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Java, zone à risque? English translation pending
by Lilirose1412 · 2014-10-14 · 24 replies
Bonjour,

Vous allez trouver cela inutile mais voila avec tt ce que nous entendons sur le monde, ils disent qu'actuellement l'Indonésie fait partie des zones rouges a éviter.. Nous partons a bali et java en novembre avec notre sac a dos et souhaitons savoir si c'est vraiment a risque ou si c'est plutôt pr nous faire peur, nous les français..

Bali nous ferons kuta nusa dua puis ubud (rizieres, temples), meno puis yogyakarta pr prembanan et borobudur, surabaya en train enfin bromo et ijen crater.

Merci pr votre retour
Circuit 3 semaines en Thaïlande English translation pending
by Luz06 · 2014-10-13 · 3 replies
Bonjour à tous,

Mon ami et moi partons le 20 décembre pour un voyage sac au dos de trois semaines en Thaïlande (hormis le vol rien de réservé mais nous allons booker un hôtel pour notre première nuit). Nous arrivons à Bangkok le 21 décembre dans la soirée et repartons le 11 janvier au petit matin. Nous avions dans l'idée de visiter plutôt le nord du pays, afin de découvrir la culture thaïlandaise (temples notamment) et la beauté de ses paysages. Nous aimons beaucoup la nature et la randonnée et souhaiterions pouvoir faire des petits treks afin de découvrir des endroits sauvages. Nous aimerions pouvoir voir les différents visages de la Thaïlande (rizières, montagnes, jungle, plage). Nous pensions finalement prendre un vol interne pour terminer notre séjour sur une île au sud, où nous pourrions faire du snorkeling ou nous initier à la plongée, et nous reposer en profitant des magnifiques plages.

A ce jour, notre projet d'itinéraire est le suivant:

22.12 Bangkok (visite du Wat Phra Kaew notamment) puis train de nuit pour Ayuthaya

23.12 Ayuthaya (visite des temples à vélo, théâtre aquatique, marché flottant)

24.12 Ayuthaya puis trajet vers Sukothai (vaut-il la peine de rester plus de jours dans la région, notamment pour faire une virée à Lopburi ou aller au parc de Khao Yai?)

25.12 Sukothai

26.12 Sukothai - Chiang Rai

27-28. 12 Chiang Rai (2 jours de trek vers les ethnies montagnardes p. ex Mae Salong)

29.12 Chiang Rai - Chiang Mai

30.12 - 1.1 Chiang Mai (visite de la ville, boucle de Mae Hong Song, trek à dos d'éléphant)

2.1 Vol de Chiang Mai pour Phuket puis départ

3-5.1 Séjour dans le parc de Khao Sok afin de voir le côté plus "jungle"

6-8.1 Séjour sur une île, à voir laquelle vous nous conseilleriez (Ko Tao, Ko Lanta, Similan) et en fonction de ce qui est accessible depuis où nous serions

9.1 Vol Phuket - Bangkok

10.1 Visite de Bangkok et derniers achats

11.1 Vol de retour

Qu'en pensez-vous? Est-ce réaliste ? Y'a-t-il des endroits où nous passerions trop ou pas assez de temps? Des lieux qui ne valent pas la peine ou d'autres que nous aurions oublié (nous hésitons à aller dans la région de Kanchanaburi (hormis le pont de la rivière Kwai et les musées sur la guerre, va-t-on voir des choses différentes que ce que nous verrons dans le circuit que nous avons imaginé?)? D'autres conseils?

Merci d'avance pour vos précieux éclairages!
Croisière sur le Danube, de Tulcéa en Roumanie à Linz en Autriche English translation pending
by Anjuvani · 2014-10-12 · 43 replies
Bonsoir à toutes et tous,

Le temps de reprendre mes notes, de trier les photos et voilà le CR de la croisière fluviale que nous venons de faire sur le Danube sous un temps correct, un peu de pluie, beaucoup même le jour du passage des Portes de fer et puis ciel bleu et soleil. Nous sommes satisfaits de cette croisière tant par les visites et excursions que par la vie à bord. Le bateau : VIVALDI - 5 ancres - 176 passagers à bord, autant dire que l'on ne se bouscule pas. Notre cabine, 349 sur le pont supérieur, spacieuse, bien agencée, claire avec une grand baie vitrée, rangements largement suffisants, Salle de douche pas très grande mais suffisante aussi. Déco classique et de bon aloi. Etant à l'arrière du bateau, nous avions craint le bruit : tout au plus un léger ronronnement qui nous a bercés. A côté de notre cabine, joli petit salon avec terrasse, salon pianorama avec musique le soir, mais en Septembre c'était déjà terminé ! Grand salon et salle à manger, belle déco moderne et colorée pour les salons. Les repas, rien à redire, cuisine excellente qui se met au diapason des régions traversées. Petit-déjeuner buffet, des buffets variés et abondants. Pour le Déjeuner et le Dîner, repas servis à table : assiettes copieuses et bien dressées servies par un personnel souriant et attentif. 2 bémols cependant : la wi-fi annoncée n'était pas au rendez-vous, nous n'avons pu nous connecter qu'à 3 reprises !!! l'animation moyenne, exception faite de Lazlo, le pianiste qui nous a enchantés. Les excursions : très bien organisées, avec des guides locaux, nous avons pu ainsi avoir une large idée des 7 pays que nous avons traversés. Très bonne ambiance à bord entre les passagers, ambiance sympathique et chaleureuse.

JOUR 1. Vol airpost au départ de Paris via Strasbourg où nous le prenons, bon, c'est un charter, boeing 737/700, mais pour 2h20 de vol, ça va. Alors que nous attérrissons à Constanta, nous voyons sur le tarmac nombre d'hélicoptères et d'avions de transport US Air Force, nous apprenons que l'aéroport Mihail Kogalniceanu est aussi une base de l'OTAN et à vol d'oiseaux, l'Ukraine n'est pas loin !!! Les bâtiments sont en très mauvais état, même la tour de contrôle ! 3 bus, en bon état, eux, nous attendent pour le transfert à Tulcéa, à 120 kms de là, la guide est sympathique, nous faisons un arrêt à Mamgalia, elle veut nous montrer une station balnéaire de la Mer Noire. Nous nous restaurons et allons faire quelques pas au bord de l'eau...la plage est encombrée de vieilles planches, blocs de ciment de démolition et autres déchets et portant c'est, parait-il, une station chic !!! Bien sûr le pays est pauvre mais rien n'est fait pour en améliorer l'aspect, la suite de nos visites en Roumanie le confirmera. Nous arrivons à Tulcéa où nous attend le VIVALDI, nous sommes très bien accueillis par le Commissaire de bord et une partie de l'équipage. Rendez-vous au Grand salon pour le verre d'accueil et la présentation de l'équipage. Nous nous rendons ensuite à la Salle à manger, notre table est une table ronde de 6 personnes, dans un angle, au fond et près d'une large fenêtre. Nous faisons connaissance avec les autres convives, 2 dames suisses amies et un couple suisse, les 4 dans notre tranche d'âge et qui seront pour nous de très bons compagnons de voyage. Le diner terminé, c'est avec plaisir que nous regagnons notre cabine car nous sommes levés depuis ce matin 5 heures et la journée a été longue. Nous nous retrouverons demain pour la visite du Delta du Danube...
Escales en mer Noire English translation pending
by Fred57270 · 2014-10-11 · 7 replies
bonjour a tous

nous partons le 25 octobre sur le Msc Orchestra de venise pour la mer noire je cherche des infos sur les escales de Contenca Volos burgas gythion et izmir

merci pour vos retours
De Cape Town à Johannesburg English translation pending
by Michel85200 · 2014-10-02 · 430 replies
Note aux nouveaux lecteurs:

Bonjour, Au départ il ne s agissait que d'un voyage. Au fil du temps c'est devenu un tournicota en afs et dans les pays voisins... Donc on fera ensemble, si vous le voulez ce tournicoti tournicota en passant par les différentes régions d'afs avec en supplément le Lesotho, le pays Swazi, un bout de Bots et un bout de Namibie.

Un petit compte-rendu sur notre dernier voyage en AFS (le N°14). Le parcours : Cape Town, Paternoster, Cederberg, Clanwilliam, Upington, Augrabies, Kuruman, Madikwe, Cradle of Humankind, Joburg. Tout a été fait par nos soins via le net et en direct.

L’avion : Turkish CDG Istanbul Cape Town et retour Joburg Istanbul CDG. Le transfert à Istanbul se fait facilement dans les 2 heures allouées. A Joburg, il s’agit d’une escale technique…Le plein, les niveaux et le pare-brise ? Et on prend des passagers. Vol de nuit. Arrivée à CapeTown vers 13 heures. 750 €. Les compagnies aériennes ont décidé que les passagers devaient se contenter de peu de place…Idem chez Turkish mais pareil qu’avec Lufthansa, AF ou autres…A380 ou pas.

La voiture : Un Fortuner 4x4 de Toyota, extra, voiture en ordre, aucun souci. La version 4x4 avait son intérêt pour le Cederberg, un côté rassurant aux Augrabies et ailleurs…Un SUV était tout à fait suffisant même si moins rassurant sauf dans le Cederberg vu ce que nous voulions faire.

Après coup, seule l’étape d’Upington était inutile. Les Augrabies valent le long détour.

Septembre…Un poil trop tard pour les fleurs de la West Coast et du Cederberg mais un poil trop tôt pour les Augrabies et la route avant et après Clanwilliam. Tout cela dépend des pluies…Et je ne suis pas prévisionniste météo !

Dissertons plus précisément :

Cape Town :

Comme d’habitude, les chiens renifleurs sont des beagles…Et pas des Bergers Belges ou des Bergers Allemands. Plus sympas peut-être mais le contrôle discret est loin d’être anodin. On peut changer son liquide dès l’aéroport, le prix de la commission n’est pas catastrophique ! Notre point de chute est une guest house à Camps Bay.

Camps Bay a beaucoup d’avantages.

L’ambiance est plus cool. La situation permet d’aller facilement dans toutes les directions…Le centre-ville, la région des vins, la péninsule, la route de l’Est, les sites de Table Mountain, Signal Hills, Lion’s Head, le quartier malais…Bref, on est à peu de distance de tout ! L’endroit est superbe, la plage aussi même si l’eau est « frisquette++ ». Nombreux restos sur Camps Bay drive et passage des bustouristiques (qui peuvent être très utiles).

Se lever tôt ! C’est le premier conseil en AFS ! La nuit tombe vers 18 heures. Les restos sont au taquet à 19 heures. Donc on se lève tôt et si Table Mountain est dégagée…On y va !C’est le meilleur moment (pas encore de queues, une vue très claire). Autre conseil : La montée de Lion’s Head…Montée pas difficile ne nécessitant qu’un peu de gambettes (une bonne matinée en tout, prenez de l’eau, c’est safe)…Le pied intégral et à mon sens la meilleure vue sur…tout ! L’apéro du soir sur Signal Hill ? La passion des sud af pour les sundowners est exotique…C’est aussi un plan valable. Après Table Mountain ou Lion’s Head…Un petit tour surWaterfront. Attention, on retombe sur le touristique plein pot mais on y mange et on y achète des cartes postales…Surtout on prend le bateau pour Robben Island.

Robben Island : Vous pouvez réserver via le net. Certaines traversées sont complètes. Evitez si possible celle de 12/13 heures car le plus de monde et le bateau le plus lent du monde ! Evidemment avec le soleil la vue sur la baie vaut à elle seule la traversée…Mais c’est pour la prison que vous y allez ! Nous y étions au début des années 2000 donc 3 ou 4 ans seulement après qu’elle soit visitable. Il y soufflait un vent d’enthousiasme, de volonté d’expliquer, de dire et de pardonner… 10 ans plus tard, ce sont toujours les anciens prisonniersqui font la visite principale mais le vent est retombé… Le public aussi a changé…Quelquefois plus intéressé par son Facebook, acheter une glace ou glousser avec son voisin… J’en reviens cette année avec un goût un peu amer… Robben Island attraction touristique appartenant au passé ou mémoire vivante d’un passé proche et lourd ? Acteurs et spectateurs ont changé ? En bien ?

La péninsule du Cap : Evidemment à faire et mérite sa journée ! Quelques conseils : Allez-y via la route Ouest après la route touristique payante qui suit Hout Bay. C’est plus joli, bien plus… Attention babouins qui savent parfaitement et très rapidement ouvrir la portière de votre voiture (passagers ou pas !). Donc avoir l’obsession de la fermeture centralisée des portières. Les randonneurs ne sont ridicules armés d’un bâton. Prenezgarde à votre sac. Ne résistez pas en cas d’intervention babouine ! Après le petit « funiculaire » prenez le petitcircuit pour aller au bout du bout de la pointe. Ne confondez pas Cape Point et Cape of Good Hope. Ouvrez vos yeux pour chercher les baleines…Et plutôt côté Est et au pied des falaises.

Faites coucou aux Dassies (Damans, Roch Hyrax) pas timides mais ce n’est pas une raison pour les nourrir ou essayer de les toucher. N’oubliez pas qu’ils font partie du même embranchement que les éléphants ! Le resto de la pointe du Cap est touristique, certes mais pratique. Revenez par Simon’s Town pour voir les pingouins de BouldersBeach.

Hermanus : Une excursion (1h30 de route) incontournable par beau tempset à la bonne saison. Des baleines quelques fois comme s’il en pleuvait. Une route le long de la côte (à l’aller) qui est un enchantement… et passez par Betty’s Bay pour voir ou revoir des pingouins(plus, pour 15 rands, dans un coin moins aménagé…mais plus pour longtemps). Voilà nos 3 journées bien occupées…

Ce qui a changé en 15 ans (j’y reviendrai souvent) : Moins de bidons villes et avec de l’éclairage, de l’eau…Plusde quartiers pas riches mais moins pauvres. Une plus grande mixité. Les noirs… Remarque : Je dis les noirs sans racisme ou autre connotation. Quand vous êtes sud af on vous demande, même si vous êtes blonde comme les blés de vous définir comme « white » (blancs), « coloured » (métis)ou « black » (noir). Pour moi, c’est un fait pas un jugement…De toute façon nous avons tous et toutes le même grand-père ou la même grand-mère (j’yreviendrai).

Donc, les noirs sont aussi des clients dans les restos…On voit des couples mixtes…Sur la route, il y a 15 ans (moins à Cape Town qu’ailleurs), sur la route voiture = blancs. Si voiture avec non blancs = voiture pourrie.Aujourd’hui, ce n’est plus vrai. On voit beaucoup d’homosexuels… qui ne se cachent pas. (Noussommes à Cape Town mais cela a aussi changé). On voit beaucoup de noirs venant de RDC. Il y a un stade de foot pour moi totalement anachronique enplein milieu de Cape Town.

Pour une première intervention c’est suffisant pour aujourd’hui…

Michel

PS : tout ceci n’est que mon opinion ou mon ressenti.
Voyage de 3 semaines en janvier en Inde du Nord English translation pending
by Beatamaria · 2014-10-02 · 4 replies
Bonjour,

Cela fait plusieurs années depuis notre dernier séjour en Inde et on commence à penser sérieusement d'y retourner cet hiver. Nous avons déjà visité le Gujarat, le Rajasthan, l'Orissa et West Bengal et le Tamil Nadu et un peu le Kerala. Nous n'avons pas encore vu Varanasi, le Taj Mahal et tout le centre du pays. Le problème est que après plusieurs voyages en Asie du Sud-Est (Indonésie, Philippines, Laos, Birmanie), nous avons goûté au calme et à la gentillesse des Asiatiques et nous appréhendons un peu la folie de l'Inde que nous connaissons bien. Nous savons que cela ne va pas être un voyage reposant mais, en même temps, nous avons tellement envie d'écouter de la musique indienne, manger un bon thali et boire un chaï dans la rue au petit matin que nous allons risquer ce nouveau plongeon dans l'Inde moderne.

Et voici mes questions:

- nous voudrions visiter le Taj Mahal - est-ce possible de le faire tranquillement? Tout ce que je lis dans les guides sur Agra me fait un peu peur.... Peut-on dormir à Agra dans un hôtel décent pas cher (budget 20€) pour visiter le Taj très tôt le matin?

- autres lieux à visiter : Khajuraho, Orchha, Fatehpur Sikri, Gwalior, Mandu , Bhopal (pour le festival des minorités indiennes fin janvier) - quels sont les lieux incontournables?

- Varanasi - pareil que pour le Taj Mahal - est-ce possible d'y passer quelques jours sans trop s'énerver et profiter de la ville, de la musique etc?

- où est-ce qu'on peut se reposer après les grandes villes dans le Madhya Pradesh et Uttar Pradesh? Peut-être dans le parc de Keoladeo ou Ranthambore? Nous aimons beaucoup la nature et la marche à pied et ces dernières années nous avons été gâtés pour ça en Indonésie et Philippines et Laos.

- nous aimons énormément visiter les marchés locaux et nous avons pensé à aller dans le Chhattisgarh et la région de Bastar - est-ce trop loin pour 3 semaines?

- je suppose qu'on doit atterrir à Delhi et faire une boucle pour y revenir pour l'avion du retour. Où alors Bombay?

- nous aimons aussi rester en contact avec les gens du coin et nous aimons les "homestay". J'ai vu qu'il y en a à Orchha. Connaissez-vous d'autres "homestay" dans ces régions?

Merci pour vos suggestions.

Beamar
Compte-rendu Costa Fascinosa - départ de Venise le 15 septembre 2014 English translation pending
by Fantomette44 · 2014-10-01 · 4 replies
Compte Rendu de Croisière ( voyage de noces ) Sur le Costa Fascinosa au départ de Venise le 15/09/2014. Cabine 6436, arrière gauche du navire.



Départ de Nantes le 14/09/2014 avec la Compagnie Transavia. Première fois que nous avons recours à ce low cost. Stress au niveau du poids des bagages, mais tout s’est bien passé.

Nous avons suivi les conseils des forumeurs et nous nous sommes placé côté gauche dans l’avion. Ainsi, nous avons pu voir Venise du ciel, le Port, et le Costa Magica à quai!

Nuit à Venise à l’Hôtel Sant’Andrea. Hôtel pratique tout près du terminal de Croisière, de La Piazzale Roma, à 50 mètres d’un arrêt de vaporetto. Hôtel propre, sympa, on y parle le français, déco spartiate, pas de télé, mais, franchement, on ne vient pas à Venise pour çà. Supermarché , Bureau de Poste à côté.



Embarquement le 15/09/2014.Nous nous présentons vers midi, deux heures avant le rendez vous indiqué par Costa. Effectivement, comme certains membres du Forum l’ont indiqué, deux heures d’attente dans cette salle d’embarquement où la clim distille une fraîcheur presque glaciale, tout çà seulement pour un coup de stabylo jaune, c’est long…

Cabine impeccable, balcon, valises déjà arrivées, cartes Costa sur le lit. Ce n’est pas notre première croisière, c’est pourquoi sur la petite table nous attendent une bouteille de Prosecco et une corbeille de fruits.

Le passage du Fascinosa à allure très réduite devant Venise, sur le Canal de La Giudecca, restera inoubliable.

Bari 13h 19h :

Excursion réalisée par nous même. Sortie du Port par la droite, nous avons marché jusqu’aux remparts, remonté ceux ci jusqu’à l’entrée de la forteresse, sans y rentrer. Balade dans les vieilles rues étroites et typiques, petits oratoires dédiés à la Vierge Marie, spécialités de pâtes Orrechiette ( en forme d’oreillettes de cochon ) qui sèchent sur des grilles, linge aux fenêtres, odeurs alléchantes qui se mêlent, on entend toutes les conversations, la télé, le bruit des couverts à l’heure du repas. L’Italie ! Visite de la Basilique Saint Nicolas au décor somptueux. Construite sous la Domination Normande, elle recèle la dépouille de Saint Nicolas, visite de la crypte, gratuite. Jolie Piazza Mercantile , Colonne de Justice ( on y attachait les débiteurs au Moyen Age). Un tour sur les remparts où on constate que de nombreux vestiges d’un riche passé subsistent ici et là. Port de Commerce important, liaisons avec l’Albanie, le Montenegro, et la Croatie.

Corfou 8h 13h :

Nous avons opté pour une excursion Costa car la durée de l’Escale m’a semblée courte. Nous avons voulu jouer la sécurité et, par là même, la sérénité. Visite de L’Achileon, Palais de Sissi, très belle villa Pompéienne richement meublée, avec un beau jardin vue sur le Costa tout petit dans la rade. Court arrêt pour photographier le Monastère de Kanoni, superbe point de vue carte postale ! Temps libre dans la vieille ville de Corfou. Foultitude de magasins de souvenirs sans intérêt, mais jolies ruelles. Petit regret de n’avoir pas eu le temps de visiter le Fort. Il faut bien en garder pour une prochaine fois !

Santorin 12h 19h :

Bien sûr escale très attendue. Arrivée majestueuse au sein de la caldeira à ne pas louper. Nous avons, comme pour Corfou, préféré l’Excursion Costa, privilégiant la sécurité, la tranquillité. A notre arrivée, déjà trois navires de croisière mouillaient dans la baie. Que de touristes cela va faire dans les ruelles ! Sortie en chaloupes, avant les personnes désirant faire l’excursion seules. Transport en bus pour Oia. Magnifique, évidemment. Pas assez de temps pour Oia. Il existait des bateaux privés rapides au Port de Fira pour Oia. Je n’ai as vu le prix, dommage. Cette option aurait sans doute été intéressante et moins onéreuse. La file d’attente pour prendre le téléphérique et les chaloupes retour était telle que le Fascinosa est parti 30 minutes après l’heure prévue. Nous sommes descendus à pied. La présence des pauvres ânes au début et à la fin du parcours peut être gênantes pour les personnes ayant la crainte des équidés. Les déjections des ânes sèchent vite et nous n’avons pas glissé.

Mykonos, remplacée par Athènes ( trop de vent ) 7h30 14h :

J’avais eu comme un pressentiment, en lisant les compte rendus sur le site. J’avais un peu préparé une éventuelle escale. Nous avons donc réalisé notre sortie par nous même. Très simple. Il suffit de sortir du Terminal, de traverser la route pour se rendre devant la boutique DHL. Un bus de ville, direct, rapide, le X80 , aller retour pour 4 euros par personne, nous dépose devant la Plaka, tout près du Temple de Zeus. Il passe toutes les 30mn. Ce ticket de bus donne droit à 24h de transport sur toutes les lignes, bus et tram. Le trajet a duré 20 à 30 mn. Nous traversons ce quartier typique et entrons dans le site de l’Acropole, 12 euros l’entrée à 6 sites, dont l’Acropole et Le Temple de Zeus. Relève de La Garde en bas du Parlement, toutes les heures. Visite du Temple de Zeus.

Journée en Mer :

Dubrovnik 8h 13h :

Excursion réalisée par nous même. Nous avions acheté à Nantes des Kunas afin de nous faciliter la vie. Sortie du terminal sur la droite. Bus de ville 1 ou 1a ou 1b ou 3. Ce bus de ville nous dépose Porte Pile en 10 à 15 mn. Acheter les tickets au kiosque à journaux à côté, c’est moins cher : 12 kunas par personne. Au conducteur : 15 Kunas. Visite des remparts, 100 kunas. Pas possible de choisir le sens de visite, c’est à sens unique, et en sens inverse des aiguilles d’une montre. Une heure environ de visite, pas conseillée pour les personnes ayant des difficultés dans les escaliers. Remparts du 13ème et 14ème siècle, belles vues sur la ville. Sur les remparts, on distingue bien l’endroit où se trouve l’accès au téléphérique pour admirer la Cité du sommet de la montagne proche. Nous n’y sommes pas allés car le plafond était bas, un orage venait de s’abattre sur Dubronik.. Visite de la Ville après. Belle rue principale : La Placa Petite et Grande Fontaines Onofrio, Colonne de Roland ( neveu de Charlemagne ) Tour de L’Horloge, Eglise Saint Ignace ( Chapelle ND de Lourdes bien mignonne ) , Eglise Saint Blaise, Cathédrale de L’Assomption, Visite du Cloître du Monastère Franciscain 30 Kunas. Petit marché, étroites ruelles montant vers les remparts. Pour le retour en bus, il faut attendre du même côté que la dépose, même endroit, même côté de rue.

Réflexions diverses au sujet du Fascinosa

Déboire dès le premier soir : Nous avions demandé le second service lors de la réservation et une table de plusieurs convives. Malheureusement, nous avons été affectés au second. Après réclamation, nous nous retrouvons au 2ème service, avec un couple, sur une table de 8. Le soir d’après, ce couple ayant sans doute demandé à changer de service, nous sommes seuls sur une table de 8. Drôle d’impression d’être à deux sur une grande table. Nous retournons voir le Maître d’Hôtel. Euréka semble t il s’exclamer, il nous dégote une table de 6 personnes. Super ! Ce sont deux couples d’Espagnols ! Nous ne parlons pas cette langue et nos jeunes voisins ne parlent pas la nôtre ! Nous avons lâché l’affaire, mais bon…Cette fois ci, nous ne lierons pas d’amitié avec nos voisins de table !

Forfait vins et eaux : A chaque croisière, nous réservons sur Internet deux forfaits : Boys and Girls et Easy Selection. Au sujet du second, il figure bien sur la page Internet au prix de 86.95 euros mais impossible de cliquer. Nous appelons le service clients Costa qui nous indique que celui ci ne se réserve qu’à bord. Une fois à bord, nous procédons à l’achat de ce forfait. Oh, surprise très désagréable : le prix est de 99.99 euros !

Sauna et Hammam : En janvier 2011 sur le Costa Magica, ces services étaient gratuits et inclus. Sur le Fascinosa, c’est payant.

Voyage de Noces : Cocktail avec le Commandant. Petit discours dans chaque langue bien sympa et émouvant. Photo en entrant dans le Théâtre. Costa n’offre pas ce cliché…Cette photo est payante !

Qualité de la restauration : Il m’a semblé que la qualité avait baissé.

Pont Arrière : Des soirées Boite de Nuit sur le Pont Arrière. C’est agréable la musique en plein air et danser dans la nuit noire au dessus des flots. Nous avons quand même eu une pensée pour les personnes ayant réservé les suites juste en dessous…Le bruit généré par ces fêtes leur parvenait assurément, sans doute pas pour leur grand plaisir.

Puis trois jours de visite à Venise, même hôtel.

(Venise vue du pont du Costa Fascinosa)

J’avais réservé sur Internet la Visite Itinéraire Secret du Palais des Doges. Nous recommandons cette visite, très intéressante. Nous l’avons faite avant la visite du Palais des Doges. Tout était inclus.

Nous avons utilisé uniquement un forfait d’un jour de Vaporetto.20 euros par personne, acheté à un automate ACTV. Celui ci nous a permis en une journée de visiter Murano, Burano, Torcello, de descendre et remonter le Grand Canal de jour et de nuit. Nous avons validé la carte de transport à chaque montée. Il y a eu de nombreux contrôles. Il est important de savoir qu’il existe des toilettes dans les vaporettos. En effet, à Venise, les toilettes publiques sont payantes 1.50 euros !

La visite de Ca’Rezzonico a été extraordinaire également. Quel beau Palais !

Visite de Santa Maria Gloriosa dei Frari. Magnifiques tombeaux de Canova, de Titien, L’ascension de la Vierge ( tableau du Titien )

Venise est une ville propre, pas de déjections canines.

En revanche, nous avons déploré la présence de plus en plus encombrante de marchands du temple et les graffitis qui viennent jeter sur les perfections d’antan les stigmates désolants de notre décadence.

A quelques balcons sont déployées des banderoles anti navires de croisière.

Nous n’avons pas payé 80 euros les 30 minutes de gondole. C’est un prix exorbitant. Pourtant, de nombreux touristes paient car les canaux sont devenus des autoroutes à Gondoles, celles ci se suivent en convoi, c’est effarant ! Le gondolier ne chante un air typique que très rarement. Où est la balade romantique dans ces conditions ? En revanche, voir un atelier de fabrication de gondoles est intéressant : Squero San Trovaso, pas loin des Zattere

Chaque jour, nous nous sommes offert deux boules de glaces de fabrication artisanale, un délice !



Quartier San Polo et Santa Croce : Millevoglie Da Tarcisio derrière l’Eglise Des Frari Quartier Dorsoduro : Gelateria Laguna sur les Zattere Quartier du Castello : La Mela Verde

A Venise, choisir un restaurant sans se faire arnaquer est compliqué. Nous nous sommes faits avoir comme des bleus ! Alors, c’est sûr, n’allez pas là ! Caffe La Ramblas Sestiere Santa Croce 373 75.60 euros pour une entrée partagée en deux, deux plats de poisson, une carafe de 50 cl de vin et c’est tout ! Le patron est un fieffé roublard, il parle bien le français, fait du gringue et…l’addition nous assomme à la fin !

Si vous avez des questions ou conseils pour votre voyage qui passe par Venise ou l'une des escales, n'hésitez pas.

Nous on s'est régalés pour notre voyage de noces 🙂
4 jours à Marrakech English translation pending
by Dextegirl · 2014-09-28 · 5 replies
Bonjour à tous,

Nous venons de réserver un week end de 4 jours à Marrakech début novembre. Nous aurions besoin de conseils.

Quel est le meilleur moyen pour aller de l'aéroport à l'hotel ? Comment se déplacer dans la ville une fois sur place ?

Quels sont les lieux à ne pas manquer pour ces 4 jours assez intenses je suppose? Avez vous de bonnes adresses restos ? Quelle sera la météo début novembre ? quels vêtements faut il porter pour être à l'aise et ne pas choquer ?

Bref ça sera ma premiere la bas, vos conseils sont les bienvenus :D Merci à vous,
Programme visites Kyoto English translation pending
by Florence31 · 2014-09-25 · 7 replies
Bonjour,

Voici mon programme de visites sur kyoto. Pouvez vous me dire si je n'ai pas oublié d'incontournables (même si évidemment il y a beaucoup de choses a voir à Kyoto ^^) et si cela vous parait cohérent en terme de localisation et rythme.

Jour 1 : Matinée : train de Kanazawa (2h15), depot des bagages à l'hotel, ... Aprem : Chemin de la philosophie avec Ginkakuji, Nanzen ji, Eikando.

Jour 2 : Matinée : Pavillond'or, Ryoanji, Ninnaji Aprem : Arashiyama (bambouseraie, ....)

