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L'Ouest américain sous la tente avec trois enfants (partie 1) English translation pending
by Grisemote · 2006-11-26 · 51 replies
Vous pouvez retrouver ce carnet sur mon site, avec les photos "relookées", https://sites.google.com/site/louestamericainsouslatente/

Merci à Marie (mlefèvre sur VF ) qui a effectué son voyage au même moment, avec ses trois enfants, tout comme nous, et à tous les autres, nombreux et toujours disponibles, qui ont guidé notre voyage dans sa préparation.

La préparation :

Ce voyage a été un grand pari. itinérant, presque tous les jours, sous la tente, les enfants (6 – 10 et 11 ans) allaient-ils supporter ? J’ai misé sur « oui », je leur ai fait confiance, et je n’ai pas eu tort ! Ils étaient prévenus : les miles, la chaleur, pas de piscine dans les campings (la plupart du temps dans les parcs, en pleine nature). Au préalable, entraînement intensif à la maison : on regarde des westerns, on boit du coca et on mange des hamburgers….. En fait, ils ne se sont jamais plaints, ni des 9300km, ni de sauter un repas ou de manger à 4 heures de l’après-midi, ni de rien ! On a bien entendu « y’en a marre des points de vue », mais légèrement !!! Plus de 9 mois de préparation. J’ai découvert le site de VF assez tard, mon itinéraire et ma réservation d’avion étaient déjà bouclés, ainsi que les quelques nuits à l’hotel. J’aurais peut-être fait ça un peu différemment, mais ceci dit, tout a fonctionné comme prévu, et si c’était à refaire, on referait le même (pour un premier voyage) !

Nos choix :

- Camping pour minimiser le budget et rester plus longtemps sur place, soit 37 jours. Ils ont tous (sauf 3) été réservés au préalable, par internet. Aucun problème ! Il nous est arrivé de nombreuses fois d’arriver de nuit, et on avait la sécurité d’avoir un emplacement réservé. - 10 nuits à l’hotel : en ville (San Francisco, Los Angeles, Las Vegas) et dans les endroits très chauds (Death Valley et Palm Springs) - Réservation avion, hôtels et certains « extras » : passage par une agence - USACONSEIL de JETSET, celle-ci nous a paru la moins chère. Deux raisons pour ce choix : o en cas de problème entrainant une annulation, il nous devenait possible d’annuler toute cette partie d’un coup. L’assurance était très intéressante : 90 € pour toute la famille pour une couverture totale o je me disais qu’ils avaient des tarifs préférentiels !?

L’itinéraire

C’est un melting pot d’itinéraires proposés par différentes agences, car nous avons parcouru une grande partie de l’ouest, sur un temps assez long, et je tenais absolument à aller à Yellowstone. Il fallait qu’il y en ait pour tous les goûts, petits et grands : des randonnées, des paysages grandioses, des animaux et puis du « fun » à San Diego et Los Angeles, du bateau, du 4X4… ET ne pas tomber le week end à Las Vegas !

Départ : mercredi 12 juillet de Lyon M12 San Francisco J13 San Francisco V14 San Francisco S15 San Francisco – Yosémite Lower Pines CampgroundD16 Yosémite – Bodie – Mammoth lake New Shady rest campgroundL17 Mammoth lake – Death valley Furnace creek ranch M18 Death valley – Las Vegas Hotel Excalibur M19 Las Vegas J20 Las Vegas – Zion Watchman Campground V21 Zion – Bryce Canyon NorthCampground S22 Bryce Canyon – Capitol Reef par la scenic drive Thousand lakes RV campground D23 Capitol Reef – Salt Lake City Cherry Hills Campground L24 Salt Lake City – Jackson Hole Camping teton village KOAM25 Jackson Hole – Grand teton Sud Yellowstone Grant village Campground M26 Sud Yellowstone Grant village CampgroundJ27 Sud Yellowstone - Norris V28 Nord Yellowstone NorrisS29 Nord Yellowstone Norris D30 Nord Yellowstone – Cody Gateway CampgroundL31 Cody –Flaming gorge Firehole canyon campground M1 Flaming gorge – Vernal DinokoaM2 Vernal – Moab Archview campgroundJ3 Parcs nationaux de Arches Archview campgroundV4 et Canyonlands Archview campground S5 Moab – Gouldings (monument valley) Gouldings Campground D6 Monument Valley Gouldings Campground L7 Monument Valley - Lake Powell Wahweap Campground M8 Lake Powell M9 Lake Powell – Grand Canyon Mather Campground J10 Grand Canyon Mather CampgroundV11 Grand Canyon – Lake Havasu S12 Lake Havasu – Palm Springs Joshua Tree Hotel Best Western D13 Palm springs – San Diego Campland on the bay L14 San Diego Campland on the bayM15 San Diego – Los Angeles M16 Los Angeles J 17 Los Angeles

V18 Départ Los Angeles pour Lyon

Carte réalisée par Vazyvite Le road Book : TRES IMPORTANT

J’ai acheté une carte, puis commandé sur internet le « Rand Mc Nally ». Certes, il a mis 8 semaines à arriver, et les frais de port étaient assez élevés, mais il m’a été indispensable dans la construction du voyage ! Sur place, le road book s’est quasiment suffit à lui-même, et nous n’avons pour ainsi dire pas consulté d’autres cartes (sauf quand nous nous sommes parfois perdus !)

Choix des activités :

Nous avons décidé de nous faire plaisir (dans la mesure du possible), on ne sait pas si on reviendra ?? Certaines activités ont été subventionnées, par des ventes sur Ebay (beaucoup d’énergie de ma part !, et pour être honnête, je n’ai pas subventionné grand-chose !)

- le grand Canyon en hélico nous aurait bien tenté, mais pour le même ordre de prix, nous avons opté pour la location d’un hors bord pour visiter le Lake Powell - On voulait faire du 4X4 à Canyonlands, finalement l’agence nous a recommandé celui de Monument Valley (1/2 journée, car c’est cher). Ça c’est le truc que j’ai vraiment regretté : cher, et on voit à peine plus que la piste que l’on fait en voiture. (On aurait aimé faire une balade à cheval, mais le dernier était trop petit, il faut avoir 7 ans) - Raft à Canyonlands (1/2 journée). Très sympa mais gentillet, il ne faut pas s’attendre à de grandes sensations en ce qui concerne la demi-journée. On passe plus de temps à flotter dans le Colorado (boueux), que sur le raft, mais on a tous pris plaisir !!! - Sea World et Universal Studio - Nous avons rajouté Antelope Canyon, que l’on peut considérer comme un extra, car franchement, c’est pas donné !

Nous sommes passés par l’agence pour réserver Sea World et Universal Studios, car ils proposaient un billet groupé, illimité, qui semblait intéressant, le Lake Powell et Monument Valley. Pour le lake Powell, il est indispensable de réserver à l’avance, car tout était complet jusqu’à nouvel ordre. Par contre, il faut venir remplir les papiers la veille pour gagner un temps plus que certain !

La voiture

Notre choix s’est porté sur un style »espace », pour que les enfants aient chacun une fenêtre et un espace bien à eux (cela a été extrêmement important dans la réussite du voyage : qui veut voyager loin ménage sa monture !). Au dire du loueur, il vaut mieux préférer des voitures japonaises qui consomment franchement moins que les américaines … Par l’agence, nous avons réservé chez Alamo, en prenant l’assurance totale (gold). C’est cher, mais cela nous a été vivement recommandé. Sur Alamo, rien à dire, tout était parfait !: Voiture neuve ou presque, service de navettes pour les bagages à l’arrivée, très peu de temps pour rendre la voiture et en plus : 1°) nous avons crevé (dans un de nos nombreux demi-tours), 2°) on a fait faire la vidange, car un voyant d’alerte s’allumait, et nous ne voulions pas prendre de risque au cas où ! Tout a été remboursé sans difficulté aucune. Le seul inconvénient fut d’aller porter le pneu comme preuve du changement dans une agence Alamo. Mais bon, c’est presque un détail ! A notre arrivée à San Francisco, notre interlocuteur, jaugeant notre volume de bagages nous proposa une voiture plus grande. « Non » avons-nous répondu de concert estimant que ce qui était prévu était bien suffisant (et suffisamment cher). Une demi-heure plus tard, ayant essayé toutes les combinaisons possibles de rangement, il fallait se rendre à l’évidence : soit nous voyagions bagages aux pieds, soit nous mettions notre fierté au panier pour demander une voiture plus grande. Nous avons bien entendu opté pour la deuxième solution pour un supplément de 400 € ! Conclusion : notre loueur fut de bon conseil et nous n’avons pas eu à le regretter. La voiture était une Toyota Sienna. Ce fut le top. On a goûté au luxe, il a été très difficile de retrouver notre « Berlingo », qui pourtant nous a toujours parue très grande !

Les bagages

Impressionnants une fois empilés ! On a souvent été aidés, même parfois les douaniers américains. Nous avions emmené notre glacière (remplie de matériel jusqu’à ras-bord), mais en lisant les carnets de voyage de mlefèvre, elle a opté pour un frigo, ça leur est sûrement revenu moins cher au final que tous les glaçons que nous devions acheter chaque jour (cours du sac environ 2 dollars + ou -), et elle n’a pas eu à s’embêter avec ça ! Nous avions emmené un réhausseur (en suivant les conseils de marie31, toujours de bons conseils les Marie, finalement !), que nous avons laissé sur place.

- Nos 2 tentes : 2 et 3 secondes Décathlon.

Avantages : Elles sont solides, presque aussi rapides à monter qu’à démonter et les temps indiqués par leur nom est approximativement exact. Ceci dit, pour les adultes, la 2 secondes (2 places) est un peu étriquée. Préférer la 3 secondes (3 places). Lorsque vous dépliez votre tente en la jetant en l’air, succès assuré ! Inconvénient : pas très épais mais le diamètre est conséquent. Résultat, le coffre de la voiture à intérêt à être profond pour ne pas engager la visibilité arrière. Elles nous ont bien accompagné pendant ce périple, et nous les remercions vivement de leur participation ! Elles résistent aux tempêtes et sont parfaitement étanches, nous avons considérablement testé !



- Mobilier de camping : dans tous les campings il y a de grandes tables avec des bancs donc inutile de s’encombrer avec cela.

- Fringues : il faut un pull ou une fourrure polaire pour les sites d’altitude et San Francisco. Idem pour les pantalons. Il n’y a que le soir que le froid s’installe.

- Le réchaud a été acheté sur place pour un prix modique (car pas de recharges camping gaz là-bas, et pas de bonbonnes dans l’avion !). Très bien ! (Coleman) (attention tout de même, il est facile en le rangeant d’ouvrir par inadvertance le gaz, cela nous est arrivé, il n’y a pas de sécurité, ce qui a entamé la notre).

- Sacs de couchage : assez chaud et nous n’avons pas eu à le regretter certains soirs à Yellowstone ou au Grand Canyon, tant le froid était pénétrant … sinon en pleine chaleur des paréos suffisent.



- Matelas : nous avons opté pour des petits matelas auto gonflables. Je n’y croyais pas, mais c’est suffisamment confortable pour pouvoir dormir 1 mois sans se casser le dos. En plus, cela ne prend pas beaucoup de place et n’est pas lourd.

- Prévoir de bonnes lampes torche car la plupart des campings sont éclairés par la lune et les étoiles. Il est très facile de s’y perdre le soir !!!!

- Nous avons aussi acheté des brochettes dont les américains se servaient beaucoup dans les campings : super sympa pour faire griller les marshmallows, et les saucisses.

