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Tamil Nadu et Sud du Karnataka English translation pending
by Yan55 · 2019-02-28 · 56 replies
Bonjour à tous. Pour notre quatrième voyage en Inde, nous avons décidé de retourner dans le sud et ce sera donc le Tamil Nadu (car nous avions dû faire un choix lors de notre voyage en 2014 et il nous était impossible de visiter tous les innombrables sites de cet état si riche en découvertes), nous ne faisons que traverser le Kerala, déjà visité en 2014, et continuons par le sud du Karnataka, encore un état où il y a de quoi découvrir. Voici ce qu'a été notre trajet (lieux d'étape) : Mamallapuram - Pondichéry - Kumbakonam - Tanjore - Pudukottai - Karaikudi - Madurai - Kanyakumari - Kochi - Metupellayam - Ooty - Mysore - Kuchalnagar - Hassan - Belur - Chitradurga - Udupi - Murudeshwar - Gokarna - Delhi La fréquence et la facilité d'utilisation des bus qui sillonnent ces états nous ont permis de rejoindre tous les lieux désirés sans aucun problème, à un prix défiant toute concurrence. Lors de ces trajets en bus, nous avons toujours été les seuls occidentaux. Comme d'habitude, nous n'avons réservé aucun hôtel par internet, nous téléphonions un ou deux jours avant dans les hôtels où nous avions l'intention d'aller, car nous aimons pouvoir changer d'avis en cours de route et pouvoir choisir de rester plus longtemps dans un endroit ou, au contraire, d'écourter le séjour quand bon nous semble. Nous avions, à l'arrivée à Mamallapuram, acheté une carte SIM et 4G. (Il faut attendre 24h pour l'activer, donc l'acheter dans un endroit où l'on a l'intention de rester au moins deux jours) . -Départ le 10 janvier avec Air India. Nous décollons de PCDG à 21h, arrivée le 11 à Delhi où nous changeons d'avion, puis, après tout un tas de contrôles, départ pour Chennai où nous arrivons à 16h. Une fois sortis de l'aéroport, nous prenons un taxi prépaid pour aller à Mamallapuram (1500rps + taxes en cours de route : 50rps puis 75rps). A Mamallapuram, nous retournons à la Daphné guest-house où nous avions déjà séjourné en 2014. Elle est toujours aussi agréable, avec ses chambres donnant sur un grand balcon au-dessus d'un patio arboré (950rps). Mamallapuram est très touristique, mais c'est un endroit agréable pour commencer un séjour car ça permet de se reposer de la fatigue du vol et du décalage horaire. De plus, c'est une ville de pèlerinage où se trouvent de magnifiques temples et sculptures très anciens. Nous changeons des euros dans une des nombreuses petites boutiques de change (très bon taux : 80rps pour 1€) -Samedi 12 janvier : Balade jusqu'à l'immense et magnifique bas-relief représentant l'Ascèse d'Arjuna que nous prenons toujours plaisir à admirer. Nous ne retournons pas voir les "Cinq Ratha" mais déambulons paisiblement dans le grand parc où se trouvent plusieurs temples et la célèbre "butter ball". Ce qui est différent de notre voyage en 2014, c'est qu'il y a beaucoup plus de touristes indiens (plutôt bruyants) qu'à l'époque et, ça dans toute l'Inde (nous avions constaté le même phénomène à Orchha l'an dernier). Il y a aussi plein de pèlerins tout de rouge vêtus qui arrivent par cars entiers. La plage derrière le temple du Rivage est rouge de monde et c'est la fête foraine avec des stands de toutes sortes et des petits manèges actionnés à la main... C'est bientôt Pongal, ceci explique peut-être cet afflux de pèlerins ici. Les restaurants sont légions ici et pas tous terribles, c'est le lot des endroits très touristiques. Mamallapuram, ça va deux jours, mais pas plus... - Dimanche 13/01 : A 13h, nous partons pour Pondichéry, étape qui ne nous enchante pas vraiment car nous n'avions pas trouvé cette ville très intéressante en 2014, mais la route passe inévitablement par là, donc... Nous logeons à la Swades guest-house, très sympa malgré la chambre très petite : 1100rps (c'est la seule qui restait). La guest-house a l'avantage d'offrir deux terrasses super agréables et l'accueil est vraiment sympathique. Elle est située dans le quartier musulman, ce dont nous nous apercevons très vite par l'appel à la prière retentissant qui arrive d'une mosquée dont le haut-parleur donne presque sur la terrasse de la guest-house ! Réveil garanti à 5 heures du mat ! Balade au temple de Ganesh puis promenade jusqu'au bord de mer. Il y a énormément de vent. Le Goubert Salai, la rue qui longe le Golfe du Bengale, est piétonne tous les soirs à partir de 16h, et ça, c'est bien agréable... les habitants viennent se balader là et profiter de la fraîcheur du soir en famille. "Le Café", près de la statue de Gandhi, est un lieu incontournable pour savourer un lassi ou autre boisson sur la terrasse dans le vent marin. Il y a toujours beaucoup de monde... Nous allons dîner au "Indian Coffee House" où nous retrouvons enfin l'ambiance des vrais restos indiens, bon et vraiment pas cher, cuisine typiquement indienne, épicée juste comme il faut... Dommage que ça soit si loin de la guest-house...
Les aventures de Marco et Denito au pays de Bernardo et Arturo English translation pending
by Marclamarre · 2019-02-21 · 56 replies
Nos 60 jours passés dans les régions au nord de Santiago furent à tout point de vue mémorables. Je n’hésite pas une seconde à dire que ce fut le plus magnifique voyage de montagnes depuis que… je voyage assidûment (2001) Assurément, il y a eu un total de 5 mois passés au Népal avec des paysages de montagnes sublimes, qui restent gravés dans ma mémoire mais il faut quand même le préciser: le Népal ce n’est pas pour tout le monde, car les conditions de séjour sont difficiles… Adieu confort, bonne bouffe, déplacements faciles etc… Je ne fais pas beaucoup dans les appréciations personnelles, et les activités quotidiennes. Quand je nomme un lieu, un établissement, une route panoramique, c’est que cela a été testé par bibi et approuvé ou non! À l’origine, nous voulions louer ne voiture à Arica et la remettre à Santiago. Le prix exigé étant astronomique, nous avons donc décidé de faire 4 locations de voitures en faisant des trajets en boucles. Vol Toronto/Santiago immédiatement suivit d’un vol Santiago/Arica. N = nuitée Première boucle Arica/Arica, 20 nov 2018 au 04 décembre 2018, 14 jours, 1871 km parcourus, VW Virtus Europcar, payée 503,800 P. Ouvrons une parenthèse: si vous travaillez pour une agence de location de voitures, je suggère de ne pas lire ce qui suit. Vous avez été prévenu… Quand vous achetez un litre de lait à l’épicerie, vous pouvez être raisonnablement certain de payer à peu près le même prix quel que soit l’épicerie choisie, non? Eh! bien pour un véhicule locatif, il semble y avoir une très large palette de prix parmis plusieurs locateurs pour le même modèle de voiture, et même un large éventail de prix dépendant de la platteforme utilisée… Il y a Europcar.com et il y a l’application Europcar pour téléphone, par exemple. Nous avons mené plusieurs simulations à différents moments de la journée, à plusieurs jours d’interval sur différents réseaux, et franchement les prix étaient passablement variables. Donc, nous avons payé cette première location à partir du Canada sur Europcar.com (5 semaines avant le depart) et nous avons payé au moins 150.00$ de trop… car une misérable semaine avant le d��part, la même voiture nous aurait coûté 458,000 P. Je ne sais pas s’il y a une leçon particulière à tirer de tout cela… Louer bien avant de partir? Louer peu de temps avant de partir? Faire de multiples simulations avec différentes firmes? Se croiser les doigts? Une chose de certaine: les lois de la logique ne s’appliquent pas… quand il s’agit de la location d’une voiture à l’étranger! Fermeture de la parenthèse. Habituellement, nous aimons bien faire du camping, mais la perspective de trimballer notre équipement pendant 2 mois conjugé au fait que camper à plus de 3000 mètres n’est pas évident côté froid. On s’est abstenu… Il y a un incontournable quand il s’agit de quitter Arica pour se diriger vers Putre: le gain en altitude et la très faible possibilité de faire des palliers d’acclimatation. Il y a Socoroma à 3060m. Un superbe de beau petit village bien fleuri et propret. De la route principale, la descente au village est… sportive! Pour avoir questionné un peu, il semble que ce soit la seule alternative à Putre (juchée à au moins 3500m). Avoir su, on aurait jeté notre dévolu sur Socoroma au lieu de croire que Poconchili pouvait constituer une nuitée acceptable… Malheureusement, ce village n’est pas situé assez en altitude pour en faire un pallier d’acclimatation acceptable… Nous avons donc réservé 1 nuit à Eco Truly qui fait ashram Hare Krisna. Nous sommes arrivés vers 15h00 après avoir vadrouillés le village de San Miguel de Azapa et son musée bien sympa. L’endroit où dorment les invités est une construction qui sort de l’ordinaire dans un sens positif, c’est relativement propre, mais poussiéreux sous les lits. Les sanitaires sont rudimentaires. Le tour de cette communauté se fait très rapidement: le centre de recyclage, de compostage, le jardin etc… D’entrée de jeu, je peux dire avec certitude que nous n’avons pas faits l’objet de prosélytisme religieux d’aucune façon. Un seul détail m’a en fait beaucoup fait tiquer: les chats et les chiens qui grimpent sur les tables de la salle à manger sans que personne ne tente de les déloger ou ne dise quoi que ce soit… Je ne suis pas un obsédé de propreté, mais je sais depuis longtemps que les animaux et les humains ne devraient pas vivrent une telle prosmiscuité. Le repas du soir fut très frugal pour ne pas dire monastique: soupe clairote, légumes en purée, un quignon de pain, et beaucoup de thé. Puis, dodo. Tôt le lendemain matin, Denis se plaint de crampes, de gaz intestinaux etc… Moi? Rien. Lui décide de ne pas manger, moi oui. Le déjeuner sera essentiellement une reprise de la veille, une pomme en plus. Nous quittons tôt. On prend notre temps et arrivons à Putre vers 14h00, et là c’est la totale: crampes abdominals, fièvre, diarrhée et vomissements. Bienvenue à Putre! En fin PM, je vais au dispensaire du village. Une consultation: signes vitaux, administration d’oxygène, médicaments et consultation avec un médecin coûteront 20,000 P. La pression sanguine est haute 140/90 (normal dans les circonstance), le pouls élevé à 94/minutes et la saturation en O2 à 82%, c’est pas mal bas, ça mes amis… et les 10 minutes d’administration d’oxygène n’y changeront pas grand chose… La (très) jeune médecin importée sans doute de Santiago tente de m’amadouer en me parlant de difficile acclimation à l’altitude. J’ai vu neigé avant aujourd’hui chérie, et j’ai travaillé dans des hôpitaux presque 40 ans, alors… La fièvre tenace et la diarrhée ne font pas parties des symptômes... J’aurais finalement droit à de lopéramide et des comprimés en masse d’acétominophène.

La gastroentérite, ça aurait pu arriver n’importe où et n’importe quand, mais les presque 2 jours de repos m’ont forcé à réfléchir à la situation: est-ce que grimper de zéro à 3500 mètres aurait représenté un si grave danger? Ayant fait le Népal, on a entendu parler de l’acclimatation très souvent pour se faire dire que les êtres humains sont tous un peu, pas mal différents face à l’altitude. Certains seront très incommodés, d’autres beaucoup moins. Je ne donnerai pas de conseils fermes, mais je dirai seulement que de grimper directement à Putre et attendre là sagement 24 ou 48 heures en faisant des randonnées courtes et pas essouflantes pourrait être une avenue à explorer, du moins à ne pas rejeter du revers de la main… Quand on se trouve à plus de 3500m et que l’on grimpe plus haut, c’est une autre histoire… Cependant, n’oubliez pas vos comprimés d’acétaminophène, hein? Les sorties quotidiennes avec retours et couchers à Putre: Putre/Suriplaza/Putre Même avec la carte Copec, je suis franchement désolé, mais oubliez ça… car elle est beaucoup trop vague… Il vous faut OBLIGATOIREMENT la carte intitulée Suriplaza de Flavio D’Inca. Suriplaza, c’est un ensemble de formations rocheuses appelées “planète mars” (car la matière rocheuse est principalement de couleur rouge) et la “lune” (car la matière rocheuse est principalement? Allez, tous en choeur: grise!). Il y a plein de choses à voir dans cette région: la quebrada Allane puis le village de Coronel Alcerreca. Vous vous sentirez en sécurité, car des carabineros il en pleut dans le coin because la proximité des frontières péruviennes et boliviennes. Si vous voulez pousser plus loin en direction de la frontière péruvienne, vers le village de Tacora, par exemple pour voir le volcan, il vous faudra un véhicule 4 X 4. Nous avons donc vu le volcan de la route… La vue est quand même très acceptable. À cause des avertissements, que dis-je: des objections de Flavio, nous avons mis un X sur Visviri qu’on peut atteindre via la Route A93. Bon, semblerait qu’un traffic de drogues transiterait par là, et c’est vrai que la géographie des lieux semble donner raison à Flavio car l’endroit est collé sur la frontière bolivienne, mais la beauté de cette région montagneuse nous interpellelaient quand même beaucoup! On laissera tomber, non sans regrets. Pour le clou du spectacle, c’est-à-dire Mars et la Lune, nous avons rencontré un traffic routier super intense: 1 voiture et à la vitesse que le véhicule filait, c’était sans doute un “local”… Donc, vraiment pas populaire la région. Et pourtant… Même des photos ne rendent pas justice à l’endroit. Que c’est agréable de randonner là où il n’y a strictement personne. À certains moments, le silence était tellement présent qu’on se croyait vraiment sur Marc ou la Lune. En quittant Putre, vous ferez moins de 5 km sur l’alphalte, après ben c’est: bonjour la poussière… Bien que celle-ci devrait (en théorie) être plutôt derrière votre véhicule que devant, eh! bien il n’en demeure pas moins qu’elle va s’imiscer quand même! Prévoyez un lunch, il n’y a strictment rien dans le coin… Un long trajet A/R en perspective quand même (+ou- 150 km) ! Putre/Parinacota/lago Chungara/Putre Semblerait que ce soit le grand “classique” de la région. Le village de Parinacota ressemblait à une ville fantôme quand on y a passé… Si ça n’avais été d’un couple allemand arrivé presqu’en même temps que nous, on aurait songé à une attaque au sarin… Il y a bien l’église (vérouillée à double tour), une place centrale, et un guest house lui-aussi désert (sans note d’explication à l’entrée). On a trouvé un sentier qui mène… nul part puisqu’il fait une boucle. Bien indiqué et tracé, pas exigeant physiquement, mais aux paysages sages. Plus loin, la laguna Cotacotani en vaut assurément le détour. Nous y avons vu des flamands, des volailles aquatiques et nos chères vicunas. Cependant, nous n’avons pas pu localiser le sentier sensé mener aux rives de la lagune… En respectant l’écologie du terrain, et grâce à nos lunettes d’approche on a pu passer quelques heures fort agréables. Pour le lac Chungara, force est d’admettre que le traffic des camions lourds et les innombrables travaux routiers du moment ont gâché notre visite… de même que les pylônes et fils électriques qui bloquent passablement la vue. Quelques arrêts sur la route sont possibles, mais à notre passage, ils étaient souvent en reconstruction… avec accès interdit. Je pense que les Chiliens sont conscients du potentiel du site, et font de leurs mieux pour l’aménager, mais le traffic routier et les pylônes rendent la visite beaucoup moins intéressante, du moins pour l’instant. Par contre, nous avons parlé à un couple de touristes des USA, et l’ayant fait le 25 décembre, nous ont dit qu’ils avaient trouvé l’expérience: magical! Putre/vers l’est avec la Route 11/Putre Vous devez nécessairement passer juste devant pour poursuivre vos aventures “parinacottiennes”. Ça serait dommage de passer outre pour vous précipiter au plus vite sur la lac ou le salar de Surire… C’est certain que le parc Las Cuevas n’est pas un incontournable, mais si vous cherchez kek chose de pépère pour vous acclimater en douce, il fera très certainement l’affaire. Et même si vous n’avez pas à vous acclimater, je vous le conseille quand même!!! Difficle d’ignorer le sentier déjà tout indiqué et tracé… La diversité des écosystèmes est intéressante, et si vous venez tôt le matin, la faune pourrait être au rendez-vous… Beaucoup de vizcachas (Lagidium Viscacia) se cachent dans les formation rocheuses. Si vous êtes fins observateurs et immobiles, vous en verrez une tonne! Putre/parc Lauca jusqu’au salar de Surire/Putre On ne peut pas parler de cette journée sans immédiatement ajouter qu’il s’agit véritablement d’une expédition. J’en voit rire: franchement, vous ne devriez pas… Vous aussi allez revenir à Putre “la plotte à terre” (physiquement épuisé). Partir aux aurores et revenir très tard, pas loin de 260 km à avaler, de la poussière en quantité industrielle, des #$@!)*%& de camions qui soulèvent des tonnes de poussière, emporter votre bouffe (2 repas + collation + pas mal d’eau). Vous avez été prévenus. Encore une fois, la carte Copec ne sert pas à grand chose… Celle de Flavio est tout indiquée, juré. Non, je touche pas de commission… L’itinéraire proposé par Flavio indique: Misitune (beaux paysages), Saxra Marka (un point de vue ABSOLUMENT incontournable, mais qui se mérite cependant…), le salar de Surire proprement dit, les thermes de Palloquire et enfin le village de Guallatire. N’oubliez pas de souvent regarder vers l’est lors du retour, car c’est là qu’on peut voir les multiples volcans/sommets de la region!!! Je n’entre pas dans les détails, car il y aurait vraiment, mais alors là vraiment, beaucoup à dire sur cette journée… Je dirais seulement que si vous pensez coucher dans les refuges de la Conaf, eh! bien soyez vraiment sûrs de votre coup, car nous avons lunché précisément à l’ombre de ces bâtiments (en compagnie des vizcachas) et tout était fermé à clé. Aucun numéro de téléphone, aucun horaire de présence, aucune note priant de communiquer avec tel ou tel organisme : NADA! Dans ces régions du nord du Chili, certain(e)s “forumeurs” ne jurent que par les 4 X 2 ou 4 X 4. Je tiens à souligner à gros traits que nous étions en voiture (une VW Virtus pour le rappeler) et que nous n’avons eu strictement aucun problème à passer partout. Nous avons traversé un seul gué (un filet d’eau, vraiment), le rio Lauca, mais à ce moment de l’année, c’était vraiment un filet d’eau. Le 2ième élément: vous ne pourrez pas faire le tour du salar en voiture, car la route est trop sablonneuse, donc en voiture vous devrez faire l’impasse sur les thermes (à moins de marcher pendant des heures et des heures…) Par contre, vous pourrez vous rendre sans trop de problèmes vers Chacaya pour y voir les innombrables flamands. La route est un peu défoncée, mais à basse vitesse: pas de problème! Si c’était à recommencer, le coucher au refuge de la Conasse… oups je voulais dire: Conaf (mais dans le fond, c’est ce que je pense d’eux…) serait une bonne alternative à cette journée éprouvante. 2 jours/1 nuit, ça aurait été le paradis! Comme nous n’avions pas prévu à l’origine passer la nuit au refuge de la Conaf, nous n’avons pas pris de renseignements. Une fois arrivés sur les lieux cependant, le tout avait l’air véritablement fermé à double tour. Il n’y avait aucune pancarte pour avertir de quoi que ce soit… Même pas un numéro de téléphone pour un cas d’extrême urgence… Les rideaux étaient tirés, et l’entretien (extérieur) des bâtiments laissait à désirer… Peinture écaillée, pas de poubelle extérieures, toiles d’araignées dans la plupart des fenêtres etc… C’était à se demander si le refuge sert vraiment de temps en temps? Départ de Putre pour Belen, Tignamar et Codpa En quittant la Route 11 pour s’engager sur la A-201, le panorame devient moins idyllique… Beaucoup de déchets jonchent le sol et les ravines… On a éparpillé savamment le tout, mais la réalité des humains qui habitent en milieu montagneux ou l’État n’investit que très peu dans les installations sanitaires de base, frappe. On a vu bien pire au Mexique, mais ça égratigne la rétine, c’est certain… Arrêt à Codpa, mais la quebrada est trop jolie, et s’offre à nous encore et encore alors on continue jusqu’à la fin qui s’annonce être à Palca. Retour sur nos pas et arrêt à Guanacagua pour la N. Le réservoir de la voiture indiquant un peu moins que moitié vide, et les bidons étant vides, on se dit qu’il est temps d’aller investiguer ce que notre logeuse nous a indiqué : c’est-à-dire qu’au kilomètre 2006 de la Panam., il y aurait un almacen qui vendrait de l’essence. Il y en aurait aussi possibilité de s’approvisionner à Cuya. Pas testé, mais pour y avoir mangé, je serais enclin à le croire sans hésitation puisqu’il s’y trouve quelques restaurants et c’est en plus un carrefour où les bus s’arrêtent, alors… En quittant la A-35, on tombe justement dessus (l’almacen). Oui, on vend de l’essence. 1000 P le litre. On est preneur. On remplit la voiture et les bidons. Bref arrêt bouffe à Cuya, et départ pour Camina pour la N. Le lendemain, on se laisse tenter par une excursion à la laguna roja. On s’attend à un véhicule 4 X 4, mais c’est un Mitsubishi Delica qui nous attend… On quitte Camina dans le fond de la vallée pour monter par des routes escarpées et royalement magnifiques. On nous avait dit que la route était difficile, et elle l’est… Sur la A-95, c’est ben correct, mais à l’embranchement pour se diriger vers la lagune, c’est pas mal plus tape-cul… Ne pas penser ne serais-ce qu’une seconde pouvoir faire le périple en voiture, mais oui: attendez! On va la faire en camionnette, non? Aie! Aie! Aie! Le cul en compote, on arrive là-bas. Valait la peine, comme ils disent. Retour à Camina pour une autre N. Et maintenant, la partie plus “aventureuse” de cette boucle. Je ne l’écrit pas a posteriori, car nous savions à quoi nous attendre. Les gens nous avaient prévenu, et la carte routière aussi!!! L’idée de départ était de se rendre à Colchane en passant par le parc Isluga. Sur une carte, ça semble assez clair, mais la réalité est vraiment différente sur le terrain quand les carrefours sont nombreux et les panneaux routiers… pratiquement inexistants… Si on voit quelques embranchements sur la carte, le terrain lui regorge de raccourcis, de pistes qui mènent nulle part… Vous voyez le genre? On est du genre pas mal intrépides dans la vie comme en voiture. À t’on de l’essence en masse? Oui. À t’on toute la journée pour atteindre Colchane? Oui. Fait-il un temps magnifique? Oui. Ben, c’est assez les questions: on y va! Ce fut une des plus belles balades du voyages, les paysages ne sont pas des plus: ah! mais quand même… C’est ici que je dois aborder un thème qui en fera… sourire certains? Qui fera craindre des lecteurs de mourir dans un endroit perdu au beau milieu de nulle part? On verra bien. Le trajet entre Carmina et Colchane a comporté au moins 7 gués… Bon, ça a déjà commencé à craindre un peu, non? Comment ont-ils faits? En voiture en plus? Ont-ils arraché la moitié de la carosserie? Ben oui, c’est assez inhabituel de se retrouver devant un gué quand on conduit un véhicule, non? C’est pas ordinaire, et c’est justement pour ça que c’est dans ma définitions de tâches… Oui, au premier on a eu quelques papillons. Faut bien jauger pour ne pas être obligé d’appeler une remorqueuse qui de toute façon ne se serait JAMAIS rendue à cet endroit… On respire par le nez, on retire ses chaussures, ses chausettes et on va tout simplement faire patauge dans la belle eau claire. Le fond est sablonneux, mais pas trop? Pas de présence de vase? Les rochers ont été savamment mis de côté par les usagers antérieurs? Le niveau d’eau fait moins de 60 cm? Alors on croise quand même un tout petit peu les doigts, et on appuie sur la pédale assez vite merci! Eh! bien voilà. C’est fait. Il en restera 6 autres tout aussi faciles à traverser. Je ne voudrais pas avoir l’air de celui qui prend tout pour un jeu. Mais comme la région n’avait pas reçu une goutte de pluie depuis des mois, que plusieurs gens du coin nous avaient donné leur bénédiction, que l’on a compris rapidement que les gués étaient franchissables sans même émettre un doute, alors on s’est dit: Youppi! Cependant, il vous est fortement recommandé de bien évaluer la situation AVANT de faire cette aventure, hein? La seule et plus importante raison est la suivante: il n’y a aucun plan B possible. Cette route est prodigieusement belle et intéressante, mais effroyablement isolée. La traversée du parc Isluga fut très agréable, le fait de n’avoir pas rencontré un seul véhicule a ajouté beaucoup à cette journée mémorable. N à Colchane. La descente de Colchane vers la Panam. est très pittoresque, mais rien d’aussi ah!!! que ce que l’avait vu jusqu’à ce moment. Visite de Hamberstone, 2 jours à Equique, puis retour à Arica. FIN DE LA PREMIÈRE BOUCLE Je m’en voudrais de ne pas aborder la décision à prendre (et à assumer financièrement) pour tous voyageurs dans la région: voiture ou véhicule plus musclé? Je vais sans doute faire rougir de bonheur le ministre responsable des travaux publics (je pense plus particulièrement à l’entretien des routes et autoroutes) du gouvernement chilien, mais franchement, et en toute vérité: chapeau! Le réseau est superbement bien entretenu, les panneaux routiers sont (trop) nombreux, mais peut-être vaut-il plus que moins?? Nous avons empruntés très, très souvent des routes de montagnes somme toute fréquentées avant tout par les gens du coin, et très peu par les touristes. Le bitume ou alors le concassé était toujours dans un état proche de la perfection… Si les routes (et il y en avait souvent) passaient dans des zones d’avalanches et de désintégration des couches rocheuses superficielles (sable et + ou – petits/gros cailloux, par exemple), le chemin était exempt de gros rochers ou alors ils étaient tassés sur le côté.. Souvent des filets d’acier, des murs de soutient ou de captation des éboulis étaient installés (et fonctionnels) dans les endroits stratégiques. Je n’y connais rien en la matière, mais je pense que le gouvernement du pays doit dépenser des sommes d’argent conséquentes, car l’entretien est nettement supérieur à ce que j’ai vu ailleurs en zones montagneuses, Mexique, notamment. Je vais terminer ce premier segment en disant que la conduite automobile dans les régions du nord du Chili est facile et particulièrement sécuritaire. Un de mes buts en écrivant ce compte-rendu était de vous faire pleinement réaliser qu’au moment de l’année où nous avons effectué ce périple, la location d’une voiture s’est révélée amplement suffisante, et particulièrement économique. Je n’ai vraiment rien contre les plus gros véhicules, mais il faut bien le dire et le redire: les coûts de location ne sont pas les mêmes… À méditer! Les photos affichées sont mélangées pour faire exprès.
Compte rendu MSC Preziosa aux Antilles du 27 janvier au 10 février 2019 English translation pending
by Rcoucou · 2019-02-14 · 125 replies
Bonjour à tous et à toutes

