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Les gitans English translation pending
Etes-vous prêts à consacrer votre vie au voyage... et à être détestés autant que les gitans?
Traverser l'Afrique du Sud au nord en solo ave 4x4 defender et cellule avec 2 enfants English translation pending
BOnjour à tous, 😉
Nouvelle dans ce forum😇 je pose la question si quelqu'un à déjà travarsé l'afrique du Sud au Nord en 4X4 avec cellule, projet de pays à traverser et visiter bien sûr!!! Afrique du Sud (partie ouest), Namibie, botswana, Sambie, Tanzanie, kenya, Ethiopie prévu!!! merci de vos conseils car théoriquement c'est faisable, mais quant on lit les indications du ministère😠 aïe!!! on ne part même pas en autriche!!!!!!!
A plus
Voyage dans l'Ouest américain: semaine 1 English translation pending
Voilà, c’est fini… 2 semaines dans l’ouest américain en compagnie de mes compères Fabien et Fred qui auront été aussi belles que prévues…
Pour immortaliser ce voyage, beaucoup de photos et de films, mais avant tout des souvenirs plein la tête et une forte envie de revoir un jour ces lieux qui regorgent de trésors.
Afin de vous faire partager nos sentiments et nos ressentis mais aussi pour convaincre les éventuels indécis, voici quelques mots et quelques photos retraçant grossièrement notre périple.
SEMAINE 1
Samedi 8 septembre : Après une traversée de l’Atlantique sans encombre, nous faisons escale à Detroit où la modernité de l’aéroport me surprend, mes préjugés scolaires sur la crise économique dans le nord-est des Etats-Unis en prennent un coup !

La première immense bannière étoilée est aperçue dans cet aéroport, derrière une fontaine dont la rapidité des jets d’eau joue avec l’objectif de mon appareil photo…

Après un interminable vol interne entre Detroit et Las Vegas, nous arrivons enfin à destination avec plus d’une heure de retard… Les premières joutes verbales (sans compter l’éphémère « conversation » avec le douanier) ont lieu avec une personne de l’agence Alamo, auprès de qui nous avons loué un SUV. Je ne m’en tire pas trop mal, nous pouvons nous diriger vers le parking… Et là, après s’être fait à nouveau assommer par la chaleur (plus de 30°C vers 22h), bonne surprise, comme je l’avais lu à plusieurs reprises, les loueurs font souvent du surbooking. Nous avons donc le droit de choisir parmi toute une rangée de voitures appartenant à une catégorie supérieure. Nous optons pour le Toyota 4Runner. Fred, tout excité, prend le volant de ce monstre et nous nous dirigeons vers l’hôtel « Emerald Suites » que Fabien avait réservé début juin. Un motel classique, c’est-à-dire immense et où la climatisation tourne à plein régime, situé quelques kilomètres au sud du Strip, et où il est surtout temps de se mettre au lit : il est 23h passées, soit 8h du matin en France… Un petit coup de fil à la France qui se lève tôt (!) et puis dodo !
Dimanche 9 septembre : Après une bonne nuit de sommeil, enfin je parle pour moi car Fred et Fabien me raconteront un peu plus tard comment une arrestation un peu musclée dans une chambre voisine est venue perturber leur sommeil, nous nous réveillons vers 9h (soit une des plus grosses grasses matinées du séjour) et notre premier réflexe est de sortir pour observer les alentours : chaleur écrasante, montagnes dénudées de toute végétation, le Nevada tient bien sa réputation ! Première mission du voyage : faire de grosses provisions car nous savons que les prochains jours nous n’apercevrons pas beaucoup de commerces, sans oublier l’indispensable, à savoir une glacière et des oreillers pour nous trois, les cassés du dos… Etant donné que nous partons en direction de Valley of Fire (au nord-est de Las Vegas), nous traversons Las Vegas de jour. Sin City semble plutôt calme à cette période de la journée. La mission oreillers est plus difficile que prévue mais nous trouvons finalement notre bonheur dans une des multiples « pharmacies » croisées, où des machines à sous sont disposées directement derrière les caisses. Nous quittons donc cette ville édifiée au milieu de nulle part et empruntons la route n°15 construite… au milieu de nulle part. La sécheresse et l’immensité des lieux réussit à nous surprendre malgré tout ce que l’on sait sur le Nevada. Nous pensons alors aux recherches de Steve Fossett, disparu 6 jours plus tôt : c’est pire que chercher une aiguille dans une botte de foin… Nous comprenons que nous nous rapprochons de Valley of Fire lorsque la terre prend une légère teinte rougeâtre.

Pour immortaliser le début de notre périple, un arrêt photo s’impose à l’entrée du parc.

Il y fait très chaud, environ 100°F, soit quasiment 40°C à l’ombre, la Vallée du Feu porte son nom à merveille. Heureusement, le fait qu’il y ait peu voire pas d’humidité dans l’air rend la chose plus supportable. Nous croisons de drôles de formes géologiques rouges, comme si la terre avait expulsé de ses entrailles de gros blocs encore chauds…

Pour dominer un peu tout ce spectacle qui s’offre à nous, je grimpe sur ce que l’on pourrait, avec un peu d’imagination, décrire comme un corps de lion pétrifié dont la tête surveille les visiteurs qui franchissent l’entrée du parc.

Direction le Visitors center où nous jetons rapidement un œil à une expo sur la faune locale avant de grignoter sur un banc en retrait et de faire connaissance avec les premiers chipmunks (tamias en français) du voyage.

La vue s’étire loin et la terre rouge vient superbement contraster avec le vert de la végétation rase.

En possession de diverses cartes, nous décidons de pousser la balade dans le nord du parc, avec un premier arrêt à Rainbow Vista. Le panel de couleurs est encore plus impressionnant et le soleil baissant ajoute une lumière magnifique au panorama. La sinuosité des routes qui semblent se diriger dans l’inconnu s’apparente à une forme de bienvenue dans l’ouest américain.

Une dernière photo de cet endroit magique avant de se rendre vers les White Domes pour une randonnée avant le coucher de soleil.

Après quelques minutes sur une route passant dans des lits de cours d’eau formés par les pluies orageuses (ça secoue !), nous arrivons au point de départ de la randonnée qui nous attend. La pensant courte, nous n’emmenons ni à boire, ni à manger. Cette promenade nous amène sur un ancien lieu de tournage de westerns, où subsistent quelques ruines ayant servi aux différents tournages.

Ce lieu est censé former le point depuis lequel nous attaquons le retour par un autre chemin. Voyant quelques traces de pas dans le sable rouge, nous nous engageons dans un mini canyon. A cet endroit du parc, les différentes strates de roches possèdent des couleurs assez vives et différentes. On dirait qu’elles ont littéralement été peintes.

Quelques dizaines de minutes plus tard, nous nous rendons compte que nous n’avons pas emprunté le bon chemin. Mais nous finissons par apercevoir la route du parc et après une bonne marche, nous regagnons finalement notre voiture. Il était temps, notre soif était grande, nous liquidons dans la foulée un litre de Powerade chacun ! Pour notre première soirée en camping, nous faisons la connaissance d’un drôle de rongeur qui vient chercher quelques chips au pied de notre table, une espèce de souris avec une très longue queue. Il fait nuit depuis un moment déjà, donc trop tard pour aller se doucher car il n’y a pas de lumière dans les sanitaires, même si quelques éclairs lointains et les lumières de Las Vegas (pourtant située à plus de 60 kilomètres à vol d’oiseau !) viennent contrarier un ciel très étoilé. Nous nous couchons mais le sommeil tarde à venir étant donné la chaleur qui règne dans les tentes.
Lundi 10 septembre : Il n’empêche ! Fabien et moi sommes debout dès 6h du matin, tout enchantés par les rochers qui s’enflamment avec les premières lueurs du soleil. Nous décampons vers 7h30, direction Zion National Park. La route qui nous mène vers la sortie est du parc nous offre un paysage désertique…

Dernière étape d’un parc que j’aurais beaucoup aimé pour sa variété de couleurs, Elephant Rock, que je dresse difficilement.

Avant de rejoindre la route n°15, nous traversons Overton et Logandale, 2 villes perdues au nord du Lake Mead. Mais les gros bus jaunes d’écoliers sont là pour nous rappeler que la vie existe, même ici. Puis nous passons à proximité de Mesquite, à la frontière de l’Utah, exactement le type de ville que je m’imaginais avant d’arriver : un Mac Do, un maillage urbain très quadrillé, des lotissements flambant neuf et un golf, tout ça en plein désert ! Nous arrivons vers 11h30 à Springdale qui marque l’entrée sud de Zion National Park, où nous achetons l’Annual Pass qui nous permet d’entrer dans tous les parcs nationaux.

Dans un petit resto de pêcheurs glacé par la climatisation, nous commandons un bon vieux hamburger et une énorme limonade remplie de glaçons. Le temps se dégrade et quelques gouttes de pluie viennent taper sur les carreaux près de Fabien. Notre programme étant chargé, il ne faut pas traîner. Première balade de la journée : Canyon overlook. Après quelques kilomètres au pied de grandes falaises, nous traversons le tunnel du Mont Carmel. Le début de la rando se fait à sa sortie. Une marche facile d’une grosse demi-heure et au bout, un panorama époustouflant sur le canyon de Zion. De plus, la chance est avec nous puisque le soleil pointe le bout de son nez. Nous sommes pris en photo devant ce paysage grandiose par un Breton, le monde est petit…

Nous redescendons dans la vallée pour prendre le bus du parc qui doit nous déposer à l’arrêt « La Grotto ». Le chauffeur, qui lègue quelques commentaires sur les lieux, a une voix étrange, comme droguée par la routine de ses paroles. Nous entamons la West Rim trail avec pour but la fameuse Angels Landing trail, dont j’ai entendu dire qu’elle est très impressionnante. Je deviens impatient de la découvrir, tant j’aime les paysages graves et excessifs. Soudain, sur le sentier, je croise une femme qui sursaute lorsque son regard tombe sur… un crotale, serpent mortel très présent dans le sud-ouest américain. C’est le premier reptile que nous voyons, mais je pense qu’à ce moment-là, nous en avons déjà croisé quelques-uns sans s’en apercevoir ! Au bout d’une bonne heure de marche, nous atteignons le redoutable secteur des Walters Wiggles, un enchaînement d’une vingtaine de lacets sur un chemin à fort dénivelé, qui me rappelle l’ascension d’un certain Mont Olympe en Grèce. Mais la récompense est belle : depuis le Scout Outlook, la route du fond de vallée n’en mène pas large. Et pour cause, elle est 300 mètres plus bas !

C’est ici que débute la vertigineuse Angels Landing trail, c’est aussi ici que Fabien et Fred m’attendront. Ce dernier effort est le plus dur, tant sut le plan physique que sur le plan psychologique. Il s’agit de monter à même la crête les 160 derniers mètres de dénivelé.

Tout au long du parcours, des chaînes sont là pour aider les marcheurs tant le ravin est proche. D’ailleurs, une pancarte avertit que des chutes mortelles se sont déjà produites : rassurant !

Je ne suis pas sujet au vertige, mais un passage apparaît quand même très tendu : le sentier ne fait que 2 ou 3 mètres de large et de chaque côté de celui-ci, un précipice de plus de 400 mètres… Mes jambes flagellent un peu mais j’essaie de faire abstraction du vide. Il fait chaud et le soleil tape désormais. Je m’arrête assez souvent pour boire et pour profiter de ce spectacle.

Peu de personnes sur ce parcours mais à chaque fois que j’en croise ou presque, on me dit « Be safe ». J’atteins enfin le sommet où 6 personnes contemplent le paysage. Une touriste italienne raconte son séjour à un couple d’américains cinquantenaires et pendant ce temps-là, un chipmunk tente d’investir mon sac à dos pour y chiper quelque nourriture.
Je fais 2 ou 3 photos du canyon et dans un élan de maladresse, je fais tomber le pare-soleil de mon appareil photo qui se loge à quelques centimètres du ravin de 500 mètres… Je parviens difficilement à le récupérer et me décide à rejoindre Fabien et Fred, qui m’attendent tranquillement au niveau de Scout Outlook. La redescente nous paraît longue. Vers 18h, après d’âpres négociations avec Fred, nous allons jeter un œil aux cascades de Lower et Middle Emerald Pools qui n’existent quasiment pas en cette fin d’été. Sur le retour, nous croisons quelques cervidés dans les sous-bois, proches de la Virgin river. Une fois de plus, nous mangeons de nuit au camping de Watchman. Nous testons les chips au piment de Fred, échec n°1 ! Fabien se fait un plaisir de goûter à son French Bread, échec n°2 ! Fred et moi essayons le jambon caoutchouteux sous vide, échec n°3 ! On se contente finalement de chips classiques et de boîtes de thon… Pour finir en beauté la journée, on apprend que le camping ne dispose pas de douches. Ayant pas mal sué lors de cette journée, Fred et moi improvisons une douche en regroupant les différentes bouteilles d’eau et en les remplissant au robinet. Mais les nuits de septembre à Zion sont fraîches et ce qui devait être un plaisir se transforme en calvaire. Fabien, nous voyant souffrir, préfère s’endormir sans se laver.
Mardi 11 septembre : Ce matin, pas un nuage dans le ciel. Nous sommes impatients de découvrir le prochain parc. Nous prenons la route tôt le matin car nous sentons déjà que Bryce Canyon va être incroyable. J’ai d’ailleurs prévu plusieurs marches autour et dans l’amphithéâtre. Mais nous n’en sommes pas là ! Nous quittons Zion National Park dont les immenses falaises baignent dans le soleil.

L’est du parc est magnifique et assez différent de ce qu’on a vu de Zion pour l’instant. Nous ne cessons de monter en altitude, le temps est idéal en cette matinée : un ciel d’un bleu très profond et une température parfaite pour rouler et faire quelques arrêts photos (20-25°C).

Nous faisons le premier plein d’essence à Mount Carmel Junction où nombre de bus touristiques jonchent les différents parkings des commerces et autres stations essence. L’addition n’est pas très lourde, une fois divisée par trois et grâce à un dollar très bas ! En terme de villes ou plutôt villages croisés, Orderville et Glendale, puis quasiment plus rien jusqu’à Bryce Canyon, soit environ 80 kilomètres sans urbanisation… Les premiers « hoodoos », ces espèces de pitons rocheux sculptés par l'érosion, apparaissent au niveau de Red Canyon. Un léger avant-goût de ce qui constitue sans doute le plus beau des parcs nationaux de l’Utah. Nous passons dans un tunnel creusé à même la roche, laissons l’aérodrome de Bryce Canyon sur notre gauche et ça y est, nous y sommes. Beaucoup de commerces et de logements pour accueillir ceux qui, comme nous, veulent découvrir cette merveille de la nature. Quelques kilomètres plus loin, nous entrons officiellement dans le parc. Arrêt photo obligatoire.

Nous trépignons d’impatience, c’est pourquoi, avant de revenir déjeuner au Ruby’s Canyon Diner, nous faisons le choix de nous rendre à Sunset Point pour avoir un premier aperçu. Dans ce parc très boisé, beaucoup de cervidés pas farouches, à quelques mètres seulement de la route.

Nous arrivons enfin au parking qui permet d’accéder à Sunset Point. Plein d’énormes camping-cars locatifs sont là pour nous rappeler que nous ne sommes pas les seuls à venir observer ce paradis géologique. Et puis l’émerveillement. Un endroit magique mêlant le rouge de cette terre si caractéristique du sud-ouest américain, le vert des centaines de pins qui occupent les lieux, le bleu du ciel et le blanc des quelques nuages qui bourgeonnent. Nous prenons le temps d’écrire quelques cartes postales devant cet exceptionnel panorama.

Nous sommes le 11 septembre 2007 et j’ai l’impression que la nature essaie de compenser par sa beauté le drame auquel on a assisté 6 ans plus tôt jour pour jour à New York.

Nous prenons la Rim trail. Sur notre droite, une forêt de pins, dont certains arbres ont été calcinés par les incendies de l’été. Sur notre gauche, nous dominons ce qu’on appelle ici l’amphithéâtre. Quelques arbres, dont l’équilibre paraît plus que précaire, s’accrochent à la paroi, comme s’ils avaient fui la violence de ces feux.

Ici, même si les dimensions du parc sont beaucoup plus humaines que celles des voisins Capitol Reef ou encore Grand Canyon, la nature a formé des hoodoos de 30 mètres de haut dont la posture paraît parfois fragile.

Nous continuons notre tour de l’amphithéâtre et apercevons quelques rapaces qui volent fièrement au-dessus de nos têtes.

Depuis Bryce Point, j’observe avec attention ce que j’imagine être les fondations de l’amphithéâtre et me rends compte de la taille des pins qui doivent au moins mesurer 10 mètres de haut. Je n’ose pas imaginer la taille des gros hoodoos…

Nous voilà au point le plus haut de notre séjour : 8 300 pieds, soit précisément 2 530 mètres. Il fait bon mais nous sommes prévenus, à cette altitude, les nuits sont beaucoup plus fraîches.

Nous suivons notre planning qui doit nous guider vers la Peekaboo Loop trail mais une barrière et une pancarte nous indiquent clairement que ce sentier n’est pas accessible ce jour. Nous faisons donc demi-tour pour rejoindre notre point de départ, Sunset Point, d’où l’on décide d’enchaîner les Navajo Loop et Queens Garden trails. C’est une descente dans le cœur du parc au milieu des hoodoos. Les pins, d’ordinaire majestueux, paraissent ridicules à côtés de ces monstres minéraux.

Une fois sur la Queens Garden trail, nous ne croisons plus grand monde. Nous suivons des lits de cours d’eau aujourd’hui à sec, et à un moment, je pense à la violence des éléments qui les ont creusés. Le ciel est par endroits menaçant, je fais soudainement le lien avec l’absence de marcheurs. Mais il n’en est rien, Dame Nature est avec nous, les gros nuages sombres iront déverser leur contenu un peu plus loin, laissant place à une jolie lumière de fin de journée.

Ma dernière photo du jour est pour cette espèce d’animal pétrifié à huit pattes, comme bloqué dans sa progression par tous ces pins qui l’entourent.

Nous quittons (provisoirement) les lieux pour regagner le North campground. Notre emplacement semble isolé, d’autant plus quand nous apprenons que des ours bruns ainsi que des couguars peuplent les environs… Nous nous installons comme à l’accoutumée, en 2 minutes chrono, devant quelques yeux stupéfaits par cette belle invention française qu’est la tente Quechua. Le soleil baisse inexorablement, il est temps pour nous de se mettre à la recherche de pommes de pins et autres branches pouvant alimenter un feu qui sera un confort thermique pour notre dîner.

Ca y est, le soleil est couché, la température baisse à vue de nez. Je pose mon téléphone à l’écart de toute source artificielle de chaleur, son thermomètre confirme cette brutale chute de température. Après un repas comme souvent frugal, nous partons à la recherche des douches annoncées par les brochures du camping. C’est une lutte interminable, non seulement pour trouver l’emplacement du bloc sanitaire, mais aussi pour obtenir les 8 pièces de 0, 25 dollar requises par douche ! Nous y parvenons juste avant l’heure de fermeture fixée à 22h. Bien salis par la quinzaine de kilomètres parcourus dans la journée, nous profitons longuement de cette eau chaude, essayant de faire abstraction du mauvais état hygiénique de ces sanitaires. Dehors, l’air devient vraiment froid, il s’agit de bien se couvrir pour regagner notre emplacement. Je me rends compte qu’un paquet de chips, tentant pour les ours, traîne dans ma tente, mais la flemme me pousse à le caser au fond de mon sac à dos plutôt que d’aller le mettre dans la voiture.
Mercredi 12 septembre : 6h30, le réveil nous presse d’aller un faire un tour à Sunrise Point. Fred reste au lit, Fabien et moi préparons nos appareils photo et nous rendons voir ce magnifique lever de soleil. Et nous ne sommes pas les seuls ! Une multitude d’objectifs est braquée sur l’amphithéâtre que les premiers rayons du soleil embrasent violemment.

La température ne dépasse pas les 4°C, nous sommes frigorifiés, mais le spectacle offert occulte largement cette sensation douloureuse. Après une bonne heure passée à dire au revoir à Bryce Canyon, nous rejoignons Fred au camping qui, lui, émerge tout juste. Nous plions bagage pour prendre la direction du prochain parc national au programme : Capitol Reef. Nous entamons ainsi la fameuse route n°12 en traversant Tropic, Cannonville et Henrieville, villages du sud de l’Utah cernés par nombre de sites naturels très intéressants. Depuis la route, les paysages qui défilent recèlent un panel de couleurs très divers : le jaune de la végétation au premier plan, ensuite le vert des arbustes, puis le gris minéral et enfin le bleu clair d’un ciel complètement dégagé.

Nous voilà dans Grand Staircase National Monument, gigantesque étendue préservée de 6 800 km² où le minéral règne à perte de vue. Certains sommets dépassent allègrement les 3 000 m. Nous faisons un arrêt sur un parking surplombant la route qui nous attend. C’est toujours la route n°12, dont le tracé à même la roche m’impressionne.

Nous passons Escalante, dernière ville avant Boulder, lieu de départ de notre escapade tout terrain. Nous roulons sur une crête depuis laquelle un infini panorama occupe le paysage, aussi bien sur notre gauche que sur notre droite. Par endroits, la visibilité est supérieure à plus de 100 kilomètres ! Il est quasiment midi lorsque nous arrivons à Boulder. Sous les conseils d’un commerçant, nous décidons de déjeuner au Burr Trail Grill. « We apologize for George Bush, we know he’s horrible », voilà les premières paroles de la gérante à notre encontre. Nous commandons un menu classique, basé autour d’un fameux hamburger. Nous ne traînons pas car nous savons qu’une piste longue et difficile, en l’occurrence la Burr Trail road, nous attend. En guise d’avertissement, un panneau indique l’absence totale de services pendant 120 kilomètres. Le ton est donné.

