoucha (CR ici), Marcde (autre CR), Lucitella (ici) et tous les membres du forum qui ont fait des retours, ce qui nous a bien aidé à préparer les escales, faites seuls. Nous avons été surpris par la chaleur (30°C et plus), épuisés par le voyage et ravis de découvrir des villes très différentes mais toutes très sûres. Allez, c'est parti pour le CR....
Vendredi 13 février 2015 : Vol pour Dubaï
Vendredi 13, date idéale pour un départ en vacances😇.
Nous bouclons les valises en début d’après-midi (après les dossiers urgents du boulot ce matin🤪) et à 15h30, nous prenons la route pour Roissy-Charles de Gaulle. Une bonne heure plus tard, nous garons la voiture au Parking PAB et direction le terminal 2C🙂.
Le vol Emirates EK 076 de 21h15 à destination de Dubaï est prévu à l’heure. Il y a déjà foule😮 aux guichets d’enregistrement, qui ouvriront 15 minutes plus tard. Heureusement, le personnel est rapide et efficace : à peine un quart d’heure plus tard et nous voilà pourvus de nos cartes d’embarquement😎. Nous avons obtenu des places côte à côte mais pas de hublot, l’avion est plein et les billets de groupe fournis par MSC ne permettent pas de s’enregistrer au préalable par internet😕. Nous passons les contrôles de police et sécurité dans la foulée et nous arrivons en salle d’embarquement : plus que trois heures à attendre😇😇.

Comme le dîner sera tardif, nous en profitons pour prendre un petit goûter au Mac Café tout proche, cake chocolat et muffin aux environs de 500 calories la part😊, le voyage commence tout à fait bien😏.
Nous patientons jusqu’à 20h40, heure de début de l’embarquement, dans un superbe A380-800 en configuration 3-4-3.

Nous sommes sur une rangée de trois et le jeune homme qui occupe la 3ème place près du hublot préfère se mettre côté couloir : youpi !😎😎
L’avion décolle avec un peu de retard. Le système d’écran individuel est performant🙂 à la fois pour les divertissements et pour les informations de vol, avec trois caméras embarquées.

En revanche, on aurait bien dormi rapidement. En effet, l’arrivée est prévue à Dubaï à 6h50 heure locale soit 4 h du matin, heure de Paris🏴☠️, ce qui ne fait pas beaucoup de sommeil😕. Seulement, le dîner nous est servi à 23h😠 : ils doivent être déjà en heure locale chez Emirates…
On a le choix entre poulet et saumon. C’est bon et copieux pour un repas d’avion, même si les boissons sont servies alors qu’on a déjà presque terminé le repas😐. Le personnel de bord n’est pas très souriant et le service un peu désinvolte. Bon, c’est pas tout ça, il est minuit et on va essayer de dormir un peu. Très peu puisque qu’à trois heures du matin🤪, le commandant réveille bruyamment tout le monde en annonçant l’arrivée imminente de l’avion, dans…une heure😠.

Samedi 14 février 2015 : Embarquement à Dubaï 33°C
L’A380 se pose finalement à 7h06, heure locale. Il fait 25°C😮 (non, nous non plus, on n’y croyait pas).


Un bus navette nous emmène au terminal, après un trajet interminable ponctué de tours et de détours, on se croirait dans Titi et Gros Minet😄

…on finit quand même par atteindre l’aéroport
(l'aéroport et les couleurs nationales😉)
et rejoindre l’immigration où la longueur des queues nous horrifie😮🤪. Il faudra plus d’une heure🙁 pour obtenir le tampon d’entrée.
Nous récupérons ensuite les valises et suivons les indications des MSC men postés aux endroits stratégiques😉 de l’aéroport, qui nous dirigent vers les bus à destination de Port Rashid. Encore ¾ d’heure d’attente😐 : les rotations sont nombreuses…mais les croisiéristes aussi.
Sur le trajet, on aperçoit quelques silhouettes des buildings caractéristiques de Dubaï. A 10h30, nous sommes au port.

Le terminal est immense mais il y a la queue pour le check-in.

Heureusement, elle avance plus vite que celle de l’immigration😎. Nous sommes sur l’Orchestra un peu avant 11h.

Le buffet du petit déjeuner est ouvert au pont 13, où nous installons, tout à l’arrière sur une table dehors, tee-shirt et lunettes de soleil de rigueur😎 : ouf, les vacances ont vraiment commencées😇.
Les cabines sont prêtes à midi. Nous découvrons la nôtre, un peu petite, mais fonctionnelle et le balcon qui donne sur l’arrière du navire🙂.

Puis nous réglons les questions d’intendance : pas d’horaire de dîner sur les cartes de cabine😐. Ça tombe bien, nous avions demandé le 1er service mais il est à 18h30😮. Le Maître d’hôtel qui tient une permanence au pont 6, nous place donc au 2ème service, à 21h. Tout va bien😏.
De retour à la cabine, nous devrions maintenant nous lancer à la découverte de Bur Dubaï et de son musée, du souk de l’or et de celui des épices, de la traversée de la Creek en abra😮😮…et j’en passe. Mais le manque de sommeil, la chaleur, le grand lit douillet😊…font capoter nos projets😛…ce sera donc sieste😎…bien sûr, la culpabilité nous envahit😇.
On se réveille quand même tranquillement vers 16h, ça tombe bien, c’est l’heure du goûter😉. Le buffet est bien achalandé de petits sandwiches salés et de petits gateaux sucrés…sans oublier les coupelles de gelée aux couleurs improbables.
A 18h, le soleil se couche sur Dubaï et nous en profitons pour faire un petit tour sur les ponts extérieurs.


Bon, c’est pas tout ça, il est l’heure de la douche et la soirée s’annonce chargée😏 : spectacle à 19h30 (un remake de Grease qui laisse un peu perplexe),
(le théâtre)
apéritif au Savannah lounge🙂, dîner (à une table de 8 où nous sommes tout seuls😇…, d’ailleurs le restaurant est loin d’être plein) et pour finir, exercice de sécurité à 23h15😮🤪, sont fous ces italiens !
Nous finirons par nous coucher, épuisés🏴☠️, à minuit.
Demain escale à Abu Dhabi😉.
Nous sommes rentrés le week-end dernier d'une croisière aux Emirats🙂. Merci à Mouchimoucha (CR ici), Marcde (autre CR), Lucitella (ici) et tous les membres du forum qui ont fait des retours, ce qui nous a bien aidé à préparer les escales, faites seuls. Nous avons été surpris par la chaleur (30°C et plus), épuisés par le voyage et ravis de découvrir des villes très différentes mais toutes très sûres. Allez, c'est parti pour le CR....
Vendredi 13 février 2015 : Vol pour Dubaï
Vendredi 13, date idéale pour un départ en vacances😇.
Nous bouclons les valises en début d’après-midi (après les dossiers urgents du boulot ce matin🤪) et à 15h30, nous prenons la route pour Roissy-Charles de Gaulle. Une bonne heure plus tard, nous garons la voiture au Parking PAB et direction le terminal 2C🙂.
Le vol Emirates EK 076 de 21h15 à destination de Dubaï est prévu à l’heure. Il y a déjà foule😮 aux guichets d’enregistrement, qui ouvriront 15 minutes plus tard. Heureusement, le personnel est rapide et efficace : à peine un quart d’heure plus tard et nous voilà pourvus de nos cartes d’embarquement😎. Nous avons obtenu des places côte à côte mais pas de hublot, l’avion est plein et les billets de groupe fournis par MSC ne permettent pas de s’enregistrer au préalable par internet😕. Nous passons les contrôles de police et sécurité dans la foulée et nous arrivons en salle d’embarquement : plus que trois heures à attendre😇😇.

Comme le dîner sera tardif, nous en profitons pour prendre un petit goûter au Mac Café tout proche, cake chocolat et muffin aux environs de 500 calories la part😊, le voyage commence tout à fait bien😏.
Nous patientons jusqu’à 20h40, heure de début de l’embarquement, dans un superbe A380-800 en configuration 3-4-3.

Nous sommes sur une rangée de trois et le jeune homme qui occupe la 3ème place près du hublot préfère se mettre côté couloir : youpi !😎😎
L’avion décolle avec un peu de retard. Le système d’écran individuel est performant🙂 à la fois pour les divertissements et pour les informations de vol, avec trois caméras embarquées.

En revanche, on aurait bien dormi rapidement. En effet, l’arrivée est prévue à Dubaï à 6h50 heure locale soit 4 h du matin, heure de Paris🏴☠️, ce qui ne fait pas beaucoup de sommeil😕. Seulement, le dîner nous est servi à 23h😠 : ils doivent être déjà en heure locale chez Emirates…
On a le choix entre poulet et saumon. C’est bon et copieux pour un repas d’avion, même si les boissons sont servies alors qu’on a déjà presque terminé le repas😐. Le personnel de bord n’est pas très souriant et le service un peu désinvolte. Bon, c’est pas tout ça, il est minuit et on va essayer de dormir un peu. Très peu puisque qu’à trois heures du matin🤪, le commandant réveille bruyamment tout le monde en annonçant l’arrivée imminente de l’avion, dans…une heure😠.

Samedi 14 février 2015 : Embarquement à Dubaï 33°C
L’A380 se pose finalement à 7h06, heure locale. Il fait 25°C😮 (non, nous non plus, on n’y croyait pas).


Un bus navette nous emmène au terminal, après un trajet interminable ponctué de tours et de détours, on se croirait dans Titi et Gros Minet😄

…on finit quand même par atteindre l’aéroport
(l'aéroport et les couleurs nationales😉)

et rejoindre l’immigration où la longueur des queues nous horrifie😮🤪. Il faudra plus d’une heure🙁 pour obtenir le tampon d’entrée.
Nous récupérons ensuite les valises et suivons les indications des MSC men postés aux endroits stratégiques😉 de l’aéroport, qui nous dirigent vers les bus à destination de Port Rashid. Encore ¾ d’heure d’attente😐 : les rotations sont nombreuses…mais les croisiéristes aussi.
Sur le trajet, on aperçoit quelques silhouettes des buildings caractéristiques de Dubaï. A 10h30, nous sommes au port.

Le terminal est immense mais il y a la queue pour le check-in.

Heureusement, elle avance plus vite que celle de l’immigration😎. Nous sommes sur l’Orchestra un peu avant 11h.

Le buffet du petit déjeuner est ouvert au pont 13, où nous installons, tout à l’arrière sur une table dehors, tee-shirt et lunettes de soleil de rigueur😎 : ouf, les vacances ont vraiment commencées😇.
Les cabines sont prêtes à midi. Nous découvrons la nôtre, un peu petite, mais fonctionnelle et le balcon qui donne sur l’arrière du navire🙂.

Puis nous réglons les questions d’intendance : pas d’horaire de dîner sur les cartes de cabine😐. Ça tombe bien, nous avions demandé le 1er service mais il est à 18h30😮. Le Maître d’hôtel qui tient une permanence au pont 6, nous place donc au 2ème service, à 21h. Tout va bien😏.
De retour à la cabine, nous devrions maintenant nous lancer à la découverte de Bur Dubaï et de son musée, du souk de l’or et de celui des épices, de la traversée de la Creek en abra😮😮…et j’en passe. Mais le manque de sommeil, la chaleur, le grand lit douillet😊…font capoter nos projets😛…ce sera donc sieste😎…bien sûr, la culpabilité nous envahit😇.
On se réveille quand même tranquillement vers 16h, ça tombe bien, c’est l’heure du goûter😉. Le buffet est bien achalandé de petits sandwiches salés et de petits gateaux sucrés…sans oublier les coupelles de gelée aux couleurs improbables.
A 18h, le soleil se couche sur Dubaï et nous en profitons pour faire un petit tour sur les ponts extérieurs.


Bon, c’est pas tout ça, il est l’heure de la douche et la soirée s’annonce chargée😏 : spectacle à 19h30 (un remake de Grease qui laisse un peu perplexe),
(le théâtre)

apéritif au Savannah lounge🙂, dîner (à une table de 8 où nous sommes tout seuls😇…, d’ailleurs le restaurant est loin d’être plein) et pour finir, exercice de sécurité à 23h15😮🤪, sont fous ces italiens !
Nous finirons par nous coucher, épuisés🏴☠️, à minuit.
Demain escale à Abu Dhabi😉.
Compte rendu MSC Fantasia 2 au 13 novembre 2014 English translation pending
Voici le compte rendu (un peu tardif) de ma croisière de positionnement sur le MSC Fantasia:
Intro: Pour cette croisière nous sommes partis à 3 personnes, Synergie1, ma maman et moi. Nous avions une cabine balcon.
Jour 1: Voyage et journée à Venise
Pour rejoindre Venise, nous avons décidés de voyager avec la compagnie low cost Easyjet qui propose d'excellent tarifs et aussi un vol très tôt le matin pour rejoindre Venise. Le vol étant à 07h00 et vivant assez loin d'Orly, nous avons choisi de dormir à l'hôtel IBIS. L'hôtel est situé à moins de 5 minutes à pied des terminaux. Des panneaux vous indique le chemin a suivre jusqu'au terminaux, et ce dernier est très facile à faire avec les valises. L'hôtel est un IBIS donc pas forcément top luxueux mais suffisant pour une nuit avant un vol. Nous avons rejoins l'aéroport à environ 5h00 car les vols easyjet partent tôt, et en plus c'était le premier vol pour ma mère, donc elle était assez stressée et voulais découvrir ce qui ce passait après les contrôles de sécurité.

Le vol est assez court et il c'est relativement bien passé et ma mère a bien supportée...




Nous sommes arrivés à l'heure à Venise. Nous avons récupérés les bagages et sommes allés récupérer la navette routière pour rejoindre Mestre ou ce trouvait notre hôtel. Nous logions à l'hôtel PLAZA MESTRE, situé juste en face de la gare. Nous y avons laissés les bagages et sommes partis à l'assaut de Venise. Il nous a été possible d'acheter les billets de train (environ 2€) à la réception de l'hôtel. Après 10min de train vous arriverez à la gare de Venise Santa Lucia. Il vous suffira donc de suivre les panneaux vous indiquant les différents points touristiques afin de pouvoir "tout" voir.







Après une journée très usante, nous avons fais le chemin inverse, pour rejoindre notre hôtel et découvrir la suite que nous avions réservé pour cette nuit. Le check-in avait déjà été effectué le matin lors de notre arrivée. Nous avons eu juste à récupérer nos cartes de chambres. Notre surprise fut grande après avoir poussé la porte de la chambre. La chambre est immense, propre, claire et très calme.




Intro: Pour cette croisière nous sommes partis à 3 personnes, Synergie1, ma maman et moi. Nous avions une cabine balcon.
Jour 1: Voyage et journée à Venise
Pour rejoindre Venise, nous avons décidés de voyager avec la compagnie low cost Easyjet qui propose d'excellent tarifs et aussi un vol très tôt le matin pour rejoindre Venise. Le vol étant à 07h00 et vivant assez loin d'Orly, nous avons choisi de dormir à l'hôtel IBIS. L'hôtel est situé à moins de 5 minutes à pied des terminaux. Des panneaux vous indique le chemin a suivre jusqu'au terminaux, et ce dernier est très facile à faire avec les valises. L'hôtel est un IBIS donc pas forcément top luxueux mais suffisant pour une nuit avant un vol. Nous avons rejoins l'aéroport à environ 5h00 car les vols easyjet partent tôt, et en plus c'était le premier vol pour ma mère, donc elle était assez stressée et voulais découvrir ce qui ce passait après les contrôles de sécurité.

Le vol est assez court et il c'est relativement bien passé et ma mère a bien supportée...




Nous sommes arrivés à l'heure à Venise. Nous avons récupérés les bagages et sommes allés récupérer la navette routière pour rejoindre Mestre ou ce trouvait notre hôtel. Nous logions à l'hôtel PLAZA MESTRE, situé juste en face de la gare. Nous y avons laissés les bagages et sommes partis à l'assaut de Venise. Il nous a été possible d'acheter les billets de train (environ 2€) à la réception de l'hôtel. Après 10min de train vous arriverez à la gare de Venise Santa Lucia. Il vous suffira donc de suivre les panneaux vous indiquant les différents points touristiques afin de pouvoir "tout" voir.







Après une journée très usante, nous avons fais le chemin inverse, pour rejoindre notre hôtel et découvrir la suite que nous avions réservé pour cette nuit. Le check-in avait déjà été effectué le matin lors de notre arrivée. Nous avons eu juste à récupérer nos cartes de chambres. Notre surprise fut grande après avoir poussé la porte de la chambre. La chambre est immense, propre, claire et très calme.