Enfin bref, (certainement entre 80 et 100 kgs de bagages. Toute une gestion et organisation, mais au bout d’un petit temps d’adaptation, pas de problèmes !

Les campings

Nous avons toujours choisi des campings où il y avait au minimum de l’eau (froide naturellement).

J’ai adoré :

Tous les campings dans les parcs ou les State Parcs (sauf celui de Yosémite) : Grands emplacements, toujours une table (pour 10 voire 12 personnes), 1 barbecue ou un feu de bois. C’est magnifique, en pleine nature et la plupart du temps dans des sites extraordinaires ! (Zion, Bryce…)

Parfois pas de douche, ou alors loin (et payante), ça c’est un peu dur car il n’y a pas d’endroit non plus pour s’isoler, afin d’avoir un peu d’intimité dans sa toilette !!!!(après, c’est système D, à chacun son truc !)

Dans certains, rares heureusement, la vaisselle se fait accroupi, j’ai eu du mal, mes articulations ne sont plus ce qu’elles étaient !

Tous sont propres, ou relativement, il y a toujours du papier aux toilettes et parfois même du savon pour les mains.

En plus de ceux-là, j’ajoute celui de Gouldings, en face de Monument Valley, super, et quelle vue !!! Capitol Reef, petits emplacements, mais ultrapropre, sympa et très belle vue Lake Powell : Wahweap Campground, superbe. Attention, il y fait très chaud! Le KOA de Vernal(Dinosaurland). Sympa, propre et mignon.

Je n’ai pas aimé :

Cherry Hills à Salt Lake, grand impersonnel, bondé ! (En plus, on y était le dimanche et tout le complexe nautique était fermé : cela dit en passant : ultra cher, le complexe nautique !)

San Diego : Grand camping ENORME. On est les uns sur les autres (on n’avait plus l’habitude !!!!). Plage privée, oui, mais on nous signale à l’accueil que pour cause de bactéries, il faut ensuite se laver à l’eau chaude !!!! du coup, nous on ne s’y baigne pas…… 1 heure d’attente (montre en main) pour avoir notre emplacement qui était déjà réservé et payé ! Cela dit, il est à côté de Sea World et de plages très sympas, pas trop loin du centre. Et puis, à San Diego, on n’a pas beaucoup de choix !!!

J’ai détesté :

Yosémite : Lower Pines - pas de chances, c’était le premier ! Bruyant, les uns sur les autres, et surtout les sanitaires, innommables !

Jackson Hole : KOA - Hyper, hyper cher ! On est arrivés de nuit, on a profité de rien et on a payé 57$! (certes on avait pris électricité). 3 fois le prix des autres, et peut-être plus cher qu’un motel ! (il parait que tout est cher à Jackson Hole, alors il vaut mieux camper directement à Grand Teton !)

Les bonnes surprises :

- De voir que mon itinéraire tenait la route, et que tout a été super - Tout comme Marie le disait aussi, de pouvoir tout réserver par Internet, et avec beaucoup de facilités, sans jamais aucun problème, même en arrivant de nuit (réserver avec des enfants, c’est quand même une sécurité, surtout quand il y a beaucoup d’endroits complets à cette période) - La route 66, qu’on a suivie un petit peu, et qu’on a beaucoup aimée malgré les violents orages - Les programmes « Junior Parks Rangers », découverts tard malheureusement, mais très bien étudiés, et que les enfants ont adorés ! - Avoir survécu à Death Valley, parce que c’est quand même très dur (l’été en tous cas) !

Les déceptions

Il y en a eu quand même un peu ! - Le temps. Des orages nous ont suivi une grande majorité du temps, ou alors temps couvert ! Les couleurs ne sont pas au rendez-vous, et ça, quand on aime la photo, ça énerve ! Bon, on a aussi eu des orages spectaculaires, et des arcs en ciel fabuleux ! (mais j’aurais préféré voir Horseshoe Bend sans KWay !!!!!). On a certainement eu moins chaud sous la tente ! - Ne pas avoir été au fond du grand canyon, because chaleur et enfants, mais il est vrai que la descente que nous avons parcourue (jusqu’à Cedar Ridge, même un peu plus loin…), ça a déjà été très très dur (c’est le seul truc que le petit dernier ne veut pas refaire dans un prochain voyage, il l’a pourtant fait sans broncher !)

Si c’était à refaire

On ne changerait rien pour 1 premier voyage (sauf le 4x4 à Monument Valley, qu’on aurait mis à Canyonlands). A peu près partout on se serait bien attardés beaucoup plus, car malgré tout on a toujours une petite frustration, mais ce sera pour un prochain voyage ! Pour une deuxième, on affinera selon nos préférences et on restera un peu plus longtemps dans quelques endroits propices aux randonnées. (+ the wave, la côte californienne, l’arizona, ….encore beaucoup d’envies !)

Ce qui a été difficile :

Arriver parfois de nuit dans les campings pour s’installer, et toujours faire la cuisine (et le feu de bois ) dans le noir. La nuit tombe vite, et souvent très tôt ! Evidemment qui veut faire des photos au coucher du soleil…..mange dans le noir !!! (nouveau proverbe !) Budget pour 5 semaines 1/2 à 5 :

Billets avion : 4457 euros Assurance famille : 90 euros Bateau Lake Powell : 338 euros + assurance 17, 08$ + essence et huile : 117$ (93, 33€)+ skis nautiques 30$ + bouée 26, 70$ Lower Antelope Canyon : 74$ (réglé sur place) Rafting ½ journée : 136, 29€ (171, 33$) (réglé sur place) Rodéo Cody : 48$ (réglé sur place) Monument Valley 4X4 : 236€ Pass Universal Studios - Sea world : 501€ (2 adultes – 3 enfants)

Voiture : 2311€ (37 jours) avec assurance Gold Rajout voiture classe supérieure : 400 $ soit 320 €

Total Voiture : 2631€ + Essence : 609€

Hotels : - Embassy à San Francisco : 282€ (94€/nuit) - Furnace creek ranch à Death Valley : 120€/nuit - Excalibur à Las Vegas : 192€ (96€/nuit) - Best Western Inn à Palm Springs : 52€ (moitié prix : family plan) - Hacienda à Los Angeles : 210€ (70€/nuit) - Motel 6 à Kingman : 38, 07€ (47, 19$) Total hotels : 894€

Total campings : 558€

Rajouter les restaurants éventuels et achats personnels.

Bon, je passe le clavier à mon mari, Gilles, désormais narrateur de notre aventure !

La Plançon’s family au far west !

Après un an de préparation, nous sommes fins prêts lorsque nous entrons dans l’aéroport. Destination : San Francisco comme porte d’entrée vers l’eldorado de nos vacances. Tout a été pensé, imaginé et repensé durant de longs mois, affiné en grande partie par la contribution des membres très actifs du forum, au point que toute la famille vit à l’heure des nouvelles de chacun d’eux sur internet. Pourquoi l’ouest américain ? Certainement parce que notre jeunesse a été bercée par ces paysages mythiques (ce qui n’est absolument pas le cas de nos enfants, les temps changent …).

Que cherchions-nous ? : des vacances « aventure » tous les 5, pour découvrir tous les aspects de l’ouest américain : quelques villes et surtout les parcs, les vastes espaces et une faune abondante et diversifiée. C’est notre 1ère grande aventure à cinq

Cartes d’identité : Sylvie : le cerveau de l’affaire. Une fine traqueuse, implacable de toute information relative au voyage pour que l’aventure ne rime pas avec galère. Pro d’internet, c’est le membre actif de notre famille sur le forum (mais comme je l’ai dis plus haut, je vous connais tous !). C’est elle qui a décidé du voyage et qui a du convaincre l’autre partie d’engloutir des sommes abyssales dans ce voyage.

Gilles : celui qui a entièrement sous traité la préparation mais qui l’a apprécié. Le rédacteur du carnet, quand même !

Thibaud : 11ans ½ Spécialité, mettre de l’ambiance en taquinant ces frères. Se débrouille toujours pour être sur les photos. Cela porte maintenant un nom « Thibaud was here ! ». Peluche : un loup de Yellowstone

Lucas dit « Marmoton » (pour sa capacité à dormir de très longues heures) : 10 ans. L’intellectuel du voyage. Celui qui retient tous les détails et qui est toujours au cœur de l’action. Peluche : un ours du Yosémite

Robin dit « mon lapin »: 6 ans. Spécialité : chasseur de petits teigneux (les petits écureuils présents partout sur le trajet). Peluche : un nounours, un puma, un aigle, un raven (corbeau) etc … de toutes provenances.

Le parcours Nous survolons le Groenland sur le trajet . Une merveille!

1er étape San Francisco

Oui, tout le monde connaît les courses de voitures dans les rues pentues et qui font des étincelles à chaque pallier lorsque le pare choc touche la pente. Et bien c’est en effet comme cela mais en plus impressionnant car on est dedans. La ville est attachante pour son architecture assez européenne, en étages, sa fraicheur plutôt agréable bien que quelques degrés en plus seraient les bienvenus, ses ponts magnifiques et son brouillard qui modèle la vue à sa guise en quelques minutes, transformant le tout en nuage ou en ville moderne, ses maisons Victoriennes, ses fils électriques dans les rues où on se demande comment ils ont pu régler une facture à un électricien après un boulot pareil.

Un inconvénient : la ville est horriblement chère. Ne pas prendre de l’essence, ne pas acheter à manger, le cours de la pomme vous fait avaler la votre. Mieux vaut manger au restau, ou au mac do, cela revient presque au même prix. Le cauchemar, c’est pour se garer, et quand on voit le prix des parkings, on réfléchit à 2 fois avant de se dégourdir les jambes. Nous garderons un souvenir impérissable de Twin peaks que nous avons mis 1 heure 30 à trouver de nuit et qui nous a offert une vue imprenable sur … le brouillard. Ne cherchez pas votre route à pied. Il suffit de s’arrêter avec une carte et vous êtes certain qu’un passant vous aidera à trouver votre chemin. Quelques points qui nous ont marqué :

- A l’aéroport, prenant possession du véhicule, les 1ère minutes au volant furent un grand moment de solitude, avec 2 pédales et un levier de vitesse à plusieurs crans et pour seule aide les inscriptions P, R, D, 4, 3, 2. Dans l’œil du loueur qui m’a lâché quelques explications, j’ai ressenti comme de la compassion pour la vieille Europe. Un peu comme s’il expliquait à un Cro-Magnon comment faire du vélo. Finalement, après quelques minutes d’utilisation c’est simple et intuitif. Donc, pour les novices, pas de panique. - Pier 39 et sa galerie touristique fort agréable. On y trouve la caverne d’Ali baba du bonbon et une ambiance balnéaire. - Le Golden Gate, rouge vif et dont la silhouette parfois fantomatique joue avec le brouillard. A ses pieds ont peut voir des planches à voiles en pleine vitesse raser les moustaches de pétroliers géants - Lombard street, la rue tellement pentue qu’elle zigzague au milieu des hortensias.



- La Filbert street en haut de laquelle on pourrait avoir le vertige. - Les « soeurettes victoriennes », groupe de maisons identiques au style victorien sur fond de financial district.

- Le quartier des affaires, planté solidement sur une belle architecture haute et travaillée. Ceci contraste avec la majorité des autres villes visitées comme Los Angeles, ou le cube prédomine avec un habillage de façade. - Chinatown et ses lampions colorés. En clair, on a aimé et on y retournerait bien.