Tout d’abord goudronnée, la Burr Trail road enchaîne de nombreux virages au milieu d’un environnement marqué par la terre rouge mais aussi par l’importante présence de verdure, dont on se demande comment toute cette flore peut bien survivre avec un climat si hostile.

Nous traversons ensuite Long Canyon. Ici, nous ne croisons quasiment personne.

Le canyon débouche soudain sur un panorama exceptionnel, sûrement un des plus beaux du séjour. Au premier plan, la terre est incroyablement rouge, voire violette. Je me demande comment la terre peut prendre des teintes aussi vives. Là encore, la grandeur du paysage s’étire sur des dizaines et des dizaines de kilomètres.

Nous ne sommes maintenant plus très loin de Capitol Reef National Park. Une espèce de mini-tornade attire notre attention sur notre gauche. Nous nous arrêtons pour filmer ce phénomène et c’est alors que survient le drame : Fred se fait piquer par une guêpe, peut-être la première croisée depuis le début du voyage ! La piqûre entraîne un bel œdème dans son dos, mais heureusement l’application d’une crème calmante vient apaiser la douleur. En plein désert, Fred nous prouve qu’un peu de prévoyance peut être appréciable ! Dans ce coin, pas un bruit et une variété de couleurs encore hallucinante…

Ca y est, nous pénétrons dans Capitol Reef National Park. En guise d’accueil, la route jusque-là goudronnée se transforme en piste caillouteuse.

Fabien et moi, géographes de formation, devenons plus qu’impatients de découvrir le Waterpocket Fold, gigantesque pliure de plus de 150 kilomètres de long et vieille de 65 millions d’années. Nous savions avant notre départ que l’accès à ce site serait conditionné par la météo. Et comme par enchantement, les pluies orageuses qui défoncent habituellement la piste en cette fin d’été n’ont pas sévi depuis maintenant plusieurs semaines. Nous pouvons donc emprunter la lunaire Notom Road sans crainte.

Avant d’entamer la descente dans les entrailles de la Terre, je profite d’un dernier arrêt pour faire une photo des lieux que nous allons traverser.

Malgré le beau temps qui rend possible l’expédition, cet endroit ne se laisse pas apprivoiser facilement. En témoignent les nombreuses courbes de la piste qui nous attend.

Les premiers miles de la Notom Road sont très sablonneux. Nous avons enfin l’impression que notre 4x4 est utile…

Un peu plus loin apparaissent à nouveau des teintes violettes dans la roche.

Nous continuons de remonter la Notom Road vers le nord, avec le Waterpocket Fold sur notre droite. Ici, les talus qui encadrent cette énorme faille sont moins hauts. C’est pourquoi nous tentons une petite escapade pédestre. A travers une végétation basse où la présence de reptiles ne fait aucun doute, nous regardons surtout nos pieds, jusqu’au moment où nous grimpons un petit talus qui domine l’immense Waterpocket Fold.

En regagnant la piste, nous sommes tout surpris de ramasser… une huître ! Mais nous n’y accordons pas plus d’importance que ça (quelques heures plus tard, le Visitor Center du parc nous apprendra qu’il s’agit d’huîtres datant de l’époque secondaire, pendant laquelle une mer intérieure recouvrait ces lieux : cette huître a donc plusieurs millions d’années…). Juste avant de retrouver une route goudronnée que l’on a quittée il y a maintenant 1h30, un nuage se promenant très seulement dans le bleu profond du ciel attire mon attention.

Avec l’asphalte, nous avons l’impression d’un semblant de retour à la civilisation. Mais l’influence de la nature est toujours grande, comme le montre ce sein sculpté à même la roche.

Après un rapide passage par le Visitor Center, nous prenons la direction de la Scenic Drive road.

Notre but est de rejoindre Capitol Gorge, partie de la vallée de la Fremont River que les explorateurs et pionniers mormons colonisèrent à la fin du dix-neuvième siècle afin d'éviter le terrain escarpé du plissement. Pour se faire, nous empruntons une piste jonchée d’obstacles en tous genres.

Avant d’entrer dans Capitol Gorge, nous faisons une pause et nous rafraîchissons car la chaleur est une fois de plus intense.

Difficile d’imaginer qu’au début du 20ème siècle, les pionniers traversaient Capitol Gorge en voiture, tant la piste semble étroite et cabossée ! Après avoir croisé les fameux pétroglyphes, nous continuons à nous enfoncer dans Capitol Gorge. C’est la fin d’après-midi, le soleil va bientôt se coucher, nous en profitons pour jouer une dernière fois avec nos ombres.

Nous n’atteignons pas le bout de la randonnée car le temps presse. Sur le retour, les lumières de fin de journée embellissent un peu plus un paysage pourtant déjà somptueux.

Avant d’attaquer la Scenic Drive road, nous avons pris le soin de réserver un emplacement au camping de Fruita. Et nous avons bien fait car ce soir, il n’y en a plus un de disponible. Comme à notre habitude, nous montons nos tentes made in France en 2 secondes, sous le regard ébahi de nos campeurs voisins. Le dîner est fidèle à lui-même, c’est-à-dire léger et peu diététique. Avant de nous endormir, nous souhaitons nous doucher mais une fois de plus, le camping, pourtant situé le long de la Fremont river, ne dispose pas de douches. Fred et moi optons alors pour une douche improvisée… dans des toilettes handicapées ! Assez précaire mais indispensable au vu de notre état de propreté.
Jeudi 13 septembre : Après une bonne nuit de sommeil, nous nous levons et commençons notre journée par une dernière balade via la Cohab Canyon trail. Le temps est plus gris ce matin, mais il n’empêche que cette petite randonnée nous offre de jolis points de vue. Avant de quitter le 3ème parc national de notre épopée, je photographie la maison de pionniers mormons située à l’entrée de Fruita.

Les paysages situés entre Fruita et Hanksville sont littéralement lunaires. Rarement je n’ai vu de telles étendues de roches grisâtres.

Très peu de monde sur cette portion de la route n°24 où l’immensité des lieux est vraiment impressionnante.

Nous voilà arrivés à Hanksville, il est temps de faire le plein d’essence, d’acheter un bon vieux sandwich pour le repas du midi et d’appeler Christophe, le frère de Fabien qui aurait tant voulu être de la partie, pour le chambrer un peu… Pendant les 2 heures de route qui nous séparent de Green river, la compilation concoctée par Fabien ainsi que le best of de Led Zeppelin tournent en boucle. Nous déjeunons dans l’abominable ville de Green River, puis nous prenons la direction des Fisher Towers pour finir cette journée de transition. Sur la Dinosaur Diamond Prehistoric Highway nous doublons un camping-car immatriculé en France ! Nous arborons alors fièrement par la fenêtre le drapeau breton. Dans cette région où nous voyons le Colorado pour la première fois, la terre prend une teinte rougeâtre différente de celles croisées depuis 5 jours.

Il est 15h et nous nous approchons enfin des fameuses Fisher Towers. La climatisation tourne à plein régime, le choc est d’autant plus violent lorsque nous quittons la voiture afin de s’essayer à une petite marche vers ces drôles de monolithes. Nous n’atteignons pas le pied des tours tant la lourdeur du climat nous accable.

Nous rebroussons donc chemin, avec un petit sourire malgré tout car nous savons qu’une piscine nous attend au Sleep Inn de Moab. Avant de profiter de cette eau rafraîchissante, nous lançons une lessive à l’hôtel car nos affaires sales s’entassent de plus en plus au fond de nos sacs. En nous dirigeant vers la piscine, nous remarquons la présence d’un spa. Passage obligatoire dans cette eau bouillante en guise de préliminaires… Après ça, l’eau de la piscine nous paraît à peine fraîche tant notre excitation est grande. Un petit concours d’apnée et quelques brasses rythment donc notre fin d’après-midi.

Mais le temps nous est compté. Si nous voulons assister, comme nous l’avons prévu, au coucher du soleil à Dead Horse Point, il ne faut pas tarder car il est déjà 18h et la nuit tombe vite en cette période de l’année dans l’ouest américain... Sur la route de Dead Horse Point, les Monitor et Merrimac Buttes nous imposent un arrêt photo.

La fin du trajet est une véritable course contre la montre. Nous voyons les minutes qui défilent et dans le même temps le soleil qui descend inéluctablement. Et ce qui devait arriver arriva, lorsque nous accédons enfin sur le parvis dominant Islands in the Sky, Dead Horse Point est déjà dans l’ombre. Les derniers rayons du soleil nous proposent tout de même une perspective à couper le souffle.

Un groupe important de Français est également présent pour assister à ce joli crépuscule. Il fait maintenant quasiment nuit, nous reprenons alors la route de Moab. En quittant le parking de Dead Horse Point, nous croisons un ranger qui verbalise un conducteur qui n’a a priori pas payé le droit d’entrée de ce State Park. Un peu plus loin, nous apercevons quelques biches sur notre gauche. En cette fin de journée, la lune pointe enfin le bout de son nez au milieu d’un ciel très coloré.

Vendredi 14 septembre : Après une nuit d’hôtel réparatrice et un petit-déjeuner où l’on avale enfin du bon pain avec de la confiture, nous nous rendons au supermarché pour y faire quelques provisions. Nous sommes d’attaque pour enchaîner notre parcours sur Arches National Park.

Nous jetons tout d’abord un œil aux North et South Windows, 2 arches quasi-similaires. Puis nous nous arrêtons devant Balanced Rock dont l’équilibre paraît hasardeux.

Nous poussons jusqu’au parking de Devils Garden. C’est d’ici que débute la randonnée qui doit nous mener notamment à Landscape Arch et Double O Arch. Après une petite heure de marche, le temps s’est bien couvert. Nous arrivons donc sur une Landscape Arch assez terne, mais ses 89 mètres de long me laissent tout de même sans voix. Nous choisissons cet endroit pour goûter la salade que nous nous sommes préparés quelques heures plus tôt. Nous ne nous attardons pas trop car nous savons que le Devils Garden trail est assez long. Après un passage devant Wall Arch, je tente une photo qui offre une belle perspective au-dessus d’une faille qui mesure 50 cm de largeur pour environ 3 mètres de profondeur. En prenant mon appareil photo dans ma petite sacoche, je fais malencontreusement tomber mon portefeuille dans la crevasse ! La mission s’annonce délicate pour le récupérer mais j’y parviens finalement, après quelques difficultés pour descendre notamment. Nous apercevons Double O Arch vers 14h30. De loin, elle ne semble pas très imposante mais une échelle humaine sur la photo évite tout commentaire.

Nous traînons un peu autour de cette arche curieuse. Dans ce coin, le vent est fort, mais cela n’empêche pas un escaladeur de s’essayer à une paroi verticale. Après être allé faire un tour sur le dessus de l’arche, nous continuons notre chemin et entamons la 2ème moitié de la boucle. Un sentier vraiment agréable où l’on marche très souvent sur des surfaces aplanies de grès. A certains moments, il est très facile d’imaginer l’emplacement des futures arches du parc.

Nous consacrons la fin d’après-midi à Delicate Arch. Après une montée plus longue et plus difficile que nous l’avions prévue, Fabien et moi atteignons un site envahi par les photographes, Fred étant légèrement en retrait. L’endroit est d’autant plus beau que le soleil, assez inexistant aujourd’hui, se fait enfin remarquer.

Nous assistons à une demande en mariage au pied de l’arche. Pour le coup, les nombreux photographes, qui d’ordinaire n’hésitent pas à huer ceux qui s’approchent un peu trop près de la photogénique arche, se morfondent dans un silence de politesse. Fred, lui, a enfilé ses lunettes 8 millions de pixels qui dévoilent l’envers du décor.

Au fur et à mesure que le soleil baisse, le rouge que revêt l’arche devient très vif, à la limite de l’embrasement… A l’arrière-plan, les sommets de La Sal Mountain, qui culminent à plus de 3 500 mètres, se retrouvent dans l’ombre.

La redescente est plus facile, mais il fait quand même quasiment nuit lorsque nous arrivons à la voiture. Nous regagnons Moab sans savoir vraiment où nous dormons ce soir. Le festival de musique country rend nos tentatives vaines auprès des motels de la ville, ceux-ci affichant tous complets ! Nous optons finalement pour le Canyonlands campground, situé en plein centre, mais dont l’amabilité du gérant en aurait fait fuir plus d’un… Le montage des tentes, même s’il est très simple, se fait dans un camping complètement dans l’obscurité. La fatigue, qui commence à se faire ressentir, ajoutée aux douches payantes rend cette fin de journée assez pénible. Seul Fred casse sa tirelire pour bénéficier d’une douche bien chaude, Fabien et moi nous contentons d’un lavage sommaire à l’ancienne.
La 2ème semaine par ici !
SEMAINE 1
Samedi 8 septembre : Après une traversée de l’Atlantique sans encombre, nous faisons escale à Detroit où la modernité de l’aéroport me surprend, mes préjugés scolaires sur la crise économique dans le nord-est des Etats-Unis en prennent un coup !

La première immense bannière étoilée est aperçue dans cet aéroport, derrière une fontaine dont la rapidité des jets d’eau joue avec l’objectif de mon appareil photo…

Après un interminable vol interne entre Detroit et Las Vegas, nous arrivons enfin à destination avec plus d’une heure de retard… Les premières joutes verbales (sans compter l’éphémère « conversation » avec le douanier) ont lieu avec une personne de l’agence Alamo, auprès de qui nous avons loué un SUV. Je ne m’en tire pas trop mal, nous pouvons nous diriger vers le parking… Et là, après s’être fait à nouveau assommer par la chaleur (plus de 30°C vers 22h), bonne surprise, comme je l’avais lu à plusieurs reprises, les loueurs font souvent du surbooking. Nous avons donc le droit de choisir parmi toute une rangée de voitures appartenant à une catégorie supérieure. Nous optons pour le Toyota 4Runner. Fred, tout excité, prend le volant de ce monstre et nous nous dirigeons vers l’hôtel « Emerald Suites » que Fabien avait réservé début juin. Un motel classique, c’est-à-dire immense et où la climatisation tourne à plein régime, situé quelques kilomètres au sud du Strip, et où il est surtout temps de se mettre au lit : il est 23h passées, soit 8h du matin en France… Un petit coup de fil à la France qui se lève tôt (!) et puis dodo !
Dimanche 9 septembre : Après une bonne nuit de sommeil, enfin je parle pour moi car Fred et Fabien me raconteront un peu plus tard comment une arrestation un peu musclée dans une chambre voisine est venue perturber leur sommeil, nous nous réveillons vers 9h (soit une des plus grosses grasses matinées du séjour) et notre premier réflexe est de sortir pour observer les alentours : chaleur écrasante, montagnes dénudées de toute végétation, le Nevada tient bien sa réputation ! Première mission du voyage : faire de grosses provisions car nous savons que les prochains jours nous n’apercevrons pas beaucoup de commerces, sans oublier l’indispensable, à savoir une glacière et des oreillers pour nous trois, les cassés du dos… Etant donné que nous partons en direction de Valley of Fire (au nord-est de Las Vegas), nous traversons Las Vegas de jour. Sin City semble plutôt calme à cette période de la journée. La mission oreillers est plus difficile que prévue mais nous trouvons finalement notre bonheur dans une des multiples « pharmacies » croisées, où des machines à sous sont disposées directement derrière les caisses. Nous quittons donc cette ville édifiée au milieu de nulle part et empruntons la route n°15 construite… au milieu de nulle part. La sécheresse et l’immensité des lieux réussit à nous surprendre malgré tout ce que l’on sait sur le Nevada. Nous pensons alors aux recherches de Steve Fossett, disparu 6 jours plus tôt : c’est pire que chercher une aiguille dans une botte de foin… Nous comprenons que nous nous rapprochons de Valley of Fire lorsque la terre prend une légère teinte rougeâtre.

Pour immortaliser le début de notre périple, un arrêt photo s’impose à l’entrée du parc.

Il y fait très chaud, environ 100°F, soit quasiment 40°C à l’ombre, la Vallée du Feu porte son nom à merveille. Heureusement, le fait qu’il y ait peu voire pas d’humidité dans l’air rend la chose plus supportable. Nous croisons de drôles de formes géologiques rouges, comme si la terre avait expulsé de ses entrailles de gros blocs encore chauds…

Pour dominer un peu tout ce spectacle qui s’offre à nous, je grimpe sur ce que l’on pourrait, avec un peu d’imagination, décrire comme un corps de lion pétrifié dont la tête surveille les visiteurs qui franchissent l’entrée du parc.

Direction le Visitors center où nous jetons rapidement un œil à une expo sur la faune locale avant de grignoter sur un banc en retrait et de faire connaissance avec les premiers chipmunks (tamias en français) du voyage.

La vue s’étire loin et la terre rouge vient superbement contraster avec le vert de la végétation rase.

En possession de diverses cartes, nous décidons de pousser la balade dans le nord du parc, avec un premier arrêt à Rainbow Vista. Le panel de couleurs est encore plus impressionnant et le soleil baissant ajoute une lumière magnifique au panorama. La sinuosité des routes qui semblent se diriger dans l’inconnu s’apparente à une forme de bienvenue dans l’ouest américain.

Une dernière photo de cet endroit magique avant de se rendre vers les White Domes pour une randonnée avant le coucher de soleil.

Après quelques minutes sur une route passant dans des lits de cours d’eau formés par les pluies orageuses (ça secoue !), nous arrivons au point de départ de la randonnée qui nous attend. La pensant courte, nous n’emmenons ni à boire, ni à manger. Cette promenade nous amène sur un ancien lieu de tournage de westerns, où subsistent quelques ruines ayant servi aux différents tournages.

Ce lieu est censé former le point depuis lequel nous attaquons le retour par un autre chemin. Voyant quelques traces de pas dans le sable rouge, nous nous engageons dans un mini canyon. A cet endroit du parc, les différentes strates de roches possèdent des couleurs assez vives et différentes. On dirait qu’elles ont littéralement été peintes.

Quelques dizaines de minutes plus tard, nous nous rendons compte que nous n’avons pas emprunté le bon chemin. Mais nous finissons par apercevoir la route du parc et après une bonne marche, nous regagnons finalement notre voiture. Il était temps, notre soif était grande, nous liquidons dans la foulée un litre de Powerade chacun ! Pour notre première soirée en camping, nous faisons la connaissance d’un drôle de rongeur qui vient chercher quelques chips au pied de notre table, une espèce de souris avec une très longue queue. Il fait nuit depuis un moment déjà, donc trop tard pour aller se doucher car il n’y a pas de lumière dans les sanitaires, même si quelques éclairs lointains et les lumières de Las Vegas (pourtant située à plus de 60 kilomètres à vol d’oiseau !) viennent contrarier un ciel très étoilé. Nous nous couchons mais le sommeil tarde à venir étant donné la chaleur qui règne dans les tentes.
Lundi 10 septembre : Il n’empêche ! Fabien et moi sommes debout dès 6h du matin, tout enchantés par les rochers qui s’enflamment avec les premières lueurs du soleil. Nous décampons vers 7h30, direction Zion National Park. La route qui nous mène vers la sortie est du parc nous offre un paysage désertique…

Dernière étape d’un parc que j’aurais beaucoup aimé pour sa variété de couleurs, Elephant Rock, que je dresse difficilement.

Avant de rejoindre la route n°15, nous traversons Overton et Logandale, 2 villes perdues au nord du Lake Mead. Mais les gros bus jaunes d’écoliers sont là pour nous rappeler que la vie existe, même ici. Puis nous passons à proximité de Mesquite, à la frontière de l’Utah, exactement le type de ville que je m’imaginais avant d’arriver : un Mac Do, un maillage urbain très quadrillé, des lotissements flambant neuf et un golf, tout ça en plein désert ! Nous arrivons vers 11h30 à Springdale qui marque l’entrée sud de Zion National Park, où nous achetons l’Annual Pass qui nous permet d’entrer dans tous les parcs nationaux.

Dans un petit resto de pêcheurs glacé par la climatisation, nous commandons un bon vieux hamburger et une énorme limonade remplie de glaçons. Le temps se dégrade et quelques gouttes de pluie viennent taper sur les carreaux près de Fabien. Notre programme étant chargé, il ne faut pas traîner. Première balade de la journée : Canyon overlook. Après quelques kilomètres au pied de grandes falaises, nous traversons le tunnel du Mont Carmel. Le début de la rando se fait à sa sortie. Une marche facile d’une grosse demi-heure et au bout, un panorama époustouflant sur le canyon de Zion. De plus, la chance est avec nous puisque le soleil pointe le bout de son nez. Nous sommes pris en photo devant ce paysage grandiose par un Breton, le monde est petit…

Nous redescendons dans la vallée pour prendre le bus du parc qui doit nous déposer à l’arrêt « La Grotto ». Le chauffeur, qui lègue quelques commentaires sur les lieux, a une voix étrange, comme droguée par la routine de ses paroles. Nous entamons la West Rim trail avec pour but la fameuse Angels Landing trail, dont j’ai entendu dire qu’elle est très impressionnante. Je deviens impatient de la découvrir, tant j’aime les paysages graves et excessifs. Soudain, sur le sentier, je croise une femme qui sursaute lorsque son regard tombe sur… un crotale, serpent mortel très présent dans le sud-ouest américain. C’est le premier reptile que nous voyons, mais je pense qu’à ce moment-là, nous en avons déjà croisé quelques-uns sans s’en apercevoir ! Au bout d’une bonne heure de marche, nous atteignons le redoutable secteur des Walters Wiggles, un enchaînement d’une vingtaine de lacets sur un chemin à fort dénivelé, qui me rappelle l’ascension d’un certain Mont Olympe en Grèce. Mais la récompense est belle : depuis le Scout Outlook, la route du fond de vallée n’en mène pas large. Et pour cause, elle est 300 mètres plus bas !

