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Trek de 6 jours dans les Ecrins English translation pending
Bonjour,
Je pars début septembre pour une semaine max dans les Alpes où je souhaite faire mon premier trek, donc sur plusieurs jours. Je fait régulièrement des grandes randonnées (le max que j'ai fait c'est 9h de suite sans pauses en montagne) mais jamais de véritable treks ponctués de bivouac tout ça tout ça. Je m'étais décidée pour une rando de 4 jours: Landry - Modane par le GR55, or en me documentant plus avant j'ai découvert avec effroi l'interdiction de bivouaquer dans le parc de la Vanoise 😕
Or pour moi il est hors de question de rester dans les refuges (enfin peut être une fois à l'occasion si besoin), moi j'aime randonner pour m'isoler, pour être tranquille et en autonomie. Du coup je recherche des conseils pour une randonnée d'une durée max de 6 jours pour partir début septembre dans les Alpes mais sur un trajet où le bivouac me sera autorisé. Le parc des Ecrins me tente bien, sur le GR54, par exemple.
Quelqu'un pourrait-il me conseiller un parcours? Avec si possible une gare à l'aller et une gare à l'arrivée (ou au moins un bus), car on laissera la voiture au point de départ. Je voulais aussi savoir le degré de difficulté que vous donneriez aux Ecrins (selon parcours proposé) car si je n'ai pas peur de l'effort physique, je ne me sens pas forcément armée et équipée pour des passages dangereux.
Encore une dernière question: savez vous si début septembre il y a encore beaucoup de randonneurs dans le coin?
Par avance je vous remercie de votre aide, précieuse!🙂
Je pars début septembre pour une semaine max dans les Alpes où je souhaite faire mon premier trek, donc sur plusieurs jours. Je fait régulièrement des grandes randonnées (le max que j'ai fait c'est 9h de suite sans pauses en montagne) mais jamais de véritable treks ponctués de bivouac tout ça tout ça. Je m'étais décidée pour une rando de 4 jours: Landry - Modane par le GR55, or en me documentant plus avant j'ai découvert avec effroi l'interdiction de bivouaquer dans le parc de la Vanoise 😕
Or pour moi il est hors de question de rester dans les refuges (enfin peut être une fois à l'occasion si besoin), moi j'aime randonner pour m'isoler, pour être tranquille et en autonomie. Du coup je recherche des conseils pour une randonnée d'une durée max de 6 jours pour partir début septembre dans les Alpes mais sur un trajet où le bivouac me sera autorisé. Le parc des Ecrins me tente bien, sur le GR54, par exemple.
Quelqu'un pourrait-il me conseiller un parcours? Avec si possible une gare à l'aller et une gare à l'arrivée (ou au moins un bus), car on laissera la voiture au point de départ. Je voulais aussi savoir le degré de difficulté que vous donneriez aux Ecrins (selon parcours proposé) car si je n'ai pas peur de l'effort physique, je ne me sens pas forcément armée et équipée pour des passages dangereux.
Encore une dernière question: savez vous si début septembre il y a encore beaucoup de randonneurs dans le coin?
Par avance je vous remercie de votre aide, précieuse!🙂
Retour de la mer Noire sur le Deliziosa du 29 juin au 12 juillet 2013 English translation pending
Bonjour,
Cette fois, je ne vais pas effectuer un récit détaillé, d'autant que cat1505 a donné des informations nombreuses sur ce parcours.
Impressions générales :
L'itinéraire nous a beaucoup plu et personnellement, j'ai été agréablement surpris, car j'étais un peu inquiet par rapport à certains commentaires.
Nous avons bénéficié d'un temps excellent et pas trop chaud, malgré la saison (29/06 au 12/07).
Le Deliziosa, déjà emprunté l'année dernière à l'occasion d'une croisière dans les fjords est un bateau agréable malgré sa taille.
A la différence de notre précédente croisière, il était complet, environ 2700 p (1500 italiens et 500 français) dont beaucoup d'enfants compte tenu des vacances scolaires...
Hormis la piscine qui était quelque peu "squattée" par les enfants, ce qui est bien compréhensible, ils m'ont semblé bien raisonnables.
A noter que nous occupions une cabine balcon et que nous fréquentions assez peu les espaces publics.
Le personnel "proche"(cabiniers et restaurants) a été parfait, tant par leur amabilité que par leur professionalisme.
La nourriture était convenable, mais sans plus, comme sur la plupart des bateaux de croisières, mais nous ne faisons pas des croisières pour la gastronomie.
Après mon expérience un peu décevante sur Celebrity et bien que n'étant pas un grand amateur des animations, j'ai retrouvé une ambiance beaucoup plus festive, avec de véritables soirées de gala, totalement inexistantes sur Celebrity.
Les escales : Katakolon Escale obligée qui ne présente pas d'intérêt particulier si l'on a déjà visité Olympie (d'autant que nous avions également déjà visité un peu l'arrière pays).
Mikonos Débarquement en chaloupes. Charmant petit port Grec avec ses maisons blanches et ses moulins.
Izmir Ayant déjà eu l'occasion d'y faire plusieurs escales où nous étions allés à Ephèse et visité la ville, nous nous sommes contentés d'une grande promenade à pieds jusqu'à la tour de l'horloge par le bord de mer.
Istambul Ville magnifique aux multiples facettes. Cette fois, nous avons choisi une promenade en bateau jusqu'à Eoyu, pour nous rendre au café Pierre Loti et déguster un "café Turc" avec une vue magnifique sur la corne d'or. Nous nous sommes ensuite rendus au sommet de la tour de Galata d'où l'on bénéficie d'une vue exceptionnelle à 360° sur Istambul. Repas au bord du Bosphore et après avoir traversé le pont de galata avec ses pécheurs et ses restaurants, nous avons visité la mosquée Eyudi, moins célèbre mais également très intéressante. Après avoir passé un moment dans le bazar Egyptien, nous sommes retournés admirer encore une fois, de l'extérieur, la mosquée bleue et Sainte Sophie. A noter que la visite d'Istambul s'effectue facilement en utilisant les bateaux et le tramway.
Les escales : Katakolon Escale obligée qui ne présente pas d'intérêt particulier si l'on a déjà visité Olympie (d'autant que nous avions également déjà visité un peu l'arrière pays).
Mikonos Débarquement en chaloupes. Charmant petit port Grec avec ses maisons blanches et ses moulins.
Izmir Ayant déjà eu l'occasion d'y faire plusieurs escales où nous étions allés à Ephèse et visité la ville, nous nous sommes contentés d'une grande promenade à pieds jusqu'à la tour de l'horloge par le bord de mer.
Istambul Ville magnifique aux multiples facettes. Cette fois, nous avons choisi une promenade en bateau jusqu'à Eoyu, pour nous rendre au café Pierre Loti et déguster un "café Turc" avec une vue magnifique sur la corne d'or. Nous nous sommes ensuite rendus au sommet de la tour de Galata d'où l'on bénéficie d'une vue exceptionnelle à 360° sur Istambul. Repas au bord du Bosphore et après avoir traversé le pont de galata avec ses pécheurs et ses restaurants, nous avons visité la mosquée Eyudi, moins célèbre mais également très intéressante. Après avoir passé un moment dans le bazar Egyptien, nous sommes retournés admirer encore une fois, de l'extérieur, la mosquée bleue et Sainte Sophie. A noter que la visite d'Istambul s'effectue facilement en utilisant les bateaux et le tramway.
Quatre jours en Israël English translation pending
De retour d’Israel depuis dimanche après 4 jours passé la bas, j’avais beaucoup étudié les récits du forum pour pouvoir faire mon planning et pour préparer mon voyage, j’espère donc qu’a mon tour mon récit de voyage pourra aider les personnes désireuses de ce rendre dans ce magnifique pays.
Je précise que je suis une femme, que j’ai 22 ans et que je suis partie seule.
Je suis donc partie un samedi avec air France ( vol direct) depuis CDG dans un airbus A320. Vol de 4h30 sans problème, Arrivée a TelAviV ( aeroport Ben Gourion magnifique comparé a CDG) en fin d’après midi, passage a l’immigration sans problème , l’agent qui c’est occupé de moi m’a juste demandé combien de temps je resté ici et pour quel raison, après lui avoir répondu 1 semaine pour tourisme , il m’a rendu mon passeport avec une vignette ou ma photo était scanné , donc pas de tampon ni sur le passeport ni sur un feuillet vierge. Pour le transfert vers mon hôtel a TAV j’ai pris un taxi, qui conduisait comme un malade, mais bon apparement c’est la manière de conduire habituelle ici.
1ere soirée : ballade sur le front de mer a TAV
1er jour : départ de l’hôtel pour la gare routière de TAV, assez excentré et pas très facile a trouver, car elle est camouflée par un centre commercial, et il faut traversé un parc assez glauque pour rejoindre la rue ou elle se trouve ! à l’intérieur c’est tout aussi difficile de trouver le bon bus , car toutes les destinations affichés sur les panneaux sont en hébreux , le plus simple est de demandé a des voyageurs ( ne comptez pas sur le guichet « information » pour vous aider) , et ne paniquez pas si vous remarquez que la gare est remplis de soldat, c’est normal tout les dimanches matin et ça n’a rien a voir avec une déclaration de guerre, c’est tout simplement des jeunes (garçons et filles) qui font leur service militaire et qui repartent dans leurs casernes après avoir passé shabbat en famille.
Une fois mon bus trouvé, direction Jérusalem , trajet 1h ( en fonction des horraires ça peut doubler car les embouteillages a l’entrée de Jérusalem n’ont rien a envier a ceux de Paris), tarif 18 shekels, bus climatisés de la compagnie Egged ( bus vert).
A l’arrivé à la gare routière de Jérusalem, j’ai pris le tram direction la vieille ville. Entrée par la porte de Jaffa et visite de la citadelle de David ( très belle vue pour prendre des photos d’ensemble de la ville). Promenades dans les ruelles des quartier chrétiens, arméniens, juifs et musulmans
Direction le St Sépulcre , C'est très agréable de se trouver dans cette église qui a tant vu, on se sent un témoin de l'histoire, Malheureusement, le lieu est beaucoup trop fréquenté. Des touristes et des pèlerins viennent du monde entier et forment une foule compacte qui empêche presque de se déplacer à certains moments.
Puis le mûr des lamentations, côte femme, espace très reduit avec quelques chaises sur le côte afin de cacher les barrières, ..émotion lorsque j'ai vu une femme en larmes en y glissant un petit bout de papier, émotion lorsque j'ai touché la pierre d'une main et que j'ai recule pour m'éloigner car non juive mais respectueuse, mais déception de ne pas avoir pu voir les fondations de l'autre côté.... Le cliché des hommes en noir avec kippa et leurs anglaises à côte d'hommes juste là pour voir 'le mur', avait un côte décevant... Mais cela reste un moment spirituel...
En fait la vieille ville est assez petite mais on s’y perd rapidement ( des plans gratuits sont disponible à l’office du tourisme a l’entrée par la porte de jaffa), le mont du temple et l’esplanade des mosquées étaient fermées aux non musulmans.
Vers 13h je suis sortie de la vieille ville, j’ai remonté Jaffa street jusqu'à Ben Yehuda street et déjeuné en terrasse chez « hamarosh », avec une formule spécial « humus and shawarma » servis par un charmant jeune homme 😛😛
Vers 14h direction Yad Vashem Une visite troublante et émouvante, des souvenirs douloureux, chargés d ‘émotions et d’histoire. Une de pièce les plus troublante est probablement le mémorial des enfants : une pièce très sombre, éclairée uniquement à la lumière de quelques chandelles, avec en fond sonore le nom des enfants décédés durant la shoah. Prévoir au moins 3 heures de visite pour le musée qui ferme à 17 h sauf le jeudi. Entrée gratuite, un conseil prendre un audio guide ( 3 euros)
2eme jour :
seconde visite à Jérusalem, avec cette fois ci un tour de la ville avec le bus 99, très pratique, c’est un bus « londonien » rouge qui fait le tour de la ville et de ces principales attractions pour 45 shekels, vous pouvez descendre a chaque arrêt et remonter dans le prochain bus,
visite à pied du mont des oliviers ( en fait un gigantesque cimetierre), de l’église de toutes les nations, du jardin de ghétsémanie ( très petit, mais magnifiquement bien entretenu par les pères franciscains) et du sépulcre de la Vierge (vestiges impressionnant, car tout le sous sol date de l’époque Bysantine)
après être retourné dans la nouvelle ville pour déjeuner, je me suis perdue et je suis passé devant l’hôtel King David et j’ai traversée un parc construit en pente pour rejoindre la porte de Jaffa dont je ne me souvient pas le nom, je me rappelle juste qu’a l’entré une plaque indiquée qu’il avait était financé par les juifs new-yorkais.
De la porte de Jaffa j’ai pris un taxi direction Bethleem, je n’ai aucune idée du chemin qu’il empreinté , mais j’ai traversé des colline et des villages ( dont je n’ai aucune idée du nom), il a fait demi-tour deux fois, nous avons passé un barrage et un tunnel……tout ça pour dire que pour faire 10km nous avons mis 3 bon quarts d’heure si ce n’est plus !! ( heureusement que j’avais négocier un prix fixe pour aller et retour, car si j’avais payé au km……..😕😕)
Arrivé sur la place de la mangeoire , miraculeusement une connaissance de mon chauffeur de taxi passe par là et ce propose de me faire visiter……j’accepte, ce qui n’était d’ailleurs pas une mauvaise idée car Joseph ( c’était son prénom) m’a fait éviter la foule des touristes et m’a fait passé devant tout le monde pour descendre au tombeau. A la sortie de la Basilique mon guide me propose de me raccompagner a mon taxi qui avait dû ce garer dans une rue plus loin, et nous passons ( ah comme par hazzard) devant la boutique du cousin, du frère de l’oncle de la tante….donc une fois fait le plein de souvenirs ( faut faire vivre le commerce local quand même) mon chauffeur me ramène jusqu'à la gare des bus de Jérusalem, en chemin toutefois, nous sommes arrêté a un barrage ou un soldat me demande juste d’ou je viens, sans plus de vérification et puis nous laisse partir.
3eme jour :
direction la mer morte et Massada. Je prend donc le bus pour Jérusalem (je commence a connaître maintenant)
A la gare de Jérusalem je prend le bus direction Ein Guédi et Massada, le trajet dure environ 2 heures, dont une bonne heure a longer la mer morte, le bus s’arrête d’abord a Ein Guédi beach, au kibboutz et a Ein Guédi spa, le dernier et sans doute le « mieux » pour tester la nage dans la mer morte ( drôle de sensation , j'ai eu l’impression de nager dans de l’huile), si vous décidez de faire un petit tour dans l’eau évitez de vous raser ou de vous épiler le matin même, sinon sensation de brûlure assurées !!! Après Ein Guédi, j’ai pris le bus pour Massada, de l’arrêt de bus juqu’a l’entrée il ya deja une monté a faire a pied, donc prévoir les chaussures en conséquense, ensuite vous avez le choix entre grimper a pied ou prendre le téléphérique ( j’ai prise la seconde option !!) Il ya un très beau musée qui raconte l'histoire de ce lieu, de façon très didactique comme savent le faire les musées en Israel. La vue est époustouflante, et les travaux des archéologues sont impressionnants. Au plan des paysages, les lieux sont grandioses, d'une beauté extraordinaire avec une vue sur le Néguev, la Mer Morte et la Jordanie, magnifique !
4eme jour :
direction haifa je sais pas pourquoi les gens préfère TAV a Haifa !! en tout cas de mon point de vue si je devais vivre en Israel, je choisirai cette ville !! donc visite au mont carmel et promenade dans les Jardins Bahaî ces jardins sont une merveille pour le bonheur des yeux, l'architecture à la française à certains endroits m'a bluffée. Le dome recouvert d'or est superbe depuis le haut de la promenade Louis. Attention il faut telephoner et reserver sa place pour la visite guidee. le sanctuaire est helas pas visitable. une merveille architecturale unique au monde. Promenade sur Panorama Street Une vue incroyable. visite du musée naval et de l’immigration, et des ruines du château des croisés.
Mes regrets sur mon séjour : Ne pas avoir eu assez de temps pour faire, Nazareth, le Golan, Accre, le desert du Neguev, et Jérico
Mes impressions : -le pays est franchement magnifique, tout les avantages du moyen orient sans les inconvénients, je confirme que en tant que femme il n’ya ABSOLUMENT danger , la drague reste discrète sans jamais tourner au harcèlement comme dans certain pays du magreb, les commerçants et restaurateurs sont sympa et ne forcent pas a la vente ( a part peut être dans la vieille ville de Jérusalem et a Bethleem) - les transports en communs sont facile a utiliser et bon marché et ils vous enmènent partout. - Les paysages magnifiques - Le seul hic peut être est que la vie est aussi chère sinon plus qu’en France Mais bon j’encourage quand même tout ceux qui voudrai entreprendre un voyage en Israel d’y aller sans hésitation
Je précise que je suis une femme, que j’ai 22 ans et que je suis partie seule.
Je suis donc partie un samedi avec air France ( vol direct) depuis CDG dans un airbus A320. Vol de 4h30 sans problème, Arrivée a TelAviV ( aeroport Ben Gourion magnifique comparé a CDG) en fin d’après midi, passage a l’immigration sans problème , l’agent qui c’est occupé de moi m’a juste demandé combien de temps je resté ici et pour quel raison, après lui avoir répondu 1 semaine pour tourisme , il m’a rendu mon passeport avec une vignette ou ma photo était scanné , donc pas de tampon ni sur le passeport ni sur un feuillet vierge. Pour le transfert vers mon hôtel a TAV j’ai pris un taxi, qui conduisait comme un malade, mais bon apparement c’est la manière de conduire habituelle ici.
1ere soirée : ballade sur le front de mer a TAV
1er jour : départ de l’hôtel pour la gare routière de TAV, assez excentré et pas très facile a trouver, car elle est camouflée par un centre commercial, et il faut traversé un parc assez glauque pour rejoindre la rue ou elle se trouve ! à l’intérieur c’est tout aussi difficile de trouver le bon bus , car toutes les destinations affichés sur les panneaux sont en hébreux , le plus simple est de demandé a des voyageurs ( ne comptez pas sur le guichet « information » pour vous aider) , et ne paniquez pas si vous remarquez que la gare est remplis de soldat, c’est normal tout les dimanches matin et ça n’a rien a voir avec une déclaration de guerre, c’est tout simplement des jeunes (garçons et filles) qui font leur service militaire et qui repartent dans leurs casernes après avoir passé shabbat en famille.
Une fois mon bus trouvé, direction Jérusalem , trajet 1h ( en fonction des horraires ça peut doubler car les embouteillages a l’entrée de Jérusalem n’ont rien a envier a ceux de Paris), tarif 18 shekels, bus climatisés de la compagnie Egged ( bus vert).
A l’arrivé à la gare routière de Jérusalem, j’ai pris le tram direction la vieille ville. Entrée par la porte de Jaffa et visite de la citadelle de David ( très belle vue pour prendre des photos d’ensemble de la ville). Promenades dans les ruelles des quartier chrétiens, arméniens, juifs et musulmans
Direction le St Sépulcre , C'est très agréable de se trouver dans cette église qui a tant vu, on se sent un témoin de l'histoire, Malheureusement, le lieu est beaucoup trop fréquenté. Des touristes et des pèlerins viennent du monde entier et forment une foule compacte qui empêche presque de se déplacer à certains moments.
Puis le mûr des lamentations, côte femme, espace très reduit avec quelques chaises sur le côte afin de cacher les barrières, ..émotion lorsque j'ai vu une femme en larmes en y glissant un petit bout de papier, émotion lorsque j'ai touché la pierre d'une main et que j'ai recule pour m'éloigner car non juive mais respectueuse, mais déception de ne pas avoir pu voir les fondations de l'autre côté.... Le cliché des hommes en noir avec kippa et leurs anglaises à côte d'hommes juste là pour voir 'le mur', avait un côte décevant... Mais cela reste un moment spirituel...
En fait la vieille ville est assez petite mais on s’y perd rapidement ( des plans gratuits sont disponible à l’office du tourisme a l’entrée par la porte de jaffa), le mont du temple et l’esplanade des mosquées étaient fermées aux non musulmans.
Vers 13h je suis sortie de la vieille ville, j’ai remonté Jaffa street jusqu'à Ben Yehuda street et déjeuné en terrasse chez « hamarosh », avec une formule spécial « humus and shawarma » servis par un charmant jeune homme 😛😛
Vers 14h direction Yad Vashem Une visite troublante et émouvante, des souvenirs douloureux, chargés d ‘émotions et d’histoire. Une de pièce les plus troublante est probablement le mémorial des enfants : une pièce très sombre, éclairée uniquement à la lumière de quelques chandelles, avec en fond sonore le nom des enfants décédés durant la shoah. Prévoir au moins 3 heures de visite pour le musée qui ferme à 17 h sauf le jeudi. Entrée gratuite, un conseil prendre un audio guide ( 3 euros)
2eme jour :
seconde visite à Jérusalem, avec cette fois ci un tour de la ville avec le bus 99, très pratique, c’est un bus « londonien » rouge qui fait le tour de la ville et de ces principales attractions pour 45 shekels, vous pouvez descendre a chaque arrêt et remonter dans le prochain bus,
visite à pied du mont des oliviers ( en fait un gigantesque cimetierre), de l’église de toutes les nations, du jardin de ghétsémanie ( très petit, mais magnifiquement bien entretenu par les pères franciscains) et du sépulcre de la Vierge (vestiges impressionnant, car tout le sous sol date de l’époque Bysantine)
après être retourné dans la nouvelle ville pour déjeuner, je me suis perdue et je suis passé devant l’hôtel King David et j’ai traversée un parc construit en pente pour rejoindre la porte de Jaffa dont je ne me souvient pas le nom, je me rappelle juste qu’a l’entré une plaque indiquée qu’il avait était financé par les juifs new-yorkais.
De la porte de Jaffa j’ai pris un taxi direction Bethleem, je n’ai aucune idée du chemin qu’il empreinté , mais j’ai traversé des colline et des villages ( dont je n’ai aucune idée du nom), il a fait demi-tour deux fois, nous avons passé un barrage et un tunnel……tout ça pour dire que pour faire 10km nous avons mis 3 bon quarts d’heure si ce n’est plus !! ( heureusement que j’avais négocier un prix fixe pour aller et retour, car si j’avais payé au km……..😕😕)
Arrivé sur la place de la mangeoire , miraculeusement une connaissance de mon chauffeur de taxi passe par là et ce propose de me faire visiter……j’accepte, ce qui n’était d’ailleurs pas une mauvaise idée car Joseph ( c’était son prénom) m’a fait éviter la foule des touristes et m’a fait passé devant tout le monde pour descendre au tombeau. A la sortie de la Basilique mon guide me propose de me raccompagner a mon taxi qui avait dû ce garer dans une rue plus loin, et nous passons ( ah comme par hazzard) devant la boutique du cousin, du frère de l’oncle de la tante….donc une fois fait le plein de souvenirs ( faut faire vivre le commerce local quand même) mon chauffeur me ramène jusqu'à la gare des bus de Jérusalem, en chemin toutefois, nous sommes arrêté a un barrage ou un soldat me demande juste d’ou je viens, sans plus de vérification et puis nous laisse partir.
3eme jour :
direction la mer morte et Massada. Je prend donc le bus pour Jérusalem (je commence a connaître maintenant)
A la gare de Jérusalem je prend le bus direction Ein Guédi et Massada, le trajet dure environ 2 heures, dont une bonne heure a longer la mer morte, le bus s’arrête d’abord a Ein Guédi beach, au kibboutz et a Ein Guédi spa, le dernier et sans doute le « mieux » pour tester la nage dans la mer morte ( drôle de sensation , j'ai eu l’impression de nager dans de l’huile), si vous décidez de faire un petit tour dans l’eau évitez de vous raser ou de vous épiler le matin même, sinon sensation de brûlure assurées !!! Après Ein Guédi, j’ai pris le bus pour Massada, de l’arrêt de bus juqu’a l’entrée il ya deja une monté a faire a pied, donc prévoir les chaussures en conséquense, ensuite vous avez le choix entre grimper a pied ou prendre le téléphérique ( j’ai prise la seconde option !!) Il ya un très beau musée qui raconte l'histoire de ce lieu, de façon très didactique comme savent le faire les musées en Israel. La vue est époustouflante, et les travaux des archéologues sont impressionnants. Au plan des paysages, les lieux sont grandioses, d'une beauté extraordinaire avec une vue sur le Néguev, la Mer Morte et la Jordanie, magnifique !
4eme jour :
direction haifa je sais pas pourquoi les gens préfère TAV a Haifa !! en tout cas de mon point de vue si je devais vivre en Israel, je choisirai cette ville !! donc visite au mont carmel et promenade dans les Jardins Bahaî ces jardins sont une merveille pour le bonheur des yeux, l'architecture à la française à certains endroits m'a bluffée. Le dome recouvert d'or est superbe depuis le haut de la promenade Louis. Attention il faut telephoner et reserver sa place pour la visite guidee. le sanctuaire est helas pas visitable. une merveille architecturale unique au monde. Promenade sur Panorama Street Une vue incroyable. visite du musée naval et de l’immigration, et des ruines du château des croisés.
Mes regrets sur mon séjour : Ne pas avoir eu assez de temps pour faire, Nazareth, le Golan, Accre, le desert du Neguev, et Jérico
Mes impressions : -le pays est franchement magnifique, tout les avantages du moyen orient sans les inconvénients, je confirme que en tant que femme il n’ya ABSOLUMENT danger , la drague reste discrète sans jamais tourner au harcèlement comme dans certain pays du magreb, les commerçants et restaurateurs sont sympa et ne forcent pas a la vente ( a part peut être dans la vieille ville de Jérusalem et a Bethleem) - les transports en communs sont facile a utiliser et bon marché et ils vous enmènent partout. - Les paysages magnifiques - Le seul hic peut être est que la vie est aussi chère sinon plus qu’en France Mais bon j’encourage quand même tout ceux qui voudrai entreprendre un voyage en Israel d’y aller sans hésitation
Questions à propos d'Okinawa English translation pending
Je ne compte pas aller à Okinawa tout de suite mais comme chaque année "j'explore" un nouveau coin du Japon que je ne connais pas, je me dis que j'irai sans doute un jour quand même... ou pas, justement, c'est un peu là l'objet de mes réflexions.
J'ai deux interrogations principales à propos d'Okinawa :
- Tout d'abord, je ne suis pas très plages et, surtout, si j'ai envie d'aller à la plage, je vais dans les îles grecques, pas besoin d'aller jusqu'au Japon. Alors dans ces conditions, est ce que ça vaut quand même le coup d'aller à Okinawa ou est-ce seulement un plan baignade et bronzette ?
- Deuxième interrogation... Je me demande si cette région est vraiment typiquement japonaise et si la présence des bases militaires américaines n'ont pas un peu trop occidentalisées le coin... En gros, lorsque je quitte Tokyo, l'idée c'est un peu de ne croiser que des Japonais et le moins d'occidentaux possibles... Qu'en est-il d'Okinawa ?
Merci d'avance à tous les connaisseurs de cette partie du Japon 🙂.
J'ai deux interrogations principales à propos d'Okinawa :
- Tout d'abord, je ne suis pas très plages et, surtout, si j'ai envie d'aller à la plage, je vais dans les îles grecques, pas besoin d'aller jusqu'au Japon. Alors dans ces conditions, est ce que ça vaut quand même le coup d'aller à Okinawa ou est-ce seulement un plan baignade et bronzette ?
- Deuxième interrogation... Je me demande si cette région est vraiment typiquement japonaise et si la présence des bases militaires américaines n'ont pas un peu trop occidentalisées le coin... En gros, lorsque je quitte Tokyo, l'idée c'est un peu de ne croiser que des Japonais et le moins d'occidentaux possibles... Qu'en est-il d'Okinawa ?
Merci d'avance à tous les connaisseurs de cette partie du Japon 🙂.
Avis sur circuit de deux semaines au Québec? English translation pending
Bonjour,
je viens de boucler en gros le parcours que je compte effectuer cet été au Québec.
Je pars pour deux semaines avec pour but de bien profiter de la ville mais aussi du fleuve...
Pouvez-vous me donner vos avis sur ce circuit, sachant que les résas pour la nuit sont bookées, donc qu'il changera peu ; par contre il est encore possible de changer le contenu des journées et de les répartir différemment pour certaines d'entre elles, vu que nous effectuerons peu ou prou le même trajet aller et retour la deuxième semaine ! Merci d'avance! 😉
J1 arrivée MTL 20h30 J2 visite MTL, Ste Catherine:St Denis, (je connais déjà, donc pas de détail, on fera au feeling et suivant les animations culturelles du moment et à ce propos j'aimerais des avis et des tuyaux, si vous avez connaissance de bons spectacles gratuits ou non ! Je pense au festival juste pour rire, et pour le reste je me renseigne) J3 visite MTL suite Vieux Mtl, Pointe à Caillère, balade canal Lachine J4 Ottawa/Gatineau en bus, musée des Civilisations + des Beaux Arts (?) J5 Bus pour Québec, visite Vieux Qc + soir cirque du Soleil place Desjardins (info du Routard, est-ce qu'un local peut confirmer ? Je n'ai pas encore cherché la réponse sur le net, j'avoue!) J6 Bus pour les chutes Montmorency, le routard conseille de prendre le téléphérique pour y monter puis d'effectuer la descente à pied, vos avis ? Est-ce que la vue en vaut le coup, est-ce que la montée à pied est vraiment longue ? J7 traversier pour Lévis, visite de Lévis ( ?? je n'ai rien trouvé de très pertinent concernant Lévis, il semblerait que seule la traversée vaille le coup, sachant qu'on prendra très probablement le traversier pour l'île aux Coudres, je mets un point d'interrogation pour aller à Lévis) + fin visite Québec J8 Prise de voiture de location à Québec direction La Malbaie, arrêt St Anne de Beaupré Vos incontournables sur la route de Québec à La Malbaie ?(on s'arrêtera à Baie St Paul au retour) Nuit à La Malbaie J9 Parc National des Hautes Gorges (temps estimé?) et route vers Les Escoumins (réserve Essipit, est-ce que quelqu'un peut confirmer qu'on peut accéder aux logements avec la voiture, ou faut-il la laisser à l'entrée de la réserve ?) J10 Croisière aux baleines avec Dufour (des retours ? On préfère prendre un bateau plutôt qu'un zodiac, mais j'ai vu qu'ils avaient une nouvelle embarcation type zodiac amélioré couvert, avez-vous déjà testé ?) Centre d'interprétation marin (combien de temps envisager, quels tarifs ? Je n'ai pas trouvé l'info sur leur site, le CIMM étant renommé en GREEM je crois...) J11 Visite du Saguenay et là sont plus mes grandes incertitudes : parcours et temps de route...Petit Saguenay, Anse St Jean...jusqu'où aller...et notamment est-il indispensable d'aller jusqu'au lac ? Ca me paraissait évident au début et après moult lectures il semblerait que le principal attrait réside dans le fjord... J12 Trajet retour = Départ des Escoumins vers Baie Saint Paul, arrêt à St Joseph de la Rive pour aller à l'île aux Coudres, nuit à Baie Saint Paul J13 départ Baie St Paul pour retour à Québec et remise de la voiture de location au même endroit + bus pour Montréal (j'ai pensé qu'on en aurait assez de la voiture, et niveau prix ça m'a semblé quasiment pareil), nuit à Montréal J14 dernière journée à Montréal et départ pour l'aéroport en fin d'après-midi 😇
je viens de boucler en gros le parcours que je compte effectuer cet été au Québec.
Je pars pour deux semaines avec pour but de bien profiter de la ville mais aussi du fleuve...
Pouvez-vous me donner vos avis sur ce circuit, sachant que les résas pour la nuit sont bookées, donc qu'il changera peu ; par contre il est encore possible de changer le contenu des journées et de les répartir différemment pour certaines d'entre elles, vu que nous effectuerons peu ou prou le même trajet aller et retour la deuxième semaine ! Merci d'avance! 😉
J1 arrivée MTL 20h30 J2 visite MTL, Ste Catherine:St Denis, (je connais déjà, donc pas de détail, on fera au feeling et suivant les animations culturelles du moment et à ce propos j'aimerais des avis et des tuyaux, si vous avez connaissance de bons spectacles gratuits ou non ! Je pense au festival juste pour rire, et pour le reste je me renseigne) J3 visite MTL suite Vieux Mtl, Pointe à Caillère, balade canal Lachine J4 Ottawa/Gatineau en bus, musée des Civilisations + des Beaux Arts (?) J5 Bus pour Québec, visite Vieux Qc + soir cirque du Soleil place Desjardins (info du Routard, est-ce qu'un local peut confirmer ? Je n'ai pas encore cherché la réponse sur le net, j'avoue!) J6 Bus pour les chutes Montmorency, le routard conseille de prendre le téléphérique pour y monter puis d'effectuer la descente à pied, vos avis ? Est-ce que la vue en vaut le coup, est-ce que la montée à pied est vraiment longue ? J7 traversier pour Lévis, visite de Lévis ( ?? je n'ai rien trouvé de très pertinent concernant Lévis, il semblerait que seule la traversée vaille le coup, sachant qu'on prendra très probablement le traversier pour l'île aux Coudres, je mets un point d'interrogation pour aller à Lévis) + fin visite Québec J8 Prise de voiture de location à Québec direction La Malbaie, arrêt St Anne de Beaupré Vos incontournables sur la route de Québec à La Malbaie ?(on s'arrêtera à Baie St Paul au retour) Nuit à La Malbaie J9 Parc National des Hautes Gorges (temps estimé?) et route vers Les Escoumins (réserve Essipit, est-ce que quelqu'un peut confirmer qu'on peut accéder aux logements avec la voiture, ou faut-il la laisser à l'entrée de la réserve ?) J10 Croisière aux baleines avec Dufour (des retours ? On préfère prendre un bateau plutôt qu'un zodiac, mais j'ai vu qu'ils avaient une nouvelle embarcation type zodiac amélioré couvert, avez-vous déjà testé ?) Centre d'interprétation marin (combien de temps envisager, quels tarifs ? Je n'ai pas trouvé l'info sur leur site, le CIMM étant renommé en GREEM je crois...) J11 Visite du Saguenay et là sont plus mes grandes incertitudes : parcours et temps de route...Petit Saguenay, Anse St Jean...jusqu'où aller...et notamment est-il indispensable d'aller jusqu'au lac ? Ca me paraissait évident au début et après moult lectures il semblerait que le principal attrait réside dans le fjord... J12 Trajet retour = Départ des Escoumins vers Baie Saint Paul, arrêt à St Joseph de la Rive pour aller à l'île aux Coudres, nuit à Baie Saint Paul J13 départ Baie St Paul pour retour à Québec et remise de la voiture de location au même endroit + bus pour Montréal (j'ai pensé qu'on en aurait assez de la voiture, et niveau prix ça m'a semblé quasiment pareil), nuit à Montréal J14 dernière journée à Montréal et départ pour l'aéroport en fin d'après-midi 😇
Cinq jours à Berlin en famille English translation pending
De retour de Berlin
Berlin, cela faisait plusieurs années que nous avions envie d’y aller. Quand nous avons vu que cette année le jeudi de l’Ascension tombait juste après le 8 mai, nous nous sommes dit que c’était l’occasion, quitte à laisser les enfants aux grands-parents, le vendredi suivant l’Ascension n’étant normalement pas férié pour eux. Mais, le hasard faisant bien les choses, ce long week-end tombe cette année pendant les vacances scolaires. Les divers carnets sur ce forum ont fini de me convaincre que nous devions profiter de cette occasion. Finalement, nous sommes partis 5 jours pleins du 4 mai au 9 mai (au moment où nous nous sommes décidés à prendre nos billets d’avion, c’était bien moins cher que de partir le 8 et revenir le 12 ... et puis cela nous fait un jour de plus).
Aspects pratiques
Pour préparer, j’ai eu recours à ce forum et notamment aux carnets de Sylvie (Senmout) et de Gunst et aussi aux nombreux posts (certes plus anciens) de Delseve.
Plusieurs blogs m’ont aussi été très utiles pour découvrir l’ambiance des lieux : - www.goodmorningberlin.com ; - http://www.oh-berlin.com/fr/oh-berlin/ ; - http://rainbowberlin.blogspot.de/ ; - http://berlin.equipier.com/ .
Nous avons logé à www.apartments-mitte.de découvert dans le carnet de Gunst, idée qu’elle avait elle-même reprise de Halo. Le lieu est très bien situé près de la Porte de Brandebourg avec vue sur le mémorial de l’holocauste. Les appartements pour quatre sont vraiment grands. Il y a un supermarché pas très loin. Merci donc à eux pour le bon plan.
Nous avons pris deux welcomcart – une à 31 euros et une autre à 36 qui permet d’embarquer les enfants - pour les transports en commun. Elles offrent également des réductions dans certains musées. Par sûr que nous y avons été très gagnants – surtout que nous avons fait une journée entièrement vélo, j’y reviendrai - mais j’aime bien pouvoir prendre le bus quand il passe, même pour une station, sans avoir à me poser de questions.
Point de vue temps, nous avons été gâtés, du moins par rapport à celui de Paris : peu de pluie et bien cinq degrés de plus que chez nous. Nous avons pu nous promener en T-shirt (+ gilet quand cela fraichissait) alors qu’à Paris il fallait encore une veste. Je ne sais pas si cet écart est habituel mais à vérifier avant de partir donc.
« Berlin ist arm, aber sexy» (Berlin est pauvre mais sexy) a déclaré son maire, Klaus Wowereit. Sexy incontestablement. Pas vraiment de grands monuments à voir mais plein de choses qui contribuent à un charme indéniable. D’abord, la prolifération des espaces verts (un quart de la surface me semble-t-il avoir lu), les multiples terrasses des cafés (avec des couvertures à disposition pour quand on a un peu froid, j’adore), la facilité pour se déplacer en vélo, le street art vraiment très présent et tous ces endroits un peu hors normes.
Autre élément, moins agréable mais frappant : le nombre important de travaux dans Berlin. La partie est de Unter den Linden est toute en chantier ; la Liepsiger Platz juste à côté de Postadamer Platz est cernée de grues ; c’est un vrai gymkhana pour atteindre Nikolaivertel, etc....
Encore un point frappant : la capacité des Berlinois à attendre que le feu passe au rouge pour traverser, même lorsqu’il n’y aucune voiture en vue. Au-dessus de mes forces... et nous avons dû nous faire remarquer plus souvent qu’à notre tour pour cause de traversée impromptue.
Voici notre « parcours ». Cela représente cinq jours pleins sur place. J1 : Holocaust Mahnmal et Tiergarten J2 : Scheunenviertel et ses cours – Gedenstätte berliner Mauer – Prenzlauer Berg – Postadamer Platz J3 : Topographie des Terrors – Check-Point Charlie – Kreuzberg – Aéroport de Tempelhof- Viktoriapark et coupole du Reichstag J4 : Marienkirche – Nikolaiviertel – DDR Museum – Alexanderplatz – Yaam – Balade autour du mur avec Adrien – Oberbaumbrücke et East Side Gallery J5 : Kaiser Wilhelm Gedächtnis Kirche (Eglise du Souvenir) – Kurfürstendamm – The Story of Berlin – Jardins du château de Charlottenburg et pour moi, balade autour d’Alexander Platz. J6 : L’île aux musées : neues Museum et Pergamon Museum – Exploration le long de la voie ferrée
Il y encore tout plein d’endroits que j’aurais aimé voir et notamment les sous-sols de Berlin (http://berliner-unterwelten.de), le musée de la Stasi (http://www.stasimuseum.de) ou l’ancien centre de détention de la Stasi (https://www.stiftung-hsh.de/en/), la fondation Borros découverte trop tardivement... et aussi le musée juif, celui d’art moderne dans l’ancienne gare.
..... To be continued.....
Berlin, cela faisait plusieurs années que nous avions envie d’y aller. Quand nous avons vu que cette année le jeudi de l’Ascension tombait juste après le 8 mai, nous nous sommes dit que c’était l’occasion, quitte à laisser les enfants aux grands-parents, le vendredi suivant l’Ascension n’étant normalement pas férié pour eux. Mais, le hasard faisant bien les choses, ce long week-end tombe cette année pendant les vacances scolaires. Les divers carnets sur ce forum ont fini de me convaincre que nous devions profiter de cette occasion. Finalement, nous sommes partis 5 jours pleins du 4 mai au 9 mai (au moment où nous nous sommes décidés à prendre nos billets d’avion, c’était bien moins cher que de partir le 8 et revenir le 12 ... et puis cela nous fait un jour de plus).
Aspects pratiques
Pour préparer, j’ai eu recours à ce forum et notamment aux carnets de Sylvie (Senmout) et de Gunst et aussi aux nombreux posts (certes plus anciens) de Delseve.
Plusieurs blogs m’ont aussi été très utiles pour découvrir l’ambiance des lieux : - www.goodmorningberlin.com ; - http://www.oh-berlin.com/fr/oh-berlin/ ; - http://rainbowberlin.blogspot.de/ ; - http://berlin.equipier.com/ .
Nous avons logé à www.apartments-mitte.de découvert dans le carnet de Gunst, idée qu’elle avait elle-même reprise de Halo. Le lieu est très bien situé près de la Porte de Brandebourg avec vue sur le mémorial de l’holocauste. Les appartements pour quatre sont vraiment grands. Il y a un supermarché pas très loin. Merci donc à eux pour le bon plan.
Nous avons pris deux welcomcart – une à 31 euros et une autre à 36 qui permet d’embarquer les enfants - pour les transports en commun. Elles offrent également des réductions dans certains musées. Par sûr que nous y avons été très gagnants – surtout que nous avons fait une journée entièrement vélo, j’y reviendrai - mais j’aime bien pouvoir prendre le bus quand il passe, même pour une station, sans avoir à me poser de questions.
Point de vue temps, nous avons été gâtés, du moins par rapport à celui de Paris : peu de pluie et bien cinq degrés de plus que chez nous. Nous avons pu nous promener en T-shirt (+ gilet quand cela fraichissait) alors qu’à Paris il fallait encore une veste. Je ne sais pas si cet écart est habituel mais à vérifier avant de partir donc.
« Berlin ist arm, aber sexy» (Berlin est pauvre mais sexy) a déclaré son maire, Klaus Wowereit. Sexy incontestablement. Pas vraiment de grands monuments à voir mais plein de choses qui contribuent à un charme indéniable. D’abord, la prolifération des espaces verts (un quart de la surface me semble-t-il avoir lu), les multiples terrasses des cafés (avec des couvertures à disposition pour quand on a un peu froid, j’adore), la facilité pour se déplacer en vélo, le street art vraiment très présent et tous ces endroits un peu hors normes.
Autre élément, moins agréable mais frappant : le nombre important de travaux dans Berlin. La partie est de Unter den Linden est toute en chantier ; la Liepsiger Platz juste à côté de Postadamer Platz est cernée de grues ; c’est un vrai gymkhana pour atteindre Nikolaivertel, etc....
Encore un point frappant : la capacité des Berlinois à attendre que le feu passe au rouge pour traverser, même lorsqu’il n’y aucune voiture en vue. Au-dessus de mes forces... et nous avons dû nous faire remarquer plus souvent qu’à notre tour pour cause de traversée impromptue.
Voici notre « parcours ». Cela représente cinq jours pleins sur place. J1 : Holocaust Mahnmal et Tiergarten J2 : Scheunenviertel et ses cours – Gedenstätte berliner Mauer – Prenzlauer Berg – Postadamer Platz J3 : Topographie des Terrors – Check-Point Charlie – Kreuzberg – Aéroport de Tempelhof- Viktoriapark et coupole du Reichstag J4 : Marienkirche – Nikolaiviertel – DDR Museum – Alexanderplatz – Yaam – Balade autour du mur avec Adrien – Oberbaumbrücke et East Side Gallery J5 : Kaiser Wilhelm Gedächtnis Kirche (Eglise du Souvenir) – Kurfürstendamm – The Story of Berlin – Jardins du château de Charlottenburg et pour moi, balade autour d’Alexander Platz. J6 : L’île aux musées : neues Museum et Pergamon Museum – Exploration le long de la voie ferrée
Il y encore tout plein d’endroits que j’aurais aimé voir et notamment les sous-sols de Berlin (http://berliner-unterwelten.de), le musée de la Stasi (http://www.stasimuseum.de) ou l’ancien centre de détention de la Stasi (https://www.stiftung-hsh.de/en/), la fondation Borros découverte trop tardivement... et aussi le musée juif, celui d’art moderne dans l’ancienne gare.
..... To be continued.....
Itinéraire Pékin - Xi'an - Kashgar English translation pending
Bonjour à tous,
J'ai comme projet de partir l'été prochain, sans doute début juillet, en Chine avec mon copain. Le but est de voir une amie à Xi'an et de voir Kashgar, avant que les hans que ne détruisent définitivement ce qu'il reste de la vieille ville.
À cause de mon boulot, je ne pourrai pas partir plus de 3 semaines. J'ai donc 23 jours au plus pour traverser la Chine d'est en ouest ! Et bien sûr, tout ça en ayant un bon aperçu de la Chine du nord et sans me ruiner...
Mon itinéraire est donc le suivant (le centre/sud, ce sera pour un autre voyage) : Jour 1: trajet Paris pékin Jours 2-6: 5 jours à Pékin (muraille, cité interdite, temple du ciel, etc.) Jours 7-8: pingyao (est-ce suffisant en deux jours ? A moins qu'un ne suffise ?) J'envisage un train de nuit entre pékin et Pingyao, ou un train rapide jusque taiyuan puis train jusque Pingyao, selon le meilleur rapport prix/vitesse. Jours 9-12 : 4 jours à Xi'an, trajet de Pingyao en train de nuit. Jours 13-16: Urumqi et Turpan (Xi'an Urumqi en avion sans doute , je n'ai pas assez de temps pour passer 24h dans un train..). Combien de temps pour Turpan à votre avis ? Deux jours, est-ce assez ou trop ? Jours 17–20 (ou 21): Kashgar. 4 jours (5 si je supprime le dernier jour à pekin) semble peut-être beaucoup, mais comme c'est loin, j'ai envie d'en profiter et de visiter les environs. Jour 21: vol retour vers Pékin Jour 22: journée à Pékin, repos et dernières visites Jour 23: vol retour
Qu'en pensez-vous ? Je sais que la Chine est immense, mais je veux en voir suffisamment sans pour autant trop courir.
Question budget, le nombre de vols intérieurs me semble inévitable, mais cher vu les distances (500€ environ pour les vols et trains de Pékin à kashgar et retour). Auriez-vous une idée pour limiter les dépenses ? J'ai bien envisagé le retour en faisant Urumqi-Tashkent-Paris, mais les quelques recherches que j'ai faite montrent des prix encore plus élevés que mon trajet..
Merci pour votre aide ! Florence
À cause de mon boulot, je ne pourrai pas partir plus de 3 semaines. J'ai donc 23 jours au plus pour traverser la Chine d'est en ouest ! Et bien sûr, tout ça en ayant un bon aperçu de la Chine du nord et sans me ruiner...
Mon itinéraire est donc le suivant (le centre/sud, ce sera pour un autre voyage) : Jour 1: trajet Paris pékin Jours 2-6: 5 jours à Pékin (muraille, cité interdite, temple du ciel, etc.) Jours 7-8: pingyao (est-ce suffisant en deux jours ? A moins qu'un ne suffise ?) J'envisage un train de nuit entre pékin et Pingyao, ou un train rapide jusque taiyuan puis train jusque Pingyao, selon le meilleur rapport prix/vitesse. Jours 9-12 : 4 jours à Xi'an, trajet de Pingyao en train de nuit. Jours 13-16: Urumqi et Turpan (Xi'an Urumqi en avion sans doute , je n'ai pas assez de temps pour passer 24h dans un train..). Combien de temps pour Turpan à votre avis ? Deux jours, est-ce assez ou trop ? Jours 17–20 (ou 21): Kashgar. 4 jours (5 si je supprime le dernier jour à pekin) semble peut-être beaucoup, mais comme c'est loin, j'ai envie d'en profiter et de visiter les environs. Jour 21: vol retour vers Pékin Jour 22: journée à Pékin, repos et dernières visites Jour 23: vol retour
Qu'en pensez-vous ? Je sais que la Chine est immense, mais je veux en voir suffisamment sans pour autant trop courir.
Question budget, le nombre de vols intérieurs me semble inévitable, mais cher vu les distances (500€ environ pour les vols et trains de Pékin à kashgar et retour). Auriez-vous une idée pour limiter les dépenses ? J'ai bien envisagé le retour en faisant Urumqi-Tashkent-Paris, mais les quelques recherches que j'ai faite montrent des prix encore plus élevés que mon trajet..
Merci pour votre aide ! Florence
Escapade à Las Vegas! English translation pending
Voilà déjà plusieurs mois que je suis rentrée d'une petite escapade entre filles à Las Vegas. Il s'agissait de mon premier séjour dans cette ville démesurée. Pour le plaisir, et pour me changer les idées en cette journée grise, je me suis amusée à rédiger un petit texte relatant notre séjour. Bonne lecture! 😉
Par un beau dimanche soir de printemps, alors que je lisais tranquillement les statuts de mes amis Face-the-book, un reportage sur le nouveau spectacle de Céline Dion passait à la télé. J’écoutais d’une oreille et jetais un œil de temps en temps, mais sans plus. Cependant, à chaque fois que l’on me présentait des images du spectacle, je devenais hypnotisée… je n’avais alors qu’une idée en tête : aller à Las Vegas pour voir ce show. Et je savais exactement avec qui j’avais envie de vivre cette expérience : ma meilleure amie, qui est aussi une grande « fan » de Céline!
Et comme il n’y a pas de hasard, nous devions, elle et moi, partir en voyage à l’automne suivant pour célébrer nos 35 ans. Comme nous n’avions pas décidé de la destination, ni de la date, Vegas s’est imposé à moi comme un pot de crème glacée devant une fille qui vient de se faire « dumper »! En moins de deux, j’ai laissé tomber Face-the-book pour un site d’agence de voyage, j’ai ouvert un autre onglet pour « Ticketmaster » et j’ai composé, Dieu merci j’ai deux mains, son numéro de téléphone. Quand elle a décroché, je lui ai dis : « Attaches ta tuque, on part au mois d’août pour Las Vegas, on s’en va voir Céline en spectacle… c’est quoi ton numéro de carte de crédit? ». Bon, j’exagère à peine…
Visiter Las Vegas au mois d’août, c’est savoir en partant qu’il va faire chaud. Vraiment très chaud. Peu importe, le linge sera plus court, la valise sera moins lourde. C’est donc tôt le 18 août 2012, sur les ailes d’Air Canada, que nous sommes parties pour 4 jours de plaisir dans ce que j’appelle affectueusement le « Walt Disney pour adultes ». Écran tactile individuel, ciel dégagé et siège côté hublot, que demander de plus?
Nous atterrissons quelques heures plus tard par une chaleur frôlant les 40 degrés. Premier constat : nous sommes vraiment dans la capitale du jeu… il y a même des machines à sous à l’aéroport. Notre premier contact avec la ville se passe plutôt bien. La cité est entourée de magnifiques montagnes et notre chauffeur de taxi est plutôt sympathique. Il nous dépose à l’entrée de notre hôtel, le « Harrah’s ». Bon, le premier coup d’œil est assez ordinaire. Ce n’est pas aussi grandiose que les gens me l’avaient dit. Il faut dire que le chauffeur a prit l’autoroute et non la célèbre Strip. L’entrée de l’hôtel où il nous dépose est donc celle des navettes et des taxis et n’a vraiment rien de spectaculaire. Peu importe, nous serons à l’hôtel seulement quelques heures par jour pour y dormir.
Le lobby du « Harrah’s » est plutôt joli et le thème carnavalesque est bien exploité. Mais chose certaine, impossible une fois à l’intérieur, de ne pas réaliser que nous sommes à Las Vegas! Le côté clinquant et bruyant des machines se fait bien sentir. Et que dire de l’odeur de cigarettes… Vive la loi sur le tabac au Québec. Notre chambre ne sera pas disponible avant quelques heures, mais si nous déboursons 25$ il nous est possible de l’avoir maintenant… hum, ça sent l’arnaque! Mais puisque je suis une fille prévoyante (et surtout gratte-cenne), je me suis inscrite avant de partir comme « membre » de cette chaine d’hôtel-casino. Et voilà qu’à cette simple mention, on me déroule le tapis rouge : chambre accessible dès maintenant et ce gratuitement, plan de l’hôtel, billets pour assister à un spectacle, coupons-rabais divers, un peu plus et ils nous payaient pour y séjourner. Bon, j’exagère à peine…
Un saut rapide à la chambre pour y déposer nos valises et nous voilà parties à la découverte de cette ville légendaire. Deuxième constat : nous sommes perdues! Ma mère, qui a le sens d’orientation aussi développé qu’une violette africaine et qui réussi facilement à s’égarer dans les allées de son épicerie, m’a pourtant dit qu’il était impossible de se perdre à Las Vegas, car tout se passe sur la Strip. Encore faut-il trouver la Strip pour ne pas s’y perdre! Et nous voilà à déambuler, sous un soleil de plomb, à travers des stationnements de béton à la recherche de la fameuse rue. Une petite affiche attire alors mon attention : « The Venetian – Lobby ». Ma mère, et oui encore elle, m’a parlé de cet hôtel qui est, paraît-il, immense. Allons voir… la Strip n’est peut-être plus très loin. Et là, au tournant, se dresse devant nous le Campanile de cet hôtel majestueux. Et encore… majestueux n’est peut-être pas assez juste pour exprimer ce que l’on ressent à cet instant précis. Tout est de marbre, de bordures et de dorures. Les masques de Venise nous accueillent et nous saluent. Un accordéoniste habillé en gondolier nous fait de l’œil et nous entame sa « cancione de Venise ». Ça y est, je suis sous le charme. Je ne veux déjà plus revenir au Québec. Je cherche désespéramment un agent d’immeuble pour me dénicher un petit appartement. Bon, j’exagère à peine…
Nous passons le reste de l’après-midi à s’émerveiller devant cet hôtel. Les gens qui ont pensé et réalisé le décor de «Venetian » voulaient nous en mettre plein la vue et nous obliger à demeurer longtemps dans ce dédalle de boutiques de luxe, de restaurants plus alléchants les uns que les autres et surtout que l’on joue quelques billets dans leur casino. Ils ont très bien réussi… C’est vrai que l’on y perd complètement la notion du temps. En marchant le long du « Grand Canal » j’ai réellement l’impression de sillonner les rues de Venise en fin de journée… juste avant que le soleil ne disparaisse. Et pourtant, je suis bel et bien à l’intérieur d’un gigantesque hôtel depuis déjà plus de 2 heures et je n’ai pas mis encore mis le nez dehors… et pas un sous dans une machine. Mes yeux sont trop petits pour tout voir et mon porte-monnaie trop léger pour tout acheter!
Après de nombreux : « Wow », «C’est incroyable » et « Ça n’a aucun sens », nous franchissons finalement une porte qui nous mène directement sur une réplique de la Place Saint-Marc. Et quelle place! Nous avons enfin droit à notre premier regard sur la Strip. C’est un sentiment que je n’oublierai jamais. J’ai le souffle coupé par tant de démesure. J’ai le cerveau qui tourne à cent mille à l’heure de peur de ne pas arriver à emmagasiner tout ce qui s’offre à moi. Le soleil me tape vigoureusement sur la tête et je frôle la tendinite au doigt à force de prendre des photos. Je demande à mon amie de s’asseoir sur un banc pour que j’immortalise ce moment. Elle arrive à peine à y poser une fesse, qu’elle se met à hurler : « Vite! C’est chaud! ». Morte de rire, je place un genou par terre afin d’obtenir l’angle désiré pour ma photo et en moins de temps qu’il ne m’en faut pour dire « ayoye », je me brûle le genou au 3ème degré. Troisième constat : le soleil d’après-midi est dangereux à Las Vegas. Il faudra se protéger. Bon, j’exagère à peine…
Le décalage horaire et la chaleur aidant, la fatigue commence à nous prendre. Il nous faut un petit remontant et vite. Juste à côté de notre hôtel – et oui, nous l’avons retrouvé! – se cache un petit bar extérieur duquel émane une douce bruine rafraichissante pour les clients. Je décide donc d’en faire mon endroit favori à Las Vegas (pour le moment!) et nous nous installons face au Strip pour y savourer la première bière d’une longue série. J’ai toujours adoré m’asseoir et observer les gens circuler. Une chose me frappe à cet instant précis, les gens sont tous des touristes heureux et pas pressés. Je ne vois personne circuler avec des sacs d’épicerie, personne ne promène son chien et aucun autobus scolaire ne circule parmi les limousines et les taxis. Peu importe, je suis bien, je suis une touriste heureuse et je ne suis pas pressée moi non plus.
La bière nous ayant remonté le caquet, nous sommes décidées à poursuivre notre visite avant d’aller souper. Le « Ceasar Palace » se trouve juste en face et nous devons justement y aller pour récupérer nos billets pour le spectacle prévu le lendemain soir. Je savais – je l’ai dis plus tôt – que mon amie aimait beaucoup Céline Dion. Mais ce que je ne savais pas, c’est qu’elle était une « fan finie » de Céline! Plus nous approchons de l’hôtel, plus son cœur s’emballe. Jamais, au grand jamais, je n’aurais imaginé qu’elle puisse avoir une telle réaction en recevant ses billets. Un enfant de 5 ans lâché lousse dans un « Toys’R’Us » aurait probablement eu cette face, et encore. Bon, j’exagère à peine…
Tant qu’à être au « Ceasar Palace » et profiter de l’air climatisé, aussi bien prendre quelques minutes pour découvrir cet hôtel tout aussi grandiose ayant pour thème l’Empire Romain. Encore une fois, l’ensemble est magnifique. Tout est tellement grand qu’il nous faudrait un plan pour s’y retrouver. La rotonde, entièrement marbrée et qui fait office de réception, est dix fois plus grande que ma propre maison! Nous circulons à travers la section casino. On s’habitue peu à peu au bruit des machines et réalisons très rapidement que nous ne sommes pas du tout « gambler ». Malgré que tous les joueurs soient trop concentrés pour les regarder, des femmes en tenues légères se dandinent près des tables de jeu « Pussycat Dolls ». Un peu plus loin, nous croisons le salon réservé aux gros joueurs… Décidemment, il s’agit d’un univers qui nous est inconnu et dont nous n’avons pas vraiment le temps ni les moyens de découvrir.
Nous décidons de terminer notre visite du « Ceasar » le lendemain et quittons en direction de notre hôtel. Voilà près de 24 heures que nous sommes éveillées, nous devons manger et ensuite aller dormir un peu, car nous réalisons que les journées seront très longues… On se laisse tenter par un restaurant du « Harrah’s » dont la spécialité est les hamburgers. Nous sommes tellement épuisées que c’est seulement une fois bien installées à notre table que nous remarquons que nous avons affaire à des serveuses sexys! Peu importe, j’ai faim et mon lit m’attend quelques étages plus haut. Quelques minutes après avoir passé notre commande, mon amie, qui est assise en face des cuisines, éclate de rire et me regarde d’un air découragé. Elle me dit alors : « Si le cure-dent qui tient le burger mesure un pied de haut, penses-tu qu’on va réussir à finir nos assiettes? » Je me retourne et j’aperçois un monstre… un monstre que je devrai avaler et qui va me coûter seulement 12.99$. Et le mien est petit comparé au « double cheeseburger » commandé par mon amie parce qu’elle avait vraiment beaucoup faim! Quatrième constat : les portions de Las Vegas sont comme ses hôtels… rien de comparable au Québec! Non, je n’exagère pas…
Après une bonne nuit réparatrice, nous voilà fraîches et pimpantes prêtes à affronter la vie trépidante de la ville. Avant de s’élancer le long de la Strip, nous décidons de passer par le buffet de l’hôtel pour y déjeuner. Plusieurs personnes m’ayant vanté les mérites des buffets de Las Vegas et de leurs prix dérisoires, nous prenons quelques minutes pour nous informer des tarifs. Pour la modique somme de 45$ par personne, nous avons droit d’aller dans les buffets de six (6) différents hôtels pour une durée de 24 heures top chrono! Petit calcul vite fait qui nous convint rapidement de tenter le coup d’autant plus que nous pourrons facilement, pensons-nous, arriver à prendre 4 repas durant ces 24 heures. Avant de nous installer à notre table, l’hôtesse nous présente le buffet… des kilomètres de nourriture qui s’étendent à perte de vue! N’oublions pas qu’il ne s’agit que du déjeuner… je sais, je sais, le déjeuner est le repas le plus important de la journée, mais quand même! Je reviens m’asseoir à ma place avec une assiette digne d’un repas Gaulois dans une BD d’Astérix. La serveuse arrive au même moment avec un pichet de café et une chaudière de jus d’orange. Décidemment, on ne mourra pas de soif ici. C’est finalement après plusieurs fous rires et s’être bourré la face que nous entamons notre première journée complète de visite.
L’hôtel « Mirage » se trouvant juste en face du « Harrah’s », c’est là que nous commençons notre journée. Nous visitons le jardin intérieur, admirons le décor beaucoup plus « nature » de cet hôtel et tentons de trouver les dauphins. Car oui, il y a des dauphins au « Mirage ». Malheureusement, il faut payer pour les voir… nous décidons de passer notre tour. Avant de sortir et passer à un autre hôtel, la chaudière de jus d’orange que j’ai bu un peu plus tôt m’oblige à faire un petit arrêt technique. Les toilettes sont tout simplement magnifiques et se trouvent juste à côté du théâtre où est présenté le spectacle du Cirque du Soleil « Love – The Beatles ». La billetterie et l’entrée du théâtre nous plonge dans un monde coloré, animé, à la limite du psychédélique! Je suis charmée! Tout en fredonnant « Hey Jude », je me régale dans la boutique souvenirs ne parvenant pas à arrêter mon choix. Mon amie et moi, d’un commun accord, décidons de troquer notre visite du Grand Canyon pour un billet du spectacle. Nous réalisons que nous n’aurons pas assez de temps pour tout voir à Vegas, il faudra donc y revenir. Comme nos hommes risquent de se tanner plus rapidement que nous des boutiques et des hôtels, nous visiterons avec eux le Grand Canyon lorsque nous reviendrons.
Au Québec, lorsque l’on achète un billet de spectacle, on reçoit un billet de spectacle. À Las Vegas, lorsqu’on achète un billet de spectacle, on reçoit un billet, un coupon pour un cocktail et un laissez-passer pour aller voir les dauphins! J’adore Las Vegas! C’est comme ça que nous avons finalement vu les dauphins du « Mirage ». Dans ma tête, un hôtel qui présente des dauphins c’est assurément un attrape-touriste, c’est-à-dire un petit bassin dans lequel se trouve un dauphin qui se cache des gens. Mais dans cette ville de démesure c’est autre chose. Non seulement il y a plusieurs bassins avec plusieurs dauphins, mais il y a également des lions, des tigres, des panthères, des léopards et… une souris verte… Bon, j’exagère à peine!
Nous avons passé pas mal de temps au « Mirage ». Il faut pourtant se faire une raison et quitter cet oasis si on veut réussir à visiter au moins un autre hôtel aujourd’hui. Car n’oublions pas que ce soir, c’est le grand soir… Céline nous attend et notre soirée y sera consacrée. Le soleil se fait de plus en plus chaud et nous décidons de nous rendre à l’hôtel « Flamingo » pour aller voir les flamands roses. Encore une fois, ce n’est pas simplement un flamand qui prend la pose, mais bien plusieurs espèces d’oiseaux exotiques. L’après-midi se poursuit dans la joie et l’allégresse. Nous nous émerveillons à chaque coin de rue. Nous faisons un petit arrêt à l’hôtel «Paris », mais comme il se fait tard et que l’hôtel recèle de détails et de beauté, nous décidons d’y revenir un autre jour afin d’en profiter pleinement sans se presser.
