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California! Nevada! Utah! Oh!
by Valmichel86 · 2019-12-11 · 134 replies
After my trip to Oregon in 2018 (see Travel Journal "Oregon and Only Oregon"), I vaguely intended to return to the West (the western USA, of course—the west of France is where I almost live) someday, later... with no specific date or plan.

November 2018, I stumbled upon a promotion for round-trip flights from Paris to San Francisco. Well, I *stumbled*—they must’ve collected some "data" on me to make sure this deal crossed my path. And it worked! My ESTA was still valid, and two days later, it was decided: May 13, 2019 (departure from Paris) to June 15, 2019 (return to Paris).

The travel style? Just like last year: low-budget trip, rental car, and accommodation only in campgrounds, with no reservations to stay as free as possible.

Exceptions? 3 nights in a youth hostel upon arrival in downtown San Francisco, and 1 night on the way back (right before flying) in Montara, near Pacifica—a spot that seemed well-located for driving back to the airport in the middle of the night.

Now, to sketch out the rough itinerary. Here’s what it looked like after the trip:

Westernmost point: Montara Lighthouse on the coast, 30 km south of San Francisco (California); Easternmost point: Zion National Park (Utah). Northernmost point: Reno (Nevada). Southernmost point: Spring Mountain Ranch State Park in Blue Diamond, near Las Vegas (Nevada).

Another view:



I’ll be spending 33 days in this little area! I’m a slow traveler.

Meanwhile, I realized that in some places I wanted to visit (Las Vegas and National Parks), it was better to book ahead. So, I added to my reservations: - 2 nights in a hostel in Las Vegas - 6 nights of camping in the national parks (2 at Zion NP, 2 at Yosemite NP, 2 at Sequoia-Kings Canyon NP). Between all these dated stops, it’s a choose-your-own-adventure from the ideas I found.

I’m also a slow writer—slow writer, slow traveler—so it’ll take me a while to wrap this up. I’ll start tomorrow.
Itinéraire pour une première fois en Thaïlande avec enfant English translation pending
by Frenchtazzy · 2019-11-17 · 9 replies
Bonjour à tous,

Nous partons en avril pour la 1re fois en Thailande avec notre fille de 8 ans. Nous avons 16 jours pleins sur place (hors jours d'arrivée et de départ de Bangkok). J'avais d'abord pensé à faire un itinéraire du type Bangkok 2 jours Le Nord : Chang Mai - Chang Rai et elephant sanctuary (4/5 j) Puis le reste au sud, Krabi et province de trang.

Chang Mai (avec randos) et Chang Rai (le temple banc) valent-ils vraiment le détour?

Ne vaudrait-il pas opter plutôt pour BKK 2 jours Province de kanchanaburi 3, ou 4 jours (Ganesha park, Parc erawan, ayattawa) Puis le reste au sud à Krabi?

D'avance merci pour vos avis/réponses.

Véronique
Que choisir: Vietnam ou Mexique? English translation pending
by Loulou2017 · 2018-05-28 · 12 replies
Bonjour cette année mon coeur balance entre 2 destinations vacances : Vietnam ou Mexique Pourrais je avoir différents avis pour me lancer dans mon projet de vacances ? L année dernière nous étions à Cuba (destination que nous avons adoré).. par avance merci pour vos réponses
Pourquoi voyager? English translation pending
by Evajules · 2017-07-07 · 56 replies
Bonjour à tous,

J'ouvre cette discussion dans le simple but d'établir une "conversation " autour du sujet.

J’exclue de mon propos celles et ceux qui font des "voyages" humanitaires, l'objectif est clair. De même, ceux qui voyagent pour réaliser des reportages, documentaires... Je m'adresse à ceux qui, comme moi, ont la chance de pouvoir découvrir tout ou partie du monde, que ces voyagent se fassent en solo, en famille, en groupe...peu importe, malgré les différences que cela suppose - le contact d'un groupe en bus sera bien évidemment différent d'un voyageur sac au dos !

Alors, pourquoi voyager ?

Voyager, à mon sens, c'est découvrir le monde - planète et habitants - dans autant de diversités qu'il est possible. Réaliser que le monde est un.

Pour ce faire, la mémoire, tous les sens sont en action en parallèle avec l'appareil photo.

Après, qu'en reste-t-il ?

Si ce ne sont que des souvenirs, à la limite à quoi bon. Le problème c'est que la mémorisation disparaitra avec notre mort, autrement dit, si on s'en tient à ça, il y a un côté "égoïste", je n'ai pas le mot exact ! Donc, il faut faire de ces voyages autre chose de complémentaire.

Et si ce quelque chose était le fait de pouvoir transmettre ce que l'on a appris, compris, ce que les voyages ont changé en nous, notre vision du monde et de l'humanité ? Cette humanité dont on voudrait bien voir l'avènement meilleure et plus éclairée.

C'est, surtout, transmettre à ses enfants cette vision.

Sinon, les voyages et leurs traces seront aussi fugaces que notre existence.

Merci de m'avoir lu Bonne journée.
Seule au Sénégal English translation pending
by Baaya · 2016-11-14 · 30 replies
Bonjour,

Je souhaite aller seule au Sénégal, que me conseillez vous ? Pouvez vous me suggérer un itinéraire pour un premier voyage dans ce pays ?

Merci
Je viens de terminer un voyage à vélo à Cuba English translation pending
by Chrisco55 · 2016-11-01 · 25 replies
Je viens tout juste de terminer un deuxième voyage en vélo à Cuba. L'année derniere j'étais parti de Holguin pour me rendre à Cienfuegos. Cette année j'ai fait une boucle autour de l'orient. Paysage tout à fait différent.

Je suis parti de Holguin et me suis arrêté aux villes suivantes : Mayari Sagua de Tanamo Moa Baracoa Imias Guantanamo Santiago de Cuba Chivirico Pilon Niquero Manzanilla Bayamo

J'ai bien aimé toutes les routes et les villes où je suis allé.

J'ai fait la route de Moa a Baracoa. Cette route est considérée comme une des pires ou la pire de Cuba. C'est vrai que la route n'est pas bonne en grande partie, mais de super paysages. Des fois le paysage était super beau et plus près de Baracoa c'étaient des paysage de la destruction causée par l'ouragan Mathieu. Des milliers d'arbres tombés et des centaines de maisons détruites. Baracoa semblait se reconstruire plus rapidement, bien que la majorité des maisons n'avait qu'une portion de leur toit.

Je suis par la suite arrêté à Imias chez le président du Club de cyclisme de Imias. Qui lui aussi a vue sa maison être detruite en partie.

J'ai également fait le tronçon de route entre Chivirico et Pilon. Cest une route qui est parfois en mauvais état mais qui offre un paysage unic avec la mer d'un côté et les montagne de l'autre.

Si vous avez des questions pour préparer un futur voyage à vélo à Cuba, je me ferai un plaisir de y répondre.
Carnet Afrique du Sud: De Jo'bourg à Cape Town en un mois English translation pending
by Montagnard74 · 2016-02-07 · 134 replies
Bonjour à tous

Voilà ce qu'il me manquait pour attaquer ce carnet : Un beau dimanche de pluie en février .... Hier une journée splendide passée sur les pistes des Gets, le soleil et la neige fraîche ont réchauffé l'âme et les muscles ... Aujourd'hui, pluie et grisaille incite à se replonger dans la chaleur du Bush, dans les vagues de Kosy bay ou dans les vents du Cap ...

Je n'ai pas l'âme d'un écrivain, alors nous parcourerons ce carnet de manière chronologique , day by day, au fil du temps que je pourrais y consacrer ... Je ne prétends pas détenir la vérité ( ça je l'ai déjà dit par ailleurs), je ne veux ici que partager ma (petite) expérience de ce magnifique pays et mon ressenti lors de ce voyage .

D'abord, et surtout, je voudrais remercier ici toutes les personnes du forum qui, au long de mes questions, ont permis la réalisation de ce voyage . J'en oublierais mais remerciements spéciaux à Michel, Attila, Régis et Catherine . J'essaie pour ma part de rendre ce que l'on m'a donné, aussi je ne lâcherais pas de sitôt la rubrique AFS.... Alors, c'est parti, en route pour un "one month road trip" !

(merci à 123RF pour la photo)
Palawan fin décembre El Nido - Port Barton English translation pending
by Major67 · 2015-11-04 · 32 replies
Bonjour,

j'ai déjà un planning bien fignolé, tout est reservé, payé etc...

Le 27 décembre nous partons de Coron (8am) pour rejoindre El Nido (arrivée 2-3pm) Dès notre arrivée un van nous attendra direction Port Barton (reservé auprès de notre logement sur Port Barton)

Par contre le prix me choque un peu : 6,000p (nous sommes 4 donc 30€/pers) c'est un peu excessif non ? (société Recaro d'après ce qu'il m'a dit)

Quelqu'un aurait un autre bon plan pour rejoindre Port Barton depuis El Nido en milieu d'après midi ? (location moto ? :D ) Après si cela reste la meilleure solution (pour arriver à temps et en vie :D ) nous payerons, ce n'est pas un soucis.

Merci pour toutes les infos qui pourraient nous être utiles !

Bonne journée
De Lima à Santiago à vélo d'avril à août 2016 (avec enfants) English translation pending
by Pandapédale · 2015-09-17 · 17 replies
Bonjour,

On a en projet pour 2016 de partir 5 mois en Amérique du Sud, à vélo avec nos enfants (2 et 4 ans). Pour le moment, nous pensons partir de Lima au Pérou pour rejoindre Santiago au Chili, les détails sont plus flous : - de Lima, passer par Nasca puis monter dans la cordillère pour rejoindre Cusco - rejoindre ensuite le lac Titicaca puis La Paz - traverser le parc du Sajama puis le salar de Uyuni - rejoindre l'Argentine par Villazon puis descendre plus ou moins le long de la route 40 jusque Mendoza - retraverser alors la cordillère pour rejoindre Santiago

Si vous avez des avis sur notre trajet : zones à éviter, zones où passer absolument ? On se demande également si on fait bien le trajet dans le bon sens par rapport à la météo (température, vent) ?

Merci !
Piste "côtière" vers Fort Dauphin English translation pending
by Andreadoria · 2014-07-07 · 7 replies
vaingaidrano /fort dauphin juin 2014 piste dite RN12 ( ! ) Piste sèche en dehors de quelques passages boueux Des radiers : maximum de profondeur d eau rencontrée 50 cms ( donc limite pour un carburateur de moto ).Des poteaux peints et gradués jusque 80 cms doivent rendre ces passages impraticables en saison des pluies . La piste ravinée est enclavée dans les montées : pas de point d attache d un treuill en cas de " plantage " du vehicule L achat de la bèche locale ( angady ) semble une bonne idée ... Bacs : laisser 2000 ar .. ou plus.. et parfois du gas oil selon la demande la montée sur les bacs ne pose pas de probleme dans le sens nord /sud Au retour sud /nord : monter le vehicule sur les deux premiers bacs a main est plus sportif vu l angle d attaque des rampes ( 45 degrés ) Nombre de vehicules circulant par jour sur cette piste : 4 a 5 Vaingaidrano hotel " chez huguette " sortie sud de la ville vers vondrozo 6 chambres correctes dont trois avec eau chaude a 40 000 ar Fortement déconseillé en fin de semaine : disco a fond la caisse boum boum boum une grande partie de la nuit. Sandranany : relais du sud ( fléché ) le grand bungalow a 80 OOO ar Autres chambres a x ariary Soavary quelques dizaines de kms plus loin Hotel local " le carrefour " a 15 OOO ariary Sympathique et si typiquement broussard Mananenina : hotel non testé Evatra ( tanjona maniafiafy ) pas de panneau indicateur sur la piste qui commence en épingle a cheveux Se repérer ( dans le sens nord /sud a une ancienne borne kilometrique presque effacée avec le chiffre 8 Si vous dépassez une gendarmerie ( fermée ) revenez sur vos pas ... Hotel local sommaire mais propre ( sauf wc défaillants ) Lokaro ( fléché ) ( nahampana ) camp pirate de l hotel lavasoa de fort dauphin ( 28 euros ) hors repas mais il faut réserver a F.D. Des bungalows dans le village assez eloignés de la plage ( reservation: aussi le tel est indiqué ) Fort dauphin : hotel lavasoa 49 euros la chambre double Avec du materiel : les bivouacs sont possibles ( croisé un gros toyota pratiquant cette methode avec des touristes Le site doit se trouver ) FD : vu une réclame pour location de 4x4 buggy quad moto cross scooter vtt = aiko aventure ( ( aikoaventure @yahoo.fr )
Transfert Orly - Roissy: 3h10 suffisant? English translation pending
by Holliger · 2014-03-25 · 14 replies
Bonjour, je m'apprête à prendre un billet d'avion Mulhouse-Paris-Erevan. Hors le premier avion atterit à Orly, et il faut aller à Roissy. Ce sera à priori le jeudi 31 juillet (2014) ; arrivée à orly à 10h10 du matin, et décollage à Roissy à 13h20 (1 adulte et un enfant). A votre avis c'est jouable ? Je pense prendre un taxi.. un jeudi 31 juillet en fin de matinée, y-aura t-il des embouteillages sur la route ? Sinon avec le rer ? il y aura un bagage en soute à récupérer à Orly et à réerengistrer à Roissy. Merci pour vos conseils.
Trek de la Vallée de Milam, octobre 2012 English translation pending
by Gazipach9 · 2013-01-15 · 2 replies
Trek de la vallée de Milam - Sur la piste du Nanda Devi octobre 2012



Lonely Planet affirme que ce trek est difficile. Lorsqu'on étudie les cartes et la topographie, on peut s'en étonner: les dénivelés moyens sont peu importants ainsi que l'altitude maximum (4000m environ). En effet, beaucoup de ballades en montagne nous amènent à des altitudes supérieures à 5000m. Comme nous le verrons, LP ne se trompe pourtant pas. Ce trek de six jours au minimum et auquel nous avons consacré le double de temps devient parfois un véritable enfer: pistes effondrées et déviées, roches en équilibre instable et tapis de pierres disjointes auxquelles on essaie de préférer les bas côtés, lorsqu’il y en a, pour éviter de se tordre les chevilles...



Notre objectif: Il est d'approcher au plus près ce monstre qu'est le Nanda Devi, montagne sacrée de 7811 m en rejoignant un de ses camps de base à l'est de son sommet. Un objectif annexe est de traverser le glacier de Milam par sa rive gauche avant de retourner dans la basse vallée.

Contexte: Voyager léger pour être flexible est notre devise pour ce type de voyage. Eviter le poids de bagages excessifs tout en assurant un minimum d'autonomie pour être en plein au centre des évènements, quitte à prendre des risques. La période privilégiée est l'automne suivant la mousson d'été particulièrement longue et abondante cette année 2012 (on faisait état de glissements de terrains dus aux inondations dans la plaine à la mi septembre). Le mois d'octobre est aussi le mois des migrations des habitants de la haute vallée. Comme plus aucune activité pastorale n'est alors possible et puisque la route commerciale passant par Milam a été abandonnée en 1962, la haute vallée se vide de ses habitants pour les six mois d'hiver. Beaucoup de villages sont ainsi temporairement totalement abandonnés.

Préparation: ce trek est dans nos têtes depuis plusieurs années car la plage de temps où il est rendu possible avec un temps suffisamment dégagé est très étroite, de fin septembre à fin octobre. Nous avons utilisé Google Earth, Lonely Planet et le forum de Lonely Planet, très utile. Nous n’avons pas trouvé de carte valable sur Paris car cette région est pratiquement inconnue. La précision des photos satellite nous a paru suffisante pour créer un itinéraire balisé à l’aide du GPS. Comme nous le verrons, cette préparation s'est avérée incertaine du fait d'éboulements récents ayant modifié les implantations du chemin sur parfois plusieurs kilomètres. Il faut enregistrer chaque jour le trajet afin de conserver les distances journalières parcourues. Cela n’a pas été fait cette fois-ci. Cette année, nous n'avons pas accompli de préparation physique particulière en dehors du jogging, de la marche et de la natation. Nous sommes en bonne condition physique avant de partir. Sylvie est un peu fatiguée.

Sac à dos: les poids initiaux sont de 16 et 14 kg comprenant en particulier une tente 2 place de 1.5kg, deux sacs de couchage -9°C soi disant "confort" de 1.5kg chacun et des vivres pour 5 jours au moins incluant jambon séché, semoule, saucisson, comté, chocolat, café soluble, fruits séchés pour 4 kg.

Ils sont trop lourds. Il nous faudra réduire leurs poids pour les prochaines expéditions.

