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Visiter Oman début avril English translation pending
by Sosoph2 · 2009-01-19 · 31 replies
Bonjour. Je souhaite partir avec mon mari début avril en OMAN. Que me conseillez-vous de visiter? Combien de temps? Les distances sont-elles grandes pour traverser le pays? Faut-il se concentrer sur une partie plus qu'une autre? Est-ce dandereux de voyager à 2 (ns avons 32ans)? Y a t'il des risques à circuler "alone" dans le pays? Y a t'il des coins interdits aux touristes? Quelle température à début avril?

D'avance, merci pr les infos!
Huile d'argan au Maroc English translation pending
by Tauriers · 2008-12-21 · 36 replies
petite aventure au Souc d'Agadir, mais semble-t-il de plus en plus pratiquée. Je connais bien l'huile d'Argan, et pense avoir un bon "nez", 2 bouteilles d'un 1/2 litre exposées, je vérifie, c'en est bien, je négocie et j'achete une bouteille ( 20 E, normal pour de la vraie!), c'est la que le tour de passe-passe a lieu, pendant que le vendeur me parle, il passe la bouteille au patron derriere son comptoir, qui la ressort, avec le bouchon bien clot par du plastique collant, pour le voyage, le tout étant tres rapide. pris de doute, de retour à l'hotel, je vérifie, et bien sur, ce n'est pas la meme, bravo l'artiste! J'y retourne, pas pour me plaindre, bien sur, mais je négocie le prix pour 2 bouteilles que j'obtiens à 15 E l'une, je prends les deux sur le comptoir (les bonnes bien sur!), et me fais insulter par le patron qui n'est bien sur pas d'accord, ce à quoi je lui réponds qu'il peut s'il veut appeler la police, je suis à sa disposition pour leur parler des bouteilles cachées sous son comptoir. Tel est pris qui croyait prendre.
Croisière Gênes-Canaries sur le MSC Fantasia, départ le 18 février 2009 English translation pending
by Qvirgile · 2008-12-19 · 78 replies
bonjour à tous; croisière ''age tendre '' fini!!! formidable, merveilleux, gigantesque! un seul bémol: la moyenne d'age très très élevée. je repars sur le Fantasia le 18 février direction les Canaries, Madère Rome.S'il y a des partants près a discuter c'est OK. BIEN LE BONJOUR A TOUS.
S'installer au Maroc English translation pending
by Fabshf30 · 2008-12-02 · 43 replies
Bonjur,

je suis un amoureux du maroc et je souhaite avec ma famille m'y installer.

J'aurais besoin de conseils

Merci
Dis-moi Damas English translation pending
by Simplybrice · 2008-11-07 · 1 reply
Je quitte la rocaille et le sable. Je dis provisoirement au revoir à l'air pur de ces contrées presque vierges. La civilisation contemporaine m'appelle à grand renfort d'embouteillages et de klaxons, c'est le retour de la ville.

Le premier bus quittant Palmyre pour rejoindre Damas est à 9h, heure ridiculement tardive pour moi qui suis prêt à tout. A 8H30, je suis réveillé et opérationel. A 8h35, je suis les fesses dans un taxi. Pas le temps de "goodbye" à mes compagnons de ces 2 derniers jours, de toute manière tout ce petit monde ambulant prend au moins la route de la Jordanie et je reverrais à coup sûr la majorité d'entre eux dans la semaine qui nous conduiera jusqu'à Petra. J'en salive à l'avance... A 9h, ponctualité quand tu nous tiens, le car démarre. A 9h10, bercé par une musique douce, je m'endors comme un bébé. De toute façon, le paysage est plat et monotone, rien de tel pour me faire fermer les yeux. Je suis réveillé peu de temps après par le personnel de la compagnie qui me force presque à accepter le gobelet qu'il me tend et pour lequel le fait de me réveiller lui paraissait absolument indispensable. Soit. Je bois son eau fraiche et me rendors. Deux heures plus tard, le même brave gars me réveille à nouveau pour me demander s'il peut ramasser mon verre en plastique donc vide depuis deux heures... Re-soit. Quoi qu'il en (re)soit, vu l'heure qui approche les midi, on ne devrait plus tarder à traverser les premiers faubourgs de la ville, il est largement temps d'émerger. Le gusse finit son même manège auprès des autres passagers et, alors qu'il a fini et a mis toute sa récolte de détritus dans un joli sac poubelle, le bus stoppe, la porte s'ouvre et le gars jette tout sur le bord de la route au milieu de nulle-part. J'hallucine, hurle de rage à l'intérieur de mon moi et comprend alors mieux pourquoi les bas-côtés des routes syriennes ressemblent plus à une décharge quà un joli paysage champêtre. Aucuns scrupules le gars... Désolant...

On arrive à La gare routière de Damas peu de temps après. Pour y parvenir, on se rend compte que la ville est situé sur une grande plaine seulement rompue à la périphérie par de petites collines où les logements précaires faisant passer nos bons vieux HLM pour des palaces deauvillois, s'entassent du bas vers le sommet, des habitations les moins récentes vers les plus récentes. Je me dis que le problème de ceux qui ce sont installés les premiers, c'est qu'ils doivent maintenant recevoir sur la tête les déchets de tous ceux qui ont construit après eux, c'est à dire en amont de la colline. Délicieux...

A la gare routière, la solution de facilité pour moi qui ne maîtrise pas la langue, c'est de monter dans le premier taxi qui se présente et de lui indiquer le nom d'un hotel décrit dans le LP. En 2 minutes, on est en route. Chose curieuse et inédite pour moi en Syrie, le taxi est équipé d'un compteur. Pas besoin donc de fixer un prix à l'avance, je suis en terrain conquis, du moins je le pense... A l'arrivée dans l'environnement immédiat de l'hotel, alors que le taxi s'arrête, le compteur indique 62, 50 soit à peu près 1 euro pour 10 minutes de conduite zigzagante entre les autres voitures. Bonne affaire, bonne affaire! Mais, alors que je donne 75 livres au chauffeur, celui-ci me mime 200 livres, grosse différence. L'incompréhension est totale et le ton monte. Le taxi-man n'en démord pas une seconde, le prix est 200 et c'est tout. C'est plus qu'il n'en fallait pour qu'il se voit désigné le premier carton rouge du voyage (Je voyage avec toujours en poche un carton jaune et un carton rouge, dans tous les pays c'est un signal qui se comprend). Je lui paye malgré tout ses 200 livres et pars en claquant la portière.

J'apprendrais par la suite que la station de bus se trouvant hors des limites administratives de la ville, le prix classique était bien 200 livres. C'était bien la peine de s'énerver...

Mon nouvel hotel est un poil plus cher que d'habitude mais le fait d'être dans la capitale y est pour beaucoup. Eux n'ont pas battu Marseille 4-2 à l'extérieur mais il n'en demeure pas moins que c'est la capitale. L'hotel est organisé avec au centre une grande cour intérieure, au centre de celle-ci une fontaine toute mignonne, les chambres étants réparties autour au rez-de-chaussée et au premier étage. C'est super joli, je suis conquis. J'y suis même tellement bien qu'avant de penser à quoi que ce soit d'autre, je commande un thé et un narguilé. La dégustation s'éternise mais c'est l'extase.

En début d'après-midi, je pars affronter le flot des voitures et des piétons. Je dis "affronter" et le mot n'est pas trop fort. Par exemple pour traverser la route, il faut faire comme "frog", la grenouille qui doit slalommer entre les voitures pour ne pas y rester. Les conducteurs ont l'habitude de ne pas freiner pour laisser passer les piétons, heureusement que l'expérience parisienne m'a endurci à ce niveau là car autrement je serais encore en train d'attendre mon tour pour traverser. Le but de la marche d'aujourd'hui est d'atteindre la vieille ville, prétenduement le plus beau quartier du Moyen-Orient d'après le LP. D'un pas ferme et décidé, je franchis les carrefours les uns après les autres et, au détour d'une rue, je croise un type que j'avais déjà croisé à Palmyre. Un genevois anciennement avocat qui a subitement décidé de tout quitter pour s'installer à Damas pour y apprendre l'arabe. Le type qui connait bien les lieux m'informe que je suis parti dans la direction opposée à la vieille ville et que ça fait un moment que ça dure car je me suis déjà éloigné de près de 2km de ma destination initiale. Oups!!! Merci mon gars, vraiment!!!! Et comme en plus on est plutôt contents et étonnés d'être tombés l'un sur l'autre dans cette ville surpeuplée, on va boire quelques tisanes car la bière est toujours fannie au bar. Pendant ce laps de temps, le temps vire au gris et l'orage se fait entendre, il est temps de se dire au revoir et peut-être à plus tard car la température du fait des nuages a subitement perdu une dizaine de degrés. Juste le temps pour lui de me ré-indiquer quand même où se trouve la vieille ville et où se trouve mon hotel, on se sait jamais, et me voilà déjà sur la route du retour. Je découvre alors mes voisins de dortoirs : un australien en voyage depuis 18 mois dont le prénom m'échappe, Sarah, une américaine sur le point d'emménager à Damas pour 3 mois dans le but d'apprendre elle aussi la langue, et Faisal, un belgo-marocain dans la région pour plusieurs semaines. L'ambiance est bonne à ce point que la décision de rester en leur compagnie fait son chemin. De toute façon, je serais encore là le lendemain et aurais toute la journée pour trouver ce satané centre historique sachant que le reste de la ville n'est pas aussi avenante que le vieux Damas d'après ce qu'en dit le LP.

La fin de journée file comme une comète et il est 22h quand je quitte tout ce petit monde pour rentrer à l'hotel le premier t'écrire au sujet de Palmyre. Une heure plus tard, les autres reviennent à leur tour. Ils s'endormirons vers minuit alors que je continuerais à taper jusqu'à 2h30, suffisamment longtemps donc pour en avoir plein les yeux de l'écran, à la limite de la crise d'épilepsie.

Au réveil du lendemain (mardi), tout le monde a déjà quitté la chambre, je suis le dernier à trainasser au lit. Ca n'était pas arrivé depuis plusieurs semaines donc à ce moment là, je fructifie en tournant sans relache sous mes couvertures jusqu'à 11h, le luxe!!!! je me paye aussi le luxe de prendre le petit déjeuner optionnel de l'hotel, cher par rapport aux gargottes du quartier, mais au milieu de notre cour dont j'ai oublié de préciser qu'elle avait un toit végétale comme du lière, sympa. Une brosse à douche et en route!! Encore!!! Cette fois, pas d'erreurs, j'ai en tête l'endroit où je me suis fourvoyer à l'envers la veille; j'y passe un sourire en coin. En moins de 2, me voici devant l'entrée de la vieille ville dont je réalise qu'il est très difficile de la rater parce qu'à ce coin-là trone la citadelle et ses murs fortifiés hauts de plusieurs mètres. Je devais vraiment avoir une poutre dans l'oeil pour avoir manqué ça, bref... En entrant par un porte colossale, on pénètre dans le souk par une allée très large et haute de 12 mètres sous plafond vouté. La voute est faîte de vitre et les rayons du soleil la traverse par faisceaux, ça a de la gueule comme on dit. La taille du batiment y est pour beaucoup. Les boutiques sont assez banales et vendent principalement du prêt-à-porter. Quelques-unes assez rares diversifient l'offre et vendent des narguilés. En se qui concerne les épices, les antiquités ou les bijous, faudra s'adresser ailleurs. Le passage principal est long d'un bon kilomètre et au bout on débouche sur la mosquée Umayyad, la plus grande mosquée de Damas en passant sous un arc de triomphe n'ayant pas grand chose à envier à ceux aperçus en Turquie ou ailleurs en Syrie sauf qu'ici c'est en plein centre-ville! Nouvelle mosquée, nouveau déchaussage. A l'intérieur, le silence. Tout le tour de la place centrale de la mosquée est paré de mosaïques et le sol est brillant au point de m'éblouir en réfléchissant la lumière du soleil. On sent que cette mosquée tient une place historique importante dans la ville, tout semble pas neuf mais très ancien, et comme c'est merveilleusement conservé on dira comme neuf. Une vidéo, quelques photos, on avance. De l'autre côté, la ville prend de nouvelles dimensions : tout est exigu, les immeubles sont le plus souvent en pierre et de nombreuses rues sont couvertes de lierre sans doute pour protéger les habitants de la chaleur estival. Moi, j'ai pas chaud mais j'ai encore faim, donc direction la sandwisherie locale et ses "shawarmas" divins. Un puis deux, ça suffira ou bientôt je ne pourrais plus voir mes pieds! Le chemin continue en longeant de mur d'enceinte de la vieille ville qui me permettra de ne pas partir pas des chemins approximatifs, je rejoins le quartier chrétien puis le quartier juif. Dans le quartier juif, beaucoup sont partis, mais hospitalité locale incroyable oblige, même si les familles juives ont émigré en catastrophe il y a plus de 20 ans, aucune de leur demeure n'a été squattée ou vandalisée. Les maisons ou les commerces attendent juste le retour au pays de leurs propriétaires d'origine. Respect oblige. Chapeau bas les syriens!!

En bouclant la boucle pour retourner à mon point d'entrée dans la ville historique, je passe enfin par les étales d'épices, de café, de cuir. Les odeurs se mélangent pour le plus grand bonheur du visiteur qui se comblera d'autant plus que les patisseries orientales sont aussi de la partie. J'ai beau être déjà plein comme une outre, 2 baklavas sauront me régaler. Les connaisseurs (hein mon Bast') apprécieront...

La promenade ici est bouclée en quelques 3 heures, et effectivement c'est vraiment plein de charme, rien à voir avec le bruit et l'odeur de l'autre côté dans la ville nouvelle où tout est le plus souvent gris clair voire gris foncé. L'air n'y sent plus la cannelle mais le monoxyde de carbone. Je retourne dans mon havre de paix de cour intérieur où ma chambrée n'est pas loin. Mon ventre va exploser mais c'est pour la bonne cause ou presque : cette cause c'est la mienne!!

Je préfèrerais ensuite rester sur ce sentiment de bien-être trouvé dans la ville fortifiée et me garderais de sortir trop loin ce soir là pour ne pas avoir à affronter les affres d'une urbanisation anarchique. De toute façon, niveau urbanisation anarchique, demain (mercredi) je pars pour Amman, la capitale jordanienne. Et à en juger par le plan de la ville, c'est pire qu'un labyrinthe. Aucune chance de retrouver son chemin, j'en salive à l'avance. Mais demain est comme d'habitude un autre jour. Sauf qu'en plus cette fois, demain est un autre pays. Mon passeport fait le beau comme un chiot qui attend un su-sucre, et il me plait de le satisfaire.

Grosses bises de ce côté-ci de la frontière en attendant plus... toujours plus... insatiable...

En attendant, comme je l'avais fait pour la Turquie, je vais vous faire un petit récapitulatif sur la Syrie.

La Syrie n'est pas un pays très évident pour un voyageur inexpérimenté. Je sais bien qu'on ne peut pas tout avoir mais très peu de syriens parle anglais et c'est un peu plus difficile qu'ailleurs d'avoir une conversation avec des locaux. Toute les villes que j'ai faites ont un quartier historique chargé de charme, mais le reste du temps, le pays étant assez pauvre, l'architecture locale ne rend pas grace à la culture arabe telle qu'on se l'imagine. Même en centre ville la couleur prédominante est le gris parpaint et l'air est souvent chargé en pollution due au fait que les pots catalytiques ne sont pas encore majoritaires ici. Hors des villes, le pays est principalement plat et à mesure que l'on s'aventure à l'est, le désert prend ses droits. Un désert rocailleux mélangé de sable ou de rares oliviers ont vraiment du mal à se faire une place.

La nourriture est très proche de se qu'on trouve en Turquie et je pense que dans toute la zone, les influences sont les même hormi le fait qu'en Syrie, on trouve des plats berbères à base de riz, de yahourt et d'amandes. Ca fait un bon compromis si on a envie de manger autre chose.

Les Syriens quant à eux sont en grande majorité des gens délicieux. L'hospitalité est une chose qui veut vraiment dire quelque chose ici. Même si on refuse d'acheter quoi que ce soit, et même si eux n'ont pas énormément de moyens, on sent que l'argent n'est pas la chose qui compte le plus au monde. Je me suis même vu retourné plusieurs fois le bakshish que je voulais laissé. Il est également coutume pour eux apparemment d'offrir le thé à tour de bras et croyez-moi que quand on vient de Paris, c'est tout sauf banal et on en redemanderait presque si on était pas gêné par tant de générosité. Je ne sais pas contre pas quoi dire sur les syriennes car je ne me souviens même pas avoir parlé à une femme durant mon séjour. La religion tient une place très importante et on se félicite parfois de pouvoir ne serait-ce que voir les cheveux d'une femme. Je me souviens qu'à Aleppo, on est déjà content quand on voit son visage...

Enfin le cout de la vie est ici dérisoire en comparaison de la turquie et donc d'autant plus en comparaison de l'Europe. Mise à part qu'à Damas tout est 2 fois plus cher que partout ailleurs dans le pays, ça reste extrèmement abordable. A Damas, le dortoir de 4 lits revenait à 10 euros alors qu'en province, ça tournait plus autour de 5 euros. Pour la nourriture, les transports, l'entrée sur les sites, tout est à l'échelle, on aurait presque envie de leur dire d'augmenter les prix pour les touristes.

Je ne sais pas si je retournerais un jour en Syrie, mais en tout cas ça vaut largement le déplacement. Choukran les gars!! A une autre fois les filles!
Hôtel Bin El Ouidane English translation pending
by Guyales · 2008-10-15 · 22 replies
bonjour

j'aimerai avoir des infos sur l'hotel bin el ouidane, prestation, rapport qualité prix etc..
http://www.hotelbinelouidane.com/fr/contact_us.html J' attends les tarifs de résidence "altaîr" http://binelouidane.canalblog.com/ mais j'ai l'impression que cela doit être au dessus de mon budget. J' attends aussi des infos de plein maroc http://www.plein-maroc.net/ qui semble pas mal d'après claude raoulx que je remercie au passage Je suis interressé par tous les bons plans hebergement, resto, et excursions autour de ce lac. merci à tous guy
Rencontre VF à Lyon le 21 novembre 2008 English translation pending
by Tcvoyageur · 2008-10-11 · 164 replies
Bonjour à tous

La voici, la voilà ! Certains en étaient déjà informés à l'avance et attendaient son annonce officielle. D'autres vont désormais la découvrir.