2ème étape (pour ceux qui ont lu jusque là) Yosémite

Le contraste entre la fraîcheur de San Francisco et la zone assez désertique qui suit est étonnant. Attention à l’émail des dents. Quelques éoliennes décorent les crêtes monotones de collines lisses brulées par le soleil, avant de faire place à des vergers .



Yosémite c’est d’abord des vallons de forêts, puis des monts. Une belle grande forêt essentiellement de résineux qui joue entre ombre et lumière sur la route. Pour les séquoias nous sommes arrivés tard (vers 14h00) et en l’absence de place de parking il a fallu descendre à un autre parking pour remonter en navette. Résultat, beaucoup de temps de perdu pour rien et l’obligation de raccourcir la visite des grands pères tout d’écorces vêtus (les séquoias millénaires). Exit le grizzly géant de 2700 ans. Nous n’avons côtoyés que des jeunots d’un petit millénaire (d’un tour de hanche conséquent quand même). Un vrai plaisir que de fouler cette forêt où les pins eux mêmes font la course au sommet avec les séquoias. Dans ce gigantisme on se sent petit comme Gulliver au sein d’une forêt d’une autre échelle.



Nous avons découvert nos premiers « petits teigneux » (pourtant ils sont gentils comme tout), ces écureuils plus petits qu’une main, et d’une rapidité de mouvement qui rappelle les déplacements quasi instantanés de Matrix, les lunettes et le téléphone portable en moins.



Yosémite, pour nous c’est aussi : - Au sommet de la visite, un point de vue à laisser tomber son menton d’extase sur les forts connus monts granitiques tout en rondeur sculptés, agencés dans une belle harmonie



- son camping surchargé et assez crade dans la vallée (ce fut le seul) - ses magnifiques chutes d’eau que l’on peut approcher de très près et qui vous enveloppent d’une bruine pénétrante et plus si vous insistez



- son ambiance de randonnée montagnarde accentuée par les magasins de souvenirs remplis d’ours en peluche, de tee shirts style baroudeur ou trappeur et ses maisons ou cheminées à grosses pierres rondes caractéristiques de la région(déjà vues à Disneyland, les copieurs) - la découverte des premières boîtes à ours qui rappellent à chacun que la vie sauvage est à la porte de nos tentes ce qui engendre quelques contraintes. C’est avec une certaine anxiété que les troupes se sont couchées ce soir-là, recroquevillant leurs orteils, se demandant si elles ne sentaient pas un peu trop le dentifrice ou le shampoing. Par la suite, on s’y fait très bien ! A noter, au détour d’un virage vers la sortie du parc : au beau milieu de la route, un grizzli traversait, dandinant nonchalamment son derrière comme un roi des forêts qui ne craint rien ni personne. Le temps pour moi de m’exclamer calmement pour n’affoler personne : « tiens tiens tiens ! mais qui voilà ? », et mes passagers redressant la tête n’ont eu le temps que de voir l’arrière train de la bête à la fois tant redoutée au camping et tant convoitée à observer. Inutile de vous dire que j’ai été prié pour la suite du voyage d’être plus direct dans mes propos sur les animaux furtifs rencontrés. Après l’homme, nous sommes donc une famille qui a vu l’ours (ou presque pour certains). Bref, on a aimé et on y retournerait bien et plus longtemps pour faire des randonnées.



3ème étape : Death valley – la beauté venimeuse

Rien que le nom fait trembler, même en anglais, avec dans un coin de notre imaginaire un crane de bœuf décoloré par le soleil sur fond de désert. Rassurez-vous, c’est pire que ça ! Dans notre innocence du futur, avant d’atteindre l’endroit mythique, une bonne journée et demie de transition a été nécessaire avec comme étapes : - Mono lake, le lac salé comme la mer morte aux concrétions calcaires blanches habitées de centaines de volatiles (qui ont peut être contribués à ces franges blanches de la pierre),



- un détour vers Bodie la ville fantôme, remplie de touristes qui dégainent leurs appareils photos plus vite que leurs ombres (je la trouve un peu décevante dans la mesure où les habitations restantes sont assez dispersées),



- Mammoth lake dont nous avons visité le MacDo et le camping de nuit. Il y avait mieux à voir parait-il : les orgues basaltiques les plus grandes du monde. Le timing serré aura eu raison de la géologie. Dommage, la petite ville était vraiment avenante.





L’entrée de la vallée de la mort s’effectue d’abord sur les hauteurs. De là, on voit une 1er vallée aride et écrasée par la chaleur. C’est très beau, mais rien qui fâche. La descente puis la traversée de cette vallée fait prendre conscience que ça va chauffer pour notre matricule. Mais là encore, on doit pouvoir survivre. Puis nous passons dans la 2ème vallée. Au fur et à mesure que nous descendons, la pression atmosphérique augmentant, la chaleur devient écrasante.



Pas trop adepte de la clim que nous évitons autant que faire se peut, elle devient indispensable et finit par tout juste être satisfaisante même à fond !. Il est midi au soleil environ, à peu près au niveau de la mer, lorsque nous décidons de sortir de la voiture pour aller prélever du sable « souvenir » sur les dunes non loin de la route (il faut vraiment être un touriste pour qu’une telle idée puisse germer dans une cervelle). Mettre la tête dans le four ou dans un sauna fait le même effet. On sent tout de de suite qu’il faut faire vite et que sinon, en quelques dizaines de minutes on doit être cuit, à peine moins vite qu’un œuf dur ! La sortie a paradoxalement « refroidie » tout le monde de l’envie de recommencer tant elle a été éprouvante. L’installation à l’hôtel en bas de la vallée (sous le niveau de la mer) a été suivie d’une sieste pour récupérer et laisser passer les heures les plus chaudes. Même avec la climatisation au plus fort, la chambre devait facilement atteindre les 37°. Dehors le thermomètre affichait 51°C à l’ombre ce jour là au zénith (je ne vous le dis pas en degrés kelvin car c’est renversant). Bon, si je vous ai fait peur sur le sujet, c’est fait exprès tant la chaleur impressionne, mais pour le reste, c’est MA-GNI-FI-QUE de couleurs, de formes, de dégradés. D’organisées et régulières à chaotiques façon lunaire, toutes les nuances des roches s’entremêlent pour un festin visuel hors du commun.

Même après le coucher du soleil, c'est encore extrêmement éprouvant!

Ce qui nous a plu particulièrement : Zabriskie point pour ces formes et ses couleurs





- Le canyon des 20 mules avec sa piste style Paris Dakar - Dante’s view -> incroyable point de vue surplombant sur toute la vallée – A ne pas manquer !



- la piscine de l’hôtel, qui nous rafraichissait à peine à 23h00 - le terrain de golf du diable pour ceux d’entre nous qui se sont levés aux aurores pour la lumière, qui fut malheureusement tamisée par les nuages



- la palette des artistes qui porte bien son nom !

Oui, je l’ai déjà dit, on a aimé, vraiment beaucoup … mais on était aussi contents de la quitter cette vallée pour revenir à un niveau de mercure acceptable pour nos organismes.

4ème étape : Las Vegas – hors du temps et de l’espace

Difficile d’imaginer un contraste plus grand entre la vallée de la mort 100 % nature hostile et flamboyante et Las Vegas le royaume de l’artificiel. Mais on s’y fait ! La route entre les deux passe par des zones désertiques où on trouve, au milieu de nulle part, quelques « Bagdad cafés » où il doit s’arrêter un touriste toutes les décennies.

Panneau de signalisation hors du commun! Puis le désert est habillé de pancartes de pub le long de la route, annonçant, 70 km avant l’échéance, le Disneyland pour adulte qu’est Las Vegas. Une chose est sûre, c’est facile à trouver.

Que dire de Las Vegas … ça n’a absolument aucun sens, c’est certainement une monstruosité humaine, mais d’un autre côté c’est à voir et il fallait probablement l’inventer pour appréhender l’insondable imagination de l’humanité. C’est un endroit où il vaut mieux laisser sa cervelle au vestiaire pour ne pas trop penser sous peine de se répéter en boucle « Au secours, ils sont complètement cinglés ». Ceci dit, une fois déposée (la cervelle), c’est très confortable. Le tout se vit bien, dans l’insouciance générale, baigné dans un faste rarement rencontré, des décors hollywoodiens, un soucis permanent du détail et une imagination sans borne pour nous amener au plaisir viscéral de glisser dans la fente notre bien le plus précieux et actionner le manche sensé nous propulser au septième ciel …. si on a de la chance. Ces machines à sous, que j’espère vous aurez reconnu au travers de mon envolée lyrique, ne nous ont pas fait l’effet escompté. 5 $ dépensés en pièces de 5 cents n’ont pas été suffisants pour entrer dans l’état de transe attendu. Une autre fois peut être… En revanche, la partie casino enfant de l’Excalibur a transformé en quelques secondes nos 3 pitchouns en joueurs invertébrés. C’est bien fait, adapté à leur vision du jeu et cela à fait mouche à des kilomètres.

Ce qui nous a plu : - bon sang que les décors sont beaux ! Le Venezian est magique, le Mirage dispose d’un aquarium de toute beauté à la réception, le Caesar palace offre une galerie marchande à ciel ouvert (plafond peint). Et ça change tout. Les boutiques ne peuvent pas laisser indifférentes. Paris est remarquablement restitué. - Les serveuses près des machines à sous – c’est la silicone vallée - Les outlets, sur la route du strip, où on trouve tout à des prix très attractifs - La piscine de notre hôtel, l’Excalibur, hôtel plutôt bien adapté lorsque l’on a des enfants - L’ambiance festive où que l’on soit - Les parkings gratuits dans tous les hôtels



Ce qui nous à moins plu - la circulation sur le strip. C’est Paris aux heures de pointe mais en 24/24. Pour aller plus vite, il suffit de prendre une rue parallèle ! - La vue stratosphérique : c’est beau, mais plutôt loin des autres hôtels et c’est absolument hors de prix (en tout cas pour 5 – on n’ a pas fait gaffe à la caisse).



Bon, c’est pas qu’on s’ennuie, mais comme Pinocchio, il y a un moment où il faut savoir s’extraire pour ne pas voir pousser des oreilles d’ânes. Ce que nous fîmes discrètement. Aller, faut le dire sans honte, on y retournerait bien quand même !