Je vous invite ici à donner vos impressions et conseils sur cette croisière que vous auriez déjà effectuée.

Revenant d'une croisière sur le MSC Préziosa dont voici les escales

27 janv Pointe a pitre appareillage à 19H 28 janv Road town iles vierges britaniques 10H 19H > 9H30 à 18H30 29 janv Phillipsburg St Martin 8H 19H 30 janv Roseau la Dominique 9H 19H > 9H à 18H 31 janv Basseterre St Kitts 9H 19H 01 fev St john's Antigua 8H 18H 02 fev Fort de France Martinique 8H 23H > 8H à 6H le lendemain 03 fev Pointe à pitre Guadeloupe 8H 19H > 12H à 22 H 04 fev Castrie St Lucie 9H 18H 05 fev Bridgetown Barbades 8H 20H 06 fev Port of spain Trinidad 9H 18H 07 fev St Georges Grenade 9H 18H > 8H à 18H 08 fev Kingstown St Vincent Grenadine 9H 18H 09 fev Fort de France Martinique 8H 23H > 8H à 22H30 10 fev Pointe a pitre Guadeloupe débarquement 8H

En somme des escales assez longues à terre et pas de journée en mer avec cependant des petits changements dans les horaires définis au départ voir les horaires après >

notamment le 02 fev à Fort de France où le bateau a dû attendre après un avion complet MSC d'ou notre retard à l'accostage à 12H à Pointe à pitre en Guadeloupe le lendemain le 3 fev

Mais ce ne fut pas le seul retard dû aux transports de notre groupe VF Deux de mes amies étant parti 3 jours avant l'appareillage ont eu quelques problèmes avec leur avion, les obligeant à faire escale en plein océan Atlantique sur une île militaire Portugaise. Ce qui retarda pour le moins le repos qu'elles pensaient prendre à l'hôtel. Néanmoins elles ont quand même pu décoller le lendemain matin à 2H après avoir rembarqué dans un autre avion affrété par Air France avec leurs bagages. Heureusement les beaux militaires ne les ont pas subjuguées 😉 et le 25 janv à 7H elles étaient amusées mais fourbu de ce compte temps pour leur arrivée à l'hôtel à Pointe à Pitre.

Elles ont quand même pu profiter de leur arrivée anticipée pour visiter la Guadeloupe? Je leur laisse le soin de le faire ici après.🙂

Quatre autres de nos amis avaient également anticipé leur vol pour arriver le 25 janv.

Le 26 janv nous arrivions avec le reste de la troupe toujours à l'hôtel à pointe a pitre, car en réservant le vol XL airways nous même, il est toujours prudent de prévoir un jour sur place pour un aléa de transport afin de prendre le bateau à temps. Cela nous permet aussi d'encaisser le décalage horaire de 5H de moins qu'en métropole, nous sommes donc arrivés à l'hôtel à 16H heure locale convoyé par la "compagnie de taxi Ruddy".😎

Malgré un petit quiproquo sur l'endroit de la prise en charge à l'aéroport et malgré l'écriteau tenu à bout de bras "rcoucou".😊 Transfert ce jour-là pour 9 personnes avec bagages et grosses valises, il faut assurer merci Ruddy.

Nous avons quand même profité de la plage et des transats jusqu'au coucher de soleil avant l'Apéro (APp mon abréviation grecque).😉

Le seul barman tout en étant très efficace mais débordé par les multiples commandes de cocktails, restait malgré tout très souriant et méthodique malgré l'impatience de ses clients. Il devrait sans doute être aidé à cette heure-là, car le bar était quasiment plein.

Ma femme participa involontairement aux jeux apéritifs et gagna un bon pour 1 cocktail.🙂

Une soirée cool passée à l'hôtel avec un buffet, 2 plats (23€) suivi d'une animation en fin de soirée au bar . Celui ci étant fermé le lendemain midi, ma moitié en a profité pour solder son bon cocktail, je l'accompagnerai donc, bien conseillé par le barman, par un Rhum Damoiseau XO, un délice comparé aux somnifères en pharmacie.😛



Je sais la photo est flou 😛mais moi aussi je l'étais à cette heure-là à 6H30 du matin heure française.

je laisse le soin aux autres de participer à ce compte rendu escale par escale

A suivre ..
Compte rendu d'une croisière sur MSC Lirica en golfes Persique et d'Oman English translation pending
by Micy · 2019-02-08 · 81 replies
Salut,

Nous rentrons d’une croisière de 11 nuits (12 jours) sur MSC LIRICA avec embarquement et débarquement à Dubaï.

Pourquoi le choix de MSC ?

Nous recherchions à découvrir les golfes persique et d’Oman au travers d’une croisière sur place d’une dizaine de jours et nous souhaitions faire une croisière MSC pour la première fois. Cette croisière de 11 nuits sur LIRICA répondait donc à nos critères.

Les escales étaient

Dubaï (+nuit à quai) Abu Dhabi Sir Banni Yas Is Doha Bahrein Kashab Muscat (+nuit à quai) Dubaï (+nuit à quai)

Si c’était la première fois avec MSC … ce n’était pas notre première croisière loin de là.

Étant Perla Diamente chez Costa, nous avions été classés « BLACK » chez MSC via le « status match » de MSC et cela sans avoir jamais navigué avec eux !!!

La réservation vols + croisière a été faite directement avec MSC en formule cabine intérieure Bella.

Après consultation du site VF, nous avons réservé à l’avance certaines excursions et avons choisi de nous débrouiller par nous même pour d’autres escales.

Nous n’avions pas réservé de package boisson à l’avance, ceux-ci étant d’un prix exorbitant tenant compte de nos consommations.

Nous avions acheté le « package » complet vols+croisière avec les vols aller et retour « MSC », assurés par la compagnie EMIRATES en vols directs Bruxelles-Dubaï.

Formalités administratives

Seul le passeport valable 6 mois au moins est nécessaire.

Pas besoin de visa préalable ni pour les Emirats, ni pour le Qatar ni pour Oman ni pour Bahrein. Nos passeports seront conservés par MSC durant toute la croisière et tamponnés par les autorités des Emirats, Oman et qatar.

Vols – embarquement – débarquement

Le vol aller est direct sur EMIRATES de Bruxelles (20h15) à Dubaï (06h00) soit un peu moins de 7 heures de vol et un décalage horaire de 3 heures.

Du personnel MSC est présent à l’enregistrement à Bruxelles afin de lister les passagers MSC présents (une vingtaine) et de les informer.

Le vol aller est plein et se passe bien. Repas du soir et petit-déjeuner seront servis durant le vol

Remarques - Le choix des siège est possible à l’avance - L’allocation « bagages soute » est très généreuse … 30 kg par personne

Nous débarquons à Dubaï airport un peu avant 06h00 du matin.

La procédure d’immigration nous prend une petite demi-heure avant de récupérer les bagages et la sortie de la zone sécurisée. Nous en profitons pour munir nos bagages enregistrés des bandelettes MSC avec notre N° de cabine

Du personnel MSC est présent à la sortie de cette zone et une chaîne de 5 ou 6 agents MSC nous guide vers les bus MSC en attente. Nos bagages sont mis en soute du bus et nous les retrouverons devant notre cabine.

Nous quittons l’aéroport vers 07h15.

Il est environ 07h45 quand nous arrivons au port

L’enregistrement se fait dans la foulée et nous montons à bord à 08h00 du matin. Le buffet est à notre disposition pour le petit-déjeuner et nous faisons une première découverte du navire avant de prendre possession de la cabine vers 10h00 – 10h30.

Jusque là, tout baigne donc.

Joseph 😉
Concours Photo du mois de février 2019: "Souriez-moi!" English translation pending
by Gaura · 2019-02-01 · 136 replies
De retour en France depuis hier, je poste comme promis, le thème du concours de ce mois : SOURIEZ-MOI ! Je ne pense pas que ce sujet ait déjà été proposé, mais j' avoue ne pas avoir regardé la totalité des dix dernières années. Par ces temps moroses, je voudrais voir des photos de vrais sourires, pas des sourires posés et contraints, ni des sourires volés. Je voudrais des visages qui expriment un échange sincère avec le photographe, des sourires avec la bouche mais aussi avec les yeux ! Tous les âges sont possibles, tous les pays aussi. Vos photos ne seront pas nécessairement limitées aux visages, mais les sourires doivent être les points forts qui accrochent le spectateur.

Date limite pour poster vos photos : jeudi 22, Votes du 23 au 26 février. Résultats le 27 février.

Plongez dans vos disques durs, vous avez sûrement des sourires en réserve !
Visites à privilégier en Belgique English translation pending
by Garsfille · 2019-01-06 · 20 replies
Quels sont les villes et endroits coup de cœur à visiter?
Si tu vas à Rio..., ce n'est pas pour Bolsonaro!! English translation pending
by Solene40 · 2019-01-06 · 92 replies
Coucou les amis, comment que ça va t'y ?

Êtes vous prêt à suivre les nouvelles aventures de Chouchou et Loulou 😎 ?

Je vous préviens, cette fois ci, on a voulu changer un peu de l'ordinaire ; on en avait marre des démocraties paradisiaques 😂.

Bon, on a du bol, parce qu'en ce moment, le choix est vaste : l'Amérique de Trump, la Corée de Kim jong un, la Turquie d'Erdogan.. . voyez le genre quoi !!

Finalement, rien de tout ça parce que nous, on aime la fraîcheur et que " le Bolsonaro" du Brésil , il est vraiment tout neuf vu qu'il a été élu quelques jours seulement avant notre arrivée ( et bien après qu'on ait acheté nos billets, évidemment ! !).

Bon, étant courageux mais pas trop téméraires, on débarque quasi 2 mois avant son investiture (en novembre 2018 donc) , histoire de s'échapper avant qu'ils soient tous armés jusqu'aux dents (déjà que !!!).

Alors, je suis bien d'accord, on n'est pas là pour faire de la politique mais vu les idées du bonhomme et de ses millions d'électeurs, ça a carrément modifié la vision que j'avais de ce pays ( qu'on avait un peu parcouru en 2015 du coté de Bahia ) et presque calmé mes ardeurs de découverte des Cariocas ( où il a explosé les scores ! ) .

Après mûre réflexion , on a pris une décision : ne parler qu'aux gauchistes, blacks, homos ou athées et si possible les 4 à la fois 🤣. Autour de quelques Caipirhinas, sur des airs de Samba, on s'est dit que ça allait le faire !!

Le programme c'est donc un peu de "Rio la mythique" et une location de voiture durant 10 jours pour explorer l'état du même nom, au Nord, à l'ouest et au Sud ( et non, à l'Est on ferait plouf 😋).

Si ça vous dit de nous accompagner dans notre virée :

BEM-VINDO AO BRASIIIIIL 😉

Trois semaines à Cuba avec petit budget English translation pending
by Sw87 · 2018-12-17 · 41 replies
Bonjour à tous et toutes !

Je pars à Cuba du 6 au 24 mars et j'ai encore quelques questions qui me trottent en tête.

Après m'être pas mal documenté sur le web et dans plusieurs guides de voyage, je me demande si faire la partie sud en trois semaines est réalisable.

Pour information, je pars seul avec mon sac à dos, moindre budget et compte je donc me déplacer principalement en Bus.

Dans un premier temps, je voulais faire le parcours typique : La Havane, Vinales, Cienfuegos, Trinidad, Santa Clara, Carmagüey, Bayamo, Santiago de Cuba et Baracoa.

Cela est-il réalisable ? Ou dois-je stopper à hauteur de Carmagüey et ne plus descendre (vu le temps de trajet)

J'adore visiter "à fond" mais j'aurais aimé 3-4 jours de plage/snorkeling/Sports aquatique avant de recommencer le travail..

Pourriez-vous m'aiguiller ?

D'avance merci pour vos retours !
Regard sur le Brésil English translation pending
by Djackx67 · 2018-12-09 · 21 replies
Bonsoir

Me voila a nouveau en France après 8 mois passés au Bresil, pays immense au multiples facettes qui avec un peu de recul m'inspire plusieurs impressions, avis ici aux connaisseurs du pays pour m'apporter contradictions, ou confirmations:

Les langues: en 8 mois je n'ai rencontré quasiment aucun brésilien qui parlait une seconde langue, pas même l'espagnol. Impossible de trouver quelqu'un parlant l'anglais, voir même avec des notions de base dans une ville comme Rio. Problème de langues au Bresil?