Choisir un 4x4 pour la Mongolie English translation pending
bonjour a tous je m'appelle thomas j'ai 23 ans, j'ai deja voyagé toujours avec ma copine, maroc, burkina faso, sri lanka et d'autre pays d'europe. Nous somme toujours parti en avion allé retour et sur place sac a dos, "hotel", itinéraire de ville en ville toujours avec des transports locaux. le tout budget minimum. 1 mois pour chaque voyage.
j'ai toujours souhaité découvrir la mongolie mais le voyage a sac a dos a parfois des inconvénients et pour se voyage j'ai soif de grand espace vert et voyager en 4x4 me semble mieux pour profité aller ou ont veux dormir dans notre 4x4 etre libre de nos déplacement pas d'horaire de bus de train de chercher un "hotel" ou un endroit pour dormir ou un endroit pour manger...
nous souhaitons partir environ 6 mois, je ne connais pas encore exactement part quel pays passer pour l'instant je veux s'avoir si mon projet est vraiment réalisable.
ma première question est AVEC QUOI PARTIR DIESEL OU ESSANCE?
je pence acheter un 4x4 et ma deuxième question est QUEL 4X4 EST LE PLUS APPROPRIE A MON VOYAGE ET MON BUDGET apparemment un toyota land cruiser, mais j'ai un petit budget 4X4 environ 5000 alors quoi acheter de fiable et ou je pourrai trouver des pièces partout. un defender on en trouve des vieux mais correct a 3000e ou un toyota hj60 ou hj61 le hj60 coute moins chers qu'un 61 mais pour un hj60 de 1984 a environ 1990 avec 300000km et serieusement besoin de mettre les main dans le cambouis il faut compter 3500e alors au final ne mieux vaut il pas a budget équivalent acheter un defender 2000e et mettre 3000de piece neuve si besoin qu'acheté un toyota 3500e et mettre 1500 2000e de piece neuve..
pour se qui ai de la mécanique je ne suis pas encore trop caler en la matière mais pratiquer est un bon moyen d'apprendre, je suis plutôt adroit et j'apprend vite. je compte tous remonter moi meme un ami a moi est mécano dans les tracteurs et un autre passionné de 4x4 doué en mécanique, ils m'aideront volontiers. 3eme question Y A T'IL DES GARAGE PARTOUT EN MONGOLIE? comment faire si je tombe en panne et que je n'arrive pas a m'en sortir seul a trouver la cause ou meme ne plus pouvoir rouler, trouve t'on des "garagistes" partout trouve t'on des pieces de 4x4 facilement et des gens pour les monter et ca avec la barriere de la langue car nous arrivons a nous faire comprendre en anglais les bases bien sur mais nous ne connaissons aucun thermes mécanique.
4émé question TROUVE ON DU CARBURANT PARTOUT et c'est la que le choix d'un diesel ou d'un essance s'impose mais la conso d'un essance me fait un peut peur de plus si je retape un 4x4 pour se voyage je compte le garder et faire d'autre voyage avec (des plus petit^^) y a t'il des pompes des camions au bord de la route des citernes, y a t'il des "panneaux" quelques chose pour nous indiqué un point de ravitaillement je me doute bien qu'il n'y a pas de total avec cafette mais je me demande simplement ce qui fait office de station.
peut on dormir bivouaqué ou nous voulons ou y a t'il des sortes de campings?
quelle préparation du véhicule est primordiale pour un voyage comme ca, que refaire absolument piece les plus fragile les plus a risque de casser (suspension, turbo si il y en a un, boite, chassie ) et quel type de piece amener en rechange sachant que c'est toujours celle qu'on auras pas prix qui cassera^^ es ce bien utile alors d'en prendre.
voila je pence avoir fait le tour pour le moment, je suis désolés pour les fautes et j'espere avoir était assé clair pour vous, ne pas avoir posé trop de question stupide. mais le fait de partir en 4x4 est totalement nouveau pour moi et je ne connais personne qui a déja fait ca. J'ai besoin de conseil d'expert mais surtout de passionné qui me comprendrons je suis près a mettre les mains dans le camboui et vu mon budget ca tombe bien, mais je ne veux pas passé mon voyage a changer remplacer des pieces sur mon 4x4 voir mon budget éclater pour peut etre meme rentrer en avion. j'espere que vous saurez me renseigner, merci
thomas
ma première question est AVEC QUOI PARTIR DIESEL OU ESSANCE?
je pence acheter un 4x4 et ma deuxième question est QUEL 4X4 EST LE PLUS APPROPRIE A MON VOYAGE ET MON BUDGET apparemment un toyota land cruiser, mais j'ai un petit budget 4X4 environ 5000 alors quoi acheter de fiable et ou je pourrai trouver des pièces partout. un defender on en trouve des vieux mais correct a 3000e ou un toyota hj60 ou hj61 le hj60 coute moins chers qu'un 61 mais pour un hj60 de 1984 a environ 1990 avec 300000km et serieusement besoin de mettre les main dans le cambouis il faut compter 3500e alors au final ne mieux vaut il pas a budget équivalent acheter un defender 2000e et mettre 3000de piece neuve si besoin qu'acheté un toyota 3500e et mettre 1500 2000e de piece neuve..
pour se qui ai de la mécanique je ne suis pas encore trop caler en la matière mais pratiquer est un bon moyen d'apprendre, je suis plutôt adroit et j'apprend vite. je compte tous remonter moi meme un ami a moi est mécano dans les tracteurs et un autre passionné de 4x4 doué en mécanique, ils m'aideront volontiers. 3eme question Y A T'IL DES GARAGE PARTOUT EN MONGOLIE? comment faire si je tombe en panne et que je n'arrive pas a m'en sortir seul a trouver la cause ou meme ne plus pouvoir rouler, trouve t'on des "garagistes" partout trouve t'on des pieces de 4x4 facilement et des gens pour les monter et ca avec la barriere de la langue car nous arrivons a nous faire comprendre en anglais les bases bien sur mais nous ne connaissons aucun thermes mécanique.
4émé question TROUVE ON DU CARBURANT PARTOUT et c'est la que le choix d'un diesel ou d'un essance s'impose mais la conso d'un essance me fait un peut peur de plus si je retape un 4x4 pour se voyage je compte le garder et faire d'autre voyage avec (des plus petit^^) y a t'il des pompes des camions au bord de la route des citernes, y a t'il des "panneaux" quelques chose pour nous indiqué un point de ravitaillement je me doute bien qu'il n'y a pas de total avec cafette mais je me demande simplement ce qui fait office de station.
peut on dormir bivouaqué ou nous voulons ou y a t'il des sortes de campings?
quelle préparation du véhicule est primordiale pour un voyage comme ca, que refaire absolument piece les plus fragile les plus a risque de casser (suspension, turbo si il y en a un, boite, chassie ) et quel type de piece amener en rechange sachant que c'est toujours celle qu'on auras pas prix qui cassera^^ es ce bien utile alors d'en prendre.
voila je pence avoir fait le tour pour le moment, je suis désolés pour les fautes et j'espere avoir était assé clair pour vous, ne pas avoir posé trop de question stupide. mais le fait de partir en 4x4 est totalement nouveau pour moi et je ne connais personne qui a déja fait ca. J'ai besoin de conseil d'expert mais surtout de passionné qui me comprendrons je suis près a mettre les mains dans le camboui et vu mon budget ca tombe bien, mais je ne veux pas passé mon voyage a changer remplacer des pieces sur mon 4x4 voir mon budget éclater pour peut etre meme rentrer en avion. j'espere que vous saurez me renseigner, merci
thomas
Premier voyage avec deux enfant de 5 et 8 ans (Floride) English translation pending
Bonjour a tous je vous ecris du sud de la france ou moi jeune femme de 35 ans reve de faire ce fameux voyage en floride 😉
J épluche tous les sites les forums les routard a la recherche de bonnes idees.
Notre voyage sera dans 20 mois 😛😛😛(ouiii je sais j ai le temps hihi) fin oct debut novembre
On partirai de marseille direction cdg
Et go to miiiaaaammmmiiiiii
alors on ne rigole pas mais question bete j ai jamais pris l avion meme rentrer dans un aeroport ... alors la c est une premiere est ce que tout est bien indiqué ?? Je vais pas me perdre? Puis je reserver mes sieges ? Combien de temps a l avance je dois me presenter a l aeroport ??
arriver a miami on recup la voiture j ai choisi 4x4 environ 600e
nous comptons faire 4 nuits a miami 2 a islamorada car a keys west y a une fete fantasy je sais plus trop quoi et pas adapter a des enfants :)
1 nuit a sanibel island pour se reposer et clearwater idem
dernier point de voyage orlando et ses parcs.
orlando alors je voudrai aller a l hotel de disney avec entree parc inclus j arrive pas a trouver sur le net :( je voudrai 4 dodos mais juste 3 entree au parc mais ca marche pas :(
Alors au niveau budjet j ai
5000 euros avion
150 et 100 parking marseille et miami
600 euros voiture
disney hotel j ai compter 1500e hotel autre ville environ 1200e
visite hydroglisseur petit avion seaquarium ect 1500e
en tout 10 000e a peux près vous en pensez quoi
cependant combien dois je compter pour manger?? Et essence ??
je pense fortement prendre tout cela par une agence de voyage vous en penser quoi ?? car j'ai vraiment trop peur de faire une betise 🤪 j aimerai vraiment avoir vos avis meme si je sais que mon voyage n est pas pour tout de suite je veux vraiment me faire une idée et surtout ne pas faire de bétises 😉
en tout cas je vous remercie par avance pour vos réponse 🙂
J épluche tous les sites les forums les routard a la recherche de bonnes idees.
Notre voyage sera dans 20 mois 😛😛😛(ouiii je sais j ai le temps hihi) fin oct debut novembre
On partirai de marseille direction cdg
Et go to miiiaaaammmmiiiiii
alors on ne rigole pas mais question bete j ai jamais pris l avion meme rentrer dans un aeroport ... alors la c est une premiere est ce que tout est bien indiqué ?? Je vais pas me perdre? Puis je reserver mes sieges ? Combien de temps a l avance je dois me presenter a l aeroport ??
arriver a miami on recup la voiture j ai choisi 4x4 environ 600e
nous comptons faire 4 nuits a miami 2 a islamorada car a keys west y a une fete fantasy je sais plus trop quoi et pas adapter a des enfants :)
1 nuit a sanibel island pour se reposer et clearwater idem
dernier point de voyage orlando et ses parcs.
orlando alors je voudrai aller a l hotel de disney avec entree parc inclus j arrive pas a trouver sur le net :( je voudrai 4 dodos mais juste 3 entree au parc mais ca marche pas :(
Alors au niveau budjet j ai
5000 euros avion
150 et 100 parking marseille et miami
600 euros voiture
disney hotel j ai compter 1500e hotel autre ville environ 1200e
visite hydroglisseur petit avion seaquarium ect 1500e
en tout 10 000e a peux près vous en pensez quoi
cependant combien dois je compter pour manger?? Et essence ??
je pense fortement prendre tout cela par une agence de voyage vous en penser quoi ?? car j'ai vraiment trop peur de faire une betise 🤪 j aimerai vraiment avoir vos avis meme si je sais que mon voyage n est pas pour tout de suite je veux vraiment me faire une idée et surtout ne pas faire de bétises 😉
en tout cas je vous remercie par avance pour vos réponse 🙂
Échappée Ouest américaine en février… English translation pending
Au départ, ce voyage n’était pas prévu !
Il aurait pu ne pas dépasser l’état de discussion enthousiaste d’une morne soirée de novembre.
Mais après tout, pourquoi pas ? Les prix sont raisonnables en cette saison, notre crédit maison vient de se terminer. Et puis, ce serait l’occasion de retourner dans cette vallée de la mort que nous n'avons fait qu’effleurer l’été dernier. Et puis, l'occasion aussi de faire Valley of Fire occultée par manque de temps. Et puis, il reste de la place pour CBS. Et puis... Et puis… Avouons-le, après 2 voyages, nous avons attrapé le virus !
Mon mari ne peut avoir qu’une semaine, pas grave, nous repousserons les limites de cette semaine au maximum et 8j c’est toujours mieux que rien !! Allez go ! Nos enfants n’en reviennent pas ! Si, si on repart aux States en février 😎😎😎 !
Le programme a été vite fait avec les ingrédients ci-dessus et aussi l’envie de faire nos 1ères pistes et visites en dehors des sentiers balisés. Un petit post sur ce forum pour conforter l’affaire (au passage, un grand grand merci à ceux qui m’ont répondu🙂🙂), les sites de référence pour approfondir (blog d’Itat, ouestusa), et les indispensables Photographing the southwest et aussi le guide du routard.
Et au final, voilà le résultat:
J1 : Vol Paris – Las Vegas (nuit LV) J2 : Death Valley, secteur Furnace Creek : Dante’s View, Devil’s Golf course, Badwater, Natural Bridge, Artists Drive, Gower Gulch Loop(nuit Stovepipe Wells) J3: Death Valley, secteur Stovepipe Wells : Mesquite Flat Sand Dunes, Mosaïc canyon, Titus canyon road (nuit LV) J4 : Lac Mead North Shore – Bowl of fire - Valley of Fire (nuit St George) J5 : Zion (Kolob Canyon) - Yant Flat (nuit St George) J6 : Snow canyon - Zion (nuit Kanab) J7 : CBS – White Pocket (nuit Kanab) J8 : Valley of Fire (nuit LV) J9 : Vol Vegas- Paris (accès direct aux journées en cliquant sur Jx)
Avant de commencer, je voudrais saluer Diamina et son « Apologie du Sud-Ouest des Etats Unis en hiver ». A la lecture de son « carnet » 😉, j'avais pensé qu'une visite hivernale était effectivement une idée à retenir, et l'avais gardée dans un coin de mon esprit. Sans son récit enthousiaste, je ne suis pas sûre que j’aurais envisagé ce voyage 😮 !
Bon maintenant, on y va ….
Il aurait pu ne pas dépasser l’état de discussion enthousiaste d’une morne soirée de novembre.
Mais après tout, pourquoi pas ? Les prix sont raisonnables en cette saison, notre crédit maison vient de se terminer. Et puis, ce serait l’occasion de retourner dans cette vallée de la mort que nous n'avons fait qu’effleurer l’été dernier. Et puis, l'occasion aussi de faire Valley of Fire occultée par manque de temps. Et puis, il reste de la place pour CBS. Et puis... Et puis… Avouons-le, après 2 voyages, nous avons attrapé le virus !
Mon mari ne peut avoir qu’une semaine, pas grave, nous repousserons les limites de cette semaine au maximum et 8j c’est toujours mieux que rien !! Allez go ! Nos enfants n’en reviennent pas ! Si, si on repart aux States en février 😎😎😎 !
Le programme a été vite fait avec les ingrédients ci-dessus et aussi l’envie de faire nos 1ères pistes et visites en dehors des sentiers balisés. Un petit post sur ce forum pour conforter l’affaire (au passage, un grand grand merci à ceux qui m’ont répondu🙂🙂), les sites de référence pour approfondir (blog d’Itat, ouestusa), et les indispensables Photographing the southwest et aussi le guide du routard.
Et au final, voilà le résultat:
J1 : Vol Paris – Las Vegas (nuit LV) J2 : Death Valley, secteur Furnace Creek : Dante’s View, Devil’s Golf course, Badwater, Natural Bridge, Artists Drive, Gower Gulch Loop(nuit Stovepipe Wells) J3: Death Valley, secteur Stovepipe Wells : Mesquite Flat Sand Dunes, Mosaïc canyon, Titus canyon road (nuit LV) J4 : Lac Mead North Shore – Bowl of fire - Valley of Fire (nuit St George) J5 : Zion (Kolob Canyon) - Yant Flat (nuit St George) J6 : Snow canyon - Zion (nuit Kanab) J7 : CBS – White Pocket (nuit Kanab) J8 : Valley of Fire (nuit LV) J9 : Vol Vegas- Paris (accès direct aux journées en cliquant sur Jx)
Avant de commencer, je voudrais saluer Diamina et son « Apologie du Sud-Ouest des Etats Unis en hiver ». A la lecture de son « carnet » 😉, j'avais pensé qu'une visite hivernale était effectivement une idée à retenir, et l'avais gardée dans un coin de mon esprit. Sans son récit enthousiaste, je ne suis pas sûre que j’aurais envisagé ce voyage 😮 !
Bon maintenant, on y va ….
Croisière "Mille et une nuits" Costa Serena du 16 au 23 janvier 2015 English translation pending
Bonjour,
Nous avons effectué cette croisière du 16 au 23 janvier dernier que nous avons fait suivre d'un séjour à Dubaï puis d'un circuit en Inde du sud. Nous sommes donc rentrés depuis peu. J'avais beaucoup de réticences envers Costa après notre croisière au cap Nord en août 2014. J'ai changé d'avis cette fois-ci. La cabine (une suite) y était peut-être pour quelque chose ou la "féerie" de la destination? Je vais rédiger un compte rendu sur le bateau et sur les escales (Dubaï-Mascate-Khassab-Abou Dhabi) ainsi que sur les excursions achetées sur le bateau et celles effectuées en étant à Dubaï et qui nous ont permis de visiter d'autres Emirats.
Cordialement,
Nous avons effectué cette croisière du 16 au 23 janvier dernier que nous avons fait suivre d'un séjour à Dubaï puis d'un circuit en Inde du sud. Nous sommes donc rentrés depuis peu. J'avais beaucoup de réticences envers Costa après notre croisière au cap Nord en août 2014. J'ai changé d'avis cette fois-ci. La cabine (une suite) y était peut-être pour quelque chose ou la "féerie" de la destination? Je vais rédiger un compte rendu sur le bateau et sur les escales (Dubaï-Mascate-Khassab-Abou Dhabi) ainsi que sur les excursions achetées sur le bateau et celles effectuées en étant à Dubaï et qui nous ont permis de visiter d'autres Emirats.
Cordialement,
Afric'anchor, encore. English translation pending
Le voyage frémit dans la grisaille bretonne, s'ébroue au long d'une nuit entre chien et loup et commence dans l'arc-en-ciel de Cape Town par une aube ensoleillée. La première gorgée de Windhoek Draught dans Andringa Street, qu'a -t-elle de spécial ? Rien si ce n'est qu'elle est d'ici, noire et ambrée. On sert de la musique et des spécialités libanaises, des bruns culturistes et tatoués et des blondes fines (sont-elles cultivées?) vous couvent. Une cliente, élégante en noir, offre son doggy bag à un mendiant, noir aussi. Il suffit de quelques heures pour que même la peau change de couleur et, si le cœur s'emballe, c'est de charrier à nouveau un sang fluide.
*
La voiture abandonnée se refuse et, connectée à une autre, s'alarme, hurle et cliquette. Ce qu'elle veut c'est qu'on la touche, qu'on la pousse, ils s'y mettent à trois, j'embraye, elle hoquette puis feule et rugit enfin. Pour l'amadouer je lui offre deux paires de chaussures neuves, elle voulait des escarpins, ce seront des brodequins (qu'on me pardonne ces quelques lignes, je suis au sud).
*
Le marshall en charge du stationnement encaisse le montant pour deux heures mais sa machine portative ne délivre que des tickets d'une heure. Lorsque je reviens, il est occupé plus loin et pourrait ne pas me voir mais il accourt pour me délivrer le second ticket. Son actuel président pourrait s'en inspirer.
*
Nouveau profil de mendiant aux carrefours. Il y avait les hommes, noirs ou blancs, il y avait les femmes noires et voici une femme blanche dont le panonceau indique qu'elle est desperate. Ce que confirme son regard.
*
Ce grand garçon qui déjeune avec sa maman et quitte la terrasse d'un bond pour un marchand déambulant sous une montagne de balais, de plumeaux et autres cuillers en bois qu'il entreprend avec force gesticulations et enthousiasme. Il monte son trousseau avec un balai-brosse vert pomme et un plumeau violet (plumes d'autruche garanties). Sa maman, faute de pouvoir lever au ciel ses yeux déridés, soupire.
*
Pendant la pause, les maçons, assis à même le trottoir qu'ils réparent des outrages des chênes importés, jouent des percussions sur les briques avec leurs truelles.
*
Le temps de préparer la monture pour de nouvelles cavalcades par les cols reculés du Lesotho, je squatte la maison d'amis sur les hauteurs de Somerset West. A 180°, d'est en ouest, on jouit des contreforts du Kogelberg, des moutonnements de False Bay et de la péninsule du Cap pour finir par le mauvais profil de Table Mountain. La résidence protégée est posée au milieu des vignes mais le soir, au lointain pied de La Table, des mâts élevés équipés de lampes au magnésium éclairent un territoire immense -grand comme plus de cent terrains de rugby. C'est Khayelitsha, un des grands townships qui assiègent Le Cap. On pense au titre de Troy Blacklaws, Un monde beau, fou et cruel.
*
Somerset College est sorti des vignes il y a quinze ans par la grâce (?) de fonds privés alarmés par la baisse soudaine du niveau d'éducation et de formation. C'est un ensemble de petits bâtiments de style Cape Dutch abritant, outre les salles de classe pour 1200 élèves, une bibliothèque, des salles d'informatique, un auditorium, une chapelle, des salles et terrains de sports et trois piscines. Le matin, c'est une lente procession de voitures, le prix de certaines avoisinant le salaire d'une demi-vie de travail d'un des gardiens postés à l'entrée. Thandie dont le prénom xhosa sied à la blondeur va passer ici une douzaine d'année jusqu'à l'équivalent du baccalauréat. Les frais de scolarité coûtent déjà chaque année six mois de salaire d'un technicien qualifié et croissent avec l'âge. Il y a de plus en plus d'enfants noirs et coloured dont des enfants de fonctionnaires. Dans le monde d'avant, le sésame pour accéder à l'instruction était la pigmentation de la peau, c'est désormais l'argent. Le monde reste à changer. Aparté sur les cantines : à Somerset College, les frais de scolarité sont élevés mais il n'y a pas de cantine, chacun amène son déjeuner, au Togo, les frais sont faibles et il n'y a pas de cantine alors que ce serait souvent le seul repas équilibré de la journée, en France, les frais sont faibles et on tient presque cantine ouverte.
*
Je déjeune, solitaire, dans un restaurant désert réputé pour ses sushis. Ce qui devait arriver arrive: un minibus déverse un groupe de touristes japonaises qui se régaleront, à la fourchette, de pizzas et de frites.
*
Nous ne possédons pas les objets, ce sont eux qui nous possèdent. Depuis la reprise en main, la voiture avait un air de petit navire, tangage lors des accélérations et des freinages, roulis dans les virages. Verdict : suspensions hors-service (à 53000 kilomètres!). Land Rover insinue que je les aurais martyrisées. Et puis quoi encore !? On n'est pas en Twingo ! Après quatre jours de préparation, il faut donc en attendre cinq autres pour obtenir des amortisseurs neufs. Le crapahut au Lesotho, sinon compromis, en sera écourté d'autant. M'en vais passer le week-end, en bateau donc, dans le Massif du Cederberg en espérant ne pas trop ramer. Il y a pire lot de consolation.
*
L'Avenir, Mon Destin, Joie de vivre, quelques noms de domaines viticoles de la Route des vins. Optimisme et résilience des français arrivés ici fuyant, déjà, des guerres de religions.
*
Vignes et oliveraies laissent place aux chaumes des blés fraîchement battus puis, viennent les moutons et plus tard les rapaces. Le vent venu d'Antarctique ondule la mer de graminées sur les bas côtés, accentuant l'impression de flottement. Les collines s'écrasent face aux premiers contreforts du Cederberg et l'entrée du défilé est bloquée par un sit-in de babouins au milieu de la route, sentinelles ou douaniers. Dans les montagnes russes du massif l'odyssée prend des allures de Pourquoi Pas en Mer d'Irlande, ça enfourne et ça cabre. La suspension du voyage ne vaut rien à celles de la voiture.
Voyage au fil de l’eau sur l’Océan Indien (Madagascar) English translation pending
CHAPITRE 1 : Le projet
J’ai toujours aimé voyager tout en restant actif. Visiter les pays européens en faisant de l’alpinisme, randonner en autonomie complète durant 3 semaines comme au Groënland. D’ailleurs, c’est à cette occasion que j’ai renoué avec un passe-temps que j’avais quand j’étais minot : la pêche. Au Groënland, pour ne pas avoir des sacs trop lourds (déjà qu’ils dépassaient les 30 kgs avec le matériel de bivouac, la popote, la nourriture pour 3 semaines car aucun ravitaillement possible), j’avais trouvé l’astuce de ne pas emporter de viande en pêchant le long des fjords afin de garantir notre apport journalier en protéines.
(Mais, me direz-vous, je suis hors sujet : le carnet de voyage est sur Madagascar et non sur ces contrées froides au Nord du cercle polaire. Je sais : j’y arrive !)
C’est à ce moment-là que mon passe-temps pour la pêche a commencé à devenir une passion, comme j’ai eu celle de l’escalade et que j’ai encore celle du ski de randonnée et du VTT. He oui, je suis un passionné pour tout !
Me voici donc transporter, 30 ans après ce voyage au Groënland, par Air Madagascar pour un vol Paris – Tana avec, en soute, mon « petit » sac à dos habituel de 30 kgs, cette fois-ci rempli de leurres de toutes sortes, de plombs et de moulinets et mon tube de cannes. Je garde précieusement avec moi, en bagage à main, un petit sac comportant appareil photo (tout neuf) et caméra.
L’objectif de mon périple est de naviguer entre Majunga à Soalala (côte NW de Madagascar), durant 12 jours, tout en pêchant. Pour éviter de perdre des jours à monter le projet en arrivant sur place, j’avais donné auparavant toutes les consignes, depuis la France, à un bon guide malgache William: -Pêcher 12 jours sur le Canal du Mozambique avec les piroguiers Vezo en faisant l’A/R Majunga/Soalala, tantôt en bivouaquant, tantôt en dormant dans des petits hôtels locaux du bord de mer. -Le bateau doit être sûr car on navigue loin des côtes et loin de tout. En plus, comme on va faire plus de 400 kms de navigation durant ces 12 jours, le choix se porte tout naturellement sur un bateau à voile plutôt que sur un bateau à moteur, même si la voile peut paraître moins adaptée à la pêche.
Alors quand William me trouve ce trimaran presque flambant neuf de 13 m de long, je suis enthousiasmé.
Notre trimaran de 13 mètres et, un boutre aux voiles dorées par les rayons du soleil levant
Outre la logistique nécessaire à ce type de voyage, il ne faut pas prendre à la légère la navigation sur l’Océan Indien qui est réputé pour ses coups de tabac aussi soudains qu’imprévus. Scruter le ciel et le baromètre sont courants pour anticiper un quelconque changement de temps.
CHAPITRE 2 : L’arrivée à Madagascar Donc, après des mois d’attente, me voila enfin à l’aéroport de Tana. Après m’être dégourdi les jambes sur le tarmac, je patiente comme tous pour remplir les formalités habituelles puis je retrouve, avec soulagement, mon tube de cannes et mon sac à dos.
William m’attend à la sortie. Après, se fait le change classique d’Euro en Ariary de l’autre côté du parking de l’aéroport (change plus favorable), et nous voilà partis dans sa voiture qu’il a pris soin de faire réviser. Vue l’épaisseur des billets Ariary, j’ai l’impression d’être vraiment riche !
CHAPITRE 3 : En route vers Majunga

