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Trois semaines Pérou - Bolivie depuis Buenos Aires English translation pending
Salut tout le monde,
À mon tour de vous demander quelques conseils sur mon itinéraire Pérou Bolivie. J'ai essayé de faire un mixte entre plusieurs sujets que j'ai vus sur ce forum, les itinéraires conseillés des Petit Futé Bolivie et Petit Futé Pérou, un itinéraire proposé par une agence de voyage, et ce que ma copine Argentine m'a conseillé. On part avec un pote et on habite à Buenos Aires, ce qui nous permet de passer moins de temps à Lima et de changer la ville de départ pour Santa Cruz.
Voilà l'itinéraire actuel, vous avez un super tableau avec des couleurs si vous voulez mais la compression le rend un peu difficile à lire, sinon j'ai tout recopié en bas du post mais attention c'est sans les couleurs.

J'ai pas mal de questions par rapport à tout ça :
1) Déjà, qu'en pensez-vous ? Est ce que ça vous parait faisable ? (en admettant qu'on n'ait aucune route bloquée ou galère de ce type : on rajoutera certainement une ou deux journées tampon dans le tas pour être sûr de ne pas louper notre avion)
2) Est-ce qu'on peut faire tout ça sans louer de voiture ? Les Petit Fûté n'étaient pas très clairs là dessus, je veux donc être sûr qu'on peut tout faire en bus (ou avion le cas échéant).
3) La journée 6 (Aguas Calientes > Macchu Picchu > Cusco) vous parait elle faisable si on prend l'option Wayna Picchu ou est ce qu'il faudra repasser une nuit à Aguas Calientes ?
4) Faut il prévoir un sac de couchage ou quelconque matériel pour les bus de nuit et l'expédition Uyuni ?
5) D'ailleurs j'ai prévu l'itinéraire en mettant la Bolivie à la fin pour avoir un tout petit peu plus de chance d'avoir de la pluie dans les Salars (moi aussi je veux ma photo avec le sol miroir), est ce que ça vaut le coup ? Ou est ce que dans tous les cas j'ai très peu de chance d'avoir de la pluie et donc ma photo miroir ? Parce qu'au pire j'ai Photoshop.
6) Je n'ai pas mis la visite des mines à Potasi parce que ma copine me dit qu'elle l'a fait et qu'elle a détesté participer à une sorte d'exploitation touristique de la misère. D'un autre côté, le Petit Fûté me dit "Les mineurs acceptent les visiteurs, avec les profits qui en découlent pour les agences de voyages, car ils veulent faire connaître leurs conditions de vie et faire comprendre certains des mécanismes qui gèrent l'économie du pays". Je ne sais pas trop quoi en pensez, quel est votre avis ?
7) Des suggestions ? Des trucs à voir absolument que j'aurais oubliés ? Des visites que j'ai prévu qui ne sont pas nécessaires ?
Merci beaucoup, bonne soirée ! (ou probablement matinée si vous me lisez depuis la France au réveil :))
--
Jour 1 : Buenos Aires > Lima > Cusco Nuit à Cusco
Jour 2 : Cusco > Vallée sacrée Visite de Chinchero, Salines de Maras, Moray Nuit dans la Vallée sacrée
Jour 3 : Vallée sacrée / Pisac / Ollantaytambo Visite de Pisac et Ollantaytambo Nuit dans la Vallée sacrée
Jour 4 : Vallée sacrée > Cusco Visite et nuit à Cusco
Jour 5 : Cusco > Hidroelectrica > Aguas Calientes Bus jusqu'à Hidroelectrica puis marche jusqu'à Aguas Calientes Nuit à Aguas Calientes
Jour 6 : Aguas Calientes > Machu Picchu > Cusco Visite du Macchu Picchu puis retour à Cusco en bus de nuit Nuit dans le bus
Jour 7 : Cusco > Puno / Uros > Copacabana Visite de Isla de los Uros puis bus vers Copacabana de nuit Nuit dans le bus
Jour 8 : Copacabana > Isla del Sol Visite et nuit à Isla del Sol
Jour 9 : Isla del Sol > Copacabana > La Paz Retour à Copacabana et bus vers La Paz de nuit Nuit dans le bus
Jour 10 : La Paz > Tiwanaku > La Paz Visite de Tiwanaku Nuit à La Paz
Jour 11 : La Paz > Cocoico > La Paz Visite de Cocoico Nuit à La Paz
Jour 12 : La Paz > Uyuni Visite de La Paz et bus vers Uyuni de nuit Nuit dans le bus
Jour 13 : Uyuni Visite de la ville et achat des tickets pour Salar Nuit à Uyuni
Jour 14 à 16 : Circuit Salar Uyuni Circuit organisé et bus de nuit vers Potasi le dernier jour
Jour 17 : Potosi > Ojo del Inca Visite de Ojo del Inca Nuit à Potosi
Jour 18 : Potosi > Sucre Visite de Potosi et bus de nuit vers Sucre Nuit dans le bus
Jour 19 : Sucre > Santa Cruz / Samaipata Vol intérieur le matin puis Santa Cruz > Samaipata Nuit à Samaipata
Jour 20 : Samaipata > Santa Cruz > Buenos Aires Retour en bus le matin à Santa Cruz puis vol de retour vers Buenos Aires
À mon tour de vous demander quelques conseils sur mon itinéraire Pérou Bolivie. J'ai essayé de faire un mixte entre plusieurs sujets que j'ai vus sur ce forum, les itinéraires conseillés des Petit Futé Bolivie et Petit Futé Pérou, un itinéraire proposé par une agence de voyage, et ce que ma copine Argentine m'a conseillé. On part avec un pote et on habite à Buenos Aires, ce qui nous permet de passer moins de temps à Lima et de changer la ville de départ pour Santa Cruz.
Voilà l'itinéraire actuel, vous avez un super tableau avec des couleurs si vous voulez mais la compression le rend un peu difficile à lire, sinon j'ai tout recopié en bas du post mais attention c'est sans les couleurs.

J'ai pas mal de questions par rapport à tout ça :
1) Déjà, qu'en pensez-vous ? Est ce que ça vous parait faisable ? (en admettant qu'on n'ait aucune route bloquée ou galère de ce type : on rajoutera certainement une ou deux journées tampon dans le tas pour être sûr de ne pas louper notre avion)
2) Est-ce qu'on peut faire tout ça sans louer de voiture ? Les Petit Fûté n'étaient pas très clairs là dessus, je veux donc être sûr qu'on peut tout faire en bus (ou avion le cas échéant).
3) La journée 6 (Aguas Calientes > Macchu Picchu > Cusco) vous parait elle faisable si on prend l'option Wayna Picchu ou est ce qu'il faudra repasser une nuit à Aguas Calientes ?
4) Faut il prévoir un sac de couchage ou quelconque matériel pour les bus de nuit et l'expédition Uyuni ?
5) D'ailleurs j'ai prévu l'itinéraire en mettant la Bolivie à la fin pour avoir un tout petit peu plus de chance d'avoir de la pluie dans les Salars (moi aussi je veux ma photo avec le sol miroir), est ce que ça vaut le coup ? Ou est ce que dans tous les cas j'ai très peu de chance d'avoir de la pluie et donc ma photo miroir ? Parce qu'au pire j'ai Photoshop.
6) Je n'ai pas mis la visite des mines à Potasi parce que ma copine me dit qu'elle l'a fait et qu'elle a détesté participer à une sorte d'exploitation touristique de la misère. D'un autre côté, le Petit Fûté me dit "Les mineurs acceptent les visiteurs, avec les profits qui en découlent pour les agences de voyages, car ils veulent faire connaître leurs conditions de vie et faire comprendre certains des mécanismes qui gèrent l'économie du pays". Je ne sais pas trop quoi en pensez, quel est votre avis ?
7) Des suggestions ? Des trucs à voir absolument que j'aurais oubliés ? Des visites que j'ai prévu qui ne sont pas nécessaires ?
Merci beaucoup, bonne soirée ! (ou probablement matinée si vous me lisez depuis la France au réveil :))
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Jour 1 : Buenos Aires > Lima > Cusco Nuit à Cusco
Jour 2 : Cusco > Vallée sacrée Visite de Chinchero, Salines de Maras, Moray Nuit dans la Vallée sacrée
Jour 3 : Vallée sacrée / Pisac / Ollantaytambo Visite de Pisac et Ollantaytambo Nuit dans la Vallée sacrée
Jour 4 : Vallée sacrée > Cusco Visite et nuit à Cusco
Jour 5 : Cusco > Hidroelectrica > Aguas Calientes Bus jusqu'à Hidroelectrica puis marche jusqu'à Aguas Calientes Nuit à Aguas Calientes
Jour 6 : Aguas Calientes > Machu Picchu > Cusco Visite du Macchu Picchu puis retour à Cusco en bus de nuit Nuit dans le bus
Jour 7 : Cusco > Puno / Uros > Copacabana Visite de Isla de los Uros puis bus vers Copacabana de nuit Nuit dans le bus
Jour 8 : Copacabana > Isla del Sol Visite et nuit à Isla del Sol
Jour 9 : Isla del Sol > Copacabana > La Paz Retour à Copacabana et bus vers La Paz de nuit Nuit dans le bus
Jour 10 : La Paz > Tiwanaku > La Paz Visite de Tiwanaku Nuit à La Paz
Jour 11 : La Paz > Cocoico > La Paz Visite de Cocoico Nuit à La Paz
Jour 12 : La Paz > Uyuni Visite de La Paz et bus vers Uyuni de nuit Nuit dans le bus
Jour 13 : Uyuni Visite de la ville et achat des tickets pour Salar Nuit à Uyuni
Jour 14 à 16 : Circuit Salar Uyuni Circuit organisé et bus de nuit vers Potasi le dernier jour
Jour 17 : Potosi > Ojo del Inca Visite de Ojo del Inca Nuit à Potosi
Jour 18 : Potosi > Sucre Visite de Potosi et bus de nuit vers Sucre Nuit dans le bus
Jour 19 : Sucre > Santa Cruz / Samaipata Vol intérieur le matin puis Santa Cruz > Samaipata Nuit à Samaipata
Jour 20 : Samaipata > Santa Cruz > Buenos Aires Retour en bus le matin à Santa Cruz puis vol de retour vers Buenos Aires
Retour sur 1 mois en Patagonie chilienne / Carretera Austral English translation pending
Après avoir souvent utilisé ce forum pour préparer nos voyages, nous souhaitions cette fois ci partager notre voyage inoubliable (!!) en patagonie chilienne afin d'aider ou d'inspirer les voyageurs avides de grands espaces, de montagnes, de glaciers, de lacs, de forêts. Nous sommes parties pendant l'été austral c'est à dire du 22 janvier au 22 février. Nous avons eu globalement très beau temps. En camping, les nuits sont fraîches en Patagonie (6°C voir parfois moins au Sud) mais les journées très agréables (entre 20 et 25°C, parfois plus). Nous avons globalement été très chanceux car le temps est parait il très capricieux (même en été).
Jour 1 Santiago Arrivée dans la matinée. Bus vers l'Estacion Centrale où nous prenons nos billets pour le bus de nuit vers Puerto Montt. Visite du centre historique (la Moneda, Plaza de Arma) et du Cerro Santa Lucia. Nous profitons des taux de change avantageux de la capitale pour changer nos euros. Départ le soir pour Puerto Montt
Jour 2 Puerto Montt - Petrohue Après 13heures de bus nous arrivons à la gare routière où nous récupérons notre voiture de location (chevrolet Sail). Rapide visite de Puerto Montt (sans intérêt). Ravitaillement au supermarché Jumbo et départ pour Petrohue. Belle vue sur le lac Llanquihue et le volcan Osorno malgrè le temps couvert (mais il ne fait pas froid). Nous longeons le magnifique Rio Petrohue jusqu'au lac Todos los Santos où nous campons face au volcan Osorno.

Jour 1 Santiago Arrivée dans la matinée. Bus vers l'Estacion Centrale où nous prenons nos billets pour le bus de nuit vers Puerto Montt. Visite du centre historique (la Moneda, Plaza de Arma) et du Cerro Santa Lucia. Nous profitons des taux de change avantageux de la capitale pour changer nos euros. Départ le soir pour Puerto Montt
Jour 2 Puerto Montt - Petrohue Après 13heures de bus nous arrivons à la gare routière où nous récupérons notre voiture de location (chevrolet Sail). Rapide visite de Puerto Montt (sans intérêt). Ravitaillement au supermarché Jumbo et départ pour Petrohue. Belle vue sur le lac Llanquihue et le volcan Osorno malgrè le temps couvert (mais il ne fait pas froid). Nous longeons le magnifique Rio Petrohue jusqu'au lac Todos los Santos où nous campons face au volcan Osorno.

Cet attrait pour New York et l'Ouest américain: incroyable! English translation pending
Bonjour tous,
Une petite remarque perso,
Certes, j'ai attrapé, comme beaucoup d'entre vous, le virus de l'ouest et celui de NYC.
Mais je reste stupéfait devant l'attrait que représentent ces deux destinations.
Regardant souvent certaines émissions de TV, avec argent à la clé, à la question : si vous gagniez 20.000 euros, qu'en feriez vous ? Majoritairement, les personnes répondent NYC ou les parcs de l'ouest américain.
Donc, nous qui avons eu la chance de voyager par là bas, et d'y retourner, en fait nous avons pu vivre, et nous vivons le ou les rêves de beaucoup.
Et c'est vrai que je considère que nous avons de la chance...
C'était ma petite remarque du jour, en attendant, dans trois mois, direction...LA et c'est reparti !
Bonne journée tout le monde.
Une semaine en Bavière depuis Munich English translation pending
Bonjour,
J'ai un vol AR pour Munich en août et j'aimerais fixer un itinéraire pour commencer à regarder les trajets et logements. Sachant que j'ai 7 jours complets et une matinée sur place et pas de véhicule, j'aimerais vos conseils. J'aimerais une semaine entre villes et nature et j'aime bien faire des photos et me déplacer en transports (bons plans).
J'ai pensé à cela (ébauche qui évoluera): - Munich (2 jours) Est-ce que Residenz vaut le détour? Et Olympic Tower? Starnburger See? - Nuremberg (1,5 jour) Je rejoins une copine sur place mais à part le centre ville et le château, est-ce qu'il y a autre chose à voir? - Ville médiévale (1 jour): Würzbourg? Rothenburg ob der Tauber? Regensburg? Laquelle privilégier sachant que j'aime bien les villes mignonnes mais avec des choses à faire pour la journée et si possible des rencontres? Quels sont les intérêts de ces villes? Je suis pour le moment plus attirée par Rothenburg mais pour y aller, ce sera moins simple (bus, covoiturage).
- Château de Neuschwanstein et Hohenschwangau (1 jour)
Je pensais loger à Füssen, est-ce bien accessible pour aller aux châteaux le lendemain matin? Les châteaux sont éloignés l'un de l'autre? Comment faire pour aller au deuxième?
Est-ce que la ville de Füssen est sympa à visiter? A priori, il y a Schwangau aussi, je ne sais pas le meilleur endroit pour rester (à la fois joli et pratique). - Endroit avec un lac ou en Autriche (1 jour)
König See a l'air sympa. Quelle est la ville la plus proche pour y séjourner et profiter des environs du lac ensuite? J'ai beaucoup d'attirance pour Hallstatt, ça a l'air magnifique mais c'est plus loin de Munich et il faudrait enchainer au moins 2 transports (un bus et un train) et surtout c'est plus cher. Est-ce que ça vaut le détour et 40€ de transports pour une journée? Si vous savez comment y aller à bas prix, je prends. Sinon Salzburg est plus proche et plus accessible mais ça reste une ville, n'étant pas fan de l'histoire ou de Mozart, j'avais écarté et finalement en regardant de nouveau, la ville a l'air jolie. On ne pourra pas aller aux 3 endroits donc il va falloir choisir. Quel est votre avis?
Je suis preneuse de toutes les remarques constructives pour m'aider à faire des choix. Merci 😉
J'ai un vol AR pour Munich en août et j'aimerais fixer un itinéraire pour commencer à regarder les trajets et logements. Sachant que j'ai 7 jours complets et une matinée sur place et pas de véhicule, j'aimerais vos conseils. J'aimerais une semaine entre villes et nature et j'aime bien faire des photos et me déplacer en transports (bons plans).
J'ai pensé à cela (ébauche qui évoluera): - Munich (2 jours) Est-ce que Residenz vaut le détour? Et Olympic Tower? Starnburger See? - Nuremberg (1,5 jour) Je rejoins une copine sur place mais à part le centre ville et le château, est-ce qu'il y a autre chose à voir? - Ville médiévale (1 jour): Würzbourg? Rothenburg ob der Tauber? Regensburg? Laquelle privilégier sachant que j'aime bien les villes mignonnes mais avec des choses à faire pour la journée et si possible des rencontres? Quels sont les intérêts de ces villes? Je suis pour le moment plus attirée par Rothenburg mais pour y aller, ce sera moins simple (bus, covoiturage).
- Château de Neuschwanstein et Hohenschwangau (1 jour)
Je pensais loger à Füssen, est-ce bien accessible pour aller aux châteaux le lendemain matin? Les châteaux sont éloignés l'un de l'autre? Comment faire pour aller au deuxième?
Est-ce que la ville de Füssen est sympa à visiter? A priori, il y a Schwangau aussi, je ne sais pas le meilleur endroit pour rester (à la fois joli et pratique). - Endroit avec un lac ou en Autriche (1 jour)
König See a l'air sympa. Quelle est la ville la plus proche pour y séjourner et profiter des environs du lac ensuite? J'ai beaucoup d'attirance pour Hallstatt, ça a l'air magnifique mais c'est plus loin de Munich et il faudrait enchainer au moins 2 transports (un bus et un train) et surtout c'est plus cher. Est-ce que ça vaut le détour et 40€ de transports pour une journée? Si vous savez comment y aller à bas prix, je prends. Sinon Salzburg est plus proche et plus accessible mais ça reste une ville, n'étant pas fan de l'histoire ou de Mozart, j'avais écarté et finalement en regardant de nouveau, la ville a l'air jolie. On ne pourra pas aller aux 3 endroits donc il va falloir choisir. Quel est votre avis?
Je suis preneuse de toutes les remarques constructives pour m'aider à faire des choix. Merci 😉
Le pèlerinage de Shikoku English translation pending
Bonjour !
Le Japon sera mon premier voyage en dehors du pays et aussi au sac à dos (un de 60L). Je tente alors de visiter le pays avec un but, ce qui serait d'accomplir le pèlerinage complet des 88 temples pour ensuite aller vers Kyoto puis Osaka, point de départ à cause l'aéroport bien sûr. Je me donne environ 2 mois et demi à 3 mois, plus que ça impossible à cause du visa. J'ai cependant quelques petites questions suite à plusieurs de mes recherches.
1. Le pèlerinage suit principalement les côtes de l'île, par conséquent, est-ce que je ratte beaucoup de point de sources thermales et de paysages intéressant ? Bien que suivre le sentier m'intéresse, je vais certainement m'amuser à me promener un peu partout si je vois une montage alléchante. J'ai conscience que le pèlerinage est composé à 80 % de villes/villages.
2. Je prévois partir avec ma maison dans mon sac (tente et gamelle avec le réchaud/propane). Ma question est alors : est-ce que le japon vend aussi du propane comme au Canada ? Ou je devrais m'acheter un réchaud sur place ?
- Aussi, est-ce qu'il est possible de dormir sur le terrain d'un temple, en le demandant bien sûr ?
3. Je compte voyager avec environ 3000 $ en évitant le plus possible les lieux payants pour dormir. Ça semble un peu limite je crois ?
4. Est-ce que quelqu'un connait un site où je peux m'acheter le livre Shikoku Japan 88 Route Guide au Canada ? J'ai bien beau chercher, je ne trouve que de l'import...
5. Si je comprend bien, l’équipement du henro (le haut blanc) se trouve près du premier temple ?
Si vous voyez d'autres infos pertinentes à me donner, n'hésitez pas !
Merci en avance et passez une bien de belle journée !
EDIT : Je compte partir début août afin d'être présent pour la Awa-odori à Tokushima.
Le Japon sera mon premier voyage en dehors du pays et aussi au sac à dos (un de 60L). Je tente alors de visiter le pays avec un but, ce qui serait d'accomplir le pèlerinage complet des 88 temples pour ensuite aller vers Kyoto puis Osaka, point de départ à cause l'aéroport bien sûr. Je me donne environ 2 mois et demi à 3 mois, plus que ça impossible à cause du visa. J'ai cependant quelques petites questions suite à plusieurs de mes recherches.
1. Le pèlerinage suit principalement les côtes de l'île, par conséquent, est-ce que je ratte beaucoup de point de sources thermales et de paysages intéressant ? Bien que suivre le sentier m'intéresse, je vais certainement m'amuser à me promener un peu partout si je vois une montage alléchante. J'ai conscience que le pèlerinage est composé à 80 % de villes/villages.
2. Je prévois partir avec ma maison dans mon sac (tente et gamelle avec le réchaud/propane). Ma question est alors : est-ce que le japon vend aussi du propane comme au Canada ? Ou je devrais m'acheter un réchaud sur place ?
- Aussi, est-ce qu'il est possible de dormir sur le terrain d'un temple, en le demandant bien sûr ?
3. Je compte voyager avec environ 3000 $ en évitant le plus possible les lieux payants pour dormir. Ça semble un peu limite je crois ?
4. Est-ce que quelqu'un connait un site où je peux m'acheter le livre Shikoku Japan 88 Route Guide au Canada ? J'ai bien beau chercher, je ne trouve que de l'import...
5. Si je comprend bien, l’équipement du henro (le haut blanc) se trouve près du premier temple ?
Si vous voyez d'autres infos pertinentes à me donner, n'hésitez pas !
Merci en avance et passez une bien de belle journée !
EDIT : Je compte partir début août afin d'être présent pour la Awa-odori à Tokushima.
Itinéraire Pérou - Bolivie (20 jours) et budget English translation pending
Bonjour !
Nous partons en couple pour 20 jours au Pérou et Bolivie. Nous aimerions connaitre votre avis sur l'itiniraire auquel nous avons réfléchis et si ce dernier n'est pas trop ambitieux. Nous avons du malheuresement faire des choix comme ne pas découvrir le parc Torotoro ou encore le Canyon de colca.
- 08-août : Arrivé lima + visite (nuit a lima)
- 09-août : Avion pour cuzco (midi) + visite de la ville (nuit à cuzco)
- 10-août : Cuzco + Pisac + Sacsayhuaman (nuit à cuzco ou autre village)
- 11-août : Salinas de Maras + Moray + Ollantaytambo + train à 21h pour Aguas Clientes (nuit à AC)
- 12-août : Machu pichu + Train cuzco (à 18h) (nuit a Cuzco)
- 13-août : Bus pour puno 8 heures + Réservation circuit Lac titicaca (nuit a puno)
- 14-août : Circuit Ile Taquile /Amanti /Uros (nuit sur une ile)
- 15-août : Circuit Ile Taquile /Amanti /Uros (nuit sur une ile)
- 16-août : Bus / Bateau vers copacabana puis Bus vers La paz 4 heures ( nuit la Paz)
- 17-août : Bus (el dorado) vers sucre (nuit sucre) durée 13 heures
- 18-août : Visite sucre (nuit sucre)
- 19-août : Bus / taxi vers Potosi + Visite potosi (nuit Potosi)
- 20-août : Bus vers tupiza + réservation et visite Tupiza (nuit Tupiza)
- 21-août : Circuit salar uyuni / sud lipez
- 22-août : Circuit salar uyuni / sud lipez
- 23-août : Circuit salar uyuni / sud lipez
- 24-août : Circuit salar uyuni / sud lipez arrivé UYUNI + bus de nuit direction La paz à 20h
- 25-août : Bus La paz pour Puno matin (6h)
- 26-août : Journée tampon (retard bus) ( taxi vers julica 1h + avion vers lima à 21h à julica )
- 27-août : Visite Lima + Avion vers Paris (21h)
J'aimerais également connaitre votre avis sur mon budget individuel prévisionnel :
- Avion interne + externe : 1800 € (vérifié) - Bus / Bateau : 200 € - Logement + nourriture : 260 € - Activité (Machu Picchu + Salar) : 340 € - Vaccins + petits équipements : 75 €
Total par personne : 2 675 €
Une petite question également : Est-il possible de réserver son ticket de Bus pour la Machu Picchu ?
N’hésitez pas à faire des remarques sur la faisabilité, des conseils… ou si d’autres destinations vous semblent à privilégier.
Merci d’avance pour vos réponses !
Mathieu
Nous partons en couple pour 20 jours au Pérou et Bolivie. Nous aimerions connaitre votre avis sur l'itiniraire auquel nous avons réfléchis et si ce dernier n'est pas trop ambitieux. Nous avons du malheuresement faire des choix comme ne pas découvrir le parc Torotoro ou encore le Canyon de colca.
- 08-août : Arrivé lima + visite (nuit a lima)
- 09-août : Avion pour cuzco (midi) + visite de la ville (nuit à cuzco)
- 10-août : Cuzco + Pisac + Sacsayhuaman (nuit à cuzco ou autre village)
- 11-août : Salinas de Maras + Moray + Ollantaytambo + train à 21h pour Aguas Clientes (nuit à AC)
- 12-août : Machu pichu + Train cuzco (à 18h) (nuit a Cuzco)
- 13-août : Bus pour puno 8 heures + Réservation circuit Lac titicaca (nuit a puno)
- 14-août : Circuit Ile Taquile /Amanti /Uros (nuit sur une ile)
- 15-août : Circuit Ile Taquile /Amanti /Uros (nuit sur une ile)
- 16-août : Bus / Bateau vers copacabana puis Bus vers La paz 4 heures ( nuit la Paz)
- 17-août : Bus (el dorado) vers sucre (nuit sucre) durée 13 heures
- 18-août : Visite sucre (nuit sucre)
- 19-août : Bus / taxi vers Potosi + Visite potosi (nuit Potosi)
- 20-août : Bus vers tupiza + réservation et visite Tupiza (nuit Tupiza)
- 21-août : Circuit salar uyuni / sud lipez
- 22-août : Circuit salar uyuni / sud lipez
- 23-août : Circuit salar uyuni / sud lipez
- 24-août : Circuit salar uyuni / sud lipez arrivé UYUNI + bus de nuit direction La paz à 20h
- 25-août : Bus La paz pour Puno matin (6h)
- 26-août : Journée tampon (retard bus) ( taxi vers julica 1h + avion vers lima à 21h à julica )
- 27-août : Visite Lima + Avion vers Paris (21h)
J'aimerais également connaitre votre avis sur mon budget individuel prévisionnel :
- Avion interne + externe : 1800 € (vérifié) - Bus / Bateau : 200 € - Logement + nourriture : 260 € - Activité (Machu Picchu + Salar) : 340 € - Vaccins + petits équipements : 75 €
Total par personne : 2 675 €
Une petite question également : Est-il possible de réserver son ticket de Bus pour la Machu Picchu ?
N’hésitez pas à faire des remarques sur la faisabilité, des conseils… ou si d’autres destinations vous semblent à privilégier.
Merci d’avance pour vos réponses !
Mathieu
3 filles, 3 chiens, 3 jours en bivouac dans les Monts du Cantal English translation pending
Hello,
Voici le récit tout frais de nos dernières pérégrinations.
Bonne lecture!
Tout le récit en images est ici

Texte seul :
CANTAL 2015 Petite randonnée printanière effectuée dans les Monts du Cantal en compagnie de 2 amies « virtuelles » : Laure alias Calisson 94 de voyageforum et Sophie du forum partiravecsonchien, logiquement accompagnée de son chien Volcan, un berger australien de 10 ans et demi. Pour faire bonne mesure je prends mes 2 monstres : Higloo, berger blanc suisse de 2 ans ½ et Itoo golden retriever de 1 an ½. Nous avons toutes les 3 pas mal de route et décidons de nous retrouver vendredi soir au gîte de La Boudio au pied du volcan du Cantal. Accueil chaleureux, bonne table, chambre simple mais confortable (vue sur la montagne mais par un unique petit velux : on la verra mieux demain, du moins si la météo le permet car les prévisions sans être catastrophiques ne sont pas mirobolantes. Pas de pluie prévue avant lundi c’est déjà ça…) Nuit un peu agitée avec Itoo qui vient rendre visite à chacune, tandis qu’Higloo, toujours plus réservé roupille alors que le très sage Volcan dort dans le fourgon de Sophie. J1 Samedi 23 mai 2015 Les sommets sont dans les nuages aussi prenons-nous notre temps pour déjeuner. Jean-François, le gardien du gîte nous détaille longuement la psychologie des vaches locales (Aubrac et Salers) car nous aurons à traverser quelques parcs : en résumé, elles sont curieuses mais pas méchantes ! J’ai prévu une boucle sur 3 jours dont la partie sud est la plus spectaculaire. Au moment de partir, nous nous décidons pour un sens horaire, puisque les sommets se dégagent soudain. Alors que nous nous attendrissons sur les jolis détails du petit hameau de Lavigerie, Itoo prend une poule en chasse qui termine sa course dans le ruisseau, choquée. Gloups ! Je la récupère et la rapporte à sa propriétaire, qui prend les choses avec autant de philosophie que possible (ce n’est apparemment pas le 1er épisode) Je lui offre un dédommagement pour sa poule qui parait au bord de l’infarctus, puis nous discutons un peu et voilà que le volatile ressuscite d’un coup. Ouf ! Je pense qu’elle s’en sortira… Un peu perturbées par cet épisode, nous allons merdouiller un peu au début du parcours. Nous nous élevons sur les pentes du Puy de Seycheuse, à travers les prairies fleuries de pensées sauvages (jamais vu autant !) C’est là que nous avons dormi, tout au fond de la vallée de la Santoire. Le but est de profiter des crêtes dès le nord du Puy de Seycheuse (il eût été plus facile de monter directement vers les ruines de Vassivière par un sentier bien tracé) et pour ça nous faisons du hors sentier, ce qui nous permet de débusquer une 1ère biche juste entraperçue puis d’en apercevoir 4 autres qui vont longuement hésiter avant de s’enfuir derrière une butte. Ce n’est pas le grand beau temps mais il y a parfois de belles lumières, reflétées par les genêts… Nous rejoignons enfin un sentier qui grimpe au Puy de Seycheuse (1650 m) Puis nous descendons vers les gués de Vassivière (bon coin de bivouac). Un regard en arrière vers Peyre Gary de L’or et le chemin de Compostelle (GR400) qui serpente entre les genêts. Petite pause aux gués Avant de poursuivre vers le Rocher du bec de l’Aigle. Un rayon de soleil illumine le joli refuge de Meije Costes (n’accepte pas les chiens). A l’arrière-plan la silhouette caractéristique et les pierriers du Puy Griou. On s’y perd avec tous ces puy et il ne faut pas hésiter à consulter la carte ou le GPS (merci Laure !) Après donc un demi-tour sur quelques centaines de mètres, nous repassons au col de Rombière et bifurquons plein Nord vers le col de Cabre. Vue vers le sud et le col de Rombière et vers l’ouest et la vallée de la Jordane. Nous approchons du Puy Mary et rencontrons pas mal de monde, les chiens ont un succès fou avec leurs sacoches : une vraie petite caravane ! Nous commençons à en avoir plein les pattes (le hors-piste matinal n’y est pas pour rien !) et nous mettons en quête d’un endroit abrité du vent du Nord qui souffle sans interruption depuis ce matin. Un peu avant la brèche de Roland, nous descendons vers le buron d’Eylac (situé au bord de la route, pasglop) et dénichons un replat abrité du vent et des regards. Nous dormons près d’un ruisseau, au milieu des marmottes mais les chiens fatigués leur ficheront la paix.
J2 Dimanche 24 mai 2015 Réveil vers 7h dans les nuages, puis ça se lève d’un coup Et nous prenons notre petit-déjeuner au soleil, c’est inespéré ! Nous remontons jusqu’au sentier qui passe sous la brèche de Roland (qq regrets de ne pas y être passées. Un local nous a expliqué « qu’avec les chiens seule la remontée côté ouest pouvait poser problème mais qu’il suffisait de faire un petit détour par la gauche ») Puis après une centaine de mètres sur la route prenons un petit sentier d’où nous avons une vue imprenable sur à droite la vallée de l’Impradine, à G celle de Le Claux, au milieu le GR4 qui descend sur la crête du Puy de Niermont (où nous passerons demain) et tout-à-fait à gauche de l’image les crêtes où nous marcherons tout-à-l’heure. Avec du recul, nous réalisons que nous avons dormi en plein dans les éboulis de la brèche de Roland (pas malin !) Nous retraversons la route et le sentier continue en direction du Pas de Peyrol (où on trouve un restaurant avec une terrasse déserte vu la température ambiante, dont les abords en contrebas sont jonchés de tessons de bouteilles ! Gare aux pattes des chiens !) Nous allons suivre ces crêtes à perte de vue ! Pause pique-nique (le temps de laisser s’éloigner une biche que les chiens n’ont pas vue) avec vue sur la Roche taillade Et sur la vallée du Falgoux. Chien pot de colle ! Alors que nous avions prévu de bifurquer vers le nord avant le Suc Gros, le paysage du côté du Pas Rouge nous inspirant, nous poursuivons un peu plus loin sur la crête. Encore un bon coin de bivouac (du moins par vent du Nord) Très bonne idée que d’aller vers le Pas Rouge : il est jonché d’orchidées ! Vue vers le sud et le Puy Mary (nous n’y sommes pas montées, sans regret vu la procession qui se déroule sur son sentier bétonné. Ne parlons pas des garde-fous du sommet…) La même sans chien pour ceux qui préfèrent les fleurs ! Ici des gentianes printanières (Merci à Sophie qui en connait un rayon sur les fleurs de montagnes… et les marmottes – private joke !) Nous quittons le GR 400 au niveau du Rocher de l’Aygue (Aygye=eau dixit Sophie et en effet il y a une source sur son flanc est) pour descendre vers un petit col avant de remonter vers les crêtes du Cros Chaumeil. Un peu plus loin alors que l’air peine à se réchauffer, nous sommes inspectés par une quinzaine de vautours : un petit tour et ils disparaissent aussi soudainement qu’ils sont sortis des nuages. Même avec ses jumelles, Sophie les perd très vite de vue. Nous passons au large d’un troupeau mélangé de Salers et d’Aubrac, près d’un petit hameau ruiné. Après un franchissement de clôture (pas le dernier !) nous voilà du bon côté ! Il est trop tard pour traverser la Vallée de Cheylade aussi décidons nous après avoir fait le plein d’eau aux sources indiquées sur la carte (faciles à repérer car il y a des abreuvoirs), (aperçu d’ailleurs un renard dans le coin) de nous poser pour la nuit au SE du Suc du Lac, dans un petit bout de prairie plat ET abrité du vent. Le fond de l’air se rafraichit et nous profitons de la présence de bois en abondance pour faire un petit feu, avec la vue sur le Puy Mary. Un rayon de soleil me décide à monter au Puy du Lac, au milieu des orchidées jaunes cette fois, Et en fait de Lac il s’agit plutôt d’une gouille complètement à sec ! De là-haut j’ai une vue sur le Lac des Cascades et distingue en face de l’autre côté de la vallée les zig-zag du sentier des Quiroux où nous irons demain pour accéder au Plateau du Limon. Petit rayon de soleil sur Cheylade et sur le Puy Mary et la brèche de Roland au pied de laquelle nous avons dormi hier. Les chiens ont commencé leur nuit et bien leur en a pris puisqu’elle fut agitée avec en particulier les aboiements tout proche d’un chevreuil mécontent de notre intrusion sur son territoire.
J3 Lundi 25 mai 2015 Temps couvert ce matin et pluie attendue pour l’après-midi, mais c’est notre dernier jour donc ce n’est pas trop grave (d’autant que les tentes sont déjà trempées de rosée et de condensation) Nous rejoignons le fond de la vallée et après avoir refait de l’eau au robinet du restaurant du Lac des Cascades et jeté un œil à la Cascade du Sartre, commençons la remontée sur le flanc est de la vallée par le Sentier des Quirous. Nous nous faisons rattraper par un troupeau de Salers qui monte aux alpages du plateau du Limon (entre 1100 et 1400 m d’altitude) et décidons d’une petite pause saucisson (merci Laure !) pour les laisser passer. Ces 2 ados ne sont pas de trop pour les empêcher de venir nous voir de plus près ! Et de l’autre côté ces Aubrac ne sont pas moins curieuses ! Le sentier des Quirous relie Cheylade à Dienne sur une douzaine de km, traversant d’ouest en est le Plateau du Limon. Il existe depuis plusieurs siècles et est balisé de pierres dressées car l’orientation (surtout avant l’ère des barbelés !) y est délicate. La pluie nous y accueille mais nous avons le vent dans le dos, atmosphère assez austère Qui change du tout au tout dès que le soleil s’invite et illumine la prairie fleurie de jonquilles à perte de vue. Sur ce vaste plateau les conditions doivent être parfois très hostiles en hiver. En témoignent ces linaigrettes, qu’on trouve rarement à si basse altitude, un peu au sud du Puy de Niermont (1620m) Petite pause à l’abri du vent après le Puy de Niermont avec vue sur le Puy de Seycheuse où nous étions avant-hier. Nous surplombons maintenant la vallée de l’Impradine et la route qui va du col de Serre au Pas de Peyrol qui est désormais dans les nuages. Rencontre inopinée avec quelques comtois, guère effrayés par les chiens et même avides de contacts. On ne les dérange pas le moins du monde… Puis la pluie redouble et nous descendons tellement encapuchonnées que nous en loupons le sentier qui nous aurait évité quelques hectomètres de goudron. Le gîte est complet ce soir, du moins pour la restauration si bien que nous apéro-dînons dans le fourgon de Sophie avant de nous séparer. Belle balade réalisée dans la bonne humeur, sur un rythme très cool avec moult pauses contemplation et anecdotes, merci Laure, Sophie et Volcan pour votre très agréable compagnie !
Bonne lecture!
Tout le récit en images est ici

