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Quatorze jours en Californie: meilleur circuit? English translation pending
Bonjour à tous,
Je pars pour la première fois en vacances en Californie fin août début septembre et je me casse la tête pour trouver le meilleur circuit qui réponde à nos envies ... On veut voir pas mal de choses et en même temps on veut que ce soit des vacances avec du temps pour le farniente ... J'espère que le circuit que j'ai préparé n'est pas trop ambitieux, et nous permettra de flâner et de profiter du "american lifestyle" à l'aise. L'avion est booké, nous arrivons à LA et repartons de LA. Vos conseils seraient très appréciés 🙂 CALIFORNIA
25/8 – 29/8 : LOS ANGELES
29/8 – 30/8 : nuit à TECOPA
30/8 – 31/8 : Traversée/visite de DEATH VALLEY
31/8 – 1/9 : nuit à LONE PINE – éventuellement les Alabama Hill ou musée du cinéma le 31 si on a le temps (ça m’étonnerait vu qu’on aura passé la journée à Death Valley)
1/9 – 2/9 : journée : Mono Lake et Bodie – dormir à LEE VINING
2/9 – 3/9 – 4/9 : Yosemite park (dormir à Yosemite Bug ou à Mariposa ??)
4/9 – 5/9 – 6/9 : SAN FRANCISCO
6/9 – 7/9 – 8/9 : SANTA BARBARA 8/9 au soir : dormir à LA départ le lendemain
Je pars pour la première fois en vacances en Californie fin août début septembre et je me casse la tête pour trouver le meilleur circuit qui réponde à nos envies ... On veut voir pas mal de choses et en même temps on veut que ce soit des vacances avec du temps pour le farniente ... J'espère que le circuit que j'ai préparé n'est pas trop ambitieux, et nous permettra de flâner et de profiter du "american lifestyle" à l'aise. L'avion est booké, nous arrivons à LA et repartons de LA. Vos conseils seraient très appréciés 🙂 CALIFORNIA
25/8 – 29/8 : LOS ANGELES
29/8 – 30/8 : nuit à TECOPA
30/8 – 31/8 : Traversée/visite de DEATH VALLEY
31/8 – 1/9 : nuit à LONE PINE – éventuellement les Alabama Hill ou musée du cinéma le 31 si on a le temps (ça m’étonnerait vu qu’on aura passé la journée à Death Valley)
1/9 – 2/9 : journée : Mono Lake et Bodie – dormir à LEE VINING
2/9 – 3/9 – 4/9 : Yosemite park (dormir à Yosemite Bug ou à Mariposa ??)
4/9 – 5/9 – 6/9 : SAN FRANCISCO
6/9 – 7/9 – 8/9 : SANTA BARBARA 8/9 au soir : dormir à LA départ le lendemain
Avis sur l'intérêt de monter au Huayna Picchu après avoir fait le trek du Chemin de l'Inca? English translation pending
Bonjour,
On est décidé pour le trek du Chemin de l'Inca en 4 jours, on est encore en pourparlers avec plusieurs agences, si vous avez un conseil d'ailleurs à ce sujet, vous êtes les bienvenus.
La question maintenant est de rajouter ou pas la montée au Huyana Picchu. J'aurais vraiment voulu le faire (ou éventuellement monter en haut de la Montagne du Machu Picchu) mais toutes les agences sauf une (et du coup je me demande si elle est vraiment fiable) nous disent qu'il faut payer dans ce cas une 2ème entrée sur le site comprenant cette option. C'est une histoire de près de 60 $ donc cela fait réfléchir. D'autre part certaines me disent qu'après avoir fait le Chemin de l'Inca, cela n'apporte pas grand-chose de plus.
Qu'en pensez-vous ?
Même genre de question concernant le retour en train, on nous propose un supplément de 25 à 45 $ pour le Vistadome. Cela en vaut-il vraiment le coup, au niveau de la vue ?
D'avance merci pour vos réponses.
Deux semaines de trekking et camping à Madère (mars 2011) English translation pending
Mardi 1er mars
Arrivée à Madeira, après un voyage tranquille. Je suis à la Pensão Astoria, chambre simple sans WC, mais dans le centre du centre, pour 18 euros. A l'aéroport j'ai fait la connaissance d'une charmante dame qui travaille dans l'office du tourisme et m'a donné de bons conseils, en particulier les suivants : 1) il est possible de faire du camping sauvage à Madeira et 2) certains chemins dans la région des pics sont fermés à cause de l'incendie d'août 2010... je vais devoir changer mes itinéraires.
Mercredi 2 mars
La journée commence « mal », je ne trouve pas d'alcool à brûler... Par contre du gaz c'est ok, sauf que je n'ai pas de brûleur... J'achète de l'alcool pharmaceutique à 96%, et miracle ! Ça fonctionne très bien. (bon, il me faut quand même allumer 3 réchaud pour cuire les pâtes) Note : j'utilise un réchaud ultra-léger fait maison. Je pars vers midi de Funchal et monte à pied jusqu'au Pico Alto, en passant para la Levada dos Tornos, après le jardin botanique. Belle levada. Je suis maintenant proche du Pico Alto, avec un vent à décorner les boeufs, mais j'ai déjà vu pire, donc ça va le faire. Camping site : un peu sous le Pico Alto.
Jeudi 3 mars
Je commence à perdre la notion du temps. Je savais qu'on était le 3, mais j'ignorais le jour de la semaine. La nuit passée a été relativement bonne, entre vent à décorner les boeufs et pluie. C'était ou l'un ou l'autre, ni les deux, ni aucun... Je suis monté jusqu'au Pico Areiro, sous la pluie, en me trompant souvent de chemin, mais finalement j'y suis arrivé, et j'ai bu 2 chocolats chauds dans le bar. Puis, malgré l'interdiction, j'ai continué vers le Pico Ruivo et me suis arrêté à mi-chemin pour planter ma tente, à l'abri du vent. Il pleuvine et il y a du brouillard, mais de rares ouvertures m'ont offert un paysage splendide. Demain je redescends vers la côte, en espérant que le soleil sera au rendez-vous pour sécher mon matériel et mes os. Camping site : sur le sentier, à une intersection.
Vendredi 4 mars
La nuit dernière, en plus de la pluie et du vent, j'ai eu droit à la neige ! Qui l'eut cru, en mars, à Madère ? Evidemment le réveil a été laborieux, surtout quand j'ai vu qu'à 100 mètres d'où j'étais il y avait une sorte de grotte... Bref, c'était fun, et ça l'a été encore plus lorsque le brouillard s'est levé (un peu), laissant paraître un paysage à couper le souffle. Une superbe région que celle du Pico Ruivo, le plus haut de Madère. De là, je suis parti vers l'ouest, sur un chemin qui, en principe, était aussi fermé, et je me demande bien pourquoi. Bien sûr, ça a brûlé l'été passé, mais sinon le chemin est super praticable... et les paysages ! Je suis ensuite redescendu dans la civilisation, à Curral das Freiras. Certes il fait plus chaud, il n'y a pas de vent ni de pluie pour l'instant, mais en contrepartie j'ai droit aux aboiements des chiens et aux bestioles qui piquent en tout genre... Sinon, première douche, que du bonheur ! Demain, destination bord de mer. Camping site : sur une terrasse abandonnée avant le tunnel de Curral das Freiras.
Samedi 5 mars
La nuit dernière a été bonne, peu de pluie, pas de vent. L'étape du jour m'a conduit de Curral das Freiras à Curral da Baixo, de là un sentier monte jusqu'à un mirador, puis je redescend vers Camara de Loibos, atteint la Levada do Norte, et la suis jusqu'au Cabo Girão, où je suis pour camper. Une longue mais magnifique étape, des montagnes à l'océan. Et quelle vue depuis ici ! Tout simplement splendide. Par contre pas d'eau, donc je mangerai froid ce soir... j'hésite à rester un jour ici pour me reposer, j'en ai besoin... mais le manque d'eau est un problème. Je ferai une courte étape jusqu'à Ribeira Brava où j'espère pouvoir me poser au bord de l'océan. Ou alors je m'arrêterai entre deux si je trouve de l'eau et un lieu sympa. Camping site : un peu au-dessous du Cabo Girão.
Dimanche 6 mars
Le temps sur cette île, en cette saison, change à une vitesse étonnante. Alors que hier je m'endormais sous un ciel étoilé, durant la nuit – pour changer – la pluie arrive. Le matin il pleut toujours, ça va ça vient, et je me décide presque à rester la journée sous la tente. Mais vers 9-10h, alors que la pluie cesse, je me motive à aller à Ribeira Brava, histoire de trouver de l'eau et de me baigner. Je suis à peine parti qu'il recommence à pleuvoir de plus belle, mais ce n'est pas si grave vu qu'il ne fait pas froid. Puis je passe devant une boulangerie, hésite un instant, et décide d'entrer. Triple chance : 1) 2 super chocolats chauds, 2) 2 super croissants, 3) j'évite la super averse de grêle qui tombe droit à ce moment-là. Je repars l'esprit réchauffé sous la pluie incessante. J'arrive finalement à Ribeira, où je trouve un endroit pour m'abriter juste avant un nouveau déluge biblique. Je commence à être démotivé, parce que chercher un lieu pour se poser par cette pluie... Et puis miracle ! La pluie cesse, le soleil revient, je trouve un lieu tranquille sur la plage, c'est magique. Comme quoi, il ne faut jamais désespérer ! Je vais sans doute rester ici une journée pour soulager mes pieds. Camping site : plage de Ribeira Brava, entre une butte (côté ville) et les pare-vagues.
Lundi 7 mars
La nuit passée fut des plus sympathiques, ayant eu la bonne idée de planter la tente perpendiculairement aux vents, et oubliant qu'une sardine dans le sable s'enlève facilement. Donc une bourrasque plus forte que les autres a littéralement déraciné ma tente au milieu de la nuit... j'ai connu plus sympa. Et rebelote le matin, mais là j'ai pu agripper de mes mains la toile. Aujourd'hui, toujours à Ribeira, c'est donc le Round II. Mais je suis prêt : position parallèle (plus ou moins) aux vents, gros cailloux tout autour et surtout SUR les sardines, petite terrasse aménagée pour mon confort, on va voir ce qu'on va voir! D'ailleurs ça recommence déjà... je croise les doigts. Sinon la journée de repos fut splendide : soleil, baignade, farniente. Tout ce dont je rêvais. J'ai même justifié le transport de ma slackline en la tendant entre 2 palmiers. Sinon, rien de spécial à signaler. Demain je prends le bus histoire d'avancer un peu, parce que suivre 3 jours la même levada à flanc de coteau, ça soûle. J'espère atteindre un phare. Camping site : comme hier (mais autre position).
Mardi 8 mars
La dernière nuit, le vent avait parfois la force d'un ouragan (selon moi), mais la tente, telle le roseau, a plié sans rompre ni s'envoler. Par contre, même ainsi la nuit fut rude, avec un boucan d'enfer lorsque le vent agressait la toile... Ensuite, parmi les infinies possibilités de la vie, il y a soit le bus vient, soit il vient pas, et là il est pas venu, pour une obscure raison liée au Carnaval. Donc je suis parti à pied, en essayant de longer la côte le plus possible. Evidemment c'était le long des routes, mais la plupart très peu fréquentée et ainsi j'ai découvert de splendides sites et villages. J'ai marché jusqu'à Jardim do Mar, ce qui fait un bon bout sur la carte, mais comme c'est assez en ligne droite avec pas trop de dénivelé, ça va encore. J'étais quand même cuit en arrivant, et très content de trouver, le long de la promenade du bord de mer, des espaces verts où poser ma tente. Désavantage : beaucoup de promeneurs... Demain, le phare, cette fois ça devrait le faire. Camping site : bord de mer de Jardim do Mar.
Mercredi 9 mars
La nuit passée a été d'une tranquillité paradisiaque : pas de pluie ni de vent, grâce au mur de la promenade. J'ai donc super bien dormi, pour la première fois de la semaine de trek. Je suis parti vers Paul do Mar en longeant la côte, et juste avant le village, il m'a fallu me mouiller pour atteindre un escalier, mais c'est ok, vu que je préfère les sandales aux chaussures de marche. S'en est suivi une étape sympa et pas longue le long de la falaise, entre sentiers, levadas et petites routes, jusqu'à arriver au phare. Le paysage sur la côte ouest est bien différent : de nombreux pâturages, des grands espaces, moins de logements, et il est facile de trouver un endroit pour camper, ce que j'ai fait, proche du phare. Demain je me rends à Porto Moniz, et pour une fois, je serai dans un camping officiel ! L'occasion de prendre ma première douche depuis Curral das Freiras, et peut-être de laver quelques habits. Camping site : proche du phare à Ponto Largo (ou un truc comme ça).
Jeudi 10 mars
On commence avec la traditionnelle nuit passée : terrible ! Le vent semblait encore plus fort qu'au bord de la mer, sur la plage, et avec la pluie battante et les lumières du phare (j'ai posé ma tente pile à la hauteur du faisceau), ma nuit fut longue et difficile... et la journée n'a pas mieux commencé, sous des trombes d'eau à peine parti, j'étais assez démotivé. Mais heureusement à Madère tout change très vite, et le soleil a fait son apparition alors que je trouvais chanceusement le chemin pour la levada Moinho. Et quelle levada ! La plus belle de celles que j'ai parcoures jusqu'à présent. Sauvage, vivante, surprenante, j'ai adoré. Je suis ensuite descendu sur Porto Moniz, très joli village de la côte nord avec de splendides piscines naturelles. Je pensais que le camping était là, mais non... il est à Ribeira da Janela, un trou à 30' de Porto Moniz. Je m'y suis donc rendu en admirant le superbe relief de la côte nord. Et une fois arrivé au camping, dont je suis le seul occupant, le bonheur suprême : la douche chaude ! Oh oui ! J'ai aussi lavé mes habits bien crades et puant, ai profité de cuisiner sur une table abritée, bref, le luxe total ! Tout ça pour 6 euros, ça va. Chien qui aboie à côté compris... Au moins, ici pas de vent en tempête, donc je devrais passer une bonne et douce nuit. Demain, j'hésite... soit je reste ici tranquille, soit je pars pour la montagne... je ne sais pas, on verra demain comment se sentent mes muscles. Camping site : camping de Ribeira da Janela.
Vendredi 11 mars
Journée de repos au camping. Un bon choix : il a plu à verse jusque vers 15h ! J'ai utilisé la slackline pour faire sécher mes habits à l'abri, j'espère que demain matin ils seront plus ou moins secs... Sinon, rien à signaler. Je suis aller acheter quelques trucs à Porto Moniz, en prévision des dures journées de montagne qui m'attendent. Demain, objectif Rabaçal, voire plus loin selon le temps et l'heure. Camping site : comme hier. NB : comment oublier de décrire la merveilleuse nuit passée, sous une pluie constante certes, mais sans vent, j'ai dormi super bien, et je me réjouis de la nuit à venir, parce qu'ensuite... disons que rien ne devrait plus me surprendre :)
Samedi 12 mars
Une journée grandiose et un final en apothéose ! Mais d'abord, la traditionnelle nuit passée : excellente, sans pluie ni vent, ce qui est très inhabituel. Bon, il faut dire qu'il avait plu toute la journée, donc à un moment les réserves sont vides, heureusement ! Je me suis réveillé vers 5h du mat', frais et dispo et motivé pour une belle journée de marche. Le temps de tout emballer et de petit-déjeûner, il est environ 6h et demi, et je pars. Le mot d'ordre du jour : monte ! De 0 à 1400m... La première partie étant la plus pénible, avec un sentier souvent confondu avec rivière. Heureusement que j'avais mis mes sandales : je les mouille une fois comme il faut et après je n'y fait plus attention. L'avantage de l'étape, c'est que les sentiers sont très bien indiqués. A un moment j'aurais dû prendre un chemin de traverse pour rejoindre Rabaçal, comme je l'avais prévu, mais je ne l'ai pas trouvé. Et d'ailleurs le sentier de crête (PR13) sur lequel je me trouvais m'offrait un panorama splendide, car en effet, chance ou travail des esprits, le temps était beaucoup plus dégagé que ce que j'aurais pensé. Une alternance de gros nuages blancs et de soleil, pas de vent, une température agréable, bref, une étape magnifique. Et l'arrivée sur le plateau ! Quel bonheur, la grande solitude des vastes steppes, j'étais heureux. Et le suis encore, vu le magnifique site que j'ai trouvé pour poser ma tente. Et j'allais oublier : signe du beau temps, j'ai pris le temps de faire un repas chaud à midi, c'est la première fois, camping excepté. Demain je retrouve un paysage familier : j'espère atteindre le Pico Ruivo, et dormir proche de la cabane, si j'arrive assez tôt je dormirai plus bas. Camping site : quelque part sur Campo Grande.
Dimanche 13 mars
La nuit dernière a été froide, sans doute autour des 0°C avec le vent, faible par ailleurs, parce qu'il y avait des bouts de glace sur ma tente, et il a neigé un petit peu aussi. J'ai du sortir mon bonnet : froid aux oreilles. Quant à la journée d'aujourd'hui... une journée bof. Sous la pluie du matin au soir, et un vent froid quand j'étais encore en altitude. Je n'ai pas pu faire l'itinéraire prévu : un énorme glissement de terrain avait emporté, sans doute l'année passé, la levada sur 50 mètres, et pas moyen de contourner l'éboulement. Dommage d'être arrivé à ce cul-de-sac après 2h de marche. Transi de froid, j'ai donc décider d'oublier l'Encumeada et les montagnes pour redescendre gentiment vers la côte sud, espérant un temps plus clément qui ne l'était pas, mais au moins il fait moins froid. Demain je redescend à Ribeira Brava, et de là je prendrai le bus pour Funchal, où je dormirai quelques nuits à l'hôtel. Mon corps, je le sens, a besoin de repos. Je dresserai un bilan demain. Camping site : sur une route forestière dans un bois d'eucalyptus.
Lundi 14 mars
La dernière nuit sous tente s'est bien passée. La pluie a fini par cesser, puis un vent intense a soufflé, mais j'ai bien placé la tente, parce que je sentais les arbres qui se balançaient secs, mais la tente à peine. J'ai donc bien dormi. Le matin, j'ai rangé mes affaires mouillées et suis descendu vers Ribeira Brava. Là, je me suis posé une heure et quelque au bord de la mer, sous le soleil, et j'en ai profité pour faire sécher tout ce qui en avait besoin : tente, matelas, sac de couchage, pantalon et 2-3 autres trucs. Tout a bien séché, et j'ai pu remballer le matos avant une nouvelle averse. Ensuite j'ai pris le bus pour Funchal (avec un gros sac, monter à l'arrière!). Je suis au sec dans la pension, et très content d'y être parce que dehors, il fait froid et il pleut... j'aurais eu de la peine à passer encore une nuit sous ces conditions ! Et en plus ce soir il y a une grosse soirée Bear Grylls sur Discovery Channels, mon aventurier préféré va m'apprendre de nouveaux trucs pour ma prochaine aventure dans la nature :) Demain, si le temps est, disons, plus accueillant, j'irai faire un tour de Funchal, mais surtout j'ai besoin de repos, donc probablement j'irai me poser dans un parc pour lire. Sleeping site : Pensão Astoria.
Epilogue
La semaine suivante, ma dernière sur l'île, fut splendide : beau et beau et chaud. J'ai fait un peu de camping, quelques marches, et suis finalement rentré chez moi. Un bout de moi restera par contre sur Madère pour toujours...
Photos: https://picasaweb.google.com/gregolombiano/Madeira
Arrivée à Madeira, après un voyage tranquille. Je suis à la Pensão Astoria, chambre simple sans WC, mais dans le centre du centre, pour 18 euros. A l'aéroport j'ai fait la connaissance d'une charmante dame qui travaille dans l'office du tourisme et m'a donné de bons conseils, en particulier les suivants : 1) il est possible de faire du camping sauvage à Madeira et 2) certains chemins dans la région des pics sont fermés à cause de l'incendie d'août 2010... je vais devoir changer mes itinéraires.
Mercredi 2 mars
La journée commence « mal », je ne trouve pas d'alcool à brûler... Par contre du gaz c'est ok, sauf que je n'ai pas de brûleur... J'achète de l'alcool pharmaceutique à 96%, et miracle ! Ça fonctionne très bien. (bon, il me faut quand même allumer 3 réchaud pour cuire les pâtes) Note : j'utilise un réchaud ultra-léger fait maison. Je pars vers midi de Funchal et monte à pied jusqu'au Pico Alto, en passant para la Levada dos Tornos, après le jardin botanique. Belle levada. Je suis maintenant proche du Pico Alto, avec un vent à décorner les boeufs, mais j'ai déjà vu pire, donc ça va le faire. Camping site : un peu sous le Pico Alto.
Jeudi 3 mars
Je commence à perdre la notion du temps. Je savais qu'on était le 3, mais j'ignorais le jour de la semaine. La nuit passée a été relativement bonne, entre vent à décorner les boeufs et pluie. C'était ou l'un ou l'autre, ni les deux, ni aucun... Je suis monté jusqu'au Pico Areiro, sous la pluie, en me trompant souvent de chemin, mais finalement j'y suis arrivé, et j'ai bu 2 chocolats chauds dans le bar. Puis, malgré l'interdiction, j'ai continué vers le Pico Ruivo et me suis arrêté à mi-chemin pour planter ma tente, à l'abri du vent. Il pleuvine et il y a du brouillard, mais de rares ouvertures m'ont offert un paysage splendide. Demain je redescends vers la côte, en espérant que le soleil sera au rendez-vous pour sécher mon matériel et mes os. Camping site : sur le sentier, à une intersection.
Vendredi 4 mars
La nuit dernière, en plus de la pluie et du vent, j'ai eu droit à la neige ! Qui l'eut cru, en mars, à Madère ? Evidemment le réveil a été laborieux, surtout quand j'ai vu qu'à 100 mètres d'où j'étais il y avait une sorte de grotte... Bref, c'était fun, et ça l'a été encore plus lorsque le brouillard s'est levé (un peu), laissant paraître un paysage à couper le souffle. Une superbe région que celle du Pico Ruivo, le plus haut de Madère. De là, je suis parti vers l'ouest, sur un chemin qui, en principe, était aussi fermé, et je me demande bien pourquoi. Bien sûr, ça a brûlé l'été passé, mais sinon le chemin est super praticable... et les paysages ! Je suis ensuite redescendu dans la civilisation, à Curral das Freiras. Certes il fait plus chaud, il n'y a pas de vent ni de pluie pour l'instant, mais en contrepartie j'ai droit aux aboiements des chiens et aux bestioles qui piquent en tout genre... Sinon, première douche, que du bonheur ! Demain, destination bord de mer. Camping site : sur une terrasse abandonnée avant le tunnel de Curral das Freiras.
Samedi 5 mars
La nuit dernière a été bonne, peu de pluie, pas de vent. L'étape du jour m'a conduit de Curral das Freiras à Curral da Baixo, de là un sentier monte jusqu'à un mirador, puis je redescend vers Camara de Loibos, atteint la Levada do Norte, et la suis jusqu'au Cabo Girão, où je suis pour camper. Une longue mais magnifique étape, des montagnes à l'océan. Et quelle vue depuis ici ! Tout simplement splendide. Par contre pas d'eau, donc je mangerai froid ce soir... j'hésite à rester un jour ici pour me reposer, j'en ai besoin... mais le manque d'eau est un problème. Je ferai une courte étape jusqu'à Ribeira Brava où j'espère pouvoir me poser au bord de l'océan. Ou alors je m'arrêterai entre deux si je trouve de l'eau et un lieu sympa. Camping site : un peu au-dessous du Cabo Girão.
Dimanche 6 mars
Le temps sur cette île, en cette saison, change à une vitesse étonnante. Alors que hier je m'endormais sous un ciel étoilé, durant la nuit – pour changer – la pluie arrive. Le matin il pleut toujours, ça va ça vient, et je me décide presque à rester la journée sous la tente. Mais vers 9-10h, alors que la pluie cesse, je me motive à aller à Ribeira Brava, histoire de trouver de l'eau et de me baigner. Je suis à peine parti qu'il recommence à pleuvoir de plus belle, mais ce n'est pas si grave vu qu'il ne fait pas froid. Puis je passe devant une boulangerie, hésite un instant, et décide d'entrer. Triple chance : 1) 2 super chocolats chauds, 2) 2 super croissants, 3) j'évite la super averse de grêle qui tombe droit à ce moment-là. Je repars l'esprit réchauffé sous la pluie incessante. J'arrive finalement à Ribeira, où je trouve un endroit pour m'abriter juste avant un nouveau déluge biblique. Je commence à être démotivé, parce que chercher un lieu pour se poser par cette pluie... Et puis miracle ! La pluie cesse, le soleil revient, je trouve un lieu tranquille sur la plage, c'est magique. Comme quoi, il ne faut jamais désespérer ! Je vais sans doute rester ici une journée pour soulager mes pieds. Camping site : plage de Ribeira Brava, entre une butte (côté ville) et les pare-vagues.
Lundi 7 mars
La nuit passée fut des plus sympathiques, ayant eu la bonne idée de planter la tente perpendiculairement aux vents, et oubliant qu'une sardine dans le sable s'enlève facilement. Donc une bourrasque plus forte que les autres a littéralement déraciné ma tente au milieu de la nuit... j'ai connu plus sympa. Et rebelote le matin, mais là j'ai pu agripper de mes mains la toile. Aujourd'hui, toujours à Ribeira, c'est donc le Round II. Mais je suis prêt : position parallèle (plus ou moins) aux vents, gros cailloux tout autour et surtout SUR les sardines, petite terrasse aménagée pour mon confort, on va voir ce qu'on va voir! D'ailleurs ça recommence déjà... je croise les doigts. Sinon la journée de repos fut splendide : soleil, baignade, farniente. Tout ce dont je rêvais. J'ai même justifié le transport de ma slackline en la tendant entre 2 palmiers. Sinon, rien de spécial à signaler. Demain je prends le bus histoire d'avancer un peu, parce que suivre 3 jours la même levada à flanc de coteau, ça soûle. J'espère atteindre un phare. Camping site : comme hier (mais autre position).
Mardi 8 mars
La dernière nuit, le vent avait parfois la force d'un ouragan (selon moi), mais la tente, telle le roseau, a plié sans rompre ni s'envoler. Par contre, même ainsi la nuit fut rude, avec un boucan d'enfer lorsque le vent agressait la toile... Ensuite, parmi les infinies possibilités de la vie, il y a soit le bus vient, soit il vient pas, et là il est pas venu, pour une obscure raison liée au Carnaval. Donc je suis parti à pied, en essayant de longer la côte le plus possible. Evidemment c'était le long des routes, mais la plupart très peu fréquentée et ainsi j'ai découvert de splendides sites et villages. J'ai marché jusqu'à Jardim do Mar, ce qui fait un bon bout sur la carte, mais comme c'est assez en ligne droite avec pas trop de dénivelé, ça va encore. J'étais quand même cuit en arrivant, et très content de trouver, le long de la promenade du bord de mer, des espaces verts où poser ma tente. Désavantage : beaucoup de promeneurs... Demain, le phare, cette fois ça devrait le faire. Camping site : bord de mer de Jardim do Mar.
Mercredi 9 mars
La nuit passée a été d'une tranquillité paradisiaque : pas de pluie ni de vent, grâce au mur de la promenade. J'ai donc super bien dormi, pour la première fois de la semaine de trek. Je suis parti vers Paul do Mar en longeant la côte, et juste avant le village, il m'a fallu me mouiller pour atteindre un escalier, mais c'est ok, vu que je préfère les sandales aux chaussures de marche. S'en est suivi une étape sympa et pas longue le long de la falaise, entre sentiers, levadas et petites routes, jusqu'à arriver au phare. Le paysage sur la côte ouest est bien différent : de nombreux pâturages, des grands espaces, moins de logements, et il est facile de trouver un endroit pour camper, ce que j'ai fait, proche du phare. Demain je me rends à Porto Moniz, et pour une fois, je serai dans un camping officiel ! L'occasion de prendre ma première douche depuis Curral das Freiras, et peut-être de laver quelques habits. Camping site : proche du phare à Ponto Largo (ou un truc comme ça).
Jeudi 10 mars
On commence avec la traditionnelle nuit passée : terrible ! Le vent semblait encore plus fort qu'au bord de la mer, sur la plage, et avec la pluie battante et les lumières du phare (j'ai posé ma tente pile à la hauteur du faisceau), ma nuit fut longue et difficile... et la journée n'a pas mieux commencé, sous des trombes d'eau à peine parti, j'étais assez démotivé. Mais heureusement à Madère tout change très vite, et le soleil a fait son apparition alors que je trouvais chanceusement le chemin pour la levada Moinho. Et quelle levada ! La plus belle de celles que j'ai parcoures jusqu'à présent. Sauvage, vivante, surprenante, j'ai adoré. Je suis ensuite descendu sur Porto Moniz, très joli village de la côte nord avec de splendides piscines naturelles. Je pensais que le camping était là, mais non... il est à Ribeira da Janela, un trou à 30' de Porto Moniz. Je m'y suis donc rendu en admirant le superbe relief de la côte nord. Et une fois arrivé au camping, dont je suis le seul occupant, le bonheur suprême : la douche chaude ! Oh oui ! J'ai aussi lavé mes habits bien crades et puant, ai profité de cuisiner sur une table abritée, bref, le luxe total ! Tout ça pour 6 euros, ça va. Chien qui aboie à côté compris... Au moins, ici pas de vent en tempête, donc je devrais passer une bonne et douce nuit. Demain, j'hésite... soit je reste ici tranquille, soit je pars pour la montagne... je ne sais pas, on verra demain comment se sentent mes muscles. Camping site : camping de Ribeira da Janela.
Vendredi 11 mars
Journée de repos au camping. Un bon choix : il a plu à verse jusque vers 15h ! J'ai utilisé la slackline pour faire sécher mes habits à l'abri, j'espère que demain matin ils seront plus ou moins secs... Sinon, rien à signaler. Je suis aller acheter quelques trucs à Porto Moniz, en prévision des dures journées de montagne qui m'attendent. Demain, objectif Rabaçal, voire plus loin selon le temps et l'heure. Camping site : comme hier. NB : comment oublier de décrire la merveilleuse nuit passée, sous une pluie constante certes, mais sans vent, j'ai dormi super bien, et je me réjouis de la nuit à venir, parce qu'ensuite... disons que rien ne devrait plus me surprendre :)
Samedi 12 mars
Une journée grandiose et un final en apothéose ! Mais d'abord, la traditionnelle nuit passée : excellente, sans pluie ni vent, ce qui est très inhabituel. Bon, il faut dire qu'il avait plu toute la journée, donc à un moment les réserves sont vides, heureusement ! Je me suis réveillé vers 5h du mat', frais et dispo et motivé pour une belle journée de marche. Le temps de tout emballer et de petit-déjeûner, il est environ 6h et demi, et je pars. Le mot d'ordre du jour : monte ! De 0 à 1400m... La première partie étant la plus pénible, avec un sentier souvent confondu avec rivière. Heureusement que j'avais mis mes sandales : je les mouille une fois comme il faut et après je n'y fait plus attention. L'avantage de l'étape, c'est que les sentiers sont très bien indiqués. A un moment j'aurais dû prendre un chemin de traverse pour rejoindre Rabaçal, comme je l'avais prévu, mais je ne l'ai pas trouvé. Et d'ailleurs le sentier de crête (PR13) sur lequel je me trouvais m'offrait un panorama splendide, car en effet, chance ou travail des esprits, le temps était beaucoup plus dégagé que ce que j'aurais pensé. Une alternance de gros nuages blancs et de soleil, pas de vent, une température agréable, bref, une étape magnifique. Et l'arrivée sur le plateau ! Quel bonheur, la grande solitude des vastes steppes, j'étais heureux. Et le suis encore, vu le magnifique site que j'ai trouvé pour poser ma tente. Et j'allais oublier : signe du beau temps, j'ai pris le temps de faire un repas chaud à midi, c'est la première fois, camping excepté. Demain je retrouve un paysage familier : j'espère atteindre le Pico Ruivo, et dormir proche de la cabane, si j'arrive assez tôt je dormirai plus bas. Camping site : quelque part sur Campo Grande.
Dimanche 13 mars
La nuit dernière a été froide, sans doute autour des 0°C avec le vent, faible par ailleurs, parce qu'il y avait des bouts de glace sur ma tente, et il a neigé un petit peu aussi. J'ai du sortir mon bonnet : froid aux oreilles. Quant à la journée d'aujourd'hui... une journée bof. Sous la pluie du matin au soir, et un vent froid quand j'étais encore en altitude. Je n'ai pas pu faire l'itinéraire prévu : un énorme glissement de terrain avait emporté, sans doute l'année passé, la levada sur 50 mètres, et pas moyen de contourner l'éboulement. Dommage d'être arrivé à ce cul-de-sac après 2h de marche. Transi de froid, j'ai donc décider d'oublier l'Encumeada et les montagnes pour redescendre gentiment vers la côte sud, espérant un temps plus clément qui ne l'était pas, mais au moins il fait moins froid. Demain je redescend à Ribeira Brava, et de là je prendrai le bus pour Funchal, où je dormirai quelques nuits à l'hôtel. Mon corps, je le sens, a besoin de repos. Je dresserai un bilan demain. Camping site : sur une route forestière dans un bois d'eucalyptus.
Lundi 14 mars
La dernière nuit sous tente s'est bien passée. La pluie a fini par cesser, puis un vent intense a soufflé, mais j'ai bien placé la tente, parce que je sentais les arbres qui se balançaient secs, mais la tente à peine. J'ai donc bien dormi. Le matin, j'ai rangé mes affaires mouillées et suis descendu vers Ribeira Brava. Là, je me suis posé une heure et quelque au bord de la mer, sous le soleil, et j'en ai profité pour faire sécher tout ce qui en avait besoin : tente, matelas, sac de couchage, pantalon et 2-3 autres trucs. Tout a bien séché, et j'ai pu remballer le matos avant une nouvelle averse. Ensuite j'ai pris le bus pour Funchal (avec un gros sac, monter à l'arrière!). Je suis au sec dans la pension, et très content d'y être parce que dehors, il fait froid et il pleut... j'aurais eu de la peine à passer encore une nuit sous ces conditions ! Et en plus ce soir il y a une grosse soirée Bear Grylls sur Discovery Channels, mon aventurier préféré va m'apprendre de nouveaux trucs pour ma prochaine aventure dans la nature :) Demain, si le temps est, disons, plus accueillant, j'irai faire un tour de Funchal, mais surtout j'ai besoin de repos, donc probablement j'irai me poser dans un parc pour lire. Sleeping site : Pensão Astoria.
Epilogue
La semaine suivante, ma dernière sur l'île, fut splendide : beau et beau et chaud. J'ai fait un peu de camping, quelques marches, et suis finalement rentré chez moi. Un bout de moi restera par contre sur Madère pour toujours...
Photos: https://picasaweb.google.com/gregolombiano/Madeira
Compte rendu MSC Magnifica Italie, Grèce, Israël (13 au 24 janvier 2012) English translation pending
Comme promis voici un compte rendu de notre croisiere MSC Magnifica Venise, Italie, Grèce, Israël du 13 au 24 janvier 2012.
Première partie: le bateau qui sera suivi d'un deuxième post sur les escales
Mes appréciations sont forcément personnelles et peuvent différer de ressentis d’autres croisiéristes. C’était notre quatrième croisière MSC (sur 21)
· D’abord le bateau : Très bien conçu ; il est possible de trouver de la place dans les salons et même un coin tranquille si l’on veut s’isoler, même si le bateau était complet. La Grotta Azura permet d��avoir un coin piscine abrité (forcément un peu bruyant) et l’eau de la piscine est chauffée.
· Le personnel : parfait, souriant et serviable que ce soit pour les cabines ou au restaurant.
· Les cabines : classique, beaucoup de tiroirs, TV écran plat (gain de place). Pas de Wifi dans les cabines mais une connexion Internet disponible (cables disponibles à la réception). Wifi dans les zones communes.
· Le Spa et l’espace sport : très beau spa, équipement de sport en nombre un peu limité quand le bateau est plein.
· Les repas : Diner : très bien, légèrement supérieur à ce que l’on trouve en général Cafeteria (midi) : plus basique, mais un coin ethnique propose des spécialités d’origine différente chaque jour Petit déjeuner (cafeteria) : classique correct, sauf les boissons fruitées qui n’ont de fruit que le nom. Petit déjeuner (restaurant) : entièrement servi à table (pas de buffet) classique et un peu mieux que la cafeteria (même jus de fruits)
· Les boissons : Au diner il faut prendre de l’eau minérale ; MSC n’accepte toujours pas de servir de l’eau à la carafe comme Costa. Des forfaits boissons avec une remise de 10% sans plus.
· Les spectacles : d’un niveau très supérieur à la moyenne. Un très bon niveau.
· L’animation : peu utilisé donc sans avis pertinent.
· Les croisiéristes : 250 francophones, 250 italiens, 2000 allemands et anglophones (allemands majoritaires : la bière a coulé à flot...)+ d’autres nationalités (Russie, Asie....).
· L’embarquement à Venise : d’après les échos un peu la cohue à Venise entre deux heures d’attente et une demi heure suivant les heures d’arrivée. A noter le jour du débarquement , les salons sont remplis et surtout certains restent à attendre à la cafetaria, ce qui bloque des tables pour le petit déjeuner.
· La météo : beau temps avec soleil sur quasiment toute la croisière : pluie en fin d’après midi à Jérusalem. En dehors de Venise la température était supérieure à 12°c jusqu’à 15°C et inférieur aux moyennes saisonnières. Il a été possible souvent de rester dehors dans les transats au soleil (en étant couvert...)
· Mer très peu agitée sauf en quittant Athènes où elle a été bien agitée en contournant le Péloponèse.
· L’embarquemenent à Bari A noter que nous avions embarqué à Bari pour des raisons personnelles (seuls français parmi un groupe d’italiens). Embarquement en 5 mn. Il existe des vols low cost directs de Paris Beauvais par Ryan Air ou avec escale à Rome ou Milan par Alitalia (prix voisin de paris venise).. Avec un embarquement à Bari, Venise devient une escale : ce qui permet d’y passer plus de temps.
· Formalités pour Israël : elles ont été faites en mer la journée avant Rhodes avec du personnel israelien présent sur le bateau. D’où un gain de temps énorme à Haifa où l’on sort sans aucune attente (juste à montrer le document en sortant du bateau)
Je donnerai le niveau Excellent à ce bateau
Je joins quelques photos du bateau et poursuivrai mes commentaires sur les escales bientôt
· D’abord le bateau : Très bien conçu ; il est possible de trouver de la place dans les salons et même un coin tranquille si l’on veut s’isoler, même si le bateau était complet. La Grotta Azura permet d��avoir un coin piscine abrité (forcément un peu bruyant) et l’eau de la piscine est chauffée.
· Le personnel : parfait, souriant et serviable que ce soit pour les cabines ou au restaurant.
· Les cabines : classique, beaucoup de tiroirs, TV écran plat (gain de place). Pas de Wifi dans les cabines mais une connexion Internet disponible (cables disponibles à la réception). Wifi dans les zones communes.
· Le Spa et l’espace sport : très beau spa, équipement de sport en nombre un peu limité quand le bateau est plein.
· Les repas : Diner : très bien, légèrement supérieur à ce que l’on trouve en général Cafeteria (midi) : plus basique, mais un coin ethnique propose des spécialités d’origine différente chaque jour Petit déjeuner (cafeteria) : classique correct, sauf les boissons fruitées qui n’ont de fruit que le nom. Petit déjeuner (restaurant) : entièrement servi à table (pas de buffet) classique et un peu mieux que la cafeteria (même jus de fruits)
· Les boissons : Au diner il faut prendre de l’eau minérale ; MSC n’accepte toujours pas de servir de l’eau à la carafe comme Costa. Des forfaits boissons avec une remise de 10% sans plus.
· Les spectacles : d’un niveau très supérieur à la moyenne. Un très bon niveau.
· L’animation : peu utilisé donc sans avis pertinent.
· Les croisiéristes : 250 francophones, 250 italiens, 2000 allemands et anglophones (allemands majoritaires : la bière a coulé à flot...)+ d’autres nationalités (Russie, Asie....).
· L’embarquement à Venise : d’après les échos un peu la cohue à Venise entre deux heures d’attente et une demi heure suivant les heures d’arrivée. A noter le jour du débarquement , les salons sont remplis et surtout certains restent à attendre à la cafetaria, ce qui bloque des tables pour le petit déjeuner.
· La météo : beau temps avec soleil sur quasiment toute la croisière : pluie en fin d’après midi à Jérusalem. En dehors de Venise la température était supérieure à 12°c jusqu’à 15°C et inférieur aux moyennes saisonnières. Il a été possible souvent de rester dehors dans les transats au soleil (en étant couvert...)
· Mer très peu agitée sauf en quittant Athènes où elle a été bien agitée en contournant le Péloponèse.
· L’embarquemenent à Bari A noter que nous avions embarqué à Bari pour des raisons personnelles (seuls français parmi un groupe d’italiens). Embarquement en 5 mn. Il existe des vols low cost directs de Paris Beauvais par Ryan Air ou avec escale à Rome ou Milan par Alitalia (prix voisin de paris venise).. Avec un embarquement à Bari, Venise devient une escale : ce qui permet d’y passer plus de temps.
· Formalités pour Israël : elles ont été faites en mer la journée avant Rhodes avec du personnel israelien présent sur le bateau. D’où un gain de temps énorme à Haifa où l’on sort sans aucune attente (juste à montrer le document en sortant du bateau)
Je donnerai le niveau Excellent à ce bateau
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Compte rendu "Arc en ciel tropical" du 8 au 18 janvier 2012 sur l'Atlantica English translation pending
Bonjour à tous,
Oui, je l'avoue, j'ai calé sur le CR et c'est Jacquot qui s'y est "collé" (en plus il adore ça)!!! Mais ça y est, il est finit :
Dimanche 8.01 Debout à 4h00. Il fait 1°C avec des averses intermittentes tout le long du trajet pour l'aéroport de Lyon. Arrivée à 6h00, enregistrement et embarquement à 7h00. Arrivée à CDG où nous avons 2 heures pour changer de terminal sans avoir à récupérer les bagages. Nous rencontrons Ambre et Jérome connus à travers ce forum (valise cabine orange sera le signe de reconnaissance !!!) Décollage 11h00. Nous voyageons en boeing 747 sur le pont supérieur (sans l'avoir demandé nous sommes surclassé!). Nous avons plus d'espace, des écrans vidéo individuels et sommes accompagnés d'une hôtesse super. Par chance, nous nous retrouvons à discuter avec Sandrine et Gérald, connus eux aussi grâce à ce forum, et que nous n'avions pas pu repérer à l'aéroport comme prévu. Arrivée à Miami, la température est de 25°C. Les formalités de douanes réputées sévères et plutôt froides se déroulent sans encombres et plutôt rapidement. La récupération des bagages est un peu olé olé puisque des employés de l'aéroport enlèvent les valises du tapis sur lequel nous les attendons ; un peu stressés de ne pas les voir passer au bout de plusieurs tours, nous les retrouvons parmi d'autres déposées au sol dans un coin. Pourquoi les unes et pas les autres ??? Un couple n'a pas récupéré une de ses valises, elle arrivera sur le bateau mercredi (d'où l'importance de mixer les affaires dans les 2 valises). Sinon, l'accueil Costa à l'aéroport, à défaut d'être sympathique, est bien rodé et nous rejoignons avec nos valises le bus pour le port sans problème. Ce sont nos premiers pas sur le sol américain. Le trajet aéroport/port de Miami, d'une vingtaine de mn, nous laisse entrevoir, parmi l'abondante circulation, quelques beaux spécimens de pick-up, humer et autres limousines. Arrivés au port, l'embarquement se fait très rapidement. En 10 mn, photo d'identité et contrôle des bagages à main compris, nous sommes à bord. L'accueil est plutôt bon enfant, le personnel tout sourire fait l'effort de nous souhaiter la bienvenue en français et nous dirige aimablement vers notre cabine où nos valises nous attendent. Notre cabine 5169 avec balcon et vue partiellement limitée (par les chaloupes de sauvetage) située au pont 5 à droite (tribord pour les marins) offre suffisamment de place et de rangement. Outre la literie, nous y apprécions le petit coffre fort et le coin sanitaire en parfait état. Après une journée de voyage, la douche est bienvenue et nous redonne un peu d'élan. Avant le repas, en tenue de ville, nous prenons un cocktail au bar du hall central (pont 2) où nous retrouvons ambre et Jérome ainsi que Sandrine et Gérald. Le service est assez long, mais l'ambiance piano-bar est elle, plutôt conviviale. Notre choix des repas au second service (20h45) nous permet de prendre notre temps avant le dîner et nous apprécierons plus tard de pouvoir traîner à table sans trop exagérer toutefois. A la table qui nous est attribuée, nous rencontrons 2 couples avec qui nous partagerons un bon moment (bonjour à Angèle, Nelly, Gino et Alain) Pour les passagers qui n'ont pas d'affinités avec leurs compagnons de table, il est possible de changer (certains changerons 3 fois). Le nombre de plats proposés semble important, mais les parts sont raisonnables. De toute façon, vous n'êtes pas obligés de tout prendre!!! Nous terminons notre soirée en improvisant une petite visite de ce grand hôtel flottant, notamment les ponts supérieurs d'où nous admirons les néons de Miami sous une température de 25°C Nous repassons par l'incontournable hall central où nous voyons encore arriver des passagers ; il est plus de 23h00 et nous sommes encore à quai..... Après plus de 7 750 km, une différence de température de 25°C et une journée bien remplie, nous sommes contents de rejoindre notre cabine. Le bateau appareille à 00h30 avec 3 heures de retard. Nous sommes en vacances et n'allons pas commencer à stresser avec les horaires. Il me semble de toute façon, que ce sera la seule fois où l'horaire ne sera pas respecté.
Lundi 09.01 En mer, 25°C Le faible roulis nous a bercé jusqu'à 7h00 Le petit déjeuner, pris au pont 9, est copieux, varié, sucré, salé ... Nos bruyants amis italiens nous passent devant sans gêne (le comportement et l'attitude de ceux-ci seront le seul point négatif de la croisière !!!!) A 9h30, exercice d'abandon du navire. Nous nous rendons aux points de rencontres prévus sur le today, vetus de nos gilets de sauvetage disponible dans notre cabine. L'exercice dure environ 30 mn. A 10h30, Caroline (notre hôtesse française) nous donne quelques renseignements utiles pour le déroulement de la croisière (elle est disponible tous les jours aux heures précisées sur le today) Nous sommes environ 250 francophones sur 2500 passagers. Il est déjà l'heure de l'apéro, puis du repas, que nous partageons avec sandrine et gérald (coucou!!) connaissances faites sur ce forum. Le repas pris à l'extérieur au pont 9 est encore une fois de bonne qualité, même si on se perds un peu pour repérer l'organisation du buffet. Nous prenons le café au pont 2 puis retour en cabine vers 14h30 pour profiter d'un moment de calme sur le balcon. Puis, visite du bateau intérieur, extérieur ; attention au soleil. Déjà sur les solariums où dans les différentes piscines, les imprudents se teintent d'une belle couleur écrevisse. Nous n'avons pas le temps de participer aux différentes animations qu'il nous faut déjà aller au spectacle proposé à 19h30, dans le très beau théâtre Caruso. Ce soir, spectacle de bonne qualité de la part d'une magicienne durant environ 1 heure. Puis nous nous dirigeons vers le restaurant en passant par l'extérieur, ce qui nous donne l'occasion de profiter d'un beau clair de lune. Nous retrouvons, avec plaisir, nos amis du dîner de la veille auxquels s'est joint un nouveau couple (bonjour à Laetitia et Didier). L'ambiance est détendue. Pour l'instant, nous ne rencontrons que des participants sympathiques. Nous avons plus de difficultés avec les italiens (le gros de la troupe) qui sont exhubérants, sans gêne, impolis.. Nous avons donné rendez-vous aux contacts du forum après le repas (en glissant un petit mot à la porte des cabines), initiative couronnée de succès puisque tout le monde répond présent et que certains invitent des connaissances faites sur le bateau. Le courant passe très bien et nous prolongeons notre soirée jusqu'à 1h00 autour d'un verre. Ces connaissances faites grâce au forum apportent un petit côté "famille" à nos rencontres, et nos échanges durant la croisière seront toujours un moment de plaisir. Finalement, cette journée en mer, au cours de laquelle nous avions peur de nous ennuyer, est passée très vite. Même pas le loisir de participer aux nombreuses animations prévues... Mardi 10.01 GRAND TURK Passages nuageux 27°C A 7h00, au réveil, l'île est déjà en vue. Après le petit déjeuner pris au pont 9, nous choisissons de ne débarquer qu'à 8h30 au lieu de 8h00 pour éviter la cohue. Finalement, l'option est bonne puisque les 5 heures restantes prévues sur l'ile sont largement suffisantes. Nous parcourons rapidement les boutiques puis prenons un taxi (en fait un minibus) pour Pillory beach, située à 15 mn au nord de l'île. il nous en coûtera 6$ /pers. aller-retour (ce prix ne semble pas négociable) Nous retrouvons sur cette plage assez peu fréquentée, quelques "voisins de croisière", profitons de la plage et de la mer où nous apercevons quelques poissons grâce à nos masques emmenés pour l'occasion. Pour les nageurs, les palmes restées à bord auraient été utiles pour aller jusqu'à la barrière de corail. Notre taxi, auquel nous avions donné RDV à 11h30, est très ponctuel et nous revenons aux boutiques près du port et profitons du petit complexe piscine, musique en prime. Nous embarquons à 13h20. Les formalités, contrôles sont rapides. Déjeuner (coin tex mex au pont 9 très sympa), petit jeu sur ce même pont puis visite et photos du bateau. Les solariums, jaccuzis, piscines sont bondés et les écrevisses de plus en plus rouge. Les animations de l'après-midi semblent sympa et pas hyper fréquentées. Par contre, la salle de sport en fin d'après-midi est prise d'assaut car il tombe quelques gouttes durant 2 mn, ce qui me permet de photographier un bel arc en ciel qui se perd dans la mer. Le soir, cocktail et repas de gala. Nous croisons beaucoup croisieristes sur leur "31" (en majorité les italiens, ils aiment ça!). Cette tenue n'est pas obligatoire, mais il est agréable de voir la plupart faire un effort. La salle du bar est bondée ; nous ne voyons ni n'entendons le commandant ; quant à faire une photo avec lui......d'ailleurs, cela ne nous interresse pas plus que ça. Puis direction le restaurant où le repas servi est encore une fois de bonne qualité même si les desserts sont un peu décevants. Tout comme la veille, nous sommes genés par le bruit des hélices, ce qui ne nous empeche pas de retrouver, avec plaisir, nos compères de table. La discussion agréable nous fait oublier l'heure du spectacle si bien que nous terminons la soirée autour d'une partie de cartes. Il est 1h30, la journée s'achève bien remplie, et nous n'avons pas encore eu le loisir de profiter de tous les divertissements proposés ; il faut dire que nos rencontres sont très plaisantes et nous échangeons beaucoup.
Mercredi 11.01 OCHO RIOS ciel voilé 23 à 28 °C Sous le ciel voilé, la mer brumeuse est toujours aussi calme. Depuis le départ, nous ne percevons que rarement de très légers mouvements sur le bateau. Nous avons prévu de nager avec les dauphins et de faire les chutes de dunn'sriver. Le today nous donne l'heure et le lieu de débarquement en fonction des excursions choisies. Le bateau restant en rade, nous embarquons sur les chaloupes rapidement grâce à une bonne organisation (-10 mn). Le trajet en mer dure 6 mn. A terre, les animateurs Costa nous guident jusqu'au minibus. En 10 mn à peine, nous sommes sur le site de Dolphin Cove. Là, l'organisation est plus confuse. Nous devons nous mettre à l'anglais, billeterie, veste de flottaison. Notre groupe, constitué de 8 pers. est très vite dans le bassin. Depuis un ponton, un animateur nous donne les instructions en anglais, tandis que le dresseur de "toto" notre dauphin le fait évoluer. Nous le touchons, l'embrassons, nous faisons tracter, le caressons..... Cet instant magique est hélas bien trop bref même s'il dure 30 mn car tout est formaté, tous les groupes ayant droit au même rituel. Puis nous déambulons dans le parc. L'île de la Jamaîque étant très arrosée, la végétation y est luxuriante. Nous y rencontrons un artiste-peintre "rasta", tout sourire, heureux de nous présenter ses oeuvres. Notre chemin nous amène aux petites boutiques souvenirs où nous avons la possibilité d'acheter CD ou DVD. Un couple de notre groupe nous propose de nous envoyer le DVD qu'ils viennent d'acheter, après l'avoir dupliqué. Vraiment sympa de leur part (bonjour à fred et raphaël). Comme nous ne connaissons pas le temps nécessaire pour aller aux chutes et les remonter, il nous faut quitter à regret ce joli site. Finalement, nous nous apercevons que des minibus font des navettes entre le port, les dauphins et les chutes, tous situés de 5 à 10 mn les uns des autres. Arrivés aux chutes, nous suivons ce qui nous semble être des guides, qui nous emmènent aux cabanes où nous louons des chaussures antidérapantes 7$ (indispensables) puis aux casiers, que nous louons 3$ (casiers suffisamment grand pour y loger les affaires de 4 couples). Nous prenons une petite averse ; de tout façon, dans quelques minutes nous serons complètement trempés !. Nous sommes un peu livrés à nous^même et comprenons que le départ des chutes se fait depuis la plage ; et à partir de là, remontons les chutes en nous amusant à notre rythme, nous arrêtant pour faire des photos, empruntant l'itinéraire le + facile ou le plus physique (n'est-ce pas julien!) selon notre envie. Nous croisons beaucoup de têtes connues, tout cela dans la bonne humeur. Ce n'est pas très difficile et plut��t marrant mais nous sommes concentrés sur notre objectif : vaincre les chutes. Nous oublions presque d'admirer le site naturel et magnifique, la rivière autant que la végétation. Attention cependant, ça glisse et les trous sont nombreux même si on a toujours pied. Sandrine blessée au genou dans un trou, termine la montée grâce à l'escalier de bois qui longe la berge. Pour les photos, à moins de les faire depuis la berge, le waterproof est indispensable. Après avoir récupéré nos affaires et restitué nos chaussures, nous longeons quelques boutiques et attendons une navette pour le retour ; l'occasion de faire quelques belles photos : après l'averse, le soleil donne une lumière magique, des contrastes et des couleurs saisissantes. Arrivés au port, nous pouvons encore profiter de la gentillesse et de l'accueil sur l'ile en parcourant des boutiques. L'ambiance est vraiment cool et les jamaicains souvent souriants "yeah man"!!!! Quelle belle journée.... Finalement, nous aurions pu prendre plus de temps pour profiter de l'ambiance. Les "rastafaris" pour être précis, suivent un mouvement spirituel qui veut les rapprocher de leurs racines africaines dans le respect de la nature. Le retour sur le bateau se fait en chaloupe en moins de 10 mn contrôles compris. A bord, toutes les personnes rencontrées semblent ravies de leur escapade. Pour terminer cette journée en beauté, nous apprécions, au théâtre, un tour de chant de bonne qualité. Après le repas, nous allons profiter de la douceur de la soirée autour d'un cocktail, dans l'ambiance tropicale, sur le pont extérieur 9 Jeudi 12.01 GRAND CAIMAN Beau temps 26°C Ce matin, nous prenons le petit déjeuner au restaurant Tiziano sur le pont 2. L'ambiance y est plus feutrée, moins bruyante. RDV à 9h15 pour prendre les chaloupes. Nous avons réservé "baignade avec les raies". Apeine arrivés à quai, on nous propose cette même excursion pour 40$ contre 49$ avec Costa. Après 20 mn de bus et 30 mn de bateau, nous arrivons sur un banc de sable blanc ; l'eau y est cristalline et les nombreuses raies tournent autour du bateau en toute liberté. Nous avons pied, et aidés par 2 membres de l'équipage, nous caressons les raies, les embrassons malgré leur aspect peu engageant. C'est un peu l'attroupement, mais au bout de 30 à 40 mn des participants rejoignent le bateau et à ce moment là, nous ne sommes plus que quelques uns à profiter des explications des plongeurs, leur poser des questions, porter les raies, les observer..... Au retour sur la cote, nous nous faisons déposer sur Seven miles beach, une plage privée (entrée 2$). Nous en profitons pour manger au snack à l'ombre des parasols. Les prix indiqués sont hors taxes et hors service. Le hamburger, frites, coca nous coûtent finalement 15$/pers. Puis direction la plage ; soleil pour les filles ; baignade masque et tuba pour les garçons. La plage de sable n'est pas le meilleur site pour voir de jolis poissons. Puis retour au port à pied en 45 mn pour faire quelques photos de cette ambiance caraibes à l'américaine. Si le retour vous semble trop long, vous pouvez arrêter les nombreux minibus qui circulent le long de la route principale. A bord, le spectacle du soir est encore une fois de bonne qualité. Musique, danseurs, chorégraphies, éclairages, costumes...tout est parfaitement réussi. Au cours du repas toujours aussi copieux et aussi bon, les discussions vont bon train. Nous terminons la soirée en parcourant les salons du bateau pour y écouter les ambiances musicales et prenons un dernier verre au bar du casino.