Le Betsiboka dont l’embouchure est situé 200 kms plus loin, à Majunga
Direction Maevatanana, la ville considérée comme la plus chaude de Madagascar, à ce qu’il parait. Après quelques petits soucis de mécanique auto et une pause THB obligatoire, on arrive à la tombée de la nuit dans cette petite bourgade. Pour ceux qui ne connaissent pas la THB, c’est la Tree Horses Beer, une bière des plus rafraîchissantes du monde, ou tout du moins de ces latitudes. S’arrêter dans un petit bar aux couleurs locales et déguster cette bière tout en mangeant des brochettes de zébu, çà commence à sentir vraiment les vacances.
Dans une gargote, avec au menu: brochettes de zébu arrosées de l'incontournable THB
Et puis, la vie malgache est aussi faite d’imprévu …
Charrette de zébus portant un bateau, en plein centre de Majunga
Le soir, l’incontournable pistolet malgache (n’ayez pas peur, ce pistolet correspond seulement à la cuisse et au haut de cuisse des petits poulets malgaches élevés nécessairement en plein air), et une nuit réparatrice dans un des rares hôtels de la bourgade.
Le lendemain, frais et dispos, nous voici repartis pour Majunga, sans pour autant s’être arrêtés, en cours de route, au Parc national d'Ankarafantsika pour admirer les lémuriens et voir quelques crocodiles dans le lac plein de nénuphars. Bêbêtes sympathiques mais que l’on retrouve encore dans les rivières et les lacs de l’Ile Rouge, malgré le commerce florissant et illégal de leurs peaux pour la maroquinerie.
Je suis content de retrouver Majunga et son atmosphère de ville paisible du bord de mer, où toutes les religions coexistent …
CHAPITRE 4 : les préparatifs Après un repas rapide à base de brochettes de zébus faiblement pimentées au gingembre, nous retrouvons, en ville, les piroguiers avec qui je vais partir 12 jours en mer : Toumb, Djeffa et Jocelin. On discute sur les derniers préparatifs, on fait la checklist des choses indispensables à emporter puis on se répartit les tâches : les piroguiers préparent le trimaran pendant que William et moi allons faire les courses. Dans le magasin, on s’est fait remarquer quand on a chargé, dans les deux caddies, entre autres, 12 bouteilles d’eau de 5 litres.
Ce soir, on dort près du lieu d’embarquement car le départ est matinal (6H) … mais ce sera, par la suite, monnaie courante, car la vie sera dictée par les levers et couchers du soleil, un juste retour à la nature.
CHAPITRE 5 : le grand départ vers l’inconnu L’aurore commence à poindre quand nous arrivons sur la plage avec toutes nos affaires. C’est le moment d’embarquer tout le chargement sur le bateau pour 12 jours: denrées alimentaires, eau, THB, coca-cola, …., grosse glaciaire, sacs à dos et … matériel de pêche, bien sûr. Finalement, on ne met les voiles que vers 8H30. La côté s’éloigne et l’aventure commence !
Les 3 navigateurs hors-pair s’activent à leurs tâches. Par la suite, je comprendrai que leurs tâches sont prédéfinies: -Toumb est le capitaine du bateau : un grand gaillard costaud, toujours souriant, très bon navigateur et pêcheur. La mer, comme pour tour les Vezos, est SA vie ! -Son cousin, Jocelin. Tranquille, il sait avoir le geste précis et rapide dans les manœuvres de cordage. Il plonge(rait) même parmi les requins pour libérer un fil de pêche du gouvernail. En plus, il sait préparer les poissons fraîchement pêchés et cuire le repas sur le bateau, alors que le celui-ci file sur l’eau, poussé par le vent. -Enfin, Djeffa, un vieux pêcheur qui a roulé sa bosse sur toute la côte NW de Madagascar. En discutant avec eux, il s’avèrera qu’il est un des rares bons pêcheurs malgaches à ne pas être Vezo, puisqu’il viendrait des Hautes Terres, comme on dit là-bas. Age indéfinissable : 55 à 65 ans ? Je n’ai pas réussi à savoir…
Jocelyn, Djeffa et Toumb (de gauche à droite)
Mais pourquoi 3 navigateurs pour un trimaran de 13m ? Je ne suis pas navigateur. J’ai donc appris plein de choses, entre ou même pendant mes parties de pêche : manœuvrer les 2 voiles n’est pas toujours aisé surtout qu’il faut toujours quelqu’un à la barre pour bien orienter le bateau. Parlons de l’accostage : en France, il y a beaucoup de ports avec leurs digues et leurs quais. Alors, il est souvent facile de s’arrimer au quai. Ici, pas de port mais uniquement une côte avec ses vents pas toujours favorables et ses fonds marins cachant des récifs ou des hauts-fonds. Alors, quand il faut, par exemple, accoster sur une plage où il y a une petite houle de 70 cms et un vent de mer qui pousse inexorablement l’embarcation vers la plage, la manœuvre de remonter face au vent, lancer l’ancre, puis libérer de la corde pour approcher le bateau près de la côte afin d’avoir pied pour transférer nos affaires sur la plage, n’est pas chose facile. Un bateau, surtout un trimaran en fibre de verre, est fragile. Chaque manœuvre doit être faite par l’équipage avec précision et de façon synchrone : on n’a pas droit à l’erreur. Un coup de chapeau donc à ces 3 Vezos !
Mais je m’égare, je m’égare. Revenons donc à mon voyage !
Le premier jour, le vent est fort. Il faut protéger nos affaires dans des sacs poubelles de 100 litres pour éviter que les embruns ne mouillent nos duvets et vêtements. Néanmoins, en fin de journée, à l’occasion d’une accalmie, je mets 2 cannes à l’eau pour pêcher à la traîne mais le bateau poussé par les vents file trop vite (8-9 nœuds). Enfin, Toumb décide de lofer les voiles pour continuer au moteur. Bingo ! Trois-quatre thazars apprécient mes leurres sur les derniers kms !
Thazard (ou thon banane) pêché par Toumb
CHAPITRE 6 : 1er bivouac A la fin de cette 1ère journée, chahutés par les vents, nous accostons enfin dans la paisible baie d'Ampitsopitsoka (après l'île de Nosy Makamby) près d’un petit village de pêcheurs. Vision hors du temps, en tout cas, loin des tumultes de la vie citadine européenne. J’apprécie d’être là plutôt que d’être coincé dans les bouchons du périphérique toulousain. Une petite échoppe vend le strict nécessaire aux villageois, collecte et congèle leurs poissons destinés à la vente à Majunga (situé à plus de 40 kms de piste). Et puis, le marché couvert. Encore ouvert ? Quand j’y arrive pour acheter des fruits et des légumes (la chaleur des Tropiques dégrade rapidement les fruits et légumes sur un bateau), il est quasi vide : c’est normal, il est 17H. Néanmoins, j’arrive à acheter quelques tomates, bananes et mangues. Super !
Quand je reviens au bivouac, il fait presque nuit et Djeffa est déjà en train de préparer le repas du soir sur une feu de bois et de charbon. On se partage 2 THB fraîches (vive la glaciaire) en discutant, bercés par la brise légère qui a remplacé le vent. Les tentes sont vite montées, le repas à base de riz, de poisson et d’épices est dégusté (succulent). Nous commençons à sentir la fatigue de la journée. Allez, au lit, tout en admirant la voûte céleste de l’Hémisphère Sud!
Plage du village où attendent les pirogues des pêcheurs
CHAPITRE 7 : le rythme des journées s’établit, immuable … Les trois jours suivants seront bercés par le même rythme : réveil au lever du jour, et après un petit déjeuner rapide, on range nos affaires puis on lève les amarres. Le vent étant plus faible, la pêche à la traîne est plus agréable. Mais, la pêche n’est qu’un prétexte pour admirer cette côte sauvage, pour croiser les pirogues à balancier des pêcheurs et les boutres de commerce qui rallient tous les ports de la côte Ouest de Madagascar. Et puis, il y a mon équipage malgache que j’apprends à connaître au fil des jours. La barrière de la langue (ils parlent un français rudimentaire et moi, je ne connais pas le malgache), le choc des cultures, la différence de niveau de vie s’estompent progressivement grâce à notre activité partagée en commun, tout au long de la journée : la pêche. Sur un bateau, il y a toujours quelque chose à faire et même dormir, c’est faire quelque chose, sous ces latitudes. Je commence à prendre l’état d’esprit du « Mora-mora ».
Quand on ne traîne pas, on fait de la palangrotte souvent le bateau ancré. Je compare mon matériel sophistiqué de pêche au matériel rudimentaire des malgaches, mais aussi le nombre de prises attrapées par chacun. Ils pêchent à la main ou au pied avec du gros fil de nylon alors que j’utilise de la tresse presque dernier cri sur des cannes en fibre de carbone. On échange nos méthodes de pêche : j’essaie de pêcher de leur façon pendant que Toumb teste une de mes cannes. La glace fond entre nous et une saine et simple amitié commence à se dessiner. Pas de chichi – on partage tout, le temps d’un voyage et même si l’on sait que chacun retrouvera, plus tard, ses soucis et sa façon de vivre, on partage simplement une expérience commune sans enjeu, sans compétition. Et pourtant, j’ai été un peu déçu de ne pas arriver à leur niveau. Mais, c’est comme çà, 12 jours de pêche par an ne remplaceront jamais les 300 jours qu’ils effectuent depuis leur plus jeune âge.
CHAPITRE 8 : ma 1ère carangue Je pourrais parler longuement de toutes ces captures de poissons exotiques, tous plus combatifs, colorés les uns que les autres, mais je ne retiendrai, ici, que le jour de pêche avant d’arriver à Soalala, une des premières villes coloniales et évangélisées de l’île mais aussi un des comptoirs majeurs de l’esclavage sévissant en Afrique de l’Est. Il ne reste, à ce jour, que certaines bâtisses coloniales dont celle où j’ai logé durant plusieurs nuits.
Donc, ce jour là, à l’entrée de la baie de Soalala, ma 1ère carangue, ce poisson mythique par sa combativité, mord à ma ligne. Un combat rugueux de près de 15 mn s’établit. L’issue parait incertaine, le poisson s’appliquant à faire des rushs insistants qui font chanter le frein du moulinet, plier la canne et durcir tous les muscles de mon corps. Je commence à avoir mal au dos. Je me réfugie avec ma canne en tension dans la poupe du trimaran pour éviter tout déséquilibre résultant des coups de boutoirs insistants de cette mémère appelée aussi GT (pour carangue à Grosse Tête). Mais le poisson commence à être fatigué et je commence à distinguer, dans cette mer cristalline, un gros médaillon argenté à quelques dizaines de mètres du bateau. C’est mon poisson ! Il voit le bateau et, de peur, dans un dernier élan, tente de s’échapper en s’enfonçant dans les profondeurs. Jusqu’au dernier moment, l’issue est incertaine et la tension est à son comble. Enfin, la carangue de 15 kgs, une boule de muscles, émerge et Toumb la monte sur le bateau !
Equipage Vezo, carangue et trimaran, sur la plage de Soalala
Même si la pêche est considérée pour certains comme un acte barbare (tout un chacun mange du poisson … alors, comment arrive t-il dans notre assiette ?), je suis toujours aussi ravi de me mesurer à un tel poisson. La surprise de l’attaque, l’indécision du combat, les moments d’effervescence sur le bateau, surtout quand il commence à passer sous le bateau, au risque de casser le fil ou la canne, …. sont autant d’ingrédients qui caractérisent cette pêche ludique. Ludique ? Mais pas que. N’est-ce pas un retour au plaisir primitif où l’homme partait pêcher ou chasser pour subsister et donner à manger à sa famille, voire à son clan. Je sais, me direz-vous, cette époque est révolue. C’est vrai ! Mais elle avait l’avantage de faire la fête quand, après une période de disette, on ramenait à manger.
En tout cas, après coup, on a fait la fête sur le bateau en trinquant autour d’une THB un peu moins fraîche (au bout de plusieurs jours, la glace commençait à fondre dans la glaciaire).
Trinquons sur le trimaran avec une bonne THB
CHAPITRE 9 : arrivée à Soalala Nous arrivons le soir à Soalala et retrouvons William qui avait préféré prendre le taxi-brousse pour rejoindre la bourgade. Issu des hauts-plateaux, il a une forte appréhension de la mer et ne s’y baigne même pas. Les différences entre les malgaches des hauts-plateaux et ceux de la côte transpirent encore aujourd’hui sur des choses simples comme çà, même si le brassage de la population tend à combler ces différences. En tout cas, je suis heureux de le retrouver et alors que l’équipage Vezo cherche à accoster le trimaran dans le bras de mangrove abrité de vent et de la houle, William et moi trouvons cet hôtel, ancienne maison coloniale, qui donne sur le bac.
Bâtisse coloniale devenu hôtel, à Soalala (à gauche)
Les 3 pêcheurs nous rejoignent à la gargote après avoir rangé le bateau et trouvé un endroit pour dormir. Il fait déjà nuit : les rues au sol mélangé de terre et de latérite sont faiblement éclairées mais une douce quiétude émane de ces lieux. Nous commandons des brochettes de zébu accompagnées de frites, pour certains, du romazava, plat traditionnel malgache constitué de zébu, de bred mafana et de riz, pour les autres. Tout le monde est content surtout que l’on trinque encore, une THB ou un coca-cola à la main. Non, on n’est pas devenus des poivrots, à raison d’1THB par jour. Juré ! Déjà, autour de la table, on parle déjà des prochains jours de pêche en itinérant et des coins magiques où l’on peut popper. J’ai hâte d’y être. Une petite voix me dit : calme-toi, be cool (more-mora). Ah, quand nos vieux démons d’européens remontent en surface. Et c’est avec une joie indescriptible que je retrouve un lit douillet dans lequel je m’endors, berc�� encore par le bruit du vent et des vagues !
CHAPITRE 10 : pêches à la journée depuis Soalala Les prochains jours sont tranquilles et consacrés exclusivement à la pêche à la palangrotte. Et oui, comme on a élu domicile à Soalala, on part léger, le matin, pour le large. Fini le chargement des affaires sur le bateau. Aujourd’hui, on emporte notre simple matériel de pêche et le repas de midi à base de fruits du moment (bananes, mangues) et de biscuits. D’ailleurs, comme d’habitude, il fait beau et le vent s’est calmé : conditions idéales pour naviguer, pêcher et vivre sur le bateau en parfaite sérénité. C’est vrai que le repas de midi est simplifié mais goûtez une banane ou une mangue fraîchement cueillies, et vous m’en direz des nouvelles : rien à voir avec ces fruits insipides importés en France. Et puis, on sera tout content de manger, ce soir, dans une quelconque gargote de Soalala. On ne fait que de la palangrotte ? Non, on fera quand même un peu de traîne pour rejoindre les eaux profondes mais ce n’est qu’histoire de se mesurer aux thazards et barracudas du coin. Je sais, me direz-vous, là, je suis parfaitement en contradiction avec la pêche constituée comme un moyen de subsistance … mais il faut bien s’entraîner pour devenir un bon pêcheur et j’ai encore de la marge.
Le triplet des 3 carangues + un beau barracuda, un après-midi de pêche
Donc, nous voici partis à la journée pour des moments encore riches en émotions. Je me rappellerai simplement de ces 3 carangues de 15, 20 et 25 kgs prises en 2H près des côtes. Les rejeter à l’eau après la photo ? Je n’ai pas osé le faire car les pêcheurs malgaches n’auraient pas compris : les manger ou les vendre est plus dans la culture Vezo. Et puis, ce geste omis est sans commune mesure avec ce chalutier qui a dragué systématiquement le fond, en détruisant tout sur son passage, juste en face d’un petit village de pêcheurs et ce pendant une journée et une nuit. Après le passage de ce chalutier qui pêche à quelques centaines de mètres des côtes seulement, ce sera le no man’s land au fond (ou plutôt, le no fish’s land). Les pêcheurs seront donc contraints soit de déplacer leur village, ce dont je doute, soit de pêcher plus au large sur leurs frêles embarcations, au péril de leur vie…
Chalutier draguant, en toute illégalité, les fonds marins, près d’un village de pêcheurs
CHAPITRE 11 : un voyage de pêche, mais pas que ! En lisant ces lignes, vous me direz : « Ben, tu n’as fait que pêcher ». Et bien, paradoxalement, je vous répondrai « Pas que ». C’est sans compter : -l’amitié qui s’est tissée au fil des jours avec l’équipage Vezo et William. Au bout de quelques jours, les blagues allaient bon train. On a eu de bonnes parties de rigolade. -les échanges effectués avec les gens rencontrés : oainsi, cette malgache qui voulait me vendre tout son étale présentant ses pierres semi-précieuses et sa maroquinerie, avec toute la gentillesse du monde, bien sûr. Vous devinerez que je n’ai pas tout acheté, j’aurais eu un excédent de bagages dans l’avion du retour. oMais aussi, le geste si particulier que faisait systématiquement Toumb en mer quand il ouvrait une THB. Avant de commencer à la boire, il en versait un peu dans l’eau. Les jours avançant, çà me démangeait de plus en plus de lui poser la question « Pourquoi fais-tu çà ? ». Je soupçonnais une superstition ou fady, si répandue à Madagascar. Et puis, un jour, à ma question, il me répondit : « c’est pour respecter nos morts », une forme de partage, peut-être. Je n’en sus pas plus. C’est comme l’autre fois quand il me dit : « Au fait, tu n’as pas embarqué des pistaches sur le bateau ? Au large de l’île de Nosy Makamby, çà porte malheur ». « Non» répondis-je. Il faut toujours respecter les traditions du pays qui nous reçoit. -les paysages à couper le souffle qui révèlent une nature à l’état brut. Je me souviendrai longtemps de cette attente de la marée haute, à 200 m de la plage, pour accoster. Ce jour-là, il faisait très chaud, le soleil était au zénith, un vent chaud renforçait le dessèchement. Je n’aspirais qu’à une seule chose : me mettre à l’ombre d’un ravenala ou d’un quelconque arbuste pour manger quelques bananes et mangues constituant mon repas de midi. L’eau était chaude comme l’air. Presque l’enfer pour un européen ! Tout incitait à ne plus bouger et à attendre que la fournaise se passe et que la mer monte. Le bateau flottait dans 1m30 d’eau. Les vagues étaient coupées par le vent violent. Mon cerveau se ramollissait : je voulais maintenant me dégourdir les jambes, manger ou faire la sieste, en tout cas, ne pas surchauffer sur le bateau. Tant bien que mal, je remplis mon sac étanche de mon appareil photo, ma caméra, mes fruits, ma crème solaire, mes papiers. Je chausse mes sandales avec velcro et me voilà parti en marchant dans l’eau agitée et trouble, turquoise et pâle, chaude comme un bouillon, portant à bout de bras mon précieux sac. 200m à marcher dans l’eau avec les vagues de 40 cms qui vous bousculent, c’est long, surtout quand vous avez quelquefois jusqu’au torse. Et surtout que, comble de malheur, le velcro de mes sandales ne tient plus. Je suis donc alors contraint de trainer mes pieds sur le sable, chahuté par les flots, au risque d’être tout trempé voire déséquilibré. Comme si je voulais encore plus faire durer le plaisir ! Parcourir 200m dans ces conditions, c’est long, même très long ! Surtout qu’il peut y avoir des petites bêtes cachées dans le sable invisible qui ne se gêneraient de me piquer avec leur venin … et on est loin de tout, ici. Enfin, j’arrive sur la plage : le vent, toujours aussi chaud, soulève maintenant le sable sec qui fouette mes jambes. Vite un abri, un arbre ! Je tourne la tête autour de moi : rien sur cette langue de sable désolée, mis à part un pin rabougri à force d’être chahuté par le vent et les tempêtes.
La plage battue par le vent, séparant la mangrove de la mer. Mais où est l’ombre ?
Le pin prodigue une ombre fine et incertaine. Je ne peux que m’y mettre, seule la position en tailleur me permet d’être relativement à l’ombre. Pour manger, çà ira mais pour dormir, je pourrai repasser. Et, me voilà donc sortant mes précieux fruits que je mange avec délice, malgré l’enfer qui m’entoure. L’avarice de mes gestes ne suffit pas à sentir la forte chaleur s’insinuer en moi. Mon bon ami qu’était le soleil à son lever est devenu mon pire ennemi. Je n’aspire maintenant qu’à une seule chose : vivement qu’il descende à l’horizon. Le trimaran est toujours posté au large, attendant la marée haute, si hypothétique en ces instants de quasi-détresse. Il faut rester zen, se ressaisir. Ce n’est que passager, me dis-je. Mais combien de personnes ont dû endurer des conditions bien plus dures dans ces contrées hospitalières un jour, inhospitalières un autre? Heureusement que ce jour a été le seul de mon périple et que tous les autres jours ont été source d’émerveillement au quotidien ! Finalement, c’est bien que la nature nous rappelle que c’est elle qui dicte sa loi et que nous autres, pauvres humains, ne pouvons que subir et l’accepter. Une petite leçon d’humilité ! J’ai oublié de mentionner qu’un petit village de pêcheurs (Ambalojoby) existe en ces lieux et, alors que je me lamentais sur mon « triste sort », 3 hommes étaient en train de construire, en plein soleil, sous cette chaleur accablante, une case. Deuxième leçon d’humilité ! Pourtant, le paysage environnant était beau à couper le souffle. Mais, ce jour là, je l’ai tout juste apprécié.
Le trimaran attendant, en pleine chaleur, la marée haute pour accoster
CHAPITRE 12 : et la suite, me direz-vous ? Je me suis perdu dans mes songes. Revenons à nos poissons et au séjour !
Après un dernier soir passé à déguster les petites brochettes de zébu vendues dans une gargote de la rue principale d’Ananalava, nous voici repartis avec tout notre barda en direction de Majunga. Le but est cette fois-ci de nous rapprocher des côtes en poppant ou en surfcastant. Pour cela, nous devrons bivouaquer à d’autres endroits, tout aussi envoûtants. Mais ce n’était sans compter l’avarie du gouvernail... J’étais en train de pêcher à la palangrotte sur des coraux quand ma ligne s’est retrouvée coincée. Vu la profondeur de fil immergé (plus de 70m), je ne voulais pas casser le fil. J’ai alors demandé à Toumb de revenir à la hauteur de l’hameçon pour le libérer, ce qu’il fit. Et là, à l’occasion d’une manœuvre délicate au moteur, deux points d’attache sur les quatre (j’ai su après que c’étaient les moins importants) se sont arrachés. Stupeur à bord ! Le gouvernail est un des éléments majeurs du bateau. On était au milieu de nulle part, à plus de 100 kms de Majunga. Il était 15H. Que faire ? Revenir, comme projeter initialement, par sauts de puce, aux risques d’essuyer un petit grain OU rentrer avec le vent favorable actuel ? Je sentais Toumb hyper-concentré, soupesant le pour et le contre. J’aurais bien aimé continuer à explorer la côte tout en pêchant. Toumb le savait aussi, mais çà aurait été prendre des risques inutiles. Aussi, quand il nous dit : « on rentre à la faveur du vent qui va pousser le bateau », personne ne l’a contredit. Et nous voilà partis pour 9H de voile non-stop. Et quand nous avons vu le phare indiquant Majunga, puis les premières lueurs, nous avons commencé à souffler. L’accostage (aisé) se fit de nuit à 22H. Impossible à cette heure tardive de trouver facilement une chambre d’hôtel. Alors, Toumb me demanda d’attendre quelques mns sur le bateau puis, revint souriant en me disant « c’est bon. Je t’ai trouvé une case pour dormir ». J’ai alors découvert ma chambre, au confort sommaire mais suffisant après cette lonnnngue journée qu’on avait eue (on pêchait depuis 6H de matin). Je n’ai su que le lendemain que Toumb avait en fait demandé à son fils déjà endormi de libérer sa chambre pour l’invité. C’est çà aussi Madagascar et ses gens accueillants.
CHAPITRE 13 : la réparation du gouvernail et le perfectionnement du trimaran
Après la nuit courte mais réparatrice qui s’en suivit, c’est avec le soleil habituel que je me suis réveillé. Le petit déjeuner et la douche bienfaitrice achevés, nous nous sommes retrouvés devant le bateau à résoudre le problème des 2 attaches arrachées. La solution étant trouvée, je suis parti me promener en ville avec William pendant que nos 3 pêcheurs aidés du mécanicien commençaient les réparations. Quand nous sommes rentrés à 16H, quelle ne fût pas notre surprise de voir le gouvernail réparé, mais aussi une esplanade en bois de 3 mètre carrés, aménagée pour me faciliter les lancers de popper. Belle esplanade reliant la coque à un des flotteurs. L’avenir prouvera que cette esplanade est propice aux lancers appuyés comme aux siestes ….
Pêche à la palangrotte sur cette plate-forme: le pied
CHAPITRE 14 : pêches à la journée Les jours suivants, nous avons pêché en partant de Majunga avec le même rythme : départ au lever du jour, retour au coucher du soleil. De bien belles journées de pêche à la palangrotte et à la traîne, principalement. Mais pas que ! - Un jour, on était en train de pêcher quand on entend un souffle puissant, sourd et profond. Le temps qu’on regarde dans la bonne direction, on voit la moitié d’une belle baleine à moins de 100m de nous. Inutile de vous dire que je n’ai pas pu prendre mon appareil pour immortaliser ce précieux moment. - Une autre fois, on venait juste de lancer l’ancre au large de nulle part. Je m’apprête à pêcher à l’appât quand je discerne la pointe d’un marlin, à moins de 50m, en train de chasser. Autant vous dire que le temps que je prenne la canne ad’hoc, l’animal avait déjà disparu.
Mais il me faudrait des pages et des pages pour retracer toutes les anecdotes de ce voyage !
Et c’est déjà le dernier soir. Le voyage de pêche touche à sa fin. Avant de se séparer de mes nouveaux amis, je leur propose d’aller manger dans un petit resto de Majunga. Et c’est à l’occasion de cette soirée que nous trinquerons encore avec une THB, cette fois-ci, bien fraîche, en appréciant le pistolet-frites ou le romazava-riz !