Tous seront les bienvenus

Nous organisons ptitebulle42 et moi même une rencontre sur Lyon. Nous prévoyons de la faire dans un petit restaurant sympathique et "exotique". Je vous annonce la date retenue et laisse à ma co-équipière le soin d'annoncer le lieu puisque c'est son idée (que j'approuve totalement).🙂

Nous vous proposons donc le vendredi 21 novembre en soirée

Nous préciserons l'heure du rendez-vous ultérieurement.

Il ne reste plus qu'à vous inscrire. A vos claviers !

Au plasir de vous lire...avant de vous rencontrer
Bons plans pour visiter Agadir? English translation pending
by Syphaxe · 2008-09-13 · 32 replies
J'aimerais bien avoir des informations sur cette ville parait magnifique je ne sait pas encore. Quels sont les bons plan (hotels, restaurants et autres....) suggerer les meilleurs coins à visiter et à eviter. Je compte partir bientot. Merci pour votre aide
Cadeau pour un mariage égyptien? English translation pending
by Dokoz · 2008-08-13 · 16 replies
Salamalékoum ! Je suis invitée à un mariage Egyptien en Egypte (le frère de mon ami). J'aurais besoin de conseils concernant le cadeau. Je suis plutôt partie pour offrir un beau service à thé oriental mais toute idée est la bienvenue ! Aussi, pouvez-vous me renseigner sur la tenue à porter ? Merci à tous. Bénédicte. 😏
Prix du taxi aéroport de Marrackech - Jemaa el Fna? English translation pending
by Zandjabil · 2008-08-13 · 40 replies
Bonjour,

combien coute le taxi pour allé de l'aéroport à la place Jemaa El Fna de marrackech ?

Merci
Tunisie en camping-car: aires de service et campings? English translation pending
by Astro94 · 2008-08-11 · 12 replies
bjr a vous qui peut me renseigner sur les campings en tunisie et aires de service si il ya pour campings car et puis es ce ke l on peut faire du camping sauvage et tout ce que vous savez sur ce pays pour voyager en camping car cordialement a vous adl
Voyage à deux filles au Maroc English translation pending
by Dixie93 · 2008-07-31 · 16 replies
Bonjour!

Ca y est je pars au Maroc avec ma soeur en Octobre! Maintenant, on est assez différente, moi j'aime visiter et ma soeur la farniente!Je suis pas contre la demi-pension, meme si je suis difficile dans ce que je mange, et ma soeur est plus pension complète!Lol Le probleme c'est que l'on pars qu'une semaine, on voudrait surtout faire Marrakech, après les villes impériales me tentaient bien... Sachant qu'on a un budget d'environ 500 euros par personne tout compris! Je regarde les sites "pas chers" mais au final ils nous font partir le jeudi!Peut etre attendre la dernière minute...

Des idées ?Un coup de pouce serait le bienvenu!
Hôtel Eden Andalou à Marrakech? English translation pending
by XGilbert · 2008-07-29 · 3 replies
Bonjour à tous !

Est-ce quelqu'un à déjà passé des vacances à l'Eden Andalou à Marrakech ? (l'hôtel est ouvert depuis début juillet) Si oui, qu'en pensez vous ? Confort, services, animation, repas, etc...

Merci d'avances
Croisière "Parfums des îles grecques" sur l'Orient Queen English translation pending
by Maiki · 2008-07-23 · 21 replies
Bonjour

qui sera sur l'Orient Queen du 25 Juillet au 5 Aout ? Nous embarquons à Gênes le 26, à bientot.

Maiki
Compteurs défectueux dans les petits taxis de Marrakech English translation pending
by Eugbou · 2008-07-21 · 27 replies
Combien de fois n'avez vous pas entendu par le chauffeur d'un petit taxi de Marrakech, que le compteur ne marche pas et que c'est 30 dh! Résultat de plus en plus de marrakchis ont du mal à prendre le taxi, celui-ci préférant prendre des touristes à 30 dh, c'est plus rentable! Même si pour un occidental, 3 euro n'est pas grand chose, d'autant plus en vacances, ce n'est pas une raison. Il faut savoir que les compteurs sont obligatoires dans les petits taxis, si un policier est tenu au courant que le chauffeur refuse de le faire fonctionner, celui-ci est dans la possibilité d'envoyer le taxi directement à la fourière, et c'est au chauffeur de payer la récupération de son véhicule, donc d'un coup c'est beaucoup moins rentable. Je ne dis pas qu'il faille forcément aller voir un policier si le taxi ne veut pas mettre en marche son compteur mais je pense que c'est bien de le savoir. Bon séjour à Marrakech
Vivre et devenir résident en Tunisie English translation pending
by Franck2008 · 2008-07-08 · 20 replies
Salut à tous,

je voudrais creer une societe en tunisie et donc par la force des choses devenir resident Tunisien.

Est ce difficile??🤪

Je dois creer 3 societes, est ce que quelqu'un sait combien d'argent liquide je peux porter en tunisie??

Bien à vous

Franck
Croisière sur le Nil English translation pending
by Rene35 · 2008-06-01 · 32 replies
bonjour nous revenons de la croisière la gloire des pharaons avec fram. nous étions sur le bateau le tarot, c'etait bien et personnel sympa. notre guide nous donnait beaucoup d'explications et c'était assez passionnantet avions du temps de disponible après. ce n'etait plus la haute saison et nous partions de bonne heure pour profiter des sites bien sur nous avons eu droit de visiter parfumerie, bijouterie et boutique de papyrus . le dernier jour nous avons traversé le marché de louxor et c'était un autre monde que du bonheur
Carnet de route Jordanie-Syrie-Israël English translation pending
by Yadin · 2008-05-28 · 11 replies
Bonjour, me voila de retour après un périple de 3 semaines dans cette belle région. Voici un petit récit de mes aventures jour après jour :

Jour 1 : Envol pour Amman depuis Marseille, correspondance à CDG. Nous avons droit à un A320 pas très confortable quoique neuf d'Air France (la place pour les jambes n'est pas terrible...) Des écrans centraux mais pas de film... Nous arrivons à Amman vers 19h00, nous achetons nos visas : attention pas de distributeur dans le terminal mais un bureau de change...prévoir des espèces. Coût du visa 10 dinars (soit 10€) Nous prenons la voiture dans le hall chez Avis et nous partons pour l'hôtel Al Sufara (40€ le petit appart pour 4) que nous trouvons au bout d'une heure de "galère" ah amman !!! Que du bonheur !!! Le gérant nous a commandé des pizzas, on se sentait pas de sortir...

Jour 2 : Route vers Jerash, visite du site toute la matinée. Places antiques, agoras, théâtres, colonnades temples : c'est immEnse et grandiose !!! Nous mangeons au resto libanais près du site (lebanese house), un délice et assez bon marché : un des meilleurs resto de notre voyage, hmmm le chiche taouk... Nous partons pour Ajlun, chateau des croisés. Un petit chateau sur sa colline assez bien conservé et agréable à visiter. Il fait 25°C, il y a du vent et je viens de m'apercevoir que j'ai pris un énorme coup de soleil sur les bras et les épaule... Que du bonheur... Après la visite, on fait route vers Madaba. On essaie de trouver le site du baptême du Christ près de la frontière israélienne...Après quelques substantiels détours...nous arrivons mais c'est fermé...no comment et vive les panneaux. Arrivée à Madaba, nuit à l'hôtel Myriam (30€ la double et très bon confort)



Jour 3 : Visite des mosaïques de Madaba : superbe !!! Route vers Mont Nebo, beau panorama sur les monts de Judée quoique un peu brumeux. Route ensuite vers la mer morte : flottage garanti : plage 2 bonnes heures pour profiter. Expérience inoubliable (Amman beach 10€ l'entrée par personne) Déjeuner sur place vers 13-14h. Après midi, en route vers Kerak, visite de ce beau château des croisés...mais en pleine tempête de vent... Le soir, route tranquillement vers Petra (wadi musa où nous trouvons notre superbe Hôtel Al anbat) Le prix est passé de 30€ à 60€ et heureusement que j'avais mes mails de réservation. L'hôtel le plus pourri de nous voyage : sale, la salle de bain est inondée, les toilettes fuient, le mobilier est défoncé, brefs évitez...



Jour 4 : Pétra enfin!!! Nous commençons par le Siq (comme tout le monde), nous déambulons dans ce majestueux canyon avant d'arriver au trésor, ce temple grandiose : les qualificatifs ne manquent pas !!! Le site est immense, grandiose, merveilleux, dieu que c'est beau tous ces temples dans la roche, ces montagnes rouges, ces canyons de partout et tous ces chameaux !!! un seul bémol : c'est sale, très sale !!! surtout l'intérieur des temples qui servent de toilettes...no comment ! Après un repas buffet à 12€ pris dans un des resto de Petra nous attaquons la montée vers le monastère. Un autre temple grandiose. Et là délire, un bédouin s'est mis à l'escalader, belle frayeur !!! Nous poussons un peu vers la grande falaise et le point de vue. Après retour vers l'entrée et quelques deux heures de marche. Surprise, il est 17h00 et tous les touristes sont partis, nous sommes presque seuls dans Petra !!! c'est magique !!! Il n'ya que 10 personnes devant le trésor et tout le monde (nous, les 2 anglaises et les 3 mexicaines) attends que la charmante dame voilée qui prend des photos avec son mari depuis 20 minutes devant le temple, se pousse un peu...juste 2 secondes, qu'on puisse prendre le temple sans personne... Non elle ne veut pas...la mexicaine va voir le policier qui lui demande gentillement de se pousser...manifestement elle faisait exprès...!!! Nous retournons avec joie à l'hôtel Al Anbat...toujours aussi pourri...le lit n'a même pas été fait et on a de serviettes neuves...grrr!!!



Jour 5 : Retour à Petra, ça nous avait manqué !!! Nous ne passons pas par le siq, mais par un autre wadi juste sur la droite avant le siq. La ballade est merveilleuse, le canyon très fleuri et très très étroit par moments. Nous débouchons sur les tombes royales (grandiose mais je me répète) Nous attaquons la randonnée qui monte et qui mène vers l'aire de sacrifice. Au sommet de la montagne la vue est spectaculaire, et dans la redescente, de l'autre côté d'autres magnifiques temples nous attendent. Une fois en bas nous allons manger au même resto que la veille, les buffets à volonté sont d'enfer !! cassage de ventre garanti!!! Ensuite nous quittons Petra pour aller vers le wadi Rum Nous arrivons en plein coucher de soleil dans notre campement Beit Ali (vraiment super) : 50€ la nuit pour deux dans un chalet avec la demi pension...là aussi j'avais bien fait de garder mes mails de résa car s'est passé à 55€... On nous arrange le tour dans le wadi rum pour le lendemain.



Jour 6 : Route vers le visitors center où nous attends Slimane. Un gars super. Il nous emmène dans sa jeep et c'est parti !!! Un désert fabuleux, le plus beau que j'ai vu : des dunes rouges, ocres, oranges, jaunes, des montagnes noires, des canyons !!! Déjeuner avec Slimane et son neveu qui nous prend en charge pour l’après midi, visite des arches naturelles, du red canyon...tout est fabuleux (tout ça pour 40€ la journée...à 4) Nous rentrons lessivé au camp



Jour 7 : Route vers Aqaba... Nous louons une heure de petit bateau à fond de verre et Ibrahim nous fait découvrir les fonds marins de la mer rouge et là HORREUR !!! c'est pourri, il ne reste rien, sauf des bouteilles, des sacs plastiques...ils ont dans ce pays pays un vrai problème avec l'environnement. On est bien déçu mais Ibrahim est super cool et on passe quand même un bon moment. L'après midi, on se balade dans Aqaba écrasé par la chaleur terrible... Le soir on s'envole vers Amman, puis correspondance vers Damas. Le fokker 28 de royal jordanian est assez vétuste pour le Aqaba Amman mais l'embraer195 qui fait Amman Damas est tout neuf et très confortable !!! un vrai bonheur cet avion. A damas nous passons l'immigration sans problème, les agents sont très souriants. Dans le hall, on galère pour trouver Europcar, normal, les loueurs ont disparu du hall de l'aéroport...Heureusement, je crois reconnaître mon nom sur la pancarte d'un jeune homme : c'est lui l'agence Europcar !!! Il nous file les clés et on file vers le centre ville. On a trouvé très facilement l'hôtel, sans se perdre pour une fois. Il est 2 heures du mat...une bonne nuit nous attend.



Jour 8 : Direction la vieille ville de Damas. Taxi et c'est parti. Nous visitons la mosquée des Omeyyades, la fameuse. C'est un lieu envoûtant, qui prend les tripes. C'est émouvant de voir tous ces fidèle. Un de mes meilleurs souvenir. Ensuite visite du Palais Al Azem transformé en musée. Très beau et très sympa. Et balade dans les rues et surtout les souks !!!Ma carte est bloqué, j'ai dépassé mon plafond de retrait heureusement que beau papa est là pour me dépanner...c'est pas grave j'attendrai d'être à Palmyre me dis-je... Le souk de Damas est non seulement immense mais en plus magique, ça sent bon l'orient, les épices, les syriens sont juste des amours, tout le monde vient nous parler, on commence à parler de foot, des romains, savon d’Alep, de mariage...des gens fabuleux !!! Le soir route vers Palmyre : 250km, 2 heures sur la route du désert (Irak 210km...ce panneau laisse rêveur...) Nous arrivons à l'hôtel Zénobia, situé au milieu du site, magnifique.



Jour 9 : palmyre...vite j'ai hâte d'y être mais d'abord, il faut retirer des sous...eh ben ce ne sera pas pour cette fois car sachez le il n'y a pas de banque à Palmyre. Heureusement que beau papa avait assez de cash pour payer les 2 nuits d'hôtel, l'essence de la voiture, les repas, les souvenirs et les entrées du site...je vous le dis prévoyez vraiment des espèces !!! Attaquons la visite : pas un chat sur le site, les groupes ne sont pas nombreux...nous déambulons dans les temples, sur le cardo maximus, sur l'agora dans le théâtre. Ce site est fabuleux et immense. Qu'elle belle histoire que celle de la reine Zénobie qui a cru qu'elle était capable de prendre le contrôle de l'empire romain... Le soir après une visite du petit musée, et des tombes, nous montons au château arabe pour voir le soleil couchant illuminer le site. La lumière est fabuleuse !!! Puis voyant les 604 autocars monter avec les groupes, nous redescendons rapidement vers le site. Les colonnes sont rouges et le soleil disparaît dieu que c'est beau !!! Deuxième nuit au super hôtel Zenobia.



Jour 10 : Route vers le crac des chevaliers (on passe par Homs la seule ville sur la route où l'on trouve un distributeur...) Arrivée splendide au crac dans un décor de rêve. Nous apercevons les mont Liban au loin dans le brume. Visite du château, nous nous perdons et nous déambulons dans les douvres, les couloirs secrets, les écuries. On peut aller de partout, rien n'est interdit...mais là aussi, c'est assez sale, dommage. Nous mangeons dans le château où il y a un petit resto vraiment pas cher et super bon. Ensuite en route pour Apamée... Les panneaux dans cette région n'existent pas...c'est l'angoisse...une super idée jailli de mon cerveau, nous avons demandé aux gens rencontré où était Apamée...mais comme ils ne comprenaient rien, je leur ai montré la photo du guide...bonne idée non ? Et ben non en fait parce voyant des colonnes, ils nous indiqué la route de Palmyre... Finalement nous avons découvert que Apamée se dit "Afamia" en arabe et là c'était plus facile. Le site est très beau surtout das le soleil couchant. Les colonnes grises entourées de champs de blé rougeoient. Il ya des bergers et quelques bédouins...encore un beau site. Puis après, vers 19h, route vers Latakia. c'est pas loin, une centaine de kilomètres... mais angoisse !!! l'autoroute Alep Lattakia par où nous devons passer est FERMÉE. Nous faisons donc 4 heures de route dans les montagnes...de nuit au milieu des camions... Nous arrivons lessivés à l'hôtel vers 23h...





Jour 11 : Route vers le château de Saladin, un autre château croisé très beau dans cette verdure. Très fleuri et entouré de pins d’Alep. Un spectacle magnifique. Puis après la visite nous partons vers les villes mortes Al Bara et Sergilla. Nous y arrivons 5 heures plus tard après s'être perdu 40 fois...et oui pas de panneau...On n'a même pas mangé ce midi là...pas de resto dans les villages traversés. Les villes mortes sont très belles surtout Sergilla à ne pas rater. Ensuite route vers Alpe. Nous trouvons l'hôtel tout de suite sans tourner en rond grâce à mon sens inné de l'orientation. Nous allons manger dans un superbe resto du quartier arménien.



Jour 12 : Là c'est the deception, évidemment comme je suis blond j'ai prévu une visite des souks d’Alep un vendredi...qui correspond à notre dimanche...comme tout est fermé, nous nous rabattons sur la citadelle. Nous trouvons quand même quelques boutiques ouvertes pour acheter du savon... Puis route vers Saint Siméon. Le monastère est magnifique et la vue sur l'immensité au nord est prodigieuse. L'après midi nous redescendons vers Damas en passant par Hama et ses norias (moulin à eau). Nous arrivons le soir à Damas.



Jour 13 : Beau papa s'envole pour Marseille et je reste seul avec ma petite chérie. Nous partons pour Bosra. Une heure de route plus tard, nous visitons le magnifique théâtre et le site à côté qui vaut aussi le détour. Déjeuner dans un petit resto sur une terrasse ombragée, vraiment agréable. Restés sur notre fin pour les souks d'Alep, nous fonçons vers Damas et nous allons dilapider les souks. On acheté TOUT !!! Nous rentrons à l'hôtel et nous nous couchons de bonne heure...



