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Comment bien se nourrir au Vietnam? English translation pending
by Tajillon · 2015-11-23 · 96 replies
Bonjour a tous amis de l'aventure culinaire, Je prépare mon voyage au Vietnam pour la fin du mois de janvier. Et il me reste quelque interrogation quand à la nourriture: -Est ce que les restaurants sont bien entretenus ? - Avez vous des plats typique a me conseiller/déconseiller? Et surtout quelles sont les restaurants les plus authentique dans lesquelles vous êtes allé. Merci d'avance pour vos réponses 😎
La Namibie par les gravels, les pistes de pierre et de sable (octobre-novembre 2015) English translation pending
by Jacomo32 · 2015-11-22 · 276 replies
Bonsoir,

De retour de ce pays enchanteur, je vais vous raconter tout simplement le voyage que nous avons fait. Je n'ai aucun talent de raconteur, je ne suis pas un homme de plume (ni de paille), je vais donc faire au plus simple : un récit au jour le jour. Bien sur il y aura quelques illustrations pour imager mon propos. Après plusieurs projets, tous plus onéreux les uns que les autres, nous avons opté pour un séjour de 7 semaines avec location d'un véhicule sur place. Pas d'agence (trop cher et j'ai du temps pour la préparation), le minimum de réservations d'hébergements afin d'avoir le plus de souplesse possible. Nous avons réservé un véhicule auprès de Classic Car Rental (
http://www.classiccar-nam.com/), nous nous y sommes pris en mars (et déjà à cette époque il y avait des loueurs qui n'avaient plus de véhicule). Le Toyota Hilux double cabine entièrement équipé (tente de toit, tout le matériel pour camper, pour cuisiner, ... frigo 52 litres, 140 litres de fuel, 2 roues de secours, GPS, ....) pour 850 N$ (60 €) par jour, hors assurance (que nous n'avons pas prise). Nous avons pas mal échangé avec Peter (le gérant de CCR) et un excellent contact s'est établi, il s'est très facilement plié à quelques unes de nos demandes. J'ai parlé sous, le N$ ou NAD est équivalent au RAND et les 2 monnaies ont cours en Namibie. Dans la période de notre voyage, le taux moyen a été de 1 N$ pour 0,07 €. Second point à envisager d'urgence : le transfert de France en Namibie. Nous avons opté pour un vol Toulouse / Francfort / Windhoek pas trop cher et assez rapide, réservation directement auprès de Condor. Après ça reste la préparation du parcours : collecte des renseignements sur les points d'intérêt, tri et établissement d'un itinéraire en cohérence avec le temps disponible et la manière de voyager. Cette préparation nous a pris beaucoup beaucoup de temps, je ne le regrette pas car il n'y a pas eu de grosse surprise par rapport aux prévisions. En ce qui concerne les guides, le Bradt (en anglais) est sans conteste la référence, j'ai utilisé des ouvrages en français et trouvé beaucoup d'erreurs, d'omissions et d'informations loin d'être à jour. Pour la carte, celle de Tracks4Africa est le top : toutes les pistes sont indiquées avec comme info la distance et le temps de parcours (qui donne tout de suite le niveau de difficulté). Le parcours effectué (10 700 km) :
Compte rendu: La Grèce antique et les Météores du 3 au 16 novembre 2015 (Costa neoRomantica) English translation pending
by Efef · 2015-11-18 · 3 replies
· 3 novembre Lyon-Marseille Tout commence ce mardi 3 novembre au départ de LyonSaint Exupéry en TGV Ouigo Hôtel réservé, chambre Ok, nous allons au MUCEM. Inauguration de l’exposition temporaire « J’aime les panoramas ». Beaucoup de monde pour ce vernissage, difficile de se faire une réelle opinion. Nous avons cependant pu apprécier quelques toiles. Sur l’esplanade du Mucem le cirque Bouglione s’installe. Superbe chapiteau, matériel flambant neuf. Dîner sur le vieux port. · 4 novembre Marseille Taxi vers 12 heures pour le terminal de croisières. (26,50 €). Enregistrement et embarquement rapides. Nous sommes informés que la cabine ne sera disponible qu’à 13h30. Nous sommes attendus au buffet Giardino pour nous restaurer en attendant. Nous sommes dirigés tout au long du périple qui nous conduit au restaurant. Comment se perdre ? Les boissons au restaurant sont comptabilisées sur notre bonne foi à l’annonce du N° de cabine. En fait la cabine et les bagages étaient déjà disponibles vers 13 heures. Nous y trouvons la carte Costa et nouveauté pour nous : plus de Drill card. Une lettre d’information nous précise un changement d’itinéraire. En raison d’une grève générale à Athènes le 12 novembre, l’ordre des escales sera modifié. Nous accosterons d’abord à Athènes et ensuite à Volos. Cela fera deux journées consécutives en mer entre Volos et Trapani. Le Today a disparu au profit du « Diario di Bordo » plus concis. Nous demandons à la cabinière de transformer le lit matrimonial en lits jumeaux. (L’opération sera effectuée pendant le dîner). L’exercice obligatoire d’évacuation est annoncé aux environs de 16 heures. La majorité des embarquants s’y prépare dans la bonne humeur peu avant l’heure prévue. Les annonces générales en quatre langues sont faites à l’heure dite. La Costa card est scannée à l’arrivée à la Muster Station (d’où la suppression de la Drill card). A l’appel des 7+1 coups de sirènes d’autres croisiéristes se joignent -dans les délais impartis- aux voyageurs déjà présents. Coup de gueule de mon voisin de queue : Lui : « Ils pouvaient pas venir plus tôt ? On crève de chaud » Moi : Ils viennent peut-être à peine d’embarquer ou ils attendaient sagement les 7 coups de sirène. Lui : « Ils ne les ont même pas faits »………. ! Sur les 8 coups il n’en a pas entendu un seul ? Surdité ou mauvaise foi allez savoir ? Suivent les consignes dans les différentes langues et le coup de sirène final…. Mon voisin se défait de sa brassière et quitte la Muster station… il n’était donc pas sourd ! Ce premier soir, attente au restaurant Boticelli, les tables de deux sont attribuées plus rapidement, nous n’attendrons que 10 mn. 2 autres couples sont placés en même temps que nous. Reconnaissons qu’aucun d’entre nous n’a été exaspéré en affirmant que « d’habitude on a une table attitrée à un horaire défini » et que « cette nouvelle façon de procéder est un scandale ». Je vous fais grâce des autres réflexions sur les moyens de transport Parisiens et les cantines scolaires. Ces personnes là, bien que disposant d’un bipper pour être appelées le moment venu, bloquent l’accès au comptoir de réception du restaurant empêchant bon nombre de passagers de se présenter au maître d’hôtel. Dans la soirée, le dernier des 3 spectacles est annulé pour cause de santé de l’un des artistes. L’annonce est répétée plusieurs fois dans le cabaret. 5 novembre, Savone Escale habituelle voire incontournable. Pour moi, salle de sport au réveil avant le petit déjeuner. Un petit tour en ville, c’est toujours aussi agréable de se perdre dans les ruelles et de flâner sous ce grand beau temps. Je vais à la forteresse Priamar que je n’avais jamais visitée. Si la vue sur la ville est très agréable et les abords bien entretenus, il n’en est pas de même pour le fort qui mériterait un meilleur sort. Après midi tranquille avant une nouvelle session au gymnasium. Ce soir, nous attendrons encore pour dîner, 15 mn mais cette fois avec le bipper. Très sages nous n’attendrons pas devant la porte mais au salon tout proche respectant en cela les conseils du maître d’hôtel français. Excellent dîner, le filet d’Angus est servi bleu selon mon souhait. Nous assistons au spectacle -ballets et chansons- qui ne nous laisse pas un souvenir impérissable malgré le beau tableau final (danses et musiques irlandaises). Du déjà vu l’an passé. Nous retrouvons nos billets d’excursions en arrivant à la cabine mais……pas de « couverture » ce soir et donc pas de Diario di Bordo. Le linge de toilette encore dans la douche. C’est une première pour nous. Je m’entretiens en portugais avec l’agent brésilien de la réception qui enregistre ma réclamation avec sérieux. Attendons la suite. 6 novembre, navigation jusqu’à Naples Matinée Sportive, nous ne sommes pas nombreux à la salle de sport. Dans la matinée, la cabine est nettoyée à blanc, les draps sont changés. Nous avons un nouveau cabinier, ce dernier m’explique que le précédent a quitté le bord à Savone (rotation normale). Déjeuner rapide au buffet avant l’excursion Costa : « Centre historique et Naples souterraine ». Notre impression est mitigée. C’est une approche de Naples délibérément choisie, nous pensions ne pas avoir assez de temps pour Pompéi. San Severo et les citernes romaines méritent sans doute le détour mais en excursion individuelle. Sur le navire plus de 200 passagers ont opté pour une croisière thématique « Croisière du cœur et des merveilles… » sous le patronage d’un organe de presse. Ils bénéficient de conférences animées par des personnalités telles qu’entre autres Luc Ferry ou Stéphane Bern. La moyenne d’âge de ces croisiéristes est plus élevée que celle de ceux que nous côtoyons généralement. Un bon nombre souffre de mobilité réduite. Ce soir il n’y aura pas d’attente au restaurant. Tout le monde aurait il pris ses marques et admis le principe de l’horaire libre ? Ces deux derniers jours étaient les principaux jours d’embarquement/débarquement. Sans doute faut-il un moment d’adaptation, les moins âgés dînant peut-être plus tard. Le spectacle de magie et fantaisie correspond tout à fait à l’espace cabaret. Bonne prestation de Basilio TABACCHI, Le Hic c’est qu’il s’agit pour la deuxième fois consécutive d’une prestation déjà proposée l’année dernière lors de notre première croisière sur ce navire à la même époque. Ce soir la couverture est faite, une bouteille de Chianti nous attend, tout est rentré dans l’ordre. 7 novembre, navigation Courrier dans la boîte à lettres, « Nous vous prions de bien vouloir vous présenter au HOSPITALITY SERVICE DESK…concernant le nettoyage». Il s’agit de connaître mes impressions et de savoir si j’ai obtenu satisfaction à la suite de ma réclamation. Bénéficierais-je d’un régime de faveur ? Journée en mer les animations se succèdent, ventes flash, quizz, démonstrations culinaires, conférences, Bingo…. Pour moi salle de sport et bains à remous. J’aperçois Stéphane Bern très disponible avec tous les passagers qu’ils soient ou non badgés « Croisière thématique ». La soirée est tranquille, « Salut du commandant et de l’état major », spectacle de chansons internationales. Richard GREEN le chanteur maison un tantinet cabotin. Bel organe mais « mono-tone ! » et « mono-corde ! » La bouteille de Proseco et les chocolats Costa club nous attendent en cabine. 8 novembre, Kalamata Journée ensoleillée, promenade tranquille dans la ville, le bateau est face à l’artère principale qui mène au centre ville, 30 mn à pieds. Ici aussi les commerces sont fermés le dimanche. De nombreux « estaminets » sont toutefois ouverts. C’est l’occasion de boire un Ouzo en terrasse. Nous passons au retour par le railway park. L’accès aux convois est libre, les tagueurs s’en sont donné à cœur joie, les voitures restent dans « leur jus » les rails sont envahis par les herbes folles. Nous déjeunons sur le bateau et profiterons du temps superbe aux abords de la piscine. Ce soir dîner au restaurant Club NéoROMANTICA. Sur le plan culinaire peu de différences par rapport au Boticelli mais décors et présentations de bon gout, service soigné sans ostentation et la surprise du gâteau d’anniversaire. Nous en oublierons le spectacle. 9 novembre, Nauplie Le navire mouille en rade de Nauplie, le débarquement s’effectuera en chaloupes, nous avons pris nos tickets d’ordre de passage la veille. Les horaires nous ont été donnés à ce moment là à titre indicatif. Ils sont également mentionnés dans le Diario di Bordo. La bonne surprise : le débarquement est rapidement effectué ¾ d’heure avant l’horaire prévu. En ce qui nous concerne n’ayant pas d’excursion Costa nous avons un des derniers N° d’ordre soit un débarquement prévu après 12h00. Nous prendrons place dans la chaloupe à 10h50. Une passagère handicapée et en surpoids s’est précipitée pour sortir la première. Son pied droit n’a pas atteint le quai, rattrapée de justesse, les jambes entre le quai et la chaloupe, elle fut secourue et hissée par pas moins de 4 agents. Nous n’avons pas eu connaissance d’autres incidents. Adorable ville que Nauplie, luxe calme et volupté, après Naples et son bourdonnement, des ruelles paisibles et de grandes places d’une propreté quasiment Suisse. Un bus découvert hop on/hop off vous emmène au château Palamidi si l’ascension vous rebute. (5€). Un petit train fait aussi le tour de ville pour 4 € mais ne monte pas au château. Le front de mer est agréable, il faut prendre le temps de s’adonner aux coutumes locales, boire son café chaud ou froid ou son ouzo tranquillement attablé face à la baie. Ce soir sculpture sur glace et nuit blanche après un spectacle de danse auquel nous n’assistons pas. Nous appareillons vers minuit pour Athènes. 10 novembre, Athènes le Pirée Vue à 180° sur le Pirée, Athènes et l’important trafic maritime depuis la salle de sport. Nous accostons, une fois n’est pas coutume au terminal B Thémistocle. Les bus d’excursions sont aux pieds du bateau. Les bus touristiques et les taxis également. Il y a même un arrêt du bus X80 pour Syntagma via Plaka et Acropole mais nous apprendrons très vite qu’il ne fonctionne pas en cette saison. Nous marchons donc jusqu’à l’arrêt du bus 040 que nous atteignons après 5 ou 600 m de marche. Ce bus suit un parcours quasiment identique à celui du X80 à l’exception près qu’il dessert tous les arrêts. Il faut donc prévoir trajet et attente une heure aller/une heure retour. 1,20 € par trajet. Ce sera donc ce matin « La porte d’Hadrien » et le temple de Zeus puis un petit tour dans Plaka avant le retour sur le bateau pour un après midi piscine/lecture et …..Sieste Ce soir spectacle à marquer d’une pierre blanche. La prestation d’ANGELA BENN chanteuse à la voix envoutante qui entraine son public dans un voyage musical plein d’émotions. Le cabaret Vienna se prête totalement à ce genre de spectacle où l’artiste joue avec la proximité des spectateurs. Preuve en est que pour la première fois nous assistons à des rappels et à deux standing ovations sans sollicitation d’un quelconque animateur. Sans « applauso ! chers aux animateurs». Dodo, demain il faut se lever encore plus tôt, une grosse journée nous attend à Volos. Il est prévu que le NéoRomantica mouille en rade de Volos, le changement de programme nous oblige donc à utiliser les chaloupes. Nous sommes prévenus par un document déposé en cabine au début d’après midi. Les excursionnistes Costa n’ont pas de tickets d’appel à retirer. 11 novembre, Volos Bonne surprise, le navire a été autorisé à accoster dans le port de Volos, pas de chaloupe, débarquement immédiat. Ce n’est pas une bonne surprise pour tout le monde. En attendant leur ticket de bus pour les excursions certains se plaignent d’avoir du se lever plus tôt (15 mn). En fait si l’information n’avait pas été donnée l’infime minorité de grincheux n’aurait pas eu matière à vociférer. Dans le cas contraire je vous laisse imaginer !!!!! Bref pour mon épouse une jolie ballade un peu fatigante (forte dénivelée à pieds) avec le train Moutzouris sur les pentes du Pelion suivie d’une excellente dégustation de produits locaux. Pour moi les monastères des météores. Excellent guide pour cette excursion Costa, paysages somptueux, visite très détaillée de deux monastères Varlaam moins difficile à atteindre que prévu et Agios Stéfanos. L’excursion incontournable de cette croisière, qu’elle soit organisée ou individuelle. Un déjeuner buffet de spécialités Grecques clôt cette journée d’excursion. Retour au navire en fin d’après midi. Une fois de plus je choisis du bœuf au dîner, vous aurez compris que je ne suis pas végétarien. (Tranche de bœuf au jus naturel et truffe noire) demandée bleue, arrivée bleue, découpée à la fourchette ; un régal. Mon épouse fera tout au long de la croisière une cure de poissons et crustacés. Je ne m’éterniserai pas sur le spectacle production Costa, musique et danses, beaux costumes mais trop c’est trop. Je crains que ces deux jours de mer à venir nous promettent encore ce genre de prestation. 12 novembre en mer Une journée en mer. Tout le monde sur le pont, un soleil radieux, un vent faible, nous longeons les côtes grecques et quelques îles. Farniente, lecture, jeux de société, shopping, cours de danse ou de cuisine…. Beaucoup de monde à la salle de sport, quelques courageux (J’en suis) dans la piscine arrière et malheureusement toujours les mêmes squatters dans l’unique bain à remous accessible à tous. Bref une journée en mer ponctuée par le cocktail du Costa club, mondanité à laquelle nous ne participons plus. Queue interminable pour une flûte de Proseco, quelques petits fours et la photo du commandant. Nous comprenons cependant que le respect de cette tradition enchante d’autres croisiéristes. Nous n’assisterons pas au spectacle, les sempiternelles chorégraphies de la troupe sociétaire ont fini par nous lasser. Une animation plus tardive dite Burlesque…. Hélas de la même veine nous permettra de regagner plus tôt notre cabine. 13 novembre en mer Réédition de la journée précédente hormis la soirée mondaine. Lecture au soleil, baignade. Déjeuner au restaurant (une daurade d’anthologie appréciée par l’ensemble des convives autour de nous) Visite du navire en compagnie de la responsable francophone. J’avais oublié de préciser que ce poste existe toujours contrairement à ce que j’ai pu lire sur de précédents commentaires, Aurélie en l’occurrence n’a rien de virtuel. Une fois de plus nous éviterons le spectacle. Le cœur n’y est pas nous venons d’apprendre les attentats de Paris. 14 novembre Trapani Accostage à Trapani vu pour ma part depuis la salle de sport. Nous descendons dans la matinée visiter la ville s’étendant à nos pieds. Nous prenons le bus découvert qui fait un tour panoramique (12€) un peu cher pour un tour sans stop possible. Sans grand intérêt sinon qu’il permet aux personnes à mobilité réduite d’avoir un aperçu de la ville. Ce bus s’arrête toutefois régulièrement pour laisser prendre des photos mais les commentaires en différentes langues -dont le Français- sont inaudibles. La visite à pieds que nous faisons par la suite est très facile, certaines rues commerçantes et piétonnières sont très agréables. Les églises sont nombreuses. Nous avons eu la chance d’avoir encore du beau temps. Une lettre de condoléances pour les attentats de Paris nous attend dans la cabine. Une minute de silence sera observée à 17h30. Enorme moment d’émotion partagé par les croisiéristes et l’équipage. Les animations et le spectacle sont supprimés. Seule la musique gardera ses droits. Alors qu’un show musical aperçu en passant est diffusé sur grand écran dans le cabaret Vienna, cet espace est déserté au profit du Grand bar. Musique live et danse mais les conversations sont ce soir plus sérieuses. 15 novembre en mer Cette dernière journée sera ponctuée par la réunion d’information sur le débarquement à Marseille et Savona et par deux spectacles de grande qualité. La prestation du ventriloque René LUDEN (supprimée la veille) et celle du chanteur Vick VICUS. Deux spectacles -je me répète- appropriés à l’espace scénique du grand bar ou du cabaret Vienna. La soirée se termine pour nous en assistant au concours Costa talent show faisant appel au « talent » des passagers. A la fin de sa prestation à l’harmonica l’un des participants joue une Marseillaise qui sera reprise par l’ensemble des spectateurs. Nouveau moment d’émotion réunissant dans un hommage spontané les ressortissants Américains, Italiens, Allemands, russophones et Français. 16 novembre Marseille Les cabine libérées à 8 heures nous profiterons d’un dernier petit déjeuner au buffet et attendrons patiemment l’heure de notre débarquement différée d’une quinzaine de minutes. Nous retrouvons nos bagages sans souci et embarquons dans la deuxième navette Costa pour la gare Saint Charles. Nous retrouvons nos enfants qui viennent de faire une mini croisière sur le Fortuna. Débarqués avant nous ils avaient opté pour un taxi jusqu’à la gare. Devant l’attente prolongée des taxis, ils ont préféré se rendre à pieds jusqu’à l’arrêt du bus RTM avec connexion métro à la Joliette. Nous les avons attendus plus d’une heure. Après une assiette de pates (bien ordinaires après la multitude de pates et sauces différentes proposée à bord) nous avons pris ensemble le TGV Ouigo du retour.

Commentaires Cabine : Cabine spacieuse mais défaut au niveau des chevets fixes. Si l’on opte pour les lits jumeaux ceux-ci sont côte à côte et ne laissent pas d’accès au hublot. Propreté et entretien impeccable. Produits cosmétiques de base. Nous ne touchons pas au mini bar. Nous trouvons une bouteille d’eau à l’arrivée (facturable) et plaçons immédiatement cafetière expresso, tasses, verres, seau isotherme dans le placard laissant ainsi plus de surface disponible sur le bureau. TV grand écran plat interactive. Accès en français aux messages, excursions, compte et entre autres deux chaînes francophones. France 24 et TV 5 Monde. Espaces publics : Nous avions déjà apprécié ce navire l’an dernier. La décoration est sobre, loin du Kitch des gros bâtiments. Les salons confortables sont disposés de telle façon que vous pouvez aussi bien trouver un espace intime qu’un endroit convivial. Les restaurants : Restaurant Boticelli, le restaurant principal, confortable et spacieux. Nous apprécions l’horaire libre. Nous n’y avons pris le petit déjeuner qu’une fois préférant y déjeuner ou dîner. Nous préférons être installés à bâbord ou tribord plutôt qu’au centre que nous trouvons plus bruyant. Restaurant Giardino, buffet que nous consacrons au petit déjeuner, très grand choix de viennoiseries, plats chauds et froids et surtout la vue panoramique. Idéal au retour d’une excursion ou avant celles de l’après midi. Restaurant Club, le service est toujours aussi attentionné, prestigieux sans ostentation. Au niveau culinaire la différence est moins importante qu’on le souhaiterait avec le restaurant principal. La qualité demeure, la carte est plus élaborée et la présentation est soignée. Cela permet un moment d’intimité propice à célébrer un évènement dans un cadre élégant et raffiné. Pizzeria, Il n’y a pas de raison de s’en priver si vous n’avez qu’un petit creux ou voulez varier les plaisirs. Cadre sympathique fréquenté tard le soir par une clientèle plus jeune. Nous n’avons pas utilisé le Grill et le restaurant Samsara · Salle de sport Bon équipement utilisé dans les règles prescrites (20 mn par appareil). L’avantage d’être situé à l’avant du navire, permet une vue magnifique au moment de l’approche et de l’accostage. Un regret : le sauna est partie intégrante du Samsara. J’appréciais d’y avoir accès sur le Pacifica. · Piscines et jacuzzi Ce mois de novembre si clément a permis à quelques courageux de se mettre à l’eau pour quelques brasses. On ne s’attend pas à un bassin olympique. Les ponts étaient envahis comme en pleine saison, transats et bains de soleil. Pour le bain à remous c’est une autre affaire, les places sont chères. Squat permanent, je n’ai pas encore compris l’utilité ou le bienfait de passer l’après midi dans l’eau chaude et bouillonnante. Je ne maitrise sans doute pas assez l’Italien. Le soleil disparu c’est bon de se trouver tout seul dans les bulles. Même pas froid en sortant….. Quoique ! · Animation Ce n’est pas notre tasse de thé, jeux de pont, danse, si nous n’y participons pas, nous trouvons cela bon enfant et jamais très long. Je participe toutefois à certains quizz ou aux démonstrations culinaires. · Fumeurs Dieu merci les fumeurs (dont je ne suis pas, en fait ; plus et depuis longtemps) ont droit de cité, à tribord sur le Lido. Ils sont même rejoints par des non fumeurs car l’endroit n’est pas moins confortable qu’à bâbord et je dois le dire plus gai et convivial. Au pont neuf un très « cosy » fumoir ; Cognac & Cigar lounge fait face à la chocolaterie. · Spectacles Aïe ! L’absence de théâtre n’est pas préjudiciable, le cabaret Vienna est assez spacieux. C’est la programmation qui à notre goût laisse à désirer ? Quasiment 60% des spectacles sont assurés par la troupe du bateau, chorégraphies similaires, costumes et musiques différents mais trop c’est trop ! Le succès des artistes extérieurs confirme ce sentiment. Malgré leur bonne volonté, les chanteurs « maison » un tantinet cabotins font pâle figure face aux deux chanteurs invités. Cet avis est personnel, nous n’avons pas entendu de critiques à cet égard. · Œnothèque Toujours pas d’avis sur ce lieu que nous avons toujours trouvé désert et qui s’il semble confortable ne nous a jamais attiré. Nous pensons que la froideur et la rigidité du maître des lieux y sont pour beaucoup. · Le casino N’étant pas joueurs invétérés nous n’avons utilisé que les « machines à sous » hélas prévues pour les passagers anglophones, mais là comme ailleurs le personnel vous vient en aide très rapidement. · Et l’ensemble du personnel Toujours aussi attentionné à quelque poste que ce soit. Serveurs, barmen, maitres d’hôtel, cabiniers, animateurs, tous sont avenants allant même jusqu’à sourire et satisfaire les moindres désirs des plus odieux passagers. (Il y en a hélas quelques uns. Ceux la même qui voudraient monter dans l’ascenseur avant que vous-même ou le passager en chaise roulante n’en soit sorti). Je confirme la présence d’une représentante francophone, Aurélie en l’occurrence. Nos enfants confirment également la présence d’une responsable francophone sur le Fortuna. Amabilité, écoute et efficacité à l’Hospitality desk et au bureau des excursions. · Les ascenseurs Sujet en partie abordé plus haut. Les choses sont bien faites les flèches signalent la montée ou la descente, qu’à cela ne tienne, on le prend. Qui me dira un jour s’il est plus confortable, moins long, plus amusant moins fatiguant, ou me donnera la raison pour prendre l’ascenseur montant quand on descend et vice versa. Figurez vous que les ascenseurs parlent et clignotent, au nombre de passagers qui en sortent au mauvais étage j’en conclus que le taux de surdité et de cécité augmente d’année en année. · Forfait boisson et vins sélectionnés Nous avons pris le forfait All inclusive toujours intéressant à nos yeux, certains vins au verre étant facturés plus de 8,50 € au restaurant et les cocktails 7,45 €. Des vins différents, un blanc, un rouge sont sélectionnés chaque jour en fonction de la région dont sont issus les plats proposés. Il faut spécifier le choix de ces vins à la commande. Si vous vous contentez de demander blanc ou rouge il vous sera servi tous les jours le même vin, certes honorable, mais de moins bonne qualité. Il faut être vigilent sur ce point, nos voisins de table ont toujours été surpris de se voir servir un vin différent du notre. Aucun n’avait remarqué la sélection pourtant mentionnée en gras sur le menu. · Terminal de Marseille Mais où sont les taxis ? 3 navires de croisière aujourd’hui à Marseille : COSTA Fortuna 3400 passagers et NéoRomantica 1300 passagers, OCEANIA CRUISE Riviera 1300 passagers. Potentiellement 6000 passagers, les uns débarquant, les autres embarquant. Un taxi toutes les deux minutes. Débarquez à Kalamata, Athènes ou Nauplie, vous n’avez que l’embarras du choix. Nous avons réservé depuis l’hôtel le 4 novembre un taxi acceptant la carte bleue. Présent à l’heure convenue l’autocollant CB apposé sur une vitre arrière, véhicule AUDI impeccable. Arrivé au terminal il prétend ne pas prendre la Carte. Mon épouse lui demande si l’autocollant est un gadget. Faisant mine de ne pas avoir compris il se résigne à utiliser son TPE. La navette supprimée après manifestation devait précipiter la mort de leur commerce. Profession en péril ? Il doit être tout de même bien fructueux pour faire l’impasse sur une moyenne de deux à trois navires de croisière par jour et souvent de plus grande capacité.
Trip novembre 2015 Louisiane et Floride English translation pending
by Lexy77 · 2015-11-18 · 28 replies
Bonjour à tous,

A mon tour de faire un carnet 🙂. Encore merci à tous ceux qui ont déjà fait un carnet/blog sur la Louisiane et la Floride et sur lesquels je me suis inspirée, mais également aidée de mes 2 guides du routard!

