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Démarches pour faire venir sa copine filipina en Malaisie? English translation pending
by Zambdelnorth · 2011-12-12 · 7 replies
Bonsoir à tous,

Je vais allez travailler en Malaisie (Sabah) l'année prochaine et j'aimerais que ma copine vienne m'y rejoindre. Elle est philippines et vit sur l'ile de Mindanao. J'aimerais connaitre les démarches pour qu'elle puisse franchir les services de l'immigration de son pays ainsi que ceux de la Malaisie. Apparement j'ai l'impression qu'on ne les laisse pas passer facilement.... Un passeport valide plus de six mois après la date de sortie prévue est-il suffisant ? Faut-il d'autres documents ? Existe t'il une procédure particulière ? Y'a t-il une solution adéquate pour mettre toutes les chances de son côté ? Si quelqu'un pouvait m'aider.... SVP Merci d'avance
Organisation pour trois jours en Islande en juillet 2012 English translation pending
by Pitimerguez · 2011-12-11 · 9 replies
Bonjour,

Je prépare un voyage de 12 jours pour l'été prochain en Islande contenant un Trek d'une semaine. Nous arriverons le 08 juillet au soir et commenceront le Trek le 12. J'essaie donc d'organiser mes trois premiers jours là bas. Voilà mes idées de départ :

09 Juillet : Péninsule Reykjanes (Krisuvik, Kleifarvatn...), route jusqu'à Geysir et Gullfoss. Nuit à Laugarvatn. 10 Juillet : Route jusqu'à Skogar, visite région de Skogar à Vik. Nuit vers Vik. 11 Juillet : matinée région de Vik, route en après midi vers Reykjavik.

Autre idée :

09 Juillet : Péninsule Reykjanes (Krisuvik, Kleifarvatn...), route jusqu'à Vik en passant par Skogar. Nuit à Vik. 10 Juillet : Route jusqu'au Jokulsàrlon , retour à Vik dans la journée. 11 Juillet : Matinée région de Vik, route en après midi vers Reykjavik.

ou encore :

09 Juillet : Péninsule Reykjanes (Krisuvik, Kleifarvatn...), route jusqu'à Bogarnes 10 Juillet : Péninsule Snaefellsnes, nuit à Grundarfjordur 11 Juillet : Matinée vers Grundarfjordur, retour vers Reykjavik l'après midi.

Que pensez vous de ces trois itinéraires. Pour le moment, rien n'a été réservé, ce sont juste des idées de départ sans trop savoir si c'est pas trop la course ou non.

J'hésite à me rendre au cercle d'or. Sans être misanthrope, je suis pas un gros fan des "lieux à touristes" (même si j'en suis un aussi...).

Merci d'avance.
De retour de Madagascar (16 septembre-15 octobre 2011) English translation pending
by Gapel · 2011-12-09 · 2 replies
Après 1 mois du 16/09 au 15/10 de Madagascar, quelques renseignements pratiques :

Nous sommes partis en individuel (couple), de Tana à Tuléar en taxi-brousse + partie Miandrivazo Tsingy avec à l'agence de Tana "à la carte Mada" réservé depuis la France. Change à l'aéroport cours le 16/09 1€ = 2710 ariarys ( le meilleurs rencontré ).

TANA : Hotel Niaouly ch 37000 avec sdb Ar toilettes communs hôtel calme, et bien placé pas loin du centre , fait des repas le soir pour 5500/6000

ANTSIRABE : Hotel Hasani 37000 ch Ar sdb + WC très propre et très calme petit déj env 4000/pers ; dans l'aile la plus ancienne chambre grande 35 000 sdb sans wc tjs très propre réserver en haute saison Restaurant "Le Venise" un peu "chic" et un peu "cher" 12000 Ar le plat Restaurant "l'Arche" plus simple et sympa plat 8000/9000 Ar.

Le taxi brousse de TANA à ANTSIRABE 10000 entre 3h et 5h selon les pannes.. . Ensuite nous sommes partis à Miandrivazo en taxi brousse (12000 ar) où nous avions rdv avec notre guide pour le début des 2,5j sur Tsiribihina en chaland + 4x4 de Belo à Bekopaka, tsinguy avec 2 nuits à Bekopaka et retour à Morondava en passant par allée des baobabs.

Monrondava Resto au Trecicogne repas à 29 000/ plat à 10000 Ar.

Morondava-Miandrivazo 20 000 Ar route aujourdu'hui totalement goudronnée environ 7h de route

Miandriavazo : Hotel "le Baobab ch 35 000Ar sdb+WC moyen Resto très moyen plat 8000 à 10000 Ar.

Puis retour à Antsirabe.

Antsirabe Ambositra taxi brousse 7000 AR env 2h Visite marche à travers la campagne pour aller de Antoetra jusqu’à Ifassina 2h aller en marchant lentement. 120 000 Ar pour 2 pers guide + taxi de Ambositra à Antroetra A/R organisé avec le « Bureau des Guides » d’Ambositra . Resto Ny tana Marinoandro très bon très copieux entre 6000 et 10 000 Ar le plat Hotel Mania ch 32 000 Ar sdb +wc

Ambositra Fianarantsoa taxi brousse 7000 le temps d'attente à la gare de Ambositra peut être très long là aussi..

Fianar :Hotel Soratel 35 000 Ar avec peti dej chambre assez grande, propre « fonctionnelle » à 10 mn de la gare ferroviaire

Hotel Mini Croq 22000 Ar plus modeste

Resto Ancre d’Or en face du Soratel plat 9000/10000 Ar

Finar – Manakara par le train 30 000 en 1ère cl et avec résa. Le temps de trajet peut apparemment varier ; nous avons eu de la chance : partis à 7h le matin et arrivés vers 18 h à Manakara ; mais peut arriver aussi bcp plus tard jusqu’à 3h du matin ou même dérailler comme c’était arrivé quelques semaines + tôt.

Manakara Hotel Leong Lodge 35 000 ch le petit déj est à 6000 Ar préferer aller « Aux Délices » env 4500

Journée pirogue sur le canal des Pangalanes avec déjeuner pique nique poisson frais crustacés 35 000/p ( 20000/p ; ces prix sont approximatifs selon guide, négociations etc…

Manakara-Fianar taxi brousse 13 000 Ar env 7h.

Ambalavo à 1h de Fianar Marché aux zebus le mercredi matin.

Hotel Bougainvilleés un peu cher et un peu « l’usine » 45 000 ch et restaurant plat env 12 000 Ar.

Parc Anja marche de 4 à 5 h avec JB Trekking (60000) pour 2 pers. En commençant la marche à environ 7Km de l’entrée du Parc, traversée de la compagne avant la montée au point de vue pour redescendre ensuite vers le petit bois où vievent plein de lémuriens Maki

Rahonira

Hotel « Chez Alice » bungalows les + chers sont à 39000 avec sdb ; menu le soir à 18 000 Ar

Pour les prix du Parc tout est expliqué à l’entrée de la maison des guides ; peut revenir assez cher ; essayer de se regrouper avec d’autres touristes peut s’avérer intéressant.

Rahonira – Tulear 20 000 Ar en taxi brousse certains venant de Tana/Fianar s’arrêtent le matin ; on peut aller aussi à Ilakaka d’où partent des taxis brousse (Rahonira Ilakaka 5000 Ar) .

Tulear Hotel Albatros moyen et un rapport qualité/prix un peu cher ch 40 000 Ar.

Tulear- Ifaty taxi brousse 3000 Ar peut prendre 2h

Ifaty Hotel « chez Cécile » bungalows de 25 000 à 45 000 ( ch triple) Resto 7000/9000 Ar

Taxi Centre ville Tulear – Aréroport 15 000 Ar

TANA : Hotel Sakamanga réservé depuiq la France ch à 20 EUR un peu petite, accueil froid, bcp de groupes, Bon restaurant mais là encore bcp de monde.

Dans le centre de Tana sur le blvd de l’Indépendance restau » Le Duo » simple, correct. »

Pour le petit déjeuner « La Potinière » églt sur le blvd

A 25 Km environ Visite intéressante du Palais d’Ambosimanga , beau panorama sur la vallée. 14000 Ar en taxi brousse.

- Globalement nous avons beaucoup aimé ce voyage pour la diversité des paysages et avec toujours un très bon accueil de la population par ailleurs d’une extrême pauvreté ; même touriste de passage, en observant et en discutant un peu c’est la survie au jour le jour, une corruption à tous les niveaux dans un pays où l’Etat semble complètement absent (peu de routes, peu d’hopitaux, peu d’écoles etc..).

- Nous n’avons pas regretté notre navigation sur la Tsiribihina en chaland (peut-être certes un peu bruyant) mais cela n’a pas effrayé plus que ça les crocodiles que nous avons pu voir à plusieurs reprises ; - Les Tsingys sont vraiment à voir et la piste défoncée pour aller de Bélo à Bekopaka 4 à 5h pour faire 100km est aussi l’occasion de traverser une région et des villages différents de ceux de la RN7.

- Le train de Fianar à Manakara

- La journée sur le canal des Pangalanes

- Le Parc de L Isalo

Bon voyage .
Negros aux Philippines: hôtels, plages ou sites? English translation pending
by Valcourt · 2011-12-06 · 34 replies
qui peut me donner des renseignements sur negros aux philippinnes hotels plages sites occidentales ou orientales par avance merci
Assister au Naadam 2012 en Mongolie: celui d'Oulan Bator ou Sainshand? English translation pending
by Caro26 · 2011-12-05 · 13 replies
Bonjour,

je souhaite partir en Mongolie en juillet 2012 pour assister au naadam et j'hésite entre celui d'Oulan Bator et celui de Sainshand... Qu'en pensez-vous? Quelqu'un connaitrait-il par ailleurs la date exacte du Naadam à Sainshand, je crois que c'est fin juillet? Dernière question, fait-il vraiment si chaud dans le désert de Gobi au mois de juillet car à la vue des températures lues sur internet, cela ne dépasse pas les 30 degrés? (je voyagerais avec mon père qui ne supporte pas trop les trop fortes chaleurs).

Merci d'avance!
Itinéraires dans Bangkok English translation pending
by Ubt513 · 2011-12-03 · 19 replies
Bonjour à tous, nous sommes en train de préparer notre voyage de noces en Thaïlande (nous partons dans une semaine à Bangkok puis Phuket), et j'ai quelques questions à propos des déplacements dans Bangkok. J'ai regardé pas mal de plans mais je suis un peu perdu 😊

Tout d'abord, notre hôtel est situé près de la station de Skytrain "KRUNG THONBURI". Quel est le meilleur moyen pour la rejoindre depuis l'aéroport ? Je compte prendre l'express line (ou la city line), mais après il semblerait qu'un voir deux changements soient nécessaires...

Ensuite, je pense que pour la plupart des visites (Grand Palace, Chinatown, Wat Pho, ...) le river boat sera le plus adapté (?). Mais il y a d'autres lieux dont je ne suis pas sûr de l'itinéraire, connaitriez vous un site donnant le meilleur moyen pour rejoindre les sites touristiques les plus importants de Bangkok ? Voir même des itinéraires pour s'organiser plusieurs visites à la suite 😉

Merci d'avance !
Visa pour une ressortissante kenyane voulant venir en France English translation pending
by Bouddhaa · 2011-12-03 · 11 replies
Ma fiançée kenyane souhaite venir me rendre visite en France et j'aimerais qu'elle puisse obtenir un visa de trois mois.

Je serai au Kenya avec elle de la mi-janvier jusqu'à début Mars, donc je pourrai aller à l'ambassade de France avec elle.

Est-il plus facile d'avoir un visa pour elle si elle m'accompagne à l'ambassade de France ?

Quelle durée de séjour pourrait-elle avoir si je la prends en charge ?

J'aimerais qu'elle puisse rester le maximum de temps possible car je souhaite me marier avec elle en France. Au Kenya, on réunira tous les papiers nécessaires au mariage afin de les apporter en France.

Merci de me renseigner avec votre vécu et de bonnes sources.

Bien sûr, je ne compte pas me renseigner uniquement avec voyageforum mais connaître le vécu de chacun me permet de glaner de précieux conseils.
Guide francophone pour le Sri Lanka? English translation pending
by Monmognion13 · 2011-11-25 · 24 replies
Bonjour,

Avant qu'on me dise de faire une recherche sur le forum, je tiens a préciser que je l'ai fait et que je préfère créer une nouvelle discussion. En fait j'ai contacté plusieurs guide francophone qui sont conseillés sur le site mais 1 seul m'a répondu et négativement (déjà pris : c'est Lalantha), un second a répondu à un seul mail et depuis plus de nouvelles donc si quelqu'un peut me donner les coordonnées d'un guide Francophone pour le Sri Lanka en message privé ça serait vraiment sympa.