Jour 14 : Envol pour Amman et taxi vers la frontière Israélienne (prix fixe 31€ se renseigner dans le hall d'arrivée) Arrivés au pont d'allenby, nous prenons un bus à environ 3€ qui nous conduit vers la frontière Israélienne. Entre les 2 frontières, il y a un no man's land que seul le bus jordanien a le droit de traverser. A la frontière c'est le début de l'aventure, on est préparé au pire (interrogatoire, fouille...) Et ben non !!! Pour ceux que ça intéresse, voici les étape : 1. on vous prend toutes vos valises 2. Vous passez un portique de détecteur de métaux 3. vous passez dans une machine bizarre qui vous envoie des pressions d'air et qui vous prends en photos 4. Vous faites la queue au comptoir d'immigration. L'agent vous pose des questions pendant 4-5 minutes, vous prend vos passeports et vous fait remplir un papier. 5. Vous revenez sur vos pas et attendez dans la grande salle d'attente. 6. un autre agent vient, récupère le document et vous pose encore quelques questions banales sur votre séjour. 7. On vous rend vos passeports, vous retournez au comptoir d’immigration et on vous tamponne le passeport. Nous on a rien demandé, ils nous ont tamponné une feuille à part. 8. Vous récupérez vos bagages 9. Vous êtes sortis, ça a pris 2h30 environ. J'ai été surpris par la gentillesse des agents, que des jeunes, très sympas, souriants...hallucinant, nous qui nous attendions au pire de ce côté là !!! chanceux ? J'avoue qu'ils étaient moins cool avec les palestiniens qui étaient parqués comme du bétail... A la sortie nous prenons un taxi collectif jusqu'à Jérusalem porte de Damas et un autre taxi jusqu'à l'hôtel. Nous nous rendons ensuite dans la vieille ville. Ah le mur des lamentations, le saint sépulcre, les souks. Une soirée magique !!!



Jour 15 : On se lève tôt pour profiter au maximum. Première chose, on se rend sur l'esplanade des mosquées : la queue est longue au moins 1500m et il faut attendre au moins une heure pour y entrer : attention fermeture du site à 11h00 pour la prière. J'ai plaint les pauvres touristes à qui on a interdit l’accès après une heure de queue...Y aller tôt. L'esplanade c’est magique. Un lieu rempli de sérénité, de calme, nous flânons dans les jardins et on observe les fidèles. Ensuite en route pour le tombeau de marie et l'église des nation (très belle). On monte au sommet du mont les oliviers et on profite de la vue superbe sur la vieille ville et le dôme du rocher. Après le repas, chemin de croix. 9 stations suivent la via dolorosa et les 5 dernières se situent dans le st sépulcre. Il y a beaucoup plus de monde que la veille au soir... Après, nous allons faire la ballade des remparts. Très belle vue et reposant car par de monde et silence prodigieux. Nous passons ensuite le début de soirée dans les souks...dilapidation de nos dernières économies...

Jour 16 : On quitte Jérusalem pour l'aéroport de Tel Aviv où l'on récupère la voiture de loc (156 dollars les 4 jours) Route vers Eilat. On passe par le Maktesh Ramon, un cratère magnifique où on passe la journée. Rando...les gens du visitors center sont super gentils. On arrive à Eilat dans un super hôtel, le sunset motel. Très joli chambre et beau jardin. La petite éthiopienne de la réception est vraiment adorable. Soirée à Eilat. C'est à 10km d'aqaba mais rien à voir. Plus de vie, plus de jeunes, on se croit aux Baléares.



Jour 17 : Tôt le matin, randonnée dans le Red Canyon dans les montagnes d'Eilat. Un canyon vraiment fabuleux. Route ensuite vers le parc animalier de Hai Bar. Une sorte de Zoo que l'on visite dans sa propre voiture. On traverse une savane un peu comme dans un safari. On a assisté avec horreur au déjeuner des serpents (pauvres souris)... Nous passons ensuite l'après midi à Coral Beach, le parc national sous marin d'Eilat. Les fonds marins marins n'ont rien à voir avec ceux d'Aqaba, ici tout est propre et bien préservé. Les poissons tropicaux viennent à nos pieds. On est sous le charme.



Jour 18 : Nous quittons Eilat. Nous passons par le parc de Timna où l'on peut voir les piliers de Salomon et le temple égyptien dédié à Hator. Un beau parc mais quelle chaleur !!! Ensuite route vers la mer Morte. On passe par Sodome et la statue de le femme de Loth (qui fuyait la destruction de Sodome et Gomorrhe et qui a été transformée en sel) On séjourne à Ein Boqek une station très vieillotte située dans le bassin sud. Les eaux y sont encore plus saturée en sel. On se fait flotter tout l'après midi. C'est cooool





Jour 19 : Visite du site fameux de Massada : là où les juifs on préféré se suicider plutôt que de tomber sous la coupe des romains. Une belle histoire pour un site fabuleux et qui offre un panorama à couper le souffle. Ensuite c'est Ein Guedi, une gorge dans le désert de Judée avec ses cascades et ses piscines naturelles. Route vers Tel Aviv. On se ballade en soirée dans Jaffa puis on profite un peu de la plage. Demain c'est l'heure de partir, déjà !!!





Jour 20 : Debout à 4h et départ pour l'aéroport. On nous a dit qu'à Tel Aviv Ben Gourion c'est l'enfer. Qu'il faut y être 3 heures avant le vol tellement les contrôles et les fouilles sont sévères...Bilan on est dans la salle d'embarquement 2h30 avant le vol. Les contrôles ont pris 30 minutes...Cette fois les agents étaient de vrais têtes de c... !!! On a trouvé la tactique en fait "no speak english" du coup ils nous on foutu la paix... Le vol était super. Toujours sur Air France et sur le même A320. On a eu droit aux issues de secours, du coup plein de place pour les jambes. Bon petit dej et même un film pour passer le temps. Avec pleins de choses à raconter.

Voilà j'espère vous avoir fait un peu rêver.

Si je dois faire un bilan, je peux dire que les pays arabes visités on été les plus accueillant, c'est leur point fort, de même que les sites grandioses qui s'y trouvent.

Leur point faible c'est le manque de panneau et surtout le problème des détritus !!! Le problème des distributeurs de billets aussi pour la Syrie (prévoir du cash).

L'accueil en Israël n'a pas été si horrible que ça, à tous les check points traversé, les militaires ont été cools, j'ai pas trouvé les israéliens moins agréables que les français...que ce soit dans les hôtel ou les bus...il y a des cons partout. Le pays est propre, tout est bien balisé, les routes sont superbes et la nature très bien préservée. Ça nous a fait pensé aux parc nationaux de l'ouest américain..

En tout cas foncez-y ce sont tous de beaux pays et l'histoire y est passionnante. C'est le berceau de notre humanité.
Vallée d'Anergui et Imilchil au Maroc English translation pending
by Laurnet · 2008-05-25 · 22 replies
Bonjour. quelqu'un connait-il la vallée d'Anergui. il parait que c'est chouette et comme je prevois d'aller à IMILCHIL j'ai envie d'y passer
Région de l'Issan en Thaïlande English translation pending
by Windkiki · 2008-05-12 · 24 replies
bonjour ! quelqu'un peut il me conseiller un site concernant l'isam ? merci !
Attention, épidémie mondiale! English translation pending
by Filefish · 2008-05-04 · 32 replies
Attention ! Une épidémie mondiale est en train de se propager à une allure vertigineuse. l'OMB (Organisation Mondiale du BIEN-ETRE)

prévoit que des milliards d'individus seront contaminés dans les dix ans à venir.

Voici les symptômes de cette terrible maladie :

1 - Tendance à se laisser guider par son intuition personnelle

plutôt que d'agir sous la pression des peurs, idées reçues et Conditionnements du passé.

2 - Manque total d'intérêt pour juger les autres, se juger soi-même

et s'intéresser à tout ce qui engendre des conflits.

3 - Perte complète de la capacité à se faire du souci

(ceci représente l'un des symptômes les plus graves)

4 - Plaisir constant à apprécier les choses et les êtres tels qu'ils sont,

ce qui entraîne la disparition de l'habitude de vouloir changer les autres.

5 - Désir intense de se transformer soi-même pour gérer positivement ses pensées,

ses émotions, son corps physique, sa vie matérielle et son environnement

afin de développer sans cesse ses potentiels de santé, de créativité et d'amour.

6 - Attaques répétées de sourire, ce sourire qui dit "merci"

et donne un sentiment d'unité et d'harmonie avec tout ce qui vit.

7 - Ouverture sans cesse croissante à l'esprit d'enfance,

à la simplicité, au rire et à la gaieté.

8 - Moments de plus en plus fréquents de communication consciente avec son âme,

ce qui donne un sentiment très agréable de plénitude et de bonheur.

9 - Plaisir de se comporter en guérisseur qui apporte joie et lumière plutôt qu'en critique ou en indifférent

10 - Capacité à vivre seul, en couple, en famille et en société dans la fluidité et l'égalité, sans jouer ni les victimes, ni les bourreaux.

11 - Sentiment de se sentir responsable et heureux d'offrir au monde ses rêves d'un futur abondant, harmonieux et pacifique.

12 - Acceptation totale de sa présence sur terre et volonté de choisir à chaque instant,

le beau, le bon, le vrai et le vivant.

Si vous voulez continuer à vivre dans la peur, la dépendance, les conflits, la maladie et le conformisme, évitez tout contact avec des personnes présentant ces symptômes.

Cette maladie est extrêmement contagieuse ! Si vous présentez déjà des symptômes, sachez que votre état est probablement irréversible.

Les traitements médicaux peuvent faire disparaître momentanément quelques symptômes mais ne peuvent s'opposer à la progression inéluctable du mal.

Aucun vaccin anti-bonheur n'existe.

Comme cette maladie du bonheur provoque une perte de la peur de mourir,

qui est l'un des piliers centraux des croyances de la société matérialiste moderne,

des troubles sociaux graves risquent de se produire,

tels des grèves de l'esprit belliqueux et du besoin d'avoir raison,

rassemblements de gens heureux pour chanter, danser et célébrer la vie,

des cercles de partage et de guérison, des crises de fou rire et des séances de défoulement émotionnel collectives"

Alors, je vous en prie, faites suivre, afin que tout le monde soit prévenu et prenne ses dispositions car cette épidémie risque de gagner la planète entière en moins de 10 ans.....😉
Idées de cadeaux pour les Marocains en cours de voyage? English translation pending
by Barlec · 2008-04-17 · 15 replies
Bonjour atous.

Je pars au Maroc fin mai. Je compte surtout voyager a pied et éviter les zones touristiques. je me pose bcp de question sur la façon d'on je veut voyager. Il est clair que malgré que je n'est pas beaucoup de sous mais j'en aurais toujours plus qu'eux, alors je cherche des idées de cadeau pour les gens qui vont m'accueillir, des choses qui leur feront vraiment plaisir mais sans faire de chauvinisme ( carte postal de paris...) Je sais que l'accueille et l'hôte son trés important dans la culture oriental mais je me sentirais mal d'être juste la en pacha, sans rien faire. Puis je participé au travaux de la maison? au ménage?

merci d'avance😎
Préparation d'un voyage en Egypte English translation pending
by Aktarvata · 2008-04-12 · 36 replies
Bonjour a tous,

Je souhaite partir en Égypte en aout pour 3 semaines et je voulais avoir à ce titre plusieurs renseignements. Je vous précise juste que j'organise mon voyage moi même et que je ne ferai pas appel aux tours opérateurs. Justement est ce que vous pensez que ça peut poser un problème pour les réservation des hôtels ? Pour le billet d'avion est-il plus économique d'arriver dans une autre ville que le Caire (apparemment il faut compter 600 euros), faut-il acheter le billets dès maintenant Concernant les différents vaccins, lesquelles sont vraiment nécessaire ? Pour 3 semaine pensez vous que 800 euros (sans l'avion) pourrons suffire si j'inclue toutes les visites, hôtels, transport, nourriture (hôtel nourriture de qualité modeste) Pour le visa, connaissez vous les délais ? Les villes à ne pas manquer en sachant que j'ai 3 semaines devant moi ? Au niveau du matériel, un sac de couchage est-il vraiment obligatoire pour les hôtels ? Quelle est le meilleur guide (lonely, routard...) et pourrais-je trouver tous les renseignements nécessaire dedans

en vous remerciant d'avance !
Croisière "Parfum des îles grecques" sur l'Orient Queen English translation pending
by Muriele · 2008-03-30 · 88 replies
Bonjour, je voudrais partir avec la compagnie Louis Cruise Line sur le bateau l' Orient Queen le 05/08/08 J'ai visionné plusieurs forums et les avis sont partagés quant au bateau par lui même !!! Pouvez vous me rassurer 😕 Est-ce que les excursions sont honéreuses Merci de me repondre
Agence pour excursions au départ d'El Gouna? (Egypte) English translation pending
by Courstadopom · 2008-03-26 · 10 replies
Bonjour

Connaissez vous des agences sérieuses proposant des excursions au départ d'El Gouna ?? pour ne pas être forcément obligé de passer par l'hotel et ses tarifs excessifs ????

d'avance merci
Tunisie mon coup de foudre, mon coup de coeur English translation pending
by Lustucru · 2008-03-09 · 44 replies
Me voilà revenue de Tunisie pour la deuxième fois et cela, en moins de quatre mois. Lors de mon premier voyage, j’étais en circuit organisé ce qui m’a permis de découvrir ce merveilleux pays, son peuple, ses mœurs et sa culture… Je suis revenue complètement charmée, avec le sentiment "d’avoir senti de merveilleux plats" sans avoir eu l’opportunité d’y goûter et surtout, un immense besoin d’y retourner…sans toutefois penser réaliser ce désir dans un si court laps de temps.

Cette fois ci, j’ai vécu la Tunisie à mon rythme. Taxis de louage, bus, train ont été mes moyens de transport pour mes déplacements. J’ai pu errer à ma guise dans les médinas de Tunis et de Sousse, marchander, discuter et échanger avec ce peuple si hospitalier. Me promener tranquillement sur l’avenue Habib Bourguiba à Tunis de la porte de France jusqu’à la place de l’horloge. Prendre le TGM et retourner à Sidi Bou Said et me perdre dans les petites ruelles de ce merveilleux village blanc et bleu, flâner au café des Délices qui domine et surplombe la mer, tout en sirotant un thé à la menthe et savourer de sublimes petites pâtisseries, le regard perdu devant l’immensité bleue de la Méditerranée

Belle découverte que le magnifique village paisible de pêcheurs de Hergla… Longue marche sur la plage en dégustant la galette encore tout chaude achetée derrière les murs invisibles d’une petite maison au village . Me prélasser au café terrasse au bord de la mer devant un jus fait d’oranges fraîchement pressés. Moments si simples de bonheur tranquille ne serait-ce que pour ces sentiments de paix et de sérénité ressentis… Mais aussi, quel joie que cette invitation à partager le couscous avec les membres d’une même famille. ..

Train du Sahel ver Monastir, Mahdia… Puis flashback sur Matmata, ses paysages lunaires et ses maisons troglodytes, Sfax, Douz aux portes du majestueux désert saharien, assise à la nuit tombée sur une dune à écouter le silence … La traversée du Chott el Jérid aux premières lueurs du jour, les oasis de Chebika et de Tamerza avec son ciel bleu, ses palmiers verts, ses sources d’eau tiède et son sol aride, paysage dépouillé et à la fois, tout en contraste. Passage à Kairouan, 2e ville sainte de l’Islam avec sa magnifique grande mosquée. Que dire de toute la finesse artistique et du savoir-faire transmis de génération en génération dans la création de ses tapis de réputation mondiale. Becs sucrés, abstenez- vous d’assouvir vos envies jusqu’à votre arrivée à Kairouan afin d’apprécier pleinement ses délicieux makrouds, spécialité locale.

Il y a aussi Port El Kantoui et sa marina, très touristique, à voir mais ne vous y attardez pas trop longtemps, vous vous éloignerez de la véritable Tunisie, de ses couleurs et de ses saveurs…

Que dire aussi de toute la finesse et la beauté de l’art de ce pays aux multiples influences : plateaux ciselées, poteries et céramiques aux couleurs chatoyantes, cuirs, coussins, jebbas et vêtements finement brodés et j’en passe…

Tu n’as pas le choix, Tunisie, tu me reverras! Tu me fais craquer! Je t'aime!
Egypte (février 2008) IV: en Felouque d'Assouan à Edfou, la montagne de Louxor, les pyramides English translation pending
by Mlefevre · 2008-03-05 · 41 replies
Pour aller à l'épisode précédent : http://voyageforum.com/voyage/egypte_fevrier_2008_iii_desert_noir_agabat_desert_blanc_D1572398/

J6 (Ven 22/02): Assouan A 7h00, notre taxi est là, ponctuel et nous amène rapidement à l'aéroport. L'enregistrement et les contrôles de bagages se font en un clin d'œil (d'ailleurs un couteau de poche oublié dans un sac à dos voyageant en cabine passera sans aucun problème, on s'en est rendu compte après!) Juste avant l'atterrissage, nous survolons le lac Nasser.



A Assouan, un taxi (100 LE, encore commandé par Nabil, une agence de voyage à lui tout seul armé de son portable) nous emmène au Sara Hotel. Nous y avons réservé par internet 2 chambres pour 99 USD (payés sur place en CB et en USD) L'hôtel est excentré mais la vue est magnifique.



On a l'impression d'être les seuls clients...



A 10h00, les chambres sont prêtes et nous déposons nos bagages puis prenons la navette (gratuite) de l'hôtel jusqu'au centre ville d'Assouan. Nous partons en felouque (10 euro pour 2h)



faire un tour vers l'île de Saluga, celle précisément que nous voyons depuis notre hôtel.

Quelle circulation (mais sans bruit ni klaxon)!



Nous y faisons une jolie promenade



et nous amusons des bestioles empaillées du petit musée de l'île (entrée à discrétion)

Par endroits, le Nil se transforme en ruisseau.



Ces maisons de couleur bleue sont caractéristiques des villages nubiens.



Affamés, nous allons manger au restaurant le Panorama situé sur la corniche, recommandé par le Routard. Maître d'hôtel francophone pince sans rire et sympathique mais panorama tout petit entre 2 culs de boite à chaussures dont les diesels tournent même à quai. Heureusement que le vent souffle (le plus souvent) dans la bonne direction. Repas honnête, 150 LE en tout.

Nous profitons d'un petit tour au souk (taxi 10LE) pour acheter des lunettes de soleil à Caroline, qui les a oubliées sur Saluga.



Nous humons et achetons qq épices, charmés à la fois par les odeurs et le talent du vendeur.



Le souk est sympathique, coloré, pas trop grand et les vendeurs pas trop insistants. On a bien aimé.

Un taxi (10LE) nous ramène au musée Nubien (adulte 40LE, étudiant 20LE) qui nous déçoit un peu. Bof, quoi... Bien crevés, nous rentrons à l'hôtel (15LE) et après avoir avalé qq dattes et pâtisseries achetées en ville nous sombrons dans les bras de Morphée, équipés de boule Quiès bien utiles en raison de la musique qui inonde le bar du RDC.