La saleté: les brésiliens ne se soucient absolument pas du tri de leurs déchets et de la saleté en général. Aucune éducation, sensibilisation, n'est faite a ce sujet la. Triste pour ce pays qui compte tant de merveilles et de ressources naturelles. J'ajoute qu'autant les pailles sont désormais bannis de beaucoup d'endroit, autant si vous achetez une boite d'allumettes on vous la mettra dans un sachet en plastique.

La bouffe : Alors, premier constat, le brésilien moyen est en surpoids, se bourre de sodas, et mange n'importe quand, en mélangeant tous les types de nourriture. De même beaucoup trop d'endroits vous vendent le jus de fruits en poudre comme "suco naturais", alors que les fruits sont vraiment délicieux. Premier pays au monde pour la production de nourriture transgénique, aucun brésilien ne semble être au courant de ce fléau, malgré le logo triangle jaune avec un T, que l'on retrouve sur quasiment tous les emballages de produits alimentaires. Ça ne m'a pas empêché de me baffrer de leur viande qui est vraiment excellente.

La télé : Je trouve que la télé est un bon indicateur sur ce que l'on veut inculquer a la masse de la population en général. Au Brésil, c'est culture 0, déjà il n'y a que peu de chaines gratuites, et celles ci présentent des programmes d'un niveau absolument affligeant. Même la chaine globo qui est la plus intéressante. J' ai noté que les references ou allusions au sexe sont omniprésentes sur la télé brésilienne...cela peut expliquer certaines choses ;)

La connaissance de sa ville : Obtenir une info sur un horaire, un emplacement, un itinéraire est extrêmement difficile, a croire que les brésiliens ne connaissent pas l’endroit ou ils vivent. On a du demander a 4 gardiens différents ou était le point de départ du sentier pour monter au corcovado dans le parc de Laje pour obtenir l'info.

L'architecture : Bon alors la, a part les vieux bâtiments coloniaux, et encore quand ils ne sont pas laissé a l'abandon, tout laisse a penser que le savoir faire portugais au niveau de la construction a disparu. Les villes, a part les quartiers historiques, sont généralement peu intéressantes et moches.

Le tourisme : La encore, il y a un énorme travail a faire, tant au niveau de l'accueil, que des prestations offertes. Et en ce qui concerne l’hôtellerie, comme partout, ça dépend des coins. Mais je dirais que globalement, le rapport qualité prix n'est pas bon au brésil (attention des petites merveilles existent quand même). Autant en Asie pour 2/3 euros on peut avoir accès a un logement très correct et propre, autant au Brésil quand c'est du premier prix, faut s'attendre a du glauque dans l'ensemble.

Les brésiliens : Bon la je dois dire qu'il est difficile de ne pas apprécier la joie de vivre, l'esprit de fête, le contact facile et la chaleur des brésiliens. La samba dans la peau, les brésiliens sont extrêmement bons vivants et font vraiment une bonne partie du charme du Brésil. Les brésiliens sont vraiment cools!

Pour conclure (il y aurait encore beaucoup a dire) je trouve que le Bresil est un pays aux paradoxes abyssaux, mais les brésiliens vous les font vite oublier tant ils sont sympas. Ce qui m'aura le plus marqué c'est de voir ce pays, a la nature somptueuse et surdimensionnée, qui tarde (volontairement peut être de la part des gouvernements) a réveiller la conscience environnementale des brésiliens, alors qu'il devient urgent de le faire.

Pour ceux qui connaissent le Bresil, qu'en pensez vous? Fausses impressions? raccourcis? clichés? Obrigado
Où dormir quelques heures à l'aéroport Paris-CDG (hors hôtels) English translation pending
by Pierreyvesb · 2018-11-11 · 13 replies
Bonjour à tous,

On a un vol demain matin à 6h😐... arrivée à l'aéroport vers 3h🙁.

On est chez ma sœur qui se lève demain pour bosser, la petite qui va à l'école et les réveiller à 2h du mat, c'est vraiment pas cool.

On ne va pas prendre d'hôtel pour ce soir: les petits ( 6 et 9 ans) seront excités, nous stressés, on ne pense pas pouvoir les faire dormir avant 10h30 ( au mieux), du coup 125€ les 4 heures de sommeil, bof...

On espère pourvoir trouver un endroit dans le terminal 1 où se poser quelques heures avant de pouvoir enregistrer les bagages ( entre 22h00 et 3h00)

Quelqu'un a un tuyau?

J'ai pensé à Starbucks ( banquettes), mais si vous avez mieux, je suis preneur!

Merci, Pierre-Yves.
Découverte de l'Asie: Bali et Java, le bon choix? English translation pending
by Marati · 2018-10-19 · 268 replies
Pour découvrir le continent asiatique l'été dernier (3 semaines en juillet-août 2017), nous avons hésité entre le Rajasthan, la Thaïlande, l'Indonésie ou les Philippines. « Nous », c'est une famille composée de 2 adultes (Guillaume, Laetitia) et 3 enfants (Maxime, Rachel et Timéo âgés alors de 12, 10 et 6 ans).

On a d'abord éliminé l'Inde, réputée trop marquante et « difficile » pour une première fois, puis la Thaïlande à cause de l'absence de volcans et d'une météo pouvant être capricieuse en juillet.

Comme on avait tous envie de découvrir des volcans et des rizières en terrasse, tout en bénéficiant d'une météo clémente, le choix final s'est porté sur Bali et Java.

Dans les incontournables programmés, il y a donc évidemment Bromo, Kawah Ijen et le Mont Batur, mais aussi la visite des rizières dans le secteur d'Ubud, Sidemen et Jatiluwih.

Ces différents sites et bien d'autres nous réserveront bien des surprises...

Programme théorique : Bali (11 jours) Nice – Istanbul – Jakarta - Denpasar 1 nuit Denpasar Pura Luhur Uluwatu – Puri Anyar - Pura Tanah Lot - Nuit Tanah Lot

Taman Ayun – Gorges Ayung – Goa Gajah- N1 Ubud

Boucle Ubud Nord – Ceking, Pura Gunung Kawi Sebatu, Tirta Empul, Gunung Kawi - N2 Ubud

Balade environs Ubud, Artisanat Mas, Forêt des Singes - N2 Ubud Taman Gili – Goa Lawah – Blue Lagoon - Pura Silayukti - Sidemen - N1 Sidemen Tenganan - Kusamba – balade rizières à Sidemen - N2 Sidemen Putung - Tirtagangga – snorkelling Epave Liberty - Amed - N1 et N2 Amed Amed - Pura Besakih – Lac Batur - Nuit Mont Batur Mont Batur- Rizières Jatiluwih - Pura Luhur Batukaru - Munduk - N1 Munduk Pura Ulun Danu Bratan – cascade Tanah Barak – Ecocafé – cascade Melanting- N2 Munduk Mangrove Banyuwedang – Pura Teluk Terima - Traversée vers Java- N1 Banyuwangi

Java (10 jours) Kawah Ijen - N2 Banyuwangi Route vers Bromo - Caldeira - 1 nuit Bromo Bromo – Surabaya - Yogyakarta - 1 nuit Yogyakarta Yogyakarta – En route vers Borobudur - 1 nuit Borobudur Villages autour de Borobudur - N1 village autour Borobudur

Mandala de Borobudur - N2 village autour BorobudurBorobudur - Yogyakarta - N1 Yogyakarta

Six semaines avant le départ, je me suis mis à potasser un manuel d'apprentissage rapide du bahasa (méthode Assimil), en prévision des 10 jours que nous souhaitions passer dans des coins moins touristiques. Le bahasa est une langue très facile à apprendre, la construction grammaticale est vraiment simple.

Même les enfants s'y sont un peu mis et au moment du départ, ils savaient se présenter et compter jusqu'à 1 million. Parce que vu la valeur de la Roupie, savoir compter jusqu'à 100 n'aurait pas servi à grand chose ! 😏 Ces 300-400 mots appris auront été parfaitement inutiles à Bali où beaucoup de vendeurs parlent (marchandent) même français 😮, mais utiles quelques fois à Java, sans être indispensables. Impressionnant d'ailleurs, le nombre de touristes français rencontrés à Bali.

Voiture avec ou sans chauffeur ? Pour beaucoup de primo-voyageurs en Asie, y compris moi, se pose ou s'est posée la question de rouler en Asie sans chauffeur. J'adore conduire et adopte sans problème une conduite très (trop) sportive, et c'est un peu pour ça que j'hésitais à louer une voiture sans chauffeur en me disant que j'arriverais bien à m'adapter.

Au bout de 5 mn sur la route à Denpasar, j'ai compris que cela aurait été une grossière erreur !! La première raison est que sur les routes indonésiennes, comme probablement dans d'autres pays asiatiques, c'est un énorme bordel organisé. Les premiers jours, même avec un chauffeur prudent, on ne compte plus les frayeurs entre les dépassements plus que limites de certains voitures, le non respect des priorités, les objets roulants pas franchement identifiés, les scooters ou vélos qui s'engagent sur la route sans même regarder s'il n'y aurait pas une voiture qui risque de les percuter... 😠

Honnêtement, ce n'est qu'au bout de 10 jours à observer tous les comportements que j'ai commencé à me dire qu'il est possible pour un européen à conduire seul. Mais, eh oui, le grand MAIS est qu'en conduisant, il est inconcevable de prendre du plaisir au volant et d'oser regarder les paysages. La concentration du chauffeur doit être maximale et celle du notre l'a été tout au long du voyage. Tant mieux pour nous d'ailleurs ! 😛

On s'est donc rabattu sur la location d'une voiture avec chauffeur en passant par André Sewatama, sur le compte duquel on avait lu pas mal d'avis positifs. On a pris la location pour 2 semaines : 10 jours à Bali et 4 jours à Java pour le Kawah Ijen, Bromo puis route jusqu'à la gare ferroviaire de Surabaya. Tout ceci pour un coût global de 860 € tout compris (voiture, chauffeur, frais de nuitée et frais de drop-off).

Le chauffeur, Wayan, a été vraiment très prudent et prévenant, mais il parlait très mal anglais. Si c'était à refaire, on aurait dépensé plus pour bénéficier des services d'un chauffeur parlant anglais, voire d'un guide-chauffeur. 😕

Un dernier point avant de débuter le récit, que j'avais totalement occulté avant qu'on ne parte, mais qui nous aurait guidé dans notre choix de destination : la densité de population... Pour rappel, en France : 113 hab/km². Cette densité est de 690 à Bali, 1060 à Java (encore pire) 😕, mais n'aurait été que de 135 en Thaïlande. D'autres valeurs pour nos destinations précédentes : Afrique du Sud 47, Utah 14, Arizona 23, Ecosse 67. Hum hum... On ne le sait pas encore, mais le dépaysement sera total à tous points de vue.
An Off-the-Beaten-Path Destination? Cape Verde!
by Lhorizon · 2018-10-12 · 55 replies


It’s been a month and a half since our family returned from Cape Verde, and I’ve finally found the time to write this travel journal about this beautiful yet little-known destination.

Cape Verde is a small volcanic archipelago made up of ten isolated islands in the middle of the Atlantic Ocean. At the crossroads of maritime routes between three continents—Africa, the Americas, and Europe—its name is tied to the history of slavery.

But today, this little piece of Africa with Creole influences has a lot to offer travelers craving a change of scenery and adventures off the beaten path.

We visited three of these ten lovely islands rising from the ocean: Maio, the wild and authentic island; Fogo, the volcanic one; and Santiago, the cosmopolitan hub.

MAIO: THE SMALL, WILD, AND AUTHENTIC ISLAND

To travel between the neighboring islands of Santiago, where we landed from France, and Maio, the first stop on our trip, there are two options: plane or boat. To avoid the risk of the boat being canceled due to rough seas—and to save time—we chose to fly. The flight takes just fifteen minutes, while the boat ride lasts three hours. Since our stay was only fifteen days, saving that half-day was a big deal.

The colorful houses of Vila de Maio

Our first day on the island didn’t let us see the sun. It’s mid-August, the very start of the rainy season—which should really be called the cloudy season. This “rainy” period has nothing to do with what happens in other parts of the world, like Southeast Asia, where the monsoon can be devastating. Here, locals hadn’t seen a drop of rain in nearly a year, and for them, it’s a tragedy. That’s why the ground is so dry and the vegetation so sparse.

As a result, fruits and vegetables are scarce, and livestock are suffering so much that some farmers are forced to cull their herds. Ironically, back in France, we’d just come out of a miserable winter with nearly five months of nonstop gray skies and frequent rain, especially in some regions. Is our climate out of whack?...

The beach bordering the village of Vila de Maio

We stayed a week on Maio. We were lodged at Stella Maris Village, a small residence at the edge of Vila. A shared pool, perched on a small cliff, overlooks the deep blue sea.

Sunset at Stella Maris Village

The cliff isn’t very high, but it offers a nice view of the surroundings.



From the residence, it’s just a ten-minute walk through the village to reach the beach.

> The beach and the fishermen

We didn’t choose Maio just for its calm, wild, and authentic vibe. It was also so Victor and Arthur, our two sons, could earn their Level 1 scuba certification in Cape Verde’s beautiful waters, known for their abundant marine life but still relatively untouched by divers—for now...

On the first day, we met Bernard, who runs AAA Maio Plongée, to plan the five dives needed for their certification.

The dive sites are accessible by boat, but to reach it, you have to cross the surf. The waves vary in strength, and while they were gentle for our first snorkeling trip, getting past them with scuba tanks on our backs was a bit more of a workout for the later dives.



Snorkeling trip: this time, the waves were gentle...

The week of diving with Bernard went perfectly, in Cape Verde’s surprisingly fish-rich waters. On the morning of the last dive, while checking the sea to cross the surf safely, we even spotted a pod of dolphins swimming across the bay in the distance. Always a magical moment...

In a week, the beach at Vila, where the dive club is located, was the liveliest spot we saw on the whole island. All day long, fishing boats returned loaded with fish of all sizes.

Return from fishing

Here, fishermen have a strong sense of solidarity because they can’t pull their boats out of the water alone, especially when the waves are rough.

So, all day long, whenever a boat comes in, the fishermen on the beach rush to help drag it ashore and secure it higher up on the sand, away from the sea.



The sight of these colorful fishing boats on the beach is something we saw everywhere in Cape Verde.





Sometimes, the fishermen bring back impressive catches. Instead of carrying the fish by hand to a proper spot, they clean them right on the beach.



Sailfish

But every evening during our stay, this beach also hosted Maio’s annual soccer tournament. Residents from villages across the island gathered here at the end of the day to compete, including a few women’s teams.

Players were cheered on by hundreds of spectators—which is a lot for a small island with barely 8,000 inhabitants.



The beach doubled as a stadium: sand replaced grass, and the fishermen’s colorful boats served as seats and bleachers. The celebration had a laid-back vibe, with loudspeakers blasting music and the smell of grilled fish in the air.



Meanwhile, kids splashed around in the sea, which could sometimes be dangerous. The waves could be strong, but the currents were the real concern.



Quatre seniors et trois côtes cassées en Birmanie English translation pending
by Emoran · 2018-10-06 · 95 replies
PREPARATION

- Voyage à 2 couples de seniors préparé par mes soins avec l'aide du forum . ( de mi-février à début mars )

- Itinéraire changé maintes fois pour optimiser les déplacements. Vol de Paris à Bangkok. ( AF pour nous et Qatar pour nos amis ) Puis vol de Bangkok à Mandalay ( sur Air Asia ) Retour sur Bangkok de Yangon.

- Choix de prendre une voiture avec chauffeur pour faciliter certains trajets entre autres dans le sud-est , et...de fil en aiguille , on a rallongé le nombre de jours avec chauffeur pour notre plus grand plaisir et surtout confort . Je sais que les bus de nuit sont très confortables , mais on préfère voyager de jour pour voir les paysages et pouvoir s'arrêter au gré de nos envies . De plus , les bus de nuit arrivent très très tôt à destination , ce qui rend certaines situations assez délicates ...je le répète : on est 4 seniors , et on préfère dormir dans un lit . C'est un choix assumé . D'ailleurs , je fais ce carnet avec un peu de retard mais c'est pour répondre aux questions des voyageurs de nos âges .

- Les hébergements avaient été réservés par mes soins depuis la France sur booking.com ou Agoda , pour des raisons de budget , de confort et d'emplacement . Nous ne descendons pas dans des hotels de luxe , mais nous souhaitons un minimum de confort : chambre propre , salle de bain privative avec eau chaude , clim et frigo , et situé dans un environnement qui nous permet de sortir seuls , à pied , pour diner . ( j'ai fait une moyenne de nos prix de nuitées : moins de 40 euros pour 2 avec les petits déjeuners )

ITINERAIRE : - Mandalay : 3 nuits - Bagan via Monyva ( en voiture ) : 4 nuits -avion de Bagan à Hého . voiture à l'aéroport pour visite de Pindaya et dépôt hotel au lac Inlé . - lac Inlé : 3 nuits )bateau privé sur le lac . Visite en voiture à Kakku. - train pour Kalaw . ( 1 nuit) - départ pour le sud en voiture : rocher d'or ( 1 nuit en bas à Kinmun) - 3 nuits à Moulmein - 2 nuits à Hpa An -Yangon : 2 nuits
Passagers pour Seattle, mont Saint Helens, Montana, Yellowstone, Idaho, Oakland, en voiture English translation pending
by Oltean · 2018-09-20 · 64 replies
Eté 2018. Le Montana, cette année, ne sera qu’une étape. Prometteuse certes, mais une simple étape dans un circuit qui pour une fois ne nous mènera pas dans des endroits connus. Grands Canyons, Graceland, bayous et pays de Mark Twain sont derrière nous. Nous sommes en quête, voyez-vous, d’autre chose. Cette fois-ci nous suivrons une large trajectoire dans l’Amérique profonde, celle dont les guides ne parlent pas, ou si peu. Deux grandes villes seulement : Seattle, pour commencer, et San Francisco/Oakland, pour finir. Entre les deux, l’ouest hors sentiers touristiques, à la seule exception de Yellowstone, le parc où le touriste peut se mesurer à un ours noir ou parfaire une existence dissolue dans un lac acide.

La promesse est donc celle d’une longue randonnée entre des cités de taille moyenne, à l’affût d’une certaine Amérique secrète et peut-être – l’avenir nous le dira – méfiante envers les étrangers. Nous verrons des villes fantômes et contemplerons à l’ouest du pays mormon des communautés fondées, peut-être, par mes lointains ancêtres basques. Bref, campagne, grands espaces et, on l’espère, heureuses surprises.

Nous commençons donc par Seattle. Une grande ville qui n’évoque rien, sauf quelques séries TV et l’image d’une grande tour, comme le monde d’aujourd’hui en comporte tant. Mais qui irait faire spontanément une virée à Seattle ? Que trouver d’exceptionnel à faire dans ce cul-de-sac venteux, aux confins du Canada ?

A vrai dire on n’en sait rien. Mais c’est aussi pour cela que nous partons.
Concours Photo du mois de septembre 2018: "Étrange comme c'est bizarre..." English translation pending
by Megapixel · 2018-09-02 · 140 replies
Ce mois-ci je vous propose de nous faire partager à travers vos photos, des lieux insolites que vous avez découverts lors de vos voyages....je compte sur vous pour nous surprendre et nous faire découvrir ces lieux souvent méconnus.

Ces lieux sont insolites car vous avez vu des objets hors du commun, des situations inhabituelles avec des personnages extraordinaires, ou bien les deux suggestions précédentes en même temps....