Jour 3 : Nara

Jour 4 : Nous avons pris un guide pour cette journée dont le programme est : Matinée : Gare et tour de Kyoto, Honganji, Toji Aprem et soirée : Marché Nishiki, Sanjusangendo, Kiyomizudera et le quartier Higashiyama, Yasakajinja, parc Maruyama, quartier Gion, Galerie marchande Teramachi et Shinkyogoku, quartier Pontocho et diner

Jour 5 : Matinée : Palais imperial, chateau Nijo Aprem : Fushimi Inari

J'attends avec impatience vos commentaires 😛

Bonne journée
Voyage en Italie 2 semaines en décembre: Gênes, Pise, Florence, Rome et Naples English translation pending
by Gwenn02 · 2014-09-22 · 4 replies
Bonjour,

Je suis en train de finaliser un voyage familial (2 adultes et 1 ado) en Italie en decembre prochain. Et j'ai besoin de petits conseils en particulier pour les visites a Florence et Pise

Nous sommes 2 adultes et 1 ado. Nous circulerons en voiture.

Le programme actuel est

Genes - 1 nuit etape

Pise - 1 nuit

Florence - 21 au 24 decembre - 3 nuits - Que voir en priorite ? Je pensais visiter les Offices le mardi 23 car ferme le lundi et le Duomo et le Baptisfere le Lundi . Que visiter d'autre ? Qu'est ce qui vaut le coup ou pas ???

Rome - 24 decembre au 27 decembre - visite Musee Vatican le 24 ap midi. (notre hotel est a 5 minutes a pied de la place St pierre) . Consacrer la journee de 25 a des visites exterieur et des eglises. Le 26, les catacombes, St Clement, Latran et le Colisee/Forum

Naples - du 27 au 29 decembre avec bien sur Pompei .. Mais pas encore defini les autres visites sauf Monte Cassino sur la route de Rome a Naples.

La Spezia - en ville etape sur le chemin du retour

Merci par avance pour tous les conseils - A savoir aussi si c'est faisable ...🙂
Itinéraire conseillé Bali, île Gili, Lombok sur trois semaines English translation pending
by Amelie3112 · 2014-09-22 · 7 replies
Bonjour, Nous partons en couple du 1 octobre au 22 Octobre, nous souhaitons visiter Bali les île Gili et Lombok, l'itinéraire à était difficile à faire et je me suis aidé des différentes informations du forum, et j'aimerais avoir vos avis, nous avons réserver les deux premières nuit et après nous souhaitons réserver tout sur place, pensez vous que c'est possible ? je vous donne mon itinéraire n'hésite pas a me donner vos avis, conseil éclairée je sais que vous êtes nombreux a avoir visiter cette merveilleuse île.

j'ai vraiment besoin de vos conseil et si vous avez des bon plans chauffeur, voiture et des informations pour les speed boat et ou ferry j'ai du mal a comprendre les différences de tarifs je vous remercie de votre aide Jeudi 2 octobre arrivé à belagan beach repos Vendredi 3 octobre Visite de la péninsule de bukit : Journée repos, visite des alentours plage de padang padang Dreamland impossible beach Uluwatu et son spectacle de danse kecak Samedi 4 octobre UBUD Palais d'Ubud & Puri Saren Agung à faire le soir danse traditionnelle Pasar Seni : Marché aux souvenir. Sacred Monkey Forest Sanctuary Promenade dans les rizières / Rando vallée Sungai AyungTemple de Gunung Kawi Rizières de Tegallalang TEMPLE Besakih Ascension Mont Batur Vendredi 5 octobre Samedi 6 octobre Dimanche 7 octobre Départ pour Munduk. Sur la route : Rizières Jatiluwih Temple sur le lac Bratan Temple Batukau Forêt aux singes de Sangeh Lundi 8 octobre Rando sur Munduk et les environs: Rando pour aller voir les cascades Mardi 9 octobre Munduk -> Depart pour Lovina En route pour Lovina Sur la route arrêt aux Source d'eau chaude de banjar Nuit à Lovina Mercredi 10 octobre Vendredi 10 octobre : Lovina, Matin à l’aube bateau pour allez voir les dauphins Au retour départ pour Amed plage snorkelling Nuit à Amed Jeudi 11 octobre Amed (speed boat) OU padang bai ( ferry) depart pour les île gili meno ou air : Journéé sur ile gili Vendredi 12 octobre île GILI et départ pour SENGIGI LOMBOK Samedi 13 Octobre – Sengigi / Kuta Lombok Lombok : Sengigi, Lundi 14 Lombok : Visite de l’Ouest Mardi 15 Lombok : départ pour Senggigi. Sur place, location de scooter pour explorer la côte Nord, ses criques et plages, snorkeling (côte réputée pour ses fonds marins), retour par la Monkey Forest (route de montagne traversant la jungle et peuplée de singes) Mercredi 16 Départ de Lombok pour Padang bai Ferry Plage de candidasa Nuit à Sidemen rizieres Jeudi 17 Sidemen : Balada dans les rizieres Temple sur l’eau tirta ganga Vendredi 18 Sanur Lundi 19 Nusa lembogan Mardi 20 Kuta Mercredi 21 Départ

je remercie les différents globe trotteur amelie
Sri Lanka: notre déception (regards insistants, personnes intéressées, etc) English translation pending
by Lifelike · 2014-09-11 · 171 replies
Bonjour,

Nous sommes un couple actuellement en voyage autour du monde, et je venais vous faire part de notre profonde déception concernant le Sri Lanka. Nous souhaitons partir peut-être prématurément pour la Thaïlande, mais nous avons besoin de conseils.

J'ai assez voyagé (voir mon profil), mais jamais en Asie. Il s'agissait de notre première étape dans ce pays, où nous sommes encore actuellement (à proximité de Kandy).

Je n'ai jamais eu cette sensation, dans aucun pays traversé à travers le monde. Je m'explique : Les gens sont irrespectueux. Principalement avec votre femme. Ma femme a une vingtaine d'années, elle est blonde aux yeux bleus, et les sri-lankais ne se gènent pas pour la mater de la tête au pied, de la siffler, de lui sourire, de faire des réflexions. Les regards insistants, c'est toute la journée ! C'est juste un manque de respect absolu ! Je n'ai jamais vu ça de ma vie. Je suis désolé, mais on dirait des pervers !

Autre point, nous avons été aidés plusieurs fois, lorsqu'on était un peu pommé, dans les gares, avant de prendre le train, entre deux tuk-tuk, mais à chaque fois les personnes avaient un intérêt derrière, pour vous placer une ghest-house, un restaurant, ou quoi que se soit qui peut leur rapporter de l'argent. Même les employés des offices de tourisme font la même chose !

Je ne parle même pas du harcèlement et des coups de klaxon tous les 15 mètres parce que vous êtes blancs et que vous pouvez potentiellement lâcher de l'argent.

Pour finir, les transports en commun sont une catastrophe absolue. Pour se déplacer sur les points les plus touristiques du pays, il faudra prendre des trains, des vieux bus bondés à ras bord pendant des heures, etc ... Tout le monde n'en a pas l'envie, chacun sa façon de voyager.

Bref, je respecte tous les points de vue. Beaucoup y trouveront sûrement de quoi s'épanouir. Je vous demande simplement de respecter le mien.

J'en profite pour donc pour une question : Est-ce la même chose en Thaïlande ? Qu'en est-il là bas ? Nous voulons juste nous fondre dans la masse, profiter d'activités sans avoir à entreprendre des expéditions, être tranquille quoi ! Profiter de la vie sans avoir à se soucier des pervers qui matent votre femme pendant que vous lui tenez la main tranquillement dans la rue.

Merci des conseils.
Retour d'Iran, août 2014 English translation pending
by Morticans · 2014-09-09 · 16 replies
Bonjour,

Un petit compte-rendu de trois semaines en Iran en août / septembre 2014.

* Vol : Paris => Téhéran avec Turkish Airlines via Istanbul, j'avais déjà mon visa obtenu à l'ambassade d'Iran à Paris sans aucuns problèmes avec un numéro d'autorisation obtenu avec Touran Zamin en 3 jours !

* Guides de voyage utilisés : Lonely Planet 2012 et Bradt 2014

* Itinéraire : J1 : Téhéran (arrivée 2h45 du matin) : Passage à l'immigration sans appel ou contrôle de l'hôtel, rien de particulier comme dans n'importe que autre pays. J2 : Téhéran J3 : Qom J4 : Kashan J5 : Kashan J6 : Ispahan J7 : Ispahan J8 : Ispahan J9 : Chiraz J10 : Chiraz J11 : Chiraz + Persepolis J12 : Téhéran J13 : Tabriz J14 : Tabriz J15 : Tabriz J16 : Téhéran J17 : Téhéran J18 : Téhéran J19 : Téhéran => Paris (Départ 7h20)

1/ Téhéran Hôtel : Kayyam Hotel sur Amir Kabir St, près du Firouzeh Hôtel et de la place Emam Khomeini (
http://www.hotelkhayyam.com/) Chambre avec deux à trois lits à 600 000 RI / nuit. L'hôtel est correct mais il peut faire très chaud selon les chambres, la clim n'a pas la même puissance et est parfois coupée pendant la nuit et la journée... Il y a un perroquet dans le hall qui parle quelques mots de Farsi. Le personnel est vraiment sympa et aidant pour les démarches. Le transfert pour l'aéroport est à 600 000 RI (on paye l'aller - retour d'un employé de l'hôtel).

Visites : Azadi Tower ; Musée du Tapis (150 000 RI) ; Musée National (150 000 RI) ; Musée du Verre et de la Céramique (150 000 ou 100 000 RI me souvient plus) ; Ancienne ambassade américaine ; Bazar ; Palais du Golestan (500 000 RI pour l'ensemble des 7 sites ou achat des tickets possible de chaque site à choisir à l'entrée) ; Jameh Bazar le vendredi matin dans un parking près de Istanbul Cross (référence dans le guide Lonely Planet).

Change : Près d'Istanbul Cross et de Ferdowsi Square, taux à environ 41 000 RI

2/ Qom Transport : Bus pour Qom 50 000 RI de mémoire, peut être plus depuis Terminal Jonub.

Hôtel : Pas de souvenir du nom, c'était notre seule très mauvaise expérience du voyage. Nous avons essayé 7 hôtels qui étaient tous pleins (Negin Hotel, Etminan Hotel...). Au bout d'un moment, un homme nous voyant avec les sacs, nous a proposé de nous indiquer des hôtels qui auraient des chambres de libres. Le premier hôtel, l'employé ne parlait pas anglais et nous a demandé 6 millions de Rials pour une chambre de 20 m2 avec 4 lits simples, nous avons refusé et nous avons eu du mal à partir de cet hôtel, ils essayaient de nous retenir à tout prix. Au second hôtel nous avons eu une chambre avec 3 lits simples, une cuisine aménagée pour 2,3 millions de Rial pour une nuit. N'ayant pas d'autres alternatives et usé d'avoir fait 8 hôtels, nous avons accepté et c'est là où l'iranien rencontré dans la rue qui nous a indiqué les deux hôtels a demandé à être payé 1 million de RI pour ça. Nous avons refusé et avons tenté de négocier à la baisse cette commission, ils ont donc appelés d'autres iraniens qui ne parlaient pas anglais. Ils ont appelé un homme au téléphone qui parlait anglais, qui nous a dit que nous devions le payer parce qu'ils nous avait indiqué des hôtels, que tous les hôtels étaient pleins et chers. Même en tentant de partir, ils se sont montré un peu menaçant dans le regard et la posture on va dire. C'était notre 3ème jour en Iran, cela me paraissait compliqué de réclamer notre argent déjà versé pour l'hôtel et tenter d'appeler la police... On a donc payé 2,3 millions de rials pour la chambre + 1 million de rials pour la commission. C'est notre seule expérience négative avec des iraniens pendant le voyage.

Visites : Tombeau de Fatemeh - Hazrat Masumeh

3/ Kashan Transport : Bus pour Kashan 70 000 RI de mémoire, depuis le rond-point Haftdad.

Hôtel : Sayyeh Hôtel tout près de l'entrée du bazar, bonne adresse et bonne situation, le personnel est vraiment accommodant dans les démarches (résa d'hôtel, informations...). 475 000 RI pour une chambre avec deux lits simples et petit déj, propreté et état de la chambre correcte.

Visites : Bazaar avec notamment le magnifique caravanserai Khan Amin al-Dowleh Timche que l'on peut admirer pendant des heures. Selon moi, le plus beau caravanserai vu pendant le voyage. Masjed Agha Bozorg ; Madraseh Mir Ahmad ; Maison traditionnelles : Khan-e Abbasian ; Khan-e Ameriha ; Khan-e Tabatabei (100 000 RI par maison). Nous avons eu plusieurs propositions pour aller visiter le village d'Abyaneh, nous ne l'avons pas fait faute de temps, mais si c'était à refaire je pense que ça vaut vraiment le coup.

4/ Ispahan Transport : Bus pour Ispahan pas de souvenir du prix depuis le terminal principal de Kashan.

Hôtel : Amir Kabir Hôtel sur Chahar Bagh Avenue près du stade : 600 000 par nuit pour une chambre avec deux lits simples (chambre OK, mais douches et toilettes en commun pas d'une propreté super). Le meilleur hôtel du voyage pour rencontrer d'autres voyageurs ou des iraniens de passage. Le personnel est très très aimable et accommodant pour les résas de bus, d'hôtel. Possibilité de faire laver son linge à 40 000 ou 50 000 RI par kg.

Visites : Place Naghsh-e Jahan Mosquée du vendredi Mosquée du Shah Palais Ali Qapu Bazar Park Sahid Rajaj Park Pont Pol-e Si-o-Seh (rivière asséchée en été) Pour les prix des sites payants ça va de 50 000 RI à 150 000 RI de mémoire.

Change sur Sepah Street à un taux de 41300 RI.

5/ Chiraz Transport : Bus pour Chiraz de nuit à 275 000 RI, depuis Kaveh Terminal vers 23h.

Hôtel : Anvari Hôtel sur Anvari Street, 700 000 RI par nuit pour une chambre double, peut être la chambre la plus propre et la plus pratique du voyage. Ils organisent des tours vers Persepolis et les tombes Rostam et Rajab pour 1 million de rial pour un chauffeur A/R. Mais aussi pour Pasargade et Bavanat mais je ne me souviens plus du prix.

Visites : Arg-e Karim Khan (150 000 RI) Masjed-e Vakil (50 000 RI) Masjed-e Nasir al Molk (50 000 RI) Tombe d'Hafez (100 000 RI) Jahan Nam Park (100 000 RI) Bagh-e Eram (150 000 RI)

Change : sur Zand boulevard après la citadelle près de la passerelle avec un taux à 41200 RI.

6/ Persepolis Tarif : 150 000 RI pour Persépolis et 100 000 RI pour les tombes Naqsh-e Rostam

7/ Tabriz Transport : Bus pour Tabriz depuis Téhéran Azadi Terminal près de la tour Azadi, Métro Meydan-e Azadi à 275 000 RI vers 22h.

Hôtel : Sapid Hôtel sur Imam Khomeini street à 400 000 par nuit pour une chambre avec 3 lits simples + 40 000 RI par douche, chambre passable avec aucune isolation sur la rue et le couloir. La propreté de la douche et des toilettes communes laissent à désirer, une forte odeur d'urine est constante ! Les employés parlent difficilement l'anglais.

Visites : Bazar Mosquée bleue (100 000 RI) Arg-e Tabriz Park Golestan

Le sentiment global sur le pays est un accueil et un sentiment de sécurité total même à 23h le soir à Téhéran dans les rues du sud Téhéran. Selon moi, l'hospitalité et l'accueil des iraniens est du même niveau que celui des libanais (ex : se faire offrir des glaces et du thé par des inconnus au terminal de bus, des "welcome to Iran" tous les jours, des iraniens qui vous arrêtent pour vous demander votre avis sur l'Iran, vous proposer leur numéro de portable en cas de problème ou de l'aide lorsque l'on regarde le plan ou que l'on semble chercher quelque chose. Aucun contrôle de passeport ou autre par un policier ou un membre de l'armée, ils sont plutôt à vous souhaiter la bienvenue en Iran. Nous avons rencontré un portugais qui portait un short et à qui la police ne lui avait rien dit à Téhéran...

* Les conseils aux voyageurs que je pourrais donner : - Apprendre les mots, phrases de base et les chiffres en Farsi, cela peut être bien aidant surtout pour les chiffres dans les stations de bus ou pour négocier les prix au bazar ; - Avoir un guide de conversation Farsi - Anglais, permet de montrer en Farsi ce que l'on cherche ou l'on a besoin ; - Faire réserver l'hôtel de la prochaine ville par l'hôtel dans lequel vous êtes car les numéros de téléphone dans le guide de voyage ne sont plus à jour (indicatifs changent constamment), demander à se faire écrire l'adresse en Farsi sur un papier pour le taxi au cas où - Manger un dizzi au restaurant (sorte de ragout de mouton à écraser avec un pilon) - Aller au Mausolée Shah Cheragh à Chiraz à l'heure de la prière du soir (vers 20h) pour une ambiance unique, le fait de ne pas pouvoir prendre de photo permet de profiter intensément du moment !

Khoda Hâfez

Bastien
Printemps au Prater (Vienne, mai 2014) English translation pending
by Tokala · 2014-09-06 · 0 replies
Pour lire ce carnet en visualisant les photos, c'est par ICI

Et pour la gastronomie de Vienne, c'est par LA

Printemps au Prater... Ces mots résonnent dans ma tête depuis que j'ai lu il y a quelques années la nouvelle éponyme de Stefan Zweig. Printemps au Prater, renouveau, souffle de vie quand le soleil réchauffe la terre et que les arbres fleurissent, bourgeonnent, que les oiseaux chantent la fin de l'hiver... Printemps au Prater... Ces quelques mots m'ont donné envie d'aller à Vienne, au printemps bien sur.

J'avais une image de Vienne un peu particulière, un mélange du Vienne du 18ème siècle, quand la cours de France était admirée dans toute l'Europe, et que le Prater servait de lieux de promenade pour l'aristocratie, et du Vienne du début du 20ème siècle, tel que Stefan Zweig le décrit dans ses romans et nouvelles. Mon imaginaire de Vienne est fortement lié aux livres et aux bandes-dessinées que je lis, et je n'avais aucune idée de ce à quoi pouvait bien ressemblait Vienne au 21ème siècle. Je n'avais même pas idée que mon imaginaire pouvait être différent de la réalité.

En quelques jours, j'ai découvert une ville qui n'a pas déçue mon imaginaire, une ville propre, classe, à l'architecture magnifique, avec de très beaux musées... Le Prater ressemblait à la description qu'en faisait Stefan Zweig, et la Grande Roue de 1897 m'a permis de faire un fabuleux voyage dans le temps. Mais j'ai également découvert une ville jeune, dynamique, gourmande, tournée vers l'avenir et très agréable à vivre. Bref, j'ai été complètement sous le charme !

Voici, en quelques photos et quelques phrases, un aperçu de mon séjour dans cette très belle ville.

La Vieille Ville, qui s'étend autour de la Cathédrale Saint Etienne - du haut de laquelle la vue est magnifique - et qui est bordée par le Ring, ancien mur d'enceinte transformé en boulevard arboré, est très agréable et se visite sans problème à pieds. J'ai particulièrement aimé la Cathédrale avec son toit en mosaïque, la rue Schönlaterngasse qui abrite l'une des plus vielle maison de Vienne, la maison du Basilic, et tout simplement me promener, déambuler dans les rues aux grès de mes pas et me mes envies.

Le Musée des Beaux-Art est très intéressant, et maintenant je suis incollable pour repérer Saint Jérôme dans un tableau ! Par contre, les quelques toiles du Caravage sont splendides, et celles de Velazquez, que j'aime beaucoup aussi, me rappellent un agréable séjour à Madrid et ma visite du musée du Prado. Mais il est également à voir pour sa magnifique architecture.

Le Belvédère, ancien palais, le premier à être construit en dehors des murs de la ville, est maintenant transformé en musée. J'ai visité le Upper Belvédère, qui rassemble une magnifique collection d'impressionnistes (Monet, Courbet, Renoir...) et également des toiles de Egon Schiele (un peu sombre pour moi) et de Klimt (que j'aime beaucoup).

Les jardins du Belvédère, réalisées par une élève de Lenôtre, spécialisé dans les jets d'eaux, est une magnifique jardin à la française dans lequel il fait bon flâner et prendre le soleil.

A propos de jardins, Vienne est l'une des villes d'Europe avec le plus d'espaces verts, et ça c'est vraiment agréable !

Il est grand temps maintenant d'aller au Prater ! Cet immense parc, ancien terrain de chasse ouvert au public en 1766 par Joseph II, est vraiment très agréable. Les mots de Stefan Zweig me reviennent en mémoire, et je prends les chemins de traverse en suivants ses personnages, m'arrêtant sous un arbre pour regarder les rayons du soleil illuminer le parc.

Un petit tour à la fête foraine (un gros point noir quand même, ce manège à poneys, et ses animaux si tristes attachés et condamnés à tourner en rond...), puis nous rejoignons la Grande Roue qui, bien que détruite pendant la guerre, fut reconstruite à l'identique, avec ses beaux wagons de bois dans lesquels il est possible de dîner aux chandelles tout en admirant la vue sur la ville. La vue d'en haut est vraiment belle, j'ai l'impression de faire un voyage dans le temps à l'abris dans mon wagon de bois.

Mais il est maintenant temps de faire un saut en avant, et de revenir au 21ème siècle ! En me promenant du côté de l'Opéra de Vienne, tout aussi emblématique que l'Opéra Garnier de Paris (celui de Vienne a été inauguré par un concert de Mozart), j'entends de la musique, des basse de musique techno ou electro... Je m'approche, et je tombe sur la Peace Parade ! Des 10aines de char diffusant de la musique, suivis par une foule bigarrée et des odeurs de beuh ! Quel contraste devant l'Opéra ! Je me joins au cortège, et je parcours avec eux la moitié du Ring, avant de les abandonner. Quelle ambiance !

Voici quelques informations pratiques pour compléter ce petit carnet de voyage :

Depuis l'aéroport, j'ai pris le CAT (City Airport Train) qui rejoint le centre de Vienne en 15 minutes. On arrive à Wien Mitte, centre commercial avec pas mal de boutiques et restaurants (pratique pour déjeuner avec de reprendre l'avion). De Wienn Mitte, une seule station de métro pour rejoindre l'hôtel.

Hotel City Central Réservé sur booking.com Très bien placé entre la vielle ville et le Prater, on a pu tout faire à pied. Très bon hôtel confortable avec un excellent petit déjeuner

Nous n'avons pris qu'une seule fois le tramway (car il pleuvait) pour faire un petit bout du Ring.

Il y a également plusieurs bornes de "vélib'" pour visiter la ville autrement.

Quelques mots allemands qui m'ont été utiles :

Guten morgen / Guten tag : Bonjour Auf wiedersehen : Au revoir Danke : Merci Bitte : S'il vous plait Marille : abricot Kugel: boule Kugeln: plusieurs boules ich möchte : je voudrais Par exemple chez le marchand de glace : ich möchte ein kugel bitte / ich möchte zwei kugeln bitte ein : un zwei : deux ich spreche nicht deutsch = je ne parle pas allemand

Mais dans l'ensemble, les autrichiens parlent très bien anglais ^^
Irlande: 8 ans de permis nécessaires pour louer une voiture? English translation pending
by Bdeb · 2014-09-05 · 14 replies
Bonjour, et HELP !!!!

J'ai lu sur certains forum de voyages que certaines entreprises irlandaises (tel Budget, Enterprise...) demande un permis de 8 ans minimum ? Est ce vrai ????

Je croyais que cela était d'un minimum de 2 ans de permis

J'ai passé mon permis en 1996 mais ai dû repasser le code en 2011, du coup date du dit permis 2011😕😕 J'ai 39 ans

Merci de vos réponses

Bénédicte
10 jours en Bretagne, que voir? English translation pending
by Frnoid · 2014-09-04 · 23 replies
Ns désirons aller en bretagne et louer une maison pour 10 jrs mais quel serait le meilleur endroit pour visiter en voiture? Ns adorons les paysages et le mt st Michel les bonnes bouffes et les coups de cœurs?
14 jours au Japon - Tokyo, Kyoto, Hiroshima, et Hikone? English translation pending
by Ryho · 2014-09-03 · 7 replies
Bonjour à tous,

Nous partons dans 10 jours...

Nous avons un JR Pass pour 14 jours.

A Tokyo, notre hôtel est proche de Suidobashi

Nous avons dû changer un peu l'ordre car certains musées étaient fermés ou complets donc j'ai essayé de faire dans la logique pour éviter de courir partout, surtout qu'il s'agit de notre premier voyage au Japon :)

Au départ, je voulais voir un château japonais, et comme Himeji est toujours en travaux, je pensais visiter Hikone pendant que mes amies allaient à Hiroshima, mais je me suis laissé tenté par une journée à Hiroshima... Je voudrais quand même visiter Hikone donc je me demandais si c’était faisable lors du voyage de retour sur Narita.

Partir de Kyoto, laisser les sacs à la caution à la gare et visiter Hikone puis revenir prendre le train direction Tokyo et Narita. Notre vol est à 22:30 donc à laisse le temps j’espère...

En gras, les éléments "imposés". Comme nous avons des amis sur Tokyo, ils ont proposé de nous faire visiter quelques trucs et passer la soirée avec eux... Il nous tarde.

D 14 - Voyage, arrivée à Narita à 18:30 - Nuit à Tokyo L 15 - Akihabara, Asakusa, Tokyo Sky Tree en soirée - Nuit à Tokyo Ma 16 - Mont Fuji - Nuit à Tokyo Me 17 - Yasukuni, Jardins Impériaux, Ueno et Tokyo National Museum - Nuit à Tokyo J 18 - Ghibli Museum, Meiji-jingu, Ballade et soirée dans Shinjuku - Nuit à Tokyo V 19 - Tsukiji, Hama-rikyu Onshi gardens et tea house, Sengakuji, Ballade et soirée dans Shibuya - Nuit à Tokyo S 20 - Voyage vers et visite de Kyoto - Nuit à Kyoto D 21 - Visite de Kyoto - Nuit à Kyoto L 22 - Visite de Nara - Nuit à Kyoto Ma 23 - Visite de Kyoto - Nuit à Kyoto Me 24 - Visite d'Hiroshima - Nuit à Kyoto J 25 - Palais Impérial, Arashiyama - Nuit à Kyoto V 26 - Visite de Kyoto, Cours de cuisine dans l'après-midi - Nuit à Kyoto S 27 - Retour vers Narita avec arrêt à Hikone ??? Vol à 22:30

Merci par avance pour vos conseils :)
Séjour de 9 jours en Toscane (avec enfants) English translation pending
by Trottier · 2014-08-27 · 68 replies
Bonjour, j'ai bien entendu lu le passionnant carnet de voyage de Vasyvite qui m'a beaucoup inspiré. Nous envisageons quant à nous de visiter en famille (2 enfants de 13 et 17 ans) la Toscanes et en particulier Florence. Voici la feuille de route que j'ai mise au point : - Jour 1 : Arrivée à Pise en avion. nous ne comptions pas monter sur la Tour penchée, jugeant cela trop onéreux (72 euros pour 4), la voir nous suffira. Direction Lucques en train ou nous passerons la nuit. -Jour 2 : Visite de Lucques et direction Florence en Train. -Jour 3,4,5,6 : Visites de Florence. Hébergement en appartement pour limiter les frais. -Jour 7 : Location d'une voiture et direction Sienne par la SR222 (Vignoble de Chianti), étape sur ST Gimignano. Une nuit à Sienne à l'hôtel. -Jour 8 : Direction Pienza et le Val d'Orchis puis retour sur Sienne. Une nuit à l'hôtel. -Jour 9 : Direction Pise et départ pour Paris.

Mes interrogations : -Les priorités sur Florence en 4jours1/2 : Le Duomo, la Gallerie des Offices s'imposent. Sinon, Le Palazzo Vecchio, Santa Maria Novella, Gallerie dell'Acamedia, San Lorezo, San Croce, Palazzo Pitti, San Miniato, Di santo Spirito ???? -Nous voulions aussi aller sur Fiesole ?? -Le manque de temps pour visiter Sienne et St Gimignano ?

Pourriez-vous svp me donner votre avis sur ce programme ou me proposer autre chose ?
Croisière "Saveurs des Terres du Soleil" English translation pending
by Jarod3110 · 2014-08-24 · 12 replies
Bonsoir

NOus comptons partir à bord du COSTA CLASSICA pour la croisière saveurs des terres du soleil pou le 22 octobre.

Y aurait il sur le forum des futurs participants ?

Les escales sont :

- MALAGA - TANGER - CASABLANCA - CARTHAGENE - VALENCE

que me préconisez vous comme visite dans ces villes ?

merci d'avance
Croisière MSC Preziosa English translation pending
by Picousette · 2014-08-23 · 131 replies
Bonjour,

Voilà nous avons réservé notre croisière pour le 10 avril 2015 sur le MSC PRECIOZA donc si quelqu’un part à cette période, n'hésitez pas à nous contacter.

Et pour ceux qui ont déjà réaliser cette croisière, vos conseils sont les biens venus.

Merci d'avance

Elodie
5 jours entre Bologne et Venise English translation pending
by Hartnett · 2014-08-23 · 9 replies
Bonjour à toutes et à tous,

Je vais partir quelques jours (5 jours) entre Bologne et Venise et j'ai besoin de conseils sur mes choix de visites.

J'arrive à Bologne vers 16h30, je pense me promener dans la ville pour le reste de la journée. 1er jour : Visite de Bologne, pensez-vous qu'en une journée je pourrai voir l'essentiel ? ou vais-je m'ennuyer ? 2ème jour : j'ai le choix entre Ravenne et Ferrare... laquelle est la mieux pour une journée ? je n'ai pas de préférences à vrai dire... 3ème jour : je pars pour Padoue et je pense visiter la ville dans la journée, est-ce suffisant ? 4ème et 5ème jour : Venise, je pense que j'aurai un petit aperçu de la ville en deux jours. Par contre, j'arriverai à la gare de Venise, est-ce qu'il existe une ligne de correspondance avec le vaporetto entre la gare et la place Saint-Marc ?, j'aimerais me faire une belle arrivée avec le Grand Canal et la Place Saint-Marc...

Merci pour vos réponses. 🙂🙂
Retour de 3 semaines et demie de Thaïlande - Escale à Dubaï English translation pending
by Popinette89 · 2014-08-22 · 14 replies
Bonjour,

Ce forum m'a apportée aide et réponses quand j'organisait notre voyage en Thaïlande (merci à vous!), voici nos impressions sur la Thaïlande et notre itinéraire.