J7(Sam 23/02): Philaé et départ en felouque Aujourd'hui c'est l'anniversaire de Marion-12 ans- et tout le monde l'a oublié sauf... Marion. Caroline a rêvé qu'elle lui avait souhaité et les autres y ont pensé mais ... hier. La pôvre enfant!

A 7h, le taxi réservé la veille nous emmène à Philaé (50LE A/R) Le ticket office se situe avant l'embarcadère (adulte 40LE, étudiant 20LE) Il n'y a pas encore grand-monde sur l'embarcadère. Un homme nous accoste et pour 60LE (A/R) nous emmène en 10 mn à Philaé sur son petit bateau à moteur.



L'endroit est charmant, quelle riche idée d'avoir reconstruit ce temple sur une petite île. Notre taxi nous ramène à l'hôtel et on vient nous chercher à 10h pour embarquer sur la felouque qui durant 4 jours et 3 nuits va nous faire découvrir la vie du Nil. Quelques km en aval d'Assouan, nous découvrons, ravis, notre felouque et le « bateau-restaurant »- comme l'appelleront les enfants- qui l'accompagne. Nous embarquons sur le Gold Star, battant pavillon britannique (ne me demandez pas pourquoi, chaque felouque a un drapeau « exotique », on trouve de tout sauf le Stars and Stripes) A son bord le capitaine Hassan et son mousse et Karim notre guide anglophone. Sur le bateau resto: le conducteur et le cuisinier Mahmoud. Nous trouvons rapidement nos marques sur la felouque: c'est facile, il suffit de se vautrer nonchalamment!





Après une courte navigation,



nous faisons escale sur une petite île pour nous dégourdir les jambes



et pour déjeuner: délicieux, Mahmoud est un chef! Nous discutons avec le capitaine et lui expliquons que nous avons aussi un bateau à voile (2X plus petit, 10 fois moins lourd!). Nous voilà aussitôt promus capitaines! « You, captain? »

Et me voilà à la barre de la felouque : 10m de long, environ 1, 5 tonnes (?), une dérive lestée de 1m de tirant d'eau et un safran non relevable donc très large qui rend la barre très physique. Il faut s'aider d'un bout pour la contrôler.



La navigation est très agréable, au près donc en tirant des bords (le vent dominant vient du nord à l'inverse du courant, la Nature a bien fait les choses) mais avec un bon courant (je dirais environ 2 à 3 nœuds) qui améliore grandement le cap. Les virements de bord se succèdent rapidement, il y a juste ce qu'il faut de vent pour gonfler une généreuse voile en coton qui doit faire environ 75 m2 (le mât doit faire 10m, la bôme autant et la vergue une quinzaine de mètres)



Quelle élégance!





On rencontre qq beaux bateaux à moteur (pas la majorité!)





Nous découvrons peu à peu la vie du Nil.



Nous naviguons presque jusqu'à la nuit et faisons halte sur une île (pas déserte, chaque pouce de terre fertile dans la vallée du Nil est exploité. On dirait un immense jardin, très soigné. Il faut dire que la pression démographique est importante avec une population de 80 millions d'habitants qu'il faut bien nourrir. Heureusement l'irrigation et l'ensoleillement permettent de faire 3 récoltes par an!) Quartier libre! Nous nous égayons à la découverte des berges du Nil. Il y a toujours des animaux à réconforter!

L'équipage est adorable, vraiment aux petits soins. Une tente toilettes est montée pour la nuit et de l'eau est mise à chauffer pour la toilette (l'eau du Nil, qui sert aussi pour la vaisselle, est à 18°C). Vu la fraicheur ambiante, nous ne ferons qu'une toilette de chat! La felouque en position "nuit"...



J8 (Dim 24/02) : Felouque, marché aux chameaux de Daraw, Kom Ombo La nuit a été un peu agitée, perturbée par le passage des boîtes à chaussures, les aboiements des chiens (bien que Caroline se soit levée 2 fois pour les éloigner), les braiments des ânes, le meuglement des vaches et pour finir le muezzin (il y a des mosquées vraiment partout)



Les nuits suivantes seront beaucoup plus calmes... Ce matin, c'est la pétole mais grâce au courant nous nous laissons dériver à bonne vitesse après avoir pris un bon petit déjeuner (Mahmoud a définitivement conquis le coeur des enfants avec ses bonnes crêpes) A Daraw, c'est le jour du marché aux chameaux, il ne faut pas manquer ça. Je demande à Karim à quoi ils servent de nos jours : beaucoup pour promener les touristes, un peu pour le cinéma et aussi pour aider les fermiers (c'est vrai qu'on en verra qq-uns) Nous traversons le village, ça bouchonne un peu au passage à niveau mais il y a tant de choses à voir!



Nous arrivons dans un vaste enclos avec des dizaines de chameaux.



Palabres...







Le boucher...

Les chameaux s'en vont au marché...



Il semble que le mardi soit le jour du grand marché avec vaches, chèvres, ânes, chameaux...

Les enfants (et nous aussi d'ailleurs) sont souvent désolés des mauvais traitement infligés aux animaux et aux ânes en particulier. « Oh, le pauvre petit âne! » répète d'ailleurs régulièrement Marion. Pour Arnaud, c'est plutôt : « Quand est-ce qu'on mange? » Quant à Caroline « Qu'est ce qu'ils sont collants! » même si le harcèlement est bien moins terrible que nous le craignions. En tout cas, à Daraw, nous sommes parfaitement tranquilles, étant en dehors des circuits les plus fréquentés. Nous faisons un petit tour dans le village pendant que Mahmoud fait ses courses.







Nous rejoignons la felouque et c'est avec un bon petit vent que nous filons jusqu'au temple de Kom Ombo. Arriver ainsi par le fleuve ajoute au charme de l'endroit.



Un guide francophone dépêché par l'agence nous fait visiter le temple pendant que Mahmoud s'active aux fourneaux. Nous mangeons en nous laissant dériver tranquillement sur le Nil puis reprenons la navigation. Mais le vent forcit et la felouque-surtoilée-finit par embarquer un peu d'eau: il est plus sage de nous arrêter pour la nuit. Nous partons avec Fred faire un tour dans les jardins





Délicieux parfum des fleurs de manguier...



(Je n'aime pas parler de champs tellement les surfaces sont petites, soignées et mignonnes)

La vie est belle!





Les gigantesques gréements de felouques se repèrent de loin. Ferler la voile par ce vent n'est pas une sinécure!





Les enfants restent jouer avec Karim, d'abord sagement au Uno



puis ça finit en partie de judo-catch sur les matelas de la felouque transformés en tatami moelleux. Petite promenade vespérale dans les jardins.





Après le repas du soir (Mahmoud nous a vraiment gâtés nous préparant chaque jour toutes sortes de spécialités égyptiennes. Je voue un culte particulier aux aubergines frites!) Karim et les enfants se font une soirée tam tam- bougie dans la petite cabine avant de la felouque.



Nuit très calme sur l'île de Faris.

J9 (Lun 25/02): Felouque, Carrières pharaoniques, Djebel Selsela



Aujourd'hui le vent se lève de bonne heure et la journée promet d'être moins brumeuse que les précédentes. Nous croisons quelques beaux bateaux,



une dahabia,



un sandall...

Il est si fort qu'en moins de 20 mn nous atteignons les carrières pharaoniques de Silsila





que nous visitons en compagnie de Karim.





Le site est magnifique, surplombant le Nil.

Il nous fait découvrir des « chambres avec vue sur le Nil »







Il y a même un locataire!



Puis nous partons pour une randonnée de 2h30



dans le Djebel Selsela



à la recherche de pétroglyphes



Féchô!



Qu'est ce que ça doit être en été, se répète-t-on plusieurs fois par jour...

Le site est truffé de pétroglyphes de toutes époques. On ne peut s'empêcher de se mettre à la place des archéologues qui ont grimpé jusqu'à chaque caillou dans l'espoir de découvrir quelque chose. Quel suspense!

Nous rejoignons la vallée du Nil et sa verdure rafraichissante.





Pendant que je m'appliquais sur mon appareil photo Fred et les enfants ont eu la "joie" de se trouver nez à nez avec un superbe cobra...







Pendant ce temps-là le vent a forci et c'est le batoresto qui vient nous récupérer au bout de notre balade.

Nous déjeunons, traversons le Nil vers un joli village dont nous visitons les alentours.







Briques faites "maison".



Tout est bon dans l'palmier!

Nous avons la visite (malheureusement pas entièrement désintéressée même sur cette île au beau milieu du Nil) de quelques enfants.







La felouque nous rejoint finalement, à la fin d'un chapelet de 4 ou 5 felouques



tirées par un petit remorqueur.



Nous avons souvent navigué de concert avec 1 ou plusieurs autres felouques (toujours avec des Français à bord d'ailleurs) non accompagnées par un bateau à moteur. J'avais préféré choisir la formule avec bateau à moteur, craignant en cas de pétole de ne pas pouvoir être à temps au Caire pour notre vol de retour. En fait, les Egyptiens sont à la fois solidaires et organisés si bien que malgré les caprices météo les autres felouques sont elles-aussi arrivées à temps à leur destination finale. L'avantage du bateau à moteur réside donc plus dans le confort pour les repas et une plus grande autonomie facilitant les excursions à terre. Nous avons vu certaines felouques non assistées par un bateau à moteur naviguer tard le soir ou tôt le matin mais je trouve que l'idée de la voile pure a son charme...





Ce soir est notre dernière soirée sur le Nil et notre équipage est bien décidé à faire la fête aidé par les équipages de 3 ou 4 autres felouques. Une fois la vaisselle terminée, ils rassemblent leurs troupes, réveillent Arnaud déjà endormi, chauffent les tam tam aux flammes d'un grand feu de feuilles de bananiers séchées et en avant!



J10 (Ma 26/02): Edfou, montagne de Louxor, Vallée des Rois La nuit fut courte mais très calme. Nous faisons nos adieux à nos amis de la felouque et du batoresto. Je crois que Karim restera longtemps dans le cœur des enfants, pour sa bonne humeur et sa gentillesse. Nous l'avons aussi apprécié pour ses facultés d'organisation, d'adaptation aux circonstances. La cohésion des 2 équipages faisait vraiment plaisir à voir, de même que l'entraide entre les équipages des différentes felouques.

A 7h30 nous arrivons au temple d'Horus à Edfou que nous visitons avec l'aide d'un guide francophone envoyé par l'agence des Gréements du Nil.





Nous renouons avec le tourisme de masse et c'est un peu brutal d'autant que le guide est ... moyen.

Une bonne centaine de km nous séparent encore de Louxor et comme nous sommes en Moyenne Egypte nous devons faire le trajet en convoi. Nous mâchouillons un peu de canne à sucre (c'est bon!) en attendant le départ. A 9h45, le convoi (5 vans seulement) se met en route, voiture de police en tête qui force tout le monde à s'écarter en roulant bien à gauche. Comment s'étonner alors de la perception des touristes de la part des Egyptiens: un mal nécessaire qui mérite bien de multiples bakchiches pour faire avaler la pilule? Que pensent aussi les habitants de l'oasis de Bahariya quand ils voient arriver les 4X4 à toute vitesse, klaxonnant à tue-tête, frôlant poules, chiens, vieillards et enfants?

Un peu avant midi nous nous faisons déposer à l'hôtel El Fayrouz sur la rive ouest de Louxor, réservé par internet ( 2 chambres avec SDB et petit déj 260 LE): adorable petit hôtel dans un quartier populaire



avec un jardin faisant office de salle à manger et un toit terrasse offrant une belle vue sur la montagne de Louxor d'un côté



et le Nil et le temple de Louxor de l'autre. On s'y sent comme à la maison, on peut y manger à toute heure, c'est bon, copieux et pas cher (300 LE pour 10 repas+ 5 goûters) A 12h30, nous avons nos chambres, pris un bon repas et sommes d'attaque pour aller à l'assaut de la montagne de Louxor. Nous nous faisons déposer en taxi au Ticket Office (10 LE) et montons à pied jusqu'à Deir El Medineh en passant par le petit village



juste au-dessus du Ticket Office.



Nous surplombons le site et cette vue d'ensemble nous contente.





Puis nous grimpons par une série d'escaliers jusqu'au-dessus de Deir El Medineh,



apercevons de loin le Ramesseum et poursuivons le sentier vers le Nord pour finir par surplomber le temple d'Hatchepsout.



La montagne est truffée de trous, certains menant par exemple aux tombes des Nobles,



d'autres ayant été creusés en vain par les archéologues.

Nous arrivons enfin (clandestinement comme l'écrit Caroline dans son carnet de voyage...)



dans la Vallée des Rois.



En effet, en bas une pancarte indique « no climbing » donc mieux vaut faire cette rando dans le même sens que nous sinon les nombreux militaires en faction dans la Vallée des Rois risquent d'intervenir.

Fred va à l'entrée acheter les tickets (adulte 70 LE, étudiants 35 LE pour 3 tombes) pendant que nous nous goinfrons de mandarines. Féchô again!

Nous commençons par une tombe fameuse située non loin de l'entrée, celle de Ramsès III : la foule au moment des soldes.

Changeons de stratégie : allons voir une tombe plus modeste et plus éloignée.



Celle de Toutmosis IV par exemple: pas un chat, c'est mieux mais bien sûr les décorations sont moins riches.

Affinons : allons à la tombe de Toutmosis III (renommée mais éloignée de l'entrée) : bingo. Personne et magnifique avec un graphisme très original.

Photos interdites mais là j'ai craqué (sans flash)

On a adoré.

On a bien aimé cette balade dans la montagne avec la vue plongeant sur les temples, villages et tombes. Nous ne verrons ni Karnak ni le temple de Louxor de peur de faire une « templite » aigüe.

C'est la fin de la journée à la Vallée des Rois et sur le parking un seul taxi nous aborde. 2 autres sont présents mais semblent attendre leurs clients. Hum... nous ne sommes pour une fois pas en position de force pour marchander. En général l'offre est très largement supérieure à la demande. Quand un prix paraît trop élevé il suffit de partir d'un pas décidé et tout s'arrange. Mais là... notre homme nous annonce pour simplement redescendre au ferry un prix de ... 10 euro/personne! Record battu toutes catégories! Finalement, on se met d'accord sur 25 LE en tout. Sacré Mohamed Casanova. « It's my name, my true name, don't forget it! » 'Y a pas d' risque, d'autant plus qu'il s'est arrêté dans un village pour nous faire visiter la boutique de son ami. « Just 5 mn, .... 4 mn, .... 3 mn, ....2 mn, ... 1mn! » On a refusé de descendre de la voiture et il est reparti de bon coeur avec un authentique « Chauffe Marcel! » Plus loin : « Good driver? Good driver, good bakchich! » Sacré Mohamed Casanova! Ce n'est pas toi qui nous fera regretter Louxor.

Encore un bon repas dans le jardin de l'hôtel en compagnie d'un sympathique chat noir (cet hôtel est vraiment parfait) et nous voilà au lit avec nos boules Quiès (absolument indispensable en Egypte, le silence est un luxe d'occidental. Ici il y a du bruit partout, tout le temps, sauf dans le désert)

J11 (Me 27/02) : Pyramides du Caire Après une petite frayeur concernant le taxi réservé la veille (il ne s'est pas réveillé, 120LE) nous arrivons à temps à l'aéroport et atterrissons au Caire. A 10h, nous partons directement de l'aéroport avec Akram un sympathique guide francophone pour visiter les pyramides (85 euro environ pour le van+ le guide, de l'aéroport à l'hotel Osiris avec lequel travaille Akram) (Sylvie il te remercie pour la photo, ça lui a fait très plaisir!)



Journée au triple galop (les sites ferment à 16h) qui nous a permis de voir l'essentiel : d'abord Gizeh (adulte 50 LE, étudiant 25 LE) puis Dachour (dont nous avons visité l'intérieur) (25/15)et enfin Saqqarah (50/25) et les très belles tombes de Nobles.



Rentrés à l'hôtel Osiris, nous abandonnons les enfants pour aller acheter quelques victuailles pour l'avion demain. Absorbés par le spectacle des petites boutiques, nous finissons par perdre notre chemin. Glups! On n'a même pas l'adresse de l'hôtel, pas de téléphone, pas de passeports, les mains dans les poches quoi. Finalement on décide de refaire notre parcours en sens inverse, repérant le magasin de jus de carotte, la poissonnerie, la bagnole bizarre et en 5 mn nous sommes sauvés.

J12 (Jeu 28/02) :Musée égyptien du Caire et retour en France A 14h05, notre avion décolle pour Bruxelles... Comme l'hôtel Osiris est tout près du musée égyptien du Caire, cela nous laisse un peu de temps pour y faire un tour. Akram nous a conseillé d'arriver à 8h45, ¼ h avant l'ouverture afin d'éviter la foule qui arrive vers 9h00. Le guichet des billets est déjà ouvert (adulte 50 LE, étudiant 25 LE) Nous entrons parmi les premiers et montons directement au 1er étage où nous découvrons, seuls, le trésor de Toutankamon. Quelle émotion, pour celui qui a découvert ces merveilles. Sinon, dans un musée, ben oui, c'est beau mais je dois dire que je suis plus émue par la découverte d'un beau caillou. Les enfants sont quand même très impressionnés. Heureusement que Fred est meilleur public que moi et qu'il partage leurs émotions! Nous visitons ensuite tranquillement le 1er étage, la rumeur monte, de plus en plus forte, alors que le RDC se remplit. C'est impressionnant de voir toute cette foule qui s'agglutine. Le musée est immense, très riche, mais très mal fichu. Certaines pièces n'ont pas de légende du tout. Certaines étiquettes sont en Arabe, d'autres en Anglais, en Français. Le tout dégage un charme certain : on imagine bien une scène d'un roman d'Agatha Christie ou d'une Nuit au Musée. En sortant vers 10h30, il y a plus de 150 m de queue pour acheter les tickets! Nous rentrons à l'hôtel Osiris où nous prenons un taxi vers l'aéroport (15 euro). Vol pour Bruxelles puis 300 km jusqu'à Nancy.

