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Avis sur itinéraire en tour du monde? English translation pending
Bonjour à tous,
Je m'oriente de plus en plus vers un TDM entre la fin de mes études et l'entrée dans la vie active, c'est pourquoi je viens vers vous pour avoir votre avis sur mon itinéraire.
Je partirais de France: - VOL vers Montréal (excursion au Canada en Kayak de mer) - Puis, VOL vers Cap Horn - Remontée de l'Amérique du Sud (Chili, Bolivie, Pérou, Colombie, Brésil, Guyane) - puis VOL vers Kenya (où j'y ferais juste un safari dans le Masaï mara à cheval) - Puis VOL vers St Saint-Pétersbourg où je prend le transsibérien, je descend au lac Baïkal, puis Mongolie, Chine, Inde - puis bateau vers le Sri Lanka - VOL vers l’Indonésie (où je virevolte un peu) Puis retour en France...
Pour moi, l'idéal serait d'y aller à vélo pour aller un peu plus vite qu'à pied, étant donné que je m'accorde seulement 12 mois...
ce qui ferait 14 pays en 12 mois et 6 vols en avion pour le périple...
J'aimerais donc avoir votre avis sur ma première ébauche de TDM...
Mes pays "far" où j'aimerais passer: Canada (pour y faire du kayak sur ces magnifiques lacs), Chili, Bolivie, Pérou; et Kenya (pour y faire un safari à cheval...)
PS: je sais que le kayak de mer au Canada et le safari à cheval au Kenya vont grandement impacter le budget, mais ce sont "entre" mes priorités.
Merci d'avance pour avis qui me feront avancer... ;)
Je m'oriente de plus en plus vers un TDM entre la fin de mes études et l'entrée dans la vie active, c'est pourquoi je viens vers vous pour avoir votre avis sur mon itinéraire.
Je partirais de France: - VOL vers Montréal (excursion au Canada en Kayak de mer) - Puis, VOL vers Cap Horn - Remontée de l'Amérique du Sud (Chili, Bolivie, Pérou, Colombie, Brésil, Guyane) - puis VOL vers Kenya (où j'y ferais juste un safari dans le Masaï mara à cheval) - Puis VOL vers St Saint-Pétersbourg où je prend le transsibérien, je descend au lac Baïkal, puis Mongolie, Chine, Inde - puis bateau vers le Sri Lanka - VOL vers l’Indonésie (où je virevolte un peu) Puis retour en France...
Pour moi, l'idéal serait d'y aller à vélo pour aller un peu plus vite qu'à pied, étant donné que je m'accorde seulement 12 mois...
ce qui ferait 14 pays en 12 mois et 6 vols en avion pour le périple...
J'aimerais donc avoir votre avis sur ma première ébauche de TDM...
Mes pays "far" où j'aimerais passer: Canada (pour y faire du kayak sur ces magnifiques lacs), Chili, Bolivie, Pérou; et Kenya (pour y faire un safari à cheval...)
PS: je sais que le kayak de mer au Canada et le safari à cheval au Kenya vont grandement impacter le budget, mais ce sont "entre" mes priorités.
Merci d'avance pour avis qui me feront avancer... ;)
Acheter un billet de bus Argentine - Chili depuis la France? English translation pending
Bonjour !
Je pars fin septembre avec une amie pour un voyage de 7 mois en Amérique du Sud. Nous n'avons pour l'instant qu'un billet aller Paris - Bueno Air. Nous comptons vadrouiller en Argentine, Chili, Bolivie et repartir depuis Lima 7 mois plus tard.
Nous n'avons pas de visa pour tous ces pays car nous comptons y rester moins de 3 mois à chaque fois.
Mais j'ai appelé l'ambassade de l'Argentine qui me dit que si nous n'avons pas de preuve de sortie du territoire argentin moins de trois mois après notre arrivée, il se peut que nous soyons refusés à la frontière à l'aéroport. Apparemment, Iberia peut aussi refuser des passagers n'ayant pas de preuve de sortie du pays moins de trois mois après l'arrivée.
Bien sur, nous pourrions prendre un billet d'avion à l'avance pour le Chili. Mais nous ne voulons pas prendre de vols internes et ne souhaitons circuler qu'en bus ou en stop.
Ma question est donc : pouvons nous réserver un billet de bus depuis la France pour traverser la frontière Chilienne, plus de trois mois à l'avance ? Si oui, où et comment ?
Merci d'avance pour vos réponses... Ponks.
Mais j'ai appelé l'ambassade de l'Argentine qui me dit que si nous n'avons pas de preuve de sortie du territoire argentin moins de trois mois après notre arrivée, il se peut que nous soyons refusés à la frontière à l'aéroport. Apparemment, Iberia peut aussi refuser des passagers n'ayant pas de preuve de sortie du pays moins de trois mois après l'arrivée.
Bien sur, nous pourrions prendre un billet d'avion à l'avance pour le Chili. Mais nous ne voulons pas prendre de vols internes et ne souhaitons circuler qu'en bus ou en stop.
Ma question est donc : pouvons nous réserver un billet de bus depuis la France pour traverser la frontière Chilienne, plus de trois mois à l'avance ? Si oui, où et comment ?
Merci d'avance pour vos réponses... Ponks.
Quinze jours Yukon/Alaska English translation pending
Bonjour à tous,
Avec ma copine, nous partons tous deux pour 15 jours dans le Yukon. Après de longues hésitations, et des discussions avec certains sur le forum (merci à eux), nous avons réduit nos choix et nous pensons faire le circuit suivant... Nous allons en Alaska et dans le Yukon pour la première fois. Nous sommes preneurs de tous vos commentaires / conseils / critiques !
Jour 1 Arrivée à Fairbanks Jour 2 Fairbanks - Chicken Jour 3 Chicken Dawson (oui, je sais, la route sera certainement cabossée... mais ça se tente, non?) - recherche d'or à Dawson et show le soir au saloon :-) Jour 4 Dawson - Tombstone TP et quelques petites ballades à la journée Jour 5 Aller à Grizzly Lake en rando avec tente Jour 6 Revenir de Grizzly Lake et rentrer sur Dawson Jour 7 Dawson - Whitehorse avec des arrêts en route (des conseils?) Jour 8 Whitehorse - Whitepass - Skagway (avec de nombreux arrêts en route, et peut etre le Pont suspendu à Tutshi Canyon) Jour 9 Skagway / descente de rivière depuis Dyea Jour 10 ferry pour Haines - tour en avion au dessus de Glacier National Park Jour 11 Rando au Mont Riley ou kayak dans le Chilkat Inlet Jour 12 Haines - Haines Junction (avec de nombreux arrêts en route) Jour 13 Depart pour rando (Auriol ou King Throne ou Slim East) Jour 14 Rando toujours (à la journée ou retour de backcountry) Jour 15 Haines Junction - Tok (avec des arrêts ; on aurait souhaité découvrir plus de choses sur les Premières Nations - je crois qu'à Burwash Landing on peut faire des trucs ?) - peut être canoé sur le Kluane Lake le matin ? Jour 16 Retour à Fairbank et avion au soir.
J'ai l'impression qu'on prévoit beaucoup trop de trucs... Je me demande par exemple si on fait bien de passer une journée à Haines (rando au mont Ritley) ou si on ferait mieux de passer cette journée à Kluane... Sur Kluane, je ne sais pas quelles randos sont les plus marquantes... il y en a tantqui ont l'air magnifiques ! :-)
Je suis donc preneur de tous vos conseils. Merci d'avance.
Avec ma copine, nous partons tous deux pour 15 jours dans le Yukon. Après de longues hésitations, et des discussions avec certains sur le forum (merci à eux), nous avons réduit nos choix et nous pensons faire le circuit suivant... Nous allons en Alaska et dans le Yukon pour la première fois. Nous sommes preneurs de tous vos commentaires / conseils / critiques !
Jour 1 Arrivée à Fairbanks Jour 2 Fairbanks - Chicken Jour 3 Chicken Dawson (oui, je sais, la route sera certainement cabossée... mais ça se tente, non?) - recherche d'or à Dawson et show le soir au saloon :-) Jour 4 Dawson - Tombstone TP et quelques petites ballades à la journée Jour 5 Aller à Grizzly Lake en rando avec tente Jour 6 Revenir de Grizzly Lake et rentrer sur Dawson Jour 7 Dawson - Whitehorse avec des arrêts en route (des conseils?) Jour 8 Whitehorse - Whitepass - Skagway (avec de nombreux arrêts en route, et peut etre le Pont suspendu à Tutshi Canyon) Jour 9 Skagway / descente de rivière depuis Dyea Jour 10 ferry pour Haines - tour en avion au dessus de Glacier National Park Jour 11 Rando au Mont Riley ou kayak dans le Chilkat Inlet Jour 12 Haines - Haines Junction (avec de nombreux arrêts en route) Jour 13 Depart pour rando (Auriol ou King Throne ou Slim East) Jour 14 Rando toujours (à la journée ou retour de backcountry) Jour 15 Haines Junction - Tok (avec des arrêts ; on aurait souhaité découvrir plus de choses sur les Premières Nations - je crois qu'à Burwash Landing on peut faire des trucs ?) - peut être canoé sur le Kluane Lake le matin ? Jour 16 Retour à Fairbank et avion au soir.
J'ai l'impression qu'on prévoit beaucoup trop de trucs... Je me demande par exemple si on fait bien de passer une journée à Haines (rando au mont Ritley) ou si on ferait mieux de passer cette journée à Kluane... Sur Kluane, je ne sais pas quelles randos sont les plus marquantes... il y en a tantqui ont l'air magnifiques ! :-)
Je suis donc preneur de tous vos conseils. Merci d'avance.
Billets tour du monde: Pass aérien ou "au feeling"? English translation pending
Bonjour à tous,
Je vous écris pour profiter de votre expérience. En fouillant sur le forum, j'ai trouvé quelques informations mais je cherche surtout des retours d'expérience, du vécu...
Je pense partir en tour du monde avec ma chérie début janvier 2012 pour environ 10 mois. Nous bénéficions d'un budget confortable sans pour autant souhaiter tout dépenser en avion.
Pour l'heure, nous envisageons de passer par : Cuba / Colombie / Argentine / Chili et Ile de Paques / Une île du Pacifique / Nouvelle-Zélande / Australie (juste quelques jours) / Papouasie Nouvelle-Guinée et Indonésie / quelques jours à Bangkok / Ouzbekistan
Ma question concerne les pass aérien. Connaisseurs du voyage me propose un pass englobant tout cela pour 4500€ par personne, ce qui est en ligne avec notre budget. Le seul inconvénient est à mon goût le manque de flexibilité de ce type de proposition. Nous avons tous les deux beaucoup voyagé malgré notre âge (30 ans). Personnellement, je connais très bien l'Asie et l'Amérique du Sud. Et pour une fois, j'ai envie d'être flexible, de pouvoir réellement prendre mon temps quand j'en aurai envie et de pouvoir suivre les conseils provenant de mes rencontres.
Tout ça pour en venir à ma question. N'est-ce pas plus intéressant de ne partir avec aucun billet et de prendre des vols secs au fur et à mesure de notre périple ? L'avez-vous déjà fait ? Quels sont les avantages et les inconvénients ? Financièrement est-ce rentable (ou en tout cas non significativement plus cher) ? Avez-vous galéré pour trouver les billets ?
Personnellement je pousse dans ce sens et ma chérie est alignée mais voudrait un peu de concret et de rationnel (couple de consultants...😉) pour nous décider (nous avons le temps, mais cette option nous permettrait d'être plus flexible quand à notre demande de congés envers nos employeurs respectifs...)
Je vous remercie par avance pour votre aide précieuse!!!
Bien sûr, je suis preneur de tous les conseils et autres que vous pourriez avoir!
Ben
Je vous écris pour profiter de votre expérience. En fouillant sur le forum, j'ai trouvé quelques informations mais je cherche surtout des retours d'expérience, du vécu...
Je pense partir en tour du monde avec ma chérie début janvier 2012 pour environ 10 mois. Nous bénéficions d'un budget confortable sans pour autant souhaiter tout dépenser en avion.
Pour l'heure, nous envisageons de passer par : Cuba / Colombie / Argentine / Chili et Ile de Paques / Une île du Pacifique / Nouvelle-Zélande / Australie (juste quelques jours) / Papouasie Nouvelle-Guinée et Indonésie / quelques jours à Bangkok / Ouzbekistan
Ma question concerne les pass aérien. Connaisseurs du voyage me propose un pass englobant tout cela pour 4500€ par personne, ce qui est en ligne avec notre budget. Le seul inconvénient est à mon goût le manque de flexibilité de ce type de proposition. Nous avons tous les deux beaucoup voyagé malgré notre âge (30 ans). Personnellement, je connais très bien l'Asie et l'Amérique du Sud. Et pour une fois, j'ai envie d'être flexible, de pouvoir réellement prendre mon temps quand j'en aurai envie et de pouvoir suivre les conseils provenant de mes rencontres.
Tout ça pour en venir à ma question. N'est-ce pas plus intéressant de ne partir avec aucun billet et de prendre des vols secs au fur et à mesure de notre périple ? L'avez-vous déjà fait ? Quels sont les avantages et les inconvénients ? Financièrement est-ce rentable (ou en tout cas non significativement plus cher) ? Avez-vous galéré pour trouver les billets ?
Personnellement je pousse dans ce sens et ma chérie est alignée mais voudrait un peu de concret et de rationnel (couple de consultants...😉) pour nous décider (nous avons le temps, mais cette option nous permettrait d'être plus flexible quand à notre demande de congés envers nos employeurs respectifs...)
Je vous remercie par avance pour votre aide précieuse!!!
Bien sûr, je suis preneur de tous les conseils et autres que vous pourriez avoir!
Ben
Questionnement sur le détroit de Béring (Alaska-Sibérie) English translation pending
Il n'y a que 92 km entre les deux continents, et à vrai dire, je me demande comment se fait-il qu'on a pas déjà fait une liaison entre eux deux ? Je veux dire, je ne le souhaite pas particulièrement, mais j'ai l'impression que plus ça va et plus on évolue vers une exploitation de toutes les parties mêmes les plus extrêmes de la planète, et on n'a jamais fait ce fichu tunnel ? Il n'y a pas non plus de liaisons maritimes, si ? Je cherche pas du tout à le traverser, c'est juste une réflexion que je me faisais, on a tendance à faire et fabriquer des trucs de plus en plus dingues (c'est triste hein), et tous les détroits ont une liaison au moins maritime, sauf celui ci (dites moi si j'me trompe !), y a-t-il des courants trop forts qui nous en empêche ? Une trop grosse difficulté à atteindre l'extrême Nord-Est de la Russie, peut-être aussi ?
Bref, c'est pas vital mais j'me demandais comment ça se fait que tout le monde pose la question du fameux passage du détroit de Béring sur ce forum, et que finalement il n'y a pas de réponse !
Si certains s'y connaissent, merci d'avance :)
Si certains s'y connaissent, merci d'avance :)
Itinéraire d'un tour du monde de trois cents jours dès septembre 2011 English translation pending
Hello !
Départ prévu Septembre 2011 pour près de 300 jours.
Paris - La Paz // Santiago - Auckland // Christchurch - Sydney - Vanuatu - Sydney - Bangkok - Delhi // Bombay - Paris
Le billet qui m'est proposé est de 2500 € + 750 € de taxes + 500 € Assurance avec les connaisseurs du voyage. J'attends le devis de Travel Nation.
En Amérique du Sud, je pense faire : Bolivie, Brésil (frontière paraguay) Paraguay, Uruguay, Argentine, jusqu'à Ushuaia, remonter jusqu'à Santiago du Chili. ( 3 ou 4 mois)
Ensuite Faire toute la Nouvelle Zélande ( 2 ou 3 semaines)
Puis le Sud de l'Australie, de Suydney à Melbourne à Adelaide, puis direction Brisbane en Combi. ( 2mois en Australie)
Vanuatu est-ce dangeureux ? je voudrais rencontrer les tribus et vivre avec eux (je reste 3 semaines à Vanuatu)
Redirection Sydney pour le vol Sydney Bangkok.
Arrivé à Bangkok je souhaite faire la Thailande, le Laos, Le Viet Nâm et le Cambodge. (1 ou 2 mois)
Ensuite direction l'Inde pour Delhi et traversée à pied jusqu'à Bombay (je reste 1 mois en Inde)
Qu'en pensez-vous ?
ps: Ca revient à moins cher de prendre les billets séparément ?
Je reviendrai vers vous pour le reste des préparatifs...
A + :)
Mr HAppy
Départ prévu Septembre 2011 pour près de 300 jours.
Paris - La Paz // Santiago - Auckland // Christchurch - Sydney - Vanuatu - Sydney - Bangkok - Delhi // Bombay - Paris
Le billet qui m'est proposé est de 2500 € + 750 € de taxes + 500 € Assurance avec les connaisseurs du voyage. J'attends le devis de Travel Nation.
En Amérique du Sud, je pense faire : Bolivie, Brésil (frontière paraguay) Paraguay, Uruguay, Argentine, jusqu'à Ushuaia, remonter jusqu'à Santiago du Chili. ( 3 ou 4 mois)
Ensuite Faire toute la Nouvelle Zélande ( 2 ou 3 semaines)
Puis le Sud de l'Australie, de Suydney à Melbourne à Adelaide, puis direction Brisbane en Combi. ( 2mois en Australie)
Vanuatu est-ce dangeureux ? je voudrais rencontrer les tribus et vivre avec eux (je reste 3 semaines à Vanuatu)
Redirection Sydney pour le vol Sydney Bangkok.
Arrivé à Bangkok je souhaite faire la Thailande, le Laos, Le Viet Nâm et le Cambodge. (1 ou 2 mois)
Ensuite direction l'Inde pour Delhi et traversée à pied jusqu'à Bombay (je reste 1 mois en Inde)
Qu'en pensez-vous ?
ps: Ca revient à moins cher de prendre les billets séparément ?
Je reviendrai vers vous pour le reste des préparatifs...
A + :)
Mr HAppy
Parcours sur l'île du Sud en Nouvelle-Zélande: vos avis? English translation pending
Bonjour,
Je vais partir pour un peu plus d'un mois en janvier. J'ai cependant préfèré privilégier l'île du sud même si certains jugeraient cette période suffisante pour aussi aller explorer la partie nord, étant sur Brisbane pour 2 ans j'aurai certainement l'opportunité d'y revenir plus tard. J'aurai aimé savoir si il manqué des points incontournables que j'aurais omis dans mon parcours. Sachant que je fait un voyage "sac à dos" avec transport en bus (intercity) les contrées les plus éloignées me restent a priori innaccessibles 😕. Je ne peux malheureusement pas louer de voiture n'ayant que 20ans🙁
Merci!