Vendredi 13.01 En mer beau temps 25°C Petit déjeuner au pont 9 puis direction salle de sports : jaccuzi pour Mme et sport pour M. Il est 10h30, la salle n'est pas encore très fréquentée et tous les appareils sont accessibles. Déjeuner à l'extérieur au pont 9 où beaucoup de participants cuisent au soleil. Petit tour du bateau, photos. Je découvre encore quelques endroits. Puis présentation plutôt interressante de la vie au sein du bateau qui nous permet de découvrir la vie de l'équipage Nous ne profiterons pas des piscines. Trop petites, elles sont prise d'assaut et allons jouer au super bingo Le spectacle du soir ne nous inspire pas beaucoup, mais finalement le ténor nous enchante,
Samedi 14.01 ROATAN beau temps 25°C Petit déjeuner au pont 2 Pour le débarquement sans chaloupe, on apprécie. Nous traversons rapidement le "village boutiques" tout neuf (il date de 2010) Nous voulons profiter de la réputation des sites de plongée de l'île. A l'extérieur de ce "village", nous trouvons un taxi qui, pour 30$ (on aurait pu négocier 20 à 25!) nous emmène à travers l'île jusqu'à la plus belle barrière de corail au monde (dixit le chauffeur). L'île présente un relief surprenant et une végétation tropicale. En 30 à 45 mn, nous sommes débarqués sur Tabyana beach, qui est publique (donc gratuite) ou privée (pour 10$ vous aurez accès au bar, parasols, transats). Notre but étant de plonger, nous parcourons la plage publique accompagnés de notre chauffeur et de notre guide, qui nous explique que tous 2 nous attendent pour le retour selon notre convenance. Plutôt cool. Sur la plage, nous trouvons une embarcation qui, pour 30$, nous emmene à la barrière de corail. Sans beaucoup de discussion, nous concluons l'affaire à 10$/pers. (nous sommes 6). Après 10 mn de navigation, équipés de nos masques et tuba, nous plongeons dans les eaux turquoises. Et là........ pureté de l'eau, luminosité extraordinaire, dentelles de coraux, poissons colorés, images idylliques. Quel régal!!!!! Un jeune plongeur nous accompagne pour nous faire voir coquillages, étoiles de mer et même pour certains tortues et barracuda (n'est-ce pas Fabien!!) Nous avons l'impression d'être dans les profondeurs de l'océan parmi les poissons tropicaux qui jouent à cache-cache dans les rochers. Nous sommes seuls au monde en pleine liberté et vivons un instant magique (d'où l'interêt de partir seul et non avec Costa où l'on est trop nombreux au même endroit et dans un temps limité) De retour sur la plage, nous retrouvons notre guide et notre chauffeur qui nous laissent libre de profiter de la plage de sable bordée de palmiers. Pour ceux qui le veulent, sur l'extrême gauche de la plage, une zone rocheuse accessible à pied permet de voir poissons et coraux. Mais la luminosité y est moins bonne, l'eau troublée par le sable en suspension et les poissons moins diversifiés. Sur le retour, après quelques arrêts sur les hauteurs de l'île, nous demandons à notre chauffeur de nous laisser un moment à Coxen hole. Accompagnés de notre guide, nous parcourrons pendant une vingtaine de mn les rues animées et nous imprégnons de l'ambiance locale à travers le marché public. Quelques km plus loin, nous faisons encore une petite halte au centre de secours de l'île, le temps de faire quelques photos. Il faut dire que sur les 3 couples qui composent notre équipe, nous sommes 2 pompiers. Puis retour au port avec regrets. Cette île au relief surprenant et à la végétation luxuriante nous laissera des souvenirs plein la tête. Les meilleurs ????? Le pourboire laissé à la guide (15 $ pour 6 pers.) semble la combler. Nous la quittons ainsi que notre chauffeur dans de grands sourires. De retour à bord, nous déjeunons avec nos compagnons d'aventure sur le pont 9, des images plein les yeux. Pour le spectacle ce soir, les membres du personnel nous présentent une prestation sympathique. Je pense qu'ils apprécient les applaudissements chaleureux qui récompensent chants et danses. Après le dîner, un dernier verre au bar du casino et au lit ; demain une journée chargée nous attend. Ce soir, la mer est agitée ; dans la nuit le bateau bouge pas mal et, vers 1h30, éclairs, tonnerre, forte pluie d'orage offre un beau spectacle en pleine mer. Dimanche 15.01 COZUMEL ciel nuageux, vent assez fort 22°C Après le petit déjeuner, Rdv au salon Butterfly pont 2 pour attribution des n° d'excursions Nous avons choisi de visiter Tulum et Xel-ha sur le continent. Débarquement à 8h30 comme prévu, 40 mn de ferry. La mer est forte et si au début tout le monde semble rigoler, rapidement les premiers malades ont de la peine à conserver leur petit déjeuner. Personnellement, je suis sensible au mal de mer, mais curieusement je supporte bien cette traversée. Du coté de Mme, tout "roule" et elle trouve la traversée amusante !!! Nous arrivons à Playa del Carmen, suivons notre guide qui nous conduit au bus. 40 mn d'autoroute plus tard, nous sommes sur le magnifique site archéologique de Tulum, cité Maya que nous visitons accompagné d'un guide francophone. Malgré la foule, nous profitons de la beauté du site durant 1h30. Pas le temps de faire le tour de tout le site et de profiter de la plage située en contrebas de la falaise. Retour au bus, nous roulons 20 mn en direction de Xel-ha. Sur place, nous mangeons donc très rapidement (plutôt bien) et là grosse frustation!!! Les 2 heures sont bien trop justes pour profiter de la lagune, des grottes, des plages, des sentiers, des activités.... L'option plongée que nous attendions est une deception (Il est vrai qu'il va être difficile de faire mieux que la barrière de corail de Roatan) Nous n'avons plus le temps de profiter d'une autre offre, il nous faut déjà retourner au bus. Nous attendons 20 mn des retardataires qui on semble-t-il, eu du mal à retrouver le parking, puis retour au port prendre le dernier ferry qui quitte le continent à 17h00. La plupart des participants de notre excursion sont déçus : temps couvert, impression d'avoir survolé les 2 visites, traversée houleuse, temps de transfert ferry + bus important.??? Les personnes qui n'ont fait que Tulum, même s'ils ont apprécié le site, n'y ont pas passé beaucoup de temps non plus, . De retour sur l'île, nous profitons de notre dernière heure mexicaine en parcourant les boutiques à touristes. 19h00, le bateau quitte Cozumel à l'heure (comme toujours) Le spectacle du soir, une fois encore, est de très bonne qualité. Le numéro de main à main fait l'unanimité. Excellent, tout comme le repas qui suit. L'ambiance à table et au restaurant est à la fête et les serveurs nous offrent une petite animation
Lundi 16.01 En mer nuageux, mer assez agitée
Mardi 17.01 Nassau Bahamas très beau temps 24°C Nous débarquons, traversons la zone portuaire ou regne beaucoup d'agitation (3 bateaux à quai dont le notre !!) De nombreux taxis nous proposent leur service, Nous allons tous les 6 (et pour 4$/pers.) jusqu'à Paradise Island visiter Atlantis, immense hôtel, station balnéaire où sont reconstitués les vestiges sous-marin de la légendaire cité engloutie. Pour 38$/pers., nous avons accès aux bassins où évoluent raies, requins, tortues et aux aquariums souterrains. Le tunnel vitré sous l'eau est impressionnant. Puis, nous allons jouer dans les rouleaux de Paradise beach situé à 800 m derrière l'hôtel (coucou à gérald qui repart avec une entorse du genou !). Retour en taxi (4$/pers.) sur la ville portuaire de Nassau ; nous longeons les rues bordées de maisons coloniales colorées, visitons l'église à la magnifique charpente apparente, passons devant le palais du gouverneur, posons devant la + vieille maison de l'île (200 ans !)... De retour à bord à 17h30, il est temps de penser à faire les valises 😕 Apéro, échange d'adresses, tout le monde tarde à aller se coucher comme pour empecher les vacances de se terminer.
Mercredi 18.01 Miami - EVERGLADES beau temps 25°C Levés à 6h15, nous déjeunons et nous voici avec nos valises sur le quai près du bus qui, en 45 mn, nous emmene aux Everglades. Notre guide française nous donne mille renseignements sur la Floride, Miami, les Everglades, la vie dans l'état de Floride. Intarissable !!!!! Sur le site, nous assistons à une explication (en anglais) sur la vie des plus célèbres habitants de ces marais, les alligators. Puis durant 45 mn, nous parcourrons en aéroglisseur ce lieu fascinant. Le pilote, perché sur son siège, s'arrête à plusieurs reprises pour nous laisser observer les alligators. Il est préférable de s'installer sur l'avant pour prendre des photos. Hélas, toutes les bonnes choses ont une fin, il est déjà temps de rejoindre l'aéroport. Enregistrement des bagages, formalités de douanes ... embarquement, l'avion décolle, MIAMI s'éloigne.............. Et pour finir, en vrac quelques réflexions :
- si vous en avez la possibilité, prévoyez quelques jours à Miami (notre regret : ne pas l'avoir fait!!) - si l'île de grand Turk, sans réservations, n'offre pas grand chose à faire, s'éloigner du port permet de profiter de beaux espaces. - l'escale à Ocho Rios et l'excursion chutes + baignade avec les dauphins laisse le temps de profiter des 2 sites sans se précipiter, prenez votre temps. - sur Grand Caiman, il est facile d'aller à sting ray city et de se déplacer par ses propres moyens pour quelques $ - attention aux tarifs sur les îles, les tarifs sont parfois indiqués hors taxes, service non inclus. (Grand Caïman) - sur Cozumel, vous l'aurez compris, aller sur le continent prend beaucoup de temps. Cependant, une visite culturelle ne peut pas faire de mal. - détendez-vous, vous êtes dans les caraïbes où les standards européens ne sont pas de mise ; dépaysez-vous et même si l'organisation des autochtones parait assez lâche, tout se passe toujours très bien. - n'oubliez pas masques et tubas (éventuellement palmes) - sur le bateau, le forfait all inclusive à 19.50 euro/jour offre la possibilité de prendre l'apéro, de boire un (ou plusieurs!) verre de vin aux repas, de prendre un café et de bénéficier de bouteilles d'eau à volonté sans surprise à la fin du séjour. - si vous n'avez pas d'excursion Costa prévue, prenez le temps d'établir votre programme la veille. Les ballades et excursions personnelles donnent une vraie impression de liberté si elles sont un peu préparées (Katia avait acheté "croisières Caraibes de chez ULYSSE" à la FNAC) - l'organisation, l'embarquement, le débarquement et les repas sont plutôt bien rodés - N'hésitez pas à faire la visite complète du bateau pour connaître tous les lieux de repas, apprécier les ambiances, admirer les salons - la tenue tenue décontractée aux repas du soir (jean's, chemisette) n'est pas obligatoirement trop stricte, non plus aux repas de gala, même s'il serait agréable de voir tout le monde faire un effort - les spectacles sont de bonnes qualités dans un très beau théâtre - le repas au 2ème service est sûrement la meilleure option - les membres du personnel font l'effort de vous dire un petit bonjour en français, tout sourire; ils participent directement à la réussite de votre croisière - Enfin, nous n'avons rencontré que des gens sympathiques, dans une ambiance bon enfant et si cette idée de vacances ne correspondait pas du tout à mon style (mais à celui de Katia), cette croisière ne sera sûrement pas mon unique expérience
Bonne croisière à vous Jacquot
Et voilà, j'ai fini de retranscrire notre CR (vous me pardonnerez les quelques fautes d'orthographe que j'aurai laissé passer!)qui je l'espére vous aidera dans vos choix et options comme celui d'ERIC69 l'a été pour nous Je vous souhaite une croisière aussi agréable qu'elle l'a été pour nous et envoie toute mes amitiés aux membres qui étaient avec nous sur le bateau et que nous avons énormément appréciés
Katia
Dimanche 8.01 Debout à 4h00. Il fait 1°C avec des averses intermittentes tout le long du trajet pour l'aéroport de Lyon. Arrivée à 6h00, enregistrement et embarquement à 7h00. Arrivée à CDG où nous avons 2 heures pour changer de terminal sans avoir à récupérer les bagages. Nous rencontrons Ambre et Jérome connus à travers ce forum (valise cabine orange sera le signe de reconnaissance !!!) Décollage 11h00. Nous voyageons en boeing 747 sur le pont supérieur (sans l'avoir demandé nous sommes surclassé!). Nous avons plus d'espace, des écrans vidéo individuels et sommes accompagnés d'une hôtesse super. Par chance, nous nous retrouvons à discuter avec Sandrine et Gérald, connus eux aussi grâce à ce forum, et que nous n'avions pas pu repérer à l'aéroport comme prévu. Arrivée à Miami, la température est de 25°C. Les formalités de douanes réputées sévères et plutôt froides se déroulent sans encombres et plutôt rapidement. La récupération des bagages est un peu olé olé puisque des employés de l'aéroport enlèvent les valises du tapis sur lequel nous les attendons ; un peu stressés de ne pas les voir passer au bout de plusieurs tours, nous les retrouvons parmi d'autres déposées au sol dans un coin. Pourquoi les unes et pas les autres ??? Un couple n'a pas récupéré une de ses valises, elle arrivera sur le bateau mercredi (d'où l'importance de mixer les affaires dans les 2 valises). Sinon, l'accueil Costa à l'aéroport, à défaut d'être sympathique, est bien rodé et nous rejoignons avec nos valises le bus pour le port sans problème. Ce sont nos premiers pas sur le sol américain. Le trajet aéroport/port de Miami, d'une vingtaine de mn, nous laisse entrevoir, parmi l'abondante circulation, quelques beaux spécimens de pick-up, humer et autres limousines. Arrivés au port, l'embarquement se fait très rapidement. En 10 mn, photo d'identité et contrôle des bagages à main compris, nous sommes à bord. L'accueil est plutôt bon enfant, le personnel tout sourire fait l'effort de nous souhaiter la bienvenue en français et nous dirige aimablement vers notre cabine où nos valises nous attendent. Notre cabine 5169 avec balcon et vue partiellement limitée (par les chaloupes de sauvetage) située au pont 5 à droite (tribord pour les marins) offre suffisamment de place et de rangement. Outre la literie, nous y apprécions le petit coffre fort et le coin sanitaire en parfait état. Après une journée de voyage, la douche est bienvenue et nous redonne un peu d'élan. Avant le repas, en tenue de ville, nous prenons un cocktail au bar du hall central (pont 2) où nous retrouvons ambre et Jérome ainsi que Sandrine et Gérald. Le service est assez long, mais l'ambiance piano-bar est elle, plutôt conviviale. Notre choix des repas au second service (20h45) nous permet de prendre notre temps avant le dîner et nous apprécierons plus tard de pouvoir traîner à table sans trop exagérer toutefois. A la table qui nous est attribuée, nous rencontrons 2 couples avec qui nous partagerons un bon moment (bonjour à Angèle, Nelly, Gino et Alain) Pour les passagers qui n'ont pas d'affinités avec leurs compagnons de table, il est possible de changer (certains changerons 3 fois). Le nombre de plats proposés semble important, mais les parts sont raisonnables. De toute façon, vous n'êtes pas obligés de tout prendre!!! Nous terminons notre soirée en improvisant une petite visite de ce grand hôtel flottant, notamment les ponts supérieurs d'où nous admirons les néons de Miami sous une température de 25°C Nous repassons par l'incontournable hall central où nous voyons encore arriver des passagers ; il est plus de 23h00 et nous sommes encore à quai..... Après plus de 7 750 km, une différence de température de 25°C et une journée bien remplie, nous sommes contents de rejoindre notre cabine. Le bateau appareille à 00h30 avec 3 heures de retard. Nous sommes en vacances et n'allons pas commencer à stresser avec les horaires. Il me semble de toute façon, que ce sera la seule fois où l'horaire ne sera pas respecté.
Lundi 09.01 En mer, 25°C Le faible roulis nous a bercé jusqu'à 7h00 Le petit déjeuner, pris au pont 9, est copieux, varié, sucré, salé ... Nos bruyants amis italiens nous passent devant sans gêne (le comportement et l'attitude de ceux-ci seront le seul point négatif de la croisière !!!!) A 9h30, exercice d'abandon du navire. Nous nous rendons aux points de rencontres prévus sur le today, vetus de nos gilets de sauvetage disponible dans notre cabine. L'exercice dure environ 30 mn. A 10h30, Caroline (notre hôtesse française) nous donne quelques renseignements utiles pour le déroulement de la croisière (elle est disponible tous les jours aux heures précisées sur le today) Nous sommes environ 250 francophones sur 2500 passagers. Il est déjà l'heure de l'apéro, puis du repas, que nous partageons avec sandrine et gérald (coucou!!) connaissances faites sur ce forum. Le repas pris à l'extérieur au pont 9 est encore une fois de bonne qualité, même si on se perds un peu pour repérer l'organisation du buffet. Nous prenons le café au pont 2 puis retour en cabine vers 14h30 pour profiter d'un moment de calme sur le balcon. Puis, visite du bateau intérieur, extérieur ; attention au soleil. Déjà sur les solariums où dans les différentes piscines, les imprudents se teintent d'une belle couleur écrevisse. Nous n'avons pas le temps de participer aux différentes animations qu'il nous faut déjà aller au spectacle proposé à 19h30, dans le très beau théâtre Caruso. Ce soir, spectacle de bonne qualité de la part d'une magicienne durant environ 1 heure. Puis nous nous dirigeons vers le restaurant en passant par l'extérieur, ce qui nous donne l'occasion de profiter d'un beau clair de lune. Nous retrouvons, avec plaisir, nos amis du dîner de la veille auxquels s'est joint un nouveau couple (bonjour à Laetitia et Didier). L'ambiance est détendue. Pour l'instant, nous ne rencontrons que des participants sympathiques. Nous avons plus de difficultés avec les italiens (le gros de la troupe) qui sont exhubérants, sans gêne, impolis.. Nous avons donné rendez-vous aux contacts du forum après le repas (en glissant un petit mot à la porte des cabines), initiative couronnée de succès puisque tout le monde répond présent et que certains invitent des connaissances faites sur le bateau. Le courant passe très bien et nous prolongeons notre soirée jusqu'à 1h00 autour d'un verre. Ces connaissances faites grâce au forum apportent un petit côté "famille" à nos rencontres, et nos échanges durant la croisière seront toujours un moment de plaisir. Finalement, cette journée en mer, au cours de laquelle nous avions peur de nous ennuyer, est passée très vite. Même pas le loisir de participer aux nombreuses animations prévues... Mardi 10.01 GRAND TURK Passages nuageux 27°C A 7h00, au réveil, l'île est déjà en vue. Après le petit déjeuner pris au pont 9, nous choisissons de ne débarquer qu'à 8h30 au lieu de 8h00 pour éviter la cohue. Finalement, l'option est bonne puisque les 5 heures restantes prévues sur l'ile sont largement suffisantes. Nous parcourons rapidement les boutiques puis prenons un taxi (en fait un minibus) pour Pillory beach, située à 15 mn au nord de l'île. il nous en coûtera 6$ /pers. aller-retour (ce prix ne semble pas négociable) Nous retrouvons sur cette plage assez peu fréquentée, quelques "voisins de croisière", profitons de la plage et de la mer où nous apercevons quelques poissons grâce à nos masques emmenés pour l'occasion. Pour les nageurs, les palmes restées à bord auraient été utiles pour aller jusqu'à la barrière de corail. Notre taxi, auquel nous avions donné RDV à 11h30, est très ponctuel et nous revenons aux boutiques près du port et profitons du petit complexe piscine, musique en prime. Nous embarquons à 13h20. Les formalités, contrôles sont rapides. Déjeuner (coin tex mex au pont 9 très sympa), petit jeu sur ce même pont puis visite et photos du bateau. Les solariums, jaccuzis, piscines sont bondés et les écrevisses de plus en plus rouge. Les animations de l'après-midi semblent sympa et pas hyper fréquentées. Par contre, la salle de sport en fin d'après-midi est prise d'assaut car il tombe quelques gouttes durant 2 mn, ce qui me permet de photographier un bel arc en ciel qui se perd dans la mer. Le soir, cocktail et repas de gala. Nous croisons beaucoup croisieristes sur leur "31" (en majorité les italiens, ils aiment ça!). Cette tenue n'est pas obligatoire, mais il est agréable de voir la plupart faire un effort. La salle du bar est bondée ; nous ne voyons ni n'entendons le commandant ; quant à faire une photo avec lui......d'ailleurs, cela ne nous interresse pas plus que ça. Puis direction le restaurant où le repas servi est encore une fois de bonne qualité même si les desserts sont un peu décevants. Tout comme la veille, nous sommes genés par le bruit des hélices, ce qui ne nous empeche pas de retrouver, avec plaisir, nos compères de table. La discussion agréable nous fait oublier l'heure du spectacle si bien que nous terminons la soirée autour d'une partie de cartes. Il est 1h30, la journée s'achève bien remplie, et nous n'avons pas encore eu le loisir de profiter de tous les divertissements proposés ; il faut dire que nos rencontres sont très plaisantes et nous échangeons beaucoup.
Mercredi 11.01 OCHO RIOS ciel voilé 23 à 28 °C Sous le ciel voilé, la mer brumeuse est toujours aussi calme. Depuis le départ, nous ne percevons que rarement de très légers mouvements sur le bateau. Nous avons prévu de nager avec les dauphins et de faire les chutes de dunn'sriver. Le today nous donne l'heure et le lieu de débarquement en fonction des excursions choisies. Le bateau restant en rade, nous embarquons sur les chaloupes rapidement grâce à une bonne organisation (-10 mn). Le trajet en mer dure 6 mn. A terre, les animateurs Costa nous guident jusqu'au minibus. En 10 mn à peine, nous sommes sur le site de Dolphin Cove. Là, l'organisation est plus confuse. Nous devons nous mettre à l'anglais, billeterie, veste de flottaison. Notre groupe, constitué de 8 pers. est très vite dans le bassin. Depuis un ponton, un animateur nous donne les instructions en anglais, tandis que le dresseur de "toto" notre dauphin le fait évoluer. Nous le touchons, l'embrassons, nous faisons tracter, le caressons..... Cet instant magique est hélas bien trop bref même s'il dure 30 mn car tout est formaté, tous les groupes ayant droit au même rituel. Puis nous déambulons dans le parc. L'île de la Jamaîque étant très arrosée, la végétation y est luxuriante. Nous y rencontrons un artiste-peintre "rasta", tout sourire, heureux de nous présenter ses oeuvres. Notre chemin nous amène aux petites boutiques souvenirs où nous avons la possibilité d'acheter CD ou DVD. Un couple de notre groupe nous propose de nous envoyer le DVD qu'ils viennent d'acheter, après l'avoir dupliqué. Vraiment sympa de leur part (bonjour à fred et raphaël). Comme nous ne connaissons pas le temps nécessaire pour aller aux chutes et les remonter, il nous faut quitter à regret ce joli site. Finalement, nous nous apercevons que des minibus font des navettes entre le port, les dauphins et les chutes, tous situés de 5 à 10 mn les uns des autres. Arrivés aux chutes, nous suivons ce qui nous semble être des guides, qui nous emmènent aux cabanes où nous louons des chaussures antidérapantes 7$ (indispensables) puis aux casiers, que nous louons 3$ (casiers suffisamment grand pour y loger les affaires de 4 couples). Nous prenons une petite averse ; de tout façon, dans quelques minutes nous serons complètement trempés !. Nous sommes un peu livrés à nous^même et comprenons que le départ des chutes se fait depuis la plage ; et à partir de là, remontons les chutes en nous amusant à notre rythme, nous arrêtant pour faire des photos, empruntant l'itinéraire le + facile ou le plus physique (n'est-ce pas julien!) selon notre envie. Nous croisons beaucoup de têtes connues, tout cela dans la bonne humeur. Ce n'est pas très difficile et plut��t marrant mais nous sommes concentrés sur notre objectif : vaincre les chutes. Nous oublions presque d'admirer le site naturel et magnifique, la rivière autant que la végétation. Attention cependant, ça glisse et les trous sont nombreux même si on a toujours pied. Sandrine blessée au genou dans un trou, termine la montée grâce à l'escalier de bois qui longe la berge. Pour les photos, à moins de les faire depuis la berge, le waterproof est indispensable. Après avoir récupéré nos affaires et restitué nos chaussures, nous longeons quelques boutiques et attendons une navette pour le retour ; l'occasion de faire quelques belles photos : après l'averse, le soleil donne une lumière magique, des contrastes et des couleurs saisissantes. Arrivés au port, nous pouvons encore profiter de la gentillesse et de l'accueil sur l'ile en parcourant des boutiques. L'ambiance est vraiment cool et les jamaicains souvent souriants "yeah man"!!!! Quelle belle journée.... Finalement, nous aurions pu prendre plus de temps pour profiter de l'ambiance. Les "rastafaris" pour être précis, suivent un mouvement spirituel qui veut les rapprocher de leurs racines africaines dans le respect de la nature. Le retour sur le bateau se fait en chaloupe en moins de 10 mn contrôles compris. A bord, toutes les personnes rencontrées semblent ravies de leur escapade. Pour terminer cette journée en beauté, nous apprécions, au théâtre, un tour de chant de bonne qualité. Après le repas, nous allons profiter de la douceur de la soirée autour d'un cocktail, dans l'ambiance tropicale, sur le pont extérieur 9 Jeudi 12.01 GRAND CAIMAN Beau temps 26°C Ce matin, nous prenons le petit déjeuner au restaurant Tiziano sur le pont 2. L'ambiance y est plus feutrée, moins bruyante. RDV à 9h15 pour prendre les chaloupes. Nous avons réservé "baignade avec les raies". Apeine arrivés à quai, on nous propose cette même excursion pour 40$ contre 49$ avec Costa. Après 20 mn de bus et 30 mn de bateau, nous arrivons sur un banc de sable blanc ; l'eau y est cristalline et les nombreuses raies tournent autour du bateau en toute liberté. Nous avons pied, et aidés par 2 membres de l'équipage, nous caressons les raies, les embrassons malgré leur aspect peu engageant. C'est un peu l'attroupement, mais au bout de 30 à 40 mn des participants rejoignent le bateau et à ce moment là, nous ne sommes plus que quelques uns à profiter des explications des plongeurs, leur poser des questions, porter les raies, les observer..... Au retour sur la cote, nous nous faisons déposer sur Seven miles beach, une plage privée (entrée 2$). Nous en profitons pour manger au snack à l'ombre des parasols. Les prix indiqués sont hors taxes et hors service. Le hamburger, frites, coca nous coûtent finalement 15$/pers. Puis direction la plage ; soleil pour les filles ; baignade masque et tuba pour les garçons. La plage de sable n'est pas le meilleur site pour voir de jolis poissons. Puis retour au port à pied en 45 mn pour faire quelques photos de cette ambiance caraibes à l'américaine. Si le retour vous semble trop long, vous pouvez arrêter les nombreux minibus qui circulent le long de la route principale. A bord, le spectacle du soir est encore une fois de bonne qualité. Musique, danseurs, chorégraphies, éclairages, costumes...tout est parfaitement réussi. Au cours du repas toujours aussi copieux et aussi bon, les discussions vont bon train. Nous terminons la soirée en parcourant les salons du bateau pour y écouter les ambiances musicales et prenons un dernier verre au bar du casino.
Vendredi 13.01 En mer beau temps 25°C Petit déjeuner au pont 9 puis direction salle de sports : jaccuzi pour Mme et sport pour M. Il est 10h30, la salle n'est pas encore très fréquentée et tous les appareils sont accessibles. Déjeuner à l'extérieur au pont 9 où beaucoup de participants cuisent au soleil. Petit tour du bateau, photos. Je découvre encore quelques endroits. Puis présentation plutôt interressante de la vie au sein du bateau qui nous permet de découvrir la vie de l'équipage Nous ne profiterons pas des piscines. Trop petites, elles sont prise d'assaut et allons jouer au super bingo Le spectacle du soir ne nous inspire pas beaucoup, mais finalement le ténor nous enchante,
Samedi 14.01 ROATAN beau temps 25°C Petit déjeuner au pont 2 Pour le débarquement sans chaloupe, on apprécie. Nous traversons rapidement le "village boutiques" tout neuf (il date de 2010) Nous voulons profiter de la réputation des sites de plongée de l'île. A l'extérieur de ce "village", nous trouvons un taxi qui, pour 30$ (on aurait pu négocier 20 à 25!) nous emmène à travers l'île jusqu'à la plus belle barrière de corail au monde (dixit le chauffeur). L'île présente un relief surprenant et une végétation tropicale. En 30 à 45 mn, nous sommes débarqués sur Tabyana beach, qui est publique (donc gratuite) ou privée (pour 10$ vous aurez accès au bar, parasols, transats). Notre but étant de plonger, nous parcourons la plage publique accompagnés de notre chauffeur et de notre guide, qui nous explique que tous 2 nous attendent pour le retour selon notre convenance. Plutôt cool. Sur la plage, nous trouvons une embarcation qui, pour 30$, nous emmene à la barrière de corail. Sans beaucoup de discussion, nous concluons l'affaire à 10$/pers. (nous sommes 6). Après 10 mn de navigation, équipés de nos masques et tuba, nous plongeons dans les eaux turquoises. Et là........ pureté de l'eau, luminosité extraordinaire, dentelles de coraux, poissons colorés, images idylliques. Quel régal!!!!! Un jeune plongeur nous accompagne pour nous faire voir coquillages, étoiles de mer et même pour certains tortues et barracuda (n'est-ce pas Fabien!!) Nous avons l'impression d'être dans les profondeurs de l'océan parmi les poissons tropicaux qui jouent à cache-cache dans les rochers. Nous sommes seuls au monde en pleine liberté et vivons un instant magique (d'où l'interêt de partir seul et non avec Costa où l'on est trop nombreux au même endroit et dans un temps limité) De retour sur la plage, nous retrouvons notre guide et notre chauffeur qui nous laissent libre de profiter de la plage de sable bordée de palmiers. Pour ceux qui le veulent, sur l'extrême gauche de la plage, une zone rocheuse accessible à pied permet de voir poissons et coraux. Mais la luminosité y est moins bonne, l'eau troublée par le sable en suspension et les poissons moins diversifiés. Sur le retour, après quelques arrêts sur les hauteurs de l'île, nous demandons à notre chauffeur de nous laisser un moment à Coxen hole. Accompagnés de notre guide, nous parcourrons pendant une vingtaine de mn les rues animées et nous imprégnons de l'ambiance locale à travers le marché public. Quelques km plus loin, nous faisons encore une petite halte au centre de secours de l'île, le temps de faire quelques photos. Il faut dire que sur les 3 couples qui composent notre équipe, nous sommes 2 pompiers. Puis retour au port avec regrets. Cette île au relief surprenant et à la végétation luxuriante nous laissera des souvenirs plein la tête. Les meilleurs ????? Le pourboire laissé à la guide (15 $ pour 6 pers.) semble la combler. Nous la quittons ainsi que notre chauffeur dans de grands sourires. De retour à bord, nous déjeunons avec nos compagnons d'aventure sur le pont 9, des images plein les yeux. Pour le spectacle ce soir, les membres du personnel nous présentent une prestation sympathique. Je pense qu'ils apprécient les applaudissements chaleureux qui récompensent chants et danses. Après le dîner, un dernier verre au bar du casino et au lit ; demain une journée chargée nous attend. Ce soir, la mer est agitée ; dans la nuit le bateau bouge pas mal et, vers 1h30, éclairs, tonnerre, forte pluie d'orage offre un beau spectacle en pleine mer. Dimanche 15.01 COZUMEL ciel nuageux, vent assez fort 22°C Après le petit déjeuner, Rdv au salon Butterfly pont 2 pour attribution des n° d'excursions Nous avons choisi de visiter Tulum et Xel-ha sur le continent. Débarquement à 8h30 comme prévu, 40 mn de ferry. La mer est forte et si au début tout le monde semble rigoler, rapidement les premiers malades ont de la peine à conserver leur petit déjeuner. Personnellement, je suis sensible au mal de mer, mais curieusement je supporte bien cette traversée. Du coté de Mme, tout "roule" et elle trouve la traversée amusante !!! Nous arrivons à Playa del Carmen, suivons notre guide qui nous conduit au bus. 40 mn d'autoroute plus tard, nous sommes sur le magnifique site archéologique de Tulum, cité Maya que nous visitons accompagné d'un guide francophone. Malgré la foule, nous profitons de la beauté du site durant 1h30. Pas le temps de faire le tour de tout le site et de profiter de la plage située en contrebas de la falaise. Retour au bus, nous roulons 20 mn en direction de Xel-ha. Sur place, nous mangeons donc très rapidement (plutôt bien) et là grosse frustation!!! Les 2 heures sont bien trop justes pour profiter de la lagune, des grottes, des plages, des sentiers, des activités.... L'option plongée que nous attendions est une deception (Il est vrai qu'il va être difficile de faire mieux que la barrière de corail de Roatan) Nous n'avons plus le temps de profiter d'une autre offre, il nous faut déjà retourner au bus. Nous attendons 20 mn des retardataires qui on semble-t-il, eu du mal à retrouver le parking, puis retour au port prendre le dernier ferry qui quitte le continent à 17h00. La plupart des participants de notre excursion sont déçus : temps couvert, impression d'avoir survolé les 2 visites, traversée houleuse, temps de transfert ferry + bus important.??? Les personnes qui n'ont fait que Tulum, même s'ils ont apprécié le site, n'y ont pas passé beaucoup de temps non plus, . De retour sur l'île, nous profitons de notre dernière heure mexicaine en parcourant les boutiques à touristes. 19h00, le bateau quitte Cozumel à l'heure (comme toujours) Le spectacle du soir, une fois encore, est de très bonne qualité. Le numéro de main à main fait l'unanimité. Excellent, tout comme le repas qui suit. L'ambiance à table et au restaurant est à la fête et les serveurs nous offrent une petite animation
Lundi 16.01 En mer nuageux, mer assez agitée
Mardi 17.01 Nassau Bahamas très beau temps 24°C Nous débarquons, traversons la zone portuaire ou regne beaucoup d'agitation (3 bateaux à quai dont le notre !!) De nombreux taxis nous proposent leur service, Nous allons tous les 6 (et pour 4$/pers.) jusqu'à Paradise Island visiter Atlantis, immense hôtel, station balnéaire où sont reconstitués les vestiges sous-marin de la légendaire cité engloutie. Pour 38$/pers., nous avons accès aux bassins où évoluent raies, requins, tortues et aux aquariums souterrains. Le tunnel vitré sous l'eau est impressionnant. Puis, nous allons jouer dans les rouleaux de Paradise beach situé à 800 m derrière l'hôtel (coucou à gérald qui repart avec une entorse du genou !). Retour en taxi (4$/pers.) sur la ville portuaire de Nassau ; nous longeons les rues bordées de maisons coloniales colorées, visitons l'église à la magnifique charpente apparente, passons devant le palais du gouverneur, posons devant la + vieille maison de l'île (200 ans !)... De retour à bord à 17h30, il est temps de penser à faire les valises 😕 Apéro, échange d'adresses, tout le monde tarde à aller se coucher comme pour empecher les vacances de se terminer.
Mercredi 18.01 Miami - EVERGLADES beau temps 25°C Levés à 6h15, nous déjeunons et nous voici avec nos valises sur le quai près du bus qui, en 45 mn, nous emmene aux Everglades. Notre guide française nous donne mille renseignements sur la Floride, Miami, les Everglades, la vie dans l'état de Floride. Intarissable !!!!! Sur le site, nous assistons à une explication (en anglais) sur la vie des plus célèbres habitants de ces marais, les alligators. Puis durant 45 mn, nous parcourrons en aéroglisseur ce lieu fascinant. Le pilote, perché sur son siège, s'arrête à plusieurs reprises pour nous laisser observer les alligators. Il est préférable de s'installer sur l'avant pour prendre des photos. Hélas, toutes les bonnes choses ont une fin, il est déjà temps de rejoindre l'aéroport. Enregistrement des bagages, formalités de douanes ... embarquement, l'avion décolle, MIAMI s'éloigne.............. Et pour finir, en vrac quelques réflexions :
- si vous en avez la possibilité, prévoyez quelques jours à Miami (notre regret : ne pas l'avoir fait!!) - si l'île de grand Turk, sans réservations, n'offre pas grand chose à faire, s'éloigner du port permet de profiter de beaux espaces. - l'escale à Ocho Rios et l'excursion chutes + baignade avec les dauphins laisse le temps de profiter des 2 sites sans se précipiter, prenez votre temps. - sur Grand Caiman, il est facile d'aller à sting ray city et de se déplacer par ses propres moyens pour quelques $ - attention aux tarifs sur les îles, les tarifs sont parfois indiqués hors taxes, service non inclus. (Grand Caïman) - sur Cozumel, vous l'aurez compris, aller sur le continent prend beaucoup de temps. Cependant, une visite culturelle ne peut pas faire de mal. - détendez-vous, vous êtes dans les caraïbes où les standards européens ne sont pas de mise ; dépaysez-vous et même si l'organisation des autochtones parait assez lâche, tout se passe toujours très bien. - n'oubliez pas masques et tubas (éventuellement palmes) - sur le bateau, le forfait all inclusive à 19.50 euro/jour offre la possibilité de prendre l'apéro, de boire un (ou plusieurs!) verre de vin aux repas, de prendre un café et de bénéficier de bouteilles d'eau à volonté sans surprise à la fin du séjour. - si vous n'avez pas d'excursion Costa prévue, prenez le temps d'établir votre programme la veille. Les ballades et excursions personnelles donnent une vraie impression de liberté si elles sont un peu préparées (Katia avait acheté "croisières Caraibes de chez ULYSSE" à la FNAC) - l'organisation, l'embarquement, le débarquement et les repas sont plutôt bien rodés - N'hésitez pas à faire la visite complète du bateau pour connaître tous les lieux de repas, apprécier les ambiances, admirer les salons - la tenue tenue décontractée aux repas du soir (jean's, chemisette) n'est pas obligatoirement trop stricte, non plus aux repas de gala, même s'il serait agréable de voir tout le monde faire un effort - les spectacles sont de bonnes qualités dans un très beau théâtre - le repas au 2ème service est sûrement la meilleure option - les membres du personnel font l'effort de vous dire un petit bonjour en français, tout sourire; ils participent directement à la réussite de votre croisière - Enfin, nous n'avons rencontré que des gens sympathiques, dans une ambiance bon enfant et si cette idée de vacances ne correspondait pas du tout à mon style (mais à celui de Katia), cette croisière ne sera sûrement pas mon unique expérience
Bonne croisière à vous Jacquot
Et voilà, j'ai fini de retranscrire notre CR (vous me pardonnerez les quelques fautes d'orthographe que j'aurai laissé passer!)qui je l'espére vous aidera dans vos choix et options comme celui d'ERIC69 l'a été pour nous Je vous souhaite une croisière aussi agréable qu'elle l'a été pour nous et envoie toute mes amitiés aux membres qui étaient avec nous sur le bateau et que nous avons énormément appréciés
Katia
Circuit de dix jours dans l'Ouest américain à moto en mai 2012 English translation pending
Bonjour,
Nous sommes 3 couples, nous projetons de faire un circuit dans l'ouest américain sans TO en mai prochain.
2 parties sont prévues : 1 / Phoenix - Las Vegas en HD (06-14/05), 2/ Las Vegas - San Francisco en voiture (16-22/05).
La décision a été prise en décembre et la préparation se fait donc au pas de charge et les conseils trouvés sur le forumnous on été bien utiles.
A ce stade, les vols sont réservés et les motos également chez Eagle Rider (Electra Glide).
L'itinéraire envisagé est le suivant :http://g.co/maps/sqanm
J1 (05 /05) Vol France-USA dodo a Phoenix (motel 6 Scottdale) J2 (06 /05) Phoenix - Sedona formalites et prise en main de la moto chez ER a 10:00 am (on arrivera avant l’ouverture comme conseillé). montee vers Sedona via Prescott. dodo a Sedona (Sky Ranch Lodge) J3 (07/05) Sedona - Grand Canyon petit-dejeuner a l’aerodrome de Sedona😉. Départ pour GC via Flagstaff🙂. apres-midi et dodo a GC Village (reponse Yavapai Lodge en attente / plus de place au Bright Angel Lodge) J4 (08/05) Grand-Canyon – Page survol hélico de GC le matin😏. route vers Page. dodo a ou pres de Page (hebergement a conseiller ?) J5 (09/05) Page – Monument Valley visite Horseshoe Bend et Antelope le matin et le midi. route vers MV. visite MV en 2e partie d’apres-midi. dodo a MV (the View ?) ou a Mexican Hat (hebergement a conseiller) ? J6 (10 /05) Monument Valley – Moab depart pour Moab. visite de Canyonlands NP. dodo a Moab J7 (11/05) Moab visite d’Arches NP. dodo a Moab. J8 (12 /05) Moab – Torrey route vers Torrey via la 20 et la 12😏. dodo a Torrey (hebergement a conseiller ?) J9 (13 /05) Torrey – Bryce Canyon depart pour Bryce Canyon NP et visite de BC. dodo pres de Bryce Canyon (Tropic ?) J10 (14 /05) Bryce Canyon –Las Vegas visite de Zion NP le matin et route vers LV l’apres-midi (rendre la moto pour 5:00pm)
Nous n'avons pu "casé" Messa Verde🙁 et pas grand chose de la 66 (je crois que la portion Flagstaff - Williams n'est pas ce qui se fait de mieux🏴☠️... Pouvez-vous me dire si le trajet Moab - Bryce peut se faire dans la journée auquel cas nous ne ferions pas de nuit à Torrey. Quelle météo et quelles conditions de route en mai sur cette portion😮 (froid?, neige?). Après avoir consulté les statistiques météo en mai sur les sites, nous avons d'énormes interrogations🤪😮 sur les vêtements à prendre (gros blouson de cuir avec sa doublure?, pantalon de cuir?, chaussure moto imperméable ou chaussure de rando. qui feront également l'affaire pour les trajets en moto?, gants de moto hiver ou mi-saison avec possibilité de mettre des sous gants en soie?, certains veulent ne pas prendre leur casque et acheter un bol au départ de Phoenix chez ER - outre l'aspect sécurité ne vont-ils pas avoir froid aux oreilles?🙁 )
Merci d'avance de votre aide et vos conseils pour que ce périple qui nous excite comme des puces😉😎😛 soit une réussite.
L'itinéraire envisagé est le suivant :http://g.co/maps/sqanm
J1 (05 /05) Vol France-USA dodo a Phoenix (motel 6 Scottdale) J2 (06 /05) Phoenix - Sedona formalites et prise en main de la moto chez ER a 10:00 am (on arrivera avant l’ouverture comme conseillé). montee vers Sedona via Prescott. dodo a Sedona (Sky Ranch Lodge) J3 (07/05) Sedona - Grand Canyon petit-dejeuner a l’aerodrome de Sedona😉. Départ pour GC via Flagstaff🙂. apres-midi et dodo a GC Village (reponse Yavapai Lodge en attente / plus de place au Bright Angel Lodge) J4 (08/05) Grand-Canyon – Page survol hélico de GC le matin😏. route vers Page. dodo a ou pres de Page (hebergement a conseiller ?) J5 (09/05) Page – Monument Valley visite Horseshoe Bend et Antelope le matin et le midi. route vers MV. visite MV en 2e partie d’apres-midi. dodo a MV (the View ?) ou a Mexican Hat (hebergement a conseiller) ? J6 (10 /05) Monument Valley – Moab depart pour Moab. visite de Canyonlands NP. dodo a Moab J7 (11/05) Moab visite d’Arches NP. dodo a Moab. J8 (12 /05) Moab – Torrey route vers Torrey via la 20 et la 12😏. dodo a Torrey (hebergement a conseiller ?) J9 (13 /05) Torrey – Bryce Canyon depart pour Bryce Canyon NP et visite de BC. dodo pres de Bryce Canyon (Tropic ?) J10 (14 /05) Bryce Canyon –Las Vegas visite de Zion NP le matin et route vers LV l’apres-midi (rendre la moto pour 5:00pm)
Nous n'avons pu "casé" Messa Verde🙁 et pas grand chose de la 66 (je crois que la portion Flagstaff - Williams n'est pas ce qui se fait de mieux🏴☠️... Pouvez-vous me dire si le trajet Moab - Bryce peut se faire dans la journée auquel cas nous ne ferions pas de nuit à Torrey. Quelle météo et quelles conditions de route en mai sur cette portion😮 (froid?, neige?). Après avoir consulté les statistiques météo en mai sur les sites, nous avons d'énormes interrogations🤪😮 sur les vêtements à prendre (gros blouson de cuir avec sa doublure?, pantalon de cuir?, chaussure moto imperméable ou chaussure de rando. qui feront également l'affaire pour les trajets en moto?, gants de moto hiver ou mi-saison avec possibilité de mettre des sous gants en soie?, certains veulent ne pas prendre leur casque et acheter un bol au départ de Phoenix chez ER - outre l'aspect sécurité ne vont-ils pas avoir froid aux oreilles?🙁 )
Merci d'avance de votre aide et vos conseils pour que ce périple qui nous excite comme des puces😉😎😛 soit une réussite.
Avis sur itinéraire de dix-neuf jours en Malaisie en juillet? English translation pending
Bonjour,
Préparant mon prochain voyage en Malaisie en juillet, il serait possible que j'arrive à Singapour et non KL Nous serons 2 à voyager (1 adulte et un enfant de 5 ans et demi) Ayant déjà été 2 fois en Malaisie, je ne souhaite pas refaire Malacca, les CH, Langkawi et Penang (de toute façon, ce n'est pas la bonne saison) et je prévois seulement 2 jours à KL. Je ne souhaite pas aller à Tioman (j'ai choisi les Perhentians) ; et je souhaite finir par les plages et non KL comme beaucoup le préconise Ayant déjà fait Singapour en 2009, ça sera une ville de transition et non une étape
J'aurai 19 jours pleins sur place
J1 : Arrivée à Singapour vers 17h transfert sur KL avec Air Asia (il y a un vol à 20h45) J2 : KUL J3 : Kuala Selangor (en prenant un bus de la Puduraya Bus Station ou taxi) : mangrove et lucioles le soir J4 : KUL J5 : direction les Perhentians en prenant vol pour pour Kota Bharu avec Air Asia puis bus/taxi jusqu'à Kuala Besut OU éventuellement bus de nuit en partant le soir du J4 J6 à J10 : Perhentians J11 : bus de Kuala Besut à Kuala Terengganu J12 : Kuala Terengganu (ça vaut le coup d'y rester une journée ?) J13 à J15 : Kapas J16 : Cherating (apparemment pour y aller, prendre un bus de Kuala Terengganu à Kuantan et descendre en route) J17 : Cherating J18 : bus (?) ou taxi de Cherating à Kuantan pour prendre le bus pour Singapour OU bus de Kuantan à Johor Bahru et nuit à Johor Bahru ???? J19 : journée à Singapour avant vol de retour le soir vers 23h
Si ça colle, je prendrai les billets pour Singapour, sinon ça sera des billets sur KL
Merci pour vos avis
Préparant mon prochain voyage en Malaisie en juillet, il serait possible que j'arrive à Singapour et non KL Nous serons 2 à voyager (1 adulte et un enfant de 5 ans et demi) Ayant déjà été 2 fois en Malaisie, je ne souhaite pas refaire Malacca, les CH, Langkawi et Penang (de toute façon, ce n'est pas la bonne saison) et je prévois seulement 2 jours à KL. Je ne souhaite pas aller à Tioman (j'ai choisi les Perhentians) ; et je souhaite finir par les plages et non KL comme beaucoup le préconise Ayant déjà fait Singapour en 2009, ça sera une ville de transition et non une étape
J'aurai 19 jours pleins sur place
J1 : Arrivée à Singapour vers 17h transfert sur KL avec Air Asia (il y a un vol à 20h45) J2 : KUL J3 : Kuala Selangor (en prenant un bus de la Puduraya Bus Station ou taxi) : mangrove et lucioles le soir J4 : KUL J5 : direction les Perhentians en prenant vol pour pour Kota Bharu avec Air Asia puis bus/taxi jusqu'à Kuala Besut OU éventuellement bus de nuit en partant le soir du J4 J6 à J10 : Perhentians J11 : bus de Kuala Besut à Kuala Terengganu J12 : Kuala Terengganu (ça vaut le coup d'y rester une journée ?) J13 à J15 : Kapas J16 : Cherating (apparemment pour y aller, prendre un bus de Kuala Terengganu à Kuantan et descendre en route) J17 : Cherating J18 : bus (?) ou taxi de Cherating à Kuantan pour prendre le bus pour Singapour OU bus de Kuantan à Johor Bahru et nuit à Johor Bahru ???? J19 : journée à Singapour avant vol de retour le soir vers 23h
Si ça colle, je prendrai les billets pour Singapour, sinon ça sera des billets sur KL
Merci pour vos avis
Retour de Ravalomanana à Madagascar English translation pending
bonjour,
des evenements importants se deroulent à Mada....
suivez la suite et dîtes si cette grande nouvellesva changer quelques choses pour le tourisme dans les mois à venir.
enfin quelques choses se passent à Mada, bien plus important que les descriptions des fleurs endémiques et des sourires des malgaches
c'est ça aussi Mada, même si cela defrise les forumeurs qui ne voient dans la destination Mada que le soleil, ny vehivavy, et less bord de mer.
misaotra betsaka daholo
Faire le North Rim du Grand Canyon ou le Zion National Park? English translation pending
L'an passé j'ai fais south rim , cette année je m'etais dis "pas de grand canyon" mais apres reflexion je me dis que je pourrais zapper zion ou je ne compte faire que canyon overlook par le north rim de GC.
Seulement je trouve pas d'info sur les different blog que j'ai pu voir sur cette partie du GC.
Est ce plus judicieux de garder zion?
Ou se trouve l'entrée de north rim?
Combien de point de vu il y'a , et combien de temps de visite lui consacré?
Merci
Merci
Budget en Amérique du Sud? English translation pending
Bonjour à tous,
je pars début mars pour un road trip de plusieurs mois en Amérique du sud, et j'aurais voulu savoir si un budget de 800 euros par mois était jouable ??? serré ?? Les pays que j'envisage sont l'Argentine (le nord), la Bolivie, le Pérou, l'Equateur et la Colombie. Une petite précision, je suis pas difficile et plutôt roots ... Et le Brésil ???
Merci pour les infos !!
je pars début mars pour un road trip de plusieurs mois en Amérique du sud, et j'aurais voulu savoir si un budget de 800 euros par mois était jouable ??? serré ?? Les pays que j'envisage sont l'Argentine (le nord), la Bolivie, le Pérou, l'Equateur et la Colombie. Une petite précision, je suis pas difficile et plutôt roots ... Et le Brésil ???
Merci pour les infos !!
Hôtel Riu Varadero du 30 janvier au 7 février 2012 English translation pending
Allo , je viens d acheter un voyage pour le riu Varadero pour le 30 janvier au 7 fevrier 2012. ( 4 adultes , 6 ados , 3 enfants ).
1. Je suis curieux de savoir si l un de vous y va en meme temps.
2. Je sais que malgré les 5 étoiles , il y a des commentaires mitigées , étant un éternel optimiste , j aimerais tout savoir des aspects positifs de cette hotel.
Resto a la carte , buffet , spectacle , drink , g.o , quoi faire a Varadero , les petits trucs , manger chez le cubain , etc.
S il y a des choses a éviter , dites moi le et je n irai pas , je ne chialerai pas.
Je veux optimiser mon voyage , grace a vous , j attend vos réponse , je vais vous faire un super réusmé a mon retour.
De Michel
1. Je suis curieux de savoir si l un de vous y va en meme temps.
2. Je sais que malgré les 5 étoiles , il y a des commentaires mitigées , étant un éternel optimiste , j aimerais tout savoir des aspects positifs de cette hotel.
Resto a la carte , buffet , spectacle , drink , g.o , quoi faire a Varadero , les petits trucs , manger chez le cubain , etc.
S il y a des choses a éviter , dites moi le et je n irai pas , je ne chialerai pas.
Je veux optimiser mon voyage , grace a vous , j attend vos réponse , je vais vous faire un super réusmé a mon retour.
De Michel
Le Costa Concordia s'échoue près de l'île Giglio au sud de la Toscane (13 janvier 2012) English translation pending
Semble-t-il que le Costa Corcordia s'est échoué près de l'Ile Giglio au sud de la Toscane, les passagers et l'équipage ont été évacués.
Îles Vierges Britanniques: En catamaran, de baie en baie... English translation pending
De crique en crique, de plage en plage et de mouillage en mouillage … Vous l’avez compris, avec ce récit de voyage illustré je vous convie à une balade nautique dans les Caraïbes parmi les îles vierges britanniques. Suivez mon sillage, le dépaysement tropical est garanti.
Si Christophe Colomb en abordant en 1493 ces îles du bout du monde les a baptisé du nom de vierges c’est qu’il a découvert sur place une nature généreuse et très peu d’habitants … c’est presque encore le cas.
L’archipel compte une soixantaine d’îles dont seulement quelques unes sont habitées, quant à la beauté des paysages insulaires, ils ont de tout temps enchanté les voyageurs.
Naviguer voiles au vent le long des côtes en se faufilant entre les îles s’avère être un plaisir inoubliable comme voguer sur le principal chenal, le Sir Francis Drake. Un nom qui évoque un grand navigateur, certes, mais aussi celui d’un flibustier hors pair, histoire de ne pas oublier que nous sommes ici sur des eaux où ont sévi par le passé de redoutables pirates … les fameux pirates des Caraïbes !
Alors, prêts à monter à bord du catamaran ? Je suis sûr qu’avec un peu d’imagination vous sentez déjà l’agréable souffle des alizés ?
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Le vent marin du large n’est pas toujours aussi clément que les alizés et puis en mer il y a également la houle ; elle nous a ballotté durant toute la navigation depuis l’île de Saint-Martin jusqu’à ces côtes des îles Vierges britanniques (VBI). Une mer agitée et une nuit perturbée par des bruits mêlant celui des vagues se brisant sur la coque du catamaran à toutes sortes d’autres sons : craquements, grincements, coups, chocs … Mais au petit matin, c’est l’embellie alors que les côtes insulaires sont en vue, ouf ! Comme posées sur l’horizon on aperçoit les silhouettes montagneuses des îles qui se détachent sur un fond de ciel anthracite. Heureusement, le climat des Antilles est le plus souvent variable, au vrai sens du terme. Quelques rayons de soleil arrivent à percer l’épaisse couche de nuages, ajoutez-y une averse tropicale et ce sont les couleurs de l’arc en ciel qui s’offrent en spectacle. Un double arc, rien que cela ! En fait, le second correspond au le reflet du premier, ses teintes se présentent dans un ordre inverse du premier. Quelle sublime vision !