L’hôtel voisin est le « Planet Hollywood » et nous arrêtons y faire un saut. À peine ai-je pu acclimater mes yeux, passant d’un soleil éblouissant à la pénombre du casino, que je me fais attaquer par le meilleur vendeur de l’état du Nevada! Bon, je ne suis pas du tout un type crème et encore moins lorsqu’elles se vendent à un prix exorbitant, mais je dois admettre que son petit pot de crème pour les yeux a fait des miracles sur plus de 10 ans de poches et de cernes! Pas au point d’en acheter, mais au point de me bidonner à voir ma chum se démener comme un diable dans l’eau bénite à essayer de faire baisser son prix. Et le pire dans toute l’histoire… c’est qu’elle a réussi… passant de très, très cher à vraiment pas si pire et un numéro de téléphone en prime!
Retour à l’hôtel, il faut se mettre belles pour notre soirée. Mon amie ne se peut plus… elle s’en va voir Céline! Je dois dire que je commence à avoir quelques papillons moi aussi. Toute la ville vibre au son de Céline. Dès qu’un employé d’hôtel, de boutique ou de restaurant nous entend parler français, il nous demande d’où l’on vient. Et la question suivant notre réponse est inévitablement : venez vous voir Céline? Billets en main, sacoche à l’épaule et escarpins aux pieds, nous nous dirigeons vers le « Colloseum ». Une fois la sécurité passée, mon amie respire enfin et décide qu’il faut prendre un verre ici pour fêter nos 35 ans. Il fait toujours aussi chaud et l’énervement a fait monter de quelques degrés notre température corporelle. Je repère en arrière du bar une machine à slush qui nous promet un daiquiri aux fraises mémorable. Il n’en fallait pas plus, nous commandons deux daiquiris. Le barman – très joli soit dit en passant - nous sourit, se retourne, prépare les verres et les dépose devant nous en disant : 30$ please… Pardon??? 15$ pour une slush aux fraises dans un verre de plastique?
Nous prenons possession de nos sièges et savourons notre daiquiri, mais surtout nous admirons cette salle immense. Nous sommes très bien situées dans le théâtre et attendons avec impatience le début du spectacle. Les lumières se ferment, la foule applaudie et Céline apparaît, splendide, sur la scène. Elle porte une longue robe blanche et entame les premières notes de « Open Arms ». À l’instant même où le rideau blanc tombe, se sépare et nous dévoile l’orchestre de 30 musiciens, je sais que je vais passer une soirée inoubliable, au delà de toutes mes attentes.
Je ne vous décrirai pas ici chaque minute du spectacle. Il faut le vivre et non le lire. Mais je peux tout de même vous mentionner que c’est un show incroyable avec des éclairages, des projections, des illusions 3D, des moments drôles, des moments tendres et beaucoup, beaucoup de talent. Il faut donner à César ce qui lui revient, Céline est une très grande artiste. Elle a une voix puissante, elle a du plaisir à être sur scène et elle aime profondément les membres de son équipe. Elle est une belle femme qui sait mettre ses magnifiques, longues et interminables jambes en valeur par des robes tout aussi remarquables. J’ai adoré entendre Céline sortir de son répertoire. Le medley de James Bond était splendide. « Ne me quitte pas » de Brel, a su me tirer quelques larmes, d’autant plus qu’elle a enchainé « All by myself » tout de suite après. La soirée a passé à la vitesse de l’éclair et nous étions sans mot à la fermeture du rideau. Ce spectacle restera à jamais gravé dans ma mémoire et probablement l’un des meilleurs que j’aurai eu l’occasion de voir dans ma vie. Avant de quitter la salle, mon amie tient mordicus à faire quelques photos à côté de la scène et de s’appuyer sur la rambarde sur laquelle Céline a posé la main durant le show… vous ai-je dis qu’elle était une fan finie?
Après avoir acheté une tasse souvenir, nous quittons enfin la section « Colloseum » et tentons de trouver le buffet du « Ceasar Palace » pour aller souper. Après avoir viré en rond pendant 15 minutes et demandé à trois (3) employés qui ne savaient pas plus que nous où se trouvait ledit buffet, nous aboutissons finalement à la réception pour se faire dire qu’il vient tout juste de fermer. Bah, ce n’est pas dramatique. L’excitation et la fatigue ont eu raison de notre faim d’autant plus que nos pieds nous font souffrir. Mon amie décide même que ses souliers ont assez donné pour aujourd’hui et c’est pieds nus qu’elle rentrera à l’hôtel. En filles intelligentes que nous sommes, nous décidons tout de même de faire un petit arrêt au café ouvert 24 heures de notre hôtel histoire de se mettre quelque chose dans l’estomac avant d’aller dormir. Nous décidons de partager une entrée de nachos à 6.99$ qui s’avérera presque aussi grosse que la table elle-même et dont nous ne verrons pas le fond de l’assiette. Vous ai-je dis que les portions de Vegas étaient gigantesques?
C’est la tête remplie d’images et le cœur débordant d’émotions que je m’endors très rapidement ce soir-là. Le réveil sera assez tôt et je suis relativement en forme malgré la journée épuisante de la veille. Pendant que nous déjeunons au buffet de l’hôtel, nous étudions minutieusement la carte de la Strip afin de se faire un plan de match. En effet, nous avons réalisé hier que nous devions planifier un peu plus nos déplacements, car il nous sera impossible de tout voir. Le plan pour aujourd’hui : prendre l’autobus pour aller photographier la pancarte « Welcome to fabulous Las Vegas » et revenir vers l’hôtel à pied en visitant les hôtels sur notre passage. On se félicite d’être aussi efficaces et géniales, paquetons nos sacs et partons pour l’aventure.
Il n’est pas 10h et il doit déjà faire 38 degrés à l’ombre. L’arrêt d’autobus est un peu plus loin et nous décidons de marcher à l’intérieur pour profiter de la climatisation. C’est donc par hasard que nous nous retrouvons dans l’hôtel « Bellagio » et ses boutiques de luxe. Les corridors nous mènent vers le « Conservatory » et nous prenons le temps d’apprécier les magnifiques sculptures de fleurs qui s’y trouvent. Le « Bellagio » est un hôtel luxueux au décor sobre et élégant dont la principale attraction est le spectacle des fontaines. Malheureusement, les représentations ne sont pas commencées à cette heure et nous devrons y revenir pour les voir en action.
Nous embarquons finalement dans l’autobus et arrivées au dernier arrêt avant la fameuse pancarte, nous prenons soin de s’informer au chauffeur si nous sommes loin… « Non, non c’est juste là! » nous dit-il en pointant vaguement l’avant de l’autobus. « Tiguidou mon minou », nous sommes prêtes. Juste après avoir passé l’hôtel « Mandalay Bay » (que nous visiterons au retour), nous nous retrouvons en plein désert… il fait chaud, vraiment très chaud. Nous marchons, suons, marchons et suons encore. Toujours pas la moindre trace de ce panneau mythique… Et là, enfin, je l’aperçois au loin… beaucoup plus petit que ce que j’imaginais. Quelques minutes nous suffisent pour arriver à se faire photographier et nous repartons en direction d’un McDo croisé en chemin parce que la chaleur est insupportable. Le problème à Vegas (et le chauffeur de taxi nous l’avait dit) c’est que tout est beaucoup plus loin qu’il ne paraît. Et le McDo ne fait pas exception. Mon amie est sur le bord de défaillir… il n’y a rien aux alentours, la rue semble s’allonger à chacun de nos pas et l’on se sent véritablement comme des lasagnes en train de chauffer dans le four!
Après s’être rafraichies avec une limonade glacée, nous pouvons enfin reprendre notre marche et recommencer à se balader d’hôtel en hôtel. L’hôtel « Mandalay Bay », malgré son ambiance zen et asiatique, nous laissera un peu sur notre faim. Cet hôtel a comme principale attraction un tunnel de verre dans lequel nous pouvons observer des requins moyennant quelques dollars. Nous décidons de ne pas y aller et poursuivons notre visite avec l’hôtel « Luxor ». L’immense pyramide noire du « Luxor » contraste avec les autres hôtels de Vegas. L’intérieur est bien thématisée, quoique plusieurs rénovations étaient en cours lors de notre passage. Quelques photos à l’intérieur, puis nous sortons pour photographier le magnifique Sphinx qui se dresse devant l’hôtel. Encore une fois, pas de demi-mesure pour cette sculpture… elle est immense et très, très pâle. Le soleil est si fort que j’ai de la difficulté à garder les yeux ouverts lorsque je regarde en direction du Sphinx. C’est tout simplement aveuglant. Un petit monorail relie gratuitement le « Luxor », « l’Excalibur » et le « New York, New York ». Il fait tellement chaud que nous nous laissons tenter par ce petit 3 minutes à l’air climatisé, d’autant plus qu’il faudrait en compter au moins 10 pour rejoindre « l’Excalibur » à pied.
« L’Excalibur », c’est comme un château Playmobil. Le thème Moyen-âge est bien exploité dans la rotonde et nous donne presque envie de boire une bière dans un bock d’étain entouré des chevaliers de la table ronde! Cependant, il y a quelque chose d’encore plus beau et d’invitant à cet hôtel… Du muscle et de la virilité, gracieusement offert par la troupe « Down Under ». Des Dieux Australiens qui dansent et se dénudent pour le plaisir de ces dames. Bon, l’affiche était magnifique, mais je suis beaucoup trop « cheap » pour payer pour y assister et me rincer l’œil. Alors que j’essuyais la petite goutte de bave qu’avait produit chez moi l’affiche géante de ce spectacle, mon amie me donne un coup de coude et m’invite à regarder à quelques mètres de moi… ohlala… deux de ces messieurs se tiennent devant moi en chair et en os et qui plus est, s’approchent de nous avec un sourire à faire craquer n’importe quelle vieille fille endurcie! Les quelques minutes passées en leur compagnie demeurent dans le domaine du rêve et de la folie et sont un secret d’état : ce qui se passe à Vegas, reste à Vegas! Je peux cependant affirmer que personne n’a été maltraité, que nous étions en public et que nous avons gardé tous nos vêtements! Mais je peux aussi mentionner que le fou rire qui s’en est suivi restera gravé à jamais dans ma mémoire.
Après cette rencontre digne du « Troisième Type », nous nous dirigeons vers l’hôtel « New York, New York ». Je ne suis pas totalement remise de mes émotions, je dois prendre un verre… nous nous arrêtons à un petit bar et sommes accueillis par un serveur muet. Oui, oui… il n’a pas dit un mot pendant la demi-heure que nous y avons passé. Peu importe, la bière était bonne et rafraîchissante. Le décor de cet hôtel rappelle vraiment cette ville que j’affectionne particulièrement. L’éclairage est sombre comme en soirée et nous invite à circuler dans les divers quartiers de New York. À l’extérieur nous en profitons pour faire quelques pas sur la réplique du pont de Brooklyn. Puis, nous traversons vers l’hôtel « MGM » afin de prendre en photo la Statue de la Liberté. Las Vegas est assurément le seul endroit au monde où il est possible d’avoir sur la même image la Statue ET des palmiers. Nous faisons un saut rapide à l’intérieur de l’hôtel « MGM » plus pour profiter de la climatisation que pour visiter. Puis, nous faisons un petit arrêt à la boutique M&M. Quatre (4) étages dédiés à cette friandise chocolatée. Il y en a pour tous les goûts!
Juste à côté, la boutique Coca-Cola se révèle tout aussi impressionnante. On y retrouve des milliers d’objets représentant cette marque célèbre, mais surtout on peut s’y faire photographier avec une mascotte adorable. Mascotte qui en voulait étrangement à la tête de ma chum, mais dont le résultat sur pellicule est vraiment réussi!
La faim commence à se faire sentir et nous avons décidé ce soir de souper à Paris! N’est-ce pas merveilleux d’être à Vegas? C’est comme si nous vivions la vie des gens riches et célèbres et que nous pouvions voyager en jet privé d’un endroit de rêve à un autre. Le repas était bon et assez copieux. Le verre de vin qui l’accompagnait l’était encore plus. Mes chevilles me font mourir, j’ai l’impression d’avoir perdu 5 livres d’eau tellement j’ai eu chaud, mais cette journée a été vraiment agréable. Nous retournons à notre hôtel en bus et nous nous préparons pour le spectacle du Cirque du Soleil.
Je n’ai jamais été attiré par les spectacles du Cirque du Soleil, mais comme il y a 7 spectacles permanents différents à Las Vegas, je me devais d’en voir un. Comme j’aime beaucoup les Beatles, LOVE était celui qui m’attirait le plus et je n’ai pas été déçue de mon choix! Les mots qui me viennent à l’esprit quand je repense à cette soirée sont : magie, couleurs, musique, surprises et bonheur. Encore une fois, je ne décrirai pas le spectacle, je dirai simplement que j’ai été éblouie par le talent et l’ingéniosité de ces artistes. La scène s’ouvrait, se déplaçait, s’élevait, faisant apparaître des cabines téléphoniques, une horloge géante, des voitures, des trampolines et j’en passe. J’ai totalement été renversée lorsque j’ai découvert que les artistes faisant dans la voltige s’exécutaient sans aucun fil pour se sécuriser. Et que dire du dernier numéro avec la pluie de confettis qui s’est abattue sur moi? Époustouflant, coloré et mémorable. Vraiment une merveilleuse soirée à se souvenir longtemps.
Alors que l’on croyait avoir terminé cette superbe journée, une dernière surprise nous a été offerte à la chambre cette fois-ci. Nous venions de nous installer confortablement dans nos lits douillets, la tête encore remplie d’images et de couleurs du spectacle, lorsque qu’un étrange et puissant bruit surgit dans nos oreilles… Je l’ai bien entendu, mais incapable de deviner d’où il provenait. Puis, l’étrange bruit retentit de nouveau… Mon amie, probablement moins dans les « vaps » que moi a fait étrangement et rapidement l’association suivante : «On dirait un dragon qui crache du feu… du feu… qui explose… comme un volcan… UN VOLCAN!!! Vite, c’est le volcan qui crache!!! » Vous auriez dû nous voir… deux belles tartes en pyjama partir à la course à la fenêtre de leur chambre pour y découvrir les derniers crachas du volcan, attraction de l’hôtel « Mirage » situé juste en face de notre chambre. Malgré que nous ne l’ayons pas vu au complet, la démonstration fut assez convaincante pour que nous décidions d’aller y assister le lendemain soir. Après avoir refermé le rideau et calmé ce fou rire incontrôlable, nous nous sommes rapidement endormies.
Nous avons remarqué, au cours des derniers jours, que nous ne vivions pas du tout au rythme de la ville. Nous commençons nos visites tôt le matin, alors que les rues sont presque désertes et allons nous coucher alors qu’elles commencent à peine à s’animer. Aujourd’hui, nous décidons de profiter pleinement et longuement de cette dernière journée. Le ciel du Nevada est dégagé et un soleil radieux plombe encore ce matin sur nos têtes. Température idéale pour monter en haut de la Tour Eiffel et observer la ville du haut des airs. Je n’ai pas tellement apprécié la balade en ascenseur, mais je suis vraiment contente d’avoir surmonté mon vertige pour savourer pleinement ce moment. La ville, dans son écrin de montagnes, est sublime à cette heure du jour. Du haut de cette grande dame de fer, nous avons un tout autre point de vue de ces géants de l’hôtellerie. Mais ce qui fait de cette visite un souvenir mémorable, c’est la rencontre avec notre guide : une encyclopédie vivante!!! Articulant 1425 mots à la minute, il connaît Las Vegas comme le fond de sa poche. Il peut vous parler de chaque hôtel en vous mentionnant son coût de construction, sa date d’ouverture, le nombre de chambre, le prix à payer pour y déjeuner et le nombre de fois que les tapis ont été changés! Bon, j’exagère à peine…
N’empêche que nous avons eu un plaisir fou à l’écouter nous raconter, à sa façon, l’histoire de cette ville légendaire. De retour sur le plancher des vaches, nous poursuivons notre visite avec l’hôtel « Cosmopolitain ». Cet hôtel est le plus récent de Vegas et il est tout simplement éblouissant. En son centre, le bar le « Chandelier » s’étire sur trois (3) étages de cristal… oui, oui… du cristal, du vrai. C’est incroyable.
Puis, nous entreprenons notre visite du « Monte Carlo », hôtel d’une grande élégance. Rien de clinquant à cet endroit, même les tables de casino revêtent un tapis de couleur sobre. La clientèle n’est pas la même qu’à notre hôtel, on ne voit personne s’y promener avec un verre de slush alcoolisée de 4’ de long accroché au cou! Nous prenons le monorail qui relie les hôtels « Aria », « Vdara » et « Bellagio » pour aller voir le spectacle des fontaines, sans toutefois visiter ces hôtels. Le temps nous manque un peu et la fatigue se fait sentir. Bien appuyées sur la rambarde en face du « Bellagio », nous observons avec bonheur ces centaines de jets d’eau qui dansent en harmonie au son d’une musique classique. Petit moment de détente au milieu de cette ville de folies.
Puis, nous poursuivons notre visite jusqu’à l’hôtel « Wynn ». Aussi riche et élégant que le « Monte Carlo », le « Wynn » et le « Encore » sont des jumeaux. Nous nous contentons de visiter le « Wynn »; son jardin intérieur, ses plafonds abondamment décorés et sa boutique Ferrari. À la sortie du « Wynn » deux choix s’offrent à nous : poursuivre vers « Treasure Island » ou revenir vers notre hôtel en faisant un arrêt au « Palazzo ». Nous décidons que nous en avons assez vu pour cette fois. Nos pieds n’en peuvent plus. Nous ferons donc un court arrêt au « Palazzo » avant d’aller nous changer à la chambre question d’être prêtes pour la soirée qui s’annonce assez longue… En chemin, comme il fait toujours 45 degrés, nous décidons de passer par l’intérieur climatisé du « Venetian » pour revenir à l’hôtel. Et c’est à cet endroit, qu’une belle promotion attira notre regard : 5$ pour un « drink » et 5$ pour un « appetizer ». Tiens donc! Et si nous « appetizions » maintenant?
De retour à l’hôtel pour se changer et finir la bouteille de vin achetée il y a deux jours. Juste au moment où nous allions quitter pour traverser au bar de l’hôtel « Mirage », une pluie diluvienne s’abat sur Vegas! De la pluie… dans le désert… Tellement de pluie en si peu de temps que les égouts ne suffisent pas à la demande et les rues s’inondent. Les gens enlèvent leurs souliers pour traverser. Braves comme nous sommes, nous traversons quand même, bien décidées à partir sur une dérape digne de ce nom ce soir-là! Nous nous installons au bar « The Beatles » et sirotons un bon petit cocktail à base de vodka. Nous rions, discutons, rions encore et là je ne sais plus pourquoi, l’idée de prendre une Tequilla avec ma chum me traverse l’esprit. Je demande au barman deux shots qu’il m’apporte en rigolant de l’air découragé que mon amie affiche en voyant les verres arriver. C’est qu’elle n’aime pas la Tequilla… mais comme elle m’aime bien moi, elle me suit et cale son verre… Elle est des nôôôôôôtres, elle a bu son verre comme les auuuuutres…! Le barman me demande si on en veut un autre… euh à 14$ l’once de Tequilla, on va laisser faire et garder un bon souvenir de celle-là!
La boisson commence à faire son effet, nous sommes relaxes, nous avons du plaisir et décidons d’aller prendre un verre dans un autre hôtel. Nous marchons et observons cette foule nocturne à laquelle nous n’avions pas vraiment prêté attention les jours précédents. Les « donneux » de cartes d’affaires des filles de joie de Vegas se font aller sur tous les trottoirs, les jeunes en état d’ébriété avancé s’amusent ferme et les propositions étranges fusent de toutes parts. Mais jamais au point de ne pas se sentir en sécurité…. La soirée s’est poursuivie avec un autre verre et un autre « appetizer » et nous sommes rentrées sagement à l’hôtel ne tenant plus sur nos jambes… non pas à cause de l’alcool, mais bien par la fatigue accumulée des derniers jours.
Nous n’aurons pas vu au complet le volcan du Mirage, ni vu le spectacle des pirates du « Treasure Island ». Nous n’aurons pas pu aller voir le « Fashion Mall », ni dépenser dans les Outlets. Nous n’aurons pas pu monter dans la tour de la « Stratosphere », ni assister à une piètre imitation d’Elvis dans le Vieux-Vegas. Pas eu le temps non plus d’aller suivre un cours de Striptease, ni de voir Matt Goss en spectacle! Malgré la chaleur intense, nous n’avons même pas eu le temps d’aller voir la piscine de notre hôtel, c’est tout dire. Encore beaucoup, beaucoup de chose à faire et à voir dans cette ville qui ne dort jamais, mais qui nous reverra c’est certain! Ce voyage fut mémorable, rempli de fous rire, de surprises et de bonheur.
Par un beau dimanche soir de printemps, alors que je lisais tranquillement les statuts de mes amis Face-the-book, un reportage sur le nouveau spectacle de Céline Dion passait à la télé. J’écoutais d’une oreille et jetais un œil de temps en temps, mais sans plus. Cependant, à chaque fois que l’on me présentait des images du spectacle, je devenais hypnotisée… je n’avais alors qu’une idée en tête : aller à Las Vegas pour voir ce show. Et je savais exactement avec qui j’avais envie de vivre cette expérience : ma meilleure amie, qui est aussi une grande « fan » de Céline!
Et comme il n’y a pas de hasard, nous devions, elle et moi, partir en voyage à l’automne suivant pour célébrer nos 35 ans. Comme nous n’avions pas décidé de la destination, ni de la date, Vegas s’est imposé à moi comme un pot de crème glacée devant une fille qui vient de se faire « dumper »! En moins de deux, j’ai laissé tomber Face-the-book pour un site d’agence de voyage, j’ai ouvert un autre onglet pour « Ticketmaster » et j’ai composé, Dieu merci j’ai deux mains, son numéro de téléphone. Quand elle a décroché, je lui ai dis : « Attaches ta tuque, on part au mois d’août pour Las Vegas, on s’en va voir Céline en spectacle… c’est quoi ton numéro de carte de crédit? ». Bon, j’exagère à peine…
Visiter Las Vegas au mois d’août, c’est savoir en partant qu’il va faire chaud. Vraiment très chaud. Peu importe, le linge sera plus court, la valise sera moins lourde. C’est donc tôt le 18 août 2012, sur les ailes d’Air Canada, que nous sommes parties pour 4 jours de plaisir dans ce que j’appelle affectueusement le « Walt Disney pour adultes ». Écran tactile individuel, ciel dégagé et siège côté hublot, que demander de plus?
Nous atterrissons quelques heures plus tard par une chaleur frôlant les 40 degrés. Premier constat : nous sommes vraiment dans la capitale du jeu… il y a même des machines à sous à l’aéroport. Notre premier contact avec la ville se passe plutôt bien. La cité est entourée de magnifiques montagnes et notre chauffeur de taxi est plutôt sympathique. Il nous dépose à l’entrée de notre hôtel, le « Harrah’s ». Bon, le premier coup d’œil est assez ordinaire. Ce n’est pas aussi grandiose que les gens me l’avaient dit. Il faut dire que le chauffeur a prit l’autoroute et non la célèbre Strip. L’entrée de l’hôtel où il nous dépose est donc celle des navettes et des taxis et n’a vraiment rien de spectaculaire. Peu importe, nous serons à l’hôtel seulement quelques heures par jour pour y dormir.
Le lobby du « Harrah’s » est plutôt joli et le thème carnavalesque est bien exploité. Mais chose certaine, impossible une fois à l’intérieur, de ne pas réaliser que nous sommes à Las Vegas! Le côté clinquant et bruyant des machines se fait bien sentir. Et que dire de l’odeur de cigarettes… Vive la loi sur le tabac au Québec. Notre chambre ne sera pas disponible avant quelques heures, mais si nous déboursons 25$ il nous est possible de l’avoir maintenant… hum, ça sent l’arnaque! Mais puisque je suis une fille prévoyante (et surtout gratte-cenne), je me suis inscrite avant de partir comme « membre » de cette chaine d’hôtel-casino. Et voilà qu’à cette simple mention, on me déroule le tapis rouge : chambre accessible dès maintenant et ce gratuitement, plan de l’hôtel, billets pour assister à un spectacle, coupons-rabais divers, un peu plus et ils nous payaient pour y séjourner. Bon, j’exagère à peine…
Un saut rapide à la chambre pour y déposer nos valises et nous voilà parties à la découverte de cette ville légendaire. Deuxième constat : nous sommes perdues! Ma mère, qui a le sens d’orientation aussi développé qu’une violette africaine et qui réussi facilement à s’égarer dans les allées de son épicerie, m’a pourtant dit qu’il était impossible de se perdre à Las Vegas, car tout se passe sur la Strip. Encore faut-il trouver la Strip pour ne pas s’y perdre! Et nous voilà à déambuler, sous un soleil de plomb, à travers des stationnements de béton à la recherche de la fameuse rue. Une petite affiche attire alors mon attention : « The Venetian – Lobby ». Ma mère, et oui encore elle, m’a parlé de cet hôtel qui est, paraît-il, immense. Allons voir… la Strip n’est peut-être plus très loin. Et là, au tournant, se dresse devant nous le Campanile de cet hôtel majestueux. Et encore… majestueux n’est peut-être pas assez juste pour exprimer ce que l’on ressent à cet instant précis. Tout est de marbre, de bordures et de dorures. Les masques de Venise nous accueillent et nous saluent. Un accordéoniste habillé en gondolier nous fait de l’œil et nous entame sa « cancione de Venise ». Ça y est, je suis sous le charme. Je ne veux déjà plus revenir au Québec. Je cherche désespéramment un agent d’immeuble pour me dénicher un petit appartement. Bon, j’exagère à peine…
Nous passons le reste de l’après-midi à s’émerveiller devant cet hôtel. Les gens qui ont pensé et réalisé le décor de «Venetian » voulaient nous en mettre plein la vue et nous obliger à demeurer longtemps dans ce dédalle de boutiques de luxe, de restaurants plus alléchants les uns que les autres et surtout que l’on joue quelques billets dans leur casino. Ils ont très bien réussi… C’est vrai que l’on y perd complètement la notion du temps. En marchant le long du « Grand Canal » j’ai réellement l’impression de sillonner les rues de Venise en fin de journée… juste avant que le soleil ne disparaisse. Et pourtant, je suis bel et bien à l’intérieur d’un gigantesque hôtel depuis déjà plus de 2 heures et je n’ai pas mis encore mis le nez dehors… et pas un sous dans une machine. Mes yeux sont trop petits pour tout voir et mon porte-monnaie trop léger pour tout acheter!
Après de nombreux : « Wow », «C’est incroyable » et « Ça n’a aucun sens », nous franchissons finalement une porte qui nous mène directement sur une réplique de la Place Saint-Marc. Et quelle place! Nous avons enfin droit à notre premier regard sur la Strip. C’est un sentiment que je n’oublierai jamais. J’ai le souffle coupé par tant de démesure. J’ai le cerveau qui tourne à cent mille à l’heure de peur de ne pas arriver à emmagasiner tout ce qui s’offre à moi. Le soleil me tape vigoureusement sur la tête et je frôle la tendinite au doigt à force de prendre des photos. Je demande à mon amie de s’asseoir sur un banc pour que j’immortalise ce moment. Elle arrive à peine à y poser une fesse, qu’elle se met à hurler : « Vite! C’est chaud! ». Morte de rire, je place un genou par terre afin d’obtenir l’angle désiré pour ma photo et en moins de temps qu’il ne m’en faut pour dire « ayoye », je me brûle le genou au 3ème degré. Troisième constat : le soleil d’après-midi est dangereux à Las Vegas. Il faudra se protéger. Bon, j’exagère à peine…
Le décalage horaire et la chaleur aidant, la fatigue commence à nous prendre. Il nous faut un petit remontant et vite. Juste à côté de notre hôtel – et oui, nous l’avons retrouvé! – se cache un petit bar extérieur duquel émane une douce bruine rafraichissante pour les clients. Je décide donc d’en faire mon endroit favori à Las Vegas (pour le moment!) et nous nous installons face au Strip pour y savourer la première bière d’une longue série. J’ai toujours adoré m’asseoir et observer les gens circuler. Une chose me frappe à cet instant précis, les gens sont tous des touristes heureux et pas pressés. Je ne vois personne circuler avec des sacs d’épicerie, personne ne promène son chien et aucun autobus scolaire ne circule parmi les limousines et les taxis. Peu importe, je suis bien, je suis une touriste heureuse et je ne suis pas pressée moi non plus.
La bière nous ayant remonté le caquet, nous sommes décidées à poursuivre notre visite avant d’aller souper. Le « Ceasar Palace » se trouve juste en face et nous devons justement y aller pour récupérer nos billets pour le spectacle prévu le lendemain soir. Je savais – je l’ai dis plus tôt – que mon amie aimait beaucoup Céline Dion. Mais ce que je ne savais pas, c’est qu’elle était une « fan finie » de Céline! Plus nous approchons de l’hôtel, plus son cœur s’emballe. Jamais, au grand jamais, je n’aurais imaginé qu’elle puisse avoir une telle réaction en recevant ses billets. Un enfant de 5 ans lâché lousse dans un « Toys’R’Us » aurait probablement eu cette face, et encore. Bon, j’exagère à peine…
Tant qu’à être au « Ceasar Palace » et profiter de l’air climatisé, aussi bien prendre quelques minutes pour découvrir cet hôtel tout aussi grandiose ayant pour thème l’Empire Romain. Encore une fois, l’ensemble est magnifique. Tout est tellement grand qu’il nous faudrait un plan pour s’y retrouver. La rotonde, entièrement marbrée et qui fait office de réception, est dix fois plus grande que ma propre maison! Nous circulons à travers la section casino. On s’habitue peu à peu au bruit des machines et réalisons très rapidement que nous ne sommes pas du tout « gambler ». Malgré que tous les joueurs soient trop concentrés pour les regarder, des femmes en tenues légères se dandinent près des tables de jeu « Pussycat Dolls ». Un peu plus loin, nous croisons le salon réservé aux gros joueurs… Décidemment, il s’agit d’un univers qui nous est inconnu et dont nous n’avons pas vraiment le temps ni les moyens de découvrir.
Nous décidons de terminer notre visite du « Ceasar » le lendemain et quittons en direction de notre hôtel. Voilà près de 24 heures que nous sommes éveillées, nous devons manger et ensuite aller dormir un peu, car nous réalisons que les journées seront très longues… On se laisse tenter par un restaurant du « Harrah’s » dont la spécialité est les hamburgers. Nous sommes tellement épuisées que c’est seulement une fois bien installées à notre table que nous remarquons que nous avons affaire à des serveuses sexys! Peu importe, j’ai faim et mon lit m’attend quelques étages plus haut. Quelques minutes après avoir passé notre commande, mon amie, qui est assise en face des cuisines, éclate de rire et me regarde d’un air découragé. Elle me dit alors : « Si le cure-dent qui tient le burger mesure un pied de haut, penses-tu qu’on va réussir à finir nos assiettes? » Je me retourne et j’aperçois un monstre… un monstre que je devrai avaler et qui va me coûter seulement 12.99$. Et le mien est petit comparé au « double cheeseburger » commandé par mon amie parce qu’elle avait vraiment beaucoup faim! Quatrième constat : les portions de Las Vegas sont comme ses hôtels… rien de comparable au Québec! Non, je n’exagère pas…
Après une bonne nuit réparatrice, nous voilà fraîches et pimpantes prêtes à affronter la vie trépidante de la ville. Avant de s’élancer le long de la Strip, nous décidons de passer par le buffet de l’hôtel pour y déjeuner. Plusieurs personnes m’ayant vanté les mérites des buffets de Las Vegas et de leurs prix dérisoires, nous prenons quelques minutes pour nous informer des tarifs. Pour la modique somme de 45$ par personne, nous avons droit d’aller dans les buffets de six (6) différents hôtels pour une durée de 24 heures top chrono! Petit calcul vite fait qui nous convint rapidement de tenter le coup d’autant plus que nous pourrons facilement, pensons-nous, arriver à prendre 4 repas durant ces 24 heures. Avant de nous installer à notre table, l’hôtesse nous présente le buffet… des kilomètres de nourriture qui s’étendent à perte de vue! N’oublions pas qu’il ne s’agit que du déjeuner… je sais, je sais, le déjeuner est le repas le plus important de la journée, mais quand même! Je reviens m’asseoir à ma place avec une assiette digne d’un repas Gaulois dans une BD d’Astérix. La serveuse arrive au même moment avec un pichet de café et une chaudière de jus d’orange. Décidemment, on ne mourra pas de soif ici. C’est finalement après plusieurs fous rires et s’être bourré la face que nous entamons notre première journée complète de visite.
L’hôtel « Mirage » se trouvant juste en face du « Harrah’s », c’est là que nous commençons notre journée. Nous visitons le jardin intérieur, admirons le décor beaucoup plus « nature » de cet hôtel et tentons de trouver les dauphins. Car oui, il y a des dauphins au « Mirage ». Malheureusement, il faut payer pour les voir… nous décidons de passer notre tour. Avant de sortir et passer à un autre hôtel, la chaudière de jus d’orange que j’ai bu un peu plus tôt m’oblige à faire un petit arrêt technique. Les toilettes sont tout simplement magnifiques et se trouvent juste à côté du théâtre où est présenté le spectacle du Cirque du Soleil « Love – The Beatles ». La billetterie et l’entrée du théâtre nous plonge dans un monde coloré, animé, à la limite du psychédélique! Je suis charmée! Tout en fredonnant « Hey Jude », je me régale dans la boutique souvenirs ne parvenant pas à arrêter mon choix. Mon amie et moi, d’un commun accord, décidons de troquer notre visite du Grand Canyon pour un billet du spectacle. Nous réalisons que nous n’aurons pas assez de temps pour tout voir à Vegas, il faudra donc y revenir. Comme nos hommes risquent de se tanner plus rapidement que nous des boutiques et des hôtels, nous visiterons avec eux le Grand Canyon lorsque nous reviendrons.
Au Québec, lorsque l’on achète un billet de spectacle, on reçoit un billet de spectacle. À Las Vegas, lorsqu’on achète un billet de spectacle, on reçoit un billet, un coupon pour un cocktail et un laissez-passer pour aller voir les dauphins! J’adore Las Vegas! C’est comme ça que nous avons finalement vu les dauphins du « Mirage ». Dans ma tête, un hôtel qui présente des dauphins c’est assurément un attrape-touriste, c’est-à-dire un petit bassin dans lequel se trouve un dauphin qui se cache des gens. Mais dans cette ville de démesure c’est autre chose. Non seulement il y a plusieurs bassins avec plusieurs dauphins, mais il y a également des lions, des tigres, des panthères, des léopards et… une souris verte… Bon, j’exagère à peine!
Nous avons passé pas mal de temps au « Mirage ». Il faut pourtant se faire une raison et quitter cet oasis si on veut réussir à visiter au moins un autre hôtel aujourd’hui. Car n’oublions pas que ce soir, c’est le grand soir… Céline nous attend et notre soirée y sera consacrée. Le soleil se fait de plus en plus chaud et nous décidons de nous rendre à l’hôtel « Flamingo » pour aller voir les flamands roses. Encore une fois, ce n’est pas simplement un flamand qui prend la pose, mais bien plusieurs espèces d’oiseaux exotiques. L’après-midi se poursuit dans la joie et l’allégresse. Nous nous émerveillons à chaque coin de rue. Nous faisons un petit arrêt à l’hôtel «Paris », mais comme il se fait tard et que l’hôtel recèle de détails et de beauté, nous décidons d’y revenir un autre jour afin d’en profiter pleinement sans se presser.
L’hôtel voisin est le « Planet Hollywood » et nous arrêtons y faire un saut. À peine ai-je pu acclimater mes yeux, passant d’un soleil éblouissant à la pénombre du casino, que je me fais attaquer par le meilleur vendeur de l’état du Nevada! Bon, je ne suis pas du tout un type crème et encore moins lorsqu’elles se vendent à un prix exorbitant, mais je dois admettre que son petit pot de crème pour les yeux a fait des miracles sur plus de 10 ans de poches et de cernes! Pas au point d’en acheter, mais au point de me bidonner à voir ma chum se démener comme un diable dans l’eau bénite à essayer de faire baisser son prix. Et le pire dans toute l’histoire… c’est qu’elle a réussi… passant de très, très cher à vraiment pas si pire et un numéro de téléphone en prime!
Retour à l’hôtel, il faut se mettre belles pour notre soirée. Mon amie ne se peut plus… elle s’en va voir Céline! Je dois dire que je commence à avoir quelques papillons moi aussi. Toute la ville vibre au son de Céline. Dès qu’un employé d’hôtel, de boutique ou de restaurant nous entend parler français, il nous demande d’où l’on vient. Et la question suivant notre réponse est inévitablement : venez vous voir Céline? Billets en main, sacoche à l’épaule et escarpins aux pieds, nous nous dirigeons vers le « Colloseum ». Une fois la sécurité passée, mon amie respire enfin et décide qu’il faut prendre un verre ici pour fêter nos 35 ans. Il fait toujours aussi chaud et l’énervement a fait monter de quelques degrés notre température corporelle. Je repère en arrière du bar une machine à slush qui nous promet un daiquiri aux fraises mémorable. Il n’en fallait pas plus, nous commandons deux daiquiris. Le barman – très joli soit dit en passant - nous sourit, se retourne, prépare les verres et les dépose devant nous en disant : 30$ please… Pardon??? 15$ pour une slush aux fraises dans un verre de plastique?
Nous prenons possession de nos sièges et savourons notre daiquiri, mais surtout nous admirons cette salle immense. Nous sommes très bien situées dans le théâtre et attendons avec impatience le début du spectacle. Les lumières se ferment, la foule applaudie et Céline apparaît, splendide, sur la scène. Elle porte une longue robe blanche et entame les premières notes de « Open Arms ». À l’instant même où le rideau blanc tombe, se sépare et nous dévoile l’orchestre de 30 musiciens, je sais que je vais passer une soirée inoubliable, au delà de toutes mes attentes.
Je ne vous décrirai pas ici chaque minute du spectacle. Il faut le vivre et non le lire. Mais je peux tout de même vous mentionner que c’est un show incroyable avec des éclairages, des projections, des illusions 3D, des moments drôles, des moments tendres et beaucoup, beaucoup de talent. Il faut donner à César ce qui lui revient, Céline est une très grande artiste. Elle a une voix puissante, elle a du plaisir à être sur scène et elle aime profondément les membres de son équipe. Elle est une belle femme qui sait mettre ses magnifiques, longues et interminables jambes en valeur par des robes tout aussi remarquables. J’ai adoré entendre Céline sortir de son répertoire. Le medley de James Bond était splendide. « Ne me quitte pas » de Brel, a su me tirer quelques larmes, d’autant plus qu’elle a enchainé « All by myself » tout de suite après. La soirée a passé à la vitesse de l’éclair et nous étions sans mot à la fermeture du rideau. Ce spectacle restera à jamais gravé dans ma mémoire et probablement l’un des meilleurs que j’aurai eu l’occasion de voir dans ma vie. Avant de quitter la salle, mon amie tient mordicus à faire quelques photos à côté de la scène et de s’appuyer sur la rambarde sur laquelle Céline a posé la main durant le show… vous ai-je dis qu’elle était une fan finie?
Après avoir acheté une tasse souvenir, nous quittons enfin la section « Colloseum » et tentons de trouver le buffet du « Ceasar Palace » pour aller souper. Après avoir viré en rond pendant 15 minutes et demandé à trois (3) employés qui ne savaient pas plus que nous où se trouvait ledit buffet, nous aboutissons finalement à la réception pour se faire dire qu’il vient tout juste de fermer. Bah, ce n’est pas dramatique. L’excitation et la fatigue ont eu raison de notre faim d’autant plus que nos pieds nous font souffrir. Mon amie décide même que ses souliers ont assez donné pour aujourd’hui et c’est pieds nus qu’elle rentrera à l’hôtel. En filles intelligentes que nous sommes, nous décidons tout de même de faire un petit arrêt au café ouvert 24 heures de notre hôtel histoire de se mettre quelque chose dans l’estomac avant d’aller dormir. Nous décidons de partager une entrée de nachos à 6.99$ qui s’avérera presque aussi grosse que la table elle-même et dont nous ne verrons pas le fond de l’assiette. Vous ai-je dis que les portions de Vegas étaient gigantesques?
C’est la tête remplie d’images et le cœur débordant d’émotions que je m’endors très rapidement ce soir-là. Le réveil sera assez tôt et je suis relativement en forme malgré la journée épuisante de la veille. Pendant que nous déjeunons au buffet de l’hôtel, nous étudions minutieusement la carte de la Strip afin de se faire un plan de match. En effet, nous avons réalisé hier que nous devions planifier un peu plus nos déplacements, car il nous sera impossible de tout voir. Le plan pour aujourd’hui : prendre l’autobus pour aller photographier la pancarte « Welcome to fabulous Las Vegas » et revenir vers l’hôtel à pied en visitant les hôtels sur notre passage. On se félicite d’être aussi efficaces et géniales, paquetons nos sacs et partons pour l’aventure.
Il n’est pas 10h et il doit déjà faire 38 degrés à l’ombre. L’arrêt d’autobus est un peu plus loin et nous décidons de marcher à l’intérieur pour profiter de la climatisation. C’est donc par hasard que nous nous retrouvons dans l’hôtel « Bellagio » et ses boutiques de luxe. Les corridors nous mènent vers le « Conservatory » et nous prenons le temps d’apprécier les magnifiques sculptures de fleurs qui s’y trouvent. Le « Bellagio » est un hôtel luxueux au décor sobre et élégant dont la principale attraction est le spectacle des fontaines. Malheureusement, les représentations ne sont pas commencées à cette heure et nous devrons y revenir pour les voir en action.
Nous embarquons finalement dans l’autobus et arrivées au dernier arrêt avant la fameuse pancarte, nous prenons soin de s’informer au chauffeur si nous sommes loin… « Non, non c’est juste là! » nous dit-il en pointant vaguement l’avant de l’autobus. « Tiguidou mon minou », nous sommes prêtes. Juste après avoir passé l’hôtel « Mandalay Bay » (que nous visiterons au retour), nous nous retrouvons en plein désert… il fait chaud, vraiment très chaud. Nous marchons, suons, marchons et suons encore. Toujours pas la moindre trace de ce panneau mythique… Et là, enfin, je l’aperçois au loin… beaucoup plus petit que ce que j’imaginais. Quelques minutes nous suffisent pour arriver à se faire photographier et nous repartons en direction d’un McDo croisé en chemin parce que la chaleur est insupportable. Le problème à Vegas (et le chauffeur de taxi nous l’avait dit) c’est que tout est beaucoup plus loin qu’il ne paraît. Et le McDo ne fait pas exception. Mon amie est sur le bord de défaillir… il n’y a rien aux alentours, la rue semble s’allonger à chacun de nos pas et l’on se sent véritablement comme des lasagnes en train de chauffer dans le four!
Après s’être rafraichies avec une limonade glacée, nous pouvons enfin reprendre notre marche et recommencer à se balader d’hôtel en hôtel. L’hôtel « Mandalay Bay », malgré son ambiance zen et asiatique, nous laissera un peu sur notre faim. Cet hôtel a comme principale attraction un tunnel de verre dans lequel nous pouvons observer des requins moyennant quelques dollars. Nous décidons de ne pas y aller et poursuivons notre visite avec l’hôtel « Luxor ». L’immense pyramide noire du « Luxor » contraste avec les autres hôtels de Vegas. L’intérieur est bien thématisée, quoique plusieurs rénovations étaient en cours lors de notre passage. Quelques photos à l’intérieur, puis nous sortons pour photographier le magnifique Sphinx qui se dresse devant l’hôtel. Encore une fois, pas de demi-mesure pour cette sculpture… elle est immense et très, très pâle. Le soleil est si fort que j’ai de la difficulté à garder les yeux ouverts lorsque je regarde en direction du Sphinx. C’est tout simplement aveuglant. Un petit monorail relie gratuitement le « Luxor », « l’Excalibur » et le « New York, New York ». Il fait tellement chaud que nous nous laissons tenter par ce petit 3 minutes à l’air climatisé, d’autant plus qu’il faudrait en compter au moins 10 pour rejoindre « l’Excalibur » à pied.
« L’Excalibur », c’est comme un château Playmobil. Le thème Moyen-âge est bien exploité dans la rotonde et nous donne presque envie de boire une bière dans un bock d’étain entouré des chevaliers de la table ronde! Cependant, il y a quelque chose d’encore plus beau et d’invitant à cet hôtel… Du muscle et de la virilité, gracieusement offert par la troupe « Down Under ». Des Dieux Australiens qui dansent et se dénudent pour le plaisir de ces dames. Bon, l’affiche était magnifique, mais je suis beaucoup trop « cheap » pour payer pour y assister et me rincer l’œil. Alors que j’essuyais la petite goutte de bave qu’avait produit chez moi l’affiche géante de ce spectacle, mon amie me donne un coup de coude et m’invite à regarder à quelques mètres de moi… ohlala… deux de ces messieurs se tiennent devant moi en chair et en os et qui plus est, s’approchent de nous avec un sourire à faire craquer n’importe quelle vieille fille endurcie! Les quelques minutes passées en leur compagnie demeurent dans le domaine du rêve et de la folie et sont un secret d’état : ce qui se passe à Vegas, reste à Vegas! Je peux cependant affirmer que personne n’a été maltraité, que nous étions en public et que nous avons gardé tous nos vêtements! Mais je peux aussi mentionner que le fou rire qui s’en est suivi restera gravé à jamais dans ma mémoire.
Après cette rencontre digne du « Troisième Type », nous nous dirigeons vers l’hôtel « New York, New York ». Je ne suis pas totalement remise de mes émotions, je dois prendre un verre… nous nous arrêtons à un petit bar et sommes accueillis par un serveur muet. Oui, oui… il n’a pas dit un mot pendant la demi-heure que nous y avons passé. Peu importe, la bière était bonne et rafraîchissante. Le décor de cet hôtel rappelle vraiment cette ville que j’affectionne particulièrement. L’éclairage est sombre comme en soirée et nous invite à circuler dans les divers quartiers de New York. À l’extérieur nous en profitons pour faire quelques pas sur la réplique du pont de Brooklyn. Puis, nous traversons vers l’hôtel « MGM » afin de prendre en photo la Statue de la Liberté. Las Vegas est assurément le seul endroit au monde où il est possible d’avoir sur la même image la Statue ET des palmiers. Nous faisons un saut rapide à l’intérieur de l’hôtel « MGM » plus pour profiter de la climatisation que pour visiter. Puis, nous faisons un petit arrêt à la boutique M&M. Quatre (4) étages dédiés à cette friandise chocolatée. Il y en a pour tous les goûts!
Juste à côté, la boutique Coca-Cola se révèle tout aussi impressionnante. On y retrouve des milliers d’objets représentant cette marque célèbre, mais surtout on peut s’y faire photographier avec une mascotte adorable. Mascotte qui en voulait étrangement à la tête de ma chum, mais dont le résultat sur pellicule est vraiment réussi!
La faim commence à se faire sentir et nous avons décidé ce soir de souper à Paris! N’est-ce pas merveilleux d’être à Vegas? C’est comme si nous vivions la vie des gens riches et célèbres et que nous pouvions voyager en jet privé d’un endroit de rêve à un autre. Le repas était bon et assez copieux. Le verre de vin qui l’accompagnait l’était encore plus. Mes chevilles me font mourir, j’ai l’impression d’avoir perdu 5 livres d’eau tellement j’ai eu chaud, mais cette journée a été vraiment agréable. Nous retournons à notre hôtel en bus et nous nous préparons pour le spectacle du Cirque du Soleil.
Je n’ai jamais été attiré par les spectacles du Cirque du Soleil, mais comme il y a 7 spectacles permanents différents à Las Vegas, je me devais d’en voir un. Comme j’aime beaucoup les Beatles, LOVE était celui qui m’attirait le plus et je n’ai pas été déçue de mon choix! Les mots qui me viennent à l’esprit quand je repense à cette soirée sont : magie, couleurs, musique, surprises et bonheur. Encore une fois, je ne décrirai pas le spectacle, je dirai simplement que j’ai été éblouie par le talent et l’ingéniosité de ces artistes. La scène s’ouvrait, se déplaçait, s’élevait, faisant apparaître des cabines téléphoniques, une horloge géante, des voitures, des trampolines et j’en passe. J’ai totalement été renversée lorsque j’ai découvert que les artistes faisant dans la voltige s’exécutaient sans aucun fil pour se sécuriser. Et que dire du dernier numéro avec la pluie de confettis qui s’est abattue sur moi? Époustouflant, coloré et mémorable. Vraiment une merveilleuse soirée à se souvenir longtemps.
Alors que l’on croyait avoir terminé cette superbe journée, une dernière surprise nous a été offerte à la chambre cette fois-ci. Nous venions de nous installer confortablement dans nos lits douillets, la tête encore remplie d’images et de couleurs du spectacle, lorsque qu’un étrange et puissant bruit surgit dans nos oreilles… Je l’ai bien entendu, mais incapable de deviner d’où il provenait. Puis, l’étrange bruit retentit de nouveau… Mon amie, probablement moins dans les « vaps » que moi a fait étrangement et rapidement l’association suivante : «On dirait un dragon qui crache du feu… du feu… qui explose… comme un volcan… UN VOLCAN!!! Vite, c’est le volcan qui crache!!! » Vous auriez dû nous voir… deux belles tartes en pyjama partir à la course à la fenêtre de leur chambre pour y découvrir les derniers crachas du volcan, attraction de l’hôtel « Mirage » situé juste en face de notre chambre. Malgré que nous ne l’ayons pas vu au complet, la démonstration fut assez convaincante pour que nous décidions d’aller y assister le lendemain soir. Après avoir refermé le rideau et calmé ce fou rire incontrôlable, nous nous sommes rapidement endormies.
Nous avons remarqué, au cours des derniers jours, que nous ne vivions pas du tout au rythme de la ville. Nous commençons nos visites tôt le matin, alors que les rues sont presque désertes et allons nous coucher alors qu’elles commencent à peine à s’animer. Aujourd’hui, nous décidons de profiter pleinement et longuement de cette dernière journée. Le ciel du Nevada est dégagé et un soleil radieux plombe encore ce matin sur nos têtes. Température idéale pour monter en haut de la Tour Eiffel et observer la ville du haut des airs. Je n’ai pas tellement apprécié la balade en ascenseur, mais je suis vraiment contente d’avoir surmonté mon vertige pour savourer pleinement ce moment. La ville, dans son écrin de montagnes, est sublime à cette heure du jour. Du haut de cette grande dame de fer, nous avons un tout autre point de vue de ces géants de l’hôtellerie. Mais ce qui fait de cette visite un souvenir mémorable, c’est la rencontre avec notre guide : une encyclopédie vivante!!! Articulant 1425 mots à la minute, il connaît Las Vegas comme le fond de sa poche. Il peut vous parler de chaque hôtel en vous mentionnant son coût de construction, sa date d’ouverture, le nombre de chambre, le prix à payer pour y déjeuner et le nombre de fois que les tapis ont été changés! Bon, j’exagère à peine…
N’empêche que nous avons eu un plaisir fou à l’écouter nous raconter, à sa façon, l’histoire de cette ville légendaire. De retour sur le plancher des vaches, nous poursuivons notre visite avec l’hôtel « Cosmopolitain ». Cet hôtel est le plus récent de Vegas et il est tout simplement éblouissant. En son centre, le bar le « Chandelier » s’étire sur trois (3) étages de cristal… oui, oui… du cristal, du vrai. C’est incroyable.
Puis, nous entreprenons notre visite du « Monte Carlo », hôtel d’une grande élégance. Rien de clinquant à cet endroit, même les tables de casino revêtent un tapis de couleur sobre. La clientèle n’est pas la même qu’à notre hôtel, on ne voit personne s’y promener avec un verre de slush alcoolisée de 4’ de long accroché au cou! Nous prenons le monorail qui relie les hôtels « Aria », « Vdara » et « Bellagio » pour aller voir le spectacle des fontaines, sans toutefois visiter ces hôtels. Le temps nous manque un peu et la fatigue se fait sentir. Bien appuyées sur la rambarde en face du « Bellagio », nous observons avec bonheur ces centaines de jets d’eau qui dansent en harmonie au son d’une musique classique. Petit moment de détente au milieu de cette ville de folies.
Puis, nous poursuivons notre visite jusqu’à l’hôtel « Wynn ». Aussi riche et élégant que le « Monte Carlo », le « Wynn » et le « Encore » sont des jumeaux. Nous nous contentons de visiter le « Wynn »; son jardin intérieur, ses plafonds abondamment décorés et sa boutique Ferrari. À la sortie du « Wynn » deux choix s’offrent à nous : poursuivre vers « Treasure Island » ou revenir vers notre hôtel en faisant un arrêt au « Palazzo ». Nous décidons que nous en avons assez vu pour cette fois. Nos pieds n’en peuvent plus. Nous ferons donc un court arrêt au « Palazzo » avant d’aller nous changer à la chambre question d’être prêtes pour la soirée qui s’annonce assez longue… En chemin, comme il fait toujours 45 degrés, nous décidons de passer par l’intérieur climatisé du « Venetian » pour revenir à l’hôtel. Et c’est à cet endroit, qu’une belle promotion attira notre regard : 5$ pour un « drink » et 5$ pour un « appetizer ». Tiens donc! Et si nous « appetizions » maintenant?
De retour à l’hôtel pour se changer et finir la bouteille de vin achetée il y a deux jours. Juste au moment où nous allions quitter pour traverser au bar de l’hôtel « Mirage », une pluie diluvienne s’abat sur Vegas! De la pluie… dans le désert… Tellement de pluie en si peu de temps que les égouts ne suffisent pas à la demande et les rues s’inondent. Les gens enlèvent leurs souliers pour traverser. Braves comme nous sommes, nous traversons quand même, bien décidées à partir sur une dérape digne de ce nom ce soir-là! Nous nous installons au bar « The Beatles » et sirotons un bon petit cocktail à base de vodka. Nous rions, discutons, rions encore et là je ne sais plus pourquoi, l’idée de prendre une Tequilla avec ma chum me traverse l’esprit. Je demande au barman deux shots qu’il m’apporte en rigolant de l’air découragé que mon amie affiche en voyant les verres arriver. C’est qu’elle n’aime pas la Tequilla… mais comme elle m’aime bien moi, elle me suit et cale son verre… Elle est des nôôôôôôtres, elle a bu son verre comme les auuuuutres…! Le barman me demande si on en veut un autre… euh à 14$ l’once de Tequilla, on va laisser faire et garder un bon souvenir de celle-là!
La boisson commence à faire son effet, nous sommes relaxes, nous avons du plaisir et décidons d’aller prendre un verre dans un autre hôtel. Nous marchons et observons cette foule nocturne à laquelle nous n’avions pas vraiment prêté attention les jours précédents. Les « donneux » de cartes d’affaires des filles de joie de Vegas se font aller sur tous les trottoirs, les jeunes en état d’ébriété avancé s’amusent ferme et les propositions étranges fusent de toutes parts. Mais jamais au point de ne pas se sentir en sécurité…. La soirée s’est poursuivie avec un autre verre et un autre « appetizer » et nous sommes rentrées sagement à l’hôtel ne tenant plus sur nos jambes… non pas à cause de l’alcool, mais bien par la fatigue accumulée des derniers jours.
Nous n’aurons pas vu au complet le volcan du Mirage, ni vu le spectacle des pirates du « Treasure Island ». Nous n’aurons pas pu aller voir le « Fashion Mall », ni dépenser dans les Outlets. Nous n’aurons pas pu monter dans la tour de la « Stratosphere », ni assister à une piètre imitation d’Elvis dans le Vieux-Vegas. Pas eu le temps non plus d’aller suivre un cours de Striptease, ni de voir Matt Goss en spectacle! Malgré la chaleur intense, nous n’avons même pas eu le temps d’aller voir la piscine de notre hôtel, c’est tout dire. Encore beaucoup, beaucoup de chose à faire et à voir dans cette ville qui ne dort jamais, mais qui nous reverra c’est certain! Ce voyage fut mémorable, rempli de fous rire, de surprises et de bonheur.
Départ Costa Magica le 22 avril 2013 - îles grecques depuis Venise English translation pending
Bonjour,
Je suis nouvelle sur ce forum que je trouve très intéressant, pleine de richesse d'informations.
Ceci est notre première croisière du 22 au 29 avril 2013 pour Venise, Bari, Katakolon, Athene, Santorini, Korfou, Dubrovnik, et j'ai déjà trouvé beaucoup d'informations, merci à tous. Je cherche éventuellement des personnes pour échanger des informations et/ou partager les taxis pour les excursions, et à chacun de rester libre après ces excursions. Nous sommes deux dames de 66 et 67 ans, mais en bonne forme physique, car nous voyageons beaucoup, chaque fois dans un autre pays, en louant une voiture, et faisant notre propre itinéraire, mais ceci est notre première croisière. Bonne soirée à vous.
Croisière "Capitales de la Baltique" sur le MSC Magnifica du 10 au 21 mai English translation pending
Bonjour
Préparation de notre future croisière "Capitales de la Baltique" sur le Magnifica, du 10 au 21 mai 2013.
Les escales sont : départ de Hambourg - Stockholm - Tallin - St Pétersbourg (2 jours) - Copenhague - Amsterdam - retour à Hambourg. Nous organiserons nous-mêmes les excursions, sauf pour St Petersbourg, avec guide local.
Toutes les informations concernant ces villes seront les bienvenues. Merci à tous
JIBE & DACY
Préparation de notre future croisière "Capitales de la Baltique" sur le Magnifica, du 10 au 21 mai 2013.
Les escales sont : départ de Hambourg - Stockholm - Tallin - St Pétersbourg (2 jours) - Copenhague - Amsterdam - retour à Hambourg. Nous organiserons nous-mêmes les excursions, sauf pour St Petersbourg, avec guide local.
Toutes les informations concernant ces villes seront les bienvenues. Merci à tous
JIBE & DACY
Circuit au Québec seule avec enfant de 6 ans (fin juin - début juillet) English translation pending
Bonjour,
cette année je voudrais partir avec mon fils de 6 ans pour environ 15-20 jours au Québec. J'ai deux circuits en tête: Montréal 1 nuit Québec 2 nuits Rivière-du-Loup 1 nuit Bonaventure 1 nuit Percé 2 nuits Saint-Anne-des-Monts 2 nuits Les Escoumins 1 nuit Saguenay 1 nuit Alma 2 nuits Saint-Alexis-des-Monts 1 nuit Montréal
2ème circuit
Montréal 2 nuits Parc Nationale de la Mauricie 2 nuits Lac St-Jean 2 nuits Saint-Rose-du-Nord 1 nuit Tadoussac 1 nuit Québec 2 nuits Saint-Alexis-des-Monts 2 nuits puis retour à Montréal et retour en Suisse
Lequel de ces deux circuits semble le plus approprié et intéressant avec une enfant de 6 ans. Je me demandais si ça valait la peine que je prolonge mon voyage d'un jour ou deux au retour sur Montréal.
D'avance merci pour vos commentaires et suggestions.
Lyse
cette année je voudrais partir avec mon fils de 6 ans pour environ 15-20 jours au Québec. J'ai deux circuits en tête: Montréal 1 nuit Québec 2 nuits Rivière-du-Loup 1 nuit Bonaventure 1 nuit Percé 2 nuits Saint-Anne-des-Monts 2 nuits Les Escoumins 1 nuit Saguenay 1 nuit Alma 2 nuits Saint-Alexis-des-Monts 1 nuit Montréal
2ème circuit
Montréal 2 nuits Parc Nationale de la Mauricie 2 nuits Lac St-Jean 2 nuits Saint-Rose-du-Nord 1 nuit Tadoussac 1 nuit Québec 2 nuits Saint-Alexis-des-Monts 2 nuits puis retour à Montréal et retour en Suisse
Lequel de ces deux circuits semble le plus approprié et intéressant avec une enfant de 6 ans. Je me demandais si ça valait la peine que je prolonge mon voyage d'un jour ou deux au retour sur Montréal.
D'avance merci pour vos commentaires et suggestions.
Lyse
Comment j'ai (pas trop) aimé le Canada English translation pending
2 août : de Paris à Calgary
Départ d’Orly. Pour la première fois en 6 ans. Ca change un peu. Davantage de foutoir. La famille Belmondo qui se rend aux antilles me passe devant à l’entrée de la zone d’embarquement. Vol sans histoire sur British Airways dont les qualités m’avaient été vantées par la commerciale de Nouvelle frontières. Mouais... Je ne vois pas trop la différence avec Air France et Delta si ce n’est que les films disponibles en langue Française sont bien moins nombreux. Quasiment que des blockbusters à grand spectacle, genre que j’adore regarder dans une salle de 400 places avec un écran de 20 mètres de base, mais beaucoup moins sur un mouchoir de poche LCD de 15cm. Moi qui aime bien profiter de ces vols transatlantiques pour regarder de petits films américains qu’on a peu de chance de voir chez nous - je me souviens notamment de « Jones family » ou de « Cedar rapids », ce ne sera pas le cas cette fois ci. Si je compare à Air Canada, par contre, il y a quelques progrès au niveau du service. Les hôtesses, par exemple, sont plus réactives et ne nous laissent pas profiter de notre plateau repas pendant deux bonnes heures après que celui-ci ait été digéré. L’étape à Londres est aussi fort appréciable. On a presque l’impression d’un vol direct. On évite le stress du passage de la douane en cours de voyage, ce qui réduit les chances de rater son vol lorsque l’étape est courte.
Arrivée à Calgary vers 20h00. L’aéroport est petit et les formalités s’en trouvent d'autant accélérées. Première étape à l’agence Alamo où m’attend mon véhicule. Contrairement à l’ouest américain où un véhicule 4X4 high clearance est essentiel, à la fois pour en parcourir les nombreuses pistes et y dormir à l’occasion, je me contenterai ici d’un véhicule de type compact. Ce sera une Ford Fiesta, petite voiture confortable et pas trop gourmande.
La nuit est tombée lorsque je quitte la zone aéroportuaire. J’avais repéré la route sur « mapquest » pour gagner directement l’hôtel Confort Inn mais la section sud du « Barlow trail », genre de grand boulevard périphérique qui devait m’y mener directement, est fermée pour cause de travaux. Je suis donc obligé de contourner entièrement l’aéroport par l’ouest et un trajet qui ne devait me coûter qu’une dizaine de minutes de route prendra finalement une bonne demi heure.
3 août : en route vers le Montana
J'ai décidé de commencer mon périple par une courte incursion aux USA pour visiter Glacier National Park. Tout commence donc par une demi-journée de route depuis Calgary et un rapide passage par le poste frontière, juste le temps de remplir le formulaire vert réservé aux ressortissants étrangers exemptés de visa. Une fois arrivé, je m'installe au Johnson's restaurant and campground. Accueil sympathique. Au vu des prix pratiqués au Canada, largement supérieurs à ceux du Southwest, je me suis préparé psychologiquement à un périple à 90% camping. J'ai emporté pour cela une tente 2secondes Quetchua que j'ai l'intention d'abandonner sur place. Ce serait en effet plus cher de la ramener en second bagage que d'en racheter une plus tard en cas de besoin. Il fait moche cet après midi au dessus du lac St Mary. Le temps d'arriver à la Logan pass et la pluie s'en mêle. Je me décide tout de même à monter jusqu'à Hidden lake overlook dont j'ai vu quelques photos alléchantes sur le carnet de Krikri et Hervé.