05/01
Départ Brisbane @ 7.50am
Arrivée Christchurch @ 14.10pm
06/01
Visite Christchurch
07/01
èTekapo @ 7.40 ou 8.40am
Arrive 11h /12h00
Piscines chaudes
Coucher de soleil + Mount John Observatory, observer les étoiles
08/01
Tekapo: wa
09/01
è Queenstown @ 12h40 arrive @ 16h30
10/01
Queenstown
Bungee jumping 10.00am
11/01
Queenstown è Dunedin 7h40 arrive 12h25
12/01
Dunedin one dayer (catlins coaster) departs 7.00am
13/01
Dunedin otago peninsula walk
14/01
To Te Anau 1.43pm arrives 6.30
15/01
KEBLER TRACK
http://www.doc.govt.nz/parks-and-recreation/tracks-and-walks/southland/te-anau-area/kepler-track/track-description/map/
Te Anau to control gates (45min)
Control gates to Brod Bay (1h30)
Brod Bay to Luxmore Hut (4h30)
16/01
Luxmore Hut to Iris burn hut (5-6h)
17/01
Iris Burn hut to Moturau hut (5-6h)
18/01
Moturau hut to Rainbow reach (1h30 – 2h)
Rainbow reach to control gates (2h30-3h30)
Control gates to Te Anau (45 min)
19/01
Walks
Te Anau Glow worm caves
20/01
Te Anau 9h45 èMilford Sound 12h40
21/01
Milford sound nature cruise 10.40am
3.30pm è 7.36pm Queenstown
22/01
8.00am è 3.24pm Fox Glacier
23/01
Fox glacier walk
24/01
Fox glacier 8.30am è Greymouth 1.15pm
25/01
Tour de Greymouth
Taniwha cave rafting 8am
http://www.fun-nz.com/adventure/blackwater-cave-rafting.htm
26/01
13.30pm è punakaiki 2.15pm
Pancakes hole and blow rocks
27/01
Punakaiki 3pm è Nelson 7.29pm
28/01
Nelson 10.30am è 12.10 à Marahau
Abel Tasman track
http://www.doc.govt.nz/upload/documents/parks-and-recreation/tracks-and-walks/nelson-marlborough/abel-tasman-coast-track-map.pdf
Walk: Marahau to Anchorage hut (4h)
29/01
Anchorage hut to Bark bay high tide track (4h)
Bark Bay to Awaroa hut (4h)
30/01
Low tide: 11h30
Awaroa to Totaranui (1h30)
Totaranui to Kaiteriteri taxi boat @ 3.15 or 4.45pm
http://aquataxi.co.nz/trips/from-totaranui-to-marahau-kaiteriteri
31/01
Bus Kaiteriteri 4.25pm è Nelson 5.45pm
http://www.abeltasmantravel.co.nz/fares
01/02
Bus Nelson 2h45 è Picton 4h55
02/02
Ferry Picton 8.00am – Wellington 11h18
03/02
Visite de Wellington
04/02
Ferry Wellington 2.05 pm è Picton 5.15pm
http://www.interislander.co.nz/Timetable.aspx
05/02
Picton 9.40am è Kaikoura 12h04
06/02
Dolphin encounter tour @ 8.30am
07/02
Mt Fyffe
08/02
Peninsula
Kaikoura 3.50pmè Christchurch 6.25pm
09/02
Akaroa – Banks Peninsula tour depart 10.00am
Depart retour 3.35pm
10/02
Départ Christchurch @ 14.55pm Arrivée Brisbane @ 15.50pm
Je vais partir pour un peu plus d'un mois en janvier. J'ai cependant préfèré privilégier l'île du sud même si certains jugeraient cette période suffisante pour aussi aller explorer la partie nord, étant sur Brisbane pour 2 ans j'aurai certainement l'opportunité d'y revenir plus tard. J'aurai aimé savoir si il manqué des points incontournables que j'aurais omis dans mon parcours. Sachant que je fait un voyage "sac à dos" avec transport en bus (intercity) les contrées les plus éloignées me restent a priori innaccessibles 😕. Je ne peux malheureusement pas louer de voiture n'ayant que 20ans🙁
Merci!
05/01
Départ Brisbane @ 7.50am
Arrivée Christchurch @ 14.10pm
06/01
Visite Christchurch
07/01
èTekapo @ 7.40 ou 8.40am
Arrive 11h /12h00
Piscines chaudes
Coucher de soleil + Mount John Observatory, observer les étoiles
08/01
Tekapo: wa
09/01
è Queenstown @ 12h40 arrive @ 16h30
10/01
Queenstown
Bungee jumping 10.00am
11/01
Queenstown è Dunedin 7h40 arrive 12h25
12/01
Dunedin one dayer (catlins coaster) departs 7.00am
13/01
Dunedin otago peninsula walk
14/01
To Te Anau 1.43pm arrives 6.30
15/01
KEBLER TRACK
http://www.doc.govt.nz/parks-and-recreation/tracks-and-walks/southland/te-anau-area/kepler-track/track-description/map/
Te Anau to control gates (45min)
Control gates to Brod Bay (1h30)
Brod Bay to Luxmore Hut (4h30)
16/01
Luxmore Hut to Iris burn hut (5-6h)
17/01
Iris Burn hut to Moturau hut (5-6h)
18/01
Moturau hut to Rainbow reach (1h30 – 2h)
Rainbow reach to control gates (2h30-3h30)
Control gates to Te Anau (45 min)
19/01
Walks
Te Anau Glow worm caves
20/01
Te Anau 9h45 èMilford Sound 12h40
21/01
Milford sound nature cruise 10.40am
3.30pm è 7.36pm Queenstown
22/01
8.00am è 3.24pm Fox Glacier
23/01
Fox glacier walk
24/01
Fox glacier 8.30am è Greymouth 1.15pm
25/01
Tour de Greymouth
Taniwha cave rafting 8am
http://www.fun-nz.com/adventure/blackwater-cave-rafting.htm
26/01
13.30pm è punakaiki 2.15pm
Pancakes hole and blow rocks
27/01
Punakaiki 3pm è Nelson 7.29pm
28/01
Nelson 10.30am è 12.10 à Marahau
Abel Tasman track
http://www.doc.govt.nz/upload/documents/parks-and-recreation/tracks-and-walks/nelson-marlborough/abel-tasman-coast-track-map.pdf
Walk: Marahau to Anchorage hut (4h)
29/01
Anchorage hut to Bark bay high tide track (4h)
Bark Bay to Awaroa hut (4h)
30/01
Low tide: 11h30
Awaroa to Totaranui (1h30)
Totaranui to Kaiteriteri taxi boat @ 3.15 or 4.45pm
http://aquataxi.co.nz/trips/from-totaranui-to-marahau-kaiteriteri
31/01
Bus Kaiteriteri 4.25pm è Nelson 5.45pm
http://www.abeltasmantravel.co.nz/fares
01/02
Bus Nelson 2h45 è Picton 4h55
02/02
Ferry Picton 8.00am – Wellington 11h18
03/02
Visite de Wellington
04/02
Ferry Wellington 2.05 pm è Picton 5.15pm
http://www.interislander.co.nz/Timetable.aspx
05/02
Picton 9.40am è Kaikoura 12h04
06/02
Dolphin encounter tour @ 8.30am
07/02
Mt Fyffe
08/02
Peninsula
Kaikoura 3.50pmè Christchurch 6.25pm
09/02
Akaroa – Banks Peninsula tour depart 10.00am
Depart retour 3.35pm
10/02
Départ Christchurch @ 14.55pm Arrivée Brisbane @ 15.50pm
Bali dans deux jours...merci! English translation pending
Juste un mot afin de remercier tous ceux qui prennent le temps de partager leur expérience de voyage à Bali. J’ai pris en note vos différents coups de cœur pour les régions, les hébergements, les restos…
Je pars seule pour Bali du 12 septembre au 5 octobre avec la compagnie China Airline (un peu nerveuse!Je ne connais pas cette compagnie).
Il y a un mois, j’ai acheté mon billet sur un coup de tête, sans trop connaître Bali. Ensuite, j’ai acheté le Lonely Planet. Mais c’est vraiment à travers ce site que j’ai appris à mieux saisir ce qu’est Bali. J’ai apprécié plusieurs commentaires, références et partages de vécu. Tel que l’hébergement près de Ubud Le Bali asli Lodge, belle mission où Marlyse a fait construire une petite maison chez une famille balinaise et quand elle n’y est pas elle la loue. Les profits servent entre autre, à payer les études des enfants. C’est une façon de voyager qui me plait beaucoup. En plus, Marlyse m’a envoyé de la documentation sur Bali…bref, une belle ressource et un bel échange. J’ai aussi communiqué avec Titak, un chauffeur-guide, qui était chaudement recommandé sur le forum. Il sera quelques jours avec moi, très contente de ce contact. Pour une femme seule, c’est rassurant d’avoir Titak en début de voyage.
Après plusieurs lectures de différentes personnes sur ce site, je me suis fait différents itinéraires pour Bali, mais j'ai fini par cibler certains temples qui vont me faire parcourir dans tout Bali et découvrir les alentours. J’espère pouvoir faire beaucoup de vélo (ne pas me faire mordre par un chien, qui semble être un problème en ce moment), sinon j’ai fait mon permis de conduire international (il semble que c’est obligatoire) si je veux faire du scooter. Faire l'ascension d'un volcan, si j’ai assez de temps le Rinjani à Lombok, sinon le Batur. Aller sur les îles Gili marcher et faire du kayak de mer.
Ce que j’ai surtout retenu à travers vos conseils est de me laisser vivre sur les lieux, inviter l’imprévu, tenter le plus possible de vivre avec les Balinais parce qu’ils semblent vouloir vivre en équilibre avec eux-même, avec les autres et avec la nature. D’être une touriste respectueuse de cette minuscule île qui semble avoir un immense potentiel humain, culturel dans une nature à contempler.
Je pars dans deux jours… Merci!
Je pars seule pour Bali du 12 septembre au 5 octobre avec la compagnie China Airline (un peu nerveuse!Je ne connais pas cette compagnie).
Il y a un mois, j’ai acheté mon billet sur un coup de tête, sans trop connaître Bali. Ensuite, j’ai acheté le Lonely Planet. Mais c’est vraiment à travers ce site que j’ai appris à mieux saisir ce qu’est Bali. J’ai apprécié plusieurs commentaires, références et partages de vécu. Tel que l’hébergement près de Ubud Le Bali asli Lodge, belle mission où Marlyse a fait construire une petite maison chez une famille balinaise et quand elle n’y est pas elle la loue. Les profits servent entre autre, à payer les études des enfants. C’est une façon de voyager qui me plait beaucoup. En plus, Marlyse m’a envoyé de la documentation sur Bali…bref, une belle ressource et un bel échange. J’ai aussi communiqué avec Titak, un chauffeur-guide, qui était chaudement recommandé sur le forum. Il sera quelques jours avec moi, très contente de ce contact. Pour une femme seule, c’est rassurant d’avoir Titak en début de voyage.
Après plusieurs lectures de différentes personnes sur ce site, je me suis fait différents itinéraires pour Bali, mais j'ai fini par cibler certains temples qui vont me faire parcourir dans tout Bali et découvrir les alentours. J’espère pouvoir faire beaucoup de vélo (ne pas me faire mordre par un chien, qui semble être un problème en ce moment), sinon j’ai fait mon permis de conduire international (il semble que c’est obligatoire) si je veux faire du scooter. Faire l'ascension d'un volcan, si j’ai assez de temps le Rinjani à Lombok, sinon le Batur. Aller sur les îles Gili marcher et faire du kayak de mer.
Ce que j’ai surtout retenu à travers vos conseils est de me laisser vivre sur les lieux, inviter l’imprévu, tenter le plus possible de vivre avec les Balinais parce qu’ils semblent vouloir vivre en équilibre avec eux-même, avec les autres et avec la nature. D’être une touriste respectueuse de cette minuscule île qui semble avoir un immense potentiel humain, culturel dans une nature à contempler.
Je pars dans deux jours… Merci!
Rapport sur mon voyage de randonnées, camping, nature... en Alaska English translation pending
Ce voyage est maintenant en cours. Je completerai les infos au fur et a mesure. Je repondrai si vous avez des questions plus precises.
Sud-Est de l'Alaska: mai 2010
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Je voyage avec l'Alaska State Ferry (AMHS), tres tres agreable, je conseille fortement. En mai, peu de monde. On peut facilement dormir dans le solarium, par ex., sur le Taku. Le trajet Ketchikan-Wrangell-Petersburg et les 2 heures qui suivent doit se faire de jour absolument. On voit regulierement des orques. Juneau est l'escale a choisir en #1, ensuite Haines et Skagway, puis Sitka et Ketchikan. 90 % des touristes dans la region sont des monstrueux navires de croisiere, parfois 4 ou 5 au meme port. 7000 a 8000 personnes chaque jour ! (et Skagway n'a que 1500 habitants). Demarrent vers le 10 mai. A part eux, tourisme, et en pariticulier backpackers/randonneurs inexistants jusqu'au 23 mai.
Randos: A part Chilkoot, cette region se prete surtout aux marches a la journee ou possiblement une nuit de cemping (possible aussi de reserver une 'cabin' du gouvernement a certains endroits: 35 $ la nuit). En mai, beaucoup de neige a partir de 500 metres, tres penible sur certains chemins (devenus quasi impossible). Parmi les chemins a faire: Deer Mountain a Ketchikan, la traversee Gavan Hill - Harbor Mtn a Sitka. A Juneau: West Glacier et a mi-chemin autre sentier son balise qui descend au bas du glacier, on peut aller sur la glace. A Haines, le Mont Ripinsky.
Camping: camping sauvage permis mais pas toujours facile de trouver un bon emplacement, il faut aussi se premunir contre les ours. A Ketchikan, camping sauvage a l'arriere de Carlonna Lake et a Perseverance Lake. A Juneau, bon camping du gouvernement (le seul avec douches) a Mendenhall Lake. Un autre tres chouette aussi a Eagle Beach. Auke Village est moins bien mais seul hebergement pres des ferries si depart matinal ou arrivee tardive. Skagway: excellent camping sauvage a Sturgill's Landing. Haines: camping officiel a Portage Cove. Les hotels/motels sont tres chers, quasiment rien sous les 100 $, meme pour des motels tout simples.
Chilkoot Trail: seulement fait la partie US jusqu'au pied du col. En mai gratuit et tres tranquille. Au 23 mai, personne n'avait enocre passe le col en 2010.
Autostop: marche bien.
Temps: superbe depuis 15 jours. Mauvais temps seulement a Sitka (Reste a la Youth Hostel. La aussi, bien en mai quand pas trop de monde).
Passage de la Colombie au Panama en indépendant English translation pending
Salut les aventuriers,
Voici un descriptif (peut-être pas des meilleurs mais live) trouvé dans un hôtel à Cartagena en octobre 2009 alors que je pensais traverser en indépendant (finalement j'ai pris l'avion). Ce sont les notes manuscrites en espagnol d'un voyageur généreux avec l'information de son expérience. Bonne chance. 🙂
Cartagena à Monteria
Bus: 5 heures, 30 000 pesos (1er bus à 6am)
Monteria à Turbo
Bus: 5 heures, 20 000 pesos (préféré: “Pickup Wafer”, 34 000 en cabina)
Turbo à Capurgana
Bateau: 2 heures, 45 000 pesos (sale a las 8h30, comprar tiquete en el puerto a las 6h30)
Hotel Florida: 10 000 pesos, limpio, seguro, frente al puerto
Ruidoso y no playa de arena. Dormir barato en el hotel que tiene la farmacia frente a la ferreteria
Prendre du cash à Turbo!
Capurgana à Sapzurro
Tout bateau : 15 minutes, 6000 pesos
Pas de banque ni à Capurgana ni à Sapzurro
Valider la sortie de Colombie à la DAS de Capurgana!
Sapzurro à Puerto Obaldia
30 minutes, 20 000 pesos
Cabañas Zingharo (Marcello y Clemencia) ou Cabañas Barracuda “Caliche”
Puerto Obaldia à Panama city
Bus: 60 USD, trois par semaine, se paye à l’arrivée
Voici un descriptif (peut-être pas des meilleurs mais live) trouvé dans un hôtel à Cartagena en octobre 2009 alors que je pensais traverser en indépendant (finalement j'ai pris l'avion). Ce sont les notes manuscrites en espagnol d'un voyageur généreux avec l'information de son expérience. Bonne chance. 🙂
Cartagena à Monteria
Bus: 5 heures, 30 000 pesos (1er bus à 6am)
Monteria à Turbo
Bus: 5 heures, 20 000 pesos (préféré: “Pickup Wafer”, 34 000 en cabina)
Turbo à Capurgana
Bateau: 2 heures, 45 000 pesos (sale a las 8h30, comprar tiquete en el puerto a las 6h30)
Hotel Florida: 10 000 pesos, limpio, seguro, frente al puerto
Ruidoso y no playa de arena. Dormir barato en el hotel que tiene la farmacia frente a la ferreteria
Prendre du cash à Turbo!
Capurgana à Sapzurro
Tout bateau : 15 minutes, 6000 pesos
Pas de banque ni à Capurgana ni à Sapzurro
Valider la sortie de Colombie à la DAS de Capurgana!
Sapzurro à Puerto Obaldia
30 minutes, 20 000 pesos
Cabañas Zingharo (Marcello y Clemencia) ou Cabañas Barracuda “Caliche”
Puerto Obaldia à Panama city
Bus: 60 USD, trois par semaine, se paye à l’arrivée
Transit par les États-Unis: visa ou ESTA nécessaire? English translation pending
Bonjour,
Je suis français
J'envisage de partir en Equateur de Londres avec escale à Miami, j'ai un passeport délivré en 2006, ais-je besoin d'un visa pour les USA ou d'une autorisation ESTA ? En sachant que je ne vais pas sortir de l'aéroport
Indemnités vis à vis Air France? English translation pending
Bonjour,
Mon mari et moi avons réservé un AR Paris-San Francisco sur le site de GoVoyages, coût 1000 euros AR au total.
Il s'agit d'un AR opéré par Air France via Amsterdam.
A l'aéoroport de Paris, Air France nous a délivré nos billets AR Paris-San Francisco et nos cartes d'embarquement Paris-Amsterdam. Arrivés à Amsterdam, j'ai été refoulée pour le vol Amsterdam-San Francisco au moment de la demande des cartes d'embarquement pour passeport non valide pour les Etats-Unis (manque lecture optique de l'identité). Nous avons du prendre à notre charge le retour Amsterdam - Paris, coût total 500 euros.