Texte seul :
CANTAL 2015 Petite randonnée printanière effectuée dans les Monts du Cantal en compagnie de 2 amies « virtuelles » : Laure alias Calisson 94 de voyageforum et Sophie du forum partiravecsonchien, logiquement accompagnée de son chien Volcan, un berger australien de 10 ans et demi. Pour faire bonne mesure je prends mes 2 monstres : Higloo, berger blanc suisse de 2 ans ½ et Itoo golden retriever de 1 an ½. Nous avons toutes les 3 pas mal de route et décidons de nous retrouver vendredi soir au gîte de La Boudio au pied du volcan du Cantal. Accueil chaleureux, bonne table, chambre simple mais confortable (vue sur la montagne mais par un unique petit velux : on la verra mieux demain, du moins si la météo le permet car les prévisions sans être catastrophiques ne sont pas mirobolantes. Pas de pluie prévue avant lundi c’est déjà ça…) Nuit un peu agitée avec Itoo qui vient rendre visite à chacune, tandis qu’Higloo, toujours plus réservé roupille alors que le très sage Volcan dort dans le fourgon de Sophie. J1 Samedi 23 mai 2015 Les sommets sont dans les nuages aussi prenons-nous notre temps pour déjeuner. Jean-François, le gardien du gîte nous détaille longuement la psychologie des vaches locales (Aubrac et Salers) car nous aurons à traverser quelques parcs : en résumé, elles sont curieuses mais pas méchantes ! J’ai prévu une boucle sur 3 jours dont la partie sud est la plus spectaculaire. Au moment de partir, nous nous décidons pour un sens horaire, puisque les sommets se dégagent soudain. Alors que nous nous attendrissons sur les jolis détails du petit hameau de Lavigerie, Itoo prend une poule en chasse qui termine sa course dans le ruisseau, choquée. Gloups ! Je la récupère et la rapporte à sa propriétaire, qui prend les choses avec autant de philosophie que possible (ce n’est apparemment pas le 1er épisode) Je lui offre un dédommagement pour sa poule qui parait au bord de l’infarctus, puis nous discutons un peu et voilà que le volatile ressuscite d’un coup. Ouf ! Je pense qu’elle s’en sortira… Un peu perturbées par cet épisode, nous allons merdouiller un peu au début du parcours. Nous nous élevons sur les pentes du Puy de Seycheuse, à travers les prairies fleuries de pensées sauvages (jamais vu autant !) C’est là que nous avons dormi, tout au fond de la vallée de la Santoire. Le but est de profiter des crêtes dès le nord du Puy de Seycheuse (il eût été plus facile de monter directement vers les ruines de Vassivière par un sentier bien tracé) et pour ça nous faisons du hors sentier, ce qui nous permet de débusquer une 1ère biche juste entraperçue puis d’en apercevoir 4 autres qui vont longuement hésiter avant de s’enfuir derrière une butte. Ce n’est pas le grand beau temps mais il y a parfois de belles lumières, reflétées par les genêts… Nous rejoignons enfin un sentier qui grimpe au Puy de Seycheuse (1650 m) Puis nous descendons vers les gués de Vassivière (bon coin de bivouac). Un regard en arrière vers Peyre Gary de L’or et le chemin de Compostelle (GR400) qui serpente entre les genêts. Petite pause aux gués Avant de poursuivre vers le Rocher du bec de l’Aigle. Un rayon de soleil illumine le joli refuge de Meije Costes (n’accepte pas les chiens). A l’arrière-plan la silhouette caractéristique et les pierriers du Puy Griou. On s’y perd avec tous ces puy et il ne faut pas hésiter à consulter la carte ou le GPS (merci Laure !) Après donc un demi-tour sur quelques centaines de mètres, nous repassons au col de Rombière et bifurquons plein Nord vers le col de Cabre. Vue vers le sud et le col de Rombière et vers l’ouest et la vallée de la Jordane. Nous approchons du Puy Mary et rencontrons pas mal de monde, les chiens ont un succès fou avec leurs sacoches : une vraie petite caravane ! Nous commençons à en avoir plein les pattes (le hors-piste matinal n’y est pas pour rien !) et nous mettons en quête d’un endroit abrité du vent du Nord qui souffle sans interruption depuis ce matin. Un peu avant la brèche de Roland, nous descendons vers le buron d’Eylac (situé au bord de la route, pasglop) et dénichons un replat abrité du vent et des regards. Nous dormons près d’un ruisseau, au milieu des marmottes mais les chiens fatigués leur ficheront la paix.
J2 Dimanche 24 mai 2015 Réveil vers 7h dans les nuages, puis ça se lève d’un coup Et nous prenons notre petit-déjeuner au soleil, c’est inespéré ! Nous remontons jusqu’au sentier qui passe sous la brèche de Roland (qq regrets de ne pas y être passées. Un local nous a expliqué « qu’avec les chiens seule la remontée côté ouest pouvait poser problème mais qu’il suffisait de faire un petit détour par la gauche ») Puis après une centaine de mètres sur la route prenons un petit sentier d’où nous avons une vue imprenable sur à droite la vallée de l’Impradine, à G celle de Le Claux, au milieu le GR4 qui descend sur la crête du Puy de Niermont (où nous passerons demain) et tout-à-fait à gauche de l’image les crêtes où nous marcherons tout-à-l’heure. Avec du recul, nous réalisons que nous avons dormi en plein dans les éboulis de la brèche de Roland (pas malin !) Nous retraversons la route et le sentier continue en direction du Pas de Peyrol (où on trouve un restaurant avec une terrasse déserte vu la température ambiante, dont les abords en contrebas sont jonchés de tessons de bouteilles ! Gare aux pattes des chiens !) Nous allons suivre ces crêtes à perte de vue ! Pause pique-nique (le temps de laisser s’éloigner une biche que les chiens n’ont pas vue) avec vue sur la Roche taillade Et sur la vallée du Falgoux. Chien pot de colle ! Alors que nous avions prévu de bifurquer vers le nord avant le Suc Gros, le paysage du côté du Pas Rouge nous inspirant, nous poursuivons un peu plus loin sur la crête. Encore un bon coin de bivouac (du moins par vent du Nord) Très bonne idée que d’aller vers le Pas Rouge : il est jonché d’orchidées ! Vue vers le sud et le Puy Mary (nous n’y sommes pas montées, sans regret vu la procession qui se déroule sur son sentier bétonné. Ne parlons pas des garde-fous du sommet…) La même sans chien pour ceux qui préfèrent les fleurs ! Ici des gentianes printanières (Merci à Sophie qui en connait un rayon sur les fleurs de montagnes… et les marmottes – private joke !) Nous quittons le GR 400 au niveau du Rocher de l’Aygue (Aygye=eau dixit Sophie et en effet il y a une source sur son flanc est) pour descendre vers un petit col avant de remonter vers les crêtes du Cros Chaumeil. Un peu plus loin alors que l’air peine à se réchauffer, nous sommes inspectés par une quinzaine de vautours : un petit tour et ils disparaissent aussi soudainement qu’ils sont sortis des nuages. Même avec ses jumelles, Sophie les perd très vite de vue. Nous passons au large d’un troupeau mélangé de Salers et d’Aubrac, près d’un petit hameau ruiné. Après un franchissement de clôture (pas le dernier !) nous voilà du bon côté ! Il est trop tard pour traverser la Vallée de Cheylade aussi décidons nous après avoir fait le plein d’eau aux sources indiquées sur la carte (faciles à repérer car il y a des abreuvoirs), (aperçu d’ailleurs un renard dans le coin) de nous poser pour la nuit au SE du Suc du Lac, dans un petit bout de prairie plat ET abrité du vent. Le fond de l’air se rafraichit et nous profitons de la présence de bois en abondance pour faire un petit feu, avec la vue sur le Puy Mary. Un rayon de soleil me décide à monter au Puy du Lac, au milieu des orchidées jaunes cette fois, Et en fait de Lac il s’agit plutôt d’une gouille complètement à sec ! De là-haut j’ai une vue sur le Lac des Cascades et distingue en face de l’autre côté de la vallée les zig-zag du sentier des Quiroux où nous irons demain pour accéder au Plateau du Limon. Petit rayon de soleil sur Cheylade et sur le Puy Mary et la brèche de Roland au pied de laquelle nous avons dormi hier. Les chiens ont commencé leur nuit et bien leur en a pris puisqu’elle fut agitée avec en particulier les aboiements tout proche d’un chevreuil mécontent de notre intrusion sur son territoire.
J3 Lundi 25 mai 2015 Temps couvert ce matin et pluie attendue pour l’après-midi, mais c’est notre dernier jour donc ce n’est pas trop grave (d’autant que les tentes sont déjà trempées de rosée et de condensation) Nous rejoignons le fond de la vallée et après avoir refait de l’eau au robinet du restaurant du Lac des Cascades et jeté un œil à la Cascade du Sartre, commençons la remontée sur le flanc est de la vallée par le Sentier des Quirous. Nous nous faisons rattraper par un troupeau de Salers qui monte aux alpages du plateau du Limon (entre 1100 et 1400 m d’altitude) et décidons d’une petite pause saucisson (merci Laure !) pour les laisser passer. Ces 2 ados ne sont pas de trop pour les empêcher de venir nous voir de plus près ! Et de l’autre côté ces Aubrac ne sont pas moins curieuses ! Le sentier des Quirous relie Cheylade à Dienne sur une douzaine de km, traversant d’ouest en est le Plateau du Limon. Il existe depuis plusieurs siècles et est balisé de pierres dressées car l’orientation (surtout avant l’ère des barbelés !) y est délicate. La pluie nous y accueille mais nous avons le vent dans le dos, atmosphère assez austère Qui change du tout au tout dès que le soleil s’invite et illumine la prairie fleurie de jonquilles à perte de vue. Sur ce vaste plateau les conditions doivent être parfois très hostiles en hiver. En témoignent ces linaigrettes, qu’on trouve rarement à si basse altitude, un peu au sud du Puy de Niermont (1620m) Petite pause à l’abri du vent après le Puy de Niermont avec vue sur le Puy de Seycheuse où nous étions avant-hier. Nous surplombons maintenant la vallée de l’Impradine et la route qui va du col de Serre au Pas de Peyrol qui est désormais dans les nuages. Rencontre inopinée avec quelques comtois, guère effrayés par les chiens et même avides de contacts. On ne les dérange pas le moins du monde… Puis la pluie redouble et nous descendons tellement encapuchonnées que nous en loupons le sentier qui nous aurait évité quelques hectomètres de goudron. Le gîte est complet ce soir, du moins pour la restauration si bien que nous apéro-dînons dans le fourgon de Sophie avant de nous séparer. Belle balade réalisée dans la bonne humeur, sur un rythme très cool avec moult pauses contemplation et anecdotes, merci Laure, Sophie et Volcan pour votre très agréable compagnie !
Cap Vert en février 2016: avis, conseils et bons plans? English translation pending
Bonjour chers amis voyageurs !!
Je poste ce message en sachant que j'aurai de bons conseils (car c'est toujours le cas sur voyage forum !!).
J'envisage de partir 15 jours en février 2016 au Cap Vert, auriez-vous des conseils, avis et/ou bons plans ? Est-ce une bonne période (climat, température, ..) ? Qu'en est-il du visa (le faire avant ou en arrivant) ? Quel budget prévoir niveau hébergement surtout pour un couple ?? Quels sont les incontournables (sachant qu'on aime la nature et la rando mais qu'on est pas contre du farniente à la plage et des nuits folles à danser !) ?
Merci par avance pour vos avis.
Circuit côte ouest américaine du 23 août au 11 septembre English translation pending
Bonjour à tous,
Voilà quelques temps que je prépare notre (1 couple de 25/30ans) tout premier road trip du 23/08 au 11/09/2015. Et pour cette première nous avons choisi l'Ouest Américain ! :-)
Pouvez-vous me donner vos avis, conseils, idées concernant le roadtrip, ci-dessous ? Tant au niveau de la faisabilité qu'au niveau des choses qu'on loupe et qu'il faudrait voir absolument à la place de l'une ou l'autre destination.
A savoir que c'est la première fois que nous partons en road trip, nous ne sommes pas de grands athlètes mais nous avons fais tout Rome en 3 jours (avec des bobos aux pieds mais quel plaisir immense !) nous souhaitons uniquement réserver LA / LV et SF mais est ce possible de faire le reste du trip sans réserver ?
Jour 1: LA Arrivée LA 18h15 heure locale. Récupération véhicule (prévue de louer sur autoescape un SUV : environ 650€) Direction Griffith Observatory, pour la vue sur LA et sur The Sign + ??? (repas du soir ?) (Nuit LA : des avis d’hôtel ? budget : environ 100/150€ grand max)
Jour 2 : LA : prévoir la journée complète ? Visite Universal Studio Hollywood Bd, Man's Chinese Theater Beverly Hills, Rodéo Drive, Sunset Boulevard, Mulholland Drive Venice Beach, Santa Monica (Nuit LA : conseil hôtel ? Budget : Motel : 60€ max)
Jour 3 : LA (partir tôt) – Palm Spring Joshua Tree Park à Pass Beautifull (on peut l’acheter là bas ?) Palm desert (Nuit Palm spring, conseil hôtel ? Budget : Motel : 50€ max)
Jour 4 : Palm Spring (tôt) - Williams Yucca Valley - Route 66 Oatman - Kingman - Seligman Grand Canyon : Hélicoptère (avis de compagnie, lieu de départ ? Papillon / Tusayan) (Nuit Williams : conseil hôtel ? Budget : Motel : 50€ max)
Jour 5 (27/08) : Williams – Page Anteloppe Canyon / Lake Powell Monument Valley (le faire en allant à LV ? ou d’ici ?) à Attention changement d’heure (Nuit Page : conseil hôtel ? Budget : Motel : 50€ max)
Jour 6 : Page – Tropic Bryce Canyon (Nuit Tropic, conseil hôtel ? Budget : Motel : 50€ max)
Jour 7 : Tropic – Springdale Zion National Park (Nuit Springdale : conseil hôtel ? Budget : Motel : 50€ max)
Jour 8 : Springdale – Valley of Fire - Las Vegas Soirée dans un casino (j'offrirai bien entendu une partie des gains; si je gagne :-); à celui qui me trouve le meilleur trajet :-)) (Nuit à LV : Bellagio ? Mirage, autres ? pas de budget précis)
Jour 9 : Las Vegas Boutiques : Coca, M&M's Outlet sud ou nord ? Casinos: Mandalay, Venetian, Caesar, New York, Paris, Luxor...etc Fremont Street pour la voute lumineuse Red Rock Valley (Nuit LV : Hôtel hors strip, conseil hôtel ? Budget : Motel : 50€ max)
Jour 10 : LV – Furnace Creek Death Valley (Nuit Furnace : conseil hôtel ? Budget : Motel : 50€ max)
Jour 11 : Furnace (tôt) – Lee Vining – El portal Yosemite (Nuit El Portal : conseil hôtel ? Budget : Motel : 50€ max)
Jour 12 : El portal – San Francisco China town Golden Gate Union Square (Nuit SF : conseil hôtel ? Budget : Motel : 100€ max)
Jour 13 : San Francisco Alcatraz Fisherman's Wharf, Pier 39, Ghirardelli Square Financial District Changement de voiture : Passage en mode décapotable (Nuit SF : conseil hôtel ? Budget : Motel : 70€ max)
Jour 14 : SF – Monterey – Carmel (Nuit à Monterey : conseil hôtel ? Budget : Motel : 50€ max)
Jour 15 : Monterey – Santa Barbara – Malibu - LA (Nuit LA ou ailleurs ?)
Logiquement nous sommes le 07/09
Selon mes estimations j’ai peut être vu trop court au Yosemite ou à Williams (Monument Valley) ou LA/SF ?.
Si mes différents parcours ci-dessus sont faisable que pensez vous de rajouter : - (décaler jour 6) Monument valley - Moab : une journée. Moab – Torrey (Canyonsland) et rejoindre mon jour 6 : Bryce Canyon. (rajoute 2 jours à mon planning actuel) (- - Hawaii ? J (depuis SF, décaler jour 14)
- Autres ?
Merci en tout cas à ceux qui me liront !
Bonne soirée à tous.
Beks
Voilà quelques temps que je prépare notre (1 couple de 25/30ans) tout premier road trip du 23/08 au 11/09/2015. Et pour cette première nous avons choisi l'Ouest Américain ! :-)
Pouvez-vous me donner vos avis, conseils, idées concernant le roadtrip, ci-dessous ? Tant au niveau de la faisabilité qu'au niveau des choses qu'on loupe et qu'il faudrait voir absolument à la place de l'une ou l'autre destination.
A savoir que c'est la première fois que nous partons en road trip, nous ne sommes pas de grands athlètes mais nous avons fais tout Rome en 3 jours (avec des bobos aux pieds mais quel plaisir immense !) nous souhaitons uniquement réserver LA / LV et SF mais est ce possible de faire le reste du trip sans réserver ?
Jour 1: LA Arrivée LA 18h15 heure locale. Récupération véhicule (prévue de louer sur autoescape un SUV : environ 650€) Direction Griffith Observatory, pour la vue sur LA et sur The Sign + ??? (repas du soir ?) (Nuit LA : des avis d’hôtel ? budget : environ 100/150€ grand max)
Jour 2 : LA : prévoir la journée complète ? Visite Universal Studio Hollywood Bd, Man's Chinese Theater Beverly Hills, Rodéo Drive, Sunset Boulevard, Mulholland Drive Venice Beach, Santa Monica (Nuit LA : conseil hôtel ? Budget : Motel : 60€ max)
Jour 3 : LA (partir tôt) – Palm Spring Joshua Tree Park à Pass Beautifull (on peut l’acheter là bas ?) Palm desert (Nuit Palm spring, conseil hôtel ? Budget : Motel : 50€ max)
Jour 4 : Palm Spring (tôt) - Williams Yucca Valley - Route 66 Oatman - Kingman - Seligman Grand Canyon : Hélicoptère (avis de compagnie, lieu de départ ? Papillon / Tusayan) (Nuit Williams : conseil hôtel ? Budget : Motel : 50€ max)
Jour 5 (27/08) : Williams – Page Anteloppe Canyon / Lake Powell Monument Valley (le faire en allant à LV ? ou d’ici ?) à Attention changement d’heure (Nuit Page : conseil hôtel ? Budget : Motel : 50€ max)
Jour 6 : Page – Tropic Bryce Canyon (Nuit Tropic, conseil hôtel ? Budget : Motel : 50€ max)
Jour 7 : Tropic – Springdale Zion National Park (Nuit Springdale : conseil hôtel ? Budget : Motel : 50€ max)
Jour 8 : Springdale – Valley of Fire - Las Vegas Soirée dans un casino (j'offrirai bien entendu une partie des gains; si je gagne :-); à celui qui me trouve le meilleur trajet :-)) (Nuit à LV : Bellagio ? Mirage, autres ? pas de budget précis)
Jour 9 : Las Vegas Boutiques : Coca, M&M's Outlet sud ou nord ? Casinos: Mandalay, Venetian, Caesar, New York, Paris, Luxor...etc Fremont Street pour la voute lumineuse Red Rock Valley (Nuit LV : Hôtel hors strip, conseil hôtel ? Budget : Motel : 50€ max)
Jour 10 : LV – Furnace Creek Death Valley (Nuit Furnace : conseil hôtel ? Budget : Motel : 50€ max)
Jour 11 : Furnace (tôt) – Lee Vining – El portal Yosemite (Nuit El Portal : conseil hôtel ? Budget : Motel : 50€ max)
Jour 12 : El portal – San Francisco China town Golden Gate Union Square (Nuit SF : conseil hôtel ? Budget : Motel : 100€ max)
Jour 13 : San Francisco Alcatraz Fisherman's Wharf, Pier 39, Ghirardelli Square Financial District Changement de voiture : Passage en mode décapotable (Nuit SF : conseil hôtel ? Budget : Motel : 70€ max)
Jour 14 : SF – Monterey – Carmel (Nuit à Monterey : conseil hôtel ? Budget : Motel : 50€ max)
Jour 15 : Monterey – Santa Barbara – Malibu - LA (Nuit LA ou ailleurs ?)
Logiquement nous sommes le 07/09
Selon mes estimations j’ai peut être vu trop court au Yosemite ou à Williams (Monument Valley) ou LA/SF ?.
Si mes différents parcours ci-dessus sont faisable que pensez vous de rajouter : - (décaler jour 6) Monument valley - Moab : une journée. Moab – Torrey (Canyonsland) et rejoindre mon jour 6 : Bryce Canyon. (rajoute 2 jours à mon planning actuel) (- - Hawaii ? J (depuis SF, décaler jour 14)
- Autres ?
Merci en tout cas à ceux qui me liront !
Bonne soirée à tous.
Beks
Combien y a-t-il de riads à Marrakech? English translation pending
Bonjour à tous ,
Je serais curieuse de savoir le nombre de riads qui existent à Marrakech , privés et commerciaux . Je ne trouve aucun renseignements sur le net .
Quel est l'incidence de l'accroissement de ces hébergements sur la nappe phréatique ?
Merci d'avance pour vos réponses ,
Hannah
Je serais curieuse de savoir le nombre de riads qui existent à Marrakech , privés et commerciaux . Je ne trouve aucun renseignements sur le net .
Quel est l'incidence de l'accroissement de ces hébergements sur la nappe phréatique ?
Merci d'avance pour vos réponses ,
Hannah
Projet de 3 semaines en Espagne English translation pending
Bonjour à tous,
Nous avons pour projet de passer entre 3 semaines et 1 mois au mois de Septembre en Espagne que nous ne connaissons pas du tout (à part Barcelone et les Baléares). Nous avons envie de le faire en itinérant avec notre propre voiture. Concernant l'hébergement, nous verrons sur place (soit petit hôtel, soit bungalow en camping, soit petit appartement....)
Nous arriverons de Bordeaux et aimerions nous diriger directement sur la Côte Est sans passer par Barcelone. Je pensais arriver directement à Valence y passer quelques jours puis descendre sur l'Andalousie.
Mes questions sont les suivantes.
Est-il possible de faire ce trip en 3 grosses semaines (+ ou - 3 jours). Nous avons envie de prendre notre temps (3 à 4 jours sur place à chaque endroit). Est-ce possible de ne rien réserver et de choisir sur place notre hébergement ? Quels sont les villes ou villages à voir absolument ? que ce soit en bord de mer ou à la campagne...
Nous recherchons "un peu de plage" mais surtout des petits villages bien typiques de l'Espagne (et une bonne cuisine...😉 être au calme de temps en temps ; prendre le temps....😉
J'ai regardé pas mal de posts sur ce forum ; j'ai regardé également les cartes d'Espagne et il me semble que les routes sont assez bonnes...
Merci d'avance à tous ceux qui me répondront.
Cordialement.
M.A.
P.S. Nous emmènerons avec nous notre petite tente quechua au cas où.... 😎 on ne trouve rien ou... au cas où l'on trouve un petit coin de camping bien sympa... 😎
Nous avons pour projet de passer entre 3 semaines et 1 mois au mois de Septembre en Espagne que nous ne connaissons pas du tout (à part Barcelone et les Baléares). Nous avons envie de le faire en itinérant avec notre propre voiture. Concernant l'hébergement, nous verrons sur place (soit petit hôtel, soit bungalow en camping, soit petit appartement....)
Nous arriverons de Bordeaux et aimerions nous diriger directement sur la Côte Est sans passer par Barcelone. Je pensais arriver directement à Valence y passer quelques jours puis descendre sur l'Andalousie.
Mes questions sont les suivantes.
Est-il possible de faire ce trip en 3 grosses semaines (+ ou - 3 jours). Nous avons envie de prendre notre temps (3 à 4 jours sur place à chaque endroit). Est-ce possible de ne rien réserver et de choisir sur place notre hébergement ? Quels sont les villes ou villages à voir absolument ? que ce soit en bord de mer ou à la campagne...
Nous recherchons "un peu de plage" mais surtout des petits villages bien typiques de l'Espagne (et une bonne cuisine...😉 être au calme de temps en temps ; prendre le temps....😉
J'ai regardé pas mal de posts sur ce forum ; j'ai regardé également les cartes d'Espagne et il me semble que les routes sont assez bonnes...
Merci d'avance à tous ceux qui me répondront.
Cordialement.
M.A.
P.S. Nous emmènerons avec nous notre petite tente quechua au cas où.... 😎 on ne trouve rien ou... au cas où l'on trouve un petit coin de camping bien sympa... 😎
L'origine des H'mong au Vietnam! English translation pending
Bonjour a tous! pour ceux-qui sont interesses par l'ethnie H'mong, je pense que ce document ci-apres serait probablement interessant a lire!
ORIGINES ET HISTOIREL’origine des hmong reste inconnue car ils n’ont pas eu d’écriture jusqu’au 20e siècle ; ce n’est qu’en 1952 qu’on a réussi à transcrire leur dialecte en caractères romanisés, une tâche ardue car c’est une langue polytonale à 7 tons (le Père Savina parle d’une « langue bizarre qui se parle autant avec le nez qu’avec la bouche »). Les sources hmong sont donc orales, transmises de génération en génération. Leur tradition orale concernant leur origine parle d’une région « continuellement couvert de neige et de glace ; les jours et les nuits y alternaient de 6 mois en 6 mois ; les hommes étaient de petite taille et portaient tous une fourrure», ce qui amené des ethnologues à penser qu’ils sont esquimaux d’origine. Il semblerait également que certaines racines de leur langue sont proches de celle des toungouses, une tribu nomade de Sibérie qui s’appellent entre eux oevous, « hommes libres », le mot « hmong » ayant le même sens. En outre, Touby Lyfong, le « roi » des hmong Lao du temps des français, a expliqué à des officiers français parachutés au Laos en 1944 « nous sommes les cousins des samoyèdes (une autre tribu nomade de Sibérie) ; nous savons d’où nous venons, nos chansons nous le rappellent ; elles évoquent un pays où pendant 6 mois, le pays était éclairé par un petit soleil pâle et où tout était sombre pendant les autres mois de l’année ». Il faut aussi noter que les hmong possèdent en commun avec les tribus sibériennes certaines conceptions religieuses : croyance en un dieu paresseux, Ndzu Nyong pour les hmong, le « Maitre du ciel », dont on a peu à se préoccuper, multitude de bons et mauvais génies, chamanisme (« chaman » vient du toungouse saman) très ancré dans la vie quotidienne. Il est donc vraisemblable que l’origine des hmong est sibérienne.
Nous ne connaissons vraiment l’histoire des hmong que par de vieilles annale chinoises de l’époque Hoang Ti, datant de 2479 avant JC, les premières établissant qu’ils étaient installés dans la vallée du fleuve Jaune (comme les thaïs), étaient de remarquables cultivateurs et éleveurs et révéraient les chevaux. De nombreuses autres annales chinoises en parlent au fil des siècles, évidemment entachées de partialité étant donné que l’histoire des chinois et des hmong est une litanie interminable de guerres entre les deux peuples. En effet, les chinois (les Han) voulaient imposer leur domination sur cette peuplade qui ne reconnait aucune autorité ; les hmong ont donc lentement migré du nord-est au sud-ouest de la Chine, tout en combattant les chinois pendant des siècles, ce qui explique leurs extraordinaires qualités de guerriers. En fait, pour protéger sa liberté, ce peuple n’a jamais cessé de se battre (jusqu’à relativement récemment au nord Laos). Le père Savina écrivait en 1930 dans son Histoire des Miao « Ce peuple a fait son entrée dans l’histoire les armes à la main, il y a plus de 4000 ans, et ces armes, il ne les a jamais déposées depuis. Depuis plus de 4000 ans, il a été obligé de combattre constamment pour sa liberté. Aucun autre peuple au monde n’a jamais payé aussi cher sa place au soleil ».
Des groupes importants vivent encore dans les provinces chinoises montagneuses du sud-ouest, le Guizhou et le Yunnan. Vaincus par le nombre pendant leurs interminables guerres contre les chinois, ils ont commencé très tôt à se réfugier dans des montagnes difficiles d’accès, migrant de crête en crête au fur et à mesure de l’épuisement des sols, déjà pauvres, par la culture sur brûlis.
Du sud-ouest de la Chine, leur migration au Vietnam s’est déroulée en 3 phases principales :
- Les premiers hmong, une centaine de familles des lignées Lù et Giàng, sont rentrés au Vietnam il y a environ 300 ans en passant du Guizhou à la région de Dong Van et Méo Vac (province de Hà Giang).
- Il y a environ 200 ans, un 2e groupe d’une centaine de famille des lignées Vàng et Ly est également passé sur Dong Van, alors qu’un groupe plus petit des lignées Vàng, Ly, Chau, Sùng, Hoàng et Vù s’est installé dans les montagnes au nord de Bac Ha (district de Si Ma Cai) ; ce sont les fameux hmong Fleuris.
- Une 3e migration, la plus importante avec environ 10 000 personnes, s’est installée à la fin du 19e dans les régions de Lao Cai, Yen Bai et Ha Giang. A la même époque, un certain nombre de famille sont passées du Laos aux hauts plateaux du Centre Vietnam (régions de Than Hoa, Nghe An et Dak Lak).
Une légende très répandue y compris par les guides-papier veut que le nom miao ou méo leur ait été donné par les français à cause du fait que les hmong grimpent comme des chats (miao en vietnamien). Rien n’est plus faux. Le nom miao est une déformation du mot chinois mieo, nom que les chinois donnaient non pas aux seuls hmong, mais à toutes leurs minorités, et qui veut dire « cultivateurs », mais surtout « sauvages, barbares ». Inutile de préciser que les hmong détestent qu’on les appelle miao.
POPULATION ET HABITAT On estime actuellement la population hmong à 7,5 millions en Chine, environ 1,2 au Vietnam, 300 000 au Laos et 200 000 en Thaïlande. Au Vietnam, ils forment donc la 4e plus importante minorité après les Tay, Thaï, Muong et Khmer. Ils vivent dans de petits hameaux –giao- ou, le plus souvent, dans des maisons isolées, entre 800 et 1400 m, principalement dans tout ce que les français avaient nommé « La Haute Région », qui s’étend tout le long de la frontière du Nord-Laos et de la Chine. C’est la province de Ha Giang qui en compte le plus, suivie de celle de Lai Chau et de Lao Cai puis de Yen Bai.
Le Vietnam compte 7 groupes de hmong, reconnaissable au costume traditionnel des femmes :
- Les hmong blancs (Hmong Dâu), vivant principalement au nord de Ha Giang (Quang Ba, Dong Van, Meo Vac, autour de Bao Lac, Mu Cang Chai et dans le district de Tram Tau (province de Yen Bai) ; les femmes portent des jupes en chanvre à dominante blanche.
- Les hmong Noirs (Hmong Du), principalement dans la province de Lao Cai (région de Sapa), Yen Bai, Cao Bang, Lang Son et Dinh Hoa. La caractéristique principale est que les femmes portent des guêtres et que le reste des habits est tissé en chanvre puis trempé dans l'indigo ;
- Les hmong Rouges (Hmong Si ou Dô) et Bariolés (« hmong Fleuris » - hmong Lênh - autour de Bac Ha, Si Ma Cai, Muong Khuong, Hoang Su Phi et Xin Man. la caractéristique principale de ce groupe est que les femmes portent des jupes multicolores où la couleur rouge domine ;
- Les hmong Verts (hmong Dua ou Xanh) et Fleuris variés (Hmonh Xua ou Houa - concentrés principalement autour du district de Tua Chua, province de Lai Chau, Lung Phinh, Bac Ha et Lao Cai ; la tradition se perd pour eux si bien qu'ils sont difficilement reconnaissables à leurs habits. Ils habitent plutôt en plaine ;
- Les hmong de l’eau (Na Miéo). Des questions se posent sur le 7e groupe, dont la langue se rapproche du groupe Tay/Thaï, dont les membres ont adopté la maison en bois sur pilotis caractéristique des Thaïs/Tay, et qui vivent à côté de ceux-ci, donc dans des vallées.
Les villages hmong (giao) reflètent toujours la diversité des lignées familiales. Un village regroupe en moyenne 2 ou 3 lignées, les plus gros en comptant 6 ou 7. Particularité étonnante : dans les villages, chaque lignée a son propre hameau appelé Y Chau Senh ; un village hmong est donc généralement composé d’un petit groupe de hameaux séparés.
Généralement construites en pisé – ou en planches - les maisons, reposent à même le sol et sont sans étages. Elles comptent en principe 3 pièces.
US ET COUTÛMES Les costumes des femmes sont très variés ; ils se composent d’une jupe, d’une blouse, une courte cape dans le dos, un tablier couvrant la jupe devant, une longue ceinture faisant plusieurs fois le tour de la taille and nouée derrière, et des jambières. Les coiffes dépendent des clans (« tuyau » noir chez les hmongs Noirs (région de Sapa, mais pas de DongVan !), foulard rouge chez les hmongs Fleuris (région de Bac Ha), fichu d’autres couleurs un peu partout. Elles portent également des jambières. Le costume des femmes hmong Fleuris est célèbre pour la complexité de ses dessins (il faut de 4 à 6 mois pour broder à la main un costume complet). Elles portent de nombreux bijoux an argent : boucles d’oreilles, bracelets, et un collier composé d’un demi-cercle à l’arrière du cou et de chaines pendant sur la poitrine. Les hommes portent un pantalon large et une tunique à col « mao » et manches longues de couleur indigo ; souvenir des français, beaucoup – dont ceux de Dong Van - portent un béret basque.
Le régime familial est patriarcal, les hommes ayant une supériorité absolue, et la polygamie n’est pas rare. Les mariages entre hommes et femmes d’une même lignée sont formellement interdits. Une coutume encore fréquente parmi les hmong est le kidnapping par un homme de la femme qu’il veut épouser ; il la force à entrer dans sa maison et informe les parents de la fille 2 jours après le rapt ; il semblerait que cela ne se passe pas toujours sans des cris et des pleurs, la fille n’étant pas toujours d’accord ; elle doit rester pendant 3 jours dans la maison de l’homme, après quoi elle a droit de partir si le mariage ne lui convient pas. Plus romantique, les « marchés de l’amour » du « joli mois de mai » (dans la région de Dong Van – province de Ha Giang), où les célibataires hommes et femmes se rassemblent pour choisir un partenaire ; hélas, les touristes commencent à ne plus se gêner plus pour y aller, avec les encouragements des autorités, qui aiment bien le folklore qui rapporte des devises.
Une fois mariée – ce qui implique un cérémonial préalable très compliqué exigeant des intermédiaires de l’homme et de la femme et de longues discussions sur la dot - la femme n’a plus le droit d’aller chez ses parents sauf après accord de sa belle famille et accompagnée par son mari. En cas de décès du mari, la tradition veut que la veuve se remarie avec le frère cadet du mari ; s’il n’y en a pas, avec un de ses cousins. En cas de divorce, la femme demande l’hospitalité d’un notable dont elle ne quitte la maison que si elle se remarie. Si la femme veut divorcer et qu’elle n’a pas d’enfants, elle peut retourner chez ses parents sans compensation ; par contre, si elle a des enfants, elle doit verser une compensation pour leur éducation et le retour dans sa famille dépend du bon vouloir de celle-ci ; elle peut être également obligée à payer une certaine somme à ses beaux-parents en compensation de la perte de l’aide qu’elle apportait à la maisonnée.
Les femmes accouchent accroupies à la maison. Si l’enfant est un homme, le placenta est enterré au pied du pilier principal de la maison ; si c’est une fille, sous le lit conjugal.
Les morts sont placés dans un cercueil après avoir été exposés sur un banc devant l’hôtel des ancêtres ou à travers la porte d’entrée ; chez certains clans, le corps est exposé plusieurs jours dehors, vraisemblablement un reste de la coutume ancienne qui voulaient que les oiseaux le mangent. Avant de le placer dans le cercueil, des trous sont faits dans ses vêtements, un acte symbolique de destruction dans le but d’affirmer que ces vêtements appartiennent maintenant à un autre monde, celui des morts. RELIGION ET CROYANCES Les hmong pratiquent le chamanisme, une vieille tradition religieuse sibérienne (encore la Sibérie !). Pour les chamanistes, l’âme – ou les âmes, car un homme peut en avoir plusieurs – sont toujours prêtes à quitter le corps pour errer, quitte à être dévorées par les mauvais génies, les dab. La maladie, c’est l’âme qui s’en va ; on est guéri quand elle est revenue ; pour la faire revenir, on fait intervenir un chaman, qui, une fois en transes, entre en communication avec cette âme vagabonde et essaie de la persuader de revenir ; si elle a déjà été capturée par les dab, il essaie de leur arracher. La fonction des chamans, contrairement à un tas d’erreurs écrites à leur sujet, est donc celle d’un guérisseur.
Dans les croyances religieuses des hmong, on retrouve quelques-uns des thèmes communs à toutes les religions : l’inceste originel, le déluge, la tour de Babel (qui est pour les hmong un escalier ou une échelle), la multiplication et confusion des langues. Toutefois, les hmong ont une curieuse conception de la divinité : Pour eux, le « Vieux Seigneur », Maitre du ciel (Ndzu Nyong) est une sorte de roi nonchalant, paresseux, vivant dans son palais comme un empereur, entouré de ses pages qu’il envoie aux nouvelles pour savoir ce qui se passe sur terre ; ils se méfient des hommes, toujours prêts a inventer quelque manigance dont il sera la victime. Donc, il ne faut pas trop compter sur Ndzu Nyong, mais c’est quand même « Le Père ».
La mythologie hmong est très complexe. Au début des temps, la terre et le ciel formaient un seul bloc ; Ndzu Nyong, Maitre du ciel, le sépara de la terre et mis de l’ordre dans le chaos originel. Il accrocha les étoiles ainsi que sept soleils et sept lunes – toujours ce mystérieux nombre 7 qu’on retrouve dans de très nombreuses religions et croyances –
Pendant 7 ans, il n’y eu pas de nuits et les soleils asséchèrent la terre ; puis parurent les plantes et les arbres. Avec une pincée de poussière, Ndzu Nyong fabriqua des animaux et des hommes ; en soufflant dans leur bouche, il leur donna des âmes. A peine créés, les hommes se plaignirent ; ils avaient peur que les étoiles ne leur tombent sur la tête ; le dieu étendit donc un grand voile bleu de façon à ce que les hommes ne voient les étoiles que la nuit, quand ils sont à l’abri dans leur maison. Puis, fatigué de l’exigence des hommes, il se retira dans son palais du ciel et ne voulut plus se mêler de rien.
Ça se complique après ! Les 7 soleils et les 7 lunes faisaient des jours et des nuits interminables ; mécontents, les hommes en tuèrent 6 de chaque avec des flèches faites de cimes d’arbre. Le 7e soleil et la 7e lune se cachèrent, ce fut la nuit sur toute la terre et les hommes supplièrent en vain les 2 astres de réapparaître. Ils envoyèrent enfin en ambassadeur un coq, qui promit au soleil que, s’il reparaissait, il le préviendrait tous les matins par son chant qu’il n’avait rien à craindre des hommes, ce qui explique la croyance des hmong que, s’ils tuaient tous les coqs, le soleil ne se lèverait plus. Puis arriva le déluge, qui ne laissa comme survivants qu’un garçon et une fille qui flottaient sur un tambour en bois. Le frère et la sœur se marièrent et eurent un enfant, un monstre en forme de tronc d’arbre sans bras ni jambes ; ils le tuèrent et le coupèrent en morceaux qu’ils enterrèrent autour de leur paillotte. Mais pendant la nuit, les morceaux réapparurent, l’un aux branches d’un poirier, ce qui donna naissance au clan Ly, un autre à un roseau –le clan Moua - un autre à un arbre local, le Nja, et ce fut le clan Yang, etc. Le lendemain matin, le frère et la sœur se réveillèrent entouré de toutes ces créatures, origine des familles des différents clans. Les hmong expliquent que c’est à cause de cet inceste originel qu’il est interdit de se marier à l’intérieur d’un même clan.
ACTIVITÉS La principale culture des hmong est le maïs, suivi du riz, cultivés en champs irrigués ou en terrasses qu’ils parviennent à accrocher même sur les pentes les plus escarpées. Le travail de titans qu’ils ont accompli en couvrant les montagnes de terrasses est époustouflant. Ils cultivent également fréquemment le chanvre, dont ils tissent les fibres pour fabriquer leurs vêtements, et l’indigo, qu’ils utilisent pour les teindre. La traditionnelle culture sur brûlis a pratiquement disparu depuis que les hmong sont devenus essentiellement sédentaires. Ils élèvent des buffles, vaches, chevaux et poulets, et chaque famille a au moins 5 cochons.
Ce sont d’excellents artisans : tissage, teinture à l’indigo, broderie, fabrication de papier, paniers et hottes, d’instruments agraires en bois, et surtout de superbes bijoux en argent, le tout vendu dans les marchés hebdomadaires. Chants et danses abondent, ainsi que, chez les hommes, une étonnante capacité pour l’alcool de riz ou de maïs. Les instruments de musique incluent des tambours, des harpes et le khèn, une orgue à bouche surtout utilisée au Laos et dans la province thaïe de l’Isan.
Sources : The hmong in Vietnam (VNA Publishing House) Ethnic Minorities in Vietnam (Thé Gioi Publishers 1993) La fabuleuse aventure du people de l’opium (Jean Lartéguy) Interviews
ORIGINES ET HISTOIREL’origine des hmong reste inconnue car ils n’ont pas eu d’écriture jusqu’au 20e siècle ; ce n’est qu’en 1952 qu’on a réussi à transcrire leur dialecte en caractères romanisés, une tâche ardue car c’est une langue polytonale à 7 tons (le Père Savina parle d’une « langue bizarre qui se parle autant avec le nez qu’avec la bouche »). Les sources hmong sont donc orales, transmises de génération en génération. Leur tradition orale concernant leur origine parle d’une région « continuellement couvert de neige et de glace ; les jours et les nuits y alternaient de 6 mois en 6 mois ; les hommes étaient de petite taille et portaient tous une fourrure», ce qui amené des ethnologues à penser qu’ils sont esquimaux d’origine. Il semblerait également que certaines racines de leur langue sont proches de celle des toungouses, une tribu nomade de Sibérie qui s’appellent entre eux oevous, « hommes libres », le mot « hmong » ayant le même sens. En outre, Touby Lyfong, le « roi » des hmong Lao du temps des français, a expliqué à des officiers français parachutés au Laos en 1944 « nous sommes les cousins des samoyèdes (une autre tribu nomade de Sibérie) ; nous savons d’où nous venons, nos chansons nous le rappellent ; elles évoquent un pays où pendant 6 mois, le pays était éclairé par un petit soleil pâle et où tout était sombre pendant les autres mois de l’année ». Il faut aussi noter que les hmong possèdent en commun avec les tribus sibériennes certaines conceptions religieuses : croyance en un dieu paresseux, Ndzu Nyong pour les hmong, le « Maitre du ciel », dont on a peu à se préoccuper, multitude de bons et mauvais génies, chamanisme (« chaman » vient du toungouse saman) très ancré dans la vie quotidienne. Il est donc vraisemblable que l’origine des hmong est sibérienne.
Nous ne connaissons vraiment l’histoire des hmong que par de vieilles annale chinoises de l’époque Hoang Ti, datant de 2479 avant JC, les premières établissant qu’ils étaient installés dans la vallée du fleuve Jaune (comme les thaïs), étaient de remarquables cultivateurs et éleveurs et révéraient les chevaux. De nombreuses autres annales chinoises en parlent au fil des siècles, évidemment entachées de partialité étant donné que l’histoire des chinois et des hmong est une litanie interminable de guerres entre les deux peuples. En effet, les chinois (les Han) voulaient imposer leur domination sur cette peuplade qui ne reconnait aucune autorité ; les hmong ont donc lentement migré du nord-est au sud-ouest de la Chine, tout en combattant les chinois pendant des siècles, ce qui explique leurs extraordinaires qualités de guerriers. En fait, pour protéger sa liberté, ce peuple n’a jamais cessé de se battre (jusqu’à relativement récemment au nord Laos). Le père Savina écrivait en 1930 dans son Histoire des Miao « Ce peuple a fait son entrée dans l’histoire les armes à la main, il y a plus de 4000 ans, et ces armes, il ne les a jamais déposées depuis. Depuis plus de 4000 ans, il a été obligé de combattre constamment pour sa liberté. Aucun autre peuple au monde n’a jamais payé aussi cher sa place au soleil ».
Des groupes importants vivent encore dans les provinces chinoises montagneuses du sud-ouest, le Guizhou et le Yunnan. Vaincus par le nombre pendant leurs interminables guerres contre les chinois, ils ont commencé très tôt à se réfugier dans des montagnes difficiles d’accès, migrant de crête en crête au fur et à mesure de l’épuisement des sols, déjà pauvres, par la culture sur brûlis.
Du sud-ouest de la Chine, leur migration au Vietnam s’est déroulée en 3 phases principales :
- Les premiers hmong, une centaine de familles des lignées Lù et Giàng, sont rentrés au Vietnam il y a environ 300 ans en passant du Guizhou à la région de Dong Van et Méo Vac (province de Hà Giang).
- Il y a environ 200 ans, un 2e groupe d’une centaine de famille des lignées Vàng et Ly est également passé sur Dong Van, alors qu’un groupe plus petit des lignées Vàng, Ly, Chau, Sùng, Hoàng et Vù s’est installé dans les montagnes au nord de Bac Ha (district de Si Ma Cai) ; ce sont les fameux hmong Fleuris.
- Une 3e migration, la plus importante avec environ 10 000 personnes, s’est installée à la fin du 19e dans les régions de Lao Cai, Yen Bai et Ha Giang. A la même époque, un certain nombre de famille sont passées du Laos aux hauts plateaux du Centre Vietnam (régions de Than Hoa, Nghe An et Dak Lak).
Une légende très répandue y compris par les guides-papier veut que le nom miao ou méo leur ait été donné par les français à cause du fait que les hmong grimpent comme des chats (miao en vietnamien). Rien n’est plus faux. Le nom miao est une déformation du mot chinois mieo, nom que les chinois donnaient non pas aux seuls hmong, mais à toutes leurs minorités, et qui veut dire « cultivateurs », mais surtout « sauvages, barbares ». Inutile de préciser que les hmong détestent qu’on les appelle miao.
POPULATION ET HABITAT On estime actuellement la population hmong à 7,5 millions en Chine, environ 1,2 au Vietnam, 300 000 au Laos et 200 000 en Thaïlande. Au Vietnam, ils forment donc la 4e plus importante minorité après les Tay, Thaï, Muong et Khmer. Ils vivent dans de petits hameaux –giao- ou, le plus souvent, dans des maisons isolées, entre 800 et 1400 m, principalement dans tout ce que les français avaient nommé « La Haute Région », qui s’étend tout le long de la frontière du Nord-Laos et de la Chine. C’est la province de Ha Giang qui en compte le plus, suivie de celle de Lai Chau et de Lao Cai puis de Yen Bai.
Le Vietnam compte 7 groupes de hmong, reconnaissable au costume traditionnel des femmes :
- Les hmong blancs (Hmong Dâu), vivant principalement au nord de Ha Giang (Quang Ba, Dong Van, Meo Vac, autour de Bao Lac, Mu Cang Chai et dans le district de Tram Tau (province de Yen Bai) ; les femmes portent des jupes en chanvre à dominante blanche.
- Les hmong Noirs (Hmong Du), principalement dans la province de Lao Cai (région de Sapa), Yen Bai, Cao Bang, Lang Son et Dinh Hoa. La caractéristique principale est que les femmes portent des guêtres et que le reste des habits est tissé en chanvre puis trempé dans l'indigo ;
- Les hmong Rouges (Hmong Si ou Dô) et Bariolés (« hmong Fleuris » - hmong Lênh - autour de Bac Ha, Si Ma Cai, Muong Khuong, Hoang Su Phi et Xin Man. la caractéristique principale de ce groupe est que les femmes portent des jupes multicolores où la couleur rouge domine ;
- Les hmong Verts (hmong Dua ou Xanh) et Fleuris variés (Hmonh Xua ou Houa - concentrés principalement autour du district de Tua Chua, province de Lai Chau, Lung Phinh, Bac Ha et Lao Cai ; la tradition se perd pour eux si bien qu'ils sont difficilement reconnaissables à leurs habits. Ils habitent plutôt en plaine ;
- Les hmong de l’eau (Na Miéo). Des questions se posent sur le 7e groupe, dont la langue se rapproche du groupe Tay/Thaï, dont les membres ont adopté la maison en bois sur pilotis caractéristique des Thaïs/Tay, et qui vivent à côté de ceux-ci, donc dans des vallées.
Les villages hmong (giao) reflètent toujours la diversité des lignées familiales. Un village regroupe en moyenne 2 ou 3 lignées, les plus gros en comptant 6 ou 7. Particularité étonnante : dans les villages, chaque lignée a son propre hameau appelé Y Chau Senh ; un village hmong est donc généralement composé d’un petit groupe de hameaux séparés.
Généralement construites en pisé – ou en planches - les maisons, reposent à même le sol et sont sans étages. Elles comptent en principe 3 pièces.
US ET COUTÛMES Les costumes des femmes sont très variés ; ils se composent d’une jupe, d’une blouse, une courte cape dans le dos, un tablier couvrant la jupe devant, une longue ceinture faisant plusieurs fois le tour de la taille and nouée derrière, et des jambières. Les coiffes dépendent des clans (« tuyau » noir chez les hmongs Noirs (région de Sapa, mais pas de DongVan !), foulard rouge chez les hmongs Fleuris (région de Bac Ha), fichu d’autres couleurs un peu partout. Elles portent également des jambières. Le costume des femmes hmong Fleuris est célèbre pour la complexité de ses dessins (il faut de 4 à 6 mois pour broder à la main un costume complet). Elles portent de nombreux bijoux an argent : boucles d’oreilles, bracelets, et un collier composé d’un demi-cercle à l’arrière du cou et de chaines pendant sur la poitrine. Les hommes portent un pantalon large et une tunique à col « mao » et manches longues de couleur indigo ; souvenir des français, beaucoup – dont ceux de Dong Van - portent un béret basque.
Le régime familial est patriarcal, les hommes ayant une supériorité absolue, et la polygamie n’est pas rare. Les mariages entre hommes et femmes d’une même lignée sont formellement interdits. Une coutume encore fréquente parmi les hmong est le kidnapping par un homme de la femme qu’il veut épouser ; il la force à entrer dans sa maison et informe les parents de la fille 2 jours après le rapt ; il semblerait que cela ne se passe pas toujours sans des cris et des pleurs, la fille n’étant pas toujours d’accord ; elle doit rester pendant 3 jours dans la maison de l’homme, après quoi elle a droit de partir si le mariage ne lui convient pas. Plus romantique, les « marchés de l’amour » du « joli mois de mai » (dans la région de Dong Van – province de Ha Giang), où les célibataires hommes et femmes se rassemblent pour choisir un partenaire ; hélas, les touristes commencent à ne plus se gêner plus pour y aller, avec les encouragements des autorités, qui aiment bien le folklore qui rapporte des devises.
Une fois mariée – ce qui implique un cérémonial préalable très compliqué exigeant des intermédiaires de l’homme et de la femme et de longues discussions sur la dot - la femme n’a plus le droit d’aller chez ses parents sauf après accord de sa belle famille et accompagnée par son mari. En cas de décès du mari, la tradition veut que la veuve se remarie avec le frère cadet du mari ; s’il n’y en a pas, avec un de ses cousins. En cas de divorce, la femme demande l’hospitalité d’un notable dont elle ne quitte la maison que si elle se remarie. Si la femme veut divorcer et qu’elle n’a pas d’enfants, elle peut retourner chez ses parents sans compensation ; par contre, si elle a des enfants, elle doit verser une compensation pour leur éducation et le retour dans sa famille dépend du bon vouloir de celle-ci ; elle peut être également obligée à payer une certaine somme à ses beaux-parents en compensation de la perte de l’aide qu’elle apportait à la maisonnée.
Les femmes accouchent accroupies à la maison. Si l’enfant est un homme, le placenta est enterré au pied du pilier principal de la maison ; si c’est une fille, sous le lit conjugal.
Les morts sont placés dans un cercueil après avoir été exposés sur un banc devant l’hôtel des ancêtres ou à travers la porte d’entrée ; chez certains clans, le corps est exposé plusieurs jours dehors, vraisemblablement un reste de la coutume ancienne qui voulaient que les oiseaux le mangent. Avant de le placer dans le cercueil, des trous sont faits dans ses vêtements, un acte symbolique de destruction dans le but d’affirmer que ces vêtements appartiennent maintenant à un autre monde, celui des morts. RELIGION ET CROYANCES Les hmong pratiquent le chamanisme, une vieille tradition religieuse sibérienne (encore la Sibérie !). Pour les chamanistes, l’âme – ou les âmes, car un homme peut en avoir plusieurs – sont toujours prêtes à quitter le corps pour errer, quitte à être dévorées par les mauvais génies, les dab. La maladie, c’est l’âme qui s’en va ; on est guéri quand elle est revenue ; pour la faire revenir, on fait intervenir un chaman, qui, une fois en transes, entre en communication avec cette âme vagabonde et essaie de la persuader de revenir ; si elle a déjà été capturée par les dab, il essaie de leur arracher. La fonction des chamans, contrairement à un tas d’erreurs écrites à leur sujet, est donc celle d’un guérisseur.
Dans les croyances religieuses des hmong, on retrouve quelques-uns des thèmes communs à toutes les religions : l’inceste originel, le déluge, la tour de Babel (qui est pour les hmong un escalier ou une échelle), la multiplication et confusion des langues. Toutefois, les hmong ont une curieuse conception de la divinité : Pour eux, le « Vieux Seigneur », Maitre du ciel (Ndzu Nyong) est une sorte de roi nonchalant, paresseux, vivant dans son palais comme un empereur, entouré de ses pages qu’il envoie aux nouvelles pour savoir ce qui se passe sur terre ; ils se méfient des hommes, toujours prêts a inventer quelque manigance dont il sera la victime. Donc, il ne faut pas trop compter sur Ndzu Nyong, mais c’est quand même « Le Père ».
La mythologie hmong est très complexe. Au début des temps, la terre et le ciel formaient un seul bloc ; Ndzu Nyong, Maitre du ciel, le sépara de la terre et mis de l’ordre dans le chaos originel. Il accrocha les étoiles ainsi que sept soleils et sept lunes – toujours ce mystérieux nombre 7 qu’on retrouve dans de très nombreuses religions et croyances –
Pendant 7 ans, il n’y eu pas de nuits et les soleils asséchèrent la terre ; puis parurent les plantes et les arbres. Avec une pincée de poussière, Ndzu Nyong fabriqua des animaux et des hommes ; en soufflant dans leur bouche, il leur donna des âmes. A peine créés, les hommes se plaignirent ; ils avaient peur que les étoiles ne leur tombent sur la tête ; le dieu étendit donc un grand voile bleu de façon à ce que les hommes ne voient les étoiles que la nuit, quand ils sont à l’abri dans leur maison. Puis, fatigué de l’exigence des hommes, il se retira dans son palais du ciel et ne voulut plus se mêler de rien.
Ça se complique après ! Les 7 soleils et les 7 lunes faisaient des jours et des nuits interminables ; mécontents, les hommes en tuèrent 6 de chaque avec des flèches faites de cimes d’arbre. Le 7e soleil et la 7e lune se cachèrent, ce fut la nuit sur toute la terre et les hommes supplièrent en vain les 2 astres de réapparaître. Ils envoyèrent enfin en ambassadeur un coq, qui promit au soleil que, s’il reparaissait, il le préviendrait tous les matins par son chant qu’il n’avait rien à craindre des hommes, ce qui explique la croyance des hmong que, s’ils tuaient tous les coqs, le soleil ne se lèverait plus. Puis arriva le déluge, qui ne laissa comme survivants qu’un garçon et une fille qui flottaient sur un tambour en bois. Le frère et la sœur se marièrent et eurent un enfant, un monstre en forme de tronc d’arbre sans bras ni jambes ; ils le tuèrent et le coupèrent en morceaux qu’ils enterrèrent autour de leur paillotte. Mais pendant la nuit, les morceaux réapparurent, l’un aux branches d’un poirier, ce qui donna naissance au clan Ly, un autre à un roseau –le clan Moua - un autre à un arbre local, le Nja, et ce fut le clan Yang, etc. Le lendemain matin, le frère et la sœur se réveillèrent entouré de toutes ces créatures, origine des familles des différents clans. Les hmong expliquent que c’est à cause de cet inceste originel qu’il est interdit de se marier à l’intérieur d’un même clan.
ACTIVITÉS La principale culture des hmong est le maïs, suivi du riz, cultivés en champs irrigués ou en terrasses qu’ils parviennent à accrocher même sur les pentes les plus escarpées. Le travail de titans qu’ils ont accompli en couvrant les montagnes de terrasses est époustouflant. Ils cultivent également fréquemment le chanvre, dont ils tissent les fibres pour fabriquer leurs vêtements, et l’indigo, qu’ils utilisent pour les teindre. La traditionnelle culture sur brûlis a pratiquement disparu depuis que les hmong sont devenus essentiellement sédentaires. Ils élèvent des buffles, vaches, chevaux et poulets, et chaque famille a au moins 5 cochons.
Ce sont d’excellents artisans : tissage, teinture à l’indigo, broderie, fabrication de papier, paniers et hottes, d’instruments agraires en bois, et surtout de superbes bijoux en argent, le tout vendu dans les marchés hebdomadaires. Chants et danses abondent, ainsi que, chez les hommes, une étonnante capacité pour l’alcool de riz ou de maïs. Les instruments de musique incluent des tambours, des harpes et le khèn, une orgue à bouche surtout utilisée au Laos et dans la province thaïe de l’Isan.
Sources : The hmong in Vietnam (VNA Publishing House) Ethnic Minorities in Vietnam (Thé Gioi Publishers 1993) La fabuleuse aventure du people de l’opium (Jean Lartéguy) Interviews
Vagabondage en Arménie English translation pending
Bonjour à tous !
Je reviens de trois semaines en Arménie, qui m'ont laissé sur ma faim mais étaient néanmoins magnifiques ; l'hospitalité arménienne est loin d'être un mythe, et je suis revenue complètement émerveillée par ce petit coin du monde. Ce carnet est mon premier sur le forum, j'espère qu'il pourra vous être utile 🙂
Pour les infos pratiques relatives au vol: Le mien m'a coûté 320 euros en réservant 2 mois à l'avance chez Aéroflot. L'attente à Moscou est assez longue, mais il est difficile de faire mieux au niveau prix, mais si la compagnie ukrainienne a aussi de belles promotions.
Lundi 2 Mars
Partie la veille de Paris, après une escale nocturne à Moscou (et la frustration de ne pas pouvoir sortir de cette zone de transit stérile), j'arrive enfin à Erevan, sur les coups de cinq heures du matin. Il fait nuit noire dehors, mais je trouve un taxi à qui je donne l'adresse de ma couchsurfeuse. Le route est faiblement éclairée, et je ne distingue pas grand chose, et le peu que j'en vois se compose d'un mélange d'immeubles massifs, de clubs de strip tease et de ruelles mystérieuses. Le chauffeur me dépose devant l'immeuble d'Anna: j'en mène pas large à ce moment là. Impossible de distinguer quoi que ce soit dans l'obscurité, à part ces grandes tours soviétiques et leurs cages d'escaliers sordides en guide de phare. Anna me rejoint et me prend dans ses bras comme si on se connaissait depuis toujours: elle part travailler, et me montre donc mon lit, puis me dit de dormir avant de filer en me laissant les clés. Un peu ébahie par son accueil adorable et la confiance qu'elle m'accorde, je m'endors comme un bébé. A mon réveil, surprise: les grandes tours grises de la nuit dernière se sont changées en bâtiments baignés par le soleil de midi, et du balcon d'Anna, je distingue les formes mystérieuses de l'Ararat, si proche et pourtant déjà en Turquie. Seconde surprise en sortant de ma chambre: je ne suis pas la seule couchsurfeuse de l'appartement ; deux allemands prennent leur petit déjeuner dans le salon. Ils ont déjà prévu d'aller à Garni, un ancien temple païen, et Geghard, un monastère troglodyte niché dans les montagnes à quelques 40km d'Erevan. Je suis encore un peu groggy, et pas contre l'idée de me laisser porter pour cette première journée: nous partons donc tous les trois. Une fois la bonne maschroutka trouvée (toute une aventure, elle est à côté de la concession Mercedes, à l'est de la ville), je m'endors, bercé par les gentils cahots de la route, et quand j'ouvre les yeux, la ville poussiéreuse s'est changée en montagnes enneigées.