Pour participer : Dépôt des photos jusqu’au Dimanche 23 septembre 22h. Vous pouvez poster jusqu’à 3 photos, numérotées et postées dans des messages différents, accompagnées d’un petit descriptif (lieu, anecdote...) Pour voter : du Lundi 24 septembre au Samedi 29 septembre 23h. Merci d’indiquer le numéro de la photo, le pseudo et le nombre de points attribués. Photo n°1 = 3 pts Photo n°2 = 2 pts Photo n°3 = 1 pt Tous les membres de VF peuvent voter (même ceux qui n’ont pas déposé de photos). En cas d’égalité de points pour la première position, la photo gagnante sera celle ayant obtenu le plus grand nombre de 1ères places, puis de secondes places ! L’heureux gagnant pourra organiser le concours photo du mois d'Octobre. Le lien diaporama dans ma signature. JULIE La joyeuse discussion c'est là: voyageforum.com/...3784;live=1;#9143784
Le Ladakh seulement pour les trekkeurs? English translation pending
by Diamina · 2018-08-25 · 413 replies
Je précise avant toute chose que ceci n'est pas un guide de voyage et que les informations contenues ne sont qu'approximatives. Si vous voulez avoir les vraies infos, consultez un guide. Moi, je ne soumets que les photos de ce que j'ai pu voir sans faire de trek!! 😉

Le Ladakh! Si vous savez où c'est, alors vous en savez plus que moi quand Michant m'en a parlé pour la première fois. Merci de m'en avoir parlé!!!

Un site de référence : ladak. free.fr Une personne de référence sur Vf: Djullé84, c'est un extra terrestre que j'ai eu la chance de rencontrer sur place, il va au Ladakh chaque année depuis les années 1990!!! C'est un type formidablement génial, sans qui je en serais jamais allée la-bas. Merci mille fois à toi, Jean-Louis TAILLEFER (Alias Djullé84). (Merci Marien de m'avoir fait la relève de la confusion avec Germaine TAILLEFERRE!!)

Un carnet incontournable pour qui veut voir les paysages du Ladakh c'est celui de Marien: Périple dans les régions himalaynnes de l'ouest. Ne vous laissez pas rebuter par le premier post qui parle de Delhi, à partir du reste on passe vers Srinagar puis on monte progressivement vers le Ladakh. Ce sont ses photos qui m'ont donné vraiment envie d'aller voir par moi-même. J'ai dévoré ce carnet du début jusqu'à la fin.. Je ne vois pas comment j'ai pu l'oublier dans la première version de ce post!!! 100 000 millions de pardon Marien.😊

C'est où? Bah en Inde!!! Par rapport à la Martinique, c'est à 9h30 de décalage horaire!!! Mais ce n'est pas la vraie Inde, il paraît.🤪 C'est plus soft!! Il paraît!! C'est dans l'Himalaya, coincé entre le Pakistan au nord et à l'est, ennemi juré de l'Inde, et la Chine, à l'ouest, en très mauvais termes avec l'Inde. Il paraîtrait que la Chine et le Pakistan sont entrain de s'allier.... Donc l'armée indienne est à la manœuvre au Ladakh, et le développement du réseau routier est une priorité pour acheminer les convois très nombreux d'hommes, de nourriture, de matériel....Il y a des travaux partout sur les routes et pistes.

Bref, la-bas, le nombre de soldats au km carré est impressionnant. Je me demande s'il n'y a pas au moins autant de camps militaires que de villages!! Devant ces camps, il est interdit de prendre des photos, et aussi devant tout ce qui peut être stratégique pour la défense des intérêts indiens dans la région. Donc, photos interdites à l'aéroport!!.

Autre conséquence de tout ça, des régions frontalières (comme la nubra valley, le lac tsomoriri, le lac pangong) ne sont autorisées aux touristes étrangers que sous condition, et il faut un permis qui n'est accordé que pour 7 jours consécutifs, et délivré par les agences de voyage. D'autres régions sont carrément interdites aux étrangers, et accessibles seulement aux touristes indiens avec un permis spécial.

Voilà en gros ce que je peux vous dire pour que vous compreniez la situation géopolitique de cette région.

Ensuite, lorsqu'on pense Himalaya, on pense Népal, on pense trek. Et du coup, la question que je me suis posée était, moi qui n'aime pas marcher, et surtout pas les treks, quel intérêt d'aller la-bas?

Et puis, grâce à Djullé, j'ai découvert les paysages, les monastères, les ladakhi, et j'ai découvert qu'il y avait des routes carrossables, des bus, et surtout des taxis à profusion, donc les marches pourraient être réduites au minimum. J'ai aussi découvert qu'il y avait autre chose que des hébergements sommaires, car je tiens vraiment à mon confort, 😇du coup, je me suis dit : testons!!! Allons voir!!

Et voilà comment je nous ai fait atterrir à Leh, capitale du Ladakh, à 3500m d'altitude, à la mi- juillet, mon mari et moi.

Il est possible d'y arriver en bus, par la route qui passe par Manali, ou par la route qui passe par Srinagar. C'est beaucoup plus long, plus chaotique, mais beaucoup moins cher. Bref, comme nous ne voyageons pas petit budget, nous avons pris l'avion à l'aller puis finalement au retour aussi.🤪

Notre voyage total en Inde a duré 30 jours, mais la partie Ladakh a duré 21 jours.

Maintenant que vous savez le comment du pourquoi.... Voyons ce qu'on peut découvrir quand on n'est pas un trekkeur.

De la Martinique à l’Etat du Jammu et Cachemire, état du nord de l’inde, dans l’Himalaya, il y a un très long trajet:

nous avons d’abord pris un vol Fort de France Paris, fait 10 jours pour nous ajuster aux 6 heures de décalage, en faisant un tour entre France et Suisse: Paris, Colmar, Hasliburg (1 nuit à plus de 1000m), Ulrichen ( 1 nuit à plus de 1400m), Fiescheralp ( 2 nuits à plus de 2000m) , Haute Savoie, Paris.

après ces 10 jours de pré acclimatation à L’altitude, nous avons pris un vol de la lufthanza, de Roissy, via Francfort, pour l’aéroport Indira Ghandi de Delhi. Puis après 5 h d’escales, qui nous ont laissė le temps, sereinement, d’aller faire transformer nos e-visa en visa réels sur nos passeports, de récupérer nos bagages, de trouver le comptoir des vols domestiques d’air India, de faire des photos à côté des éléphants placés en décoration, d’apprécier les sculptures décoratives sur les murs de la salle d’embarquement où des relaxes sont occupés par des passagers, d'apprécier une sculpture remarquable avec des hommes en position de yoga de faire un peu de change au taux réel de 1euro=74 roupies, de nous enregistrer sur le vol vers, Leh, capitale du Ladakh, de trouver la porte d’embarquement, puis de profiter tranquillement de notre vol d’1h20 pour atterrir à 3500m d’altitude à 7h40 ! Il y a 9h30 de décalage avec la Martinique!

Jour 1 Arrivée à Leh



a) l'aéroport et les taxis!!

Il fait chaud, les formalités administratives sont vite expédiées, nous faisons encore un peu de change à l’aéroport de Leh, taux encore moins intéressant, une fois les taxes et les commissions retirées, mais au moins je suis tranquille. Nous avons des billets de 2000, de 500, et de 100 roupies. Cela fait près de 24h que nous n’avons pas dormi, et je ne suis pas certaine d’avoir le courage de quitter l’hôtel pour aller au centre ville faire du change.

Et là, nous devons aller à une caisse centrale, où un monsieur appelle le nom d'un chauffeur qui a la charge de nous emmener à notre guest house, le mantra cottage. Bizarrement, quand nous arrivons à son taxi, il est au milieu d'un amoncellement de taxis, et il est impossible de sortir sans que les autres ne déplacent les leurs. Il nous faudra 1/4 d'heure pour sortir de cette masse de taxis agglutinés les uns derrière les autres, le temps que notre chauffeur klaxonne afin d'attirer l'attention des autres et qu'il fasse son chemin au fur et à mesure. Première chose qui m'aura vraiment amusée: l'anarchie et la désorganisation apparente!!

Autre surprise, le taxi est un suzuki maruti. Vous ne connaissez pas? C'est normal!! 😮. Je n'en ai jamais vu en Europe ni aux USA, bref, je les ai découverts en Inde. C'est ça. C'est un petit truc avec 4 roues, tout petit, bref, pour moi, ça va, mais mon mari qui mesure 1,87m et qui est de forte corpulence, c'est une autre histoire. Vous voyez la différence de taille avec le chauffeur. Ils sont petits les ladakhis et les indiens. Ça me rappelle le Maroc.....

Après 15mn de trajets de conduite à gauche, héritage de la Grande Bretagne, ponctués d’interminables coups de klaxons, de dėpassements d’autres véhicules inimaginables chez nous, après avoir circulé à côté de vaches maigrelettes, évité de justesse des piétons qui traversaient, nous finissons par rejoindre notre hôtel, le mantra cottage, blotti en haut de la ville, dans son écrin de verdure.

b) Le mantra cottage et les toilettes indiennes!!!



Vous voyez la tente noire devant.............. Et bien, c'est là que nous avons dormi...😉 ........................................ Quoi ??? Vous ne me croyez pas??

Bon, ok! Des ouvriers travaillent aux abords, et leurs logements sont les tentes placées en contre-bas de l’hôtel. Ici, la vie n’est pas facile pour tout le monde!!!

Nous, nous avons dormi dans le bâtiment un peu plus loin, en longeant l'allée carrelée qui passe près du restaurant de la guest house.



Voici notre chambre, lors de notre arrivée.

Quant à nous, touristes rois, nous sommes sommes accueillis comme des dignitaires, nos 2 valises et nos 2 bagages cabines sont pris en charge par des porteurs, pendant que nous réglons les 700 roupies du taxi. Nous longeons l’allée qui mène au bâtiment principal, et nous découvrons celui que les autres appellent le manageur, c'est Karma. Il nous demande de nous installer sur des fauteuils très confortables dans le restaurant, nous fait servir un thé de bienvenue, puis nous informe que le petit déjeûner est disponible et inclus dans le pris de la chambre. Il est 8h30 du matin, et le petit déj de l’avion est déjà vite oublié. Nous acceptons avec plaisir et dégustons omelette, toasts, pancakes aux mixed fruits, jus de fruits au choix, pomme ou orange. Puis, il nous rappelle que nous avons une réservation pour 2 jours, nous donne un formulaire à remplir pour l’administration indienne, dans lequel il faut donner son nom, prénom, adresse, fonction, renseignements de validité du passeport, du visa, date d’arrivée en Inde, dans l’hôtel.... Bref, un vrai flicage, et ce sera le cas dans chaque hébergement par la suite! Le document est à remplir, à chaque fois, pour chacun de nous. Une fois tout ça expédié, nous suivons les porteurs et le manageur dans notre chambre au 2ème étage en montant les escaliers. Le manageur refuse que je porte mon sac à dos, et m’invite à monter lentement pour favoriser une meilleure acclimation à l’altitude. Beaucoup boire, marcher lentement, manger léger et se reposer pendant les 24 premières heures. Recommandations que nous suivrons à la lettre. Nous découvrons notre chambre avec ses lits jumeaux, mais surtout la salle de bain, version indienne!. Alors, ..... Comment vous expliquer? Je découvre la spécificité des toilettes indiennes. Pour ceux qui sont déjà allés en Inde, vous pouvez passer à l'étape suivante, mais moi qui y allait pour la première fois, ce fût un voyage dans le voyage!!!😇

Les indiens n’utilisent pas de papier hygiéniques pour s’essuyer après les gros besoins mais se lavent à grande eau, avec la main gauche, (main impure), puis le papier hygiénique ne sert qu’à se sécher. Le grand et le petit seaux ainsi qu’une douchette à côté du wc ( regardez bien le tuyau qui pend entre le WC et le lavabo), sont là pour cet usage!..Ce sera le cas, dans tous nos hébergements, à quelques variantes près.





Il est 10h, crevés, une fois nos bagages et premiers effets sortis, nous plongeons dans un sommeil réparateur. Vers 15h, réveillés tous les 2, nous décidons de descendre faire un tour au centre ville, sur notre chemin, nous trouvons de nombreux comptoirs de change, le premier pour 1euro=78 roupies, un autre plus loin à 1euro= 79,20 roupies. Les liasses de roupies s’accumulent, en billets de 500 roupies et quelques billets de 100 roupies. Puis nous découvrons des échoppes qui vendent toutes sortes de choses, entre autres des tee shirts avec décorations cousues main, et le motif est au choix de l’acheteur.



J’en commande 2 dans la première échoppe rencontrée et 2 autres un peu plus loin avec d’autres motifs de carte du Ladakh et du Zanskar, qui retracent les coins que nous avons prévu de visiter: Lamayuru, Kargil, le Zanskar avec Rangdum, Padum et ses environs, la nubra valley, les abords du lac Pangong, et du lac tsomoriri. Nous les récupérerons demain soir à partir de 19h, les échoppes ferment pour la plupart vers 20h, voire 21h. Puis nous continuons de nous enfoncer dans le centre ville, et faisons l’objet des sollicitations des vendeurs de produits en cachemire. Hélas pour eux, nous avons fait un stage au Maroc, et nous sommes blindés dans l’art de refuser gentiment les invitations à venir seulement regarder. Nous nous sommes fait avoir au Maroc, avec les phrases du genre « pour le plaisir des yeux », nous n’allons pas nous faire avoir aussi en Inde, « come and just have a look »!! Nous nous promenons maintenant dans les rues pleines de poussières, la plupart des locaux portent des masques pour se protéger. Nous finirons le lendemain soir, par acheter un bandana chacun pour le placer comme pas mal de gens sur le nez!

Puis nous arrivons à l’agence dreamland trek and adventures, afin de faire préparer nos permis pour la nubra valley et la pangong tso. Mais, il est trop tôt par rapport à la date prévue pour ce circuit, les permis ne se font que la veille.

Nous repartons et décidons de rentrer à l’hotel en taxi, et pour motiver le chauffeur à nous ramener, nous incluons un tour à Leh palace,



La bas, nous avons une vue panoramique de Leh et nous voyons au dessus de nous, le gonpa de Namgyal Tsemo, vers lequel nous nous dirigeons ensuite. Pour ceux que le côté historique intéresse, un panneau explique l'histoire de ce gonpa.



Chacun de ces batiments est évidement séparés du parking des taxis par une montée assez ardue, et accessible seulement par une volée de marches d'escalier, assez gratinée.



Pour nous qui venons d'arriver à 3500 m alors que nous vivons au niveau de la mer, et vu qu'on nous a recommandé de nous ménager, nous nous contentons d'arriver là où la vue panoramique nous comble, mais nous nous abstenons des visites intérieures.

De Leh palace, nous pouvons admirer aussi notre chauffeur de taxi à côté de sa maruti suzuki: un vrai ladakhi. A chaque fois, le chauffeur de taxi reste en contrebas avec les autres taxis pour nous attendre. C’est lui sous les lungtas, les fameux drapeaux de prière boudhistes. Avec ma visite au Ladakh, j'ai aussi plongé dans le monde bouddhiste. Ce fût encore un autre voyage.



Le soir, j'organise avec Kharma une réservation d'un chauffeur de taxi pour nous emmener visiter les monastères aux environs de Leh: Spituk, Alchi, Basgo.

Dîner à l’hôtel puis dodo bien mérité. Les matelas de nos lits au Ladakh sont vraiment durs, bien loin de nos matelas molletonnés et douillets. Ce sera une constante problématique pour nous. Au mantra cottage, la chambre est équipée d’une couette molletonnée, que je mets sur le lit, et je dors dessus. Une autre problématique pour nous est la nourriture et ses effets indésirables sur nos intestins! Heureusement, nous sommes venus avec de nombreux anti diarrhéiques. Mais bon, c’est quand même désagréable.

Autre chose qui a été une constante au Ladakh, c'est la chaleur la journée (environ 25 à 30°C) avec une petite fraîcheur la nuit (environ 20°C), très loin des températures hivernales que j'aime en voyage. Bref, un vrai plantage de ce côté là, et des vêtements d'hiver qui ont été emmenés pour rien!😊

Voilà!!! Fin du 1er jour.
Îles du Pacifique (Tonga, Samoa, Niue, Cook, Fidji) + Polynésie English translation pending
by Romaintrek87 · 2018-08-22 · 16 replies
[Îles du pacifique 🌏]

Bonjour à tous,

Compliqué de s’informer sur la question.

Connaissez-vous des compagnies aériennes ou des compagnies maritimes entre :

- îles Fidji et îles Tonga - îles Tonga et îles Samoa - îles Samoa et Île Niue - îles Niue et îles Cook - îles Cook et Polynésie Française

Une fois en Polynésie française que conseillez-vous pour se déplacer entre les îles, par exemple Rangiroa, Tikehau et Bora Bora ?

Ainsi qu’une idée de prix sur les vols inter-îles ? Merci pour votre réponse.
Nord et Sud: de Chicago à la Nouvelle-Orléans English translation pending
by Oltean · 2018-08-11 · 180 replies
Bonjour à tous,

Dans mes archives dorment quelques carnets de voyage. J'en propose ici un, écrit pendant l'été 2017 au jour le jour, ou presque. Juste retour des choses, le long trajet en voiture de Chicago à la Louisiane doit beaucoup aux bonnes idées trouvées çà et là au fil des discussions - que les contributeurs en soient remerciés.

Voici donc quelques souvenirs pris sur le vif. Je suis redevable à ma femme et à ma fille, 11 ans à l'époque, pour les fréquents arrêts dans les Walmart et autres lieux de shopping. J'ai pu ainsi me poser sur un banc pour m'efforcer de rédiger au jour le jour ce journal de bord - hormis l'introduction ci-dessous écrite avant le départ. J'espère que l'intérêt pour ce carnet ne sera pas trop amoindri par ces circonstances indépendantes de ma volonté, en plus d'être éprouvantes pour le budget familial.

Place aux souvenirs.

Chicago

Prélude

Encore l’Amérique ? Ben oui. Tu n’en as pas assez ? Ben non.

Les billets pour l’été 2017 sont achetés, le trajet fixé, les nuits réservées et un beau véhicule de location nous attend bien au chaud. Cette fois-ci nous ferons un trajet entièrement nouveau, du nord au sud : départ Chicago, arrivée la Nouvelle Orléans, grosso modo en descendant le Mississippi, avec quelques écarts conséquents toutefois.

Pendant ces presque quatre semaines entre juin et juillet, nous ne ferons que des découvertes. Je me rends compte que c’est assez difficile à faire entendre de ce côté-ci de l’Atlantique : les Etats-unis sont grands comme toute l’Europe et réservent assez bien de variété pour satisfaire le voyageur à l’affût de nouvelles expériences. Ne dirions-nous pas d’un touriste qui au fil de ses étés visite la péninsule ibérique, la Scandinavie, les Balkans, l’Europe centrale qu’il est un grand voyageur ? Cette diversité, nous la trouvons aussi sur le territoire américain et sa multitude de « frontières intérieures » qui définissent autant de facettes diverses et dignes d’intérêt. Et encore, en Europe l’on souffre trop souvent d’une foule envahissante qui rend pénible le moindre séjour dans un lieu touristique. Selon notre expérience, l’affluence aux USA est le fait des grandes villes, tant la vastitude des grands espaces permet à chacun de suivre tranquillement son chemin.