CONCLUSION : notre voyage s'est passé à ma grande surprise comme sur des roulettes, malgré un rythme soutenu. Aucun couac, tout le monde a été fiable et à l'heure. Je pense qu'on a découvert l'Egypte de la façon qui nous convient le mieux même si nous avons fait l'impasse sur de nombreux monuments mais on assume! C'est les vacances après tout, pas un cours d'histoire! J'aurais aimé découvrir la région du Fayoum et du Wadi El Rayan plus en détail, je pense qu'il y a moyen d'y passer qq jours passionnants.

Les enfants ont aimé : la felouque et Karim, Agabat et le Désert Blanc, les pyramides Les parents ont aimé : le Wadi Hitan, Agabat et le Désert Blanc, les rives du Nil, les îles, les oiseaux On a tous aimé la nourriture: on a mangé de tout, crudités incluses, sans être malades (à signaler juste une discrète et fugace accélération du transit le lendemain de notre retour en France)

On n'a pas aimé : La façon de rouler (mais alors pas du tout!) La difficulté à avoir des relations autres que mercantiles avec les Egyptiens et le sentiment d'être toujours perçus comme des portefeuilles à pattes (mais peut-on en vouloir à des gens dont le niveau de vie est si différent du nôtre?)

BUDGET : Tout a été réservé à l'avance par internet:

Billets d'avion pour l'Egypte: grâce au site de Gérard (http://www.louxoregypte.be/) -une mine d'informations-, j'ai choisi d'acheter les billets chez Jetairfly, une low cost belge. 1100 euro TTC pour 5 personnes (!!) au départ de Bruxelles pour le Caire via Sharm el Sheik (1h d'escale). Le retour du Caire pour Bruxeles se fera via Louxor... Les repas sont payants alors on a préparé de bons sandwiches. Cie très sympathique, hôtesses charmantes, ponctualité correcte (1/2h de retard à l'escale à Sharm el Sheik, 1h15 au retour à cause d'une passagère qui au dernier moment ne voulait plus rester dans l'avion: il a fallu faire descendre tous les passagers et fouiller l'avion par sécurité) Seul bémol : les horaires de départ (et de retour) peuvent être modifiés (qq jours avant) de qq heures : nous sommes partis à 12h40 au lieu de 6h.

Vols intérieurs avec Egypt Air: à consommer sans modération à condition de prendre les billets bien à l'avance (billets achetés en septembre). Vol Le Caire -Assouan puis vol Louxor-Le Caire pour 5 : 1552 LE (livres egyptiennes) soit 186 Euro TTC pour 10 vols donc!! (incroyable!) Toutes les formalités se font en un clin d'oeil, avions (apparemment...) en bon état, personnel charmant, pas de retard (aurait-on eu de la chance?)

Agence pour le désert: Helal Travel nous a guidé pendant 4 jours (3 nuits) du Wadi Hitan au Désert Noir puis Agabat puis vers le Désert Blanc avec départ et retour au Caire pour 4000 LE soit 500 euro (pour 5 donc, tout compris).

Agence pour la felouque : les Gréments du Nil, agence basée à Louxor, tenue par une française. Organisation impeccable, clarté totale, personnel performant, aux petits soins, très agréable (Sylvie, senmout sur VF vous le confirmera aussi) 875 euro pour 5 (4 jours, 3 nuits)tout compris d'Assouan à Louxor.

Au Total AVION Bruxelles le Caire A/R pour 5 1100 euro 2 vols intérieurs pour 5 186 euro VISAS 60 euro Paris Hotel Caire 63 euro Hotel Osiris Caire 2 nuits 140 euro Hôtel El Fayrouz Louxor 33euro Sara Hotel Assouan 81 euro Restaurant Panorama Assouan 5 repas 20 euro Restaurant hotel Osiris 10 repas 60 euro Restaurant El Fayrouz 10 repas 40 euro Cafétéria aéroport Caire 5 repas 30 euro 3 nuits / 4 jours dans le désert avec Helal Travel avec A/R pour le Caire 500euro felouque 3 nuits/4 jours 875 euro pourboires felouque 60 euro Entrées sites 183 euro Taxis, divers 80 euro Journée pyramides 85 euro TOTAL 3600 euro soit 720 euro/pers.
De Ouarzazate à Merzuga (Maroc) English translation pending
by Mijoperette · 2008-02-26 · 3 replies
Dans mon précédent récit (Marrakech, nous revoilà), nous venions de quitter la petite Fatima. Je tremble de plaisir en pensant à la suite de notre voyage. Itinéraire de 204km à partir de Marrakech jusqu'à Ouarzazate, en passant par le col de TIZI-N-TICHKA. Puis, balade dans la vallée du Draà jusqu'à Merzouga, nuit dans l'erg Chebbi, retour à Marrakech, par la vallée du Dadès, pour revenir ensuite à Essaouira !... Bon, ça paraît un peu compliqué, mais non, la preuve .... -- Le coffre de la voiture est assez grand pour tous nos bagages. Ouf ! Nous avons eu un peu peur de ne pas tout caser ! Sortir de Marrakech n’est pas une simple affaire ! D’abord remplir le réservoir d’essence, puis consulter la boussole. De quel côté, Ouarzazate ? Il faut prendre la route qui passe par le col de Tizi-n-Tchika. Nous avons été prévenus, il ne faut pas oublier que nous sommes en vacances et prendre notre temps. Ouarzazate n’est qu’à 3h de voiture de Marrakech. Jean est tout heureux d’avoir un volant entre les mains, il pilote le 4X4 qui nous a été confié avec enthousiasme par Fouzia et son collègue. Bon d’accord, il y a un peu de jeu dans la direction, un feu arrière cassé, un impact sur le pare-brise, une des portes qui ne se ferme pas facilement et par ci, par là quelques éraflures du plus bel effet ! Mais il ronfle bien et on espère très fort qu’il nous amènera à bon port ! Nous les filles, confortablement installées à l’arrière du véhicule, essayons de ne rien rater du paysage qui défile. Les appareils à photos sont sortis de leur étui, prêts à capter l’évènement imprévu, le personnage insolite, les couleurs des costumes, celles des tapis exposés en plein soleil, prêts à témoigner de la diversité des régions que l’on traverse, des émotions qui nous saisissent devant certaines scènes de la vie campagnarde marocaine. Dès les premiers kilomètres, nous sommes surpris par l’aridité du paysage. Cette route, toute droite devant nous, traverse une plaine immense où « fleurissent » des tas de cailloux. Pratiquement pas d’habitations en vue, quelques arbres misérables qui s’obstinent à pousser là, et de temps en temps, un bout de champ, une tâche verte sur laquelle de pauvres gens travaillent, aidés dans leur labeur par de petits ânes dociles. Nous prenons un peu plus d’altitude et la végétation se fait un peu plus « dense ». Ce sont les cactées qui dominent, en particulier les figuiers de Barbarie. La route grimpe petit à petit, le paysage devient plus montagneux, des moutons arrachent quelques brins d’herbe à cette terre aride et caillouteuse. Les ravins se font plus impressionnants, les virages serrés sont négociés avec prudence. Les couleurs sont toujours aussi belles, mariant toutes les variations de l’ocre. Et puis, dans un virage plus large, la vue d’un bar nous incite à faire une pause. L’occasion de jouer « aux vases communicants », nous désaltérer et soulager nos vessies soumises à rude épreuve par les soubresauts du 4X4 ! Nous sommes accueillis aussi bruyamment que chaleureusement par un magnifique jeune homme. Il est habillé de bleu comme les hommes du désert, il a un sourire éclatant, de bonnes joues rebondies, il s’appelle Ahmed. Il nous suit dans le bar et nous le prenons pour le patron. Nous commandons cafés et rafraîchissements et demandons bien sûr : « les toilettes, SVP ? ». Le papier nous est dispensé avec parcimonie et c’est avec un peu d’appréhension que nous entrons à tour de rôle dans le « saint des saints ». Rudimentaire mais impeccable de propreté. Un trou dans le sol, une arrivée d’eau à l’aide d’un petit robinet et un seau qu’il faut remplir afin de « tirer la chasse » ! Et Ahmed qui nous félicite, car :-« il y en a qui pose la m… et qui ne boive rien ! ». Nous sommes des gens « bien » et cela fait plaisir d’être reconnu ! Il s’assied à notre table et de confidences en confidences, nous apprend qu’il tient la boutique accolée au bar. Nous comprenons vite que le respect qu’il éprouve à notre égard sera encore plus grand si nous lui achetons quelque chose ! Bon, on y va. On va bien trouver l’occasion de dépenser nos dirhams. Il y a longtemps qu’on ne leur a pas fait prendre l’air ! Nous flanchons pour de jolis chèches, bleus pour Michel et Huguette, vert pour moi. Jean ne cède pas et rigole de nous voir enturbannés de la sorte. Quand à Ahmed, il rit à gorge déployée ! Quoi ? On n’est pas beau ? Personnellement, je dirais même que Lilou est de loin celui qui s’arabise le plus vite ! Sacré Ahmed, il a réussi à nous vendre ces écharpes 10€ chacune ! On aurait dû se méfier quand il n’a pas insisté pour nous vendre autre chose ! Mais il est tellement sympathique que nous lui promettons de nous arrêter au retour. Les rares villages que l’on aperçoit se confondent avec la couleur du sol. Les montagnes plus loin ont des airs menaçants. De grandes murailles sévères surplombent de petits carrés verts de végétation. Ce sont les seuls signes qui témoignent de la présence d’êtres humains dans les parages ! La route s’élève doucement et le paysage change petit à petit. Ce sont maintenant des forêts de pins et de chênes. Certains villages sont entourés de noyers et nous pourrions y trouver de quoi nous restaurer. L’ascension se poursuit par de larges lacets dans un paysage montagnard où la végétation se réduit à de maigres prairies. Nous avons la chance de capter une jolie scène de la vie rurale. Une jeune bergère et ses quelques moutons. J’apprends que ces prairies s’appellent en berbère « tichka ». Comme le nom du col, le plus haut du Maroc, qui nous permettra de passer sur le versant saharien du Haut Atlas.

Et le sommet du col, tout proche. Nous sommes à 2260m d’altitude, les cimes sont légèrement enneigées. Après la gentillesse d’Ahmed et sa conception du commerce, voilà les « arnaqueurs » du Tizi-n-Tchika ! Ici, on vend des minéraux et fossiles dont l’authenticité est plus que douteuse ! Les pierres que brandissent les marchands scintillent dans la lumière. La plupart des améthystes ne sont que des cristaux de roche teints à l’aide d’encre violette. Je ne parlerai pas des « rubis et saphirs » aussi fabuleux que faux ! Le premier marchand (photo) est sympa et donc, réussit à nous vendre un petit objet à chacun. Mais le second a déclenché en moi une profonde aversion. Sous des airs bonaces, il cache une agressivité qui me hérisse le poil encore aujourd’hui !Les autres promettent de s’arrêter au retour, moi, je fais la tête ! Je n’ai vraiment pas envie de le revoir, celui-là ! Quelques kasbahs en bord de route dressent leurs murailles de terre ocre. Beaucoup sont en piteux état ! Je surprends un petit âne qui attend patiemment je ne sais quoi ! Nous approchons de Aït-Benhaddou. Et soudain, le choc ! A la sortie d’un large virage, la vue superbe du ksar rouge, hérissé de hautes tours en pisé, se dressant à flanc de colline nous laisse sans voix ! Il se trouve sur l’autre rive de la rivière en contre bas, le Mellah. On s’arrête pour mieux le contempler. Puis, laissant notre voiture en bordure de route, sous la surveillance d’un jeune homme qui nous servira de guide plus tard, nous optons à l’unanimité pour une pause réparatrice dans l’auberge la plus proche. Pas de problème, ce sera encore un tajine au poulet. Nous n’avons pas pensé à compter combien de fois nous avions choisi ce plat ! Petite plongée dans le guide touristique et nous sommes tout de suite plus savants ! (Le ksar de Aït-Benhaddou, l'un des plus fameux du Sud marocain, est désormais classé patrimoine de l'humanité par l'Unesco. Le décor du ksar a inspiré de nombreux cinéastes. David Lean y tourna pour Lawrence d'Arabie les scènes censées se dérouler à Aqaba.)

Nous franchissons facilement la rivière Mellah à gué. De gros sacs sont posés à distance irrégulière et c’est en sautant avec plus ou moins de grâce que nous arrivons sur l’autre rive. Le guide nous apprend que l’eau de la ou le...Mellah n’est utilisable ni pour les hommes ni pour les cultures. Il ou elle traverse d’anciennes mines de sel et charrie bien sûr des eaux impropres à la consommation. Nous nous promenons dans un lacis de ruelles et grimpons allègrement un sentier pierreux qui nous amène au sommet du ksar. La vue plongeante sur la rivière et la plaine alentour, l’immense grenier tout au fond, les tentes noires dressées au bord de l’eau pour un groupe de touristes, et juste en contre bas, les belles tours de pisé, nous rendent muets ! Et pour rendre muettes les deux filles, il en faut, vous le savez bien !





En visitant le village, nous sommes passés devant moult boutiques et avons été agréablement surpris de n’être importunés par aucun des marchands ! Nos illusions se sont envolées en redescendant du promontoire. Notre gentil guide nous propose de visiter la « maison berbère », il y en a paraît-il pour 5 minutes ! Comme il est sympa, va pour la visite. Nous sommes accueillis par un homme à l’imposante stature qui, aimablement, nous invite à boire le thé. Nous entrons dans une pièce où sol et murs sont recouverts de tapis. Des montagnes de tapis ! Nous nous asseyons par terre face à lui, notre guide sur le côté, toujours aussi discret. Sans s’arrêter de parler, notre hôte prépare le traditionnel thé de bienvenue. Nous sommes détendus et sourions à ses propos débonnaires. Il a commencé par une histoire amusante, suivie d’une devinette, nous rions, confiants et de bonne humeur. Il nous parle de la fabrication des tapis par les femmes de la montagne et nous dit qu’il n’a pas l’intention de nous en vendre. Nous sommes tout à fait rassurés, quand il nous annonce que par contre…Et le voilà qui attrape un beau coffre de bois et de cuir, jusque là caché derrière lui. Il y a à l’intérieur une profusion de bijoux « berbères » fabriqués, soi-disant dans le désert, et qui sont, bien sûr, uniques au monde ! Bon, nous y voilà ! Michel garde le sourire, Jean fronce les sourcils et nous deux, nous bavons d’envie devant les petites merveilles que le roublard a disposées devant nous ! Bien sûr, « il faut boire le thé, ne pas s’énerver et surtout ne pas parler du prix…on a le temps, ce n’est pas important…on achète, c’est bien, on n’achète pas, on reste ami ! » Bien entendu, il a vu que nous étions plus vulnérables que nos hommes et il essaie de nous appâter de toutes les façons. Il n’hésite pas le gros malin, à augmenter outrageusement les prix lorsqu’il voit que nous regardons plus particulièrement un article ! Finalement, ce sera un peu fâché quand même que nous le quitterons ! Notre guide ne bronche pas et continue à nous raconter l’histoire du village et de ses habitants. Nous lui sommes reconnaissants de ne pas nous montrer sa déception, car il ne touchera pas de bakchich auprès du marchand de bijoux. Nous compensons par un bon pourboire et reprenons la route. Nous sommes à une vingtaine de kilomètres de Ouarzazate et avons hâte de faire un brin de toilette. Je consulte le voucher qui nous permettra de loger à l’hôtel « LE ZAT ». C’est bien sur la route de Skoura, en direction des gorges du Dadès. Entrée de Ouarzazate. Nous passons comme une fusée devant la Casbah du Glaoui et je n’ai que le temps d’armer mon appareil photo, elle est déjà loin !



L’hôtel est moderne, l’eau de la piscine un peu fraîche et le serveur a un petit air d’Henri Salvador qui nous le rend tout à fait sympathique. Nous n’aurons qu’à nous féliciter du bon accueil qui nous est réservé partout où nous irons !

VENDREDI 1ER DECEMBRE 2007. La journée d’hier a été remplie d’images et de paysages les plus divers, les maisons et villages de pisé se sont succédés sur la route et la visite de Aït-Benhaddou a ravi nos yeux. Nous passons donc sans états d’âme particuliers devant la magnifique Casbah du Glaoui située à Telouèt, 1Km de Ouarzazate. (Voir la photo plus haut). Elle est d’une luminosité exceptionnelle et a été reconstruite avec des moyens financiers énormes. Les réalisateurs de cinéma s’y précipitent, on dit qu’Hemingway y séjourna et malgré cela, .... nous préférons faire la visite des studios de cinéma qui se trouvent à la sortie de la ville. Michel frétille comme un gardon à la pensée de se frotter aux prestigieux acteurs qui ont tourné là et fréquentent toujours cet endroit. D’immenses statues égyptiennes sont érigées aux abords du site. Munis du billet d’entrée, nous attendons patiemment qu’un guide soit libre pour commencer la visite. Huguette pose tranquillement et s’imagine être dans la peau de Cléopâtre. Nous nous attardons devant les affiches des films dont certaines scènes ont été tournées ici.