5ème Etape : Zion, la force tranquille



Il n’a l’air de rien ce parc de prime abord. Certes, c’est grand, c’est beau et les falaises impressionnent par leur puissance et leur couleur. Mais sous un ciel couvert et une pluie mollassonne, les troupes n’étaient pas motivées. Pourtant il nous a réservé de très bonnes surprises. Après un trajet sans histoire à partir de Las Vegas, les choses sérieuses ont commencé par un arrêt à une station service à une cinquantaine de miles du parc. Le ciel était couleur plomb et un vent puissant balayait la poussière (comme dans les films). De là, un homme passe, visiblement pressé et inquiet, le regard porté vers la masse sombre de l’horizon. « hurricane, a bad one ! » nous lâche t’il en démarrant nerveusement. Hurricane ? cela me dit quelque chose, voyons, voyons … La réponse à ce « voyons » n’a pas été longue à trouver. En effet, l’orage fut sur nous rapidement déversant avec des bourrasques violentes, des quantités impressionnantes d’eau accompagnées d’un son et lumières de toute beauté. Ne connaissant pas vraiment les coutumes météorologiques locales, nous étions plutôt prudents mais téméraires en progressant sur notre route. Finalement, rien de si méchant que cela même si ça porte un autre nom, le résultat est le même que chez nous. Au moins, cela aura permis de laver la voiture de la poussière. La fin d’après midi qui suivie notre arrivée au parc fut consacrée à une randonnée sur le chemin « emerald pools ». Ce fut un régal de part son tracé en hauteur sur un sol ocre - orange, bordé d’arbres tordus par les ans. Mais sous la pluie la piétaille n’y était plus et nous sommes retournés au camping avant l’atteinte de l’objectif, monter les tentes en pleine nuit et manger nos steaks poêlés pour cause de bois humide et récalcitrant à la flambée, dans une ambiance morose sous un ciel toujours menaçant. Suivant un schéma que nous retrouverons régulièrement tout au long du voyage, le lendemain matin fut lumineux avec un ciel d’un bleu profond, qui au cours de la journée se parera de gros cumulus ronds bien nourris, qui eux même dégénéreront en cumulo nimbus, les fameux « hurricanes » ou « storm » du début de l’étape… Nous reprenons le car obligatoire pour progresser dans ce parc et en descendons au dernier arrêt : le chemin des écureuils. Il est TRES touristique, aménagé et sans surprise, ce qui me fait pester dans mon fort intérieur. Heureusement, la fin du trajet est bien plus attrayante par la traversée à pied de la rivière pour avancer dans le canyon. C’est un test d’équilibre et d’entre aide tout à fait intéressant avec des sanctions immédiates en cas d’échec, un plouf ! (sans danger !)



Ce qui nous a plu : - la beauté du site et particulièrement des falaises par leur couleur rouge - orange . - La possibilité de faire des randonnées inoubliables mais souvent longues avec pas mal de dénivelée - La suite du trajet pour sortir du parc qui est éblouissante de beauté avec cette roche en strates qui ressemble à des bouchées à la reine parsemées de conifères aux formes tourmentées. Les cartes mémoires des appareils photos ont surchauffé ! - Un regret me concernant, ne pas être allé à Angel trail, qui semble bien porter son nom. Nous le gardons pour la prochaine fois.



Oui, c’était vraiment à voir. On y retournerait bien en prenant cette fois le temps de savourer et de découvrir. Pour le qualifier, je dirais que ce n’est pas un parc que l’on peut juste traverser en quelques heures sans éprouver une certaine frustration (sauf pour la route de sortie). Pour le plaisir immédiat, pas loin, il faut aller à Brice Canyon, la prochaine étape…

6ème Etape : Bryce canyon, l’assemblée des silhouettes pétrifiées



A mon sens, autant Zion se mérite par l’effort, c’est plutôt un lieu de trekking, autant Bryce a été conçu pour la contemplation immédiate. Ici, nul besoin de faire des kilomètres pour voir un joyau terrestre. Tout est là. Cette roche orange qui semble parfois presque transparente dans la lumière, est ciselée finement avec des découpes si particulières qui font penser à une assemblée ordonnée de figurines. En ce lieu presque spirituel, à ne pas douter, l’imagination humaine a du travailler à plein régime …





Arrivés vers 17h00, suivant le cycle habituel, de gigantesques patatoïdes blanches se sont formées au dessus de nos têtes, ce qui ternit les jeux de lumière et annonce une soirée mouvementée. Le camping (sunset campground) est superbe dans une pinède, à quelques secondes des falaises du site (gare, pas de douche dans les parcs).

La soirée fut comme prévue agitée avec un festival d’éclairs gigantesques dans la vallée surplombée. « Encore 10 éclairs et on part se coucher » ; tous réunis près de la falaise, toute la petite famille est restée un long moment à regarder le ciel se déchirer de toutes parts à l’horizon sous les grondements sourds du tonnerre . Par précaution, ce soir là, tous les piquets furent plantés pour éviter toutes mauvaises surprises avec les bourrasques orageuses. Les duvets furent les bienvenus également. Comme par magie, le lendemain fut lumineux. Nous en profitons pour descendre par les chemins tracés entre les roches. La pente est abrupte et la remontée éprouvante, mais c’est un grand plaisir que de se perdre au milieu de ces draperies minérales.

Bye bye Bryce, en route pour Yellowstone et de nouvelles aventures.

Les écureuils chapardeurs au camping!

7ème étape : la route de Yellowstone, via Salt Lake city et Grand Teton

Vues les distances, ont peut se dire que les 3 journées consacrées à la route pour arriver à Grand Teton vont être pénibles. Il n’en est rien. Bon sang mais quel plaisir de parcourir ces paysages grandioses aux dimensions si exceptionnelles (pour nous européens), sur des routes larges et globalement assez peu fréquentées. La musique nous accompagne et met une ambiance que seules les distances et le confinement dans un espace restreint peuvent créer. Ce fut un régal ! Qui pense que les zones désertiques sont monotones n’est jamais allé à l’une d’elle. La route entre Bryce et Capitol Reef – (site que nous avons séché) est une merveille de la nature à ne pas manquer. Un rapide passage à Kodachrome basin donne envie de revenir pour une randonnée. Sur la scénic drive, il fut difficile de ne pas s’arrêter tous les kilomètres pour une photo …



Le camping de Capitol Reef fut le théâtre de 2 événements familiaux uniques. Le premier est que Robin a réussi à nager tout seul pour la première fois dans la petite piscine du camping. Il a eu le déclic et c’est maintenant pour la vie (quelle fierté chez ce petit bonhomme). Le deuxième fut la découverte des chamallows grillés dont la technique certainement séculaire nous fut expliquée par notre sympathique voisin de tente. Avant lui, nous n’étions que des amateurs.



On the road again pour rejoindre Salt Lake City. Enfin des paysages beaux mais plus communs. C’est rassurant car à force de voir des merveilles il y a accoutumance … Les zones arides font progressivement place aux prairies grasses des grands espaces pour les cowboys et les élevages. Et toujours cet immense plaisir de conduire.



Salt Lake est une ville qui semble de prime abord agréable avec ces maisons de plein pieds et peu étagées et son financial district qui pointe vers le ciel. Le camping peut être qualifié d’urbain, donc pas trop à notre gout, mais plutôt agréable quand même, avec un grand respect de la vie en communauté, comme quasiment partout depuis notre départ (le silence le soir par exemple). Chose remarquable que nous avions déjà vue mais qui fut si présente à ce camping : les camping-cars monstrueux. Certains sont des cars aménagés en espace de vie, avec moins de fenêtres. Comme un car entier ne suffit pas pour une famille, en plus, la majorité de ces véhicules comportent des sortes de soufflets qui se déplient pour agrandir l’espace en repoussant les parois latérales à l’arrêt. Ainsi, une salle de séjour d’une vingtaine de m² devient possible. Comme l’ensemble est gigantesque et pataud, un « petit » 4x4 (petit par rapport au car uniquement), est souvent tiré derrière le car, pour les petits déplacements certainement. Il est préférable de ne pas savoir combien de galons une monstruosité comme celle là peut engloutir à chaque déplacement … C’est une autre culture !

Le lendemain de notre arrivée nous consacrons la demie journée à la visite du parc central de Salt Lake dans lequel il devait y avoir un « Pow wow » : concours inter tribus de danses typiques indiennes en costume. Ce jour-là était aussi celui du « pioneer day », jour de fête mormon pour lequel une grande parade de chars était donnée. Pas de doute possible, même si en France nous avons de tels défilés, l’ambiance est ici toute différente. Plus familiale et décontractée, beaucoup plus patriotique (le défilé de véhicules militaires a soulevé des tonnerres d’applaudissements), il y a en tout cela un coté simple et bon enfant que nous ne connaissons pas en France.





Après avoir cherché longtemps le Pow wow tant le parc était vaste et notre accent mauvais (personne sur place ne comprenait dans notre bouche les mots de pow wow : c’est très vexant d’ailleurs, d’entendre au bout d’un moment votre interlocuteur vous dire le même mot avec une différence imperceptible pour nos oreilles de gaulois. Encore certainement un bougre de * % ! # d’accent tonique mal placé !). Ici, ce rassemblement n’a pas un caractère de démonstration ni de parade. C’est un concours entre indiens, pour les indiens. Impressionnants ces costumes par la richesse et la diversité des couleurs et des formes : plumes, cuir, colliers et bracelets de toutes sortes : du grand art. Ce qui fait sourire de prime abord ce sont les indiens à lunettes. C’est là que l’on voit tout de suite que ce n’est pas une démonstration mais bel et bien de vrais indiens. Cela casse un peu l’image romanesque de notre enfance quand même. Ensuite, les chants aigus et un peu lancinant sur fond de tam tam marquent par la force qu’ils dégagent, surtout lorsqu’ils sont donnés par des musiciens présents et non une bande sonore. Il y a une telle conviction dans les coups de tambour sourds et les « chants » tantôt guerriers tantôt plaintifs, qu’il est bien difficile de rester indifférent. Les danses pour finir sont complexes et visiblement relèvent de codes internes pour lesquels nous n’avons pas les clés. Elles sont néanmoins très esthétiques. Le tout nous captiva deux bonnes heures avant que nous ne décrochions, émoussés quelque peu de part l’apparente répétition des chants et danses. Il faut avouer que pour des profanes, tout cela se ressemble un peu au bout d’un moment (les subtilités de toute cette culture qui nous est fortement étrangère, restent difficiles à saisir).





Installés dans notre confortable voiture, nous repartons vers de nouveaux horizons, direction Grand Teton. Même si tout ceci ne s’inscrivait pas particulièrement dans les temps supposés forts du voyage, Salt Lake et ses indiens sont restés imprimés dans notre mémoire comme quelque chose que nous avons bien fait de ne pas manquer.



8ème étape : Grand Teton

L’arrivée à Jackson Hole, au pied de Grand Teton fut saluée par nos pitchouns comme la fin d’un long voyage vers l’eldorado (Yellowstone). Pour fêter cela, nous sommes allés prendre un mousse dans un « vrai » saloon (interdit aux enfants) : le Million Dollar Cowboy. Du vrai, de l’authentique, avec des chanteurs de country, un bar géant et des selles de cheval en guise de tabourets de bar. Bon, le tout serait un peu touristique que cela ne nous étonnerait pas, mais on y croit quand même parce que c’est bien fait, et que l’on en a envie ! La camping KOA en revanche était cher (il faut dire que nous avions l’électricité) et pas très accueillant de nuit.



Le lendemain nous décampons pour la visite de Jackson Hole (très western), puis des pics de Grand Téton. Quelle imagination ces Français (à l’origine du nom). A mon avis, ce devait être des pionniers qui ne devaient pas en avoir vu depuis fort longtemps pour une telle évocation. De glace et vraiment pointus, tel sont les sommets du massif de Grand Teton.



Sous un soleil radieux nous sommes partis en randonnée le long de Jenny Lake pour Cascade Canyon Trail …. L’eau azur sur fond de forêt de conifères était du meilleur goût. Le pique nique près de l’eau fut mouvementé entre les « pro-ours » qui n’acceptaient pas que l’on jette un os de poulet susceptible d’attirer les bêtes, et les pros « c’est pas grave » qui pensèrent que « m’enfin, il ne faut pas exagérer ! ». Ce qui est sûr c’est que point d’ours nous avons vu, mais qu’un bel orage a mis tout le monde d’accord sur le fait qu’il fallait accélérer le pas vers le retour pour ne pas être transformés en sapins de noël par les éclairs ou trempés par de grosses gouttes bien nourries. Grand téton c’est aussi une vallée verdoyante ou paissent des bisons (nos premiers spécimens) et autres bovidés aux cornes déloyales par rapport à nos vaches hexagonales. Sous un ciel de plomb et une pluie par rideaux nous traversons le parc pour nous rendre au très attendu Yellowstone. A noter, la vue d’un coyote, craintif, à l’orée d’une forêt, et d’une mère élan et son petit, se régalant visiblement de verdures aquatiques, les pieds dans l’eau près d’une rivière, nullement impressionnés par le crépitement des flashs de tous les spectateurs agglutinés pour l’événement. On aurait bien aimé voir aussi les cornes du papa !!!