C’est ici que débute la vertigineuse Angels Landing trail, c’est aussi ici que Fabien et Fred m’attendront. Ce dernier effort est le plus dur, tant sut le plan physique que sur le plan psychologique. Il s’agit de monter à même la crête les 160 derniers mètres de dénivelé.

Tout au long du parcours, des chaînes sont là pour aider les marcheurs tant le ravin est proche. D’ailleurs, une pancarte avertit que des chutes mortelles se sont déjà produites : rassurant !

Je ne suis pas sujet au vertige, mais un passage apparaît quand même très tendu : le sentier ne fait que 2 ou 3 mètres de large et de chaque côté de celui-ci, un précipice de plus de 400 mètres… Mes jambes flagellent un peu mais j’essaie de faire abstraction du vide. Il fait chaud et le soleil tape désormais. Je m’arrête assez souvent pour boire et pour profiter de ce spectacle.

Peu de personnes sur ce parcours mais à chaque fois que j’en croise ou presque, on me dit « Be safe ». J’atteins enfin le sommet où 6 personnes contemplent le paysage. Une touriste italienne raconte son séjour à un couple d’américains cinquantenaires et pendant ce temps-là, un chipmunk tente d’investir mon sac à dos pour y chiper quelque nourriture.
Je fais 2 ou 3 photos du canyon et dans un élan de maladresse, je fais tomber le pare-soleil de mon appareil photo qui se loge à quelques centimètres du ravin de 500 mètres… Je parviens difficilement à le récupérer et me décide à rejoindre Fabien et Fred, qui m’attendent tranquillement au niveau de Scout Outlook. La redescente nous paraît longue. Vers 18h, après d’âpres négociations avec Fred, nous allons jeter un œil aux cascades de Lower et Middle Emerald Pools qui n’existent quasiment pas en cette fin d’été. Sur le retour, nous croisons quelques cervidés dans les sous-bois, proches de la Virgin river. Une fois de plus, nous mangeons de nuit au camping de Watchman. Nous testons les chips au piment de Fred, échec n°1 ! Fabien se fait un plaisir de goûter à son French Bread, échec n°2 ! Fred et moi essayons le jambon caoutchouteux sous vide, échec n°3 ! On se contente finalement de chips classiques et de boîtes de thon… Pour finir en beauté la journée, on apprend que le camping ne dispose pas de douches. Ayant pas mal sué lors de cette journée, Fred et moi improvisons une douche en regroupant les différentes bouteilles d’eau et en les remplissant au robinet. Mais les nuits de septembre à Zion sont fraîches et ce qui devait être un plaisir se transforme en calvaire. Fabien, nous voyant souffrir, préfère s’endormir sans se laver.
Mardi 11 septembre : Ce matin, pas un nuage dans le ciel. Nous sommes impatients de découvrir le prochain parc. Nous prenons la route tôt le matin car nous sentons déjà que Bryce Canyon va être incroyable. J’ai d’ailleurs prévu plusieurs marches autour et dans l’amphithéâtre. Mais nous n’en sommes pas là ! Nous quittons Zion National Park dont les immenses falaises baignent dans le soleil.

L’est du parc est magnifique et assez différent de ce qu’on a vu de Zion pour l’instant. Nous ne cessons de monter en altitude, le temps est idéal en cette matinée : un ciel d’un bleu très profond et une température parfaite pour rouler et faire quelques arrêts photos (20-25°C).

Nous faisons le premier plein d’essence à Mount Carmel Junction où nombre de bus touristiques jonchent les différents parkings des commerces et autres stations essence. L’addition n’est pas très lourde, une fois divisée par trois et grâce à un dollar très bas ! En terme de villes ou plutôt villages croisés, Orderville et Glendale, puis quasiment plus rien jusqu’à Bryce Canyon, soit environ 80 kilomètres sans urbanisation… Les premiers « hoodoos », ces espèces de pitons rocheux sculptés par l'érosion, apparaissent au niveau de Red Canyon. Un léger avant-goût de ce qui constitue sans doute le plus beau des parcs nationaux de l’Utah. Nous passons dans un tunnel creusé à même la roche, laissons l’aérodrome de Bryce Canyon sur notre gauche et ça y est, nous y sommes. Beaucoup de commerces et de logements pour accueillir ceux qui, comme nous, veulent découvrir cette merveille de la nature. Quelques kilomètres plus loin, nous entrons officiellement dans le parc. Arrêt photo obligatoire.

Nous trépignons d’impatience, c’est pourquoi, avant de revenir déjeuner au Ruby’s Canyon Diner, nous faisons le choix de nous rendre à Sunset Point pour avoir un premier aperçu. Dans ce parc très boisé, beaucoup de cervidés pas farouches, à quelques mètres seulement de la route.

Nous arrivons enfin au parking qui permet d’accéder à Sunset Point. Plein d’énormes camping-cars locatifs sont là pour nous rappeler que nous ne sommes pas les seuls à venir observer ce paradis géologique. Et puis l’émerveillement. Un endroit magique mêlant le rouge de cette terre si caractéristique du sud-ouest américain, le vert des centaines de pins qui occupent les lieux, le bleu du ciel et le blanc des quelques nuages qui bourgeonnent. Nous prenons le temps d’écrire quelques cartes postales devant cet exceptionnel panorama.

Nous sommes le 11 septembre 2007 et j’ai l’impression que la nature essaie de compenser par sa beauté le drame auquel on a assisté 6 ans plus tôt jour pour jour à New York.

Nous prenons la Rim trail. Sur notre droite, une forêt de pins, dont certains arbres ont été calcinés par les incendies de l’été. Sur notre gauche, nous dominons ce qu’on appelle ici l’amphithéâtre. Quelques arbres, dont l’équilibre paraît plus que précaire, s’accrochent à la paroi, comme s’ils avaient fui la violence de ces feux.

Ici, même si les dimensions du parc sont beaucoup plus humaines que celles des voisins Capitol Reef ou encore Grand Canyon, la nature a formé des hoodoos de 30 mètres de haut dont la posture paraît parfois fragile.

Nous continuons notre tour de l’amphithéâtre et apercevons quelques rapaces qui volent fièrement au-dessus de nos têtes.

Depuis Bryce Point, j’observe avec attention ce que j’imagine être les fondations de l’amphithéâtre et me rends compte de la taille des pins qui doivent au moins mesurer 10 mètres de haut. Je n’ose pas imaginer la taille des gros hoodoos…

Nous voilà au point le plus haut de notre séjour : 8 300 pieds, soit précisément 2 530 mètres. Il fait bon mais nous sommes prévenus, à cette altitude, les nuits sont beaucoup plus fraîches.

Nous suivons notre planning qui doit nous guider vers la Peekaboo Loop trail mais une barrière et une pancarte nous indiquent clairement que ce sentier n’est pas accessible ce jour. Nous faisons donc demi-tour pour rejoindre notre point de départ, Sunset Point, d’où l’on décide d’enchaîner les Navajo Loop et Queens Garden trails. C’est une descente dans le cœur du parc au milieu des hoodoos. Les pins, d’ordinaire majestueux, paraissent ridicules à côtés de ces monstres minéraux.

Une fois sur la Queens Garden trail, nous ne croisons plus grand monde. Nous suivons des lits de cours d’eau aujourd’hui à sec, et à un moment, je pense à la violence des éléments qui les ont creusés. Le ciel est par endroits menaçant, je fais soudainement le lien avec l’absence de marcheurs. Mais il n’en est rien, Dame Nature est avec nous, les gros nuages sombres iront déverser leur contenu un peu plus loin, laissant place à une jolie lumière de fin de journée.

Ma dernière photo du jour est pour cette espèce d’animal pétrifié à huit pattes, comme bloqué dans sa progression par tous ces pins qui l’entourent.

Nous quittons (provisoirement) les lieux pour regagner le North campground. Notre emplacement semble isolé, d’autant plus quand nous apprenons que des ours bruns ainsi que des couguars peuplent les environs… Nous nous installons comme à l’accoutumée, en 2 minutes chrono, devant quelques yeux stupéfaits par cette belle invention française qu’est la tente Quechua. Le soleil baisse inexorablement, il est temps pour nous de se mettre à la recherche de pommes de pins et autres branches pouvant alimenter un feu qui sera un confort thermique pour notre dîner.

Ca y est, le soleil est couché, la température baisse à vue de nez. Je pose mon téléphone à l’écart de toute source artificielle de chaleur, son thermomètre confirme cette brutale chute de température. Après un repas comme souvent frugal, nous partons à la recherche des douches annoncées par les brochures du camping. C’est une lutte interminable, non seulement pour trouver l’emplacement du bloc sanitaire, mais aussi pour obtenir les 8 pièces de 0, 25 dollar requises par douche ! Nous y parvenons juste avant l’heure de fermeture fixée à 22h. Bien salis par la quinzaine de kilomètres parcourus dans la journée, nous profitons longuement de cette eau chaude, essayant de faire abstraction du mauvais état hygiénique de ces sanitaires. Dehors, l’air devient vraiment froid, il s’agit de bien se couvrir pour regagner notre emplacement. Je me rends compte qu’un paquet de chips, tentant pour les ours, traîne dans ma tente, mais la flemme me pousse à le caser au fond de mon sac à dos plutôt que d’aller le mettre dans la voiture.
Mercredi 12 septembre : 6h30, le réveil nous presse d’aller un faire un tour à Sunrise Point. Fred reste au lit, Fabien et moi préparons nos appareils photo et nous rendons voir ce magnifique lever de soleil. Et nous ne sommes pas les seuls ! Une multitude d’objectifs est braquée sur l’amphithéâtre que les premiers rayons du soleil embrasent violemment.

La température ne dépasse pas les 4°C, nous sommes frigorifiés, mais le spectacle offert occulte largement cette sensation douloureuse. Après une bonne heure passée à dire au revoir à Bryce Canyon, nous rejoignons Fred au camping qui, lui, émerge tout juste. Nous plions bagage pour prendre la direction du prochain parc national au programme : Capitol Reef. Nous entamons ainsi la fameuse route n°12 en traversant Tropic, Cannonville et Henrieville, villages du sud de l’Utah cernés par nombre de sites naturels très intéressants. Depuis la route, les paysages qui défilent recèlent un panel de couleurs très divers : le jaune de la végétation au premier plan, ensuite le vert des arbustes, puis le gris minéral et enfin le bleu clair d’un ciel complètement dégagé.

Nous voilà dans Grand Staircase National Monument, gigantesque étendue préservée de 6 800 km² où le minéral règne à perte de vue. Certains sommets dépassent allègrement les 3 000 m. Nous faisons un arrêt sur un parking surplombant la route qui nous attend. C’est toujours la route n°12, dont le tracé à même la roche m’impressionne.

Nous passons Escalante, dernière ville avant Boulder, lieu de départ de notre escapade tout terrain. Nous roulons sur une crête depuis laquelle un infini panorama occupe le paysage, aussi bien sur notre gauche que sur notre droite. Par endroits, la visibilité est supérieure à plus de 100 kilomètres ! Il est quasiment midi lorsque nous arrivons à Boulder. Sous les conseils d’un commerçant, nous décidons de déjeuner au Burr Trail Grill. « We apologize for George Bush, we know he’s horrible », voilà les premières paroles de la gérante à notre encontre. Nous commandons un menu classique, basé autour d’un fameux hamburger. Nous ne traînons pas car nous savons qu’une piste longue et difficile, en l’occurrence la Burr Trail road, nous attend. En guise d’avertissement, un panneau indique l’absence totale de services pendant 120 kilomètres. Le ton est donné.

Tout d’abord goudronnée, la Burr Trail road enchaîne de nombreux virages au milieu d’un environnement marqué par la terre rouge mais aussi par l’importante présence de verdure, dont on se demande comment toute cette flore peut bien survivre avec un climat si hostile.

Nous traversons ensuite Long Canyon. Ici, nous ne croisons quasiment personne.

Le canyon débouche soudain sur un panorama exceptionnel, sûrement un des plus beaux du séjour. Au premier plan, la terre est incroyablement rouge, voire violette. Je me demande comment la terre peut prendre des teintes aussi vives. Là encore, la grandeur du paysage s’étire sur des dizaines et des dizaines de kilomètres.

Nous ne sommes maintenant plus très loin de Capitol Reef National Park. Une espèce de mini-tornade attire notre attention sur notre gauche. Nous nous arrêtons pour filmer ce phénomène et c’est alors que survient le drame : Fred se fait piquer par une guêpe, peut-être la première croisée depuis le début du voyage ! La piqûre entraîne un bel œdème dans son dos, mais heureusement l’application d’une crème calmante vient apaiser la douleur. En plein désert, Fred nous prouve qu’un peu de prévoyance peut être appréciable ! Dans ce coin, pas un bruit et une variété de couleurs encore hallucinante…

Ca y est, nous pénétrons dans Capitol Reef National Park. En guise d’accueil, la route jusque-là goudronnée se transforme en piste caillouteuse.

Fabien et moi, géographes de formation, devenons plus qu’impatients de découvrir le Waterpocket Fold, gigantesque pliure de plus de 150 kilomètres de long et vieille de 65 millions d’années. Nous savions avant notre départ que l’accès à ce site serait conditionné par la météo. Et comme par enchantement, les pluies orageuses qui défoncent habituellement la piste en cette fin d’été n’ont pas sévi depuis maintenant plusieurs semaines. Nous pouvons donc emprunter la lunaire Notom Road sans crainte.

Avant d’entamer la descente dans les entrailles de la Terre, je profite d’un dernier arrêt pour faire une photo des lieux que nous allons traverser.

Malgré le beau temps qui rend possible l’expédition, cet endroit ne se laisse pas apprivoiser facilement. En témoignent les nombreuses courbes de la piste qui nous attend.

Les premiers miles de la Notom Road sont très sablonneux. Nous avons enfin l’impression que notre 4x4 est utile…

Un peu plus loin apparaissent à nouveau des teintes violettes dans la roche.

Nous continuons de remonter la Notom Road vers le nord, avec le Waterpocket Fold sur notre droite. Ici, les talus qui encadrent cette énorme faille sont moins hauts. C’est pourquoi nous tentons une petite escapade pédestre. A travers une végétation basse où la présence de reptiles ne fait aucun doute, nous regardons surtout nos pieds, jusqu’au moment où nous grimpons un petit talus qui domine l’immense Waterpocket Fold.

En regagnant la piste, nous sommes tout surpris de ramasser… une huître ! Mais nous n’y accordons pas plus d’importance que ça (quelques heures plus tard, le Visitor Center du parc nous apprendra qu’il s’agit d’huîtres datant de l’époque secondaire, pendant laquelle une mer intérieure recouvrait ces lieux : cette huître a donc plusieurs millions d’années…). Juste avant de retrouver une route goudronnée que l’on a quittée il y a maintenant 1h30, un nuage se promenant très seulement dans le bleu profond du ciel attire mon attention.

Avec l’asphalte, nous avons l’impression d’un semblant de retour à la civilisation. Mais l’influence de la nature est toujours grande, comme le montre ce sein sculpté à même la roche.

Après un rapide passage par le Visitor Center, nous prenons la direction de la Scenic Drive road.

Notre but est de rejoindre Capitol Gorge, partie de la vallée de la Fremont River que les explorateurs et pionniers mormons colonisèrent à la fin du dix-neuvième siècle afin d'éviter le terrain escarpé du plissement. Pour se faire, nous empruntons une piste jonchée d’obstacles en tous genres.

Avant d’entrer dans Capitol Gorge, nous faisons une pause et nous rafraîchissons car la chaleur est une fois de plus intense.

Difficile d’imaginer qu’au début du 20ème siècle, les pionniers traversaient Capitol Gorge en voiture, tant la piste semble étroite et cabossée ! Après avoir croisé les fameux pétroglyphes, nous continuons à nous enfoncer dans Capitol Gorge. C’est la fin d’après-midi, le soleil va bientôt se coucher, nous en profitons pour jouer une dernière fois avec nos ombres.

Nous n’atteignons pas le bout de la randonnée car le temps presse. Sur le retour, les lumières de fin de journée embellissent un peu plus un paysage pourtant déjà somptueux.

Avant d’attaquer la Scenic Drive road, nous avons pris le soin de réserver un emplacement au camping de Fruita. Et nous avons bien fait car ce soir, il n’y en a plus un de disponible. Comme à notre habitude, nous montons nos tentes made in France en 2 secondes, sous le regard ébahi de nos campeurs voisins. Le dîner est fidèle à lui-même, c’est-à-dire léger et peu diététique. Avant de nous endormir, nous souhaitons nous doucher mais une fois de plus, le camping, pourtant situé le long de la Fremont river, ne dispose pas de douches. Fred et moi optons alors pour une douche improvisée… dans des toilettes handicapées ! Assez précaire mais indispensable au vu de notre état de propreté.
Jeudi 13 septembre : Après une bonne nuit de sommeil, nous nous levons et commençons notre journée par une dernière balade via la Cohab Canyon trail. Le temps est plus gris ce matin, mais il n’empêche que cette petite randonnée nous offre de jolis points de vue. Avant de quitter le 3ème parc national de notre épopée, je photographie la maison de pionniers mormons située à l’entrée de Fruita.

Les paysages situés entre Fruita et Hanksville sont littéralement lunaires. Rarement je n’ai vu de telles étendues de roches grisâtres.

Très peu de monde sur cette portion de la route n°24 où l’immensité des lieux est vraiment impressionnante.

Nous voilà arrivés à Hanksville, il est temps de faire le plein d’essence, d’acheter un bon vieux sandwich pour le repas du midi et d’appeler Christophe, le frère de Fabien qui aurait tant voulu être de la partie, pour le chambrer un peu… Pendant les 2 heures de route qui nous séparent de Green river, la compilation concoctée par Fabien ainsi que le best of de Led Zeppelin tournent en boucle. Nous déjeunons dans l’abominable ville de Green River, puis nous prenons la direction des Fisher Towers pour finir cette journée de transition. Sur la Dinosaur Diamond Prehistoric Highway nous doublons un camping-car immatriculé en France ! Nous arborons alors fièrement par la fenêtre le drapeau breton. Dans cette région où nous voyons le Colorado pour la première fois, la terre prend une teinte rougeâtre différente de celles croisées depuis 5 jours.

Il est 15h et nous nous approchons enfin des fameuses Fisher Towers. La climatisation tourne à plein régime, le choc est d’autant plus violent lorsque nous quittons la voiture afin de s’essayer à une petite marche vers ces drôles de monolithes. Nous n’atteignons pas le pied des tours tant la lourdeur du climat nous accable.

Nous rebroussons donc chemin, avec un petit sourire malgré tout car nous savons qu’une piscine nous attend au Sleep Inn de Moab. Avant de profiter de cette eau rafraîchissante, nous lançons une lessive à l’hôtel car nos affaires sales s’entassent de plus en plus au fond de nos sacs. En nous dirigeant vers la piscine, nous remarquons la présence d’un spa. Passage obligatoire dans cette eau bouillante en guise de préliminaires… Après ça, l’eau de la piscine nous paraît à peine fraîche tant notre excitation est grande. Un petit concours d’apnée et quelques brasses rythment donc notre fin d’après-midi.

Mais le temps nous est compté. Si nous voulons assister, comme nous l’avons prévu, au coucher du soleil à Dead Horse Point, il ne faut pas tarder car il est déjà 18h et la nuit tombe vite en cette période de l’année dans l’ouest américain... Sur la route de Dead Horse Point, les Monitor et Merrimac Buttes nous imposent un arrêt photo.

La fin du trajet est une véritable course contre la montre. Nous voyons les minutes qui défilent et dans le même temps le soleil qui descend inéluctablement. Et ce qui devait arriver arriva, lorsque nous accédons enfin sur le parvis dominant Islands in the Sky, Dead Horse Point est déjà dans l’ombre. Les derniers rayons du soleil nous proposent tout de même une perspective à couper le souffle.

Un groupe important de Français est également présent pour assister à ce joli crépuscule. Il fait maintenant quasiment nuit, nous reprenons alors la route de Moab. En quittant le parking de Dead Horse Point, nous croisons un ranger qui verbalise un conducteur qui n’a a priori pas payé le droit d’entrée de ce State Park. Un peu plus loin, nous apercevons quelques biches sur notre gauche. En cette fin de journée, la lune pointe enfin le bout de son nez au milieu d’un ciel très coloré.

Vendredi 14 septembre : Après une nuit d’hôtel réparatrice et un petit-déjeuner où l’on avale enfin du bon pain avec de la confiture, nous nous rendons au supermarché pour y faire quelques provisions. Nous sommes d’attaque pour enchaîner notre parcours sur Arches National Park.

Nous jetons tout d’abord un œil aux North et South Windows, 2 arches quasi-similaires. Puis nous nous arrêtons devant Balanced Rock dont l’équilibre paraît hasardeux.

Nous poussons jusqu’au parking de Devils Garden. C’est d’ici que débute la randonnée qui doit nous mener notamment à Landscape Arch et Double O Arch. Après une petite heure de marche, le temps s’est bien couvert. Nous arrivons donc sur une Landscape Arch assez terne, mais ses 89 mètres de long me laissent tout de même sans voix. Nous choisissons cet endroit pour goûter la salade que nous nous sommes préparés quelques heures plus tôt. Nous ne nous attardons pas trop car nous savons que le Devils Garden trail est assez long. Après un passage devant Wall Arch, je tente une photo qui offre une belle perspective au-dessus d’une faille qui mesure 50 cm de largeur pour environ 3 mètres de profondeur. En prenant mon appareil photo dans ma petite sacoche, je fais malencontreusement tomber mon portefeuille dans la crevasse ! La mission s’annonce délicate pour le récupérer mais j’y parviens finalement, après quelques difficultés pour descendre notamment. Nous apercevons Double O Arch vers 14h30. De loin, elle ne semble pas très imposante mais une échelle humaine sur la photo évite tout commentaire.