Notre guide est tout mignon et s’appelle Ali, je crois ! Il est marrant comme tout et démystifie une à une tous les histoires qui nous avaient faits rêver jusque là ! De l’illusion partout et du toc en veux-tu en voilà ! Des murs qui paraissaient faits en dur, ne sont en réalité fabriqués que de toile et de peinture. Des décors en trompe- l’œil, donnent le change jusqu’à ce qu’on s’en approche de près ! Eclats de rire quand on voit que tout est « bidon » ! On reste admiratif devant ce déploiement d’astuces les diverses. Vraiment aucun regret après cette visite qui nous a prouvé à quel point il est « facile » de manipuler tout un chacun ! Respect pour tous les acteurs de cette ville fantôme ! Un champ de pierres, immense devant nous, et un berger qui y mène ses moutons avec je ne sais quel espoir d’y trouver leur pitance ! Encore un qui va se faire prendre aux pièges des prestidigitateurs de cet endroit ! Le guide nous certifie que de grandes « batailles » cinématographiques se sont jouées là ! Bon ! On préfère le croire, car rien ne nous paraît plus réel ! « Laisse béton ! ». On s’amuse bien en passant d’une pièce à l’autre, les décors changent et nos délires aussi. Ali nous pose des devinettes : « Quel est le film qui a été tourné ici ? »-- Les idées les plus farfelues nous traversent l’esprit et nous lui en faisons part bruyamment ce qui le fait rire aux éclats ! Nous nous prenions pour des cinéphiles avertis, que non ! Chaque réponse est fausse ! Les garçons s’amusent à nous faire peur, bouuuuuuh ! Comme si on ne voyait pas que ce sont de faux ossements ! Quoique !!! Et puis on ne se lasse pas de jouer les reines dans ce décor « Hollywoodien » et, prendre la pose dans les escaliers qui mènent au trône de Cléopâtre n’est pas pour nous déplaire ! Il n’y a pas que Monica Bellucci sur la terre ! On me met une perruque et une couronne sur la tête, deux seins hauts placés et un régime « slim fast » pendant 2 ans, je n’aurais aucun mal pour lui ressembler…surtout de loin ! Et Ali qui rigole ! Il ne se fiche pas de nous quand même ! C’est qu’il en est bien capable, le bougre ! Direction la vallée du Dadès et plus précisément, TINERHIR aux orthographes les plus diverses, sans parler de la prononciation qui nous divisera souvent. La route qui va de Ouarzazate à Tinerhir, et au-delà jusqu’à Erfoud, a été nommée la « route des Kasbahs ». Difficile de rester insensible à la beauté de cette architecture de terre. Ces villages fortifiés, aux façades souvent décorées, ces colosses de terre puissants et fragiles à la fois sont vraiment impressionnants. Certaines kasbahs sont en piteux état, et les poteaux et fils électriques qui courent devant elles défigurent ces magnifiques bâtisses. Mais il doit être déjà suffisamment difficile de vivre là, et il serait bien mal venu de leur reprocher ce manque d’esthétisme provoqué par le peu de confort auquel ils ont droit. Un magnifique plan d’eau surprend à la sortie de la ville. C’est un lac de retenue sur le Drâa. Tout de suite, le paysage désertique, avec pour fond de décor une vue saisissante sur les sommets de l’Atlas. Certains dépassent largement les 3000 mètres. Plusieurs dizaines de kms plus loin, l’oasis de Skoura. L’œil sur la carte, nous nous interrogeons sur la possibilité de visiter le jour même les Gorges du Dadès et celles du Drâa. L’objectif est d’arriver à Boulmane-du-Dadès. Une centaine de kms nous en séparent, et la succession d’oasis et de kasbahs nous font patienter. Aux alentours de El-Kelaà M’Gouna, des enfants sur le bord de la route nous proposent des flacons et autres produits fabriqués à base d’eau de rose. On apprendra par la suite que la plupart de ces produits sont tout à fait artificiels, certaines eaux de rose étant elles-mêmes fabriquées à Casablanca ! La magie du Maroc ! Et les magnifiques kasbahs, encore et encore…jusqu’à Boulmane, embranchement à ne pas rater si on veut voir de plus près les célèbres gorges du Dadès.

Le début de la vallée est riant, les minuscules champs irrigués par le torrent, les vergers d’amandiers et de noyers offrent un paysage reposant. Les villages en terre rouge sont accrochés à la montagne. Un camaïeu de couleurs splendides. De l’autre côté de la rivière, une formation géologique extraordinaire. Elle est appelée le « cerveau de l’Atlas » ou « les doigts de singes ». Nous prendrons cette photo en revenant et les derniers rayons de soleil donnent à ces roches une couleur et une dimension surprenantes ! La route est bordée de petites auberges où il ferait bon s’arrêter, mais il y a tellement de choses à voir ! (symbole berbère sur pratiquement toutes les maisons) On croise des femmes qui portent de lourdes charges. Elles ont sur le dos de grands morceaux de tissu remplis d’herbes qui doivent servir à nourrir le bétail. D’autres s’en servent pour porter leur bébé ! Nous essayons le plus discrètement possible de saisir quelques personnages mais les images ne sont pas trop nettes ! Tant pis ! Notre chauffeur n’a pas l’intention de ralentir chaque fois que nous avons l’impression de faire la photo du siècle. De grands fous rires nous tordent le ventre. Lilou ne fait que râler, fustigeant Huguette qui soumet à rude épreuve les piles de son appareil. C’est vrai aussi ! Elle vise au petit bonheur la chance, tout ce qui pourrait devenir le scoop de l’année ! En fait, c’est surtout le montant des portières qu’elle photographie avec le plus de réussite. Je ris tellement que j’en prends à mon tour pour mon grade ! « Et l’autre (moi) avec son téléphone…Blip, blip, blip… » Ces vieux alors, pas moyen de rigoler ! Puis la route se fait plus étroite, les parois plus abruptes, plus menaçantes au dessus de nos têtes. La végétation se fait plus rare et tout à coup, une brève mais impressionnante montée en lacet nous permet d’avoir une vue saisissante sur les gorges. Plus d’une centaine de mètres de profondeur pour moins de dix de large ! Puis la route redescend doucement pour arriver au niveau de la rivière et là, c’est le spectacle à l’envers, l’immensité de ces murailles qui nous surplombent, nous écrase. Le soleil est encore assez haut pour pénétrer entre les parois verticales. Nous levons la tête à la limite du torticolis ! Le jeu de lumière entre eau et minéraux est vraiment fantastique. Dommage que la photo ne soit pas fidèle à ce que voient nos yeux ! La proximité de ces falaises est telle qu’il est impossible de faire quelque chose de bien. Tant pis ! Il commence à se faire tard et c’est à regret que nous rebroussons chemin Quelques notes sur la carte me rappelle le nom de cet endroit : « le défilé d’IMDIAZEN ».

Au sommet du col, juste avant d’entamer la descente en lacet sur Boulmane, une petite auberge juchée sur un piton rocheux attire notre attention. Il est l’heure du déjeuner et nous trouvons plus judicieux de nous arrêter là. C’est sympa comme tout, les gens sont charmants et sont prêts à confectionner un beau tajine dans l’heure. Photos sur les gorges en descendant des escaliers aux marches inégales, visite dans les toilettes « berbères » et Huguette qui tombe sous le charme d’un jeune homme. Celui-ci lui présente plusieurs tapis tissés par sa femme et elle se laisse aller ! Un beau tapis rouge en laine épaisse qui agrémentera l’entrée de sa maison. Toute fière, la Guichou ! La fin du repas sera animée car nous sommes les témoins d’un mini drame. Nous avons été intrigués dès notre arrivée par l’attitude d’un homme. Il a le verbe haut et le geste large, l’apanage qui sied à tout individu décontracté, bien dans sa peau et surtout au dessus de tout soupçon. Mais il en fait peut-être un peu trop et c’est sans surprise que nous découvrons qu’il n’est qu’un vulgaire petit escroc. Il a trouvé le moyen de partir sans payer et ce sont les cris de colère du restaurateur qui nous font lever d’un bond. Collés contre le bord de la rampe sur la terrasse qui surplombe la route, nous tentons avec force gestes, d’attirer l’attention du mauvais payeur, lui accordant encore le bénéfice du doute. Après tout, ce n’est peut-être que de l’étourderie ! Il est écoeuré le patron du resto ! On a maintenant la certitude qu’Arabes et Berbères ne sont pas copains du tout ! Allons bon ! Cap sur Boulmane-du-Dadès et direction Tinerhir. Un œil fébrile sur le voucher qui me donne l’adresse de l’hôtel : « la casbah de Tombouctou, 126, av.Bir Anzarane ». Fouette cocher ! Tinerhir est une étape importante et le point de départ de nombreuses excursions dont celle des célèbres Gorges du Todra. On nous en a tellement parlé que nous nous engageons dans la route qui y mène, négligeant l’entrée de la ville et la possibilité de rejoindre notre hôtel. La végétation luxuriante prouve que l’eau est toute proche. Les nombreux palmiers et arbres au bord du chemin poussiéreux cachent à demi les magnifiques casbahs de pisé de l’autre côté du torrent. Nous sommes pratiquement au niveau de la rivière. Et puis, la route s’élargit, et nous succombons sous le charme de la palmeraie, de la ville ocre et rouge que l’on découvre au loin, des champs minuscules, cultivés avec soin. Nous descendons de voiture et essayons de fixer sur la pellicule ce morceau de paradis ! Après avoir consulté la carte routière et compris que la nuit tomberait sur nous avant peu de temps, nous retournons sur nos pas et faisons notre entrée dans la ville. Celle-ci a l’air animé et la large avenue est bordée de magasins et d’ateliers artisanaux eux-mêmes situés sous de grandes arcades. Je repère la poste près d’un grand espace arboré et me souviens des cartes postales à envoyer aux amis. Ne pas reproduire la mésaventure de Marrakech et ne pas oublier de vérifier les adresses avant la mise en boîte ! (Certaines cartes ne sont parvenues à leur destinataire qu’au mois de février !!! Le « facteur à dromadaire » a eu bon dos ! Hi Hi Hi)

La Casbah de Tombouctou. Mais où est-elle ? Nous l’avons dépassée quand, tournant la tête j’aperçois, son enseigne lumineuse coincée entre deux magasins. Soupirs de soulagement, demi-tour. Garés devant une boutique qui vomit à tue-tête la dernière chanson à la mode, nous déplions nos jambes engourdies et prenons la mesure de notre fatigue. C’est un catalan, Roger Mimo, qui, amoureux de l’architecture du Maroc et particulièrement de cette région, a restauré une ancienne casbah. Le couloir qui mène à la réception, est tapissé de photos qui rappellent aux voyageurs l’ampleur des travaux effectués. Chaque chambre a son propre décor. Le mobilier en bois de laurier-rose, le crépi de terre sur les murs, les plafonds en tataoui, (Technique décorative : baguettes de lauriers, peintes, assemblées et entrecroisées entre les poutres d'un plafond, formant un décor géométrique), les tentures et rideaux aux couleurs chaudes et profondes, la jolie salle de bain, les sofas sur lesquels on peut s’écrouler, les lumières tamisées qui donnent une ambiance sensuelle à la pièce, nous font taper des mains de joie ! Vite, photo ! Finalement, un peu plus de lumière ne serait pas de trop ! Déjà que je suis un peu contrariée de l’épisode « promenade apéritive », il ne faut pas m’énerver ! Non, je rigole ! Mais c’est vrai aussi, pas moyen de flâner le nez au vent dans ce pays ! Mes cartes postales à la main, je marche aux côtés d’Huguette quand un jeune homme nous accoste. Il est « mimi » tout plein et parle bien le français. Il a l’air content de deviser avec nous et nous l’écoutons attentivement quand il nous parle de sa vie, de ses études. Nous sommes près du parc dont je parlais tout à l’heure et le bureau de poste n’est pas loin. Et voilà qu’un deuxième luron se joint à notre groupe ! (Peut-être même « larron !) Largement moins mignon que le premier et surtout beaucoup plus pressant ! L’ambiance change d’un coup et on a un petit mouvement de contrariété qu’il perçoit très vite. Alors il change de façon de faire et semble remarquer les cartes que je tiens à la main. Pour dissiper le malaise, je lui demande à quel endroit je pourrais déposer ces dernières. J’aperçois au même moment une boîte aux lettres sur la façade de la poste juste en face de nous et me dirige donc par là. Mais non, il me prend vigoureusement par le bras et me dit : « Non, non, par là c’est mieux ! »- Et je me retrouve propulsée à la vitesse « grand V » sur le côté gauche du bâtiment et devant une ouverture dans le mur qui ressemble à celle d’une ancienne boîte. Je proteste en lui disant : « Tu es sûr que mes cartes ne vont pas être perdues ? ». Il affirme énergiquement que je n’ai aucun souci à me faire, que c’est vraiment là qu’il faut que je pose mon courrier, bref, je cède car il est trop ch…, je ne dis pas le mot ! Je glisse avec appréhension mes cartes dans le trou béant et les lâche avec regret sous l’œil attentif de mon compagnon. Le bruit que je perçois me rassure quelque peu, on dirait que la boîte est bien remplie. Est-elle régulièrement vidée ? That’s the question ! Je me méfie de lui et l’avenir me prouvera que j’avais tort d’un côté et raison de l’autre ! Le courrier a bien été expédié, mais il est parvenu tellement tard à leur destinataire que je garde toujours un doute quant à la vélocité avec laquelle il a été traité ! C’est bien entendu au moment de les quitter que cela se complique un peu ! Ils essaient l’un et l’autre de nous retenir, veulent nous accueillir chez eux, nous invitent à prendre le thé et surtout, à admirer les tapis que fabriquent leurs mamans ! Et comme d’habitude, sans obligation d’achat !!! Du coup, fini la promenade, nous repartons vers l’hôtel ! Quelle barbe ! Il doit pourtant y avoir de jolies choses à voir dans cette ville ! Il y a devant La Casbah de Tombouctou, une cabine téléphonique. Guichou s’y engouffre, elle veut parler avec Floflo. Mais le bruit de la rue et le magasin de disques en face qui diffuse toujours à tue-tête le dernier tube, la gênent et elle est déçue de ne pouvoir entendre la petite. Plus loin un Point Phone va nous sauver. Pour quelques dirhams échangés avec le monsieur de service, nous pourrons communiquer avec nos enfants respectifs. Quel bonheur d’entendre leur voix ! Il faut aller se coucher, demain le programme est chargé. Visite des gorges du Todra puis départ vers Merzouga et les belles dunes ! J’ai des fourmis dans les jambes rien que d’y penser. Vite, vite !

Nous nous arrêtons pour la deuxième fois à l’endroit qui nous avait tant plu la veille. La lumière du matin magnifie la vue que nous avons sous les yeux. Tout paraît paisible jusqu’au moment où les pétarades d’un moteur de mobylette donnent l’alerte. Nous tournons la tête de ce côté quand Jean nous signale un autre intrus. Comme sorti de terre, un homme que nous n’avions pas vu, s’approche de nous. Nous rentrons dans la voiture, maudissant cette mauvaise habitude qu’ils ont tous : harceler les touristes ! Comme les gorges du Dadès, le départ se fait à peu près au niveau de la rivière et la vallée est assez large. De nombreux campings et auberges jalonnent le parcours, puis vient la partie la plus spectaculaire : un défilé de quelques dizaines de mètres de large avec des parois verticales de près de 300m de haut. Petite déception pour moi qui aurais bien voulu aller plus loin, mais il faut laisser la voiture et continuer à pied, alors…Et puis il y a encore du chemin à faire, ce soir nous devons dormir dans le désert…Youpi ! Jean est un peu préoccupé par cette étape et nous presse de partir. Retour sur Tinerhir et direction d’abord Erfoud, puis Merzouga représenté par un tout petit point sur la carte ! Je me rassure en regardant les derniers vouchers. Prochain contact : LE KSAR BICHA. Au moins 200 kilomètres à parcourir, il vaut mieux ne pas s’attarder. Erfoud est encore assez loin. Cette ville est importante car située à l’entrée du désert. On peut dire que c’est la capitale touristique de la région : hôtellerie florissante et nombreuses boutiques artisanales. Ici est commercialisée la fameuse « pierre d’Erfoud », pierre noire incrustée de fossiles. Nous allons avoir plus d’une fois la frayeur de notre vie, en évitant de justesse tout le long de la route qui nous mène à Merzouga, de téméraires vendeurs de pierre qui se jettent carrément sous nos roues. Cette route goudronnée s’étire devant nous et le contraste est frappant : la palmeraie, alimentée par l’eau qui coule invisible, déploie avec magnificence de superbes palmiers, tandis que quelques mètres plus loin, les cailloux fleurissent par milliers ! Des hommes creusent la terre pour dénicher sûrement les pierres qu’ils proposeront aux touristes, tandis qu’une femme, juchée sur un petit âne, vient de récolter quelques légumes dans un des jardins de l’oasis. Autrefois nomades, les populations berbères se sédentarisent de plus en plus et occupent pratiquement tous les endroits situés le long des points d’eau. Leur condition de vie est bien rude et c’est avec beaucoup de respect que nous les observons. Nous ne pourrons nous empêcher d’éprouver quelques remords, lorsque nous ne serons pas assez généreux.

Puis, très vite, changement de paysage. Les cailloux dominent, plus de palmiers même clairsemés à l’horizon, la plaine (hamada) est immense, la lumière intense. Le regard se perd. Devant nous, la route toute droite, et sur les côtés, au loin, très loin, les prémisses du désert tout proche. Pas de marchands de pierre dans le coin, nous en profitons pour faire une « pause pipi » derrière l’un des mamelons pierreux en bordure de route . C’est là que je prendrai en photo les petites fleurs, pensant que ce serait les dernières que nous aurions l’occasion de voir, pendant un bon moment ! On « grimpe » sur les monticules de sable, imaginant déjà être au pied des dunes ! Michel n’a pas quitté son chèche, il est fin prêt pour affronter le soleil du désert. On ne voit plus que ses yeux bleus, je me surprends à penser à Lauwrence d’Arabie ! Non, Huguette, je rigole ! Quoique, fais gaffe quand même ! Lit-elle dans mes pensées ? Elle se rapproche de son mari et ne le quitte pas ! Encore une heure de route pour arriver aux environs de Merzouga. Le ksar Bicha, est-il avant ou après la ville ? Nous scrutons attentivement chaque panneau en bord de route, car les dunes de l’erg Chebbi, bien qu’encore éloignées, sont maintenant visibles. Euréka ! Nous y sommes ! Quelques kilomètres avant merzouga, une pancarte sur le bord de la route. C’est là ! Quelques arbres, du sable et des constructions ici et là. Pas d’erreur, nous sommes arrivés ! Jean gare le 4x4 et nous descendons timidement, cherchant un interlocuteur qui nous rassurera. Dans le hall de la réception, quelques bagages sur le sol attirent notre attention. Ce sont ceux du jeune homme qui se dirige vers nous. Il nous dit tout d’une traite : Qu’il vient juste d’arriver, qu’il est le nouveau cuisinier, que le patron n’est pas là, mais que si on le veut, il nous fait quelque chose à manger ! Dis donc, il est à l’air aussi désorienté que nous ! Va pour une omelette au fromage (qui nous restera un peu sur l’estomac) et quelques fruits. Pas faciles à manger, les grenades ! Il est là, le beau Ali. Je ne résiste pas à l’envie de vous le montrer. Petit coup d’œil à Huguette . Ah, si on était plus jeune ou… si nos maris n’étaient pas là !

