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Trois semaines à la Réunion pour faire des randonnées avec enfants English translation pending
Nous envisageons de partir 3 semaines à la réunion l'été prochain (juillet/août) pour y faire principalement de la randonnée à la journée. Nous sommes habitués à faire de la randonnée dans les Pyrénées, le Massif Central, les Alpes etc, mais les randos de la réunion ont l'air vraiment difficiles du fait du relief. Nous avons 2 enfants qui auront 16 et 12 ans au moment du voyage. Seulement notre fils de 16 ans est hémiplégique... Il marche très bien (nous avons fait cette année un dénivelé de 930 m avec lui dans le parc des écrins et plusieurs de plus de 800 m) avec son baton de marche mais a besoin d'aide en terrain très accidenté. Je m'attends à un terrain très difficile à la Réunion et je crains pour lui : les randos seront-elles réalisables pour lui ?
Qu'en pensez-vous ?
Sinon nous pensons louer des maisons (Gites de France ou autres) dans 3 endroits différents, les mieux adaptés pour sillonner l'île sans avoir à passer tout notre temps en voiture... Sans doute une location à St Pierre (?). Sinon aucune idée encore pour l'instant pour les 2 autres endroits à trouver... Quels seraient les lieux les plus propices ?
Mon mari va également faire un peu de plongée (niveau 1), et nous aimerions faire du snorkeling. Nous avons lu qu'il y a également des bateaux bulles qui proposent des sorties en mer à la découverte des fonds marins. Et aussi à la rencontre des dauphins. Qu'en pensez-vous ? Est-ce des pièges à touristes ou est-ce vraiment valable ? Voit-on vraiment bien les poissons ? Et a-t-on réellement des chances de voir des dauphins ?
Cela fait beaucoup de questions d'un seul coup il est vrai, aussi je vous remercie d'avance infiniment pour vos réponses.
Islande: les gués? English translation pending
Salut,
Je suis en train de faire des recherches pour voyages en Islande. Pardonnez mon ignorance mais c'est quoi exactement des gués? Lu des histoires épeurantes, styles faire attention pour tester la profondeur avec bottes car tu peux glisser et descendre 10 pied plus loin...attends le passage d'un autre pour voir...etc. C'est des minis lacs d'eau? Vraiment dangereux? Prendre un baton pour tester profondeur? Que c'est que c'est ça🤪???
Se loger à Boston pour quelques nuits en juillet? English translation pending
Connaissez vous des plans de logement pour juste quelques nuits à Boston pour 3 personnes (2 adultes et une ado) en juillet tout en restant raisonnable sur le prix (entre 50 $ et 80 $).
Merci bien
Trajet Arequipa-Puerto Maldonado: logement, transports... English translation pending
Bonjour,
Je serai pour la première fois au Pérou en juillet de cette année et y resterai 2 mois avec ma femme et nos 2 enfants de 8 et 3 ans. De Lima, nous descendrons à Arequipa pour retrouver un ami qui maintenant y habite. Nous comptons ensuite nous rendre à puerto maldonado pour y trouver un bateau de marchandises qui se rend au Pérou via le Rio Madre De Dios. Auriez vous des infos de logement, et sur des moyens de transport ( terrestre ) pour le trajet Arequipa/Puerto Maldonado, le type de logement que nous pouvons trouver à Puerto Maldonado (pas d'hôtel étoilé svp ) et où je peux me renseigner pour embarquer sur un bateau. Ensuite, est il possible de s'arrêter quelques temps dans un village qui borde le Rio avant de réembarquer sur un autre bateau à destination de la Bolivie.
Voilà, c'est peut être un peu confus, mais tout début de piste sera le bienvenu.
Merci
Je serai pour la première fois au Pérou en juillet de cette année et y resterai 2 mois avec ma femme et nos 2 enfants de 8 et 3 ans. De Lima, nous descendrons à Arequipa pour retrouver un ami qui maintenant y habite. Nous comptons ensuite nous rendre à puerto maldonado pour y trouver un bateau de marchandises qui se rend au Pérou via le Rio Madre De Dios. Auriez vous des infos de logement, et sur des moyens de transport ( terrestre ) pour le trajet Arequipa/Puerto Maldonado, le type de logement que nous pouvons trouver à Puerto Maldonado (pas d'hôtel étoilé svp ) et où je peux me renseigner pour embarquer sur un bateau. Ensuite, est il possible de s'arrêter quelques temps dans un village qui borde le Rio avant de réembarquer sur un autre bateau à destination de la Bolivie.
Voilà, c'est peut être un peu confus, mais tout début de piste sera le bienvenu.
Merci
Quoi visiter au parc national de Zion? (États-Unis) English translation pending
Grâce à vous tous j'ai défini mon itinéraire, maintenant j'affine les ballades à faire dans chaque parc.
Nous sommes 2 adultes + 2 ados (13 et 16). Madame à le vertige et on est des marcheurs moyens (ballade de 3 heures est plutôt un maximum)
On sera à Zion en Aout à partir de 14h (environ) au lendemain matin ou nous voulons reprendre la route vers Bryce.
J'hésite entre: - Emerald Pool (à priori 2 heures de marche sans difficulté), la ballade plait à madame car c'est une boucle - Angel's Landing mais uniquement jusqu'à Scout Lookout (même durée à priori mais plus difficile), seulement je lis qu'il y a des problèmes si on a le vertige, cette ballade est-elle belle en elle-même ou uniquement de part le point de vue qu'on atteint ? - Riverside Walk + le début de Narrows jusqu'à Oderville Canyon, si c'est possible en moins de 3 heures aller retour. Seulement on marche dans l'eau, alors amener du materiel spécifique uniquement pour une ballade ?. Est-ce difficile ou facile, quel est le niveau d'eau (genoux ou à la taille), Fait-on la ballade en maillot de bain et qu'en est-il des affaires ? - Dernière version: faire le début de chaque ballade, mais là ou nous prendra pour des japonais (d'autant plus que d'après les photos c'est plutôt des boulevards remplis de monde !)
Le lendemain matin je pensais faire Canyon Overlook et Checkerboard en repartant
Si vous avez des conseils ou des remarques pour m'aider à choisir ce serait sympa
J'hésite entre: - Emerald Pool (à priori 2 heures de marche sans difficulté), la ballade plait à madame car c'est une boucle - Angel's Landing mais uniquement jusqu'à Scout Lookout (même durée à priori mais plus difficile), seulement je lis qu'il y a des problèmes si on a le vertige, cette ballade est-elle belle en elle-même ou uniquement de part le point de vue qu'on atteint ? - Riverside Walk + le début de Narrows jusqu'à Oderville Canyon, si c'est possible en moins de 3 heures aller retour. Seulement on marche dans l'eau, alors amener du materiel spécifique uniquement pour une ballade ?. Est-ce difficile ou facile, quel est le niveau d'eau (genoux ou à la taille), Fait-on la ballade en maillot de bain et qu'en est-il des affaires ? - Dernière version: faire le début de chaque ballade, mais là ou nous prendra pour des japonais (d'autant plus que d'après les photos c'est plutôt des boulevards remplis de monde !)
Le lendemain matin je pensais faire Canyon Overlook et Checkerboard en repartant
Si vous avez des conseils ou des remarques pour m'aider à choisir ce serait sympa
Midnight Hanoï Express English translation pending
Enfin quand même!
Quatre jours consécutifs avec entre 6 et 13 heures de transport, ça commençait à faire!!!
Il est enfin temps de poser mon sac pour plus qu'une nuit à un endroit et le fait de le faire à Hanoï, je ne sais pas pourquoi mais je le sens bien. La ville jouit d'un charme certain. Il y a beau y avoir un traffic de foldingo, tout est à échelle humaine, pas de grands immeubles récents, il y a des parcs, des lacs et en plus pour couronner le tout, je suis réellement en bonne compagnie avec ceux qui comme moi, sont des pieds nicklés : Nat, Jo, Dani et Marius.
On s'entend comme larrons en foire et ça ne fait que commencer puisque chacun sauf Marius a encore un mois devant lui dans ce pays plein de promesses qu'est le Vietnam... Marius, lui n'a qu'une grosse semaine encore dans le pays avant de s'en retourner chez lui, c'est triste mais ça a au moins le mérite de nous faire garder le rythme.
A propos de rythme, celui du lendemain est vraiment piano mais comment pourrait-il en être autrement? Ca fait belle lurette qu'on a pas été obligé de se lever aux aurores et implicitement, il s'est décidé que celui ou celle qui ferait sonner une quelconque sonnerie se verrait jeter par dessus bord à coups de sabre. Il est 11h quand les premiers commencent à ouvrir les yeux. Il ne s'agit pas de moi, c'est l'évidence. Ca a beau être encore le matin, c'est tout de même suffisament tard même pour le Braïce qui s'est battu avec l'archos jusqu'à 3h pour parvenir enfin à mettre les photos d'Anghkor en ligne alors que tous les autres sans exception dormaient déjà depuis de longues heures. Et comme on a qu'une salle de bain pour cinq, ça laisse encore largement le temps de végéter avant que mon tour ne vienne. Finalement, on est prêt à battre le tarmac vers 12h30 ce qui montre bien qu'on est pas des foudres de guerre en cette journée de récupération. En plus, Nathalie ne se sent pas mieux depuis Dien Bien Phu, sa tension est en berne et sa tête, une centrifugeuse. Sa santé apparente est telle qu'après un petit déjeuner commun, on décide avec Jo et Marius de l'accompagner jusqu'à l'ambassade de France qui abrite un hopital. C'est aussi l'occasion d'une bonne balade à pieds dans la ville au nom d'Orient.
L'ambassade de France est située, je vous le donne en mille, dans le quartier des ambassades. Il y a donc de partout de grandes maisons coloniales, des arbres, c'est classe et ça le vaut bien. Même si c'est fermé, car on est samedi, c'est aussi l'occasion pour moi quand on y est de mettre un pied à travers la grille d'entrée et de poser la semelle en territoire français. Je sais, c'est futile mais c'est plaisir!!!! Et nouveau manque de bol, l'hopital de l'ambassade a fermé voilà plusieurs mois et il faut partir à la recherche de l'hopital français d'Hanoï qui a pris ses quartiers un peu plus loin. On s'excentre donc un peu plus, prenant le risque à chaque pas de se perdre un peu plus, mais comme on est quatre, ça fait quatre sens de l'orientation à mettre en commun! Heureusement car s'il fallait ne s'en tenir qu'au mien...
On parvient donc à l'hopital recherché, Nat retrouve des couleurs. C'est parti pour la consultation pendant qu'en bons chevaliers servants, on attend sagement. Devant nous, dans la salle d'attente, est affiché l'organigramme de l'hopital. On peut ainsi voir que le gastro-entérologue s'appelle docteur Landreau ce qui tombe plutôt bien puisqu'il officiait aussi à reguler le transit des buts encaissés par le PSG. Gloire à lui!!! Pour le reste, tous les médecins vietnamiens de l'hopital s'appellent N'Guyen, sacré famille! Mes hommages à la maman!!
Au bout du compte, Nat est de retour après plus d'une heure d'entretiens et autres examens. Elle se fait prescrire une batterie de médicaments ainsi qu'un test de grossesse pour rajouter un peu de piment à cette mayonnaise médicamenteuse. Ne nous reste plus qu'à retourner à la GH et retrouver Dani parti faire je ne sais quoi. On y est à 17h, la journée est bien avancée et comme Dani n'est pas encore là, on a plus qu'à feignanter de re-chef ce qui n'est pour déplaire à personne. Alors qu'il arrive peu de temps après, lui nous voyant dans des positions bien confortables répartis à travers la chambre n'a qu'une envie : nous rejoindre et faire de même. Et puis, comme de toutes façons, on est très à l'aise comme ça, on a pas très envie d'aller batifoler à travers la ville.
On reste comme ça, à osciller entre sièges et matelas pendant deux heures et c'est pas du luxe. A 19h quand même, on se remet sur le départ. Il nous brule littéralement, non je déconne, d'aller déambuler dans les allées du marché de nuit qui passe pour être le plus grand du pays. On s'y rend donc avec plus de difficultés que l'après-midi vu qu'il fait nuit et qu'on marche au radar mais on y arrive quand même. Sur place, c'est toute une rue qui est devenue piétonne pour que, sur plus d'un kilomètre, s'étalent les vendeurs de toute la daube "made in China" qu'il est possible de trouver. Des culottes, des jouets, des chaussures, des lunettes de soleil, des ustensils de cuisine, c'est une caverne d'Ali Baba cheap à ciel ouvert et noire de monde. Déjà une heure plus tard, on en a pleins les bottes de ce grand cirque, c'est l'heure de passer à table en commençant par un remplissage de godets en règle à l'aide de quelques cocktails muticolores. C'est ensuite l'heure de la souplette jusqu'au moment où on quitte les lieux pour s'assoir de nouveau étancher notre soif. Le bar est tranquille, la musique italienne. Tout le répertoire d'Andrea Bocelli à Eros Ramazotti y passe. Les barmen n'ont beau rien avoir d'autre à nous proposer que ce désert créatif, on reste malgré tout jusqu'à la fermeture, à minuit, heure à laquelle les policiers font le tour des établissements pour réclamer leur enveloppe ou la fermeture. Le bar ferme et nous aussi, on tire le rideau sur cette première journée complète ici.
Et demain, c'est promis, on accélère... Enfin si on veut...
Et surtout si on peut car il est encore bien tard quand on daigne mettre le nez dehors. Il faut dire qu'il fait gris et qu'on se sent à l'hotel comme à la maison, la compagnie en plus. Afin de ne pas se perdre et aussi parce que c'est joli, on retourne voir du côté de la cathédrale pour un petit déjeuner à la française s'il vous plait. Des croissants, des sandwishs, pas question de tenter des expériences culinaires exotiques à l'heure où les papilles s'éveillent à la vie. Ensuite, on entame le parcours culturel local à commencer par le mausolée de l'ami Ho Chi Minh qui doit troner inerte derrière une vitrine si tout va bien. On prend donc un taxi pour éviter les efforts, partager les frais et surtout éviter de se perdre. Le batiment a tout de l'architecture stalinienne, un énorme bloc de béton avec des trous dedans pour faire les portes et pour adoucir le tout un grand parc verdoyant tout autour. Pour le parc, on aura tout le temps, on file direct voir l'oncle Ho. Une porte fermée, une deuxième pareil et ainsi de suite. Ho Chi Minh est une personne difficile dont il s'avère qu'on ne peut le visiter qu'en matinée. Il va donc falloir revenir plus tard. Le temps de se rendre compte de notre erreur, les premières gouttes se mettent à tomber, et comme rien ne s'obtient facilement, c'est des trombes d'eau qui s'abattent maintenant sur la ville. Et nous, on a un parc à visiter... On entreprend malgré la pluie qui tombe de quand même mettre le nez dehors, c'est pas de l'eau qui va se mettre en travers de notre pain quotidien!! Et comme on a bien fait! Après quelques minutes, la pluie s'estompe comme récompensant nos efforts. On va donc pouvoir marcher le nez au vent sans se soucier de savoir si on a un imperméable, vu que comme on en a pas... On flane donc. On passe notamment devant la pagode à un pilier qui est sensée être un des batiments les plus anciens du pays. C'est une petite maison construite sur un large pilier mais détail amusant, le pilier est fait en béton... Si quelqu'un peut m'expliquer le stratagème, je suis preneur... Au total, cette balade nous prend bien une heure et demie à l'issue de laquelle on en a pas encore fini.
A quelques centaines de mètres de là est un autre incontournable : le Temple de la Littérature construite au XIème siècle comme la pagode à un pilier. C'est la première université du pays qui a été fondée par Confucius en personne, ça vous installe l'ambiance. C'est une oasis de tranquilité dans cet océan de bruit qu'est Hanoï qu'on finit par rejoindre à pieds comme quoi on est pas plus con qu'un autre. A l'intérieur, aux jardins succèdent les temples, à l'accalmie succède la pluie qui cette fois s'abat pour de bon. Ca nous permet de voir un défilé de mode un peu particulier puisqu'il s'agit de capes de pluie qui recouvrent sans exception tous les touristes des pieds à la tête. Du bleu au rose en passant par le jaune, il y en a pour tout les gouts sauf les notres à première vue puisqu'on est encore plus des touristes que les autres, rien à se mettre sur les épaules pour se protéger... C'est donc sous une pluie battante qu'on enchaine les vénérables batiments. Et comme de toute façon trempés pour trempés, on ne va pas dormir ici, c'est en marchant qu'on s'en va comme des princes à la recherche d'un établissement capable de nous servir attablés une boisson chaude et un encas puisqu'à l'extérieur, en plus de dracher, il doit faire dans les 15°. C'est donc fait le temps d'être bien ruinés de flotte, tous les bars et autres cafés ont été pris d'assault bien avant qu'on puisse se décider... Donc après l'effort, le réconfort d'une table bien mise avant de remettre le cap vers la maison en taxi en lui demandant de nous laissez à la cathédrale puisqu'on est pas foutu de se souvenir du nom de notre hotel.
En arrivant devant le saint endroit, des voix se font entendre à l'intérieur. C'est l'heure de la messe et c'est pas tant par excès de Foi que par gout pour l'inconnu, qu'on pénètre à l'intérieur. Là, c'est bondé de monde, la religion fait recette. Et en bons pratiquants, tous les vietnamiens présents entonnent les chants adéquats rendant l'atmosphère divine, c'est le cas de le dire. Toutes ses voix qui résonnent à l'unisson, y'a pas à dire, c'est beau. On reste donc de longues minutes à écouter les douces mélodies jusqu'au moment où on a tous notre quota de recueuillement, c'est le moment de rentrer.
Au retour à l'hotel, c'est surtout le moment de suspense de la journée. Nat qui prend avec assiduité ses médicaments avait jusque là oublié de faire le test de grossesse. Si c'est positif, c'est le champagne assuré, on en a tous des frissons d'excitation pendant qu'elle doit avoir des frissons d'un tout autre registre. De façon quasi-instantanée, le soufflet retombe, le test est négatif, tant pis pour le champagne. Et tant mieux pour tout le monde, l'aventure continue!!
On reste alors dans la chambre un bon petit moment à ce dire que ce soir, malgré le résultat du test, on peut quand même faire la fête et gouter à la vie nocturne locale. Pour nous faire patienter en plus de nous mettre en bouche, je pars acheter une bouteille de whisky ainsi qu'une bouteille de coca qui serviront à nous mettre de bonne humeur pour toute la nuit. Elles sont toutes deux descendues dans les deux heures qui suivent et qui précèdent le resto du soir. Après s'être débarrasser de notre faim dinatoire quotidienne du côté du marché de nuit où j'ai acheté une guirlande de Noël rouge du plus belle effet autour de mon cou pour le reste de la soirée, on s'efforce donc de trouver un endroit à la hauteur de nos espérances pour pouvoir nous y déhancher toute la nuit. On prend alors un taxi. La seule adresse à notre disposition vient du LP. On s'efforce donc de nous y faire conduire et quand le chauffeur a enfin saisi et qu'on arrive sur place, on est comme des cons, il n'y a pas de boite, même pas un troquet, c'est dire... Donc on ne peut ensuite que s'en remettre à notre chauffeur. La seule recommandation qu'on parvient à lui faire comprendre, c'est qu'on veut un endroit où ça bouge et où ça boit. Il faut dire qu'on est lancé... Cette dernière précision vaut particulièrement pour Jo qui a déjà bien abusé du jaja et qui est gai comme un pinson. Le taxi nous arrête alors devant un bar dansant sur le thème du far-west. Tous les serveurs sont en cowboys et les serveuses en tabliers d'inspiration saloonesque. Mais il est déjà 11h15 et on apprend que le bar ferme à minuit. A minuit? Ils ne savent pas à qui il ont affaire!! On redécolle illico-presto. On reprend un autre taxi. Nouvelle bataille pour se faire comprendre. Et après plusieurs minutes de tractations, on est reparti vers ce qui semble bien être une boite de nuit. On demande aux personnes postées à l'entrée l'heure de fermeture. Minuit, encore. Et puis après tout c'est pas grave. Maintenant qu'on est là, on peut quand même aller faire un tour même si ça ferme dans dix minutes! On entre donc et à l'intérieur, il y a une grande scène avec des rampes verticales comme celles qu'on trouve dans les casernes de pompiers. Mais sur scène personne, c'est vraiment la fin même si ça n'arrête pas les serveuses qui nous proposent des boissons aux prix rappelant les Champ Elysées pour qu'on les boivent au lance-pierres. Pas question d'accepter, nous, tout ce qu'on veut ici, c'est danser. On se lance alors dans des gesticulations de tous les diables pendant que Jo monte sur la scène. En un éclair, un policier monte aussi et l'en fait descendre quasi manu-militari, ambiance... En tout cas, nous, ça nous a bien fait marrer et on repart de plus belle dans une danse endiablée cette fois en direction de la sortie. Derrière nous, c'est le reste des clients qui suit, c'est la fermeture. Ennuyés, angoissés, interloqués, on ne peut décemment pas croire que tout ferme à minuit comme si les Vietnamiens avaient lu avec un peu trop d'assiduité l'histoire de Cendrillon! Il doit bien y avoir un endroit ouvert jusqu'à pas d'heure avec de la musique dedans!! On entame donc un nouveau round de discussions avec les chauffeurs de taxi pendant que Jo vole de voiture en voiture à l'affut de la moindre blague à faire. Le bougre est déchainé, intenable. C'est déjà improbable pour nous d'aller dormir maintenant mais pour lui, c'est impossible, il est à 300%, en pleine montée, un avis de tempête à lui tout seul!! Tant bien que mal, après avoir parlé à pas moins d'une demie douzaine de chauffeur, il y en a un qui a un endroit à nous proposer. C'est parti mon kiki!!