Quel recours avons-nous vis à vis de Air France (ou autorités aéroport ???) compte-tenu qu'ils ont "validé" mon passeport au départ de Paris pour :
1) le remboursement des AR Paris-Sans Francisco
2) le retour Amsterdam - Paris
Cordialement.
Planning a bike trip?
Who are you? Where are you from? Where are you going?
Like last year at this time, a post about bike travel ideas.
How many of us are preparing a trip planned for this year? Probably a lot.
What’s yours—the one you’ve been dying to do for so long, maybe too long? For us, it’s a modest PARIS-MARATHON by bike, followed by MARATHON-ATHENS on foot in June 2010. And you?
May the passion keep growing before, during, and after! Happy planning and safe travels to everyone.
Like last year at this time, a post about bike travel ideas.
How many of us are preparing a trip planned for this year? Probably a lot.
What’s yours—the one you’ve been dying to do for so long, maybe too long? For us, it’s a modest PARIS-MARATHON by bike, followed by MARATHON-ATHENS on foot in June 2010. And you?
May the passion keep growing before, during, and after! Happy planning and safe travels to everyone.
Mexique: de Mazatlan à San Cristóbal de las Casas English translation pending
Bonjour à toutes et à tous,
Toujours dans la lecture et le dépouillement des nombreux posts déjà existants, je vous propose un nouveu jeu (qui, je l'espère, m'aidera dans mes recherches). nombre de joueurs: illimité âge: de 7 à 107 ans (77 ans étant bien trop jeune de nos jours)
la règle est la suivante: - vous avez 15 jours pour rejoindre san cristobal de las casas (chiapas) depuis mazatlan (sinaloa), - vous êtes au mexique au mois de janvier, - vous vous déplacez en bus du nord vers le sud, - vous souhaitez voir les papillons monarques (morelia-toluca), - les oiseaux et iguanes de lagune manialtepec (puerto escondido) vous attirent, - la ville coloniale d'oaxaca est incontournable, - vous avez à coeur d'effectuer une randonnée: mule, cheval, sac a dos, 1 jour, 2 jours...au choix!
question: Où vous arrêtez-vous et du coup quelle route choisissez-vous?
merci pour vos avis éclairés
arno www.tidecollage.fr
Toujours dans la lecture et le dépouillement des nombreux posts déjà existants, je vous propose un nouveu jeu (qui, je l'espère, m'aidera dans mes recherches). nombre de joueurs: illimité âge: de 7 à 107 ans (77 ans étant bien trop jeune de nos jours)
la règle est la suivante: - vous avez 15 jours pour rejoindre san cristobal de las casas (chiapas) depuis mazatlan (sinaloa), - vous êtes au mexique au mois de janvier, - vous vous déplacez en bus du nord vers le sud, - vous souhaitez voir les papillons monarques (morelia-toluca), - les oiseaux et iguanes de lagune manialtepec (puerto escondido) vous attirent, - la ville coloniale d'oaxaca est incontournable, - vous avez à coeur d'effectuer une randonnée: mule, cheval, sac a dos, 1 jour, 2 jours...au choix!
question: Où vous arrêtez-vous et du coup quelle route choisissez-vous?
merci pour vos avis éclairés
arno www.tidecollage.fr
Tuyaux pour les escales de croisière Barcelone, Casablanca, Gibraltar, Málaga et Civitavecchia? English translation pending
Bonjour, nous allons effectuer une croisiere prochainement avec des escales dans ces villes : Barcelone, Casablanca, Gibraltar, Malaga et Civitavecchia. Pourriez-vous nous aider et guider pour que l'on fasse nos excursions nous meme ????Des bons plans, tuyaux en bus, metro ou taxi??? Que faut-il visiter???
Merci d'avance
Nouvelle-Zélande: croisière à Milford Sound ou Doubtful Sound dans les fjords? English translation pending
Bonjour,
J'ai parcouru tout le site et je n'ai pas encore la réponse.
Milford Sound ou Doubtful sound dans les fjords ?
Certains conseillent une croisière avec une nuit sur le bateau pour Doubtfull Sound. Est-ce que quelqu'un connait une compagnie sympa par la faire et pas trop touristique ?
Et idem si quelqu'un à une compagnie pas trop touristique pour faire Milford Sound si on le conseille, je prends ! :o)
Merci pour vos réponses
J'ai parcouru tout le site et je n'ai pas encore la réponse.
Milford Sound ou Doubtful sound dans les fjords ?
Certains conseillent une croisière avec une nuit sur le bateau pour Doubtfull Sound. Est-ce que quelqu'un connait une compagnie sympa par la faire et pas trop touristique ?
Et idem si quelqu'un à une compagnie pas trop touristique pour faire Milford Sound si on le conseille, je prends ! :o)
Merci pour vos réponses
Guatemala-Belize: itinéraire d'une écervelée en janvier English translation pending
Bonjour à tous!
Et bien non, je n ai pas encore perdue la tête au dire de mon entourage, elle flotte seulement un peu plus en altitude que d’autre personne mais bon!! Je suis toute nouvelle sur le site que j’adore et que je lis presque quotidiennement et je fais appel à vous pour me guider et me conseiller pour mon premier voyage en backpack au Guatemala et une petite excursion au Belize du 7 au 26 janvier2010! Je voyagerai seule (d’où me vient mon surnom!), enfin, pour le moment!! J’espère bien croiser le chemin de d’autres aventureux avec qui je partagerai un petit bout de mon voyage!! Donc voici un peu mon itinéraire peut être sans bon sens! Je me suis laisser guider par les activités que je voulais faire et voir, peut être est-ce un peu trop, peut être que ça ne mérite pas nécessairement le détour ou encore pas assez de temps de planifier, mais là, à vous de me le dire!!
jeudi 7 janv: Arrive tard, passe la nuit à Guatemala city Vendredi 8 (jour2) : très tôt direction Monterico : Tortugario Monterico et Parque Hawaii, réservation pour une promenade matinal en bateau à rames avec le biotopoMonterico Hawaii Samedi 9 (jour 3) : excursion matinal sur la mangrove, ensuite direction Antigua, réservation pour le volcan Pacaya et relaxe un peu dans la ville. Dimanche 10 (jour 4): tour de ville, et visite d’une plantation de café (Ciudad vieja), le petit village de San Antonio Agas Caliente réputer pour ses textiles ou encore faire de l’équitation à Jocotenango. Lundi 11 (jour 5) : monter du volcan Pacaya (volcan actif=lave) ensuite PM direction lac Atitlan. ? Dors à Panachel ou je me dirige vers San Pedro? Mardi 12 (jour 6): départ tôt San Pedro que faire durant le jour ?? visiter?? Réservation pour monter le San Pedro pour la monter du lendemain matin. Mercredi 13 (jour 7) : Monter du San Pedro. Direction San Marcos La Laguna??? Quelqu’un a fait du parapente avec le fameux Guy??? Sinon d’autre proposition pour un village ou activité??? Jeudi 14 (jour 8): ???? Direction Xela en après-midi. Réservation pour les Fuentes Georginas et visite d une plantation de café (si j en ai pas encore visité une!) Dors à Xela. Vendredi 15 (jour 9): visite des bains thermaux et relax Samedi 16 (jour 10): Départ très tôt de Xela et direction ??? Cobán, San Cristobal de Verapaz, ou Lanquin? Réservation pour Semuc Champey et les Grutas de Lanquin. Dimanche 17 (jour 11): visite de Semuc et des Grottes. Lundi 18 (jour 12): ? Départ tôt mais pour où?? C’est la que ça se complique j’ai 2 jours seulement à combler!! Choix numéro 1 un peu plus classique: direction Rio Dolce et Livingston possibilité d’un arrêt à El Estor (refugio bocas del polochic) ou encore choix numéro 2 moins classique: Chisec (lagunas de sepalau), Las Conchas (bassin calcaire et Oasis Chiyu) possibilité du Parque Nacional Laguna Lachua. Mardi 19 (jour 13) :??? Mercredi 20 (jour 14) : ??? Probablement direction Tikal (si j’y suis pas déjà!) dormir a Flores ou a El remate ? J’ai entendu parler aussi de El Retiro, je crois que c’est près de Macanché, peut être trop loin de Tikal? J’aimerais faire une excursion de nuit pour voir des Crocodiles!!! Des idées? Jeudi 21 (jour 15): Tikal et j aimerais dormir au Jaguar Inn dans un hamac dans la jungle!!! Encore possible?? Vendredi 22 (jour 16) : direction Belize. De Tikal quel est le meilleur trajet pour passer les frontières? Conseils? Où aller pour faire mon cours de plonger et relaxxxxeeerrrrr? Le cours se fait en 3 jours? Si non, pour de la plonger en apnée, un bon endroit? Je reprends l’avion de Belize city le 26 ! Ambergris Caye ou Caye Caulker? Un autre endroit un peu moins touristique??
Samedi 23 (jour17) : Relax Dimanche 24 (jour18) : Relax Lundi 25 (jour 19) : Relax Mardi 26 (jour20) départ L
Voilà!!
Et bien non, je n ai pas encore perdue la tête au dire de mon entourage, elle flotte seulement un peu plus en altitude que d’autre personne mais bon!! Je suis toute nouvelle sur le site que j’adore et que je lis presque quotidiennement et je fais appel à vous pour me guider et me conseiller pour mon premier voyage en backpack au Guatemala et une petite excursion au Belize du 7 au 26 janvier2010! Je voyagerai seule (d’où me vient mon surnom!), enfin, pour le moment!! J’espère bien croiser le chemin de d’autres aventureux avec qui je partagerai un petit bout de mon voyage!! Donc voici un peu mon itinéraire peut être sans bon sens! Je me suis laisser guider par les activités que je voulais faire et voir, peut être est-ce un peu trop, peut être que ça ne mérite pas nécessairement le détour ou encore pas assez de temps de planifier, mais là, à vous de me le dire!!
jeudi 7 janv: Arrive tard, passe la nuit à Guatemala city Vendredi 8 (jour2) : très tôt direction Monterico : Tortugario Monterico et Parque Hawaii, réservation pour une promenade matinal en bateau à rames avec le biotopoMonterico Hawaii Samedi 9 (jour 3) : excursion matinal sur la mangrove, ensuite direction Antigua, réservation pour le volcan Pacaya et relaxe un peu dans la ville. Dimanche 10 (jour 4): tour de ville, et visite d’une plantation de café (Ciudad vieja), le petit village de San Antonio Agas Caliente réputer pour ses textiles ou encore faire de l’équitation à Jocotenango. Lundi 11 (jour 5) : monter du volcan Pacaya (volcan actif=lave) ensuite PM direction lac Atitlan. ? Dors à Panachel ou je me dirige vers San Pedro? Mardi 12 (jour 6): départ tôt San Pedro que faire durant le jour ?? visiter?? Réservation pour monter le San Pedro pour la monter du lendemain matin. Mercredi 13 (jour 7) : Monter du San Pedro. Direction San Marcos La Laguna??? Quelqu’un a fait du parapente avec le fameux Guy??? Sinon d’autre proposition pour un village ou activité??? Jeudi 14 (jour 8): ???? Direction Xela en après-midi. Réservation pour les Fuentes Georginas et visite d une plantation de café (si j en ai pas encore visité une!) Dors à Xela. Vendredi 15 (jour 9): visite des bains thermaux et relax Samedi 16 (jour 10): Départ très tôt de Xela et direction ??? Cobán, San Cristobal de Verapaz, ou Lanquin? Réservation pour Semuc Champey et les Grutas de Lanquin. Dimanche 17 (jour 11): visite de Semuc et des Grottes. Lundi 18 (jour 12): ? Départ tôt mais pour où?? C’est la que ça se complique j’ai 2 jours seulement à combler!! Choix numéro 1 un peu plus classique: direction Rio Dolce et Livingston possibilité d’un arrêt à El Estor (refugio bocas del polochic) ou encore choix numéro 2 moins classique: Chisec (lagunas de sepalau), Las Conchas (bassin calcaire et Oasis Chiyu) possibilité du Parque Nacional Laguna Lachua. Mardi 19 (jour 13) :??? Mercredi 20 (jour 14) : ??? Probablement direction Tikal (si j’y suis pas déjà!) dormir a Flores ou a El remate ? J’ai entendu parler aussi de El Retiro, je crois que c’est près de Macanché, peut être trop loin de Tikal? J’aimerais faire une excursion de nuit pour voir des Crocodiles!!! Des idées? Jeudi 21 (jour 15): Tikal et j aimerais dormir au Jaguar Inn dans un hamac dans la jungle!!! Encore possible?? Vendredi 22 (jour 16) : direction Belize. De Tikal quel est le meilleur trajet pour passer les frontières? Conseils? Où aller pour faire mon cours de plonger et relaxxxxeeerrrrr? Le cours se fait en 3 jours? Si non, pour de la plonger en apnée, un bon endroit? Je reprends l’avion de Belize city le 26 ! Ambergris Caye ou Caye Caulker? Un autre endroit un peu moins touristique??
Samedi 23 (jour17) : Relax Dimanche 24 (jour18) : Relax Lundi 25 (jour 19) : Relax Mardi 26 (jour20) départ L
Voilà!!
Meilleure méthode pour se remettre à l'anglais? English translation pending
Nous envisageons de partir aux etats unis à moto d'ici un an pour un e durée de deux semaines. Quelqu'un peut-il me conseiller sur la meilleure methode pour se remettre à l'anglais que je n'ai pas pratiqué depuis 20 ans. Et surtout un anglais parlé aux etats unis.
Merci d'avance
Aller au Mexique avec une voiture louée aux Etats-Unis? English translation pending
Bonjour,
Est-il possible de louer une voiture aux USA (Los Angeles par exemple) et d'aller avec au Mexique?
J'ai cru comprendre que les loueurs étaient réticents.
certains d'entre-vous l'ont-ils fait? Avec quelle Cie de location?
Merci!
Marie
Vélo dans l'avion et le train: classement systématique par destination - compagnie - date - état du vélo English translation pending
comme le sujet est récurrent, je propose un classement systématique de vos expériences de transport de vélo par train ou avion par destination et compagnie, en indiquant la date du trajet effectué, le prix du transport du vélo, comment le vélo a été emballé, et l'état du vélo à l'arrivée.Indiquer destination et compagnie dans le titre de votre message pour permettre de trouver rapidement l'info. (- ne pas mettre de poste sur le train en France, ça ferait trop d'infos et il y a ce site qui répond à cette question : http://troisv.amis-nature.org/spip.php?article72 en ce qui concerne les techniques d'emballage pour l'avion il y a ce poste : "Transport des vélos en avion: vos techniques!" ( http://voyageforum.com/v.f?post=1789744 )
Je donne des exemples de ce à quoi je pense dans le prochain poste.
Location d'un Dodge Durango pour six personnes versus un Toyota Sienna? English translation pending
Nous avons des informations très contradictoires en parcourant les forum sur l'espace bagage possible dans un Dodge Durango lorsque 6 place sont occupées (dont 2 enfants) ... c'est à dire concrètement la possibilité de mettre 5 valises/sacs moyens + glacière ... ? ...
En outre, en réservant cette catégorie "Durango" chez Alamo, quel véhicule avez vous réellement obtenu sur le parking ?
Si l'on change de catégorie de véhicule une fois sur place (donc pour un mini-van type Sienna qui ne me semble pas tellement plus vaste d'ailleurs ...) nous risquons de devoir payer beaucoup plus cher ;
Quelles sont vos expériences en la matière ?
merci
En outre, en réservant cette catégorie "Durango" chez Alamo, quel véhicule avez vous réellement obtenu sur le parking ?
Si l'on change de catégorie de véhicule une fois sur place (donc pour un mini-van type Sienna qui ne me semble pas tellement plus vaste d'ailleurs ...) nous risquons de devoir payer beaucoup plus cher ;
Quelles sont vos expériences en la matière ?
merci
Chambre d'hôtes en Alaska pour 2010? English translation pending
bonjour 🙂nous souhaiterions partir en Alaska en 2010 je sais c est encore loin, quoi que!! d'autant plus que je ne connais pas encore le mois!!! je cherche desesperement des chambres d hôtes à des prix raisonnables un peu partout dans tout l'état, mais là et pour l instant je ne trouve que des hotels ! nous recherchons avant tout l'aventure et ne pas nous enfermer dans des "sejours circuits" même si on a rien contre, mais pour les autres 😉, donc si vous avez des adresses à nous communiquer ne vous gênez surtout pas, merci! en attendant je continue mes investigations internesques😕
Accès et (sur)vie aux Etats-Unis English translation pending
Bonjour,
Comme je pars aux Etats-Unis cet été, et que ce sera la premiere fois :D, j'ai plusieurs questions : La majorité la bas est bien à 18 ans (sauf pour alcool et cigarettes : 21 il me semble) ? N'y a -t il aucun risque de rester bloqué aux Etats-Unis (qu'ils refusent de nous laisser rentrer en France) ? La condition pour qu'un téléphone portable fonctionne sur leur réseau est qu'il soit Quadri-bande c'est bien ca ? Est-ce que les MasterCard sont utilisables outre-atlantique ?
Merci de votre aide :) Nicolas.
Comme je pars aux Etats-Unis cet été, et que ce sera la premiere fois :D, j'ai plusieurs questions : La majorité la bas est bien à 18 ans (sauf pour alcool et cigarettes : 21 il me semble) ? N'y a -t il aucun risque de rester bloqué aux Etats-Unis (qu'ils refusent de nous laisser rentrer en France) ? La condition pour qu'un téléphone portable fonctionne sur leur réseau est qu'il soit Quadri-bande c'est bien ca ? Est-ce que les MasterCard sont utilisables outre-atlantique ?
Merci de votre aide :) Nicolas.
Deux semaines (trop courtes) au Kerala English translation pending
Je prends (enfin !) le temps de faire un retour sur notre voyage au Kerala. Quelques renseignements pratiques, mais surtout quelques impressions qui seront peut-être utiles… ou feront rêver.
Le contexte : je suis partie du 4 au 19 avril dernier, avec mes deux enfants de 12 et 15 ans. Un second voyage en Inde pour eux, après un séjour un Rajasthan, et un troisième pour moi, le Kerala ayant été précédé quelques mois plus tôt par le Tamil Nadu. Deux semaines, bien sûr, c’est trop court et hyper frustrant, d’autant plus que moi, je me sens plutôt bien en Inde. Mais il faut faire avec, ce qui nous a amené à privilégier quelques « stops » parmi les plus faciles d’accès. A une prochaine fois donc le nord et le theyyatam, les coins reculés de Wayanad, Kannnur et ses plages… Pas question non plus de se serrer la ceinture à outrance : les économies on en a fait un maximum avant, on va privilégier le plaisir (quoique, bien entendu, plaisir ne rime souvent pas avec luxe). E puis aussi, si vous voulez comprendre un peu nos choix, disons que la mère est partie littéralement crevée. Alors, pas question de s’épuiser inutilement.