Garni, alors que des hauts parleurs invisibles diffusent de la musique sacré, trône magnifiquement au sommet d'un plateau, mais Geghard m'apparaît encore cent fois plus mystérieux, avec ses cavités sombres qu'on ne peut explorer qu'à tâtons. Dans l'une d'entre elle, une source, claire et glacée, émerge et coule le long d'une rigole jusqu'à l'extérieur ; dans la prochaine, des khachkars, pierres sculptés très anciennes, sont entreposées, et dans d'autres enfin, qui éventrent la montagne, de minuscules cellules de moines peintes de couleurs qui devaient être vives ne laissent filtrer qu'un mince rai de lumière à travers une fente qui donne sur la vallée. Que ce soit la faute à la saison au froid mordant ou aux fantômes des environs, le monastère est presque désert et cela ajoute au mysticisme du lieu.
Je joue à me perdre dans les innombrables recoins du monastère ; en sortant de l'enceinte par derrière, on accède, après un pont arqué, à une caverne dans laquelle des centaines de caïrn de hauteur variables ont été construits par les visiteurs. La nuit tombe hélas déjà, et après s'être colorée de rose, la montagne disparaît peu à peu. Je retrouve les garçons dans la cour, et nous repartons à regret à Erevan. Le soir, nous retrouvons Anna à la réunion couchsurfing hebdomadaire, l'occasion de rencontrer pas mal d'arméniens et quelques étrangers, surtout des volontaires dans l'une des ONG de la région. En discutant avec une allemande, je m'aperçois que nous étudions à la même université, dans le même département et que nous avons des amis en commun (je suis en Erasmus à Berlin)... It's a small world comme dirait Disney ! Anna nous emmène dans son bar favori, le calumet, où un concert de rock indépendant a lieu. Et pour finir la journée en beauté, alors que nous rentrons chez elle, Anna s'arrête devant Mother Arménia, une statue monumentale qui surplombe la ville parée de ses habits de lumière ; une dernière vision avant que je ne m'endorme comme une masse. Mardi 3 Mars
J'avais un peu de sommeil à rattraper, et quand j'émerge enfin, la matinée est déjà morte et enterrée. Fred et Linus, les deux allemands, sont déjà partis: ils veulent se rendre au Karabagh, une république autonome non reconnue à l'international située entre l'Azerbaïdjan et L'Arménie, et doivent donc obtenir des visas. Je pars dans le centre d'Erevan, histoire de me perdre un peu dans ce que j'ai entraperçu à l'arrivée, mais juste avant, petit-déjeuner ! J'essaie une sorte de brioche dans une boulangerie arménienne, elle est fourrée d'une espèce de pâte d'amande, et c'est juste délicieux. Le bus (que j'ai pris un peu au hasard, j'ai n'ai pas sûr d'avoir compris les instructions qu'une dame m'a donné à l'arrêt ; mon russe est très approximatif) me dépose devant la cathédrale ; ravie de reconnaître quelque chose, je saisis l'occasion et saute au dehors. La cathédrale, de construction très récente, me paraît un peu froide, sans âme: l'intérieur est dépouillé, dépourvu de tout ornement, à l'exception notable d'un lustre monumental. Je la quitte assez vite. En continuant le long de la route, j'arrive dans un immense marché, qui me fixe le sourire jusqu'au oreilles: il n'y a quasiment rien que j'aime autant, en voyage, que de déambuler dans les ruelles parfumée bordés d'étals de toutes les couleurs. La bal s'ouvre sur les fruits et légumes, encore nombreux malgré la saison hivernale ; ils sont empilés en pyramides parfaites. Des couronnes de fruits secs leur succèdent, je goûte (enfin non, je dévore) au Sujukh, un liane de noix d'aspect peu ragoûtant enrobée d'un sirop marron épicé, qui s'est gélifié autour en une masse compacte. Une tuerie.
Un peu plus loin, j'achète un minuscule bout de fromage, l'apothéose ; je sens que je ne vais pas mourir de faim ici ! En plus, dès que la vendeuse a compris que j'étais étrangère, elle a entrepris de me faire goûter à tous ses produits ; j'ai du mal à m'arracher à ses bons soins. Dans une pièce à part, on trouve les poissons, qui sont tous présentés vivants dans de grands aquariums. Dès qu'un client arrive, le malheureux poisson désigné est pêché à l'épuisette et saigné aussitôt. Le sol est rouge et l'odeur quasiment insupportable pour mes narines peu habitués à de telles effluves ; j'écourte ma visite. Le quartier des bouchers est encore plus scabreux: dans des seaux, des pieds de porcs sanguinolents attendent d'être achetés, tandis que les têtes d'animaux contemplent le vide de leur regard mort.
Je finis par quitter ce marché fascinant ; direction l'anticafé, où je dois retrouvé les garçons. Le principe est simple: les boissons et la nourriture sont à volonté, et l'on paye uniquement pour le temps que l'on y passe. Fred et Linus n'ont pas pu avoir de visa ; il était déjà trop tard à leur arrivée.
Mercredi 4 Mars
Je voulais aller au lac Sevan ce matin, mais après une bonne heure à tourner en rond à l'endroit d'où les maschroutkas partent selon mon guide, j'abandonne la partie. Je dois de toute façon me rendre au mémorial du génocide et décide de le rejoindre à pied. Ce n'était pas forcément une bonne idée: la route à suivre pour s'y rendre est très passante et le chemin me semble bien long ; une grosse désillusion m'attend au sommet: le musée est fermé jusqu'à mi-avril. Tout est en rénovation en prévision des cérémonies du centenaires. Cependant, le mémorial lui même est impressionnant. Encore une fois, j'y suis seule, et il m'écrase. Au centre du cône de béton luit une flamme éternelle. Tout autour, des milliers de fleurs blanches ont été déposées en hommage. Encore une fois, de la musique sacrée résonne. J'y reste un long moment avant de ressortir à l'air libre.
Un peu plus loin, on trouve des arbres, plantés par des chefs d'Etats ou personnalités politiques du monde entier en signe d'hommage et d'espoir. Je finis par redescendre, pour rejoindre les garçons puis Anna dans un restaurant du centre ville. L'ambiance est beaucoup plus joyeuse: la salle a été entièrement réservée par une famille arménienne pour un anniversaire, mais ils acceptent qu'on prenne une table. Un groupe joue de la musique arménienne à un volume sonore inégalé ! Anna finit par ce joindre au chant collectif, puis nous trinquons tous à la santé de la petite fille dont c'est l'anniversaire.
Je reviens de trois semaines en Arménie, qui m'ont laissé sur ma faim mais étaient néanmoins magnifiques ; l'hospitalité arménienne est loin d'être un mythe, et je suis revenue complètement émerveillée par ce petit coin du monde. Ce carnet est mon premier sur le forum, j'espère qu'il pourra vous être utile 🙂
Pour les infos pratiques relatives au vol: Le mien m'a coûté 320 euros en réservant 2 mois à l'avance chez Aéroflot. L'attente à Moscou est assez longue, mais il est difficile de faire mieux au niveau prix, mais si la compagnie ukrainienne a aussi de belles promotions.
Lundi 2 Mars
Partie la veille de Paris, après une escale nocturne à Moscou (et la frustration de ne pas pouvoir sortir de cette zone de transit stérile), j'arrive enfin à Erevan, sur les coups de cinq heures du matin. Il fait nuit noire dehors, mais je trouve un taxi à qui je donne l'adresse de ma couchsurfeuse. Le route est faiblement éclairée, et je ne distingue pas grand chose, et le peu que j'en vois se compose d'un mélange d'immeubles massifs, de clubs de strip tease et de ruelles mystérieuses. Le chauffeur me dépose devant l'immeuble d'Anna: j'en mène pas large à ce moment là. Impossible de distinguer quoi que ce soit dans l'obscurité, à part ces grandes tours soviétiques et leurs cages d'escaliers sordides en guide de phare. Anna me rejoint et me prend dans ses bras comme si on se connaissait depuis toujours: elle part travailler, et me montre donc mon lit, puis me dit de dormir avant de filer en me laissant les clés. Un peu ébahie par son accueil adorable et la confiance qu'elle m'accorde, je m'endors comme un bébé. A mon réveil, surprise: les grandes tours grises de la nuit dernière se sont changées en bâtiments baignés par le soleil de midi, et du balcon d'Anna, je distingue les formes mystérieuses de l'Ararat, si proche et pourtant déjà en Turquie. Seconde surprise en sortant de ma chambre: je ne suis pas la seule couchsurfeuse de l'appartement ; deux allemands prennent leur petit déjeuner dans le salon. Ils ont déjà prévu d'aller à Garni, un ancien temple païen, et Geghard, un monastère troglodyte niché dans les montagnes à quelques 40km d'Erevan. Je suis encore un peu groggy, et pas contre l'idée de me laisser porter pour cette première journée: nous partons donc tous les trois. Une fois la bonne maschroutka trouvée (toute une aventure, elle est à côté de la concession Mercedes, à l'est de la ville), je m'endors, bercé par les gentils cahots de la route, et quand j'ouvre les yeux, la ville poussiéreuse s'est changée en montagnes enneigées.

Garni, alors que des hauts parleurs invisibles diffusent de la musique sacré, trône magnifiquement au sommet d'un plateau, mais Geghard m'apparaît encore cent fois plus mystérieux, avec ses cavités sombres qu'on ne peut explorer qu'à tâtons. Dans l'une d'entre elle, une source, claire et glacée, émerge et coule le long d'une rigole jusqu'à l'extérieur ; dans la prochaine, des khachkars, pierres sculptés très anciennes, sont entreposées, et dans d'autres enfin, qui éventrent la montagne, de minuscules cellules de moines peintes de couleurs qui devaient être vives ne laissent filtrer qu'un mince rai de lumière à travers une fente qui donne sur la vallée. Que ce soit la faute à la saison au froid mordant ou aux fantômes des environs, le monastère est presque désert et cela ajoute au mysticisme du lieu.

Je joue à me perdre dans les innombrables recoins du monastère ; en sortant de l'enceinte par derrière, on accède, après un pont arqué, à une caverne dans laquelle des centaines de caïrn de hauteur variables ont été construits par les visiteurs. La nuit tombe hélas déjà, et après s'être colorée de rose, la montagne disparaît peu à peu. Je retrouve les garçons dans la cour, et nous repartons à regret à Erevan. Le soir, nous retrouvons Anna à la réunion couchsurfing hebdomadaire, l'occasion de rencontrer pas mal d'arméniens et quelques étrangers, surtout des volontaires dans l'une des ONG de la région. En discutant avec une allemande, je m'aperçois que nous étudions à la même université, dans le même département et que nous avons des amis en commun (je suis en Erasmus à Berlin)... It's a small world comme dirait Disney ! Anna nous emmène dans son bar favori, le calumet, où un concert de rock indépendant a lieu. Et pour finir la journée en beauté, alors que nous rentrons chez elle, Anna s'arrête devant Mother Arménia, une statue monumentale qui surplombe la ville parée de ses habits de lumière ; une dernière vision avant que je ne m'endorme comme une masse. Mardi 3 Mars
J'avais un peu de sommeil à rattraper, et quand j'émerge enfin, la matinée est déjà morte et enterrée. Fred et Linus, les deux allemands, sont déjà partis: ils veulent se rendre au Karabagh, une république autonome non reconnue à l'international située entre l'Azerbaïdjan et L'Arménie, et doivent donc obtenir des visas. Je pars dans le centre d'Erevan, histoire de me perdre un peu dans ce que j'ai entraperçu à l'arrivée, mais juste avant, petit-déjeuner ! J'essaie une sorte de brioche dans une boulangerie arménienne, elle est fourrée d'une espèce de pâte d'amande, et c'est juste délicieux. Le bus (que j'ai pris un peu au hasard, j'ai n'ai pas sûr d'avoir compris les instructions qu'une dame m'a donné à l'arrêt ; mon russe est très approximatif) me dépose devant la cathédrale ; ravie de reconnaître quelque chose, je saisis l'occasion et saute au dehors. La cathédrale, de construction très récente, me paraît un peu froide, sans âme: l'intérieur est dépouillé, dépourvu de tout ornement, à l'exception notable d'un lustre monumental. Je la quitte assez vite. En continuant le long de la route, j'arrive dans un immense marché, qui me fixe le sourire jusqu'au oreilles: il n'y a quasiment rien que j'aime autant, en voyage, que de déambuler dans les ruelles parfumée bordés d'étals de toutes les couleurs. La bal s'ouvre sur les fruits et légumes, encore nombreux malgré la saison hivernale ; ils sont empilés en pyramides parfaites. Des couronnes de fruits secs leur succèdent, je goûte (enfin non, je dévore) au Sujukh, un liane de noix d'aspect peu ragoûtant enrobée d'un sirop marron épicé, qui s'est gélifié autour en une masse compacte. Une tuerie.

Un peu plus loin, j'achète un minuscule bout de fromage, l'apothéose ; je sens que je ne vais pas mourir de faim ici ! En plus, dès que la vendeuse a compris que j'étais étrangère, elle a entrepris de me faire goûter à tous ses produits ; j'ai du mal à m'arracher à ses bons soins. Dans une pièce à part, on trouve les poissons, qui sont tous présentés vivants dans de grands aquariums. Dès qu'un client arrive, le malheureux poisson désigné est pêché à l'épuisette et saigné aussitôt. Le sol est rouge et l'odeur quasiment insupportable pour mes narines peu habitués à de telles effluves ; j'écourte ma visite. Le quartier des bouchers est encore plus scabreux: dans des seaux, des pieds de porcs sanguinolents attendent d'être achetés, tandis que les têtes d'animaux contemplent le vide de leur regard mort.
Je finis par quitter ce marché fascinant ; direction l'anticafé, où je dois retrouvé les garçons. Le principe est simple: les boissons et la nourriture sont à volonté, et l'on paye uniquement pour le temps que l'on y passe. Fred et Linus n'ont pas pu avoir de visa ; il était déjà trop tard à leur arrivée.
Mercredi 4 Mars
Je voulais aller au lac Sevan ce matin, mais après une bonne heure à tourner en rond à l'endroit d'où les maschroutkas partent selon mon guide, j'abandonne la partie. Je dois de toute façon me rendre au mémorial du génocide et décide de le rejoindre à pied. Ce n'était pas forcément une bonne idée: la route à suivre pour s'y rendre est très passante et le chemin me semble bien long ; une grosse désillusion m'attend au sommet: le musée est fermé jusqu'à mi-avril. Tout est en rénovation en prévision des cérémonies du centenaires. Cependant, le mémorial lui même est impressionnant. Encore une fois, j'y suis seule, et il m'écrase. Au centre du cône de béton luit une flamme éternelle. Tout autour, des milliers de fleurs blanches ont été déposées en hommage. Encore une fois, de la musique sacrée résonne. J'y reste un long moment avant de ressortir à l'air libre.