Accès à la Vallée de Milam: La première partie à a été effectuée avec Air India de Paris à Delhi 22:30 - 9:30. Les vols avec cette compagnie sont toujours agréables et ponctuels pour l'instant, avec des tarifs compétitifs. Que demander de plus? Le train au départ de Old Delhi à 16 :00 est une bonne alternative pour éviter le bus de nuit partant de Ghaziabad le soir vers 22 :30. Arrêt après 7h de trajet à Haldwani où se trouve la gare de bus et de jeeps. Les jeeps sont un mode assez flexible pour se rendre à Munsyari à partir de Haldwani. Il ne semble pas possible de s’y rendre directement. Un ou deux changements sur la route sont sûrement nécessaires. Sans perdre beaucoup de temps, nous avons mis 38h pour atteindre Munsyari à partir de Paris.

Le voyage et le trek au jour le jourLe 6 octobre:Nous avons beau avoir l'habitude de circuler dans cette mégapole, nous nous faisons toujours dépasser par les évènements. Ainsi, c'est dans la bouche d'accès au nouveau métro que nous apprenons qu'il est fermé pour maintenance. Il le sera aussi à notre retour, plus de 2 semaines après. C'est étonnant de voir un si récent ouvrage paralysé de cette manière. Nous arrivons à New Delhi Railway Station vers 11h pour acheter des billets de train ND - Haldwani. En effet, il existe un bureau spécial à NDRS pour les touristes et des billets sont délivrés sur des quotas spécifiques. Nous savons qu'un train part à 16:00 mais la réservation en France sur le site internet est rendue impossible du fait qu'il faut donner un n° de téléphone indien! En arrivant, on nous dit que le bureau a été déplacé sur Connaught Square et nous le croyons bêtement. Il faut dire que nous essuyons la fatigue d'une nuit blanche. En réalité nous sommes emmenés dans une agence de tourisme. L'heure perdue nous empêchera de réserver nos places car le délai minimum est de 4 heures avant le départ du train. Il est bon par ailleurs de prévoir une attente d'au moins une heure car la file d'attente est longue. Nous changeons des euros dans Main Bazar Street afin de ne pas être coincé dans les villages de montagne où nos monnaies occidentales doivent faire l'effet de billets de Monopoly.

Sauf si cela est vraiment nécessaire, il ne faut jamais changer à l'aéroport car le change vous fera perdre 6% de la valeur.

Nous filons à Old Delhi Railway Station en pensant prendre un bus de nuit (Ghaziabad) si nous n'arrivons pas à réserver directement nos places sur place. Là, nous achetons nos billets pour 136Rs/billet soit moins de 2€ pour 7 heures de train. Il y a un McDo à ODRS. Ce n'est pas que j'aime ce type de restau habituellement mais nous sommes trop heureux d'éviter la nourriture très épicée à laquelle il sera bien temps de s'y habituer par la suite.

Le train part à l'heure et nous sommes montés dans une voiture au hasard. Les contrôleurs sont bienveillants et nous laissent nous asseoir à des places numérotées auxquelles nous n'avions pas droit. Mais comment savoir où aller quand rien n'est indiqué? Heureusement, pour une fois le train n'est pas bondé. Nous devons quand même laisser 6 fois nos places à des voyageurs en règle. La nuit est tombée depuis longtemps sur la campagne chaude et humide. J'ai acheté un coca frais que nous mélangeons discrètement au Ballantine acheté au duty free pour arroser notre pique nique dînatoire. Nous ne sentons plus la fatigue du voyage. Nous sentons seulement que notre nouvelle aventure commence bien... Nous arrivons à Haldwani à 22:30 comme prévu. Nous sommes à la frontière de la plaine et des premières collines, contrefort des Himalaya. C'est probablement pourquoi la ligne de chemin de fer ne va pas plus loin. Le taxi nous conduit en quelques minutes à la gare des bus et des jeeps. Malgré l'heure tardive, nous sommes tout de suite abordés par des rabatteurs. L'un d'eux nous conduit vers le chauffeur d'une jeep qui part juste pour Munsyari. Des clients attendent déjà. Ils sont heureux de voir de nouveaux passagers car ils ne partiront que lorsque la voiture sera pleine. Nous ne tardons pas et nous nous engageons dans les premiers lacets sans voir grand chose. Serrés à quatre sur une des 2 banquettes arrière il nous sera impossible de dormir lors de cette seconde nuit du voyage. le 7 octobre:Nous sommes toujours en forme et de bonne humeur lorsque le soleil se lève et rosit la campagne tropicale que nous traversons. Nous nous sommes arrêtés plusieurs pour prendre un tchai réconfortant dans une échoppe au bord de la route. Nous somnolons lorsque la jeep s'arrête vers 8:30. Sommes nous déjà à Munsyari? Le chauffeur nous détrompe. Nous sommes à Thal à 70km de Munsyari. Pourtant, il n'ira pas plus loin. Il nous invite à monter dans une nouvelle jeep dont le chauffeur nous dit qu'elle part à 10h pour notre destination finale. Il nous fait payer sa part, 650Rs sur les 900 qu'il demandait au départ. A 10:00 aucun nouveau client ne s'est présenté. Je sens mal la situation. Nous avons vraiment besoin de nous poser. Je négocie avec lui le prix d'un départ immédiat. 1200Rs. Quel luxe! Nous voilà repartis, chacun couché sur sa banquette. Nous ne tardons pas à nous endormir, non sans mauvaise conscience en voyant les trois passagers entassés à côté du chauffeur...



L'air devient plus frais et nous voyons apparaître les premiers pics enneigés. Nous arrivons vers 13:00. Nous cherchons un hôtel en arpentant le gros village qu’est Munsyari. C’est pourtant à côté de la gare que nous trouverons le meilleur (350Rs) le Pandet Lodge avec une vue splendide sur le massif du Panchachuli de la grande baie vitrée de la chambre.



Le patron nous apprend qu’il n’y a plus de demande de permis à effectuer à la gendarmerie. Une simple déclaration doit être faite. Nous l’effectuons à la caserne qui se situe à peu de centaines de mètres de l’hôtel après un déjeuner d’omelette de riz de coca et de thé en 5 minutes. Nous sommes pourtant un dimanche !Le 8 octobre : 1er jour altitude de départ 2157 m, altitude à l’arrivée 1634m Le soleil se lève vers 6 :30 sur les massifs vierges de nuages. Une légère brume couvre les vallées et marque les premiers rayons du soleil. Nous avons préparé un paquetage d’affaires inutiles pour le trek que nous laisserons à l’hôtel pour ne pas alourdir inutilement nos sacs à dos. Après un petit déjeuner copieux nous partons à 8:00. Nous en profitons pour acheter une lampe de poche (80rs) car j’ai cassé la mienne pendant le voyage. Nous avons décidé de partir à pied de Munsyari car il n’y a que 4.5km jusqu’à l’entrée du chemin. Une petite marche supplémentaire pour éviter la recherche d’un transport et des attentes non maîtrisées… Les points sont scrupuleusement consignés dans le GPS et nous suivons notre itinéraire sans difficulté. Le chemin en descente croise souvent la route bitumée en lacet. Une femme nous arrête en nous disant que le chemin de Milam n’est pas dans la direction que nous prenons et qu’il est en surplomb. Nous ne la croyons pas car le GPS est formel dans ses indications. Ce doit être une conspiration pour nous faire prendre un guide!



Vers 13:00, je pars explorer les pentes en hauteurs car le chemin s’est réduit et ne se distingue que par intermittence. Nous sommes inquiets. Je ne trouve rien et je reviens fatigué. Après un pique nique rapide, je tombe, emporté par le poids du sac auquel je ne suis pas encore habitué. Je m’en sors avec un œil au beurre noir qui ne me quittera pas du voyage. Le poignet gauche est aussi un peu douloureux mais rien n’est cassé. Nous continuons jusqu’à nous heurter à un énorme cône d’éboulis sous lequel disparaît le chemin. Les blocs de pierres sont instables et trouvent leur source à des centaines de mètres au dessus de nous. Nous choisissons d’explorer la zone sans le sac car nous nous voyons mal rebrousser chemin. Rien n’indique un chemin en surplomb. La journée serait pratiquement perdue. La progression, même sans le sac, est mal aisée. J’ai laissé Sylvie et je me retrouve face à une paroi verticale de la montagne dans laquelle je retrouve le chemin creusé en galerie. De l’autre côté, un nouveau cône d’éboulis nous attend.



A mon retour nous décidons cependant de tenter notre chance. L’avance est lente et précautionneuse. Chaque pierre peut être un piège. Nous retrouvons le chemin vers 16h à deux km de Lilam, bordé de quelques maisons habitées. Ce hameau est devenu un cul de sac et les habitants nous regardent, étonnés et compatissants. Les montées sont de plus en plus raides mais nous sommes rassurés. Nous n’arrivons qu’à 17:30, épuisés et incapables même de pénétrer dans le village, nous nous installons dans la première auberge qui borde le chemin. L’eau coule à profusion du rocher et nos toilettes à l’eau glacée nous procurent un bien être réparateur. A noter que Sylvie sera victime d’une sangsue gourmande.

Notre mésaventure est une sérieuse mise en garde : la préparation à distance, aussi précise soit elle ne peut pas remplacer la recherche d’informations locales avant de partir.

Le propriétaire de l’auberge nous fait un bon diner de chapatis omelette et tchai arrosé d’un peu d’alcool local. Nous nous couchons vers 19h. Nous calerons nos rythmes de vie dorénavant sur le lever et le coucher du soleil car il n’y a pas grand-chose à faire dans le noir et il faut profiter des premières heures du jour, toujours plus limpides. L’usage de sacs et tapis de couchage est pratiquement indispensable car le lit est un ensemble de planches. Nous dormons profondément.Le 9 octobre 2ème jour altitude à l’arrivée 2322m

Après pratiquement 13 heures de sommeil, nos corps n’ont pas oublié les efforts insensés de la veille. Lorsque nous voulons nous lever, nos jambes refusent tout effort et nous titubons pendant plusieurs minutes avant de pouvoir nous déplacer et sortir de notre gourbi de chambre. Il faudra 2 jours encore à nos corps avant qu’ils ne s’habituent aux exigences du trek. Il est 8 :00. Le ciel est bleu, parsemé de nuages. Nous ne partons que vers 10 :00 après un petit déjeuner (tchai, omelette et chapatis) . Nous doublons le village de Milam assez rapidement. Si le GPS nous indique une petite promenade de 12 km, la vraie vie nous apprendra que le double environ doit être réellement effectué, dans des conditions difficiles. En effet, les éboulements fréquents dus au grand encaissement de la vallée continuent de détruire de grandes portions du chemin. Ils sont le plus souvent déviés par des montées et descentes brutales et grossières passant sur les parties encore stable de la montagne.



La notion de kilomètre d’oiseau voit ainsi le jour. Et nous voudrions être des oiseaux pour éviter les ascensions inutiles nécessitant parfois l’usage de nos mains pour nous hisser ! Le départ tardif et les déviations nous empêchent d’arriver avant la nuit à Boudiyar. La pluie menace et nous nous arrêtons en surplomb de la Gori Ganga dans un lieu un peu abrité du vent qui s’est levé et nous refroidit. Les premières gouttes font leur apparition quand nous avons fini de monter la tente dans une cavité de la paroi. J’ai juste le temps de descendre chercher 2 litres d’eau dans le torrent, nécessaires au repas et à un semblant de toilette.



Le bois n’a pas manqué pour le feu. La pluie a redoublé pendant le repas (semoule de saucisson et sucreries). Nous nous apercevons en nous couchant que les coutures de la tente ne sont plus étanches. L’eau perle à l’intérieur et le pantalon de Sylvie s’est transformé en serpillère. Les sacs et les chaussures sont protégés par leurs bâches à l’extérieur. La pluie, heureusement s’arrête vers 22h. Les boules Quies viennent à bout du grondement du torrent, du tonnerre et du clapotis de la pluie sur la tente.Le 10 octobre 3ème jour, altitude à l’arrivée : 2450mOn se lève à 8 :00. Le ciel s’est lavé de tous ses nuages pendant la nuit. Ce sera une journée de repos car nous sommes proches de Boudiyar. Nous prenons le temps de sécher les affaires au soleil et profiter du paysage.



Nous arrivons au village après une heure de marche. Nous allons directement à la caserne positionnée à son entrée. Nous sommes bien accueillis car on nous offre des sièges et de l’eau. La procédure semble peu mise en œuvre ou très récente car les militaires sont hésitants. Il faut dire aussi qu’il y a si peu d’étrangers sur le chemin : je relève sur le registre un passage par jour sur les dernières semaines. Nous sommes loin en tous cas des enregistrements obligatoires avec photocopie de passeports et confiscation annoncée des appareils photos (j’avais pris un appareil photo supplémentaire pour le cas où…)

Il faudra enquêter pour savoir si les assouplissements réglementant le trekking touchent aussi le Sikkim car cette région nous est fermée aux dernières nouvelles (obligation de passer par une agence officielle, guide obligatoire donc nombreux porteurs etc.)

Il n’y a qu’un hôtel ouvert à Boudiyar, rustique et cher (285Rs) mais le responsable du restau est très sympa. Nous passons l’après midi à nous dorer au soleil sur la pelouse. Nous faisons notre première lessive à l’eau du torrent.



La soirée est exquise avec les muletiers qui tentent de nous souler à l’alcool local. Je vide le fond de leur jerrican crasseux en fumant un divin bidi : il n’y aura pas de cuite mais une sacrée migraine dans la nuit ! (mon cœur bat très lentement bizarrement à 50 - 60)

Le 11 octobre 4ème jour, altitude à l’arrivée : 3128mLe réveil nous sort du lit à 6 :30. Cela fait bien longtemps que le trafic bruyant des muletiers a commencé sur le chemin séparant l’hôtel du restau. Nous laissons 4 kg de bagages à l’utilité limitée dont 500g de semoule et les livres. Nous espérons ainsi être un peu plus à l’aise dans les prochaines montées. Le gardien nous demande 300rs que nous négocions à 100Rs. Nous avons encore 5 jours d’autonomie, ce qui est plus que suffisant.

IL est impératif pour gagner du poids d’être plus précis dans la confection des menus pour nos prochaines expéditions.

Les muletiers nous proposent par l’intermédiaire du responsable du restau de prendre nos sacs pour les laisser à Rilkot pour 300Rs. Nous refusons. Nous verrons bien jusqu’où nous pouvons aller par nos propres moyens ! Il fait très beau temps et nous marchons beaucoup mieux. Nous ouvrons religieusement le jambon de Bayonne et le comté pour le déjeuner dans une auberge où nous commandons du tchai. Ils seront dégustés avec les 5 chapatis emportés de Boudiyar.



Nous passons par des gorges extraordinaires laissant place à un emplacement idéal pour camper (30°14'8.79"N - 80°12'57.04"E). Nous nous y arrêterons pour la nuit au retour si cela est possible.



L’environnement a changé, passant des de la végétation tropicale aux conifères et aux pâturages lorsque nous arrivons à Railkot vers 16h.

Railkot est abandonnée de la plupart de ses habitants, définitivement ou pour la période hivernale. Deux familles sur trois sont déjà descendues. Nous avons la chance de trouver une maison pour nous nourrir (riz dal légumes) et nous héberger dans le grenier avec un vieil indien et quelques grosses souris qui s’en prennent à nos sacs à dos. Coucher à 19h 19:30.

Le 12 octobre 4ème jour, altitude à l’arrivé : 3416m

Nous nous réveillons naturellement à 5 :30. Nous sommes maintenant bien en phase avec le soleil. On ne veut pas trop nous servir de chapatis pour le petit déjeuner. Ce sera donc du Maggi. Il faut être adaptatifs ! On part à 7 :15 sans avoir pu faire un brin de toilette : il n’y a pas d’eau. Nous croisons une des nombreuses familles qui vont s’établir dans la basse vallée pendant l’hiver. Qui restera-t-il quand nous arriverons en haut ?



Le chemin est devenu excellent car la vallée s’élargie mais le ciel nous inquiète. Les nuages s’amoncèlent rapidement sur les massifs au nord. Nous croisons même un bulldozer ! C’est surprenant et il faut croire que les autorités locales veulent transformer la piste muletière en route carrossable ?



Le soleil ne suffit plus à nous réchauffer lorsque nous sommes à l’arrêt. Au niveau de Burphu vers 10 :30 nous déjeunons dans une petite auberge sympathique. C’est notre dernier point civilisé car nous allons nous séparer de la route principale passant sur la rive gauche de la Gori Ganga en restant sur sa rive droite pour rejoindre la vallée du glacier de Pachhu.



En partant, l’aubergiste nous poursuit car il a peur que nous nous soyons trompés !



On se perd un peu dans les champs mais nous arrivons à Ganghar face à Pachhu vers 15h après avoir traversé deux villages abandonnés aux maisons murées. Le mauvais temps sévit dans la basse vallée et le vent glacé nous transperce. Le village est totalement abandonné de ses habitants comme nous l‘avions prévu. Nous nous installons dans ce qui peut être qualifié de place centrale (30°24'2.38"N - 80° 9'15.00"E). L’eau coule d’un robinet dans une petite fontaine. C’est bien pratique.