Il est maintenant 0h30 quand on s'arrête une nouvelle et finalement dernière fois. Nous sommes sur les rives du Hong Song, la rivière locale, sur la rive de laquelle est amarrée une péniche qui fait parler les basses dans un rayon de deux cents mètres. A défaut d'avoir trouvé le Graal, ça y est cette fois on la tient notre nuit endiablée!!! C'est effectivement une boite flottante avec sa piste de danse fourmillante, son disc-jockey rivé aux platines et son bar déversant des litres de mojitos. On est donc lancé comme des TGV, impossibles à arrêter, tournoyant encore et encore jusqu'au bout de la nuit. Et chaque fois qu'on en a pleins les bottes, un cocktail suffit à nous remettre en selle. Et quand ça ne suffit pas, une coursive extérieure permet à tous de faire baisser la température devant le fleuve endormi. Et si ça ne suffit vraiment pas, il y a en plus une table de billard où avec Marius, on fait tomber les têtes. Jusqu'à 4H30 du matin, on se sent vraiment dans notre élément. Jo est l'égérie officielle du dancefloor où il prend une centaine de photos de tous ceux qui ont le bonheur de lui tomber sous la main. Nat est la muse transpirante de chaud que chaque artiste est en droit d'espérer. Dani est le phare dans cette nuit où sa tête dodelinante dépasse de la masse. Marius est en cadence. Et moi, j'ai une banane large comme la péniche. On est tellement à notre aise qu'à la fin de la soirée Jo ne se préoccupe plus de rien et demande à qui veut bien l'entendre hurler s'il a du tilleul en réserve. Pas très intelligent dans une ville comme Hanoï mais comme c'est sans conséquences, c'est hilarant!
Finalement ce soir, malgré le rythme tonitruand, on n'aura à déplorer aucune victime et c'est tous ensemble qu'on retourne à l'hotel la tête encore pleine de bruit. Taxi! Direction la maison!! Ou alors la cathédrale, je sais plus trop... Au moment du coucher, j'ai encore toute ma tête et fais le décompte de mes amis voulant se joindre à moi pour aller voir Ho Chi Minh le lendemain matin puisque c'est seulement avant 11h que le bougre accepte de voir du monde. Et malgré l'heure plus que tardive et l'alcoolémie plus qu'avancée, c'est la bouche en coeur, que d'une seule voix tout le monde répond Moi!! Increvables, qu'on est, increvables.
Et Ho matin, comme attendu, je suis sur le sentier de la guerre dès 9h30 prêt à en découdre enfin avec Ho. J'ai beau avoir les cheveux qui tirent un peu, il en faut plus pour m'arrêter. De toute façon, il faudra bien se lever pour y aller, alors aujourd'hui ou un autre jour, quelle différence? Je fais ensuite le tour des lits pour réveiller les Beaux et la Belle au Bois Dormant. Qui est-ce qui veut se lever? Deux réponses positives, deux gaillards : Dani et Jo. Deux réponses en forme de Hmmmmmmmm, j'ai sommeiiiiiiiil : Nat et Marius. Qu'il en soit ainsi. On part donc en taxi, trop embrumés pour espérer ne serait-ce que tenter le chemin à pieds, vers le mausolée. Il fait beau. Jusqu'ici tout va bien. Et ce matin, pas de fiorritures, on se dirige directement vers l'entrée du tombeau géant. On connait le chemin... La porte se dresse devant nous. On la pousse, fermée. On la tire, fermée. C'est à n'y rien comprendre, c'est pourtant le matin!!! On demande finalement conseil au guide d'un groupe qui passait par là. - Mais, mes p'tits gars, c'est fermé le lundi voyons!! Peu importe que ce soit le matin ou pas, le lundi c'est tintin!!! Je crois qu'à nous trois, on lui aurait fait bouffer ses brochures à notre nouvel ami guide si on vivait dans l'anarchie totale. C'est donc finalement la queue entre les jambes, assomés par la fatigue rendue évidente après le rejet que nous nous en sommes rentrés à nos quartiers où Nat et Marius dorment encore, les enfoirés!!
Et cette fois encore, le premier qui fait résonner un réveil, il va voir du pays!! Lundi ou pas!!!!!
Je ne me souviens plus ensuite à quelle heure on a émergé mais ce dont je me souviens c'est que l'ambiance était bien calme et bien en décallage avec la veille au soir et qu'on a pas franchement activé le rythme de toute la journée.
Chose constructive quand même, on a réservé par le biais de l'hotel, une escapade de trois jours du côté de la Baie d'Halong à compter du lendemain. En voilà une bonne chose de faite! La route continue et avec un programme comme ça qui se profile, ça fait bien rêver nos esprits engourdis. Et comme du rêve à la réalité il n'y a qu'un bus...
Mais avant d'en arriver là, revenons à aujourd'hui. C'est un peu quartier libre pour tout le monde. Si t'as faim, tu manges. Si t'as sommeil, tu dors. Si tu te sens sale, tu te douches.
Moi en l'occurence, après une après-midi et un début de soirée à ne rien faire de très concret, je décide en partenariat avec Nat et Dani d'aller croquer en ville autour de 21h. On se dirige paisiblement vers le lac pour trouver repas à nos estomacs, version nourrissante de chaussures à nos pieds. On dévore tout ce qu'on nous apporte et c'est vers 23h qu'on reprend le chemin inverse. Dehors, les rues sont déjà désertes comme on avait pu en juger la veille par le manque ou l'absence de vie nocturne par ici.
Au moment de quitter une des artères principales pour s'engouffrer dans une rue adjacente à la lumière blafarde à l'approche de la GH. Un chauffeur de moto-taxi arrive à notre hauteur et nous propose ses services comme cela arrive des centaines de fois dans une journée à Hanoï. - Taxi? Taxi? Comme on est déjà plus très loin et que marcher n'est pas plus rebutant que cela, je lui fais comprendre qu'on est bien comme ça, que ça nous fait prendre l'air de marcher, qu'il peut aller voir ailleurs. Le chauffeur ne se démonte pas pour autant et change son fusil d'épaule. - Tilleul? Tilleul? Je repense alors subitement à Jo la veille que ça titillait fortement de tirer sur un zoint et me dis que ça lui ferait bien plaisir si on rentrait à la chambre avec une surprise parfumée. Je dis alors au type : - Tilleul? Allez pourquoi pas. Qu'est ce que tu as? Non attends, on va allez se mettre dans cette rue sombre à l'abri des regards indiscrets. On poursuit donc notre chemin quelques mètres avec Nat et Dani, le chauffeur de taxi roulant au pas derrière nous. Sur ce, le gars nous sort un petit sachet bien rempli qui aura vite fait de nous faire nous délecter de cette fin de soirée et de l'escapade des prochains jours à venir. Je regarde le tout, m'assure qu'on ne se fait pas refourguer du gazon en boite et je commence à négocier le prix jusqu'à ce que tous les partis soient contents. La transaction peut alors s'opérer dans cette pénombre qui nous entoure avec personne en vue... Je sors de mon portefeuille la somme discutée, la tend à mon interlocuteur, et en échange récupère le précieux sachet. Dans la seconde qui suit, sorti de nulle part, un homme court et se rue vers nous en hurlant : - Police!! Police!! Mon coeur s'agite dans la seconde, secoué qu'il est par des palpitations incontrolables. Mon cerveau, lui, se noie dans les hectolitres d'adrénaline pure. Dans la même seconde, le chauffeur de moto-taxi s'enfuit alors dans un nuage de fumée si je puis dire... L'autre homme arrive à notre hauteur. Impossible de jeter le sachet où que ce soit, trop voyant, celui-ci est donc dans la même main qui tient le portefeuille, en dessous de celui-ci... Pom pom, pom pom, pom pom, pom pom fait mon coeur. - Police!! Qu'est ce que vous avez acheté à cet homme? Hein? Je repète, qu'est ce que vous avez acheté? - Mais rien du tout, c'est un chauffeur de taxi à qui nous avons simplement dit que nous préférions rentrer à pieds plutôt qu'en moto. On a rien acheté, rien du tout. - Je ne vous crois pas, je suis sûr que vous avez quelque chose à cacher!!!!! - Mais non monsieur l'agent rien du tout, regardez!!! Dans cette poche, rien. Dans cette autre poche, rien non plus. Et dans le portefeuille qui est maintenant ouvert, rien non plus. Je vous assure, il y a méprise! Le type en civil qui se dit policier entreprend alors de poursuivre la fouille quand il repère au bout de la rue le chauffeur de moto qui n'a fait qu'une centaine de mètres dans sa fuite et regarde la scène. Le policier se lance alors dans un sprint caractérisé, à la poursuite du chauffeur-dealeur. Le voyant courir dos à nous, mon cerveau ne fait qu'un tour. Je me saisis de ma main libre du sachet objet du délit et de cette folle incartade, et le jète le plus loin possible sur le bas-coté de la route dans un geste qui se veut quand même le plus discret possible. Le type poursuit sa course et s'arrête finalement quand le chauffeur a repris la fuite. C'est alors qu'il fait demi-tour et revient vers nous toujours en courant. Il est encore plus remonté quand il arrive à notre hauteur. Seulement maintenant, je suis libéré du fardeau et peut retrouver un peu de confiance. - Je vous assure, je ne sais pas de quoi il s'agit... - Et moi je vous dis que je sais! - Vous savez quoi? Et puis qu'est ce qui nous prouve que vous êtes vraiment ce que vous dîtes? Montrez-moi votre carte immédiatement! Là-dessus, il me sort une carte flanquée de son nom et de sa photo dont je ne pourrais dire s'il s'agit vraiment d'une carte de police ou d'une carte de bibliothèque. Pas de drapeau vietnamien, pas d'insigne particulier, rien de vraiment représentatif. - C'est bien joli votre carte, mais maintenant puisque je vous dis que je n'ai rien. Regardez encore si le coeur vous en dit mais vous perdez votre temps!! Rien je vous dis!!! Juste l'envie de rentrer à pieds. Sur ce, le prétendu flic lache du lest et nous dit de circuler. Ouf!!! On ne demande pas notre reste et on file dans la nuit vers des cieux plus cléments. Quant au sachet, il peut bien rester par terre, je ne risque pas d'aller le chercher. Il y a beau y avoir écrit abruti sur mon front brulant, il n'y a pas écrit gros abruti, il n'y a pas la place!!
On est donc finalement rentré à l'hotel toujours secoués par les évènements. Dans tout ça, j'ai l'impression d'en ressortir en quelque sorte renforcé car je n'ai à aucun moment ni paniqué ni laissé apparaître de signe de faiblesse ou de doute. Mais au bout du compte, c'est sûr qu'on ne m'y reprendra plus!! La leçon n'est pas compliquée et je l'ai bien apprise!! Pour sûr!!!
Et dans tout ce bordel, une fois rentrés et après avoir débrieffé les évènements avec méticulosité avec les compères, ça m'est toujours impossible de déterminer avec certitude si le flic en était bien un ou pas. Comme si ça comptait... A toi de te faire ta propre idée, tu as tous les éléments du dossier.
C'est donc après avoir tiré sur des clopes et rien d'autre que la tension a fini par baisser. Ca fait quand même une sacrée histoire pour le blog tout ça!! Ca sent la bousculade de commentaires et ça ne serait pas immérité!
Je sens que derrière ton ordi, ta tension en a aussi pris un coup. Pour un peu, je suis sûr que tu en as oublié la visite du temple de la littérature, la pluie et les rendez-vous manqués avec Ho Chi Minh!!! Respire, tout va bien. Demain je t'emmène prendre l'air sur la Baie D'halong. On en a bien besoin..
J'te fais mille bécots emprunts de sobriété. A demain si Dieu veut. Amène!!
A propos de rythme, celui du lendemain est vraiment piano mais comment pourrait-il en être autrement? Ca fait belle lurette qu'on a pas été obligé de se lever aux aurores et implicitement, il s'est décidé que celui ou celle qui ferait sonner une quelconque sonnerie se verrait jeter par dessus bord à coups de sabre. Il est 11h quand les premiers commencent à ouvrir les yeux. Il ne s'agit pas de moi, c'est l'évidence. Ca a beau être encore le matin, c'est tout de même suffisament tard même pour le Braïce qui s'est battu avec l'archos jusqu'à 3h pour parvenir enfin à mettre les photos d'Anghkor en ligne alors que tous les autres sans exception dormaient déjà depuis de longues heures. Et comme on a qu'une salle de bain pour cinq, ça laisse encore largement le temps de végéter avant que mon tour ne vienne. Finalement, on est prêt à battre le tarmac vers 12h30 ce qui montre bien qu'on est pas des foudres de guerre en cette journée de récupération. En plus, Nathalie ne se sent pas mieux depuis Dien Bien Phu, sa tension est en berne et sa tête, une centrifugeuse. Sa santé apparente est telle qu'après un petit déjeuner commun, on décide avec Jo et Marius de l'accompagner jusqu'à l'ambassade de France qui abrite un hopital. C'est aussi l'occasion d'une bonne balade à pieds dans la ville au nom d'Orient.
L'ambassade de France est située, je vous le donne en mille, dans le quartier des ambassades. Il y a donc de partout de grandes maisons coloniales, des arbres, c'est classe et ça le vaut bien. Même si c'est fermé, car on est samedi, c'est aussi l'occasion pour moi quand on y est de mettre un pied à travers la grille d'entrée et de poser la semelle en territoire français. Je sais, c'est futile mais c'est plaisir!!!! Et nouveau manque de bol, l'hopital de l'ambassade a fermé voilà plusieurs mois et il faut partir à la recherche de l'hopital français d'Hanoï qui a pris ses quartiers un peu plus loin. On s'excentre donc un peu plus, prenant le risque à chaque pas de se perdre un peu plus, mais comme on est quatre, ça fait quatre sens de l'orientation à mettre en commun! Heureusement car s'il fallait ne s'en tenir qu'au mien...
On parvient donc à l'hopital recherché, Nat retrouve des couleurs. C'est parti pour la consultation pendant qu'en bons chevaliers servants, on attend sagement. Devant nous, dans la salle d'attente, est affiché l'organigramme de l'hopital. On peut ainsi voir que le gastro-entérologue s'appelle docteur Landreau ce qui tombe plutôt bien puisqu'il officiait aussi à reguler le transit des buts encaissés par le PSG. Gloire à lui!!! Pour le reste, tous les médecins vietnamiens de l'hopital s'appellent N'Guyen, sacré famille! Mes hommages à la maman!!
Au bout du compte, Nat est de retour après plus d'une heure d'entretiens et autres examens. Elle se fait prescrire une batterie de médicaments ainsi qu'un test de grossesse pour rajouter un peu de piment à cette mayonnaise médicamenteuse. Ne nous reste plus qu'à retourner à la GH et retrouver Dani parti faire je ne sais quoi. On y est à 17h, la journée est bien avancée et comme Dani n'est pas encore là, on a plus qu'à feignanter de re-chef ce qui n'est pour déplaire à personne. Alors qu'il arrive peu de temps après, lui nous voyant dans des positions bien confortables répartis à travers la chambre n'a qu'une envie : nous rejoindre et faire de même. Et puis, comme de toutes façons, on est très à l'aise comme ça, on a pas très envie d'aller batifoler à travers la ville.
On reste comme ça, à osciller entre sièges et matelas pendant deux heures et c'est pas du luxe. A 19h quand même, on se remet sur le départ. Il nous brule littéralement, non je déconne, d'aller déambuler dans les allées du marché de nuit qui passe pour être le plus grand du pays. On s'y rend donc avec plus de difficultés que l'après-midi vu qu'il fait nuit et qu'on marche au radar mais on y arrive quand même. Sur place, c'est toute une rue qui est devenue piétonne pour que, sur plus d'un kilomètre, s'étalent les vendeurs de toute la daube "made in China" qu'il est possible de trouver. Des culottes, des jouets, des chaussures, des lunettes de soleil, des ustensils de cuisine, c'est une caverne d'Ali Baba cheap à ciel ouvert et noire de monde. Déjà une heure plus tard, on en a pleins les bottes de ce grand cirque, c'est l'heure de passer à table en commençant par un remplissage de godets en règle à l'aide de quelques cocktails muticolores. C'est ensuite l'heure de la souplette jusqu'au moment où on quitte les lieux pour s'assoir de nouveau étancher notre soif. Le bar est tranquille, la musique italienne. Tout le répertoire d'Andrea Bocelli à Eros Ramazotti y passe. Les barmen n'ont beau rien avoir d'autre à nous proposer que ce désert créatif, on reste malgré tout jusqu'à la fermeture, à minuit, heure à laquelle les policiers font le tour des établissements pour réclamer leur enveloppe ou la fermeture. Le bar ferme et nous aussi, on tire le rideau sur cette première journée complète ici.
Et demain, c'est promis, on accélère... Enfin si on veut...
Et surtout si on peut car il est encore bien tard quand on daigne mettre le nez dehors. Il faut dire qu'il fait gris et qu'on se sent à l'hotel comme à la maison, la compagnie en plus. Afin de ne pas se perdre et aussi parce que c'est joli, on retourne voir du côté de la cathédrale pour un petit déjeuner à la française s'il vous plait. Des croissants, des sandwishs, pas question de tenter des expériences culinaires exotiques à l'heure où les papilles s'éveillent à la vie. Ensuite, on entame le parcours culturel local à commencer par le mausolée de l'ami Ho Chi Minh qui doit troner inerte derrière une vitrine si tout va bien. On prend donc un taxi pour éviter les efforts, partager les frais et surtout éviter de se perdre. Le batiment a tout de l'architecture stalinienne, un énorme bloc de béton avec des trous dedans pour faire les portes et pour adoucir le tout un grand parc verdoyant tout autour. Pour le parc, on aura tout le temps, on file direct voir l'oncle Ho. Une porte fermée, une deuxième pareil et ainsi de suite. Ho Chi Minh est une personne difficile dont il s'avère qu'on ne peut le visiter qu'en matinée. Il va donc falloir revenir plus tard. Le temps de se rendre compte de notre erreur, les premières gouttes se mettent à tomber, et comme rien ne s'obtient facilement, c'est des trombes d'eau qui s'abattent maintenant sur la ville. Et nous, on a un parc à visiter... On entreprend malgré la pluie qui tombe de quand même mettre le nez dehors, c'est pas de l'eau qui va se mettre en travers de notre pain quotidien!! Et comme on a bien fait! Après quelques minutes, la pluie s'estompe comme récompensant nos efforts. On va donc pouvoir marcher le nez au vent sans se soucier de savoir si on a un imperméable, vu que comme on en a pas... On flane donc. On passe notamment devant la pagode à un pilier qui est sensée être un des batiments les plus anciens du pays. C'est une petite maison construite sur un large pilier mais détail amusant, le pilier est fait en béton... Si quelqu'un peut m'expliquer le stratagème, je suis preneur... Au total, cette balade nous prend bien une heure et demie à l'issue de laquelle on en a pas encore fini.
A quelques centaines de mètres de là est un autre incontournable : le Temple de la Littérature construite au XIème siècle comme la pagode à un pilier. C'est la première université du pays qui a été fondée par Confucius en personne, ça vous installe l'ambiance. C'est une oasis de tranquilité dans cet océan de bruit qu'est Hanoï qu'on finit par rejoindre à pieds comme quoi on est pas plus con qu'un autre. A l'intérieur, aux jardins succèdent les temples, à l'accalmie succède la pluie qui cette fois s'abat pour de bon. Ca nous permet de voir un défilé de mode un peu particulier puisqu'il s'agit de capes de pluie qui recouvrent sans exception tous les touristes des pieds à la tête. Du bleu au rose en passant par le jaune, il y en a pour tout les gouts sauf les notres à première vue puisqu'on est encore plus des touristes que les autres, rien à se mettre sur les épaules pour se protéger... C'est donc sous une pluie battante qu'on enchaine les vénérables batiments. Et comme de toute façon trempés pour trempés, on ne va pas dormir ici, c'est en marchant qu'on s'en va comme des princes à la recherche d'un établissement capable de nous servir attablés une boisson chaude et un encas puisqu'à l'extérieur, en plus de dracher, il doit faire dans les 15°. C'est donc fait le temps d'être bien ruinés de flotte, tous les bars et autres cafés ont été pris d'assault bien avant qu'on puisse se décider... Donc après l'effort, le réconfort d'une table bien mise avant de remettre le cap vers la maison en taxi en lui demandant de nous laissez à la cathédrale puisqu'on est pas foutu de se souvenir du nom de notre hotel.