Le dernier soir entre les malgaches et le vazaha
CHAPITRE 15 : retour à Tana Le lendemain, William et moi reprenons le chemin du retour à bord de sa voiture récemment révisée et qui ne nous aura plus causé d’ennuis notables. Route classique : le parc aux lémuriens et aux croco, Maevatanana, … Et c’est ensuite l’arrivée à l’aéroport et tous les souvenirs qui commencent déjà à se bousculer dans ma tête.
CHAPITRE 16 : épilogue Ce voyage initialement très orienté pêche s’est avéré ensuite être un voyage alliant échange et rencontre avec des gens adorables. Madagascar vaut le coup d’être connu. Certains vous diront que l’île rouge est devenue peu sûre. Avec les précautions d’usage et l’aide d’un chauffeur-guide malgache, la plupart des problèmes (souvent liés à la pauvreté) seront évités.
Alors, allez sillonner, en long et en large, Madagascar. En 4x4, taxi-brousse, à pied, en moto, en VTT, vous ne serez pas déçus.
Et, pour les « voileux » ou les pêcheurs, partir sur plusieurs jours le long de la côte Ouest malgache est une aventure riche en sensations. Vous partagerez, l’espace de vos vacances, le terrain de jeu du peuple Vezo : L’OCEAN !
Et vous reviendrez, comme moi, ravis d’avoir fait un voyage hors du temps, un peu comme le 1er trek que j’avais fait au Groënland.
A vous de jouer !
(Mais, me direz-vous, je suis hors sujet : le carnet de voyage est sur Madagascar et non sur ces contrées froides au Nord du cercle polaire. Je sais : j’y arrive !)
C’est à ce moment-là que mon passe-temps pour la pêche a commencé à devenir une passion, comme j’ai eu celle de l’escalade et que j’ai encore celle du ski de randonnée et du VTT. He oui, je suis un passionné pour tout !
Me voici donc transporter, 30 ans après ce voyage au Groënland, par Air Madagascar pour un vol Paris – Tana avec, en soute, mon « petit » sac à dos habituel de 30 kgs, cette fois-ci rempli de leurres de toutes sortes, de plombs et de moulinets et mon tube de cannes. Je garde précieusement avec moi, en bagage à main, un petit sac comportant appareil photo (tout neuf) et caméra.
L’objectif de mon périple est de naviguer entre Majunga à Soalala (côte NW de Madagascar), durant 12 jours, tout en pêchant. Pour éviter de perdre des jours à monter le projet en arrivant sur place, j’avais donné auparavant toutes les consignes, depuis la France, à un bon guide malgache William: -Pêcher 12 jours sur le Canal du Mozambique avec les piroguiers Vezo en faisant l’A/R Majunga/Soalala, tantôt en bivouaquant, tantôt en dormant dans des petits hôtels locaux du bord de mer. -Le bateau doit être sûr car on navigue loin des côtes et loin de tout. En plus, comme on va faire plus de 400 kms de navigation durant ces 12 jours, le choix se porte tout naturellement sur un bateau à voile plutôt que sur un bateau à moteur, même si la voile peut paraître moins adaptée à la pêche.
Alors quand William me trouve ce trimaran presque flambant neuf de 13 m de long, je suis enthousiasmé.
Notre trimaran de 13 mètres et, un boutre aux voiles dorées par les rayons du soleil levant Outre la logistique nécessaire à ce type de voyage, il ne faut pas prendre à la légère la navigation sur l’Océan Indien qui est réputé pour ses coups de tabac aussi soudains qu’imprévus. Scruter le ciel et le baromètre sont courants pour anticiper un quelconque changement de temps.
CHAPITRE 2 : L’arrivée à Madagascar Donc, après des mois d’attente, me voila enfin à l’aéroport de Tana. Après m’être dégourdi les jambes sur le tarmac, je patiente comme tous pour remplir les formalités habituelles puis je retrouve, avec soulagement, mon tube de cannes et mon sac à dos.
William m’attend à la sortie. Après, se fait le change classique d’Euro en Ariary de l’autre côté du parking de l’aéroport (change plus favorable), et nous voilà partis dans sa voiture qu’il a pris soin de faire réviser. Vue l’épaisseur des billets Ariary, j’ai l’impression d’être vraiment riche !
CHAPITRE 3 : En route vers Majunga

Le Betsiboka dont l’embouchure est situé 200 kms plus loin, à Majunga
Direction Maevatanana, la ville considérée comme la plus chaude de Madagascar, à ce qu’il parait. Après quelques petits soucis de mécanique auto et une pause THB obligatoire, on arrive à la tombée de la nuit dans cette petite bourgade. Pour ceux qui ne connaissent pas la THB, c’est la Tree Horses Beer, une bière des plus rafraîchissantes du monde, ou tout du moins de ces latitudes. S’arrêter dans un petit bar aux couleurs locales et déguster cette bière tout en mangeant des brochettes de zébu, çà commence à sentir vraiment les vacances.
Dans une gargote, avec au menu: brochettes de zébu arrosées de l'incontournable THBEt puis, la vie malgache est aussi faite d’imprévu …
Charrette de zébus portant un bateau, en plein centre de Majunga Le soir, l’incontournable pistolet malgache (n’ayez pas peur, ce pistolet correspond seulement à la cuisse et au haut de cuisse des petits poulets malgaches élevés nécessairement en plein air), et une nuit réparatrice dans un des rares hôtels de la bourgade.
Le lendemain, frais et dispos, nous voici repartis pour Majunga, sans pour autant s’être arrêtés, en cours de route, au Parc national d'Ankarafantsika pour admirer les lémuriens et voir quelques crocodiles dans le lac plein de nénuphars. Bêbêtes sympathiques mais que l’on retrouve encore dans les rivières et les lacs de l’Ile Rouge, malgré le commerce florissant et illégal de leurs peaux pour la maroquinerie.
Je suis content de retrouver Majunga et son atmosphère de ville paisible du bord de mer, où toutes les religions coexistent …
CHAPITRE 4 : les préparatifs Après un repas rapide à base de brochettes de zébus faiblement pimentées au gingembre, nous retrouvons, en ville, les piroguiers avec qui je vais partir 12 jours en mer : Toumb, Djeffa et Jocelin. On discute sur les derniers préparatifs, on fait la checklist des choses indispensables à emporter puis on se répartit les tâches : les piroguiers préparent le trimaran pendant que William et moi allons faire les courses. Dans le magasin, on s’est fait remarquer quand on a chargé, dans les deux caddies, entre autres, 12 bouteilles d’eau de 5 litres.
Ce soir, on dort près du lieu d’embarquement car le départ est matinal (6H) … mais ce sera, par la suite, monnaie courante, car la vie sera dictée par les levers et couchers du soleil, un juste retour à la nature.
CHAPITRE 5 : le grand départ vers l’inconnu L’aurore commence à poindre quand nous arrivons sur la plage avec toutes nos affaires. C’est le moment d’embarquer tout le chargement sur le bateau pour 12 jours: denrées alimentaires, eau, THB, coca-cola, …., grosse glaciaire, sacs à dos et … matériel de pêche, bien sûr. Finalement, on ne met les voiles que vers 8H30. La côté s’éloigne et l’aventure commence !
Les 3 navigateurs hors-pair s’activent à leurs tâches. Par la suite, je comprendrai que leurs tâches sont prédéfinies: -Toumb est le capitaine du bateau : un grand gaillard costaud, toujours souriant, très bon navigateur et pêcheur. La mer, comme pour tour les Vezos, est SA vie ! -Son cousin, Jocelin. Tranquille, il sait avoir le geste précis et rapide dans les manœuvres de cordage. Il plonge(rait) même parmi les requins pour libérer un fil de pêche du gouvernail. En plus, il sait préparer les poissons fraîchement pêchés et cuire le repas sur le bateau, alors que le celui-ci file sur l’eau, poussé par le vent. -Enfin, Djeffa, un vieux pêcheur qui a roulé sa bosse sur toute la côte NW de Madagascar. En discutant avec eux, il s’avèrera qu’il est un des rares bons pêcheurs malgaches à ne pas être Vezo, puisqu’il viendrait des Hautes Terres, comme on dit là-bas. Age indéfinissable : 55 à 65 ans ? Je n’ai pas réussi à savoir…
Jocelyn, Djeffa et Toumb (de gauche à droite) Mais pourquoi 3 navigateurs pour un trimaran de 13m ? Je ne suis pas navigateur. J’ai donc appris plein de choses, entre ou même pendant mes parties de pêche : manœuvrer les 2 voiles n’est pas toujours aisé surtout qu’il faut toujours quelqu’un à la barre pour bien orienter le bateau. Parlons de l’accostage : en France, il y a beaucoup de ports avec leurs digues et leurs quais. Alors, il est souvent facile de s’arrimer au quai. Ici, pas de port mais uniquement une côte avec ses vents pas toujours favorables et ses fonds marins cachant des récifs ou des hauts-fonds. Alors, quand il faut, par exemple, accoster sur une plage où il y a une petite houle de 70 cms et un vent de mer qui pousse inexorablement l’embarcation vers la plage, la manœuvre de remonter face au vent, lancer l’ancre, puis libérer de la corde pour approcher le bateau près de la côte afin d’avoir pied pour transférer nos affaires sur la plage, n’est pas chose facile. Un bateau, surtout un trimaran en fibre de verre, est fragile. Chaque manœuvre doit être faite par l’équipage avec précision et de façon synchrone : on n’a pas droit à l’erreur. Un coup de chapeau donc à ces 3 Vezos !
Mais je m’égare, je m’égare. Revenons donc à mon voyage !
Le premier jour, le vent est fort. Il faut protéger nos affaires dans des sacs poubelles de 100 litres pour éviter que les embruns ne mouillent nos duvets et vêtements. Néanmoins, en fin de journée, à l’occasion d’une accalmie, je mets 2 cannes à l’eau pour pêcher à la traîne mais le bateau poussé par les vents file trop vite (8-9 nœuds). Enfin, Toumb décide de lofer les voiles pour continuer au moteur. Bingo ! Trois-quatre thazars apprécient mes leurres sur les derniers kms !
Thazard (ou thon banane) pêché par ToumbCHAPITRE 6 : 1er bivouac A la fin de cette 1ère journée, chahutés par les vents, nous accostons enfin dans la paisible baie d'Ampitsopitsoka (après l'île de Nosy Makamby) près d’un petit village de pêcheurs. Vision hors du temps, en tout cas, loin des tumultes de la vie citadine européenne. J’apprécie d’être là plutôt que d’être coincé dans les bouchons du périphérique toulousain. Une petite échoppe vend le strict nécessaire aux villageois, collecte et congèle leurs poissons destinés à la vente à Majunga (situé à plus de 40 kms de piste). Et puis, le marché couvert. Encore ouvert ? Quand j’y arrive pour acheter des fruits et des légumes (la chaleur des Tropiques dégrade rapidement les fruits et légumes sur un bateau), il est quasi vide : c’est normal, il est 17H. Néanmoins, j’arrive à acheter quelques tomates, bananes et mangues. Super !
Quand je reviens au bivouac, il fait presque nuit et Djeffa est déjà en train de préparer le repas du soir sur une feu de bois et de charbon. On se partage 2 THB fraîches (vive la glaciaire) en discutant, bercés par la brise légère qui a remplacé le vent. Les tentes sont vite montées, le repas à base de riz, de poisson et d’épices est dégusté (succulent). Nous commençons à sentir la fatigue de la journée. Allez, au lit, tout en admirant la voûte céleste de l’Hémisphère Sud!
Plage du village où attendent les pirogues des pêcheursCHAPITRE 7 : le rythme des journées s’établit, immuable … Les trois jours suivants seront bercés par le même rythme : réveil au lever du jour, et après un petit déjeuner rapide, on range nos affaires puis on lève les amarres. Le vent étant plus faible, la pêche à la traîne est plus agréable. Mais, la pêche n’est qu’un prétexte pour admirer cette côte sauvage, pour croiser les pirogues à balancier des pêcheurs et les boutres de commerce qui rallient tous les ports de la côte Ouest de Madagascar. Et puis, il y a mon équipage malgache que j’apprends à connaître au fil des jours. La barrière de la langue (ils parlent un français rudimentaire et moi, je ne connais pas le malgache), le choc des cultures, la différence de niveau de vie s’estompent progressivement grâce à notre activité partagée en commun, tout au long de la journée : la pêche. Sur un bateau, il y a toujours quelque chose à faire et même dormir, c’est faire quelque chose, sous ces latitudes. Je commence à prendre l’état d’esprit du « Mora-mora ».
Quand on ne traîne pas, on fait de la palangrotte souvent le bateau ancré. Je compare mon matériel sophistiqué de pêche au matériel rudimentaire des malgaches, mais aussi le nombre de prises attrapées par chacun. Ils pêchent à la main ou au pied avec du gros fil de nylon alors que j’utilise de la tresse presque dernier cri sur des cannes en fibre de carbone. On échange nos méthodes de pêche : j’essaie de pêcher de leur façon pendant que Toumb teste une de mes cannes. La glace fond entre nous et une saine et simple amitié commence à se dessiner. Pas de chichi – on partage tout, le temps d’un voyage et même si l’on sait que chacun retrouvera, plus tard, ses soucis et sa façon de vivre, on partage simplement une expérience commune sans enjeu, sans compétition. Et pourtant, j’ai été un peu déçu de ne pas arriver à leur niveau. Mais, c’est comme çà, 12 jours de pêche par an ne remplaceront jamais les 300 jours qu’ils effectuent depuis leur plus jeune âge.
CHAPITRE 8 : ma 1ère carangue Je pourrais parler longuement de toutes ces captures de poissons exotiques, tous plus combatifs, colorés les uns que les autres, mais je ne retiendrai, ici, que le jour de pêche avant d’arriver à Soalala, une des premières villes coloniales et évangélisées de l’île mais aussi un des comptoirs majeurs de l’esclavage sévissant en Afrique de l’Est. Il ne reste, à ce jour, que certaines bâtisses coloniales dont celle où j’ai logé durant plusieurs nuits.
Donc, ce jour là, à l’entrée de la baie de Soalala, ma 1ère carangue, ce poisson mythique par sa combativité, mord à ma ligne. Un combat rugueux de près de 15 mn s’établit. L’issue parait incertaine, le poisson s’appliquant à faire des rushs insistants qui font chanter le frein du moulinet, plier la canne et durcir tous les muscles de mon corps. Je commence à avoir mal au dos. Je me réfugie avec ma canne en tension dans la poupe du trimaran pour éviter tout déséquilibre résultant des coups de boutoirs insistants de cette mémère appelée aussi GT (pour carangue à Grosse Tête). Mais le poisson commence à être fatigué et je commence à distinguer, dans cette mer cristalline, un gros médaillon argenté à quelques dizaines de mètres du bateau. C’est mon poisson ! Il voit le bateau et, de peur, dans un dernier élan, tente de s’échapper en s’enfonçant dans les profondeurs. Jusqu’au dernier moment, l’issue est incertaine et la tension est à son comble. Enfin, la carangue de 15 kgs, une boule de muscles, émerge et Toumb la monte sur le bateau !
Equipage Vezo, carangue et trimaran, sur la plage de Soalala Même si la pêche est considérée pour certains comme un acte barbare (tout un chacun mange du poisson … alors, comment arrive t-il dans notre assiette ?), je suis toujours aussi ravi de me mesurer à un tel poisson. La surprise de l’attaque, l’indécision du combat, les moments d’effervescence sur le bateau, surtout quand il commence à passer sous le bateau, au risque de casser le fil ou la canne, …. sont autant d’ingrédients qui caractérisent cette pêche ludique. Ludique ? Mais pas que. N’est-ce pas un retour au plaisir primitif où l’homme partait pêcher ou chasser pour subsister et donner à manger à sa famille, voire à son clan. Je sais, me direz-vous, cette époque est révolue. C’est vrai ! Mais elle avait l’avantage de faire la fête quand, après une période de disette, on ramenait à manger.
En tout cas, après coup, on a fait la fête sur le bateau en trinquant autour d’une THB un peu moins fraîche (au bout de plusieurs jours, la glace commençait à fondre dans la glaciaire).
Trinquons sur le trimaran avec une bonne THB CHAPITRE 9 : arrivée à Soalala Nous arrivons le soir à Soalala et retrouvons William qui avait préféré prendre le taxi-brousse pour rejoindre la bourgade. Issu des hauts-plateaux, il a une forte appréhension de la mer et ne s’y baigne même pas. Les différences entre les malgaches des hauts-plateaux et ceux de la côte transpirent encore aujourd’hui sur des choses simples comme çà, même si le brassage de la population tend à combler ces différences. En tout cas, je suis heureux de le retrouver et alors que l’équipage Vezo cherche à accoster le trimaran dans le bras de mangrove abrité de vent et de la houle, William et moi trouvons cet hôtel, ancienne maison coloniale, qui donne sur le bac.
Bâtisse coloniale devenu hôtel, à Soalala (à gauche) Les 3 pêcheurs nous rejoignent à la gargote après avoir rangé le bateau et trouvé un endroit pour dormir. Il fait déjà nuit : les rues au sol mélangé de terre et de latérite sont faiblement éclairées mais une douce quiétude émane de ces lieux. Nous commandons des brochettes de zébu accompagnées de frites, pour certains, du romazava, plat traditionnel malgache constitué de zébu, de bred mafana et de riz, pour les autres. Tout le monde est content surtout que l’on trinque encore, une THB ou un coca-cola à la main. Non, on n’est pas devenus des poivrots, à raison d’1THB par jour. Juré ! Déjà, autour de la table, on parle déjà des prochains jours de pêche en itinérant et des coins magiques où l’on peut popper. J’ai hâte d’y être. Une petite voix me dit : calme-toi, be cool (more-mora). Ah, quand nos vieux démons d’européens remontent en surface. Et c’est avec une joie indescriptible que je retrouve un lit douillet dans lequel je m’endors, berc�� encore par le bruit du vent et des vagues !
CHAPITRE 10 : pêches à la journée depuis Soalala Les prochains jours sont tranquilles et consacrés exclusivement à la pêche à la palangrotte. Et oui, comme on a élu domicile à Soalala, on part léger, le matin, pour le large. Fini le chargement des affaires sur le bateau. Aujourd’hui, on emporte notre simple matériel de pêche et le repas de midi à base de fruits du moment (bananes, mangues) et de biscuits. D’ailleurs, comme d’habitude, il fait beau et le vent s’est calmé : conditions idéales pour naviguer, pêcher et vivre sur le bateau en parfaite sérénité. C’est vrai que le repas de midi est simplifié mais goûtez une banane ou une mangue fraîchement cueillies, et vous m’en direz des nouvelles : rien à voir avec ces fruits insipides importés en France. Et puis, on sera tout content de manger, ce soir, dans une quelconque gargote de Soalala. On ne fait que de la palangrotte ? Non, on fera quand même un peu de traîne pour rejoindre les eaux profondes mais ce n’est qu’histoire de se mesurer aux thazards et barracudas du coin. Je sais, me direz-vous, là, je suis parfaitement en contradiction avec la pêche constituée comme un moyen de subsistance … mais il faut bien s’entraîner pour devenir un bon pêcheur et j’ai encore de la marge.
Le triplet des 3 carangues + un beau barracuda, un après-midi de pêche Donc, nous voici partis à la journée pour des moments encore riches en émotions. Je me rappellerai simplement de ces 3 carangues de 15, 20 et 25 kgs prises en 2H près des côtes. Les rejeter à l’eau après la photo ? Je n’ai pas osé le faire car les pêcheurs malgaches n’auraient pas compris : les manger ou les vendre est plus dans la culture Vezo. Et puis, ce geste omis est sans commune mesure avec ce chalutier qui a dragué systématiquement le fond, en détruisant tout sur son passage, juste en face d’un petit village de pêcheurs et ce pendant une journée et une nuit. Après le passage de ce chalutier qui pêche à quelques centaines de mètres des côtes seulement, ce sera le no man’s land au fond (ou plutôt, le no fish’s land). Les pêcheurs seront donc contraints soit de déplacer leur village, ce dont je doute, soit de pêcher plus au large sur leurs frêles embarcations, au péril de leur vie…
Chalutier draguant, en toute illégalité, les fonds marins, près d’un village de pêcheurs CHAPITRE 11 : un voyage de pêche, mais pas que ! En lisant ces lignes, vous me direz : « Ben, tu n’as fait que pêcher ». Et bien, paradoxalement, je vous répondrai « Pas que ». C’est sans compter : -l’amitié qui s’est tissée au fil des jours avec l’équipage Vezo et William. Au bout de quelques jours, les blagues allaient bon train. On a eu de bonnes parties de rigolade. -les échanges effectués avec les gens rencontrés : oainsi, cette malgache qui voulait me vendre tout son étale présentant ses pierres semi-précieuses et sa maroquinerie, avec toute la gentillesse du monde, bien sûr. Vous devinerez que je n’ai pas tout acheté, j’aurais eu un excédent de bagages dans l’avion du retour. oMais aussi, le geste si particulier que faisait systématiquement Toumb en mer quand il ouvrait une THB. Avant de commencer à la boire, il en versait un peu dans l’eau. Les jours avançant, çà me démangeait de plus en plus de lui poser la question « Pourquoi fais-tu çà ? ». Je soupçonnais une superstition ou fady, si répandue à Madagascar. Et puis, un jour, à ma question, il me répondit : « c’est pour respecter nos morts », une forme de partage, peut-être. Je n’en sus pas plus. C’est comme l’autre fois quand il me dit : « Au fait, tu n’as pas embarqué des pistaches sur le bateau ? Au large de l’île de Nosy Makamby, çà porte malheur ». « Non» répondis-je. Il faut toujours respecter les traditions du pays qui nous reçoit. -les paysages à couper le souffle qui révèlent une nature à l’état brut. Je me souviendrai longtemps de cette attente de la marée haute, à 200 m de la plage, pour accoster. Ce jour-là, il faisait très chaud, le soleil était au zénith, un vent chaud renforçait le dessèchement. Je n’aspirais qu’à une seule chose : me mettre à l’ombre d’un ravenala ou d’un quelconque arbuste pour manger quelques bananes et mangues constituant mon repas de midi. L’eau était chaude comme l’air. Presque l’enfer pour un européen ! Tout incitait à ne plus bouger et à attendre que la fournaise se passe et que la mer monte. Le bateau flottait dans 1m30 d’eau. Les vagues étaient coupées par le vent violent. Mon cerveau se ramollissait : je voulais maintenant me dégourdir les jambes, manger ou faire la sieste, en tout cas, ne pas surchauffer sur le bateau. Tant bien que mal, je remplis mon sac étanche de mon appareil photo, ma caméra, mes fruits, ma crème solaire, mes papiers. Je chausse mes sandales avec velcro et me voilà parti en marchant dans l’eau agitée et trouble, turquoise et pâle, chaude comme un bouillon, portant à bout de bras mon précieux sac. 200m à marcher dans l’eau avec les vagues de 40 cms qui vous bousculent, c’est long, surtout quand vous avez quelquefois jusqu’au torse. Et surtout que, comble de malheur, le velcro de mes sandales ne tient plus. Je suis donc alors contraint de trainer mes pieds sur le sable, chahuté par les flots, au risque d’être tout trempé voire déséquilibré. Comme si je voulais encore plus faire durer le plaisir ! Parcourir 200m dans ces conditions, c’est long, même très long ! Surtout qu’il peut y avoir des petites bêtes cachées dans le sable invisible qui ne se gêneraient de me piquer avec leur venin … et on est loin de tout, ici. Enfin, j’arrive sur la plage : le vent, toujours aussi chaud, soulève maintenant le sable sec qui fouette mes jambes. Vite un abri, un arbre ! Je tourne la tête autour de moi : rien sur cette langue de sable désolée, mis à part un pin rabougri à force d’être chahuté par le vent et les tempêtes.
La plage battue par le vent, séparant la mangrove de la mer. Mais où est l’ombre ?Le pin prodigue une ombre fine et incertaine. Je ne peux que m’y mettre, seule la position en tailleur me permet d’être relativement à l’ombre. Pour manger, çà ira mais pour dormir, je pourrai repasser. Et, me voilà donc sortant mes précieux fruits que je mange avec délice, malgré l’enfer qui m’entoure. L’avarice de mes gestes ne suffit pas à sentir la forte chaleur s’insinuer en moi. Mon bon ami qu’était le soleil à son lever est devenu mon pire ennemi. Je n’aspire maintenant qu’à une seule chose : vivement qu’il descende à l’horizon. Le trimaran est toujours posté au large, attendant la marée haute, si hypothétique en ces instants de quasi-détresse. Il faut rester zen, se ressaisir. Ce n’est que passager, me dis-je. Mais combien de personnes ont dû endurer des conditions bien plus dures dans ces contrées hospitalières un jour, inhospitalières un autre? Heureusement que ce jour a été le seul de mon périple et que tous les autres jours ont été source d’émerveillement au quotidien ! Finalement, c’est bien que la nature nous rappelle que c’est elle qui dicte sa loi et que nous autres, pauvres humains, ne pouvons que subir et l’accepter. Une petite leçon d’humilité ! J’ai oublié de mentionner qu’un petit village de pêcheurs (Ambalojoby) existe en ces lieux et, alors que je me lamentais sur mon « triste sort », 3 hommes étaient en train de construire, en plein soleil, sous cette chaleur accablante, une case. Deuxième leçon d’humilité ! Pourtant, le paysage environnant était beau à couper le souffle. Mais, ce jour là, je l’ai tout juste apprécié.
Le trimaran attendant, en pleine chaleur, la marée haute pour accoster CHAPITRE 12 : et la suite, me direz-vous ? Je me suis perdu dans mes songes. Revenons à nos poissons et au séjour !
Après un dernier soir passé à déguster les petites brochettes de zébu vendues dans une gargote de la rue principale d’Ananalava, nous voici repartis avec tout notre barda en direction de Majunga. Le but est cette fois-ci de nous rapprocher des côtes en poppant ou en surfcastant. Pour cela, nous devrons bivouaquer à d’autres endroits, tout aussi envoûtants. Mais ce n’était sans compter l’avarie du gouvernail... J’étais en train de pêcher à la palangrotte sur des coraux quand ma ligne s’est retrouvée coincée. Vu la profondeur de fil immergé (plus de 70m), je ne voulais pas casser le fil. J’ai alors demandé à Toumb de revenir à la hauteur de l’hameçon pour le libérer, ce qu’il fit. Et là, à l’occasion d’une manœuvre délicate au moteur, deux points d’attache sur les quatre (j’ai su après que c’étaient les moins importants) se sont arrachés. Stupeur à bord ! Le gouvernail est un des éléments majeurs du bateau. On était au milieu de nulle part, à plus de 100 kms de Majunga. Il était 15H. Que faire ? Revenir, comme projeter initialement, par sauts de puce, aux risques d’essuyer un petit grain OU rentrer avec le vent favorable actuel ? Je sentais Toumb hyper-concentré, soupesant le pour et le contre. J’aurais bien aimé continuer à explorer la côte tout en pêchant. Toumb le savait aussi, mais çà aurait été prendre des risques inutiles. Aussi, quand il nous dit : « on rentre à la faveur du vent qui va pousser le bateau », personne ne l’a contredit. Et nous voilà partis pour 9H de voile non-stop. Et quand nous avons vu le phare indiquant Majunga, puis les premières lueurs, nous avons commencé à souffler. L’accostage (aisé) se fit de nuit à 22H. Impossible à cette heure tardive de trouver facilement une chambre d’hôtel. Alors, Toumb me demanda d’attendre quelques mns sur le bateau puis, revint souriant en me disant « c’est bon. Je t’ai trouvé une case pour dormir ». J’ai alors découvert ma chambre, au confort sommaire mais suffisant après cette lonnnngue journée qu’on avait eue (on pêchait depuis 6H de matin). Je n’ai su que le lendemain que Toumb avait en fait demandé à son fils déjà endormi de libérer sa chambre pour l’invité. C’est çà aussi Madagascar et ses gens accueillants.
CHAPITRE 13 : la réparation du gouvernail et le perfectionnement du trimaran
Après la nuit courte mais réparatrice qui s’en suivit, c’est avec le soleil habituel que je me suis réveillé. Le petit déjeuner et la douche bienfaitrice achevés, nous nous sommes retrouvés devant le bateau à résoudre le problème des 2 attaches arrachées. La solution étant trouvée, je suis parti me promener en ville avec William pendant que nos 3 pêcheurs aidés du mécanicien commençaient les réparations. Quand nous sommes rentrés à 16H, quelle ne fût pas notre surprise de voir le gouvernail réparé, mais aussi une esplanade en bois de 3 mètre carrés, aménagée pour me faciliter les lancers de popper. Belle esplanade reliant la coque à un des flotteurs. L’avenir prouvera que cette esplanade est propice aux lancers appuyés comme aux siestes ….
Pêche à la palangrotte sur cette plate-forme: le piedCHAPITRE 14 : pêches à la journée Les jours suivants, nous avons pêché en partant de Majunga avec le même rythme : départ au lever du jour, retour au coucher du soleil. De bien belles journées de pêche à la palangrotte et à la traîne, principalement. Mais pas que ! - Un jour, on était en train de pêcher quand on entend un souffle puissant, sourd et profond. Le temps qu’on regarde dans la bonne direction, on voit la moitié d’une belle baleine à moins de 100m de nous. Inutile de vous dire que je n’ai pas pu prendre mon appareil pour immortaliser ce précieux moment. - Une autre fois, on venait juste de lancer l’ancre au large de nulle part. Je m’apprête à pêcher à l’appât quand je discerne la pointe d’un marlin, à moins de 50m, en train de chasser. Autant vous dire que le temps que je prenne la canne ad’hoc, l’animal avait déjà disparu.
Mais il me faudrait des pages et des pages pour retracer toutes les anecdotes de ce voyage !
Et c’est déjà le dernier soir. Le voyage de pêche touche à sa fin. Avant de se séparer de mes nouveaux amis, je leur propose d’aller manger dans un petit resto de Majunga. Et c’est à l’occasion de cette soirée que nous trinquerons encore avec une THB, cette fois-ci, bien fraîche, en appréciant le pistolet-frites ou le romazava-riz !