Nous traînons un peu autour de cette arche curieuse. Dans ce coin, le vent est fort, mais cela n’empêche pas un escaladeur de s’essayer à une paroi verticale. Après être allé faire un tour sur le dessus de l’arche, nous continuons notre chemin et entamons la 2ème moitié de la boucle. Un sentier vraiment agréable où l’on marche très souvent sur des surfaces aplanies de grès. A certains moments, il est très facile d’imaginer l’emplacement des futures arches du parc.

Nous consacrons la fin d’après-midi à Delicate Arch. Après une montée plus longue et plus difficile que nous l’avions prévue, Fabien et moi atteignons un site envahi par les photographes, Fred étant légèrement en retrait. L’endroit est d’autant plus beau que le soleil, assez inexistant aujourd’hui, se fait enfin remarquer.

Nous assistons à une demande en mariage au pied de l’arche. Pour le coup, les nombreux photographes, qui d’ordinaire n’hésitent pas à huer ceux qui s’approchent un peu trop près de la photogénique arche, se morfondent dans un silence de politesse. Fred, lui, a enfilé ses lunettes 8 millions de pixels qui dévoilent l’envers du décor.

Au fur et à mesure que le soleil baisse, le rouge que revêt l’arche devient très vif, à la limite de l’embrasement… A l’arrière-plan, les sommets de La Sal Mountain, qui culminent à plus de 3 500 mètres, se retrouvent dans l’ombre.

La redescente est plus facile, mais il fait quand même quasiment nuit lorsque nous arrivons à la voiture. Nous regagnons Moab sans savoir vraiment où nous dormons ce soir. Le festival de musique country rend nos tentatives vaines auprès des motels de la ville, ceux-ci affichant tous complets ! Nous optons finalement pour le Canyonlands campground, situé en plein centre, mais dont l’amabilité du gérant en aurait fait fuir plus d’un… Le montage des tentes, même s’il est très simple, se fait dans un camping complètement dans l’obscurité. La fatigue, qui commence à se faire ressentir, ajoutée aux douches payantes rend cette fin de journée assez pénible. Seul Fred casse sa tirelire pour bénéficier d’une douche bien chaude, Fabien et moi nous contentons d’un lavage sommaire à l’ancienne.
La 2ème semaine par ici !
Obligés d'aller en Birmanie après la réservation? English translation pending
Bonjour à tous!
Nous avions décidés en avril de partir en birmanie, nous avons pris notre vol A/R chez nouvelles frontières.
Vu les évènements, nous avons décidés en octobre de ne plus partir au myanmar, car nous ne voulons pas donner de l'argent à la junte au moment où la communauté internationnale renforce son embargo. Nouvelles frontières nous a alors dit que nos billets étaient modifiables...
notre projet s'est transformé en laos-cambodge, avec l'arrivée comme prévu à BKK, puis vol pour luang prabang et retour de phnom penh via BKK puis vol BKK-paris (prévu initialement)
Le problème, c'est qu'hier, Nouvelles frontières nous a dit que la Thay Airways ne veut plus modifier les billets... nous sommes donc obligés d'aller en birmanie...
apparemment, si on ne se présente pas pour le vol BKK/Yangoon, notre vol retour pour paris est annulé!
Nous ne savons plus quoi faire....
Avez vous une idée pour nous aider????
On retourne le problème dans tous les sens : annulation complète, quelles clause d'annulation?, passage frontière terrestre birmanie/thailande......
HELP !!!!!!!!!!!!!!!!!
Avez vous une idée pour nous aider????
On retourne le problème dans tous les sens : annulation complète, quelles clause d'annulation?, passage frontière terrestre birmanie/thailande......
HELP !!!!!!!!!!!!!!!!!
Aimez-vous la France et les Francais? English translation pending
Voyager pourquoi?
1- Pour quitter ce pays
Pour ma part, je commence vraiment à prendre la France et les francais en grippe.....En effet, ce pays me gonfle de part ce conformisme, ce conservatisme et cet immobilisme qui l'habite, cette impossibilité de se renouveler et de changer les choses.....on baigne dans une consommation outrancière et une société d'apparat ou les gens te jugent en fonction de ta catégorie socio professionnelle....dans qu'elle case vont-ils pouvoir te mettre !!!! Donc tu n'existes pas pour ce que tu es mais bien plus pour ce que tu représente.... Alors moi j'ai décidé de ne faire partie d'aucune case..... Les francais m'emmerdent, je les trouve BOF...je n'ai plus rien à voir avec mes potes (de longues date pourtant..) qui ne me parlent que de leurs gamins, des couches, des bib, et leur SACRO SAINT boulot!!!! PASSIONANT!!!! D'ailleurs il suffit de voir la réputation que l'on a à l'étranger.....de gens désagréables, jamais contents, agréssifs qui font toujours la geule.....il faudra écrire un post là dessus!!! Je m'emmerde royal ici. Je part m'expatrier l'année prochaine en amérique centrale, ou je trouve les gens nettement plus ouverts, tolérants, AGREABLE..... Les voyages, c'est tellement passionant...une vraie quète intérieure pour ma part, c'est ma raison de vivre. Sans voyage, je meurt. On découvre tellement de choses, de gens, on fait des rencontres extraordinaires, ca nous remet en place quelques fois et ca fait du bien, c'est ce que je veux...être remise à ma place. Apprendre à relativiser, apprendre à comprendre les différences, la nature humaine dans toute sa complexité, diversité....expériences humaines qui te mènent vers une autre dimension: celle où tu es à la source, à l'essentiel. Un voyage c'est avant tout quelque chose de vrai ou tu es tout nu face au monde...tu es toi et non pas le directeur d'entreprise, la secrétaire, le commercial.....En voyage tu ne peux pas te mentir à toi même, tu ne peux pas mentir non plus. C'est toi face au monde. Et lorsque les rencontres sont là au rendez vous, alors là tu sais que ces moments magiques sont d'une intense vérité car tu auras était toi même et tu auras été apprécié pour ce que tu es réellement au plus profond de toi....et ca n'a pas de prix.
Et vous aimez vous votre pays?????????????????????????????????????????????????????????
1- Pour quitter ce pays
Pour ma part, je commence vraiment à prendre la France et les francais en grippe.....En effet, ce pays me gonfle de part ce conformisme, ce conservatisme et cet immobilisme qui l'habite, cette impossibilité de se renouveler et de changer les choses.....on baigne dans une consommation outrancière et une société d'apparat ou les gens te jugent en fonction de ta catégorie socio professionnelle....dans qu'elle case vont-ils pouvoir te mettre !!!! Donc tu n'existes pas pour ce que tu es mais bien plus pour ce que tu représente.... Alors moi j'ai décidé de ne faire partie d'aucune case..... Les francais m'emmerdent, je les trouve BOF...je n'ai plus rien à voir avec mes potes (de longues date pourtant..) qui ne me parlent que de leurs gamins, des couches, des bib, et leur SACRO SAINT boulot!!!! PASSIONANT!!!! D'ailleurs il suffit de voir la réputation que l'on a à l'étranger.....de gens désagréables, jamais contents, agréssifs qui font toujours la geule.....il faudra écrire un post là dessus!!! Je m'emmerde royal ici. Je part m'expatrier l'année prochaine en amérique centrale, ou je trouve les gens nettement plus ouverts, tolérants, AGREABLE..... Les voyages, c'est tellement passionant...une vraie quète intérieure pour ma part, c'est ma raison de vivre. Sans voyage, je meurt. On découvre tellement de choses, de gens, on fait des rencontres extraordinaires, ca nous remet en place quelques fois et ca fait du bien, c'est ce que je veux...être remise à ma place. Apprendre à relativiser, apprendre à comprendre les différences, la nature humaine dans toute sa complexité, diversité....expériences humaines qui te mènent vers une autre dimension: celle où tu es à la source, à l'essentiel. Un voyage c'est avant tout quelque chose de vrai ou tu es tout nu face au monde...tu es toi et non pas le directeur d'entreprise, la secrétaire, le commercial.....En voyage tu ne peux pas te mentir à toi même, tu ne peux pas mentir non plus. C'est toi face au monde. Et lorsque les rencontres sont là au rendez vous, alors là tu sais que ces moments magiques sont d'une intense vérité car tu auras était toi même et tu auras été apprécié pour ce que tu es réellement au plus profond de toi....et ca n'a pas de prix.
Et vous aimez vous votre pays?????????????????????????????????????????????????????????
Tour du monde à vélo ou à pied? English translation pending
Bonjour à toutes et à tous,
Nous sommes 2 francais de 21 ans qui allons partir faire le tour du monde certainement dans un an et demi, 2 ans le temps de finir en partie nos études, travailler pour avoir un minimum pour partir et puis...
Partir à la découverte de cette belle planète, sans itinéraire précis car nous voulons aller un peu partout selon l'envie du moment. Je pense quand même que l'on partirai vers l'Est pour commencer.
Mon intérrogation pour le moment, ca serait de faire un choix pour le moyen de locomotion.
Je pense que le vélo ca a des avantages sachant qu'on est plus libre et on peut avancer plus vite qu' à pied mais seulement je pense que ca peut etre un soucis. On compte faire pas mal de camping sauvage, et comment faire pour s'assurer de ne pas se faire voler le velo quand on dort?
Et à pied pour l'instant c'est ce qu'on envisage mais pour avoir deja pas mal voyagé avec un gros sac de trek, c'est vraiment lourd et encombrant et je me demande si on va tenir longtemps avec une telle masse sur le dos, et on va pas marcher vite avec ça lol.
Voila c'est tout pour l'instant, je voulais avoir vos avis sur la question.
A bientot,
Vivre au Panama English translation pending
Bonjour à tous,
Nous avons trois enfants et avons cette envie de "tout quitter" pour aller vivre au PANAMA. Nous ne sommes qu'au début de nos investigations et c'est la première fois d'ailleurs que nous nous connectons à un site tel que celui-ci. Peut-être que d'autres ont déjà tenté cette expérience et nous vous remercions d'avance pour vos témoignages. Marie
Nous avons trois enfants et avons cette envie de "tout quitter" pour aller vivre au PANAMA. Nous ne sommes qu'au début de nos investigations et c'est la première fois d'ailleurs que nous nous connectons à un site tel que celui-ci. Peut-être que d'autres ont déjà tenté cette expérience et nous vous remercions d'avance pour vos témoignages. Marie
Pérou: alerte au tourisme industriel excessif English translation pending
Le courrier que nous vous adressons EST moins un récit de voyage ou d'une demande de renseignements qu'une alerte.
En effet, étant de "vieilles" habituées du Pérou, nous sommes d'année en année et au fur et à mesure de nos séjours, consternés par la pollution à la fois écologique et économique provoquée par Le lobby industriel du tourisme au Pérou.
Cela en devient démentiel ! Au Macchu Picchu au mois d'Août des masses énormes de tourisme commencent à laisser l'empreinte du saccage, les touristes font n'importe quoi, nous en avons même vu grimper sur les murets du "quartier des fontaines". Le site perd de son mystère et de sa solidité .
D'autre part nous avons upu apprécier aprés 3 jours de marche de trekking éprouvant, le merveilleux site de CHOQUEQUIRAO dont 30 % seulement a été dégagé de la végététion, et répétorié par les archéologues (Français et Péruviens).
Mais nous avons appris par les agences locales, les guides, la population de Cachora qu'il est fortement question de créer un gigantesque complexe touristique de luxe dans cette région (qui s'appellera "Parque de Vilcabamba") qui consiste à tracer une route le long de l'Apurimac, fleuve torrentiel fortement encaissé dans ce relief montagneux entre deux parois abruptes de montagne,
Ce projet consiste de même à créer un piste hélico (par la société COPESCO) directement sur le site archéologique de Choquequirao, pour transporter par hélicoptères, de la vallée au site, ce genre de touristes qui veulent tout sans effort et dans Le confort maximum. Il est d'autre part question de faire construire pas un, mais, des téléphériques.
La conséquence de ce projet de complexe touristique de luxe est qu'une région magnifique dont la population vit en harmonie avec son environnement va être défigurée par :
- Le tracet d'une route qui défigurera à jamais Le canyon de l'Apurimac,
- Des aller-retours d'hélicoptères et l'activité des téléphériques qui ne pourront
que polluer et détruire l'écosystème de la montagne et souiller Le site,
- Des hôtels de luxe à la mode occidentale qui auront délocalisé toute la population d'origine.
Ce projet risque fort de ruiner l'économie de cette région dont la population vit du tourisme du trekking. Que deviendront les muletiers, qui louent leurs chevaux et mules aux trekkeurs, les cuisiniers qui accompagnent les trekkeurs et qui à l'heure Des bivouacs les régalent de leur savoir faire extraordinaire dans la préparation de la cuisine locale, que deviendront les petits propriétaires Des campements très soucieux de l'environnement de "leur" montagne (Casa masama, Chikista, Santa Rosa etc...) qui permettent aux aventuriers de la marche de planter leurs tentes pour une somme dérisoire, que deviendra Le village de Cachora qui de l'heure vit dans la sérénité et la paix. Déjà des promoteurs peu scrupuleux, en vue de ce projet de tourisme, tente de spolier les terres des petits paysans locaux en leur proposant d'acheter leurs lopins de terre à un prix bien inférieur au coût réel.
Et qu'on arrête avec ce sophisme qui veut faire croire que ce genre de projet de complexe touristique est une chance pour la population locale. Nous connaissons bien la mentalité des cholos corrompus qui détiennent les rênes de l'économie dans ce pays, le sort des populations queschuas des campagnes est le cadet de leurs soucis, seul compte pour eux le profit à tout va, même atteint par les voies les plus malhonnêtes qui soient. On peut constater qu'à cause du tourisme à outrance dans la région de Cuzco c'est la splendeur d'un côté (là où Le tourisme incontrôlé s'est développé) et la misère noire de l'autre (celui Des queschuas de plus en plus refoulés et méprisées par la population métis -les cholos - péruvienne).
Le même phénomène risque de se produire dans toute la région de Vilcabamba.
Nous NE savons que faire face à ce projet insensé, nous faisons feu de tout bois pour alerter Le plus de monde possible, mais nous nous heurtons à chaque fois au mur de l'indifférence quant au devenir Des populations qui dans Le monde sont menacées par les pressions Des lobbies du tourisme industriels.
Nous espérons que vous aurez retenu toute votre attention à Notre message d'alerte.
Et qu'on arrête avec ce sophisme qui veut faire croire que ce genre de projet de complexe touristique est une chance pour la population locale. Nous connaissons bien la mentalité des cholos corrompus qui détiennent les rênes de l'économie dans ce pays, le sort des populations queschuas des campagnes est le cadet de leurs soucis, seul compte pour eux le profit à tout va, même atteint par les voies les plus malhonnêtes qui soient. On peut constater qu'à cause du tourisme à outrance dans la région de Cuzco c'est la splendeur d'un côté (là où Le tourisme incontrôlé s'est développé) et la misère noire de l'autre (celui Des queschuas de plus en plus refoulés et méprisées par la population métis -les cholos - péruvienne).
Le même phénomène risque de se produire dans toute la région de Vilcabamba.
Nous NE savons que faire face à ce projet insensé, nous faisons feu de tout bois pour alerter Le plus de monde possible, mais nous nous heurtons à chaque fois au mur de l'indifférence quant au devenir Des populations qui dans Le monde sont menacées par les pressions Des lobbies du tourisme industriels.
Nous espérons que vous aurez retenu toute votre attention à Notre message d'alerte.
Dru, voyage en verticalité délitée English translation pending
Voyage en verticalité délitée
Le voyage, par définition, concerne tous les terrains où l'on part à la découverte. C'est là qu'à mon sens les distances induisent un étalon très relatif, loin pas loin, long court. Un voyage de mille kilomètres en avion est court. Une escalade d'un kilomètre sur une paroi très raide est au contraire un voyage long et très dépaysant qui donne la sensation d'être très loin de par la difficulté du retour. Je me propose de vous relater l'un de ces voyages, bien à l'ordre du jour à l'époque du réchauffement planétaire qui nous inquiète tant.
Le réchauffement terrestre semble être reconnu par de nombreux scientifiques, même si certains émettent encore quelques doutes quant à sa réalité . Ce phénomène est particulièrement visible en montagne, par la fonte des glaciers. Outre ce retrait glaciaire en longueur et en épaisseur, une autre action probablement due à la chaleur consiste en l'écroulement d'un certain nombre de parois dans les Alpes. Je pense tout particulièrement à la face ouest des Drus. De grandes plaques gardent leur cohésion grâce à la glace qui tient lieu de ciment. Cette dernière venant à fondre, la gravité reprend ses droits et d'immenses pans de montagne s'écroulent. Cela peut se comparer à un type de permafrost vertical.

Au mois de juillet 1984, avec un camarade, Pierre-Yves nous décidons de nous attaquer à la mythique Directe Américaine aux Drus, flamme de pierre qui a fait rêver de nombreuses générations d'alpinistes et d'amoureux de la montagne. Nous prenons donc le téléphérique des Grands Montets. Premier tronçon, tout est normal, deuxième tronçon, l'aventure va commencer.
A notre arrivée sur la plate-forme terminale, de toute évidence une certaine effervescence règne. En effet, les personnes présentes viennent d'assister à un gros effondrement de rochers dans la face nord du Grand Dru, juste au-dessus de la niche, petit glacier caractéristique situé aux deux tiers de la paroi. Voyant notre attirail de montagne, immédiatement tous nous disent de ne surtout pas aller dans cette direction.
Pierre-Yves toujours poli et placide répond «pas de problème», et nous voilà partis vers le petit collet qui donne accès au glacier permettant de rejoindre le pied de la face ouest, lieu où nous comptons bivouaquer. Il faut longer la base de la face nord, zone qui vient de nous être déconseillée avec la plus vive conviction, et nous n'allons pas tarder à tout comprendre. Le temps de la descente du glacier, très mou et plein de grosses crevasses, nous laisse tout loisir de constater que la purge continue à gros renfort de blocs nombreux et parfois très gros. Arrivés à distance respectable, hors d'atteinte des cailloux, nous prenons conscience que pour rejoindre notre destination, notre chemin va devoir passer au travers de ces grosses gouttes un peu particulières. Étant tous deux de formation scientifique, nous décidons d'observer le phénomène pour essayer d'en tirer une loi. En effet, les grandes giclées de roche suivent-elles une séquence ou bien sont-elles complètement aléatoires? Nous en profitons pour visualiser au mieux l'itinéraire dans la zone du bombardement. Il nous faudrait longer la partie inférieure de la rimaye, en direction d'un petit col donnant accès à la face ouest. Après un temps d'observation dont je ne suis plus en mesure de préciser la durée, force est de constater que nos connaissances en statistiques, probabilités, suites et autres séries, sans parler des intégrales doubles ou triples, ne nous donnent pas le moindre indice sur la prédiction de passage des gros paquets qui croisent notre itinéraire à venir.
Tout long raisonnement s'avérant inutile, nous nous regardons, prenons nos anneaux de corde et partons en courant le plus rapidement possible. En effet, les mathématiques nous disent seulement que le risque statistiquement est inversement proportionnel au temps d'exposition, donc nous y allons de très bon cœur. Pierre-Yves est le premier, je le sers de près, nous rentrons dans la zone de tous les dangers, on n'a pas envie de traîner. Je fixe avec envie le petit collet à partir duquel nous pourrons ralentir. La rimaye (première grosse crevasse qui sépare le rocher du glacier) se rapproche, mais mon camarade semble se diriger vers la lèvre supérieure et non inférieure, alors que la porte salvatrice me semblait plutôt par le bas. Comme il a toujours été le leader lorsque nous grimpons, je me dis qu'il a vu un passage plus rapide ou moins dangereux. Donc nous nous engageons au-dessus de cette fameuse rimaye, un trou béant et sans fond. La pente est raide. La raideur s'accentue et conséquence logique, la vitesse diminue. Puis il nous faut nous arrêter, constatant avec consternation que nous sommes dans une impasse. Constatation encore plus horrible, nous stationnons exactement à l'emplacement où les gros blocs rebondissent avant de sauter par dessus la rimaye. Aïe, aïe, aïe!!! Terreur, nous faisons demi-tour avec l'intention de contourner la crevasse au plus vite.
Dans la précipitation, je tombe et fauche Pierre-Yves au passage, en ayant toutefois le réflexe de ne pas lui planter mes crampons dans les mollets. Nous voilà sur les fesses, l'inclinaison de la pente nous permet de prendre la vitesse nécessaire et de passer par dessus le gros trou sombre et pas sympathique du tout. De l'autre côté la pente s'affaiblit rapidement et nous passons des fesses aux pieds et la course vers le petit col salvateur reprend . Ouf! Nous y sommes. Manifestement, il y a un dieu pour les inconscients. Tranquillement nous rejoignons la moraine un peu en retrait de la face ouest et nous nous installons pour la nuit.
Une cordée de grimpeurs, stars de l'époque, se dirige vers nous. Ils ont assisté à l'éboulement en direct de la Directissime Américaine qu'ils ont grimpée entièrement en libre, les pitons ne servant que de points d'assurance et non de prises aidant à la progression. Ils nous expliquent que toute la montagne a tremblé. Bien que l'éboulement se soit produit en face nord, une partie des pierres sont déviées et arrosent la face ouest. Cela ne fait pas notre affaire. Ils reprennent leur chemin et descendent vers la Mer de Glace. Nous verrons bien demain. Pierre-Yves toujours optimiste déclare qu'avec le temps la montagne se purgera et que de plus le froid du matin devrait faire en sorte que tout se passe bien.