En arrivant devant le saint endroit, des voix se font entendre à l'intérieur. C'est l'heure de la messe et c'est pas tant par excès de Foi que par gout pour l'inconnu, qu'on pénètre à l'intérieur. Là, c'est bondé de monde, la religion fait recette. Et en bons pratiquants, tous les vietnamiens présents entonnent les chants adéquats rendant l'atmosphère divine, c'est le cas de le dire. Toutes ses voix qui résonnent à l'unisson, y'a pas à dire, c'est beau. On reste donc de longues minutes à écouter les douces mélodies jusqu'au moment où on a tous notre quota de recueuillement, c'est le moment de rentrer.
Au retour à l'hotel, c'est surtout le moment de suspense de la journée. Nat qui prend avec assiduité ses médicaments avait jusque là oublié de faire le test de grossesse. Si c'est positif, c'est le champagne assuré, on en a tous des frissons d'excitation pendant qu'elle doit avoir des frissons d'un tout autre registre. De façon quasi-instantanée, le soufflet retombe, le test est négatif, tant pis pour le champagne. Et tant mieux pour tout le monde, l'aventure continue!!
On reste alors dans la chambre un bon petit moment à ce dire que ce soir, malgré le résultat du test, on peut quand même faire la fête et gouter à la vie nocturne locale. Pour nous faire patienter en plus de nous mettre en bouche, je pars acheter une bouteille de whisky ainsi qu'une bouteille de coca qui serviront à nous mettre de bonne humeur pour toute la nuit. Elles sont toutes deux descendues dans les deux heures qui suivent et qui précèdent le resto du soir. Après s'être débarrasser de notre faim dinatoire quotidienne du côté du marché de nuit où j'ai acheté une guirlande de Noël rouge du plus belle effet autour de mon cou pour le reste de la soirée, on s'efforce donc de trouver un endroit à la hauteur de nos espérances pour pouvoir nous y déhancher toute la nuit. On prend alors un taxi. La seule adresse à notre disposition vient du LP. On s'efforce donc de nous y faire conduire et quand le chauffeur a enfin saisi et qu'on arrive sur place, on est comme des cons, il n'y a pas de boite, même pas un troquet, c'est dire... Donc on ne peut ensuite que s'en remettre à notre chauffeur. La seule recommandation qu'on parvient à lui faire comprendre, c'est qu'on veut un endroit où ça bouge et où ça boit. Il faut dire qu'on est lancé... Cette dernière précision vaut particulièrement pour Jo qui a déjà bien abusé du jaja et qui est gai comme un pinson. Le taxi nous arrête alors devant un bar dansant sur le thème du far-west. Tous les serveurs sont en cowboys et les serveuses en tabliers d'inspiration saloonesque. Mais il est déjà 11h15 et on apprend que le bar ferme à minuit. A minuit? Ils ne savent pas à qui il ont affaire!! On redécolle illico-presto. On reprend un autre taxi. Nouvelle bataille pour se faire comprendre. Et après plusieurs minutes de tractations, on est reparti vers ce qui semble bien être une boite de nuit. On demande aux personnes postées à l'entrée l'heure de fermeture. Minuit, encore. Et puis après tout c'est pas grave. Maintenant qu'on est là, on peut quand même aller faire un tour même si ça ferme dans dix minutes! On entre donc et à l'intérieur, il y a une grande scène avec des rampes verticales comme celles qu'on trouve dans les casernes de pompiers. Mais sur scène personne, c'est vraiment la fin même si ça n'arrête pas les serveuses qui nous proposent des boissons aux prix rappelant les Champ Elysées pour qu'on les boivent au lance-pierres. Pas question d'accepter, nous, tout ce qu'on veut ici, c'est danser. On se lance alors dans des gesticulations de tous les diables pendant que Jo monte sur la scène. En un éclair, un policier monte aussi et l'en fait descendre quasi manu-militari, ambiance... En tout cas, nous, ça nous a bien fait marrer et on repart de plus belle dans une danse endiablée cette fois en direction de la sortie. Derrière nous, c'est le reste des clients qui suit, c'est la fermeture. Ennuyés, angoissés, interloqués, on ne peut décemment pas croire que tout ferme à minuit comme si les Vietnamiens avaient lu avec un peu trop d'assiduité l'histoire de Cendrillon! Il doit bien y avoir un endroit ouvert jusqu'à pas d'heure avec de la musique dedans!! On entame donc un nouveau round de discussions avec les chauffeurs de taxi pendant que Jo vole de voiture en voiture à l'affut de la moindre blague à faire. Le bougre est déchainé, intenable. C'est déjà improbable pour nous d'aller dormir maintenant mais pour lui, c'est impossible, il est à 300%, en pleine montée, un avis de tempête à lui tout seul!! Tant bien que mal, après avoir parlé à pas moins d'une demie douzaine de chauffeur, il y en a un qui a un endroit à nous proposer. C'est parti mon kiki!!
Il est maintenant 0h30 quand on s'arrête une nouvelle et finalement dernière fois. Nous sommes sur les rives du Hong Song, la rivière locale, sur la rive de laquelle est amarrée une péniche qui fait parler les basses dans un rayon de deux cents mètres. A défaut d'avoir trouvé le Graal, ça y est cette fois on la tient notre nuit endiablée!!! C'est effectivement une boite flottante avec sa piste de danse fourmillante, son disc-jockey rivé aux platines et son bar déversant des litres de mojitos. On est donc lancé comme des TGV, impossibles à arrêter, tournoyant encore et encore jusqu'au bout de la nuit. Et chaque fois qu'on en a pleins les bottes, un cocktail suffit à nous remettre en selle. Et quand ça ne suffit pas, une coursive extérieure permet à tous de faire baisser la température devant le fleuve endormi. Et si ça ne suffit vraiment pas, il y a en plus une table de billard où avec Marius, on fait tomber les têtes. Jusqu'à 4H30 du matin, on se sent vraiment dans notre élément. Jo est l'égérie officielle du dancefloor où il prend une centaine de photos de tous ceux qui ont le bonheur de lui tomber sous la main. Nat est la muse transpirante de chaud que chaque artiste est en droit d'espérer. Dani est le phare dans cette nuit où sa tête dodelinante dépasse de la masse. Marius est en cadence. Et moi, j'ai une banane large comme la péniche. On est tellement à notre aise qu'à la fin de la soirée Jo ne se préoccupe plus de rien et demande à qui veut bien l'entendre hurler s'il a du tilleul en réserve. Pas très intelligent dans une ville comme Hanoï mais comme c'est sans conséquences, c'est hilarant!
Finalement ce soir, malgré le rythme tonitruand, on n'aura à déplorer aucune victime et c'est tous ensemble qu'on retourne à l'hotel la tête encore pleine de bruit. Taxi! Direction la maison!! Ou alors la cathédrale, je sais plus trop... Au moment du coucher, j'ai encore toute ma tête et fais le décompte de mes amis voulant se joindre à moi pour aller voir Ho Chi Minh le lendemain matin puisque c'est seulement avant 11h que le bougre accepte de voir du monde. Et malgré l'heure plus que tardive et l'alcoolémie plus qu'avancée, c'est la bouche en coeur, que d'une seule voix tout le monde répond Moi!! Increvables, qu'on est, increvables.
Et Ho matin, comme attendu, je suis sur le sentier de la guerre dès 9h30 prêt à en découdre enfin avec Ho. J'ai beau avoir les cheveux qui tirent un peu, il en faut plus pour m'arrêter. De toute façon, il faudra bien se lever pour y aller, alors aujourd'hui ou un autre jour, quelle différence? Je fais ensuite le tour des lits pour réveiller les Beaux et la Belle au Bois Dormant. Qui est-ce qui veut se lever? Deux réponses positives, deux gaillards : Dani et Jo. Deux réponses en forme de Hmmmmmmmm, j'ai sommeiiiiiiiil : Nat et Marius. Qu'il en soit ainsi. On part donc en taxi, trop embrumés pour espérer ne serait-ce que tenter le chemin à pieds, vers le mausolée. Il fait beau. Jusqu'ici tout va bien. Et ce matin, pas de fiorritures, on se dirige directement vers l'entrée du tombeau géant. On connait le chemin... La porte se dresse devant nous. On la pousse, fermée. On la tire, fermée. C'est à n'y rien comprendre, c'est pourtant le matin!!! On demande finalement conseil au guide d'un groupe qui passait par là. - Mais, mes p'tits gars, c'est fermé le lundi voyons!! Peu importe que ce soit le matin ou pas, le lundi c'est tintin!!! Je crois qu'à nous trois, on lui aurait fait bouffer ses brochures à notre nouvel ami guide si on vivait dans l'anarchie totale. C'est donc finalement la queue entre les jambes, assomés par la fatigue rendue évidente après le rejet que nous nous en sommes rentrés à nos quartiers où Nat et Marius dorment encore, les enfoirés!!
Et cette fois encore, le premier qui fait résonner un réveil, il va voir du pays!! Lundi ou pas!!!!!
Je ne me souviens plus ensuite à quelle heure on a émergé mais ce dont je me souviens c'est que l'ambiance était bien calme et bien en décallage avec la veille au soir et qu'on a pas franchement activé le rythme de toute la journée.
Chose constructive quand même, on a réservé par le biais de l'hotel, une escapade de trois jours du côté de la Baie d'Halong à compter du lendemain. En voilà une bonne chose de faite! La route continue et avec un programme comme ça qui se profile, ça fait bien rêver nos esprits engourdis. Et comme du rêve à la réalité il n'y a qu'un bus...
Mais avant d'en arriver là, revenons à aujourd'hui. C'est un peu quartier libre pour tout le monde. Si t'as faim, tu manges. Si t'as sommeil, tu dors. Si tu te sens sale, tu te douches.
Moi en l'occurence, après une après-midi et un début de soirée à ne rien faire de très concret, je décide en partenariat avec Nat et Dani d'aller croquer en ville autour de 21h. On se dirige paisiblement vers le lac pour trouver repas à nos estomacs, version nourrissante de chaussures à nos pieds. On dévore tout ce qu'on nous apporte et c'est vers 23h qu'on reprend le chemin inverse. Dehors, les rues sont déjà désertes comme on avait pu en juger la veille par le manque ou l'absence de vie nocturne par ici.
Au moment de quitter une des artères principales pour s'engouffrer dans une rue adjacente à la lumière blafarde à l'approche de la GH. Un chauffeur de moto-taxi arrive à notre hauteur et nous propose ses services comme cela arrive des centaines de fois dans une journée à Hanoï. - Taxi? Taxi? Comme on est déjà plus très loin et que marcher n'est pas plus rebutant que cela, je lui fais comprendre qu'on est bien comme ça, que ça nous fait prendre l'air de marcher, qu'il peut aller voir ailleurs. Le chauffeur ne se démonte pas pour autant et change son fusil d'épaule. - Tilleul? Tilleul? Je repense alors subitement à Jo la veille que ça titillait fortement de tirer sur un zoint et me dis que ça lui ferait bien plaisir si on rentrait à la chambre avec une surprise parfumée. Je dis alors au type : - Tilleul? Allez pourquoi pas. Qu'est ce que tu as? Non attends, on va allez se mettre dans cette rue sombre à l'abri des regards indiscrets. On poursuit donc notre chemin quelques mètres avec Nat et Dani, le chauffeur de taxi roulant au pas derrière nous. Sur ce, le gars nous sort un petit sachet bien rempli qui aura vite fait de nous faire nous délecter de cette fin de soirée et de l'escapade des prochains jours à venir. Je regarde le tout, m'assure qu'on ne se fait pas refourguer du gazon en boite et je commence à négocier le prix jusqu'à ce que tous les partis soient contents. La transaction peut alors s'opérer dans cette pénombre qui nous entoure avec personne en vue... Je sors de mon portefeuille la somme discutée, la tend à mon interlocuteur, et en échange récupère le précieux sachet. Dans la seconde qui suit, sorti de nulle part, un homme court et se rue vers nous en hurlant : - Police!! Police!! Mon coeur s'agite dans la seconde, secoué qu'il est par des palpitations incontrolables. Mon cerveau, lui, se noie dans les hectolitres d'adrénaline pure. Dans la même seconde, le chauffeur de moto-taxi s'enfuit alors dans un nuage de fumée si je puis dire... L'autre homme arrive à notre hauteur. Impossible de jeter le sachet où que ce soit, trop voyant, celui-ci est donc dans la même main qui tient le portefeuille, en dessous de celui-ci... Pom pom, pom pom, pom pom, pom pom fait mon coeur. - Police!! Qu'est ce que vous avez acheté à cet homme? Hein? Je repète, qu'est ce que vous avez acheté? - Mais rien du tout, c'est un chauffeur de taxi à qui nous avons simplement dit que nous préférions rentrer à pieds plutôt qu'en moto. On a rien acheté, rien du tout. - Je ne vous crois pas, je suis sûr que vous avez quelque chose à cacher!!!!! - Mais non monsieur l'agent rien du tout, regardez!!! Dans cette poche, rien. Dans cette autre poche, rien non plus. Et dans le portefeuille qui est maintenant ouvert, rien non plus. Je vous assure, il y a méprise! Le type en civil qui se dit policier entreprend alors de poursuivre la fouille quand il repère au bout de la rue le chauffeur de moto qui n'a fait qu'une centaine de mètres dans sa fuite et regarde la scène. Le policier se lance alors dans un sprint caractérisé, à la poursuite du chauffeur-dealeur. Le voyant courir dos à nous, mon cerveau ne fait qu'un tour. Je me saisis de ma main libre du sachet objet du délit et de cette folle incartade, et le jète le plus loin possible sur le bas-coté de la route dans un geste qui se veut quand même le plus discret possible. Le type poursuit sa course et s'arrête finalement quand le chauffeur a repris la fuite. C'est alors qu'il fait demi-tour et revient vers nous toujours en courant. Il est encore plus remonté quand il arrive à notre hauteur. Seulement maintenant, je suis libéré du fardeau et peut retrouver un peu de confiance. - Je vous assure, je ne sais pas de quoi il s'agit... - Et moi je vous dis que je sais! - Vous savez quoi? Et puis qu'est ce qui nous prouve que vous êtes vraiment ce que vous dîtes? Montrez-moi votre carte immédiatement! Là-dessus, il me sort une carte flanquée de son nom et de sa photo dont je ne pourrais dire s'il s'agit vraiment d'une carte de police ou d'une carte de bibliothèque. Pas de drapeau vietnamien, pas d'insigne particulier, rien de vraiment représentatif. - C'est bien joli votre carte, mais maintenant puisque je vous dis que je n'ai rien. Regardez encore si le coeur vous en dit mais vous perdez votre temps!! Rien je vous dis!!! Juste l'envie de rentrer à pieds. Sur ce, le prétendu flic lache du lest et nous dit de circuler. Ouf!!! On ne demande pas notre reste et on file dans la nuit vers des cieux plus cléments. Quant au sachet, il peut bien rester par terre, je ne risque pas d'aller le chercher. Il y a beau y avoir écrit abruti sur mon front brulant, il n'y a pas écrit gros abruti, il n'y a pas la place!!
On est donc finalement rentré à l'hotel toujours secoués par les évènements. Dans tout ça, j'ai l'impression d'en ressortir en quelque sorte renforcé car je n'ai à aucun moment ni paniqué ni laissé apparaître de signe de faiblesse ou de doute. Mais au bout du compte, c'est sûr qu'on ne m'y reprendra plus!! La leçon n'est pas compliquée et je l'ai bien apprise!! Pour sûr!!!
Et dans tout ce bordel, une fois rentrés et après avoir débrieffé les évènements avec méticulosité avec les compères, ça m'est toujours impossible de déterminer avec certitude si le flic en était bien un ou pas. Comme si ça comptait... A toi de te faire ta propre idée, tu as tous les éléments du dossier.
C'est donc après avoir tiré sur des clopes et rien d'autre que la tension a fini par baisser. Ca fait quand même une sacrée histoire pour le blog tout ça!! Ca sent la bousculade de commentaires et ça ne serait pas immérité!
Je sens que derrière ton ordi, ta tension en a aussi pris un coup. Pour un peu, je suis sûr que tu en as oublié la visite du temple de la littérature, la pluie et les rendez-vous manqués avec Ho Chi Minh!!! Respire, tout va bien. Demain je t'emmène prendre l'air sur la Baie D'halong. On en a bien besoin..
J'te fais mille bécots emprunts de sobriété. A demain si Dieu veut. Amène!!
Que faire en dix jours au Cambodge? English translation pending
Je dois passer dix jours au cambodge avec ma copine en fevrier> On desiraient voyager en sac a dos, si vous pouvez me donner quelques idees sur les endroits a voir et ou dormir, amateur de photos. On aimeraient bouger le plus possible: cote, angkor etc...
Merci a vous pour vos infos
Vie à Hammamet English translation pending
allons vivre à yasmine hammamet pendant 3 mois ( janvier février , mars ) quelqu'un pourrait -il nous donner pour faire les courses y a t-il des supermarchés ? et pour la viande y a t-il des boucheries comme en france ? Merci 86 mamy
Souvenirs d'un voyage au Vietnam English translation pending
Je viens d'essayer de vous trnsmettre un texte en pièce jointe, mais cette dernière n'est pas apparue sur l'archive que j'ai conservée ; alors, et des fois qu'elle n'aurait pu passer, je réitère l'envoi dans les lignes ci-dessous.
Merci et cordiales amitiés de VIETALIER.
Souvenirs de voyage au Viet Nam
14 novembre 2009 à 22:58

Vos pages sont souvent occupées par une polémique à propos de motos et de permis de conduire ces engins au VN ; d'autres fois, les " Carnets de voyages " révèlent " de beaux instants de plaisir que je partage volontiers avec leurs auteurs.
A mon tour, je vais vous faire part d'un souvenir de voyage au VN, comportant également les deux sujets, en espérant qu'il plaira à certains " Forumistes ".
Cordiales salutations pour tous de VIETALIER.
HHà Nôi – 24.10.2007 – Mort du motocycliste sur la digue de Bát Tràng L'autre jour, en passant par Bát Tràng, j'ai oublié d'acheter un petit service à café en porcelaine qu'un ami m'a demandé de lui rapporter. Je loue une moto et prends la route vers ce village dont la population entière travaille la belle matière que révèle la magie du feu. Je suis des trains de camions, qui vont et viennent, transportant et livrant les sables et les graviers destinés au béton des chantiers. La poussière vole partout, de grosses bennes me côtoient parfois d'un peu trop près à mon goût. Je vais tout droit chez mon céramiste, qui m'offre le thé, emballe ma commande et me sert une nouvelle tasse de ce breuvage, qui sent bon le jasmin. Lorsque je le quitte enfin, il glisse dans ma sacoche un pochon en jonc tressé dont il me dit que c'est pour me remercier de mes deux passages chez lui[1]. Nous échangeons une poignée de main cordiale et je m'en vais prendre quelques photographies au hasard des ruelles noircies par le charbon, qui serpentent entre les ateliers tout blancs des traces laissées par le kaolin. J'espère que mes clichés seront à la hauteur de mes espérances car les gestes des mouleuses, la sûreté du pinceau des poseuses de décors, sont prodigieux de goût et d'élégance. Encore deux ou trois images de ces étonnants forçats, qui poussent leurs extraordinaires bicyclettes genre Dien Bien Phu chargées de plus de deux cents kilos de poteries bien arrimées ; voilà qui est fait et je prends le chemin du retour. Je presse un peu l'allure afin d'éviter les encombrements de fin d'après-midi et je prends un raccourci qui passe par la digue nord du Fleuve Rouge ; au sortir d'un de ses méandres, la circulation est bloquée par une suite de véhicules arrêtés au milieu d'une foule considérable ; j'arrive à me faufiler et je parviens jusqu'à la cause de cette paralysie routière : des policiers sont en train de mesurer des axes et des distances entre un énorme camion inerte et certains points de repère. Les roues du monstre de ferraille écrasent une moto fracassée et je pense immédiatement au motocycliste que je découvre - devine conviendrait mieux - une dizaine de mètres plus loin. Il gît sous une natte de jonc ; un pied déchaussé dépasse de ce linceul, trois briques rassemblées vers ce qui semble être sa tête enserrent une poignée de bâtonnets d'encens allumés. Sur le trottoir de terre battue, quatre vieilles femmes pleurent et se lamentent en psalmodiant des litanies à la façon des pleureuses antiques ; elles ne connaissent pas le mort et pourtant ce sont elles qui en ont pris soin et qui veillent sur son âme alors que tous les autres acteurs du drame ne s'occupent froidement que de l'accident. À voir ce qui se passe là, j'ai la tête qui tourne tant la nausée me serre les tripes. Quelle différence, en effet, entre ces gens d'un " monde moderne " qui ne s'occupent que du présent et de ce qui va survenir – la gestion de l'accident, ses conséquences immédiates : combien cela va-t-il coûter ? – et ces vieilles femmes qui offrent spontanément toute la compassion naturelle que des siècles de Confucianisme ont fait parvenir jusqu'à elles ! Je suis bouleversé et je vais jusqu'au village voisin acheter quelques bâtonnets d'encens pour revenir les ficher à côté de ceux déjà offerts à celui qui vient de partir si brutalement et que je ne connaissais pas...