Le voyage est en cours, et je profite du soir pour commencer à rédiger.

Préparation

Nous sommes 2 (mon copain et moi), âgés de 27 ans. C'est mon 5ème voyage aux Etats Unis, ma première fois en Louisiane et ma 2ème fois en Floride. On a choisi ces destinations car nous n'avions que 2 semaines de vacances et on s'est dit que ce serait trop court pour faire l'ouest. Du coup, on a opté pour 1 semaine en Louisiane et 1 semaine en Floride. Comme on souhaitai à tout prix voir le début de la saison de basket (grands fan des Heats), on a été "obligé" d'attendre le début de la saison. On avait le choix entre la période d'Halloween et Thankgiving, on donc a privilégié fin novembre pour éviter les vacances scolaires françaises.

On a donc choisi de partir du 13 novembre au 28 novembre.

Les billets ont été acheté en juin 2015 chez Air France pour un prix de 795€ environ par personne pour Paris/Nouvelle Orléans -> Miami/Paris. La connexion Nouvelle Orléans/Miami( fort lauderdale) se fera avec la compagnie Southwest le 19/11 pour environ 80€.

Concernant les logements, la majorité ont été réservés par avance, je n'aime pas me casser la tête sur place pour le logement, je préfère miser sur les activités sur place et économiser sur les logements tout en ayant quelque chose de correcte. En résumé : 3 nuits à NOLA via Airbnb-> 190€ 1 nuit à Baton rouge (red roof inn) -> 40€ 1 nuit à Lafayette (red roof inn)-> 40€ 1 nuit à NOLA -> pas encore réservé ! 8 nuit à Miami (abritel)-> 790€

location de voiture : location faite via le site autoeurope 4 jours Louisiane : voiture standard pour 135€ avec 1 conducteur 9 jours Miami : cabriolet pour 410€ avec 2 conducteurs

Jour 1 : 13/11 Départ de Paris pour CDG. Notre vol est à 8h du mat'. Du coup, on prend de la marge pour éviter les embouteillages, on arrive à CDG à 5h30. On s'enregistre, passage des formalités au comptoir, dépose bagage, la police et hop direction la porte d'embarquement pour commencer à glander :). On prend notre petit café, et on attends sagement le début de l'embarquement prévu à 7h10. Vers 6h45, les agents de Delta (vive le code sharing :) ) annonce un surbooking sur le vol et demande s'il y a des volontaires pour prendre le vol suivant. Curieuse, je me renseigne, le prochain vol est à 10h50 et ma connexion à Atlanta (prévu initialement de 4h30, sera réduit à 2h30) et en plus on reçoit $400 de dédommagement. Comme pour nous ca ne changeait rien à notre heure d'arrivée à la Nouvelle Orléans, nous avons accepté. Le seul inconvénient : on n'a pas pu choisir nos places, on s'est retrouvé au milieu... ce que je déteste mais bon c'est les vacances!🙂. Le vol se passe bien, on arrive à Atlanta à l'heure et on se dirige vers l'immigration. On est passé en 30 min!! j'étais très étonnée car à NYC on a attendu près de 2H avant de pouvoir avoir le tampon sur mon passeport. Du coup, on part chercher nos bagages, et là... surprise, il en manque un. On se renseigne, la personne de Delta nous dit que le bagage est peut être déjà sur le vol pour la nouvelle orléans et qu'il va falloir faire une réclamation si besoin sur place. On n'est pas inquiet, ce ne sont que des vêtements ( et on n'a bien sur pas pensé à répartir les vêtements dans les 2 valises mais bon...). On embarque ensuite pour la nouvelle orléans. Le vol est "rapide", 1heure et on arrive enfin à destination. Bien sur notre bagage n'était pas arrivé à bon port, il a tout simplement été oublié à Paris, contre coup du changement d'avion. Ce n'est pas grave, on récupère le bagage lundi. On prend le taxi et direction le logement airbnb. On arrive dans le quartier de 7th Ward, la propriétaire n'étant pas encore arrivée, on attend dehors. Disons que le quartier n'est pas très rassurant car pas très bien éclairé.. A son arrivée, on fait le check in, tout va bien. Elle accepte de nous emmener vers une zone commercial pour acheter des vêtements pour mon copain car jusqu'à lundi, il n'a rien à se mettre. Elle nous emmène dans le quartier français. On achète les vêtements nécessaires, on mange un petit bout et on rentre en taxi. On arrive à bon port et on dort direct, il était seulement 20h, mais 5h pour nos corps.

à tout de suite pour le 1er vrai jour :)
Itinéraire 2 semaines au Japon English translation pending
by Naoplah · 2015-11-12 · 35 replies
Salutations !

Je prépare doucement mais surement mon séjour de 2 semaines au Japon. Sachant que ma copine est déjà allée au Japon, j'essaie de faire un programme sans trop de doublons pour elle, mais sans pour autant rater ce que je veux vraiment voir.

Je suis arrivé à un truc du genre : J1 : Tokyo J2 : Tokyo J3 : Tokyo J4 : Kyoto (JR1) J5 : Kyoto J6 : Kyoto J7 : Kanazawa J8 : Shirakawa Go J9 : Kyoto J10 : retour vers Tokyo (JR7) J11 : Nikko J12 : Nikko J13 : Hakone j14 : Tokyo, retour a 22h.

Je me demande donc l'enchainement vous semble jouable ou si c'est trop chargé. J'ai conscience de survoler Tokyo et Kyoto, c'est dans le but que ma copine voit tout de même de nouvelles choses. C'est aussi la raison de l'absence de Nara du programme, qui a l'air d'avoir l'approbation du topic.

Ma principale interrogation est au niveau du J10. Est il préférable de faire Kyoto>Nikko>Hakone>Tokyo, sans repasser par Tokyo, ou de rentrer directement sur Tokyo faire Nikko, puis retourner sur Tokyo, Pour repartir ensuite sur Hakone ? La première solution me semble plus logique, mais on ne peux pas le faire avec un pass, comme si l'on venait de Tokyo.

Dernière question, nous serons logiquement a Hakone ver le 25 Juin, l'asension du mont Fuji est envisageable une semaine avant l'ouveture officielle, ou c'est vraiment plus compliqué à organiser niveau bus, refuges fermés, ect ? Bref, j'oublie tout de suite, ou je garde une journée de rab pour ca ?

Merci des renseignements
Retour du Favolosa en Méditerranée English translation pending
by Vsylvie · 2015-11-11 · 120 replies
Comme ma lectrice préférée me met la pression pour lire mon compte rendu, je me décide à le commencer malgré un emploi du temps très chargé 😕

d'habitude, je ne fais pas de compte rendu de mes tourniquets en méditerranée, mais comme j'ai découvert de nouvelles choses, je vous les fait partager .... j'ai fait cette croisière dans le cadre d'une croisière à thème (scrapbooking) ce qui impliquait pour moi 4h de cours par jour, et pour l'homme 4 h de sieste et de farniente 🤪 les escales, très connues : barcelonne, malte, Cagliari, civitavetcha, savone avec départ et retour de Marseille ... d'habitude, lorsque je compte faire un cr, j'ai pris l'habitude de tenir un journal de bord... bon la je n'ai vraiment pas eu le temps de le faire ...je ferai donc de mémoire ...

le bateau : le favolosa que nous ne connaissions pas ...verdict ....moche...vraiment moche ...est ce que nous venons juste (il y a à peine 1 mois) du néoromantica, avec ses couleurs blanche lamée, dorée, très claires, mais le favolosa, nous l'avons trouvé très très sombre ...

nous sommes tombés sur les vacances scolaires italiennes, le bateau était bondé de mômes déchainés et braillards...bon l'avant dernier jour, (à savone) nous avons embarqué une colonie de poussettes, ça a du être pire ensuite ... dans l'ensemble, nous avons passé une semaine dans un bruit permanant qui devenait vraiment stressant... les repas : prestations très en baisse encore ...le petit déjeuner au self, disparus les plats chauds, saucisses œufs pdt lard grillé etc ... la seule chose "tiède" était la sorte de chinois parfumé à la cannelle ... pour le salé tranche de fromage et charcuterie .. le jour en mer, nous avons été au restaurant, après nous avoir collé sur une table déjà occupée par des personnes non francophones, (j'ai vraiment l'impression d'être du bétail qu'on parque à la va vite..) par de carte disponible, 1 seul passage pour être servi en viennoiserie, ou en thé /café, ... on a du demander 2 fois pour avoir un jus d'orange .... j'ai failli me lever pour me servir sur le plateau abandonné sur le pass... ce n'est que lorsque nous partions dépités, qu'un serveur passait pour noter l'assaisonnement voulu pour des omelettes... nous ne sommes jamais retourné au restaurant, pourtant un couple de français m'ont dit qu'ils avaient eu les cartes eux ...sommes nous tombés dans le mauvais Rang ?

la nourriture ...la aussi vraiment en baisse ... à part un gâteau au chocolat ou j'ai redemandé une part tellement je le trouvais bon (enfin ....il avait vraiment le gout de chocolat ..chose rare sur costa ...)le reste ne me laissera aucun souvenir .... le restaurant club était toutefois bon, mais avec l'éternel menu inchangé ... le restaurant n'a été ouvert le midi qu'à Barcelone, et le jour en mer ... le reste du temps c'était la bataille rangée au self pour accéder aux plats, et surtout pour trouver une place.....nous avons même mangé 2 fois au grill le spécial mal bouffe (cornet de frites et hamburger) juste par découragement ... le seul gouter que j'ai fait (à Cagliari car le reste du temps j'étais en cours) nous avons tout emmené sur notre balcon et avons profité du presque calme ... les spectacles, nous n'avons assisté qu'à un seul, le soir de mer, un très beau spectacle avec des patineurs !!oui oui j'ai été scotchée, une sorte de piste blanche en plastique à été posée sur la scène, et 2 patineurs évoluaient dessus !! c'était bluffant !!! des acrobates nous ont aussi régalé .... bref un 19sur 20 !! pour les autres, le belge luden et son éternel numéro, bon on avoue au bout de 3 fois on y va plus ... le spectacle du personnel, (gentillet d'après d'autres stagiaires...) les autres fois, comme nous étions du 2 eme service, quand je ne finissais pas trop tard les cours, nous allions au spa ...seul moment ou je pouvais y aller ... le spa justement, les 3 premières fois, nous avons trouvé à chaque fois un groupe d'env 6/7 personnes (des italiens bien sur ...) qui squattaient littéralement le jacuzzi, n'hésitant pas à se mettre à chaque bout et s'interpellant haut et fort, et parlant sans arrêt... au bout de 3 jours, je craque au bout de 10 min et je sors du samsara écoeurée ..en récupérant ma carte à l'accueil (oui oui car même en insistant je n'ai jamais réussi à obtenir le bracelet pour la semaine, et pouvoir passer par l'entrée reservée aux cabines samsara ...(nous y étions très près ) il nous fallait donc faire un détour, prendre l'ascenseur ou escalier "public" en peignoir, pour déposer notre carte cabine en échange du bracelet ...et vice versa en sortant ...), bref en reprenant ma carte je fais part de ma colère, et je m'entends répondre "ah vous êtes e 3 eme ou 4 eme couples qui nous le dit !" !!!!!je n'en reviens pas !! je leur dis alors qu'il serait temps d'agir, car nous avons payé un abonnement pour la semaine, et qu'il n'est pas normal de tolérer ceci dans un endroit qui se dit de détente ! nous n'avons plus jamais revu ce groupe, mais nous ne sommes jamais retourné au spa dans ces horaires la non plus ... sinon, il y avait dans le sauna, une musique plutôt boite de nuit, et surtout forte, plutôt que l'habituelle musique zen, et les sièges du trépidarium étaient froids....heureusement que je ne pouvais pas rester plus d'1/2 à 3/4 heure à chaque fois, ....j'ai même regrettée d'avoir pris l'extension.... d'autant plus que nous avons payé 189 euros pour 2 les 7 jours, alors que nous avions payé 199 euros pour 2 les 14 jours sur le néoromantica !!! et question samsara, il n'y a pas photo entre les 2 !!! bon étant tous les 2 gold pearl, nous avions 60 euros de déduit ...

pour la 1ere fois aussi il y a eu au moins 2 soirs un bordel pas croyable dans l'atrium !! vers minuit, musique à fond, gens qui dansent etc !! du coup tous les étages en profitaient !! nous étions pourtant loin et au 10 eme, mais je l'entendais de la cabine !!!
3 semaines en Nouvelle-Zélande en avril avec beaucoup de randonnées English translation pending
by Laure6986 · 2015-11-10 · 35 replies
Bonjour à tous,

Cette fois ça y est, fini de baver sur les voyages des autres, à notre tour de partir en Nouvelle-Zélande!! On est un couple autour de la trentaine, sportifs et passionnés de rando et autres sports de plein air, donc autant dire qu'on a très hâte d'aller découvrir ce petit paradis. Officiellement c'est notre voyage de noce, mais c'est surtout une bonne excuse pour voyager 😛...

On est encore dans la phase d'élaboration de notre circuit, mais après avoir bien parcouru les guides touristiques et sites internet, ça commence à prendre forme et on commence surtout à avoir pas mal de questions pour finaliser tout ça. D'ailleurs, en parlant de guides touristiques, pour ceux qui lisent l'anglais je conseille très fortement les Rough guides, que je trouve plus complets que les Lonely planet et surtout un peu plus orienté routard et «aventure».

Donc nos dates exactes ne sont pas encore déterminées (ça va dépendre du boulot), mais en gros ça sera 3 semaines en avril, et on va principalement suivre les parc nationaux et passer le minimum de temps en ville pour profiter au max des grands espaces. On pense passer plus de temps au sud, donc surement une semaine au nord et deux au sud, et on va louer une voiture, hébergement prévu pas mal en backpakers ou camping.

île du nord: Arrivée à Auckland, passage par la région de Rotorua et Te Urewera puis Tongariro National Park avec évidemment le Tongariro alpine crossing. Ensuite, soit descendre directement vers Wellington soit passage par Egmont National Park et si le temps le permet, l'ascension du volcan.

Questions île du nord: Est-ce que Egmont NP vaut le coup après avoir fait Tongariro ou est-ce que ça va sonner un peu répétitif et il vaut mieux en profiter pour descendre au sud rapidement? Est-ce qu'on rate vraiment quelque chose à ne pas faire le nord de l'île et Coromandel?

île du sud: Abel Tasman NP où on compte passer probablement 3 jours pour un combo kayak/rando, ensuite le circuit reste vraiment à définir mais clairement ça impliquera de la rando dans les Alpes, les glaciers et les fjords (et surement une rando sur 2-3 jours si ça rentre dans le timing, surement le Routeburn Track) pour la côte ouest et côte est: un passage obligé par Timaru voir des amis, musée de l'Antarctique à Christchurch et retour en Europe depuis Christchurch.

Questions île du sud: Kairkoura m'attire beaucoup pour les dauphins et baleines, mais le côté masse de touristes en bateau beaucoup moins. Est-ce que ça vaut quand même le coup? Est-ce qu'il y a des bons spots d'observation depuis la rive? Ou est-ce qu'on va perdre du temps pour pas grand chose si on fait le détour pour y aller?

Pour Abel Tasman, des retours d'expérience de ceux qui ont fait kayak et rando? Des compagnies à recommander? On ne fera pas l'intégralité du circuit je pense, et il y a pas mal d'option possibles, soit partir en Kayak et continuer à pied vers le nord, soit kayak et revenir sur ses pas à pied. Est-ce qu'il y a une section du parc qui mérite vraiment le coup plus que les autres (à pied)?

Pour les fjords, on combinerait bien la rando à une découverte de Milford sound sur l'eau. Est-ce que ça vaut le coup? Et là, bateau ou kayak? J'imagine qu'en bateau on se déplace plus vite et que donc on voit plus de choses mais on aime faire du kayak et c'est aussi plus tranquille... des avis?

Pour les glaciers, des suggestions de compagnies avec guide pour aller marcher sur le glacier avec crampons etc.?

Questions générales: J'ai très envie de profiter des sources chaudes et de voir au moins un geyser. Je pense que l'île du nord est mieux pour ça, est-ce que certains ont des endroits à recommander? Il y a pléthore de spa en tout genre, mais je cherche plutôt quelque chose de pas trop bondé ou trop aménagé. Si même vous connaissez des sources naturelles en pleine nature et libre d'accès, je prend.

On a déjà fait du rafting (classe 4/5), accompagné d'un guide, et si on a le temps on en referait bien là bas... mais idem, dur de savoir lequel choisir!! Il y a tellement d'offres! Donc si certains on de bonnes expériences à partager, ça m'intéresse ^^

On voudrait aller se balader un peu sous terre aussi (j'ai fait plusieurs années de spéléologie), j'ai repéré plusieurs grottes sympa, mais est-ce qu'il y en a à ne pas manquer? Et surtout, on veut voir les glowworms, est-ce ça vaut le coup de payer pour faire Waitomo ou est-ce que les grottes en libre accès valent autant le coup? L'idée étant aussi de prendre le temps de faire de belles photos.

Enfin, question météo et ensoleillement, vu qu'on y va en avril, est-ce qu'il vaudrait mieux commencer par le sud et finir au nord pour bénéficier d'une meilleure météo au sud? Ou est-ce que ça ne fera pas franchement de grosse différence?

Un IMMENSE merci par avance à ceux qui sont allés jusqu'au bout de mon message et encore plus à ceux qui prendront le temps de répondre! On sera vraiment en mode plein air / rando / kayak etc. donc si certains ont des endroits de rêve à nous suggérer auquel on n'a pas pensé n'hésitez pas 😉

Laure
2e, 3e, et 4e séjour à Rome, entre classiques et hors des sentiers battus (et petit budget) English translation pending
by MirandaMouse · 2015-11-08 · 51 replies
Bonjour à tous !

Après la Sicile, nous avons effectué un séjour d'une semaine (6 jours plein) à Rome. Compte rendu de ce deuxième séjour à Rome en couple (j'y suis déjà allée avant avec l'école et les parents, mais ça commence à dater). Nous y avons passé 8 jours l'an dernier on on avait surtout fait les "classiques" (forum, Colisée, le centre, le Trastevere, pas mal d'églises aussi, le musée du forum de Trajan, mais pas pu rentrer dans Saint-Pierre-de-Rome car trop de monde donc on l'avait admiré de l'extérieur…)

Vous pouvez découvrir tous mes articles sur la ville éternelle sur mon blog (une vingtaine d'articles illustrés)

http://www.lasourisglobe-trotteuse.eu/rome/

Là le but était de compléter et de sortir un peu des sentiers battus. L'idée était surtout de balader un peu jusqu'à la tombée du jour (17h environ en cette saison, et n'étant pas des lève-tôt c'est vite arrivé) et de visiter des musées ensuite, mais pour être honnête Rome est une ville crevante et on était pas en forme alors après plusieurs heures de balade on n'était pas trop motivé à piétiner encore dans de grands musées (c'est ce qui nous crève le plus, piétiner, faire du sur place à lire des panneaux et admirer les œuvres).

Comme nous voyageons à petit budget, nous avons eu la chance de trouver un studio à 30€/nuit mais à ce prix là c'était bien sûr hors du centre... Pas trop problématique car il était relié au métro Vittorio Emanuele (quartier de Termini) en 15 minutes par un petit train avec passages fréquents (le seul hic c'est l'arrêt de la ligne à 22h50, un peu tôt si on veut profiter de sortir le soir, mais il y a le bus sinon, puis bus de nuit). Le studio c'est vraiment pour les Routard et les petits budgets, il s'agit plus d'une dépendance de maison converti en studio, très humide et salle de bain pas pratique (pas de bac ou rideau de douche) avec une fuite de l'arrivée d'eau (encore plus d'humidité...), mais bon c'était propre, calme, donc très bien pour dormir, car on allait pas à Rome pour passer du temps dans l'appart. On cherchait quelque chose de calme pour passer la nuit, et pas trop mal desservi en transports, donc mission accomplie.

Déjà les impressions globales, qui confirment celles de l'an dernier : ville bien sûr très belle et riche en patrimoine, avec plein de choses à voir, on ne sait plus où donner de la tête et il faudrait bien un moins pour tout voir (et encore, vu le nombre de musées...). Malheureusement le point de noir de la ville concerne les transports : deux pauvres lignes de métro pour 3 millions d'habitants (si on compare avec l'agglo de Barcelone, de taille équivalente, ça fait pleurer), qui ne passent même pas en plein centre, des trams lents qui ne passent pas non plus en plein centre, des bus bondés (mais fréquents, c'est au moins ça), difficile de trouver un plan des bus, aucun horaire affiché, pas de temps d'attente, dans le tram il y a des panneaux censés indiquer les arrêts mais ça ne marche jamais... bref, tout à revoir, et une vraie galère pour se déplacer ! Il en résulte une trop grosse circulation automobile, beaucoup de pollution... même les quartiers soi-disant piétons ne le sont pas vraiment, toujours une voiture ou un scooter pour vous souler alors que la rue fait 2m de large...

Si le centre est plutôt propre et entretenu, ce n'est pas toujours le cas des quartiers extérieurs que nous avons pu voir... tags très fréquents et poubelles qui débordent, notamment dans le quartier de San Lorenzo (même les journaux locaux en font les gros titres), quelques endroits glauques vers la gare de Termini. Mais bon globalement c'est une belle ville, même les quartiers extérieures respectent une unité architecturale et ne comportent pas trop d'horreurs en béton (bon on n'a pas été partout...)

Un peu déçus au niveau de la nourriture aussi. Avec la Sicile juste avant, impossible de pas comparer, on mange mieux là-bas 😛 Même en s'éloignant du centre touristique (où les restos à touristes nous faisaient pas envie) les cartes ne sont pas si variées que ça, poisson quasi inexistant, et dès qu'on sort des pâtes et des pizzas c'est cher... et bon vu notre appétit on n'avait pas envie de se ruiner. C'est personnel bien sûr, mais les quelques spécialités romaines ne nous faisaient pas envie (tripes et abats, non merci !). Bon au final là où on a le mieux mangé c'est dans la petite trattoria ne notre quartier 😉 Pour les petits budgets, on trouve les buffet aperitivi, formule boisson (cocktails et bières inclus) et buffet à volonté. On a trouvé entre 6 et 9€, ça soulage le porte-feuille et ça peut permettre de faire un meilleur repas le lendemain.

N'ayant pas internet dans le studio je n'ai pas pu poster un compte rendu chaque jours de nos visites, je le fais donc là et ce sera un peu long 😮 Articles et photos à venir sur mon blog...

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Samedi : départ d'Orly avec Easy jet à 17h35 (de mémoire), avion en retard, apparemment c'est fréquent... Arrivés à Fiumiccino, on traverse une partie de l'aéroport pour prendre un bus en direction de Termini. Moins cher que le train Leonardo Express (14€ pour 35 mn, le bus a mis le même temps, pour 5€... au retour il en mettra 45 car il était 18h, mais vu l'écart de prix, on préfère cette solution) Le bus laisse sur le côté de la gare et non devant. On a trouvé une petite Tavola calda pour prendre deux parts de pizzas, avant de prendre le petit train qui nous emmène à l'appart. En arrivant on voit un Carrefour Market ouvert 7j/7 et 24h/24h, et une Tavola calda avec les mêmes horaires. Pratique !

Dimanche : premier dimanche du mois, gratuité de nombreux sites et musées. On décide de faire le musée étrusque et la galerie nationale d'art moderne (art du XIXe et début XXe siècle) musées peu fréquentés des touristes mais qui nous intéressent. Ils sont tous deux situés dans la villa Borghese non loin l'un de l'autre. On se balade dans le parc avant et on passe 3h en tout dans les musées (jusqu'à la fermeture). On ressort complètement vanné avec mal au dos et aux jambes (aie pour un premier jour). Les musées sont en tout cas riches et intéressants et on est content de les avoir vus. On ne sait pas trop où aller ensuite pour dîner, on veut éviter le centre, trop touristique et sans intérêt pour manger, on cherche les endroits où sortent les romains. On prend le tram jusqu'au métro puis métro jusqu'au quartier Monti, pas loin de la gare Termini, réputé animé. On n'a pas très faim en fait, on finit dans une pizzeria, mais finalement pas mal de touristes aussi… c'est bon mais on a mangé mieux, notamment à Trapani en Sicile où j'avais mangé exactement la même pizza (gorgonzola speck). Le temps de manger finalement il n'y a plus de métro (il ferme à 22h30 jusqu'à la fin du mois…) et on n'a pas le temps de marcher pour récupérer le dernier train pour rentrer dans notre quartier. On ne sait pas où passent les autres bus (enfin, un seul) vu qu'on n'a pas de plan… on glande donc dans un bar en attendant l'heure du bus de nuit (minuit), et on se rend à pied jusqu'à la piazza Venezia d'où il part, en flânant sur la via dei Fori imperiali pour faire des photos de nuit, après avoir fait le tour du Colisée de nuit (l'an dernier on l'avait vu que de jour). On trouve donc assez tard en fait, on a mal aux pieds et on est crevé.