Nous ne restons pas longtemps seuls sur notre moraine. Le bruit de la turbine d'un hélicoptère se fait de plus en plus nettement entendre. Manifestement, il vient dans les parages. Il se dirige vers l'arête séparant les faces ouest et nord. De toute évidence une cordée a dû subir des dommages suite à l'écroulement. La mission semble particulièrement dangereuse, car de nombreux cailloux continuent de faire entendre leurs claquements secs et redoutables. Après plusieurs manœuvres, un sauveteur est descendu par treuil sur l'arête . La nuit venant et les chutes de pierres toujours très présentes, l'hélicoptère quitte les lieux et retourne dans la vallée. Nous nous retrouvons cette fois seuls pour cette nuit, qui me concernant ne sera pas très bonne. Avec le soir les claquements de rochers chutant diminuent, mais de temps à autre dans la nuit des bruits que je qualifie de sinistres, nous tirent de notre torpeur.
Le jour se lève, tout semble calme. Non, un ronronnement monte de la vallée, l'hélico est de retour avant que le soleil ne darde ses rayons, qui vont réveiller les mastodontes minéraux. Très précisément il se positionne sur le point de descente du sauveteur et rapidement embarque trois passagers. Le bruit diminue rapidement et nous voilà à nouveau seuls à contempler ces mille mètres de granit. Bon ben quoi? Tout naturellement Pierre-Yves après avoir englouti quelques mars se dirige vers le pied de la paroi, il ne me reste qu'à suivre. Le névé n'est pas raide, une vieille chaussure de montagne abandonnée ou perdue traîne sur la neige. Incroyable, tout est calme. Le début de la paroi n'est pas difficile nous l'escaladons rapidement sans corde en grosses chaussures. Sur une petite vire une centaine de mètres plus haut, nous marquons une halte afin de nous encorder, mettre le baudrier et les chaussons d'escalade et nous décharger, afin d'être légers.
Alors que nous sommes presque prêts, discutant paisiblement un premier sifflement attire notre attention, et avant que nous ayons pu réagir, entre nos deux têtes séparées d'un ou deux mètres, un caillou aux dimensions conséquentes passe avant de ricocher et d'aller terminer sur la neige en contre-bas. Je reste figé à regarder mon camarade. Ça commence bien, de nouveau la terreur me gagne, l'expérience d'hier m'aurait plutôt mis les nerfs à vif au lieu de m'aguerrir aux joies de cet arrosage particulier et mortel.
Je dis à Pierre-Yves «On ferait mieux de descendre, dans pas longtemps ça va devenir l'enfer». Ce dernier me dévisage tout d'abord puis après un coup d'œil à sa montre me répond «Il est sept heures trente et que va-t-on faire aujourd'hui?». De toute évidence, cette réponse à la logique imparable n'appelle qu'une seule et unique réponse: on continue.
Donc première longueur d'escalade encordés, le rocher est couvert de poudre de pierre pulvérisée, résultat du grand bombardement de la veille. Je grimpe avec une certaine fébrilité. Le socle de la face ouest n'est pas vertical et s'élève sur une hauteur approximative de deux cent cinquante mètres. Cette zone constitue le réceptacle de toutes les pierres qui dévient de la face nord. A un train pour le moins rapide nous franchissons ce passage.
Ouf, nous sommes au pied de la partie verticale. A partir de maintenant les cailloux siffleront dans notre dos, et de ce fait la probabilité d'être touché sera très faible. L'escalade est magnifique, une paroi granitique aussi raide qu'une paroi calcaire, ambiance grandiose et personne d'autre. Nous avons l'intention de monter jusqu'au fameux bloc coincé, à peu près 600 mètres d'escalade et de redescendre en rappel. Les passages mythiques de cette voie défilent. Le plaisir de l'escalade est immense. Mais les sifflements dans le dos sont présents et avec le réchauffement de la journée, ils auraient bien tendance à s'intensifier. Je ne peux m'empêcher de regarder, je dirais même fixer le socle de la paroi, sur lequel explosent tous les bolides qui nous passent dans le dos. L'idée qu'en fin d'après-midi nous allons être au beau milieu de ce champ de bataille au cours des rappels n'est pas pour me rassurer. Lui, Pierre-Yves fait comme s'il ne voyait rien. C'est cela l'apanage des grands chefs, toujours se maîtriser, la piétaille n'a qu'à suivre. Il aurait fait un bon général de Napoléon, à n'en pas douter. Un peu vexant car le militaire d'active c'est bibi. L'effet de perspective, tout naturellement efface les quelques quatre ou cinq cents mètres verticaux, au-dessus desquels je me trouve perché, seul apparaît, en grand, ce plan incliné de quelques deux cents mètres, duquel montent ces claquements et petits nuages de poussière, consécutifs aux chocs des pierres.
Le moment fatidique arrive, le bloc coincé est atteint. Plus exactement, nous nous arrêtons vingt mètres en dessous. En effet, l'angoisse commençant à être inhibitrice de l'action, je suis pressé de retraverser ce champ de tir ouvert à tous les calibres, même les hors gabarit!!! Mon futur, je ne l'envisage plus qu'après avoir couru sur la neige au pied de la paroi. Dans la partie verticale, les rappels s'enchaînent rapidement. Étant bien rompus à ce genre d'exercice, cela nous laisse toute latitude pour profiter du cadre et de l'ambiance extraordinaires des lieux . Bien évidemment le socle grossit au fur et à mesure de notre descente.
A l'approche de l'imminence du danger, je rentre comme dans un état second et me regarde agir de l'extérieur, indifférent à mon propre sort. Cependant l'adrénaline mobilisant toutes les facultés, j'agis avec précision et célérité. Pierre-Yves, lui ne semble afficher aucune émotion, simplement il se contrôle mieux, et il sait que ce n'est pas l'angoisse voire la terreur qui fera passer les cailloux ailleurs. Cela me rappelle une de nos escalades précédentes sur la face italienne du Mont Blanc. Ayant été retardés par des cheminements aléatoires dans des pentes très raides de nuit, nous nous étions retrouvés dans une zone de neige et de glace particulièrement instables, sur laquelle le soleil dardait ses rayons. Nous nous arrêtons sur une grande dalle de granit qui semblait flotter sur cette matière molle. Bien assis, nous regardions couler de part et d'autre de petites avalanches, une un peu plus grosse et nous aurions été balayés Le temps me paraissait figé dans l'attente du grand bond . Pierre-Yves lui dormait et lorsque le soleil a disparu, il s'est réveillé, sans doute à cause du froid. Je lui ai dit quelque chose du genre:
Tu es bien courageux de pouvoir dormir dans ces conditionsQue je dorme ou pas ça n'aurait rien changé au fait d'être embarqués ou non, mais au moins je me suis reposé et ça va nous servir pour la suite. Une fois de plus sa réponse était logique et n'appelait pas de commentaire.
Revenons à notre plan incliné fumant, qui maintenant occupe pratiquement tout l'espace à nos pieds. De manière étrange, l'idée de nous arrêter et d'attendre la nuit que les chutes de pierres deviennent moins nombreuses n'a pas semblé nous effleurer. Peut-être qu'au fond de nous-mêmes, nous voulions goûter aux joies lammeriennes. Eugen Guido Lammer était un psychiatre autrichien, grand alpiniste de la fin du dix-neuvième et du début du vingtième siècle. Il aimait à s'exposer seul, soit dans des zones très crevassées, ou bien dans des endroits où la caillasse bombardait dur. Ainsi il éprouvait un grand plaisir à analyser ses émotions et sentiments face au danger bien réel et totalement aléatoire. Le plus étonnant, c'est qu'il est mort dans son lit, très vieux. Je conseille la lecture de son livre, pas facile à trouver. Il s'intitule «Fontaine de jouvence», librairie Dardel 1931, je crois qu'il n'y a qu'un tome traduit en français. Donc en pensant à Guido Lammer, j'envisage encore comme possible de terminer ma vie dans mon lit, très vieux c'est un autre débat.
Il va falloir y aller. La configuration change. La corde ne plonge plus directement dans le vide sans rien toucher, mais elle glisse le long de dalles, sur lesquelles, si besoin était, une poussière blanche nous rappelle que l'endroit est déconseillé à un bon travailleur qui espère atteindre l'âge de la retraite. Et de plus à l'époque, cela fait malheureusement déjà plus de vingt ans, les retraités n'étaient pas vus comme des dévoreurs de budget, creusant le déficit financier abyssal du pays, mais c'est un autre sujet. De façon paradoxale, au contact de cette zone de tous les dangers une certaine confiance revient . Cela est logique, car l'éloignement permet d'embrasser du regard l'ensemble des cailloux qui cognent le socle. Mais lorsqu'on est dedans, on se sent concerné uniquement par ceux qui frappent à proximité immédiate, et l'impression qu'il y en a moins est très rassurante. Donc de ce fait, ou alors par un acte de bienveillance de l'être supérieur pour des créatures inconscientes, tout semble à nouveau calme. La suite des événements nous confirmera qu'il s'agit seulement du calme qui précède la grosse tempête.
Les premiers rappels sont effectués sans incident. Juste sous un petit surplomb, nous faisons relais. Pas de perte de temps, ce qui est formidable lorsqu'on a l'habitude de grimper ensemble, il n'y a pas besoin de parole, tout se fait automatiquement, à peine un petit geste de temps en temps que l'autre interprète immédiatement. Donc de ce relais la corde est jetée, Pierre-Yves attaque la descente. Une vibration de l'air attire mon attention, nous commençons à être rôdés. Je me penche et regarde au-dessus du petit surplomb qui me domine, et qui surtout me protège. Le coup d'œil vers le haut me fait penser à un film de Bux Bunny. Quelques centaines de mètres plus haut en plein ciel, une multitude de gros points noirs semble converger vers nous. Précipitamment je rentre la tête et regarde mon camarade en train de descendre quelques mètres plus bas. Pas la peine de lui faire un dessin il a tout compris. Pour lui au bout de la corde, le danger est double, recevoir une pierre ou avoir la corde coupée, en effet un caillou sur une corde tendue peut avoir l'effet d'un coup de rasoir. Je le vois essayer de s'incruster dans la fissure le long de laquelle il se situe. Le sifflement augmente, je me tasse contre le rocher. La pression est telle que je ne me souviens même pas avoir eu peur. Puis tout d'un coup une véritable explosion, je perds un peu la notion des choses. J'ai probablement fermé les yeux en essayant de m'enfoncer dans le rocher. Le bruit est énorme et tout tremble. Je suis incapable de dire combien de temps cela dure, c'est surtout la brutalité et la violence du phénomène que je retiendrai. Puis le silence revient, j'ouvre les yeux, autour de moi flotte une poussière épaisse, une odeur de pierre à feu m'environne.

Je n'ose bouger. Je sais que les blessures très graves ne sont pas toujours douloureuses au début. La poudre de pierre dans l'air a l'aspect du brouillard. Je bouge un bras, puis l'autre, ça marche. Je suis debout donc valide et conscient. Au fait Pierre-Yves? Je baisse les yeux, la corde est là, un peu plus bas mon regard intercepte le sien. Il a essayé de s'introduire au maximum dans la fissure, il est couvert de poussière, et miracle comme moi il n'a rien. Le petit surplomb deux mètres au-dessus de moi a reçu le gros de la charge. Les tonnes de rochers ont explosé juste au-dessus et par ricochet certains d'entre eux ont même rebondi sous le surplomb, c'est tout du moins l'impression que j'ai eue. Le calme revient, on reprend nos esprits et Pierre-Yves repart. Il libère le rappel et je le rejoins. Encore une centaine de mètres que nous descendons le long d'une corde fixe qui se trouve en place. J'assure Pierre-Yves car si la corde a été endommagée, ce sera le grand plongeon. Tout se passe bien et à mon tour je me laisse glisser pour cette dernière descente avant la neige. Une fois que j'y suis, Pierre-Yves s'étant déjà éloigné avec notre corde, il ne me reste qu'à me désolidariser de la corde fixe et entamer un sprint sur la pente de neige. Je crois que j'ai battu le record du monde du cent mètres. Une fois réunis tous les deux sur la moraine hors d'atteinte nous soufflons un grand coup et rejoignons notre tente un peu plus bas . Il est déjà assez tard, une petite soupe vite engloutie et je m'endors. Je n'entends rien de la nuit, et même pas un cauchemar pour me réveiller.
Au lever du jour, Pierre-Yves remonte les cent premiers mètres pour récupérer le matériel laissé au début des difficultés la veille, sans trop d'illusion. En effet, notre ligne de descente sur la partie finale se situait un peu décalée de notre axe de montée. Eh bien la chance est une fois de plus avec nous, les deux piolets adossés contre la paroi n'ont pas bougé. Quant à nos deux paires de chaussures de montagne que nous avions accrochées à un piton, elles sont simplement complètement remplies à ras bord de petits graviers. Ayant récupéré le tout, il me rejoint et nous entamons la longue descente vers la mer de glace, et allons prendre le train à crémaillère du Montenvers.
Je sais que notre comportement est très critiquable, et que la chance nous a souri avec insolence, mais quelque part cette expérience je suis content de l'avoir vécue. Je ne dirais pas que j'en tire de la fierté, cependant ce souvenir me permet de relativiser certaines choses et cela me donne le moral pour partir sur les chemins, je dis bien les chemins, en toute saison et par tous les temps, il n'y a encore que l'orage qui me fasse vraiment peur.

Depuis cette époque cette magnifique aiguille des Drus a subi successivement d'autres éboulements beaucoup plus importants, au point que de nombreuses grandes voies de mille mètres ont complètement disparu. De toute évidence le réchauffement poursuit son effet.
Le voyage, par définition, concerne tous les terrains où l'on part à la découverte. C'est là qu'à mon sens les distances induisent un étalon très relatif, loin pas loin, long court. Un voyage de mille kilomètres en avion est court. Une escalade d'un kilomètre sur une paroi très raide est au contraire un voyage long et très dépaysant qui donne la sensation d'être très loin de par la difficulté du retour. Je me propose de vous relater l'un de ces voyages, bien à l'ordre du jour à l'époque du réchauffement planétaire qui nous inquiète tant.
Le réchauffement terrestre semble être reconnu par de nombreux scientifiques, même si certains émettent encore quelques doutes quant à sa réalité . Ce phénomène est particulièrement visible en montagne, par la fonte des glaciers. Outre ce retrait glaciaire en longueur et en épaisseur, une autre action probablement due à la chaleur consiste en l'écroulement d'un certain nombre de parois dans les Alpes. Je pense tout particulièrement à la face ouest des Drus. De grandes plaques gardent leur cohésion grâce à la glace qui tient lieu de ciment. Cette dernière venant à fondre, la gravité reprend ses droits et d'immenses pans de montagne s'écroulent. Cela peut se comparer à un type de permafrost vertical.

Au mois de juillet 1984, avec un camarade, Pierre-Yves nous décidons de nous attaquer à la mythique Directe Américaine aux Drus, flamme de pierre qui a fait rêver de nombreuses générations d'alpinistes et d'amoureux de la montagne. Nous prenons donc le téléphérique des Grands Montets. Premier tronçon, tout est normal, deuxième tronçon, l'aventure va commencer.
A notre arrivée sur la plate-forme terminale, de toute évidence une certaine effervescence règne. En effet, les personnes présentes viennent d'assister à un gros effondrement de rochers dans la face nord du Grand Dru, juste au-dessus de la niche, petit glacier caractéristique situé aux deux tiers de la paroi. Voyant notre attirail de montagne, immédiatement tous nous disent de ne surtout pas aller dans cette direction.
Pierre-Yves toujours poli et placide répond «pas de problème», et nous voilà partis vers le petit collet qui donne accès au glacier permettant de rejoindre le pied de la face ouest, lieu où nous comptons bivouaquer. Il faut longer la base de la face nord, zone qui vient de nous être déconseillée avec la plus vive conviction, et nous n'allons pas tarder à tout comprendre. Le temps de la descente du glacier, très mou et plein de grosses crevasses, nous laisse tout loisir de constater que la purge continue à gros renfort de blocs nombreux et parfois très gros. Arrivés à distance respectable, hors d'atteinte des cailloux, nous prenons conscience que pour rejoindre notre destination, notre chemin va devoir passer au travers de ces grosses gouttes un peu particulières. Étant tous deux de formation scientifique, nous décidons d'observer le phénomène pour essayer d'en tirer une loi. En effet, les grandes giclées de roche suivent-elles une séquence ou bien sont-elles complètement aléatoires? Nous en profitons pour visualiser au mieux l'itinéraire dans la zone du bombardement. Il nous faudrait longer la partie inférieure de la rimaye, en direction d'un petit col donnant accès à la face ouest. Après un temps d'observation dont je ne suis plus en mesure de préciser la durée, force est de constater que nos connaissances en statistiques, probabilités, suites et autres séries, sans parler des intégrales doubles ou triples, ne nous donnent pas le moindre indice sur la prédiction de passage des gros paquets qui croisent notre itinéraire à venir.
Tout long raisonnement s'avérant inutile, nous nous regardons, prenons nos anneaux de corde et partons en courant le plus rapidement possible. En effet, les mathématiques nous disent seulement que le risque statistiquement est inversement proportionnel au temps d'exposition, donc nous y allons de très bon cœur. Pierre-Yves est le premier, je le sers de près, nous rentrons dans la zone de tous les dangers, on n'a pas envie de traîner. Je fixe avec envie le petit collet à partir duquel nous pourrons ralentir. La rimaye (première grosse crevasse qui sépare le rocher du glacier) se rapproche, mais mon camarade semble se diriger vers la lèvre supérieure et non inférieure, alors que la porte salvatrice me semblait plutôt par le bas. Comme il a toujours été le leader lorsque nous grimpons, je me dis qu'il a vu un passage plus rapide ou moins dangereux. Donc nous nous engageons au-dessus de cette fameuse rimaye, un trou béant et sans fond. La pente est raide. La raideur s'accentue et conséquence logique, la vitesse diminue. Puis il nous faut nous arrêter, constatant avec consternation que nous sommes dans une impasse. Constatation encore plus horrible, nous stationnons exactement à l'emplacement où les gros blocs rebondissent avant de sauter par dessus la rimaye. Aïe, aïe, aïe!!! Terreur, nous faisons demi-tour avec l'intention de contourner la crevasse au plus vite.
Dans la précipitation, je tombe et fauche Pierre-Yves au passage, en ayant toutefois le réflexe de ne pas lui planter mes crampons dans les mollets. Nous voilà sur les fesses, l'inclinaison de la pente nous permet de prendre la vitesse nécessaire et de passer par dessus le gros trou sombre et pas sympathique du tout. De l'autre côté la pente s'affaiblit rapidement et nous passons des fesses aux pieds et la course vers le petit col salvateur reprend . Ouf! Nous y sommes. Manifestement, il y a un dieu pour les inconscients. Tranquillement nous rejoignons la moraine un peu en retrait de la face ouest et nous nous installons pour la nuit.
Une cordée de grimpeurs, stars de l'époque, se dirige vers nous. Ils ont assisté à l'éboulement en direct de la Directissime Américaine qu'ils ont grimpée entièrement en libre, les pitons ne servant que de points d'assurance et non de prises aidant à la progression. Ils nous expliquent que toute la montagne a tremblé. Bien que l'éboulement se soit produit en face nord, une partie des pierres sont déviées et arrosent la face ouest. Cela ne fait pas notre affaire. Ils reprennent leur chemin et descendent vers la Mer de Glace. Nous verrons bien demain. Pierre-Yves toujours optimiste déclare qu'avec le temps la montagne se purgera et que de plus le froid du matin devrait faire en sorte que tout se passe bien.