Nous cherchons du bois pour le feu et nous installons le foyer dans un petit bâtiment de pierre pour nous abriter du vent. Le bois ne manque pas. Les charpentes écroulées nous fournissent des branches de bouleau bien sèches.



Nous partons ensuite en exploration pour trouver l’entrée du chemin qui doit nous conduire demain au camp de base du Nanda Devi. Nous le trouvons sans difficulté derrière un petit temple. C’est un soulagement car nous n’en avions trouvé aucun signe sur la photo satellite de Google Earth. Il neigeote quand nous allumons le feu vers 16h. Nous préparons un thé pour nous réchauffer.



La nuit sera froide et longue à n’en plus finir. Les deux sacs de couchages ont été liés ensemble. Mais le froid nous réveille régulièrement.Le 13 octobre 5ème jour, altitude à l’arrivée :3954mLe soleil se lève vers 5 :30. Les parois de la tente sont tapissées d’une bonne couche de glace provenant de nos respirations. Il en tombe de fines particules que nous sentons sur nos visages. Le ciel est complètement dégagé et nous pouvons maintenant apercevoir un dôme du Nanda Devi se dressant comme une invitation. Je gratte la glace pour éviter qu’elle ne fonde bientôt avec la chaleur du soleil. Nous rallumons le feu pour le petit déjeuner (muesli et capuccino à gogo)



Nous ne partons qu’à 8 :25 car le rangement du paquetage a pris du temps. Le chemin de la rive droite que nous pouvions aussi théoriquement emprunter est plus direct mais nous semble plus dangereux à distance en passant dans des éboulis instables. Les montées de notre chemin sont fort raides mais bien marquées. Nous ne regrettons pas notre choix.



La neige apparaît sur le sentier. Les traces très précises d’un plantigrade y sont inscrites. Elles sont aussi larges que mon empreinte de chaussure et deux fois moins longues. Sylvie a peur et veut déjà redescendre. Nous avons un sentiment de fort isolement ici. Dans la bibliographie de la région, je n’ai retenu que la présence de léopards des neiges, peu visibles et en voie de disparition. Il semble que ce soit un bipède. Il ne devrait pas s’agir d’un ours car on ne voit pas de trace de griffes. Il s’agirait donc d’un enfant yéti ? Sylvie n’est pas plus rassurée mais nous continuons .



Pendant ce temps, les nuages s’agglutinent sur le massif du Nanda Devi. Nous arrivons à 12 :15 sur le plateau qui domine le glacier du Nanda Devi.



A sa limite, une traînée d’avalanche a creusé de profonds sillons difficilement franchissables avec nos sacs à dos. Nous décidons de ne pas aller plus loin. Nous sommes à 1 km d’oiseau du camp de base.



Nous installons la tente dans les derniers bosquets de rhododendron (30°23'28.78"N- 80° 7'1.81"E). Ce doit être magnifique au printemps. Le bois mort est abondant et nous n’avons pas de difficulté à en amasser suffisamment pour nous protéger du froid et pour la cuisine. Nous récupérons la neige à la cuillère pour la faire fondre car il n’y a pas de sources à cet endroit. La nuit sera difficile avec un équipement trop peu adapté au froid. J’ai 6 couches de vêtements superposées. Nous tentons de nous protéger avec les couvertures de survie mais rien n’y fait, nous frissonnerons toute la nuit !Le 14 octobre 6ème jour altitude à l’arrivée : 3186mLe réveil vers 5:30 nous récompense de nos efforts : le Nanda Devi se découvre à nous dans un ciel pur au jour naissant. Il surgit d’abord par nuances de gris et de bleus foncés Puis ses dômes se dorent aux premiers rayons du soleil. Enfin les masses resplendissent dans des contrastes de blancs, ors, bleus et noirs. Nous restons médusés devant ce spectacle tant attendu. Le petit déjeuner attendra ! Nous sommes récompensés au centuple des efforts des jours et des nuits précédentes.



Nous partons à 9h vers Ganghar. Nous avons décidé de ne pas continuer vers Pachhu puis le glacier de Milam car nous estimons avoir trop souffert du froid. Nous avons rempli pleinement notre objectif en campant au pied du Nanda devi. Nous aspirons à un minimum de confort pour nous remettre de l’épreuve. Nous ratons une étape d’aventure sur des pistes peut être effacées, la traversée du glacier peut-être impossible et de nouveaux spectacles certainement incomparables. C’est certainement ce que l’on appelle la sagesse. La révision de notre agenda nous permet une journée de repos à Almora.

L’équipement est essentiel pour avancer correctement à haute altitude. Nous le réviserons sans concession avant le prochain trek, probablement pour le camp de base du Makalu. Il faudra résoudre le paradoxe opposant le poids à la qualité.

La vue est beaucoup plus dégagée que la veille et le Nanda Devis nous accompagne longtemps dans la descente.



L’arrivée vers 11 :25 nous permet de nous laver sur le site de l’ancien campement et de déjeuner tranquillement. Il nous reste toujours les précieux jambon de Bayonne, Comté et chocolat noir Aldi. Nous manquons un peu de pain. C’est une impression bizarre de se retrouver seuls au cœur de ce village abandonné, d’en être pour quelques heures les seuls habitants.

Nous choisissons la voie basse plutôt que la voie haute où nous nous étions un peu égarés à l’aller. Le chemin est clairement barré de quelques pierres qui nous indiquent une voie sans issue. Nous espérons pouvoir surmonter les difficultés car nous sommes plus légers que les convois de mulets. Tout va bien jusqu’au moment où la piste disparaît dans le vide. Nous décidons, malgré tout, de passer en défaisant nos sacs et en nous collant à la paroi. L’exercice est relativement périlleux : Sylvie s’engage mal à un certain moment et peine à faire machine arrière.



La corde est un élément très utile dans ce trek ! Nous arrivons à Burphu qui nous semble ville morte. Un camion s’est bizarrement écrasé dans le ravin alors qu’il ne semble pas y avoir de route… Les militaires ont bien l’intention d’en faire une mais pour aller où ? Il n’y a plus rien de stratégique dans la région, à moins de rouvrir la frontière avec le Tibet et la Chine colonisatrice, ennemie irréductible, semble-t-il, des indiens.



Mais nous sommes vite pris en main par un des rares habitants qui nous conduit dans sa maison et son échoppe. Il nous propose une chambre très propre à 100Rs dans sa maison traditionnelle. Lila, son épouse est une fine cuisinière et tous les deux sont vraiment très accueillants. Ils compteront sur nous pour leur faire de la publicité, ce que nous ne manqueront pas de faire !

(leurs coordonnées : 30°22'2.29"N - 80°11'1.72"E ) Attention : comme dans de nombreuses guesthouses, il n’y a pas de blanquette, il est important de voyager avec un bon sac de couchage même sans l’intention de camper.

Ils descendent à Munsyari pour les 6 mois d’hiver, le 10 novembre. Ils remonteront à Burphu en avril. C’est donc dans le courant de ce mois que l’on peut organiser un trek, bien avant les premières pluies de mousson. C’est bon à savoir !

Le 15 octobre 7ème jour, altitude à l’arrivée : 2653m

Nous partons à 8 :15 après un petit déjeuner de roti (chapatis beurré) bien arrosés de tchai. Lila nous a préparé 4 chapattis pour le déjeuner sans qu’on lui demande. Nous rejoignons le torrent à l’extérieur du village pour faire notre toilette car l’eau est apportée par jerricans dans les maisons. La route redevient plus difficile à cause des montées et descentes intempestives contournant les fréquents éboulements par les hauteurs dans la vallée à nouveau très encaissée. En fait le chemin devient de plus en plus long et difficile avec le temps. Le chemin commercial multimillénaire de Milam se dégrade au fil du temps. Si la route militaire se construit, il n’y aura plus de problème mais la raison d’être du trek disparaîtra en même temps !



Nous déjeunons en finissant le jambon et le comté.



Le temps reste beau jusque 15 – 16h puis quelques gouttes de pluie annoncent le mauvais temps. La fatigue se fait bien sentir quand nous arrivons au Lieu Merveilleux. Sylvie veut continuer en arguant qu’elle se rappelle un gourbi à peu de distance. Je la suis à contre cœur. Nous y arrivons effectivement rapidement mais je ne trouve pas le lieu très agréable : il y a des rats, de nombreuses bouteilles d’alcool vides et une grosse hache posée par terre. Nous déposons nos sacs et Sylvie commence à installer les matelas sur les planches disjointes. J’arrive avec difficulté à la convaincre qu’il faut retourner à l’emplacement de rêve repéré à l’aller pour notre dernière nuit sous la tente. (30°14'8.79"N - 80°12'57.04"E) Mais la nuit tombe vite et nous plantons la tente dans la pénombre. Je trouve du bois en abondance charrié par la Gori Ganga. Je construis le foyer dans un recoin pour ne pas être trop visibles car nous sommes fort à découvert et la hache m’a impressionné.



Il fait bien 10°c de plus qu’à Burphu ici. Si nous n’avons pas vraiment chaud, la chaleur du feu nous pénètre suffisamment pour un diner confortable. Nous nous couchons à 19 :30, écrasés et fascinés par la verticalité du lieu.Le 16 octobre 8ème jour, altitude à l’arrivée : 2450m

Je me réveille avec le lever du jour mais j’attends longtemps dans mon duvet en espérant l’arrivée du soleil car il souffle un vent froid dehors. Il semble qu’il ne parviendra jamais au lieu du campement. Je sors pour allumer le feu et préparer le petit déjeuner. Je vais chercher l’eau dans la Gori Ganga.

J’y fais ma toilette. L’eau est vraiment glacée. Heureusement le soleil est de la partie et je me sèche avec volupté sur le sable fin déjà chaud. Nous profitons du spectacle extraordinaire de ces montagnes gigantesques léchées par le soleil, de ces couloirs creusés par la main de l’homme en des temps immémoriaux. Tout semble en même temps gigantesque et domestiqué ici. Nous trouvons ça et là des framboises délicieuses qui nous apportent les vitamines dont nous manquions depuis plusieurs jours. Nous ne partons que vers 10:40 notre record. Nous sommes proches de Boudiyar où nous nous arrêterons pour la prochaine nuit. Nous marchons d’un pas plus léger et nous sautons de pierre en pierre plutôt que de buter dessus. Est-ce l’habitude prise des chemins chaotiques ou le poids des sacs déchargés au fur et à mesure des leurs réserves de nourriture ?



Nous parvenons à Boudiyar en parcourant 3 km en une heure (TGV= Trekkeur Grande Vitesse). Quelques gouttes d’une pluie naissante commencent à tomber quand nous retrouvons notre restau préféré. Nous retrouvons aussi notre sac. Nous laisserons une bonne part de la nourriture sur place car il est inutile de redescendre ces provisions à Munsyari et plus encore en France ! Sylvie invente le Rumikub de poche le plus petit du monde en découpant des carrés de papiers de son carnet. Nous passerons de très bonnes fins d’après midi avec ce jeu !



Nous rejoignons la cuisine rapidement après deux parties de Rumi pour nous réchauffer au coin de feu. Nous ne sommes pas les premiers. Nous passons une très bonne soirée avec les muletiers devant un repas de riz, de légumes (sibzi sûrement du turc sebze !) et de dal arrosé d’alcool local bu avec relative parcimonie pour éviter le mal de crâne. L’ambiance est feutrée. Nous sommes bercés par les douces et joyeuses conversations dont nous ne comprenons pas un mot. Quand je me lève, je titube et, cette fois, les marches forcées de notre périple n’y sont pour rien.Le 17 octobre 9ème jour, altitude à l’arrivée : 1699m

Le réveil sonne à 6 :00 mais cela fait bien une demi heure que les muletiers nous ont réveillés en commandant bruyamment leurs bêtes. Nous partons vers 8h sous un ciel parfaitement bleu mais il faudra attendre longtemps avant d’être réchauffés par les premiers rayons du soleil.



Sylvie tombe à la troisième heure de marche. Fatiguée, elle n’a pas vu qu’il n’y a que le vide bordant le chemin, surplombant le sol de plus d’un mètre. Elle tombe dans la terre meuble et se fait plus peur que mal. Elle aurait pu se tuer. C’est la seconde chute du trek.

Nous voyons peu de temps après de beaux singes gris blanc accrochés à la paroi montagneuse. Ce n’est pas un mirage, nous avons bien rejoins la zone tropicale. Nous décidons de nous arrêter déjeuner en leur compagnie, à proximité d’une auberge où un garçon, peu aimable, nous sert du tchai en maugréant. Nous croisons les seconds touristes du voyage, trois femmes anglo-saxonnes accompagnées de leur guide. Nous verrons leurs porteurs suivre avec une lourde caravane de mulets. Nous avions aussi rencontré à l’aller un couple voyageant à notre manière à hauteur de Martoli.



Nous sommes bien loin de la vallée du Kumbu et ses embouteillages de trekkeurs ! Nous arrivons vers 15 :30 à Milam où le guesthouse gouvernemental est déjà fermé pour l’hiver. Un habitant nous récupère pour nous proposer une belle chambre (285Rs) et le couvert. Nous dormons bien mais nous sommes réveillés par des coups répétés et inquiétants dans la porte. Pas de voix. Ai-je rêvé ? j’imagine un brigand tentant de rentrer dans notre chambre. Puis des bruits de pas se propagent sur le toit. Il s’agit sûrement d’un singe ou d’un (très) gros rongeur. Sylvie, courageuse, envoie finalement un furieux coup de bâton dans le plafond. L’individu se sauve sans demander son reste.Le 18 octobre 10ème jour, altitude à l’arrivée : 2157mLe petit déjeuner se compose de pommes de terre délicieuses un peu frites, des chapattis et du tchai national. Il nous en coûte 250Rs pour le diner et le petit déjeuner.



La dernière partie de notre marche se compose comme d’habitude de montées et descentes abruptes qui font pester Sylvie. Nous interrogeons les personnes que nous croisons à proximité du pont à partir duquel nous pensons que démarre la déviation allant vers Darkot. Tous nous indiquent un chemin étroit, infranchissable par les mulets. Il faut pour nous hisser à certains endroits défaire les sacs et user de nos mains. Nous ne comprendrons jamais où commence et finit officiellement le chemin de Milam ! Nous nous faisons doubler par un groupe d’hommes. Ceux-ci semblent nous attendre sur un surplomb. Nous imaginons qu’il va falloir toute la journée pour rejoindre Munsyari car nous ne voyons pas le bout de ce chemin escarpé. Nous ne nous dirigeons pas vers Darkot selon le GPS qui ne sait pas se tromper. Le groupe ne nous attend pas. Il attend un véhicule. Nous débouchons sur une piste grossière. Nous pensons que nous sommes peut-être arrivés à un endroit où passent des jeeps. Une vieille dame avec sa fille semblent attendre également. Nous nous asseyons peu de temps avant de voir arriver une jeep chargée de colis nombreux et d’une chaise à porteur en fer forgé sur la galerie de toit.



Les hommes la descendent ainsi que les colis. Parmi eux, je vois des bouteilles de whisky. Les soirées sont longues en hiver. Nous imaginons que la chaise à porteur va servir à descendre la vieille femme. Cela nous arrangerait bien car tout le monde ne pourrait pas monter ! Les hommes semblent rejeter l’option de la chaise à porteur pour se mettre à lier des morceaux de bambou. La grand-mère descendra sur des bambous ! Nous attendons sagement. Le chauffeur nous fait comprendre qu’il va nous emmener à Munsyari. Nous chargeons les sacs sur la galerie après que la chaise à porteur y a été réinstallée. Les hommes descendent un dernier colis très lourd qu’ils installent avec difficulté sur les bambous. Il s’agit d’un « mantar ». Nous comprenons que c’est une pierre votive qu’ils vont descendre dans la vallée. La grand-mère n’aura que ses deux pieds pour les suivre ! Nous n’avons pas le temps malheureusement de voir notre équipage partir car le chauffeur a d’autres courses en perspective. Ici s’achève pour nous le trek de la vallée de Milam. Nous écumons la campagne pour prendre des voyageurs avant de rejoindre Munsyari.



Munsyari paraît bien bruyante après le calme de la montagne. Après un déjeuner à notre hôtel Pandey Lodge, nous recherchons les moyens de rejoindre le lendemain Almora, petite ville de villégiature renommée dans les collines en contreforts des Himalaya. Le fils du patron nous trouvera une jeep (350Rs*2) dans la soirée. L’hôtel n’est pas chauffé et nous prenons notre diner dans le froid, en condamnant la porte d’entrée pour qu’elle ne s’ouvre pas avec les courants d’air glacés provoqués par le vent. Le Chicken curry nous réchauffe.Le 19 octobreLe réveil sonne à 5 :30. Nos sacs sont déjà prêts. Nous prenons notre petit déjeuner à 5 :50, se résumant du fait de l’heure matinale à des toasts et du tchai. Le taxi nous prend vers 6:20. Nous voyageons avec un jeune couple d’indiens en vacances. Ils sont éditeurs à Bombay et ont abandonné leur travail pour visiter l’Inde tant qu’ils ont des ressources. Voilà la classe moyenne émergeante indienne.