Malgré le temps bien pourri, c'est la grande foule sur les passerelles de bois. Puis, à tous les sens du terme, ça s'éclaircit à mesure qu'on progresse dans l'ascension. On y croise quelques chèvres des montagnes et des marmottes peu farouches.



L'arrivée au point de vue tient ses promesses. D'autant que le ciel, de l'autre côté, s'est considérablement éclairci. Impossible par contre de descendre jusqu'au lac. La zone a été fermée pour cause de présence d'ours. Un type sympa armé d'une longue vue me propose de jeter un regard dans l'œilleton. J'y découvre effectivement un grizzli qui marche dans l'eau à l'extrémité du lac. Sublime vision.

J'apercevrais ainsi - de très loin, certes - trois ours durant cette première journée. Redescendu à la Logan pass, je poursuis sur la Going to the sun road et n'y trouve pas particulièrement d'intérêt. Demi tour et redescente vers St Mary, avec une pause aux St Mary Fall.


Nouvelle pause à St Mary Lake où le ciel qui s'est considérablement éclairci permet d'admirer Wild Goose Island dans de meilleures conditions. Plusieurs photographes se sont installés pour y attendre le coucher du soleil. Je décide de faire comme eux, après un court passage par le supermarché de St Mary pour y acheter mon repas du soir.


Déception. L'orientation du soleil fait que le spectacle n'est finalement pas au rendez vous. Le lever, par contre, doit être beaucoup plus intéressant. Je rentre au camping et me couche tôt.
4 août : Many glacier.
Je me lève aux aurores. Le soleil ne s'est pas encore montré et j'ai le temps de gagner le point de vue sur Wild Goose island pour y capturer les premières lueurs de l'aube. Magnifique. Les montagnes alentours se parent d'un manteau de lumière orangée juste avant que la lune ne tire sa révérence et s'évanouisse dans l'azur. Un lever de soleil de gala qui fait presque oublier l'extrême fraicheur de l'air ambiant.


En revenant vers St Mary, je stoppe au niveau du petit pont qui se trouve juste après l'entrée du parc pour jouer avec la brume matinale qui s'élève de la rivière. Que voilà un début de journée prometteur !


Je file vers Many glacier, l'autre partie du parc à partir de laquelle j'ai prévu de randonner vers Grinell glacier. L'hôtel centenaire qui occupe le devant du Swiftcurrent lake est à la hauteur de ces grands hôtels que j'ai eu l'occasion de visiter, et parfois même d'occuper, dans les parcs du Yellowstone ou du Grand Canyon. Luxueux, vaste et accueillant mais jamais ostentatoire. Même en temps que visiteur occasionnel, on ne s'y sent jamais comme un intrus. Nous sommes vraiment très loin des pratiques élitistes de nos palaces hexagonaux. Les ricains ont certainement des défauts, mais s'il y a bien une qualité qu'on ne peut pas leur retirer, c'est qu'ils ne sont pas bégueules.

Le sentier qui mène à Grinell Glacier longe les lacs Swiftcurrent et Joséphine et leurs eaux d'un vert sombre et profond avant de prendre de la hauteur aux abords de Grinell Lake. Je passe la première partie de cette ballade en compagnie d'un sexagénaire américain qui me vante les beautés des rocheuses candiennes ou il s'est rendu de nombreuses fois alors qu'il n'était jamais venu ici auparavant. Pas chauvin le mec.



La randonnée fait 16 kilomètres avec un dénivelé de presque 500 mètres et on n'y croise pas grand monde lorsqu’on part de bon matin. Il faut aussi traverser quelques glaciers forts inopportunément placés et faire preuve de prudence pour éviter de partir en glissade vers les éboulis qui bordent la neige. Un vent violent et glacial que rien ne laissait prévoir m'accueille à mon entrée dans la cuvette qui héberge le glacier Grinell. L'idée d'y pique niquer m'apparait soudain beaucoup moins séduisante qu'il y a quelques minutes. Bon, ne nous laissons pas décourager. Il serait dommage de ne pas se livrer à une petite exploration des lieux. En faisant gaffe de ne pas marcher n'importe où, quand même !




Je passe la demi-heure suivante à crapahuter dans la rocaille en contournant le glacier. Une fois revenu à mon, point de départ, j'aperçois un mouflon d'Amérique au loin. Je change mon objectif grand angle pour un télé 55/250 et je tente de le suivre à travers le chaos rocheux et les bancs de neige. Je dois vite me rendre à l'évidence : je suis à la fois moins rapide et agile que l'animal qui me distance sans peine. Je renonce.

Puis, alors que j'ai amorcé ma redescente vers l'aire de pique nique qui se trouve en contrebas de la montée finale, je croise un second mouflon. Celui là ne dévie même pas de sa route pour m'éviter et je prends garde de ne pas l'effrayer par des gestes trop brusques.

La descente est longue mais le temps est resté clair et le panorama est splendide. Les trois lacs longés à l'aller se découvrent en une somptueuse perspective.



A l’ instant où je passe sous une petite barrière décorée d'une pancarte avertissant les randonneurs de la présence de glaciers et que j'avais ignoré à l'aller, je trébuche et me laisse emporter par le poids de mon sac. Pas de bol, c'est justement là qu'ont choisis de pique niquer une vingtaine de promeneurs devant les yeux desquels je me rétame ridiculement. Pas un ne réagit, ne serait-ce que pour rigoler. Aucune expression ne traverse le moindre de ces visages. Tous se contentent de me regarder fixement, à travers les verres fumés de leurs sunglasses. Carrément flippant. On se croirait dans « L'invasion des profanateurs »! Je suis à deux doigts d'appeler le FBI. Pour changer de trajet, je décide de contourner le lac Joséphine pour gagner le petit embarcadère qui s'y trouve et revenir par bateau. Mauvaise idée. Le bateau est long à venir et la traversée est chère. On ne peut pas toujours faire les bons choix. Je ne le sais pas encore, mais je vais m'évertuer à vérifier cette proposition pendant le reste de mon voyage.
Je suis de retour au Many Glacier hôtel. Je m'offre une collation que je sirote bien installé dans un des confortables canapés du grand hall tandis qu'une une pianiste nous régale de quelques standards. Reposant et très sympa. J'échangerais bien mon emplacement de camping pour une chambre dans cet endroit paradisiaque.
Revenu en fin de journée au village de St Mary, je me gare en même temps qu'un gars venu de la direction opposée qui me confie qu'un grizzli est en train de se promener au bord de la route à quelques miles de là. Je me laisse tenter et remonte en voiture. Un coup pour rien. Le plantigrade a déjà déserté les lieux au moment où j'y débarque. Je retourne au camping où je me couche tôt. Cette première journée de marche a été fatigante.
5 août : de Glacier à Banff en passant par Waterton lakes.
Mon projet initial prévoyait de refaire la ballade vers Hidden lake en matinée, puis de remonter directement sur Banff, mais comme il serait surprenant que le sentier menant au lac soir déjà rouvert, je décide de partir directement au nord et de faire un crochet par Waterton Lakes. La passage de la frontière est rapide. Ni formulaire à remplir ni contrôles particuliers, juste un sympathique douanier québecquois qui me souhaite un bon séjour dans les rocheuses.
L'entrée du parc annonce que les campings sont complets (bienvenue au Canada !). Ma pause à Warteton ne dure qu'un couple d'heures, le temps d'admirer le lac principal de la pelouse de l'hôtel et les chutes ….. . , puis d'arpenter le port en dégustant un sandwiche très moyen (comme tous ceux que j'aurais le mauvais goût d'ingurgiter au Canada).



Il y a pourtant de belles randonnées à faire dans le coin, mais il faut y passer du temps et je veux donner la priorité aux parcs de Banff, Yoho et Jasper.



La route est longue pour remonter vers Banff, surtout quand on se trompe de chemin et qu'on se fourvoie longuement dans une vallée sans issue. Une heure trente de perdue. C'est énervant... Et lorsque j'arrivai finalement à Banff, que croyez vous qu'il se passa ? Tous les campings furent complet, là encore ! Et ça aussi, c'est énervant...
Je trouve finalement à planter ma tente à l'overflow campground, terrain provisoire situé juste après l'embranchement menant à Two Jake lake. « Terrain vague » me semble le terme le plus approprié pour décrire l'endroit. Je trouve un coin où il reste un peu d'herbe, juste en contrebas du virage. Du coup, le premier véhicule qui ratera son virage sera pour ma pomme. En allant remplir mon formulaire et payer ma dîme – car même ce genre de cloaque, ils le font payer ! - je tombe sur une famille russe sympa un peu perdue. Je les aide à s'en sortir avec le formulaire, puis ils vont s'installer à côté de ma tente. Moi, je monte me balader du côté du lac Minnewanka qui s'avère très beau. Le parc de Banff n'a manifestement pas usurpé sa réputation et les alentours immédiats de la ville sont superbes.


La ville, par contre, est assez quelconque, quoique pas désagréable à parcourir une fois qu'on a accepté le fait de déambuler dans un univers intégralement dédié au tourisme de masse. L'artère principale commence par une longue enfilade d'hôtels plutôt luxueux et presque tous complets. Puis on arrive dans la partie commerçante qu'on ne quittera plus. Vers le haut de la ville, il y a l'inévitable Château Fairmont, le grand hôtel choucroutesque et meringué que les canadiens ont cru bon d'installer au cœur de tous leurs sites importants.


Je me rends pour la fin de journée près des lacs Vermillion qui bordent la ville par l'ouest. L'expression « se faire bouffer par les moustiques » y prend tout son sens. Du coup, j'abandonne l'idée d'y passer la soirée. D'autant que la couleur vermillion qui est censée se poser sur l'eau à la tombée du jour me semble relever du mythe local. Quelques jolis clichés sont cependant possibles.


Après un rapide repas en centre ville, je regagne mon terrain vague... euh, mon camping pour la nuit.
6 août : de Banff à Lake Louise.
Je me lève très tôt. La tente est très humide et je décide d'aller faire le plein, de prendre un petit déjeuner en ville, puis de revenir plus tard pour la replier. Je trouve une station service ouverte, j'en profite pour acheter un gobelet de café chaud et un gros muffin à la myrtille – miam ! - que j'emporte ensuite du côté des chutes Bow. Le guide du routard les trouve originales. Mouais... Pas tant que ça. Et toujours ces foutus moustiques ! Ils travaillent en équipe ma parole !
Je replie ma tente, encore pas mal humide malgré le soleil qui a commencer à s'élever dans un ciel bleu immaculé. Je prends la route de la rivière Bow plutôt que la Transcanadienne. Le routard - encore lui ! - conseille cet itinéraire. Pas d'accord. On y circule entre deux rangées de sapins très hauts et on ne voit rien des montagnes alentours ni de la vallée. J'ai pour projet de randonner dans le Jonhston canyon et de monter jusqu’aux Ink pots. Quatre heures aller retour. J'ai un doute. Au bout d'une demi-heure de marche dans ce canyon étroit et sombre, je décide de faire demi-tour et de filer directement à Lake Louise. Si j'ai une chance d'y trouver une place de camping, le plus tôt sera le mieux.
J'arrive à Lake Louise village en milieu de matinée. « Campgound full » annonce fièrement le panneau d'arrivée. Je manque de m'étrangler. N'y a t-il pas moyen de trouver un endroit ou planter sa tente dans ce pays sans s'y prendre trois mois à l'avance ?!!! Je tente tout de même ma chance à l'accueil. Soulagement. Il reste quelques places. Les centres d'intérêts que j'ai prévu de visiter se trouvant dans un périmètre finalement assez restreint (l'entrée du parc Yoho se trouve à 10 km d'ici), je décide de m'installer pour les quatre prochaines nuits.
Le camping est entièrement entouré par une clôture électrifiée pour éviter les incursions ursidées. Le sol est tellement dur que je dois utiliser des grosses pierres et des morceaux de troncs pour stabiliser ma tente. Malgré tout cela je trouve le lieu plutôt agréable. Ombragé, bien équipé, idéalement situé. Ce camping est généralement très décrié par les forumeurs dont j'ai pu lire les carnets et, franchement, je ne comprends pas trop pourquoi. La zone réservée au camping cars, par contre, est beaucoup moins sympa.


Montée vers le lac Moraine. Le parking commence à se remplir et je dois me garer au bord de la route. Je fais quelques pas sur la berge jusqu'au traditionnel loueur de canoë, où je retrouve ma famille russe. Le père est particulièrement chaleureux et me salue comme un vieil ami. Puis ils s'en vont en famille pagayer sur le lac. Pour ma part je préfère grimper le Rock Pile, sorte de grosse butte faite de centaines de gros rochers empilés qui délivre la plus belle vue possible sur le lac et les pics qui l'entourent.


Le panorama est magique. J'en oublierai presque le prix du sandwiche que je me suis offert à la boutique du Lodge. J'y passe deux bonnes heures à attendre que l'ombre des pics déserte le lac. Ce n'est pas forcément une bonne idée. Le bleu du lac devient plus clair et d'une teinte moins profonde, moins sensible aux reflets des glaciers qui le surplombent, même si le tout reste fort joli.


Je pars vers Lake Louise en début d'après midi. S'y garer se révèle beaucoup plus compliqué qu'à Moraine. Le site est aussi magique mais la foule est encore plus dense. Incomparablement, même. Sans parler de l'épouvantable château Fairmont local, planté devant le lac comme un furoncle de béton. La palme de la mocheté et de l'incongruité lui revient sans conteste. Il la conservera tout au long de mon voyage.




Du coup, je décide d'entamer de suite la ballade qui conduit au Big Behive (point de vue aérien sur Lake Louise) en passant par le lac Agnes et son salon de thé plus que centenaire. La marche n'est pas trop longue mais la pente est constante et après une journée passée en voiture, l'effort n'est pas négligeable. La première étape se situe au Lac Mirror, joliment coloré. La montée vers le lac Agnes est ensuite beaucoup plus courte. Malheureusement, le ciel se couvre un peu.

Peu de personnes poursuivent l'ascension vers le Big Behive. Il faut dire que c'est beaucoup plus raide. Pourtant, le point de vue sur le lac Agnes s'y révèle plutôt chouette, et celui sur Lake Louise assez spectaculaire.



Je redescends de l'autre côté, par le sentier menant à la plaine des six glaciers. On n’y croise absolument personne. Juste avant d'arriver au lac Mirror, je découvre un autre point de vue dégagé sur le lac Louise. Bon à savoir lorsqu'on ne se sent pas de monter jusqu’au Big Behive. Le temps s'est un peu dégradé lorsque je retrouve le lac Louise.

Retour au camping. Douche revigorante et passage par le village pour avaler un burger assez écœurant. Puis je retourne au camping. Il me semble qu'il n'y a pas un seul emplacement dont les occupants ne soient pas installés devant leur feu de camp du soir. C'est leur truc aux canadiens. C'est dans leurs gènes. Ils adorent faire du feu. Ils en font tout le temps. Et parfois ils mangent des glaces. Et puis ils refont du feu.
7 août : à travers Yoho National Park.
Et encore une journée qui commence tôt. D'abord, un passage à la station service du village pour aller chercher ce qui sera le petit déjeuner officiel de ce voyage : un gobelet de café accompagné d'un gros muffin à la myrtille. C'est également l'heure ou les « workers » qui bossent à l'élargissement de la transcanadienne viennent chercher le leur. Traits creusés et peaux burinées, tronches de mecs habitués à vivre à la dure.
Je monte à Lake Louise pour déguster mon muffin en regardant le soleil se lever sur le lac. Sympa mais fraîchou.

Ce sera une journée dédiée à la visite du parc Yoho. Une vingtaine de minutes suffisent pour s'y rendre depuis Lake Louise village. Ma première étape se situe à l'intersection menant vers le lac O'Hara. Il y a deux façons d'accéder à ce site considéré comme l'un des plus beaux des rocheuses. La première consiste à réserver trois mois à l'avance une place dans le school bus qui démarre tous les matins à 8h30 précises, la seconde à se faire à pied les onze kilomètres de montée qui mènent au lac. 2H15 de marche avant même d'arriver au début de la randonnée qui permet de parcourir le site. Je n'ai pas réussi à obtenir une place dans le bus, alors, pour moi, ce sera la seconde manière. J'hésite à monter dès aujourd'hui. Je finis par laisser tomber l'idée. La météo n'est pas sûre et il est déjà un peu tard. Ce sera mieux demain.
Seconde étape sur les bords du lac Emerald. Bel endroit, tranquille à cette heure. Aucun souffle d'air ne vient encore troubler la surface lisse. J'entame un tour du lac mais j'y renonce assez vite.





Etape suivante, très courte, à Natural Bridge sur la rivière Kicking horse.


J'aime beaucoup cette petite plage, juste à côté du goulet d'étranglement. Je l'ai baptisée « plage la plus dangereuse du monde ». Un pas de trop et vous finissez dans la chasse d'eau. Ça donne envie d'envoyer ses enfants se baigner, non ?

Court passage par le visitor center de Field pour me renseigner sur le « Iceline Trail » que j'ai pour projet de randonner avant de quitter la région, puis je poursuis en direction des chutes Takakkaw. Sur le sentier menant aux chutes, un sqwirel se tient debout devant son terrier, attendant sans doute qu'on lui balance quelques cacahouètes. Ces petites bestioles n'ont décidément aucune fierté !


Je me dirige ensuite vers les chutes Wapta qui se situent près de la sortie ouest du parc. Comptez une demi-heure de voiture depuis Field, puis 45 minutes de marche sur un sentier pas passionnant.

Poursuite de la journée vers les hoodoos qui se trouvent dans la même zone, quelques kilomètres en amont. Le sentier est assez long, particulièrement raide, et je ne suis pas emballé par le bouquet final. Ces hoodoos sont assez quelconques. Rien à voir avec les merveilles qu'on peut croiser dans l'ouest américain.


Je termine l'après midi par quelques pas dans les rues de Field, le village central du Parc. Là encore, en comparaison avec les villages plein de charme que j'ai visités l'année dernière dans le Colorado – je parle de Silverton et d’Ouray – Field est assez fade.

Je ne retiendrais finalement de cette journée assez décevante que le matin calme sur les bords du lac Emerald. Pour le reste... Je termine la journée au Lake Louise village grill and bar. « Cuisine familiale » qu'ils disaient à l'entrée. En fait, c'est une cantine chinoise. Pas mauvaise, cependant.
8 août : Autour du Lac O'Hara.
7h00 : je suis au départ de la montée vers le lac O'Hara. Onze kilomètres de montée sur un chemin sans intérêt m'attendent et il fait très froid, mais le ciel est sans nuage et la suite de la journée promet d'être inoubliable. Une fois mon rythme de croisière atteint, j'avale les premiers kilomètres sans mollir. Entre 10 et 11 minutes pour chacun. Je me dis que ce serait sympa d'arriver juste avant le school bus. Il démarre à 8h30 et doit donc arriver là haut vers 9h00. Cela me paraît jouable, à condition de ne pas baisser de rythme. Je remarque tout de même que de vilains nuages commencent à arriver par l'ouest. Rien de bien grave pour l'instant, mais...
9h00 : le bus me dépasse finalement au kilomètre 9. J'ai un peu molli. Il est suivi par des voitures de rangers et .je me dis qu'il s'en trouvera bien un pour me proposer de monter à son bord pour les deux kilomètres restants. Mais non. Enfoirés. Mais ce qui me préoccupe surtout à présent, c'est le ciel qui s'est presque entièrement recouvert de tristes nuages. Pas de bol ! J'avais justement choisi ce jour parce que la météo, affichée et mise à jour quotidiennement dans le visitor center de Lake Louise, promettait un ciel clair et immaculé. Bravo les mecs !
J'arrive au lac sous un ciel uniformément gris. Tristesse. Mais bon, je ne vais pas redescendre non plus. Je vais prendre un café dans la petite cabane d'accueil. Une jolie petite brunette anglaise prénommée Kate est de service. Je me renseigne sur les sentiers ouverts ou fermés (pour cause de présence d'ours).

Je me lance dans la grande boucle classique qui contourne le lac par la corniche en passant par le lac d'Oesa, le plus élevé du cirque alentour. Malgré les onze bornes que j'ai dans les jambes, j'avale la montée sans efforts. Il semble que ce soit un jour de pleine forme.




Le temps continue à se dégrader et la pluie se met de la partie lorsque j'arrive au lac d'Oesa, deux heures plus tard. C'est très décevant car cette ballade était l'une de mes priorités pour ce voyage. Occupé à crapahuter pour chercher de bons angles de prise de vue, je me casse la gueule dans une sorte de trou entre deux rochers. Pas de mal et l'objectif du Canon qui pointait vers le sol est miraculeusement épargné. Voilà qui va m'inciter à me montrer prudent.



Je poursuis ma ballade vers la corniche qui doit me permettre de longer les contreforts du lac O'Hara et rejoindre une autre vallée. Je commence par me tromper de chemin, ce qui m'arrive plus souvent qu'à mon tour... Je rate un embranchement, quitte le sentier, et me retrouve à errer au milieu d'un chaos rocheux particulièrement inextricable. Avec la pluie qui rend la pierre glissante, l'équipée devient périlleuse. Je fais demi-tour, puis je retrouve l'embranchement que j'avais raté dans l'autre sens. Effectivement, c'est beaucoup plus praticable par ici ! Mais la pluie ne faiblit pas, bien au contraire, et la roche est vraiment trop glissante. Et puis, quel est l'intérêt d'emprunter un tel sentier sous la pluie ? Je renonce définitivement et entame une redescente par un raccourci qui permet d'éviter le détour par le lac d'Oesa.

La pluie a cessé lorsque je retrouve les berges du lac O'Hara. Il y même un timide retour du soleil qui tente de traverser la couche nuageuse, ce qu'il ne parvient à faire que par intermittence. Je décide poursuivre la ballade en contournant le lac.




Les berges sont magnifiques, constellées d'éclatantes mousses colorées que la pluie a nettoyé. J'arrive au niveau du sentier menant au lac Opabin. C’est l’endroit que j'avais prévu d'atteindre par la corniche. Il est encore tôt. La première navette du retour (que tout le monde peut prendre, contrairement à celle de l'aller) part à 16h30. J'ai largement le temps de monter mais en aurais-je l'énergie ? Ben oui, finalement. La montée est très raide mais pas extrêmement longue. Il faut une grosse demi-heure d’efforts avant de sortir de la forêt. A partir de là, le sentier devient plus facile, même si l'intérêt des panoramas qui se dévoilent est largement atténué par un ciel redevenu gris. Les lacs eux mêmes sont bien tristes.



Une fois redescendu sur les berges du lac O'Hara, je décide de mettre à profit les merveilleux tapis de mousse qui les recouvrent en jouant avec les reflets du lac et de la montagne au loin. En résultent ce que je pense être les meilleurs clichés du voyage. En tout cas mes préférés. Paradoxalement, de telles images auraient été impossibles à réaliser sous un soleil direct qui aurait produit de trop violents contrastes. Ca ne me console pas complètement de cette journée terne et grise mais ça aide.










L'attente de la navette se fait sous les attaques perpétuelles de féroces nuées de moustiques. L'expression « se faire dévorer sur place » prend ici un sens extrêmement concret. Je paye ma descente avec les derniers dollars américains qu'il me restait.
Soirée tranquille. Une douche, un sandwiche chaud au village et un passage par le petit théâtre de plein air ou les park rangers préparent chaque soir un petit spectacle pédagogique. Ce soir, ce sont les ours qui sont à l’honneur. J'apprends à différencier un grizzly d'un ours brun. Ce qui me fait penser que je n'en ai, pour l'instant, pas croisé sinon de très loin. Une lacune qui, je l'espère, sera vite comblée.
Pour la suite, c'est par là : http://voyageforum.com/v.f?live=1;post=5803199;#5803199
Départ d’Orly. Pour la première fois en 6 ans. Ca change un peu. Davantage de foutoir. La famille Belmondo qui se rend aux antilles me passe devant à l’entrée de la zone d’embarquement. Vol sans histoire sur British Airways dont les qualités m’avaient été vantées par la commerciale de Nouvelle frontières. Mouais... Je ne vois pas trop la différence avec Air France et Delta si ce n’est que les films disponibles en langue Française sont bien moins nombreux. Quasiment que des blockbusters à grand spectacle, genre que j’adore regarder dans une salle de 400 places avec un écran de 20 mètres de base, mais beaucoup moins sur un mouchoir de poche LCD de 15cm. Moi qui aime bien profiter de ces vols transatlantiques pour regarder de petits films américains qu’on a peu de chance de voir chez nous - je me souviens notamment de « Jones family » ou de « Cedar rapids », ce ne sera pas le cas cette fois ci. Si je compare à Air Canada, par contre, il y a quelques progrès au niveau du service. Les hôtesses, par exemple, sont plus réactives et ne nous laissent pas profiter de notre plateau repas pendant deux bonnes heures après que celui-ci ait été digéré. L’étape à Londres est aussi fort appréciable. On a presque l’impression d’un vol direct. On évite le stress du passage de la douane en cours de voyage, ce qui réduit les chances de rater son vol lorsque l’étape est courte.
Arrivée à Calgary vers 20h00. L’aéroport est petit et les formalités s’en trouvent d'autant accélérées. Première étape à l’agence Alamo où m’attend mon véhicule. Contrairement à l’ouest américain où un véhicule 4X4 high clearance est essentiel, à la fois pour en parcourir les nombreuses pistes et y dormir à l’occasion, je me contenterai ici d’un véhicule de type compact. Ce sera une Ford Fiesta, petite voiture confortable et pas trop gourmande.
La nuit est tombée lorsque je quitte la zone aéroportuaire. J’avais repéré la route sur « mapquest » pour gagner directement l’hôtel Confort Inn mais la section sud du « Barlow trail », genre de grand boulevard périphérique qui devait m’y mener directement, est fermée pour cause de travaux. Je suis donc obligé de contourner entièrement l’aéroport par l’ouest et un trajet qui ne devait me coûter qu’une dizaine de minutes de route prendra finalement une bonne demi heure.
3 août : en route vers le Montana

J'ai décidé de commencer mon périple par une courte incursion aux USA pour visiter Glacier National Park. Tout commence donc par une demi-journée de route depuis Calgary et un rapide passage par le poste frontière, juste le temps de remplir le formulaire vert réservé aux ressortissants étrangers exemptés de visa. Une fois arrivé, je m'installe au Johnson's restaurant and campground. Accueil sympathique. Au vu des prix pratiqués au Canada, largement supérieurs à ceux du Southwest, je me suis préparé psychologiquement à un périple à 90% camping. J'ai emporté pour cela une tente 2secondes Quetchua que j'ai l'intention d'abandonner sur place. Ce serait en effet plus cher de la ramener en second bagage que d'en racheter une plus tard en cas de besoin. Il fait moche cet après midi au dessus du lac St Mary. Le temps d'arriver à la Logan pass et la pluie s'en mêle. Je me décide tout de même à monter jusqu'à Hidden lake overlook dont j'ai vu quelques photos alléchantes sur le carnet de Krikri et Hervé.


Malgré le temps bien pourri, c'est la grande foule sur les passerelles de bois. Puis, à tous les sens du terme, ça s'éclaircit à mesure qu'on progresse dans l'ascension. On y croise quelques chèvres des montagnes et des marmottes peu farouches.



L'arrivée au point de vue tient ses promesses. D'autant que le ciel, de l'autre côté, s'est considérablement éclairci. Impossible par contre de descendre jusqu'au lac. La zone a été fermée pour cause de présence d'ours. Un type sympa armé d'une longue vue me propose de jeter un regard dans l'œilleton. J'y découvre effectivement un grizzli qui marche dans l'eau à l'extrémité du lac. Sublime vision.

J'apercevrais ainsi - de très loin, certes - trois ours durant cette première journée. Redescendu à la Logan pass, je poursuis sur la Going to the sun road et n'y trouve pas particulièrement d'intérêt. Demi tour et redescente vers St Mary, avec une pause aux St Mary Fall.


Nouvelle pause à St Mary Lake où le ciel qui s'est considérablement éclairci permet d'admirer Wild Goose Island dans de meilleures conditions. Plusieurs photographes se sont installés pour y attendre le coucher du soleil. Je décide de faire comme eux, après un court passage par le supermarché de St Mary pour y acheter mon repas du soir.


Déception. L'orientation du soleil fait que le spectacle n'est finalement pas au rendez vous. Le lever, par contre, doit être beaucoup plus intéressant. Je rentre au camping et me couche tôt.
4 août : Many glacier.
Je me lève aux aurores. Le soleil ne s'est pas encore montré et j'ai le temps de gagner le point de vue sur Wild Goose island pour y capturer les premières lueurs de l'aube. Magnifique. Les montagnes alentours se parent d'un manteau de lumière orangée juste avant que la lune ne tire sa révérence et s'évanouisse dans l'azur. Un lever de soleil de gala qui fait presque oublier l'extrême fraicheur de l'air ambiant.


En revenant vers St Mary, je stoppe au niveau du petit pont qui se trouve juste après l'entrée du parc pour jouer avec la brume matinale qui s'élève de la rivière. Que voilà un début de journée prometteur !


Je file vers Many glacier, l'autre partie du parc à partir de laquelle j'ai prévu de randonner vers Grinell glacier. L'hôtel centenaire qui occupe le devant du Swiftcurrent lake est à la hauteur de ces grands hôtels que j'ai eu l'occasion de visiter, et parfois même d'occuper, dans les parcs du Yellowstone ou du Grand Canyon. Luxueux, vaste et accueillant mais jamais ostentatoire. Même en temps que visiteur occasionnel, on ne s'y sent jamais comme un intrus. Nous sommes vraiment très loin des pratiques élitistes de nos palaces hexagonaux. Les ricains ont certainement des défauts, mais s'il y a bien une qualité qu'on ne peut pas leur retirer, c'est qu'ils ne sont pas bégueules.

Le sentier qui mène à Grinell Glacier longe les lacs Swiftcurrent et Joséphine et leurs eaux d'un vert sombre et profond avant de prendre de la hauteur aux abords de Grinell Lake. Je passe la première partie de cette ballade en compagnie d'un sexagénaire américain qui me vante les beautés des rocheuses candiennes ou il s'est rendu de nombreuses fois alors qu'il n'était jamais venu ici auparavant. Pas chauvin le mec.



La randonnée fait 16 kilomètres avec un dénivelé de presque 500 mètres et on n'y croise pas grand monde lorsqu’on part de bon matin. Il faut aussi traverser quelques glaciers forts inopportunément placés et faire preuve de prudence pour éviter de partir en glissade vers les éboulis qui bordent la neige. Un vent violent et glacial que rien ne laissait prévoir m'accueille à mon entrée dans la cuvette qui héberge le glacier Grinell. L'idée d'y pique niquer m'apparait soudain beaucoup moins séduisante qu'il y a quelques minutes. Bon, ne nous laissons pas décourager. Il serait dommage de ne pas se livrer à une petite exploration des lieux. En faisant gaffe de ne pas marcher n'importe où, quand même !




Je passe la demi-heure suivante à crapahuter dans la rocaille en contournant le glacier. Une fois revenu à mon, point de départ, j'aperçois un mouflon d'Amérique au loin. Je change mon objectif grand angle pour un télé 55/250 et je tente de le suivre à travers le chaos rocheux et les bancs de neige. Je dois vite me rendre à l'évidence : je suis à la fois moins rapide et agile que l'animal qui me distance sans peine. Je renonce.

Puis, alors que j'ai amorcé ma redescente vers l'aire de pique nique qui se trouve en contrebas de la montée finale, je croise un second mouflon. Celui là ne dévie même pas de sa route pour m'éviter et je prends garde de ne pas l'effrayer par des gestes trop brusques.

La descente est longue mais le temps est resté clair et le panorama est splendide. Les trois lacs longés à l'aller se découvrent en une somptueuse perspective.



A l’ instant où je passe sous une petite barrière décorée d'une pancarte avertissant les randonneurs de la présence de glaciers et que j'avais ignoré à l'aller, je trébuche et me laisse emporter par le poids de mon sac. Pas de bol, c'est justement là qu'ont choisis de pique niquer une vingtaine de promeneurs devant les yeux desquels je me rétame ridiculement. Pas un ne réagit, ne serait-ce que pour rigoler. Aucune expression ne traverse le moindre de ces visages. Tous se contentent de me regarder fixement, à travers les verres fumés de leurs sunglasses. Carrément flippant. On se croirait dans « L'invasion des profanateurs »! Je suis à deux doigts d'appeler le FBI. Pour changer de trajet, je décide de contourner le lac Joséphine pour gagner le petit embarcadère qui s'y trouve et revenir par bateau. Mauvaise idée. Le bateau est long à venir et la traversée est chère. On ne peut pas toujours faire les bons choix. Je ne le sais pas encore, mais je vais m'évertuer à vérifier cette proposition pendant le reste de mon voyage.
Je suis de retour au Many Glacier hôtel. Je m'offre une collation que je sirote bien installé dans un des confortables canapés du grand hall tandis qu'une une pianiste nous régale de quelques standards. Reposant et très sympa. J'échangerais bien mon emplacement de camping pour une chambre dans cet endroit paradisiaque.
Revenu en fin de journée au village de St Mary, je me gare en même temps qu'un gars venu de la direction opposée qui me confie qu'un grizzli est en train de se promener au bord de la route à quelques miles de là. Je me laisse tenter et remonte en voiture. Un coup pour rien. Le plantigrade a déjà déserté les lieux au moment où j'y débarque. Je retourne au camping où je me couche tôt. Cette première journée de marche a été fatigante.
5 août : de Glacier à Banff en passant par Waterton lakes.
Mon projet initial prévoyait de refaire la ballade vers Hidden lake en matinée, puis de remonter directement sur Banff, mais comme il serait surprenant que le sentier menant au lac soir déjà rouvert, je décide de partir directement au nord et de faire un crochet par Waterton Lakes. La passage de la frontière est rapide. Ni formulaire à remplir ni contrôles particuliers, juste un sympathique douanier québecquois qui me souhaite un bon séjour dans les rocheuses.
L'entrée du parc annonce que les campings sont complets (bienvenue au Canada !). Ma pause à Warteton ne dure qu'un couple d'heures, le temps d'admirer le lac principal de la pelouse de l'hôtel et les chutes ….. . , puis d'arpenter le port en dégustant un sandwiche très moyen (comme tous ceux que j'aurais le mauvais goût d'ingurgiter au Canada).



Il y a pourtant de belles randonnées à faire dans le coin, mais il faut y passer du temps et je veux donner la priorité aux parcs de Banff, Yoho et Jasper.