Notre cap ? Virgin Gorda, une des plus belles îles de l’archipel. Mais avant de débarquer, territoire étranger oblige, quelques formalités sont nécessaires. C’est notre sympathique skipper, Guillaume, qui s’en charge … et il en faut du temps à terre dans la petite localité de Spanish Town pour obtenir le fameux sésame auprès des autorités douanières : imaginez la nonchalance bien connue des insulaires caribéens doublée du flegme britannique … En tout cas, cela nous laisse le temps de « goûter » aux eaux cristallines de la baie et d’admirer les alentours.

Par moments mon regard s’élève vers les collines environnantes avec il faut l’avouer un œil quelque peu jaloux, j’imagine les points de vue imprenables dont bénéficient les heureux propriétaires des villas situées sur les mornes … Cependant, et à titre personnel, je pense que je préfèrerais (si j’en avais le choix !) une coquette maison en bord de plage. Tiens ! Comme celle-ci que l’on aperçoit maintenant en longeant la côte: une construction en bois avec terrasse donnant directement sur la plage de sable blanc, une cocoteraie en guise d’ombrage et une vue sur l’horizon marin. Pouvoir se promener sur le rivage et se baigner à toute heure comme bon il semble … le rêve, n’est-ce pas ?

Plus on progresse en direction du sud de l’île, plus les rochers se font nombreux. D’énormes blocs de granit s’amoncellent sur le sable des plages évoquant la classique image des rivages des Seychelles … The Baths à Virgin Gorda est un lieu unique dans la Caraïbe, certainement le décor le plus original des VBI. Avec le soleil au zénith, la mer prend une teinte d'un bleu incroyable !

Au cours d’un voyage précédent il y a quelques années, j’avais déjà eu l’occasion d’admirer cet endroit si particulier et j’avais gardé un excellent souvenir de ces gigantesques rochers façonnés par l’érosion. Le passage entre ces monstrueux blocs permet de passer d’une crique à l’autre, un impressionnant labyrinthe parsemé de piscines naturelles …

Parfois, avant de revoir un lieu déjà visité, je m’interroge : n’y a-t-il pas un risque d’être déçu par une seconde visite ? Retrouve-t-on avec autant de plaisir le site qu'au moment d’une première découverte ? Ici, je n’éprouve aucun regret, la vue depuis la mer est complémentaire de celle appréciée seulement depuis la plage et surtout … aujourd’hui le soleil brille avec éclat, une idéale valorisation du paysage car lors de mon précédent voyage le ciel était couvert, gris et terne : un vrai comble pour ce bout d’île que l’on imagine constamment baigné par un soleil tropical.
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La nuit tombe rapidement dans ces régions proches de l’équateur mais avant place à l’observation d’un superbe soleil couchant sur le Sir Francis Drake Channel, une vraie mer intérieure au milieu des îles vierges.

Les mouillages les plus abritées sont toujours les plus convoités, celui de the Bight sur les rives de Norman island est un de cela. Pas étonnant que nous ne soyons pas les seuls à y faire escale pour la nuit. Une arrivée nocturne est toujours impressionnante et quelque peu mystérieuse, on avance au ralenti dans la nuit noire, seules les lumières des nombreux bateaux donnent un peu de clarté. Les éclairages des mâts scintillent sur un fond de ciel sombre et à la surface de l’eau les lueurs se mirent, dansant au gré du sillage de notre catamaran. Ensuite, c’est le rituel de l’amarrage à l’ancre ou à la bouée disponible dans une anse très fréquentée ce soir puis vient le moment de l’apéritif convivial, merci Didier (note cuistot de bord) pour l’assortiment de cocktails tropicaux et pour le service à l’assiette digne d’une bonne table.
Et si on sortait pour la soirée ? Ce n’est pas parce que le lieu est isolé que l’animation est absente, certes il n’y a pas de village aux alentours mais seulement un sympathique bar paillote au bord de la plage. A l’aide de l’annexe nous l’atteignons en quelques petites minutes. Question ambiance musicale, il y a là un orchestre de steel band qui égrène quelques notes métalliques de musique des îles ; pour la boisson, goûtons le cocktail maison qui porte le même nom que l’établissement, « The Pirates ». J’avoue que je n’ai pas bien saisi les explications de l’accueillante serveuse, pourtant, ce n’est pas faute d’avoir essayé de nous lister précisément la composition du cocktail … Finalement peu importe, nous l’avons bien apprécié. Est-ce la raison pour laquelle la souriante serveuse nous en propose déjà un second verre ? Soyons raisonnable, vous vous doutez que cet apparent jus de fruits est quand même accompagné d’une copieuse rasade de rhum !

Le jour est levé, le moment où en sortant sur le pont on découvre dans son ensemble la baie : une anse en arc de cercle régulier, juste un goulet étroit permet d’y accéder ou d’en sortir … ce que nous faisons maintenant. La direction ? Une autre partie de Norman island, une île qui a inspiré Robert Louis Stevenson. Vous connaissez son livre culte : « L’île au trésor », sachez que c’est ici sur cette île que l’auteur situe la fameuse île de son roman. Et le trésor me direz-vous ? Il est peut être à l’abri de ces rochers où nous jetons l’ancre ...

Sur la photo, ces falaises aux teintes ocre-rouge paraissent banales, en effet l’intérêt du site se trouve plus précisément sous l’eau … Pour le découvrir il faut se munir d’un masque, d’un tuba et de palmes puis plonger et là, le spectacle aquatique débute. Séquence snorkelling ! Dans les anfractuosités des rochers, parmi les coraux ou dans les grottes sous marines les poissons multicolores foisonnent. On nage en compagnie des bancs de poissons, génial ! Certains s’identifient facilement comme les sergents major avec leurs zébrures jaunes et noires, ils sont les plus nombreux. Mais quelle diversité d’espèces ! Beaucoup de poissons aux reflets bleutés ou argentés d’autres plus discrets avec leurs écailles évoquant une tenue de camouflage, leur silhouette se confondant avec la teinte de la roche. Un des plus drôles est peut être le Four eyes butterfly fish avec ses deux cocardes noires près de la queue, on dirait qu’il possède deux gros yeux supplémentaires, un vrai clin d’œil ! J’aime bien leur nom en créole, très parlant : le poisson papillon kat zié !
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Tortola est la principale île de l’archipel des BVI, environ 10 000 habitants y résident, c’est sur son territoire qu’est située la petite capitale de cet outre-mer britannique, Road Town. Une ville administrative mais aussi un port animé qui reçoit régulièrement d’imposants bateaux de croisière. De loin, on en distingue deux à quai. Véritables immeubles flottants avec leur dizaine d’étages, ils auraient de quoi ridiculiser notre petit catamaran de 18 mètres ! Nous n’irons pas à Road Town mais plutôt dans une marina beaucoup plus charmante où font escale des bateaux à la taille plus humaine.

Au Sud -Ouest de l’île, un chenal entre les collines permet d’atteindre Soper’s Hole. Le débarquement sur le petit quai se fait obligatoirement en annexe. Toutes les façades, boutiques, bars restaurants, de style néo-créole … sont colorées à souhait. Les unes façon guimauve avec des tons vert ou mauve, d’autres sont couvertes d’une peinture d’un éclatant rose bonbon. Ambiance des îles et fleurs tropicales, bougainvillées et hibiscus, complètent le décor, même les bus locaux sont couverts de fleurs … mais en peinture décorative sur leur carrosserie.


Pause thé ou café, ravitaillement ou avitaillement, achats de souvenirs ou tout simplement balade décontractée … chacun y trouve son plaisir. Tiens, un détail amusant attire mon regard ! Ici, on respecte vraiment la nature. Quand un cocotier pousse à l’intérieur d’une boutique, on perce un trou dans la toiture pour lui laisser développer ses palmes et ses noix de coco, aspect original, n’est-ce pas ? Cela vaut bien une photo !

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Jost Van Dyke était un pirate hollandais connu pour avoir rançonné de nombreux navires dans la région mais c’est également le nom donné à l’île que nous distinguons droit devant nous. White bay est la plage sur laquelle nous allons débarquer, eaux turquoise, rivage de sable blanc, cocoteraie et pour compléter le tableau paradisiaque un somptueux ketch amarré en bord de plage.

Et ici, si le plaisancier qui arrive sur cette plage isolée paraît déboussolé, il y a un panneau indicateur planté dans le sable pour le renseigner. J’ai noté, entre autre, la direction de la ville de Londres éloignée de 6448 kms et détail amusant, celle du paradis signalé à seulement 10 mètres ! C’est vrai que l’anse a un charme indéniable, quel plaisir de longer la plage en pagayant à bord d’un kayak de mer sur ces eaux claires ou de marcher, pieds dans l’eau, dans l’écume des vagues.


A l’extrémité de la plage, une butte couverte de végétation et de cactus permet de bénéficier d’un point de vue dominant sur encore une autre splendide plage de l’île. Pour passer la nuit, la baie de Great Harbour semble idéale. Un port qui se résume à un petit ponton de bois permettant de parvenir au hameau, principal lieu habité de l’île de Jost Van Dyke, moins de 200 habitants en tout !

Au cours d’une petite virée nocturne nous nous baladons le long du front de mer entre allée de palmiers, chemin de sable, bars et maisonnettes : là, une petite chapelle au toit coloré, ici, un local dédié à la police locale puis un bar musical, le Foxy’s bar, le plus fréquenté par les plaisanciers et marins de passage. Ambiance tropicale avec pour décoration, accrochés au plafond, des tee-shirts, des casquettes, des bouées … toutes signées par les clients d’un soir. Côté cocktails, il y en a pour tous les goûts, il en est de même pour la musique. Une piste de danse accueille les fêtards : les meilleurs danseurs suivent avec application les rythmes latinos, rap … d’autres (déjà alcoolisés) s’éclatent dans des élans de spontanéité bien décalés des notes de musique. Un rasta aux impressionnantes dreadlocks (de la tête aux mollets) semble planer langoureusement sur un air de reggae dans un style « peace and love » inimitable … Autour d’un verre ou sur le dance floor, on sympathise entre passagers des voiliers et catamarans ancrés dans la baie, la clientèle est internationale et les échanges brefs, la musique est à fond … et la piste s’anime à nouveau ! Et puis il y a ceux qui ont dépassé le stade de l’alcool gai, regard hagard, démarche titubante et verre à la main, que l’alcool peut être triste ! En voilà un qui s’affale sur un siège, on lui prédit sans aucun doute une belle gueule de bois au réveil !
__
Voiles au vent, cap à l’Ouest. Se confondant avec l’horizon, entre ciel et mer, on perçoit peu à peu un banc de sable hérissé de palmiers. Parmi toutes les îles vierges certaines le sont vraiment comme Sandy Cay, un îlot désertique de seulement quelques centaines de mètres, notre prochaine escale.

La mer est agitée, les courants puissants et de grosses vagues se brisent juste sur le sable, autant dire que l’arrivée sur l’îlot a été un peu périlleuse. Ca y est, tels des naufragés ou plutôt des explorateurs débarquant sur une île inconnue nous mettons pied à terre (ou plutôt à sable !). Sable immaculé, aucune trace, la mer et ses vagues ont lissé et durci le sol sablonneux. La balade nous mène vers quelques cocotiers penchés côté plage, comme il se doit. La vision de carte postale est complète.

L’envie de découvrir un peu plus ce territoire insulaire m’incite à me diriger vers l’intérieur de l’île, pas à pas, il faut se faufiler à travers une végétation composée d’arbustes. Ici, c’est un lézard qui croise mon chemin, là un bernard l’ermite, lent et peureux qui immédiatement cache ses pattes crochues et poilues dans sa coquille.

Tant que nous y sommes, faisons le tour de l’îlot, il n’est pas très grand mais présente cependant des côtes aux aspects différents : une longue plage de sable blond se prolonge par une barrière de corail sur laquelle déferlent les vagues et à l’Est, la côte est bordée de cactus piquants ainsi que de rochers acérés. Après la découverte, il est temps de profiter d’un apaisant bain de mer dans des eaux cristallines à 29°C et aussi d’un reposant bain de soleil sur le sable fin … des instants où l’esprit vagabonde en appréciant le privilège de pouvoir jouer les Robinson sur une île déserte.
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Le plus souvent l’appellation des îles n’a pas été donnée au hasard. Le nom d’un ancien pirate à Jost Van Dyke ou comme Sandy Cay qui évoque le sable et un récif (cayo en espagnol). Et Guana, pour Guana Island où nous allons faire escale maintenant ? Je trouverai la réponse à cette interrogation dans un livre mis à la disposition des passagers du catamaran. L’appellation de Guana a pour origine la forme d’un rocher d’une des falaises de l’île, une proéminence de pierre qui fait penser à une tête d’iguane … effectivement, avec un peu d’imagination on peut y trouver un air de ressemblance !

Quant à White bay, c’est évidemment en raison de son sable blanc qu’elle à été nommée ainsi. Mais après un bon moment d’observation depuis le rivage, je serais tenté de baptiser cette anse de baie des pélicans. En effet ici, les pélicans bruns sont particulièrement nombreux, une bonne dizaine font le spectacle pour les rares touristes tout en s’assurant un copieux festin.
La technique de pêche de ces habiles volatiles est toujours la même : un vol plané au ras de l’eau, un piqué tête la première pour attraper la proie, une pause bec dans l’eau histoire sans doute de neutraliser le poisson c’est alors que la poche élastique caractéristique se gonfle puis s’en suit deux trois mouvements de la tête … et hop le poisson est avalé ! Et après ? La séquence recommence à l’identique, le ballet est sans fin.
Par moments, quelques poissons sautent en banc hors de l’eau … stupide attitude de leur part ! Vite repérés, les pélicans se précipitent vers eux et hop, c’est dans le bec et dans la poche … enfin dans le jabot !

Comme sur chacune des plages visitées je ne résiste pas à la baignade et à la balade le long du rivage. Jolie plage avec un côté nature très appréciable, le sable fin est bordé d’une végétation variée composée de cocotiers évidemment mais également de raisiniers aux feuilles d’un vert éclatant. En bout de plage c’est un énorme filao qui trône, il n’est pas sans me rappeler les belles plages de l’île Maurice si souvent bordées de filaos …

En reprenant la mer, une autre espèce animale va faire une apparition, une carapace et une petite tête hors de l’eau un bref instant. Une tortue vient en surface à proximité du catamaran … le temps de la voir et elle disparaît sous l’eau.

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Le spectacle a lieu quotidiennement deux fois par jour, je veux parler des instants magiques où le soleil tutoie l’horizon. La représentation du matin est réservée aux lèves-tôt, celle du soir est donnée en fin d’après-midi sous ces latitudes tropicales. Alors que nous filons ente les îles, la luminosité décline, reflets dorés sur la mer et embrasement du ciel … jusqu’à ce que le soleil s’éclipse derrière une côte.

Notre catamaran vogue Cap à l’Est vers l’île de Virgin Gorda, nous avions admiré le sud de l’île en début de périple, place maintenant à la partie nord. La baie de North Sound est un havre de tranquillité idéal pour y passer une nuit calme. Bien sûr avec une arrivée nocturne nous ne voyons que les silhouettes sombres des environs ponctuées sur 360 ° de centaines, non, de milliers de lumières étincelantes … Une visions nocturne où l’on a du mal à évaluer les distances et la réalité des alentours : la nuit noire a un côté mystérieux qui éveille l’imagination … y a-t-il une grande agglomération sur la côte, des villages, un port ? Le petit jour nous apportera la réponse, l’aspect du paysage s’avère finalement différent de ce que j’avais pu imaginer lors de notre arrivée de nuit. La ville ? Un complexe hôtelier et une résidence hôtelières dont les cottages sont disséminés à flanc de collines, une marina et des bateaux (et quelques luxueux yachts) ancrés dans la baie. Une succession de hautes collines ceinture l’anse, leurs versants et leurs sommets sont couverts d’une végétation composée d’arbres et d’arbustes qui prennent une teinte vert luisante comme du velours, peut être l’effet du soleil rasant et du grain qui vient de s’abattre sur la côte. Voilà qu’un arc en ciel enjambe la baie, éphémère et superbe !


Courte escale à terre, à Bitter End, c’est le nom du lieu, marina, hôtel et hameau. Accueillant, fleuri et coloré comme cet alignement de chaises sur la plage. De confortables sièges dont les nuances me rappellent celles de l’arc en ciel de tout à l’heure.
Une incontournable invitation à se pauser quelques minutes pour contempler le paysage. Juste en face, se trouve un îlot rocheux qui attire le regard, Saba Rock sur lequel a été construit un hôtel de luxe.

Animant la vue, on observe d’ici le va et vient des bateaux de plaisance quittant le mouillage par un chenal … que l’on emprunte à présent en direction de la mer.
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Contourner la barrière de corail, longer Eustasia Island pour jeter l’ancre à quelques encablures. Le point de vue est imprenable sur le lagon et sur sa palette de teintes bleu : marine, turquoise, azur … avec en point de mire Necker Island.

Une île privée et protégée des visiteurs non invités. L’heureux propriétaire est le boss du Groupe Virgin, le célèbre Sir Richard Branson connu aussi pour avoir eu l’idée de vouloir faire voyager des amateurs fortunés dans l’espace !
Notre skipper a une annonce à nous faire, une mauvaise nouvelle nous dit-il ! Les derniers bulletins de la météo marine régionale ne sont pas vraiment bons pour les jours avenir. Par prudence, Il nous faut regagner les Antilles françaises avant que la mer ne se déchaîne … et avec un jour d’avance ! De ce fait, nous ne découvrirons pas l’île d’Anegada au nord des îles Vierges et ses immenses plages de sable blanc, tant pis ! Profitons encore de la plage déserte de Prickly Pear Island, elle est à proximité.
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J’avoue que la traversée de 13 heures entre les îles Vierges et l’île de Saint- Martin ne restera pas comme un de mes meilleurs souvenirs de cette croisière mais comme une intéressante expérience. Naviguer sur une mer agitée et sans cesse être balloté par le vent, la houle et les vagues formant des creux d’environ 3m50, cela ne s’oublie pas, c’est aussi ça la mer ! Quant au réconfort bien mérité, nous en avons bénéficié le lendemain …. sur le ravissant îlet Pinel mais là, ce n’était plus dans les îles Vierges britanniques mais à Saint-Martin dans les Antilles françaises.
Ps : Ce récit n’est bien entendu qu’une partie des moments vécus lors de cette croisière en catamaran dans les îles Vierges britanniques, bien d’autres découvertes ou instants de convivialité auraient pu figurer dans ce texte, je me suis limité à seulement quelques situations ou périodes du périple. Un voyage effectué sur le Catamaran Littré, TO : Catlante-catamaran. Décembre 2011.
Le vent marin du large n’est pas toujours aussi clément que les alizés et puis en mer il y a également la houle ; elle nous a ballotté durant toute la navigation depuis l’île de Saint-Martin jusqu’à ces côtes des îles Vierges britanniques (VBI). Une mer agitée et une nuit perturbée par des bruits mêlant celui des vagues se brisant sur la coque du catamaran à toutes sortes d’autres sons : craquements, grincements, coups, chocs … Mais au petit matin, c’est l’embellie alors que les côtes insulaires sont en vue, ouf ! Comme posées sur l’horizon on aperçoit les silhouettes montagneuses des îles qui se détachent sur un fond de ciel anthracite. Heureusement, le climat des Antilles est le plus souvent variable, au vrai sens du terme. Quelques rayons de soleil arrivent à percer l’épaisse couche de nuages, ajoutez-y une averse tropicale et ce sont les couleurs de l’arc en ciel qui s’offrent en spectacle. Un double arc, rien que cela ! En fait, le second correspond au le reflet du premier, ses teintes se présentent dans un ordre inverse du premier. Quelle sublime vision !

Notre cap ? Virgin Gorda, une des plus belles îles de l’archipel. Mais avant de débarquer, territoire étranger oblige, quelques formalités sont nécessaires. C’est notre sympathique skipper, Guillaume, qui s’en charge … et il en faut du temps à terre dans la petite localité de Spanish Town pour obtenir le fameux sésame auprès des autorités douanières : imaginez la nonchalance bien connue des insulaires caribéens doublée du flegme britannique … En tout cas, cela nous laisse le temps de « goûter » aux eaux cristallines de la baie et d’admirer les alentours.