Aussi pas grave, un sac à dos et en avant.....🏴‍☠️🏴‍☠️🏴‍☠️
Thèse en médecine, problème médical en rapport avec les voyages English translation pending
by Gabsenva · 2011-11-23 · 5 replies
Bonjour... je vais prochainement finir ma formation et pour être docteur, il faut une thèse. J'écris sur ce site, car je souhaiterais traiter un problème médical en rapport avec les voyages. Ce thème a déjà interessé beaucoup de mes confrères: comment faire une trousse à pharmacie?; les maladies au retour d'un voyage; Le paludisme; la bilharziose; la diarrhée; le vaccin de la fièvre jaune; la formation des médecins en rapport avec les risques tropicaux; les médicaments et l'avion; la grossesse et les voyages; le diabète et les voyages, ; personnes âgées et voyage; phlébite et voyage...

alors voici mes questions: trouvez-vous qu'il vous manque malgré tout des informations sur votre santé avant un voyage? savez-vous quelle est l'utilité des centres médicaux dans les aéroports ? avez-vous déjà trouvé que votre médecin généraliste ne semblait pas assez informé sur certains points?

je souhaiterais étudier quelque chose ayant une certaine utilité pour un voyageur... en vous remerciant déjà de votre lecture!
Recherche d'itinéraire à pied au Togo (cinq à dix jours) English translation pending
by Pascalderu · 2011-11-20 · 7 replies
Bonjour,

J'aimerais marcher tranquillement et sans guide durant 5 à 10 jours d'affilée au Togo (les régions de la savane ou de la forêt). J'ai un auto-gonflant, une moustiquaire et un filtre pour l'eau potable. Nuits en chemin dans les villages, temps à perdre en chemin pour "être avec".

Est-ce que quelqu'un connaît un itinéraire, bien sûr hors routes goudronnées ou sait où je peux me procurer un plan à suivre ? est-ce que quelqu'un a déjà fait cette expérience ?

Séjour prévu en janvier.

Amitiés

Pascal
Air France-KLM: le communiqué du 18 novembre concernant Amex English translation pending
by Delanotre · 2011-11-18 · 23 replies
Nous sommes le 18 novembre 2011: triste jour pour les détenteurs de cartes Gold et Platinum. Il s'ajoute au 1er avril 2009.

" Cartes privées AFKL-AMEX : les nouveautés arrivent

A compter d´aujourd´hui 18 novembre 2011, les détenteurs des cartes privées AIR FRANCE KLM - AMERICAN EXPRESS bénéficient de nouveaux avantages.

- Flying Blue : - un bonus annuel de vols qualifiants à chaque date anniversaire de la carte : 2 vols qualifiants pour la carte AFKL-AMEX Silver, 4 vols qualifiants pour la carte AFKL-AMEX Gold, 8 vols qualifiants pour la carte AFKL-AMEX Platinum

- « Share & Fly », qui permet de regrouper les Miles du titulaire principal avec ceux de la carte supplémentaire pour accéder plus rapidement à un billet Prime

- l’avantage « Platinum for 2 » : le client porteur d’une carte AFKL-AMEX PLATINUM ayant le statut Flying Blue Platinum pourra faire bénéficier du statut Flying Blue Platinum le détenteur de la carte supplémentaire Platinum

- Suppression des Miles statut pour les cartes AFKL-AMEX Gold et Platinum

- Un bon de réduction de 50 € à la souscription, valable dans les agences Air France, sur airfrance.fr et dans toutes les agences de voyages

- L’option de paiement en « 3 fois sans frais » pour les achats de billets d’avion AF KL (sous réserve de l´émission de billet sous l´identifiant Air France) "
Itinéraire Thaïlande - Cambodge - Laos - Vietnam en 2012/2013 English translation pending
by Riverside7 · 2011-11-18 · 7 replies
Bonjour les routards

je suis en planification pour aller découvrir en 2012/2013 la Thailande, Cambodge, Laos, Vietnam sur plusieurs mois, j'aurais besoin d'une idée d'itinéraire en tenant compte des meilleurs période météo pour chaque pays.Pour vous donner une idée , j'aimerais partir de décembre à Mars.

J'attend les suggestions de voyageur ayant déjà fait approximativement le même circuit.

Merci d'avance😏
Palestine et Israël: entrer et sortir facilement? English translation pending
by Chnoupi · 2011-11-14 · 38 replies
Bonjour ! Plus l'injustice et la misère règnent, sachant que la région de Gaza est la plus grande prison à ciel ouvert du Monde (dit-on), plus j'ai en vie d'aller là bas. Gaza ou une autre région de Palestine ? Je ne sais pas... Je ne saurai pas donner une raison à ce besoin mais ce n'est surtout pas une curiosité malsaine. Peut-être me rendre compte, être témoin, me faire une idée, apporter un forme de contribution ? Je n'ai pas de jugement sut le Hamas ou d'autres partis politiques. Je n'aime pas la violence et encore moins les crimes contre l'humanité, les crimes de guerre. Je cherche donc toute info pour m'y rendre. Dois-je aller aussi en Israël pour avoir un autre "son de cloche" ? Etc. Peut-on entrer et sortir facilement de ces deux pays ? Passeport, visa ? Merci pour toute aide !
Puerto Princesa: merveille du monde (Philippines) English translation pending
by Carls · 2011-11-12 · 6 replies
ou plus exactement sa rivière souterraine citée comme une des 7 merveilles naturelles du monde. je ne sais pas si cette pub sera bonne pour la préservation d'un tel endroit( que je n'ai pour l'instant "visité" q'en photos).je prépare 1 voyage aux phillipines mais je prends mon temps en consultant le forum régulierement.et palawan en fait partie.donc dilemme .comment ne pas abimer alors que l'on veut se précipiter pour admirer ces endroits.
Trois semaines en Nouvelle-Zélande: quelles randonnées? English translation pending
by Udaipur · 2011-11-10 · 4 replies
Salut à tous,

Nous partons 3 semaine fin décembre en NZ, voyage en van itinérant prévoyant 2 à 3 randos/kayak. Voilà ce que j'imagine, j'aimerais avoir l'avis de ceux qui ont les stop à ces endroits!! On a privilégié l'île du Sud, mais pas facile de faire des choix, or il faut en faire car 3 semaines c'est court!

1 - Arrivée Auckland (la veille au soir), nuit vers Karekare. 2 - Côte de Raglan - Kawhia 3 - Grottes de waitomo : 1 jour d'activité, le choix est vase, que choisir comme tour?? Connaissez-vous des bonnes agences? 4 - Trek Tongariro Crossing : si on laisse le van sur le parking du départ, est-il facile d'y retourner car il ne me selble pas que le service de navettes remonte jusqu'au parking (s'arrête au village à côté)???

5 - Wellington - traversée vers île du sud 6 - Marlborough sounds en van

7 - Trek Abel Tasman park depuis Marahau: bateau taxi jusqu'à anchorage ou bark bay, puis 2 jours de trek jusqu'à Toratanui ou Wainui 8 - Trek Abel Tasman 9 - Trek Abel Tasman et trajet van vers Mont owen Est-il facile de revenir de Wainui à Marahau par transports en commun? Les bateaux taxis vont-ils jusqu'à Wainui??

10 - Trek Mont Owen - Optionnel avec Kepler track 11 - Trek Mont Owen - Optionnel avec Kepler track 12 - Westland park 13 - Trajet jusqu'à Doubtful sound

14- Doubtful en kayak 15 - Doubtful en kayak On compte passer par l'agence seakayakfjordland...Quelqu'un connait? Ils proposent aussi 5 jours en voilier/kayak = kayak dans Dusky Sound, un peu cher mais ça a l'air terrible!!

16 - Kepler track ou randos à la journée Fjordland 17 - Idem 18 - Idem et retour Christchurch Quelle est le temps de trajet entre Doubtful sound et Christchurch?? Pas trop juste après une journée de marche de faire le trajet retour

19 - Départ Paris le matin de Christchurch.

merci d'avance pour vos nombreuses réponse, et...promis on fera un album photos!
Qui sera sur la croisière Costa Mediterranea "mer des Caraibes" le 4 décembre? English translation pending
by Lamenocturne · 2011-11-04 · 62 replies
Bonjours,

Cela vas etre notre premiere croisiere et je pense que cela peut etre sympathique de se retrouver avec quelqun avec ou sans experience, histoire de se rencarder sur les choses a faire, ou sur des tour pendant les excursions etc...

Donc je recherche des personnes qui fairait la croisiere "mer des caraibes" sur le Costa Mediterranea, qui part le 4 décembre a partir de Savonne.

Merci.
S'installer et travailler au Nicaragua English translation pending
by Bumpy · 2011-11-02 · 9 replies
Bonjour à tous, Nous sommes un couple, la quarantaine avec deux enfants (9 et 10 ans), et nous avons comme projet de nous installer au Nicaragua pour y créer une petite affaire familiale (pizzeria). Nous sommes donc, à la recherche d’informations pratiques (formalités, lieu géographique le plus adéquate pour la bonne marche de l’entreprise, etc.). Nous pensons nous rendre au Nicaragua vers la mi-mars 2012 et ce, pour une quinzaine de jours, afin de prospecter. A bientôt, j'attends vos réponses et vous remercie d'avance. 😉
Perdue entre toutes les compagnies aériennes... (vol vers les États-Unis) English translation pending
by Lilie021 · 2011-10-25 · 29 replies
Bonjour !

Alors voilà ... je n'ai jamais pris l'avion de ma vie, et en plus de ça, je suis très stressée à l'idée de le prendre. Donc forcément je me renseigne de tous les côtés pour trouver "LA" compagnie aérienne qui me conviendrait. Bref, rien de bien inhabituel vous me direz !

Mais il y a tellement une foule d'informations sur le net, que finalement je suis vraiment perdue. J'hésite entre certaines compagnie, mais d'un côté j'en entend que du bien et de l'autre que du mal ... je ne sais plus quoi penser !

C'est pour un voyage aux USA au mois d'avril et j'hésite entre: - Américan Airlines qui propose des bons prix mais des avions peut etre pas très récents (Boeing 767, donc le 767-300 ?) - Air France qui me parait très sécurisante qui propose plutot des boeing 777, plus récents non ? - Delta sur laquelle j'ai eu de bons échos qui apparemment propose pas mal de boeing 747.

Je n'y connais rien en avion, n'y en compagnie aérienne ... Auriez vous des conseils ou des avis à me donner ?

Avec tous mes remerciements !!!

Merci beaucoup
Équipière débutante cherche à voyager en Amérique Centrale/Sud en décembre 2012-janvier 2013 English translation pending
by Petitegéante · 2011-10-25 · 4 replies
Bonjour,

Après les montagnes et le désert, il est venu le temps de m'intéresser aux étendues d'eaux salées.

J'envisage très sérieusement de voyager en Amérique centrale/sud en décembre 2012 - janvier 2013. Je souhaite idéalement rejoindre le continent en voilier. Je n'ai, pour être honnête, aucune expérience en matière de navigation, mais je suis très motivée !

Alors je viens à la pêche aux informations, est-ce faisable de trouver un(e) capitaine qui accepte d'embarquer une équipière inexpérimentée ? A quel prix ? A quelle période de l'année pour cette destination ? Quelqu'un a-t-il déjà vécu une expérience similaire ? Autrement, j'ai lu qu'il arrivait à des familles d'engager une personne pour donner des cours à leurs enfants ? Quelqu'un a-t-il déjà fait cette expérience ? Est-ce facile de trouver ?

Vu la date de voyage qui est encore assez éloignée, je cherche essentiellement à recueillir un maximum d'infos pour après décider si un tel voyage est faisable. Je remercie d'avance tous ceux qui prendront le temps de répondre à ce message et qui, je l'espère, me donneront l'occasion de vivre ce rêve.

Au plaisir de vous lire,

p'tite géante, qui croque le monde à pleines dentes
Partager mon expérience de voyage Équateur-Pérou-Galapagos English translation pending
by Goldenbkg · 2011-10-23 · 1 reply
Nous sommes partis avec une amie à la découverte de ses deux superbes pays qui sont l’équateur et le Pérou, ayant utilisé les forums pour trouver quelques infos, c’est e à mon tour de donner quelques infos et conseils.

Jour 1 à 3 :

Quito : très jolie capital, nous avons logé au Blue House Hostel , quartier Marescal ( c’est le coin jeune qui bouge de Quito) , je conseil deux choses à faire sur placeLe téléphérique : Un peu chère, environ 8,5 $ par personne, ca vous emmène sur une colline qui surplombe Quito sur je crois plus de 4000 M. Une vue imprenable, vous pouvez même monter encore plus haut à pied. Le vieux Quito : De superbes bâtiments coloniaux, une magnifique basilique et des petites ruelles très atypiques. Niveau sécurité : Bien sur qu’il faut faire gaffe, comme partout, mais pas plus qu’ailleurs, on n’a pas senti de menace et on n’a jamais été dérangé.