La route est longue pour remonter vers Banff, surtout quand on se trompe de chemin et qu'on se fourvoie longuement dans une vallée sans issue. Une heure trente de perdue. C'est énervant... Et lorsque j'arrivai finalement à Banff, que croyez vous qu'il se passa ? Tous les campings furent complet, là encore ! Et ça aussi, c'est énervant...
Je trouve finalement à planter ma tente à l'overflow campground, terrain provisoire situé juste après l'embranchement menant à Two Jake lake. « Terrain vague » me semble le terme le plus approprié pour décrire l'endroit. Je trouve un coin où il reste un peu d'herbe, juste en contrebas du virage. Du coup, le premier véhicule qui ratera son virage sera pour ma pomme. En allant remplir mon formulaire et payer ma dîme – car même ce genre de cloaque, ils le font payer ! - je tombe sur une famille russe sympa un peu perdue. Je les aide à s'en sortir avec le formulaire, puis ils vont s'installer à côté de ma tente. Moi, je monte me balader du côté du lac Minnewanka qui s'avère très beau. Le parc de Banff n'a manifestement pas usurpé sa réputation et les alentours immédiats de la ville sont superbes.


La ville, par contre, est assez quelconque, quoique pas désagréable à parcourir une fois qu'on a accepté le fait de déambuler dans un univers intégralement dédié au tourisme de masse. L'artère principale commence par une longue enfilade d'hôtels plutôt luxueux et presque tous complets. Puis on arrive dans la partie commerçante qu'on ne quittera plus. Vers le haut de la ville, il y a l'inévitable Château Fairmont, le grand hôtel choucroutesque et meringué que les canadiens ont cru bon d'installer au cœur de tous leurs sites importants.


Je me rends pour la fin de journée près des lacs Vermillion qui bordent la ville par l'ouest. L'expression « se faire bouffer par les moustiques » y prend tout son sens. Du coup, j'abandonne l'idée d'y passer la soirée. D'autant que la couleur vermillion qui est censée se poser sur l'eau à la tombée du jour me semble relever du mythe local. Quelques jolis clichés sont cependant possibles.


Après un rapide repas en centre ville, je regagne mon terrain vague... euh, mon camping pour la nuit.
6 août : de Banff à Lake Louise.

Je me lève très tôt. La tente est très humide et je décide d'aller faire le plein, de prendre un petit déjeuner en ville, puis de revenir plus tard pour la replier. Je trouve une station service ouverte, j'en profite pour acheter un gobelet de café chaud et un gros muffin à la myrtille – miam ! - que j'emporte ensuite du côté des chutes Bow. Le guide du routard les trouve originales. Mouais... Pas tant que ça. Et toujours ces foutus moustiques ! Ils travaillent en équipe ma parole !
Je replie ma tente, encore pas mal humide malgré le soleil qui a commencer à s'élever dans un ciel bleu immaculé. Je prends la route de la rivière Bow plutôt que la Transcanadienne. Le routard - encore lui ! - conseille cet itinéraire. Pas d'accord. On y circule entre deux rangées de sapins très hauts et on ne voit rien des montagnes alentours ni de la vallée. J'ai pour projet de randonner dans le Jonhston canyon et de monter jusqu’aux Ink pots. Quatre heures aller retour. J'ai un doute. Au bout d'une demi-heure de marche dans ce canyon étroit et sombre, je décide de faire demi-tour et de filer directement à Lake Louise. Si j'ai une chance d'y trouver une place de camping, le plus tôt sera le mieux.
J'arrive à Lake Louise village en milieu de matinée. « Campgound full » annonce fièrement le panneau d'arrivée. Je manque de m'étrangler. N'y a t-il pas moyen de trouver un endroit ou planter sa tente dans ce pays sans s'y prendre trois mois à l'avance ?!!! Je tente tout de même ma chance à l'accueil. Soulagement. Il reste quelques places. Les centres d'intérêts que j'ai prévu de visiter se trouvant dans un périmètre finalement assez restreint (l'entrée du parc Yoho se trouve à 10 km d'ici), je décide de m'installer pour les quatre prochaines nuits.
Le camping est entièrement entouré par une clôture électrifiée pour éviter les incursions ursidées. Le sol est tellement dur que je dois utiliser des grosses pierres et des morceaux de troncs pour stabiliser ma tente. Malgré tout cela je trouve le lieu plutôt agréable. Ombragé, bien équipé, idéalement situé. Ce camping est généralement très décrié par les forumeurs dont j'ai pu lire les carnets et, franchement, je ne comprends pas trop pourquoi. La zone réservée au camping cars, par contre, est beaucoup moins sympa.


Montée vers le lac Moraine. Le parking commence à se remplir et je dois me garer au bord de la route. Je fais quelques pas sur la berge jusqu'au traditionnel loueur de canoë, où je retrouve ma famille russe. Le père est particulièrement chaleureux et me salue comme un vieil ami. Puis ils s'en vont en famille pagayer sur le lac. Pour ma part je préfère grimper le Rock Pile, sorte de grosse butte faite de centaines de gros rochers empilés qui délivre la plus belle vue possible sur le lac et les pics qui l'entourent.


Le panorama est magique. J'en oublierai presque le prix du sandwiche que je me suis offert à la boutique du Lodge. J'y passe deux bonnes heures à attendre que l'ombre des pics déserte le lac. Ce n'est pas forcément une bonne idée. Le bleu du lac devient plus clair et d'une teinte moins profonde, moins sensible aux reflets des glaciers qui le surplombent, même si le tout reste fort joli.


Je pars vers Lake Louise en début d'après midi. S'y garer se révèle beaucoup plus compliqué qu'à Moraine. Le site est aussi magique mais la foule est encore plus dense. Incomparablement, même. Sans parler de l'épouvantable château Fairmont local, planté devant le lac comme un furoncle de béton. La palme de la mocheté et de l'incongruité lui revient sans conteste. Il la conservera tout au long de mon voyage.




Du coup, je décide d'entamer de suite la ballade qui conduit au Big Behive (point de vue aérien sur Lake Louise) en passant par le lac Agnes et son salon de thé plus que centenaire. La marche n'est pas trop longue mais la pente est constante et après une journée passée en voiture, l'effort n'est pas négligeable. La première étape se situe au Lac Mirror, joliment coloré. La montée vers le lac Agnes est ensuite beaucoup plus courte. Malheureusement, le ciel se couvre un peu.

Peu de personnes poursuivent l'ascension vers le Big Behive. Il faut dire que c'est beaucoup plus raide. Pourtant, le point de vue sur le lac Agnes s'y révèle plutôt chouette, et celui sur Lake Louise assez spectaculaire.



Je redescends de l'autre côté, par le sentier menant à la plaine des six glaciers. On n’y croise absolument personne. Juste avant d'arriver au lac Mirror, je découvre un autre point de vue dégagé sur le lac Louise. Bon à savoir lorsqu'on ne se sent pas de monter jusqu’au Big Behive. Le temps s'est un peu dégradé lorsque je retrouve le lac Louise.

Retour au camping. Douche revigorante et passage par le village pour avaler un burger assez écœurant. Puis je retourne au camping. Il me semble qu'il n'y a pas un seul emplacement dont les occupants ne soient pas installés devant leur feu de camp du soir. C'est leur truc aux canadiens. C'est dans leurs gènes. Ils adorent faire du feu. Ils en font tout le temps. Et parfois ils mangent des glaces. Et puis ils refont du feu.
7 août : à travers Yoho National Park.
Et encore une journée qui commence tôt. D'abord, un passage à la station service du village pour aller chercher ce qui sera le petit déjeuner officiel de ce voyage : un gobelet de café accompagné d'un gros muffin à la myrtille. C'est également l'heure ou les « workers » qui bossent à l'élargissement de la transcanadienne viennent chercher le leur. Traits creusés et peaux burinées, tronches de mecs habitués à vivre à la dure.
Je monte à Lake Louise pour déguster mon muffin en regardant le soleil se lever sur le lac. Sympa mais fraîchou.

Ce sera une journée dédiée à la visite du parc Yoho. Une vingtaine de minutes suffisent pour s'y rendre depuis Lake Louise village. Ma première étape se situe à l'intersection menant vers le lac O'Hara. Il y a deux façons d'accéder à ce site considéré comme l'un des plus beaux des rocheuses. La première consiste à réserver trois mois à l'avance une place dans le school bus qui démarre tous les matins à 8h30 précises, la seconde à se faire à pied les onze kilomètres de montée qui mènent au lac. 2H15 de marche avant même d'arriver au début de la randonnée qui permet de parcourir le site. Je n'ai pas réussi à obtenir une place dans le bus, alors, pour moi, ce sera la seconde manière. J'hésite à monter dès aujourd'hui. Je finis par laisser tomber l'idée. La météo n'est pas sûre et il est déjà un peu tard. Ce sera mieux demain.
Seconde étape sur les bords du lac Emerald. Bel endroit, tranquille à cette heure. Aucun souffle d'air ne vient encore troubler la surface lisse. J'entame un tour du lac mais j'y renonce assez vite.





Etape suivante, très courte, à Natural Bridge sur la rivière Kicking horse.


J'aime beaucoup cette petite plage, juste à côté du goulet d'étranglement. Je l'ai baptisée « plage la plus dangereuse du monde ». Un pas de trop et vous finissez dans la chasse d'eau. Ça donne envie d'envoyer ses enfants se baigner, non ?

Court passage par le visitor center de Field pour me renseigner sur le « Iceline Trail » que j'ai pour projet de randonner avant de quitter la région, puis je poursuis en direction des chutes Takakkaw. Sur le sentier menant aux chutes, un sqwirel se tient debout devant son terrier, attendant sans doute qu'on lui balance quelques cacahouètes. Ces petites bestioles n'ont décidément aucune fierté !


Je me dirige ensuite vers les chutes Wapta qui se situent près de la sortie ouest du parc. Comptez une demi-heure de voiture depuis Field, puis 45 minutes de marche sur un sentier pas passionnant.

Poursuite de la journée vers les hoodoos qui se trouvent dans la même zone, quelques kilomètres en amont. Le sentier est assez long, particulièrement raide, et je ne suis pas emballé par le bouquet final. Ces hoodoos sont assez quelconques. Rien à voir avec les merveilles qu'on peut croiser dans l'ouest américain.


Je termine l'après midi par quelques pas dans les rues de Field, le village central du Parc. Là encore, en comparaison avec les villages plein de charme que j'ai visités l'année dernière dans le Colorado – je parle de Silverton et d’Ouray – Field est assez fade.

Je ne retiendrais finalement de cette journée assez décevante que le matin calme sur les bords du lac Emerald. Pour le reste... Je termine la journée au Lake Louise village grill and bar. « Cuisine familiale » qu'ils disaient à l'entrée. En fait, c'est une cantine chinoise. Pas mauvaise, cependant.
8 août : Autour du Lac O'Hara.

7h00 : je suis au départ de la montée vers le lac O'Hara. Onze kilomètres de montée sur un chemin sans intérêt m'attendent et il fait très froid, mais le ciel est sans nuage et la suite de la journée promet d'être inoubliable. Une fois mon rythme de croisière atteint, j'avale les premiers kilomètres sans mollir. Entre 10 et 11 minutes pour chacun. Je me dis que ce serait sympa d'arriver juste avant le school bus. Il démarre à 8h30 et doit donc arriver là haut vers 9h00. Cela me paraît jouable, à condition de ne pas baisser de rythme. Je remarque tout de même que de vilains nuages commencent à arriver par l'ouest. Rien de bien grave pour l'instant, mais...
9h00 : le bus me dépasse finalement au kilomètre 9. J'ai un peu molli. Il est suivi par des voitures de rangers et .je me dis qu'il s'en trouvera bien un pour me proposer de monter à son bord pour les deux kilomètres restants. Mais non. Enfoirés. Mais ce qui me préoccupe surtout à présent, c'est le ciel qui s'est presque entièrement recouvert de tristes nuages. Pas de bol ! J'avais justement choisi ce jour parce que la météo, affichée et mise à jour quotidiennement dans le visitor center de Lake Louise, promettait un ciel clair et immaculé. Bravo les mecs !
J'arrive au lac sous un ciel uniformément gris. Tristesse. Mais bon, je ne vais pas redescendre non plus. Je vais prendre un café dans la petite cabane d'accueil. Une jolie petite brunette anglaise prénommée Kate est de service. Je me renseigne sur les sentiers ouverts ou fermés (pour cause de présence d'ours).

Je me lance dans la grande boucle classique qui contourne le lac par la corniche en passant par le lac d'Oesa, le plus élevé du cirque alentour. Malgré les onze bornes que j'ai dans les jambes, j'avale la montée sans efforts. Il semble que ce soit un jour de pleine forme.




Le temps continue à se dégrader et la pluie se met de la partie lorsque j'arrive au lac d'Oesa, deux heures plus tard. C'est très décevant car cette ballade était l'une de mes priorités pour ce voyage. Occupé à crapahuter pour chercher de bons angles de prise de vue, je me casse la gueule dans une sorte de trou entre deux rochers. Pas de mal et l'objectif du Canon qui pointait vers le sol est miraculeusement épargné. Voilà qui va m'inciter à me montrer prudent.



Je poursuis ma ballade vers la corniche qui doit me permettre de longer les contreforts du lac O'Hara et rejoindre une autre vallée. Je commence par me tromper de chemin, ce qui m'arrive plus souvent qu'à mon tour... Je rate un embranchement, quitte le sentier, et me retrouve à errer au milieu d'un chaos rocheux particulièrement inextricable. Avec la pluie qui rend la pierre glissante, l'équipée devient périlleuse. Je fais demi-tour, puis je retrouve l'embranchement que j'avais raté dans l'autre sens. Effectivement, c'est beaucoup plus praticable par ici ! Mais la pluie ne faiblit pas, bien au contraire, et la roche est vraiment trop glissante. Et puis, quel est l'intérêt d'emprunter un tel sentier sous la pluie ? Je renonce définitivement et entame une redescente par un raccourci qui permet d'éviter le détour par le lac d'Oesa.

La pluie a cessé lorsque je retrouve les berges du lac O'Hara. Il y même un timide retour du soleil qui tente de traverser la couche nuageuse, ce qu'il ne parvient à faire que par intermittence. Je décide poursuivre la ballade en contournant le lac.




Les berges sont magnifiques, constellées d'éclatantes mousses colorées que la pluie a nettoyé. J'arrive au niveau du sentier menant au lac Opabin. C’est l’endroit que j'avais prévu d'atteindre par la corniche. Il est encore tôt. La première navette du retour (que tout le monde peut prendre, contrairement à celle de l'aller) part à 16h30. J'ai largement le temps de monter mais en aurais-je l'énergie ? Ben oui, finalement. La montée est très raide mais pas extrêmement longue. Il faut une grosse demi-heure d’efforts avant de sortir de la forêt. A partir de là, le sentier devient plus facile, même si l'intérêt des panoramas qui se dévoilent est largement atténué par un ciel redevenu gris. Les lacs eux mêmes sont bien tristes.



Une fois redescendu sur les berges du lac O'Hara, je décide de mettre à profit les merveilleux tapis de mousse qui les recouvrent en jouant avec les reflets du lac et de la montagne au loin. En résultent ce que je pense être les meilleurs clichés du voyage. En tout cas mes préférés. Paradoxalement, de telles images auraient été impossibles à réaliser sous un soleil direct qui aurait produit de trop violents contrastes. Ca ne me console pas complètement de cette journée terne et grise mais ça aide.










L'attente de la navette se fait sous les attaques perpétuelles de féroces nuées de moustiques. L'expression « se faire dévorer sur place » prend ici un sens extrêmement concret. Je paye ma descente avec les derniers dollars américains qu'il me restait.
Soirée tranquille. Une douche, un sandwiche chaud au village et un passage par le petit théâtre de plein air ou les park rangers préparent chaque soir un petit spectacle pédagogique. Ce soir, ce sont les ours qui sont à l’honneur. J'apprends à différencier un grizzly d'un ours brun. Ce qui me fait penser que je n'en ai, pour l'instant, pas croisé sinon de très loin. Une lacune qui, je l'espère, sera vite comblée.
Pour la suite, c'est par là : http://voyageforum.com/v.f?live=1;post=5803199;#5803199
Préparation d'une croisière MSC Magnifica d'Amsterdam aux Îles britaniques English translation pending

bonjour à tous , toutes ^^😏 c'est à partir de maintenant que va commencer la belle aventure les préparatifs sont importants quant à la reussite d un projet quel qu il soit et rien ne doit être laissé au hasard; je vous livre dès à présent les premieres étapes qui vont jalonner ce parcours , vos avis seront les bienvenus pour ceux qui ont également suivi mes aventures à las vegas , je finirai mon CR en route pour le grand canyon dans la bonne rubrique, cette fin de CR m a été demandé par plusieurs membres aussi je me ferai un plaisir d honorer ces "requêtes" 😉 partons sans plus attendre sur ce départ en croisière prévu le 11 aout prochain compagnie MSC -bateau le magnifica- 😎
Retour au Québec depuis la Californie dans le froid? English translation pending
Bonjour, je veux revenir au Québec, mais en revenant de la Californie j'ai roulé à des température sous zéro (Celcius). Le motorisé ne parvenait pas à réchauffer l'habitacle. La température du moteur était très basse 45° environt. J'ai patenté un plastique devant le radiateur, cela a amélioré un petit peu, mais à -10° je ne suis pas certain que ce serait suffisant.
Voici ma question.
1- Je me demande si cela peut nuire à ma transmission, car le radiateur se trouve là aussi. (le fait de boucher la grille avant)
2- Peut-être que mon thermostat est collé ou je ne sais pas trop.
P.S. J'ai fait une petite ouverture pour l'arrivé d'air au filtre.
Merci d'avance de m'aider, je vais aller me réchauffer en Floride en attendant un redoux vers Février.
Titrot
Compte-rendu de croisière nouvel an MSC Splendida en Yacht Club English translation pending
Bonjour à tous,
je me mets enfin à mon C/R de notre première croisière. C'était sur le MSC Splendida en Yacht club. Nous avions tapé haut pour la première mais ma femme et moi avions besoin de repos et de calme et c'est ce que nous avons eu pendant une semaine. Alors le bateau, c'est juste une merveille que ce soit dans la partie yacht club ou dans le reste du bateau, tout est décoré avec gout sans trop de kitch (perso en photo je trouve les Costas très kitch mais bon c'est mon avis). Le bateau est immense et il est facile de se perdre. Pour le Yacht club, nous avons eu tout ce qui était prévu dans le contrat et je dois dire que c'est du beau all inclusive. Depuis l'arrivée à Gènes pour monter sur le bateau jusqu'au débarquement, l'équipe du YC est toujours là pour vous aider. La chambre est très bien tant au niveau de l'aménagement que de la taille (peut être juste la salle bain limite mais bon) et que dire de la terrasse. Nous avions la cabine 16004 ce qui nous placait au pont 16 en façade du bateau plus ou moins au milieu. Nous avions un peu peur de ne pas avoir le sentiment d'être à l'extérieur à cause de la grande baie vitrée mais il n'en est rien. Nous avons trouvé ça magique comme endroit et avons d'ailleur passé beaucoup de temps sur notre terrasse. Le YC posséde juste pour ces clients le pont 15, 16 et 18 à l'avant ainsi que le restaurant l'olivio pont 15 mais tout à l'arrière. Il y règne un calme juste parfait pour les gens qui veulent se reposer. Après, c'était notre première nous voulions ce calme. Pour les gens qui ont l'habitude des croisières avec toute la foule du bateau, ça doit faire bizarre. Au niveau des bars, nous trouvions toujours notre compte pour ce qui est des boissons tant au niveau vin, cocktails, mix alcool ou bières en bouteilles (j'avoue n'avoir bu que des mojitos pendant toute la semaine et je dois avouer que c'est très agréable de ne jamais devoir signer un ticket) Pour le restaurant, nous y avons mangé quasi tout les soirs (un soir nous nous sommes fait livrer la pizza dans la chambre c'était terrible), une fois au matin et une fois à midi. Service très professionel et repas assez bon. Alors ok, c'est pas de la grande gastronomie mais c'est varié et bon donc pas trop à se plaindre. Bon je fais un premier envois et je continue cette après-midi avec la visite du bateau et les extras du YC
je me mets enfin à mon C/R de notre première croisière. C'était sur le MSC Splendida en Yacht club. Nous avions tapé haut pour la première mais ma femme et moi avions besoin de repos et de calme et c'est ce que nous avons eu pendant une semaine. Alors le bateau, c'est juste une merveille que ce soit dans la partie yacht club ou dans le reste du bateau, tout est décoré avec gout sans trop de kitch (perso en photo je trouve les Costas très kitch mais bon c'est mon avis). Le bateau est immense et il est facile de se perdre. Pour le Yacht club, nous avons eu tout ce qui était prévu dans le contrat et je dois dire que c'est du beau all inclusive. Depuis l'arrivée à Gènes pour monter sur le bateau jusqu'au débarquement, l'équipe du YC est toujours là pour vous aider. La chambre est très bien tant au niveau de l'aménagement que de la taille (peut être juste la salle bain limite mais bon) et que dire de la terrasse. Nous avions la cabine 16004 ce qui nous placait au pont 16 en façade du bateau plus ou moins au milieu. Nous avions un peu peur de ne pas avoir le sentiment d'être à l'extérieur à cause de la grande baie vitrée mais il n'en est rien. Nous avons trouvé ça magique comme endroit et avons d'ailleur passé beaucoup de temps sur notre terrasse. Le YC posséde juste pour ces clients le pont 15, 16 et 18 à l'avant ainsi que le restaurant l'olivio pont 15 mais tout à l'arrière. Il y règne un calme juste parfait pour les gens qui veulent se reposer. Après, c'était notre première nous voulions ce calme. Pour les gens qui ont l'habitude des croisières avec toute la foule du bateau, ça doit faire bizarre. Au niveau des bars, nous trouvions toujours notre compte pour ce qui est des boissons tant au niveau vin, cocktails, mix alcool ou bières en bouteilles (j'avoue n'avoir bu que des mojitos pendant toute la semaine et je dois avouer que c'est très agréable de ne jamais devoir signer un ticket) Pour le restaurant, nous y avons mangé quasi tout les soirs (un soir nous nous sommes fait livrer la pizza dans la chambre c'était terrible), une fois au matin et une fois à midi. Service très professionel et repas assez bon. Alors ok, c'est pas de la grande gastronomie mais c'est varié et bon donc pas trop à se plaindre. Bon je fais un premier envois et je continue cette après-midi avec la visite du bateau et les extras du YC
Croisière à bord du MSC Divina du 26 octobre au 2 novembre 2013 English translation pending
Bonjour,
Étant sur le point de réserver une croisière à bord du MSC Divina du 26 octobre 2013 au 02 novembre 2013, je souhaiterais savoir si les cabines avec balcon de catégorie 7 sont appropriées à une configuration pour 3 passagers et lesquelles bénéficient d'un balcon vitré et non en tôle. En outre, j'aimerais avoir une idée des températures et de l'état de la mer Méditerranée (vent, eaux agitées) durant cette période. Enfin, l'excursion à Alberobello depuis Bari est-elle intéressante.
Merci pour votre conseil (nous sommes toutefois assez pressés).
Premiers tours de pédales en Bourgogne avec enfant English translation pending
Bonjour à tous !
Ca y est on se lance dans le cyclotourisme ! Avant tout, pour me présenter, je suis une maman solo avec une fille de 6 ans et demi. Nous sommes en train de nous ouvrir à l'univers du voyage par le biais du CS (depuis 2ans). On a rencontré/hébergé pas mal de voyageurs et un certain nombre de cyclotouristes ! Pour l'instant les budgets sont très limités, mais l'envie est là de tester un petit bout d'autre chose. J'ai a coeur de montrer à ma fille qu'il existe un monde là derrière notre quartier, même si on reste en bourgogne, il y a des rencontres et des sites remarquables : j'en suis sure !
Bref, tout ça pour dire qu'il me reste beaucoup à apprendre pour être prête pour l'été 2013. J'envisage pour une première fois un tour en bourgogne de 5/6 jours, avec hébergement soit CS soit gite. Pour l'instant ma fille n'est pas très habile en vélo, j'ai trouvé une barre de remorquage pour qu'on s'entraine d'ici là, voir aussi pour la soulager pendant la rando.
Pour ceux qui ont l'habitude : - combien de kms peut on prévoir par jour avec un enfant de 7 ans ?
J'ai commencé à regarder pour le matériel ... (cool le père noel c'est bientot ! ) Mais je ne me rends pas compte de ce qu'on y met et de ce qu'on a (vraiment ! ) besoin pour 2 ? - quel volume prévoir ? 1 paire de sacoches, 2 paires ? - est-ce qu'on peut louer un vélo équipé ?
... J'ai encore d'autres questions, que je vais garder encore un peu au chaud ;) D'avance merci pour tout vos précieux conseils !
U.
Ca y est on se lance dans le cyclotourisme ! Avant tout, pour me présenter, je suis une maman solo avec une fille de 6 ans et demi. Nous sommes en train de nous ouvrir à l'univers du voyage par le biais du CS (depuis 2ans). On a rencontré/hébergé pas mal de voyageurs et un certain nombre de cyclotouristes ! Pour l'instant les budgets sont très limités, mais l'envie est là de tester un petit bout d'autre chose. J'ai a coeur de montrer à ma fille qu'il existe un monde là derrière notre quartier, même si on reste en bourgogne, il y a des rencontres et des sites remarquables : j'en suis sure !
Bref, tout ça pour dire qu'il me reste beaucoup à apprendre pour être prête pour l'été 2013. J'envisage pour une première fois un tour en bourgogne de 5/6 jours, avec hébergement soit CS soit gite. Pour l'instant ma fille n'est pas très habile en vélo, j'ai trouvé une barre de remorquage pour qu'on s'entraine d'ici là, voir aussi pour la soulager pendant la rando.
Pour ceux qui ont l'habitude : - combien de kms peut on prévoir par jour avec un enfant de 7 ans ?
J'ai commencé à regarder pour le matériel ... (cool le père noel c'est bientot ! ) Mais je ne me rends pas compte de ce qu'on y met et de ce qu'on a (vraiment ! ) besoin pour 2 ? - quel volume prévoir ? 1 paire de sacoches, 2 paires ? - est-ce qu'on peut louer un vélo équipé ?
... J'ai encore d'autres questions, que je vais garder encore un peu au chaud ;) D'avance merci pour tout vos précieux conseils !
U.
Transports publics à Prague English translation pending
Bonjour à tous,
Je passerai 8 jours à Prague dès bientôt en tant que touriste français.
Comme je ne souhaite pas prendre 6 jours pour 620 kc (environ 24,8 euros) (= 310 kc chaque trois jours * 2 tickets) pour économiser les sous, j'ai deviné qu'il est possible de demander un ticket "un mois" (550 kc, environ 22 euros) auprès du bureau de tabac ou du magasin des transports publics "DPP" afin de remplir le formulaire avec une photo d'identité.
Je me trompe ou pas?
Merci d'avance,
F1.
Je passerai 8 jours à Prague dès bientôt en tant que touriste français.
Comme je ne souhaite pas prendre 6 jours pour 620 kc (environ 24,8 euros) (= 310 kc chaque trois jours * 2 tickets) pour économiser les sous, j'ai deviné qu'il est possible de demander un ticket "un mois" (550 kc, environ 22 euros) auprès du bureau de tabac ou du magasin des transports publics "DPP" afin de remplir le formulaire avec une photo d'identité.
Je me trompe ou pas?
Merci d'avance,
F1.
Ouest canadien + Glacier NP (USA): récit de 3 semaines de Calgary à Vancouver English translation pending
De retour depuis 2 semaines, je viens vous faire partager le récit de nos 3 semaines dans l’ouest canadien, du 17 août au 6 septembre 2012.
Préparatifs :
Pour ne pas faire exception à notre règle devenue habituelle, la destination finalement retenue n’était pas l’objectif premier. C’est tout d’abord l’Est du Canada (Québec, Nouveau Brunswick et Nouvelle Ecosse) qui avait retenu notre attention, mais les paysages trop semblables à notre précédent voyage sur la côte Est des Etats-Unis (Massachusetts, Maine, Vermont, New Hampshire, Rhode Island), et surtout les magnifiques récits et photos de l’Ouest canadien, nous font rapidement changer d’avis. C’est décidé, nous irons dans les Rocheuses.
Six mois de préparatifs ont été nécessaires (c’est bien on voyage avant l’heure) entre l’ébauche de l’itinéraire, la recherche des logements et des randos à ne pas manquer. N’étant pas des randonneurs aguerris, nous ne partons pas si confiants que cela, surtout au pays des ours.
Mais n’est-ce pas aussi cela qui nous a attiré, cette omniprésence de la faune ???
Itinéraire :
J1 : Zurich – Amsterdam – Calgary
J2 : Calgary – Glacier NP (USA)
J3 : Glacier NP
J4 : Glacier NP – Waterton
J5 : Waterton
J6 : Waterton – Banff
J7 : Banff
J8 : Banff – Lake Louise
J9 : Lake Louise – Jasper
J10 : Jasper
J11 : Jasper
J12 : Jasper – Clearwater
J13 : Clearwater – North Vancouver
J14 : North Vancouver – Horseshoe Bay-Nanaimo (ferry) – Tofino
J15 : Tofino
J16 : Tofino – Victoria
J17 : Victoria
J18 : Victoria – Swartz Bay-Tsawwassen (ferry) – Vancouver
J19 : Vancouver
J20 : Vol retour (Vancouver – Amsterdam – Bâle)
J21 : Arrivée
J1 : Zurich – Amsterdam – Calgary
Jour J : départ à l’aube pour l’aéroport de Zurich, où le vol est prévu à 9h30. Le vol est à l’heure, ainsi que la correspondance à Amsterdam. Premières images magiques en vol, le Groenland, avec ses fjords, icebergs et langues de glace. J’espérais secrètement que le ciel soit dégagé c’est réussi. Arrivée à Calgary à 13 h 30.


RDV au comptoir Alamo pour la prise en main de notre véhicule. Nous avons réservé un petit SUV, de type Jeep Liberty. Après avoir refusé un premier véhicule en raison des pneus sous gonflés et dangereusement lisses, nous obtenons un véhicule de catégorie supérieure, un Ford Edge encore plus puissant et plus grand que le précédent -pour les connaisseurs, 3.5 litres V6- quasiment neuf (13 000 km) avec 2 énormes pots d’échappement (bonjour la consommation d’essence).

Nous voilà « lâchés » sur les routes canadiennes avec notre énorme engin. La prise en main est hésitante… et pour ne rien arranger, la carte du Canada récemment achetée, ne semble pas être reconnue par notre GPS ! Heureusement, après plusieurs redémarrages et le temps que les satellites s’y retrouvent là-haut, on s’y retrouve aussi en bas !
Direction Calgary et ses abords, car nous partons dès le lendemain pour les Etats-Unis et nous n’aurons pas le temps d’approfondir les visites. Nous nous rendons à Edworthy Park pour les belles vues sur la Skyline, puis direction l’Econolodge University pour y déposer les bagages. Le motel est sympa, grande pièce avec kitchenette, et à proximité immédiate du C-Train pour le centre-ville.
Après un peu de repos, direction downtown pour découvrir la ville. Calgary tower, Stephen avenue (8è), Municipal building et Prince’s Island Park. Bon diner dans un resto à proximité du parc.


J2 : Calgary – Glacier NP USA (352 km – 4h30)
Avec le décalage horaire, le réveil est plus que matinal (4h). On traîne un peu histoire d’attendre le petit déjeuner, et une fois les formalités hôtelières accomplies, nous prenons la route vers les Etats Unis. L’autoroute est agréable et la circulation est des plus fluides. Nous traversons peu à peu de belles prairies vallonnées et apercevons les Rocheuses au loin.

Nous nous arrêtons à Head Smashed in Buffalo Jump pour une visite très instructive du musée et de la falaise d’où se jetaient jadis les bisons (nous y apercevons nos premiers animaux, des ground squirrels). Nous continuons notre route vers les USA et les montagnes sont de plus en plus majestueuses. Nous arrivons à la douane vers 14h30 et en repartons, après les questions insistantes, formalités d’usage et 12 US$ de moins, à 15h15. Nous franchissons les portes du Glacier NP, réglons les 25 US$ de droit d’entrée, et nous engageons sur la magnifique Going to the sun road.


Pour nous mettre en jambe, nous parcourons une centaine de mètres pour découvrir Sunrift Gorge, puis, non sans crainte de croiser un ours, empruntons le sentier des St Mary falls et Virginia falls (5 km AR).


Nous reprenons la voiture et peu avant le Logan Pass, nous faisons la rencontre des mountain goats, ces fameuses chèvres à la morphologie étrange.

Nous arrivons au Lake Mc Donald Lodge où nous logeons cette nuit (au motel).

J3 : Lake Mc Donald – Many Glacier (95,8 km - 1h50)
Ayant prévu LA rando vers Iceberg lake (18 km), nous reprenons de bon matin la Going to the Sun Road en sens inverse vers Many Glacier et le Swiftcurrent Motor Inn, départ du sentier mais aussi notre logement du soir.

Au départ du sentier, un panneau nous indique que des ours ont été signalés dans le secteur. Les premiers randonneurs que nous croisons nous le confirment, des ours étaient présents sur le sentier, mais se sont éloignés dans le parc. OUF !! Nous n’en verrons pas un seul, seuls des ground squirrels peu farouches montreront le bout de leurs griffes.

Prudents (mais dépourvus de spray anti ours), nous suivons de près ou de loin les randonneurs qui nous précèdent. Le sentier grimpe bien et les paysages se succèdent : après les sapins et les prés fleuris, Iceberg Lake. Magnifique lac partiellement recouvert de glace. Sous ce soleil radieux, c’est splendide.


Nous prenons le temps d’admirer ce beau panorama et de reprendre quelques forces avant la descente. Au menu : viande séchée et bananes, c’est tout ce que nous avons trouvé dans la petite épicerie de l’auberge Swiftcurrent. Mais cela fera bien l’affaire.
Je ne me lasse pas de cette vue et la photographie sous tous ses angles !

De retour à notre point de départ, nous remplissons les formalités d’accueil à l’auberge et prenons possession de notre jolie cabane au milieu des bois. L’endroit est charmant et reposant et les douches et sanitaires se trouvent dans un autre bâtiment, à une centaine de mètres de notre cabane. Mieux vaut de pas avoir envie de s’y rendre en pleine nuit au milieu des ours ! On n’a pas testé !

Nous reprenons la voiture pour visiter les environs et afin de réserver le bateau de 8h30 du lendemain pour la rando de Grinell Glacier (23.75 US$ par personne).
L’hôtel, au bord du lac Swiftcurrent est une imposante bâtisse en bois de 1915, de style suisse.

Nous retournons à notre cabane et pour nous remettre de notre déjeuner si frugal, dînons au restaurant de l’auberge, plutôt correct, mais au service très long.
J4 : Many Glacier – Waterton (80 km – 1h30)
Petit déj rapide dans notre cabane (vu la lenteur du service de la veille, nous n’avions pas envie de perdre du temps et de rater le bateau), nous prenons la route et apercevons en chemin ce que nous pensons être un grizzly.

Nous arrivons vers 8h à Many Glacier Hotel où nous attend le ranger qui nous accompagnera durant toute la rando vers Grinell Glacier (15 km).
On a voulu tester cette rando accompagnée pour « se sentir plus en sécurité » (vu la quarantaine de personnes présentes à l’embarcadère, les ours n’auront plus qu’à bien se tenir !) et approfondir nos connaissances sur la faune et la flore (côté flore, nous serons servis...)

Traversée du lac Swiftcurrent en environ ¼ heure. Petite marche pour rejoindre le deuxième lac, le lac Joséphine et le deuxième bateau qui nous mènera sur la rive opposée, en très peu de temps. Le sentier démarre sur de jolies passerelles en bois à travers une zone végétale marécageuse.

Une dame nous présente des baies rouges en nous indiquant qu’il s’agit de poison et répète le nom de cette plante (dont je n’ai pas retenu le nom) à tout le groupe.
Je me dis à ce moment-là qu’elle accompagne très certainement le ranger et qu’elle est chargée de donner des informations tout au long du parcours. Une deuxième personne nous montre une autre plante, puis une troisième…et je comprends que la personne se trouvant immédiatement derrière le ranger est gentiment priée de répéter ce qu’il dit avant de se retrouver en queue de peloton…chouette c’est bientôt mon tour !!! Il me montre une plante blanche et m’en indique le nom. Je lui précise que je suis française et lui demande de répéter, ce que je fais moi-même près de quarante fois, « yarrow », « yarrow » « I, this is yarrow »…ce qui, avec ma mauvaise prononciation et un peu d’épuisement, se transforme en yeuro puis youro. Si cela continue ainsi jusqu’en haut, on n’est pas arrivé. D’autant plus que nous quittons les USA pour Waterton ce soir …
Soudain le ranger nous demande de nous retourner vers le lac Joséphine où un élan prend son bain matinal ! Nous le contemplons tous un long moment avant de reprendre la route.



Grinell lake :

Le sentier est étroit et bien pentu, la chaleur est harassante (86° F, soit env. 30°C) et une petite cascade rafraîchissante est la bienvenue. Les pauses sont assez nombreuses, un peu pour souffler, beaucoup pour écouter les commentaires du ranger sur la géologie, l’histoire… Nous arrivons à un petit plateau où nous voyons, marmottes, big horn sheep et d’après notre guide, des oiseaux rares, des ptarmigans (perdrix des neiges semble-t-il).



Tout le monde écoute bien attentivement le guide (regardez bien aux pieds de la personne au premier plan)

Après encore quelques kilomètres de bonne grimpée à flanc de falaise, nous parvenons enfin à l’upper grinell lake, encore plus gelé que l’iceberg lake de la veille.


MA-GI-QUE. Jusqu’à la fin du voyage, les deux randos de Glacier NP resteront nos préférées !
Après une courte pause repas bien méritée, le guide nous emmène au bord du glacier, mais n’y accèderons pas pour des raisons de sécurité (l’été est trop doux). Comme beaucoup d’autres randonneurs pressés, nous remercions notre guide et en prenons congé avant d’entamer la descente.
Nous arrivons au lac Joséphine vers 15h30 et attendons le prochain bateau les pieds dans l’eau (c’est froid, mais ça fait du bien) sous l’œil méfiant d’une autre espèce d’écureuil.

La rando était certes « tirée en longueur », vu les pauses et interventions de notre guide, mais nous n’avons pas regretté notre choix. Sans son concours, nous n’aurions assurément pas vu d’animaux, car nous ne nous serions pas retournés vers le lac et ne nous serions peut-être pas arrêtés au niveau du plateau.
Quelques achats souvenirs à la boutique de Many glacier hotel et nous partons du côté canadien du parc, à Waterton. Passage de frontière : 4 mn chrono.
Après avoir présenté au poste de garde notre pass annuel Parcs Canada commandé sur Internet, nous arrivons à Waterton et nous installons au Mountain bear motel. Accueil très sympathique, chambre confortable, petite terrasse privative, barbecue et machine à glaçons à disposition, café à volonté. Tour de ville et bon dîner au Zum’s eatery. Service en français souriant et efficace. Avant de rentrer au motel, de nombreux deer, peu farouches, dévorent les pelouses et plantations des habitants (les malheureuses qui ne sont pas munies de leur grillage de protection)



J5 : Waterton


Après deux jours de marche, c’est désormais la voiture qui « travaillera » un peu. Hôtel Prince de Galles et petit détour par l’enclos des bisons puis 1 ou 2 km de marche autour de Red rock canyon et des chutes situées au fond du canyon.




Nous ne nous lassons pas des écureuils qui se laissent photographier tels des stars.

Lorsque nous prenons la route de Cameron Lake, le ciel commence à se couvrir, puis cela tourne à la tempête et le lac est de plus en plus démonté. Les malheureuses personnes parties en canoë, tentent de regagner la rive comme elles le peuvent.

La météo n’étant pas au beau fixe en ce début d’après-midi, c’est le moment tout indiqué de faire le plein de provisions à Pincher Creek.
De retour à Waterton, le soleil est réapparu et nous nous faisons griller une bonne pièce de bœuf achetée cet après-midi puis partons pour une promenade digestive au bord du lac. Un peu plus tard nous voyons un ours, en face de nous…sur la plage. Nous ne traînerons pas longtemps dans les parages.

Ces premiers pas dans les Rocheuses nous ont ravi. Richesse de la faune et de la flore et en prime le soleil !
Nous avons beaucoup apprécié Glacier NP et Waterton pour leur côté sauvage et leur sérénité.
A bientôt pour la suite
Préparatifs :
Pour ne pas faire exception à notre règle devenue habituelle, la destination finalement retenue n’était pas l’objectif premier. C’est tout d’abord l’Est du Canada (Québec, Nouveau Brunswick et Nouvelle Ecosse) qui avait retenu notre attention, mais les paysages trop semblables à notre précédent voyage sur la côte Est des Etats-Unis (Massachusetts, Maine, Vermont, New Hampshire, Rhode Island), et surtout les magnifiques récits et photos de l’Ouest canadien, nous font rapidement changer d’avis. C’est décidé, nous irons dans les Rocheuses.
Six mois de préparatifs ont été nécessaires (c’est bien on voyage avant l’heure) entre l’ébauche de l’itinéraire, la recherche des logements et des randos à ne pas manquer. N’étant pas des randonneurs aguerris, nous ne partons pas si confiants que cela, surtout au pays des ours.
Mais n’est-ce pas aussi cela qui nous a attiré, cette omniprésence de la faune ???
Itinéraire :
J1 : Zurich – Amsterdam – Calgary
J2 : Calgary – Glacier NP (USA)
J3 : Glacier NP
J4 : Glacier NP – Waterton
J5 : Waterton
J6 : Waterton – Banff
J7 : Banff
J8 : Banff – Lake Louise
J9 : Lake Louise – Jasper
J10 : Jasper
J11 : Jasper
J12 : Jasper – Clearwater
J13 : Clearwater – North Vancouver
J14 : North Vancouver – Horseshoe Bay-Nanaimo (ferry) – Tofino
J15 : Tofino
J16 : Tofino – Victoria
J17 : Victoria
J18 : Victoria – Swartz Bay-Tsawwassen (ferry) – Vancouver
J19 : Vancouver
J20 : Vol retour (Vancouver – Amsterdam – Bâle)
J21 : Arrivée
J1 : Zurich – Amsterdam – Calgary
Jour J : départ à l’aube pour l’aéroport de Zurich, où le vol est prévu à 9h30. Le vol est à l’heure, ainsi que la correspondance à Amsterdam. Premières images magiques en vol, le Groenland, avec ses fjords, icebergs et langues de glace. J’espérais secrètement que le ciel soit dégagé c’est réussi. Arrivée à Calgary à 13 h 30.


RDV au comptoir Alamo pour la prise en main de notre véhicule. Nous avons réservé un petit SUV, de type Jeep Liberty. Après avoir refusé un premier véhicule en raison des pneus sous gonflés et dangereusement lisses, nous obtenons un véhicule de catégorie supérieure, un Ford Edge encore plus puissant et plus grand que le précédent -pour les connaisseurs, 3.5 litres V6- quasiment neuf (13 000 km) avec 2 énormes pots d’échappement (bonjour la consommation d’essence).

Nous voilà « lâchés » sur les routes canadiennes avec notre énorme engin. La prise en main est hésitante… et pour ne rien arranger, la carte du Canada récemment achetée, ne semble pas être reconnue par notre GPS ! Heureusement, après plusieurs redémarrages et le temps que les satellites s’y retrouvent là-haut, on s’y retrouve aussi en bas !
Direction Calgary et ses abords, car nous partons dès le lendemain pour les Etats-Unis et nous n’aurons pas le temps d’approfondir les visites. Nous nous rendons à Edworthy Park pour les belles vues sur la Skyline, puis direction l’Econolodge University pour y déposer les bagages. Le motel est sympa, grande pièce avec kitchenette, et à proximité immédiate du C-Train pour le centre-ville.
Après un peu de repos, direction downtown pour découvrir la ville. Calgary tower, Stephen avenue (8è), Municipal building et Prince’s Island Park. Bon diner dans un resto à proximité du parc.


J2 : Calgary – Glacier NP USA (352 km – 4h30)
Avec le décalage horaire, le réveil est plus que matinal (4h). On traîne un peu histoire d’attendre le petit déjeuner, et une fois les formalités hôtelières accomplies, nous prenons la route vers les Etats Unis. L’autoroute est agréable et la circulation est des plus fluides. Nous traversons peu à peu de belles prairies vallonnées et apercevons les Rocheuses au loin.

Nous nous arrêtons à Head Smashed in Buffalo Jump pour une visite très instructive du musée et de la falaise d’où se jetaient jadis les bisons (nous y apercevons nos premiers animaux, des ground squirrels). Nous continuons notre route vers les USA et les montagnes sont de plus en plus majestueuses. Nous arrivons à la douane vers 14h30 et en repartons, après les questions insistantes, formalités d’usage et 12 US$ de moins, à 15h15. Nous franchissons les portes du Glacier NP, réglons les 25 US$ de droit d’entrée, et nous engageons sur la magnifique Going to the sun road.


Pour nous mettre en jambe, nous parcourons une centaine de mètres pour découvrir Sunrift Gorge, puis, non sans crainte de croiser un ours, empruntons le sentier des St Mary falls et Virginia falls (5 km AR).


Nous reprenons la voiture et peu avant le Logan Pass, nous faisons la rencontre des mountain goats, ces fameuses chèvres à la morphologie étrange.

Nous arrivons au Lake Mc Donald Lodge où nous logeons cette nuit (au motel).

J3 : Lake Mc Donald – Many Glacier (95,8 km - 1h50)
Ayant prévu LA rando vers Iceberg lake (18 km), nous reprenons de bon matin la Going to the Sun Road en sens inverse vers Many Glacier et le Swiftcurrent Motor Inn, départ du sentier mais aussi notre logement du soir.

Au départ du sentier, un panneau nous indique que des ours ont été signalés dans le secteur. Les premiers randonneurs que nous croisons nous le confirment, des ours étaient présents sur le sentier, mais se sont éloignés dans le parc. OUF !! Nous n’en verrons pas un seul, seuls des ground squirrels peu farouches montreront le bout de leurs griffes.

Prudents (mais dépourvus de spray anti ours), nous suivons de près ou de loin les randonneurs qui nous précèdent. Le sentier grimpe bien et les paysages se succèdent : après les sapins et les prés fleuris, Iceberg Lake. Magnifique lac partiellement recouvert de glace. Sous ce soleil radieux, c’est splendide.


Nous prenons le temps d’admirer ce beau panorama et de reprendre quelques forces avant la descente. Au menu : viande séchée et bananes, c’est tout ce que nous avons trouvé dans la petite épicerie de l’auberge Swiftcurrent. Mais cela fera bien l’affaire.
Je ne me lasse pas de cette vue et la photographie sous tous ses angles !

De retour à notre point de départ, nous remplissons les formalités d’accueil à l’auberge et prenons possession de notre jolie cabane au milieu des bois. L’endroit est charmant et reposant et les douches et sanitaires se trouvent dans un autre bâtiment, à une centaine de mètres de notre cabane. Mieux vaut de pas avoir envie de s’y rendre en pleine nuit au milieu des ours ! On n’a pas testé !

Nous reprenons la voiture pour visiter les environs et afin de réserver le bateau de 8h30 du lendemain pour la rando de Grinell Glacier (23.75 US$ par personne).
L’hôtel, au bord du lac Swiftcurrent est une imposante bâtisse en bois de 1915, de style suisse.

Nous retournons à notre cabane et pour nous remettre de notre déjeuner si frugal, dînons au restaurant de l’auberge, plutôt correct, mais au service très long.
J4 : Many Glacier – Waterton (80 km – 1h30)
Petit déj rapide dans notre cabane (vu la lenteur du service de la veille, nous n’avions pas envie de perdre du temps et de rater le bateau), nous prenons la route et apercevons en chemin ce que nous pensons être un grizzly.

Nous arrivons vers 8h à Many Glacier Hotel où nous attend le ranger qui nous accompagnera durant toute la rando vers Grinell Glacier (15 km).
On a voulu tester cette rando accompagnée pour « se sentir plus en sécurité » (vu la quarantaine de personnes présentes à l’embarcadère, les ours n’auront plus qu’à bien se tenir !) et approfondir nos connaissances sur la faune et la flore (côté flore, nous serons servis...)

Traversée du lac Swiftcurrent en environ ¼ heure. Petite marche pour rejoindre le deuxième lac, le lac Joséphine et le deuxième bateau qui nous mènera sur la rive opposée, en très peu de temps. Le sentier démarre sur de jolies passerelles en bois à travers une zone végétale marécageuse.

Une dame nous présente des baies rouges en nous indiquant qu’il s’agit de poison et répète le nom de cette plante (dont je n’ai pas retenu le nom) à tout le groupe.
Je me dis à ce moment-là qu’elle accompagne très certainement le ranger et qu’elle est chargée de donner des informations tout au long du parcours. Une deuxième personne nous montre une autre plante, puis une troisième…et je comprends que la personne se trouvant immédiatement derrière le ranger est gentiment priée de répéter ce qu’il dit avant de se retrouver en queue de peloton…chouette c’est bientôt mon tour !!! Il me montre une plante blanche et m’en indique le nom. Je lui précise que je suis française et lui demande de répéter, ce que je fais moi-même près de quarante fois, « yarrow », « yarrow » « I, this is yarrow »…ce qui, avec ma mauvaise prononciation et un peu d’épuisement, se transforme en yeuro puis youro. Si cela continue ainsi jusqu’en haut, on n’est pas arrivé. D’autant plus que nous quittons les USA pour Waterton ce soir …
Soudain le ranger nous demande de nous retourner vers le lac Joséphine où un élan prend son bain matinal ! Nous le contemplons tous un long moment avant de reprendre la route.



Grinell lake :

Le sentier est étroit et bien pentu, la chaleur est harassante (86° F, soit env. 30°C) et une petite cascade rafraîchissante est la bienvenue. Les pauses sont assez nombreuses, un peu pour souffler, beaucoup pour écouter les commentaires du ranger sur la géologie, l’histoire… Nous arrivons à un petit plateau où nous voyons, marmottes, big horn sheep et d’après notre guide, des oiseaux rares, des ptarmigans (perdrix des neiges semble-t-il).



Tout le monde écoute bien attentivement le guide (regardez bien aux pieds de la personne au premier plan)

Après encore quelques kilomètres de bonne grimpée à flanc de falaise, nous parvenons enfin à l’upper grinell lake, encore plus gelé que l’iceberg lake de la veille.


MA-GI-QUE. Jusqu’à la fin du voyage, les deux randos de Glacier NP resteront nos préférées !
Après une courte pause repas bien méritée, le guide nous emmène au bord du glacier, mais n’y accèderons pas pour des raisons de sécurité (l’été est trop doux). Comme beaucoup d’autres randonneurs pressés, nous remercions notre guide et en prenons congé avant d’entamer la descente.
Nous arrivons au lac Joséphine vers 15h30 et attendons le prochain bateau les pieds dans l’eau (c’est froid, mais ça fait du bien) sous l’œil méfiant d’une autre espèce d’écureuil.

La rando était certes « tirée en longueur », vu les pauses et interventions de notre guide, mais nous n’avons pas regretté notre choix. Sans son concours, nous n’aurions assurément pas vu d’animaux, car nous ne nous serions pas retournés vers le lac et ne nous serions peut-être pas arrêtés au niveau du plateau.
Quelques achats souvenirs à la boutique de Many glacier hotel et nous partons du côté canadien du parc, à Waterton. Passage de frontière : 4 mn chrono.
Après avoir présenté au poste de garde notre pass annuel Parcs Canada commandé sur Internet, nous arrivons à Waterton et nous installons au Mountain bear motel. Accueil très sympathique, chambre confortable, petite terrasse privative, barbecue et machine à glaçons à disposition, café à volonté. Tour de ville et bon dîner au Zum’s eatery. Service en français souriant et efficace. Avant de rentrer au motel, de nombreux deer, peu farouches, dévorent les pelouses et plantations des habitants (les malheureuses qui ne sont pas munies de leur grillage de protection)



J5 : Waterton


Après deux jours de marche, c’est désormais la voiture qui « travaillera » un peu. Hôtel Prince de Galles et petit détour par l’enclos des bisons puis 1 ou 2 km de marche autour de Red rock canyon et des chutes situées au fond du canyon.




Nous ne nous lassons pas des écureuils qui se laissent photographier tels des stars.

Lorsque nous prenons la route de Cameron Lake, le ciel commence à se couvrir, puis cela tourne à la tempête et le lac est de plus en plus démonté. Les malheureuses personnes parties en canoë, tentent de regagner la rive comme elles le peuvent.

La météo n’étant pas au beau fixe en ce début d’après-midi, c’est le moment tout indiqué de faire le plein de provisions à Pincher Creek.
De retour à Waterton, le soleil est réapparu et nous nous faisons griller une bonne pièce de bœuf achetée cet après-midi puis partons pour une promenade digestive au bord du lac. Un peu plus tard nous voyons un ours, en face de nous…sur la plage. Nous ne traînerons pas longtemps dans les parages.