Un peu plus loin, on trouve des arbres, plantés par des chefs d'Etats ou personnalités politiques du monde entier en signe d'hommage et d'espoir. Je finis par redescendre, pour rejoindre les garçons puis Anna dans un restaurant du centre ville. L'ambiance est beaucoup plus joyeuse: la salle a été entièrement réservée par une famille arménienne pour un anniversaire, mais ils acceptent qu'on prenne une table. Un groupe joue de la musique arménienne à un volume sonore inégalé ! Anna finit par ce joindre au chant collectif, puis nous trinquons tous à la santé de la petite fille dont c'est l'anniversaire.
Morceaux de Chine, un bout de Sichuan et du Guizhou English translation pending
Morceaux de Chine, un bout de Sichuan et du Guizhou.
1. Guizhou
Préambule
Dans ce carnet je ne vais pas raconter jour par jour les évènements mais décrire lieu par lieu. Je dispose de 3 semaines. La période de voyage choisie étant mi-Novembre, parce que par expérience je trouve que c’est probablement l’une des meilleures période pour voyager dans l’hémisphère nord, en raison du temps globalement clement et du peu de tourisme en cette période. On voyage à 4, ce qui a pour avantage de réduire certains frais, tout en restant assez petit pour ne pas avoir à scinder le groupe. La Chine étant très vaste je préfère cibler une ou deux régions, les explorer, plutôt que de faire un long parcours. La Chine possèdent également une variété ethnique impressionnante, on ne peut pas embrasser tous ces aspects en 3 semaines, ni même en 2 mois je pense. La diversité culturelle est trop variée dans ces 5 coins.
2.Sichuan
3. Sichuan, un moine taoïste.
1. Guizhou

Préambule
Dans ce carnet je ne vais pas raconter jour par jour les évènements mais décrire lieu par lieu. Je dispose de 3 semaines. La période de voyage choisie étant mi-Novembre, parce que par expérience je trouve que c’est probablement l’une des meilleures période pour voyager dans l’hémisphère nord, en raison du temps globalement clement et du peu de tourisme en cette période. On voyage à 4, ce qui a pour avantage de réduire certains frais, tout en restant assez petit pour ne pas avoir à scinder le groupe. La Chine étant très vaste je préfère cibler une ou deux régions, les explorer, plutôt que de faire un long parcours. La Chine possèdent également une variété ethnique impressionnante, on ne peut pas embrasser tous ces aspects en 3 semaines, ni même en 2 mois je pense. La diversité culturelle est trop variée dans ces 5 coins.
2.Sichuan

3. Sichuan, un moine taoïste.

Randonnées itinérantes entre le Yukon et l'Alaska English translation pending
Bonjour,
Avec des amis, nous partons pour le Yukon l'été prochain. L'idée est de découvrir à pieds les montagnes du coin par des randos de plusieurs jours. En regardant de plus près, je me suis dit qu'une incursion en Alaska valait sûrement le détour, nous avons 3 bonnes semaines. Le projet serait donc d'aller de Whitehorse à Tombstone (4 jours de marche) puis ensuite de passer en Alaska (4-6 jours de marche) et de revenir au Yukon en stoppant au parc national de Kluane (entre 4 et 8 jours de marche, selon le temps qu'il nous reste et notre envie). Le tout avec un véhicule de location qui va bien sur ces routes pas toujours goudronnées. J'ai pas mal parcouru les discussions sur le forum et donc glané des informations précieuses. Merci en passant aux grands contributeurs spécialisés dans ces contrées lointaines. Mais il me reste un certain nombre de questions:
-pour l'Alaska, j'hésite entre le Denali et Wrangell Saint Elias NP. Un premier indicateur est l'accessibilité depuis Tombstone: peut-on rejoindre l'un ou l'autre en une bonne journée de route par la top of the world highway? Ensuite quels seraient vos conseils en terme de paysages, de nature sauvage?
-Les itinéraires sympa du côté de Wrangell Siant Elias semblent nécessiter un vol pour y accéder. Quel est approximativement le prix d'un vol de ce type?
-pour le retour, il faut compter combien de temps entre Denali ou Wrangell Saint Elias (on ne sait pas si on irait à Kennicott ou Nabesna road) et Haines Junction?
-côté Kluane, on envisage le Donjek, mais le point de départ et d'arrivée ne sont pas les mêmes. Faire du stop marche bien pour revenir à la voiture?
-au Yukon, peut-on trouver d'autres endroits qui valent le détour pour la rando sur plusieurs jours?
-les bébêtes qui pourrissent la vie: on partirait en août. Faut-il s'attendre à lutter en permanence contre les moustiques, mouches noires et consorts? Quelles protections, en plus d'un filet et d'un bon répulsif?
Merci par avance pour vos réponses à mes nombreuses questions!
Julien
Avec des amis, nous partons pour le Yukon l'été prochain. L'idée est de découvrir à pieds les montagnes du coin par des randos de plusieurs jours. En regardant de plus près, je me suis dit qu'une incursion en Alaska valait sûrement le détour, nous avons 3 bonnes semaines. Le projet serait donc d'aller de Whitehorse à Tombstone (4 jours de marche) puis ensuite de passer en Alaska (4-6 jours de marche) et de revenir au Yukon en stoppant au parc national de Kluane (entre 4 et 8 jours de marche, selon le temps qu'il nous reste et notre envie). Le tout avec un véhicule de location qui va bien sur ces routes pas toujours goudronnées. J'ai pas mal parcouru les discussions sur le forum et donc glané des informations précieuses. Merci en passant aux grands contributeurs spécialisés dans ces contrées lointaines. Mais il me reste un certain nombre de questions:
-pour l'Alaska, j'hésite entre le Denali et Wrangell Saint Elias NP. Un premier indicateur est l'accessibilité depuis Tombstone: peut-on rejoindre l'un ou l'autre en une bonne journée de route par la top of the world highway? Ensuite quels seraient vos conseils en terme de paysages, de nature sauvage?
-Les itinéraires sympa du côté de Wrangell Siant Elias semblent nécessiter un vol pour y accéder. Quel est approximativement le prix d'un vol de ce type?
-pour le retour, il faut compter combien de temps entre Denali ou Wrangell Saint Elias (on ne sait pas si on irait à Kennicott ou Nabesna road) et Haines Junction?
-côté Kluane, on envisage le Donjek, mais le point de départ et d'arrivée ne sont pas les mêmes. Faire du stop marche bien pour revenir à la voiture?
-au Yukon, peut-on trouver d'autres endroits qui valent le détour pour la rando sur plusieurs jours?
-les bébêtes qui pourrissent la vie: on partirait en août. Faut-il s'attendre à lutter en permanence contre les moustiques, mouches noires et consorts? Quelles protections, en plus d'un filet et d'un bon répulsif?
Merci par avance pour vos réponses à mes nombreuses questions!
Julien
15 jours au Sri Lanka avec 2 enfants English translation pending
Bonjour a tous,
Nous partons au sri Lanka du 25 avril au 10 mai avec nos deux enfants de 5 et 9 ans . Pas mal de question restent en suspend , surtout au niveau de l’itinéraire . Nous préférons ne pas réserver les hôtels a l’avance ( a part le premier en arrivant ) afin de pouvoir improviser en fonction des envies de chacun , des nos coups de cœur ( ou pas ) ou de la météo .Nous nous déplacerons essentiellement en taxis , train ( kandy a ella ) et tuk tuk pour les petits trajets . Avec les enfants , hors de question de courir et de changer de coins tous les jours , nous prévoyons donc deux nuits par site .
Voici un premier jet du parcours que nous imaginons
– arrivée le 26 a 4h30 du matin direction negombo (1 nuit) – kandy (2 nuits). – ella (2 nuits) – Kalkudah (2 nuits) – Polonnaruwa (2 nuits) -Sigiriya (2nuits) – retour negombo (1 nuit) – départ pour paris 23h
avec ça il nous reste encore 2 jours et deux nuits de battement pour improviser.
Que pensez vous de cette itinéraire ? – polonnaruwa et sigiriya sont proches, est il vraiment indispensable de loger 2 nuit dans les deux endroits ou vaut-il mieux se poser a sigiriya et passer une journée a polonnaruwa – grosse journée de trajet apparemment entre Ella et Kalkudah mais la je sèche, j’aurais bien aimé trouver un point de chute entre les deux, une idée ? – j’ai deliberement imaginé un parcours qui se dirige plutôt vers l’est vu que ce sera le début de la mousson au sud-ouest, kandy et Ella sont-ils touchés par la mousson ? - Kalkudah a l’air pas mal pour la plage qui apparement est bien protégée des vagues et des courants , quelqu’un connaît il le coin ? Vaut il mieux pousser vers Trincomalee ( qui rallonge pas mal le trajet ) ? – apparemment il est moins évident de trouver une chambre familiale plutôt qu’une double, est il vraiment judicieux de ne pas réserver avant le départ (nous réserverons quand même mais seulement sur place un ou deux jours avant).
Merci d’avance
Julien

Nous partons au sri Lanka du 25 avril au 10 mai avec nos deux enfants de 5 et 9 ans . Pas mal de question restent en suspend , surtout au niveau de l’itinéraire . Nous préférons ne pas réserver les hôtels a l’avance ( a part le premier en arrivant ) afin de pouvoir improviser en fonction des envies de chacun , des nos coups de cœur ( ou pas ) ou de la météo .Nous nous déplacerons essentiellement en taxis , train ( kandy a ella ) et tuk tuk pour les petits trajets . Avec les enfants , hors de question de courir et de changer de coins tous les jours , nous prévoyons donc deux nuits par site .
Voici un premier jet du parcours que nous imaginons
– arrivée le 26 a 4h30 du matin direction negombo (1 nuit) – kandy (2 nuits). – ella (2 nuits) – Kalkudah (2 nuits) – Polonnaruwa (2 nuits) -Sigiriya (2nuits) – retour negombo (1 nuit) – départ pour paris 23h
avec ça il nous reste encore 2 jours et deux nuits de battement pour improviser.
Que pensez vous de cette itinéraire ? – polonnaruwa et sigiriya sont proches, est il vraiment indispensable de loger 2 nuit dans les deux endroits ou vaut-il mieux se poser a sigiriya et passer une journée a polonnaruwa – grosse journée de trajet apparemment entre Ella et Kalkudah mais la je sèche, j’aurais bien aimé trouver un point de chute entre les deux, une idée ? – j’ai deliberement imaginé un parcours qui se dirige plutôt vers l’est vu que ce sera le début de la mousson au sud-ouest, kandy et Ella sont-ils touchés par la mousson ? - Kalkudah a l’air pas mal pour la plage qui apparement est bien protégée des vagues et des courants , quelqu’un connaît il le coin ? Vaut il mieux pousser vers Trincomalee ( qui rallonge pas mal le trajet ) ? – apparemment il est moins évident de trouver une chambre familiale plutôt qu’une double, est il vraiment judicieux de ne pas réserver avant le départ (nous réserverons quand même mais seulement sur place un ou deux jours avant).
Merci d’avance
Julien

Itinéraire 6 semaines Ouest américain plus détaillé English translation pending
Bonjour à toutes et tous,
Après plusieurs mois de travail et tergiversations, voici notre itinéraire de 6 semaines cet été dans l'ouest Américain. La voiture, une SUV mid-size et les hébergements sont réservés. J'y ai ajouté les randonnées en italiques. Aussi, n'hésitez pas à y apporter des conseils , surtout concernant celles-ci. J'imagine bien qu'il y a quelques trucs à améliorer. On a toujours cette hésitation du 23 juillet à savoir rester 1 jour de plus à Old Faithful lodge ou bien faire une randonnée de 2 jours dans le Gd Teton avec bivouac qu'il faudra réserver. Pour le reste du programme c'est à peu près ceci dans les grandes lignes. 🙂
10 juillet : arrivée Seattle en fin de matinée. Récupération de la voiture. Route jusqu’à Ashford. Nuit Gateway Inn 11 Mt Rainier. Courte randonnée secteur Paradise. Route jusqu’à Spokane. Nuit Econo Lodge 12 Route jusqu’au Glacier NP . Nuit au Lake Mac Donald Motel 13Glacier NP . Going to the sun road . Hidden lake overlook. Sun point. Nuit Swiftcurrent 14 Glacier NP . Randonnée secteur Many Glaciers. Grinnel Glacier Nuit Swiftcurrent 15 Glacier NP Randonnée secteur Many Glaciers. Iceberg lake Nuit Swiftcurrent 16 Secteur 2 medicines. Courte randonnée Route jusqu’à Helena. Nuit à Helena . Quality Inn 17 Route jusqu’à Cody. Visite musée ou Old Trail Town, voire les 2 ???. Nuit au Wigham hotel 18 Bear Tooth road. Randonnée Mt Washburn . Nuit à Yellowstone Lake village 19 Viste secteur Canyon . South rim trail+North Rim Nuit àYellowstone Lake village 20 Route vers secteur Mammoth. Nuit à Mammoth 21 Route jusqu’à Old Faithful. Visites . Nuit à Old Faithful Snow Lodge 22 Visites . Nuit Old Faithful Snow Lodge 23 Visites et nuit à Old Faithful Snow Lodge OU Checking out tôt le matin pour Gd Teton avec randonnée Paintbrush/Canyon. bivouac 24 Route vers Jenny Lake (si pas vu la veille) , puis Taggart Lake .Gd Teton. Nuit au Virginia Lodge. 25 Route vers Vernal. Flamming gorges. Nuit Vernal . Sage Motel 26 route jusqu’à Moab. Dinosaur NP ? Nuit à Moab Super 8 27 Arches . Nuit à Moab 28 Canyonlands . Nuit à Moab 29 Canyonlands . nuit à Moab 30 Route jusqu’à Natural bridges puis Monument valley. Nuit The View 31 Scenic road 24 . The Goblins. Capitol reef (panorama point +Sunset ) Nuit à Torrey. Days Inn 1er août Scenic road 12. AR Burr trail road jusqu’à Long Canyon. AR Hole in the rock road jusqu’à Devils’ gardens . Kodachrome (Sunset) Nuit au Bryce View Lodge 2 Bryce . Peek a Boo .Najaro loop . Nuit Bryce View lodge 3 Willis creek . red canyon . Nuit Springdale au Quality Inn
4 Randonnée The Narrows. Nuit Springdale Quality Inn 5 Angel’s landing trail. Route page. Toadstool Hoodoos .Nuit à Page Travelodge 6 Matin lower Antilope Canyon. Après-midi lac et bateau. Nuit à Page Travelodge 7 Horseshoe bend. Desert view drive . Nuit à Gd Canyon. Bright Angel Logde 8 Gd Canyon. Randonnée jusqu'à Indian’s gardens. Fin d’après-midi vistes des points de vue 9 Route jusqu’à LV. Nuit Tuscany suites and Casino 10 Death valley . Nuit à stovepipe Well 11 Alabama Hills . Mono Lake . Nuit au Virginia Creek Settlement 12 Visite de Bodie . Entrée Yosemite. Petite randonnée : Dog Lake ou Elizabeth’s Lake Nuit aux Tuolomnne Meadows. 13 Tioga road. Randonnée Clouds’ rest . Nuit à Yosemite at the falls 14 Panorama trail . Nuit àYosemite at the falls 15 Route jusqu’à San simeon . Sands by the Sea Motel 16 Route le long de la côte par Big Sur Pfeiffer park . Nuit à SF Greenwich Motel (pas terrible apparemment. Espérons qu'on "survivra" !)
17 Visite de SF 18 Visite de SF 19 SF puis nuit Comfort inn suites près aéroport SF 20 Retour France
Après plusieurs mois de travail et tergiversations, voici notre itinéraire de 6 semaines cet été dans l'ouest Américain. La voiture, une SUV mid-size et les hébergements sont réservés. J'y ai ajouté les randonnées en italiques. Aussi, n'hésitez pas à y apporter des conseils , surtout concernant celles-ci. J'imagine bien qu'il y a quelques trucs à améliorer. On a toujours cette hésitation du 23 juillet à savoir rester 1 jour de plus à Old Faithful lodge ou bien faire une randonnée de 2 jours dans le Gd Teton avec bivouac qu'il faudra réserver. Pour le reste du programme c'est à peu près ceci dans les grandes lignes. 🙂
10 juillet : arrivée Seattle en fin de matinée. Récupération de la voiture. Route jusqu’à Ashford. Nuit Gateway Inn 11 Mt Rainier. Courte randonnée secteur Paradise. Route jusqu’à Spokane. Nuit Econo Lodge 12 Route jusqu’au Glacier NP . Nuit au Lake Mac Donald Motel 13Glacier NP . Going to the sun road . Hidden lake overlook. Sun point. Nuit Swiftcurrent 14 Glacier NP . Randonnée secteur Many Glaciers. Grinnel Glacier Nuit Swiftcurrent 15 Glacier NP Randonnée secteur Many Glaciers. Iceberg lake Nuit Swiftcurrent 16 Secteur 2 medicines. Courte randonnée Route jusqu’à Helena. Nuit à Helena . Quality Inn 17 Route jusqu’à Cody. Visite musée ou Old Trail Town, voire les 2 ???. Nuit au Wigham hotel 18 Bear Tooth road. Randonnée Mt Washburn . Nuit à Yellowstone Lake village 19 Viste secteur Canyon . South rim trail+North Rim Nuit àYellowstone Lake village 20 Route vers secteur Mammoth. Nuit à Mammoth 21 Route jusqu’à Old Faithful. Visites . Nuit à Old Faithful Snow Lodge 22 Visites . Nuit Old Faithful Snow Lodge 23 Visites et nuit à Old Faithful Snow Lodge OU Checking out tôt le matin pour Gd Teton avec randonnée Paintbrush/Canyon. bivouac 24 Route vers Jenny Lake (si pas vu la veille) , puis Taggart Lake .Gd Teton. Nuit au Virginia Lodge. 25 Route vers Vernal. Flamming gorges. Nuit Vernal . Sage Motel 26 route jusqu’à Moab. Dinosaur NP ? Nuit à Moab Super 8 27 Arches . Nuit à Moab 28 Canyonlands . Nuit à Moab 29 Canyonlands . nuit à Moab 30 Route jusqu’à Natural bridges puis Monument valley. Nuit The View 31 Scenic road 24 . The Goblins. Capitol reef (panorama point +Sunset ) Nuit à Torrey. Days Inn 1er août Scenic road 12. AR Burr trail road jusqu’à Long Canyon. AR Hole in the rock road jusqu’à Devils’ gardens . Kodachrome (Sunset) Nuit au Bryce View Lodge 2 Bryce . Peek a Boo .Najaro loop . Nuit Bryce View lodge 3 Willis creek . red canyon . Nuit Springdale au Quality Inn
4 Randonnée The Narrows. Nuit Springdale Quality Inn 5 Angel’s landing trail. Route page. Toadstool Hoodoos .Nuit à Page Travelodge 6 Matin lower Antilope Canyon. Après-midi lac et bateau. Nuit à Page Travelodge 7 Horseshoe bend. Desert view drive . Nuit à Gd Canyon. Bright Angel Logde 8 Gd Canyon. Randonnée jusqu'à Indian’s gardens. Fin d’après-midi vistes des points de vue 9 Route jusqu’à LV. Nuit Tuscany suites and Casino 10 Death valley . Nuit à stovepipe Well 11 Alabama Hills . Mono Lake . Nuit au Virginia Creek Settlement 12 Visite de Bodie . Entrée Yosemite. Petite randonnée : Dog Lake ou Elizabeth’s Lake Nuit aux Tuolomnne Meadows. 13 Tioga road. Randonnée Clouds’ rest . Nuit à Yosemite at the falls 14 Panorama trail . Nuit àYosemite at the falls 15 Route jusqu’à San simeon . Sands by the Sea Motel 16 Route le long de la côte par Big Sur Pfeiffer park . Nuit à SF Greenwich Motel (pas terrible apparemment. Espérons qu'on "survivra" !)
17 Visite de SF 18 Visite de SF 19 SF puis nuit Comfort inn suites près aéroport SF 20 Retour France
Visiter les lacs italiens et Venise ou seulement Toscane avec bébé de 9 mois English translation pending
Bonjour à tous.
Avec mon conjoint, nous avons décidé de partir en Italie avec notre bébé qui aura 9 mois en mai. Au départ, nous pensions nous orienter à sillonner la région des lacs italiens + Vérone + Venise (avec éventuellement un passage de qq jours au Cinque Terre). J'ai acheté une carte pour commencer notre itinéraire (nous nous y rendrons en voiture). Cependant, nous sommes de plus en plus attirés par la Toscane (Florence, Sienne, Lucques, Pise, route des vins, San Gimignano, Arezzo, ile d'Elbe?(un peu loin peut être)...) + cinque Terre.
Et là je n'arrive pas à trancher!!! D'après vous qui connaissez tous les coins que je viens de citer, que me conseillerez vous? Sachant que nous disposons de 3 semaines, que ce sera en mai, que nous sommes avec un bébé et donc que nous voulons pas être à un rythme trop soutenu pour profiter de lui (et pas que le "trimbaler" en porte bébé sans pauses ou à faire trop de voiture)? Je pensais louer 3 appart/ maisons pour nous "poser" avec bébé et sillonner à chaque fois les environs. D'après vous, cela est plus pratique de procéder ainsi vers les lacs/Venise ou Toscane?
Selon la région visitée, où nous conseillez vous de choisir nos locations? (On peut envisager quelques jours en hôtel ou chambre d’hôte).
Je vous remercie d'avance pour votre aide.... Au moins que je puisse démarrer notre itinéraire ;-)
Avec mon conjoint, nous avons décidé de partir en Italie avec notre bébé qui aura 9 mois en mai. Au départ, nous pensions nous orienter à sillonner la région des lacs italiens + Vérone + Venise (avec éventuellement un passage de qq jours au Cinque Terre). J'ai acheté une carte pour commencer notre itinéraire (nous nous y rendrons en voiture). Cependant, nous sommes de plus en plus attirés par la Toscane (Florence, Sienne, Lucques, Pise, route des vins, San Gimignano, Arezzo, ile d'Elbe?(un peu loin peut être)...) + cinque Terre.
Et là je n'arrive pas à trancher!!! D'après vous qui connaissez tous les coins que je viens de citer, que me conseillerez vous? Sachant que nous disposons de 3 semaines, que ce sera en mai, que nous sommes avec un bébé et donc que nous voulons pas être à un rythme trop soutenu pour profiter de lui (et pas que le "trimbaler" en porte bébé sans pauses ou à faire trop de voiture)? Je pensais louer 3 appart/ maisons pour nous "poser" avec bébé et sillonner à chaque fois les environs. D'après vous, cela est plus pratique de procéder ainsi vers les lacs/Venise ou Toscane?
Selon la région visitée, où nous conseillez vous de choisir nos locations? (On peut envisager quelques jours en hôtel ou chambre d’hôte).
Je vous remercie d'avance pour votre aide.... Au moins que je puisse démarrer notre itinéraire ;-)
Cycling in Sicily: itinerary
Hi there,
A year ago, I posted looking for a cycling route for a trip in Sicily with my partner and our two kids (3 and 4 years old) in a trailer—something calm, with nature and a bit of culture. I didn’t get many replies, so I’m sharing our itinerary, which we really enjoyed. We cycled from the southeast (Syracuse) to the northwest (Palermo).
**Note:** We had no issues on the road—drivers were very courteous, the welcome was exceptional (lots of invitations to eat and/or stay overnight), and there were very few people on the roads, even the big ones, since we were there from September 23 to October 7.
**Weather:** Apparently, the summer of 2014 had been awful (only 25°C...). We, on the other hand, had 3 days at 44°C—it was *brutal*, including one day at 35°C at 1,000m altitude in the center of the island on October 1st...
**Accommodation:** 15 days of wild camping, with just one really nice apartment after 7 days in Piazza Armerina. Wild camping was tough—rocky, dusty, hard to pitch tent stakes. Our tent got pierced by thorns (even the groundsheet) from one side to the other. We washed up at village fountains, and—let’s be honest—less often than we’d have liked. The kids’ clothes, which spent a lot of time on the ground, were pretty grimy since laundry was rare. Only one official campsite (otherwise, they’re all on the beaches): Da Vinci Camping, in the middle of lemon groves near the southeast (Rosolini). It’s well-known on social media for being very "roots."
**Water:** A real challenge—*very* tough. Off-season, many homes are abandoned, and on some days, we passed through few villages. Result: we always carried our max water (9L) and sometimes had to add extra bottles to last 2 days, covering the day’s ride, wild camping, and the next morning—that’s 15L on the bikes. So be careful with this!
**Itinerary**
We arrived by train in Messina from southern Italy (yes, the train goes onto the ferry—worth seeing!), then took the train to Syracuse. We decided the northeast coast was too dangerous to cycle, so we visited Syracuse and then picked the SP roads (the smallest ones, more or less following the coast) toward Noto. We were supposed to head southeast to Pachino, but since our ferry from Palermo was booked 15 days later, we cut the route short and headed toward Rosolini instead. Nothing exceptional until Modica, crossing the Ispica fault. Modica is a really pretty town to see. Then Ragusa’s old town via the SS 115—a quiet but very scenic road. The town is stunning, but getting through the modern part (Ragusa Alta) means 300–400m of elevation gain... Caltagirone: a lovely town (famous for ceramics), but the center is uphill. We took a bigger road, but there was hardly anyone around. Left via Mirabella, then visited Piazza Armerina and the Villa Romana. Took the SP 15 to Barrafranca, Pietraperzia, then Caltanissetta via the SP96 (choose carefully—there’s a bigger road nearby).
Then Serradifalco, Mussomeli (castle), San Giovanni Gemini—a series of hilltop villages with valleys in between. We climbed and descended 500m+ repeatedly. Santo Stefano Quisquina, Prizzi (passing at 1,000m altitude—really nice, no one around). Corleone (great road, some climbing, but it’s awesome); Ficuzza, Santa Cristina Gela, Altofonte, and Palermo (no traffic issues).
**Reminder:** This was off-season—no one on the roads. We found the route through Caltanissetta, Mussomeli, etc., *spectacular* and sometimes breathtaking. Sicily is a rugged place for rugged people (especially wild camping). We’d heard the center of Sicily was overrated (not at all...). After 4 months of traveling without always listening to others’ opinions, we confirm: central Sicily is amazing—rugged, dramatic, and perfect for what we were looking for (though we didn’t swim).
**Elevation:** People kept saying Sicily was a nightmare for climbing. We’ve done much tougher routes in the Black Forest or Slovenia. The tricky part in central Sicily is the constant ups and downs—you climb 300–600m in one go, then descend right after. We used "Ride with GPS" to test different routes and avoid unnecessary descents (or minimize them). With a few extra kilometers, we saved about 2,000m of elevation gain overall, especially around Caltanissetta, the Modica-Ragusa link, arriving in Modica, and leaving Ragusa.
Hope this helps someone...
A year ago, I posted looking for a cycling route for a trip in Sicily with my partner and our two kids (3 and 4 years old) in a trailer—something calm, with nature and a bit of culture. I didn’t get many replies, so I’m sharing our itinerary, which we really enjoyed. We cycled from the southeast (Syracuse) to the northwest (Palermo).
**Note:** We had no issues on the road—drivers were very courteous, the welcome was exceptional (lots of invitations to eat and/or stay overnight), and there were very few people on the roads, even the big ones, since we were there from September 23 to October 7.
**Weather:** Apparently, the summer of 2014 had been awful (only 25°C...). We, on the other hand, had 3 days at 44°C—it was *brutal*, including one day at 35°C at 1,000m altitude in the center of the island on October 1st...
**Accommodation:** 15 days of wild camping, with just one really nice apartment after 7 days in Piazza Armerina. Wild camping was tough—rocky, dusty, hard to pitch tent stakes. Our tent got pierced by thorns (even the groundsheet) from one side to the other. We washed up at village fountains, and—let’s be honest—less often than we’d have liked. The kids’ clothes, which spent a lot of time on the ground, were pretty grimy since laundry was rare. Only one official campsite (otherwise, they’re all on the beaches): Da Vinci Camping, in the middle of lemon groves near the southeast (Rosolini). It’s well-known on social media for being very "roots."
**Water:** A real challenge—*very* tough. Off-season, many homes are abandoned, and on some days, we passed through few villages. Result: we always carried our max water (9L) and sometimes had to add extra bottles to last 2 days, covering the day’s ride, wild camping, and the next morning—that’s 15L on the bikes. So be careful with this!
**Itinerary**
We arrived by train in Messina from southern Italy (yes, the train goes onto the ferry—worth seeing!), then took the train to Syracuse. We decided the northeast coast was too dangerous to cycle, so we visited Syracuse and then picked the SP roads (the smallest ones, more or less following the coast) toward Noto. We were supposed to head southeast to Pachino, but since our ferry from Palermo was booked 15 days later, we cut the route short and headed toward Rosolini instead. Nothing exceptional until Modica, crossing the Ispica fault. Modica is a really pretty town to see. Then Ragusa’s old town via the SS 115—a quiet but very scenic road. The town is stunning, but getting through the modern part (Ragusa Alta) means 300–400m of elevation gain... Caltagirone: a lovely town (famous for ceramics), but the center is uphill. We took a bigger road, but there was hardly anyone around. Left via Mirabella, then visited Piazza Armerina and the Villa Romana. Took the SP 15 to Barrafranca, Pietraperzia, then Caltanissetta via the SP96 (choose carefully—there’s a bigger road nearby).
Then Serradifalco, Mussomeli (castle), San Giovanni Gemini—a series of hilltop villages with valleys in between. We climbed and descended 500m+ repeatedly. Santo Stefano Quisquina, Prizzi (passing at 1,000m altitude—really nice, no one around). Corleone (great road, some climbing, but it’s awesome); Ficuzza, Santa Cristina Gela, Altofonte, and Palermo (no traffic issues).
**Reminder:** This was off-season—no one on the roads. We found the route through Caltanissetta, Mussomeli, etc., *spectacular* and sometimes breathtaking. Sicily is a rugged place for rugged people (especially wild camping). We’d heard the center of Sicily was overrated (not at all...). After 4 months of traveling without always listening to others’ opinions, we confirm: central Sicily is amazing—rugged, dramatic, and perfect for what we were looking for (though we didn’t swim).
**Elevation:** People kept saying Sicily was a nightmare for climbing. We’ve done much tougher routes in the Black Forest or Slovenia. The tricky part in central Sicily is the constant ups and downs—you climb 300–600m in one go, then descend right after. We used "Ride with GPS" to test different routes and avoid unnecessary descents (or minimize them). With a few extra kilometers, we saved about 2,000m of elevation gain overall, especially around Caltanissetta, the Modica-Ragusa link, arriving in Modica, and leaving Ragusa.
Hope this helps someone...
Carnet de route de six mois dans l'Ouest USA, du 16 mars au 12 septembre 2014 English translation pending
Bonjour à tous,
Nous sommes sur le nord Amérique depuis le 7 mai 2013 et avons traversé tout le sud Canada avant de remonter sur l'Alaska en juillet 2013. Ensuite nous sommes entrés par le Montana avant de rejoindre le Nevada où nous avons laissé notre véhicule en gardiennage à las Vegas suite au "shutdown" et sommes rentrés en France le 17 octobre 2013.
Nouveau départ donc le 16 mars 2014 et c'est cette partie que vous allez pouvoir lire dans ce compte rendu d'un itinéraire au jour le jour.
Carnet de six mois de voyage aux USA du 16 mars au 13 septembre 2014
16 mars, Roissy T2, c'est le nouveau départ vers Las Vegas où nous attend Hugo au "storage" habituel. Nous le retrouvons le 17 mars en bonne forme et partons chez US Airways où nous devons récupérer nos pneus expédiés la semaine passée par avion, ils sont introuvables ici. Le 19 nous commençons notre nouveau périple après avoir fait tous les pleins (gasoil, nourriture, gaz) de quoi tenir quelques jours et partons en direction de Valley Of Fire (Nevada) en longeant le Lake Mead vers le nord, il fait grand beau et chaud. Nous entrons sur le parc en début d'après midi et sommes très contents d'y retrouver Sylvie et Christian (membre CCRSM) qui nous ont réservé une place et préparé un bon coucous pour le diner.

20 mars, nous partons avec les deux camions explorer le parc et les ennuis vont arriver pour Cisco, le camion de Sylvie et Christian, impossible de le faire repartir, il ne veut rien savoir. C'est dans de tels cas que nous apprécions d'être à deux véhicules, cela va nous permettre de téléphoner à l'assistance de leur assureur qui envoie un dépanneur et qui va nous convoyer jusque Las Vegas et nous déposer devant un garage. Finalement la panne sera résolue par un routier qui va aider Christian en lui expliquant que le problème vient du gasoil utilisé ici aux USA et que les moteurs modernes n'aiment pas beaucoup car ce gasoil est pollué par des bactéries . Il faut donc ajouter un produit antibactérien que l'on trouve dans les stations Pilot et Lov's et le tour est joué.
21 mars, nous reprenons la route en passant par le Lake Mead où nous bivouaquerons pour la nuit car Sylvie et Christian doivent attendre quelques jours pour se faire poser une plaque de cuisson à Henderson, proche de Las Vegas.

22 mars, nous repassons à Valley of Fire pour faire la randonnée prévue avant la panne.
23 et 24 mars, direction le Snow Canyon à proximité de St George (Utah) et nous allons une nouvelle fois y faire de belles balades parmi la lave et les roches de différentes couleurs.

25 et 26 mars, nous partons en direction de Kanab pour tenter la loterie afin d'accéder au site grandiose de The Wave, certainement le plus beau de tout l'ouest des USA. Mais voila, c'est une loterie ou seules dix personnes, chaque jour, sont tirées au sort aussi il faut avoir de la chance et nous concernant nous sommes vite renseignés. Durant trois jours environ cent personnes tentent leur chance et nous ne serons pas parmi les heureux élus. Pas grave nous reviendrons en novembre il devrait y avoir moins de monde.
27 au 30 mars, nous retrouvons Christian et Sylvie et partons ensemble vers la Wire Pass (Vermillon Cleef) pour y rester quelques jours afin d'y faire de belles balades. Nous ne serons pas déçus par le spectacle grandiose qui nous attend même si nous n'allons pas sur The Wave qui est à proximité. Nous marcherons une journée entière dans le Buckskin Gulch, magnifique canyon, nous irons sur Coyote Butte South et ferons la randonnée de Paw Hole et le must nous attend en prenant la piste de White Pocket. Toutes les pistes de ce secteur sont très difficiles et le 4x4 est obligatoire.

31 mars nous quittons la Wire Pass pour aller en direction de Page (Arizona) où nous passerons la nuit sur le parking du Wallmart où nous avons fait nos courses.
1er au 3 avril, nous partons vers la Marina de Page pour trouver du WiFi et décidons de rester là pour quelques nuits sur le grand parking où nous sommes seuls. Nous allons faire quelques visites dans la région comme Horseshoebend, Waweap Hoodoos par la piste BLM N°327 et la remontée du wash durant deux heures et qui est une superbe balade.

4 avril, météo incertaine, neige en altitude, pluie et froid en vallée, que faire? Nous quittons nos amis et partons en direction de Monument Valley mais avec le mauvais temps les photos ne sont pas géniales.
5 avril, nous allons sur The Gooseneck où nous apercevons la San Juan River qui serpente tout au fond. Elle fait des méandres qui ont donné le nom à ce site. Nous allons y avoir un coucher de soleil magnifique car il est revenu nous voir en fin de journée ainsi que Sylvie et Christian.

6 avril, grand beau, nous décidons de partir vers The Valley Of The Gods car la piste sera sèche et nous ne regrettons pas notre choix, c'est toujours aussi splendide et le bivouac du soir nous permettra d'assister à un superbe coucher de soleil, nous sommes bien.

7 et 8 avril, nous commençons la remontée vers le nord avec comme but de passer et visiter The Natural Bridge Monument et surtout de faire de belles balades. Cela sera le cas et tous les quatre nous allons nous régaler dans le fond du canyon. Nous y faisons là nos dernières balades ensemble avant un bon moment car nous devons retourner sur Las Vegas pour laisser Hugo au storage et prendre l'avion pour Montréal le 23 avril.
9 au 12 avril, nous partons tous les deux en direction des Needles et nos amis eux vont aller vers Moab, nous les reverrons en mai. Nous allons sur un site que nous ne connaissons pas encore et bien nous en prend car nous y resterons trois jours et c'est la neige qui nous fera partir.

13 avril, nous partons en direction de Moab car il nous faut faire du ravitaillement, laver le linge et commencer notre retour sur las Vegas. Nous allons passer la nuit avec nos amis, que nous avions contacté par mail, sur un ancien airport aujourd'hui fermé.
14 avril, cette fois ci nous reprenons la direction de l'ouest et faisons un stop dans la Goblin valley afin de faire le Wild Horse Canyon, balade dans un slot canyon extraordinaire et à ne faire que par temps sec et enchainons avec le Bel canyon, également magnifique.

15 avril, c'est sur Crak canyon que nous nous rendons aujourd'hui, non loin de notre bivouac de la veille. Belle balade mais après une heure nous sommes obligés de faire demi tour car il y a des sauts de trois mètres environ et Françoise ne peut pas passer en escalade, nous reviendrons avec des cordes. Nous reprenons la route N°12 en direction de Boulder et faisons un stop au campground de Calf Creek.
16 avril, le temps n'est pas terrible, 2° et maussade mais nous partons tout de même en direction de la cascade de Calf Creek par le fond du canyon, le printemps n'est pas encore là. Pire encore, la pluie arrive et c'est bien au chaud dans Hugo que nous terminerons la journée.

17 et 18 avril, nous partons ce matin en direction de Bryce Canyon où nous aurons la chance d'avoir encore un peu de neige, le temps est meilleur malgré tout. Nous faisons tous les points de vue avant de rentrer au campground du parc où nous resterons deux nuits. le 18 nous partons faire la très belle randonnée de Queens garden et celle de Peekabo Loop. Puis nous sommes obligés de revenir sur nos pas car le sommet n'est pas accessible à cause de la neige et nous revenons par le Navajo trail, fatigués mais heureux.

19 et 20 avril, nous quittons assez tôt notre emplacement et partons en direction de St George où la température est de 28°, après les gelées et le froid que nous avons depuis deux semaines c'est un coup de massue qui nous tombe dessus, mais c'est aussi très agréable. Nous y faisons quelques courses et allons directement sur Valley of Fire où nous aurons la surprise de voir un couple allemand en Iveco comme le notre venir nous saluer. Nous restons deux jours ici car la chaleur est intense et sur Las Vegas cela doit être pire.
21 et 22 avril, ce matin route vers Las Vegas car il nous faut préparer nos sacs pour le départ à Montréal où nous allons assister au mariage de mon neveu. Nous nous posons au campground du Hitchin Post où nous commençons à avoir nos habitudes. Ici il fait très chaud et nous branchons la clim de la cellule car il fait 43° au soleil.
23 au 28 avril, nous partons pour Montréal. Retour sur Las Vegas en fin de matinée du 28, nous récupérons Hugo et allons jusque Valley of Fire après avoir refait les pleins pour plusieurs jours.

29 avril, nous attendons la famille Roux qui est sur les routes depuis sept ans maintenant et que nous avions rencontrée en Argentine en 2011. Ils arrivent vers 15h00 et nous allons papoter pendant un long moment, leurs trois filles ayant énormément changées depuis trois ans.
30 avril, nous allons faire quelques balades dans le parc avec nos amis et en soirée nous partons au bord du Lake Mead pour bivouaquer sous un chaud soleil.
1er et 2 mai, nous partons vers Zion où la foule est déjà présente en cette période, nous bivouaquons en face de la Library et personne ne viendra nous ennuyer, nous avons eu de la chance! Nous quittons nos amis ici, nous nous donnons rendez-vous au Mexique en janvier 2015 sinon nos routes peuvent se recroiser d'ici la. Nous prenons la route vers le Kolob Plateau, faisons quelques stops pour les photos et revenons bivouaquer en bordure d'une rivière en bas de la route de KP.

3 mai, nous sortons de Zion très tôt car il nous faut prendre le tunnel et autant passer avant la foule. Nous allons ce matin en direction de Kanab puis reprenons la piste qui nous conduit à la Wire Pass car nous voulons tenter la balade de Edmaier's Secret, très peu connue.
4 mai, c'est parti, direction Edmaier's secret, très belle randonnée mais fatigante car il faut marcher tout le temps dans le sable. Oui mais c'est tellement beau qu'on oublie vite que c'est difficile, nous passerons la matinée à nous régaler. De retour chez Hugo, nous décidons de passer par la Cottonwood road avant que les orages ne nous en empêchent. Nous avalerons les 80km de cette piste assez facilement, la puissance d'Hugo n'ayant pas de problème pour le peu de passages délicats. Nous bivouaquerons sur la Skutumpah road où nous n'aurons que des lapins comme voisins.

5,6 et 7 mai, quelques journées de transition car le temps est mauvais, nous évitons les pistes de claie (glaise) car elles deviennent impossible à prendre mais nous insistons sur la Cottowood road qui va nous reconduire sur Page au bord du Lake Powell. Nous faisons un stop au Toadstools Hoodoos sur la Hwy89 avant de rejoindre le bivouac de la Marina à Page.
8 et 9 mai, nous prenons la route en direction du Canyon de Chelly avec une déviation qui va bien nous rallonger, 350km à faire ce jour mais sous le soleil, c'est un plus. Nous y serons pour déjeuner et profitons de l'après midi pour visiter la partie sud du Canyon, c'est très sympa mais un peu moins avec les Navajos qui interdisent pas mal de sites. Le 9 mai nous faisons la partie nord mais certains spots sont interdits et seuls les "jeep Tour" des Navajos ont le droit de passer dans le canyon. Nous rentrons en début d'après midi au campground et étudions les cartes pour les jours à venir en essayant de trouver le soleil donc droit vers le sud.
10 mai, direction Farmington au New Mexico pour aller faire une visite dans un lieu extraordinaire, les Bisti Badlands, formations géologiques très particulières. Mais avant il faut traverser les Shuskas Moutains, passer le col de Washington, il y a encore de la neige ici et très vite nous retrouvons la pampa et le désert avant d'atteindre les Bisti Badlands. Vers dix heures nous commençons notre balade vers ces formes magnifiques et revenons après quatre heures de découvertes. Nous reprenons la route après notre visite et allons vers un endroit sympa pour passer la nuit au Cibola national Forest, nous y trouvons un bivouac très agréable en pleine forêt.

11 mai, ce matin nous allons aller vers le Petrified Forest National Park mais c'est sans compter sur le vent qui est "patagonien" et qui va nous gêner toute la journée. Impossible de sortir d'Hugo pour faire des photos, la poussière nous aveugle, nous continuons la route et sortons du parc pour rejoindre Winslow et le petit McHood Lake où nous ferons le bivouac du soir. Cet endroit est très agréable avec de nombreux oiseaux, les places sont aménagées et c'est gratuit.
12 mai, direction Flagstaff avec un stop au Meteor Crater, visite du musée puis ensuite direction le Walnut Canyon National Monument où il y a les ruines du peuple sans eau (Sinagua People). Musée fort intéressant et de belles balades à faire pour découvrir les ruines de ce peuple. Après ces visites nous allons sur Flagstaff puis remontons vers le nord et faisons un stop au Wupatki National Monument pour y passer la nuit. Il fait frais mais beau et le vent est tombé, ouf!

13 mai, 0° ce matin avec un grand ciel bleu, ici nous sommes au pays des volcans et des cratères, nous partons donc pour de belles randonnées autour du Sunset Crater qui a fait fuir les peuplades de la région lors de son éruption vers 1064-65. Nous visitons les ruines du Wupatki ainsi que le musée et retournons au campground en fin de journée.