Lundi : On s'est concentré sur les quartiers de l'Esquilin, Vinimale et Quirinale. Arrivée sur la place Vittorio Emanuele, qui comme le Routard indique a perdu de son prestige pour rassembler des boutiques plutôt "bas de gamme" comme le reste du quartier (il en faut, moi-même je ne vais pas dans les boutiques de luxe). On retourne voir Santa Maria Maggiore, vue l'an dernier mais malgré le matraquage de photos rien ne vaut la réalité pour les églises ! On part ensuite voir Santa Pudenzia et sa belle mosaïque très ancienne. On se balade à pied, jusqu'aux Quatre Fontaines (ça rappelle les Quatro Canti de Palerme) et l'église qui va avec (j'avoue qu'on a tellement fait d'églises que là je me rappelle plus de tous les noms…). On descend voir le palais Barberini, fermé le lundi, mais on accède au petit jardin derrière, et le palais est vraiment beau. On descend jusqu'à la place du même nom pour voir la fontaine. Malheureusement la place n'est pas agréable à cause du flux de voitures… On remontre vers le Quirinale, on s'arrête dans un jardin, on veut voir l'église Saint André du Quirinale mais c'est fermé le lundi, aie ! On reste sur la place devant le palais du Quirinale et on admire le coucher de soleil. On redescend doucement vers la fontaine de Trévi qui doit être remise en service le lendemain. Plus d'échafaudage mais il n'y a pas encore l'eau. Il y a beaucoup de monde ! On est fatigué, j'ai besoin de faire une pause pipi, on se dirige vers un des rares McDo du centre parce que dans le coin il n'y a que des attrape-touristes et ça nous plait pas… La pause est bienvenue même si McDo c'est pas le top (toilettes qui donnent envie de vomir)… on comptait aller visiter le musée du Capitole mais le temps de se poser et d'y aller, c'est trop juste… et en fait on n'a pas la foi de piétiner encore dans un musée. On finit donc par une balade nocturne en se dirigeant piazza di Spagna en passant par une église où est enterré Poussin. On se retrouve entre au bord du Tibre non loin du mausolée d'Auguste. On voulait voir l'Ara Pacis (autel de la paix d'Auguste) mais la caisse ferme une heure avant… tant pis, on voit un peu de l'extérieur vu qu'il se trouve dans un bâtiment en verre. On visite les quelques églises du coin, dont San Girolamo Dei Croati avec de très belles fresques (mais il y avait la messe alors pas trop l'occasion de voir les détails), et San Rocco all'Augusteo et une située sur via del Corso (San Carlo al Corso), toute en dorure. Magnifique ! Après la piazza di Spagna et ses escaliers et église en travaux, on file directement manger dans un buffet à volonté (formule avec boisson, un cocktail dans notre cas) à 9€, où on avait déjà été l'an dernier. Cela nous suffit. Il est plus tôt que la vieille, ça nous permettra de rentrer sans louper le dernier métro et train…

Mardi : Avant de partir nous avions découvert l'existence du quartier Coppédé, se style Liberty (branche italienne de l'Art nouveau) et éclectique. Aimant beaucoup ce style, et souhaitant changer des immeubles classiques de Rome, nous voulions absolument voir ça ! Le quartier est situé à l'est de la villa Borghese, hors du centre donc. En fait c'est pas bien grand, c'est surtout la piazza Mincio et ce qui est autour, mais on a pris le soin d'admirer les détails et de faire plein de photos ! Direction ensuite vers la villa Torlonia un peu plus loin, agréable jardin où se trouvent trois pavillons ayant appartenu à Mussolini (entre autres) et qui se visitent, dont la Casina celle civette (maison des chouettes) de style Liberty et qui rappelle un peu ce qu'on trouve à Barcelone… et la superbe Casino Nobile, avec une très belle déco intérieure tout en fresque (on y a passé une heure). Après toutes ces visites on était crevé, on repart vers le boulevard principal du quartier, on s'arrête boire un coup et manger un petit truc, puis ensuite on reprend le tram 3 jusqu'au quartier étudiant de San Lorenzo pour tester une adresse de burgers "à l'italienne" notée dans le Routard. Bon, mais je m'attendais à ce que la sauce fromagère ait plus de gout. On fait un tour du quartier pour voir un peu et repérer quelques adresses de restos, c'est un quartier animé où sortent les jeunes romains, loin de attrape-touristes du centre…

Mercredi : On avait réservé pour la galerie Borghese. Avant de visiter, on repasser par piazza del Populo et Piazza di Spagna, les quelques rues autour notamment la fameuse via Margutta qu'on avait zappé l'an dernier, on va voir l'église de la Trinité des Monts et le palais Zuccari, avec sa porte et fenêtres grotesques, puis on se dirige vers la galerie Borghese, pas si près que ça… il faut retirer les billets 30 min avant, on stresse un peu, on trouverait ça plus logique de pouvoir imprimer directement ses billets et se présenter à l'heure dite… on les a, ouf ! Pendant la demi heure qu'il reste avant la visite, on va voir les jardins et on se pose au café de la galerie, finalement pas cher… et c'est parti pour 2h de visite merveilleuse à admirer les statues du Bernin, Canova, et les belles toiles de la Pinacothèque. D'ailleurs on avait lu que c'était limité à 30 min mais ce n'est plus le cas, du moins pas à ce moment là (en saison peut-être ?). 2h ce n'est quand même pas assez pour tout admirer en détail… On ressort, il fait bien nuit, on est fatigué, la fatigue se cumule sur les jours et mine de rien on marche pas mal… on repart récupéré le tram 3 avec une pause bière et on retourne à San Lorenzo, où on finit dans un bar proposant une formule buffet à volonté et boisson, pour 6€. On n'a pas très faim donc ça nous convient, on mange même plus qu'on ne l'aurait voulu vu que c'est à volonté…

Jeudi : Après un certain temps de transport on arrive vers le Vatican, on voudrait pouvoir visiter Saint-Pierre vu que l'an dernier il y avait trop de monde donc on n'a pas pu. Là on ne fait la queue que 10 min donc super ! On passe au moins 1h30 à l'intérieur à admirer tous les détails et faire plein de photos ! En ressortant il fait déjà sombre et on a déjà mal au pied de piétiner comme ça, mais on marchera encore des heures dans le centre, quartier qu'on a déjà vu l'an dernier mais on va dire qu'on avait envie de le revoir parce que c'est beau, tout simplement… et tant pis s'il fait nuit. On refait donc un parcours du Vatican à la piazza Navona (mal éclairée…). Là vient la galère, on a mal aux pieds, on aimerait s'asseoir et manger quelque chose de sucré, et pour moi faire une pause pipi, mais il n'y a que des attrape-touristes qui nous bottent pas du tout, aucun salon de thé sympa, ambiance vraiment trop touristique. Même impression que l'an dernier, beau quartier mais devenu plus musée à touristes qu'autre chose… on va quand même boire un cappuccino au café Sant'Eustacchio, réputé pour être un des meilleurs de la ville, et en effet c'était bon ! On le boit au comptoir par contre, ce qui ne nous repose pas les jambes ! On achète un paquet de café moulu à ramener pour tester un espresso chez nous ! On fait ensuite une "tournée" des églises (celles qu'on avait pas vues l'an dernier, c'est qu'il y en a plein…), on est fatigué, alors on finit par s'incruster à la messe juste pour se reposer assis, hum ! On repart ensuite voir la fontaine de Trévi enfin en eau (et plein de monde autour…) on admire un bon moment, puis on repart prendre bus et métro et train pour rentrer directement dans notre quartier tester la petite Trattoria d'à côté. Ce sera notre meilleur repas, je prendre des pâtes aux truffes et fruits de mer, juste excellent, pour 13€, je suis trop contente ! Excellent tiramisu aussi.

Vendredi : On prend le tram pour se rendre à la station "Piramide" vers le Testaccio, visiter le curieux "cimetière acatholique" où sont enterrés tous ceux qui ne sont pas catholiques, dont beaucoup d'anglais, notamment le poète John Keats, et allemands. Petite curiosité qu'on souhaitait voir, de même que la pyramide, qui abrite un mausolée (on ne pouvait pas rentrer). On va ensuite faire un tour du quartier Testaccio, avec sa curieuse colline d'amphores qui date de l'époque romaine. On fait une pause à Linari, la pâtisserie connue du quartier avec plein de bonnes choses ! Les prix n'ont vraiment rien à voir avec ceux du centre… le quartier vit plutôt la nuit mais il reste agréable, typiquement italien et pas touristique, on voit les romains, c'est appréciable. On reprend le tram jusqu'à la basilique San Clemente qu'on visite, on prend le temps de faire des photos même si c'est interdit ! (on trouve ce genre d'interdiction absurde…). On va voir pour visiter les souterrains, le Routard 2016 (hum) indique 5€, et bien c'est 10 !! Foutage de gueule, surtout que pas mal de guides expliquent ne pas trouver ça exceptionnel… pas mal d'inflation à Rome sur les sites touristiques…

On reprend un bus pour retourner voir San Giovanni in Laterano (Saint-Jean-de-Latran) un peu plus loin, située au milieu d'un horrible carrefour à bagnoles… On l'avait vue l'an dernier mais n'étant pas loin on voulait revoir… puis ensuite pour finir la journée, chose que je ne voulais pas rater : on retourne au salon de thé Pompi, le "roi du tiramisu" connu des romains, déjà testé, et approuvé, l'an dernier. Après un temps de pause on reprend le tram jusqu'à San Lorenzo pour tester un resto que j'avais repéré. Pour être honnête c'était bon mais on était un peu déçu des quantités et j'ai pris un plat normalement parfumé à la truffe, et ça ne se sentait pas du tout… On rentre et comme on a peur d'avoir faim dans la nuit on finit à la Tavola Calda du quartier prendre un part de pizza al taglio.

Samedi : Jour du départ, on est loin de l'aéroport, le train qu'on prend d'habitude est coupé, on stresse un peu… sachant qu'on va rentrer tard on décide quand même de faire un vrai repas, on retourne donc à la Trattoria de quartier prendre des pâtes all'amatricciana et carbonara (sans crème, ça c'est la version française…) et pour 7€ l'assiette c'est très bon ! On retourne chercher nos affaires et on part, sacs sur le dos (aie) en direction de la basilique San Lorenzo et son cimetière monumental. On n'a pas trop le temps de s'attarder (puis mon dos ne peut pas porter un sac bien longtemps…) on y passe 1h, c'est vraiment un endroit agréable (oui on aime bien flâner dans certains cimetières), on visite vite fait la basilique (pas exceptionnelle selon moi) avant de reprendre deux tram jusqu'à Termini puis le bus pour Fiumicino...
Angkor - questions pratiques English translation pending
by AnneV78 · 2015-11-05 · 39 replies
Bonsoir,

Je termine de preparer mon voyage en thailande et au cambodge, et je me suis beaucoup servi des differents CR de voyages presents sur le forum. Il me reste quelques questions pratiques pour lesquelles je n'ai pas trouve de reponse (peut etre ai-je mal cherché?) Nous passerons 4 jours a Siem Reap pour visiter les temples. Jai vu qu'il fallait se trouver un chauffeur de tuk tuk, et si possible de le garder pour les 3 jours de visite (environ 15$ par jour, un peu plus si on va sur des sites eloignés) . Mais concretement, comment cela se passe t-il ? Lorsqu'on "negocie" avec le chauffeur, faut il lui donner le parcours precis de de qu'on compte voir jour par jour?

Et ensuite ? Imaginons que mon souhait est de faire en J1 Preah Khan puis tous les temples du circuit pour teminer par Ta Prohm. Le chauffeur vient nous chercher a notre hotel le matin et nous amene au 1er temple. Ensuite il nosu attends pout nous amener au 2eme puis au 3 eme etc? Ou il faut lui donner une heure pour se rerouver et on fait plusieurs temples a pied? ( jai du mal a me rendre compte des distances).peut on decider sur place de rester plus longtemps sur un site ou de ne plus visiter tel temple?

Si nous decidons de retourner en milieu de journee a l'hotel pour faire une pause, ou le matin pour le petit dej apres avoir vu un lever de soleil , faut il prevoir +de 15$ la journee?

Merci de votre aide Anne
Botswanamakwa: de la quadrature de la diagonale du fou English translation pending
by AirOne · 2015-11-04 · 349 replies
Ce voyage qui suit une vaste diagonale allant grosso modo du parc Chobe aux parcs du Namakwa trouve son origine dans une discussion entre 2 fort rhumeurs célèbres hélas aujourd'hui disparus, l'abus de rhum sans doute... Ah ! Attendez, on me signale dans mon oreillette qu'ils seraient toujours vivants, ce qui, vous en conviendrez, est tout de même assez exceptionnel ! Ha ! Ha ! Par respect pour leur famille je tairai les pseudo de Max68 et de Voyajou.- - FAT BASTARD - (certaines photos, surtout parmi celles prises à Soweto, ne sont pas de moi, elles sont choisies au hasard du net en fonction de leur ressemblance avec ce que j'avais moi même vu) - Et c'est donc par un beau matin du mois d'Août que je débarquais à l'aéroport Tambo international de Johannesburg, précédé par ma troupe de femelles, poussant pour elles un caddie surchargé et la tête pleine de rêves du voyage à venir. Les formalités de passage de la petite dernière n'ont posé aucun problème, les certificats de naissance dûment traduits et estampillés par traducteur agréé sont acceptés : nous rejoignons le grand hall de l'aéroport et retrouvons notre loueur au bureau des informations. (pour ceux qui veulent savoir la vérité sur Southafrica4x4 c'est là, pour les autres qui veulent rester aveugles, lisez ci dessous)

"Ce bon vieux Carel ! Comment vas-tu old fellow !" " I'm fine, thank you Erwan ! allons découvrir ton magnifique 4x4 sur le parking !" - "Ah mais non...ça ne va pas du tout...mais alors pas du tout" Carel qui a la particularité d'être non seulement gras mais en plus visqueux, transpire abondamment et diffuse une odeur suave de vieille soupe alentours. "mais, je, enfin, c'est bien un defender puma 110 que tu as commandé ?" "Oui" "Avec 2 tentes de toit, matériel de camping, roue de secours additionnelle, téléphone satellite et tout et tout ?" "Oui" "so what ?" éructe -il son haleine fétide in my general direction. "Alors IL EST BLANC CASSE TON 4x4 !!! j'avais demandé BLEU MARINE, comme feu Voyajou !" (oui : à l'époque, j'ignorais qu'il fût encore de notre monde...) Les genoux cagneux de l'infâme s'entrechoquent évoquant curieusement l'Espagne. "Oh my god ! Oh my god ! Je ne savais pas que c'était si important ! Je n'ai plus de Puma bleu, je suis perdu, je vais être obligé de faire sepuku là, ici tout de suite..." "Bon...n'en venons pas à des extrémités aussi euh...extrêmes, tu n'es ni japonais, ni samouraï, une pendaison bien classique m'aurait tout aussi bien convenu, mais nous n'avons ni arbre, ni corde, ni katana. Pourtant, je ne peux pas accepter un defender blanc, c'est trop la honte, donc, soit tu m'en trouves un bleu, soit n'importe quoi d'autre pourvu que ce soit mieux...en attendant tu me loges bien sûr." "Of course of course" - Nous déposons nos sacs au Mapunbugwe hôtel au centre de Joburg. Hôtel pas terrible, les chambres sont grandes et propres, mais la peinture jaunasse les rend glauques et surtout, elles sont très mal chauffées. les couloirs sont limite stressants. Par contre le restau n'est pas mal du tout et le personnel est sympathique et prévenant. Nous décidons d'occuper l'après midi en faisant le fameux bike tour de Soweto, Je demande à la réception de me passer Lebo's back packer et nous prenons rendez vous pour un tour de 4h. Je rappelle l'ignoble juste avant le début du tour pour lui signifier que nous ne serons pas rentrés avant 17 h. "Oui Maîîîître, merci maîîîître , je vous verrai demain à 11 h maîîîître" "Soit, va en paix" Nous rejoignons Soweto en taxi. L'endroit est situé proche de terrains vagues, le voisinage n'est donc pas envahissant, la voie ferrée passe tout près.



Nous nous joignons à un groupe d'anglo australiens qui font le même tour que nous. Les vélos sont déglingués, mais en état de marche, il suffit de choisir ceux qui n'ont pas de roue à plat. Les mécanos gagneraient sans doute à graisser les chaines et les dérailleurs, il y aurait sans doute moins de casse ? C'est peut-être pour maintenir l'emploi que ce défaut criant de maintenance est perpétué : un mécano personnel va nous suivre pendant tout le périple. Notre groupe de blancs casqués, pédalant furieusement à le queue leu leu fait tâche, difficile de passer inaperçu, un des australiens a même eu l'idée saugrenue d'enfiler sa tenue safari kaki du plus mauvais goût...mais n'ergotons pas sur les goûts et les couleurs, c'est juste que...bon... (les 2 photos ci dessus ne sont pas de moi) Donc, on nous voit, on nous remarque et on nous le fait savoir "M'lophi ! M'lophi !" nous apostrophent les gamins en tendant des mains que nous nous faisons un devoir de checker l'une après l'autre au risque de nous péter la gueule. On rigole, on nous interpelle, on nous désigne, on nous salue, on nous demande du boulot, mais on ne nous menace jamais. Pourtant, il y a de la viande saoule à Soweto en ce dimanche qui décline, ça titube pas mal et certains regards sont franchement dans le vague, mais nous passons sans doute trop vite pour que toutes les connections se fassent dans ces cerveaux embrumés. Nous goûterons la" bière" locale (rien à voir avec de la bière), (les 3 photos suivantes ne sont pas de moi) nous visiterons les quartiers pauvres, classe moyenne et classe aisée qui se cotoient. - Nous passons près de chez Mandela et nous arrêtons dans un petit marché où divers exposants vendent des productions locales, surtout des vêtements de créateurs locaux, un peu d'artisanat de déco. Je suis surpris de constater la frilosité de nos camarades anglo saxons qui restent près de notre guide qui nous a pourtant laissé quartier libre et donné rendez vous dans 20 mn, l'endroit est plutôt hype et inspire confiance, un petit groupe joue du reggae, il y a des marchands de saucisse : c'est la fête du Dimanche. Nous finissons par le mémorial Hector Pieterson mort le 16 juin 76 lors du massacre perpétué par la police à l'encontre d'une manifestation pacifique d'étudiants qui protestaient contre l'enseignement obligatoire en africaner. Cette balade vaut le coup, allez-y et n'hésitez pas à prendre la journée complète. - Le lendemain, la pustule est là, suante et malodorante comme à l'accoutumée. "Toujours rien Maîîîîître, mais je vais tenter de joindre les autres loueurs pour voir s'ils en ont un bleu et..." "Il suffit manant ! Tu as eu tout le temps nécessaire pour ce faire! Je m'en vais quitter ce lieu en une calèche digne de mon rang : à savoir un Discovery 4 V6 TDI loué chez SMH, je te donne deux jours pour trouver ce que je t'ai ordonné, quand tu l'as, tu me le fais porter à Maun en Botswana, si tu ne le trouves point, tu seras 1000 fois maudit, la peste étouffera ta progéniture et la lèpre te rongera lentement, ton nez tombera et tu seras encore plus laid que maintenant...si possible..." "Maiiiiiiiis Maîîîîîîître je je..." "Il suffit : j'ai dit et il en sera ainsi !" La larve s'en va penaude, nous rejoignons Jakes de SMH pour prendre livraison du carrosse. - Ah oui, 2400 rd par jour, tout de même... 😮 Bon, en principe c'est le bubon qui paie, alors allons y ha ! ha ! Et on y va ! (ha, ha...😕) - Sauf que on part un peu tard , à 16 h 30, nous roulons sur la M1 de sinistre réputation : la consigne est claire, si quelqu'un vous fait signe de vous arrêter, vous ne vous arrêtez pas, si quelqu'un est mourant ensanglanté éviscéré membre amputé au bord de la route, vous ne vous arrêtez pas (éventuellement, vous pouvez rouler dessus pour l'achever mais en faisant attention de ne pas abîmer la voiture), si une voiture avec gyrophare vous fait signe de vous arrêter, vous ne vous arrêtez pas : vous conduisez jusqu'au prochain poste de police et vous vous arrêtez seulement là... Diable ! - C'est un peu excessif tout de même cette histoire de blessé... - Nous roulons sur la M1, guettant les gyrophares, (nous en verrons bien 2 ou 3 mais ils ne tenteront pas de nous intercepter) et redoutant de tomber sur un blessé en bord de route (ça risquait de me faire mal au serment d'Hippocrate cette histoire là...). Bientôt, le crépuscule, je cherche sur la manette à gauche du volant à allumer mes codes, pas moyen, il y a bien le clignotant, les pleins phares, mais pas de codes...ils doivent s'allumer tout seuls. La nuit tombe, il y a bien un éclairage à l'avant, mais il est assez lamentable, j'ai bien peur que ce ne soient que les LED, Sabine cherche dans le manuel (RTFM comme on dit...), mais c'est une photocopie en noir et blanc sur laquelle les photos sont mal passées). Pour couronner le tout, pas de parking ! Il nous faudra rouler 15 km de plus en veilleuses avant d'en trouver un, ce n'est qu'une fois arrêté que je trouverai le bouton d'allumage des phares qui se trouve sur le tableau de bord, mais à droite... Promis, la prochaine fois je regarde avant de démarrer...😊 Nous repartons non sans nous être sustentés dans l'abominable fast food qui a eu l'abominable idée de s'installer là, juste à l'abominable endroit où nous avons décidé de nous arrêter. Oh que c'est vil ! Oh que c'est pas bon ! Mais oh que c'est pas cher... Et puis, y'a des frites.

Bientôt l'ordinateur de bord nous recommande de sortir sur la R33 vers Modimolle, discipliné, j'obtempère. Je regrette un peu car la route est tout de même bien moins large, mais ceci dit, assez peu fréquentée et les camions ne sont pas difficile à doubler. pourtant, plus nous nous rapprochons de la frontière, plus ça devient désertique, de moins en moins de présence humaine et surtout, de plus en plus de bestioles en bord de route : de petites antilopes type steenbok, et bientôt des impalas et des koudous ! Nous sommes des stressés du koudous puisque le 4x4 qui nous était destiné aurait été détruit lors du contact avec un koudou ( lire la vérité sur la livraison du 4x4) , la fatigue aidant, les conversations s'en ressentent : "Gaffe! a koudou là!" "A koudou où?" "Bah là l'koudou, là agad' !" "Ah bah l'a pas vu l'koudou..." " Ah ben'aut'koudou là" "Où k'est l'koudou?" "Là ! 'Cor un aut'!" ... Fort heureusement nous approchons de Martin drift et ce dialogue lamentable va prendre fin, nous appelons le gérant du Bua nnete lodge, il va nous attendre au prochain carrefour, nous l'y rejoignons vers 23 h.

Gerald est une crème, il nous attendait la veille, j'avais adressé un mail, via safarinow puisqu'on ne peut pas régler en direct et que nous n'avons pas son adresse email, mais il ne l'a jamais reçu. Le personnel est donc venu la veille pour rien et il n'a pas réussi à les faire revenir aujourd'hui puisqu'il a été prévenu trop tard : il est désolé. Il nous montre l'accès aux cuisines nous donnant carte blanche, il suffit de se servir, bières sodas à volonté et bouffe autant que nous pourrons nous en préparer, ce soir comme demain matin. Gerald est large d'épaules et franchement bedonnant , son visage hâlé fait ressortir les yeux verts sous les cheveux bruns, un sourire permanent affiché et un bon gros rire qui ponctue chacune de ses sorties. Un garçon sympathique. (photo internet) Le lodge est vraiment bien et les photos exposées sur le site safarinow ne lui rendent pas justice, la chambre familiale est un petit chalet très lumineux, vaste avec une salle de bain très agréable, un très bon rapport qualité prix. Le petit dej se fera entre nous à regarder les antilopes, les autruches et les pintades au point d'eau, à 8h, nous partons vers la frontière. - Un poste frontière, c'est un endroit qui en dit souvent long sur ce qui vous attend par la suite, état des locaux, complexité des procédures, froideur de l'accueil. La sortie sud africaine passe sans problème, les papiers sont bien en règle pour notre mineure de fille, ceux de la voiture aussi. Nous attaquons la partie botswanaise et tombons sur une douanière fort souriante, bien en chair, les cheveux défrisés et une large sourire aux dents éclatantes affiché en permanence. Elle compulse nos passeports les uns après les autres, nous les rend avec une brochure magnifique du Botswana et conclut : " puis-je vous poser une question ? " "oui, bien sûr" "Pouvez vous me dire pourquoi les français sont toujours d'aussi beautifull people ?"...Là je suis un peu estomaqué...elle me drague ou quoi ? Face à mon air ahuri qui lui permet sans doute aussi de constater que c'est un éclairage avantageux qui nous aura fait paraître si lumineux, elle éclate de rire et nous souhaite la bienvenue dans son pays. Quelle belle entrée en matière ! 😎 Je passe au guichet suivant pour payer la taxe du véhicule, derrière la vitre s'abrite ma future victime : petite, sèche comme un coup de trique, les cheveux ramassés en un chignon trop strict, une proie facile... le regard lointain de l'aventurier aux joues creuses et un sourire énigmatique en coin je dépose sur le coin du guichet un " hello" suave et torride à la fois : elle va fondre, c'est sûr ! Délaissant le sourire, le hello et le regard de braise, elle attrape les papiers du véhicule, tamponne 2 ou 3 trucs et me tend un formulaire m'indiquant du doigt une suite de chiffre qui ne sont manifestement pas son numéro de téléphone mais bel et bien une somme à verser sans attendre. Je paye : même pas un regard de la part de la goujate ! Je m'éloigne accablé par l'évidence, les "beautifull people" désignaient mon épouse et ma progéniture ! A la limite, je gâche un peu le tableau. Dévasté par cette révélation, je m'installe au volant, blessé mais digne... "ben tu dis plus rien papa ?" "TA GUEULE !" - Nous filons vers Serowe, pour détendre l'atmosphère, Fanny nous fait une analyse topographique succincte du pays : " c'est plat...mis à part les montagnes, c'est plat..." Voilà qui résume assez bien le paysage... - Nous atteignons Serowe et entreprenons les premières courses, le supermarché est fort bien achalandé ainsi que le magasin d'alcool juste à la sortie, par contre, la station service n'a plus de diesel. nous en trouverons dans la station suivante. Un homme nous aborde, il porte son âge comme un fardeau et nous demande dans quelle direction nous allons, je lui indique Maun et lui propose de le déposer s'il va dans cette direction, il va dans l'autre sens et nous demande si nous ne pourrions pas lui donner la somme nécessaire pour payer un automobiliste qui le conduirait à bon port. Nous pourrions, mais ne donnons pas, il n'est pas fâché pour autant. - La route est définitivement plate, les paysages des pans apparaissent, déroulent leur tapis blanc où s'agitent de petites tornades de poussière, quelques ruminants errent ici et là, on se demande bien ce qu'ils espèrent trouver sur cette banquise salée et aride ? Nous approchons de la Boteti puis la longeons sans la voir, un éléphant nous rappellera que l'eau n'est pas si loin, nous le saluons, normal : c'est le premier et lui promettons de revenir le voir, il nous salue de la trompe et retourne à son ouvrage de destruction. Pauvre acacia, il a peut-être cru que notre présence allait lui permettre d'échapper à ce triste sort. - De bourricot en troupeau de vache nous continuons de dérouler l'asphalte, de longues et interminables lignes droites agrémentées de bétail, parfois une autruche ou un chien qui se jette sous vos roues. - La nuit va bientôt tomber, nous arrivons dans les faubourgs de Maun, ça déambule dur sur le bord de la route, gens, chiens, vaches, cochons, bourricots. Nous nous égarons un peu, ça m'apprendra à suivre T4A en ville, ça s'arrange en laissant le gps de la voiture faire le boulot, bientôt nous nous garons sur le parking défoncé de Okavongo River Lodge.