Nous ne restons pas longtemps seuls sur notre moraine. Le bruit de la turbine d'un hélicoptère se fait de plus en plus nettement entendre. Manifestement, il vient dans les parages. Il se dirige vers l'arête séparant les faces ouest et nord. De toute évidence une cordée a dû subir des dommages suite à l'écroulement. La mission semble particulièrement dangereuse, car de nombreux cailloux continuent de faire entendre leurs claquements secs et redoutables. Après plusieurs manœuvres, un sauveteur est descendu par treuil sur l'arête . La nuit venant et les chutes de pierres toujours très présentes, l'hélicoptère quitte les lieux et retourne dans la vallée. Nous nous retrouvons cette fois seuls pour cette nuit, qui me concernant ne sera pas très bonne. Avec le soir les claquements de rochers chutant diminuent, mais de temps à autre dans la nuit des bruits que je qualifie de sinistres, nous tirent de notre torpeur.
Le jour se lève, tout semble calme. Non, un ronronnement monte de la vallée, l'hélico est de retour avant que le soleil ne darde ses rayons, qui vont réveiller les mastodontes minéraux. Très précisément il se positionne sur le point de descente du sauveteur et rapidement embarque trois passagers. Le bruit diminue rapidement et nous voilà à nouveau seuls à contempler ces mille mètres de granit. Bon ben quoi? Tout naturellement Pierre-Yves après avoir englouti quelques mars se dirige vers le pied de la paroi, il ne me reste qu'à suivre. Le névé n'est pas raide, une vieille chaussure de montagne abandonnée ou perdue traîne sur la neige. Incroyable, tout est calme. Le début de la paroi n'est pas difficile nous l'escaladons rapidement sans corde en grosses chaussures. Sur une petite vire une centaine de mètres plus haut, nous marquons une halte afin de nous encorder, mettre le baudrier et les chaussons d'escalade et nous décharger, afin d'être légers.
Alors que nous sommes presque prêts, discutant paisiblement un premier sifflement attire notre attention, et avant que nous ayons pu réagir, entre nos deux têtes séparées d'un ou deux mètres, un caillou aux dimensions conséquentes passe avant de ricocher et d'aller terminer sur la neige en contre-bas. Je reste figé à regarder mon camarade. Ça commence bien, de nouveau la terreur me gagne, l'expérience d'hier m'aurait plutôt mis les nerfs à vif au lieu de m'aguerrir aux joies de cet arrosage particulier et mortel.
Je dis à Pierre-Yves «On ferait mieux de descendre, dans pas longtemps ça va devenir l'enfer». Ce dernier me dévisage tout d'abord puis après un coup d'œil à sa montre me répond «Il est sept heures trente et que va-t-on faire aujourd'hui?». De toute évidence, cette réponse à la logique imparable n'appelle qu'une seule et unique réponse: on continue.
Donc première longueur d'escalade encordés, le rocher est couvert de poudre de pierre pulvérisée, résultat du grand bombardement de la veille. Je grimpe avec une certaine fébrilité. Le socle de la face ouest n'est pas vertical et s'élève sur une hauteur approximative de deux cent cinquante mètres. Cette zone constitue le réceptacle de toutes les pierres qui dévient de la face nord. A un train pour le moins rapide nous franchissons ce passage.
Ouf, nous sommes au pied de la partie verticale. A partir de maintenant les cailloux siffleront dans notre dos, et de ce fait la probabilité d'être touché sera très faible. L'escalade est magnifique, une paroi granitique aussi raide qu'une paroi calcaire, ambiance grandiose et personne d'autre. Nous avons l'intention de monter jusqu'au fameux bloc coincé, à peu près 600 mètres d'escalade et de redescendre en rappel. Les passages mythiques de cette voie défilent. Le plaisir de l'escalade est immense. Mais les sifflements dans le dos sont présents et avec le réchauffement de la journée, ils auraient bien tendance à s'intensifier. Je ne peux m'empêcher de regarder, je dirais même fixer le socle de la paroi, sur lequel explosent tous les bolides qui nous passent dans le dos. L'idée qu'en fin d'après-midi nous allons être au beau milieu de ce champ de bataille au cours des rappels n'est pas pour me rassurer. Lui, Pierre-Yves fait comme s'il ne voyait rien. C'est cela l'apanage des grands chefs, toujours se maîtriser, la piétaille n'a qu'à suivre. Il aurait fait un bon général de Napoléon, à n'en pas douter. Un peu vexant car le militaire d'active c'est bibi. L'effet de perspective, tout naturellement efface les quelques quatre ou cinq cents mètres verticaux, au-dessus desquels je me trouve perché, seul apparaît, en grand, ce plan incliné de quelques deux cents mètres, duquel montent ces claquements et petits nuages de poussière, consécutifs aux chocs des pierres.
Le moment fatidique arrive, le bloc coincé est atteint. Plus exactement, nous nous arrêtons vingt mètres en dessous. En effet, l'angoisse commençant à être inhibitrice de l'action, je suis pressé de retraverser ce champ de tir ouvert à tous les calibres, même les hors gabarit!!! Mon futur, je ne l'envisage plus qu'après avoir couru sur la neige au pied de la paroi. Dans la partie verticale, les rappels s'enchaînent rapidement. Étant bien rompus à ce genre d'exercice, cela nous laisse toute latitude pour profiter du cadre et de l'ambiance extraordinaires des lieux . Bien évidemment le socle grossit au fur et à mesure de notre descente.
A l'approche de l'imminence du danger, je rentre comme dans un état second et me regarde agir de l'extérieur, indifférent à mon propre sort. Cependant l'adrénaline mobilisant toutes les facultés, j'agis avec précision et célérité. Pierre-Yves, lui ne semble afficher aucune émotion, simplement il se contrôle mieux, et il sait que ce n'est pas l'angoisse voire la terreur qui fera passer les cailloux ailleurs. Cela me rappelle une de nos escalades précédentes sur la face italienne du Mont Blanc. Ayant été retardés par des cheminements aléatoires dans des pentes très raides de nuit, nous nous étions retrouvés dans une zone de neige et de glace particulièrement instables, sur laquelle le soleil dardait ses rayons. Nous nous arrêtons sur une grande dalle de granit qui semblait flotter sur cette matière molle. Bien assis, nous regardions couler de part et d'autre de petites avalanches, une un peu plus grosse et nous aurions été balayés Le temps me paraissait figé dans l'attente du grand bond . Pierre-Yves lui dormait et lorsque le soleil a disparu, il s'est réveillé, sans doute à cause du froid. Je lui ai dit quelque chose du genre:
Tu es bien courageux de pouvoir dormir dans ces conditionsQue je dorme ou pas ça n'aurait rien changé au fait d'être embarqués ou non, mais au moins je me suis reposé et ça va nous servir pour la suite. Une fois de plus sa réponse était logique et n'appelait pas de commentaire.
Revenons à notre plan incliné fumant, qui maintenant occupe pratiquement tout l'espace à nos pieds. De manière étrange, l'idée de nous arrêter et d'attendre la nuit que les chutes de pierres deviennent moins nombreuses n'a pas semblé nous effleurer. Peut-être qu'au fond de nous-mêmes, nous voulions goûter aux joies lammeriennes. Eugen Guido Lammer était un psychiatre autrichien, grand alpiniste de la fin du dix-neuvième et du début du vingtième siècle. Il aimait à s'exposer seul, soit dans des zones très crevassées, ou bien dans des endroits où la caillasse bombardait dur. Ainsi il éprouvait un grand plaisir à analyser ses émotions et sentiments face au danger bien réel et totalement aléatoire. Le plus étonnant, c'est qu'il est mort dans son lit, très vieux. Je conseille la lecture de son livre, pas facile à trouver. Il s'intitule «Fontaine de jouvence», librairie Dardel 1931, je crois qu'il n'y a qu'un tome traduit en français. Donc en pensant à Guido Lammer, j'envisage encore comme possible de terminer ma vie dans mon lit, très vieux c'est un autre débat.
Il va falloir y aller. La configuration change. La corde ne plonge plus directement dans le vide sans rien toucher, mais elle glisse le long de dalles, sur lesquelles, si besoin était, une poussière blanche nous rappelle que l'endroit est déconseillé à un bon travailleur qui espère atteindre l'âge de la retraite. Et de plus à l'époque, cela fait malheureusement déjà plus de vingt ans, les retraités n'étaient pas vus comme des dévoreurs de budget, creusant le déficit financier abyssal du pays, mais c'est un autre sujet. De façon paradoxale, au contact de cette zone de tous les dangers une certaine confiance revient . Cela est logique, car l'éloignement permet d'embrasser du regard l'ensemble des cailloux qui cognent le socle. Mais lorsqu'on est dedans, on se sent concerné uniquement par ceux qui frappent à proximité immédiate, et l'impression qu'il y en a moins est très rassurante. Donc de ce fait, ou alors par un acte de bienveillance de l'être supérieur pour des créatures inconscientes, tout semble à nouveau calme. La suite des événements nous confirmera qu'il s'agit seulement du calme qui précède la grosse tempête.
Les premiers rappels sont effectués sans incident. Juste sous un petit surplomb, nous faisons relais. Pas de perte de temps, ce qui est formidable lorsqu'on a l'habitude de grimper ensemble, il n'y a pas besoin de parole, tout se fait automatiquement, à peine un petit geste de temps en temps que l'autre interprète immédiatement. Donc de ce relais la corde est jetée, Pierre-Yves attaque la descente. Une vibration de l'air attire mon attention, nous commençons à être rôdés. Je me penche et regarde au-dessus du petit surplomb qui me domine, et qui surtout me protège. Le coup d'œil vers le haut me fait penser à un film de Bux Bunny. Quelques centaines de mètres plus haut en plein ciel, une multitude de gros points noirs semble converger vers nous. Précipitamment je rentre la tête et regarde mon camarade en train de descendre quelques mètres plus bas. Pas la peine de lui faire un dessin il a tout compris. Pour lui au bout de la corde, le danger est double, recevoir une pierre ou avoir la corde coupée, en effet un caillou sur une corde tendue peut avoir l'effet d'un coup de rasoir. Je le vois essayer de s'incruster dans la fissure le long de laquelle il se situe. Le sifflement augmente, je me tasse contre le rocher. La pression est telle que je ne me souviens même pas avoir eu peur. Puis tout d'un coup une véritable explosion, je perds un peu la notion des choses. J'ai probablement fermé les yeux en essayant de m'enfoncer dans le rocher. Le bruit est énorme et tout tremble. Je suis incapable de dire combien de temps cela dure, c'est surtout la brutalité et la violence du phénomène que je retiendrai. Puis le silence revient, j'ouvre les yeux, autour de moi flotte une poussière épaisse, une odeur de pierre à feu m'environne.

Je n'ose bouger. Je sais que les blessures très graves ne sont pas toujours douloureuses au début. La poudre de pierre dans l'air a l'aspect du brouillard. Je bouge un bras, puis l'autre, ça marche. Je suis debout donc valide et conscient. Au fait Pierre-Yves? Je baisse les yeux, la corde est là, un peu plus bas mon regard intercepte le sien. Il a essayé de s'introduire au maximum dans la fissure, il est couvert de poussière, et miracle comme moi il n'a rien. Le petit surplomb deux mètres au-dessus de moi a reçu le gros de la charge. Les tonnes de rochers ont explosé juste au-dessus et par ricochet certains d'entre eux ont même rebondi sous le surplomb, c'est tout du moins l'impression que j'ai eue. Le calme revient, on reprend nos esprits et Pierre-Yves repart. Il libère le rappel et je le rejoins. Encore une centaine de mètres que nous descendons le long d'une corde fixe qui se trouve en place. J'assure Pierre-Yves car si la corde a été endommagée, ce sera le grand plongeon. Tout se passe bien et à mon tour je me laisse glisser pour cette dernière descente avant la neige. Une fois que j'y suis, Pierre-Yves s'étant déjà éloigné avec notre corde, il ne me reste qu'à me désolidariser de la corde fixe et entamer un sprint sur la pente de neige. Je crois que j'ai battu le record du monde du cent mètres. Une fois réunis tous les deux sur la moraine hors d'atteinte nous soufflons un grand coup et rejoignons notre tente un peu plus bas . Il est déjà assez tard, une petite soupe vite engloutie et je m'endors. Je n'entends rien de la nuit, et même pas un cauchemar pour me réveiller.
Au lever du jour, Pierre-Yves remonte les cent premiers mètres pour récupérer le matériel laissé au début des difficultés la veille, sans trop d'illusion. En effet, notre ligne de descente sur la partie finale se situait un peu décalée de notre axe de montée. Eh bien la chance est une fois de plus avec nous, les deux piolets adossés contre la paroi n'ont pas bougé. Quant à nos deux paires de chaussures de montagne que nous avions accrochées à un piton, elles sont simplement complètement remplies à ras bord de petits graviers. Ayant récupéré le tout, il me rejoint et nous entamons la longue descente vers la mer de glace, et allons prendre le train à crémaillère du Montenvers.
Je sais que notre comportement est très critiquable, et que la chance nous a souri avec insolence, mais quelque part cette expérience je suis content de l'avoir vécue. Je ne dirais pas que j'en tire de la fierté, cependant ce souvenir me permet de relativiser certaines choses et cela me donne le moral pour partir sur les chemins, je dis bien les chemins, en toute saison et par tous les temps, il n'y a encore que l'orage qui me fasse vraiment peur.

