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Recherches contacts de classes francophones/instituteurs en Thaïlande/Vietnam/Cambodge/Laos English translation pending
by Sourireagir · 2007-06-20 · 125 replies
Bonjour à tous,

Je suis en train de donner un cadre beaucoup plus global à mon voyage de 6 mois en Asie du Sud Est (départ novembre prochain), en phase avec mes engagements et convictions personnelles.

Je suis donc en train de monter une association dont l'objectif est de sensibiliser à l'action écologique (écologie dans le sens global: environnement, société etc.) car il me semble que le noeud du problème réside dans le passage de la sensibilisation à l'action. Et ce en activant des leviers très divers: le témoignage, la participation, l'engagement, l'art, l'éducation..

Le voyage constitue la première étape, dans laquelle je serais une observatrice itinérante (et surtout pas un experte: en effet, l'idée est de reconquérir notre capacité de sentir, voir, écouter etc..et AGIR!), observatrice des créativités déployées en termes d'écologie, mais aussi autour du thème de l'éco-tourisme.

Mon premier outil (avant de monter des évènements de sensibilisation ici à mon retour) serait un blog à double entrée: adulte et enfants.

Concernant les enfants, j'aimerais mettre en correspondance des classes ici, avec des classes francophones en Thailande, Vietnam, Laos, Cambodge. Pour que les enfants échangent entre eux, découvrent l'autre dans sa vie (autant ici qu'en Asie), avec un thème central qui serait l'apprentissage de comportements écologiques.

QUESTION: avez-vous des contacts dans l'éducation avec qui je pourrais me mettre en relation, et proposer cet échange?

Vos idées, suggestions sont les bienvenues.

Un grand merci Zineb
Escales de croisière: visiter à pied Sainte Lucie, Antigua, Saint Kitts et Barbade? English translation pending
by Hémérocaille · 2007-02-20 · 7 replies
Je m'adresse a ceux qui sont des habitués des croisières, j'aimerais que vous me disiez si nous pouvons visiter à pied St Kitts, Barbade, Antigua et Ste Lucie, dites moi ce que l'on doit absolument voir si vous avez des photos j'aimerais bien les voir dites moi sur quel site je dois allé. J'aimerais bien visiter à pied car j'aime bien prendre mon temps pour regarder l'architecture et les beauté de ces beaux paysages que ces iles nous offrent. J'espère que vous me répondrez en grand nombre. merci à l'avance. Une débutante en croisière mais qui a eu la piqure.
Croisière à bord du MSC Sinfonia en juillet 2007 English translation pending
by Petitsuisse · 2007-01-14 · 25 replies
Bonjour,

Ma famille et moi allons effectuer une croisière à bord du MSC Sinfonia. Ca sera notre 2ème avec MSC et notre 5ème en tout.

Nos escales sont : Monaco, Valence, Tunis, Malte et Rome.

Auriez vous des informations sur ces différentes escales?

Merci beaucoup de vos réponses

A bientot

petitsuisse
Chennai: vol dans la chambre d'hôtel (Inde) English translation pending
by Shako · 2006-11-01 · 51 replies
Bjr a tous, comme je prend souvent plaisir a lire les galeres des gens (tant que ca reste gentil bien sur), je ne fait pas l' egoiste et je vous offre la mienne (pas une galere en fait juste une perte dont on se serait passe) : Voila, hier je debarque a chennai, apres un peu plus de trois jours de train, (varanasi-mumbai, mumbai sleep on the ground et mumbai- chennai), et donc je m' installe dans un petit hotel a 200 rs personnel souriant, et bien sur j' ai tjrs un cadenas avec moi mais au moment de fermer la porte allant faire un tour je decide de laisser le cadenas de l' hotel. pourquoi? parce que ces chacals ont assorti a la cle une tres joli plaque en bronze gravee (tres pratique si on se perd la premiere nuit), et que l' hotel a l' air bizy, camera dans le couloir etc...(j' attend avec impatience vos jugements impitoyables a ce sujet), enfin voila voilou, hier soir rien remarque, petits spliffs d' op dans la chambre, et ce matin bilan de la perte 150 $ de travellers (irrecuperables a priori car plus les nums) et 1000 thb...Et quand j' ai vu la gueule des mecs au commissariat j' ai compris qu' il ne fallait pas enchainer les erreurs en persistant (meme si les voleurs de l 'hotel auraient du payer les voleurs en vert, c' est jamais bon d' attirer encore plus de chacals sur les lieux du festin)... Voila j' espere que certains se seront delectes de ma mesaventure, dont j' attend les commentaires foireux en premier! (Genre: maintenant tu sauras que l' habit ne fait pas le moine, moi j' aurai jamais ete aussi imprudent!) Forcez vous memes si il faut, c' est mon plaisir de vous lire! Si certains ont par ailleurs une idee ingenieuse pour leur rendre la monnaie de leur piece (ou plus d'ailleurs), je vous attends aussi... Et bien sur le plus important: evitez ces fils de putes de l' hotel SURYA a Chennai, pas loin de central station Bons voyages a tous
Conseils pour un premier voyage en Égypte English translation pending
by EclipsiaDu68 · 2006-02-18 · 30 replies
Bonjour tout le monde,

Je suis nouvelle sur ce forum. :) !! Voilà, je me rapproche de vous pour avoir des conseils, témoignages etc etc... Mon ami et moi avonc décidé de partir en Egypte 2 semaines à peu près fin juin début juillet.. C'est mon premier voyage alors je ne sais pas vraiment par quel bout commencer... ^^

Déjà quelques questions : Croisières - séjours, quelle est la différence ? Vers qui se tournait ? agences, internet... Quels programmes choisir???? J ai vu qu il y avait plusieurs itinéraires... Si vous pouvez m'apporter vos temoignages, vos expériences.. Il y a til des pièges à éviter ? Par contre, je suis diabétique insulinodépendant, si un Diabétique est déjà parti en voyage, ses temoignages m interesserait egalement..

Enfin voilà un peu mes questions, qui peuvent vous paraître bête, désolé si c est le cas.. En espèrant que vous pourrez m aider.

Merci et bonne soiree :)
Voyager au Maroc English translation pending
by Edithp · 2005-11-18 · 154 replies
Bonsoir à tous…

Voici plusieurs années que je vais au Maroc. Au début, chaque année et demie et puis cette année j'y suis allée en septembre puis fin octobre. Je pense même que je finirais, dans les 2 ans à venir, par m'installer définitivement au Maroc et plus spécialement à Essaouira avec mon mari et mon fils. Pour les personnes qui ont eu de mauvaises expériences, je conseille -si je puis me permettre- de changer de destination au Maroc. De découvrir d'autres endroits beaucoup moins touristiques. Pour les personnes qui connaissent le Maroc, je pense que vous serez de mon avis, mais le Sud du pays est beaucoup moins sale que le Nord.

Heureusement le Maroc ne s'arrête pas à Marrakech... Les mêmes babouches vous sont proposées à Marrakech à 25 euros, 12 euros à Essaouira et 6.5 euros à Meknés. Au niveau des prix, je pense qu'il faut payer le prix qui nous semble raisonnable, tout dépend des moyens que vous avez. De toute façon le marchandage fait partie d'une coutume des pays arabes.

Je suis allée à Marrakech plusieurs fois et en novembre j'ai eu le ras-le-bol car en plus je venais de passer 1 semaine à Essaouira qui est tellement tranquille et propre car comme le disait une intervenante (je suis désolée je ne me souviens plus du nom), les rues sont nettoyées régulièrement et le camion des poubelles passe tous les matins. La médina y est interdite aux véhicules (à part vélo et mobylette) puis les environs sont magnifiques, il suffit de se balader sur la route de Safi ou celle d'Agadir pour découvrir des sites impressionnants avec des activités autres que le marchandage du prix des babouches ou du tapis… Tout dépend ce que l’on cherche .

Vous pouvez aussi aller vers Tafraoute un peu plus au sud (vers l'intérieur), Taroudant dite la "petite Marrakech" pour la beauté de ses remparts, Zagora, M'hamid (plus au sud et portes du désert), Guelmin, Tiznit, sûrement pas Agadir (un style de Grande-Motte).

Je commence à bien connaître le Maroc et si l'on prend le temps de parler avec les gens on en trouve de bien et bien sur aussi de moins bien, comme partout. Je pense aussi que les marocains doivent dire la même chose des touristes : il y en a de bien et de moins bien. Car comme j'ai lu dans une des interventions, des cons il y en a partout... La différence c'est qu'au Maroc un salaire est de 140 euros par mois et que tout ce qu'ils pourront avoir en plus sera le bien venu pour eux et leur famille. Vous trouverez des personnes qui essaieront de vous sortir le plus d'argent possible mais vous trouverez aussi des personnes qui insisteront pour partager avec vous le peu qu'ils puissent avoir sans rien demander en retour. Je précise que ce dernier cas est le MAJORITAIRE.

Ce qui me rassure c'est qu'en octobre nous avons organisé notre premier circuit au Maroc pour faire découvrir ce magnifique pays à un groupe d'amis espagnols qui dans leur majorité étaient réticents. (Beaucoup de préjugés et une méconnaissance de l'autre). Fernando a fini même par jouer aux cartes avec les vendeurs d'une boutique au souk d'Essaouira pendant que sa femme était en train de choisir un foulard dans la boutique à côté. Il rigolait avec eux et même trichait... Jamais il n'aurait pensé qu'une chose pareille aurait pu lui arriver, car en Europe bien de ces moments partagés ont disparu de la vie quotidienne des villes. Ils sont revenus enchantés. Ils ont vu la partie océan, l'atlas, le désert et des villes, mais sous un autre angle que le typiquement touristique. Ils ont pu discuter avec des marocains de tous horizons. Et c'est ce côté là que j'aime du Maroc et des marocains, le non touristique...

Je vous assure que plus on va au Maroc plus on a envie d'y aller.

Je donnerais tellement pour que les personnes qui ont été déçues essayent de renouveler l'expérience afin de quitter ce pays avec une autre idée, d'autres images et d'autres anecdotes... En tout cas si je puis être utile à la découverte ou à la redécouverte de ce pays n´hésitez pas... JE JOINDRAIS DES IMAGES LA SEMAINE PROCHAINE.
italie du sud English translation pending
by Lili1973 · 2005-04-30 · 34 replies
bonsoir à tous,

je cherche des témoignages de vacances en italie du sud, connaissez-vous la ville d'agropoli en dessous de naples?

il paraît qu'à naples c'est difficile de circuler, est ce aussi difficile qu'à paris

cherche des endroits pastrop touristiques dans tous les cas, des villages de pêcheurs, des bourgs en campagne authentiques.

j'attends tous vos témoignages.

lili et pascal
Terre de la Teranga (Sénégal 10.04) English translation pending
by Simba · 2004-11-02 · 46 replies
Je réalise ce carnet de manière un peu différente de ceux que j’ai posté précédemment. Je ne suis restée qu’une semaine (bien trop court j’avoue) mais il y a tant de choses à dire que je le scinderais par journée, au risque de me et de vous étourdir avec un texte continu. Je le ponctuerais de photos également …L’apprentissage du numérique ayant ravivé nos (à JP et moi) ardeurs pour cette autre passion qui est la photo.

Depuis mon enfance jusqu’à ce jour j’ai eu la chance de vivre en Afrique centrale, de flâner dans les plaines herbeuses de l’Afrique de l’Est, d’effleurer l’Afrique Australe avec la péninsule africaine (South Africa) avant de plonger mon regard sur la terre Ocre de l’Afrique de l’Ouest …

Mon « Out of Africa à moi » se décline donc de manière transversale et le Sénégal est bien la terre de la Teranga (l’accueil en Wolof)

Je ne reprendrais pas ici les péripéties « made in Sénégal Airways » 😉 …Le départ chaotique et le retour épique sont déjà plus qu’illustrés dans le Forum sur les Compagnies aériennes …

L’essentiel pour moi était de partir …et rien que poser mes pieds sur le tarmac de Dakar à suffit à effacer ces longues heures d’attente …

Acte 1,

Une première paupière s’ouvre après 4 heures de sommeil …il est 8h00 du mat (heure locale, 2 h de moins qu’en Europe), je sens déjà le soleil percer au travers de la moustiquaire, j’entends le chant des oiseaux … j’ouvre la seconde, pressée de sortir du bungalow, ne fut ce que pour palper de plus près le bleu du ciel, sentir ce 1er contact qui se caractérise par une chaleur oppressante … la multiplicité des couleurs revêt les plus beaux atours des fleurs exotiques (hibiscus, bougainvilliers …), quelques agames grimpent sur le mur, j’entends le fracassement des vagues de l’océan Atlantique …

Salamaleikum … Aleikum Salam, j’y suis ! 😊

Cette journée se déclinera sous les signes du farniente (c’est que le voyage de la veille fut plus long qu’un Cape Town-Paris, alors que le Sénégal n’est qu’à 5h30 de vol de la France ) et de la découverte des premiers alentours …

Au dehors, première rencontre avec une villageoise de Saly : Jacqueline. Les gens ici sont d’une gentillesse incroyable, se saluer est tout naturel (Mon Dieu qu’on est bien loin de l’Europe et du pincement aux lèvres 🤪 de ceux qui ont peur de louper leur métro dans la course au temps. Nous autre occidentaux avons une montre dans le ventre, mais ici le temps n’a pas de prise … Et c’est pour cela que je l’aime tant ce continent de latérite), bras dessus, bras dessous elle m’entraîne à l’entrée du village, sort de ses vieux sachets, son artisanat local qu’elle étale à grands coups de rire à même le sol 😏 Elle déplie son boubou et on prend place pour la première tractation de la bonne vieille technique du marchandage ….J’ai, un peu perdu la main (moi qui connaît pourtant ces petits rouages) .Je me retrouve donc rapidement avec une multitude de bracelets et colliers en mains (aux couleurs du pays (vert, jaune, rouge) ou arborant le Kori (coquillage, première monnaie du Sénégal et super Gri-gri), sans pouvoir m’en défaire. De bonne grâce et toujours avec le sourire, je lui prends plus de choses que ce dont j’ai réellement besoin mais finalement qu’importe, puisque cela servira à une bonne cause : l’achat du riz pour le repas familial de ce soir. C’est qu’une majeure partie de la population Sénégalaise est musulmane et que le Ramadan a débuté le 15 de ce mois.

Deuxième et fabuleuse rencontre : Andala 😊😊 (originaire de Dakar, il vit actuellement à Saly). Grand et d’une élégance rare … Cet homme deviendra notre ami tant il est plaisant d’être en sa compagnie. Il dégage une telle simplicité et générosité.

Absorber ses paroles c’est comme boire un bon jus de Bissap (boisson à base de fleurs d’hibiscus).😛 Humble et bien aux fait des réalités du terrain, c’est lui qui le premier nous fera découvrir son pays sous un regard différent (il nous parlera des conditions sanitaires (il est le représentant local de l’Association humanitaire ANTA (qui porte le nom de sa fille), de la vie du village, des travers de la station trop touristique de Saly Portugal …).

Comme bien des habitants de la petite côte, il vit principalement du tourisme (sacré guide local et vente d’artisanat).

Il nous entraîne au cœur du village, la nuit est tombée et chaussée de mes éternelles tongs, je sens la terre ocre (qui a pris toute la chaleur du soleil de la journée), pénétrer entre mes orteils … Je n’y vois pas grand chose, le village est à peine éclairé mais cette sensation physique du contact avec le sol m’apaise.

Andala s’arrête près d’un Baobab (véritable symbole du Sénégal) et nous explique qu’avant la construction du dispensaire, les femmes accouchaient entre les énormes racines de ce géant, un pagne recouvrant le corps pour permettre un minimum d’intimité, le ventre couvert de beurre de Karité pour atténuer les douleurs afin de mettre au monde une petite frimousse couleur ébène.

Après avoir déambulé dans les diverses ruelles du village, on s’assied sur "le banc du bonheur" (comme ils l’appellent ici) au cœur de sa petite boutique. Au dessus de la porte moult Gri-gri (quoiqu’il en porte autant sur lui 😉 : aux doigts, au cou, au bras, à la ceinture … Véritable empreintes locales pour se protéger des mauvais sorts et pour rencontrer la chance et l’amour). C’est que les Marabouts (appelés aussi Serigne) sont légion au Sénégal. Il ne s’agit pas ici, comme vous vous en doutez du grand oiseau des marais d’Afrique, mais de ces hommes que les villageois consultent régulièrement pour se protéger des influences maléfiques ! A ne pas confondre avec les « Mara – bout – de ficelle » 😛, pseudo sorciers et petits escros !

Pour ma part, je suis parée, j’ai un Kori autour du cou !🙂

On rencontre, plein de gens qui voyant « de nouveaux toubabs » (les tout blancs !) arrivent en masse pour faire connaissance. Bien que nous ne soyons pas français, la France est un sujet régulièrement évoqué lors des discussions (histoire oblige). "Quand la France à un rhume, c’est le Sénégal qui tousse !" nous dit un homme … A méditer !

L’artisanat d’Andala est magnifique et je craque complètement pour les 7 masques de la semaine (hé Phil ! Y aura même des croquis si si !!! 😄), il nous en explique les significations qui caractérisent bien la vie, comme elle se déroule au cœur de ses villages. Les masques Passeports sont superbes aussi (mais la bourse n’est pas extensible 😐).Ils permettaient jadis de passer d’un pays à l’autre (Gambie, Sénégal, Mali etc …). De l’achat que l’on fera, une partie de la somme sera reversée directement dans la caisse de la communauté du village et servira à la scolarité des enfants et à l’équipement du dispensaire (bel exemple de solidarité !).

Le retour se fera par l’autre bord du village qui donne sur la plage, les pirogues des pêcheurs sont là, elles dorment paisiblement sous les lueurs de la pleine lune.

Un bon repas pour terminer cette première journée et surtout la découverte du Groupe musical de Xalaat (la pensée en Wolof – voir le post dans le Forum Musique du Monde)

Aaahhhh la reprise de Dibi Dibi Rek d’ Ismaël Lô quel régal …😊😊😊 Je peux refermer mes paupières et rêver déjà à demain ...
Danger Turquie = prison pour les touristes English translation pending
by Marcus · 2003-05-30 · 94 replies
c’est en réponse à une certaine Anne vivant en Turquie et qui considère que c’est une affabulation que de dire que l’on peux aller en prison pour un simple fossile d’oursin acheté légalement dans une boutique à touriste. Je suis désolé de la contrarier, je m’appel Marc et c’est à moi que cette histoire est arrivée. Je viens de sortir de prison grâce à une caution de 6000 euros que m’on père à du payer pour m’a libération. Vous allez croire peut-être, que j’avais acheté une véritable antiquité d’une valeur inestimable et bien non c’était un simple fossile d’oursin qui se vend par centaines pour une valeur entre 1 et 5 millions de livres turque. Notre guide ne nous a rien dit, pourtant il en connaissait les conséquence. La vente est interdite, pourtant les commerçants non jamais été inquiété. La seul chose que je sais, s’est qu’a l’aéroport d’Antalya on a fouillé mes bagages, que l’on a sorti mon fossile et que l’on m’a arrêté. La première nuit j’ai dormi sur une planche en bois. Le lendemain j’ai du subir tout se que l’on fait subir aux pires criminels. Après quoi on m’a jeté dans la prison D’Antalya. Nous étions 15 dans la cellules que des étranger. C’est là que j’ai appris qu’il était monnaie courante que d’arrêter de temps en temps un touriste pour ces raisons. Une centaine par an pas plus n’y moins. J’encourais une peine de prison allant de 5 à 10 ans et que seul mon jugement déterminerait si l’on m’accorderai de sortir ou pas en payant une caution de 6000 euros.Vous devinerez les angoisses que j’ai du subir pendant les 43 jours que j’ai attendu avant d’être jugé. Pas le droit de téléphoner pas le droit d’écrir sauf en Turc un isolement total accompagné de malnutrition, racket, la douche tout les 10 jours il fallait tout payer même son électricité. Un Allemand de 37 ans s’est pendu dans la cellule. Il avait ramassé un caillou, non, pas une pierre antique, non un caillou et s’était là, la raison de son incarcération. Mon avocat sur place a fait un très bon travail, il a rassemblé beaucoup de preuves, il est même retourné en Cappadoce prendre des photos des étalages des commerçants. Accompagné de la police et d’un arquéologue il a fait faire une déposition au vendeur qui m’avait vendu le fossile. Mais tout ça n’a servi a rien.Le but final de se complot était de me soutirer 6000 euros. Mais cette histoire m’a coûté bien plus, 12000 euros, un casier judiciaire et un préjudice morale et physique du au condition de tétention.

