Results for "Buenos+Aires+|+48+>+124"
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Avis sur mon itinéraire de six semaines en Argentine à la mi-décembre? English translation pending
bonjour à tous,
je projète un voyage de 6 semaines en Argentine à la mi-décembre.
J'aimerais vous soumettre un premier jet d'itinéraire afin de vérifier si je ne suis pas trop ambitieuse ! J'aime prendre mon temps, en voir moins et le voir mieux !
Je voyage seule, en bus, sac à dos, petit budget. Pas très grandes villes, je préfère la campagne et prévilégie la rando en montagne et l'observation de la faune avière.
infos récents sur le budget quotidien, coût des transports et des excursions (trek 3/4 jours) dans les parcs seraient bienvenus.
Buenos Aires 4 jours - région Bariloche/El Bolton/Chos Malal 10 jours - région Mendoza/San Juan/La Rioja 9jours - région Salta/Jujuy 7 jours - région Corrientes/Misiones 7 jours - retour BA 3 jours.
J'ai accordé 1 jour de transport entre chaque région (non inclus dans le décompte). Il me resterait +/- 5 jours de battement pour une escapade côté Chilien. Je n'ai pas encore potassé sur cette éventualité, des suggestions ?!!
merci de votre attention
Renée
je projète un voyage de 6 semaines en Argentine à la mi-décembre.
J'aimerais vous soumettre un premier jet d'itinéraire afin de vérifier si je ne suis pas trop ambitieuse ! J'aime prendre mon temps, en voir moins et le voir mieux !
Je voyage seule, en bus, sac à dos, petit budget. Pas très grandes villes, je préfère la campagne et prévilégie la rando en montagne et l'observation de la faune avière.
infos récents sur le budget quotidien, coût des transports et des excursions (trek 3/4 jours) dans les parcs seraient bienvenus.
Buenos Aires 4 jours - région Bariloche/El Bolton/Chos Malal 10 jours - région Mendoza/San Juan/La Rioja 9jours - région Salta/Jujuy 7 jours - région Corrientes/Misiones 7 jours - retour BA 3 jours.
J'ai accordé 1 jour de transport entre chaque région (non inclus dans le décompte). Il me resterait +/- 5 jours de battement pour une escapade côté Chilien. Je n'ai pas encore potassé sur cette éventualité, des suggestions ?!!
merci de votre attention
Renée
Western Union en Argentine? English translation pending
Hola chicos!
Qui a déjà utilisé Western Union, France --> Argentine?
Nicolas
Qui a déjà utilisé Western Union, France --> Argentine?
Nicolas
Croisière sur le Costa Victoria au départ de Venise English translation pending
je doit embarque sur le costa victoria le 14 aout a venise pourriez vous me donne des rensiegnements sur ce bateau merci
Traverser l'Atlantique en bateau (cargo) de l'Afrique à l'Amérique Latine English translation pending
Bonjour à tous,
Dans le cadre d'un tour du monde en vélo, je me pose la question du franchissement de l'Atlantique. Idéalement, j'aimerais descendre de l'Europe vers l'Afrique du nord-ouest, par exemple jusqu'à Dakar, puis prendre un bateau (les cargos sont à la mode pour l'instant apparemment) qui m'amènerais en Amérique latine. Problème, dans les voyages en cargo, je n'ai vu que des voyages Le Havre - Buenos Aires qui passent bien par Dakar, Banjul et d'autres ports d'Afrique, mais il est malheureusement impossible de le prendre en cours de route, on est obligé de réserver pour à partir du Havre.
Je me dis qu'il doit bien y avoir une compagnie qui fait des traversées d'Afrique en Amérique latine, peu m'importent d'ailleurs les villes de départ et d'arrivée !
Merci beaucoup si l'un de vous a des infos là-dessus 😎
Dans le cadre d'un tour du monde en vélo, je me pose la question du franchissement de l'Atlantique. Idéalement, j'aimerais descendre de l'Europe vers l'Afrique du nord-ouest, par exemple jusqu'à Dakar, puis prendre un bateau (les cargos sont à la mode pour l'instant apparemment) qui m'amènerais en Amérique latine. Problème, dans les voyages en cargo, je n'ai vu que des voyages Le Havre - Buenos Aires qui passent bien par Dakar, Banjul et d'autres ports d'Afrique, mais il est malheureusement impossible de le prendre en cours de route, on est obligé de réserver pour à partir du Havre.
Je me dis qu'il doit bien y avoir une compagnie qui fait des traversées d'Afrique en Amérique latine, peu m'importent d'ailleurs les villes de départ et d'arrivée !
Merci beaucoup si l'un de vous a des infos là-dessus 😎
Se rendre à Rurrenabaque depuis La Paz? English translation pending
Bonjour,
j'aimerais savoir combien de jours faut-il compter pour faire un tour dans la jungle autour de Rurrenabaque depuis La Paz? Existe t-il des agences à La Paz vendant le tour complet avec billet d'avion pour y aller? Connaissez-vous un ordre de grandeur des tarifs dans ce cas? Et est-il possible de prendre l'avion de La Paz à Rurrenabaque puis le retour de Rurrenabaque à Santa Cruz? J'ai entendu dire qu'il fallait faire attention, car en fonction des intempéries, la piste était parfois impraticable... Celà arrive souvent vers la fin du mois de juillet? (j'ai un avion à prendre à Santa Cruz pour Buenos Aires... Je ne voudrais pas rester coincé...)
Merci
j'aimerais savoir combien de jours faut-il compter pour faire un tour dans la jungle autour de Rurrenabaque depuis La Paz? Existe t-il des agences à La Paz vendant le tour complet avec billet d'avion pour y aller? Connaissez-vous un ordre de grandeur des tarifs dans ce cas? Et est-il possible de prendre l'avion de La Paz à Rurrenabaque puis le retour de Rurrenabaque à Santa Cruz? J'ai entendu dire qu'il fallait faire attention, car en fonction des intempéries, la piste était parfois impraticable... Celà arrive souvent vers la fin du mois de juillet? (j'ai un avion à prendre à Santa Cruz pour Buenos Aires... Je ne voudrais pas rester coincé...)
Merci
Air France KLM: promotion gain de Miles English translation pending
Bonjour,
j'ai voyage en billets primes le WE dernier et je viens de recevoir ça :
Cher Monsieur XXXX, Votre dernier billet prime vous a permis de vivre une expérience unique. Nous allons vous aider à la renouveler plus vite que prévu.
5 000 MILES PRIME à l'issue de vos 4 prochains vols*
Et 5 000 MILES PRIME à l'issue de vos 2 prochains vols* Du 15/04/2010 au 15/08/2010, nous aurons le plaisir de vous offrir jusqu'à 10 000 Miles-Prime de bonus, quelles que soient votre destination et votre classe de voyage.
Et pour ceux qui rêvent d’aller encore plus loin… Gagnez un bonus supplémentaire de 1 000 Miles-Prime, en choisissant de recevoir votre lettre d’information Flying Blue et votre relevé de compte par e-mail. Pour profiter de cette offre, connectez vous sur : www.airfrance.com ou sur www.klm.com.
A très bientôt sur nos lignes, Cordialement, Herbert Verschuren Directeur Flying Blue
* Pour des vols effectués entre le 15/04/2010 et le 15/08/2010 sur le réseau AIR FRANCE et KLM.1 vol = 1 aller ou 1 retour. Par exemple, 1 aller-retour Amsterdam-Buenos Aires via Paris équivaut à 4 vols. Certains tarifs ou billets ne permettent pas d'accumuler des Miles et donc de bénéficier de cette offre. Seuls les adhérents ayant personnellement reçu cet e-mail peuvent bénéficier de cette offre.
Cher Monsieur XXXX, Votre dernier billet prime vous a permis de vivre une expérience unique. Nous allons vous aider à la renouveler plus vite que prévu.
5 000 MILES PRIME à l'issue de vos 4 prochains vols*
Et 5 000 MILES PRIME à l'issue de vos 2 prochains vols* Du 15/04/2010 au 15/08/2010, nous aurons le plaisir de vous offrir jusqu'à 10 000 Miles-Prime de bonus, quelles que soient votre destination et votre classe de voyage.
Et pour ceux qui rêvent d’aller encore plus loin… Gagnez un bonus supplémentaire de 1 000 Miles-Prime, en choisissant de recevoir votre lettre d’information Flying Blue et votre relevé de compte par e-mail. Pour profiter de cette offre, connectez vous sur : www.airfrance.com ou sur www.klm.com.
A très bientôt sur nos lignes, Cordialement, Herbert Verschuren Directeur Flying Blue
* Pour des vols effectués entre le 15/04/2010 et le 15/08/2010 sur le réseau AIR FRANCE et KLM.1 vol = 1 aller ou 1 retour. Par exemple, 1 aller-retour Amsterdam-Buenos Aires via Paris équivaut à 4 vols. Certains tarifs ou billets ne permettent pas d'accumuler des Miles et donc de bénéficier de cette offre. Seuls les adhérents ayant personnellement reçu cet e-mail peuvent bénéficier de cette offre.
Etat des routes au Brésil? English translation pending
Bonjour,
Nous sommes actuellement en Bolivie, et pour notre retour en Freance aimerions passer par la Guyanne via le Brésil.
Qui peut nous donner quelques précisions sur l'itinéraire suivant?
de Santa Cruz de la sierra (Bolivie) A Puerto Suarez, Campo grande, Rondopolis, Cuiaba, Brasilia, Maraba, Bélem.....
Nous pensons y passer dans 1 ou 2 mois.
Merci a vous
Qui peut nous donner quelques précisions sur l'itinéraire suivant?
de Santa Cruz de la sierra (Bolivie) A Puerto Suarez, Campo grande, Rondopolis, Cuiaba, Brasilia, Maraba, Bélem.....
Nous pensons y passer dans 1 ou 2 mois.
Merci a vous
Où s'initier au parapente en Argentine, en Bolivie ou au Pérou? English translation pending
Salut,
Je pars en voyage en Argentine, Bolivie et Pérou cet été. Est-il possible de s'initer au parapente dans ces pays à avec des clubs ou assos sérieuses ? (Ce serait ma première expérience de parapente). Si certain en ont fait l'expérience merci de m'en faire part !
Je pars en voyage en Argentine, Bolivie et Pérou cet été. Est-il possible de s'initer au parapente dans ces pays à avec des clubs ou assos sérieuses ? (Ce serait ma première expérience de parapente). Si certain en ont fait l'expérience merci de m'en faire part !
Itinéraire pour quatre semaines en Argentine et au Chili en février, température? English translation pending
Quelle itineraire me conseillé vous pour Fevrier 2011 pour avoir de la belle temperature pentagonie terre de feu , ou iguazu, ou une parti du chili.
Chili en août 2010: où aller? English translation pending
Bonjour,
Nous envisageons de partir au Chili cet été a la mi-Aout (La Bolivie nous plait + mais le prix des billets est un peu prohibitif....)..
A priori ce sera l'hiver.. donc nous remonterions plutot vers le Nord avant de retourner à Santiago pour le retour en Europe (total 3 semaines sur place).
Pensez vous qu'il soit intéressant de prendre un vol La Paz - Santiago pour le retour..? Que nous conseillez vous pour ce séjour ? ou aller..??
Merci par avance
A priori ce sera l'hiver.. donc nous remonterions plutot vers le Nord avant de retourner à Santiago pour le retour en Europe (total 3 semaines sur place).
Pensez vous qu'il soit intéressant de prendre un vol La Paz - Santiago pour le retour..? Que nous conseillez vous pour ce séjour ? ou aller..??
Merci par avance
Voyager Cuba en routard: facile? English translation pending
Bonjour,
Je souhaiterais aller à Cuba dans le cadre d'un tour du monde c'est deja mon 8ème mois:) ). Est-il facile de voyager en routard dans ce pays? Existe-t-il des guesthouses "à l'occidental"? Peut-on se déplacer librement dans le pays? Les démarches sont-elles faciles à faire depuis le Mexique?
Pour comparer, est-ce comme la Chine? Mieux? Pire?
Je m'excuse pour la banalité de mes questions, mais je me trouve au fin fond de la Patagonie et j'ai une peine folle à m'informer sur le sujet (pas de librairies, connexions Internet difficiles).
Merci VoyageForum:)
Je souhaiterais aller à Cuba dans le cadre d'un tour du monde c'est deja mon 8ème mois:) ). Est-il facile de voyager en routard dans ce pays? Existe-t-il des guesthouses "à l'occidental"? Peut-on se déplacer librement dans le pays? Les démarches sont-elles faciles à faire depuis le Mexique?
Pour comparer, est-ce comme la Chine? Mieux? Pire?
Je m'excuse pour la banalité de mes questions, mais je me trouve au fin fond de la Patagonie et j'ai une peine folle à m'informer sur le sujet (pas de librairies, connexions Internet difficiles).
Merci VoyageForum:)
Vol sec transpacifique bon marché (Nouvelle-Zélande-Chili/Argentine)? English translation pending
Bonjour,
Je suis parti pour faire un tour du monde en achetant segment par segment des billets d'avion. Globalement tou va bien sauf pour traverser l'ocean pacifique. Idealement, je cherche un moyen de faire un Nouvelle Zelande - Chili (ou Argentine). Vol prevu debut 2011. Apres je suis ouvert a de nombreuses variantes du moment que je vais d'Asie / Oceanie en Amerique du Sud (via une ile, via les Etats Unis, via le Moyen Orient).
Jusqu a maintenant, j ai trouve un vol Qantas Auckland - Santiago... mais cela reste pas donne. J ai pas trouve de low cost miraculeuse genre Air Asia.
Merci pour votre aide.
Choffy
Je suis parti pour faire un tour du monde en achetant segment par segment des billets d'avion. Globalement tou va bien sauf pour traverser l'ocean pacifique. Idealement, je cherche un moyen de faire un Nouvelle Zelande - Chili (ou Argentine). Vol prevu debut 2011. Apres je suis ouvert a de nombreuses variantes du moment que je vais d'Asie / Oceanie en Amerique du Sud (via une ile, via les Etats Unis, via le Moyen Orient).
Jusqu a maintenant, j ai trouve un vol Qantas Auckland - Santiago... mais cela reste pas donne. J ai pas trouve de low cost miraculeuse genre Air Asia.
Merci pour votre aide.