21.07 départ de Lyon avec Emirates via Dubaï

22.07 arrivée tardive à Bangkok, taxi vers l'hôtel que j'avais réservé avant de partir : Lamphu tree hotel (très bien)

23.07 : Bangkok on est parti à pied de l'hôtel direction le Grand Palais (entrée 500 baths contrairement à ce qui était mis dans mon guide), puis pause dans un parc à côté et rencontre avec les premiers varans, bienvenue en Thaïlande !! Ensuite visite du Wat Pho, puis on est passé au marché aux fleurs mais nous avons raté la grande partie du marché. Bonne journée, les visites s'enchaînent bien.

24.07 : Chiang Mai Vol Air Asia pour Chiang Mai, réservé à l'avance environ 50 euros pour deux. Taxi pour l'hôtel : Thapae Garden GH, super guest house située à l'est de la vieille ville entre la porte et le night bazar. L'après-midi visite de la ville, temples etc

25.07 : Chiang Mai Doi Suthep, magnifique en redescendant on s'est arreté à une cascade, celle qui est près du zoo je ne me rappelle plus du nom, après-midi ballade dans la villeLe soir à Chiang Mai on allait souvent au Night Bazar se promener, et manger au food court.

26.07 : Chiang Mai Excursion d'une journée au Doi Inthanon

27.07 : Chiang Mai Demie journée de cours de cuisine chez Asiascénic (super!!), puis l'après-midi Bo Sang où j'ai pu acheter une ombrelle. Le soir Sunday walking street

28.07 : Sukhothai Départ tôt pour la gare routière et bus vers Sukhothai. L'après-midi visite des temples à vélo, nuit au Vitoon GH, située juste en face des temples pratique!.

29.07 : Ayutthaya Bus vers Ayutthaya, l'après-midi nous sommes allés au marché flottant (pas d'animation), on a vu les premiers éléphants et 6 ou 7 tigres dans une cage petite avec du béton au sol... Nuit au Chantana GH (très bien)

30.07 : Ayutthaya Location de scooter et visite des temples. Très sympa le matin, mais l'après midi on a voulu aller dans un temple éloigné et il y avait beaucoup de circulation, on s'est perdu et on a crevé.. Bon ça nous a permis de voir que les thaïs ne vous laissent pas tous seuls pauvres touristes au bord de la route. Une personne a appelé le loueur pour nous, et comme on fait bien les choses on a crevé en face d'un garage !

31.07 : Kanchanaburi Bus pour le Kanchanaburi. Nuit au Noble Night (très bien)

01.07 : Kanchanaburi Excursion d'une journée pour voir des sources d'eau chaudes, le train de la mort, une cascade etc. Bien mais il a fait un temps pourri du coup on a pas trop profité.. Mais le train "de la mort" c'était chouette.

02.07 : Kanchanaburi Départ avec le bus de 8h pour Erawan (bus qui roule la porte ouverte à 80km-h hihi). Beaucoup de monde tout de même ! Lieu sacré pour les thaïs où l'on voit des touristes à moitié à poil qui crient en pataugeant dans l'eau. La palme revient à un Mr en slip de bain, tongs et appareil photo autour du cou qui se balade ... Désolant ! Pensez à prendre de bonnes chaussures, les rochers glissent et ça monte sec pour les derniers niveaux! On a vu des singes dans le parc.

03.07 : Bangkok Bus pour Bangkok, puis Chattuchak market, nuit à Amari hôtel

04.07-10.07 : Koh Phagnan Vol très tôt avec Air Asia, suivi d'un bus et d'un bateau puis d'un taxi pour Blue Ocean Hotel (bien). Les trois premiers jours temps moyen, couvert le matin et pluie l'après-midi. Les trois derniers jours beaucoup mieux, on a loué une moto les derniers jours pour visiter l'île. Temple chinois et les plages du Nord et de l'Est. On n'a pas aimé l'Est de l'île. Chaloklum était pour nous la plus belle plage (surtout pour la couleur de l'eau !!). Snorkelling. Détente. Farniente. On a pas osé allé voir le sud de l'île, à l'approche de la Full Moon haha, mais on nous a dit que c'était comme à St Trop mais en pire! On partait à 7h-8h le matin pendant que les touristes dormaient 😎

11.07 : Bangkok Retour sur Bangkok. Hansaah GH, bien, mais après avoir tué deux cafards la deuxième nuit on est parti je pouvait pas, dans la chambre c'est au-dessus de mes forces.

12.07 : Bangkok Maison de Jim Thompson, MBK, Parc Lumpini et les gros varans (cf photo). Nuit au Ibis Sathorn dégoté dans la même rue à 22H

13.07 : Bangkok Chinatown, Mont doré, Paragorn et magasins (oui beaucoup de centres commerciaux l'après-midi il faisait très très chaud!!)

14.07 : Bangkok Wat Arun, marché des amulettes, MBK et départ !

15.07 : Dubaï Arrivée très tôt le matin à 6h on était dans le centre de la ville. Faites attention on s'est fait avoir avec les taxis, en sortant de l'aéroport on s'est rendu compte qu'on était dans un taxi luxe plus cher. On était pas réveillé du tout... 🤪 On vu la Burj Khalifa, on est rentré à Jameira, Burj el Arab, et Mall of Emirates à 11h direction l'aéroport en taxi. C'était vendredi matin pas de métro. En tout cas sortez tôt il fait trop trop trop chaud (à partir de 8h on cuit !). NB : les arrêts de bus sont climatisés.

N'hésitez pas à me poser des questions pour plus de détails !!

Ce qu'on aurait changé : faire deux nuits à Sukothai et une seule à Ayuttaya qu'on a pas aimé.

Les - : Les chiens errants, j'ai peur des chiens alors j'ai été servie !! Surtout à Ayuttaya ils sont mauvais et laids.. Il y a des chiens partout partout ! Les touristes qui ne respectent pas du tout les thaïs, pieds vers Buddha, se baladent à moitié nus... Les constructions sur Koh Phagnan, ils construisent un truc pour la jungle party (où je ne sais quoi), adieu la forêt et les arbres... Les milles pattes et les cafards (mais bon il faut les affronter pour visiter ce genre de pays et ça vaut la peine!!)

Les + : Les thaïs très accueillants, souriants, c'est pas une légende. Les marchés, les odeurs, les temples, les parcs, la couleur de l'eau enfin tout le reste quoi! Les transports locaux aussi : tuk tuk, taxi, bus, moto, bus vip, bus sans porte, tuk tuk de kanchanaburi (on est sur le côté)

Sinon : On avait réservé que les deux premières nuits et sur Koh Phagnan, c'était très bien comme ça, on trouve facilement même très facilement. Le temps dans l'ensemble ça allait, il pleuvait le soir, sauf sur l'île où on a eu trois aprèm pluvieuse, et une journée à Kanchanaburi où il a énormément plu. En tout cas, il fait chaudn mais n'oubliez pas votre petite polaire pour les bus ou taxi frigos.

Enfin bref, c'était super, faut pas hésiter et y aller !!!

A bientôt,
4 semaines sur la Route de la soie, juillet 2014 English translation pending
by Julie777 · 2014-08-20 · 11 replies
nous sommes partis début juillet.2014 voici notre itinéraire vol finnair Paris Xi'an 2 jours à Xi'an vol Xi'an Urumqi, Urumqi Hotan hotan 1 jour Yarkand 1 jour Kashgar 2 jours 3 jours avec agence oiugur tour ( lac Karakul tashkurgan, frontière pakistanaise) Kuqa 2 jours Turpan 2jours 1/2 Dunhuang2 jours Jiayaguan 1jour1/2 Xiahe 3 jours Tongren, 1 jour1/2 Xining 1 jour1/2 Xi'an 2 jours

Nous avons pris notre temps et ne sommes pas rentrés fatigués; Nous avons pris 4 fois le train de nuit et une fois le bus de nuit (entre Turpan et Dunhuang pour éviter multiplicité de transport) Nous avons voyagé 1 fois en soft sleepers et 3 fois en hard sleepers car c'est assez compliqué de réserver des couchettes à cette période, les chinois circulent beaucoup. Rien à dire sur les trains, très ponctuels .

Nos coups de coeur: les 3 jours au départ de Kashgar ; des paysages extraordinaires ( le temps était magnifique)la nuit au bord du lac Karakul passée dans une yourte Xiahe; le monastère de Labrang est non seulement très beau ( mais celui de Tongren aussi ) mais la ferveur des pélerins donne une atmosphère particuliére et de plus nous avons eu la chance d'assister à la fête des masques.

Nous avons été déçus par Hotan ( il faut dire qu'il pleuvait) nous avons beaucoup aimé Yarkand , les mausolées et le très grand cimetière Kashgar , avec le marché aux bestiaux ;la vieille ville n'existe pratiquement plus ( et nous avons beaucoup marché pour essayer de découvrir des vieilles rues!) Turpan est très intéressant par les sites alentour (Jiahoe, Tuyoq, Gaoshang) un beau musée . Il y fait très chaud ( 50° quand nous y étions! Dunhuang ville à dimension humaine pour s'y promener (plutôt rare en chine!) les grottes de Mogao magnifiques Jiayaguan étape choisie pour voir le bout de la muraille et le fort, mais la ville est récente et plutôt laide! Tongren (il n'y a qu'un bus par jour de Xiahe vaut le détour: d'abord la route est magnifique et les temples tibétains sont très beaux Xining: nous avons assez apprécié cette grande ville; centre ville agréable , un quartier de restaurants très bons, et des gens qui dansaient dans la rue dans des endroits improbables ( carrefours de grosses routes!) le monastère Taer Si a une architecture ancienne et très belle mais il faut faire abstraction des hordes de touristes chinois qui s'y promènent comme dans un parc touristique. Cela ne nous a pas géné outre mesure parce que nous avions visité Xiahe et Tongren avant. Quand à Xi'an nous avons bien sur été très impréssionés par l’armée enterrée; les pagodes ( grande et petite) de l'oie sauvage nous ont bien plu ainsi qu' une promenade sur les 14 kms de remparts.

Nous revenous enchantés ( ce n'est pas notre premier voyage en Chine; nous avons déjà visité le Yunnan, le Guizhou et le pays Dong, et la région de Gullin) Ce voyage a été plus compliqué au niveau communication ( nous ne parlons pas chinois) comme il y avait très peu de touristes ( au Xinjiang en particulier, les Oiugurs refusent de lire ou parler le chinois..). Ce désir de suivre la route de la soie, nous a permis de comprendre tout l'apport culturel et religieux , tous ces échanges entre l'asie centrale et la chine depuis 2200 ans

carnet pratique: les bonnes adresses! à Xian le Han tang house bien situé , chambres confortables et la possibilité de petit déjeuner occidental surtout après 4 semaines! 220y zet l'excursion à l'armée enterrée est d'un excellent rapport qualité prix, bon guide) à Kashgar Eden hotel bien à Xiahe oversea tibetan hotel, juste à côté du monastère et le patron parle anglais! quel plaisir! à Xining Lete youth hotel ( au 15étage!) chambres très claires confortables (180y) bon petit déjeuner et aussi on y parle anglais nous avions réservé par le net à Kuqa le LIDU hotel (hotel de luxe pour 250y avec petit déjeuner sur Ctrip... Super!)

notre budget ( hors avion) a été de 70 euros par jour pour 2 pris d'une chambre pour 2 (avec salle de bain) entre 170 y et 300 (à Xiahe où le logement est plus cher)

N'hésitez pas à me contacter si vous avez besoin d'infos!
Devis multi-destinations English translation pending
by Dssandro · 2014-08-18 · 9 replies
Bonjour, je viens vers vous afin que vous me donniez votre avis sur le devis que je viens de recevoir. Est-il, selon vous, intéressant ? Puis-je tenter d'avoir mieux ? (je suis passé par zipworld) Merci à vous !

(Edit, j'ai oublié le prix ^^) Un total de 2512 euros avec une franchise de 20kg en soute

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* Marseille - Los Angeles (via Londres) le 30 nov

* Los Angeles - Mexico (vol direct) le 10 déc NB : le vol est à 00h10 le 9 déc au soir donc (+30€ le jour d'après)

* Cancun - Kingston (via Miami) le 20 déc

* Kingtson - Quito (via Miami) le 26 déc

* Quayaquil - Lima (vol direct) le 11 janv

* La Paz - Santiago du Chil (vol direct) le 11 fév

* Santiago - Bueno Aires (vol direct) le 25 fév

* Bueno Aires - Marseille (via Madrid) le 10 mar

Pour rappel / information :

** IMPORTANT****Pour consulter le détail de vos vols : cliquez sur le lien ci-dessus (accès à votre réservation via le site VIEWTRIP en cliquant sur "Afficher une réservation").

** Toutes les dates de vols de l'itinéraire sont modifiables avec des frais des 220€ après départ (sauf Quayaquil-Lima/La Paz-Santiago/Santiago-Buenos Aires : 90€ de frais) et ce directement par post sur votre dossier en ligne Zip World!

[...]
Travel Journal: Northern Laos, Chiang Mai, Bangkok
by Jojoone1 · 2014-08-17 · 132 replies
Here’s our third travel journal with photos, following Vietnam in 2012 and Southern Thailand + Angkor in 2013. Once again, we’d like to thank everyone who brightens up this site with their experiences and tips. Every year, some parts of our itinerary are made easier or richer thanks to your contributions. We hope our own story will do the same for other travelers.

**10 JULY 2014**

We booked our flight tickets back in September to get a better deal than last year. We were happy with the 1291 € price for two people from Paris—until mid-January, when several airlines started offering promotions we hadn’t expected for our travel dates. Next year, we’ll take the gamble and wait longer, hoping to fly with Qatar Airways, for example. Fate had us flying with Indian Airlines. The Paris-to-Delhi leg was on a brand-new Boeing Dreamliner—obviously fresh off the assembly line. After a quick four-hour layover to stretch our legs, we boarded an Airbus A321 that looked prehistoric for the Delhi-to-Bangkok flight. Honestly, if the outside of the plane had matched the inside, we’d never have made it. Broken screens, shattered armrests—you name it. As for the meal trays, we would’ve devoured them only after a week stranded on a desert island. The cabin crew didn’t win us over either. And we really didn’t appreciate the behavior, attitudes, or stares from most of the people we encountered during our layovers in Delhi. This year’s experience has definitely put us off flying with this airline again—or even setting foot in India ever again. That’s just our personal take, but it’s clear.

Stepping onto Thai soil was an immense relief. After exchanging just a few euros, we took a taxi from the designated spot and had a completely different experience from last year: the driver was normal and efficient. So efficient, in fact, that we arrived at our destination much earlier than expected. A well-deserved tip, and it seemed to make his day.

We dropped our bags at reception and rushed to Harmonique restaurant, just 300 meters away, just in time for the last dinner service. We’d talked about this place at length last year. We’d been looking forward to it for a year, but we only managed to nibble on some spring rolls because what we really wanted was a good night’s sleep. While quite a few customers were still around, four staff members walked through the dining area with two large trash bins from the day’s service. They were clearly pleased with themselves and having a good laugh. It made us chuckle too—seeing something like that done so naturally, when back home, some people would’ve been outraged to witness it in a similar establishment!

A quick word about the Swan Hotel: we’re grateful to those who recommended it on this site and on their blogs. It’s quietly located in the Silom district, just steps from the river. We have fond memories of the giant, ultra-comfortable bed and the well-maintained pool. It was very peaceful, though we were there during a quieter season. At 30 € with breakfast when we booked (and around 20 € without breakfast now), we can’t imagine finding a better-suited hotel in Bangkok.

**11 JULY**

We couldn’t find an open bank and had to withdraw cash from an ATM. Now we know: July 11 is a public holiday in Thailand. It suddenly occurred to us that next year, we’ll keep some baht from our return trip to save time at the airport and avoid little hiccups like this.

We decided not to head straight to Laos and instead spent the day visiting Muang Boran, also known as Ancient City, about 30 km southeast of Bangkok.

There are plenty of ways to get there. We ruled out taxis—too expensive. Besides, we enjoy using local transport; it’s more fun. We took a taxi to Democracy Monument, then found the bus stop about 100 meters from the roundabout, on one of the avenues leading to it. Someone always points you in the right direction. We hopped on bus 511 for a long ride, with two major slowdowns at red lights. The same happened on the way back, as our route crossed busier roads. We told the driver our destination, and he let us know when to get off. No problem—someone already flagged us down 20 meters later to put us in a *songthaew* (a shared taxi-van) that took us straight to the site. The bus and *songthaew* fares were minimal. Already, the people around us were smiling, and we were smiling back.

The entrance fee has gone up: 700 baht. That includes bike rental, a tour minibus, and a boat ride on the river. We still hadn’t fully recovered from the flight, and with the heavy, humid heat, we opted for the electric cart instead—no regrets. Still, 150 baht per hour.

We had an amazing day, beyond our expectations. The park features full-scale or scaled-down replicas of Thailand’s main landmarks, along with countless statues and landscaped gardens. There are also reconstructions of a typical Thai village, a northern Thai village, a farm with animals, and a floating village.

Almost everything we saw was well-made and aesthetically pleasing. The whole place is absolutely worth the trip. We spent six solid hours there without dawdling.

Here’s a very incomplete sample of what we admired:

























Visitors will find restrooms, restaurants, and a few shops scattered throughout the site. On the way back, just cross the road using the pedestrian bridge about 250 meters to the left of the exit. Flag down a *songthaew* as it passes.

The whole day flew by between the visit and the commute. We still had time to return to Harmonique to try their famous crab curry. Once you’ve finished it, you think—life isn’t so bad after all.
Circuler à Phu Quoc à 5 personnes English translation pending
by Renaudco · 2014-08-17 · 4 replies
bonjour,

je suis sur le point de réserver un circuit avec l agence climat du monde, 3 jours a hanoi en circuit touristique puis 3 jours a phu quoc en gestion libre ( juste l hotel) j ai choisi cette formule car nous partons avec nos trois enfants et que c 'est le plus simple au niveau organisation, cependant je me pose de nombreuses questions, notamment pour visiter l ile de phu quoc, comme nous sommes avec nos trois enfants nous ne pourrons pas louer de scooter, comment pensez que nous pourrons nous déplacer facilement, il a t il de nombreux taxi, quel est le prix et a 5 est ce que nous devrons prendre 2 taxi ? est ce qu il y a des forumeurs qui connaissent bien cette ile et peuvent nous renseigner ?

d avance merci renaudco
Deux jours à Paris English translation pending
by Pasfin · 2014-08-12 · 5 replies
Besoin d'aide pour visiter Paris et voir le plus de chose en 2jours Du samedi a 17:00 au Lundi 12:00 en octobre. Merci
Avis itinéraire 10 jours Corée du Sud / 10 jours Kyushu (Japon) English translation pending
by Elletra07 · 2014-08-10 · 7 replies
Bonjour chers voyageurs :)

Alors voilà, je me rends en Corée du sud à la mi-septembre pour une dizaine de jours et je continue ensuite vers le Japon. Il est difficile de choisir quoi faire en Corée tant il y a l'air d'avoir de choses à voir aussi, je sollicite les connaisseurs afin d'avoir vos avis sur ce que je pense faire.3 jours à Séoul (puis départ en avion vers Jeju-do)2 jours sur Jeju-do (puis départ en avion vers Daegu)4 jours dans la région Guyeonju/Busan (puis départ ferry vers Fukuoka)Là où je suis partagée c'est que je me demande si cela vaut la peine de partir pour Jeju-do pour 2 jours ou bien devrais-je plutôt traverser le pays et m'arrêter au village d'Hahoe?

En ce qui concerne Kyushu, je réfléchis encore car là aussi, beaucoup de choses à voir!!!

D'avance merci pour votre aide!
Fès: combien de jours? English translation pending
by Poupsworld · 2014-08-08 · 5 replies
Bonjour, nous aimerions partir qqs jours à Fes, est-ce que cette ville vaut le détour? Cb de jours ns conseillez-vs de rester su place? Partir début novembre est-ce une bonne idée?merci bcp!
La Norvège, du sud au nord ou... presque! English translation pending
by Krikri6792 · 2014-08-07 · 156 replies
Voici le récit de notre voyage de cinq semaines en camping-car, depuis la région parisienne jusqu'aux îles Lofoten, en traversant une partie de l'Allemagne, du Danemark, de la Suède et... de la Norvège !

Le récit accompagné de photos et de cartes se trouve ici :

https://sites.google.com/...uleuxvoyagesnorvege/

Ci-dessous, le texte accompagné d'une sélection de photos.



.................................................................................................................................................................. Présentation

Après un séjour en Islande l'été dernier sous un ciel souvent maussade, nous ne pensions pas retourner de sitôt dans un pays du Nord.

Pourtant, quelques mois plus tard, des images de fjords et de glaciers norvégiens vont attirer notre attention et aiguiser une nouvelle fois notre curiosité pour une région nordique.

Nous découvrons alors des paysages éblouissants : fjords saisissants, côtes sublimes, glaciers majestueux et archipels mythiques parmi lesquels les superbes îles Lofoten.

La destination est immédiatement retenue. Reste à préciser l'itinéraire et le mode de déplacement.

Un point est vite fixé : nous souhaitons aller en Norvège sans prendre l'avion, directement depuis chez nous, et de préférence sans avoir à réserver d'hébergements afin d'être libres de nous adapter sur place à la météo.

Dans cette optique, voyager en camping-car nous semble la formule la plus adaptée. Pour le faire au meilleur tarif, la location en Allemagne est nettement plus économique. Nous confions la réservation du véhicule au courtier international CoolDrive.

Une fois l'option camping-car validée, l'itinéraire prend rapidement forme. C'est en voiture que nous rejoindrons d'abord l'Alsace pour une étape en famille puis Hanovre en Allemagne où nous prendrons possession de notre camping-car.

De Hanovre, dans notre maison roulante, nous ferons route vers Hirtshals au Danemark où nous embarquerons sur un ferry à destination de Kristiansand au sud de la Norvège.

Depuis le Sud norvégien, nous prévoyons de réaliser un parcours en forme de grand huit étiré dont le nœud central se situera à hauteur de Trondheim.

La première boucle de ce huit passera, dans les grandes lignes, par Lysefjord, Stavanger, Hardangerfjord, Bergen, Nærøyfjord, Geirangerfjord, la route des Trolls, Ålesund, la route de l'Atlantique et Kristiansund.

Au-delà de Trondheim, tout en suivant le tracé de l'E6, nous passerons le cercle Arctique avant de nous diriger vers Bodø où nous prendrons un ferry à destination des îles Lofoten.

Nous consacrerons sept jours à ces îles, elles constitueront le point le plus au nord de notre itinéraire.

Par la suite, retour vers le sud en longeant la côte via la route 17 avec de nombreuses liaisons en ferry avant de croiser à nouveau la boucle du huit à hauteur de Trondheim.

Nous fermerons le "grand huit" norvégien par les parcs nationaux de Dovrefjell et Jotunheimen avant un passage à Oslo.

Le retour vers la France se fera via la côte suédoise du Bohüslan, le pont de l'Öresund, la capitale danoise Copenhague avant de prendre un dernier ferry vers Puttgarden en Allemagne.

Une carte est sans doute plus parlante ! Oups… ça fait un paquet de kilomètres, probablement 8 000 à 10 000 kilomètres au total !

Pour les parcourir sans avoir à (trop !) rouler, nous avons prévu cinq semaines dont 33 jours de location de camping-car.

Départ le 9 juin, retour le 15 juillet 2014.

Prêts à nous suivre ?

Aller en jaune, retour en rouge

En camping-car… de Lübeck à Kristiansand via la dune de Råbjerg Mile (DK)

J1 à J3 : Du lundi 9 au Mercredi 11 juin 2014

Après deux journées passées en Alsace, c'est enfin le grand départ.

Le camping-car que nous avons réservé en Allemagne sera à notre disposition à Hanovre entre 15 et 17 heures. Depuis la région strasbourgeoise, 570 kilomètres, essentiellement sur autoroutes, nous séparent de la capitale de Basse-Saxe. Mais en Allemagne, le trafic peut être chargé et les ralentissements y sont fréquents. Nous prévoyons donc de la marge en prenant le départ dès 6 heures du matin.

La voiture est pleine à craquer : chaises pliantes, couette, oreillers et linge de lit mais aussi trois caisses d'alimentaire et bien sûr vêtements et chaussures pour faire face à toutes les conditions météo, du maillot de bain à la veste coupe-vent, des tongs aux chaussures de marche… sans oublier ma poêle favorite et quelques bonnes bouteilles de vin d'Alsace !

Après plusieurs jours de chaleur caniculaire (37 à 39 degrés en Alsace), les orages ne tardent pas à croiser notre route. Dès les environs de Francfort, nous essuyons les premières gouttes qui se transforment rapidement en trombes d'eau.

Nous espérons pouvoir échapper au plus fort du mauvais temps en marquant une pause prolongée mais rien n'y fait, on finit par rattraper l'orage et à s'y enfoncer de plus belle.

Malgré ces mauvaises conditions météo, une circulation dense et des ralentissements dûs à des travaux sur l'autoroute, nous arrivons à destination dès 13 heures.

C'est donc avec plus de deux heures d'avance qu'on se présente chez notre loueur, Eubo Caravan Tirge, situé dans la banlieue de Hanovre.

Coup de chance, notre véhicule est déjà prêt.

Nous découvrons alors notre maison roulante, un Pössl 2WIN, 5600 kilomètres au compteur, une sorte de grand fourgon aménagé de moins de 6 mètres de long monté sur un châssis Citroën !

Rien à voir avec le monstre que nous avions loué au Canada !

On vous fait visiter ?

Transférer tout notre barda de la voiture au camping-car, organiser les différents rangements, écouter les explications sur le fonctionnement du véhicule, signer les derniers papiers, prendre le premier déjeuner à bord, faire procéder à quelques réglages de dernière minute… il est presque 16 heures quand enfin… Pössl s'élance.

L'engin se conduit facilement et la position haute est vraiment un plus ! La météo s'est améliorée depuis ce matin, il fait sec avec des températures redevenues plus clémentes après les orages, de l'ordre de 22/24 degrés.

Notre première étape est prévue à Lübeck, à 200 km. Avec déjà plus de 500 km parcourus ce matin, il était difficile d'envisager plus.

D'ailleurs, c'est un peu au radar que nous pénétrons dans Lübeck et après quelques rapides courses, installons Pössl au parking P4 en face de la vieille ville. Il est déjà 18 h 30.

Après le dîner, petite balade sous les derniers rayons de soleil.

L'Innenstadt (centre-ville) est le centre touristique et le quartier le plus ancien de Lübeck. Il se situe sur un îlot au confluent des fleuves Trave et Wakenitz. L'UNESCO a classé ce quartier sur la liste du patrimoine mondial, notamment pour son architecture de briques rouges.

Nuit sur place au bord du fleuve Trave avec vue sur la vieille ville !

Distance parcourue dans la journée : 770 kilomètres

J4 : Jeudi 12 juin 2014

Un passant sans doute éméché a hurlé en pleine nuit, un camping-car a démarré à 3 heures du matin. Bref, la nuit a été loin d'être paisible. Mais puisque nous sommes réveillés, autant en profiter pour nous mettre en route dès 6 heures.

Le but de la journée est de rallier Hirtshals au Danemark où nous avons réservé à 18 heures une traversée en ferry à destination de la Norvège.

En partant de bonne heure, nous devrions même avoir le temps de faire un peu de tourisme au Danemark.

En attendant, nous nous relayons au volant de Pössl.

A 8 h 45, nous passons la frontière entre l'Allemagne et le Danemark.

Sur le coup de midi, nous nous octroyons une pause prolongée ainsi qu'une sieste à l'arrière du camping-car, histoire de récupérer un peu de notre mauvaise nuit. Nous apprécions !

Puis les kilomètres s'enchaînent à nouveau. Pössl se comporte bien sur l'autoroute et se révèle plutôt économe en carburant, ce qui est une bonne surprise.

Il fait très beau mais plus on avance vers le Nord, plus le vent forcit. Le rideau d'arbres le long de l'autoroute ploie sous les rafales. Les pales des éoliennes tournent à plein régime.

Ce vent annonce également une mer démontée et par conséquent une traversée en ferry qui risque d'être houleuse.

Il est 14 h 30 quand nous arrivons à proximité de Hirtshals, ce qui nous laisse effectivement un peu de temps pour jeter un œil à la dune de Rabjerg Mile, à une quarantaine de kilomètres à l'est de cette ville.

Il s'agit d'une dune littorale mobile, la plus grande d'Europe du Nord, que le vent déplace de 18 mètres par an.

A peine sortis du camping-car, le sable soulevé par le vent nous cingle les mollets, pique les yeux et s'infiltre dans nos vêtements.

Seuls quelques téméraires kitesurfeurs semblent être dans leur élément !

Rien ne résiste à la force des éléments, pas même ces cailloux rangés en ligne par le dieu Eole.

La mer est blanche d'écume et pour ne pas être trop exposé, il vaut mieux s'abriter derrière les herbes dunaires.

A ce compte-là, nous ne nous attardons pas davantage dans les courants d'air mais poussons jusqu'à la petite ville de Skagen où tout en arpentant les rues piétonnes du centre, un cornet de glace à la main, nous en oublierions presque l'heure.

Zut, déjà 16 heures ! Or le check-in pour le ferry se fait à partir de 17 heures, nous avons juste le temps d'arriver.

Embarquement immédiat pour un départ comme prévu à 18 heures.

Il y a un peu plus de deux heures de traversée, mais le capitaine (?) annonce un peu de retard à l'arrivée. En raison des mauvaises conditions de mer, la vitesse du navire sera réduite du moins pendant la première heure. Pendant la deuxième heure, la mer est plus calme et le beau temps au rendez-vous à l'arrivée à Kristiansand avec 20 degrés.

Nous n'avons pas de mal à trouver où passer la nuit. J'avais repéré une possibilité de stationnement en bord de mer le long de la promenade côtière.

Petite promenade vespérale… sous le regard de la lune (il est 22 h 30). Sacrée journée encore !

Distance parcourue dans la journée : 610 kilomètres

Notre fidèle "Pössl"



De la vallée de Setesdal à Øygardstølen : de la neige sur les hauteurs !

J5 : Vendredi 13 juin 2014 La nuit a été excellente et réparatrice. Le réveil agrémenté par le piaillement des goélands se fait sous un soleil radieux. Quelle chance !

Malgré tout, la mise en route est un peu laborieuse. D'abord il faut attendre l'ouverture des banques dans le centre-ville afin de faire un peu de change. A 9 heures, c'est chose faite, nous prenons alors la route 9 traversant la belle vallée de Setesdal avec ses forêts de bouleaux et de sapins et ses lacs à chaque virage.

Un nouvel arrêt pour quelques courses (entre autres, un poulet rôti pour ce midi) puis un autre pour les indispensables corvées liées au camping-car (vidanges/remplissage d'eau).