Ces premiers pas dans les Rocheuses nous ont ravi. Richesse de la faune et de la flore et en prime le soleil !
Nous avons beaucoup apprécié Glacier NP et Waterton pour leur côté sauvage et leur sérénité.
A bientôt pour la suite
Carnet de route en Croatie 27 juin 15 juillet 2012 English translation pending
un peu d'histoire
République de Croatie Président élu au suffrage universel depuis 2010 : Ivo Josipovic Capitale : Zagreb Superficie : 56 600 km2 Habitants : 4 300 000 Monnaie : kuna (10 kuna = 1,3€) Religion catholique à 98% La Croatie est l'héritière du royaume croate médiéval indépendant, rattachée ensuite à l'empire autrichien devenu empire austro-hongrois en 1867. La république de Croatie devient un état intégré à la fédération socialiste yougoslave en 1945, fédération dirigée par Josip Tito. En 1991, la Croatie déclare son indépendance, non reconnue par la fédération yougoslave, ce qui déclenche la guerre dans les balkans (1991/1995). La forme de la Croatie est celle d'un croissant qui part de l'extrémité orientale des Alpes, longe le littoral de l'Adriatique avec ses 1 185 îles et îlots et est formée par le massif montagneux des Alpes dinariques au centre. La Croatie compte sept parcs nationaux, dont le parc des lacs de Plitvice, inscrits au patrimoine mondial de l'UNESCO.
Quelques pistes Possibilité d'arriver directement par la route (Italie, Slovénie) ou par le ferry d'Italie vers la Croatie (plusieurs destinations possibles en particulier Ancone/Split) Éviter juillet aout, il y a beaucoup de monde et les campings sont vite pleins La vie est moins chère qu'en France sauf ...les campings Camping sauvage interdit partout Les campings : grands et bondés en bord de mer. Préférer les places en hauteur Payer le parcmètre, la police est très vigilante Les plages : surtout des plages de galets, quelques plages de sable. Attention aux oursins, avoir des chaussons spéciaux (en vente partout sur place). Prendre masque et tuba, l'eau est translucide. Ne pas oublier la crème solaire ! A ne pas manquer : le parc des lacs de Plitvice (Plitvica jezera) fabuleux endroit, y aller tôt le matin dès l'ouverture pour être tranquilles; faire le tour des lacs supérieurs, il n'y a personne ! Compter la journée entière pour tout faire. Camping Korona (7kms après les lacs) L'île de Cres: le village, les villages de Lubenice et Valun. Resto Riva sur le port, très bon resto. Les plages de l'autre côté de la baie, après la marina. Sur la côte : Sibenik, Primosten, Trogir, camping Autocamp Adriatic à Primosten. Longer la côte par la riviera makarska, quelques petits campings au bord de la mer Faire ses emplettes en Bosnie et le plein d'essence (moins cher qu'en Croatie) A Dubrovnik, faire le tour par les remparts et/ou se balader sous les remparts (moins de monde), ne pas rater le café Buza avec terrasses au-dessus de l'eau. Une bonne pizzeria: le « Mea Culpa ». Camping Kupari 10km après Dubrovnik (possibilité de prendre le bateau pour y aller et arriver par la mer) pour son côté atypique et beaucoup de place. La péninsule de Peljesac : Mali Ston et Ston, les remparts, les salines. S'arrêter pour déguster des fruits de mer, un délice ! L'île de Korcula, très belle île accessible en bateau depuis Orebic. Korcula, très belle petite ville fortifiée. La grotte de Vela Spila à Vela Luka : pas vraiment intéressant. Camping Ravnocamp à Prizba (pour les tentes ou petits vans) et le Mindel au bout de l'île après Vela Luka au milieu des oliviers avec de grands emplacements (notre préféré) avec possibilité de se baigner à Marina Bok (superbe). Un bon resto à Prizba en allant vers Grizba : le Cerin Split : palais superbe en bord de mer, énormément de monde. Resto le Black Cat (a changé de nom) un peu à l'écart
Notre voyage à 2 en petit camping car
Nous décidons pour ce périple, de zapper l'Istrie et la Slavonie et de nous cantonner à quelques îles, à la côte dalmate, au parc des lacs de Plitvice et à Dubrovnik. Nous commençons notre périple en Croatie en embarquant à Brestova, sur la côte est de l'Istrie, pour l'île de Cres , dans le golfe du Kvarner. L'île à premier abord est très aride, puis boisée, et très peu peuplée. La route qui mène à la ville de Cres est assez étroite et un peu défoncée. Cres est une très jolie petite ville fleurie, avec un port tout mignon. Sur la côte sud, nous visitons Valun, encore un minuscule port qui se mérite : on laisse le camping car dans un parking en hauteur et on descend à pied par une route bien raide. On y trouve des petits restos sympas, deux plages de galets et un camping réservé aux tentes.
En continuant la route vers le sud de l'île, on trouve Lubenice, un village tout en pierre, avec ses petites églises, perché sur un promontoire rocheux d'où l'on a une vue magnifique sur toutes les îles alentour et le continent. On l'atteint par une route très étroite . A Cres, le camping est très grand mais archicomble sauf en hauteur où nous trouvons un emplacement mais sans beaucoup d'ombre. Par contre, des plantes poussent partout : roquette, fenouil, thym, etc... !
En faisant le tour du port et de la marina en vélo, de l'autre côté de la baie, on peut trouver des petites plages paisibles, ombragées et un peu ventées (celles du camping sont bondées ), avec une eau translucide au fond parsemé d'oursins et de drôles d'algues en forme de boudins noirs ! Il y a même un sentier à travers les pins, plein de papillons, qui longe la mer et où on peut dénicher quelques criques sympathiques.
On dégotte aussi un super restaurant, le « Riva » (jambon et fromage du coin, calamars grillés et vin blanc de pays à tomber raide!). Après deux jours sur Cres, nous prenons la route en direction des lacs de Plitvice, via l'île de Krk, que nous atteignons par bateau , puis par la route car l'île est reliée au continent par un pont. Après avoir longé une partie de la superbe côte dalmate, nous nous arrêtons à Senj pour une visite de la ville et une baignade bien méritée à cause de la chaleur, dans un endroit assez particulier, près du port, sorte de piscine naturelle avec petits «salons » et bar sympa. Senj est marquée par les stigmates de la guerre, avec des maisons défoncées ou criblées de balles ou de trous d'obus, assez déconcertant! Nous continuons vers Otocac (pron.Ototchac) où nous pic-niquons dans un grand parc en centre ville. La route s'enchaine par un grand plateau où là aussi, les stigmates de la guerre sont bien présents : maisons abandonnées, églises éventrées, murs criblés de balles, tombes de combattants...
Nous arrivons vers les lacs de Plitvice, où nous cherchons un camping. Nous empruntons un raccourci, une route indiquée comme route régionale sur la carte et qui s'avère en fait être une route forestière à une seule voie, très jolie mais assez crispante avec le camping car, vu qu'on ne voit rien en face... C'est super bucolique, et au final, on ne croise qu'une seule voiture pendant 9kms. Nous trouvons le grand camping « Korona » à 7kms des lacs, un grand camping mais très chouette. Le soir, nous apercevons un drôle de chat noir dans la prairie qui ressemble plutôt à un puma. Nous décidons de nous lever aux aurores pour être à l'ouverture du parc avant la cohue des touristes. Faut dire que le parc des lacs de Plitvice (Plitvicka Jezera) est classé au patrimoine mondial. Donc lever à 6h00 pour être sur site à 7h30. Le parc est constitué de 16 lacs de taille croissante, en « escalier », sur 130m de dénivelé, qui sont alimentés par une multitude de petits torrents, cascades ou chutes, au milieu de forêts diverses, peuplés de papillons, de libellules...que l'on visite en se baladant sur des passerelles en bois. Des travertins se sont formés ici et là , barrières naturelles de pierre poreuse et calcaire couvertes de fougères souvent. C'est assez époustouflant à vrai dire, d'une beauté à couper le souffle. L'eau est très claire, verte ou bleu turquoise, des arbres se sont calcifiés dans l'eau, on y voit une kyrielle de poissons s'y faufiler, même des anguilles . Jusqu'à 9h1/2, peu de monde et en dehors du circuit traditionnel , c'est pas la foule non plus. A noter que c'est à cet endroit qu'a commencé le conflit entre serbes et croates, début avril 1991 avec les premières victimes de cette guerre. Nous quittons Plitvice à destination de l'île de Pag et descendons vers le sud via Gospic. Nous empruntons une route un peu sinueuse avec de magnifiques points de vue sur cette île très caillouteuse et nous prenons un nouveau bateau pour la rejoindre. C'est l'île des dentelles et du renommé fromage de Pag. Il fait une chaleur caniculaire encore. Après deux tentatives infructueuses pour trouver un camping un peu isolé (pas d'électricité, pas d'ombre ou pas de place) en empruntant des pistes chaotiques, nous arrivons à dénicher le très grand camping « Simuni » (3000 places avec chalets, mobil home, restos et tutti quanti) . Nous nous installons près de l'entrée, là où il y a le moins de monde. En nous éloignant un peu du camping et des plages bondées qui le bordent, nous dénichons des criques isolées où l'eau est toujours aussi cristalline et chaude (27°) et des oursins. Nous prenons les masques pour regarder les poissons et les...oursins. Superbe ! Le soir, nous dégottons aussi un petit restaurant où l'on mange sur la terrasse au-dessus du port du village de Simuni.
Le lendemain, nous décidons d'aller jusqu'à la ville de Pag en VTT.La chaleur même à 9h est étouffante. Après 7km de montée sous le cagna, nous apercevons Pag dans le fond . Nous constatons que la pente du retour est à 8%, alors nous décidons de rebrousser chemin et de ne visiter la ville que demain. La chaleur est toujours aussi dense. Nous retournons dans notre petit coin sous les pins pour profiter encore de la mer avant de continuer vers le sud. Nous quittons le camping qui est hyper cher (les campings dans l'ensemble sont immenses et chers). Pas de camping sauvage en Croatie, c'est interdit.
Nous partons visiter Pag ville. La ville est très animée, plein de dentelles en vente dans les rues et aussi une belle église. Nous quittons Pag en longeant des salines qui paraissent désaffectées, mais non, elles fonctionnent encore.
Sur la route qui relie l'île au continent, nous achetons du fromage de Pag et apercevons un magnifique château au bout d'un promontoire. L'île est reliée au continent par un pont, ce qui nous permet de rejoindre la route de Sibenik qui est notre prochaine étape assez rapidement. Sibenik est moins touristique que Split ou Dubrovnik, mais la vieille ville accrochée à la colline a néanmoins beaucoup de charme, avec ses petites ruelles et sa cathédrale toute blanche à l'extérieur et toute...noire à l'intérieur ! C'est assez surprenant comme contraste. L'influence vénitienne se fait sentir, comme d'ailleurs dans la plupart des villes croates. C'est l'architecte Juraj Dalmatinac (Georges le dalmate) qui a commencé au 15ème siècle la construction de la cathédrale. Il a d'ailleurs participé à la réalisation de pas mal d'édifices en Croatie et on retrouve souvent son nom et son...buste. La cathédrale de Sibenik a la particularité de présenter sur son porche latéral deux gros lions sculptés, Adam et Ève en petite tenue et sur sa partie arrière 71 têtes de bonshommes (et de bonnes femmes) inspirées de « vrais » personnages de l 'époque, très réalistes. A l'intérieur, les pierres sont noires. On y découvre un magnifique baptistère dont la voute est sculptée. Sibenik a aussi un grand château qui surplombe la mer.
Sibenik dévoile également de charmantes églises à chaque coin de rue. Agréable, il n'y a pas de boutiques de souvenirs partout, cela reste relativement discret.
Nous continuons jusqu'à Primosten, en suivant la côte. Plein de campings miniatures, mais pas du tout d'ombre et comme c'est encore la canicule, on opte pour un grand camping ombragé avec de superbes emplacements en terrasses et vue sur la mer : le plus beau camping jusqu'à présent, l'Autocamp Adriatic, le plus cher aussi (40€ la nuit), juste en surplomb de la mer.
Ce matin, nous partons à vélo jusqu'à Primosten, à environ 5kms de là. La côte est moins raide que sur Pag, il y a des endroits ombragés sur la route. De la route, on aperçoit la drôle de forme de ce site : deux presqu'îles presque identiques en formes de raquette de ping pong, l'une faite de plages et d'arbres, l'autre abritant le village. Nous abandonnons les vélos en bas du village, car il se visite à pied. On en fait le tour par des remparts très bien aménagés, donc avec vue sur la mer tout le temps. Nous grimpons jusqu'à l'église sur le promontoire par des ruelles étroites. C'est un village très pittoresque. Le nombre de yachts amarrés dans la marina au pied du village en atteste ! Nous poursuivons vers Dubrovnik, en faisant une halte dans cette magnifique cité médiévale de Trogir. Nous trouvons un grand parking de l'autre côté de la vieille ville, à l'ombre. Trogir est située sur une sorte d'îlot relié à la terre ferme par deux ponts . L'entrée est gardée par une immense tour , la tour St Marc, et par des portes à vantaux. La ville est cernée de remparts et on repère des églises un peu partout. C'est très touristique et les magasins de souvenirs s'en donnent à cœur joie...On y trouve là aussi de petites ruelles étroites et une magnifique place où trône la cathédrale St Laurent, une des plus belles de Croatie. Elle ressemble un peu à celle de Sibenik, avec ses 2 lions et Adam et Ève nus comme des vers. A l'intérieur, le tombeau de Jean de Trogir le bien nommé et diverses sculptures raffinées.
Nous quittons Trogir pour Dubrovnik par une route majestueuse, appelée la Magistrale, ou riviera de Makarska, où alternent charmants villages, ports croquignolets, plages de galets, pins, lauriers roses ou blancs, figuiers, etc. Des odeurs et des vues pas possibles et ...toujours la chaleur !
Les îles ou îlots se succèdent dans le lointain. Vraiment une très belle route entre la mer Adriatique et le massif du Biokovo. Une centaine de kilomètres avant Dubrovnik, nous passons la frontière de la Bosnie-Herzégovine, qui coupe la Croatie sur 14kms, ce qui lui permet un petit accès à la mer et faisons quelques achats, car ici, c'est beaucoup moins cher. Après ce petit passage en Bosnie, commence une route complètement différente qui s'éloigne de la mer, où on longe d'abord le delta de la Neretva, particulièrement fertile puis où, au détour d'un virage, on aperçoit de grands lacs aux eaux vertes entourées de bois. Mostar est à 45 kms, mais malheureusement, nous n'y allons pas. Mostar, ville de Bosnie chargée d'histoire avec son vieux pont coupé en 2 (reconstruit depuis) qui reste le symbole de la guerre en Bosnie et de la séparation des communautés musulmanes et catholiques. Il semblerait que ce soit quand même devenu un « bazar » très touristique. Finalement, nous poursuivons vers Dubrovnik d'une traite. Nous arrivons vers 21h00 dans le camping Kupari situé après la ville fortifiée (repéré sur un site de voyageur avant de partir). On dirait un ancien camp militaire, avec des baraquements rudimentaires en guide de sanitaires! On n'a aucun mal à trouver une place !.
L'intérêt, c'est que l'on peut aller à Dubrovnik par bateau taxi, l'embarcadère est à 10' à pied. Après une nuit encore bien étouffante, nous prenons donc le petit bateau à 9h30 qui nous emmène par étapes (Milni, puis île de Lokrum) vers cette superbe ville. Nous avons même la chance d'assister à une entrainement de water polo dans une piscine naturelle d'eau de mer. On longe un moment la côte et on aperçoit encore les stigmates de la guerre avec de grands hôtels abandonnés et percés de trous d'obus. Ce joyau de la côte Adriatique croate est une ville close entourée de remparts très imposants, aux maisons couvertes de tuiles roses, aux ruelles fleuries , aux avenues en pierres polies, aux devantures avec leurs « portes à genoux , avec ses places, ses palais... Elle a subi diverses influences, mélangeant esprit slave et vénitien qui fait tout son charme ! Après cette superbe visite, nous regagnons le camping de Kupari, toujours avec la bateau taxi, qui fait à nouveau une halte sur l'île de Lokrum, sur laquelle nous voudrions bien accoster, mais le temps nous manque !
Nous quittons notre « camp » au matin, un écureuil noir comme la guerre nous tient compagnie et nous dirigeons vers l'île de Korcula en traversant la péninsule de Peljesac, longue de 62kms. C'est assez montagneux, comme d'ailleurs toutes les îles croates, mais boisé d'oliviers, de palmiers, de pins... Les très jolis villages de Mali Ston et Ston, au début de la péninsule, sont reliés par une muraille de 5,5kms, très bien conservée, la plus longue d'Europe. On peut l'emprunter à pied d'un bout à l'autre. C'est aussi sur cette presqu'île que se développent les premiers vignobles et aussi les élevages de moules et d'huitres. Nous nous arrêtons pour en déguster quelques espèces et c'est un régal ! Après ce petit intermède gustatif extrêmement agréable, nous attrapons le bateau qui nous emmènent sur l'île de Korcula.. Cette île que nous rejoignons en à peine 10mn est étroite et montagneuse, jouissant d'un climat pratiquement subtropical, avec des plantes grasses, des oliviers, des citronniers, des lauriers roses...
C'est la ville de Korcula qui nous accueille à l'arrivée. Très belle ville fortifiée, un peu comme un mini Dubronik, elle s'étend sur une petite péninsule et est construite selon un plan original : à partir de la rue principale partent de petites ruelles disposées comme des arêtes de poisson, pour protéger du vent ou de la chaleur. Il paraît que c'est aussi la ville natale de Marco Polo . C'est d'ailleurs controversé, même si plein de croates sur l'île portent encore le nom de Polo. En tout cas, la maison où il serait né se trouve dans le village. Korcula est aussi très réputée pour ses vins et son huile d'olive... Pas facile de trouver un camping! Nous traversons l'île en long, en large et en travers, surtout en long d'ailleurs, jusqu'à Vela Luka, 120 Kms AR pour dénicher enfin à 8h00 du soir un petit camping plutôt réservé aux tentes où on nous propose une place en terrasse, la dernière, en plein soleil ! Comme la nuit tombe déjà, nous n'avons pas trop le choix. Le lendemain après une petite baignade, nous partons vers la pointe de l'île et empruntons par un pur hasard une autre route côtière, pour atteindre le bout de l'île, une route très peu fréquentée, sinueuse mais merveilleuse, de Pupnat à Prizla, qui traverse ou vignobles ou pinèdes, et quelques jolis villages perdus ! Nous trouvons un camping sympa à Prizba, le Ravnocamp, sous les oliviers, très simple, avec quelques tentes seulement et juste une place pour notre petit camion. Le proprio se rue sur nous pour nous accueillir et nous placer avec la meilleure orientation pour l'ombre. Il fait toujours près de 40° le jour, à peine moins la nuit. La plage de galets est à 100m à pied, pas mal mais sans plus et après 16h00, c'est la cohue !
Nous partons explorer le coin en VTT. Ça monte un peu après Grisca, un joli petit port encore, pour rejoindre la piste, on cherche une crique pour le lendemain...qu'on ne trouve pas. Alors, on rebrousse chemin. C'est là qu'on repère un restaurant « routard » , le Cerin, que nous testons le soir même et qui nous plait bien : bon et pas cher, avec table en terrasse , vue sur les îles au loin et coucher de soleil en prime. Aujourd'hui, faut trouver de l'argent quelque part pour payer le camping . Encore un peu de vélo en longeant la mer pour arriver à Brna où par chance se trouve un distributeur. Des français qui campent avec nous nous indiquent pour l'après-midi une crique isolée. Nous reprenons notre piste d'hier et découvrons au détour d'un virage, un chemin qui descend vers la mer, que nous n'avions pas remarqué la veille et où nous sommes seules. La plage est envahie de cochonneries, genre bouteilles en plastique et autres détritus, mais par contre l'eau : une piscine, du sable au fond (oui, la première) et une couleur cristalline à n'en pas croire ses yeux! Superbe ! Départ pour Vela Luka, au bout de l'île. Visite de Vela Spila, une grotte particulière. La route qui y mène est étroite à souhait dans les oliviers. Il faut laisser son véhicule et marcher 1 ou 2kms pour l'atteindre. Ce site est assez insolite, mais ca ne vaut pas les 2 étoiles du « routard ». Vela Luka est la plus grande ville de l'île de Korcula, elle est restée très authentique avec son port en L. Le camping « Mindel » se trouve à 5kms environ, vers le bout du bout de l'île. Il est super sympa, ombragé avec des oliviers, peu peuplé, bien entretenu et les emplacements sont très grands. Nous nous y installons et le propriétaire nous indique un endroit pour nous baigner, appelé « Marina bok », à environ 1km. Merveille : des rochers tout blancs, une mer encore plus turquoise, des fonds marins fabuleux, des petits poissons qui nous glissent entre les jambes, un pur bonheur. Nous repartons en longeant la côte pour trouver un autre sentier. Il faut crapahuter sur les rochers. Après une bonne heure de marche, on trouve une autre plage de galets, beaucoup moins belle, mais on peut s'y baigner facilement. Debout à 4h30 pour aller attraper le bateau à 6h00, direction Split, dernière étape... Split est connu surtout pour Dioclétien, l'empereur qui a construit un palais grandiose de 3,5 ha au bord de l'Adriatique, avec de nombreux monuments, des petites ruelles, différents palais, une belle cathédrale et surtout des fondations sous le palais, sortes de catacombes, qui ont une histoire un peu spéciale puisque, inoccupés, les habitants y ont déversé pendant des années leurs ordures ménagères, en creusant des trous dans le plancher. A tel point que lorsque le déblaiement a commencé, le niveau des ordures atteignaient la hauteur des voutes. Le point positif, c'est que cela a permis une excellente conservation de ces souterrains. Bref, ce pourrait être un très beau site, mais gâché par une débauche de petits magasins, à l'extérieur et à l'intérieur des remparts, genre souks. Et puis, que de monde ! Une excentricité : la statue monumentale de Grégoire, évêque de Nin et un plaisir dans cette foule : un petit restaurant un peu à l'écart de la vieille ville, le Black Cat, où l'on mange super bien pour pas cher. Le voyage se termine, nous regagnons le port. Le contrôle à la frontière avant l'embarquement est très rigoureux.Ferry pour Ancône, départ 17h00, arrivée 22h00.
République de Croatie Président élu au suffrage universel depuis 2010 : Ivo Josipovic Capitale : Zagreb Superficie : 56 600 km2 Habitants : 4 300 000 Monnaie : kuna (10 kuna = 1,3€) Religion catholique à 98% La Croatie est l'héritière du royaume croate médiéval indépendant, rattachée ensuite à l'empire autrichien devenu empire austro-hongrois en 1867. La république de Croatie devient un état intégré à la fédération socialiste yougoslave en 1945, fédération dirigée par Josip Tito. En 1991, la Croatie déclare son indépendance, non reconnue par la fédération yougoslave, ce qui déclenche la guerre dans les balkans (1991/1995). La forme de la Croatie est celle d'un croissant qui part de l'extrémité orientale des Alpes, longe le littoral de l'Adriatique avec ses 1 185 îles et îlots et est formée par le massif montagneux des Alpes dinariques au centre. La Croatie compte sept parcs nationaux, dont le parc des lacs de Plitvice, inscrits au patrimoine mondial de l'UNESCO.
Quelques pistes Possibilité d'arriver directement par la route (Italie, Slovénie) ou par le ferry d'Italie vers la Croatie (plusieurs destinations possibles en particulier Ancone/Split) Éviter juillet aout, il y a beaucoup de monde et les campings sont vite pleins La vie est moins chère qu'en France sauf ...les campings Camping sauvage interdit partout Les campings : grands et bondés en bord de mer. Préférer les places en hauteur Payer le parcmètre, la police est très vigilante Les plages : surtout des plages de galets, quelques plages de sable. Attention aux oursins, avoir des chaussons spéciaux (en vente partout sur place). Prendre masque et tuba, l'eau est translucide. Ne pas oublier la crème solaire ! A ne pas manquer : le parc des lacs de Plitvice (Plitvica jezera) fabuleux endroit, y aller tôt le matin dès l'ouverture pour être tranquilles; faire le tour des lacs supérieurs, il n'y a personne ! Compter la journée entière pour tout faire. Camping Korona (7kms après les lacs) L'île de Cres: le village, les villages de Lubenice et Valun. Resto Riva sur le port, très bon resto. Les plages de l'autre côté de la baie, après la marina. Sur la côte : Sibenik, Primosten, Trogir, camping Autocamp Adriatic à Primosten. Longer la côte par la riviera makarska, quelques petits campings au bord de la mer Faire ses emplettes en Bosnie et le plein d'essence (moins cher qu'en Croatie) A Dubrovnik, faire le tour par les remparts et/ou se balader sous les remparts (moins de monde), ne pas rater le café Buza avec terrasses au-dessus de l'eau. Une bonne pizzeria: le « Mea Culpa ». Camping Kupari 10km après Dubrovnik (possibilité de prendre le bateau pour y aller et arriver par la mer) pour son côté atypique et beaucoup de place. La péninsule de Peljesac : Mali Ston et Ston, les remparts, les salines. S'arrêter pour déguster des fruits de mer, un délice ! L'île de Korcula, très belle île accessible en bateau depuis Orebic. Korcula, très belle petite ville fortifiée. La grotte de Vela Spila à Vela Luka : pas vraiment intéressant. Camping Ravnocamp à Prizba (pour les tentes ou petits vans) et le Mindel au bout de l'île après Vela Luka au milieu des oliviers avec de grands emplacements (notre préféré) avec possibilité de se baigner à Marina Bok (superbe). Un bon resto à Prizba en allant vers Grizba : le Cerin Split : palais superbe en bord de mer, énormément de monde. Resto le Black Cat (a changé de nom) un peu à l'écart
Notre voyage à 2 en petit camping car
Nous décidons pour ce périple, de zapper l'Istrie et la Slavonie et de nous cantonner à quelques îles, à la côte dalmate, au parc des lacs de Plitvice et à Dubrovnik. Nous commençons notre périple en Croatie en embarquant à Brestova, sur la côte est de l'Istrie, pour l'île de Cres , dans le golfe du Kvarner. L'île à premier abord est très aride, puis boisée, et très peu peuplée. La route qui mène à la ville de Cres est assez étroite et un peu défoncée. Cres est une très jolie petite ville fleurie, avec un port tout mignon. Sur la côte sud, nous visitons Valun, encore un minuscule port qui se mérite : on laisse le camping car dans un parking en hauteur et on descend à pied par une route bien raide. On y trouve des petits restos sympas, deux plages de galets et un camping réservé aux tentes.
En continuant la route vers le sud de l'île, on trouve Lubenice, un village tout en pierre, avec ses petites églises, perché sur un promontoire rocheux d'où l'on a une vue magnifique sur toutes les îles alentour et le continent. On l'atteint par une route très étroite . A Cres, le camping est très grand mais archicomble sauf en hauteur où nous trouvons un emplacement mais sans beaucoup d'ombre. Par contre, des plantes poussent partout : roquette, fenouil, thym, etc... !
En faisant le tour du port et de la marina en vélo, de l'autre côté de la baie, on peut trouver des petites plages paisibles, ombragées et un peu ventées (celles du camping sont bondées ), avec une eau translucide au fond parsemé d'oursins et de drôles d'algues en forme de boudins noirs ! Il y a même un sentier à travers les pins, plein de papillons, qui longe la mer et où on peut dénicher quelques criques sympathiques.
On dégotte aussi un super restaurant, le « Riva » (jambon et fromage du coin, calamars grillés et vin blanc de pays à tomber raide!). Après deux jours sur Cres, nous prenons la route en direction des lacs de Plitvice, via l'île de Krk, que nous atteignons par bateau , puis par la route car l'île est reliée au continent par un pont. Après avoir longé une partie de la superbe côte dalmate, nous nous arrêtons à Senj pour une visite de la ville et une baignade bien méritée à cause de la chaleur, dans un endroit assez particulier, près du port, sorte de piscine naturelle avec petits «salons » et bar sympa. Senj est marquée par les stigmates de la guerre, avec des maisons défoncées ou criblées de balles ou de trous d'obus, assez déconcertant! Nous continuons vers Otocac (pron.Ototchac) où nous pic-niquons dans un grand parc en centre ville. La route s'enchaine par un grand plateau où là aussi, les stigmates de la guerre sont bien présents : maisons abandonnées, églises éventrées, murs criblés de balles, tombes de combattants...
Nous arrivons vers les lacs de Plitvice, où nous cherchons un camping. Nous empruntons un raccourci, une route indiquée comme route régionale sur la carte et qui s'avère en fait être une route forestière à une seule voie, très jolie mais assez crispante avec le camping car, vu qu'on ne voit rien en face... C'est super bucolique, et au final, on ne croise qu'une seule voiture pendant 9kms. Nous trouvons le grand camping « Korona » à 7kms des lacs, un grand camping mais très chouette. Le soir, nous apercevons un drôle de chat noir dans la prairie qui ressemble plutôt à un puma. Nous décidons de nous lever aux aurores pour être à l'ouverture du parc avant la cohue des touristes. Faut dire que le parc des lacs de Plitvice (Plitvicka Jezera) est classé au patrimoine mondial. Donc lever à 6h00 pour être sur site à 7h30. Le parc est constitué de 16 lacs de taille croissante, en « escalier », sur 130m de dénivelé, qui sont alimentés par une multitude de petits torrents, cascades ou chutes, au milieu de forêts diverses, peuplés de papillons, de libellules...que l'on visite en se baladant sur des passerelles en bois. Des travertins se sont formés ici et là , barrières naturelles de pierre poreuse et calcaire couvertes de fougères souvent. C'est assez époustouflant à vrai dire, d'une beauté à couper le souffle. L'eau est très claire, verte ou bleu turquoise, des arbres se sont calcifiés dans l'eau, on y voit une kyrielle de poissons s'y faufiler, même des anguilles . Jusqu'à 9h1/2, peu de monde et en dehors du circuit traditionnel , c'est pas la foule non plus. A noter que c'est à cet endroit qu'a commencé le conflit entre serbes et croates, début avril 1991 avec les premières victimes de cette guerre. Nous quittons Plitvice à destination de l'île de Pag et descendons vers le sud via Gospic. Nous empruntons une route un peu sinueuse avec de magnifiques points de vue sur cette île très caillouteuse et nous prenons un nouveau bateau pour la rejoindre. C'est l'île des dentelles et du renommé fromage de Pag. Il fait une chaleur caniculaire encore. Après deux tentatives infructueuses pour trouver un camping un peu isolé (pas d'électricité, pas d'ombre ou pas de place) en empruntant des pistes chaotiques, nous arrivons à dénicher le très grand camping « Simuni » (3000 places avec chalets, mobil home, restos et tutti quanti) . Nous nous installons près de l'entrée, là où il y a le moins de monde. En nous éloignant un peu du camping et des plages bondées qui le bordent, nous dénichons des criques isolées où l'eau est toujours aussi cristalline et chaude (27°) et des oursins. Nous prenons les masques pour regarder les poissons et les...oursins. Superbe ! Le soir, nous dégottons aussi un petit restaurant où l'on mange sur la terrasse au-dessus du port du village de Simuni.
Le lendemain, nous décidons d'aller jusqu'à la ville de Pag en VTT.La chaleur même à 9h est étouffante. Après 7km de montée sous le cagna, nous apercevons Pag dans le fond . Nous constatons que la pente du retour est à 8%, alors nous décidons de rebrousser chemin et de ne visiter la ville que demain. La chaleur est toujours aussi dense. Nous retournons dans notre petit coin sous les pins pour profiter encore de la mer avant de continuer vers le sud. Nous quittons le camping qui est hyper cher (les campings dans l'ensemble sont immenses et chers). Pas de camping sauvage en Croatie, c'est interdit.
Nous partons visiter Pag ville. La ville est très animée, plein de dentelles en vente dans les rues et aussi une belle église. Nous quittons Pag en longeant des salines qui paraissent désaffectées, mais non, elles fonctionnent encore.
Sur la route qui relie l'île au continent, nous achetons du fromage de Pag et apercevons un magnifique château au bout d'un promontoire. L'île est reliée au continent par un pont, ce qui nous permet de rejoindre la route de Sibenik qui est notre prochaine étape assez rapidement. Sibenik est moins touristique que Split ou Dubrovnik, mais la vieille ville accrochée à la colline a néanmoins beaucoup de charme, avec ses petites ruelles et sa cathédrale toute blanche à l'extérieur et toute...noire à l'intérieur ! C'est assez surprenant comme contraste. L'influence vénitienne se fait sentir, comme d'ailleurs dans la plupart des villes croates. C'est l'architecte Juraj Dalmatinac (Georges le dalmate) qui a commencé au 15ème siècle la construction de la cathédrale. Il a d'ailleurs participé à la réalisation de pas mal d'édifices en Croatie et on retrouve souvent son nom et son...buste. La cathédrale de Sibenik a la particularité de présenter sur son porche latéral deux gros lions sculptés, Adam et Ève en petite tenue et sur sa partie arrière 71 têtes de bonshommes (et de bonnes femmes) inspirées de « vrais » personnages de l 'époque, très réalistes. A l'intérieur, les pierres sont noires. On y découvre un magnifique baptistère dont la voute est sculptée. Sibenik a aussi un grand château qui surplombe la mer.
Sibenik dévoile également de charmantes églises à chaque coin de rue. Agréable, il n'y a pas de boutiques de souvenirs partout, cela reste relativement discret.
Nous continuons jusqu'à Primosten, en suivant la côte. Plein de campings miniatures, mais pas du tout d'ombre et comme c'est encore la canicule, on opte pour un grand camping ombragé avec de superbes emplacements en terrasses et vue sur la mer : le plus beau camping jusqu'à présent, l'Autocamp Adriatic, le plus cher aussi (40€ la nuit), juste en surplomb de la mer.
Ce matin, nous partons à vélo jusqu'à Primosten, à environ 5kms de là. La côte est moins raide que sur Pag, il y a des endroits ombragés sur la route. De la route, on aperçoit la drôle de forme de ce site : deux presqu'îles presque identiques en formes de raquette de ping pong, l'une faite de plages et d'arbres, l'autre abritant le village. Nous abandonnons les vélos en bas du village, car il se visite à pied. On en fait le tour par des remparts très bien aménagés, donc avec vue sur la mer tout le temps. Nous grimpons jusqu'à l'église sur le promontoire par des ruelles étroites. C'est un village très pittoresque. Le nombre de yachts amarrés dans la marina au pied du village en atteste ! Nous poursuivons vers Dubrovnik, en faisant une halte dans cette magnifique cité médiévale de Trogir. Nous trouvons un grand parking de l'autre côté de la vieille ville, à l'ombre. Trogir est située sur une sorte d'îlot relié à la terre ferme par deux ponts . L'entrée est gardée par une immense tour , la tour St Marc, et par des portes à vantaux. La ville est cernée de remparts et on repère des églises un peu partout. C'est très touristique et les magasins de souvenirs s'en donnent à cœur joie...On y trouve là aussi de petites ruelles étroites et une magnifique place où trône la cathédrale St Laurent, une des plus belles de Croatie. Elle ressemble un peu à celle de Sibenik, avec ses 2 lions et Adam et Ève nus comme des vers. A l'intérieur, le tombeau de Jean de Trogir le bien nommé et diverses sculptures raffinées.
Nous quittons Trogir pour Dubrovnik par une route majestueuse, appelée la Magistrale, ou riviera de Makarska, où alternent charmants villages, ports croquignolets, plages de galets, pins, lauriers roses ou blancs, figuiers, etc. Des odeurs et des vues pas possibles et ...toujours la chaleur !
Les îles ou îlots se succèdent dans le lointain. Vraiment une très belle route entre la mer Adriatique et le massif du Biokovo. Une centaine de kilomètres avant Dubrovnik, nous passons la frontière de la Bosnie-Herzégovine, qui coupe la Croatie sur 14kms, ce qui lui permet un petit accès à la mer et faisons quelques achats, car ici, c'est beaucoup moins cher. Après ce petit passage en Bosnie, commence une route complètement différente qui s'éloigne de la mer, où on longe d'abord le delta de la Neretva, particulièrement fertile puis où, au détour d'un virage, on aperçoit de grands lacs aux eaux vertes entourées de bois. Mostar est à 45 kms, mais malheureusement, nous n'y allons pas. Mostar, ville de Bosnie chargée d'histoire avec son vieux pont coupé en 2 (reconstruit depuis) qui reste le symbole de la guerre en Bosnie et de la séparation des communautés musulmanes et catholiques. Il semblerait que ce soit quand même devenu un « bazar » très touristique. Finalement, nous poursuivons vers Dubrovnik d'une traite. Nous arrivons vers 21h00 dans le camping Kupari situé après la ville fortifiée (repéré sur un site de voyageur avant de partir). On dirait un ancien camp militaire, avec des baraquements rudimentaires en guide de sanitaires! On n'a aucun mal à trouver une place !.
L'intérêt, c'est que l'on peut aller à Dubrovnik par bateau taxi, l'embarcadère est à 10' à pied. Après une nuit encore bien étouffante, nous prenons donc le petit bateau à 9h30 qui nous emmène par étapes (Milni, puis île de Lokrum) vers cette superbe ville. Nous avons même la chance d'assister à une entrainement de water polo dans une piscine naturelle d'eau de mer. On longe un moment la côte et on aperçoit encore les stigmates de la guerre avec de grands hôtels abandonnés et percés de trous d'obus. Ce joyau de la côte Adriatique croate est une ville close entourée de remparts très imposants, aux maisons couvertes de tuiles roses, aux ruelles fleuries , aux avenues en pierres polies, aux devantures avec leurs « portes à genoux , avec ses places, ses palais... Elle a subi diverses influences, mélangeant esprit slave et vénitien qui fait tout son charme ! Après cette superbe visite, nous regagnons le camping de Kupari, toujours avec la bateau taxi, qui fait à nouveau une halte sur l'île de Lokrum, sur laquelle nous voudrions bien accoster, mais le temps nous manque !
Nous quittons notre « camp » au matin, un écureuil noir comme la guerre nous tient compagnie et nous dirigeons vers l'île de Korcula en traversant la péninsule de Peljesac, longue de 62kms. C'est assez montagneux, comme d'ailleurs toutes les îles croates, mais boisé d'oliviers, de palmiers, de pins... Les très jolis villages de Mali Ston et Ston, au début de la péninsule, sont reliés par une muraille de 5,5kms, très bien conservée, la plus longue d'Europe. On peut l'emprunter à pied d'un bout à l'autre. C'est aussi sur cette presqu'île que se développent les premiers vignobles et aussi les élevages de moules et d'huitres. Nous nous arrêtons pour en déguster quelques espèces et c'est un régal ! Après ce petit intermède gustatif extrêmement agréable, nous attrapons le bateau qui nous emmènent sur l'île de Korcula.. Cette île que nous rejoignons en à peine 10mn est étroite et montagneuse, jouissant d'un climat pratiquement subtropical, avec des plantes grasses, des oliviers, des citronniers, des lauriers roses...
C'est la ville de Korcula qui nous accueille à l'arrivée. Très belle ville fortifiée, un peu comme un mini Dubronik, elle s'étend sur une petite péninsule et est construite selon un plan original : à partir de la rue principale partent de petites ruelles disposées comme des arêtes de poisson, pour protéger du vent ou de la chaleur. Il paraît que c'est aussi la ville natale de Marco Polo . C'est d'ailleurs controversé, même si plein de croates sur l'île portent encore le nom de Polo. En tout cas, la maison où il serait né se trouve dans le village. Korcula est aussi très réputée pour ses vins et son huile d'olive... Pas facile de trouver un camping! Nous traversons l'île en long, en large et en travers, surtout en long d'ailleurs, jusqu'à Vela Luka, 120 Kms AR pour dénicher enfin à 8h00 du soir un petit camping plutôt réservé aux tentes où on nous propose une place en terrasse, la dernière, en plein soleil ! Comme la nuit tombe déjà, nous n'avons pas trop le choix. Le lendemain après une petite baignade, nous partons vers la pointe de l'île et empruntons par un pur hasard une autre route côtière, pour atteindre le bout de l'île, une route très peu fréquentée, sinueuse mais merveilleuse, de Pupnat à Prizla, qui traverse ou vignobles ou pinèdes, et quelques jolis villages perdus ! Nous trouvons un camping sympa à Prizba, le Ravnocamp, sous les oliviers, très simple, avec quelques tentes seulement et juste une place pour notre petit camion. Le proprio se rue sur nous pour nous accueillir et nous placer avec la meilleure orientation pour l'ombre. Il fait toujours près de 40° le jour, à peine moins la nuit. La plage de galets est à 100m à pied, pas mal mais sans plus et après 16h00, c'est la cohue !
Nous partons explorer le coin en VTT. Ça monte un peu après Grisca, un joli petit port encore, pour rejoindre la piste, on cherche une crique pour le lendemain...qu'on ne trouve pas. Alors, on rebrousse chemin. C'est là qu'on repère un restaurant « routard » , le Cerin, que nous testons le soir même et qui nous plait bien : bon et pas cher, avec table en terrasse , vue sur les îles au loin et coucher de soleil en prime. Aujourd'hui, faut trouver de l'argent quelque part pour payer le camping . Encore un peu de vélo en longeant la mer pour arriver à Brna où par chance se trouve un distributeur. Des français qui campent avec nous nous indiquent pour l'après-midi une crique isolée. Nous reprenons notre piste d'hier et découvrons au détour d'un virage, un chemin qui descend vers la mer, que nous n'avions pas remarqué la veille et où nous sommes seules. La plage est envahie de cochonneries, genre bouteilles en plastique et autres détritus, mais par contre l'eau : une piscine, du sable au fond (oui, la première) et une couleur cristalline à n'en pas croire ses yeux! Superbe ! Départ pour Vela Luka, au bout de l'île. Visite de Vela Spila, une grotte particulière. La route qui y mène est étroite à souhait dans les oliviers. Il faut laisser son véhicule et marcher 1 ou 2kms pour l'atteindre. Ce site est assez insolite, mais ca ne vaut pas les 2 étoiles du « routard ». Vela Luka est la plus grande ville de l'île de Korcula, elle est restée très authentique avec son port en L. Le camping « Mindel » se trouve à 5kms environ, vers le bout du bout de l'île. Il est super sympa, ombragé avec des oliviers, peu peuplé, bien entretenu et les emplacements sont très grands. Nous nous y installons et le propriétaire nous indique un endroit pour nous baigner, appelé « Marina bok », à environ 1km. Merveille : des rochers tout blancs, une mer encore plus turquoise, des fonds marins fabuleux, des petits poissons qui nous glissent entre les jambes, un pur bonheur. Nous repartons en longeant la côte pour trouver un autre sentier. Il faut crapahuter sur les rochers. Après une bonne heure de marche, on trouve une autre plage de galets, beaucoup moins belle, mais on peut s'y baigner facilement. Debout à 4h30 pour aller attraper le bateau à 6h00, direction Split, dernière étape... Split est connu surtout pour Dioclétien, l'empereur qui a construit un palais grandiose de 3,5 ha au bord de l'Adriatique, avec de nombreux monuments, des petites ruelles, différents palais, une belle cathédrale et surtout des fondations sous le palais, sortes de catacombes, qui ont une histoire un peu spéciale puisque, inoccupés, les habitants y ont déversé pendant des années leurs ordures ménagères, en creusant des trous dans le plancher. A tel point que lorsque le déblaiement a commencé, le niveau des ordures atteignaient la hauteur des voutes. Le point positif, c'est que cela a permis une excellente conservation de ces souterrains. Bref, ce pourrait être un très beau site, mais gâché par une débauche de petits magasins, à l'extérieur et à l'intérieur des remparts, genre souks. Et puis, que de monde ! Une excentricité : la statue monumentale de Grégoire, évêque de Nin et un plaisir dans cette foule : un petit restaurant un peu à l'écart de la vieille ville, le Black Cat, où l'on mange super bien pour pas cher. Le voyage se termine, nous regagnons le port. Le contrôle à la frontière avant l'embarquement est très rigoureux.Ferry pour Ancône, départ 17h00, arrivée 22h00.
Retour de croisière Saint-Pétersbourg/Moscou (23 juillet au 2 août) English translation pending
Bonjour à tous, voici le CR de la croisière faite avec ma mère du 23/07/12 au02/08/12
La croisière Croisieurope a été achetée chez QCNS Monaco, nous n'avons pas reçu les feuilles d'embarquement ni les étiquettes valise, ni le carnet de route. Bref on repart plus avec eux😠.
23/07
Nous sommes parties de Paris CDG vers 12h30. Le poids de valise 15kg sur la convoc', au guichet Croisieurope 18kg et au tableau de la pesée de valise c'était 20kg🤪.Et en plus on passe par Strasbourg pour récupérer le reste du groupe.Environ50min d'arrêt dans l'avion(Europe Airpost).On arrive à St Petersbourg avec la pluie.Les autorités russes ne sont pas décidées a nous laisser débarquer, on attend, puis c'est l'attente à la douane, ils nous font vraiment comprendre que c'est quand ils veulent. L'équipe d'animation du bateau nous attends à la sortie.Nous montons dans les bus qui nous conduisent au bateau mais on tombe dans les bouchons de fin de journée.Bref on arrive enfin.Franchement, j'ai pas des gouts de luxe mais quand on part avec Costa et quand on arrive devant le Sobolev on est un peu déçu même si on savait à l'avance(internet+forum).On fait connaissance avec le Sobolev, nos cabines, c'est vrai très spartiate. Dîner, on vous attribue un n° de table que que gardé jusqu'à la fin du séjour sauf pour le petit dèj'+réunion d'info+vente des excursions.Nous on a pris Petrodvorets(le petit Versailles) et Moscou by night.
24/07
St Pertersbourg
Départ 8h.petit crachin pas froid. Visite tour de ville en bus avec quelques arrêts.cathédrale st Nicolas des marins, superbe avec tous ses angelots partout, forteresse Pierre et Paul.Déjeuner à l'hôtel Moscou, self.On repart, musée de L'Ermitage.Beau, rapide, crevant.Et retour avec les bouchons.
25/07
St Petersbourg
8h15.Nuages et soleil.On part pour Petrodvorets.C'est très mignon, un mini Versailles, jolis jardins.On fait quelques achats à la sortie du château, on y a fait de bons coups.Déjeuner à l'hôtel Moscou.Il y a une banque à coté et on fait le change,1€+/-40roubles.Au 3e étage de l'hôtel il y a la poste.On a quartier libre et on prend le métro pour la Perspective Nevski. On se ballade un peu vers les canaux, on trouve un souk, et des nanas super sympa qui nous guident au métro pour revenir au bateau.En fait pour partir et revenir au bateau qui est amarré très loin du centre, il y a une navette gratuite.Station Proletarskaya il faut faire le tour du petit parc et la navette a le logo des bateaux russes VODOHOD.On devait appareille à 19h et en sortant à 17h30 du du métro on a faillit arriver en retard.Mais ce jour là les autres partis en excursion optionnelle sont arrivés vers 20h.Ah les bouchons du soir!! Cocktail de présentation de l'équipage.
26/07
Mandroga
13h15.soleil. Temps libre.Tout est reconstitué, les maisons sont jolies, des dames travaillent devant vous, elles peignent, tissent, cousent...Vous pouvez faire un petit tour de calèche et y acheter des objets de toutes sortes, bien pratique les petits cadeaux de Noël. Retour à bord, on chante russe avec Anastasia puis on cuisine russe avec Irina.
A demain
Programme de neuf jours à Tokyo English translation pending
Bonjour à tous,
Nous serons à Tokyo du 15 (samedi) au 23 septembre (dimanche) prochain. Une bonne semaine donc, que nous souhaitons consacrer uniquement à Tokyo, comme vous le conseillez pour un court séjour (à l'origine, on voulait combiner Tokyo/Kyoto).
J'ai parcouru beaucoup de post sur le forum, mais il me manque encore quelques infos !
Hébergement : Nous voulons tester 3 types d'hébergement : Couchsurfing (2 nuits), Capsule hotel (1 nuit pour tester), Ryokan (le reste) - Est-ce judicieux de répartir les nuits en ryokan dans 2 établissements différents ? (pour pouvoir notamment loger dans 2 quartiers différents) - Les ryokan "budget" ne possèdent pas tous de bain japonais, pensez-vous qu'il vaut mieux privilégier ceux qui en possèdent pour profiter pleinement de l'expérience ? - 1 nuit en capsule hotel (peut-être la dernière nuit...?) : connaissez-vous une adresse mixte pas trop mal située ?
Voici les adresses de ryokan que j'ai noté, si vous avez des commentaires ou suggestions ça m'aiderait à choisir ! The Kimi Ryokan, Tokyo Ryokan, Katsutaro Ryokan, Ryokan Shigetsu Programme :
SAMEDI 15/09 Arrivée fin d'aprem : Couchsurfing ?
DIMANCHE 16/09 Avant midi pour éviter la foule : Omote-sando + magasin Kiddy Land ou mieux vaut un autre jour dans la semaine ? Lunch Hiroba @Crayon House ? : il vaut vraiment le coup ce resto ? Harajuku : rue Takeshita-Dori Sanctuaire Meiji Parc Yoyogi à Harajuku Gate Descendre par rue Koen-dori Carrefour de Shibuya : prendre un verre chez Starbucks (belle vue) Magasins : 109 et 109 men + ABC Mart, Mandarake Takeshita Dori et Carrefour de Shibuya : à faire plutôt dans la journée ou le soir ? Boire un coup ou manger à Alcatraz + ER
LUNDI 17/09 Marché au poissons de Tsukiji à 6h am Petit-dej de sushis à Sushi Zanmai ou Sushi Day ? Balade dans le quartier de Ginza : quoi voir ? (ça vaut le coup 300Y pour jardin Hama Rikyu Teien ?) sud de Ginza, vers Shibashi Jardins du Palais Impérial Boire un coup chez Alice in Wonderland ou Vampire Café
MARDI 18/09 Ueno : Magasin Yamashiroya + Parc Ueno-koen Asakusa : Yanaka Ginza Street (street food ++) et temple Senso-ji Rue Kappabashi (fournisseurs restauration)
MERCREDI 19/09 Shinjuku : Partie ouest avec buildings : monter aux étages panoramiques du Tokyo Metropolitan Gov Quartier branché à l’est et grands magasins Shinjuku ni-chome Boire un coup chez Christon Café
JEUDI 20/09 Musée Edo-Tokyo Roppongi : Tokyo Tower J'sais pas trop quoi faire... 😊
VENDREDI 21/09 Akihabara (Electric town) : magasin Yodobashi Camera + Sofmap + Trader
SAMEDI 22/09 Kamakura
On voudra peut-être garder un peu de temps pour retourner vers Shibuya ou Omote-Sando pour shopping/glandouille/photo.
Merci beaucoup pour votre aide !
Nous serons à Tokyo du 15 (samedi) au 23 septembre (dimanche) prochain. Une bonne semaine donc, que nous souhaitons consacrer uniquement à Tokyo, comme vous le conseillez pour un court séjour (à l'origine, on voulait combiner Tokyo/Kyoto).
J'ai parcouru beaucoup de post sur le forum, mais il me manque encore quelques infos !
Hébergement : Nous voulons tester 3 types d'hébergement : Couchsurfing (2 nuits), Capsule hotel (1 nuit pour tester), Ryokan (le reste) - Est-ce judicieux de répartir les nuits en ryokan dans 2 établissements différents ? (pour pouvoir notamment loger dans 2 quartiers différents) - Les ryokan "budget" ne possèdent pas tous de bain japonais, pensez-vous qu'il vaut mieux privilégier ceux qui en possèdent pour profiter pleinement de l'expérience ? - 1 nuit en capsule hotel (peut-être la dernière nuit...?) : connaissez-vous une adresse mixte pas trop mal située ?
Voici les adresses de ryokan que j'ai noté, si vous avez des commentaires ou suggestions ça m'aiderait à choisir ! The Kimi Ryokan, Tokyo Ryokan, Katsutaro Ryokan, Ryokan Shigetsu Programme :
SAMEDI 15/09 Arrivée fin d'aprem : Couchsurfing ?
DIMANCHE 16/09 Avant midi pour éviter la foule : Omote-sando + magasin Kiddy Land ou mieux vaut un autre jour dans la semaine ? Lunch Hiroba @Crayon House ? : il vaut vraiment le coup ce resto ? Harajuku : rue Takeshita-Dori Sanctuaire Meiji Parc Yoyogi à Harajuku Gate Descendre par rue Koen-dori Carrefour de Shibuya : prendre un verre chez Starbucks (belle vue) Magasins : 109 et 109 men + ABC Mart, Mandarake Takeshita Dori et Carrefour de Shibuya : à faire plutôt dans la journée ou le soir ? Boire un coup ou manger à Alcatraz + ER
LUNDI 17/09 Marché au poissons de Tsukiji à 6h am Petit-dej de sushis à Sushi Zanmai ou Sushi Day ? Balade dans le quartier de Ginza : quoi voir ? (ça vaut le coup 300Y pour jardin Hama Rikyu Teien ?) sud de Ginza, vers Shibashi Jardins du Palais Impérial Boire un coup chez Alice in Wonderland ou Vampire Café
MARDI 18/09 Ueno : Magasin Yamashiroya + Parc Ueno-koen Asakusa : Yanaka Ginza Street (street food ++) et temple Senso-ji Rue Kappabashi (fournisseurs restauration)
MERCREDI 19/09 Shinjuku : Partie ouest avec buildings : monter aux étages panoramiques du Tokyo Metropolitan Gov Quartier branché à l’est et grands magasins Shinjuku ni-chome Boire un coup chez Christon Café
JEUDI 20/09 Musée Edo-Tokyo Roppongi : Tokyo Tower J'sais pas trop quoi faire... 😊
VENDREDI 21/09 Akihabara (Electric town) : magasin Yodobashi Camera + Sofmap + Trader
SAMEDI 22/09 Kamakura
On voudra peut-être garder un peu de temps pour retourner vers Shibuya ou Omote-Sando pour shopping/glandouille/photo.
Merci beaucoup pour votre aide !
Venise - Thonon-les-Bains à vélo juin 2012 English translation pending
Encore un périple à vélo, avec l’habitude les voyages finissent par se ressembler, c’est tout du moins la première impression. On part, on pédale, tendu vers le but à atteindre, déjà rompu à la manœuvre par l’habitude de milliers de kilomètres parcourus à deux roues. Mais en fait, il n’en est rien, l’aventure est à chaque fois différente pour de multiples raisons. Je n’en citerai que quelques unes, des plus évidentes: la météorologie, variable majeure, déterminant le niveau de plaisir ou de souffrance, les compagnons qui sont différents d’une fois à l’autre d’où entente ou non, la forme physique du moment qui conditionne totalement l’expérience, les pays traversés qui par leur diversité impriment chacun une trace particulière sur le voyage.
Rentrant tout juste des Pyrénées où nous avons effectué une merveilleuse chevauchée à huit sur un certain nombre de cols mythiques comme le Tourmalet, l’Aubisque, l'Aspin, Marie Blanque et bien d’autres me voilà de retour à Lyon pour un bref repos de deux jours. Gérard me rejoint et nous préparons nos vélos pour un embarquement très matinal en direction de Venise, point de départ de ce nouveau circuit à deux roues à travers les montagnes alpines. Emballer son vélo, dans un carton aux dimensions réglementaires, semble au premier coup d’œil mission impossible. Mais pas de panique, une fois les roues démontées, la selle baissée, le guidon desserré, le porte-bagages avant retiré, car inutile cette fois en Europe, eh bien le miracle s’accomplit et tout rentre, et le carton se ferme sans difficulté. Il suffit de le renforcer avec la quantité de scotch de déménagement qui convient et le tour est joué.