Le dernier soir entre les malgaches et le vazaha
CHAPITRE 15 : retour à Tana Le lendemain, William et moi reprenons le chemin du retour à bord de sa voiture récemment révisée et qui ne nous aura plus causé d’ennuis notables. Route classique : le parc aux lémuriens et aux croco, Maevatanana, … Et c’est ensuite l’arrivée à l’aéroport et tous les souvenirs qui commencent déjà à se bousculer dans ma tête.
CHAPITRE 16 : épilogue Ce voyage initialement très orienté pêche s’est avéré ensuite être un voyage alliant échange et rencontre avec des gens adorables. Madagascar vaut le coup d’être connu. Certains vous diront que l’île rouge est devenue peu sûre. Avec les précautions d’usage et l’aide d’un chauffeur-guide malgache, la plupart des problèmes (souvent liés à la pauvreté) seront évités.
Alors, allez sillonner, en long et en large, Madagascar. En 4x4, taxi-brousse, à pied, en moto, en VTT, vous ne serez pas déçus.
Et, pour les « voileux » ou les pêcheurs, partir sur plusieurs jours le long de la côte Ouest malgache est une aventure riche en sensations. Vous partagerez, l’espace de vos vacances, le terrain de jeu du peuple Vezo : L’OCEAN !
Et vous reviendrez, comme moi, ravis d’avoir fait un voyage hors du temps, un peu comme le 1er trek que j’avais fait au Groënland.
A vous de jouer !
Du Québec au Chili à vélo English translation pending
Bonjour, nouvellement inscrit je suis à la recherche de conseils plutôt précis sur un périple que j'aimerais effectuer le plus rapidement possible. J'ai des fourmis.
Je ne connais pas mon parcours parfaitement c'est pourquoi je suis sur ce forum. Approximativement, j'aimerais arriver à Quebec ou Montreal, pour ensuite voir des amis à Pittsburgh et New-York. Ensuite direction la Nouvelle Orléans, puis les grands espaces (Vallée de la Mort, forêt de séquoias, Gand Canyon ...) pour enfin arriver en Californir (San Fransisco et Los Angeles). Mon parcours est en quelque sorte "musical", étant un grand mélomane et amoureux de musique Blues, Rhythm'N'Blues, Rock'N'Roll, Soul et Funk. Cela implique de nombreux arrêts "en ville" et chez certains disquaires. Parallèlement à cela je recherche le calme, la nature, la montagne, les lacs ... Mais voulant parcourir ces chemins à vélo, je me pose sans arrêts des questions sur ma date de départ, sur le climat ... Petite précision : je fais du vélo mais je ne suis jamais parti de cette manière. Je m'autorise une année de congé donc pour découvrir cette partie des USA et par la suite descendre en Amérique du Sud. Je ne m'interdirais pas un peu de "triche" en utilisant cars et autres trains.
Si l'argent et le temps le permettent, je rentrerais en France en passant par l'Australie et l'Asie ... On en reparlera.
Donc pour l'instant, je suis "prêt" à partir pour les Amériques, pourquoi pas fin septembre, mais vous l'aurez compris, j'ai plein de questions sans réponses et donc un peu d'appréhension.
Je compte donc sur ce forum, sur vous, pour m'éclairer un peu.
Je n'ai pas encore de site ou de blog, tout simplement parce que j'en suis encore au tout début de ma préparation.
Merci à vous et à bientôt.
Tom.
Je ne connais pas mon parcours parfaitement c'est pourquoi je suis sur ce forum. Approximativement, j'aimerais arriver à Quebec ou Montreal, pour ensuite voir des amis à Pittsburgh et New-York. Ensuite direction la Nouvelle Orléans, puis les grands espaces (Vallée de la Mort, forêt de séquoias, Gand Canyon ...) pour enfin arriver en Californir (San Fransisco et Los Angeles). Mon parcours est en quelque sorte "musical", étant un grand mélomane et amoureux de musique Blues, Rhythm'N'Blues, Rock'N'Roll, Soul et Funk. Cela implique de nombreux arrêts "en ville" et chez certains disquaires. Parallèlement à cela je recherche le calme, la nature, la montagne, les lacs ... Mais voulant parcourir ces chemins à vélo, je me pose sans arrêts des questions sur ma date de départ, sur le climat ... Petite précision : je fais du vélo mais je ne suis jamais parti de cette manière. Je m'autorise une année de congé donc pour découvrir cette partie des USA et par la suite descendre en Amérique du Sud. Je ne m'interdirais pas un peu de "triche" en utilisant cars et autres trains.
Si l'argent et le temps le permettent, je rentrerais en France en passant par l'Australie et l'Asie ... On en reparlera.
Donc pour l'instant, je suis "prêt" à partir pour les Amériques, pourquoi pas fin septembre, mais vous l'aurez compris, j'ai plein de questions sans réponses et donc un peu d'appréhension.
Je compte donc sur ce forum, sur vous, pour m'éclairer un peu.
Je n'ai pas encore de site ou de blog, tout simplement parce que j'en suis encore au tout début de ma préparation.
Merci à vous et à bientôt.
Tom.
Formalités après un mariage franco-camerounais: transcription, demande de visa, etc English translation pending
Bonjour à tous !
Après 10 mois de démarches avec le consulat de France à Douala et la mairie de Douala 1er, et grâce à la précieuse aide récoltée sur ce site (merci merci !!) j'ai enfin pu épouser mon bien aimer le 24 janvier 2015.
Je viens donc à nouveau vers vous pour puiser des informations utiles de votre expérience.
Tout d'abord, pour la retranscription : dossier déposé directement le 26 janvier. On s'est rendu compte par nous même il y a une semaine qu'il y avait une erreur de frappe sur notre acte de mariage dans un des noms de famille du père (inversion d'une seule lettre, un A à la place d'un E). C'est assez frustrant car la mairie nous avait convoqué le 20 janvier pour leur remettre le CCAM et vérifier les actes de mariage avant signature (heureusement car il y avait déjà de multiples erreurs qu'on a corrigé). Cette erreur n'y figurait pas, ils ont donc été fichu de remodifier de travers l'acte grrr ! On a tout de suite contacté la mairie qui nous a demandé de lui remettre les deux originaux de l'acte pour modification, chose impossible puisque l'un était déjà au consulat, l'autre avec moi en France. J'ai appelé le consulat qui m'a demandé de formuler ma requête par mail, chose faite ce jour, pour lui demander de ne pas retranscrire cette erreur sur le livret de famille ainsi que sur l'acte. J'ai très peur que cette petite erreur retarde notre dossier !! Qu'en pensez-vous ? Combien de temps en moyenne dure la retranscription (car bien sûr au consulat ils ne donnent aucun délais)
Ensuite, pour faire une demande de visa long séjour pour conjoint français : Mieux vaut se renseigner à l'avance pour gagner du temps. J'ai déjà téléchargé le formulaire de demande et pièces à fournir. Et il est écrit qu'après le dépôt de demande de visa, il faut prendre RDV avec l'OFII de Yaoundé pour des examens médicaux et test de français. Est-ce que quelqu'un parmis vous est déjà passé par là ? Qu'est-il demandé lors de ces examens ? Est-ce difficile ? Comment peut-on s'y préparer ? Y a-t-il des vaccins obligatoires à avoir pour entrer dans le territoire français qu'il peut déjà faire par avance ? Nous voulons gagner un maximum de temps pour être réunis le plus vite possible, comme vous le comprenez si bien tous, c'est une torture d'être séparé de l'être aimé. Je me réfère beaucoup à une amie qui a épousé un japonais en avril dernier, et il n'a pas eu à passer ces étapes au Japon, par contre c'est l'OFII en France qui lui a fais passer les test de français. Mon mari va-t-il aussi être suivi par l'OFII en France ?
Voilà ça fais déjà pas mal de questions, les autre viendront au fur et à mesure. Merci d'avance !
Cécile
Après 10 mois de démarches avec le consulat de France à Douala et la mairie de Douala 1er, et grâce à la précieuse aide récoltée sur ce site (merci merci !!) j'ai enfin pu épouser mon bien aimer le 24 janvier 2015.
Je viens donc à nouveau vers vous pour puiser des informations utiles de votre expérience.
Tout d'abord, pour la retranscription : dossier déposé directement le 26 janvier. On s'est rendu compte par nous même il y a une semaine qu'il y avait une erreur de frappe sur notre acte de mariage dans un des noms de famille du père (inversion d'une seule lettre, un A à la place d'un E). C'est assez frustrant car la mairie nous avait convoqué le 20 janvier pour leur remettre le CCAM et vérifier les actes de mariage avant signature (heureusement car il y avait déjà de multiples erreurs qu'on a corrigé). Cette erreur n'y figurait pas, ils ont donc été fichu de remodifier de travers l'acte grrr ! On a tout de suite contacté la mairie qui nous a demandé de lui remettre les deux originaux de l'acte pour modification, chose impossible puisque l'un était déjà au consulat, l'autre avec moi en France. J'ai appelé le consulat qui m'a demandé de formuler ma requête par mail, chose faite ce jour, pour lui demander de ne pas retranscrire cette erreur sur le livret de famille ainsi que sur l'acte. J'ai très peur que cette petite erreur retarde notre dossier !! Qu'en pensez-vous ? Combien de temps en moyenne dure la retranscription (car bien sûr au consulat ils ne donnent aucun délais)
Ensuite, pour faire une demande de visa long séjour pour conjoint français : Mieux vaut se renseigner à l'avance pour gagner du temps. J'ai déjà téléchargé le formulaire de demande et pièces à fournir. Et il est écrit qu'après le dépôt de demande de visa, il faut prendre RDV avec l'OFII de Yaoundé pour des examens médicaux et test de français. Est-ce que quelqu'un parmis vous est déjà passé par là ? Qu'est-il demandé lors de ces examens ? Est-ce difficile ? Comment peut-on s'y préparer ? Y a-t-il des vaccins obligatoires à avoir pour entrer dans le territoire français qu'il peut déjà faire par avance ? Nous voulons gagner un maximum de temps pour être réunis le plus vite possible, comme vous le comprenez si bien tous, c'est une torture d'être séparé de l'être aimé. Je me réfère beaucoup à une amie qui a épousé un japonais en avril dernier, et il n'a pas eu à passer ces étapes au Japon, par contre c'est l'OFII en France qui lui a fais passer les test de français. Mon mari va-t-il aussi être suivi par l'OFII en France ?
Voilà ça fais déjà pas mal de questions, les autre viendront au fur et à mesure. Merci d'avance !
Cécile
1 mois en août au Japon - itinéraire English translation pending
Bonjour à tous,
Après avoir longuement réfléchit et écouter vos conseils... et j'hésite bien sur encore sur certains points... voici mon idée d'itinéraire pour notre prochain voyage de 30 jours au Japon en août/septembre prochain :
- 7 jours à Tokyo - 1 jour à Shiroichi pour voir le village des renards (ça je ne suis encore pas sur sur...) - 4 jours à Osaka (dont 1 à Universal studio) - 1 jour à Naoshima (nuit sur place) - 1 jour à Teshima - 1 jour inushima avec retour sur Okayama (ou peut être que je peux faire Teshima et Inushima en 1 journée ?) - 1 jour à Fukuyama pour aller au Port de Tomonura avec peut être une nuit sur Sensui-jima ou directement à Tomonura - 4 jours à Hiroshima - Direction Kyushu : Kagoshima 2 jours - Yakushima 2 jours - Fukuoka 1/2 jours - retour sur tokyo avec un arrêt à kanazawa (en dormant sur place) - 4 jours tokyo
Je sais que je reste beaucoup de jours à Tokyo et Hiroshima mais nous avons beaucoup d'amis à voir sur place :)
Qu'en pensez vous ? Avez vous des conseils à me donner ?
Merci d'avance !
Bonne journée !
Après avoir longuement réfléchit et écouter vos conseils... et j'hésite bien sur encore sur certains points... voici mon idée d'itinéraire pour notre prochain voyage de 30 jours au Japon en août/septembre prochain :
- 7 jours à Tokyo - 1 jour à Shiroichi pour voir le village des renards (ça je ne suis encore pas sur sur...) - 4 jours à Osaka (dont 1 à Universal studio) - 1 jour à Naoshima (nuit sur place) - 1 jour à Teshima - 1 jour inushima avec retour sur Okayama (ou peut être que je peux faire Teshima et Inushima en 1 journée ?) - 1 jour à Fukuyama pour aller au Port de Tomonura avec peut être une nuit sur Sensui-jima ou directement à Tomonura - 4 jours à Hiroshima - Direction Kyushu : Kagoshima 2 jours - Yakushima 2 jours - Fukuoka 1/2 jours - retour sur tokyo avec un arrêt à kanazawa (en dormant sur place) - 4 jours tokyo
Je sais que je reste beaucoup de jours à Tokyo et Hiroshima mais nous avons beaucoup d'amis à voir sur place :)
Qu'en pensez vous ? Avez vous des conseils à me donner ?
Merci d'avance !
Bonne journée !
Itinéraire 19 jours Rajasthan via Bénarès English translation pending
Bonjour à vous tous,
Je me suis inscris sur ce forum dans le but de pouvoir échanger, et ainsi avoir des bons conseils 😉 Ainsi, nous comptons partir avec un couple d'ami au Rajasthan du 25 juillet au 12 Aout 2015 soit 19 jours. Nous passons par l'agence local GOPAL KUMAR (chauffeur + toyota innova). (A ce jour très satisfait de nos échanges)
Cependant, j'ai besoin de vos différents conseils concernant l'itinéraire qui est actuellement en construction, je vous consulte donc, vous les passionnés du Rajasthan ou bien voyageurs :) !
25 juil –: arrivée à Delhi. Nuit à Delhi
26 juil : Départ pour Mandawa (6 heures)
27 juil : Mandawa-Bikaner (4 heures) Visite du fort l'après-midi.
28 juil : Bikaner-Jaisalmer (6/7 heures)
29 juil : Jaisalmer:
Pour le Camel safari il faudrait une journée de plus selon l'agence local, ainsi peux-t on gratter un jour sur une étape ?
30 juil : Jaisalmer-Jodhpur (6 heures)
31 juil : Jodhpur. Visite du fort et survol en Tyrolienne.
1 août : Jodhpur-Udaipur (6 heures)
2 août : Udaipur.
3 août : Udaipur (Vélo possible)
4 août : Udaipur -Jaipur (6 heures)
5 août : Jaipur Visite de la ville et fort d'Ember.
6 août : Balade à dos d'éléphant et fin de la visite.
7 août : Jaipur – Agra (Fathepur Sikri en route ?)
8 août : Agra. En soirée train de nuit pour Varanasi.
9 août : Varanasi
10 août : Varanasi
11 août : Varanasi-Delhi.
12 août : Delhi et conduite à l'aéroport.
Une interrogation subsiste peut-on inclure Bundi, au détriment d'une étape ? Est-ce vraiment mieux ?
Voilà, j'attends vos impressions et échanger avec vous, je suis preneur de toutes types de conseils et informations :)
A bientôt 😎
Je me suis inscris sur ce forum dans le but de pouvoir échanger, et ainsi avoir des bons conseils 😉 Ainsi, nous comptons partir avec un couple d'ami au Rajasthan du 25 juillet au 12 Aout 2015 soit 19 jours. Nous passons par l'agence local GOPAL KUMAR (chauffeur + toyota innova). (A ce jour très satisfait de nos échanges)
Cependant, j'ai besoin de vos différents conseils concernant l'itinéraire qui est actuellement en construction, je vous consulte donc, vous les passionnés du Rajasthan ou bien voyageurs :) !
25 juil –: arrivée à Delhi. Nuit à Delhi
26 juil : Départ pour Mandawa (6 heures)
27 juil : Mandawa-Bikaner (4 heures) Visite du fort l'après-midi.
28 juil : Bikaner-Jaisalmer (6/7 heures)
29 juil : Jaisalmer:
Pour le Camel safari il faudrait une journée de plus selon l'agence local, ainsi peux-t on gratter un jour sur une étape ?
30 juil : Jaisalmer-Jodhpur (6 heures)
31 juil : Jodhpur. Visite du fort et survol en Tyrolienne.
1 août : Jodhpur-Udaipur (6 heures)
2 août : Udaipur.
3 août : Udaipur (Vélo possible)
4 août : Udaipur -Jaipur (6 heures)
5 août : Jaipur Visite de la ville et fort d'Ember.
6 août : Balade à dos d'éléphant et fin de la visite.
7 août : Jaipur – Agra (Fathepur Sikri en route ?)
8 août : Agra. En soirée train de nuit pour Varanasi.
9 août : Varanasi
10 août : Varanasi
11 août : Varanasi-Delhi.
12 août : Delhi et conduite à l'aéroport.
Une interrogation subsiste peut-on inclure Bundi, au détriment d'une étape ? Est-ce vraiment mieux ?
Voilà, j'attends vos impressions et échanger avec vous, je suis preneur de toutes types de conseils et informations :)
A bientôt 😎
Sumatra et Kalimantan en mode nature, rencontres locales et petit budget English translation pending
Selamat pagi,
Je vais bientôt partir en Indonésie en avril et j'aimerais visiter Sumatra et Kalimatan (Borneo).
Je suis vraiment passionnées par la faune mais par contre j'ai un budget réduit.
J'ai vu que les agences de voyage qui sont présentes sur le web proposent des treks dans la jungle qui sont souvent assez chers...
J'aimerais aussi rencontrer les locaux. En mars je serai au Sulawesi et je vais apprendre le bahasa indonesia.
Est-ce que vous sauriez quels sont les meilleurs endroits pour voir la faune et auriez-vous des bons plans sur place?
Les agences non présentes sur le web sont-elles moins chères?
Faut-il négocier?
Existe-t-il des choses que je peux faire sans guide?
La jungle sans guide c'est possible ou trop dangereux à cause d'animaux venimeux, le danger de se perdre, ...?
J'ai vu par exemple que pour Tanjung Puting un kotlok pour 3j et 2 personnes coûte 600usd!!! ou 5j pour 2 personnes dans la jungle de Kerinci 600usd!!! Donc bon ça fait un sacré budget! surtout que j'aimerais que mon ami indonésien m'accompagne...
Terima kasih. Sylvie
J'ai vu par exemple que pour Tanjung Puting un kotlok pour 3j et 2 personnes coûte 600usd!!! ou 5j pour 2 personnes dans la jungle de Kerinci 600usd!!! Donc bon ça fait un sacré budget! surtout que j'aimerais que mon ami indonésien m'accompagne...
Terima kasih. Sylvie
Et si on allait aux Phil's? English translation pending
Exact. Et si on allait aux Philippines ? L'archipel était depuis longtemps sur notre liste des endroits à ne pas manquer sur cette planète, encore faillait-il trouver le bon moment, l'opportunité de se décider. Cette opportunité s'est présentée sans réellement prévenir, par la traditionnelle publicité sur le net pour les prix de billets d'avion. Un vol Genève-Londres-Hong Kong et finalement Cebu avec Cathay Pacific, à un tarif qui ne laissait plus planer le doute.
Et si on allait aux Phil's. Ben d'accord, on y va.
Billets réservés, itinéraire étudié. Pour les Visayas et environ 3 semaines. Difficile à se décider, l'archipel offre tant de possibilités, entre les différentes îles, la cordillère. Mais pas question de vouloir tout voir en 20 jours, pas question de se stresser pour les transports, les déplacements. Les Visayas, ce sera très bien, avec une portion de Cebu, une louche de negros, une ration de Siquijor et Bohol en dessert. Un bon menu finalement.