Nos stops (avec en gras les endroits où nous avons passé la nuit) : Cochin - Thattekad – Marayoor – Chinnar – Munnar – Varkala – Allepey - Aranmula – Ettumanur – Thattekad.
En bref : un très beau voyage, où le contact avec la nature et la « ruralité » nous ont le plus apporté. La montagne, la mer, les backwaters, les petites villes… le Kerala nous a offert une belle diversité. Si c’était à refaire, je planifierais autrement les choses pour éviter les longs déplacements que j’avais choisi d’effectuer, pour voir autrement la campagne, en voiture. A noter que les chambres sont pour 3 personnes .
Ca commence comme ça…
5 et 6 avril - Cochin : après une escale à l’aéroport/centre commercial de Dubaï (c’est dingue : à deux heures du mat, une véritable atmosphère de grand magasin à la veille de veille de Noël!) le choc : il fait chaud ! C’est humide ! Pas facile tout ça après un vol où personne n’a pu fermer l’œil. Et pas neutre non plus quant à l’image que je garde de Cochin : j’ai l’impression de revoir les petites rues tellement calmes de Fort Cochin comme dans une sorte de brouillard. Je ne connaissais pas cette Inde là : des arbres partout, des rues quasi désertes (évidemment, on n’est pas en haute saison touristique et les Indiens ne sont pas cons, ils ne sont pas dehors à cette heure là !). Je n’entends même pas de klaxon ! Etrange.
Après une journée à flâner et une petite sieste, on se traîne jusqu’au premier resto : Addy’s. Le poisson cuit dans une feuille de bananier se laisse manger mais les accompagnements (trois ( !) frites et du concombre) sont ridicules et le curry de légumes de ma fille « not too spicy, please » est carrément insipide, alors que la facture, elle, est plutôt salée. Leçon no.1 : se fier à son intuition ! On va finir la soirée sur une terrasse qui ne paie pas de mine et où les enfants engloutissent quelques pakoras. Un aigle, à l’aigle brisée, vient animer notre soirée et on rigole bien avec le serveur. Ca y est, j’ai l’impression que le voyage commence. De retour à notre pension (Henri’s Anchorage : 800 rps…) la proprio nous attend avec quelques tranches de gâteau (une spécialité des chrétiens du Kerala) et du vin (sans alcool), le tout « fait maison » et agrémenté d’un gentil « happy birthday ». Eh oui, mon « pauvre » fils n’avait pas pu fêter son anniversaire comme il se doit, puisque nous sommes partis en voyage ce jour-là (le pauvre…). La gentille dame de la pension n’avait pas l’esprit ailleurs lorsqu’elle a rempli nos fiches ! Une « maison », vous le constatez, au service très attentionné.
Le lendemain nous consacrons la journée aux quelques visites « classiques » de Cochin. Matttanchery semble être un endroit vraiment sympa et vivant. Ca me fait un peu penser à une ville… à la campagne. Malheureusement, c’est dimanche. La majorité des petits commerces sont fermés et les autres, près de la synagogue, regorgent d’objets « que pour nous les touristes ». Un peu décevant. C’est le soir que nous avons le sentiment de « toucher » vraiment à la vie de cette ville, en bord de mer, alors que les Indiens prennent le frais au coucher du soleil. C’est magique : j’avais oublié comment est belle la foule en Inde, éclatante de couleurs. J’allais oublier : il y a aussi les fameux filets chinois ! Ils sont beaux, c’est vrai (comme sur les photos…) mais moi c’est la foule bigarrée qui retient mon attention. Les enfants vont et viennent, je les vois faire la queue pour s’acheter une glace qu’ils devront lécher bien rapidement : le soleil a peut-être disparu à l’horizon mais il fait encore très chaud.
Le soir, un dîner fabuleux au Fort House. Eh oui, c’est probablement un ghetto à touristes. Eh oui, c’est plutôt cher. Mais les plats de poisson sont d’une finesse que je n’ai retrouvée nulle part ailleurs (il ne faut pas non plus oublier une excellente salade de mangues, presque aussi bonne que celles que je cuisine à la maison…) et le fait de manger les pieds quasi dans l’eau est tellement reposant. Le Seagull à côté est, paraît-il, plutôt bien : il est en tout cas très fréquenté, et très bruyant…
Au final, nous ne garderons pas un souvenir impérissable de Cochin. Mais soyons honnête, ce n’est pas la faute à Cochin. Nous étions tout simplement trop fatigués pour vraiment l’apprécier et dimanche n’était pas l’idéal pour découvrir la ville. Mais pour qui sait sortir du quartier le plus touristique de Fort Cochin, l’endroit recèle certainement de jolies découvertes, avec la possibilité d’une plongée si besoin tout en douceur au Kerala. Next time.
7 au 10 avril – Thattekad, Marayoor et Chinnar : j’avais, avant notre départ, réservé un trek de 2 jours et demi dans le parc de Chinnar. Une décision que j’avais remise en question jusqu’à la dernière minute. L’organisation, la planification, ça ne correspond pas à mon idée des vacances. Mais bon, ayons l’esprit ouvert. En fait, ce furent parmi les plus beaux moments de notre séjour. Et je ne regrette pas du tout ce « luxe » que nous nous sommes payés (Wild Kerala Tour, 5500 rps par personne tout compris).
Nous nous rendons tout d’abord jusqu’au parc ornithologique de Thattekad où nous attend Vinod, notre guide pour les prochains jours. En taxi, pas le choix : on a avec nous plus de 30 kg de vêtements que nous comptons amener à Munnar (disons que nos vêtement ne sont pas très adaptés à un climat tropical…). A Thattekad, nous plongeons pour la première fois dans la forêt. Les bruits des animaux, leurs traces, les drôles d’insectes et les papillons, le goût des plantes et des fruits qui s’offrent à nous… On est bien. Vinod est charmant. Les prochains jours s’annoncent bien… même si notre ballade a pris fin dans un bain de sang. Enfin, pour mon fils, courageuse victime d’une « attaque» sournoise de sangsue! Mais on connaît maintenant la conjuration : une petite pincée de sel et ça y est, il n’y a plus qu’à ne pas trop se tacher.
Ensuite, c’est reparti pour la montée vers Munnar. Une véritable révélation : comme c’est vert! Un vrai paradis végétal. J’ai l’impression que nous sommes des nains de jardin en balade chez Truffaut... J’ai plusieurs de ces plantes chez moi, mais si petites, si maladives (bon, je l’avoue, je n’ai pas le pouce vert). C’est une révélation aussi que toutes ces maisons immenses et luxueuses qui jalonnent la route. L’Inde est en plein boom économique et, ici, ça se voit !
A Munnar, après nous être délesté de nos bagages pour ne garder que l’essentiel, nous prenons le bus, direction Marayoor. Les plantations de thé sont… comme sur les photos (!), mais là je les découvre sous la pluie. Une pluie qui nous oblige à fermer les « stores » du bus ce qui, du coup, nous donne plus l’impression d’être dans un manège de fête foraine que dans un bus (comme si on volait… tout en prenant parfois de sacrés coups. Un peu, pour ceux qui connaissent, comme le « Chatbus » de mon Voisin Totoro… mais en plus violent.). Il faut dire que l’on est tout à l’arrière, moi et Vinod. Quant aux enfants, à qui nous avons trouvé une place vers l’avant… ils dorment !
A Marayoor nous prenons une chambre à l’entrée de la ville au Marayoor Tourist Home (300 rps, basic mais correct). Les chambres sont disposées autour d’une cour en gravillon en contrebas de la route. On dirait presque un motel américain.
La ville semble se résumer à la rue où nous faisons nos courses pour les deux prochains jours. Il n’y a rien à voir et pourtant je m’y attarderais bien. Quelques étals, un bon chaï, la campagne tout autour, des fleurs qui poussent dans les ravines au bord de la route (je vois parfois les mêmes, dans les vitrines des fleuristes « de luxe » parisiens)… Mon fils mitraille avec son appareil photo un épouvantail accroché à un bâtiment en construction. C’est vrai qu’à la nuit tombée, l’impression est saisissante. On croirait un décor digne d’Halloween. Je suis toute fière de pouvoir expliquer aux enfants qu’il s’agit d’une pratique visant à protéger les immeubles en construction des mauvais esprits… J’en avais aperçu plusieurs quelques mois auparavant dans la campagne autour de Mammalipuram.
La nuit est… noire. Je m’aperçois que l’électricité, à Marayoor, c’est quelque chose qui va et qui vient… Et bien sûr, j’ai oublié nos torches, alors que le plus souvent je les traîne quasi pour rien. C’aurait été tellement plus pratique que ces petites bougies avec lesquelles je dois me battre pour qu’elles tiennent à peu près droites ! Le lendemain, nous parcourons en rickshaw les 12 kms qui nous séparent de l’entrée du parc. La végétation change très rapidement. Ici, tout est beaucoup plus sec et la forêt beaucoup plus clairsemée. La vue porte loin et, quelle vue.
La marche est rude au soleil et les montées n’en sont que plus pénibles mais nous n’avons surtout pas à nous plaindre : 4 hommes de la tribu locale des Pulaya portent tout ce dont nous aurons besoin jusqu’à la petite hutte de terre où nous passerons la nuit, au sommet d’une falaise. Et là, un vrai coup de foudre. Quand je ferme les yeux, je revois cette immense plaine à nos pieds et les montagnes qui se détachent sur l’horizon. J’entends le barrissement des éléphants, le croassement des grenouilles, les cris des singes, les oiseaux… Je salive en repensant à ces savoureux repas qui ont été cuisinés pour nous… Nous partons traquer les animaux que nos guides ont repérés. La nuit tombe, l’orage gronde sur le Tamil Nadu qui s’étend devant nous. Un bonheur… mais pas partagé par tous : selon les enfants, ça grouille de bêtes dans la hutte ! Mais bon, moi je suis myope comme une taupe… c’est pratique parfois…
Le lendemain, nous repassons par le « checkpoint » (où nous ferons un arrêt malheureusement trop long) avant de suivre le cours d’une rivière jusqu’à notre second hébergement. Je me croirais dans le Livre de la Jungle… On fait une trempette, observés par une foule de singes Langur et… par un gros sanglier pas vraiment sympathique. Vinod, notre guide, nous « abandonne », juste avant la nuit, entre les mains de gardes du parc que nous ne connaissons pas et qui parlent très peu anglais (le règlement !!! Ca, c’est à revoir.) Mais bon, comme nous sommes fatigués nous nous couchons peu de temps après la tombée de la nuit.
Réveil avec le lever du jour. Ce sont nos derniers moments à Chinnar. Nous reprenons la route vers le checkpoint où nous retrouverons Vinod avant de sauter dans un bus pour Munnar. La route cette fois-ci se fera sous le soleil… avec en fond sonore un film d’aventure tamoul.
10 et 11 avril – Munnar : Vinod reste à Munnar avec nous jusqu’en fin d’après-midi. Nous accompagnons Nohan, un élu local et aussi proprio d’une agence de « tourisme d’aventure » à Munnar (Trackfinder, 09447266632), dans un centre social où sont pris en charge les enfants des familles parmi les plus pauvres de la ville. Je me sens un peu bête parmi tous ces enfants : en général, nos « dons » sont un peu plus anonymes. Mais j’avais bien visé : les vêtements chauds semblent vraiment beaucoup leur plaire…
Nous optons pour un homestay à proximité du centre social (Theresian Homesaty, 700 rps). La chambre est vaste et très propre, l’endroit très calme, en retrait de la route principale, tout en étant proche du centre. Mais la vue est quelconque : on n’aperçoit même pas les plantations de thé. Et la proprio est assez… distante (le manque de chaleur de l’endroit sera toutefois compensé par les bains de vapeur du centre de massage Marayu qui se trouve à proximité et où nous nous ferons tous massés le soir venu. C’est qu’il fait quasi froid à Munnar !).
En fin d’après-midi, nous allons tous nous éclater à la Munnar Mella, tout à la fois foire et fête foraine. Les stands nous donnent à voir tout ce que nous n’avions jamais demandé à voir en venant à Munnar : ustensiles de cuisine indispensables à la bonne ménagère, outils de jardinage, pubs pour les projets de développement de la région, techniques d’insémination des vaches et fœtus de veau dans le formol, programmes des cours de l’école d’hôtellerie… Côté fête foraine… alors là, j’ai carrément l’impression de faire partie d’un tableau surréaliste. La foule se presse sur un terrain boueux où sont installés des manèges qui ne sont ni plus ni moins que ceux que j’ai connu enfant… mais dans un état que probablement même mes parents n’ont pas connu ! Il y a la rouille, bien sûr, qui vient un peu atténuer le débordement des couleurs, mais il y a surtout des mécanismes euh… que je ne sais trop comment qualifier (mais ça fait peur !), des moteurs qui crachent, des grincements, de la fumée noire qui tout à coup s’échappe de dessous un manège… Mon fils nous regarde horrifié, moi et ma fille, faire un tour de grande roue (la vue est si belle…), puis un autre dans ces espèces tasses qui tournent (j’ai mal au cœur…). C’est une folie, je le concède. Jamais, même en France, je ne fais confiance à ce type d installations. Quand on parle des Fous de l’Inde… Ici, ce serait plus « Fous en Inde… ». Disons simplement que le risque n’était probablement pas plus grand que celui que l’on court quotidiennement sur les routes indiennes (rationalisation de mon inconscience que tout cela. Bon, je ne recommencerai plus).
Il y avait aussi, tout au bout du terrain où se dressaient les manèges, une étrange installation. Imaginez une structure circulaire en bois surmontée d’un chapiteau, au sommet de laquelle il est possible de monter par des escaliers en métal rouillé. Des spectateurs sont agglutinés tout autour de la structure (un tube évasé surmonté d’une toile), sur des estrades métalliques. Ma curiosité est piquée : nous payons nos 10rps et commençons l’ascension de la structure lorsque, tout à coup, un vacarme épouvantable accompagné de terribles vibrations nous prend aux tripes. Arrivée en haut, je réussi à me faire une petite place entre deux spectateurs (j’ai le cœur qui cogne !) et ce que je vois me semble sorti tout droit de l’enfer. Des motos tournent à une vitesse folle, engagées sur les murs quasi verticaux de la structure de bois. Elles ne sont qu’à quelques centimètres les unes des autres. Leurs pilotes, hommes et femmes, se lèvent sur leurs sièges, se donnent la main tout en tournant, se croisent… C’est ensuite au tour d’une voiture de s’engager sur le mur, au milieu des motos! Son conducteur se hisse par la fenêtre ouverte, ne tenant le volant que d’une seule main. Le niveau de décibel est ahurissant, les vapeurs d’essence donnent la nausée. Je redescends, dégoûtée. Ce n’est pas mon premier voyage en Inde. J’ai vu la misère, la pauvreté. Mais là, je ne sais pas pourquoi, je suis sonnée. Payer pour voir des humains prendre de tels risques et vivre dans de telles conditions, y prendre plaisir… Ca me fait froid dans le dos. Même si, je l’admets, c’est loin d’être une particularité indienne.
Et puis il y a aussi ce spectacle de chiens savants qui rend tristes les enfants… Nous sommes les seuls à ne pas rire. Il est temps de rentrer.
Le lendemain, nous louons une jeep pour nous balader aux alentours de Munnar. Le petit déjeuner dans une échoppe au bord d’un lac de barrage est mémorable : vue splendide, chaï réconfortant et leçon « en live » de confection de parathas que nous dévorons par la suite accompagnés de sambar, le tout pour un gros total de 30 rps pour nous trois. Miam. Ensuite ? Eh bien, c’est avec plaisir que nous succombons à l’ « attrape-touristes » classique : la balade à dos d’éléphant, avec photo finale de l’éléphant caparaçonné et de sa « noble » monture protégée par une ombrelle… Plus kitsch, tu meurs, mais quelle rigolade. Et de voir tous ces touristes Indiens qui eux aussi se prêtent au jeu… c’est pas mal. Et disons, à notre décharge, que le lieu aurait pu être plus mal choisi : admirer du haut d’un éléphant un magnifique paysage de lac de montagne, on peut faire pire.
Nous continuons notre route jusqu’à Top Station. La route est grandiose mais, je ne sais si c’est en raison du brouillard, je ne vois pas trop l’intérêt à être venue jusqu’ici. Nous achetons des fruits de la passion et des « tree tomatoes » (une découverte pour moi) à une petite échoppe au bord de la route. Et ça, c’est un souvenir mémorable…
Retour à Munnar et déjeuner au Saravan Bhavan. Ca ne désemplit pas. Les places, aussitôt libérées, sont prises d’assaut aussi bien par des touristes indiens que par des locaux. Les feuilles de bananier sont vite jetées sur les tables et les serveurs se pressent pour nous servir et nous resservir d’une variété impressionnante de plats. Ambiance cafétéria, bruyante, conviviale. Les conversations vont bon train : un jeune couple de Bangalore, tout excité à l’idée de se retrouver le lendemain sur un houseboat, nous fait part de ses impressions de voyage, un marchand de montres nous évoque la situation économique de la ville… Les enfants s’empiffrent, surtout de riz. Pour le reste, il semble y avoir overdose. Dommage. Nous avions opté pour la « totale », à 45 rps ! Je n’avais pas remarqué que nous aurions pu faire beaucoup plus modeste…
L’après-midi, nous décidons de flâner dans les collines environnantes. C’est bon de marcher, au soleil, sans être écrasé par la chaleur. Afin de pousser un peu plus loin, nous arrêtons au hasard un conducteur de rickshaw qui se révélera tout simplement formidable. Comme on accroche bien, on décide de faire un bout de chemin avec lui. Bien sûr, il connaît plein de choses sur la culture du thé. Mais il se révèle surtout un guide plein d’entrain et d’humour qui fait connaître aux enfants aussi bien le secret des sifflets confectionnés avec les feuilles de thé que celui de ces feuilles que l’on déchire et sur lesquelles on souffle pour faire des bulles de savon (bon, pas de savon, bien sûr, mais c’est tout comme). Et on découvre, encore, un grand nombre de végétaux comestibles. On mange toutes sortes de graines, de fruits, mais le plus drôle ce sont ces petites plantes dont on écrase la tige pour en boire la sève et dont on mange ensuite la feuille. On a l’impression de brouter ! Dommage que nous n’ayons pas rencontré plus tôt Rajamani (09495187552). Ce sont souvent des rencontres comme celle-là qui nous font apprécier autrement un endroit.