Mon nouveau camarade je l’ai connu via internet et le site voyage forum. En effet, lorsque j’ai décidé de me lancer dans cette traversée afin de terminer le parcours entrepris l’année précédente de Thonon à Nice, ma compagne outre le fait de me voir partir, appréhendait que je me lance seul dans
l’aventure. J’ai donc mis une petite annonce sur ce fameux site de voyage, VF, et j’ai eu deux réponses. Le premier candidat ne convenait pas, car il s’agissait d’un cycliste avec vélo de course qui comptait parcourir cet itinéraire sans bagages en effectuant des étapes très longues. Je m’inscris dans une démarche de cyclotourisme, roulant assez lentement, avec sacoches relativement lourdes, ce qui procure une capacité d’autonomie permettant le camping et le bivouac. Cyclistes de route et cyclotouristes n’ont pas la même philosophie du voyage, d’où généralement difficulté d’harmonisation. Par contre mon deuxième contact, Gérard, s’inscrivait tout à fait dans l’esprit de l’errance à vélo en toute liberté. Après quelques échanges écrits puis téléphoniques, nous permettant d’envisager avec succès un voyage en commun, un rendez-vous physique est pris. Nous nous retrouvons un soir dans un restaurant du Jura et faisons plus ample connaissance. Tout se passe pour le mieux et nous voilà deux mois plus tard à boucler nos cartons en vue de prendre l’avion demain matin à 6 heures à l’aéroport de Saint-Exupéry à Lyon.
Internet a révolutionné beaucoup de domaines de nos vies professionnelles, affectives et de loisir. En effet, pour des grandes balades de ce type à vélo, les candidats prêts à partir ne sont pas nombreux et de plus à une date donnée, cela devient la quadrature du cercle. Mais voilà, le petit message lancé dans le virtuel se concrétise par un compagnon en chair et en os avec lequel je vais vivre une magnifique aventure de 11 jours. N’oublions pas, qu’internet c’est aussi les amis fictifs que l’on a jamais vus et que l’on verra probablement jamais mais que l’on comptabilise dans une liste d’amis qui parfois est pléthorique ! Ne jugeons pas, le net, chacun en fait l’emploi qui lui convient, ou semble lui convenir, mais nous en sommes tous, ou presque, fortement tributaires. Nous n’échappons pas aux évolutions de notre monde !
9 juin, 3h30 du matin, ça fait tôt ! Debout, on enfourne les cartons contenant nos vélos et nos bagages dans ma voiture, un vrai petit camion ! Mon neveu nous accompagne à l'aéroport afin de ramener le véhicule. Nous avons décidé de procéder de la sorte, afin de ne pas être prisonniers de réservation d’avion pour le retour. En effet, ce dernier se fera à vélo jusqu’à Thonon-les-Bains et de là nous rentrerons à Lyon par l’un des nombreux TER qui relient les deux villes. Les formalités d’embarquement vélos et sacoches sont effectuées sans difficulté, ce qui nous enlève un poids. Tous ceux qui ont voyagé en avion avec leur vélo connaissent les tracasseries de dernier moment, qui généralement ne manquent pas de faire monter le rythme cardiaque et demandent des réponses rapides et efficaces. Mais aujourd’hui, rien de tout cela et tranquillement nous rejoignons la zone de transit.
Notre avion décolle avec une demi-heure de retard, mais fait surprenant sur un si petit trajet, il arrivera à remonter ce handicap et se posera à l’heure. Bien entendu, l’arrivée à l’aéroport de Venise est un spectacle à ne pas manquer. L’avion en approche survole la lagune et on cherche du regard cette ville incroyable, unique au monde construite réellement au beau milieu de l’eau. Tant que l’on ne l’a pas vue du ciel, on a du mal à imaginer cette cité au beau milieu de sa lagune, époustouflant ! Il y a six mois j’y ai séjourné quelques jours. Mon plus grand plaisir avait consisté à passer mes journées à bord des bateaux transports en commun, dénommés « vaporetto », à circuler d’île en île, ou le long des canaux de Venise à contempler les innombrables palais. Aujourd’hui alors que l’avion est en approche finale, je vois défiler le palais des Doges, la place Saint Marc, et en arrière fond je distingue l’île du Lido où nous avions passé quelques nuits dans un hôtel superbe, et incroyable mais vrai, aux prix doux !
Les roues touchent, le poser se fait sans heurt. Arrêtons de rêver de vaporetto, de palais des Doges et autres douceurs de ce lieu unique, car nous sommes là, paradoxalement, pour nous en éloigner le plus rapidement possible afin de rejoindre les montagnes et les nombreux cols qui s’égrènent le long des
mille kilomètres qui nous séparent du lac Léman. Toujours une petite angoisse en récupérant les vélos, y-a-t-il de la casse ? Une détérioration devient rapidement un handicap nécessitant réparation, qu’il s’agisse d’un rayon cassé, d’un porte-bagages tordu, d’une poignée de frein déformée, sans parler du gros pépin, du cadre déformé car il a été percuté par un corps étranger de forte masse. Jean, mon mentor en cyclorando, m’a plusieurs fois relaté cet exemple de cadre définitivement tordu empêchant toute utilisation du vélo ! Nous récupérons nos cartons dans un lieu approprié aux bagages encombrants et nous installons dans un recoin calme de l’aéroport en vue de remonter nos vélos. A la première inspection des emballages tout semble normal, le remontage nous le confirmera. Gérard a vite fait de mettre sa monture en ordre de marche. En ce qui me concerne, ayant dû procéder à un démontage plus important, il me faut logiquement plus de temps afin d’être prêt. En finale, je dois batailler avec les patins de freins qui refusent de se mettre dans leur position avant démontage, un frottement important sur les jantes persistant. Donc, je commence à modifier les serrages des câbles, et après quelques ajustements, mon vélo est opérationnel. Il est 9h30.
Nous voilà à l’air libre. Nous identifions rapidement la route à prendre, en direction de Trieste dans un premier temps. Le ciel semble clément bien que gris. Les prévisions météorologiques consultées la veille se présentaient sous de bons augures. Les premiers kilomètres sont parcourus le long d’un axe à forte densité. La chaussée n’est pas toujours très large, pas d’espace de protection pour les vélos. Heureusement, un léger vent favorable nous accompagne, ce qui nous permet de rouler à vive allure. Cependant les camions et les caravanes nous frôlent parfois dangereusement. Les propriétaires de ces dernières ne semblent pas toujours avoir le gabarit de leur maison sur roues dans l’œil. La voiture étant passée, l’engin tracté ne peut que passer lui aussi ! Gérard étant devant moi, je vois une voiture le doubler en dehors de toutes les règles de sécurité, et la caravane, au gabarit légèrement plus important, j’ai vraiment l’impression qu’elle va le renverser. Il s’en est fallu de quelques centimètres. Mon compagnon n’a pas vraiment réalisé, mais en ce qui me concerne mon rythme cardiaque a fait un bond. Pourvu que ce calvaire ne dure pas trop longtemps. De plus, pour ne rien arranger, le temps devient menaçant et une petite bruine intermittente s’invite. Durant les premiers kilomètres d’un voyage, où l‘on sait que l’on va affronter des difficultés conséquentes, se retrouver confronté à des conditions météorologiques et de circulation relativement hostiles, fait clairement prendre conscience des risques d’échec, au cas où la situation évoluerait défavorablement. Comme toujours à vélo on se sent très dépendant des intempéries, on prie pour que le mauvais temps et la pluie, voire la neige, ne s’acharnent pas trop sur nous. Dans ces moments de doute et de concentration pour combattre l’adversité, on se sent vivre et en communication avec les éléments et notre corps.
Pour le moment le ciel se contente de rester menaçant et d’humidifier la route. Après trente kilomètres, nous atteignons la petite ville de San Dona de Piave, et comme par miracle la circulation devient bien
moins dense, moins inquiétante. Nous faisons quelques courses dans un super marché, prenons du jambon cru, particulièrement savoureux pour un prix défiant toute concurrence. De vastes plaines s'étirent en direction du nord, et les premières silhouettes de relief se lèvent devant nous. N’oublions pas que nous sommes venus traverser les Alpes par une longue succession de cols, des fois que ces premières étendues plates nous le fassent oublier.
Vers midi, la pluie s’intensifie, nous nous abritons dans une allée couverte au centre d’un village et tranquillement nous savourons notre sublime jambon italien. Un petit café juste à côté, nous y prenons notre premier expresso. Par chance les précipitations s’arrêtent et nous voilà de nouveau en route. La cadence est bonne. Une petite ville est atteinte, un passage à niveau est fermé. Des trombes d’eau, un véritable déluge s’abat sans prévenir. Vite, une fois encore un petit porche nous abrite. La barrière reste fermée, bien que le train soit passé, mais vu le temps nous ne sommes pas pressés de repartir. L’ondée, phénomène par définition éphémère, se calme, mais la barrière du passage à niveau ne se lève pas. Cela doit bien faire un quart d’heure que la route est coupée. Les gens semblent y être habitués car aucune voiture ne reste, les rares qui arrivent font immédiatement demi-tour. Bizarre, bizarre ! On décide de passer sous l’obstacle et de franchir les voies ferrées. Mais à ce moment le chemin se libère et nous n’aurons pas à commettre cette infraction, qui est à la source de nombreux accidents mortels de par le monde.
Nous reprenons notre itinéraire le long d’une vallée qui longe les montagnes. La nature très verte est la preuve des journées pluvieuses qui viennent de s’écouler. En début d’après-midi, les nuages se
déchirent et le soleil fait de belles apparitions, rien de tel pour nous donner un moral d’acier. Vers 18 heures après 113 kilomètres, certes avec très peu de côtes nous arrivons dans la charmante ville de Maniago. Sur la place centrale de belle taille, une jolie auberge « Albergo Montenegro » nous offrira le gîte et le couvert pour un prix comparable à ce que l’on trouve en France. Nous aurons droit à une magnifique platée de pâtes bien dans la tradition italienne. Nous nous régalons. La serveuse est fort sympathique et nous parle de son pays la Roumanie. Pour une première journée nous sommes satisfaits, car levés depuis 3 heures du matin, après un trajet en avion, nous nous attendions à une petite forme. Eh bien ! Rien du tout ce fut la grande forme.
Deuxième jour 76 km Maniago Sauris de Sopra 1500 m de dénivelé Le temps en ce début de matinée semble correct mais les prévisions sont pessimistes et les dernières pluies datent de peu de temps, le sol étant détrempé. Nous allons attaquer notre premier col « Passo Rest ». Il n’est pas très élevé, 1052 mètres mais nous partons de 300 mètres et la route est vallonnée avant d’arriver au pied de l’obstacle. La circulation a complètement disparu et ce début de deuxième étape est particulièrement agréable, en direction d’une montagne qui se fait de plus en plus présente.
Ce col est magnifique, la route est étroite et s’élève à travers une forêt dense et profonde, dominée de grandes falaises. La pente est raide, je me traîne à cinq à l’heure, Gérard plus rapide me distance sans attendre et je le vois disparaître, comme ce sera généralement le cas à chaque longue côte de notre périple. Autant je roule bien sur le plat, autant dès que des pentes se présentent, j’ai l’impression d’être cloué sur place. Cela est sans doute dû à ma quasi absence d’entraînement au cours de l’année. En effet, je n’arrive pas à me motiver pour des sorties à vélo de la journée. Il me faut absolument cette notion d’errance sans savoir où je vais dormir le soir pour que ce sport revête de l’intérêt. Mais bien que je monte à faible vitesse, je suis en mesure de tenir des heures, donc armé de patience je m’attaque à ce premier col d’une longue série. Une succession de virages en épingle à cheveux escalade une pente raide. Le ciel s’assombrit, la pluie commence à tomber et quelques kilomètres avant le col, des trombes s’abattent et ne semblent pas vouloir cesser. Je passe le point le plus haut complètement trempé. Aucun abri en vue, Gérard a donc, de toute évidence, décidé de continuer. Je me lance dans la descente. Rapidement je suis transi, les freins n’ont pratiquement plus aucune efficacité. D’après la carte la descente s’étire sur une dizaine de kilomètres jusqu’à la prochaine ville. Je rêve de trouver un bar où m’abriter de ce
froid qui me transperce. Le nez sur la route, le visage baissé au maximum pour éviter les piqures des gouttes énormes qui me cinglent la peau, mon champ de vision est réduit au minimum dans cette ambiance brouillardeuse et hostile.
Un virage, une voix m’interpelle, je lève la tête. J’aperçois un terre-plein, sur lequel un panneau supportant une carte de la région, le tout surmonté par un minuscule haut-vent de trente centimètres. Gérard s’est littéralement collé contre la carte et essaie de se protéger des intempéries. Il me propose de le rejoindre et d’en faire de même de l’autre côté. Nous nous retrouvons donc collés chacun d’un côté d’un grand panneau de bois, cherchant un abri incertain sous nos avant-toits de faible dimension. Le lieu n’est pas idéal pour le repas de midi, tant pis. Nous nous passons la nourriture de la main à la main sans nous voir chacun caché de son côté. Dans ces moments on ne peut s’empêcher d’imaginer ce qui se passerait si le col au lieu de culminer à 1052 mètres, dépassait les 2500. Je préfère prendre ce gros mauvais temps maintenant que plus tard. Mais l’un n’excluant pas l’autre, il ne nous reste qu’à souhaiter avoir de la chance lors des grandes montées à venir. Le temps de manger notre charcuterie italienne, en évitant les gouttières qui nous dégoulinent sur la tête et les épaules, la pluie faiblit. On reprend notre chemin dans des conditions plus favorables. Mais la descente s’arrête vite et nous voilà dans des côtes sévères, étonnant pour une descente de col. Mais le soleil pointe à travers de gros nuages et une atmosphère chaude nous enveloppe. Que cela est bon, lorsqu’on est trempé et que l’on grelotte. En levant les yeux, on réalise que de toute évidence cette accalmie ne sera pas de longue durée, vu la couleur du ciel en général. Enfin, nous plongeons vers la vallée et rejoignons la ville d’Ampezzo. Ce nom chantant nous avertit que nous rentrons dans ce
fabuleux massif des Dolomites, qui recèle nombre de montagnes connues universellement dans le monde de l’escalade : Tre Cime, Marmolada, Civetta, Catinaccio, Tofana di Rozes et bien d’autres. Que de souvenirs d’ascensions époustouflantes me reviennent en mémoire. Je pense entre autre à la voie Cassin à la Cima ovest di Lavaredo toute en surplomb, ou au Spigolo Gialo doigt de 300 ou 400 mètres qui défie presque la gravité. Mais pour pouvoir profiter des panoramas grandioses qui nous attendent, le beau temps serait indispensable. Hélas, ce ne sera pas le cas, car les deux jours à venir vont être les plus éprouvants de notre traversée lors du passage de cols à plus de 2000 mètres.
D’Ampezzo après avoir bu un capuccino, nous attaquons la longue pente qui conduit au Passo d. Mauria, quelques 800 mètres plus haut. Le temps n’est pas beau, mais que la montagne est impressionnante lorsque les nuages et les grandes parois s’associent pour la beauté de la nature. Quelques tunnels, malgré mes appréhensions, ils sont les bienvenus, car il n’y pleut pas et de plus l’éclairage est important, ce qui limite le danger. Au village de Sauris de Sopra la fatigue commence à se faire sentir et il ne faut pas s’attendre à rencontrer d’hébergement en direction du col. Une auberge agréable tenue
par un Français nous offre un confort appréciable à un prix correct. Seul petit inconvénient, il n’y a pas de chauffage, donc pas question de faire sécher nos affaires. En ce qui me concerne j’ai des rechanges, bien isolées dans des sacs de congélation, mais il est toujours agréable de reprendre la route au matin avec l’ensemble de ses habits secs. En effet, des vêtements restant mouillés plusieurs jours finissent par moisir.
Dans ce village on est en pays germanique. Tout y fait penser, l’architecture, la représentation des légendes germaniques lutins, gnomes et autre Nibelungen. Et pour renforcer cette impression, la plupart des gens parlent allemand ou un dialecte approchant. Donc aucun problème de communication. Il y a une dizaine d’années j’avais de bonnes bases en italien, mais le manque de
pratique me rend toute conversation dans cette langue très difficile. Je me suis aperçu que souvent les Italiens parlent français ou anglais, et dans cette région l’allemand, donc tous les problèmes de compréhension sont aplanis. De plus, lorsque j’essaie de leur parler italien, très vite je m’exprime en espagnol et ils comprennent toujours ! Mais je mets un point d’honneur à utiliser les formules de politesse italiennes, même si plus souvent que je ne le voudrais cela dérape vers des ‘por favor’ ou autre gracias !
Troisième jour Sauris de Sopra au Passo Falzarego 87 km 1600m de dénivelé Ce matin après un petit déjeuner sympathique en présence de l’hôtelier et son épouse, nous reprenons notre traversée dans une ambiance blafarde et brouillardeuse qui ne n’est pas de très bon augure. En effet, quelques kilomètres plus loin, la pluie se met de la partie et elle nous gratifiera de sa présence généreuse toute la journée. Le premier col, Passo d. Mauria (1298 m) est atteint. Nous ne traînons pas,
les nuages accrochent tous les reliefs. Heureusement qu’il ne fait pas trop froid, car c’est la neige que nous pourrions avoir. Vu les conditions météorologiques exécrables, il est impératif de modifier notre itinéraire, optant pour la route passant le plus bas. Bien évidemment il s’agit d’une route à grande circulation qui va nous conduire à Cortina d’Ampezzo. La ronde des camions commence. En temps normal ce n’est pas très plaisant d’être frôlé par ces monstres hurlants, mais sous la pluie cela devient un véritable calvaire. Une côte raide sur une quatre voies, je reste cloué, Gérard disparait. La route s’engouffre dans un tunnel étroit au trafic intense, l’horreur. Sur plus d’un kilomètre je vais vraiment avoir peur, le vélo n’a absolument pas sa place dans ces antres de Lucifer. Sitôt sorti, je constate qu’un second se présente, heureusement plus court. Un embranchement à droite, direction de Cortina, le trafic se réduit, le gros du flot descendant vers Belluno. Au passage d’un village Gérard m’appelle, il a repéré la piste cyclable que l’hôtelier lui a indiquée, et qui doit nous conduire jusqu’à Cortina. Je n’avais rien vu et sans son intervention j’aurais continué sans jamais voir cette vélo-route qui restera un peu au-dessus de l’itinéraire automobile.
Ne plus devoir être soumis au stress de la circulation est psychiquement reposant ; cependant la pluie est toujours très présente. Les sommets sont accrochés et les beaux pics de calcaire qui s’élancent dans le ciel restent désespérément cachés. Cette piste cyclable emprunte une ancienne voie ferrée datant du début du XX siècle. Nous passons de charmants tunnels aux petites dimensions. On pourrait se croire sur une voie ferrée pour train miniature. Nous profitons de l’un de ses tunnels pour effectuer
notre pause casse-croûte bien à l’abri de la pluie. Depuis trois jours elle nous accompagne, nous commençons à nous poser des questions. Le moral reste bon, car malgré les conditions hostiles nous avançons. Sur cette piste de nombreux vélos de location circulent, la pluie ne rebute pas les amateurs. Cela me rappelle les Allemands sur le bord du Danube, que rien n’arrête. Un léger répit dans les précipitations nous permet de reprendre goût à l’effort du pédalage. Cortina d’Ampezzo est atteinte. Quel dommage que la vue soit si restreinte. Les journées sont logues en juin et il n’est pas très tard. Nous faisons une halte réparatrice dans un bar au pied du col de Fazarego, qui culmine quelques 900 mètres plus haut. Plus rien ne semble nous arrêter. Nous sommes trempés mais nous avançons. Vers les 2000 mètres
d’altitude le froid devient plus vif et la pluie redouble d’intensité, comme pour nous empêcher d’atteindre ce col à 2117 mètres. Malgré les éléments adverses, nous y arrivons. Nous trouvons refuge dans une petite chapelle aux quatre vents, juste le temps de retirer nos vêtements trempés avant d’entamer la descente. Les nuages se déchirent et quelques grandes parois verticales se laissent admirer. Les Dolomites, paysage montagnard unique ! Nous faisons quelques kilomètres et sur le bord de la route un hôtel au look de château de la Belle au Bois Dormant nous invite à l’arrêt. Encore une journée riche en efforts et coups de pluie.
Quatrième jour Passo Falzarego à Castelrotto 63km 1100 m de dénivelé Ce matin les conditions météo sont déplorables et les prévisions détestables. Il tombe des cordes. Avec une certaine impatience, nous attendons dans le garage de l’hôtel, prêts à démarrer, en regardant rebondir la pluie sur la route. Elle est si intense, que sur le goudron une pellicule d’eau ruisselle en
vagues plus ou moins épaisses. Nous n’allons pas partir sous ce déluge, nous sommes indécis, mais l’immobilité n’est jamais très bonne pour le moral. Après une dizaine de minutes d’attente, nous décidons de nous lancer et de parcourir la distance que l’on pourra. C’est la première fois que je démarre sous des trombes. Nous commençons à vraiment nous interroger. Cela fait déjà une belle distance dans ces conditions difficiles. Serions-nous lancés dans la première traversée des Alpes à vélo en intégrale par mauvais temps ? En cinq minutes je suis trempé. Une fois que c’est fait, on ne craint plus de l’être. Mais la déperdition de chaleur, poursuit son action sur l’organisme. A froid en descente cela ne traîne pas pour se mettre à grelotter. La couche nuageuse est si épaisse qu’on ressent une impression de nuit tombant. Cependant, il faut bien reconnaître que dans ces conditions la nature est de toute beauté. De grands bancs de brumes traînent le long des pentes abruptes de la vallée. Le vert des prés et des sapins prend une teinte sombre, presque épaisse, qui tranche sur le blanc cotonneux des bancs de brume. Les intempéries donnent toujours un air mystérieux à la montagne. Nous atteignons le village de Pieve de Livinallongo, qui se situe au pied du col à venir, le Passo Campolongo, qui culmine à 1875 mètres. Le dénivelé n’est pas très important de l’ordre de 400 mètres. Une fois de plus la montée se
fera sous une pluie battante. En côte même trempé on se réchauffe en appuyant sur les pédales, mais dans la descente à venir, je sais d’expérience qu’une fois de plus le froid va sévir. Comme prévu, c’est transi que j’atteins le village de Corvara. Autant une belle descente à vélo par temps sec procure un immense plaisir, autant le même exercice sous une pluie glacée est un véritable calvaire sous les aiguilles des gouttes et les morsures du froid, sans oublier les freins qui ne répondent quasiment plus sur un vélo chargé. Mais voilà cela fait partie des plaisirs de ce mode de voyage, où les caprices de la Terre revêtent toute leur signification. Se soumettre aux aléas du temps est un luxe, auquel on est de plus en plus réticent à s’exposer, recherche inconditionnelle du confort oblige. Il faut rester philosophe malgré les conditions adverses. Une fois au bas du col, je n’arrive plus à réprimer les tremblements de mon corps, Gérard a l’air en meilleur état. Ses habits semblent plus efficaces que les miens. J’opterais pour me lancer directement dans l’ascension du col suivant le Passo Gardena, à 2121 mètres, de peur de n’avoir pas le courage de repartir après une halte. Mais Gérard s’y refuse, nous nous abritons dans un café. Cette halte est en fait la bienvenue, cela me permet de me réchauffer. Une heure plus tard nous reprenons la route en direction du Passo Gardena. Nous sommes au cœur du massif des Dolomites. Une multitude de grandes parois nous cerne de tous côtés. Les une après les autres, elles se dévoilent par intermittence parmi les brumes, tels d’immenses spectres aux dimensions gigantesques. Je
reconnais des montagnes que j’ai gravies il y plus de trente ans. Malgré les années ces souvenirs forts sont toujours très présents dans ma mémoire. Une accalmie rend une partie de cette montée agréable, le soleil pointe par moments quelques rayons timides. Le paysage est grandiose. Mais hélas, l’embellie sera de courte durée et c’est sous de véritables bourrasques que j’atteins le col. Tout autour, ce ne sont que gigantesques masses rocheuses fantomatiques qui jouent à cache-cache avec les nuées poussées par le vent. Malgré l’inconfort de la situation je ne puis m’empêcher de marquer l’arrêt afin de m’imprégner de ces panoramas dantesques, et de les immortaliser par quelques photos.
Gérard m’attend un peu plus bas, vaguement abrité. Nous ne traînons pas et entamons la descente vers la belle vallée du val Gardena. Les freins à disques de mon compagnon manifestent de sérieux signes de fin de vie. Il n’est pas content, car ils avaient été contrôlés avant le départ de cette balade que l’on imaginait très exigeante pour les mâchoires de freins. Mais la chance nous sourit à Santa Cristina, un préparateur va lui changer les pièces défectueuses. Nous voilà repartis dans une longue descente.
L’altitude diminuant, la température augmente et le froid devient plus supportable. Mes tremblements incoercibles s’arrêtent d’eux-mêmes et je me sens beaucoup mieux. La crispation, contre laquelle je lutte accroché à mon guidon, disparait elle aussi. Arrivés à Ortisei ou St Ulrich nous prenons une petite route à gauche en direction de Castelrotto ou Kästelruth. Dans ces régions tous les lieux ont leur dénomination italienne et germanique. Pour ajouter au très net caractère allemand, les constructions sont vraiment de tradition germanique ou autrichienne, grands bâtiments peints de couleurs claires, avec de magnifiques fresques.
Cette petite route que nous amorçons, nous surprend d’entrée de jeu par sa raideur. Certains passages dépassent allégrement les 15%. Après une journée déjà éprouvante, c’est le coup de grâce. Nous constatons que nous n’avons pas mangé à midi et il est 17 heures. En pleine côte un arrêt s’impose car l’hypoglycémie guette. Après nous être sustentés les forces reviennent et nous atteignons notre troisième col de la journée, le Passo Pinei à 1437 mètres. Il ne nous reste plus qu’à nous laisser entraîner vers le magnifique village de Castelrotto alors qu’en cette fin d’après-midi le
calme météorologique est revenu et que le soleil fait de grandes apparitions qui nous apportent chaleur et route sèche.
Ce petit village est adorable, il me fait penser en miniature à la ville de Königsberg au bord du Danube. Partout ce ne sont que splendides maisons aux décorations aux couleurs vives et de bon goût, remarquablement entretenues. Notre hôtel est une merveille, l’accueil y est de premier ordre. L’endroit est touristique. Un groupe d’Américains se fait particulièrement remarquer par leur accent auquel j’ai du mal à m’habituer. Je ne sais pas si cela est dû à notre heure d’arrivée tardive, plus de 18 heures, mais j’ai droit à une superbe suite avec petit déjeuner gargantuesque pour la modique somme de 44 euros. Nous partons nous promener à travers les ruelles et les petites places de
ce village de contes de fées. Le temps semble vouloir évoluer enfin vers le beau. Mieux vaut tard que jamais. Nous n’aurons pas vu grand chose des Dolomites que nous quitterons définitivement demain matin. Cela nous donnera un motif pour y revenir. D’ailleurs il n’est pas impossible que nous revenions pour un tour beaucoup plus approfondi de cette région par la multitude de ses cols haut perchés.
Cinquième jour Castelrotto à Prato allo Stelvio 113 km 600 m de dénivelé Après un magnifique petit déjeuner au cours duquel j’engloutis pain, croissants, fromages frais dur et blanc, œufs à la coque, jambon, saucisson, et autres gâteaux couverts de confiture et de beurre, le tout noyé dans un déluge de jus d’orange de café et de thé, je me sens d’attaque pour une nouvelle journée, prêt à affronter sans mollir les imprévus de la route. Nous en avons perdu l’habitude mais le soleil a repris possession du ciel. Nous effectuons nos derniers tours de roue dans les Dolomites, avant de plonger vers la ville de Bolzano. Nous quittons définitivement le Haut Adige. J’ai du mal à pédaler, la
tête levée, le regard scrutant à la recherche d’itinéraires d’escalade au milieu de ces immenses à-pics qui nous dominent. Je me projette déjà dans mes prochains desseins, une semaine d’escalade à mon retour de ce périple. Mais une chose après l’autre ! Carpe diem, oui profitons de l’instant présent. Après quelques petites côtes en début de parcours, juste pour nous échauffer, une magnifique route sinueuse en encorbellement dans une falaise très raide nous conduit par une superbe descente jusqu’à l’entrée de Bolzano. Par moments, quelques centaines de mètres plus bas nous pouvons discerner une véritable procession de camions à touche-touche sur la grande route de fond de vallée, que nous allons nécessairement rejoindre. Cela ne manque pas de nous inquiéter. Va-t-on devoir emprunter une route
très passante sur une longue distance, au milieu du bruit et de la pollution ? Eh bien non ! Avec joie nous allons découvrir au peu avant la grande ville de Bolzano une magnifique piste cyclable qui va nous conduire une centaine de kilomètres plus loin au pied de ce col mythique, le Stlevio, qui avec ses 2758 mètres est un concurrent sérieux à l’Iseran pour le titre de plus haut col d’Europe. Certains connaisseurs pourraient me rétorquer, que le plus haut c’est Restefond la Bonette. Eh bien pas exact ! La route de Restefond la Bonette, qui fait le tour d’un pic, est la plus haute d’Europe, mais le col de la Bonette qui donne accès aux deux versants de cette montagne culmine juste au-dessus de 2700mètres.
Nous voilà sur cette piste cyclable incroyable, qui bien séparée du trafic important de cette vallée passante, nous fait franchir routes et autoroute par des ouvrages successifs, en longeant une rivière au courant rapide, qui donne l’occasion de très jolis coup d’œil. La traversée de Bolzano est un peu brouillonne, bien que constamment sur piste cyclable. A plusieurs reprises nous demandons notre chemin au croisement de plusieurs pistes, fréquentées par de nombreux cyclistes. Si certains voient que nous sommes français et nous répondent dans notre langue, la majorité semble préférer l’allemand
à l’italien. Une fois sortis de la ville, nous remontons à vive allure en direction de Merano. Les cols des derniers jours nous ont donné une belle forme et nous pédalons de bon cœur sur cette vélo route presque plate, du moins pour le moment. Une heure et quelques minutes nous suffisent pour atteindre la ville de Merano à une trentaine de kilomètres au nord de Bolzano. Nombreux sont les cyclistes que nous croisons et c’est la première fois que je vois une telle concentration de voyageurs avec sacoches. Sont-ils tous sur un même itinéraire, ou cette piste est-elle le passage commun d’une multitude d’itinéraires ? Je ne pense pas que toutes ces personnes soient lancées dans la traversée des Alpes en sens inverse du nôtre.
Alors que nous avions des appréhensions concernant cette étape de liaison en fond de vallée, nous effectuons un trajet superbe, bien conçu pour le vélo. À partir de Merano, de temps en temps quelques petits raidillons nous font prendre par paliers les 600 mètres de dénivelé qui séparent Bolzano de notre point d’arrivée au pied du Stelvio. Nous rencontrons un Allemand lancé dans une traversée de longue
haleine du sud de l’Italie jusqu’en Hollande. Nous faisons quelques kilomètres en sa compagnie, jusqu’à Prato, terme de notre étape du jour. Lui est un pur, il va camper, nous un peu plus embourgeoisés nous optons pour l’hôtel, avec comme alibi, l’étape difficile et mythique du Stelvio programmée le lendemain.
Sixième jour Prato allo Stelvio à Valdidentro 58 km 2300 m de dénivelé Ce matin encore le temps est au beau fixe. Hier matin nous avions eu l’information, que le col du Stelvio était fermé à la circulation du fait des très mauvaises conditions météorologiques de cette dernière semaine. Mais notre moral était gonflé à bloc, et devoir pousser ou porter nos vélos quelques centaines de mètres dans la neige, ne représentait pas à nos yeux une raison pour renoncer. Mais bonne nouvelle, ce matin le col est de nouveau ouvert. La montée se déroule le long de 25 kilomètres et quelques 1800 mètres de dénivelé. Nous attaquons alors qu’il fait encore frais. Le premier tiers suit
un fond de vallée au milieu d’une forêt. Nous apercevons les hauts sommets qui nous dominent, la perspective plongeante ne nous permettant pas de saisir toute l’ampleur de ces vastes domaines glaciaires. La circulation de motos et de voitures de sport des plus luxueuses est intense. Par moments, on se croirait vraiment au milieu d’une compétition tellement les machines surpuissantes en pleine action sont présentes en grand nombre.
Quelques cyclistes avec vélo de route nous doublent. Nous rejoignons un cyclotouriste tchèque qui effectue la dernière étape de son voyage au départ de son pays. Devant nous un immense pan de montagne apparait en bout de vallée, une incroyable succession d’épingles à cheveux en zèbre toute la pente. C’est bien par là que nous allons monter ? Pas de doute ! Virage après virage le champ de vision s’élargit, de vastes zones enneigées striées de grandes crevasses et bornées d’immenses séracs se dévoilent au fur et à mesure. Le spectacle est si captivant que je ne vois pas les kilomètres défiler, le regard perdu un peu partout là-haut. Je dépasse une cycliste allemande de Cologne, très sympathique. Nous échangeons quelques mots, lorsque les vrombissements des motos nous laissent quelques instants de répit. Je n’ai jamais vu un tel trafic de « gros cubes » de tous genres, Harley et autres customs, grandes routières, sportives, roadsters …
Cette montée est un vrai régal et une pensée très machiste me fait rire. Un très bon camarade m’avait dit un jour, je te propose de créer un club : le MMPG. De quoi s’agit-il ? Sigle très explicite pour : Montagne, Moto, Pinard, Gonzesse !! Pas très futé, j’en conviens ! Mais dans cette montée trois des éléments, avec ma charmante cycliste de Cologne, sont réunis. Mais il est vrai que le quatrième, le Pinard, ne serait peut-être pas le bien venu dans cette rampe de longue haleine ! Les virages et en
particulier ceux que je viens de franchir accaparent de nouveau mon esprit. La perspective en contrebas est franchement époustouflante. Par endroits, on ne voit que superposition de tronçons de route parallèles. Une route comme celle-là, je n’en avais jamais imaginé. Dans les quelques derniers kilomètres, la neige est présente sur le bord de la route. Des inscriptions au sol, 1000, puis 500, puis 200 et enfin 100. Ça y est, le sommet arrive. Incroyable, une foule immense, principalement des motards. Cela me replonge une quarantaine d’années dans le passé, à l’époque des grands concentrations, en particulier je pense à celle dénommée le Chamois qui se déroulait vers le 14 juillet à Val d’Isère.
Il fait bon, nous savourons notre plaisir au point culminant de notre traversée. Tout bon moment
n’ayant pas vocation d’éternité, nous entreprenons la descente sur le versant opposé avec l’intention de profiter de l’occasion afin de se faire un gros plaisir à fond de train. Je ne serai pas déçu. La couche de neige est plus importante de ce côté de la montagne que de celui de la montée, sans doute question d’orientation et de pente. Les vélos de course et les motos sont nombreux. L’état de la route permet de belles prises de vitesse, je frôle fréquemment les 70 à l’heure. Vers le milieu de la descente, un groupe d’une dizaine de cyclistes se trouve à une centaine de mètres devant moi. Un groupe de 8 motos me double et les rattrape. Le revêtement devenant de moindre qualité, les pneus de course demandent des précautions, les cyclistes freinent, les deux groupes de vélos et motos se mélangent. Mes pneus schwalbe extrême, beaucoup plus robustes, ne nécessitent pas tant de précautions. J’appuie à fond sur les pédales, grand développement. À gauche de la chaussée un espace reste libre, je m’y engouffre, compteur presque à 70. Quelques dizaines de mètres plus loin, une suite de courbes pas très prononcées, ça doit passer sans freiner, mais impérativement les doubler tous, vélos et motos, avant la première courbe. Une moto fait mine de déboîter, mais elle s’abstient, m’a-telle vu dans son rétro ? Ça y est, je suis devant. Pas un coup de frein, j’enchaîne les courbes. Derrière j’entends hurler les moteurs de motos. Quel bordel ça doit être ? Pas le temps de me retourner, juste regarder la route un peu cahoteuse et négocier au mieux les virages. Le vrombissement me rejoint. Grand courbe à droite, je suis au milieu des motos. L’une d’entre elles, exactement à ma hauteur sur l’extérieur, prend la courbe à ma vitesse. On a la même inclinaison. Grosse jouissance. Le passager hilare, me regarde le
pouce en l’air. Pas le temps de répondre, gaffe, je n’ai pas des freins de moto, ne pas en percuter une. Suit un virage à gauche, je me retrouve en extérieur entre la rambarde de sécurité et la moto. Cette dernière se laisse quelques instants embarquer. Aïe, je vois mon espace vital virer au néant ! Le pilote réagit et penche brutalement à gauche, ce qui me libère un passage. Suivent deux épingles à cheveux. Je coupe dans la première, tandis que les motos élargissent le virage. La seconde on la passe de façon un peu brouillonne des motos un peu partout. Eh voilà, ça va être fini pour moi, une grande ligne droite suit. Les monstres vont me foudroyer sur place. Mais non, gentiment ils se rangent tous en bordure de route pour se regrouper. Je les double et à mon tour quelques centaines de mètres plus loin je m’arrête afin d’attendre Gérard. Dans un premier temps les motos passent à faible vitesse et me font de petits signes amicaux auxquels je réponds avec le sourire. Ensuite arrive Gérard, qui me dit « tu as loupé l’embranchement que nous devons prendre en direction du Passo Foscagno ». Tout accaparé de joie au milieu de ma horde sauvage, je n’avais même pas vu qu’il y avait un croisement ! Tout plaisir a son prix, en l’occurrence il s’agira d’un kilomètre de remontée en plus.
D’un coup la fatigue me tombe dessus. Il fait très chaud et on vient de monter le Stelvio à bon train, et de plus de le descendre comme des furieux ! De plus à part quelques barres de mars et autre pâte d’amande, nous n’avons rien à manger. Après quelques kilomètres de montée, sur la gauche un village
est indiqué. Il y a un restaurant. Mais il faut descendre une belle côte, ce qui impliquera logiquement de la remonter. Tant pis, on y va. Le restaurant est fermé, ainsi que l’épicerie se situant à côté. Nous nous contentons de nos quelques sucreries. Cependant une fontaine nous permet de nous ravitailler en eau fraîche. Après une halte salvatrice, nous repartons dans une pente raide sous un soleil de plomb pour une dizaine de kilomètres. Tout ce que nous ferons aujourd’hui nous n’aurons pas à le faire demain. Même si ce raisonnement a quelques raisons de nous motiver, au village de Valdidentro nous nous arrêtons dans une auberge à l’aspect patibulaire, mais qui se révélera très bonne et pas chère.
Septième jour Valdidentro Chiavenna 119 km 2000 m de dénivelé Ce matin le temps est encore une fois magnifique. Nous démarrons directement en côte. Je ressens la fatigue des jours précédents et cette première montée de près de 800 mètres pour 15 kilomètres, je la trouve longue. De plus le trafic de camions est relativement intense, ce qui n’est jamais agréable. Le panorama par contre, se révèle magnifique, en particulier vers la Cima de Piazzi qui nous domine du haut de ses 3439 mètres, et qui étale ses grandes masses glacières au soleil éclatant. Le col de Foscagno est enfin atteint après une longue rampe finale. Il culmine tout de même à2291mètres. De là,
nous apercevons le suivant à quelques kilomètres, le Passo Eira qui s’élève à 2208 mètres. Après une belle descente et une courte remontée de quelques deux cents mètres, mais forts pentus, nous empochons notre deuxième col de la journée.
Une belle descente nous conduit dans le village de Livigno, à la configuration étrange, tout en longueur. Un peu au-dessus nous effectuons un agréable pique-nique dans l’herbe, au milieu des vaches. La montagne par beau temps, on l’apprécie franchement après quatre jours de pluie. Nous voilà partis pour la troisième ascension de la journée. Il s’agit de rejoindre la Forcala di Livigno, située à 14 kilomètres du village et 500 mètres plus haut à 2315 mètres. Le vent nous est défavorable, ce qui rend la montée d’autant plus difficile. Une immense vallée se présente devant nous. On peut voir pratiquement le col à une dizaine de kilomètres, ce qui donne une idée claire de la vitesse de fourmi à laquelle nous montons. Le vélo tourisme est avant tout une école de patience. Ne pas chercher à se presser, en profiter pour regarder ce qui nous entoure et s’imprégner de cette nature que nous traversons à la force de nos cuisses. Je suis toujours étonné de constater, qu’au cours de ces longs voyages, le long de côtes infinies, alors que l’on en bave du matin au soir, sous le joug du froid ou de la chaleur, du trafic, du vent, de la fatigue et de la soif, les journées passent à une vitesse affolante. Je ne suis jamais blasé de ces périples de forçats, toujours curieux de découvrir ce qui se cache derrière le prochain virage, ou la prochaine montagne. L’immense rampe finale me rappelle le col de la Colombière dont nous ne voyions pas la fin avec Evelyne, lors de notre parcours de la Route des Grandes Alpes de Thonon-les-Bains à Nice, l’année dernière.
Enfin le col est atteint. La vue y est magnifique sur le massif de la Bernina, l’un des sommets de plus de
4000 mètres des Alpes. D’ailleurs le col du même nom sera le quatrième de la journée avant de plonger sur Saint Moritz et la Suisse aux prix prohibitifs. Nous passons la frontière italienne sans contrôle et plongeons dans un vallon de toute beauté, aux flancs arides aux grandes pentes minérales, où la végétation est totalement absente. Quatre kilomètre d’une superbe descente, puis le poste frontière suisse, lui aussi non gardé, et en quatre kilomètres d’une route acrobatique nous rejoignons le Passo Bernina à 2330 mètres d’altitude. Les montagnes qui nous entourent nous écrasent du haut de leurs quatre mille mètres. Une longue descente nous conduit à Saint Moritz. Nous dépassons la ville dans l’espoir de trouver un logement à prix acceptable. La moindre chambre d’hôtel est à deux cents euros, et encore après remise. On nous propose une chambre chez l’habitant pour cent soixante euros avec WC sur le palier. J’ai vraiment l’impression qu’on nous prend pour des pigeons. La Suisse ce n’est pas la même Europe que la nôtre, celle qui est en faillite. Après hésitation, sur le fait de faire demi-tour et retourner dans un camping, je propose à Gérard de tenter de rejoindre la ville italienne de Chiavenna qui est à 40 kilomètres, alors qu’il est déjà six heures du soir. Mais la route devrait descendre pratiquement tout le
temps de 1800 mètres à 333 mètres. Effectivement, après quelques kilomètres de plat à lutter contre un fort vent de face, nous abordons une immense descente, où nous voyons les épingles à cheveux s’empiler presque jusqu’à l’infini. Nous avons bon espoir de rejoindre Chiavenna en un peu plus d’une heure. Cette immense descente est un vrai plaisir, j’en profite pour doubler toute une file de voitures ralentie par un car qui négocient les virages difficiles à faible allure. Le dépassement du bus en coupant dans une épingle se fait rapidement. La route est toute à moi pour plusieurs kilomètres et je dépasse allégrement les 70km/h. Les cent kilomètres sont atteints, et c’est avec près de 120 au compteur que nous rentrons dans cette petite ville italienne perdue au milieu d’un océan de gigantesques montagnes, ce qui lui donne un charme saisissant. Les derniers kilomètres parcourus le long d’une étroite ruelle aux murs multi centenaires sont une pure merveille. On pourrait presque se croire dans une vallée reculée perdu quelque part au pied de l’Annapurna. Je ressens la même émotion devant ces terres qui s’envolent vers d’inaccessibles altitudes tout autour. Nous éprouvons quelques difficultés à trouver une place dans un hôtel à cette heure tardive de 19 heures. Finalement, tout s’arrange et pour un prix fort
acceptable nous obtenons une chambre confortable, équipée d’un petit balcon, duquel la vue est magnifique sur les environs, en particulier sur la vieille église qui se situe juste en face. Nous partons dîner dans les rues étroites de la vieille ville, qui ont un charme fou. La soirée est très agréable, parmi des Italiens et Italiennes pleins de joie de vivre. Souvent, on m’a dit que les Italiens représentaient le peuple le plus joyeux de la terre, je le crois volontiers. Nous nous louons d’avoir osé faire ces quarante kilomètres et de nous être échappés de cette Suisse et de ses prix déments.
Huitième jour Chiavenna Bivouac 30km avant Lugano 100 km 2550 m de dénivelé L’étape du jour risque d’être difficile, voire la plus longue de notre périple en matière de dénivelé. Nous comptons passer deux cols, dans un premier temps le Passo Spluga (2113 m) et ses 1780 mètres de dénivelé et ensuite le Passo San Bernadino (2066m) avec 600 mètres de dénivelé. Cela signifie, que s’il
n’y avait aucune descente au cours de la montée de ces deux cols nous serions déjà à 2400 mètres de dénivelé. Nous verrons bien. Nous décidons cependant de partir relativement tôt, vers les 8h15. D’entrée la pente est très soutenue, sans replat pour souffler. De plus à ces basses altitudes la température, dès le matin, est importante, et c’est dans une atmosphère étouffante que nous entamons notre longue étape. Comme toujours je me cale sur mon petit plateau à 22 dents et mon plus grand pignon et je mouline en attendant que les kilomètres défilent et l’altitude augmente. Après une dizaine de kilomètres nous faisons une halte dans un petit village et achetons les ingrédients pour notre repas de midi. Nous avons très nettement un faible pour la charcuterie italienne. Ma botte secrète une grosse bouteille de deux litres d’un « banga » bien sucré, qui me permettra de palier les coups de fringale, qui risquent de se manifester dans la journée, ici ou là. A la sortie du village, une grande descente vient casser le rythme. En effet, ce sera une centaine de mètres supplémentaires à ajouter à la longue liste de la journée.
Nous abordons l’un des passages les plus extraordinaires de notre traversée. La route s’engage en lacets dans une véritable paroi. Une succession d’épingles serrées ponctuées de tunnels s’élève de façon vertigineuse. Malgré la raideur, l’enthousiasme est tel que je pédale sans aucune fatigue, trop impatient de découvrir le point de vue du prochain virage ou de la sortie du prochain tunnel. Les virages sont si serrés que cette portion de route est interdite à tous véhicule plus volumineux qu’une
voiture. Les motos sont nombreuses à emprunter cet itinéraire qui monte dans le ciel. Après cette partie particulièrement spectaculaire, la route traverse de grandes prairies avant de rejoindre un vaste replat occupé par un lac. Vient en bouquet terminal un dernier raidillon qui conduit au col qui culmine à 2113. Bien que cette altitude ne soit pas très élevée, cette montée représente l’une des plus longues et des plus extraordinaires que j’ai accomplies.
Bien installés, nous faisons notre pause casse-croûte en regardant les nombreux deux roues, à moteur ou non, qui passent. Nous reprenons notre route avec la ferme intention de passer le col suivant le Grand S. Bernardino. La descente que nous effectuons est très belle. La route une fois de plus offre des perspectives stupéfiantes sur ses séries de lacets. Une fois au pied, nous nous arrêtons prendre une consommation dans un café bien agréable. Pas de doute nous sommes bien revenus en Suisse, un capuccino et un coca pour la modique somme de 8,28 euros. Il faut dire que le franc suisse a quasiment la valeur de l’euro.
Ne nous laissons pas polluer par des pensées négatives. Nous remontons une longue vallée par une piste cyclable bucolique à travers forêt, mais la pente par endroits demande de ne pas relâcher la pression sur les pédales ! Nous arrivons au pied du col. Un panneau annonce : 8 km et 450 m de dénivelé. Le tracé de la route est optimal pour les vélos. Une succession d’épingles entrecoupées de longues lignes droites à la pente modérée. Cela nous permet de prendre un bon rythme et de le maintenir sans avoir à développer des efforts surhumains. Les deux derniers kilomètres sont exposés à un vent défavorable. Cela nous ralentit à peine. L’arrivée au col est de toute beauté. Le soleil commence à baisser sur ce décor de grandes montagnes, ce qui donne des teintes douces qui tirent
vers le rose. Un lac de belles dimensions occupe le replat au niveau du col. Des pêcheurs en barque rentrent, mais ils cachent bien leurs prises, donc le mystère restera sur le succès de leur pêche.
Il est déjà tard. La carte indique un camping au village de San Bernardino. Ce dernier se trouve quelques kilomètres sous le col. Si nous devons camper, je préfère perdre de l’altitude et aller dormir beaucoup plus bas, ce qui devrait être plus confortable en matière de température. Toute envie de nous arrêter nous est immédiatement ôtée, lorsque nous voyons le camping en question. Entassement de maisonnettes aux teintes sombres, qui font plus penser à un camp au mieux de rétention qu’à un lieu de villégiature. Le suivant se situe à une trentaine de kilomètres dans le val Mesolcina à Roveredo. Cela ne devrait pas nous poser de problème de le rejoindre ce soir, car la route ne fait que descendre. Cependant, en ce dimanche soir nous n’avons rien à manger, et pas question de trouver une épicerie ouverte. Nous décidons de nous arrêter au premier restaurant rencontré, de commencer par nous sustenter, puis de rejoindre le camping. Dans un premier temps nous nous arrêtons dans un motel à l’aspect glauque. Ils ne font pas à manger le soir. Par curiosité nous leur demandons le prix d’une chambre à deux lits. La réponse ne nous étonne plus : 102 francs suisses ou 97 euros. On me proposerait la nuit gratuitement, je ne sais pas si j’accepterais, il est des lieux qui n’inspirent vraiment pas ! Un peu plus loin à la sortie d’un village, un restaurant, tout ce qu’il y a de plus simple. Pour un repas modeste, quelques branches de céleri, une assiette de pâtes deux boules de glace, un coca, un verre de vin et une camomille, cela nous revient à 68 euros à deux. Décidément la Suisse ce n’est pas un pays pour le reste des Européens. Demain nous allons manger à peu près la même chose en Italie et cela nous coûtera 21 euros ! Outre la douloureuse, la serveuse nous apporte la bonne nouvelle que le camping que nous
comptons rejoindre n’existe plus. Donc, nous n’avons plus le choix, ce soir ce sera camping sauvage. Il ne nous reste plus qu’à trouver un coin tranquille. Nous nous éloignons de la route principale, en longeant un chemin de terre qui suit la rivière, puis après quelques hésitations nous trouvons un emplacement convenable en bordure de piste. Au loin, il y a bien quelques chiens qui aboient, sentant notre présence, mais rapidement ils nous intègrent dans leur environnement. La nuit sera calme.
Neuvième jour environs de Roveredo à Varzo 90km 1000 m de dénivelé C’est un peu collants que nous nous réveillons, la nuit a été particulièrement chaude, et l’absence de douche après les gros efforts de la veille n’a pas été très agréable. Nous faisons un brin de toilette à la rivière et reprenons notre chemin. Au premier village, nous déjeunons dans un bistrot. Nous nous attendons une fois de plus au coup de bambou. Il n’en n’est rien, le prix payé est raisonnable pour ce que nous avons bu et mangé. Une trentaine de kilomètres plus loin, nous rentrons dans Locarno. Nous
prenons le temps de descendre au bord du lac, qui est de belles dimensions. Puis avant de continuer notre avancée vers l’ouest nous effectuons un tour au centre ville. Une grande place entourée de maisons multicolores, aux teintes pastel est du plus bel effet.
A la sortie d la ville nous nous dirigeons vers Losone. Pour quelques kilomètres nous nous retrouvons sur l’autoroute, ce qui est franchement désagréable. Heureusement cela ne dure pas. Nous prenons alors la direction d’Intragna. L’arrivée dans ce village se fait par une petite route en côte très raide. Nous l’estimons au moins à 15%. Encore une dizaine de kilomètres puis nous franchissons la frontière une fois de plus et nous retrouvons en Italie. Une route, qui sans avoir l’air, monte sur une vingtaine de kilomètres. La chaleur est accablante. Tout au long de ce parcours la vue sur la rivière que nous dominons est superbe. D’ailleurs vu le nombre de motos, on comprend que l’on est encore sur un tronçon très touristique. Enfin, une longue descente nous conduit au pied du col du Simplon. Un long tunnel tout en descente, et bien éclairé. Je prends une belle vitesse, mon compteur indique 76km/h. J’ai une très vive sensation de vitesse. Plus aucune voiture ne me double, il me semble que la vitesse est limitée à 70. Vais-je prendre un PV pour excès de vitesse ? De celui-là je pourrais être fier ! Nous voilà à Crevoladossola, démarrage pour le Simplon, dernier grand col de 1800 mètres de dénivelé. Nous en faisons les 8 premiers kilomètres ce soir, ce sera toujours cela de moins demain. C’est fatigués par la forte chaleur que nous arrivons au village de Varzo. Nous rentrons dans ce bourg par un petit chemin, tellement raide que c’est à pied que je termine. Cela ne m’était jamais arrivé. Nous trouvons un logement chez l’habitant au prix très modéré pour une belle prestation dans une maison au jardin de toute beauté.