Le jour du départ. Les sacs sont faits, dernières recommandations à la maison, quand le téléphone portable annonce la réception d'un SMS. Drôle de surprise. Cathay Pacific nous annonce que le tronçon Londres-Hong Kong est tout simplement annulé et qu'il faut se présenter tôt à l'aéroport pour trouver des solutions de rechange. Ca commence bien. Au guichet du check-in de Genève-Cointrin, l'employée arrive à la fin de son service, je suis son dernier client. "J'ai un petit problème" lui dis-je. La fin de sa journée semble s'éloigner et la charmante hôtesse a un sourire résigné. Mais après quelques recherches, elle m'apprend que nous sommes déjà replacés sur un vol de British Airways, à peu près aux mêmes horaires. Notre dernier vol pour Cebu est assuré. A peine 10 minutes et tout est réglé. Le service Cathay ou la chance ?
Une fois à Londres, les bonnes surprises continuent. Le vol de British se fait sur un A380 et nous avons été replacé au rang 35, soit celui juste derrière la cuisine de l'avion, avec une énorme place pour les jambes. Là encore, hasard ou service de Cathay Pacific ? A l'aide d'une petite pilule miracle, nous partons dans les lymbes pour quelques heures et le vol qui dure normalement 11h15 nous a paru bien plus court. Pour notre dernier tronçon vers les Philippines, Cathay Pacific est cette fois bien là, avec un triple 7. Un jet à moitié vide, de sorte que nous pouvons nous asseoir où bon nous semble. Un vol tranquille entre le continent asiatique et l'archipel philippin.
L'immigration à Cebu se passe rapidement, même s'il n'y avait que 2 guichets d'ouverts pour les étrangers. Pour rejoindre l'hôtel que nous avions réservé sur le net avant de partir, le Kiwilodge dans le quartier de Mabolo, nous faisons selon les conseils pêchés sur les différents forums. Les taxis blancs au lieu des taxis jaunes. Il suffit de traverser la route et de rejoindre le terminal des départs et là, il y en a suffisamment pour tout le monde. Notre chauffeur enclenche son compteur sans même que nous ne lui fassions la remarque. Une vingtaine de minutes plus tard, et moins de 200 Pesos, nous voilà au Kiwi. Un petit hôtel sympa, tout près d'un mall où il y a quantités d'échoppes et de magasins. Pour 1300 Pesos, nous avons une chambre propre, la clim, une salle de bains privée. Parfait. Nous n'avons pas vraiment faim, plutôt soif, alors ce sera une bière au bar/resto du rez-de-chaussée. La nuit est perturbée, pas seulement par les coqs qui comme dans tous les pays du monde chantent surtout la nuit, mais aussi par le décalage du long voyage.
Au matin, nous rejoignons assez tôt en taxi la gare routière Nord de Cebu. C'est de là que partent les bus pour Hagnaya et l'île de Bantayan. Evidemment, à notre arrivée, les rabatteurs nous dirigent vers les minivans privés, et bien plus chers. Mais nous repérons rapidement les bus jaunes de la compagnie Ceres, qui ont leur destination affichée devant sur le pare-brise. C'est parti pour 4 heures de route. Sortir de Cebu est fastidieux, vu la circulation importante et surtout l'anarchie de la conduite. Seuls les feux sont respectés, sinon cela force, cela bloque, cela dépasse de tous les côtés. Nous remontons la côte est de Cebu et rapidement nous nous retrouvons au bord de la mer. Pas vraiment de plage, plutôt des cailloux, mais les petits resorts sont assez nombreux. Les bords de route sont très fréquentés, par des vélos, des scooters, des gens et surtout des enfants, qui reviennent ou qui vont à l'école. Des chiens aussi, qui se gardent bien de mettre une patte sur la chaussée, sous peine de finir sous un camion ou une voiture. Comme dans beaucoup trop d'endroits, nous constatons les dégâts écologiques du plastique. Les sacs et autres déchets de ce type sont partout, en bordure de route, dans les bas-côtés, les champs. Un vrai souci.
Le bus fait un stop de 15 minutes à mi-chemin, c'est l'occasion de se dégourdir les jambes, d'aller aux toilettes et de se déshaltérer. Dans le bus, il y a de nombreux jeunes enfants, dont les parents sont aussi très jeunes. Ici, les enfants sont partout, nous n'avons pas consulté de statistiques, mais les Philippines doivent avoir une population bien jeune. Ce matin, la bonne surprise, c'est la prudence du chauffeur. Pas de dépassement téméraire, pas de vitesse démesurée, pas de prise de risque, le voyage se déroule tranquillement. Tout l'opposé de ce que nous avions vécu en Indonésie ou au Sri Lanka. Le seul désagrément, c'est le mauvais film de série B américain, et la bande-son qui ne fonctionne pas, heureusement finalement. Nous n'avons que certains bruits comme les explosions, les coups de feu, les cris ... Par chance, l'aide-chauffeur baissera le volume, voyant de toute façon que personne ne suit le navet qui passe sur l'écran au-dessus du chauffeur.
Au bout de 4 heures, nous voilà à Hagnaya, port d'embarquement pour Bantayan Island. Le ferry, visiblement fatigué, est là et attend ses passagers. Le bus embarque, de même que quelques dizaines de personnes. La traversée est très tranquille, la mer est calme. Dès notre descente du bateau, nous sommes accueillis par Denis, propriétaire du CouCou hôtel et bar à Santa Fé, qui vient nous chercher avec sa voiture. Un Belge francophone qui a quitté son plat pays pour venir s'installer sur cette île du nord de Cebu avec son épouse philippine. Un changement de vie radical, mais qui lui convient parfaitement me dit-il devant une bière. Ayant découvert les Philippines il y a près de 30 ans à travers la plongée, il y mène une nouvelle existence d'hôtelier. La chambre est impeccable derrière le restaurant, dans un petit bâtiment en dur. Grand lit confortable, climatisation, une grande douche, une petite terrasse, le tout au milieu du village de Santa Fé et à quelques pas des belles plages du coin. Si Denis nous remet une carte de l'île pour notre futur tour des lieux en moto et nous explique encore que toute la côte est de l'île regorge de beaux bancs de sable et d'une eau limpide, nous ne résistons pas à aller goûter à l'eau chaude et salée à quelques 5 minutes à pied. Une baignade parfaite au moment du coucher du soleil, sous les couleurs magnifiques du ciel qui se pare de tons pastels.
Retour à la chambre, douche et nous partons à pied nous balader dans le village. Il y a une petite dizaines de restaurants ici, quelques resorts en bord de plage, bref de quoi pouvoir rester ici plusieurs jours et se loger facilement. Nous nous couchons assez tôt ce soir, rapidement assomés par le décalage horaire. Décalage qui fera son effet vers les 02h00 du matin, avec un réveil qui plombe la nuit. Plutôt que de me retourner dans les draps, je sors prendre l'air sur la terrasse et j'assiste à une belle averse tropicale, courte mais violente. La température ne baisse quasiment pas, juste un peu plus de vent. On entend de la musique au loin, certainement celle d'un resort vers la plage. Mais le CouCou est à l'abri du bruit et de l'intérieur de la chambre, on n'entend rien. La pluie n'aura pas vraiment cessé lorsque je retourne me coucher. Au matin, le ciel est gris et la température toujours de 28 degrés. Les flaques dans les trous de la route devant le CouCou témoignent de l'averse nocturne. Mais le temps change rapidement selon les gens du coin. Et contrairement à chez nous, ici la vie suit son cours, on ne se préoccupe pas trop de la météo, sauf en cas de typhon bien sûr. Denis nous en avait parlé hier soir de ces fameux typhons. Bantayan semble un peu plus protégée que d'autres endroits, mais les coups de vent féroces y parviennent aussi. Le tristement célèbre Yolanda avait soufflé à près de 380 km/h, la vitesse d'un avion qui décolle ! Mais heureusement, le typhon avait frappé l'île en pleine journée et la surprise a été moindre.
Nous prenons possession de notre scooter et nous voilà partis pour la découverte de l'île de Bantayan. D'après Denis, la côte est est celle où nous pouvons trouver des plages de sable sans même trop de touristes. La côte ouest est moins attractive, faite surtout de village de pêcheurs et sans vraiment de sable. Nous partons donc à l'envers des aiguilles d'une montre, direction le port ensuite la remontée de la côte est. Evidemment, le but est de rester le plus près possible de la mer et de s'arrêter dès que possible. Les routes ne sont ni larges, ni bonnes, parsemées de trous et revêtues d'un asphalte grossier, voire simplement de gravier. Mais ce n'est clairement pas un souci, vu le rythme balade que nous prenons. Louer la moto a été si simple, la piloter n'est pas forcément plus compliqué. Ici le casque n'est visiblement pas obligatoire et de plus, nous n'aurons vu aucun policier de la journée. La problématique réside plutôt en l'absence de signaux ou de panneaux. En fait, nous ne savons jamais dans quel village nous nous trouvons. Par contre, aucun souci pour aller partout, rentrer dans les villages, passer entre les maisons. Les enfants nous saluent de Hello retentissant et les adultes répondent également à nos sourires. Et si nous nous perdons, pas de souci, on s'arrête et on demande.
Les villages se succèdent le long de la côte et il ne faut jamais hésiter à prendre les chemins, même en terre, qui partent en direction de la mer. C'est là que l'on trouve les plages isolées. Le problème, c'est que ce matin, c'est marée basse et il est difficilement possible d'aller se baigner. Par contre, traverser les villages est très dépaysant. De petites baraques, parfois en bambou tressé, des coq et poules, des vaches, parfois des cochons, des gosses qui courent dans tous les sens, de vraies scènes de vie locale. Notre présence n'a jamais l'air dérangeante, au contraire, les jeunes filles viennent facilement chercher le contact en nous saluant et en nous offrant de généreux sourires. Les garçons sont souvent plus occupés vers le panneau de basket que l'on retrouve partout. Un vrai sport national, presque une institution. Parfois planté sur le tronc d'un cocotier, parfois construit artisanalement, mais toujours présent. L'héritage d'une présence américaine prolongée sans doute, car les Philippins ne se distinguent pas vraiment par leur grande taille dans la raquette. La route continue et nous arrivons vers San Augustin. Un chemin en terre part vers la mer à la hauteur d'un porche religieux et nous avons l'excellente idée de l'emprunter. Au bout, la plage de rêve, une banka dans l'eau et quelques autres sur la berge, sable blanc, flôts turquoise, cocotiers et personne. Une plage qui est surtout l'endroit où les pêcheurs du coin partent en mer, et non pas l'étendue de sable d'un quelconque resort.
Nous nous y posons et partons immédiatement dans l'eau. Pour se rafraîchir aurais-je été tenté de dire, mais non, l'eau est trop chaude pour cela. Une petite fille qui jouait sur la berge se rapproche discrètement de nos affaires, nous regardant du coin de l'oeil. Rapidement rejointe par une cohorte de gosses, les enfants cherchent à créer le contact mais n'osent pas nous approcher. Nous profitons alors d'un dessin fait par l'un d'eux sur le sable pour commencer toute une série de d'inscriptions dans le sable. Tous, y compris moi, marqueront leur prénom, puis ce sera le tour des animaux d'être à l'honneur sur la plage. Le dessin d'un éléphant remporte la palme. Evidemment, à proximité, il y a le fameux terrain de basket. Le ballon est laissé là, au pied d'un panneau, il n'y a qu'à se servir pour jouer. Alors, nous nous déplaçons les gamins et moi sur le terrain et c'est parti pour un petit match et des concours de lancer. Un gosse d'une dizaine d'années, Chris John, a une adresse incroyable pour son âge. Tous ses ballons finissent dans le cerceau ! Les filles ont plus de peine, mais si l'une d'entre elles réussit à mettre un panier, alors elles crient et se congratulent entre filles. Après ces parties endiablées, nous réunissons toute l'équipe pour une photo souvenir, le ballon au milieu de nous. Une tape dans la main, genre "give me 5", et nous voilà repartis sur la route, direction nord.
Vers la pointe nord, nous nous arrêtons dans la petite ville de Mancilang, enfin si vraiment c'était ça vu que nous n'avons vu aucun panneau. Une manifestation a lieu mais nous ne savons pas vraiment ce que c'est. La foule se presse autour d'un endroit couvert et nous ne comprenons pas ce qui s'y passe. Par contre, il y a un petit marché à côté et là, nous nous arrêtons pour le repas de midi. Deux cuisses de poulet grillées, une portion de riz, une bouteille d'eau et quelques mangues pour 160 pesos. Les gens nous font des signes, nous saluent.
Pour redescendre direction Bantayan, nous longeons la mer sur notre droite. C'est notre point de repaire pour ne pas nous perdre sur les petits chemins. Car là encore, aucune indication, nous ne savons jamais où nous sommes. Nous demandons parfois notre itinéraire, mais nous finissons par perdre les chemins du bord de mer pour rejoindre la grande route qui descend vers Bantayan. Dans cette ville, nous tombons sur le marché où plusieurs échoppes commencent à fermer en cette fin d'après-midi. Par hasard, nous apercevons un ATM, gardé par des hommes armés de fusils à pompe. Nous apprendrons plus tard que de nombreuses personnes possèdent des armes à feu aux Philippines. Même si apparemment cela ne pose pas de problème dans ce coin tranquille du pays, les banques se protègent. Comme les hôtels et les resorts d'ailleurs. Nous rejoignons la route, plutôt le chemin, lequel passe à travers les palmiers direction Santa Fé. Un endroit splendide que cette petite voie dans la végétation locale. Nous tombons sur une mangrove à visiter par des ponts de bambou. Un arrêt sympa et pas cher. Santa Fé est en vue, nous arrivons à proximité de l'hôtel. Quelle journée !
Le soleil ne nous a pas épargnés. Il faut dire qu'avec l'air en roulant, on se méfie moins. Du coup, les avant-bras et les mollets sont bien rosés ce soir, pas loin d'être à point. Mais le pire, c'est la marque du bandana que j'avais mis sur le crâne et qui me traverse le front. Blanc dessus et plutôt rouge dessous ... Un super look. Nous apprenons que le petit resto familial en face du CouCou propose parfois des coquilles St-Jacques. Nous nous renseignons et il y en a. Au beurre et à l'ail. Des St-Jacques servies dans leur coquille, plus petites que chez nous, mais tendres et iodées juste ce qu'il faut. De quoi terminer en beauté cette bonne journée sur l'île de Bantayan.
Et si on allait aux Phil's. Ben d'accord, on y va.
Billets réservés, itinéraire étudié. Pour les Visayas et environ 3 semaines. Difficile à se décider, l'archipel offre tant de possibilités, entre les différentes îles, la cordillère. Mais pas question de vouloir tout voir en 20 jours, pas question de se stresser pour les transports, les déplacements. Les Visayas, ce sera très bien, avec une portion de Cebu, une louche de negros, une ration de Siquijor et Bohol en dessert. Un bon menu finalement.
Le jour du départ. Les sacs sont faits, dernières recommandations à la maison, quand le téléphone portable annonce la réception d'un SMS. Drôle de surprise. Cathay Pacific nous annonce que le tronçon Londres-Hong Kong est tout simplement annulé et qu'il faut se présenter tôt à l'aéroport pour trouver des solutions de rechange. Ca commence bien. Au guichet du check-in de Genève-Cointrin, l'employée arrive à la fin de son service, je suis son dernier client. "J'ai un petit problème" lui dis-je. La fin de sa journée semble s'éloigner et la charmante hôtesse a un sourire résigné. Mais après quelques recherches, elle m'apprend que nous sommes déjà replacés sur un vol de British Airways, à peu près aux mêmes horaires. Notre dernier vol pour Cebu est assuré. A peine 10 minutes et tout est réglé. Le service Cathay ou la chance ?
Une fois à Londres, les bonnes surprises continuent. Le vol de British se fait sur un A380 et nous avons été replacé au rang 35, soit celui juste derrière la cuisine de l'avion, avec une énorme place pour les jambes. Là encore, hasard ou service de Cathay Pacific ? A l'aide d'une petite pilule miracle, nous partons dans les lymbes pour quelques heures et le vol qui dure normalement 11h15 nous a paru bien plus court. Pour notre dernier tronçon vers les Philippines, Cathay Pacific est cette fois bien là, avec un triple 7. Un jet à moitié vide, de sorte que nous pouvons nous asseoir où bon nous semble. Un vol tranquille entre le continent asiatique et l'archipel philippin.
L'immigration à Cebu se passe rapidement, même s'il n'y avait que 2 guichets d'ouverts pour les étrangers. Pour rejoindre l'hôtel que nous avions réservé sur le net avant de partir, le Kiwilodge dans le quartier de Mabolo, nous faisons selon les conseils pêchés sur les différents forums. Les taxis blancs au lieu des taxis jaunes. Il suffit de traverser la route et de rejoindre le terminal des départs et là, il y en a suffisamment pour tout le monde. Notre chauffeur enclenche son compteur sans même que nous ne lui fassions la remarque. Une vingtaine de minutes plus tard, et moins de 200 Pesos, nous voilà au Kiwi. Un petit hôtel sympa, tout près d'un mall où il y a quantités d'échoppes et de magasins. Pour 1300 Pesos, nous avons une chambre propre, la clim, une salle de bains privée. Parfait. Nous n'avons pas vraiment faim, plutôt soif, alors ce sera une bière au bar/resto du rez-de-chaussée. La nuit est perturbée, pas seulement par les coqs qui comme dans tous les pays du monde chantent surtout la nuit, mais aussi par le décalage du long voyage.
Au matin, nous rejoignons assez tôt en taxi la gare routière Nord de Cebu. C'est de là que partent les bus pour Hagnaya et l'île de Bantayan. Evidemment, à notre arrivée, les rabatteurs nous dirigent vers les minivans privés, et bien plus chers. Mais nous repérons rapidement les bus jaunes de la compagnie Ceres, qui ont leur destination affichée devant sur le pare-brise. C'est parti pour 4 heures de route. Sortir de Cebu est fastidieux, vu la circulation importante et surtout l'anarchie de la conduite. Seuls les feux sont respectés, sinon cela force, cela bloque, cela dépasse de tous les côtés. Nous remontons la côte est de Cebu et rapidement nous nous retrouvons au bord de la mer. Pas vraiment de plage, plutôt des cailloux, mais les petits resorts sont assez nombreux. Les bords de route sont très fréquentés, par des vélos, des scooters, des gens et surtout des enfants, qui reviennent ou qui vont à l'école. Des chiens aussi, qui se gardent bien de mettre une patte sur la chaussée, sous peine de finir sous un camion ou une voiture. Comme dans beaucoup trop d'endroits, nous constatons les dégâts écologiques du plastique. Les sacs et autres déchets de ce type sont partout, en bordure de route, dans les bas-côtés, les champs. Un vrai souci.