Choffy
Tour du monde d'un an en 2012-2013 English translation pending
bonjour!
voila j'ai 22ans et j'envisage de faire un tour du monde en 2012-2013 avec mon copain, pour une durée de 1an; vous me direz c'est pas encore, mais il faut du temps pour réfléchir à ce grand voyage et en attendant, on économise...
j'ai lu beaucoup de choses intéressantes sur ce forum, et j'aimerais vous faire part de notre ébauche d'itinéraire...et savoir ce que vous en pensez? si vous avez des conseils ou astuces à nous donner?quel budget il faut compter à votre avis? (sachant que nous ne sommes pas difficiles concernant l'hébergement et la nourriture, que nous aimerions privilégier si possible, d'aller chez l'habitant ou les auberges de jeunesse ou le camping mais que c'est un voyage que l'on fait une fois dans sa vie, et que l'on compte beaucoup visiter et puis faire des activités type plongée de temps en temps aussi)., Peut-on faire ce type d'itinéraire avec des billets tour du monde? Est-ce que cet itinéraire n'est pas un peu trop ambitieux?
itinéraire:
départ de Paris ou Toulouse ou Londres (car j'ai lu que travel nation à Londres proposent des prix attractifs concernant les billets tour du monde) en avril
Londres-Montréal 1mois au Canada en mai Montréal//New-York New-York-Los Angeles 1mois au Usa en juin Los-Angeles-Quito 1mois (et demi) en Equateur juillet Quito//Lima 1mois (et demi) au Pérou en aout Lima-Iguassa Iguassa-Buenos Aires 1mois en Argentine en septembre Buenos-Aires- ile du Pacifique(à définir) 15 jours sur ile octobre ile du Pacifique-Auckland 15 jours en NZ octobre Auckland-Sydney 1mois en Australie novembre Sydney//Cairns Cairns-Bangkok 1mois et demi en Thailande décembre et janvier Bangkok-New-Delhi 1mois et demi en Inde janvier et février New-Delhi(//Calcutta Calcutta-)Aggra Aggra//Ouagadougou 15 jours au Ghana Ouagadougou-Londres 1mois au Burkina Faso
voila, à noter nous préférons la nature, les animaux, les paysages, les petites villes...aux grandes villes et le Canada et les USA nous ne souhaitons pas y rester trop longtemps malgré la grandeur de ces pays.... j'attends avec impatience vos réponses et est-ce que vous pensez que ce projet est faisable??? merci
itinéraire:
départ de Paris ou Toulouse ou Londres (car j'ai lu que travel nation à Londres proposent des prix attractifs concernant les billets tour du monde) en avril
Londres-Montréal 1mois au Canada en mai Montréal//New-York New-York-Los Angeles 1mois au Usa en juin Los-Angeles-Quito 1mois (et demi) en Equateur juillet Quito//Lima 1mois (et demi) au Pérou en aout Lima-Iguassa Iguassa-Buenos Aires 1mois en Argentine en septembre Buenos-Aires- ile du Pacifique(à définir) 15 jours sur ile octobre ile du Pacifique-Auckland 15 jours en NZ octobre Auckland-Sydney 1mois en Australie novembre Sydney//Cairns Cairns-Bangkok 1mois et demi en Thailande décembre et janvier Bangkok-New-Delhi 1mois et demi en Inde janvier et février New-Delhi(//Calcutta Calcutta-)Aggra Aggra//Ouagadougou 15 jours au Ghana Ouagadougou-Londres 1mois au Burkina Faso
voila, à noter nous préférons la nature, les animaux, les paysages, les petites villes...aux grandes villes et le Canada et les USA nous ne souhaitons pas y rester trop longtemps malgré la grandeur de ces pays.... j'attends avec impatience vos réponses et est-ce que vous pensez que ce projet est faisable??? merci
Partir en stage en Argentine: quel organisme? English translation pending
BOnjour, je voudrais effectuer un stage en argentine à partir d'août, j'ai "fouillé" sur internet, et je ne sais quel organisme choisir parmis tous ceux proposé. J'ai déjà selectionné Mon stage en argentine.com; Alzea et Nice Stage, grâce à leurs prix, mais le choix est difficile. Etes-vous déjà parti avec un de ces organismes et comment ça c'est passé ?
Merci beaucoup pour vos informations.
Merci beaucoup pour vos informations.
Patagonie, entre Argentine et Chili English translation pending
Terre de grands espaces, de pampas infinies, de calottes glaciaires inextricables, de forêts profondes, de lacs merveilleux, de fjords et, , , de vent.
La Patagonie, véritable « bout du monde » est partagée entre Chili et Argentine de part et d'autre de la cordillère des Andes. L'ouest (Chili) est soumis à d'importantes précipitations permettant à la forêt australe dense de se développer sur une étroite bande de terre déchiquetée par les fjords. Sur le versant est de la cordillère (Argentine), au contraire, les précipitations sont faibles et c'est une pampa semi aride qui prédomine.
Pour voir les photos: http://mjpgouret.free.fr/patagonie/patagonie.html
30 et 31 janvier
Buenos Aires, 9 heures du matin, un peu étourdis mais avides de découverte nous comprenons rapidement que les pulls et autres vêtements chauds peuvent être rangés dans la valise, au moins pour quelques jours. Les formalités de police rapidement expédiées, l’ensemble des bagages récupérés, il ne nous reste plus qu’à essayer de déchiffrer les dizaines de panonceaux qui s’emmêlent les uns aux autres dans le hall d’arrivée pour trouver notre taxi. Une dizaine de minutes plus tard, tranquillement installés dans la voiture, nous découvrons la haie d’immeubles de tous styles qui bordent l’autoroute: de petites constructions de parpaings ou de briques inachevées côtoient des tours modernes qui semblent les écraser de leur masse. Nous rejoignons rapidement le centre ville et le quartier San Telmo où nous avons réservé par internet une chambre quelques jours auparavant. Muriel et Tom nous y attendent: c’est une grande joie de les retrouver rayonnants, bronzés et amincis par leur long périple cycliste en Amérique latine (http://www.tometmu.blogspot.com). Arrivés depuis quelques jours à Buenos Aires ils vont nous faire humer l'atmosphère et le charme de cette métropole: les grandes avenues rectilignes bordées de luxueux commerces du centre, les rues tranquilles de San Telmo qui s'animent à l'occasion du marché dominical, les grands parcs paisibles de Retiro et Palermo, les quais rénovés sous le regard hautain des immeubles aux formes futuristes de Puerto Madero et, enfin, la milonga sur la place Dorrango où d’élégants danseurs de tango aux visages fiers et impassibles prennent un plaisir certain à danser et même à enseigner quelques rudiments aux touristes maladroits qui les admirent.
1er février
Soleil et vent sont au rendez vous à l’atterrissage à Bariloche: la Patagonie a revêtu ses plus beaux atours pour notre arrivée. Il nous tarde maintenant de prendre la route à la découverte de la région des lacs. Après avoir récupéré le véhicule de location nous nous dirigeons rapidement vers Villa la Angostura en longeant le lac Nahuel Huapi dont la surface d’un bleu azur intense est ridée par la crête blanche des vagues. En arrière plan les sommets enneigés paraissent à portée de main bien qu’ils soient à plusieurs dizaines de kilomètres: déjà, l'impression de grands espaces et l’immensité des paysages sont palpables. La saison touristique bat son plein à Villa la Angostura, mais les personnels, particulièrement efficaces, de l’office du tourisme nous procurent la liste des hébergements effectivement disponibles, ce qui nous permet de trouver rapidement une chambre.
2 février
Le soleil étant toujours au rendez-vous nous parcourons la route dite « des 7 lacs » qui, au travers de vastes forêts, offre des perspectives variées sur la multitude de lacs de la région. Le vent joue à cache cache entre les vallées et la surface de l'eau, généralement lisse comme un miroir à l'aube, s'irise sous la caresse du vent qui s'installe dans la journée. La route du retour vers le Paso Cordoba présente un caractère bien différent avec ses larges pentes arides sur lesquelles ont poussé de nombreuses « dents » rocheuses au milieu d'une végétation plus éparse. A Confluencia, le soleil de fin d’après-midi commence à renforcer les couleurs des parois rocheuses de la Valle Encantado, mais la route encore longue ne nous permet qu’une pause limitée. La piste de Villa Traful est étroite, sinueuse et bosselée à souhait, mais la vision du lago Traful baigné d’une lumière métallique sous le soleil déclinant vaut bien quelques secousses…
3 février
Toute la nuit la pluie a tintinnabulé sur le toit de la chambre. Au réveil, le ciel toujours bas et gris, les bourrasques de vent et de pluie nous rappellent que la réputation du climat patagon n’est pas surfaite. Mais, l’espoir revient vite avec quelques déchirures dans les nuages que nous scrutons avec attention. Au programme de la journée, découverte du rio Limay et de la Valle Encantado avant de partir vers le sud. Au fur et à mesure de notre route les éclaircies de plus en plus nombreuses découvrent des sommets poudrés de neige fraîche brillant d’un éclat particulier sous le soleil filtrant au travers des nuages. La luminosité est exceptionnelle et l’imposant rio Limay charrie tranquillement ses eaux d’un bleu profond au pied des pitons sculptés par le vent de la Valle Encantado. Un arrêt s’impose pour découvrir Villa Lanquin, petit village isolé par le rio, aux rues poussiéreuses et accessible uniquement par une passerelle suspendue agitée par le vent ou par un traversier pour les voitures. Le temps nous manque pour prolonger notre découverte et nous reprenons donc la route vers le sud en direction de Bariloche. Une courte halte permet de découvrir le « centro civico », petite place entourée de maisons en pierres taillées et en bois qui nous transporte en Allemagne ou en Suisse, tel un décor de cinéma. Même le Saint Bernard à l'allure de grosse peluche pour enfant n'a pas été oublié ! Il est temps maintenant de découvrir la mythique Route 40: c'est la route la plus longue d'Argentine qu'elle traverse du nord au sud parallèlement à la cordillère des Andes depuis la frontière bolivienne jusqu'au détroit de Magellan. Le trajet vers El Bolson est vite avalé, d'autant plus que le ciel s'est laissé envahir de nuages qui engloutissent les montagnes environnantes. El Bolson nous replonge dans une atmosphère des années 60/70 avec ses grosses (voitures) américaines conduites par des hippies aux longs cheveux semblant sortis tout droit d'un film américain. Les façades richement colorées des commerces ajoutent à ce voyage dans le temps.
4 février
Le mirador del Azul est à quelques tours de roue du centre ville. Malheureusement le ciel couvert ne nous laisse qu'imaginer les profondes vallées qui s'infiltrent au c��ur des hauts sommets de la cordillère. Au pied du mirador, le rio Azul serpente au milieu d'une large vallée verdoyante et fertile. Avant de poursuivre notre route nous parcourons le marché artisanal où les artisans et cultivateurs locaux présentent leurs produits. La route 40 vers Esquel nous transporte sur de vastes plateaux aux longues ondulations. Le soleil revenu éclaire la pampa d'une chaude lumière dorée. La ville d'Esquel quadrillée par de larges avenues apparaît très calme en ce début d'après midi et nous poursuivons notre route jusque Trevelin, village à l'allure tout aussi endormie.
5 février
Notre itinéraire quitte maintenant provisoirement la route 40 pour rejoindre une autre route mythique: la Carretera Austral au Chili. Le passage de la frontière aurait été très rapide si nous n'avions oublié de faire tamponner notre autorisation de sortie du véhicule ce qui nous a imposé un aller retour entre la douane chilienne et argentine, heureusement peu éloignées. Le contraste entre le versant argentin aux vastes pampas et le versant chilien aux raides pentes boisées et verdoyantes est saisissant. Le ciel, lui aussi change d'aspect: la lumière éclatante du versant argentin cède la place à un éclairage tamisé par les brumes qui s'effilochent sur les sommets. Après la frontière une belle route goudronnée mène rapidement à Futaleufu, premier village chilien aux typiques maisons en bois colorées. Le « ripio » succède au goudron et la piste sinueuse s'accroche au bord de rivières tumultueuses aux eaux de couleur émeraude. Les kayakistes et rafteurs peuvent s'en donner à cœur joie en dévalant ces rapides.
C'est à Villa Santa Lucia que nous rejoignons la Carretera Austral qui s'enfonce dans une profonde vallée, aux pentes dégoulinant de cascades creusant leur sillon au milieu d'une abondante végétation avant d'alimenter de puissantes rivières qui frayent lentement leur chemin vers la mer. Gigantesque projet destiné à asseoir la souveraineté du Chili sur cette région enclavée, les travaux de construction de cette route ont débuté en 1976 pour se terminer en 2000 vers Villa O'Higgins, Petit à petit les nuages nous cernent, la pluie nous confine dans notre voiture et l'horizon se referme derrière les vitres embuées. Arrêt obligatoire à La Junta pour faire le plein de carburant: les habitants vaquent tranquillement à leurs occupations sans être perturbés par cette pluie persistante. Tout au long de cette piste l'impression d'isolement est atténuée par la présence régulière de petites maisons basses dont la cheminée fumante et quelques poules ou canards attestent d'une activité permanente. Perdu au fond d'un profond fjord le village de Puyuhuapi offre une escale agréable: quelques bateaux de pêcheurs et des habitations aux façades colorées apportent des notes de fantaisie dans cette ambiance rude. Quelques enfants au bord de l'eau, des pêcheurs à la ligne, quelques passants, c'est la vie qui s'écoule paisiblement dans ce lieu reculé, un peu hors du temps et du monde.
6 février
Pluie le soir, pluie la nuit, pluie le matin, ainsi va le climat dans cette région blottie au pied de la cordillère qui capte toutes les perturbations que l'océan Pacifique ne cesse d'envoyer. La mer, les forêts, les montagnes s'entremêlent dans un camaïeu aux tons gris et vert. La piste fraye son chemin, tantôt au milieu d'une végétation exubérante, tantôt coincée entre des falaises verticales et le fjord ou encore dans le lit des larges fleuves qui occupent toutes les vallées. Au milieu de ces grands arbres envahis de lichens suintant et de ces innombrables cascades dévalant d'abruptes parois la sensation d'isolement est grande. La promesse d'une courte éclaircie nous décide à visiter le parc Queulat pour tenter d'apercevoir son glacier suspendu: une rapide marche dans la forêt vers un mirador permet de distinguer entre les brumes le front du glacier perché au dessus d'une falaise verticale et entouré d'une multitude de cascades qui viennent alimenter un torrent bouillonnant. Après quelques heures de route apparaît le petit village de Villa Amengual aux minuscules maisons blotties au creux d'un vaste cirque montagneux qu'on devine au gré de la fantaisie des nuages. La piste cède ensuite la place à une superbe route goudronnée tandis que les nuages se déchirent laissant passer les rayons du soleil rasant qui exalte le vert profond des prés et fait briller de mille feux l'écume des rivières: ces lumières magiques et fugitives sont comme un superbe cadeau du ciel qu'il faut saisir dans l'instant. Le paysage change ensuite d'aspect car la route quitte les profondes vallées pour remonter sur un vaste plateau dominant Coyhaique, ville confortablement installée au fond d'une cuvette baignée par la lumière de cette fin de journée.
7 février
La lumière matinale laisse augurer une belle journée dans une ambiance très différente de la veille: les vallées encaissées et verdoyantes cèdent la place à de hauts plateaux vallonnés aux herbes rousses parsemés de multiples monticules noirs d'origine volcanique. Les larges vallées permettent de découvrir de vastes massifs montagneux aux aiguilles acérées perçant de larges champs glaciaires. Le soleil qui s'insinue entre les nuages éclaire le paysage avec une exceptionnelle vigueur. Au fur et à mesure de la progression les paysages sont très changeants: larges fleuves étalés, marécages, forêts de bois mort aux formes torturées, calottes glaciaires immaculées puis, enfin, le lago General Carrera aux eaux tour à tour turquoise, émeraude ou grise selon les caprices de la lumière. Le lago Carrera, partagé entre Chili et Argentine a une surface de 1850 km2 et c'est le deuxième lac d'Amérique du sud, Puerto Bertrand, village endormi au bord de l'eau, sera notre dernière étape sur la Carretera.