Hormis trois petits jours à New York, nos précédents séjours nous avaient menés dans les grands parcs autour de Las Vegas, sur la côte Pacifique de Los Angeles à San Francisco, au Texas entre Houston et Dallas et dans l’extraordinaire et trop décriée Floride. Le programme cette fois-ci est le suivant :

Chicago, la ville ouverte aux quatre vents Spillville, dans l’Iowa, sur les traces du compositeur Antonín Dvořák Hannibal, la cité de Mark Twain Springfield, pour rendre visite au mémorial d’Abraham Lincoln Site historique de Cahokia Mounds, près de Saint Louis, l’une des plus vastes cités amérindiennes Grottes de Mammoth Cave, dans le Kentucky Visite (si on en a le temps) de l’Aviation Heritage Park à proximit�� La musicale Nashville, où nous fêterons le 4 juillet avec ce qui promet d’être le plus beau feu d’artifice des USA Un détour dans l’Alabama pour rendre visite à l’US Space and Rocket Center, à Huntsville Memphis et son héritage elvisien La vallée du Mississippi : Greenville, Vicksburg, Natchez, Lafayette Et pour terminer, la Nouvelle Orléans et son lot d’excursions dans les plantations.

Sacré programme ! Quand je pense que certains s’étonnent : quoi, tu vas encore en Amérique ? Ben oui.
Séjour à Las Vegas: frais cachés? English translation pending
by Speedbird1 · 2018-07-09 · 70 replies
Bonsoir à tous,

Je me permets d'ouvrir ce topic, pour recueillir vos avis et vos retours d’expérience.

Ma compagne et moi nous envolons pour une semaine à Las Vegas, (nous avons également louer une voiture et prévoyons une journée à LA, une vallée de la mort, et une journée Grand Canyon).

J'ai réservé un "package" vol + hôtel via le site Expedia ; car, il me semble qu'il s'agit du seul site qui propose les tarifs en incluant les taxes. Hotel = Mandalay Bay

Je suis arrivé sur un total de 885 € / Personne.

Au récapitulatif de ma commande j'ai un sous total de 775 € une ligne "taxe & frais" de 995 € ce qui donne un total de 1770 €

Ma 1ère question est de savoir est-ce le prix total où serai-je encore prélevé à l'hotel d'autres frais ? à savoir " Frais d'établissement : 41.95 USD par chambre et par nuit " ?

Ma 2nd question concerne le "dépôt de garantie" de quoi s'agit-il exactement ? est-ce une sorte de caution (dégradation de la chambre etc ?) à savoir que " Dépôt de garantie : 100.00 USD par nuit" donc 600 USD vont m'être prélevés ?! et restitués ?

Je vais également devoir payé le parking pour 3 jours (13 USD/jours) cela signifie que je vais encore devoir payer 39 USD en + ?

Outre cela j'ai lu dans plusieurs guide qu'il est de coutume de laisser un tips tous les jours à la femme de ménage. A titre perso je suis aller 4 fois à NY ces 4 dernières années et nous n'avons jamais laisser un tel tips. La coutume est elle différente à Las Vegas ?

D'autres part est il vrai qu'il ne faut pas ouvrir le mini bar ( par pour consommer mais juste pour laisser au frais des bouteilles perso) ?

Enfin y'a t-il encore d'autre "frais sournois" possibles à LV ?

D'avance je vous remercie de m'avoir lu et de vos futur réponses,

Bonne soirée à tous !
Itinéraire 3 semaines à vélo à Cuba English translation pending
by Zebigbat · 2018-06-18 · 12 replies
Bonjour ! Avec deux amis, nous partons à Cuba du 29 juin au 20 juillet pou une découvert de l'île à Vélo ! Nous sommes en train de préparer un itinéraire, et nous avons quelques questions : - Est-ce très importants de réserver les casas en avance (à part pour le soir de l'arrivée) ? Ceux qui faisaient du vélo, où le stockiez-vous ? Dans les casas ? - Le vent est-il habituellement fort sur l'île ? J'ai lu qu'à cause de ça il était conseillé de pédaler de l'est à l'ouest, mais j'avoue que je préférerais partir de la Havane et finir à Santiago ou Baracoa 😎... Donc est-ce si important ? - Avez-vous déjà campé sur les plages ? Est-ce risqué (du point de vue de la probabilité de se faire prendre et de la peine encourue) ? Avec le temps de juillet (qq pluies de ce que j'ai compris), est-ce raisonnable ? SI oui, auriez-vous des sites à conseiller ?

Merci d'avance !
Voyage authentique à Marrakech English translation pending
by Siasia25 · 2018-06-17 · 72 replies
Bonsoir je vais me rendre à Marrakech pour une semaine en Juillet. Étant dans la photo, je recherche des endroits uniques à capturer avec mon appareil. J'ai parcouru beaucoup de sites pour pouvoir avoir des idées mais ce sont toujours les mêmes et malheureusement les plus touristiques qui reviennent. Est ce que vous connaissez des lieux magiques que vous pouvez partager avec moi ? Des idées de cafés et restaurants sympa ?

Beaucoup de sites conseillent des day trips dans les villages berbères et à Essaouira. Est ce que cela vaut le coup ?

Ayant vécu plusieurs années en Algérie, je cherche vraiment à découvrir des choses vraies à Marrakech. Donc le shopping dans la médina ou le trajet en chameau ou autre attrape-touriste ne m'intéresse pas vraiment.

Merci beaucoup pour vous retours
Carte SIM prépayée pour internet au Brésil? English translation pending
by Serena3136 · 2018-06-02 · 39 replies
Bonsoir,

Je vais me rentre pendant 3 semaines au Brésil et j'aimerai avoir des conseils pour acheter une carte sim prépayé pour essentiellement whatsapp, uber, facebook. Je pense que 1-1,5gb de data seront largement suffisant pour la durée de mon séjour.

Pouvez vous me dire quel carte sim choisir? Quel est le tarif? Et puis je l'acheter en arrivant a l'aéroport de sao Paulo?

Merci pour votre aide
Premier voyage à vélo: en Mongolie? English translation pending
by Tassojenni · 2018-05-21 · 12 replies
Hello hello la compagnie : toute nouvelle ici car je suis indécise sur la suite de mon voyage.... je plante le décor : je viens de finir de traverser à pied la Nouvelle Zealand 3000km, 15kg sur le dos;) (mon 1er voyage). j’adore la rando pour moi c’était l’un des meilleurs moyens pour découvrir un pays, sa nature, sa vie sauvage et se sentir au milieu du paysage… Durant mon periple j’ai rencontré des cyclo-voyageur, et ils m’ont donné l’envie detenter l’experience car bien plus de rencontre avec les locaux, la rapidité quand on aime pas certaine partie !!et toujours toujours cette sensation d’être au cœur du paysage ! Je dois partir le 19 juillet de nz, et je n'ai pas envie de rentrer de suite en FR. Ma premiere idée etait de voyager en mode backpacker en asie du sud est durant 2 mois. Mais le fait d'etre frustré a regarder derriere une vitre le paysage dans les transports, mon esprit mon corps a besoin d'autre chose et puis aussi la mousson... du coup je me questionne sur une aventure a vélo pour ces 2 mois! Je pense à la mongolie... alors voila quand dites vous pour une première??? c'est une folie ou pas?? bref j'ai besoin de retour de personne qui s'y connaissent en voyage a vélo. n'hésité pas a me dire ce que vous en pensez poiur l'heure je n'ai pas de plan, j'ai vu que je pouvais arrivé a pekin et prendre le train bus... et chose importante ma monture: ici j'ai acheté sans le savoir un cannondale made in usa! un ami m'a dit que c'etait un bon velo de voyage... un signe non?? voila merci mercipour vos reponses des bises jenny
Votre pire voyage? English translation pending
by MirandaMouse · 2018-05-11 · 178 replies
Bonjour,

J'ai fait un sujet sur votre meilleur voyage, alors pourquoi pas sur le pire 😛

J'imagine qu'il doit y avoir pas mal d'anecdotes à raconter !

Pour le coup, je ne sais pas trop, je n'ai eu aucun voyage horrible ou de grosses mésaventures... mes pires voyages sont surtout dûs à la météo, ça gâche un voyage quand il fait vraiment moche, mais bon de là à parler de "pire voyage", pas vraiment...
Colombie... dépaysement et enchantement English translation pending
by Titechoz31 · 2018-04-23 · 92 replies
Bonjour à tous,

4 mois que nous sommes rentrés de notre tour d'amérique latine.... c'est pas tous les jours facile et un carnet finalement ça permettra de revivre et de temporiser l'envie de repartir ... (ou pas ?).

Nous avons donc passé 1 mois et demi en Colombie en juillet-août 2017 (après Cuba et avant le Pérou). Nous = couple d'une trentaine d'année. Mode de voyage : bus, transport locaux, occasionnellement l'avion. Nous n'avons pas choisi de voiture pour plusieurs raisons : - budgétaire (on est sur un voyage de 6 mois donc forcément...) - fatigue/timing (on a souvent pris des bus de nuit pour les grandes distances et on était toujours assez frais pour attaquer les visites ou chercher un logement après le bus... pas sûr que ça aurait été pareil si on conduisait) - sécurité : pour nous la conduite à Bogota nous a paru FOLLE donc on se sentait pas trop (bon après sur les routes de campagne c'était plus simple).

Après il est vrai que certains trajets sont beaucoup plus court en voiture (on en a parlé avec une famille qui voyageait comme ça) et surtout tu peux aller un peu ou tu veux quand tu veux. Bref un autre style de voyage qui n'était pas le nôtre sur ces 6 mois d'Amérique latine.

La Colombie, on nous en avait beaucoup parlé avant le départ mais peu d'info sur le net et peu de carnet. On a donc navigué à vue (mais j'avais la chance d'avoir un ami d'enfance qui s'y connait TRES bien sur la Colombie et qui se met à organiser des voyages durables et hors des sentiers battus donc je l'ai un peu sollicité pour les endroits qu'il connait bien).

Pour essayer de faire un "bilan" je dirais que c'est un pays qui nous a BEAUCOUP plu. Il est simple et sécurisé de voyager en Colombie. Le pays est un des plus varié que nous ayons vu au cours de nos 6 mois de voyage. Et c'est sans conteste celui où les gens ont été le plus adorable (mais bon on a rencontré que des gens adorable pendant 6 mois alors...) mais le smile et l'échange avec les Colombiens a été exceptionnel.

On a fait le choix de faire BEAUCOUP de choses en Colombie car c'est un pays encore peu visité et on s'est dit que c'était l'occasion d'en profité pour découvrir des choses AUTHENTIQUES. Et on n'a pas regretté.

Itinéraire à la grosse pour vous situer : - Amazonie Colombienne pendant quelques jours (avion et contact local trouvé sur ce forum ou celui du routard je me souviens plus) - Centre de la Colombie : les villages du Boyaca et du Santander - Caraibes : Parc de Tayrona / Guarija / Carthagène - Nord Ouest : Medellin / Guatapé / Jardin - Région du café : autour de Salento - Cali : salsa et excursion sur la côte pacifique - Centre Sud : Popayan / San Augustin / Désert de Tatacoa - Bogota

Je ne vais probablement pas mettre BEAUCOUP de photos parce que ça met du temps à charger. Mais je ferai au mieux pour vous donner l'eau à la bouche ! Quelques astuces : - Airbnb marche très bien dans les grandes villes et nous avons toujours rencontré des colombiens extraordinaires, ouverts à la discussion et disponibles ! Ideal pour manger local et se fondre dans la foule - Ne pas retirer à l'aéroport de Bogota (frais au distributeur) - Uber marche du tonnerre en Colombie ! Et c'est assez sûr et moins cher pour bouger. Comme il y a pas mal de wifi partout (étonnant mais c'est le pays où on a eu le plus de free wifi dans les zones publiques et même aéroport) donc ... - les colombiens ont tous whatsapp : idéal pour communiquer avec eux en amont (guide à Taganga, à Mongui, à la Guarija, ...) - maps.me : application essentielle de tout voyageur pour se repérer en ville et dans les rando ! Nous l'avons utilisé tous les jours (bon j'exagère mais à peine)

Allez hop je commence le récit !

5 jours en Amazonie Colombienne Avion pour Bogota depuis la Havane vers 16h. Arrivée à 19h (1h de décalage en plus, il y a donc 7h de moins qu'en France). Première impression... IL FAIT FROID! Bon tout est relatif mais après Cuba... à 2600m d'altitude on a à peine 20°C donc on le sent! Deuxième impression : ici le code de la route c'est la jungle!! C'est à celui qui s'imposera le plus!

Ce soir on va vite car on reprend l'avion demain a 11h pour Leticia en Amazonie. Du coup on a choisi un bon airbnb pas trop loin de l'aéroport. Bien nous en a pris, Cesar notre hôte est au petit soin : premiers arepas (plats typiques Colombiens) et premières bières!

A Leticia le lendemain on renoue avec la chaleur l'humidité et cette fois BEAUCOUP de moustiques. Nous arrivons vers 13h et nous nous installons dans un hôtel pour la nuit. Ici petite particularité, j'avais contacté depuis la France une française installée en Amazonie depuis 7 ans pour organiser nos 5 jours sur place au plus proche des locaux. On va donc se laisser guider sans considérations logistiques.

Pour les premiers jours nous sommes seulement tous les 2 avec Marine. On commence tranquilou par une découverte de Leticia (la plus grande Ville du département Amazonas de Colombie, au bord du fleuve Amazone). On découvre l'histoire du lieu et de ses indigènes (16 ethnies tout de même) et quelques unes de leur tradition (le petit musée est très bien fait et Marine nous explique tout bien). Puis on découvre les saveurs de l'Amazonie en se balladant dans la ville : de nouveaux fruits (guama mmmm, aguaré bof, d'autres dont j'ai oublié le nom mais qui sont pas mal non plus).

Puis on va faire un tour.... au Brésil ! Car Leticia c'est vraiment une ville frontière : on est en Colombie mais en 10 min de bateau on est au Pérou et en 10 min de tuk tuk (si si ils ont des tuk tuk comme en asie) tu es au Brésil ! L'ambiance est un peu différente (plus musicale et plus le bordel) mais bien sympa. On se fait notre premier coucher de soleil amazonien côté brésilien et on déguste le traditionnel Açaï. Puis Marine nous laisse et on mange en ville avant de rentrer à l'hostel.

Le lendemain on part tôt pour une communauté indigène au Nord de la ville. On va y passer la nuit et observer ainsi leur quotidien et leur environnement. Belle journée avec marche en forêt amazonienne primaire ( José nous montre comment fabriquer des pièges, explique les remèdes, nous montre les arbres à larves blanches comme dans koh lanta berkķkk) visite du village et des potagers qui nourrissent la famille où nous logeons (petite anecdote : au retour de la ballade on s'arrête à la nuit tombée dans un des potagers qui est aussi le terrain d'énormes tarentules qui sortent à cette heure ci. Même avec le guide et nos frontales on n'était pas très serein...), observation de la préparation du pain traditionnel et du mambé (mélange de feuilles de coca et de tabac). Le soir participation à la discussion journalière des hommes durant laquelle on testera aussi le mambé. Moment hors du temps. Nuit en hamac sous moustiquaire, on est réveillé par le froid matinal mais surtout les coqs qui ici hurlent une heure AVANT le lever du soleil ! Vilains!

Le troisième jour nous rentrons sur Leticia pour prendre un bateau taxi rapide qui en 2h sur la rivière Amazone nous emmène dans la deuxième ville du département : Puerto Nariño ! En chemin nous voyons quelques oiseaux et surtout.... nos premiers dauphins de l'Amazone, des roses et des gris!!!!! Trop bon! La ville est très chou et a comme d'habitude un grand terrain de foot. Après avoir déposé nos bagages dans un petit coin de paradis appelé Alto Aguila (lieu de réinsertion de singes et de perroquets) puis déjeuner et visite de la ville et de la fondation Natutama qui explique les écosystèmes spécifiques de la région.

Puis on retrouve au bateau les deux couples français qui vont nous accompagner pendant les derniers jours. On ne perd pas de temps et Obsimar (le guide) nous emmène sur son peque peque voir les dauphins roses et gris par dizaine, moment magique avec l'harmonica d'Obsimar pour les appeler (on se croirait dans Sauvez Willy). Puis direction les lacs de Tarapoto. Baignade bien appréciée par cette chaleur! On ne pense pas aux piranhas et autres bébêtes qu'il peut y avoir la dessous. Tant mieux on en profite. Puis on s'installe pour pêcher à la ligne. Piranha pour moi ! yes ! Magnifique coucher de soleil sur les lacs. La lumière ici est superbe.

De retour à Puerto Nariño nous passons 1h avec une conteuse qui nous raconte des légendes Ticuna (ethnie majoritaire ici). Puis il est l'heure de rentrer à l'hôtel car nous devons passer par l'école des bonnes soeurs qui lâchent des chiens méchants à 21h!! On est limite donc Marine nous dit de nous armer de bouts de bois pour les tenir à distance le cas échéant.... pas très rassurant... et on n'a pas l'air fin comme ça tous les 7! Au final on est dans les temps et on arrive sans encombre. On est tous épuisés donc on part se coucher!

Le 4ème jour le réveil se fait tôt vu le coucher à 22h... ça nous laisse bien le temps de profiter des petits singes qui viennent ici dormir le soir et déjeuner le matin avant de repartir en forêt. Ce sont d'anciens animaux domestiqués. Ils sont ADORABLES mais je doute qu'ils puissent un jour revenir complètement à l'état sauvage.... ici c'est la maison des animaux.... 2 chats, 2 chiens, 2 dindons et 4 perroquets ... le rouge a été maltraité par son ancienne propriétaire et du coup attaque les filles.... on a bien ri (et un peu flippé aussi) de son obstination à nous chasser. Par contre mon homme a kiffé qu'elle lui grimpe dessus dès qu'il le lui demandait! Vers 9h on prend le bateau pour s'enfoncer un peu plus sur la rivière du Loretoyacu afin de rejoindre une famille indigène Ticuna à San Juan del Zoco. En chemin on s'arrête dans la communauté de San Francisco (ticuna aussi). Et croyez le ou pas mais ce San Francisco là aussi a son propre pont! Là on va rencontrer un monsieur qui a son jardin médicinal et nous explique tout ça mais il a surtout des caimans blancs et noirs qu'il fait se reproduire pour repeupler le fleuve et les rivières car leur nombre avait trop baissé. Impressionnant de les voir d'aussi près et de les entendre! Ils peuvent faire jusque 8 mètres ! La vache!!

Malgré la chaleur et le soleil qui tape à fond les garçons ne résistent pas à l'envie de rejoindre les enfants qui tapent la balle sur le terrain de foot du village! Ils sont trempés!!!

Puis marche dans la forêt pendant 2h 3h. On revoit certains arbres du jour 2 et on détaille l'histoire du caoutchouc et des indigènes en chemin. On voit aussi de nouvelles choses comme les arbres dont ils se servaient pour leur vêtements et aujourd'hui comme toile pour peindre le plus souvent. Sur le chemin.... incroyable... on tombe sur un cèpe! Même odeur en plus!!!rhalala ça nous rappelle que cette année on va rater la saison !

Avant la nuit on reprend le bateau pour aller tenter d'observer les caimans dans leur milieu naturel. L'ambiance de nuit est differente et le ciel est MAGNIFIQUE! On les voit de loin (et seulement leurs yeux) donc on ne s'attarde pas trop). Sur le retour on arrête le moteur du bateau, les hommes rament et Eduardo notre guide depuis ce matin nous raconte des contes ticuna. Ambiance amazonienne!

Le lendemain c'est le retour a Leticia.... réveil 5h, on arrive tout juste à Puerto Nariño pour le bateau de 7h30. A 10h nous sommes arrivés et avons récupéré nos affaires... il est temps de se séparer des français. Marine (et son fils) nous accompagne à l'aquarium puis on file déjeuner.... au PEROU!!! En 10 min de bateau nous sommes à Santa Rosa. Déjeuner aux couleurs péruviennes donc, un bon avant goût de notre prochaine destination après la Colombie : bière et surtout Pisco Sour!