Grand Téton fut une étape sympathique mais qui aurait méritée certainement un peu plus de temps pour découvrir le côté montagne que nous n’avons qu’effleuré et surtout la faune paraît il abondante. On ne peut pas tout faire …

La suite dans très peu de temps avec Yellowstone et .......

Pour aller à la partie 2: http://voyageforum.com/v.f?post=832898;
Farengs? English translation pending
by Michele54 · 2006-11-25 · 20 replies
Excusez mon ignorence mais que veux dire >>>>Farengs<<<< je viens du Québec et on n'utilise pas ce mot alors svp m'éclairer car j'aurai la chance d'aller en thailande en janvier
Circuit de quinze jours dans l'Ouest américain English translation pending
by Pel001 · 2006-11-20 · 5 replies
Bonjour à tous!

Nous avons eu le plaisir de faire un circuit dans l'ouest américain en juin dernier. Après avoir bien profité de vos nombreux conseils, il est temps que nous vous racontions, non?

Allons-y...

Samedi 17 juin: Vol Bruxelles-NY JFK puis NY JFK-Los Angeles. Nous sommes arrivés à Los Angeles en toute fin de soirée, et après avoir pris possession de notre véhicule, nous passons notre première nuit au Travelodge Motel près de l'aéroport. Nous avons réservé la voiture chez Alamo via le site www.autoeurope.be, c'est là que nous avons obtenu le meilleur prix, à savoir 411 euros pour 15 jours pour une Chrysler Siebring Convertible. Soit dit en passant, service rapide et impeccable chez Alamo, tant à l'aller qu'au retour!

Dimanche 18 juin: Départ à l'aube de Los Angeles en, direction du Grand Canyon. Nous nous sommes arrêtés à Barstow pour un brin de shopping dans les magasins Outlet nombreux là-bas. Nous avons ensuite emprunté l'ancienne route 66, en écoutant les Eagles à fond la caisse dans la voiture, bien évidemment! Passage par Needles, et arrivée à Williams en fin de journée, au Motel 6, à l'entrée du village.

Lundi 19 juin: Départ à l'aube de Williams, en direction de Tusayan, puis de l'entrée du Grand Canyon. Impossible d'expliquer ce que l'on ressent concrètement lorsqu'on arrive pour la première fois devant l'immensité du canyon! Nous avons emprunté la navette gratuite vers le Hopi Point et c’était fabuleux ! De nombreux arrêts photos plus tard, nous repartons en direction de Kayenta, via Desert View, Cameron et Tuba City. Arrivée à Kayenta en soirée, où nous prenons nos quartiers dans le Best Western local.

Mardi 20 juin : Départ de Kayenta pour Monument Valley. Nous parcourons le site dans notre décapotable qui sera ensuite bonne pour un bon nettoyage, tant extérieur qu’intérieur, poussière oblige... Le site est tout bonnement extraordinaire! L’immensité du paysage, les couleurs sous ce soleil de plomb, c’est magique ! Nous reprenons ensuite la route pour Page, sur les rives du lac Powell. La route est longue car Monument Valley est assez excentré, mais nous ne le regrettons absolument pas ! Nous faisons un arrêt pour visiter Antelop Canyon avant d’arriver à Page. Décor encore une fois magique. Nous passons la nuit au Motel Travelodge de Page.

Mercredi 21 juin : Nous quittons Page très tôt en direction de Zion National Park. Le parc se visite en empruntant une navette gratuite depuis le Visitor Center. Il y a plusieurs arrêts, on descend et on monte où on veut, de nombreuses randos sont possibles. Nous en avons effectué une d’une petite heure, et nous avons surtout flâné à notre rythme. Départ en fin d’après midi pour Las Vegas, où nous prenons nos quartiers au Bellagio… Et oui, une petite folie mais bon, on ne vient pas tous les ans hein ! Nous assistons à l’hotel au spectacle « O », le ballet aquatique du Cirque du Soleil qui est splendide !

Jeudi 22 juin : Nous passons la matinée comme des stars à la piscine du Bellagio, puis après-midi, visite des splendides hôtels du strip… Bellagio, Caesar’s palace, Venitian, etc etc…Les galeries commerciales des hôtels sont toutes aussi fantastiques les unes que les autres, avec une mention spéciale pour le Venitian et ses canaux avec gondoliers ! Le soir, après avoir joué, ou plutôt perdu, quelques dollars dans les casinos, nous flânons sur le strip en assistant aux nombreux spectacles gratuits, comme le Volcan du Mirage, les fontaines du Bellagio, les pirates du Treasure Island, pour ensuite passer la nuit au Stratosphere Hotel.

Vendredi 23 juin : C’est le grand jour… Nous nous marions au sommet de la Stratosphere Tower ! Elle en robe de mariée, moi en pantalon et chemise, tout cela sous 42°C, avec de nombreux touristes tout autour de nous qui prennent des photos, qui nous applaudissent, c’est surréaliste ! Surréaliste mais inoubliable ! Nous prenons ensuite la route vers la Vallée de la mort, où nous arriverons en fin de journée. Et rapidement, de 42° on passe à 50° ! Incroyable cette sensation de brûlure à chaque fois qu’on sort de la voiture climatisée. Nous passons la nuit au Furnace Creek Ranch, après avoir passé une petite heure au bord de la piscine, rafraîchissante malgré une eau très chaude !! A minuit, il faisait toujours 45°, c’est incroyable !

Samedi 24 juin : Nous quittons le ranch vers 8h, après avoir mis une petite laine, puisque avec seulement 38° au thermomètre, un petit rhume aurait pu venir gâcher la suite du voyage… Nous ne manquons pas une miette des paysages quasi lunaires du parc et passons une journée extraordinaire ! Elle se terminera à au Motel Best Western de Three Rivers, aux portes du Sequoia National park…

Dimanche 25 juin : Journée dans le Sequoia National Park, où ces arbres sont réellement impressionnants ! Nous faisons une rencontre extraordinaire en cours de journée : une maman ours et ses petits qui se balladent à deux pas du Visitor center… Les rangers veillaient au grain et nous ont permis de nous approcher en toute sécurité pour prendre de superbes clichés. Après le Sequoia National Park, départ pour le Yosemite, aux portes duquel nous passerons la nuit, dans un charmant endroit appelé Apple Tree Inn, très mignon, avec sa piscine et son jacuzzi !

Lundi 26 juin : Visite de Yosemite National Park. Encore une fois, nous ferons des yeux grands comme ça devant tant de beauté ! Les chutes sont impressionnantes et l’endroit magnifique et propice à la ballade ! En fin de journée, cap sur San fransisco, où nous logerons dans un motel pas trop éloigné des lacets de la fameuse Lombard Street .

Mardi 27 : Visite de San Fransisco sous les nuages, comme assez souvent dans cette ville magnifique ! Ca fait bizarre de passer de 40° à 18° en une journée… Bizarre aussi de ne pas pouvoir faire la traditionnelle photo du Golden Gate puisque celui-ci est invisible pour cause de brouillard…

Mercredi 28 : Départ de San Fransisco pour Los Angeles, via la route longeant la côte, avec un nouvel arrêt outlet-shopping à Gilroy. Passage par Monterey, Carmel, San Luis Obispo, Santa Barbara, et arrivée à Malibu puis Los Angeles en soirée. La route de la côte est splendide, mais la brume présente tout au long du trajet est vraiment gênante… Nous logeons dans un motel de Carson où la nuit fût agitée, à cause de notre voisin de chambre, un énergumène passablement éméché qui obligea la police à une intervention assez musclé, un peu comme dans les films!

Jeudi 29 : En matinée, c’est Hollywood Walk of Fame, puis Beverly Hills où on se prend pour des milliardaires en goguette dans notre cabriolet! L’après midi se passera à Venice Beach, histoire de humer l’odeur d’huile solaire mélangée à celle des hamburgers et autres pop corn… Soit dit en passant, une journée à Los Angeles, c’est bien assez, même si au vu de tout ce que nous avions lu, on s’y attendait un peu… La journée se terminera par la remise du véhicule chez Alamo.

Vendredi 30 : Nous avions passé la première nuit de notre séjour au Travelodge Motel près de l’aéroport, nous passerons également la dernière là-bas. Debout de bonne heure, nous nous rendons ensuite vers l’aéroport pour le vol du retour, Los Angeles- NY JFK, puis NY-JFK-Bruxelles…

En conclusion, 4500 km en deux semaines bien chargées, des paysages grandioses, un mariage inoubliable, un voyage gravé à tout jamais dans notre mémoire… Merci à tous pour vos conseils…
Médecine alternative: produits naturels English translation pending
by MFR · 2006-11-06 · 16 replies
Je pars en Thailande (avec Laos et Cambodge) a la fin nov. (pour 4 mois minimum) avec mon copain et nous avons décidé de ne pas opter pour les vaccins, qui présentent nombreuses sources d'inconvénients. Je fais présentement plusieurs recherches afin de trouver d'autres alternatives pour se protéger.

Concernant les moustiques, nous avons 15 comprimés de malarone au cas où. Mais j'ai appris que la vitamine B1 se trouve être un formule intéressante pour repousser les moustiques. Est-ce suffisant en THailande? Nous utiliserons sans doute aussi en complément l'insecticide DEET.

Dans notre trousse premiers soins, je veux amener des produits naturels qui ont des fonctions mutilples de base tels que:du GSE, soit de l'extrait de graine de pamplemousse, du Tea Tree Oilde l'huile d'Origan (excellent pour bouster le système immunitaire)

On se dit qu'il y a surement des produits naturels la-bas, qu'on pourrait peut-etre acheter en complément. Comme le baume de Tigre des médecines chimoises par exemple. Est-ce que ca vaut la peine d'attendre d'etre la-bas pour pour se batir une petite pharmacie ? Y a-t-il des huiles essentielles, est-ce qu'ils on en main des produits équivalents des notres?

Tout commentaire est apprécié car très peu d'informations concernent cet aspect.

Merci 😏
Séjour linguistique en Australie English translation pending
by Juandenova · 2006-10-31 · 10 replies
bonjour tout le monde. voila j'ai 25 ans j'aime la vie.Je suis ouvert.J'aime les gens et les paysages.Le ma-tu vu ne m'intéresse pas.J'aime la mer(mais pas forcément). Et voila vers Janvier je devrais partir pour le Canada ou l'Australie;pendant 6mois pour un séjour lingustique. Mais pour l'Australie si vous étiez a ma place quel coin (endroits, ville etc...) choisisseriez-vous pour rester 6mois? Et pourquoi? je vous remercie d'avance.
Annulation ferme d'Emirates de dix A 340-600 English translation pending
by Kamiko · 2006-10-29 · 35 replies
ça leur pendait au nez, emirates a sanctionné les retards de ses commandes fermes d'A380, par l'annulation pure et simple de dix appareils A 340-600(commande de 2003). Son montant était de 4, 2 milliards de dollars et les premiers avions devaient être livrés en 2007.

airbus fait le malin en répondant aux médias que cette commande a déjà été reprise par un autre client.