Marc
USA Road Trip 2023 - Part 1
by Pinacoladada · 2025-07-22 · 167 replies
In January 2023, we started our second road trip across the United States. We stayed from January to mid-March, which gave us plenty of time to visit several cities, attractions, and parks in multiple states.

This travel journal will be split into two parts due to the considerable number of places we visited.

This first journal covers the following states: Ohio, Indiana, Missouri, Oklahoma, Texas, New Mexico, Arizona, Nevada, and California, and takes you through the outbound leg of our road trip.

The second journal will showcase the attractions we visited on the return trip, which mainly follows the famous Highway 1 along the Pacific coast.

So, I invite you to keep reading this first journal, which serves as a long recap to help you discover the various attractions we explored throughout this road trip.

Videos are included throughout the recap. Please click on the image to start the video.

Here are the links to jump to a specific post:

OHIO:

WinterLand - Christmas Lights at Cleveland Public Square Lake View Cemetery - Cleveland - Part 1 Lake View Cemetery - Cleveland - Part 2 Stroll through Columbus Upper Falls to Lower Falls via Buckeye Trail - Hocking Hills State Park – Logan Cedar Falls & Whispering Falls Hiking Trail - Hocking Hills State Park – Logan Ash Cave Hiking Trail - Hocking Hills State Park – Logan Exploring Cincinnati

INDIANA:

Visiting Indianapolis

MISSOURI:

Exploring St. Louis

OKLAHOMA:

Catoosa Blue Whale Discovering Tulsa Exploring Oklahoma City

TEXAS:

Exploring Shamrock Discovering McLean Exploring Amarillo

NEW MEXICO:

Ancestral Sites Trail - Pecos National Historical Park Discovering Santa Fe The Santuario de Chimayó Stroll through Los Cerrillos Walk through the village of Madrid San Francisco de Asis Catholic Church & The Bottle House - Golden Albuquerque Murals 66 Diner - Albuquerque Stroll through Old Town (Albuquerque) Rinconada Canyon Trail - Petroglyph National Monument Mesa Point Trail - Boca Negra Canyon - Petroglyph National Monument Macaw Trail - Boca Negra Canyon - Petroglyph National Monument Cliff Base Trail - Boca Negra Canyon - Petroglyph National Monument Piedras Marcadas Canyon - Petroglyph National Monument Sandstone Bluffs & Ventana Natural Arch - El Malpais National Monument

ARIZONA:

Stewart's Petrified Wood Shop – Holbrook Stroll through Holbrook Discovering Joseph City Exploring Winslow Grand Falls (The "Chocolate Falls") – Leupp Island Trail - Walnut Canyon National Monument Rim Trail - Walnut Canyon National Monument Wukoki Pueblo Trail – Wupatki National Monument Wupatki Pueblo Trail – Wupatki National Monument Doney Mountain Trail – Wupatki National Monument Citadel & Nalakihu Pueblos Trail – Wupatki National Monument Lomaki & Box Canyon Pueblos Trail – Wupatki National Monument Discovering Flagstaff On the way to Sedona Slide Rock State Park – Sedona Midgley Bridge Trail – Wilson Canyon – Sedona Tlaquepaque Arts & Shopping Village Walking Tour - Sedona Chapel of the Holy Cross - Sedona Hiking at Cathedral Rock - Sedona Hiking the Bell Rock Trail - Sedona Hiking the Airport Loop Trail - Sedona Amitabha Stupa and Peace Park - Sedona Hiking the Boynton Canyon Vortex Trail - Sedona Hiking the Devil's Bridge Trail - Sedona Hiking the Birthing Cave Trail - Sedona Bell Rock Inn - Sedona On the roads of Sedona - Part 1 On the roads of Sedona - Part 2 Keyhole Sink Hiking Trail - Kaibab National Forest Discovering Williams Exploring Ash Fork Discovering Kingman Ramada by Wyndham Kingman Davis Camp Park - Bullhead City Discovering Yucca Lake Havasu Boardwalk Tour A duck catches a lobster – Lake Havasu Boardwalk

CALIFORNIA:

Exploring Needles Discovering Goffs Discovering Amboy Visiting the famous Bagdad Cafe - Newberry Springs Exploring Barstow Vehicles from Hell (Mad Max Cars) - Barstow Peggy Sue's 50's Diner - Yermo Liberty Sculpture Park - Yermo Lake Dolores Water Park - Newberry Springs ZZYZX Road - Mojave National Preserve Alien Fresh Jerky - Baker Kelso Dunes Trail - Mojave National Preserve Hole-in-the-Wall Rings Trail - Mojave National Preserve Visiting Mitchell Caverns - Mojave National Preserve Dante's View - Death Valley National Park Zabriskie Point - Death Valley National Park Golden Canyon - Death Valley National Park Artists Drive & Artists Palette - Death Valley National Park Devil's Golf Course - Death Valley National Park Natural Bridge Trail - Death Valley National Park Badwater Basin - Death Valley National Park Harmony Borax Works - Death Valley National Park Devil's Cornfield - Death Valley National Park Mesquite Flat Sand Dunes - Death Valley National Park Mosaic Canyon Trail - Death Valley National Park On the road - Death Valley National Park

NEVADA:

Cleveland Clinic Lou Ruvo Center for Brain Health - Las Vegas Exploring Downtown Las Vegas SlotZilla Zipline - Fremont Street Experience – Downtown Las Vegas Viva Vision Light Show 1 - Fremont Street Experience - Downtown Las Vegas Viva Vision Light Show 2 - Fremont Street Experience - Downtown Las Vegas Viva Vision Light Show 3 - Fremont Street Experience - Downtown Las Vegas Viva Vision Light Show 4 - Fremont Street Experience - Downtown Las Vegas Free Live Music – Fremont Street Experience - Downtown Las Vegas Chucky – Fremont Street Experience - Downtown Las Vegas Las Vegas Strip - Part 1 Las Vegas Strip - Part 2 Las Vegas Strip - Part 3 Las Vegas Strip - Part 4 Las Vegas Strip - Part 5 Tom Devlin's Monster Museum - Boulder City Hoover Dam Lake Mead - Lakeview Overlook - Boulder City Nelson Ghost Town - Searchlight

CALIFORNIA:

Scenic Route through Joshua Tree National Park via the North Entrance Hidden Valley Trail - Joshua Tree National Park Barker Dam Trail - Joshua Tree National Park Cap Rock Trail - Joshua Tree National Park Keys View Trail - Joshua Tree National Park Hall of Horrors Trail - Joshua Tree National Park Skull Rock Trail - Joshua Tree National Park Arch Rock Trail - Joshua Tree National Park Cholla Cactus Garden Trail - Joshua Tree National Park Lone Pine - Owens Valley Miss Alabama & Shark Fin - Alabama Hills - Owens Valley Lone Ranger Canyon - Alabama Hills - Owens Valley Mobius Arch Loop Trail (Heart Arch & Lathe Arch) - Alabama Hills - Owens Valley Eye of the Alabama Hills Arch - Alabama Hills - Owens Valley Boot & Cyclops Arches - Alabama Hills - Owens Valley One Mile Arch, Bowling Ball and Pins & Gunga Din Area - Alabama Hills - Owens Valley Whitney Portal Arch Trailhead - Alabama Hills - Owens Valley Fish Rocks & Trona Pinnacles - Mojave Desert Red Cliffs Trail - Red Rock Canyon State Park Hagen Canyon Nature Trail - Red Rock Canyon State Park Tour of Historic Downtown Tehachapi View of the Tehachapi Loop – Monolith César E. Chávez National Monument – Keene Discovering Bakersfield Kern County Museum – Bakersfield Bravo Farms, Tree House & Petting Zoo - Traver Walking Tour of Kingsburg Exploring Fresno Simonian Farms & Soul Consoling Japanese Internment Tower - Fresno Duncan Ceramic Products (iLoveToCreate) - Fresno Walking Tour of Modesto Wat Dhammararam Buddhist Temple - Stockton Walking Tour of Stockton Discovering Stockton University of the Pacific - Stockton Visiting Lodi Sutter's Fort State Historic Park - Sacramento California State Capitol - Sacramento Walking Tour - Sacramento Walking Tour - Winters Walking Tour - Napa The Chandelier Tree In Drive-Thru Tree Park - Leggett One Log House - Garberville Grandfather Tree - Piercy The Living Chimney Tree - Avenue of the Giants Stephens Grove Loop Trail - Avenue of the Giants Gould Grove Nature Loop Trail - Avenue of the Giants Fleishmann Grove Trail - Avenue of the Giants Mahan Plaque Trail - Avenue of the Giants Founders Grove Nature Loop Trail - Avenue of the Giants Eternal Tree House & Immortal Tree - Avenue of the Giants Drury-Chaney Loop Trail - Avenue of the Giants Walking Tour - Redcrest

COMING UP NEXT:

USA Road Trip 2023 - Part 2
Retour d’une croisière Azamara en Méditerranée en octobre 2019 English translation pending
by 4yne · 2019-11-03 · 74 replies
Itinéraire : Monte-Carlo – Porto Vecchio, Corse – Olbia, Sardaigne – Mahon, Minorque – Palma, Majorque – Valence - Tarragone – Barcelone.

Bonjour à tous,

C’est à mon tour de partager avec vous le récit de cette croisière très agréable que nous avons faite sur l’Azamara Pursuit du 12 au 19 octobre en Méditerranée. L’itinéraire comme d’habitude a guidé notre choix en plus de l’attrait d’une première expérience avec cette compagnie.

C’est une croisière achetée en promotion à environ 1600€ par personne, en cabine extérieure vue obstruée, de Monaco à Barcelone. Il y a plusieurs mois que j’avais envie d’essayer cette compagnie, plus précisément depuis notre dernière expérience décevante avec Holland America Line.

J’ai demandé deux devis l’un à Croisiland et l’autre à Vacation to go. Le prix était identique avec les mêmes pourboires offerts, internet illimité et forfait boisson compris. La seule différence était que Vacation to go m’offrait en plus un crédit de bord de 650$. C’est donc sans hésitation que j’ai réservé auprès de ma correspondante Satou (poste 7129) qui est charmante, très rapide et très efficace. Un service comme l’on n’en trouve plus en France depuis longtemps.

Nous partons tranquillement la veille du départ de la croisière pour Monte-Carlo, ce n’est pas très loin. Le beau souvenir que j’avais de cette ville s’est trouvé bien terni : la circulation et le stationnement y sont très difficiles et pénibles. Au milieu de tous ces gaz d’échappement la ville est très polluée, l’air y est irrespirable à donner des maux de tête. Et les baskets à 500€ dans les vitrines, pour les moins chères, n’arrangent rien (aux maux de tête) 😉.

Depuis notre hôtel à Beausoleil quelques marches nous permettent de descendre vers le centre.





Les très belles voitures et les très beaux jardins autour du casino sont eux, immuables. Ici, pas de sécheresse, la végétation est abondamment arrosée, les pelouses sont d’un vert éclatant, et les plantes épanouies.





A demain pour l'embarquement.
Mexique, découverte de la péninsule du Yucatan English translation pending
by Tberney · 2018-06-26 · 92 replies
Après une préparation avortée d'un voyage à Cuba à cause des dommages résiduels laissé par Irma, je me suis rabattu sur la célèbre péninsule mexicaine du Yucatan. En quelques semaines, j'en ai fait le tour par le biais des informations glanées ici et là, et en particulier sur le VoyageForum (merci à tous pour vos précieuses informations). Puis j'ai déterminé mon itinéraire regroupant ce qu'il est possible de faire en un peu plus de 2 semaines. C'est un voyage découverte et non pas un voyage de repos. Ne me dite donc pas que nous en avons trop fait en si peu de temps.... Pour info, le réseau routier est très bon mais la conduite demande un peu d'attention à cause des gendarmes couchés, de quelques trous et de la conduite de certains mexicains. Mais dans l'ensemble la moyenne est très bonne et il n'est pas rare de pouvoir faire des trajets à une moyenne de 100 km/h. Voilà donc ce que je vous propose comme itinéraire, du 22 mars au 10 avril 2018:

22.03 : Vol pour Cancun: Swiss/EDL GVA 11:00 – ZRH 12:45 - CUN 18:35 - voiture Avis - Hampton hill by Hilton - bien 23.03 : Cancun - route vers Valladolid, Cénote Oxman, Ek balam, Rio Lagartos - Hotel Rio Lagartos - bien 24.03 : Rio Lagartos – Sortie en bateau (6h du mat) – Laguna Colorada - Chichen Itza - Hotel Villa Arceologicas Chicehn Itza - bien 25.03 : Chichen Itza - Visite Chichen Itsa - Izamal - Merida 2h 146 km - Chambre d'hôte la Pantera Negra - très bien 26.03 : Visite Merida - Cénote Xbalam - retour à Merida 27.03 : Merida - cénote noh mozon 1h20 60 km- Uxmal 1:45 73km - Campèche 1h57 166 km - hotel Gamma de Fiesta Inn - très bien 28.03 : Campèche - visite le matin - Conhuas, AirBnB cabañas Calakmul - bien 29.03 : Route vers la cité de Calakmul 62 km 1h40- visite : 3h - Route vers Bacalar - 235 km 3h50 - Beautiful Bungalow AirBNB au bord du lac - super 30.03. : Bacalar - sortie en kayak 31.03. : Bacalar Mahahual - hotel Luna de Plata - moyen 01.04. : Mahahual - Nativus Glamping, Tulum - excellent 02.04. : Nativus Glamping - sortie à vélo Punta Yuyum - baignade 03.04. : Nativus Glamping - Coba 04.04. : Nativus Glamping - Tulum - ruine Tulum -Akumal - hotel CLub Akumal Caribe - bien 05.04. : Akumal - snorkeling tortue 06.04. : Akumal - Playa del Carmen - Chikila - Holbbox 2h00 160 km - hotel Villa HM Paraiso del Mar - très bien 07.04. : Holbox - randonnée vers Punta Mosquito 08.04. : Holbox 09.04. : Holbox - Cancun en fin de journée - Décollage 02h20 arrivée le 10.04 19h30 ZRH - DP 20h35 arr GVA 21h35

Si je devais changer quelque chose, je resterais un jour de plus à Bacalar et je supprimerais sans remord Mahahual...

Et pour faire démarrer le sujet, un aperçu du premier jour: Cénote San Lorenzo Oxman, une merveille très peu fréquentée



Birmanie à vélo: le sud-est (compte rendu) English translation pending
by Pierlu · 2018-02-14 · 9 replies
Bonjour,

J'avais déjà fait une balade en vélo en Birmanie au cours de l'hiver 2014 – 2015. Le compte rendu est ici : voyageforum.com/...nvier-2015-d6867758/

Cette fois, je souhaitais visiter le sud du pays. Comme il n'était pas possible d'aller en vélo jusqu'à Mrauk U, j'ai limité mon séjour au Sud-Est, gardant la découverte du sud-ouest pour un prochain voyage. Je venais de Thaïlande et je comptais y retourner après mon escapade birmane.

La longueur des étapes a été dictée par les possibilités d'hébergement. En effet, en Birmanie, seule une partie des hôtels est autorisée à recevoir des étrangers. Et il n'y en a pas partout. A priori, le bivouac est interdit aux étrangers. Quant aux séjours dans les temples, j'ai préféré éviter de détourner cette hospitalité à des fins touristiques.

Le réseau routier secondaire est limité.

J'ai effectué ce voyage en décembre 2017 et janvier 2018.

Les étapes

1ère étape : Mae Sot -> Hpa An (145 kms)

Je n'avais pas prévu de faire une étape aussi longue. Au départ, je souhaitais m'arrêter à Kawkareik. Mais j'ai été refusé par les 2 guest house que j'ai trouvées (Honey Guesthouse et sa voisine). Jusqu'à Kawkareik, la nouvelle route ouverte en 2015 est large, le revêtement est en bon état et la circulation relativement peu importante. Il s'agit d'une route comportant une voie dans chaque sens et non pas une 4 voies, comme j'ai pu le lire sur Internet. À partir du 24e kilomètre, il y a une montée de 6/7 kms. En effet, il faut franchir une montagne. J'ai trouvé cette partie du parcours jolie. Après Kawkareik, la route est étroite, son revêtement est dégradé et la circulation est assez importante. Ce parcours est légèrement vallonné. Le paysage sans intérêt à mon goût. Une vingtaine de kilomètres avant d'arriver la chaussée est plus large et en meilleur état. Le paysage est composé de pics karstiques. C'est la récompense avant d'arriver.

2ème étape : Hpa An -> Kinpun (Rocher d'Or) (130 kms)

J'ai pris la route principale jusqu'à Bilin. A Bilin, j'ai trouvé une route secondaire sur la droite (merci Maps Me). Il s'agit d'une petite route traversant des villages et des plantations. La circulation y est faible. Magique. L'ensemble du parcours est légèrement vallonné.

3e étape : Kinpun -> Bago (107 kms)

Quelques kilomètres après la sortie de Kinpun, Grace à Maps Me, j'ai trouvé sur la droite une route goudronnée qui se transforme très rapidement en piste (défoncée). Je suis tombé sur un premier gué à franchir. Il y en avait au moins un autre après. Étant seul et vu la longueur prévisible de l'étape, j'ai abandonné et j'ai pris la route principale. Le parcours est légèrement vallonné jusqu'à un fleuve. Ensuite, il est extra plat. La chaussée est large et le revêtement en très bon état. Mais la circulation est très importante, ce qui a rendu l'étape déplaisante.

4e étape : Bago -> Mawlamyne

J'avais le temps de faire cette étape en vélo mais, vu le peu d'intérêt du parcours (que j'avais fait dans l'autre sens), j'ai pris un bus (8000 kyats pour le passager 5000 kyats pour le vélo)*.

5e étape : Mawlamyne -> Thanbyuzayat (68 kms)

La chaussée est relativement étroite et le revêtement assez bon. La circulation est assez importante jusqu'à Mudon et plus faible après.

6e étape : Thanbyuzayat -> Ye (97 kms)

La route est pour l'essentiel vallonnée. Le revêtement est assez bon et il y a relativement peu de circulation.

7e étape : Ye -> Dawei (160 kms)

En raison de la longueur de l'étape, j'ai été contraint de prendre un bus (10 500 kyats pour un bus non climatisé + 4000 Kyats pour le vélo). Vu par la fenêtre du bus, c'était assez joli. Il y a un col vers 30/40 km (avec bien sûr un checkpoint). Le reste du parcours est vallonné dans l'ensemble sauf les 20 derniers kilomètres qui sont extra plats.