Il n’y a pas grand monde sur la route et le chauffeur doit s’arrêter à mi chemin pour nous transvaser sur un autre taxi. Cela devient une habitude ! Nous avons le temps et nous goûtons pleinement au repos imposé par le trajet dans des décors magnifiques, de plus en plus bucoliques. Tout est calme et charmant après les immensités minérales du Nanda Devi. Il nous suit toujours, majestueux, dans notre descente. Nous arrivons vers 15h à Almora. La jeep nous dépose car elle continue plus loin, probablement vers Haldwani. Nous payons les 700Rs convenus avec le premier chauffeur.

Nous partons vers la ville haute comme on nous a conseillé pour trouver un hôtel. Nous en trouvons un très sympa dans le Lala Bazar (Hôtel Ban Sal 500Rs 29°35'56.36"N - 79°39'34.80"E). Dans le quartier les mondes de l’ islamisme et et de l’hindouisme se cotoient. Le mariage est plus de raison que d’amour apparemment : quand je salue dans sa mosquée un imam en joignant mes mains sur la poitrine comme il est d’usage en Inde, Il me reprend sur un ton très sec. Nous domestiquons la ville en trouvant un débit de boissons. Il est bien caché dans une rue parallèle. Seuls les hommes se promènent dans ces endroits et le patron de l’hôtel m’a demandé de m’y rendre seul. C’est mal connaître Sylvie ! (375ml d’un McDowell indien à 220Rs, très agréable, un peu plus sucré que le whisky écossais)Le 20 octobreNous faisons rapidement une dernière lessive que nous accrocherons sur la terrasse. Nous nous dirigeons avec le GPS vers le Nanda Devi caché par la colline qui surplombe la ville. Nous aimerions le saluer avant de rejoindre la morne plaine. Nous empruntons des routes qui nous conduisent directement dans un parc où il se découvre dans son massif au travers de la pinède. Il nous faut franchir une clôture de fils barbelés entourant un terrain militaire pour nous élever suffisamment. (29°37'13.85"N - 79°40'39.80"E). Sur ce promontoire, la vue est superbe. C’est un hommage comme il se doit à cette montagne qui nous a fait tant souffrir et rêver.



Après un déjeuner de momos, nous nous rendons à la gare, heureusement proche de l’hôtel. Un bus part pour Delhi tous les jours à 7:00. Nous sommes heureux de pouvoir faire le trajet d’un coup.



Nous visitons cette ville très agréable et colorée où les singes ont pris leurs quartiers. On achète deux tenues indiennes pour Sylvie, une tablette à chapattis (90Rs) pour les repas exotique de Thimécourt ainsi qu’une paire de baskets pas chère (200Rs) mais les deux pieds sont identiques !Le 21 octobreLe réveil sonne à 5 :30 et le patron nous apporte le petit déjeuner dans notre chambre à 5 :50. Quelle amabilité ! Quand nous arrivons au bus stand à 6 :20 le bus n’est pas encore arrivé. En voilà un qui arrive à 6 :30 et je demande au chauffeur s’il va à Delhi. Il me regarde comme ci j’étais un martien et m’indique l’écriteau en hindi « Evidemment qu’il va à Dehli ! » Le trajet (331Rs*2) est très long, surtout sur la première partie du trajet. Le reste de la route indiqué par le GPS sont aussi des km d’oiseau mais cette fois non pas à cause des nombreuses déviations et lacets mais à cause des embouteillages. Le bus cotoie les voitures à bras aussi bien que les ânes et les piétons. Nous mettrons juste 12 heures pour parcourir 330km jusqu’à la gare de Ghaziabad. Le train ne va pas beaucoup plus vite mais c’est une bien meilleure façon de voyager tant qu’il n’est pas bondé. Le métro nous permettrait de nous rendre à Pahar Ganj mais nous lui préférons un ricksaw (200Rs) pour prendre un peu l’air. Un rabatteur nous amène dans un hôtel convenable à 600Rs. Nous retrouvons les kingfisher et les frites dans les bars de Main Bazar. La civilisation a du bon.

Dans Main Bazar, rentrer dans le premier bar à partir de NDRS sur la gauche plutôt que dans le second un peu plus loin sur la droite. Le personnel y est plus sympa, la nourriture meilleure et la bière moins chère !Le 22 octobre

Cette fois, nous sommes réveillés vers 5h par des incantations et des tintements de cloches émanant d’un temple hindouiste voisin. Les religions sont un vrai bonheur dans l’expression de leurs rites ! L’hindouisme bat l’islamisme par leurs durées ! Nous cherchons vers 8h un restau pour prendre le petit déjeuner. C’est peine perdue. Le quartier dort encore, comme s’il avait la gueule de bois. Nous sommes moins des montagnes où la vie commence avec et même avant le lever du soleil. Nous nous rabattons dans une petite gargote à deux pas de l’hôtel. Le patron est très accueillant. Il travaille avec son père et avec son fils. 4 toasts beurrés pour 20Rs et tchai à 7Rs.



Sylvie ne veut plus retourner à la Cuma camii car elle a reçu une pierre la dernière fois. On l’oblige aussi à s’accoutrer dans une sorte de djellabah étouffante en tissu synthétique. Mais la mosquée du vendredi est la plus belle du monde avec ses marbres blancs et ses grés rouges. La luminosité est aussi bien meilleure en cette fin de mois d’octobre. Je propose cependant à Sylvie de nous organiser une autre visite pour remplir notre dernière journée en Inde. Un musée ? Un autre monument ? Elle ne trouve pas et nous voici repartis pour ce sanctuaire au ticket d’entrée prohibitif (300Rs aujourd’hui, 100Rs il y a encore un an. Mais quand on aime on ne compte pas). Pour finir et habillée en indienne, on la laissera passer sans déguisement ! Nous allons ensuite faire des emplettes : une bague en argent avec une belle améthyste pour Sylvie, un jean et un tea shirt pour moi. Nous retrouvons mon vendeur de patchouli à qui nous commandons le plus gros flacon possible (400Rs) Nous prenons un butter chicken extraordinaire au diner (premier bar) arrosé à la bière.
Prix des billets d'avion cette année pour Madagascar English translation pending
by Gerdan · 2012-05-17 · 30 replies
Les prix concernant Paris - Antananarivo ne baissent pas .... toujours à 900 voir 990 euros même sur Corsair. A quand les tarifs raisonables aux alentours de 700 euros ??? cela devient vraiment trop excessif et c'est un prix en saison "creuse" fin septembre - octobre
Un vieux rêve motocycliste aux Etats-Unis en Harley English translation pending
by Systémus · 2010-10-25 · 48 replies
Bonjour, Nouveau venu sur le forum que j'ai découvert par hasard, en cherchant les tout premiers éléments de préparation d'un voyage aux USA, et qui s'avère une mine de renseignements autant pratiques que de conseils éclairés de vieux routards, c'est donc tout naturellement que je me suis inscrit.🙂

Alors rien de très original, je commence seulement à préparer (comme beaucoup ai-je déjà constaté) un voyage que je qualifierai de mythique pour ma part, en Harley Davidson avec ma compagne aux USA. Bien qu'ayant eu la chance de travailler et visiter de nombreux pays dans le monde, curieusement, je n'ai jamais eu l'opportunité d'aller aux États Unis !😕

Premier point : il se fera nécessairement et impérativement en moto, et en Harley, c'est incontournable pour moi. Au départ je pensais partir avec ma propre Harley, mais en parcourant le forum j'ai compris que c'était une véritable galère. Donc je louerai sur place, plus pratique et le même modèle que la mienne (Road King pour info). Deuxième point : j'ai le temps, puisque retraité, et j'envisage donc de partir environ 3 semaines, ce qui me laissera le temps nécessaire pour une visite plus poussée. Troisième point : puisque je parle de voyage mythique, le Sturgis est, pour moi, quasi incontournable, tout comme la visite des usines et du musée Harley de Milwaukee. Quatrième point : je ne suis pas un fan des circuits organisés, car je préfère largement mon autonomie. Toutefois, cela ne signifie pas non plus que je n'aurai pas recours à des tours operators, du moment que pendant mon voyage je ne sois pas soumis à des "impératifs" horaires ou de visite ou chaperonné en permanence. Je préfère de loin mon indépendance. Cinquième point : je vais préparer mon circuit dans les jours qui viennent, au regard des très intéressants topics développés ici et mon budget devrait très largement suffire. Sixième point : je parle anglais (et américain plus précisément) aussi bien que le français pour l'avoir pratiqué pendant 12 ans de manière quotidienne et permanente, donc pas un souci pour moi.

Ah ! J'oubliais : le voyage est programmé pour 2014. Oui, je sais ce n'est pas demain, mais après demain et en y réfléchissant, j'aurai ainsi plus que largement le temps de tout préparer dans le détail, encore que ça risque d'arriver très vite en fait. Je vous l'ai dit, j'ai tout mon temps aujourd'hui et je peux envisager des choses à de telles échéances, ce que je n'ai jamais pu faire durant mon activité.

Voilà. Je viendrai régulièrement sur le forum tenir à jour mon topic, prendre les conseils et poser les questions qui ne manqueront certainement pas, j'en suis persuadé car je compte avant tout sur vous, sur ceux qui ont l'expérience. Et je retiens également l'idée que j'ai pu voir de créer un Carnet de route sur un site personnel. Je pourrai ainsi éviter d'alourdir le forum et ne poser que les questions utiles et non déjà résolues sur le forum. Je vous remercie par avance de votre aide qui me sera plus que précieuse.
Itinéraire de vingt-trois jours au Pérou English translation pending
by Marcocanada · 2010-09-25 · 7 replies
Bonjour à tous, je sais que la question a été abordée quelques fois mais j'aimerais avoir votre avis sur l'itinéraire que mon ami et moi nous sommes fait pour le Pérou en janvier 2011. Est-ce qu'il y a des villes où on reste trop longtemps, pas assez ? Est-ce qu'on oublie des étapes incontournables, etc. Merci d'avance :

J1 : Lima J2 : Lima J3 : Lima J4 : Huacachina J5 : Huacachina J6 : Huacachina J7 : Arequipa J8 : Arequipa (trek canyon de colca) J9 : Arequipa (trek canyon de colca) J10 : Arequipa (trek canyon de colca) J11 : Arequipa (trek canyon de colca) J12 : Arequipa J13 : Puno, Lac Titicaca J14 : Puno, Lac Titicaca J15 : Puno, Lac Titicaca J16 : Puno, Lac Titicaca J17 : Cusco J18 : Cusco J19 : Trek de l'Inca J20 : Trek de l'Inca J21 : Trek de l'Inca J22 : Trek de l'Inca J23 : Cusco et retour à la maison

Merci de vos avis, MArco
Retour de l'hôtel Mélia Las Antilllas (30 août-7septembre 2010) English translation pending
by Trippeur · 2010-09-12 · 14 replies
Voici un petit résumé de mon séjour a l hotel du 30 aout au 7 septembre 2010

Accueil: Tres bien et bon service. Rien a dire de négatif sur cela.

Hôtel: Un peu désuet et aurait besoin de rafraichissement (peinture et menus travaux), par contre il commencait quand nous sommes partis a changer les meubles dans le lobby et avait arrangé la fontaine dehors qui ne fonctionnait pas depuis un bon moment. Et en ce qui concerne la propreté il n y a rien a redire au contraire!! Par contre le lobby est TRES petit pour accueillir bcp de monde en meme temps.

Pour ceux qui aiment le café, il faut savoir qu il n y a pas de cafetieres dans les chambres sauf au 5e étage ou nous étions. Grace a notre carte Melia nous avons eu droit a une chambre supérieure située au 5ieme avec vue sur mer et check out a 16:00 au lieu de midi. Sans cette carte, nous aurions eu une chambre suite junior au 3ieme.

Buffet: Dans le tres ordinaire, pas de variété et pour etre franc, c est le pire que j ai fait a varadero, et cela sans parler des oiseaux qui se promenent dans les gateaux et qui chient dans nos assiettes, et cela meme si c est un buffet a aire fermé!!!!!!!!En ce qui concerne les restos a la carte nous n y sommes pas allé alors pas de commentaires.

Complexe hotelier en général: Tres beau site, végétation dense a la maturité, par contre qq trous ici et la dans le ciment, faut etre vigilant et surtout quand on passe sur les petits ponts en ciment qui sont tres glissants et tres en pente surtout. Belle piscine bien entretenue, bar a la portée et petit snack bar. Par contre les lagunes qui entourent la piscine, dégagent une odeur tres désagréable et dégueulasse a certain moments de la journée. Pauvres petits poissons et les 2 requins nourrices qui y vivent.

Plage: Il faut faire attention aux ponts en bois que l on doit emprunter pour se rendre a la plage, car qq planches ont tendances a casser sous le poids des gens. Juste avant d arriver a la plage il y a un petit bar qui ouvre a 10 heures, et vous arrivez a la plage qui est tres tres belle. Bien entretenue a chaque matin, et sans roches et sans détritus qui la longe. Pour ceux qui aiment marcher, vous allez etre servie des 2 cotés de la plage. Par contre apres 9 heures, oubliez les palapas, il faut arriver tres tot ou bien aller les réserver en échange de 1 peso au cubain qui nous attentent impatiemment chaque matin.

C'était mes commentaires en général, merci 😎
Le tour du monde autour du ballon rond... English translation pending
by Memphre · 2010-05-26 · 704 replies
Pour François....

Afin de permettre aux 440,000 membres de Voyageforum de suivre le Mundial de soccer/football en Afrique du sud du 11 juin au 11 juillet.....

Je propose donc la fermeture du forum durant cette période.......??????😛😛😛

VAYA ESPAÑA....
Attention à la situation politique à Madagascar (11 septembre 2009) English translation pending
by Tamerlan95 · 2009-09-11 · 132 replies
Bonjour!!!

je suis obligé de constater que la situation politique dans ce pays se dégrade à nouveau et que cela risque de prendre le même chemin que celui du début d'année, alors, il faut rester sur ses gardes et suivre attentivement l'évolution de la situation. Car, suite à des nouvelles téléphoniques de ce jour de la capitale Tana et bien les grêves ont repris et des barrages se forment.

A+😕
Abums photos des cabines de paquebots English translation pending
by Alcati · 2009-02-15 · 404 replies
Bonjour,

Lorsqu'on fait un choix de croisière, on choisit soit la compagnie, le navire et l'itinéraire ou des fois l'inverse. Pour ce faire, il y a une question qui revient souvent hormi l'aspect restauration et la découverte du bateau, c'est le type de cabine que l'on va occuper !

Bien entendu, me direz-vous, il faut consulter les catalogues !!! Exact, mais je pense que vous avez dû remarquer que la plus part des photos sont petites et donc certains détails n'apparaissent pas.

Aussi, je vous propose que ceux qui en disposent, suite à leur croisière, qu'ils viennent les poster dans cette discussion car je suis sûr que va intéresser beaucoup de monde. Il n'y a pas de différence sur le type de cabine et je suis persuadé que des couples avec des enfants pourront voir là, un aspect qui n'était visible de suite sur le choix souhaité.

Je possède quleques vues du Melody (MSC), du Club Med II (qui vient d'être relouqué dernièrement), j'ai trouvé les photos sur le site MER et MARINE.

Lors de notre dernière croisière (en septembre 2008 sur le Costa Victoria), j'ai eu l'occasion de prendre notre cabine, puis celles que j'ai trouvé sur le net qui vont nous permettre d'apprécier la surface ce celle-ci, sa disposition et son colorie.

J'espère que cela vous conviendra et surtout n'hésitez pas à apporter vos témoignages ou vos photos sur ce qui a été votre choix durant la ou les croisières.

Voici les dernières du Club Med II, relouqué dernièrement. Je vais ensuite vous apporter d'autres vues des autres paquebots que je possède.

Bonne journée à tous.