8 février
La piste vers Chile Chico offre d'innombrables points de vue sur l'immense lago Carrera. Les caprices du soleil nous offrent, comme la veille, une variété d'éclairages d'une richesse incroyable et nous invite à d'incessantes pauses photographiques. Mais ces instants sont parfois si fugitifs qu'il est difficile de les capter. Petit à petit, l'évolution du climat se traduit par une végétation de plus en plus rase et sèche. Le contraste est surprenant entre les plateaux aux herbes rousses ondulant sous le vent, le lac aux eaux turquoise et la succession de hauts sommets enneigés qui occupent tout l'horizon. Chile Chico étale ses rues quadrillées en bordure du lac sous un soleil puissant qui adoucit la morsure du vent. L'Argentine et ses pampas à perte de vue sont toutes proches. En quelques kilomètres le décor change brutalement: devant nous le bitume défile vite vers un horizon qui semble inaccessible, derrière la cordillère n'est plus qu'une lointaine bosse et au milieu de nulle part surgit tout à coup la ville de Perito Moreno, ville sans charme, déserte en ce milieu d'après-midi.
9 février
Tôt le matin, le vent balaye déjà les rues de Perito Moreno et nous accompagnera toute la journée, évacuant au passage les rares nuages. Nous retrouvons rapidement la route 40 et son « ripio » avec ses passages de tôle ondulée et ses nids de poule. Seules quelques collines de terre ocre ou jaune rompent la monotonie de la pampa désertique. De rares estancias sont installées au creux de vallons humides dans lesquels paissent les troupeaux. S'il n'y avait le long chantier de construction d'une nouvelle route le sentiment d'isolement serait complet. Quelques kilomètres avant Baja Caracoles une piste mène à la Cueva de las Manos. Au milieu de cette immensité désertique seuls poussent de rares buissons épineux de calafates. Quelques troupeaux de guanacos s'enfuient rapidement à notre approche, sans doute étonnés de la présence de cette étrange engin qui se déplace dans un nuage de poussière...La piste se termine au bord des gorges du rio Pinturas aux superbes parois rocheuses rougeoyantes. Au fond du canyon coule un mince filet d'eau cerné d'un long ruban de verdure. Les parois abritent des peintures rupestres datant, pour certaines, de 13000 ans dans un excellent état de conservation. Empreintes de mains (gauche essentiellement), mais aussi représentations de guanacos, de nandous, scènes de chasse ou formes plus ésotériques décorent la base de la paroi sur plusieurs centaines de mètres. Après cette visite fort intéressante, retour à Baja Caracoles, village dont la principale attraction est la station service, halte obligée avant de poursuivre la route vers le sud. La pampa devient de plus en plus désertique, le ciel bleu azur de plus en plus vaste et la piste de plus en plus monotone. Les rares voitures s'annoncent plusieurs kilomètres à l'avance grâce au nuage de poussière que le vent violent disperse. La fin de la journée approche sans qu'aucune possibilité d'hébergement n'apparaisse: nous poursuivons donc notre route en direction de la ville de Gregores lorsqu'un panneau annonce « estancia turistica Santa Thelma ». Nous y sommes accueillis par une jeune femme qui nous apprendra rapidement qu'elle est française et qu'avec son mari, cavalier passionné des grands espaces de la Patagonie, ils vivent une partie de l'année dans cette estancia. Le soleil déclinant dans un ciel sans nuage nous offrira un superbe spectacle.
10 février
Après avoir évoqué longuement la rude vie des gauchos avec notre hôte il faut bien reprendre la piste pour une nouvelle journée de voyage dans cette interminable pampa. Le vent est d'une violence rare, imposant au conducteur de tenir fermement le volant et dissuadant, même, parfois toute tentative d'ouverture des portes de la voiture. De rares buissons d'épineux parsèment un sol poussiéreux et caillouteux tandis que le ciel bleu d'azur s'étire à l'infini. Après un ravitaillement en carburant à Tres Lagos nous retrouvons la route goudronnée qui file en direction des Andes encapuchonnées dans une épaisse couche de gros nuages menaçants. A proximité d'El Chalten, en quelques kilomètres le soleil ardent cède la place à une grisaille humide de mauvais augure pour les prochaines journées où nous prévoyons d'aller randonner.
11 février
Pas très optimistes sur la météo nous jetons quand même un oeil sur le ciel au lever du jour et, à notre grande surprise, les nuages se sont évaporés et entre 2 toits la paroi rougeoyante du Fitz Roy apparaît. Plus haut sommet de la région, le cerro Fitz Roy (encore appelé Chalten en mapuche, « sommet qui fume » à cause des nuages très fréquents) est réputé pour la difficulté de son ascension, Craignant que l'éclaircie ne dure pas très longtemps, en quelques minutes nous sommes dehors, un peu frigorifiés, pour graver dans nos appareils photo les chaudes couleurs de l'aube. Il est temps de préparer nos sacs à dos et de partir vers le pied de ces montagnes imposantes. Bien que la dénivellation ne soit pas très importante (environ 1000 mètres) l'approche de ces sommets est longue et il nous faudra 4 heures pour atteindre notre but: la laguna de los Tres. Tout au long de la montée le panorama s'élargit sur ce massif montagneux où abondent de vertigineuses aiguilles de roc et des glaciers à la blancheur immaculée. De la moraine surplombant la laguna de los Tres le spectacle est fascinant et nous resterions bien là des heures pour observer les immenses parois verticales compactes surmontées de monstrueuses corniches ainsi que les séracs d'un bleu translucide qui se détachent sur un ciel d'une pureté absolue. Cadeau suprême de la nature: le vent est absent et le soleil nous chauffe agréablement. Au retour, pour prolonger le plaisir de la marche nous empruntons le chemin vers la laguna Capri dont les eaux aussi bleues que le ciel contrastent avec le vert étincelant des forêts avoisinantes.
12 février
Nous rêvions d'une seconde journée sans nuage, mais la Patagonie nous rappelle qu'ici le ciel bleu est un cadeau inestimable dont il ne faut pas abuser. De la piste qui rejoint le lago del Desierto la vision du sommet du Fitz Roy qui tente de résister vaillamment aux nuages qui cherchent à l'engloutir est encore un enchantement. Frayant son chemin entre les nuées, le soleil surgit derrière une arête, éclaire un morceau de sérac avant de diriger ses rayons vers un pré dont les herbes brillent avec éclat. C'est presque un jeu de chercher à saisir ces lumières si fugitives. La randonnée du jour sera courte pour atteindre la laguna Huemul. La marche est très agréable sur un sol souple au travers d'une lumineuse forêt de lengas, arbre caractéristique de ces zones d'anciennes moraines. Du lac, la vue vers les calottes glaciaires de la région est un peu estompée par les brumes mais la cascade de séracs qui se répand sous le glacier nous laisse une fois de plus admiratifs.
13 février
Cette fois, les nuages s'agglutinent autour des sommets et notre tentative pour apercevoir le Cerro Torre et son fameux champignon de glace n'est pas couronnée de succès. Quelques gouttes de pluie menaçantes nous font même accélérer notre descente vers El Chalten. Nous repartons donc rapidement vers la pampa, ses herbes sèches, son vent et son soleil qui refait rapidement son apparition dès que la cordillère s'éloigne. Les kilomètres défilent rapidement sur cette large route goudronnée et nous atteignons rapidement El Calafate. C'est jour de fête et les rues grouillent d'une foule de visiteurs tandis que les hauts parleurs déversent des flots de décibels qui nous déchirent les tympans. Au milieu de cette foule la recherche d'un hébergement est compliquée car la plupart des hôtels affichent complet. Heureusement, à force d'insistance, nous dénichons « LA » chambre disponible. La nuit sera aussi agitée que le jour entre les musiciens et les conducteurs de voitures aux pots d'échappement percés qui semblent confondre les rues de la ville avec un circuit automobile.
14 février
Lever matinal pour rejoindre Puerto Bandera, port de départ des bateaux qui naviguent sur le lago Argentino. Dans l'air frais et limpide le lac est comme un immense miroir bleu d'azur au milieu de la pampa dorée. Nous voilà partis pour une journée de navigation au pied de ces impressionnants fleuves de glace de plusieurs dizaines de kilomètres descendant du Campo de hielo Sur. Ce champ de glace d'une longueur de plus de 300 kilomètres alimente des dizaines de langues glaciaires dont la majeure partie est inaccessible, Le catamaran file à vive allure vers l'étroit chenal conduisant au glacier Upsala, L'entrée du chenal est encombrée de nombreux icebergs qui interdisent d'accéder plus avant. Sous le crépitement permanent des appareils photo le bateau louvoie entre les icebergs aux formes tourmentées et à l'apparence hésitant entre le blanc parfait et la transparence du cristal: spectacle fascinant. La navigation se poursuit en direction du front du glacier Spegazzini dont la barrière de séracs s'avance dans le lac en formant une muraille de plus de 50 à 100 mètres de haut. Deux des glaciers prévus habituellement étant inaccessibles à cause des icebergs le catamaran se dirige vers le front de l'incontournable Perito Moreno: gigantesque, spectaculaire, fabuleux, tous les superlatifs ne suffisent pas à décrire cette muraille vivante qui progresse inexorablement dans le lac et les bateaux paraissent bien minuscules au pied de cette masse de glace. Les coups de tonnerre provoqués par l'effondrement de blocs de glace éclatent à intervalle régulier pendant que chacun retient son souffle en guettant les morceaux qui terminent leur chute dans le lac en se brisant dans un nuage poudreux. D'une longueur de 30 kilomètres, ce célèbre glacier progresse de 2 mètres par jour.
15 février
C'est un immense ciel bleu qui nous accompagne alors que nous reprenons la route 40 vers le sud. La visibilité sur les lointains est incroyable, sans un soupçon de brume et, après une longue montée vers un plateau désertique, grâce à un ciel d'une pureté exceptionnelle nous bénéficions d'une vision panoramique sur une multitude de sommets de la chaîne andine depuis le Fitz Roy jusqu'à l'extrêmité sud du Campo de hielo. Après quelques kilomètres, en arrière plan de ce plateau aux rares herbes rases et dorées se profile le massif enneigé de Torres del Paine avec ses fameuses tours. Avant de rejoindre la frontière chilienne la route traverse la ville industrielle et sans charme de Rio Turbio. Peu après, l'arrivée à Puerto Natales est un enchantement devant le fjord Ultima Esperanza qui brille de tous ses feux sous le doux soleil estival accompagné d'une légère brise.
16 février
Nous avons du mal à croire en une telle chance devant cette aube si paisible que les sommets enneigés se reflètent dans l'eau bleu métallique du fjord. Les seules ondulations sont provoquées par le sillage de cygnes à col noir qui glissent silencieusement près du bord: l'atmosphère est limpide, à retenir son souffle pour profiter d'une telle quiétude. C'est par la porte d'entrée Serrano que nous rejoignons le parc de Torres del Paine. Nous avions rapidement visité ce parc il y a 6 ans dans une ambiance beaucoup plus hivernale et depuis nous n'avions de cesse d'y retourner pour le découvrir plus en profondeur. Tout au long de la piste les sommets alourdis par la neige se détachent sur un ciel étonnamment pur. Les lacs éclatent de couleur et sont légèrement irisés par une fraîche brise. Une courte marche vers le mirador du lago Grey offre un superbe panorama vers la langue du glacier Grey et les petits icebergs qui dérivent lentement vers une fin certaine. La piste serpente de vallons en lacs et, sans arrêt, au détour d'un virage ou d'une côte un nouveau point de vue apparaît: dans toutes les directions ce ne sont que lacs merveilleux, arêtes neigeuse effilées, parois rocheuses vertigineuses et aussi prairies desséchées dans lesquelles quelques rares guanacos cherchent leur pitance. La journée se termine au refuge de Las Torres au pied des célèbres tours du Paine.
17 février
Le soleil levant fait rosir les fameuses tours et la journée s'annonce propice à une longue randonnée qui nous permettra de nous rapprocher de celles-ci. Le sentier suit d'abord une longue vallée boisée et encaissée sans grande visibilité avant de bifurquer sur la raide moraine laissée par les glaciers. La marche devient alors plus rude dans ce terrain abrupt de sable et de blocs. Mais, cet effort (1145 m de dénivellation) est récompensé à l'arrivée par la découverte brutale des faces lisses des Torres plongeant telles un toboggan géant dans un lac circulaire enserré dans son écrin de pierres. Quelques petites nuées d'altitude vont venir narguer ces géants de pierre, d'abord timidement puis petit à petit elles vont les recouvrir d'une chape grise qui va marquer l'heure du retour au refuge.
18 février
La bruine annoncée par les nuées d'hier s'est installée. Nous reprenons la piste pour rejoindre le lac Pehoe où le bateau doit nous permettre de traverser vers le lodge Paine Grande. En attendant, nous décidons d'une petite marche vers la Salto Grande et, ensuite, le long du lac Nordenskjold. Le soleil fait des efforts pour percer quelques nuages et diffuse une lumière fragile qui éclaire les touffes de buisson et les herbes d'une palette de couleurs s'étalant du jaune au vert. Bien qu'arrivés à l'embarcadère 20 minutes avant l'heure nous découvrons une file impressionnante de voyageurs qui nous fait craindre de ne pas pouvoir embarquer: effectivement, le bateau est plein et il nous faudra attendre qu'une rotation supplémentaire soit mise en place pour embarquer 1 h plus tard. Après avoir déposé nos bagages dans le lodge à l'intérieur chaleureux nous partons marcher vers le lac Skottsberg en espérant un effort des nuages pour qu'ils nous laissent apercevoir les sommets qui entourent la valle del Frances. Les sommets resteront timidement cachés mais, tout à coup, à l'écart du chemin dans une clairière un huemul aux larges oreilles broute tranquillement. C'est une rencontre rare et nous passons un long moment à l'observer avec nos jumelles avant de retourner profiter de la chaleur du lodge.
19 février
L'attente du bateau est égayée par l'observation d'un couple de caïquen et des 5 petits qui batifolent tranquillement au bord du lac sans être le moins du monde perturbés par les va et vient des nombreux photographes. Le mâle prend ses aises dans l'eau tandis que la femelle juchée sur une butte surveille attentivement sa progéniture. La traversée en bateau est l'occasion de s'émouvoir une nouvelle fois des reflets lumineux qui viennent souligner la surface de l'eau. Une fois la voiture retrouvée nous empruntons la route qui mène à la laguna Azul: au passage le long de la curieuse Salto Paine l'eau dévale d'immenses gradins avec fracas et bouillonnements. Les troupeaux de guanacos envahissent, par endroits la route, et c'est un régal de les voir courir, sauter et gambader de part et d'autre dans des jeux interminables. Une fois le parc quitté la large pampa reprend ses droits. A Cerro Castillo il est possible de faire le plein de souvenirs, mais surtout d'essence. Encore faut-il trouver la station service, cachée au fond du village dans une petite cabane en bois; reste ensuite à chercher la pompiste qui viendra ouvrir la petite trappe par laquelle le pistolet jaillira !!! Le retour vers El Calafate est un peu monotone sous le ciel gris qui déteint sur la pampa et en a effacé toutes les couleurs.