Je comptais retourner en Thaïlande par Ranong. Comme il n'existe semble-t-il pas de possibilité d'hébergement entre Dawei et Ranong, j'ai préféré retourner en Thaïlande par Phunaron / Htee Kee plutôt que de passer des heures et des heures, en grande partie de nuit, dans les bus qui vont vers Ranong. C'est 140 kms dont une centaine de kilomètres de pistes dans la montagne. Le voyage se fait en minivan et dure 7 heures (23 000 kyats + 10 000 kyats pour le vélo)*. Éprouvant.

Ravitaillement : on trouve régulièrement de quoi boire et manger en chemin. Un peu moins après Thanbyuzayat.

La sécurité du cycliste : tout au long de ce séjour, j'ai été régulièrement frôlé par des véhicules, ce qui ne m'était pas arrivé lors de mon précédent séjour. Paradoxalement, ce sont les camions qui s'écartaient le plus pour me doubler.

Conclusion : contrairement à mon précédent séjour, cette fois la magie n'a pas opéré. Je me demande d'ailleurs si cette partie de la Birmanie se prête bien aux cyclotourisme.

(*) 1 € = 1628 kyats
Retour du Celebrity Equinox English translation pending
by Poupou10 · 2013-11-03 · 55 replies
bonjour à tous me voici revenue de ma 12ème crosiiere (2ème CELEBRITY)

crosiiere du 20 octobre au 1er novembre depart BARCELONE VILLEFRANCHE SUR MER LIVOURNE / FLORENCE CIVITAVECCHIA / ROME NAPLES / POMPEI EN MER KOTOR VENISE OVERNIGHT DUBROVNIK EN MER EN MER

Nous étions dans una cabine atypique "family ocean view" il n y en a que 4 sur le bateau elles sont completement à l'avant aux ponts 7 et 8 mesurent 53 metres carres 1 grande chambre séparée, 1 petite pouvant contenir 2 lits superposés, un salon et un sejour une seule salle de bain cette cabine n est pas facturée plus chere que les autres cabines balcons avantages : encore plus grande qu une suite inconvenients: nos sommes vraiment a l avant et avons beaucoup de vibrations et de bruit quand on accoste, le balcon est un peu coupé (voir photos ulterieures) BILAN une super cabine !!! nous l avions choisi car ma mere voulait venir et si elle etait dans une cabine seule elle aurait payé 2 places, cela lui a donc permis de venir a un prix normal prix par personne environ 1150 euros + 109 euros de pourboires prepayes reservé avec AZUR CROISIERE

mes enfants avaient une cabine exterieure (environ 800 euros + 109 euros de pourboires par enfants) reservée avec VACATION TO GO qui nous a fait beneficié d'un credit de 150 dollars a bord en plus de ce tres bon prix ! 🙂

EMBARQUEMENT Nous sommes arrivés a barcelone par le train, nous avons pris un taxi jusqu'au bateau (environ 20 euros) il est 11h00, l'embarquement a déjà commencé malgré qu il etait prevu a partir de midi de nouveau beaucoup de personnel, tout s'enchaine a une vitesse grande V depot de valises sur lesquelles nous avons deja apposé les etiquettes , questionnaire de santé qui ne sert à rien.. bref... puis guichet enregistrement carte bancaire, verification de passeports, securité et HOP on rentre dans l'equinox, on est accueuilli avec un verre, je regrette qu il n y ait pas de "sans alcool" ça serait sympa pour les enfants et même pour nous 😉

On se dirige directement au buffet, les cabines ne sont pas encore accessibles le buffet est toujours aussi formidable, le meilleur pour moi loin de NCL MSC COSTA RCI sous forme de stand il ny aura jamais de queue pour se servir, pour les jours en mer il n est pas toujours facile par contre de trouver une place assise...

il est 13h00 une annonce nous previent que les cabines sont a present disponibles. NOUS nous y rendons... WHAOU !!!!!!

a suivre les photos de la cabine !!! 😎
41 jours dans l'Ouest américain English translation pending
by Jez22 · 2012-06-19 · 7 replies
MAI 2012

Le but n'est pas de vous faire voyager à la lecture de mon récit, d'autres le font et le feront mieux que moi. Je donne ici quelques données chiffrées qui peuvent vous aider dans la préparation de votre voyage.

41 jours dans l'ouest des USA

J'y pensais depuis longtemps déjà. Sans doute la vision de Thelma & Louise parcourant les paysages de l'ouest américain dans leur décapotable.

Longtemps déjà que je parcours les forums de voyage à la recherche des lieux incontournables, de tous les renseignements possibles pouvant m'aider dans la planification d'un tel voyage.

Mais voilà, si les forums de voyage apportent de précieux renseignements, il n'est pas facile de faire le tri dans cette masse d'information. A chaque question posé, des dizaines de réponses parfois utiles, parfois un brin méprisantes. On en sort un peu découragé et on en vient à la conclusion qu'à moins de prendre une année sabbatique, on ne fera que "survolé" (terme à la mode dans les forums) cette partie des USA.

Qu'importe ! J'ai du temps devant moi, j'ai un peu d'argent de côté alors direction l'agence de voyage pour réserver un billet d'avion et une voiture de location, départ dans un peu plus de 15 jours pour Denver et retour début Juin. Je réalise que cela fait presque 1 mois ½ de voyage. Avant d'entré dans l'agence, je n'avais pas planifié ni le parcours ni sa durée, je ne savais même pas qu'elle serait ma première étape (Denver, Salt Lake, Las Vegas...).

Me voilà devant le fait accompli, je ne peux plus reculer. Il ne me reste plus qu'à faire une ébauche de mon trajet et pour le reste on verra sur place.

Mon profil

Physiquement : Vieille homme de 35 ans pas spécialement sportif, mais pas spécialement inactif non plus, qui à gardé un goût pour la randonnée depuis qu'il a parcouru le GR20 du temps de sa splendeur (en 2005 je crois).

Caractère : Plutôt solitaire, je ne recherche pas la compagnie de mes semblables (bien qu'il m'arrive de me montrer charmant et sociable à l'occasion), même si j'aurais apprécier avoir de la compagnie durant le voyage. N'aime pas se "prendre la tête" (j'aime les choses simples).

Financièrement : Pas vraiment limité financièrement mais pas vraiment près à dépenser sans compter non plus. Pour résumer, je ne me prends pas la tête (voir caractère), je prends ce qui me semble le moins cher sans passer des heures à comparer les prix.

Aptitude (pour ce voyage) : Je me débrouille en anglais, je suis habitué à voyager. Bref je me débrouille.

Le parcours

Di 22 Avril : direction Etap hotel de ROISSY

Lu 23 Avril : trajet PARIS -Francfort -DENVER

Ma 24 Avril : Prise du véhicule puis direction ROCKY MOUNTAIN (ESTES PARK)

Mer 25 Avril : ROCKY MOUNTAIN

Je 26 Avril : direction GLENWOOD SPRINGS

Ve 27 Avril : BLACK CANYON DE GUNNISON (nuit Montrose)

Sa 28 Avril : direction MOAB (ARCHES NP)

Di 29 Avril : ARCHES NP

Lu 30 Avril : CANYONLAND & DEAD HORSE POINT

Ma 01 Mai : MONUMENT VALLEY (nuit Blanding)

Me 02 Mai : CAPITOL REEF

Je 03 Mai : BRYCE CANYON

Ve 04 Mai : BRYCE CANYON

Sa 05 Mai : ZION NP

Di 06 Mai : ZION NP

Lu 07 Mai : PAGE

Ma 08 Mai : GRAND CANYON SOUTH RIM (nuit à FLAGSTAFF)

Me 09 Mai : FLAGSTAFF-SEDONA-LAS VEGAS

Je 10 Mai : LAS VEGAS

Ve 11 Mai : DEATH VALLEY (nuit à RIDGECREST)

Sa 12 Mai : LOS ANGELES (Universal Studio)

Di 13 Mai : LOS ANGELES

Lu 14 Mai : Route N°1 vers SAN FRANSISCO (nuit San Simeon)

Ma 15 Mai : SAN FRANCISCO

Me 16 Mai : SAN FRANCISCO

Je 17 Mai : Route N°1 vers EUREKA

Ve 18 Mai : REDWOOD NP (nuit à Crescent)

Sa 19 Mai : Route vers KLAMATH FALLS (CRATER LAKE)

Di 20 Mai : CRATER LAKE

Lu 21 Mai : Route vers REDDING

Ma 22 Mai : LASSEN VOLCANIC (nuit à Susanville)

Me 23 Mai : LAKE TAHOE (nuit à Sonora)

Je 24 Mai : YOSEMITE (nuit El Portal)

Ve 25 Mai : YOSEMITE (nuit Madera)

Sa 26 Mai : YOSEMITE/SOUTH LAKE TAHOE

Di 27 Mai : Route vers WELLS

Lu 28 Mai : Route vers WEST YELLOWSTONE

Ma 29 Mai : YELLOWSTONE

Me 30 Mai : YELLOWSTONE

Je 31 Mai : YELLOWSTONE (dormir à Jackson hole)

Ve 01 Juin : GRAND TETON NP

Sa 02 Juin : Route vers CRAIG

Di 03 Juin : Route vers DENVER

Lu 04 Juin : DENVER-Montreal vers PARIS

Ma 05 Juin : PARIS

Distance/Durée Trajet

7015 miles/11287 km ont été parcourus en 41 jours

Moyenne : 171 miles/jour 275 km/jour

Ci-dessous le détail des distances (en gras distance totale de la journée)

le temps du trajet, parfois indiqué, peut comprendre des petits arrêts.

Ma 24 Avril : Denver (aeroport) – Rocky mountain : 113 miles/182 Km

Denver – Estes Park : environ 77 miles en 90 minutes par la Highway 25, le 1er jour je me trompe de route (je maîtrise pas encore le GPS) et je perds 90 minutes dans Denver.

Mer 25 Avril : Rocky Mountain : 31 miles/50 Km

Comprend aller-retour Estes Park – parking de Bear Lake

Je 26 Avril : Estes Park – Glenwood Springs : 194 miles/312 Km

4 heures par la route 7 et 72 (passage par Nederland)

Ve 27 Avril : Glenwood Springs - Black Canyon de Gunnison – Montrose : 200 miles/322 Km

Glenwood Springs – Black Canyon de Gunnison (North Rim) : 102 miles en 02H30 par la route 82, 133 et 92

Black Canyon de Gunnison – Montrose : environ 90 miles en 02H40 (en contournant le canyon par le sud)

Sa 28 Avril : Montrose – Arches NP : 205 miles/330 Km

Montrose – Arches NP : 174 miles en 03H55 ( passage par Ridgway, Norwood, La Sal)

Di 29 Avril : Moab – Arches NP : 50 miles/80 Km

Lu 30 Avril : Moab – Canyonland : 115 miles/185 Km

Moab – Canyonland Visitor center (nord) : 33 miles en 1 heure

Ma 01 Mai : Moab – Monument Valley – Blanding : 221 miles/356 Km

Moab – Monument Valley (visitor center) : 147 miles en 02H45

Monument Valley – Blanding : 74 miles en 01H20

Mer 02 Mai : Blanding – Capitol Reef : 196 miles/315 Km

environ 02H55 de route entre Blanding et Capitol Reef

Je 03 Mai : Bricknell – Bryce Canyon – Cannonville : 170 miles/ 273 Km

Bricknell – Bryce Canyon (visitor center) : 121 miles en 02H50 environ (par la route 12)

Ve 04 Mai : Bryce canyon – Springdale : 109 miles/ 175 Km

Cannonville – Bryce canyon (sunrise point) en 30 minutes

Bryce canyon – Springdale en 02H05

Sa 05 Mai : Zion NP : 3,5 miles/5,6 Km

Springdale – Zion NP : 1,5 miles (on parcours le park en bus)

Di 06 Mai : Zion NP : 3,5 miles/5,6 Km

Lu 07 Mai : Springdale – Page : 154 miles/248 Km

Springdale – Glen visitor center (barrage du Lake Powell) à 5/10 minutes de Page : 112 miles en 02H20

Ma 08 Mai : Page – Grand Canyon – Flagstaff : 217 miles/349 Km

Page – Grand Canyon (barrière South Rim) : 114 miles en 02H00

Grand Canyon – Flagstaff en 01H45

Mer 09 Mai : Flagstaff – Sedona – Las Vegas : 342 miles/ 550 Km

01H00 environ entre Flagstaff et Sedona

05H30 entre Sedona et Las Vegas

Je 10 Mai : Las Vegas : 0 mile

Ve 11 Mai : Las Vegas – Death Valley – Ridgecrest : 280 miles/451 Km

Las Vegas – Shoshone (entrée Death Valley) en 01H10

Sa 12 Mai : Ridgecrest – Los Angeles : 145 miles/ 233 Km

Ridgecrest – Universal Studio : 141 miles en 02H30

Di 13 Mai : Los Angeles : 51 miles/ 82 Km

(Venice Beach, Beverly Hills, Mullholland drive)

Lu 14 Mai : Los Angeles – San Simeon : 248 miles/ 399 Km

trajet en 05H55 (route N°1)

Ma 15 Mai : San Simeon – San Francisco : 217 miles/ 349 Km

trajet en 05H20 (route N°1)

Mer 16 Mai : San Francisco : 0 mile

Je 17 Mai : San Francisco – Eureka : 303 miles/488 Km

trajet en 04H30 (route N°1)

Ve 18 Mai : Eureka – Redwood NP – Crescent City : 100 miles/ 161 Km

Eureka – Redwood NP (Elk Meadow) : 45 miles en 55 minutes

Sa 19 Mai : Crescent City – Klamath Falls : 208 miles/335 Km

Crescent city – Klamath Falls : 200 miles en 04H25

Di 20 Mai : Klamath Falls - Crater Lake : 117 miles/188 Km

Klamath Falls – Crater Lake (Rim village) : 55 miles en 01H10

Lu 21 Mai : Klamath Falls – Redding : 206 miles/331 Km

trajet en 04H20 par la route 139 puis 299

Klamath Falls – Merrill : 22 miles

Ma 22 Mai : Redding – Lassen Volcanic – Susanville : 209 miles/336 Km

Redding – Lassen volcanic (visitor center entré nord) : 47 miles en 55 minutes

Lassen volcanic entré nord – Lassen volcanic entré sud (contournement du parc par l'ouest) : 67 miles en 01H38 passage par Viola, Paynes Creek et Mineral

Lassen Volcanic entré sud – Susanville : en 01H30

Mer 23 Mai : Susanville – Lac Tahoe – Sonora : 285 miles/ 459 Km

Susanville – Tahoe City : 02H37 en 130 miles

Tahoe City – Sonora : 155 miles en 04H35 en passant par Markleeville, Bear Valley, Angels camp

Je 24 Mai : Sonora – Yosemite : 93 miles/150 Km

Sonora – Yosemite (barrière de Big Oak) : 48 miles en 01H05

Yosemite (barrière de Big Oak) – Yosemite valley (point de départ de la 4 miles trail) : 22 miles en 50 minutes

Yosemite Valley – El Portal (Cedar Lodge) : 23 miles

Ve 25 Mai : El Portal – Yosemite – Madera : 118 miles/190 Km

El Portal – Yosemite Valley : 20 miles en 35 minutes

Yosemite Valley – Madera : 94 miles en 02H00 (en passant par El Portal, Mariposa, Le Grand etc)

Sa 26 Mai : Madera – Yosemite – South Lake Tahoe : 287 miles/ 462 Km

Madera – Yosemite (entré sud) : 59 miles en 01H25

Yosemite (Mariposa Grove) – Yosemite Valley : 28 miles en 50 minutes

Yosemite (entrée sud) – Yosémite (Big Oak Flat) : 56 miles

Yosemite (Big Oak Flat) – South Lake Tahoe en 05H05 (passage par Sonora, Murphys)

Di 27 Mai : South Lake Tahoe – Wells : 375 miles/603 KM

trajet en 05H50

Lu 28 Mai : Wells – West Yellowstone : 385 miles/619 Km

Wells – West Yellowstone : 373 miles en 05H50

Ma 29 Mai : Yellowstone : 65 miles/105 Km

West Yellowstone – Yellowstone (Old Faithful) : 33 miles en 01H00

Mer 30 Mai : Yellowstone : 130 miles/209 Km

West Yellowstone – Yellowstone (Artists paintpots) : 24 miles en 45 minutes

route passant par Mammoth Hot Springs terraces, canyon village

Je 31 Mai : Yellowstone – Jacksonhole : 180 miles/290 Km

passage par Lower Geyser Basin, Sulphur cadron

Sud Yelllowstone – Jacksonhole : environ 75 miles en 01H55

Ve 01 Juin : Grand Teton NP : 91 miles/ 146 Km

Sa 02 Juin : Jacksonhole – Craig : 345 miles/555 Km

trajet en 06H00

Di 03 Juin : Craig – Rocky mountain Trail Road – Denver : 254 miles/ 409 Km

Craig – Entrée ouest Rocky mountain : 137 miles en 02H40

Rocky mountain trail road : 39 miles en 01H10

Estes Park – Denver : 77 miles

Budget

Taux de change moyen durant cette période 1 dollar = 1,2760 euros

BILLET AVION : 671,53 euros

Paris CDG le 23/04/12 à 09H23 – arrivé Francfort à 10H50

Francfort le 23/04/12 à 13H30 – arrivé Denver le 23/04/12 à 16H00

Denver le 04/06/12 à 11H20 -arrivé Montreal à 16H50

Montreal le 04/06/12 à 19H50 – arrivé Paris le 05/06/12 à 08H30

Prix billets aller-retour (via Thomas Cook): 671,53 euros

LOCATION DE VOITURE : 2007,45 euros

Chez Alamo (via Thomas Cook) pour 42 jours

Prix voiture de base + GPS : 1554 euros

+ 331,45 euros pour voiture de gamme supérieur

+122 euros (je pense que c'est parce que j'ai un peu esquinté le côté droit de la voiture, notamment perte du retroviseur droit en shootant un daim)

ESSENCE : 829.78 dollars soit 651,21 euros

Véhicule Nissan Altima

consommé 203,419 gallons soit 770 litres

Tarif moyen à la pompe du sans plomb : 4,079 dollars/gallons soit 0,84 euros/litre

5,8 euros les 100 km

N.B : l'essence est plus cher en Californie et en Oregon (environ 4,3 dollars le gallon). En Utah, Colorado, Nevada le gallon d'essence est souvent inférieur à 4 dollars.

MOTEL : 2462 euros

2462 euros pour 43 nuits soit une moyenne de 57,2 euros/nuit ou 73 dollars/nuit

DIVERS : 396 euros

Frais carte bancaire : 102 euros

Parking Universal studio : 15 dollars soit 11,7 euros

Pass VIP universal studio : 129 dollars (environ 90 dollars le classic) soit 99,87 euros

Taxi aeroport – hotel denver : 45 dollars soit 35,5 euros

Acces Dead Horse Point (près Canyonland) : 10 dollars soit 7,8 euros

Acces Monument Valley : 5 dollars soit 3,9 euros

Excursion Monument Valley 4/4 d' 1 heure et demi : 70 dollars soit 55 euros

Annual pass pour parks nationaux : 80 dollars soit 63 euros

Parking Santa Monica : 8 dollars soit 6,2 euros

ESTA : 14 dollars soit 11 euros

TOTAL : 6188,2 euros

ne comprend pas les frais d'alimentation et divers frais perso comme les loisirs (jeux à Las Vegas), achat de souvenirs et les divers merdes comme le distibuteur de billet qui ne me donne rien et qui débite quand même mon compte, les erreurs de réservation d'hotel (double réservation par erreur, donc je paye 1 chambre que je n'occupe pas, c'est ma faute) etc etc

Logements

Le logement est la plus grosse partie de mon budget, quand on reste 43 jours, cette part peut considérablement variée. Le prix des hotels peuvent varier du simple au double, de fait c'est le budget logement qui peut évoluer du simple au double. Un budget de 2462 euros ou de 4924 euros ça fait une différence. N'ayant pas des goûts de luxe, je choisis de préférence l'hotel le moins cher, pas de condition particulière à part la wifi (mais de toute façon c'est quasiment systématique) et une chambre individuel. Je n'hésite pas, dans la mesure du possible, à prendre des hotels raisonnablement éloignés des centres touristiques, c'est la condition pour trouver des hotels pas trop chers.