JC
Bravo à ceux qui viennent en Birmanie English translation pending
by Dadoobigmang · 2007-11-06 · 166 replies
Je viens de rentrer en Birmanie apres un voyage de dix jours et j'ai eu l'agreable surprise d'enfin voir des touristes profiter du temps superbe qu'il fait et de ce pays merveilleux. Je m'incline devant ces gens qui ont compris que leur presence est plus souhaitable ici qu'a se plaindre du systeme devant leur tele. Pour tous ceux qui ont le coeur et la presence d'esprit de venir, je dis bravo et a bientot. Le systeme est une chose (une bande de connards a l'uniforme couleur caca), le peuple une autre.

dadoo
Un mois au Québec English translation pending
by Thayil · 2007-08-19 · 16 replies
Salut tout le monde, 😉

Je pars avec un pote durant tout le mois de septembre pour le québec. Notre but, bourlingué un maximum, rencontré un maximum de gens et se mettre pleins d'images magnifiques dans la tête!!!😎 Le pote avec qui je pars est un très très gros voyageur (trois mois en inde en moto, traversé de la scandinavie a pied et en train, etc...) pour ma part je suis un pur débutant. C'est pour ça que j'ai tout un tas de questions à vous poser... et si des québecois pouvaient me répondre directement ce serait encore mieux!🙂 Pour commencer... les déplacements... notre idée serait d'acheter un van ou dodge... quelque chose dans le genre... le budget serait de 1000-1250 $... Est-ce possible? La location nous semble beaucoup trop cher sachant que nous partons pour un mois. Quand je dis acheter un van je sous-entend bien entendu un vieux tacot qui saura nous trainer d'un lieu à un autre et nous abriter quoique nous avons tout le matériel pour camper convenablement. D'ailleurs en parlant de camping, qu'est-ce qui est faisable ou pas dans ce domaine? Camping sauvage autorisé? Cohabitation avec faune locale aisée? Danger principaux? Ouais je sais.... ça fait beaucoup beaucoup de questions...🤪 Notre périple commencera par Montréal. Ensuite nous espèrons trouver sur place des solutions pour le véhicule et surtout se prendre une grosse claque et... apprécier tout simplement.😎 Toutes les idées, bon plans, itinéraires, choses à ne pas rater sont les bienvenues? Si vous souhaitez des précisions... n'hésitez surtout pas!!!!

A + ++++++++++++++++😉
Quelle destination choisir après avoir visité la Thaïlande? English translation pending
by Thailandeuse · 2006-12-28 · 43 replies
Bonjour,

Je me suis fixée comme objectif de faire 2 voyages par an : en 2006 j'ai été à Majorque et en Thaïlande ; la Thaïlande m'a vraiment époustouflé. Quel pays pourrai-je aller visiter et qui m'enchanterai autant (population accueillante, paysage diversifié, coût de la vie intéressant ) ???

J'attends vos conseils

Merci
Retour du Villa Cuba Varadero English translation pending
by Bob26 · 2006-01-07 · 30 replies
Wow!!

Je suis aller au villa cuba du 29 dec au 5 janv, le retour est tres pénible mais bon il faut recommencer à travailler si on veux repartir bientot!!!😎

L'hotel est correct et bien situé environ 5 min en calèche du centre ville.

Ce n'est pas le gros luxe mais c'est très bien quand même!

Coté bouffe, c'est ok, on est à Cuba mais c'était tres bien, mieux que mon voyage de l'an passé à Cienfuesgos, beaucoup de choix!

La ville, il n'y a pas grand chose beaucoup d'hotel surtout, marché au puce, resto et bar. Beau grand jardin à visiter, cà vaut la peine.😮

Resto en ville: on a essayer le dante à l intérieur du grand jardin, et on a aussi essayer le barakouda, c est un resto dans une hute sur la plage, très bon le filet mignon.

Revenons à l'hotel: l'ambiance est forte et très jeune alors cà fête fort en tout cas pour le jour de l an. La disco de l'hotel le chékéré, c'est très hot, mixte de toune cubaine et américaine.

Chambre: moi j'étais en villa la 3450, Très le fun comme concept, nous etions 5 à voyager et on avait 3 chambre, 1 salon, 1 cuisine, 1 salle à manger, 1 balcon, 1 pation et une piscine creusé privé. Par contre, invasion de fourmi à la fin de la semaine car on avait pas de vitre seulement des persiennes comme fenetre alors ce n etais pas vraiment bon pour les sieste en pm et pour garder la température fraiche. Mais j ai vraiment aimé pareil!!!

Plage: exceptionnel, beau sable, eau verte peu profonde parfois des vagues! Très bien

Excursion: J'ai juste fait le quatamaran et c est tres hot je le recommence à tous!

Gêner vous pas si vous avez des questions

Vive cuba
Trekdans l' Atlas marocain début avril? English translation pending
by Legnou · 2004-02-27 · 2 replies
Bonjour!

Nous partons à 3 dans l'atlas marocain en avril pour 10 jours. Nous sommes preneurs de tout bon plan pour un trek: idées de circuits, possibilités de ravitaillement, villages étapes...

Le haut atlas est-il praticable début avril avec duvet et chaussures de marche, mais sans crampons?

Avec une carte est-il possible de partir quelques jours sans guide?

Quelles sont les possibilités de rentrer en contact avec l'habitant, y dormir, quels sont les bons usages pour négocier avec eux gîte et couvert? est-ce mal vu par les hotelliers?

merci d'avance
Préparation d'itinéraire 15 jours dans l'Ouest américain English translation pending
by Balookinder · 2016-11-18 · 35 replies
Bonjour je me présente balookinder, j'envisage de partir du 8 au 22 avril 2017 dans l'ouest américain, nous serions 6 adultes, faire de la route ne nous dérange pas, c'est vraiment un rêve qui se réalise, visiter cette magnifique région waouh 😄 j'ai lu pas mal de carnets de voyage et vu beaucoup d'itinéraires sur le forum cela m'a bien aidé, merci à tous. Je franchis le cap de poster un message pour demander votre avis.

J'ai plus ou moins essayé d'établir un itinéraire cohérent, un peu plus galère sur la fin du parcours d'où mon post sur le forum 😛 , je me demande si une après midi à sequoia est suffisante sachant qu'on ne fait pas de randonnées. j'ai aussi un impératif le 20/4 au soir nous devons être sur vegas pour l'anniversaire de ma femme.

8/4 arrivée a SF fin d'après-midi ou soirée 9/4 SF 10/4 SF 11/4 SF

12/4 départ en fin de matinée de SF location de voiture, 1ere partie de la route one nuit à san simeon ou morro bay pour couper la distance.

13/4 fin de la route one, arrivée début d'après midi sur LA , nuit à LA 14/4 LA 15/4 LA

16/4 départ de LA route jusqu'à williams avec quelques arrêts sur la 66, nuit a williams

17/4 levée de soleil GC visite dans la journée et coucher de soleil nuit à williams

18/4 départ pour las vegas, arrivée dans l'après midi, nuit a LV 19/4 LV outlets, etc, nuit à LV

20/4 au départ de LV, visite de la death valley sur la journée surtout la partie centrale et sud puis retour à LV pour faire la fête 🤪 ( grosse journée de route, si quelqu'un l'a déjà fait, je suis preneuse niveau conseils 😉 ) sur 1 journée ce n'est pas recommandé mais bon anniv oblige le soir on se voit bien à las vegas plutôt que dans la vallée.😎

21/4 départ de LV le matin route vers sequoia , visite de ce parc dans l'après midi, nuit a three rivers ou visalia ( une après midi suffit elle pour voir la partie giant forest avec le general Sherman .. ?????? pas de randonnées ) après avoir vu du désert, du canyon je trouve ça intéressant de changer 😛 si jamais c'est un peu juste plan de secours, au départ de LV on rejoint barstow ou bakersfield et on va visiter calico ghost town par exemple en passant par le désert de mojave ou pas.

22/4 selon ou nous avons passé la nuit et selon notre vol retour fin d'après midi, soirée départ de three rivers vers SF ou LA aeroport départ de Bakersfield ou barstow vers SF ou LA aeroport

voila, voila j'ai finis mon pavé je pense que pour un premier voyage dans l'ouest c'est pas mal dites moi ce que vous en pensez ????

Merci

Sourire à la vie c'est la meilleure des thérapies 😏
Compagnie de vols internes en Thaïlande English translation pending
by Zumbka · 2016-08-12 · 25 replies
bonjour,

je recherche une compagnie aérienne pour des vols internes en thailande pour octobre 2016 :vue air asia , nok air, lion air , thai airways, mais aujourd'hui j'ai l'impression qu'air asia fait partie de la liste noire? quelle compagnie, préconisez vous?juste à quand pour avoir un bon tarif? est qu'est ce qu'un bon tarif pour un allé retour bangkok krabi? merci beaucoup au plaisir de vous lire.
Des Grands Volcans à l'Océan: Californie Oregon Washington English translation pending
by Mlefevre · 2015-09-06 · 61 replies
Hello,

Voilà le carnet illustré de notre dernier voyage est en ligne sur sibellelaterre en cliquant ici



Bonne lecture! Marie

Texte seul :

RECIT USA 2015 Des Grands Volcans vers l’Océan : Californie du Nord, Oregon, Washington. Après quelques voyages dans l’Ouest Américain au pays des canyons et des roches rouges, nous décidons d’explorer de nouveaux horizons et quoi de mieux que quelques volcans pour motiver toute la famille ? Histoire de varier un peu, j’y ajoute une pincée d’océan (nous avions lors d’un voyage précédent eu l’occasion de survoler Seattle et la géographie du coin vue d’avion nous avait bluffés !) Cette année nous serons 6 puisque Valentin, l’ami de Marion fait partie de l’aventure. Le but du voyage est comme d’habitude de découvrir la nature en s’y baladant à pied et je fais donc le choix de réserver des hébergements à chaque fois au plus près des parcs : ce sera donc souvent du camping et comme la météo dans ces contrées peut se montrer taquine, nous ponctuerons le voyage de quelques séjours de 2 ou 3 nuits consécutives dans de douillettes maisons trouvées sur VRBO. Tous les campgrounds ont été réservés longtemps à l’avance entre décembre et février (à juste titre car presque tous étaient « full » à notre arrivée) Je prévois de faire pas loin de 5000 km en 3 semaines, nous serons 6 adultes avec du matériel de camping donc après avoir un peu hésité vu le surcoût, je change ma réservation de Dodge Grand Caravane pour un van 12 places qui s’avérera parfait ! Réservation chez Budget via Autoeurope (pour 20 jours : 1787 €+ 124 USD de frais de drop off) J’ai réservé en décembre les vols via American Airlines, et la meilleure combinaison prix/horaires/villes de départ et d’embarquement nous fait pour une fois partir du Luxembourg (très pratique pour nous car 1h40 de route) : Arrivée à San Francisco, départ de Portland. 718 €/personne du 02/08 au 22/08 : pas cher mais escales à Londres et Dallas (un peu plus de 20h de voyage), vieux avions avec écrans individuels qui fonctionnent mal, choix de film très réduit, rien en Français et films dont on ne choisit pas l’heure de début ! Impossible de réserver ses sièges en ligne ni à l’avance ni lors du online check-in : on a eu des sièges mal situés et étions placés 2 par 2 et pas tous ensemble (mais proches en s’arrangeant avec d’autres passagers). Pour finir, quelques jours avant le départ, je réalise que nous repartons à présent de Dallas et non plus de Portland ! Appel (en Français) au service client de la compagnie qui résout le problème immédiatement : je ne peux tout de même m’empêcher de me demander ce qui ce serait passé si je ne m’étais pas rendue compte à l’avance du bug ?! Malgré ces contrariétés, le voyage s’est bien déroulé : pas de retard et pas de bagage perdu. On a bouquiné et dormi dans l’avion, marché, mangé et wifité aux escales et sommes arrivés presque frais et dispos le 02/08 à 23h30 à San Francisco (pour un départ du Luxembourg le même jour à 11h30) Dimanche 02/08/2015, J1 Prise en charge un peu longue du véhicule à l’aéroport de SFO chez Budget (il faut dire que nous sommes un peu en avance) : le Ford 12 places est énorme et pour une fois le chargement des bagages se fait en 2 secondes. Coffre énorme, 3 banquettes à l’arrière (sièges non pliables), c’est royal. On branche le GPS et c’est parti via le Golden Gate Bridge vers Sausalito où j’ai réservé un houseboat, comme la dernière fois !
http://www.vrbo.com/629690

Nous le trouvons facilement et il est mignon comme tout, ça tangue un peu quand nous montons à bord, la mer miroite tranquillement, j’adore ! A notre horloge biologique il est 11 h du matin : un petit Stilnox et hop au lit, il est déjà 2h du mat heure locale !

Lundi 03/08/2015, J2 Nous avons tous bien dormi, même si j’ai dû mettre mes boules Quiès du fait de la proximité de l’autoroute (la Gate 6 ½ où nous sommes en est vraiment plus proche que les autres, bon à savoir !) Les autres n’ont rien remarqué ! Je n’ai pas de programme bien précis pour ces 2 jours/3 nuits à San Francisco : le but était d’attendre d’éventuels bagages perdus, de se remettre du décalage horaire, et tout simplement de profiter des vacances et de notre petit séjour sur l’eau. Après un 1er ravitaillement au supermarché du coin (Mollies Stones, bien achalandé mais cher, nous partons en voiture vers Hawk Hill, un point de vue situé au NO du Golden Gate Bridge.

A cette heure la circulation est plutôt clairsemée sur le pont.

Zoom sur San Francisco, quelle situation magnifique !

Les ponts de vue se succèdent le long de la route et sont de plus en plus beaux, d’autant plus qu’il n’y a pas de brouillard, pourtant si fréquent en été dans la baie. Il fait si beau que nous partons pour une baladounette vers Rodeo Cove, épargnée par le brouillard qui attend sagement au large sur le Pacifique. Du coup, les fleurs ont soif ! Après quelques circonvolutions, nous arrivons à Point Cavalho, cette fois au NE du pont. Le Présidio Yacht Club est bien situé mais gare au courant ! Au loin, le Bay Bridge et Alcatraz. Nous retournons ensuite au houseboat, tout proche, remplir les estomacs de nos grands zados. Ce ponton comme ceux des autres Gate est vraiment charmant… 2 kayaks sont à notre disposition et Arnaud s’en va faire un tour en attendant l’heure du repas, cool ! Pas de sieste surtout ! On file vers SFO (via le Golden Gate Bridge, payant uniquement en allant VERS SFO via le site bayareafastrak.org, à faire en avance ou dans les 48h qui suivent le passage, il faut l’immatriculation de la voiture) et nous partons à l’assaut de Lombard Street et de ses virages, à la vitesse…d’un escargot. Oui c’est le milieu de l’après-midi, pas malin… Les plus courageux font l’ascension à pied, ça va plus vite et ça leur permet de faire quelques photos des jolies maisons en bois rehaussées de flamboyants, d’une échappée vers Alcatraz et Angel Island, de belles maisons hispanisantes ou d’un aigle qui garde sa maison ! Vue au loin vers Coït Tower… Je plains les riverains parasités par ces hordes de touristes et surtout leurs voitures !

Nous allons ensuite faire un tour au bord de la mer. Il y a encore un petit port de pêche où batifole un phoque. Assez peu d’otaries au Pier 39 mais les observer est tout de même amusant surtout quand elles se chamaillent ! On est en Amérique, pas de doute ! Trop tard pour le musée de la marine que nous avions bien apprécié la dernière fois, il ferme à 17h. Alors nous profitons du beau temps pour grimper à Twin Peaks et profiter de la vue sur SFO. Les cargos au mouillage sont vent arrière tellement le courant de marée descendante est puissant ! Pourtant ça souffle ! Nouveau passage à Hawk Hill pour profiter d’un meilleur éclairage sur le Golden Gate Bridge. Puis nous regagnons avec plaisir nos pénates aquatiques.

Mardi 04/08/15 J3 Joli lever de soleil (le décalage horaire nous fait lever tôt !) En route vers la forêt de Muir Wood où nous arrivons un peu avant 8h. Nous partons randonner sur l’Ocean View Trail à partir de Pinchot Tree, puis Lost Trail et Fern Creek Trail : bof ! C’est longuet, fatigant, mieux vaut rester au fond de la vallée c’est là que sont les plus gros arbres. Je n’avais pas retenu cette rando la dernière fois, à juste titre ! Achat du National Park Pass (80 USD, valable 1 an pour tous les Parcs Nationaux des US) en quittant le parc. Nous reprenons la route vers Stinson Beach où se prélasse une colonie de phoques. Plus loin des biches un peu avant d’arriver à Point Reyes que décidément nous ne verrons pas encore cette fois sous le soleil. Drôle d’atmosphère dans cette presqu’île perdue. Je referai bien la balade d’Abott’s Lagoon mais le temps se gâte, les troupes fléchissent alors on retourne au soleil de Sausalito faire un peu de kayak au milieu des houseboats. Joli coucher de soleil !