Ça y est, on va véritablement pouvoir rouler ! Pas très vite, d'ailleurs ! Car on se rend immédiatement compte qu'en Norvège, les routes sont étroites, surtout pour un camping-car (pourtant Pössl n'est pas bien gros) et les vitesses limitées (70 km/h sur routes R et F, 40, 50 ou 60 dans et à proximité des agglomérations).

Tout le long de la vallée, de charmants villages aux maisons traditionnelles : Evje, Byggland, Rysstad.

A Rysstad justement, nous quittons la Rv9 pour la Fv337 puis Fv987, des routes de montagne à une seule voie de circulation, ponctuées ça et là d'espaces pour se croiser… heureusement ! Pas très facile de conduire dans ces conditions, surtout qu'il y a du monde et que la route grimpe jusqu'à plus de 1000 mètres d'altitude.

Mais les paysages sont éblouissants !

La région est truffée de lacs d'altitude, encore partiellement gelés, aux couleurs allant du bleu turquoise au vert émeraude.

La neige est encore abondante à cette altitude, une situation que nous n'avions pas anticipée en programmant une randonnée vers le refuge de Øyuvsbu. Dans ce secteur, les congères sont plus hautes que le camping-car. Le parking n'est même pas visible. Bien sûr, la balade tombe à l'eau.

En revanche, nous avions bien noté que quelques kilomètres plus loin se trouvait une belle aire de pique-nique au bord du Roskreppfjord dotée d'un accès WIFI gratuit.

C'est alors le moment de faire la pause déjeuner (zut, le poulet rôti est resté sur le tapis roulant de la caisse du magasin !) puis de donner les premières nouvelles de Norvège à nos proches.

Voici la vue à travers la vitre arrière du camping-car !

La dernière portion de route (Fv986 qui devient Fv500 en changeant de comté !) va tout doucement nous conduire vers Lysebotn en fond de fjord en passant de près de 900 mètres d'altitude au niveau de la mer. Autant dire qu'on va enchaîner des virages en lacets serrés !

Mais nous, on s'arrêtera avant la fin, à 600 mètres d'altitude. La suite de la descente sera pour demain.

Sur le trajet, des torrents, des cascades… et encore des lacs aux couleurs incroyables parsemés d'icebergs !

Soudain, dans un des lacets de la route, apparaît notre destination de ce soir : Øygardstølen ou "nid d'aigle" en norvégien. On comprend vite pourquoi en découvrant l'exceptionnel point de vue qui domine de plus de 600 mètres le Lysefjord ainsi que petit hameau de Lysebotn en contrebas. Vertigineux !

C'est aussi le point de départ de la randonnée de Kjeragbolten.

En repérant un peu les lieux, on rencontre un couple de jeunes Ecossais qui comme nous a l'intention de faire demain cette mythique randonnée. Ils ont planté leur tente en contrebas du nid d'aigle.

Quant à nous, nous prévoyons de passer la nuit sur le parking même si celui-ci n'est censé être qu'un lieu de stationnement de jour. Précisons aussi qu'il est payant dans la journée (100 NOK) comme beaucoup de parkings au départ de lieux de randonnées.

Pour le moment, nous en profitons pour déployer nos chaises pliantes et nous relaxer devant ce panorama d'exception.

Distance parcourue dans la journée : 200 kilomètres

Neige à 1 000 mètres !



Randonnée de Kjeragbolten et croisière sur le Lysefjord

J6 : Samedi 14 juin 2014

Nous voici à l'aube de notre première randonnée en Norvège, l'une des plus mythiques du pays. Il s'agit de Kjeragbolten, un gros rocher ovale coincé dans une crevasse entre deux parois écartées d'environ deux mètres, 1 000 mètres au-dessus du Lysefjord.

Il fait un temps splendide. Nous sommes samedi, parions qu'il y aura du monde !

Mais nous avons l'avantage d'être sur place, alors à 7 heures, c'est parti ! Bien qu'il y ait déjà quelques voitures sur le parking, nous sommes manifestement les seuls à démarrer à cette heure-ci.

Sur le seuil de leur tente, les Ecossais rencontrés hier soir nous font signe. Sur le panneau d'information au début du sentier, le profil du trail donne une bonne idée de ce qui nous attend : un enchaînement de trois "buttes" séparées par une descente et par conséquent une nouvelle montée à chaque fois.

Temps estimé : 6 heures avec 700 mètres de dénivelé !

Ça commence immédiatement très fort à l'aide de chaînes !

Au bout d'une vingtaine de minutes, une fois sur la première crête, nous distinguons les trois premiers poursuivants puis dix minutes plus tard, le couple écossais.

L'effort est intense et les genoux souffrent !

Quelques passages sont un peu délicats mais jamais dangereux grâce à l'installation de cordes et de chaînes.

Nous avançons doucement mais sûrement, toujours seuls. Nos poursuivants n'ont pas l'air de nous rattraper.

Aux crêtes encore partiellement enneigées succèdent des plateaux rocheux couverts de cairns et des mares où se mirent de gros rochers ronds.

Au bout d'une heure, nous croisons quelques randonneurs dont le matériel transporté laisse à penser qu'ils ont campé là-haut. Au bout de deux heures, un couple peu chargé ayant probablement commencé la rando aux aurores.

Tout à coup, se confondant avec la pierre, un cairn un peu particulier retient notre attention ;-) En s'approchant, on dérange ce lagopède alpin.

Il reste de la neige un peu partout mais à partir de la troisième heure, nous devrons traverser plusieurs névés importants.

Vers 10 heures, à hauteur de ce grand panneau indicateur, nos poursuivants se rapprochent. Nous ne sommes plus très loin de notre but.

Les deux Ecossais nous suivent sur une fausse piste mais sans quoi nous aurions sans doute raté cette vue fantastique sur le Lysefjord.

Pendant ce temps, les trois autres, des Asiatiques (une jeune femme et ses parents), plus malins, nous coiffent sur le poteau et atteignent Kjeragbolten les premiers.

Le must, c'est de poser sur le fameux rocher. Mais aucune des personnes présentes n'a le cran pour le faire. Le mieux que j'aie pu tenter, c'est de m'en approcher par le haut.

La vue est tout simplement vertigineuse !

Au moment même où nous quittons les lieux arrive le gros de la troupe. Tout au long du trajet de retour, nous assistons, amusés et effrayés, à une procession ininterrompue de randonneurs, entraînant des embouteillages dans certains passages de chaînes.

Nous ne pouvons que nous féliciter d'avoir démarré tôt.

Les chiffres de cette randonnée : 11,6 km parcourus en 5 heures et demie avec 711 mètres de dénivelé et un point culminant situé à 1031 mètres.

La journée n'est pas finie, loin de là. Nous avons prévu de nous rapprocher dans l'après-midi de notre randonnée de demain, une autre randonnée mythique, celle de Preikestolen.

Le moyen le plus rapide pour le faire, c'est d'emprunter le ferry au départ de Lysebotn (le petit hameau au fond du Lysefjord) à destination de Forsand.

Pour rejoindre Lysebotn, il faut descendre là… c'est-à-dire par Lyseveien, 27 virages en épingles à cheveux, une pente de 10% suivie d'un tunnel, autant dire qu'il faut mettre la bride à Pössl. Descente en seconde ! Impressionnante !

J'avais noté un départ de ferry à 15 h 30 et le suivant à 18 heures. Dès 14 heures, nous faisons la queue sur le quai en compagnie de plusieurs autres véhicules. Au fur et à mesure que l'heure avance, nous voyons plusieurs de ces véhicules sortir de la file, faire demi-tour et repartir par la route. Curieux !

Renseignements pris, il s'avère qu'il y a un seul ferry à 18 heures le samedi, mince ! Tant pis, nous attendrons, car par la route cela représente près de 150 km soit 3 à 4 heures de trajet. Par le ferry, ce sont deux heures de traversée reposantes et divertissantes suivies de moins de 20 km de route.

Alors en attendant, un peu de lecture, une sieste à l'arrière du camping-car et une balade jusqu'à la cascade proche de l'embarcadère pour passer le temps.

A 18 heures, comme prévu, nous embarquons pour deux heures au fil de l'eau, agrémentées de quelques points d'intérêt remarquables commentés par le capitaine du ferry.

Des falaises impressionnantes !

Des cascades dégringolant de près de 1 000 mètres de hauteur !

Le rocher de Kjerag vu d'en bas ! Dire que nous étions là-haut il y a quelques heures !

Une colonie de phoques !

Un avant-goût de ce que nous verrons demain ! Là-haut, le Preikestolen ou rocher de la Chaire, une imposante falaise qui culmine à 604 mètres au-dessus du fjord.

Zoom sur le rocher surmonté d'une plate-forme de 25 x 25 mètres d'où nous contemplerons la vue demain.

Enfin, le clou de la croisière : un défilé rocheux dans lequel le ferry va s'engager à la plus grande surprise des passagers interloqués avant de faire machine arrière au pied de la muraille. Bluffant !

Au pied de cette montagne toute en rondeur, Forsand marque la fin de la traversée pour nous. Nous avons adoré cette croisière !

Il nous reste maintenant une quinzaine de kilomètres à parcourir sur la Rv 13 pour rejoindre Jørpeland. Sur le quai de la marina, un certain nombre de camping-cars sont déjà serrés les uns contre les autres. On n'a pas très envie de se joindre à eux. En passant, j'avais repéré une aire de pique-nique sur la route, un peu avant l'entrée du village. L'endroit nous convient parfaitement.

Encore une journée bien remplie et une première randonnée d'exception en terre viking !

Distance parcourue dans la journée : 40 kilomètres.

Vue sur le Lysefjord

Du Preikestolen (ou Rocher de la Chaire) à… Stavanger

J7 : Dimanche 15 juin 2014

Pressés de nous mesurer au Preikestolen, nous tombons du lit dès 5 h 30… un horaire idéal pour commencer tôt une journée de randonnée sauf que… ce matin le beau temps se laisse désirer. Le ciel est bouché et des nuages bas masquent les sommets.

Mais le temps pourrait changer au cours de la journée… let's wait and see !

En revanche, ce temps libre va nous être très utile pour régler une urgence : faire le plein d'eau et la vidange des eaux sales, sinon ce soir pas de douche !

C'est ainsi que nous nous retrouvons à 6 h 30 à Jørpeland en train de procéder à ces opérations, en tentant de ne pas réveiller les occupants des camping-cars garés sur le port, bien moins matinaux que nous.

Une fois la mission accomplie et malgré une météo incertaine, nous filons vers Preikestolenhytta, distante d'une dizaine de kilomètres et point de départ vers Preikestolen, cette falaise de 604 mètres de hauteur plongeant à pic dans le Lysefjord. Nous l'avions admirée hier depuis le ferry.

La taille du parking (payant off course) laisse augurer de la fréquentation des lieux. Avec plus de 200 000 visiteurs par an, c'est un des sites touristiques majeurs du pays.

Le ciel étant toujours nuageux, nous finissons notre nuit à l'arrière du camping-car.

Vers 9 heures, quelques timides éclaircies annoncent une possible amélioration. Hop, on abrège notre dodo et on décide d'y aller. Entre-temps, le parking a commencé à se remplir sérieusement.

Néanmoins, la file des randonneurs est plus étalée qu'hier, les nuages ayant sans doute fait hésiter beaucoup de monde.

Un chemin empierré aménagé en marches inégales (aïe, les genoux !) nous fait rapidement prendre de la hauteur à travers la forêt avant de dominer une vaste zone boisée ponctuée de petits lacs.

La couleur du ciel s'est bien arrangée depuis ce matin.

Ce paysage verdoyant ne tarde pas à laisser place à un univers plus minéral alors que le sentier longe le bord de la falaise surplombant le Lysefjord.

Le rocher de la Chaire commence à se détacher au loin.

Nous ne sommes évidemment pas tout seuls. D'ailleurs en cours de route, nous reconnaissons un certain nombre de randonneurs croisés la veille, notamment les trois Asiatiques qui nous font un petit coucou.

La montée via Hill Trail nous permet de mieux prendre la mesure de cette étonnante plate-forme rocheuse dont les dimensions font penser à une piste de danse. Vous remarquerez qu'il n'y a aucune barrière de protection nulle part. Certains n'hésitent pas à s'asseoir au bord, les jambes pendant dans le vide. Brrr ! La sécurité du lieu fait débat depuis de nombreuses années mais les autorités locales estiment qu'elles ne sont pas responsables des risques que prennent les touristes.

Le beau temps est vraiment bien installé alors que nous prenons le chemin du retour. Moralité : en Norvège, il vaut mieux ne pas se précipiter et laisser le temps au ciel de se découvrir.

Les chiffres de la randonnée : 7,5 kilomètres en moins de 4 heures avec 400 mètres de dénivelé et un point culminant à 604 mètres.

Une randonnée à ne pas manquer vers un site exceptionnel !

En dehors de la nature, la Norvège compte également quelques jolies villes. Selon nos recherches, Stavanger ne manquerait pas d'atouts. C'est ce que nous avons l'intention de vérifier cet après-midi.

Cap sur la petite localité de Tau où nous laissons le camping-car sur le parking du port. Un tarif de 40 NOK (5 €) permet d'y rester 24 heures, c'est parfait. Le lieu pour passer la nuit est ainsi tout trouvé.

Un ferry à destination de Stavanger est déjà à quai. Nous avons juste le temps de sauter à bord pour une petite demi-heure de navigation.

Le centre-ville de Stavanger s'organise autour d'un joli port.

Du bord de l'eau, des ruelles tranquilles montent vers la vieille cité en bois.

Ce passage en ville est aussi l'occasion de dîner au restaurant. NB Sørensens, l'une des meilleures tables sur le front de mer, nous disait bien mais manque de chance, c'est complet. On nous oriente alors vers Bevaremegvel Restaurant.

Préparés par un chef français, les plats de poissons (saumon et cabillaud) sont délicieux mais l'addition est indiscutablement… norvégienne !

Le ferry nous ramène à Tau vers 22 heures. Encore une journée de "ouf "(comme disent les jeunes) !

Distance parcourue dans la journée : 50 kilomètres.

Le rocher du Preikestolen



De Tau à Odda : des chutes de Låtefossen au glacier Buer

J8 : Lundi 16 juin 2014

Une nouvelle randonnée aujourd'hui? Oui, mais pas tout de suite, ce matin il faut d'abord rouler afin de rejoindre Odda, notre prochaine étape.

Le soleil est toujours de la partie en ce quatrième jour passé en Norvège. On croise très fort les doigts.

Le trajet se fait sur la Rv 13, une route classée "route nationale touristique" traversant la région du Ryfylke entre fjords verdoyants et montagnes abruptes.

Bien qu'il n'y ait que 200 kilomètres jusqu'à Odda, cette distance va nous prendre beaucoup plus de temps que prévu pour plusieurs raisons : - l'étroitesse de la route et la vitesse limitée - l'enchaînement incessant de tunnels - un passage en ferry entre Hjelmeland et Nesvik

Enfin, quelques points d'intérêt sur la route méritent eux aussi un arrêt. A vrai dire, si on s'écoutait, on s'arrêterait à tout bout de champ mais parfois les accotements ne le permettent pas.

Ici, cet îlot au beau milieu d'un fjord pour lequel nous n'avons pas hésité à faire demi-tour afin de le mettre dans la boîte.

Là, les chutes de Låtefossen, dévalant la montagne dans un bruit assourdissant !

En partant à 7 h 30 de Tau, nous avons fini par arriver au parking du glacier Buer vers 13 h 30. Pour une fois, le parking n'est pas payant (du moins pas pour l'instant), un fait rare en Norvège.

Une heure plus tard, après le déjeuner, nous sommes prêts à randonner vers le glacier.

La langue glaciaire de Buer fait partie du Folgefonna qui, avec sa calotte couvrant 168 km2 et une épaisseur de glace de 400 mètres par endroits, est le troisième plus grand champ de glace du pays.

Le sentier commence à longer un torrent où une double haie d'inukshuk, ces empilements de pierre adoptant une forme humaine, nous indiquent la direction à suivre.

Ce torrent glaciaire sera un peu le fil conducteur de la randonnée.

Nous aurons à le traverser à plusieurs reprises par des moyens plus ou moins précaires.

Une passerelle suspendue… même pas peur ;-)

Un petit pont métallique… facile !

Une poutre en bois… ah, ha…moins fière, la randonneuse !

Il y aura encore des cordes, des chaînes, des échelles, bref un parcours amusant mais pas de tout repos… avant de commencer enfin à entrevoir le glacier !

Premier aperçu de la langue glaciaire…

… et coup d'œil sur la vallée laissée derrière nous.

Fin de la randonnée autour de 700 mètres d'altitude. Le torrent devient infranchissable et s'aventurer seul sur le glacier serait risqué.

En revanche, sa contemplation ne présente pas de risque alors on contemple sans modération ses séracs aux reflets bleutés !

Tiens mais qui voilà ? Les trois Asiatiques (papa, maman et leur grande fille) que nous croisons pour la troisième journée consécutive. Ils ont copié notre roadbook ? En tout cas, ils comptent bien tout comme nous faire demain la célèbre randonnée de Trolltunga… de bonne heure, précise la jeune femme, départ prévu à 7 h 30. Comme nous… Au fait, je n'ai pas précisé, mais ils sont Sud-Coréens et viennent de Séoul.

Rendez-vous est pris pour demain !

Les chiffres de notre balade d'aujourd'hui : 5,5 kilomètres en 3 heures aller/retour avec 300 mètres de dénivelé. Une randonnée un peu moins prestigieuse que les précédentes mais ludique et sportive à la fois… bref, très sympa aussi !

Ce soir, nous choisissons un camping pour passer la nuit, en l'occurrence Odda Camping, joliment situé au bord du Sandvinsvatnet et juste au début de la vallée de Buer, avant tout pour pouvoir laver notre linge, car impossible de trouver une laverie en ville.

Le programme de la soirée est donc tout tracé : lavage et séchage du linge, accessoirement un peu d'Internet et surtout dodo de bonne heure car demain nous attaquons un gros morceau, une randonnée de légende à destination de la langue du Troll (Trolltunga) soit 22 kilomètres aller/retour. A suivre…

Distance parcourue dans la journée : 205 kilomètres

Buer Glacier

De la langue du Troll (Trolltunga) aux… rues de Bergen !

J9 : Mardi 17 juin 2014

La nuit fut si paisible dans le camping au bord du lac à Odda que nous émergeons avec difficulté à 7 heures passées. Nous espérions être au point de départ de notre randonnée à 7 h 30, c'est raté.

Le temps de déjeuner, de tout préparer et d'arriver à Skeggedal (à côté de Tyssedal), il est déjà 9 heures quand nous sommes enfin prêts à randonner. Nos nouveaux amis coréens doivent être bien loin déjà !

Nous avons une chance inouïe avec la météo. Il fait toujours un temps magnifique.

Trolltunga, c'est ce rocher en forme de langue tirée, une sorte de plongeoir de pierre dominant de près de 1 000 mètres les eaux du Ringedalsvatnet.

Plus de 22 kilomètres aller/retour nous attendent pour une durée estimée entre 8 et 10 heures. Serons-nous à la hauteur ?

A ce propos, pour commencer à prendre de la hauteur et passer en 1,5 kilomètre du parking (440 mètres) au sommet de Magelibanen (860 mètres), le randonneur a le choix entre un sentier raide à travers la forêt ou la voie directe en suivant la ligne d'un funiculaire désaffectée.

Plus de 2 000 marches à claire-voie sur une pente à plus de 40 % par endroits… non merci ! Nous préférons le plancher des vaches même s'il est escarpé et rugueux.

500 mètres de dénivelé plus tard, nous arrivons au sommet du funiculaire, bien moins essoufflés que ceux qui ont opté pour la montée des marches.

Il est 10 h 30. Les panneaux au sommet de Magelibanen indiquent qu'il reste trois heures trente jusqu'à Trolltunga, ce qui devrait nous faire arriver vers 14 heures.

Un chemin large et agréable nous conduit maintenant dans une vallée occupée par des lacs au bord desquels les Norvégiens ont construit de petites maisons de vacances. Comment font-ils pour y amener tout leur ravitaillement ? Aucune route ne dessert l'endroit et le funiculaire n'est plus en fonction.

Mais ce passage facile est de courte durée. Quand le sentier tourne vers l'est, il faut à nouveau donner un coup de collier pour franchir les 300 mètres de dénivelé qui nous séparent du point culminant.

A mi-pente, un arrêt est bienvenu pour souffler un peu et admirer la vue sur les lacs et le glacier Folgefonna derrière nous.

La récompense est au bout de l'ascension avec ce point de vue saisissant sur le lac Ringedalsvatnet, à plus de 1 000 mètres d'altitude. Il est midi.

Les plus grosses difficultés étant maintenant derrière nous, ce n'est plus qu'une question de distance. Mais il faut pouvoir la tenir tout en… crapahutant sur des rochers, en sautant par-dessus des ruisseaux, en esquivant des flaques de boue, en traversant des névés.

Pour notre information, tout au long du trajet, des pancartes indiquent la distance parcourue et la distance restante Quand le nombre de kilomètres restant devant nous est inférieur à celui laissé derrière nous, ça fait du bien au moral.

Le dernier kilomètre est le plus dur d'autant que le ciel commence à s'assombrir et que l'hypoglycémie nous guette. Vivement qu'on arrive !

Et on y est arrivés… à 13 h 30 soit au bout de 4 heures et demie. Ouf, on est dans les temps ! Quant aux Coréens, ils sont déjà sur le point de quitter les lieux. Contrairement à nous, ils ont tenu leur horaire en débutant à 7 h 30. Chapeau ! Après nous être sustentés, nous faisons comme tout le monde, la queue pour l'incontournable photo sur la langue du Troll. 669 à 678

Il ne fait pas très chaud et on ne s'attarde pas davantage. Pourvu qu'il ne pleuve pas ! A 14 heures, on se remet en route pour le trajet retour, étonnés de rencontrer autant de monde jusque tard dans l'après-midi alors que le ciel devient de plus en plus menaçant.

Le retour est long avec quelques baisses de régime mais avec une friandise par ci, une orange par là, nous tenons le coup.

Pour gagner du temps sur la fin, on tente la variante par les marches du funiculaire mais, on abandonne presque aussitôt, préférant la voie classique par le sentier, plus longue mais plus sûre.

Le dernier kilomètre est à nouveau le plus difficile, on n'en voit plus le bout. Quand le sentier et le funiculaire se rejoignent, Hervé décide de finir la descente par les marches, il en restait 670 (il les a comptées). Il espérait ainsi me coiffer sur le poteau mais c'est moi qui l'ai attendu en bas ;-)

Il est 18 heures… fin de la randonnée ! Bilan : nous avons mis 9 heures, toutes pauses comprises.

Encore une randonnée remarquable à classer dans le top 3 des randonnées en Norvège ! Sans doute l'une des plus marquantes et des plus exigeantes que nous ayons jamais effectuées, toutes destinations confondues.

Nous sommes donc satisfaits et rassurés sur nos capacités mais… lessivés.

Plus le courage de bouger le camping-car ce soir. Nous passons par conséquent la nuit sur place. Alors que nous dînons, il se met à pleuvoir. Serait-ce la fin du beau temps ?

Distance parcourue dans la journée : - en véhicule seulement …15 kilomètres - à pied… 22,4 kilomètres avec un dénivelé de 966 mètres.

J10 : Mercredi 18 juin 2014

Malgré un peu de pluie hier soir, miracle, il fait à nouveau beau avec déjà 13 degrés de bon matin. Aujourd'hui, pas de randonnée prévue, seulement un peu de marche en ville. En effet le projet de cette journée est de rejoindre la ville de Bergen à 200 kilomètres.

Réveil matinal et départ dans la foulée à 6 h 30.

Première étape sur la Rv 13 jusqu'à Kinsarvik où nous arrivons juste à temps pour le ferry de 7 h 40 à destination de Utne puis Kvanndal (durée : 50 minutes).

Nous sommes seulement quatre véhicules à embarquer. Comme les trois autres débarquent à Utne où personne n'embarque, nous restons seuls à bord jusqu'à Kvanndal.

Incroyable, on se croirait en croisière privée !

Nous longeons ensuite le Hardangerfjord dédié à la culture d'arbres fruitiers (le verger de la Norvège) jusqu'à Norheimshund.

Puis notre itinéraire s'écarte du fjord pour se rapprocher de Bergen avec toute une série de ponts, de tunnels et de portions de route… payantes. Mais ne cherchez ni guérite, ni barrière, ici tout est automatisé. Seule une petite caméra photographie votre plaque d'immatriculation.

Pour payer quand vous êtes étranger, le plus simple est de souscrire au Visitor's Payment sur le site Internet Autopass. Attention, il faut une carte de crédit valable plus de trois mois après le jour de sortie prévu, ce qui n'était pas notre cas. Nous n'avons donc pu nous enregistrer que pour la moitié de notre séjour. Par la suite, nous avons voulu payer dans les stations-service indiquées par "KR" (normalement habilitées) mais dans la réalité personne n'a su, voulu ou pu encaisser notre dû. Notre loueur de camping-car devrait donc recevoir une facture du montant des péages restants. Bref, c'est assez pénible comme système.

Revenons à Bergen… où nous sommes arrivés vers 10 h 30, ce qui est plutôt une bonne moyenne pour 200 km dont un passage en ferry. Mais alors que nous pensions la destination presque atteinte, les difficultés de navigation vont mettre nos nerfs à rude épreuve.

Le parking dédié aux camping-cars que j'avais repéré n'existe plus (c'est un chantier maintenant). Au centre-ville la hauteur des parkings est limitée à 1,90 mètre… impossible pour notre Pössl. Nous tournons en rond pendant une heure et étions sur le point de laisser tomber la visite de Bergen quand un Norvégien fort aimable a pu nous indiquer un stationnement à la hauteur de Pössl. Stationnement payant, cela va de soi ;-)

Ouf, nous pouvons enfin consacrer quelques heures à la découverte de la ville, notamment le quartier ancien de Bryggen avec ses entrepôts restaurés ainsi que le marché aux poissons où les poissonniers attirent le chaland dans toutes les langues.

Bryggen, le vieux quai de Bergen, rappelle l'importance commerciale de la ville du XIVème au début du XVIème siècle. De nombreux incendies, dont le dernier en 1955, ont ravagé ces maisons typiques en bois. Leur reconstruction a été fidèle aux modèles et méthodes traditionnels. Ce sont ainsi environ 62 bâtiments qui subsistent dans ce quartier ancien.

Brochettes de poissons et crevettes seront au menu de notre déjeuner.

Mais Bergen n'est qu'une étape, ce soir j'ai prévu de rallier le Nærøyfjord, à 150 kilomètres. Aïe, encore beaucoup de route en perspective !

Pour accélérer le mouvement, nous optons pour l'E16, une route rapide (mais pas une autoroute !) faite d'une succession presque ininterrompue de tunnels. Car les Norvégiens sont les champions pour ce type d'ouvrages. Il n'y a quasiment aucun trajet dans ce pays montagneux sans un ou plusieurs tunnels. Qu'ils soient longs d'une centaine de mètres ou jusqu'à 5, 10, 15 voire 25 kilomètres pour le plus long, ils sont souvent construits à flanc de fjord et permettent de désenclaver des régions entières.

L'arrivée dans le Nærøyfjord se fait sous la pluie.

Il est 19 heures. Après un dernier tunnel de six kilomètres à une seule voie de circulation, nous voici à Bakka, petit hameau isolé au bout d'une route en cul-de-sac. Nous garons Pössl au bord du fjord, sur un coin de pelouse, juste après l'église. Un endroit très calme au bout du monde ou… presque !

Entre deux averses, en guise de balade vespérale, nous poussons à pied jusqu'au bout de la route. C'est là que débute le sentier montant à Rimstigen prévu pour demain matin, en espérant que la pluie ne vienne pas compromettre le projet.

Distance parcourue dans la journée : 330 kilomètres

En chemin vers Trolltunga

Le Nærøyfjord, vu d'en haut et vu d'en bas !

J11 : Jeudi 19 juin 2014

Il a plu toute la nuit et il pleut toujours au réveil. Ce n'est donc pas la peine de se presser, grimper sur les hauteurs de Rimstigen semble compromis.

Néanmoins pas le temps de s'ennuyer car il y a du spectacle sur le ponton de bon matin. Alors qu'il doit faire moins de dix degrés dehors, voilà une jeune femme en maillot de bains en train de faire ses exercices de yoga avant de plonger en compagnie de son mari dans l'eau (sans doute glaciale !) du fjord. Ce sont des Allemands, voyageant dans un van probablement exempt de douche. C'est le fjord qui leur fait office de salle de bains ;-)

Tout à l'observation de leur exhibition, nous n'avons même pas vu que la pluie avait cessé. La randonnée vers Rimstigen est aussitôt remise sur le tapis. Nous n'avons pas beaucoup d'informations sur ce sentier, sauf qu'il est escarpé, qu'il permet de belles vues sur le fjord et que sa durée est de 4 heures.

Mais il est déjà 9 heures. Or à 12 h 15, nous avons prévu de prendre le ferry à destination de Kaupanger, une alternative aux interminables tunnels de l'E16 et une autre façon d'apprécier ce fjord, le plus étroit du pays.

Nous avons par conséquent un peu plus de deux heures devant nous, pas tout à fait suffisantes pour mener la randonnée à son terme. Le but est donc de grimper pendant environ une heure à une heure et demie, histoire de bénéficier de la vue puis de redescendre afin d'attraper le ferry à l'heure.

Le sentier grimpe effectivement très raide dans la forêt. A chaque lacet nous espérons en sortir pour profiter d'une vue dégagée. Mais un écran de verdure se met sans cesse entre nous et le fjord. Finalement, au bout d'une heure et quart d'ascension, arrivés à 460 mètres d'altitude sans meilleur point de vue, nous en restons là. Le sommet se trouverait à plus de 700 mètres d'altitude.

La vue n'est déjà pas mal, non ?

Après avoir admiré le Nærøyfjord depuis le haut, il est maintenant l'heure de le voir d'en bas au cours d'une traversée en ferry de deux heures et demie entre Gudvangen et Kaupanger.

C'est à Bakka, le petit hameau où nous avons passé la nuit, que le fjord est le plus étroit avec seulement 250 mètres de large. Nous revoyons au passage notre lieu de bivouac, juste à côté du ponton. Sans doute l'un des meilleurs de tout le voyage. 1284

Là Tufto, encore plus isolé à l'extrémité de la route.

Un peu partout des cascades jaillissent de la montagne et se jettent du haut des falaises.

Deux cars de touristes français sont à bord et occupent toutes les meilleures places assises à l'avant du pont.