Le bus fait un stop de 15 minutes à mi-chemin, c'est l'occasion de se dégourdir les jambes, d'aller aux toilettes et de se déshaltérer. Dans le bus, il y a de nombreux jeunes enfants, dont les parents sont aussi très jeunes. Ici, les enfants sont partout, nous n'avons pas consulté de statistiques, mais les Philippines doivent avoir une population bien jeune. Ce matin, la bonne surprise, c'est la prudence du chauffeur. Pas de dépassement téméraire, pas de vitesse démesurée, pas de prise de risque, le voyage se déroule tranquillement. Tout l'opposé de ce que nous avions vécu en Indonésie ou au Sri Lanka. Le seul désagrément, c'est le mauvais film de série B américain, et la bande-son qui ne fonctionne pas, heureusement finalement. Nous n'avons que certains bruits comme les explosions, les coups de feu, les cris ... Par chance, l'aide-chauffeur baissera le volume, voyant de toute façon que personne ne suit le navet qui passe sur l'écran au-dessus du chauffeur.
Au bout de 4 heures, nous voilà à Hagnaya, port d'embarquement pour Bantayan Island. Le ferry, visiblement fatigué, est là et attend ses passagers. Le bus embarque, de même que quelques dizaines de personnes. La traversée est très tranquille, la mer est calme. Dès notre descente du bateau, nous sommes accueillis par Denis, propriétaire du CouCou hôtel et bar à Santa Fé, qui vient nous chercher avec sa voiture. Un Belge francophone qui a quitté son plat pays pour venir s'installer sur cette île du nord de Cebu avec son épouse philippine. Un changement de vie radical, mais qui lui convient parfaitement me dit-il devant une bière. Ayant découvert les Philippines il y a près de 30 ans à travers la plongée, il y mène une nouvelle existence d'hôtelier. La chambre est impeccable derrière le restaurant, dans un petit bâtiment en dur. Grand lit confortable, climatisation, une grande douche, une petite terrasse, le tout au milieu du village de Santa Fé et à quelques pas des belles plages du coin. Si Denis nous remet une carte de l'île pour notre futur tour des lieux en moto et nous explique encore que toute la côte est de l'île regorge de beaux bancs de sable et d'une eau limpide, nous ne résistons pas à aller goûter à l'eau chaude et salée à quelques 5 minutes à pied. Une baignade parfaite au moment du coucher du soleil, sous les couleurs magnifiques du ciel qui se pare de tons pastels.
Retour à la chambre, douche et nous partons à pied nous balader dans le village. Il y a une petite dizaines de restaurants ici, quelques resorts en bord de plage, bref de quoi pouvoir rester ici plusieurs jours et se loger facilement. Nous nous couchons assez tôt ce soir, rapidement assomés par le décalage horaire. Décalage qui fera son effet vers les 02h00 du matin, avec un réveil qui plombe la nuit. Plutôt que de me retourner dans les draps, je sors prendre l'air sur la terrasse et j'assiste à une belle averse tropicale, courte mais violente. La température ne baisse quasiment pas, juste un peu plus de vent. On entend de la musique au loin, certainement celle d'un resort vers la plage. Mais le CouCou est à l'abri du bruit et de l'intérieur de la chambre, on n'entend rien. La pluie n'aura pas vraiment cessé lorsque je retourne me coucher. Au matin, le ciel est gris et la température toujours de 28 degrés. Les flaques dans les trous de la route devant le CouCou témoignent de l'averse nocturne. Mais le temps change rapidement selon les gens du coin. Et contrairement à chez nous, ici la vie suit son cours, on ne se préoccupe pas trop de la météo, sauf en cas de typhon bien sûr. Denis nous en avait parlé hier soir de ces fameux typhons. Bantayan semble un peu plus protégée que d'autres endroits, mais les coups de vent féroces y parviennent aussi. Le tristement célèbre Yolanda avait soufflé à près de 380 km/h, la vitesse d'un avion qui décolle ! Mais heureusement, le typhon avait frappé l'île en pleine journée et la surprise a été moindre.
Nous prenons possession de notre scooter et nous voilà partis pour la découverte de l'île de Bantayan. D'après Denis, la côte est est celle où nous pouvons trouver des plages de sable sans même trop de touristes. La côte ouest est moins attractive, faite surtout de village de pêcheurs et sans vraiment de sable. Nous partons donc à l'envers des aiguilles d'une montre, direction le port ensuite la remontée de la côte est. Evidemment, le but est de rester le plus près possible de la mer et de s'arrêter dès que possible. Les routes ne sont ni larges, ni bonnes, parsemées de trous et revêtues d'un asphalte grossier, voire simplement de gravier. Mais ce n'est clairement pas un souci, vu le rythme balade que nous prenons. Louer la moto a été si simple, la piloter n'est pas forcément plus compliqué. Ici le casque n'est visiblement pas obligatoire et de plus, nous n'aurons vu aucun policier de la journée. La problématique réside plutôt en l'absence de signaux ou de panneaux. En fait, nous ne savons jamais dans quel village nous nous trouvons. Par contre, aucun souci pour aller partout, rentrer dans les villages, passer entre les maisons. Les enfants nous saluent de Hello retentissant et les adultes répondent également à nos sourires. Et si nous nous perdons, pas de souci, on s'arrête et on demande.
Les villages se succèdent le long de la côte et il ne faut jamais hésiter à prendre les chemins, même en terre, qui partent en direction de la mer. C'est là que l'on trouve les plages isolées. Le problème, c'est que ce matin, c'est marée basse et il est difficilement possible d'aller se baigner. Par contre, traverser les villages est très dépaysant. De petites baraques, parfois en bambou tressé, des coq et poules, des vaches, parfois des cochons, des gosses qui courent dans tous les sens, de vraies scènes de vie locale. Notre présence n'a jamais l'air dérangeante, au contraire, les jeunes filles viennent facilement chercher le contact en nous saluant et en nous offrant de généreux sourires. Les garçons sont souvent plus occupés vers le panneau de basket que l'on retrouve partout. Un vrai sport national, presque une institution. Parfois planté sur le tronc d'un cocotier, parfois construit artisanalement, mais toujours présent. L'héritage d'une présence américaine prolongée sans doute, car les Philippins ne se distinguent pas vraiment par leur grande taille dans la raquette. La route continue et nous arrivons vers San Augustin. Un chemin en terre part vers la mer à la hauteur d'un porche religieux et nous avons l'excellente idée de l'emprunter. Au bout, la plage de rêve, une banka dans l'eau et quelques autres sur la berge, sable blanc, flôts turquoise, cocotiers et personne. Une plage qui est surtout l'endroit où les pêcheurs du coin partent en mer, et non pas l'étendue de sable d'un quelconque resort.
Nous nous y posons et partons immédiatement dans l'eau. Pour se rafraîchir aurais-je été tenté de dire, mais non, l'eau est trop chaude pour cela. Une petite fille qui jouait sur la berge se rapproche discrètement de nos affaires, nous regardant du coin de l'oeil. Rapidement rejointe par une cohorte de gosses, les enfants cherchent à créer le contact mais n'osent pas nous approcher. Nous profitons alors d'un dessin fait par l'un d'eux sur le sable pour commencer toute une série de d'inscriptions dans le sable. Tous, y compris moi, marqueront leur prénom, puis ce sera le tour des animaux d'être à l'honneur sur la plage. Le dessin d'un éléphant remporte la palme. Evidemment, à proximité, il y a le fameux terrain de basket. Le ballon est laissé là, au pied d'un panneau, il n'y a qu'à se servir pour jouer. Alors, nous nous déplaçons les gamins et moi sur le terrain et c'est parti pour un petit match et des concours de lancer. Un gosse d'une dizaine d'années, Chris John, a une adresse incroyable pour son âge. Tous ses ballons finissent dans le cerceau ! Les filles ont plus de peine, mais si l'une d'entre elles réussit à mettre un panier, alors elles crient et se congratulent entre filles. Après ces parties endiablées, nous réunissons toute l'équipe pour une photo souvenir, le ballon au milieu de nous. Une tape dans la main, genre "give me 5", et nous voilà repartis sur la route, direction nord.
Vers la pointe nord, nous nous arrêtons dans la petite ville de Mancilang, enfin si vraiment c'était ça vu que nous n'avons vu aucun panneau. Une manifestation a lieu mais nous ne savons pas vraiment ce que c'est. La foule se presse autour d'un endroit couvert et nous ne comprenons pas ce qui s'y passe. Par contre, il y a un petit marché à côté et là, nous nous arrêtons pour le repas de midi. Deux cuisses de poulet grillées, une portion de riz, une bouteille d'eau et quelques mangues pour 160 pesos. Les gens nous font des signes, nous saluent.
Pour redescendre direction Bantayan, nous longeons la mer sur notre droite. C'est notre point de repaire pour ne pas nous perdre sur les petits chemins. Car là encore, aucune indication, nous ne savons jamais où nous sommes. Nous demandons parfois notre itinéraire, mais nous finissons par perdre les chemins du bord de mer pour rejoindre la grande route qui descend vers Bantayan. Dans cette ville, nous tombons sur le marché où plusieurs échoppes commencent à fermer en cette fin d'après-midi. Par hasard, nous apercevons un ATM, gardé par des hommes armés de fusils à pompe. Nous apprendrons plus tard que de nombreuses personnes possèdent des armes à feu aux Philippines. Même si apparemment cela ne pose pas de problème dans ce coin tranquille du pays, les banques se protègent. Comme les hôtels et les resorts d'ailleurs. Nous rejoignons la route, plutôt le chemin, lequel passe à travers les palmiers direction Santa Fé. Un endroit splendide que cette petite voie dans la végétation locale. Nous tombons sur une mangrove à visiter par des ponts de bambou. Un arrêt sympa et pas cher. Santa Fé est en vue, nous arrivons à proximité de l'hôtel. Quelle journée !
Le soleil ne nous a pas épargnés. Il faut dire qu'avec l'air en roulant, on se méfie moins. Du coup, les avant-bras et les mollets sont bien rosés ce soir, pas loin d'être à point. Mais le pire, c'est la marque du bandana que j'avais mis sur le crâne et qui me traverse le front. Blanc dessus et plutôt rouge dessous ... Un super look. Nous apprenons que le petit resto familial en face du CouCou propose parfois des coquilles St-Jacques. Nous nous renseignons et il y en a. Au beurre et à l'ail. Des St-Jacques servies dans leur coquille, plus petites que chez nous, mais tendres et iodées juste ce qu'il faut. De quoi terminer en beauté cette bonne journée sur l'île de Bantayan.
Japon: réservation et cours du Yen English translation pending
Bien le bonjour,
Je pars au japon la dernière semaine d'aout et la première semaine de septembre avec ma copine. Nous avons trouvé un bon hôtel au niveau qualité/prix, mais nous sommes devant un dilemme. En effet, le cours euro-yen est l'un des moins avantageux qu'on puisse avoir (1 euro = 136 yen). Heureusement, cela semble se rétablir yen par yen, jour après jour (encore que, rien n'est sûr en bourse) Le problème, c'est que nous craignons l'augmentation du prix de l’hôtel au fur et à mesure que le temps passe. Hors, il est clairement dit que nous payons le prix indiqué lors de la réservation et pas en fonction du cours du yen du jour où nous séjournons dans l’hôtel.
Donc voici les deux choix possibles: 1 - On attend l'augmentation de l'euro/ la baisse du yen avant de réserver, quittes à risquer de payer, au final, plus cher. 2 - On réserve aujourd'hui, quittes à payer beaucoup plus que ce qu'on devrait.
Et, évidemment, on ne peut pas annuler et re-réserver comme ça nous chante, en fonction du taux de change.
Alors, à votre avis, quelle solution reste la meilleure?
Merci d'avance pour vos réponses.
Je pars au japon la dernière semaine d'aout et la première semaine de septembre avec ma copine. Nous avons trouvé un bon hôtel au niveau qualité/prix, mais nous sommes devant un dilemme. En effet, le cours euro-yen est l'un des moins avantageux qu'on puisse avoir (1 euro = 136 yen). Heureusement, cela semble se rétablir yen par yen, jour après jour (encore que, rien n'est sûr en bourse) Le problème, c'est que nous craignons l'augmentation du prix de l’hôtel au fur et à mesure que le temps passe. Hors, il est clairement dit que nous payons le prix indiqué lors de la réservation et pas en fonction du cours du yen du jour où nous séjournons dans l’hôtel.
Donc voici les deux choix possibles: 1 - On attend l'augmentation de l'euro/ la baisse du yen avant de réserver, quittes à risquer de payer, au final, plus cher. 2 - On réserve aujourd'hui, quittes à payer beaucoup plus que ce qu'on devrait.
Et, évidemment, on ne peut pas annuler et re-réserver comme ça nous chante, en fonction du taux de change.
Alors, à votre avis, quelle solution reste la meilleure?
Merci d'avance pour vos réponses.
Opodo, Go Voyages, eDreams, etc: l'État sanctionne les mensonges des comparateurs de vols English translation pending
http://www.lefigaro.fr/conso/2015/02/11/05007-20150211ARTFIG00085-opodo-go-voyages-l-etat-sanctionne-les-mensonges-des-comparateurs-de-vols.php
«Pratiques commerciales trompeuse», tromperie du consommateur…les combines des agences de voyage en ligne sont dans le collimateur du gouvernement. Depuis un an, la répression des fraudes passe au crible toutes les offres et annonces de près de 20 sites de comparateurs de vols.
Le résultat de cette enquête est sans appel: plus de la moitié ont commis des infractions graves et 9 PV ont été adressés, indique Le Parisien.
«Ces sites devraient être sanctionnés lourdement, parmi lesquels Opodo, Go Voyages, Easyvoyage ou encoreeDreams.fr», ajoute de son côté Europe 1.
La DGCCRF (Direction générale de la concurrence et de la répression des fraudes) va dévoiler dans la journée le montant et la nature des sanctions. Elles peuvent aller jusqu'à deux ans de prison et 300.000 euros d'amende. D'ores et déjà, cinq cas de fraudes ont déjà été reconnus et ont donné lieu à des amendes entre 100.000 et 150.000 euros.
En cause, l'écart entre les offres de voyages alléchantes affichées sur les sites des comparateurs de prix et les offres effectivement proposées. L'institution chargée de lutter contre les entourloupes faites aux consommateurs dénonce ainsi des prix qui n'ont plus rien à voir entre la promotion affichée, l'offre trouvée par le voyageur puis le moment de payer. Une quantité de surcoûts viennent s'ajouter comme les frais de dossier, d'assurance, de traitement et autres charges… Ils gonflent les prix et rendent les comparaisons impossibles.
La liste «entorses au Code de la consommation» est longue
Mais ce n'est pas tout. Les sites sont également accusés de ne pas transmettre suffisamment d'informations sur les prix, les conditions de transports des bagages ou les surcoûts appliqués… Or certains frais annexes sont obligatoires et d'autres non. «La liste ‘entorses au Code de la consommation' est longue», souligne Le Parisien.
«Certains comparateurs de prix ne sont pas fiables. Ils font des erreurs plus ou moins graves mais certaines relèvent bien de la tromperie», dénonce en outre sur Europe1 Carole Delga, secrétaire d'Etat chargée de la Consommation.
Mais, Jean-Pierre Nadir, patron d'Easyvoyage, site de comparateur de billets d'avion, affirme ne pas comprendre les accusations de la DGCCRF. «Je conteste complétement être en fraude. Depuis deux ans, nous sommes très transparents sur les tarifs pratiqués, nous informons sur les prix des billets et le montant des frais prélevés en fonction des types de paiement». Des précisions qui ont d'ailleurs fait perdre un peu de trafic au site, souligne le patron qui milite pour que ses concurrents fassent de même. Il explique en outre que ce ne sont pas eux mais les compagnies aériennes qui fixent les tarifs des vols et que ces derniers changent en permanence. Ainsi, un prix affiché par un comparateur de prix pourra être différent de celui consulté par un voyageur si la compagnie a changé son prix sur ce laps de temps.
D'autres voyagistes reconnaissent toutefois un décalage entre les premières offres et les prix appliqués, frais compris, mais se défendent là encore en affirmant que ces pratiques sont essentiellement celles des comparateurs à bas prix. «Ce type de pratiques était quasiment généralisé», constate pourtant Carole Delga, secrétaire d'Etat à la Consommation. Et cette dernière compte bien s'assurer que ce secteur s'est conformé à la loi. Elle indique au Parisien que de nouveaux contrôles «seront effectués dans les mois à venir pour vérifier qu'ils se mettent bien en conformité».
«Pratiques commerciales trompeuse», tromperie du consommateur…les combines des agences de voyage en ligne sont dans le collimateur du gouvernement. Depuis un an, la répression des fraudes passe au crible toutes les offres et annonces de près de 20 sites de comparateurs de vols.
Le résultat de cette enquête est sans appel: plus de la moitié ont commis des infractions graves et 9 PV ont été adressés, indique Le Parisien.
«Ces sites devraient être sanctionnés lourdement, parmi lesquels Opodo, Go Voyages, Easyvoyage ou encoreeDreams.fr», ajoute de son côté Europe 1.
La DGCCRF (Direction générale de la concurrence et de la répression des fraudes) va dévoiler dans la journée le montant et la nature des sanctions. Elles peuvent aller jusqu'à deux ans de prison et 300.000 euros d'amende. D'ores et déjà, cinq cas de fraudes ont déjà été reconnus et ont donné lieu à des amendes entre 100.000 et 150.000 euros.
En cause, l'écart entre les offres de voyages alléchantes affichées sur les sites des comparateurs de prix et les offres effectivement proposées. L'institution chargée de lutter contre les entourloupes faites aux consommateurs dénonce ainsi des prix qui n'ont plus rien à voir entre la promotion affichée, l'offre trouvée par le voyageur puis le moment de payer. Une quantité de surcoûts viennent s'ajouter comme les frais de dossier, d'assurance, de traitement et autres charges… Ils gonflent les prix et rendent les comparaisons impossibles.