(Suite p 1 post 16)
Septembre 2015: 2 semaines de backpacking (ou presque) dans l'Utah English translation pending
by Oliv2019 · 2015-10-29 · 204 replies
L’année 2015 devait être une année blanche car j’avais dû faire pénitence pour tous les voyages déjà effectués là-bas ces dernières années. Seulement après avoir rempli la part de mon contrat (voyage en Namibie en début d’année), l’envie est revenu doucement, sournoisement, insidieusement… Il y a d’abord eu la lecture de nombreux carnets et messages sur le forum qui nous ont donné l’envie de découvrir des lieux comme par exemple White Domes. Puis de nouveaux horizons s’étaient ouverts avec la pratique du backpacking l’année dernière. Enfin, nous avions fait la connaissance au printemps de Thierry (alias WaveMaster) et sa femme, Lysiane, passionnés émérites de l’Ouest Américain et nos échanges ont contribué à conforter et nourrir ce voyage.

Préalables

1- Etablir un programme

Page blanche pour commencer…que mettre ?

Priorité 1 : backpacking presque uniquement Priorité 2 : lieux insolites Priorité 3 : journée tranquilles à mettre entre les backpacking Priorité 4 : caser le tout sur 2 semaines Priorité 5 : le mois de Septembre étant très variable au niveau du temps (période des orages), prévoir beaucoup de plans B

Très vite, nous avons mis 2 incontournables : Boulder Mail Trail et White Domes dans leurs versions backpacking. Puis, nous y avons mis 1 lieu qui nous donnait envie depuis plusieurs années : Little Colorado Confluence ! Ensuite, après plusieurs recherches sur la bible du backpacking dans l’Ouest Américain (backcountrypost.com), nous avons jeté notre dévolu sur Happy Canyon (dans sa version la plus simple et la moins risquée sur 3 jours). Enfin, un petit trek de 2 jours dans Owl Creek nous permettait de varier les plaisirs en terme de paysage.

Au final, nous avons donc prévu de faire au niveau du backpacking : White Domes sur 2 jours Boulder Mail Trail (BMT) sur 2 jours Happy Canyon sur 3 jours Owl Creek sur 2 jours Little Colorado Confluence (LCC) sur 3 jours

Ça, c’était le programme initial mais au final il va y avoir du changement ... malheureusement 🏴‍☠️

2- S’équiper

Nos expériences des années précédentes nous avaient laissé des souvenirs impérissables mais aussi des souvenirs de douleur liée au poids des sacs à dos. Il n’était pas rare que le sac dépasse les 25 kg (chargé en eau). Il était donc grand temps d’investir dans du matériel ultralight. Suivant les conseils de MLefevre, nous avons pris une tente Big Agnes Copper Spur UL2 (1.4kg) à la place de notre bonne vielle tente Decathlon ultra light T3 (3.5 kg quand même !). On a aussi pris des matelas ultra léger thermarest Neo Air Xlite (400gr) qui ont été excellent (confortable même si légèrement bruyant). Pour ma part, un nouveau sac à dos complétera mon matériel et fera fondre le poids total de 4kg.

3- Se préparer

Ces 5 treks peuvent se faire de différentes manières. Par exemple, il y a 5 possibilités pour aller à Little Colorado Confluence, 3 pour White Domes, 3 pour BMT, 3 pour Happy Canyon et 3 pour Owl Creek. Chacune de ses possibilités offrent des avantages et des inconvénients mais chacune méritent d’être étudiée. La préparation demande donc beaucoup de temps afin d’éviter de se retrouver bloqués ou de rendre ces treks pénibles (chemins trop exposés, passages trop techniques, trek trop physique, eau insuffisante en cette période de l’année). Bref, j’ai passé de longues soirées et ai échangé beaucoup sur ce forum. Au final, je pense n’avoir jamais autant préparé un voyage que celui-ci. Voici d’autres exemples d’aspects que j'ai du prendre en compte dans la préparation : LCC : difficulté des descentes (certaines sont simplement inenvisageables pour nous), végétation coupante et dense sur le premier mile depuis le bas du canyon, eau boueuse et rivière infranchissable si le niveau d’eau n’est pas proche de 0 à Cameron depuis 10 jours, problème d’eau des sources trop riches pour certaines composantes…. BMT par Death Hollow : Poison Ivy TRES IMPORTANT dans Death Hollow, risque de crue subite en Septembre Owl Creek : risque de Crue subite en Septembre, chemin non entretenu et difficulté à le suivre Happy Canyon : risque extrême de crue subite, difficulté de la piste d’approche (version 1), rappel technique (version 2), passages EXTREMEMENT exposés (version 3), impossibilité de traverser la Dirty Devil River en cas de pluie importante White Domes et les Canaan Mountains : Gestion de l’eau, risque de crue subite, ours (parait-il). Enfin, le facteur météo prédomine en Septembre et il nous a fallu penser à des plans B, C voir D.
Échappée belle en Inde - 2012 English translation pending
by Yzaure · 2015-10-26 · 9 replies
"Le meilleur qu'on puisse ramener du voyage, c'est soi-même, sain et sauf."(proverbe persan) L’Inde a nourri mon imaginaire. Adolescente, j’ai lu “l’homme qui voulu être roi” de Rudyard Kipling en me forgeant l’idée que l’inde est le pays où la folie des hommes peut s’exprimer. Premiers jours d’octobre 2012, riche d’un billet Bruxelles/Delhi, Chennaï/Bruxelles et munie du précieux visa, je doute encore de mon envie de partir. Noyée sous l’avalanche des recommandations et influencée par ces voyageurs qui ont “fait” l’Inde, je n’ai pas d’itinéraire. Je pars le mois prochain, c’est certain. Mais quelle route emprunter ? Varanasi, Darjeeling, Agra, Mysore …. Tous ces lieux m’attirent et me repoussent. Mon entourage me regarde comme une espèce rare : “tu pars seule ? tu n’as pas froid aux yeux !” A près de cinquante ans, je ne suis pourtant pas téméraire, un peu perdue sans doute, avec pour seule envie : foutre le camp. Renouer avec ces poussées d’adrénaline qui me rappellent que je ne suis pas morte. Mon quotidien m’ennuie. Ma vie ne me captive pas et mes amours sont incertaines. Partout dans la ville, des affiches électorales défigurent les lieux publics mais la continuité annoncée des politiques stériles ne me tient pas en haleine. Où aller ? Une seule certitude : ne rien emporter de ce qui me leste au quotidien. Réapprendre à utiliser mes cinq sens, les affuter à une réalité différente. En serais-je capable ? Ne vais-je pas prendre anticipativement un vol de retour, sidérée par cette Inde que j’appelle à découvrir ? Vais-je me cloîtrer dans une chambre d’hôtel, n’acceptant pour toute nourriture que celle qui me rappelle mon pays d’origine ? Quelques jours encore et je saurai à quoi m’en tenir ! Quelqu'un m’a dit, on ne revient jamais intact d’un voyage en Inde et c’est probablement ce qui m’y précipite. Comme une mise en abyme de moi-même…. Goûter aux silences. Ceux de l’homme que j’aime et qui me fuit, le silence des nuits blanches. Réapprendre à vivre dans une réalité décalée, plus consistante. Renouer avec le goût des choses après cette longue traversée au bout de mes certitudes… La folie, c’est ce présent : tu m’aimes mais tu me quittes et tu n’en finis pas de revenir, comme si cette trahison, cette infidélité, t’avais emporté bien plus loin que de l’autre côté du monde dont il ne faut plus quatre vingt-un jour pour faire le tour. 14 novembre 2012 Une grève générale paralyse Bruxelles. Xavier m’accompagne à l’aéroport mais la circulation nous empêche d’avancer. Après quelques moments d’anxiété, nous arriverons bien à temps. Je viens d’embarquer. Je me suis rappelée du temps où tu étais présent dans toutes les circonstances importantes de ma vie... celui ou tu n’aurais pas manqué de me dire : que tout se passe bien ! Une prière ?, un souhait ?, une formule que tu répètes par habitude ? Le froid de novembre m’a glacée jusqu’au sang. Ton absence me crucifie. Pourtant, qui sommes-nous encore l’un pour l’autre ? Le vol sera rythmé par la valse des plateaux repas que l’on nous sert à intervalle régulier dans le but de calmer l’angoisse ou l’impatience, c’est selon… Même pas peur. Il y a dans la fuite en avant quelque chose de jouissif, une espèce d’hyper oxygénation du cerveau qui rend euphorique. Pourvu que ça dure…. Je voyage léger. Le strict nécessaire ne pèse pas lourd dans mon sac à dos. Mon bagage est vide, ma tête est vide. J’efface l’ardoise afin de pouvoir y écrire une un nouveau début à notre histoire, ailleurs. Avec une fin heureuse cette fois. Comme dans les contes, ça commence par : « il était une fois »… Dans une dizaine d’heures, à l’issue d’un vol interminable et d’une escale de deux heures à Abu Dhabi, je foulerai enfin le sol du sous-continent indien. A l’arrivée, rien n’est prévu. Place à l’improvisation ! Ne pas penser surtout. Mettre un pied devant l’autre. Aller de l’avant. Et dire qu’hier encore tu me disais : « sois prudente ». La prudence, elle, tu ne t’en es jamais départi. New Delhi 4h du matin. L’aéroport est étrangement vide et les quelques personnes présentes semblent bouger au ralenti. J’hésite : vais-je sortir affronter la foule du dehors ou attendre en sécurité que le jour se lève. Finalement je me décide à sortir. Pour mon premier voyage en Inde, ce que j’ai lu à propos de New Delhi m’a convaincue d’en reporter la visite à plus tard. Je me rends au terminal des vols intérieurs direction Vârânasî. Pourtant, à cet instant précis, je me sens fatiguée et j’ai terriblement envie de stopper là. Nous sommes au milieu de la nuit. Il règne une chaleur moite. Ma méconnaissance de l’anglais et les difficultés que je pressens à me faire comprendre me nouent les tripes. J’ai les jambes qui tremblent. En fait tout mon corps tremble. Le contrecoup sans doute. Je suis seule. Je ne connais personne. Je repère une table derrière laquelle deux hommes dispensent les tickets pour la navette qui relie les deux aéroports. Ils me réclament mon passeport et mes tickets d’avion. Remarquant qu’il me reste de longues heures avant le départ de mon prochain vol, ils essaient de me dissuader de me rendre à l’aéroport des vols domestiques, prétextant le manque de confort et l’absence de sièges. Perplexe et n’ayant pas d’autre choix : impossible de rebrousser chemin ; je décide néanmoins de partir. Une fois à l’aéroport, mes craintes s’apaisent. Quelques heures à tuer. Le temps ici n’est pas un problème. Je suis à l’orée du chemin. La route se déroule devant moi. Un pas après l’autre. Il faut juste que je m’acclimate au milieu ambiant.

Vârânasî Comme convenu, l’hôtel a envoyé un taxi pour me prendre à l’aéroport, le chauffeur est de mauvais poil parce que mon vol a pris du retard. J’avais oublié à quel point la circulation en Asie peut être éprouvante. Une marée de véhicules jetée sur la route et n’obéissant à aucun code se dispute le moindre espace disponible. Je suis saisie d’une grosse frayeur lorsque nous doublons un troupeau de vaches par la droite : nous roulons à contresens, au milieu d’une circulation totalement surréaliste. Dans ces conditions, le trajet semble durer une éternité. Après une heure de route, soudain, le taxi stoppe sa course. – je ne vais pas plus loin ! Les ruelles qui bordent le Gange sont trop étroites pour que j’y circule. Descend, ces hommes vont te conduire à ton hôtel… Deux hommes sont là, à l’allure peu engageante. L’un d’entre eux empoigne mon bagage et nous voilà partis ! Tout en progressant à l’aveugle derrière ces hommes marchant d’un pas rapide, j’ai l’impression de laisser derrière moi mes certitudes d’européenne. Rien ne m’a préparée au choc que je ressens en slalomant dans des ruelles sordides pour tenter d’éviter les vaches, les excréments, les mendiants et les sâdhus. Je parviens à l’hôtel dans un état d’hébétude, je suis fatiguée. Le confort de ma chambre est rudimentaire : salle de bain partagée et toilette à la turque. La nuit tombe rapidement sur le Gange. Je décide de reporter à plus tard la visite de la ville. Le lendemain, je m’aventure hors de l’hôtel, angoissée à l’idée d’être incapable de me repérer dans ce dédale entraperçu la veille. A peine franchi le seuil, un homme m’emboite le pas. J’essaie de le dissuader mais il a du flairer en moi le pigeon idéal. – Si tu veux suivre les touristes, tu n’iras nulle part ; fais-moi confiance, je te montrerai la ville et je serai ton bodyguard. Les burning ghats sont par là ! Au seuil d’un bâtiment, il m’indique un homme et me dit de le suivre : «lui seul, peux t’expliquer le cérémonial des crémations ». A la fin de la visite, ce dernier me promet une bénédiction à la mesure du don que je ne manquerai pas de faire. La bénédiction sera faite du bout des lèvres mais peu importe. Je m’en sors avec une poignée de roupies. A la sortie, Skai m’attend toujours, bien décidé à m’exploiter au maximum. Je décide que c’est un mal pour un bien. Il m’aide à décoder ce monde étrange. De jour nous déambulons dans les rues. Il ne manque pas de m’emmener chez un marchand de soieries, où je ferai l’acquisition d’un kurta pyjama à prix d’or. En début de soirée, je téléphone à Nitin, ami d’une amie qui m’invite à le rejoindre. Skai ne me lâche pas. En chemin un de ses amis le rejoins et je goûte moyennement le fait d’être escortée contre mon gré par ces deux hommes. Avec Nitin, par contre le courant passe immédiatement. Il m’offre un thé et me présente sa famille. Nitin cumule plusieurs métiers : vendeur de cigarette, infirmier, restaurateur et il trouve encore le temps de collaborer à l’association « Agir pour Bénarès ». Il parle français et c’est dans cette langue que nous nous exprimons. Ensuite Skai insiste pour que j’assiste à une cérémonie au bord du Gange. Nous nous y rendons dans une frêle embarcation. La cérémonie est envoutante, je rencontre enfin l’Inde telle que je l’avais rêvée. Skai dévoile ses batteries et me demande de lui offrir un cadeau en remerciement de ses services. Il réclame un gsm. Je trouve la note salée. Il me fixe rendez-vous le lendemain matin à 05h30 prétextant une autre cérémonie importante sur le Gange. Le lendemain matin, je me lève sans aucune envie de faire un tour en barque. Je suis fatiguée, j’ai froid, parfaitement insensible à la magie du moment : je suis lassée de Skai. Nous nous dirigeons vers les burning ghats, j’ai l’impression de faire du voyeurisme en assistant à la toilette du matin. Il n’y a pas de cérémonie : juste un parfum de mort, des corps que l’on brûle, des éléments dont il vaut mieux ignorer la nature qui affleurent à la surface et des gens qui se lavent. Je dis à Skai de faire demi-tour, je veux retrouver mon lit. Arrivés à proximité de l’hôtel, il se fait insistant. Je lui tend 150 roupies pour le trajet en barque mais il me rend mon argent avec rudesse : « n’oublie pas que je suis ton bodyguard, ça vaut bien un gsm » Il me fixe rendez-vous à 10h, bien décidé à obtenir ce qu’il veut. Je sais qu’il a touché une commission sur l’achat de mon kurta pyjama et je ne lui dois rien. Finalement, je quitterai l’hôtel à 13h sans l’avoir revu. Un employé de l’hôtel me conduit à la station de taxis, il exige 100 roupies. Le prix est trop élevé mais je n’ai pas envie de discuter. Je quitte Vârânasî avec un goût amer : j’ai conscience de m’être laissée déstabilisée par ce premier contact avec l’Inde et de n’avoir pas su gérer mes relations avec ses habitants. D’un autre côté, m’être fait arnaquer m’a décillé les yeux et m’a appris à me tenir sur mes gardes. Confiante, j’arrive à la gare de Vârânasî avec une heure d’avance. Je suis surprise par la foule qui s’y bouscule dans un brouhaha perpétuel. En l’absence d’affichage, je me renseigne pour savoir à quel quai arrive mon train. On me conseille d’attendre dans une salle d’attente « lady only ». Lorsque j’y pénètre, tous les regards se braquent sur moi. Bien que femme, je me sens plus incongrue que le gros rat noir qui furète en plein milieu de la pièce dans l’indifférence la plus totale. Lorsque le train entre en gare, il est déjà plein à craquer. Une frénésie s’empare du quai. Je cherche désespérément le wagon où se trouve ma place réservée. Un voyageur essaie de me venir en aide. Nous remontons tout le train mais arrivés à l’avant, on nous indique que mon wagon se trouve au milieu du train. Le wagon enfin repéré, il est impossible d’y accéder. Le train s’ébranle, des voyageurs m’encouragent à monter sur le marchepied. Je préfère renoncer. Mon nouveau meilleur ami – Kishu, m’accompagne au guichet pour me faire rembourser mon ticket. La somme est dérisoire : moins de 3 euros. Au guichet, des hommes crient et s’agitent. Seule, C’est sûr, je ne me serais pas acharnée. Pour compliquer les choses, c’est à un autre guichet que nous devons acheter notre place sur un autre train. Je désigne à Kishu la file du guichet réservé aux femmes qui bien qu’impressionnante est deux fois moins longue que celles des autres. C’est là que j’attendrai patiemment de pouvoir acheter nos deux tickets. Lorsque je les ai enfin, c’est pour apprendre que plus aucun train en direction de New Jalpaiguri ne quitte la gare de Vârânasî aujourd’hui. Nous devons nous rendre à Mughal Sarai, la ville voisine. Pas moyen d’entrer dans un bus. Kishu me propose de partager un rickshaw. A l’avant de celui-ci se trouvent 3 hommes ; je ne me sens pas à l’aise. Nous traversons des quartiers plus misérables les uns que les autres, des maisons faites de tôles, des gens allongés sur le bord des routes. La noirceur de la nuit fait naître des ombres effrayantes et je m’interroge pour savoir ce qui m’a pris de monter à bord de ce véhicule, seule en compagnie de 4 inconnus qui dodelinent de la tête dans un pays renommé pour ses agressions envers les femmes. Ma paranoïa est au maximum. J’ai l’impression que mon voyage va s’arrêter là. Finalement, je parviens intacte à Mughal Sarai. Là recommence une interminable attente, je suis noyée dans la foule sans aucune place pour me poser. Le quai est immonde de crasse, des grappes de rats se chamaillent le long des voies. Des chiffonnières armées de piques déambulent le long des quais pour ramasser des rebuts jetés aux milieux des excréments. Kishu et moi échangeons de la nourriture : il me nourrit de chips et de tranches de concombres ; je lui offre des madeleines et des wine gums. Il est ravi de ma compagnie. Enfin le train arrive. La même frénésie qu’à Vârânasî s’empare du quai mais cette fois je suis bien décidée à jouer des coudes. Je grimpe dans un compartiment 3ac, Kishu préfère monter en sleeper en raison de la différence de prix. J’ai soudain l’impression que tout s’arrange. Je n’ai pas de réservation mais je m’installe d’autorité sur un siège. Peu de temps après, un contrôleur arrive et je m’acquitte du prix de la place, trop contente de m’en tirer à si bon compte. Le wagon est bondé. Les voyageurs occupent le moindre espace disponible. Pour se rendre aux toilettes, il faut enjamber des corps et des bagages entassés pêle mêle dans les travées. Un indien me propose de partager son repas. Bien que peu tentée, je cède face à son insistance. Considérant qu’il a acquis des droits sur moi, il s’installe sur ma couchette. D’abord assis. Au cours de la nuit, il s’allonge et j’ai le déplaisir de sentir ses mains s’égarer sur moi. Je le chasse à coups de pieds et il finit par capituler. Bien entendu, je passe une nuit blanche. Après un voyage de 15h en train, j’arrive à New Jalpaiguri. Moi qui m’attendais à la fraîcheur, je suis décontenancée par la chaleur ambiante. Je me dirige vers les restaurants en face de la gare pour avaler un petit déjeuner reconstituant. Le restaurant est miteux mais la nourriture me fait du bien. A peine sortie, un bus s’arrête à ma hauteur et me demande si je vais à Darjeeling, Je vais à Mirik mais c’est la même direction. J’embarque sans hésiter. Quelques minutes plus tard, il me dépose à la station de jeeps partagées. Aucune d’entre elle n’est en partance pour Mirik. Changement de plan et en route pour Darjeeling. La jeep attend sous un soleil de plomb de faire le plein de passagers. Nous embarquons plus de personnes qu’il n’y a de places. Un homme prend place debout sur la roue de secours. N’empêche j’apprécie le trajet. J’ai enfin l’impression de respirer, les paysages de montagnes sont magiques, les gens me manifestent une indifférence qui fait plaisir après tant d’attention. L’air sent bon. Darjeeling La ville est un immense bazar parcouru par un ballet incessant de jeeps qui se déplacent dans un bruit incessant de klaxons. Au fur et à mesure que je m’éloigne du centre, les clameurs s’estompent et je retrouve le plaisir ressenti lors du voyage. J’arrive en sueur à l’hôtel Aliment qui surplombe la ville. La chambre que l’on me propose ne me plait pas alors je pars faire le tour de la ville à la recherche de plus de confort. Après avoir vu plusieurs guesthouses, je reviendrai finalement à mon point de départ. L’hôtel Aliment offre l’avantage de réunir le gîte, le couvert et la possibilité de se connecter à internet sous le même toit. Mes vêtements sont trempés de sueur et je suis contente de prendre une douche avant d’aller manger. Dans la salle de restaurant, je suis surprise de constater que les gens attablés portent des vestes matelassées. Très vite, je comprends pourquoi. Dès la nuit tombée, un froid intense me saisit et c’est grelottant que je rejoins ma chambre. Je suis malade comme je ne l’ai jamais été. Mes intestins se tordent convulsivement. Je me vide de toute l’eau que possède mon corps. Je suis fiévreuse et en plus d’avoir la tourista, j’ai chopé une bonne vieille crève. Chaque matin, je me lève à 5h30 pour admirer le lever du soleil sur les montagnes. Les jours me séparant de l’arrivé de Fabienne, je les passe à déambuler en ville. Je savoure ma liberté en me baladant au gré de mes envies je prends le toy train, je vais au cinéma, je visite le bazar, je discute avec les commerçants, je mange des momos. Tout me plait. 28 novembre. Chouette Fabienne arrive aujourd’hui. Je m’inquiète parce que l’hôtel Aliment se trouve à une distance de 20 min à pied du centre ville. Va-t-elle apprécier ? En fin d’après-midi, je décide de l’attendre à la réception. À peine me suis-je installée qu’elle débarque, souriante comme à son habitude. Elle me rassure tout de suite, elle préfère que nous soyons à distance de la cacophonie de la ville. Nous discutons de nos projets et choisissons de partir le lendemain pour le Sikkim. Le soir au resto, nous faisons la connaissance de Charlotte et Valérie, deux Suisses qui ont la même intention que nous. Aussitôt, nous décidons de faire un bout de chemin ensemble. Nous quittons l’hôtel après le petit déjeuner. Nous partageons une jeep en direction de Pelling. Le début du trajet est relativement morne. Nous sommeillons dans la voiture. Nous demandons à allumer la radio et le voyage prend une autre dimension. Nous sommes des gosses en route pour une colonie de vacances. Le conducteur nous fait entendre ses morceaux préférés dont « simple simple » qui va devenir pour quelques jours le tube préféré de Valérie. Nous stoppons en route pour boire un chai. Juste après avoir redémarré nous sommes arrêtés par un panneau « men at work ». Des ouvriers refont la route et pendant ce temps là, rien ne circule. Peu à peu, une file interminable de véhicules s’allonge dans les deux sens. Personne ne regrette son chai ? Interroge Charlotte. C’est vrai que sans cet intermède, nous serions passés de justesse mais la durée du trajet a peu d’importance. Nous sommes bien. A l’hôtel nous faisons la connaissance de John, en provenance d’Alaska, qui se joindra à nous pour une partie du voyage et du sarcastique Nathan, un breton qui nous quittera dès le lendemain. Pendant un temps trop court, nous formerons une chouette équipe pour visiter le Sikkim. Nous nous plaisons si bien ensemble que nous décidons de ne pas nous séparer aussi tôt que prévu et retournons ensemble à Darjeeling. Avant que nos routes se séparent, nous allons manger au resto. L’ambiance devient délirante quand un groupe d’Indiens nous propose de nous joindre à eux pour danser sur l’air de gangnam star. Mirik Ce matin nous partons pour Mirik. Payons trois places pour voyager plus confortablement me dis Fabienne. Je refuse, convaincue que ça ne sert à rien. En effet, nous nous retrouvons à 17 dans une jeep qui peut transporter 12 personnes. Même le chauffeur se retrouve sur les genoux d’un passager. Le soleil ce matin ne s’est pas levé, nous roulons sans visibilité sur les routes de montagne et le chauffeur ne semble pas connaître l’usage du klaxon. Un pneu explose en route, en raison de la surcharge pondérale. Il nous faut une heure pour une réparation de fortune. Le lonely planet décrit Mirik comme l’endroit rêvé pour passer sa lune de miel. Peut-être, à condition de ne pas quitter sa chambre d’hôtel…. C’est une petite localité poussiéreuse dont la principale attraction est constituée par un lac bordé d’une plage artificielle. Autour du lac, les chemins empierrés ont été pillés et nous devons progresser en évitant les cratères béants. Les réverbères sont rouillés et hors service depuis quelques décennies. Les frêles embarcations échouées n’invitent plus au voyage depuis longtemps. Sur la plage, des adolescents se promènent, garçons et filles ensemble, dans une liberté de mœurs inhabituelle en Inde. Sur les hauteurs de Mirik se dresse un temple bouddhiste. Par un heureux hasard, nous arrivons au moment où s’achève une cérémonie. Nous assistons à une envolée de moine et de moinillons tout de safran vêtus. Ce temple fabuleux ne se visite pas mais personne ne nous en interdit l’entrée. Nous entrons, émerveillées par la splendeur du décor. Un moine attend patiemment que nous ayons satisfait notre curiosité pour refermer les portes derrière nous. C’est ici que je me sépare de Fabienne. Elle rejoint John pour participer en sa compagnie à un festival dans le Nagaland tandis que je pars en direction de l’Orissa. Puri Je marche le long de la route principale. J’ai laissé derrière moi le quartier où se rassemblent les touristes occidentaux. La route traverse un bidonville dont les habitants me regardent avec curiosité. Il est rare qu’un blanc déambule dans ce quartier. Mon chemin m’amène à longer un corps jeté à même la route. J’ai un doute. Peut-être est-il juste endormi ? Je vais jusqu’à l’office de tourisme, arrange une visite pour le lendemain et m’en retourne à l’hôtel. Une demi-heure plus tard sur le chemin du retour, mes incertitudes s’envolent : l’homme ne bouge pas même quand des enfants espiègles le poussent du pied. J’embarque à bord d’un minibus. Je suis la seule occidentale parmi une vingtaine de touristes indiens. Mes compagnons de voyage appartiennent à la middle class. Ils me tolèrent mais je sens que je ne suis pas vraiment la bienvenue. Nous partons visiter différents sites au départ de Puri. Tous appliquent des prix hindous/non hindous. L’accès à certains d’entre eux, peu nombreux il est vrai, m’est tout simplement refusé. Tout cela me frustre au plus au point. Au final, je passe une journée en demi-teinte avec une conscience aigue de mon incongruité. Il me restera le souvenir du magnifique temple du soleil à Konarak et celui mitigé des animaux neurasthéniques du zoo de Bhubaneswar. Gudaguda Il suffit de peu de temps pour que la gare de Kakirigumma se vide de toute présence. Léon doit venir me chercher mais personne n’est au rendez-vous. Je m’assois sur mon bagage, décidée à prendre mon mal en patience. - à quelle distance se trouve Gudaguda ? Je demande à une des dernières personnes présentes. 2 km me dit-il. Ce n’est pas la mer à boire ! Tu connais la chandorisai guesthouse ? Je ne risque pas de méprise : c’est le seul hébergement pour touristes à des kilomètres à la ronde. – donnes-moi le numéro de téléphone et je l’appelle, propose-t-il sauf que j’ai oublié de prendre les coordonnées. Qu’importe, il donne quelques coups de fils et me passe ensuite le téléphone : Léon me dit : « je serai là dans cinq minutes ». Une fois dans sa jeep, il m’avoue qu’il a oublié le jour de mon arrivée. Sur le trajet qui mène de la gare à chez lui, tout le monde nous salue joyeusement. La chandorisai guesthouse est une sorte de paradis clos. Les bâtiments s’articulent en forme de U. Le plus grand d’entre eux est une salle spacieuse dans laquelle se répartissent une cuisine, un espace salle à manger et living ; les autres bâtiments sont de petits pavillons qui contiennent les chambres. Tous sont tournés vers le jardin. Pour paraphraser Baudelaire : « ici tout n’est que calme, luxe et volupté ». Dès l’entrée, je suis accueillie avec une boisson fraîche, servie par une magnifique jeune fille souriante. Seule une autre chambre est occupée par un couple de canadiens. Dans le jardin et la maison, sept jeunes filles rieuses se répartissent les différentes tâches. Léon me fait servir un petit déjeuner. L’après-midi, comme il doit se rendre au marché de Koraput, il nous propose de l’accompagner. Le lendemain nous nous rendrons à pied à celui de Kakirigumma. Je discute un peu avec la canadienne. Elle me raconte son amour de l’Inde. Son mari l’accompagne à contrecœur et quitte sa chambre le moins possible. Assez rapidement cependant, ma première impression est gâchée. Je finis par trouver l’atmosphère pesante, je me sens exclue par ces 3 anglophones qui préfèrent ne pas m’adresser la parole que de ralentir le rythme de leurs conversations pour se mettre à ma portée. Ce n’est que lors de nos rares têtes à têtes que la canadienne sort de cette réserve. L’intérêt du lieu montre rapidement ses limites et mes journées s’articulent entre lecture et repas. Insensiblement, je finis par avoir l’impression de devenir invisible aux yeux des autres occupants du lieu. Je ne parviens même plus à me faire servir une boisson lorsque le désir m’en prend. Le troisième jour, la canadienne me propose de visiter les villages alentour. Un chauffeur vient nous chercher. A peine dans la voiture, il nous dit que ce n’est pas le bon moment pour visiter parce que les villageois sont aux champs. Il me dépose à un distributeur parce que j’ai besoin d’argent, nous ramène à la guesthouse et nous donne rendez-vous plus tard dans la journée. L’après-midi, nous nous rendons à pied au village à côté où on peut voir un atelier de poterie. Nous prenons ensuite la voiture pour visiter un autre village que nous traversons à la suite de notre guide. Les villageois nous jettent des regards peu amènes : nous ne sommes visiblement pas les bienvenus. Je suis soulagée de retrouver le confort de la guesthouse. Léon a oublié de m’informer des modalités de rémunération du chauffeur, ce qui ne l’empêchera pas de me le facturer à prix d’or. La veille de mon départ, les canadiens s’en vont et je me retrouve seule avec Leon qui prend alors la peine de communiquer avec moi. Comme quoi, avec de la bonne volonté… Ma prochaine étape est Vishakapatnam et il me suggère de réserver une chambre à l’hôtel orange dont il connait la gérante. Il m’annonce un tarif de 600 roupies. Ça me semble à priori une bonne idée et j’accepte avec reconnaissance. Au final je débourserai 2000 roupies pour une chambre dans laquelle règne une odeur infecte : merci Leon. Vishakapatnam est seulement une escale obligée entre deux parcours en train. Pourquoi ne pas mettre cette journée à profit pour faire quelques achats ? Seulement, dans chaque magasin où je pénètre, je suis prise en charge par une vendeuse ou un vendeur qui me déballe toute sa marchandise. Aucune liberté de se laisser séduire. Après quelques tentatives infructueuses, je renonce. Ils n’ont aucune conception de ce que peut être le lèche vitrine. C’est sans aucun regret que je quitte cette ville nauséabonde en fin d’après-midi pour la dernière étape de ce voyage. Seulement 14h de train et je serai à Chennai. Chennai …. Je redresse les épaules et prend l’air assuré. Une nuée de conducteurs de rickshaws affluent dans ma direction sans que je ne leur fasse l’aumône d’un regard. Je fais le pied de grue à l’arrêt du bus. Ma belle confiance se délite à mesure que le temps passe. Dépitée, je prends place dans un rickshaw. A peine à l’intérieur, un homme s’installe à mes côtés sans aucune autre forme de procès. - Je suis guide à Mammalipuram, m’annonce-t-il le sourire aux dents J’ai bien envie de lui dire de dégager de mon rickshaw mais je ne morfle pas. Et dire que je croyais expérimenter une technique bien rodée pour ne pas me laisser importuner. Qu’importe, à moi la mer et le farniente au soleil. Je ne vais pas me laisser gâcher les quelques journées qu’ils me restent avant mon retour. Dans le bus de Pondichéry, j’entends soudain une voix haut perchée parler français. Devant moi, se trouve un gentil petit couple d’expat. Je souris en entendant le jeune homme dire de manière grandiloquente à sa compagne – la France, c’est moi. N’empêche, ça me fait du bien d’échanger quelques mots dans ma langue. Ils me conseillent de descendre à l’hôtel Bob Marley. A Mammalipuram, je dois faire preuve d’autorité pour me débarrasser de mon compagnon de voyage. Je visite ensuite quelques guesthouses dont Bob Marley pour m’arrêter enfin au Tina Blue Lodge. Mammalipuram est une station balnéaire semblable à tant d’autres, repère de touristes occidentaux, d’hôtels et de restaurants bon marché. J’occupe mon temps à déambuler et à faire du lèche vitrine. Chaque commerçant m’encourage à entrer dans sa boutique. De manière convenue, ils déballent leur marchandise sans grande illusion sur mes achats potentiels. Ils m’offrent le thé, nous bavardons. Nous confrontons nos opinions sur l’Inde et sur l’Europe. Je me sens bien. Un tailleur de pierre me propose de me faire visiter les alentours à moto. Je suis tentée mais sans savoir la contrepartie qu’il sera enclin à me demander, je préfère m’abstenir. Les jours filent rapidement. Je tombe en admiration devant une statue de Boudha. Il me la faut. Je négocie ferme. Finalement je repartirai sans l’avoir achetée en regrettant de ne pas avoir cédé pour quelques dizaines d’euros. Je quitte Mammalipuram comme une reine. Ils sont nombreux sur mon chemin, à sortir sur le pas de leur porte et à me saluer de la main. Le temps me semble long à l’aéroport de Chennai. Une sénégalaise me demande de surveiller ses affaires pendant qu’elle se dégourdit les jambes. J’accepte bien volontiers. Elle me sert dans ses bras à toute occasion mais elle dégage une bonne humeur qui fait plaisir. Nos chemins se séparent à Abu Dhabi. Arrivée à Bruxelles, c’est en vain que j’attendrai mes bagages restés en transit. Je débarque pieds nus dans mes tongs alors qu’il gèle dehors.