[1] Rentré à mon hôtel, je défais le paquet, qui contient deux tasses à thé et leurs soucoupes. Merci du fond du cœur, cher artiste de Bát Tràng.
Souvenirs de voyage au Viet Nam
14 novembre 2009 à 22:58

Vos pages sont souvent occupées par une polémique à propos de motos et de permis de conduire ces engins au VN ; d'autres fois, les " Carnets de voyages " révèlent " de beaux instants de plaisir que je partage volontiers avec leurs auteurs.
A mon tour, je vais vous faire part d'un souvenir de voyage au VN, comportant également les deux sujets, en espérant qu'il plaira à certains " Forumistes ".
Cordiales salutations pour tous de VIETALIER.HHà Nôi – 24.10.2007 – Mort du motocycliste sur la digue de Bát Tràng L'autre jour, en passant par Bát Tràng, j'ai oublié d'acheter un petit service à café en porcelaine qu'un ami m'a demandé de lui rapporter. Je loue une moto et prends la route vers ce village dont la population entière travaille la belle matière que révèle la magie du feu. Je suis des trains de camions, qui vont et viennent, transportant et livrant les sables et les graviers destinés au béton des chantiers. La poussière vole partout, de grosses bennes me côtoient parfois d'un peu trop près à mon goût. Je vais tout droit chez mon céramiste, qui m'offre le thé, emballe ma commande et me sert une nouvelle tasse de ce breuvage, qui sent bon le jasmin. Lorsque je le quitte enfin, il glisse dans ma sacoche un pochon en jonc tressé dont il me dit que c'est pour me remercier de mes deux passages chez lui[1]. Nous échangeons une poignée de main cordiale et je m'en vais prendre quelques photographies au hasard des ruelles noircies par le charbon, qui serpentent entre les ateliers tout blancs des traces laissées par le kaolin. J'espère que mes clichés seront à la hauteur de mes espérances car les gestes des mouleuses, la sûreté du pinceau des poseuses de décors, sont prodigieux de goût et d'élégance. Encore deux ou trois images de ces étonnants forçats, qui poussent leurs extraordinaires bicyclettes genre Dien Bien Phu chargées de plus de deux cents kilos de poteries bien arrimées ; voilà qui est fait et je prends le chemin du retour. Je presse un peu l'allure afin d'éviter les encombrements de fin d'après-midi et je prends un raccourci qui passe par la digue nord du Fleuve Rouge ; au sortir d'un de ses méandres, la circulation est bloquée par une suite de véhicules arrêtés au milieu d'une foule considérable ; j'arrive à me faufiler et je parviens jusqu'à la cause de cette paralysie routière : des policiers sont en train de mesurer des axes et des distances entre un énorme camion inerte et certains points de repère. Les roues du monstre de ferraille écrasent une moto fracassée et je pense immédiatement au motocycliste que je découvre - devine conviendrait mieux - une dizaine de mètres plus loin. Il gît sous une natte de jonc ; un pied déchaussé dépasse de ce linceul, trois briques rassemblées vers ce qui semble être sa tête enserrent une poignée de bâtonnets d'encens allumés. Sur le trottoir de terre battue, quatre vieilles femmes pleurent et se lamentent en psalmodiant des litanies à la façon des pleureuses antiques ; elles ne connaissent pas le mort et pourtant ce sont elles qui en ont pris soin et qui veillent sur son âme alors que tous les autres acteurs du drame ne s'occupent froidement que de l'accident. À voir ce qui se passe là, j'ai la tête qui tourne tant la nausée me serre les tripes. Quelle différence, en effet, entre ces gens d'un " monde moderne " qui ne s'occupent que du présent et de ce qui va survenir – la gestion de l'accident, ses conséquences immédiates : combien cela va-t-il coûter ? – et ces vieilles femmes qui offrent spontanément toute la compassion naturelle que des siècles de Confucianisme ont fait parvenir jusqu'à elles ! Je suis bouleversé et je vais jusqu'au village voisin acheter quelques bâtonnets d'encens pour revenir les ficher à côté de ceux déjà offerts à celui qui vient de partir si brutalement et que je ne connaissais pas...
[1] Rentré à mon hôtel, je défais le paquet, qui contient deux tasses à thé et leurs soucoupes. Merci du fond du cœur, cher artiste de Bát Tràng.
Reims-Paris à vélo English translation pending
bonjour , tout d'abord désolé pour les faute d'orthographe
voila , je voudrais allé a paris avec mon cousin en vélo , j'ai 16 ans lui 19 ans , je nais pour l'instant fait que d'assez courte distance , mais je me sans prêt a franchir le pas et pas le moindre je l'accorde
comme je n'ai jamais fait de voyage en vélo , je voudrais savoir comment cela ce passe ce qu'il faut prévoir
pour le moment je prévoit de acheter une tante 1 personne a 25 euro avec un sac de couchage a 20 euro il me resterais donc seulement 15 euro , esque c'est assez pour ce nourir boir...?
et une derniere chose mais j'en doute , un lieu dans paris ou l'on peu ce poser pour une nuits avec une tante gratuitement ....
voila et merci d'avence pour vos reponce
cordialement
Improvisation Nomade (2) (Italie-Slovénie-Hongrie-Slovaquie) English translation pending
Laisser l’hiver dehors.
Au camping municipal d’Aoste en Italie, après quelques jours de repos bien mérités, nous rencontrons Paul et Ève, un couple de Français qui nous emmène sur la côte, près de La Spezia dans le Parc Maritime des Cinque Terre. La Méditerranée baigne ses eaux bleues dans les petits ports colorés : villages accrochés aux corniches et séparés par des criques de sable mêlé de galets. Un paradis terrestre. Comme parfois, on peut y trouver l’enfer ! Mais, jetons ces souvenirs sous l’écume de la mer à jamais. Pendant deux trois jours, nous flânons entre les plages et les villages touristiques. Impossible de quitter la mer des yeux, même la nuit que nous passons sur la plage. Rassasiés pour un certain temps, nous décidons de suivre la côte ouest vers le sud de l’Italie en espérant découvrir une crique sauvage où nous pourrions rester quelques jours… Une voiture s’arrête pour nous prendre en stop, à la tombée de la nuit, après l’immense port de Livorno. Les jeunes nous emmènent d’abord à un festival puis nous déposent au milieu de la nuit et de la route, dans un coin perdu. Derrière la forêt, ils nous promettent l’existence d’une crique sauvage où nous pourrons nous poser et dormir tranquille. Malheureusement, de nuit, le seul endroit que nous trouvons est un vieil entrepôt en béton armé où nous dormirons sur un lit de verre pilé. À croire qu’ils se sont débarrassés de nous. Le lendemain, à travers les falaises et les bois, nous débouchons sur la crique espérée et nous nous posons enfin. Des jeunes viennent pendant la journée alors la plage s’emplit d’éclats de rire et de fumée de pipes à eau. Le soir, ils repartent et nous restons seuls avec Robinson. Robinson est un clochard d’un village proche qui a établi son royaume sur la baie. Cheveux longs et grande barbe, il est sec comme un coup de trique. Il déambule à moitié nu, ici comme sur son île, va chercher du bois qu’il a mis de côté derrière un rocher, récupère l’eau dans une vieille casserole, sous une roche, où coule une source au goutte à goutte, puis se prépare un feu avec lequel il va cuire ses poissons. Nous partageons sa vie quelques jours mais nos rapports, quoique respectueux, sont limités. Et oui ! Parler avec certains sans-abri en France peut s’avérer difficile. En Italien, c’est impossible. Enfin, la crique est merveilleusement belle… dans toutes les langues ! Pise gorgée de touristes, Florence que nous n’apprécierons guère puisque nous ne visitons pas les musées. Sienne, enfin, nous éblouit. Elle est la plus jolie ville de Toscane. Tout en briquettes aux couleurs dégradées du rouge au jaune selon l’ancienneté, rues piétonnes biscornues et vallonnées, gargouilles, portes de bois massif, patios fleuris, palais, cathédrale et l’immense place pavée en éventail qui était utilisée jadis pour les courses de chars. J’adore cette ville, elle m’inspire. En entrant dans la fac de lettres qui se trouve dans un monument historique, je rêve de m’y inscrire un jour et vivre quelque temps entre ses murs pour étudier ! Après un rapide retour sur Gènes puis dans l’arrière-pays piémontais pour accueillir mes parents et passer avec eux quelques jours de vacances, nous filons vers l’est en train de nuit. À deux heures du matin, deux Noirs s’échauffent à propos de football dans un dialecte africain ponctué de français, d’anglais et d’italien. C’est joli mais pourriez parler un peu moins fort ? Finalement, nous discutons avec eux. Ils travaillent en Italie et disent préférer ce pays à la France car ils ont constaté que les Italiens s’ouvrent aujourd’hui autant que les Français se ferment. C’est-à-dire qu’ils ressentent ici moins de racisme. Dans la nuit, un couple de Serbes se joint à nous. Bientôt, nous sommes tous invités à visiter leur pays. Nous arrivons à Venise. Pagodes à l’ancienne pour le cliché, milliers de touristes dans la ville magasin, allez les moutons, suivez la flèche pour la visite. Moi, ça me gâche le paysage. Pour moi tout seul, les 90 églises sur les lagunes vénitiennes, les opéras, la peinture et la merveilleuse basilique Saint-Marc. Après avoir quitté le bâtiment de croisière, entre Udine et Trieste, nous rencontrons une dame qui refuse de nous laisser continuer en stop et dormir dans la nature. Elle nous embarque chez elle, dans son manoir, et nous fait préparer un repas aux chandelles par sa servante ukrainienne. Le voyage réserve toujours des surprises et celle-ci est assez cocasse. Nous voilà dans une grande maison bourgeoise, serviette de lin au cou et bonnes manières, à nous faire servir alors que nous nous apprêtions à passer la nuit dehors un peu à l’écart d’une route. Sur la route de Budapest.
Le 09 août, nous devons être en Hongrie pour accueillir un ami. Juste le temps de boire un café dans la jolie capitale slovène Ljubljana, puis nous traçons la nuit même en stop dans un poids lourd hongrois qui revient d’Italie. Au début, lorsque qu’il balance nos sacs dans la remorque et qu’il parle de nous dans sa radio, on se demande si nous n’aurions pas mieux fait de prendre le train. Mais avec le temps, le chauffeur nous apparaît sympa. Il passe de la musique traditionnelle et nous paie des bières, tout en nous faisant économiser plus de cinquante euros de train. À la frontière, il nous guide et nous aide, assez fier que nous allions dans son pays. Mais, comme nous savons Zagreb près de nous dans la nuit, nous rêvons des Balkans, des parcs nationaux slovènes à la frontière autrichienne, de Sarajevo un peu plus loin dans les montagnes, de Belgrade en Serbie et de la merveilleuse musique tzigane. Le temps passe trop vite. On est déjà en retard sur notre prétendu programme qui nous emmène au nord et que nous essayons de respecter pour trouver au rendez-vous les gens qui nous attendent et, ainsi, ne pas passer l’hiver dehors. À Budapest, le camion nous laisse dans une station service à la périphérie de la ville, à cinq heures du matin. Devons trouver un petit squat pour passer le reste de la nuit. Dans un buisson poubelle, entre deux grandes routes, le sommeil ne vient pas. Les rats gambadent gaiement. Je rêve d’un manoir avec, dans le flou des bougeoirs, une jolie hôtesse ukrainienne… À l’aube, nous rentrons dans le centre de la capitale hongroise. C’est gris, sale, vieux, la langue est incompréhensible. Nous sommes fatigués et incapables d’être positifs. Un café et une part de leurs gâteaux fondants à la crème nous font du bien, surtout qu’il n’y a plus de quoi se priver tant les prix ont chuté dans la nuit. Bons pour une visite nonchalante de la ville tout en pensant à trouver où dormir. Budapest est une très jolie capitale. Traversées par le Danube, les deux parties de la ville, Buda et Pest, se partagent les incroyables monuments. Ainsi le palais de Buda, sur son promontoire, domine, au-dessus de l’immense fleuve, le gigantesque parlement. Entre les deux, le pont de Chaînes, le pont de la Liberté, et d’autres encore, puis les bains thermaux et tous les palais à l’intérieur de la cité, symboles de la grandeur historique de cette ville. L’université, transformée en auberge de jeunesse pendant l’été, nous offre une chambre étouffante et poussiéreuse qui, de toutes ses baies vitrées, donne plein sud sur la bruyante avenue Petöfi. On devrait se contenter de peu après avoir passé la nuit dernière dans les ordures à écouter courir les rats mais, au contraire, on est plus sensibles au confort et on l’apprécie davantage. Comme tant de choses de la vie dont on prend conscience seulement en s’en séparant. Comme des gens qui n’ont pas encore dépensé tout leur argent mais vont inévitablement y venir. Peut-être que quand ce sera fait, il n’y aura plus de soucis… En attendant, comme les jeunes qui passent l’été entre ces murs et profitent des vacances pour faire la fête, nous ne sommes pas là pour dormir. Première nuit sur l’île d’Obuda où se déroule toute la semaine le grand festival européen : le Sziget. 500 groupes de musique, des centaines de milliers de personnes, des jeunes de tous les pays, autour des bars en plein air et, sur les scènes, des petits concerts tziganes qui me donnent plaisir et larmes. Il y a ici beaucoup de Français et c’est sans fierté qu’on les retrouve derniers, au bout de la nuit, à finir les barriques… La semaine d’après, nous traversons une partie du pays dans un vieux train au fuel qui devait déjà servir lors de la Seconde Guerre mondiale. Pas de porte et une vitesse qui permet d’apprécier le paysage, à travers les barreaux… Des champs et des champs de betteraves avant d’arriver sur le lac Balaton. Petite mer pour ceux qui n’ont pas la chance d’en avoir une vraie, où l’on a nagé avec les cygnes et les touristes allemandes dans la boue. En remontant vers l’Autriche à travers les petites villes, on s’aperçoit que les routes, les façades des maisons, les places et les monuments historiques ont été récemment rénovés. Y a-t-il un rapport avec l’entrée des Hongrois dans l’Union européenne ? Avec la délocalisation de nos entreprises ? Sans doute. Les salaires distribués, même s’ils sont moins importants que les nôtres au début, permettent d’augmenter progressivement le pouvoir d’achat jusqu’à un certain équilibre entre les pays. Toujours en Hongrie, nous descendons d’un train dans un bled paumé pour nous enfoncer dans la nature le temps de passer la nuit. Tente plantée, on attendait un peu pour allumer le feu et faire cuire nos brochettes. Mais des voitures et des lumières se mirent à nous tourner autour. On nous cherchait. Certainement des jeunes du bled. Ca sentait l’embrouille. Et puis, ils nous ont trouvés. C’étaient les flics. On avait été dénoncés par les villageois à qui on avait demandé de l’eau en passant. Ils sont venus nombreux, en pensant qu’on était sans papiers et qu’on s’apprêtait à passer la frontière illégalement, pour l’Autriche. Évidemment, pas un seul des gars ne parlait anglais, ce qui a compliqué nos affaires. Mais avec quelques mots internationaux, de vagues imitations de train, la fouille de nos sacs et surtout nos passeports français, ils nous ont enfin laissés tranquilles mais trop tard pour les brochettes. Le lendemain, nous sommes en Autriche. Vienne est une ville magnifique aussi, un peu plus rupine mais nous n’y passons que quelques heures et, plus à admirer les filles que l’architecture. Elles font partie du patrimoine. Et elles sont si jolies. Dommage que leur gouvernement soit facho. Le soir, nous partons pour la Slovaquie. Trois villes très proches, Vienne, Budapest et Bratislava, sont visitées l’été par des nuées de jeunes Européens. Ils utilisent le train avec un billet Inter-rail qui leur permet ensuite de se rendre en Pologne à Varsovie puis à Prague, la ville incontournable d’aujourd’hui. Mais c’est à Bratislava qu’ils font la fête. Nous rencontrons des Portugais, des Allemandes et, dans une nuit d’ivresse, à l’abandon dans un bar, je rencontre une demoiselle, Esther : ma Loquita espagnole. Elle espère me rejoindre bientôt. En attendant, nous reprenons la route. Toujours vers le nord. Mais, les Slovaques ne veulent pas nous prendre en stop. Quatre heures pour faire trente kilomètres et être déposés sur une bretelle d’autoroute où les voitures ne peuvent en aucun cas s’arrêter. À travers la campagne, nous rodons dans les alentours de Trnava et campons à la belle étoile. Au dîner, une vieille boîte de studentsky goulash qui nous retourne l’estomac. Demain, on prend le train. Il y a 200 km pour traverser la Slovaquie du sud au nord. Nous nous dirigeons à la limite de la frontière polonaise dans la ville de Zilina. Une jolie ville de province pointée d’églises dans une nature sauvage et montagneuse. De longues marches marbrées conduisent à des cavaliers de bronze invincibles dominant l’horizon de Bohême. Sous les arcades pavées de la place, des musiciens jazzent avec leur contrebasse. Ils semblent nous accueillir. Nous avons rencontré, l’année dernière, dans un bar sombre de Poitiers, une Française qui vit ici. À l’adresse convenue, Hélène@hotmail.com apparaît en dansant sur son vélo. En entendant son nom, elle se retourne puis nous sourit. Deux semaines plus tard nous sommes toujours à Zilina… Hélène nous accueille formidablement. Elle nous présente ses amis, notamment ceux de l’association internationale où nous faisons rencontres et soirées multiculturelles. Puis vient avec nous faire des randonnées dans la nature verdoyante, les forêts de hêtres, les falaises et les sentiers abrupts des chaînes du Haut Tatras. Enfin, dans les soirées éthyliques de la vieille ville où les belles étudiantes sur leurs talons, perchées comme des hérons, semblent remuer la vase en dansant pour y trouver un poisson. Esther
Au matin, j’ouvre la tente, il fait soleil. Petit déjeuner sur la couverture, nous sommes bien tous les deux. Nous discutons de tout et surtout de nous. Elle m’écoute, attentive à mes mots, me caresse. Hier, le petit feu sous les étoiles, après la journée de randonnée, l’a renversée. – Dis-moi encore que tu m’aimes, elle me demande. – Bien sûr que je t’aime. – Deux ans, elle dit, et après je ne t’attendrai plus. – Parfait, je dis, deux ans, parfait. Tu me rejoindras dans un mois ou deux en Bulgarie. – T’es sûr que tu le veux ? Elle demande. – Bien sûr que je le veux, enfin aujourd’hui, maintenant oui je le veux. – Hombrecito, moi je n’espère rien de toi, je t’aime, c’est tout, tout me plaît de toi, guapo, tout ce que tu fais, que tu dis, que tu penses. – Moi aussi loquita mia. – Mais pourquoi moi, Nicolacito ? – Parce que tu fais bien l’amour, je réponds. Ma petite folle, qui rit, qui fait des galipettes, qui tombe dans les ruisseaux, embrasse-moi !
Allongé contre mon sac, j’écoute le crépitement du feu dans la nuit fraîche. L’obscurité est totale dans ces montagnes humides. Perdu loin de la civilisation, loin de chez nous, loin de toi, de ce train où les paysages défilaient comme autant d’images de nos journées ensemble. Puis, qui restent comme un rêve qu’on appelle des souvenirs. Puis-je encore sentir tes caresses sur mon corps, nos mains brûlantes s’effleurant, glissant dans la moiteur de l’ivresse amoureuse consommée. Peut-on en rêve sentir ce parfum comme on entend les rires de nos ébats ? C’était bien là que tout devait se passer, juste à ce moment-là, sans contrainte, ni renoncement, sans passé, ni futur, seulement du présent. Assemblés pour un instant dans le tourbillon. Comme nous avons roulé dans l’herbe des jardins, comme nous avons ri très fort de presque rien, comme nous avons tout oublié, toutes nos pensées. De tout l’univers, il ne restait que nous deux…
Comment puis-je être si naïf, comment puis-je être aussi bon acteur ? Me mentirais-je à moi-même ? Comme aux autres ? Comment as-tu pu me croire ! Un objet sexuel, voilà ce que tu as été. Pour un animal en manque de caresses. Qu’espères-tu ? Revenir dans mon lit quand je le voudrais et entre temps me foutre la paix ! Réveille-toi Loquita Mia ! Ouvre les yeux ! Comment peut-on être aussi dégueulasse, je me sens sale, hypocrite comme jamais. Tu me manques, tu es si loin. Reçois dans la nuit toutes ces pensées de misère. Je ne peux m’endormir. Ces flammes qui dansent font tourbillonner mes pensées. Je t’aperçois dans la rue. Je trouve qu’une autre te ressemble. Je parle en espagnol dans mes rêves. M’entends-tu ? Les couchers du soleil sont plus jolis aussi et les femmes moins belles. Mais qu’est-ce qui m’arrive ! Sortir de Slovaquie.