Di 22 Avril : Etap Hotel de Roissy 73,6 euros

Hotel standart, décoration moderne, sobre, propre, rien à dire. Petit-dejeuner compris. Prix intéressant pour la france. Bus gratuit toutes les 20 minutes (aux heures de pointe) qui relie l'hotel à l'aeroport (et inversement), il faut 10 minutes pour relier le terminal 1-2-3 de l'aeroport de Roissy.

N.B : On est dans la zone hotelière de l'aeroport de Roissy, il y a d'autres hotels dans le coin.

Lu 23 Avril : Red Lion de Denver 53,75 euros

Hotel réservé via Thomas Cook voyage avec le trajet en avion et la voiture de location. L'hotel est très correct et point positif il y a un excellent petit-déjeuner compris, façon buffet à volonté. Par contre on est assez loin de l'aeroport (>20 minutes peut-être), c'est un inconvénient puisque j'ai prévu de retourner à l'aéroport le lendemain pour prendre possession de la voiture de location. On est à la périphérie Nord Est de Denver. Il y a quand même une navette gratuite qui fait la liaison avec l'aeroport le matin. Il y a un Wallmart à 10 minutes à pied. On reste quand même loin de toute attraction (pour peu qu'il y ait quelques choses à voir à Denver)

Ma 24 et Mer 25 Avril : 4 Seasons inn de Estes Park 153,58 dollars / 116,75 euros (2 nuits)

J'occupe l'étage d'un petit chalet situé à 5 minutes en voiture du centre de Estes Park, ce sera la seule fois ou je n'aurais pas réservé. J'y arrive un peu par hasard, le prix me paraissant correct, je prends la chambre. C'est le problème quand on ne réserve pas, il est difficile de comparer les prix.

En tout cas, l'endroit est vraiment sympa, on est dans un endroit calme avec vue sur la montagne et les arbres, il est équipé façon motel avec en plus une gazinière, de la vaisselle et une petite cheminée. Sans doute le plus belle hotel de tout mon voyage.

Je 26 Avril : Cedar Lodge Motel de Glenwood Springs 61,66 dollars / 48,5 euros

On est dans un motel format classic (Standard), dans la moyenne, pas grand chose à rajouter. La réservation c'est faite le (les) jour précédent via internet (se sera mon mode opératoire pour le reste du séjour). C'est ce que j'ai trouvé de moins cher dans le coin. On est en bout de ce que l'on peut appeler la rue principale de Glenwood Springs, il faut quand même 15-20 minutes à pieds pour arriver au centre-ville. Il y a un petit-dejeuner compris, petit-dejeuner format motel (comprendre café, toast, jus de fruit, et patisserie industrielle, de quoi ne pas partir le ventre vide mais sans plus)

Ve 27 Avril : Black Canyon Motel de Montrose 50 dollars / 39,5 euros

Motel standard : RAS. Petit-dejeuner compris. Montrose n'est pas une ville intéressante

Sa 28 Di 29 et Lu 30 Avril : Silver Sage Inn Motel de Moab 297,56 / 233,5 euros (3 nuits)

Le motel en lui-même est un ton en-dessous des motels standards, la chambre est pas très grande et l'isolation sonore entre les chambres n'est pas top. Mais on est à Moab, ville étape incontournable du fait de la proximité de Arches NP et Canyonland NP. C'est le motel le moins cher que j'ai trouvé, on est en période de week-end, l'accueil est plutôt sympa, donc j'estime en avoir pour mon argent.

Ma 01 Mai : Prospector Motor Motel de Blanding 61 dollars / 48 euros

Motel standard. Blanding est une ville encore moins intéressante que Montrose mais on est à 01H20 de Monument Valley, ça permet d'échapper aux tarifs plus élevés de Mexican Hat (sans compter que je m'y prends tard pour les réservations)

Mer 02 Mai : Aquarius Inn de Bricknell 62,7 dollars / 47,79 euros

Motel standard (standard +), il y a une grande piscine sous veranda. proche de Capitol Reef NP

Je 03 Mai : Grand Staircase Inn de Cannonville 65,64 dollars / 50,1 euros

Motel standard, petit-dejeuner compris. 30 minutes de Bryce NP

Ve04 Sa05 Di06 Mai : Terrace Brook Lodge de Springdale 287,61 dollars / 219,52 euros (3 nuits)

Si le motel est standard (+), le petit-dejeuner est compris. On est dans un environnement sympa et en centre-ville. Zion NP est à moins de 2 miles. Springdale est une ville sympa, un peu comme Estes Park.

Lu 07 Mai : Budget Inn de Page 60 euros

Motel standard en centre-ville : RAS.

Ma 08 Mai : Flagstaff Motel de Flagstaff 44,57 dollars / 34,49 euros

Sans doute le motel le moins bien de mon voyage. La chambre est petite et vieillotte, on est au bord de la route 66. Mais l'accueil est sympa et plutôt que de me plaindre j'estime que j'en ai pour mon argent. A déconseiller quand même aux personnes ayant le sommeil léger ou tout simplement exigeantes.

Me 09 et Je 10 Mai : Imperial Palace de Las Vegas 67,09 dollars / 51,75 euros (2 nuits)

Rapport qualité/prix imbattable. On est au coeur du strip, en face du Caesar Palace et du Bellagio. Je savais que les hotels n'étaient pas chers à Vegas, que le but est de ramener des clients pour les casinos. Peut-être est-ce dû au fait qu'il y a en ce moment des travaux à l'entrée de l'hotel.

Inclus dans ce prix, la connection internet de 24 heures qui est optionnelle.

Ve 11 Mai : Vagabond Inn de Ridgecrest 37,61 euros

Motel standard, petit-déjeuner compris . Ridgecrest est une ville sans interêt proche de death valley

Sa 12 et Di 13 Mai : Hollywood Palms Inn & Suites à Los Angeles 150,5 dollars / 116,51 euros (2 nuits)

Motel moyen, un peu vieillot et un peu bruyant, mais bon c'est le prix à payer quand on est sur Sunset street, on n'est pas loin de Universal Studio et on est proche de Hollywood boulevard. Donc on en a pour son argent, difficile d'avoir mieux pour ce prix.

Lu 14 Mai : Silver Surf Motel de San Simeon 44,39 dollars / 34,67 euros

Motel standard, San Simeon est un endroit calme en bord de mer à mi-chemin entre Los Angeles et San Francisco. Il y a des restaurants (très peu) d'ouverts à cette date, il y a une petite plage à quelques metres. Bref San Simeon ressemble à une toute petite station balnéaire tel que l'on peut en voir en semaine et hors saison.

Ma 15 Mer 16 Mai : Lombard Plaza Motel de San Francisco 135,7 dollars / 106,89 euros (2 nuits)

Motel standard, on est dans le même cas de figure que Los Angeles. Très moyen mais plutôt bien placé avec un parking, ce qui est bien dans une ville plus compact que la moyenne des villes de l'ouest américain.

Je 17 Mai : American Best Value Inn de Eureka 67,65 dollars / 53,33 euros

Motel standard, petit-dejeuner compris, pour une ville sans interêt proche de Redwood NP

Ve 18 Mai : American Best Value Inn de Crescent City 60,5 dollars / 47,7 euros

Idem que Eureka.

Sa 19 et Di 20 Mai : Oregon motel 8 de Klamath Falls 87,18 dollars / 68,73 euros (2 nuits)

Idem motel standard dans un coin paumé, mais pas cher, à 01H00 de Crater Lake

Lu 21 Mai : Budgetel River Inn de Redding 55,49 dollars / 44,05 euros

Motel standard, petit-dejeuner compris, à 01H00 de Lassen Volcanic

Ma 22 Mai : Motel 9 de Susanville 44 dollars / 35,15 euros

Motel standard (-) vieillot mais pas cher

Mer 23 Mai : Country Inn de Sonora 75,90 dollars / 60,64 euros

Difficile de trouver un motel bon marché à proximité de Yosémite. Sonora est à 02H00 de Yosemite Valley. Le motel est une bonne surprise, l'endroit est assez sympa et le mobilier du motel est neuf. C'est la première fois que je vois une TV écran plat dans un hotel aux Etats-Unis. Un des meilleurs motels de mon voyage.

Je 24 Mai : Cedar Lodge de El Portal 165,39 dollars / 132,83 euros

On est à côté de Yosemite, on a donc une nette différence de prix avec Sonora. Toutefois si le motel est standard (+) (piscine, spa) on est dans un bel endroit tranquille et gros point positif, bien que l'on soit plutôt loin de la civilisation, il y a un bar et un restaurant dans l'enceinte du motel. Du coup on a accès à un petit-dejeuner, buffet à volonté pour moins de 12 dollars, comme au Red Lion de Denver.

Donc si le prix n'est pas un frein, à conseiller.

Ve 25 Mai : Super 8 Motel de Madera 53,96 dollars / 43,11 euros

Motel standard, petit-dejeuner compris, à 01H30 de l'entrée sud de Yosemite, alors c'est pas trop cher mais on est quand même loin de Yosemite.

Sa 26 Mai : A&A Lake Tahoe Inn South Lake Tahoe 52,5 dollars / 41,94 euros

Motel standard, à quelques metres du Lake Tahoe, donc bien situé.

Di 27 Mai : Motel 6 de Wells 52,16 dollars / 41,46 euros

Motel standard, Wells est une ville étape vers Yellowstone. Petit point positif, il y a un restaurant/casino en face du motel.

Lu 28 Ma 29 et Mer 30 Mai : Moose Creek Inn de West Yelllowstone 349,47 dollars/280,61 euros (3 nuits)

La chambre est sympa, un des meilleurs motels de mon voyage. On est proche de Yellowstone. Donc rien à dire, le prix reste élevé mais c'est l'un des motels le moins cher de West Yelllowstone.

Le petit-dejeuner est compris mais faut être américain pour y survivre.

Je 31 Mai et Ve 01 Juin : El Rancho Motel de Jacksonhole 145,53 dollars 114,37 euros (2 nuits)

Motel Standard, petit-dejeuner compris, proche de Grand Teton NP. Jacksonhole est une ville sympa, voir même mieux que West Yelllowstone.

Sa 02 Juin : Rocky Mountain Inn de Craig 65 dollars / 52,66 euros

Motel plutôt bien, chambre spacieuse et le petit-dejeuner compris est un peu mieux que d'ordinaire. Mais bordel à la réception, le gérant ne semble pas savoir gérer son système de réservation booking.com. Sans rentrer dans les détails, un mauvais souvenirs.

Di 03 Juin : Ramada Inn de Denver 90,45 dollars / 72,57 euros

Chambre spacieuce et moderne, petit-dejeuner compris et je suis à 5 minutes de l'aeroport. Rien à dire si ce n'est que j'ai l'air d'emmerder la réceptionniste qui n'est vraiment pas très aimable. J'ai l'impression que je suis arrivé à la fin de son service et que sa remplaçante a du retard (mais ce n'est qu'une impression)

Les lieux

Rocky Mountain

En cette saison l'endroit est très calme, mais éviter quand même le week-end. Estes Park semble être à Denver ce que Yosemite est à San Francisco. De beaux paysages de montagne. Estes Park est une petite ville sympa, les hotels/motels dans le coin ont l'air également très sympa. Petit coup de coeur pour le restaurant "Eggs & I" ou j'ai apprécié prendre mon petit-dejeuner, ils ont une variété de plats que je n'ai pas vu ailleurs. Privilégier l'entrée "Beaver Meadows", la randonnée qui va de Bear Lake à Emerald Lake est sympa, elle se fait tranquillement en 3 heures (5,8 km aller-retour). La randonnée qui va à Mills Lake est sympa également (9 km aller-retour). Attention en cette saison il y a encore de la neige glacée sur ces sentiers qui peut rendre un peu difficile la marche (mais sa reste faisable). D'ailleus la Trail Road qui rejoint Granby est fermé et n'ouvre que fin mai. Le seul point négatif, pour moi, c'est que je ne suis pas venu aux USA pour ce type de paysage qui n'est pas forcément caractéristique des USA comme peuvent l'être Bryce ou Arches.

Glenwood Springs

Glenwood Springs est une ville sympa pour une étape mais ne mérite pas non plus un gros détour. Quand on est américain, la ville semble idéale pour passer ses week-end. Elle propose de nombreuses activités, comme piscine de pleine air, location de vélo pour randonnée vers le canyon, SPA etc etc. Le canyon est pas loin et est à voir quand on fait étape dans le coin.

Black Canyon de Gunnison

Ce canyon mérite un petit détour, mais ne nécessite pas que l'on y reste trop longtemps. Je vais sur la North Rim du canyon, il n'y a pour ainsi dire personne. La route n'est pas bitumé mais reste praticable en roulant au pas.

Arches NP

Un endroit incontournable de mon périple, celui qui m'a motivé pour un tel voyage. Outre les points de vue, la randonnée de "Devil garden" est à faire, il faut compter 4 heures pour la faire. La ballade qui mène à "Delicate Arch" est un must, elle n'est pas très longue et, si possible, à faire en fin de journée pour profiter de "Delicate Arch" au coucher du soleil.

Canyonland NP

Un parc immense qui m'a un tout petit peu déçu, il faut dire que j'en avais entendu tellement de bien que j'avais beaucoup d'attente sur ce park. De plus on m'a conseillé de faire la randonnée "The Needles", mais comme je n'ai pas trop préparé mon voyage, j'arrive au park par l'entrée nord qui a l'avantage d'être à côté de Dead Horse Point, mais pour les Needles il faut passer par le sud, ce qui fait un gros détour, donc je n'ai pas fais cette randonnée. Il n'empêche que le paysage est impressionnant et que ça vaut le détour. Il y a de très beau point de vue, comme "Mesa Arch" ou "Grand View Point Overlook" par exemple. En fait c'est la randonnée "Gooseberry canyon" qui me déçoit un peu, j'ai choisi cette ballade arbitrairement. Elle m'amène en bas du canyon mais le paysage est très aride et ne me fait pas découvrir de merveille cachée, n'empêche que je suis content d'être descendu en bas du canyon. Je n'aurais croisé personne durant ma ballade. Peut-être qu'il y a des ballades plus intéressantes.

En quittant Canyonland, passé par Dead Horse Point, qui est un point de vue sympa, à voir au coucher du soleil de préférence.

Monument Valley

Un classique. On ne peut pas passer à Monument Valley sans faire le circuit en voiture "Valley drive", reste à savoir si on prend le risque de le faire gratuitement avec sa voiture ou si on paye 70 dollars la visite guidée d'une heure et demi en 4/4. Beaucoup diront que l'on peut le faire avec sa voiture mais j'ai déjà eu un accrochage avec un daim et je veux ménager mon véhicule (encore 1 mois à tenir) donc je choisis de payer. Je ne regrette pas, car je n'ai pas à me concentrer sur la conduite. A noter que les excursions de plus longue durée ne sont pas beaucoup plus chers mais il aurait fallu que j'attendes l'inscription d'autres personnes. Une fois que l'on a fait la ballade en voiture, on a fait le plus gros de la visite, donc je considère que Monument Valley nécessite ½ journée.

Capitol Reef

Un peu déçu par ce park, même si il a sa personnalité. Je ne me prononce pas plus.

Bryce Canyon

Un classique également. Dans mon Top 5 du voyage. A faire la "Fairy Loop trail" (4 heures de marche environ) et la "queens garden trail" (2 heures +/-) + quelques points de vue. + éventuellement la "Bristlecone loop trail" une petite ballade sympa. J'ai fais la "Riggs Spring Loop trail" mais la randonnée, même si elle n' est pas inintéressante, n'est pas vraiment représentatif de Bryce.

Zion NP

Un parc pour randonneur, grabataire et fauteuil roulant s'abstenir.

A faire la "Angels Landing", la "Emerald loop trail" et si possible la "Zion narrows" je ne l'ai pas faite car on a souvent de l'eau jusqu'au nombril et je suis pas équipé pour, mais il paraît que cette randonnée vaut le coup. "L'observation point" est pas mal même si le point de vue est assez semblable à ce que peut proposer "Angels Landing"

Page

Je crois que je suis passé un peu à côté de cette étape, je pensais que le Lake Powell m'occuperait la journée mais ça n'a pas été le cas. Je pensais que Page était le long du Lake (genre Annecy ou geneve) mais ce n'est pas le cas. L'immensité du Lake n'est pas vraiment palpable, je n'ai vu qu'un petit bras de lac qui serpente à travers le relief. J'aurais dû prévoir la visite de Antelope canyon (encore un canyon). Il y a toutefois le Horseshoe canyon qui est pas loin et qui mérite le détour sa prend ¾ d'heure maximum. Grand Canyon

Encore un passage obligé. Pas grand chose à dire. La seule chose que je ne comprends pas c'est que l'on puisse planifier plusieurs jours à Grand Canyon sans prévoir de descendre au fond du canyon. Pour moi, une journée c'est suffisant. Dans le cadre d'un road trip, je ne sais pas comment on peut s'occuper 2 jours sans avoir la sensation de perdre son temps. Mais j'ai bien conscience que les distractions ne manquent pas et il n'est pas impossible que j'y envisage un séjour prolongé pour y descendre. Sedona

Juste un court passage, histoire de constater que le coin est sympa, à approfondir.

Las Vegas

Après 2 semaines dans la nature, ça fait du bien de retrouver la "civilisation". La journée : casino et l'après-midi quand il fait un peu plus frais ballade sur le strip. Un peu sceptique au début quand à cette destination, le côté superficiel de cette ville, le kitsch etc etc, mais on se prend rapidement au "jeu" et on se laisse gagner par l'extravagance des casinos. Je reviendrai.

Death Valley

Pas grand chose à dire. A voir, mais sans grande conviction. D'autres seront plus enthousiastes.

Universal Studios

L'entrée est relativement cher, un peu moins de 100 dollars le pass simple et 129 dollars le pass VIP. J'ai pris le pass VIP et je regrette pas, ça évite de faire la queue pour les attractions qui font passer les gens au compte goutte. Par contre, je ne pense pas que ce pass apporte des avantages pour les spectacles comme WaterWorld dont l'amphitheatre est assez grand pour faire rentrer tout le monde (on est juste parmi les premiers à rentrer). L'attraction principale est la visite en train à travers les studios. Le repproche que l'on peut faire aux Universal Studios, c'est que l'endroit est d'avantage un parc d'attraction basé sur le cinéma qu'une sorte de musée hommage au cinéma. N'empêche que l'on passe un bon moment. Un 2ème petit repproche, c'est que beaucoup (une bonne moitiè) de ces attractions ne sont pas adaptés aux enfants en bas âge.