Et il est coquin comme tout, il se moque de notre accent et s’amuse à répéter nos phrases en exagérant notre prononciation. Morveux, va ! Le gars qui doit nous prendre en charge pour la « traversée » du désert n’est pas encore arrivé et on parle du Paris-Dakar, du Trophée des Gazelles…et voilà Ali qui nous propose une petite démonstration dans les dunes avec le 4x4 que nous a loué Fouzia ! Les premières vagues de dunes ne sont qu’à une centaine de mètres du ksar. On craint un peu pour le 4x4, mais Ali a l’air sûr de lui et nous affirme que c’est un exercice auquel il se livre souvent et ce, avec n’importe quelle voiture. Alors… ! Les garçons ont l’air intéressé, les filles l’air effrayé…mais il y va de notre honneur, il n’y aura pas de dégonflé dans la troupe ! Ali s’installe au volant, Jean est à côté de lui, Guichou, Lilou et moi sur la banquette arrière. J’allume la caméra. Départ…pour l’instant, ça va, le terrain est plat ! On grimpe tranquillement sur la première dune, la crête est suffisamment large pour ne pas s’inquiéter. Cool ! Tout d’un coup, Ali braque le volant à 90° et voilà la voiture qui plonge dans le creux de la dune ! Maman !!! La caméra ne filme plus que le sol et l’instant d’après, que le ciel ! Bonjour le reportage ! Les garçons restent stoïques tandis que les filles commencent à pousser des cris d’orfraie ! Il faut que je sois honnête, c’est surtout moi qui crie ! Guichou rit, toujours aussi placide devant le danger ! Elle a confiance, paraît-il ! Et Ali qui répète et répète la manœuvre pour que les gars comprennent bien comment il faut faire ! Quand le conducteur sent qu’il ne peut plus rouler facilement sur la dune, il faut qu’il en redescende « fissa » en braquant le volant de cette façon et cela sans aucune hésitation ! Autrement, gare à l’ensablement ! Stop. Ali descend et Jean se met au volant. Je ne veux pas montrer que j’ai peur et serre les dents. Je ne veux pas que Jean pense à autre chose qu’à la conduite de ce maudit engin! J’ai confiance, mais !!! Jean est attentif et suit scrupuleusement les consignes d’Ali. L’ambiance est chaude dans le 4x4, surtout sur la banquette arrière ! Les cris fusent souvent et la caméra valdingue de tous les côtés. Je suis sûre qu’on aura le « tournis » simplement en visionnant le film ! Et le ballet continue : je monte, je roule et je descends à 90° ! Bon sang de bonsoir ! Je commence à avoir chaud partout ! Stop ! Tout le monde descend ! Nous sommes sur une portion de terrain relativement plat et c’est Lilou qui prend le volant. Je ne comprends pas pourquoi Huguette panique ! N’aurait-elle pas confiance en son mari ? On roule un petit peu encore quand Ali nous conseille de descendre. Allons bon ! Ou il en a marre de nous entendre crier, ou il n’a pas trop confiance lui aussi ! Je penche gentiment pour la première hypothèse ! Jean prend la caméra et nous regardons le véhicule s’éloigner. Tout baigne ! On les voit se diriger vers une dune, y grimper quelques instants et puis…Que se passe-t-il ? 4x4 stoppé en plein élan, perché sur la crête de la dune. Lilou qui essaie de redémarrer et qui apparemment n’y arrive pas. Ali descend et regarde sous la voiture, alors là, la panique revient. Zut ! Pourvu qu’il n’y ait rien de cassé ! Comment allons nous faire pour continuer ? Nous les rejoignons au pas de course et constatons avec effroi que la voiture est ensablée. Tout le monde à quatre pattes ! Nous nous servons de nos mains comme pelle de fortune et essayons fébrilement de dégager les roues du sable qui les maintient prisonnières Plus de peur que de mal, Ali reprend le volant et nous ramène sagement au point de départ ! Allez, fini de faire des bêtises ! Revenons au ksar. Notre méhariste doit être arrivé ! Le voilà, il s’appelle Hassan, il a un sourire éblouissant et porte la tenue bleue des hommes du désert ! Les quatre dromadaires sont couchés sur le sable, jambes repliées sous le ventre. Leurs gros yeux ombragés de grands cils sont fixés sur nous. Ils mâchouillent je ne sais quoi et leurs mâchoires vont et viennent de façon fort disgracieuse d’un côté et de l’autre de leur bouche ! Hou lala ! Mon ventre a des gargouillis de mauvais augure ! Je regarde mes compagnons…ils ont un petit air qui me fait penser que je ne suis pas la seule à me poser des questions ! Nous avons noué tant bien que mal, notre chèche, Jean s’obstinant à ne rien vouloir sur le crâne ! Il a emporté son bonnet de ski bleu marine et le mettra sûrement plus tard. Hassan nous aide à grimper sur les bestioles, je me retrouve sur le premier, Guichou clôture la marche, les deux « gazous » entre nous deux. Ma pauvre monture doit supporter mon poids et celui des provisions qu’Hassan a chargées dans de gros sacs jaunes. Huguette a été la première à faire le grand saut. Hassan lui fait la courte échelle, lui permettant d’enjamber plus facilement la bestiole qui n’a pas arrêté pour autant de ruminer. Sont-ce des ruminants, ces camélidés-là ? Que oui, je viens de vérifier ! On sait aussi qu’ils n’ont qu’une bosse et on voudrait bien la voir ! On a l’impression qu’on pourrait mieux caler notre postérieur si elle était visible. Mais la selle est cachée elle aussi sous une couverture et c’est au petit bonheur que nous y posons notre fessier ! Il sera bien difficile de rectifier la position lorsque ces charmantes bêtes iront l’amble. Guichou est concentrée et tient fermement le devant de la selle. Nous l’observons avec attention. Hassan, tout en maintenant Huguette, donne un léger coup sur les pattes arrière du dromadaire. Oh, purée ! On voit Huguette partir vers l’avant, puis vers l’arrière, l’animal est maintenant debout. Guichou nous domine largement ! C’est au tour de Lilou ! Pas de panique, tout se passe bien. Jean se retrouve haut perché dans la minute qui suit. Allez, bibiche, c’est à toi ! Qu’il est gentil cet Hassan ! Il voit que j’ai un peu peur et fait tout ce qu’il faut pour me rassurer. Les quatre dromadaires sont reliés les uns aux autres par une corde dont Hassan tient une extrémité. Nous sommes équipés pour cette expédition comme des pros ! Chaussures et pantalons de montagne, chèches noués laborieusement sur la tête pour certains, sacs à dos remplis d’affaires de toilette et de quelques vêtements. Et Hassan qui trotte dans le sable avec des nu-pieds éculés ! Il se retourne de temps en temps pour surveiller ses nouveaux compagnons. C’est dans une position tout à fait « confortable » que nous faisons nos premiers pas : jambes écartelées, dos ronds, pieds ballants, les mains fermement accrochées au pommeau de la selle invisible, le corps soulevé et balancé tantôt à droite, tantôt à gauche. Ah, elle a fière allure la caravane ! Cette photo a été prise par Hassan qui, pour ce faire, a dévalé la pente, pieds nus. Les dromadaires doivent être habitués à tout ce cirque car, livrés à eux-mêmes, ils n’ont pas bougé d’un pouce. Heureusement pour nous, d’ailleurs !

Mais que font ces gosses ? Ils courent après nous et réclament des bonbons qu’Huguette s’empresse de distribuer. Notre guide rappelle à l’ordre les gamins et leur dit de s’en aller car les dromadaires n’apprécient pas leurs cris et commencent à manifester du mécontentement. Ils se mettent à blatérer, et je vois avec effroi, sortir de la bouche fendue de ma monture, une énorme langue toute tordue qui s’agite dans tous les sens. Sa tête qui pivote vers les intrus me rappelle le film dans lequel jouait Coluche : « Banzaï » ! A part que là, ça ne me fait pas rire, mais pas du tout ! On demande à Huguette d’en finir avec ses largesses ! Le ksar Bicha est pratiquement hors de vue. Plus qu’une heure et demie à être ballotté de la sorte, ce n’est pas la mer à boire ! Où est-elle la mer ? Pour le moment, nous naviguons au milieu de vaguelettes de dunes. Le terrain n’est pas trop accidenté et nous cheminons « cahin-caha », en essayant de garder une assise à peu près correcte. On arrive même à prendre des photos et on pose des questions à Hassan sur le relief qui est autour de nous. On apprend que ces premières dunes ne sont pas stables, contrairement à celles que nous verrons plus tard, et qu’elles se déplacent souvent au gré des vents. Quelques courageux palmiers consolident leur attache à ce sol mouvant et des traces blanches par terre amènent d’autres questions. Ce sont des traces de sel qui, après évaporation de la rosée ou de l’eau qui tombe parfois, affleurent le sol. L’erg Chebbi est le massif le plus important du Maroc, il s’étire sur une trentaine de kilomètres et sur une largeur maximale d’une dizaine de kilomètres. Nous allons dormir dans le creux de la plus haute dune de l’erg : 150m de haut, la dune ! Je suis impatiente de la voir ! Les crampes dans les jambes, les douleurs sournoises au creux des reins, les adducteurs qui sont soumis à rude épreuve, nous font faire la grimace. On se tortille en essayant de trouver une position plus confortable, mais les « chevaux du désert » opposent de la résistance ! On échange quelques conseils difficilement praticables, on geint le plus doucement possible pour qu’Hassan ne se paie pas notre tête ! On monte sur la crête des dunes et on redescend dans les creux…comme avec le 4x4, mais on crie moins fort ! Le temps commence à peser à certains, n’est-ce pas Jean ? Il me semble qu’il fait un peu la tête, l’Aspois ! Ah, ce n’est pas sur un âne qu’il est assis ! Quel extraordinaire paysage ! Le soleil qui baisse à l’horizon, joue avec le relief et donne des couleurs changeantes aux dunes qui nous entourent de tous les côtés. La couleur dominante tire sur le rose et le beige orangé, mais selon la face qui est éclairée, la palette des nuances s’élargit. Tout est douceur, les courbes, les teintes, le silence. Et Hassan, qui se met à fredonner, ajoute un peu plus au bonheur ambiant ! Le sourire rassurant d’Hassan et son doigt pointé dans une direction : le bivouac est en vue. Effectivement, on aperçoit une tache noire au pied d’une immense dune rose. C’est là que nous allons passer la nuit ! L’aventure continue et les surprises vont se succéder, pour notre plus grande joie. C’est avec quelques difficultés que nous descendons de nos montures. Aïe, aïe… ! Il faut redonner du jeu à nos articulations traumatisées ! Je commence à comprendre pourquoi Lucky Luke a les jambes arquées ! Le chamelier décharge les sacs qui sont sur la bête de bât, enlève les couvertures qui nous servaient d’amortisseurs, détachent les dromadaires et les fait coucher sur le sable à bonne distance de la tente. Ils les attachent ensuite les uns aux autres et les entravent pour empêcher toute velléité de fuite. Les animaux se laissent faire docilement et si la manoeuvre nous impressionne un peu, les voir continuer leur mastication sans broncher, nous rassure ! Le sol est jonché d’excréments et nous nous félicitons de ce que le campement soit plus loin. Nous dévalons la pente jusqu’à la grande tente noire et déposons en vrac nos affaires. Hassan nous suggère de grimper sur l’une des dunes qui nous entoure et de guetter le coucher du soleil. Ce sera aussi l’occasion de se cacher pour faire un petit pipi. On est des humains, pas vrai ? Les toilettes aseptisées dont rêvait Huguette ne sont pas au rendez-vous ! Nos hommes se sont étendus sur le sable, se croient-ils à la plage ? Et Jean qui n’a pas enlevé son anorak ! Nous partons à l’assaut de la dune sans complexe, d’un pas bien décidé.

Mais bien vite, le souffle nous manque et les muscles de nos jambes se raidissent. Il nous semble impossible de faire les derniers mètres ! Nos « gazous » tendent vers nous une main secourable que nous saisissons précipitamment ! Quel spectacle ! L’émotion m’envahit totalement. Mon rêve d’enfant s’est réalisé ! Assise sur la crête de la dune, je regarde autour de moi et ne vois qu’une immensité de sable aux couleurs merveilleuses, des courbes harmonieuses où le regard se perd et s’alanguit. Ma poitrine est soulevée par un gros soupir de contentement, et je regarde mes compagnons. Nous restons, tous les quatre, un grand moment sans parler. On essaie de réajuster nos coiffes, on est dans le désert ou on n’y est pas ! Jean a mis son bonnet !!! Heureusement, nous n'avons pas de miroir, ce qui nous laisse tout à fait décontractés, face à l'objectif ! 😎 La position que nous occupons n’est pas très confortable et nous enfonçons bien fort nos talons dans le sable qui glisse sous nos pieds. En face de nous, tout au loin, la barrière rocheuse (la hamada du Guir) qui sépare le Maroc de l’Algérie, pays natal de Guichou. Nous jouons à la petite chèvre de Mr Seguin en voyant derrière nous, tout en bas, le minuscule campement et la silhouette bleue d’Hassan. Notre guide a l’air bien actif. On le voit en train de défaire les sacs, il serait peut-être temps d’aller lui donner un coup de main, et de visiter notre « hôtel » ! Ce bivouac est un ensemble de plusieurs tentes, de toiles noires, lourdes et épaisses qui ne laissent passer, une fois les pans d’ouverture rabattus, ni la lumière, ni le froid, ni la chaleur. A la gauche de la photo, la grande chambre que nous partagerons tous les quatre. A côté d’elle, un espace assez large où sont entreposés couvertures, matelas et oreillers. Formant un angle droit avec ce que je viens de décrire, une tente plus importante où se déroulera le repas. Personnellement, Jean et moi connaissons les « joies » du camping. Guichou et Lilou vont apprendre à vivre au ras du sol et prendrons même du plaisir à s’étaler sur les coussins qui nous servent de siège ! Hassan s’active et pèle oignons, pommes de terre, tomates et poivrons. Il refuse gentiment notre aide et dit que tout sera prêt dans un moment ! Il a l’air un peu intimidé ou tout simplement préoccupé par toutes les tâches qu’il doit accomplir en si peu de temps. Nous le laissons vaquer à ses occupations et, mollement étendus sur les coussins, nous essayons de récupérer de la rando à dos de chameaux ! La nuit tombe tout doucement, le ciel s’étoile de plus en plus. Un trépied posé sur le sol et relié à une bonbonne de gaz accueillera le tajine, le lourd plat de terre brun vernissé que nous avons aperçu à l’entrée. Hassan a émincé les oignons, les pose au fond du plat et ajoute les morceaux de poulet. Il alterne les lamelles fines de pommes de terre, les rondelles de tomates et les lanières de poivrons, sale le tout avec du gros sel, met des épices et de l’huile, ferme le plat avec le couvercle en forme de cône qui permet à la vapeur condensée en fines gouttelettes de retomber sur les mets et de se mêler au jus ! Miam ! Les parfums qui s’échappent très rapidement du tajine sont tout à fait alléchants et nous serons soumis à rude épreuve pendant environ deux heures. Notre cuisinier est amusé par la curiosité qui nous anime.

Que fait-il maintenant ? Il émince à nouveau un gros oignon rouge, il coupe en minuscules dés les tomates, les poivrons verts, les concombres, et arrange harmonieusement le tout dans un grand plat. Il a gardé un concombre qu’il pèle, coupe en plus gros morceaux qu’il évide et met une olive noire dans chacun des trous ainsi faits. Le plat est maintenant agrémenté d’une jolie couronne de concombres aux olives ! Il est fier Hassan, de la jolie photo que nous lui montrons ! Le plat principal mijote doucement, la salade est prête, Hassan a l’air content de lui. Nous sommes installés plus ou moins confortablement sur les coussins, et il nous rejoint en tenant dans ses mains un taârija, instrument à percussion en céramique et cuir de chèvre. Je suis assise à côté de lui et il me tend une paire de crotales appelés aussi qarabek. Je suis sensée l’accompagner en rythmant avec ce truc-là le chant qu’il entonne pendant qu’il frappe avec ses doigts ou la paume de ses mains sur le taârija ! Je tourne et retourne dans mes mains ces morceaux de métal et reste perplexe quant à la manière de faire vibrer ce drôle d’outil ! Hassan rit de toutes ses dents et daigne enfin nous expliquer comment s’en servir. Effectivement, il y arrive beaucoup mieux ! Alors, chacun notre tour, nous allons essayer à sa plus grande joie, d’accompagner le chant monocorde et néanmoins enthousiaste qu’il recommence. On se coince les doigts, on n’arrive pas à suivre, peu importe, c’est vraiment une partie de rigolade ! Et puis voilà qu’il veut jouer aux devinettes et demande si on connaît des histoires. J’en ai une en mémoire, celle que nous a racontée le berbère « marchand de bijoux hors de prix » de Âït- Benhaddoù. --« Quelle différence y a-t-il entre un chameau et une femme ? »--Il me regarde et ses yeux noirs sont interrogateurs. Ah, je lui en bouche un coin !--« Avec un chameau, tu traverses le désert, avec une « gazelle », toute la vie ! » Et vlan ! Dans l’élan, on apprend qu’il a une femme « Fatima » et, je crois deux enfants, qu’il est pour les mariages d’amour, mais en même temps, on sent bien que le poids de la famille et le choix de celle-ci pour choisir une épouse « bien », est très important ! --« Car si les parents de la future épouse sont bien, il y a de fortes chances pour que la jeune fille le soit aussi !!! »--dixit Hassan ! Et ce n’est ni Guichou ni moi, qui avons été choisies sur ces critères, qui allons le contredire ! Devinette, avec gestes à l’appui : --« Qui est plein comme ça et vide comme ça ? » Il met tantôt la paume de la main vers le bas, doigts légèrement recourbés, tantôt tournée vers le haut ! C’est à notre tour d’avoir l’air interrogateur ! Assis en tailleur, il se balance d’avant en arrière en riant fort ! On lui fait répéter et le mystère reste entier. Alors il dit d’une voix puissante qu’il y a quelqu’un parmi nous qui pourrait répondre ! Allons bon ! Qui est-ce ? C’est Jean, et l’objet à deviner, il l’a sur la tête…son bonnet ! Quelle rigolade ! Ah quand on est heureux, il en faut peu !!! Tout content, le naïf Hassan ! Puisque c’est ça, on s’en rechante une autre ! Bon, les paroles, c’est plutôt difficile, mais l’air, no problem ! On arrive à fredonner le leitmotiv qu’il nous chante depuis le début ! Il s’amuse à nous appeler par l’équivalent en arabe, de nos prénoms : Mostafa (Jean), Mohammed (Michel), Radija (Huguette) et Fatima (Marie). Je ne garantis pas l’orthographe pour le pseudo de Guichou ! Le moment tant attendu, arrive. Le repas va nous être servi sous une tente berbère, au cœur du désert, par un superbe homme en bleu ! Le top du top !