Le soir venu, la question du « et maintenant, où va-t-on ? » est posée. Et là, rien d’évident. J’avais envisagé de descendre en bus jusqu’à Kottayam pour ensuite prendre le ferry jusqu’à Allepey. Mais face à l’éventualité de nous retrouver dans la chaleur écrasante des plaines (ce qui ne rend pas particulièrement de bonne humeur les enfants) et à la hâte qu’a ma fille de se baigner dans la mer, je décide de mettre tout de suite le cap sur Varkala. Une fausse bonne idée. Coûteuse (3500 rps de taxi) mais surtout épuisante et décevante. Quand nous optons pour un taxi, c’est le plus souvent pour pouvoir profiter de ce qu’il y a entre notre point de départ et notre point d’arrivée. Mais là, ce sera plutôt un chemin de croix…
12 et 13 avril – Varkala : Départ de Munnar à 7h00. Après un arrêt petit déjeuner vers 10h30 et la visite d’une plantation d’épices, nous atteignons en fin de matinée les abords d’Ernakulam. J’aurais préféré passer par la route de Kottayam, mais je me rends compte, trop tard, que Seluam a mis le cap sur le NH47 qui longe du nord au sud le Kerala. L’autre route serait beaucoup beaucoup trop dangereuse (sic). Nous ne percevons évidemment de la voiture que les aspects peu engageants de la ville –les bouchons, les grandes artères- et ses abords, comme presque tous les abords de ville, affreux et congestionnés. L’usage assez inusité que font les Indiens du klaxon n’est évidemment pas une découverte mais ce qui l’est, en revanche, c’est l’usage immodéré qu’en fait Seluam. Il a littéralement la main appuyée en continue sur le klaxon ! J’ai chaud. J’ai la tête qui menace d’éclater. Je ne vois rien des villes que l’on se presse de traverser et de la campagne environnante. Et, le clou de la journée, je m’aperçois trop tard que Seluam ne s’est pas arrêté à Kayamkulam pour que nous puissions faire la visite du Krishnapuram Palace où je lui avais pourtant demandé un peu plus tôt de nous arrêter. Grrrr.
Nous atteignons Varkala aux alentours de 16h30 et là, consternation : ça n’a absolument rien à voir avec l’image que je m’en étais faite. Evidemment, nous sommes tous crevés. Evidemment, une station balnéaire découverte sous la pluie ne se présente probablement pas sous son meilleur jour. Mais je suis sidérée devant tous ces panneaux accrochés aux arbres, aux clôtures, et qui à chaque intersection nous vantent les mérites ou nous incitent à visiter guesthouses, hôtels, salons de massage, agences de voyage, restos… Notre chauffeur est de mauvais poil, comme nous (ça se comprend, et lui il se tapera le chemin du retour). Je lui propose de nous laisser là, tout simplement, on se débrouillera bien, mais il refuse. Il me propose quelques guesthouse sur la Northcliff, un autre quasi sur la piste de l’héliport ( !) mais il est hors de question que nous louions une chambre derrière un barrage de commerces où se pressent toute la journée une foule de touristes. (Bon, je suis de mauvais poil, vous l’aurez compris). Tant qu’à être venue jusqu’ici, je veux la mer, tout près, et le calme (je crois que si je m’écoutais, je taperais du pied, comme une enfant, ou je m’effondrerais en sanglots. Mais bon, des enfants, il y en a déjà deux dans la voiture). J’essaie désespérément de nous faire conduire plus au nord, vers Odayam ou Edava, mais personne ne semble connaître, ni mon chauffeur ni tous ceux que je croise et à qui je demande des infos. Put… ! C’est une conspiration ou quoi.
Je finis quand même par me faire amener un peu plus au nord et je m’arrête au Wood House Cottage (1000 rps). Les constructions en continue ont pris fin. On se retrouve tout au bout de la Northcliff, juste à l’endroit où cette dernière redescends vers la mer. Un cottage est libre, le premier, tout au bord de la mer. C’est loin de correspondre à mon rêve mais bon, on s’arrêtera là. Adieu Seluam. Mauvaise pioche. Ca arrive.
Au final, nous ne regretterons pas le choix du Wood House. Le cottage est coquet et propre et, assis sur notre balcon, nous avons une vue magnifique sur la mer et la côte qui se prolonge vers le nord. La nuit, nous nous endormons avec le bruit des vagues qui se brisent sur les rochers en contrebas. Le lendemain matin, je découvre lors d’une longue balade vers le nord les sites d’Odayam et d’Edeva où je souhaitais m’installer à l’origine. C’est très calme, mais loin d’être désert. Les pêcheurs qui reviennent de leur nuit en mer remontent leurs filets. Je croise aussi des femmes, des enfants. Ca et là, je note la présence de quelques structures touristiques qui, en cette fin de saison, sont totalement vides. Pour un séjour prolongé, nul doute que c’est ici que j’aurais aimé m’installer. Mais pour quelques jours, en définitive, mieux vaut être près de « l’action » d’autant plus que les transports vers la plage de Varkala semblent quasi inexistants, du moins en cette saison, et que je n’ai toujours pas acheté de lampe torche, essentielle pour se déplacer une fois la nuit tombée. Je n’apprécie pas trop la grande plage de Varkala. Mais la petite plage de sable noir qui se situe à un jet de pierre de notre cottage est formidable. On y passe des heures dans l’eau… aussi chaude que celle d’une baignoire. Le soir, on flâne de ci de là, on se mange un poisson et on se retrouve, comme tant de monde, au Funky Art Cafe. C’est vraiment l’endroit « in » du moment, et ça se comprend. Nous aurons droit, les deux soirs que nous y passerons, à un concert de musique classique indienne. Car il ne faudrait pas l’oublier : on est en Inde !!! Et, qui plus est, au Kerala ! Les nombreuses boutiques tenues par des Cachemiris et des Tibétains pourraient nous amener à en douter…
Varkala… Décidément, si on considère que c’est encore une petite station, je préfère ne pas voir ce que doit être Kovalam. Disons que ça m’a un peu rappelé l’atmosphère un peu « baba » de certains coins de la Thaïlande il y a 20 ans, mais en beaucoup beaucoup plus développé (mes coins de prédilection, à l’époque, n’avaient même pas l’électricité). Ce n’est pas désagréable, d’autant qu’on peut se sauver assez facilement de la horde de touristes en cette saison. Mais ce n’est pas mon truc.
14 au 16 avril – Allepey : Le 14, nous prenons un train en fin de matinée pour Allepey, ce qui nous laisse suffisamment de temps pour faire trempette. Malheureusement, nous sommes expulsés de « notre »( !) plage par des pêcheurs qui remontent leur filet.
Pour un trajet aussi court, pas besoin de réservation. Nous prenons des places en sleeper (71rps). Le trajet est vraiment sympa. Il y a beaucoup de mouvements, les jeunes vont et viennent et les conversations vont bon train. Je déplie ma carte, sors mes guides, et tout le monde y va de son conseil pour que nous profitions au mieux de nos derniers jours de voyage. Il fait chaud mais les fenêtres ouvertes laissent passer suffisamment d’air et, surtout, elles permettent une première découverte des backwaters. Et ce qui est loin d’être négligeable, le train permet de se déplacer sans entendre le sempiternel bruit des klaxons. Ouf…
Arrivés à Allepey, nous sautons sur le quai de la gare et, là, je me fais avoir comme une « bleue ». La honte. Suite aux conseils de Stalingrad, forumiste grand spécialiste du Kerala et amoureux d’Allepey, j’étais entrée en contact avec Shameer, un chauffeur de taxi de ses amis. Celui-ci devait m’attendre à la gare d’où nous avions prévu trouver un hébergement et nous entendre sur un futur trajet dans la campagne, nous amenant d’Allepey à Thattekad.
Donc, pour faire court, il y avait bien quelqu’un à la gare qui m’attendait avec un grand sourire, mais ce n’était pas Shameer… en dépit de ce qu’il avait affirmé au départ (enfin, SHameer devait être là, mais un peu plus discret que l'autre chauffeur qui m'a bien eu). J’ai été un peu longue à la détente, j’aurais pourtant dû percuter en voyant le Jésus qui ornait le tableau de bord. Et le comportement du monsieur me semblait assez peu correspondre à ce que nos coups de fil m’avaient fait imaginer… Enfin, tout est bien qui finit bien. Shameer nous a retrouvés. On ne m’y reprendra plus.
J’avais envie, à Allepey, de m’installer hors de la ville, au bord de l’eau. Histoire de profiter du lieu, dans le calme. Nous tentons notre chance au Palm Grove Resort où nous nous installons dans un petit cottage avec une très chouette salle de bain en plein air. Quel plaisir de prendre sa douche sous les arbres, au milieu des plantes qui poussent partout ! Le cottage sera notre hébergement le plus cher de ce voyage (1250 rps) mais nous ne le regretterons pas. Nous sommes tout au bord de l’eau, loin de la route principale. Il y a une salle à manger en plein air où j’aurai de longues conversations avec Joseph, un jeune homme qui fait là son stage dans le cadre de sa formation en hôtellerie (un superbe cuisinier). Et il y a aussi des hamacs où les enfants passeront beaucoup de temps. De là, le spectacle est permanent. On voit passer sur l’eau les gens des environs mais aussi, ce qui ne nous donnera pas le goût de tenter l’expérience, les kettuvallam et leurs touristes qui profitent des backwaters. A certaines heures, on dirait une autoroute !
Allepey est certainement un de nos coups de cœur de ce voyage. Nous avons beaucoup profité de la ville où, curieusement, ne semblent pas beaucoup s’aventurer les touristes. Moi j’adore ces petites villes où très rapidement on peut prendre ses marques. Et les deux principaux canaux sont des points de repère qui facilitent bien les choses. Ce ne sont pas les principaux sites qui me laisseront un souvenir impérissable (les églises indiennes, bof… et les temples, quand on connaît le Tamil Nadu, sont plutôt décevants). Mais j’ai de magnifiques souvenirs des ballades dans les rizières qui entourent la ville et dans les quartiers où la campagne se mêle à la ville. Nous en avons aussi profité pour faire nos courses, conseillés par Joseph qui nous a orienté vers les boutiques « in » de vêtements pour hommes (bon, on n’est pas à Delhi…). Et puis, bien sûr, on a acheté quelques parapluies, une des grandes spécialités de la ville.
Nous avons préféré profiter des backwaters dans un petit bateau à rame, au lever du soleil. Départ à 5h40 .C’est magnifique de voir s’éveiller la vie dans les backwaters. Nous évoluons quelques temps sur de grands canaux pour ensuite nous engager dans certains canaux incroyablement étroits. Nous descendons parfois sur les berges pour nous délier les jambes et aller découvrir de magnifiques paysages. Il fait encore bon. On se laisse porter, au ras de l’eau, ce qui n’est pas désagréable. Notre balade nous aura coûté plutôt cher si je compare aux prix que certains offraient (150 rps de l’heure). Moi, j’ai payé 1200 rps pour un périple de 6 hrs, mais il faut dire que nous avions deux rameurs, ce qui n’est pas négligeable.
Et comment se remettre de tant d’émotions ? Par un bon massage, pourquoi pas. Et là, c’est la poursuite du bonheur. Total. Contrairement à Munnar, le massage s’effectue en partie assis, et en partie couché. Et il se termine par une séance de lavage : le corps, le visage, les cheveux. C’est un vrai bonheur, par cette chaleur, de se faire laver avec de l’eau très chaude. On en ressort tout sec et la moiteur prend un certain temps à se réinstaller. Ah ! Sudha, que de bonheur tu m’as fait connaître (un bonheur tel que moi et ma fille récidiveront le lendemain matin dès 7hrs) (Sreekrishna, Ayurveda Panchakarma Centre, 500 rps).
Après un superbe repas concocté par Joseph au Palm Grove, nous nous rendons en rickshaw à Marari Beach. Une vraie plage de carte postale. Les palmiers, les bateaux sur la sable : on se dit que ça, c’est une plage… Mais bon, il y a du vent et, surtout, une mer agitée qui, dès qu’on y trempe les pieds, nous fait bien sentir le danger. Je suis pourtant une bonne nageuse, pas trouillarde, mais là, je me suis contentée de rester au bord à barboter. Et j’ai terminée la baignade avec du sable collé partout (et comme je m’étais baignée avec mon tee-shirt, histoire de ne pas choquer d’éventuels passants, et que je n’avais pas de vêtements de rechange, je vous laisse imaginer les heures qui ont suivi…).
Le soir, on décide de se payer un bon resto. On choisit le Harbour, dont les cuisines semble-t-il sont les mêmes que celles du Chakara, le plus chic resto d’Allepey (selon le Rough Guide). Mais le Harbour est définitivement fermé, les enfants sont affamés, on est sur la route de la plage, il fait noir. Au diable la dépense, on tente le chic du chic au Chakara. Première surprise : un menu unique, de la mise en bouche ( !) au dessert. Deuxième surprise : le prix. 600 rps le repas !!! J’en tombe presque de stupeur. Mais bon, je suis curieuse… A quoi ça peut bien ressembler, un repas aussi cher en Inde ? Et le cadre est surprenant : disons, l’Inde telle qu’on la voit parfois représentée dans les pubs, d’un très bon goût « occidental », très raffiné et sobre. On casse le cochon, pour l’ « expérience ». On ne cadre pas trop avec le décor, c’est certain (c’est curieux, jusqu’ici je ne remarquais pas trop les taches qui maculent mes vêtements). Mais bon, pas grave, il est tôt et on est tout seul. Enfin, jusqu’à ce qu’un cameraman arrive, avec un éclairagiste, un perchman, une réalisatrice… et une SUPERBE actrice indienne qui ne parle pas un mot de malayalam et s’exprime donc en anglais. On assiste au tournage d’une pub qui, si j’ai bien compris, fera la promotion de plusieurs sites (commerces ?) de la région. Et nous qui voulions une petite soirée tranquille. Enfin, c’est ce que semblait croire le proprio du resto qui n’en finit plus de s’excuser. On finira par partir, en payant une note sensiblement réduite « en raison du dérangement ». Ouf ! L’apprentissage ne fut donc pas si dur pour notre porte-monnaie (soit dit en passant, le chic du chic est quand même moins cher qu’un simple repas en famille chez Courte Paille). Ah, au fait, ce n’était pas mauvais mais nous avons beaucoup regretté le biryani de chez … (bon, j’ai oublié le nom, mais ça ressemble à Allah… un resto tenu par des musulmans, en bordure du South canal. Une grande cafétéria, où les demi-portions sont bien suffisantes… Demandez, tout le monde connaît. Et ça vaut le coup.). Et aussi la bonne cuisine que l’on nous avait préparé en plein parc de Chinnar, loin de tout…
17 et 18 avril : Aranmula, Ettamanur, beaucoup de route (!) et Thattekad… Il n’y avait pas tant de route pour aller d’Allepey à Thattekad. Nous aurions fort bien pu prendre le ferry jusqu’à Kottayam, puis des bus. Mais j’avais envie de profiter de cette région du Kerala à laquelle m’avait fait rêver Arundathi Roy dans son livre Le Dieu des Petits Rien. Les backwaters, les rizières, les plantations … j’avais envie de sentir un peu mieux cet environnement, quitte à y revenir lors d’un prochain voyage. Deux endroits m’attiraient plus particulièrement: Aranmula, réputé pour sa fabrication de miroirs en métal et Ettamanur, pour y admirer les fresques du temple de Mahadeva. Nous avons donc loué une voiture pour cette journée d’exploration. Pas la meilleure idée du voyage.
Départ pour Aranmula. Nous passons progressivement d’un paysage où dominent l’eau et les rizières à un environnement boisé et vallonné qui annonce le tout début des ghats. On mesure ici l’importance de la culture du riz. Il y en a partout : étalé pour sécher le long des routes, dans de gros sacs, à l’arrière de camions qui en assurent le transport… Il y a bien peu de machinerie agricole. Cette industrie qui nourrit des millions de personnes est encore ici très artisanale.
Le temple d’Aranmula occupe le centre du village. Nous trouvons une petite boutique où sont exposés quelques miroirs : jolis mais, malheureusement, gâchés par l’inscription « valkannadi mirror », gravée juste sous la surface réfléchissante. Il est probablement important de bien montrer à tout le monde que l’on possède un spécimen de ces miroirs si spéciaux, autrefois réservés à la royauté… Mais de toute façon, si je suis venue jusqu’ici, c’est que j’étais très curieuse d’en découvrir la fabrication. Nous trouvons finalement une famille d’artisans. Nous traversons la maison, tout en longueur, qui débouche sur un atelier ouvert sur le jardin, véritable jungle au milieu du village. Il fait incroyablement chaud. Quatre hommes, assis à même le sol, font couler le métal fondu dans des moules de terre, cisèlent le métal, polissent les surfaces. Mais ce qui fait la spécificité de ces miroirs, c’est que leur surface réfléchissante n’est pas faite de miroir mais de métal poli. Tel que je les vois, ces hommes doivent travailler de la même manière et dans les mêmes conditions qu’il y a des centaines d’années. Leurs gestes sont lents, précis.
De petits miroirs, tous identiques, sont en cours de fabrication. Un Indien vivant aux Etats-Unis en a commandé 300 pour offrir aux invités du mariage de son fils. Ils sont jolis : petits, avec un manche, très féminin. Je réussis à les convaincre de m’en vendre un, qu’un des artisans termine pour moi. Il me le dépose dans la main, encore tout chaud (au sens propre). Le reflet est parfait mais, attention, il ne faut surtout pas y poser les doigts.
Nous reprenons la route, direction Ettumanur. Et là, ça se gâte. Bien sûr, le paysage est magnifique. Nous évoluons parmi des plantations de caoutchouc et diverses cultures. Mais alors qu’il y avait sur ma carte une route directe entre Aranmula et Ettumanur, nous roulons pendant 4 heures sur de petites routes tortueuses, obligés de nous arrêter à chaque carrefour pour demander notre chemin. C’est beau, bien sûr, mais c’est long, très long. Les heures et les kilomètres défilent. Nous arrivons finalement à Ettumanur en fin de journée, pressés par notre chauffeur de trouver au plus vite ces fameuses (foutues) murales pour repartir au plus tôt.
Le temple d’Ettumanur est impressionnant. Les murs de la structure centrale, très basse, sont tapissés de lampes remplies d’huile de coco dans lesquelles des moines déposent de petites mèches. Il y en a des milliers. Le résultat, les lampes allumées, doit être magique. Mais nous devrons repartir avant la tombée de la nuit. Nous trouvons finalement les fameuses murales, accrochées de chaque côté de la porte ouvrant sur le temple, dans un espace très sombre et encombré qui relève plus du débarras qu’autre chose. Nous sommes d’ailleurs les seuls, j’ai l’impression, à nous intéresser à ces murales, par ailleurs très belles mais dans un état lamentable. Les pèlerins sont pourtant nombreux. Plusieurs, le torse nu, habillés d’un dhoti noir, sont sur la route de Sabarimala.