Nous marchons comme des cons dans ces putains de montagnes où on n’y comprend rien. Les sacs sont trop lourds. Nous n’avons pas de carte. Impossible de nous repérer dans ces gorges, ces forêts, ces chemins qui s’évaporent. Je crois que nous ne sommes pas du tout où nous croyons être. Ça fait deux jours que c’est comme ça. On tourne en rond. Épuisés, nous arrivons dans un petit village et trouvons sur la place le bar du bled. Il est 18h, on attaque la slivovicha, un alcool de prune avec, pour faire couler, entre chaque verre, de la bière locale, la pivo. Dans le bar, que des vieux. Il fait sombre. Il n’y a rien. 20h, deux Français foutent le bordel dans un bar paumé au milieu de la Slovaquie. 21h, de nombreux jeunes se joignent à eux, ils chantent à gorge déployée des chansons du répertoire français dont les paroles sont étalées sur les tables et par terre. 22h, le bar ferme mais on emporte sur la terrasse une réserve de slivovicha et de pivo. Ça parle anglais et un peu toutes les langues dans tous les sens. Une fille m’attrape de côté et m’embrasse au milieu des éclats de rire avant de faire la même au voisin. Va-t-elle faire le tour de la table ? Sans doute une coutume ? Minuit, je suis accroché au banc en train de vomir, Daoud conduit la cuvette des chiottes. Après, plus rien… Le chant d’un coq. Mes yeux sont collés. On est habillés dans la toile de tente. Ma tête tourne. L’haleine est fétide. Je sors. On est juste devant le bar sur la place. Mais qui a monté la tente ? Qui a mis nos sacs de côté ? Où sont tous les fantômes de la nuit ? Il faut partir. Un tracteur passe. Nous sautons dans la remorque. L’air nous fait du bien. C’était quoi le nom du village ? Sales d’avoir randonné et bu la veille. Fatigués et malades, nous sommes sur la route à faire du stop. Toujours ça marche. Un livreur de viande nous emmène dans sa tournée. Nous affinons notre odeur fétide en y mêlant celle de charcuterie tout en visitant les banlieues nord du pays et les coins perdus de campagne. C’est dans la prochaine voiture, toujours en stop, que, dans la fin de cet après-midi, je découvre à quel point je pue. Je suis assis derrière à côté d’une dame. Le soleil me tape dessus à travers la vitre. Il n’y a pas d’air, la chaleur est intenable. Je dois garder les bras serrés le long du corps. J’ai honte tellement je pue. Déposés dans la nature avant la nuit, nous partons en campagne pour dormir. Dans la tente, ça pue aussi. Cinq jours sans se laver. Le lendemain, toujours en stop, une partie de la route se fait sur un canapé au fond d’un camion. Puis, au moment de passer la frontière, les douaniers slovaques et hongrois nous demandent, surpris, ce qu’on fout là, sur cette route de campagne, avec nos sacs à dos. Ça les fait rire qu’on soit perdus. Dans l’après midi, nous traversons les plaines monotones de l’est de la Hongrie et enfin, dans la soirée, atteignons notre première ville au nord de la Roumanie. ../..
Au camping municipal d’Aoste en Italie, après quelques jours de repos bien mérités, nous rencontrons Paul et Ève, un couple de Français qui nous emmène sur la côte, près de La Spezia dans le Parc Maritime des Cinque Terre. La Méditerranée baigne ses eaux bleues dans les petits ports colorés : villages accrochés aux corniches et séparés par des criques de sable mêlé de galets. Un paradis terrestre. Comme parfois, on peut y trouver l’enfer ! Mais, jetons ces souvenirs sous l’écume de la mer à jamais. Pendant deux trois jours, nous flânons entre les plages et les villages touristiques. Impossible de quitter la mer des yeux, même la nuit que nous passons sur la plage. Rassasiés pour un certain temps, nous décidons de suivre la côte ouest vers le sud de l’Italie en espérant découvrir une crique sauvage où nous pourrions rester quelques jours… Une voiture s’arrête pour nous prendre en stop, à la tombée de la nuit, après l’immense port de Livorno. Les jeunes nous emmènent d’abord à un festival puis nous déposent au milieu de la nuit et de la route, dans un coin perdu. Derrière la forêt, ils nous promettent l’existence d’une crique sauvage où nous pourrons nous poser et dormir tranquille. Malheureusement, de nuit, le seul endroit que nous trouvons est un vieil entrepôt en béton armé où nous dormirons sur un lit de verre pilé. À croire qu’ils se sont débarrassés de nous. Le lendemain, à travers les falaises et les bois, nous débouchons sur la crique espérée et nous nous posons enfin. Des jeunes viennent pendant la journée alors la plage s’emplit d’éclats de rire et de fumée de pipes à eau. Le soir, ils repartent et nous restons seuls avec Robinson. Robinson est un clochard d’un village proche qui a établi son royaume sur la baie. Cheveux longs et grande barbe, il est sec comme un coup de trique. Il déambule à moitié nu, ici comme sur son île, va chercher du bois qu’il a mis de côté derrière un rocher, récupère l’eau dans une vieille casserole, sous une roche, où coule une source au goutte à goutte, puis se prépare un feu avec lequel il va cuire ses poissons. Nous partageons sa vie quelques jours mais nos rapports, quoique respectueux, sont limités. Et oui ! Parler avec certains sans-abri en France peut s’avérer difficile. En Italien, c’est impossible. Enfin, la crique est merveilleusement belle… dans toutes les langues ! Pise gorgée de touristes, Florence que nous n’apprécierons guère puisque nous ne visitons pas les musées. Sienne, enfin, nous éblouit. Elle est la plus jolie ville de Toscane. Tout en briquettes aux couleurs dégradées du rouge au jaune selon l’ancienneté, rues piétonnes biscornues et vallonnées, gargouilles, portes de bois massif, patios fleuris, palais, cathédrale et l’immense place pavée en éventail qui était utilisée jadis pour les courses de chars. J’adore cette ville, elle m’inspire. En entrant dans la fac de lettres qui se trouve dans un monument historique, je rêve de m’y inscrire un jour et vivre quelque temps entre ses murs pour étudier ! Après un rapide retour sur Gènes puis dans l’arrière-pays piémontais pour accueillir mes parents et passer avec eux quelques jours de vacances, nous filons vers l’est en train de nuit. À deux heures du matin, deux Noirs s’échauffent à propos de football dans un dialecte africain ponctué de français, d’anglais et d’italien. C’est joli mais pourriez parler un peu moins fort ? Finalement, nous discutons avec eux. Ils travaillent en Italie et disent préférer ce pays à la France car ils ont constaté que les Italiens s’ouvrent aujourd’hui autant que les Français se ferment. C’est-à-dire qu’ils ressentent ici moins de racisme. Dans la nuit, un couple de Serbes se joint à nous. Bientôt, nous sommes tous invités à visiter leur pays. Nous arrivons à Venise. Pagodes à l’ancienne pour le cliché, milliers de touristes dans la ville magasin, allez les moutons, suivez la flèche pour la visite. Moi, ça me gâche le paysage. Pour moi tout seul, les 90 églises sur les lagunes vénitiennes, les opéras, la peinture et la merveilleuse basilique Saint-Marc. Après avoir quitté le bâtiment de croisière, entre Udine et Trieste, nous rencontrons une dame qui refuse de nous laisser continuer en stop et dormir dans la nature. Elle nous embarque chez elle, dans son manoir, et nous fait préparer un repas aux chandelles par sa servante ukrainienne. Le voyage réserve toujours des surprises et celle-ci est assez cocasse. Nous voilà dans une grande maison bourgeoise, serviette de lin au cou et bonnes manières, à nous faire servir alors que nous nous apprêtions à passer la nuit dehors un peu à l’écart d’une route. Sur la route de Budapest.
Le 09 août, nous devons être en Hongrie pour accueillir un ami. Juste le temps de boire un café dans la jolie capitale slovène Ljubljana, puis nous traçons la nuit même en stop dans un poids lourd hongrois qui revient d’Italie. Au début, lorsque qu’il balance nos sacs dans la remorque et qu’il parle de nous dans sa radio, on se demande si nous n’aurions pas mieux fait de prendre le train. Mais avec le temps, le chauffeur nous apparaît sympa. Il passe de la musique traditionnelle et nous paie des bières, tout en nous faisant économiser plus de cinquante euros de train. À la frontière, il nous guide et nous aide, assez fier que nous allions dans son pays. Mais, comme nous savons Zagreb près de nous dans la nuit, nous rêvons des Balkans, des parcs nationaux slovènes à la frontière autrichienne, de Sarajevo un peu plus loin dans les montagnes, de Belgrade en Serbie et de la merveilleuse musique tzigane. Le temps passe trop vite. On est déjà en retard sur notre prétendu programme qui nous emmène au nord et que nous essayons de respecter pour trouver au rendez-vous les gens qui nous attendent et, ainsi, ne pas passer l’hiver dehors. À Budapest, le camion nous laisse dans une station service à la périphérie de la ville, à cinq heures du matin. Devons trouver un petit squat pour passer le reste de la nuit. Dans un buisson poubelle, entre deux grandes routes, le sommeil ne vient pas. Les rats gambadent gaiement. Je rêve d’un manoir avec, dans le flou des bougeoirs, une jolie hôtesse ukrainienne… À l’aube, nous rentrons dans le centre de la capitale hongroise. C’est gris, sale, vieux, la langue est incompréhensible. Nous sommes fatigués et incapables d’être positifs. Un café et une part de leurs gâteaux fondants à la crème nous font du bien, surtout qu’il n’y a plus de quoi se priver tant les prix ont chuté dans la nuit. Bons pour une visite nonchalante de la ville tout en pensant à trouver où dormir. Budapest est une très jolie capitale. Traversées par le Danube, les deux parties de la ville, Buda et Pest, se partagent les incroyables monuments. Ainsi le palais de Buda, sur son promontoire, domine, au-dessus de l’immense fleuve, le gigantesque parlement. Entre les deux, le pont de Chaînes, le pont de la Liberté, et d’autres encore, puis les bains thermaux et tous les palais à l’intérieur de la cité, symboles de la grandeur historique de cette ville. L’université, transformée en auberge de jeunesse pendant l’été, nous offre une chambre étouffante et poussiéreuse qui, de toutes ses baies vitrées, donne plein sud sur la bruyante avenue Petöfi. On devrait se contenter de peu après avoir passé la nuit dernière dans les ordures à écouter courir les rats mais, au contraire, on est plus sensibles au confort et on l’apprécie davantage. Comme tant de choses de la vie dont on prend conscience seulement en s’en séparant. Comme des gens qui n’ont pas encore dépensé tout leur argent mais vont inévitablement y venir. Peut-être que quand ce sera fait, il n’y aura plus de soucis… En attendant, comme les jeunes qui passent l’été entre ces murs et profitent des vacances pour faire la fête, nous ne sommes pas là pour dormir. Première nuit sur l’île d’Obuda où se déroule toute la semaine le grand festival européen : le Sziget. 500 groupes de musique, des centaines de milliers de personnes, des jeunes de tous les pays, autour des bars en plein air et, sur les scènes, des petits concerts tziganes qui me donnent plaisir et larmes. Il y a ici beaucoup de Français et c’est sans fierté qu’on les retrouve derniers, au bout de la nuit, à finir les barriques… La semaine d’après, nous traversons une partie du pays dans un vieux train au fuel qui devait déjà servir lors de la Seconde Guerre mondiale. Pas de porte et une vitesse qui permet d’apprécier le paysage, à travers les barreaux… Des champs et des champs de betteraves avant d’arriver sur le lac Balaton. Petite mer pour ceux qui n’ont pas la chance d’en avoir une vraie, où l’on a nagé avec les cygnes et les touristes allemandes dans la boue. En remontant vers l’Autriche à travers les petites villes, on s’aperçoit que les routes, les façades des maisons, les places et les monuments historiques ont été récemment rénovés. Y a-t-il un rapport avec l’entrée des Hongrois dans l’Union européenne ? Avec la délocalisation de nos entreprises ? Sans doute. Les salaires distribués, même s’ils sont moins importants que les nôtres au début, permettent d’augmenter progressivement le pouvoir d’achat jusqu’à un certain équilibre entre les pays. Toujours en Hongrie, nous descendons d’un train dans un bled paumé pour nous enfoncer dans la nature le temps de passer la nuit. Tente plantée, on attendait un peu pour allumer le feu et faire cuire nos brochettes. Mais des voitures et des lumières se mirent à nous tourner autour. On nous cherchait. Certainement des jeunes du bled. Ca sentait l’embrouille. Et puis, ils nous ont trouvés. C’étaient les flics. On avait été dénoncés par les villageois à qui on avait demandé de l’eau en passant. Ils sont venus nombreux, en pensant qu’on était sans papiers et qu’on s’apprêtait à passer la frontière illégalement, pour l’Autriche. Évidemment, pas un seul des gars ne parlait anglais, ce qui a compliqué nos affaires. Mais avec quelques mots internationaux, de vagues imitations de train, la fouille de nos sacs et surtout nos passeports français, ils nous ont enfin laissés tranquilles mais trop tard pour les brochettes. Le lendemain, nous sommes en Autriche. Vienne est une ville magnifique aussi, un peu plus rupine mais nous n’y passons que quelques heures et, plus à admirer les filles que l’architecture. Elles font partie du patrimoine. Et elles sont si jolies. Dommage que leur gouvernement soit facho. Le soir, nous partons pour la Slovaquie. Trois villes très proches, Vienne, Budapest et Bratislava, sont visitées l’été par des nuées de jeunes Européens. Ils utilisent le train avec un billet Inter-rail qui leur permet ensuite de se rendre en Pologne à Varsovie puis à Prague, la ville incontournable d’aujourd’hui. Mais c’est à Bratislava qu’ils font la fête. Nous rencontrons des Portugais, des Allemandes et, dans une nuit d’ivresse, à l’abandon dans un bar, je rencontre une demoiselle, Esther : ma Loquita espagnole. Elle espère me rejoindre bientôt. En attendant, nous reprenons la route. Toujours vers le nord. Mais, les Slovaques ne veulent pas nous prendre en stop. Quatre heures pour faire trente kilomètres et être déposés sur une bretelle d’autoroute où les voitures ne peuvent en aucun cas s’arrêter. À travers la campagne, nous rodons dans les alentours de Trnava et campons à la belle étoile. Au dîner, une vieille boîte de studentsky goulash qui nous retourne l’estomac. Demain, on prend le train. Il y a 200 km pour traverser la Slovaquie du sud au nord. Nous nous dirigeons à la limite de la frontière polonaise dans la ville de Zilina. Une jolie ville de province pointée d’églises dans une nature sauvage et montagneuse. De longues marches marbrées conduisent à des cavaliers de bronze invincibles dominant l’horizon de Bohême. Sous les arcades pavées de la place, des musiciens jazzent avec leur contrebasse. Ils semblent nous accueillir. Nous avons rencontré, l’année dernière, dans un bar sombre de Poitiers, une Française qui vit ici. À l’adresse convenue, Hélène@hotmail.com apparaît en dansant sur son vélo. En entendant son nom, elle se retourne puis nous sourit. Deux semaines plus tard nous sommes toujours à Zilina… Hélène nous accueille formidablement. Elle nous présente ses amis, notamment ceux de l’association internationale où nous faisons rencontres et soirées multiculturelles. Puis vient avec nous faire des randonnées dans la nature verdoyante, les forêts de hêtres, les falaises et les sentiers abrupts des chaînes du Haut Tatras. Enfin, dans les soirées éthyliques de la vieille ville où les belles étudiantes sur leurs talons, perchées comme des hérons, semblent remuer la vase en dansant pour y trouver un poisson. Esther
Au matin, j’ouvre la tente, il fait soleil. Petit déjeuner sur la couverture, nous sommes bien tous les deux. Nous discutons de tout et surtout de nous. Elle m’écoute, attentive à mes mots, me caresse. Hier, le petit feu sous les étoiles, après la journée de randonnée, l’a renversée. – Dis-moi encore que tu m’aimes, elle me demande. – Bien sûr que je t’aime. – Deux ans, elle dit, et après je ne t’attendrai plus. – Parfait, je dis, deux ans, parfait. Tu me rejoindras dans un mois ou deux en Bulgarie. – T’es sûr que tu le veux ? Elle demande. – Bien sûr que je le veux, enfin aujourd’hui, maintenant oui je le veux. – Hombrecito, moi je n’espère rien de toi, je t’aime, c’est tout, tout me plaît de toi, guapo, tout ce que tu fais, que tu dis, que tu penses. – Moi aussi loquita mia. – Mais pourquoi moi, Nicolacito ? – Parce que tu fais bien l’amour, je réponds. Ma petite folle, qui rit, qui fait des galipettes, qui tombe dans les ruisseaux, embrasse-moi !
Allongé contre mon sac, j’écoute le crépitement du feu dans la nuit fraîche. L’obscurité est totale dans ces montagnes humides. Perdu loin de la civilisation, loin de chez nous, loin de toi, de ce train où les paysages défilaient comme autant d’images de nos journées ensemble. Puis, qui restent comme un rêve qu’on appelle des souvenirs. Puis-je encore sentir tes caresses sur mon corps, nos mains brûlantes s’effleurant, glissant dans la moiteur de l’ivresse amoureuse consommée. Peut-on en rêve sentir ce parfum comme on entend les rires de nos ébats ? C’était bien là que tout devait se passer, juste à ce moment-là, sans contrainte, ni renoncement, sans passé, ni futur, seulement du présent. Assemblés pour un instant dans le tourbillon. Comme nous avons roulé dans l’herbe des jardins, comme nous avons ri très fort de presque rien, comme nous avons tout oublié, toutes nos pensées. De tout l’univers, il ne restait que nous deux…
Comment puis-je être si naïf, comment puis-je être aussi bon acteur ? Me mentirais-je à moi-même ? Comme aux autres ? Comment as-tu pu me croire ! Un objet sexuel, voilà ce que tu as été. Pour un animal en manque de caresses. Qu’espères-tu ? Revenir dans mon lit quand je le voudrais et entre temps me foutre la paix ! Réveille-toi Loquita Mia ! Ouvre les yeux ! Comment peut-on être aussi dégueulasse, je me sens sale, hypocrite comme jamais. Tu me manques, tu es si loin. Reçois dans la nuit toutes ces pensées de misère. Je ne peux m’endormir. Ces flammes qui dansent font tourbillonner mes pensées. Je t’aperçois dans la rue. Je trouve qu’une autre te ressemble. Je parle en espagnol dans mes rêves. M’entends-tu ? Les couchers du soleil sont plus jolis aussi et les femmes moins belles. Mais qu’est-ce qui m’arrive ! Sortir de Slovaquie.
Nous marchons comme des cons dans ces putains de montagnes où on n’y comprend rien. Les sacs sont trop lourds. Nous n’avons pas de carte. Impossible de nous repérer dans ces gorges, ces forêts, ces chemins qui s’évaporent. Je crois que nous ne sommes pas du tout où nous croyons être. Ça fait deux jours que c’est comme ça. On tourne en rond. Épuisés, nous arrivons dans un petit village et trouvons sur la place le bar du bled. Il est 18h, on attaque la slivovicha, un alcool de prune avec, pour faire couler, entre chaque verre, de la bière locale, la pivo. Dans le bar, que des vieux. Il fait sombre. Il n’y a rien. 20h, deux Français foutent le bordel dans un bar paumé au milieu de la Slovaquie. 21h, de nombreux jeunes se joignent à eux, ils chantent à gorge déployée des chansons du répertoire français dont les paroles sont étalées sur les tables et par terre. 22h, le bar ferme mais on emporte sur la terrasse une réserve de slivovicha et de pivo. Ça parle anglais et un peu toutes les langues dans tous les sens. Une fille m’attrape de côté et m’embrasse au milieu des éclats de rire avant de faire la même au voisin. Va-t-elle faire le tour de la table ? Sans doute une coutume ? Minuit, je suis accroché au banc en train de vomir, Daoud conduit la cuvette des chiottes. Après, plus rien… Le chant d’un coq. Mes yeux sont collés. On est habillés dans la toile de tente. Ma tête tourne. L’haleine est fétide. Je sors. On est juste devant le bar sur la place. Mais qui a monté la tente ? Qui a mis nos sacs de côté ? Où sont tous les fantômes de la nuit ? Il faut partir. Un tracteur passe. Nous sautons dans la remorque. L’air nous fait du bien. C’était quoi le nom du village ? Sales d’avoir randonné et bu la veille. Fatigués et malades, nous sommes sur la route à faire du stop. Toujours ça marche. Un livreur de viande nous emmène dans sa tournée. Nous affinons notre odeur fétide en y mêlant celle de charcuterie tout en visitant les banlieues nord du pays et les coins perdus de campagne. C’est dans la prochaine voiture, toujours en stop, que, dans la fin de cet après-midi, je découvre à quel point je pue. Je suis assis derrière à côté d’une dame. Le soleil me tape dessus à travers la vitre. Il n’y a pas d’air, la chaleur est intenable. Je dois garder les bras serrés le long du corps. J’ai honte tellement je pue. Déposés dans la nature avant la nuit, nous partons en campagne pour dormir. Dans la tente, ça pue aussi. Cinq jours sans se laver. Le lendemain, toujours en stop, une partie de la route se fait sur un canapé au fond d’un camion. Puis, au moment de passer la frontière, les douaniers slovaques et hongrois nous demandent, surpris, ce qu’on fout là, sur cette route de campagne, avec nos sacs à dos. Ça les fait rire qu’on soit perdus. Dans l’après midi, nous traversons les plaines monotones de l’est de la Hongrie et enfin, dans la soirée, atteignons notre première ville au nord de la Roumanie. ../..