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Récit de voyage - Chine 2014 English translation pending
by Yzaure · 2015-10-26 · 5 replies
« Un voyage est comme un naufrage, et ceux dont le bateau n’a pas coulé ne sauront jamais rien de la mer » Nicolas Bouvier

Bruxelles 30 octobre 2014. Approximativement 2 ans après mon voyage en Inde, mon départ se profile à nouveau sur fond de conflit social. Cette fois au moins, j’évite les embarras de circulation liés à une grève générale. Ce qui est sûr c’est que la douceur de vivre à l’occidentale telle que nous la revendiquons se délite peu à peu au fil de la récession économique. L’idée de partir en voyage organisé ne me séduit pas plus que ça. Je me sens infantilisée, déchargée de mon destin. Je n’ai rien lu, rien préparé. Un contenant vide, prêt à accueillir toute matière dont on voudra bien le remplir… Pendant 10 jours, je vais confier à d’autres le fil de ma vie. Et dire que d’aucuns considère cela comme voyager en sécurité ! Bruxelles-Midi. Damien m’a accompagné sur la promesse de se voir offrir un café. La salle des pas perdus si familière me semble aujourd’hui différente. Nous y retrouvons Francis et sommes rapidement rejoints par Pascale, Bernard et Sophie. Des effusions rapides et Pascale et moi sommes déjà installées dans le Thalys en direction de Paris-Nord. De là, un RER nous mène sans encombre jusqu’à Roissy. Après m’être soumise aux formalités habituelles, me voici dans la salle d’embarquement, prête à affronter douze heures de vol pour découvrir un autre monde. Disposée à me laisser séduire, fasciner, envouter. L’attente est interminable pour cause de vol retardé. Afin de distraire notre ennui, l’équipage de bord nous distribue sandwiches et boissons. Mais c’est peine perdue, l’avion ne décollera pas cette nuit. Je m’englue dans la foule des voyageurs qui se presse devant les comptoirs. Des employés d’Air France, visiblement dépassés, se débattent avec leur téléphone pour attribuer à chaque voyageur une chambre d’hôtel. Les chinois resquillent et des remarques xénophobes fusent autour de nous. Ma nuque est raide et une douleur indescriptible me vrille les épaules. 3h du matin. Je regarde avec espoir l’hôtesse sur le point de me délivrer de cette longue attente. Une chambre ou des chambres séparées ? nous demande-t-elle à ma sœur et moi. Sans réfléchir, je réponds : une chambre ! Pour aussitôt rectifier : faites au plus facile. Ce seront des chambres séparées parce qu’avec nos noms différents, ça complique la réservation. Elle nous tend à chacune une trousse contenant un nécessaire de toilette de dépannage (nos valises sont déjà dans l’avion) Enfin les vouchers tant désirés ! Ils me garantissent un lit pour la nuit, un breakfast et un lunch pour demain. Je me dirige péniblement vers l’étage inférieur pour attendre la navette qui nous conduira à l’hôtel. Un Ibis semblable à tous ses pareils à travers le monde. La porte vient de claquer. Je m’éveille en sursaut. Désorientée. Je consulte ma montre : il est à peine 8h du matin. Le vol a été reprogrammé à 14h. Il me reste du temps. Je me pelotonne dans le lit, heureuse du contact des draps qui me renvoient comme un écho la chaleur de mon corps. Soudain, un texto m’arrache à ce bien être furtif. Pascale : « dis-mois quand tu es prête ». Aussitôt, je me sens gagnée par le stress. Je paresse encore un peu. Le deuxième texto me sort définitivement de ma torpeur : « je suis prête ». Bon dieu, il est à peine 8h15. Je file sous la douche lorsque résonne à nouveau mon portable : « Je peux venir te rejoindre ? ». Sois zen Carine. Le voyage commence à peine. Inutile de s’appesantir sur ce qui aurait pu être… Pascale arrive avant que je n’ai eu le temps de m’habiller. Le ton est donné. Se lever en hâte, prendre un petit déjeuner à l’arrachée à seule fin de se préparer à une longue attente…. Le buffet du petit déjeuner est aseptisé mais je m’amuse à observer les gens autour de moi. J’aperçois un chinois planter fermement une fourchette dans une large tranche de jambon et commencer à la grignoter. Sitôt le déjeuner fini, je remonte à la chambre tandis que Pascale sort prendre des photos. Quelles photos au fait ? Nous nous trouvons au milieu d’une aire de béton, dans un bâtiment sans charme. Peu importe, je veux profiter de toutes les minutes de répit dont je pourrai disposer. Hélas, un bataillon de femmes de ménage a déjà investi les lieux. J’abandonne mes rêveries de calme et de volupté. Désabusée, je m’installe face à la réception. Les sièges ont été choisis pour éviter qu’on s’y installe. Craignent-ils que l’on s’y endorme ? Pascale m’y rejoint, s’empare de ma carte magnétique et va la déposer dans le container ad hoc. Elle se rendra compte un peu tard que sans ce sésame, il nous est désormais impossible d’accéder aux toilettes. Je me sens écartelée entre mon envie de savourer l’instant et ma sœur qui me pousse, me tire, nous précipite …j’éprouve la sensation d’être en chute libre. À la réception je reconnais 3 personnes aperçues la veille dans la file d’attente. Nicole, Luna et Luc seront nos compagnons de route pour la suite du voyage. Nous repartons vers l’aéroport et j’ai l’impression d’exécuter une chorégraphie faite de petits pas précipités suivis de longues stations immobiles comme dans ce jeu d’enfants : un, deux, trois, soleil ! Je marche derrière un couple atypique : il porte l’uniforme d’une compagnie aérienne ; elle arbore avec décontraction une tenue « urban Chic » composée d’un haut graphique à tête de mort complété d’une sorte de pantalon de jogging. Mince, son corps se délie en courbes épanouies, sa démarche est assurée. J’admire son élégance et son allure. A nouveau nous nous agglutinons dans une file d’attente. L’effet de masse uniformise les voyageurs et pour distraire mon ennui je me concentre pour distinguer quelque chose ou quelqu’un qui retienne mon attention. Enfin je la vois : c’est une chinoise menue ; elle porte un chemisier marine à pois blancs rehaussée d’une cravate lavallière et une jupe patineuse bleu vif. Sa taille est marquée. Son corps n’est pas celui d’une enfant mais néanmoins elle me fait penser à ces fantasmes d’écolières aperçues à Bangkok. Une nouvelle attente commence. Les occidentaux affichent une attitude compassée tandis que les chinois paillent. Ces derniers retournent au pays les bras chargés ; sacs Michael Kors, Spiderman géant, tour Eifel surdimensionnée : le tout d’un kitch assumé. Je peux me permettre d’être critique, sachant que mes moyens me permettront tout juste de capturer pour Damien les variations infinitésimales du ciel de Shanghai. Shanghai L’atterrissage à Shanghai s’effectue dans un petit matin blême. Aussitôt passés les derniers contrôles, nous nous rassemblons frileusement. Nous sommes 19 à nous entreregarder. À l’exception de Luna âgée de 16 ans, le groupe est relativement homogène de par sa moyenne d’âge et ses origines sociales. Tous ont autour de la cinquantaine. S’y retrouve entre autre : un expert-comptable et sa mère, quatre enseignants liégeois dont seule l’une d’entre eux est encore en activité ; Nicole, la grand-mère de Luna, ancienne enseignante, Luc : un restaurateur qui voyage en solitaire, ….Tous appartiennent à la classe moyenne, excepté le juge à la retraite et sa femme qui se démarquent par leur prestance. J’avais loupé la guide et le drapeau « France Loisirs ». Mais elle est là. Un peu nerveuse. Il lui manque deux personnes pour que son contingent de touristes soit complet et elle hésite sur la marche à suivre. Finalement elle se décide et nous invite à prendre place à bord d’un car. Mélodie sera notre accompagnatrice tout au long du circuit en Chine. Pendant notre séjour dans la région de Shanghai, elle est secondée par Yang. Les présentations faites, notre guide ne se perd pas en circonlocutions et fixe de prime abord les règles de fonctionnement du groupe. . Cet énoncé me donne des envies d’insoumission. J’éprouve des regrets fulgurants : qu’est-ce que je fous là ? Petit rappel de la vie en société : vous êtes solidaires : les manquements de l’un d’entre vous nuisent à la collectivité. Discipline de pensionnat. Je m’attends à ce qu’ils énumèrent les sanctions pour chaque dérogation à la règle … mais non ça nous est épargné. Ils insistent lourdement sur le poids collectif de la faute. Dans l’ordre : veillez à la sécurité de vos passeport, de vos affaires et pour finir à la sécurité de vos personnes ! Tiens, étrange … je hiérarchise les priorités différemment. Après ces mises au point, Yang prend la relève. Sous son discours perce le sarcasme. Comme Mélodie, il a la manie d’épeler un mot sur deux (Y.A.N.G.). La ville défile sous mes yeux. Yang parle d’un débit monocorde en nous appelant camarades. Je n’écoute rien de ce qu’il dit. A contretemps, il nous indique les monuments croisés sur la route…Pourquoi ? Mon séjour en chine commence sous des augures maussades Arrivés à l’hôtel, Mélodie nous accorde 40 minutes pour prendre une douche. Tout m’horripile : le groupe et l’instinct grégaire qui les agglutinent, les guides, me soumettre à un horaire et à une discipline rigide. C’est revigorés que nous reprenons la route pour nous rendre au restaurant. Cet établissement, comme tous ceux que nous fréquenterons, est un lieu à touristes et le repas est sans relief. Les visites s’enchaînent selon un timing bien rodé. – «Vous avez 30 min pour visiter le jardin. À 15h, je vous récupère à la sortie. Ne soyez pas en retard !». Ensuite nous nous laissons conduire dans le quartier anglais pour admirer de la rive opposée, ce qui fait la fierté des chinois : le quartier des affaires de Shanghai. Les buildings sont impressionnants aussi bien par leurs formes originales et variées que par leur hauteur démesurée. -« Vous aurez l’occasion de revenir ce soir ! Nous organisons notre première visite optionnelle : Shanghai by night. Vous verrez c’est magnifique tous ces bâtiments éclairés. ». Pascale prend une dernière photo avant de regagner le car et c’est l’accident : son appareil tombe et l’objectif reste bloqué. Cet incident assombrit cette journée déjà en demi-teinte. Nous disposons ensuite d’une demi-heure de liberté pour nous promener dans une rue commerçante. Cette rue est sans intérêt. Des enseignes internationales s’alignent les unes à côté des autres et ne seraient-ce les passants, nous pourrions nous croire à Bruxelles. Je suis trop fatiguée pour faire du lèche-vitrine. Juste avant le point de rendez-vous je m’arrête sur une place où se produit une chorale de jeunes enfants. Ils sont charmants mais malheureusement ils font rapidement place à une version chinoise de « rue Sésame ». Qu’importe, c’est l’heure et je ne suis pas mécontente de regagner le car. Mes compatriotes ont le visage d��fait. Leurs traits tirés témoignent à quel point les deux nuits précédentes ont été pénibles. Nous regagnons silencieusement l’hôtel où nous disposons cette fois d’un délai d’une heure 30 pour nous reposer avant le prochain repas qui sera suivi d’un spectacle de cirque acrobatique. Lorsque nous reprenons nos sièges dans le bus, Yang collecte le supplément pour la visite optionnelle. Je suis interloquée parce qu’à aucun moment il ne nous a consulté sur notre désir d’effectuer cette visite. –« Sommes-nous obligés de participer à la visite optionnelle ? ». Ma demande semble jeter un froid mais Mélodie me rassure. –« Non, si vous ne souhaitez pas participer, je vous raccompagnerai en taxi après le spectacle ». Je ressens un très bref sentiment de culpabilité mais je maintiens ma décision. Un instant l’idée de m’imiter effleure Pascale mais elle se ravise aussitôt. –« il faut bien que je fasse la photo ! ». Il ne me semble pas du plus grand intérêt de débourser 20 EUR pour une vue de Shanghai immortalisée à de nombreuses reprises par des photographes professionnels. Je préfère néanmoins garder ma réflexion pour moi. Quant à l’expérience, je doute qu’elle fasse le poids contre un peu d’indépendance. Ivresse d’un sentiment de liberté volée. Ayant eu l’occasion d’assister à une représentation du cirque de Beijing à Bruxelles, j’apprécie le spectacle sans la magie de la découverte. D’autant que mes paupières lourdes se ferment involontairement. Aussitôt le spectacle terminé je m’engouffre dans un taxi avec Mélodie. Celle-ci est originaire de la région de Xi’an, elle a 41 ans. Mais comme beaucoup d’asiatiques, il est difficile de lui donner un âge. Elle est menue, élégante. Elle ponctue son discours d’une traduction gestuelle qui m’échappe mais ses gestes sont gracieux. A chaque chiffre correspond un signe qu’elle s’évertuera plus tard à nous apprendre en vain. « Grace à vous j’ai l’occasion de rentrer plus tôt » me dit-elle. Sincérité ou simple courtoisie ? J’hésite encore. L’intimité de l’habitacle nous invite aux confidences. Nous nous découvrons l’une à l’autre. Sous le masque impénétrable perce une relative fragilité. Nous parlons de nos vies respectives. J’évoque mes voyages antérieurs, je lui raconte mes enfants. Elle me dit avoir fait un voyage autrefois qui l’a emmenée jusqu’à Bruxelles. Elle me parle de sa vie quotidienne, de sa fille soumise à un rythme scolaire effréné qui débute à l’aurore pour se terminer aux alentours de 23h. –« certains quittent la Chine pour permettre à leurs enfants d’avoir une vie plus facile ou pour être libre de faire encore plus d’enfants ! » Je sens sourdre sa désespérance de mère sous son imperturbable sourire. Elle entrecoupe son récit d’injonctions en chinois à l’égard du chauffeur. Elle me confie que toute la difficulté de visiter la Chine en solitaire réside dans le problème de se faire comprendre. Une fois à l’hôtel, je profite pleinement de ma solitude. Après une nuit de repos je me sens sereine. Mes préventions se sont évanouies. Est-ce l’effet de mon tête à tête avec Mélodie, mais je réalise que la propagande n’est pas unilatérale et que les Chinois ne sont pas les seuls sous le coup d’une manipulation médiatique. Je décide d’accepter ce que la Chine a à m’apprendre. Qu’importe si ça bouleverse quelques idées reçues. Le lendemain nous débutons la journée par une visite commerciale, prélude d’une longue série, dans une fabrique d’articles en soie. Nous quittons ensuite Shanghai pour Suzhou. Yang s’empare du micro et je sens l’agacement pointer. Avec sa manie de nous appeler « camarades » il ressemble à l’archétype du pur produit de la révolution culturelle prolétaire collective. Son allure est inoffensive. Il atteint péniblement le mètre cinquante-cinq et il doit peser dans les quarante kilos. Il arbore malgré tout une allure de dandy à la Charlie Winston. Il commence son discours en nous disant que puisque nous sommes entre nous, rassemblés par une langue que personne autour de nous ne comprend, il va nous parler de la politique de son pays : sujet tabou. Mon intérêt est éveillé mais je suis vite déçue en l’entendant se perdre en considérations d’ordre général et je m’assoupis sans remords. Lorsque j’ouvre les yeux, le discours de yang s’est fait plus intime. Il nous raconte sa saga familiale sur fond de politique sociale. Le père de Yang est un intellectuel de Shanghai envoyé à la campagne pour y être rééduqué. En l’épousant, la mère de Yang a obtenu le privilège de choisir « un bon métier ». Elle devient cuisinière pour l’usine. Son travail lui permet de garder sa famille à l’abri des affres de la faim. Selon Yang : un bon métier pour une vie confortable. Au fil du temps l’idéal de collectivisme montre ses limites. Chacun perçoit le même salaire indépendamment de la nature du travail, ou la productivité du travailleur, la motivation de ces derniers s’évapore. Le régime se fissure et les règles s’assouplissent. Lorsque Yang atteint l’âge de 11 ans, sa famille est autorisée à rejoindre Shanghai. Les parents de Yang y voient l’opportunité d’envoyer leur fils à l’université. Ils prennent la décision de se séparer : Yang et sa mère iront en ville, tandis que le père conservera son travail à l’usine afin de subvenir à leurs besoins. À Shanghai, ils intègrent un quartier densément peuplé. L’absent ne leur manque pas. Yang noue avec sa mère une relation fusionnelle. Quand 7 ans plus tard, le père les rejoint finalement, Ils partagent un espace de 11 m2. Yang décrit sa jeunesse avec nostalgie. Son seul regret est que l’état ai fini par les expulser pour rénover le quartier, leur attribuant un logement plus spacieux. Mais dans son nouvel appartement Yang regrette l’anéantissement des liens sociaux. A Suzhou nous visitons le jardin du pêcheur. A présent je trouve Yang captivant. Il nous raconte la genèse de ce jardin. Cette histoire est un panégyrique à la gloire du communisme ! Peu importe, sous le masque impassible de Yang, je perçois à présent les émotions. Le jardin est beau et paisible. Je m’intéresse à des détails que je suis seule à percevoir : une vue du ciel à travers les arbres, une enfilade de porte… J’amorce une série d’instantanés en surprenant nos deux guides au milieu d’une conversation. Sur le chemin qui nous ramène au car, je confie à Mélodie avoir été bouleversée par le récit de Yang. –« c’est rare d’entendre quelqu’un se livrer aussi ouvertement » -« Surtout pour un Chinois » me dit-elle -« Chinois, occidentaux, nous ne sommes pas si différents. Nos certitudes s’opposent mais il n’y a pas qu’une seule lecture de l’histoire » - « Nous sommes tous malheureux, chacun à notre façon » - « Tolstoi ? » Elle me jette un regard de connivence et je reprends la citation extraite d’Anna Karénine : -« Les familles heureuses se ressemblent toutes; les familles malheureuses sont malheureuses chacune à sa façon." L’après-midi est consacré à la visite d’un marché typique. Nous prenons place dans une embarcation pour nous y rendre. Sur le quai, je m’amuse à photographier des jeunes filles qui se livrent à la mode des selfies. Le marché est dense et coloré. Le bruit et la circulation semblent effrayer mes compatriotes. Nous ne nous attardons pas. Nous regagnons le car pour nous rendre dans une artère commerçante ou nous déambulons librement avant le repas du soir, anticipé pour cause de voyage par train de nuit dont le départ est prévu à 19h. Mélodie nous parle de la préoccupation des parents de marier leurs enfants et de la solution à la chinoise qui consiste pour les mères à se rencontrer dans les parcs. Elles y emportent les éléments susceptibles de les aider à arranger les unions à leur façon : nombreuses photos, cv mettant en lumière tous les atouts de leur progéniture. Malicieuse, Mélodie nous dit :-« Yang a 28 ans n’est toujours pas marié. » Sélectionnant une photo d’Oriane sur ma tablette, je la montre à Yang. -«Qu’en penses-tu ? Veux-tu épouser ma fille ? -« Très jolie » me dit-il Luc, se prend au jeu et fait de même en montrant à son tour une photo de sa fille, également blonde et élancée. Yang s’exclame interrogatif : -« C’est la même ? » Et je réalise que si nous avons du mal à distinguer les asiatiques les uns des autres, ils éprouvent les mêmes difficultés à notre égard. Pendant le repas, Yang s’éclipse. Il nous rejoint à la gare pour nous faire ses adieux et nous apporter le petit déjeuner du lendemain. Celui-ci, presque occidental, est constitué d’un sandwiche au jambon, un cookie et un café instantané. Néanmoins, nombreux de mes compagnons de route dédaigneront ce repas. La gare de Suzhou a été conçue selon les plans réalisés par Ieoh Ming Pei, l’architecte à l’origine de la pyramide du Louvre. C’est une gare spacieuse et ultra-moderne. Grâce à l’intervention de Mélodie qui parlemente avec le service d’ordre, nous accédons aux quais avant les autres voyageurs. Le marquage au sol nous permet de nous positionner face à l’entrée du wagon adéquat lorsque le train arrive à quai. Les compartiments se composent de quatre couchettes proprettes, garnies de draps et d’oreillers. Pascale, Nicole, Luna et moi voyageons ensemble. Ayant des souvenirs colorés de précédents voyages en train, j’apprécie le confort du lieu mais mes compagnes ne le considère pas du même œil. Une musique entêtante se répand dans le compartiment. –« savez-vous comment faire cesser ce vacarme ? » Demande Luna à nos voisins. Elle joint l’acte à la parole et nous délivre de cette cacophonie. La propreté des sanitaires laisse à désirer. Seuls ceux qui ont l’habitude des voyages ferroviaires savent que ce problème est universel. Xi’an Nous débarquons à Xi’an en début de matinée, pas trop frais mais reposés quand même. A la sortie, une vielle femme tente de m’arracher mon ticket des mains. Je m’y accroche instinctivement. Elle m’invective, brandissant une sorte de fascicule devant mes yeux. La scène m’échappe. Je renonce à comprendre et