20 février
Avant de restituer la voiture nous souhaitons voir une nouvelle fois le glacier Perito Moreno, cette fois depuis la terre, d'autant plus, qu'à nouveau, le temps est redevenu beau et qu'aucun nuage ne vient troubler le ciel. Une arrivée relativement matinale nous permet d'éviter la cohue de ce haut lieu touristique et d'arpenter tranquillement les passerelles qui dominent l'impressionnant fleuve de glace. C'est un belvédère extraordinaire sur cette muraille de séracs qui avance inexorablement vers la rive et qui, régulièrement, isole les 2 parties du lac. C'est un spectacle grandiose, visuel, mais aussi sonore avec les grondements, les craquements, les coups de tonnerre provoqués régulièrement par les déformations de ce glacier vivant. Nous resterions des heures tellement nous sommes fascinés. Malheureusement, nous devons interrompre notre contemplation car nous avons rendez-vous avec le loueur qui vient récupérer la voiture. El Calafate est beaucoup plus calme que la semaine précédente et nous pouvons arpenter paisiblement les rues pour quelques courses et acheter nos billets de bus pour Ushuaia.
21 février
Lever très matinal pour rejoindre la gare routière car notre bus part à 3h00. Les fauteuils « semi cama » sont suffisamment confortables pour poursuivre notre nuit jusqu'à l'arrivée à 7h30 à Rio Gallegos. Nous devrons attendre 2h avant de repartir dans le bus qui va nous mener à Ushuaia. La frontière chilienne est rapidement atteinte, mais une longue attente va alors commencer avec les contrôles de passeports, les multiples coups de tampon, puis ensuite les contrôles de tous les bagages qu'il faut descendre 1 par 1 du bus, avec, en plus, des files d'attente assez mal organisées. 2 heures seront donc nécessaires pour accomplir toutes ces formalités qui semblent héritées d'une vieille bureaucratie et dont l'efficacité laisse perplexe, , , Enfin, le bus repart et bientôt le mythique détroit de Magellan est en vue: le ciel, la terre la mer se confondent dans une ambiance brumeuse et humide. Durant la courte traversée, des dauphins se donnent en spectacle autour du ferry devant les passagers curieux. Bientôt, la Terre de feu se profile telle un mince trait barrant l'horizon. Au milieu de grasses prairies vertes une multitude de cours d'eau se déploient en interminables méandres. Les nombreux troupeaux de vaches ou de moutons paissent tranquillement insensibles à l'atmosphère saturée d'humidité. Aucun arbre, aucune butte ne se profile à l'horizon de ce paysage estompé par les vitres embuées du bus. Pour rejoindre Ushuaia il faut à nouveau franchir la frontière entre Chili et Argentine. Le poste de douane semble éloigné de toute vie, mais cette fois les formalités sont rapidement évacuées. La ville de Rio Grande avec ses rues luisantes sous la faible lueur des réverbères donne déjà une impression de bout du monde après toutes ces heures de voyage, Malgré l'obscurité, le changement de paysage est perceptible; quelques arbres décharnés font d'abord leur apparition, puis, peu à peu, les reliefs prennent de la vigueur et la route s'élève dans une longue vallée jusqu'au paso Garibaldi. Semblant presser d'arriver le conducteur enchaîne les virages de la descente sur Ushuaia avec la dextérité d'un Fangio. Après 19h de voyage nous sommes enfin arrivés au « bout du monde » qu'il nous tarde de découvrir.
22 février
C'est dans une ambiance très « nordique » que nous découvrons Ushuaia avec ses maisons colorées au bord du canal de Beagle sur fond de sommets et de glaciers, et un ciel gris qui semble se confondre avec la mer. La présence de nombreux touristes de tous les pays se manifeste par les multiples boutiques de souvenirs et les stands qui proposent des promenades en bateau sur le canal. Autre « attraction » incontournable: le panneau « fin del mundo » devant lequel chacun se doit de se faire photographier.
L'après midi, pressentant quelques éclaircies nous décidons de découvrir le glacier Martial qui domine la ville. Quelques minutes de taxi, une montée en télésiège et une petite marche au flanc de la montagne mènent à un belvédère dominant la ville. Le soleil jouant entre les nuages dispense une belle lumière rasante qui redonne des couleurs à la mer.
23 février
Le ciel bas ne nous arrête pas pour visiter le parc Tierra del Fuego, situé à quelques kilomètres d'Ushuaia. La route traverse d'épaisses forêts sombres et profondes, à l'aspect austère malgré les lacs qui les parsèment.
C'est à l'extrémité de la profonde baie de Lapataia que la route N° 3 trouve son terme après quelques milliers de kilomètres depuis Buenos Aires. Plusieurs sentiers permettent d'accéder à pied vers des belvédères ainsi qu'à une zone de tourbières et un barrage de castors. La bruine persistante donne aux arbres enrubannés de lichens un air fantomatique. En début d'après midi, quelques minutes suffiront pour que le soleil, assisté d'une bise fraîche, dissipe les nuages et nous permette de découvrir la baie Ensenada sous un jour très riant. Le sentier littoral se promène le long de petites criques bordées de prairies à l'herbe verte rutilante. Au retour en ville, une surprise nous attend: les pompes à essence ferment les unes après les autres car le ravitaillement n'est pas arrivé à temps. Nous devons donc rendre la voiture de location sans remettre le réservoir à niveau, ce qui nous vaudra une négociation un peu pénible avec le loueur qui voulait nous facturer les litres manquants à un tarif prohibitif.
24 février
C'est sur un bateau à taille humaine (une trentaine de places) que nous embarquons pour un voyage de 4 heures sur le canal de Beagle. Une fois l'abri du port quitté, la mer aux crêtes blanches malgré un vent modéré nous laisse deviner sa violence les jours de tempête...Quelques albatros au vol majestueux ainsi que des pétrels viennent planer autour du bateau. Les « hauts » sommets de la Terre de Feu apparaissent: la calotte neigeuse imposante du Cerro Italia au Chili fait pendant aux aiguilles effilées du Cerro Olivia en Argentine. Sur les ilots isolés, quelques loups de mer patauds se prélassent sur les rochers au milieu des escadrilles de cormorans au vol rasant. Une courte marche sur l'île Bridges fouettée par le vent laisse pressentir la vie rude que menaient les premiers habitants de ces contrées vraiment inhospitalières. La recherche de quelques souvenirs occupera le reste de la journée.
25 février
Il nous faut profiter d'un dernier coup d'oeil vers ce bout du monde qui fait tant rêver pour tenter d'en conserver toutes les images avant de reprendre l'avion qui nous emmène vers Buenos Aires. Vite, nous jetons un dernier regard après le décollage vers cette Terre de Feu et ces impressionnants massifs montagneux si sauvages avant de nous enfoncer la ouate nuageuse.
26 février
Après la fraîcheur de Patagonie, nous retrouvons une douce chaleur estivale à Buenos Aires et nous poursuivons notre découverte vers le quartier de La Boca et son célèbre Caminito, « rue musée » avec ses maisons tellement rénovées qu'elles semblent sorties tout droit d'un décor. C'est encore l'occasion de profiter du spectacle de quelques danseurs de tango devant les terrasses des restaurants. Mais l'agitation et le bruit de la ville nous sont un peu pénibles après toutes ces journées de grands espaces sauvages et nous trouvons refuge dans la quiétude d'un parc pour savourer tranquillement nos derniers instants de vacances.
27 février
Cette fois, il nous faut reprendre le chemin de l'aéroport, quitter difficilement ce pays avec encore l'envie d'y revenir pour d'autres futures découvertes.
La Patagonie, véritable « bout du monde » est partagée entre Chili et Argentine de part et d'autre de la cordillère des Andes. L'ouest (Chili) est soumis à d'importantes précipitations permettant à la forêt australe dense de se développer sur une étroite bande de terre déchiquetée par les fjords. Sur le versant est de la cordillère (Argentine), au contraire, les précipitations sont faibles et c'est une pampa semi aride qui prédomine.
Pour voir les photos: http://mjpgouret.free.fr/patagonie/patagonie.html
30 et 31 janvier
Buenos Aires, 9 heures du matin, un peu étourdis mais avides de découverte nous comprenons rapidement que les pulls et autres vêtements chauds peuvent être rangés dans la valise, au moins pour quelques jours. Les formalités de police rapidement expédiées, l’ensemble des bagages récupérés, il ne nous reste plus qu’à essayer de déchiffrer les dizaines de panonceaux qui s’emmêlent les uns aux autres dans le hall d’arrivée pour trouver notre taxi. Une dizaine de minutes plus tard, tranquillement installés dans la voiture, nous découvrons la haie d’immeubles de tous styles qui bordent l’autoroute: de petites constructions de parpaings ou de briques inachevées côtoient des tours modernes qui semblent les écraser de leur masse. Nous rejoignons rapidement le centre ville et le quartier San Telmo où nous avons réservé par internet une chambre quelques jours auparavant. Muriel et Tom nous y attendent: c’est une grande joie de les retrouver rayonnants, bronzés et amincis par leur long périple cycliste en Amérique latine (http://www.tometmu.blogspot.com). Arrivés depuis quelques jours à Buenos Aires ils vont nous faire humer l'atmosphère et le charme de cette métropole: les grandes avenues rectilignes bordées de luxueux commerces du centre, les rues tranquilles de San Telmo qui s'animent à l'occasion du marché dominical, les grands parcs paisibles de Retiro et Palermo, les quais rénovés sous le regard hautain des immeubles aux formes futuristes de Puerto Madero et, enfin, la milonga sur la place Dorrango où d’élégants danseurs de tango aux visages fiers et impassibles prennent un plaisir certain à danser et même à enseigner quelques rudiments aux touristes maladroits qui les admirent.
1er février
Soleil et vent sont au rendez vous à l’atterrissage à Bariloche: la Patagonie a revêtu ses plus beaux atours pour notre arrivée. Il nous tarde maintenant de prendre la route à la découverte de la région des lacs. Après avoir récupéré le véhicule de location nous nous dirigeons rapidement vers Villa la Angostura en longeant le lac Nahuel Huapi dont la surface d’un bleu azur intense est ridée par la crête blanche des vagues. En arrière plan les sommets enneigés paraissent à portée de main bien qu’ils soient à plusieurs dizaines de kilomètres: déjà, l'impression de grands espaces et l’immensité des paysages sont palpables. La saison touristique bat son plein à Villa la Angostura, mais les personnels, particulièrement efficaces, de l’office du tourisme nous procurent la liste des hébergements effectivement disponibles, ce qui nous permet de trouver rapidement une chambre.
2 février
Le soleil étant toujours au rendez-vous nous parcourons la route dite « des 7 lacs » qui, au travers de vastes forêts, offre des perspectives variées sur la multitude de lacs de la région. Le vent joue à cache cache entre les vallées et la surface de l'eau, généralement lisse comme un miroir à l'aube, s'irise sous la caresse du vent qui s'installe dans la journée. La route du retour vers le Paso Cordoba présente un caractère bien différent avec ses larges pentes arides sur lesquelles ont poussé de nombreuses « dents » rocheuses au milieu d'une végétation plus éparse. A Confluencia, le soleil de fin d’après-midi commence à renforcer les couleurs des parois rocheuses de la Valle Encantado, mais la route encore longue ne nous permet qu’une pause limitée. La piste de Villa Traful est étroite, sinueuse et bosselée à souhait, mais la vision du lago Traful baigné d’une lumière métallique sous le soleil déclinant vaut bien quelques secousses…
3 février
Toute la nuit la pluie a tintinnabulé sur le toit de la chambre. Au réveil, le ciel toujours bas et gris, les bourrasques de vent et de pluie nous rappellent que la réputation du climat patagon n’est pas surfaite. Mais, l’espoir revient vite avec quelques déchirures dans les nuages que nous scrutons avec attention. Au programme de la journée, découverte du rio Limay et de la Valle Encantado avant de partir vers le sud. Au fur et à mesure de notre route les éclaircies de plus en plus nombreuses découvrent des sommets poudrés de neige fraîche brillant d’un éclat particulier sous le soleil filtrant au travers des nuages. La luminosité est exceptionnelle et l’imposant rio Limay charrie tranquillement ses eaux d’un bleu profond au pied des pitons sculptés par le vent de la Valle Encantado. Un arrêt s’impose pour découvrir Villa Lanquin, petit village isolé par le rio, aux rues poussiéreuses et accessible uniquement par une passerelle suspendue agitée par le vent ou par un traversier pour les voitures. Le temps nous manque pour prolonger notre découverte et nous reprenons donc la route vers le sud en direction de Bariloche. Une courte halte permet de découvrir le « centro civico », petite place entourée de maisons en pierres taillées et en bois qui nous transporte en Allemagne ou en Suisse, tel un décor de cinéma. Même le Saint Bernard à l'allure de grosse peluche pour enfant n'a pas été oublié ! Il est temps maintenant de découvrir la mythique Route 40: c'est la route la plus longue d'Argentine qu'elle traverse du nord au sud parallèlement à la cordillère des Andes depuis la frontière bolivienne jusqu'au détroit de Magellan. Le trajet vers El Bolson est vite avalé, d'autant plus que le ciel s'est laissé envahir de nuages qui engloutissent les montagnes environnantes. El Bolson nous replonge dans une atmosphère des années 60/70 avec ses grosses (voitures) américaines conduites par des hippies aux longs cheveux semblant sortis tout droit d'un film américain. Les façades richement colorées des commerces ajoutent à ce voyage dans le temps.
4 février
Le mirador del Azul est à quelques tours de roue du centre ville. Malheureusement le ciel couvert ne nous laisse qu'imaginer les profondes vallées qui s'infiltrent au c��ur des hauts sommets de la cordillère. Au pied du mirador, le rio Azul serpente au milieu d'une large vallée verdoyante et fertile. Avant de poursuivre notre route nous parcourons le marché artisanal où les artisans et cultivateurs locaux présentent leurs produits. La route 40 vers Esquel nous transporte sur de vastes plateaux aux longues ondulations. Le soleil revenu éclaire la pampa d'une chaude lumière dorée. La ville d'Esquel quadrillée par de larges avenues apparaît très calme en ce début d'après midi et nous poursuivons notre route jusque Trevelin, village à l'allure tout aussi endormie.
5 février
Notre itinéraire quitte maintenant provisoirement la route 40 pour rejoindre une autre route mythique: la Carretera Austral au Chili. Le passage de la frontière aurait été très rapide si nous n'avions oublié de faire tamponner notre autorisation de sortie du véhicule ce qui nous a imposé un aller retour entre la douane chilienne et argentine, heureusement peu éloignées. Le contraste entre le versant argentin aux vastes pampas et le versant chilien aux raides pentes boisées et verdoyantes est saisissant. Le ciel, lui aussi change d'aspect: la lumière éclatante du versant argentin cède la place à un éclairage tamisé par les brumes qui s'effilochent sur les sommets. Après la frontière une belle route goudronnée mène rapidement à Futaleufu, premier village chilien aux typiques maisons en bois colorées. Le « ripio » succède au goudron et la piste sinueuse s'accroche au bord de rivières tumultueuses aux eaux de couleur émeraude. Les kayakistes et rafteurs peuvent s'en donner à cœur joie en dévalant ces rapides.