Avis sur itinéraire de 32 jours en Birmanie English translation pending
bonjour,
je reviens vers vous afin de vérifier la faisabilité de ma planification. Puisque, comme souhaité dans un post précédent, je ne peux avoir un vol intérieur Yangon / Bhamo voici une autre ébauche d'itinéraire. Le voyage se fera en novembre prochain
J 1-2-3 Yangon J 4-5 avion vers Mykitkyina et visite de la ville J 6 départ vers Bhamo ?? par la route ou bateau ?? combien de temps ? J 7 Bhamo / Katha en bateau rapide J 8 visite Katha J 9-10-11 ferry vers Mandalay, là j'ai ajouté un jour de battement en cas de retard ! J 12-13-14-15 visite Mandalay et alentours J 16 déplacement vers Hsipaw en taxi collectif ou bus J 17-18-19-20 trek Hsipaw Namhsan J 21-22 retour en train avec arrêt à Pyin U lin. Est-il préférable de faire cet arrêt à l'aller ? J 23 trajet vers Bagan J 24-25-26 Bagan J 27 trajet vers Kalaw J 28-29-30 trek lac Inle J 31 vol Heho / Yangon J 32 départ matin Bangkok
ouf ! suis-je trop ambitieuse ? devrais-je couper la portion nord et me concentrer sur les alentours de Mandalay, Hsipaw et le lac Inle ?
sachant que j'aime prendre mon temps, je me sens bousculer. Pas grand place pour l'imprévu.
besoin d'aide
Renée
je reviens vers vous afin de vérifier la faisabilité de ma planification. Puisque, comme souhaité dans un post précédent, je ne peux avoir un vol intérieur Yangon / Bhamo voici une autre ébauche d'itinéraire. Le voyage se fera en novembre prochain
J 1-2-3 Yangon J 4-5 avion vers Mykitkyina et visite de la ville J 6 départ vers Bhamo ?? par la route ou bateau ?? combien de temps ? J 7 Bhamo / Katha en bateau rapide J 8 visite Katha J 9-10-11 ferry vers Mandalay, là j'ai ajouté un jour de battement en cas de retard ! J 12-13-14-15 visite Mandalay et alentours J 16 déplacement vers Hsipaw en taxi collectif ou bus J 17-18-19-20 trek Hsipaw Namhsan J 21-22 retour en train avec arrêt à Pyin U lin. Est-il préférable de faire cet arrêt à l'aller ? J 23 trajet vers Bagan J 24-25-26 Bagan J 27 trajet vers Kalaw J 28-29-30 trek lac Inle J 31 vol Heho / Yangon J 32 départ matin Bangkok
ouf ! suis-je trop ambitieuse ? devrais-je couper la portion nord et me concentrer sur les alentours de Mandalay, Hsipaw et le lac Inle ?
sachant que j'aime prendre mon temps, je me sens bousculer. Pas grand place pour l'imprévu.
besoin d'aide
Renée
Destination au soleil pour un voyage de groupe en avril 2010? English translation pending
bonjour à tous,
je recheche une destination soleil ( chaud si possible ) pour un groupe de 14 adultes et 8 enfants en avril 2010. L'idée est de faire une surprise à ce groupe dans le cadre d'un mariage ( celui de mon amie et moi) . Pour cela , je dois trouver le lieu , la prestation ( sans doute all inclusive) et un moyen de faire baisser le prix final.
Si vous avez des conseils, idées , solutions ... je veux bien Merci.
nb: ce site est très bien au passage .
a+ nico.
je recheche une destination soleil ( chaud si possible ) pour un groupe de 14 adultes et 8 enfants en avril 2010. L'idée est de faire une surprise à ce groupe dans le cadre d'un mariage ( celui de mon amie et moi) . Pour cela , je dois trouver le lieu , la prestation ( sans doute all inclusive) et un moyen de faire baisser le prix final.
Si vous avez des conseils, idées , solutions ... je veux bien Merci.
nb: ce site est très bien au passage .
a+ nico.
Avis divergents sur le Vietnam English translation pending
Je reviens sur ce forum après une longue absence, et je constate qu’il y a de l’ambiance ! Difficile de prendre le train en marche dans les discussions animées sur des sujets aussi divers, alors je me permets de donner mon point de vue sur deux thèmes qui me paraissent « sensibles », compte tenu de la quantité des réponses et de la passion qui les agitent.
Sylvie n’a pas aimé le Vietnam, et elle le dit. Son avis est respectable, et je ne le mettrais pas en cause. Par contre, ce qui m’intéresse c’est de prendre un peu de hauteur par rapport aux critiques formulées, en essayant de comprendre comment le Vietnam peut donner une telle image de lui, alors que nous somme si nombreux à ne pas le voir ainsi ! Au fond, je pense que tout est question de perception culturelle et touristique. Dans les reproches émis par Sylvie je retrouve ceux des étrangers vis-à-vis des français, dont je le rappelle leur pays accueille le plus de tourisme au monde ! Dans les dernières enquêtes d’opinion réalisées à ce sujet, çà donne à peu près ceci : « la France est un des pays les moins accueillants du monde ! » J’imagine bien ce qu’un touriste venu visiter la France peut exprimer comme critiques dans un forum ! Je pourrais citer d’autres désillusions de touristes ayant voyagé dans de nombreux pays dans le monde : être touriste c’est courir le risque de la déconvenue, parce que on emporte dans ses bagages des rêves qui souvent ne correspondent pas à la réalité. Et ce n’est pas la lecture de guides, de conseils ou de reportages qui peuvent y faire quelque chose… Effectivement, rien ne pouvait préparer Sylvie au harcèlement incessant des loueurs de motos, de taxis, de vendeurs, de circuits, etc… Il faut être du pays, y vivre totalement pour comprendre le mode de fonctionnement des gens, surtout vis-à-vis des touristes. C’est vrai que tout étranger est à priori considéré comme riche. La faute à qui ? Sans doute aux premiers touristes qui se sont laissés aller à payer, sans discuter, cent fois les prix, considérant que de toute façon, même à ce prix là, ils payaient cent fois moins que chez eux…Sans doute à la propagande qui incite les autochtones à investir dans l’industrie sans fumée, en faisant miroiter des bénéfices mirobolant…Sans doute à la télévision qui ne montre de l’occident que les ors et les fastes… Songez que le moindre des vêtements que vous portez vaut près de la moitié du salaire d’un ouvrier, même si vous l’avez acheté dans une friperie ! Et que dire de votre montre, de votre téléphone portable, de vos bijoux, de vos valises, … ? Tous ce que nous montrons, même à notre corps défendant, confirme ce que pense les gens ici : nous avons plus d’argent qu’eux. Il est alors juste, dans la mentalité confucianisme, que l’équilibre soit assuré, en s’enrichissant aussi. D’où une démarche volontariste sur le plan commercial, que nous ne connaissons pas en occident.
Petits conseils à tous les forumistes qui veulent comprendre le pays, avant, pendant et après : lire le livre de Tran Ngoc Them « Recherche sur l’identité de la culture vietnamienne » Bon, faut s’accrocher, car il y en a pour plus de 800 pages ! Lire aussi les Tranches de vie du Dimanche, dans le Courrier du Vietnam, dans la rubrique Société. Des anecdotes sur la vie au Vietnam vu par un français qui s’est installé là-bas. Sylvie, merci d’avoir remuées nos admirations béates, ce qui n’entament en rien les convictions des uns et des autres !
La discussion sur la prostitution au Vietnam m’agace un peu plus ! On peut dire tout et son contraire sur ce qu’on appelle le plus vieux métier du monde. Surtout quand on ne le connaît que comme voyeur ou comme client ! Mes premiers pas au Vietnam, je les ai fait en 1993, dans le cadre d’une mission de lutte contre le tourisme sexuel, notamment contre la pédophilie. Pendant 10 ans j’ai aidé des gosses, des femmes, à sortir de cette galère. Aujourd’hui encore, dans mes consultations de villages de montagnes, je trouve des gamines d’à peine vingt ans atteintes du Sida, que je vois mourir faute de moyens suffisants pour les soigner. Parmi mes étudiantes à Ha Noï, j’en ai plusieurs qui m’ont dit se livrer à la prostitution occasionnelle pour payer leurs études. Salons de massage, hôtels, karaoké, racolage, nha ngi, …je peux affirmer qu’aucune de celles que j’ai eu l’occasion de rencontrer ne fait çà par gaieté de cœur et par « amour du métier ! ». Seulement voilà, il y a les clients, qu’ils soient autochtones ou étrangers ! Un jour je me souviens avoir émis, lors d’une conférence pour la lutte contre la prostitution au Vietnam, une idée complètement hérétique : multiplier par vingt le tarif des « prestations ». Je suis certain que cela ralentirait brusquement le flux de clientèle, et pour continuer dans le cynisme, çà permettrait au moins aux victimes de ce commerce de gagner plus en risquant moins et en se fatiguant moins !!! J’en ai un peu assez des tartuffes qui jouent les pères la pudeur en plein jour et qui se précipitent dans les endroits ad hoc, la nuit venue. L’analyse d’Abalone sur la tradition de la prostitution est en partie juste, mais m’amène à y apporter quelques corrections. Le besoin hormonal du mâle, n’est pas unique au vietnamien, et je souligne que la femme à les mêmes besoins, simplement ils sont liés à des rythmes différents, plus mensuels que journaliers. Bizarre d’ailleurs qu’il n’y ait pas autant de bordels pour femmes que de bordels pour hommes !!! Ne parlons pas d’hypocrisie, car s’il y a bien hypocrisie, c’est plutôt dans un pays comme la France, où on se cache pour aller dans des endroits dont vous trouverez toutes les adresses en lisant les dernières pages de Pariscope, livre destiné je le souligne, aux touristes qui ont envie de sortir à Paris !! Au Vietnam la fréquentation des « claques » se fait presque au grand jour. Les gens y vont, entre copains, pour boire et pour tirer un coup. Sans doute une réminiscence de la polygamie vietnamienne, abolie il y a à peine un siècle. Qu’en pensent les femmes légitimes ? Elles en souffrent, mais le cachent … ou se vengent en trouvant des amants. Certes la fidélité de l’épouse vietnamienne est encore très forte, par rapport à ce que nous connaissons en Occident. Surtout par peur du voisinage. Mais les temps changent, et les mœurs évoluent. Quand à la virginité avant le mariage, je peux vous dire, en tant que médecin, qu’aujourd’hui, les fleurs s’envolent au vent comme au printemps ! Ce qui pose d’autres problèmes pour les mariages, surtout à la campagne… Tout çà pour dire, arrêtons de faire semblant de nous offusquer si des jeunes femmes nous abordent dans la rue, et pensons plutôt à tous les drames humains et les détresses que cachent les maquillages et les minijupes, et que nous alimentons à chaque fois que nous profitons de la misère de ces femmes pour payer leurs charmes ! Un jour, peut-être, je posterai un message qui recensera tout ce que ces femmes pensent de leurs clients, y compris des étrangers frimeurs qui s’imaginent que c’est grâce à « leurs talents » qu’elles poussent des cris d’extase ! Ca risque d’être la débandade…Et puis on pourrait aussi parler d’une prostitution légale : celle qui fait que des laissés pour compte dans leurs pays viennent au Vietnam « acheter » des gamines de 30 ou 40 plus jeunes qu’eux, pour se marier avec elles. Je suis peut-être un peu caustique dans ce post, mais c’est vrai que j’ai vu beaucoup de choses pas trop belles ces dernières semaines, là-haut dans les montagnes du Nord, tellement prisées par les touristes … et qui n’imaginent pas ce qu’ils laissent derrière eux apres leurs departs. Sans rancune !
La discussion sur la prostitution au Vietnam m’agace un peu plus ! On peut dire tout et son contraire sur ce qu’on appelle le plus vieux métier du monde. Surtout quand on ne le connaît que comme voyeur ou comme client ! Mes premiers pas au Vietnam, je les ai fait en 1993, dans le cadre d’une mission de lutte contre le tourisme sexuel, notamment contre la pédophilie. Pendant 10 ans j’ai aidé des gosses, des femmes, à sortir de cette galère. Aujourd’hui encore, dans mes consultations de villages de montagnes, je trouve des gamines d’à peine vingt ans atteintes du Sida, que je vois mourir faute de moyens suffisants pour les soigner. Parmi mes étudiantes à Ha Noï, j’en ai plusieurs qui m’ont dit se livrer à la prostitution occasionnelle pour payer leurs études. Salons de massage, hôtels, karaoké, racolage, nha ngi, …je peux affirmer qu’aucune de celles que j’ai eu l’occasion de rencontrer ne fait çà par gaieté de cœur et par « amour du métier ! ». Seulement voilà, il y a les clients, qu’ils soient autochtones ou étrangers ! Un jour je me souviens avoir émis, lors d’une conférence pour la lutte contre la prostitution au Vietnam, une idée complètement hérétique : multiplier par vingt le tarif des « prestations ». Je suis certain que cela ralentirait brusquement le flux de clientèle, et pour continuer dans le cynisme, çà permettrait au moins aux victimes de ce commerce de gagner plus en risquant moins et en se fatiguant moins !!! J’en ai un peu assez des tartuffes qui jouent les pères la pudeur en plein jour et qui se précipitent dans les endroits ad hoc, la nuit venue. L’analyse d’Abalone sur la tradition de la prostitution est en partie juste, mais m’amène à y apporter quelques corrections. Le besoin hormonal du mâle, n’est pas unique au vietnamien, et je souligne que la femme à les mêmes besoins, simplement ils sont liés à des rythmes différents, plus mensuels que journaliers. Bizarre d’ailleurs qu’il n’y ait pas autant de bordels pour femmes que de bordels pour hommes !!! Ne parlons pas d’hypocrisie, car s’il y a bien hypocrisie, c’est plutôt dans un pays comme la France, où on se cache pour aller dans des endroits dont vous trouverez toutes les adresses en lisant les dernières pages de Pariscope, livre destiné je le souligne, aux touristes qui ont envie de sortir à Paris !! Au Vietnam la fréquentation des « claques » se fait presque au grand jour. Les gens y vont, entre copains, pour boire et pour tirer un coup. Sans doute une réminiscence de la polygamie vietnamienne, abolie il y a à peine un siècle. Qu’en pensent les femmes légitimes ? Elles en souffrent, mais le cachent … ou se vengent en trouvant des amants. Certes la fidélité de l’épouse vietnamienne est encore très forte, par rapport à ce que nous connaissons en Occident. Surtout par peur du voisinage. Mais les temps changent, et les mœurs évoluent. Quand à la virginité avant le mariage, je peux vous dire, en tant que médecin, qu’aujourd’hui, les fleurs s’envolent au vent comme au printemps ! Ce qui pose d’autres problèmes pour les mariages, surtout à la campagne… Tout çà pour dire, arrêtons de faire semblant de nous offusquer si des jeunes femmes nous abordent dans la rue, et pensons plutôt à tous les drames humains et les détresses que cachent les maquillages et les minijupes, et que nous alimentons à chaque fois que nous profitons de la misère de ces femmes pour payer leurs charmes ! Un jour, peut-être, je posterai un message qui recensera tout ce que ces femmes pensent de leurs clients, y compris des étrangers frimeurs qui s’imaginent que c’est grâce à « leurs talents » qu’elles poussent des cris d’extase ! Ca risque d’être la débandade…Et puis on pourrait aussi parler d’une prostitution légale : celle qui fait que des laissés pour compte dans leurs pays viennent au Vietnam « acheter » des gamines de 30 ou 40 plus jeunes qu’eux, pour se marier avec elles. Je suis peut-être un peu caustique dans ce post, mais c’est vrai que j’ai vu beaucoup de choses pas trop belles ces dernières semaines, là-haut dans les montagnes du Nord, tellement prisées par les touristes … et qui n’imaginent pas ce qu’ils laissent derrière eux apres leurs departs. Sans rancune !
Pérou: trek autour de Ticlla (Cordillera Central) English translation pending
Salut tout le monde,
Je ne suis pas un chevronne de l´Amerique du sud, encore moins de Perou. Neanmoins je suis arrive a y faire un trek en autonomie complete tres interessant. Pendant tout le parcours je n´ai rencontre que 2 pecheurs de truites et un gars avec son ane. L´idee mést venue a la lecture du Bradt: Trekking in Peru and Bolivia. Les informations du Bradt datent du 1998 et ne sont plus tres actuelles.. Certaines "details", comme par ex. les temps de marche - me paraissent bizarres. il y a entre 100 - 300% de difference par rapport a l´experience que j´ai vecue.
Equipement: Standart. Batons de marche tres, tres utiles. J´ai investi dans un bon sac de couchage (-26C) et je ne l´ai pas regrette. GPS: Pourquoi pas? Fort utile pour retrouver votre sac plante derriere un cailloux, le temps que vous puissiez trouver un col recalcitrant. Cartes: je n´ai dispose que du schema tire du Bradt, mais je deconseille de partir sans cartes, meme si celles du IGN perouvien ne montrent aucun sentier (a acheter a Lima). Point de depart: Miraflores Acces: Depuis Huancayo. Il y a une compagne de bus (j´ai oublie son nom) situee au 925 Avenida Grau. Le depart tous les jours a 5.30h du mat. La gentille dame de l´agence va vous dire que le bus vous deposera a Tinco Alis (vers 9h) et qu´un autre bus viendra a 11h pour vous ammener a Miraflores, 9 km plus loin. En realite l´autre bus d´existe pas. Vous avez le choix entre descendre a Tinco Alis et prendre un taxi pour 25 sols, ou descendre de votre bus 3km plus loin et faire les 6 kils restants a pieds. Vous pouvez aussi faire du stop.
Miraflores: ne pas omettre de faire l´excursion aux ruines pres-incas, tres interessantes (3h aller-retour, la visite incluse). Sortir de la Plaza de Armas par la Jr 2 de Mayo et continuer sur le flanc de montagne. A un certain moment le sentier tourne sec a gauche. Vous pouvez alors appercevoir a droite, "dans les buissons", le toit rouge carre de l´eglise espagnole qui fait partie des ruines.
Jour 1: Miraflores-Quebrada Tomapampa-Anacucho Vous traversez le village en suivant la riviere, en restant sur le rive droite. Continuer a monter pendant 3-4h, On ne sais pas comment regarder Topampa. Est-ce un jardin ou le creation de la nature? Traversez le pont (unique, pas de possibilite de se tromper) et continuez a suivre la riviere en ignorant le bon chemin qui part a droite. Bientot vous allez vous retrouver dans une valle bcp plus sauvage que Topampa. Continuez a avancer vers le fond de la valle (3h) tant qe vous pouvez. Les places de camping ne manquent pas. Reperez bien le col la veille au soir, car il a la facheuse tendance a se cacher au fur et a mesure que vous l´approchez.
Jour 2: Anacucho - col 4750m - rives sud-ouest de laguna Huascacocha. Pour arriver au col (2h depuis mon campement) - pas de sentier. De l´autre cote par contre - les marquages abondent. Apres avoir fait la descente (plutot raide) a travers un paysage sauvage a souhait - on se retrouve sur une vaste esplanade, assez superbe. On peut y passer la nuit. Pour arriver aux rives sud-ouest de Laguna Huascacocha il vous faudra au moins 2h de plus. Pour camper - choisissez un endroit le plus proche du versant ouest de la valee, sinon vous n´allez pas retrouver le soleil avant 7.45 du matin.
Jour 3: Laguna Huascacocha - Laguna Suerococha Traversez la riviere a sa sortie du lac. C´est plus humide que froid. Avancez vers le versant nord de la valee. Presque aussitot vous allez appercevoir un sentier qui remonte raide le flanc. En 2.30h vous arrivez au col (marquage) et les vues assez spectaculaires. Vous n´avez qu´a suivre le sentier. Il tourne vers le nord et puis - redescend dans la quebrada. Traversez le rio des que vous vous retrouvez au fond de la valee. Il faut suivre le fond et la riviere jusqu´au bout. Il y a peu de marquage et pas de sentier, mais la direction est evidente.
Laguna Suero se laisse appercevoir au dernier moment, avec - comme decor - un tres beau barrage rocheux derriere.