prend place à bord du car qui nous attend. Mélodie nous présente le chauffeur et nous voilà parti en direction du mausolée de l’empereur Qin. Mélodie nous raconte que cette découverte extraordinaire est le fait d’un homme ordinaire, à peu près analphabète, qui voulait juste creuser un puits. En reconnaissance, l’état chinois, lui a attribué un poste honorifique au musée, où il dédicace des livres à longueur de journée. Mélodie l’appelle monsieur Découvreur. Elle nous raconte l’anecdote savoureuse de la rencontre de celui-ci et de Bill Clinton. Afin de le préparer à cette rencontre, on a essayé de lui faire retenir deux courtes répliques en anglais : « How are you ? » ; « Me to »… Au moment de la rencontre, Monsieur Découvreur, sous le coup de l’émotion, dit : -« Who are you ? Par facétie, le Président Américain répond « Hilary’s husband » à quoi Monsieur Découvreur répond : -« me to ». Le tumulus sous lequel repose le corps de l’empereur est resté jusqu’à ce jour inviolé. La présence de mercure dans le sol, qui a servi à la représentation des lacs et des rivières dans la reconstitution idéalisée du royaume du défunt, dissuade toute tentative d’excavation. Les soldats de l’armée de terre sont répartis dans plusieurs fosses. Notre guide nous explique que l’ingénieux système conçu pour les protéger, dans la composition duquel entraient des troncs d’arbres a cédé au bout de 2.000 ans. L’amalgame de tonnes de terre et de poutres s’est alors abattu sur les statues et les a réduit en pièces. Avant d’être exposé, chaque guerrier de terre fait donc l’objet d’une minutieuse reconstitution. Bien sûr, il m’avait déjà été donné de les voir en photo mais rien ne m’avait préparé à l’émotion qui me saisit en voyant cette multitude de visages de terre cuite aux regards expressifs. Nous consacrons une partie de la journée à la visite des différentes fosses. Ensuite nous visiterons un musée d’art et d’histoire, retraçant l’histoire de la Chine à travers les millénaires. Je déambule avec plaisir dans les allées, m’émerveillant de la richesse des trésors exposés. Le soir venu nous avons droit à un repas-spectacle constitué de danses et chants traditionnels. J’ai revêtu pour l’occasion une robe noire et des escarpins. Le spectacle est animé, le cadre est magnifique mais il me donne l’impression d’un décor de carton-pâte dédié aux touristes. Une fois de plus on nous livre une caricature de la Chine conforme à l’imaginaire collectif des occidentaux. Xi’an est le fief de Mélodie, c’est là qu’elle a grandi et qu’elle s’est installée avec son mari et sa fille. Elle nous confie que dans les années 80 sa famille et elle habitent dans les étages supérieurs de l’usine ou travaillent ses parents. La température y dépasse fréquemment les 40°. Pendant les 3 mois d’été, ils s’installent avec tous les ouvriers dans la cour pour trouver un peu de fraicheur. Pour Mélodie comme pour tous les chinois, la famille se comprend au sens élargi : toute personne de l’âge des parents est considérée comme oncle ou tante. Le père de Mélodie est ingénieur et son travail l’amène à se rendre fréquemment à Beijing. Ça lui confère le privilège de bénéficier de ticket de rationnements nationaux en plus des tickets de rationnement régionaux. Les repas de travail où il est invité lui permettent d’économiser ses tickets nationaux et d’en faire cadeau à sa femme. Ceux-ci procurent un surcroît de nourriture à la famille. Lorsque Mélodie revient sur les événements qui ont marqués son enfance c’est avec nostalgie qu’elle se souvient de ses 10 ans et du bouleversement représenté pour la communauté par l’achat d’une tv. Le petit écran qui trônait fièrement dans la cour et rassemblait autour de lui une centaine de personnes. Elle évoque aussi son soulagement lorsqu’à l’âge de 22 ans elle est enfin libérée de la corvée d’évacuer le pot familial grâce à l’installation de la première salle de bain. Mais quand Mélodie se remémore sa jeunesse et les difficultés, principalement liées à la faim, comme Yang avant elle, elle met l’accent sur le soutien qu’apporte la collectivité dans les moments difficiles. Après le spectacle Mélodie nous distribue des grenades en nous expliquant la symbolique de ce fruit que l’on offre aux jeunes mariées en gage de leur fertilité. Le lendemain matin, nous nous rendons sur une place pour jouer au cerf-volant. Ça semble un peu puéril mais je me prête au jeu comme presque tous mes compatriotes. Il fait beau et frais et mon cerf-volant s’envole haut dans le ciel. Mélodie nous emmène ensuite dans un lieu où nous pourrons nous initier à la calligraphie chinoise et accessoirement faire fonctionner l’économie en faisant l’acquisition de chinoiseries, ni utiles ni belles mais que beaucoup achètent par compulsion. Je m’applique à calligraphier « je t’aime » en chinois parce que le mot à de l’importance. Notre professeur de fortune, offre à chacun de nous la retranscription de son prénom sur une feuille de papier en insistant sur le fait que nous pouvons acheter une version plus luxueuse. L’après-midi est consacré à la visite d’une moquée. Nous n’en verrons que les jardins parce que les lieux de cultes sont réservés aux musulmans. Çà et là nous croisons des croyants assis sur un banc. Je m’attarde dans ce lieu paisible et authentique. J’envisage de semer le groupe. Rester seule un peu. Les rejoindre à l’heure fixée par Mélodie en ayant profité d’une heure de liberté. C’est compter sans la ténacité de Pascale qui est revenue sur ses pas pour me chercher. Ça me rappelle le temps de la retraite précédant la confirmation où pour sécher la Messe je m’étais réfugiée dans les toilettes. Hélas, des sœurs étaient venues m’y débusquer. Nous déambulons ensuite dans un bazar. J’éprouve un plaisir intense à me frayer un chemin parmi la foule bigarrée et dense. Ce soir le groupe se scinde en deux. : 6 d’entre nous ont opté pour le voyage en train de nuit pour rejoindre Beijing. Avant le départ des uns et des autres, nous avons un peu de temps à tuer et Mélodie nous propose une séance de réflexologie plantaire. Nous nous retrouvons dans des cabines de quatre à nous faire masser. Luna et Nicole par deux jeunes femmes, Pascale et moi par deux jeunes hommes. Mon masseur semble soucieux de mon incapacité à me détendre. -« are you ok ? » En dépit de mes allégations, je l’entends dire à son collègue : -« she said she is ok but it is not true ». Quand il voit l’état de mes pieds, il me propose une pédicure médicale. Pourquoi pas ! Après la séance, je ne me sens pas plus relaxée. Ce soir Mélodie nous emmène dans le restaurant d’un grand hôtel. Etonnamment, la salle est remplie d’africains. Ceux-ci sont joviaux et la conversation s’engage facilement devant le buffet. Ils m’expliquent qu’ils ont été invités à participer à un séminaire d’un mois pour apprendre le chinois. Je leur dit que je suis une africaine blanche. Une chinoise interloquée rétorque : et moi une africaine jaune. Les noirs s’esclaffent. Nous rions de bon cœur et décrétons que nous sommes des africains de toutes les couleurs. A la sortie du restaurant, notre guide confie à un de ses confrères la responsabilité de nous conduire à l’aéroport. Elle accompagne ceux d’entre nous qui effectuent le voyage en train. Charles, notre guide pour une heure, arbore une mine renfrognée. Il nous lance des ordres selon une discipline toute militaire. Nous sommes ravis de le laisser derrière nous en franchissant les portes d’embarquement. Le vol vers Beijing est rapide. Il est pourtant passé 22h quand nous atterrissons. Bernard, un nouveau mentor nous attend pour nous accompagner à l’hôtel. Il semble jovial mais n’hésite pas durant tout le trajet à nous écraser de ses sarcasmes. –« j’ai eu l’occasion de visiter Bruxelles il y a quelques années. Lorsque le taxi m’a amené à destination, je lui ai dit : - je vous ai demandé de m’amener à la Grand-Place ! Mais vous y êtes ! Je ne pouvais pas le croire. Quand on compare votre prétendue Grand-Place et la place Tiananmen…. Et votre Manneken Pis ? Il est tout petit, petit, petit …. ». Autant amusés qu’agacés par son arrogance, nous avons hâte de retrouver Mélodie. Enfin à l’hôtel. Nous nous installons dans nos chambres. Au petit déjeuner, le groupe est à nouveau complet. Beijing Nous bénéficions de circonstances exceptionnelles pour notre visite. En effet, le hasard du calendrier fait que notre voyage coïncide avec APEC : un sommet pour l’environnement qui rassemble les plus grands chefs d’état. Les « grosses légumes » comme les nomme Mélodie. En vue de cet évènement, le gouvernement chinois a pris des mesures draconiennes pour nettoyer le ciel de Beijing. Depuis 8 jours, les usines sont à l’arrêt et la circulation des véhicules automobiles réduite de moitié : en fonction de leur plaque minéralogique, les Pékinois n’ont l’autorisation de circuler qu’un jour sur deux. Grace à cela, la pollution est fortement réduite et les déplacements fluides. Beijing est magnifique. Subtil mariage entre témoignages du passé et modernité. L’enchantement perdure au fil des visites: jardin céleste, cité interdite, muraille de chine. Le beau temps est de mise. Tout ce qui a nourri mon imaginaire trouve enfin écho, ici à Beijing, porté par la voix cristalline de Mélodie. Les paupières closes, le passé et le présent s’entremêlent pour me donner une vision de cette Chine perdue dans ses contradictions. J’entrevois les fumeries d’opium, introduit par les anglais pour affaiblir l’empire. Ici, dans le jardin du palais d’été, je regarde cette énorme pierre et je conçois le désarroi de cet empereur qui voulant faire plaisir à sa mère n’est parvenu qu’à la décevoir ; j’imagine la cruelle Magnolia, maintenant son neveu emmuré dans sa chambre toute une vie pour le punir d’avoir pendant 90 jours rêvé de réforme. Dans la cité interdite, c’est le fantôme du dernier empereur désespérément seul, que j’aperçois errant sur son vélo. En me concentrant, je peux entendre le chuchotement des concubines impériales, réparties en 8 rangs, attendant la venue de la nuit dans l’espoir de partager la couche impériale. Y avait-il seulement une chance pour que celles du dernier rang (savoureusement nommé « Répond à l’appel ») aient un jour l’occasion de se voir désigner ? Tandis que Place Tiananmen, je mesure le courage et la détermination de cet étudiant, agenouillé devant les chars. Je reprends pieds dans la réalité lorsque pour clôturer notre première journée à Beijing, nous allons voir un spectacle de Kung Fu traditionnel pratiqué par des moines. En raison du sommet, certains sites sont impraticables. Nous ne sommes autorisés ni à nous approcher du stade des J.O. de 2008, ni à traverser la place Tiananmen. L’important service d’ordre déployé sur cette dernière se charge d’effrayer de nombreuses personnes dans le groupe. À travers le récit de Mélodie, oscillant entre loyauté et mal de vivre, affleure une multitude d’émotions. Les conditions sociales dans la Chine moderne ont radicalement évolué en quelques décennies à peine. La faim a disparu. Les couples ont à présent le droit de faire « un deuxième enfant gratuit » même si cela implique une procédure de demande d’autorisation. La motivation des travailleurs a été restaurée par une rémunération en ligne avec le type de travail et le mérite. Cependant, l’ouverture du pays ne fait pas l’unanimité : les anciens peinent à s’y retrouver. Ils doivent faire face au délitement des liens sociaux. L’habitude de vivre en collectivité a laissé des marques indélébiles. Poussé par le besoin de se regrouper, ils investissent l’espace public pour se livrer à un tas d’activités : danse, jeu de société, gymnastique. Ils vivent leur « deuxième printemps » en pleine lumière, contrairement à chez nous ou l’individualisme est de mise. Certains regrettent l’époque ou l’état subvenait aux besoins fondamentaux : se loger, se nourrir, se soigner. Depuis les JO de 2008, l’inflation a quintuplé le prix de l’immobilier. Les jeunes doivent compter sur la solidarité familiale. Mélodie cumule les fonctions de guide et de traductrice. Son travail de guide la tient éloignée de sa famille des jours durant. Son mari travaille dans l’immobilier mais avec leurs salaires, ils peinent à joindre les deux bouts. Sous l’impulsion de Mao, la condition féminine a évolué : « les femmes doivent porter la moitié du ciel ». Désormais elles travaillent et certaines osent même se rebeller contre les mariages arrangés. La jeune génération est écartelée entre tradition et modernité. Le dernier jour nous nous rendons au « 798 art district ». C’est un lieu de créativité foisonnant. L’art contemporain y est représenté sous toutes ses formes. Peintres, sculpteurs, photographes, designers, stylistes de la nouvelle génération y trouvent leur place. C’est un ancien site industriel reconvertit en une multitude de petites galeries. Le lieu est somptueux. Les expositions saisissantes. Mes compatriotes semblent ignorer qu’une œuvre d’art n’a pas pour unique fonction d’être « jolie » mais également d’interpeller. Ils rejettent en bloc la visite. C’est un instant de pur plaisir. Et pourtant ma solitude est immense. Le groupe rechigne devant les œuvres d’art et mon intérêt pour celles-ci me singularise. Qu’on leur donne du pain et des jeux ! Si mon voyage me laisse un goût d’inachevé, ce sera celui-là : m’être laissée trainer dans d’interminables visites commerciales : la soie, les perles, le jade, le thé, le cloisonné (même l’apprentissage des rudiments de la calligraphie n’a eu pour but que de nous faire acheter des cachets) et n’avoir disposé que d’une petite heure pour ce site. Ici se disputent, le beau, l’insolite et l’inattendu dans un déferlement de créativité. Mais rien de tout ceci ne parle à des cerveaux habitués à la culture du prémâché. Aucune estampille « vu à la télé » ne vient valoriser à leurs yeux les trésors qu’ils sont incapables de voir par eux-mêmes. Pour contenter la majorité, Mélodie nous emmène gaspiller deux heures dans un shopping center. Comment pourrions-nous encore nous plaindre d’être jaugé en fonction de notre pouvoir d’achat ? Pour notre dernier repas en Chine, nous avons droit au canard laqué : spécialité Pékinoise. La découpe du canard s’effectue devant nous au cours d’un cérémonial bien orchestré. A l’issue du repas, nous remettons à Mélodie l’argent collecté en remerciement de ses prestations. La tiédeur de sa réaction me déconcerte. Il m’aura fallu du temps pour appréhender son inquiétude latente. Sans doute l’éducation chinoise qui leur interdit de perdre la face : nous étions sous sa responsabilité. Il lui fallait éviter à tout prix qu’il nous arrive quoi que ce soit. Afin de tuer le temps qu’il nous reste entre la fin du repas et l’embarquement, Mélodie nous invite à faire une dernière visite optionnelle. Elle nous emmène nous promener sur un marché typique où sont , entre autres choses, proposés à la vente différents types d’insectes et de larves. Je n’ai malheureusement plus les moyens d’en acheter, sinon ça me tenterait bien d’essayer. Ensuite, pour en terminer avec la Chine, nous allons voir une merveille de technologie, un écran géant de 250m de long sur 50m de large qui fait la fierté des Pékinois. Nous faisons nos adieux à notre guide devant les portes d’embarquement. Plus que quelques heures et s’en sera également fini de la sollicitude constante de Pascale. Les douze heures d’avion me donnent le loisir de me remémorer les temps forts du circuit. J’ai le sentiment d’avoir fait l’objet d’une subtile manipulation. Tout le voyage s’est articulé de manière à produire sur nos esprits une impression forte et indélébile : une mise en exergue de la grandeur de la Chine, passée, présente et à venir. Tout ce qui aurait pu altérer cette perception a été volontairement laissé de côté. Nous repartons avec une vision de la Chine, économiquement riche, résolument tournée vers l’avenir et sur bien des plans, en avance sur le vieux continent qui depuis longtemps se repose sur ses acquis. Mais je ne suis pas naïve au point de croire qu’il ne me reste rien à découvrir. Ce sentiment d’inabouti recèle en lui comme une promesse de voyage… Après un vol sans histoire, me voici à Roissy. Sans aucune surprise, le groupe s’est dissous sans même un au-revoir, aussitôt après l’atterrissage. Je dispose d’un billet pour le Thalys de 9h Lasse d’attendre, j’essaie de resquiller une place dans celui qui démarre une heure plus tôt mais sans succès : le chef de bord m’en interdit l’accès. Au terme du voyage, Pascale est accueillie par ses trois enfants. J’embrasse Sophie et Hadrien mais c’est avec appréhension que je m’approche de Paul Louis. Bien que parvenu à l’adolescence, celui-ci persiste à vouloir se singulariser par son rejet des codes de vie en société. Comme d’habitude, il décide de faire son malin et me secoue la main jusqu’à ce que je dégage celle-ci. Je ne peux m’empêcher de penser qu’à son âge j’avais fait le choix de défendre des causes sociales et humanitaires pour me distinguer. Lui semble bloqué dans des comportements immatures. Ses parents le disent à haut potentiel…. N’empêche, sa conduite le marginalise et sert de faire valoir à son frère et à sa sœur qui eux possèdent sans nul doute l’intelligence du cœur. Heureusement c’est ici que nos chemins se séparent. Vite prendre mon métro, rentrer chez moi et retrouver mes enfants. 16
Autotour Ouest américain English translation pending
by Jord1989 · 2015-10-26 · 20 replies
Bonjour,

Je me permets de poster un message pour avoir des avis sur l'autotour dans l'Ouest des Etats-Unis que j'ai prévu pour Septembre 2016. A ce jour j'ai réservé les billets d'avions et je ne peux pas faire plus que 15 jours sur place. Voila le programme:

1 er jour : Arrivée à Los Angeles à 13h30, chercher les bagages et la voiture 15h30 départ pour San Diego, arrivée à San Diego à 18h30. – 193 km 2H12

2 eme jour : Visite de San Diego

3 eme jour : départ pour Los Angeles / visite de Los Angeles – 193 km 2H12

4 eme jour : Visite de Los Angeles

5 eme jour : Départ pour Lake Havasu, sur le chemin, visite de Palm Springs – 550 km 6H

6 eme jour : Départ tôt dans la matinée pour Grand Canyon Village / visite du Grand Canyon dans l’après midi – 370 km 4H19

7 eme jour : départ pour Page. Visite de Antelope et de Horseshoe Bend – 214 km 2H54

8 eme jour : Départ pour Vegas / visite de Vegas – 439 km 5H29

9 eme jour : Visite de Vegas

10 eme jour : Départ pour la traversée de la death Valley, nuit à Lone Pine – 368km 6H11

11 eme jour : Traversée du parc Yosemite, nuit à la sortie du parc à El Portal – 318km 4H57 compter 8H avec les arrêts

12 eme jour : Départ pour San Francisco / Visite de San Francisco - 314km 4H35

13 ème jour : Visite de San Francisco

14 ème jour : Visite de San Francisco

15 ème jour : Départ

Mes questions sont les suivantes: pensez-vous ce programme réalisable ? Avez-vous des destinations ou des itinéraires à me conseiller pour faciliter le programme ? (notamment entre Los Angeles et Grand Canyon et entre Vegas et San Francisco). Pouvez-vous me conseiller des hôtels bon rapport qualité/prix ? Ou puis-je louer une voiture à bon prix ?

Merci d'avance

bonne journée
Transatlantique Queen Mary 2 15 décembre English translation pending
by Mehdivoyage1 · 2015-10-26 · 21 replies
Bonjour, Nous partons en couple faire une transatlantique avec un départ le 15/12. Nous avons 35 ans. Quel est l'ambiance à bord? Ne sommes nous pas trop "jeune"? Quel est l'état de l'océan atlantique à cette époque de l'année? Est on limité pour le poids des valises à bord? Quel budget pour 7 jours à bord? Merci par avance pour vos réponses.
Calgary-Vancouver en camping-car avec option Yellowstone English translation pending
by Cheuteumi · 2015-10-26 · 50 replies
Bonjour,

Nous sommes partis en 2012 avec nos 2 jeunes ados dans l'ouest Américain en RV et souhaitons renouveler l'expérience cet été mais au canada. Le camping car nous avait bien plus maintenant pourquoi pas faire sans... Idée d'itinéraire piocher sur les différents posts:

Calgary- Banff - Lake Louise - Yoho National Park - Glacier National Park - Revelstoke - Kamloops - Whistle- Nanaimo - Vancouver

Maintenant mes ados voulaient voir aussi Yellowstone (principalement pour voir des ours je pense) mais ça me parait compliquer de l'ajouter au parcours et de plus en CC?

La durée serait de 23 24 jours sur place, donc avec ou sans CC et avec ou sans Yellowstone.

Nous souhaitons principalement crapahuter dans la nature, visiter vancouver( 3 à 4 jours) et rencontrer.. ou plutôt voir quelques ours....

N'hesitez pas à m'aider dans la conception du voyage car je suis un peu perdu avec cette multitude d'itineraires et infos sur le site....