Los Angeles

Difficile d'apprivoiser cette ville en 1 journée, on en sort un peu frustrer. Pas de pretty woman sur Hollywood boulevard, pas de Jim Morrison un livre de huxley à la main à Venice Beach. Vu de l'exterieur le whiskey à gogo à des faux airs du Macumba club de Pithiviers, pas de Di Caprio à la terrasse des cafés. Finalement c'est aux Universal Studios que l'on a l'impression de s'immerger pleinement dans la planet hollywood. Mais bon quand, on sait que Sunset boulevard fait une quarantaine de kilometres, on comprend que l'on vient ne pas facilement a bout de Los Angeles

Route N°1

Route qui longe le pacifique. La route commence à être intéressante un peu avant San Simeon. La côte californienne est plutôt jolie même si je la trouve un peu trop "linéaire" à mon goût. Après San Simeon la route est sinueuse, si on espérait faire de la vitesse c'est raté. Après San Francisco jusqu'à Eureka, la route et le paysage sont assez similaires. Je n'ai pas planifié de visite le long de cette route, je n'ai pas pris de renseignements non plus. Mon seul but était de rejoindre San Francisco d'une façon un peu plus intéressante que par l'autoroute. Mais après coup j'ai pu constater via les forums de voyage qu'il existe des endroits qui peuvent valoir la visite. A approfondir.

San Francisco

Contrairement à Los Angeles, San Francisco est une ville qui peut se faire facilement à pied. J'ai mis 05H00 environ pour traverser des quartiers comme Lombard Street, Coit Tower, Chinatown, Union Street, Market street, Civic center, Golden Gate Park et retour à Lombard Street. Reste à organiser une visite à son goût.

N.B : A San Francisco je retrouve la fraicheur que j'avais quitté à Rocky Mountain, mais autant à Rocky Mountain le ciel était bleu alors qu' à San Fransisco le ciel est couvert.

Eureka

Ville étape avant Redwood NP, pas grand interêt. Mais la route est jolie (voir Route N°1)

Redwood NP

Foret de Sequoia géant. C'est à voir. En tant que randonneur je trouve que les paysages manquent un peu de variété. Par contre c'est un parc qui semble bien se prêter aux ballades en vélo.

Crater Lake

Finallement, si je suis monté aussi nord c'est pour Crater Lake uniquement. Il suffit de voir des photos pour comprendre. Le seul point noir, c'est la meteo. Même si c'est ensoleillé, même si on est fin mai, il n'y a que l'accés par le sud d'ouvert et la West rim drive jusqu'à discovery point et le Rim village autant dire pas grand chose. C'est suffisant pour prendre de belles photos mais pour une randonnée c'est pas la peine, exception de cette route fermée aux voitures qui est la seule praticable pour des marcheurs mais qui à peu d'interêt. Au vue de l'épaisseur de neige présente sur le bas côté de la route, c'est pas près de s'arranger. Donc si on veut profiter de Crater Lake sans la neige il faut attendre Aout / Septembre, peut-être Juillet.

Lassen volcanic

Comme crater lake, lassen volcanic aussi ne se visite pas facilement. En fait lassen volcanic, normallement, peut se traverser du nord au sud, mais là encore la route est fermé à partir de Devasted Area au nord et vers Bumpass Hell au sud. Lassen volcanic perd considérablement de son interêt avec cette fermeture et dans ces conditions ne méritent pas un gros détour.

Lake Tahoe

Le lake était sur ma route et comme je voulais voir la villa de Michael Corleone. Finallement, j'aurais pas vu la villa mais Tahoe city est une ville qui mérite une petite étape, de plus il y a moyen de randonnée le long du lake, notamment à 18 miles de Tahoe city sur la côte ouest. Mais il y a d'autres activités à faire dans le coin, reste à se renseigner.

Yosemite

Un classique qui enchante ou peu décevoir, c'est selon.

Pour les randonneurs, privilégié la randonnée qui passe par Nevada Fall (environ 04H00 aller-retour) et pourquoi pas poursuivre jusqu'à half dome si on se sent capable.

J'ai été un peu déçu par la 4 mile trail car, après peut-être 2 heures de marche et 1000 metres d'ascension, je me retrouve à glacier point au milieu d'une nuée de touristes. Il faut dire que l'on peut accéder à glacier point en voiture ou en bus et donc on ne se sent pas récompenser de ses efforts. J'aurais peut-être dû faire la même chose et privilégier une autre randonnée.

La Tioga pass qui était ouverte les jours précédents à de nouveau fermé le jour ou j'ai voulu la prendre, la faute à une météo capricieuse, comme quoi rien n'est acquis.

Route South Lake Tahoe

La tioga pass étant fermé, je n'ai plus qu'à contourner Yosemite par le nord. La route n'est pas tellement plus longue mais je reprends une route que j'ai déjà faite. Il est vrai que j'avais apprécier la route allant de Markleeville à Angels camp (en passant par Bear Valley), mais si par beau temps cette route se fait bien, par mauvais temps c'est une autre histoire. Imaginé une route de montagne très sinueuse et étroite avec des petites chutes de neige, une route très humide avec des températures fleurtant avec le zero degrée, bref j'étais content d'arriver à destination, passer à l'est de Yosemite (et inversement) ne se fait pas facilement.

Yellowstone

Un grand classique, dans mon top 5 même si j'arrive en fin de voyage et que je suis un peu impatient de rentrer à la maison (il faut dire que je suis susceptible de repartir rapidement en voyage pour mon travail et que j'aimerais profiter de la maison, d'ailleurs un peu plus d'une semaine après mon retour, me voilà reparti pour 3 mois de voyage). Pour faire court c'est la partie ouest de Yelllowstone qui est la plus intéressante. Même si on ne peut pas minimiser le reste du parc. Pas la peine de s'étendre, il faut y aller. Pour ceux qui sont limité par le temps, 2 jours suffisent.

Grand Teton NP

Ce parc profite de la renommé de Yelllowstone. Ce serait dommage de faire Yellowstone sans s'arrêter à Grand Teton, en fait c'est un package 3 jours (2 jours Yellowstone 1 jour Grand Teton). Grand Teton n'a pas grand chose à voir avec Yelllowstone (à part les ours). De beaux paysages.

Rocky Mountain

Sur le chemin du retour, je repasse par Rocky Mountain. Comme la trail road était fermé fin avril et que depuis Memorial Day la route est ouverte, c'est l'occasion d'achever mon voyage en beauté.

La conduite

Un petit mot sur la conduite aux USA, après tout on va passer pas mal de temps dans sa voiture et si il n'y avait qu'un seul conseil à donner, se serait de ne pas se précipiter chez le premier loueur venu et de bien maitriser le contrat de location car la seule chose qui pouvait ruiner mon voyage c'était un problème de voiture. D'ailleurs, attention aux animaux sauvages, par 3 fois des daims me sont passés devant et la 1ère fois fut fatale à un daim ainsi qu'à mon retroviseur droit (sans compter un peu de tôle froisser).

Rouler aux Etats-Unis, c'est plutôt tranquille et les régles de conduites sont a peu près les mêmes qu'en France. Attention quand même au carrefour, les feux sont de l'autres côtés de l'intersection. Donc si tu t'arrêtes au feu c'est que tu est arrêté en plein milieu du carrefour. Il semblerait aussi qu'il soit toléré de tourner à droite au feu rouge, sauf si c'est explicitement indiqué.

On se repert beaucoup avec le numero des voies (exemple si on voit N287 = la route 287 en direction du nord).

Ce qui m'a troublé aussi c'est le nom des rues au-dessus des carrfours, au-dessus ou à côté des feux. On pourrait croire que c'est une direction et que l'on est en train de suivre cette rue, en fait c'est le nom de la rue perpendiculaire à la notre.

Sinon faut pas s'étonner de se faire doubler par la droite sur les highways, c'est une pratique plus que courante qui peut énerver.

Un mot aussi sur la conduite d'une voiture à boîte de vitesse automatique car j'étais un peu inquiet c'était une première pour moi. Mais il n'y a pas à s'inquiéter. Il faut bien penser à garder son pied gauche immobile dans un coin, il ne sert à rien puisqu'il n'y a pas de pédale d'embrayage . On démarre la voiture le pied sur le frein (sinon elle démarre pas), le levier d'embreyage est sur P pour parking, on le descend sur R (marche arrière) puis sur N (neutre ou point mort) puis D (drive). Une fois sur drive on lâche le frein, la voiture commence à avancer lentement puis on accélere doucement, à partir de là la voiture ce conduit comme une auto-temponneuse. Bref il n'y a pas de subtilité, il n'y a même pas de problème de démarrage en côte.
Croisière "Au delà des colonnes d'Hercule" sur le Costa Fortuna English translation pending
by Ceccano · 2012-05-09 · 31 replies
Nous allons faire une croisière du 27 septembre au 6 octobre prochain et nous souhaiterions avoir des renseignements au sujet des excursions car nous connaissons déjà le principe des croisières, nous en avons effectué deux. Par contre, nous ne connaissons pas le bateau "FORTUNA" si vous pouviez nous informer à ce sujet, ce serait parfait,

Merci par avance
Risque de nuage toxique en Thaïlande? English translation pending
by Daxe · 2011-03-15 · 169 replies
Bonsoir, Nous avons réserver une semaine à Phuket la semaine prochaine, décollage Samedi 19 Mars. Avec les derniers évènements au Japon, nous hésitons à partir par peur que des émanations dégagées par les fuites des centrales nucléaires japonnaise. Apparemment, comme la Thailande n'est pas officiellement concernée par une polution atmosphérique, l'assurance ne marche pas. Notre séjour est entièrement payé et en cas d'annulation, nous perdons l'intégralité du montant du voyage. Qu'en pensez-vous ? Notre décision est difficile à prendre. D'avance, Merci pour vos réponses
Trajet Lisbonne - Lagos en voiture English translation pending
by Xaz · 2015-05-30 · 14 replies
Bonjour,

Nous comptons passer 2-3 jours dans la région de Lagos au départ de Lisbonne. J'ai pu lire à droite à gauche sur internet le système absolument malonnète des autoroutes portugaises... C'est pourquoi je compte mettre sur mon gps "éviter les péages" mais cela rajoute bien 2h de route.

Sur la journée avez vous un itinéraire sympa ou nous pourrions faire des pauses a des endroits stratégiques ? De belles plages ou villes sur la route ? :)

Merci !
Isaan: intérêts et sites, culture à découvrir... (Thailande) English translation pending
by Anusak · 2012-12-20 · 127 replies
Bonjour à tous, J'ai fait une vingtaine de voyages en Thailande (en passant par de nombreuses plages, longé la frontière birmane, les temples de la frontières Cambodgienne, ..etc.) mais je ne suis jamais allé en Isaan (à part Nong Kai (1 journée) avant de découvrir Ventiane puis Luang Pra Bang (à ce jour mon meilleur souvenir en Asie du Sud Est!)). Voilà nous partons en vacances en février (cool pas de pluie) et j'ai décidé ma femme (Thailandaise de Bkk, vivant en Europe depuis 7 ans) à visiter l'Isaan via un road trip (location d'une caisse à Suwanabuni). Cette région représente pour moi une part très importante de la culture thaïlandaise , même si je n'y suis presque jamais allé. J'aimerai connaitre les endroits typiques à visiter (grotte, temple, folklore, ...etc) à ne pas louper mais également les mauvais plans (des guides) à éviter. Merci à tous.
Meilleure formule pour visiter les sites historiques en Egypte? English translation pending
by Lilywarrior · 2005-06-02 · 18 replies
coucou!!

je compte emmener ma mère qui reve de visiter l'égypte, cet été, disons début juillet, je me demande quelle est la meilleure formule qui nous permettrait de voir un maximum de sites historiques et archéologiques, hotel ou croisière?? (ma mère n'est pas routarde donc les plans sac à dos ...pas top..)

je m'inquiète de voir les annonces d'agences qui ne nous laissent au fil de l'eau que dans le sud, donc qui ne nous permet pas le caire et ses alentours...en plus de constater que toutes excursions sont hors de prix et en sus du séjour.

est ce quelqu'un connait une bonne agence ? un bon site? une bonne technique?

et tout autre renseignement sur le pays, les habitants, les choses à voir, à éviter, sont la bienvenue.

biz à tous.
Road-trip en Roumanie (6 520 km) English translation pending
by Podfokeur · 2014-06-25 · 18 replies
Bonjour

Sans aucune prétention, ci-dessous mon récit ( un peu long) au jour le jour de mon road-trip de 6520km en Roumanie.

Si vous avez des questions, n'hésitez pas, j'y répondrai avec plaisir

Bonne lecture

Xav

SAMEDI 31 MAI

C'est le grand jour. Direction la Roumanie. Cette 1ère journée devrait normalement me conduire à Zagreb. Je dis normalement car je n'ai pas encore décidé de la route que je vais prendre après Trieste. Mais j'aimerais revoir Zagreb que j'ai eu l'occasion de visiter lors d'un voyage de 3 semaines en Croatie pendant l'été 2013.

Je quitte donc Meribel vers 10h30. Je dois encore acheter un peu de nourriture à Moutiers. Puis je fais le plein d'essence et j'en profite pour vérifier la pression des pneus.

Direction Bourg Saint Maurice et le col du Petit Saint Bernard. Il n'est pas loin de midi je fais un dernier arrêt en France pour me restaurer. Je ne suis pas fan, mais un Mac Do fera bien l'affaire. Je passe la frontière Franco-Italienne. Il y a encore des murs de neige impressionnants. Certains frisent les 4 mètres de haut. La descente sur la vallée d'Aoste est très jolie, très alpine. Pour une fois, je décide de prendre la nationale, au moins jusqu'à Yvrea. Ça n'a pas été un choix très judicieux car je prends beaucoup de retard et Zagreb est encore à 800km. Je vais y arriver tard. Mais c'est aussi ça les voyages, prendre le temps de vivre.

Après un petit cafouillage à Yvrea, me voilà sur l'autoroute . On voit moins de choses mais c'est tout de même plus reposant pour les longs trajets. En un peu moins d'une heure je me retrouve à Milan et allégé de 10,60€ ! Maintenant c'est tout droit jusqu'au territoire Slovène. Trieste enfin, je m'acquitte des 29,30€ de péage et je file en direction de la frontière Italo-Slovène. Il est un peu plus de 20h00 quand je la franchis. Je prends la vignette d'autoroute pour 1 mois, elle me servira pour le trajet du retour ( 30,00€) Maintenant je continue ma route vers Zagreb via Ljubljana. Il me reste environ 220km. Vers 22h00 à la frontière Sloveno- Croate je prends la voie des camions et ça me vaut 800m de marche arrière pour reprendre la bonne file. Pas top sur l'autoroute ! Il est 22h30. Je suis arrivé à bon port et je retrouve vite mes repères dans cette jolie ville. Un petit tour rapide dans le centre de Zagreb et je me couche car demain ce sont 700km qui m'attendent.

DIMANCHE 1 JUIN

Le réveil sonne à 8h00 mais je me réveille à 9h00. Je me plonge dans les cartes et les itinéraires. À Zagreb il y a du wifi gratuit dans tout le centre touristique. Bien utile pour les routards. 9h30, je daigne sortir de mon duvet, m'habiller et j'avale un morceau avant de reprendre la route. Il est 10h00 quand je décolle enfin. À mon grand étonnement, je sors de Zagreb avec beaucoup de facilité. Afin d'éviter de faire du change Euro/Kuna, je prends la nationale jusqu'à la frontière Croato-Hongroise. Il est un peu plus de 12h00 quand j'y arrive. Dans un Algeco de l'autre côté de l'autoroute je prends la vignette d'autoroute pour 1 mois, elle me servira pour le retour ( 19,00€). Vraiment pas chère pour 1400km A/R. J'atteins Budapest en un peu plus de 2h. Je n'ai pas fait de change Euro/Forint et donc je ne peux pas faire le plein en Hongrie. Je vous l'accorde il me passe dans la tête des idées un peu saugrenues parfois. Clairement je n'avais pas envie de me retrouver avec en poche des Euros, des Kunas, des Forints et des Lei. Enfin toujours est-il que je vais être très content de voir la frontière pour faire du change Euros / Lei et faire le plein de gazole. La voilà la Roumanie!! Après 1650km, m'y voici. Une fois la douane passée, je suis rapidement mis dans le bain. À peine arrêté à la 1ère station essence pour changer de l'argent, faire le plein et acheter la rovignieta que déjà 5 ou 6 gamins viennent me réclamer des Euros ou une vignette d'autoroute Hongroise, Autrichienne, Slovène qu'ils revendront, je suppose, à la sauvette. Compte tenu de l'insistance dont il font preuve, je remonte dans la voiture et je vais 1km plus loin. Impossible de trouver un panneau dans Satu Mare qui m'indique la direction de Baia Mare. Je sors la boussole et je me dirige au Nord-Est et je finis par trouver ce que je cherche, la route 19. Après une bonne soixantaine de km de routes défoncées en direction de Sapanta, je rends les armes et je me gare près d'une vieille station essence/ bar/ restaurant. J'y passe là ma 1ère nuit en Roumanie.

LUNDI 2 JUIN

Il est 7h00 quand j'ouvre un œil, 7h30 quand je sors de mon sac de couchage et je décolle en direction de Sighetu Marmatiei vers 8h00. Il fait 14 degrés, le temps est couvert mais il ne pleut pas. Très vite j'arrive à Sapanta pour visiter le cimetière joyeux. Toutes les stèles sont décorées d'une très jolie croix bleue en bois sculptée, représentant la profession du défunt ou les causes de son décès. En bruit de fond, dans l'église attenante, un prêtre récite sur un ton laconique, des prières. Je poursuis ma route vers la vallée de la Marei et du Cosaului, plus précisément dans les villages de Desesti puis Budesti où sont bâties des églises entièrement en bois. L'architecture est vraiment remarquable. Toutes les 2 figurent au patrimoine mondial de l'UNESCO et se dressent au milieu d'un cimetière délabré. L'une est petite et ressemble plus à une chapelle, l'autre est beaucoup plus imposante. L'ambiance qui y règne est à chaque fois particulière. Ironie du sort, en redescendant à pied de l'église de Desesti, je vois un Renault Master où il est marqué " Boulangerie-Pâtisserie". Ces 2 seuls mots me font écarquiller les yeux et je finis de lire le reste " Famille Gandi - Courchevel 1850 ". Un véhicule Français, de la Savoie et de la commune où je vis. Simplement incroyable ! J'essaye de savoir à qui appartient ce véhicule et un homme m'interpelle en Roumain. Je lui dis que je suis Français et là une femme, qui attend son bus et qui m'entend parler Français , vient se mêler à la conversation et sert d'interprète car elle parle un Français très convenable. Lui me dit qu'il fait les 5 mois de saison d'hiver à Courchevel et elle, elle me dit qu'elle a appris le Français à l'école car jusqu'il y a très peu de temps c'était la 1ère langue qu'il fallait apprendre après le Roumain. Bref les échanges se poursuivent... une rencontre et une conversation très intéressante qui se termine par l'arrivée du bus que doit prendre la dame. C'est exactement ce que j'aime dans le voyage, des rencontres inattendues. Sur la route pour revenir à Sighetu Marmariei je croise de nombreux et magnifiques portails en bois massif sculptés. Paradoxalement les maisons sont moins jolies. Un casse croute vite avalé et je file visiter l'ancienne prison et musée des victimes du Communisme et de la Résistance de 1945 à 1989. J'y consacre 2h45 pour bien comprendre les rouages du bulldozer Communiste. Tout y est très bien expliqué, il y a une brochure en Français et une jeune femme à l'accueil parle très bien le Français. Le lieu en lui même mais surtout certaines pièces de la prison font bien ressentir l'atmosphère qui devait y régner. Je reprends ma route en me dirigeant dans la vallée de l'Izei et plus précisément à Barsana où je trouve un endroit pour passer la nuit. Enfin si on ne me déloge pas dans la soirée car je ne sais pas si c'est privé ou public. Il est 21h00, je regarde la carte et le guide du Routard pour la journée de demain, un homme s'approche de la voiture et commence à me parler en Franco-Romano- Italo- Anglais. Il s'appelle Joan et il a 68ans. Nous discutons pendant plus d'une heure sur nos vies respectives et sur les avantages et les inconvénients de la vie en Roumanie, en France et en Italie où il a travaillé en tant que jardinier pendant 5ans. La discussion se ponctue de fou-rires car nous sommes obligés de mimer ou de dessiner les mots que nous ne savons pas dire dans l'une des 4 langues. Il aurait voulu que je rentre ma voiture sur son terrain pour y passer la nuit mais son portail n'a jamais été fini et donc il ne s'ouvre pas. Il s'excuse plusieurs fois et nous nous souhaitons bonne nuit et à demain.