Pour la bouffe, On trouve de tous à Quito , pour 2,5 $ on peut déguster un bon Amuerzo , avec entrée , plat et un bon jus de fruit frais.

Jour 4 à 5 :

Boucle de Quilotoa : a 1,5 h au sud de Quito en bus , environ 1,5 $ pour le transport. Superbe lagune, balade, a pied ou à cheval , on peut manger et dormir sur place pour pas cher. Le coin est assez perdu mais les gens sont super sympa.

Jour 5 à 7 :

Banosà Puno aller-retour en vélo, la location coute environ 6 $ pour une la journée, 60 km à vélo avec tous au long du trajet de magnifique cascades et différentes activités. Mais attention les 25 derniers Km sont assez difficile, retour à Banos en bus.

Jour 8 à 11 :

Immersion dans l’Amazonie au sein de la communauté Quichua, je vous conseil vivement le lodge …. Des gens très gentils, serviable et généreux, programme randonnée dans la jungle en compagne d’un guide. Balade en pirogue, visite d’un centre de réhabilitation d’animaux, dégustation de plat vraiment bon et que ne trouve nul par ailleurs, lit et endroit propre et confortable.

Jour 10 à 16 :

Nous avons pris 24h pour arriver sur la côte pacifique depuis l’amazonie, nous sommes parti de Tena , nous avons passé une nuit assez difficile à Ambato car l’auberge été des plus pourri, néanmoins nous avons découvert une ville , je ne me rappel pas du nom mais c’est assez connu la bas, ou le cuir n’est pas cher du tous et on peut en plus négocier , nous avons ainsi acheté plusieurs choses , notamment des vestes en cuir véritable pour moins de 50 $ !!!! .

Arrivé sur la cote, précisément à Bahia de caracas, les plages ne sont pas des plus belles, nous avons fait du parapente pour 35 $, pas cher !!, vu des baleines et visité le marché aux poissons, un marché très animés et assez original à Puerto Lopez.

La seule plage intéressante est Los fraeles qui se trouve pas loin de Puerto Lopez.

Montanita : Ville très touristique sans intérêt particulier, on fait bcp la fête apparemment !! , nous avons pris le bus de montanita vers Guayaquil ou nous avons passé la nuit et visité la ville, un coin à voir sont les hauteurs , j’au oublié le nom !!!

Jour 17 à 22 :

Vol vers le Pérou depuis Guayaquil, direction Cuzco

Magnifique cité Incas, jolie balades dans la ville, on peut savourer du très bon poissons grilles pour 2,5 Sol( moins de 50 cts D’euros ) au marché centrale de Cuzco en plus il ya une atmosphère dans ce marché indescriptible. Ca crie , ca négocie , il ya de tous dans ce marché.

Machu Pichou : Départ à 4h30 du matin de Aguas calientes , arrivé à l’entrée du Machu Pichou vers 6h. On a assisté au levée du soleil sur le site, c’était tout simplement un endroit de toute beauté, mais au fur et a mesure que la journée avance , le site se remplit de touristes , nous sommes descendu vers 12h.

Jours 22 à 24:

Départ pour le lac Titicaca de cuzco , environs 8h de bus de nuit, nous sommes arrivé vers 5h30 du matin à Puno , le temps seulement de poser nos affaires et d’avaler un petit déjeuner rapide, nous voila au bord d’un bateau, ce bateau nous l’avons trouvé au travers d’une agence qui avait un représentant au niveau de l’auberge ou on a séjourné.

Lac Titicaca est le plus haut lac au monde, il est absolument magnifique, nous avons visité les iles flottantes et avons mangé dans une autre ile, c’est un circuit organisé par des agences de Puno, car on ne peut pas louer un bateau et partir sans guide.

Jours 25 à 26 :

Départ pour les Galapagos : Nous sommes parti de Cuzco ( trajet Punoà Cusco en bus toujours ) , de lasnous avons pris l’avion pour Lima ou nous avons fait une escale d’environs 8h, ca nous a permis de visiter cette ville bâti par les premiers espagnoles arrivés en Amérique latine. Architecture magnifique , nous avons visité le congres ainsi que le musé de l’inquisition tous cela gratuitement , on a beaucoup appris sur l’histoire du Pérou et de toute l’Amérique latine. Ensuite nous avons repris l’avion direction les iles Galapagos.

Jours 27 à 30 :

Iles Galapagos : Des iles sauvages, 97% du territoire protégé, des animaux incroyables tel que des lions de mères, des iguanes, et des tortues géantes, on peut facilement les approcher, on a même fait du snoarkeling en compagne de tortues, inoubliable. Les plages aussi sont magnifiques, on vous conseil Tortuga Bay.

Le seul hic dans ces iles c’est le prix, nous avons trouvé que tous est beaucoup plus chère que sur le continent mais ca vaut vraiment le déplacement.

Dernier conseil : Négocier : autant qu’européen, les locaux ont tendance à augmenter les prix , il faut notamment négocier les taxis , le prix des auberges lorsque c’est vraiment plus chère, les souvenir..etc.

Ce fut un voyage inoubliable pour nous, plein de découvertes grandioses, nous avons rencontré des gens extraordinaire, vraiment aimable, serviable et très souriants.

Budget :

Prévoyez environs 30 $ par personnes et par jour pour la bouffe et l’auberge, car nous avons dormis la majorité des jours dans des auberges de jeunesse et nous avons mangé en général des plat locaux pas chère dans les marchés et les restaurants, bien sur ca nous ai arrivé de faire quelques extras notamment des restaurants plutôt sympa.

Pour nous ce voyage nous a couté environs 1400 € par personne, sans l’avion.

Buenos Viago
Route des Grandes Alpes à vélo en septembre 2011 English translation pending
by Lucbertrand · 2011-10-22 · 12 replies
Route des Grandes Alpes

Je n’aurais jamais imaginé, il y a seulement quelques années, que je réaliserais à vélo cette route de Thonon-les-Bains à Nice en passant par les plus grands cols des Alpes. En effet, pour moi les routes des Alpes représentaient uniquement des chemins d’accès pour me rendre au départ des escalades que je projetais. Ces fonds de vallées, comme par exemple la Maurienne, encombrés d’usines plus ou moins en déréliction sont tristes et font penser à Zola et aux conditions ouvrières du XIX siècle. L’idée de séjourner dans ces endroits plus que le temps strictement nécessaire à un passage rapide en voiture, ne me serait jamais venue. La montagne pour moi reste synonyme d’air pur, d’absence de bruit, de gaz d’échappement, de béton ou de goudron, donc tout le contraire de ce que l’on rencontre fréquemment tout au long de cette route mythique. La montagne je me suis toujours imaginé que pour en apprécier toute la dimension il est nécessaire de la découvrir en solitaire loin des chemins battus.

Fort de cet état d’esprit, comment peut-on en arriver à suivre ce ruban d’asphalte sur 666 kilomètres (ce qu’a indiqué mon compteur) ? Il n’y a pas si longtemps, j’aurais probablement déclaré, de façon tout à fait péremptoire, que ce projet était une ineptie contraire à ma philosophie, et que jamais oh ! grand jamais, je ne me lancerais dans ce genre d’aventure ! Comme quoi, bien se mettre en mémoire la fameuse formule : ne jamais dire fontaine je ne boirai pas de ton eau. Oui, car ce 31 août 2011, je suis avec Evelyne au départ de ce fameux itinéraire, qui de plus fête ses cent ans.

Comment puis-je donc m’engager dans un projet, qui il n’y a pas si longtemps semblait si peu en concordance avec ma conception et mes aspirations en matière de voyage ?

Différents facteurs se sont liés, je dirais même ligués pour m’amener à un tel revirement. Tout d’abord, mes premières expériences à vélo, qui m’ont fait découvrir le fabuleux plaisir de l’effort sans fin le long de grandes montées, m’ont amené à ne penser qu’en termes d’effort, en quelque sorte déconnecté de l’environnement. Ensuite, des discussions avec des cyclotouristes, en particulier Jean mon acolyte de la traversée de l’Europe et des Andes. Cette route il l’a faite à plusieurs reprises, et il en parle avec passion et son regard s’illumine aux noms de Galibier, Iseran, Izoard, la Bonnette etc. D’autre part, les fabuleuses images qui chaque année à l’occasion du tour de France reviennent durant presque un mois, m’ont aussi sans doute profondément influencé, jusqu’à vouloir imiter ces forçats de la petite reine. Il faut dire que les reportages présentés à cette occasion par les équipes embarquées à bord d’hélicoptères, sont d’une qualité et d’un esthétisme exceptionnels. Ils ne nous montrent pas seulement les Alpes, mais la France entière. On découvre les richesses architecturales et naturelles de ce pays incomparable qu’est la France ! Garde à vous on entonne la Marseillaise!

Ces facteurs, lentement, ont mûri dans mon esprit, pour finalement déclencher des envies et des émotions nouvelles, m’amenant à une vision des choses sous un angle différent, d’où un basculement radical d’opinion. Et de plus, au moment de concrétiser ce projet, l’envie de partir vivre une aventure orientée vers l’effort physique avec Evelyne, compagne de vélo sûre, toujours volontaire et de bonne humeur, n’a fait que précipiter le départ. Une fois que la décision fut prise, pas grand-chose à planifier, plus rien à faire que pédaler, car tout est bien balisé. Mais j’ai pris conscience que ce trajet à travers les Alpes que je connais bien, allait aussi sans doute représenter l’essentiel, la mémoire de mon père. En effet, il n’y a pas un massif que je n’ai fréquenté avec lui. Je savais qu’à chaque détour de la route ou du haut des cols je contemplerais des sommets que j’avais gravis en sa compagnie, ou dont il m’avait parlé avec passion. Et là, à partir de ce moment, ce dessein s’est inscrit en moi à la manière d’un pèlerinage à la quête de ce père qui m’a ouvert à la vie et qui m’a insufflé ma plus grande passion, l’alpinisme.

Voilà comment je me retrouve au départ de cette route mythique, l’année de son centenaire. Concernant cette date anniversaire, il faut rester prudent. En effet, de nombreux événements significatifs sont révélés lorsqu’on se penche sur l’histoire de cet itinéraire des grands cols. Les travaux avaient commencé au XIX siècle. C’est en 1911 que les premiers voyages ont été organisés par la compagnie PCM (Compagnie des Chemins de Fer de Paris Lyon à la Méditerranée), bien que certains tronçons ne fussent pas totalement aménagés. J’imagine qu’à l’époque de ces premiers périples organisés, les privilégiés qui en profitèrent, firent un voyage époustouflant à travers des régions très peu médiatisées en ces temps, et que le décor qu’ils découvrirent du haut de l’Iseran ou du Galibier les marqua durablement. En effet à notre époque, lorsque nous partons dans des contrées lointaines, nous avons déjà vu une multitude de photos ou de reportages, qui embellissent souvent la réalité, ce qui nous prépare à ce que nous allons découvrir. Au début du XX siècle, la publicité et autres représentations en images étaient moins développées, d’où probablement une émotion décuplée devant des paysages grandioses, dont on ne se faisait aucune idée quant à la splendeur et la grandeur.

Tout évolue, donc cette route mythique s’est transformée en itinéraire touristique de masse, certes magnifique mais plus vraiment exotique. Il en est de même des grandes voies d’alpinisme. Je pense tout particulièrement à la Meije, que l’on découvre du col du Galibier, et qui culmine presque à 4000 mètres. La première traversée des longues arêtes de ce sommet a été réalisée le 26 juillet 1883 par le grand guide de l’Oisans le Père Gaspard. Le sommet avait été atteint en 1877 par ce même guide accompagné d’un jeune alpiniste, Boileau de Castelnau. En cette fin du XIX siècle, cette entreprise passait pour un exploit d’exception, alors que de nos jours, sans minimiser l’engagement qu’elle implique, elle est classée tout simplement AD (assez difficile). C'est-à-dire qu’elle ne présente aucune difficulté technique d’escalade pour les virtuoses de notre époque, bien que l’enneigement puisse présenter un danger redoutable.

Voilà en quelques mille mots les pensées qui m’habitent au départ de cette chevauchée de cols en cols, du Léman à la mer, tout au long des 666 kilomètres et des 15000 mètres de dénivelé qui nous attendent.

Premier Jour : Thonon-les-Bains Cluses 60 km

Un peu avant midi le train nous dépose en gare de Thonon-les-Bains. Les TER Bombardier sont vraiment pratiques pour les cyclistes. En effet, en plus de permettre une vue panoramique au voyageur, ils offrent toutes les commodités pour les vélos. Pas de marches exigües et très raides à franchir en effectuant des efforts surhumains. On pénètre du quai dans le wagon en faisant rouler sa bicyclette sans changement de niveau. Ensuite, il suffit de l’accrocher dans le coin prévu à cet effet, et inutile de décrocher les sacoches et autres bagages. Oui, je fais de la publicité pour la SNCF !