Dixième jour Varzo à Sion 109 km, 1500 m de dénivelé L’étape de ce jour peut être qualifiée de plus pénible de notre traversée. Large route qui donne l’illusion de pente modérée, alors que je me traîne à six ou sept à l’heure. Cette lenteur, alors que l’on n’a pas une impression de raideur, est démoralisante. Je mets cela sur le compte de la méforme. Mais si je
prends la peine de me retourner, je constate que la vallée se creuse réellement. La circulation est assez importante, ce col étant un lieu de passage fréquenté entre Italie et Suisse. Une partie du trafic est absorbé par le tunnel ferroviaire, mais tous les camions n’utilisent pas le rail. En matière de tunnels la route de ce col est aussi bien fournie. Certains sont très longs, plusieurs kilomètres. Le bruit des moteurs résonne. On ne perçoit pas dans quel sens les véhicules viennent. Le grondement s’amplifie, et lorsqu’un camion me rattrape, la dernière phase de rapprochement est un vrai calvaire. Je me pose toujours la question de savoir s’il peut m’accrocher. Puis dans un bruit infernal il me dépasse souvent dans un nuage de fumée, car en montée il doit développer une grande puissance. Non, franchement, cette montée du Simplon ne me restera pas comme un joli moment de plaisir, mais
plutôt comme quelques heures pénibles passées sur une route hostile. Tout a une fin, même les expériences désagréables, le sommet est atteint. Une longue descente nous conduit dans la vallée du Rhône à Brig. Nous y trouvons une piste cyclable. Son tracé n’est pas très cohérent, il traverse la vallée, pourtant large, dans tous les sens. Nous avons vraiment l’impression de faire des tours et des détours sans toujours beaucoup avancer vers l’ouest. Nous aurons même la surprise de nous retrouver à escalader un vignoble abrupt en nous éloignant franchement du fleuve. Cette erreur nous conduit à une impasse. Soit faire un immense détour pour rejoindre le fond de la vallée, ou alors couper directement à travers vignobles et buissons en retenant nos vélos dans des pentes de terre très raides, et même les porter en traversant des bois d’acacias, dont les épines sont particulièrement redoutables. Nous optons pour la seconde option. Tout
n’est pas à critiquer dans ce tronçon de la vallée du Rhône. Par moments de beaux passages pas toujours goudronnés nous permettent de suivre le Rhône qui est presque un torrent de montagne, à l’abri des frondaisons. Camping les citronniers à Sion, l’accueil est particulièrement bon, nous le conseillons vivement.
Onzième jour Sion Thonon 119 km 900m de dénivelé Aujourd’hui nous abordons la dernière étape de notre traversée. Je suis toujours surpris de constater que l’on rentre vite dans le voyage à vélo, et que l’on n’a pas toujours envie d’en sortir. Je me verrais bien continuer vers Nice ou vers Vienne en Autriche. Mais voilà, lorsqu’on a fixé des dates il faut s’y tenir, car la famille vit souvent ces absences avec une forme de souffrance. Nous reprenons dans un premier temps la piste cyclable du Rhône. Ce matin la vallée nous apparait
beaucoup plus riante et la cycloroute plus agréable. Après une soixantaine de kilomètres nous atteignons la ville de Monthey. De là il reste à franchir le dernier col de notre périple, le Pas de Morgins. Certes comparé au Stelvio, un dénivelé de 800 mètres représente une difficulté modérée. Mais nous avons déjà plus de soixante kilomètres dans les jambes depuis le départ de l’étape, d’autre part c’est le onzième jour que nous roulons sans repos et nous allons franchir l’obstacle aux heures les plus chaudes, entre midi et deux heures de l’après-midi. La pente s’avère très soutenue, particulièrement dans les premiers kilomètres. Vers quatorze heures, je franchis ce col à l’altitude modérée, 1369 mètres. Gérard est déjà passé depuis un bon moment. Il m’attend à la terrasse d’un café au premier village rencontré dans la descente.
Il ne nous reste plus qu’à nous laisser emporter par la pente en direction de la gare de Thonon. Quelques petites pluies irrégulières nous apportent rafraîchissement sans désagrément. Mauvaise surprise à 17 kilomètres de notre but, la route est totalement coupée. Cela nous force à un détour qui
commence par six kilomètres de montée. Nous rejoignons par la suite une magnifique petite route toute en virages dans une pente raide qui nous conduit à Thonon. Nous traversons rapidement les bouchons de cette petite ville et notre aventure prend fin devant la gare, là où elle avait commencé en septembre dernier en direction de Nice.
Rentrant tout juste des Pyrénées où nous avons effectué une merveilleuse chevauchée à huit sur un certain nombre de cols mythiques comme le Tourmalet, l’Aubisque, l'Aspin, Marie Blanque et bien d’autres me voilà de retour à Lyon pour un bref repos de deux jours. Gérard me rejoint et nous préparons nos vélos pour un embarquement très matinal en direction de Venise, point de départ de ce nouveau circuit à deux roues à travers les montagnes alpines. Emballer son vélo, dans un carton aux dimensions réglementaires, semble au premier coup d’œil mission impossible. Mais pas de panique, une fois les roues démontées, la selle baissée, le guidon desserré, le porte-bagages avant retiré, car inutile cette fois en Europe, eh bien le miracle s’accomplit et tout rentre, et le carton se ferme sans difficulté. Il suffit de le renforcer avec la quantité de scotch de déménagement qui convient et le tour est joué.
Mon nouveau camarade je l’ai connu via internet et le site voyage forum. En effet, lorsque j’ai décidé de me lancer dans cette traversée afin de terminer le parcours entrepris l’année précédente de Thonon à Nice, ma compagne outre le fait de me voir partir, appréhendait que je me lance seul dans
l’aventure. J’ai donc mis une petite annonce sur ce fameux site de voyage, VF, et j’ai eu deux réponses. Le premier candidat ne convenait pas, car il s’agissait d’un cycliste avec vélo de course qui comptait parcourir cet itinéraire sans bagages en effectuant des étapes très longues. Je m’inscris dans une démarche de cyclotourisme, roulant assez lentement, avec sacoches relativement lourdes, ce qui procure une capacité d’autonomie permettant le camping et le bivouac. Cyclistes de route et cyclotouristes n’ont pas la même philosophie du voyage, d’où généralement difficulté d’harmonisation. Par contre mon deuxième contact, Gérard, s’inscrivait tout à fait dans l’esprit de l’errance à vélo en toute liberté. Après quelques échanges écrits puis téléphoniques, nous permettant d’envisager avec succès un voyage en commun, un rendez-vous physique est pris. Nous nous retrouvons un soir dans un restaurant du Jura et faisons plus ample connaissance. Tout se passe pour le mieux et nous voilà deux mois plus tard à boucler nos cartons en vue de prendre l’avion demain matin à 6 heures à l’aéroport de Saint-Exupéry à Lyon.
Internet a révolutionné beaucoup de domaines de nos vies professionnelles, affectives et de loisir. En effet, pour des grandes balades de ce type à vélo, les candidats prêts à partir ne sont pas nombreux et de plus à une date donnée, cela devient la quadrature du cercle. Mais voilà, le petit message lancé dans le virtuel se concrétise par un compagnon en chair et en os avec lequel je vais vivre une magnifique aventure de 11 jours. N’oublions pas, qu’internet c’est aussi les amis fictifs que l’on a jamais vus et que l’on verra probablement jamais mais que l’on comptabilise dans une liste d’amis qui parfois est pléthorique ! Ne jugeons pas, le net, chacun en fait l’emploi qui lui convient, ou semble lui convenir, mais nous en sommes tous, ou presque, fortement tributaires. Nous n’échappons pas aux évolutions de notre monde !
9 juin, 3h30 du matin, ça fait tôt ! Debout, on enfourne les cartons contenant nos vélos et nos bagages dans ma voiture, un vrai petit camion ! Mon neveu nous accompagne à l'aéroport afin de ramener le véhicule. Nous avons décidé de procéder de la sorte, afin de ne pas être prisonniers de réservation d’avion pour le retour. En effet, ce dernier se fera à vélo jusqu’à Thonon-les-Bains et de là nous rentrerons à Lyon par l’un des nombreux TER qui relient les deux villes. Les formalités d’embarquement vélos et sacoches sont effectuées sans difficulté, ce qui nous enlève un poids. Tous ceux qui ont voyagé en avion avec leur vélo connaissent les tracasseries de dernier moment, qui généralement ne manquent pas de faire monter le rythme cardiaque et demandent des réponses rapides et efficaces. Mais aujourd’hui, rien de tout cela et tranquillement nous rejoignons la zone de transit.
Notre avion décolle avec une demi-heure de retard, mais fait surprenant sur un si petit trajet, il arrivera à remonter ce handicap et se posera à l’heure. Bien entendu, l’arrivée à l’aéroport de Venise est un spectacle à ne pas manquer. L’avion en approche survole la lagune et on cherche du regard cette ville incroyable, unique au monde construite réellement au beau milieu de l’eau. Tant que l’on ne l’a pas vue du ciel, on a du mal à imaginer cette cité au beau milieu de sa lagune, époustouflant ! Il y a six mois j’y ai séjourné quelques jours. Mon plus grand plaisir avait consisté à passer mes journées à bord des bateaux transports en commun, dénommés « vaporetto », à circuler d’île en île, ou le long des canaux de Venise à contempler les innombrables palais. Aujourd’hui alors que l’avion est en approche finale, je vois défiler le palais des Doges, la place Saint Marc, et en arrière fond je distingue l’île du Lido où nous avions passé quelques nuits dans un hôtel superbe, et incroyable mais vrai, aux prix doux !
Les roues touchent, le poser se fait sans heurt. Arrêtons de rêver de vaporetto, de palais des Doges et autres douceurs de ce lieu unique, car nous sommes là, paradoxalement, pour nous en éloigner le plus rapidement possible afin de rejoindre les montagnes et les nombreux cols qui s’égrènent le long des
mille kilomètres qui nous séparent du lac Léman. Toujours une petite angoisse en récupérant les vélos, y-a-t-il de la casse ? Une détérioration devient rapidement un handicap nécessitant réparation, qu’il s’agisse d’un rayon cassé, d’un porte-bagages tordu, d’une poignée de frein déformée, sans parler du gros pépin, du cadre déformé car il a été percuté par un corps étranger de forte masse. Jean, mon mentor en cyclorando, m’a plusieurs fois relaté cet exemple de cadre définitivement tordu empêchant toute utilisation du vélo ! Nous récupérons nos cartons dans un lieu approprié aux bagages encombrants et nous installons dans un recoin calme de l’aéroport en vue de remonter nos vélos. A la première inspection des emballages tout semble normal, le remontage nous le confirmera. Gérard a vite fait de mettre sa monture en ordre de marche. En ce qui me concerne, ayant dû procéder à un démontage plus important, il me faut logiquement plus de temps afin d’être prêt. En finale, je dois batailler avec les patins de freins qui refusent de se mettre dans leur position avant démontage, un frottement important sur les jantes persistant. Donc, je commence à modifier les serrages des câbles, et après quelques ajustements, mon vélo est opérationnel. Il est 9h30.
Nous voilà à l’air libre. Nous identifions rapidement la route à prendre, en direction de Trieste dans un premier temps. Le ciel semble clément bien que gris. Les prévisions météorologiques consultées la veille se présentaient sous de bons augures. Les premiers kilomètres sont parcourus le long d’un axe à forte densité. La chaussée n’est pas toujours très large, pas d’espace de protection pour les vélos. Heureusement, un léger vent favorable nous accompagne, ce qui nous permet de rouler à vive allure. Cependant les camions et les caravanes nous frôlent parfois dangereusement. Les propriétaires de ces dernières ne semblent pas toujours avoir le gabarit de leur maison sur roues dans l’œil. La voiture étant passée, l’engin tracté ne peut que passer lui aussi ! Gérard étant devant moi, je vois une voiture le doubler en dehors de toutes les règles de sécurité, et la caravane, au gabarit légèrement plus important, j’ai vraiment l’impression qu’elle va le renverser. Il s’en est fallu de quelques centimètres. Mon compagnon n’a pas vraiment réalisé, mais en ce qui me concerne mon rythme cardiaque a fait un bond. Pourvu que ce calvaire ne dure pas trop longtemps. De plus, pour ne rien arranger, le temps devient menaçant et une petite bruine intermittente s’invite. Durant les premiers kilomètres d’un voyage, où l‘on sait que l’on va affronter des difficultés conséquentes, se retrouver confronté à des conditions météorologiques et de circulation relativement hostiles, fait clairement prendre conscience des risques d’échec, au cas où la situation évoluerait défavorablement. Comme toujours à vélo on se sent très dépendant des intempéries, on prie pour que le mauvais temps et la pluie, voire la neige, ne s’acharnent pas trop sur nous. Dans ces moments de doute et de concentration pour combattre l’adversité, on se sent vivre et en communication avec les éléments et notre corps.
Pour le moment le ciel se contente de rester menaçant et d’humidifier la route. Après trente kilomètres, nous atteignons la petite ville de San Dona de Piave, et comme par miracle la circulation devient bien
moins dense, moins inquiétante. Nous faisons quelques courses dans un super marché, prenons du jambon cru, particulièrement savoureux pour un prix défiant toute concurrence. De vastes plaines s'étirent en direction du nord, et les premières silhouettes de relief se lèvent devant nous. N’oublions pas que nous sommes venus traverser les Alpes par une longue succession de cols, des fois que ces premières étendues plates nous le fassent oublier.
Vers midi, la pluie s’intensifie, nous nous abritons dans une allée couverte au centre d’un village et tranquillement nous savourons notre sublime jambon italien. Un petit café juste à côté, nous y prenons notre premier expresso. Par chance les précipitations s’arrêtent et nous voilà de nouveau en route. La cadence est bonne. Une petite ville est atteinte, un passage à niveau est fermé. Des trombes d’eau, un véritable déluge s’abat sans prévenir. Vite, une fois encore un petit porche nous abrite. La barrière reste fermée, bien que le train soit passé, mais vu le temps nous ne sommes pas pressés de repartir. L’ondée, phénomène par définition éphémère, se calme, mais la barrière du passage à niveau ne se lève pas. Cela doit bien faire un quart d’heure que la route est coupée. Les gens semblent y être habitués car aucune voiture ne reste, les rares qui arrivent font immédiatement demi-tour. Bizarre, bizarre ! On décide de passer sous l’obstacle et de franchir les voies ferrées. Mais à ce moment le chemin se libère et nous n’aurons pas à commettre cette infraction, qui est à la source de nombreux accidents mortels de par le monde.
Nous reprenons notre itinéraire le long d’une vallée qui longe les montagnes. La nature très verte est la preuve des journées pluvieuses qui viennent de s’écouler. En début d’après-midi, les nuages se
déchirent et le soleil fait de belles apparitions, rien de tel pour nous donner un moral d’acier. Vers 18 heures après 113 kilomètres, certes avec très peu de côtes nous arrivons dans la charmante ville de Maniago. Sur la place centrale de belle taille, une jolie auberge « Albergo Montenegro » nous offrira le gîte et le couvert pour un prix comparable à ce que l’on trouve en France. Nous aurons droit à une magnifique platée de pâtes bien dans la tradition italienne. Nous nous régalons. La serveuse est fort sympathique et nous parle de son pays la Roumanie. Pour une première journée nous sommes satisfaits, car levés depuis 3 heures du matin, après un trajet en avion, nous nous attendions à une petite forme. Eh bien ! Rien du tout ce fut la grande forme.Deuxième jour 76 km Maniago Sauris de Sopra 1500 m de dénivelé Le temps en ce début de matinée semble correct mais les prévisions sont pessimistes et les dernières pluies datent de peu de temps, le sol étant détrempé. Nous allons attaquer notre premier col « Passo Rest ». Il n’est pas très élevé, 1052 mètres mais nous partons de 300 mètres et la route est vallonnée avant d’arriver au pied de l’obstacle. La circulation a complètement disparu et ce début de deuxième étape est particulièrement agréable, en direction d’une montagne qui se fait de plus en plus présente.
Ce col est magnifique, la route est étroite et s’élève à travers une forêt dense et profonde, dominée de grandes falaises. La pente est raide, je me traîne à cinq à l’heure, Gérard plus rapide me distance sans attendre et je le vois disparaître, comme ce sera généralement le cas à chaque longue côte de notre périple. Autant je roule bien sur le plat, autant dès que des pentes se présentent, j’ai l’impression d’être cloué sur place. Cela est sans doute dû à ma quasi absence d’entraînement au cours de l’année. En effet, je n’arrive pas à me motiver pour des sorties à vélo de la journée. Il me faut absolument cette notion d’errance sans savoir où je vais dormir le soir pour que ce sport revête de l’intérêt. Mais bien que je monte à faible vitesse, je suis en mesure de tenir des heures, donc armé de patience je m’attaque à ce premier col d’une longue série. Une succession de virages en épingle à cheveux escalade une pente raide. Le ciel s’assombrit, la pluie commence à tomber et quelques kilomètres avant le col, des trombes s’abattent et ne semblent pas vouloir cesser. Je passe le point le plus haut complètement trempé. Aucun abri en vue, Gérard a donc, de toute évidence, décidé de continuer. Je me lance dans la descente. Rapidement je suis transi, les freins n’ont pratiquement plus aucune efficacité. D’après la carte la descente s’étire sur une dizaine de kilomètres jusqu’à la prochaine ville. Je rêve de trouver un bar où m’abriter de ce
froid qui me transperce. Le nez sur la route, le visage baissé au maximum pour éviter les piqures des gouttes énormes qui me cinglent la peau, mon champ de vision est réduit au minimum dans cette ambiance brouillardeuse et hostile.
Un virage, une voix m’interpelle, je lève la tête. J’aperçois un terre-plein, sur lequel un panneau supportant une carte de la région, le tout surmonté par un minuscule haut-vent de trente centimètres. Gérard s’est littéralement collé contre la carte et essaie de se protéger des intempéries. Il me propose de le rejoindre et d’en faire de même de l’autre côté. Nous nous retrouvons donc collés chacun d’un côté d’un grand panneau de bois, cherchant un abri incertain sous nos avant-toits de faible dimension. Le lieu n’est pas idéal pour le repas de midi, tant pis. Nous nous passons la nourriture de la main à la main sans nous voir chacun caché de son côté. Dans ces moments on ne peut s’empêcher d’imaginer ce qui se passerait si le col au lieu de culminer à 1052 mètres, dépassait les 2500. Je préfère prendre ce gros mauvais temps maintenant que plus tard. Mais l’un n’excluant pas l’autre, il ne nous reste qu’à souhaiter avoir de la chance lors des grandes montées à venir. Le temps de manger notre charcuterie italienne, en évitant les gouttières qui nous dégoulinent sur la tête et les épaules, la pluie faiblit. On reprend notre chemin dans des conditions plus favorables. Mais la descente s’arrête vite et nous voilà dans des côtes sévères, étonnant pour une descente de col. Mais le soleil pointe à travers de gros nuages et une atmosphère chaude nous enveloppe. Que cela est bon, lorsqu’on est trempé et que l’on grelotte. En levant les yeux, on réalise que de toute évidence cette accalmie ne sera pas de longue durée, vu la couleur du ciel en général. Enfin, nous plongeons vers la vallée et rejoignons la ville d’Ampezzo. Ce nom chantant nous avertit que nous rentrons dans ce
fabuleux massif des Dolomites, qui recèle nombre de montagnes connues universellement dans le monde de l’escalade : Tre Cime, Marmolada, Civetta, Catinaccio, Tofana di Rozes et bien d’autres. Que de souvenirs d’ascensions époustouflantes me reviennent en mémoire. Je pense entre autre à la voie Cassin à la Cima ovest di Lavaredo toute en surplomb, ou au Spigolo Gialo doigt de 300 ou 400 mètres qui défie presque la gravité. Mais pour pouvoir profiter des panoramas grandioses qui nous attendent, le beau temps serait indispensable. Hélas, ce ne sera pas le cas, car les deux jours à venir vont être les plus éprouvants de notre traversée lors du passage de cols à plus de 2000 mètres.
D’Ampezzo après avoir bu un capuccino, nous attaquons la longue pente qui conduit au Passo d. Mauria, quelques 800 mètres plus haut. Le temps n’est pas beau, mais que la montagne est impressionnante lorsque les nuages et les grandes parois s’associent pour la beauté de la nature. Quelques tunnels, malgré mes appréhensions, ils sont les bienvenus, car il n’y pleut pas et de plus l’éclairage est important, ce qui limite le danger. Au village de Sauris de Sopra la fatigue commence à se faire sentir et il ne faut pas s’attendre à rencontrer d’hébergement en direction du col. Une auberge agréable tenue
par un Français nous offre un confort appréciable à un prix correct. Seul petit inconvénient, il n’y a pas de chauffage, donc pas question de faire sécher nos affaires. En ce qui me concerne j’ai des rechanges, bien isolées dans des sacs de congélation, mais il est toujours agréable de reprendre la route au matin avec l’ensemble de ses habits secs. En effet, des vêtements restant mouillés plusieurs jours finissent par moisir.
Dans ce village on est en pays germanique. Tout y fait penser, l’architecture, la représentation des légendes germaniques lutins, gnomes et autre Nibelungen. Et pour renforcer cette impression, la plupart des gens parlent allemand ou un dialecte approchant. Donc aucun problème de communication. Il y a une dizaine d’années j’avais de bonnes bases en italien, mais le manque de
pratique me rend toute conversation dans cette langue très difficile. Je me suis aperçu que souvent les Italiens parlent français ou anglais, et dans cette région l’allemand, donc tous les problèmes de compréhension sont aplanis. De plus, lorsque j’essaie de leur parler italien, très vite je m’exprime en espagnol et ils comprennent toujours ! Mais je mets un point d’honneur à utiliser les formules de politesse italiennes, même si plus souvent que je ne le voudrais cela dérape vers des ‘por favor’ ou autre gracias !Troisième jour Sauris de Sopra au Passo Falzarego 87 km 1600m de dénivelé Ce matin après un petit déjeuner sympathique en présence de l’hôtelier et son épouse, nous reprenons notre traversée dans une ambiance blafarde et brouillardeuse qui ne n’est pas de très bon augure. En effet, quelques kilomètres plus loin, la pluie se met de la partie et elle nous gratifiera de sa présence généreuse toute la journée. Le premier col, Passo d. Mauria (1298 m) est atteint. Nous ne traînons pas,
les nuages accrochent tous les reliefs. Heureusement qu’il ne fait pas trop froid, car c’est la neige que nous pourrions avoir. Vu les conditions météorologiques exécrables, il est impératif de modifier notre itinéraire, optant pour la route passant le plus bas. Bien évidemment il s’agit d’une route à grande circulation qui va nous conduire à Cortina d’Ampezzo. La ronde des camions commence. En temps normal ce n’est pas très plaisant d’être frôlé par ces monstres hurlants, mais sous la pluie cela devient un véritable calvaire. Une côte raide sur une quatre voies, je reste cloué, Gérard disparait. La route s’engouffre dans un tunnel étroit au trafic intense, l’horreur. Sur plus d’un kilomètre je vais vraiment avoir peur, le vélo n’a absolument pas sa place dans ces antres de Lucifer. Sitôt sorti, je constate qu’un second se présente, heureusement plus court. Un embranchement à droite, direction de Cortina, le trafic se réduit, le gros du flot descendant vers Belluno. Au passage d’un village Gérard m’appelle, il a repéré la piste cyclable que l’hôtelier lui a indiquée, et qui doit nous conduire jusqu’à Cortina. Je n’avais rien vu et sans son intervention j’aurais continué sans jamais voir cette vélo-route qui restera un peu au-dessus de l’itinéraire automobile.
Ne plus devoir être soumis au stress de la circulation est psychiquement reposant ; cependant la pluie est toujours très présente. Les sommets sont accrochés et les beaux pics de calcaire qui s’élancent dans le ciel restent désespérément cachés. Cette piste cyclable emprunte une ancienne voie ferrée datant du début du XX siècle. Nous passons de charmants tunnels aux petites dimensions. On pourrait se croire sur une voie ferrée pour train miniature. Nous profitons de l’un de ses tunnels pour effectuer
notre pause casse-croûte bien à l’abri de la pluie. Depuis trois jours elle nous accompagne, nous commençons à nous poser des questions. Le moral reste bon, car malgré les conditions hostiles nous avançons. Sur cette piste de nombreux vélos de location circulent, la pluie ne rebute pas les amateurs. Cela me rappelle les Allemands sur le bord du Danube, que rien n’arrête. Un léger répit dans les précipitations nous permet de reprendre goût à l’effort du pédalage. Cortina d’Ampezzo est atteinte. Quel dommage que la vue soit si restreinte. Les journées sont logues en juin et il n’est pas très tard. Nous faisons une halte réparatrice dans un bar au pied du col de Fazarego, qui culmine quelques 900 mètres plus haut. Plus rien ne semble nous arrêter. Nous sommes trempés mais nous avançons. Vers les 2000 mètres
d’altitude le froid devient plus vif et la pluie redouble d’intensité, comme pour nous empêcher d’atteindre ce col à 2117 mètres. Malgré les éléments adverses, nous y arrivons. Nous trouvons refuge dans une petite chapelle aux quatre vents, juste le temps de retirer nos vêtements trempés avant d’entamer la descente. Les nuages se déchirent et quelques grandes parois verticales se laissent admirer. Les Dolomites, paysage montagnard unique ! Nous faisons quelques kilomètres et sur le bord de la route un hôtel au look de château de la Belle au Bois Dormant nous invite à l’arrêt. Encore une journée riche en efforts et coups de pluie.Quatrième jour Passo Falzarego à Castelrotto 63km 1100 m de dénivelé Ce matin les conditions météo sont déplorables et les prévisions détestables. Il tombe des cordes. Avec une certaine impatience, nous attendons dans le garage de l’hôtel, prêts à démarrer, en regardant rebondir la pluie sur la route. Elle est si intense, que sur le goudron une pellicule d’eau ruisselle en
vagues plus ou moins épaisses. Nous n’allons pas partir sous ce déluge, nous sommes indécis, mais l’immobilité n’est jamais très bonne pour le moral. Après une dizaine de minutes d’attente, nous décidons de nous lancer et de parcourir la distance que l’on pourra. C’est la première fois que je démarre sous des trombes. Nous commençons à vraiment nous interroger. Cela fait déjà une belle distance dans ces conditions difficiles. Serions-nous lancés dans la première traversée des Alpes à vélo en intégrale par mauvais temps ? En cinq minutes je suis trempé. Une fois que c’est fait, on ne craint plus de l’être. Mais la déperdition de chaleur, poursuit son action sur l’organisme. A froid en descente cela ne traîne pas pour se mettre à grelotter. La couche nuageuse est si épaisse qu’on ressent une impression de nuit tombant. Cependant, il faut bien reconnaître que dans ces conditions la nature est de toute beauté. De grands bancs de brumes traînent le long des pentes abruptes de la vallée. Le vert des prés et des sapins prend une teinte sombre, presque épaisse, qui tranche sur le blanc cotonneux des bancs de brume. Les intempéries donnent toujours un air mystérieux à la montagne. Nous atteignons le village de Pieve de Livinallongo, qui se situe au pied du col à venir, le Passo Campolongo, qui culmine à 1875 mètres. Le dénivelé n’est pas très important de l’ordre de 400 mètres. Une fois de plus la montée se
fera sous une pluie battante. En côte même trempé on se réchauffe en appuyant sur les pédales, mais dans la descente à venir, je sais d’expérience qu’une fois de plus le froid va sévir. Comme prévu, c’est transi que j’atteins le village de Corvara. Autant une belle descente à vélo par temps sec procure un immense plaisir, autant le même exercice sous une pluie glacée est un véritable calvaire sous les aiguilles des gouttes et les morsures du froid, sans oublier les freins qui ne répondent quasiment plus sur un vélo chargé. Mais voilà cela fait partie des plaisirs de ce mode de voyage, où les caprices de la Terre revêtent toute leur signification. Se soumettre aux aléas du temps est un luxe, auquel on est de plus en plus réticent à s’exposer, recherche inconditionnelle du confort oblige. Il faut rester philosophe malgré les conditions adverses. Une fois au bas du col, je n’arrive plus à réprimer les tremblements de mon corps, Gérard a l’air en meilleur état. Ses habits semblent plus efficaces que les miens. J’opterais pour me lancer directement dans l’ascension du col suivant le Passo Gardena, à 2121 mètres, de peur de n’avoir pas le courage de repartir après une halte. Mais Gérard s’y refuse, nous nous abritons dans un café. Cette halte est en fait la bienvenue, cela me permet de me réchauffer. Une heure plus tard nous reprenons la route en direction du Passo Gardena. Nous sommes au cœur du massif des Dolomites. Une multitude de grandes parois nous cerne de tous côtés. Les une après les autres, elles se dévoilent par intermittence parmi les brumes, tels d’immenses spectres aux dimensions gigantesques. Je
reconnais des montagnes que j’ai gravies il y plus de trente ans. Malgré les années ces souvenirs forts sont toujours très présents dans ma mémoire. Une accalmie rend une partie de cette montée agréable, le soleil pointe par moments quelques rayons timides. Le paysage est grandiose. Mais hélas, l’embellie sera de courte durée et c’est sous de véritables bourrasques que j’atteins le col. Tout autour, ce ne sont que gigantesques masses rocheuses fantomatiques qui jouent à cache-cache avec les nuées poussées par le vent. Malgré l’inconfort de la situation je ne puis m’empêcher de marquer l’arrêt afin de m’imprégner de ces panoramas dantesques, et de les immortaliser par quelques photos.
Gérard m’attend un peu plus bas, vaguement abrité. Nous ne traînons pas et entamons la descente vers la belle vallée du val Gardena. Les freins à disques de mon compagnon manifestent de sérieux signes de fin de vie. Il n’est pas content, car ils avaient été contrôlés avant le départ de cette balade que l’on imaginait très exigeante pour les mâchoires de freins. Mais la chance nous sourit à Santa Cristina, un préparateur va lui changer les pièces défectueuses. Nous voilà repartis dans une longue descente.
L’altitude diminuant, la température augmente et le froid devient plus supportable. Mes tremblements incoercibles s’arrêtent d’eux-mêmes et je me sens beaucoup mieux. La crispation, contre laquelle je lutte accroché à mon guidon, disparait elle aussi. Arrivés à Ortisei ou St Ulrich nous prenons une petite route à gauche en direction de Castelrotto ou Kästelruth. Dans ces régions tous les lieux ont leur dénomination italienne et germanique. Pour ajouter au très net caractère allemand, les constructions sont vraiment de tradition germanique ou autrichienne, grands bâtiments peints de couleurs claires, avec de magnifiques fresques.
Cette petite route que nous amorçons, nous surprend d’entrée de jeu par sa raideur. Certains passages dépassent allégrement les 15%. Après une journée déjà éprouvante, c’est le coup de grâce. Nous constatons que nous n’avons pas mangé à midi et il est 17 heures. En pleine côte un arrêt s’impose car l’hypoglycémie guette. Après nous être sustentés les forces reviennent et nous atteignons notre troisième col de la journée, le Passo Pinei à 1437 mètres. Il ne nous reste plus qu’à nous laisser entraîner vers le magnifique village de Castelrotto alors qu’en cette fin d’après-midi le
calme météorologique est revenu et que le soleil fait de grandes apparitions qui nous apportent chaleur et route sèche.
Ce petit village est adorable, il me fait penser en miniature à la ville de Königsberg au bord du Danube. Partout ce ne sont que splendides maisons aux décorations aux couleurs vives et de bon goût, remarquablement entretenues. Notre hôtel est une merveille, l’accueil y est de premier ordre. L’endroit est touristique. Un groupe d’Américains se fait particulièrement remarquer par leur accent auquel j’ai du mal à m’habituer. Je ne sais pas si cela est dû à notre heure d’arrivée tardive, plus de 18 heures, mais j’ai droit à une superbe suite avec petit déjeuner gargantuesque pour la modique somme de 44 euros. Nous partons nous promener à travers les ruelles et les petites places de
ce village de contes de fées. Le temps semble vouloir évoluer enfin vers le beau. Mieux vaut tard que jamais. Nous n’aurons pas vu grand chose des Dolomites que nous quitterons définitivement demain matin. Cela nous donnera un motif pour y revenir. D’ailleurs il n’est pas impossible que nous revenions pour un tour beaucoup plus approfondi de cette région par la multitude de ses cols haut perchés.Cinquième jour Castelrotto à Prato allo Stelvio 113 km 600 m de dénivelé Après un magnifique petit déjeuner au cours duquel j’engloutis pain, croissants, fromages frais dur et blanc, œufs à la coque, jambon, saucisson, et autres gâteaux couverts de confiture et de beurre, le tout noyé dans un déluge de jus d’orange de café et de thé, je me sens d’attaque pour une nouvelle journée, prêt à affronter sans mollir les imprévus de la route. Nous en avons perdu l’habitude mais le soleil a repris possession du ciel. Nous effectuons nos derniers tours de roue dans les Dolomites, avant de plonger vers la ville de Bolzano. Nous quittons définitivement le Haut Adige. J’ai du mal à pédaler, la
tête levée, le regard scrutant à la recherche d’itinéraires d’escalade au milieu de ces immenses à-pics qui nous dominent. Je me projette déjà dans mes prochains desseins, une semaine d’escalade à mon retour de ce périple. Mais une chose après l’autre ! Carpe diem, oui profitons de l’instant présent. Après quelques petites côtes en début de parcours, juste pour nous échauffer, une magnifique route sinueuse en encorbellement dans une falaise très raide nous conduit par une superbe descente jusqu’à l’entrée de Bolzano. Par moments, quelques centaines de mètres plus bas nous pouvons discerner une véritable procession de camions à touche-touche sur la grande route de fond de vallée, que nous allons nécessairement rejoindre. Cela ne manque pas de nous inquiéter. Va-t-on devoir emprunter une route
très passante sur une longue distance, au milieu du bruit et de la pollution ? Eh bien non ! Avec joie nous allons découvrir au peu avant la grande ville de Bolzano une magnifique piste cyclable qui va nous conduire une centaine de kilomètres plus loin au pied de ce col mythique, le Stlevio, qui avec ses 2758 mètres est un concurrent sérieux à l’Iseran pour le titre de plus haut col d’Europe. Certains connaisseurs pourraient me rétorquer, que le plus haut c’est Restefond la Bonette. Eh bien pas exact ! La route de Restefond la Bonette, qui fait le tour d’un pic, est la plus haute d’Europe, mais le col de la Bonette qui donne accès aux deux versants de cette montagne culmine juste au-dessus de 2700mètres.
Nous voilà sur cette piste cyclable incroyable, qui bien séparée du trafic important de cette vallée passante, nous fait franchir routes et autoroute par des ouvrages successifs, en longeant une rivière au courant rapide, qui donne l’occasion de très jolis coup d’œil. La traversée de Bolzano est un peu brouillonne, bien que constamment sur piste cyclable. A plusieurs reprises nous demandons notre chemin au croisement de plusieurs pistes, fréquentées par de nombreux cyclistes. Si certains voient que nous sommes français et nous répondent dans notre langue, la majorité semble préférer l’allemand
à l’italien. Une fois sortis de la ville, nous remontons à vive allure en direction de Merano. Les cols des derniers jours nous ont donné une belle forme et nous pédalons de bon cœur sur cette vélo route presque plate, du moins pour le moment. Une heure et quelques minutes nous suffisent pour atteindre la ville de Merano à une trentaine de kilomètres au nord de Bolzano. Nombreux sont les cyclistes que nous croisons et c’est la première fois que je vois une telle concentration de voyageurs avec sacoches. Sont-ils tous sur un même itinéraire, ou cette piste est-elle le passage commun d’une multitude d’itinéraires ? Je ne pense pas que toutes ces personnes soient lancées dans la traversée des Alpes en sens inverse du nôtre.
Alors que nous avions des appréhensions concernant cette étape de liaison en fond de vallée, nous effectuons un trajet superbe, bien conçu pour le vélo. À partir de Merano, de temps en temps quelques petits raidillons nous font prendre par paliers les 600 mètres de dénivelé qui séparent Bolzano de notre point d’arrivée au pied du Stelvio. Nous rencontrons un Allemand lancé dans une traversée de longue
haleine du sud de l’Italie jusqu’en Hollande. Nous faisons quelques kilomètres en sa compagnie, jusqu’à Prato, terme de notre étape du jour. Lui est un pur, il va camper, nous un peu plus embourgeoisés nous optons pour l’hôtel, avec comme alibi, l’étape difficile et mythique du Stelvio programmée le lendemain.Sixième jour Prato allo Stelvio à Valdidentro 58 km 2300 m de dénivelé Ce matin encore le temps est au beau fixe. Hier matin nous avions eu l’information, que le col du Stelvio était fermé à la circulation du fait des très mauvaises conditions météorologiques de cette dernière semaine. Mais notre moral était gonflé à bloc, et devoir pousser ou porter nos vélos quelques centaines de mètres dans la neige, ne représentait pas à nos yeux une raison pour renoncer. Mais bonne nouvelle, ce matin le col est de nouveau ouvert. La montée se déroule le long de 25 kilomètres et quelques 1800 mètres de dénivelé. Nous attaquons alors qu’il fait encore frais. Le premier tiers suit
un fond de vallée au milieu d’une forêt. Nous apercevons les hauts sommets qui nous dominent, la perspective plongeante ne nous permettant pas de saisir toute l’ampleur de ces vastes domaines glaciaires. La circulation de motos et de voitures de sport des plus luxueuses est intense. Par moments, on se croirait vraiment au milieu d’une compétition tellement les machines surpuissantes en pleine action sont présentes en grand nombre.
Quelques cyclistes avec vélo de route nous doublent. Nous rejoignons un cyclotouriste tchèque qui effectue la dernière étape de son voyage au départ de son pays. Devant nous un immense pan de montagne apparait en bout de vallée, une incroyable succession d’épingles à cheveux en zèbre toute la pente. C’est bien par là que nous allons monter ? Pas de doute ! Virage après virage le champ de vision s’élargit, de vastes zones enneigées striées de grandes crevasses et bornées d’immenses séracs se dévoilent au fur et à mesure. Le spectacle est si captivant que je ne vois pas les kilomètres défiler, le regard perdu un peu partout là-haut. Je dépasse une cycliste allemande de Cologne, très sympathique. Nous échangeons quelques mots, lorsque les vrombissements des motos nous laissent quelques instants de répit. Je n’ai jamais vu un tel trafic de « gros cubes » de tous genres, Harley et autres customs, grandes routières, sportives, roadsters …
Cette montée est un vrai régal et une pensée très machiste me fait rire. Un très bon camarade m’avait dit un jour, je te propose de créer un club : le MMPG. De quoi s’agit-il ? Sigle très explicite pour : Montagne, Moto, Pinard, Gonzesse !! Pas très futé, j’en conviens ! Mais dans cette montée trois des éléments, avec ma charmante cycliste de Cologne, sont réunis. Mais il est vrai que le quatrième, le Pinard, ne serait peut-être pas le bien venu dans cette rampe de longue haleine ! Les virages et en
particulier ceux que je viens de franchir accaparent de nouveau mon esprit. La perspective en contrebas est franchement époustouflante. Par endroits, on ne voit que superposition de tronçons de route parallèles. Une route comme celle-là, je n’en avais jamais imaginé. Dans les quelques derniers kilomètres, la neige est présente sur le bord de la route. Des inscriptions au sol, 1000, puis 500, puis 200 et enfin 100. Ça y est, le sommet arrive. Incroyable, une foule immense, principalement des motards. Cela me replonge une quarantaine d’années dans le passé, à l’époque des grands concentrations, en particulier je pense à celle dénommée le Chamois qui se déroulait vers le 14 juillet à Val d’Isère.
Il fait bon, nous savourons notre plaisir au point culminant de notre traversée. Tout bon moment
n’ayant pas vocation d’éternité, nous entreprenons la descente sur le versant opposé avec l’intention de profiter de l’occasion afin de se faire un gros plaisir à fond de train. Je ne serai pas déçu. La couche de neige est plus importante de ce côté de la montagne que de celui de la montée, sans doute question d’orientation et de pente. Les vélos de course et les motos sont nombreux. L’état de la route permet de belles prises de vitesse, je frôle fréquemment les 70 à l’heure. Vers le milieu de la descente, un groupe d’une dizaine de cyclistes se trouve à une centaine de mètres devant moi. Un groupe de 8 motos me double et les rattrape. Le revêtement devenant de moindre qualité, les pneus de course demandent des précautions, les cyclistes freinent, les deux groupes de vélos et motos se mélangent. Mes pneus schwalbe extrême, beaucoup plus robustes, ne nécessitent pas tant de précautions. J’appuie à fond sur les pédales, grand développement. À gauche de la chaussée un espace reste libre, je m’y engouffre, compteur presque à 70. Quelques dizaines de mètres plus loin, une suite de courbes pas très prononcées, ça doit passer sans freiner, mais impérativement les doubler tous, vélos et motos, avant la première courbe. Une moto fait mine de déboîter, mais elle s’abstient, m’a-telle vu dans son rétro ? Ça y est, je suis devant. Pas un coup de frein, j’enchaîne les courbes. Derrière j’entends hurler les moteurs de motos. Quel bordel ça doit être ? Pas le temps de me retourner, juste regarder la route un peu cahoteuse et négocier au mieux les virages. Le vrombissement me rejoint. Grand courbe à droite, je suis au milieu des motos. L’une d’entre elles, exactement à ma hauteur sur l’extérieur, prend la courbe à ma vitesse. On a la même inclinaison. Grosse jouissance. Le passager hilare, me regarde le
pouce en l’air. Pas le temps de répondre, gaffe, je n’ai pas des freins de moto, ne pas en percuter une. Suit un virage à gauche, je me retrouve en extérieur entre la rambarde de sécurité et la moto. Cette dernière se laisse quelques instants embarquer. Aïe, je vois mon espace vital virer au néant ! Le pilote réagit et penche brutalement à gauche, ce qui me libère un passage. Suivent deux épingles à cheveux. Je coupe dans la première, tandis que les motos élargissent le virage. La seconde on la passe de façon un peu brouillonne des motos un peu partout. Eh voilà, ça va être fini pour moi, une grande ligne droite suit. Les monstres vont me foudroyer sur place. Mais non, gentiment ils se rangent tous en bordure de route pour se regrouper. Je les double et à mon tour quelques centaines de mètres plus loin je m’arrête afin d’attendre Gérard. Dans un premier temps les motos passent à faible vitesse et me font de petits signes amicaux auxquels je réponds avec le sourire. Ensuite arrive Gérard, qui me dit « tu as loupé l’embranchement que nous devons prendre en direction du Passo Foscagno ». Tout accaparé de joie au milieu de ma horde sauvage, je n’avais même pas vu qu’il y avait un croisement ! Tout plaisir a son prix, en l’occurrence il s’agira d’un kilomètre de remontée en plus.
D’un coup la fatigue me tombe dessus. Il fait très chaud et on vient de monter le Stelvio à bon train, et de plus de le descendre comme des furieux ! De plus à part quelques barres de mars et autre pâte d’amande, nous n’avons rien à manger. Après quelques kilomètres de montée, sur la gauche un village
est indiqué. Il y a un restaurant. Mais il faut descendre une belle côte, ce qui impliquera logiquement de la remonter. Tant pis, on y va. Le restaurant est fermé, ainsi que l’épicerie se situant à côté. Nous nous contentons de nos quelques sucreries. Cependant une fontaine nous permet de nous ravitailler en eau fraîche. Après une halte salvatrice, nous repartons dans une pente raide sous un soleil de plomb pour une dizaine de kilomètres. Tout ce que nous ferons aujourd’hui nous n’aurons pas à le faire demain. Même si ce raisonnement a quelques raisons de nous motiver, au village de Valdidentro nous nous arrêtons dans une auberge à l’aspect patibulaire, mais qui se révélera très bonne et pas chère.Septième jour Valdidentro Chiavenna 119 km 2000 m de dénivelé Ce matin le temps est encore une fois magnifique. Nous démarrons directement en côte. Je ressens la fatigue des jours précédents et cette première montée de près de 800 mètres pour 15 kilomètres, je la trouve longue. De plus le trafic de camions est relativement intense, ce qui n’est jamais agréable. Le panorama par contre, se révèle magnifique, en particulier vers la Cima de Piazzi qui nous domine du haut de ses 3439 mètres, et qui étale ses grandes masses glacières au soleil éclatant. Le col de Foscagno est enfin atteint après une longue rampe finale. Il culmine tout de même à2291mètres. De là,
nous apercevons le suivant à quelques kilomètres, le Passo Eira qui s’élève à 2208 mètres. Après une belle descente et une courte remontée de quelques deux cents mètres, mais forts pentus, nous empochons notre deuxième col de la journée.
Une belle descente nous conduit dans le village de Livigno, à la configuration étrange, tout en longueur. Un peu au-dessus nous effectuons un agréable pique-nique dans l’herbe, au milieu des vaches. La montagne par beau temps, on l’apprécie franchement après quatre jours de pluie. Nous voilà partis pour la troisième ascension de la journée. Il s’agit de rejoindre la Forcala di Livigno, située à 14 kilomètres du village et 500 mètres plus haut à 2315 mètres. Le vent nous est défavorable, ce qui rend la montée d’autant plus difficile. Une immense vallée se présente devant nous. On peut voir pratiquement le col à une dizaine de kilomètres, ce qui donne une idée claire de la vitesse de fourmi à laquelle nous montons. Le vélo tourisme est avant tout une école de patience. Ne pas chercher à se presser, en profiter pour regarder ce qui nous entoure et s’imprégner de cette nature que nous traversons à la force de nos cuisses. Je suis toujours étonné de constater, qu’au cours de ces longs voyages, le long de côtes infinies, alors que l’on en bave du matin au soir, sous le joug du froid ou de la chaleur, du trafic, du vent, de la fatigue et de la soif, les journées passent à une vitesse affolante. Je ne suis jamais blasé de ces périples de forçats, toujours curieux de découvrir ce qui se cache derrière le prochain virage, ou la prochaine montagne. L’immense rampe finale me rappelle le col de la Colombière dont nous ne voyions pas la fin avec Evelyne, lors de notre parcours de la Route des Grandes Alpes de Thonon-les-Bains à Nice, l’année dernière.
Enfin le col est atteint. La vue y est magnifique sur le massif de la Bernina, l’un des sommets de plus de
4000 mètres des Alpes. D’ailleurs le col du même nom sera le quatrième de la journée avant de plonger sur Saint Moritz et la Suisse aux prix prohibitifs. Nous passons la frontière italienne sans contrôle et plongeons dans un vallon de toute beauté, aux flancs arides aux grandes pentes minérales, où la végétation est totalement absente. Quatre kilomètre d’une superbe descente, puis le poste frontière suisse, lui aussi non gardé, et en quatre kilomètres d’une route acrobatique nous rejoignons le Passo Bernina à 2330 mètres d’altitude. Les montagnes qui nous entourent nous écrasent du haut de leurs quatre mille mètres. Une longue descente nous conduit à Saint Moritz. Nous dépassons la ville dans l’espoir de trouver un logement à prix acceptable. La moindre chambre d’hôtel est à deux cents euros, et encore après remise. On nous propose une chambre chez l’habitant pour cent soixante euros avec WC sur le palier. J’ai vraiment l’impression qu’on nous prend pour des pigeons. La Suisse ce n’est pas la même Europe que la nôtre, celle qui est en faillite. Après hésitation, sur le fait de faire demi-tour et retourner dans un camping, je propose à Gérard de tenter de rejoindre la ville italienne de Chiavenna qui est à 40 kilomètres, alors qu’il est déjà six heures du soir. Mais la route devrait descendre pratiquement tout le
temps de 1800 mètres à 333 mètres. Effectivement, après quelques kilomètres de plat à lutter contre un fort vent de face, nous abordons une immense descente, où nous voyons les épingles à cheveux s’empiler presque jusqu’à l’infini. Nous avons bon espoir de rejoindre Chiavenna en un peu plus d’une heure. Cette immense descente est un vrai plaisir, j’en profite pour doubler toute une file de voitures ralentie par un car qui négocient les virages difficiles à faible allure. Le dépassement du bus en coupant dans une épingle se fait rapidement. La route est toute à moi pour plusieurs kilomètres et je dépasse allégrement les 70km/h. Les cent kilomètres sont atteints, et c’est avec près de 120 au compteur que nous rentrons dans cette petite ville italienne perdue au milieu d’un océan de gigantesques montagnes, ce qui lui donne un charme saisissant. Les derniers kilomètres parcourus le long d’une étroite ruelle aux murs multi centenaires sont une pure merveille. On pourrait presque se croire dans une vallée reculée perdu quelque part au pied de l’Annapurna. Je ressens la même émotion devant ces terres qui s’envolent vers d’inaccessibles altitudes tout autour. Nous éprouvons quelques difficultés à trouver une place dans un hôtel à cette heure tardive de 19 heures. Finalement, tout s’arrange et pour un prix fort
acceptable nous obtenons une chambre confortable, équipée d’un petit balcon, duquel la vue est magnifique sur les environs, en particulier sur la vieille église qui se situe juste en face. Nous partons dîner dans les rues étroites de la vieille ville, qui ont un charme fou. La soirée est très agréable, parmi des Italiens et Italiennes pleins de joie de vivre. Souvent, on m’a dit que les Italiens représentaient le peuple le plus joyeux de la terre, je le crois volontiers. Nous nous louons d’avoir osé faire ces quarante kilomètres et de nous être échappés de cette Suisse et de ses prix déments.Huitième jour Chiavenna Bivouac 30km avant Lugano 100 km 2550 m de dénivelé L’étape du jour risque d’être difficile, voire la plus longue de notre périple en matière de dénivelé. Nous comptons passer deux cols, dans un premier temps le Passo Spluga (2113 m) et ses 1780 mètres de dénivelé et ensuite le Passo San Bernadino (2066m) avec 600 mètres de dénivelé. Cela signifie, que s’il
n’y avait aucune descente au cours de la montée de ces deux cols nous serions déjà à 2400 mètres de dénivelé. Nous verrons bien. Nous décidons cependant de partir relativement tôt, vers les 8h15. D’entrée la pente est très soutenue, sans replat pour souffler. De plus à ces basses altitudes la température, dès le matin, est importante, et c’est dans une atmosphère étouffante que nous entamons notre longue étape. Comme toujours je me cale sur mon petit plateau à 22 dents et mon plus grand pignon et je mouline en attendant que les kilomètres défilent et l’altitude augmente. Après une dizaine de kilomètres nous faisons une halte dans un petit village et achetons les ingrédients pour notre repas de midi. Nous avons très nettement un faible pour la charcuterie italienne. Ma botte secrète une grosse bouteille de deux litres d’un « banga » bien sucré, qui me permettra de palier les coups de fringale, qui risquent de se manifester dans la journée, ici ou là. A la sortie du village, une grande descente vient casser le rythme. En effet, ce sera une centaine de mètres supplémentaires à ajouter à la longue liste de la journée.
Nous abordons l’un des passages les plus extraordinaires de notre traversée. La route s’engage en lacets dans une véritable paroi. Une succession d’épingles serrées ponctuées de tunnels s’élève de façon vertigineuse. Malgré la raideur, l’enthousiasme est tel que je pédale sans aucune fatigue, trop impatient de découvrir le point de vue du prochain virage ou de la sortie du prochain tunnel. Les virages sont si serrés que cette portion de route est interdite à tous véhicule plus volumineux qu’une
voiture. Les motos sont nombreuses à emprunter cet itinéraire qui monte dans le ciel. Après cette partie particulièrement spectaculaire, la route traverse de grandes prairies avant de rejoindre un vaste replat occupé par un lac. Vient en bouquet terminal un dernier raidillon qui conduit au col qui culmine à 2113. Bien que cette altitude ne soit pas très élevée, cette montée représente l’une des plus longues et des plus extraordinaires que j’ai accomplies.
Bien installés, nous faisons notre pause casse-croûte en regardant les nombreux deux roues, à moteur ou non, qui passent. Nous reprenons notre route avec la ferme intention de passer le col suivant le Grand S. Bernardino. La descente que nous effectuons est très belle. La route une fois de plus offre des perspectives stupéfiantes sur ses séries de lacets. Une fois au pied, nous nous arrêtons prendre une consommation dans un café bien agréable. Pas de doute nous sommes bien revenus en Suisse, un capuccino et un coca pour la modique somme de 8,28 euros. Il faut dire que le franc suisse a quasiment la valeur de l’euro.
Ne nous laissons pas polluer par des pensées négatives. Nous remontons une longue vallée par une piste cyclable bucolique à travers forêt, mais la pente par endroits demande de ne pas relâcher la pression sur les pédales ! Nous arrivons au pied du col. Un panneau annonce : 8 km et 450 m de dénivelé. Le tracé de la route est optimal pour les vélos. Une succession d’épingles entrecoupées de longues lignes droites à la pente modérée. Cela nous permet de prendre un bon rythme et de le maintenir sans avoir à développer des efforts surhumains. Les deux derniers kilomètres sont exposés à un vent défavorable. Cela nous ralentit à peine. L’arrivée au col est de toute beauté. Le soleil commence à baisser sur ce décor de grandes montagnes, ce qui donne des teintes douces qui tirent
vers le rose. Un lac de belles dimensions occupe le replat au niveau du col. Des pêcheurs en barque rentrent, mais ils cachent bien leurs prises, donc le mystère restera sur le succès de leur pêche.