Cette fois c'est l'heure! Nous reprenons l'avion pour Bogota. Bye bye l'Amazonie! On se reverra en Bolivie !

(photos à venir) On a beaucoup aimé ces 5 jours avec Marine et son point de vue est très intéressant à partager. Par contre c'était un peu speed. On a beaucoup couru et peut-être que finalement il n'était pas nécessaire d'aller si loin. Passer 2 nuits un peu posés à Puerto Narino aurait aussi été une bonne option et moins contrainte niveau transport bateau. Il y a apparemment à faire dans le coin niveau rando mais on ne regrette vraiment pas la rencontre d'Eduardo et sa famille donc...
Patagonie en cyclotourisme: du Chili à l'Argentine (12 janvier 2018) English translation pending
by Pjulien · 2018-04-01 · 0 replies
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12 Janvier 2018, Vendredi

Tout a commencé par une tempête de verglas à Toronto le jour de mon départ. Arrivé à l'aéroport de Québec 3 heures à l'avance avec mon vélo et mes sacoches, je voulais m'assurer d'embarquer avec tout mon kit!

Premier en ligne au comptoir d'Air Canada, on m'annonce que mon vol de 20h est annulé. J'avais une correspondance à Toronto à minuit. La préposé me déniche un siège sur le vol de 18:30h, Youpie!!! Je me retrouve dans la zone internationale...mais ce vol est reporté à 5 reprises jusqu'à ce qu'on confirme son départ pour 23h. Inutile de patienter plus longtemps à l'aéroport pour espérer rejoindre ma connexion à Toronto sur mon vol vers Santiago à minuit! Je fais débarquer mon vélo de la soute de l'avion et je retourne à la maison après m'être assuré une place sur le vol du lendemain. Par la même occasion, je venais de perdre mon vol au Chili entre Santiago et Puerto Montt. $$$

Je décolle finalement le lendemain à 16h et arrive à temps avec TOUT mes bagages à Santiago. Je rejoins Puerto Montt vers 21h et mon taxi m'attendait comme prévu!

Puerto Montt est une coquette ville touristique avec sa promenade longeant la côte. Comme la Carretera est partiellement fermée à Santa Lucia en raison d'un glissement de terrain, je dois prendre 2 traversiers, le premier de Puerto Montt à Chaiten. Ce glissement a définitivement rayé de la carte Villa Santa Lucia...du moins pour un bon moment. Le gouvernement a fait évacuer le village car les risques d'un second glissement sont encore bien présents. La pluie incessante a obligé les secouristes à interrompre la recherche des disparus. C'est un glacier qui s'est décroché en haute montagne emportant avec lui roches et végétation. Tout ça a provoqué la création d'un gigantesque torrent qui dévalait la vallée engloutissant sur son passage la moitié du village et tuant plus d'une quinzaine de personnes.

16 Janvier, Mardi; 15C Ballade à Chaiten:

Je fais escale à Chaiten pendant 15 heures avant d'embarquer sur le second traversier de 23h. Je passe la journée à me balader en ville après avoir loué une chambre pour la journée avant que la pluie ne se pointe. J'aurais pu m'en passer... je n'ai pas réussi à dormir de toute façon! 17 Janvier, Mercredi; 11C Raul Marin Balmaceda/La Junta: Distance: 75.35 km; Temps roulé: 5:55:39; Vitesse moyenne: 12,7km/h; Vitesse Max: 38,5km/h; Gain alt: 773 m; Cadence moyenne: 78RPM

Départ à 23h pour 7 heures de mer jusqu'à Chaiten. Tout le monde dort sur les banquettes.

Arrivé sous la pluie à 6h du matin à Raul Marin pour entreprendre mon périple sur le Ripio (route de terre et de gravier, genre planche à laver). Je fais un arrêt 2 km plus loin chez le premier Hospedage afin d'y déposer 2 pneus que j'ai apportés pour mes amis Normand et Hélène qui voyagent sur leur tandem depuis plus d'un an. Ils viendront les chercher dans quelques semaines. Je leur ai offert 2 petites bouteilles de sirop d'érable en cadeau! 75km et 773D+ sous la pluie pour me rendre à La Junta. Un peu raide pour la première journée d'un cycliste qui n'a pas vraiment la forme. On prétend que ça revient après la première semaine! Consolation: Lorsqu'il pleut, les véhicules ne soulèvent pas de poussière!

Je croise 3 Chiliens en vélo de montagne quelques km plus loin. L'un d'eux a fait une chute dans le ripio mou en prenant trop vite une courbe au bas d'une descente. Il a fracturé son porte-bagage arrière dans sa chute. Je lui offre 2 Tie-wrap en plastique mais je doute que ça fasse l'affaire. La ville la plus proche est à 75km et la route est en ripio jusqu'à destination. Il devra sans doute trouver un véhicule pour se rendre à La Junta. J'ai fait la rencontre d'un australien (Henry) et d'un argentin (Andreas) sur le ferry. Henry, qui est âgé de 70 ans, a traversé les USA de San Francisco à New York en 89 jours l'an dernier. Après s'être croisé 2 fois sur la route, il me tient compagnie jusqu'à La Junta et nous ne nous quitterons plus jusqu'à El Calafate en Argentine. Andreas cassera la patte de son dérailleur après 30 km. J'apprendrai quelques jours plus tard qu'il a réussi à en trouver une par hasard dans un petit magasin de vélo. Incroyable!

Le plus déconcertant avec le ripio, ce sont les rouleaux de terre, des bosses à répétition, comme un planche à laver. Difficile à expliquer si vous n'avez jamais expérimenté par vous même! Admettons qu'il est préférable de tenir le guidon à deux mains. Il est impossible de maintenir un rythme, même en descente. Casse-gueule assuré! Le voyage s'annonce un peu plus compliqué que j'anticipais!

Il a plu toute la journée mais je suis très confortable sous mes vêtements de pluie. Le mercure se tient autour de 09-12C. Arrivé à La Junta, nous ne trouvons qu'un gîte avec un lit double à se partager....hahaha...plutôt intime pour une première nuit avec mon nouveau copain! Espérons que nous ne ronflerons pas trop!

18 Janvier, Jeudi, 14C La Junta/Puyuhuapi: Distance: 44.62 km; Temps roulé: 2:56:39; Vitesse moyenne: 15.2km/h; Vitesse Max: 50,5km/h; Gain alt: 728 m; Cadence moyenne: 85RPM

Lever à 7h et on embarque sur la route vers 8:00h. Henry préfère rouler tôt, ce qui est préférable pour éviter la circulation et la poussière soulevée par les véhicules. Henry a beaucoup d'expérience en cyclotourisme et des mollets d'acier. Il est très méthodique et j'apprendrai beaucoup de lui. Comme il est beaucoup plus en forme que moi, il m'amènera à dépasser mes limites à de nombreuses occasions. Il est un partenaire patient, courtois, et nous nous accordons à merveille.

Partiellement nuageux, 27km de route pavée, nous arrivons à Puyuhuapi vers 11:30h. Jolie petite ville située sur le bord d’un lac où j'avais réservé un guest house tenu par une allemande. Nous louerons un taxi (Pickup) pour nous rendre au Parc Queulat en après-midi. La route est fermée sur une section de 5km et nous devrons prendre un ferry. On en profite pour embarquer des pouceux dans la boîte. Au souper, nous aurons droit à la parade du Carnaval avec danse et musique. Malgré la bruine, tout le village est présent!

19 Janvier, Vendredi, 17C Puyuhuapi/Villa Amengual: Distance: 81.71 km; Temps roulé: 6:22:45; Vitesse moyenne: 12.8 km/h; Vitesse Max: 53,3km/h; Gain alt: 1969 m; Cadence moyenne: 81RPM

Ouf, un grosse journée aujourd'hui. Départ de Puyuhuapi à 8h et arrivée à Villa Amengual à 20h! Le rythme d'Henry est beaucoup plus soutenu que le mien mais il est patient. Il prend ça cool mais moi j'ai toujours le pied dans le plancher! Les derniers kilomètres ont été pénibles. Je fais attention de bien m'hydrater et on bouffe fréquemment. J'ai apporté des électrolytes pour diluer dans mes gourdes et des jujubes GU. On bouffe des Snickers, du pain, du fromage, des biscuits, des barres tendres, du chocolat, beurre d'arachides, des cannes de saumon ou de thon, etc... On remplit nos bouteilles dans les milliers de ruisseaux et chutes qui longent la route.

En approchant du village, on rencontre un cycliste au bord de la route pour lui demander de nous indiquer un gîte. Je suis heureux de constater que mon espagnol 101 n'est pas complètement effacé de ma mémoire car Henry ne parle qu'anglais et Allemand. Il s'avère que ce cycliste est un Argentin dans la 60n qui voyage avec 6 copains venus avec leurs vélos de montagne pour rider sur la Carretera. Il me recommande un guest house et nous convenons de souper ensemble vers 21h. Ce sera un repas très agréable et une bonne pratique pour mon espagnol qui est de niveau semblable à leur anglais. LOL!

20 Janvier, Samedi, 28C Villa Amengual/Villa Maniguales Distance: 59.07 km; Temps roulé: 3:26:45; Vitesse moyenne: 17.2 km/h; Vitesse Max: 66,6km/h; Gain alt: 692 m; Cadence moyenne: 86RPM

Nous avons fait une pause ravito sur un viaduc surplombant une rivière...encore! À l'approche d'une voiture, à la blague, j'allonge le bras pour leur présenter un biscuit au bout de mes doigts afin de les inviter à partager avec nous. 10 mètres plus loin, la voiture s'immobilise...je m'approche, un peu méfiant! Le chauffeur et sa conjointe me font un large sourire et m'offrent une grosse barre de chocolat à peine entamée. Muchos Gracias! et ils reprennent leur chemin. Génial, nous l'avons bouffé au complet sur le champ!

Ce fût une magnifique journée ensoleillée et chaude...un peu trop même! Une étape reposante. Les paysages sont à couper le souffle. Le village borde une grande lagune dans laquelle nous n'hésiterons pas de s'y baigner! L'eau est froide mais devient confortable après quelques minutes d'immersion. Quel plaisir après une journée de vélo! Ce sera la seule occasion qui se présentera pour se baigner au cours du voyage.

21 Janvier, Dimanche, 22C Villa Maniguales/Coyhaique Distance: 88.55 km; Temps roulé: 5:42:36; Vitesse moyenne: 15,5 km/h; Vitesse Max: 55,6km/h; Gain alt: 1336 m; Cadence moyenne: 86RPM.

Journée costaude avec de bonnes côtes! À mi-chemin, on fait un arrêt dans un ranch équestre pour se ravitailler. Nous sommes les seuls clients et nous aurons droit à un hamburger de mouton gargantuesque. Nous traverserons un tunnel dans la montagne au cours d'une longue montée de 12km atteignant D+11% par endroit. Elle sera suivi d'une deuxième montée abrupte avant d'atteindre la ville de Coyhaique. Ouf, j'étais content d'arriver!

Coyhaique est une magnifique petite ville touristique. Un centre de ski en saison hivernale. Le cœur du village offre une multitude de boutiques et restaurants le long d'une rue piétonnière. Nous y dégusterons notre premier Parrilla, un plateau de viandes variées grillées sur un mini BBQ au charbon de bois. (Poulet, Boeuf, Mouton, Porc, Saucisses accompagnés d'un gigantesque plats de frites!) Hé non, on en viendra pas à bout!

En sortant du restaurant, on fait une rencontre ahurissante, un chien au comportement pour le moins bizarre!

22 Janvier, Lundi, 15C Coyhaique/Cerro Castillo Distance: 97,61 km; Temps roulé: 7:02:07; Vitesse moyenne: 13,9 km/h; Vitesse Max: 75,6km/h; Gain alt: 2831 m; Cadence moyenne: 87RPM.

Ouf, celle-là a été tough! J'ai vraiment été au bout de mes ressources et j'ai failli renoncer à plusieurs reprises, d'autant plus que la journée précédente avait été costaude aussi. Des montées qui n'en finissent pas, à chaque virage, on espère que c'est la dernière. Je dois pousser mon vélo sur plusieurs kilomètres et des cyclistes plus jeunes que nous rencontrons en font autant. J'en ai même vu un abdiquer! Henry est un ancien coureur de vélo de montagne. Il s'adapte plus facilement que moi et jamais on ne l'entend se plaindre. Un exemple de résilience inspirant!

Vers le 80ième km, j'envisage sérieusement de faire du pouce. J'avance péniblement par poussée de 500mètres. Pause...Chocolat...breuvage...jujubes! Rien y fait et le vent de face s'est levé depuis plusieurs kilomètres. Je suis découragé mais je me rend bien compte qu'Henry a encore de l'énergie à revendre. Merde, je me sens comme un poids lourd. Je lui propose de continuer seul, il refuse et m'affirme que lui aussi souffre beaucoup. On envisage même de planter notre tente sur le bord de la route.

Sur le point d'abandonner, je consulte mon GPS Garmin et je constate qu'à quelques km plus loin se profile une longue côte descendante. Exactement ce qu'il fallait pour me ragaillardir. Nous sommes à environ 25km de Cerro Castillo et nous sommes en ascension depuis 50 kilomètres. Il faudra bien que ça descende à un moment donné!

Arrivé au km 81, nous entreprenons une descente continue sur plus de 12 kilomètres. La jouissance totale et le panorama est à couper le souffle!!! Je m'en serais voulu pour le reste de mes jours si j'avais embarqué dans un camion 25 km plus tôt! La route descend comme un serpent jusqu'au village de Cerro Castillo. Nous faisons un pause dans une halte pour prendre des photos et jouir du moment!

On finit par trouver un guest house plutôt ordinaire ( il y avait des champignons de 6 centimètres qui poussaient dans la salle de bain) et un petit resto sympa pour le souper. On y retournera même le lendemain pour déjeuner.

Aujourd'hui, Henry a eu 71 ans!

23 Janvier, Mardi, 19C Cerro Castillo/Bivouac camping sauvage Distance: 52,35 km; Temps roulé: 5:30:39; Vitesse moyenne: 9,5km/h; Vitesse Max: 32,8 km/h; Gain alt: 983 m; Cadence moyenne: 84RPM.

Les derniers 12km étaient robustes! Notre destination est Puerto Tranquillo mais c'est trop loin pour y arriver en une journée. À mi-chemin, on commence à chercher un endroit pour bivouaquer. Un couple de cycliste français nous guide vers un endroit près d'un ruisseau qu'ils ont repéré sur une application IPhone. Malheureusement, une clôture barrée en interdit l'accès. Ils poursuivent leur chemin alors que nous décidons d’enjamber la barrière. Ce sera ma première nuit sous la belle étoile. Au moins, il ne pleut pas! Henry a une crevaison lente sur sa roue arrière et en profite pour tenter de la localiser...sans succès! Changement de tube! Depuis ce matin qu'il doit gonfler son pneu périodiquement.

J'ai gelé toute la nuit, le mercure a du descendre sous les 0C. Il y avait même de la glace sur le double-toit de la tente. Lever à 7h et on reprend la route vers 8h.

24 Janvier, Mercredi, 19C Bivouac/Puerto Tranquilo Distance: 63,76 km; Temps roulé: 4:54:39; Vitesse moyenne: 13,0km/h; Vitesse Max: 47,5 km/h; Gain alt: 892 m; Cadence moyenne: 78RPM.

Étape importante avec une journée de repos pour visiter les célèbres Cavernes de Marbre. Une petite pause me fera le plus grand bien! On arrive en début d'après-midi et on se trouve une auberge à proximité. J'en avais réservé une sur Booking.com mais on a réalisé qu'il fallait monter 5km de pente pour y accéder!

On magasine nos billets pour la croisière prévue le lendemain et on relaxe en faisant sécher nos tentes. J'en profite pour aller faire laver nos vêtements chez une voisine.

Lever à 7h pour se rendre au bateau. Chanceux, il n'y a qu'une famille de 4 chiliens qui se joint à nous. Les autres embarcations transportent parfois jusqu'à 12 touristes. Nous voguons pendant 30 minutes pour atteindre les cavernes. La visite durera 2 heures et nous sommes époustouflés par la beauté et les couleurs des cavernes. Un must à ne pas manquer!

Nous passons le reste de la journée à bouffer et relaxer sur une terrasse tout en profitant du WIFI pour communiquer avec nos familles via Facebook. Le WIFI est tellement lent que nous le surnommons WIFOU! Je trimballe mon ordinateur pour maintenir le contact avec mes clients et faire rouler la business depuis le début. C'est parfois un peu agaçant mais j'ai pas à me plaindre! Quelle chance que j'ai de pouvoir m'absenter du bureau pendant 30 jours tout en continuant de travailler et de voyager. Joindre l'utile à l'agréable!

26 Janvier, Vendredi, 24.4C Puerto Tranquillo/Puerto Bertrand Distance: 63,43 km; Temps roulé: 5:47:39; Vitesse moyenne: 11,5km/h; Vitesse Max: 46,09 km/h; Gain alt: 1346 m;

Une belle journée sans encombres. De bonnes montées en début et fin de journée sous des paysages magnifiques. Rendu à Puerto Bertrand, on s'est arrêté dans un petit resto et j'ai demandé à la serveuse des indications pour s'héberger. Elle nous propose une merveilleuse chambre dans un bâtiment en construction à l'arrière du resto. Génial!

27 Janvier, Samedi, 19C Puerto Bertrand/Cochrane Distance: 49,61 km; Temps roulé: 3:55:46; Vitesse moyenne: 12,6km/h; Vitesse Max: 51,1 km/h; Gain alt: 1145 m; Cadence moyenne: ???RPM. Pour revivre ma journée: RELIVE Cochrane

Cette étape est très vallonnée. Ça ne cesse démonter et descendre. Cochrane est la dernière ville dotée d'un guichet automatique (ATM) où nous pouvons acheter des devises pour nous rendre jusqu'en Argentine. Nous y trouvons un guest house potable et passons la journée à se promener en vélo et à déguster des bières dans un petit bistro. Je vous confirme que les bières artisanales chiliennes sont nombreuses et délicieuses. Bien que je ne boive plus d'alcool depuis plus de 3 ans, je n'ai pu résister à me désaltérer avec la bière chilienne. Je n'ai trouvé qu'une seule fois de la bière sans alcool.

Nous repartons vers 9h le lendemain après être repassé au guichet ATM et je constate que j'ai perdu mon détecteur de cadence hier.

Nous longeons la Rio Baker. Son eau est turquoise!

28 Janvier, Dimanche, 22C Cochrane/Bivouac Camping Framboises Distance: 49,02 km; Temps roulé: 4:40506; Vitesse moyenne: 10,5km/h; Vitesse Max: 44,3 km/h; Gain alt: 936 m; Cadence moyenne: ??RPM. Pour revivre ma journée: RELIVE Cochrane

Les prochains 40km seront les plus difficiles ou du moins, les plus dangereux du voyage en raison de la qualité du rupio. En effet, une vingtaine de centimètres de gravier a été récemment ajouté sur la route. Il est mou, poussiéreux, instable et mal compacté. La roue avant du vélo s'enfonce dedans et dérape en tout sens. Je réduit la pression dans mes pneus. Il faut ralentir l'allure et être constamment aux aguets lorsque des véhicules nous dépassent. Encore pire dans les descentes, on risque la chute à tout moment. À chaque véhicule qui passe, nous sommes saupoudrés de poussière. J'ai le moral au plus bas! On prend un ravito à l'écart du chemin pour respirer un peu.

À plusieurs reprises nous échangerons nos positions avec un groupe de jeunes cyclistes chiliens. On se dépassera mutuellement à plusieurs reprises. Après une longue descente, nous les rencontrerons encore à l'approche d'un pont. Ils nous indiquent qu'il y a un camping magnifique à 3.5Km dans la forêt. Après réflexions, nous décidons de les suivre. Ce sera une très sage décision!