Emirates ne joue pas la trans parence sur ses vraies raisons d'annulations et mets en avant ce que nous savont tous ICI " le fait qu'elle trouvait ces avions obsolètes et trop gourmands en kérosène". Elle compte acheter à la place des Boeing B 777.

Double plantage de couteau, en gros votre A 380 a du retard et en plus vous continuez à vendre des avions qui bouffent trop de carburant.

Merci qui ????
Site internet des guest houses de Bangkok? English translation pending
by Lamiral · 2006-10-25 · 8 replies
bonjour

est ce que quelqu'un pourrez me donner un site faisant le tour des guests housse à bangkok???? merci
Rafting dans le Grand Canyon English translation pending
by Franck76 · 2006-10-25 · 4 replies
Bonsoir,

J'aimerai avoir si cela vaut le coup de descendre le grand canyon en rafting pendant l'été. Y-a-il suffisamment d'eau? J'ai vu sur le Routard que l'on avait 2 possibilités: De moab ou de Lee's ferry. Laquelle est la bonne? Avec des enfants de 10 et 8 ans est ce possible? Ou se renseigner??

Merci😎
Excursions de l'hôtel Gran Bahia Principe Tulum? English translation pending
by Isado · 2006-10-22 · 10 replies
Merci à tous pour vos descriptions sur cet hotel, avant de partir cette semaine je souhaite connaitre les prix et le choix des escursions au départ de cet hotel (je souhaite etre encadrée). egalement peux t-on obtenir un pret de fer à repasser dans la chambre et le prix du service de la blanchisserie. merci par avance et je suis trés impatiente de partir.
Cherche cousins indiens de Pondichéry English translation pending
by Dejasmin · 2006-10-21 · 12 replies
Je recherche des cousins indiens de Pondichery des familles Mirabeau, Beauvallon, Desjardins. Mon père est né à Pondi de mère indienne de père européen. Il a eut une demi-soeur qui est à l'origine de ces cousins indiens.
Langues du Sud de l'Inde English translation pending
by Issyigatche · 2006-10-19 · 34 replies
Namaste, je cherche a apprendre quelques mots avant de partir dans le sud de l'inde (kerala, karnataka et goa), mais je n'ai rien trouve sur le net 😕

Je pense que parmi vous tous VFistes quelqu'un pourra me renseigner. Merci d'avance

OM SHANTI OM
Sites et villages à ne pas rater entre Siem Reap et Phnom Penh? (Cambodge) English translation pending
by Lamiral · 2006-10-14 · 21 replies
bonjour

si je décide de ne pas prendre la voie naviguable pour relier siem reap à phnom penh quels sont les villages ou les sites qui présentent de l'interêt sachant que j'aime m'immiscer dans les couleurs locales et que j'adore être surpris??? J'attends avec impatience vos reponses?? merci encore vincent
Lavage du linge English translation pending
by Dogopatjo · 2006-10-14 · 17 replies
quelq'un peut-il me donner le nom de l'appareil que l'on plonge au milieu du linge et qui fait le travail tout seul?A defaut, trouve t'on des machines a laver dans les campings?merci
Islande à poney? English translation pending
by Jujuh3 · 2006-10-13 · 5 replies
Avec deux de mes amies nous voudrions faire le tour de l'Islande(étant une ile assez grande nous pensions la moitiez ou du moins un "morceau")mais pas n'importe comment, a cheval enfin plus précisément a poney Islandais car ce sont les seuls a etre accépté sur cette ile.(nous faisons de l'équitations depuis notre plus jeune age) Alors voila, ont se posent différente questions: est-ce que c'est posible? y a t'il posibiliter de loué des poneys?serais trop dur pour eux(si oui dans ce cas c'est sur on ne le fera pas!ont veux pas faire souffrire c'est pauvre petites "bêtes"( on est pas folles javascript:%20addTag('fou') !!!!)non)? est ce que vous penser que c'est envisagable ou que c'est un rêve iréalisable? l'avez vous déjà fait?..

Si vous pouviez nous aider... Nous aimerions vraiment savoir si on doit refuser ou tout abondonner...

Merci de répondre a se message.
Auberges de jeunesse sur le trajet à vélo Cairns-Sydney? English translation pending
by Ofi1787 · 2006-10-10 · 4 replies
bonjour,

j ai envie de rallier cains a sydney en vélo sur 3 mois et j aimerai savoir si il y a assez d'hostels et de auberges de jeunesses entre les villes qui separent cairns de sydney ?

l'idéal ca serait de faire 25-30 kms/jour et de pouvoir trouver où se loger facilement jour par jour.

Merci pour vos réponses/aides
Hôtel Playa Pesquero en février 2007 English translation pending
by Frisinette · 2006-10-07 · 4 replies
Bonjour! Voilà déjà 1 semaine que j'ai réservé pour cet hotel pour février 2007. Tout semble vraiment super. J'aimerais bien avoir quelques commentaires de la part de quelqu'un qui est déjà été svp. Y-a-t'il des vagues à cet endroit? L'hotel semble parfait.. On m'a dit que l'on pourrait nager avec les dauphins aussi souvent qu'on le désirerait. La plongée en apnée comment ca se passe? Bon, j'arrete un peu 😊 je crois que je vous bombarde de questions.. hi hi hi Merci à l'avance pour vos réponses.
Malana (Manali): Athènes de l'Himalaya English translation pending
by Douz · 2006-10-07 · 39 replies
Note à l'attention du lecteur :

Ce texte a été écrit il y a 26 ans maintenant. Déjà ! En tout cas dans sa version première. Car je l'ai modifié au fil des séjours et enrichi de mes découvertes. Cet article, dans différentes versions, a été publié dans divers journaux et magazines. Mais j'avais pris soin de modifier les noms des lieux à la demande des anciens du village qui, à l'époque, se battaient farouchement pour préserver leurs spécificités. Sur 17 voyages en Inde, je suis retourné 12 fois dans ce village pour comprendre son fonctionnement. J'ai confié des bandes magnétiques à des linguistes qui attestent de vestiges de grec ancien dans le dialecte local. Lors de mon dernier passage en 1995 j'ai, avec un médecin, fait des pélévements sanguins à des fins d'analyses ADN, pour confirmer définitivement ma théorie selon laquelle les "Malana peoples" sont les derniers descendants des troupes d'Alexandre. Je dois reconnaître que si certains historiens se sont ralliés à ma théorie, d'autres doutent encore malgré tout. Qu'importe. Ces recherches ethno-journalistiques ont animé une grande partie de ma vie. Et il n'en demeure pas moins que Malana aura été mon Eldorado, mon trésor, ma passion. En 1995, Malana était déjà une étape réputée sur une piste de trek. Les jeunes villageois étaient de plus en plus attirés par la société de consommation qui pointait son nez avec l'arrivée des trekkeurs. Souvent de passage pour une seule nuit. Sans s'attarder sur les étranges sculptures gravées sur les temples et maisons. Sans s'intéresser à la population. Selon mes dernières informations, du côté de Jari, l'un des villages par lesquels on peut rejoindre à pied Malana, la Fédération indienne construirait un barrage. Malana que les guides touristiques présentent désormais comme un lieu incontournable, ne serait plus que l'ombre d'elle-même, rattrapée par la "civilisation". Les anciens, gardiens des traditions, auraient-ils tous disparus ? Il va falloir que j'y retourne pour constater personnellement les dégâts. Mais j'ai peur de ne pas me remettre de cette nouvelle réalité.

En attendant vous pouvez, si vous le souhaitez, faire un retour dans le temps en lisant le texte qui suit, et découvrir le village tel qu'il était encore il y a à peine plus d'une décennie.

Pour les photos, il faudra attendre que je les scanne. À l'époque, le numérique n'était qu'une vue de l'esprit.

Malana, Athènes de l'Himalaya

Nichée depuis plus de 2000 ans au creux d'une vallée perdue de l'Himalaya indien, au nord de la plus grande démocratie du monde, subsiste une poignée d'hommes dont les ancêtres partis d'Athènes, virent s'établir au terme d'une fantastique épopée dans un village qui est aujourd'hui la plus petite démocratie du monde : Malana. Fabuleuse aventure que celle de ces soldats d'Alexandre-le-Grand qui réussirent à conquérir l'Asie Mineure, à maîtriser l'empire Perse, franchirent l'Indus en 326 avant Jésus-Christ et qui, après la mort de leur chef se sont éparpillés, là où il y a 4.500 ans naquit notre civilisation. Devenus peuples de légende, certains de leurs descendants vivent aujourd'hui au Pakistan. Les autres sont parvenus jusqu'ici.

À 2.600 mètres d'altitude, dans ce recoin minuscule longtemps oublié des hommes et ignoré des cartes, bloqués sept mois sur douze par la neige et uniquement desservi par un chemin qui grimpe à pic sur vingt-cinq kilomètres, ils parlent, travaillent et prient comme il y a vingt-trois siècles. Héritiers des valeureux guerriers grecs ? Trois indices rendent plausible cette théorie : leur peau claire d'abord, qui exclut leur appartenance aux populations indiennes et tibétaines - dont la frontière n'est qu'à une centaine de kilomètres - et oblige les ethnologues à les rattacher à la race aryenne dont sont issus les indo-européens. Leur dialecte ensuite, qui n'est compris de personne aux alentours, comporterait encore quelques " vestiges " de grec ancien. Enfin, leur religion, polythéiste, où la chèvre, déesse de la fertilité, est la divinité la plus sollicitée. Ces croyances intègrent également des rites sacrificiels inconnus eux aussi des montagnards voisins. Parias isolés dans un décor silencieux et grandiose, cernés de cimes et d'espace, les 1.400 habitants de Malana n'ont aujourd'hui encore pour patrie que des montagnes couvertes de pins, de rhododendrons et de cèdres. La plupart grandissent et meurent sans connaître Kullu, la ville la plus proche, à 60 kilomètres. Certains mêmes, n'iront jamais aux villages de Jari ou de Kasol, ultimes avant-postes de la " civilisation ", situés au pied de la montagne. C'est là, au fond de la vallée, que s'approvisionnent les randonneurs occidentaux ou indiens des hautes castes, convertis au trekking. Un bus brinquebalant conduit en quelques heures à la dernière étape carrossable avant l'ascension vers Malana : Kasol. Une grappe de maisons au milieu d'une forêt de pins, une gargote tenue par un couple de tibétains qui sert du thé bouillant, quelques minuscules échoppes vendant des biscuits, de la quinine à l'aspect douteux et de la ficelle.