Mardi 3 juin

A 8h15 après une nuit bien froide, je suis réveillé par Joan qui frappe à ma vitre. Il me demande si j'ai bien dormi et il s'en va. Je mange un morceau et 30 minutes plus tard je revois Joan débarquer avec son frère qui parle un peu le Français. Il me dit que j'aurais dû dormir chez lui. S'en suis une discussion sur mon voyage ainsi que quelques fou-rires sur ma prononciation des villages Roumains et je reprends ma route dans la vallée de l'Izei en direction de Poienile Izei vers 9h30. À la sortie de Barsana, je tombe sur un grand monastère entièrement fait en bois. C'est un havre de paix très bien entretenu, très fleuri, où s'activent ça et là quelques bonnes sœur. Ce site est lui aussi au patrimoine mondial de l'UNESCO. Le guide du Routard indique une route de traverse pour rejoindre Pioenile Izei, évidemment je m'empresse de la prendre pour fuir les sentiers battus. Je ne suis pas déçu du voyage ! La route se transforme en piste puis à certains endroits en chemin 4x4. Trop tard, je suis engagé et il n'y a aucun endroit pour faire demi-tour. J'arrive bon gré malgré à la fameuse église en bois qui elle aussi est au patrimoine de l'UNESCO. La description du guide du Routard fait mention " d'une petite église en bois au milieu d'un cimetière verdoyant ". Je dirais plutôt une petite église en bois au milieu d'une jungle d'où surgissent quelques croix rouillées et stèles en pierre. Elle semble abandonnée là au milieu de rien car au centre du village une grande église plus moderne a été bâtie. Elle a évidemment beaucoup moins de charme. Je ne sais pas pourquoi, je me sens bien dans cet endroit. Dans tous les villages que je traverse, les gens sont occupés à travailler dans les champs. En ce moment c'est la période des foins. Partout où je passe, les gens s'arrêtent de travailler et ils me regardent passer. Je crois que les touristes viennent rarement s'aventurer dans ces endroits. Et pour cause, les routes sont scabreuses mais vraiment il vaut la peine de se perdre dans les petites vallées du Maramures. Puisque ce n'est pas très loin de ma route, je fais un crochet par Botiza. Ce village est connu pour sa fabrication de tapis de laine colorés par des teintes naturelles. Il faut passer sous un énorme portique en bois sculpté pour rentrer dans le village, il doit faire au moins 5m de haut. J'ai remarqué que tous les villageois qui passaient devant une église ( il y en a 3 ! ) se signe de la croix à 1,2 ou 3 reprises. Je pense que c'est partout pareil mais c'est la 1ère fois que je m'en aperçois. Sur les conseils du guide du Routard je vais à Ieud. Mis à part l'église en bois qui date de 1364 et qui est la plus vieille de la région du Maramures, il n'y a rien d'autres d'attrayant. Je passe à travers champs pour rejoindre Viseu de Jos et donc la route principale. Mon dos et mes amortisseurs se réjouissent de retrouver une route digne de ce nom. Je fais le plein à la petite bourgade de Viseu de Sus car ensuite il n'y a plus rien pour les prochains 100km. Petite anecdote amusante, dans la ville de Viseu de Sus, il est indiqué " BORSA 9km ", c'est ma direction donc je continue ma route. Au bout d'une vingtaine de minutes, j'aperçois le panneau d'entrée de Borsa sans jamais être sorti de la ville précédente. En effet, j'ai remarqué que la vie se concentre principalement aux abords de la seule route bitumée qui traverse une ville ou un village. À tel point que des petits villages de 500 habitants peuvent faire 4,5,6km de long et ainsi toucher le village suivant. Ce qui a pour conséquence aussi de devoir toujours rouler à 50km/h ( vitesse maximale autorisée en agglomération). Je commence l'ascension du col de Prislop. À la moitié de la montée, le temps se gâte sérieusement. Des ruisseaux coulent sur la route. Juste avant le sommet je croise un berger avec au moins une centaines de moutons. Il est là, impassible sur le bord de la route alors qu'il pleut des cordes et que la température a chuté à 7 degrés ( elle était de 22 en milieu de journée). Il paraît qu'au col, la vue est imprenable sur les montagnes du parc national du Rodnei. Je n'en distingue que des ombres dans le brouillard. Aussi surprenant que ça puisse paraître, il y a un monastère perché là au milieu de nulle part. Il ressemble plus à un château de conte de fées qu'à un édifice religieux. À noter que le col de Prislop est le carrefour des régions du Maramures, de la Bucovina et de la Transylvannia. Je continue ma route et descend sur Carlibaba. La route est pleine de trous, certains sont si gros que si je n'étais pas vigilant je pourrais y laisser le train avant . L'endroit est sauvage. Pas âme qui vive. Je me régale. Tout le long de la route, il y a des tas gigantesques de grumes devant lesquels sont garés des camions prêts à les emmener. Dans des coins de forêt, il y a des jolies roulottes en bois servant de maisons aux bûcherons travaillant dans le secteur. Ils sont là en exil pour quelques semaines ou mois. J'atteins enfin Carlibaba, les 1ers 500m ressemble à s'y méprendre à un décor de western. Tout y est. Les maisons en planche avec une terrasse couverte sur l'avant, les clôtures en bois autour des maisons, les parcs à vache en rondin fin, les ponts en bois etc... Ici c'est LA matière 1ere pour tout faire ! Je rattrappe la route principale et je file à 100km/h ( ça change des 30 habituels) vers Fundu Moldovei où j'ai repéré un camping sur le guide du Routard. Douche chaude, lessive, internet pour rassurer les proches et du silence. Un bel endroit pour se requinquer.



MERCREDI 4 JUIN

C'est sous un soleil radieux que débute ma 1ère journée en Bucovina. Ce matin le réveil est tardif ( 9h00) les 200km d'hier dont 180km sur routes défoncées ont eu raison de moi. Je consulte la carte et le guide du Routard avant de partir. Tous le monastères du secteur sont au patrimoine mondial de l'UNESCO ( 5 ). Pour le moment je ne fais pas d'overdose d'églises et monastères car chaque édifice est différent par son environnement, sa décoration, son architecture etc... Mon hôte me dit que la route sera bien meilleur que celle d'hier au col de Prislop ( ça me parait difficile de faire pire) ! Je prends la route en direction de Vatra Moldovitei où je visite le Monastère Moldovita. C'est en fait une grosse église recouverte à l'intérieur comme à l'extérieur de fresques religieuses. Ce qui lui donne un aspect très particulier c'est son toit qui déborde d'au moins 2m. Le tout entouré par un mur d'enceinte épais de 4m environ. Je reprends la route en direction de Sucevita. Elle est bordée d'un petit torrent de montagne, d'alpages, de vaches en liberté, de forêts de sapins, de maisons en bois clôturées par des jolies barrières en bois elles aussi. Avec le soleil qui est de la partie, ça donne un avant goût de ce que peut être le paradis ! La forteresse monastique de Sucevita est très imposante, elle renferme une église entièrement peinte comme précédemment. Les lieux sont très bien entretenues et les peintures murales très bien conservées. Je fais une petite pause à Radauti pour changer de l'argent et me restaurer avec des sortes de beignets fourrés, l'un aux champignons et l'autre à la crème pâtissière. Je flâne ensuite dans les rues et sur le marché de cette petite bourgade bien vivante. Au moment de repartir, j'assiste à une procession religieuse en pleine rue, Je m'approche pour prendre des photos et je comprends qu'il s'agit en fait d'un enterrement ( gloups!). Cette petite pause me fait du bien car j'ai encore 3 monastères à visiter et je risque de friser l'overdose. Je reprends la route vers Arbore pour voir un énième édifice mais je suis très déçu et je repars dans les 5 minutes qui suivent. Les remparts sont... En fait il n'y en a plus, les peintures extérieures sont délavées par le soleil, les peintures intérieures tombent par plaque et on ne distingue plus grand chose et le jardin qui entoure l'église est quasi en friche. L'endroit n'avait aucune âme et pourtant il est sur la liste du patrimoine mondial de l'UNESCO. Et dire que j'ai fait 12km de piste pour ça... Je vais maintenant en direction d'un site où se trouve 2 forteresses monastiques ( seulement 10km les séparent). Le monastère d'Humorului et celui de Voronet. L'un a mal vieilli et l'autre et très bien conservé. L'un est désert et l'autre est bondé ( 3 bus et beaucoup de marchands). Les 2 sont entretenus par des religieuses qui s'acharnent à conserver une âme à ces lieux. Les édifices religieux que j'ai vu ces dernières 48h sont tous magnifiques ( excepté Arbore ). Ils ont tous un attrait particulier par le fait qu'ils ont été construits il y a 6 ou 7 siècles et avec des moyens techniques très rudimentaires. Moi qui ne suis pas du tout intéressé par le milieu religieux, j'ai beaucoup apprécié les différentes visites que j'ai pu faire car j'ai été bluffé par les prouesses architecturales et artistiques. Pour finir, ma préférence va tout de même vers les églises en bois du Maramures car elles sont très discrètes ( j'étais toujours seul lors des visites) et je suis resté en admiration devant de si grandes constructions entièrement en bois. Me voilà maintenant dans ma voiture, la tête repue de monastères et d'églises en tout genre. Je choisis la facilité et je retourne donc dans le camping de la veille, 40km en arrière. Il est calme, abordable, propre et les propriétaires, Hollandais, ne sont pas avares en recommandations. Et, cerise sur le gâteau, j'ai eu un verre de schnaps à la poire à mon arrivée. Petit remontant qui est fait par Monsieur avec les poires du camping. Tout juste 55 degrés... Ah il me fallait bien ça !!

JEUDI 5 JUIN

Il est 7h30 quand j'ouvre les yeux, le ciel est couvert, pas d'averses pour le moment. Étant donné qu'aujourd'hui je change de région, je vais surtout rouler et très peu visiter donc je me permets de partir à 10h45. Les montagnes font place aux grandes plaines. Je file à vive allure au beau milieu d'hectares de champs de blé, de maïs, de pommes de terre, de soja et aussi de nombreux vergers. Ici la machine a remplacé l'homme. Fini les fenaisons et les cultures tout à la main comme dans les montagnes du Bucovina et du Maramures. Rien d'intéressant à voir par ici donc je passe Gura Humorului, Falticeni et Targu Neamt et me voilà maintenant dans la région de la Moldavie. Je fais très rapidement les 130km qui me séparent du monastère de Neamt. C'est en réalité une université orthodoxe. Le lieu est particulier car mis à part l'église, tout est moderne. J'ai vraiment l'impression de rentrer dans un campus plus que dans un monastère. Drôle d'endroit. Les peintures qui décorent l'édifice sont en parfait état, il me semble même que ça a été restauré. La vivacité des couleurs donnent de la gaieté à cette église. Il se met à pleuvoir donc je reprends la route vers le 2ème et dernier monastère de la journée, Secu. Juste avant de sortir de l'enceinte, 3 prêtres orthodoxes passent devant ma voiture, je les salue mais ils se dirigent vers un bâtiment et ne tournent pas la tête pour me répondre. Ils sont habillés avec des grandes soutanes noires et un couvre chef plat, propre à cette religion, une bonne partie du visage est enfoui dans une épaisse barbe poivre et sel. Paraît-il qu'il y aurait plus de 50 monastères dans le secteur, pour ma part je me contente des 2 seuls qui sont sur ma route, j'ai eu largement mon compte hier. Perplexe, c'est le mot qui me vient tout de suite à l'esprit pour qualifier mon sentiment à la sortie de Secu. C'est une forteresse monastique massive. Tellement massive que les remparts servent de logement pour les moines qui y vivent. Il y a 2 boutiques de souvenirs et de babioles comme dans les autres endroits mais ici ils ne sont résolument pas tourné vers le tourisme. Un peu partout, des moines prient en tenant un livre à la main mais personne ne me regarde. Histoire d'ajouter un peu d'austérité au lieu, si tant est qu'il en ait besoin, l'intérieur de l'église n'est éclairé que par des bougies si bien que je ne vois pas les peintures au plafond et surtout je ne vois pas les 2 moines à genoux dans un coin entrain de prier. Évidemment j'ai sursauté quand l'un des 2 a tourné une page de son livre. Tant que j'y suis, je vais finir de noircir le tableau, une grande partie du hall d'entrée de l'église est peint par une représentation de l'enfer, beaucoup de flammes, de têtes coupées, de personnages qui brûlent et de diables. Seul sur le parking, seul dans le monastère, qu'est ce que j'ai fait ?! Bin...je suis parti ! Je fais route vers Poiana Largului et j'arrive au lac de Montelui. Le paysage est nettement moins plat, le lieu est très joli, très sauvage, la forêt pousse jusque sur les berges. Il y a très peu d'habitations autour. Je le longe pendant une trentaine de kilomètres en faisant quelques arrêts pour profiter de la vue. Je me mets en quête de trouver un endroit où passer la nuit et quelques kilomètres plus loin j'aperçois un panneau Port Bicaz, je me dis " chouette, je vais passer la nuit au bord de l'eau". Quelle déception en voyant le fameux port... C'est une espèce de complexe touristique avec 2 boutiques de souvenirs, 1 restaurant, 1 "camping" en bungalow, 1 hôtel flottant miteux et 3 pédalos qui se battent en duel. C'est vieillot et certaines choses ne sont pas finies. Il y a aussi quelques habitations flottantes. Le lieu ne m'inspire pas et je continue en direction du lac Rosul où là j'ai la ferme intention de mettre un terme à ma journée. Avant d'y arriver, je passe dans les magnifiques gorges du Bicaz. Elles sont courtes mais le passage est impressionnant. C'est très étroit et au dessus de ma tête, les falaises touchent le ciel. C'est rempli de bus, de touristes et de boutiques à babioles. Impossible de s'arrêter mais l'endroit est vraiment joli et vaut le détour. À peine quelques kilomètres de plus et j'arrive au lac Rosul qui se trouve dans un parc national dont je n'ai jamais pu obtenir le nom. Malgré tout le lieu est dénaturé par 3 complexes hôteliers et une multitude de boutiques à babioles. Je m'achète un Kurto-skalacs, une sorte de pâte à brioche enroulée sur une grosse broche sur laquelle ils y mettent de la cassonade ou de la vergeoise avec des petits éclats de noisettes, le tout cuit au dessus de la braise. Ça donne une délicieuse gourmandise en forme de tube d'une bonne trentaine de cm et qui me fait les yeux doux à chaque fois que je la regarde. C'est bien cuit et croquant à l'extérieur et moelleux à l'intérieur. Maintenant il pleut assez fort et la température est tombée à 11 degrés, je suis en altitude et par expérience je sais que la nuit on peut encore perdre quelques degrés. Je décide donc de descendre un peu et de trouver un petit chemin pour me cacher dans la forêt. Avant de partir, je vois un panneau indiquant la présence d'ours dans le secteur. Mon plan tombe encore à l'eau. Direction Gheorgeni en Transylvanie et j'aviserai sur place. Ce fut vite fait, la ville est délabré, vraiment rien de convenable pour se poser confortablement. Tampis, je poursuis vers Miercurea Ciuac et je m'arrêterai dans dans un chemin en plein champs. Faut-il encore trouver un chemin... Rien de rien, que des pâturages, des champs et des petites forêts. Jusqu'au moment où j'aperçois une piste convenable, je m'y engage, je fais 800m et miracle, une sorte d'élargissement. Parfait ça me convient. En pleine nature et près d'une toute petite colline couverte par une forêt de résineux, je vais être très bien pour la nuit. À peine 5 minutes que je suis là et déjà une 1ère voiture qui passe avec des gens qui me dévisagent ( tsiganes ). Puis une deuxième, puis un tracteur, un vélo un piéton, une autre voiture... Pour la tranquillité c'est loupé. Je remonte en voiture et je vais voir ce qu'il y a derrière cette colline... Un village... Avec des constructions faites de bric et de broc. Ok j'ai compris, ce n'est pas encore l'endroit de rêve où je passerai la nuit. Il me reste 2 solutions, trouver un autre chemin ou faire les 38km restants vers Miercurea Ciuc, il est 20h30et c'est donc la 2ème option que je choisis. La ville en elle même n'a rien d'attirant et je jette mon dévolu sur un Motel très bon marché mais très propre et pas vieillot. Sentiment bizarre dans ma chambre d'hôtel, je repense à tous ces beaux endroits que j'ai traversé dans le Maramures et en Bucovina, ici c'est déjà bien différent, moins authentique.