14 mai, en route vers Page ce matin pour y faire le ravitaillement, la laundry et trouver du WiFi car mon site est en retard et nous devons reprendre contact avec Sylvie et Christian. Bivouac à la Marina toujours sur le grand parking, nous sommes seuls.
15 au 25 mai, nous remontons une nouvelle fois la Cottowood Road pour rejoindre Escalante et la fameuse Hole in the Rock Road (HITRR) où nous devons retrouver Christian et Sylvie pour dix jours extraordinaires de découvertes sur ces pistes où nous serons quasiment seuls. Nous allons ensemble faire des randonnées magnifiques sur des endroits parfois très difficiles d'accès mais au combien merveilleux, Devills Garden, Neon Canyon, Golden cathedral, Dry Fork, Peek-a-Boo, Spooky Slot canyon, Moorise Arch, Sunset Arch, Dance Hall Rock et tant d'autres découverts au fil de nos balades. Mais les bonnes choses ont une fin et le mauvais temps nous fait fuir cette piste extraordinaire pour retourner sur Escalante. Nous partons faire la balade du Natural Bridge et revenons au début de la piste de la "HITRR" où nous bivouaquons.

26 mai, dernier jour avec nos amis et c'est ensemble que nous partons visiter le petit State park de Petrified forest tout proche d'Escalante. Nous leur disons au revoir et nous ne les reverrons qu'en novembre puis nous allons sur Escalante où nous devons retrouver des amis parisiens qui arrivent sur le secteur et avec qui nous devons visiter quelques sites que nous ne connaissons pas encore.
27 au 30 mai, nous sommes avec Pascale et Alain et ensemble nous allons durant ces quelques jours visiter et faire quelques pistes très intéressantes dans des sites remarquables. Nous reprenons la HITRR et allons sur Zebra Canyon mais les derniers orages ont inondé le slot canyon et nous ne pouvons pas y entrer, dommage. A boulder nous allons traverser par la Burr trail Road puis ensuite continuer et rejoindre la Bulfrog Road, piste qui va nous mener sur Capitol reef. Nous allons y faire quelques balades et décidons de partir le lendemain vers Cathedral Valley par la piste du même nom. Nous sortons de Capitol Reef mais avant nous allons jusqu'au Hickman Bridge et ensuite nous entamons la piste qui nous fait traverser la Fremont River et va nous faire passer par des endroits tout en couleurs, les Bentonites Hills sont magnifiques. La piste n'est pas des plus reposantes, elle serait même cassante, aussi je roule doucement et c'est sous les orages que nous arrivons au bivouac du soir. Nous avons une vue très dégagée sur les cathédrales, le ciel est un mélange de couleurs, au loin la pluie devient rouge, c'est beau mais comment sera la piste demain? Finalement tout se passera bien, pas trop de souci car ici c'est plus du sable que de la boue aussi nous passons sans problème et rejoignons la Hwy24 où nous quittons Pascale et Alain que nous retrouverons sur Moab. Nous y serons ce soir, pour deux autres journées.

1er au 4 juin, nous sommes à Moab et en profitons pour refaire les pleins de ravitaillements, faire une beauté à Hugo qui est dans un triste état après les centaines de kilomètres de pistes dans l'utah. Comme il fait très chaud nous décidons de partir en montagne dans les Manti La Sal à 2900 mètres et où il y a encore de la neige. Nous y serons très bien en attendant de revenir sur Moab où nous avons rendez-vous avec des amis de "Voyage-Forum". Le 3 juin nous passons une superbe soirée avec tous nos amis et le 4 juin nous partons visiter une partie de Arches National Park qui ne peut se faire qu'avec un ranger. Nous les quitterons le même jour pour nous rendre dans la Gobelin Valley où nous bivouaquerons.

A suivre.........
Nouveau départ donc le 16 mars 2014 et c'est cette partie que vous allez pouvoir lire dans ce compte rendu d'un itinéraire au jour le jour.
Carnet de six mois de voyage aux USA du 16 mars au 13 septembre 2014
16 mars, Roissy T2, c'est le nouveau départ vers Las Vegas où nous attend Hugo au "storage" habituel. Nous le retrouvons le 17 mars en bonne forme et partons chez US Airways où nous devons récupérer nos pneus expédiés la semaine passée par avion, ils sont introuvables ici. Le 19 nous commençons notre nouveau périple après avoir fait tous les pleins (gasoil, nourriture, gaz) de quoi tenir quelques jours et partons en direction de Valley Of Fire (Nevada) en longeant le Lake Mead vers le nord, il fait grand beau et chaud. Nous entrons sur le parc en début d'après midi et sommes très contents d'y retrouver Sylvie et Christian (membre CCRSM) qui nous ont réservé une place et préparé un bon coucous pour le diner.

20 mars, nous partons avec les deux camions explorer le parc et les ennuis vont arriver pour Cisco, le camion de Sylvie et Christian, impossible de le faire repartir, il ne veut rien savoir. C'est dans de tels cas que nous apprécions d'être à deux véhicules, cela va nous permettre de téléphoner à l'assistance de leur assureur qui envoie un dépanneur et qui va nous convoyer jusque Las Vegas et nous déposer devant un garage. Finalement la panne sera résolue par un routier qui va aider Christian en lui expliquant que le problème vient du gasoil utilisé ici aux USA et que les moteurs modernes n'aiment pas beaucoup car ce gasoil est pollué par des bactéries . Il faut donc ajouter un produit antibactérien que l'on trouve dans les stations Pilot et Lov's et le tour est joué.
21 mars, nous reprenons la route en passant par le Lake Mead où nous bivouaquerons pour la nuit car Sylvie et Christian doivent attendre quelques jours pour se faire poser une plaque de cuisson à Henderson, proche de Las Vegas.

22 mars, nous repassons à Valley of Fire pour faire la randonnée prévue avant la panne.
23 et 24 mars, direction le Snow Canyon à proximité de St George (Utah) et nous allons une nouvelle fois y faire de belles balades parmi la lave et les roches de différentes couleurs.

25 et 26 mars, nous partons en direction de Kanab pour tenter la loterie afin d'accéder au site grandiose de The Wave, certainement le plus beau de tout l'ouest des USA. Mais voila, c'est une loterie ou seules dix personnes, chaque jour, sont tirées au sort aussi il faut avoir de la chance et nous concernant nous sommes vite renseignés. Durant trois jours environ cent personnes tentent leur chance et nous ne serons pas parmi les heureux élus. Pas grave nous reviendrons en novembre il devrait y avoir moins de monde.
27 au 30 mars, nous retrouvons Christian et Sylvie et partons ensemble vers la Wire Pass (Vermillon Cleef) pour y rester quelques jours afin d'y faire de belles balades. Nous ne serons pas déçus par le spectacle grandiose qui nous attend même si nous n'allons pas sur The Wave qui est à proximité. Nous marcherons une journée entière dans le Buckskin Gulch, magnifique canyon, nous irons sur Coyote Butte South et ferons la randonnée de Paw Hole et le must nous attend en prenant la piste de White Pocket. Toutes les pistes de ce secteur sont très difficiles et le 4x4 est obligatoire.

31 mars nous quittons la Wire Pass pour aller en direction de Page (Arizona) où nous passerons la nuit sur le parking du Wallmart où nous avons fait nos courses.
1er au 3 avril, nous partons vers la Marina de Page pour trouver du WiFi et décidons de rester là pour quelques nuits sur le grand parking où nous sommes seuls. Nous allons faire quelques visites dans la région comme Horseshoebend, Waweap Hoodoos par la piste BLM N°327 et la remontée du wash durant deux heures et qui est une superbe balade.

4 avril, météo incertaine, neige en altitude, pluie et froid en vallée, que faire? Nous quittons nos amis et partons en direction de Monument Valley mais avec le mauvais temps les photos ne sont pas géniales.
5 avril, nous allons sur The Gooseneck où nous apercevons la San Juan River qui serpente tout au fond. Elle fait des méandres qui ont donné le nom à ce site. Nous allons y avoir un coucher de soleil magnifique car il est revenu nous voir en fin de journée ainsi que Sylvie et Christian.

6 avril, grand beau, nous décidons de partir vers The Valley Of The Gods car la piste sera sèche et nous ne regrettons pas notre choix, c'est toujours aussi splendide et le bivouac du soir nous permettra d'assister à un superbe coucher de soleil, nous sommes bien.

7 et 8 avril, nous commençons la remontée vers le nord avec comme but de passer et visiter The Natural Bridge Monument et surtout de faire de belles balades. Cela sera le cas et tous les quatre nous allons nous régaler dans le fond du canyon. Nous y faisons là nos dernières balades ensemble avant un bon moment car nous devons retourner sur Las Vegas pour laisser Hugo au storage et prendre l'avion pour Montréal le 23 avril.
9 au 12 avril, nous partons tous les deux en direction des Needles et nos amis eux vont aller vers Moab, nous les reverrons en mai. Nous allons sur un site que nous ne connaissons pas encore et bien nous en prend car nous y resterons trois jours et c'est la neige qui nous fera partir.

13 avril, nous partons en direction de Moab car il nous faut faire du ravitaillement, laver le linge et commencer notre retour sur las Vegas. Nous allons passer la nuit avec nos amis, que nous avions contacté par mail, sur un ancien airport aujourd'hui fermé.
14 avril, cette fois ci nous reprenons la direction de l'ouest et faisons un stop dans la Goblin valley afin de faire le Wild Horse Canyon, balade dans un slot canyon extraordinaire et à ne faire que par temps sec et enchainons avec le Bel canyon, également magnifique.

15 avril, c'est sur Crak canyon que nous nous rendons aujourd'hui, non loin de notre bivouac de la veille. Belle balade mais après une heure nous sommes obligés de faire demi tour car il y a des sauts de trois mètres environ et Françoise ne peut pas passer en escalade, nous reviendrons avec des cordes. Nous reprenons la route N°12 en direction de Boulder et faisons un stop au campground de Calf Creek.
16 avril, le temps n'est pas terrible, 2° et maussade mais nous partons tout de même en direction de la cascade de Calf Creek par le fond du canyon, le printemps n'est pas encore là. Pire encore, la pluie arrive et c'est bien au chaud dans Hugo que nous terminerons la journée.

17 et 18 avril, nous partons ce matin en direction de Bryce Canyon où nous aurons la chance d'avoir encore un peu de neige, le temps est meilleur malgré tout. Nous faisons tous les points de vue avant de rentrer au campground du parc où nous resterons deux nuits. le 18 nous partons faire la très belle randonnée de Queens garden et celle de Peekabo Loop. Puis nous sommes obligés de revenir sur nos pas car le sommet n'est pas accessible à cause de la neige et nous revenons par le Navajo trail, fatigués mais heureux.

19 et 20 avril, nous quittons assez tôt notre emplacement et partons en direction de St George où la température est de 28°, après les gelées et le froid que nous avons depuis deux semaines c'est un coup de massue qui nous tombe dessus, mais c'est aussi très agréable. Nous y faisons quelques courses et allons directement sur Valley of Fire où nous aurons la surprise de voir un couple allemand en Iveco comme le notre venir nous saluer. Nous restons deux jours ici car la chaleur est intense et sur Las Vegas cela doit être pire.
21 et 22 avril, ce matin route vers Las Vegas car il nous faut préparer nos sacs pour le départ à Montréal où nous allons assister au mariage de mon neveu. Nous nous posons au campground du Hitchin Post où nous commençons à avoir nos habitudes. Ici il fait très chaud et nous branchons la clim de la cellule car il fait 43° au soleil.
23 au 28 avril, nous partons pour Montréal. Retour sur Las Vegas en fin de matinée du 28, nous récupérons Hugo et allons jusque Valley of Fire après avoir refait les pleins pour plusieurs jours.

29 avril, nous attendons la famille Roux qui est sur les routes depuis sept ans maintenant et que nous avions rencontrée en Argentine en 2011. Ils arrivent vers 15h00 et nous allons papoter pendant un long moment, leurs trois filles ayant énormément changées depuis trois ans.
30 avril, nous allons faire quelques balades dans le parc avec nos amis et en soirée nous partons au bord du Lake Mead pour bivouaquer sous un chaud soleil.
1er et 2 mai, nous partons vers Zion où la foule est déjà présente en cette période, nous bivouaquons en face de la Library et personne ne viendra nous ennuyer, nous avons eu de la chance! Nous quittons nos amis ici, nous nous donnons rendez-vous au Mexique en janvier 2015 sinon nos routes peuvent se recroiser d'ici la. Nous prenons la route vers le Kolob Plateau, faisons quelques stops pour les photos et revenons bivouaquer en bordure d'une rivière en bas de la route de KP.

3 mai, nous sortons de Zion très tôt car il nous faut prendre le tunnel et autant passer avant la foule. Nous allons ce matin en direction de Kanab puis reprenons la piste qui nous conduit à la Wire Pass car nous voulons tenter la balade de Edmaier's Secret, très peu connue.
4 mai, c'est parti, direction Edmaier's secret, très belle randonnée mais fatigante car il faut marcher tout le temps dans le sable. Oui mais c'est tellement beau qu'on oublie vite que c'est difficile, nous passerons la matinée à nous régaler. De retour chez Hugo, nous décidons de passer par la Cottonwood road avant que les orages ne nous en empêchent. Nous avalerons les 80km de cette piste assez facilement, la puissance d'Hugo n'ayant pas de problème pour le peu de passages délicats. Nous bivouaquerons sur la Skutumpah road où nous n'aurons que des lapins comme voisins.

5,6 et 7 mai, quelques journées de transition car le temps est mauvais, nous évitons les pistes de claie (glaise) car elles deviennent impossible à prendre mais nous insistons sur la Cottowood road qui va nous reconduire sur Page au bord du Lake Powell. Nous faisons un stop au Toadstools Hoodoos sur la Hwy89 avant de rejoindre le bivouac de la Marina à Page.
8 et 9 mai, nous prenons la route en direction du Canyon de Chelly avec une déviation qui va bien nous rallonger, 350km à faire ce jour mais sous le soleil, c'est un plus. Nous y serons pour déjeuner et profitons de l'après midi pour visiter la partie sud du Canyon, c'est très sympa mais un peu moins avec les Navajos qui interdisent pas mal de sites. Le 9 mai nous faisons la partie nord mais certains spots sont interdits et seuls les "jeep Tour" des Navajos ont le droit de passer dans le canyon. Nous rentrons en début d'après midi au campground et étudions les cartes pour les jours à venir en essayant de trouver le soleil donc droit vers le sud.
10 mai, direction Farmington au New Mexico pour aller faire une visite dans un lieu extraordinaire, les Bisti Badlands, formations géologiques très particulières. Mais avant il faut traverser les Shuskas Moutains, passer le col de Washington, il y a encore de la neige ici et très vite nous retrouvons la pampa et le désert avant d'atteindre les Bisti Badlands. Vers dix heures nous commençons notre balade vers ces formes magnifiques et revenons après quatre heures de découvertes. Nous reprenons la route après notre visite et allons vers un endroit sympa pour passer la nuit au Cibola national Forest, nous y trouvons un bivouac très agréable en pleine forêt.

11 mai, ce matin nous allons aller vers le Petrified Forest National Park mais c'est sans compter sur le vent qui est "patagonien" et qui va nous gêner toute la journée. Impossible de sortir d'Hugo pour faire des photos, la poussière nous aveugle, nous continuons la route et sortons du parc pour rejoindre Winslow et le petit McHood Lake où nous ferons le bivouac du soir. Cet endroit est très agréable avec de nombreux oiseaux, les places sont aménagées et c'est gratuit.
12 mai, direction Flagstaff avec un stop au Meteor Crater, visite du musée puis ensuite direction le Walnut Canyon National Monument où il y a les ruines du peuple sans eau (Sinagua People). Musée fort intéressant et de belles balades à faire pour découvrir les ruines de ce peuple. Après ces visites nous allons sur Flagstaff puis remontons vers le nord et faisons un stop au Wupatki National Monument pour y passer la nuit. Il fait frais mais beau et le vent est tombé, ouf!

13 mai, 0° ce matin avec un grand ciel bleu, ici nous sommes au pays des volcans et des cratères, nous partons donc pour de belles randonnées autour du Sunset Crater qui a fait fuir les peuplades de la région lors de son éruption vers 1064-65. Nous visitons les ruines du Wupatki ainsi que le musée et retournons au campground en fin de journée.

14 mai, en route vers Page ce matin pour y faire le ravitaillement, la laundry et trouver du WiFi car mon site est en retard et nous devons reprendre contact avec Sylvie et Christian. Bivouac à la Marina toujours sur le grand parking, nous sommes seuls.
15 au 25 mai, nous remontons une nouvelle fois la Cottowood Road pour rejoindre Escalante et la fameuse Hole in the Rock Road (HITRR) où nous devons retrouver Christian et Sylvie pour dix jours extraordinaires de découvertes sur ces pistes où nous serons quasiment seuls. Nous allons ensemble faire des randonnées magnifiques sur des endroits parfois très difficiles d'accès mais au combien merveilleux, Devills Garden, Neon Canyon, Golden cathedral, Dry Fork, Peek-a-Boo, Spooky Slot canyon, Moorise Arch, Sunset Arch, Dance Hall Rock et tant d'autres découverts au fil de nos balades. Mais les bonnes choses ont une fin et le mauvais temps nous fait fuir cette piste extraordinaire pour retourner sur Escalante. Nous partons faire la balade du Natural Bridge et revenons au début de la piste de la "HITRR" où nous bivouaquons.

26 mai, dernier jour avec nos amis et c'est ensemble que nous partons visiter le petit State park de Petrified forest tout proche d'Escalante. Nous leur disons au revoir et nous ne les reverrons qu'en novembre puis nous allons sur Escalante où nous devons retrouver des amis parisiens qui arrivent sur le secteur et avec qui nous devons visiter quelques sites que nous ne connaissons pas encore.
27 au 30 mai, nous sommes avec Pascale et Alain et ensemble nous allons durant ces quelques jours visiter et faire quelques pistes très intéressantes dans des sites remarquables. Nous reprenons la HITRR et allons sur Zebra Canyon mais les derniers orages ont inondé le slot canyon et nous ne pouvons pas y entrer, dommage. A boulder nous allons traverser par la Burr trail Road puis ensuite continuer et rejoindre la Bulfrog Road, piste qui va nous mener sur Capitol reef. Nous allons y faire quelques balades et décidons de partir le lendemain vers Cathedral Valley par la piste du même nom. Nous sortons de Capitol Reef mais avant nous allons jusqu'au Hickman Bridge et ensuite nous entamons la piste qui nous fait traverser la Fremont River et va nous faire passer par des endroits tout en couleurs, les Bentonites Hills sont magnifiques. La piste n'est pas des plus reposantes, elle serait même cassante, aussi je roule doucement et c'est sous les orages que nous arrivons au bivouac du soir. Nous avons une vue très dégagée sur les cathédrales, le ciel est un mélange de couleurs, au loin la pluie devient rouge, c'est beau mais comment sera la piste demain? Finalement tout se passera bien, pas trop de souci car ici c'est plus du sable que de la boue aussi nous passons sans problème et rejoignons la Hwy24 où nous quittons Pascale et Alain que nous retrouverons sur Moab. Nous y serons ce soir, pour deux autres journées.

1er au 4 juin, nous sommes à Moab et en profitons pour refaire les pleins de ravitaillements, faire une beauté à Hugo qui est dans un triste état après les centaines de kilomètres de pistes dans l'utah. Comme il fait très chaud nous décidons de partir en montagne dans les Manti La Sal à 2900 mètres et où il y a encore de la neige. Nous y serons très bien en attendant de revenir sur Moab où nous avons rendez-vous avec des amis de "Voyage-Forum". Le 3 juin nous passons une superbe soirée avec tous nos amis et le 4 juin nous partons visiter une partie de Arches National Park qui ne peut se faire qu'avec un ranger. Nous les quitterons le même jour pour nous rendre dans la Gobelin Valley où nous bivouaquerons.