C'est à Villa Santa Lucia que nous rejoignons la Carretera Austral qui s'enfonce dans une profonde vallée, aux pentes dégoulinant de cascades creusant leur sillon au milieu d'une abondante végétation avant d'alimenter de puissantes rivières qui frayent lentement leur chemin vers la mer. Gigantesque projet destiné à asseoir la souveraineté du Chili sur cette région enclavée, les travaux de construction de cette route ont débuté en 1976 pour se terminer en 2000 vers Villa O'Higgins, Petit à petit les nuages nous cernent, la pluie nous confine dans notre voiture et l'horizon se referme derrière les vitres embuées. Arrêt obligatoire à La Junta pour faire le plein de carburant: les habitants vaquent tranquillement à leurs occupations sans être perturbés par cette pluie persistante. Tout au long de cette piste l'impression d'isolement est atténuée par la présence régulière de petites maisons basses dont la cheminée fumante et quelques poules ou canards attestent d'une activité permanente. Perdu au fond d'un profond fjord le village de Puyuhuapi offre une escale agréable: quelques bateaux de pêcheurs et des habitations aux façades colorées apportent des notes de fantaisie dans cette ambiance rude. Quelques enfants au bord de l'eau, des pêcheurs à la ligne, quelques passants, c'est la vie qui s'écoule paisiblement dans ce lieu reculé, un peu hors du temps et du monde.
6 février
Pluie le soir, pluie la nuit, pluie le matin, ainsi va le climat dans cette région blottie au pied de la cordillère qui capte toutes les perturbations que l'océan Pacifique ne cesse d'envoyer. La mer, les forêts, les montagnes s'entremêlent dans un camaïeu aux tons gris et vert. La piste fraye son chemin, tantôt au milieu d'une végétation exubérante, tantôt coincée entre des falaises verticales et le fjord ou encore dans le lit des larges fleuves qui occupent toutes les vallées. Au milieu de ces grands arbres envahis de lichens suintant et de ces innombrables cascades dévalant d'abruptes parois la sensation d'isolement est grande. La promesse d'une courte éclaircie nous décide à visiter le parc Queulat pour tenter d'apercevoir son glacier suspendu: une rapide marche dans la forêt vers un mirador permet de distinguer entre les brumes le front du glacier perché au dessus d'une falaise verticale et entouré d'une multitude de cascades qui viennent alimenter un torrent bouillonnant. Après quelques heures de route apparaît le petit village de Villa Amengual aux minuscules maisons blotties au creux d'un vaste cirque montagneux qu'on devine au gré de la fantaisie des nuages. La piste cède ensuite la place à une superbe route goudronnée tandis que les nuages se déchirent laissant passer les rayons du soleil rasant qui exalte le vert profond des prés et fait briller de mille feux l'écume des rivières: ces lumières magiques et fugitives sont comme un superbe cadeau du ciel qu'il faut saisir dans l'instant. Le paysage change ensuite d'aspect car la route quitte les profondes vallées pour remonter sur un vaste plateau dominant Coyhaique, ville confortablement installée au fond d'une cuvette baignée par la lumière de cette fin de journée.
7 février
La lumière matinale laisse augurer une belle journée dans une ambiance très différente de la veille: les vallées encaissées et verdoyantes cèdent la place à de hauts plateaux vallonnés aux herbes rousses parsemés de multiples monticules noirs d'origine volcanique. Les larges vallées permettent de découvrir de vastes massifs montagneux aux aiguilles acérées perçant de larges champs glaciaires. Le soleil qui s'insinue entre les nuages éclaire le paysage avec une exceptionnelle vigueur. Au fur et à mesure de la progression les paysages sont très changeants: larges fleuves étalés, marécages, forêts de bois mort aux formes torturées, calottes glaciaires immaculées puis, enfin, le lago General Carrera aux eaux tour à tour turquoise, émeraude ou grise selon les caprices de la lumière. Le lago Carrera, partagé entre Chili et Argentine a une surface de 1850 km2 et c'est le deuxième lac d'Amérique du sud, Puerto Bertrand, village endormi au bord de l'eau, sera notre dernière étape sur la Carretera.
8 février
La piste vers Chile Chico offre d'innombrables points de vue sur l'immense lago Carrera. Les caprices du soleil nous offrent, comme la veille, une variété d'éclairages d'une richesse incroyable et nous invite à d'incessantes pauses photographiques. Mais ces instants sont parfois si fugitifs qu'il est difficile de les capter. Petit à petit, l'évolution du climat se traduit par une végétation de plus en plus rase et sèche. Le contraste est surprenant entre les plateaux aux herbes rousses ondulant sous le vent, le lac aux eaux turquoise et la succession de hauts sommets enneigés qui occupent tout l'horizon. Chile Chico étale ses rues quadrillées en bordure du lac sous un soleil puissant qui adoucit la morsure du vent. L'Argentine et ses pampas à perte de vue sont toutes proches. En quelques kilomètres le décor change brutalement: devant nous le bitume défile vite vers un horizon qui semble inaccessible, derrière la cordillère n'est plus qu'une lointaine bosse et au milieu de nulle part surgit tout à coup la ville de Perito Moreno, ville sans charme, déserte en ce milieu d'après-midi.
9 février
Tôt le matin, le vent balaye déjà les rues de Perito Moreno et nous accompagnera toute la journée, évacuant au passage les rares nuages. Nous retrouvons rapidement la route 40 et son « ripio » avec ses passages de tôle ondulée et ses nids de poule. Seules quelques collines de terre ocre ou jaune rompent la monotonie de la pampa désertique. De rares estancias sont installées au creux de vallons humides dans lesquels paissent les troupeaux. S'il n'y avait le long chantier de construction d'une nouvelle route le sentiment d'isolement serait complet. Quelques kilomètres avant Baja Caracoles une piste mène à la Cueva de las Manos. Au milieu de cette immensité désertique seuls poussent de rares buissons épineux de calafates. Quelques troupeaux de guanacos s'enfuient rapidement à notre approche, sans doute étonnés de la présence de cette étrange engin qui se déplace dans un nuage de poussière...La piste se termine au bord des gorges du rio Pinturas aux superbes parois rocheuses rougeoyantes. Au fond du canyon coule un mince filet d'eau cerné d'un long ruban de verdure. Les parois abritent des peintures rupestres datant, pour certaines, de 13000 ans dans un excellent état de conservation. Empreintes de mains (gauche essentiellement), mais aussi représentations de guanacos, de nandous, scènes de chasse ou formes plus ésotériques décorent la base de la paroi sur plusieurs centaines de mètres. Après cette visite fort intéressante, retour à Baja Caracoles, village dont la principale attraction est la station service, halte obligée avant de poursuivre la route vers le sud. La pampa devient de plus en plus désertique, le ciel bleu azur de plus en plus vaste et la piste de plus en plus monotone. Les rares voitures s'annoncent plusieurs kilomètres à l'avance grâce au nuage de poussière que le vent violent disperse. La fin de la journée approche sans qu'aucune possibilité d'hébergement n'apparaisse: nous poursuivons donc notre route en direction de la ville de Gregores lorsqu'un panneau annonce « estancia turistica Santa Thelma ». Nous y sommes accueillis par une jeune femme qui nous apprendra rapidement qu'elle est française et qu'avec son mari, cavalier passionné des grands espaces de la Patagonie, ils vivent une partie de l'année dans cette estancia. Le soleil déclinant dans un ciel sans nuage nous offrira un superbe spectacle.
10 février
Après avoir évoqué longuement la rude vie des gauchos avec notre hôte il faut bien reprendre la piste pour une nouvelle journée de voyage dans cette interminable pampa. Le vent est d'une violence rare, imposant au conducteur de tenir fermement le volant et dissuadant, même, parfois toute tentative d'ouverture des portes de la voiture. De rares buissons d'épineux parsèment un sol poussiéreux et caillouteux tandis que le ciel bleu d'azur s'étire à l'infini. Après un ravitaillement en carburant à Tres Lagos nous retrouvons la route goudronnée qui file en direction des Andes encapuchonnées dans une épaisse couche de gros nuages menaçants. A proximité d'El Chalten, en quelques kilomètres le soleil ardent cède la place à une grisaille humide de mauvais augure pour les prochaines journées où nous prévoyons d'aller randonner.
11 février
Pas très optimistes sur la météo nous jetons quand même un oeil sur le ciel au lever du jour et, à notre grande surprise, les nuages se sont évaporés et entre 2 toits la paroi rougeoyante du Fitz Roy apparaît. Plus haut sommet de la région, le cerro Fitz Roy (encore appelé Chalten en mapuche, « sommet qui fume » à cause des nuages très fréquents) est réputé pour la difficulté de son ascension, Craignant que l'éclaircie ne dure pas très longtemps, en quelques minutes nous sommes dehors, un peu frigorifiés, pour graver dans nos appareils photo les chaudes couleurs de l'aube. Il est temps de préparer nos sacs à dos et de partir vers le pied de ces montagnes imposantes. Bien que la dénivellation ne soit pas très importante (environ 1000 mètres) l'approche de ces sommets est longue et il nous faudra 4 heures pour atteindre notre but: la laguna de los Tres. Tout au long de la montée le panorama s'élargit sur ce massif montagneux où abondent de vertigineuses aiguilles de roc et des glaciers à la blancheur immaculée. De la moraine surplombant la laguna de los Tres le spectacle est fascinant et nous resterions bien là des heures pour observer les immenses parois verticales compactes surmontées de monstrueuses corniches ainsi que les séracs d'un bleu translucide qui se détachent sur un ciel d'une pureté absolue. Cadeau suprême de la nature: le vent est absent et le soleil nous chauffe agréablement. Au retour, pour prolonger le plaisir de la marche nous empruntons le chemin vers la laguna Capri dont les eaux aussi bleues que le ciel contrastent avec le vert étincelant des forêts avoisinantes.
12 février
Nous rêvions d'une seconde journée sans nuage, mais la Patagonie nous rappelle qu'ici le ciel bleu est un cadeau inestimable dont il ne faut pas abuser. De la piste qui rejoint le lago del Desierto la vision du sommet du Fitz Roy qui tente de résister vaillamment aux nuages qui cherchent à l'engloutir est encore un enchantement. Frayant son chemin entre les nuées, le soleil surgit derrière une arête, éclaire un morceau de sérac avant de diriger ses rayons vers un pré dont les herbes brillent avec éclat. C'est presque un jeu de chercher à saisir ces lumières si fugitives. La randonnée du jour sera courte pour atteindre la laguna Huemul. La marche est très agréable sur un sol souple au travers d'une lumineuse forêt de lengas, arbre caractéristique de ces zones d'anciennes moraines. Du lac, la vue vers les calottes glaciaires de la région est un peu estompée par les brumes mais la cascade de séracs qui se répand sous le glacier nous laisse une fois de plus admiratifs.
13 février
Cette fois, les nuages s'agglutinent autour des sommets et notre tentative pour apercevoir le Cerro Torre et son fameux champignon de glace n'est pas couronnée de succès. Quelques gouttes de pluie menaçantes nous font même accélérer notre descente vers El Chalten. Nous repartons donc rapidement vers la pampa, ses herbes sèches, son vent et son soleil qui refait rapidement son apparition dès que la cordillère s'éloigne. Les kilomètres défilent rapidement sur cette large route goudronnée et nous atteignons rapidement El Calafate. C'est jour de fête et les rues grouillent d'une foule de visiteurs tandis que les hauts parleurs déversent des flots de décibels qui nous déchirent les tympans. Au milieu de cette foule la recherche d'un hébergement est compliquée car la plupart des hôtels affichent complet. Heureusement, à force d'insistance, nous dénichons « LA » chambre disponible. La nuit sera aussi agitée que le jour entre les musiciens et les conducteurs de voitures aux pots d'échappement percés qui semblent confondre les rues de la ville avec un circuit automobile.
14 février
Lever matinal pour rejoindre Puerto Bandera, port de départ des bateaux qui naviguent sur le lago Argentino. Dans l'air frais et limpide le lac est comme un immense miroir bleu d'azur au milieu de la pampa dorée. Nous voilà partis pour une journée de navigation au pied de ces impressionnants fleuves de glace de plusieurs dizaines de kilomètres descendant du Campo de hielo Sur. Ce champ de glace d'une longueur de plus de 300 kilomètres alimente des dizaines de langues glaciaires dont la majeure partie est inaccessible, Le catamaran file à vive allure vers l'étroit chenal conduisant au glacier Upsala, L'entrée du chenal est encombrée de nombreux icebergs qui interdisent d'accéder plus avant. Sous le crépitement permanent des appareils photo le bateau louvoie entre les icebergs aux formes tourmentées et à l'apparence hésitant entre le blanc parfait et la transparence du cristal: spectacle fascinant. La navigation se poursuit en direction du front du glacier Spegazzini dont la barrière de séracs s'avance dans le lac en formant une muraille de plus de 50 à 100 mètres de haut. Deux des glaciers prévus habituellement étant inaccessibles à cause des icebergs le catamaran se dirige vers le front de l'incontournable Perito Moreno: gigantesque, spectaculaire, fabuleux, tous les superlatifs ne suffisent pas à décrire cette muraille vivante qui progresse inexorablement dans le lac et les bateaux paraissent bien minuscules au pied de cette masse de glace. Les coups de tonnerre provoqués par l'effondrement de blocs de glace éclatent à intervalle régulier pendant que chacun retient son souffle en guettant les morceaux qui terminent leur chute dans le lac en se brisant dans un nuage poudreux. D'une longueur de 30 kilomètres, ce célèbre glacier progresse de 2 mètres par jour.
15 février
C'est un immense ciel bleu qui nous accompagne alors que nous reprenons la route 40 vers le sud. La visibilité sur les lointains est incroyable, sans un soupçon de brume et, après une longue montée vers un plateau désertique, grâce à un ciel d'une pureté exceptionnelle nous bénéficions d'une vision panoramique sur une multitude de sommets de la chaîne andine depuis le Fitz Roy jusqu'à l'extrêmité sud du Campo de hielo. Après quelques kilomètres, en arrière plan de ce plateau aux rares herbes rases et dorées se profile le massif enneigé de Torres del Paine avec ses fameuses tours. Avant de rejoindre la frontière chilienne la route traverse la ville industrielle et sans charme de Rio Turbio. Peu après, l'arrivée à Puerto Natales est un enchantement devant le fjord Ultima Esperanza qui brille de tous ses feux sous le doux soleil estival accompagné d'une légère brise.