Faciès occidental

"Vous montez là-haut ? Ils ne sont pas comme nous, vous savez… Ils ont une drôle d'allure " Aux petits sous-bois frais et espacés, succède un sentier de plus en plus escarpé sous un soleil de plomb. Quatre heures d'une marche éprouvante et première étape à Rashol. Premier contact avec des villageois qui n'ont déjà plus qu'une lointaine parenté avec l'Inde. Première vision du village accroché à la paroi, un temple en bois visiblement plusieurs fois centenaire, orné de mille ossements de petits animaux, dont les abords sont strictement interdits aux étrangers. Si la population - surtout les jeunes - est accueillante, elle ne se laisse pas approcher à plus d'un mètre. Les anciens, eux, ignorent purement et simplement toute présence étrangère. Seule la vue d'un appareil photo accroche leur regard. Mais pas question de le braquer sur eux, sous peine de voir les autochtones s'enfuir en bougonnant et en dressant les bras au ciel, comme pour le prendre à témoin. Après une nuit à la belle étoile, restent une vingtaine de kilomètres. Le chemin est abrupt et il faut plus d'une heure d'effort pour voir disparaître, en contrebas, les derniers toits en tuiles de bois. Parfois un homme au faciès occidental, malgré une peau burinée par le soleil, surgit de la montagne. Vêtu d'une grosse toile, couleur de rocaille et d'un calot assorti, il a l'aisance d'un chamois entre les pierres branlantes. Plus loin, des enfants aux pieds nus frottent entre leurs paumes les feuilles qu'ils viennent d'arracher d'un buisson. Ils sourient. Mais au moindre signe d'approche, ils s'enfouissent dans les branches pour céder le passage. Du haut du premier col, à 3.200 mètres d'altitude, apparaît sur le flanc opposé la tache sombre d'un village. Malana est encore à cinq bonnes heures de marche. Au fond de la vallée qui porte le nom du village tant convoité, un petit pont de bois se balance au-dessus de la rivière où des femmes viennent puiser de l'eau. La passerelle franchie, l'escalade reprend. Grimper, encore et toujours… Mais cette fois ça y est : c'est Malana. Le village a beaucoup d'allure. Incliné en pente douce, il s'articule autour d'une artère principale dallée comme une voie romaine. De chaque côté, de solides maisons à trois étages - cent vingt en tout - construites sur le même modèle avec un évident souci pratique et une étonnante maîtrise. Les grosses pierres, taillées dans la roche, et les poutres ont été minutieusement intercalées en tenant compte du gonflement progressif du bois. Au premier étage, surélevée par de massives colonnes sculptées, une grande pièce, sans cloisons ni fenêtres, s'ouvre un large balcon qui encercle les quatre murs. C'est là que les artisans s'installent l'après-midi, face aux pics enneigés pour tisser ou filer. L'étage au-dessus est également réservé à la famille. Celle-ci comprend en général trois générations ; soit dix à douze personnes. Tout en haut, protégées par d'épaisses ardoises disposées sans fixation en accent circonflexe sur le toit, des réserves de fourrage garnissent les combles d'une collerette de verdure. Les chèvres au retour du pâturage, viennent dormir en bas, blotties entre les rondins, souvent en compagnie d'une vache et de quelques moutons. Parsemés ça et là, des chantiers de construction, squelettes de poutres savamment entrecroisées, témoignent de la survivance de l'architecture ancestrale. Déjà des charpentes s'ornent de longues fresques : rosaces, svastikas, scènes de danses, de musiciens, de guerriers au combat, gravures de paons, d'éléphants, de chameaux et de lions, animaux légendaires que personne ici n'a jamais vus.

Métèques

Ces maisons que l'on élève pierre après pierre dans le respect de la tradition attestent que la population s'accroît. Une population déconcertante, dont le visage clair et triangulaire contrastent avec la rudesse du paysage. Une originalité ethnique qui apparaît surtout chez les enfants. Le regard, tantôt bleu ou vert, tantôt de braise est toujours farouche sous le calot brodé. De taille moyenne mais robuste, les hommes sont vêtus de larges chasubles de laine et de jute grossièrement rapiécé dont la couleur va du gris poussière au brun terreux, en passant par toutes les teintes de sable et de caillasse. Quant aux femmes, si de leurs lobes d'oreilles mutilés pend une douzaine de boucles d'argent, leur tenue vestimentaire reste des plus rustiques.

Le haut du village s'appelle Saraved. Le bas, Davared. Choisis très tôt, à peine adolescent, par leurs parents, les fiancés doivent chacun appartenir à l'une des deux communautés afin de prévenir les risques de consanguinité. Revêtus de leurs costumes de fête, les villageois se rassemblent le jour du mariage pour chanter et danser, comme ils le font chaque année le 15 août, pour célébrer le terrifiant Jamdagani ou Jammu, " patron " des divinités locales. Quatre temples encerclent la place centrale du village. Aux allures de maisons hantées avec leurs toiles d'araignée scintillantes sous la lumière du soleil, ils sont consacrés aux esprits protecteurs. Mais tous n'y pénètrent pas. Car Malana, comme l'Athènes du IVe siècle avant Jésus-Christ, a ses indésirables, ses " non-citoyens ", qu'aucun membre de la cité n'a le droit de toucher et auxquels l'accès à certains lieux est interdit. Des intouchables ? En Inde, on y pense aussitôt. Mais non, les exclus ici ne font partie d'aucune sous-caste. Ce sont des métèques. Ce terme devenu péjoratif désignait dans la Grèce antique, tous les étrangers à la cité. Ceux qui vivant à Athènes depuis trop peu de temps n'y exerçaient aucun rôle politique et n'y avaient aucun droit. Vingt-trois siècles plus tard, à plus de 6.000 kilomètres de distance, à plus de 2.600 mètres d'altitude, ségrégation identique. Le chemin qu'empruntent les métèques pour traverser le village obéit à un code pointilleux : telle pierre doit être contournée, sous peine de sacrilège, telle autre peut être foulée dans encombre…

Sénat et chambre basse

Celui qui enfreint ce code, offense les dieux. Une faute impardonnable. Cherchant un promontoire pour mieux embrasser la splendeur du paysage, un trekkeur italien a posé le pied sur l'esplanade de dalles noircies qui fait face au temple. Il était loin de se douter que la terreur d'une immanente vengeance divine provoquerait chez les hommes du village, une indicible colère. Seul le sacrifice d'une chèvre - remède habituel - parvint à apaiser la fureur céleste et à rétablir un semblant de calme. L'offense était de taille : en foulant le dallage de l'imposant parvis surélevé, notre trekkeur piétinait en fait le Sénat : la Chambre haute, l'Agora d'Athènes. Dès qu'un problème surgit, c'est ici, devant ce muret que le citoyen en difficulté dépose une torche allumée. Pour les onze sénateurs de Malana - huit sont élus chaque année, les trois autres sont nommés à vie -, c'est le signal du rassemblement. Quelle que soit la position du soleil. Mais jamais la nuit. C'est ici que le cas est examiné et débattu. La partie jugée coupable est généralement condamnée à verser à l'autre une amende de quelques chèvres. Le Sénat, organe législatif suprême, pouvoir judiciaire et religieux, joue ici le même rôle que jadis les neuf archontes de la république athénienne. Quant à l'Ecclésia, assemblée de tous les citoyens, institution la plus démocratique de la cité grecque, elle aussi a son équivalent à Malana : c'est la Chambre basse. Impressionnant de voir tous ces hommes, un représentant mâle par famille, réunis sur la place du village, assis sur l'herbe, un peu en contrebas de l'esplanade du Sénat Gangaram, grand, sûr de lui, l'œil autoritaire et Kaula, trapu, excité, le calot de travers, s'opposent. Ils s'interpellent, se lancent des regards furibonds et vont jusqu'aux menaces… Une scène qui n'a cependant pas l'air d'inquiéter l'assistance. Bouilla, le nouveau président du village, qui vient d'être élu pour cinq ans, s'emploie à les réconcilier. Comme d'habitude, l'affaire se règlera à l'amiable. Avec son titre de " Pardan ", Bouilla préside de ce fait aux destinées de la communauté. Il partage le pouvoir exécutif avec quatre adjoints également élus. L'un d'eux s'appelle Schangatram. Il fait partie d'une des quatre famille métèques qui vivent à Malana. Son grand-père était originaire de Simla, la capitale de l'État de l'Himachal Pradesh, à 300 kilomètres. On ne sait pas trop ce qui l'a amené à Malana. Ce qui est sûr c'est qu'il n'en est jamais reparti. Longtemps, seul homme du village à parler quelques mots d'anglais, Schangatram est naturellement devenu le guide et l'interprète des voyageurs de passage ; métèques comme lui. Tisserand l'hiver, lorsque la neige interdit l'accès au village, l'été il se reconvertit en aubergiste. C'est dans la cour de sa maison, la première du village en arrivant de Kasol, que s'échouent les randonneurs essoufflés. À tous, il offre un plat de riz et un endroit pour dormir. Et à ceux dont il reconnaît le regard brillant, il s'arrange pour fournir un peu de " bang ", une pâte hallucinogène que les enfants pétrissent à partir de feuilles de chanvre dont la vallée regorge. Jusqu'à un passé récent, cette drogue servait de monnaie d'échange pour acheter des outils ou du tissu de coton.

À partir de 1988, la Fédération indienne ayant appris l'existence de Malana, a voulu apporter un peu de civilisation dans ce recoin de l'Himalaya. Si l'État tolère la consommation de drogue chez les autochtones à des fins strictement religieuses, il a implanté une école dans le village. L'instituteur venu de Kullu y passe 6 mois de l'année. Il ne voit guère que le tiers des enfants fréquenter sa classe. Les autres restant affectés à la garde des troupeaux et à la fabrication du bang. Avant l'arrivée de l'instituteur, tous les habitants de Malana étaient analphabètes. Du plus jeune au plus vieux. Ils ne parlaient même pas l'hindi, se contentant du dialecte local, comme ils l'avaient fait pendant des siècles. Si les villageois sont encore farouchement attachés à " la loi de Malana ", le passage de plus en plus fréquent de trekkeurs modifie les comportements et les coutumes locales Les sacrifices rituels sont de plus en plus souvent pratiqués en dehors du village. "La présence d'étrangers nuit au dialogue avec les dieux ", confie Schangatram. Alors, Bouilla, le prêtre-président, s'en va régulièrement plusieurs jours durant dans les montagnes alentour, converser avec les dieux, loin des regards impurs et des oreilles indiscrètes. Il est accompagné par des porteurs -jusqu'à quarante -, croulant sous les offrandes. Si la civilisation tente une entrée à Malana, les anciens veillent à ce que leur cité du bout du monde ne soit pas souillée. Après vingt-trois siècles, la plus vieille démocratie du monde veut rester intacte, fidèle aux principes qu'Aristote enseignant au jeune Alexandre.
Hôtel Terra Cotta à San Pedro de Atacama (Chili) English translation pending
by Cendre · 2006-10-07 · 7 replies
Bonjour !

Nous devrions aller dans le desert de l'atacama en decembre et je suis a la recherche d'info et du site (gloups 🤪!) de l'Hotel terra cota qui est parait il d'un bon rapport qualite prix. Si vs avez d'autres adresses elles sont les bienvenues.

Par aillleurs quelles sont les excursions incontournables dans ce coin sachant que ns y seront que 4 jours !!!