Mercredi 05/08/15 J4 Nous avons refait quelques courses hier et partons de bonne heure pour Lassen Volcanic National Park. Notre fidèle petit frigo électrique nous accompagne pour son 4ème voyage : nous le laissons branché en permanence nuit et jour, aucun problème avec la batterie de notre gros van. Route pas palpitante d’autant plus que le ciel est blanc de fumée tous azimuts, flûte. Nous arrivons vers midi par l’entrée sud du parc, le traversons dans des nuages de fumée jusqu’au Manzanita Campground (le Lassen Peak, sommet du parc, est quasi invisible, noyé dans la fumée) trouvons notre emplacement de camping, nous installons (pour 2 nuits), cassons la croûte et partons en direction du Nord-Est du parc (1h de route) pour faire la rando de Cinder Butte Cone. Comme il est un peu trop tôt pour bénéficier d’une belle lumière sur ce site (si tant est que ce soit possible avec la fumée…grr…) nous partons d’abord sur la petite rando qui longe d’abord le Butte Lake puis tourne vers Bathtub pour former une boucle. Le niveau du lac semble assez bas et l’atmosphère est assez spéciale avec cette sal..ie de fumée… Le sentier s’élève au-dessus du lac. Les feux de forêt sont un phénomène naturel mais il semble que cette année soit particulièrement terrible : c’est la 4ème année de sécheresse pour les états de la côte ouest. Tout est sec et ratacuit, il y a eu très peu de neige cet hiver et les fleurs d’été sont fanées depuis belle lurette : moi qui me faisais une joie de randonner dans de jolies prairies d’altitude en fleurs sur fond de sommets enneigés… Laure (Calisson 94 sur voyage forum : https://voyageforum.com/...ost=7128317;#7128317) qui nous a précédés de quelques semaines m’a prévenue : tout est grillé et très peu de neige ! Je n’imaginais pas que c’était à ce point ! Dire que j’ai choisi le mois d’août pour éviter les déboires de Thibaut (Itat sur VF : https://voyageforum.com/...ost=5482471;#5482471) qui en juillet 2012 a souvent été bloqué dans ses randos par la neige ! La fine équipe, encore plein d’énergie ! Rando pas indispensable dans une forêt souvent brûlée avec un Bathtube Lake pas transcendant, dans du sable mou souvent. (3,7 km, +120 m) http://www.lassenhiking.org/...ake/Bathtub-Lake...

Il est temps maintenant d’aller voir à quoi ressemblent ce fameux cône de cendres et ses Painted Hills (collines colorées) satellites. On chemine d’abord en faux plat montant dans du sable mou le long d’une gigantesque coulée de lave (Fantastic Lava Beds) avant d’enfin sortir de la forêt pour découvrir cet étrange Cinder Cone. (+350 m, 8.2 km) http://www.lassenhiking.org/...Cone/Cinder-Cone... La grimpette est hypertoxique, vraiment éreintante dans des scories qui n’ont aucune tenue : heureusement le site est désert sans personne pour me voir agoniser dans la montée ! ½ h d’effort intense plus tard, nous découvrons le cratère formé de 2 lèvres concentriques. C’est beau malgré l’atmosphère enfumée. Personne n’aura le courage de descendre au centre du cratère, on se contente de suivre les crêtes. Arrivés au sud du cratère, nous découvrons les Painted Hills cernées du Fantastic Lava Bed qui coule jusque dans le Snag Lake. Je peste contre cette s… de f….qui nous afflige d’une impression de cataracte précoce ! Après une longue pause contemplative, nous redescendons sur le flanc sud du cône (je pense que la montée de ce côté est encore pire) L’endroit est tout de même magnifique, nous n’avions jamais rencontré de tels paysages auparavant… Bien fatigués, nous reprenons la route vers Manzanita Campground, dans la lumière orangée des fumées d’incendies. En route nous faisons provision de bois car il est interdit d’en ramasser dans le campground : trop facile, il y a du bois très sec de tous formats partout à profusion ! Je m’inquiète pour la rando prévue demain : la grimpette au Lassen Peak fait 600 m de dénivelée, mission impossible si c’est le même terrain que pour le Cinder Cone (264 m, 9 km) Nous voisines de camping nous rassurent : le terrain est normal, ouf ! La fraicheur tombe rapidement, nous sommes à 1800 m et nous regagnons bien vite nos sacs de couchage…

Jeudi 06/08/15 J5 4°C au réveil ! Ça pique ! Certains ont eu un peu froid. Je dois motiver mes troupes, pas emballées à l’idée de grimper sur le volcan Lassen Peak entraperçu hier dans les fumées d’incendies. C’est le plus haut volcan du parc : 3189 m, dernière grosse éruption en 1914. La rando grimpe +600m en 8 km A/R, http://www.lassenhiking.org/...Peak/Lassen-Peak...) Heureusement le décalage horaire joue toujours en notre faveur si bien qu’après une heure de route nous démarrons la rando avant 9h. Très bonne surprise : avec la fraicheur nocturne, la fumée est redescendue et nous sommes au-dessus. Je me doute qu’avec le réchauffement de l’air dans la matinée, elle va se dilater et grimper en altitude. Je confie donc l’appareil à Arnaud, beaucoup plus rapide que moi et il part devant avec mission de faire plein de photos avant que la fumée ne nous rattrape. L’odeur des lupins, seules fleurs encore présentes, légèrement sucrée est un délice ! En 3/4h il arrive à l’antécime et nous le rejoignons 1/2h plus tard, avant les nuages ! Gagné ! La grimpette est très régulière et comme il fait frais, c’est sans problème. Au Nord le mont Shasta émerge de la fumée, plus pour longtemps… Dernières longueurs vers le vrai sommet, course contre la fumée… Seuls persistent de rares névés. La fumée flirte maintenant avec le bord du cratère. Voilà nous sommes tous au sommet, mais pas les seuls ! Nous allons au cœur du cratère pour une pause pique-nique, il commence à faire bon. Grosse chaleur dans la descente, nous plaignons ceux qui montent en plain cagnard et qui en plus ne verront rien au sommet ! Retour au campground pour une douche puis une sieste bien méritées sous les gigantesques conifères qui dispensent une ombre appréciée. Petit tour vers le Manzanita Lake, à côté du campground, où de jolies oies pêchent en cadence tandis qu’un canard gourmand vient carrément quémander ! Valentin nous prépare de bonnes braises pour cuire notre repas du soir (bœuf grillé et pommes de terre à la braise) Nous achetons un peu de ravitaillement à l’épicerie bien achalandée du campground ainsi que 2 couvertures polaires. Vendredi 07/08/15 J6 Ce matin il nous semble faire presque bon : 7°C, on s’habitue ! Personne n’a eu froid et la mise en route est plus facile. Nous quittons le parc aujourd’hui mais avant nous allons visiter le site géothermique de Bumpass Hell, (5 km, +100 m, http://www.nps.gov/...ing_bumpass_hell.htm) qui se situe tout près du trailhead du Lassen Peak. Nous démarrons la rando avant 8h, pas de fumée mais le ciel est bien couvert. Personne sur le grand parking. Il s’agit pourtant de la rando incontournable du parc car facile avec peu de dénivelé. Ici aussi les lupins embaument l’atmosphère ! Nous dérangeons quelques biches et arrivons bientôt en vue des premières fumerolles. Le site n’est pas très étendu et parcouru d’une longue jetée de bois. Une lueur solaire apparait, et les couleurs éclatent enfin ! 9h, toujours personne ! Profitons… Remontée tranquille parmi les lupins, toutes les biches sont désormais cachées… Un dernier regard vers les fumerolles… Le Lassen Peak où nous étions hier émerge au-dessus des myrtilles. Plus à l’ouest Brokeoff Mountain, une rando plus ardue que nous ne ferons pas. Voici « le char » ! Nous traversons une nouvelle fois le parc vers sa sortie nord avec un petit arrêt au bord du lac Helen. Jolie prairie sur le flanc est du Lassen Peak. Petit arrêt pipi/culture express au Loomis Museum, qui présente quelques photos intéressantes de la grosse éruption d’il y a une centaine d’années. En route à présent vers Crater Lake, à 4h de route au Nord : arrêt déjeuner dans un diner de Shasta au pied du volcan éponyme, puis nous arrivons en Oregon toujours sous un ciel rendu blafard par les fumées d’incendies. Ils ne sont visiblement pas limités à la Californie ! Check in en milieu d’après-midi au Mazama Campground, nous installons les tentes (encore pour 2 nuits) puis filons voir le Crater Lake à quelques km seulement. 1er point de vue sur le lac vers 17h30 : les autres sont bluffés ! Moi qui ai vu des photos du cratère ourlé de neige, je regrette un peu cet hiver si peu arrosé et la canicule qui lui succède…L’endroit est tout de même incroyable. J’imagine la surprise de ceux qui l’ont découvert pour la 1ère fois ! Nous prenons la route vers l’ouest pour faire la courte et très fréquentée ascension du Watchman Peak (+130, 2.6 km A/R, http://www.americansouthwest.net/.../watchman-t...) un des petits sommets qui bordent le Crater Lake. A l’est bourgeonne un énorme nuage (juste derrière le Mont Scott où nous irons demain) qui nous fait penser à une éruption volcanique, car la région est truffée de volcans et qu’il n’y a aucun autre nuage dans le ciel (en dehors de strates de fumée, grrr) Juste sous nos pieds, le joli cratère de Wizard Island. Vers l’ouest, au loin les incendies et à nos pieds les prairies grillées par le soleil. Retour au campground, non sans faire auparavant une bonne provision de bois pour les grillades de ce soir (et les chamallows of course).

Samedi 08/08/15 J7 Petite flambée matinale pour prendre le petit déjeuner, nous sommes à 1800 m comme dans le Lassen Volcanic NP et les nuits sont encore relativement fraîches, 10°C ce matin. Forte de notre expérience du Lassen Peak où nous avons compris que le niveau des strates de fumée monte en cours de journée, je houspille mes troupes de bonne heure. Bien nous en a pris : une course à pied est organisée sur la route qui fait le tour du lac, si bien que la circulation n’est autorisée que dans un sens horaire, à vitesse réduite. Nous prenons donc notre temps pour découvrir les différents points de vue, quelques biches, les incendies au loin dont la fumée parvient toutefois jusqu’au lac. A 8h nous sommes au départ de la rando où nous serons seuls quasi jusqu’à notre retour à la voiture. Le Mount Scott est le plus haut sommet du parc 2692 m : 3 h de rando pour 350 m de dénivelé et 6,8 km, http://www.craterlakeinstitute.com/...rail-moun...)

Franc succès auprès des enfants, excellent rapport effort/intérêt. Vers l’est le paysage est gommé par les fumées. A l’ouest la vue est fantastique et cette fois le grand angle absorbe le lac sans problème ! Le terminus de la rando est une jolie ligne de crête à plat menant à un observatoire gardé par un mignon « racketteur » dont nous sommes les premiers clients de la journée… Nous partons ensuite vers le sud du parc pour pique- niquer près des Pinacles, des cheminées de fées joliment alignées dans une vallée encaissée que l’on surplombe sur un court sentier de quelques centaines de mètres. Retour sur la route qui fait le tour du lac, que nous terminons tranquillement avant de retourner au campground : douche, lecture, feu de bois… Tentative de balade le long de Annie’s Creek Canyon (qui borde le campground) mais la fatigue, la chaleur et le manque d’intérêt nous font rapidement rebrousser chemin. On se couche encore une fois de bonne heure : autant garder ce rythme « coucher tôt, lever tôt »qui nous permet le plus souvent d’éviter la foule. Il y a en effet beaucoup de monde dans cette région du NO bien plus peuplée que l’Utah ou l’Arizona que nous connaissons un peu, quasi uniquement des américains « du grand coin », très très peu d’européens. Il y a de leur part une vraie passion pour la vie en plein air, le camping confort avec barbecue/ canettes /fauteuils profonds (que nous envions !). Très certainement un héritage des pionniers, mâtiné de confort moderne ! C’est très familial avec enfants et chiens et en général à 21h, 22h quand il fait chaud, tout le monde est couché !

Dimanche 09/08/15 J8 La désormais traditionnelle petite flambée matinale ne nous empêche pas de décoller de bonne heure. Nous filons vers le nord en direction de Smith Rock State Park (http://www.oregonstateparks.org/...rkPage&p...) où nous ferons une petite étape pique-nique/balade avant de poursuivre vers Mitchell et John Day Fossil Beds National Monument (http://www.nps.gov/joda/index.htm) Nous longeons le Crater Lake par son côté ouest et réalisons que nous avons eu beaucoup de chance hier pour notre randonnée au Mount Scott. Il est 7h40 et le lac et ses sommets environnants sont déjà englués dans la fumée ! La lumière matinale n’en est que plus orangée… Longue route monotone entre 2 rideaux de conifères (ça nous rappelle un peu la Suède). Nous ravitaillons (courses et essence) à Redmond car ensuite vers Mitchell il n’y a plus grand-chose. On arrive enfin à Smith Rock SP : il est midi, il y a foule (dimanche) et la lumière est infecte. Mébon, on a tout de même bien envie de se dégourdir un peu les jambes sur cette randonnée en boucle (3,8 km, +256 m). La grimpette vers Misery Ridge exposée au sud est en plein soleil (même si la température ne dépasse étrangement pas 25°Cà l’ombre) si bien que nous optons pour un sens horaire afin de monter en partie à l’ombre. Petit pique-nique (tables avec vue sur les falaises) et c’est parti pour 2h15 de balade. A contre-courant…nous longeons la Crooked River, que surplombe la maison de mes rêves (encore une !) Détail amusant, on croise aux endroits « critiques » des sortes d’armoires où sont rangées béquilles et civières, ça peut toujours servir ! Nous voilà en contrebas du célèbre rocher de Monkey Face où sont suspendus quelques grimpeurs. Mais que regardent-ils ? Le sentier qui redescend ! Ce petit parc est indéniablement beau mais l’impression est mitigée avec cette foule dominicale… En route vers Mitchell, OR, où j’ai loué pour 2 nuits une croquignolette petite maison : on s’y sent de suite presque comme à la maison (ça manque de chats qui iraient pourtant parfaitement avec l’ambiance et le décor) http://paintedhillsvacation.com/accommodations.htm Nous y déposons nos affaires et filons vers la Painted Hills Unit de John Day Fossil NM, toute proche de la maison. A 18h nous entamons la petite rando de Caroll Rim Trail (2,6 km, +120 m) Qui nous permet d’embrasser d’un seul coup d’œil une bonne partie du site. Nous sommes tous un peu déçus : certes, il n’y a presque personne, la lumière est correcte (heure idéale, temps à peine couvert mais fumées encore et toujours), mais nous sommes à quelques mètres de la route et ça manque singulièrement de piment ! Je me maudis de cette espèce de snobisme mal placé qui ne me fait réellement apprécier un paysage que s’il faut au moins le mériter un peu ! Et j’ai transmis ce ressenti à toute la famille… donc bof général en arrivant en haut de la Caroll Rim. Petit frisson tout de même en voyant ces hautes herbes ployer élégamment sous la légère brise d’ouest. Nous parcourons ensuite les 2 ou 3 autres micro-trails du site. Nostalgie++ en voyant ces grosses fleurs jaunes qui nous transportent en Utah/Arizona. Retour à notre jolie maison où nous profitons du confort moderne, apprécié à 200% après 4 nuits de camping !