Par moments mon regard s’élève vers les collines environnantes avec il faut l’avouer un œil quelque peu jaloux, j’imagine les points de vue imprenables dont bénéficient les heureux propriétaires des villas situées sur les mornes … Cependant, et à titre personnel, je pense que je préfèrerais (si j’en avais le choix !) une coquette maison en bord de plage. Tiens ! Comme celle-ci que l’on aperçoit maintenant en longeant la côte: une construction en bois avec terrasse donnant directement sur la plage de sable blanc, une cocoteraie en guise d’ombrage et une vue sur l’horizon marin. Pouvoir se promener sur le rivage et se baigner à toute heure comme bon il semble … le rêve, n’est-ce pas ?

Plus on progresse en direction du sud de l’île, plus les rochers se font nombreux. D’énormes blocs de granit s’amoncellent sur le sable des plages évoquant la classique image des rivages des Seychelles … The Baths à Virgin Gorda est un lieu unique dans la Caraïbe, certainement le décor le plus original des VBI. Avec le soleil au zénith, la mer prend une teinte d'un bleu incroyable !

Au cours d’un voyage précédent il y a quelques années, j’avais déjà eu l’occasion d’admirer cet endroit si particulier et j’avais gardé un excellent souvenir de ces gigantesques rochers façonnés par l’érosion. Le passage entre ces monstrueux blocs permet de passer d’une crique à l’autre, un impressionnant labyrinthe parsemé de piscines naturelles …

Parfois, avant de revoir un lieu déjà visité, je m’interroge : n’y a-t-il pas un risque d’être déçu par une seconde visite ? Retrouve-t-on avec autant de plaisir le site qu'au moment d’une première découverte ? Ici, je n’éprouve aucun regret, la vue depuis la mer est complémentaire de celle appréciée seulement depuis la plage et surtout … aujourd’hui le soleil brille avec éclat, une idéale valorisation du paysage car lors de mon précédent voyage le ciel était couvert, gris et terne : un vrai comble pour ce bout d’île que l’on imagine constamment baigné par un soleil tropical.
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La nuit tombe rapidement dans ces régions proches de l’équateur mais avant place à l’observation d’un superbe soleil couchant sur le Sir Francis Drake Channel, une vraie mer intérieure au milieu des îles vierges.

Les mouillages les plus abritées sont toujours les plus convoités, celui de the Bight sur les rives de Norman island est un de cela. Pas étonnant que nous ne soyons pas les seuls à y faire escale pour la nuit. Une arrivée nocturne est toujours impressionnante et quelque peu mystérieuse, on avance au ralenti dans la nuit noire, seules les lumières des nombreux bateaux donnent un peu de clarté. Les éclairages des mâts scintillent sur un fond de ciel sombre et à la surface de l’eau les lueurs se mirent, dansant au gré du sillage de notre catamaran. Ensuite, c’est le rituel de l’amarrage à l’ancre ou à la bouée disponible dans une anse très fréquentée ce soir puis vient le moment de l’apéritif convivial, merci Didier (note cuistot de bord) pour l’assortiment de cocktails tropicaux et pour le service à l’assiette digne d’une bonne table.
Et si on sortait pour la soirée ? Ce n’est pas parce que le lieu est isolé que l’animation est absente, certes il n’y a pas de village aux alentours mais seulement un sympathique bar paillote au bord de la plage. A l’aide de l’annexe nous l’atteignons en quelques petites minutes. Question ambiance musicale, il y a là un orchestre de steel band qui égrène quelques notes métalliques de musique des îles ; pour la boisson, goûtons le cocktail maison qui porte le même nom que l’établissement, « The Pirates ». J’avoue que je n’ai pas bien saisi les explications de l’accueillante serveuse, pourtant, ce n’est pas faute d’avoir essayé de nous lister précisément la composition du cocktail … Finalement peu importe, nous l’avons bien apprécié. Est-ce la raison pour laquelle la souriante serveuse nous en propose déjà un second verre ? Soyons raisonnable, vous vous doutez que cet apparent jus de fruits est quand même accompagné d’une copieuse rasade de rhum !

Le jour est levé, le moment où en sortant sur le pont on découvre dans son ensemble la baie : une anse en arc de cercle régulier, juste un goulet étroit permet d’y accéder ou d’en sortir … ce que nous faisons maintenant. La direction ? Une autre partie de Norman island, une île qui a inspiré Robert Louis Stevenson. Vous connaissez son livre culte : « L’île au trésor », sachez que c’est ici sur cette île que l’auteur situe la fameuse île de son roman. Et le trésor me direz-vous ? Il est peut être à l’abri de ces rochers où nous jetons l’ancre ...

Sur la photo, ces falaises aux teintes ocre-rouge paraissent banales, en effet l’intérêt du site se trouve plus précisément sous l’eau … Pour le découvrir il faut se munir d’un masque, d’un tuba et de palmes puis plonger et là, le spectacle aquatique débute. Séquence snorkelling ! Dans les anfractuosités des rochers, parmi les coraux ou dans les grottes sous marines les poissons multicolores foisonnent. On nage en compagnie des bancs de poissons, génial ! Certains s’identifient facilement comme les sergents major avec leurs zébrures jaunes et noires, ils sont les plus nombreux. Mais quelle diversité d’espèces ! Beaucoup de poissons aux reflets bleutés ou argentés d’autres plus discrets avec leurs écailles évoquant une tenue de camouflage, leur silhouette se confondant avec la teinte de la roche. Un des plus drôles est peut être le Four eyes butterfly fish avec ses deux cocardes noires près de la queue, on dirait qu’il possède deux gros yeux supplémentaires, un vrai clin d’œil ! J’aime bien leur nom en créole, très parlant : le poisson papillon kat zié !
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Tortola est la principale île de l’archipel des BVI, environ 10 000 habitants y résident, c’est sur son territoire qu’est située la petite capitale de cet outre-mer britannique, Road Town. Une ville administrative mais aussi un port animé qui reçoit régulièrement d’imposants bateaux de croisière. De loin, on en distingue deux à quai. Véritables immeubles flottants avec leur dizaine d’étages, ils auraient de quoi ridiculiser notre petit catamaran de 18 mètres ! Nous n’irons pas à Road Town mais plutôt dans une marina beaucoup plus charmante où font escale des bateaux à la taille plus humaine.

Au Sud -Ouest de l’île, un chenal entre les collines permet d’atteindre Soper’s Hole. Le débarquement sur le petit quai se fait obligatoirement en annexe. Toutes les façades, boutiques, bars restaurants, de style néo-créole … sont colorées à souhait. Les unes façon guimauve avec des tons vert ou mauve, d’autres sont couvertes d’une peinture d’un éclatant rose bonbon. Ambiance des îles et fleurs tropicales, bougainvillées et hibiscus, complètent le décor, même les bus locaux sont couverts de fleurs … mais en peinture décorative sur leur carrosserie.


Pause thé ou café, ravitaillement ou avitaillement, achats de souvenirs ou tout simplement balade décontractée … chacun y trouve son plaisir. Tiens, un détail amusant attire mon regard ! Ici, on respecte vraiment la nature. Quand un cocotier pousse à l’intérieur d’une boutique, on perce un trou dans la toiture pour lui laisser développer ses palmes et ses noix de coco, aspect original, n’est-ce pas ? Cela vaut bien une photo !

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Jost Van Dyke était un pirate hollandais connu pour avoir rançonné de nombreux navires dans la région mais c’est également le nom donné à l’île que nous distinguons droit devant nous. White bay est la plage sur laquelle nous allons débarquer, eaux turquoise, rivage de sable blanc, cocoteraie et pour compléter le tableau paradisiaque un somptueux ketch amarré en bord de plage.

Et ici, si le plaisancier qui arrive sur cette plage isolée paraît déboussolé, il y a un panneau indicateur planté dans le sable pour le renseigner. J’ai noté, entre autre, la direction de la ville de Londres éloignée de 6448 kms et détail amusant, celle du paradis signalé à seulement 10 mètres ! C’est vrai que l’anse a un charme indéniable, quel plaisir de longer la plage en pagayant à bord d’un kayak de mer sur ces eaux claires ou de marcher, pieds dans l’eau, dans l’écume des vagues.


A l’extrémité de la plage, une butte couverte de végétation et de cactus permet de bénéficier d’un point de vue dominant sur encore une autre splendide plage de l’île. Pour passer la nuit, la baie de Great Harbour semble idéale. Un port qui se résume à un petit ponton de bois permettant de parvenir au hameau, principal lieu habité de l’île de Jost Van Dyke, moins de 200 habitants en tout !

Au cours d’une petite virée nocturne nous nous baladons le long du front de mer entre allée de palmiers, chemin de sable, bars et maisonnettes : là, une petite chapelle au toit coloré, ici, un local dédié à la police locale puis un bar musical, le Foxy’s bar, le plus fréquenté par les plaisanciers et marins de passage. Ambiance tropicale avec pour décoration, accrochés au plafond, des tee-shirts, des casquettes, des bouées … toutes signées par les clients d’un soir. Côté cocktails, il y en a pour tous les goûts, il en est de même pour la musique. Une piste de danse accueille les fêtards : les meilleurs danseurs suivent avec application les rythmes latinos, rap … d’autres (déjà alcoolisés) s’éclatent dans des élans de spontanéité bien décalés des notes de musique. Un rasta aux impressionnantes dreadlocks (de la tête aux mollets) semble planer langoureusement sur un air de reggae dans un style « peace and love » inimitable … Autour d’un verre ou sur le dance floor, on sympathise entre passagers des voiliers et catamarans ancrés dans la baie, la clientèle est internationale et les échanges brefs, la musique est à fond … et la piste s’anime à nouveau ! Et puis il y a ceux qui ont dépassé le stade de l’alcool gai, regard hagard, démarche titubante et verre à la main, que l’alcool peut être triste ! En voilà un qui s’affale sur un siège, on lui prédit sans aucun doute une belle gueule de bois au réveil !
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Voiles au vent, cap à l’Ouest. Se confondant avec l’horizon, entre ciel et mer, on perçoit peu à peu un banc de sable hérissé de palmiers. Parmi toutes les îles vierges certaines le sont vraiment comme Sandy Cay, un îlot désertique de seulement quelques centaines de mètres, notre prochaine escale.

La mer est agitée, les courants puissants et de grosses vagues se brisent juste sur le sable, autant dire que l’arrivée sur l’îlot a été un peu périlleuse. Ca y est, tels des naufragés ou plutôt des explorateurs débarquant sur une île inconnue nous mettons pied à terre (ou plutôt à sable !). Sable immaculé, aucune trace, la mer et ses vagues ont lissé et durci le sol sablonneux. La balade nous mène vers quelques cocotiers penchés côté plage, comme il se doit. La vision de carte postale est complète.

L’envie de découvrir un peu plus ce territoire insulaire m’incite à me diriger vers l’intérieur de l’île, pas à pas, il faut se faufiler à travers une végétation composée d’arbustes. Ici, c’est un lézard qui croise mon chemin, là un bernard l’ermite, lent et peureux qui immédiatement cache ses pattes crochues et poilues dans sa coquille.

Tant que nous y sommes, faisons le tour de l’îlot, il n’est pas très grand mais présente cependant des côtes aux aspects différents : une longue plage de sable blond se prolonge par une barrière de corail sur laquelle déferlent les vagues et à l’Est, la côte est bordée de cactus piquants ainsi que de rochers acérés. Après la découverte, il est temps de profiter d’un apaisant bain de mer dans des eaux cristallines à 29°C et aussi d’un reposant bain de soleil sur le sable fin … des instants où l’esprit vagabonde en appréciant le privilège de pouvoir jouer les Robinson sur une île déserte.
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Le plus souvent l’appellation des îles n’a pas été donnée au hasard. Le nom d’un ancien pirate à Jost Van Dyke ou comme Sandy Cay qui évoque le sable et un récif (cayo en espagnol). Et Guana, pour Guana Island où nous allons faire escale maintenant ? Je trouverai la réponse à cette interrogation dans un livre mis à la disposition des passagers du catamaran. L’appellation de Guana a pour origine la forme d’un rocher d’une des falaises de l’île, une proéminence de pierre qui fait penser à une tête d’iguane … effectivement, avec un peu d’imagination on peut y trouver un air de ressemblance !

Quant à White bay, c’est évidemment en raison de son sable blanc qu’elle à été nommée ainsi. Mais après un bon moment d’observation depuis le rivage, je serais tenté de baptiser cette anse de baie des pélicans. En effet ici, les pélicans bruns sont particulièrement nombreux, une bonne dizaine font le spectacle pour les rares touristes tout en s’assurant un copieux festin.
La technique de pêche de ces habiles volatiles est toujours la même : un vol plané au ras de l’eau, un piqué tête la première pour attraper la proie, une pause bec dans l’eau histoire sans doute de neutraliser le poisson c’est alors que la poche élastique caractéristique se gonfle puis s’en suit deux trois mouvements de la tête … et hop le poisson est avalé ! Et après ? La séquence recommence à l’identique, le ballet est sans fin.
Par moments, quelques poissons sautent en banc hors de l’eau … stupide attitude de leur part ! Vite repérés, les pélicans se précipitent vers eux et hop, c’est dans le bec et dans la poche … enfin dans le jabot !

Comme sur chacune des plages visitées je ne résiste pas à la baignade et à la balade le long du rivage. Jolie plage avec un côté nature très appréciable, le sable fin est bordé d’une végétation variée composée de cocotiers évidemment mais également de raisiniers aux feuilles d’un vert éclatant. En bout de plage c’est un énorme filao qui trône, il n’est pas sans me rappeler les belles plages de l’île Maurice si souvent bordées de filaos …

En reprenant la mer, une autre espèce animale va faire une apparition, une carapace et une petite tête hors de l’eau un bref instant. Une tortue vient en surface à proximité du catamaran … le temps de la voir et elle disparaît sous l’eau.

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Le spectacle a lieu quotidiennement deux fois par jour, je veux parler des instants magiques où le soleil tutoie l’horizon. La représentation du matin est réservée aux lèves-tôt, celle du soir est donnée en fin d’après-midi sous ces latitudes tropicales. Alors que nous filons ente les îles, la luminosité décline, reflets dorés sur la mer et embrasement du ciel … jusqu’à ce que le soleil s’éclipse derrière une côte.

Notre catamaran vogue Cap à l’Est vers l’île de Virgin Gorda, nous avions admiré le sud de l’île en début de périple, place maintenant à la partie nord. La baie de North Sound est un havre de tranquillité idéal pour y passer une nuit calme. Bien sûr avec une arrivée nocturne nous ne voyons que les silhouettes sombres des environs ponctuées sur 360 ° de centaines, non, de milliers de lumières étincelantes … Une visions nocturne où l’on a du mal à évaluer les distances et la réalité des alentours : la nuit noire a un côté mystérieux qui éveille l’imagination … y a-t-il une grande agglomération sur la côte, des villages, un port ? Le petit jour nous apportera la réponse, l’aspect du paysage s’avère finalement différent de ce que j’avais pu imaginer lors de notre arrivée de nuit. La ville ? Un complexe hôtelier et une résidence hôtelières dont les cottages sont disséminés à flanc de collines, une marina et des bateaux (et quelques luxueux yachts) ancrés dans la baie. Une succession de hautes collines ceinture l’anse, leurs versants et leurs sommets sont couverts d’une végétation composée d’arbres et d’arbustes qui prennent une teinte vert luisante comme du velours, peut être l’effet du soleil rasant et du grain qui vient de s’abattre sur la côte. Voilà qu’un arc en ciel enjambe la baie, éphémère et superbe !


Courte escale à terre, à Bitter End, c’est le nom du lieu, marina, hôtel et hameau. Accueillant, fleuri et coloré comme cet alignement de chaises sur la plage. De confortables sièges dont les nuances me rappellent celles de l’arc en ciel de tout à l’heure.
Une incontournable invitation à se pauser quelques minutes pour contempler le paysage. Juste en face, se trouve un îlot rocheux qui attire le regard, Saba Rock sur lequel a été construit un hôtel de luxe.

Animant la vue, on observe d’ici le va et vient des bateaux de plaisance quittant le mouillage par un chenal … que l’on emprunte à présent en direction de la mer.
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Contourner la barrière de corail, longer Eustasia Island pour jeter l’ancre à quelques encablures. Le point de vue est imprenable sur le lagon et sur sa palette de teintes bleu : marine, turquoise, azur … avec en point de mire Necker Island.