16 février
Nous avons du mal à croire en une telle chance devant cette aube si paisible que les sommets enneigés se reflètent dans l'eau bleu métallique du fjord. Les seules ondulations sont provoquées par le sillage de cygnes à col noir qui glissent silencieusement près du bord: l'atmosphère est limpide, à retenir son souffle pour profiter d'une telle quiétude. C'est par la porte d'entrée Serrano que nous rejoignons le parc de Torres del Paine. Nous avions rapidement visité ce parc il y a 6 ans dans une ambiance beaucoup plus hivernale et depuis nous n'avions de cesse d'y retourner pour le découvrir plus en profondeur. Tout au long de la piste les sommets alourdis par la neige se détachent sur un ciel étonnamment pur. Les lacs éclatent de couleur et sont légèrement irisés par une fraîche brise. Une courte marche vers le mirador du lago Grey offre un superbe panorama vers la langue du glacier Grey et les petits icebergs qui dérivent lentement vers une fin certaine. La piste serpente de vallons en lacs et, sans arrêt, au détour d'un virage ou d'une côte un nouveau point de vue apparaît: dans toutes les directions ce ne sont que lacs merveilleux, arêtes neigeuse effilées, parois rocheuses vertigineuses et aussi prairies desséchées dans lesquelles quelques rares guanacos cherchent leur pitance. La journée se termine au refuge de Las Torres au pied des célèbres tours du Paine.
17 février
Le soleil levant fait rosir les fameuses tours et la journée s'annonce propice à une longue randonnée qui nous permettra de nous rapprocher de celles-ci. Le sentier suit d'abord une longue vallée boisée et encaissée sans grande visibilité avant de bifurquer sur la raide moraine laissée par les glaciers. La marche devient alors plus rude dans ce terrain abrupt de sable et de blocs. Mais, cet effort (1145 m de dénivellation) est récompensé à l'arrivée par la découverte brutale des faces lisses des Torres plongeant telles un toboggan géant dans un lac circulaire enserré dans son écrin de pierres. Quelques petites nuées d'altitude vont venir narguer ces géants de pierre, d'abord timidement puis petit à petit elles vont les recouvrir d'une chape grise qui va marquer l'heure du retour au refuge.
18 février
La bruine annoncée par les nuées d'hier s'est installée. Nous reprenons la piste pour rejoindre le lac Pehoe où le bateau doit nous permettre de traverser vers le lodge Paine Grande. En attendant, nous décidons d'une petite marche vers la Salto Grande et, ensuite, le long du lac Nordenskjold. Le soleil fait des efforts pour percer quelques nuages et diffuse une lumière fragile qui éclaire les touffes de buisson et les herbes d'une palette de couleurs s'étalant du jaune au vert. Bien qu'arrivés à l'embarcadère 20 minutes avant l'heure nous découvrons une file impressionnante de voyageurs qui nous fait craindre de ne pas pouvoir embarquer: effectivement, le bateau est plein et il nous faudra attendre qu'une rotation supplémentaire soit mise en place pour embarquer 1 h plus tard. Après avoir déposé nos bagages dans le lodge à l'intérieur chaleureux nous partons marcher vers le lac Skottsberg en espérant un effort des nuages pour qu'ils nous laissent apercevoir les sommets qui entourent la valle del Frances. Les sommets resteront timidement cachés mais, tout à coup, à l'écart du chemin dans une clairière un huemul aux larges oreilles broute tranquillement. C'est une rencontre rare et nous passons un long moment à l'observer avec nos jumelles avant de retourner profiter de la chaleur du lodge.
19 février
L'attente du bateau est égayée par l'observation d'un couple de caïquen et des 5 petits qui batifolent tranquillement au bord du lac sans être le moins du monde perturbés par les va et vient des nombreux photographes. Le mâle prend ses aises dans l'eau tandis que la femelle juchée sur une butte surveille attentivement sa progéniture. La traversée en bateau est l'occasion de s'émouvoir une nouvelle fois des reflets lumineux qui viennent souligner la surface de l'eau. Une fois la voiture retrouvée nous empruntons la route qui mène à la laguna Azul: au passage le long de la curieuse Salto Paine l'eau dévale d'immenses gradins avec fracas et bouillonnements. Les troupeaux de guanacos envahissent, par endroits la route, et c'est un régal de les voir courir, sauter et gambader de part et d'autre dans des jeux interminables. Une fois le parc quitté la large pampa reprend ses droits. A Cerro Castillo il est possible de faire le plein de souvenirs, mais surtout d'essence. Encore faut-il trouver la station service, cachée au fond du village dans une petite cabane en bois; reste ensuite à chercher la pompiste qui viendra ouvrir la petite trappe par laquelle le pistolet jaillira !!! Le retour vers El Calafate est un peu monotone sous le ciel gris qui déteint sur la pampa et en a effacé toutes les couleurs.
20 février
Avant de restituer la voiture nous souhaitons voir une nouvelle fois le glacier Perito Moreno, cette fois depuis la terre, d'autant plus, qu'à nouveau, le temps est redevenu beau et qu'aucun nuage ne vient troubler le ciel. Une arrivée relativement matinale nous permet d'éviter la cohue de ce haut lieu touristique et d'arpenter tranquillement les passerelles qui dominent l'impressionnant fleuve de glace. C'est un belvédère extraordinaire sur cette muraille de séracs qui avance inexorablement vers la rive et qui, régulièrement, isole les 2 parties du lac. C'est un spectacle grandiose, visuel, mais aussi sonore avec les grondements, les craquements, les coups de tonnerre provoqués régulièrement par les déformations de ce glacier vivant. Nous resterions des heures tellement nous sommes fascinés. Malheureusement, nous devons interrompre notre contemplation car nous avons rendez-vous avec le loueur qui vient récupérer la voiture. El Calafate est beaucoup plus calme que la semaine précédente et nous pouvons arpenter paisiblement les rues pour quelques courses et acheter nos billets de bus pour Ushuaia.
21 février
Lever très matinal pour rejoindre la gare routière car notre bus part à 3h00. Les fauteuils « semi cama » sont suffisamment confortables pour poursuivre notre nuit jusqu'à l'arrivée à 7h30 à Rio Gallegos. Nous devrons attendre 2h avant de repartir dans le bus qui va nous mener à Ushuaia. La frontière chilienne est rapidement atteinte, mais une longue attente va alors commencer avec les contrôles de passeports, les multiples coups de tampon, puis ensuite les contrôles de tous les bagages qu'il faut descendre 1 par 1 du bus, avec, en plus, des files d'attente assez mal organisées. 2 heures seront donc nécessaires pour accomplir toutes ces formalités qui semblent héritées d'une vieille bureaucratie et dont l'efficacité laisse perplexe, , , Enfin, le bus repart et bientôt le mythique détroit de Magellan est en vue: le ciel, la terre la mer se confondent dans une ambiance brumeuse et humide. Durant la courte traversée, des dauphins se donnent en spectacle autour du ferry devant les passagers curieux. Bientôt, la Terre de feu se profile telle un mince trait barrant l'horizon. Au milieu de grasses prairies vertes une multitude de cours d'eau se déploient en interminables méandres. Les nombreux troupeaux de vaches ou de moutons paissent tranquillement insensibles à l'atmosphère saturée d'humidité. Aucun arbre, aucune butte ne se profile à l'horizon de ce paysage estompé par les vitres embuées du bus. Pour rejoindre Ushuaia il faut à nouveau franchir la frontière entre Chili et Argentine. Le poste de douane semble éloigné de toute vie, mais cette fois les formalités sont rapidement évacuées. La ville de Rio Grande avec ses rues luisantes sous la faible lueur des réverbères donne déjà une impression de bout du monde après toutes ces heures de voyage, Malgré l'obscurité, le changement de paysage est perceptible; quelques arbres décharnés font d'abord leur apparition, puis, peu à peu, les reliefs prennent de la vigueur et la route s'élève dans une longue vallée jusqu'au paso Garibaldi. Semblant presser d'arriver le conducteur enchaîne les virages de la descente sur Ushuaia avec la dextérité d'un Fangio. Après 19h de voyage nous sommes enfin arrivés au « bout du monde » qu'il nous tarde de découvrir.
22 février
C'est dans une ambiance très « nordique » que nous découvrons Ushuaia avec ses maisons colorées au bord du canal de Beagle sur fond de sommets et de glaciers, et un ciel gris qui semble se confondre avec la mer. La présence de nombreux touristes de tous les pays se manifeste par les multiples boutiques de souvenirs et les stands qui proposent des promenades en bateau sur le canal. Autre « attraction » incontournable: le panneau « fin del mundo » devant lequel chacun se doit de se faire photographier.
L'après midi, pressentant quelques éclaircies nous décidons de découvrir le glacier Martial qui domine la ville. Quelques minutes de taxi, une montée en télésiège et une petite marche au flanc de la montagne mènent à un belvédère dominant la ville. Le soleil jouant entre les nuages dispense une belle lumière rasante qui redonne des couleurs à la mer.
23 février
Le ciel bas ne nous arrête pas pour visiter le parc Tierra del Fuego, situé à quelques kilomètres d'Ushuaia. La route traverse d'épaisses forêts sombres et profondes, à l'aspect austère malgré les lacs qui les parsèment.
C'est à l'extrémité de la profonde baie de Lapataia que la route N° 3 trouve son terme après quelques milliers de kilomètres depuis Buenos Aires. Plusieurs sentiers permettent d'accéder à pied vers des belvédères ainsi qu'à une zone de tourbières et un barrage de castors. La bruine persistante donne aux arbres enrubannés de lichens un air fantomatique. En début d'après midi, quelques minutes suffiront pour que le soleil, assisté d'une bise fraîche, dissipe les nuages et nous permette de découvrir la baie Ensenada sous un jour très riant. Le sentier littoral se promène le long de petites criques bordées de prairies à l'herbe verte rutilante. Au retour en ville, une surprise nous attend: les pompes à essence ferment les unes après les autres car le ravitaillement n'est pas arrivé à temps. Nous devons donc rendre la voiture de location sans remettre le réservoir à niveau, ce qui nous vaudra une négociation un peu pénible avec le loueur qui voulait nous facturer les litres manquants à un tarif prohibitif.
24 février
C'est sur un bateau à taille humaine (une trentaine de places) que nous embarquons pour un voyage de 4 heures sur le canal de Beagle. Une fois l'abri du port quitté, la mer aux crêtes blanches malgré un vent modéré nous laisse deviner sa violence les jours de tempête...Quelques albatros au vol majestueux ainsi que des pétrels viennent planer autour du bateau. Les « hauts » sommets de la Terre de Feu apparaissent: la calotte neigeuse imposante du Cerro Italia au Chili fait pendant aux aiguilles effilées du Cerro Olivia en Argentine. Sur les ilots isolés, quelques loups de mer patauds se prélassent sur les rochers au milieu des escadrilles de cormorans au vol rasant. Une courte marche sur l'île Bridges fouettée par le vent laisse pressentir la vie rude que menaient les premiers habitants de ces contrées vraiment inhospitalières. La recherche de quelques souvenirs occupera le reste de la journée.
25 février
Il nous faut profiter d'un dernier coup d'oeil vers ce bout du monde qui fait tant rêver pour tenter d'en conserver toutes les images avant de reprendre l'avion qui nous emmène vers Buenos Aires. Vite, nous jetons un dernier regard après le décollage vers cette Terre de Feu et ces impressionnants massifs montagneux si sauvages avant de nous enfoncer la ouate nuageuse.
26 février
Après la fraîcheur de Patagonie, nous retrouvons une douce chaleur estivale à Buenos Aires et nous poursuivons notre découverte vers le quartier de La Boca et son célèbre Caminito, « rue musée » avec ses maisons tellement rénovées qu'elles semblent sorties tout droit d'un décor. C'est encore l'occasion de profiter du spectacle de quelques danseurs de tango devant les terrasses des restaurants. Mais l'agitation et le bruit de la ville nous sont un peu pénibles après toutes ces journées de grands espaces sauvages et nous trouvons refuge dans la quiétude d'un parc pour savourer tranquillement nos derniers instants de vacances.
27 février
Cette fois, il nous faut reprendre le chemin de l'aéroport, quitter difficilement ce pays avec encore l'envie d'y revenir pour d'autres futures découvertes.
Amérique du Sud en 4X4 ou camping car, faut-il un carnet ATA? English translation pending
Bonjour à tous,
Suite à nos différentes démarches auprès des compagnies maritimes, certains nous parlent du carnet ATA ... La CCI et les douanes Françaises nous disent qu'il n'en faut pas.
Pour ceux qui partent ou qui reviennent (avec leur véhicule) d'Amérique du sud, qu'en est-il?
Merci et bonne semaine à tous
Suite à nos différentes démarches auprès des compagnies maritimes, certains nous parlent du carnet ATA ... La CCI et les douanes Françaises nous disent qu'il n'en faut pas.
Pour ceux qui partent ou qui reviennent (avec leur véhicule) d'Amérique du sud, qu'en est-il?
Merci et bonne semaine à tous
Tamponnement du passeport oublié à la frontière boliviano-argentine English translation pending
Bonjour a tous, j'ai un problème assez embêtant, j'ai passé lundi soir la frontière bolivienne entre Villazon et La Quiaca pour passer en Argentine. La frontière se passe a pied et personne ne vous dirige nulle part. Je me suis fait fouillé mon sac mais j'ai complètement oublié d'aller faire tamponner mon passeport et je m'en suis rendu compte qu'une fois dans le bus plusieurs heures apres. Du coup je n'ai ni le tampon de sortie de Bolivie ni le tampon d'entrée en Argentine. Autrement dit je suis officiellement en Bolivie et Illégalement en Argentine... Je ne sais pas trop quoi faire, aller a l'immigration me taper 5h de queue ou contacter directement l'ambassade Française ? Si quelqu'un a déjà été dans cette situation ou saurait comment m'aider merci d'avance.
PS : je suis actuellement a Cordoba et devrait etre a Buenos Aires vendredi.
PS : je suis actuellement a Cordoba et devrait etre a Buenos Aires vendredi.
Passeport non valide en cours de séjour au Pérou et en Argentine English translation pending
Bonjour,
J'ai acheté un billet d'avion (seulement l'aller) pour le Pérou, et je pars le 2 juin 2010. Pour acheter mon billet d'avion, j'ai donc rentré le numéro de ma carte d'identité et de mon passeport.
je vais rester 2 mois au pérou, et après je vais en Argentine jusqu'en mars 2011. Or, ma carte d'identité et mon passeport ne seront plus valides en février 2011.
Que dois-je faire: - Partir en Amérique du sud sans rien faire et déclarer mes papiers comme perdus pour pouvoir retourner en France en mars 2011
ou
- Faire refaire ma carte d'identité et mon passeport, sachant qu'ils sont toujours valides, et qu'ils sont écris sur mon billet d'avion...
Merci de m'aider!!!
Marie
J'ai acheté un billet d'avion (seulement l'aller) pour le Pérou, et je pars le 2 juin 2010. Pour acheter mon billet d'avion, j'ai donc rentré le numéro de ma carte d'identité et de mon passeport.
je vais rester 2 mois au pérou, et après je vais en Argentine jusqu'en mars 2011. Or, ma carte d'identité et mon passeport ne seront plus valides en février 2011.