Pour cet après-midi, nous avons l’intention de rejoindre les Gets, à peu près quarante kilomètres. Ce qui pour une étape de la demi-journée devrait constituer une mise en jambe en douceur. Cependant sur notre carte nous éprouvons des difficultés à évaluer le dénivelé, la montée sera-t-elle longue et le pourcentage élevé ? Nous verrons bien.

Donc sans idée précise de ce qui nous attend, nous quittons cette jolie ville de Thonon et nous engageons dans les gorges de la Dranse. Le temps est au beau, la température idéale pour pédaler et la circulation peu importante. Ce début de voyage sur une route à peine montante est très agréable. La rivière nous offre des points de vue superbes, bouillonnements d’eau au milieu desquels de gros cailloux mettent en exergue l’écoulement de l’onde, toute en courbes frangées d’écume, du plus bel effet.

Les Gets sont rapidement atteints, et sans difficulté notre vitesse moyenne frise les 20 km/h. Evelyne trouve que comme d’habitude je pars trop vite, mais je ne sais pas rouler doucement. Il faut toujours que je sois presque au maximum de mes possibilités. Je prends un peu d’avance, car je sais que les jours suivants dans les grandes pentes, alors que je donnerai le maximum, elle sera loin devant.

Après un pique-nique frugal à base de charcuterie, nous nous attablons à un bar en bordure de route, pour le café rituel que nous ne manquons jamais de boire en début d’après-midi. On prendrait presque des habitudes de vieux couple, en effet cela fait déjà cinq voyages à vélo que nous effectuons ensemble, Evelyne et moi. Je commande un expresso et elle sa traditionnelle noisette allongée. Un couple de cyclistes allemands s’arrête, nous les invitons à notre table et échangeons nos expériences de pédaleurs. La discussion passe des cols de la région à la magnifique descente du Danube, et de là, à la piste cyclable de l’Elbe, région sauvage et préservée. Ces rencontres au hasard des déplacements, au détour d’une pause café, font partie intégrante du voyage à vélo. Nous nous sentons bien avec nos interlocuteurs, mais le temps file. Malgré le grand plaisir de l’échange, nous prenons congé et continuons notre route. Le voyage c’est aussi une succession de rencontres et de séparations.

La petite ville de Taninges est vite atteinte. L’après-midi n’est pas très avancé, et nous poussons jusqu’à Cluses, qui n’est distante que d’une dizaine de kilomètres. Après une côte de deux ou trois kilomètres, nous arrivons à un point haut, d’où la vue porte sur la vallée située au sud. Cluses s’étale à nos pieds et nous n’avons qu’à nous laisser entraîner par la gravité à vive allure pour rejoindre l’hôtel de la gare qui nous fournira le gîte et le couvert pour notre première nuit. Cet hôtel de la gare, je le connais bien. En effet, il nous sert de point de chute habituel lorsque nous venons grimper dans la région.

Cluses, comme toutes ces villes de fond de vallée est enserrée entre des montagnes aux pans abrupts qui donnent au lieu un air austère, et cela d’autant plus le soir lorsque les rayons du soleil restent là-haut accrochés sur les crêtes et ne nous gratifient plus de leur douce chaleur.

Deuxième Jour : Cluses Beaufort 95 km

La nuit a été chahutée. Un orage violent a sévi de 1h à 3h du matin. De grandes quantités d’eau sont tombées. Le tonnerre et les éclairs nous ont gratifiés d’un spectacle sonore et lumineux de premier plan. On ne peut s’empêcher de penser que si le temps devait être mauvais, notre projet de traversée des Alpes serait radicalement compromis. A vélo les conditions météorologiques constituent un facteur déterminant, qui conditionne la réussite de l’entreprise. On garde constamment à l’esprit que nous sommes et restons soumis aux aléas du temps et aux coups de colère de la terre. On abandonne notre condition d’hommes appartenant à une civilisation qui ne regardent plus la planète, sûrs que la technologie nous permettra de passer outre les intempéries. Se soumettre à la merci des éléments nous remet à notre place d’êtres, vivant aux rythmes de la nature. Cela à mon avis donne un vrai sens au voyage et lui rend toute sa profondeur. J’imagine l’alpiniste qui scrute au matin l’état du ciel et les conditions de la paroi, le marin qui écoute le bulletin météorologique dans l’attente d’un éventuel avis de tempête, l’explorateur du pôle évaluant la violence du vent et le danger des basses températures.

Après un petit déjeuner copieux, nous équipons nos vélos et nous quittons la ville par de petites rues peu passantes et encore ruisselantes des fortes pluies de la nuit. Le pied du col de la Colombière est rapidement atteint. Il va constituer le premier gros « morceau » de notre étape, 1128 mètres de dénivelé pour 20 kilomètres. Tout commence dans les meilleures conditions. Nous montons dans une belle forêt encore toute humide qui nous distille sa fraîcheur, sur une route où le trafic est quasiment absent. Le village du Reposoir est dépassé et nous discernons sa jolie chartreuse fondée au XII siècle. Cependant, nous ne prenons pas le temps de nous y arrêter sachant que notre étape du jour sera longue et difficile, trois cols au programme. Cela me fait dire que le voyage à vélo n’est pas toujours le meilleur moyen de visiter. En effet, ce mode de déplacement lent, n’autorise pas souvent les arrêts pour satisfaire sa curiosité, car cela risquerait de compromettre l’objectif de la journée. On reste tendu sous la contrainte horaire, dans l’espoir d’arriver au terme de notre étape dans des délais horaires convenables. La recherche d’un hébergement selon les endroits n’étant pas toujours acquise, cela ne fait que renforcer notre volonté de ne pas arriver trop tard. Tout là-bas, nous discernons enfin le col, mais nous n’avons pas l’impression d’avancer. Une rampe immense à l’inclinaison importante nous force à des vitesses lentes. Evelyne prend de l’avance et je me traîne à six ou sept à l’heure. Enfin, je rejoins ce col que je convoite depuis un bon moment. Il est plus de 11 heures. Avec Evelyne nous nous regardons et restons quelque peu dubitatifs. Nous n’avons fait qu’une vingtaine de kilomètres et il nous reste deux cols à gravir pour une étape d’une centaine de kilomètres jusqu’à Beaufort. Aurions-nous présumé de nos forces ? Nous ne sommes pas loin de le penser. Mais je me souviens de certaines expériences, où tout démarrait mal ou trop lentement et comme par miracle au cours de la journée tout rentrait dans l’ordre et l’objectif était atteint contre toute attente. Donc, continuons et nous verrons bien. Avant de partir, un dernier coup d’œil me rappelle des expériences d’escalade sur les parois qui nous environnent. Sur ces falaises au-dessus de nous il y a quelques années j’ai reçu une pierre qui m’a entaillé l’arcade sourcilière. J’étais descendu au grand Bornand où l’on m’avait posé quelques points de suture. Surprise lorsque je vois le médecin, le portrait craché du ministre Barnier. Il s’agissait de son frère. Et puis aussi je pense à l’imposante Pointe Percée qui s’élançait derrière le village du Reposoir et barrait de sa masse imposante une vallée secondaire. Je l’avais gravie il y a quelques années. Elle présente une magnifique arête ouest de 450 mètres à l’escalade agréable et de difficulté raisonnable. Mais le jour de notre ascension l’automne était bien avancé et le haut de la paroi était en partie couvert de glace. Cependant la fine pellicule de verglas avait eu le bon goût de laisser quelques grattons bien placés, sur lesquels nous pouvions poser nos chaussons d’escalade. Cela nous a cependant procuré quelques émotions.

Il me faut arrêter de rêver sur les escalades du coin, car notre chemin est encore long et accidenté pour arriver à Beaufort. Tout d’abord une belle descente, dans un cadre magnifique de hautes parois calcaires blanches au pied desquelles de grandes prairies à l’herbe grasse et sombre, nous permet de faire remonter notre moyenne. Dans ces moments, inexorablement le moral remonte aussi. Nous atteignons la superbe station du Grand Bornand, où nous faisons quelques emplettes pour notre repas de midi. L’architecture est magnifique, de vastes chalets au bois sculpté et vernis, aux façades couvertes de fleurs multicolores parsèment les flancs de la vallée. Nous profitons de cette halte pour admirer la mairie superbement fleurie.

Rapidement, par une route au trafic dense, nous atteignons la Clusaz au pied du col des Aravis. Ce deuxième col, à la montée courte, sera vite grimpé. La foule des visiteurs est importante. Je contemple les falaises qui dominent ce lieu et me souviens y être venu faire de l’escalade il y bien une trentaine d’années. Mon Dieu que le temps passe vite !

La descente nous conduisant au pied du col des Saisies me semble infinie. Cela nous laisse envisager une dernière montée longue. En effet, elle se développe sur 17 kilomètres, mais nous ne souffrirons pas trop, car certains d’atteindre notre but de la journée. Comme quoi le moral est primordial et les jambes suivent presque toujours. Cela me rappelle l’une de mes connaissances et maître à penser, athlète hors normes qui a parcouru la terre entière à pied, en particulier les déserts les plus hostiles. Lors de sa traversée de l’Australie en courant, il s’était fixé des étapes journalières de cent kilomètres. Généralement il avait un coup au moral et donc de fatigue vers les 70 kilomètres. Il mobilisait sa volonté et surmontait à chaque fois sa faiblesse journalière. En me narrant cette expérience il me dit que s’il s’était fixé des étapes non de 100 kilomètres mais de 130, son passage à vide il l’aurait eu vers 100 et non à 70 kilomètres. Cette anecdote prouve bien toute l’importance de l’esprit et du mental dans de grands projets. Mais je ne vais pas comparer notre balade de 10 jours dans les Alpes à la traversée de l’Australie en courant ! Cependant, il ne faut pas la minimiser. Ayant traversé une bonne partie des Andes à vélo l’année dernière en passant de très nombreux cols au-dessus des 4000 mètres, je pensais me balader dans les Alpes. Je constate que ce n’est pas tout à fait le cas !

Revenons à la montée du col des Saisies et ses 17 kilomètres. Nous l’atteignons donc sans grande difficulté, du fait de la remontée en flèche de notre moral, et notre regard plonge enfin vers le magnifique village de Beaufort qui se blottit tout en bas dans la vallée au pied du premier gros obstacle de notre étape du lendemain, le Cormet de Roselend et ses 1200 mètres de dénivelé. Drôle de nom tout de même pour un col, dont j’ignore l’origine. Mais il représente un grand intérêt, le tour de France y est passé à dix reprises.

Une immense descente nous conduit à Beaufort. Enfin nous y sommes vers les 18 heures. Nous aurons cumulé aujourd’hui plus de 2400 mètres de dénivelé. Une fois au centre du bourg, nous constatons qu’Il y a manifestement encore beaucoup de monde en vacances en ce tout début septembre. Nous trouvons un hébergement dans l’hôtel du Grand Mont, tout heureux d’obtenir une chambre. De nombreux motards, surtout des Allemands y sont déjà installés.

Le nom de cet hôtel me rappelle mes débuts à ski de randonnée avec mon père alors que j’avais 12 ans, car le Grand Mont d’Arêches a été la première montagne que j’ai gravie skis aux pieds. Cette première expérience m’a enthousiasmé et de nombreuses autres sorties à peaux de phoque ont suivi. Ce sport représente à mes yeux, l’un des plus enivrants. En effet, pouvoir escalader de grandes montagnes enneigées fréquemment sans aucune trace, puis se lancer dans des descentes souvent raides où l’on se laisse guider à l’inspiration sur cet immense tapis blanc et vierge, représente une des plus belles communions que l’on puisse ressentir avec la nature. Outre la joie de ces descentes en neige vierge, le plaisir de l’effort à la montée, parfois durant de longues heures, les fonds de vallées s’éloignant et la cime des sommets environnants se rapprochant, fait naître une vraie symbiose avec ce milieu minéral hostile. Le plus incroyable, ces pics qui semblaient si hauts, si loin presque inatteignables, on finit par les dépasser et les regarder d’en haut. Oui ce plaisir contribue à faire de cette activité montagnarde l’une des plus belles. Cet effort, qui s’inscrit dans la durée, permet de ressentir son corps vivre. Cependant elle est particulièrement dangereuse, plus que l’escalade extrême. Le rocher est un matériau solide, la neige par contre est une substance fluide. Le risque d’avalanche est souvent présent avec tous les dangers que cela représente. L’expérience ne suffit pas toujours à se prémunir de ce danger de la mort blanche, et cela d’autant moins, que souvent des neiges poudreuses instables sont fabuleuses à skier ! Voilà je suis en plein dans mon voyage à vélo sur la piste de mon passé montagnard avec mon père. Le plus étonnant, cette première randonnée à ski, dont je me souviens avec précision, j’aurais eu de la difficulté à en situer le lieu sur une carte et tout naturellement le nom de cet hôtel me permet de la positionner avec précision. Cela fait quand même quarante six ans !