A suivre.........
Récit de voyage à Cuba - Novembre 2014 English translation pending
Le texte complet de ce récit, illustré de photos, se trouve ici: http://www.cookandroll.eu/archives/2015/01/24/31317864.html
From Cuba, with rhum…
La Havanne – 7 novembre Arrivée en soirée à La Havane ce 7 novembre, pour deux semaines de découverte de l’ile. Longue attente pour passer la douane, longue file encore pour acheter nos premiers pesos ‘convertibles’, avant de rejoindre notre Casa Particular, Casa 1932, dans Havana Centro. Accueil chaleureux de Luis, dans cette petite maison joliment décorée de bric et de broc d’un autre temps. Petite chambre, c’était prévu, mais nickel, c’est tout ce qu’on verra de la Havane ce soir! Levés de bonne heure le lendemain, nous voilà déambulant dans les rues de la ville aux premières chaleurs du soleil. Temps idéal, lumineux, pas trop chaud, petite brise le long du Malecon (la rue de 8km longeant la côte à deux pas du centre). On admire l’architecture variée, tantôt en ruine, tantôt rénovée, alternant briques à nu, matériaux battus par le vent marin, façades colorée et fraichement repeintes, terrains vagues entre deux immeubles, maisons coloniales à balcons, hôtels austères, … une atmosphère irréelle mais chaleureuse se dégage de cet ensemble hétéroclite. Nous nous enfonçons dans les petites rues. Là encore, l’atmosphère est chaleureuse, on se sent bien, peu de trafic, peu de monde, des sourires, des accolades, des apostrophes d’un balcon à l’autre, une reproduction du Ché, un incroyable mélange là aussi, de blancs, de noirs, de créoles, comme si toutes les teintes de peau se mélangeant dans un joyeux ensemble coloré.
On se sent bien à La Havane. Et pour ajouter à l’atmosphère, il y a ces vieilles Américaines! Vieilles carrosseries rongées par la rouille ou superbement restaurées, souvent colorées, parfois passées, ces vieilles dames forcent le respect et on ne peut s’empêcher de les admirer, de les photographier. La plupart servent de taxi, beaucoup véhiculent les touristes, et allant sur leurs 70 ans on se dit que tous les talents de mécaniciens des cubains finiront par ne plus suffire à les maintenir en vie, et qu’il faut profiter encore de ce spectacle coloré et majestueux!
Du Malecon et Havana Centro nous continuons vers le Paséo, superbe avenue flanquée d’un passage pédestre bordé d’arbre, en son centre, d’où l’on admire à loisir les belles demeures coloniales, à l’aspect plutôt bien conservé dans ce quartier. Dans Havana Vieja, tous les guides nous mènent aux ‘quatre places’, centre touristique de la ville. Ces places sont en effet superbes et très bien restaurées, reliées par des rues joliment entretenues, touristiques et animées. On prend plaisir à admirer la place des Armes et ses bouquinistes, la place de la Cathédrale et ses figurants encostumés haranguant le touriste, la belle église de la place San Francisco de Asis, … On reviendra souvent, l’atmosphère est agréable, les rues toujours animées, les café-concert jamais loin, et les petits bars où siroter un mojito non plus!
Nous sillonnons la ville trois jours durant. Avec une préférence pour Vieja et Centro; le bus hop-on-hop-off (5cuc) qui nous a emmené faire un tour plus à l’ouest ne nous a par contre pas impressionné.
Je n’avais pas entendu beaucoup de bien de la cuisine cubaine. Il faut croire que l’ouverture de restaurants privés aux touristes, et la possibilité de vendre des produits plus savoureux que le poulet, porc, pizza et riz ont changé la donne ces dernières années: le touriste de passage peut désormais gouter aux crevettes et à la langouste, et aux délicieuses spécialités locales dans les paladares (restaurants privés), ainsi que dans les casa particulares (chambres d’hôtes). On s’est régalés à La Havane, en particulier au Chanchullero et chez Dona Eumitia. Brochettes de langoustes, banane plantain farcie de viande aux olives et raisins, ropa vieja (littéralement ‘vieille fringue’, un ragout effiloché d’agneaux très slow food), crevettes pêchées localement et préparées de mille façon, souvent accompagnés de riz et de haricots noirs cuisinés, bien plus savoureux que l’image un peu sèche que nous en avions! Au Chanchullero, café-restaurant décalé, l’assiette de viande ou poisson en sauce est accompagnée de crudités, d’avocat, et de pain de maïs… et de préférence aussi d’une bière locale, d’un mojito, daiquiri, ou autre boisson à base du délicieux rhum produit sur l’ile. Ah et puis il faut le savoir, les portions sont conséquentes à Cuba! Du petit déjeuner (souvent royal, fruité, très copieux) au diner, les repas sont très bien servis!
Nous passerons notre troisième nuit dans une petite casa sympa au cœur d’un quartier populaire et vibrant au son de la musique endiablée de ses bars; notre chambre (n°7) dotée d’une chouette petite terrasse sur les toits nous permet de profiter à loisir de cette atmosphère festive.
Nos coups de cœur: Casa 1932 : Campanario # 63 bajos, entre San Lázaro y Lagunas La Habana Casa Maria & Jésus : Aguacate #518 / Sol y Muralla - Old Havana, Havana City - Cuba Restaurant Dona Eumitia : Callejon del Chorro # 60-C | Plaza de la Catedral, Habana Vieja, La Havane 30600, Cuba Bar à tapas Chanchullero: Tte Rey # 457 entre Bernaza y Cristo, Habana Vieja, La Habana.
Infos utiles, lors de notre passage (Novembre 2014): - 1cuc (peso convertible, destiné aux touristes) vaut environ €0,8 lors de notre passage. 1 cup (moneda national, réservés aux cubains, et qu’on n’a quasiment pas utilisés) vaut environ 1/25ème de cuc. - L’accès internet est rapide… mais peu répandu et cher (6cuc/h). On achète des cartes dans les bureaux Etecsa, les cartes sont valables dans tous les bureaux, qui ont des points internet (PC’s). Accès dans les hôtels de standing aussi, au même tarif pu plus cher, on en a même vu un avec wifi (Las Jazmines à Vinales). - Plus de réservations possible des bus Viazul en ville, obligation d’aller acheter les billets à la gare routière (3km). - Le bus touristique s’arrête vers 18:00 (pas 21:00). 5cuc pour la journée. - La fabrique de cigares a déménagé, les visites se réservent en ville à l’hôtel Saratoga. - Emporter des boules Quiès est toujours une bonne idée… - Si vous pouvez éviter le vol d’Air Europe, c’est mieux! On n’avait pas vu un plateau-repas aussi peu ragoutant depuis bien longtemps, un personnel antipathique et un avion au confort limité, system audio-vidéo inexistant, et un peu crasseux…
Nous quittons la ville enchantés et la tête pleine d’images colorées; nous prévoyons d’y repasser prendre un bol de cette chouette atmosphère avant notre départ, et réservons déjà une nuit à la Greenhouse dont nos guides disent le plus grand bien.
En route pour l’Ouest, la vallée de Vinales, 4 petites heures de bus confortable (12cuc) avec Cubanacan (réservé à l’hôtel Inglaterra; les bus Viazul ne se réservant plus pour le moment que depuis le terminal hors de la ville), climatisé, sur route nickel! Jolis paysages verdoyants.
Vinales – 10 novembre
La vallée de Vinales, et l’ouest de l’ile en général, est réputée pour sa production de tabac. Même si les principales fabriques de cigares se trouvent dans les alentours de la capitale. Elle est caractérisée par ses ‘Mogotes’, de gros monticules rocheux rappelant les formation karstiques du Vietnam, couvertes de végétation et parsemant les plaines et l’horizon. L’ensemble forme un paysage magnifique de grandes plaines cultivées, parsemées de bananiers, et des silhouettes ciselées des Mogotes. Quelques vautours tournoyant dans le ciel à peine nuageux ajoutent encore à la beauté du paysage, et quand le soleil vient à se coucher, étirant les ombres le long des plaines, la vue sur la vallée est absolument magnifique.
L’offre de logements en casa particulares est largement supérieure à la demande, néanmoins les adresses mentionnées dans les guides sont souvent complètes si on n’a pas pris la peine de réserver. Nous cherchons un toit en se baladant dans une des rues adjacentes à la (unique) rue principale du village; les casas colorées se succèdent, plus éclatantes les une que les autres, et souvent une petite terrasse de front ornée de deux rocking chairs et un toit plat faisant office de terrasse. Nous nous dirigeons vers le bas de la rue, près des champs et de la vue sur les Mogotes, pour nous installer chez Bernado et Belkis, dans une chambre proprette avec magnifique terrasse de toit aménagée et vue sur la campagne environnante. Petit mojito les doigts de pieds en éventail au soleil couchant, et plus tard un délicieux repas de poisson et crevettes, hyper-copieux comme toujours dans les casas, dégusté dans le patio de la maison. A noter, la sauce des crevettes de Mlle S, à refaire sans tarder avec ail, vin blanc, cumin, ognons, et concentré de tomate: un régal. Curiosité locale également, le fromage ‘queso gouda’ accompagné d’une confiture de goyave, en guise de dessert…
Bernardo nous organise une balade à cheval (un must dans cette région) le lendemain matin, avec son pote fermier Pipo. Après un classique mais délicieux petit déjeuner (comme souvent: œufs, fruits frais , jus de goyave, café, pain, fromage et miel… on ne va pas se plaindre!), nous voilà confortablement installés sur la selle de Sabrosa et Perrrriiicoooo. Ils connaissent le chemin, pas de soucis; bien que n’étant pas du tout cavalier je me sens assez à l’aise… même quand plus tard ils partiront dans quelques trots et même mon baptême de galop!!! La balade à travers champs est très agréable, et la vue magnifique. Entourés des Mogotes, nous cheminons d’un champ à l’autre, notre cowboy de service (Pipo a un look de gentil cowboy avec son chapeau blanc vissé sur le crâne) nous commentant les cultures entre deux blagues! Pipo est lui-même agriculteur, et connait tous le monde dans la vallée.
Le paysage est parsemé d’étranges granges triangulaires, au toit de feuilles de palme ou parfois de tôle rouillée, servant en fait de séchoirs pour les feuilles de tabac. Nous nous arrêtons à l’une d’elles, pour une petite explication, démonstration de roulage, dégustation de guarapo (jus de canne à sucre fraichement pressée entre deux rouleaux, et citron, mon pêcher-mignon!), et vente de cigares bien entendu A 3cuc l’unité c’est un peu cher pour du roulé local, mais on assume notre statut de touriste et ça met du beurre dans leurs épinards ;-) Le torredor (rouleur de cigares) s’en va donc de sa petite explication bien utile: les feuilles sont mises à fermenter et sécher dans la grange avant d’être aspergée d’un mélange (secret certainement) de jus de fruits, miel et eau pour enclencher une seconde fermentation, anaérobie cette fois, les feuilles étant pressées dans un grand bac étanche. Les feuilles sont triées en fonction de leur qualité, qui dépend de leur position sur la tige de la plante. Les plus hautes sont plus corsée. 90% de la production est remise à l’état, les 20% restants (oui, ça se passe comme ça à Cuba!) sont conservés par le paysan pour sa consommation propre ou pour rouler de jolis souvenirs aux touristes. Déveinées, les feuilles sont roulées en choisissant les qualités appropriées pour l’intérieur et l’enveloppe. Il faudra encore maintenir le cigare bien serré pour qu’il acquière sa forme et sa tenue définitive. Ne restera plus qu’à guillotiner la base (on trouve partout ces coupe-cigares en bois estampillés ‘Cohiba’ sur les marchés ‘artisanaux’), allumer le barreau de chaise et se le coincer négligemment au coin de la bouche!
La balade comprend une visite de grotte percée à la base d’un Mogote; rafraichissant, mais pas suffisant pour nous enthousiasmer, et certainement pas pour nous faire plonger dans l’eau filtrée de la piscine naturelle qu’on trouve en son fond… Nous retournons vite fait à nos montures pour une balade au soleil déclinant des plus agréables. Ah au fait: pas de tracteurs ici, les paysans labourent à l’aide de bœufs et parfois de chevaux. On apercevra un ou deux tracteurs plus tard, mais la plupart des travaux semblent réalisés à la dure par traction animale!
Pour nous remettre de cette balade au soleil, nous prenons un taxi (3cuc) pour l’hotel Los Jazmines à quelques kilomètres en hauteur de Vinales, pour profiter de sa belle (mais froide!) piscine (3cuc), confortablement installés sur un transat, et profiter encore d’une vue sublime sur la vallée de Vinales au soleil couchant (en compagnie d’une bonne bande de touristes, l’endroit étant plus réputé pour sa vue et sa piscine que pour ses chambres un peu vétustes).
Notre dernière journée à Vinales sera marquée par un délicieux repas à 2km du village, à la Finca Ecologica El Paraiso. Nous nous y rendons tard (vers 13:30) et c’est une excellente idée pour éviter les bus touristiques qui connaissent bien l’endroit! La ferme produit la majorité de ses produits, en biologique, et nous pouvons admirer les rangs de légumes en contrebas de la terrasse de la ferme. La vue de cette terrasse est magnifique, donnant sur la Valle del Silencio, ses Mogotes découpant le paysage et ses vautours animant le ciel. On nous sert un festin pour 10cuc, après une ou deux pina colada, préparées ici avec ananas et coco frais et saupoudré de cannelle, et qu’on charge selon son gout du rhum posé sur la table! Superbe cochon rôti à la peau craquante, poulet grillé, agneau en sauce, beignets et chips de plantain, guacamole à se rouler par terre, soupe claire de légumes savoureuse comme jamais, et quelques salades de légumes de jardin, peu assaisonnées comme c’est souvent le cas ici. Un pur délice, avec cette vue incroyable et le silence de la campagne (après le départ des bus, s’entend!), c’est un vrai Paraiso ici!
Nos coups de cœur à Vinales: - Ferme-restaurant Finca El Paraiso - Casa Bernaldo y Belkis, ses jolies chambres tout confort avec couvertures de lit roses à frou-frous, ses cocktails sur la terrasse avec vue sur la vallée, ses repas absolument délicieux. - Restaurant El Olivo - La boulangerie locale à l’angle de la rue principale qui nous a vendu un cake peu sucré et tout chaud pour notre voyage vers Cienfuegos.
Infos utiles, lors de notre passage (Novembre 2014): Pas mal de bus vers La Havane et Cienfuegos, cuc32 et 6h30 heures pour ce dernier avec Cubanacan; on nous proposait aussi des taxis privés (en fait des minibus) avec Cubataxi pour environ cuc40.
Cienfuegos – 14 novembre
Déception en arrivant à Cienfuegos: la ville n’est pas très jolie, le quartier colonial passablement défraichi, la côte assez sale et pas vraiment ensablée, la place principale un peu carton-pâte… bref, pas vraiment laid mais pas de charme non plus. On s’installe dans une casa particular mentionnée dans le Routard, Esther est toute contente de voir des touristes et va fisa donner un coup d’éclat à notre chambre… vieille maison de famille, meubles et vaisselle d’un autre siècle, peintures passablement défraichies, photos jaunies des ancêtres aux murs… l’endroit a un certain charme malgré le hauts plafonds et le mobilier branlant. Un escalier en colimaçon dans notre chambre (manque de s’écrouler et) nous mène à ‘notre’ terrasse qui doit bien faire 100m² avec jolie vue sur la ville et des rocking chairs délabrés! Original! Longue balade vers la pointe de la ville au soleil déclinant, petit resto à touriste qu’on ne vous recommande pas, jogging matinal sur le Malecon et c’en sera tout pour notre visite éclair à Cienfuegos!
Infos utiles, lors de notre passage (Novembre 2014): - Casa Esther Curbelo Martinez: 5605 Calle 33, Cienfuegos – comme décrit plus haut, un certain charme très désuet, bon petit déjeuner (cuc25, pdj cuc5 pp). - Restaurant Paladar El Criollito: a éviter; pas vraiment mauvais, mouches dans le vinaigre et prix des boissons non indiqués et finalement très excessifs; bref un attrape-touristes qui joue sur sa mention dans les guides… si seulement on avait eu accès à Tripadvisor avant de s’y rendre….. - Bus Viazul vers Trinidad, cuc6, 1h30 environ, tout confort sur voies rapides.
Trinidad – 15 novembre
Ouf, après la déception de Cienfuegos, Trinidad se montre d’emblée à la hauteur de nos attentes! Petites maisons colorées, animation des rues, chevaux, calèches, quelques vieilles américaines, pas mal de (bus de) touristes aussi, rues pavées…. la carte SD va bien chauffer!! On n’a pas réservé, la gare routière est en plein centre, passage en force (je suis un poil sur les nerfs aujourd’hui!) du comité d’accueil, nous voilà au calme des petites ruelles de la vieille ville. La seconde casa particular (Rogelio Inchauspi Bastida) sera la bonne: une ancienne pharmacie puis consulat, spacieuse, décorée de bois tropical foncé, meubles lourds, chambre aérée, et… deux superbes terrasses et deux autres terrasses intérieures, tout ce qu’on demande!!
L’endroit est idéal pour se (re)poser, profiter des terrasses pour lire et écrire, se perdre dans les petites rues pavées, s’émerveiller des lumières, des couleurs, de l’animation des rues, des scènes de vies… une fois la majorité des bus touristiques partis (avant 11h et après 17h), la ville est vraiment charmante, hyper-photogénique, et très reposante. On sent fort aussi la différence entre weekend et jours de semaine, où la ville est animée dès le matin des femmes faisant leurs courses, des hommes partant travailler, du va-et-viens des transports, … A Cuba le carnet de rationnement a encore cours, et dès le matin on aperçoit les files de cubains patientant pour s’approvisionner des quelques produits accessibles grâce au carnet qu’ils tiennent à la main. Mais la libreta ne suffit plus, et on l’a récemment amputée de biens de consommation indispensables tels le savon, qui doit désormais s’acheter au prix fort, et souvent en cuc, dans les épiceries et petits supermarchés souvent peu garnis. Pas étonnant dès lors que les Cubains fassent la chasse aux cuc, et à ceux qui en possèdent pleins leurs portefeuilles, les touristes! Tout ici est sujet à gagner quelques cuc supplémentaires: photos, transports improvisés, pourboires, musique, … c’est de bonne guerre mais évidemment parfois agaçant, bien que les Cubains restent toujours sympathiques, souriants, courtois, et pas trop insistants! A noter aussi que malgré cette situation on se sent en sécurité à Cuba, le sourire et la rigolade y étant certainement pour quelques chose, autant peut-être que les trente ans de prisons promis à ceux qui déroberaient un étranger?!!
Un train parcourt la vallée des Ingenios toute proche, parsemée d’anciennes fermes d’exploitation de la canne à sucre. Le train à vapeur a probablement définitivement laissé place à une version diesel, mais la balade n’en est pas moins charmante, bien qu’un peu longue. Le claquement du train, le roulis, les paysages qui défilent, les vieux ponts rouillés, les vaches qui nous regardent passer, flanquées de leur inséparable héron, ça n’a pas de prix à mon avis, et ce n’est pas la présence exclusive de touristes sur le parcours qui nous gâchera notre plaisir!
Envie de plage, après dix jours sur l’île il est bien temps que nous y fassions une petite visite. Direction Ancon, à 15km de Trinidad, longue bande de sable blanc bordée de cocotiers, deux ou trois gros hôtels bétonnés mais colorés, paillottes et transats, et plus loin une plage déserte pour celui qui désir plus de tranquillité. Nous y faisons une balade sous un soleil de plomb, avant de profiter du confort de la plage aménagée, et de la température idéale de l’eau… sable, farniente et cocotiers, ça sent bon les vacances!
On a pris goût au soleil et au sable blanc, nous réservons pour le lendemain un ‘package’ d’une journée vers une des iles ‘paradisiaques’ bordant la côte de Trinidad: Cayo Blanco. Ca fait du bien parfois de se laisser emmener et de ne rien organiser de notre journée! Rendez-vous à la Marina Marlin, à deux pas de la playa Ancon, vers 9:00 pour retrouver une vingtaine d’autres touristes et embarquer dans un superbe catamaran disposant de deux trampoline sur lesquels on sait déjà qu’on passera un moment de détente et de bronzette au son du clapoti des vagues sur les coques du bâteau. Trois marins tannés par le soleil, le ventre bien rebondi et les lunettes vissées sur le nez nous accueillent avant de prendre les commande du bâteau qui, comme les chevaux de Vinales, semble connaître le chemin! Une heure de navigation (au moteur) sous un beau soleil nous mèneront aux abords de Caya Blanco ou nous enfilons palmes, masques et tubas pour une heure de snorkeling le long des barrières de corail. L’eau est divinement tiède, les fonds marins sont sympas et animés de (petits) poissons colorés… on a vu plus joli mais on ne boude pas notre plaisir d’observer la vie sous-marine et de profiter de ce moment de détente totale en apesanteur et dans le calme de l’étendue d’eau qui nous entoure.
Nous accostons sur l’ile ensuite, ou un espace de restauration peuplé de gros Bernard l’Hermite et de quelques iguanes peu farouches (on les soupçonne d’être les deux seuls représentants de l’espèce sur l’île, grassement payés en nature pour divertir le touriste de passage…) qui se pavanent sur la terrasse. Sympa de les observer, et de déguster ensuite une paella aux fruits de mer accompagnée de crudités… le repas manque de variété néanmoins, et pour le tarif du package (50cuc, exorbitant pour les standards cubains) on aurait aimé un open-bar proposant quelques cocktails locaux (en plus des bières et sodas) et un peu de variété dans le repas. Mais bref, on profite quand même de ce repas avant de faire une petite balade sur l’île, sur laquelle on semble seuls au monde dès qu’on s’éloigne du baraquement et de nos compagnons de voyage. Baignade dans l’eau limpide, balade le long des plages, tantôt rocailleuses, tantôt de sable blanc ou couvertes d’algues sèches. Le temps se gâte un peu après notre sieste à l’ombre des cocotiers, le chemin du retour sera un rien plus frais et ombragé, la pluie faisant même une brève apparition lors de notre passage sous un gros nuage noir rendant le paysage marin et la vue des côtes approchantes un rien dramatique! Bon plan, le taxi que nous avions négocié pour la Marina ce matin (6cuc) nous attend pour le retour aux mêmes conditions, parfait!
Dernier repas au La Botija, un restaurant d’Etat qui nous plait décidément beaucoup, pour son ambiance, son chouette groupe musical pas trop ‘salsa’, et sa carte variée qui satisfait les petites faims, grignotages, ou repas plus conséquents! (on a aimé la pizza aux fruits de mer, les pâtes marines, le pain au tomates, les salades, les albondigas, et le mojito bien sûr; un peu moins les poivrons rellenos trop gras).
Après trois nuit nous avons du changer de casa, et nous sommes dirigés vers la jolie casa de Sara Sanjuan Alvarez. Notre seconde nuit chez Sara était parfaite, après que cette dernière nous aie suggéré d’évacuer la chaleur emmagasinée de la chambre à l’aide d’une savante combinaison d’airco (mais pas trop), ventilo, et courants d’air! Le temps rafraichi par la pluie a certainement aidé aussi! L’endroit est vraiment charmant en tout cas, une de nos meilleures casa particulares du séjour: maison des propriétaires en front de rue, décorée de moulte bibelots, boudoirs, photos d’ancêtres, et commodes Marie-Machinchouette, débouchant à l’arrières sur quatre chambres dédiées aux touristes de passage, sur deux étages, et plusieurs terrasses agencées autour d’un patio lumineux et joliment décoré (pour qui aime les petites statues de jardin, moulures, fontaines et plantes en plastiques, s’entend!)… vraiment sympa et on s’y sent bien pour papoter avec Sarah dans notre espagnol approximatif, en se balançant sur un rocking chair (oui il existe de ‘vraies’ chaises à Cuba, mais la majorité semble quand même être de l’espèce ‘rocking’!!!)
Infos utiles et coups de coeur, lors de notre passage (Novembre 2014): - Chouette ambiance, carte variée, et cuisson au feu de bois à El Bodija. - Casa Rogelio Inchauspi, centrale et charmante. - Casa Sara Sanjuan Alvarez - Le train roule, mais pas à vapeur! Réservations chez ArtEx pour nous (Cubatour nous ayant affirmé que le train ne roulait pas). - Taxi collectif Trinidad-La Havane pour cuc50, de porte-à-porte, départ 8:30/9:00, durée 4h30, à réserver en agence de voyage, à l’accueil de la gare routière, ou chez un rabatteur (jineteros toujours présents et apparemment fiable à l’angle de Bolivar près de café Internet).
La Havane – 20 novembre
Il est déjà temps de rentrer vers La Havane, où nous avons encore envie de trainer un peu avant notre retour en Europe. On nous propose un taxi collectif pour faire la route, plutôt qu’on bus Viazul ou Transtur, au même tarif et soi-disant plus rapide. On hésite un peu avant d’accepter (on en trouve facilement dans les agences de voyage ou chez les rabatteurs aux coins de rues). On a bien fait! Un van Hyundai nickel vient nous chercher à notre casa pour nous emmener à notre casa de La Havane en 4 bonnes heures, à 120 sur l’autoroute en compagnie de six autres touristes, dans un confort similaire à celui des nombreux bus climatisés que nous dépasserons en chemin (limités, eux, à 80km/h). La gare routière de La Havane étant située extra-muros, c’est vraiment un plus de se faire déposer directement à l’hôtel de son choix!
Zut, par contre les nuage de la veille se sont mués en grosse couverture nuageuse et pluie fine… La Havane a d’un coup perdu de son charme, en plus de pas mal de degrés… Heureusement la casa Greenhouse est dotée de vastes terrasses de toit abritées, ou on peut profiter du mauvais temps pour lire et écrire (ces lignes) en attendant le retour du soleil (bon, là c’est mal barré, on va plutôt aller voir si les mojitos sont toujours aussi savoureux!!). Pluie diluvienne toute la fin de journée, parcours du combattant entre les flaques, déjeuner tardif au Chanchullero (délicieuses tranches de banane plantain cuites à la vapeur et surmontées d’une salade de thon relevée), retour à la Greenhouse trempés jusqu’aux os pour terminer la journée bien au sec!!
On enchaine aujourd’hui les visites qu’on avait reportées lors de notre premier passage et qu’on s’était promis de faire: fabrique de cigares Partagas d’abord, qui produit les marques les plus réputées telles Cohiba, Romeo&Juliette, et Montecristo. Visite intéressante, malheureusement les photos étant interdites je n’ai pas grand chose à vous montrer… dommage parce que l’atelier de roulage des feuilles était très animé, des dizaines d’ouvriers attablés devant leur presse à cigares en train de rouler le contenu d’abord, la feuille protectrice ensuite, au son d’une salsa endiablée! La vitesse d’exécution est impressionnante; après 9 mois de training ces ouvriers sont capables de rouler 100 à 150 pièces par jour. Une fois pressés, roulés, et enveloppés les cigares sont coupés à mesure puis encore calibrés au millimètre dans un atelier annexe, avant d’être bagués et mis en boîte. On a râté de peu le spectacle du lecteur engagé une heure par jour pour lire la presse ou un roman aux ouvriers; on apprend que le nom de la célèbre marque Montecristo provient du nom du Comte homonyme, dont les écrits étaient racontés dans la fabrique! Passage par le magasin, après que notre guide nous aie proposé quelques grosses pièces à prix cassé, sous le manteau (!); on achètera au shop des modèles plus adaptés au goût de mon cher père!
Après le cigare, retour vers le centre pour un petit sandwich et café chicos sur la Plaza Vieja, avant de passer au musée Havana Club pour une visite assez chère et expéditive du lieu. On apprend que le célèbre rhum Cubain est un ‘light rhum’, fabriqué à base de la mélasse de canne à sucre (et non du sucre lui-même), issue de la transformation du jus pressé des cannes en sucre. Cette particularité le rend plus léger que d’autres, la mélasse étant moins sucrée. La mélasse une fois recueillie, elle est ensemencée de levures et mise en fermentation, avant d’être distillée par injection de vapeur qui permettra l’extraction d’un alcool clair. Celui-ci sera ensuite mis à vieillir dans dans barils de bois de chêne américain (provenant bien entendu de pays non-américains!), deux ans minimum, trois pour l’Anejo, sept pour le rhum ambré qu’on nous fera déguster, délicieux, et plus pour les Réserves! Intéressant mais la visite est menée au pas de course, le musée assez sombre et peu explicite sur le détails du procédé de production, et on aurait aimé une dégustation comparée de plusieurs rhum d’âge différents au lieu du seul sept ans…
Pour clore cette journée en beauté, soirée chez Dona Eutimia, le restaurant de Havana Vieja qui nous avait tant plu lors de notre arrivée à Cuba et que nous avions pris soin de réserver pour notre retour dans la ville. Déco d’une autre époque, meubles et service coloniaux, grands miroirs piqués et tableaux de quelques ancêtres. Raffiné, tout comme la carte qui propose des plats classiques cubains et d’autres plus originaux. On reprendra de ces croquettes de purée de malanga (une variété de pomme de terre) parfumée à l’ail et au persil, et qu’on déguste trempés dans le miel local… divin, comme cette viande sautée aux olives accompagnées des meilleurs haricots noirs que j’aie mangé: certainement longuement cuisinés avec vin rouge, oignons et poivrons, c’est un plat que j’ai très envie de réaliser!
Pour notre dernière journée à Cuba nous prenons un long petit déjeuner à la casa Greenhouse en compagnie d’autres voyageurs, là aussi dans un salon d’une autre époque, tasses de porcelaine et bibelots sur les commodes… Longue balade dans les rues de Centro, ses quartiers animés, petits marchés, le Malecon contre lequel de grosses vagues viennent s’écraser en gerbes de gouttelettes. Nous irons jusqu’au Calejon de Hamel, un morceau de rue décoré par Salvador Gonzalez Escalona pendant une dizaine d’année de fresques, sculptures d’objets de récupération, baignoires, poèmes, … joyeux bric-à-brac artistique assez sympa à découvrir quoiqu’un peu passé, et récupéré par une bande de jineteros qui en profitent pour essayer de nous vendre visite guidée, cigares, tours en voiture, festival de salsa, etc.
Il est temps de rentrer de faire ses bagages, de passer (encore!) chez Dona Eutimia et au café Escorial, d’attraper quelques pots du délicieux miel local, et de faire route vers l’aéroport sous une pluie battante.
Le texte complet de ce récit, illustré de photos, se trouve ici: http://www.cookandroll.eu/archives/2015/01/24/31317864.html
From Cuba, with rhum…
La Havanne – 7 novembre Arrivée en soirée à La Havane ce 7 novembre, pour deux semaines de découverte de l’ile. Longue attente pour passer la douane, longue file encore pour acheter nos premiers pesos ‘convertibles’, avant de rejoindre notre Casa Particular, Casa 1932, dans Havana Centro. Accueil chaleureux de Luis, dans cette petite maison joliment décorée de bric et de broc d’un autre temps. Petite chambre, c’était prévu, mais nickel, c’est tout ce qu’on verra de la Havane ce soir! Levés de bonne heure le lendemain, nous voilà déambulant dans les rues de la ville aux premières chaleurs du soleil. Temps idéal, lumineux, pas trop chaud, petite brise le long du Malecon (la rue de 8km longeant la côte à deux pas du centre). On admire l’architecture variée, tantôt en ruine, tantôt rénovée, alternant briques à nu, matériaux battus par le vent marin, façades colorée et fraichement repeintes, terrains vagues entre deux immeubles, maisons coloniales à balcons, hôtels austères, … une atmosphère irréelle mais chaleureuse se dégage de cet ensemble hétéroclite. Nous nous enfonçons dans les petites rues. Là encore, l’atmosphère est chaleureuse, on se sent bien, peu de trafic, peu de monde, des sourires, des accolades, des apostrophes d’un balcon à l’autre, une reproduction du Ché, un incroyable mélange là aussi, de blancs, de noirs, de créoles, comme si toutes les teintes de peau se mélangeant dans un joyeux ensemble coloré.
On se sent bien à La Havane. Et pour ajouter à l’atmosphère, il y a ces vieilles Américaines! Vieilles carrosseries rongées par la rouille ou superbement restaurées, souvent colorées, parfois passées, ces vieilles dames forcent le respect et on ne peut s’empêcher de les admirer, de les photographier. La plupart servent de taxi, beaucoup véhiculent les touristes, et allant sur leurs 70 ans on se dit que tous les talents de mécaniciens des cubains finiront par ne plus suffire à les maintenir en vie, et qu’il faut profiter encore de ce spectacle coloré et majestueux!
Du Malecon et Havana Centro nous continuons vers le Paséo, superbe avenue flanquée d’un passage pédestre bordé d’arbre, en son centre, d’où l’on admire à loisir les belles demeures coloniales, à l’aspect plutôt bien conservé dans ce quartier. Dans Havana Vieja, tous les guides nous mènent aux ‘quatre places’, centre touristique de la ville. Ces places sont en effet superbes et très bien restaurées, reliées par des rues joliment entretenues, touristiques et animées. On prend plaisir à admirer la place des Armes et ses bouquinistes, la place de la Cathédrale et ses figurants encostumés haranguant le touriste, la belle église de la place San Francisco de Asis, … On reviendra souvent, l’atmosphère est agréable, les rues toujours animées, les café-concert jamais loin, et les petits bars où siroter un mojito non plus!
Nous sillonnons la ville trois jours durant. Avec une préférence pour Vieja et Centro; le bus hop-on-hop-off (5cuc) qui nous a emmené faire un tour plus à l’ouest ne nous a par contre pas impressionné.
Je n’avais pas entendu beaucoup de bien de la cuisine cubaine. Il faut croire que l’ouverture de restaurants privés aux touristes, et la possibilité de vendre des produits plus savoureux que le poulet, porc, pizza et riz ont changé la donne ces dernières années: le touriste de passage peut désormais gouter aux crevettes et à la langouste, et aux délicieuses spécialités locales dans les paladares (restaurants privés), ainsi que dans les casa particulares (chambres d’hôtes). On s’est régalés à La Havane, en particulier au Chanchullero et chez Dona Eumitia. Brochettes de langoustes, banane plantain farcie de viande aux olives et raisins, ropa vieja (littéralement ‘vieille fringue’, un ragout effiloché d’agneaux très slow food), crevettes pêchées localement et préparées de mille façon, souvent accompagnés de riz et de haricots noirs cuisinés, bien plus savoureux que l’image un peu sèche que nous en avions! Au Chanchullero, café-restaurant décalé, l’assiette de viande ou poisson en sauce est accompagnée de crudités, d’avocat, et de pain de maïs… et de préférence aussi d’une bière locale, d’un mojito, daiquiri, ou autre boisson à base du délicieux rhum produit sur l’ile. Ah et puis il faut le savoir, les portions sont conséquentes à Cuba! Du petit déjeuner (souvent royal, fruité, très copieux) au diner, les repas sont très bien servis!
Nous passerons notre troisième nuit dans une petite casa sympa au cœur d’un quartier populaire et vibrant au son de la musique endiablée de ses bars; notre chambre (n°7) dotée d’une chouette petite terrasse sur les toits nous permet de profiter à loisir de cette atmosphère festive.
Nos coups de cœur: Casa 1932 : Campanario # 63 bajos, entre San Lázaro y Lagunas La Habana Casa Maria & Jésus : Aguacate #518 / Sol y Muralla - Old Havana, Havana City - Cuba Restaurant Dona Eumitia : Callejon del Chorro # 60-C | Plaza de la Catedral, Habana Vieja, La Havane 30600, Cuba Bar à tapas Chanchullero: Tte Rey # 457 entre Bernaza y Cristo, Habana Vieja, La Habana.
Infos utiles, lors de notre passage (Novembre 2014): - 1cuc (peso convertible, destiné aux touristes) vaut environ €0,8 lors de notre passage. 1 cup (moneda national, réservés aux cubains, et qu’on n’a quasiment pas utilisés) vaut environ 1/25ème de cuc. - L’accès internet est rapide… mais peu répandu et cher (6cuc/h). On achète des cartes dans les bureaux Etecsa, les cartes sont valables dans tous les bureaux, qui ont des points internet (PC’s). Accès dans les hôtels de standing aussi, au même tarif pu plus cher, on en a même vu un avec wifi (Las Jazmines à Vinales). - Plus de réservations possible des bus Viazul en ville, obligation d’aller acheter les billets à la gare routière (3km). - Le bus touristique s’arrête vers 18:00 (pas 21:00). 5cuc pour la journée. - La fabrique de cigares a déménagé, les visites se réservent en ville à l’hôtel Saratoga. - Emporter des boules Quiès est toujours une bonne idée… - Si vous pouvez éviter le vol d’Air Europe, c’est mieux! On n’avait pas vu un plateau-repas aussi peu ragoutant depuis bien longtemps, un personnel antipathique et un avion au confort limité, system audio-vidéo inexistant, et un peu crasseux…
Nous quittons la ville enchantés et la tête pleine d’images colorées; nous prévoyons d’y repasser prendre un bol de cette chouette atmosphère avant notre départ, et réservons déjà une nuit à la Greenhouse dont nos guides disent le plus grand bien.
En route pour l’Ouest, la vallée de Vinales, 4 petites heures de bus confortable (12cuc) avec Cubanacan (réservé à l’hôtel Inglaterra; les bus Viazul ne se réservant plus pour le moment que depuis le terminal hors de la ville), climatisé, sur route nickel! Jolis paysages verdoyants.
Vinales – 10 novembre
La vallée de Vinales, et l’ouest de l’ile en général, est réputée pour sa production de tabac. Même si les principales fabriques de cigares se trouvent dans les alentours de la capitale. Elle est caractérisée par ses ‘Mogotes’, de gros monticules rocheux rappelant les formation karstiques du Vietnam, couvertes de végétation et parsemant les plaines et l’horizon. L’ensemble forme un paysage magnifique de grandes plaines cultivées, parsemées de bananiers, et des silhouettes ciselées des Mogotes. Quelques vautours tournoyant dans le ciel à peine nuageux ajoutent encore à la beauté du paysage, et quand le soleil vient à se coucher, étirant les ombres le long des plaines, la vue sur la vallée est absolument magnifique.
L’offre de logements en casa particulares est largement supérieure à la demande, néanmoins les adresses mentionnées dans les guides sont souvent complètes si on n’a pas pris la peine de réserver. Nous cherchons un toit en se baladant dans une des rues adjacentes à la (unique) rue principale du village; les casas colorées se succèdent, plus éclatantes les une que les autres, et souvent une petite terrasse de front ornée de deux rocking chairs et un toit plat faisant office de terrasse. Nous nous dirigeons vers le bas de la rue, près des champs et de la vue sur les Mogotes, pour nous installer chez Bernado et Belkis, dans une chambre proprette avec magnifique terrasse de toit aménagée et vue sur la campagne environnante. Petit mojito les doigts de pieds en éventail au soleil couchant, et plus tard un délicieux repas de poisson et crevettes, hyper-copieux comme toujours dans les casas, dégusté dans le patio de la maison. A noter, la sauce des crevettes de Mlle S, à refaire sans tarder avec ail, vin blanc, cumin, ognons, et concentré de tomate: un régal. Curiosité locale également, le fromage ‘queso gouda’ accompagné d’une confiture de goyave, en guise de dessert…
Bernardo nous organise une balade à cheval (un must dans cette région) le lendemain matin, avec son pote fermier Pipo. Après un classique mais délicieux petit déjeuner (comme souvent: œufs, fruits frais , jus de goyave, café, pain, fromage et miel… on ne va pas se plaindre!), nous voilà confortablement installés sur la selle de Sabrosa et Perrrriiicoooo. Ils connaissent le chemin, pas de soucis; bien que n’étant pas du tout cavalier je me sens assez à l’aise… même quand plus tard ils partiront dans quelques trots et même mon baptême de galop!!! La balade à travers champs est très agréable, et la vue magnifique. Entourés des Mogotes, nous cheminons d’un champ à l’autre, notre cowboy de service (Pipo a un look de gentil cowboy avec son chapeau blanc vissé sur le crâne) nous commentant les cultures entre deux blagues! Pipo est lui-même agriculteur, et connait tous le monde dans la vallée.
Le paysage est parsemé d’étranges granges triangulaires, au toit de feuilles de palme ou parfois de tôle rouillée, servant en fait de séchoirs pour les feuilles de tabac. Nous nous arrêtons à l’une d’elles, pour une petite explication, démonstration de roulage, dégustation de guarapo (jus de canne à sucre fraichement pressée entre deux rouleaux, et citron, mon pêcher-mignon!), et vente de cigares bien entendu A 3cuc l’unité c’est un peu cher pour du roulé local, mais on assume notre statut de touriste et ça met du beurre dans leurs épinards ;-) Le torredor (rouleur de cigares) s’en va donc de sa petite explication bien utile: les feuilles sont mises à fermenter et sécher dans la grange avant d’être aspergée d’un mélange (secret certainement) de jus de fruits, miel et eau pour enclencher une seconde fermentation, anaérobie cette fois, les feuilles étant pressées dans un grand bac étanche. Les feuilles sont triées en fonction de leur qualité, qui dépend de leur position sur la tige de la plante. Les plus hautes sont plus corsée. 90% de la production est remise à l’état, les 20% restants (oui, ça se passe comme ça à Cuba!) sont conservés par le paysan pour sa consommation propre ou pour rouler de jolis souvenirs aux touristes. Déveinées, les feuilles sont roulées en choisissant les qualités appropriées pour l’intérieur et l’enveloppe. Il faudra encore maintenir le cigare bien serré pour qu’il acquière sa forme et sa tenue définitive. Ne restera plus qu’à guillotiner la base (on trouve partout ces coupe-cigares en bois estampillés ‘Cohiba’ sur les marchés ‘artisanaux’), allumer le barreau de chaise et se le coincer négligemment au coin de la bouche!
La balade comprend une visite de grotte percée à la base d’un Mogote; rafraichissant, mais pas suffisant pour nous enthousiasmer, et certainement pas pour nous faire plonger dans l’eau filtrée de la piscine naturelle qu’on trouve en son fond… Nous retournons vite fait à nos montures pour une balade au soleil déclinant des plus agréables. Ah au fait: pas de tracteurs ici, les paysans labourent à l’aide de bœufs et parfois de chevaux. On apercevra un ou deux tracteurs plus tard, mais la plupart des travaux semblent réalisés à la dure par traction animale!
Pour nous remettre de cette balade au soleil, nous prenons un taxi (3cuc) pour l’hotel Los Jazmines à quelques kilomètres en hauteur de Vinales, pour profiter de sa belle (mais froide!) piscine (3cuc), confortablement installés sur un transat, et profiter encore d’une vue sublime sur la vallée de Vinales au soleil couchant (en compagnie d’une bonne bande de touristes, l’endroit étant plus réputé pour sa vue et sa piscine que pour ses chambres un peu vétustes).
Notre dernière journée à Vinales sera marquée par un délicieux repas à 2km du village, à la Finca Ecologica El Paraiso. Nous nous y rendons tard (vers 13:30) et c’est une excellente idée pour éviter les bus touristiques qui connaissent bien l’endroit! La ferme produit la majorité de ses produits, en biologique, et nous pouvons admirer les rangs de légumes en contrebas de la terrasse de la ferme. La vue de cette terrasse est magnifique, donnant sur la Valle del Silencio, ses Mogotes découpant le paysage et ses vautours animant le ciel. On nous sert un festin pour 10cuc, après une ou deux pina colada, préparées ici avec ananas et coco frais et saupoudré de cannelle, et qu’on charge selon son gout du rhum posé sur la table! Superbe cochon rôti à la peau craquante, poulet grillé, agneau en sauce, beignets et chips de plantain, guacamole à se rouler par terre, soupe claire de légumes savoureuse comme jamais, et quelques salades de légumes de jardin, peu assaisonnées comme c’est souvent le cas ici. Un pur délice, avec cette vue incroyable et le silence de la campagne (après le départ des bus, s’entend!), c’est un vrai Paraiso ici!
Nos coups de cœur à Vinales: - Ferme-restaurant Finca El Paraiso - Casa Bernaldo y Belkis, ses jolies chambres tout confort avec couvertures de lit roses à frou-frous, ses cocktails sur la terrasse avec vue sur la vallée, ses repas absolument délicieux. - Restaurant El Olivo - La boulangerie locale à l’angle de la rue principale qui nous a vendu un cake peu sucré et tout chaud pour notre voyage vers Cienfuegos.
Infos utiles, lors de notre passage (Novembre 2014): Pas mal de bus vers La Havane et Cienfuegos, cuc32 et 6h30 heures pour ce dernier avec Cubanacan; on nous proposait aussi des taxis privés (en fait des minibus) avec Cubataxi pour environ cuc40.
Cienfuegos – 14 novembre
Déception en arrivant à Cienfuegos: la ville n’est pas très jolie, le quartier colonial passablement défraichi, la côte assez sale et pas vraiment ensablée, la place principale un peu carton-pâte… bref, pas vraiment laid mais pas de charme non plus. On s’installe dans une casa particular mentionnée dans le Routard, Esther est toute contente de voir des touristes et va fisa donner un coup d’éclat à notre chambre… vieille maison de famille, meubles et vaisselle d’un autre siècle, peintures passablement défraichies, photos jaunies des ancêtres aux murs… l’endroit a un certain charme malgré le hauts plafonds et le mobilier branlant. Un escalier en colimaçon dans notre chambre (manque de s’écrouler et) nous mène à ‘notre’ terrasse qui doit bien faire 100m² avec jolie vue sur la ville et des rocking chairs délabrés! Original! Longue balade vers la pointe de la ville au soleil déclinant, petit resto à touriste qu’on ne vous recommande pas, jogging matinal sur le Malecon et c’en sera tout pour notre visite éclair à Cienfuegos!
Infos utiles, lors de notre passage (Novembre 2014): - Casa Esther Curbelo Martinez: 5605 Calle 33, Cienfuegos – comme décrit plus haut, un certain charme très désuet, bon petit déjeuner (cuc25, pdj cuc5 pp). - Restaurant Paladar El Criollito: a éviter; pas vraiment mauvais, mouches dans le vinaigre et prix des boissons non indiqués et finalement très excessifs; bref un attrape-touristes qui joue sur sa mention dans les guides… si seulement on avait eu accès à Tripadvisor avant de s’y rendre….. - Bus Viazul vers Trinidad, cuc6, 1h30 environ, tout confort sur voies rapides.
Trinidad – 15 novembre
Ouf, après la déception de Cienfuegos, Trinidad se montre d’emblée à la hauteur de nos attentes! Petites maisons colorées, animation des rues, chevaux, calèches, quelques vieilles américaines, pas mal de (bus de) touristes aussi, rues pavées…. la carte SD va bien chauffer!! On n’a pas réservé, la gare routière est en plein centre, passage en force (je suis un poil sur les nerfs aujourd’hui!) du comité d’accueil, nous voilà au calme des petites ruelles de la vieille ville. La seconde casa particular (Rogelio Inchauspi Bastida) sera la bonne: une ancienne pharmacie puis consulat, spacieuse, décorée de bois tropical foncé, meubles lourds, chambre aérée, et… deux superbes terrasses et deux autres terrasses intérieures, tout ce qu’on demande!!
L’endroit est idéal pour se (re)poser, profiter des terrasses pour lire et écrire, se perdre dans les petites rues pavées, s’émerveiller des lumières, des couleurs, de l’animation des rues, des scènes de vies… une fois la majorité des bus touristiques partis (avant 11h et après 17h), la ville est vraiment charmante, hyper-photogénique, et très reposante. On sent fort aussi la différence entre weekend et jours de semaine, où la ville est animée dès le matin des femmes faisant leurs courses, des hommes partant travailler, du va-et-viens des transports, … A Cuba le carnet de rationnement a encore cours, et dès le matin on aperçoit les files de cubains patientant pour s’approvisionner des quelques produits accessibles grâce au carnet qu’ils tiennent à la main. Mais la libreta ne suffit plus, et on l’a récemment amputée de biens de consommation indispensables tels le savon, qui doit désormais s’acheter au prix fort, et souvent en cuc, dans les épiceries et petits supermarchés souvent peu garnis. Pas étonnant dès lors que les Cubains fassent la chasse aux cuc, et à ceux qui en possèdent pleins leurs portefeuilles, les touristes! Tout ici est sujet à gagner quelques cuc supplémentaires: photos, transports improvisés, pourboires, musique, … c’est de bonne guerre mais évidemment parfois agaçant, bien que les Cubains restent toujours sympathiques, souriants, courtois, et pas trop insistants! A noter aussi que malgré cette situation on se sent en sécurité à Cuba, le sourire et la rigolade y étant certainement pour quelques chose, autant peut-être que les trente ans de prisons promis à ceux qui déroberaient un étranger?!!
Un train parcourt la vallée des Ingenios toute proche, parsemée d’anciennes fermes d’exploitation de la canne à sucre. Le train à vapeur a probablement définitivement laissé place à une version diesel, mais la balade n’en est pas moins charmante, bien qu’un peu longue. Le claquement du train, le roulis, les paysages qui défilent, les vieux ponts rouillés, les vaches qui nous regardent passer, flanquées de leur inséparable héron, ça n’a pas de prix à mon avis, et ce n’est pas la présence exclusive de touristes sur le parcours qui nous gâchera notre plaisir!
Envie de plage, après dix jours sur l’île il est bien temps que nous y fassions une petite visite. Direction Ancon, à 15km de Trinidad, longue bande de sable blanc bordée de cocotiers, deux ou trois gros hôtels bétonnés mais colorés, paillottes et transats, et plus loin une plage déserte pour celui qui désir plus de tranquillité. Nous y faisons une balade sous un soleil de plomb, avant de profiter du confort de la plage aménagée, et de la température idéale de l’eau… sable, farniente et cocotiers, ça sent bon les vacances!
On a pris goût au soleil et au sable blanc, nous réservons pour le lendemain un ‘package’ d’une journée vers une des iles ‘paradisiaques’ bordant la côte de Trinidad: Cayo Blanco. Ca fait du bien parfois de se laisser emmener et de ne rien organiser de notre journée! Rendez-vous à la Marina Marlin, à deux pas de la playa Ancon, vers 9:00 pour retrouver une vingtaine d’autres touristes et embarquer dans un superbe catamaran disposant de deux trampoline sur lesquels on sait déjà qu’on passera un moment de détente et de bronzette au son du clapoti des vagues sur les coques du bâteau. Trois marins tannés par le soleil, le ventre bien rebondi et les lunettes vissées sur le nez nous accueillent avant de prendre les commande du bâteau qui, comme les chevaux de Vinales, semble connaître le chemin! Une heure de navigation (au moteur) sous un beau soleil nous mèneront aux abords de Caya Blanco ou nous enfilons palmes, masques et tubas pour une heure de snorkeling le long des barrières de corail. L’eau est divinement tiède, les fonds marins sont sympas et animés de (petits) poissons colorés… on a vu plus joli mais on ne boude pas notre plaisir d’observer la vie sous-marine et de profiter de ce moment de détente totale en apesanteur et dans le calme de l’étendue d’eau qui nous entoure.
Nous accostons sur l’ile ensuite, ou un espace de restauration peuplé de gros Bernard l’Hermite et de quelques iguanes peu farouches (on les soupçonne d’être les deux seuls représentants de l’espèce sur l’île, grassement payés en nature pour divertir le touriste de passage…) qui se pavanent sur la terrasse. Sympa de les observer, et de déguster ensuite une paella aux fruits de mer accompagnée de crudités… le repas manque de variété néanmoins, et pour le tarif du package (50cuc, exorbitant pour les standards cubains) on aurait aimé un open-bar proposant quelques cocktails locaux (en plus des bières et sodas) et un peu de variété dans le repas. Mais bref, on profite quand même de ce repas avant de faire une petite balade sur l’île, sur laquelle on semble seuls au monde dès qu’on s’éloigne du baraquement et de nos compagnons de voyage. Baignade dans l’eau limpide, balade le long des plages, tantôt rocailleuses, tantôt de sable blanc ou couvertes d’algues sèches. Le temps se gâte un peu après notre sieste à l’ombre des cocotiers, le chemin du retour sera un rien plus frais et ombragé, la pluie faisant même une brève apparition lors de notre passage sous un gros nuage noir rendant le paysage marin et la vue des côtes approchantes un rien dramatique! Bon plan, le taxi que nous avions négocié pour la Marina ce matin (6cuc) nous attend pour le retour aux mêmes conditions, parfait!
Dernier repas au La Botija, un restaurant d’Etat qui nous plait décidément beaucoup, pour son ambiance, son chouette groupe musical pas trop ‘salsa’, et sa carte variée qui satisfait les petites faims, grignotages, ou repas plus conséquents! (on a aimé la pizza aux fruits de mer, les pâtes marines, le pain au tomates, les salades, les albondigas, et le mojito bien sûr; un peu moins les poivrons rellenos trop gras).
Après trois nuit nous avons du changer de casa, et nous sommes dirigés vers la jolie casa de Sara Sanjuan Alvarez. Notre seconde nuit chez Sara était parfaite, après que cette dernière nous aie suggéré d’évacuer la chaleur emmagasinée de la chambre à l’aide d’une savante combinaison d’airco (mais pas trop), ventilo, et courants d’air! Le temps rafraichi par la pluie a certainement aidé aussi! L’endroit est vraiment charmant en tout cas, une de nos meilleures casa particulares du séjour: maison des propriétaires en front de rue, décorée de moulte bibelots, boudoirs, photos d’ancêtres, et commodes Marie-Machinchouette, débouchant à l’arrières sur quatre chambres dédiées aux touristes de passage, sur deux étages, et plusieurs terrasses agencées autour d’un patio lumineux et joliment décoré (pour qui aime les petites statues de jardin, moulures, fontaines et plantes en plastiques, s’entend!)… vraiment sympa et on s’y sent bien pour papoter avec Sarah dans notre espagnol approximatif, en se balançant sur un rocking chair (oui il existe de ‘vraies’ chaises à Cuba, mais la majorité semble quand même être de l’espèce ‘rocking’!!!)
Infos utiles et coups de coeur, lors de notre passage (Novembre 2014): - Chouette ambiance, carte variée, et cuisson au feu de bois à El Bodija. - Casa Rogelio Inchauspi, centrale et charmante. - Casa Sara Sanjuan Alvarez - Le train roule, mais pas à vapeur! Réservations chez ArtEx pour nous (Cubatour nous ayant affirmé que le train ne roulait pas). - Taxi collectif Trinidad-La Havane pour cuc50, de porte-à-porte, départ 8:30/9:00, durée 4h30, à réserver en agence de voyage, à l’accueil de la gare routière, ou chez un rabatteur (jineteros toujours présents et apparemment fiable à l’angle de Bolivar près de café Internet).
La Havane – 20 novembre
Il est déjà temps de rentrer vers La Havane, où nous avons encore envie de trainer un peu avant notre retour en Europe. On nous propose un taxi collectif pour faire la route, plutôt qu’on bus Viazul ou Transtur, au même tarif et soi-disant plus rapide. On hésite un peu avant d’accepter (on en trouve facilement dans les agences de voyage ou chez les rabatteurs aux coins de rues). On a bien fait! Un van Hyundai nickel vient nous chercher à notre casa pour nous emmener à notre casa de La Havane en 4 bonnes heures, à 120 sur l’autoroute en compagnie de six autres touristes, dans un confort similaire à celui des nombreux bus climatisés que nous dépasserons en chemin (limités, eux, à 80km/h). La gare routière de La Havane étant située extra-muros, c’est vraiment un plus de se faire déposer directement à l’hôtel de son choix!
Zut, par contre les nuage de la veille se sont mués en grosse couverture nuageuse et pluie fine… La Havane a d’un coup perdu de son charme, en plus de pas mal de degrés… Heureusement la casa Greenhouse est dotée de vastes terrasses de toit abritées, ou on peut profiter du mauvais temps pour lire et écrire (ces lignes) en attendant le retour du soleil (bon, là c’est mal barré, on va plutôt aller voir si les mojitos sont toujours aussi savoureux!!). Pluie diluvienne toute la fin de journée, parcours du combattant entre les flaques, déjeuner tardif au Chanchullero (délicieuses tranches de banane plantain cuites à la vapeur et surmontées d’une salade de thon relevée), retour à la Greenhouse trempés jusqu’aux os pour terminer la journée bien au sec!!
On enchaine aujourd’hui les visites qu’on avait reportées lors de notre premier passage et qu’on s’était promis de faire: fabrique de cigares Partagas d’abord, qui produit les marques les plus réputées telles Cohiba, Romeo&Juliette, et Montecristo. Visite intéressante, malheureusement les photos étant interdites je n’ai pas grand chose à vous montrer… dommage parce que l’atelier de roulage des feuilles était très animé, des dizaines d’ouvriers attablés devant leur presse à cigares en train de rouler le contenu d’abord, la feuille protectrice ensuite, au son d’une salsa endiablée! La vitesse d’exécution est impressionnante; après 9 mois de training ces ouvriers sont capables de rouler 100 à 150 pièces par jour. Une fois pressés, roulés, et enveloppés les cigares sont coupés à mesure puis encore calibrés au millimètre dans un atelier annexe, avant d’être bagués et mis en boîte. On a râté de peu le spectacle du lecteur engagé une heure par jour pour lire la presse ou un roman aux ouvriers; on apprend que le nom de la célèbre marque Montecristo provient du nom du Comte homonyme, dont les écrits étaient racontés dans la fabrique! Passage par le magasin, après que notre guide nous aie proposé quelques grosses pièces à prix cassé, sous le manteau (!); on achètera au shop des modèles plus adaptés au goût de mon cher père!
Après le cigare, retour vers le centre pour un petit sandwich et café chicos sur la Plaza Vieja, avant de passer au musée Havana Club pour une visite assez chère et expéditive du lieu. On apprend que le célèbre rhum Cubain est un ‘light rhum’, fabriqué à base de la mélasse de canne à sucre (et non du sucre lui-même), issue de la transformation du jus pressé des cannes en sucre. Cette particularité le rend plus léger que d’autres, la mélasse étant moins sucrée. La mélasse une fois recueillie, elle est ensemencée de levures et mise en fermentation, avant d’être distillée par injection de vapeur qui permettra l’extraction d’un alcool clair. Celui-ci sera ensuite mis à vieillir dans dans barils de bois de chêne américain (provenant bien entendu de pays non-américains!), deux ans minimum, trois pour l’Anejo, sept pour le rhum ambré qu’on nous fera déguster, délicieux, et plus pour les Réserves! Intéressant mais la visite est menée au pas de course, le musée assez sombre et peu explicite sur le détails du procédé de production, et on aurait aimé une dégustation comparée de plusieurs rhum d’âge différents au lieu du seul sept ans…
Pour clore cette journée en beauté, soirée chez Dona Eutimia, le restaurant de Havana Vieja qui nous avait tant plu lors de notre arrivée à Cuba et que nous avions pris soin de réserver pour notre retour dans la ville. Déco d’une autre époque, meubles et service coloniaux, grands miroirs piqués et tableaux de quelques ancêtres. Raffiné, tout comme la carte qui propose des plats classiques cubains et d’autres plus originaux. On reprendra de ces croquettes de purée de malanga (une variété de pomme de terre) parfumée à l’ail et au persil, et qu’on déguste trempés dans le miel local… divin, comme cette viande sautée aux olives accompagnées des meilleurs haricots noirs que j’aie mangé: certainement longuement cuisinés avec vin rouge, oignons et poivrons, c’est un plat que j’ai très envie de réaliser!
Pour notre dernière journée à Cuba nous prenons un long petit déjeuner à la casa Greenhouse en compagnie d’autres voyageurs, là aussi dans un salon d’une autre époque, tasses de porcelaine et bibelots sur les commodes… Longue balade dans les rues de Centro, ses quartiers animés, petits marchés, le Malecon contre lequel de grosses vagues viennent s’écraser en gerbes de gouttelettes. Nous irons jusqu’au Calejon de Hamel, un morceau de rue décoré par Salvador Gonzalez Escalona pendant une dizaine d’année de fresques, sculptures d’objets de récupération, baignoires, poèmes, … joyeux bric-à-brac artistique assez sympa à découvrir quoiqu’un peu passé, et récupéré par une bande de jineteros qui en profitent pour essayer de nous vendre visite guidée, cigares, tours en voiture, festival de salsa, etc.
Il est temps de rentrer de faire ses bagages, de passer (encore!) chez Dona Eutimia et au café Escorial, d’attraper quelques pots du délicieux miel local, et de faire route vers l’aéroport sous une pluie battante.
Le texte complet de ce récit, illustré de photos, se trouve ici: http://www.cookandroll.eu/archives/2015/01/24/31317864.html
Compte rendu de 13 journées aux Seychelles (décembre 2014) English translation pending
Bonjour,
Début décembre et à l’approche des premiers frimas, notre dose de soleil nous manque. Aussi nous consultons les promotions vols pour des destinations exotiques : Guadeloupe, La Réunion, Les Seychelles ? Les prix des vols pour Mahé (600 €) avec Etihad et l’envie de voir les « plus belles plages du monde » nous fait nous décider pour les Seychelles. Ne disposant que de 12 jours sur place, nous nous limiterons aux 3 iles principales. Ce sera 3j à Mahé, 4 à La Digue, 3 à Praslin et retour à Mahé en fin de matinée du 12 ième pour prendre un vol tard dans la soirée. Nous consultons les forums (VF et Le Routard) pour finaliser notre périple et nos réservations : hébergements, locations de voiture, bateaux. Pour ce qui est du temps : bonne pioche car nous aurons beau temps (grand soleil avec quelques nuages pour l’ombre) 11 j sur les 12 passés sur place. Par contre le dernier jour nous essuierons une pluie tropicale diluvienne.
Les transports : L’aérien : comme indiqué plus haut nous partons avec Etihad le 1ier décembre à 21 h pour une arrivé prévue à 14 h à Mahé (vols Abu Dhabi- Mahé assurés par Air Seychelles). Nous nous rendons à CDG avec notre véhicule que nous laissons au Parking Roissy au Mesnil Amelot (92 € pour 13 j) ce n’est pas la première fois que nous utilisons ce garage et nous serons comme les autres fois très satisfaits des services (rapidité du transfert, amabilité des employés et prix). Le voyage aller se déroule sans problèmes. Le transfert est un peu pénible car l’aéroport d’Abu Dhabi est en plein travaux. L’avion n’est pas au contact et il nous faut prendre un bus qui nous pose au T1 pour une correspondance au T3. Le retour sera plus difficile. En raison de la fermeture de la piste de l'aéroport d’Abu Dhabi à cause d'une brume très dense qui enveloppe le Golfe persique, l’avion part des Seychelles avec 2 heures de retard. On rate donc la correspondance Etihad. On nous laisse dans l’avion d’Air Seychelles durant 2 h, le temps de procéder au nettoyage et à l’embarquement des autres passagers. Ainsi nous resterons 15 h confinés dans le même avion ! Notre retard final ne sera que de 3 h. Nos bagages, eux, seront débarqués à Abu Dhabi. Ce qui fait qu’ils nous seront livrés à domicile dans la nuit. Les transferts inter-iles : nous avons réservé par internet auprès de Seychelles Bons Plans (www.seychellesbonsplans.com) pour 250 € pour 2 (moins cher que sur place et gain de temps) : Mahé- La Digue (1h15), La Digue-Praslin (20 mn) puis Praslin- Mahé (1h). Les bateaux sont très confortables et ne sont pas pleins à cette époque. Nous aurons à chaque fois, une mer calme, une belle visibilité et la chance d’être escorté par des poissons volants.
Locations de voiture : à Mahé nous sommes passés par Seychelles-rentalcar (3j +1j) à 45€/j, le tarif de 35 € étant réservé aux locations de durée supérieure à 7j. Si pour les 3 premiers jours tout se passe bien, nous aurons quelques déboires le dernier jour : 2h d’attente au ferry en l’absence de voiture disponible et 1h à l’aéroport pour rendre le véhicule. A Praslin notre hôtel s’est chargé de la réservation (40€/j) et le loueur nous indiquera des bonnes adresses (cf plus loin). Nous avons préféré les voitures automatiques en raison de la conduite à l’anglaise, de l’inversion des commandes et de la difficulté de rétrograder avec la main gauche dans les pentes très raides et les virages serrés surtout à Mahé. Heureusement les Seychellois ne sont pas des fous du volant, ce qui a contribué à nous rassurer lors des trajets nocturnes ou en montagne.
Les hébergements : A Mahé nous avons réservé à l’Oasi Guest House (70 €/j) au SO de l’ile (Anse la Mouche). Une jolie maison entourée d’un jardin soigné (qui héberge 3 grosses tortues), à moins de 150 m de la plage. Nous serons bien logés dans une très grande chambre dotée d’un grand lit, d’une salle de bain confortable et d’une terrasse. Le PdJ, servi sur une belle terrasse, y est copieux et varié. La responsable donne de bons conseils mais nous aurons un regret : il y a peu de restaurants aux alentours et il est nécessaire de disposer d’une voiture. A La Digue ce sera l’auberge de Nadège (110 €/j en ½ pension pour 2) pas loin de la passe et un peu à l’intérieur des terres: maison créole authentique entourée d’un magnifique jardin tropical remplie de fleurs et d’orchidées plus belles les unes que les autres. L’accueil est agréable et Nadège, son mari et ses filles sont toujours disponibles pour rendre le séjour agréable. La chambre très propre est dotée d’une cuisine privée, d’une salle de bain bien équipée et d’une terrasse. Que dire des repas : tout est fait maison (pain, jus de fruit, confitures, ..) et tout est très bon. Durant quatre jours nous n’avons pas mangé une seule fois la même chose (poissons, desserts, jus de fruits différents à chaque fois). Enfin à Praslin, nous avons choisi Les lauriers à Côte d’or (100 €/j en PdJ). Un petit bijou : nous avons été surclassés dans les villas au milieu d’un jardin tropical. Récentes, elles ont vraiment tout pour plaire. Construites et meublées avec des matériaux de, dotées d’un immense lit, d’une belle terrasse et d’une superbe salle de bain : 2 grandes douches à l’italienne, 1 douche extérieure, 2 vasques. Sans être luxueuse, la décoration est soignée. Rien ne manque pour assurer le confort (télévision, climatisation, ..). Le petit déjeuner est bon sans être exceptionnel. Notre seul regret ne pas avoir pu profiter du restaurant réputé comme l’un des meilleurs de Praslin, fermé pour cause de vacances annuelles !
Les repas : Nous déjeunerons tous les midis dans des take-away, petites gargotes que l’on trouve sur toutes les routes des Seychelles. Certains sont même pourvus de bancs, voire d’abris pour consommer sur place. Le plus dur est de choisir les plats, proposés pour 3 € environ, tant le choix est varié. Sur Mahé, je n’ai pas retenu les noms à la Digue se sera chez Gala, puis Zérof (prisé par les autochtones), à Praslin le coco rouge. Pour le soir, les take-away étant le plus souvent fermés, nous irons au restaurant. Et là, les prix ne sont plus les mêmes : il faut compter entre 20 et 25 €, sans faire de folies, pour un plat et une boisson. Sur Mahé nous testerons « Kaz Kréol » à anse royale : si le cadre est joli, face à la mer et les pieds dans l’eau, le repas est moyen et relativement cher. Nous irons au restaurant de la rhumerie Takamata, toujours au sud-est de l’ile: le décor, une maison créole authentique est agréable, la cuisine et les présentations sont soignées et chaque soir des musiciens viennent jouer des airs du pays c’est bon et le rapport qualité/prix est correct. Enfin la bonne surprise : « Mary's Rock Cafeteria » perdue au sud de Mahé, qui propose un menu unique de crustacés et viandes cuits à la plancha dans un décor de bateau pirate. Ce n’est pas de la grande cuisine mais c’est bon ! A Praslin, nous irons dans une pizzéria, au bord de la plage de la côte d’or : pas bon et cher. Puis sur les conseils du loueur de voiture, ce sera « La pirogue » à anse Volbert : très agréable service, plat correct et addition raisonnable.
Mahé A notre arrivée, nous nous dirigeons vers le sud pour rejoindre notre hôtel. On longe la cote jusqu’à Anse Royale avant de prendre la route des cannelles qui permet d’accéder à Anse à la Mouche (ouest de l’ile). Déjà les premières plages et les routes pentues. La plage d’Anse la Mouche est belle, très longue mais n’incite guère à la baignade. Pour notre premier plongeon dans l’océan nous irons à Petite Anse qui se trouve dans le domaine de l’hôtel four Season. Il faut passer le poste de garde puis une route plonge vers la plage. De part et d’autre, on devine les villas du palace perdues au milieu de la végétation, accrochées à la pente et toutes dotées d’une piscine privée. Par chance on rencontre une voiturette électrique qui nous mène à la belle plage. On peut y bénéficier des commodités de l’hôtel : restaurants, bars, toilettes, serviettes. Bref le grand confort ! Et que dire de la baignade : c’est le rêve. Mais nous rencontrerons, là, en fin de soirée, les premiers moustiques et sandflies qui nous font battre en retraite. Pour le retour se sera moins drôle : les caddies refusent de nous prendre pour rejoindre le sommet et le parking. Ainsi nous aurons donc droit à notre première suée. Les jours suivants nous parcourons l’ile de long en large. Une route serpente la côte ouest jusqu’à Port Glaud où des pécheurs nous proposent d’aller pique-niquer sur les iles : (50 € la ½ journée et 100 € la journée avec le repas et les boissons pour la journée). Mais nous déclinons l’offre. Nous continuons en direction de Port Launay, en traversant une mangrove. La route se terminant en cul de sac, nous sommes obligés de rebrousser chemin. Au retour nous empruntons le chemin du Sans Soucis pour passer sur l’est en direction de Victoria. Nous nous arrêtons à la fabrique de thé. La visite est sans grand intérêt mais la vue sur la côte Ouest est sublime. On retrouve un autre point de vue plus beau encore, car il offre une vue à la fois sur la mer et les montagnes environnantes, à Mission Lodge, un peu plus loin sur la route. Puis c’est la plongée vers la ville. Victoria la plus petite capitale du monde (vrai?) mérite une petite visite ne serait-ce que pour le marché de Market Street. Au rez de chaussée on découvre les étals qui regorgent des produits locaux (poissons, fruits, légumes, épices). Les marchands prennent plaisir à nous renseigner avec toute la gentillesse des Seychellois. Et quelle surprise de voir le prix des poissons! C’est vraiment donné et on est en droit de se demander comment il peut être aussi cher dans les restaurants (prix*15). Le dernier jour, nous y ferons notre provision d’épices. A l’étage on trouve des boutiques de souvenirs. Autre attraction, la Clock Tower, réplique miniature du Big Ben, est aussi à voir. De Victoria, nous prendrons la route vers le Nord. Assez étroite, elle longe une succession de petites criques ou plages pour finir à Beauvallon où se trouve regroupé une succession d’hôtels assez luxueux. La route ne faisant pas le tour complet de l’ile, il faut revenir par une route intérieure montagneuse qui plonge vers Victoria. Une autre fois nous traverserons l’ile par la route de la Misère qui offre un très beau point de vue sur la capitale. Notre coin préféré reste cependant le sud de l’ile : au-delà d’Anse Royale et jusqu’à Baie Lazare. Moins urbanisée, plus sauvage même si les hôtels de luxe ont colonisé les coins les plus beaux, mais ils sont assez discrets. On y retrouve les plages les plus belles et si il ne faut n’en retenir qu’une nous citerons Anse Intendance qui est tout simplement idyllique.
Praslin Notre hôtel se trouve près de la plage d’Anse Volbert, très longue, peu propice à la baignade mais qui permet de faire de belles balades au coucher du soleil. En allant vers l'Ouest, on longe diverses Anses (Possession, Takamaka, Boudin) pour accéder à une route escarpée qui grimpe vers Zimbabwé jusqu’aux antennes de télécommunication. Cet itinéraire offre de superbes vues sur Praslin et Curieuse. En revenant vers la cote, on accède à Anse Lazio, la plus belle plage de l'île. Sa réputation est justifiée, elle est vraiment superbe. De Grand' Anse à Baie Sainte-Anne, la route côtière décrit un superbe parcours dans un décor sauvage et offre la vision sur quelques belles criques isolées comme Anse Bateau ou Anse Consolation. Direction le NO de l’ile : Habitués des forêts tropicales nous ne visitons pas La Vallée de Mai. Nous longeons la côte et faisons une halte à fort Ferdinand (à la hauteur de baie sainte Anne) pour acheter un coco fesses dans la ferme qui les récolte. Cette adresse, communiquée par le loueur de voiture, nous permet d’en choisir un pour environ 220 € contre 350 € dans les magasins. Arrivés au bout de l’ile, nous souhaitons accéder à Anse Georgette (Hôtel Lémuria). Bien que n’ayant pas prévenu, comme il est de coutume, nous demandons l’accès au gardien qui ne fait aucune difficulté. Il faut marcher durant une vingtaine de minutes en longeant le superbe golf : ça monte puis descend avant de découvrir la superbe anse. Cela vaut vraiment le coup d’œil. Le cadre est paradisiaque et quel bonheur d’avoir une plage pour vous tout seul. La Digue Par l’intermédiaire de la GH, nous louons des vélos qui nous sont amenés directement à l’auberge (~6 €/j). C’est, à l’exception des chars à bœufs, le moyen idéal pour se déplacer sur l’ile. Notre première visite sera pour la célèbre Anse Source d'Argent, réputée comme étant la (l’une des) plus belle(s) plage(s) du monde. Il faut payer l’entrée dans Union Estate (6 €/j (billet valable pour toute la journée). Avant d’accéder à la plage, il faut traverser un parc où l’on trouve notamment un vieux cimetière, un enclos abritant des tortues géantes et une plantation de vanille. Enfin une succession de criques entre les fameux blocs de rocher que l’on voit sur toutes les photos des Seychelles. C’est en effet la plage la plus photographiée du monde, car elle est belle avec ses rochers de granit rose, mais elle est peu propice à la baignade. A marée basse on ne voit que des algues ce qui n’incite guère à la baignade. Nous y reviendrons à marée haute, si le visuel est plus agréable, les algues sont toujours là. De plus, réputation oblige, cette plage est la plus fréquentée des Seychelles. Bref une relative déception. Un concert de chorales devant l’église nous redonne le sourire : des chanteurs de tout âge nous gratifient de chants de Noël en créole, anglais et français un beau moment de partage. L’accès à Grand Anse se mérite. Pour y parvenir, il faut franchir un « col » au bout d’une longue montée sous un soleil de plomb. Mais cela vaut le coup de faire l’effort. La plage est ici vraiment de toute beauté. Sable fin, presque de la farine, très belles vagues (courants moins forts en décembre), rochers de granit et eaux translucides. A certaines périodes, il faut se contenter de l’admirer sans se baigner car les rouleaux et les courants sont violents provocant des noyades. Ceci est vrai pour de nombreuses plages (sans barrière de corail) des Seychelles. Par manque d’information, nous ne pousserons pas jusqu’à Petite Anse et Anse Cocos. Dommage car il paraît que cela vaut le coup d’œil. De notre GH, nous ne sommes pas loin de la route qui mène au nid d’aigle. Partis en vélo nous n’irons pas loin. En effet il y a une succession de côtes, dont certaines à 30%, que même les plus entrainés des cyclistes ne peuvent franchir. Nous laissons nos vélos en garde dans un stand de fruits et entamons courageusement la montée jusqu’au café Bellevue. La vue sur le versant Ouest de l’ile et sur les iles environnantes est superbe. Mais nous ne pourrons accéder plus loin, la route étant fermée. Au retour, nous nous rafraichissons en sirotant du jus de coco frais et en discutant un petit peu avec la personne qui nous a gardé les vélos. Nous consacrons une journée à parcourir la route de la Passe à Anse fourmis (fin de la route). Les criques et les plages se succèdent. Certaines protégées par une barrière de corail, d’autres soumises directement aux vagues et courants marins. Le charme est toujours présent. Un après-midi sera consacrée à une excursion en bateau. Nous n’avons pas loin à chercher car Nervis, guide très connu sur l’ile, loge à plein temps dans la même GH que nous. Pour 50 €/p, il nous propose une sortie bateau vers aux îles Cocos et Grande Sœur. Nous ne ferons pas Félicité, fermée pour cause de jour férié ! Son bateau le Zico a fière allure, nous sommes 7 passagers à bord avec 2 accompagnateurs. Il fournit les palmes, masque et tuba pour sur le snorkeling. Au premier arrêt à l'île Cocos, si l’eau est limpide, mais nous sommes surpris par la destruction des coraux : un véritable cimetière. Heureusement les poissons sont au rendez-vous. A Grande Sœur, Nervis nous ramènera 2 tortues marine pour pouvoir prendre des photos. Là aussi nous verrons beaucoup de poissons et quelques petites raies. Ceux qui débarquent sur l’ile découvrent des nuées d’oiseaux.
Conclusion Nous ne regrettons pas notre choix car nous avons trouvé aux Seychelles tout ce que nous recherchions : soleil, belles plages, eaux turquoises, nature généreuse et protégée contrairement à ce que nous avons pu observer dans de nombreuses destinations tropicales. Une chose aussi surprend agréablement : c’est la propreté présente partout. Et bien sûr il faut dire un mot des habitants : souriants, accueillants, toujours prêts à nous faire partager, souvent en français, leur bonheur de vivre dans ces petits paradis.
Début décembre et à l’approche des premiers frimas, notre dose de soleil nous manque. Aussi nous consultons les promotions vols pour des destinations exotiques : Guadeloupe, La Réunion, Les Seychelles ? Les prix des vols pour Mahé (600 €) avec Etihad et l’envie de voir les « plus belles plages du monde » nous fait nous décider pour les Seychelles. Ne disposant que de 12 jours sur place, nous nous limiterons aux 3 iles principales. Ce sera 3j à Mahé, 4 à La Digue, 3 à Praslin et retour à Mahé en fin de matinée du 12 ième pour prendre un vol tard dans la soirée. Nous consultons les forums (VF et Le Routard) pour finaliser notre périple et nos réservations : hébergements, locations de voiture, bateaux. Pour ce qui est du temps : bonne pioche car nous aurons beau temps (grand soleil avec quelques nuages pour l’ombre) 11 j sur les 12 passés sur place. Par contre le dernier jour nous essuierons une pluie tropicale diluvienne.
Les transports : L’aérien : comme indiqué plus haut nous partons avec Etihad le 1ier décembre à 21 h pour une arrivé prévue à 14 h à Mahé (vols Abu Dhabi- Mahé assurés par Air Seychelles). Nous nous rendons à CDG avec notre véhicule que nous laissons au Parking Roissy au Mesnil Amelot (92 € pour 13 j) ce n’est pas la première fois que nous utilisons ce garage et nous serons comme les autres fois très satisfaits des services (rapidité du transfert, amabilité des employés et prix). Le voyage aller se déroule sans problèmes. Le transfert est un peu pénible car l’aéroport d’Abu Dhabi est en plein travaux. L’avion n’est pas au contact et il nous faut prendre un bus qui nous pose au T1 pour une correspondance au T3. Le retour sera plus difficile. En raison de la fermeture de la piste de l'aéroport d’Abu Dhabi à cause d'une brume très dense qui enveloppe le Golfe persique, l’avion part des Seychelles avec 2 heures de retard. On rate donc la correspondance Etihad. On nous laisse dans l’avion d’Air Seychelles durant 2 h, le temps de procéder au nettoyage et à l’embarquement des autres passagers. Ainsi nous resterons 15 h confinés dans le même avion ! Notre retard final ne sera que de 3 h. Nos bagages, eux, seront débarqués à Abu Dhabi. Ce qui fait qu’ils nous seront livrés à domicile dans la nuit. Les transferts inter-iles : nous avons réservé par internet auprès de Seychelles Bons Plans (www.seychellesbonsplans.com) pour 250 € pour 2 (moins cher que sur place et gain de temps) : Mahé- La Digue (1h15), La Digue-Praslin (20 mn) puis Praslin- Mahé (1h). Les bateaux sont très confortables et ne sont pas pleins à cette époque. Nous aurons à chaque fois, une mer calme, une belle visibilité et la chance d’être escorté par des poissons volants.
Locations de voiture : à Mahé nous sommes passés par Seychelles-rentalcar (3j +1j) à 45€/j, le tarif de 35 € étant réservé aux locations de durée supérieure à 7j. Si pour les 3 premiers jours tout se passe bien, nous aurons quelques déboires le dernier jour : 2h d’attente au ferry en l’absence de voiture disponible et 1h à l’aéroport pour rendre le véhicule. A Praslin notre hôtel s’est chargé de la réservation (40€/j) et le loueur nous indiquera des bonnes adresses (cf plus loin). Nous avons préféré les voitures automatiques en raison de la conduite à l’anglaise, de l’inversion des commandes et de la difficulté de rétrograder avec la main gauche dans les pentes très raides et les virages serrés surtout à Mahé. Heureusement les Seychellois ne sont pas des fous du volant, ce qui a contribué à nous rassurer lors des trajets nocturnes ou en montagne.
Les hébergements : A Mahé nous avons réservé à l’Oasi Guest House (70 €/j) au SO de l’ile (Anse la Mouche). Une jolie maison entourée d’un jardin soigné (qui héberge 3 grosses tortues), à moins de 150 m de la plage. Nous serons bien logés dans une très grande chambre dotée d’un grand lit, d’une salle de bain confortable et d’une terrasse. Le PdJ, servi sur une belle terrasse, y est copieux et varié. La responsable donne de bons conseils mais nous aurons un regret : il y a peu de restaurants aux alentours et il est nécessaire de disposer d’une voiture. A La Digue ce sera l’auberge de Nadège (110 €/j en ½ pension pour 2) pas loin de la passe et un peu à l’intérieur des terres: maison créole authentique entourée d’un magnifique jardin tropical remplie de fleurs et d’orchidées plus belles les unes que les autres. L’accueil est agréable et Nadège, son mari et ses filles sont toujours disponibles pour rendre le séjour agréable. La chambre très propre est dotée d’une cuisine privée, d’une salle de bain bien équipée et d’une terrasse. Que dire des repas : tout est fait maison (pain, jus de fruit, confitures, ..) et tout est très bon. Durant quatre jours nous n’avons pas mangé une seule fois la même chose (poissons, desserts, jus de fruits différents à chaque fois). Enfin à Praslin, nous avons choisi Les lauriers à Côte d’or (100 €/j en PdJ). Un petit bijou : nous avons été surclassés dans les villas au milieu d’un jardin tropical. Récentes, elles ont vraiment tout pour plaire. Construites et meublées avec des matériaux de, dotées d’un immense lit, d’une belle terrasse et d’une superbe salle de bain : 2 grandes douches à l’italienne, 1 douche extérieure, 2 vasques. Sans être luxueuse, la décoration est soignée. Rien ne manque pour assurer le confort (télévision, climatisation, ..). Le petit déjeuner est bon sans être exceptionnel. Notre seul regret ne pas avoir pu profiter du restaurant réputé comme l’un des meilleurs de Praslin, fermé pour cause de vacances annuelles !
Les repas : Nous déjeunerons tous les midis dans des take-away, petites gargotes que l’on trouve sur toutes les routes des Seychelles. Certains sont même pourvus de bancs, voire d’abris pour consommer sur place. Le plus dur est de choisir les plats, proposés pour 3 € environ, tant le choix est varié. Sur Mahé, je n’ai pas retenu les noms à la Digue se sera chez Gala, puis Zérof (prisé par les autochtones), à Praslin le coco rouge. Pour le soir, les take-away étant le plus souvent fermés, nous irons au restaurant. Et là, les prix ne sont plus les mêmes : il faut compter entre 20 et 25 €, sans faire de folies, pour un plat et une boisson. Sur Mahé nous testerons « Kaz Kréol » à anse royale : si le cadre est joli, face à la mer et les pieds dans l’eau, le repas est moyen et relativement cher. Nous irons au restaurant de la rhumerie Takamata, toujours au sud-est de l’ile: le décor, une maison créole authentique est agréable, la cuisine et les présentations sont soignées et chaque soir des musiciens viennent jouer des airs du pays c’est bon et le rapport qualité/prix est correct. Enfin la bonne surprise : « Mary's Rock Cafeteria » perdue au sud de Mahé, qui propose un menu unique de crustacés et viandes cuits à la plancha dans un décor de bateau pirate. Ce n’est pas de la grande cuisine mais c’est bon ! A Praslin, nous irons dans une pizzéria, au bord de la plage de la côte d’or : pas bon et cher. Puis sur les conseils du loueur de voiture, ce sera « La pirogue » à anse Volbert : très agréable service, plat correct et addition raisonnable.
Mahé A notre arrivée, nous nous dirigeons vers le sud pour rejoindre notre hôtel. On longe la cote jusqu’à Anse Royale avant de prendre la route des cannelles qui permet d’accéder à Anse à la Mouche (ouest de l’ile). Déjà les premières plages et les routes pentues. La plage d’Anse la Mouche est belle, très longue mais n’incite guère à la baignade. Pour notre premier plongeon dans l’océan nous irons à Petite Anse qui se trouve dans le domaine de l’hôtel four Season. Il faut passer le poste de garde puis une route plonge vers la plage. De part et d’autre, on devine les villas du palace perdues au milieu de la végétation, accrochées à la pente et toutes dotées d’une piscine privée. Par chance on rencontre une voiturette électrique qui nous mène à la belle plage. On peut y bénéficier des commodités de l’hôtel : restaurants, bars, toilettes, serviettes. Bref le grand confort ! Et que dire de la baignade : c’est le rêve. Mais nous rencontrerons, là, en fin de soirée, les premiers moustiques et sandflies qui nous font battre en retraite. Pour le retour se sera moins drôle : les caddies refusent de nous prendre pour rejoindre le sommet et le parking. Ainsi nous aurons donc droit à notre première suée. Les jours suivants nous parcourons l’ile de long en large. Une route serpente la côte ouest jusqu’à Port Glaud où des pécheurs nous proposent d’aller pique-niquer sur les iles : (50 € la ½ journée et 100 € la journée avec le repas et les boissons pour la journée). Mais nous déclinons l’offre. Nous continuons en direction de Port Launay, en traversant une mangrove. La route se terminant en cul de sac, nous sommes obligés de rebrousser chemin. Au retour nous empruntons le chemin du Sans Soucis pour passer sur l’est en direction de Victoria. Nous nous arrêtons à la fabrique de thé. La visite est sans grand intérêt mais la vue sur la côte Ouest est sublime. On retrouve un autre point de vue plus beau encore, car il offre une vue à la fois sur la mer et les montagnes environnantes, à Mission Lodge, un peu plus loin sur la route. Puis c’est la plongée vers la ville. Victoria la plus petite capitale du monde (vrai?) mérite une petite visite ne serait-ce que pour le marché de Market Street. Au rez de chaussée on découvre les étals qui regorgent des produits locaux (poissons, fruits, légumes, épices). Les marchands prennent plaisir à nous renseigner avec toute la gentillesse des Seychellois. Et quelle surprise de voir le prix des poissons! C’est vraiment donné et on est en droit de se demander comment il peut être aussi cher dans les restaurants (prix*15). Le dernier jour, nous y ferons notre provision d’épices. A l’étage on trouve des boutiques de souvenirs. Autre attraction, la Clock Tower, réplique miniature du Big Ben, est aussi à voir. De Victoria, nous prendrons la route vers le Nord. Assez étroite, elle longe une succession de petites criques ou plages pour finir à Beauvallon où se trouve regroupé une succession d’hôtels assez luxueux. La route ne faisant pas le tour complet de l’ile, il faut revenir par une route intérieure montagneuse qui plonge vers Victoria. Une autre fois nous traverserons l’ile par la route de la Misère qui offre un très beau point de vue sur la capitale. Notre coin préféré reste cependant le sud de l’ile : au-delà d’Anse Royale et jusqu’à Baie Lazare. Moins urbanisée, plus sauvage même si les hôtels de luxe ont colonisé les coins les plus beaux, mais ils sont assez discrets. On y retrouve les plages les plus belles et si il ne faut n’en retenir qu’une nous citerons Anse Intendance qui est tout simplement idyllique.
Praslin Notre hôtel se trouve près de la plage d’Anse Volbert, très longue, peu propice à la baignade mais qui permet de faire de belles balades au coucher du soleil. En allant vers l'Ouest, on longe diverses Anses (Possession, Takamaka, Boudin) pour accéder à une route escarpée qui grimpe vers Zimbabwé jusqu’aux antennes de télécommunication. Cet itinéraire offre de superbes vues sur Praslin et Curieuse. En revenant vers la cote, on accède à Anse Lazio, la plus belle plage de l'île. Sa réputation est justifiée, elle est vraiment superbe. De Grand' Anse à Baie Sainte-Anne, la route côtière décrit un superbe parcours dans un décor sauvage et offre la vision sur quelques belles criques isolées comme Anse Bateau ou Anse Consolation. Direction le NO de l’ile : Habitués des forêts tropicales nous ne visitons pas La Vallée de Mai. Nous longeons la côte et faisons une halte à fort Ferdinand (à la hauteur de baie sainte Anne) pour acheter un coco fesses dans la ferme qui les récolte. Cette adresse, communiquée par le loueur de voiture, nous permet d’en choisir un pour environ 220 € contre 350 € dans les magasins. Arrivés au bout de l’ile, nous souhaitons accéder à Anse Georgette (Hôtel Lémuria). Bien que n’ayant pas prévenu, comme il est de coutume, nous demandons l’accès au gardien qui ne fait aucune difficulté. Il faut marcher durant une vingtaine de minutes en longeant le superbe golf : ça monte puis descend avant de découvrir la superbe anse. Cela vaut vraiment le coup d’œil. Le cadre est paradisiaque et quel bonheur d’avoir une plage pour vous tout seul. La Digue Par l’intermédiaire de la GH, nous louons des vélos qui nous sont amenés directement à l’auberge (~6 €/j). C’est, à l’exception des chars à bœufs, le moyen idéal pour se déplacer sur l’ile. Notre première visite sera pour la célèbre Anse Source d'Argent, réputée comme étant la (l’une des) plus belle(s) plage(s) du monde. Il faut payer l’entrée dans Union Estate (6 €/j (billet valable pour toute la journée). Avant d’accéder à la plage, il faut traverser un parc où l’on trouve notamment un vieux cimetière, un enclos abritant des tortues géantes et une plantation de vanille. Enfin une succession de criques entre les fameux blocs de rocher que l’on voit sur toutes les photos des Seychelles. C’est en effet la plage la plus photographiée du monde, car elle est belle avec ses rochers de granit rose, mais elle est peu propice à la baignade. A marée basse on ne voit que des algues ce qui n’incite guère à la baignade. Nous y reviendrons à marée haute, si le visuel est plus agréable, les algues sont toujours là. De plus, réputation oblige, cette plage est la plus fréquentée des Seychelles. Bref une relative déception. Un concert de chorales devant l’église nous redonne le sourire : des chanteurs de tout âge nous gratifient de chants de Noël en créole, anglais et français un beau moment de partage. L’accès à Grand Anse se mérite. Pour y parvenir, il faut franchir un « col » au bout d’une longue montée sous un soleil de plomb. Mais cela vaut le coup de faire l’effort. La plage est ici vraiment de toute beauté. Sable fin, presque de la farine, très belles vagues (courants moins forts en décembre), rochers de granit et eaux translucides. A certaines périodes, il faut se contenter de l’admirer sans se baigner car les rouleaux et les courants sont violents provocant des noyades. Ceci est vrai pour de nombreuses plages (sans barrière de corail) des Seychelles. Par manque d’information, nous ne pousserons pas jusqu’à Petite Anse et Anse Cocos. Dommage car il paraît que cela vaut le coup d’œil. De notre GH, nous ne sommes pas loin de la route qui mène au nid d’aigle. Partis en vélo nous n’irons pas loin. En effet il y a une succession de côtes, dont certaines à 30%, que même les plus entrainés des cyclistes ne peuvent franchir. Nous laissons nos vélos en garde dans un stand de fruits et entamons courageusement la montée jusqu’au café Bellevue. La vue sur le versant Ouest de l’ile et sur les iles environnantes est superbe. Mais nous ne pourrons accéder plus loin, la route étant fermée. Au retour, nous nous rafraichissons en sirotant du jus de coco frais et en discutant un petit peu avec la personne qui nous a gardé les vélos. Nous consacrons une journée à parcourir la route de la Passe à Anse fourmis (fin de la route). Les criques et les plages se succèdent. Certaines protégées par une barrière de corail, d’autres soumises directement aux vagues et courants marins. Le charme est toujours présent. Un après-midi sera consacrée à une excursion en bateau. Nous n’avons pas loin à chercher car Nervis, guide très connu sur l’ile, loge à plein temps dans la même GH que nous. Pour 50 €/p, il nous propose une sortie bateau vers aux îles Cocos et Grande Sœur. Nous ne ferons pas Félicité, fermée pour cause de jour férié ! Son bateau le Zico a fière allure, nous sommes 7 passagers à bord avec 2 accompagnateurs. Il fournit les palmes, masque et tuba pour sur le snorkeling. Au premier arrêt à l'île Cocos, si l’eau est limpide, mais nous sommes surpris par la destruction des coraux : un véritable cimetière. Heureusement les poissons sont au rendez-vous. A Grande Sœur, Nervis nous ramènera 2 tortues marine pour pouvoir prendre des photos. Là aussi nous verrons beaucoup de poissons et quelques petites raies. Ceux qui débarquent sur l’ile découvrent des nuées d’oiseaux.
Conclusion Nous ne regrettons pas notre choix car nous avons trouvé aux Seychelles tout ce que nous recherchions : soleil, belles plages, eaux turquoises, nature généreuse et protégée contrairement à ce que nous avons pu observer dans de nombreuses destinations tropicales. Une chose aussi surprend agréablement : c’est la propreté présente partout. Et bien sûr il faut dire un mot des habitants : souriants, accueillants, toujours prêts à nous faire partager, souvent en français, leur bonheur de vivre dans ces petits paradis.
Itinéraire au Maroc English translation pending
Bonjour tout le monde,
Nous partons 10 jours en février au Maroc, nous avons une ébauche d'itinéraire, j'aurai aimé avoir votre avis: 1/Mardi: arrivée Marrakech à 18h (1 nuit) 2/Mercredi: Aid Benhaddou (2 nuits) 3/Vendredi: Tinghir, gorges de Todra (1 nuit) 4/Samedi: Midelt ou Azrou (1 nuit, de préférence Azrou même si plus de route, le but est de se rapprocher de Fès) 5/Dimanche: Fès (1 ou 2 nuit) 6/ Lundi ou Mardi: Meknès 7/Mercredi: retour Marrakech (1 nuit) 8/ Retour en France à 19h
Pensez-vous que nous en faisons trop?
Je vous remercie de vos retours!
Clotilde
Nous partons 10 jours en février au Maroc, nous avons une ébauche d'itinéraire, j'aurai aimé avoir votre avis: 1/Mardi: arrivée Marrakech à 18h (1 nuit) 2/Mercredi: Aid Benhaddou (2 nuits) 3/Vendredi: Tinghir, gorges de Todra (1 nuit) 4/Samedi: Midelt ou Azrou (1 nuit, de préférence Azrou même si plus de route, le but est de se rapprocher de Fès) 5/Dimanche: Fès (1 ou 2 nuit) 6/ Lundi ou Mardi: Meknès 7/Mercredi: retour Marrakech (1 nuit) 8/ Retour en France à 19h
Pensez-vous que nous en faisons trop?
Je vous remercie de vos retours!
Clotilde
Choix d'un premier trek... tour des Annapurnas ou Langtang/Helambu? English translation pending
Bonjour,
Nous sommes très intéressées par un premier trek au Népal mais lequel choisir ? Nous n'avons jamais marché à plus de 3000m d'altitude et jamais plus de 8 jours. Nous sommes sportives trail, VTT, marche. Nous avons une quinzaine de jours fin mars, avril. Nous sommes très impatientes de découvrir le Népal. Une agence de katmandou nous propose deux treks qui pourraient nous convenir. L'un est le tour des Annapurnas départ de Bulbule...Chamje... Pisang.. le fameux Thorong La et vol retour de Jomsom pour une version courte avec 10/11 jours de marche le tout en lodge. L'autre trek est le Langtang / Helambu. Le départ du trek se situe à Dhunche, Thulu Syabru, Lama Hotel, Langtang Village, Kyanji Gompa ( moraine nord du Tsergo Ri) avec le Tsdrgo Ri facultatif. Retour Lama Hotel. De Thulo Syabru, Sing Gompa, Gosainkund, le col de Lauribinayak. Arrivée à Sundarijal. Ce trek est fait en treize jours de marche en lodge.
Quels sont les grosses différences entre les deux ? Leurs difficultés ?
Merci pour vos conseils qui aidera à la réussite de ce futur trek ! LR
Nous sommes très intéressées par un premier trek au Népal mais lequel choisir ? Nous n'avons jamais marché à plus de 3000m d'altitude et jamais plus de 8 jours. Nous sommes sportives trail, VTT, marche. Nous avons une quinzaine de jours fin mars, avril. Nous sommes très impatientes de découvrir le Népal. Une agence de katmandou nous propose deux treks qui pourraient nous convenir. L'un est le tour des Annapurnas départ de Bulbule...Chamje... Pisang.. le fameux Thorong La et vol retour de Jomsom pour une version courte avec 10/11 jours de marche le tout en lodge. L'autre trek est le Langtang / Helambu. Le départ du trek se situe à Dhunche, Thulu Syabru, Lama Hotel, Langtang Village, Kyanji Gompa ( moraine nord du Tsergo Ri) avec le Tsdrgo Ri facultatif. Retour Lama Hotel. De Thulo Syabru, Sing Gompa, Gosainkund, le col de Lauribinayak. Arrivée à Sundarijal. Ce trek est fait en treize jours de marche en lodge.
Quels sont les grosses différences entre les deux ? Leurs difficultés ?
Merci pour vos conseils qui aidera à la réussite de ce futur trek ! LR
Escale croisière Spitzberg à Longyearbyen English translation pending
Bonjour
Nous allons effectuer une croisiere avec MSC au départ de Hambourg fin juillet 2015 qui ira jusqu aux îles Spitzberg avec une escale à Longyearbyen. A priori l escale serait de plus de 12h. MSC propose des excursions qui sont cependant relativement chères (chasse aux fossiles, découverte de la ville, ballade dans la nature, ballade en petit bateau à moteur pour voir la faune, etc ...) Une agence de voyage locale propose également des excursions mais les prix sont également exorbitants ( de l'ordre de 100 à 150€/ personne et nous sommes à 4).
Je voulais savoir s il était possible de visiter soi meme la ville (CA je pense c est possible) mais également de faire tout seul certaines des excursions proposées par les agences de tourisme sur site ou par le croisiériste ?
Quelques exemples:
- ballade dans la calle des fossiles ... Qui a priori est à moins de 5km ( après google map) de la ville
- ballade qui pourrait nous amener jusqu a un glacier pour découvrir la faune et la flore
- visite d un chenil
- autres idées ?
Bref je suis preneur de toute idée concernant ma journee aux Spitzberg.
D autre part je voulais savoir quels sont les meilleurs endroits en mer pour pouvoir voir des baleines, des phoques, des morses, etc ... Sachant que notre croisiere fait les escales classiques : Bergen/ tromsoe/cap nord/ spitzberg/ flaam)
Merci pour vos retours
Philippe
Surly LHT... Quel montage? English translation pending
Bonjour
J'ai pour idée d'assemblé un Cadre Surly LHT "26", le Thorn sherpa est hors budget...dommage !!
Se serai pour du cyclo-camping et pour le quotidien .
Route de campagne , piste cyclable et autre .
Je souhaiterais l'équiper d'un cintre course , ce qui me pose souci , c'est la transmission / freinage .
L'idéal, du 3x9 V des V-brake , "déore" bref du simple et pas trop chère me conviendrai .
Quel montage dois je faire pour la compatibilité des composants sur un cintre course .
La roue AV sera avec moyeu dynamo XT pour phare B/M . Est ce compatible avec les différents
mode de freinage ?
Je trouve pas de photo de montage avec phare .
Dans l'attente de vos lumières 😉
Pascal
Islande 2014: Trek du Laugavegur English translation pending
Islande II, le retour. Après notre voyage de 2013, nous avions envie d’en voir davantage, de voyager autrement et de vivre au rythme de la nature.
C’est tout d’abord au rythme de nos pas que nous avancerons sur le trek islandais le plus connu : LE trek du Laugavegur.
Ce sentier, reliant Landmannalaugar à Þórsmörk en 56 km (voire 80 km si l’on poursuit jusque Skógar, ce que j’espère secrètement), semble tout indiqué pour notre inexpérience en la matière : balisage bien présent et bonne fréquentation du sentier.
Soit quatre à six jours de marche en bivouac, suivis de deux semaines en voiture sans itinéraire établi, sans logique, juste au feeling, en fonction de nos envies et de la météo.
Préparatifs :
N’étant pas armés pour un trek de cette envergure, de surcroit en Islande, il nous faut nous équiper et nous préparer un minimum. Connaissant le climat islandais, il faut s’attendre à tout : pluie, vent, neige, tout est possible !
Les mots d’ordre pour l’achat du matériel sont robustesse et surtout légèreté, car il faudra porter tout ça ! Tente, matelas autogonflants, sacs de couchage, équipements personnels, pharmacie et sécurité, sans oublier la nourriture, l’eau et le nécessaire de cuisine. Au final : 14 kg pour Madame et près de 20 kg pour Monsieur.
Au printemps, nous mettons nos muscles à rude épreuve sur quelques randos dans les Alpes, puis testons le matos fin juillet en bivouaquant au cœur du vignoble alsacien. Nous sommes fin prêts, il ne reste plus qu’à affronter la météo islandaise. On y va ? Vous nous accompagnez ?
J1 – 18/08 –Bâle – Reykjavik
Enregistrement des bagages : 40 kg en soute et 16 kg en cabine. Ouf, c’était juste…c’est qu’il nous faut pr��voir l’équipement pour le trek, mais aussi pour la suite du voyage.
Le vol easyjet au départ de Bâle-Mulhouse est sans encombre. Au bout de 3.5 heures nous survolons l’Islande et bénéficions d’un ciel totalement dégagé. J’ai sciemment réservé des sièges à droite et Reynisdrangar, Skógafoss, le Mýrdalsjökull et l’Eyjafjallajökull s’offrent à nous.