Depuis cette époque cette magnifique aiguille des Drus a subi successivement d'autres éboulements beaucoup plus importants, au point que de nombreuses grandes voies de mille mètres ont complètement disparu. De toute évidence le réchauffement poursuit son effet.
Méfaits touristiques au Rajasthan English translation pending
Vivant a Chennai depuis quelques mois nous avons decide de visiter le Rajasthan...parcours traditionnel : Delhi-Jaisalmer-Jodhpur-Udaipur-Jaipur et aujourd'hui Agra!
Une seule question et je m'adresse particulierement a ceux qui connaissent d'autres parties de l'Inde : que pensez vous du comportement de plus en plus oppressant envers les touristes "blancs" dans cette region!??
On a parler avec des gens qui disaient que la transformation de ces comportements est apparu tres recemment (pas plus de 5 ans pour certaines villes)! Perso je suis tres decu meme si ca n'enleve pas toute la magie de cette region et je voudrais passer un coup de gueule envers tous les touristes qui distribuent des roupies dans tous les sens (10Rs pour une photo... ex a Jaipur dans le City Palace ou l'Indien en tenu traditionnel gagne plus de 50Rs la minute (j'aimerai bien faire son job!!) grace aux touristes naifs qui en plus ont payer pour prendre des photos a l'entree!, monte dans des rickshaws a des prix exorbitants, donne des stylo a n'importe quel gamin (maintenant on s'appelle "one pen" ou "one chocolate" dans la rue!) etc etc etc C'est pas parce que pour nous, les occidentaux, 10Rs c'est rien qu'il faut les distribuer n'importe comment! Il y a des organismes si vous voulez faire des dons au lieu de donner 10Rs a des gamins dans la rue (pas tous bien sur mais je l'ai vu) qui courent direct s'acheter des petards!!
On avait pas vu ce genre de mefaits touristiques en visitant le sud (Tamil Nadu et Kerala)... meme si ertain endroit commene a etre touche!
Voila mega coup de gueule ... en esperant que vousa ne reagissiez pas negativement a mes propos un peu brute peut etre mais plein de colere!! (le fait d'etre a Agra ne doit pas arranger les choses!!)
Une seule question et je m'adresse particulierement a ceux qui connaissent d'autres parties de l'Inde : que pensez vous du comportement de plus en plus oppressant envers les touristes "blancs" dans cette region!??
On a parler avec des gens qui disaient que la transformation de ces comportements est apparu tres recemment (pas plus de 5 ans pour certaines villes)! Perso je suis tres decu meme si ca n'enleve pas toute la magie de cette region et je voudrais passer un coup de gueule envers tous les touristes qui distribuent des roupies dans tous les sens (10Rs pour une photo... ex a Jaipur dans le City Palace ou l'Indien en tenu traditionnel gagne plus de 50Rs la minute (j'aimerai bien faire son job!!) grace aux touristes naifs qui en plus ont payer pour prendre des photos a l'entree!, monte dans des rickshaws a des prix exorbitants, donne des stylo a n'importe quel gamin (maintenant on s'appelle "one pen" ou "one chocolate" dans la rue!) etc etc etc C'est pas parce que pour nous, les occidentaux, 10Rs c'est rien qu'il faut les distribuer n'importe comment! Il y a des organismes si vous voulez faire des dons au lieu de donner 10Rs a des gamins dans la rue (pas tous bien sur mais je l'ai vu) qui courent direct s'acheter des petards!!
On avait pas vu ce genre de mefaits touristiques en visitant le sud (Tamil Nadu et Kerala)... meme si ertain endroit commene a etre touche!
Voila mega coup de gueule ... en esperant que vousa ne reagissiez pas negativement a mes propos un peu brute peut etre mais plein de colere!! (le fait d'etre a Agra ne doit pas arranger les choses!!)
Peine de mort des trois auteurs des attentats à la bombe de Bali English translation pending
selon le journal en ligne http://www.chinaview.cn/ Les autorités indonésiennes n'allègeront pas la peine de mort de trois auteurs des attentats à la bombe de Bali, qui seront exécutés le week-end prochain, a annoncé jeudi le ministre des Lois et des Droits humains de l'archipel, Andi Matalata. Les trois condamnés, Amrozi, l'Imam Samudra et Mukhlas alias Ali Gufron, attendent maintenant leur exécution, après que la Cour suprême indonésienne eut rejeté leur appel en septembre dernier. Ils avaient joué un rôle important dans les attentats à la bombe survenus dans la nuit du 12 au 13 octobre 2002 qui ont fait quelque 200 morts et 300 blessés, des touristes australiens pour la plupart. "Les prisonniers condamnés à la prison à vie ou la peine de mort n'auront pas de remise de peine", a martelé M. Matalata devant un correspondant de Xinhua dans le Palais d'Etat à Jakarta. Les auteurs des attentats à la bombe ont été traduits en justice selon la loi anti-terroriste de l'Indonésie, mise en vigueur après le drame de Bali.Les attentats à la bombe perpétrés ces dernières années sur l'île touristique de Bali et qui ternissent l'image du tourisme indonésien ont été attribués aux extrémistes de la Jemaah Islamiah opérant en Asie du Sud-Est. Le ministre Matalata a déclaré que les terroristes qui ne purgent pas de peine de prison à vie ou ne sont pas condamnés à mort pourraient bénéficier d'une remise de peine samedi prochain. L'allègement de la peine concernera "une dizaine" de prisonniers terroristes, a-t-il conclu.
Retour du Machu Picchu (Pérou) English translation pending
De retour du Macchu Picchu, je pose la question, car elle merite d etre posee!
Mon copain et moi, mochileros au budget limite, ne pouvions bien entendu pas prendre le train (73US$ aller retour, totalement hors budget), de toute facon, par principe, nous n aurions pas pris le train, mais la question ne se posait pas. Nous avons donc du opter pour la solution bis, bien connu des mochileros desormais, elle est meme dans le lonely planet, c est pour dire! je la repete rapidement, meme si ce n est pas le but du message: prendre un bus depuis cuzco (depuis le terminal quillabamba), le matin ou le soir, nous avons opte pour le soir, donc 7 heures de pistes pour arriver a Santa Maria. De la, il faut s entasser dans un minibus pour desormais 8 soles jusqu a santa teresa, il est egalement possible d aller jusqu a la station hydraulique en payant 2 soles de plus, mais on rate la partie la plus jolie de la ballade, soit le chemin qui longe le rio depuis santa teresa jusqu a la empresa hydraulique. A partir de la, ce sont 10km de voie ferree a faire a pied, il ny a pas le choix puisqu il n y a pas de route. Il ny a meme pas de petit sentier qui longe la voie, il faut marcher dessus. Enfin arrive a Aguas calientes, il fait degoter un hotel pas trop cher, donc forcement miteux dans cet enfer touristique, pour aller se coucher et se reposer un peu... Le lendemain, journee "Macchu"... montee a pied, car le bus est trop cher (12 US$ aller retour), et meme si ce n est pas long, apres la journee de la veille, c est eprouvant, et tout ca pour quoi? pour voir le Macchu Picchu.... c est beau, certes, mais franchement, ca ne vaut pas le coup!!!!! surtout qu il faut apres se farcir le retour, soit la meme chose, mais a l envers, ou 30km de marche sur de la rocaille de voie ferree pour rejoindre le fameux km82 ou on a enfin le droit de prendre un bus decent...
Alors Macchu Picchu ou pas? Si c etait a refaire, je ne le referrai pas, ca c est sur!!!il y a tellement d autres choses a voir au Perou, bien moins cheres, aussi belles. Et les tarifs fixes par le gouvernement peruvien sont ridiculement chers! Quelqu un connait il un site aussi cher en Europe? Il parait en plus que le prix d entree pourrait passer a 100 US$, alors que ca coute deja 40 US $ l entree....
Mon copain et moi, mochileros au budget limite, ne pouvions bien entendu pas prendre le train (73US$ aller retour, totalement hors budget), de toute facon, par principe, nous n aurions pas pris le train, mais la question ne se posait pas. Nous avons donc du opter pour la solution bis, bien connu des mochileros desormais, elle est meme dans le lonely planet, c est pour dire! je la repete rapidement, meme si ce n est pas le but du message: prendre un bus depuis cuzco (depuis le terminal quillabamba), le matin ou le soir, nous avons opte pour le soir, donc 7 heures de pistes pour arriver a Santa Maria. De la, il faut s entasser dans un minibus pour desormais 8 soles jusqu a santa teresa, il est egalement possible d aller jusqu a la station hydraulique en payant 2 soles de plus, mais on rate la partie la plus jolie de la ballade, soit le chemin qui longe le rio depuis santa teresa jusqu a la empresa hydraulique. A partir de la, ce sont 10km de voie ferree a faire a pied, il ny a pas le choix puisqu il n y a pas de route. Il ny a meme pas de petit sentier qui longe la voie, il faut marcher dessus. Enfin arrive a Aguas calientes, il fait degoter un hotel pas trop cher, donc forcement miteux dans cet enfer touristique, pour aller se coucher et se reposer un peu... Le lendemain, journee "Macchu"... montee a pied, car le bus est trop cher (12 US$ aller retour), et meme si ce n est pas long, apres la journee de la veille, c est eprouvant, et tout ca pour quoi? pour voir le Macchu Picchu.... c est beau, certes, mais franchement, ca ne vaut pas le coup!!!!! surtout qu il faut apres se farcir le retour, soit la meme chose, mais a l envers, ou 30km de marche sur de la rocaille de voie ferree pour rejoindre le fameux km82 ou on a enfin le droit de prendre un bus decent...
Alors Macchu Picchu ou pas? Si c etait a refaire, je ne le referrai pas, ca c est sur!!!il y a tellement d autres choses a voir au Perou, bien moins cheres, aussi belles. Et les tarifs fixes par le gouvernement peruvien sont ridiculement chers! Quelqu un connait il un site aussi cher en Europe? Il parait en plus que le prix d entree pourrait passer a 100 US$, alors que ca coute deja 40 US $ l entree....
Premier séjour en Thaïlande English translation pending
bonjour à tous les forumistes 🙂 j ai decouvert ce magnigfique site depuis quelques semaines et je me permets d aller vers vous car j ai une question qui me travaille.
etant novice en matiere de voyage ( seulement 2 au compteurs qui se sont magnifiquement passes Malaisie et singapour) et tres "peureuse" de nature, je me renseigne attentivement avant mon premier voyage en thailande le 17/11 prochain et je viens de lire ceci qui m a veritablement effrayé : il s agit d un site web que m a recommande a la lecture un ami : HEADLINES 17-11-06
Oil slick hits Pattaya Bay. Huoy Yai Municipality Chief shot dead. American found dead in his Central Pattaya House. Former Chonburi Police Officer suspected of shooting himself in the head.
HEADLINES 16-11-06
Three Iranian men drugged and robbed in Jomtien Hotel.
Violence involving foreigners continues in Pattaya.
HEADLINES 14-11-06
Russian Tourist badly injured after bag snatch turns violent.1 Russian Tourist badly injured after bag snatch turns violent.2 Norwegian Man attempts to take his own life in Soi Yamoto Guest House. Civil Volunteer accused of raping a 5 year old girl.
HEADLINES 06-11-06
Pattaya celebrates Loy Krathong. Increased security for Pattaya Beach Road as Pattaya Immigration Officers and volunteers begin nightly patrols. Man stabbed to death in Soi Neun Pleun Wan as he protects his Wife from two men. Sub-District Government Worker brutally attacked in Sattahip Market. English man badly hurt in Central Pattaya Road Crash. Gang Violence leaves two men unconscious and badly hurt. Mentally disturbed woman hangs herself in her South Pattaya Home.
01-11-2006 17 year old shot in the head in apparently motiveless shooting in Banglamung. Belgium man discovered dead inside his Jomtien Condo.
Aux connaisseurs de la thailandes cette liste effroyable de crimes est elle bien representative du pays ou s agit t il d une zone particulierement dangereuse du pays???? merci infiniment car un autre site a confirmé mes peurs le MAE avec une rubrique particulierement inquietant😮😮😮
Merci infiniment de me faire part de vos connaissances sur ce theme pour moi PRIMORDIAL car je ne peut en aucun cas envisager cas 😕 de me barricader...
etant novice en matiere de voyage ( seulement 2 au compteurs qui se sont magnifiquement passes Malaisie et singapour) et tres "peureuse" de nature, je me renseigne attentivement avant mon premier voyage en thailande le 17/11 prochain et je viens de lire ceci qui m a veritablement effrayé : il s agit d un site web que m a recommande a la lecture un ami : HEADLINES 17-11-06
Oil slick hits Pattaya Bay. Huoy Yai Municipality Chief shot dead. American found dead in his Central Pattaya House. Former Chonburi Police Officer suspected of shooting himself in the head.
HEADLINES 16-11-06
Three Iranian men drugged and robbed in Jomtien Hotel.
Violence involving foreigners continues in Pattaya.
HEADLINES 14-11-06
Russian Tourist badly injured after bag snatch turns violent.1 Russian Tourist badly injured after bag snatch turns violent.2 Norwegian Man attempts to take his own life in Soi Yamoto Guest House. Civil Volunteer accused of raping a 5 year old girl.
HEADLINES 06-11-06
Pattaya celebrates Loy Krathong. Increased security for Pattaya Beach Road as Pattaya Immigration Officers and volunteers begin nightly patrols. Man stabbed to death in Soi Neun Pleun Wan as he protects his Wife from two men. Sub-District Government Worker brutally attacked in Sattahip Market. English man badly hurt in Central Pattaya Road Crash. Gang Violence leaves two men unconscious and badly hurt. Mentally disturbed woman hangs herself in her South Pattaya Home.
01-11-2006 17 year old shot in the head in apparently motiveless shooting in Banglamung. Belgium man discovered dead inside his Jomtien Condo.
Aux connaisseurs de la thailandes cette liste effroyable de crimes est elle bien representative du pays ou s agit t il d une zone particulierement dangereuse du pays???? merci infiniment car un autre site a confirmé mes peurs le MAE avec une rubrique particulierement inquietant😮😮😮
Merci infiniment de me faire part de vos connaissances sur ce theme pour moi PRIMORDIAL car je ne peut en aucun cas envisager cas 😕 de me barricader...
Vous voulez aider le peuple birman? English translation pending
Bonsoir à toutes et tous
Le seul conseil, arrêtez d'annuler vos voyages, les birmans ont besoin de vous. Le seul risque que vous encourez, leur sourire. Alors soyez les bienvenus dans ce merveilleux pays, ils seront heureux de vous voir.
Et d'avance aux excités du boycott, vous êtes des c..s vous ne comprendrez jamais.
Cordialement Gérard
Le seul conseil, arrêtez d'annuler vos voyages, les birmans ont besoin de vous. Le seul risque que vous encourez, leur sourire. Alors soyez les bienvenus dans ce merveilleux pays, ils seront heureux de vous voir.
Et d'avance aux excités du boycott, vous êtes des c..s vous ne comprendrez jamais.
Cordialement Gérard
Visiter Fes et sa région English translation pending
😉 Je viens de voir sur le site de RYANAIR qu'au départ de Gerone il existe un vol pour FES.
Pouvez vous me décrire les attraits de cette ville et de ses environs, me donner des adresses d'hotellerie confortables ? J'envisage ce séjour pour Février : que pensez vous de la période ? UN GRAND MERCI A TOUS pour vos réponses et aide ! Noisette.😛
Interpol lance un appel pour identifier un pédophile au Vietnam et Cambodge English translation pending
Je viens de voir cet article çi-dessous faire suivre, encore un détraqué dans la nature .
L'identité et la nationalité de l'homme soupçonné de ces abus sexuels sur des enfants, dont les plus jeunes sont âgés de six ans et les plus grands sont adolescents, n'ont pas pu être déterminées. Selon Interpol, l'homme voyagerait autour du monde pour assouvir ses penchants. «Nous avons essayé par tous les moyens possibles de l'identifier et de le traduire en justice mais nous sommes maintenant convaincus que sans l'aide du public, ce prédateur sexuel pourra continuer à violer et à abuser sexuellement des enfants», a déclaré le secrétaire général de l'organisation, Ronald K. Noble, cité par Interpol. . Suite ICI .
L'identité et la nationalité de l'homme soupçonné de ces abus sexuels sur des enfants, dont les plus jeunes sont âgés de six ans et les plus grands sont adolescents, n'ont pas pu être déterminées. Selon Interpol, l'homme voyagerait autour du monde pour assouvir ses penchants. «Nous avons essayé par tous les moyens possibles de l'identifier et de le traduire en justice mais nous sommes maintenant convaincus que sans l'aide du public, ce prédateur sexuel pourra continuer à violer et à abuser sexuellement des enfants», a déclaré le secrétaire général de l'organisation, Ronald K. Noble, cité par Interpol. . Suite ICI .
Comportement respectable? English translation pending
Alors pourquoi, pour notre 1er jour, le ciel est-il si nuageux, les rues deviennent si sombres, des gouttes nous tombent dessus, de plus en plus drues, les motos se transforment en imperméables ruisselants (sans s'arrêter) ?
Nous nous réfugions dans un bar où nous buvons nos 1ères boissons pas fraîches (les boissons sont exposées sur le bar et il n'y a rien dans le frigo). Bière Bia Hoï pour moi.
Nous profitons d'une accalmie pour continuer notre promenade, mais devons vite nous abriter sous un auvent. Achat d'un imper à vieille marchande, marchandage pour 4 de plus. Comme elle n'a pas de stock, elle part en chercher d'autres et Annette essaye le sien. Qui se déchire aussi vite qu'enfilé. Quand la petite vieille revient avec ses articles, nous lui payons un seul et refusons les 4 autres. Elle va nous poursuivre pendant 15 minutes....
Annette au sec et nous 4 tout mouillés, nous allons manger au "Cyclopouss", dehors, sous une pergola. Joli décor, excellente cuisine.
Lu sur un bloc relatant un voyage au Vietnam, le 1er Juillet 2007. Il s'agit bien entendu d'imperméables jetables vendues dans les villes au VietNam dès que la pluie tombe.
Vos commentaires?
Lu sur un bloc relatant un voyage au Vietnam, le 1er Juillet 2007. Il s'agit bien entendu d'imperméables jetables vendues dans les villes au VietNam dès que la pluie tombe.
Vos commentaires?
Cherche un maximum d'information sur le Vietnam pour novembre 2007 English translation pending
Bonsoir,
En Avril dernier, nous sommes partis mon mari, ma fille et moi en Thailande 17 jours. J'en ai passé des heures sur ce forum, et grâce à vous j'ai découvert plein de choses qui m'ont permis de bien préparer notre voyage, dans les meilleures conditions.
Aujourd'hui, ma fille et moi allons rester à la maison, car elle a le collège (10 ans) et moi il me reste 6, 5 jours jusqu'en AVril! On va économiser les jours! Donc, je me suis dis que même si cette fois je ne partais pas avec lui (il part avec un pote) j'allais l'aider à préparer son départ (je trouve que préparer un voyage est souvent aussi excitant que partir!)
Bon, dans un premier temps, je lui ai acheté le Lonely Planet. Maintenant, j'essaye de récolter un max d'info via ce Forum :
1 : Ils n'ont pas encore leur billet. par qui conseillez vous de partir (compagnie). Nous sommes sur nice mais biensure, ils peuvent partir de Paris. Je sais, c'est s'y prendre un peu tard, mais dans la famille on est comme ça, toujours à la dernière minute.
2 : Arriver sur quel aéroport?
3 : Ils ont 3 semaines, veulent faire à peu près tout le pays. Dans quel sens doivent-ils le faire? Du nord au sud ou du Sud au nord?
4 : Ils veulent faire 2 semaines sac à dos, baroudeurs et peut être une semaine plus festive. Quel coin leur conseillez vous pour cette 3ème semaine?
5 : Le coût de la vie là-bas? En comparaison de la Thailande pour ce qui connaissent?
6 : Vous qui aimez le Vietnam, donnez moi votre avis car maintenant que j'ai acheté le Guide, son pote s'est renseigné et on lui a donné de mauvais avis sur le Vietnam, en lui disant que ça n'avait rien à voir avec la Thailande, les gens, la culture... que la thailande était bien mieux, mais bon, mon mari connait déjà. Je pensais que le vietnam serait un peu plus authentique .. je sais pas quoi penser.
Allez, aidez moi un peu!
A tout de suite pour vos avis!
Barbara
Allez, aidez moi un peu!
A tout de suite pour vos avis!
Barbara
Scolariser son enfant au lycée à Mayotte English translation pending
Bonjour à tous,
Je reviens sur le site après quelques mois d'absence. Voilà, comme je l'avais déjà annoncé, je suis professeur d'anglais d'origine kenyane mais mariée avec un français, lui aussi enseignant. Nous avons commencé à réflechir serieusement de demander une mutation pour Mayotte dès l'an dernier. J'ai donc pris le temps de me documenter sur la vie à Mayotte. Là-dessus j'ai lu des choses bien et monis bien. Je me disais que pour les choses matetrielles, pas grave on s'y fera sans problème. Maintenant, nous sommes à peu près 14 semaines avant les dossiers de demande de mutation. Il faut donc faire ses choix. Nous avons 2 enfants de 8 et 15ans (classes de 1er au lycée et CE2 primaire à la rentrée). J'ai donc voulu imaginer comment seront leurs écoles à la rentrée à Mayotte. Et là les amis, deception sur deception. Je n'en vaux pas à ces gens qui temoigent car ils ne doivent pas raconter des salades. Je prends comme exemple ce temoignage sur le site de SGEN.http://etranger.sgencfdt.free.fr/Mayotte/ind (voir le point 4.4.2)
Je n'ai pas trouvé un seul temoignage positif sur l'école à Mayotte. Si bien que si moi-même en tant qu'enseigante, je me sens prête à relever le defi et aller participer dans la mise en place d'un système soclaire coherent à Mayotte, je pense que cela serait un juste d'imposer mes choix personnels à mes enfants. Je lis par exemple que les meilleurs 3ème sont envoyés à la Réunion ou en métropole! ...Que certains elèves sont au lycée général faute de place en LP. Que seulement 3% des laureats de bacs font quelque chose de leur bac, que la bonne moitié des cours à l'école primaire se déroulent en Shimaoré, qu'il fallu que la moyenne du brevet de collège fut revu à 8 afin que à peine 40% ne l'obteinnent! c'est quand même assez démoralisant non?
Y-t-il quelqu'un ici que pourrais parler "vrai" à propos de l'nseignement secondaire à Mayotte? Combien d'élèves par exemple arrivent à avoir un bac S Es ou L? Et arive à fiare des études après?
Je m'arrête là....je trouve le tableau à propos de l'école très (trop?) noir....même (et peut-être surtout), pour une enseignante.Même les très jolis message d'éspoir que j'ai pu lire ici ne suffisent pas pour me consoler ni me rassurer.
Tout quitter pour une autre vie en Amérique du Sud English translation pending
Bonjour,
je viens de m'inscrire sur le site, mais cela fait déjà un moment que je le visite et lis vos messages sur le forum 😉.
Je me décide à écrire, car de jrs en jrs mon désir d'ailleurs ne cesse de grandir. Je vis à Paris, j'ai une vie bien ancrée dans la "société moderne" ou encore "de consommation" et je n'en peux plus : je me sens mourir à petit feu, m'asphyxier. Je voudrais quitter tout de cette vie, pour + de vie, en définitive; car pour moi la vie est intrinsèquement liée à la nature, à la beauté, au calme. C'est pourkoi je souhaiterais trouver le courage de me lancer dans cette aventure k'est la vie et répondre à l'appel de mon coeur. J'aimerais rompre avec la vie d'ici et partir en Amérique du Sud, loin des grandes villes, à la rencontre des peuples autochtones, des populations locales, de ceux qui savent encore ce que vivre signifie. Je ne cherche pas à m'isoler ou à m'éloigner des êtres humains, je cherche au contraire à me rapprocher de l'humanité, dans son état originel. La culture amérindienne m'attire tout particulièrement.
Bon, en gros : aidez-moi si vous le pouvez en me donnant des conseils, adresses, sites ou tout autre info m'aidant dans ma démarche de "saine rupture" ! 😏 Je veux quitter des conditions de vie ki ne me correspondent plus pour expérimenter un autre mode de vie.
Merci
je viens de m'inscrire sur le site, mais cela fait déjà un moment que je le visite et lis vos messages sur le forum 😉.
Je me décide à écrire, car de jrs en jrs mon désir d'ailleurs ne cesse de grandir. Je vis à Paris, j'ai une vie bien ancrée dans la "société moderne" ou encore "de consommation" et je n'en peux plus : je me sens mourir à petit feu, m'asphyxier. Je voudrais quitter tout de cette vie, pour + de vie, en définitive; car pour moi la vie est intrinsèquement liée à la nature, à la beauté, au calme. C'est pourkoi je souhaiterais trouver le courage de me lancer dans cette aventure k'est la vie et répondre à l'appel de mon coeur. J'aimerais rompre avec la vie d'ici et partir en Amérique du Sud, loin des grandes villes, à la rencontre des peuples autochtones, des populations locales, de ceux qui savent encore ce que vivre signifie. Je ne cherche pas à m'isoler ou à m'éloigner des êtres humains, je cherche au contraire à me rapprocher de l'humanité, dans son état originel. La culture amérindienne m'attire tout particulièrement.
Bon, en gros : aidez-moi si vous le pouvez en me donnant des conseils, adresses, sites ou tout autre info m'aidant dans ma démarche de "saine rupture" ! 😏 Je veux quitter des conditions de vie ki ne me correspondent plus pour expérimenter un autre mode de vie.
Merci
Voyage en Hollande à vélo (Pays-Bas) English translation pending
Avec ma famille (2 adultes et 4 enfants) on voudrait partir en Hollande en vélo, une petite semaine.
On aimerait des renseignements sur les sites à visiter, les itinéraires possibles, les possibilités d'hébergements...
merci d'avance 😛
Climat à Budapest fin décembre/début janvier? English translation pending
Bonjour à tous,
Je viens de réserver un court séjour de 5 nuits à Budapet entre le 28 décembre et le 2 janvier pochain. Mon idée initiale était plutôt d'aller à Vilnius, Tallinn ou Cracovie, mais finalement pour des raisons pratique, nous avons choisi Budapest, qui je crois est au demeurant un très jolie ville.
Quelqu'un a t-il des renseignements su le temps et le climat à Budapest à cette époque un peu particulière entre Noël et le jour de l'an, où nous essayons depuis plusieurs années de trouver des dstinations où la neige ser peut-être aur RV. Nous avons eu beaucoup de chance ces dernières années, sauf à New york car nous avons eu un peu de neige à Amterdam, beaucoup au Québec où nous sommes allés plusieurs fois, un peu à Saint-Petersbourg et beaucoup plus dans sa banlieue, et puis le top etla grace l'année dernière Pékin et la grande muraille sous la neige pour le 30 décembre !!