Nous repartons pour Thattekad. Jamais je n’avais roulé aussi vite sur des routes en Inde ! Je me calme un peu dans les embouteillages de fin de journée à Muvattupula et nous arrivons àThattekad où nous attends Vinod. Enfin. Vinod nous a trouvé une chambre au Thattekadu Resort (650 rps) juste en contrebas du pont, de l’autre côté de l’entrée de la réserve. Les chambres sont très moyennes, les installations extérieures semblent à l’abandon, mais la situation au bord de la rivière Periyar est magnifique et nous sommes merveilleusement bien accueillis par Bibil qui fera la cuisine pour nous pendant notre séjour. Car nous sommes, littéralement, au milieu de rien… Il n’y a nulle part où aller, à pied.
La rivière est haute. Si haute en fait qu’elle recouvre les berges, les bancs installés dans le resort pour admirer le paysage, les barrières, les lampadaires… L’impression qui s’en dégage est très étrange. On peut s’installer sur un banc, les pieds dans l’eau… Nous choisissions plutôt, profitant qu’il fasse nuit, de nous baigner dans la rivière. Je m’y verrais mal en plein jour, les badauds nous observant à partir du pont… Après cette longue journée la sensation de se retrouver dans l’eau est tout simplement fabuleuse. Nous sommes tous de bons nageurs, Vinod aussi, mais il reste un peu nerveux. En février 2007, 15 élèves et 3 de leurs professeurs sont décédés un peu plus loin, dans l’accident de leur ferry. Vinod faisait parti des sauveteurs. Depuis, il y a beaucoup moins de touristes indiens à Thattekad et les affaires sont difficiles.
Le lendemain, Vinod part de très bonne heure pour Chinnar où un autre trek l’attend. Dommage. Mais cette dernière journée de notre voyage n’en sera pas moins mémorable. Nous partons très tôt pour Kodanad afin d’assister au bain des éléphants. Après un trajet d’environ une heure en voiture nous atteignons un zoo, ou plutôt un centre qui recueille les animaux blessés ou malades. Des slogans écolos ornent les barrières qui bordent l’accès au centre et en présentent la mission. De bien belles intentions. Mais que ce soit par manque de moyens ou suite à une représentation tout à fait différente de la mienne des besoins des animaux, nous nous retrouvons face à un spectacle plutôt triste. Les singes dans leur petite cage font peine à voir. Mais le pire de tout ce sont les cervidés : un nombre incroyable d’entre eux sont réunis dans un enclos boueux, entassés, sans espace où s’ébattre. Et selon le responsable, il n’y a aucune possibilité de les réadapter à la vie sauvage. Je n’ai pu m’empêcher de penser que, peut-être, il aurait mieux valu les laisser mourir.
Heureusement, cette escapade nous aura aussi permis d’assister au bain des éléphants. A partir du parc, nous les suivons sur une petite route qui nous conduit à un espace herbeux où nous nous arrêtons pour découper les noix de coco qui permettront de les laver. C’est pour nous un premier contact avec eux, timide. Pour les trois petits éléphants, ça va, mais le plus gros est vraiment… gros ! Nous descendons ensuite sur les bords de la rivière pour le fameux bain. Le paysage est très beau, serein. Les éléphants entrent dans l’eau, guidés par leur cornac, qui commence à les arroser avec les coques de noix de coco pour ensuite les frotter. Il faut avoir de la patience pour laver un éléphant. La tête, le dos, un côté, puis l’autre… Les touristes sont invités à donner un coup de main, les pieds dans l’eau. Il doit y en avoir une bonne douzaine, Indiens et surtout étrangers, qui nous ont rejoints au bord de la rivière. Je ne sais pas si c’est pour économiser le prix de l’entrée au centre animalier (très peu cher… 50rps si je me souviens bien) que leur chauffeur les amène directement ici, mais c’est vraiment dommage : les cornacs soutirent des touristes quelques rps mais le centre, lui, n’a rien (et il en aurait bien besoin, au vu des installations et de l’entretien du lieu).
Retour à Thattekad où Bibil nous a préparé un autre repas… chinois .Nous n’aurons d’ailleurs droit, ici, qu’à du Chinois. C’est sa cuisine préféré, et il fait des tests (sans commentaires…). En milieu d’après-midi, un jeune homme envoyé par Vinod vient nous chercher en canoë (tout neuf, en bois et fibres de coco). Le temps est à l’orage : les couleurs des oiseaux et de la végétation se détachent sur un ciel noir d’encre. Nous approchons tout doucement des oiseaux. Le vol de deux martins-pêcheurs, blanc et noir, nous laisse sans voix. C’est tout simplement magnifique.
C’est sous la pluie battante que nous atteignons le barrage de Bhoothathankettu. Lorsque la pluie se fait un peu moins forte, nous quittons notre abri et nous engageons sur la route qui passe sur le barrage. En sens inverse, plusieurs vaches font la traversée à la queue leu leu. Une glace, sous la pluie, et c’est reparti. Sur le chemin du retour, Bilil arrête le canoë sur des pierres à fleur d’eau pour nous permettre de nous baigner. Sur la rive, les muscadiers ressemblent à des arbres de Noël avec leurs fruits jaunes qui resplendissent au soleil couchant. Un vrai bonheur.
Nous rentrons à la nuit tombée. Dernier repas, re-re-re-chinois. Dernier émerveillement : une minuscule grenouille toute noire. C’est le temps de faire les bagages. Nous partons tôt demain matin pour l’aéroport.
19 avril : le retour La route vers l’aéroport se fait sans encombre. Pas de bouchon, pas de ville à traverser. Super. Un second arrêt à l’aéroport de Dubaï me confirme dans ma première impression : c’est complètement dingue comme endroit !
Arrivés à Roissy, nous retrouvons un de nos sacs complètement éventré et brûlé ( !). Il y a du thé partout, des boîtes en plastique ont carrément fondu… et on a l’impression que l’employée de la compagnie aérienne se fout carrément de notre gueule. Arrivés à Austerlitz, on saute dans le train qui nous ramènera chez nous : il est bondé, on voyage assis par terre. Bienvenue chez nous !
Le contexte : je suis partie du 4 au 19 avril dernier, avec mes deux enfants de 12 et 15 ans. Un second voyage en Inde pour eux, après un séjour un Rajasthan, et un troisième pour moi, le Kerala ayant été précédé quelques mois plus tôt par le Tamil Nadu. Deux semaines, bien sûr, c’est trop court et hyper frustrant, d’autant plus que moi, je me sens plutôt bien en Inde. Mais il faut faire avec, ce qui nous a amené à privilégier quelques « stops » parmi les plus faciles d’accès. A une prochaine fois donc le nord et le theyyatam, les coins reculés de Wayanad, Kannnur et ses plages… Pas question non plus de se serrer la ceinture à outrance : les économies on en a fait un maximum avant, on va privilégier le plaisir (quoique, bien entendu, plaisir ne rime souvent pas avec luxe). E puis aussi, si vous voulez comprendre un peu nos choix, disons que la mère est partie littéralement crevée. Alors, pas question de s’épuiser inutilement.
Nos stops (avec en gras les endroits où nous avons passé la nuit) : Cochin - Thattekad – Marayoor – Chinnar – Munnar – Varkala – Allepey - Aranmula – Ettumanur – Thattekad.
En bref : un très beau voyage, où le contact avec la nature et la « ruralité » nous ont le plus apporté. La montagne, la mer, les backwaters, les petites villes… le Kerala nous a offert une belle diversité. Si c’était à refaire, je planifierais autrement les choses pour éviter les longs déplacements que j’avais choisi d’effectuer, pour voir autrement la campagne, en voiture. A noter que les chambres sont pour 3 personnes .
Ca commence comme ça…
5 et 6 avril - Cochin : après une escale à l’aéroport/centre commercial de Dubaï (c’est dingue : à deux heures du mat, une véritable atmosphère de grand magasin à la veille de veille de Noël!) le choc : il fait chaud ! C’est humide ! Pas facile tout ça après un vol où personne n’a pu fermer l’œil. Et pas neutre non plus quant à l’image que je garde de Cochin : j’ai l’impression de revoir les petites rues tellement calmes de Fort Cochin comme dans une sorte de brouillard. Je ne connaissais pas cette Inde là : des arbres partout, des rues quasi désertes (évidemment, on n’est pas en haute saison touristique et les Indiens ne sont pas cons, ils ne sont pas dehors à cette heure là !). Je n’entends même pas de klaxon ! Etrange.
Après une journée à flâner et une petite sieste, on se traîne jusqu’au premier resto : Addy’s. Le poisson cuit dans une feuille de bananier se laisse manger mais les accompagnements (trois ( !) frites et du concombre) sont ridicules et le curry de légumes de ma fille « not too spicy, please » est carrément insipide, alors que la facture, elle, est plutôt salée. Leçon no.1 : se fier à son intuition ! On va finir la soirée sur une terrasse qui ne paie pas de mine et où les enfants engloutissent quelques pakoras. Un aigle, à l’aigle brisée, vient animer notre soirée et on rigole bien avec le serveur. Ca y est, j’ai l’impression que le voyage commence. De retour à notre pension (Henri’s Anchorage : 800 rps…) la proprio nous attend avec quelques tranches de gâteau (une spécialité des chrétiens du Kerala) et du vin (sans alcool), le tout « fait maison » et agrémenté d’un gentil « happy birthday ». Eh oui, mon « pauvre » fils n’avait pas pu fêter son anniversaire comme il se doit, puisque nous sommes partis en voyage ce jour-là (le pauvre…). La gentille dame de la pension n’avait pas l’esprit ailleurs lorsqu’elle a rempli nos fiches ! Une « maison », vous le constatez, au service très attentionné.
Le lendemain nous consacrons la journée aux quelques visites « classiques » de Cochin. Matttanchery semble être un endroit vraiment sympa et vivant. Ca me fait un peu penser à une ville… à la campagne. Malheureusement, c’est dimanche. La majorité des petits commerces sont fermés et les autres, près de la synagogue, regorgent d’objets « que pour nous les touristes ». Un peu décevant. C’est le soir que nous avons le sentiment de « toucher » vraiment à la vie de cette ville, en bord de mer, alors que les Indiens prennent le frais au coucher du soleil. C’est magique : j’avais oublié comment est belle la foule en Inde, éclatante de couleurs. J’allais oublier : il y a aussi les fameux filets chinois ! Ils sont beaux, c’est vrai (comme sur les photos…) mais moi c’est la foule bigarrée qui retient mon attention. Les enfants vont et viennent, je les vois faire la queue pour s’acheter une glace qu’ils devront lécher bien rapidement : le soleil a peut-être disparu à l’horizon mais il fait encore très chaud.
Le soir, un dîner fabuleux au Fort House. Eh oui, c’est probablement un ghetto à touristes. Eh oui, c’est plutôt cher. Mais les plats de poisson sont d’une finesse que je n’ai retrouvée nulle part ailleurs (il ne faut pas non plus oublier une excellente salade de mangues, presque aussi bonne que celles que je cuisine à la maison…) et le fait de manger les pieds quasi dans l’eau est tellement reposant. Le Seagull à côté est, paraît-il, plutôt bien : il est en tout cas très fréquenté, et très bruyant…
Au final, nous ne garderons pas un souvenir impérissable de Cochin. Mais soyons honnête, ce n’est pas la faute à Cochin. Nous étions tout simplement trop fatigués pour vraiment l’apprécier et dimanche n’était pas l’idéal pour découvrir la ville. Mais pour qui sait sortir du quartier le plus touristique de Fort Cochin, l’endroit recèle certainement de jolies découvertes, avec la possibilité d’une plongée si besoin tout en douceur au Kerala. Next time.
7 au 10 avril – Thattekad, Marayoor et Chinnar : j’avais, avant notre départ, réservé un trek de 2 jours et demi dans le parc de Chinnar. Une décision que j’avais remise en question jusqu’à la dernière minute. L’organisation, la planification, ça ne correspond pas à mon idée des vacances. Mais bon, ayons l’esprit ouvert. En fait, ce furent parmi les plus beaux moments de notre séjour. Et je ne regrette pas du tout ce « luxe » que nous nous sommes payés (Wild Kerala Tour, 5500 rps par personne tout compris).
Nous nous rendons tout d’abord jusqu’au parc ornithologique de Thattekad où nous attend Vinod, notre guide pour les prochains jours. En taxi, pas le choix : on a avec nous plus de 30 kg de vêtements que nous comptons amener à Munnar (disons que nos vêtement ne sont pas très adaptés à un climat tropical…). A Thattekad, nous plongeons pour la première fois dans la forêt. Les bruits des animaux, leurs traces, les drôles d’insectes et les papillons, le goût des plantes et des fruits qui s’offrent à nous… On est bien. Vinod est charmant. Les prochains jours s’annoncent bien… même si notre ballade a pris fin dans un bain de sang. Enfin, pour mon fils, courageuse victime d’une « attaque» sournoise de sangsue! Mais on connaît maintenant la conjuration : une petite pincée de sel et ça y est, il n’y a plus qu’à ne pas trop se tacher.
Ensuite, c’est reparti pour la montée vers Munnar. Une véritable révélation : comme c’est vert! Un vrai paradis végétal. J’ai l’impression que nous sommes des nains de jardin en balade chez Truffaut... J’ai plusieurs de ces plantes chez moi, mais si petites, si maladives (bon, je l’avoue, je n’ai pas le pouce vert). C’est une révélation aussi que toutes ces maisons immenses et luxueuses qui jalonnent la route. L’Inde est en plein boom économique et, ici, ça se voit !
A Munnar, après nous être délesté de nos bagages pour ne garder que l’essentiel, nous prenons le bus, direction Marayoor. Les plantations de thé sont… comme sur les photos (!), mais là je les découvre sous la pluie. Une pluie qui nous oblige à fermer les « stores » du bus ce qui, du coup, nous donne plus l’impression d’être dans un manège de fête foraine que dans un bus (comme si on volait… tout en prenant parfois de sacrés coups. Un peu, pour ceux qui connaissent, comme le « Chatbus » de mon Voisin Totoro… mais en plus violent.). Il faut dire que l’on est tout à l’arrière, moi et Vinod. Quant aux enfants, à qui nous avons trouvé une place vers l’avant… ils dorment !
A Marayoor nous prenons une chambre à l’entrée de la ville au Marayoor Tourist Home (300 rps, basic mais correct). Les chambres sont disposées autour d’une cour en gravillon en contrebas de la route. On dirait presque un motel américain.
La ville semble se résumer à la rue où nous faisons nos courses pour les deux prochains jours. Il n’y a rien à voir et pourtant je m’y attarderais bien. Quelques étals, un bon chaï, la campagne tout autour, des fleurs qui poussent dans les ravines au bord de la route (je vois parfois les mêmes, dans les vitrines des fleuristes « de luxe » parisiens)… Mon fils mitraille avec son appareil photo un épouvantail accroché à un bâtiment en construction. C’est vrai qu’à la nuit tombée, l’impression est saisissante. On croirait un décor digne d’Halloween. Je suis toute fière de pouvoir expliquer aux enfants qu’il s’agit d’une pratique visant à protéger les immeubles en construction des mauvais esprits… J’en avais aperçu plusieurs quelques mois auparavant dans la campagne autour de Mammalipuram.
La nuit est… noire. Je m’aperçois que l’électricité, à Marayoor, c’est quelque chose qui va et qui vient… Et bien sûr, j’ai oublié nos torches, alors que le plus souvent je les traîne quasi pour rien. C’aurait été tellement plus pratique que ces petites bougies avec lesquelles je dois me battre pour qu’elles tiennent à peu près droites ! Le lendemain, nous parcourons en rickshaw les 12 kms qui nous séparent de l’entrée du parc. La végétation change très rapidement. Ici, tout est beaucoup plus sec et la forêt beaucoup plus clairsemée. La vue porte loin et, quelle vue.
La marche est rude au soleil et les montées n’en sont que plus pénibles mais nous n’avons surtout pas à nous plaindre : 4 hommes de la tribu locale des Pulaya portent tout ce dont nous aurons besoin jusqu’à la petite hutte de terre où nous passerons la nuit, au sommet d’une falaise. Et là, un vrai coup de foudre. Quand je ferme les yeux, je revois cette immense plaine à nos pieds et les montagnes qui se détachent sur l’horizon. J’entends le barrissement des éléphants, le croassement des grenouilles, les cris des singes, les oiseaux… Je salive en repensant à ces savoureux repas qui ont été cuisinés pour nous… Nous partons traquer les animaux que nos guides ont repérés. La nuit tombe, l’orage gronde sur le Tamil Nadu qui s’étend devant nous. Un bonheur… mais pas partagé par tous : selon les enfants, ça grouille de bêtes dans la hutte ! Mais bon, moi je suis myope comme une taupe… c’est pratique parfois…
Le lendemain, nous repassons par le « checkpoint » (où nous ferons un arrêt malheureusement trop long) avant de suivre le cours d’une rivière jusqu’à notre second hébergement. Je me croirais dans le Livre de la Jungle… On fait une trempette, observés par une foule de singes Langur et… par un gros sanglier pas vraiment sympathique. Vinod, notre guide, nous « abandonne », juste avant la nuit, entre les mains de gardes du parc que nous ne connaissons pas et qui parlent très peu anglais (le règlement !!! Ca, c’est à revoir.) Mais bon, comme nous sommes fatigués nous nous couchons peu de temps après la tombée de la nuit.
Réveil avec le lever du jour. Ce sont nos derniers moments à Chinnar. Nous reprenons la route vers le checkpoint où nous retrouverons Vinod avant de sauter dans un bus pour Munnar. La route cette fois-ci se fera sous le soleil… avec en fond sonore un film d’aventure tamoul.
10 et 11 avril – Munnar : Vinod reste à Munnar avec nous jusqu’en fin d’après-midi. Nous accompagnons Nohan, un élu local et aussi proprio d’une agence de « tourisme d’aventure » à Munnar (Trackfinder, 09447266632), dans un centre social où sont pris en charge les enfants des familles parmi les plus pauvres de la ville. Je me sens un peu bête parmi tous ces enfants : en général, nos « dons » sont un peu plus anonymes. Mais j’avais bien visé : les vêtements chauds semblent vraiment beaucoup leur plaire…
Nous optons pour un homestay à proximité du centre social (Theresian Homesaty, 700 rps). La chambre est vaste et très propre, l’endroit très calme, en retrait de la route principale, tout en étant proche du centre. Mais la vue est quelconque : on n’aperçoit même pas les plantations de thé. Et la proprio est assez… distante (le manque de chaleur de l’endroit sera toutefois compensé par les bains de vapeur du centre de massage Marayu qui se trouve à proximité et où nous nous ferons tous massés le soir venu. C’est qu’il fait quasi froid à Munnar !).