Mais quand le vent se lève au confluent duNærøyfjord et de l'Aurlandsfjord, ils se retranchent tous dans la cabine, laissant le pont désert.

Alors nous nous empressons de prendre leur siège afin de profiter du calme et de la sérénité de cette fin de croisière.

Il est 14 h 45 quand nous débarquons à Kaupanger.

Tantôt sous le soleil, tantôt sous les nuages, tantôt sous la pluie, chaque vallée se livre sous une lumière différente tout au long des 150 kilomètres qui nous séparent de Loen, notre étape du soir.

A l'approche du parc national de Jostedalsbreen, le glacier brille au soleil et dégringole presque jusque sur la route.

En revanche, à Loen, c'est le crachin et les nuages bas qui nous accueillent.

Après avoir tourné sur la Fv 723, une route longeant le lac Lovatnet et aboutissant dans des vallées glaciaires, nous décidons de ne pas poursuivre plus loin. Les glaciers seront pour demain, du moins si la météo le permet.

Un peu après le camping de Sande, nous trouvons un lieu de bivouac qui nous convient, avec vue sur le lac et les cascades… hélas, à travers un voile de brouillard !

Distance parcourue dans la journée : 165 kilomètres

Le Nærøyfjord vu d'en haut

Du glacier de Kjenndal (Loen) aux fermes de Homlongsetra (Geirangerfjord)

J12 : Vendredi 20 juin 2014

Surprise, il fait plutôt beau ce matin, ce qui va nous permettre d'ajouter un nouveau glacier à notre palmarès. En effet, à l'extrémité de la vallée de Lodalen (Fv 723) deux embranchements mènent vers des langues glaciaires, l'une du Bødalsbreen, l'autre du Kjenndalsbreen.

En première intention, c'est le glacier Bødal que nous avions retenu car il offrait en outre une belle opportunité de randonnée. Malheureusement la petite piste d'accès, sans doute trop étroite, est interdite aux camping-cars. Nous nous rabattons par conséquent sur le Kjenndalsbreen. Le dernier tronçon de la route gravillonnée qui y mène est payant (système d'enveloppe) car privé.

Nuages et éclaircies se partagent le ciel mais le thermomètre n'affiche pas plus de 9 degrés ce matin.

C'est donc bien couverts que nous parcourons le court sentier menant au pied de la coulée de glace. Approcher les glaciers en Norvège est vraiment à la portée de tout le monde, ici la langue glaciaire descend jusqu'à 200/300 mètres d'altitude.

Après cette petite excursion matinale, il est temps quitter Loen non sans repasser une nouvelle fois le long de ce très beau Lovatnet. Sous le soleil, le lac présente maintenant un aspect bien plus avenant.

En cours d'après-midi, nous avons prévu d'être dans le Geirangerfjord, l'un des fjords les réputés du pays, classé au patrimoine mondial de l'Unesco. Nous suivons la route 15.

Pour le moment c'est le lac de Stryn qui fait office de décor à notre déjeuner alors que de petites averses viennent rincer de temps à autre notre pare-brise, vite oubliées avec le retour du soleil

En laissant la vallée de Stryn derrière nous, l'impression de beau temps prédomine encore.

Pourtant, chaque virage de cette route 15 nous rapproche un peu plus des nuages.

Et dire que nous voulions faire un détour par la Gamle Strynefjellsvegen ("route de montagne du vieux Stryn ou Rv 258), une route touristique nationale à une seule voie de circulation, traversant un plateau ponctué de cascades et de lacs aux eaux turquoises (dixit notre documentation).

A l'embranchement de cette fameuse route, il faut se rendre à l'évidence. Le détour sous les nuages bas ne vaut pas le coup, prenons plutôt la "nouvelle" route et ses trois tunnels.

A leur sortie, nous débouchons sur un haut plateau à plus de 1000 mètres dans une ambiance hivernale. Cinq degrés seulement au thermomètre, des giboulées de neige, et le lac de Djupvatnet encore partiellement gelé émergeant du brouillard à la faveur d'un coin de ciel bleu. Magnifique et un peu irréel !

A ce stade, on aurait pu faire un nouveau détour sur une route à péage vers le belvédère de Dalsnibba (1500 mètres d'altitude), le point de vue le plus élevé et le plus spectaculaire (paraît-il) donnant sur le Geirangerfjord. Mais avec tous ces nuages, pas la peine !

Alors nous amorçons la descente vers Geiranger en passant de 1 050 mètres au col au niveau zéro dans le fjord, je vous laisse imaginer ! Il vaut mieux avoir de bons freins.

Un petit coup d'œil sur le paysage champêtre à souhait avec ces adorables petits chalets d'alpage à flanc de montagne.

Bonne surprise, à Geiranger, "the weather isn't so bad"… comme diraient les Américains. Voilà qui va nous permettre de compléter notre programme du jour par une randonnée, il est seulement 14 h 30.

Haut lieu du tourisme de croisière, deux paquebots à l'ancre ont déversé un flot de touristes dans les rues du petit village. Mais en prenant la direction de Homlong, personne ou… presque !

A part une famille américaine de l'Ohio et un couple de Français, pas un chat sur le parcours de randonnée entre Homlong et Homlongsetra.

A travers bois et fougères, le sentier suit le bord du fjord en aménageant de jolis points de vue.

Ici on aperçoit en face les lacets de la route des Aigles (Ornevegen) que nous suivrons demain.

Là, l'une des nombreuses cascades de Geiranger

Petite cabane au fond des bois

Enfin le but de la balade : ces fermes abandonnées de Homlongsetra dans un environnement très verdoyant. Nous sommes à 550 mètres d'altitude.

Le sentier continue ensuite en direction de Skagefla mais une petite pluie fine et pénétrante nous fait rebrousser chemin.

Même si au final il n'y aura que quelques gouttes de temps en temps, on a préféré en rester là. En tout : 6 kilomètres, 3 heures aller/retour, avec un gain d'altitude de 510 mètres. Ouf !

Au point de départ de cette randonnée se trouvent plusieurs campings. Nous optons pour le Solhaug Camping, pas pour l'accueil un peu bourru, mais parce qu'il offre lave-linge et sèche-linge.

Distance parcourue dans la journée : 120 kilomètres

Ferme de Homlongsetra

De Geiranger à Ålesund par la route des Aigles et la route des Trolls

J13 : Samedi 21 juin 2014

Une fois de plus, le ciel est plutôt bien ensoleillé ce matin malgré 7 petits degrés seulement. Dans ces conditions, autant profiter encore un peu du fjord de Geiranger, c'est toujours ça de pris. Ça pourrait ne pas durer.

Alors dès 8 heures, nous bougeons le camping-car et prenons la direction de la ferme de Vesterås, point de départ de plusieurs sentiers de randonnée. Parmi les différentes possibilités, nous retenons celui menant à Storseterfossen (sentier F dans la documentation de l'office de tourisme local).

Comme son nom l'indique, c'est une cascade. Tout comme en islandais, les terminaisons des mots norvégiens renseignent sur la nature des éléments avec beaucoup de similitude d'ailleurs.

Petit lexique : vatnet = lac, fossen = cascade, fjell ou fjellet = sommet ou montagne, fjorden = fjord, dal = vallée…

Mais revenons à… notre cascade qui possède un atout supplémentaire. Il paraît qu'on peut passer derrière son rideau d'eau. On a hâte !

C'est parti sur un début de sentier humide sur lequel il faut sans cesse veiller à ne pas marcher sur les crottes de moutons. A ce propos, en voilà quatre qui s'approchent dans l'espoir que nous soyons leurs bergers. Espoir vite déçu ;-)

Ne sont-ils pas mignons avec leurs oreilles en pointe et leurs piercings ?

En poursuivant, la qualité du chemin s'améliore nettement. On se croirait sur l'allée empierrée d'un jardin ou d'un parc.

C'est l'œuvre d'une équipe de maçons népalais. Ils sont chargés de la reconstruction et la sécurisation d'un certain nombre de sentiers norvégiens. Nous ne tardons pas à les voir à la tâche en approchant de la cascade. Ils font un travail de forçats.

Grâce à eux, l'accès à la chute sera facilité. Pour l'instant, il faut se faufiler avec prudence sous la voûte rocheuse à l'aide de chaînes en passant derrière le voile d'eau. Superbe !

Voici la chute d'eau dans son écrin de verdure d'où dépassent des pics aussi pointus que des pains de sucre !

Retour au camping-car vers 10 h 30 après avoir parcouru en tout… 4 kilomètres aller/retour avec 250 mètres de dénivelé en deux heures et demie environ.

Maintenant, mettons-nous au volant pour faire un peu de route et quelle route ! En effet, le trajet sur la route 63 entre Geiranger à Åndalsnes enchaîne des portions panoramiques aux noms évocateurs.

Immédiatement à la sortie de Geiranger, la route grimpe par 11 virages en épingles à cheveux depuis le Geirangerfjord jusqu'au point culminant de la route à 620 mètres d'altitude.

Ce tronçon a été baptisé Ørnevegen ou route des Aigles car l'endroit abritait traditionnellement un grand nombre de ces rapaces.

Voici le panorama qu'on découvre dans le dernier virage (Ørnesvingen), au point le plus élevé de la route.

Le soleil encore bien présent tôt ce matin a progressivement laissé la place aux nuages. Ce temps changeant me rappelle l'Islande. Son fameux proverbe "si le temps ne te plaît pas attends 5 minutes" pourrait devenir ici : "si le temps ne te plaît pas, change de vallée".

En effet, en progressant vers Eidsdal, il fait à nouveau soleil.

Mais les sommets rocheux fraîchement saupoudrés de neige surmontant le lac Eidsvatnet ne laissent augurer rien de bon.

En embarquant sur le ferry à Eidsdal, le beau temps reste sur le quai.

Sur l'autre rive, le tableau est des plus sombres :-(

Les gros cumulus couvrant la vallée ne tardent pas à se rompre pour donner des pluies diluviennes.

On a beau se ménager une pause prolongée pour le déjeuner dans l'espoir de voir la perturbation s'évacuer afin d'aborder la plus belle partie de cette route 63 dans les meilleures conditions, rien n'y fait, elle résiste.

Pourtant, à 700 mètres, au pied du lac Alnesvatnet, on a un court espoir en voyant ce pain de sucre surgir des nuages à la faveur d'un soupçon d'éclaircie.

Mais à 900 mètres, c'est définitivement l'hiver en ce premier jour de l'été. Zéro degré, des averses de neige et un brouillard à couper au couteau. Bref un temps à ne pas mettre un troll dehors !

A ce propos, nous voici arrivés au clou du trajet, là où la route plonge en direction d'Åndalsnes via Trollstigen ou échelle des Trolls, une série de 11 virages en épingles à cheveux avec une pente à 9 % et une seule voie de circulation.

Trollstigen, depuis le premier point de vue. Le deuxième point de vue, plus éloigné, est normalement plus spectaculaire mais pas aujourd'hui.

Le Visitor Center voisin nous sert de refuge un court moment avant d'amorcer la fameuse descente.

Il est 16 heures quand nous atteignons Åndalsnes qui devait être notre point d'arrivée. Sous la pluie, il n'y a pas aucun intérêt à rester ici. Dans l'espoir de trouver un meilleur temps plus à l'ouest, nous décidons de pousser immédiatement jusqu'à Ålesund à 120 kilomètres. En même temps, on aura une nouvelle occasion de dîner au restaurant.

Dans les fjords autour d'Ålesund, un rayon de soleil nous met du baume au cœur. A destination, il ne pleut pas (encore !) mais la couleur du ciel ne laisse pas de doute, il va pleuvoir.

Une fois le camping-car garé à proximité du centre-ville, notre première préoccupation sera de trouver un bon restaurant. XL Diner que j'avais repéré dans le guide LP est déjà complet à 19 heures (samedi oblige), on nous dit de revenir vers 22 heures.

Il reste donc trois heures à tuer avant le dîner mais dépêchons-nous de visiter avant qu'il ne pleuve.

La ville a été presque totalement détruite dans un incendie en 1904. Reconstruits par des architectes norvégiens formés en Allemagne, ses édifices sont alors dotés d'éléments caractéristiques de l'époque (tourelles, flèches, gargouilles) de style Art nouveau.

Avec ses maisons coquettes, ses rues piétonnes et ses quais joliment fleuris, cette cité côtière ne manque pas de charme. Bien que de dimension plus modeste que Bergen, elle est au moins aussi belle.

Le point de vue le plus spectaculaire sur la ville, les montagnes et les îles environnantes s'apprécie depuis la colline d'Aksla. Mais trop tard, il pleut ! Alors il n'y a plus qu'à nous réfugier dans un bar pour une séance d'Internet prolongée.

Le site de la météo norvégien yr.no n'est pas vraiment optimiste pour les deux prochains jours.

En attendant, nous allons aux nouvelles au restaurant vers 21 heures. Chouette, des places se sont libérées. On va enfin pouvoir dîner ! Au menu, un assortiment de morue (bacalhau) – à l'italienne, à la moutarde et au curry – suivi d'un dessert laissé à l'initiative du chef ("Let the chief"). Nous nous régalons.

Une juste récompense après une longue journée de route sous une météo pourrie alors qu'un rayon de soleil nous nargue au travers de la fenêtre.

Distance parcourue dans la journée : 215 kilomètres

Quai à Ålesund

De la route de l'Atlantique à Bølarein : des ponts et des pétroglyphes remarquables !

Dimanche 22 juin 2014

Dès le réveil, la couleur du ciel donne le ton de la journée… grisaille et pluie, pluie et grisaille. Seulement 8 degrés. Dans ce contexte, poursuivre la visite d'Alesund ne vaut pas le coup, profitons-en pour avancer immédiatement.

En réalité pour avancer, il nous faut d'abord "reculer", ç à d rebrousser chemin jusqu'à Vestnes sur la route que nous avons déjà empruntée hier, avant de traverser le Moldefjord en ferry.

Aujourd'hui pas question de rester sur le pont du navire, nous regardons la pluie ruisseler le long des vitres du salon. Quelle tristesse !

De Molde, notre but est de passer par la route de l'Atlantique (Atlanterhavsveien), classée route touristique nationale avec huit ponts remarquables reliant 17 îlots.

Le guide Lonely Planet préconise de rejoindre la côte à Bud. Mais avant, il est temps de chercher un coin sympa où poser notre Pössl pour déjeuner. Trop en ville, trop en pente… à force de tergiverser et avant de succomber à l'hypoglycémie, nous finissons à côté d'un cimetière. Vraiment pas gaie, cette journée !

Le comble, c'est que pendant notre pause, la pluie cesse provisoirement avant de redoubler d'intensité dès qu'on se remet au volant ! Rageant !

De Bud à Vevang, la route traverse des paysages côtiers battus par les vents et aujourd'hui plus encore par la pluie.

C'est après Vevang que débutent les huit kilomètres les plus spectaculaires du parcours. Prouesse d'ingénierie élue "construction du siècle" en Norvège en 2005, cette route a été nommée "le plus beau parcours routier du monde" par le quotidien britannique the Guardian. Elle est la deuxième route la plus visitée de Norvège après Trollstigen. Nous n'allions pas rater ça, même sous la pluie !

Tels des serpents de mer se tortillant d'île en île…

Sur l'île d'Averoy, toujours selon les recommandations du guide LP, nous longeons la côte sud afin de faire un arrêt à la petite église en bois debout de Kvernes. Elle nous apportera les seules touches colorées de la journée.

Une journée qui se termine à Kristiansund où nous improvisons un arrêt en nous dirigeant vers Gamle Byen, la vieille ville, occupant l'île d'Innlandet. Nous nous garons au hasard au pied d'une résidence au bord de l'eau. La pluie nous immobilise dans le camping-car. Nous ne verrons rien d'autre de Kristiansund.

Distance parcourue dans la journée : 220 kilomètres

J15 : Lundi 23 juin 2014

Comme le prévoyait la météo, la perturbation est bien installée au-dessus de nos têtes et risque de nous pourrir encore une partie de la journée.

Le point d'arrivée pour l'étape d'aujourd'hui est prévu un peu avant Steinkjer mais comme nous avons une bonne demi-journée d'avance sur notre planning prévisionnel, il est possible que nous puissions poursuivre au-delà de cette destination. C'est l'un des avantages de se déplacer en camping-car. S'il fait mauvais on roule, s'il fait beau on s'arrête !

Alors pour le moment roulons… en direction de Trondheim mais avec l'intention d'éviter cette ville. En effet, nous y ferons un arrêt pendant la deuxième partie de notre voyage car c'est précisément là que se situe le nœud central de notre parcours en forme de huit étiré.

Premier ferry de la journée entre Kanestraum et Halsa… sous une pluie battante ! Sur la route 39, idem, du moins jusqu'aux environs de Orkanger.

Là, les nuages se font moins denses et la pluie moins soutenue. Ce n'est pas encore la fin du mauvais temps mais on commence à y croire.

Lors du deuxième passage en ferry entre Flakk et Rorvik, nous tentons une sortie sur le pont entre les gouttes. Sur la F v 755 longeant maintenant le bras de mer en face de Trondheim, les averses sont de plus en plus espacées.

Nous progressons doucement entre collines parsemées de fermes rouge sombre et champs verdoyants piquetés de ballots de paille emmaillotés de blanc. Nous n'avions pas imaginé la Norvège aussi agricole !

Quand cette route 755 quitte les rives du fjord et s'enfonce dans les terres, il ne pleut presque plus. Chouette, on va peut-être pouvoir envisager une petite balade.

Autour du lac Elvatnet, plusieurs panneaux signalent le passage possible d'élans, nous saisissons le prétexte et en profitons pour nous arrêter et marcher un peu.

Ah, si on pouvait approcher des élans !

En guise d'élans, nous ne verrons que des moutons mais le sentier que nous suivons au hasard nous mène près d'une maison de vacances superbement située au bord d'un lac.

Le retour du soleil vient nous redonner le sourire pour le restant du trajet.

Il est seulement 15 h 30. Notre point d'arrivée initialement prévu n'est qu'à une cinquantaine de kilomètres. Il est trop tôt pour nous arrêter. Nous décidons donc de pousser au-delà de Steinkjer, jusqu'à Bølarein où j'avais repéré à la fois un site de pétroglyphes et une possibilité de stationnement pour la nuit.

Du coup, ce ne sont plus 50 mais 100 kilomètres qu'il nous reste à parcourir. Avec le soleil maintenant revenu, c'est un plaisir ! Après avoir rejoint la route de l'Arctique (E 6) un peu avant Steinkjer, nous la quittons presque immédiatement pour privilégier la route 763, parallèle à l'E 6, plus tranquille, longeant la rive Sud du lac Snåsavatnet dans une magnifique forêt de conifères.

Le soleil est toujours au rendez-vous quand nous arrivons à destination à 19 heures.

Un premier sentier en boucle nous conduit immédiatement vers la gravure rupestre d'un renne vieille de 5 000 à 6 000 ans.

Plus loin, c'est une étonnante silhouette de skieur qui est gravée dans la roche. Dommage qu'elle soit presque effacée par les ans. Mais cette reproduction, sur la façade du chalet d'accueil, nous laisse aisément imaginer la rencontre du renne et de cet homme, il y a quelques milliers d'années dans cette même forêt aux pins majestueux.

Ce beau temps inespéré nous donne des ailes. A 20 heures, nous enchaînons avec une deuxième boucle (Bølastien 3,8 km, 1 heure) qui nous conduit à travers une tourbière puis une forêt moussue jusqu'aux rives du lac Snåsavatnet

C'est sur cette image de grande sérénité que se termine cette journée qui finit donc mieux qu'elle n'a commencé. Après avoir glissé 50 couronnes dans une enveloppe, nous avons le parking sous les sapins pour nous tout seuls.

Demain, la route prend nettement la direction du grand Nord !

Distance parcourue dans la journée : 355 kilomètres

Pont de la route de l'Atlantique

Sur la route de l'Arctique jusqu'au glacier oriental du Svartisen

J16 : Mardi 24 juin 2014 Pressés de voir le temps qu'il fait, nous sommes debout avant 5 heures. Le ciel est couvert mais à l'horizon, de belles éclaircies pointent déjà leur nez. En revanche, comme les jours précédents il fait frisquet (8 °). Vestes et pantalons chauds ont remplacé shorts et débardeurs. On n'a pas encore sorti les gants et les bonnets mais ça pourrait venir !

Ce réveil matinal est bienvenu car c'est une longue étape qui nous attend (plus de 350 kilomètres, soit 5 à 6 heures de trajet) assortie d'une randonnée de 3 heures vers le glacier Svartisen. Or son approche nécessite d'abord la traversée d'un lac en bateau dont nous ignorons les horaires. Si nous voulons nous donner une chance, il serait préférable d'arriver sur place en tout début d'après-midi.

Alors, pas de temps à perdre. A 5 h 30, Pössl s'élance... d'abord sur la fin de cette très belle route 763 avant de retrouver l'E 6 un peu plus loin.

Cette E 6 ou route de l'Arctique est un axe majeur en Norvège, elle relie le sud du pays à l'extrême Nord. Ce n'est cependant pas une autoroute, elle a plutôt la taille d'une nationale voire par moments d'une départementale, ce qui signifie vitesse limitée à 80 km/h (sauf rares exceptions) et encore moins dans la traversée des agglomérations.

C'est un axe très emprunté mais, à cette heure, personne devant, personne derrière, c'est comme si nous étions seuls en Norvège ou… presque, ce qui nous laisse un champ de vision bien dégagé.

Justement… Stoooop ! Là dans une clairière, n'est-ce pas un élan avec son petit ? Le temps de faire demi-tour, le petit avait disparu mais maman élan était encore là à nous observer

Un peu plus loin, re… stoooop, cette fois pour des rennes sur le bord de la route ! Mais où est donc le Père Noël ?

Plus on monte vers le nord, plus la vue s'élargit. Les champs laissent la place aux forêts et aux lacs, les sommets s'aiguisent et la ligne des arbres descend plus bas sur les versants des montagnes.

A l'entrée dans le Nordland, le Majavatn nous offre un tableau saisissant où le ciel, l'eau et les montagnes se confondent pour mieux nous impressionner.

Devant ce lac aussi lisse qu'un miroir, une grande sensation de quiétude nous envahit.

Changement de ressenti à Laksforsen, où la bouillonnante chute d'eau fait l'effet d'un brumisateur géant dans un mugissement infernal. Ça réveille !

Bref, avec toutes ces distractions, le voyage passe comme une lettre à la poste. Nous arrivons à Mo I Rana avant midi, presque étonnés d'être déjà arrivés, mais tenaillés par une faim de loup !

Hé, hé, levés depuis 5 heures du matin avec 300 kilomètres sous le capot !

Le premier REMA à l'entrée de la ville tombe à point pour les courses. Son parking fait très bien l'affaire pour déjeuner dans la foulée.

Pas de temps à consacrer à une sieste ou à une pause prolongée aujourd'hui. En effet, si l'on veut se donner une chance d'approcher le glacier Svartisen, il faut poursuivre… une quinzaine de kilomètres sur l'E 6 puis encore autant dans la vallée de Svartisdal.

Ouf, nous arrivons juste à temps pour le départ du bateau à 14 heures. C'est le dernier départ de la journée (plus tard dans la saison, il y en a d'autres dans l'après-midi). Nous avons donc bien fait de partir tôt.

Dans un premier temps, le Svartisen 3 nous fait traverser le lac en une vingtaine de minutes. Nous sommes une quinzaine à bord. Le ciel se voile par intermittence mais il fait beau dans l'ensemble, quoique frais, surtout sur l'eau où gants et bonnets complètent la tenue.

Le bateau nous laisse environ deux heures et demie sur place, il reviendra nous chercher vers 16 h 45.

Les quinze randonneurs déplient aussitôt leurs bâtons de marche et partent à la queue leu leu à l'assaut du versant. Le sentier grimpe de façon régulière et soutenue sur des strates rocheuses. Certains s'attardent près d'une cascade, d'autres cavalent en tête pendant que les derniers papotent en queue de peloton. Bref, plus on gagne en altitude, plus la file s'étire !

Il reste à contourner le lac glaciaire… … avant que ne se dévoile au soleil, scintillante et immaculée, la langue glaciaire du Svartisen.

Mais sa beauté ne saurait faire oublier le mal qui ronge tous les glaciers du monde. De nombreuses marques au sol et d'anciens panneaux sont les témoins d'une perte importante de superficie au cours les dernières décennies.

Formées de deux calottes glaciaires séparées par la vallée de Vesterdalen, le Svartisen reste néanmoins le deuxième plus grand glacier du pays. Malgré une altitude moyenne de 1 500 mètres et une épaisseur de glace de 600 mètres par endroits, ses nombreux bras descendent jusque dans les vallées et forment ainsi les glaciers les plus bas d'Europe continentale.

Le bras oriental descend ici à 500 mètres d'altitude. Dans quelques semaines, notre parcours nous amènera au niveau du bras occidental de ce même glacier qui lui se jette dans l'océan ou… presque. Mais ça, c'est une autre histoire !

Pour le moment et près avoir contemplé la coulée de glace sous toutes les coutures, il est déjà temps de lui tourner le dos pour amorcer la descente.

Le bateau est à l'heure à 16 h 45. Un quart d'heure, plus tard, nous retrouvons notre cher Pössl.

Notre journée aurait dû s'arrêter là sauf qu'Hervé a une envie irrépressible de pizza. La ville de Mo I Rana n'est pas si loin (euh ! à 30 kilomètres tout de même) et on n'est pas à quelques kilomètres près, alors zou, on y retourne !

Si par la même occasion on pouvait faire laver le linge… Mais à l'office de tourisme, on nous confirme qu'on ne peut pas trouver ce service en ville (ni nulle part en Norvège en général) et que la seule solution est de s'adresser à un camping.

La jeune femme se propose de contacter pour nous les campings des alentours. Le plus proche en direction du nord ne possède pas de lave-linge, le suivant a bien un lave-linge mais pas de sèche-linge. Le troisième offre les deux mais se trouve à 60 kilomètres au nord de Mo I Rana. Bah, on n'est plus à ça près !

Après avoir partagé une pizza "Al Pacino" - bonne, sans plus - c'est reparti pour un tour sur l'E6 sur une portion que nous commençons à connaître sur le bout des doigts, en la parcourant pour la troisième fois depuis ce midi.

C'est donc bien tard que nous posons notre camion sur la pelouse du Krokstrand Camping au terme d'une étape un peu folle qui, en raison de nos multiples va-et-vient, sera aussi la plus longue de tout notre séjour en Norvège. Mais c'est sans regrets car on a passé une journée extra et comme il ne fait jamais nuit…

Distance parcourue dans la journée : 485 kilomètres

Glacier Svartisen

Passage du cercle Arctique et embarquement pour Værøy (îles Lofoten)

J17 : Mercredi 25 juin 2014

Aujourd'hui, notre étape doit nous mener à Bodø, port d'embarquement à destination des îles Lofoten. Comme nous avons déjà bien avancé hier, il nous reste seulement 170 kilomètres à parcourir ce matin. Cool !

Nous attendons beaucoup de notre séjour aux Lofoten auquel nous avons prévu de consacrer sept jours. Alors s'il pouvait faire beau…

Pour le moment, c'est loin d'être gagné. La couleur du ciel se décline dans les nuances de gris et le thermomètre ne dépasse pas 8 degrés à 7 h 30.

Cap toujours plus au nord sur cette même route Arctique !

Les épaisses forêts de pins laissent progressivement la place à des bois plus clairsemés, à des arbres de plus en plus rabougris avant leur disparition complète au profit d'une toundra désolée balayée par les vents et encore partiellement recouverte de neige.

Normal, nous venons de franchir à 700 mètres d'altitude la ligne imaginaire du cercle Arctique, 66° 33'45''N

A partir de maintenant, on verra le soleil rester au-dessus de l'horizon et ne jamais se coucher. C'est ce qu'on appelle le soleil de minuit.

Mais, pour l'instant, il manque à l'appel. Pire encore, voilà que la pluie s'invite, elle aussi. On espérait s'en débarrasser en se dirigeant vers l'ouest à Fauske, mais rien à faire, elle nous suit jusqu'au bout ou… presque.

En effet, à Bodø, le ciel est voilé mais il ne pleut pas. Voilà qui est prometteur !

Il est 11 heures, notre ferry ne part qu'à 16 h 30 mais nous préférons placer immédiatement le camping-car dans la queue. Nous avons choisi l'île de Værøy (un seul départ par jour) comme première destination dans l'archipel des Lofoten au contraire de la plupart des touristes qui vont directement à Moskenes (plusieurs départs par jour).

De ce fait, notre véhicule est le deuxième dans la queue alors que plusieurs files à destination de Moskenes sont déjà complètes.

Jusqu'à 16 h 30, comment s'occupe-t-on, me diriez-vous.

Vu l'heure, on commence par préparer le repas, déjeuner et faire la vaisselle. On en profite aussi pour faire un peu de rangement et de nettoyage. Petite promenade sur le quai pour assister à l'arrivée d'un Express Côtier, ce "paquebot" desservant les principaux ports côtiers de Bergen à Kirkenes. Un spectacle à lui tout seul !

En début d'après-midi, on abandonne Pössl pour aller faire un tour en ville. A notre retour, les files d'attente se sont encore étoffées et l'animation ne manque pas.

A côté de nous, un motard suédois démonte sa machine. Derrière nous des Asiatiques arrivent du centre-ville les bras chargés de course. Plus loin des Français racontent leurs péripéties de voyage à des Belges. Puis les caissiers ne tardent pas à encaisser leur dû, le départ se précise, le ferry se remplit.

Ça y est, le navire lève l'ancre. C'est parti pour plus de six heures de navigation.

La mer très calme au départ finit par se former en cours de traversée. En revanche, bonne nouvelle, le voile nuageux se disloque pour laisser la place à un ciel uniformément bleu et à un soleil radieux.

A 20 heures, quand le ferry fait une escale à Røst, il fait un temps magnifique !

Cet archipel formé de 365 îles et skerries offre un contraste surprenant avec ses voisines plus au nord, très escarpées. A part un léger renflement au centre, l'île principale de Røstlandet, est plate comme une crêpe.

Elle attire 2,5 millions d'oiseaux de mer qui viennent nicher partout, y compris aux abords des habitations. Vers 22 h 30, après 6 heures de roulis et de tangage, nous approchons des côtes deVærøy, éblouis par le soleil encore très haut dans le ciel.

Une fois débarqués, nous regagnons aussitôt la côte nord de l'île où une piste en terre finit en cul-de-sac au niveau d'un petit parking. Deux autres voitures sorties du ferry nous ont déjà devancés. Leurs occupants, deux couples norvégiens, sont en train d'installer leur tente dans la lande.