Je sais qu'avec le dérèglement climatique, il ne faut plus jurer de rien et que ce qui était possible il y a encore 10 ans voire 5ans est totalement chamboulé. Quelqu'un sur ce sîte connait-il bien Budapest et les alentours (lac Ballaton) et nous dire quel type de temps nous pouvons avoir ??
Par la mêm occasion et bien que ce soit hors sujet : quelques adresses de bons restaurants à Budapest (entre autre pour le diner du31/12) serait sincèrement bienvenues.
Mercià toutes celles et à tout ceux qui prendront un peu de leur temps pour répondre à ce message.
A titr de revanche, et ayant pas mal voyagé, je peux, si cela vous paraît intéressant, vous donner des avis, et des adresses sur certaines destinations que je connais e vers lesquelles vous auriez des envies d'évasion.
Didier M
Je viens de réserver un court séjour de 5 nuits à Budapet entre le 28 décembre et le 2 janvier pochain. Mon idée initiale était plutôt d'aller à Vilnius, Tallinn ou Cracovie, mais finalement pour des raisons pratique, nous avons choisi Budapest, qui je crois est au demeurant un très jolie ville.
Quelqu'un a t-il des renseignements su le temps et le climat à Budapest à cette époque un peu particulière entre Noël et le jour de l'an, où nous essayons depuis plusieurs années de trouver des dstinations où la neige ser peut-être aur RV. Nous avons eu beaucoup de chance ces dernières années, sauf à New york car nous avons eu un peu de neige à Amterdam, beaucoup au Québec où nous sommes allés plusieurs fois, un peu à Saint-Petersbourg et beaucoup plus dans sa banlieue, et puis le top etla grace l'année dernière Pékin et la grande muraille sous la neige pour le 30 décembre !!
Je sais qu'avec le dérèglement climatique, il ne faut plus jurer de rien et que ce qui était possible il y a encore 10 ans voire 5ans est totalement chamboulé. Quelqu'un sur ce sîte connait-il bien Budapest et les alentours (lac Ballaton) et nous dire quel type de temps nous pouvons avoir ??
Par la mêm occasion et bien que ce soit hors sujet : quelques adresses de bons restaurants à Budapest (entre autre pour le diner du31/12) serait sincèrement bienvenues.
Mercià toutes celles et à tout ceux qui prendront un peu de leur temps pour répondre à ce message.
A titr de revanche, et ayant pas mal voyagé, je peux, si cela vous paraît intéressant, vous donner des avis, et des adresses sur certaines destinations que je connais e vers lesquelles vous auriez des envies d'évasion.
Didier M
Croisière sur l'Orient Queen English translation pending
bonjour a tous
nous pensons reserver une croisiere sur l orient queen le 11 avril 2008 qui va à:ROMETUNISLYBIECAGLIARI ....
est ce que quelqu un connait cette croisiere ?
merci et bonjour aux coraliens
Grève d'Air France le 17 octobre? English translation pending
Bonjour,
J'ai cru comprendre que la SNCF et quelques autres service nationaux suivant les syndicats comptent faire une petite grève le 17 octobre prochain. Je ne suis pas du genre à me faire du soucis pour ce genre de chose, mais je dois prendre un vol AF GVA-CDG, avec ensuite une connection sur JAL pour NRT et comme je dois imperativement être à Tokyo le 18 au soir avec ensuite une continuation sur oka, je n'ai pas envie de me retrouver en rade à GVA ou CDG.
Si il y vraiment des risques importants, je compte demander à JAL en rerouting via un autres aéroport (FRA, LON ou MXP), sinon je cours le risque.
Merci
J'ai cru comprendre que la SNCF et quelques autres service nationaux suivant les syndicats comptent faire une petite grève le 17 octobre prochain. Je ne suis pas du genre à me faire du soucis pour ce genre de chose, mais je dois prendre un vol AF GVA-CDG, avec ensuite une connection sur JAL pour NRT et comme je dois imperativement être à Tokyo le 18 au soir avec ensuite une continuation sur oka, je n'ai pas envie de me retrouver en rade à GVA ou CDG.
Si il y vraiment des risques importants, je compte demander à JAL en rerouting via un autres aéroport (FRA, LON ou MXP), sinon je cours le risque.
Merci
Restaurant interdit aux "marcels" à Chiang Mai English translation pending
Vous avez du passer souvent devant ce restaurant mais, vu la grille a l'entree, vous l'avez trouve peu engageant, peu festif. Pour ceux qui decouvriront Chiang Mai, apres Tha pae gate, tournez a droite, continuez une centaine de metres, sur votre droite vous arriverez devant la terrasse des blancs, celle du Daret's, ou sont attables que des farangs ( en pleine saison, c'est ahurissant), comme figes devant le vide qu'is semblent contempler, pareil aux personnages des tableaux de Hooper, encore une vingtaine de metres et vous etes devant cette grille d'un des meilleurs restaurants de cuisine thaie de Chiang Mai !
La salle est simple, pas de cinema ici, du vrai, de l'excellent, du delicieux...que sur le menu qu'on vous amene rapidement. Tiens, goutez au "sweet green curry chicken". 60 baths, comme tous les plats en moyenne, et 10 baths le plat de riz, dont vous mangerez jusqu'au dernier grain, tant le plat est succulant ! Si vous venez a deux, il vaut mieux prendre le pot de riz.
La patronne, toujours tres bien habillee, toujours les cheveux courts, affable et discrete, assure, annee apres annee, une qualite constante dans son etablissement qui ne paye pas de mine. Mais vous constaterez que la clientele est quasiment exclusivement thaie, des gens a l'allure bourgeoise, relativement agee, et d'une exquise politesse, les wai se succedent aux wai, et j'ai toujours cette melancolique impression d'assister a des scenes d'un monde qui disparait petit a petit.
On y vient en famille, et parfois des thais seuls, meme des dames tres classe, mais on y vient pour se regaler !
Apres avoir passer la grille de l'entree, vous ne pouvez manquer un panneau d'interdiction ou est represente un tricot de peau, un "marcel".
Voila bien une intolerance qui me ravit !
Sortir à Bangkok: dangereux English translation pending
bonjour a tous
je vis actuellement a Bangkok et les info du lonely en matiere de bar de nuit etc sont un peu depassees
meme sur le forum dans le moteur de recherche les discussions en la matiere datent...
j ecris ce post non en reac, car je suis loin d etre une reac coincee mais plutot une bonne vivante que la fete et ce qui va avec n effraie pas, ceci dit je vous avoue qu apres qq semaines passees ici, les frequentations avec les autres expat commencent a avoir un sacre gout de rance. Sans vouloir faire de generalites mon experience et mes rencontres (tous milieux confondus) m ont souvent trop souvent amenee, moi et mon copain d ailleurs qui en est aussi las que moi, a achopper sur des gens qui vivant ici depuis bien longtemps en ont completement oublie leurs principes/valeurs et passent leurs nuits a soi cowboy ou soi nana quand bien meme leurs femmes dorment a la maison gardant leurs gosses... Quand ils ne vont pas voir de prostituees (argumentant alos comme bcp sur le forum que c est normal, question d habitude, c est leur gagne pain etc) ils se laissent seduire par d autres jolies thai qui 'leur paient tout et ca fait du bien car en France les femmes sont trop farouches et ne viennent jamais nous accoster". et pour cause...! NOUS je dis bien NOUS, sommes un peu ecoeures de ce genre de fatalite, de point de vue, de 'la thai est la plus belle femme du monde' et en plus 'c est facile et puis c est l orgie' et puis 's habituer au pays c est ca aussi' et tous ces discours qui donnent bonne conscience a des gens frustres, quand bien meme ils restent des gens par ailleurs agreables sympas intelligents blablabla il n y a pas que du tourisme sexuel en thailande, il y a un mode de vie sexuel, un mode de sortie, une banalisation du sexe qui fait qu ils en oublient ce qu est une relation sexuelle a l origine. La femme est devenue un produit de consommation : tout comme il est facile de consommer a toute heure, d acheter une tele un dvd un ordinateur de la bouffe il est facile de se faire aborder seduire en payant ou pas, de profiter, deux trois 4 fois par semaine de maniere totalement interchangeable et encore je fais la difference entre ceux qui vont 'aux putes' et ceux qui se laissent draguer par des nanas dans la rue, meme si apres ils se plaingent parfois d etre exploites par la famille... Bref tout ceci est un peu asphyxiant et nous avons besoin d air.
Tous ont essaye d attirer mon copain ds des bordels, tous nous ont prevenu que notre couple etait ici en danger, que mon copain finirait par craquer, que son oeil s habituerait : c est une fatalite, un rite initiatique. il est un peu mis au ban de n avoir pas ces pulsions la, ou de ne les partager qu avec moi... en gros, chers Bangkokiens, si vous etes aue moi, meme endroit que moi et n y etes pas du tout venu ds cet etat d esprit, que celui ci ne vous a pas contamine, que vous avez envie vous aussi de retrouver une ambiance festive bonne enfant, ou toutnetourne pas autour du cul des thai, repondez moi, organisons nous, rencontrons nous, essayons de nous degoter des Bangkok nocturnes un peu moins crado que ceux ci, donnez moi vos bons plans.... besoin de gens avec qui boire discuter sortir parler cine ou voyage !!! bref des gens comme nous quoi... et pas des sains pour autant !!
j ecris ce post non en reac, car je suis loin d etre une reac coincee mais plutot une bonne vivante que la fete et ce qui va avec n effraie pas, ceci dit je vous avoue qu apres qq semaines passees ici, les frequentations avec les autres expat commencent a avoir un sacre gout de rance. Sans vouloir faire de generalites mon experience et mes rencontres (tous milieux confondus) m ont souvent trop souvent amenee, moi et mon copain d ailleurs qui en est aussi las que moi, a achopper sur des gens qui vivant ici depuis bien longtemps en ont completement oublie leurs principes/valeurs et passent leurs nuits a soi cowboy ou soi nana quand bien meme leurs femmes dorment a la maison gardant leurs gosses... Quand ils ne vont pas voir de prostituees (argumentant alos comme bcp sur le forum que c est normal, question d habitude, c est leur gagne pain etc) ils se laissent seduire par d autres jolies thai qui 'leur paient tout et ca fait du bien car en France les femmes sont trop farouches et ne viennent jamais nous accoster". et pour cause...! NOUS je dis bien NOUS, sommes un peu ecoeures de ce genre de fatalite, de point de vue, de 'la thai est la plus belle femme du monde' et en plus 'c est facile et puis c est l orgie' et puis 's habituer au pays c est ca aussi' et tous ces discours qui donnent bonne conscience a des gens frustres, quand bien meme ils restent des gens par ailleurs agreables sympas intelligents blablabla il n y a pas que du tourisme sexuel en thailande, il y a un mode de vie sexuel, un mode de sortie, une banalisation du sexe qui fait qu ils en oublient ce qu est une relation sexuelle a l origine. La femme est devenue un produit de consommation : tout comme il est facile de consommer a toute heure, d acheter une tele un dvd un ordinateur de la bouffe il est facile de se faire aborder seduire en payant ou pas, de profiter, deux trois 4 fois par semaine de maniere totalement interchangeable et encore je fais la difference entre ceux qui vont 'aux putes' et ceux qui se laissent draguer par des nanas dans la rue, meme si apres ils se plaingent parfois d etre exploites par la famille... Bref tout ceci est un peu asphyxiant et nous avons besoin d air.
Tous ont essaye d attirer mon copain ds des bordels, tous nous ont prevenu que notre couple etait ici en danger, que mon copain finirait par craquer, que son oeil s habituerait : c est une fatalite, un rite initiatique. il est un peu mis au ban de n avoir pas ces pulsions la, ou de ne les partager qu avec moi... en gros, chers Bangkokiens, si vous etes aue moi, meme endroit que moi et n y etes pas du tout venu ds cet etat d esprit, que celui ci ne vous a pas contamine, que vous avez envie vous aussi de retrouver une ambiance festive bonne enfant, ou toutnetourne pas autour du cul des thai, repondez moi, organisons nous, rencontrons nous, essayons de nous degoter des Bangkok nocturnes un peu moins crado que ceux ci, donnez moi vos bons plans.... besoin de gens avec qui boire discuter sortir parler cine ou voyage !!! bref des gens comme nous quoi... et pas des sains pour autant !!
Tokyo et Kyoto en quatre jours? (Japon) English translation pending
Bonjour,
Etudiant en Corée du Sud, je profite de 4 jours de vacances début octobre pour me rendre au japon avec quelques amis. J’arriverai un mercredi soir pour repartir le dimanche soir. Au départ je pensais faire une journée sur Tokyo puis partir sur Kyoto 2 jours et revenir pour la dernière journée à Tokyo. 2 villes en 4 jours c’est peut être un peu court? Surtout vu le prix du train entre les 2 villes… Si je dois me concentrer sur une ville, vaut il mieux privilégier Tokyo ou Kyoto ?
Si je fais Tokyo-Kyoto, je ne pense pas prendre le rail pass vu qu’il n’est pas valable pour le Shinkansen Nozomi.
Pour le logement je suis allé sur http://www.itcj.jp/index.html mais pour Tokyo et Kyoto il y a plusieurs choix de quartier. Le(s)quel(s) choisir ?
Si vous avez des conseils, n’hésitez pas 😉
Merci
Adrien
Etudiant en Corée du Sud, je profite de 4 jours de vacances début octobre pour me rendre au japon avec quelques amis. J’arriverai un mercredi soir pour repartir le dimanche soir. Au départ je pensais faire une journée sur Tokyo puis partir sur Kyoto 2 jours et revenir pour la dernière journée à Tokyo. 2 villes en 4 jours c’est peut être un peu court? Surtout vu le prix du train entre les 2 villes… Si je dois me concentrer sur une ville, vaut il mieux privilégier Tokyo ou Kyoto ?
Si je fais Tokyo-Kyoto, je ne pense pas prendre le rail pass vu qu’il n’est pas valable pour le Shinkansen Nozomi.
Pour le logement je suis allé sur http://www.itcj.jp/index.html mais pour Tokyo et Kyoto il y a plusieurs choix de quartier. Le(s)quel(s) choisir ?
Si vous avez des conseils, n’hésitez pas 😉
Merci
Adrien
Voyage, faux échanges et argent English translation pending
Souvent et même presque systématiquement au cours de mes voyages (j'entend dans les pays pauvres) j'ai pu constater que les rapports établis avec les gens du pays quoique souvent sympathiques et chaleureux n'étaient en fait basés que sur l'argent et l'intérêt.
Cela ne me gêne pas plus que cela et je comprend très bien la situation. D'ailleurs, j'essaye dans la mesure du possible de répondre généreusement à cette demande. Mais il y a un gouffre entre notre vision routarde du voyage complètement idéalisée, basée sur l'échange, la compréhension de l'autre etc... et la vérité sur le terrain qui est beaucoup plus limitée, mercantile et intéressée.
Dans un autre registre j'ai un ami vietnamien qui a revu cet été sa famille maternelle après plus de 30 ans. (Enfant abandonné à l'origine) Après les chaleureuses et courtes embrassades des retrouvailles, il s'est vu repproché son manque de générosité concernant l'argent qu'il envoyait couramment à la famille (bof bof bof!). On lui a demandé en outre de subvenir à des prochains évènements dans la famille et de rembourser les funérailles de sa mère morte l'année dernière ... un comble. On lui a demandé de ne pas se formaliser c'était la tradition... J'ai aussi un ami chilien qui lui aussi a retrouvé sa famille récemment à Santiago après plus de 25 ans. Il faisait une véritable fixation sur ses origines sud-américaine. Il a donc été reçu à bras ouvert par toute la famille, le ban et l'arrière ban et avec aussi... les mêmes demandes d'aides financières, aides à des projets etc... Il a même hébergé il y a peu chez lui à son retour une tante pendant plus de 2 mois tous frais payés... Ces 2 amis sont bien sûr revenus déçus par les comportements de leurs proches. Mais en fait eux aussi ont idéalisé leurs origines sans tenir compte de la réalité.
Voyages éphémères ou retour à ses origines il est apparemment difficile d'établir de vraies relations humaines désintéressées lorsque l'on est estampillé venant d'un pays riche (même si l'on ne l'est pas soi-même) Avez-vous de votre côté établi des relations durables et sincères avec des rencontres faites au cours de vos voyages : correspondance, invitation...ou pensez-vous plutôt qu'un voyage même fait avec un esprit routard n'est qu'un "dépliant touristique de plus!" où l'humain est dans le fond étrangement absent.
Dans un autre registre j'ai un ami vietnamien qui a revu cet été sa famille maternelle après plus de 30 ans. (Enfant abandonné à l'origine) Après les chaleureuses et courtes embrassades des retrouvailles, il s'est vu repproché son manque de générosité concernant l'argent qu'il envoyait couramment à la famille (bof bof bof!). On lui a demandé en outre de subvenir à des prochains évènements dans la famille et de rembourser les funérailles de sa mère morte l'année dernière ... un comble. On lui a demandé de ne pas se formaliser c'était la tradition... J'ai aussi un ami chilien qui lui aussi a retrouvé sa famille récemment à Santiago après plus de 25 ans. Il faisait une véritable fixation sur ses origines sud-américaine. Il a donc été reçu à bras ouvert par toute la famille, le ban et l'arrière ban et avec aussi... les mêmes demandes d'aides financières, aides à des projets etc... Il a même hébergé il y a peu chez lui à son retour une tante pendant plus de 2 mois tous frais payés... Ces 2 amis sont bien sûr revenus déçus par les comportements de leurs proches. Mais en fait eux aussi ont idéalisé leurs origines sans tenir compte de la réalité.
Voyages éphémères ou retour à ses origines il est apparemment difficile d'établir de vraies relations humaines désintéressées lorsque l'on est estampillé venant d'un pays riche (même si l'on ne l'est pas soi-même) Avez-vous de votre côté établi des relations durables et sincères avec des rencontres faites au cours de vos voyages : correspondance, invitation...ou pensez-vous plutôt qu'un voyage même fait avec un esprit routard n'est qu'un "dépliant touristique de plus!" où l'humain est dans le fond étrangement absent.
Sept jours à Paris English translation pending
Bonjour à tous,
J'ai recherché sur le forum les réponses à mes questions, mais il m'en reste encore beaucoup. Alors, je fais une discussion pour obtenir les réponses qu'il me manquent. Je sais que je vais passer pour une parano avec toutes ces questions, mais je veux être préparée. Mon deuxième voyage va surement être moins stressant, mais comme c'est la première fois que je sors de mon Canada natal pour aller dans une aussi grande ville, je panique un peu. Merci de votre aide.
Contexte Je suis une étudiante de Montréal qui fera mon premier voyage à l'étranger (Paris) au début du mois d'octobre 2007 et j'y serai pour 7 jours. Donc, je suis un peu cassée (budget maximum 1500$ can) et également un peu stressée et craintive. Mon copain sera aussi sur place, mais il y travaillera (Faculté de Médecine Pierre et Marie Curie - Site Pitié-Salpétrière-13e). Je visiterai donc généralement seule et resterai probablement seule.
Avion Air transat c'est bien comme compagnie? Des surprises m'attendent-elles? J'ai pensé à Zoom aussi, mais plusieurs semblent avoir eu des mésaventures avec cette compagnie. Il y a environ une soixantaine de dollars de différence entre les deux compagnies pour un aller-retour. Aussi, me conseillez vous d'acheter le billet immédiatement ou de prendre une chance et attendre à la dernière minute? Est-ce que les prix de dernière minute vallent vraiment la peine?
Aéroport Pour se rendre de CDG jusqu'au 13e arrondissement, c'est difficile? Comment est-ce que je fais? Je sais que des réponses ont déjà été données à cette questions, mais je n'y comprend rien. Même sur le site de transport en commun de la ville ce n'est pas très claire. Si vous pouviez me l'expliquer clairement, j'apprécieraie.
Sécurité Je demeure à Montréal, donc dans une grande ville quand même. Est-ce que Paris est comparable? Puis-je me promener avec un sac à main et un sac à dos? Dois-je porter une ceinture avec mes billets sous mes vêtements? Vais-je me faire agresser et dépouiller en public? En passant, je n'ai pas l'intension de sortir seule le soir.
Métro Je le prend régulièrement chez moi. Est-ce qu'il est semblable à celui de Paris? Comment fonctionne les lignes (numéros ou couleurs, vers une direction ou est-ouest/nord-sud)? Dois prendre une carte particulière ou seulement des billets individuels (je ne sortirai pas dans les banlieues, mais je veux tout visiter)? Y-a-t'il beaucoup de vol dans le métro?
Hébergement J'ai deux idées pour me loger. Il y a le CISP Kellermann dans le 13e. Quelqu'un y est allé? Comment avez-vous trouvé ce lieu? Je ne trouve aucun commentaire sur l'Internet au sujet de cette hostel. Aussi, sur Homelidays, j'ai déniché un studio dans le 13e (480$ can/ sem). Est-ce que c'est dans les prix? J'ai un peu peur de me faire avoir par ce site. Quelqu'un l'a essayé? Me conseillez-vous autre chose? Je veux que ce soit propre, pas cher, sécuritaire, je souhaite être seule dans une chambre et avoir une salle de bain individuelle (WC) mais pas nécessairement grand (j'y passerai seulement la nuit).
Météo Quel temps fait-il au début du mois d'octobre? Manteau d'hiver, manteau d'été, imperméable, etc.? Je ne peux pas apporter beaucoup de baggage avec un vol économique.
Eau Puis-je boire l'eau du robinet ou dois-je l'acheter en bouteille?
Guichets automatiques (machine pour retirer de l'argent de mon compte de banque) Y en a-t'il? Quels sont les frais? Est-ce que l'argent va être retiré en Euros ou en dollars? Est-ce que c'est facile de trouver des bureau de change?
À voir et où manger Que dois-je voire à tout prix? L'open tour pour commencer est-ce que c'est bien? Que puis-je voir de sensas pour pas cher (mon copain n'a pa un sous)? Où me conseillez-vous de manger pour pas cher (mais propre et bon) dans le 13e?
Tout autres conseils Que pouvez vous me dire sur Paris que je n'ai pas pensé vous demander?
Un gros merci encore à tous ceux qui peuvent me fournir une ou des réponses. Merci de votre temps!!!
Contexte Je suis une étudiante de Montréal qui fera mon premier voyage à l'étranger (Paris) au début du mois d'octobre 2007 et j'y serai pour 7 jours. Donc, je suis un peu cassée (budget maximum 1500$ can) et également un peu stressée et craintive. Mon copain sera aussi sur place, mais il y travaillera (Faculté de Médecine Pierre et Marie Curie - Site Pitié-Salpétrière-13e). Je visiterai donc généralement seule et resterai probablement seule.
Avion Air transat c'est bien comme compagnie? Des surprises m'attendent-elles? J'ai pensé à Zoom aussi, mais plusieurs semblent avoir eu des mésaventures avec cette compagnie. Il y a environ une soixantaine de dollars de différence entre les deux compagnies pour un aller-retour. Aussi, me conseillez vous d'acheter le billet immédiatement ou de prendre une chance et attendre à la dernière minute? Est-ce que les prix de dernière minute vallent vraiment la peine?
Aéroport Pour se rendre de CDG jusqu'au 13e arrondissement, c'est difficile? Comment est-ce que je fais? Je sais que des réponses ont déjà été données à cette questions, mais je n'y comprend rien. Même sur le site de transport en commun de la ville ce n'est pas très claire. Si vous pouviez me l'expliquer clairement, j'apprécieraie.
Sécurité Je demeure à Montréal, donc dans une grande ville quand même. Est-ce que Paris est comparable? Puis-je me promener avec un sac à main et un sac à dos? Dois-je porter une ceinture avec mes billets sous mes vêtements? Vais-je me faire agresser et dépouiller en public? En passant, je n'ai pas l'intension de sortir seule le soir.
Métro Je le prend régulièrement chez moi. Est-ce qu'il est semblable à celui de Paris? Comment fonctionne les lignes (numéros ou couleurs, vers une direction ou est-ouest/nord-sud)? Dois prendre une carte particulière ou seulement des billets individuels (je ne sortirai pas dans les banlieues, mais je veux tout visiter)? Y-a-t'il beaucoup de vol dans le métro?
Hébergement J'ai deux idées pour me loger. Il y a le CISP Kellermann dans le 13e. Quelqu'un y est allé? Comment avez-vous trouvé ce lieu? Je ne trouve aucun commentaire sur l'Internet au sujet de cette hostel. Aussi, sur Homelidays, j'ai déniché un studio dans le 13e (480$ can/ sem). Est-ce que c'est dans les prix? J'ai un peu peur de me faire avoir par ce site. Quelqu'un l'a essayé? Me conseillez-vous autre chose? Je veux que ce soit propre, pas cher, sécuritaire, je souhaite être seule dans une chambre et avoir une salle de bain individuelle (WC) mais pas nécessairement grand (j'y passerai seulement la nuit).
Météo Quel temps fait-il au début du mois d'octobre? Manteau d'hiver, manteau d'été, imperméable, etc.? Je ne peux pas apporter beaucoup de baggage avec un vol économique.
Eau Puis-je boire l'eau du robinet ou dois-je l'acheter en bouteille?
Guichets automatiques (machine pour retirer de l'argent de mon compte de banque) Y en a-t'il? Quels sont les frais? Est-ce que l'argent va être retiré en Euros ou en dollars? Est-ce que c'est facile de trouver des bureau de change?
À voir et où manger Que dois-je voire à tout prix? L'open tour pour commencer est-ce que c'est bien? Que puis-je voir de sensas pour pas cher (mon copain n'a pa un sous)? Où me conseillez-vous de manger pour pas cher (mais propre et bon) dans le 13e?
Tout autres conseils Que pouvez vous me dire sur Paris que je n'ai pas pensé vous demander?
Un gros merci encore à tous ceux qui peuvent me fournir une ou des réponses. Merci de votre temps!!!
Voyager avec de jeunes enfants English translation pending
Bonjour,
je rentre d'un tour du monde de 4 mois avec mes enfants de 2 et 5 ans et nous nous sommes tous regalés!
J'encourage donc toutes les familles qui hesitent encore à franchir le pas, vous ne le regreterez pas.
Mon blog de voyage pour plus d, infos : emaneo.top-depart.com
Je planche maintenant pour en faire un livre, mais je ne sais pas par ou commencer.
Pouvez-vous me dire quelles reponses a vos questions vous aimerez trouver dans un livre?
merci d'avance!