Merci de vos futures reponses.🙂
Cadeaux pour Réunionnais et métropolitains! English translation pending
by Photobbes · 2006-10-04 · 4 replies
Bonjour, Je pars en vacances à La Réunion chez un couple d'amis et je souhaiterais leur offrir un cadeau car ils vont nous héberger pendant plusieurs semaines. Mais je ne sais pas trop quoi choisir. En fait je connais trés bien le gas, un trés bon ami métrpolitain qui est parti rejoindre sa doudou que je connais donc trés peu ( qui est réunionnnaise et à habiter plusieurs années en France). Je cherche un cadeau à acheter en France ( qqchose qu'on trouve pas ou peu à La Réunion) ou sur place. Je pensais une bonne bouteille de vin pour monsieur mais pour madame... Si vous avez des idées même farfelus, n'hésitez pas Et si vous avez aussi des idées de cadeau originaux made in Réunion pour ramener en métropole pour la famille... Merci beaucoup
Retour de l'Ouest américain English translation pending
by Anthoparis · 2006-10-04 · 12 replies
du 15 sept au 1 oct: SF/yosemite/death valley/LV/zion/bryce/torrey/arches/MV/GC/sedona/phoenix on a bien fait de faire grand canyon en dernier, c'est le plus impressionnant la tioga pass est superbe, et fin septembre on est tranquille sur la route les trails de bryce sont plutot pentus ! Prevoir une petit laine quand on passe a l'ombre. bryce est l'endroit ou l'on a vu le plus de touristes si vous avez un 4x4 faites le titus canyon a death valley, 2h d'eclate a 10mph, un superbe canyon tout seul et l'adrenaline en cas de panne 😛 la plupart des shuttles des parcs prennent 2h-3h, apres on peut faire des tas de randonnées pour tout niveau. Etant avec un bébé, on a toujours trouvé une balade de 1-2miles / 1h. Le bébé arrive toujours a caser sa sieste quand on fait de la route.

les petits details: location auto chez alamo SF union square: une galere 2h de queue les chutes de yosemite sont seches depuis mi-aout lone pine est une ville morte, kayenta est pire beaucoup de touristes francais partout las vegas c'est comme a la tv, pas de surprise. On redecouvre des gens qui fument (on habite a NY). on aimerait trouver autre chose au menu que burger/chicken strip/caesar salad dans le resto standard j'ai adoré moab comme ville etape, le best western canyonlands et le resto pasta guys sont excellents ! pas grand monde a monument valley, les indiens n'ont pas une culture tres accueillante derniere nuit a scottsdale a cote de phoenix, une ville tres americaine et tres agreable retour de voiture a l'aeroport de phoenix, impressionnant. Code-barre pour la voiture, shuttle aeroport toutes les minutes, personnel tres accueillant. contrairement aux autres etats l'arizona met des panneaux indicateurs sur la route assez souvent. 2500 miles en 15 jours, moteur de camion, eviter de depasser les 2000 rpm pour consommer normalement. Finalement l'essence n'est pas un gros cout. Commentaire d'un francais dans un groupe en bus "j'ai allumé la tv hier soir, y avait pas grand chose" (65 chaines), probleme d'anglais ? 😛 une serveuse qui s'excuse quand je lui demande pourquoi elle applique 18% de "suggested service" (elle a entendu parler francais) joli panneau sur l'autoroute, tres prison break: "prison area, hitchhiking prohibited" les news tv locales sont toutes les memes: police blotter, meteo, brushing, dents blanches. Deprimant. dans les restos, ya souvent des crayons et un modele de dessin pour distraire les enfants 🙂 beaucoup de RV tirant le 4x4 sur la route, on a meme vu un RV+bateau+4x4 😮 evidemment j'ai ramené mon kokopelly et mon jeton bellagio

bon je retourne au boulot pour recuperer ce qu'on a depensé...
Visa H2A pour les Etats-Unis English translation pending
by Petipasi · 2006-10-02 · 4 replies
Bonjour à tous,

mes amis aux USA m'ont proposé de venir travailler dans leur élevages de chevaux. Les conditions d'obtention de visa de groom (pour les USA) ayant changé, on essaye de trouver un visa intéressant. Ayant regardé un peu partout, je pense que le visa H2A pour les travailleurs en agriculture semble approprié ( enfin je crois 😊 ) mais je voudrais savoir combien ça coûte et si il est dur à obtenir. Si quelqu'un a ces info ce serait trop cool de m'aider. Merci 😉
Thai Airways ou Etihad Airways pour aller à Bangkok avec un bébé? English translation pending
by Poita · 2006-09-28 · 18 replies
bonjour ! laquelle de ces 2 compagnies conseillez vous pour aller à bkk avec un enfant et un bb merci
Séjour sur mesure en Thaïlande en novembre English translation pending
by Lullabyby · 2006-09-27 · 36 replies
Bonjour a tous

J'ai pour projet de partir en thailande en novembre avec mon homme. J'ai trouve des billets d'avion pas trop cher avec la compagnie etihad qui a l'air d'avoir bonne reputation, vous confirmez ? j'aimerais ensuite aller dans le sud vers phuket. quelle compagnie pour un vol interieur ? thai airways ? airasia ( qui a de très bons prix ) ? nok air ? one to go ? Quel hotel conseillez vous a phuket pour budget moyen ? eventuellement, on pourraist aller a kho phi phi. une bonne gh a conseiller ?

enfin retour vers bangkok pour quelques jours avant de repartir et la encore, j'aimerais connaitre vos bonnes adresses d'hotel ou de GH. Un grand merci pour toutes vos infos
Achats d'appareil photo en Thaïlande English translation pending
by Frenchie · 2006-09-27 · 15 replies
Bonjour à tous,

Je pars pour 6 mois en asie. Je suis actuellement à la recherche d'un appareil photo digne de mon voyage. Je me demandais si qq'un pouvait me dire combien coûte un appareil reflex numérique en thailande ? Ici c +ou- 800 euros, est ce que ca vault le coup de l'acheter sur place ? Merci d'avance pour vos réponses !
Dans la Fazienda do Carmo à Marajo (Brésil) English translation pending
by Opai · 2006-09-25 · 2 replies
Toute la journée, j'ai chevauché dans une plaine verte, en partie innondée. A perte de vue, des hautes herbes qui plient sous un léger vent. Le ciel est lourd mais il laisse le soleil transparaître. Quelle exaltation de courir, de galoper dans cet immense terrain de jeu : la prairie amazonienne.

Il m'aura fallu deux heures de barque pour atteindre la ferme. Aucune route pour arriver dans cette immense propriété de 20 000 hectares. Après une boucle de la rivière on apperçoit le ponton et la très grande maison. Deux très grands chiens, racés, précèdent le propriétaire et sa femme. Un peu engourdis par le réveil très matinal et le voyage nous mettons pied à terre.

Pas de bruits autres que le cri des vachers et le chant des oiseaux. Seul une grande antenne plantée là, nous rappelle que nou sommes au vingt et unième siècle, déjà! Les propriétaires n'auront sans doute pas vu le temps passé. Et les choses ont-elles vraiment changées, mis à part cette liaison téléphonique?

Dans la maison, une grande salle avec une grande table en bois rare et un buffet très richement garni. Après nous avoir montré les chambres, la maîtresse de la fazienda nous invite à nous restaurer, il doit être dix heures. Il n'y a que des produits fabriqués sur place. Confitures, gâteau, petits pains, fromages au lait de buffle. Les voyages sont des ensembles de sensations. Le sens du goût doit être satisfait autant que la vu. Je classerai pour ma part cette table au patrimoine mondiale de la cuisine!

Pour découvrir la propriété, nous sommes parti à cheval. Pas des chevaux de manège ou des pauvres bêtes répétant tout leur vie le même itinéraire. Non. Nos compagnons étaient des petits chevaux, en semi liberté. Avant de les monter, le matin, un vacher devait les attraper au lasso. Mais ils étaient assez dociles. Il suffisait paraît-il de leur montrer son autorité. Et bien, croyez moi, je ne suis pas une personne autoritaire, ces bêtes vous le diront!

Mon premier compagnon était fou amoureux. Mais voilà, la dame cheval était partie. Elle logeait à présent (contre son gré m'a-t-on dit) chez un vacher dont la maison se trouvait à deux ou trois kilomètre du lieux de leur rencontre... Le malin a suivi ses compagnons (et les miens) quelques temps puis est parti subitement à droite, au grand galop. Moi, m'accrochant comme je le pouvais et la surprise passée, je remettais ma destinée dans les pattes de mon bel animal. J'essayais de lui parler mais mon portugais est minable et de toute façon, je l'avoue, ce n'est pas lui qu'il fallait rassurer. Arrivé à destination, il s'est rangé aux côtés de sa douce comme une voiture sur le parking d'un supermarché. La situation était drôle, mais sans doute pas pour lui. La personne venu nous récupérer a eu bien du mal à rompre cette idylle. Par trois fois, mon rusé compagnon a retenté une fugue!

Rentrant, fatigué, j'ai quand même pu apprécier le silence. Non, c'est faux. je dis silence car je pense au calme mais ce n'était pas le silence. Il y avait la respiration du cheval et la caresse de ses pas pénétrant en toute souplesse dans l'eau qui inonde les prairies. Le jour déclinant, toute cette eau est devenu un immense miroir et c'est bien en trottant sur le ciel que je suis rentré ce jour là.

Dès notre retour, le rhum et le citron nous attendaient. Une manière exceptionnelle de voyager pour moi : rien à faire, juste demander. Souvent, mes attentes étaient anticipées. Cela va un moment mais se faire servir me gêne un peu. Je conçois que l'on puisse s'y habituer.

Après cette journée à cheval, je suis parti marcher un peu. Un moment de sérénité apprécié seul au bord de la rivière. Le chants venant de la forêt augmentaient au fur et à mesure que le soleil déclinait. Une vie nocturne, mystérieuse s'installait.

Parti en barque cette nuit là, j'ai vu beaucoup d'animaux. Des Cabiai d'abord. Il s'agit de très gros rongeurs à l'air un peu naïf. Ils ont la taille d'un grand cochon et le visage rectangulaire. Ils vivent en groupe. Ensuite, nous nous sommes approchés de plusieurs serpents. Ils se confondaient avec les branches et malgré leur grande taille, il était difficile de les trouver. notre guide avait l'oeil. Il reconnaissait toutes les bêtes grâce à leurs yeux. Pour lui, c'était aussi naturel de découvrir un petit iguane à trente mètre du sol que pour nous de trouver une boite au lettre jaune ou un Mac Donald. On s'adapte à son environnement!

Les jours sont passés comme cela, calmement. La sensation d'être à une autre époque ou plus justement dans une époque intemporelle. J'ai songé souvent à la description d'une maison coloniale africaine dans Onitsha de le Clézio. Un lieu ouvert, hors du temps, où on aime s'abriter et regarder tomber l'orage.

http://perso.orange.fr/nomadismes/imabresil/Images/71.jpg

http://perso.orange.fr/nomadismes/imabresil/Images/77.jpg
Choix des places avec Air France English translation pending
by Natachatlse · 2006-09-25 · 30 replies
Bonjour, je pars à l'île Maurice à la Toussaint avec Air France. Je voudrais savoir si'l est possible de "choisir" ses places à bord ? Je sais qu'à l'aller nous (2 adultes et un enfant) serons en classe H et au retour en classe U. Je passe par Thomas Cook. Faut-il demander à l'agence un placement particulier ou à la compagnie directement ? Et si oui, dès maintenant ou lors de l'enregistrement ? Merci d'avance pour vos réponses !
Caractéristiques du visa touristique indien English translation pending
by Magauloin · 2006-09-25 · 6 replies
Bonjour, Moi et mon conjoint partons six mois en Inde du 5 novembre au 21 avril. Auriez-vous des infos sur le visa touristique : Combien d'entrées comprend-il ? Tous les visas délivrés sont-ils valides pendant six mois ? Peut-on faire du bénévolat avec ? Y a-t-il des "bugs" de temps en temps à l'ambassade tels que le délai d'obtention du visa soit plus long que 24 heures ?

Merci beaucoup pour vos réponses !!
Quartiers sympathiques à Delhi pour loger dans un hôtel? English translation pending
by Bollywood · 2006-09-24 · 8 replies
Bonjour,

Notre agence de voyage veut nous loger dans un hotel situé dans le quartier de Karol bagh, il me semble un peu excentré. connaissez vous ce quartier?

Ou avez vous logé quand vous ètiez à Delhi? c'était bien?

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