Quant à nous, nous profitons du soleil de minuit avant de tirer les rideaux pour une bonne nuit pendant laquelle il fait aussi clair qu'en plein jour.

Distance parcourue dans la journée : 180 kilomètres

J18 : Jeudi 26 juin 2014

Yessss, le ciel est toujours bleu, le soleil radieux et malgré un petit vent froid, la journée s'annonce exceptionnellement belle sur Værøy.

Avant 9 heures, alors que nos voisins campeurs dorment encore, nous sommes déjà prêts à randonner.

Île montagneuse d'à peine 8 kilomètres de long, hébergeant 2 000 fois plus d'oiseaux de mer que d'êtres humains, Værøy est réputée pour ses plages de sable blanc, ses crêtes élevées, ses hameaux isolés et sa mer cristalline, à l'écart du reste des Lofoten plus touristiques.

Le ferry vers notre destination suivante, Moskenesøya, ne part qu'à 22 h 45. Nous avons donc toute la journée pour vérifier si Værøy est à la hauteur de sa réputation.

L'itinéraire à pied que nous avons choisi d'emprunter part directement du parking où nous sommes garés en direction du village abandonné de Måstad, situé sur la presqu'île Sud.

Le sentier, longeant le versant nord d'une montagne escarpée culminant à plus de 400 mètres, est malheureusement encore à l'ombre à cette heure-ci. Passant tantôt à flanc de falaise (attention au vertige), tantôt sur des rochers, tantôt sur des galets, il n'est pas aisé à fouler.

Il faut en permanence vérifier où l'on met les pieds si l'on ne veut pas se tordre une cheville ou marcher sur des oeufs ! Une fois l'isthme d'Eidet franchi, nous poursuivons au soleil et profitons de la vue merveilleuse sur la côte Est et les sommets de l'île.

Le chemin est maintenant plus large et grossièrement pavé par endroits. C'est le reliquat d'une tentative de liaison entre Måstad et le reste de l'île, avortée en raison de l'assaut répétitif de la mer.

C'est également cet isthme qui permettait aux pêcheurs d'antan de passer leurs barques de la côte Est à la côte Ouest.

Peu après, on commence à apercevoir le village au loin.

A 11 heures, nous atteignons les premières maisons.

Un panneau indique que ce village de pêcheurs comptait jusqu'à 150 habitants. Pour compléter leurs revenus, ils pratiquaient la chasse aux macareux à l'aide de chiens dressés à cet effet, appelés chiens à macareux (puffin dogs). Il subsiste environ 700 spécimens de cette race, tous issus de l'île.

L'endroit étant inaccessible par la route (seul le chemin de pêcheurs était praticable à pied) et également difficilement accessible par la mer en raison de forts courants et souvent du mauvais temps, le village fut abandonné.

Il ne reste aujourd'hui que quelques résidences secondaires.

De Måstad, on peut tenter l'ascension du Mahornet (431 mètres), une montée réservée aux randonneurs sportifs, précise le guide LP.

Aujourd'hui, on ne se sent pas à la hauteur. La sente, à peine visible et en dévers sur le flanc de la montagne, ne nous inspire pas confiance. On se contente des trois premiers lacets afin de bénéficier d'une vue intéressante sur le village avant d'en rester là.

Le retour par le même itinéraire nous fait découvrir des aspects insolites de cette côte auxquels on n'avait pas prêté attention précédemment.

Ici un profil aquilin tourné vers l'océan…

Là, un flotteur géant, ramené par la mer…

Ici et là, des plages aux eaux cristallines dignes des Seychelles, la chaleur en moins ;-)

Au loin, l'île de Moskenesøya où nous serons dès ce soir.

D'ici là, poursuivons la découverte de Værøy, il est à peine 15 heures. Une carte affichée au niveau du parking permet rapidement de faire un point. Après les 15 kilomètres que nous venons de parcourir, nous cherchons quelque chose de light.

Une balade facile de 2 kilomètres vers le phare de Kvalnes nous convient parfaitement.

Aussitôt vu, aussitôt décidé ! Le camping-car est déplacé jusqu'à l'extrémité opposée de l'île. En cours de route, d'autres belles plages !

A travers une prairie fleurie, c'est l'occasion d'observer cette délicate orchidée, Orchis rouge sang !

Le nez en l'air pour suivre le vol des goélands, le nez par terre pour suivre le sautillement des huitriers pie… Les yeux posés sur la ligne de crête ou rivés sur l'horizon… .. chemin faisant jusqu'au phare, nous goûtons à la solitude de Værøy.

Pour finir, il nous reste à jeter un œil sur Sørland, le village principal de l'île, bien emmitouflés et encapuchonnés en raison d'un vent glacial pendant que les enfants de Værøy en petite tenue, s'amusent à des jeux d'eau dans leur jardin. C'est l'été, finalement !

Frigorifiés, nous finissons pas nous réfugier dans le camping-car et à nous placer dès 19 heures dans la queue pour le ferry de 22 h 45. A cette heure, nous sommes les troisièmes de la file (au final sur une dizaine de véhicules seulement).

Popote, dîner et tâches diverses nous occupent jusqu'au départ du ferry qui, avec près d'une heure de retard, se fait ardemment désirer et par la même nous fera arriver bien tard à Moskenes.

Il est plus d'une heure du matin quand nous stationnons Pössl à l'extrémité Sud de l'île de Moskenesøya, après le village et le tunnel de Å, curieusement en même temps que nos voisins campeurs de la nuit dernière.

Sur le parking de Å, tout le monde dort déjà. Nous nous dépêchons d'en faire autant, après une journée à rallonge… inoubliable.

Værøy a été à la hauteur de nos attentes. Espérons qu'il en sera de même des autres îles des Lofoten !

Distance parcourue dans la journée : 20 km en véhicule et autant à pied !

Village de Måstad à Værøy



Moskenesøy : Des rorbuer de Å à… la plage de Kvalvika

J19 : Vendredi 27 juin 2014

Réveillés en fanfare par le raffut des goélands, notre premier coup d'œil va au ciel. Nous sommes immédiatement rassurés, il fait un temps magnifique.

Les six prochains jours seront consacrés à la traversée des îles Lofoten, du sud au nord. Nous n'aurons plus à utiliser de ferry, les îles sont maintenant toutes reliées entre elles par des ponts ou des tunnels sous-marins. L'E 10 qui les traverse d'un bout à l'autre a été classée route touristique nationale.

Semblables à un dragon marin hérissé, les îles Lofoten se présentent comme une chaîne de montagnes boisées surgie de la mer, entrecoupée de lacs et de fjords abritant des baies aux eaux claires et des villages pittoresques.

Nous sommes pour le moment à Moskenesøy, la plus méridionale des Lofoten, plus précisément à la pointe sud, à proximité du village de Å.

Avant de poursuivre plus loin, un petit tour à pied s'impose pour explorer le bout de la péninsule.

Côté mer s'étend le Vestfjord séparant l'archipel du continent d'où surgissent les contreforts de l'île de Varøy.

L'océan est d'un calme impressionnant et le sentiment de solitude à peine rompu par le joyeux piaillement des goélands et le clapotis de la mer juste ridée.

A l'opposé, côté terre, les pêcheurs commencent à s'activer dans le village de Å (qu'on prononce O) mais à cette heure, la localité reste encore préservée des touristes qui la visitent en nombre tous les jours.

Avec sa rangée de rorbuer rouges (ces cabanes traditionnelles de pêcheurs) le long du rivage, avec ses séchoirs à poisson et sa colonie d'oiseaux de mer, c'est l'un des villages les plus typiques de l'archipel.

Mais Moskenesøy, ce sont également des reliefs escarpés aux sommets desquels la vue est époustouflante. C'est le cas des environs de Reine que l'on admire depuis les hauteurs de Reinebringen. Bien que réputée difficile avec 450 mètres de dénivelé pour 1,3 kilomètre seulement, cette randonnée est notre objectif prioritaire.

Pourtant, au pied de la montée, un panneau va immédiatement semer le doute. Est-ce vraiment prudents de nous lancer sur un terrain aussi difficile ?

Stimulés par les magnifiques panoramas vus en photos, nous attaquons la grimpette avec courage mais très vite le doute refait surface. Le terrain est instable, des pierres se dérobent sous nos pieds, la terre s'effrite à notre passage. La montée est verticale à tel point qu'on a l'impression de faire du sur-place. Même en multipliant les pauses, nous n'arrivons pas à récupérer alors que des jeunes nous dépassent en avalant les dénivelés quatre à quatre. Le moral est dans les chaussettes !

Les difficultés se corsent encore avec un ultime passage scabreux sur les racines d'un arbre laissées à nu par un éboulement de terre. Craignant que la suite ne soit pire, nous abdiquons, préférant ne pas prendre davantage de risques. Tant pis pour Reinebringen et ses vues fabuleuses, on se contentera d'admirer le village d'en bas. On a gravi 200 mètres sur les 450 prévus.

Mais pas question de rester sur un échec. Nous planifions immédiatement une nouvelle randonnée pour l'après-midi tout en veillant à rester plus raisonnables dans nos choix. La plage de Bunes, accessible en 1 heure à pied après une traversée du Reinefjord en bateau, aurait pu convenir mais les horaires du navire ne nous arrangent pas.

C'est alors une autre plage que nous retenons, Kvalvika ou plage de la Baleine, située sur la côte nord de Moskenesøy. Si le point de départ de cette nouvelle balade n'est qu'à quelques kilomètres à vol d'oiseau, la configuration de l'île impose un détour afin de contourner son centre montagneux. En outre, des travaux titanesques sur l'E10 ralentissent considérablement le trafic, réduisant la chaussée à une voie imposant une circulation alternée. Mais nous ne sommes pas pressés, ce sont les vacances ! Ce ralentissement nous permet de profiter encore mieux des paysages.

Les belles vues se succèdent tout au long de cette route touristique nationale.

Les ponts aussi participent à l'harmonie des lieux.

Sur le trajet, Hervé s'arrête pour acheter l'objet indispensable aux Lofoten, une canne à pêche, qu'il espère étrenner dès ce soir.

Mais avant cela, allons voir à quoi ressemble cette fameuse plage. Quatre jeunes Français, rencontrés au départ de la randonnée, nous rassurent en qualifiant le parcours de "très chouette".

Après avoir traversé un terrain tourbeux sur des planches, le sentier prend la direction d'un col, tout en laissant derrière lui un fjord échancré d'où surgit une chaine montagneuse et un chapelet d'îlots.

Au bout d'une demi-heure, si l'on commence à apercevoir la plage, il faut compter une bonne demi-heure de plus pour atteindre l'étendue de sable.

Une fois arrivés, quel plaisir de marcher pieds nus sur le sable. Quant à se baigner, c'est une autre histoire. Avec un vent glacial, le froid ressenti nous paraît inférieur à la douzaine de degrés affichés par le thermomètre. Tremper les orteils dans l'eau est déjà un exploit.

Retour au camping-car à 18 heures après une randonnée de 6 kilomètres en 2 heures et demie, pause sur la plage comprise, avec 200 mètres de dénivelé. Très chouette, effectivement et plage magnifique.

Il nous reste alors à rallier le port de Ramberg, sur l'île de Flakstadøy toute proche, où j'avais repéré une possibilité de stationnement pour la nuit ainsi qu'un point d'approvisionnement en eau.

Quelques pêcheurs, Français de surcroît, sont déjà en train de taquiner le poisson. Il n'en faut pas davantage à Hervé pour déployer sa canne et se joindre à eux. Ni une ni deux, mais huit petites morues mordent à l'hameçon. Les plus petites feront le régal des mouettes, les autres gagneront le réfrigérateur en attendant de passer à la poêle demain midi.

Avec un excellent spot de pêche, un point d'eau disponible à volonté et un lieu de stationnement spacieux, le port de Ramberg sera notre abri pour la nuit.

Distance parcourue dans la journée : 50 km

Plage de Kvalvika

Flakstadøy : Des orques entre Nesland et Nusfjord

J20 : Samedi 28 juin 2014

Avec le maintien du beau temps, nous poursuivons notre découverte des Lofoten, aujourd'hui l'île de Flakstadøy qui comme sa voisine Moskenesøy ne manque pas de sommets panoramiques.

Parmi les randonnées possibles, j'avais sélectionné celles vers Volandstinden, Nesheia ou Hestræva, toutes rangées dans la catégorie "difficulté moyenne" malgré leur dénivelé conséquent. Mais après l'expérience d'hier, nous sommes méfiants. Si elles sont toutes du même acabit que celle d'hier vers Reinebringen…

C'est pour cette raison que nous choisissons finalement de relier Nesland à Nusfjord, un parcours classé facile, sur un sentier de bord de mer. Un itinéraire que nous avions écarté au moment de la préparation, Hervé trouvant qu'il manquait de hauteur.

C'est l'occasion de vérifier si son jugement était fondé.

A 8 h 30, nous sommes déjà à pied d'œuvre dans le village de Nesland et dix minutes plus tard, le village laissé derrière nous, a l'air d'une miniature.

Le sentier suit effectivement le bord de mer. Jusque là, pas de difficulté. En outre, le parcours est au soleil et à l'abri du vent, ce qui est un avantage incontestable.

Ajoutez à cela de belles vues sur l'océan ! Ce début est bien plus prometteur qu'il n'y paraissait.

Mais il n'a cependant rien d'une promenade tranquille. De petites montées suivies d'autant de descentes demandent des efforts sans relâche.

Sur une butte, nous nous accordons volontiers une pause devant une mer aussi lisse qu'une nappe d'huile, survolée par quantité d'oiseaux.

Quand, tout à coup, là… au ras de l'eau… Pschiiii ! N'est-ce pas un souffle ?

Pas de doute, c'est un groupe d'orques. D'ailleurs, en prêtant l'oreille et bien qu'elles soient à 200 mètres du rivage, on les entend nettement souffler.

Médusés et tout excités par cette rencontre inattendue, nous suivons leurs gracieuses évolutions. Même les chalutiers en train de pêcher sur le site s'écartent pour les laisser passer.

Quand elles s'éloignent définitivement, nous reprenons le cours de notre randonnée, décidément loin d'être une balade du dimanche.

Bientôt c'est un labyrinthe rocheux qui nous obligera à chercher notre passage, à revenir sur nos pas, à sauter d'un bloc à l'autre avant de nous en extraire par une échelle.

Au bout de deux heures, à l'approche de Nusfjord, la côte rocheuse commence à s'égayer du rouge vif des maisons traditionnelles, d'abord isolées, puis plus serrées autour du port.

Avec ses maisons sur pilotis, ses pontons de bois, ses bateaux de pêche aux couleurs pimpantes, le village est vraiment ravissant. Un véritable tableau de carte postale !

Bref, contrairement à nos a priori, c'est une randonnée qui vaut le coup pour les paysages, les deux beaux villages et surtout pour une possible rencontre avec des mammifères marins. On aurait eu tort de l'écarter !

En tout : 12 kilomètres, 5 heures visite et pauses comprises, 500 mètres de dénivelés cumulés (mine de rien !). Une randonnée, certes facile, mais en raison de deux ou trois difficultés, pas tout à fait une promenade de santé.

En tout cas, à l'issue d'une bonne demi-journée de marche au soleil, nous ressortons avec plaisir short et sandales, l'été norvégien semble de retour.

D'ailleurs même les moutons ressentent le besoin de se rafraîchir les pattes.

Mais, en cours d'après-midi, de retour du côté de Ramberg, l'atmosphère est toute autre : mer agitée, vent et froid +++. Sandales et shorts sont à nouveau rangés.

Alors même que la plage de Ramberg offre tous les attributs d'une grève tropicale, le bonnet de laine est plus approprié que le bonnet de bain.

En revanche, ce temps est idéal pour la pêche et depuis le quai de Ramberg, la prise est aussi bonne que la veille. Deux gros lieus jaunes vont améliorer l'ordinaire et finir à la casserole pour le dîner.

Bien que Ramberg nous plaise beaucoup, nous avons un autre projet pour la fin de soirée : assister au soleil de minuit. Dans cet objectif, il faut trouver un lieu orienté au nord. On n'aura pas à aller bien loin. Peu après la sortie de Ramberg, un spot en bord de mer répond parfaitement à nos attentes. Un motocycliste allemand y a déjà planté sa tente, une voiture y est également garée. Dans notre Pössl, nous leur tiendrons compagnie.

Dans un premier temps, nous restons à l'abri dans le camion, à contempler le ciel que les nuages décorent de traînées d'or. Il est un peu plus de 23 heures.

Vers 23 h 30, nous tentons une courte sortie sous la lumière arctique.

Mais, brrr, le vent est si glacial que nous rajoutons un Kway par-dessus deux vestes polaires et un épais coupe-vent. Malgré toutes ces épaisseurs, le froid nous transperce si bien que notre seul souhait est de vite, vite nous mettre sous la couette sans attendre les douze coups de minuit.

A minuit pile, notre carrosse ne s'est pas transformé en citrouille (ouf !) mais nous avons entendu la voiture garée à côté de nous quitter discrètement les lieux, nous laissant seuls en compagnie du campeur allemand.

Distance parcourue dans la journée : 35 km

Nusfjord

Plongées dans le Vestfjord et pêche à Henningsvær

J21 : Dimanche 29 juin 2014

Si la Norvège est principalement connue pour ses fjords et ses glaciers, elle possède également des fonds sous-marins intéressants, ce qui ne pouvait échapper à mon plongeur de mari.

La plongée avec bouteilles se pratique dans plusieurs régions du pays, notamment dans le Sud autour de Kristiansand, dans l'Ouest autour de Bodø et bien entendu ici, dans l'archipel des Lofoten, plus particulièrement autour de Ballstad sur l'île de Vestvågøy. C'est là que nous avons repéré le centre de plongée "Lofoten Diving" mais n'avons fait aucune réservation.

C'est donc cette direction que nous prenons ce matin afin d'aller aux renseignements et voir s'il est possible de programmer une ou deux plongées dans les prochains jours.

Je ne vous fais pas de long laïus à propos de météo, il fait toujours aussi beau quoique toujours frais (10 degrés seulement en milieu de matinée).

Ballstad se trouvant sur l'île voisine de Vestvågøy, nous passons, comme si de rien n'était, d'une île à l'autre par un tunnel sous-marin.

Au passage, toujours de belles plages mais aussi des pâturages et des exploitations agricoles. Derrière leur enclos, ces belles vaches Highland nous regardent avec curiosité, à moins que ce soit le contraire ;-)

Le centre de plongée est dirigé par Daniel, secondé pour la saison par Robert, un journaliste, photographe et moniteur de plongée suisse. Ils nous réservent un accueil chaleureux.

Daniel propose à Hervé soit de faire une plongée illico et une autre dans l'après-midi soit d'en faire une première cet après-midi et une deuxième demain matin.

Il s'agit bien sûr de plongée en combinaison étanche, une pratique qu'Hervé a déjà pu expérimenter en Islande l'été dernier.

Après réflexion, nous optons pour la deuxième proposition afin de laisser au plongeur le temps de se préparer mentalement à l'exercice. Rendez-vous est pris pour 15 heures.

Entre-temps, nous poussons jusqu'au port de Ballstad. Tourné vers l'industrie du poisson, la localité n'a cependant pas le charme des autres villages précédemment visités.

Dès 14 heures, le plongeur fébrile nous ramène devant le local de plongée. C'est que la préparation demande plus de temps que la plongée elle-même.

Je laisse la parole au plongeur : " Cette première plongée est une plongée de réadaptation sur un site à cinq minutes en bateau. La mer est calme, l'eau à 9 degrés avec une visibilité de 8 à 10 mètres sans courant. En binôme avec Robert, nous flânons tranquillement à 6/8 mètres de profondeur tout en observant poissons et petits organismes marins : nudibranches, étoiles de mer, éponges, lompe en train de couver ses œufs et... un curieux organisme : le cténophore (macroplancton)

Bref, une plongée toute en minutie et en douceur pour une réadaptation réussie".

Au retour, chargé comme un baudet… mais ravi et impatient de renouveler l'expérience demain matin.

La journée a filé à toute vitesse, il est déjà l'heure de trouver un lieu de bivouac pour la nuit. J'avais noté que le stationnement des camping-cars était toléré en surplomb de la magnifique plage d'Uttakleiv. Ce n'est qu'à 20 kilomètres, on s'y rend sur le champ.

La plage est sublime effectivement.

En plus, à l'extrémité du parking, l'ancienne route contournant la montagne est devenue un chemin de randonnée et un excellent prétexte à une belle promenade.

Distance parcourue dans la journée : 90 km

J22 : Lundi 30 juin 2014

Pas de changement côté météo, il fait invariablement beau et toujours frais (11 degrés). Comme d'habitude et bien qu'il soit déjà 8 h 30, nous sommes les premiers à bouger notre camping-car. C'est à croire que les camping-caristes sont adeptes de grasses matinées.

Retour à Ballstad pour une deuxième plongée, aujourd'hui, sur une épave.

Il s'agit d'un bateau de pêche islandais ultra-moderne, le "Gudrun Gisladottir" qui a heurté un rocher dans le détroit de Napp, entre les îles de Flakstadøy et Vestvågøy le 18 juin 2002. Après plusieurs tentatives de remorquage, les pompes de renflouages sont tombées en panne. Les secours ont été obligés de le laisser sombrer. Le bateau coula le lendemain de l'accident, près de Ballstad, à vingt minutes en bateau du centre de plongée. Il repose sur un lit de sable à 40 mètres de fond.

C'est Hervé qui vous conte la suite :

"Après un briefing très détaillé, c'est avec Daniel et un jeune stagiaire norvégien que je fais équipe aujourd'hui pour une plongée plus engagée le long de la coque du navire entre 35 et 40 mètres de profondeur. Tout le matériel est encore sur place. La cabine de pilotage toujours intacte a été investie par des morues et des éponges.

Visibilité 10 à 12 mètres. Pas de courant.

D'une façon générale, ces deux expériences m'ont permis d'approfondir la pratique de la plongée en combinaison étanche que je pense maintenant maîtriser parfaitement ou… presque ! "

A l'issue de la plongée, Hervé s'offre un bain supplémentaire dans un bac d'eau douce, une façon originale de rincer le matériel. Il a l'air d'apprécier !

Après cet intermède "Lofoten under the sea", nous reprenons la découverte terrestre de l'archipel mais à partir de maintenant, en faisant un peu les choses dans le désordre.

En effet, pour ne pas trop solliciter la résistance du plongeur, nous irons d'abord sur l'île de Austvågøy visiter tranquillement Henningsvær cet après-midi avant de revenir demain pour approfondir l'exploration de Vestvågøy.

Nous traversons Austvågøy par la très belle route 815 en passant au pied du Justadtinden que nous gravirons demain. Ensuite, c'est la 816 qui finit de nous conduire à Henningsvær.

Situées sur un étroit promontoire au pied de pics escarpés, les jolies maisons sur pilotis valent au village le surnom de "Venise des Lofoten", une appellation sans doute un peu exagérée mais un lieu agréable et branché où il fait bon flâner entre cafés et galeries d'art.

On y repère, pour le dîner, le restaurant Fiskekrogen qui nous semble bien alléchant jusqu'à ce que… depuis un ponton voisin, Hervé ne fasse une pêche miraculeuse : cinq gros maquereaux (d'un kilo chacun) et beaucoup d'autres s'il avait insisté. Il en donne deux à un touriste luxembourgeois qui l'observait depuis la fenêtre de sa résidence.

Dans ces circonstances, ce sera dîner maison avec au menu… devinez quoi ? Ce dîner et la nuit à venir ont pour décor la plage de Rorvika, à l'intersection de l'E10 et de la 816, alors qu'une brume épaisse commence à couvrir les sommets. Annoncent-ils un changement météo ?

Distance parcourue dans la journée : 110 km

Cténophore

Vestvågøy : du sommet du Justadtinden à la plage d'Eggum

J23 : Mardi 1er juillet 2014

Les nuages d'hier soir ont-ils pris le dessus ? Non, pas du tout, il fait toujours un temps magnifique en ce premier jour du mois de juillet.

Comme je l'avais précisé antérieurement, nous retournons sur nos pas aujourd'hui jusqu'à Justad afin de randonner.

Comme hier, nous reprenons la 815 presque jusqu'à Leknes, ce qui nous permet de revoir ces mêmes paysages à la fois côtiers et montagneux sous un autre angle.

En passant d'une île à l'autre, ce pont très esthétique mérite un court arrêt.

Pour une fois, nous ne sommes pas très matinaux. Le temps de faire le trajet jusqu'à Justad, il est déjà 10 h 45.

Nous avons retenu la randonnée vers les crêtes du Justadtinden pour deux raisons. Bien que ce soit un parcours long (14 km AR pour 900 mètres de dénivelé), il semblait à notre portée car nous sommes meilleurs en endurance qu'en vitesse. L'abandon à Reinebringen a sérieusement ébranlé notre confiance en nous.

L'auteur du site Internet rando-lofoten parle d'un "festival de panoramas", on ne veut pas rater ça, alors zou, en avant !

Pour commencer, le sentier suit tout en douceur la ligne de crêtes. Au bout d'un quart d'heure de marche, déjà un premier aperçu sur une vaste lande avec la petite ville de Leknes en arrière-plan !

Plus on monte, plus la vue s'élargit, dominant maintenant une zone de lacs et de tourbières. Au fond, le Vestfjord et les contreforts des îles voisines.

Ensuite, le parcours se fait plus raide, en traversant une grande prairie d'altitude avant d'atteindre le sommet, malheureusement un peu couvert. Il est 13 heures.

Mais quelques trouées plus claires vont malgré tout nous permettre d'assister au festival de panoramas.

Sur le chemin du retour, un dernier coup d'œil au Justadtinden.

Arrivée au camping-car à 15 h 15.

Bilan : une très belle randonnée, certes longue (14 km aller/retour), avec un dénivelé cumulé de 900 mètres, mais sans difficulté technique, faite en 4 heures et demie pauses comprises (au lieu des 5 à 6 heures annoncées).

Bref, voilà de quoi regonfler notre ego ;-)

La journée étant déjà bien entamée, on peut dès à présent réfléchir à une destination pour la nuit. Parmi les différents repérages que j'avais faits, j'étais particulièrement attirée par la plage d'Eggum, réputée très belle et par ailleurs idéale pour assister au soleil de minuit. C'est à une trentaine de kilomètres, on y fonce illico.

Pour changer un peu, nous traversons cette fois l'île de Vestvågøya par la E10 avant de tourner vers le nord, en direction d'Eggum.

La piste continue après le village et s'arrête en cul-de-sac à l'entrée de la réserve naturelle. C'est là que le stationnement des camping-cars est permis, moyennant 100 couronnes à payer au café du site. Un contrôle est effectué en fin de soirée, resquilleurs s'abstenir !

C'est un très beau spot très prisé, complété par un bel itinéraire de randonnée entre Eggum et Unstad, l'occasion d'une petite marche postprandiale.

Le chemin suit le bord de mer. Pourtant, ce décor, juste en retrait de la côte, pourrait faire croire à un paysage de montagne.

Le clou du parcours reste cependant cette sculpture, faisant partie du projet "Skulpturlanskap", 33 œuvres d'art modernes et originales, se mariant parfaitement avec le paysage, réparties dans toute la région du Nordland.

Celle-ci, intitulée Hode (ou Head) est l'œuvre du Suisse Markus Raetz. A première vue, une simple tête de granit.

Mais, en tournant autour du socle, vous finissez par voir et avoir la tête à l'envers ;-)

C'est donc un peu tourneboulés, la tête remplie d'un festival d'images, que nous nous retirons dans notre camion pour une soirée sous les rayons du soleil de minuit.

Distance parcourue dans la journée : 80 km

Du sommet de Justadtinden

Mont Hoven (Gimsøy) et retour sur le continent

J24 : Mercredi 24 juillet 2014

Cette dernière journée sur les îles Lofoten promet encore d'être radieuse. Pas un nuage dans le ciel, déjà 12 degrés ce matin mais il fera jusqu'à 18 dans la journ��e. Chic, ça se réchauffe ! Dès 8 heures, c'est parti pour l'île de Gimsøy !

A sa pointe nord se dresse le mont Hoven (368 mètres), une montagne solitaire et facile à gravir, offrant des vues paradisiaques, paraît-il.

Une randonnée facile (4 km, dénivelé 400 mètres, 2 heures).

Sa silhouette massive qui tranche avec les crêtes acérées du reste des Lofoten inspire confiance.

A ses pieds quelques maisons de vacances dans un cadre bucolique et paisible ! Nous sommes séduits !

Le sentier menant au mont débute près du golf en chantier. Pour cette raison, le début est un peu confus. Mais, une fois sur la trace, l'ascension est aisée et le rapport qualité/effort excellent.

Du sommet du mont Hoven, nous contemplons des panoramas époustouflants. Entre rêve et réalité, nous nous imaginons transportés dans un coin du monde plus exotique.

Nous ne connaissons pas (encore) la Nouvelle-Calédonie maisce marais n'a-t-il pas des airs de famille avec le Cœur de Voh rendu célèbre par le photographe Yann Arthus-Bertrand.

Cette anse de sable blond aux eaux cristallines n'a-t-elle pas tous les attributs d'une plage tropicale des Caraïbes ou de l'océan Indien ?

Avec son eau turquoise, dans laquelle on imaginerait volontiers des bancs coralliens, et sa chaîne montagneuse tombant dans l'océan, on se croirait presque en Polynésie.

Il ne manque que la chaleur ? Oui, mais ça se réchauffe, je vous l'assure.

Quand nous nous arrêtons sur l'E10 (peu après le camping de Lingvaer) pour nous amuser avec nos reflets et ceux des montagnes derrière nous, nous sommes déjà en bras de chemise. Nous n'avons pas encore détaché nos bas de pantalon mais ça ne saurait tarder.

"Miroir, mon beau miroir". Cette drôle d'installation fait elle aussi partie du projet "Skulpturlanskap". Sans titre, œuvre de l'artiste américain Dan Graham, elle sublimise les magnifiques paysages des Lofoten où chacun compose son propre tableau. Nous créons le nôtre.

Quelques heures plus tard, en nous promenant dans la petite ville de Svolvær, la tenue des touristes et des locaux ne trompe pas. En arborant sandales, shorts, petites robes et manches courtes, ils signent le retour de la douceur voire de la chaleur en plein midi.

D'ailleurs partout le long des fjords bordant l'E10 puis la Fv 888, les Norvégiens pratiquent le bain de soleil (à défaut du bain tout court pour l'instant).

A la pointe nord de l'île de Austvågøy, peu après Delp sur la rive du Grunnfjord, nous en faisons autant, un long bain de pied et de soleil avant de nous mettre à la recherche du lieu idéal où passer la nuit tout en étant bien orienté pour profiter le plus longtemps possible des rayons du soleil.