Troisième jour : Beaufort Val d’Isère 77km

Après une soirée gastronomique et une nuit paisible, nous sommes à même d’attaquer les vingt kilomètres qui nous conduiront au Cormet de Roselend. Alors que nous sortons de l’hôtel et préparons nos vélos, un couple d’Américains en fait de même. Ils se sont aussi lancés dans la traversée des Alpes, leur point de départ étant Genève. Après avoir fait quelques achats nous nous lançons dans la montée. Au début la route serpente le long d’un versant boisé. Nous gagnons rapidement de l’altitude et la vallée à nos pieds apparaît de plus en plus encaissée. Avec cette prise d’altitude rapide la perspective s’élargit et des sommets émergent, ce qui procure un vif plaisir. A l’arrivée sur le lac de Roselend, nous retrouvons le couple d’Américains. Tandis qu’ils continuent, nous nous arrêtons boire un café. De la terrasse, à laquelle nous sommes assis, nous surplombons le lac à la surface calme, sans une ride. La couleur de l’eau est presque irréelle, vert émeraude. De loin en loin, je distingue les ronds faits à la surface par les poissons, sans doute des truites, qui viennent pointer leur museau. Je resterais des heures à contempler ce spectacle. Comme quoi, contrairement à ce que je pensais, pas la peine de marcher des heures loin de toute présence humaine pour pouvoir s’absorber dans des spectacles de toute beauté. Mais il n’est pas question de trop s’attarder, car nous n’avons pas encore atteint notre premier col, et le plat de résistance nous attend dans l’après-midi.

Il nous reste exactement 363 mètres de dénivelé pour atteindre le Cormet. La forêt a disparu, cédant la place aux alpages d’altitude, à l’herbe rase et claire. Nous commençons par descendre légèrement. Dans les grandes montées on appréhende toujours le fait de descendre, car cela implique qu’il va falloir reprendre l’altitude perdue. On a un peu l’impression de monter deux fois. Mais cette redescente est de faible ampleur, elle nous permet cependant de parcourir un kilomètre à vive allure avant de reprendre notre vitesse d’escargot inférieure à dix à l’heure. Nous marquons une courte pause afin d’admirer la pittoresque église des Lanches, sur laquelle se dresse un joli clocher à deux cloches. Après un verrou aux lacets raides, le Mont Blanc se dévoile dans toute sa splendeur, sous un angle inhabituel. Nous laissons sur notre gauche le petit refuge du Plan de la Lai. Il me rappelle ma traversée de Chamonix à Nice à pied par le GR5, ce fut aussi une belle aventure. Je m’étais arrêté au refuge après un bivouac merveilleux vers le col du Bonhomme, et avais engouffré cafés et coca-cola avant de reprendre ma marche en direction de la vallée de la Tarentaise. Aujourd’hui encore nous allons rejoindre cette vallée de la Tarentaise, mais par la route. Le cyclotourisme est à mon sens plus facile que la randonnée à pied au long cours. En effet, le mouvement uniforme qu’imprime le vélo est moins traumatisant que celui plus chaotique qu’engendre la marche et la répétition des chocs occasionnés par les semelles de chaussure qui frappent à chaque instant le sol.

Encore quelques kilomètres de route à l’inclinaison modérée à travers de grands espaces et nous atteignons le Cormet de Roselend, l’un des passages clef de notre itinéraire. De nombreuses personnes s’y pressent, montées en voiture ou à moto. Il y a aussi deux cyclistes allemands qui attendent leur camarade un peu moins rapide. Ils effectuent un périple à vélo depuis Albertville. Ils sont plus courageux que nous, car ils campent. Ils nous racontent leur nuit d’avant-hier sous des trombes d’eau. Nous n’éprouvons aucune honte de chercher tous les soirs un toit en dur, en nous souvenant de l’orage que nous avons subi à Cluses. Nous cédons avec plaisir au rite de la photo sous le panneau mentionnant le nom du col et son altitude. Il ne fait pas très chaud à près de deux mille mètres d’altitude et nous nous lançons dans une descente de vingt kilomètres. Comme d’habitude, les rôles sont inversés je disparais dans le lointain, alors qu’à la montée c’est Evelyne qui s’envole.

Que de plaisir dans ces grandes descentes sur ces routes aériennes, où le panorama s’hérisse de pics et de parois jusqu’à l’infini. Mon ravissement oscille entre recherche de vitesse et spectacle de la montagne. Mais ces deux activités ne font pas la paire. Il ne faut pas grand-chose pour déstabiliser un vélo, et une chute à grande vitesse sur ces routes escarpées signifierait dans le meilleur des cas l’abandon de notre projet avant son terme.

Vers les treize heures nous atteignons Bourg-Saint-Maurice. Les fonds de vallée ne sont pas très agréables, froids le matin et accablés de chaleur vers la mi-journée, comme c’est le cas aujourd’hui. La circulation sur l’axe qui monte vers Val d’Isère est intense. Nous faisons quelques achats dans un supermarché, afin de nous sustenter en vue d’attaquer la grande rampe qui va nous conduire vers le barrage de Tignes. Cette partie de l’itinéraire, nous la redoutons quelque peu, car tout le monde nous en a décrit l’inintérêt et le danger, en particulier à cause des tunnels peu éclairés. A ce sujet, je me souviens de mes expériences à moto lorsque j’avais moins de vingt ans. Je faisais partie de ces privilégiés dont le père passait toutes les envies. De ce fait dès mes seize ans je me suis retrouvé à chevaucher l’un des bolides les plus rapides de l’époque, une T500 Suzuki. Eh oui à l’époque le permis moto toutes catégories était fixé à 16 ans. Ce qui indéniablement était une erreur, mais voilà cela m’a permis de connaître mes premiers accidents très jeune, et plus tristement de voir mourir un certain nombre de camarades. Dans les années 70 de grosses concentrations de motos avaient lieu, et l’une des plus célèbres se déroulait à Val d’Isère aux environs du 14 juillet. Nous convergions par milliers en roulant comme des fous. Bien souvent des motards arrivant comme des bolides à l’entrée des tunnels pas éclairés et mal pavés, perdaient toutes références et percutaient les parois et dans le meilleur des cas sortaient à pied. Je me souviens avoir vu des gendarmes à l’entrée de ces fameux tunnels debout au milieu de la chaussée faisant de grands gestes pour obliger tous ces fous à ralentir, afin de leur éviter d’aller s’écraser un peu plus loin dans le noir. C’était une autre époque. Mais l’idée de m’enfoncer aujourd’hui dans ces tunnels à vélo m’inquiète un peu. Cependant contre toute attente, je vais les trouver sûrs, bien éclairés, voire ajourés et au goudron sans reproche. Ils n’ont plus rien à voir avec ceux que j’ai connus dans les années 70.

Fort de ces souvenirs vieux d’une quarantaine d’années, dans la chaleur de l’après-midi nous attaquons ces vingt cinq kilomètres qui nous mèneront au lac de Tignes. La circulation est intense, voitures, motos et camions. Mais pourquoi ces derniers sont-ils aussi nombreux? Peut-être des travaux importants à effectuer avant que la saison de ski ne commence?

Cette longue rampe est cependant assez ennuyeuse comme on nous l’avait prédit. Nous ne voyons pas les montagnes au-dessus. Nous sommes enserrés dans cette vallée, comme prisonniers des flancs abrupts et des arbres. Le temps finit par nous sembler long dans la chaleur et le bruit. Enfin, nous voyons apparaître le barrage. Nous l’atteignons et cherchons un logement à Tignes le Lac, mais sans succès. Nous nous dirigeons donc vers Val d’Isère, et là à l’entrée de la station en bout de lac nous trouvons un hôtel qui nous hébergera. La vue y est magnifique sur le plan d’eau.

Quatrième jour : Val d’Isère Modane 82 km

Ce jour nous nous réveillons en ayant à l’esprit que nous allons gravir le plus haut col d’Europe à 2770 mètres. Une certaine émulation nous anime. Depuis Bourg-Saint-Maurice jusqu’au col la carte indique cinquante kilomètres, cela correspond à un kilométrage que l’on rencontre dans les côtes des Andes au Pérou. Hier nous en avons effectué plus de la moitié, aujourd’hui l’effort ne devrait pas être trop long et difficile. Nous traversons Val d’Isère, station de sport d’hiver très étendue qui dans ce matin du mois de septembre est presque déserte.

Après avoir quitté la station de ski, nous roulons jusqu’au fond d’un vallon avant d’attaquer le haut pan de montagne qui nous conduit au col. L’extrémité de cette combe me rappelle de nombreuses randonnées à pied ou à ski, entre autre la pointe de la Galise ou la Tsanteleina, magnifique sommet qui culmine à plus de 3600 mètres. Je me souviens l’avoir gravie par sa face nord avec des chasseurs alpins. Le chef du détachement, le colonel commandant le régiment du coin, n’était pas un rigolo, dès que nous parlions entre nous il nous faisait des remarques. Nous, jeunes élèves officiers de l’armée de l’air nous avions du mal à réfréner notre fou rire. Heureusement de nuit il ne pouvait pas voir que nous riions comme des bossus tout en silence. Mais cette course glaciaire d’inclinaison modérée fut très agréable. Une fois au sommet, le colonel des chasseurs alpins s’était radouci, ayant constaté que nous n’étions pas plus mauvais qu’eux. En effet, au milieu du couloir qui conduisait à la cime, l’un d’entre nous avait pris la tête des cordées, traçant dans une neige profonde, et avait accompli ce labeur jusqu’au sommet.

Il y a de nombreuses années que je ne suis pas revenu dans ce coin en été. Que les glaciers ont rétréci depuis cette lointaine époque, pour laisser la place à des champs de caillasses. Cette montée de l’Iseran à vélo est raide, mais heureusement la température est idéale. Les derniers kilomètres sont traîtres, car sous des apparences faciles ils flirtent avec les dix pour cent. Enfin nous y sommes. Nous arrivons à l’un de ces points clefs de la célèbre route des Grandes Alpes. L’affluence y est nombreuse, beaucoup de motards allemands. L’un d’entre eux nous prend en photo au pied du panneau du col qui affiche 2770 mètres. Un automobiliste sans carte me demande quelques renseignements et il est tout heureux que je lui prête la mienne, afin qu’il décide de son itinéraire de retour. Nous sommes bien avancés dans notre voyage, et avons vraiment la sensation d’être au cœur du sujet. Le temps semble se voiler. Il a tenu jusqu’à présent. Je ne me serais pas vu passer l’Iseran dans le mauvais temps. Heureusement nous y échappons pour le moment, mais cela risque de ne pas durer.

Nous profitons cependant du spectacle. A l’est je reconnais des sommets que j’ai gravis, entre autres la Lévana Occidentale, l’Albaron et puis un sommet que j’ai toujours voulu grimper le Charbonnel. En un déroulé du panorama, de nombreuses années de ma vie défilent. Je me souviens d’une montée au refuge de la Lévana avec mon père par mauvais temps. Nous nous étions perdus dans la nuit, et la neige tombait à gros flocons. Il avait fait une chute dans un trou, et je l’avais aidé à sortir en lui prenant son matériel. Vu mon jeune âge j’avais été impressionné, mais sans doute n’avions nous cherché notre chemin que quelques minutes et le trou n’était pas très gros.

Nous reprenons notre route à vélo et nous lançons dans la descente sur Bonneval-sur-Arc. Ce versant de l’Iseran est splendide et austère, de grandes pentes raides à l’herbe rase. Je prends un immense plaisir à foncer, je double même des voitures. Je n’aurais jamais imaginé que le vélo puisse susciter un tel plaisir, d’une part dans l’effort à la montée et d’autre part dans la griserie de la vitesse à la descente. Mais attention, un vélo, surtout avec des sacoches, ce n’est pas une moto et l’adhérence des pneus de faible section reste limitée, donc prudence. De plus le temps de réaction des freins est particulièrement lent, l’ensemble de l’équipage pèse plus de cent kilogrammes. Je suis toujours étonné que les patins en caoutchouc tiennent le coup sur ces longues distances. En effet, sur cette traversée des Alpes, nous effectuons plusieurs centaines de kilomètres en descente, ce qui sollicite fortement les freins. Evelyne, dans l’avant dernière étape, aura quelques ennuis de ce côté, mais un réparateur de vélo en Vésubie y mettra bon ordre.