Merci
Ouest Américain: Carnet d'un roadtrip classique de 3 semaines en août 2015 English translation pending
by 69Eric · 2015-10-24 · 424 replies
Bonjour, Notre parcours étant extrêmement classique pour un premier roadtrip dans l'Ouest américain que je me suis longuement posé la question de l’intérêt d'un énième carnet sur ce site qui en comporte déjà d'excellents.

Et puis je me suis trouvé 3 raisons: 1/ Pour remercier les "anciens" qui m'ont aidé dans la préparation de ce voyage (Itat, Durandale2, Jpg13, MaryElectra, Peggy16, Hiacinthe, Bastinj, Calisson94...etc). Ce carnet ne vous apprendra pas grand chose, mais j'ai cru comprendre que vous étiez friands de photos et d'anecdotes...

2/ Pour aider les "nouveaux" en insistant plus particulièrement sur les 2 points que j'ai eu le plus de mal a estimer: le timing et le budget ! Attention, il y aura des prix en € (pour les dépenses effectuées par internet avant le départ) et d'autres en $ (pour les dépenses sur place)

3/ Pour le plaisir de me replonger dans ce fabuleux voyage. Un an de préparation, 3 semaines de voyage, 2 mois pour trier 5800 photos et puis plus rien... Finalement, je me demande si cette troisième raison n'est pas en réalité, la première... faire durer le plaisir !

Oui, un an de préparation... Un an de lectures quotidiennes de guides, de blogs, de carnets, de discussions sur ce site. Un an à tenir ma langue pour préserver l'effet de surprise à ma femme et à mon fils. Et bien sûr, un an d'économies.

Quelques sites incontournables: west-usa-dream.blogspot.fr/ ouestusa.fr/ www.sunsetbld.com/sunset-guides.php#ca www.google.fr/maps/

Vite fait, pour vous situer par rapport à nous. Nous sommes un couple de 51 ans (Eric & Corine) avec notre fils de 16 ans (Antoine). Nous ne sommes pas du tout sportifs mais la marche ne nous fait pas peur. Notre anglais est très moyen. Nous avons déjà visité une vingtaine de pays à travers le monde, mais une seule fois sur le sol US, à Miami. Bref, si vous êtes plus jeunes et/ou plus sportifs, vous irez plus vite sur les rando.

Notre parcours, soit 4876 kilomètres au total:

A/ Los Angeles B/ Williams C/ Grand Canyon D/ Page E/ Monument Valley F/ Moab G/ Torrey H/ Tropic I/ Springdale J/ Las Vegas K/ Furnace Creek L/ Visalia M/ Fresno N/ San Francisco

J1. Dimanche 2 Août 2015 Nos billet d'avion sont réservés depuis Novembre 2015 directement sur le site American Airlines (3684 €/3pers.). Nos Esta (39 €/3pers.) depuis plus longtemps encore. Nous décollons de Lyon à 7h00 en direction de Londres pour une escale de 4h00. Puis re-décollage à 12h15 en direction de Los Angeles. L'avion est archi-comble. Beaucoup de français. Le nombre de films à disposition sur les écrans individuels est impressionnant. Le vol se déroule sans encombre, mais je déteste cette manie qu'ont les hôtesses de baisser systématiquement le store des hublots. On finit par ne plus savoir si c'est le jour ou la nuit et elles nous privent de la vue. Atterrissage à 15h15, avec 20 minutes d'avance. Le passage de l’immigration est très long (50mn). Des files d'attente interminables avec une majorité d'asiatiques. Plusieurs avions ont du arriver en même temps. Par contre, la récupération de la valise est rapide (10mn). Oui, LA valise. Nous n'en avons qu'une. Et nous avons chacun notre valise-cabine. Nous procédons ainsi depuis qu'une de nos valises a mystérieusement disparue il y a quelques années. Il est 16h30 quand nous sortons de l'aéroport pour prendre la navette "Rental Car Shuttle" en direction des loueurs de voitures. J'ai réservé un Midsize SUV sur locationdevoiture.fr (maintenant ils s'appellent www.carigami.fr/) 781 € pour 3 semaines. Leurs contrats sont clairs et en français: - Assurance tous risques (CDW) incluse, zéro franchise - Assurance vol (TP) incluse, zéro franchise - Responsabilité civile complémentaire incluse, 1 million USD - Taxes et frais locaux inclus - Couverture bris de glaces, pneus, toit et dessous de caisse - Drop off gratuit - Second conducteur gratuit - Annulation gratuite Et déjà, première boulette d'Antoine. Il oublie son téléphone portable dans la navette. Il s'en aperçoit alors que la navette commence à repartir. Un sprint plus tard, le problème est oublié. Arrivés au comptoir du loueur Alamo, il y a beaucoup de monde... Mais des bornes tactiles nous tendent les bras. On tente le coup. Ouf, on peut choisir la langue. Ça évite de faire des erreurs. Après avoir rentré les éléments demandés, très rapidement la machine nous délivre notre contrat. En plus, on ne s'est pas fait prendre la tête par l'employé qui essaiera de vous fourguer des assurances supplémentaires. Étape suivante. Se rendre sur le parking d'Alamo où se trouvent les SUV. On demande à un employé la marche à suivre. C'est simple. Vous choisissez une voiture, vous vous installez et vous quittez le parking. C'est tout ? Ben oui ! Ok. Sur le parking, il y a beaucoup de voitures mais 3 modèles uniquement : Des Nissan Rogue, des Chevrolet Captiva et des Jeep. Ce ne sont pas tout à fait les modèles que j'espérais. Nous attendons un peu, mais les modèles des autres voitures qui arrivent sont toujours les mêmes. Après avoir vérifié la présence de la roue de secours, l'état des pneus et de la carrosserie, la présence de prises USB et allume-cigare, le plein de carburant, notre choix se portera finalement sur une Nissan Rogue avec 8578 Miles au compteur.

Comme c'est moi qui ai préparé l'itinéraire, nous avons convenu que je ferai le co-pilote-photographe et Corine le pilote. Ça tombe bien, elle adore conduire et elle le fait pas trop mal... pour une femme (rho, ça va, je plaisante) Il est 17h30 et nous quittons le parking, non sans avoir signalé une grosse rayure sur le pare-choc arrière. Je suis quand même surpris qu'il n'y ait pas plus de formalité que ça. Même pas un petit briefing pour l'usage de la boîte auto. Bon, pour nous, pas de problème, nous avons une voiture boîte auto en France. Mais je me mets à la place de ceux qui n'en ont jamais conduit... N, D, R, P ça n'est pas forcément très parlant. 45 minutes plus tard, nous arrivons à notre hôtel grâce au GPS qu'un collègue nous a prêté. Nous avons réservé le Coral Sands Motel sur hotels.com en Janvier 2015. 320 €/3 nuits/3 pers. petit déjeuner non-inclus, parking gratuit, piscine-jacuzzi.



Il est situé sur Western Avenue, près de Hollywood Boulevard. L’accueil est sympa, les chambres sont petites mais propres. TV, frigo, cafetière.



Bien qu'il soit 4h00 du mat' à notre horloge interne, ici il n'est "que" 19h00 et nous avons encore assez d’énergie pour envisager une petite visite. Comme prévu, nous optons pour Griffith Observatory pour le coucher de soleil. Sur le forum, j'avais lu qu'il ne fallait pas suivre le GPS pour se rendre à Griffith Observatory car il vous fait passer par des rues résidentielles dont les habitants ont bloqué les accès tellement ils en ont marre de voir passer des dizaines de touristes. Nous passons donc par Vermont Avenue, mais je crois que nous ne sommes pas les seuls à avoir lu cette info. Beaucoup de voitures font comme nous et nous avançons au pas. Et quand je dis "au pas", je veux dire que nous irions plus vite à pied si on s'était garé en bas de l'avenue. Mais bon, maintenant que nous sommes engagé... Le parking est bondé et la file avance au rythme des voitures libérant une place. Malgré tout, nous assistons à un joli coucher de soleil sur le panneau HOLLYWOOD.



Un buste de James Dean, rappelle que le film "La fureur de vivre" a été tourné ici.





Griffith Observatory offre un beau panorama sur la ville. Nous en profitons jusqu'à 20h30.



Puis nous dînons près de notre hôtel, dans un restaurant mexicain, le "Rincon Oaxaqueno". 41 $/3 pers. Pas mal mais sans plus. Service rapide et sympa. 22h00, retour à l'hôtel pour un sommeil bien mérité. Ça fait 27h00 que nous sommes debout.

Parcours du jour. 40 kilomètres.

A suivre...
Sapa-Dien Bien Phu à moto English translation pending
by Larsay · 2015-10-24 · 23 replies
Nouvelle petite balade en moto, cette fois-ci entre Sapa (toujours sympa, merci !) et Dien Bien Phu. Commencé par Sapa-Phong Tho, maintenant appelé PASO (les noms des bourgs du coin, c’est tout un poème vu que les zozotaurités ont changé tous les noms depuis que la superbe vallée du Lai Chau des français a été noyée sous les eaux d’un barrage donc l’ancien Tien Binh près de Sapa s’appelle maintenant Tam Duong, l’ancien Tam Duong est Lai Chau (moche !), Phong Tho, c’est Paso et le Lai Chau des Français, c’est Muong Lai.

PASO - SIN HO – MUONG LAI

A Paso, l’hôtel Lan Anh est impec comme toujours (de toute façon, il n’y a que ça, donc ….). Le lendemain, Paso-Sin Ho pour la marché du dimanche (la belle route de montagne prend à gauche à 5 km à l’ouest de Paso) ; marché sympa mais pas facile de faire des photos des indigènes, ils n’aiment pas et en plus, la plupart des femmes ont leur casque de moto perché sur leur chignon, ça nuit à l’authenticité !) j’ai répéré un bon hôtel en face du marché, le Phuc Tho patronne très sympa 200 000 D.

Muong Lai, c’est curieux je m’attendais à ce que le gouvernement aient relogé les locaux dans des baraques en béton, mais il semble que les locaux aient démonté leurs maisons thaïes sur pilotis et les ont remontées au dessus de la ligne des eaux en tout cas, quelques bâtiments modernes et tout le reste, des vieille maisons thaïes. Désert gastronomique ! Arrivé à Muong Lai, j’ai décidé tout d’un coup de continuer sur Dien Bien Phu, où je n’avais pas mis les pieds depuis 8 ou 9 ans.

DIEN BIEN (PHU)

A voir pour se rendre compte de l’insondable bêtise militaire des généraux français après que de Lattre soit mort et Salan parti ; comme l’a dit Bigeard, « C’est pas une cuvette, c’est un pot de chambre » Les fameuses collines, ce sont des buttes dont la plus haute, Eliane 2, ne doit pas faire 300 m de haut ; il ne faut pas être Napoléon pour comprendre, en voyant les hautes montagnes couvertes de jungle à quelques kilomètres, que les viets allaient se cacher dedans et dominer de toutes parts nos positions. On se demande comment les français (enfin c’est beaucoup dire, il y avait plus de 10 races y compris des tahitiens et des malgaches !!!!) ont pu tenir 57 jours de bombardement jour et nuit !

En fait, le scandale de la bataille est quadruple :

- Contrairement à toutes les règles militaires élémentaires, les « Chefs » ont parachuté nos meilleures troupes, plus de 15 000 hommes, dans une cuvette au beau milieu d’une région complètement occupée par l’ennemi, donc sans aucune possibilité de les en sortir pour les ramener dans le Delta, sauf en cas de victoire française totale (et encore, il aurait fallu le faire par avion et ramener 10-15 000 par avion est un sacré problème logistique !).

- N’importe quel stratège, même en chambre, sait qu’on ne s’installe jamais dans une cuvette ou vallée sans occuper les montagnes qui l’entourent or nous n’avions pas assez de troupes pour le faire. Le raisonnement était 1). Que le Vietminh n’oserait pas attaquer une position aussi forte car il n’avait que peu d’artillerie et aucun expert en la matière, ou, que s’il attaquait, il serait liquidé à l’intérieur de la cuvette 2). Que c’était une position offensive, la pensée étant que, de nos positions, nos troupes « rayonneraient autour » pour contrer l’ennemi. Or, bien avant la bataille, nos soldats « rayonnant » dans les montagnes avoisinantes étaient décimés au bout de quelques kilomètres de jungle et, encore pire, l’Etat Major français a été informé que le Vietminh amenait de l’artillerie lourde, et pratiquement tous ceux qui connaissaient ce que voulait dire se battre contre les viets dans la jungle signifiait ont tous donné le même avis : « évacuez tout par avion avant qu’il ne soit trop tard », mais l’Etat Major n’a rien voulu savoir ni écouter.

- Enfin, le pire, quand la bataille a mal tourné, le Commandement a purement et simplement abandonné les troupes à leur sort, pensant que ce n’était que quelques milliers d’hommes et qu’il en restait 2-300 000 autres. Ils ont simplement oublié que c’était les seules troupes – parachutistes, légionnaires, et marocains - capables de se battre « à armes égales » contre le Vietminh.

Du champ de bataille, il ne reste rien à part le PC de de Castries et la colline Eliane 2 (appelée A1 par les viets) à gauche du grand cimetière Viet, où les tranchées ont été reconstituées …en béton (même les sacs de sable sont en béton). Pas de cimetière français, mais une petite stèle près du PC de de Castries, payée de sa poche par un ancien légionnaire, allemand en plus. Un peu après la colline A1, nouveau musée très bien fait avec de nombreuses photos avec légendes en viet, anglais et français (dans un bâtiment rond horrible). Je vous signale que tous les sites à voir (la colline Eliane 2 appelée A1 par les viets, le musée et le QG de de Castries) ouvrent de 7h à 11h et de 14h30 à 18h (entrée pour chaque 15 000 D).

Dien Bien (et non Dien Bien Phu), c’est l’incompétence des autorités du Tourisme dans toute sa splendeur ! Aucune carte de DBP, même dans les grands hôtels personne à 10h du mat’ au soi-disant office du tourisme (il faut d’abord le trouver vuq e personne ne sait où il est), aucun panneau indicateur les sites de la bataille (ah si, un, et un rigolo : les locaux appellent « de Castri » le général de Castries (prononcé « de Castres » en français), et il y a un panneau pour son QG indiquant « Di Ca To Ri » ; bon, pour le trouver, vous allez au petit marché le long de la rivière, traversez le pont en bois, allez tout droit et 1ère petite route à gauche).

Pour dormir, je me suis fait plaisir au nouvel hôtel A1 juste au coin de la colline du même nom bon, 500 000 D la nuit mais une fois de temps en temps, ça ne fait pas de mal. Un tas de nha ngi sur la rue Nguyen Chi Thanh, parallèle à l’avenue principale Nguyen Giap, avec également de nombreux petits restaux DBP n’est pas un relais de gastronomes, ça en est déprimant! Avec mon grand nez, j’ai fini par en trouver un bon (le 2 soir car le 1er ….) sur Nguyen Chi Thanh, le Com Xo (recommandation : le poisson fumé et ensuite frit).

Je suis retourné au QG de Giap au village thaïe de Muong Phang ; Il faut savoir que, pour juger de la situation en toute clarté, Giap n’a jamais mis les pieds à DBP pendant toute la bataille il étudiait la situation de Muong Phang au reçu des rapports de ses officiers. la vallée est toujours aussi belle pour y aller de DBP, vous prenez la route de Tuan Giao et tournez à droite au panneau Muong Phang; une fois dans le village, vous prenez à gauche au T et le QG est au bout de la rue pour revenir à Dien Bien, vous ne reprenez pas la route allant sur celle de Tuan Giao mais continuez tout droit (il y a un panneau « Dien Bien 25 km ») jolie petite route de montagne , compter une bonne heure. J’y ai doublé des centaines de soldats viets super-armés en exercice une chose m’étonne toujours beaucoup au Vietnam, c’est la force prodigieuse de gens qui sont gros comme des fourmis enceintes certains types portaient sur leur épaule, en pleine chaleur, une mitrailleuse lourde ou un mortier de 120 mm comme si c’était un petit sac de plage, et au pas Commando en plus. Je préférerais ne pas les avoir en face de moi, ça ne m’étonne pas que les chinois aient pris une belle dégelée en 1975 !

Pour info, le bus direct DBP-Luang Prabang part à 7h30 (495 000 D).

MUONG THE

J’y suis enfin allé le bout du monde viet, à 92 km à l’ouest de Muang Lai par une bonne et belle route qui surplombe la vallée de la rivière Da (la « rivière Noire » des français). On arrive dans un village où tout le monde (Thais Noir et h’mong) vous regarde car les touristes ne se bousculent pas. Il y a un grand hôtel d’état, avec un accueil épouvantable, donc je me suis trouvé une petite nha ngi, la Ngoc Hong juste avant le marché (une 2e un peu plus bas, la Quyng Bao) – 200 000 D. Pour manger, le com pho binh danh habituel, on finit par en avoir marre !!!!

J’ai continué un peu plus au nord, vers la frontière laotienne, au milieu de très beaux paysages de montagnes couvertes de forêt primaire. Du côté de Muong Nhé, accessible de DBP, le gouvernement est en train de développer un parc national de 75 000 ha (on dit que dans certains coins de la région, il y a encore des éléphants sauvages et des tigres).

Retour à Sapa et bus Sapa Express de 16h qui met 5h30 pour faire Sapa-Hanoi par la nouvelle route (avec arrêt d’une demi-heure pour diner dans un relais de gargottes où on ne mange pas si mal que ça). Grand bus super-confortable je ne prendrais jamais plus les trains de nuit !
July 2015: A Quick Stop in New Mexico Before Exploring Utah in Depth
by Peggy16 · 2015-10-23 · 292 replies
This year, we hadn’t planned on going to the United States. After two trips in 2012 and 2014, we needed to refill the piggy bank... But we didn’t count on luck: one late September afternoon in 2014, while randomly browsing the web, I stumbled upon flight tickets for $753 per person for July 2015! After some calculations and hesitation, we decided to shorten the trip compared to the previous year (22 days this time), cut down on hotel costs (80 € per night on average), and skip expensive activities (no helicopter rides, rafting, or guided tours with outfitters, etc.), but we couldn’t pass up such a great opportunity!

Here’s the budget breakdown: - Flight tickets: 3,012 € for 4 (booked directly on AA’s website). One layover on the way out (CDG / Charlotte / Phoenix) and one on the way back (LAX / London / CDG). - Hotels: 1,685 € for 22 nights, averaging 76.60 € per night. We stuck to our budget (and even did better!), thanks to affordable hotels in NM, bookings made when the exchange rate was still favorable, and 2 free nights used on Hotels.com. - Car: 952 € for 22 days renting a standard SUV (Jeep Grand Cherokee). We went through AutoEurope, and the rental company was Dollar. - Gas: Around $20 per day on average (for 5,440 km). - Food: Just under $70 per day on average (for 4 people). We did a lot of grocery shopping for picnics, ate a lot of fast food, and only went to restaurants a few times. - America the Beautiful Pass: Free (the one we bought in July 2014 was still valid until the end of July 2015). - Not covered by the pass: $175 (entry fees for State Parks, a guided tour at Mesa Verde, Pow Wow entry, etc.).

In total, we spent 7,760 € for 4 people over 22 days. On top of that, we added $50 for the NYNY roller coaster (a gift for Hugo) and $135 for the *Mystère* show (a gift for Calista and me).

Here’s the itinerary: - Lost Dutchman SP, Goldfield Ghost Town, and Apache Trail - Chiricahua NM - White Sands NM - White Sands NM, Valley of Fires SP, and Old Town Albuquerque - Taos Pueblo, Pow Wow, and Chimayo - Bandelier NM and Santa Fe - Kasha Katuwe Tent Rocks NM - Shiprock and Mesa Verde NP - Bluff, Gooseneck SP, Road Canyon, and UT95 - Little Wild Horse Canyon and Goblin Valley SP - Capitol Reef NP (Cohab Canyon and Sulphur Creek) - Burr Trail - Zebra Slot Canyon and Lower Calf Creek Falls - Mossy Cave and Cedar Breaks NM - Kanarra Creek and Zion NP (Kolob Canyons) - Coyote Buttes South (Paw Hole) - Zion NP (Progeny Peak) - Snow Canyon SP - Lake Mead and Las Vegas - Las Vegas - Las Vegas - Los Angeles and the trip back
Longue croisière sur le neoRomantica, qu'en pensez vous? English translation pending
by Foxpyzy · 2015-10-18 · 10 replies
Bonjour à vous tous, fidèle client de MSC, j'ai de nombreuses croisières chez eux, et, avec ce qu'ils font a leurs fidèles clients porteur d'une carte black, je suis sur le point de réserver une longue croisière de 25 jours chez Costa, sur le néo romantica. Seulement, voila, j'ai vu que ce navire n'avait pas de théatre, qu'il est relativement petit, et j'ai peur d'y trouver le temps un peu long! Quelqu'un a t'il une expérience récente sur ce bateau? Est ce qu'il y a des spectacles, des animations, bref de quoi nous divertir en pleine mer? Et ou cela se passe t'il? Que pensez vous de ce bateau en règle générale? Merci de vos avis. Bonne soirée à tous. Foxpyzy
La cuisine en Thaïlande, forcément grasse? English translation pending
by Estak13 · 2015-10-17 · 38 replies
Bonjour, nous partons dans 40 jours pour 3 semaines et je me demandais si cette cuisine que l'on dit delicieuse (et je le crois !) n'est pas un peu trop grasse ..... beaucoup de choses sont frites non ? Quels plats me conseilleriez-vous svp (sans trop de gras) ? Est-ce que les bonnes grillades sont courantes ? Concrètement que trouve-t-on sur les étals des petits marchés ? Et mange-t-on vraiment beaucoup de riz ... ? Je fais une hypertriglyceridemie (due à mon diabete) et dois éviter les plats gras.

Au niveau des soupes, on m'a dit que la plupart etaient fortement pimentées ... Est-ce une généralité ?

Si vous connaissez les noms de certains plats non gras (et délicieux), pouvez-vous svp me donner leur nom en phonétique ? Merci pour votre aide et vos conseils.🙂
Waterfalls and arches: de l'Oregon à l'Utah English translation pending
by Wavemaster · 2015-10-16 · 25 replies
première partie: l'Oregon

A chaque préparation de voyage la même question : comment se renouveler après tant de voyages passés dans l’ouest. Lorsque j’ai commencé à y réfléchir, j’ai commencé par acheter photographing the southwest sur l’Oregon, Washington et le Nord de la Californie. J’avais imaginé faire une première partie avec Washington, Oregon et une partie du Nord de la Californie et aller ensuite dans nos red rocks préférés en Utah. Je me suis vite rendu à l’évidence que la partie dévolue à l’Utah ne serait pas assez importante donc j’ai décidé de me concentrer sur l’Oregon avec 3 parties : la côte pacifique, les cascades et Crater Lake pour une boucle de 9 jours au départ de Portland puis vol Portland -> Salt lake pour la deuxième partie du voyage. Pour celle-ci en Utah/Arizona, le thème serait les arches moins connues (voire méconnues) pour une boucle au départ de Salt Lake et pour pimenter le tout, j’avais prévu 2 fois 2 jours de backpacking : un dans Coyote Gulch et un autre pour aller jusqu’à Angel Arch. En effet, j’ai dû me rendre à l’évidence que seul le backpacking pouvait nous ouvrir de nouveaux horizons car il y a de très nombreuses et très belles randonnées à faire sur deux jours dans nos contrées favorites. Pourtant, il est clair que je ne suis pas un adapte du camping et ce pour deux raisons : la première les moustiques, nuts, deer flies et autres insectes m’adorent et la deuxième, je dors mal en général dans vrai lit alors en camping, je ne dors quasiment pas et donc difficile de récupérer dans ces conditions et d’enchainer les longues randonnées. Nous avions raté à deux occasions en 2013 et 2014 de faire du backpacking dans Coyote Gulch suite à annulation de dernières minutes d’amis américain (Shuttle oblige) mais cette fois ci c’était décidé nous allions franchir le pas mais avec un cahier des charges simple : faire le plus light possible afin que les randonnées ne soient pas un calvaire. J’ai donc investi un peu dans du matériel ultra light - Tente Big Agnes Scout UL2 : une mono toit de 2 places de moins de 900 grammes dont l’originalité est que la structure est composée des 2 bâtons de marches. Nous ne marchions jamais avec des bâtons mais force est de constater que cela soulage les genoux et permet d’avancer plus vite. Cette tente permet de loger à deux (matelas therm a rest de 63cm de large) avec les sacs à dos à l’intérieur. De plus aucune perte de place car les parois sont verticales sur les 4 côtés sur env 30cm de haut et la ventilation est top. Bref cette tente nous a donné entière satisfaction et est à des années lumières des decathlon ultralight T2 ou T3 que je vais m’empresser de vendre sur le bon coin - Réchaud primus de moins de 100g qui est très efficace et très compact : un simple mug en graphite permet de loger la cartouche de gaz (en tout cas les modèles que l’on trouve en France car aux US je n’ai pas trouvé de cartouche aussi compacte) et le bruleur

Pour le reste nous avions déjà des matelas therm a rest de 3,8cm et 63cm de large qui ne sont pas trop lourd (mais on fait mieux maintenant) et deux duvet en plume d’oie Lestra de 820g chacun ce qui est correct. Enfin, dernier achat et non des moindres j’ai enfin remplacé mon vieillissant appareil photo Sony DSC R1 par un Sony RX10. Le DSC-R1 qui m’a donné entière satisfaction depuis 2006 mais les hautes sensibilités étaient difficilement exploitable. le RX10 est un très bon appareil avec un zoom 24-200 qui ouvre à f2,8 constant , une ergonomie au top (mis à part l’écran pas assez inclinable dans toutes les positions à mon gout) et un très bon viseur électronique très fin et détaillé.

Jour 1: après un vol Paris Portland via Salt Lake , il faut se rendre à l’évidence : c’est la première fois en 18 voyages qu’on arrive aux Etats Unis sous la pluie et pas une pluie fine, du bon gros orage de derrière les fagots. L’été a été exceptionnellement sec en Oregon mais le temps s’est détraqué juste pour notre arrivée….. Notre véhicule sera un Ford Explorer modèle 2016 toutes options , hyper confortable donc idéal pour tracer la route et pour l’Oregon, je n’ai que faire des capacité de franchissement du véhicule. Après avoir fait les courses, nous nous endormons en nous demandant comment nous allons jongler avec la météo le lendemain

Jour 2 : justement, la première chose que nous ferons en cette matinée du deuxième jour est de retourner au Wal mart pour acheter un grand parapluie, style parapluie de Golf histoire de ne pas être trempés comme des gardons à la moindre forte averses. L’achat sera vite rentabilisé durant cette première journée qui sera quelque peu humide…. Cette journée est consacrée aux warterfalls qui sont abondantes le long des columbia River Gorges. Dès la première, il pleut beaucoup et c’est avec les pantalons de pluie, les vestes gore tex et le parapluie (utile pour protéger également l’objectif de l’appareil photo) que l’on passe quelque instants a Latourell falls.