Nous n'aurons pas à chercher bien loin. Moins de 10 kilomètres plus loin, au niveau du hameau de Sande, nous nous dirigeons vers l'église et le cimetière en sachant qu'il y a toujours un parking à proximité de ce type de lieu. Après le cimetière, une trace mène à un ancien terrain de sport au bord d'une plage.

L'endroit est parfaitement orienté et aussitôt adopté. Quant à la plage, elle est le domaine de sternes arctiques, très agressives. Nous comprendrons vite à quoi peut bien servir le bâton surmonté d'un casque de chantier planté à l'entrée de la grève. Hervé met le casque, je brandis le bâton pour nous mettre à l'abri des coups de bec des sternes sur nos têtes. Ainsi protégés nous pouvons nous aventurer jusqu'au bord de l'eau.

On pensait rester seuls dans cette péninsule un peu isolée. Que nenni ! L'emplacement de notre camping-car visible depuis la route en attire bientôt deux autres : un petit camping-car rouge conduit par un papy allemand puis un petit combi qui repartira rapidement. Le premier nous tiendra compagnie pour la soirée.

On pensait veiller jusqu'à minuit mais après 22 heures, on s'effondre. Dans notre demi-sommeil, on entend le camping-car rouge démarrer et quitter les lieux sans doute une fois les douze coups de minuits sonnés.

Quant à nous, en ouvrant un œil puis deux à 2 heures du matin, nous ne sommes pas près d'oublier le spectacle qui s'offre alors à nos yeux à présent grands ouverts.

Un dégradé de rose sur un ciel toujours bleu et un soleil malgré l'heure tardive (ou matinale, c'est comme on veut) toujours aussi brillant.

Distance parcourue dans la journée : 135 km

J25 : Jeudi 3 juillet 2014

Ce matin, c'est une douceur inhabituelle qui nous tire du lit. Surprise, il fait déjà 18 degrés à 8 heures. La hausse des températures a donc bien l'air de se confirmer.

Mais toutes les bonnes choses ayant une fin, c'est aujourd'hui que nous quittons l'archipel des Lofoten pour retrouver le continent.

Ce séjour a dépassé nos attentes avec un temps splendide durant sept jours consécutifs, des paysages montagneux et côtiers sublimes, de magnifiques randonnées et des lieux de bivouac exceptionnels. Ce fut un enchantement permanent !

Alors, en empruntant pour la dernière fois cette route touristique E10 à destination du ferry de Lødingen, c'est avec un brin de nostalgie que nous voyons disparaître les pics escarpés des Lofoten au profit des monts plus arrondis des Vesteralen.

Un nouveau pincement au cœur en embarquant sur le ferry à destination de Bognes et en faisant définitivement nos adieux au grand Nord ! En prenant résolument la direction du sud, il faut nous rendre à l'évidence, notre voyage entre dans sa phase retour. Dans dix jours, nous serons à Hanovre.

Mais d'ici là, il reste encore beaucoup de découvertes à faire.

En ayant privilégié de petites étapes sur les Lofoten et un rythme cool pour notre Pössl, maintenant qu'il faut rentrer, il va falloir mettre les bouchées doubles. Les vacances, c'est fini pour Pössl. Il va devoir rouler car plus de 200 kilomètres nous séparent de notre destination du soir, dans les environs de Bodø.

Dans l'immédiat, c'est facile, il suffit de suivre la file sortie du ferry et de descendre plein sud par la route Arctique (E 6) jusqu'à Fauske.

Au passage, ces dômes granitiques nous font penser aux reliefs de Yosemite (USA)

Le ciel devient tristounet en progressant vers le Sud. Sur la 80, entre Fauske et Bodø où nous sommes déjà passés il y a huit jours, il pleuviote tout comme la dernière fois.

En optant, un peu avant Bodø, pour la fameuse route Côtière (Kystriksveien ou Rv 17), le temps est à peine meilleur. Il ne pleut plus mais il fait gris sur Saltstraumen et les températures sont paradoxalement inférieures à celles de ce matin plus au nord.

C'est ici qu'on peut observer le maelström le plus puissant du monde. Le phénomène est le plus spectaculaire au moment du changement de marée soit entre 21 et 22 heures aujourd'hui.

Dans le détroit de Saltstraumen, long de 3 kilomètres et large de 150 mètres, la marée provoque le déversement d'un fjord dans un autre. Toutes les six heures, 400 millions de mètres cubes d'eau déferlent à une vitesse de 20 nœuds dans un sens, puis dans un autre, créant d'impressionnants remous et tourbillons.

En attendant, nous pensions nous installer au camping en bord de fjord, mais quand nous découvrons à quoi ressemble le camp, une concentration d'une centaine de mobilhomes et de trailers, nous changeons aussitôt d'avis.

Pendant que je profite discrètement de la buanderie du camp, Hervé tire une nouvelle fois le dîner du fjord, à savoir trois beaux lieus qui lui sautent littéralement dans les bras ou… presque !

Après avoir jeté un coup d'œil aux tourbillons du maelström, nous reprenons la route vers 22 heures afin de trouver un lieu de bivouac plus confidentiel. A proximité du hameau de Valnes, à l'écart de la route 17, nous trouvons notre bonheur : un tout petit parking (2 places max) au bord d'une rivière.

Cette étape de transition n'était pas spécialement exaltante mais néanmoins incontournable pour accéder à partir de demain et pour les trois prochains jours aux plus jolis paysages de la route Côtière. Avec le retour du soleil, espérons-le !

Distance parcourue dans la journée : 325 km

Au sommet du mont Hoven



Sur la route Côtière (Rv 17) : le glacier occidental du Svartisen

J26 : Vendredi 4 juillet 2014

Réveillés à 4 heures du matin par un bruit de portières qui claquent, sans doute d'un véhicule ayant partagé notre emplacement sans qu'on sans aperçoive, on en profite pour démarrer la journée à l'aube.

L'étape prévue aujourd'hui sur la route de la Côte va être extrêmement variée en moyens de locomotion. Par conséquent elle risque aussi d'être plus longue que la normale en raison d'éventuels délais d'attente. Nous utiliserons alternativement - le camping-car pour les quelques 230 kilomètres de route - le ferry à deux reprises, en complément de la route - le bateau pour traverser un fjord (le Holandsfjord en l'occurrence) - le vélo pour aller et revenir du débarcadère au point de départ du trail prévu - enfin, nos pieds pour atteindre la base de la langue glaciaire occidentale du Svartisen.

Le premier bateau traversant le Holandsfjord part à 7 h 45. L'embarcadère se trouvant à 130 kilomètres d'ici, il n'est pas trop tôt de partir à 5 heures.

Sur le trajet, le temps est hésitant. Le ciel bleu azur d'où jaillit tel un feu d'artifice un bouquet de nuages vire progressivement au gris maussade.

A Holand, je m'attendais à un quai envahi de cars de touristes. Or nous trouvons un tout petit embarcadère en bois, très mal indiqué et désert.

A 7 h 45, nous sommes les seuls à faire la traversée du fjord, mais peu s'en est fallu qu'on ne rate le départ du bateau. On était pourtant en avance mais l'endroit que j'avais noté était en réalité le centre des visiteurs, à deux kilomètres de l'embarcadère réel. C'est ballot ! Heureusement un habitant du coin nous a remis sur le droit chemin in extremis.

Juste le temps de garer le camion avant de sauter à bord de l'embarcation et déjà on voit le profil du glacier Svartisen apparaître entre deux sommets.

Une fois débarqués sur la rive opposée, il nous reste à contourner le lac glaciaire, un parcours de 3 kilomètres pas particulièrement attrayant alors la commune a prévu des locations de vélos. Il suffit de se servir dans le lot disponible et on paie au retour sur le bateau. Quelques coups de pédale et le tour est joué.

Sur le trajet, pas un chat mais… une famille de moutons, sans doute un peu surprise de nous trouver sur son chemin à cette heure matinale. Les petits, très craintifs, se pressent contre leur mère.

Après avoir laissé maman brebis à ses moutons, intéressons-nous au glacier. En suivant les petits cailloux, nous arrivons en bordure de la langue glaciaire, si près qu'on pourrait la toucher.

Fascinante et d'autant plus impressionnante que nous profitons tout seuls de ce spectacle !

Par un étroit cheminement granitique, nous accédons ensuite à une petite cabane surplombant le lac. De la terrasse le regard balaie l'ensemble du site, ce qui permet de réaliser que ce bras occidental du Svartisen rejoint (presque) la mer. Cette particularité lui vaut d'être le glacier le plus bas d'Europe continentale.

Un dernier coup d'œil à la coulée de glace depuis la rive du lac, après une descente un peu glissante sécurisée par des chaînes et balisée de marques rouges.

A 11 heures, le bateau nous attend pour le retour. Non, pas celui-ci - qui est un voilier privé appartenant à une famille belge de Bruxelles - mais le suivant...

Tiens, y a-t-il un capitaine dans le bateau ? Non ? Heureusement que je suis là pour prendre la barre !

Après cette sympathique excursion, c'est reparti sur la route, mais seulement pour une quinzaine de kilomètres. A Forøy la route 17 cède la place à un ferry qui nous dépose à Agskardet dix minutes pus tard. On remet ça une deuxième fois entre Jektvik et Kilboghamn.

Des passages en ferry très agréables permettant de changer de rythme et d'agrémenter la journée de voyage, d'autant qu'il fait à présent très beau.

La deuxième traversée, plus longue que la première (soixante minutes) se double du passage nord-sud du cercle Arctique. Cette fois, le soleil de minuit, c'est bien fini et la descente vers le sud vraiment confirmée.

Mais aujourd'hui nous n'irons guère plus loin. Vers 17 heures, un peu après Stokkvågen, au pied de ce drôle de sommet en forme de sombrero, nous décidons de nous poser.

J'y avais repéré deux possibilités de stationnement. Après avoir testé les deux, nous finissons par revenir à la première, une aire de pique-nique agréablement située en surplomb du fjord, doublée d'un accès aux rochers pour pouvoir pêcher.

L'activité de la soirée est donc toute trouvée pour Hervé. Tandis qu'il lance sa ligne, je déplie ma chaise pour une délicieuse soirée au bord de l'eau.

Les températures grimpent de jour en jour. Avec 20 degrés au thermomètre en cette fin d'après-midi (bien davantage au soleil), la casquette devient indispensable.

Le pêcheur, ici en pleine action, mettra une nouvelle fois un maquereau dans nos assiettes.

C'est par un bivouac solitaire (aucun autre véhicule ne viendra nous rejoindre) que s'achève cette journée très variée en activités.

Distance parcourue dans la journée : 210 km

Glacier occidental du Svartisen



Helgelandsbrua, Torghatten et Trælneshatten : par monts et par ponts sur la Rv 17

J27 : Samedi 5 juillet

Déjà 20 degrés de bon matin, il flotte sur la côte norvégienne un petit air de côte d'Azur. Alors pas le temps de traîner. Par un si beau temps, nous sommes au volant dès 7 heures en poursuivant la route 17.

Notre destination finale devrait être Brønnøysund, à environ 200 kilomètres.

Mais comme hier notre itinéraire ne se fait pas d'une traite, il comprend aujourd'hui trois passages en ferry. C'est la particularité de cette route Côtière qui zigzague entre les fjords et les îles pour notre plus grand plaisir.

Un plaisir d'autant plus grand qu'avec cette météo exceptionnelle, pas besoin de veste ni de bonnet. C'est cheveux au vent que nous goûtons à la brise marine sur le pont du navire.

De Nesna à Levang, de Tjøtta à Forvik, de Horn à Anddalsvåg : si le premier et le dernier parcours représentent de simples sauts de puce d'une quinzaine de minutes, le deuxième en louvoyant entre îles et îlots pendant une heure est une véritable petite croisière.

Aux ferries il faut aussi ajouter des tunnels et surtout des ponts majestueux, monuments d'ingénierie. C'est le cas du très beau pont de Helgeland enjambant le Leirfjord à Sandnessjøen. Il a tout particulièrement inspiré le photographe qui, pour l'appréhender sous toutes les coutures, multiplie les passages.

Malgré tous ces arrêts, nous finissons bon an mal an par arriver à Brønnøysund en début d'après-midi. Trop tôt pour s'arrêter ? Non, car on a une idée derrière la tête.

A l'extrémité de la péninsule se dresse une montagne percée, Torghatten, que nous avons bien envie de gravir mais pas tout de suite. Il fait 27 degrés, pour le moment beaucoup trop chaud pour marcher. Attendons qu'il fasse plus frais !

Alors si on prenait un bain pour se rafraîchir ? Au pied de Torghatten, le camping du même nom possède une plage bordant un lac artificiel. Nous ne pouvons pas résister malgré une eau un peu boueuse. C'est notre premier véritable bain du séjour mais pas le dernier.

En revanche, sur la pelouse en bord de mer, nous alternons bain de soleil et bain d'ombre jusqu'en soirée.

18 heures, c'est la bonne heure pour gravir la montagne percée. On s'attendait à trouver un petit trou dans une paroi. Or on reste scotchés en découvrant une cavité… un tunnel de 35 mètres de haut, 150 mètres de long et 20 mètres de large.

Véritable fenêtre sur les îles et l'océan…

Si la plupart des promeneurs s'arrêtent à l'entrée de la caverne pour revenir ensuite sur leur pas, une boucle est envisageable.

Nous sommes donc sortis par l'extrémité opposée, descendus par une sente très raide à travers une forêt de bouleaux avant de revenir au parking par le bord de mer. Cette option offre l'avantage de pouvoir admirer la montagne à distance. Superbe !

Une très belle randonnée dans un lieu emblématique de la région, un point de repère visible à des dizaines de kilomètres à la ronde, un lieu mythique, source de contes et de légendes, bref un monument !

En rejoignant plus tard un quai en ville pour la nuit, nous portons un dernier regard à cette montagne sacrée, à l'issue d'une sacrée journée.

Ce soir, on vire la couette tellement il fait chaud. Mais j'ai du mal à dormir entre la chaleur et le vent qui s'est levé en cours de soirée.

A 1 heure du matin, alors que le photographe dort comme un bébé, quelle ne fut ma surprise de voir passer au pied du lit ou presque… le mastodonte Hurtigruten qui fait escale à Brønnøysund toutes les nuits à cette heure-là.

Distance parcourue dans la journée : 190 km.

J28 : Dimanche 6 juillet 2014 Houlà, la chaleur s'installe. Il fait déjà 24 degrés de bon matin et toujours un temps magnifique. C'est parfait car nous avons prévu de randonner dans la matinée avant de continuer notre parcours sur la route Côtière.

La montagne de Trælneshatten, dont le suffixe "hatten" indique un sommet en forme de chapeau, n'a vraisemblablement pas le prestige des pics des Lofoten de sorte qu'Hervé lors de la préparation l'a déclarée "rando moche" et n'est pas très enthousiaste à l'idée de l'entreprendre.

Moi, je suis persuadée qu'au contraire du haut de ses 567 mètres, nous devrions bénéficier d'un panorama exceptionnel sur la montagne percée de Torghatten et les nombreux îlots qui constellent le détroit.

Il ne faut guère plus d'une demi-heure pour rejoindre le point de départ. Pas de chance, les coordonnées que j'avais notées nous conduisent tout droit dans la cour d'une ferme. Mince, mais où est donc le parking ?

Hervé jubile à l'idée que la "rando moche" va tomber à l'eau.

Mais je n'ai pas dit mon dernier mot. Demi-tour et retour sur nos pas de quelques centaines de mètres. Ça y est, cette fois, on y est.

Au fur et à mesure de notre ascension, Hervé révise son jugement pour se rallier à mon opinion.

Oui vraiment, les vues sur la montagne percée de Torghatten, sur les îles du détroit et sur la localité de Brønnøysund valent le déplacement.

Là-haut, autour d'un petit autel en pierre recouvert d'une nappe blanche, autour d'une bougie allumée et d'un bouquet de fleurs des champs, quelques personnes se sont rassemblées. Sont-elles en train de commémorer quelque chose ?

Nous aurons la réponse au cours de la descente en interrogeant un homme qui, lui, est en train de monter, une guitare sur le dos. L'homme est le pasteur de la paroisse, nous sommes le jour du seigneur et il va célébrer l'office du dimanche au sommet de la montagne. D'ailleurs, la file de ses fidèles paroissiens s'étire maintenant tout au long du chemin, certains accompagnés de jeunes enfants alors même que l'aller/retour représente 5 kilomètres, 567 mètres de dénivelé en 3 heures de marche.

Une bonne façon de joindre la foi à l'agréable.

Quant à nous, après nous être bien dépensés et bien sustentés, il va falloir songer à reprendre la route. Notre étape du soir dans les alentours de Steinkjer est encore à plus de 200 kilomètres dont une traversée en ferry entre Vennesund et Holm.

Tout l'après-midi y passe.

Alors, quand la destination approche, nous sommes contents de pouvoir enfin nous poser.

C'est notre deuxième passage dans la région de Steinkjer. A l'aller nous avions passé la nuit sous les sapins de Bølarein. Pour ce deuxième séjour, j'ai choisi Paradisbukta. En norvégien, "bukta" signifie baie. Quant à "paradis", inutile de traduire. Bref, un joli nom pour une base de loisirs et une plage en bord de fjord.

Avec une température ambiante de 28 degrés et une eau de baignade à 22 degrés en surface, ce paradis ne peut mieux tomber. En deux temps trois mouvements, le maillot de bain est enfilé et les brasses enchaînées dans le fjord. Un délice !

A cette heure (19/20 heures) et en cette fin de week-end, il reste encore quelques personnes sur la plage mais quand les derniers baigneurs, promeneurs et pique-niqueurs quittent le site, nous avons ce paradis pour nous tout seuls ou… presque (seulement un autre camping-car sur place).

Distance parcourue dans la journée : 265 km

La montagne percée de Torghatten



De Trondheim à Oslo en passant par le parc national de Dovrefjell

J29 : Lundi 7 juillet 2014 21 degrés à 7 heures et toujours un super temps. C'est inouï ! Aujourd'hui pas de randonnée, enfin si, mais une petite en fin de journée. Dans un premier temps, c'est la visite de Trondheim qui est au programme. A l'aller, nous avions contourné la ville pour éviter d'avoir à parcourir deux fois le même trajet. Cette fois nous comptons bien nous y arrêter.

La troisième plus grande ville du pays étant distante de 120 kilomètres, il vaut mieux y arriver le plus tôt possible. L'entrée en ville avec un camping-car, même de la taille de Pössl, est toujours un peu stressante.

D'ailleurs, il nous faudra presque trois heures pour rejoindre le centre de Trondheim depuis Steinkjer. J'y avais repéré un parking gratuit pour camping-cars mais à cette heure de la matinée, les places occupées depuis la veille n'ont pas encore été libérées. C'est donc sur une place payante que nous sommes obligés de nous garer. A ce compte-là, on aurait pu se garer dans n'importe quelle autre emplacement en centre-ville. Tant pis !

Avec ses rues larges et son centre partiellement piétonnier, la ville est très agréable à visiter et ne manque pas de charme.

De la cathédrale Nidaros, le plus vaste édifice médiéval de Scandinavie…

… jusqu'au quartier historique de Gamle Bybro ("pont de la vieille ville") avec ses pittoresques entrepôts des XVIIIe et XIXe siècles qui rappellent ceux de Bergen, en passant par Torvet, le centre-ville moderne et ses enseignes internationales…

Mine de rien, les kilomètres s'enchaînent sous une chaleur de plus en plus forte, dépassant à présent les 30 degrés. Alors à l'heure de midi, je me verrais bien déjeuner au bord de l'eau. Le quartier de Bakklandet au bord du fleuve Nidalva semble le plus adapté à mes attentes. Malheureusement, nous ne trouvons rien directement au bord de l'eau ou plutôt si… mais trop tard, une fois que nous aurons déjeuné à l'une des tables installées sur le trottoir dans Nedre Bakklandet.

Dommage, le restaurant asiatique "Bryggen Asian Cooking" avait la terrasse dont je rêvais ! Pour une prochaine fois !

Pour le moment, la montée au fort Kristiansten aura définitivement raison de notre résistance. Après la visite du site dominant la ville, nous n'avons qu'une hâte, vite, nous reposer à l'ombre, sur la pelouse du parc de Marinen, au bord du fleuve.

De retour dans un camping-car surchauffé, nous abrégeons le séjour avant le délai fixé par le parcmètre, aspirant à un peu plus de fraîcheur dans les montagnes. Nous serons bientôt servis.

En effet, notre destination du soir est prévue dans les alentours de Dombås, à Hjerkinn exactement, 150 kilomètres plus au sud. En arrivant sur place vers 19 heures, c'est le jour et la nuit avec Trondheim.

Ici fini le ciel bleu ! A plus de 1 000 mètres d'altitude, la chaleur de ces derniers jours est en train de tourner à l'orage et la température plus proche des 15 que des 30 degrés. Nuages menaçants et déjà un peu de pluie couronnent le tableau.

Le parc national de Dovrefjell est connu pour abriter des troupeaux de bœufs musqués. Nous projetons d'aller à leur recherche demain. Nous pourrons soit prendre une navette nous conduisant de Hjerkinn à Snøheim pour tenter d'en approcher par nous-mêmes en sillonnant le coin au hasard, soit nous joindre à un safari guidé dont le rendez-vous est à Hjerkinn, justement.

Il n'est pas nécessaire de réserver d'avance alors nous verrons bien, car la météo n'a pas l'air d'être optimiste pour demain.

Dans l'immédiatement, profitons entre deux averses de grimper vers le point de vue de Snøhetta où un abri très design permet d'admirer le panorama sans souffrir du froid.

Par une piste un peu cahoteuse, Pössl se hisse jusqu'au parking à 1150 mètres. De là nous rejoignons à pieds et par un large sentier le point de vue situé 1 500 mètres plus loin.

Devant nous, un homme et son jeune fils, tout excités, pointent leurs jumelles puis leur index vers un point difficilement visible à l'œil nu.

A plus d'un kilomètre de distance, cette tache pas plus grosse qu'une tête d'épingle… oui, c'est un bœuf musqué !

L'homme, un Norvégien de Trondheim, dit que c'est la première fois qu'il en voit un par ses propres moyens. Jusque là il n'en avait vu que dans le cadre d'un safari guidé.

En zoomant, on peut effectivement voir la bête brouter, tête baissée.

Au sommet, c'est un plaisir de profiter du panorama depuis l'intérieur douillet et très stylisé de cet abri alors que dehors le ciel menace. Deux jeunes Tchèques ont manifestement l'intention de passer la nuit près de la cheminée, devant cette vue exceptionnelle. Ils ont fait le bon choix.

Quant à nous, c'est le parking au pied de la montagne que nous avons choisi pour la nuit tout comme deux camping-cars roumains. De violents orages accompagnés de pluies diluviennes viennent mettre un terme à cette journée de tous les extrêmes.

Le safari aux bœufs musqués tombera-t-il aussi à l'eau ?

J30 : Mardi 8 juillet 2014

Eh, oui, adieu navette, randonnée et safari aux bœufs musqués ! Il a plu toute la nuit et il tombe toujours des seaux d'eau, ce matin. Par conséquent, nous ne sommes pas pressés de mettre le nez dehors. Une fois n'est pas coutume, les deux autres camping-cars quittent les lieux avant nous.

Nous levons finalement le camp vers 10 h 30 alors que les deux jeunes Tchèques rencontrés hier soir descendent de la montagne, tout trempés. Nous les avançons jusqu'à Hjerkinn avant de filer vers le sud.

En effet, il n'y a rien de plus à faire aujourd'hui que de rouler. Nous décidons donc de rejoindre dès à présent notre destination suivante, aux environs de Gjendesheim, où nous avons prévu de faire demain la mythique randonnée de la crête de Bessengen (avec transfert en bateau, 13 km, 7 à 8 heures de marche, 1 000 mètres de dénivelé). Mais quid de la météo ? On avisera le moment venu.

Pour l'instant, nous poursuivons la E 6 vers Dombas, puis vers Otta avec une météo exécrable. A Otta, les panneaux électroniques annoncent que la route E6 est coupée à hauteur de Ringebu pour cause de flooding. Ah oui, c'est à ce point ?

Nous n'avions pas prévu de passer par Ringebu, ces annonces ne nous concernent donc pas directement mais sur notre itinéraire, la Rv 51, nous feront rapidement le même constat.

En effet, sur les rives du fleuve Otta, le niveau de l'eau a atteint sa cote d'alerte. Mais le pire est à venir.

Dans la vallée de la Sjoa, la rivière du même nom est complètement sortie de son lit.

Près de Gjendesheim, le même cours d'eau a encore gonflé, arrivant tout juste à s'engouffrer sous le pont sur lequel passe la route. Au passage, elle a pris des allures de torrent en furie, prêt à emporter la passerelle en bois sur laquelle quelques inconscients, certains avec des enfants dans les bras admirent les eaux tumultueuses sans réaliser le risque.

Le camping voisin a les pieds dans l'eau. Les randonneurs, tout trempés, sans doute surpris par le mauvais temps en montagne, ont investi le bitume et tentent de revenir à leur point de départ par la route. C'est l'apocalypse ou… presque !

Dans ces conditions, inutile de rester ici jusqu'à demain. Même si le soleil revient, les sentiers risquent de ne pas être praticables. Essayons plutôt de poursuivre en espérant trouver meilleur temps encore plus au sud.

Mais ça ne s'arrange pas tout de suite. A 1 389 mètres d'altitude, le plateau de Jotunheimen est dans la grisaille complète.

Je plains "ledebil" qui officie dans ces conditions ;-) Pour votre information, "ledebil" désigne en norvégien, un véhicule d'escorte de chantier. N'empêche que je plains le gars chargé de la circulation par ce temps.

On continue à suivre la route 51 jusqu'au bout sans entrevoir la moindre éclaircie.

Pourtant, après Fagernes, la pluie cède du terrain. Peut-être l'espoir de pouvoir enfin nous dégourdir les jambes. Pour le moment, seul Hervé se dégourdit les bras en profitant d'une courte éclaircie pour improviser une petite partie de pêche au bord d'un lac.

Il n'aura pas le temps d'attraper autre chose que des algues, déjà un nouvel orage vient contrarier nos plans et nous remettre à nouveau derrière le volant.

Encore plus loin, toujours plus loin, après 400 kilomètres et près de 10 heures passées sur la route, nous sommes au bord de la saturation, il faut absolument nous arrêter.

Nous pensons avoir trouvé le coin idéal sur une aire de repos au bord de la E16. Mais l'endroit a l'air d'être un lieu de rendez-vous un peu louche. Après le dîner, c'est donc une dernière fois aujourd'hui que nous déplaçons Pössl. Nous finissons par le garer sur le parking d'un supermarché de la banlieue d'Oslo. Pas très glamour comme bivouac mais faute de mieux…

Bonne nuit, on va se coucher sans demander notre reste !

Distance parcourue dans la journée : 400 km.

Parc national du Dovrefjell



Une journée à Oslo, visite de la capitale

J31 : Mercredi 9 juillet 2014

Plus de trace de la perturbation d'hier, grand ciel bleu, déjà 19 degrés à 7 heures du matin : la journée promet d'être chaude.

Depuis notre parking en banlieue d'Oslo, il reste une vingtaine de kilomètres à peine pour rejoindre le cœur de la capitale, mais pas sans mal ! Une fois de plus, entrer en ville avec un camping-car, en s'orientant avec un GPS de randonnée à l'écran minuscule dans un embrouillaminis de rocades et d'échangeurs, il y a de quoi frôler la crise de nerfs quand on se retrouve à tourner en rond sur un périphérique souterrain en cherchant vainement une sortie. Quand en plus cette voie vous conduit dans une zone portuaire fermée, c'est la goutte qui fait déborder le vase.

Bref, on est à deux doigts de laisser tomber la visite de la capitale quand, je ne sais par quel miracle, on réussit à retomber sur nos pattes et à trouver une place de stationnement au pied de la forteresse d'Akerhus.

Après avoir alimenté le parcmètre jusqu'à 14 heures (22 €), nous sommes prêts pour la visite de la ville du prix Nobel.

D'ailleurs, c'est l'un des tout premiers points d'intérêt sur notre circuit. Le bâtiment plutôt banal n'a pas tout à fait le prestige du prix qu'il consacre tous les ans.

Comme il est à peine 8 heures, rien n'est encore ouvert en ville, nous nous dirigeons alors vers Strandpromenade (traduisez la promenade de la plage).

Du port jouxtant Radhus (la mairie), une allée en planches, bordée de bars et de restaurants, déserte ou presque à cette heure matinale, mène à la plage en traversant un quartier en pleine mutation où de luxueux ensembles architecturaux sont sortis de terre ces dernières années.

Tout au long de la promenade, quelques œuvres modernes en forme de clins d'œil !

Cousteau prêt à plonger dans le fjord ? Une ancre échouée sur le port ? Des boulets ou des seins canons ? Un renne motorisé ? Les sept nains ? Mais où est Blanche-Neige ?

Après avoir sillonné le quartier de long en large, devant l'office de tourisme, il me vient une idée lumineuse. Les principaux points d'intérêt étant dispersés dans la ville et difficilement accessibles à pied dans la durée que nous nous sommes fixée, si on prenait le bus touristique de Cityseeing ?

L'idée est immédiatement retenue et nous voilà promenés dans les rues d'Oslo à bord d'un bus rouge à l'impériale, des écouteurs sur les oreilles, depuis le palais royal en passant par le tremplin olympique jusqu'à la péninsule de Bygddoy et ses nombreux musées.

Premier hopp off devant le parc Vigeland.

Ce parc dédié aux œuvres du sculpteur préféré des Norvégiens, Gustav Vigeland, est l'un des sites les plus visités de la capitale. Il abrite 322 statues, en granit et en bronze de cet artiste, évoquant l'éventail complet des émotions et des activités humaines.

L'œuvre la plus célèbre, Sinataggen, représente un enfant en colère. La pièce maîtresse du sculpteur, intitulée Monolith, coiffe la colline le plus haute du parc. C'est une colonne de granit haute de 14 mètres, représentant un enchevêtrement de 121 corps luttant pour atteindre le sommet. Etonnant !

Hopp on, c'est reparti pour un petit tour en bus et deuxième hopp off à l'opéra.

Ouvert en 2008, conçu par le cabinet d'architectes local Snøhetta (le même qui est à l'origine de l'abri design du Dovrefjell NP), avec ses façades d'un blanc étincelant, il fait penser à un iceberg flottant sur le fjord Ce magnifique bâtiment qui n'est pas sans nous rappeler celui de Reykjavik est la pièce centrale d'un vaste projet de redéveloppement du front de mer. Il devrait compter parmi les constructions modernes les plus emblématiques en Europe.