Une fois à Bonneval, la route continue à descendre mais la pente est plus douce. Nous nous trouvons au fond de la très longue vallée de la Maurienne, que nous allons suivre jusqu’à Saint-Jean-de-Maurienne. Le temps se couvre de plus en plus. Un vent fort se lève mais ne nous gêne pas trop. Nous sommes déjà contents d’avoir passé l’Iseran sans pluie. Vers treize heures un restaurant à Lanslebourg est le bienvenu. Au moment de le quitter nous devons nous faire violence, car le temps se dégrade rapidement. Nous décidons de pousser au moins jusqu’à Modane. Que cette vallée est austère lorsque le mauvais temps s’y installe. Les pompiers nous doublent. Nous les rejoignons quelques kilomètres plus loin. Ils interviennent sur un accident dans lequel est impliqué un cyclotouriste. Il n’a pas l’air trop atteint. Cela nous rappelle qu’avec nos vélos nous sommes très vulnérables. La pluie arrive. Très vite il tombe des trombes. Une véritable pellicule d’eau recouvre la route. Il fait sombre, dans ces conditions on réalise que le cycliste est en posture précaire. La route descend et nous avons tendance à accélérer pour abréger cette situation désagréable d’être soumis à de fortes intempéries sur une route passante. La ville de Modane apparaît. Qu’elle est triste par ce temps! Son immense gare en plein centre donne un aspect lugubre au coin. Nous trouvons rapidement un hôtel sympathique et nous y installons et commençons par prendre une bonne douche et nous changer. Nous irons ensuite flâner au centre ville. Une librairie bien achalandée nous permet de passer un moment agréable.

Nous espérons que le temps demain s’améliorera. En effet, un gros « morceau » nous attend, le Télégraphe et le Galibier. Ce dernier col, il n’est pas question de le passer par mauvais temps, car on louperait l’un des plus beaux spectacles de montagne, lorsqu’on découvre l’Oisans qui se développe au sud avec ses fantastiques montagnes que sont la Meije, les Ecrins, le Râteau et bien d’autres. Nous verrons bien au lever demain matin. Cette incertitude liée aux conditions météorologiques fait partie intégrante du voyage à vélo. C’est l’un des éléments qui nous donnent l’impression d’être très loin. Dans notre monde sophistiqué aux moyens de déplacement multiples et souvent très rapides, la planète perd ses dimensions, et le voyage à vélo ou à pied les lui rend. On a l’impression d’être des explorateurs lorsqu’on ressent cette sensation de loin et cette envie d’engagement. J’en conviens, cela est très relatif, car il s’agit de l’exploration d’une route goudronnée et de plus la gare est devant nous et en quelques heures nous pouvons être à Lyon !

Cinquième jour : Modane Valloire 35 km

Au matin le temps ne semble pas terrible, bien qu’il ne pleuve pas. Nous voyons cette ville sous son mauvais jour. Je me souviens y avoir campé lors d’une traversée des Alpes à pied. Toute la nuit il avait plu et je m’étais réveillé dans une mare ! Aujourd’hui nous n’en sommes pas là, mais le mauvais temps me fait plus peur à vélo qu’à pied, bien que la marche sous des trombes d’eau ne soit pas particulièrement agréable. Mais sur les chemins on n’est pas à la merci des dangers de la route.

Nous enfourchons nos montures par un temps bas, lugubre et humide. L’Arc charrie des tonnes d’alluvions dans ses eaux boueuses, qui semblent épaisses un peu à la manière d’une pâte liquide. Jusqu’à Saint-Michel-de-Maurienne la route descend et nous effectuons cette première partie d’étape à vive allure. Une fois Saint Michel atteint, le col du Télégraphe déroule devant nous ses grands virages qui partent à l’assaut de la montagne. Quelle n’est pas notre surprise de nous trouver au milieu d’une foule de vélos ! En effet, 2500 Belges se sont donné rendez-vous dans le cadre d’une manifestation à but caritatif pour la recherche médicale. Nous commençons à nous faire du souci, car avec tous ces cyclistes allons-nous trouver un hôtel à Valloire? D’autant plus que le temps se dégrade et la pluie fait son apparition. Cette montée fait une dizaine de kilomètres, 11,8 exactement, pour un dénivelé de 856 mètres, une pente moyenne de 7,3% et une pente maximale de 9,7%. Il culmine à 1566 mètres. Voilà, je vous ai tout dit. La pluie s’accélère, nous faisons néanmoins la halte traditionnelle au col pour la fameuse photo sous le panneau indicateur. Nous engageons la conversation avec quelques cyclistes. Ils sont venus de Belgique pour trois jours seulement le temps de gravir ces deux cols mythiques le Télégraphe et le Galibier. Ils nous apprennent que le gros de la foule est passé hier, ce qui nous laisse quelques chances de logement. C’est trempés que nous arrivons à Valloire. Il n’est pas question d’envisager de passer le Galibier par ce temps. Nous nous mettons à la recherche d’une chambre, que nous finirons par trouver. Ouf! Par ce temps il n’était pas question de rester dehors sans matériel de camping.

Il n’est que midi, cet après-midi de repos sera le bienvenu. La montée des deux cols dans la foulée doit être difficile avec nos vélos chargés. Dans le fond la pluie est presque une bénédiction, qui nous enlève toute culpabilité de céder à la facilité d’une étape courte. Le soir nous aurons quelques difficultés à trouver un restaurant qui nous accepte, car les hordes des jours précédents ont tout dévalisé, et la station attendait la fin de cet événement pour fermer ce soir, donc ils n’ont plus rien à proposer à manger! Cette recherche nous la faisons sous de véritables trombes et une fois de plus nous finissons par trouver. Il était temps car nous sommes trempés jusqu’aux os. La soirée sera très agréable avec une bande de Belges qui se sont attardés un soir de plus avant de rentrer au pays. En fin de repas un coup de tonnerre terrible fait sauter l’électricité dans toute la station. Le repas se finira aux bougies et le retour à notre hôtel au radar dans des rues noires transformées en étang!

Sixième jour : Valloire le Laus 71 km

Ce matin le temps est assez beau, il ne pleuvra pas, bien que quelques bancs de brouillard traînent aux flancs des montagnes. Rien d’étonnant car il faut bien évacuer toute l’humidité que les fortes précipitations de la veille ont générée. Aujourd’hui encore cette étape représente un symbole pour les cyclistes. Je me souviens de l’étape du tour de France dans le Galibier cette année. Nous étions dans une petite ville du centre de la France et notre télévision ne marchait pas. Nous avons cherché au pas de course un bar afin de regarder cet événement d’anthologie. Le temps était magnifique et les vues d’hélicoptère époustouflantes. Voilà les souvenirs qui me viennent à l’esprit au moment de quitter Valloire. Afin d’atteindre le col qui culmine à 2645 mètres, il nous faut parcourir 18 kilomètres avec des passages à 12% et une pente moyenne de 7%, le dénivelé dépassant les 1200 mètres. Au début, la route remonte un vallon austère dépourvu d’arbres, puis par des lacets raides elle attaque la montagne. L’effort ne faiblira pas jusqu’au bout. De temps à autre la vue est limitée par des passages de brume. Dans un virage quelques kilomètres avant l’arrivée nous passons devant le monument à la mémoire de Pantani, ce grand coureur mort dans la déchéance.

Au col le ciel reste partiellement couvert, les grands sommets de l’Oisans ne se dévoilent qu’en partie. Nous distinguons entre les nuages les vastes pans de neige et de glace de la face nord des Ecrins, pic de plus de 4000 mètres, qui a donné son nom au massif. Très longtemps on avait cru que le point culminant de la région était le Pelvoux, car il est plus visible de la vallée. Malheureusement les fabuleuses faces nord de la Meije et du Râteau restent cachées. Des noms de grands alpinistes pionniers de ces parois me viennent à l’esprit, le père Gaspard pour la Meije et Victor Chaud, grand guide qui s’est tué lors de la première répétition de la face nord du Râteau, face rébarbative souvent verglacée, très raide et en mauvais rocher. Nous pouvons cependant voir une partie des arêtes de la Meije, jusqu’au doigt de Dieu. Ces montagnes me rappellent une multitude de souvenirs, de ski et de randonnée avec mon père et d’escalades de grande ampleur avec des camarades. Mais cette arête de la Meije me fait systématiquement penser à l’histoire que je vais vous relater : au cours d’un dîner, je discutais avec un gendarme qui avait été durant une partie de sa carrière affecté au secours en montagne en Oisans. Un jour, il est appelé pour le sauvetage d’une personne accrochée en haut des arêtes sur le versant regardant la Bérarde. La paroi est très raide et haute de 800 mètres. Le sauvetage s’avère délicat, et quelle est la surprise du pilote de constater qu’il s’agit d’un parapentiste pendu en pleine paroi, retenu par son parachute à des aspérités par très loin du faîte de l’arête. Le sauvetage se passe bien. De toute évidence l’accidenté avait commis une faute en sautant vers la Bérarde alors que le vent venait de l’ouest, ce qui l’exposait aux rabattants, qui l’ont effectivement plaqué à la paroi. Il pouvait s’estimer heureux de s’en tirer vivant. L’année suivante, notre gendarme est appelé pour un sauvetage similaire au même endroit. Effectivement, il secoure un individu pendu dans les mêmes conditions au même endroit. Quelle n’a pas été la surprise de ce capitaine de gendarmerie quand il a reconnu l’individu qu’il était déjà allé chercher une première fois l’année précédente! Le parapentiste, peut-être suicidaire, mais qui venait de se louper pour la seconde fois, a eu droit à une sacrée remontée de bretelles, réitérer la même faute grossière, décoller le vent dans le dos, les sauveteurs n’ont pas apprécié.

Au sommet de notre col, pas de soleil, un petit vent frais n’encourage pas à prolonger l’arrêt. Nous nous habillons, mettons des gants et nous lançons sans traîner dans la descente. Rapidement l’atmosphère se réchauffe. En effet, nous basculons vers les Alpes du sud. Notre itinéraire passe au col du Lautaret quelques 600 mètres plus bas. De là nous allons nous laisser glisser vers Briançon et la chaleur retrouvée. Sur notre gauche le massif des Cerces nous permet d’admirer dans le beau temps retrouvé une multitude de belles parois d’escalade, qui me rappellent bien des moments de grande intensité. Au niveau de Serre-Chevalier nous casse-croûtons d’un morceau de pain et de saucisson et repartons vers Briançon à la recherche d’un bistrot pour le traditionnel café de mi-journée. Nous le trouvons au pied du col de l’Izoard en pleine ville. Moment de détente que nous savourons après cette matinée de plaisir et d’effort dans le Galibier.

Cet après-midi le ciel est bleu. La côte en direction du col de l’Izoard, après un raidillon à la sortie de la ville, s’atténue, nous pédalons avec facilité. L’obstacle est cependant de taille 20 kilomètres pour 1185 mètres de dénivelé. L’entrée dans le Queyras est très accueillante. L’ambiance dans cette montée est très différence de ce que nous avons connu ce matin le long de la route du Galibier. La rivière la Cerveyrette, aux eaux claires en contrebas dans les gorges, court sur ses plages de galets. On est loin des eaux tourmentées et boueuses de l’Arc. Manifestement ici il n’a pas plu. L’air est limpide et de grandes parois au calcaire lumineux s’élèvent tout autour de nous au dessus des forêts de mélèzes. Les massifs français ont chacun leur particularité, ce qui fait tout le charme des Alpes. Nous passons le joli village de Cervières et rejoignons rapidement le hameau du Laus et son sympathique gîte. Nous y passons une soirée plaisante dans un cadre pittoresque et montagnard.

Septième jour : Le Laus Jausiers 86 km

Encore une fois la nuit fut agréable. Cela tient aussi au fait de la nouveauté renouvelée chaque jour. C’est toujours avec curiosité que nous découvrons le lieu qui va nous accueillir pour la nuit. Ce gîte est particulièrement bien placé à sept kilomètres du sommet du col de l’Izoard. Cette nuit il a fait froid, car par endroits des plaques de givre ponctuent les prairies. L’air ce matin est immobile dans un ciel bleu intense. Toutes les conditions sont réunies pour que nous passions une excellente journée sur nos machines. Au programme se trouvent deux cols l’Izoard et Vars. Le premier dans cet air vif du matin sera vite atteint. Nous y jouissons d’un décor de belles montagnes aux sommets pointus, qui s’élèvent au dessus des forêts. A cette heure matinale encore peu de monde, les motards et les automobilistes se lèvent plus tard que nous, car ils mettent beaucoup moins de temps pour rejoindre ces lieux haut perchés. Mais sans doute éprouvent-ils aussi moins de plaisir et n’ont pas le temps de rentrer en harmonie avec ces régions d’altitude, alors que le silence de notre mode de déplacement nous permet de rentrer en communion avec la faune et la flore. La lenteur et l’effort physique nous font éprouver une forme de victoire longtemps désirée puis obtenue après un combat mené à la force de nos muscles. Toujours la même sensation de plaisir lorsque le point le plus haut d’un col est atteint, on cherche le panneau pour la traditionnelle photo. Au col de l’Izoard, il se trouve juché en haut d’une colonne massive en pierre et affiche 2361 mètres d’altitude.