Que dois-je faire: - Partir en Amérique du sud sans rien faire et déclarer mes papiers comme perdus pour pouvoir retourner en France en mars 2011
ou
- Faire refaire ma carte d'identité et mon passeport, sachant qu'ils sont toujours valides, et qu'ils sont écris sur mon billet d'avion...
Merci de m'aider!!!
Marie
Acheter un véhicule de type camping-car ou fourgon au Chili ou en Argentine? English translation pending
est il possible d'acheter un véhicule au chili ou en argentine sans avoir de lieu de résidence ?
j'ai appelé le consulat il me dise que ce n'est pas possible est ce que quelqu'un a une combine pour pouvoir acheter un véhicule là ba ???
si ce n'est pas possible combien coute le transport d'un petit fourgon de france en argentine ?
si ce n'est pas possible combien coute le transport d'un petit fourgon de france en argentine ?
Déménagement des cartons et effets personnels de France vers l'Amérique du Sud English translation pending
Salut à tous!
Est-ce que quelqu'un sait comment déménager des cartons d'effets personnels de France vers l'Amerique du sud (à bon prix évidemment)? Est-ce qu'il y aurait des sociétés avec lesquelles il serait possible de prendre le bateau avec les affaires?
Merci!
Marianne
Est-ce que quelqu'un sait comment déménager des cartons d'effets personnels de France vers l'Amerique du sud (à bon prix évidemment)? Est-ce qu'il y aurait des sociétés avec lesquelles il serait possible de prendre le bateau avec les affaires?
Merci!
Marianne
Voyage d'un an seul à travers l'Amérique Latine dès le 13 mars English translation pending
salut les voyageur j'ai 24 ans et j'ai quitter mon boulot pour partir 1 ans en am du sud dans le sens anti horraire ;rio salvador belem manaus iquitos cuzco santiago mendoza buenos aire ushuaia ...
j'ai lu plusieur message sur le sujet et j'ai beaucoup potasser les guides
jai encore deux ou trois question en suspens car c'est la premiere fois que je part aussi longtemps et seul .je suis marin de commerce et donc habitué au départ et a vivre loin des miens mais j'appréende un peut le fait de vivre une aventure aussi puissante et revenir ensuite à la vie "reel"
1-l'argent : je part avec 10 000 euros : est-ce suffisant ?(ma principal question) 2-la solitude : je suis sociable mais j'octroi difficilement ma confiance par experience 3-la traverser de manaus a lima : un dossier que j'ai pas vraiment potasser
bien que personne ne puisse vraiment m'aiguiller j'avais besoin d'écrire tout haut mes questions à des gens qui on vecu ou qui veullent vivre ce genre d'aventure
1-l'argent : je part avec 10 000 euros : est-ce suffisant ?(ma principal question) 2-la solitude : je suis sociable mais j'octroi difficilement ma confiance par experience 3-la traverser de manaus a lima : un dossier que j'ai pas vraiment potasser
bien que personne ne puisse vraiment m'aiguiller j'avais besoin d'écrire tout haut mes questions à des gens qui on vecu ou qui veullent vivre ce genre d'aventure
Vos photos de phares du monde? English translation pending
dénichés au grès de ballades côtières.
L'Estonie avec ses 1400 îles, est bien fournie. Elle compte de beaux spécimens, en pierre ou en bois, actifs ou abandonnés. Voic quelques echantillons pris sur l'Ile de Hiiumaa.
1 à 3 : Kõpu, dans les terres et avec la vue depuis le haut. 4 et 5 : Ritsna 6 : Tahkuna 7 : en cours de route, une des inombrables îles
Ce post est bien sûr une invitation à découvrir les vôtres 🙂
L'Estonie avec ses 1400 îles, est bien fournie. Elle compte de beaux spécimens, en pierre ou en bois, actifs ou abandonnés. Voic quelques echantillons pris sur l'Ile de Hiiumaa.
1 à 3 : Kõpu, dans les terres et avec la vue depuis le haut. 4 et 5 : Ritsna 6 : Tahkuna 7 : en cours de route, une des inombrables îles
Ce post est bien sûr une invitation à découvrir les vôtres 🙂
Argentine au mois de novembre: nord ou sud? English translation pending
bonjour a tous
Je souhaite partir a l'aventure en argentine au mois de novembre prochain...es ce une bonne periode ou y a t il mieux??? par contre impossible de me decider entre le Nord et le sud sachant qu'en 2/3 semaine impossible de faire les 2. avez vous quelques conseils? merci dany
Je souhaite partir a l'aventure en argentine au mois de novembre prochain...es ce une bonne periode ou y a t il mieux??? par contre impossible de me decider entre le Nord et le sud sachant qu'en 2/3 semaine impossible de faire les 2. avez vous quelques conseils? merci dany
Salta: problèmes après les nouvelles secousses English translation pending
comme je vous l'ai déjà dit, la Province de Salta et totu le nord argentin en général subit depuis une semaine des tremblements de terre quotidiens de plus ou moins grande importance. Hier, le 3 mars, la terre a donc tremblé de nouveau et on peut constater aujourd'hui de nombreux dégâts dans la Quebrada del Toro ou plus de trente maisons se sont littéralement effondrées sous la secousse. Il est impossible aujourd'hui d'empreinter la route RN51 qui va de Salta à san Antonio de los cobres. Celle-ci est bloquée par les effondrements et partiellement détruite. Les travaux sont en cours!!!!
Il n'est donc plus possible de se rendre aux Salines en passant par cette route.
A bientôt
Saltamania
www.notre-amerique-latine.com
A bientôt
Saltamania
www.notre-amerique-latine.com
Vol Lyon - la Paz? (Bolivie) English translation pending
vol conseillé pour la Paz au départ de Lyon en aout.
merci
Qui connait les bateaux de Look Voyages? English translation pending
, je pars faire un tour de la Mediterranée.. cet été........
..plus de place chez Costa.
.".Look voyage" affrete des bateaux : qui y a vu une difference d' organisation , de confort ou autres...pour les excursions.
😄..les bateaux sont plus petits , je sais et je prefere
.merci !
Quatre jours dans une ville d'Amérique Latine? English translation pending
Bonsoir á tous.
J'ai une question génerale, donc une réponse générale fera l'affaire:)
J'ai 4 jours de vacances á prendre en Avril. Je suis actuellement au Brésil et je ne connais pas du tout les autres pays de l'amérique latine, donc je suis ouverte á toutes les destinations.
Quelle ville sympa une femme seule pourrait visiter en 4 jours?
Merci d'avance de vos réponses, elles m'aideront á trouver le bon plan:)
Bonne soirée!
J'ai une question génerale, donc une réponse générale fera l'affaire:)
J'ai 4 jours de vacances á prendre en Avril. Je suis actuellement au Brésil et je ne connais pas du tout les autres pays de l'amérique latine, donc je suis ouverte á toutes les destinations.
Quelle ville sympa une femme seule pourrait visiter en 4 jours?
Merci d'avance de vos réponses, elles m'aideront á trouver le bon plan:)
Bonne soirée!
Trop court séjour à Foz do Iguaçu, côté brésilien English translation pending
Bonjour à tous,
C'est la première fois que je publie un message sur ce forum, donc j'ose espérer que le sujet n'a pas déjà été abordé (apparemment non). Il y a de fortes chances que je me rende aux chute d'Igaçu, côté brésilien, en août prochain (2010) pour des raisons professionnelles. Le séjour n'excèdera pas quelques jours mais me laissera certainement un peu de temps libre.
Pourriez-vous, s'il vous plaît, m'aider à trouver des pistes intéressantes pour les vols les plus directs/pratiques/confortables/économiques bien sûr au départ soit de la Grande-Bretagne (Edinburgh, Manchester, Londres) ou d'Amsterdam ou encore Paris pour me rendre à Iguaçu?
Aussi, sur place, y a t-il des pièges à éviter ou des choses à ne pas manquer (à part les chutes bien sûr) et quel type de logement me conseilleriez-vous? Dans le meilleur des cas, je serai partie d'Europe pour une semaine.
Merci d'avance pour vos tuyaux 😊
C'est la première fois que je publie un message sur ce forum, donc j'ose espérer que le sujet n'a pas déjà été abordé (apparemment non). Il y a de fortes chances que je me rende aux chute d'Igaçu, côté brésilien, en août prochain (2010) pour des raisons professionnelles. Le séjour n'excèdera pas quelques jours mais me laissera certainement un peu de temps libre.
Pourriez-vous, s'il vous plaît, m'aider à trouver des pistes intéressantes pour les vols les plus directs/pratiques/confortables/économiques bien sûr au départ soit de la Grande-Bretagne (Edinburgh, Manchester, Londres) ou d'Amsterdam ou encore Paris pour me rendre à Iguaçu?
Aussi, sur place, y a t-il des pièges à éviter ou des choses à ne pas manquer (à part les chutes bien sûr) et quel type de logement me conseilleriez-vous? Dans le meilleur des cas, je serai partie d'Europe pour une semaine.
Merci d'avance pour vos tuyaux 😊
De retour de notre voyage en Argentine English translation pending
Bonjour à tous,
Après être passée sur ce forum où j'ai recueilli pas mal d'infos avant le départ, après avoir usé du temps de quelques uns (je pense à Saltamania et à Nicole que je remercie très sincèrement), je me dois de repasser par ici pour rendre compte du trajet que nous avons effectué, de la qualité des logements, des difficultés rencontrées (il n'y en a pas vraiment eu !) etc...
Donc, je rappelle que nous sommes parties à deux femmes, en février, fin de saison des pluies, et nous avons eu visiblement beaucoup de chance car nous n'avons connu qu'une ou deux averses la nuit, et un orage un soir à Jujuy...
Début de séjour à Buenos Aires... Nous avons logé à l'hostal Carlos Gardel : http://www.hostelcarlosgardel.com/ dans le quartier de San Telmo. Et nous recommandons cette adresse !!! Type auberge de jeunesse... Nous étions logées dans les chambres doubles de l'autre coté de la rue... Une déco simple mais très soignée. Notre chambre donnait sur la terrasse, trèèèès agréable !😎 Toujours dans cette annexe de l'autre côté de la rue, au rez de chaussée, infusions et thés en libre service... (encore une fois, très chouette de se monter une tasse de thé sur la terrasse après une bonne marche à pieds). 2 salles de bain NIQUEL PROPRES par étage (soit pour 4 chambres il me semble, donc le luxe !!)
la Wifi fonctionne parfaitement... Dans le hall de l'auberge (côté "accueil" cette fois), 2 ordis fixes d'où l'on peut se connecter. Petit déj simple en libre service le matin (boisson chaude + petits pains, beurre, confitures et corn flakes) Les filles de la réception sont très très sympas, adorables.
Côté dortoir c'est peut-être plus bruyant avec beaucoup plus de passages j'imagine, mais vraiment c'est une super adresse... 140 pesos la chambre double avec petit déj inclus, draps et serviettes fournis.
A Buenos Aires, nous avons parcouru la ville à pieds (oui oui, nous avons BEAUCOUP marché !), sous le soleil ! En 2-3 jours nous avions parcouru tout ce que nous voulions voir : le micro centro plusieurs fois, San Telmo, La Boca, Puerto Madero (je vous recommande d'ailleurs pour un repas sur le pouce, une petite dame qui se tient en face du parque de las Mujeres, le long de la réserve écologique, qui fait des "galletas rellenas" végétariennes (ou pas), pour 8 pesos... un pur régal...
Seconde étape : Buenos Aires- Salta en avion. A Salta, nous avons logé à l'Hostal del Cerro, qui m'avait été recommandé par Nicole. Encore une super adresse... des personnes adorables tiennent ce petit hotel, et sont toujours prêtes à rendre service... 100 pesos la chambre double, baño privado, et petit déj inclus. Un petit patio charmant entre la réception et les chambres...
Visite de Salta en tongs, toujours... puis nous avons loué une voiture chez "Anta" : voiture 3 portes de catégorie A, pour 198 pesos par jour. Nous l'avions prise pr 3 jours, ce qui nous a donné des kilomètres supplémentaires (leur promo à partir de 3 jours de location), mais il me semble que nous n'avons pas puisé dans cette "promo kilométrique" ! Attention toutefois au moment du "check-in" à bien tout vérifier, état des enjoliveurs etc, car au retour le gars nous a dit qu'un enjoliveur était cassé, alors que nous n'avons pas fait de piste... Nous ne nous sommes pas laissées démonter, il a laissé tomber... Mais c'est très facile pour eux de ne pas montrer un défaut au moment de la loc de la voiture (les touristes sont tellement pressés de partir 😏 ), et de le signaler au moment où l'on ramène le véhicule... D'autant plus qu'il est évident qu'ils ne changent pas l'enjoliveur (par exemple !) dès la moindre rayure... je ne sais combien de clients paient le remplacement de l'enjoliveur avant qu'ils ne le remplacent effectivement ! LOL Mais bon, nous nous en sommes sorties sans aucun frais supplémentaire finalement !
Nous avons pris la route par "la Cornisa" pour aller vers Jujuy, superbe (attention après de fortes pluies, ça doit être chaud par moment pour passer les gués)... Arrêt à Purmamarca, mignon mais hyper touristique... Et nous avons poursuivi par la MAGNIFIQUE Cuesta del Lipán (merci Saltamania !!!) jusqu'à Susques, où nous sommes arrivées en fin d'après-midi (parties le matin de Salta). Une route d'une beauté à vous couper le souffle.... beaucoup d'émotions... Petite précision : j'avais lu ici que la route se rétrécissait sur 100 mètres, euh... nous n'avons jamais vu ce rétrecissement dans un sens ni dans l'autre, c'ets une SUPERBE route bitumée, toujours à double sens, donc AUCUN problème (faire juste attention, dans la dernière partie avant d'arriver à Susques, quelques passages à passer où il peut y avoir de l'eau mais ils sont très bien indiqués par des panneaux pour qui n'a pas trop bu ou ne s'est pas endormi ! LOL )... A faire tranquillement pour bien la savourer. Passage du col à 4170 mètres sur ce parcours...
a SUSQUES : nous avons passé 2 nuits à "l'hospedaje de Doña Maria"... 20 pesos la cama soit à peine 4 euros ! sans petit déj... Bon, les lits étaient très propres, la chamabre aussi... Par contre pour les maniaques de la salle de bain, vous pouvez éviter... LOL pas de douche vraiment possible... c'était assez sommaire, mais vu le prix hein... Au moins c'était du local !! Nous avons aperçu le "Cactus" et la "Vicuñita" qui nous avaient été recommandés par Nicole, mais c'était complet (et finalement les chambres devaient être 5 fois plus cher donc ce n'est pas plus mal !!). Nous avons mangé un midi à la Vicuñita, très bien, la dame nous a fait une assiette végétarienne de sa composition en suivant son inspiration !! 😎
A Susques, petit village de terre, lieu de passage pour les camions qui transitent vers le Chili (la Cuesta del Lipan est la "route du chili" )... nous avons adoré... la vie s'y déroule très lentement... Ils ne séduisent pas encore les quelques touristes qui s'aventurent jusque là... Ils n'ont pas besoin de nous... :) Une église superbe... la plus ancienne de l'Argentine... Nous avons visité l'école également... Et nous avons randonné : le cerro de la Cruz (un de mes meilleurs souvenirs), puis les hauts plateaux de l'autre coté du lit de la rivière... et enfin une marche dans le lit de la rivière, dans le vent (sec le lit !!) Dépaysement assuré... Mais je devrais peut-être ne pas trop faire d'éloges sur cet endroit... j'ai peur que d'ici quelques années le tourisme l'envahisse... alors, chuuuut ;)
Puis nous avons repris notre voiture, redescendu la Cuesta del Lipán, et à Purmamarca nous avons pris la route vers Humahuaca au lieu de redescendre vers Jujuy...