De fil en aiguille, l'heure tourne mais Oslo nous plaît, on prolongerait bien encore un peu la balade d'autant que nous n'avons pas encore déjeuné. Il est près de 14 heures, on meurt de faim et on commence à en avoir plein les baskets. On se poserait bien quelque part !

Mais avant tout, pour valider la prolongation, il faut remettre des sous dans la tirelire, euh pardon dans le parcmètre. C'est fou ce qu'il est gourmand ! Allez, voilà de quoi tenir jusqu'à 16 h 30.

Ce délai nous laisse le temps de déjeuner au soleil chez Lekter'n, une péniche sur les quais, avant un nouveau passage sur Strandpromenaden. Les rues sont maintenant noires de monde.

A l'extrémité de la promenade, avec une température de plus de 30 degrés, sur les gradins entourant la plage déserts ce matin, la jeunesse dorée d'Oslo n'hésite pas à plonger dans le fjord entre deux bains de soleil sur les planches.

Le maillot de bains est dans le sac, mais devant les corps parfaits de toute cette jeunesse, j'ai peur de faire tache. Quant à Hervé, c'est sans complexe qu'il enfile son maillot et qu'il se jette à l'eau.

C'est sur ce bain rafraîchissant (pour lui) que se termine notre visite d'Oslo, que nous avons bien appréciée, une ville en bord de mer, également proche de la montagne qui n'est pas sans nous rappeler Vancouver.

Nous ne le savons pas encore, mais Oslo sera aussi notre dernière étape en Norvège.

Pourtant, en quittant la capitale, nous avions l'intention de faire étape à Fredrikstad, dont les guides louent le charme du centre historique.

On espérait aussi pouvoir faire un arrêt technique pour le camping-car sur le trajet. Or non seulement on ne trouve aucune aire de vidange en route mais en plus la ville de Fredrikstad ne nous fait pas l'effet escompté.

Alors quand un camping-cariste néerlandais nous indique une aire de service à Strömstad, nous n'hésitons pas à franchir la frontière dès ce soir.

Les routes s'élargissent, les paysages s'aplatissent, les sapins disparaissent. En entrant en Suède, nous avons manifestement changé de monde !

Alors pour voir un peu à quoi ressemble cette fameuse côte suédoise du Bohüslan, comme nous avons presque 48 heures d'avance sur notre planning prévisionnel, nous en profiterons demain pour faire une excursion en bateau vers les îles Koster.

En attendant, nous stationnons en plein centre-ville de la petite ville côtière de Strömstad, point de départ vers les îles en question. Par cette belle et chaude soirée, le front de mer est très animé, chacun profitant de la douceur jusque tard dans la nuit.

Distance parcourue dans la journée : 180 km

Opéra d'Oslo



Suède : des îles Koster à la réserve naturelle de Kullaberg

J32 : Jeudi 10 juillet 2014

Aujourd'hui au programme les îles Koster, de petites îles sans voiture à découvrir à pied ou à vélo à une demi-heure de bateau de Strömstad, au sein du parc national de Kosterhavets.

Après avoir trouvé un parking longue durée pour notre Pössl, nous embarquons vers les îles sur le bateau de 9 h 50 en même temps qu'une foule de touristes. En effet, la destination est très prisée des Suédois et des Scandinaves en général. En revanche, nous ne repérerons absolument personne parlant une langue étrangère connue.

Le ciel est bleu, la mer est belle, le soleil radieux… on ne peut rêver mieux ;-)

Au bout de trente minutes de navigation à louvoyer entre récifs, îles et îlots rocheux, le bateau fait d'abord escale à Koster Nord puis dix minutes plus tard à Koster Sud.

Avec leurs petites maisons rouges, les îles ne manquent pas de charme

Koster Sud, tout le monde descend et se précipite sur les loueurs de vélos. Pas de panique, il y en aura pour tous. La bicyclette est effectivement le moyen le plus pratique de sillonner cette petite île de 4 à 5 kilomètres de long sur 2 kilomètres de large.

Après avoir enfourché leur destrier, les touristes s'éparpillent tels une nuée de moineaux vers les quatre coins de l'île. Nous commençons par le Nord-Est.

Du débarcadère de Långegärde, nous pédalons bon train en direction de Ekenäs où une première plage nous fait déjà de l'œil. Pour l'instant et en attendant de nous échauffer, nous ne faisons que barboter dans l'eau jusqu'au genou.

A première vue, ces îles ont l'air toutes plates mais ce n'est que pure impression. En réalité, quelques côtes bien senties obligent à forcer sur les pédales (Hervé) ou à pousser sa monture (Krikri).

Alors quand nous atteignons la baie de Kilesand, la baignade devient impérieuse, la sieste aussi, le pique-nique itou !

Après une pause réparatrice, c'est reparti pour quelques tours de roue jusqu'à Kyrkosund puis côté ouest jusqu'à Brevik où de ravissantes petites maisons colorées se serrent autour du port.

De là, encore quelques coups de pédale et nous revoilà au point de départ ou… presque, dans le détroit entre les deux îles, d'où nous observons les nombreux bateaux et leurs occupants ;-)

C'est aussi le moment idéal pour une dernière baignade.

Au pied d'une propriété privée, un thermomètre fixé au ponton indique 32 degrés. En le plongeant dans l'eau, nous avons la surprise d'apprendre qu'elle fait 22 degrés. Dans ces conditions, ce n'est pas étonnant que nous la trouvions si bonne. Elle est plus chaude qu'en Bretagne !

C'est sur cette délicieuse baignade que se termine cette belle et chaude journée dans des îles certes moins prestigieuses que les îles norvégiennes mais non moins authentiques et bien préservées, un archipel ignoré des touristes étrangers mais plébiscité par les connaisseurs scandinaves.

Retour à Strömstad vers 18 heures.

La réussite de la journée ne serait pas complète sans un bon dîner au restaurant. Alors après avoir réglé les tâches d'intendance liées au camping-car, retour sur le front de mer pour un excellent repas de poissons et fruits de mer au "Skagerack Restaurang".

Dernière balade au clair de lune… et nouvelle nuit dans le centre de Strömstad.

Distance parcourue dans la journée : 10 km

J33 : Vendredi 11 juillet 2014

Pössl reprend du service aujourd'hui pour une étape assez chargée (nous souhaitons nous rapprocher de la frontière danoise) mais entrecoupée de quelques points d'intérêt remarquables.

En effet, le parcours se fait sur la E6 (encore et toujours) mais côté suédois c'est une autoroute, ce qui est à la fois un avantage car la vitesse moyenne est bien meilleure qu'en Norvège, mais aussi un inconvénient car le trajet pourrait vite devenir monotone. Pour éviter qu'il ne le devienne, j'ai prévu quelques détours via des chemins de traverse.

Rien à redire côté météo, toujours grand beau temps et déjà 25 degrés à 9 heures.

Première sortie de l'autoroute seulement 30 kilomètres après notre départ. Nous voici à Tanum réputés pour ses célèbres pétroglyphes, des fresques gravées par martelage à la pierre dure sur des dalles de granite à l'époque de l'âge de bronze entre 1800 et 500 avant JC. Afin de les rendre plus visibles aux contemporains, leur tracé a été rehaussé à la peinture rouge.

La fresque la plus emblématique du lieu se trouve à l'entrée du site de Vitlyke (juste en face du musée du même nom) mais afin de garder le meilleur pour la fin, un sentier à travers la forêt nous conduit d'abord sur les hauteurs.

Là, sur la colline, un tumulus funéraire domine la plaine environnante où la vue porte jusqu'à l'océan. Vévé, mon cher Vévé, ne vois-tu rien venir ? Des navires, beaucoup de navires et… des hommes, beaucoup d'hommes

En effet, bateaux et canots sont les motifs les plus fréquents. Vitlyke présente environ 90 bateaux de taille variable de 15 centimètres à 3,6 mètres. Les embarcations servaient non seulement au transport mais étaient aussi utilisées dans le cadre de cultes religieux

Egalement de nombreuses figurations humaines, essentiellement des hommes représentés bras levés, signe de la dimension religieuse des gravures. Ils sont souvent armés d'épées, de haches, d'arcs ou de javelots.

La plus grande fresque, gravée sur une dalle de granite inclinée de 30 à 35 degrés, atteint 7 mètres de haut sur 22 mètres de long.

L'une des gravures les plus remarquables est celle dite "des jeunes mariés" représentant un homme et une femme aux cheveux longs en train de s'embrasser ?

Après cette incroyable balade dans le temps, retour plus terre à terre sur l'autoroute E 6 pour une centaine de kilomètres supplémentaires.

A nouveau on s'en écarte pour faire la pause du déjeuner à Marstrand, une petite ville côtière alliant une partie terrestre et une partie "île". L'île, accessible par un bac, se visite à pied. Elle est aux dires du site scandi.voyage.com, l'un des plus beaux endroits de Suède.

On n'aura pas le temps de le vérifier car on a d'autres projets pour l'après-midi, mais rien que la petite balade jusqu'au port constitue une agréable coupure dans notre journée de voyage. 2063 Après ce court entracte, nouveau retour sur la E 6. On laisse tomber la ville de Göteborg pour donner la priorité à la nature. A 200 kilomètres au sud de Göteborg, la réserve naturelle de Kullaberg a retenu toute notre attention.

Le parc naturel est réputé pour ses falaises vertigineuses, ses étendues balayées par le vent et ses couchers de soleil mémorables. Des sentiers sillonnent la réserve, menant à des grottes et des plages de galets.

Depuis quelques années, au bord d'une de ces plages, une "sculpture" en bois flotté du nom de Nimis entretient la curiosité des visiteurs et crée la controverse auprès de la population et des autorités locales.

N'ayant pas bien approfondi le sujet, nous ne savons pas trop à quoi nous attendre. C'est donc avec un brin d'excitation (et quelques tâtonnements) que nous nous mettons à la recherche de cette fameuse œuvre. Aucune information sur la carte officielle.

Le GPS nous amène à proximité du village d'Arild où quelques locaux nous dévisagent avec suspicion (?)

Après avoir garé Pössl à la croisée d'une piste et d'un sentier de randonnée à la sortie du village, direction la ferme-musée de Himmelstorp en suivant un balisage rouge puis bleu. A hauteur de la ferme, il faut être attentif à l'inscription "N" pour Nimis, peinte en jaune sur une barrière du bâtiment. A travers une belle forêt de feuillus, le sentier longe ensuite la falaise à distance jusqu'à ce qu'une petite sente à peine indiquée descende en pente raide jusqu'à la plage.

Ce que nous découvrons alors est tout simplement stupéfiant.

Bien plus qu'une "sculpture" en bois flotté, nous pénétrons au cœur d'une construction gigantesque faite de 75 tonnes de bois récupéré, un labyrinthe géant menant à des tours d'une quinzaine de mètres de haut pour certaines, dominant la plage et l'océan. Ceux qui ne craignent pas le vertige n'hésitent pas à admirer la vue depuis le sommet.

Mais la création artistique n'est pas du goût de tout le monde dans les environs. Si certains la considèrent comme un bénéfice pour la réserve, d'autres au contraire jugent qu'elle la dénature. Chacun se fera son avis !

Pour la petite histoire, ces constructions sont l'œuvre d'un artiste suédois Lars Vilks qui s'est aussi fait remarquer en 2007 pour les fameux dessins de Mahomet qui ont créés la polémique.

En 1980, l'artiste commence la construction de deux sculptures, Nimis (en bois flotté) et Arx (en pierre). Difficiles d'accès, elles ont été découvertes par les autorités seulement deux années plus tard. Leur destruction est demandée et plusieurs procès ont été intentés contre l'artiste.

En guise de protestation, Lars Vilks déclare en 1986 l'existence et l'indépendance de la micro-nation de Ladonia. Suite à cette démarche, aucune action n'a été menée pour détruire Nimis et Arx.

En tout cas, Nimis nous a littéralement subjugués ! C'est le site le plus incroyable que nous ayons vu au cours de notre voyage.

Encore tout chamboulés par le gigantisme et l'originalité de cette œuvre, nous profitons des derniers rayons de soleil avant de retrouver notre camping-car vers 21 heures

Le village de Arild a l'air charmant, on y ferait bien étape pour la nuit. Ses habitants en revanche, le sont beaucoup moins, plusieurs nous jettent des regards dédaigneux, voire hostiles. Est-ce en raison de notre visite de Nimis, est-ce parce que nous sommes en camping-car ?

Dans ces conditions, on préfère ne pas s'attarder. J'avais noté que le stationnement d'un camping-car était toléré sur le parking du château de Sofiero, à Helsingborg. C'est encore à une petite trentaine de kilomètres mais peu importe, il fait très beau, nous avons tout le temps, nous sommes en vacances !

Sur le trajet, beau coucher de soleil sur un moulin à vent.

Pour la première fois au cours de notre voyage, nous avons besoin d'allumer la lumière à l'intérieur du camping-car au cours du dîner que nous prenons bien tard après une journée intense en émotions et en trajet !

Distance parcourue dans la journée : 465 km

Sur l'île de Koster Sud



Danemark : des canaux de Copenhague aux falaises de Møns Klint

J34 : Samedi 12 juillet 2014

De Helsingborg où nous avons passé la nuit, nous apercevons la côte danoise juste en face. D'ailleurs, en ferry, la ville ne se trouve qu'à 10 kilomètres de sa jumelle Helsingør. Néanmoins, pour ne pas être tributaires des horaires de ferry, nous préférons opter pour la traversée du pont de l'Øresund entre la Suède et le Danemark.

Météo toujours inchangée : grand beau temps, 17 degrés de bon matin.

Après avoir versé 49 euros dans l'escarcelle de la compagnie gestionnaire, la voie est à nous. Soixante mètres au-dessous de nous, les bateaux dans le détroit ont l'air de miniatures.

Après un bref retour sur la terre ferme à hauteur d'un îlot inhabité, le pont enchaîne sur un tunnel de 4 kilomètres.

La fin de parcours vers Copenhague est rapide, la circulation fluide en ce samedi matin. C'est pour une fois sans encombre que nous arrivons au plus près du cœur touristique de la capitale. A 9 h 30, nous alimentons le parcmètre, tout près de Nyhavn, dans un premier temps jusqu'à midi.

Hervé ayant déjà visité Copenhague dans le cadre d'un voyage professionnel, c'est lui qui est chargé de me faire découvrir les principaux points d'intérêt.

D'abord les maisons colorées typiquement danoises qui bordent le vieux canal de Nyhavn, creusé au XVIIIème siècle pour relier le port au centre-ville. Aujourd'hui jalonné de bars et de restaurants, c'est l'un des sites les plus animés et les plus fréquentés.

Visiter Copenhague sans voir la petite Sirène, c'est comme visiter Paris sans la tour Eiffel, c'est impensable. Une foule de touristes jouent des coudes pour approcher la belle et poser à ses côtés. Clic clac, une petite photo et on s'en va.

A travers l'ancienne citadelle du Kastellet, nous rejoignons l'Amalienborg Slot et son palais royal, avant de jeter un œil à l'intérieur en marbre de Marmorkirken.

A l'issue de cette boucle, c'est déjà l'heure de déjeuner. Nous sacrifions à la tradition du smørrebrod, des tartines danoises à base de saumons fumés, harengs marinés et autres spécialités.

Prêts à poursuivre la visite ?

Conquis par le principe du bus à l'impériale testé à Oslo, nous souhaitons réitérer l'expérience, mais optons finalement pour une visite au fil de l'eau par les canaux.

C'est l'occasion de voir l'envers du décor de la petite sirène et plus généralement la ville depuis les canaux.

Mais… en montant dans un bateau semi-couvert (pas facile pour faire des photos), en prenant les dernières places au milieu et non pas près du bord, entourés principalement par des familles accompagnés de petits enfants vite lassés et donc agités et braillards, avec des commentaires distillés au micro et non dans un audioguide, cette croisière devient vite galère. La tête grosse comme une citrouille, on a hâte de retrouver la terre ferme

A peine sortis du bateau, Hervé m'entraîne à l'assaut du ciel admirer la vue depuis le sommet de la flèche en spirale de Vor Frelsers Kirke.

D'abord 400 marches à l'intérieur (facile !) mais quand il faut poursuivre sur une rampe extérieure, je rase les murs avant de faire demi-tour et d'attendre Hervé au pied de l'édifice.

En dépit du vent à faire trembler le sommet, le courageux photographe s'est hissé au sommet pour caresser le globe et me ramener ces images.

C'est par ces vues panoramiques que nous clôturons notre passage à Copenhague alors que le ciel s'assombrit, donnant quelques gouttes au moment où nous quittons la ville.

Pour notre destination du soir, nous n'avons rien prévu de précis. Il nous faut donc trouver un endroit adéquat, de préférence à l'écart de l'autoroute, sur le trajet de la E47 entre Copenhague et Rødby où nous devons prendre demain un ferry pour l'Allemagne.

Après consultation de la carte, un endroit me semble pouvoir correspondre à nos critères : Møns Klint, doté de deux étoiles bleues, correspondant à des paysages "valant le voyage"

Justement, on hésite, ce paysage-là vaut-il vraiment le déplacement de 40 kilomètres depuis l'autoroute (+ autant demain pour en revenir) alors qu'il se met à pleuvoir par intermittence et que nous n'avons strictement aucune idée de ce que peut bien recouvrir le toponyme de "Møns Klint"

Après moultes tergiversations, nous décidons in extremis de faire le détour. A travers une campagne vallonnée, ponctuée de quelques villages aux maisons de briques rouges rappelant un peu le nord de la France, nous atteignons l'extrémité d'une péninsule où la route se termine en cul-de-sac par… un parking à barrière payant.

Sur place, un "Geo Center" sorte de palais de la découverte consacré à la géologie, fermé à cette heure tardive, devant lequel quelques rares familles s'attardent encore sur l'aire de jeux pour enfants.

Mais encore ? Les Møns Klint, en français "les falaises de Møn " sont des falaises de craie blanches, prêtes à s'effriter, plongeant à pic dans les eaux tourmentées de la mer Baltique.

Un ciel chargé de nuages éclairant une plage de galets noirs d'encre donnent à l'ensemble une pointe dramatique.

Un petit air des falaises d'Etretat au bout du Danemark !

A l'arrière-plan, une épaisse forêt de feuillus qui servira de décor à notre bivouac.

Le stationnement des véhicules est interdit la nuit devant le Geo Center mais le parking situé au carrefour précédent ne comporte aucune mention restrictive. C'est donc là que nous déplaçons notre camping-car avant de prendre à nouveau notre dîner à la lumière électrique.

Distance parcourue dans la journée : 410 km

Quartier de Nyhavn à Copenhague



Allemagne : de Scharbeutz à Hanovre

J35 : Dimanche 13 juillet 2014

C'est notre dernière journée à bord de Pössl, demain à la même heure, nous devrons l'avoir ramené à Hanovre. Ce soir, nous souhaitons nous rapprocher au maximum des bureaux du loueur.

Le ciel est plutôt couvert et reflète bien notre état d'esprit. Nous sommes un peu tristes que le voyage se termine mais décidés à en profiter jusqu'au bout.

Après avoir retrouvé l'autoroute E47 à l'issue du trajet depuis les Møns Klint, celle-ci nous mène tout droit au ferry de Rødby.

Nous n'avons pas de réservation mais embarquons comme une fleur presque immédiatement. A peine arrivés, nous pénétrons dans le ventre du gigantesque navire à destination de Puttgarden en Allemagne à l'issue d'une traversée de 45 minutes.

Alors que la foule se presse dans les boutiques et restaurants hors taxes répartis sur plusieurs étages, nous avons le pont supérieur pour nous tout seuls ou… presque !

Avec un vent à faire bouger les chaises sur le pont, seules les mouettes sont réellement dans leur élément, ne perdant pas une miette du festin.

Une fois en Allemagne, j'espérais pouvoir prendre un dernier bain dans les eaux de la mer Baltique dans la petite ville côtière de Scharbeutz et me payer une petite corbeille à la plage (Korb am Strand) à la façon des baigneurs locaux.

Mais, avec un temps nuageux, 17 degrés seulement et quelques pluies éparses, ce n'est pas le jour idéal pour faire bronzette. Alors c'est depuis la terrasse d'un restaurant italien que nous contemplons le tableau de tous ces petits paniers plantés dans le sable.

A défaut de pouvoir se baigner ou bronzer, on en profite pour arpenter le front de mer animé de la petite ville, richement doté en boulangeries, pâtisseries, salons de thé et autres Konditoreien, devant lesquelles nous ne pouvons résister à quelques spécialités.

Bien blindés, nous affrontons aussitôt après le rythme effréné des autoroutes allemandes avec leur trafic chargé, leur travaux incessants, leur vitesse illimitée et aujourd'hui leurs véhicules tous ou presque décorés de fanions aux couleurs nationales.

Mais quel est donc l'événement pouvant justifier un tel excès de nationalisme ? La réponse nous viendra presque immédiatement de l'autoradio. L'Allemagne dispute ce soir au Brésil la finale de la coupe du Monde de football contre l'Argentine. Déjà de nombreux véhicules affluent vers le cœur des grandes villes de la région alors qu'au-dessus de nos têtes, le ciel s'assombrit d'heures en heures jusqu'à tourner en orages de grêle violents, obligeant les voitures à rouler au pas ou à se réfugier momentanément sous les ponts.

Nous avions pensé finir l'après-midi à Celle, une petite ville connue pour son centre-ville et sa forteresse pittoresques, située à 40 kilomètres au nord-est de Hanovre, mais en raison de cette météo perturbée, nous préférons tracer jusqu'en banlieue proche de Hanovre.

La sortie n° 56 de l'autoroute A7 nous fait passer juste devant la propriété du loueur dans laquelle nous apercevons, au passage, notre SUV rangé bien sagement à la place où on l'avait laissé.

Trois kilomètres plus loin, nous garons Pössl sur le parking désert du lac de Altwarmbüchen. Les Allemands sont déjà tous devant leur poste.

Après avoir dîné en écoutant le tout début de la finale Allemagne-Argentine, nous ne tardons pas à nous coucher. Dans mon demi-sommeil, j'entends en fin de soirée klaxons et hourras au loin. Je murmure alors à l'oreille d'Hervé : "L'Allemagne a dû gagner la finale". "Et c'est pour ça que tu me réveilles ?" me répond-il en grognant.

J36 : Lundi 14 juillet 2014

Aujourd'hui, au lendemain de la victoire de l'Allemagne à la coupe du Monde de football et en cette journée de fête Nationale en France, c'est pour nous tout simplement le jour de la remise de notre camping-car et la fin de nos vacances.

Après une dernière balade au bord du lac sous un ciel maussade, à donner aux cygnes nos restes de pain, notre périple de plus de 7 000 kilomètres s'achève dans les bureaux du loueur.

Après une courte inspection du véhicule suivie de la signature d'un document attestant que nous le rendons sans dommages, Pössl réintègre son garage et nous notre SUV, dans lequel, après 33 jours à conduire en position très haute, nous avons la désagréable sensation de conduire au ras des pâquerettes.

Une fois nos repères retrouvés, il nous reste près de 600 kilomètres à parcourir avant de retrouver nos pénates provisoires en Alsace pendant que la radio serine à longueur de journée que les Allemands sont devenus, cette nuit, Weltmeister... "les maîtres du monde".

Quand à l'approche de la frontière nous entendons la radio diffuser en français, nous réalisons avec un petit pincement au cœur que cette fois c'est vraiment la fin de notre … fabuleux voyage !

FIN – ENDE (en allemand et danois) – ÄNDE (en suédois) – SLUTTEN (en norvégien) !

Distance parcourue dans la journée : 570 km Distance totale parcourue en camping-car : 7 000 km Distance totale de notre parcours de porte à porte depuis chez nous : 9 300 km en 37 jours

Korb am Strand, plage de Scharbeutz



Le mot de la fin

Impressions générales

Nous sommes rentrés, enchantés par la Norvège, par ses fabuleux paysages de fjords, de glaciers, de lacs, de côtes et d'îles ainsi que par la magie du soleil de minuit.

Certes, le voyage a été dense mais nous n'avons que rarement fait des journées de trajet exclusif, nous avons pu tous les jours y ajouter un élément intéressant (visite ou randonnée).

D'ailleurs si l'on considère la vitesse moyenne, le kilométrage moyen sur la partie faite uniquement en camping-car s'élève à un peu plus de 200 kilomètres par jour. En considérant l'ensemble du voyage de porte à porte depuis chez nous, il atteint 250 kilomètres par jour. Ces chiffres sont finalement très voisins de ceux atteints en Islande, en Namibie, voire en Australie.

C'était le prix à payer pour inclure les îles Lofoten et pouvoir y consacrer sept jours, des journées inoubliables pour lesquelles nous ne regrettons pas d'avoir dû rouler un peu plus, à d'autres moments.

Nos coups de cœur

En haut du tableau, bien sûr, les îles Lofoten avec leurs pics escarpés, leurs grandes plages de sable blanc, leurs randonnées exceptionnelles, leurs parties de pêche miraculeuses et leurs fonds sous-marins étonnants.

Tout aussi prestigieuses, les trois premières randonnées faites dans le sud de la Norvège : Kjeragbolten, Preikestolen et Trolltunga. Difficile de dire laquelle est la plus belle, elles sont incontournables, toutes les trois, chacune avec ses particularités.

Ajoutons aussi les randonnées vers les glaciers les plus bas d'Europe continentale, très faciles d'accès et spectaculaires, les routes panoramiques remarquables, les mini-croisières pittoresques dans les fjords, les villes très agréables.

Bref, nous avons TOUT aimé.

Hors catégorie, le prix de l'originalité va sans conteste au site suédois Nimis, cette gigantesque construction de bois flotté, controversée, s'élevant sur une plage, dans la péninsule de Kullaberg.

Coup de chance avec la météo particulièrement clémente cet été dans le nord de l'Europe, ce qui a participé à faire de ce voyage une réussite.

Un regret ? Juste, un petit… ne pas avoir insisté dans la montée de Reinebringen pour mettre dans la boîte l'extraordinaire vue depuis le sommet.

A propos du véhicule

Ce fut indiscutablement le meilleur choix. Le camping-car nous a assuré une grande liberté, nous permettant d'adapter l'itinéraire à la météo même si finalement, avec un temps globalement très beau, nous avons, à deux ou trois exceptions près, respecté notre planning prévisionnel.

Nous avons essentiellement pratiqué le bivouac libre (j'avais repéré auparavant la majorité des sites qui s'y prêtaient) et très peu utilisé les campings (trois ou quatre fois seulement, pour bénéficier d'un lave-linge).

Comme les dimensions du véhicule étaient inférieures à 6 mètres, les tarifs appliqués pour les traversées en ferry étaient les mêmes que pour une simple voiture. Un avantage considérable !

Sa "petite" taille était aussi un atout pour se garer facilement dans les villes, pour se faufiler sur les routes parfois étroites et pour la facilité des manœuvres en général.

Enfin la consommation a été très raisonnable : de l'ordre de 8 à 8,5 litres au 100 kilomètres, pas plus que celle de notre SUV en sachant que le prix du litre de carburant a été de l'ordre de 1,80 euro à 2 euros.

Louer un camping-car est bien plus économique en Allemagne car les locations de plus de 30 jours sont détaxées. L'offre du courtier Cooldrive était très intéressante.

Après une expérience de location de camping-car au Canada qui ne nous avait pas spécialement enthousiasmés, nous sommes conquis, cette fois-ci, et sans être devenus des inconditionnels de ce mode de déplacement sommes prêts à renouveler l'expérience lors un futur voyage dans un pays qui s'y prête.

Les ouvrages et sites Internet utiles Côté papier : Le guide Lonely Planet Norvège Le guide du Routard Norvège qui consacre aussi un chapitre à la côte suédoise. The Rother Walking Guide Norway South (en anglais) m'a finalement peu servi car il répertorie beaucoup de randonnées longues et des parcours sur plusieurs jours, uniquement dans le sud du pays.

Côté Internet : Des récits de voyage et/ou des sites consacrés à la randonnée : Treks et voyages, le site de Julien, très riche en descriptifs de randonnées. Ce sont ses images qui sont à l'origine de notre désir de Norvège. http://trek.uniterre.com/norvege/

Norway Adventure 2009 Web Journal (en anglais) : Le site d'un jeune couple américain, décrivant un voyage en boucle depuis Trondheim, incluant les îles Lofoten, avec beaucoup de randonnées. http://matt.tracz.org/2009/norway/index.html

Invitation de voyage en Norvège, le récit d'une boucle dans le sud du pays à partir de Bergen, dont quelques randonnées. http://voyages.fal38.free.fr/...page=accueil_nor...

Rando-Lofoten : un site consacré aux îles Lofoten en général dont une documentation remarquable sur un grand nombre de randonnées. Il faut s'inscrire pour avoir accès aux détails des randonnées, n'hésitez pas, c'est extrêmement bien fait. http://rando-lofoten.net/index.php/fr/

Scandi-voyage : pour la partie suédoise du voyage. http://www.scandi-voyage.com/iti_sudouest.php

Des sites utiles aux camping-caristes qui m'ont permis de repérer des lieux de bivouac intéressants ainsi que les indispensables aires de service. http://www.campercontact.com/fr/ http://www.campingcar-infos.com/...cib.php?pays=...

Autres outils intéressants : Office de tourisme de Norvège : http://www.visitnorway.com/fr/ Météo : http://www.yr.no/place/Norway/ Carte : http://ut.no/kart/

Belles images et belles histoires Juste pour le plaisir des yeux… Panoramiques des Lofoten (Ronan Michaux) ! http://nanor44.free.fr/pano/tags/Lofoten.html

Pour le plaisir de lire : le Roman de Bergen de Gunnar Staalesen. Au-delà du roman policier, c'est une véritable fresque sociale dépeignant les relations entre plusieurs familles berguéloises, bourgeoiset ouvrières, sur plusieurs générations entre 1900 et 1999.

Un dernier mot… En un seul mot, ce fut un FABULEUX VOYAGE ! Prêts à y retourner ? Oui, oui certainement afin de compléter avec des contrées encore plus au nord.

Voilà, je vous ai tout dit ou… presque. Si vous avez besoin d'un renseignement complémentaire, nous sommes à votre disposition. Si vous préparez vous-même un voyage en Norvège et que nos données vous ont été utiles, nous serions heureux de le savoir. Si vous avez envie de faire un commentaire, n'hésitez pas ! Vous pouvez nous contacter par l'intermédiaire du livre d'or.

A bientôt pour un autre fabuleux voyage !

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