La redescente sur l’autre versant vers la vallée du Guil est de toute beauté. La route épouse les accidents du relief en larges méandres dans de grandes zones minérales aux couleurs multiples. De vastes pierriers nous entourent de toutes parts et tout là-bas à mi-distance du fond de la vallée sur un replat, nous distinguons les villages de Brunissard et d’Arvieux, au milieu de prairies bien vertes, qui tranchent avec le monde pierreux qui les domine. Dans ce dernier village nous doublons trois randonneuses au pas alerte. Nous engageons la conversation, elles sont parties pour une balade de plusieurs jours sur le GR5. Cela me rappelle ma randonnée sur cet itinéraire il y a maintenant quelques années. J’avais bivouaqué au col des Ayes vers 2300 mètres sous des trombes et au matin, le miracle du beau temps s’était produit, et m’avait accueilli au sortir de la tente avec un spectacle de toute beauté qui s’étalait à l’ouest loin vers l’Oisans et ses grands sommets et au sud au-delà du Queyras et ses montagnes, qui comme le pic de la Font Sanct ont une belle prestance.

Arvieux, dernier village avant de plonger dans les gorges du Guil. Sur notre gauche en amont se trouve la fameuse citadelle de Château-Queyras. Nous n’irons pas car nous partons à droite vers l’aval en direction de Guillestre. La citadelle est magnifique à découvrir lorsqu’on arrive par le GR5. Au détour d’un repli de terrain en pleine forêt d’un coup elle apparaît sans préavis. On reste bouche bée, en découvrant en contrebas cette immense bâtisse que l’on surplombe, au point de presque se croire à bord d’un avion, tellement on la domine.

Mais voilà le vélo ne permet pas ce point de vue. Nous nous enfonçons vers l’ouest dans des gorges profondes, bordées de hautes falaises. La rivière, presque un torrent s’écoule toute frangée d’écume. Après une dizaine de kilomètres dans ce décor de toute beauté, la route est barrée totalement, au point qu’avec avec nos vélos nous ne pouvons pas nous faufiler. Une déviation escalade le bord gauche de la vallée, empruntant une minuscule route qui se glisse à travers les falaises. Cette chaussée est très étroite et le croisement des véhicules est difficile, voire impossible par endroits. Cet itinéraire de déviation au goudron en mauvais état a des petits airs de chemin andin, j’adore. Cependant la montée est raide et cela rajoute quelques kilomètres à l’étape. Nous doublons un jeune Anglais, sac et piolet au dos. Intrigué, je lui demande d’où il vient. Il m’explique qu’il est engagé dans une traversée de Nice à Chamonix sur une durée de six semaines et qu’il suit son propre itinéraire. Il est en train de rejoindre l’Oisans qu’il compte parcourir avant de reprendre sa route vers Chamonix. La chaussée est si étroite, qu’un cycliste et un piéton tassés en bordure du vide s’attirent des remarques d’un automobiliste qui considère que nous encombrons le passage en stationnant à cet endroit. Mais mon Anglais je n’ai pas choisi l’endroit où le doubler !

Après ce détour pittoresque, nous faisons une halte à Guillestre le temps de se ravitailler. A midi nous nous engageons dans la longue montée du col de Vars. Elle s’étire sur vingt kilomètres et 1185 mètres de dénivelé. Le démarrage est difficile dans la chaleur. Les premières épingles nous permettent de regarder vers le nord ouest en direction de l’Oisans. La silhouette caractéristique de la longue arête de l’un des plus beaux groupes de montagnes se laisse contempler. Il s’agit du Pelvoux, du Pic Sans Nom et d’Ailefroide, ces montagnes m’ont toujours fait rêver et je n’ai jamais gravi l’une d’elle. Il n’est jamais trop tard, sait-on jamais? Un cycliste nous rattrape et nous donne quelques détails sur le reste du parcours jusqu’au col, puis sur son vélo de course il s’envole. Après une première partie de huit kilomètres soutenue, l’inclinaison baisse et nous distinguons le col tout là-bas au fond d’un grand vallon qui en finale se relève. Dans un champ nous faisons notre pause de midi. Il fait bon, l’herbe est tendre, nous avons vraiment retrouvé le climat méditerranéen. Nous reprenons notre route pour quelques kilomètres le temps de trouver le bar pour notre café de la demi-journée. A Sainte-Marie une terrasse agréable nous accueille. Elle est en grande partie peuplée de motards allemands. Le nombre de motos que nous croisons ou qui nous doublent est impressionnant, plus d’une centaine par jour. La fin du parcours présente quelques difficultés. Le passage des Claux est très raide supérieur à dix pour cent, dans un village qui n’en finit plus. Cela me rappelle un autre village au fond des Tatras slovaques, ou nous avions parcouru huit kilomètres très raides entre deux rangées de maisons avant de retrouver de grandes forêts désertes. La traversée des Claux est beaucoup plus courte mais demande aussi des efforts.

Le col est atteint. Son altitude est somme toute modeste, 2209 mètres, comparativement aux précédents. Mais ces vingt kilomètres de montée nous laisseront des souvenirs. Nous discutons avec un couple en tandem, lancé lui aussi dans une traversée des Alpes.

La descente sur l’Ubaye est magnifique. Le Brec de Chambeyron, avec sa silhouette de volcan tronqué trône du haut de ses 3411 mètres. Il y a deux mois j’ai passé dans les environs de cette montagne une semaine à grimper de belles parois désertes, présentant pourtant un rocher d’une qualité extraordinaire. L’escalade c’est comme le reste, il y a les lieux à la mode et les autres. Manifestement les parois de l’Ubaye ne sont pas touchées actuellement par le phénomène, et durant cette semaine nous nous en sommes félicités. Par contre nous ne pouvons pas en dire autant de la route des Grandes Alpes, particulièrement en vogue auprès des automobilistes et des motards. Nous rencontrerons cependant peu de cyclotouristes. Nous dépassons le joli village de Saint Paul en Ubaye. Très loin au pied du Brec de Chambeyron je vois le village de Fouillouse, et un peu plus bas son incroyable pont en arche qui franchit un gouffre de plus d’une centaine de mètres de profondeur. Vers les seize heures nous touchons au but de la journée, Jausiers, petit village au pied du col de Restefond la Bonnette culminant à 2715 mètres d’altitude et totalisant 1500 mètres de dénivelé.

Huitième jour : Jausiers Saint Sauveur de Tinée 81 km

Ce petit hôtel où nous sommes descendus, je le connaissais pour y avoir dormi lors d’une virée d’escalade dans la région. La patronne est très agréable et nous parle de la vie locale. En particulier elle nous révèle, et cela ne nous surprend pas, que les motards de passage font significativement monter le chiffre d’affaire.

Après un petit déjeuner copieux nous nous préparons pour la grosse étape du col de Restefond, 24 kilomètres. Ils se déroulent tout le long d’un gigantesque pan de montagne pelée. A notre vitesse lente nous allons mettre pas loin de quatre heures pour arriver à ce passage entre Ubaye et Tinée. Le ciel est clément, la forme est bonne. Le panorama qui s’élargit à chaque tour de pédalier, nous permet de pleinement profiter de ce moment. Ce qui pourrait être un calvaire se transforme en pur bonheur. La fin du parcours est particulièrement austère, le sol constitué d’une caillasse grise, couleur ardoise, donne au paysage une note de dureté et de froideur. Un vent modéré souffle, ce qui renforce cette sensation de nature sauvage. Au col, même pas un panneau. Nous n’irons pas jusqu’au point 2802 mètres, effectuer la boucle de 1600 mètres autour du sommet, bien qu’il s’agisse de la route la plus haute d’Europe.

Devant nous s’ouvre la vallée de la Tinée. Nous sentons que le terme de notre voyage se rapproche. Cette vallée qui débute, si nous la suivions, elle nous conduirait directement à Nice en une centaine de kilomètres. Mais notre itinéraire comporte encore deux cols. Nous allons suivre la vallée de la Tinée jusqu’à Saint Sauveur et de là nous rejoindrons la Vésubie.

Après une magnifique descente nous nous arrêtons à Saint-Etienne de Tinée, pour déjeuner. Il nous reste une trentaine de kilomètres pour rejoindre Saint Sauveur. La route descend le long de cette profonde vallée. Au sortir de la ville nous rencontrons un couple de cyclistes italiens à la recherche d’un hébergement pour la nuit. La femme semble assez énervée du fait de ne rien trouver. En effet, ils ont poussé jusqu’à Isola, mais en intersaison, ils sont arrivés dans une ville morte. J’adore entendre cette italienne parler sur son ton haut perché, appuyant sur l’accent tonique. Je ne puis m’empêcher de lui dire « l’italiano e la piu bella lingua d’el mondo ». Je ne suis pas sûr que ce soit de l’italien bien correct, mais elle comprend.

Suite à cet intermède rigolo, nous reprenons notre route, qui parfois suit une piste cyclable très agréable. Enfin nous arrivons et le gîte municipal est ouvert. Nous nous installons et ce soir nous serons sept dans ce dortoir. Un couple d’Allemands, un Suisse et deux ouvriers travaillant sur un chantier de percement de tunnel près du village qui nous domine, Roure. L’un des occupants a manifestement des problèmes d’odeur de pieds et nous en fera largement et généreusement profiter! Le village est plein de chats pas farouches qui se laissent caresser, ce qui me ravit. Le couple d’Allemands accepte une invitation au restaurant du village et nous passerons un très agréable moment, ce qui entre autre me donnera l’occasion d’utiliser leur langue, que j’aime beaucoup.

Neuvième jour : Saint-Sauveur-de-Tinée col de Turini 61 km

Cetteétapedansles Alpes maritimes va être d’une grande beauté. Nous pensions qu’après avoir gravi les cols les plus hauts des Alpes, dans ce département nous aurions des pentes moins longues et des décors moins grandioses. Il n’en est rien, de plus les villages prennent des airs de hameaux corses nichés dans des pentes incroyables ou cachés dans des creux secrets.

De Saint-Sauveur nous descendons durant quelques kilomètres les gorges de la Tinée. Puis sur la gauche, une petite route escalade la pente raide et rejoint un vallon de toute beauté, qui s’élève rapidement au-dessus de la Tinée. Nous allons monter 17 kilomètres pour un peu plus de 1000 mètres de dénivelé. Arrivés au col, contrairement aux jours précédents, il n’y a pas grand monde. Cependant, il y a une petite boutique de vélos, et Evelyne trouve des patins de frein, car elle commence à freiner sur la ferraille. Nous descendons sur Saint-Martin-de-Vésubie. Il y a bien longtemps, je venais assez souvent dans les montagnes des environs, en particulier la Gougourde, magnifique paroi granitique de 400 mètres de haut, que parcourent de nombreuses voies d’escalade magnifiques. Les bouquetins y étaient nombreux et pas craintifs du tout. Ils venaient même tout près lorsque nous mangions au pied de la paroi dans l’espoir qu’on leur donne un quignon de pain. Je me souviens les avoir vus, dans des postures incroyables en pleine paroi. L’un d’entre eux a disparu au sommet et lorsque nous y sommes arrivés nous avons du mettre un rappel long et raide pour descendre. Je n’en revenais pas qu’il soit passé par là. Depuis nous les avons vus faire des acrobaties encore pires. Leurs sabots sont de véritables ventouses.

Donc, nous arrivons à Saint Martin, jolie petite station de montagne. Nous casse-croûtons sur la place centrale à l’ombre de grands platanes. Il fait chaud, l’ambiance est vraiment méridionale. Puis nous allons prendre un café dans le coin des rues commerçantes, vraiment très jolies. Nous nous y sentons très bien. Je regrette presque qu’il ne soit que une heure de l’après-midi, car je me serais bien arrêté passer la nuit dans ce coin charmant. Mais non l’appel de la route est le plus fort. Rapidement nous rejoignons Roquebillière et peu après sur la gauche l’embranchement du col de Turini se présente et nous quittons la vallée de la Vésubie. Il fait chaud, la pente est rude. Nous arrivons dans le magnifique village de la Bollène-Vésubie. Nous n’y résistons pas, nous nous arrêtons dans un café, où manifestement le patron cultive l’art de vivre. D’ailleurs son chien de toute évidence a la même philosophie de vie. Nous attendons que le soleil tape un peu moins puis nous repartons dans cette longue montée. La route est une incroyable succession de virages en épingles. Nous surplombons le village où nous avons fait halte. Nous réalisons qu’il est comme posé au sommet d’une colline entre vallée et montagne. Il me fait penser à ces villages corses, qui se sont établis dans les endroits les plus invraisemblables. Cette route ne cesse de nous étonner par son profil. Du haut, ce n’est qu’une suite de virages qui escaladent un pan de montagne raide. Le trafic n’est pas intense, surtout des motards allemands. Certains nous doublent, d’autres nous croisent. Pour les premiers c’est presque la fin de cette chevauchée fantastique par les plus hauts cols des Alpes, et pour les seconds ce n’est que le début. Un fou au volant d’un coupé Mercedes nous double sans précaution. Evelyne lui fait signe de ralentir. Il lui répond par un geste obscène. Avons-nous à faire à une petite frappe locale ou à un grand voyou niçois? Il ne nous a pas renversés, donc ce n’est pas grave. Ne nous laissons pas aller à des idées sombres sur nos congénères. Les derniers kilomètres sont éprouvants. Dans ces cas là, on a l’impression de ne jamais en finir. Puis d’un coup le col surgit. Il est très particulier, carrefour de plusieurs routes au milieu des arbres. Autre caractéristique, il y a trois hôtels, sensation étrange, mais le lieu est immédiatement sympathique, on a tout de suite envie d’y faire halte. Cela tombe bien car nous avons ce matin depuis le point d’information du col Saint-Martin réservé une chambre à l’hôtel les chamois. Le patron est adorable et les prix très doux pour une prestation de qualité. Il nous offrira même la bière car nous l’avons aidé à porter de nouveaux matelas qui lui sont livrés. Il nous donnera un cours sur le matelas, car il a travaillé 12 ans dans ce secteur et dans le haut de gamme. En effet, nous constaterons que nos lits sont particulièrement bien équipés en la matière. Souvent dans les hôtels les matelas sont tout mous, vieux et fatigués ou durs comme des planches en bois lorsqu’ils sont neufs. Là ils sont fermes épousent bien la forme du dos sans mollesse, en un mot absolument confortables, secret d’une bonne nuit.