VENDREDI 6 JUIN

8h00 le réveil sonne mais je fais la sourde oreille. 1ère journée en Transylvanie 10h45 je décolle enfin, direction Rupea, Sighisoara et Bietran. Je vais prendre le temps aujourd'hui car j'ai trop roulé hier. Je vais profiter un peu. Oui mais je sens bien que la route sera la même qu'hier finalement, elle sera bien fade et morne. Toujours les mêmes paysages qui défilent. De la nationale à 100km/h. Non ce n'est pas possible, pas 2 jours de suite, je ne suis pas venu pour ça. Je cherche sur la carte un plan B. Eurêka !!!!! Ça sera un poil plus long mais ça ne pourra pas être pire qu'hier, impossible. Je file donc vers l'Ouest en direction de Vlahita. Il me faut à peine 3km pour sortir de Miercura Ciuc et être déjà en pleine campagne. Je suis maintenant sur des grands plateaux où alternent forêts de résineux, ruisseaux limpides, tourbières et alpages d'herbe rase, je suis au Canada...quelques kilomètres plus loin je croise une charrette remplit de foin, une autre remplit de terre, une Dacia rouillée, des bergers et leurs moutons, en fait non c'est bien en Roumanie que je suis. Maintenant je fais route vers le Sud en direction d'Ocland et le paysage change encore, la route se rétrécie, les trous apparaissent ça et là, le paysage devient beaucoup plus bosselé, par endroits le bitume laisse place à la piste en terre, les champs retrouvent des dimensions humaines. Je me surprends à rouler à 40km/h, même en dehors des villages. Je ne suis plus pressé par une troupe d'excités qui se collent à mon train arrière. Les villages que je traverse sont paisibles, les gens sont assis et discutent devant les maisons, ça sent le fumier, il y a de la bouse de vache sur la route, devant les magasins mix les charrettes sont plus nombreuses que les voitures. Ça me redonne du baume au cœur après les quelques 380km insipides que j'ai fait hier. Cette authenticité c'est exactement pour ça que je suis venu en Roumanie. Je prends même le temps de m'arrêter voir un apiculteur qui me met une combinaison sur le dos pour aller voir ses abeilles. Je lui achète du miel de montagne en partant. Je m'empresse de le goûter puis d'en avaler 5 ou 6 cuillères. Tout ça sent la nature et c'est vivifiant. J'arrive presque à ma 1ère étape quand en pleine campagne je tombe sur un passage à niveau on ne peut plus simpliste, 2 rails et 1 signal lumineux rouge ( presque jamais de barrières en Roumanie). Il y a déjà 3 ou 4 voitures de part et d'autre. Certains ont les portières ouvertes et sont affalés dans leurs sièges et d'autres sont assis dans l'herbe entrain de discuter. En bon occidental que je suis, je laisse le moteur tourner et je vais voir si le train arrive. D'un côté on peut voir à 800m environ et de l'autre à plusieurs kilomètres. Histoire de ne pas paraître con, je coupe quand même mon moteur et j'attends dehors comme tout le monde. L'idée de passer quand même me traverse l'esprit. Au bout de 15 bonnes minutes, un train de marchandises d'un autre âge arrive à la vitesse d'un bon cycliste, 40km/h tout au plus. Tout le monde remonte tranquillement dans sa voiture et reprend son bonhomme de chemin. Je crois qu'aujourd'hui j'ai vraiment fait le bon choix de route. Pour preuve, 80km parcourus pour atteindre Rupea et ma moyenne culmine tout de même à 28km/h !! Rupea c'est une jolie cité féodale fortifiée au pied de laquelle il y a un bourg rural très animé. Il n'y avait aucune information sur le guide du routard mais Daniel ( un français rencontré sur VF qui est marié à une roumaine et qui habite en Roumanie) m'avait conseillé d'y aller. Je ne suis pas déçu, c'est joli, il n'y a aucun touriste et je me fais une balade à l'ombre pour monter jusqu'au fort. Ensuite j'avale les 53km qui me séparent de Sighisoara en une trentaine de minutes. Les paysages traversés sont toujours aussi plaisants. La cité fortifiée de Sighisoara est classé au patrimoine mondial de l'UNESCO. Je laisse ma voiture au parking qui se trouve en bas et je monte à pied la ruelle qui permet d'y accéder. C'est relativement grand et on se laisse perdre agréablement dans les ruelles pavées. C'est ici qu'est nait Vlad Dracul, qui inspira l'auteur du légendaire et célèbre personnage de Dracula. Néanmoins le site a perdu de son charme car c'est une succession de bars, de glaciers, de restaurants et d'hôtels 4 étoiles. C'est le rendez-vous de la petite bourgeoisie et c'est archi-blindé de touristes. Bof ! En redescendant, les gardiens des parkings sautent sur les touristes pour les faire payer le temps resté et je n'y échappe pas. Oui mais voilà, je ne me suis pas garé sur leurs parkings, je suis allé un peu plus loin. Incrédules et mécontents, ils me regardent partir et marmonnent des jurons.

( CE QUI SUIT A ETE ECRIT LE LENDEMAIN MATIN, SAMEDI 7 JUIN, AVEC LES IDEES PLUS CLAIRES) La dernière étape me conduit à Bietran, petit village coloré et tranquille où une église fortifiée a été construite au 16ème siècle. Je me gare sur la place du village et je me dis que je vais être au top pour passer la nuit, je ne crois pas si bien dire... Je pars à pied en direction de la fortification qui se trouve sur un petit promontoire. Je suis un peu déçu par l'endroit car le site est en réfection, si bien qu'il n'y a que le tour de l'église et sa visite qui sont faisables. On aperçoit néanmoins les tours de guet. L'intérieur de l'église est quelconque, ça sent le vieux, le renfermé et le bois est vermoulu. Le tout a besoin urgemment d'un coup de jeune. Je termine la visite et je redescends dans le village et reviens à ma voiture. J'installe mes petites affaires pour passer la nuit puis comme je l'avais prévu en arrivant sur place, je vais me poser sur une table à l'extérieur avec une bière pour potasser sur la suite de mon parcours. Le choix est rapide, il y a un magasin mix qui fait aussi bar et où il y a l'air d'y avoir des jeunes d'une vingtaine d'années ou alors il y a un petit chalet en bois sur la place du village avec 4 grandes tables en rondins pouvant accueillir 10 personnes chacune. Mon choix se porte sur le 2ème car il y a du monde ( déjà 3 tables pleines ) et aussi parce qu'il y a une fumée alléchante qui s'y dégage, l'ambiance a l'air bon enfant. J'arrive devant le cabanon, toutes les têtes se tournent vers moi et le niveau sonore baisse. Merde je fais un tel effet !! J'apprendrai plus tard dans la soirée par un jeune qui parle anglais que les touristes viennent voir l'église et se sauvent aussi sec. Je commande donc ma bière et je vais m'asseoir à la dernière table de libre. Ici pas de fioritures, on se lève ou on crie pour commander et quand c'est prêt le gars te l'annonce en criant. Je m'affale sur le banc et je commence à siroter ma bière, je n'ai pratiquement pas le temps d'ouvrir mon bouquin que déjà un groupe d'une douzaine de personnes arrivent puis dans la foulée une dizaine d'autres. Le niveau sonore s'élève immédiatement. Ils me demandent si ils peuvent s'asseoir à ma table et j'accepte volontiers ( en même temps c'est la seule table qui reste). Très vite on m'adresse la parole et je réponds par un petit " sunt francez" ( je suis français). Visiblement ça fait son effet car j'entends dans les phrases "francez" à tout va. Ça parle fort, ça rigole, ça rote, ça blague, ça tape dans le dos et surtout ça boit. La terrasse est exclusivement occupée par des hommes allant de 25 à 65ans. Autant dire que l'ambiance est très joviale. 2 gars de ma table se lèvent et vont vers une voiture et ils en reviennent avec 5 ou 6 bouteille d'eau mais remplis d'une boisson couleur Champagne et d'une autre couleur rosé mais plus soutenue. Les plus âgés s'en servent un verre ou plutôt un baquet ( les verres font tout de même 33cl ) et ils le coupent avec du coca. À moi on m'en sert un verre plein et sans coca. Je lève mon verre et je proclame un " noroc " bien viril qui n'a pas manqué de faire rire ma tablée. C'est légèrement pétillant, sucré, pas trop alcoolisé et avec un goût agréable mais que je n'arrive pas à déterminer. Ne comprenant pas le Roumain, impossible de savoir ce que c'est. Un homme arrive avec son synthétiseur et une enceinte, ce qui a ravivé les plus endormis. On rajoute des tables car d'autres hommes viennent se greffer à ce que l'on peut appeler maintenant une fête. 2 tablées commencent à manger et je tends le cou pour voir ce qu'il y a dans les assiettes. Ce sont les célèbres mititei ( petite saucisse de 10cm à base de viande hachée, aillée et aromatisée puis grillée). Ça me va très très bien car je n'ai pas mangé depuis 11h30 et la boisson locale commence à faire son effet. Je passe commande d'une assiette et d'une autre bière. Assiettes et verres en plastique, ici on mange avec les mains, à la bonne franquette, il y a juste 2 cures-dents plantés dans l'une des 2 saucisses et j'ai aussi une bonne poignée de frites. Un jeune de mon âge vient s'asseoir à côté de moi et il commence à me parler en anglais. Je me sens moins isolé et je peux enfin comprendre pourquoi une telle ambiance. Avant ça, un homme à la voie portante et déjà bien éméché vient me voir avec un petit verre et une bouteille de vodka à la main, il me dit en français et en roulant les R, " jé né pou rien faire pour toi mais jé ta souhaité la bienvénoue " et il me tend un verre de vodka plus que plein. Il me fait signe de boire cul sec, ce que je fais après avoir proclamer mon fameux " noroc ". Je reprends la conversation avec le gars qui est assis à côté de moi, il me dit que ce soir c'est la fête car ils viennent de finir un chantier de gaz. Enfin c'est ce que j'ai compris car après 2 baquets de bières, 1 baquet de pétillant de cerises, 1 baquet de pétillant de raisins et 1 verre de vodka, mon anglais est devenu subitement plus aléatoire. Nous continuons un peu la discussion et je les remercie pour cette bonne soirée. Je pars plein de joie à la voiture pour me coucher. Autant dire que je suis très heureux d'être déjà installé pour la nuit car je ne suis pas du tout en état de prendre le volant et en plus en Roumanie c'est tolérance zéro pour l'alcool. Une bien belle journée qui se termine d'une bien belle manière. Non pas parce que j'ai bu plus que de raison mais parce que ça fait du bien de prendre son temps et de voir des gens avec une âme. Avant de m'endormir, je les entends entonner des chants Roumains à capella. Vers 4h00 du matin, les derniers fêtards quittent les lieux bruyamment... De sacrés gaillards ces Roumains.



SAMEDI 7 JUIN

Le réveil est matinal, entre l'église qui sonne tous les 1/4h et les chevaux au petit trot sur le bitume, je ne traîne pas longtemps pour émerger. Je mange un morceau tranquillement et je mets un peu d'ordre dans mes affaires puis je consulte la carte et le programme du jour. Ma 1ère étape doit me conduire à Prejmer et j'y arrive au bout de 2h45. J'ai choisi de passer par le Sud pour profiter des routes de campagne avant de reprendre les grands axes et de voir la ville. Il y a de fortes chances pour que ce soir ce soit moins champêtre qu'hier. C'est ce qui rend les voyages agréables, les jours se suivent mais ne se ressemblent pas, aucune routine possible. Une fois sur la nationale, je me laisse filer gentiment, créant derrière moi une longe file de voitures. À 10km de Brasov, je contourne la ville par le Nord-Ouest puis j'arrive à Prejmer. La ville en elle même n'a absolument aucun attrait et est plutôt déserte mais l'église fortifiée vaut vraiment le déplacement. Elle est d'ailleurs classée au patrimoine mondial de l'UNESCO. C'est un édifice circulaire massif de 15m de haut sur lequel repose un toit 1 pan incliné vers le centre formant ainsi un début d'entonnoir. Les seules ouvertures donnant vers l'extérieur sont des meurtrières. L'intérieur du cercle est composé de plus de 230 portes numérotées sur 3 niveaux accessibles par un labyrinthe de balcons et d'escaliers. Derrière chaque porte, appartenant à une famille, une pièce plus ou moins grande leurs permettait à l'époque d'y cacher leurs récoltes et de s'y réfugier en cas d'invasion. Il y avait tout le nécessaire pour subsister en étant assiégé, un forgeron, un tisserand, un potier, une école etc... La vie à l'extérieur était installée pour un temps dans cette promiscuité. Au sommet du rempart, sous le toit, une coursive permet de faire le tour complet de l'édifice en ayant une vue par les meurtrières. Certaines pièces sont reliées entre elles créant ainsi plein de passages "secrets". Le centre du cercle est occupé par une imposante église dont les arches sont faites en pierres ou en briques, contrastant ainsi avec le blanc des murs. Vraiment un très bel endroit où il est agréable de flâner et de se perdre d'autant plus si l'on s'y retrouve seul comme j'en ai eu la chance, je le recommande fortement. Je mets maintenant le cap sur Brasov, une ville assez importante de 285 000 habitants, installée au pied d'une montagne sur laquelle dans le dernier tiers il y a BRASOV écrit en grosses lettres blanches, de la même manière qu'HOLLYWOOD aux USA. Un téléphérique permet d'aller au sommet de cette montagne pour contempler la ville et les environs. Rien de particulier à visiter mis à part une église...encore. Là dessus je fais l'impasse. Ici il est plutôt recommandé de battre le pavé tant le centre historique est grand et piéton. C'est LE centre névralgique de la ville. Une très grande place où il y a aujourd'hui un marché et une grande et large rue piétonne où se succèdent des terrasses aux ambiances hétéroclites. Tous les regards sont rivés sur les écrans, finale dame de Roland Garros oblige. Nous sommes samedi et ça grouille de gens mais ça reste tout de même agréable. À 16h00 je m'autorise un petit goûter et je m'achète un placinta cu mere, une spécialité roumaine. De la feuille de brick au dessus et en dessous et au milieu une pomme hachée ( peau, cœur, pépins) aromatisée à la cannelle. Si bien que je me retrouve à cracher discrètement ce que je n'arrive pas à mâcher, élégant ! Une fois avoir fait le centre en long en large et en travers, je me dirige vers ce qui semble être un rallye en pleine ville. Cela fait plus de 3h que j'entends des moteurs pétarader. Il s'agit en fait d'une course de côte où chaque participant part en contre la montre. Je reste là plus d'1h30 à regarder Ferrari, Porsche et autres bolides à 4 roues passer à très vive allure puis je regagne tranquillement ma voiture en passant par des vestiges de ce qu'était avant les remparts de Brasov et je passe également dans un des nombreux parcs de la ville. En allant en direction de ma voiture, je m'aperçois que les autres ont pour la plupart un PV sur le pare brise...ma plaque étrangère les en a visiblement dissuadés et c'est parfait car je n'avait pas pris la peine de prendre un ticket à l'horodateur, je ne m'étais. pas donné ce mal en devinant un peu que je ne craignais pas grand chose. Il se fait tard, je vais quitter la Transylvanie pour y revenir à la fin de mon périple. Il est temps que je me trouve un endroit où dormir aux alentours de Sinaia. La nationale que j'emprunte est agréable et j'arrive rapidement sur place. Nous sommes samedi soir et tout le monde est de sortie et en plus de ça il y a des mariages. Trop d'agitation à mon goût, je reviens sur mes pas et je tente ma chance à Busteni. Là je trouve une petite route sans indication particulière et qui a l'air de partir en forêt. Je crois que ça va me plaire. Je passe devant les dernières maisons et je traverse une petite forêt puis rapidement plus rien et un vaste vallon relativement plat et sans arbres s'ouvre devant moi. C'est encore mieux que ce que j'espérais. La route se transforme vite en piste mais c'est carrossable. Quelle chance ! 1km plus loin, je croise un panneau "attention aux ours", voilà qui finit de me séduire. Soudain, en m'enfonçant dans le vallon, en lisière de forêt, je crie PUTAIN UN OURS !!!! Ça c'est LA bonne surprise du voyage car sans grands espoirs j'avais espéré en voir un mais avec la quasi certitude que ça ne serait pas le cas. J'immortalise l'instant puis il disparaît dans la forêt. Il me faut chercher un endroit où me poser maintenant et je ne vais pas être déçu... 3km plus loin je tombe sur ce que l'on peut appeler le WOODSTOCK du campeur ! Le vallon est désormais plat et les alpages sont envahis de campeurs en tout genre. Ça va du campeur de compétition avec la tente, les chaises, la table, le barbecue à gaz, la glacière électrique...au puriste qui fait griller ces mitetei avec la lame de son couteau et qui dort à la belle étoile. Certains ont mis une clôture électrique autour de leurs tentes pour se protéger des ours. C'est l'anarchie la plus totale, on se pose où on veut et comme on veut. Les barbecues marchent à plein régime. Énormément de campements affichent fièrement leur patriotisme en plantant un drapeau roumain devant leurs tentes. Je trouve tout de même mon coin de verdure et je mange un morceau avant de me glisser dans mon duvet et de m'endormir au son bien désagréable de musiques folkloriques Roumaines crachées par les énormes enceintes de la voiture tuning de mes voisins d'un soir !!



DIMANCHE 8 JUIN

Déjà 1 semaine que j'arpente les routes de Roumanie. Il est 7h30, trop tôt, j'essaye de me rendormir mais le soleil tape et j'ai déjà trop chaud. Et puis surtout, j'ai déjà mon "David Guetta" local ( que j'appelle finalement Dj Carpates) qui s'est remis aux platines de bon matin. Je passe la tête dehors, grand soleil. Mais je rêve ou les hommes aux alentours tournent déjà à la bière !!!! Est ce qu'à un moment ils dorment et s'arrêtent de boire ces Roumains?! Je range mes petites affaires et je prends mon petit déjeuner dans ce que l'on peut appeler une discothèque de plein air. Mon voisin Dj Carpates a un invité, encore un furieux du tuning qui a la bonne idée d'ouvrir les portières et le coffre de sa voiture, de se mettre sur les mêmes ondes radio que Dj Carpates et d'envoyer les watts au maximum. Là clairement c'est tout le vallon qui profite des derniers tubes du moment. Pour le repos je repasserai plus tard, non là ce matin c'est dimanche et il y a une arrivée massive de voitures et je reste juste pour le plaisir de voir ce capharnaüm. On bat des records et je rigole tout seul comme un con dans ma voiture. Tampis je perds ma matinée mais pendant ce temps je potasse mon parcours et je rigole en regardant les gens. C'est bête et méchant, oui mais c'est tellement bon. Comment décrire tout ça sans rien oublier... Sur un vallon plat de 3km environ, vous prenez 500 voitures, 4 fois plus de personnes, des barbecues, des chiens, des tables, des chaises, des tentes, des campeurs, des drapeaux roumains, des randonneurs, des promeneurs, des alpinistes alors qu'il n'y a pas de quoi faire, des gens en maillot de bain, des vétetistes, des mamies avec la canne, des gamins hurlants qui jouent dans l'eau gelée du torrent, de la musique à tous les coins de tentes, de la fumée de barbecue en pagaille, de la poussière soulevée par les voitures et le meilleur pour la fin, du bourgeois en manque d'exotisme alpin dans leurs gros 4x4 de luxe desquels sortent des bécasses à talons qui ont une ceinture en guise de jupe et qui se demandent si c'est le choléra ou la peste qu'elles vont attraper en pique-niquant dans l'herbe, un must, j'adore. Étonnement les lieux sont propres et les gens prennent la peine de mettre leur déchets dans les grosses poubelles prévues à cet effet. Oui mais voilà, l'endroit est peuplé d'ours et une poubelle classique ne résiste pas très longtemps à l'appétit d'un plantigrade. Conséquences, ce qui était propre la veille au soir ne l'est plus le lendemain matin et les ours ont joué les petits Poucet en semant des détritus de la poubelle jusqu'à la lisière de la forêt... Charmant. Un Roumain vient taper causette avec moi mais là ça s'avère compliqué car la seule langue qu'il connait, c'est la sienne. Pas grave, on va trouver une langue commune, le Franmain et le Rouglais. Les 2 lui conviennent et moi aussi. On passe donc 20 minutes à discuter voiture et transport routier, son métier. Bien sympa encore cette rencontre. Depuis le début, je trouve que les gens sont très avenants. Et puis j'ai ai un atout de taille pour engager assez facilement la conversation, ma plaque d'immatriculation. J'ai apposé sur le "F" un stickers de la station de Meribel. Si bien qu'il est impossible de savoir de quel pays je viens, sauf si on connait Meribel évidemment. À 99% c'est l'élément déclencheur pour les rencontres. Déj�� 12h30 allez je file à Sinaia pour voir le château de Pelés. Au passage j'arrose copieusement tous mes amis campeurs d'une épaisse poussière ! Paradoxe Roumain, il est marqué à plusieurs reprises "ATTENTION AUX OURS, LAISSEZ LES TRANQUILLES" et " GARDER LES LIEUX PROPRES SOUS PEINE DE POURSUITES" et tout est prévu pour faire le contraire. Ceci dit j'ai quand même beaucoup aimé l'endroit qui, j'ai oublié de le dire, se trouve au pied des monts des Bucegi. 10km plus tard je me retrouve au pied de la longue montée pavée qui mène au château Pelés. Quand je vois l'effervescence dans la ville, je réalise très vite que ça va être blindé. Pas loupé, c'est la queue pour acheter les tickets et pour rentrer dans le château. Une fois mon billet d'entrée en poche, je décide de tenter ma chance pour accéder tout de suite étant donné que je suis seul. Et ça marche, on me colle dans un groupe de Roumains avec un guide et c'est parti. Mais au bout de la 2ème pièces, je les laisse filer car la visite se fait au pas de charge et ça ne me plait pas. Surtout qu'il y a énormément de choses à voir. C'est richement décoré, parfois trop. Les matériaux utilisés sont très nobles voir précieux. C'est vraiment très bien entretenu et on s'imagine aisément comment s'organisait la vie quand tout ça était habité. L'architecture extérieure n'a rien à envier à l'intérieur. Là aussi il y a le souci du détail. Encore un très bel endroit à ne pas louper. Autant j'ai pris mon temps pour monter au château et le visiter, autant là je redescends au pas de course car le ciel est noir et je vois déjà des éclairs au loin. Je regagne vite ma voiture et je démarre en direction de Slanic via Ploeisti. Au bout d'à peine 2 minutes c'est un déluge de pluie et de grêle qui s'abattent sur moi. J'y ai échappé belle sur ce coup là. La route vers Ploeisti est sans intérêt, tout comme la ville d'ailleurs donc je bifurque tout de suite vers Slanic et sa mine de sel que je visiterai demain. Le bourg est petit, sans vie et plutôt tristounet. Il y a là 4 ou 5 immeubles de l'époque communiste, cubiques, gris et sans balcons. Je repère très vite le puits de la mine et je m'installe sur le parking pour la nuit.