Lundi 10/08/15 J9 On traine un peu ce matin car la météo s’annonce maussade pour la 1ère fois depuis le début du voyage. Il est 9h45 quand nous débutons le Blue Basin Overlook Trail (boucle de 5,2 km, +230 m), situé dans la partie Sheep Rock du John Day Fossils NM, à 45’ de route de Mitchell, sous un ciel bien gris. Il nous faut 3/4H pour arriver au point de vue qui surplombe la vallée bleue. Un petit rayon de soleil transforme aussitôt l’atmosphère. Bleu, blanc, rouge ! Presque partout la végétation a brûlé et le soleil est bienvenu pour égayer un peu l’atmosphère ! Nous terminons la boucle et parcourons ensuite rapidement le Island in the Time Trail (2,1 km A/R) qui serpente au fond de la vallée. 2h au total pour ces 2 petites randonnées. Nous faisons une petite pause goûter à côté du Historic Cant Ranch House (où Fred et les enfants vont jeter un œil (bof)), dans un joli verger qui nous rappelle un peu celui de Fruita dans Capitol Reef (mais ici point d’abricots, juste des pommes pas encore mûres) Nous terminons par une visite du Thomas Condon Paleontology Center, assez intéressant et nous décidons de rentrer déjeuner dans notre joli jardin. Glandouille généralisée l’après-midi, ça fait du bien ! On s’était promis d’aller faire un tour à Mitchell downtown car le village nous a tapé dans l’œil mais finalement seul Arnaud aura le courage d’aller y faire un tour, avec pour mission de nous rapporter plein de photos ! Nous avons un faible pour les villes fantômes et mes recherches dans le coin n’avaient pas été très fructueuses (bleds paumés à plusieurs heures de route sans grand-chose à voir) et j’avais laissé tomber l’idée. En fait Mitchell est une superbe future ville fantôme en puissance ! Petite averse en fin de journée, insignifiante. Mardi 11/08/15 J10 En route pour le Mont Rainier ! Aujourd’hui nous changeons d’état : on quitte l’Oregon par une superbe route qui serpente dans de sauvages petits vallons ponctués de jolies granges, croise et recroise la John Day River (qu’il est possible de descendre au printemps car en été ça manque d’eau. Je pense que ça doit être superbe !), puis file à perte de vue sur de hauts plateaux grillés par le soleil et battus par les vents hérissés de centaines d’éoliennes et arrive enfin à la mythique Columbia River frontière géographique entre Oregon et Washington. Ce tout petit aperçu sur l’Oregon de l’Est m’a donné une furieuse envie d’y retourner au printemps, quand la nature renait et que la neige recouvre encore les sommets. Pas facile cependant de miser sur la bonne période et d’échapper à un printemps précoce ou à un hiver tardif… Petite pause au Mary Hill Museum (http://www.maryhillmuseum.org/), juste après le pont sur la Columbia, qui nous parait bien sage, bordée de vignes… Ce musée a été créé par un riche homme d’affaires, qui y a amassé « en toute simplicité » les œuvres qui lui plaisaient ! Visite chère et pas indispensable mais le cadre est agréable et j’ai découvert Andrea Rich, une femme peintre contemporain dont j’adore certaines œuvres! Quelques belles photos d’indiens aussi. A ne pas manquer, une veste imperméable pour le kayak faite en intestin de phoque ! Pour la 1ère fois depuis le début du voyage il fait trop chaud (34°C) et nous renonçons à pique-niquer dans le parc du musée pour nous mettre au frais dans un Mac-Do où nous ne passons pas inaperçus (moyenne d’âge au moins 70 ans ! Ambiance salon de thé !) Encore quelques heures de route et nous arrivons enfin à Ohanapecosh Campground, situé sur le flanc SE du Mont Rainier où j’ai réservé 3 nuits. Nous installons rapidement les tentes et reprenons la voiture pour quelques km pour la toute petite balade dans Grove of the Patriarchs (2km A/R), parmi des arbres millénaires dont les plus grands font une centaine de mètres de haut. Quelques moustiques pas trop affamés. Récolte de bois avant de regagner le campground, lavage dans la rivière (pas de douches) pour les plus courageux et toilette de chat pour les autres, feu de bois, grillades et chamallows et hop au lit ! Mercredi 12/08/15 J11 Le Mont Rainier est un gros volcan de 4292 m dont la dernière éruption remonte à 1894 (https://fr.wikipedia.org/wiki/Mont_Rainier) situé à 90 km de Seattle : il est donc très fréquenté ! J’ai donc construit mon circuit pour éviter d’y passer un week-end : nous visiterons le Mont St Helens, pourtant situé un peu plus au sud, après le Mont Rainier. Pas très logique sur le plan géographique mais en fait ça ne changeait rien en temps de parcours. Les 2 principaux accès au Mont Rainier se situent à l’est (Sunrise) et au sud (Paradise), un 3ème au nord de moindre intérêt je pense. Ohanapecosh se situe à 1h de route du 1er et 45 min du second : ce choix est donc stratégique et en plus il est en principe abrité des flux humides d’ouest par le volcan (16 m de neige par an côté ouest !) Après une 1h d’une route assez sinueuse qui nous offre quelques échappées vers le stratovolcan, nimbé de la lueur orange des éternelles fumées d’incendies, nous démarrons la rando vers Mont Fremont Overlook puis Burroughs Mountain, 15 km, +500 ? environ) vers 9h30. Finalement comme toujours dès qu’on marche 10 mn, il n’y a plus grand monde… Après une grimpette assez tranquille, parsemée de marmottes, nous arrivons sur un plateau d’altitude où nous apercevons un troupeau de chèvres des montagnes (mais pas Arnaud qui a l’appareil et prend son temps en arrière ! Donc pas de photos) Arrivés à Frozen Lake, nous négligeons pour le moment le Burroughs Mountain trail qui part vers le SO et tournons vers le nord en direction du Mount Fremont Overlook sur un sentier à flanc qui grimpe doucement. Nous découvrons une vallée très sauvage avec encore quelques mountain goats au loin. Ce lagopède est beaucoup plus accessible ! Retour au Frozen Lake pour filer à présent vers le Mont Rainier et ses glaciers. Un regard en arrière vers le sentier où nous étions tout-à-l’heure. Ce glacier n’a pas l’air très en forme, ça fond ! Arrivés à un superbe point de vue, nous cassons la croûte et sommes à nouveau rackettés par un écureuil incroyablement effronté. Il en veut à nos amandes et grimpe partout y compris sur mon chapeau ! Grosse partie de rigolade ! Effet écureuil ou amplitude des paysages et proximité du glacier ? Fred et les enfants ont adoré cette balade, même si la fin nous a semblé longuette. Le détour vers le Mount Fremont Overlook n’est pas indispensable. 5h pauses comprises Fin d’après-midi tranquille au campground, baigné de l’habituelle lumière orange alors que le soleil est encore haut sur l’horizon.

Jeudi 13/08/15 J12 Petite pluie nocturne, le sol est déjà presque sec. Bénéfice de la sécheresse, l’absence quasi-totale de moustiques et d’insectes en général. Il y a d’ailleurs aussi très peu d’oiseaux. Pas de fleurs : pas d’insectes : pas d’oiseaux… Il faut dire qu’en Lorraine, pays de forêts et de plans d’eau, il y en a sans doute plus qu’ailleurs. Mais quand même, ça donne une drôle d’impression de marcher sans entendre le moindre gazouillis… Grand beau temps aujourd’hui, comme prévu par la météo, et nous démarrons de bonne heure pour arriver avant la foule à Paradise (45’ de route depuis Ohanapecosh) qui est l’endroit le plus fréquenté du parc du Mont Rainier. Nous faisons en route un petit arrêt à Reflection Lake, le bien nommé, qui manque toutefois un peu d’eau… Pas mal de monde sur le parking, beaucoup de gros sacs de backpackers et d’alpinistes. Nous nous contenterons de faire le Skyline Trail (9 km, + 500m), « marronnier » du coin. Nous marchons depuis 5 mn, le sentier est encore bétonné, quand Caroline « tombe » sur un ours noir qui s’éloigne tranquillement ! Il est 8h30 et nous sommes sans doute les premiers à passer sur ce sentier. Toute la zone entre ce sentier et le parking « des trailheads » est fermée, officiellement à cause d’un éboulement de terrain…Par ailleurs il est partout noté de signaler la présence d’un ours (ou cougar !) aux rangers. De là à penser qu’ils ferment les zones où des ours ont été signalés…donc on s’est bien gardé de signaler sa présence, d’autant plus qu’il était fort sympathique. Il a profité d’un des rares ruisseaux qui coulent sur les pentes du Mont Rainier pour y faire quelques ablutions avant de s’éloigner paisiblement. Plus haut nous apercevons quelques biches assez craintives puis c’est un florilège de marmottes hyper habituées à la présence humaine, qui se laissent approcher à 1m. A cette heure matinale il n’y a pas grand-monde alors que nous approchons du glacier. Ici aussi ça fond car il fait très chaud en dépit de l’altitude (environ 2000m) Encore un lagopède, toujours aussi bien camouflé ! Cherchez la marmotte ! Celle-ci était si gourmande qu’elle n’a pas daigné se déplacer du moindre centimètre ni même interrompre son grignotage, pressée de parfaire ses réserves avant l’hiver. Au loin, les silhouettes des montagnes peinent à émerger de la fumée. Un ruisseau ! Pas si nombreux sur les pentes d’une si grosse montagne. L’eau, la vie, un peu de verdure au milieu des champs de caillasse. Ici des « yéyés » aussi appelés « Polnareffs » Grosse différence entre nos montagnes européennes et celles d’ici : l’impossibilité de faire une confortable pause allongé dans une prairie moelleuse ! Ici tout n’est que caillasse ponctuée de touffes de fleurs (fanées en l’occurrence) : la faute au climat plus sec ? Au caractère volcanique et récent des montagnes ? Si quelqu’un sait ? Un peu après 11h arrivent les premiers nuages… Ultime marmotte juste avant de rejoindre le parking qui fait la joie des petits enfants, toute fiérotte d’avoir un tel succès ! 3h30 pauses comprises. Après-midi tranquille au bord de l’eau, certains bouquinent, d’autres jouent les explorateurs le long de la rivière, jusqu’à cet énorme bouchon ! D’autres (les parents !) font un saut lessive/ravitaillement jusqu'à Packwood (laundry du RV park, wifi en libre accès à la library juste à côté) situé à 1/2h de route.

Vendredi 14/08/15 J13 En route pour le Mont St Helens ! La météo est très pessimiste pour l’après-midi, de fortes pluies sont annoncées mais ça ne devrait pas durer. Nous prenons donc notre temps pour une journée dont le programme sera sans doute assez léger puisqu’amputé de la randonnée prévue l’après-midi. Nous renonçons aussi à la petite randonnée de Naches peak loop trail, renommée pour ses prairies fleuries (plus de fleurs) et les reflets du Mont Rainier dans le Tipsoo Lake (temps bouché) Pause-wifi à la library de Packwood (en fait dans la voiture garée devant..) tout en observant d’un œil étonné le majestueux cerf qui vient prendre son petit déjeuner auprès de la gérante du RV park. C’est visiblement une habitude et la dame a toutes les peines du monde à l’empêcher de rentrer dans son mobil home ! 1h de route au total seulement jusqu’au Iron Creek Campground, situé sur le flanc est du Mount St Helens mais on change totalement d’univers ! Non ce n’est pas une forêt vierge mais bien un camping ! Le temps de s’installer (pour 1 seule nuit), la pluie arrive comme prévu et on déjeune pour la 1ère fois à l’abri du tarp. Les plus courageux font une tentative l’après-midi en roulant jusqu’à Windy Ridge, l’accès Est au cratère du Mont St Helens, mais je ne sors même pas de la voiture ! Retour vers notre forêt pluviale ! Valentin le maître du feu ne s’en laisse pas conter : en 5 mn un bon feu crépite en dépit des intempéries. Samedi 15/08/15 J14 Nous allons faire ce matin la rando prévue pour hier et demain au départ de Johnston Ridge à l’ouest, celle prévue pour aujourd’hui… Nous replions les tentes et nous mettons en route de bonne heure vers Windy ridge par une petite route sinueuse et cahotique (le terrain semble encore très mal stabilisé et l’asphalte ondule pas mal). Nous quittons la forêt pluviale pour une forêt plus classique de conifères puis arrivons dans la zone de « blast » où tous les arbres ont été soufflés par l’éruption : un paysage post apocalyptique comme nous n’en avions jamais vu ! Le Mont St Helens est un gros volcan dont la dernière énorme éruption de 1980 a causé un glissement de terrain qui a fait passer son altitude de 2959 à 2549m. Toute la chronologie de l’éruption (qui fit 57 victimes) est très bien détaillée ici : https://fr.wikipedia.org/...Saint_Helens_en_1980

Nous démarrons la randonnée vers les Loowit Falls (13,5 km, +200 m environ) à 8h20 en nous garant sur le parking de Windy Ridge. Enfin un ciel intéressant ! Le sommet se cache dans les nuages… Pierres ponces partout ! 1 heure d’une piste peu intéressante, réservée aux scientifiques, nous mène à une bifurcation vers Abraham Trail que nous suivons pendant quelques minutes avant de réaliser notre erreur. Il faut en fait descendre un peu dans la vallée avant de remonter doucement de l’autre côté cette fois vraiment sur les flancs du volcan. Quelques chèvres des montagnes aperçues de loin. Nous franchissons plusieurs ravines plus ou moins fertiles. En contrebas le Spirit Lake et les millions d’arbres arrachés par l’explosion de 1980. On approche ! Voilà la cascade de Loowit Falls. Petit rayon de soleil juste pour la photo souvenir… Paysage vraiment austère et très impressionnant. Le fond de l’air est frais et nous ne trainons pas, on redescend Non sans jeter un dernier coup d’œil à la cascade. Nous remarquons d’ailleurs une sorte de cabane toute blanche un peu plus haut (dispositif scientifique sans doute ?) Noir c’est noir ! Nous revoilà au parking. J’ai adoré cette rando du fait de son côté un peu dramatique (grâce aux nuages), les enfants eux ont trouvé qu’il faisait un peu frisquet. Il faut dire qu’on a une météo tout-à-fait incroyable avec des températures très supérieures aux moyennes habituelles, 25 à 30°C selon l’altitude au plus chaud de la journée. Nous reprenons la route pour contourner le Mont St helens par le nord et dormir au Eco Park resort, situé sur la Spirit Lake memorial Highway, à 1/2h de Johnston Ridge. 2h30 de route tout de même aussi faisons-nous une pause déjeuner dans un diner de Randle. Arrivée vers 18h à l’Eco Park resort, un drôle de petit bonhomme nous conduit jusqu’à la yourte que j’ai réservée pour une nuit. L’emplacement est immense et très agréable. Que de vert ! ca fait du bien ! Nous avons juste le temps de prendre une bonne vraie douche et de griller notre viande avant que la nuit ne tombe. Bande d’affamés ! Dimanche 16/08/15 J15 Très bonne nuit, très claire (beau ciel étoilé, pas de pollution lumineuse et pour la 1ère fois nous n’étions pas au cœur d’une forêt d’énormes arbres) et assez fraiche. Nous sommes presque les premiers sur le parking de Johnston Ridge (1 ou 2 voitures y ont passé la nuit) et nous démarrons la randonnée vers Harrys Ridge (13 km, +200m environ ?) vers 7h40. Grand beau temps comme prévu ! Les glaciers du cratère sont assez mal visibles, apparemment en voie de disparition eux aussi. Au téléobjectif on parvient à distinguer la petite cabane blanche aperçue hier. Ravines… Bords acérés du cratère… Contemplation… A contre-jour émergeant de la fumée, le Mont Adams 50 km à l’est avec au 1er plan, le Spirit Lake. En contrebas un important groupe de biches avec quelques cerfs. Nous parvenons à Harrys Ridge après 2 h de marche tranquille, et n’avons croisé qu’un ou deux autres randonneurs. Nous repérons la cascade où nous étions hier (au centre de l’image) Les millions d’arbres, victimes de l’éruption, qui se baladent sur le lac au gré du vent… Ces souches atypiques sont étonnantes : rien à voir avec les souches d’une forêt exploitées. Ici l’arbre a été arraché ! Quelques couleurs d’automne commencent à apparaître. Etranges petits cônes en fond de vallée ? Sur le retour nous croisons tout de même quelques randonneurs mais ce n’est rien par rapport à la foule qui se contente d’une visite au visitor center où nous faisons ensuite un petit saut. Il y a quelques témoignages de campeurs ou de randonneurs qui ont survécu à l’éruption, c’est assez prenant car on s’imagine parfaitement à leur place, brrr… Quelques photos spectaculaires de l’éruption et du glissement de terrain, comme celle-ci… Nous prenons tout notre temps pour déjeuner au Patty’s Place tout en bas de la Spirit Lake Highway car nous avons seulement 3h de route à faire cet après-midi pour nous rendre à Deception Pass State Park, au Nord de Seattle, pas loin du ferry vers les Iles San Juan. C’était sans compter les énormes bouchons : fin de WE et/ou fin de vacances ? Nous avons mis 6h pour faire 300 malheureux km. Première fois que nous affrontons des bouchons aux Etats-Unis ! La région est décidément fort peuplée ! Bref, nous arrivons juste avant la tombée de la nuit à Bowman Bay Campground, où j’ai réservé juste pour une nuit un emplacement juste au bord de la mer, dont nous n’aurons pas le temps hélas de beaucoup profiter. Douche, miam miam et dodo. Feux de bois interdits désormais interdits partout, à cause des incendies qui sévissent un peu partout : c’est un peu la psychose…car les foyers dans les campgrounds sont bien conçus et à mon avis sans aucun risque. Au loin les sommets des Olympic Mountains où nous irons bientôt. Lundi 17/08/15 J16 Au matin, ils sont toujours visibles, le beau temps nous accompagne encore, quelle chance ! J’ai réservé le ferry vers Lopez Island vers 9h30. L’archipel des San Juan au nord-ouest de Seattle, tout près de la frontière canadienne, est composé de plusieurs îles. Lopez m’a semblé la plus paisible et la plus accueillante (merci Aquilegia pour tes conseils) L’aller-retour pour la voiture et 6 personnes coûte une centaine de dollars, la réservation du ferry de retour n’est pas possible mais le site des Washington State Ferries indique les « best time travel hour » (horaires les moins fréquentés) Comme on adore les ferries (c’est bien le seul transport en commun que j’aime) c’est l’occasion de se donner un petit aperçu des îles parsemant l’énorme Détroit de San Juan de Fuca, entre USA et Canada. La traversée dure 45 mn que nous passons sur le pont car l’air est très doux et la vue magnifique sur Glacier Peak à l’est (3213 m) et les îlots et leurs jolies maisons. La mer est d’huile, un vrai temps de demoiselle, et nous faisons du rase-caillou… Arrivée à Lopez Island (très longue file de voitures qui attendent pour embarquer sur environ 1 ou 2 km, gloups) où piétons et vélos débarquent en premier. C’est très bon enfant et ça nous fait un peu penser à certaines îles bretonnes où les gens rejoignent leur famille pour les vacances : à peu près la même taille que Belle-Ile avec 2 fois moins d’habitants (2000 pour une île de 24X13 km) Nous allons installer les tentes au Spencer Spit State Park où j’ai réservé pour une nuit (petite déception, je me suis plantée en réservant et on est assez loin du bord de l’eau, sur un emplacement petit bien que parfaitement isolé des voisins, à perpète des toilettes –pas de douches- et pour la 1ère fois il y a pas mal de moustiques, vite découragés par le répulsif) Ensuite, première mission, trouver à manger ! Pas trop dur aux US en général… on choisit le seul resto qui ait une (petite) vue sur mer et on bulle un bon moment en terrasse. Il fait un temps parfait, un dosage idéal entre soleil et légère brise marine. On reprend la voiture pour aller vers le sud de l’île, croisant en route quelques jolies maisons, échangeant moult signes de la main avec les îliens très amicaux ! Impossible de croiser un piéton, un cycliste (assez nombreux sur l’île) ou un automobiliste sans un petit salut ! J’ai prévu une petite randounette vers Shark reef Sanctuary au SO de l’île où nous arrivons vers 14h. Un quart d’heure de marche dans une jolie pinède nous mène à l’Océan Pacifique. L’endroit a des petits airs de presqu’île de Crozon, la bruyère en moins et le kelp en plus. Ici point de requins mais des phoques qui se dorent la pilule au soleil et jouent dans les courants, la belle vie ! Pour les hommes aussi la vie a l’air douce par ici, à naviguer tranquillement au milieu des montagnes. On passe un bon moment à observer les phoques et les voiliers puis nous repartons vers Agathe Beach pour marcher jusqu’à Iceberg Point, le point le plus au sud de l’île, d’où l’on peut apercevoir orques et baleines, quand on a de la chance et quand c’est la bonne saison ! Donc on n‘a rien vu… Un peu déçus par cette rando, un peu fade après Shark Reef et surtout réalisée sous une lumière un peu blafarde. Pas indispensable donc sauf à la saison des baleines bien sûr ! « Par le chemin des écoliers » nous regagnons notre campground en prenant tout notre temps pour apprécier quelques charmants détails. Petite balade vespérale le long du lagon de Spencer Spit, où les gens qui passent la nuit dans ce petit mouillage tranquille viennent dégourdir les pattes de leurs chiens.