Jour 4: Laguna Suerococha - col 4800m - Quebrada Pichahuacra - cirque montagneux de nord-ouest de Ticlla. Pour arrivre au col - pas de sentier. Commencez par grimper a qui mieux mieux les collines herbeuses a gauche du lac (40min.) Ensuite - en evitant la pierraille - allez a droite. Bientot vous allez appercevoir au nord le col, qui fait partie de la crete rocheuse visible derriere le lac (1.30h jusqu´au col). De loin on voit bien le marquage, a gauche du col. Au lieux d´aller vers col il est plus facile d´atteindre le marquage ou meme viser a gauche du celui-la. Cela permets d´eviter la pierraille (encore) et de perdre trop d´altitude. De l´autre cote - la descente se fait une fois de plus sans sentier. On arrive sur une jolie plateforme bien grande et pla-plate (1h) . Encore depuis le col on peut appercevoir le sentier montant sur le flanc de la colline qui limite l´esplanade a droite, +/- a l´endroit ou elle recommence a redescendre d´une maniere plus abrupte. Vous n´avez qu´a contourner le flanc de cette colline en suivant le sentier, qui devient bientot une ¨autoroute¨. Beaucoup de marquage, meme trop. J´y ai termine par me tromper: J´ai remonte trop haut sur le flanc de Q. Pichahuacra. Cela permet certainement de s´approcher de la face nord-ouest de Ticcla, mais pas de camping possible. Ne manquez donc pas le marquage vidible de cote gauche de "autoroute", qui indique le sentier descendant dans la Q. Pichahuacra. Il est tres bom et les marquages sont visibles. 1h plus tard il vous lache malheureusement. Vous vous retrouvez a patauger sur une pente herbeuse et humide, a 1h du fond de la vallee. Il est mieux da passer la nuit la. Les vues et les jeux de la lumiere sont superbes, il est possible de trouver un endroit assez a plat et sec pour etre comfortable.
Jour 5: Nord-Ouest de Ticlla - col 4800m (4h) - rive nord de Laguna Ticclacocha Attention au faux sentier visible sur le versant oppose de la valee.
Voici comment trouver le chemin qui vous amenera au col suivant: cherchez de vos yeux le fond de la valee. Vous allez y voir 2 gros cailloux, de grandeur d´une maisonette de campagne. Le premier de cote droit de la vallee, le 2eme de cote oppose. Ils fixent votre trajectoire. Pour traverser le fond de la vallee, tyres humide - pas de problemes. Le sentier qui monte au col commence derriere le 2eme callou. A la rigeur cette endroit pourrait etre un place de camping formidable, mais il est tellement encrotte par les animeaux qu´il n´est meme pas possible d´y poser son sac a dos... Suivez donc les traces d´animeaux. Tout d´abord vous remontez dans l´herbe, bientot le sentier se precise et 30 min plus tard arrive a la falaise verticale pour se cacher dans son ombre. C´est pour cette raison qu´il n´est pas visible de l´autre cote de la vallee.
Ce chemin, dans un complexe de motagne plus petit pourrait constituer un but d´une ballade a lui tout seul, tant les formations geologiques, la flore, les couleurs sont varies. Sans parler des 4 lacs que vous rencontrerez en route et sans oublier le jeux de cache - cache qu´il vous offre, car ce sentier n´arrete pas de disparaitre.... Bonne chance.
Bref ....apres le col - il vous faudra encore au moins 2 h pour atteindre Laguna Ticllacocha. Il y a des bons endroit pour camper sur ses rivages nord.
Jour 6: Laguna Ticclacocha - vallee du rio Canete - Laguna Piscacocha - entree de la Quebrada Llicacocha. Vous n´avez qu´a suivre le rio Canete sur +/- 7 km. Vous depassez un corral, avec une batisse couverte de chaume (3eme km), ensuite un deuxieme. Lors de mon passage il y avait des gens. Les toutous voraces et agressifs se jettent gentilement sur vous, ne les mangez pas, svp. Ainsi vous allez pouvoir demander aux habitants les indications pour trouver l´embranchement de la route sur Miraflores. Sinon - vous etes a quelques centaines de metres de celui-la: En regardant a droite vous apperceverez le haut de quelques nevados. Le bas de ceux-la est cache par un ebouli brun, montant de gauche a droite, courrone d´un muret de pierre. Tournez dans sa direction, faites 150 m. et traversez la riviere (la traversee se fait sans probleme). Continuez un peu et encore plus a droite, en contournant l´ebouli. En 3 dimentions la direction ne fait pas de doute. Vous vous trouverez bientot dans la valee de la Laguna Piscacocha. Vous arriverez a son rive sud-ouest 1.30 plus tard. Un endroit pas mal pour camper, mais attention aux vaches curieuses. Pour aller plus loin - continuez a avancer tout en montant sur le versant droit de la valee, vous allez y trouver un bon sentier qui vous mene a la Quebrada Llicacocha.
Depuis le bord de la laguna Piscacocha a la laguna Llicacocha - 2h.
Jour 7: Quebrada Llicacocha - Laguna Llicacocha - col 5050m - entree de la Quebrada Curunia.
Il me semble que l´endroit attire les nuages et de ce fait il est mieux de passer le col dans la matinee. Le col est assez difficile a trouver. Il est situe sur le versant gauche, au-dessus du lac. Il faut continuer sur le sentier qui se dessine dans l´herbe et contourne la laguna Llicacocha par la droite. Apres avoir depasse le petit paturage derriere le lac tournez a gauche (ne pas prendre le chemin en herbe qui continue tout droit) et suivre une mince bande de caillasse, pour se retrouver sur le versant gauche de la valee (il faut enjamber le ruisseau). Le sentier continue a monter pour s´engager dans la paroie rocheuse, c´est une partie tres jolie du parcours. 30min plus haut le sentier tres net termine par vous ammener dans une terrain herbeux, semi-marecageux. Il y a quelques marquages, poses sans consequance. Traversez le troncon mouille en laissant a votre gauche deux grands blocs de pierre tres proches l´un de l´autre. Des que vous retrouverez le terrain sec - tournez a droite et montez en suivant le bord de l´ebouli de pierre qui se presente devant vous. Bientot vous retrouverez les traces des animeaux et le sentier qui suit le bord dudit ebouli, tout en dessinant un grand cercle (dans le sens contraire de l´aiguille d´une montre). Il vous ammene a 5000m 1.30h plus tard, et au bord d´un lac de haute montagne magnifique. Depuis le lac au col il vous reste 40 min a faire. A partir de cet endroit - la plus aucun souci pour trouver son chemin.
La descente (tres abrupte sur 200m) jusqu´au fond de la Quebrada Cutunia se fait en 2.30h. Il y a un endroit a 40 min du col qui est bien pour planter sa tente, mais attention au probleme de mauvais temps.
J´ai perdu bcp de temps a chercher ce maudit col et fini par le franchir a 15h passees. Pour ne pas continuer a descendre dans la nuit tombante - j´ai choisi de camper a 4700m. C´est la, vers 20h, j´ai ete surpris par une tempete de neige, avec les coups de foudre a gogo et tutti quanti. Je vous passe les details. Heureusement que lendemain la descente n´a pas ete completement couverte par la neige...
Jour 8: Quebrada Cutunia - Huayllancacha - Miraflores Ce troncon ne pose aucun probleme d´orientation. Suivez le rio sur son rive gauche et traversez des que vous appercevez le sentier de l´autre cote. Du haut de Q. Cutunia a Miraflores - env. 6h (vous terminerez par rejoindre le pont mentionne dans la description de la journee No 1.
A+ Tadek
Je ne suis pas un chevronne de l´Amerique du sud, encore moins de Perou. Neanmoins je suis arrive a y faire un trek en autonomie complete tres interessant. Pendant tout le parcours je n´ai rencontre que 2 pecheurs de truites et un gars avec son ane. L´idee mést venue a la lecture du Bradt: Trekking in Peru and Bolivia. Les informations du Bradt datent du 1998 et ne sont plus tres actuelles.. Certaines "details", comme par ex. les temps de marche - me paraissent bizarres. il y a entre 100 - 300% de difference par rapport a l´experience que j´ai vecue.
Equipement: Standart. Batons de marche tres, tres utiles. J´ai investi dans un bon sac de couchage (-26C) et je ne l´ai pas regrette. GPS: Pourquoi pas? Fort utile pour retrouver votre sac plante derriere un cailloux, le temps que vous puissiez trouver un col recalcitrant. Cartes: je n´ai dispose que du schema tire du Bradt, mais je deconseille de partir sans cartes, meme si celles du IGN perouvien ne montrent aucun sentier (a acheter a Lima). Point de depart: Miraflores Acces: Depuis Huancayo. Il y a une compagne de bus (j´ai oublie son nom) situee au 925 Avenida Grau. Le depart tous les jours a 5.30h du mat. La gentille dame de l´agence va vous dire que le bus vous deposera a Tinco Alis (vers 9h) et qu´un autre bus viendra a 11h pour vous ammener a Miraflores, 9 km plus loin. En realite l´autre bus d´existe pas. Vous avez le choix entre descendre a Tinco Alis et prendre un taxi pour 25 sols, ou descendre de votre bus 3km plus loin et faire les 6 kils restants a pieds. Vous pouvez aussi faire du stop.
Miraflores: ne pas omettre de faire l´excursion aux ruines pres-incas, tres interessantes (3h aller-retour, la visite incluse). Sortir de la Plaza de Armas par la Jr 2 de Mayo et continuer sur le flanc de montagne. A un certain moment le sentier tourne sec a gauche. Vous pouvez alors appercevoir a droite, "dans les buissons", le toit rouge carre de l´eglise espagnole qui fait partie des ruines.
Jour 1: Miraflores-Quebrada Tomapampa-Anacucho Vous traversez le village en suivant la riviere, en restant sur le rive droite. Continuer a monter pendant 3-4h, On ne sais pas comment regarder Topampa. Est-ce un jardin ou le creation de la nature? Traversez le pont (unique, pas de possibilite de se tromper) et continuez a suivre la riviere en ignorant le bon chemin qui part a droite. Bientot vous allez vous retrouver dans une valle bcp plus sauvage que Topampa. Continuez a avancer vers le fond de la valle (3h) tant qe vous pouvez. Les places de camping ne manquent pas. Reperez bien le col la veille au soir, car il a la facheuse tendance a se cacher au fur et a mesure que vous l´approchez.
Jour 2: Anacucho - col 4750m - rives sud-ouest de laguna Huascacocha. Pour arriver au col (2h depuis mon campement) - pas de sentier. De l´autre cote par contre - les marquages abondent. Apres avoir fait la descente (plutot raide) a travers un paysage sauvage a souhait - on se retrouve sur une vaste esplanade, assez superbe. On peut y passer la nuit. Pour arriver aux rives sud-ouest de Laguna Huascacocha il vous faudra au moins 2h de plus. Pour camper - choisissez un endroit le plus proche du versant ouest de la valee, sinon vous n´allez pas retrouver le soleil avant 7.45 du matin.
Jour 3: Laguna Huascacocha - Laguna Suerococha Traversez la riviere a sa sortie du lac. C´est plus humide que froid. Avancez vers le versant nord de la valee. Presque aussitot vous allez appercevoir un sentier qui remonte raide le flanc. En 2.30h vous arrivez au col (marquage) et les vues assez spectaculaires. Vous n´avez qu´a suivre le sentier. Il tourne vers le nord et puis - redescend dans la quebrada. Traversez le rio des que vous vous retrouvez au fond de la valee. Il faut suivre le fond et la riviere jusqu´au bout. Il y a peu de marquage et pas de sentier, mais la direction est evidente.
Laguna Suero se laisse appercevoir au dernier moment, avec - comme decor - un tres beau barrage rocheux derriere.
Jour 4: Laguna Suerococha - col 4800m - Quebrada Pichahuacra - cirque montagneux de nord-ouest de Ticlla. Pour arrivre au col - pas de sentier. Commencez par grimper a qui mieux mieux les collines herbeuses a gauche du lac (40min.) Ensuite - en evitant la pierraille - allez a droite. Bientot vous allez appercevoir au nord le col, qui fait partie de la crete rocheuse visible derriere le lac (1.30h jusqu´au col). De loin on voit bien le marquage, a gauche du col. Au lieux d´aller vers col il est plus facile d´atteindre le marquage ou meme viser a gauche du celui-la. Cela permets d´eviter la pierraille (encore) et de perdre trop d´altitude. De l´autre cote - la descente se fait une fois de plus sans sentier. On arrive sur une jolie plateforme bien grande et pla-plate (1h) . Encore depuis le col on peut appercevoir le sentier montant sur le flanc de la colline qui limite l´esplanade a droite, +/- a l´endroit ou elle recommence a redescendre d´une maniere plus abrupte. Vous n´avez qu´a contourner le flanc de cette colline en suivant le sentier, qui devient bientot une ¨autoroute¨. Beaucoup de marquage, meme trop. J´y ai termine par me tromper: J´ai remonte trop haut sur le flanc de Q. Pichahuacra. Cela permet certainement de s´approcher de la face nord-ouest de Ticcla, mais pas de camping possible. Ne manquez donc pas le marquage vidible de cote gauche de "autoroute", qui indique le sentier descendant dans la Q. Pichahuacra. Il est tres bom et les marquages sont visibles. 1h plus tard il vous lache malheureusement. Vous vous retrouvez a patauger sur une pente herbeuse et humide, a 1h du fond de la vallee. Il est mieux da passer la nuit la. Les vues et les jeux de la lumiere sont superbes, il est possible de trouver un endroit assez a plat et sec pour etre comfortable.
Jour 5: Nord-Ouest de Ticlla - col 4800m (4h) - rive nord de Laguna Ticclacocha Attention au faux sentier visible sur le versant oppose de la valee.
Voici comment trouver le chemin qui vous amenera au col suivant: cherchez de vos yeux le fond de la valee. Vous allez y voir 2 gros cailloux, de grandeur d´une maisonette de campagne. Le premier de cote droit de la vallee, le 2eme de cote oppose. Ils fixent votre trajectoire. Pour traverser le fond de la vallee, tyres humide - pas de problemes. Le sentier qui monte au col commence derriere le 2eme callou. A la rigeur cette endroit pourrait etre un place de camping formidable, mais il est tellement encrotte par les animeaux qu´il n´est meme pas possible d´y poser son sac a dos... Suivez donc les traces d´animeaux. Tout d´abord vous remontez dans l´herbe, bientot le sentier se precise et 30 min plus tard arrive a la falaise verticale pour se cacher dans son ombre. C´est pour cette raison qu´il n´est pas visible de l´autre cote de la vallee.
Ce chemin, dans un complexe de motagne plus petit pourrait constituer un but d´une ballade a lui tout seul, tant les formations geologiques, la flore, les couleurs sont varies. Sans parler des 4 lacs que vous rencontrerez en route et sans oublier le jeux de cache - cache qu´il vous offre, car ce sentier n´arrete pas de disparaitre.... Bonne chance.
Bref ....apres le col - il vous faudra encore au moins 2 h pour atteindre Laguna Ticllacocha. Il y a des bons endroit pour camper sur ses rivages nord.
Jour 6: Laguna Ticclacocha - vallee du rio Canete - Laguna Piscacocha - entree de la Quebrada Llicacocha. Vous n´avez qu´a suivre le rio Canete sur +/- 7 km. Vous depassez un corral, avec une batisse couverte de chaume (3eme km), ensuite un deuxieme. Lors de mon passage il y avait des gens. Les toutous voraces et agressifs se jettent gentilement sur vous, ne les mangez pas, svp. Ainsi vous allez pouvoir demander aux habitants les indications pour trouver l´embranchement de la route sur Miraflores. Sinon - vous etes a quelques centaines de metres de celui-la: En regardant a droite vous apperceverez le haut de quelques nevados. Le bas de ceux-la est cache par un ebouli brun, montant de gauche a droite, courrone d´un muret de pierre. Tournez dans sa direction, faites 150 m. et traversez la riviere (la traversee se fait sans probleme). Continuez un peu et encore plus a droite, en contournant l´ebouli. En 3 dimentions la direction ne fait pas de doute. Vous vous trouverez bientot dans la valee de la Laguna Piscacocha. Vous arriverez a son rive sud-ouest 1.30 plus tard. Un endroit pas mal pour camper, mais attention aux vaches curieuses. Pour aller plus loin - continuez a avancer tout en montant sur le versant droit de la valee, vous allez y trouver un bon sentier qui vous mene a la Quebrada Llicacocha.
Depuis le bord de la laguna Piscacocha a la laguna Llicacocha - 2h.
Jour 7: Quebrada Llicacocha - Laguna Llicacocha - col 5050m - entree de la Quebrada Curunia.
Il me semble que l´endroit attire les nuages et de ce fait il est mieux de passer le col dans la matinee. Le col est assez difficile a trouver. Il est situe sur le versant gauche, au-dessus du lac. Il faut continuer sur le sentier qui se dessine dans l´herbe et contourne la laguna Llicacocha par la droite. Apres avoir depasse le petit paturage derriere le lac tournez a gauche (ne pas prendre le chemin en herbe qui continue tout droit) et suivre une mince bande de caillasse, pour se retrouver sur le versant gauche de la valee (il faut enjamber le ruisseau). Le sentier continue a monter pour s´engager dans la paroie rocheuse, c´est une partie tres jolie du parcours. 30min plus haut le sentier tres net termine par vous ammener dans une terrain herbeux, semi-marecageux. Il y a quelques marquages, poses sans consequance. Traversez le troncon mouille en laissant a votre gauche deux grands blocs de pierre tres proches l´un de l´autre. Des que vous retrouverez le terrain sec - tournez a droite et montez en suivant le bord de l´ebouli de pierre qui se presente devant vous. Bientot vous retrouverez les traces des animeaux et le sentier qui suit le bord dudit ebouli, tout en dessinant un grand cercle (dans le sens contraire de l´aiguille d´une montre). Il vous ammene a 5000m 1.30h plus tard, et au bord d´un lac de haute montagne magnifique. Depuis le lac au col il vous reste 40 min a faire. A partir de cet endroit - la plus aucun souci pour trouver son chemin.
La descente (tres abrupte sur 200m) jusqu´au fond de la Quebrada Cutunia se fait en 2.30h. Il y a un endroit a 40 min du col qui est bien pour planter sa tente, mais attention au probleme de mauvais temps.
J´ai perdu bcp de temps a chercher ce maudit col et fini par le franchir a 15h passees. Pour ne pas continuer a descendre dans la nuit tombante - j´ai choisi de camper a 4700m. C´est la, vers 20h, j´ai ete surpris par une tempete de neige, avec les coups de foudre a gogo et tutti quanti. Je vous passe les details. Heureusement que lendemain la descente n´a pas ete completement couverte par la neige...
Jour 8: Quebrada Cutunia - Huayllancacha - Miraflores Ce troncon ne pose aucun probleme d´orientation. Suivez le rio sur son rive gauche et traversez des que vous appercevez le sentier de l´autre cote. Du haut de Q. Cutunia a Miraflores - env. 6h (vous terminerez par rejoindre le pont mentionne dans la description de la journee No 1.
A+ Tadek
Compte rendu de voyage à Madagascar du 26 avril au 9 mai 2009 English translation pending
Salama,
après avoir pas mal suivi le forum en prévision de mon voyage, je vous en fais un petit compte rendu pour donner quelques informations.
Parcours: lundi 27: Tana-Fianarantsoa par la route mardi 28: Fianarantsoa-Manakara par le fce mercredi 29: Manakara-AlakamisyAmbohimaha (30km de Fianar) par la route Jeudi 30: AlakamisyAmbohimaha Vendredi 01: AlakamisyAmbohimaha Samedi 02: AlakamisyAmbohimaha-Miandrivazo par la route Dimanche 03: Miandrivazo-Morondova par la route Lundi 04: Morondova-Bekopaka par la route (piste difficile) Mardi 05: Tsingy (piste difficile) Mercredi 06: Bekopaka-Morondova par la route (piste difficile) Jeudi 07: Morondova-Miandrivazo par la route Vendredi 08: Miandrivazo-Tana par la route Samedi 09: Retour avion
* au niveau touristique le fce est donc fonctionnel, et les tsingy (petits et grands) sont ouverts. * il y a beaucoup de barrages de la police/armée sur les routes mais cela ne pose pas de reel problème (nous étions avec un chauffeur malgache), nous avons du payer 1 fois sur une 30taine de controles. * pas de problème au niveau des manifestations, mis à part à antsirabe ou il y a une forte présence de l'armée et ou nous avons entendu 3 explosions de grendades etourdissantes lors de la dispersion d'une manif lundi 27 (on est resté dans le restau et il n'y a pas eu de pb) * à propos du cyclone fanele qui a balayer morondova en février, la ville est "plutot en bon etat" (nous n'y sommes pas restés longtemps) mais si certaines traces du cyclones sont visibles il est difficile de différencier les batiments détruits des batiments à l'abandon... l'allée des baobabs est magnifique, ils ne sont pas tombés.
Voila ca reste un peu succin comme compte rendu, mais si ca peut aider qqun ca sera toujours ca de pris. Vous pouvez me consulter pour avoir des précisions.
Merci à tous les pour infos précises sur mada, et bonnes chance aux gasy pour sortir rapidement de cette crise qui frappe toute la population.
après avoir pas mal suivi le forum en prévision de mon voyage, je vous en fais un petit compte rendu pour donner quelques informations.