Humahuaca : passage assez rapide dans la ville, à pieds... très touristique... Puis nous y avons traversé la rivière pour une nouvelle rando dans les "airs"...
Ensuite arrêt à Tilcara sur la route du retour vers Jujuy. C'était le carnaval, nous avons donc fuit assez vite, mais nous avons encore fait une belle rando sur le "cerro de la cruz" (les touristes sont invités à monter là où se trouvent les vestiges pré-colombiens... nous avons préféré monter plus haut et gratuitement, pas loin de là !). Juste avant le pont, avant de monter, une petite dame vend des galletas rellenas, cuites au feu de bois, délieuses...
Noius avons repris la voiture pour regagner Jujuy où nous avons passé une nuit (arrivées sous l'orage qui nous a obligées à nous arrêter, nous ne voyions plus rien ! impressionnant...) dans un MAGNIFIQUE endroit, à 3 kms de la ville, vers l'Ouest... je ne me souviens plus du nom de cette "hotel", ou plutot chambre d'hotes, j'éditerai mon message pour le préciser... Pour une fois nous nous étions inspirées du guide du routard pour réserver un peu avant.... Une maison traditionnelle entièrement conçue par la famille hôte des lieux, SUPERBE !!! et des proprios absolument charmants... une trèèèèèèèès bonne adresse poir ceux qui ont un véhicule car c'est assez exentré... Confitures et pains maison le matin... Grande propreté, charme incroyable de cette belle demeure... (pour ceux qui ont le routard, les explications sont très bonnes, il faut juste prendre le chemin à gauche après le poste de Police). 150 pesos la chambre pour deux avec salle de bain privée, et petit déj inclus. Ordi et internet à dispo, cuisine à dispo également pour se servir un thé, une tisane etc....
Ensuite nous sommes rentrées par l'autoroute jsuque Salta...
Puis retour à Buenos Aires en bus... Formidable expérience encore... 19 heures de trajet en "cama", repas inclus, très confortable, pour 310 pesos par personne ! Le soir, le car s'arrête, tout le monde descend et mange le repas prévu, en une vingtaine de minutes, avant de remonter... grandiose ! LOL (nous avons voyagé avec la Veloz del Norte, départ à 13h00 de salta, arrivée à 8h00 à Bs As... avec des chauffeurs très sympas !!)
Plusieurs albums photos, et des récits sur notre blog commun (encore en construction !) : http://cap0sud.canalblog.com/
Voilà pour le moment.... si vous avez des questions, n'hésitez pas, nous sommes encore en plein "dedans" ! ;)
Merci encore...
Après être passée sur ce forum où j'ai recueilli pas mal d'infos avant le départ, après avoir usé du temps de quelques uns (je pense à Saltamania et à Nicole que je remercie très sincèrement), je me dois de repasser par ici pour rendre compte du trajet que nous avons effectué, de la qualité des logements, des difficultés rencontrées (il n'y en a pas vraiment eu !) etc...
Donc, je rappelle que nous sommes parties à deux femmes, en février, fin de saison des pluies, et nous avons eu visiblement beaucoup de chance car nous n'avons connu qu'une ou deux averses la nuit, et un orage un soir à Jujuy...
Début de séjour à Buenos Aires... Nous avons logé à l'hostal Carlos Gardel : http://www.hostelcarlosgardel.com/ dans le quartier de San Telmo. Et nous recommandons cette adresse !!! Type auberge de jeunesse... Nous étions logées dans les chambres doubles de l'autre coté de la rue... Une déco simple mais très soignée. Notre chambre donnait sur la terrasse, trèèèès agréable !😎 Toujours dans cette annexe de l'autre côté de la rue, au rez de chaussée, infusions et thés en libre service... (encore une fois, très chouette de se monter une tasse de thé sur la terrasse après une bonne marche à pieds). 2 salles de bain NIQUEL PROPRES par étage (soit pour 4 chambres il me semble, donc le luxe !!)
la Wifi fonctionne parfaitement... Dans le hall de l'auberge (côté "accueil" cette fois), 2 ordis fixes d'où l'on peut se connecter. Petit déj simple en libre service le matin (boisson chaude + petits pains, beurre, confitures et corn flakes) Les filles de la réception sont très très sympas, adorables.
Côté dortoir c'est peut-être plus bruyant avec beaucoup plus de passages j'imagine, mais vraiment c'est une super adresse... 140 pesos la chambre double avec petit déj inclus, draps et serviettes fournis.
A Buenos Aires, nous avons parcouru la ville à pieds (oui oui, nous avons BEAUCOUP marché !), sous le soleil ! En 2-3 jours nous avions parcouru tout ce que nous voulions voir : le micro centro plusieurs fois, San Telmo, La Boca, Puerto Madero (je vous recommande d'ailleurs pour un repas sur le pouce, une petite dame qui se tient en face du parque de las Mujeres, le long de la réserve écologique, qui fait des "galletas rellenas" végétariennes (ou pas), pour 8 pesos... un pur régal...
Seconde étape : Buenos Aires- Salta en avion. A Salta, nous avons logé à l'Hostal del Cerro, qui m'avait été recommandé par Nicole. Encore une super adresse... des personnes adorables tiennent ce petit hotel, et sont toujours prêtes à rendre service... 100 pesos la chambre double, baño privado, et petit déj inclus. Un petit patio charmant entre la réception et les chambres...
Visite de Salta en tongs, toujours... puis nous avons loué une voiture chez "Anta" : voiture 3 portes de catégorie A, pour 198 pesos par jour. Nous l'avions prise pr 3 jours, ce qui nous a donné des kilomètres supplémentaires (leur promo à partir de 3 jours de location), mais il me semble que nous n'avons pas puisé dans cette "promo kilométrique" ! Attention toutefois au moment du "check-in" à bien tout vérifier, état des enjoliveurs etc, car au retour le gars nous a dit qu'un enjoliveur était cassé, alors que nous n'avons pas fait de piste... Nous ne nous sommes pas laissées démonter, il a laissé tomber... Mais c'est très facile pour eux de ne pas montrer un défaut au moment de la loc de la voiture (les touristes sont tellement pressés de partir 😏 ), et de le signaler au moment où l'on ramène le véhicule... D'autant plus qu'il est évident qu'ils ne changent pas l'enjoliveur (par exemple !) dès la moindre rayure... je ne sais combien de clients paient le remplacement de l'enjoliveur avant qu'ils ne le remplacent effectivement ! LOL Mais bon, nous nous en sommes sorties sans aucun frais supplémentaire finalement !
Nous avons pris la route par "la Cornisa" pour aller vers Jujuy, superbe (attention après de fortes pluies, ça doit être chaud par moment pour passer les gués)... Arrêt à Purmamarca, mignon mais hyper touristique... Et nous avons poursuivi par la MAGNIFIQUE Cuesta del Lipán (merci Saltamania !!!) jusqu'à Susques, où nous sommes arrivées en fin d'après-midi (parties le matin de Salta). Une route d'une beauté à vous couper le souffle.... beaucoup d'émotions... Petite précision : j'avais lu ici que la route se rétrécissait sur 100 mètres, euh... nous n'avons jamais vu ce rétrecissement dans un sens ni dans l'autre, c'ets une SUPERBE route bitumée, toujours à double sens, donc AUCUN problème (faire juste attention, dans la dernière partie avant d'arriver à Susques, quelques passages à passer où il peut y avoir de l'eau mais ils sont très bien indiqués par des panneaux pour qui n'a pas trop bu ou ne s'est pas endormi ! LOL )... A faire tranquillement pour bien la savourer. Passage du col à 4170 mètres sur ce parcours...
a SUSQUES : nous avons passé 2 nuits à "l'hospedaje de Doña Maria"... 20 pesos la cama soit à peine 4 euros ! sans petit déj... Bon, les lits étaient très propres, la chamabre aussi... Par contre pour les maniaques de la salle de bain, vous pouvez éviter... LOL pas de douche vraiment possible... c'était assez sommaire, mais vu le prix hein... Au moins c'était du local !! Nous avons aperçu le "Cactus" et la "Vicuñita" qui nous avaient été recommandés par Nicole, mais c'était complet (et finalement les chambres devaient être 5 fois plus cher donc ce n'est pas plus mal !!). Nous avons mangé un midi à la Vicuñita, très bien, la dame nous a fait une assiette végétarienne de sa composition en suivant son inspiration !! 😎
A Susques, petit village de terre, lieu de passage pour les camions qui transitent vers le Chili (la Cuesta del Lipan est la "route du chili" )... nous avons adoré... la vie s'y déroule très lentement... Ils ne séduisent pas encore les quelques touristes qui s'aventurent jusque là... Ils n'ont pas besoin de nous... :) Une église superbe... la plus ancienne de l'Argentine... Nous avons visité l'école également... Et nous avons randonné : le cerro de la Cruz (un de mes meilleurs souvenirs), puis les hauts plateaux de l'autre coté du lit de la rivière... et enfin une marche dans le lit de la rivière, dans le vent (sec le lit !!) Dépaysement assuré... Mais je devrais peut-être ne pas trop faire d'éloges sur cet endroit... j'ai peur que d'ici quelques années le tourisme l'envahisse... alors, chuuuut ;)
Puis nous avons repris notre voiture, redescendu la Cuesta del Lipán, et à Purmamarca nous avons pris la route vers Humahuaca au lieu de redescendre vers Jujuy...
Humahuaca : passage assez rapide dans la ville, à pieds... très touristique... Puis nous y avons traversé la rivière pour une nouvelle rando dans les "airs"...
Ensuite arrêt à Tilcara sur la route du retour vers Jujuy. C'était le carnaval, nous avons donc fuit assez vite, mais nous avons encore fait une belle rando sur le "cerro de la cruz" (les touristes sont invités à monter là où se trouvent les vestiges pré-colombiens... nous avons préféré monter plus haut et gratuitement, pas loin de là !). Juste avant le pont, avant de monter, une petite dame vend des galletas rellenas, cuites au feu de bois, délieuses...
Noius avons repris la voiture pour regagner Jujuy où nous avons passé une nuit (arrivées sous l'orage qui nous a obligées à nous arrêter, nous ne voyions plus rien ! impressionnant...) dans un MAGNIFIQUE endroit, à 3 kms de la ville, vers l'Ouest... je ne me souviens plus du nom de cette "hotel", ou plutot chambre d'hotes, j'éditerai mon message pour le préciser... Pour une fois nous nous étions inspirées du guide du routard pour réserver un peu avant.... Une maison traditionnelle entièrement conçue par la famille hôte des lieux, SUPERBE !!! et des proprios absolument charmants... une trèèèèèèèès bonne adresse poir ceux qui ont un véhicule car c'est assez exentré... Confitures et pains maison le matin... Grande propreté, charme incroyable de cette belle demeure... (pour ceux qui ont le routard, les explications sont très bonnes, il faut juste prendre le chemin à gauche après le poste de Police). 150 pesos la chambre pour deux avec salle de bain privée, et petit déj inclus. Ordi et internet à dispo, cuisine à dispo également pour se servir un thé, une tisane etc....
Ensuite nous sommes rentrées par l'autoroute jsuque Salta...
Puis retour à Buenos Aires en bus... Formidable expérience encore... 19 heures de trajet en "cama", repas inclus, très confortable, pour 310 pesos par personne ! Le soir, le car s'arrête, tout le monde descend et mange le repas prévu, en une vingtaine de minutes, avant de remonter... grandiose ! LOL (nous avons voyagé avec la Veloz del Norte, départ à 13h00 de salta, arrivée à 8h00 à Bs As... avec des chauffeurs très sympas !!)
Plusieurs albums photos, et des récits sur notre blog commun (encore en construction !) : http://cap0sud.canalblog.com/
Voilà pour le moment.... si vous avez des questions, n'hésitez pas, nous sommes encore en plein "dedans" ! ;)
Merci encore...
Vivre et travailler comme serveur dans un restaurant gastronomique en Argentine ou au Chili English translation pending
Bonsoir à tous,
Je vais commencer par me présenter et "planter le décors" pour que vous puissiez saisir mamotivation et peut être mieux me répondre.
Je m'appelle Raphael, j'ai 20 ans, je suis actuellement en prépa manager de restaurant à l'école Ferrandi et travail en tant que serveur dans un restaurant gastronomique. Des l'automne prochain j'aimerai partir travailler en Argentine ou au Chili pour 10 mois minimum. D'une part pour la langue, mais aussi par passion du voyage et pour testé mes capacités à entreprendre un tel voyage. A savoir également que divers héritages m'ont rendu propriétaire d'une importante somme d'argent. Celle-ci ne sera qu'un confort pour mon arrivé, et un parachute au cas où ça se passerai mal. L'intérêt est uniquement culturel et professionnel, je ne souhaite pas investir cet argent. Cela étant dit voici les questions que je me pose :
Derrière les démarches administratives qui semblent lourdes, le monde de la restauration pourrait-il offrir des bonnes opportunités à un immigré qualifié au niveau d'espagnol moyen ?
S'intègre t-on facilement dans les grandes villes (Buenos Aires, Santiago del Chile) ?
Je souhaiterai rentrer en contact avec des personnes ayant fait un genre d'expérience similaire alors n'hésitez pas à m'écrire : Raphael.vandelet@hotmail.fr
Merci d'avance pour vos réponses
Je vais commencer par me présenter et "planter le décors" pour que vous puissiez saisir mamotivation et peut être mieux me répondre.
Je m'appelle Raphael, j'ai 20 ans, je suis actuellement en prépa manager de restaurant à l'école Ferrandi et travail en tant que serveur dans un restaurant gastronomique. Des l'automne prochain j'aimerai partir travailler en Argentine ou au Chili pour 10 mois minimum. D'une part pour la langue, mais aussi par passion du voyage et pour testé mes capacités à entreprendre un tel voyage. A savoir également que divers héritages m'ont rendu propriétaire d'une importante somme d'argent. Celle-ci ne sera qu'un confort pour mon arrivé, et un parachute au cas où ça se passerai mal. L'intérêt est uniquement culturel et professionnel, je ne souhaite pas investir cet argent. Cela étant dit voici les questions que je me pose :
Derrière les démarches administratives qui semblent lourdes, le monde de la restauration pourrait-il offrir des bonnes opportunités à un immigré qualifié au niveau d'espagnol moyen ?
S'intègre t-on facilement dans les grandes villes (Buenos Aires, Santiago del Chile) ?
Je souhaiterai rentrer en contact avec des personnes ayant fait un genre d'expérience similaire alors n'hésitez pas à m'écrire : Raphael.vandelet@hotmail.fr
Merci d'avance pour vos réponses