Il est déjà tard. La carte indique un camping au village de San Bernardino. Ce dernier se trouve quelques kilomètres sous le col. Si nous devons camper, je préfère perdre de l’altitude et aller dormir beaucoup plus bas, ce qui devrait être plus confortable en matière de température. Toute envie de nous arrêter nous est immédiatement ôtée, lorsque nous voyons le camping en question. Entassement de maisonnettes aux teintes sombres, qui font plus penser à un camp au mieux de rétention qu’à un lieu de villégiature. Le suivant se situe à une trentaine de kilomètres dans le val Mesolcina à Roveredo. Cela ne devrait pas nous poser de problème de le rejoindre ce soir, car la route ne fait que descendre. Cependant, en ce dimanche soir nous n’avons rien à manger, et pas question de trouver une épicerie ouverte. Nous décidons de nous arrêter au premier restaurant rencontré, de commencer par nous sustenter, puis de rejoindre le camping. Dans un premier temps nous nous arrêtons dans un motel à l’aspect glauque. Ils ne font pas à manger le soir. Par curiosité nous leur demandons le prix d’une chambre à deux lits. La réponse ne nous étonne plus : 102 francs suisses ou 97 euros. On me proposerait la nuit gratuitement, je ne sais pas si j’accepterais, il est des lieux qui n’inspirent vraiment pas ! Un peu plus loin à la sortie d’un village, un restaurant, tout ce qu’il y a de plus simple. Pour un repas modeste, quelques branches de céleri, une assiette de pâtes deux boules de glace, un coca, un verre de vin et une camomille, cela nous revient à 68 euros à deux. Décidément la Suisse ce n’est pas un pays pour le reste des Européens. Demain nous allons manger à peu près la même chose en Italie et cela nous coûtera 21 euros ! Outre la douloureuse, la serveuse nous apporte la bonne nouvelle que le camping que nous
comptons rejoindre n’existe plus. Donc, nous n’avons plus le choix, ce soir ce sera camping sauvage. Il ne nous reste plus qu’à trouver un coin tranquille. Nous nous éloignons de la route principale, en longeant un chemin de terre qui suit la rivière, puis après quelques hésitations nous trouvons un emplacement convenable en bordure de piste. Au loin, il y a bien quelques chiens qui aboient, sentant notre présence, mais rapidement ils nous intègrent dans leur environnement. La nuit sera calme.Neuvième jour environs de Roveredo à Varzo 90km 1000 m de dénivelé C’est un peu collants que nous nous réveillons, la nuit a été particulièrement chaude, et l’absence de douche après les gros efforts de la veille n’a pas été très agréable. Nous faisons un brin de toilette à la rivière et reprenons notre chemin. Au premier village, nous déjeunons dans un bistrot. Nous nous attendons une fois de plus au coup de bambou. Il n’en n’est rien, le prix payé est raisonnable pour ce que nous avons bu et mangé. Une trentaine de kilomètres plus loin, nous rentrons dans Locarno. Nous
prenons le temps de descendre au bord du lac, qui est de belles dimensions. Puis avant de continuer notre avancée vers l’ouest nous effectuons un tour au centre ville. Une grande place entourée de maisons multicolores, aux teintes pastel est du plus bel effet.
A la sortie d la ville nous nous dirigeons vers Losone. Pour quelques kilomètres nous nous retrouvons sur l’autoroute, ce qui est franchement désagréable. Heureusement cela ne dure pas. Nous prenons alors la direction d’Intragna. L’arrivée dans ce village se fait par une petite route en côte très raide. Nous l’estimons au moins à 15%. Encore une dizaine de kilomètres puis nous franchissons la frontière une fois de plus et nous retrouvons en Italie. Une route, qui sans avoir l’air, monte sur une vingtaine de kilomètres. La chaleur est accablante. Tout au long de ce parcours la vue sur la rivière que nous dominons est superbe. D’ailleurs vu le nombre de motos, on comprend que l’on est encore sur un tronçon très touristique. Enfin, une longue descente nous conduit au pied du col du Simplon. Un long tunnel tout en descente, et bien éclairé. Je prends une belle vitesse, mon compteur indique 76km/h. J’ai une très vive sensation de vitesse. Plus aucune voiture ne me double, il me semble que la vitesse est limitée à 70. Vais-je prendre un PV pour excès de vitesse ? De celui-là je pourrais être fier ! Nous voilà à Crevoladossola, démarrage pour le Simplon, dernier grand col de 1800 mètres de dénivelé. Nous en faisons les 8 premiers kilomètres ce soir, ce sera toujours cela de moins demain. C’est fatigués par la forte chaleur que nous arrivons au village de Varzo. Nous rentrons dans ce bourg par un petit chemin, tellement raide que c’est à pied que je termine. Cela ne m’était jamais arrivé. Nous trouvons un logement chez l’habitant au prix très modéré pour une belle prestation dans une maison au jardin de toute beauté.Dixième jour Varzo à Sion 109 km, 1500 m de dénivelé L’étape de ce jour peut être qualifiée de plus pénible de notre traversée. Large route qui donne l’illusion de pente modérée, alors que je me traîne à six ou sept à l’heure. Cette lenteur, alors que l’on n’a pas une impression de raideur, est démoralisante. Je mets cela sur le compte de la méforme. Mais si je
prends la peine de me retourner, je constate que la vallée se creuse réellement. La circulation est assez importante, ce col étant un lieu de passage fréquenté entre Italie et Suisse. Une partie du trafic est absorbé par le tunnel ferroviaire, mais tous les camions n’utilisent pas le rail. En matière de tunnels la route de ce col est aussi bien fournie. Certains sont très longs, plusieurs kilomètres. Le bruit des moteurs résonne. On ne perçoit pas dans quel sens les véhicules viennent. Le grondement s’amplifie, et lorsqu’un camion me rattrape, la dernière phase de rapprochement est un vrai calvaire. Je me pose toujours la question de savoir s’il peut m’accrocher. Puis dans un bruit infernal il me dépasse souvent dans un nuage de fumée, car en montée il doit développer une grande puissance. Non, franchement, cette montée du Simplon ne me restera pas comme un joli moment de plaisir, mais
plutôt comme quelques heures pénibles passées sur une route hostile. Tout a une fin, même les expériences désagréables, le sommet est atteint. Une longue descente nous conduit dans la vallée du Rhône à Brig. Nous y trouvons une piste cyclable. Son tracé n’est pas très cohérent, il traverse la vallée, pourtant large, dans tous les sens. Nous avons vraiment l’impression de faire des tours et des détours sans toujours beaucoup avancer vers l’ouest. Nous aurons même la surprise de nous retrouver à escalader un vignoble abrupt en nous éloignant franchement du fleuve. Cette erreur nous conduit à une impasse. Soit faire un immense détour pour rejoindre le fond de la vallée, ou alors couper directement à travers vignobles et buissons en retenant nos vélos dans des pentes de terre très raides, et même les porter en traversant des bois d’acacias, dont les épines sont particulièrement redoutables. Nous optons pour la seconde option. Tout
n’est pas à critiquer dans ce tronçon de la vallée du Rhône. Par moments de beaux passages pas toujours goudronnés nous permettent de suivre le Rhône qui est presque un torrent de montagne, à l’abri des frondaisons. Camping les citronniers à Sion, l’accueil est particulièrement bon, nous le conseillons vivement.Onzième jour Sion Thonon 119 km 900m de dénivelé Aujourd’hui nous abordons la dernière étape de notre traversée. Je suis toujours surpris de constater que l’on rentre vite dans le voyage à vélo, et que l’on n’a pas toujours envie d’en sortir. Je me verrais bien continuer vers Nice ou vers Vienne en Autriche. Mais voilà, lorsqu’on a fixé des dates il faut s’y tenir, car la famille vit souvent ces absences avec une forme de souffrance. Nous reprenons dans un premier temps la piste cyclable du Rhône. Ce matin la vallée nous apparait
beaucoup plus riante et la cycloroute plus agréable. Après une soixantaine de kilomètres nous atteignons la ville de Monthey. De là il reste à franchir le dernier col de notre périple, le Pas de Morgins. Certes comparé au Stelvio, un dénivelé de 800 mètres représente une difficulté modérée. Mais nous avons déjà plus de soixante kilomètres dans les jambes depuis le départ de l’étape, d’autre part c’est le onzième jour que nous roulons sans repos et nous allons franchir l’obstacle aux heures les plus chaudes, entre midi et deux heures de l’après-midi. La pente s’avère très soutenue, particulièrement dans les premiers kilomètres. Vers quatorze heures, je franchis ce col à l’altitude modérée, 1369 mètres. Gérard est déjà passé depuis un bon moment. Il m’attend à la terrasse d’un café au premier village rencontré dans la descente.
Il ne nous reste plus qu’à nous laisser emporter par la pente en direction de la gare de Thonon. Quelques petites pluies irrégulières nous apportent rafraîchissement sans désagrément. Mauvaise surprise à 17 kilomètres de notre but, la route est totalement coupée. Cela nous force à un détour qui
commence par six kilomètres de montée. Nous rejoignons par la suite une magnifique petite route toute en virages dans une pente raide qui nous conduit à Thonon. Nous traversons rapidement les bouchons de cette petite ville et notre aventure prend fin devant la gare, là où elle avait commencé en septembre dernier en direction de Nice.Randonnée en bivouac dans les Pyrénées English translation pending
Bonjour,
J'envisage une randonnées en bivouac dans les Pyrénées, à 2 avec mon ami, ce qui serait une surprise pour lui. Adeptes des randonnées tout les deux, nous connaissons moins les Pyrénées découvertes il y a un an lors de nos vacances. Complétement séduits par ce lieu magique, c'est dans ces coins là que je voudrais l'emmener. Pour cela j'aurais besoin de votre aide pour m'aider a choisir le lieu précis et construire mon itinéraire. J'ai déjà lu beaucoup de messages intéressants sur ce site mais la plupart date de plusieurs années ou alors me laisse dans une vision assez vague. J'ai par exemple entendu parler du pic du midi d'Ossau qui me tente bien. Je voudrais que l'on parte sur 5 jours en sachant que nous voyagerons en train et non en voiture pour ce qui est de l'arrivée au point de départ. Auriez-vous une chouette idée de randonnée à me proposer, calme, sauvages, dépaysantes, le moins fréquentée possible, à faire sur 5 jours et où l'on peut faire du bivouac? Nous sommes de très bon marcheurs adeptes des randonnées mais sont à exclure tous les itinéraires qui demandent du matériel et des technique particulières comme les cordages etc... Nous partirions la première semaine d'Aout... Oué pas terrible pour ce qui est de la fréquentation mais pas trop le choix ;)
Merci et bonne journée à vous!!
J'envisage une randonnées en bivouac dans les Pyrénées, à 2 avec mon ami, ce qui serait une surprise pour lui. Adeptes des randonnées tout les deux, nous connaissons moins les Pyrénées découvertes il y a un an lors de nos vacances. Complétement séduits par ce lieu magique, c'est dans ces coins là que je voudrais l'emmener. Pour cela j'aurais besoin de votre aide pour m'aider a choisir le lieu précis et construire mon itinéraire. J'ai déjà lu beaucoup de messages intéressants sur ce site mais la plupart date de plusieurs années ou alors me laisse dans une vision assez vague. J'ai par exemple entendu parler du pic du midi d'Ossau qui me tente bien. Je voudrais que l'on parte sur 5 jours en sachant que nous voyagerons en train et non en voiture pour ce qui est de l'arrivée au point de départ. Auriez-vous une chouette idée de randonnée à me proposer, calme, sauvages, dépaysantes, le moins fréquentée possible, à faire sur 5 jours et où l'on peut faire du bivouac? Nous sommes de très bon marcheurs adeptes des randonnées mais sont à exclure tous les itinéraires qui demandent du matériel et des technique particulières comme les cordages etc... Nous partirions la première semaine d'Aout... Oué pas terrible pour ce qui est de la fréquentation mais pas trop le choix ;)
Merci et bonne journée à vous!!
Demande de visa pour les Philippines en France English translation pending
Bonjour,
Je voudrais faire une demande de visa à Bordeaux pour arriver tranquille à Manille avec 59 jours. Le problème c'est que l'on demande compte bancaire, nom de l'employeur... et moi, je suis sans emploi (senior 55 ans au chômage longue durée).
Quelqu'un peut-il me dire si je risque de me voir refuser ce visa ? Combien d'argent faut-il sur le compte en banque ?
J'ai des petits moyens certes, mais j'économise depuis assez longtemps pour pouvoir me payer ce voyage d'autant plus que sur place, je vis local.
Merci pour toute info.
😄
Préparation de voyage de quinze jours en Irlande à l'été 2013! English translation pending
Bonjour à tous,
Je m'adresse à vous afin de commencer à préparer un voyage de 15 jours en famille ( 2 adultes 2 enfants de 15 et 12 ans ) prévu pour Aout 2013 ! Oui je sais je m'y prend très tot mais la préparatation c'est dejà partir un peu !!! Nous avons dejà fait ouest USA , l'Italie et l'islande et nous aimons faire de l'itinérant... Toutefois, pour l'Irlande nous nous sommes dit que ce serait peut être bien de faire quelque chose d'un peu plus reposant ( tout en voyant des beaux coins bien sur ).
Que pensez vous de l'idee de faire : Traversée maritime Roscoff-Cork Une semaine de location d'un cottage du coté de Killarney une semaine de location d'un cottage vers Galway Puis retour Cork
Mes questions ? - Qu'en pensez vous ? - Les lieux des cottages sont-ils bien choisis ou non ? - Ne veut-il mieux pas faire une boucle itinérante avec 2 nuits de B&B à chaque fois ? - connaissez vous des sites de locations pas trop cher ? - Est ce grave de ne pas faire Dublin ? - Avoir sa propre voiture bonne ou mauvaise idée ? - A quelle date reserver la traversée afin de profiter des meilleurs tarifs ?
Merci d'avance à tous ceux qui pourront nous aider ...
Isabelle
Je m'adresse à vous afin de commencer à préparer un voyage de 15 jours en famille ( 2 adultes 2 enfants de 15 et 12 ans ) prévu pour Aout 2013 ! Oui je sais je m'y prend très tot mais la préparatation c'est dejà partir un peu !!! Nous avons dejà fait ouest USA , l'Italie et l'islande et nous aimons faire de l'itinérant... Toutefois, pour l'Irlande nous nous sommes dit que ce serait peut être bien de faire quelque chose d'un peu plus reposant ( tout en voyant des beaux coins bien sur ).
Que pensez vous de l'idee de faire : Traversée maritime Roscoff-Cork Une semaine de location d'un cottage du coté de Killarney une semaine de location d'un cottage vers Galway Puis retour Cork
Mes questions ? - Qu'en pensez vous ? - Les lieux des cottages sont-ils bien choisis ou non ? - Ne veut-il mieux pas faire une boucle itinérante avec 2 nuits de B&B à chaque fois ? - connaissez vous des sites de locations pas trop cher ? - Est ce grave de ne pas faire Dublin ? - Avoir sa propre voiture bonne ou mauvaise idée ? - A quelle date reserver la traversée afin de profiter des meilleurs tarifs ?
Merci d'avance à tous ceux qui pourront nous aider ...
Isabelle
Qu'elle était verte mon Irlande English translation pending
Pour tous ceux qui comptent partir en Irlande, voici quelques retours d'expériences de mon séjour de 9 jours en mai 2012.
Considérations générales
=================
2 jours sur 9 de soleil. Le reste du temps, gris, nuageux avec pluie intermittente surtout l'après-midi. L'Irlande n'est pas verte pour rien.
Bon accueil des gens en général. Beaucoup d'ambiance dans les pubs. Musique live en général à partir de 21H30. Dans les B&B, le petit déjeuner Irlandais est un must. Oubliez le cholesterol et enjoy !
Sur la route, conduire à gauche avec volant à droite et changement de vitesse à main gauche demande un certain temps d'adaptation. Attention surtout lorsqu'on reprend la route après un arrêt, on repart sytématiquement à droite... Les routes sont très étroites dans la campagne. La ligne médiane sert juste de décor car deux voitures ne peuvent ps toujours se croiser. Il faut rouler très prudemment et faire attention aux murets et autres haies, vu qu'on a tendance à serrer à gauche.
La nourriture est excellente et variée surtout le poisson qui est très frais et bien accompagné. Pour les boissons, si vous n'aimez pas la Guiness comme moi, essayez la Murphy ou la Smithwicks (prononcez smidicks).
Rayon prix, c'est similaire à ce qu'on rencontre en Belgique.
Pour l'organisation du voyage, le routard, le site tripadvisor.com, guide-irlande.com, discoverireland.ie....
Si vous avez des questions, n'hésitez pas. Plus de détail et de photos sur http://2carolosenirlande2012.blogspot.com/
Aéroport de Dublin (terminal Ryanair)
==========================
Le parking des voitures de location se trouve à 4 ou 5 Km de l'aéroport. Une navette spécifique à la compagnie de loc vous transporte de l'aéroport au parking. Le point de départ se trouve sur un îlot au milieu des voies de circulation juste devant l'aéroport.
Si vous empruntez la M50 (vers Galway par ex), vous devrez vous acquitter endéans 48H de 3€. Il y a une notice délivrée par la société de loc. Si vous ne le faites pas, il y a une surtaxe que la compagnie de loc vous fera payer de toutes façons. Pour payer, c'est soit par téléphone (ne marchait pas...), soit par le net (OK) ou via un commerce avec l'enseigne qui va bien (pas testé). Il y a également deux ou trois péages sur la route vers Galway (environ 8 € au total)
Clifden
====
B&B : Mallmore House : Rien à redire. Endroit très calme à 3' en voiture de clifden. Chambre spacieuse (sauf sdb), grand jardin et vue sur la mer et Clifden (à 500M) Restaurants : Mitchell's et Boconi. Très bien tous les deux. Menu 3 plats + 1 bouteille de vin => environ 75 € pour deux.
Sky Road : Très belles vues sur la côte de Clifden. Routes très étroites et aucune visibilité de ce qui arrive en face à certains endroits. Rouler très prudemment.
Parc National du Conemara : Escalade de Diamond Hill. Vues magnifiques. Escalade déconseillée par grand vent ou pluie. Reprendre la R374 pour revenir vers Clifden. Nombreux lacs et vues sur les montagnes.
Kylemore Abbey (12 € pp !) : Très bel endroit, mais on peut juste visiter 5 pièces dans l'abbaye ! navette vers les jardins.
Ballynahinch castle : Un super endroit avec de belles promenades balisées. Belles photos pour les amateurs. Plan des ballades disponible à la réception de l'hôtel. Le pub de l'hôtel n'est pas cher et on peut y manger de délicieux sandwiches. L'hôtel quant à lui reste hors budget.
Galway
=====
B&B : Sli Na Mara. A 10-15' à pied du centre ville. Chambre exigue mais propre, dans quartier calme. OK pour une nuit.
Restaurants : "Tratoria" : Pas cher ni vraiment mauvais, mais je n'y retournerais pas.
Centre-ville classique avec enseignes internationales, pubs et restaurants à volonté. Chouette cathédrale assez moderne.
Cliffs of moher : Très belles falaises (6€ pp). On peut se ballader sur les chemins non protégés (à gauche avec le visitor center dans le dos) Il faut juste emjamber un petit muret et fermer les yeux sur le panneau "prohibited". Déconseillé par grand vent et avec des enfants.
Bunratty folk village : Visite du château et du village reconstitué. Démarrer par le château car il ferme tôt. Château médiéval classique avec reconstitution des chambres d'époques. Escalier en colimaçons pas facile lors de grandes affluences.
Pour le parc, très belle ballade à travers les maisons (19 ème siècle) qui sont toutes plus jolies les unes que les autres. Grand souci du détail au niveau de la décoration. Le parc est entouré de verdure. Ne pas hésiter à explorer les parties les plus éloignées. A recommander.
Dingle
===
B&B : Towerview : à 3' du centre en voiture (Grand parking payant 1€/H au port). Bon accueil de la patronne qui renseigne les bons plans. Chambres spacieuses (gde SDB). Endroit calme et cossu mais literie à revoir.
Restaurants :
An Canteen : Très bon rapport qualité/prix. Décor minimaliste et réservation souhaitée. Bull's head : Bonne adresse. Plats copieux et goûteux. 75 € pour deux avec vin argentin.
Soirée irlandaise : Les nombreux pubs accueillent des groupes à partir de 21H30. A faire (Bennet's pub).
Slea head drive : Superbe route de corniche. Plan dispo au tourist office (au port).
Fort dun Beig : Vestige d'un fort de l'âge du bronze. 3 € pour quelques pierres, mais bel endroit.
S'arrêter à la plage Coumeenoole Beach du film "La fille de Ryan" (parking à gauche en sortant du village). Escalader la colline. Vues superbes sur les îles blaskets. Descendre et profiter de la plage.
Oratoire de Gallarus : Exemple de construction étanche en pierre. Bien pour la construction mais visite en 10'.
Ballade agréable dans les rues de la ville avec beaucoup de maisons colorées.
Killarney
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B&B : Fuschia house : Sur la route de Kenmare à la sortie de Killarney. Ancienne demeure au charme certain. Bonne literie et grande chambre. Calme malgré la proximité de la grande route. Parking aisé.
Restaurants :
Hannigan's : Bar + restaurant. Pas mal du tout. Situé juste à l'entrée de la ville en venant du fushia house. Personnel très prévenant et nourriture OK.
Salvador's : Cuisine italienne et irlandaise. Rapport qualité prix OK mais musique envahissante.
Torc waterfall : A partir de la muckross's house, chemins de ballade bien balisés. A environ 45' sur chemin plat. C'est une cascade très romantique. De la, possibilité de ballades en boucle dans la montagne (différents niveaux de difficultés)
Muckross's abbey : Tjs à partir de la muckross's house, 40' de ballade vers une abbaye en ruine dont la structure est tjs bien visible. On peut visiter gratuitement. L'endroit est sympa.
Centre-ville : Très touristique, beaucoup de cars, de magasins. Parking payant partout.
Ring of kerry :
Partir tôt le matin et dans le sens anti-horlogique pour ne pas se prendre les cars en face sur des routes pas faites pour.
Arrêt à la plage de Rossbeigh, belle vue.
Valentia islands : Prendre le pont à Portmagee et explorer l'île. Plan touristique disponible au tourist office de knighstown Monter à Geokaun Mountain & Fogher Cliffs. Parking à proximité des points de vue à chaque fois.
Prendre le "ring of Skellig". Très beaux paysages sur la côte et les vertes collines. Belles vues sur les îles skellig.
Kenmare. Jolie ville colorée très animée avec nombreux pubs.
De Kenmare à Killarney, la route est splendide mais étroite et sinueuse (moll's gap / Ladie's view). Beaux petits lacs accessibles.
Dublin
=====
Hôtel : Guesthouse Fitzwilliam. Je ne recommande pas. Rapport qualité prix pas correct. Pas d'ascenceur et chambre vieillote au 4ème...
Restaurant :
Friday (à côté de St Stephen shopping center). Chaîne de franchisés classique mais bel endroit et serveuses sympas. Matt the thresher : Superbe Bar restaurant, très animé. Poissons d'excellente qualité et fish & chips mortels.
Killmainham Geol : Visite guidée de la prison (prendre le bus 79 à Ashton quay). Très intéressant, mais il faut s'accrocher à l'accent irlandais du guide.
St Stephen green : Joli parc à l'anglaise
St Stephen shopping center : Très bel ensemble architectural. A voir.
Merrion Square : Bof
Musée national : Belles galeries d'animaux de toutes sortes (du papillon à l'ours des neiges). A faire avec les enfants.
Dublinia : Reconstitution et explication sur l'histoire de Dublin : Si vous n'avez rien d'autres à faire.
Trinity college : Petite ballade dans les allées de l'université. Bâtiments variés. Queue pour le livre de kells et la bibliothèque.
O'connell et Grafton street : Rues commerçantes dédiés au dieu shopping. Beaucoup de monde !
Considérations générales
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2 jours sur 9 de soleil. Le reste du temps, gris, nuageux avec pluie intermittente surtout l'après-midi. L'Irlande n'est pas verte pour rien.
Bon accueil des gens en général. Beaucoup d'ambiance dans les pubs. Musique live en général à partir de 21H30. Dans les B&B, le petit déjeuner Irlandais est un must. Oubliez le cholesterol et enjoy !
Sur la route, conduire à gauche avec volant à droite et changement de vitesse à main gauche demande un certain temps d'adaptation. Attention surtout lorsqu'on reprend la route après un arrêt, on repart sytématiquement à droite... Les routes sont très étroites dans la campagne. La ligne médiane sert juste de décor car deux voitures ne peuvent ps toujours se croiser. Il faut rouler très prudemment et faire attention aux murets et autres haies, vu qu'on a tendance à serrer à gauche.
La nourriture est excellente et variée surtout le poisson qui est très frais et bien accompagné. Pour les boissons, si vous n'aimez pas la Guiness comme moi, essayez la Murphy ou la Smithwicks (prononcez smidicks).
Rayon prix, c'est similaire à ce qu'on rencontre en Belgique.
Pour l'organisation du voyage, le routard, le site tripadvisor.com, guide-irlande.com, discoverireland.ie....
Si vous avez des questions, n'hésitez pas. Plus de détail et de photos sur http://2carolosenirlande2012.blogspot.com/
Aéroport de Dublin (terminal Ryanair)
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Le parking des voitures de location se trouve à 4 ou 5 Km de l'aéroport. Une navette spécifique à la compagnie de loc vous transporte de l'aéroport au parking. Le point de départ se trouve sur un îlot au milieu des voies de circulation juste devant l'aéroport.
Si vous empruntez la M50 (vers Galway par ex), vous devrez vous acquitter endéans 48H de 3€. Il y a une notice délivrée par la société de loc. Si vous ne le faites pas, il y a une surtaxe que la compagnie de loc vous fera payer de toutes façons. Pour payer, c'est soit par téléphone (ne marchait pas...), soit par le net (OK) ou via un commerce avec l'enseigne qui va bien (pas testé). Il y a également deux ou trois péages sur la route vers Galway (environ 8 € au total)
Clifden
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B&B : Mallmore House : Rien à redire. Endroit très calme à 3' en voiture de clifden. Chambre spacieuse (sauf sdb), grand jardin et vue sur la mer et Clifden (à 500M) Restaurants : Mitchell's et Boconi. Très bien tous les deux. Menu 3 plats + 1 bouteille de vin => environ 75 € pour deux.
Sky Road : Très belles vues sur la côte de Clifden. Routes très étroites et aucune visibilité de ce qui arrive en face à certains endroits. Rouler très prudemment.
Parc National du Conemara : Escalade de Diamond Hill. Vues magnifiques. Escalade déconseillée par grand vent ou pluie. Reprendre la R374 pour revenir vers Clifden. Nombreux lacs et vues sur les montagnes.
Kylemore Abbey (12 € pp !) : Très bel endroit, mais on peut juste visiter 5 pièces dans l'abbaye ! navette vers les jardins.
Ballynahinch castle : Un super endroit avec de belles promenades balisées. Belles photos pour les amateurs. Plan des ballades disponible à la réception de l'hôtel. Le pub de l'hôtel n'est pas cher et on peut y manger de délicieux sandwiches. L'hôtel quant à lui reste hors budget.
Galway
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B&B : Sli Na Mara. A 10-15' à pied du centre ville. Chambre exigue mais propre, dans quartier calme. OK pour une nuit.
Restaurants : "Tratoria" : Pas cher ni vraiment mauvais, mais je n'y retournerais pas.
Centre-ville classique avec enseignes internationales, pubs et restaurants à volonté. Chouette cathédrale assez moderne.
Cliffs of moher : Très belles falaises (6€ pp). On peut se ballader sur les chemins non protégés (à gauche avec le visitor center dans le dos) Il faut juste emjamber un petit muret et fermer les yeux sur le panneau "prohibited". Déconseillé par grand vent et avec des enfants.
Bunratty folk village : Visite du château et du village reconstitué. Démarrer par le château car il ferme tôt. Château médiéval classique avec reconstitution des chambres d'époques. Escalier en colimaçons pas facile lors de grandes affluences.
Pour le parc, très belle ballade à travers les maisons (19 ème siècle) qui sont toutes plus jolies les unes que les autres. Grand souci du détail au niveau de la décoration. Le parc est entouré de verdure. Ne pas hésiter à explorer les parties les plus éloignées. A recommander.
Dingle
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B&B : Towerview : à 3' du centre en voiture (Grand parking payant 1€/H au port). Bon accueil de la patronne qui renseigne les bons plans. Chambres spacieuses (gde SDB). Endroit calme et cossu mais literie à revoir.
Restaurants :
An Canteen : Très bon rapport qualité/prix. Décor minimaliste et réservation souhaitée. Bull's head : Bonne adresse. Plats copieux et goûteux. 75 € pour deux avec vin argentin.
Soirée irlandaise : Les nombreux pubs accueillent des groupes à partir de 21H30. A faire (Bennet's pub).
Slea head drive : Superbe route de corniche. Plan dispo au tourist office (au port).
Fort dun Beig : Vestige d'un fort de l'âge du bronze. 3 € pour quelques pierres, mais bel endroit.
S'arrêter à la plage Coumeenoole Beach du film "La fille de Ryan" (parking à gauche en sortant du village). Escalader la colline. Vues superbes sur les îles blaskets. Descendre et profiter de la plage.
Oratoire de Gallarus : Exemple de construction étanche en pierre. Bien pour la construction mais visite en 10'.
Ballade agréable dans les rues de la ville avec beaucoup de maisons colorées.
Killarney
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B&B : Fuschia house : Sur la route de Kenmare à la sortie de Killarney. Ancienne demeure au charme certain. Bonne literie et grande chambre. Calme malgré la proximité de la grande route. Parking aisé.
Restaurants :
Hannigan's : Bar + restaurant. Pas mal du tout. Situé juste à l'entrée de la ville en venant du fushia house. Personnel très prévenant et nourriture OK.
Salvador's : Cuisine italienne et irlandaise. Rapport qualité prix OK mais musique envahissante.
Torc waterfall : A partir de la muckross's house, chemins de ballade bien balisés. A environ 45' sur chemin plat. C'est une cascade très romantique. De la, possibilité de ballades en boucle dans la montagne (différents niveaux de difficultés)
Muckross's abbey : Tjs à partir de la muckross's house, 40' de ballade vers une abbaye en ruine dont la structure est tjs bien visible. On peut visiter gratuitement. L'endroit est sympa.
Centre-ville : Très touristique, beaucoup de cars, de magasins. Parking payant partout.
Ring of kerry :
Partir tôt le matin et dans le sens anti-horlogique pour ne pas se prendre les cars en face sur des routes pas faites pour.
Arrêt à la plage de Rossbeigh, belle vue.
Valentia islands : Prendre le pont à Portmagee et explorer l'île. Plan touristique disponible au tourist office de knighstown Monter à Geokaun Mountain & Fogher Cliffs. Parking à proximité des points de vue à chaque fois.
Prendre le "ring of Skellig". Très beaux paysages sur la côte et les vertes collines. Belles vues sur les îles skellig.
Kenmare. Jolie ville colorée très animée avec nombreux pubs.
De Kenmare à Killarney, la route est splendide mais étroite et sinueuse (moll's gap / Ladie's view). Beaux petits lacs accessibles.
Dublin
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Hôtel : Guesthouse Fitzwilliam. Je ne recommande pas. Rapport qualité prix pas correct. Pas d'ascenceur et chambre vieillote au 4ème...
Restaurant :
Friday (à côté de St Stephen shopping center). Chaîne de franchisés classique mais bel endroit et serveuses sympas. Matt the thresher : Superbe Bar restaurant, très animé. Poissons d'excellente qualité et fish & chips mortels.
Killmainham Geol : Visite guidée de la prison (prendre le bus 79 à Ashton quay). Très intéressant, mais il faut s'accrocher à l'accent irlandais du guide.
St Stephen green : Joli parc à l'anglaise
St Stephen shopping center : Très bel ensemble architectural. A voir.
Merrion Square : Bof
Musée national : Belles galeries d'animaux de toutes sortes (du papillon à l'ours des neiges). A faire avec les enfants.
Dublinia : Reconstitution et explication sur l'histoire de Dublin : Si vous n'avez rien d'autres à faire.
Trinity college : Petite ballade dans les allées de l'université. Bâtiments variés. Queue pour le livre de kells et la bibliothèque.
O'connell et Grafton street : Rues commerçantes dédiés au dieu shopping. Beaucoup de monde !
Compte rendu de la croisiere"Tutti Frutti" sur l'Horizon du 6 mai 2012 English translation pending
Bonjour , autant vous dire d entrée de jeu que nous revenons enchanté de cette croisière . Car après toute les critiques des précédentes croisières nous étions partis avec un peu d appréhension .
Nous sommes arrivés a l 'embarquement vers 12H30 et avons embarqué vers 14h . Personne ne vous accompagne jusqu’à votre chambre du personnel est présent dans les couloirs pour vous indiquer votre chemin . Lorsque nous arrivons a notre chambre (4057) une découverte intérieure , nous sommes agréablement surpris un lit double et une cabine de taille identique a celles que nous avons connues sur MSC ou Costa . Certes la moquette et la salle de bain sont un peu vieillottes mais la chambre est très fonctionnelle et il y a des rangements a foison . Le coffre était fermé a notre arriver mais en 5mn un membre d équipage est venue en cabine nous l ouvrir .😏
Un petit tour du bateau:
Au pont 5: la réception (ou tout les jours des plans , plus ou moins précis, ainsi que des explications sur les escales du jour sont distribué) et le bureau des excursions .
Au pont 7: le restaurant (qui malheureusement n est ouvert que le soir et le matin , seul le déjeuner de la journée en mer peut être pris dans celui ci !😕) , un bar (le rendez vous) qui ouvre en général a 17H , la (petite) boutique photo & le théâtre .
Au pont 8: la discothèque le bar ouvre ver 23h (l après midi un film y est diffusé est le soir avant l 'ouverture de la discothèque l équipe d animation y propose un jeu ) , le James (un bar payant), la bibliothèque , la salle de carte , le café moka (ouvert dés 7H30) , l espace internet , le club enfants , le casino et son bar (ouverture lorsque le bateau appareille) , la salle de jeu vidéo , le 2°étage du théâtre .
Au pont 11: le grill et sa terrasse (ouvert de 12H a 19H) , le marche gourmand (ouvert pour le petit dej. , pour le déjeuner de 12H a 15H & pour le diner de 19H a 21H30) , l espace piscine (2 jacuzzi chauffé , 2 piscine non chauffée) , le bar zéphyr (ouvert a 9H)
Au pont 12: le spa , la salle de fitness et l annexe (gaufres et crêpes payantes😮)
A plus tard pour la suite .😉
Nous sommes arrivés a l 'embarquement vers 12H30 et avons embarqué vers 14h . Personne ne vous accompagne jusqu’à votre chambre du personnel est présent dans les couloirs pour vous indiquer votre chemin . Lorsque nous arrivons a notre chambre (4057) une découverte intérieure , nous sommes agréablement surpris un lit double et une cabine de taille identique a celles que nous avons connues sur MSC ou Costa . Certes la moquette et la salle de bain sont un peu vieillottes mais la chambre est très fonctionnelle et il y a des rangements a foison . Le coffre était fermé a notre arriver mais en 5mn un membre d équipage est venue en cabine nous l ouvrir .😏
Un petit tour du bateau:
Au pont 5: la réception (ou tout les jours des plans , plus ou moins précis, ainsi que des explications sur les escales du jour sont distribué) et le bureau des excursions .
Au pont 7: le restaurant (qui malheureusement n est ouvert que le soir et le matin , seul le déjeuner de la journée en mer peut être pris dans celui ci !😕) , un bar (le rendez vous) qui ouvre en général a 17H , la (petite) boutique photo & le théâtre .
Au pont 8: la discothèque le bar ouvre ver 23h (l après midi un film y est diffusé est le soir avant l 'ouverture de la discothèque l équipe d animation y propose un jeu ) , le James (un bar payant), la bibliothèque , la salle de carte , le café moka (ouvert dés 7H30) , l espace internet , le club enfants , le casino et son bar (ouverture lorsque le bateau appareille) , la salle de jeu vidéo , le 2°étage du théâtre .
Au pont 11: le grill et sa terrasse (ouvert de 12H a 19H) , le marche gourmand (ouvert pour le petit dej. , pour le déjeuner de 12H a 15H & pour le diner de 19H a 21H30) , l espace piscine (2 jacuzzi chauffé , 2 piscine non chauffée) , le bar zéphyr (ouvert a 9H)
Au pont 12: le spa , la salle de fitness et l annexe (gaufres et crêpes payantes😮)
A plus tard pour la suite .😉
Bons plans pour excursions lors de la croisière "Tutti Frutti" sur l'Horizon (Italie, Malte...) English translation pending
Bonjour,
Je pars en croisière du 8 au 15 juillet sur l'horizon pour faire la croisière "tutti frutti". J'ouvre cette discussion pour échanger uniquement sur les bons plans d'excursions à faire soi-même afin d'éviter les excursions beaucoup trop chères proposées par les bateaux de croisière. Nous avons déjà fait 3 croisières et nous connaissons bien la marche à suivre... Je peux déjà vous apporter 3 bons plans pour cette croisière, car nous avons déjà fait comme escale Gênes, Civitavecchia et Malte. Pour Civitavecchia : vous pouvez facilement aller à Rome par vos propres moyens en prenant le train : La navette-bus du port de Civitavechia vous dépose à l'entrée de la ville. Prenez vers la droite le long du boulevard et après 10 minutes à pieds (moins d'un km) vous verrez la gare sur le trottoir de gauche. Le ticket A/R pour Rome coûte 9 EUR y compris l'utilisation facultative du métro à Rome. Le trajet dure environ une heure. Le ticket est établit jusqu'à "Rome Termini" (immense gare centrale d'où vous repartirez en fin d'après-midi) mais nous sommes descendu à "Rome S. Pietro" (Saint Pierre) tout près du Vatican dont on voit le dôme de la gare. Facile à atteindre en 10 minutes. En croisière, il faut toujours se laisser une bonne marge pour retourner au bateau, donc bien calculer son temps. Nous sommes comme tout le monde, mieux vaut partir à plusieurs, c'est plus rassurant. Même en l'ayant déjà fait, on préfère quand même être avec d'autres personnes. Donc si ça intéresse quelqu'un qui part à la même date que nous, on essaiera de se retrouver sur le bateau. Pour Malte : nous avions négocier à la Valette un tour de la ville en calèche (je ne sais plus exactement, mais il me semble que nous avions payé 20€/personne), ça nous avait bien plus, sinon, c'est balade dans la ville. Je vois que dans les excursions proposées par le bateau, il y a un "safari en jeep". Si quelqu'un l'a faite : est-ce que ça vaut le coup ou pas, ça se passe où exactement? Pour l'escale à Santa Margherita : si vous allez à Gênes (je ne sais pas comment pour le moment depuis le port d'escale), mais nous y étions l'année dernière lors de notre croisière car le port d'escale était à Gênes même : je vous conseille de prendre un bus touristique, il y en a de 2 sortes, prenez le bus genoa city tour (10€/personne), la visite en bus dure 45 min, puis arrêtez-vous à la station où il y a l'aquarium (18€/personne), vous passerez au moins 1h45 dans ce magnifique aquarium, puis allez vous balader dans les rues de Gênes. C'est une belle ville où vous verrez le palais Ducal, la maison de Christophe Colomb, la cathédrale San Lorenzo, la Plazza Ferrari et la Via Garibaldi. Voilà, de mon côté, ce que je peux vous donner comme "bons plans" de la part de BIBIFRANCE!
J'attends les vôtres!
Je pars en croisière du 8 au 15 juillet sur l'horizon pour faire la croisière "tutti frutti". J'ouvre cette discussion pour échanger uniquement sur les bons plans d'excursions à faire soi-même afin d'éviter les excursions beaucoup trop chères proposées par les bateaux de croisière. Nous avons déjà fait 3 croisières et nous connaissons bien la marche à suivre... Je peux déjà vous apporter 3 bons plans pour cette croisière, car nous avons déjà fait comme escale Gênes, Civitavecchia et Malte. Pour Civitavecchia : vous pouvez facilement aller à Rome par vos propres moyens en prenant le train : La navette-bus du port de Civitavechia vous dépose à l'entrée de la ville. Prenez vers la droite le long du boulevard et après 10 minutes à pieds (moins d'un km) vous verrez la gare sur le trottoir de gauche. Le ticket A/R pour Rome coûte 9 EUR y compris l'utilisation facultative du métro à Rome. Le trajet dure environ une heure. Le ticket est établit jusqu'à "Rome Termini" (immense gare centrale d'où vous repartirez en fin d'après-midi) mais nous sommes descendu à "Rome S. Pietro" (Saint Pierre) tout près du Vatican dont on voit le dôme de la gare. Facile à atteindre en 10 minutes. En croisière, il faut toujours se laisser une bonne marge pour retourner au bateau, donc bien calculer son temps. Nous sommes comme tout le monde, mieux vaut partir à plusieurs, c'est plus rassurant. Même en l'ayant déjà fait, on préfère quand même être avec d'autres personnes. Donc si ça intéresse quelqu'un qui part à la même date que nous, on essaiera de se retrouver sur le bateau. Pour Malte : nous avions négocier à la Valette un tour de la ville en calèche (je ne sais plus exactement, mais il me semble que nous avions payé 20€/personne), ça nous avait bien plus, sinon, c'est balade dans la ville. Je vois que dans les excursions proposées par le bateau, il y a un "safari en jeep". Si quelqu'un l'a faite : est-ce que ça vaut le coup ou pas, ça se passe où exactement? Pour l'escale à Santa Margherita : si vous allez à Gênes (je ne sais pas comment pour le moment depuis le port d'escale), mais nous y étions l'année dernière lors de notre croisière car le port d'escale était à Gênes même : je vous conseille de prendre un bus touristique, il y en a de 2 sortes, prenez le bus genoa city tour (10€/personne), la visite en bus dure 45 min, puis arrêtez-vous à la station où il y a l'aquarium (18€/personne), vous passerez au moins 1h45 dans ce magnifique aquarium, puis allez vous balader dans les rues de Gênes. C'est une belle ville où vous verrez le palais Ducal, la maison de Christophe Colomb, la cathédrale San Lorenzo, la Plazza Ferrari et la Via Garibaldi. Voilà, de mon côté, ce que je peux vous donner comme "bons plans" de la part de BIBIFRANCE!
J'attends les vôtres!
Retour de croisière de repositionnement Costa Magica en avril 2012 English translation pending
Bonjour à tous,
Nous avons fait cette croisière suite à la promo Costa, considérant qu’au prix proposé, nous n’avions rien à perdre. Nous étions 9, dans trois cabines. Trois adultes, trois grands de 17 à 19 ans, un ado de 15, un enfant de 11 et un petit de 3 ½.
Nous avions demandé deux cabines triples intérieures et une triple extérieure avec hublot « en garantie ». Nous avons eu deux cabines balcon et une extérieure hublot. Rien à dire, si ce n’est merci Costa de nous avoir surclassés. Je suis Costa Club Coral … peut être ont-ils voulu récupérer la clientèle fidèle. A titre de précision coût de la croisière 1.560 Euros
Voici donc quelques réflexions et ressentis, qui, bien sûr, n’engagent que moi !!!
Le Navire :
Je trouve que les paquebots sont beaux et celui-là ne déroge pas à la règle. Toutefois, il est perfectible, et principalement au niveau de la circulation qui n‘y est pas très facile.
En effet, on trouve les cuisines au milieu du bateau entre les deux restaurants. Ce qui fait qu’il faut passer d’un pont à l’autre pour contourner, si on se trompe d’entrée (et comme sur tous les bateaux, nous restons un peu perdus jusqu’à la fin de la croisière … pas doués … mais tant pis !!!). D’une manière générale, la circulation à bord n’est pas fluide et on se retrouve assez facilement dans des « culs de sac » ou plutôt des passages assez étroits.
Point positif, au pont 5 arrière, trois bars avec musique live le soir. On peut prendre un cocktail et aller de l’un à l’autre pour changer d’ambiance. C’est très agréable. Il y avait, notamment, un duo de guitare jouant des musique latines et mettant une ambiance d’enfer … Notre petit de trois ans a adoré chanter « Mexico » avec eux !!!
La piscine arrière est couverte et cela fait un espace très sympa avec vue sur le sillage du navire. Seule piscine utilisable pendant la croisière (la piscine centrale trop froide et à l’air), et surtout les jacuzzis interdits aux enfants pour cause de taux de chlore très élevé. Difficile à supporter, même pour les adultes. Dix minutes de bains et on sent le chlore pour trois semaines !!!!! Ne pas oublier de rincer le maillot sous peine de le voir s’autodétruire par excès de chlore !!! Et attention aux teintures des dames, je pense que celles qui n’étaient pas au courant ont du finir avec les cheveux verts … mais je m’égare
Un espace spa à l’avant, réservé aux adultes avec sauna et hammam avec vue sur la mer - splendide, et petite piscine et jacuzzi sur l’avant. Très bien et surtout … gratuit !!!!!
Les ponts extérieurs sont assez spacieux et on peut circuler sans trop buter dans les chaises longues. A noter l’accès à l’avant du navire aux ponts 7 et 9, soit au-dessus et en dessous de la passerelle. On peut faire de belles images !
En ce qui concerne les activités à bord, nous ne sommes pas fanas, mais en avons tenté quelques-unes :
Quizz réservé aux adultes (notre garçon de 19 ans a presque du présenter sa carte d’identité pour pouvoir jouer, et cet âne n’a même pas gagné !!!) Les questions sont très dures par ailleurs, tout ça pour gagner un agenda 2012 … ouahhhhh !!!
Activités du club enfants : animatrices très sympas (une française) et qui semblent s’investir beaucoup. Malheureusement, le planning n’est pas respecté … difficile de prévoir la présence des petits en fonction des activités Notamment le dernier jour ils annoncent « un cadeau pour tous » à 17h30 … et le font à 16h . Notre petit a été déçu car il faisait la sieste et voulait ensuite voir le départ avant d’aller au Squok club.
Enfin, d’autres activités annulées au dernier moment …. Comme le « maquillage express » annulé faute de cabine disponible … comme si il n’était pas possible de bloquer un espace en prévision de l’animation ???
Boîte de nuit : très bien d‘après nos grands … même s’ils ont critiqué le DJ, ils y sont restés parfois jusqu’à 4h du mat … peut être pas si nul le David Guetta du Magica ….
Spectacles : Superbes et de très grande qualité. Un vrai régal et un vrai moment de plaisir. Chapeau !
Restauration :
Restaurant du soir très correct au niveau qualité. Un personnel très très sympa … on a retrouvé l’ambiance d’il y a presque 10 ans !!! Petite anecdote : à la soirée de gala du commandant, sa table était à côté de la nôtre. Au moment de porter un toast, il s’est retourné vers nous et a trinqué avec chacun !!! En 9 croisières, c’est la première fois que je trinque avec le Commandant ! Ensuite, on l’a croisé vers les bars, se prêtant au jeu des photos avec les passagères, avec le sourire.
Buffet fidèle à lui-même, c’est-à-dire bonne cuisine de collectivité. Un peu bondé et pas fluide au niveau circulation (moins bien conçu que sur le MSC Splendida, par exemple).
Boutiques :
Croisière de repositionnement. Le bateau arrivait d’Amérique du Sud. Donc, plus rien, tout vide … heureusement l’escale de Savone a permis de recharger et le personnel super sympa a ouvert les cartons au coup par coup pour nous satisfaire avant l’arrivée à Marseille (je voulais la maquette du bateau pour la collection)
Stabilité :
Nous avons trouvé ce bateau peu stable avec une légère tendance au roulis que nous n’avions pas rencontrée sur les autres navires (bon il n’est pas fabriqué à St Nazaire, alors peut pas être au top, le rafiot !!!!) Tout ça pour dire que ma petite femme qui est sensible a dû porter ses bracelets quasi en permanence.
Cabines :
Nous avions deux cabines balcon au pont 7 et une cabine avec hublot au pont 2. Très spacieuses avec de nombreux rangements. Rien à dire pour les ponts 7 (si ce n’est un petit nettoyage des balcons …). Celle des enfants au pont 2 : placards pas débarrassés (le précédent locataire avait laissé des chaussures usagées et une boite de neuves dans l’armoire + collier de fleurs + nombreux restes de nourriture …) bref, j’ai attrapé le cabinier et tout est rentré dans l’ordre. Bon ok, l’eau chaude arrivait de façon aléatoire dans la douche, mais après tout c’était la cabine des enfants, alors un peu de « vie à la dure » ne leur fait pas de mal !!!
Espaces communs :
J’ai recommandé, sur le questionnaire de satisfaction d’investir dans un shampooineur à moquettes … car au niveau des circulations (ascenseurs) elles sont sales. Nous n’avons jamais vu ça sur un navire, même chez Costa.
Nous avons fait cette croisière suite à la promo Costa, considérant qu’au prix proposé, nous n’avions rien à perdre. Nous étions 9, dans trois cabines. Trois adultes, trois grands de 17 à 19 ans, un ado de 15, un enfant de 11 et un petit de 3 ½.
Nous avions demandé deux cabines triples intérieures et une triple extérieure avec hublot « en garantie ». Nous avons eu deux cabines balcon et une extérieure hublot. Rien à dire, si ce n’est merci Costa de nous avoir surclassés. Je suis Costa Club Coral … peut être ont-ils voulu récupérer la clientèle fidèle. A titre de précision coût de la croisière 1.560 Euros
Voici donc quelques réflexions et ressentis, qui, bien sûr, n’engagent que moi !!!
Le Navire :
Je trouve que les paquebots sont beaux et celui-là ne déroge pas à la règle. Toutefois, il est perfectible, et principalement au niveau de la circulation qui n‘y est pas très facile.
En effet, on trouve les cuisines au milieu du bateau entre les deux restaurants. Ce qui fait qu’il faut passer d’un pont à l’autre pour contourner, si on se trompe d’entrée (et comme sur tous les bateaux, nous restons un peu perdus jusqu’à la fin de la croisière … pas doués … mais tant pis !!!). D’une manière générale, la circulation à bord n’est pas fluide et on se retrouve assez facilement dans des « culs de sac » ou plutôt des passages assez étroits.
Point positif, au pont 5 arrière, trois bars avec musique live le soir. On peut prendre un cocktail et aller de l’un à l’autre pour changer d’ambiance. C’est très agréable. Il y avait, notamment, un duo de guitare jouant des musique latines et mettant une ambiance d’enfer … Notre petit de trois ans a adoré chanter « Mexico » avec eux !!!
La piscine arrière est couverte et cela fait un espace très sympa avec vue sur le sillage du navire. Seule piscine utilisable pendant la croisière (la piscine centrale trop froide et à l’air), et surtout les jacuzzis interdits aux enfants pour cause de taux de chlore très élevé. Difficile à supporter, même pour les adultes. Dix minutes de bains et on sent le chlore pour trois semaines !!!!! Ne pas oublier de rincer le maillot sous peine de le voir s’autodétruire par excès de chlore !!! Et attention aux teintures des dames, je pense que celles qui n’étaient pas au courant ont du finir avec les cheveux verts … mais je m’égare
Un espace spa à l’avant, réservé aux adultes avec sauna et hammam avec vue sur la mer - splendide, et petite piscine et jacuzzi sur l’avant. Très bien et surtout … gratuit !!!!!
Les ponts extérieurs sont assez spacieux et on peut circuler sans trop buter dans les chaises longues. A noter l’accès à l’avant du navire aux ponts 7 et 9, soit au-dessus et en dessous de la passerelle. On peut faire de belles images !
En ce qui concerne les activités à bord, nous ne sommes pas fanas, mais en avons tenté quelques-unes :
Quizz réservé aux adultes (notre garçon de 19 ans a presque du présenter sa carte d’identité pour pouvoir jouer, et cet âne n’a même pas gagné !!!) Les questions sont très dures par ailleurs, tout ça pour gagner un agenda 2012 … ouahhhhh !!!
Activités du club enfants : animatrices très sympas (une française) et qui semblent s’investir beaucoup. Malheureusement, le planning n’est pas respecté … difficile de prévoir la présence des petits en fonction des activités Notamment le dernier jour ils annoncent « un cadeau pour tous » à 17h30 … et le font à 16h . Notre petit a été déçu car il faisait la sieste et voulait ensuite voir le départ avant d’aller au Squok club.
Enfin, d’autres activités annulées au dernier moment …. Comme le « maquillage express » annulé faute de cabine disponible … comme si il n’était pas possible de bloquer un espace en prévision de l’animation ???
Boîte de nuit : très bien d‘après nos grands … même s’ils ont critiqué le DJ, ils y sont restés parfois jusqu’à 4h du mat … peut être pas si nul le David Guetta du Magica ….
Spectacles : Superbes et de très grande qualité. Un vrai régal et un vrai moment de plaisir. Chapeau !
Restauration :
Restaurant du soir très correct au niveau qualité. Un personnel très très sympa … on a retrouvé l’ambiance d’il y a presque 10 ans !!! Petite anecdote : à la soirée de gala du commandant, sa table était à côté de la nôtre. Au moment de porter un toast, il s’est retourné vers nous et a trinqué avec chacun !!! En 9 croisières, c’est la première fois que je trinque avec le Commandant ! Ensuite, on l’a croisé vers les bars, se prêtant au jeu des photos avec les passagères, avec le sourire.
Buffet fidèle à lui-même, c’est-à-dire bonne cuisine de collectivité. Un peu bondé et pas fluide au niveau circulation (moins bien conçu que sur le MSC Splendida, par exemple).
Boutiques :
Croisière de repositionnement. Le bateau arrivait d’Amérique du Sud. Donc, plus rien, tout vide … heureusement l’escale de Savone a permis de recharger et le personnel super sympa a ouvert les cartons au coup par coup pour nous satisfaire avant l’arrivée à Marseille (je voulais la maquette du bateau pour la collection)
Stabilité :
Nous avons trouvé ce bateau peu stable avec une légère tendance au roulis que nous n’avions pas rencontrée sur les autres navires (bon il n’est pas fabriqué à St Nazaire, alors peut pas être au top, le rafiot !!!!) Tout ça pour dire que ma petite femme qui est sensible a dû porter ses bracelets quasi en permanence.
Cabines :
Nous avions deux cabines balcon au pont 7 et une cabine avec hublot au pont 2. Très spacieuses avec de nombreux rangements. Rien à dire pour les ponts 7 (si ce n’est un petit nettoyage des balcons …). Celle des enfants au pont 2 : placards pas débarrassés (le précédent locataire avait laissé des chaussures usagées et une boite de neuves dans l’armoire + collier de fleurs + nombreux restes de nourriture …) bref, j’ai attrapé le cabinier et tout est rentré dans l’ordre. Bon ok, l’eau chaude arrivait de façon aléatoire dans la douche, mais après tout c’était la cabine des enfants, alors un peu de « vie à la dure » ne leur fait pas de mal !!!
Espaces communs :
J’ai recommandé, sur le questionnaire de satisfaction d’investir dans un shampooineur à moquettes … car au niveau des circulations (ascenseurs) elles sont sales. Nous n’avons jamais vu ça sur un navire, même chez Costa.