Une île privée et protégée des visiteurs non invités. L’heureux propriétaire est le boss du Groupe Virgin, le célèbre Sir Richard Branson connu aussi pour avoir eu l’idée de vouloir faire voyager des amateurs fortunés dans l’espace !
Notre skipper a une annonce à nous faire, une mauvaise nouvelle nous dit-il ! Les derniers bulletins de la météo marine régionale ne sont pas vraiment bons pour les jours avenir. Par prudence, Il nous faut regagner les Antilles françaises avant que la mer ne se déchaîne … et avec un jour d’avance ! De ce fait, nous ne découvrirons pas l’île d’Anegada au nord des îles Vierges et ses immenses plages de sable blanc, tant pis ! Profitons encore de la plage déserte de Prickly Pear Island, elle est à proximité.
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J’avoue que la traversée de 13 heures entre les îles Vierges et l’île de Saint- Martin ne restera pas comme un de mes meilleurs souvenirs de cette croisière mais comme une intéressante expérience. Naviguer sur une mer agitée et sans cesse être balloté par le vent, la houle et les vagues formant des creux d’environ 3m50, cela ne s’oublie pas, c’est aussi ça la mer ! Quant au réconfort bien mérité, nous en avons bénéficié le lendemain …. sur le ravissant îlet Pinel mais là, ce n’était plus dans les îles Vierges britanniques mais à Saint-Martin dans les Antilles françaises.
Ps : Ce récit n’est bien entendu qu’une partie des moments vécus lors de cette croisière en catamaran dans les îles Vierges britanniques, bien d’autres découvertes ou instants de convivialité auraient pu figurer dans ce texte, je me suis limité à seulement quelques situations ou périodes du périple. Un voyage effectué sur le Catamaran Littré, TO : Catlante-catamaran. Décembre 2011.
Que voir en Argentine pour deux/trois semaines au mois de janvier? English translation pending
Bonjour,
Je souhaiterai avoir des informations concernant l'argentine, car je pars l'année prochaine avec ma copine faire un road trip et nous passons 2 a 3 semaines en argentine, nous arrivons a buenos aires et on aimerait savoir ceux qu'il y a a ne pas manquer dans la capitale ainsi qu'au alentour. Une bonne idée d'aller a salta? comment faire depuis buenos aires? Pour 3 semaines 1000e devrait suffir?
Je souhaiterai avoir des informations concernant l'argentine, car je pars l'année prochaine avec ma copine faire un road trip et nous passons 2 a 3 semaines en argentine, nous arrivons a buenos aires et on aimerait savoir ceux qu'il y a a ne pas manquer dans la capitale ainsi qu'au alentour. Une bonne idée d'aller a salta? comment faire depuis buenos aires? Pour 3 semaines 1000e devrait suffir?
Compte-rendu de neuf semaines au Vietnam-Cambodge-Thaïlande English translation pending
Bonjour,
Je suis de retour d’un voyage au Vietnam - Cambodge - Thaïlande effectué entre le 19 octobre et le 22 décembre. Ce voyage a été fantastique du début à la fin et je remercie tous ceux qui m’ont aidé dans mes préparatifs.
J’ai voyagé en mode routard et tout s’est bien déroulé pour mes visites, déplacements, choix de guesthouse, etc. Justement, les tenanciers de guesthouses sont souvent d’une aide précieuse pour l’organisation des déplacements, réservation de motos, tuk tuk, achats de billets de train, bus, etc.
Je suis d’abord arrivé à Hanoi via Toronto et Hong Kong et y ai séjourné 4 nuits. J’ai adoré cette ville, mais le choc culturel en arrivant fut d’apprendre à traverser une rue à travers toutes ces motos qui vont en tout sens ; on apprend vite... Après 3 jours à Hanoi, j’ai pris le bus + bateau et je suis allé dans la baie de Halong, mais surtout celle de Lang Ha, le tout à partir de l’île de Cat Ba ; rien n’était réservé. La première nuit, j’ai couché dans une hutte de bambous sur une petite plage très tranquille, dans un décor féérique, à une heure en petit bateau de Cat Ba City, à travers les villages flottants dont les habitants vivent de la pêche. Le lendemain, c’était la croisière dans la baie, avec visite d’une magnifique grotte et un bref arrêt en fin de journée à Monkey Island. Coucher à Cat Ba City. Je ne voulais pas dépenser une fortune pour cette croisière qui m’a couté seulement 20$ et j’ai été très satisfait du décor enchanteur de la baie et il n’y avait pas beaucoup de touristes. C’était en octobre.
La prochaine destination a été Tam Coc - Hoa Lu - Kenh Ga. Cette région paisible dans la campagne vietnamienne a été l’un de mes coups de cœur ; j’ai couché 4 nuits à Tam Coc. Le trajet de Cat Ba City jusqu’à Ninh Binh (bus + bateau + bus) s’est très bien effectué. Le paysage à Tam Coc est splendide avec tous ces rochers et montagnes finement découpées dans la nature. De Ninh Binh à Tam Coc, on s’y rend en « motorbyke ». J’en ai fait des tours de moto, assis derrière…
J’ai remonté ensuite vers le nord en train de nuit (4 couchettes) , soit la région de Sapa (3 nuits y incluant 1 nuit dans le train). J’ai fait deux excursions avec une guide Dzao dans les montagnes et rizières en terrasses. Ces randos ont été fantastiques et m’ont permis de voir la vie rurale des montagnes ; j’ai vu plusieurs communautés ethniques et bien sûr il y a beaucoup de mercantilisme de la part des vendeuses d’artisanat ; les dames sont très tenaces ; l’une m’a suivi pendant 5km... Après, ce fut Bac Ha (3 nuits) avec une magnifique rando d’une journée avec un guide local et le lendemain, samedi, ce fut le superbe marché de Can Cau, moins touristique que celui de Bac Ha, qui est très tranquille la semaine, mais à partir du jeudi soir, la ville se remplit peu à peu…
J’étais seul jusque là, mais pendant une semaine, nous avons été 5 à voyager ensemble. Nous avons donc pris la direction du nord-est pendant 6 jours dans un 4X4 avec chauffeur : Ha Giang, Don Van, Bao Lac et le lac Ba Be où nous avons séjourné dans un « homestay » sur pilotis, pendant 2 nuits. Cette région montagneuse, avec routes en lacet et paysages à couper le soufle, s’est révélée beaucoup moins touristique et nous y avons fait des rencontres extraordinaires, notamment avec des communautés thai et nous étions très bien accueillis par les enfants : hello, hello !! Des locaux très hospitaliers nous ont invités dans leur maison pour du thé ou de l’alcool de riz. Bref, toute la région des montagnes du nord, incluant Sapa et Bac Ha a aussi été un de mes coups de cœur au Vietnam.
Le jour du retour du lac Ba Be, bref arrêt à Hanoï pour prendre à nouveau le train de nuit, cette fois en direction de Hué (cabine à 6 couchettes, il ne restait que cela, même si le tout a été réservé une semaine d’avance). Jai été très chanceux, car toute la semaine précédente, des pluies diluviennes sont tombées sur cette région, mais ces pluies ne m'ont pas affecté du tout à Hue, où il y avait eu un mètre d’eau dans les rues, car cette eau s’est résorbée 2 jours avant mon arrivée. J’ai adoré Hué (1 nuit dans le train et 2 nuits à l’hôtel), avec sa cité impériale et tous les attraits aux alentours, comme le tombeau de Tu Duc, la pagode de Thien Mu, que j’ai visités en « motorbyke », assis derrière… J’ai aimé Hué encore plus que Hoi An, un peu trop touristique à mon goût, même si Hoi An est pleine de charme avec son quartier historique. Hoi An, c’est une demi-journée de bus à partir de Hué. Le 2e jour, à Hoi An, j’ai loué un vélo pour aller voir l’immense plage de sable fin sur la mer de Chine méridionale et me promener aussi dans la centre historique.
Après ces deux jours, ce fut l’avion tôt le matin, avec JetStar, de Danang vers Ho Chi Minh City, ville que je n'ai pas trop aimé. Le trafic y est infernal, j’ai séjourné là seulement une nuit. J’en ai profité pour visiter l’ancien édifice du parlement de Saigon, jusqu’en 1975, la cathédrale Notre-Dame et le marché, puis j’ai pris la direction du delta du Mékong. J'ai adoré Can Tho et Chau Doc, avec leurs marchés flottants et/ou villages flottants. C'est quelque chose à voir toute cette vie sur l’eau. J'en ai vu plusieurs autres villages flottants par la suite, au Cambodge, où je me suis rendu en speed boat sur le Mékong, avec un arrêt à la frontière de près de 2 heures, car il y avait plusieurs bateaux en même temps.
Que dire du Cambodge, pays plat, presque sans montagne, très pauvre, mais dont les habitants sont fantastiques. Je me suis fait plusieurs amis là-bas. Des cambodgiens m'ont emmené le soir à des fêtes locales où j'étais le seul touriste. Ceux vivant près des rives du Mékong à Kampong Cham ou Kratie se sont notamment révélés très généreux. Ils n'ont rien, mais ils vont t'inviter à prendre du thé ou te donner un morceau de pomelo, etc. Bref, la vie campagnarde le long des rives du Mékong, avec toutes les maisons sur pilotis donne une idée du dur labeur qu'ils doivent accomplir pour survivre. La vie n'est vraiment pas facile pour eux, principalement durant la saison des pluies.
À Phnom Penh (4 nuits), What Phnom et le Palais royal de même que Silver Pagoda sont de très riches monuments. La journée qu'on passe au musée de Tuol Sleng (ancienne prison S-21) et aux Killing Fields de Choeung Ek, où on nous raconte, avec système audio très performant, les atrocités commises par les Khmers Rouges, n'a vraiment rien de réjouissante. J’ai eu la gorge serrée tout le long de la visite des Killing Fields en me demandant comment un régime pouvait commettre de tels actes contre sa propre population.
A Kratie (2 nuits) et Kampong Cham (2 nuits), j’ai loué un vélo pour aller respectivement, sur un traversier très folklorique, dans les îles de Koh Trong et Koh Paen : deux merveilleuses randonnées. Le lendemain, ce furent des tours de moto vers d’autres attraits de la région, quelques pagodes, visite de fabrique de sticky rice, rice paper, céramique, brique. Aussi, je suis allé voir les fameux dauphins d’eau douce à Kampi, près de Kratie. J’en ai vu une bonne quinzaine. C’est une espèce en danger, le pilote conduisait avec précaution.
Ensuite, je suis allé à Kampong Chhnang et ses villages flottants (1 seule nuit car la ville était un vrai chantier de construction poussiéreux) et Battambang (3 nuits). J’ai beaucoup aimé Battambang, 2e ville du pays ; encore ici, un tour de moto d’une journée pour aller voir pagodes, telles Ek Phnom, Phnom Sampeau et la Killing Cave utilisée par les Khmers rouges durant le conflit pour jeter les personnes vivantes dans la fosse.
Après hésitations, j'ai fait Battambang à Siem Reap en bateau et je ne l'ai vraiment pas regretté ; je recommande à tous le bateau au lieu du bus, même si c’est plus long. Voir la vie des habitants le long de la rivière Tonlé Sap valait amplement le prix du bateau. C'est là que j'ai réellement compris la très grande pauvreté des cambodgiens vivant à la campagne ; j’ai vu des gens pêcher au filet dans l’eau en passant des heures dans une chambre à air de pneu de voiture ; d’autres pêchaient avec les mains dans un grand trou de boue, où ils avaient évacué 80% de l’eau ; ils passaient des heures dans la boue... Parlant de conditions difficiles, un jeune me racontait que lorsqu’il allait à l’école flottante, dans un village flottant, il y allait souvent à la nage en nageant d’une seule main et tenant son sac d’école de l’autre main !! Un autre, un conducteur de tuk tuk, quand il finit de travailler vers 23h30, il doit aller pêcher dans la rivière jusqu’à 3h du matin pour avoir de quoi manger le lendemain matin. Il va se coucher une fois la pêche terminée. Il m’a montré sa maigre pitance…
Siem Reap était fantastique également, avec tous les temples angkoriens; j'aimais tellement cet endroit que j'ai décidé d'y coucher 8 nuits, même si c'était très touristique. J’ai loué les services du même conducteur de tuk tuk pendant 4 jours. Il m’a emmené visiter les temples que j’ai visités en 3 jours. C’était fantastique : un autre coup de cœur du voyage, mais il y a énormément de touristes, dont des autobus plein de touristes chinois et coréens ; ceci dit je n’ai absolument rien contre ces deux nationalités. Le défi est de se faufiler dans les temples en dehors des périodes les plus achalandées, ce qui est loin d’être évident. Donc, il faut s’attendre à voir du monde à Angkor Wat ; au lever du soleil, c’est hallucinant, déjà la foule présente en grand nombre sur les lieux. À Siem Reap, j’ai pris une journée pour aller en tuk tuk voir la « floating forest » à Kompong Pluk. C’est beau, mais c’est cher le tour de bateau pour s’y rendre. Pour le reste, Siem Reap est une ville très touristique, pleine d’action ; on aime ou on n’aime pas. Pour le reste, il y a pagodes, musées, plusieurs marchés et autres lieux pour faire des achats comme « Les Artisans d’Angkor ».
Quant à la Thaïlande, je n'ai pas vu grand chose, mais j'ai trouvé que c'était beaucoup plus riche et moderne que le Cambodge et même le Vietnam, mais plus cher aussi. C’est une autoroute à 4 et 6 voies entre Koh Chang et Bangkok. Bangkok (6 nuits) est une ville superbe ; que de richesse dans cette ville avec tous ces temples et palais!! J'ai apprivoisé tous les transports en commun et c'était très fonctionnel et moderne: métro, sky train et bateau sur le Chao Praya ; très belle expérience les déplacements sur le fleuve.
Koh Chang (avant Bangkok > Siem Reap - Koh Chang dans la même journée), j'y suis resté seulement 3 nuits et c'était bien assez. Ça ne m'a pas épaté outre mesure. J'ai loué une moto la deuxième journée (200 baths) et me suis promené dans l'île une bonne partie de la journée. J’ai bien aimé cette promenade. C’est une très grosse journée de bus + bateau + bus, de Siem Reap à Koh Chang.
La bouffe au Cambodge et en Thaïlande est délicieuse. J'en ai mangé des red curry, green curry, amok, etc. à base de lait de coco. Au Vietnam, j’ai beaucoup dégusté la fameuse soupe vietnamienne dans laquelle on ajoute une grande variété de fines herbes fraiches.
J'ai pris l'avion de Bangkok pour rentrer au Québec via Hong Kong et Vancouver.
Voilà, si quelqu’un veut plus de détails, des adresses, des prix, des trucs, des photos, il me fera plaisir d'y donner suite.
Je suis de retour d’un voyage au Vietnam - Cambodge - Thaïlande effectué entre le 19 octobre et le 22 décembre. Ce voyage a été fantastique du début à la fin et je remercie tous ceux qui m’ont aidé dans mes préparatifs.
J’ai voyagé en mode routard et tout s’est bien déroulé pour mes visites, déplacements, choix de guesthouse, etc. Justement, les tenanciers de guesthouses sont souvent d’une aide précieuse pour l’organisation des déplacements, réservation de motos, tuk tuk, achats de billets de train, bus, etc.
Je suis d’abord arrivé à Hanoi via Toronto et Hong Kong et y ai séjourné 4 nuits. J’ai adoré cette ville, mais le choc culturel en arrivant fut d’apprendre à traverser une rue à travers toutes ces motos qui vont en tout sens ; on apprend vite... Après 3 jours à Hanoi, j’ai pris le bus + bateau et je suis allé dans la baie de Halong, mais surtout celle de Lang Ha, le tout à partir de l’île de Cat Ba ; rien n’était réservé. La première nuit, j’ai couché dans une hutte de bambous sur une petite plage très tranquille, dans un décor féérique, à une heure en petit bateau de Cat Ba City, à travers les villages flottants dont les habitants vivent de la pêche. Le lendemain, c’était la croisière dans la baie, avec visite d’une magnifique grotte et un bref arrêt en fin de journée à Monkey Island. Coucher à Cat Ba City. Je ne voulais pas dépenser une fortune pour cette croisière qui m’a couté seulement 20$ et j’ai été très satisfait du décor enchanteur de la baie et il n’y avait pas beaucoup de touristes. C’était en octobre.
La prochaine destination a été Tam Coc - Hoa Lu - Kenh Ga. Cette région paisible dans la campagne vietnamienne a été l’un de mes coups de cœur ; j’ai couché 4 nuits à Tam Coc. Le trajet de Cat Ba City jusqu’à Ninh Binh (bus + bateau + bus) s’est très bien effectué. Le paysage à Tam Coc est splendide avec tous ces rochers et montagnes finement découpées dans la nature. De Ninh Binh à Tam Coc, on s’y rend en « motorbyke ». J’en ai fait des tours de moto, assis derrière…
J’ai remonté ensuite vers le nord en train de nuit (4 couchettes) , soit la région de Sapa (3 nuits y incluant 1 nuit dans le train). J’ai fait deux excursions avec une guide Dzao dans les montagnes et rizières en terrasses. Ces randos ont été fantastiques et m’ont permis de voir la vie rurale des montagnes ; j’ai vu plusieurs communautés ethniques et bien sûr il y a beaucoup de mercantilisme de la part des vendeuses d’artisanat ; les dames sont très tenaces ; l’une m’a suivi pendant 5km... Après, ce fut Bac Ha (3 nuits) avec une magnifique rando d’une journée avec un guide local et le lendemain, samedi, ce fut le superbe marché de Can Cau, moins touristique que celui de Bac Ha, qui est très tranquille la semaine, mais à partir du jeudi soir, la ville se remplit peu à peu…
J’étais seul jusque là, mais pendant une semaine, nous avons été 5 à voyager ensemble. Nous avons donc pris la direction du nord-est pendant 6 jours dans un 4X4 avec chauffeur : Ha Giang, Don Van, Bao Lac et le lac Ba Be où nous avons séjourné dans un « homestay » sur pilotis, pendant 2 nuits. Cette région montagneuse, avec routes en lacet et paysages à couper le soufle, s’est révélée beaucoup moins touristique et nous y avons fait des rencontres extraordinaires, notamment avec des communautés thai et nous étions très bien accueillis par les enfants : hello, hello !! Des locaux très hospitaliers nous ont invités dans leur maison pour du thé ou de l’alcool de riz. Bref, toute la région des montagnes du nord, incluant Sapa et Bac Ha a aussi été un de mes coups de cœur au Vietnam.
Le jour du retour du lac Ba Be, bref arrêt à Hanoï pour prendre à nouveau le train de nuit, cette fois en direction de Hué (cabine à 6 couchettes, il ne restait que cela, même si le tout a été réservé une semaine d’avance). Jai été très chanceux, car toute la semaine précédente, des pluies diluviennes sont tombées sur cette région, mais ces pluies ne m'ont pas affecté du tout à Hue, où il y avait eu un mètre d’eau dans les rues, car cette eau s’est résorbée 2 jours avant mon arrivée. J’ai adoré Hué (1 nuit dans le train et 2 nuits à l’hôtel), avec sa cité impériale et tous les attraits aux alentours, comme le tombeau de Tu Duc, la pagode de Thien Mu, que j’ai visités en « motorbyke », assis derrière… J’ai aimé Hué encore plus que Hoi An, un peu trop touristique à mon goût, même si Hoi An est pleine de charme avec son quartier historique. Hoi An, c’est une demi-journée de bus à partir de Hué. Le 2e jour, à Hoi An, j’ai loué un vélo pour aller voir l’immense plage de sable fin sur la mer de Chine méridionale et me promener aussi dans la centre historique.
Après ces deux jours, ce fut l’avion tôt le matin, avec JetStar, de Danang vers Ho Chi Minh City, ville que je n'ai pas trop aimé. Le trafic y est infernal, j’ai séjourné là seulement une nuit. J’en ai profité pour visiter l’ancien édifice du parlement de Saigon, jusqu’en 1975, la cathédrale Notre-Dame et le marché, puis j’ai pris la direction du delta du Mékong. J'ai adoré Can Tho et Chau Doc, avec leurs marchés flottants et/ou villages flottants. C'est quelque chose à voir toute cette vie sur l’eau. J'en ai vu plusieurs autres villages flottants par la suite, au Cambodge, où je me suis rendu en speed boat sur le Mékong, avec un arrêt à la frontière de près de 2 heures, car il y avait plusieurs bateaux en même temps.
Que dire du Cambodge, pays plat, presque sans montagne, très pauvre, mais dont les habitants sont fantastiques. Je me suis fait plusieurs amis là-bas. Des cambodgiens m'ont emmené le soir à des fêtes locales où j'étais le seul touriste. Ceux vivant près des rives du Mékong à Kampong Cham ou Kratie se sont notamment révélés très généreux. Ils n'ont rien, mais ils vont t'inviter à prendre du thé ou te donner un morceau de pomelo, etc. Bref, la vie campagnarde le long des rives du Mékong, avec toutes les maisons sur pilotis donne une idée du dur labeur qu'ils doivent accomplir pour survivre. La vie n'est vraiment pas facile pour eux, principalement durant la saison des pluies.
À Phnom Penh (4 nuits), What Phnom et le Palais royal de même que Silver Pagoda sont de très riches monuments. La journée qu'on passe au musée de Tuol Sleng (ancienne prison S-21) et aux Killing Fields de Choeung Ek, où on nous raconte, avec système audio très performant, les atrocités commises par les Khmers Rouges, n'a vraiment rien de réjouissante. J’ai eu la gorge serrée tout le long de la visite des Killing Fields en me demandant comment un régime pouvait commettre de tels actes contre sa propre population.
A Kratie (2 nuits) et Kampong Cham (2 nuits), j’ai loué un vélo pour aller respectivement, sur un traversier très folklorique, dans les îles de Koh Trong et Koh Paen : deux merveilleuses randonnées. Le lendemain, ce furent des tours de moto vers d’autres attraits de la région, quelques pagodes, visite de fabrique de sticky rice, rice paper, céramique, brique. Aussi, je suis allé voir les fameux dauphins d’eau douce à Kampi, près de Kratie. J’en ai vu une bonne quinzaine. C’est une espèce en danger, le pilote conduisait avec précaution.
Ensuite, je suis allé à Kampong Chhnang et ses villages flottants (1 seule nuit car la ville était un vrai chantier de construction poussiéreux) et Battambang (3 nuits). J’ai beaucoup aimé Battambang, 2e ville du pays ; encore ici, un tour de moto d’une journée pour aller voir pagodes, telles Ek Phnom, Phnom Sampeau et la Killing Cave utilisée par les Khmers rouges durant le conflit pour jeter les personnes vivantes dans la fosse.
Après hésitations, j'ai fait Battambang à Siem Reap en bateau et je ne l'ai vraiment pas regretté ; je recommande à tous le bateau au lieu du bus, même si c’est plus long. Voir la vie des habitants le long de la rivière Tonlé Sap valait amplement le prix du bateau. C'est là que j'ai réellement compris la très grande pauvreté des cambodgiens vivant à la campagne ; j’ai vu des gens pêcher au filet dans l’eau en passant des heures dans une chambre à air de pneu de voiture ; d’autres pêchaient avec les mains dans un grand trou de boue, où ils avaient évacué 80% de l’eau ; ils passaient des heures dans la boue... Parlant de conditions difficiles, un jeune me racontait que lorsqu’il allait à l’école flottante, dans un village flottant, il y allait souvent à la nage en nageant d’une seule main et tenant son sac d’école de l’autre main !! Un autre, un conducteur de tuk tuk, quand il finit de travailler vers 23h30, il doit aller pêcher dans la rivière jusqu’à 3h du matin pour avoir de quoi manger le lendemain matin. Il va se coucher une fois la pêche terminée. Il m’a montré sa maigre pitance…
Siem Reap était fantastique également, avec tous les temples angkoriens; j'aimais tellement cet endroit que j'ai décidé d'y coucher 8 nuits, même si c'était très touristique. J’ai loué les services du même conducteur de tuk tuk pendant 4 jours. Il m’a emmené visiter les temples que j’ai visités en 3 jours. C’était fantastique : un autre coup de cœur du voyage, mais il y a énormément de touristes, dont des autobus plein de touristes chinois et coréens ; ceci dit je n’ai absolument rien contre ces deux nationalités. Le défi est de se faufiler dans les temples en dehors des périodes les plus achalandées, ce qui est loin d’être évident. Donc, il faut s’attendre à voir du monde à Angkor Wat ; au lever du soleil, c’est hallucinant, déjà la foule présente en grand nombre sur les lieux. À Siem Reap, j’ai pris une journée pour aller en tuk tuk voir la « floating forest » à Kompong Pluk. C’est beau, mais c’est cher le tour de bateau pour s’y rendre. Pour le reste, Siem Reap est une ville très touristique, pleine d’action ; on aime ou on n’aime pas. Pour le reste, il y a pagodes, musées, plusieurs marchés et autres lieux pour faire des achats comme « Les Artisans d’Angkor ».
Quant à la Thaïlande, je n'ai pas vu grand chose, mais j'ai trouvé que c'était beaucoup plus riche et moderne que le Cambodge et même le Vietnam, mais plus cher aussi. C’est une autoroute à 4 et 6 voies entre Koh Chang et Bangkok. Bangkok (6 nuits) est une ville superbe ; que de richesse dans cette ville avec tous ces temples et palais!! J'ai apprivoisé tous les transports en commun et c'était très fonctionnel et moderne: métro, sky train et bateau sur le Chao Praya ; très belle expérience les déplacements sur le fleuve.
Koh Chang (avant Bangkok > Siem Reap - Koh Chang dans la même journée), j'y suis resté seulement 3 nuits et c'était bien assez. Ça ne m'a pas épaté outre mesure. J'ai loué une moto la deuxième journée (200 baths) et me suis promené dans l'île une bonne partie de la journée. J’ai bien aimé cette promenade. C’est une très grosse journée de bus + bateau + bus, de Siem Reap à Koh Chang.
La bouffe au Cambodge et en Thaïlande est délicieuse. J'en ai mangé des red curry, green curry, amok, etc. à base de lait de coco. Au Vietnam, j’ai beaucoup dégusté la fameuse soupe vietnamienne dans laquelle on ajoute une grande variété de fines herbes fraiches.
J'ai pris l'avion de Bangkok pour rentrer au Québec via Hong Kong et Vancouver.
Voilà, si quelqu’un veut plus de détails, des adresses, des prix, des trucs, des photos, il me fera plaisir d'y donner suite.
L'Ouest américain en camping-car English translation pending
Bonjour à toutes et tous !
Nous venons de découvrir le forum car nous planifions nos vacances d’été dans l’Ouest des USA et vous êtes une belle découverte !
Voilà plusieurs années que nous souhaitons voir le parc Yellowstone, cette année on se lance.
La grande question a été de savoir si nous allions louer une voiture (et donc devoir aussi planifier les logements) ou un camping-car ou les deux. De prime abord, nous pensions les deux car nous avons lu que la traversée de Death Valley n’est pas autorisée en camping-car.
Suite à des recherches internet, on a naïvement cru que cela allait être « abordable » niveau prix.
En réalité, nous avons envoyé 3 mails à campertravel pour la location d’un CC : les prix furent 3 fois différents avec la dernière proposition plus intéressante.
Par contre, la compagnie Jetair nous avait fait une simulation au prix légèrement comparable à campertravel ( en tenant compte des variations de campertravel). Au moment de conclure, impossible car nous sortions de leurs programmes standard, ne louant que le véhicule. Après une matinée de perdue dans l’agence, on est ressortis bredouille car l’opératrice n’est jamais parvenue à utiliser les « outils ». Après avoir lu certains témoignages, on a été convaincus que le camping-car était la meilleure solution et la plus adaptée aussi à ce genre de périple où l’on ne maîtrise pas toujours le temps (qui passe).
Vos lumières pourront très certainement nous aider car nous sommes en proie à de nombreuses questions.
Voici la dernière propositions de la société CamperTravel :
Passengers: 2 Adult(s) 1 Child(ren) Country: Belgium Pick up: Friday, July 06, 2012 from: Salt Lake City Return: Tuesday, July 24, 2012 to: San Francisco Vehicle: C25 Standard RV Daily Rate: $ 173.88 Duration: 18 nights Rental Total: $ 3,129.84 One Way Fee: $ 300.00 Extras: $ 887.50 Sales Tax: $ 705.89 Included Deposit: $ 586.64 Total Charge: USD $ 5,023.23
Etant donné que nous partons en juillet, peut-on imaginer trouver moins cher ? Est-il vrai que la traversée de cette Vallée de la Mort n’est pas autorisée en Camping-car ? On nous a dit aussi que l’inconvénient du C-C était qu’il fallait faire ses courses (nourriture) à pied ou en bus car véhicule trop grand pour le parking ????
Alors, nous avons d’autres questions, c’est certain, mais pour ne pas vous décourager on va déjà commencer par celles-ci. Voici à titre d’information, le projet de notre voyage :
lun 2-juil BRU 10:20 - 12:35 NYC mar 3-juil NYC mer 4-juil NYC jeu 5-juil NYC ven 6-juil NYC 11:10 - SLC 14:26 Airport -> Yellowstone, car pickup +/-4 pm, start driving north, stop in Pocatello? Motorhome sam 7-juil Keep Driving North up to Old Faithfull (SLC->Old Faithfull: 500 miles / 8h30) Motorhome dim 8-juil Yellowstone Motorhome lun 9-juil Yellowstone Motorhome mar 10-juil Yellowstone -> Grand Teton (Old Faith full to Jackson Hole: 155 miles, 3h30) Motorhome mer 11-juil Grand Teton, Bridger National Forest up to Bear Lake (Montpelier) - 120 miles / 3h Motorhome jeu 12-juil Montpelier -> SLC (150 miles/ 3h30): give back car, pick up Mothorhome Motorhome ven 13-juil SLC (or Provo) -> Arches NP (Moab) SLC to Arch NP: 250 miles, 5h Motorhome sam 14-juil Arches NP (MOAB) Motorhome dim 15-juil Arche NP -> Bryce NP (300 miles/5h30) Motorhome lun 16-juil Bryce NP Motorhome mar 17-juil Bryce NP -> Grand Canyon NP (300 miles/6h) Motorhome mer 18-juil Grand Canyon NP Motorhome jeu 19-juil Grand Canyon -> Las Vegas (300 miles/5h) Motorhome ven 20-juil Las Vegas: give back motorhome in the morning Motorhome sam 21-juil Pickup car?, Death Valley (traversée), arrivée à Lone Pine (230 miles/4h30) Motorhome dim 22-juil Sequoia NP Motorhome lun 23-juil Sequoia -> Yosemite (200 miles/ 5h) Motorhome mar 24-juil Yosemite -> San Francisco (220 miles / 5h) mer 25-juil San Francisco jeu 26-juil San Francisco ven 27-juil SFO 21:15 - 05:45 NYC (J+1) San Francisco + 19h at the airport, departure 21h15 sam 28-juil NYC 17:15 - 06:25 BRU (J+1) Flight Back dim 29-juil Maison vers 8:30 Arrival
D’avance, merci pour vos réponses.
Jean, Fanny et Ernest.
Passengers: 2 Adult(s) 1 Child(ren) Country: Belgium Pick up: Friday, July 06, 2012 from: Salt Lake City Return: Tuesday, July 24, 2012 to: San Francisco Vehicle: C25 Standard RV Daily Rate: $ 173.88 Duration: 18 nights Rental Total: $ 3,129.84 One Way Fee: $ 300.00 Extras: $ 887.50 Sales Tax: $ 705.89 Included Deposit: $ 586.64 Total Charge: USD $ 5,023.23
Etant donné que nous partons en juillet, peut-on imaginer trouver moins cher ? Est-il vrai que la traversée de cette Vallée de la Mort n’est pas autorisée en Camping-car ? On nous a dit aussi que l’inconvénient du C-C était qu’il fallait faire ses courses (nourriture) à pied ou en bus car véhicule trop grand pour le parking ????
Alors, nous avons d’autres questions, c’est certain, mais pour ne pas vous décourager on va déjà commencer par celles-ci. Voici à titre d’information, le projet de notre voyage :
lun 2-juil BRU 10:20 - 12:35 NYC mar 3-juil NYC mer 4-juil NYC jeu 5-juil NYC ven 6-juil NYC 11:10 - SLC 14:26 Airport -> Yellowstone, car pickup +/-4 pm, start driving north, stop in Pocatello? Motorhome sam 7-juil Keep Driving North up to Old Faithfull (SLC->Old Faithfull: 500 miles / 8h30) Motorhome dim 8-juil Yellowstone Motorhome lun 9-juil Yellowstone Motorhome mar 10-juil Yellowstone -> Grand Teton (Old Faith full to Jackson Hole: 155 miles, 3h30) Motorhome mer 11-juil Grand Teton, Bridger National Forest up to Bear Lake (Montpelier) - 120 miles / 3h Motorhome jeu 12-juil Montpelier -> SLC (150 miles/ 3h30): give back car, pick up Mothorhome Motorhome ven 13-juil SLC (or Provo) -> Arches NP (Moab) SLC to Arch NP: 250 miles, 5h Motorhome sam 14-juil Arches NP (MOAB) Motorhome dim 15-juil Arche NP -> Bryce NP (300 miles/5h30) Motorhome lun 16-juil Bryce NP Motorhome mar 17-juil Bryce NP -> Grand Canyon NP (300 miles/6h) Motorhome mer 18-juil Grand Canyon NP Motorhome jeu 19-juil Grand Canyon -> Las Vegas (300 miles/5h) Motorhome ven 20-juil Las Vegas: give back motorhome in the morning Motorhome sam 21-juil Pickup car?, Death Valley (traversée), arrivée à Lone Pine (230 miles/4h30) Motorhome dim 22-juil Sequoia NP Motorhome lun 23-juil Sequoia -> Yosemite (200 miles/ 5h) Motorhome mar 24-juil Yosemite -> San Francisco (220 miles / 5h) mer 25-juil San Francisco jeu 26-juil San Francisco ven 27-juil SFO 21:15 - 05:45 NYC (J+1) San Francisco + 19h at the airport, departure 21h15 sam 28-juil NYC 17:15 - 06:25 BRU (J+1) Flight Back dim 29-juil Maison vers 8:30 Arrival
D’avance, merci pour vos réponses.
Jean, Fanny et Ernest.
Projet de tour du monde English translation pending
Bonsoir à tous
Je m'appelle Rudy, je viens tout juste de m'inscrire (je remplirais tous ce qu'il y a à remplir plus tard). Je fais appel à vous parce que comme vous, je rêve (pour ne pas dire je fantasme) sur un tour du monde depuis tout petit. D'autant plus que je sais qu'il y en a qui ont déjà eu le privilège de le faire.
Je ne fais pas dans l'original, certainement que ce sujet à déjà été abordé. Mais peut que mes considérations auront la faveur de vos témoignages.
J'ai 24 ans, j'ai enfin un boulot stable et donc je peux me permettre de mettre en place financièrement mon tour du monde (en fait, je veux m'axer sur une zone du globe) tant espéré depuis la petite enfance.
Je me donne beaucoup de temps pour pourvoir le faire dans de bonnes conditions (j'aimerais partir vers mes 27-28ans pour une période de 1 à 2 ans). Pour cela je fais appel à vous pour m'indiquer les choses à faire et ne pas faire pour faire mon tour du monde en profitant (administrativement, médicalement et autre).
Si vous voulez, je ne veux pas me faire un "Pékin Express" mais pas non plus une gentille ballade "Club Med". J'aimerais pouvoir allier l'utile à l'agréable, responsabiliser ma cause qui pourrait être écologique, "humanitaire", archéologique ou que sais-je. Parce que, bien évidemment, mon entourage n'est absolument pas d'accord avec ça avec tous les enlèvements et les fous furieux qu'il y a dans le monde selon eux (ce qui leur prouverait le bien fondé de mon projet). Ils pensent que ce n'est qu'une lubie dont nous rêvons tous à un moment donné mais que ça va me passer.
Mais tous ceci est un projet que je vais réaliser (c'est sûr à 32145682% maintenant) peu importe ce qu'il m'arrivera mais il y a tant de choses à faire et préparer en amont que des conseils seraient les bienvenus (à commencer par la zone du globe sur laquelle je veux m'axer).
Au plaisir de vous lire. Rudy
Je m'appelle Rudy, je viens tout juste de m'inscrire (je remplirais tous ce qu'il y a à remplir plus tard). Je fais appel à vous parce que comme vous, je rêve (pour ne pas dire je fantasme) sur un tour du monde depuis tout petit. D'autant plus que je sais qu'il y en a qui ont déjà eu le privilège de le faire.
Je ne fais pas dans l'original, certainement que ce sujet à déjà été abordé. Mais peut que mes considérations auront la faveur de vos témoignages.
J'ai 24 ans, j'ai enfin un boulot stable et donc je peux me permettre de mettre en place financièrement mon tour du monde (en fait, je veux m'axer sur une zone du globe) tant espéré depuis la petite enfance.
Je me donne beaucoup de temps pour pourvoir le faire dans de bonnes conditions (j'aimerais partir vers mes 27-28ans pour une période de 1 à 2 ans). Pour cela je fais appel à vous pour m'indiquer les choses à faire et ne pas faire pour faire mon tour du monde en profitant (administrativement, médicalement et autre).
Si vous voulez, je ne veux pas me faire un "Pékin Express" mais pas non plus une gentille ballade "Club Med". J'aimerais pouvoir allier l'utile à l'agréable, responsabiliser ma cause qui pourrait être écologique, "humanitaire", archéologique ou que sais-je. Parce que, bien évidemment, mon entourage n'est absolument pas d'accord avec ça avec tous les enlèvements et les fous furieux qu'il y a dans le monde selon eux (ce qui leur prouverait le bien fondé de mon projet). Ils pensent que ce n'est qu'une lubie dont nous rêvons tous à un moment donné mais que ça va me passer.
Mais tous ceci est un projet que je vais réaliser (c'est sûr à 32145682% maintenant) peu importe ce qu'il m'arrivera mais il y a tant de choses à faire et préparer en amont que des conseils seraient les bienvenus (à commencer par la zone du globe sur laquelle je veux m'axer).
Au plaisir de vous lire. Rudy
Voyage à vélos, trois personnes en Thaïlande-Cambodge English translation pending
Bonjour à tous,
Nous partons en Thaïlande et au Cambodge durant 2 mois. On veut faire notre itinéraire à Vélos, mais on hésite à l'acheter en France ou à notre arrivée à Bangkok ?
Notre budget étant restreint quelle solutions est la plus simple ? Connaissez vous éventuellement des adresses à Bangkok ?
Merci d'avance pour vos réponses
A bientôt
Conseil pour organiser un voyage en Californie English translation pending
Bonjour à tous, cet été moi et mon ami sommes partis en Floride à Orlando visiter Walt Disney World et d'autres parcs. Là bas pendant 4 jours nous avons loué une voiture pour ce rendre dans les parcs de seaworld et universal mais aussi passer une journée dans les outlets. Et quel plaisir de ne pas dépendre des navettes.
C'est pourquoi je viens vers vous pour avoir votre aide.😊
Nous aimerions visiter la côte ouest des USA (Los Angeles, Las Vegas, le Grand Canyon...), et c'est vrai que d'avoir son propre véhicule est bien plus agréable que de respecter un timing, d'attendre un bus où d'avoir une heure pour faire du shopping.
Bref combien de temps avant de partir dois je commencer à m'organiser (itinéraire, réservation...) ?
Aussi la langue est une grosse barrière🤪 pour nous. Peut-être pour une première fois me conseilleriez vous de partir avec une agence et que tous soit organisé sur place ?😕
Merci d'avance à tous de votre aide.😉
Nous aimerions visiter la côte ouest des USA (Los Angeles, Las Vegas, le Grand Canyon...), et c'est vrai que d'avoir son propre véhicule est bien plus agréable que de respecter un timing, d'attendre un bus où d'avoir une heure pour faire du shopping.
Bref combien de temps avant de partir dois je commencer à m'organiser (itinéraire, réservation...) ?
Aussi la langue est une grosse barrière🤪 pour nous. Peut-être pour une première fois me conseilleriez vous de partir avec une agence et que tous soit organisé sur place ?😕
Merci d'avance à tous de votre aide.😉
Observation des loups, ours, caribous au Québec English translation pending
bonjour mon mari et moi faisons un voyage de noce au quebec du 25/08 au 08/09/12 et aimerions observer les animaux dans des parcs naturels
connaissez vous des endroits , sites, ou l on pourrai rencontrer ces animaux a l etat sauvage ou parc proteges
merci beaucoup pour vos reponses!!!
Suisse: trouver une assurance voyage sans assurance maladie? English translation pending
Salut à tous!
Je pars le 19 janvier pour quelques mois en Asie du Sud-est ainsi qu'en Nouvelle-Zélande.
A cet effet, j'ai enlevé mes papiers du contrôle des habitants en annonçant mon départ du pays, ce qui me permet de ne plus payer le prix exhorbitant de mon assurance maladie. Le souci, c'est que je n'arrive pas à trouver une assurance voyages qui n'agisse pas simplement en complément de l'assurance maladie de base (par exemple Elvia, Livret ETI, etc.). Il faut être assuré en Suisse pour pouvoir souscrire à ces assurances.
En gros, je cherche ça http://www.roundtheworldinsurance.co.uk/ mais avec possibilité d'y souscrire pour les suisses (ils n'acceptent que les ressortissants de l'UE). Pouvez-vous m'aider?
Merci d'avance.
Julien
Je pars le 19 janvier pour quelques mois en Asie du Sud-est ainsi qu'en Nouvelle-Zélande.
A cet effet, j'ai enlevé mes papiers du contrôle des habitants en annonçant mon départ du pays, ce qui me permet de ne plus payer le prix exhorbitant de mon assurance maladie. Le souci, c'est que je n'arrive pas à trouver une assurance voyages qui n'agisse pas simplement en complément de l'assurance maladie de base (par exemple Elvia, Livret ETI, etc.). Il faut être assuré en Suisse pour pouvoir souscrire à ces assurances.
En gros, je cherche ça http://www.roundtheworldinsurance.co.uk/ mais avec possibilité d'y souscrire pour les suisses (ils n'acceptent que les ressortissants de l'UE). Pouvez-vous m'aider?
Merci d'avance.
Julien
Mon dernier voyage en Tunisie English translation pending
Bonjour,
Je suis membre de VF de longue date et un adepte de la Tunisie, avec au moins 2 voyages par an depuis près de 15 ans.
Mes derniers séjours remontaient à 11/2010, 02/2011 et 07/2011.
J'avais déjà noté une évolution notable en juillet dernier, mais on pouvait mettre ceci sur l'actualité récentes des évènements.
J'ai effectué un nouveau séjour en Tunisie de 2 semaines fin novembre/début décembre 2011.
Toujours le même périple: Tunis/Sousse/Douz et retour avec une voiture de location prise à l'aéroport.
Je vous livre mes impressions personnelles.
A l'aéroport de Tunis/Carthage, rien n'a changé, et pour une fois la voiture Camelcar était récente et presque propre...
Par contre, il m'a été trrès difficile de me rendre au centre de Tunis afin de pénétrer dans la médina. Les belles avenues sont occupées par des chars et chevaux de frise, ou à alors par des manifestants et par les forces de l'ordre...
Plus on approche de la médina, et plus c'est devenu la cour des miracles...
La circulation est de +en+ anarchique et plus personne ne respecte plus personne, ni les plus élémentaires règles de prudence. On s'approche de la circulation libanaise...
A Sousse la plupart des hotels et restaurants sont fermés, faute d'activité. Bien plus que l'an dernier à la même époque!
Les rares touristes sont des familles entières de Libyens fortunés qui semblent avoir déserté leurs pays depuis sa "libération"! Cela fait les affaires de certains hotels et des grands magasins (Monoprix) mais pas des petites commerçants.
Le souk est encore animé, mais pas par les clients!
A Hammamet et Nabeul, c'est le désert total... J'ai compté 10 touristes occidentaux à la médina de Nabeul! Idem, pour Monastir et Madhia. A Kairouan, il n'ya même plus les habituels rabatteurs en mobylette... Sfax vit encore presque normalement, car ce n'est pas une ville touristique!
Douz semble de plus en plus perdu et dans un autre monde, les touristes de l'Est (qui étaient encore nombreux cet été) ont eux aussi abandonné...
Résultat, faute de travail, les hommes sont de +en+ nombreux au café, et les mendiants et fouilleurs de poubelles semblent se multiplier à la vitesse de la lumière...
La révolte gronde toujours à Kasserine et Sidibouzid, de nombreuses manifestations, presque quotidiennes.
Les tags "Bena Ali dégage" ont été remplacés par "laïcité dégage" et la "religion c'est tout". De nombreux lycées et universités sont en grève, soit du fait des élèves qui veulent la démissions des profs femmes non voilées, ou l'intégration du temps de prière pendant les cours, soit du fait des profs qui s'opposent aux demandes et agressions. La définition de la nouvelle constitution semble laborieuse, tout comme la nomination des hauts responsables qui cultivent eux aussi le culte de la personnalité avec des images et affiches un peu partout...
L'information et l'accès à une information objective devient aussi difficile car les articles négatifs se faisaient chaque jour plus discrets au bénéfice de discours à la gloire de la Constituante... (La Presse, le Temps, RTCI) Les Tunisiens du peuple sont toujours aussi accueillants, et désireux de bien faire, mais ils souffrent financièrement.
En résumé, je ne retrouve plus ce que j'aimais tant en Tunisie, et je ne peux que constater la dégradation économique du pays, et la montée vertigineuse de la pauvreté.
La Tunisie devient un pays de plus en plus religieux, et c'est normal. Cela semble être le choix des 50% de Tunisiens qui sont allés voter le 23/10, car les votants ont choisi le parti de frères musulmans pour près de 30% d'entre eux. C'est leur choix, et je le respecte.
Personnellement, je n'ai pas retrouvé pour ce dernier voyage, la "magie" de mes séjours antérieurs. C'est mon avis. Je ne programme donc pas un autre voyage en Tunisie pour les années à venir. Cela me désole.
J'insiste sur le fait que ce ressenti provient de mon vécu au cours d'un voyage en individuel. Je pense que ceux qui restent à la piscine de leur hotel, et ne font que quelques excursions en bus auront une vision différente. Je n'ai fait aucune critique sur les élections, ni sur la démocratie à la mode Tunisienne, ni sur la religion. Je ne veux donc pas rentrer sur une quelconque polémique sur ces sujets.
A Hammamet et Nabeul, c'est le désert total... J'ai compté 10 touristes occidentaux à la médina de Nabeul! Idem, pour Monastir et Madhia. A Kairouan, il n'ya même plus les habituels rabatteurs en mobylette... Sfax vit encore presque normalement, car ce n'est pas une ville touristique!
Douz semble de plus en plus perdu et dans un autre monde, les touristes de l'Est (qui étaient encore nombreux cet été) ont eux aussi abandonné...
Résultat, faute de travail, les hommes sont de +en+ nombreux au café, et les mendiants et fouilleurs de poubelles semblent se multiplier à la vitesse de la lumière...
La révolte gronde toujours à Kasserine et Sidibouzid, de nombreuses manifestations, presque quotidiennes.
Les tags "Bena Ali dégage" ont été remplacés par "laïcité dégage" et la "religion c'est tout". De nombreux lycées et universités sont en grève, soit du fait des élèves qui veulent la démissions des profs femmes non voilées, ou l'intégration du temps de prière pendant les cours, soit du fait des profs qui s'opposent aux demandes et agressions. La définition de la nouvelle constitution semble laborieuse, tout comme la nomination des hauts responsables qui cultivent eux aussi le culte de la personnalité avec des images et affiches un peu partout...
L'information et l'accès à une information objective devient aussi difficile car les articles négatifs se faisaient chaque jour plus discrets au bénéfice de discours à la gloire de la Constituante... (La Presse, le Temps, RTCI) Les Tunisiens du peuple sont toujours aussi accueillants, et désireux de bien faire, mais ils souffrent financièrement.
En résumé, je ne retrouve plus ce que j'aimais tant en Tunisie, et je ne peux que constater la dégradation économique du pays, et la montée vertigineuse de la pauvreté.
La Tunisie devient un pays de plus en plus religieux, et c'est normal. Cela semble être le choix des 50% de Tunisiens qui sont allés voter le 23/10, car les votants ont choisi le parti de frères musulmans pour près de 30% d'entre eux. C'est leur choix, et je le respecte.
Personnellement, je n'ai pas retrouvé pour ce dernier voyage, la "magie" de mes séjours antérieurs. C'est mon avis. Je ne programme donc pas un autre voyage en Tunisie pour les années à venir. Cela me désole.
J'insiste sur le fait que ce ressenti provient de mon vécu au cours d'un voyage en individuel. Je pense que ceux qui restent à la piscine de leur hotel, et ne font que quelques excursions en bus auront une vision différente. Je n'ai fait aucune critique sur les élections, ni sur la démocratie à la mode Tunisienne, ni sur la religion. Je ne veux donc pas rentrer sur une quelconque polémique sur ces sujets.
Compte-rendu de croisière "Retour en Terre Sainte" sur le Celebrity Silhouette (7 au 22 octobre 2011) English translation pending
Croisière Celebrity Silhouette Terre sainte Du 7 au 22 octobre 2011
Un mot sur nous : J’ai fait cette croisière avec ma mère, ma fidèle compagne de voyage. Je suis dans la quarantaine et cette croisière était ma 23e! Avant de voyager en croisière, j’ai aussi parcouru l’Amérique et l’Europe en voyage terrestre de tout type.
Appréciation générale du navire: Le Silhouette est un nouveau navire qui a pris les flots en juillet 2011. Il brille encore comme un sou neuf! Dès notre montée à bord, nous avons reconnu le décor type de la classe Solstice que nous aimons tant, mais déjà, nous sentions que le personnel était extrêmement attentionné et dynamique!
La cabine : Le verre de champagne à la main, nous avons pu immédiatement nous rendre à notre cabine (6127) puisqu’on venait tout juste d’annoncer qu’elles étaient prêtes (à 13h00). Notre cabine balcon est identique à celle que nous avions eu sur l’Équinox (Aqua Class) l’an dernier, à part quelques petits détails. Le décor est contemporain, la cabine est bien aménagée, mais le rangement reste un peu insuffisant. Mais on finit par tout ranger. La salle de bain est super – avec une grande douche à porte vitrée (pas de rideau collant qui nous étreint tout le temps!!) et plusieurs armoires et petits tiroirs pour ranger tous les petits pots de crème de deux dames en vacances!!!
Dès notre première nuit, nous avons vite réalisé que la situation de notre cabine serait problématique… nous étions en fait, juste en haut du théâtre, et aussitôt que l’orchestre jouait, on avait vraiment l’impression d’avoir le bassiste dans notre lit… J’ai téléphoné au Desk pour les aviser de ce petit problème, mais évidemment, il ne pouvait y faire grand chose. On n’a bien fini par s’endormir, mais je savais bien que cette situation risquait de rendre notre croisière un peu épuisante! Dès le lendemain après-midi, au retour de notre première escale, je suis allée au Service à la clientèle pour voir ce qui pouvait être fait et à ma grande surprise, on m’a donné deux choix : 1) nous pouvons demander à ce que le régisseur baisse la basse du système de son ou 2) nous pouvons vous changer de cabine. Ah bon? Je croyais que le bateau était plein? Il l’est, mais nous avons une cabine balcon pour laquelle les passagers ne sont pas présentés… Après avoir vérifié la situation de la cabine, j’ai sauté sur l’occasion! Cabine 9215, sur le ‘hump’ du bateau – la partie qui ressort, et donc avec un beau balcon double. En plus, la cabine est juste en face des ascenseurs de l’atrium, ce qui est beaucoup plus pratique! J’étais aux anges! En plus, pas besoin de trop se casser la tête pour déménager, un garçon de cabine est mis à notre disposition pour faire le transfert de nos choses. Quelle différence de service de notre dernière croisière avec Princess… Notre nouvelle cabine était identique, à l’exception du beau grand balcon.
En cabine, le service a été impeccable. Notre équipe de chambre était attentive à tous nos besoins, toujours disponibles – rien à redire!
Les restaurants : Pour ceux et celles qui suivent mes aventures, vous vous souviendrez peut-être de ma réserve quant au buffet de l’Équinox. Peut-être étais-je dans de meilleures dispositions cette année, mais franchement, je n’ai rien à redire. Le buffet était extra – tant au niveau de la variété du déjeuner, lunch et souper, que sur la propreté, la disponibilité et surtout sur la qualité des aliments. C’était impeccable.