On se retrouve sur une ferme perdue longeant une magnifique rivière. La propriétaire y a aménagé un terrain de camping avec douche (froide), toilette et foyer extérieur. Un cheval se promène librement au milieu du terrain. Nous sommes les seuls clients. Le site est enchanteur, que du bonheur!

Je me dirige vers la maison de la fermière pour payer mais il n'y a âme qui vive! J'entends la voix d'une femme au loin. C'est la fille de la fermière qui m'indique qu'elle est en train de cueillir des framboises pour préparer de la confiture. Henry est un grand amateur de fruits sauvages. Je vais donc le chercher pour aller aider la fille. On se retrouve dans une grande clairière couverte de framboisiers. Il y en a des milliers. En moins d'une heure, nous remplissons un 4 litres de framboises et lui remettons en cadeau! Je lui demande si nous pouvons déjeuner chez elle le lendemain. Yes!!!

Nous passons une soirée magnifique et je prépare un spaghetti sauce tomates et fromage pour nous eux. C'est le paradis! Vers 21h, nous allons nous coucher bien que la brunante n'arrive que vers 22h. Le lendemain, déjeuner chez la fermière. Délicieuses brioches et confitures de cerises et de framboises servis avec Nescafé, bien entendu! (Le chilien ne boivent que du Nescafé, à notre grand damne!)

29 Janvier, Lundi, 16C Bivouac Camping super/Caleta Tortel Distance: 84,59 km; Temps roulé: 6:33:54; Vitesse moyenne: 12,9km/h; Vitesse Max: 48,6 km/h; Gain alt: 972 m; Cadence moyenne: ??RPM. Pour revivre ma journée: RELIVE Caleta Tortel

Journée costaude. On savait que la route serait longue et qu'il y avait peu de possibilité que nous atteignons Caleta Tortel en une journée. Pour s'y rendre, nous devons quitter la Careterra Australe pour franchir 20km en direction de l'océan. Ce village est reconnu mondialement pour ses trottoirs en bois. C'est la seule façon de circuler dans le village. Pittoresque! Arrivé à l'intersection en fin de journée, nous y rencontrons une jeune cycliste Suisse que nous avions croisé à deux reprises plus tôt cette semaine. Elle revient de Tortel et nous indique qu'il y pleut tout le temps! La route descend sur plusieurs km avec une remontée abrupte vers la fin. Nous profitons d'un vent arrière et décidons d'essayer de l'atteindre. Ouf...j'ai poussé fort! Nous avons atteint le village vers 17h. Sur la place principale, un kiosque touristique vous indique les pensions disponibles pour nous héberger. Le préposé nous propose un gite au bas des escaliers (quelques centaines). Ça fait pas mon affaire pantoutte! Il nous propose de camper sur une plate-forme en bois! Pas vraiment, merci!

Je demande à Henry de surveiller les vélos pendant que j'entreprends de cogner aux portes des maisons à proximité du stationnement pour trouver un gîte plus facile d'accès. Bingo! Nous sommes allés diner dans un petit bistro qui n'offrait que du pain et des confitures. Vers 20h, une pluie diluvienne ne cessera de tomber jusqu'au lendemain!

En soirée, nous irons souper dans un charmant petit resto à la cuisine prétendument française. Le proprio était vraiment sympa!

Lever vers 7h am. Nous profitons d'une accalmie pour aller visiter le village. Les trottoirs se prolongent sur plusieurs kilomètres. C'est magique de parcourir la baie sur ces planches de bois franc pendant que plusieurs chiens nous accompagnent! Nous nous sommes promenés jusqu'à 9h sans réussir à trouver un seul endroit pour déjeuner. En dernier recours, nous nous sommes rendus chez la boulangère du village qui a accepté de nous préparer exceptionnellement 2 cafés et de nous vendre des gâteaux pour déjeuner. Elle est allée chercher les cafés dans sa maison à l'arrière!

30 Janvier, Mardi, 12C A) Caleta Tortel/Puerto Yungay ; B) Rio Bravo/Refugio Distance: 25,92 km; Temps roulé: 1:49:36; Vitesse moyenne: 13,5km/h; Vitesse Max: 13,5 km/h; Gain alt: 450 m;

Nous quittons Caleta Tortel en voiture. Je déniché un chauffeur pour nous reconduire à l'intersection quelques 20km plus loin. Ça ne me tentait pas de me retaper la même route qu'hier. Nous avons ensuite roulé jusqu'au traversier de Puerto Yungay\Rio Bravo. Nous avons bouffé au resto du quai en attendant le bateau.

La traversée a duré environ 90 minutes. Arrivé de l'autre côté à Rio Bravo, nous avons roulé pendant 12km avant de trouver un refuge abandonné sur le bord de la route. Je suis allé demandé l'autorisation de camper au propriétaire et nous nous sommes installés pour la nuit. Une heure plus tard, un des jeunes que nous avions rencontrés sur le ferry est venu nous rejoindre. Un cyclotouriste argentin en vacances pour 6 semaines. Après le souper, nous avons placoté jusqu'à 20 heures et puis dodo pour tous dans nos tentes respectives que nous avions montées à l'intérieur du refuge.

31 Janvier, Mercredi, 8C Rio Bravo Refugio/ Refugio de Jorge Distance: 57,75 km; Temps roulé: 4:30:36; Vitesse moyenne: 12,8km/h; Vitesse Max: 50,4 km/h; Gain alt: 1211 m;

Lever à 7h après une nuit glaciale. On plie bagages après avoir ingurgité un bol de céréales et un Nescafé. Notre ami Argentin décide de faire la grasse matinée. Quelques bonnes bosses sur le parcours et la pluie s'installe en début d'après-midi. On nous avait recommandé le refuge de Jorge à 55 km de Rio Bravo. On s'arrête à la première maison que nous rencontrons et demandons si on peut camper au propriétaire. Il ne parle pas un mot d'anglais mais on finit par comprendre qu'on peut s'installer un peu n'importe où. Le sol est en forte pente et la forêt est intense. Après plusieurs minutes à rechercher un talus horizontal, j'en conclu qu'on est pas au bon endroit. Je sors mon espagnol 201 et j'essaie de faire comprendre au proprio qu'on recherche un Refugio. Il finit par nous indiquer qu'il y en a un 5 km plus loin.

On reprend la route sous la pluie et on tombe sur le fameux refuge de Jorge. Je vais demander la permission qui nous est accordée avec un mot de bienvenu! Le refuge est une cabane en bois dont les planches pivotent pour laisser entrer l'air. Surprise en ouvrant la porte...un gros feu de foyer réchauffe l'endroit. C'est très rustique mais au moins, nous sommes à l'abri de la pluie et bien au chaud. Il y a même une bécosse sèche à l'arrière. Un ruisseau roule de l'autre côté de la rue où nous pouvons nous approvisionner en eau potable.

Une demi-heure plus tard, on entend quelqu'un arriver avec une brouette de buches. C'était le célèbre Jorge! Il ne parle pas un mot d'anglais et est collant comme une mouche. Il s'est paisiblement assis à côté du foyer et nous a observé pendant de longues minutes...pendant des heures! En réalité, il est resté avec nous pendant au moins 2 heures, jusqu'à ce que nous lui fassions comprendre qu'on devait préparer notre repas et dormir. On a bien essayé d'échanger un peu avec lui. J'ai cru comprendre qu'il est né à O'Higgins, qu'il est célibataire, que ses seuls amis sont les cyclotouristes qui font escale au refuge. Il est bien gentil Jorge, mais c'est une méchante tache à marde comme on dit chez nous.

Il est revenu en soirée nous porter 2 bûches mais nous avions déjà fait une razzia dans la forêt de l'autre coté de la rue. Nous avons réussi à le mettre dehors pour dormir mais on s'est fait emboucaner solide pendant la nuit, à tel point qu'Henry a dû ouvrir la porte pour ne pas étouffer (il fait de l'asthme) . Nos vêtements et sacs de couchage auront une odeur de fumée pour le reste du voyage!

Nous avons levé le camp vers 7 heures avant que Jorge ne se pointe encore. En faisant mes bagages, j'ai remarqué qu'il manquait un mousqueton sur l'une de mes sacoches. Henry me dit qu'il l'avait aperçu sur le plancher la veille... Jorge?

En discutant avec notre amie Cycliste Suisse le lendemain, nous apprendrons que Jorge l'a harcelé sexuellement la veille. Il réclamait des baisers et voulait qu'elle aille avec lui dans sa maison. Elle a eu la peur de sa vie! Heureusement, d'autres cyclistes sont arrivés dans la soirée!

1 Février, Jeudi, 12C Refugio de Jorge/Villa O'Higgins Distance: 31,15 km; Temps roulé: 2:23:49; Vitesse moyenne: 13,0km/h; Vitesse Max: 49,0 km/h; Gain alt: 467 m;

Villa O'Higgins, avant dernière étape au Chili avant de prendre le traversier pour l'Argentine. La route qui longe le Lago Cines est splendide mais il en va tout autrement des 10 derniers kilomètres de rupio. Ils devaient surement servir à graver dans votre mémoire combien il est parfois pénible et enrageant de rouler dessus! L'Enfer avec ses planches à laver, ses côtes pentues et sa poussière. Un bon vent de face pour agrémenter le tout! Mais quelle satisfaction d'arriver à destination!

O'Higgins est un charmant petit village touristique et constitue la fin de la Carretera Australe. Impossible de se rendre plus loin avec un véhicule moteur!

Le défi consiste ici à se trouver un place sur l'un des trois traversiers qui assurent la liaison avec l'Argentine. La procédure de réservation est chaotique, voir anarchique sinon délirante! Il faut mentionner que le plus gros des 3 traversiers est hors d'usage depuis plusieurs mois. Les 2 autres peuvent transporter 18 passagers et entre 5 et 7 vélos sur le pont arrière. Il peut y avoir 2 voyages par jour selon l'humeur des capitaines et des conditions météo. Les 2 premiers quittent le port vers 7h du matin. Si le vent le permet, les capitaines acceptent parfois de faire une deuxième traversée vers 13h. Prenez note que les vagues passent parfois par dessus le bateau!

La première étape consiste à enregistrer son nom sur les listes d'attente. Comme il y a 2 compagnie maritime différentes, il y a 2 listes. Pour ajouter un peu de piment, les touristes s'inscrivent sur les 2 listes en espérant embarquer sur le premier qui se libère. Ça fout le bordel total. Pas moyen de savoir quand nous embarquerons, mais on nous prévient que ce ne sera pas avant 3 ou 4 jours. Nous rencontrons des cyclistes qui attendent depuis une semaine. Au moins, du côté de O'Higgins, il y a des hôtels, des restaurants et des épiceries. Si vous venez dans l'autre sens, il n'y a aucune nourriture disponible de l'autre côté du lac. Imaginez 5 jours sans bouffe!!! Heureusement, la majorité des voyageurs connaissent la situation et l'entre-aide est de mise.

Pour mettre les chances de notre bord, je suggère à Henry de louer notre chambre chez la femme de l'un des capitaines. Elle tient une auberge et des cabanas. On ira même jusqu'à y prendre nos soupers pour qu'elle nous aime encore plus! On s'installe donc pour quelques jours, tout en rayant mon projet de visiter Torres Del Paine en raison du manque de temps avant de m'envoler de El Calafate. Nous sommes mercredi!

3 Février, Samedi, 22C O'Higgins/Candelario Mancilla Distance: +/-12 km; De O'Higgins au bateau; du Quai au Douanes; Des douanes au camping sauvage.

Vendredi, elle (Ana) nous laisse un petit espoir pour le voyage de l'après-midi....mais il sera annulé. Samedi matin au déjeuner, je lui montre mon billet d'avion pour Buenos Aires le 11 février tout en lui expliquant que j'ai besoin de 5 jours de vélo au minimum pour me rendre à El Calafate. Mon calme, mon sourire et ma gentillesse finiront par porter fruits!

Vers midi, elle me suggère de préparer nos bagages au cas où...et vers 13h, elle nous confirme de nous rendre en toute urgence au port qui est à 7 kilomètres d'O'higgins. Ni une ni deux, on roule comme des débiles jusqu'au port!

Arrivé au quai, l'ambiance est tendue. Il y a 7 cyclistes et un groupe de 15 marcheurs australiens sur un tour organisé. Moi et Henry sommes arrivés les derniers, on fait pattes blanches. Soudainement, le Capitaine nous crie d'avancer avec nos vélos. On passe devant tout les autres cyclistes et les 4 jeunes commencent à se plaindre argumentant que ça fait une semaine qu'ils attendent et que leurs billets sont déjà payés! Des Carabineros surveillent l'embarquement. On monte avec les vélos, le cœur plus léger! Quelle chance nous avons! Notre stratégie a été payante!

La traversée a été mouvementée. 2 heures à se faire brasser par le vent et les vagues. Les derniers 30 minutes ont été holé holé!

Rendus à Candelario Mancilla, il y avait un camping à côté du port. Nous avons préféré passer immédiatement aux douanes pour faire un bivouac sauvage quelques kilomètres plus loin afin de tenter d'embarquer sur le traversier de 11h à Lago Del Desierto demain.

Les 8 premiers kilomètres en sortant du traversier sont costauds. Un montée continuelle avec des dénivelés variant de 7 à 14% sur un ripio impossible à rouler sur le vélo. On pousse continuellement! Nous avons parcouru 4 kilomètres avant de trouver un terrain plat à l'abri du vent pour planter nos tentes.

4 Février, Dimanche, 14C Candelario Mancilla/El Chalten Distance: 48,39 km; Temps roulé: 3:37:49; Vitesse moyenne: 13,4km/h; Vitesse Max: 38,9 km/h; Gain alt: 861 m.

Réveil à 5h du matin, il fait encore noir. La nuit a été fraiche et courte. C'est pas l'envie de me blottir au fond de mon sac de couchage qui me manque! On plie bagages, Henry nous prépare un café et des céréales avec du lait en poudre et de l'eau chaude. Beurk!...mais il faut se mettre quelque chose dans l'estomac avant d'entreprendre le mythique sentier vers Lago Del Desierto!

Le soleil se lève et nous offre des éclairages magiques sur la montagne. On pousse, pousse et pousse.

Arrivé au sommet, la piste fait 2 mètres de large et devient partiellement carrossable sur 3 à 5 kilomètres. Il faut rouler avec prudence sur cette corniche car la falaise est profonde et escarpée. Soudainement, on aperçoit un pancarte de bienvenue en Argentine. Surprise, le sentier passe de 2 mètres à 50 centimètres de large. Ayoye, c'est un sentier pédestre!

Nous traverserons des marécages, des cours d'eau à pieds nus, des forêts enchanteresses, des montées dingues, des talus à 20%D+, des passages étroits entre les conifères, et j'en passe. Ce sentier nous laisse des souvenirs inoubliables et merveilleux. Tout un défi mais tellement fascinant. Nous nous comptons chanceux car depuis quelques jours, il n'y a pas eu de pluie. Le sentier est presque sec!

À 3 ou 4 km de la fin, du sommet de la montagne, on aperçoit le Lago Del Desierto . Il est 10;50h et le traversier est encore à quai. Encore un peu d'espoir mais nous ne nous faisons pas d'illusions, ça va être serré. Je prends les devant et pousse du mieux que je peux dans la longue descente mais le sentier est tellement accidenté qu'il est impossible d'accélérer sans tomber. J'arriverai au quai à 11;15h pour voir le bateau s'éloigner à 500 mètres de moi. Déception, mais heureusement, il y sera de retour vers 17h.

Nous passons par le contrôle frontalier pour estampiller nos passeports et officialiser notre entrée sur le territoire Argentin. Nous profiterons de la journée pour laver nos vélos, admirer le paysage et les bourrasques de vents qui soulèvent l'eau sur le lac comme des tempêtes de sable: Lago Del Desierto tient-il son nom de là?

Le bateau revient vers 18h et le vent nous fait craindre le pire...mais on largue les amarres vers 6:30h. La traversée se passe sans encombres mais c'est très impressionnant de voir les gouttelettes d'eau balayées par le vent. Nous accostons à destination vers 20h. Il reste environ 38km de rupio avant d'atteindre El Chalten et la pluie s'est mise de la partie. Le parcours est relativement plat et nous bénéficions d'un vent de dos. Par endroit, la route est inondée par la rivière.

Nous rejoignons El Chalten à la brunante vers 21;30h. J'avais réservé une chambre double dans une magnifique auberge avant de partir de Québec. J'offre à Henry de la partager avec moi.

5 Février, Lundi, 19C

El Chalten est une petite bourgade très touristique situé au pied du Fitz Roy. C'est une plaque tournante internationalement reconnue pour ses multiples sentiers pédestres en montagne. On se croirait en Suisse! Des dizaines de restaurants et de boutiques offrent des produits aux nombreux touristes. Un confort occidental parfait mais le cachet argentin en prend pour son rhume!

Henry reprend la route vers El Calafate après-demain. J'irai le rejoindre en bus 2 jours plus tard. Au programme: lecture avec ma liseuse, promenades dans le village, copieux repas dans les restaurants argentins. Déjà trois semaines qu'on voyage ensemble! Ça fait du bien de me retrouver seul à relaxer à mon rythme. J'aurais aimé escalader le sentier qui se rend au Fitz Roy mais d'épais nuages enveloppent la montagne et mon corps n'a pas envie de se faire violence.

8 Février, Jeudi, 18C

Je prends le bus à 13h en direction d'El Calafate. 235km de pampa. Le chauffeur me demande de retirer les pédales, la Roue Avant et le guidon pour pouvoir loger le vélo dans le compartiment a bagages. On m'avait prévenu que le vélo pourrait suivre dans un autre bus en cas de manque d'espace. Ouf!

Le paysage change dramatiquement dès la sortie de El Chalten. De plaines à pertes de vues et aucun arbre à l'horizon..et le vent qui ne cesse d'augmenter. Ça me fait penser à Henry qui s'est tapé ces 235km en 48 heures.

J'arrive à El Calafate vers 16;30h. Je reçois un texto d'Henry. Il a choisi un autre hotel que le mien. Celui que j'avais réservé est en haut de la montagne, à 3km du centre-ville. J'annule ma réservation et je rejoins Henry quelques minutes plus tard. Son hotel est super. El Calafate est un gros village touristique et constitue le point de départ pour se rendre au glacier Perito Moreno. Henry a déjà acheté les billets pour demain matin. On s'offre une bonne bouffe avant d'aller se coucher tôt pour l'expédition au glacier.

Le bus se pointe à 8:30h et nous nous dirigeons vers le terminus où un luxueux autobus nous attend. Le trajet pour se rendre au Perito Moreno durera presque 2 heures. Nous arrivons dans un gros stationnement vide situé à proximité d'un gros restaurant. L'endroit doit être très achalandé en milieu de journée! Des indications nous dirigent vers de modernes passerelles en acier qui se rendent au glacier. Un panneau nous indique qu'il y aura plusieurs kilomètres de passerelles à parcourir. Après quelques minutes de marche nous apparait le glacier au loin. La scène me coupe le souffle. Il est gigantesque! J'ai pris des centaines de photos...mais aucune ne semble rendre hommage aux images que j'ai sous les yeux!

Tout simplement Grandiose! On se sent minuscule devant autant de beauté!

Nous retournerons à El Calafate vers 16 heures. Quelle journée mémorable...et un souper typique nous attend en ville!

Encore une fois, on se paye la traite. Nous irons dévorer un parrilla (barbecue argentin avec d’énormes morceaux de viande qui cuisent sur une braise blanche) dans le plus chic restaurant de la ville. Pour couronner le tout, on s'offre notre première bouteille de vin du voyage, un savoureux Syrah Argentin.