Bien sûr, il a mis des fourchettes, mais le plat est au centre de la table et comme la coutume le veut, ce devrait être avec les doigts que nous devrions partager ce bon plat. J’observe Hassan et j’ai envie de faire comme lui. Je tiens un morceau de pain dans la main gauche et approche la main droite du plat. J’essaie d’attraper le plus adroitement possible la nourriture, en me servant seulement de trois doigts, « les doigts d’Adam ». L'expression "manger avec la fourchette d'Adam" est une phrase polie pour désigner le manque de savoir-vivre dans la manière de se nourrir ou pour assumer soi-même le fait de manger avec ses doigts. (manière de vous montrer, chers lecteurs, que je me suis enrichie au hasard de mes recherches !) 😉 Pas fastoche ! Mais j’y arrive quand même et déguste ce poulet cuit à l’étouffée avec gourmandise. Cela ressemble fort au poulet aux oignons que l’on fait cuire à la maison, mais avec un parfum de je ne sais quoi qui fleure bon les vacances ! Les derniers morceaux de pain enlèveront les dernières fibres « oignons-poulet » caramélisées au fond du tajine ! Re-miam ! Hassan débarrasse la table et ne veut pas être aidé. Il est tout fier de ses nouveaux « invités » et nous parle avec dédain de ces touristes, je crois Japonais, qui --« eux manger, dourmir, ci tout ! Fatigués, toujours fatigués !». Pas marrants, les Japonais ! Et voilà qu’il nous parle, japonais, allemand et anglais ! Quelques mots et expressions certes, mais là, il marque des points ! Sacré Hassan ! Et il rit à gorge déployée en voyant notre air stupéfait ! On lui pose plein de questions et il répond avec application. Il est quelquefois difficile de comprendre « son français », nous essayons de parler plus lentement pour qu’il comprenne le « notre » ! On demande de quelle matière est faite la tente. Il répond--« avec des bouts d’étoffes tissées par les femmes, avec de la laine de chèvre et de chameau », il ajoute et là, nous tendons l’oreille, perplexes, (Je vais écrire phonétiquement, du moins essayer !!!)--« et y en a disicour. » --Disicour ? Qu’est-ce que ça veut dire ? Et il s’obstine à répéter ce mot, ne comprenant pas notre étonnement. Il ne parle plus, réfléchit puis, un éclair dans les yeux, il nous pose une autre devinette. -« Tu as une voiture--oui--Tu as quatre roues--oui--Alors, tu as une disicour-- ! Mais bon sang, oui, il y en a une « DE SECOURS » !!! On comprend alors ce qu’il voulait dire. Les femmes tissent toujours un morceau de tissu en plus pour pallier d’éventuelles déchirures dans la toile, la voilà la « toile disicour » ! Et allez, une autre pinte de rire ! Comme il rit aussi fort que nous en se tapant sur les cuisses, je me demande qui se moque de l’autre. Hum ! La nuit est complètement tombée depuis un bon moment, il serait temps d’aller faire un tour dehors. Brrr ! Il fait froid, et nous remettons bien entendu le chèche autour de notre tête. Il nous va si bien ! 🤪 Jean enfonce son bonnet au ras des oreilles ! Hassan nous promet de nous faire faire du « ski berbère » sur les dunes ! Il faut d’abord y grimper, sur les dunes ! Elles sont là, qui se détachent sur un ciel étoilé. Le silence est parfait, on a le nez fixé sur le firmament et Hassan nous dit d’observer le ciel attentivement. Les étoiles « ithri ou titrit » filantes sont légion dans le coin. Bien entendu, j’en vois plein et Jean se moque de moi en me disant que je me laisse influencer. Mais non, je suis sûre que j’en aie vues ! Je veux en avoir vues ! C’est trop beau, trop magique ! Et la lune qui nous sert d’éclairage a un bien joli nom en berbère : Ayour. On pourrait presque dire qu’on y voit comme en plein jour si ce n’était l’absence de couleurs ! Et Hassan qui rigole doucement devant notre émerveillement et qui se moque de nous en transformant en «ci tri jouli » le « Oh que c’est joli ! » qui nous échappe à chaque instant ! Allez, faudrait voir de là-haut ! Départ en fanfare et arrivée dans la douleur ! Encore les mains tendues pour les fragiles gazelles ! Ici, on a le droit et même le devoir d’être moins forte que les hommes. Quel bonheur ! On rit, on se bouscule, on fait semblant d’avoir peur ! Le sable file un peu sous nos pieds et la notion des distances nous est devenue étrangère. La tente paraît bien petite, tout en bas et Hassan veut nous faire descendre la dune en courant ! Droit devant nous ! Maman !!! Bien sûr les trois hommes ricanent devant nos appréhensions. Ils tiendront pourtant fermement nos mains pendant la descente. Mais qu’est-ce qu’on peut s’amuser dans le désert ! Une vraie cour de récré ! Quelques dizaines de mètres plus bas et il faut penser à « dourmir » comme dit Hassan. D’abord attraper les matelas, les draps, les couvertures, les coussins, tout cela à la lumière de la lune, aidée par la lampe tempête du guide et celle électrique de Jean. C’est à quatre pattes que nous entrons dans la chambrette. Nous disposons les quatre matelas sur des tapis qui nous isolent du sable. Les lisle d’un côté, les Lamazou de l’autre ! Ce n’est pas un club d’échangiste ici ! Il y a quelques trous dans la toile de notre côté et Jean chasse les courants d’air en les bouchant avec les sacs à dos !

Là encore, Hassan veut faire son boulot tout seul, je l’aide quand même à étendre les draps, à disposer les trois couvertures, (oui trois et elles ne seront pas de trop !) et il est exigeant, pas de faux plis, tout est au carré ! Les deux lits sont faits, Hassan disparaît, emportant avec lui la lampe tempête. C’est à la faible lueur des piles Wonder que nous nous déshabillons. Enfin, déshabiller n’est peut-être pas le mot le plus approprié, car si nous enlevons nos habits de « baroudeurs », c’est pour enfiler survêtements et pull-over, et même garder le bonnet sur la tête pour Jean ! On se faufile sous les couvertures en rigolant encore. Va-t-on pouvoir dormir ? Peut-être pas tout de suite ! La lampe de poche est éteinte, on essaie de reprendre notre sérieux, quand un sifflement se fait entendre du côté de la « chambre » de nos amis ! Ils sifflotent tous les deux en nous affirmant qu’ils ne peuvent s’endormir que de cette façon…et c’est reparti pour le fou rire ! La fatigue sera la plus forte et nous fera glisser dans les bras de Morphée. On aimerait se réveiller de bonne heure pour assister au lever du soleil ! 7h, vite, debout ! On remet les habits de la veille, la toilette se fait très succinctement, quelques lingettes imbibées nous servent de gant de toilette ! La portière en toile noire est tellement lourde que nos hommes doivent se mettre à deux pour la soulever ! Un petit pipi en cachette derrière la tente, brossage des dents vite fait ! Le soleil n’attend pas, il faut regrimper là-haut ! Quelle merveille encore une fois ! Mais c’est qu’ils deviennent très sensibles, les petits béarnais ! Assis au sommet pour la dernière fois, on assiste sans parler à l’apparition du « tafukt » (le joli nom du soleil en berbère). Comme il est content Hassan, ou plus sûrement après maintes recherches, AFSAN. Peu importe, il répond avec bonne humeur quand nous l’interpellons et nous a pardonné s’il y a erreur ! Le regard fixé sur la barrière rocheuse de la frontière algérienne, la hamada du Guir, nous n’arrivons pas à quitter notre poste de gué tout là-haut. Nous jouons avec le sable et le laissons filer entre nos doigts, admirant la couleur rose que lui donne le soleil naissant. Peu de paroles échangées, nous dégustons ce moment de plénitude et laissons notre regard errer sur cet espace magique. (J'ai rêvé de voir le désert pendant des années, et je trouve le moyen de ne pas ramener de sable ! Heureusement, les semelles de mes chaussures auront eu la bonne idée de pailler à mon étourderie. Je prélèverai avec soin sur un papier journal, les grains rosés de la belle dune, qui s'étaient cachés dans leurs crans. ils sont maintenant à l'abri dans un petit tube de verre ! Je suis un peu fada, par moment !) Hier était la première fois, ce matin, la dernière ! On a un peu le cœur gros ! Il faut se faire une raison et rejoindre notre guide qui est toujours en train de s’affairer près de la tente. Il prépare notre petit déjeuner et il faut lui faire honneur. Il y a sur la petite table basse tout ce qu’il faut pour passer un bon moment ! Le sempiternel thé à la menthe (ataye), le pain omni présent lui aussi (khoubz), le pot de confiture de facture européenne et les petits morceaux de beurre dans une coupelle, nous mettent en appétit ! « Saha » nous dit Hassan, bon appétit ! Nous lui répondons en chœur, --Saha- tout content de parler sa langue. Et j’ajoute pour le faire rire, au moment où il me sert le thé -« Choukrane bezef ». C’est garanti, à chaque fois, il rigole ! Quel bon public, cet Hassan ! Nous défaisons nos lits et rassemblons nos affaires personnelles pendant qu’Hassan range les ustensiles de cuisine dans un coin de la tente principale. Il recouvre le tout d’un linge et remplit à nouveau les sacs jaunes qu’il remet sur le dos de mon dromadaire. Eh oui, c’est encore moi qui porte tout ! D’ailleurs je suis la première à grimper la dune, déjà « bien » en place sur mon canasson ! Mes compagnons sont à pied et grimpe péniblement jusqu’à l’endroit où leurs montures les attendent paisiblement. Jean a eu un moment l’intention de faire le chemin du retour à pied, craignant pour ses jolies fesses ! Réflexion faite, il remonte sur le dromadaire qui n’attendait que lui ! Hassan entonne la litanie de circonstance, « Fatima, Radija, marhaba à Sahara…Mohammed et Mostafa etc…etc… » Et nous, ballottés comme des paquets de linge sale, essayant de garder le sourire malgré les douleurs récurrentes dans nos fessiers, dos, adducteurs et cie, chantonnons de concert. M’éloigner de ce site merveilleux me fait mal au cœur et j’emmagasine le maximum d’images. Hassan nous signale des traces sur le sable, c’est un fennec qui est passé par là ! Ici, ce sont sûrement celles d’un petit lapin ! Si je voyais le « Petit Prince » caché derrière une dune, je ne serais pas plus étonnée que ça ! Des touffes d’herbes raides et jaunies poussent de ci de là, et nos dromadaires tendent le cou pour les arracher plus facilement. Oh, la bestiole ! Ne te penche pas trop comme ça ! Et pas besoin de secouer tes pattes de cette façon ! Hassan nous explique que c’est à cause du sable qui pénètre entre leurs doigts de pieds ! Bon, alors c’est bon ! Cela ne ressemblait tout de même pas à des ruades, mais on est plus rassuré ! Le roulis, auquel on est soumis depuis un moment, nous endort un peu et les ombres qui s’étirent sur le sable nous hypnotisent. Attention au mirage ! Non, attention surtout au troupeau de dromadaires qui arrive droit sur nous ! Ceux-là ne sont pas attachés les uns aux autres et visiblement, aimeraient en découdre avec les notres ! Ils sont gardés par un jeune homme qui se fait enguirlander par Hassan. Notre guide fait de grands moulinets avec les bras, poussent de grands cris pour empêcher l’affrontement. Eh bien, les touristes n’en mènent pas large ! Manquerait plus qu’on soit désarçonné ! Boudiou, comme dit Guichou !

Rencontre privilégiée entre deux dunes. La femme d’Hassan, accompagnée de ses enfants, à la recherche d’herbe à chameaux, nous offre un joli sourire. On taquine Hassan en lui disant que sa femme s’ennuyait de lui et que c’est pour ça qu’elle vient à sa rencontre ! Il rit, Hassan de toutes ses dents ! On fouille nos poches à la recherche de friandises et on leur donne la bouteille d’eau que l’on n’a pas bue. Moins de poésie dans l’air depuis un moment. Est-ce parce que nous apercevons loin devant, les premières constructions bétonnées des multiples ksars de Merzouga ? Est-ce parce que les dunes sont plus petites, plus espacées et que nous sentons bien que le voyage initiatique prend fin ? Awah, chouf ! (J’y crois pas, regarde !) Quelle désillusion ! Une sonnerie ténue parvient à mes oreilles, Hassan a un « tilifoune » (je n’invente rien, ça s’écrit comme ça ! Hi hi hi ! ) caché sous sa djellaba ! Le patron doit appeler, d’autres clients attendent sûrement ! Voilà qui sonne le glas de notre « aventure », redescendons sur terre…et d’abord de nos dromadaires ! Aïe…Ouille…dur de reprendre contact avec le sol ! Besslâma, Hassan, Ali et l’erg Chebbi ! (Au revoir !)

Les bagages sont chargés dans le coffre et nous n’avons vraiment pas le temps de nous attendrir outre mesure ! C’est Lilou qui prend le volant et je n’y vois personnellement aucun inconvénient puisqu’il n’y a plus de dunes à grimper !!! Juste une longue étape à faire, car il n’y a pas moins de 400kms qui nous séparent de Zagora. Un coup d’œil sur la carte routière et passage obligé dans la ville de Merzouga où nous aurions aimer faire le plein d’essence. Mais les regards curieux et, nous semble-t-il, peu amènes de ses habitants, ne nous incitent pas à nous attarder ! Les a priori ont du mal à s’estomper ! Dès que l’on se retrouve au milieu de la multitude, les mauvais réflexes jouent encore ! C’est sûrement jour de marché et le souk s’étale tout le long de la rue principale. Il est vrai que les touristes sont peu nombreux et bien sûr, nous avons l’impression d’être observés plus attentivement. Alors, n’écoutant que notre « courage », nous demandons à Michel d’accélérer et de sortir le plus rapidement possible de la ville ! Il faut revenir sur nos pas, direction Rissani, et ce ne sera que deux heures plus tard, à la sortie d’une ville dont je ne me rappelle plus le nom, que nous ferons le plein du 4x4 et celui de notre petit ventre ! La jeune fille qui prend notre commande n’a pas l’air de s’affoler, nous sommes les seuls clients, du moins pour le déjeuner, et elle envoie tout simplement un adolescent, chercher légumes et cigarettes au marché que nous venons de traverser ! Puis elle préparera le tajine aux légumes et nous le servira en terrasse ! Plus frais, tu meurs ! Pendant ce temps, comme nous sommes au premier poste pour surveiller tout ce qui bouge autour de nous, nous nous amusons à commenter l’animation qui règne au niveau des pompes à essence. Ce n’est qu’un va et vient de voitures et camionnettes aux fortunes les plus diverses ! Apparemment, certaines servent de taxi et nous voyons avec stupeur, s’entasser dans l’une d’elles, un nombre incroyable de gens ! Le fou rire nous prend, quand d’autres personnes prennent place sur la galerie ! Y a-t-il un code de la route au Maroc ? Bien sûr, mais il est transgressé tellement souvent qu’on pourrait en douter ! Il fait chaud, la lumière du soleil puissante. La végétation est rare et la poussière que soulèvent les pneus de la voiture, dense. Nous roulons sur une route droite, aux balisages inexistants. Le paysage est splendide, une immense étendue désertique et la barrière rocheuse du djebel Ougnat sur notre droite, puis plus loin, celle impressionnante du djebel Sarhro.

On approche de Tazzarine, quelques palmiers apportent un peu de fraîcheur à notre itinéraire. La ville, ou ce que l’on en aperçoit, est assez moderne, les cybercafé, les téléboutiques et restaurants sont nombreux. Et puis, jusqu’à Nekob, ce n’est qu’une suite d’oasis et de kasbahs. Plusieurs oueds venant de l’Atlas, irriguent cette région qui vit de l’agriculture. (Maïs, blé, fèves et des tomates quand l’eau est assez abondante.) oasis et jdebel Sarhro kasbahs le Draà
Incontournables en Tunisie English translation pending
by Lustucru · 2008-02-03 · 24 replies
Bonjour,

Ayant fait un circuit en Tunisie en octobre/novembre dernier, voilà que j'y retourne à la mi-février car je suis tombée sous le charme de ce merveilleux pays et j'ai envie de le découvrir d'avantage. Je séjournerai à Sousse/Port el Kantaoui et j'ai l'intention d'aller voir ce que je n'ai pas vu et de le découvrir par mes propres moyens et j'ai besoin de vos conseils.

Pour vous mettre au parfum, je vais d'abord vous parler de ce que j'ai vu: Tunis et sa médina (j'ai mangé dans une magnifique demeure ancienne de la médina devenue le resto Dar Hamouda Pacha, un rêve), Carthage (magnifique), Sidi Bou Said (poétique), Nabeul, Hammamet, Sousse, Port el Kantaoui, El Djem (amphithéâtre époustouflant), Kairouan (la magnificence de sa mosquée), Sfax, Matmata (maisons troglodytes un incontournable), Douz (la virée en dromadaire toute une expérience), Gafsa, Chott el Jérid, Chébika Tamerza (les oasis des montagnes à voir).

Ce que je veux refaire: errer à mon rythme dans la médina de Tunis (patrimoine mondial de l'UNESCO), découvrir les petites rues de Sidi Bou Said et retourner boire le thé à la menthe au café des Délices; nous n'avons marché que sur la rue piétonnière bondé de touristes, je sais qu'il ya de petits trésors cachés si on emprunte les ruelles..., les maisons troglodytes de Matmata c'est à revoir aussi, mais...mais j'ai envie de voir l'île de Djerba, descendre plus au sud vers Tataouine, Ksar Ouled Soltane, voir les greniers à blé; j'ai envie de voir Bulla Reggia, Sbeitla, Dougga, Bizerte, et, et, et....j'en passe et je n'aurai pas le temps de tout faire!

J'en appelle aux grands connaisseurs de la Tunisie, quel seraient les incontournables selon vous?

De plus, j'aimerais savoir quels sont les moyens de transports les plus sûrs ayant le meilleur rapport qualité/prix pour 2 femmes voyageant seules?

A quoi peut-on s'attendre comme température? Est-ce une période pluvieuse?

Et si vous avez d'autres conseils pertinents, ils seront les bienvenus!

Merci!

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