En fin d’après-midi, nous allons tous nous éclater à la Munnar Mella, tout à la fois foire et fête foraine. Les stands nous donnent à voir tout ce que nous n’avions jamais demandé à voir en venant à Munnar : ustensiles de cuisine indispensables à la bonne ménagère, outils de jardinage, pubs pour les projets de développement de la région, techniques d’insémination des vaches et fœtus de veau dans le formol, programmes des cours de l’école d’hôtellerie… Côté fête foraine… alors là, j’ai carrément l’impression de faire partie d’un tableau surréaliste. La foule se presse sur un terrain boueux où sont installés des manèges qui ne sont ni plus ni moins que ceux que j’ai connu enfant… mais dans un état que probablement même mes parents n’ont pas connu ! Il y a la rouille, bien sûr, qui vient un peu atténuer le débordement des couleurs, mais il y a surtout des mécanismes euh… que je ne sais trop comment qualifier (mais ça fait peur !), des moteurs qui crachent, des grincements, de la fumée noire qui tout à coup s’échappe de dessous un manège… Mon fils nous regarde horrifié, moi et ma fille, faire un tour de grande roue (la vue est si belle…), puis un autre dans ces espèces tasses qui tournent (j’ai mal au cœur…). C’est une folie, je le concède. Jamais, même en France, je ne fais confiance à ce type d installations. Quand on parle des Fous de l’Inde… Ici, ce serait plus « Fous en Inde… ». Disons simplement que le risque n’était probablement pas plus grand que celui que l’on court quotidiennement sur les routes indiennes (rationalisation de mon inconscience que tout cela. Bon, je ne recommencerai plus).
Il y avait aussi, tout au bout du terrain où se dressaient les manèges, une étrange installation. Imaginez une structure circulaire en bois surmontée d’un chapiteau, au sommet de laquelle il est possible de monter par des escaliers en métal rouillé. Des spectateurs sont agglutinés tout autour de la structure (un tube évasé surmonté d’une toile), sur des estrades métalliques. Ma curiosité est piquée : nous payons nos 10rps et commençons l’ascension de la structure lorsque, tout à coup, un vacarme épouvantable accompagné de terribles vibrations nous prend aux tripes. Arrivée en haut, je réussi à me faire une petite place entre deux spectateurs (j’ai le cœur qui cogne !) et ce que je vois me semble sorti tout droit de l’enfer. Des motos tournent à une vitesse folle, engagées sur les murs quasi verticaux de la structure de bois. Elles ne sont qu’à quelques centimètres les unes des autres. Leurs pilotes, hommes et femmes, se lèvent sur leurs sièges, se donnent la main tout en tournant, se croisent… C’est ensuite au tour d’une voiture de s’engager sur le mur, au milieu des motos! Son conducteur se hisse par la fenêtre ouverte, ne tenant le volant que d’une seule main. Le niveau de décibel est ahurissant, les vapeurs d’essence donnent la nausée. Je redescends, dégoûtée. Ce n’est pas mon premier voyage en Inde. J’ai vu la misère, la pauvreté. Mais là, je ne sais pas pourquoi, je suis sonnée. Payer pour voir des humains prendre de tels risques et vivre dans de telles conditions, y prendre plaisir… Ca me fait froid dans le dos. Même si, je l’admets, c’est loin d’être une particularité indienne.
Et puis il y a aussi ce spectacle de chiens savants qui rend tristes les enfants… Nous sommes les seuls à ne pas rire. Il est temps de rentrer.
Le lendemain, nous louons une jeep pour nous balader aux alentours de Munnar. Le petit déjeuner dans une échoppe au bord d’un lac de barrage est mémorable : vue splendide, chaï réconfortant et leçon « en live » de confection de parathas que nous dévorons par la suite accompagnés de sambar, le tout pour un gros total de 30 rps pour nous trois. Miam. Ensuite ? Eh bien, c’est avec plaisir que nous succombons à l’ « attrape-touristes » classique : la balade à dos d’éléphant, avec photo finale de l’éléphant caparaçonné et de sa « noble » monture protégée par une ombrelle… Plus kitsch, tu meurs, mais quelle rigolade. Et de voir tous ces touristes Indiens qui eux aussi se prêtent au jeu… c’est pas mal. Et disons, à notre décharge, que le lieu aurait pu être plus mal choisi : admirer du haut d’un éléphant un magnifique paysage de lac de montagne, on peut faire pire.
Nous continuons notre route jusqu’à Top Station. La route est grandiose mais, je ne sais si c’est en raison du brouillard, je ne vois pas trop l’intérêt à être venue jusqu’ici. Nous achetons des fruits de la passion et des « tree tomatoes » (une découverte pour moi) à une petite échoppe au bord de la route. Et ça, c’est un souvenir mémorable…
Retour à Munnar et déjeuner au Saravan Bhavan. Ca ne désemplit pas. Les places, aussitôt libérées, sont prises d’assaut aussi bien par des touristes indiens que par des locaux. Les feuilles de bananier sont vite jetées sur les tables et les serveurs se pressent pour nous servir et nous resservir d’une variété impressionnante de plats. Ambiance cafétéria, bruyante, conviviale. Les conversations vont bon train : un jeune couple de Bangalore, tout excité à l’idée de se retrouver le lendemain sur un houseboat, nous fait part de ses impressions de voyage, un marchand de montres nous évoque la situation économique de la ville… Les enfants s’empiffrent, surtout de riz. Pour le reste, il semble y avoir overdose. Dommage. Nous avions opté pour la « totale », à 45 rps ! Je n’avais pas remarqué que nous aurions pu faire beaucoup plus modeste…
L’après-midi, nous décidons de flâner dans les collines environnantes. C’est bon de marcher, au soleil, sans être écrasé par la chaleur. Afin de pousser un peu plus loin, nous arrêtons au hasard un conducteur de rickshaw qui se révélera tout simplement formidable. Comme on accroche bien, on décide de faire un bout de chemin avec lui. Bien sûr, il connaît plein de choses sur la culture du thé. Mais il se révèle surtout un guide plein d’entrain et d’humour qui fait connaître aux enfants aussi bien le secret des sifflets confectionnés avec les feuilles de thé que celui de ces feuilles que l’on déchire et sur lesquelles on souffle pour faire des bulles de savon (bon, pas de savon, bien sûr, mais c’est tout comme). Et on découvre, encore, un grand nombre de végétaux comestibles. On mange toutes sortes de graines, de fruits, mais le plus drôle ce sont ces petites plantes dont on écrase la tige pour en boire la sève et dont on mange ensuite la feuille. On a l’impression de brouter ! Dommage que nous n’ayons pas rencontré plus tôt Rajamani (09495187552). Ce sont souvent des rencontres comme celle-là qui nous font apprécier autrement un endroit.
Le soir venu, la question du « et maintenant, où va-t-on ? » est posée. Et là, rien d’évident. J’avais envisagé de descendre en bus jusqu’à Kottayam pour ensuite prendre le ferry jusqu’à Allepey. Mais face à l’éventualité de nous retrouver dans la chaleur écrasante des plaines (ce qui ne rend pas particulièrement de bonne humeur les enfants) et à la hâte qu’a ma fille de se baigner dans la mer, je décide de mettre tout de suite le cap sur Varkala. Une fausse bonne idée. Coûteuse (3500 rps de taxi) mais surtout épuisante et décevante. Quand nous optons pour un taxi, c’est le plus souvent pour pouvoir profiter de ce qu’il y a entre notre point de départ et notre point d’arrivée. Mais là, ce sera plutôt un chemin de croix…
12 et 13 avril – Varkala : Départ de Munnar à 7h00. Après un arrêt petit déjeuner vers 10h30 et la visite d’une plantation d’épices, nous atteignons en fin de matinée les abords d’Ernakulam. J’aurais préféré passer par la route de Kottayam, mais je me rends compte, trop tard, que Seluam a mis le cap sur le NH47 qui longe du nord au sud le Kerala. L’autre route serait beaucoup beaucoup trop dangereuse (sic). Nous ne percevons évidemment de la voiture que les aspects peu engageants de la ville –les bouchons, les grandes artères- et ses abords, comme presque tous les abords de ville, affreux et congestionnés. L’usage assez inusité que font les Indiens du klaxon n’est évidemment pas une découverte mais ce qui l’est, en revanche, c’est l’usage immodéré qu’en fait Seluam. Il a littéralement la main appuyée en continue sur le klaxon ! J’ai chaud. J’ai la tête qui menace d’éclater. Je ne vois rien des villes que l’on se presse de traverser et de la campagne environnante. Et, le clou de la journée, je m’aperçois trop tard que Seluam ne s’est pas arrêté à Kayamkulam pour que nous puissions faire la visite du Krishnapuram Palace où je lui avais pourtant demandé un peu plus tôt de nous arrêter. Grrrr.
Nous atteignons Varkala aux alentours de 16h30 et là, consternation : ça n’a absolument rien à voir avec l’image que je m’en étais faite. Evidemment, nous sommes tous crevés. Evidemment, une station balnéaire découverte sous la pluie ne se présente probablement pas sous son meilleur jour. Mais je suis sidérée devant tous ces panneaux accrochés aux arbres, aux clôtures, et qui à chaque intersection nous vantent les mérites ou nous incitent à visiter guesthouses, hôtels, salons de massage, agences de voyage, restos… Notre chauffeur est de mauvais poil, comme nous (ça se comprend, et lui il se tapera le chemin du retour). Je lui propose de nous laisser là, tout simplement, on se débrouillera bien, mais il refuse. Il me propose quelques guesthouse sur la Northcliff, un autre quasi sur la piste de l’héliport ( !) mais il est hors de question que nous louions une chambre derrière un barrage de commerces où se pressent toute la journée une foule de touristes. (Bon, je suis de mauvais poil, vous l’aurez compris). Tant qu’à être venue jusqu’ici, je veux la mer, tout près, et le calme (je crois que si je m’écoutais, je taperais du pied, comme une enfant, ou je m’effondrerais en sanglots. Mais bon, des enfants, il y en a déjà deux dans la voiture). J’essaie désespérément de nous faire conduire plus au nord, vers Odayam ou Edava, mais personne ne semble connaître, ni mon chauffeur ni tous ceux que je croise et à qui je demande des infos. Put… ! C’est une conspiration ou quoi.
Je finis quand même par me faire amener un peu plus au nord et je m’arrête au Wood House Cottage (1000 rps). Les constructions en continue ont pris fin. On se retrouve tout au bout de la Northcliff, juste à l’endroit où cette dernière redescends vers la mer. Un cottage est libre, le premier, tout au bord de la mer. C’est loin de correspondre à mon rêve mais bon, on s’arrêtera là. Adieu Seluam. Mauvaise pioche. Ca arrive.
Au final, nous ne regretterons pas le choix du Wood House. Le cottage est coquet et propre et, assis sur notre balcon, nous avons une vue magnifique sur la mer et la côte qui se prolonge vers le nord. La nuit, nous nous endormons avec le bruit des vagues qui se brisent sur les rochers en contrebas. Le lendemain matin, je découvre lors d’une longue balade vers le nord les sites d’Odayam et d’Edeva où je souhaitais m’installer à l’origine. C’est très calme, mais loin d’être désert. Les pêcheurs qui reviennent de leur nuit en mer remontent leurs filets. Je croise aussi des femmes, des enfants. Ca et là, je note la présence de quelques structures touristiques qui, en cette fin de saison, sont totalement vides. Pour un séjour prolongé, nul doute que c’est ici que j’aurais aimé m’installer. Mais pour quelques jours, en définitive, mieux vaut être près de « l’action » d’autant plus que les transports vers la plage de Varkala semblent quasi inexistants, du moins en cette saison, et que je n’ai toujours pas acheté de lampe torche, essentielle pour se déplacer une fois la nuit tombée. Je n’apprécie pas trop la grande plage de Varkala. Mais la petite plage de sable noir qui se situe à un jet de pierre de notre cottage est formidable. On y passe des heures dans l’eau… aussi chaude que celle d’une baignoire. Le soir, on flâne de ci de là, on se mange un poisson et on se retrouve, comme tant de monde, au Funky Art Cafe. C’est vraiment l’endroit « in » du moment, et ça se comprend. Nous aurons droit, les deux soirs que nous y passerons, à un concert de musique classique indienne. Car il ne faudrait pas l’oublier : on est en Inde !!! Et, qui plus est, au Kerala ! Les nombreuses boutiques tenues par des Cachemiris et des Tibétains pourraient nous amener à en douter…
Varkala… Décidément, si on considère que c’est encore une petite station, je préfère ne pas voir ce que doit être Kovalam. Disons que ça m’a un peu rappelé l’atmosphère un peu « baba » de certains coins de la Thaïlande il y a 20 ans, mais en beaucoup beaucoup plus développé (mes coins de prédilection, à l’époque, n’avaient même pas l’électricité). Ce n’est pas désagréable, d’autant qu’on peut se sauver assez facilement de la horde de touristes en cette saison. Mais ce n’est pas mon truc.
14 au 16 avril – Allepey : Le 14, nous prenons un train en fin de matinée pour Allepey, ce qui nous laisse suffisamment de temps pour faire trempette. Malheureusement, nous sommes expulsés de « notre »( !) plage par des pêcheurs qui remontent leur filet.
Pour un trajet aussi court, pas besoin de réservation. Nous prenons des places en sleeper (71rps). Le trajet est vraiment sympa. Il y a beaucoup de mouvements, les jeunes vont et viennent et les conversations vont bon train. Je déplie ma carte, sors mes guides, et tout le monde y va de son conseil pour que nous profitions au mieux de nos derniers jours de voyage. Il fait chaud mais les fenêtres ouvertes laissent passer suffisamment d’air et, surtout, elles permettent une première découverte des backwaters. Et ce qui est loin d’être négligeable, le train permet de se déplacer sans entendre le sempiternel bruit des klaxons. Ouf…
Arrivés à Allepey, nous sautons sur le quai de la gare et, là, je me fais avoir comme une « bleue ». La honte. Suite aux conseils de Stalingrad, forumiste grand spécialiste du Kerala et amoureux d’Allepey, j’étais entrée en contact avec Shameer, un chauffeur de taxi de ses amis. Celui-ci devait m’attendre à la gare d’où nous avions prévu trouver un hébergement et nous entendre sur un futur trajet dans la campagne, nous amenant d’Allepey à Thattekad.
Donc, pour faire court, il y avait bien quelqu’un à la gare qui m’attendait avec un grand sourire, mais ce n’était pas Shameer… en dépit de ce qu’il avait affirmé au départ (enfin, SHameer devait être là, mais un peu plus discret que l'autre chauffeur qui m'a bien eu). J’ai été un peu longue à la détente, j’aurais pourtant dû percuter en voyant le Jésus qui ornait le tableau de bord. Et le comportement du monsieur me semblait assez peu correspondre à ce que nos coups de fil m’avaient fait imaginer… Enfin, tout est bien qui finit bien. Shameer nous a retrouvés. On ne m’y reprendra plus.
J’avais envie, à Allepey, de m’installer hors de la ville, au bord de l’eau. Histoire de profiter du lieu, dans le calme. Nous tentons notre chance au Palm Grove Resort où nous nous installons dans un petit cottage avec une très chouette salle de bain en plein air. Quel plaisir de prendre sa douche sous les arbres, au milieu des plantes qui poussent partout ! Le cottage sera notre hébergement le plus cher de ce voyage (1250 rps) mais nous ne le regretterons pas. Nous sommes tout au bord de l’eau, loin de la route principale. Il y a une salle à manger en plein air où j’aurai de longues conversations avec Joseph, un jeune homme qui fait là son stage dans le cadre de sa formation en hôtellerie (un superbe cuisinier). Et il y a aussi des hamacs où les enfants passeront beaucoup de temps. De là, le spectacle est permanent. On voit passer sur l’eau les gens des environs mais aussi, ce qui ne nous donnera pas le goût de tenter l’expérience, les kettuvallam et leurs touristes qui profitent des backwaters. A certaines heures, on dirait une autoroute !
Allepey est certainement un de nos coups de cœur de ce voyage. Nous avons beaucoup profité de la ville où, curieusement, ne semblent pas beaucoup s’aventurer les touristes. Moi j’adore ces petites villes où très rapidement on peut prendre ses marques. Et les deux principaux canaux sont des points de repère qui facilitent bien les choses. Ce ne sont pas les principaux sites qui me laisseront un souvenir impérissable (les églises indiennes, bof… et les temples, quand on connaît le Tamil Nadu, sont plutôt décevants). Mais j’ai de magnifiques souvenirs des ballades dans les rizières qui entourent la ville et dans les quartiers où la campagne se mêle à la ville. Nous en avons aussi profité pour faire nos courses, conseillés par Joseph qui nous a orienté vers les boutiques « in » de vêtements pour hommes (bon, on n’est pas à Delhi…). Et puis, bien sûr, on a acheté quelques parapluies, une des grandes spécialités de la ville.
Nous avons préféré profiter des backwaters dans un petit bateau à rame, au lever du soleil. Départ à 5h40 .C’est magnifique de voir s’éveiller la vie dans les backwaters. Nous évoluons quelques temps sur de grands canaux pour ensuite nous engager dans certains canaux incroyablement étroits. Nous descendons parfois sur les berges pour nous délier les jambes et aller découvrir de magnifiques paysages. Il fait encore bon. On se laisse porter, au ras de l’eau, ce qui n’est pas désagréable. Notre balade nous aura coûté plutôt cher si je compare aux prix que certains offraient (150 rps de l’heure). Moi, j’ai payé 1200 rps pour un périple de 6 hrs, mais il faut dire que nous avions deux rameurs, ce qui n’est pas négligeable.
Et comment se remettre de tant d’émotions ? Par un bon massage, pourquoi pas. Et là, c’est la poursuite du bonheur. Total. Contrairement à Munnar, le massage s’effectue en partie assis, et en partie couché. Et il se termine par une séance de lavage : le corps, le visage, les cheveux. C’est un vrai bonheur, par cette chaleur, de se faire laver avec de l’eau très chaude. On en ressort tout sec et la moiteur prend un certain temps à se réinstaller. Ah ! Sudha, que de bonheur tu m’as fait connaître (un bonheur tel que moi et ma fille récidiveront le lendemain matin dès 7hrs) (Sreekrishna, Ayurveda Panchakarma Centre, 500 rps).