C'est notre repas d'adieu! Henry poursuit sa route jusqu'à Ushuaïa demain. Pour ma part, je dois démonter mon vélo pour prendre l'avion en direction de Buenos Aires dans 2 jours. Henry a été un compagnon de voyage idéal. Je n'avais pas prévu voyager en duo et sincèrement, l'idée ne m'avait même pas effleuré l'esprit! Nous nous sommes entendus comme des copains d'enfance. Aucune tension, un respect mutuel total, un rythme similaire, même si Henry a dû m'attendre à quelques reprises. J'ai beaucoup appris de lui et il a su m’amener à dépasser mes limites. Je n'aurais jamais pu franchir de si longues distances en solo, du moins j'en doute fort! Merci Henry, j'espère que nous aurons l'occasion de faire un autre voyage ensemble un jour...Le Pamir?

10 Février, Samedi, 18C

J'ai pris possession de la boîte que j'avais réservée avant mon départ dans une boutique de vélo locale. USD$25 pour une boite de carton qui avait déjà au moins un voyage trans-atlantique dans le corps. (Étiquette de France sur la boîte)...mais elle est parfaite! Me voici donc prêt à rentrer à la maison.

Après une escale de 36 heures à Buenos Aires, j'ai pris le Vol AC93 en direction de Santiago/Toronto/Québec.

Fin de l'aventure! Un petit montage Vidéo de mon périple!
Du ras-le-bol du tourisme à la tourismophobie English translation pending
by VoyageForum · 2018-03-28 · 132 replies
C'est dans l'air du temps. Après avoir été encensé pendant des années, le tourisme (de masse) est en train de devenir LE problème pour certains lieux ou certaines villes en Europe comme ailleurs... Lire la suite...
Retour sur 15 jours au Cap Vert: Sao Vicente, Santo Antao et Sal English translation pending
by Zazabenji · 2018-03-26 · 85 replies
Bonjour à tous,

Je suis rentrée hier du Cap Vert et souhaitais vous livrer un peu à chaud mes impressions et ressentis. Un carnet de voyage complet verra le jour plus tard... avec photos et infos pratiques (traces gpx notamment)

Tout d'abord, grand merci aux membres actifs du forum (Ptitortue, Snoopy et Willempsie notamment) qui m'ont permis de monter ce voyage de bout en bout, qui ont tous un avis personnel et parfois divergent sur le pays, nous présentant les différentes facettes de celui-ci. A chacun ensuite de trouver ce qui lui correspond. J'aime cette idée du partage. Merci à vous !

Itinéraire : J1-2 : Sao Vicente J3-11 : Santo Antao J12 : Mindelo bis J13-15 : Sal

Le coeur de notre voyage était la rando sur S Antao. S Vicente était une étape incontournable pour se rendre à S Antao. Sal n'avait pour but que de nous offrir des horaires de vol plus confortables pour notre retour en province, et un peu de repos après la rando. Nous n'en attendions rien de précis.

Au global nous avons beaucoup aimé ces 3 iles, habitants, paysages, accueil, gastronomie.

Sao Vicente Elle offre finalement assez peu au visiteur et 2 jours sont suffisants pour la découvrir. Nous y avons passé 2.5j, nous aurions pu supprimer une journée. 1/2j à notre arrivée et 1j au retour de Santo Antao pour découvrir Mindelo. C'était un samedi aprèm, pas grande activité, mais peu de monde pour prendre les photos c'est bien aussi. Heureusement qu'on avait une autre journée au retour pour apprécier l'animation en semaine. Passage à Laginha Beach en fin de journée. 1j pour Salamansa, Baia das Gatas, avec sentier côtier entre les 2. Retour anticipé de Baia pour cause de nuages et fraicheur, annulant toute envie de baignade et pas très photogénique de ce fait. C'était un dimanche, pas grande animation même si j'avais lu que les Capverdiens ont plaisir à s'y retrouver le WE. On a aimé les couleurs des bâtiments sur le front de mer, la simplicité de la ville. En y allant 2 fois on avait l'impression de rentrer chez soi.

Logement : Basic Hotel. Très bon rapport qualité prix. Un peu excentré (10' à pied de Laginha beach / 10' du ferry ou du centre-ville) mais très calme.

Transport depuis / vers l'aéroport : en arrivant nous avons cherché à prendre l'aluguer au rond-point de l'aéroport mais un taxi nous a proposé un tarif sur sa course (600 cve le taxi, contre 1000 tarif officiel), on n'a donc pas hésité. Déposé directement à l'hotel. En partant, aluguer depuis la Praça Estrela (100 cve/p).

Santo Antao Exceptionnelle selon nous ! 9 jours de rando en itinérant, sac au dos mais logements réservés en pension, hotel ou chez l'habitant. Préparation de toutes les randos en amont avec carte et tracés GPX (merci Snoopy !) Les temps de marche comprennent la pause repas de 30' environ.

j1-Morro de Campo > Cha de Morte : Dépose à Morro de Campo par Nelson qui nous a récupéré à l'arrivée du ferry (résa depuis la France pour assurer le coup, et ne pas attendre l'aluguer de 11h depuis Porto Novo) Chouette rando, pas évidente en repérage pour rejoindre la Bordeira de Norte, grosse descente (attention genoux !). 6h de marche. Nous l'avons faite sous une chaleur écrasante et avons bien souffert de celle-ci. Je me demande comment on peut randonner en plein été.... Logement : Residencial Pinto (Nelson et Suzeth). Très bien, propre, spacieux, confortable et bonne table. Nelson ns a vraiment rendu service que ce soit pour nous réserver les logements à venir ou nous déposer à Morro de Campo (moyennant frais).

j2-Cha de Morte > Alto Mira III Petite rando, mais belle montée au col. Vue extra sur Alto Mira pour la descente. 3h de marche. Logement : Amadeu Ramo. Excellent. Nouveau logement super propre et confortable. Vue extra sur les montagnes. Très bon repas. Espace extérieur pour prendre un thé ou se reposer. A recommander

j3-Alto Mira III > Figueira de Baixa par le Salto Preto C'est la rando que j'appréhendais vu les commentaires sur le Salto Preto. En fait, il n'y a que cette montée qui est difficile sur la journée. En démarrant à 8h30 nous sommes restés dans l'ombre pour presque toute la montée, confortable. L'effort est intense mais pas si long que ça, environ 2h30 depuis Alto M. Le reste est très facile jusque Figueira. Nelson nous avait réservé le logement à Figueira de Baixa, mais m'avait confirmé qu'il était à Figueira de Cima... ça nous a juste un peu rallongé la balade... 17 km sur la journée. Logement : Joanna y Miguel. Logement chez l'habitant, très basique, mais chaleureux dans l'accueil. Pas d'eau chaude. Excellent repas. Très peu de possibilités sur le secteur, on était contents de nous trouver chez Joanna !

j4-Figueira de Baixa > Cha de Igreja Très beaux points de vue car la rando ne fait que monter et descendre pour passer d'une vallée à l'autre. Assez fatigante pour moi. Le passage de la plage de galets est effectivement stressant. Bien évaluer le risque en fonction de la montée des vagues et des marées. 6h de marche Logement : Mite e Banana. Très bon rapport qualité-prix. Propre, confortable, bons repas. Accueille les groupes, il est donc bon de réserver !

j5-Cha de Igreja > Ponta do Sol Sentier côtier "classique". Temps mitigé lors de notre passage, les petits villages n'ont pas eu les couleurs que nous espérions. Sentier surtout intéressant dans la partie finale, à partir de Forminguinhas. 6h. Logement : Miranda e Miranda. Super mais même s'il est tenu par des Capverdiens les chambres et le resto n'ont pas de touche capverdienne, ce que j'ai regretté. C'était malgré tout parfait, tant pour la propreté que la qualité des équipements ou les petits déjeuners.

j6-PdS > Cha de Mato > Rba Grande > PdS ce devait étre une journée de repos, mais nous n'avons pas résisté et sommes partis en balade au départ de PDS. Nous avons donc gouté aux joies de la rando sans sac à dos ;-) Aluguer pour Ribeira Grande puis pour Cha de Mato. C'était un samedi, pas d'aluguer sur la route de la Corde avant 11h... nous avons donc patienté... à la capverdienne :-) Magnifique rando malgré le temps très brumeux. Je recommande. Facile et variée. Retour sur PdS par aluguer

j7-PdS > Cova de Paul > Vila das Pombas Aluguer privatisé avec un autre couple pour monter à la Cova, dimanche oblige. Descente par la 101 puis 102 via le Pico de Antonio. Superbe. Un classique mais un Must ! 6h de marche. Logement : Misurino. Situé juste avant le pont pour Vila das Pombas. Très bon rapport qualité prix. Simple, avec SDB partagée mais très propre avec très bon petit déj. Tenue par un Italien.

j8-Vila das Pombas > Pico da Cruz via Sta Isabel Dur, très dur pour moi ! Effort constant, à la différence du Salto Preto où l'effort ne dure "que" 2h. Mais... quels paysages ! Epoustouflant, surtout dans la partie entre Sta Isabel et le Pico. Très frisquet là-haut, prévoir de quoi se couvrir ! 6h de marche Logement : Manuela. Chez l'habitant donc simple sans eau chaude, mais chaleureux, propre avec de très bons repas. Elle fait aussi épicerie pour le ravitaillement.

j9-Pico da Cruz > Janela par la 106 Conditions ensoleillées au départ mais ensuite brume et grosse humidité, le tout avec un vent fort. On a eu bien du mal à profiter et apprécier le paysage ! Mieux en fin de descente. La végétation semble être très variée sur ce secteur, on regrette un peu d'avoir joué de malchance, c'est ainsi. 4h de marche (sans pause lunch). Retour sur Porto Novo par l'aluguer puis ferry pour Mindelo.

Sal 3 jours de farniente au programme, mais on ne se refait pas, on a marché ! j1- Balade sur la plage entre Santa Maria et Ponta Preta. Très joli, venté au possible, avec de très belles vagues... parfait pour le photographe. j2- Aluguer pour Espargos (25') puis marche jusque Pedra Lume, tour des Salines sur la crête. Meilleure vue que depuis le bas, car on aperçoit toutes les nuances de couleurs du sel, et c'est gratuit ! Retour sur Espargos (15 km). Aluguer pour Palmeira (10'). Très joli petit port de pêche. Retour Sta Maria en aluguer j3- Salines derrière Santa Maria. Accès à pied en 10' puis balade jusque la plage des Kite Surfs sur la côte est, et retour Sta Maria. Aprèm plage... quand même !

Sal n'a pour moi rien du Cap Vert. C'est une ile très belle, mais tellement touristique qu'on a eu bien du mal a retrouver l'esprit de Santo Antao ou de Mindelo. Heureusement que nous logions chez un Capverdien, dans le quartier plus "local" de Sta Maria. Aller à Sal et dire "je suis allée au Cap Vert" me semble juste inconcevable. Juste mon avis. J'ai apprécié m'y poser, mais c'était presque comme si j'avais changé de pays.

Excellent logement chez Casa Pau, dans le secteur habitation de Santa Maria, à l'opposé des Resorts. Calme et accueil parfait. très bons petits dej, on recommande !

Transport depuis / vers l'aéroport : Arrivés à 18h30 nous avons tenté de prendre un aluguer en se postant sur la route principale. Peu de passage et surtout, aluguer plein venant d'Espargos. Un taxi s'est arrêté et nous a proposé 400 cve (contre 10€ px officiel), c'était parti ! Pour nous déposer à la guesthouse, il a prix 100 cve de plus. Correct. A savoir, un taxi pour se déplacer dans Sta Maria c'est 200 cve la course. Pour repartir, nous n'avons eu aucun mal à trouver un aluguer à 20h30 pour nous amener à l'aéroport. 100 cve/p.

Ceci est un 1er retour, n'hésitez pas si vous souhaitez plus d'infos.
Cap Vert: 6 escales et 6 îles English translation pending
by Jemaflor · 2018-03-07 · 76 replies


Boa Vista, Santiago, Fogo, Sâo Vicente, Santo Antão et Sal, voici les six îles au programme de ce récit de voyage au Cap-Vert. Un périple en bateau d'île en île … avec des découvertes à terre au gré des escales. De l'archipel du Cap-Vert, je n'avais qu'une vague idée, un petit pays composé d'îles éparpillées bien au large des côtes de l'Afrique de l'Ouest. En revanche, cela faisait longtemps que j'associais ces îles aux mélodies des chansons de Cesaria Evora … Et c'est sans doute elle, en grande ambassadrice du Cap-Vert, qui est à l'origine de mon envie d'en connaître un peu plus sur son « Petit pays ». Ce récit vous invite à une visite virtuelle particulièrement ... visuelle ! De très nombreuses photos illustrent le texte. Alors prêt à embarquer ? Le cap est mis sur Boa Vista, la première île du périple …

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BOA VISTA, dunes de sable et désert de pierres



Une photo souvenir, celle d'une arrivée au petit matin en rade de Sal Rei, un petit port niché sur la côte de l'île de Boa Vista, notre première escale capverdienne. Le jour se lève à peine, les premières lueurs nous offrent un joli ciel teinté de rose orangé. Assurément une belle vision qui a tout pour vous mettre en forme pour débuter une journée de visites à terre et qui aussi, correspond parfaitement au nom donné à cette île :« Belle vue », « Boa vista » en portugais. C'est ainsi que s'étaient exprimés les découvreurs portugais en abordant l'île. C'était en 1456 et sans s'en douter ils venaient de baptiser définitivement le territoire.

Située la plus à l'est de l'archipel du Cap-Vert, Boa Vista se trouve ainsi à quelques 700 kilomètres des côtes de Mauritanie. Côté population, localement on ne se bouscule pas sur l'île, sa densité s'avère la plus faible des îles habitées de l'archipel, seulement 12 000 habitants vivent sur ce cailloux presque désertique. A l'époque coloniale portugaise et dès 1620, on exploitait ici le sol riche en sel. Un sel roi (Sal Rei, le nom de la ville principale en témoigne) pour assurer une certaine prospérité à l'île. Avouons tout de même qu'il n'y avait à cette période pas seulement le sel qui était exploité mais aussi la main d’œuvre, de pauvres esclaves déportés d'Afrique. Triste époque !

………………………………………………………………………………………………………………………

Nous voilà partis sur une piste à la découverte de l'île. Une piste chaotique entre cailloux, terre, poussières et sable …



Du sable, sur Boa Vista, il y en a en quantité ! Sur une grande partie du littoral avec de belles plages mais également dans l'intérieur de l'île. Là, ce sont d'immenses dunes qui s'étendent entre affleurement de pierres et crêtes volcaniques. L'entrelacs de courbes est particulièrement photogénique comme le contraste, saisissant, entre la blondeur des dunes et la noirceur de la roche.







Quant à la végétation, elle est de plus en plus rare. Comment résister à l'avancée du désert ? Les racines effilées des arbustes tentent bien de s'accrocher mais la progression du sable alliée à la sécheresse les condamne inexorablement à une mort certaine !

La « sahélisation », on va à nouveau la constater en traversant la partie centrale de l'île comme ici à Fonte Vicent où nous arrivons. Il y avait là une vraie oasis avec un point d'eau, on y cultivait le maïs, les gombos (variété de haricots des régions tropicales) et des choux … mais la sécheresse a mis à mal ces cultures et le fertile lopin de terre semble aujourd'hui presque à l'abandon. Les chèvres errent à la recherche de très rares brins d'herbes totalement secs, même les palmiers n'ont plus fière allure …







Près de la piste un baobab trône avec ses fruits suspendus aux branches. Ces fruits appelés aussi « pain de singe » sont utilisés pour confectionner des confitures ou des punchs … la dégustation viendra un peu plus tard. Mais sur Boa Vista, il ne persiste plus que deux baobabs dont cet imposant spécimen. Alors pour la consommations des préparations à base de ces fruits les îliens en importent depuis le Sénégal.

…………………���…………………………………………………………………………………………………….... .........

Sur une île tous les chemins, même les plus tortueux, mènent toujours à un rivage ! C'est bien le cas sur cette île arrondie d'environ 30 kilomètres de diamètre. La piste caillouteuse sur laquelle nous venons de rouler nous conduit d'abord à une saline, une longue étendue blanche qui s'étire en parallèle au cordon dunaire.





La voie se poursuit parmi un paysage « lunaire » longeant la côte est. Pas âme qui vive dans cet univers minéral balayé par le vent … enfin, si. Nous croisons une chèvre solitaire juchée sur un tas de pierre, elle semble scruter les alentours afin de dénicher du regard quelques touffes à brouter. On lui souhaite bon courage à cette brave biquette !



D'ici, l'horizon marin se dévoile, austère et esthétique. La mer est agitée et de puissantes vagues viennent se briser sur les falaises en contrebas. Entre les avancées rocheuses, des plages de sable épousent le tracé du rivage. Peu fréquentées par les touristes qui préfèrent s'amasser sur les plages plus hospitalières de l'ouest de l'île, elles ont séduit les tortues marines. Chaque année, elles viennent y pondre en masse. D'ailleurs ces rives sablonneuses sont devenues des aires naturelles protégées.

………………………………………………………………………………………………………………………...

Un peu plus au nord, la baie d'Ervatão est plus favorable au farniente et à la baignade , les vagues y sont moins fortes. Même si le soleil s'est recouvert d'un voile, la baignade me tente … car je n'oublie pas que 36 heures auparavant j'étais encore sous la grisaille hivernale de la région parisienne, autant profiter du bienfait de ces eaux à 20/22 ° C.





Encore des cailloux et de la poussière … avant de parvenir à un village aux façades particulièrement colorées. Cela contraste avec l'environnement minéral et presque monotone que nous venons de parcourir sur des kilomètres.

-- Suite récit --> message suivant
Randonnée et plongée à Sao Nicolau et Sao Vicente (Cap Vert) English translation pending
by Magtigrou · 2018-03-07 · 16 replies
Bonjour, Je prévois un voyage de 2 semaines au Cap Vert cet été avec mon mari. Le but est de faire 2 activités : - randonnée itinérante en autonomie à Sao Nicolau - plongée + snorkeling

1) J'ai déjà une carte de rando. Si vous avez des idées d'itinéraire sur Sao Nicolau, je suis preneuse. D'un point de vue pratique : - où se procurer des recharges de gaz pour le bivouac ? (et quel type de réchaud est adapté à ces recharges?) où faire le plein de nourriture? (plutôt à Sao Vicente) - quelles sont les compagnies (maritimes, voire aérienne si cela existe) qui font la liaison entre Sao Vicente et Sao Nicolau et quels sont les jours de traversée? - on a une carte de rando au 1:80 000 de 2018, est-ce suffisant? Sinon, est-il possible de se procurer une carte à Sao Vicente ou Sao Nicolau?

2) Nous avons un niveau 1 de plongée et aimerions plonger sans trop lutter contre le courant. - Y a-t-il un centre de plongée sur Sao Nicolau (il semble que non mais on ne sait jamais...) - y a-t-il des centres de plongée et spots intéressants accessibles depuis Sao Vicente (sans nécessairement aller sur Santo Antao)? - dans le cas où vous me conseillez vivement d'aller sur Santo Antao pour la plongée, nous avons vu que le seul centre de plongée de l'île se situe à Tarrafal. Combien de jours nous conseillez-vous au minimum sur l'île si on veut faire quelques plongées (maximum 5 je pense), sachant que la rando sera en priorité à Sao Nicolau, dépendant des dates de transport?

Je sais que Sao Nicolau est difficile d'accès et peu visitée, c'est ce qui fait que l'on préfère aller marcher sur cette île plutôt que sur Santo Antao, mais j'espère que quelqu'un saura nous aider. Si quelqu'un a fait les deux îles en randos, j'aimerais vos impressions et comparaisons s'il vous plait.

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