La salle à manger principale – Grande Cuvée, nous a aussi offert un menu varié de très haute qualité. Le menu classique offert tous les soirs est aussi très intéressant et offre les grands favoris comme la soupe à l’oignon gratinée, la bisque de homard, les escargots, la salade césar, cocktail de crevettes, poulet grillé, saumon ou steak. Nous avons eu de belles présentations et d’excellents plats à tous les soirs. La seule faiblesse à mon avis était les poissons, un peu trop cuits à mon goût. Le service était extraordinaire! De la sommelière thaïe qui dès le premier jour a retenu nos préférences et qui apportait sans même demander notre numéro de chambre notre vin dès notre arrivée, à notre équipe de service menée de main de maître par Conrad, un indien des plus polis et serviable. Bien que nous ayons choisi le ‘Anytime Dining’, nous allions souper vers 19h00-19h30 tous les soirs. L’hôtesse a rapidement découvert notre ‘pattern’ et nous a réservé la même table tous les soirs. Une attention bien appréciée! J’avais un peu peur de m’ennuyer du BLU, lequel nous avions tellement aimé l’an dernier, mais franchement, j’ai été tout aussi satisfaite dans la salle à manger principale où le choix est meilleur qu’au BLU.
Nous n’avons essayé qu’un seul restaurant de spécialité : le QSine. Le coût de 40$ par personne est bien justifié car plus qu’un repas, la soirée au QSine nous offre aussi un divertissement… le repas est composé de petits plats de différentes origines que nous commandons à partir d’un I-Pad. Les plats sont faits pour être partagés – donc plus on est de convives, plus c’est amusant car on peut prendre une bouchée de tout. À deux, ça pourrait être plus difficile car ça fait beaucoup de nourriture, et on goûterait à moins de choses. Les présentations sont éclatées et contribuent à l’euphorie de cette soirée. Le vin y est aussi surement pour quelque chose! Il faut planifier un bon 3-4 heures si on veut profiter de l’expérience sans se faire gaver comme des oies! Une expérience à vivre au moins une fois. Ne ratez pas les crevettes disco, les sushis en suçon, M’s favorites (une série de mezze méditerranéens), et évidemment, les cupcakes qu’on fait soit même avec des bonbons de toutes sortes et des Pop-Rocks! Capotant!
Nous avons pris plusieurs déjeuners et lunch à la salle à manger principale, encore une fois, service impeccable et menu toujours intéressant. Souvent bien plus agréable que d’aller faire la ligne au buffet.
Quant au service aux chambres, nous avons eu un excellent service toujours ponctuel. On nous téléphone quelques minutes avant l’arrivée du déjeuner, question de se préparer un peu et d’être présentable! Les demandes spéciales inscrites sur la carte sont toujours honorées.
Captain’s Club : Cette croisière était la première pour nous avec le statut Élite! Nous avons pu bénéficier de plusieurs des avantages accordés aux membres du Captain’s Club : - Embarquement prioritaire vraiment efficace – aucune attente! - Forfait internet de 90 minutes gratuites (un par personne) - Dégustation de vin, toujours intéressant - 30 items de lavages par personne - 2 items pressés par personne - Petit déjeuner continental avec cafés de spécialités; ce petit déjeuner avait lieu tous les matins au Tuscan Grill. Mais il faut consommer les cafés sur place… je pensais pouvoir aller m’en chercher un pour savourer en cabine, mais pas possible… - Mais l’avantage le plus agréable est le cocktail 5 à 7 au Sky Lounge. Nous avons eu droit à ce cocktail 10 soirs sur 12 – pas disponible le soir d’embarquement et le soir de la soirée des officiers. Une gamme complète de cocktail, vins et bière sont disponible avec des hors d’œuvres chauds et froids. Bien agréable après une journée d’excursion. Nous y sommes allés presqu’à tous les soirs, à part nos jours en Israël où nous sommes rentrés tard. L’hôtesse, Juliana, une gentille brésilienne, était disponible à tous les jours au déjeuner, au cocktail ou à son bureau. Elle s’assurait de dire bonjour à tout le monde et c’est avec elle que nous avons réservé notre passage ouvert. Elle nous a donné un excellent service.
Lieux publics: Ce qui particularise cette classe de navire est le grand nombre de salons, de bars et de restaurants. Tous offrent des sièges confortables et il est très facile de trouver un coin pour faire du ‘people watching’ ou pour faire un brin de lecture! De plus, le navire est l’hôte d’une collection imposante d’œuvres d’art contemporain intéressante – d’ailleurs, un petit livre avec la collection complète est disponible dans notre cabine. Ça vaut la peine d’y jeter un coup d’œil.
L’atrium est l’hôte de plusieurs petits coins tranquillité : - au pont 10, on retrouve la librairie, toujours bien garnie mais avec peu de livres français - au pont 9, on retrouve le salon de cartes, toujours très achalandé, avec des jeux de cartes et de société, en plus des sudokus et mots croisés quotidiens (avis aux amateurs, ils sont vraiment difficiles…) - au pont 7-8, un nouveau salon, le Hideaway. Un salon amusant et tranquille avec toutes sortes d’alcôves et de sièges futuristes dans lesquels on peut se nicher! En plus, une station café y est installée – très pratique pour une pause café sans avoir à aller au buffet! - au pont 6, c’est le ILounge, le café internet. Tout en MAC!!! Quel bonheur… J’avoue qu’au début de la croisière c’était un peu infernal car il y avait une file incroyable… mais après deux jours, ça c’est calmé et le staff était très très accommodant et patient!
Le pont 5 est le pont des belles boutiques : Michael Kors, Bvlgari, etc. On y retrouve aussi le Bistro on Five, le Café El Bacio où on peut avoir des desserts à toutes heures du jour (gratuit) et des cafés spécialités ($), et la Gelateria ($). C’est sur ce pont qu’on retrouve aussi les restos de spécialités, le Michael’s Club, l’Agence de voyage etc. Vers le devant du bateau, on retrouve le Central, le cinéma et salle de conférence ainsi que l’accès à la mezzanine du grand Théâtre.
Au pont 4, on peut aller prendre un verre au Martini Bar, toujours bien occupé, ou au bar à vin Cellar Master, qui offre un bar à vin hallucinant où un peut goûter une panoplie de vins à l’once grâce à un système de distribution automatique avec carte à puce ($)! C’est ici qu’on peut aussi magasiner dans les différentes boutiques plus abordables, ou encore aller jouer au casino. Vers le devant du bateau, on retrouve la discothèque Quasar et le grand Théâtre. Le Lawn Club est différent de celui de l’Équinox. L’atelier de verre soufflé a disparu. On peut maintenant prendre tous nos repas ($) sur le 15e pont. Le Porch est un petit café installé tout en haut qui sert des paninis déjeuners et lunch (5$). On peut aussi réserver au Lawn Club Grill pour un repas de grillades. Des alcôves ont été aménagées autour de la pelouse – ces alcôves peuvent être louées à la journée (99$ pour les jours d’escales, 149$ pour les jours en mer), pour de 2 à 4 personnes, avec I-Pad et repas pique-nique. On peut toujours jouer à différents jeux de gazon comme le bocce, les fers etc.
Bien que la température ait été tout à fait propice à la baignade, je n’ai pas fait l’essai des piscines… toutefois, le Solarium est toujours un endroit absolument divin pour passer un après-midi à relaxer! Avec ses nombreuses chaises longues bien coussinées, et les divers fauteuils, ainsi qu’une musique d’ambiance douce, c’est l’endroit tout indiqué pour une petite sieste!
Divertissement : Les spectacles avaient lieu à 20h30 et 22h45. Comme nous soupions vers 19h30, il nous était pratiquement impossible d’attraper la première représentation, et la deuxième était définitivement trop tard…nous avions quand même un itinéraire assez chargé et on devait se lever assez tôt! Nous avons vu une chanteuse, assez moche… plutôt que de sombrer dans un sommeil profond, on a décidé de se sauver après quelques chansons. Nous avons aussi assisté au dernier spectacle avec une série d’artistes – on y a vu un excellent flutiste et un groupe de style Barber Shop intéressant.
En conclusion : Nous avons adoré le Silhouette, encore plus que l’Équinox l’an dernier. Le navire est magnifique, la nourriture excellente, et le service hors pair! Quoi demander de plus? Ah oui, un itinéraire unique et des compagnons de voyage adorables!!!!
Séjour Pré-croisière à Rome : Comme la croisière partait un lundi, j’ai décidé de maximiser mes vacances et de passer quelques jours à Rome avant la croisière, question de passer par dessus notre décalage ‘horreur’ et aussi d’en profiter pour aller voir nos amis de Rome. Après moult recherches et discussions, nous avons décidé de choisir un hôtel en plein centre de Rome, près de la Piazza Spagna. Cette situation nous a permis de profiter pleinement de notre temps là bas et de pouvoir découvrir ce quartier à pieds. Notre choix s’est arrêté sur l’Hôtel Forte, sur la Via Margutta, une petite rue avec de jolis restaurants et de magnifiques boutiques d’antiquités. Distance des marches d’Espagne : 1 minute!!! C’était vraiment super car nous étions près de l’action mais sur une rue tranquille. C’est un petit hôtel situé au 2e étage. Un autre hôtel plus luxueux se logeait au 4 et 5e étage. Un tout petit ascenseur dans une cage grillagée nous rappelait les vieux films français et nous menait au lobby de l’hôtel. Les chambres étaient plutôt petite mais par chance, nous avons eu une chambre triple qui nous a permis d’installer nos deux valises sur le petit lit… La salle de bain était de bonne taille avec un grand bain, douche, bidet etc. Un bon petit déjeuner nous était offert avec une charmante mama italienne pour nous faire le petit café du matin! Comme partout en Italie, on peut obtenir de bons escomptes si on paye comptant – pas surprenant que ce pays soit en chaos économique… J’avais donc opté pour payer comptant. A part une altercation avec la dame de service à notre départ qui avait mal compté l’argent que je lui ai remis, le service était bien. Somme toute, je recommanderais cet hôtel ne serait-ce que pour sa situation idéale. J’avais réservé l’hôtel directement par le site web : http://www.hotelforte.com/eng/home.htm
Après trois visites à Rome et plusieurs tentatives, nous avons enfin visité la Galleria Borghèse où on peut retrouver la plus belle collection de sculptures de Bernini, des œuvres absolument célestes! C’est qu’il faut réserver les billets au moins une semaine à l’avance – ce que j’avais fait cette fois par internet avant de partir. http://www.ticketeria.it/ticketeria/borghese-regolamento-eng.asp#
Nous avons visité le quartier, Piazza di Spagna, Via Condotti, avec ses boutiques chics, Via Babuino, la Piazza del Popolo. J’ai aussi payé une petite visite à la fontaine de Trevi, on ne peut s’empêcher d’aller la voir et la revoir et la magnifique fontaine du Triton. Nous avons vu plusieurs églises magnifiques… à Rome, il y en a pratiquement à tous les coins de rue!
Nous avons fait un festin de spécialités romaines : tortellini al tartufo, saltimbocca romana et tiramisu dans un resto de la Via Margutta : Osteria Margutta. Ce restaurant était recommandé dans mon guide Lonely Planet, et se trouvait tout juste à côté de notre hôtel… c’était parfait et délicieux! http://www.osteriamargutta.it/
Nous avons aussi passé notre dimanche soir avec nos amis romains qui nous ont fait découvrir leur pizzeria préférée à Rome : la pizzeria Ciro sur la Via della Mercede. http://www.pizzaciro.it/
J’ai aussi couru les cafés afin de me régaler des espresso italiens… déformation professionnelle… Je n’ai pas pu tous les faire, mais j’ai réussi à prendre un petit noir au Caffè Greco sur Via Condotti, le plus vieux café de Rome!
Nos transferts ont été assurés par Rome Shuttle Limousine. J’avais tout réservé par internet et avais choisi cette compagnie car elle me permettait de payer sur place avec carte de crédit. À notre arrivée à FCO, le chauffeur nous attendait avec mon nom sur une pancarte et sa voiture, une Mercedès neuve était en parfait état. Par contre le chauffeur qui est venu nous chercher pour se rendre au port, était d’une compagnie différente… notre compagnie manquait de voiture et a demandé à une autre de les dépanner… tout a bien fini, mais ça nous a créé un peu d’angoisse car sa voiture n’était pas en bon état, et en plus, il ne voulait pas prendre ma carte de crédit. Mais après avoir obstinément dit que je n’irais pas au guichet, il a fini par trouver une solution. Le proprio est venu nous rencontrer au poste de péage sur l’autoroute avec une machine à carte de crédit. J’ai envoyé un courriel à la compagnie et lui ai dit que je n’avais pas apprécié le tacot et le service… au retour, nous avons eu le même chauffeur que notre premier transfert avec sa belle Mercedès! Donc je ne leur en tiens pas trop rigueur. Au final, nous avons eu tous les services promis. Le tarif de l’aéroport au centre de Rome – 40 Euros Du centre de Rome à Civitavecchia – 110 Euros De Civitavecchia à l’aéroport – 110 Euros http://www.romeshuttlelimousine.com/
Première escale : Palerme, Sicile – 11 octobre 2011 – Soleil – 24C
À notre réveil, vers 7h00, nous avons eu droit à un magnifique lever du jour qui illumine les côtes de la Sicile… ça commence bien! Petit déjeuner sur le balcon – un peu frisquet, mais la vue est magnifique. Le Silhouette vient doucement prendre sa place au port à côté du MSC Splendida, déjà bien installé.
Le couple d’ami avec qui nous avons fait cette croisière nous avait déniché un tour privé avec un opérateur local. Alors, tel que convenu, nous les avons rencontrés à 8h45 pile afin d’aller retrouver notre guide-chauffeur pour notre journée à Palerme. Le lieu de rencontre était au pied de la statue dans le port… sauf que au port, il y en a 2 statues… on se rend à la première, personne. Notre ami va voir à la deuxième, non plus… Les amis commencent à s’inquiéter un peu, et vont ici et là à la recherche de notre fameux chauffeur. Après une quinzaine de minutes, un retourne vers le bateau pour voir si nous ne l’avions pas manqué au pied de la passerelle, tandis que l’autre part à la recherche d’un téléphone pour le rejoindre. Finalement, la pêche a été fructueuse et notre amie revient avec notre Alessandro… Aussitôt, elle repart pour aller retrouver son mari… Au bout d’une vingtaine de minute, nous retrouvons tous nos poussins et pouvons enfin prendre la route… on a eu une petite frousse momentané, mais tout est bien qui finit bien, et le bonus c’est qu’Alessandro parle un très bon français! Nous embarquons dans le minibus – on ne se chicanera pas aujourd’hui car il y a de la place en masse – direction Monreale.
À environ 8 km de Palerme, il n’y a plus vraiment de distinction entre les deux villes qui se rejoignent maintenant. Mais Monreale est tout en haut des montagnes qui encerclent Palerme. Le point d’intérêt principal est la cathédrale et son cloître. En fait, toute la ville s’est construite autour de l’abbaye bénédictine fondée par le roi normand Guillaume II au 12e s. L’intérieur de la cathédrale est éblouissant. Des mosaïques dorées datant du 12e-13e s. recouvrent les voûtes et les parois de l’église. Elles racontent les histoires de l’Ancien et du Nouveau Testament – dont ma préférée, celle de l’arche de Noé. Au dessus de l’autel, la mosaïque du Christ bénissant est franchement envoûtante, même pour les plus cyniques d’entre nous. Le cloître quant à lui offre une vue intéressante sur les toits de la cathédrale. Mais le point fort est que chacune des colonnes l’entourant offre un motif différent et leurs chapiteaux sont aussi très uniques avec des représentations animales, florales et humaines. Ça me rappelle beaucoup le cloître de Dubrovnik. Après la visite, nous sommes allés attendre notre chauffeur sur un belvédère donnant sur la plaine palermitaine appelée Conca d’Oro, ou la plaine d’or. On lui donne ce nom car autrefois, elle était planté de citronniers et d’orangers ce qui lui donnait une couleur dorée. (Entrée pour la cathédrale et le cloître de Monreale : 6 euros, et pour les +65 ans gratuit).
Nous retournons vers Palerme pour aller visiter les catacombes. Nous arrivons Piazza Cappuccini, car ce sont les catacombes des moines capucins, et alors là… surprise ! Nous ne savions pas trop à quoi s’attendre, à part peut-être une série de tunnels creusés dans le roc. Mais ces couloirs sous terrains accueillent plus de 8000 cadavres momifiés… oui, des cadavres ! Ils sont tous exposés, accrochés au mur ou couchés sur une tablette, vêtus de leurs plus beaux vêtements. Au premier coup d’œil, on avait l’impression d’être dans une maison hantée de mauvais goût d’une fête foraine… mais au fur et à mesure que l’on avance dans ces couloirs, nous réalisons que ce sont de vrais squelettes… Ils sont classés par catégories : les enfants, les femmes, les professionnels, le clergé, les soldats… vraiment, très très macabre. Malgré tout, nous ne regrettons pas cette visite car aucun d’entre nous n’a jamais vu quelque chose comme ça… c’est vraiment unique ! (Entrée pour les catacombes 3 euros).
À la sortie, mon amie et moi allons prendre quelques photos d’un joli petit marché juste en face. De retour au minibus, nous voyons plusieurs personnes dans le bus… que ce passe-t-il ? Je suis prise d’une petite panique de voir ma mère assise au milieu de ces messieurs siciliens… Alessandro nous dit que ce sont des policiers ( ?) qui viennent faire l’inspection de ses permis… bon… on goûte à la police sicilienne… notre chauffeur aurait-il oublié de payer sa cotisation à la bonne cause ??? Ma mère et mon amie ont la folle envie de faire une scène, mais dans les circonstances, s’abstiennent… bonne idée ! Mais nos messieurs nous font perdre un bon 45 minutes… Ils prennent en note toutes les informations du passeport de notre ami, rédigent des constats à n’en plus finir… Le problème, c’est que notre papier de réservation est en anglais, pas en italien, et ces messieurs ne parlent ni ne lisent l’anglais. Il nous faut le papier en italien !!! Quels emmerdeurs… Alessandro s’en tire avec un avis de produire le dit papier en italien dans les 30 jours, sinon… Mais que serait un voyage sans mésaventures ! Surtout quand on voyage avec une princesse et son chat !
On finit par repartir, cette fois pour aller visiter le palais des Normands. Le palais est toutefois fermé pour les visites, mais heureusement, la chapelle Palatine, le clou de cette visite, est ouverte. Bâtie sous le règne de Roger II, entre 1130-1140, elle présente une décoration presque décadente de style arabo-normand. Les mosaïques byzantines étincelantes d’or sont encore plus impressionnantes que celles d’Istanbul ou de Monreale. Un peu déçue de voir une pancarte interdisant les photos, ma crainte est vite oubliée quand nous entrons et voyons les centaines de touristes caméra à la main cliquant à tout vent ! On s’en est donc donné à cœur joie nous aussi ! (Entrée chapelle Palatine 7 euros, +65 ans gratuit).
Il est maintenant temps d’aller faire bombance… toutes ces émotions nous ont creusé l’appétit. Alessandro nous amène dans la vieille ville dans une pizzeria : Ristorante Palazzo Trabucco. Nous profitons de la belle terrasse couverte et nous régalons de pizzas avec une bonne bière.
Avant de monter sur le Monte Pelligrino, un mont calcaire de 606m qui surplombe Palermo, nous faisons un bref arrêt pour voir la cathédrale de style siculo-normand. Mais on commence à faire une overdose de cathédrale, donc on décide de ne pas la visiter et on file vers la montagne. Tout en haut, le sanctuaire de Ste-Rosalie, la patronne de Palerme, est creusé à même le roc. L’église est donc comme une grotte. La montée et la descente sur une route en tête d’épingle nous donne, en plus d’un certain vertige, une vue imprenable sur Palerme et la Conca d’Oro.
Après un petit arrêt ravitaillement pour faire provision d’eau, nous retournons au port, très satisfaits de notre première escale et de ses quelques mésaventures !
De retour sur le bateau, j’ai immédiatement été voir le Service aux passagers pour discuter de notre cabine bruyante. Mais vous connaissez déjà l’histoire ! Nous avons réussi à tout déménager avant de se rendre au cocktail pour rejoindre nos amis à 18h00 !
Haïfa, Israël – Côte Ouest : Megiddo, Césarée, Jaffa, Tel-Aviv et Haïfa – 14 octobre 2011 – Soleil – 25C
Nos deux journées en mer nous ont permis de relaxer, de profiter du navire et de ses activités. Nous avons participé à la dégustation de vin réservée aux membres Elite. Cette fois-ci nous avons dégusté un blanc, rosé et deux rouges. Une belle dégustation toujours intéressante ! De plus, nous avons assisté à quelques présentations de la conférencière invitée, Mary O’Neill de l’institut Smithsonian de Washington. Une dame très connaissante mais avec un timbre de voix, disons… un peu endormant ! J’en ai surement réveillé quelques uns quand elle a demandé à l’audience qui avait entendu parlé du syndrome de Jérusalem… et que je me suis mis à applaudir très fort, et que j’étais la seule ! Comment attirer l’attention sans le vouloir ! Finalement nous avons été au ‘Elegant Tea’ pour les membres Elite… ma seule déception de toute la croisière. C’était mal organisé, le thé était le même qu’au buffet, impossible d’avoir du lait, et en plus, après nous avoir servi les pâtisseries et les scones, ils arrivent avec le saumon fumé et les sandwiches… pas fort ! Mais ces deux journées en mer nous ont redonné l’énergie qu’on avait besoin pour nos quatre jours en Israël !
Comme nous avions 4 jours en Israël et que nous étions 4, j’avais fait les recherches nécessaires afin de trouver un guide privé qui nous accompagnerait pour toutes ces escales. Le tour opérateur que j’avais trouvé l’an dernier était déjà complet, alors j’ai dû utiliser toutes mes ressources avant de trouver notre guide via le site www.IsraelPrivateTourGuide.com qui m’a rapidement mis en contact avec Ofir Horn, un de leur guide. J’ai élaboré l’itinéraire avec les recommandations d’Ofir et après consultation avec mes compagnons de voyage afin de couvrir le plus possible durant nos quatre jours. Quelques jours avant notre départ, Ofir me contacte afin de voir si nous étions ouverts à accueillir un autre couple pour nos excursions… après confirmation que ce couple suivrait notre itinéraire, nous avons accepté en considérant que nous aurions un véhicule plus confortable et une réduction du coût.
Nous voici donc le matin du 14 octobre aux abords de Haïfa, avec un magnifique soleil qui illumine les côtes israéliennes. Le port d’Haïfa est le plus important d’Israël et les raffineries de pétrole donnent un aspect un peu trop industriel à cette belle ville qui s’étend tout autour du verdoyant Mont Carmel. Le navire vient prendre sa place au quai, juste en face des impressionnants jardins Baha’ies. Nous sommes fébriles d’enfin mettre les pieds sur la Terra santa… la terre convoitée par tant de peuples depuis des siècles !
Bien qu’une vingtaine d’autobus soient alignés au pied du Silhouette, les véhicules privés ne sont pas admis sur le port. Nous retrouvons donc notre guide sur l’esplanade du terminal, à quelques minutes de la passerelle. Il arrive à 8h30 pile, notre heure de rencontre. Il nous manque toutefois l’autre couple. Ofir finit par les retrouver, et dès que je vois leur nom sur la pancarte qu’il tient, je me doute qu’il y aura du sable dans l’engrenage… leur nom est Nathanson… un nom d’origine bien hébraïque. Ofir m’a confirmé que le couple qu’il rajoutait à notre groupe était d’origine chrétienne et partageait les mêmes intérêts que nous. En voyant l’air de la dame quand elle nous a vu, j’ai réalisé qu’elle en venait à la même conclusion… nous n’avions pas la tête de gens de confession juive ! En effet, notre super guide leur avait dit que nous étions juifs, alors qu’il nous avait dit qu’ils étaient chrétiens… Pas que ça change grand chose car nous ne voulions pas un tour religieux, mais plutôt une exploration historique, mais le fait reste qu’Ofir nous a un peu manipulé de part et d’autre afin d’avoir 6 personnes dans le groupe. Donc tout le monde était un peu sur ses ergots au moment d’embarquer dans le véhicule… et là, la madame nous dit qu’elle a mal au cœur et qu’elle devra s’asseoir en avant, tout le temps ! Oh la la… ça se passera pas comme ça… Le ton monte… Le début de cette excursion commence bien mal… Ofir tente de nous convaincre, tant bien que mal, que le tour satisfera tout le monde, juif ou chrétien, et que tout ira pour le mieux… Mais l’atmosphère est tendue. Mel, notre nouvel ami, tente lui aussi d’arriver à un compromis avec le guide… Ah oui, il nous dit aussi qu’on fera le jour 2 au jour 1, et le jour 3 au jour 4… car c’est la grande fête de Souccot durant le weekend, donc il y aura foule à Jérusalem…
Nous partons donc en direction de Megiddo, qu’on connaît sous le nom d’Armageddon, le lieu du combat final au jour de l’Apocalypse ! Ce site archéologique, un des plus importants d’Israël, fut habité de 7000 à 500 av. J.-C. et dévoile plus de 25 strates de civilisations différentes. La cité de Megiddo se situait à un endroit stratégique : on dit que sa plaine est la plus fertile de tout Israël, et elle était à la croisée des principales routes commerciales entre l'Égypte et l'Assyrie, une artère importante de l'Empire romain, la Via Maris. Du haut de la cité antique, nous voyons à l’horizon les frontières du Liban, puis le Mont Tabor, lieu de la Transfiguration du Christ. Cette montagne est facilement reconnaissable par sa forme semi-circulaire… comme le dit Ofir, si on demande à un enfant de dessiner une montagne, il dessine le Mont Tabor ! On a pu y voir d’anciennes écuries, qui dit-on aurait hébergé des milliers de chevaux. Bien qu’on les appelle les écuries de Salomon, elle serait plutôt de l’époque d’Achad, roi d’Israël en 874 av. J.-C. Afin de sortir du site, nous devons traverser la citerne. Ofir nous explique que nous devons descendre quelques marches, traverser un tunnel sous terrain d’environ 70 m, puis de remonter une vingtaine de marche… encore une belle histoire de notre super guide… On a dû descendre 180 marches, et en remonter 80 !! Pas la peine de vous dire que ma pauvre maman en a arraché un peu… Mais c’est par ce tunnel que l’eau était acheminée à une citerne tout au fond du trou, afin de la garder à l’abri des envahisseurs potentiels. Imaginez que les habitants devaient faire ce trajet tous les jours pour aller chercher l’eau pour leurs besoins quotidiens ! (Coût d’entrée au parc national de Megiddo : 22 NIS par personne, soit $6 CAD)
Après cette dépense d’énergie sous le soleil ardent, les esprits s’étaient un peu refroidis et nous avons pris la route pour notre deuxième destination de la journée : Césarée. Le village fut établi pendant la période perse (586 av. J.-C.) mais en 30 av. J.-C., il fut donné en récompense à Hérode qui y fit bâtir une large ville portuaire qu'il nomma Césarée en honneur d’Octave Auguste César. Le théâtre datant de cette époque est encore utilisé aujourd’hui pour des spectacles. On peut aussi y voir un ancien hippodrome ou cirque qui fut transformé en amphithéâtre. Un site magnifique aux abords de la mer Méditerranée… d’ailleurs, les israélites en congé ont envahis le site, et des dizaines de petits voiliers sillonnent les côtes. Un peu à l’extérieur du site, nous allons voir l’ancien aqueduc romain qui serpente la côte et ajoute à l’histoire de ce site. (Coût d’entrée au parc national de Césaré: 34 NIS par personne, soit $9 CAD)
Nous avons maintenant l’estomac dans les talons… C’est dans le vieux Jaffa que nous irons luncher. Mais nous devons faire 45 minutes de route avant d’arriver au cœur de cette vieille ville arabe, voisine de la nouvelle Tel-Aviv. Ofir nous propose un restaurant où nous pourrons goûter les spécialités : bien que le service laisse à désirer, la multitude de mezze qui arrivent sur la table nous mettent l’eau à la bouche. J’opte pour un pita falafel tandis que ma mère tente le Shawarma au poulet, mon amie grignote une petite salade et son mari se régale d’une brochette de cœurs de poulets. Le houmous est délicieux et mon falafel remporte, à mon avis, la palme du lunch ! Bien repus, nous partons à la découverte de la vieille ville de Jaffa. Nous traversons le parc de l’esplanade et du jardin HaPisga d’où nous avons une vista magnifique du front de mer de Tel-Aviv. Nous traversons le pont des Vœux où la coutume veut que nous faisions un souhait en touchant notre signe de zodiaque sur la rampe du pont, tout en regardant la mer ! Nous arrivons au cœur du vieux Jaffa, à la place Kika Kedumin. C’est de là que nous partons explorer les petites ruelles où nous verrons la maison de Simon le tanneur. C’est dans cette maison que l’apôtre Pierre aurait logé après avoir ramené Tabitha à la vie… Durant la nuit, il aurait fait un rêve dans lequel il était tenté par toutes sortes d’aliments non cachères… Dieu lui aurait alors dit que tout ce qu’il avait créé était bon pour lui. C’est dès lors que les chrétiens se distinguèrent des juifs et changèrent leur façon de manger ! Grâce à ce songe, on peut maintenant se régaler de cheeseburger, sans trop de remords… enfin, juste quelques uns !
Comme les petites rues du vieux Jaffa étaient un peu ardues, ma mère et notre nouvelle amie avaient décidé de nous attendre. Elles ont donc fait plus ample connaissance, et on a pu voir une nette amélioration de l’humeur de nos nouveaux amis, qui - je dois faire cesser le suspens - resteront des nôtres pour les 4 jours, et deviendront de bons amis ! Après cette randonnée dans cette ville presqu’aussi vieille que l’humanité, nous prenons la route pour traverser Tel-Aviv. Nous y verrons les maisons de style Bauhaus qui font sa renommée, ainsi que plusieurs des nouveaux buildings très modernes. Après tout, Tel-Aviv est toute jeune – elle a été fondée en 1909.
Nous rentrons à Haïfa par l’autoroute mais avant de rentrer au port, nous montons sur le Mont Carmel afin d’aller admirer les magnifiques terrasses des jardins Bahaï. La foi bahaïe est née d’une scission de l’islam chiite, et le Bab, le prophète bahaï, est enseveli dans le mausolée au dôme doré au centre des jardins. Étalés en 19 terrasses de part et d’autre du mausolée, et installés sur le versant du Mont Carmel, ces jardins sont considérés par plusieurs comme la huitième merveille du monde. Leur beauté donne au paysage une sérénité et une harmonie rare autant de jour qu’à la tombée de la nuit… magique ! Quelle façon de terminer cette première journée en Israël…
Haïfa, Israël – Galilée et le plateau de Golan: Nazareth, Capharnaüm, Tabgha, lac Tibériade, plateau de Golan, le Jourdain - 15 octobre 2011 – Soleil – 25C
Ce matin, nous partons sur les traces de Jésus… nous n’avons pas subi de transfiguration hier, pourrons-nous marcher sur l’eau aujourd’hui ? Bien que mon miracle préféré soit l’eau changée en vin !
Nous prenons la route direction Nazareth. Alors que je m’attends à voir un petit village de maisons en pierre, avec une présence chrétienne importante – après tout c’est la ville natale de Joseph et Marie, nous arrivons plutôt dans la plus grande ville arabe du pays ! Mais c’est pour visiter la plus grande église du Moyen-Orient que nous y faisons arrêt. La basilique de l’Annonciation est moderne, elle a été construite en 1964, mais on dit qu’elle a été construite à l'endroit même où l'archange Gabriel apparut à Marie pour lui annoncer qu'elle portait l'enfant de Dieu. La cour de la basilique a été ornée de plusieurs mosaïques provenant de tous les pays chrétiens représentant ‘leurs’ versions de la vierge et l’enfant – la vierge aux yeux bridés, ou à la peau noire ! Nous avons tous eu un choc en voyant celle donné par le Canada… un genre de collage de bouts de bois mi-abstrait, mi-inuit ? Vraiment bizarre… La basilique est constituée de deux églises superposées. Dans celle située au niveau inférieur, se trouve la « grotte de l'Annonciation », où Marie aurait vécu. Un prêtre japonais y célébrait une messe pour un groupe de touristes japonais. C’est dans l'église à l'étage que se réunit la communauté chrétienne catholique de Nazareth. Juste à côté, l’église St-Joseph a été construite sur les ruines de l’atelier où Joseph aurait eu son échoppe.
Nous quittons Nazareth pour le Mont des Béatitudes, aux abords de la mer de Galilée aussi appelée le lac Tibériade. Sur la route, nous passons à Cana, là même où Jésus fit son premier miracle : celui de changer l’eau en vin ! Aurons-nous droit à un petit verre de rouge miraculé ? C’est plutôt une ville un peu déglinguée que nous voyons, avec tout plein de magasins ‘cheap’ aux noms des Noces de Cana à toutes les sauces… un peu décevant. Ça nous rappelle la colère de Jésus face aux vendeurs du Temple…
Nous arrivons finalement sur le Mont des Béatitudes, un endroit magnifiquement bien entretenu, avec de beaux jardins et une vue superbe sur le lac Tibériade. C’est ici que Jésus aurait fait le Sermon sur la montagne, duquel nous viennent les 8 béatitudes dont la fameuse : ‘Heureux les pauvres d’esprit, car le Royaume des Cieux est à eux’, et aussi le Notre-Père ! Après la visite de l’église ornée de vitraux rappelant les vertus, Ofir notre guide nous amène sur la promenade donnant sur le lac et il sort son évangile ! Mais plutôt que de nous réciter quelques versets, il demande un volontaire pour faire la lecture des 8 béatitudes… et oui, je me suis offerte ! J’avoue que c’était assez surprenant… bien que je ne sois pas très dévote, je me suis sentie un peu transportée, tentant d’imaginer tous les disciples buvant les paroles de Jésus.
Prochain arrêt : Capharnaüm… pour nous aujourd’hui, ce terme signifie un lieu un peu désordonné, ou un bric à brac ! Cette connotation vient du fait que cette ville était un lieu de commerce important rempli de marchandises de toute sortes. Mais c’est surtout parce que Jésus y a prêché et séjourné durant l’apogée de son ministère en Galilée que nous la connaissons. Le site appartient aux Franciscains depuis 1894. Ils entreprirent la restauration de la synagogue et de l’église construite sur les ruines de la maison de St-Pierre. C’est ici que Jésus aurait vécut avec Pierre et sa belle-famille. La synagogue date d’environ un siècle après la crucifixion, mais on voit encore très bien le mikveh de la synagogue précédente sur laquelle elle a été construite, celle-là même où Jésus aurait prêché. Plusieurs fondations des habitations datant du 2e s. av J-C sont encore bien visibles. Notre guide n’a pas manqué de nous faire remarquer le grand nombre de symboles juifs inscrits dans le marbre du fronton de la synagogue – la grenade, l’étoile de David, les raisins… une autre marque d’appartenance de cette terre qui appuie leur revendication !
On commence à avoir l’estomac dans les talons… mais avant de pouvoir s’attabler, il nous reste une petite visite à faire à Tabgha, l’Heptapegon, le lieu où Jésus fit la multiplication des pains et des poissons. Cette petite église byzantine est pavée de superbes mosaïques du 5e s. Elles représentent les plantes et animaux divers ainsi que la scène des pains et poissons. L’église abrite la pierre où Jésus aurait déposé les 5 pains et 2 poissons qu’il multiplia pour nourrir une foule de 5000 personnes.
Parlant de poisson et de pain… on a faim !! Nous prenons la route pour se rendre à un restaurant sur une des plages du lac Tibériade. Le restaurant est rustique, un peu comme une cabane à sucre ! Mais aussitôt assis, une parade de mezzés arrivent devant nous… houmous, taboulé, aubergine, salades, pain pita moelleux… c’est un vrai régal. Puis, on vient prendre la commande… quoi ? C’est pas ça le repas ? Notre table s’aventure avec des kibbehs, d’autres tentent le poisson… le St-Pierre ! Evidemment, nous sommes à quelques mètres du lac hôte de pêches miraculeuses ! Le poisson est servi avec tous ses attraits naturels… pas que je sois bouche fine, mais je n’ose pas et demande qu’on me le fasse en filet… mais la photo est beaucoup plus spectaculaire dans l’assiette de notre guide !
Après ce copieux repas, arrosé de bonne bière israélienne, la Gold Star, nous reprenons la route, cette fois direction Nord, vers le plateau du Golan. Je dois dire merci à nos nouveaux amis juifs qui se sont joints à notre groupe car c’est eux qui avaient demandé à inclure cette région dans l’itinéraire de la journée. Comme nos visites en Galilée étaient assez centrées sur la vie de Jésus, nous avons accepté d’ajouter cette région que je ne connaissais pas… quelle chance, car ce fut toute une révélation pour moi. Ce fut aussi une opportunité incroyable pour Ofir, notre guide de nous faire une leçon d’histoire et de parler de la guerre et des conflits qui perdurent avec la Syrie. En fait, cette région est encore contestée. Ce plateau qui borde de lac de Tibériade, procure un accès privilégié à de l’eau, une ressource des plus importantes pour ces pays assez arides. Selon Wikipédia : Le plateau du Golan est une région du sud-ouest de la Syrie occupée par Israël suite à la guerre des Six Jours de 1967 et annexée par l’État hébreu le 14 décembre 1981. Cette annexion de la région a été condamnée par le Conseil de sécurité des Nations unies et n’a jamais été reconnue par la communauté internationale. Pas surprenant de voir que les routes sont bordées de bunkers… Comme je ne connaissais pas vraiment l’histoire de cette région, nous l’avons traversé sans que je ne me pose beaucoup de questions sur le statut ou même la sécurité d’être ici… c’est en approfondissant mes lectures au retour que j’ai réalisé que cette bande de terre est encore revendiquée par la Syrie, et qu’à tout moment un conflit pourrait éclater. Mais disons que la Syrie a d’autres chats à fouetter en ce moment, mais quand même… Toutefois, cette région est d’une grande beauté. Nous sommes passés près des frontières avec la Syrie, et au triangle où se joignent les frontières non officielles de la Jordanie, de la Syrie et d’Israël.
Nous faisons un arrêt à un belvédère, le Peace Vista, d’où nous avons une vue absolument spectaculaire sur le soleil se couchant sur la mer de Galilée. Nous voyons aussi les nombreux villages qui bordent le lac, qui furent attaqués par les syriens durant la guerre. Suite à l’annexe du plateau par Israël, les arabes ont été chassés mais les israéliens ont permis aux Druzes de rester en place. J’ai été extrêmement perturbée de voir un soldat armé d’un M-16 se baladant sur le belvédère avec sa fiancée et ses parents. Je vole une photo furtive car je trouve vraiment ironique d’être à la place ‘Peace Vista’ et de voir ainsi un soldat armé… sa mère s’avance alors vers moi et entame la conversation avec moi ! Elle est curieuse de savoir d’où nous sommes. S’ensuit une conversation un peu bizarre avec ce couple de parents si fiers de leur garçon, de 19 ? 20 ans ? qui vient d’être nommé capitaine ! Comme il porte son arme, je lui demande s’il est en devoir, espérant qu’il me réponde qu’il était en permission. Mais non, il est bien en devoir, son arme est chargée, et il a pris quelques minutes avec ses parents et sa fiancée avant leur départ… Il faut avoir beaucoup d’ouverture d’esprit pour tenter de comprendre ce mode de vie… mais malgré tout, j’ai peine à comprendre cette motivation profonde à défendre cette terre et ce peuple à tout prix… celui de la vie de la jeunesse israélienne. Mais nous ne sommes pas là pour juger ou imposer notre vision, mais pour apprendre, et tenter de comprendre… pas facile.
Nous reprenons la route afin de revenir au sud de la mer de Galilée, là où le Jourdain prend sa source. Nous faisons une brève visite au kibboutz Degania. C’est le tout premier kibboutz au monde, fondé en 1910. Rien de très impressionnant – des habitations, des parcs etc. Mais la proximité au lac de Tibériade et donc à un approvisionnement abondant en eau permet une agriculture foisonnante. Une ferme de poulet est aussi administrée par ce collectif. Le plus cocasse est que nos amis juifs nous racontaient que leur belle-fille avait passé quelques mois dans un kibboutz dans sa jeunesse. Ils décident de lui téléphoner (en Floride) et quelle surprise d’apprendre que c’est dans ce même kibboutz qu’elle vécut ces quelques mois en Israël !
À peine quelques kilomètres plus loin le Yardenit est un lieu de baptême où les croyants tout de blanc vêtus, chantant et priant, attendent en file afin d’être immergé pour recevoir le baptême. Le bassin de baptême est situé au bord du Jourdain, niché au milieu de grands eucalyptus et de la magnifique végétation des rives du fleuve. Des gens de partout s’y retrouvent pour chanter et célébrer leur foi… Nous avons rencontré des gens de la Côte d’ivoire, des Philippines. Le baptême est gratuit, mais on doit payer 10$ pour la robe baptismale et l’utilisation des salles pour se changer. Le jour étant tombé, nous avons repris la route direction Haïfa. Nous sommes arrivés vers 19h30, exténués après cette journée vraiment bien remplie…
Demain, départ tôt à 9h00 pour traverser le désert de Néguev et la visite de Massada et notre baignade dans la mer Morte !!
Ashdod, Israël – Massada et la mer Morte - 16 octobre 2011 – Soleil – 25C
Le port d’Ashdod est un grand port, très commercial. Seules les autobus des excursions organisées par Celebrity sont autorisées sur le quai. Les gens qui ont des tours privés, ou ceux qui veulent sortir du port doivent prendre un autobus-navette (gratuite) pour aller jusqu’à un petit terminal, de l’autre côté de la guérite du port. Nous rejoignons nos compagnons mais ce matin, il nous manquera un joueur… Ma mère a trouvé la dernière journée éreintante et elle craint le soleil tapant du désert. Elle a donc décidé de se reposer et de garder son énergie pour Jérusalem demain – sage décision !
Nous quittons Ashdod à 9h00. La route est longue pour se rendre à Massada, et nous fera traverser une partie du désert de Néguev. C’est assez impressionnant de voir ces dunes de rocs et de sable, sans végétation. On a même vu quelques panneaux de traverses de chameaux ! Le désert est parsemé de quelques villes bédouines. Selon Wikipédia, le Néguev constitue 60 % de la surface d'Israël mais n'abrite que 8 % de sa population, dont une forte communauté de Bédouins (25 % de la population régionale). La population de Bédouins, qui sont des citoyens arabes, est estimée à 160 000 personnes. La volonté des autorités israéliennes serait de les sédentariser, et à ce titre, ils ont été dirigés en grande partie vers des villages construits par le gouvernement. Une autre moitié est restée sur ses terres d'origine, dans des villages qui ne sont pas reconnus et où les conditions d'existence sont précaires en raison de l'absence d'infrastructures et des démolitions exercées par les autorités israéliennes. La situation est conflictuelle entre les autorités israéliennes et la population bédouine, et des incidents se déroulent de manière récurrente. Ça vous rappelle quelque chose ? Plus ça change, plus c’est pareil… c’est exactement les mêmes problèmes que la Canada vit avec ses premières nations, qu’on a voulu sédentariser, puis caser dans des villages qu’ils ont brûlés pour se chauffer… Comme les arabes ne paient pas de taxe en Israël (au grand dam des juifs !!), ils ont peu de ressources municipales pour bâtir et maintenir leurs infrastructures. C’est pourquoi les cités arabes sont souvent un peu mal en point et en laisser-aller. Quant aux bédouins, ils s’abritent avec ce qu’ils trouvent. On a vu une clôture faite de vieilles voitures empilées !
A mi-chemin, nous avons fait un arrêt pour aller prendre un café au Aroma, une chaine de café israélienne ‘à la’ Starbucks. J’avoue qu’avec le café infect du bateau, un bon espresso double bien serré sera le bienvenue ! Que ne fut ma surprise de voir que la belle jeune fille devant moi dans la file portait une carabine en bandoulière… Quand j’ai demandé à Ofir pourquoi elle portait une arme, il m’a répondu qu’elle était avec un groupe de scouts ! Pensant avoir mal compris où que la traduction du guide était erronée, je lui explique qu’en anglais, les scouts vont dans les bois pour identifier des arbres, apprendre à lire une boussole et à faire des nœuds… Oui, oui, dit-il. C’est ça, ici aussi ! Alors pourquoi une carabine ? Pour protéger son groupe… pas rassurant je vous dis, et définitivement quelque chose à laquelle je ne peux pas m’habituer.
Ce trajet de quelques heures nous a permis de nourrir plusieurs discussions, disons, assez épineuses ! D’avoir un couple juif américain modéré amenait un peu d’équilibre dans ce discours un peu propagande, mais nous étions curieux de comprendre pourquoi ce peuple confond citoyenneté et religion, écrit biblique et acte de propriété… enfin, les grandes questions auxquelles nous n’auront pas de réponses, et que depuis plus de 10 000 ans, causent les conflits entre les peuples de Palestine et du Moyen-Orient…
La route sinueuse entre roc et sable est impressionnante. À un moment donné, nous commençons à voir des marqueurs d’altitude : 500m, 400m, 300m, 150m, puis, -100m, -200m jusqu’à ce que nous arrivions à la mer Morte à -417m !
Nous sommes arrivés à Massada à midi pile, en plein soleil ! Il fait vraiment chaud, et pas un arbre pour s’abriter. Nous avons immédiatement été voir le petit diaporama qui nous raconte l’histoire tragique de Massada. Dressée sur un éperon rocheux, Massada est une forteresse naturelle d'une beauté majestueuse qui domine la mer Morte en plein désert. Les zélotes, des juifs soulevés contre les Romains, s'y réfugièrent en 66 av. J.-C. Les Romains installèrent des camps tout autour de la forteresse et coupèrent les juifs de tout contact extérieur et d’approvisionnement. Mais plutôt que de se rendre, les 967 hommes, femmes et enfants se donnèrent la mort dans un suicide collectif. Ce suicide marquât la fin de la Palestine juive et ce siège est devenu le symbole de l'État moderne d'Israël … Live Free or Die ! Une visite à Massada est comme un rite de passage pour les écoliers israéliens et c’est aussi ici que prête serment les unités de l’armée : « Massada ne tombera pas une nouvelle fois ».
Ce palais-forteresse fut construit dans le style classique du début de l'empire romain par Hérode le Grand, roi de Judée, qui régna de 37 à 4 av. J.-C. Les camps militaires, les fortifications et la rampe d'assaut qui entourent le monument sont l'exemple le plus complet de travaux de siège de l'époque romaine conservés jusqu'à ce jour.
Deux choix s’offrent au visiteur pour escalader ce promontoire de plus de 450m. Le sentier du serpent, qui zigzague sur le versant est et qui prend environ 1 heure à escalader, ou encore le téléphérique… le choix est facile ! La vue d’en haut est à couper le souffle. On voit le désert à perte de vue, la mer Morte aux couleurs pastel tout en bas… mais on peut aussi voir les vestiges de plusieurs des camps romains qui ont assiégés les juifs de Massada pendant plusieurs années.
Nous avons passé environ deux heures sur les vestiges au gros soleil. La seule source d’ombre que nous avions provenait des parapluies que mon amie avait apportés ! Quelle prévoyance… Après la visite, on a pris une bouchée dans le centre d’accueil du parc de Massada. De tous les restaurants de la petite foire alimentaire, c’est le McDonald qui fut l’heureux élus de tous ! Comment passer à côté d’essayer un Big Mac en terre israélienne ! Mais l’expérience n’était pas des plus heureuses… plutôt sec ! (Coût d’entrée, montée et descente en téléphérique : 72 NIS par personne soit 20$ CAD Trio Big Mac chez McDo : 34 NIS soit 9,25$ CAD)
Nous quittons Massada pour se rendre à la plage pour notre baignade dans la mer Morte. Nous allons à Mineral Beach, une plage rendue encore plus célèbre par la récente visite du photographe Spencer Tunick, celui-là même qui fait de grandes fresques urbaines avec des personnes nues… et c’est à Mineral Beach que se sont réunis plus de 1200 personnes pour faire des photos en vue d’une campagne de sensibilisation pour sauver la mer Morte. http://naturisme-bio-famille.fr/spencer_tunick__mer_morte__mer_nue_3289.htm Un mois plus tôt et nous aurions pu passer à la postérité !
Mais notre petit groupe était plutôt frileux à l’idée d’aller faire saucette dans la saumure un peu grisâtre de cette mer qu’on dit si bienfaisante pour la peau et le système nerveux. Alors que la salinité moyenne de l’eau de mer varie entre 2 et 4 %, celle de la mer Morte est d’environ 27,5 %. Aucun poisson et aucune algue ne peuvent donc subsister dans de telles conditions. Et c’est cette grande teneur en sel et en minéraux qui lui donnât le qualificatif de « morte ». Mais ne reculant devant rien, j’enfile mon maillot et accompagné de notre nouvel ami de Floride, nous mettons l’orteil dans la mer ! Ouch… on nous avait avisé de ne pas se raser et de faire attention à ne pas se couper… J’ai vite compris ce que mettre du sel sur une plaie voulait dire… j’avais une petite ampoule sur le pied… Mais la sensation enivrante de se sentir soulever par l’eau m’a vite fait oublier mon petit bobo ! Impossible de nager ou se mettre sur le ventre… on flotte comme des bouchons ! C’est vraiment une expérience unique et extrêmement relaxante. De gros bidons de boue sont disponibles sur la plage afin de se badigeonner et se faire le traitement ultime ! J’ai plutôt choisi de prendre la boue du fond de la mer et de me faire un petit traitement sur le haut du corps… C’est fou comme ça adoucit la peau ! Après cette trempette bienfaisante, une bonne douche s’impose car l’eau nous laisse un film presque gluant sur la peau. Mais une fois rincé, la sensation est très agréable.