Mardi 18/08/15 J17 Après une nuit tranquille bien qu’un peu chaude, nous parcourons les quelques km qui nous séparent de l’embarcadère et arrivons avec 1h30 d’avance au ferry, inquiétés par la foule aperçue hier en débarquant. Nous sommes parmi les premiers…on abandonne la voiture et après un petit tour vers la salle d’attente toute mignonne avec sa petite bibliothèque, nous quittons le parking et nous posons au bord de l’eau, à l’ombre, en regardant passer les ferries. Au loin le Glacier Peak émerge de la brume et des fumées. Je longe un peu la côte et remarque d’étranges arbres rouges. Si quelqu’un sait de quelle espèce il s’agit ? Nouvelle traversée très agréable, rythmée par l’observation des voiliers. Nous déjeunons à Anacortes (Island Café, bien) et profitant du wifi découvrons un message de WSF (Washington State ferries) nous informant d’une panne sur le ferry que j’ai réservé ce soir de Coupeville au sud de Whidbey island vers Port Townsend sur l’Olympic Peninsula. Or ce ferry est très fréquenté car il évite un détour de plus de 4h par le sud du Puget Sound. Ils utilisent en remplacement un ferry plus petit et ne peuvent donc pas honorer les réservations, tout en donnant priorité à ceux qui ont réservé. Bref, on abandonne l’idée de visiter le village de Langley dans le sud de Whidbey Island et on file directement au ferry avec un timing parfait puisque nous embarquons 5 mn plus tard. 1h de traversée paisible puis nous arrivons à Port Townsend vers 15h30. Il fait 30°C ! Encore 1h de route et nous découvrons la maison réservée pour 3 nuits un peu à l’est de Port Angeles, qui va nous servir de base pour découvrir une partie de l’Olympic Peninsula. La maison est au bord de la mer, un peu en retrait protégée par quelques pins, très confortable. J’aperçois une loutre qui joue dans les vaguelettes. On s’y sentirait tout à fait chez soi avec une déco un peu moins rustique et sans les 12 bibles que caroline et Arnaud ont compté dans leur chambre (véridique !) http://www.vrbo.com/583351 Nous allons faire quelques courses à Port Angeles, histoire de pouvoir profiter du barbecue, tandis que les enfants s’approprient la maison et ses salles de bain. Nous profitons jusqu’au bout du soleil couchant et de la vue sur l’île de Vancouver.

Mercredi 19/08/15 J18 Temps radieux prévu pour cette journée, en route vers les Olympics Mountains. Nous arrivons au trailhead de Obstruction Peak (il faut prendre une piste qui part vers l’est un peu avant d’arriver au visitor center du Hurricane Ridge) et démarrons la rando vers Grand Lake vers 9h30. Nous choisissons de faire une boucle en descendant par Badger valley et nous remonterons par le sentier classique plus à l’ouest. Plusieurs pancartes mettent en garde contre les ours, cougars et autres chèvres irascibles : nous ne verrons qu’une ou deux marmottes ! Après une descente très minérale vers Badger Valley, nous entrons dans une forêt assez monotone (on se croirait dans les Vosges, il fait super chaud et nous trempons régulièrement nos vêtements dans les quelques ruisseaux croisés) et arrivons enfin vers midi sur les rives du Grand Lake. Longue pause pique-nique au bord du joli lac. Je m’inquiète de la remontée en plein soleil ! Dernier regard sur le lac, on refait le plein d’eau à un petit ruisseau, pas sûrs d’en trouver plus haut, on trempe nos vêtements dans l’eau fraîche et c’est parti. Finalement en prenant son temps, c’est sans problème (on a cependant vu des familles avec de jeunes enfants qui avaient bien du mal avec cette incroyable chaleur !) On passe ensuite au-dessus des arbres ce qui nous permet d’apercevoir au sud-est les pics et les glaciers du Mont Olympus (2432 m) Après 1h30 de grimpette, nous arrivons sur le plateau et le sentier, quasiment plat est très agréable avec d’un côté les sommets enneigés du massif et de l’autre un paysage hyper minéral. 6h30 au total pauses comprises pour cette randonnée. La plus belle partie se situe entre le lac et le trailhead sur le sentier ouest (Badger Valley ne nous a pas vraiment dépaysés) 13 km, +750m Nous reprenons la voiture et roulons jusqu’au trailhead de Hurricane Ridge, dans l’espoir de voir quelques animaux (des Mountains Goats y sont régulièrement aperçues). Un peu crevés, nous interrogeons un couple de randonneur qui en revient : ils n’ont pas vu grand-chose, alors nous décidons de retourner profiter de notre maison et de ses environs. C’est sur la route en redescendant vers Port Angeles que nous verrons le plus d’animaux (plusieurs biches) Le vent s’est levé et le paysage se dynamise. On comprend pourquoi la maison n’est pas directement sur le Pacifique ! Je prends la voiture et roule quelques centaines de mètres vers l’est jusqu’à l’embouchure de la Elwha River. J’adore ces endroits où se mêlent eau douce et eau salée, avec leurs bancs de sables ou de galets et leurs inévitables colonies d’oiseaux. J’aperçois de loin la maison coincée entre montagnes et océan. Ce coin est décidément très beau. Rencontre incongrue avec une dame qui promène son chien en se rééduquant (podomètre à l’appui !), qui me déclare son amour pour la France, Baudelaire et les Fleurs du Mal en quelques minutes de conversation. Jeudi 20/08/15 J19 Temps couvert ce matin, ça devrait se lever vers midi, pas de pluie prévue… Dire que nous sommes dans la région la plus arrosée du continent nord-américain avec 7 fois plus de précipitations annuelles qu’à Nancy ! En route vers Shi Shi Beach (prononcer shai shai, http://www.wta.org/...north-shi-shi-access ) située tout au NO de l’Olympic Peninsula, ce qui nécessite d’emprunter une route coincée entre montagnes et océan, qui épouse chaque courbe de la côte, fréquentée par des hordes de camions lourdement chargés d’énormes billes de bois, qui roulent à tombeau ouvert. Cette plage célèbre pour ses sea stacks (pitons rocheux) se situe dans la Makah Indian reservation et il faut acheter un permis à Neah Bay, vendu dans presque tous les commerces (10 $ de mémoire) La rando jusqu’à Point of the Arches, là où se situent les pitons fait 13 km A/R : on peut la faire comme nous dans la journée mais aussi passer 1 ou 2 nuits sur place pour profiter des belles lumières de début ou fin de journée. Il y a 1 ou 2 rivières qui permettent de se ravitailler en eau. Dénivelée négligeable. L’endroit est parait-il très fréquenté en été, nous n’avons pas vu grand monde et avons en milieu de journée été seuls sur la plage. Après 1/2h de marche en forêt, nous apercevons enfin la mer et au loin les fameux pitons. C’est parti pour 4 km de marche sur la plage où la marée descendante dessine de jolis motifs géométriques. Nous arrivons juste à l’étale de basse-mer, désormais elle va remonter, gare ! Nous poursuivons un peu au-delà de Point of the Arches mais la prudence nous empêche d’aller bien loin, d’autant que l’atmosphère assez lugubre ne nous donne pas envie de rester coincés par la marée. Comme prévu, le temps s’améliore ! Voilà, la mer remonte, nous repassons au nord des pitons, « du bon côté ». A contre-jour la côte semble vraiment hostile avec ces pitons arc-boutés contre l’Océan. Il est midi la plage est à nous, partagée avec un couple de photographes qui va camper sur place. Atmosphère transformée par le soleil ! Recto Verso Il est temps de rebrousser chemin, si on veut pouvoir profiter du sable dur avant la marée haute. Pause pique-nique près d’un petit ruisseau, très apprécié des goélands ! Retour d’abord par les rondins, pas très rapide et assez casse-g…e, on regagne bien vite la plage. Un regard en arrière vers les pitons de plus en plus masqués par les embruns, car le vent a encore forci. On retraverse la forêt, en croisant pas mal de marcheurs qui arrivent pour camper, souvent très lourdement chargés. Petit arrêt à l’estuaire de la Sooes River ou un kayakiste s’apprête à remonter la rivière, la mer étant trop agitée : vent d’ouest, marée montante et courant de rivière… Randonnée bien fatigante finalement, malgré l’absence de dénivelé : sable, timing à respecter par rapport à la marée, algues glissantes, vent « saoûlant ». Nous allons encore bien dormir ce soir ! Nous profitons tout de même de notre dernier coucher de soleil, très nuageux !

Vendredi 21/08/15 J20 Après concertation, nous décidons de zapper Ruby Beach et la Hoh Rain Forest (trop de route, pas assez de pluie pour mettre en valeur les mousses de la Rain Forest) au profit d’une visite express et superficielle de Seattle. C’est l’occasion d’une nouvelle petite croisière sur le ferry (16 $ pour la voiture et 6 personnes !) qui va de Bainbridge Island (atteinte via un pont flottant) jusqu’au centre-ville de Seattle. Pour notre 4ème et dernière traversée en ferry, la chance nous sourit une fois de plus puisque nous embarquons aussitôt. Ces petites îles sont hyper-résidentielles : mignons petits ports, jolies maisons au bord de l’eau, ça nous fait décidément penser au sud de la Norvège ou de la Suède…mais nous sommes à la latitude de Quiberon ! Nous approchons de Seattle, c’est mieux que par l’autoroute non ? La plus haute tour à droite est le Columbia center, nous y monterons tout-à-l’heure ! On a tout juste le temps d’observer quelques détails du front de mer et il nous faut déjà débarquer ! Quelques photos à la volée depuis la voiture, mélange d’ancien et de moderne… Nous arrivons à la Columbia Center Tower vers 12h30 : 64,5 $ pour nous 6, pas d’attente, en route pour le 73ème étage. Les éternelles fumées nous empêchent de voir bien loin mais la visite est plaisante : ce n’est pas si souvent qu’on a l’occasion de grimper si haut en ville. Nous apercevons l’embarcadère du ferry, le Lac Union (où j’avais envisagé d’aller voir des maisons flottantes, oui, encore ! Mais il fait trop chaud, 34°C !) Alors on file vers le Fly Muséum (Musée de l’air) situé un peu au sud de la ville que nous visitons après avoir déjeuné sur place. J’ai adoré le hall principal ou sont suspendues toutes sortes d’aéronefs de toutes époques ! Pour notre dernière nuit aux US, j’ai réservé une grande chambre pour 6 au Hampton Inn and Country à Dupont, très bien. Nous dînons juste à côté au Teryaki chicken, bien.

Samedi 22/08/15 J21 Réveil aux aurores ! Notre avion n’est qu’à 13h30 à Portland mais échaudés par les bouchons de l’I5, nous prenons une énorme marge. Déjeuner très complet à 6h, puis 2h de route fluide, nous arrivons avant 10h à l’aéroport de Portland. Voyage de retour sans histoire (Escale à Dallas dont les environs nous ont paru beaucoup plus vert que tous les états que nous venons de traverser, quel paradoxe ! Escale à Londres où nous faisons une énorme sieste) et arrivée à la maison dimanche vers 21h00.

Epilogue Un beau voyage un peu trop tranquille selon les enfants, moins excitant que ceux que nous avons pu faire en Utah/Arizona. Une météo exceptionnelle avec 1 seule demi-journée de pluie en 3 semaines. Peu ou pas de beaux ciels à cause des fumées d’incendies omniprésentes de San Francisco à Seattle. Pas de fleurs, pas de neige, canicule et 4 ans de sécheresse, dommage ! Très très peu d’Européens et de Français en particulier ( à part bien sûr à SFO) : super accueil des Américains. A chaque fois je me demande bien quelles qualités rendent les Français si populaires là-bas : c’est un grand mystère pour moi ! Beaucoup de monde (en immense majorité des Américains et pas mal d’asiatiques) en particulier à Crater Lake, Mont Rainier et Mont St Helens, sans que ce soit trop gênant car en démarrant tôt le matin et en marchant un peu on échappe sans difficulté à la foule. Ce sont ces 3 sites qui ont le plus marqué les enfants : Crater Lake en particulier ! Fred et moi avons bien aimé Lassen Volcanic NP et Bumpass Hell en particulier (rien à voir avec Yellowstone mais tellement inattendu dans ce coin des US) On a aussi été emballés par Mont Rainier et Mont St Helens. On a bien aimé aussi les petites traversées en ferry et l’atmosphère tranquille des îles au NO de Seattle. L’alternance camping rustique/jolies maisons confortables et bien situées a bien plu : c’est plus fun que de ne dormir que dans des motels basiques qui se ressemblent tous. Les enfants (et nous aussi) gardent toutefois la nostalgie du camping sauvage…pas facile dans cette région à moins de faire du backpacking. L’est Oregon m’a bien plu mais je crois être la seule (je pense qu’il faut un peu d’imagination pour l’imaginer au printemps alors que les collines ne sont pas encore grillées et les rivières pas encore asséchées !)
Thaïlande authentique English translation pending
by UmmSophiane · 2014-11-09 · 90 replies
Hello,

Je viens vers vous car après lecture des discussions sur les forums, après mon achat et lecture partielle du guide du routard 2015...J'ai l'impression qu'il n'y a plus grand chose d'authentique à voir dans ce pays, qu'il s'agisse des marchés flottants, des treks et visites des tribus du nord....

Et même pour les activités, je ne sais pas où les gens ont vu des massages à 2€ et tout autre chose à prix dérisoire, car sur le routard, tout à l'air beaucoup plus cher que ce que j'entends ou lis.

Pour le trek, y a t-il des personnes qui ont fait leur truc en solo ? Des conseils ?

Merci si vous avez des bonnes adresses, des lieux authentiques à me conseiller, car d'après ce que je lis, ça ressemble presque à Marrakech en terme "d'attrape touristes"...
Pouboires, frais de service à bord chez MSC... facultatifs? English translation pending
by Balou71 · 2014-10-25 · 344 replies
Bonjour je viens d'avoir en ligne le service réservation de MSC. J'ai fait un devis pour une croisière et l'hôtesse m'a dit que les pourboires, c'est à dire les 8,50 euros de frais de service à bord par jour et par personne sont facultatifs. Pour ne pas les règler il suffit de remplir un papier lors de la croisière. Ai-je mal compris ou connaissiez vous cette info? Merci Balou

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