Même le Snæfellsnes que nous n’avons jamais aperçu l’an dernier pointe le bout de son sommet enneigé à l’approche de l’aéroport de Keflavik.
Retrait de couronnes à l’ATM de l’aéroport et nous nous précipitons dans le flybus de la compagnie Grayline à destination du camping de Reykjavik.
Une fois installés, nous achetons auprès de la réception les « Hiking pass », qui nous permettront de nous rendre en bus au Landmannalaugar et de repartir depuis Þórsmörk ou Skógar. Rendez-vous est pris demain à 7h15 devant le camping.
Repas léger et au lit. C’est qu’on se lève tôt demain matin !
J2 – 19/08 –Reykjavik – Landmannalaugar – Hrafntinnusker 12 km / + 500 m / 3.5 heures
5h45, ça bouge déjà autour de nous. P’tit déj rapide et au boulot… Il faut replier le camp, organiser au mieux nos sacs à dos et ranger nos valises qui resteront à la consigne du camping. Pas évident quand on n’a pas l’habitude surtout qu’il s’agit de ne rien oublier.
7h15, on y est, c’est le début de l’aventure. Premier stop au BSI (la gare routière) pour échanger notre bus de ville contre un bus 4x4 et c’est parti. Après 2 heures de route, nous retrouvons avec beaucoup de plaisir l’Hekla et les paysages lunaires de la F225.