Nous repartons de la plage vers 18h00 au moment où le soleil couchant teinte de rose et d’orangé la rive jordanienne de la mer Morte… vraiment spectaculaire. Après avoir traversé un poste frontalier nous faisant entrer en Cisjordanie, nous faisons un arrêt rapide à Qumrân. Qumrân est un site archéologique constitué de 11 grottes dans lesquelles on a retrouvé, entre 1947 et 1956, les plus anciens manuscrits hébraïques actuellement répertoriés, connus sous le nom de manuscrits de la mer Morte, et d'un cimetière d'environ 1000 tombes. En fait, ce serait un berger bédouin qui a trouvé les premiers manuscrits. Il aurait voulu utiliser le cuir pour s’en faire des sandales, mais le cordonnier a rapidement vu la valeur de ces parchemins et les a donnés aux autorités. Ils ont trouvé plus de 900 parchemins qui relatent la vie de cette communauté. On dit que ces gens vivaient un peu comme des moines et que Jean-Baptiste aurait vécut parmi eux pendant 3 ans.
Nous avons donc longé la mer Morte sur toute sa longueur, du sud au nord. Nous avons passé un autre poste de contrôle avant Jérusalem, tout près de Jéricho – une des plus vieilles cités du monde, puis traversé tout Jérusalem par l’autoroute 1 qui nous a ramené à Ashdod vers 19h00. Quelle journée… si différente des deux autres en Israël. Décidément, ce pays nous réserve des surprises à chaque jour.
Je retrouve ma mère qui a pu lézarder et se reposer toute la journée. Bien que j’aurais aimé qu’elle puisse voir le désert et la mer Morte, c’était quand même une journée très aride et fatigante. Elle aura toute l’énergie nécessaire pour notre dernière journée en Terre Sainte. Demain… Jérusalem !
Ashdod, Israël – Jérusalem - 17 octobre 2011 – Soleil – 25C
Comme nous sommes en pleines célébrations du Souccot et que tous les juifs sont en congé, notre guide nous avait proposé de partir plus tôt afin d’éviter les embouteillages et de faciliter notre visite au mur des Lamentations. On nous a dit qu’il y avait tellement de monde hier que les gens n’avaient pas pu se rendre au mur. Notre petit groupe était donc sur la première navette et au terminal à 7h30 pour rencontre Ofir. Nous avons pris la route et sommes arrivés à Jérusalem en moins d’une heure !
Notre premier arrêt fut sur le Mont des Oliviers d’où nous avons une vue imprenable sur la vieille ville de Jérusalem dominée par le dôme du rocher. Toute la ville est ocre… Jérusalem a une loi par laquelle tous les b��timents doivent être construits avec la pierre de Jérusalem. La seule dérogation visible est le dôme du rocher dont les murs sont en tuiles bleues, mais le dôme doré vient rétablir l’équilibre esthétique de la ville. L’ensemble est saisissant. A nos pieds se trouve le plus grand cimetière juif au monde. Selon la tradition juive, le Messie, qui amènera la résurrection des morts, passera en premier lieu par le Mont des Oliviers avant d'entrer dans Jérusalem. C'est donc les personnes enterrées en ce lieu qui seront les premières ressuscitées. On peut voir la porte Dorée, qui date de l’époque d’Hérode. Elle a été murée au 7e s. par les musulmans afin d’empêcher le Messie d’accéder à la ville – comme si le Messie ne pouvait pas passer au travers de quelques briques !
Nous sommes redescendus au pied du Mont des Oliviers pour aller visiter le jardin de Gethsémani et l’église de Toutes-les-Nations. Ces dans ces jardins, autrefois une grande oliveraie, que Jésus aurait prié seul la nuit de son arrestation et que Judas l’aurait renié. On dit aussi que Judas se serait pendu à l’un de ces arbres. Les oliviers de ce jardin sont parmi les plus anciens au monde. Certains experts disent que trois d’entres eux auraient été plantés il y a plus de 2000 ans ! L’église est assez récente, 1924, et présente un magnifique fronton de mosaïques enluminées d’or représentant Jésus portant les souffrances du monde.
Nous allons enfin vers la vieille ville. Ofir a stationné la voiture dans le centre commercial Mamilla, tout près de la porte de Jaffa. Déjà si tôt, la ville fourmillait de monde, mais plutôt que d’être pris d’assaut par les touristes, la ville était plutôt assaillie par les israéliens qui venaient y célébrer Souccot. Habillés de leurs habits des jours de fête, toutes les tribus juives s’étaient donné rendez-vous, ajoutant à l’aura définitivement mystique ce la vieille ville de Jérusalem.
Nous avons franchi le mur par la porte de Jaffa, puis, nous avons arpenté les petites ruelles du quartier chrétien jusqu’à la Basilique du St-Sépulcre, le site chrétien le plus sacré de la vieille ville. L’église se dresse sur le site du Golgotha, le lieu de crucifixion de Jésus, et sur la grotte où il aurait été enterré. La basilique comprend un certain nombre de reliques et de lieux sacrés dont les cinq dernières stations du chemin de croix. Elle appartient aujourd’hui à plusieurs sectes chrétiennes, dont les franciscains et les grecs orthodoxes, qui chacune pourvoit à l’entretien de partie spécifique. On y trouve la Pierre de l’Onction, où Jésus aurait été lavé après son supplice. Puis au milieu de la rotonde, on entre dans le tombeau proprement dit. Des cierges et lanternes illuminent une minuscule pièce où on ne peut être que deux personnes à la fois. Une dalle de marbre recouvre le rocher sur lequel le corps de Jésus aurait été déposé. Les groupes de croyants défilent devant les différentes stations du chemin de croix, déposant des vêtements, des médailles, ou tout ce qu’ils trouvent, dans l’espoir d’obtenir un peu de la sainteté de ces lieux. C’est émouvant et troublant à la fois. Cette image montre bien comment l’église a été construite sur le mont du Calvaire et la grotte de sépulture. http://fr.wikipedia.org/wiki/Fichier:Site_de_la_tombe_du_Christ.JPG
Nous poursuivons notre exploration par le quartier musulman. Nous traversons le souk avec les étals de toute sorte… vraiment, on y trouve de tout, des épices aux fruits séchés, des souliers aux vêtements sexy… de tout pour tous ! Nous arrivons sur le Cardo, au cœur du quartier juif. Après la répression de la révolte juive de 70 par les troupes Romaines, l'empereur Hadrien entreprit la reconstruction de Jérusalem sur le modèle romain et les nouveaux plans de la ville incorporaient un cardo avec colonnades, une avenue principale avec galerie couverte de part et d’autre, allant du nord au sud. Ce cardo fait encore aujourd'hui partie de la ville de Jérusalem. Des puits nous permettent de voir les couches successives d’un mur datant du premier et deuxième Temples.
Nous arrivons enfin au Mur des Lamentations ou Mur occidental, le lieu le plus saint des Juifs. Il est situé sur une esplanade pouvant accueillir 250 000 fidèles. C'est ici qu'eut lieu le sacrifice d'Isaac et que Salomon éleva le Temple dans lequel il déposa l'arche d'Alliance. Détruit par Nabuchodonosor, il fut reconstruit par le roi Hérode (vers 20 av. JC), puis à nouveau détruit par les Romains en 70. Le Mur occidental constitue le seul vestige de ce Second Temple. Les juifs pieux y viennent pour réciter les textes saints, de même qu’une foule de touristes de la diaspora qui y vient pour se recueillir sur ces ruines, symbole de la nation juive. Comme les juifs célèbrent Souccot, l’esplanade est remplie ! Des dizaines de jeunes garçons y étaient pour faire leur Bar-Mitzvah, un rite initiatique par lequel le jeune garçon juif marque sa majorité vers 13 ans. Nous sommes descendus sur l’esplanade en se frayant un chemin au travers tous ces fervents aux habits tous plus spectaculaires que les autres ! Robes de soie noire, chapeau de fourrure, boudins bien serrés… On n’aurait pas pu mieux tomber ! Bien que les femmes puissent aussi se rendre au mur pour y glisser leur prière écrite sur un petit papier, elles sont séparées des hommes. Un mur grillagé permet aux mères, sœurs, cousines, tantes, de regarder d’un œil lointain, la cérémonie où leur petit devient homme. Certaines des femmes poussaient de forts youyous – ces longs cris de joie aigus et ondulés qui manifestent leur joie ! Plutôt que de jouer du coude pour se rendre jusqu’au mur, nous avons plutôt profiter de notre temps pour absorber tout ce qui se passait ici… se rapprocher du mur grillagé relevait de l’exploit avec toutes ces femmes qui tentaient tant bien que mal de participer de loin à ces célébrations. Après ce bain de foule bigarrée, nous sommes sortis de la vieille ville par la porte des Immondices, et nous avons sauté dans un taxi pour retourner au stationnement du minibus.
Nous avons quitté la vieille ville en traversant le chic quartier de Mamilla dominé par le chic hôtel King David. Un magnifique complexe de tours à condo y a été construit – le Holy Land. Mais le complexe n’a pas connu le succès escompté car les juifs ne peuvent pas utiliser d’ascenseur le jour du Sabbat ! Nous avons passé près de la ville de Beth’léem, puis avons poursuivi vers le restaurant du monastère orthodoxe St-Élie où nous avons dîné. Le restaurant offrait trois types de buffets, bar à salade et mezze, plats chauds ou barbecue. C’était parfait ! On a même pu goûter une bière palestinienne de Ramallah, la Taybeh.
Ofir nous dit que le restant de la journée sera au musée Yad Vashem, un musée sur l’holocauste… je suis furieuse. J’avais spécifié à notre guide que nous ne voulions pas visiter de musée, car nous voulions passer plus de temps dans Jérusalem. Nous finissons pas comprendre qu’il avait promis au couple qui nous accompagnaient qu’ils pourraient en faire la visite. En fait, même sa femme ne voulait pas visiter ce musée… Aucun doute qu’on peut y passer plusieurs heures, ma mère et moi avons visité celui de Berlin l’été dernier et y sommes restés plus de 6 heures. Mais une fois suffit. De plus nos amis avaient aussi spécifié qu’ils ne voulaient pas s’attarder à des musées. Mais le mal était fait, nous étions au musée avec peu d’option. Nous avons donc profité des chaises à l’extérieur et avons relaxé pendant une heure et demie, temps accordé à notre ami pour faire une petite visite express.
Nous sommes partis de Jérusalem vers 15h30. Afin d’éviter le trafic, nous avons emprunté une route secondaire, étroite et sinueuse, qui traverse de magnifiques boisés. La route a été assez rapide et nous étions de retour à Ashdod vers 16h30… Yeah, on allait pouvoir enfin profiter de notre 5 à 7 Elite !
C’est ainsi que se sont terminés nos 4 jours en Israël… Qu’est-ce que j’en retire ? · Que les guides, peu importe leur allégeance, nous donnent toujours ‘leur’ version de l’histoire… · Une toute nouvelle perception de ce pays… d’ailleurs, depuis notre retour, il n’y a pas eu une journée sans qu’on entende parler d’Israël. · Je suis encore plus perplexe qu’avant quant aux chances des israéliens et des palestiniens de ne jamais arriver à une entente de paix. · J’ai découvert un peuple prêt à tout pour avoir raison… pour justifier leurs revendications… mais qui valorise aussi la vie de leurs soldats par dessus tout… * · J’ai découvert un pays riche d’histoire avec des paysages magnifiques et des régions qui m’étaient encore inconnues. · J’aurais passé beaucoup plus de temps dans la vieille ville de Jérusalem… la ville sainte des trois grandes religions monothéistes, convoitée par tous les peuples de tous les temps… il y a tant à découvrir. Je devrai y revenir ! · 4 jours en Israël et tout ce que j’ai réussi à acheter : 6 bouteilles d’eau, un paquet de gomme et une bouteille de vin… décidément, notre guide ne poussait pas les opportunités shopping ! La prochaine fois, je me garderai un peu de temps pour les marchés de la vieille ville…
* Dernière note… au sujet du soldat Gil’Ad Shalit. Dès notre arrivée en Israël, ce nom était sur toutes les lèvres et de toutes les discussions. Gil’Ad Shalit est un soldat de l’armée israélienne qui a été pris en otage par le Hamas et détenu depuis 5 ans sans aucun contact et dans des conditions très précaires. La veille de notre arrivée, l’Égypte a annoncée qu’elle avait réussi à négocier une entente entre la Palestine et Israël afin de relâcher le soldat Gil’Ad Shalit contre 1027 prisonniers palestiniens… Le soldat sera remis à l’armée israélienne le mardi 18 octobre, le lendemain de notre départ. La nouvelle ne fait pas l’unanimité. Les israéliens sont divisés sur cette entente car beaucoup trouvent le prix à payer beaucoup trop élevé, surtout les familles qui ont perdus des membres dans les attaques terroristes. Toutefois, Israël tient à démontrer à ses soldats que leur vie est entre bonne main, et que tout sera fait pour eux… Ça donne froid dans le dos…
En mer - 18 octobre 2011 – Soleil – 19C
Après quatre jours intensifs en Israël, cette petite journée en mer était la bienvenue ! D’ailleurs, je me suis couchée complètement vannée hier soir, manquant même le départ d’Israël à 22 heures. Et je me suis levée à 9h30… je ne sais pas depuis combien de temps j’ai dormi aussi tard… je suis plutôt du genre à être debout à 5h30-6h00 ! J’étais toute déboussolée. Après un déjeuner tardif au buffet, qui m’a confirmé que nous étions loin d’être les seules à avoir fait la très grasse matinée, nous avons été s’installer dans les coins fauteuils du Lido où nous avons paressé une bonne partie de l’après-midi. Nos activités de la journée se résument à lecture, sieste, écriture, sieste, jeux de cartes, sieste, vous voyez le genre ! Evidemment, nous avons retrouvé notre groupe de gais lurons au cocktail 5 à 7, qui fut suivi d’un excellent souper au Grande Cuvée !
Mykonos, Grèce - 19 octobre 2011 – Soleil – 25C
Après une journée de paresse incroyable, mes bonnes vieilles habitudes ont repris et je me suis réveillée très tôt. Je suis sortie sur le balcon pour écrire un peu au fil de l’eau et pour voir poindre le jour derrière l’île de Mykonos… quel bonheur. Le ciel était sans nuage et se teintait d’orange et de rose, au fur et à mesure que le soleil montait dans le ciel. La lumière dévoilait doucement les maisonnettes blanches agrippées aux flancs de l��île. Ces maisons toute blanches de chaux aux portes et volets bleu ciel font la renommée de cette île grecque, ainsi que ses moulins à vent, et son pélican Petrus !
Plusieurs navires mouillaient déjà les eaux entourant Mykonos, l’Amadea et le Thomson Spirit. Le Silhouette lui est venu s’accoster au port commercial, à quelques kilomètres du centre de l’île. Une navette (7$ par personne pour la journée) était disponible pour nous conduire près du centre. Comme nous n’étions pas pressée, nous sommes partis peu après 9h00. En moins de 10 minutes nous étions arrivées. Mykonos se découvre simplement en flânant à travers ses petites ruelles sinueuses qui montent et descendent vers la mer. C’est le paradis du shopping car on retrouve des dizaines de jolis boutiques avec vraiment de tout. Comme j’ai été privée de shopping en Israël, je me suis un peu reprise ici ! Nous n’avons pu résister à prendre un petit café et un baklava à l’une des terrasses devant le vieux port tout en regardant les pêcheurs vendre leurs prises du jour. Le café était bon, mais le baklava décevant… c’est vrai que ceux de chez Adonis* sont difficiles à battre ! J’avais une quête, celle de découvrir les fameux moulins à vent de l’île. Mais bien que nous suivions les indications des habitants, le dédale de ruelles nous a perdu… finalement, la faim nous a guidé jusqu’à la taverne Babulas où nous avons fait bombance avec un repas de mezzés grecs : saganaki – un fromage de brebis poêlé et flambé, puis le tzatziki, le taramasalata, la pâte d’ail, et des pitas rôtis à l’origan et fleur de sel… Le tout accompagné d’une bonne bière locale… le bonheur.
Après avoir raccompagné ma mère au Silhouette, ma quête n’était pas complète… je devais trouver les moulins et peut-être même pousser ma chance jusqu’à rencontrer Petrus, le pélican fétiche de l’île ! Je suis donc retournée au centre, déterminée à cocher de ma liste ces deux ‘musts’ de Mykonos. J’ai repassé plusieurs des petites ruelles et tout à coup, au bout de l’une d’elles, les voici : cinq moulins à vent majestueux se dressant devant moi. Ces moulins sont devenus la marque de commerce de Mykonos. Ils datent du 16e s. et auraient été construits par les vénitiens. Aujourd’hui, il n’en reste que 16 sur toute l’île. Après une séance photo, je me retrouve dans le quartier de la ‘Petite Venise’ où les maisons donnent directement sur la mer, plusieurs ayant des balcons suspendus au dessus de l’eau. Une foule de café, restaurant et boîtes de nuit y sont installés. Devinez sur qui je suis tombée… et oui, Petrus en personne ! Un beau pélican tout blanc, recevant des câlins des touristes attablés dans l’un des restaurants. Mais je le croyais gris ce Petrus… le proprio du resto m’explique alors que le ‘vieux’ Petrus s’était fait écrasé par la voiture d’une touriste anglaise il y a quelques mois… ils ont donc dû le remplacer. Imaginer cette dame et la culpabilité qu’elle a dû ressentir d’avoir tué l’emblème de ce peuple ! Contente d’avoir pu cocher mes deux items de ma liste, je suis rentré en zigzagant à travers les ruelles bordées de jolies maisonnettes blanches.
Mykonos est une petite île facile à découvrir par soi-même. J’ai aimé prendre le pouls de la place en déambulant à travers les rues typiques, en s’imprégnant des effluves de la mer et de celle du marché de poisson, en dégustant les spécialités de la place en regardant les touristes passer, et en faisant de belles surprises au gré de ma promenade. Le seule hic de ma journée est le touriste malotru qui m’a éternué dessus… j’ai senti son virus entrer dans mes veines et se répandre… et en effet, rendu à l’heure du souper, j’étais complètement congestionnée… Mais la croisière tire à sa fin, je pourrai profiter des deux derniers jours pour me reposer et reprendre du mieux !
* Adonis est une épicerie libanaise montréalaise Pour les photos de Mykonos:
En mer - 20 octobre 2011 – Soleil – 19C
Notre dernière journée en mer… rien de bien spécial au programme aujourd’hui ! On en profite pour explorer le bateau, lire, jouer aux cartes. Mais ce qui retient l’attention aujourd’hui c’est la mort du colonel Khadafi qui a été capturé et tué à Syrte, son village natal. C’est un peu bizarre de penser que tout ça se passe pas trop loin d’où nous sommes…
Dernière soirée formelle et souper de gala : Gravlax, tartare de bœuf, tournedos Rossini avec foie gras, assiette homard mélange (1/2 queue de homard, risotto au homard, crevettes et pétoncle)… tout était excellent ! Ma grippe me fait un peu souffrir, mais heureusement, nous gagnons une heure ce soir, donc on pourra ronfler un peu plus longtemps demain!
Naples - 21 octobre 2011 – Soleil – 19C
Bien que j’avais l’intention de me joindre à nos amis pour aller visiter Capri, ma grippe a eu le meilleur de moi… j’ai décidé de rester au lit et de me reposer pour que le vol de retour demain ne soit pas trop pénible. Après un bon petit déjeuner à la salle à manger, nous sommes quand même descendues pour aller explorer le centre Maritima – une galerie commerciale installée dans le terminal du port. Nous y avons fait quelques bons achats. Et dernière journée oblige, il fallait bien faire les valises… Fidèles au rendez-vous, nous avons retrouvé nos amis au 5 à 7 qui nous ont raconté leur traversée très houleuse vers Capri. La mer était tellement agitée que près de 75% des passagers ont été malades… Malgré ce début de journée un peu déroutant, ils ont adoré leur journée. Mais la seule pensée d’être à bord du traversier avec ma grippe m’a toute de suite réconcilié avec ma décision de prendre ça mollo aujourd’hui !
Civitavecchia - 22 octobre 2011 – Soleil – 21C
Contrairement à bien des lignes de croisière, Celebrity nous permet de prendre le dernier petit déjeuner à la salle à manger… tellement plus civilisé ! Pas besoin de se faufiler entre les valises au buffet ! De plus, il n’y a pas d’annonces faites pour le débarquement, les gens se présentent à la sortie à l’heure indiquée sur leurs étiquettes à bagages. Un système qui fonctionne bien, du moins sur notre croisière. Nous avons quitté notre chambre pour 8h00 et nous avons attendu au salon de cartes jusqu’à 8h30, heure de notre sortie. En moins de deux, nous avions repéré nos valises qu’un porteur nous a amené jusqu’au débarcadère pour voitures privées. À 9h00 pile notre chauffeur est arrivé et hop ! en route vers Fiumicino. Croyez-le ou non, nous étions les premiers dans la file d’Air Transat à l’aéroport, à 9h45 ! On a dû attendre 15 minutes que le comptoir ouvre. 75 minutes de la sortie du bateau au comptoir de l’aéroport… je crois bien que c’est notre record ! Je vous épargne les détails de notre vol qui s’est bien déroulé, mais qui curieusement a pris 9 heures… je ne me souvenais pas que c’était si loin Rome !
Mais c’est la tête remplie de souvenirs inoubliables que nous rentrons dans notre beau Québec si paisible… appréciant encore plus la sérénité d’y vivre, et espérant que ça continue et que les guerres de religions ne viennent pas nous y empoisonner la vie…
Un mot sur nous : J’ai fait cette croisière avec ma mère, ma fidèle compagne de voyage. Je suis dans la quarantaine et cette croisière était ma 23e! Avant de voyager en croisière, j’ai aussi parcouru l’Amérique et l’Europe en voyage terrestre de tout type.
Appréciation générale du navire: Le Silhouette est un nouveau navire qui a pris les flots en juillet 2011. Il brille encore comme un sou neuf! Dès notre montée à bord, nous avons reconnu le décor type de la classe Solstice que nous aimons tant, mais déjà, nous sentions que le personnel était extrêmement attentionné et dynamique!
La cabine : Le verre de champagne à la main, nous avons pu immédiatement nous rendre à notre cabine (6127) puisqu’on venait tout juste d’annoncer qu’elles étaient prêtes (à 13h00). Notre cabine balcon est identique à celle que nous avions eu sur l’Équinox (Aqua Class) l’an dernier, à part quelques petits détails. Le décor est contemporain, la cabine est bien aménagée, mais le rangement reste un peu insuffisant. Mais on finit par tout ranger. La salle de bain est super – avec une grande douche à porte vitrée (pas de rideau collant qui nous étreint tout le temps!!) et plusieurs armoires et petits tiroirs pour ranger tous les petits pots de crème de deux dames en vacances!!!
Dès notre première nuit, nous avons vite réalisé que la situation de notre cabine serait problématique… nous étions en fait, juste en haut du théâtre, et aussitôt que l’orchestre jouait, on avait vraiment l’impression d’avoir le bassiste dans notre lit… J’ai téléphoné au Desk pour les aviser de ce petit problème, mais évidemment, il ne pouvait y faire grand chose. On n’a bien fini par s’endormir, mais je savais bien que cette situation risquait de rendre notre croisière un peu épuisante! Dès le lendemain après-midi, au retour de notre première escale, je suis allée au Service à la clientèle pour voir ce qui pouvait être fait et à ma grande surprise, on m’a donné deux choix : 1) nous pouvons demander à ce que le régisseur baisse la basse du système de son ou 2) nous pouvons vous changer de cabine. Ah bon? Je croyais que le bateau était plein? Il l’est, mais nous avons une cabine balcon pour laquelle les passagers ne sont pas présentés… Après avoir vérifié la situation de la cabine, j’ai sauté sur l’occasion! Cabine 9215, sur le ‘hump’ du bateau – la partie qui ressort, et donc avec un beau balcon double. En plus, la cabine est juste en face des ascenseurs de l’atrium, ce qui est beaucoup plus pratique! J’étais aux anges! En plus, pas besoin de trop se casser la tête pour déménager, un garçon de cabine est mis à notre disposition pour faire le transfert de nos choses. Quelle différence de service de notre dernière croisière avec Princess… Notre nouvelle cabine était identique, à l’exception du beau grand balcon.
En cabine, le service a été impeccable. Notre équipe de chambre était attentive à tous nos besoins, toujours disponibles – rien à redire!
Les restaurants : Pour ceux et celles qui suivent mes aventures, vous vous souviendrez peut-être de ma réserve quant au buffet de l’Équinox. Peut-être étais-je dans de meilleures dispositions cette année, mais franchement, je n’ai rien à redire. Le buffet était extra – tant au niveau de la variété du déjeuner, lunch et souper, que sur la propreté, la disponibilité et surtout sur la qualité des aliments. C’était impeccable.
La salle à manger principale – Grande Cuvée, nous a aussi offert un menu varié de très haute qualité. Le menu classique offert tous les soirs est aussi très intéressant et offre les grands favoris comme la soupe à l’oignon gratinée, la bisque de homard, les escargots, la salade césar, cocktail de crevettes, poulet grillé, saumon ou steak. Nous avons eu de belles présentations et d’excellents plats à tous les soirs. La seule faiblesse à mon avis était les poissons, un peu trop cuits à mon goût. Le service était extraordinaire! De la sommelière thaïe qui dès le premier jour a retenu nos préférences et qui apportait sans même demander notre numéro de chambre notre vin dès notre arrivée, à notre équipe de service menée de main de maître par Conrad, un indien des plus polis et serviable. Bien que nous ayons choisi le ‘Anytime Dining’, nous allions souper vers 19h00-19h30 tous les soirs. L’hôtesse a rapidement découvert notre ‘pattern’ et nous a réservé la même table tous les soirs. Une attention bien appréciée! J’avais un peu peur de m’ennuyer du BLU, lequel nous avions tellement aimé l’an dernier, mais franchement, j’ai été tout aussi satisfaite dans la salle à manger principale où le choix est meilleur qu’au BLU.
Nous n’avons essayé qu’un seul restaurant de spécialité : le QSine. Le coût de 40$ par personne est bien justifié car plus qu’un repas, la soirée au QSine nous offre aussi un divertissement… le repas est composé de petits plats de différentes origines que nous commandons à partir d’un I-Pad. Les plats sont faits pour être partagés – donc plus on est de convives, plus c’est amusant car on peut prendre une bouchée de tout. À deux, ça pourrait être plus difficile car ça fait beaucoup de nourriture, et on goûterait à moins de choses. Les présentations sont éclatées et contribuent à l’euphorie de cette soirée. Le vin y est aussi surement pour quelque chose! Il faut planifier un bon 3-4 heures si on veut profiter de l’expérience sans se faire gaver comme des oies! Une expérience à vivre au moins une fois. Ne ratez pas les crevettes disco, les sushis en suçon, M’s favorites (une série de mezze méditerranéens), et évidemment, les cupcakes qu’on fait soit même avec des bonbons de toutes sortes et des Pop-Rocks! Capotant!
Nous avons pris plusieurs déjeuners et lunch à la salle à manger principale, encore une fois, service impeccable et menu toujours intéressant. Souvent bien plus agréable que d’aller faire la ligne au buffet.
Quant au service aux chambres, nous avons eu un excellent service toujours ponctuel. On nous téléphone quelques minutes avant l’arrivée du déjeuner, question de se préparer un peu et d’être présentable! Les demandes spéciales inscrites sur la carte sont toujours honorées.
Captain’s Club : Cette croisière était la première pour nous avec le statut Élite! Nous avons pu bénéficier de plusieurs des avantages accordés aux membres du Captain’s Club : - Embarquement prioritaire vraiment efficace – aucune attente! - Forfait internet de 90 minutes gratuites (un par personne) - Dégustation de vin, toujours intéressant - 30 items de lavages par personne - 2 items pressés par personne - Petit déjeuner continental avec cafés de spécialités; ce petit déjeuner avait lieu tous les matins au Tuscan Grill. Mais il faut consommer les cafés sur place… je pensais pouvoir aller m’en chercher un pour savourer en cabine, mais pas possible… - Mais l’avantage le plus agréable est le cocktail 5 à 7 au Sky Lounge. Nous avons eu droit à ce cocktail 10 soirs sur 12 – pas disponible le soir d’embarquement et le soir de la soirée des officiers. Une gamme complète de cocktail, vins et bière sont disponible avec des hors d’œuvres chauds et froids. Bien agréable après une journée d’excursion. Nous y sommes allés presqu’à tous les soirs, à part nos jours en Israël où nous sommes rentrés tard. L’hôtesse, Juliana, une gentille brésilienne, était disponible à tous les jours au déjeuner, au cocktail ou à son bureau. Elle s’assurait de dire bonjour à tout le monde et c’est avec elle que nous avons réservé notre passage ouvert. Elle nous a donné un excellent service.
Lieux publics: Ce qui particularise cette classe de navire est le grand nombre de salons, de bars et de restaurants. Tous offrent des sièges confortables et il est très facile de trouver un coin pour faire du ‘people watching’ ou pour faire un brin de lecture! De plus, le navire est l’hôte d’une collection imposante d’œuvres d’art contemporain intéressante – d’ailleurs, un petit livre avec la collection complète est disponible dans notre cabine. Ça vaut la peine d’y jeter un coup d’œil.
L’atrium est l’hôte de plusieurs petits coins tranquillité : - au pont 10, on retrouve la librairie, toujours bien garnie mais avec peu de livres français - au pont 9, on retrouve le salon de cartes, toujours très achalandé, avec des jeux de cartes et de société, en plus des sudokus et mots croisés quotidiens (avis aux amateurs, ils sont vraiment difficiles…) - au pont 7-8, un nouveau salon, le Hideaway. Un salon amusant et tranquille avec toutes sortes d’alcôves et de sièges futuristes dans lesquels on peut se nicher! En plus, une station café y est installée – très pratique pour une pause café sans avoir à aller au buffet! - au pont 6, c’est le ILounge, le café internet. Tout en MAC!!! Quel bonheur… J’avoue qu’au début de la croisière c’était un peu infernal car il y avait une file incroyable… mais après deux jours, ça c’est calmé et le staff était très très accommodant et patient!
Le pont 5 est le pont des belles boutiques : Michael Kors, Bvlgari, etc. On y retrouve aussi le Bistro on Five, le Café El Bacio où on peut avoir des desserts à toutes heures du jour (gratuit) et des cafés spécialités ($), et la Gelateria ($). C’est sur ce pont qu’on retrouve aussi les restos de spécialités, le Michael’s Club, l’Agence de voyage etc. Vers le devant du bateau, on retrouve le Central, le cinéma et salle de conférence ainsi que l’accès à la mezzanine du grand Théâtre.
Au pont 4, on peut aller prendre un verre au Martini Bar, toujours bien occupé, ou au bar à vin Cellar Master, qui offre un bar à vin hallucinant où un peut goûter une panoplie de vins à l’once grâce à un système de distribution automatique avec carte à puce ($)! C’est ici qu’on peut aussi magasiner dans les différentes boutiques plus abordables, ou encore aller jouer au casino. Vers le devant du bateau, on retrouve la discothèque Quasar et le grand Théâtre. Le Lawn Club est différent de celui de l’Équinox. L’atelier de verre soufflé a disparu. On peut maintenant prendre tous nos repas ($) sur le 15e pont. Le Porch est un petit café installé tout en haut qui sert des paninis déjeuners et lunch (5$). On peut aussi réserver au Lawn Club Grill pour un repas de grillades. Des alcôves ont été aménagées autour de la pelouse – ces alcôves peuvent être louées à la journée (99$ pour les jours d’escales, 149$ pour les jours en mer), pour de 2 à 4 personnes, avec I-Pad et repas pique-nique. On peut toujours jouer à différents jeux de gazon comme le bocce, les fers etc.
Bien que la température ait été tout à fait propice à la baignade, je n’ai pas fait l’essai des piscines… toutefois, le Solarium est toujours un endroit absolument divin pour passer un après-midi à relaxer! Avec ses nombreuses chaises longues bien coussinées, et les divers fauteuils, ainsi qu’une musique d’ambiance douce, c’est l’endroit tout indiqué pour une petite sieste!
Divertissement : Les spectacles avaient lieu à 20h30 et 22h45. Comme nous soupions vers 19h30, il nous était pratiquement impossible d’attraper la première représentation, et la deuxième était définitivement trop tard…nous avions quand même un itinéraire assez chargé et on devait se lever assez tôt! Nous avons vu une chanteuse, assez moche… plutôt que de sombrer dans un sommeil profond, on a décidé de se sauver après quelques chansons. Nous avons aussi assisté au dernier spectacle avec une série d’artistes – on y a vu un excellent flutiste et un groupe de style Barber Shop intéressant.
En conclusion : Nous avons adoré le Silhouette, encore plus que l’Équinox l’an dernier. Le navire est magnifique, la nourriture excellente, et le service hors pair! Quoi demander de plus? Ah oui, un itinéraire unique et des compagnons de voyage adorables!!!!
Séjour Pré-croisière à Rome : Comme la croisière partait un lundi, j’ai décidé de maximiser mes vacances et de passer quelques jours à Rome avant la croisière, question de passer par dessus notre décalage ‘horreur’ et aussi d’en profiter pour aller voir nos amis de Rome. Après moult recherches et discussions, nous avons décidé de choisir un hôtel en plein centre de Rome, près de la Piazza Spagna. Cette situation nous a permis de profiter pleinement de notre temps là bas et de pouvoir découvrir ce quartier à pieds. Notre choix s’est arrêté sur l’Hôtel Forte, sur la Via Margutta, une petite rue avec de jolis restaurants et de magnifiques boutiques d’antiquités. Distance des marches d’Espagne : 1 minute!!! C’était vraiment super car nous étions près de l’action mais sur une rue tranquille. C’est un petit hôtel situé au 2e étage. Un autre hôtel plus luxueux se logeait au 4 et 5e étage. Un tout petit ascenseur dans une cage grillagée nous rappelait les vieux films français et nous menait au lobby de l’hôtel. Les chambres étaient plutôt petite mais par chance, nous avons eu une chambre triple qui nous a permis d’installer nos deux valises sur le petit lit… La salle de bain était de bonne taille avec un grand bain, douche, bidet etc. Un bon petit déjeuner nous était offert avec une charmante mama italienne pour nous faire le petit café du matin! Comme partout en Italie, on peut obtenir de bons escomptes si on paye comptant – pas surprenant que ce pays soit en chaos économique… J’avais donc opté pour payer comptant. A part une altercation avec la dame de service à notre départ qui avait mal compté l’argent que je lui ai remis, le service était bien. Somme toute, je recommanderais cet hôtel ne serait-ce que pour sa situation idéale. J’avais réservé l’hôtel directement par le site web : http://www.hotelforte.com/eng/home.htm
Après trois visites à Rome et plusieurs tentatives, nous avons enfin visité la Galleria Borghèse où on peut retrouver la plus belle collection de sculptures de Bernini, des œuvres absolument célestes! C’est qu’il faut réserver les billets au moins une semaine à l’avance – ce que j’avais fait cette fois par internet avant de partir. http://www.ticketeria.it/ticketeria/borghese-regolamento-eng.asp#
Nous avons visité le quartier, Piazza di Spagna, Via Condotti, avec ses boutiques chics, Via Babuino, la Piazza del Popolo. J’ai aussi payé une petite visite à la fontaine de Trevi, on ne peut s’empêcher d’aller la voir et la revoir et la magnifique fontaine du Triton. Nous avons vu plusieurs églises magnifiques… à Rome, il y en a pratiquement à tous les coins de rue!
Nous avons fait un festin de spécialités romaines : tortellini al tartufo, saltimbocca romana et tiramisu dans un resto de la Via Margutta : Osteria Margutta. Ce restaurant était recommandé dans mon guide Lonely Planet, et se trouvait tout juste à côté de notre hôtel… c’était parfait et délicieux! http://www.osteriamargutta.it/
Nous avons aussi passé notre dimanche soir avec nos amis romains qui nous ont fait découvrir leur pizzeria préférée à Rome : la pizzeria Ciro sur la Via della Mercede. http://www.pizzaciro.it/
J’ai aussi couru les cafés afin de me régaler des espresso italiens… déformation professionnelle… Je n’ai pas pu tous les faire, mais j’ai réussi à prendre un petit noir au Caffè Greco sur Via Condotti, le plus vieux café de Rome!
Nos transferts ont été assurés par Rome Shuttle Limousine. J’avais tout réservé par internet et avais choisi cette compagnie car elle me permettait de payer sur place avec carte de crédit. À notre arrivée à FCO, le chauffeur nous attendait avec mon nom sur une pancarte et sa voiture, une Mercedès neuve était en parfait état. Par contre le chauffeur qui est venu nous chercher pour se rendre au port, était d’une compagnie différente… notre compagnie manquait de voiture et a demandé à une autre de les dépanner… tout a bien fini, mais ça nous a créé un peu d’angoisse car sa voiture n’était pas en bon état, et en plus, il ne voulait pas prendre ma carte de crédit. Mais après avoir obstinément dit que je n’irais pas au guichet, il a fini par trouver une solution. Le proprio est venu nous rencontrer au poste de péage sur l’autoroute avec une machine à carte de crédit. J’ai envoyé un courriel à la compagnie et lui ai dit que je n’avais pas apprécié le tacot et le service… au retour, nous avons eu le même chauffeur que notre premier transfert avec sa belle Mercedès! Donc je ne leur en tiens pas trop rigueur. Au final, nous avons eu tous les services promis. Le tarif de l’aéroport au centre de Rome – 40 Euros Du centre de Rome à Civitavecchia – 110 Euros De Civitavecchia à l’aéroport – 110 Euros http://www.romeshuttlelimousine.com/
Première escale : Palerme, Sicile – 11 octobre 2011 – Soleil – 24C
À notre réveil, vers 7h00, nous avons eu droit à un magnifique lever du jour qui illumine les côtes de la Sicile… ça commence bien! Petit déjeuner sur le balcon – un peu frisquet, mais la vue est magnifique. Le Silhouette vient doucement prendre sa place au port à côté du MSC Splendida, déjà bien installé.
Le couple d’ami avec qui nous avons fait cette croisière nous avait déniché un tour privé avec un opérateur local. Alors, tel que convenu, nous les avons rencontrés à 8h45 pile afin d’aller retrouver notre guide-chauffeur pour notre journée à Palerme. Le lieu de rencontre était au pied de la statue dans le port… sauf que au port, il y en a 2 statues… on se rend à la première, personne. Notre ami va voir à la deuxième, non plus… Les amis commencent à s’inquiéter un peu, et vont ici et là à la recherche de notre fameux chauffeur. Après une quinzaine de minutes, un retourne vers le bateau pour voir si nous ne l’avions pas manqué au pied de la passerelle, tandis que l’autre part à la recherche d’un téléphone pour le rejoindre. Finalement, la pêche a été fructueuse et notre amie revient avec notre Alessandro… Aussitôt, elle repart pour aller retrouver son mari… Au bout d’une vingtaine de minute, nous retrouvons tous nos poussins et pouvons enfin prendre la route… on a eu une petite frousse momentané, mais tout est bien qui finit bien, et le bonus c’est qu’Alessandro parle un très bon français! Nous embarquons dans le minibus – on ne se chicanera pas aujourd’hui car il y a de la place en masse – direction Monreale.
À environ 8 km de Palerme, il n’y a plus vraiment de distinction entre les deux villes qui se rejoignent maintenant. Mais Monreale est tout en haut des montagnes qui encerclent Palerme. Le point d’intérêt principal est la cathédrale et son cloître. En fait, toute la ville s’est construite autour de l’abbaye bénédictine fondée par le roi normand Guillaume II au 12e s. L’intérieur de la cathédrale est éblouissant. Des mosaïques dorées datant du 12e-13e s. recouvrent les voûtes et les parois de l’église. Elles racontent les histoires de l’Ancien et du Nouveau Testament – dont ma préférée, celle de l’arche de Noé. Au dessus de l’autel, la mosaïque du Christ bénissant est franchement envoûtante, même pour les plus cyniques d’entre nous. Le cloître quant à lui offre une vue intéressante sur les toits de la cathédrale. Mais le point fort est que chacune des colonnes l’entourant offre un motif différent et leurs chapiteaux sont aussi très uniques avec des représentations animales, florales et humaines. Ça me rappelle beaucoup le cloître de Dubrovnik. Après la visite, nous sommes allés attendre notre chauffeur sur un belvédère donnant sur la plaine palermitaine appelée Conca d’Oro, ou la plaine d’or. On lui donne ce nom car autrefois, elle était planté de citronniers et d’orangers ce qui lui donnait une couleur dorée. (Entrée pour la cathédrale et le cloître de Monreale : 6 euros, et pour les +65 ans gratuit).
Nous retournons vers Palerme pour aller visiter les catacombes. Nous arrivons Piazza Cappuccini, car ce sont les catacombes des moines capucins, et alors là… surprise ! Nous ne savions pas trop à quoi s’attendre, à part peut-être une série de tunnels creusés dans le roc. Mais ces couloirs sous terrains accueillent plus de 8000 cadavres momifiés… oui, des cadavres ! Ils sont tous exposés, accrochés au mur ou couchés sur une tablette, vêtus de leurs plus beaux vêtements. Au premier coup d’œil, on avait l’impression d’être dans une maison hantée de mauvais goût d’une fête foraine… mais au fur et à mesure que l’on avance dans ces couloirs, nous réalisons que ce sont de vrais squelettes… Ils sont classés par catégories : les enfants, les femmes, les professionnels, le clergé, les soldats… vraiment, très très macabre. Malgré tout, nous ne regrettons pas cette visite car aucun d’entre nous n’a jamais vu quelque chose comme ça… c’est vraiment unique ! (Entrée pour les catacombes 3 euros).
À la sortie, mon amie et moi allons prendre quelques photos d’un joli petit marché juste en face. De retour au minibus, nous voyons plusieurs personnes dans le bus… que ce passe-t-il ? Je suis prise d’une petite panique de voir ma mère assise au milieu de ces messieurs siciliens… Alessandro nous dit que ce sont des policiers ( ?) qui viennent faire l’inspection de ses permis… bon… on goûte à la police sicilienne… notre chauffeur aurait-il oublié de payer sa cotisation à la bonne cause ??? Ma mère et mon amie ont la folle envie de faire une scène, mais dans les circonstances, s’abstiennent… bonne idée ! Mais nos messieurs nous font perdre un bon 45 minutes… Ils prennent en note toutes les informations du passeport de notre ami, rédigent des constats à n’en plus finir… Le problème, c’est que notre papier de réservation est en anglais, pas en italien, et ces messieurs ne parlent ni ne lisent l’anglais. Il nous faut le papier en italien !!! Quels emmerdeurs… Alessandro s’en tire avec un avis de produire le dit papier en italien dans les 30 jours, sinon… Mais que serait un voyage sans mésaventures ! Surtout quand on voyage avec une princesse et son chat !
On finit par repartir, cette fois pour aller visiter le palais des Normands. Le palais est toutefois fermé pour les visites, mais heureusement, la chapelle Palatine, le clou de cette visite, est ouverte. Bâtie sous le règne de Roger II, entre 1130-1140, elle présente une décoration presque décadente de style arabo-normand. Les mosaïques byzantines étincelantes d’or sont encore plus impressionnantes que celles d’Istanbul ou de Monreale. Un peu déçue de voir une pancarte interdisant les photos, ma crainte est vite oubliée quand nous entrons et voyons les centaines de touristes caméra à la main cliquant à tout vent ! On s’en est donc donné à cœur joie nous aussi ! (Entrée chapelle Palatine 7 euros, +65 ans gratuit).
Il est maintenant temps d’aller faire bombance… toutes ces émotions nous ont creusé l’appétit. Alessandro nous amène dans la vieille ville dans une pizzeria : Ristorante Palazzo Trabucco. Nous profitons de la belle terrasse couverte et nous régalons de pizzas avec une bonne bière.
Avant de monter sur le Monte Pelligrino, un mont calcaire de 606m qui surplombe Palermo, nous faisons un bref arrêt pour voir la cathédrale de style siculo-normand. Mais on commence à faire une overdose de cathédrale, donc on décide de ne pas la visiter et on file vers la montagne. Tout en haut, le sanctuaire de Ste-Rosalie, la patronne de Palerme, est creusé à même le roc. L’église est donc comme une grotte. La montée et la descente sur une route en tête d’épingle nous donne, en plus d’un certain vertige, une vue imprenable sur Palerme et la Conca d’Oro.
Après un petit arrêt ravitaillement pour faire provision d’eau, nous retournons au port, très satisfaits de notre première escale et de ses quelques mésaventures !
De retour sur le bateau, j’ai immédiatement été voir le Service aux passagers pour discuter de notre cabine bruyante. Mais vous connaissez déjà l’histoire ! Nous avons réussi à tout déménager avant de se rendre au cocktail pour rejoindre nos amis à 18h00 !
Haïfa, Israël – Côte Ouest : Megiddo, Césarée, Jaffa, Tel-Aviv et Haïfa – 14 octobre 2011 – Soleil – 25C
Nos deux journées en mer nous ont permis de relaxer, de profiter du navire et de ses activités. Nous avons participé à la dégustation de vin réservée aux membres Elite. Cette fois-ci nous avons dégusté un blanc, rosé et deux rouges. Une belle dégustation toujours intéressante ! De plus, nous avons assisté à quelques présentations de la conférencière invitée, Mary O’Neill de l’institut Smithsonian de Washington. Une dame très connaissante mais avec un timbre de voix, disons… un peu endormant ! J’en ai surement réveillé quelques uns quand elle a demandé à l’audience qui avait entendu parlé du syndrome de Jérusalem… et que je me suis mis à applaudir très fort, et que j’étais la seule ! Comment attirer l’attention sans le vouloir ! Finalement nous avons été au ‘Elegant Tea’ pour les membres Elite… ma seule déception de toute la croisière. C’était mal organisé, le thé était le même qu’au buffet, impossible d’avoir du lait, et en plus, après nous avoir servi les pâtisseries et les scones, ils arrivent avec le saumon fumé et les sandwiches… pas fort ! Mais ces deux journées en mer nous ont redonné l’énergie qu’on avait besoin pour nos quatre jours en Israël !
Comme nous avions 4 jours en Israël et que nous étions 4, j’avais fait les recherches nécessaires afin de trouver un guide privé qui nous accompagnerait pour toutes ces escales. Le tour opérateur que j’avais trouvé l’an dernier était déjà complet, alors j’ai dû utiliser toutes mes ressources avant de trouver notre guide via le site www.IsraelPrivateTourGuide.com qui m’a rapidement mis en contact avec Ofir Horn, un de leur guide. J’ai élaboré l’itinéraire avec les recommandations d’Ofir et après consultation avec mes compagnons de voyage afin de couvrir le plus possible durant nos quatre jours. Quelques jours avant notre départ, Ofir me contacte afin de voir si nous étions ouverts à accueillir un autre couple pour nos excursions… après confirmation que ce couple suivrait notre itinéraire, nous avons accepté en considérant que nous aurions un véhicule plus confortable et une réduction du coût.
Nous voici donc le matin du 14 octobre aux abords de Haïfa, avec un magnifique soleil qui illumine les côtes israéliennes. Le port d’Haïfa est le plus important d’Israël et les raffineries de pétrole donnent un aspect un peu trop industriel à cette belle ville qui s’étend tout autour du verdoyant Mont Carmel. Le navire vient prendre sa place au quai, juste en face des impressionnants jardins Baha’ies. Nous sommes fébriles d’enfin mettre les pieds sur la Terra santa… la terre convoitée par tant de peuples depuis des siècles !
Bien qu’une vingtaine d’autobus soient alignés au pied du Silhouette, les véhicules privés ne sont pas admis sur le port. Nous retrouvons donc notre guide sur l’esplanade du terminal, à quelques minutes de la passerelle. Il arrive à 8h30 pile, notre heure de rencontre. Il nous manque toutefois l’autre couple. Ofir finit par les retrouver, et dès que je vois leur nom sur la pancarte qu’il tient, je me doute qu’il y aura du sable dans l’engrenage… leur nom est Nathanson… un nom d’origine bien hébraïque. Ofir m’a confirmé que le couple qu’il rajoutait à notre groupe était d’origine chrétienne et partageait les mêmes intérêts que nous. En voyant l’air de la dame quand elle nous a vu, j’ai réalisé qu’elle en venait à la même conclusion… nous n’avions pas la tête de gens de confession juive ! En effet, notre super guide leur avait dit que nous étions juifs, alors qu’il nous avait dit qu’ils étaient chrétiens… Pas que ça change grand chose car nous ne voulions pas un tour religieux, mais plutôt une exploration historique, mais le fait reste qu’Ofir nous a un peu manipulé de part et d’autre afin d’avoir 6 personnes dans le groupe. Donc tout le monde était un peu sur ses ergots au moment d’embarquer dans le véhicule… et là, la madame nous dit qu’elle a mal au cœur et qu’elle devra s’asseoir en avant, tout le temps ! Oh la la… ça se passera pas comme ça… Le ton monte… Le début de cette excursion commence bien mal… Ofir tente de nous convaincre, tant bien que mal, que le tour satisfera tout le monde, juif ou chrétien, et que tout ira pour le mieux… Mais l’atmosphère est tendue. Mel, notre nouvel ami, tente lui aussi d’arriver à un compromis avec le guide… Ah oui, il nous dit aussi qu’on fera le jour 2 au jour 1, et le jour 3 au jour 4… car c’est la grande fête de Souccot durant le weekend, donc il y aura foule à Jérusalem…
Nous partons donc en direction de Megiddo, qu’on connaît sous le nom d’Armageddon, le lieu du combat final au jour de l’Apocalypse ! Ce site archéologique, un des plus importants d’Israël, fut habité de 7000 à 500 av. J.-C. et dévoile plus de 25 strates de civilisations différentes. La cité de Megiddo se situait à un endroit stratégique : on dit que sa plaine est la plus fertile de tout Israël, et elle était à la croisée des principales routes commerciales entre l'Égypte et l'Assyrie, une artère importante de l'Empire romain, la Via Maris. Du haut de la cité antique, nous voyons à l’horizon les frontières du Liban, puis le Mont Tabor, lieu de la Transfiguration du Christ. Cette montagne est facilement reconnaissable par sa forme semi-circulaire… comme le dit Ofir, si on demande à un enfant de dessiner une montagne, il dessine le Mont Tabor ! On a pu y voir d’anciennes écuries, qui dit-on aurait hébergé des milliers de chevaux. Bien qu’on les appelle les écuries de Salomon, elle serait plutôt de l’époque d’Achad, roi d’Israël en 874 av. J.-C. Afin de sortir du site, nous devons traverser la citerne. Ofir nous explique que nous devons descendre quelques marches, traverser un tunnel sous terrain d’environ 70 m, puis de remonter une vingtaine de marche… encore une belle histoire de notre super guide… On a dû descendre 180 marches, et en remonter 80 !! Pas la peine de vous dire que ma pauvre maman en a arraché un peu… Mais c’est par ce tunnel que l’eau était acheminée à une citerne tout au fond du trou, afin de la garder à l’abri des envahisseurs potentiels. Imaginez que les habitants devaient faire ce trajet tous les jours pour aller chercher l’eau pour leurs besoins quotidiens ! (Coût d’entrée au parc national de Megiddo : 22 NIS par personne, soit $6 CAD)