La route est jonchée de pierres qui tombent des falaises et de branches d’arbres, bref du bonheur. Pour la deuxième cascade, Bridal vail falls,



la pluie s’est calmée mais pour Wahkeena falls cela repart de plus belle et on rebrousse chemin au cours d’une randonnée censée amener à une cascade située plus en hauteur. Il fait vraiment un temps de merde mais heureusement nous allons avoir une éclaircie pour Multnomah falls



et même un rayon de soleil qui va nous permettre de pique-niquer en extérieur et d’aller jusqu’à Triple falls



mais le retour à la voiture se fera sous des trombes d’eau. Un petit stop à Horse tail falls



et directement cascade motel à Cascade Lock, charmant motel constitué de bungalow tout confort. En fin d’après-midi , je fais confiance à accuweather.com qui est souvent très précis en météo heure / heure pour aller à Elowah falls que nous pourrons admirer au sec.



Jour 3 : toujours selon accuweather il y a une chance de passer la journée au sec. Nous commençons donc par une cascade que nous n’avons pas pu faire la veille : wahclella falls.



L’avantage avec les cascade est que le manque de luminosité n’est pas trop préjudiciable , tant mieux, il n’y en a guère !!!! route ensuite vers des cascades plus confidentielles : - Panther creek falls :

une petite randonnée mène à un promontoire d’où il est difficile de faire de bonnes photos. Il est possible de descendre au pied mais il n’y a pas de trail et c’est très glissant et très pentu donc je ne prendrais pas de risque surtout en tout début de voyage

- Falls creek falls :

une superbe cascade sur deux étages très impressionnantes Il est temps de prendre ensuite la route vers la côte avec une première étape à Seaside où nous arrivons au sec mais avec une luminosité proche du 0 absolu… pour les photos on repassera

Jour 4 : que dire de cette journée si ce n’est qu’elle a été pourrie à tout point de vue.

après une rapide incursion la veille sur Cannon Beach, nous quittons Seaside



Acte 1 : il pleut très fort. Nous ne le savons pas encore mais il va pleuvoir toute la journée avec un luminosité nulle et du brouillard Acte 2 : on tente une incursion dans Ecola State park et Indian Beach.





Je cherche à me rapprocher d’un point de vue sur une arche en sautant d’un rocher à l’autre et mon bâton tombe dans une faille entre deux rochers. Heureusement Lysiane repère un passage où je me glisse à 4 pattes pour le récupérer

Acte 3 : il y a une pente boueuse à gravir pour accéder à un point de vue où il est certain que je ferais une photo de merde mais j’y vais quand même et ce qui devait arriver arriva : je tombe lourdement sur l’épaule et glisse dans la boue le long de la pente. Bien joué et en plus je me suis fait mal à l’épaule, douleur qui me restera pendant 2 bonnes semaines

Acte 4 : Lysiane se fait surprendre par la marée et ses chaussures de randonnées sont remplie d’eau de mer. Nul doute qu’avec la sècheresse ambiante, elle vont sécher hyper rapidement… Une demi-heure à suffit à caractériser cette journée merdique où nous n’aurons que 15 minutes de répit à Cape Kiwanda. Arrivée à Yachats au Fireside motel (très bien) sous la pluie bien entendue pour cette journée à oublier au plus vite

Jour 5 : cette nouvelle journée commence comme la précédente s’est terminée à savoir sous la pluie pour la visite du phare de Heceda Head et puis arrivés au phare le temps commence à se dégager





Ensuite au-delà de nos espérances, lorsque nous arrivons au niveau des Oregon sand dunes, le soleil fait son apparition. Nous commençons par faire la randonnée de tahkenitch trail jusqu’à L’océan et pique-niquer puis une deuxième, john dellenback trail où on marche beaucoup plus longtemps dans les dunes qui sont superbes et mènent encore une fois à l’Océan.





De plus, les fortes pluies ont bien tassé le sable donc la marche est très agréable. Au final nous ferons pas loin de 20km dans les dunes sous le soleil. après un stop sur bandon Beach





Nous arriverons à Gold Beach juste pour le coucher de soleil sur l’Océan



et après cela un diner succulent (pates aux fruits de mer à tomber par terre) dans ce qui semble être le meilleur restaurant de la ville
Namibie/Bostwana: Utiliser un tour-opérateur, un inconvénient mal connu English translation pending
by Kafouniet · 2015-10-14 · 58 replies
Dans le cadre d'un voyage Namibie / Bostwana je suis passé par un TO pour les reservations des logements. A priori la formule est appreciable : au lieu de s'adresser un par un aux camping/lodges , on fourni la liste au TO qui se charge des reservations et on a qu'un seul contact à gerer (et cela sans forcement payer plus cher) .

On paye le TO en globalité au lieu de x paiements .

Sauf que si problème on est face à une grosse somme d'argent en jeu et une position compliqué : tout le voyage est entre les mains du TO !!!

C'est ce que je rencontre : pour beneficier d'une reduction de 3% j'ai payé via un transfert banquaire . 4 semaines apres : le TO me dit qu'il n'a pas reçu l'argent alors que mon compte a bien été débité depuis longtemps . La banque (CA) ne sait pas où est l'argent : c'est compliqué voyez vous me dit elle , le TO est en Namidie et sa banque à l'Ile Maurice ..., en plus on est pas en Europe , c'est compliqué ...

Je ne sais pas comment ca va finir mais j'en retiens 2 choses : - le paiement en CB est bien plus securisant , surtout avec un pays d'AFrique Australe - Passer par un TO , c'est mettre tous ses oeufs dans un meme panier

Est ce que les services de transferts en ligne comme XE.com ne sont pas preferables aux banques ? le change est bien meilleur que le celui de ma banque , et à les lire , le transfert semble bien plus rapide (ma banque(CA) annonce 10 jours pour un transfert en Afrique)
Afric'Addict English translation pending
by Voyajou · 2015-10-13 · 132 replies
Afrique du Sud

Au commencement.

Les formalités préalables au départ se déroulent d'une façon inhabituellement rapide, tant celles liées à la voiture et à l'avitaillement que l'obtention du visa pour le Mozambique auprès du consulat du Cap. Il faut dire qu'édifié par ses rebuffades du précédent départ (une semaine passée sur place, de préparatifs en contretemps, à la mettre en condition), deux semaines avant mon arrivée, j'avais inscrit la case à roulettes au fameux stage de motivation « Go Beyond » de Land Rover. Deux semaines qui n'ont pas été de trop pour l'écouter et la préparer pour un voyage de treize semaines envisagé tout au long des côtes du Mozambique et jusqu'au Malawi puis la Zambie. Trente heures après l'atterrissage, nous sommes prêts à partir, un peu déconcertés que tout aille aussi bien : à quand la première tuile ? Elle n'aura pas tardé ! A huit heures je vois un sac ouvert sur le parking, mon sac ! Pendant la nuit, passée au backpacker où nous avons nos habitudes en début et en fin de voyage, la voiture a été cambriolée par une vitre brisée. A neuf heures la police établit un constat désabusé, à dix heures la vitre est commandée et notre hôte, confus sinon confondu, nous offre une partie du séjour. Nous sommes un samedi et il faudra attendre mardi soir pour partir, vitre changée. Tout le monde a été parfait!

La voiture de location est si moche qu'elle ne peut être sortie que du cerveau d'un styliste bridé (par les contingences économiques, s'entend). Par charité, on en taira la marque (d'autant que cette nation vient de battre l'Afrique du Sud lors d'un match de rugby de la Coupe du Monde et qu'on ne leur cause plus. Sans compter qu'on n'a pas oublié que les mêmes élaborent un whisky à faire passer un Ecossais par toutes les couleurs du tartan).

Une lampée d'Avenir 2012 (Chardonnay, notes florales, etc) est comme la première gorgée de lait, quoiqu'on en ait aucun souvenir, mais elle pourrait tout aussi bien être la dernière. En serait-elle encore meilleure ? Est-il normal de régresser au stade oral lorsqu'on revient aux origines de l'espèce ?

Le lendemain, après une bière artisanale LionHeart, c'est Tiger qui nous accueille dans son ermitage de Mc Gregor. Ce village très ancien fut un des premiers établis par les colons s'éloignant du Cap et, comme souvent, la rue principale est nommée Voortrekker (le nom des pionniers) et se termine par une piste en cul-de-sac face à la montagne.

L'institution dominicale est tenue par un couple de quinquas, gay et cordial, en rupture du Cap et dignes fils de Cecil Rhodes, en moins téméraires. Comme il faut décidément que ces blancs mettent à part, et faute de pouvoir le faire désormais avec les noirs, ce sont les fumeurs qui trinquent et qu'on parque dans un enclos végétalcerné d'effluves florales capiteuses, un vice censé couvrir l'autre. Une femme, millésime 1930, descend d'une fourgonnette siglée du nom d'un domaine viticole de la vallée (est-ce son Chenin blanc dans nos verres?). Noueuse comme un cep et guère plus haute, nez crochu, les mains comme des serres et une longue crinière de neige frisée au fer, elle gravit les marches qui conduisent au restaurant où elle est accueillie comme une hôte de marque : elle est la maman d'un des restaurateurs à qui elle apporte un panier bleu, comme un secret.

Dans l'Overberg, c'est la fashion week et les défilés sont jonchés de fleurs multicolores, plus Kenzo que Karl, tandis qu'au débouché des vallées, dans les champs bataves, d'autres fleurs mouvantes s'affairent autour d'arbres fruitiers contraints en espalier: bonnets roses, tuniques bleues, foulards jaunes, en autant de variations qu'il y a de petites mains.

La suite du tour de chauffe nous emmène saluer les baleines batifolantes d'Hermanus et les pingouins facétieux de Betty's Bay, fait halte dans un manoir de Gordon's Bay dont la girouette est une baleine harponnée au faîtage, et se termine au garage : la bête est prête. 3, 2, 1... Go ! (beyond). GOG (Good Old Grahamstown)

La déprise des Anglais n'est pas achevée et la ville est cotonnée dans un fog qui rassure la cathédrale anglicane et les façades victoriennes. Dans les faubourgs nord, des vaches maigres divaguent parmi le bric-à-brac de constructions légères et les épaves de pick-up désossées, dans une constellation d'ordures. Elles broutent une Voie Lactée déchue (pots de yaourt ou de fromage frais, bouteilles de lait) et on accusera leurs pets de crever l'ozone alors qu'elles ne font que crever les bulles de plastique de la zone humaine; émissives, oui, émissaires, non ! Un enfant, sanglé dans un anorak bleu glacier, s'agrippe aux hardes d'un vieillard grunge pour traverser la route.

Un Paradis ?

Dans la rivière, des dizaines d'enfants frétillent en bancs, mais on peut aussi taquiner la truite dans la Bell River. On se tient aux pieds du sud Lesotho, un cavalier noir, à cru, remonte la rue principale au galop, fendant un troupeau de moutons qui la traversait. Au plus près de l'eau, les quelques rues en terre du village historique sont bordées de jolis cottages sans clôtures, dont beaucoup sont devenus des guesthouses et, attenant sur la colline, s'il y a bien un township, c'est comme un township de campagne (il n'y a pas de mot pour le dire, autre que location). Les rues sont pavées et les lots sont assez grands pour que des enclos à volaille, à moutons et à chevaux jouxtent les constructions d'infortune Un mariage, venu de loin, se tient sur le parvis de l'église réformée où on nous invite avec force gestes et sourires le seul hôtel de la petite ville moribonde, édifié au dix-neuvième siècle, est à vendre l'extrême gentillesse de l'artiste qui nous offre un thé est comme le sucre-glace de ses gâteaux. Nous passons la nuit dans une chambre du pub local installé dans une école désaffectée et classée monument historique. Une heure avant la tombée du jour, les pick-up et les motos tout-terrain (le goudron s'est arrêté à quatre-vingt kilomètres d'ici) commencent à arriver pour le rituel braai du samedi soir. Tout ce que l'alpage compte de fermiers s'est donné rendez-vous sous mes fenêtres : autant nous joindre à eux.

… Ou un enfer ?

En plus du braai hebdomadaire, ce soir il y a match, match de rugby ! Et devinez qui joue ? l'Afrique du Sud ! Contre Samoa, une occasion de laver l'affront nippon. Le pub est plein comme un stade, une bonne moitié des spectateurs (soit la totalité des hommes) ne déparerait pas dans le pack sud-africain. Ils font le match physiquement, comme s'ils étaient sur le terrain, han, ouch, hop (traduit de l'afrikaans) quand le ballon fuse de mains en mains, mais en beaucoup plus bruyants -où est l'arbitre?-, j'ai perdu la moitié de l'audition ce soir. Leurs filles de vingt ans, belles comme savent l'être les slaves, sont au premier rang (faute de night-club?) tandis qu'un colosse de Rhodes attise un alignement de braises qui tiendrait à peine entre deux poteaux et qu'on apaisera de viandes, dix minutes avant la fin du temps réglementaire. A 22-6, essai marqué avec élégance par un joueur sud-africain métis (ils ont aussi une espèce de Chabal), d'une bourrade, mon voisin me décolle la plèvre. J'hésite à demander réparation à la tenancière qui m'a tout l'air d'une ex-championne de catch. Demain, nous quitterons cette vallée par le plus haut col d'Afrique du Sud.

Gorges

Mavis, haute comme trois mangues et également ronde, est coiffée d'une perruque raide moirée. Son sourire est irrésistible mais je résiste à son offre de dessert. Elle officie à l'Oribi Gorge Hotel qui hésite entre mauvais goût et charme (vus de la maison). La construction est de béton imitant la pierre locale mais, alors que chaque pierre devrait être différente de l'autre, on fait face à un copié-collé à l'infini. La réceptionniste, moulée à la louche, se rengorge lorsqu'elle traverse le lobby, le maître d'hôtel file sur ses escarpins vernis et le barman est à la fois pro et friendly (la classe internationale). Une famille indienne locale, quatre générations attablées, qui insuffle un cérémonial à la salle un jeune couple métis, d'ascendances cosmopolites un autre, plus âgé, de blancs qui rêvent de France deux blancs-becs qui se bécotent, insouciants de l'intendance et nous, voilà toute l'assemblée. La chambre est vaste mais qui a conçu la salle de bains ne doit jamais en prendre : allongé, on a la tête dans les robinets et la pomme de douche qui goutte (le supplice éponyme) sur le crâne. Lorsqu'elle se vide, la baignoire dégorge dans le lavabo. Au matin, l'Oribi Gorge est voilée mais pas assez pour cacher le désastre. Une compagnie de divertissements a installé des agrès, saut à l'élastique, pont suspendu et une vaste fabrique de ciment occupe le fond de la vallée.

Océans

Vus de leurs rivages, l'Indien et l'Atlantique ont en commun d'être des briseurs de grèves, les battant sans relâche, ressac ressassé, stakhanovistes de la vague écumant d'impuissance. Sur la Dolphin Coast, des kilomètres de côtes sauvages au pays zoulou, un simple panneau vous rappelle qu'il n'y a pas de filet anti-requins et que vous vous baignez sous votre entière responsabilité. J'ai bien fait d'oublier mon costume de bains, ce n'est pas un coin pour les pingouins.

Où sommes-nous Tembe ?

A l'entrée de la réserve, un cerbère mutique nous délivre des tickets et, par ondulation mambesques du bras, nous indique comment gagner le lodge de Tembe Elephant Reserve. Nous méconnaissons le langage des serpents, le plan multi-polycopié est illisible et sans échelle et la signalétique réduite : il nous faudra une demi-heure pour trouver le havre situé à deux kilomètres de l'entrée. Pour demeurer ici, il aurait fallu réserver à Durban, à cinq cent kilomètres de là, il n'y a pas de possibilité de camper et les installations, réputées luxueuses et chères en conséquence, sont moyennement tenues en regard des prétentions. De toute évidence, les voyageurs indépendants et imprévoyants ne sont pas les bienvenus. Cela tombe bien, nous n'avons aucune envie de rester après une virée par les pistes sablonneuses où nous rencontrons les soi-disant plus grands éléphants d'Afrique (et donc du monde). De toutes façons, un éléphant c'est grand et lourd, alors qu'il pèse sept tonnes au lieu de six ne change rien à l'affaire, d'autant que ce n'est pas la taille qui compte mais la vitalité. Et les éléphants de Tembe sont mous. Il y a aussi des Nyalas (beaucoup) dont la femelle est sans doute la moins gracieuse des antilopes africaines : croupe en dedans, échine arrondie, encolure plongeante et déplacement lourd. Un peu plus tard, à l'entrée de Kosi Bay, une garde-barrière enjouée nous explique que la réception est fermée mais que nous n'avons qu'à choisir un emplacement ou un chalet, que les gardiens nous donneront les clefs et qu'on verra demain. Demain nous entrons au Mozambique par Ponta do Ouro.
Circuit - Route 66 - en famille English translation pending
by MrSylvain · 2015-10-11 · 30 replies
Bonjour,

Je planifie un voyage au printemps prochain en suivant le tracé de la route 66. Ce voyage se fera à bord d'un énorme camping car de ce type, comme on en trouve qu'aux US (il appartient à un couple d'amis US qui viendra avec nous). Pour ce voyage j'emmène femme (x1) et enfants (x4). Leurs ages s'étalent de 7 à 14 ans. Nous partirions de Wichita et nous irions jusqu'à San-Francisco via Las Vegas (renouvellement de voeux) et Los Angeles.

Il s'agit du voyage d'une vie et je ne veux pas me tromper. Y en a-t-il qui ont fait des voyages en camping car avec des enfants ? Je n'ai jamais voyagé en camping car, y a-t-il des précautions à prendre pour que les enfants passent un bon voyage ? (durée de trajet par jour à ne pas dépasser ?) Naturellement, je suis aussi preneur si vous avez des suggestions de sites "must see".

Merci.
Attention: "Debit cards" refusées par loueurs de voiture (nouvelle politique septembre 2015) English translation pending
by Pong · 2015-10-10 · 883 replies
Bonjour à tous, Je viens de faire l'amère expérience d'une nouvelle politique de loueurs de voitures américains concernant les "debit cards" : ce matin, j'arrive au comptoir de "Dollar" avec mon voucher pré-payé, comme d'habitude, et je remarque à peine une affichette sur le comptoir qui parle d'une nouvelle politique concernant les "debit cards". Au moment de terminer la transaction, je découvre avec stupeur que cela me concerne très directement car depuis 1 mois, plusieurs compagnies de location de voitures refusent désormais les "debit cards" purement et simplement... Rien à faire, l'ordinateur ne veut rien savoir ! Sur tous les loueurs présents dans le hall de l'aéroport (une dizaine) seuls 3 acceptent encore (pour l'instant ?) les "debit cards" : Alamo-National, Avis-Budget, et Payless Bonjour l'angoisse, car les 2 premiers auxquels je me suis adressé étaient "sold-out" (à Boston Logan, un vendredi matin à 10h, hors-saison...) et il restait juste une voiture "standard" chez Alamo, que j'ai payée au prix fort ! 🏴‍☠️ Un forumeur averti en vaut deux, moi je n'avais "qu'"une Visa Premier à la Banque Postale, et si jusqu'à présent elle avait toujours été acceptée, ce matin ce n'était plus le cas... Donc mon conseil, vérifiez bien auprès de votre futur loueur (ou intermédiaire) si votre carte bleue sera belle et bien acceptée (par écrit si possible !) ce genre d'expérience finit par coûter cher et plomber le budget pourtant soigneusement préparé en amont...🤪 😠 De quoi être dégouté une fois de plus des usages pratiqués par nos chères (🏴‍☠️) société de location de voiture... PS : moi qui jusqu'à présent n'avait pas vraiment compris les subtilités des différentes formules (credit, debit, ...) aux US il va falloir que je m'y mette sérieusement...😠
Projet de voyage dans l'Ouest américain English translation pending
by Eds78 · 2015-10-04 · 37 replies
Bonjour à tous, nous (5 adultes +4 enfants) envisageons de partir cet été visiter l'ouest américain. Nous pensons partir trois semaines. Voici les endroits que nous pensions visiter: Yellowstone Moab Mesa Verde Grand Canyon (sud et nord ou seulement un des deux?) Une soirée à Las Vegas Death Valley Sequoia Yosemite San Francisco

Pourriez-vous m'indiquer si cela vous semble possible, sans que cela soit la course. N'hésitez pas à me suggérer des lieux à supprimer ou à ajouter. Peut-on faire ce parcours en camping car ou le 4*4/SUV est-il obligatoire à certains endroits?

P.S: en ce qui concerne les villes d'arrivée et de départ, nous avons pensé à Salt Lake City et San Francisco, sans avoir d'idée arrêtée concernant la ville d'arrivée et de départ.

Merci d'avance pour vos réponses, Edouard
Un beau voyage au Québec (juin 2015) English translation pending
by Philou04170 · 2015-10-03 · 123 replies
Cela fait longtemps que nous nous rendons sur le continent américain, au Canada et aussi dans cette belle province de Québec. Cependant, nous n'y sommes jamais restés suffisamment longtemps pour l'apprécier comme il se doit, la parcourir, la découvrir aussi près que possible compte tenu du caractère classique des voyages que nous entreprenons. Alors cette année, c'est la bonne. Après avoir construit un itinéraire de dix jours de sorte à ce qu'aucune étape ne soit trop longue -deux jours complets seront consacrés aux visites des villes de Québec et Montréal- (un peu plus en fait) c'est le 19 juin 2015 que nous décollons de Paris pour Montréal (nous sommes en fait partis le 18 de cette côte d'azur enchanteresse pour dîner le soir chez un membre éminent de la communauté de voyage forum -calisson94- et passer la nuit à l'hôtel Ibis de Roissy CDG). J'en profite pour exprimer encore un grand merci à calisson94 et à toute sa famille qui nous a accueillis... comme des rois ! Pour ceux que ce carnet intéressera (????) calisson94 est ma nièce.

9 heures de vol.... long, très long. A l'arrivée à l'aéroport Pierre-Elliott-Trudeau les formalités douanières sont assez longues -beaucoup moins que celles dédiées à l'entrée aux USA !!!- et les fonctionnaires douanières assez peu aimables ("Vous venez pour longtemps ? Vous emmenez du foie gras ? du fromage ?" (sic). Quelle idée car, me concernant, je déteste le fromage et il n'y a aucun risque que je transporte ce produit dans mon sac ! Nous logeons trois nuits à l'hôtel Aloft, tout près de l'aéroport. L'hôtel et la chambre sont spacieux, ultra moderne et très très confortable. L'espace dédié au petit déjeuner fait très loft.

Impressions birmanes English translation pending
by LuluMae · 2015-10-03 · 70 replies
Bonjour à tous 🙂

Encouragée par quelques discussions récentes sur cette partie du forum, je me décide à partager à mon tour quelques photos prises en Birmanie, il y a six mois déjà. J'espère que les uns apprécieront tout simplement le partage, et que les autres sauront m'apporter un regard critique et constructif pour mieux progresser. Une vingtaine de photos est prévue, que je posterai en plusieurs fois.

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1er voyage dans les parcs nationaux du Sud-Ouest américain en 23 jours English translation pending
by Corsica · 2015-09-24 · 24 replies
Bonjour a tous,

Le thème de ce voyage ne constitue pas une grande nouveauté, mais c'est notre premier voyage dans le S/O USA et si je pouvais avoir quelques retours sur le parcours qui n'est qu'une ébauche, vos avis ou conseils seront les bienvenus et vous en remercie. Pour info: Avion Orly- San Francisco 1395 euros (pour 2) Voiture catégorie "moyenne intermédiaire" Chevrolet Cruz. chez AVIS aéroport 574 euros (20j) Nous n'avons retenu aucun hôtel car départ le 4 octobre et en principe il y a de la place à cette période.

Jour1- .San Francisco - Modesto car arrivée prévue à 15 h 00 et prendre voiture etc.. jour2 - Modesto Sequoia national park, logement à Wuksachi jour3 - Sequoia Wuksachi - Bakersfield 2h35 175 kms jour 4 - Bakersfield - Death Valley: 4 h 00 350 kms jour 5- Death Valley - Las Vegas: 3 H 00. - 2 nuits Hôtel jour 7- Las Vegas - Springdale- parc de zion-Bryce Canyon 5 h de route et 2 nuits à Bryce Canyon. (adresse hôtel ?) jour 9- Bryce canyon - Torrey 2h30 par la scenic bygway 12 jour 10 - Torrey - Moab - Canyolands et arches 4 h 00 - 250 kms par Fremont River, route 24 Goblin Valley Hôtel 2 nuits jour 12 - Moab - Mesa verde - Monument Valley 3 h 00 et 230 kms -Hôtel (adresse hôtel) jour 13 - Monument valley - lake Powell - Antelope canyon 3 h 15 - 195 kms. 2 nuits mais où....(adresse svp...) jour 15 - Page - Tusayan - Grand Canyon 3 H 30 et 175 kms. jours 16 - Tusayan - Las Vegas 6 H 00 et 430 kms par Flagstaff et Williams route 66. Je reviens de Tusayan pour Los Angeles par Vegas pour scinder en 2 le trajet jour 17 - Las Vegas - Los Angeles - 5 H 00 et 450 kms. jour 18 - Los Angeles Santa Barbara Monterey 6 H 30 et 2 jours hôtel car visite de l'aquarium jour 19 - Monterey - San Francisco et dépose la voiture reste 3 jours pour visiter la ville. Avez vous des adresses d'hôtels à San Francisco en sachant que nous serons redevenus piétons Vous avez compris que notre intérêt est la visite des parcs, nous ne comptons pas faire de grandes rando car pas le temps avec ce parcours et ma gazelle tire un peu la patte ces temps-ci, ( 65 ans tous les 2, pas en tout...chacun..) Mille mercis pour votre avis sur cet itinéraire et adresses des hôtels ..... Cordialement francis

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