Après un superbe repas concocté par Joseph au Palm Grove, nous nous rendons en rickshaw à Marari Beach. Une vraie plage de carte postale. Les palmiers, les bateaux sur la sable : on se dit que ça, c’est une plage… Mais bon, il y a du vent et, surtout, une mer agitée qui, dès qu’on y trempe les pieds, nous fait bien sentir le danger. Je suis pourtant une bonne nageuse, pas trouillarde, mais là, je me suis contentée de rester au bord à barboter. Et j’ai terminée la baignade avec du sable collé partout (et comme je m’étais baignée avec mon tee-shirt, histoire de ne pas choquer d’éventuels passants, et que je n’avais pas de vêtements de rechange, je vous laisse imaginer les heures qui ont suivi…).
Le soir, on décide de se payer un bon resto. On choisit le Harbour, dont les cuisines semble-t-il sont les mêmes que celles du Chakara, le plus chic resto d’Allepey (selon le Rough Guide). Mais le Harbour est définitivement fermé, les enfants sont affamés, on est sur la route de la plage, il fait noir. Au diable la dépense, on tente le chic du chic au Chakara. Première surprise : un menu unique, de la mise en bouche ( !) au dessert. Deuxième surprise : le prix. 600 rps le repas !!! J’en tombe presque de stupeur. Mais bon, je suis curieuse… A quoi ça peut bien ressembler, un repas aussi cher en Inde ? Et le cadre est surprenant : disons, l’Inde telle qu’on la voit parfois représentée dans les pubs, d’un très bon goût « occidental », très raffiné et sobre. On casse le cochon, pour l’ « expérience ». On ne cadre pas trop avec le décor, c’est certain (c’est curieux, jusqu’ici je ne remarquais pas trop les taches qui maculent mes vêtements). Mais bon, pas grave, il est tôt et on est tout seul. Enfin, jusqu’à ce qu’un cameraman arrive, avec un éclairagiste, un perchman, une réalisatrice… et une SUPERBE actrice indienne qui ne parle pas un mot de malayalam et s’exprime donc en anglais. On assiste au tournage d’une pub qui, si j’ai bien compris, fera la promotion de plusieurs sites (commerces ?) de la région. Et nous qui voulions une petite soirée tranquille. Enfin, c’est ce que semblait croire le proprio du resto qui n’en finit plus de s’excuser. On finira par partir, en payant une note sensiblement réduite « en raison du dérangement ». Ouf ! L’apprentissage ne fut donc pas si dur pour notre porte-monnaie (soit dit en passant, le chic du chic est quand même moins cher qu’un simple repas en famille chez Courte Paille). Ah, au fait, ce n’était pas mauvais mais nous avons beaucoup regretté le biryani de chez … (bon, j’ai oublié le nom, mais ça ressemble à Allah… un resto tenu par des musulmans, en bordure du South canal. Une grande cafétéria, où les demi-portions sont bien suffisantes… Demandez, tout le monde connaît. Et ça vaut le coup.). Et aussi la bonne cuisine que l’on nous avait préparé en plein parc de Chinnar, loin de tout…
17 et 18 avril : Aranmula, Ettamanur, beaucoup de route (!) et Thattekad… Il n’y avait pas tant de route pour aller d’Allepey à Thattekad. Nous aurions fort bien pu prendre le ferry jusqu’à Kottayam, puis des bus. Mais j’avais envie de profiter de cette région du Kerala à laquelle m’avait fait rêver Arundathi Roy dans son livre Le Dieu des Petits Rien. Les backwaters, les rizières, les plantations … j’avais envie de sentir un peu mieux cet environnement, quitte à y revenir lors d’un prochain voyage. Deux endroits m’attiraient plus particulièrement: Aranmula, réputé pour sa fabrication de miroirs en métal et Ettamanur, pour y admirer les fresques du temple de Mahadeva. Nous avons donc loué une voiture pour cette journée d’exploration. Pas la meilleure idée du voyage.
Départ pour Aranmula. Nous passons progressivement d’un paysage où dominent l’eau et les rizières à un environnement boisé et vallonné qui annonce le tout début des ghats. On mesure ici l’importance de la culture du riz. Il y en a partout : étalé pour sécher le long des routes, dans de gros sacs, à l’arrière de camions qui en assurent le transport… Il y a bien peu de machinerie agricole. Cette industrie qui nourrit des millions de personnes est encore ici très artisanale.
Le temple d’Aranmula occupe le centre du village. Nous trouvons une petite boutique où sont exposés quelques miroirs : jolis mais, malheureusement, gâchés par l’inscription « valkannadi mirror », gravée juste sous la surface réfléchissante. Il est probablement important de bien montrer à tout le monde que l’on possède un spécimen de ces miroirs si spéciaux, autrefois réservés à la royauté… Mais de toute façon, si je suis venue jusqu’ici, c’est que j’étais très curieuse d’en découvrir la fabrication. Nous trouvons finalement une famille d’artisans. Nous traversons la maison, tout en longueur, qui débouche sur un atelier ouvert sur le jardin, véritable jungle au milieu du village. Il fait incroyablement chaud. Quatre hommes, assis à même le sol, font couler le métal fondu dans des moules de terre, cisèlent le métal, polissent les surfaces. Mais ce qui fait la spécificité de ces miroirs, c’est que leur surface réfléchissante n’est pas faite de miroir mais de métal poli. Tel que je les vois, ces hommes doivent travailler de la même manière et dans les mêmes conditions qu’il y a des centaines d’années. Leurs gestes sont lents, précis.
De petits miroirs, tous identiques, sont en cours de fabrication. Un Indien vivant aux Etats-Unis en a commandé 300 pour offrir aux invités du mariage de son fils. Ils sont jolis : petits, avec un manche, très féminin. Je réussis à les convaincre de m’en vendre un, qu’un des artisans termine pour moi. Il me le dépose dans la main, encore tout chaud (au sens propre). Le reflet est parfait mais, attention, il ne faut surtout pas y poser les doigts.
Nous reprenons la route, direction Ettumanur. Et là, ça se gâte. Bien sûr, le paysage est magnifique. Nous évoluons parmi des plantations de caoutchouc et diverses cultures. Mais alors qu’il y avait sur ma carte une route directe entre Aranmula et Ettumanur, nous roulons pendant 4 heures sur de petites routes tortueuses, obligés de nous arrêter à chaque carrefour pour demander notre chemin. C’est beau, bien sûr, mais c’est long, très long. Les heures et les kilomètres défilent. Nous arrivons finalement à Ettumanur en fin de journée, pressés par notre chauffeur de trouver au plus vite ces fameuses (foutues) murales pour repartir au plus tôt.
Le temple d’Ettumanur est impressionnant. Les murs de la structure centrale, très basse, sont tapissés de lampes remplies d’huile de coco dans lesquelles des moines déposent de petites mèches. Il y en a des milliers. Le résultat, les lampes allumées, doit être magique. Mais nous devrons repartir avant la tombée de la nuit. Nous trouvons finalement les fameuses murales, accrochées de chaque côté de la porte ouvrant sur le temple, dans un espace très sombre et encombré qui relève plus du débarras qu’autre chose. Nous sommes d’ailleurs les seuls, j’ai l’impression, à nous intéresser à ces murales, par ailleurs très belles mais dans un état lamentable. Les pèlerins sont pourtant nombreux. Plusieurs, le torse nu, habillés d’un dhoti noir, sont sur la route de Sabarimala.
Nous repartons pour Thattekad. Jamais je n’avais roulé aussi vite sur des routes en Inde ! Je me calme un peu dans les embouteillages de fin de journée à Muvattupula et nous arrivons àThattekad où nous attends Vinod. Enfin. Vinod nous a trouvé une chambre au Thattekadu Resort (650 rps) juste en contrebas du pont, de l’autre côté de l’entrée de la réserve. Les chambres sont très moyennes, les installations extérieures semblent à l’abandon, mais la situation au bord de la rivière Periyar est magnifique et nous sommes merveilleusement bien accueillis par Bibil qui fera la cuisine pour nous pendant notre séjour. Car nous sommes, littéralement, au milieu de rien… Il n’y a nulle part où aller, à pied.
La rivière est haute. Si haute en fait qu’elle recouvre les berges, les bancs installés dans le resort pour admirer le paysage, les barrières, les lampadaires… L’impression qui s’en dégage est très étrange. On peut s’installer sur un banc, les pieds dans l’eau… Nous choisissions plutôt, profitant qu’il fasse nuit, de nous baigner dans la rivière. Je m’y verrais mal en plein jour, les badauds nous observant à partir du pont… Après cette longue journée la sensation de se retrouver dans l’eau est tout simplement fabuleuse. Nous sommes tous de bons nageurs, Vinod aussi, mais il reste un peu nerveux. En février 2007, 15 élèves et 3 de leurs professeurs sont décédés un peu plus loin, dans l’accident de leur ferry. Vinod faisait parti des sauveteurs. Depuis, il y a beaucoup moins de touristes indiens à Thattekad et les affaires sont difficiles.
Le lendemain, Vinod part de très bonne heure pour Chinnar où un autre trek l’attend. Dommage. Mais cette dernière journée de notre voyage n’en sera pas moins mémorable. Nous partons très tôt pour Kodanad afin d’assister au bain des éléphants. Après un trajet d’environ une heure en voiture nous atteignons un zoo, ou plutôt un centre qui recueille les animaux blessés ou malades. Des slogans écolos ornent les barrières qui bordent l’accès au centre et en présentent la mission. De bien belles intentions. Mais que ce soit par manque de moyens ou suite à une représentation tout à fait différente de la mienne des besoins des animaux, nous nous retrouvons face à un spectacle plutôt triste. Les singes dans leur petite cage font peine à voir. Mais le pire de tout ce sont les cervidés : un nombre incroyable d’entre eux sont réunis dans un enclos boueux, entassés, sans espace où s’ébattre. Et selon le responsable, il n’y a aucune possibilité de les réadapter à la vie sauvage. Je n’ai pu m’empêcher de penser que, peut-être, il aurait mieux valu les laisser mourir.
Heureusement, cette escapade nous aura aussi permis d’assister au bain des éléphants. A partir du parc, nous les suivons sur une petite route qui nous conduit à un espace herbeux où nous nous arrêtons pour découper les noix de coco qui permettront de les laver. C’est pour nous un premier contact avec eux, timide. Pour les trois petits éléphants, ça va, mais le plus gros est vraiment… gros ! Nous descendons ensuite sur les bords de la rivière pour le fameux bain. Le paysage est très beau, serein. Les éléphants entrent dans l’eau, guidés par leur cornac, qui commence à les arroser avec les coques de noix de coco pour ensuite les frotter. Il faut avoir de la patience pour laver un éléphant. La tête, le dos, un côté, puis l’autre… Les touristes sont invités à donner un coup de main, les pieds dans l’eau. Il doit y en avoir une bonne douzaine, Indiens et surtout étrangers, qui nous ont rejoints au bord de la rivière. Je ne sais pas si c’est pour économiser le prix de l’entrée au centre animalier (très peu cher… 50rps si je me souviens bien) que leur chauffeur les amène directement ici, mais c’est vraiment dommage : les cornacs soutirent des touristes quelques rps mais le centre, lui, n’a rien (et il en aurait bien besoin, au vu des installations et de l’entretien du lieu).
Retour à Thattekad où Bibil nous a préparé un autre repas… chinois .Nous n’aurons d’ailleurs droit, ici, qu’à du Chinois. C’est sa cuisine préféré, et il fait des tests (sans commentaires…). En milieu d’après-midi, un jeune homme envoyé par Vinod vient nous chercher en canoë (tout neuf, en bois et fibres de coco). Le temps est à l’orage : les couleurs des oiseaux et de la végétation se détachent sur un ciel noir d’encre. Nous approchons tout doucement des oiseaux. Le vol de deux martins-pêcheurs, blanc et noir, nous laisse sans voix. C’est tout simplement magnifique.
C’est sous la pluie battante que nous atteignons le barrage de Bhoothathankettu. Lorsque la pluie se fait un peu moins forte, nous quittons notre abri et nous engageons sur la route qui passe sur le barrage. En sens inverse, plusieurs vaches font la traversée à la queue leu leu. Une glace, sous la pluie, et c’est reparti. Sur le chemin du retour, Bilil arrête le canoë sur des pierres à fleur d’eau pour nous permettre de nous baigner. Sur la rive, les muscadiers ressemblent à des arbres de Noël avec leurs fruits jaunes qui resplendissent au soleil couchant. Un vrai bonheur.
Nous rentrons à la nuit tombée. Dernier repas, re-re-re-chinois. Dernier émerveillement : une minuscule grenouille toute noire. C’est le temps de faire les bagages. Nous partons tôt demain matin pour l’aéroport.
19 avril : le retour La route vers l’aéroport se fait sans encombre. Pas de bouchon, pas de ville à traverser. Super. Un second arrêt à l’aéroport de Dubaï me confirme dans ma première impression : c’est complètement dingue comme endroit !
Arrivés à Roissy, nous retrouvons un de nos sacs complètement éventré et brûlé ( !). Il y a du thé partout, des boîtes en plastique ont carrément fondu… et on a l’impression que l’employée de la compagnie aérienne se fout carrément de notre gueule. Arrivés à Austerlitz, on saute dans le train qui nous ramènera chez nous : il est bondé, on voyage assis par terre. Bienvenue chez nous !
Circuit dans l'Ouest canadien en camping-car English translation pending
Bonjour,
Nous avons prévu de passer 9 jours dans les Rocheuses canadiennes, en camping car en partant de Vancouver (retour par Calgary). Nous aimons beaucoupo randonner et souhaitons passer le moins de temps possible sur les routes.
Que me conseillez vous comme circuit : 1/ Vancouver - Jasper par Kampoops puis la highway 5 - puis Banff - Calgary 2/ Vancouver - Kamloops - Revelstoke - Lake Louise - remonter à Jasper puis Banff - Calgary
Est ce que les parcs de Revelstoke et Glacier valent l'arrêt ?
et enfin, faut il réserver dès à présent les campings ? je crois que l'arrêt en camping car hors camping est interdit : est ce vrai ?
Un grand merci pour votre aide préciseuse
Nous avons prévu de passer 9 jours dans les Rocheuses canadiennes, en camping car en partant de Vancouver (retour par Calgary). Nous aimons beaucoupo randonner et souhaitons passer le moins de temps possible sur les routes.
Que me conseillez vous comme circuit : 1/ Vancouver - Jasper par Kampoops puis la highway 5 - puis Banff - Calgary 2/ Vancouver - Kamloops - Revelstoke - Lake Louise - remonter à Jasper puis Banff - Calgary
Est ce que les parcs de Revelstoke et Glacier valent l'arrêt ?
et enfin, faut il réserver dès à présent les campings ? je crois que l'arrêt en camping car hors camping est interdit : est ce vrai ?
Un grand merci pour votre aide préciseuse
Ro-Ro pour le transport d'un camping-car Amérique du Nord - Europe? English translation pending
Bonjour,
Nous terminons notre voyage au long court : un an d'Ushuaia au Quebec.
Nous voyageons avec notre vehicule, un pick-up equipe d'une cellule camping-car.
Nous cherchons un bateau cargo pour ramener notre vehicule en France.
Les recherches sont longues et difficiles, en particulier parce que notre vehicule n'entre pas dans un contenair en raison de ses dimensions.
Il ne peut etre transporte qu'en Roro.
Connaissez-vous des compagnies qui pourraient embarquer notre vehicule depuis le Canada, le Quebec ou la cote est des Etats-Unis.
Avez-vous des contacts (noms, e-mails, telephone...)
Connaissez-vous les prix des traversees, les taxes et frais divers, et les formalites a prevoir.
Nous vous remercions d'avance pour votre aide.
Florence et Joachim.
Voyager à vélo avec un E-PC English translation pending
Oki, personne n'a encore pu tester.
Mais peut etre certain d'entre vous y on pensé?
Présentation: http://www.journaldugeek.com/?2007/11/13/9129-l-asus-eeepc-en-images
Nb: Le sujet a déja été traité denierement sur ce post: http://voyageforum.com/v.f?post=1387487;
J'attend vos avis !
Bruno
Présentation: http://www.journaldugeek.com/?2007/11/13/9129-l-asus-eeepc-en-images
Nb: Le sujet a déja été traité denierement sur ce post: http://voyageforum.com/v.f?post=1387487;
J'attend vos avis !
Bruno
China Airlines English translation pending
est-ce que quelqu'un d'autre part de montreal le 4 janvier avec China airline (via Newyork par Delta)????
Je viens de lire que China détient le triste record des victimes.........🏴☠️🙁😛🤪
quelqu'un a-t-il un avis sur cette cie?
Comment passer l'hiver dans le Yukon ou l'Alaska? English translation pending
🤪 salut tous le monde, je suis a la recherche de la maniere de vivre mon reve, vivre dans une cabane en rondin de bois, dans le nature avec des spot d`escalade et de randos etc.......
j`ai deja fait le premier pas, je me trouve actuelement dans le parc natinale de jasper, dans l`alberta, les montagnes rocheuses canadiennes mais c`est pas assez sauvage pour moi.
je voudrai allez prospecter vers le yukon ou l`alaska, et je voudrai savoir si quelqu`un aurait des infos sur le style de travail que je pourrais trouver en hiver par la-bas.......tous les plans sur ces deux destinations sauront les bien venus.
merci a toute et tous qui comme moi vive pour realiser leur reve, poursuivre son etoile et suivre la voie (x) de leur ame.
Découverte du Kerala English translation pending
Bonjour.
Voici ce que me propose de découvrir une agence indienne pour 13 jours passés dans la région du KERALA:
"SVP dit moi d'aborde si vous pensez attiserez a COCHIN et repartire de TRIVANDRUM pour faire un traject comme un boucle sans faire la meme route 2 fois.Par example COCHIN/ALEPPY/PERIYAR/MUNNAR/MADURAI/CAPECOMORIN/PADMANABAPURAM PALACE/ISOLO DI COCO o ESTUARY ISLAND et DEPARRT de TRIVANDRUM.
Est il avantageux de repartir de l'aéroport de TRIVANDRUM? Celui ci est il bien desservi...? Le circuit vous parait il intéressant...?
Merci.
Voici ce que me propose de découvrir une agence indienne pour 13 jours passés dans la région du KERALA:
"SVP dit moi d'aborde si vous pensez attiserez a COCHIN et repartire de TRIVANDRUM pour faire un traject comme un boucle sans faire la meme route 2 fois.Par example COCHIN/ALEPPY/PERIYAR/MUNNAR/MADURAI/CAPECOMORIN/PADMANABAPURAM PALACE/ISOLO DI COCO o ESTUARY ISLAND et DEPARRT de TRIVANDRUM.
Est il avantageux de repartir de l'aéroport de TRIVANDRUM? Celui ci est il bien desservi...? Le circuit vous parait il intéressant...?
Merci.