Après cette dépense d’énergie sous le soleil ardent, les esprits s’étaient un peu refroidis et nous avons pris la route pour notre deuxième destination de la journée : Césarée. Le village fut établi pendant la période perse (586 av. J.-C.) mais en 30 av. J.-C., il fut donné en récompense à Hérode qui y fit bâtir une large ville portuaire qu'il nomma Césarée en honneur d’Octave Auguste César. Le théâtre datant de cette époque est encore utilisé aujourd’hui pour des spectacles. On peut aussi y voir un ancien hippodrome ou cirque qui fut transformé en amphithéâtre. Un site magnifique aux abords de la mer Méditerranée… d’ailleurs, les israélites en congé ont envahis le site, et des dizaines de petits voiliers sillonnent les côtes. Un peu à l’extérieur du site, nous allons voir l’ancien aqueduc romain qui serpente la côte et ajoute à l’histoire de ce site. (Coût d’entrée au parc national de Césaré: 34 NIS par personne, soit $9 CAD)
Nous avons maintenant l’estomac dans les talons… C’est dans le vieux Jaffa que nous irons luncher. Mais nous devons faire 45 minutes de route avant d’arriver au cœur de cette vieille ville arabe, voisine de la nouvelle Tel-Aviv. Ofir nous propose un restaurant où nous pourrons goûter les spécialités : bien que le service laisse à désirer, la multitude de mezze qui arrivent sur la table nous mettent l’eau à la bouche. J’opte pour un pita falafel tandis que ma mère tente le Shawarma au poulet, mon amie grignote une petite salade et son mari se régale d’une brochette de cœurs de poulets. Le houmous est délicieux et mon falafel remporte, à mon avis, la palme du lunch ! Bien repus, nous partons à la découverte de la vieille ville de Jaffa. Nous traversons le parc de l’esplanade et du jardin HaPisga d’où nous avons une vista magnifique du front de mer de Tel-Aviv. Nous traversons le pont des Vœux où la coutume veut que nous faisions un souhait en touchant notre signe de zodiaque sur la rampe du pont, tout en regardant la mer ! Nous arrivons au cœur du vieux Jaffa, à la place Kika Kedumin. C’est de là que nous partons explorer les petites ruelles où nous verrons la maison de Simon le tanneur. C’est dans cette maison que l’apôtre Pierre aurait logé après avoir ramené Tabitha à la vie… Durant la nuit, il aurait fait un rêve dans lequel il était tenté par toutes sortes d’aliments non cachères… Dieu lui aurait alors dit que tout ce qu’il avait créé était bon pour lui. C’est dès lors que les chrétiens se distinguèrent des juifs et changèrent leur façon de manger ! Grâce à ce songe, on peut maintenant se régaler de cheeseburger, sans trop de remords… enfin, juste quelques uns !
Comme les petites rues du vieux Jaffa étaient un peu ardues, ma mère et notre nouvelle amie avaient décidé de nous attendre. Elles ont donc fait plus ample connaissance, et on a pu voir une nette amélioration de l’humeur de nos nouveaux amis, qui - je dois faire cesser le suspens - resteront des nôtres pour les 4 jours, et deviendront de bons amis ! Après cette randonnée dans cette ville presqu’aussi vieille que l’humanité, nous prenons la route pour traverser Tel-Aviv. Nous y verrons les maisons de style Bauhaus qui font sa renommée, ainsi que plusieurs des nouveaux buildings très modernes. Après tout, Tel-Aviv est toute jeune – elle a été fondée en 1909.
Nous rentrons à Haïfa par l’autoroute mais avant de rentrer au port, nous montons sur le Mont Carmel afin d’aller admirer les magnifiques terrasses des jardins Bahaï. La foi bahaïe est née d’une scission de l’islam chiite, et le Bab, le prophète bahaï, est enseveli dans le mausolée au dôme doré au centre des jardins. Étalés en 19 terrasses de part et d’autre du mausolée, et installés sur le versant du Mont Carmel, ces jardins sont considérés par plusieurs comme la huitième merveille du monde. Leur beauté donne au paysage une sérénité et une harmonie rare autant de jour qu’à la tombée de la nuit… magique ! Quelle façon de terminer cette première journée en Israël…
Haïfa, Israël – Galilée et le plateau de Golan: Nazareth, Capharnaüm, Tabgha, lac Tibériade, plateau de Golan, le Jourdain - 15 octobre 2011 – Soleil – 25C
Ce matin, nous partons sur les traces de Jésus… nous n’avons pas subi de transfiguration hier, pourrons-nous marcher sur l’eau aujourd’hui ? Bien que mon miracle préféré soit l’eau changée en vin !
Nous prenons la route direction Nazareth. Alors que je m’attends à voir un petit village de maisons en pierre, avec une présence chrétienne importante – après tout c’est la ville natale de Joseph et Marie, nous arrivons plutôt dans la plus grande ville arabe du pays ! Mais c’est pour visiter la plus grande église du Moyen-Orient que nous y faisons arrêt. La basilique de l’Annonciation est moderne, elle a été construite en 1964, mais on dit qu’elle a été construite à l'endroit même où l'archange Gabriel apparut à Marie pour lui annoncer qu'elle portait l'enfant de Dieu. La cour de la basilique a été ornée de plusieurs mosaïques provenant de tous les pays chrétiens représentant ‘leurs’ versions de la vierge et l’enfant – la vierge aux yeux bridés, ou à la peau noire ! Nous avons tous eu un choc en voyant celle donné par le Canada… un genre de collage de bouts de bois mi-abstrait, mi-inuit ? Vraiment bizarre… La basilique est constituée de deux églises superposées. Dans celle située au niveau inférieur, se trouve la « grotte de l'Annonciation », où Marie aurait vécu. Un prêtre japonais y célébrait une messe pour un groupe de touristes japonais. C’est dans l'église à l'étage que se réunit la communauté chrétienne catholique de Nazareth. Juste à côté, l’église St-Joseph a été construite sur les ruines de l’atelier où Joseph aurait eu son échoppe.
Nous quittons Nazareth pour le Mont des Béatitudes, aux abords de la mer de Galilée aussi appelée le lac Tibériade. Sur la route, nous passons à Cana, là même où Jésus fit son premier miracle : celui de changer l’eau en vin ! Aurons-nous droit à un petit verre de rouge miraculé ? C’est plutôt une ville un peu déglinguée que nous voyons, avec tout plein de magasins ‘cheap’ aux noms des Noces de Cana à toutes les sauces… un peu décevant. Ça nous rappelle la colère de Jésus face aux vendeurs du Temple…
Nous arrivons finalement sur le Mont des Béatitudes, un endroit magnifiquement bien entretenu, avec de beaux jardins et une vue superbe sur le lac Tibériade. C’est ici que Jésus aurait fait le Sermon sur la montagne, duquel nous viennent les 8 béatitudes dont la fameuse : ‘Heureux les pauvres d’esprit, car le Royaume des Cieux est à eux’, et aussi le Notre-Père ! Après la visite de l’église ornée de vitraux rappelant les vertus, Ofir notre guide nous amène sur la promenade donnant sur le lac et il sort son évangile ! Mais plutôt que de nous réciter quelques versets, il demande un volontaire pour faire la lecture des 8 béatitudes… et oui, je me suis offerte ! J’avoue que c’était assez surprenant… bien que je ne sois pas très dévote, je me suis sentie un peu transportée, tentant d’imaginer tous les disciples buvant les paroles de Jésus.
Prochain arrêt : Capharnaüm… pour nous aujourd’hui, ce terme signifie un lieu un peu désordonné, ou un bric à brac ! Cette connotation vient du fait que cette ville était un lieu de commerce important rempli de marchandises de toute sortes. Mais c’est surtout parce que Jésus y a prêché et séjourné durant l’apogée de son ministère en Galilée que nous la connaissons. Le site appartient aux Franciscains depuis 1894. Ils entreprirent la restauration de la synagogue et de l’église construite sur les ruines de la maison de St-Pierre. C’est ici que Jésus aurait vécut avec Pierre et sa belle-famille. La synagogue date d’environ un siècle après la crucifixion, mais on voit encore très bien le mikveh de la synagogue précédente sur laquelle elle a été construite, celle-là même où Jésus aurait prêché. Plusieurs fondations des habitations datant du 2e s. av J-C sont encore bien visibles. Notre guide n’a pas manqué de nous faire remarquer le grand nombre de symboles juifs inscrits dans le marbre du fronton de la synagogue – la grenade, l’étoile de David, les raisins… une autre marque d’appartenance de cette terre qui appuie leur revendication !
On commence à avoir l’estomac dans les talons… mais avant de pouvoir s’attabler, il nous reste une petite visite à faire à Tabgha, l’Heptapegon, le lieu où Jésus fit la multiplication des pains et des poissons. Cette petite église byzantine est pavée de superbes mosaïques du 5e s. Elles représentent les plantes et animaux divers ainsi que la scène des pains et poissons. L’église abrite la pierre où Jésus aurait déposé les 5 pains et 2 poissons qu’il multiplia pour nourrir une foule de 5000 personnes.
Parlant de poisson et de pain… on a faim !! Nous prenons la route pour se rendre à un restaurant sur une des plages du lac Tibériade. Le restaurant est rustique, un peu comme une cabane à sucre ! Mais aussitôt assis, une parade de mezzés arrivent devant nous… houmous, taboulé, aubergine, salades, pain pita moelleux… c’est un vrai régal. Puis, on vient prendre la commande… quoi ? C’est pas ça le repas ? Notre table s’aventure avec des kibbehs, d’autres tentent le poisson… le St-Pierre ! Evidemment, nous sommes à quelques mètres du lac hôte de pêches miraculeuses ! Le poisson est servi avec tous ses attraits naturels… pas que je sois bouche fine, mais je n’ose pas et demande qu’on me le fasse en filet… mais la photo est beaucoup plus spectaculaire dans l’assiette de notre guide !
Après ce copieux repas, arrosé de bonne bière israélienne, la Gold Star, nous reprenons la route, cette fois direction Nord, vers le plateau du Golan. Je dois dire merci à nos nouveaux amis juifs qui se sont joints à notre groupe car c’est eux qui avaient demandé à inclure cette région dans l’itinéraire de la journée. Comme nos visites en Galilée étaient assez centrées sur la vie de Jésus, nous avons accepté d’ajouter cette région que je ne connaissais pas… quelle chance, car ce fut toute une révélation pour moi. Ce fut aussi une opportunité incroyable pour Ofir, notre guide de nous faire une leçon d’histoire et de parler de la guerre et des conflits qui perdurent avec la Syrie. En fait, cette région est encore contestée. Ce plateau qui borde de lac de Tibériade, procure un accès privilégié à de l’eau, une ressource des plus importantes pour ces pays assez arides. Selon Wikipédia : Le plateau du Golan est une région du sud-ouest de la Syrie occupée par Israël suite à la guerre des Six Jours de 1967 et annexée par l’État hébreu le 14 décembre 1981. Cette annexion de la région a été condamnée par le Conseil de sécurité des Nations unies et n’a jamais été reconnue par la communauté internationale. Pas surprenant de voir que les routes sont bordées de bunkers… Comme je ne connaissais pas vraiment l’histoire de cette région, nous l’avons traversé sans que je ne me pose beaucoup de questions sur le statut ou même la sécurité d’être ici… c’est en approfondissant mes lectures au retour que j’ai réalisé que cette bande de terre est encore revendiquée par la Syrie, et qu’à tout moment un conflit pourrait éclater. Mais disons que la Syrie a d’autres chats à fouetter en ce moment, mais quand même… Toutefois, cette région est d’une grande beauté. Nous sommes passés près des frontières avec la Syrie, et au triangle où se joignent les frontières non officielles de la Jordanie, de la Syrie et d’Israël.
Nous faisons un arrêt à un belvédère, le Peace Vista, d’où nous avons une vue absolument spectaculaire sur le soleil se couchant sur la mer de Galilée. Nous voyons aussi les nombreux villages qui bordent le lac, qui furent attaqués par les syriens durant la guerre. Suite à l’annexe du plateau par Israël, les arabes ont été chassés mais les israéliens ont permis aux Druzes de rester en place. J’ai été extrêmement perturbée de voir un soldat armé d’un M-16 se baladant sur le belvédère avec sa fiancée et ses parents. Je vole une photo furtive car je trouve vraiment ironique d’être à la place ‘Peace Vista’ et de voir ainsi un soldat armé… sa mère s’avance alors vers moi et entame la conversation avec moi ! Elle est curieuse de savoir d’où nous sommes. S’ensuit une conversation un peu bizarre avec ce couple de parents si fiers de leur garçon, de 19 ? 20 ans ? qui vient d’être nommé capitaine ! Comme il porte son arme, je lui demande s’il est en devoir, espérant qu’il me réponde qu’il était en permission. Mais non, il est bien en devoir, son arme est chargée, et il a pris quelques minutes avec ses parents et sa fiancée avant leur départ… Il faut avoir beaucoup d’ouverture d’esprit pour tenter de comprendre ce mode de vie… mais malgré tout, j’ai peine à comprendre cette motivation profonde à défendre cette terre et ce peuple à tout prix… celui de la vie de la jeunesse israélienne. Mais nous ne sommes pas là pour juger ou imposer notre vision, mais pour apprendre, et tenter de comprendre… pas facile.
Nous reprenons la route afin de revenir au sud de la mer de Galilée, là où le Jourdain prend sa source. Nous faisons une brève visite au kibboutz Degania. C’est le tout premier kibboutz au monde, fondé en 1910. Rien de très impressionnant – des habitations, des parcs etc. Mais la proximité au lac de Tibériade et donc à un approvisionnement abondant en eau permet une agriculture foisonnante. Une ferme de poulet est aussi administrée par ce collectif. Le plus cocasse est que nos amis juifs nous racontaient que leur belle-fille avait passé quelques mois dans un kibboutz dans sa jeunesse. Ils décident de lui téléphoner (en Floride) et quelle surprise d’apprendre que c’est dans ce même kibboutz qu’elle vécut ces quelques mois en Israël !
À peine quelques kilomètres plus loin le Yardenit est un lieu de baptême où les croyants tout de blanc vêtus, chantant et priant, attendent en file afin d’être immergé pour recevoir le baptême. Le bassin de baptême est situé au bord du Jourdain, niché au milieu de grands eucalyptus et de la magnifique végétation des rives du fleuve. Des gens de partout s’y retrouvent pour chanter et célébrer leur foi… Nous avons rencontré des gens de la Côte d’ivoire, des Philippines. Le baptême est gratuit, mais on doit payer 10$ pour la robe baptismale et l’utilisation des salles pour se changer. Le jour étant tombé, nous avons repris la route direction Haïfa. Nous sommes arrivés vers 19h30, exténués après cette journée vraiment bien remplie…
Demain, départ tôt à 9h00 pour traverser le désert de Néguev et la visite de Massada et notre baignade dans la mer Morte !!
Ashdod, Israël – Massada et la mer Morte - 16 octobre 2011 – Soleil – 25C
Le port d’Ashdod est un grand port, très commercial. Seules les autobus des excursions organisées par Celebrity sont autorisées sur le quai. Les gens qui ont des tours privés, ou ceux qui veulent sortir du port doivent prendre un autobus-navette (gratuite) pour aller jusqu’à un petit terminal, de l’autre côté de la guérite du port. Nous rejoignons nos compagnons mais ce matin, il nous manquera un joueur… Ma mère a trouvé la dernière journée éreintante et elle craint le soleil tapant du désert. Elle a donc décidé de se reposer et de garder son énergie pour Jérusalem demain – sage décision !
Nous quittons Ashdod à 9h00. La route est longue pour se rendre à Massada, et nous fera traverser une partie du désert de Néguev. C’est assez impressionnant de voir ces dunes de rocs et de sable, sans végétation. On a même vu quelques panneaux de traverses de chameaux ! Le désert est parsemé de quelques villes bédouines. Selon Wikipédia, le Néguev constitue 60 % de la surface d'Israël mais n'abrite que 8 % de sa population, dont une forte communauté de Bédouins (25 % de la population régionale). La population de Bédouins, qui sont des citoyens arabes, est estimée à 160 000 personnes. La volonté des autorités israéliennes serait de les sédentariser, et à ce titre, ils ont été dirigés en grande partie vers des villages construits par le gouvernement. Une autre moitié est restée sur ses terres d'origine, dans des villages qui ne sont pas reconnus et où les conditions d'existence sont précaires en raison de l'absence d'infrastructures et des démolitions exercées par les autorités israéliennes. La situation est conflictuelle entre les autorités israéliennes et la population bédouine, et des incidents se déroulent de manière récurrente. Ça vous rappelle quelque chose ? Plus ça change, plus c’est pareil… c’est exactement les mêmes problèmes que la Canada vit avec ses premières nations, qu’on a voulu sédentariser, puis caser dans des villages qu’ils ont brûlés pour se chauffer… Comme les arabes ne paient pas de taxe en Israël (au grand dam des juifs !!), ils ont peu de ressources municipales pour bâtir et maintenir leurs infrastructures. C’est pourquoi les cités arabes sont souvent un peu mal en point et en laisser-aller. Quant aux bédouins, ils s’abritent avec ce qu’ils trouvent. On a vu une clôture faite de vieilles voitures empilées !
A mi-chemin, nous avons fait un arrêt pour aller prendre un café au Aroma, une chaine de café israélienne ‘à la’ Starbucks. J’avoue qu’avec le café infect du bateau, un bon espresso double bien serré sera le bienvenue ! Que ne fut ma surprise de voir que la belle jeune fille devant moi dans la file portait une carabine en bandoulière… Quand j’ai demandé à Ofir pourquoi elle portait une arme, il m’a répondu qu’elle était avec un groupe de scouts ! Pensant avoir mal compris où que la traduction du guide était erronée, je lui explique qu’en anglais, les scouts vont dans les bois pour identifier des arbres, apprendre à lire une boussole et à faire des nœuds… Oui, oui, dit-il. C’est ça, ici aussi ! Alors pourquoi une carabine ? Pour protéger son groupe… pas rassurant je vous dis, et définitivement quelque chose à laquelle je ne peux pas m’habituer.
Ce trajet de quelques heures nous a permis de nourrir plusieurs discussions, disons, assez épineuses ! D’avoir un couple juif américain modéré amenait un peu d’équilibre dans ce discours un peu propagande, mais nous étions curieux de comprendre pourquoi ce peuple confond citoyenneté et religion, écrit biblique et acte de propriété… enfin, les grandes questions auxquelles nous n’auront pas de réponses, et que depuis plus de 10 000 ans, causent les conflits entre les peuples de Palestine et du Moyen-Orient…
La route sinueuse entre roc et sable est impressionnante. À un moment donné, nous commençons à voir des marqueurs d’altitude : 500m, 400m, 300m, 150m, puis, -100m, -200m jusqu’à ce que nous arrivions à la mer Morte à -417m !
Nous sommes arrivés à Massada à midi pile, en plein soleil ! Il fait vraiment chaud, et pas un arbre pour s’abriter. Nous avons immédiatement été voir le petit diaporama qui nous raconte l’histoire tragique de Massada. Dressée sur un éperon rocheux, Massada est une forteresse naturelle d'une beauté majestueuse qui domine la mer Morte en plein désert. Les zélotes, des juifs soulevés contre les Romains, s'y réfugièrent en 66 av. J.-C. Les Romains installèrent des camps tout autour de la forteresse et coupèrent les juifs de tout contact extérieur et d’approvisionnement. Mais plutôt que de se rendre, les 967 hommes, femmes et enfants se donnèrent la mort dans un suicide collectif. Ce suicide marquât la fin de la Palestine juive et ce siège est devenu le symbole de l'État moderne d'Israël … Live Free or Die ! Une visite à Massada est comme un rite de passage pour les écoliers israéliens et c’est aussi ici que prête serment les unités de l’armée : « Massada ne tombera pas une nouvelle fois ».
Ce palais-forteresse fut construit dans le style classique du début de l'empire romain par Hérode le Grand, roi de Judée, qui régna de 37 à 4 av. J.-C. Les camps militaires, les fortifications et la rampe d'assaut qui entourent le monument sont l'exemple le plus complet de travaux de siège de l'époque romaine conservés jusqu'à ce jour.
Deux choix s’offrent au visiteur pour escalader ce promontoire de plus de 450m. Le sentier du serpent, qui zigzague sur le versant est et qui prend environ 1 heure à escalader, ou encore le téléphérique… le choix est facile ! La vue d’en haut est à couper le souffle. On voit le désert à perte de vue, la mer Morte aux couleurs pastel tout en bas… mais on peut aussi voir les vestiges de plusieurs des camps romains qui ont assiégés les juifs de Massada pendant plusieurs années.
Nous avons passé environ deux heures sur les vestiges au gros soleil. La seule source d’ombre que nous avions provenait des parapluies que mon amie avait apportés ! Quelle prévoyance… Après la visite, on a pris une bouchée dans le centre d’accueil du parc de Massada. De tous les restaurants de la petite foire alimentaire, c’est le McDonald qui fut l’heureux élus de tous ! Comment passer à côté d’essayer un Big Mac en terre israélienne ! Mais l’expérience n’était pas des plus heureuses… plutôt sec ! (Coût d’entrée, montée et descente en téléphérique : 72 NIS par personne soit 20$ CAD Trio Big Mac chez McDo : 34 NIS soit 9,25$ CAD)
Nous quittons Massada pour se rendre à la plage pour notre baignade dans la mer Morte. Nous allons à Mineral Beach, une plage rendue encore plus célèbre par la récente visite du photographe Spencer Tunick, celui-là même qui fait de grandes fresques urbaines avec des personnes nues… et c’est à Mineral Beach que se sont réunis plus de 1200 personnes pour faire des photos en vue d’une campagne de sensibilisation pour sauver la mer Morte. http://naturisme-bio-famille.fr/spencer_tunick__mer_morte__mer_nue_3289.htm Un mois plus tôt et nous aurions pu passer à la postérité !
Mais notre petit groupe était plutôt frileux à l’idée d’aller faire saucette dans la saumure un peu grisâtre de cette mer qu’on dit si bienfaisante pour la peau et le système nerveux. Alors que la salinité moyenne de l’eau de mer varie entre 2 et 4 %, celle de la mer Morte est d’environ 27,5 %. Aucun poisson et aucune algue ne peuvent donc subsister dans de telles conditions. Et c’est cette grande teneur en sel et en minéraux qui lui donnât le qualificatif de « morte ». Mais ne reculant devant rien, j’enfile mon maillot et accompagné de notre nouvel ami de Floride, nous mettons l’orteil dans la mer ! Ouch… on nous avait avisé de ne pas se raser et de faire attention à ne pas se couper… J’ai vite compris ce que mettre du sel sur une plaie voulait dire… j’avais une petite ampoule sur le pied… Mais la sensation enivrante de se sentir soulever par l’eau m’a vite fait oublier mon petit bobo ! Impossible de nager ou se mettre sur le ventre… on flotte comme des bouchons ! C’est vraiment une expérience unique et extrêmement relaxante. De gros bidons de boue sont disponibles sur la plage afin de se badigeonner et se faire le traitement ultime ! J’ai plutôt choisi de prendre la boue du fond de la mer et de me faire un petit traitement sur le haut du corps… C’est fou comme ça adoucit la peau ! Après cette trempette bienfaisante, une bonne douche s’impose car l’eau nous laisse un film presque gluant sur la peau. Mais une fois rincé, la sensation est très agréable.
Nous repartons de la plage vers 18h00 au moment où le soleil couchant teinte de rose et d’orangé la rive jordanienne de la mer Morte… vraiment spectaculaire. Après avoir traversé un poste frontalier nous faisant entrer en Cisjordanie, nous faisons un arrêt rapide à Qumrân. Qumrân est un site archéologique constitué de 11 grottes dans lesquelles on a retrouvé, entre 1947 et 1956, les plus anciens manuscrits hébraïques actuellement répertoriés, connus sous le nom de manuscrits de la mer Morte, et d'un cimetière d'environ 1000 tombes. En fait, ce serait un berger bédouin qui a trouvé les premiers manuscrits. Il aurait voulu utiliser le cuir pour s’en faire des sandales, mais le cordonnier a rapidement vu la valeur de ces parchemins et les a donnés aux autorités. Ils ont trouvé plus de 900 parchemins qui relatent la vie de cette communauté. On dit que ces gens vivaient un peu comme des moines et que Jean-Baptiste aurait vécut parmi eux pendant 3 ans.
Nous avons donc longé la mer Morte sur toute sa longueur, du sud au nord. Nous avons passé un autre poste de contrôle avant Jérusalem, tout près de Jéricho – une des plus vieilles cités du monde, puis traversé tout Jérusalem par l’autoroute 1 qui nous a ramené à Ashdod vers 19h00. Quelle journée… si différente des deux autres en Israël. Décidément, ce pays nous réserve des surprises à chaque jour.
Je retrouve ma mère qui a pu lézarder et se reposer toute la journée. Bien que j’aurais aimé qu’elle puisse voir le désert et la mer Morte, c’était quand même une journée très aride et fatigante. Elle aura toute l’énergie nécessaire pour notre dernière journée en Terre Sainte. Demain… Jérusalem !
Ashdod, Israël – Jérusalem - 17 octobre 2011 – Soleil – 25C
Comme nous sommes en pleines célébrations du Souccot et que tous les juifs sont en congé, notre guide nous avait proposé de partir plus tôt afin d’éviter les embouteillages et de faciliter notre visite au mur des Lamentations. On nous a dit qu’il y avait tellement de monde hier que les gens n’avaient pas pu se rendre au mur. Notre petit groupe était donc sur la première navette et au terminal à 7h30 pour rencontre Ofir. Nous avons pris la route et sommes arrivés à Jérusalem en moins d’une heure !
Notre premier arrêt fut sur le Mont des Oliviers d’où nous avons une vue imprenable sur la vieille ville de Jérusalem dominée par le dôme du rocher. Toute la ville est ocre… Jérusalem a une loi par laquelle tous les b��timents doivent être construits avec la pierre de Jérusalem. La seule dérogation visible est le dôme du rocher dont les murs sont en tuiles bleues, mais le dôme doré vient rétablir l’équilibre esthétique de la ville. L’ensemble est saisissant. A nos pieds se trouve le plus grand cimetière juif au monde. Selon la tradition juive, le Messie, qui amènera la résurrection des morts, passera en premier lieu par le Mont des Oliviers avant d'entrer dans Jérusalem. C'est donc les personnes enterrées en ce lieu qui seront les premières ressuscitées. On peut voir la porte Dorée, qui date de l’époque d’Hérode. Elle a été murée au 7e s. par les musulmans afin d’empêcher le Messie d’accéder à la ville – comme si le Messie ne pouvait pas passer au travers de quelques briques !
Nous sommes redescendus au pied du Mont des Oliviers pour aller visiter le jardin de Gethsémani et l’église de Toutes-les-Nations. Ces dans ces jardins, autrefois une grande oliveraie, que Jésus aurait prié seul la nuit de son arrestation et que Judas l’aurait renié. On dit aussi que Judas se serait pendu à l’un de ces arbres. Les oliviers de ce jardin sont parmi les plus anciens au monde. Certains experts disent que trois d’entres eux auraient été plantés il y a plus de 2000 ans ! L’église est assez récente, 1924, et présente un magnifique fronton de mosaïques enluminées d’or représentant Jésus portant les souffrances du monde.
Nous allons enfin vers la vieille ville. Ofir a stationné la voiture dans le centre commercial Mamilla, tout près de la porte de Jaffa. Déjà si tôt, la ville fourmillait de monde, mais plutôt que d’être pris d’assaut par les touristes, la ville était plutôt assaillie par les israéliens qui venaient y célébrer Souccot. Habillés de leurs habits des jours de fête, toutes les tribus juives s’étaient donné rendez-vous, ajoutant à l’aura définitivement mystique ce la vieille ville de Jérusalem.
Nous avons franchi le mur par la porte de Jaffa, puis, nous avons arpenté les petites ruelles du quartier chrétien jusqu’à la Basilique du St-Sépulcre, le site chrétien le plus sacré de la vieille ville. L’église se dresse sur le site du Golgotha, le lieu de crucifixion de Jésus, et sur la grotte où il aurait été enterré. La basilique comprend un certain nombre de reliques et de lieux sacrés dont les cinq dernières stations du chemin de croix. Elle appartient aujourd’hui à plusieurs sectes chrétiennes, dont les franciscains et les grecs orthodoxes, qui chacune pourvoit à l’entretien de partie spécifique. On y trouve la Pierre de l’Onction, où Jésus aurait été lavé après son supplice. Puis au milieu de la rotonde, on entre dans le tombeau proprement dit. Des cierges et lanternes illuminent une minuscule pièce où on ne peut être que deux personnes à la fois. Une dalle de marbre recouvre le rocher sur lequel le corps de Jésus aurait été déposé. Les groupes de croyants défilent devant les différentes stations du chemin de croix, déposant des vêtements, des médailles, ou tout ce qu’ils trouvent, dans l’espoir d’obtenir un peu de la sainteté de ces lieux. C’est émouvant et troublant à la fois. Cette image montre bien comment l’église a été construite sur le mont du Calvaire et la grotte de sépulture. http://fr.wikipedia.org/wiki/Fichier:Site_de_la_tombe_du_Christ.JPG
Nous poursuivons notre exploration par le quartier musulman. Nous traversons le souk avec les étals de toute sorte… vraiment, on y trouve de tout, des épices aux fruits séchés, des souliers aux vêtements sexy… de tout pour tous ! Nous arrivons sur le Cardo, au cœur du quartier juif. Après la répression de la révolte juive de 70 par les troupes Romaines, l'empereur Hadrien entreprit la reconstruction de Jérusalem sur le modèle romain et les nouveaux plans de la ville incorporaient un cardo avec colonnades, une avenue principale avec galerie couverte de part et d’autre, allant du nord au sud. Ce cardo fait encore aujourd'hui partie de la ville de Jérusalem. Des puits nous permettent de voir les couches successives d’un mur datant du premier et deuxième Temples.
Nous arrivons enfin au Mur des Lamentations ou Mur occidental, le lieu le plus saint des Juifs. Il est situé sur une esplanade pouvant accueillir 250 000 fidèles. C'est ici qu'eut lieu le sacrifice d'Isaac et que Salomon éleva le Temple dans lequel il déposa l'arche d'Alliance. Détruit par Nabuchodonosor, il fut reconstruit par le roi Hérode (vers 20 av. JC), puis à nouveau détruit par les Romains en 70. Le Mur occidental constitue le seul vestige de ce Second Temple. Les juifs pieux y viennent pour réciter les textes saints, de même qu’une foule de touristes de la diaspora qui y vient pour se recueillir sur ces ruines, symbole de la nation juive. Comme les juifs célèbrent Souccot, l’esplanade est remplie ! Des dizaines de jeunes garçons y étaient pour faire leur Bar-Mitzvah, un rite initiatique par lequel le jeune garçon juif marque sa majorité vers 13 ans. Nous sommes descendus sur l’esplanade en se frayant un chemin au travers tous ces fervents aux habits tous plus spectaculaires que les autres ! Robes de soie noire, chapeau de fourrure, boudins bien serrés… On n’aurait pas pu mieux tomber ! Bien que les femmes puissent aussi se rendre au mur pour y glisser leur prière écrite sur un petit papier, elles sont séparées des hommes. Un mur grillagé permet aux mères, sœurs, cousines, tantes, de regarder d’un œil lointain, la cérémonie où leur petit devient homme. Certaines des femmes poussaient de forts youyous – ces longs cris de joie aigus et ondulés qui manifestent leur joie ! Plutôt que de jouer du coude pour se rendre jusqu’au mur, nous avons plutôt profiter de notre temps pour absorber tout ce qui se passait ici… se rapprocher du mur grillagé relevait de l’exploit avec toutes ces femmes qui tentaient tant bien que mal de participer de loin à ces célébrations. Après ce bain de foule bigarrée, nous sommes sortis de la vieille ville par la porte des Immondices, et nous avons sauté dans un taxi pour retourner au stationnement du minibus.
Nous avons quitté la vieille ville en traversant le chic quartier de Mamilla dominé par le chic hôtel King David. Un magnifique complexe de tours à condo y a été construit – le Holy Land. Mais le complexe n’a pas connu le succès escompté car les juifs ne peuvent pas utiliser d’ascenseur le jour du Sabbat ! Nous avons passé près de la ville de Beth’léem, puis avons poursuivi vers le restaurant du monastère orthodoxe St-Élie où nous avons dîné. Le restaurant offrait trois types de buffets, bar à salade et mezze, plats chauds ou barbecue. C’était parfait ! On a même pu goûter une bière palestinienne de Ramallah, la Taybeh.
Ofir nous dit que le restant de la journée sera au musée Yad Vashem, un musée sur l’holocauste… je suis furieuse. J’avais spécifié à notre guide que nous ne voulions pas visiter de musée, car nous voulions passer plus de temps dans Jérusalem. Nous finissons pas comprendre qu’il avait promis au couple qui nous accompagnaient qu’ils pourraient en faire la visite. En fait, même sa femme ne voulait pas visiter ce musée… Aucun doute qu’on peut y passer plusieurs heures, ma mère et moi avons visité celui de Berlin l’été dernier et y sommes restés plus de 6 heures. Mais une fois suffit. De plus nos amis avaient aussi spécifié qu’ils ne voulaient pas s’attarder à des musées. Mais le mal était fait, nous étions au musée avec peu d’option. Nous avons donc profité des chaises à l’extérieur et avons relaxé pendant une heure et demie, temps accordé à notre ami pour faire une petite visite express.
Nous sommes partis de Jérusalem vers 15h30. Afin d’éviter le trafic, nous avons emprunté une route secondaire, étroite et sinueuse, qui traverse de magnifiques boisés. La route a été assez rapide et nous étions de retour à Ashdod vers 16h30… Yeah, on allait pouvoir enfin profiter de notre 5 à 7 Elite !
C’est ainsi que se sont terminés nos 4 jours en Israël… Qu’est-ce que j’en retire ? · Que les guides, peu importe leur allégeance, nous donnent toujours ‘leur’ version de l’histoire… · Une toute nouvelle perception de ce pays… d’ailleurs, depuis notre retour, il n’y a pas eu une journée sans qu’on entende parler d’Israël. · Je suis encore plus perplexe qu’avant quant aux chances des israéliens et des palestiniens de ne jamais arriver à une entente de paix. · J’ai découvert un peuple prêt à tout pour avoir raison… pour justifier leurs revendications… mais qui valorise aussi la vie de leurs soldats par dessus tout… * · J’ai découvert un pays riche d’histoire avec des paysages magnifiques et des régions qui m’étaient encore inconnues. · J’aurais passé beaucoup plus de temps dans la vieille ville de Jérusalem… la ville sainte des trois grandes religions monothéistes, convoitée par tous les peuples de tous les temps… il y a tant à découvrir. Je devrai y revenir ! · 4 jours en Israël et tout ce que j’ai réussi à acheter : 6 bouteilles d’eau, un paquet de gomme et une bouteille de vin… décidément, notre guide ne poussait pas les opportunités shopping ! La prochaine fois, je me garderai un peu de temps pour les marchés de la vieille ville…
* Dernière note… au sujet du soldat Gil’Ad Shalit. Dès notre arrivée en Israël, ce nom était sur toutes les lèvres et de toutes les discussions. Gil’Ad Shalit est un soldat de l’armée israélienne qui a été pris en otage par le Hamas et détenu depuis 5 ans sans aucun contact et dans des conditions très précaires. La veille de notre arrivée, l’Égypte a annoncée qu’elle avait réussi à négocier une entente entre la Palestine et Israël afin de relâcher le soldat Gil’Ad Shalit contre 1027 prisonniers palestiniens… Le soldat sera remis à l’armée israélienne le mardi 18 octobre, le lendemain de notre départ. La nouvelle ne fait pas l’unanimité. Les israéliens sont divisés sur cette entente car beaucoup trouvent le prix à payer beaucoup trop élevé, surtout les familles qui ont perdus des membres dans les attaques terroristes. Toutefois, Israël tient à démontrer à ses soldats que leur vie est entre bonne main, et que tout sera fait pour eux… Ça donne froid dans le dos…
En mer - 18 octobre 2011 – Soleil – 19C
Après quatre jours intensifs en Israël, cette petite journée en mer était la bienvenue ! D’ailleurs, je me suis couchée complètement vannée hier soir, manquant même le départ d’Israël à 22 heures. Et je me suis levée à 9h30… je ne sais pas depuis combien de temps j’ai dormi aussi tard… je suis plutôt du genre à être debout à 5h30-6h00 ! J’étais toute déboussolée. Après un déjeuner tardif au buffet, qui m’a confirmé que nous étions loin d’être les seules à avoir fait la très grasse matinée, nous avons été s’installer dans les coins fauteuils du Lido où nous avons paressé une bonne partie de l’après-midi. Nos activités de la journée se résument à lecture, sieste, écriture, sieste, jeux de cartes, sieste, vous voyez le genre ! Evidemment, nous avons retrouvé notre groupe de gais lurons au cocktail 5 à 7, qui fut suivi d’un excellent souper au Grande Cuvée !
Mykonos, Grèce - 19 octobre 2011 – Soleil – 25C
Après une journée de paresse incroyable, mes bonnes vieilles habitudes ont repris et je me suis réveillée très tôt. Je suis sortie sur le balcon pour écrire un peu au fil de l’eau et pour voir poindre le jour derrière l’île de Mykonos… quel bonheur. Le ciel était sans nuage et se teintait d’orange et de rose, au fur et à mesure que le soleil montait dans le ciel. La lumière dévoilait doucement les maisonnettes blanches agrippées aux flancs de l��île. Ces maisons toute blanches de chaux aux portes et volets bleu ciel font la renommée de cette île grecque, ainsi que ses moulins à vent, et son pélican Petrus !
Plusieurs navires mouillaient déjà les eaux entourant Mykonos, l’Amadea et le Thomson Spirit. Le Silhouette lui est venu s’accoster au port commercial, à quelques kilomètres du centre de l’île. Une navette (7$ par personne pour la journée) était disponible pour nous conduire près du centre. Comme nous n’étions pas pressée, nous sommes partis peu après 9h00. En moins de 10 minutes nous étions arrivées. Mykonos se découvre simplement en flânant à travers ses petites ruelles sinueuses qui montent et descendent vers la mer. C’est le paradis du shopping car on retrouve des dizaines de jolis boutiques avec vraiment de tout. Comme j’ai été privée de shopping en Israël, je me suis un peu reprise ici ! Nous n’avons pu résister à prendre un petit café et un baklava à l’une des terrasses devant le vieux port tout en regardant les pêcheurs vendre leurs prises du jour. Le café était bon, mais le baklava décevant… c’est vrai que ceux de chez Adonis* sont difficiles à battre ! J’avais une quête, celle de découvrir les fameux moulins à vent de l’île. Mais bien que nous suivions les indications des habitants, le dédale de ruelles nous a perdu… finalement, la faim nous a guidé jusqu’à la taverne Babulas où nous avons fait bombance avec un repas de mezzés grecs : saganaki – un fromage de brebis poêlé et flambé, puis le tzatziki, le taramasalata, la pâte d’ail, et des pitas rôtis à l’origan et fleur de sel… Le tout accompagné d’une bonne bière locale… le bonheur.
Après avoir raccompagné ma mère au Silhouette, ma quête n’était pas complète… je devais trouver les moulins et peut-être même pousser ma chance jusqu’à rencontrer Petrus, le pélican fétiche de l’île ! Je suis donc retournée au centre, déterminée à cocher de ma liste ces deux ‘musts’ de Mykonos. J’ai repassé plusieurs des petites ruelles et tout à coup, au bout de l’une d’elles, les voici : cinq moulins à vent majestueux se dressant devant moi. Ces moulins sont devenus la marque de commerce de Mykonos. Ils datent du 16e s. et auraient été construits par les vénitiens. Aujourd’hui, il n’en reste que 16 sur toute l’île. Après une séance photo, je me retrouve dans le quartier de la ‘Petite Venise’ où les maisons donnent directement sur la mer, plusieurs ayant des balcons suspendus au dessus de l’eau. Une foule de café, restaurant et boîtes de nuit y sont installés. Devinez sur qui je suis tombée… et oui, Petrus en personne ! Un beau pélican tout blanc, recevant des câlins des touristes attablés dans l’un des restaurants. Mais je le croyais gris ce Petrus… le proprio du resto m’explique alors que le ‘vieux’ Petrus s’était fait écrasé par la voiture d’une touriste anglaise il y a quelques mois… ils ont donc dû le remplacer. Imaginer cette dame et la culpabilité qu’elle a dû ressentir d’avoir tué l’emblème de ce peuple ! Contente d’avoir pu cocher mes deux items de ma liste, je suis rentré en zigzagant à travers les ruelles bordées de jolies maisonnettes blanches.
Mykonos est une petite île facile à découvrir par soi-même. J’ai aimé prendre le pouls de la place en déambulant à travers les rues typiques, en s’imprégnant des effluves de la mer et de celle du marché de poisson, en dégustant les spécialités de la place en regardant les touristes passer, et en faisant de belles surprises au gré de ma promenade. Le seule hic de ma journée est le touriste malotru qui m’a éternué dessus… j’ai senti son virus entrer dans mes veines et se répandre… et en effet, rendu à l’heure du souper, j’étais complètement congestionnée… Mais la croisière tire à sa fin, je pourrai profiter des deux derniers jours pour me reposer et reprendre du mieux !
* Adonis est une épicerie libanaise montréalaise Pour les photos de Mykonos:
En mer - 20 octobre 2011 – Soleil – 19C
Notre dernière journée en mer… rien de bien spécial au programme aujourd’hui ! On en profite pour explorer le bateau, lire, jouer aux cartes. Mais ce qui retient l’attention aujourd’hui c’est la mort du colonel Khadafi qui a été capturé et tué à Syrte, son village natal. C’est un peu bizarre de penser que tout ça se passe pas trop loin d’où nous sommes…
Dernière soirée formelle et souper de gala : Gravlax, tartare de bœuf, tournedos Rossini avec foie gras, assiette homard mélange (1/2 queue de homard, risotto au homard, crevettes et pétoncle)… tout était excellent ! Ma grippe me fait un peu souffrir, mais heureusement, nous gagnons une heure ce soir, donc on pourra ronfler un peu plus longtemps demain!
Naples - 21 octobre 2011 – Soleil – 19C
Bien que j’avais l’intention de me joindre à nos amis pour aller visiter Capri, ma grippe a eu le meilleur de moi… j’ai décidé de rester au lit et de me reposer pour que le vol de retour demain ne soit pas trop pénible. Après un bon petit déjeuner à la salle à manger, nous sommes quand même descendues pour aller explorer le centre Maritima – une galerie commerciale installée dans le terminal du port. Nous y avons fait quelques bons achats. Et dernière journée oblige, il fallait bien faire les valises… Fidèles au rendez-vous, nous avons retrouvé nos amis au 5 à 7 qui nous ont raconté leur traversée très houleuse vers Capri. La mer était tellement agitée que près de 75% des passagers ont été malades… Malgré ce début de journée un peu déroutant, ils ont adoré leur journée. Mais la seule pensée d’être à bord du traversier avec ma grippe m’a toute de suite réconcilié avec ma décision de prendre ça mollo aujourd’hui !
Civitavecchia - 22 octobre 2011 – Soleil – 21C
Contrairement à bien des lignes de croisière, Celebrity nous permet de prendre le dernier petit déjeuner à la salle à manger… tellement plus civilisé ! Pas besoin de se faufiler entre les valises au buffet ! De plus, il n’y a pas d’annonces faites pour le débarquement, les gens se présentent à la sortie à l’heure indiquée sur leurs étiquettes à bagages. Un système qui fonctionne bien, du moins sur notre croisière. Nous avons quitté notre chambre pour 8h00 et nous avons attendu au salon de cartes jusqu’à 8h30, heure de notre sortie. En moins de deux, nous avions repéré nos valises qu’un porteur nous a amené jusqu’au débarcadère pour voitures privées. À 9h00 pile notre chauffeur est arrivé et hop ! en route vers Fiumicino. Croyez-le ou non, nous étions les premiers dans la file d’Air Transat à l’aéroport, à 9h45 ! On a dû attendre 15 minutes que le comptoir ouvre. 75 minutes de la sortie du bateau au comptoir de l’aéroport… je crois bien que c’est notre record ! Je vous épargne les détails de notre vol qui s’est bien déroulé, mais qui curieusement a pris 9 heures… je ne me souvenais pas que c’était si loin Rome !
Mais c’est la tête remplie de souvenirs inoubliables que nous rentrons dans notre beau Québec si paisible… appréciant encore plus la sérénité d’y vivre, et espérant que ça continue et que les guerres de religions ne viennent pas nous y empoisonner la vie…
Nouvelle-Zélande: vos plus belles randonnées/meilleurs treks? English translation pending
Bonjour tout le monde! 🙂
Je prévois faire un voyage de photographie en Nouvelle-Zélande, pour 4 semaines, au début Février 2012. J'aimerais savoir, d'après vos expériences, quelles sont les randonnées (Hike, Trek) que vous avez admiré les plus beaux paysages ou panoramas. D'après mes lectures et recherches, il est préférable de préoriser l'Île du Sud pour les paysages, en raison de la durée de mon séjour...?
Alors j'attends vos suggestions et commentaires avec impatience! MErci beaucoup! 😉
Pascal
Alors j'attends vos suggestions et commentaires avec impatience! MErci beaucoup! 😉
Pascal
Location de minibus pour huit personnes en Thaïlande? English translation pending
bonjour,
Nous prévoyons de visiter la thailande du 13 juillet au 3 aout prochain. Mais voilà, au début nous étions 2 adultes et 2 enfants ( 9 et 3 ans)Mais voilà que mes parents et beaux parents veulent se joindre à nous. nous serons donc 8. nous souhaitons arriver à Bangkok quelques jours , puis prendre le train de nuit jusqu'à chiang mai et à partir de là nous voudrions trouver un minibus pour redescendre à notre rythme en passant par les sites incontournables, pour rendre ensuite le véhicule dans la zone de phuket. Puis nous prendrions un vol intérieur pour terminer par Bangkok.
qu'en pensez-vous?
Ou pouvons nous louer un minibus? et pour quel tarif?
merci pour vos réponse;
Namibie en 4x4 pour débutant? English translation pending
Bonjour,
nous partons en Namibie au mois d'août, pour 3 semaines. Nous sommes passionnés d'ornithologie, et avons choisi (presque ... pas tout à fait finalisé) notre itinéraire en fonction des sites riches en oiseaux.
Nous avons opté (mais pas encore réservé) pour une location de 4x4 avec une tente sur le toit, et pensons dormir dans les campings des réserves et autres parcs.
Le premier problème que je me pose, c'est que je n'ai jamais conduit de 4x4 ...
Vous qui avez de l'expérience (!), auriez-vous un conseil à me donner ?
Puis-je me lancer comme ça ? faire quelques heures de conduite dans une auto-école ?
Je vous remercie d'avance pour vos réponses.
Pour info, je vais avoir 55 ans, mon mari ne conduit pas
Cordialement
Geneviève
Vision déformée de Madagascar? English translation pending
bonjour,
j'ai laissé quelques temps le forum sur Mada car les themes de discution n'accrochaient pas vraiment l'interet. je suis de retour en france pour 3 mois, j'y ai rapatrié mes momes. les visites du pays restent superficielles, le barrage de la langue, une vision plus qu'angelique du pays, le non contact des visiteurs et de la population, les vahiny croyant tout savoir, comprendre et tout resoudre....à force de lire n'importe quoi, on change de forum.....
pourquoi les résidents ont une vision si différentes du visiteur d'un sejour.....parce qu'ils ont ouvert les yeux chaque jour et constater que mada n'a d'avenir que dans les livres....voleur, tricheur, menteur: toutes les qualités necessaires au developpement du pays, du haut en bas de l'echelle sociale, les malgaches dans leur totalité n'ont de vision de l'avenir que le versement "d'aides des bailleurs" moins aveugles parce que déjà baptisés!mampalehelo izany!
Camper à Devils Garden - hole in the rock road English translation pending
Bonjour,
J'aimerais savoir si certains d'entre vous ont déjà campé à devil's garden ou le long de la hole in the rock road. Est-ce facile de trouver un endroit, y en a-t-il de plus jolis que d'autres? Pas de soucis avec un mid-size suv?
J'ai lu que sur les terres du BLM on peut camper, mais c'est un peu flou...
Comme nous avons 2 jours entre Moab et Bryce Canyon par la scenic 12, j'aurais voulu dormir dans ce coin pour profiter des belles lumières sur devil's garden puis le lendemain matin randonner dans peek a boo et spooky gulch. Bonne idée?
Merci pour vos conseils.
J'aimerais savoir si certains d'entre vous ont déjà campé à devil's garden ou le long de la hole in the rock road. Est-ce facile de trouver un endroit, y en a-t-il de plus jolis que d'autres? Pas de soucis avec un mid-size suv?
J'ai lu que sur les terres du BLM on peut camper, mais c'est un peu flou...
Comme nous avons 2 jours entre Moab et Bryce Canyon par la scenic 12, j'aurais voulu dormir dans ce coin pour profiter des belles lumières sur devil's garden puis le lendemain matin randonner dans peek a boo et spooky gulch. Bonne idée?
Merci pour vos conseils.
Disneyworld Orlando été 2012: combien de jours prévoir, hôtel? English translation pending
Bonjour
Je viens de m'inscrire sur ce forum car j'ai besoin d'aide pour programmer un séjour à Orlando en été 2012.
Nous aimerions partir visiter les différents parcs début juillet avec 3 enfants, 16, 12 et 5 ans.
Combien de jours faut-il prévoir ?
Avez-vous un hôtel à nous conseiller.
Merci pour votre aide
Recherche bons plans sur Phan Thiet (Vietnam) English translation pending
Bonjour, à la suite d'un circuit Kuoni "Grand tour du Vietnam" nous devons séjourner 5 nuits à Phan Thiet (Novotel Ocean Dunes) fin décembre et j'aimerai savoir si vous auriez des bons plans, adresses insolites à faire ou voir hormis les classiques (dunes...) que j'ai déjà trouvé sur Internet. Y a t il un quartier "touristique" en particulier, comment est la ville .....? Nous voyageons souvent aimons l'authentique, rencontrer les gens du pays, les artisans dans leur travail, prendre le temps de parler avec les habitants ... Nous sommes un couple avec une fille de 15 ans à qui nous faisons découvrir dès que possible le monde ! Si quelqu'un à déjà le même circuit je suis curieuse d'avoir vos impressions. Nous avons visité le Vietnam il y a 12 ans et sommes enchantés d'y retourner avec notre fille.
Merci pour vos infos, Bleudream.