Dixième jour : col de Turini Nice 50km

C’est avec regret que nous quittons ce coin exceptionnel, cet hôtel et son patron très attachants. Aujourd’hui, arrive notre dernier jour de ce beau périple. Pour cette dernière demi-étape nous choisissons un maximum de petites routes. Nous empruntons la D 2566, qui sur la carte suit une ligne de crête durant une dizaine de kilomètres. Cela me rappelle le GR un peu plus à l’est qui lui aussi dans sa dernière partie suit une longue ligne qui domine les vallées d’une part de la Tinée et du Var et de l’autre la Vésubie. La fin de ces deux fabuleux itinéraires que sont le GR5 et la routes des Hautes Alpes révèlent de belles surprises. Pour être précis concernant ce dernier itinéraire nous empruntons une variante, le trajet original descend à Menton par Sospel. Nous ne regretterons pas cette variante par le village de Lucéram. Là encore, on pourrait se croire dans le moutonnement montagneux de l’intérieur de la Corse. Ce département des Alpes Maritimes possède de très belles montagnes et pas uniquement une côte maritime. Cette dernière plongée avant de retrouver les abords de la grande agglomération, nous en profitons autant que possible. Ce village de Lucéram en fin de périple me remémore la fin d’une fabuleuse randonnée autour de la Corse et la Sardaigne, lorsque nous avons quitté la Castagniccia, en plongeant vers Bastia. Nous nous imprégnons de ces senteurs du midi, de cette chaleur lorsque le soleil passe la montagne qui nous domine à l’est. Je retiens ma vitesse pour que cela dure encore un peu. Ces fins de voyage qui se passent dans des conditions exceptionnelles de temps, de beauté et d’entente entre les protagonistes, invitent inexorablement à se projeter dans un futur voyage.

Voilà, nous rejoignons l’Escarene et la grande route. On pressent la grande ville, la circulation s’intensifie, la vallée s’élargit. Nous traversons des banlieues où nous cherchons notre itinéraire. Puis nous nous trouvons sur une voie rapide qui conduit à un long tunnel interdit aux vélos. Je ne m’en rends pas compte, Evelyne l’a réalisé, mais j’appuie comme un sourd sur les pédales et elle n’arrive pas à me rejoindre. Juste à l’entrée du tunnel je ralentis uniquement pour que nous soyons groupés dans ce tuyau très dangereux pour les cyclistes. Alors dès qu’elle me rattrape, époumonée de m’avoir appelé, elle me dit que cela fait plus d’un kilomètre qu’elle essaye de m’arrêter, pour rejoindre la piste cyclable qui se déroule un peu plus loin à droite. Je suis un vrai bourrin, mais ce n’est pas à mon âge que je vais changer ! Facilement nous la retrouvons et reprenons notre chemin en direction de la villa de ma cousine qui habite sur l’une des collines à l’intérieur de la ville. Les quatre kilomètres de montée pour arriver chez elle sont très raides et le trafic particulièrement dense, mais après ce périple à travers les grands cols des Alpes nous surmontons cette ultime difficulté.

Encore un beau projet qui se termine. Nous commençons à être des vieux copains de voyages à vélo (vive VF), cela fait le cinquième que nous accomplissons ensemble. Nous n’allons pas tarder à vouloir repartir ensemble ou avec d’autres en fonction des opportunités. En effet, il ne faut pas les manquer la vie est si courte ! Enfin pour le moment, profitons des beaux souvenirs tout frais et allons nous baigner dans une mer encore très chaude.
Hébergement pour visiter les 4000 îles (sud du Laos)? English translation pending
by Naja · 2011-10-20 · 7 replies
Bonjour, En janvier, nous allons passer 4 nuits dans les îles au sud du Laos. Haute saison, donc mieux vaut prévoir... Et comme ça change vite dans cette région, je ne suis pas sûre que les adresses datant d'il y a 2-3 ans soient encore valables. Nous sommes un couple dans la 50aine et recherchons le calme, l'authenticité. Si vous connaissez une GH sympa et propre, merci de nous le faire savoir.
Correspondance de Roissy à Orly en 4h05? English translation pending
by Majohid · 2011-10-19 · 14 replies
Nous arrivons à Roissy un dimanche à 6 h 45 en provenance de Thailande et repartons d'Orly à 10 h 50. Pensez vous qu'il y ait assez de temps entre les 2 vols ? Nous pensons prendre le bus d'air France pour le changement d'aéroport. Mais si le temps était vraiment trop juste, pensez vous qu'un taxi soit plus rapide ? et combien cela peut il coûter ?
Climat à New York en février? English translation pending
by Lildu59 · 2011-10-17 · 13 replies
Bonsoir à tous et à toutes,

Voila mon compagnon et moi nous aimerions partir a New york début Février (le 4 Février) et je voudrais savoir si vous êtes déjà partis a New york pendant cette période si le climat peut nous permettre de bien visiter et de ballader même le soir car c'est un peu notre crainte.

Je vous remercie d'avance pour vos réponses.

Bonne soirée.

Aurélie
Équipière débutante cherche embarquement pour cet hiver 2011-2012 English translation pending
by Lisalice · 2011-10-13 · 7 replies
Bonjour,

J'ai pris une année pour réaliser mon projet d'embarquer sur un bateau (voilier, cata...) en tant qu'équipière. J'ai toujours révé de faire la transat' jusqu'aux Antilles mais j'adorerai aller jusqu'en Amérique du sud, Caraîbes ou Polynésie, Australie, NZ....Bref je suis partante pour aller au bout du monde tant que c'est en bateau !

Jai bientôt 25 ans, je suis dans le domaine du tourisme et de l'hotellerie , j'ai pas mal voyagé (Inde, Comores....), j'ai vécue à l'étranger (Angleterre et Irlande) et ma famille vit aux quatres coins du globe. Je parle donc Anglais et je me débrouille en Espagnol. J'ai fais plusieurs croisières et mon père originaire du Morbihan m'a souvent emmené naviguer dans le golf, je n'ai jamais souffert du mal de mer jusqu'ici.

Je suis très motivée, facile à vivre et aime rencontrer de nouvelles personnes, j'aime l'aventure et j'en ai toujours besoin, je m'adapte partout, je suis plutôt débrouillarde et peux effectuer différents travaux sur le bateau.

Si justement vous avez un projet qui me correspond ou si tout simplement vous avez des plans, adresses, conseils et tuyaux n'hésitez pas !

Merci à tous et... bons voyages 😉 !!

Lisalice
Arrivée à Bali (Depensar): hôtel puis le sud? English translation pending
by Aldovar · 2011-10-12 · 16 replies
Hello a tous,

D'ici moins de 1 mois je serais a Bali. je prépare/peaufine actuellement mon itinéraire.

Je vais arriver a Depensar dans la journée vers 14H par Air Asia. J'ai trouvé un hotel a Jimbaran (Puri Puri) qui fait navette gratuite et qui n'a pas l'air trop mal... Je compte passer l'apres midi la bas puis partir le lendemain.

- - Est-ce intéressant d'aller a Jimbaran passer la premiere nuit (fatigue du voyage + pas loin aeroport + navette gratuite). On m'a dit qu'apres le 4 season il y a une plage sympa avec plein de super resto de poisson...

- - C'est un bon point de départ pour aller vers le sud ? mais est-ce vraiment intéressant d'aller dans le sud ? Je n'arrive pas a identifier les endroits sympas, les choses a voir etc...

- - Sinon, si vous avez repondu negativement au 2 questions au dessus 🙂, que conseillez-vous a l'arrivée ?

Au plaisir de vous lire.

A bientot,
Location de moto dans la région de Tha Khaek? (Laos) English translation pending
by Funny071 · 2011-10-11 · 8 replies
Bonjour! Nous souhaiterions louer une moto ds la region de Tha Khaek. Dans le Lonely planet ils parlent de "the loop", en faisant qq recherche sur le net j ai trouve plusieurs possibilites de location de moto au laos, mais souvent (a part le plateau de Boloven) ce sont des raids ou encore des aventure de moto cross...or nous sommes des debutants! J aimerais savoir si qqun connait cett boucle que le guide parle, pour savoir l etat des routes, et si ce sont aussi plutot des aventures de moto cross. Nous sommes deux et nous aimerions une seule moto, nous cherchons plutot a faire une belle balade de plusieurs jours a moto! Merci!🙂
Quel hôtel pour un mariage à Phuket? English translation pending
by Miss180304 · 2011-10-05 · 7 replies
Bonjour, j aimerai me marier en thailande mais je ne sais pas quel hotel pourrai organiser ca. On aimerai partir a phuket en fevrier ou mars 2012. Profiter de la plage et faire des excursions en foret mais on y va seulement pour 7nuits ! On aimerai celebrer notre mariage dans une chapelle ou temple ou sur la plage mais on re herche quelque chose d unique et pas trop cher car budget limite ....c ainsi pour se souvenir a vie de notre sejour Si vous avez des adresses a me communiquer ce serai genial Merci d avance
Visites à Barcelone English translation pending
by Lemieu · 2011-10-04 · 13 replies
Nous allons en Espagne dans deux semaines et serons une semaine à Barcelone. Notre budget est limité. Ainsi, nous avons déjà loué un appartement ce qui nous permettra de faire nos repas. Nous avons l'intention de découvrir Barcelone en marchant. Nous avons déjà acheté un Articket ce qui nous permettra de visiter le Museo Picasso, la fondation Miro, la Pedrera, la maison tapies et trois musées importants. Il y a un tas d'autres endroits qui nous semblent intéressants à visiter mais nous nous demandons lesquels choisir étant donné que chacun d'eux coûte dans les 10 euros et même plus. Alors nous aimerions beaucoup avoir votre avis sur les sites qui vous en ont le plus emballé: le palais guell, la maison Balto, l'aquarium, le zoo, le musée maritime, le palau de la musica catalan, la catedral, la sagrada familia. Salvador Dali Escultor, hospital de Sant Pau, etc... C'est avec grand plaisir que nous lirons vos commentaires
Un visa pour les Thaïlandais? English translation pending
by ThaiFL · 2011-10-03 · 6 replies
Bonjour, Je ne savais pas ou poster ce sujet, alors je le met ici. Beaucoup de Thaïlandais m'ont dit que c'était difficile pour eux d'avoir un visa surtout pour les pays occidentaux. Je sais pour beaucoup c'est une question d'argent, mais pour les autres ? Quelqu'un sait pourquoi ?

Ce qu'on m'a déjà dit < Vu que le pays est pas particulièrement riche, le gouvernement Thaïlandais veux éviter que les Thaïlandais puisse ''s'enfuir'' du pays. Ce qui peux a long terme provoquer une chute démographique et par le fais même, économique. Donc il bloquait volontairement certains visa.> ET/OU Toujours parce que le peuple moyen n'est pas riche, c, 'est pour éviter que les pays extérieur puissent attirer des gens pauvres dans leurs pays en leur promettant un bon salaire mais que en fait c'est pas grand chose. Exemple : En Thailande 30 000 Baht par mois tu peux faire ta vie en masse avec ca, Au canada sa vaut 1000 $ par mois. Tu vas pas bien loin avec ca...

Je sais que beaucoup utilise la technique du visa de mariage, sa l'air que c'est la façon la plus simple. Pourtant sur le site immigration Canada il n'y a rien qui parle que LA Thaïlande soit exclut. Et sur le site du gouvernement Thaïlandais, et bien, c'est en Thaïlandais... J'ai de la misère a trouver des infos sur google, il me sort toujours de l'information sur les voyagent et forfait hôtels pour Thaïlande...

Libre a vous de me dire ce que vous en pensé

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