Nous arrivons au Landmannalaugar vers 12h45 (après une courte immobilisation du bus en raison d’une panne du tuyau d’air comprimé alimentant la boîte de vitesse). Deux options sont possibles : soit nous débutons le trek dès maintenant en nous arrêtant au premier refuge, soit nous attendons demain et doublons l’étape pour rallier Álftavatn. Même si le Landmannalaugar et la réserve naturelle de Fjallabak offrent de multiples possibilités de randonnées, nous en connaissons déjà une partie et nous préférons partir de suite tant qu’il fait beau. Petit en-cas à l’abri du vent et nous nous lançons en direction de Hrafntinnusker.

La palette des couleurs est toujours aussi irréelle entre le champ de lave de Laugahraun, la mousse verte et les massifs rhyolitiques orange.

Nous approchons de Brennisteinsalda, que nous avons gravi l’an dernier.


Au-delà, c’est pour nous l’inconnu. Les sacs à dos commencent à se faire sentir. D’autant que celui de Monsieur n’est pas vraiment adapté à sa morphologie : tout le poids repose sur ses épaules et non sur les hanches. Après encore quelques kilomètres de montagnes ocres et un passage sur un plateau, nous progressons au milieu des fumerolles, mares de boue et sources chaudes de Stórihver.



Puis arrive, sur fond de calotte glaciaire immaculée, un désert de sable noir, de pierres ponce et d’obsidiennes vitrifiées et acérées à souhait. C’est fou ce que c’est brillant et tranchant.


Plus on évolue en direction des crêtes et plus le vent souffle.
Peu avant le sommet, un cairn à la mémoire d’Ido, un jeune israélien de 25 ans décédé à cause du blizzard le 27 juin 2004 à quelques kilomètres du refuge, nous rappelle que ce trek est tout à fait accessible par beau temps, mais peut vite virer au drame dans des conditions difficiles. Cette zone est d’ailleurs souvent sujette au vent violent et au brouillard. Heureusement que le balisage est régulier. Nous avons de la chance, mis à part le vent qui s’accentue encore, le ciel est bleu.
Quelques champs de neige et vers 16h30, nous voici en vue du refuge d’Hrafntinnusker, établi sur un plateau à plus de 1000 m d’altitude, au centre d’une zone d’activité géothermique et de collines enneigées.


Le refuge n’est pas très avenant, les douches et sanitaires réservés aux campeurs sont hors service et les emplacements pour les tentes sont délimités par des murs de pierres circulaires érigés contre le vent. Ça promet…

Avec ce vent justement, le montage de notre abri est délicat car il faut déployer la toile en essayant de l’arrimer le plus vite possible avec de grosses pierres (impossible avec des sardines), tout en évitant de la déchirer avec l’obsidienne qui compose les murs de pierres.
Une fois la tente installée, nous partons à la découverte des lieux. Une petite sente de 2 ou 3 km A/R vers le Mont Soðull (1132 m) nous offre un panorama époustouflant sur les massifs de Reykjafjöll au premier plan, le glacier Torfajökull et le Landmannalaugar déjà loin.




De retour au camp, il est l’heure de reprendre des forces. Allez, en avant le réchaud… Et à ce propos, je ne vous ai pas encore parlé de notre régime alimentaire. Comme pour le matériel, il doit être léger et calorique à la fois. Je remercie au passage Maud et Nico pour leurs bons tuyaux.
Au menu : LE MATIN : muesli maison (mélange de céréales, amandes, noix, canneberges, lait et cacao en poudre) + barres énergétiques EN JOURNEE : pâtes d’amande, pâtes de fruits, fruits secs, barres énergétiques, crackers et parfois une soupe à midi LE SOIR (plutôt l’après-midi, une fois la tente montée) : plats lyophilisés, saucisson, fromage, compote et chocolat (pour le plaisir). Soit environ 4 kg auxquels s’ajoute l’eau. Une bouteille d’1.5 l chacun + une petite bouteille de 0.5 l à portée de mains, que nous remplissions au fur et à mesure. C’était amplement suffisant pour notre consommation et la préparation des repas. Pourtant, qu’est ce que l’on a pu boire, il faut dire que l’eau est fraiche, pure et excellente.
Au palmarès de nos meilleurs plats lyophilisés, j’ai nommé dans l’ordre :
- Les spaghettis à la bolognaise - L’aligot aveyronnais (que nous avons agrémenté de viande des grisons) - La paëlla - Le poulet au curry et le couscous (bof, bof)
Et en plus on fait les difficiles : nous avons trouvé le poulet au curry trop épicé et le couscous trop sec !
On se couche assez tôt, d’autant que le vent ne nous incite pas à rester hors de la tente. Nous dormirons très peu, importunés par les assauts du vent d’une part et inquiets quant à la résistance de la tente d’autre part.
Soit quatre à six jours de marche en bivouac, suivis de deux semaines en voiture sans itinéraire établi, sans logique, juste au feeling, en fonction de nos envies et de la météo.
Préparatifs :
N’étant pas armés pour un trek de cette envergure, de surcroit en Islande, il nous faut nous équiper et nous préparer un minimum. Connaissant le climat islandais, il faut s’attendre à tout : pluie, vent, neige, tout est possible !
Les mots d’ordre pour l’achat du matériel sont robustesse et surtout légèreté, car il faudra porter tout ça ! Tente, matelas autogonflants, sacs de couchage, équipements personnels, pharmacie et sécurité, sans oublier la nourriture, l’eau et le nécessaire de cuisine. Au final : 14 kg pour Madame et près de 20 kg pour Monsieur.
Au printemps, nous mettons nos muscles à rude épreuve sur quelques randos dans les Alpes, puis testons le matos fin juillet en bivouaquant au cœur du vignoble alsacien. Nous sommes fin prêts, il ne reste plus qu’à affronter la météo islandaise. On y va ? Vous nous accompagnez ?
J1 – 18/08 –Bâle – Reykjavik
Enregistrement des bagages : 40 kg en soute et 16 kg en cabine. Ouf, c’était juste…c’est qu’il nous faut pr��voir l’équipement pour le trek, mais aussi pour la suite du voyage.
Le vol easyjet au départ de Bâle-Mulhouse est sans encombre. Au bout de 3.5 heures nous survolons l’Islande et bénéficions d’un ciel totalement dégagé. J’ai sciemment réservé des sièges à droite et Reynisdrangar, Skógafoss, le Mýrdalsjökull et l’Eyjafjallajökull s’offrent à nous.

Même le Snæfellsnes que nous n’avons jamais aperçu l’an dernier pointe le bout de son sommet enneigé à l’approche de l’aéroport de Keflavik.
Retrait de couronnes à l’ATM de l’aéroport et nous nous précipitons dans le flybus de la compagnie Grayline à destination du camping de Reykjavik.
Une fois installés, nous achetons auprès de la réception les « Hiking pass », qui nous permettront de nous rendre en bus au Landmannalaugar et de repartir depuis Þórsmörk ou Skógar. Rendez-vous est pris demain à 7h15 devant le camping.
Repas léger et au lit. C’est qu’on se lève tôt demain matin !
J2 – 19/08 –Reykjavik – Landmannalaugar – Hrafntinnusker 12 km / + 500 m / 3.5 heures
5h45, ça bouge déjà autour de nous. P’tit déj rapide et au boulot… Il faut replier le camp, organiser au mieux nos sacs à dos et ranger nos valises qui resteront à la consigne du camping. Pas évident quand on n’a pas l’habitude surtout qu’il s’agit de ne rien oublier.
7h15, on y est, c’est le début de l’aventure. Premier stop au BSI (la gare routière) pour échanger notre bus de ville contre un bus 4x4 et c’est parti. Après 2 heures de route, nous retrouvons avec beaucoup de plaisir l’Hekla et les paysages lunaires de la F225.

Nous arrivons au Landmannalaugar vers 12h45 (après une courte immobilisation du bus en raison d’une panne du tuyau d’air comprimé alimentant la boîte de vitesse). Deux options sont possibles : soit nous débutons le trek dès maintenant en nous arrêtant au premier refuge, soit nous attendons demain et doublons l’étape pour rallier Álftavatn. Même si le Landmannalaugar et la réserve naturelle de Fjallabak offrent de multiples possibilités de randonnées, nous en connaissons déjà une partie et nous préférons partir de suite tant qu’il fait beau. Petit en-cas à l’abri du vent et nous nous lançons en direction de Hrafntinnusker.

La palette des couleurs est toujours aussi irréelle entre le champ de lave de Laugahraun, la mousse verte et les massifs rhyolitiques orange.

Nous approchons de Brennisteinsalda, que nous avons gravi l’an dernier.


Au-delà, c’est pour nous l’inconnu. Les sacs à dos commencent à se faire sentir. D’autant que celui de Monsieur n’est pas vraiment adapté à sa morphologie : tout le poids repose sur ses épaules et non sur les hanches. Après encore quelques kilomètres de montagnes ocres et un passage sur un plateau, nous progressons au milieu des fumerolles, mares de boue et sources chaudes de Stórihver.



Puis arrive, sur fond de calotte glaciaire immaculée, un désert de sable noir, de pierres ponce et d’obsidiennes vitrifiées et acérées à souhait. C’est fou ce que c’est brillant et tranchant.


Plus on évolue en direction des crêtes et plus le vent souffle.
Peu avant le sommet, un cairn à la mémoire d’Ido, un jeune israélien de 25 ans décédé à cause du blizzard le 27 juin 2004 à quelques kilomètres du refuge, nous rappelle que ce trek est tout à fait accessible par beau temps, mais peut vite virer au drame dans des conditions difficiles. Cette zone est d’ailleurs souvent sujette au vent violent et au brouillard. Heureusement que le balisage est régulier. Nous avons de la chance, mis à part le vent qui s’accentue encore, le ciel est bleu.
Quelques champs de neige et vers 16h30, nous voici en vue du refuge d’Hrafntinnusker, établi sur un plateau à plus de 1000 m d’altitude, au centre d’une zone d’activité géothermique et de collines enneigées.


Le refuge n’est pas très avenant, les douches et sanitaires réservés aux campeurs sont hors service et les emplacements pour les tentes sont délimités par des murs de pierres circulaires érigés contre le vent. Ça promet…

Avec ce vent justement, le montage de notre abri est délicat car il faut déployer la toile en essayant de l’arrimer le plus vite possible avec de grosses pierres (impossible avec des sardines), tout en évitant de la déchirer avec l’obsidienne qui compose les murs de pierres.
Une fois la tente installée, nous partons à la découverte des lieux. Une petite sente de 2 ou 3 km A/R vers le Mont Soðull (1132 m) nous offre un panorama époustouflant sur les massifs de Reykjafjöll au premier plan, le glacier Torfajökull et le Landmannalaugar déjà loin.




De retour au camp, il est l’heure de reprendre des forces. Allez, en avant le réchaud… Et à ce propos, je ne vous ai pas encore parlé de notre régime alimentaire. Comme pour le matériel, il doit être léger et calorique à la fois. Je remercie au passage Maud et Nico pour leurs bons tuyaux.
Au menu : LE MATIN : muesli maison (mélange de céréales, amandes, noix, canneberges, lait et cacao en poudre) + barres énergétiques EN JOURNEE : pâtes d’amande, pâtes de fruits, fruits secs, barres énergétiques, crackers et parfois une soupe à midi LE SOIR (plutôt l’après-midi, une fois la tente montée) : plats lyophilisés, saucisson, fromage, compote et chocolat (pour le plaisir). Soit environ 4 kg auxquels s’ajoute l’eau. Une bouteille d’1.5 l chacun + une petite bouteille de 0.5 l à portée de mains, que nous remplissions au fur et à mesure. C’était amplement suffisant pour notre consommation et la préparation des repas. Pourtant, qu’est ce que l’on a pu boire, il faut dire que l’eau est fraiche, pure et excellente.
Au palmarès de nos meilleurs plats lyophilisés, j’ai nommé dans l’ordre :
- Les spaghettis à la bolognaise - L’aligot aveyronnais (que nous avons agrémenté de viande des grisons) - La paëlla - Le poulet au curry et le couscous (bof, bof)
Et en plus on fait les difficiles : nous avons trouvé le poulet au curry trop épicé et le couscous trop sec !
On se couche assez tôt, d’autant que le vent ne nous incite pas à rester hors de la tente. Nous dormirons très peu, importunés par les assauts du vent d’une part et inquiets quant à la résistance de la tente d’autre part.
Insécurité à Madagascar English translation pending
Bonjour à tous,
Mon mari et moi, nous aimerions vraiment partir à Madagascar fin Mars 2015, mais en lisant un peu les commentaires de certains, et en faisant quelques recherches, j'ai vu que l'insécurité y était vraiment présente! Est-ce la réalité? Car on commence à se poser des questions sur cette destination, qui nous fait maintenant un peu peur! Sachant que ce n'est pas notre premier voyage en sac à dos!
Merci d'avance pour vos conseils!😉
Mon mari et moi, nous aimerions vraiment partir à Madagascar fin Mars 2015, mais en lisant un peu les commentaires de certains, et en faisant quelques recherches, j'ai vu que l'insécurité y était vraiment présente! Est-ce la réalité? Car on commence à se poser des questions sur cette destination, qui nous fait maintenant un peu peur! Sachant que ce n'est pas notre premier voyage en sac à dos!
Merci d'avance pour vos conseils!😉
Retour et impression après 12 jours en Grèce continentale English translation pending
Pour organiser notre voyage itinérant en Grèce, j'ai beaucoup lu et consulté les récits et avis des internautes même si je suis peu intervenue sur le site. C'est donc un juste retour des choses d'apporter maintenant ma contribution afin que d'autres puissent profiter de notre expérience. 😉
Nous avons fait un voyage itinérant d'une douzaine de jours à travers la Grèce du 20 septembre au 1er octobre, vol, hôtels et location de voiture. Notre circuit fut le suivant :

JOUR 1 : vol pour ATHENES, arrivée à 17h30, récupération des bagages, de la voiture et route pour ELEFSINA via l'autoroute. Notre but était de sortir de l'agglomération d'Athènes qui n'était pas au programme des visites (déjà fait lors d'un long week-end l'année dernière) et de nous mettre sur la route de Delphes.
JOUR 2 : Départ d'ELEFSINA après le petit-déjeuner par le chemin des écoliers jusqu'au monastère d'OSSIOS LOUKAS. Visite et pique-nique puis route vers ARACHOVA où nous passerons un moment à nous balader. Route jusqu'à DELPHES, arrêt à l'hôtel et, comme nous avons du temps et qu'il fait beau, départ pour GALAXIDI, au bord du golfe de Corinthe, où nous passerons la fin d'après-midi et la soirée avant de revenir dormir à DELPHES, le but étant d'être au plus près du site archéologique afin de commencer la visite le plus tôt possible le lendemain matin.
JOUR 3 : Départ matinal pour le site archéologique de DELPHES (à 5 minutes) afin de devancer les bus des TO. Vers 13h après la visite de la totalité du site excepté le musée, départ pour LES METEORES tout d'abord par une très belle route de montagne puis par la vaste et interminable plaine de Thessalie. Arrivée vers 17h à KASTRAKI, hôtel et petite balade à pied jusqu'au sunset. Soirée dans le charmant village de KASTRAKI.
JOUR 4 : A 9h, heure d'ouverture, nous sommes devant le monastère de Varlaam (Grand Météore est fermé puisque nous sommes mardi, nous avons prévu de le visiter demain), il y a déjà 3 bus vides sur le parking. Je soupçonne les monastères d'ouvrir plus tôt pour les TO. Sur la journée, nous visiterons successivement VARLAAM, grand mais très encombré de touristes et ceci d'autant plus que grand météore est fermé, St STEFANOUS, le plus accessible, un petit bijou de coquetterie encore habité par quelques nonnes, AGIO TRIADAS, celui qui a servi de décors à un film de James Bond, le plus difficile d'accès sans doute mais du coup très tranquille et vraiment différent, plus dépouillé et masculin, et enfin ROUSSALOU, également habité par des nonnes dont la partie visible est vraiment minuscule. Ce dernier, très impressionnant de l'extérieur l'est bien moins de l'intérieur. Le tout fut bien sûr entrecoupé de courtes balades et arrêts à différents points de vue.
JOUR 5 : Visite matinale de GRAND METEORE, tellement vaste qu'on y sent à peine le monde et vraiment à voir. Malgré les 4 monastères visités hier on n'a eu aucune impression de redondance. Route vers METSOVO par la montagne où nous ferons une pose déjeuner et une petite balade puis vers IOANNINA où nous dormirons après avoir visité le Kastro (la vieille ville en fait) ainsi que l'île (on en fait le tour en 1h à pied), accessible par bateau en 10 minutes.
JOUR 6 : Départ de IOANNINA pour PERAMA (10 minutes en voiture au nord) et visite guidée des grottes (1h) puis route vers le site archéologique de DODONE. Après la visite, direction NAFPAKTOS, sur le golfe de Corinthe où nous passerons la soirée et la nuit sous une pluie d'orage battante et particulièrement persistante !
JOUR 7 : Nous passons le fameux pont Rion-Antirion et gagnons, par l'autoroute (en travaux), le site de Mycènes que nous atteindrons vers 13h. La visite nous occupera plusieurs heures sous le soleil enfin revenu. Nous rejoignons ensuite NAFPLIO où nous dormirons cette nuit. Balade de fin d'après-midi le long de la mer sur un beau chemin de promenade aménagé, sunset à l'acropole et soirée dans la vieille ville.
JOUR 8 : La matinée est consacrée au site d'Asclépios avec le fameux théâtre d'EPIDAURE puis pose déjeuner en bord de mer et l'après-midi, retour à NAUPLIE par le chemin des écoliers, enfin ... des oliviers et visite de la forteresse Palamède. Soirée et seconde nuit à Napflio.
JOUR 9 : journée route mais quelle route ! Nous partons de NAUPLIE en longeant la côte jusqu'à LEONIDIA. Petit arrêt puis direction l'intérieur des terres via la montagne jusqu'au monastère d'Elona que nous visiterons. Passage du col peu avant KOSMAS où il fait vraiment froid d'où un arrêt très bref puis descente vers GERAKI, la chaleur, ses étroites ruelles et ses multiples élises byzantines. Le site de l'acropole est fermé pour restauration. Route jusqu'à SPARTE et nuit aux portes de l'ancienne cité byzantine de Mystras.
JOUR 10 : Visite de MYSTRAS haut et bas puis départ vers 14h pour MONEMVASSIA où nous arrivons vers 16h. Balade dans la vieille ville fortifiée, sur les remparts, montée à l'acropole (la ville haute) qui est ... fermée pour restauration jusqu'en décembre ! Balade à pied de la porte haute jusqu'à GEFIRA par un agréable chemin à flanc de coteau puis retour et nuit dans la ville basse.
JOUR 11 : Nous avions prévu de voir la ville haute en matinée mais comme l'accès en est interdit, nous prenons directement la route du nord. Ce soir, dernière soirée prévue à proximité de l'aéroport. Longue route, un peu soulante mais pas difficile jusqu'au canal de Corinthe où nous marquerons une petite pose puis direction LOUTRAKI, PERACHORA , le lac de VOULIAGMENIS et enfin le magnifique site naturel et archéologique dédié à Hera où nous passerons la fin d'après-midi. Enfin, route vers la banlieue d'ATHENES soirée et nuit sans charme avant le vol retour du lendemain !

Voilà pour le programme qui pourra peut-être aider de futurs voyageurs à construire leur propre itinéraire. Il comporte certes quelques longs moments de route mais sincèrement, ils n'ont pas été un poids. On roule vraiment très bien sur les routes grecques (bon, pas à 100km/h non plus), rien à voir avec l'Irlande ou l'Ecosse beaucoup moins "roulantes" et puis, l'habitude des grecs d'utiliser les bas côtés pour se rabattre, d'ignorer les lignes continues et de laisser systématiquement doubler les plus rapides favorise une circulation plus fluide. On ne reste jamais longtemps coincé dans une file. Le plus difficile, ce sont les villages avec les divers véhicules arrêtés n'importe où et n'importe comment et les gens qui discutent, se saluent, boivent un coup, mais c'est un spectacle à voir ! A noter cependant : nous voyagions hors saison et, nous sommes des lève-tôt (en vacances du moins) ! D'autre part les paysages sont magnifiques si tant est que l'on sorte de temps à autre des grands axes, avec d'agréables surprises, chèvres, troupeaux de moutons, berger ... Des tranches de vie presqu'à chaque virage.

Dans un prochain post, je tenterai d'établir un classement des sites que nous avons vus. Le but étant de partager nos impressions, pas toujours attendues, nous qui ne sommes ni professeurs d'histoire ni férus d'archéologie. Des classiques et ... quelques surprises !

Nous avons fait un voyage itinérant d'une douzaine de jours à travers la Grèce du 20 septembre au 1er octobre, vol, hôtels et location de voiture. Notre circuit fut le suivant :

JOUR 1 : vol pour ATHENES, arrivée à 17h30, récupération des bagages, de la voiture et route pour ELEFSINA via l'autoroute. Notre but était de sortir de l'agglomération d'Athènes qui n'était pas au programme des visites (déjà fait lors d'un long week-end l'année dernière) et de nous mettre sur la route de Delphes.
JOUR 2 : Départ d'ELEFSINA après le petit-déjeuner par le chemin des écoliers jusqu'au monastère d'OSSIOS LOUKAS. Visite et pique-nique puis route vers ARACHOVA où nous passerons un moment à nous balader. Route jusqu'à DELPHES, arrêt à l'hôtel et, comme nous avons du temps et qu'il fait beau, départ pour GALAXIDI, au bord du golfe de Corinthe, où nous passerons la fin d'après-midi et la soirée avant de revenir dormir à DELPHES, le but étant d'être au plus près du site archéologique afin de commencer la visite le plus tôt possible le lendemain matin.
JOUR 3 : Départ matinal pour le site archéologique de DELPHES (à 5 minutes) afin de devancer les bus des TO. Vers 13h après la visite de la totalité du site excepté le musée, départ pour LES METEORES tout d'abord par une très belle route de montagne puis par la vaste et interminable plaine de Thessalie. Arrivée vers 17h à KASTRAKI, hôtel et petite balade à pied jusqu'au sunset. Soirée dans le charmant village de KASTRAKI.
JOUR 4 : A 9h, heure d'ouverture, nous sommes devant le monastère de Varlaam (Grand Météore est fermé puisque nous sommes mardi, nous avons prévu de le visiter demain), il y a déjà 3 bus vides sur le parking. Je soupçonne les monastères d'ouvrir plus tôt pour les TO. Sur la journée, nous visiterons successivement VARLAAM, grand mais très encombré de touristes et ceci d'autant plus que grand météore est fermé, St STEFANOUS, le plus accessible, un petit bijou de coquetterie encore habité par quelques nonnes, AGIO TRIADAS, celui qui a servi de décors à un film de James Bond, le plus difficile d'accès sans doute mais du coup très tranquille et vraiment différent, plus dépouillé et masculin, et enfin ROUSSALOU, également habité par des nonnes dont la partie visible est vraiment minuscule. Ce dernier, très impressionnant de l'extérieur l'est bien moins de l'intérieur. Le tout fut bien sûr entrecoupé de courtes balades et arrêts à différents points de vue.
JOUR 5 : Visite matinale de GRAND METEORE, tellement vaste qu'on y sent à peine le monde et vraiment à voir. Malgré les 4 monastères visités hier on n'a eu aucune impression de redondance. Route vers METSOVO par la montagne où nous ferons une pose déjeuner et une petite balade puis vers IOANNINA où nous dormirons après avoir visité le Kastro (la vieille ville en fait) ainsi que l'île (on en fait le tour en 1h à pied), accessible par bateau en 10 minutes.
JOUR 6 : Départ de IOANNINA pour PERAMA (10 minutes en voiture au nord) et visite guidée des grottes (1h) puis route vers le site archéologique de DODONE. Après la visite, direction NAFPAKTOS, sur le golfe de Corinthe où nous passerons la soirée et la nuit sous une pluie d'orage battante et particulièrement persistante !
JOUR 7 : Nous passons le fameux pont Rion-Antirion et gagnons, par l'autoroute (en travaux), le site de Mycènes que nous atteindrons vers 13h. La visite nous occupera plusieurs heures sous le soleil enfin revenu. Nous rejoignons ensuite NAFPLIO où nous dormirons cette nuit. Balade de fin d'après-midi le long de la mer sur un beau chemin de promenade aménagé, sunset à l'acropole et soirée dans la vieille ville.
JOUR 8 : La matinée est consacrée au site d'Asclépios avec le fameux théâtre d'EPIDAURE puis pose déjeuner en bord de mer et l'après-midi, retour à NAUPLIE par le chemin des écoliers, enfin ... des oliviers et visite de la forteresse Palamède. Soirée et seconde nuit à Napflio.
JOUR 9 : journée route mais quelle route ! Nous partons de NAUPLIE en longeant la côte jusqu'à LEONIDIA. Petit arrêt puis direction l'intérieur des terres via la montagne jusqu'au monastère d'Elona que nous visiterons. Passage du col peu avant KOSMAS où il fait vraiment froid d'où un arrêt très bref puis descente vers GERAKI, la chaleur, ses étroites ruelles et ses multiples élises byzantines. Le site de l'acropole est fermé pour restauration. Route jusqu'à SPARTE et nuit aux portes de l'ancienne cité byzantine de Mystras.
JOUR 10 : Visite de MYSTRAS haut et bas puis départ vers 14h pour MONEMVASSIA où nous arrivons vers 16h. Balade dans la vieille ville fortifiée, sur les remparts, montée à l'acropole (la ville haute) qui est ... fermée pour restauration jusqu'en décembre ! Balade à pied de la porte haute jusqu'à GEFIRA par un agréable chemin à flanc de coteau puis retour et nuit dans la ville basse.
JOUR 11 : Nous avions prévu de voir la ville haute en matinée mais comme l'accès en est interdit, nous prenons directement la route du nord. Ce soir, dernière soirée prévue à proximité de l'aéroport. Longue route, un peu soulante mais pas difficile jusqu'au canal de Corinthe où nous marquerons une petite pose puis direction LOUTRAKI, PERACHORA , le lac de VOULIAGMENIS et enfin le magnifique site naturel et archéologique dédié à Hera où nous passerons la fin d'après-midi. Enfin, route vers la banlieue d'ATHENES soirée et nuit sans charme avant le vol retour du lendemain !

Voilà pour le programme qui pourra peut-être aider de futurs voyageurs à construire leur propre itinéraire. Il comporte certes quelques longs moments de route mais sincèrement, ils n'ont pas été un poids. On roule vraiment très bien sur les routes grecques (bon, pas à 100km/h non plus), rien à voir avec l'Irlande ou l'Ecosse beaucoup moins "roulantes" et puis, l'habitude des grecs d'utiliser les bas côtés pour se rabattre, d'ignorer les lignes continues et de laisser systématiquement doubler les plus rapides favorise une circulation plus fluide. On ne reste jamais longtemps coincé dans une file. Le plus difficile, ce sont les villages avec les divers véhicules arrêtés n'importe où et n'importe comment et les gens qui discutent, se saluent, boivent un coup, mais c'est un spectacle à voir ! A noter cependant : nous voyagions hors saison et, nous sommes des lève-tôt (en vacances du moins) ! D'autre part les paysages sont magnifiques si tant est que l'on sorte de temps à autre des grands axes, avec d'agréables surprises, chèvres, troupeaux de moutons, berger ... Des tranches de vie presqu'à chaque virage.

Dans un prochain post, je tenterai d'établir un classement des sites que nous avons vus. Le but étant de partager nos impressions, pas toujours attendues, nous qui ne sommes ni professeurs d'histoire ni férus d'archéologie. Des classiques et ... quelques surprises !

Pour ou contre bébé (moins de 2 ans) en voyage? English translation pending
Bonjour,
Le débat fait rage sur le pour et le contre de voyager avec un bébé…
Je crois avoir vu des postes sur le sujets, mais je ne les retrouves plus… Donc pour en discuter, j’ouvre ce nouveau post avec une discussion uniquement sur les bébés de moins de 2 ans (pour ne pas lancer la polémique du : un enfant de 12 ans ne devrait pas voyager car il n’en profite pas…)
Et si certains veulent apporter des conseils sur comment gérer leurs enfants en voyage, cela serait un plus. :) Par exemple, les classiques : on ne laisse pas un enfant dans sa voiture seule pendant qu’on fait une randonnée, un bébé est un être vivant qui a besoin d’être hydraté plus qu’un adulte (pour rappel, quand on a soif, c’est qu’on aurait déjà dû boire !), etc.
Donc : Pour ? Contre ? Mais si possible, surtout, Pourquoi ? Et sans insulte si possible : Car je sens que pour certains, cela va être impossible....
Pour commencer, voici un début de débat.
· Pour : bébé a-t-il plus besoin d’être dans un lieu rassurant ou de ses parents (enfin surtout sa maman) ? Ses parents sont leurs piliers, il est préférable de les garder… Surtout quand ses parents seront détendu par le voyage ! Le bébé le ressentira. :)
· Pour (et contre pour certains) : Changer le bébé de son domaine l’ouvre au monde ? Cela dépend fortement du bébé. Ce point est à l’image de la poussette : orienté vers papa/maman ou vers l’extérieur et l’inconnu ? Pour ma part, mon fils aime découvrir le monde et dans le caddie, il ne veut pas nous voir, mais voir ou l’on va !
· Contre : Voyager dans un pays n’ayant pas les mêmes normes d’hygiène qu’en France. Il ne faut pas oublier que si on peut attraper la tourista… Cela serait pire si le petit l’attrape !
· Contre : L’avion c’est trop long ? 10, 15, 20 h de vol, c’est long pour un bébé… Mais, comme les adultes, un bébé besoin de se dépenser en grandissant… Une solution serait donc de couper le vol et de privilégié 2 vol de 6 h avec 3 heures d’escales pour se dépenser, plutôt qu’un gros vol d’un coup…
· On s’en fout : o Bébé va pleurer dans l’avion et déranger les gens (C’est le classique : « Espérons pour les autres passagers des vols que vos enfants seront calmes ! ») : c’est pas notre problème ! La place est payante (même quand il n’y a pas de place physique) ! Notre bébé a donc le même droit qu’un autre passager… Sinon, merci de faire en sorte que celui qui ne s’est pas lavé, qui parle fort avec sa femme, qui aime ouvrir et fermer sa tablette durant tout le vol, qui ronfle, qui pete, etc. ne soit pas également admis ! Un bébé qui pleure au décollage est-il aussi insoutenable qu’un ado de 14 ans qui va mettre ses pieds contre votre dossier pendant tout le voyage ? Ou une petite fille de 8 ans qui va vous poser des questions pendant tous le voyages ? Oui, certains parents sont négligeant et non aucune manière… Cela reflète hélas la société… C’est du même ordre que la réputation des français à l’étranger ! On a beau donner 20 % de TIPS pour un service moyen, on nous regarde encore comme des radins, alors que mon beau-frère canadien anglophone qui ne larguera que 15% n’aura pas ces regards…
@ vous,
Geoffroy
Le débat fait rage sur le pour et le contre de voyager avec un bébé…
Je crois avoir vu des postes sur le sujets, mais je ne les retrouves plus… Donc pour en discuter, j’ouvre ce nouveau post avec une discussion uniquement sur les bébés de moins de 2 ans (pour ne pas lancer la polémique du : un enfant de 12 ans ne devrait pas voyager car il n’en profite pas…)
Et si certains veulent apporter des conseils sur comment gérer leurs enfants en voyage, cela serait un plus. :) Par exemple, les classiques : on ne laisse pas un enfant dans sa voiture seule pendant qu’on fait une randonnée, un bébé est un être vivant qui a besoin d’être hydraté plus qu’un adulte (pour rappel, quand on a soif, c’est qu’on aurait déjà dû boire !), etc.
Donc : Pour ? Contre ? Mais si possible, surtout, Pourquoi ? Et sans insulte si possible : Car je sens que pour certains, cela va être impossible....
Pour commencer, voici un début de débat.
· Pour : bébé a-t-il plus besoin d’être dans un lieu rassurant ou de ses parents (enfin surtout sa maman) ? Ses parents sont leurs piliers, il est préférable de les garder… Surtout quand ses parents seront détendu par le voyage ! Le bébé le ressentira. :)
· Pour (et contre pour certains) : Changer le bébé de son domaine l’ouvre au monde ? Cela dépend fortement du bébé. Ce point est à l’image de la poussette : orienté vers papa/maman ou vers l’extérieur et l’inconnu ? Pour ma part, mon fils aime découvrir le monde et dans le caddie, il ne veut pas nous voir, mais voir ou l’on va !
· Contre : Voyager dans un pays n’ayant pas les mêmes normes d’hygiène qu’en France. Il ne faut pas oublier que si on peut attraper la tourista… Cela serait pire si le petit l’attrape !
· Contre : L’avion c’est trop long ? 10, 15, 20 h de vol, c’est long pour un bébé… Mais, comme les adultes, un bébé besoin de se dépenser en grandissant… Une solution serait donc de couper le vol et de privilégié 2 vol de 6 h avec 3 heures d’escales pour se dépenser, plutôt qu’un gros vol d’un coup…
· On s’en fout : o Bébé va pleurer dans l’avion et déranger les gens (C’est le classique : « Espérons pour les autres passagers des vols que vos enfants seront calmes ! ») : c’est pas notre problème ! La place est payante (même quand il n’y a pas de place physique) ! Notre bébé a donc le même droit qu’un autre passager… Sinon, merci de faire en sorte que celui qui ne s’est pas lavé, qui parle fort avec sa femme, qui aime ouvrir et fermer sa tablette durant tout le vol, qui ronfle, qui pete, etc. ne soit pas également admis ! Un bébé qui pleure au décollage est-il aussi insoutenable qu’un ado de 14 ans qui va mettre ses pieds contre votre dossier pendant tout le voyage ? Ou une petite fille de 8 ans qui va vous poser des questions pendant tous le voyages ? Oui, certains parents sont négligeant et non aucune manière… Cela reflète hélas la société… C’est du même ordre que la réputation des français à l’étranger ! On a beau donner 20 % de TIPS pour un service moyen, on nous regarde encore comme des radins, alors que mon beau-frère canadien anglophone qui ne larguera que 15% n’aura pas ces regards…
@ vous,
Geoffroy