Parcours: lundi 27: Tana-Fianarantsoa par la route mardi 28: Fianarantsoa-Manakara par le fce mercredi 29: Manakara-AlakamisyAmbohimaha (30km de Fianar) par la route Jeudi 30: AlakamisyAmbohimaha Vendredi 01: AlakamisyAmbohimaha Samedi 02: AlakamisyAmbohimaha-Miandrivazo par la route Dimanche 03: Miandrivazo-Morondova par la route Lundi 04: Morondova-Bekopaka par la route (piste difficile) Mardi 05: Tsingy (piste difficile) Mercredi 06: Bekopaka-Morondova par la route (piste difficile) Jeudi 07: Morondova-Miandrivazo par la route Vendredi 08: Miandrivazo-Tana par la route Samedi 09: Retour avion
* au niveau touristique le fce est donc fonctionnel, et les tsingy (petits et grands) sont ouverts. * il y a beaucoup de barrages de la police/armée sur les routes mais cela ne pose pas de reel problème (nous étions avec un chauffeur malgache), nous avons du payer 1 fois sur une 30taine de controles. * pas de problème au niveau des manifestations, mis à part à antsirabe ou il y a une forte présence de l'armée et ou nous avons entendu 3 explosions de grendades etourdissantes lors de la dispersion d'une manif lundi 27 (on est resté dans le restau et il n'y a pas eu de pb) * à propos du cyclone fanele qui a balayer morondova en février, la ville est "plutot en bon etat" (nous n'y sommes pas restés longtemps) mais si certaines traces du cyclones sont visibles il est difficile de différencier les batiments détruits des batiments à l'abandon... l'allée des baobabs est magnifique, ils ne sont pas tombés.
Voila ca reste un peu succin comme compte rendu, mais si ca peut aider qqun ca sera toujours ca de pris. Vous pouvez me consulter pour avoir des précisions.
Merci à tous les pour infos précises sur mada, et bonnes chance aux gasy pour sortir rapidement de cette crise qui frappe toute la population.
Retour de Tanzanie: ascension du volcan Ol Doinyo Lengaï English translation pending
je viens de passer une sem en tanzanie . je vous passe les details des safaris et du tourisme en general il y en a qui sont plus doués que moi. je me suis quand meme regalé.
Par contre avec mon frere on a fait l'ascension du volcan oldo lengaï et j'ai des informations importantes pour tous ceux qui ont l'intention de la faire.
POINTS POSITIFS: une tres belle montagne quand on est au pied, majestueuse, on dirait un volcan qu'on voit dans les dessins animés. Ensuite une vue magnifique a 3000 m, une sensation bizarre de nuit avant d'arriver au sommet on a l'impression d'etre seul au monde, une rando assez courte 10h allez retour....... et surtout une tres grande fierté de l'avoir fait quand on est en bas.
POINTS NEGATIFS : une rando epuisante physiquement et nerveusement. quand on voit la montagne de jour on se demande comment on peut monter sans faire d'escalade...
L ASCENSION en fait c'est simple on va tout droit... apres 2 h de marche dans le sable(bonjour les mollets) on continue a monter tout droit a 4 pattes c'est impossiblr de faire des lacets car on suit des ravines qui partent d'en haut. a gauche le vide a droite le vide..... . on s'abime les mains, on glisse, on rale, on voit jamais le bout, on insulte le guide, on a peur, on se retourne pas par peur de tomber, on s'accroche au premier rocher quand on se repose par peur de tomber, on essaye d'eviter les pierres qui degringolent sur des centaines de metres. pas un metre de plat pour reposer les jambes .......BREF L ENFER. mon frere a fait tomber son baton il a degringolé de plusieurs centaines de metres en quelque sec......vu la pente a 70 degré au moins. on etait les seuls sur le volcan on s'est fait doublé par un couple d'allemands qui avaient fait le kili. un peu avant d'arriver en haut la femme a faillit egorger son mari et le guide tellement c'etait dur et elle avait peur... apres renseigements ce genre de rando serait interdite en europe. il faut casque et cordée obligatoire..
LE SOMMET LE PIRE. on a fait 4 h 30 de montée pour rester 15 mn en haut. la vue extraordinaire certes mais bonjour le vertige.. le bouchon s'est effondré il y a 2 ans je crois donc on arrive en haut et on reste sur une corniche de 2 m de large avec a droite 3000 m de vide et a gauche ble trou du volcan sans fin avec de la fumée du bruit terrible on dirait que quelqu'un casse des tolles enormes.....et je vous parle pas du vent des qu'on se leve on a l'impression qu'on va tomber........
LA DESCENTE.. affreux comme on peut pas faire de lacets on va tout droit ( on a l'habitude ) on glisse, on tombe, se fait mal et on passe le plus de temps sur les fesses a faire du tobogan sur les cailloux...
L ARRIVEE. enfin 10 h apres on est epuisé, il fait chaud, on est enervé par le fait que c'etait super dur, super dangereux, qu'on est resté que 10 mn en haut et que tous ces cons de guide comme le routard ou le petit futé ne disent pas que c'est dur........
et puis on se retourne, on voit ce super volcan et on est super fier de l'avoir fait quand meme.....
BILAN apres avoir vu les photos on est encore plus fier et on se dit qu'on est vraiment incoscient mais que peut etre on le refera un jour ( pas sur quand meme) pour info avec mon frere on est super sportifs, un peu habitués a la montagne et un peu sujet au vertige( j'avais peur mais j'etais pas tetanisé). Franchement physiquement c'est faisable pour pas mal de monde mias il faut savoir que c'est tres dur techniquement parcequ'on glisse beaucoup et qu'on se fait tres mal aux mains....et qu'on a tres peur pendant longtemps.... les sportifs c'est faisable mais il faut etre courageux . les non sportifs courageux c'est faisable mais ca va etre tres dur.... et dire que j'ai faillit pas amener mes chaussures de rando....
ps le portable ne passe pas a 50 km a la ronde et quand on est en haut on est a 10 h ( pied plus route ) du premier hopital.....;
POINTS NEGATIFS : une rando epuisante physiquement et nerveusement. quand on voit la montagne de jour on se demande comment on peut monter sans faire d'escalade...
L ASCENSION en fait c'est simple on va tout droit... apres 2 h de marche dans le sable(bonjour les mollets) on continue a monter tout droit a 4 pattes c'est impossiblr de faire des lacets car on suit des ravines qui partent d'en haut. a gauche le vide a droite le vide..... . on s'abime les mains, on glisse, on rale, on voit jamais le bout, on insulte le guide, on a peur, on se retourne pas par peur de tomber, on s'accroche au premier rocher quand on se repose par peur de tomber, on essaye d'eviter les pierres qui degringolent sur des centaines de metres. pas un metre de plat pour reposer les jambes .......BREF L ENFER. mon frere a fait tomber son baton il a degringolé de plusieurs centaines de metres en quelque sec......vu la pente a 70 degré au moins. on etait les seuls sur le volcan on s'est fait doublé par un couple d'allemands qui avaient fait le kili. un peu avant d'arriver en haut la femme a faillit egorger son mari et le guide tellement c'etait dur et elle avait peur... apres renseigements ce genre de rando serait interdite en europe. il faut casque et cordée obligatoire..
LE SOMMET LE PIRE. on a fait 4 h 30 de montée pour rester 15 mn en haut. la vue extraordinaire certes mais bonjour le vertige.. le bouchon s'est effondré il y a 2 ans je crois donc on arrive en haut et on reste sur une corniche de 2 m de large avec a droite 3000 m de vide et a gauche ble trou du volcan sans fin avec de la fumée du bruit terrible on dirait que quelqu'un casse des tolles enormes.....et je vous parle pas du vent des qu'on se leve on a l'impression qu'on va tomber........
LA DESCENTE.. affreux comme on peut pas faire de lacets on va tout droit ( on a l'habitude ) on glisse, on tombe, se fait mal et on passe le plus de temps sur les fesses a faire du tobogan sur les cailloux...
L ARRIVEE. enfin 10 h apres on est epuisé, il fait chaud, on est enervé par le fait que c'etait super dur, super dangereux, qu'on est resté que 10 mn en haut et que tous ces cons de guide comme le routard ou le petit futé ne disent pas que c'est dur........
et puis on se retourne, on voit ce super volcan et on est super fier de l'avoir fait quand meme.....
BILAN apres avoir vu les photos on est encore plus fier et on se dit qu'on est vraiment incoscient mais que peut etre on le refera un jour ( pas sur quand meme) pour info avec mon frere on est super sportifs, un peu habitués a la montagne et un peu sujet au vertige( j'avais peur mais j'etais pas tetanisé). Franchement physiquement c'est faisable pour pas mal de monde mias il faut savoir que c'est tres dur techniquement parcequ'on glisse beaucoup et qu'on se fait tres mal aux mains....et qu'on a tres peur pendant longtemps.... les sportifs c'est faisable mais il faut etre courageux . les non sportifs courageux c'est faisable mais ca va etre tres dur.... et dire que j'ai faillit pas amener mes chaussures de rando....
ps le portable ne passe pas a 50 km a la ronde et quand on est en haut on est a 10 h ( pied plus route ) du premier hopital.....;
Tourisme dans les pays à risques English translation pending
bonjour,
Un nouveau concept de voyage tend à se développer et rencontre un certain succès. Des agences proposent à des groupes ou des voyageurs individuels d'effectuer un périple dans des pays qui connaissent des situations de guerre, d'anarchie comme l'Irak, l'Afghanistan, certains pays africains ou dans des régions en état de catastrophe comme Tchernobyl.
Besoin de témoigner, de se démarquer, voyeurisme... qu'en pensez-vous?
Passage de la frontière Mongolie-Russie English translation pending
Bonjour, avez vous des information sur les lieux de passage de la frontière Mongolie Russie avec un véhicule Privé au nord de la mongolie région Ulaanbaatar, ou dans la région Moran. Merci d'avance
Informations récentes sur l'ascension du Kilimanjaro en Tanzanie? English translation pending
Bonjour, nous pensons faire un safaris avec Gap Aventures de Nairobi (Kenya) en passant par tous les merveilleux parcs, lacs et tribues à ne pas manquer. Nous finirons le trip à Arusha en Tanzanie. Après on voudrait (on est 2) aller faire l'ascension du Kilimanjaro. Nous hésitons entre la voie Manguru et Rongai....Vos avis...? Nous sommes en forme, une personne jeune et normale quoi. On a déjà monter le Kinabalu 4100m et d'autres au Peru, sans aucune difficulté.
Nous voulons aussi avoir des recommandations d'agences (guides, porteurs, etc) au départ de Tanzanie. Nous serons à Arusha...dans le coin pour trouver une agence pour faire l'ascension. Quels sont les info les plus récentes quant aux prix pour l'ascension incluant tout+tip ???
À part d'un sac de couchage -7 C, batons de marche, bottes de marches, manteau coupe vent et pluie, manteau plus chaud style duvet ???
A-t-on vraiment besoin d'apporter nos propres batons, sacs de couchage, duvet, ou bien les agences en founissent???Car avant et après nous serons en safaris au Kenya et en plongée sous-marine au Mozamique...On veut transport le moins de chose sur nous.
Merci et tous les bons conseils pour l'ascension en générale sont les bienvenues.
Nous voulons aussi avoir des recommandations d'agences (guides, porteurs, etc) au départ de Tanzanie. Nous serons à Arusha...dans le coin pour trouver une agence pour faire l'ascension. Quels sont les info les plus récentes quant aux prix pour l'ascension incluant tout+tip ???
À part d'un sac de couchage -7 C, batons de marche, bottes de marches, manteau coupe vent et pluie, manteau plus chaud style duvet ???
A-t-on vraiment besoin d'apporter nos propres batons, sacs de couchage, duvet, ou bien les agences en founissent???Car avant et après nous serons en safaris au Kenya et en plongée sous-marine au Mozamique...On veut transport le moins de chose sur nous.
Merci et tous les bons conseils pour l'ascension en générale sont les bienvenues.
Conseil de logement à Kochi dans le Kerala English translation pending
Je suis arrive le 14 a Kochi avec jetairways de bombay et la j'ai decouvert un etat splendide; verdoyant, calme, bref y a pas a dire le Kerala, en tt cas Kochi, c'est qlqe chose : Je comprends maintenant la relation que certains membres du forum entretiennent avec cette region. J'ai trouve un un super logement pour 600INR, le prem's homestay, en face du Padikkal residency home stay (il etait complet) et franchement j'ai du mal a me resoudre a partir🙂 pour la suite de mon voyage (Varkala?).
a bientot😎
a bientot😎
Bac de Soanierana Ivongo avec la moto (Madagascar) English translation pending
Bonjour,
Je compte utiliser le bac de Soanierana Ivongo pour y faire traverser ma moto à Ste Marie. Savez-vous quelles sont les tarifs et horaires de ce bac ?
Merci d'avance.
Nicolas.
Je compte utiliser le bac de Soanierana Ivongo pour y faire traverser ma moto à Ste Marie. Savez-vous quelles sont les tarifs et horaires de ce bac ?
Merci d'avance.
Nicolas.
Quelle ville choisir pour un voyage en Égypte? English translation pending
bonjour, je suis interessée par l'egypte comme voyage au mois d'aout avec mon cheri. nous souhaitons partir 14 jours. j'ai trouvé un vol sur nouvelle frontière a 500€ et des hôtel pas cher sur ebooking. mais je ne sais pas quelle ville vaut le detour??? nous aimons le dépaysement, le mouvement (nous avons 25 ans), les plages paradisiaques, les choses à visiter, enfin pleins de choses... la mer est un des critères de selection. quelle ville me conseillez vous? j'attends vos conseils avec impatience...
merci d'avance
merci d'avance
Résolutions pour préserver les belles îles en Thaïlande English translation pending
Chers amis,
Encore une fois je suis consternee en revenant de Koh Chang et Koh Payam, tres jolies iles tranquilles au large de Ranong. Ces iles ne sont encore pas trop frequentees et la, pas trop de pollution sonore, du silence...ca existe encore. En revanche...je suis choquee de voir tout ces gens fumer et ecraser leurs nombreuses cigarettes dans le sable blanc et le matin, de decouvrir des tas de bouteilles et de canettes que les joyeux vacanciers laissent en souvenir au pieds des arbres, de leur hamac...la poubelle semble trop eloignee pour eux...sans compter tous les plastiques...les piles....que l'on pourrait ramener sur le continent pour le recyclage...
Et si on buvait des noix de coco au lieu de l'eau minerale? Pas de bouteille et en plus ca contient bien plus de mineraux que l'eau traitee a l'ozone....
Il serait peut etre temps que tout le monde se sente concerne avant qu'on vive vraiment dans une poubelle en guise de planete car on continue...on repand nos dechets dans les endroits du monde qui sont encore tres ravissants....
Ami ou ennemi des voyageurs? English translation pending
Nous le rencontrons dans les lieux les plus recules, a savoir au coeur des jungles, dans les villages perdus et escarpes de l himalaya, sur les iles peu habitees, au milieu des deserts.............
Il nous amuse parfois, on le craint aussi ou il nous est indifferent, mais sa presence est une constante en voyage.............
Vous aviez devine; il s agit de l argent..........! Eh bien non........., on l appelle..........................chien!!!
Vous avez a n en pas douter des anecdotes croustillantes (qui je l espere n ont laisse de traces que dans votre esprit!) ou des reflexions quant a celui qui accompagne l homme dans son long voyage ou evolution depuis la nuit des temps...................!
P.S.: A quand une rubrique intitulee " Comment voyager avec ses animaux de compagnie (canaris, tortues, hamsters, poissons rouges, etc.......)
Il nous amuse parfois, on le craint aussi ou il nous est indifferent, mais sa presence est une constante en voyage.............
Vous aviez devine; il s agit de l argent..........! Eh bien non........., on l appelle..........................chien!!!
Vous avez a n en pas douter des anecdotes croustillantes (qui je l espere n ont laisse de traces que dans votre esprit!) ou des reflexions quant a celui qui accompagne l homme dans son long voyage ou evolution depuis la nuit des temps...................!
P.S.: A quand une rubrique intitulee " Comment voyager avec ses animaux de compagnie (canaris, tortues, hamsters, poissons rouges, etc.......)
GeoQuizz English translation pending
Bonjour, voici un petit jeu de devinette géographique...
"Je me promène en 1980 dans une ville et où que j'aille, au nord, au sud, à l'est ou à l'ouest, je me dirige toujours et inlassablement vers l'est !
Dans quelle ville suis-je ?"
"Je me promène en 1980 dans une ville et où que j'aille, au nord, au sud, à l'est ou à l'ouest, je me dirige toujours et inlassablement vers l'est !
Dans quelle ville suis-je ?"
Circuit au Sud tunisien en voiture touristique English translation pending
bonjours, j'ai à ma charge l'organisation d'un circuit au sud tunisien pour moi et mes amis, nous sommes un groupe de 9 personnes, 3 voitures touristiques et non des 4*4.. en bref tout le groupe compte sur moi pour l'organisation de ce circuit, apres les recherches effectué et la recolte des informations -et merci à certain membres de voyageforum (ALI surtout) - voici le programme que j'ai mis au point mais qui n'est pas definitif :
1er jour (samedi 15 mars) Depart de tunis visite de Kairouan visite de la grande mosqué okba visite (sidi essahbi) promenade en medina visite de Gafsa visite des piscines romaines nuitée à nefta 2eme jour (dimanche 16 mars) matinée : visite de chebika, tamerza, mides apres midi : visite de tozeur (dar cherait ) nuité à nefta 3eme jour (lundi 17 mars) matinée : visite de metlaoui excursion à bord du train lézard rouge apres midi : visite de nefta et tozeur rendonnée chameliere dans la palmeraie de nefta visite de la medina visite de la corbeille de nefta visite de (Sidi Bou Ali) visite du zoo de tozeur visite de la ville de tozeur nuité à nefta 4eme jour (mardi 18 mars) depart pour ksar ghilane excursion en quad dans les dunes excursion pour la source d’eau chaude excursion pour l’ancien fort romain apres midi libre nuité à ksar ghilane 5eme jour (mercredi 19 mars) depart pour matmata visite de matmata visite de mareth (musée de la guerre) apres midi à djerba nuité à matmata 6eme jour (jeudi 20 mars) : visite tataouine : - le souk - star wars village - pâtisserie, spécialisée dans les cornes de gazelle visite de cheninni (village troglodytique creusé dans la montagne) visite el jam (le colisé et les villas romaines) arrivée à tunis
voilà le circuit, j'aimerai bien avoir votre avis là dessus, et eventuellement des conseils, ou des sites que j'aurai oublié, ou des choses interessantes dont je ne me suis pas apercu et prevu dans le circuit. merci
1er jour (samedi 15 mars) Depart de tunis visite de Kairouan visite de la grande mosqué okba visite (sidi essahbi) promenade en medina visite de Gafsa visite des piscines romaines nuitée à nefta 2eme jour (dimanche 16 mars) matinée : visite de chebika, tamerza, mides apres midi : visite de tozeur (dar cherait ) nuité à nefta 3eme jour (lundi 17 mars) matinée : visite de metlaoui excursion à bord du train lézard rouge apres midi : visite de nefta et tozeur rendonnée chameliere dans la palmeraie de nefta visite de la medina visite de la corbeille de nefta visite de (Sidi Bou Ali) visite du zoo de tozeur visite de la ville de tozeur nuité à nefta 4eme jour (mardi 18 mars) depart pour ksar ghilane excursion en quad dans les dunes excursion pour la source d’eau chaude excursion pour l’ancien fort romain apres midi libre nuité à ksar ghilane 5eme jour (mercredi 19 mars) depart pour matmata visite de matmata visite de mareth (musée de la guerre) apres midi à djerba nuité à matmata 6eme jour (jeudi 20 mars) : visite tataouine : - le souk - star wars village - pâtisserie, spécialisée dans les cornes de gazelle visite de cheninni (village troglodytique creusé dans la montagne) visite el jam (le colisé et les villas romaines) arrivée à tunis
voilà le circuit, j'aimerai bien avoir votre avis là dessus, et eventuellement des conseils, ou des sites que j'aurai oublié, ou des choses interessantes dont je ne me suis pas apercu et prevu dans le circuit. merci
Bus de Lao Cai à Sapa? (Vietnam) English translation pending
Bonjour,
nous arrivons sur sapa par le train, qui peut me dire si ily a des bus entre lao cai et sapa puis retour, ainssi que les horaires et tarifs .
Merci
Que faut-il acheter le long des quais dans le Transsibérien? English translation pending
Nous prenons le transibérien au mois de juillet 2008 .
Que faut-il acheter aux arrêts le long des quais et qui est vraiment typiques ( nourriture, ... ) .
Qu'avez vous pris dans le train pour faire ce périple ( départ Moscou ) .
Y a t il des choses indispensables à prendre au départ .
Merci
Manu et carine cornet
Que faut-il acheter aux arrêts le long des quais et qui est vraiment typiques ( nourriture, ... ) .
Qu'avez vous pris dans le train pour faire ce périple ( départ Moscou ) .
Y a t il des choses indispensables à prendre au départ .
Merci
Manu et carine cornet
Tracter sa voiture derrière son camping-car? English translation pending
je tracte ma voiture derriere mon camping car en toute légalité...et oui c'est permis car nous sommes européens peu de gens le savent. Mon épouse étant handicapée je me suis intéressé au probleme de tracter sa voiture pour les déplacements hors des campings et les visites des sites lorsque nous partons
si des personnes sont intérésées je suis a leur dispositions pour montrer le systeme.
monCC un RAPIDO962 et ma voiture une AX diesel
salutations 😎