La liste «entorses au Code de la consommation» est longue
Mais ce n'est pas tout. Les sites sont également accusés de ne pas transmettre suffisamment d'informations sur les prix, les conditions de transports des bagages ou les surcoûts appliqués… Or certains frais annexes sont obligatoires et d'autres non. «La liste ‘entorses au Code de la consommation' est longue», souligne Le Parisien.
«Certains comparateurs de prix ne sont pas fiables. Ils font des erreurs plus ou moins graves mais certaines relèvent bien de la tromperie», dénonce en outre sur Europe1 Carole Delga, secrétaire d'Etat chargée de la Consommation.
Mais, Jean-Pierre Nadir, patron d'Easyvoyage, site de comparateur de billets d'avion, affirme ne pas comprendre les accusations de la DGCCRF. «Je conteste complétement être en fraude. Depuis deux ans, nous sommes très transparents sur les tarifs pratiqués, nous informons sur les prix des billets et le montant des frais prélevés en fonction des types de paiement». Des précisions qui ont d'ailleurs fait perdre un peu de trafic au site, souligne le patron qui milite pour que ses concurrents fassent de même. Il explique en outre que ce ne sont pas eux mais les compagnies aériennes qui fixent les tarifs des vols et que ces derniers changent en permanence. Ainsi, un prix affiché par un comparateur de prix pourra être différent de celui consulté par un voyageur si la compagnie a changé son prix sur ce laps de temps.
D'autres voyagistes reconnaissent toutefois un décalage entre les premières offres et les prix appliqués, frais compris, mais se défendent là encore en affirmant que ces pratiques sont essentiellement celles des comparateurs à bas prix. «Ce type de pratiques était quasiment généralisé», constate pourtant Carole Delga, secrétaire d'Etat à la Consommation. Et cette dernière compte bien s'assurer que ce secteur s'est conformé à la loi. Elle indique au Parisien que de nouveaux contrôles «seront effectués dans les mois à venir pour vérifier qu'ils se mettent bien en conformité».
Croisières de France (CDF) Odyssée Zénith 18 au 29 octobre 2015 English translation pending
Bonjour, bien que ne n'ayant jamais voyagé avec CDF ni sur ce bateau, nous effectuons une croisière aux dates indiquées. Parlant grec, je connais bien toutes les escales helléniques indiquées, et même les escales italiennes et corse. Je peux donc aider éventuellement des voyageurs suivant les lieux qu'ils souhaitent visiter. Je ne connais pas Marmaris, et cela ne m'intéresse pas d'y rester (les monuments antiques sont hors de la ville), je prendrai le bateau pour Rhodes à 09h00 pour y passer la journée avec le retour avant le départ du navire à 19h00 bien entendu.
Je peux répondre à des messages publics ou privés, mais je n'ai pas la science infuse, des choses peuvent avoir changé depuis mon passage en Grèce cet été ou l'année dernière suivant les destinations. Je peux également me tromper en toute bonne foi, veuillez ne pas me jeter la pierre si vous vous parle du prix du ticket de métro à 1,40 € et que depuis le 26 août 2014 il a augmenté à Athènes...
Par ailleurs, je vais cette année deux mois 1/2 en Grèce sur diverses destinations (Athènes, Thessalonique, Irakleio, Astypalaia, Kerkyra, Delphes, Spetsès, - Ydra), je peux donc vous renseigner en MP (pas sur cette ligne publique de forum qui concerne uniquement la croisière). Je connais également les destinations suivantes : Milos, Santorini, Mykonos, Zakynthos, Kythira, Alexandroupoli, Kavala, Limnos, Lesvos, Samos, Karpathos, Kos, Nysiros, Kalymnos, Leros, - Patmos, - Olympie (ancienne et nouvelle ville), Coryinthe (et son canal), Egine, Kea, Kythnos, Syros, Skyros,
Sachez enfin que nous ne prendrons aucune excursion en Grèce (ni ailleurs), je suis capable de me débrouiller très bien toute seule dans la langue d'Odysséas Elytis, merci. Quant aux escales italiennes, même si je ne parle pas un traître mot, je parle très bien anglais, et je ne pense pas que cela vaille le coup de payer pour une excursion. Mais ce n'est que mon avis.
Je peux répondre à des messages publics ou privés, mais je n'ai pas la science infuse, des choses peuvent avoir changé depuis mon passage en Grèce cet été ou l'année dernière suivant les destinations. Je peux également me tromper en toute bonne foi, veuillez ne pas me jeter la pierre si vous vous parle du prix du ticket de métro à 1,40 € et que depuis le 26 août 2014 il a augmenté à Athènes...
Par ailleurs, je vais cette année deux mois 1/2 en Grèce sur diverses destinations (Athènes, Thessalonique, Irakleio, Astypalaia, Kerkyra, Delphes, Spetsès, - Ydra), je peux donc vous renseigner en MP (pas sur cette ligne publique de forum qui concerne uniquement la croisière). Je connais également les destinations suivantes : Milos, Santorini, Mykonos, Zakynthos, Kythira, Alexandroupoli, Kavala, Limnos, Lesvos, Samos, Karpathos, Kos, Nysiros, Kalymnos, Leros, - Patmos, - Olympie (ancienne et nouvelle ville), Coryinthe (et son canal), Egine, Kea, Kythnos, Syros, Skyros,
Sachez enfin que nous ne prendrons aucune excursion en Grèce (ni ailleurs), je suis capable de me débrouiller très bien toute seule dans la langue d'Odysséas Elytis, merci. Quant aux escales italiennes, même si je ne parle pas un traître mot, je parle très bien anglais, et je ne pense pas que cela vaille le coup de payer pour une excursion. Mais ce n'est que mon avis.
Damaraland et Kaokoland en 2016 (Namibie) English translation pending
Bonjour,
Virus quand tu nous tiens.
Revenus de Namibie depuis 10 mois, pas encore partis au Botswana (dans 7 semaines 😎) que déjà nous nous projetons pour un prochain voyage en Namibie en 2016, toujours à la même période, le mois d'avril, pour une quinzaine de jours.
Dans un premier temps, nous avons envisagé un circuit Damaraland / Kaokoland et Caprivi mais cela nous est vite paru infaisable. Nous avons donc décidé de nous concentrer sur le Damaraland et le Kaokaland, avec un mix lodges et camping (cela nous donnera l'occasion de revenir pour faire la bande Caprivi).
Une première ébauche de circuit serait :
J1 - arrivée à Windhoek J2 - ? J3 - Brandberg (camping) J4 et J5 - Palmwag (lodge - Grootberg si possible) J6 et J7 - Puros (camping) J8 - Orupembe (camping) J9 et J10 - Marienfluss (camping) J11 - Etandeka (j'ai bien aimé le lodge où Jety s'est arrêté) J12 et J13 - Epupa (camping) J14 - ? J15 - ? J16 - ? J17 - Windhoek
En J2, je pensais m'arrêter dans la région de l'Erongo, ou alors vers Vingerklip. Avez-vous des suggestions de camping ou lodge sympas.
Une autre interrogation, c'est Marienfluss. J'ai très envie d'y aller, mais à une seule voiture au mois d'avril, j'ai quelques craintes. J'ai suivi avec intérêt cette discussion .
Si nous ne faisons pas Marienfluss, dans ce cas, je pense que nous passerons deux jours au Kunene River Lodge.
Enfin, je ne suis pas très inspirée pour redescendre sur Windhoek en 3 jours. En passant par l'ouest d'Etosha (Olifantrus et/ou Dolomite) ?
Merci de vos avis et suggestions avisés.
Emma
Virus quand tu nous tiens.
Revenus de Namibie depuis 10 mois, pas encore partis au Botswana (dans 7 semaines 😎) que déjà nous nous projetons pour un prochain voyage en Namibie en 2016, toujours à la même période, le mois d'avril, pour une quinzaine de jours.
Dans un premier temps, nous avons envisagé un circuit Damaraland / Kaokoland et Caprivi mais cela nous est vite paru infaisable. Nous avons donc décidé de nous concentrer sur le Damaraland et le Kaokaland, avec un mix lodges et camping (cela nous donnera l'occasion de revenir pour faire la bande Caprivi).
Une première ébauche de circuit serait :
J1 - arrivée à Windhoek J2 - ? J3 - Brandberg (camping) J4 et J5 - Palmwag (lodge - Grootberg si possible) J6 et J7 - Puros (camping) J8 - Orupembe (camping) J9 et J10 - Marienfluss (camping) J11 - Etandeka (j'ai bien aimé le lodge où Jety s'est arrêté) J12 et J13 - Epupa (camping) J14 - ? J15 - ? J16 - ? J17 - Windhoek
En J2, je pensais m'arrêter dans la région de l'Erongo, ou alors vers Vingerklip. Avez-vous des suggestions de camping ou lodge sympas.
Une autre interrogation, c'est Marienfluss. J'ai très envie d'y aller, mais à une seule voiture au mois d'avril, j'ai quelques craintes. J'ai suivi avec intérêt cette discussion .
Si nous ne faisons pas Marienfluss, dans ce cas, je pense que nous passerons deux jours au Kunene River Lodge.
Enfin, je ne suis pas très inspirée pour redescendre sur Windhoek en 3 jours. En passant par l'ouest d'Etosha (Olifantrus et/ou Dolomite) ?
Merci de vos avis et suggestions avisés.
Emma
Acheter une voiture en Alaska pour road trip jusqu'au Nevada English translation pending
Bonjour à tous alors je suis tout nouveau sur ce forum et je compte sur vous pour répondre à quelqu'une de mes questions ou du moins me donner des pistes de réflexion :).
Alors voilà cet été je compte partir environ 40 jours en Amérique du Nord avec un ami depuis la Suisse, on souhaite se rendre en premier lieu à Anchorage par avion puis de descendre jusqu'au Nevada à Las Vegas en traversant la partie Ouest du Canada et notamment Whistler puis de passer par l'état du Washington et de l'Oregon en voiture, ou a la limite en moto.
Mes questions arrivent ici, dans l'idée du Roadtrip on c'est dit que louer une voiture n'était pas possible étant donné les coûts à la journée et également le fait de ne pas pouvoir sortir du territoire (sachant qu'on doit passer par le canada pour rejoindre la cote Ouest des USA) du coups on c'est dit autant acheter une voiture ( afin de garder un maximum de liberté ), faire notre voyage et la revendre, même à une casse une fois tout ça terminé.
Après avoir consulter quelques forums dont celui ci et les expériences des autres je souhaite quand même avoir plus de précisions. 1 ) A ce qu'on dit acheter une voiture en Alaska est cher (on y est préparer) et pas évident du fait de l'assurance ou la nécessité d'avoir la nationalité et une adresse au US devient importante. Seulement je ne pense pas que cela soit impossible m'étant renseigné il existe des assurances internationale en dernier recourt qui nous couteront BONBON mais au moins qui nous permettront d'exécuter notre voyage, je cherche quand même à éviter cette dernière alternative.
Auriez vous des idées ou des suggestions pour résoudre le problème de cette assurance ?
J'ai envoyé un mail aux bureau des Automobiles de l'Alaska afin qu'ils tentent de me préciser un peu comment je dois faire, donc dès que j'ai la réponse je la posterai dans la continuité de la discussion.
2) Je souhaite avoir une idée également si on ne ferait pas mieux de l'acheter au canada ou les formalités administrative seront peut être plus simple ?
3) Ensuite vient le soucis des frontières, peut on passer sans problème au Canada depuis les US en étant étranger au volants d'une voiture américaine ? je m'inquiète quand au formalité entre les deux pays, navré pour tant de contrainte, limite on s'achètera un cheval.
4) Avez-vous d'autres conseils avisés ou des expériences à faire part en rapport avec l'achat d'une voiture aux USA en étant étranger ?
5) Dans le cas ou nous achèterions deux motos, le soucis de l'assurance aurait il le même poids que celui de la voiture ?
Un grand merci pour votre Aide !
Bompell
Alors voilà cet été je compte partir environ 40 jours en Amérique du Nord avec un ami depuis la Suisse, on souhaite se rendre en premier lieu à Anchorage par avion puis de descendre jusqu'au Nevada à Las Vegas en traversant la partie Ouest du Canada et notamment Whistler puis de passer par l'état du Washington et de l'Oregon en voiture, ou a la limite en moto.
Mes questions arrivent ici, dans l'idée du Roadtrip on c'est dit que louer une voiture n'était pas possible étant donné les coûts à la journée et également le fait de ne pas pouvoir sortir du territoire (sachant qu'on doit passer par le canada pour rejoindre la cote Ouest des USA) du coups on c'est dit autant acheter une voiture ( afin de garder un maximum de liberté ), faire notre voyage et la revendre, même à une casse une fois tout ça terminé.
Après avoir consulter quelques forums dont celui ci et les expériences des autres je souhaite quand même avoir plus de précisions. 1 ) A ce qu'on dit acheter une voiture en Alaska est cher (on y est préparer) et pas évident du fait de l'assurance ou la nécessité d'avoir la nationalité et une adresse au US devient importante. Seulement je ne pense pas que cela soit impossible m'étant renseigné il existe des assurances internationale en dernier recourt qui nous couteront BONBON mais au moins qui nous permettront d'exécuter notre voyage, je cherche quand même à éviter cette dernière alternative.
Auriez vous des idées ou des suggestions pour résoudre le problème de cette assurance ?
J'ai envoyé un mail aux bureau des Automobiles de l'Alaska afin qu'ils tentent de me préciser un peu comment je dois faire, donc dès que j'ai la réponse je la posterai dans la continuité de la discussion.
2) Je souhaite avoir une idée également si on ne ferait pas mieux de l'acheter au canada ou les formalités administrative seront peut être plus simple ?
3) Ensuite vient le soucis des frontières, peut on passer sans problème au Canada depuis les US en étant étranger au volants d'une voiture américaine ? je m'inquiète quand au formalité entre les deux pays, navré pour tant de contrainte, limite on s'achètera un cheval.
4) Avez-vous d'autres conseils avisés ou des expériences à faire part en rapport avec l'achat d'une voiture aux USA en étant étranger ?
5) Dans le cas ou nous achèterions deux motos, le soucis de l'assurance aurait il le même poids que celui de la voiture ?
Un grand merci pour votre Aide !
Bompell
Inde en camion English translation pending
Bonsoir je suis toute nouvelle sur le forum et je me suis inscritr spécialement pour parler de cette traverssé en camion frnce inde et et.... lors qui peut me fare prt de son aventure merci😉🙂🙂😎
Itinéraire à Madagascar English translation pending
Bonjour,
Je pars 1 mois à Mada de mi avril à mi Mai.
J aurais besoin de votre Aide : Tout d abord, quelle partie de l île me conseilleriez vous à visiter? La plus intéressante?
J avais pensé faire la partie ouest (allée des Baobabs, parc tsyngi) mais je ne sais pas si c'est accessible à cette période. Si oui quelle est la solution la moins chère pour visiter cette partie là et combien de temps faut il? Puis descendre la RN 7 jusqu'à Tulear. quelle stop me conseilleriez vous? Connaissez vous des villages typiques ou on peu partager un petit moment avec les locaux et même dormir, lieux hors sentiers battus? Je pensais faire un petit tour sur le canal de Pangalanes et pour finir passer quelques jours sur sainte Marie? connaissez vous le tarif pour un véhicule avec chauffeur
Que pensez vous de mon itinéraire? est il réalisable en 1 mois? Je pense visiter l ile en Taxi Brousse
Merci d avances bonne soirée
Je pars 1 mois à Mada de mi avril à mi Mai.
J aurais besoin de votre Aide : Tout d abord, quelle partie de l île me conseilleriez vous à visiter? La plus intéressante?
J avais pensé faire la partie ouest (allée des Baobabs, parc tsyngi) mais je ne sais pas si c'est accessible à cette période. Si oui quelle est la solution la moins chère pour visiter cette partie là et combien de temps faut il? Puis descendre la RN 7 jusqu'à Tulear. quelle stop me conseilleriez vous? Connaissez vous des villages typiques ou on peu partager un petit moment avec les locaux et même dormir, lieux hors sentiers battus? Je pensais faire un petit tour sur le canal de Pangalanes et pour finir passer quelques jours sur sainte Marie? connaissez vous le tarif pour un véhicule avec chauffeur
Que pensez vous de mon itinéraire? est il réalisable en 1 mois? Je pense visiter l ile en Taxi Brousse
Merci d avances bonne soirée
Bande de Caprivi (Namibie) English translation pending
Bonjour,
Nous allons faire un ti tour en Namibie d’une vingtaine de jours.
Nous sommes un couple en 4x4 camping avec aucune expérience en tant que conducteur de 4x4.
Nous ferons le tour classique Windhoek, Sesriem, Swkpo, Spitzkoppe, Twyfelfontein, Opuwo, Epupa, Etosha.
On ne descendra pas à Fish River Canyon.
On souhaite repartir de Kasane ou de VicFalls. Les chutes ne sont pas négociables !
A partir d’Etosha jusqu’à Vic Falls, on ne sait plus vraiment où on doit s’arrêter dans la bande de Caprivi. On souhaite faire une nuit dans un lit toutes les trois nuits de camping.
MADIZA nous propose : 2 nuits à Mahango (Nunda River Lodge)(chambre) 3 nuits à Kasane (Kubu Lodge)(camping) 1 nuit à Vic Falls (Lokutula)(chambre) Alors que TOURMALINE nous propose : 1 nuit à Rundu (Kaisosi River Lodge)(camping) 1 nuit à Bagani (Nunda Safaris Lodge)(chambre) 1 nuit à Kongola (Namushasha)(camping) 2 nuits à Kasane (Chobe Safari Lodge)(camping) 1 nuit à Vic Falls (Kingdom Hotel)(chambre)
On aura déjà passé trois nuits dans leparc d’Etosha. Quels sont les incontournables en dehorsdu parc de Chobe ? Devons-nous diminuer notre séjour dans le Caprivi et doubler certaines nuitées dans l’ouest (on double uniquement à Swakpo et à Epupa).
Merci également de rassurer ma femme en indiquant qu’il fait bien 25°C la nuit en aout dans le désert et pas 0°C comme elle a pu le lire dans certains posts 😉
Merci d’avance pour votre aide.
A partir d’Etosha jusqu’à Vic Falls, on ne sait plus vraiment où on doit s’arrêter dans la bande de Caprivi. On souhaite faire une nuit dans un lit toutes les trois nuits de camping.
MADIZA nous propose : 2 nuits à Mahango (Nunda River Lodge)(chambre) 3 nuits à Kasane (Kubu Lodge)(camping) 1 nuit à Vic Falls (Lokutula)(chambre) Alors que TOURMALINE nous propose : 1 nuit à Rundu (Kaisosi River Lodge)(camping) 1 nuit à Bagani (Nunda Safaris Lodge)(chambre) 1 nuit à Kongola (Namushasha)(camping) 2 nuits à Kasane (Chobe Safari Lodge)(camping) 1 nuit à Vic Falls (Kingdom Hotel)(chambre)
On aura déjà passé trois nuits dans leparc d’Etosha. Quels sont les incontournables en dehorsdu parc de Chobe ? Devons-nous diminuer notre séjour dans le Caprivi et doubler certaines nuitées dans l’ouest (on double uniquement à Swakpo et à Epupa).
Merci également de rassurer ma femme en indiquant qu’il fait bien 25°C la nuit en aout dans le désert et pas 0°C comme elle a pu le lire dans certains posts 😉
Merci d’avance pour votre aide.