LUNDI 9 JUIN

Encore une fois je me fais réveiller par la chaleur qu'il fait déjà à 7h00 du matin dans la voiture. Je me prélasse au soleil, fais un brin de toilette, consulte les cartes et mange un morceau. Encore une fois je prends le temps et je vais même faire un tour dans le village. En réalité ce n'est pas si moche que ça, mis à part ces 5 ou 6 bâtiments de l'époque communiste, le reste est joli. Il y a beaucoup d'arbres et hier soir je n'ai pas vu toutes les petites maisons qui se cachaient. Je reviens à ma voiture et quand je me décide à aller en direction de l'entrée, je prends peur. Il y a déjà beaucoup de voitures et il y a une bonne demi heure de queue à l'entrée. À un jour près j'aurai trouvé porte close car la mine ferme exceptionnellement mardi 10 juin ! Me voilà dans le petit ascenseur où peuvent rentrer 6 personnes bien serrées. La descente dure 90 secondes. Chaque élément en ferraille de la cabine est rongée par le sel. Je suis maintenant à 208m sous terre. Il fait très frais 12 degrés ( toute l'année). Je sors de la cabine et je suis stupéfait, c'est grand, très grand, immense ! Les proportions font peur, je ne m'attendais pas à ça. Il y a environ une dizaine de salles, accessibles au public, reliées par des très larges passages. En tout il y a 8 hectares qu'il est possible d'arpenter et 2,5 hectares fermés au public, les hauteurs sous plafond varie entre 32m et 54m. Les volumes qui ont été extrait de cette mine sont colossaux. Il y a même une croix religieuse lumineuse. Passé cette 1ère impression, je m'avance un peu en pensant qu'il y aurait un guide ou un petit train mais je vois que tout le monde déambule à sa guise alors je fais pareil. Je tombe sur une salle où il y a des structures gonflables pour enfant et des karts à pédales. Ça me surprend un peu mais pourquoi pas. Dans la suivante il y a un bar café et magasin mixt avec tables, chaises etc... Là rien de trop surprenant. Dans une autre, des sculptures avec la pierre de la mine. Nulle part je trouve des informations sur l'extraction du sel, c'est bien dommage car je ne comprends pas où se trouve le sel quand je regarde les murs de cette mine. Ils ressemblent à de la pierre compacte, lissée et où on aperçoit très bien les strates. Ici on y vient en famille, parents, enfants, grands parents, cousins etc... C'est un lieu qui a l'air très apprécié et très fréquenté par les Roumains. Un peu plus loin j'aperçois un petit plan d'eau avec une passerelle qui l'enjambe. Ailleurs un terrain de football. Ici un coin TV avec un grand écran plat. Là un coin repos compartimenté et équipé avec des lits de camps. J'en fais le tour et effectivement des gens se reposent avec une couverture qui les recouvre. C'est déroutant comme endroit. On y fait même son footing ou de la marche sportive. Les gens me regardent l'air interrogatif car ils ne comprennent pas comment je peux tenir avec juste un tee-shirt. Tout le monde sans exception a une veste où au moins un pull. De toute façon, froid ou pas je n'ai pas le choix, mon sweat est dans la voiture. Je me dirige vers l'ascenseur pour repartir et je vois une gravure que j'ai du mal a identifié car la lumière est plutôt faiblarde dans cette mine. Il s'agit en fait d'une représentation d'Usain Bolt, le sprinter, qui fait son fameux geste après chaque course gagnée. Au dessus de lui, il y a "PUMA" inscrit avec le logo de la marque. Je reprends l'ascenseur en étant perplexe sur ce que je viens de voir. Je viens visiter une mine d'extraction de sel et j'ai tout vu sauf ce pour quoi j'étais venu. Revenu à la surface j'aperçois un panneau expliquant brièvement la mine. En fait Slanic est une station balnéaire où l'on vient prendre du bon temps mais aussi soigner des maladies respiratoires. L'air de la mine est , parait-il, très bon pour ça. La pression atmosphérique est constante ( 780 hpa ) et c'est visiblement très bon aussi pour le corps. Il y aussi la possibilité de se baigner dans un lac salé à 1km de là mais je ne l'ai pas testé. Avant de partir je m'achète un kurtos-kalacs. Cette fois ci je vois tout le procédé de fabrication. Délicieux ! Maintenant je mets le cap sur l'extrême Sud de la Moldavie, un endroit peu visité de la Roumanie, Vulcanii- Nairosi, au Nord de Buzau. La route pour y aller est très agréable, je passe dans de nombreux petits villages. Je m'enfonce dans un paysage de collines bien rondes et très verdoyantes et arborées. Difficile de croire qu'ici il y a de l'activité volcanique. Je me gare sur le petit parking et je suis accueilli par le propriétaire, " welcome to muddy land ". Trouvant le cadre vraiment sympa je lui demande tout de suite si jeu peux dormir ici et il accepte sans problème. Ça m'en coûte 5lei et je peux disposer des sanitaires et des tables ombragées mises à disposition. La douche chaude est à 5lei. Parfait tout ça. Maintenant je me dirige vers la zone volcanique par un sentier montant sur une colline. Jusqu'au bout le suspens est entretenu car on ne voit rien, c'est bien vert à des kilomètres à la ronde. Soudain j'aperçois enfin les cônes volcaniques. En fait c'est une zone bien précise qui fait tout au plus 400m de circonférence. Il y a des cônes crachant de la bout à intervalles plus ou moins réguliers ou alors il y a de grosses flaques boueuses glougloutantes ! Ni l'eau ni la boue sont chaudes, ce ne sont que des remontées gazeuses. Les contrastes entre les couleurs sulfurées et le vert des alentours est saisissant. Je suis quasi seul et je profite de l'endroit en me baladant de flaque en flaque et de cône en cône. Déjà 2h30 que je suis ici, je m'y sens vraiment bien tant le calme règne. Je descends au parking et je m'installe pour la nuit. Dommage que demain je doive poursuivre ma route car l'endroit est enchanteur. Pas une seule habitation à des kilomètres à la ronde, une nature préservée, pas de bruit, et tout le nécessaire pour camper confortablement. Il y a même un petit magasin mixt et du wifi gratuit. Je finis cette journée devant un magnifique coucher de soleil et une bonne bière. C'est sûr, ici j'y reviendrai.



MARDI 10 JUIN

J'ai dormi comme un bébé, tellement c'est calme. Je mange un morceau sur l'une des tables ensoleillées puis j'essaye d'organiser via internet mes quelques jours dans le delta. Je me repose au soleil et je me laisse bercer par le son des cigales et des oiseaux. Absolument génial. Je discute avec le propriétaire des lieux, je prends vraiment du bon temps, à tel point que je commence à émettre l'idée de rester une nuit de plus. Il est 12h00 et toujours aucun touriste n'est venu ce matin, je me motive enfin à quitter ce cadre idyllique et je fais route vers Galati via Buzau et Braila, 2 grandes villes sans attraits particuliers. Il y a peu de monde sur la route et les kilomètres défilent dans des paysages de cultures. Au bout de 165km j'arrive à Galati. L'entrée dans la ville est peu accueillante, c'est le moins que l'on puisse dire. Un amas d'usines croulantes crachent de la fumée peu rassurante. Passé cet endroit, ça grouille de vie dans toutes les rues, il faut dire qu'il y énormément de petits commerces. Pour le moment je n'ai toujours pas vu le fameux Danube. Je cherche mais je ne trouve pas quand enfin j'aperçois le haut d'une péniche. Je trouve une place où me garer et je vais vite me promener sur la Malul Dunarii C'est une large piste cyclable et piétonne sur environ 4 ou 5km, le tout bien arboré et à une dizaine de centimètres du Danube. Il y a aussi une quinzaine de grandes sculptures en ferraille qui bordent la promenade. Malgré les 34 degrés affichés, je décide tout de même d'en parcourir l'intégralité. Il y a très peu de monde, juste quelques joggeurs, cyclistes, promeneurs et patineurs. Vers 18h30 quand le soleil joue à cache cache au milieu des immeubles, les gens affluent. C'est LA balade des gens de Galati et je les comprends. Des cabanons , pour manger sur le pouce, commencent à se monter pour la belle saison. En fin de journée je contacte Quentin un français rencontré grâce à VF et qui un spécialiste du delta. Il va pouvoir me rancarder sur l'endroit. Il me dit de me rendre à Mahmudia, un village à une soixantaine de km au Sud de Tulcea. Là un gars et sa femme m'accueilleront et me feront découvrir le delta en bateau. Et peut être même que je pourrais pêcher ! Je m'installe sur un parking au bord du Danube et je passe la nuit ici.





MERCREDI 11 JUIN

Il est 6h30, un bruit me réveille. Je mets du temps à émerger et de nouveau le même bruit. Ça vient d'une de mes roues, on est entrain de me mettre un sabot !!!! Je bondis hors de mon sac de couchage et je regarde dans les rétros, fausse alerte, ce n'est qu'un balayeur municipal qui tape dans mes roues avec son balai. Le réveil est brutal mais passé cette frayeur, je retombe comme une masse avant d'être réveillé par la chaleur déjà étouffante dans l'habitacle. Il est 8h30 et je m'installe sur le bord du Danube pour le petit déjeuner. Joli cadre. Le Danube doit faire pas loin d'un kilomètre de large là où je me trouve. Difficile de se rendre compte mais c'est très large. Il charrie tout un tas de débris et l'eau est marron. Peu engageant. Des péniches de 100m où peut être plus me passent devant le nez, impressionnantes. Je prends la route pour Mahmudia vers 10h30 en prenant le bac pour traverser le Danube. J'attends 1/4h et je monte à bord. Ma plaque d'immatriculation a encore frappé, on m'interpelle pour savoir d'où je viens et j'échange un peu avec le gars dans un Français Roumain Anglais approximatif. La vue sur l'environnement du fleuve n'est pas mal non plus depuis le bac. Je suis maintenant dans la région de la Dobrogea, la route est agréable, peu de monde, beaucoup de cultures, d'étangs, de marais, de villages. 80km plus au Sud je passe rapidement Tulcea et il me reste 30km pour Mahmudia. Sur la route j'appelle Quentin qui a une maison dans Mahmudia mais qui est reparti en France il y a 2 jours, dommage !!! Il m'indique l'adresse de son ami Vassile qui a un endroit pour m'héberger. Ce sera finalement sa femme qui va m'accueillir car il est dans le delta entrain de pêcher avec un ami et son neveu. On communique difficilement car elle ne parle que le Roumain et le Russe. Elle me montre où je vais dormir puis je file me balader dans le village et sur le bord du Danube qui est à 2 pas. Il fait 28 degrés et il y a beaucoup de vent. Je casse la croute devant le Danube et je vois défiler tous types d'embarcations. Des barques, des hors-bord, un traversier, des pinasses, des canoës-kayaks, des bateaux de croisière plus ou moins grands. Devant moi, hors de l'eau, il y a des barques en bois étanchées avec du goudron liquide appliqué de façon rudimentaire. La vie dans le village est paisible. 1 seule route goudronnée et pas moins de 5 magasins mixt !! Une chose est sûre je ne mourrai pas de faim ici. Je rentre tranquillement chez Vassile et je fais une petite sieste de 30 minutes quand j'entends du bruit dans la pièce principale. Je descends et je suis accueilli à bras ouverts par un homme de 57ans, grand, mince, à l'allure sportive. Il parle un très bon Anglais et la communication est très facile. Il comprends aussi très bien le Français mais ne le parle pas. Immédiatement on parle du delta, c'est LE spécialiste du secteur. Il n'est pas avare d'histoires, de conseils et d'anecdotes sur le delta. Il me fait voir sa pêche du jour. J'ecarquille les yeux quand il me fait voir de nombreux brèmes, des brochets, des sandres et même une carpe et un silure. Aujourd'hui comme il dit, c'était une partie de pêche entre amis. Il y a son ami de toujours qui s'appelle lui aussi Vassile mais que tous appellent Colonel en référence à son grade dans l'armée et il y a aussi son neveu Ivan. Si tôt à table, j'ai droit à un verre de tuica, un alcool de prunes Roumain. Ça doit friser avec les 40 degrés quand même. Vassile, Colonel et Ivan ont faim donc dans la foulée, sa femme met sur la table la ciorba du jour, un excellent bouillon de viande, relevé avec du céleri branche, du persil, de la coriandre et d'autres herbes. C'est excellent, vraiment à tomber. Puis j'ai droit ensuite à une autre spécialité Roumaine, les sarmales. Des feuilles de vigne farcies avec de la polenta et un peu de viande et des légumes, le tout cuit dans un bouillon. Une fois dans l'assiette on y met du yaourt nature dessus. Le plat du pauvre paraît-il... Si tous les pauvres pouvaient manger aussi bon, le monde tournerait mieux ! Il est 19h30, s'en suit une longue discussion ponctuée de franches rigolades avec Vassile, son ami Colonel et Ivan son neveu. On aborde tout un tas de sujets aussi intéressants les uns que les autres. Mon image sur les Roumains et la Roumanie change définitivement. Je dois avouer que j'étais venu avec des à priori et ils ont été balayés par tous les gens que j'ai pu rencontrer jusqu'à présent. Nous allons ensuite voir son jardin et sa vigne. Vassile fait un " red red wine" comme il l'appelle, je comprends qu'il doit décaper. Puis nous revenons chez lui et nous discutons encore jusqu'à minuit. Maintenant il est tant de dormir car la journée va être longue demain.

JEUDI 12 JUIN

Je me réveille à 7h00 et je saute du lit pour rejoindre Colonel et Ivan qui sont déjà debout. Au bout d'une heure, ne voyant pas arriver Vassile, je demande à Ivan si il dort encore, il me répond oui et il va dans la foulée le réveiller. Mauvaise nouvelle, Vassile a mal dormi et il a mal à l'estomac. Pas de pêche pour lui aujourd'hui. Il me rassure en me disant que Vassile et Ivan connaissent très bien le secteur et que nous allons partir tous les 3. Mis à part que les 2 ne parlent pas l'Anglais, je ne suis pas inquiet du tout. Avant de partir nous avalons un morceau, ou plutôt un gros morceau. Christina, la femme de Vassile, nous a préparé une grosse assiette avec 3 œufs au plat, des tomates coupées grossièrement, des concombres qui sont en fait des gros cornichons, de la feta mais au lait de vache et non au lait de brebis comme habituellement, et du pain. Le tout arrosé de thé au citron. Autant dire que ça cale un homme. Surtout qu'après elle amène du icré, une sorte de tarama maison préparé avec des œufs de brochet. Tout ça est très bon mais je n'en peux plus. Place aux choses sérieuses, nous chargeons la voiture de tout le matériel, nombreuses cannes, une bourriche, une grosse épuisette, 2 boîtes à appâts, de l'eau et de la nourriture. Nous allons au port de Mahmudia qui est en réalité une petite péniche amarrée sur laquelle se trouve la capitainerie et où sont stationnées plusieurs embarcations dont celle de Vassile. On charge la barque, on va faire le plein de benzina ( essence) puis on descend le Danube à toute vitesse. Ivan a été initié très tôt par son oncle et il est tout à fait apte à partir seul dans méandres du Danube qui a tissé une véritable toile d'araignée. Le fleuve se sépare en 2 bras en amont de Tulcea puis le bras au Sud de sépare une deuxième fois juste en aval de la même ville. Il y a donc bratul Chilia qui par très au Nord et qui fait aussi office de frontière avec l'Ukraine, bratul Sulina qui est quasi tout droit et qui se termine dans la ville du même nom et il y a enfin bratul Sfantu Gheorghe qui est le plus au Sud et qui zigzague beaucoup avant de rejoindre la mer. Mahmudia se trouve sur ce bras et nous naviguons dessus. Ces 3 bras alimentent tout le delta, les rivières, les canaux, les chenaux, les passes, les lacs, les étangs, les ruisseaux, les marais. Il y en a en quantités indénombrables. Cette quantité d'eau crée une biosphère extrêmement riche, si bien qu'elle fait partie du programme de surveillance de l'UNESCO. L'accès y est donc réglementé. On s'enfonce dans ce labyrinthe végétal jusqu'à arriver au lac de Gorgova où nous prenons différents canaux pour voir la faune et la flore environnantes. Il y a vraiment de tout, des hérons, des aigrettes, des ibis noirs, des pélicans, des cormorans, des cygnes, des foulques, des canards, des goéland, des mouettes, des martins pêcheurs, des aigles pêcheurs, des loutres, des castors, des chevaux sauvages, des serpents, des grenouilles et bien d'autres choses. Sous l'eau c'est pareil, il y a une multitude de sortes de poissons dont certains sont endémiques au delta. Aujourd'hui nous sommes venus pour le brochet et la perche, 2 carnassiers très appréciés pour leur délicate chair. Au niveau de la végétation, c'est très riche aussi. Donnant ainsi une multitude de nuances de verts. Nous passons sur un petit lac qui est entièrement recouvert de nénuphars jaunes et blancs, je n'en ai jamais vu autant, c'est impressionnant. Se balader dans le delta c'est mettre ses 5 sens en éveil, la vue pour la faune et la flore, le toucher avec l'eau et les poissons attrapés, l'odorat avec les nombreuses effluves que dégagent le fleuve, les marais et la flore, l'ouïe pour le concert que nous offrent les oiseaux et enfin le goût quand après une partie de pêche on déguste les poissons si bien préparés par Christina et qu'on arrose tout ça d'un petit vin blanc local. Nous choisissons notre plan d'eau et nous nous mettons à pied d'œuvre pour dénicher des beaux spécimens. Déjà 1h30 que nous taquinons les poissons mais rien de rien. Nous changeons d'endroits à de nombreuses reprises mais nous faisons chou blanc. C'est dans le lac de Potcoava, non loin du grand lac de Gorgova que Colonel fait la 1ère prise. 5 autres se suivront, dont 2 à mettre à mon actif. Entre temps nous faisons échouer notre embarquation sur un véritable champs de nénuphars et nous pique-niquons là au beau milieu d'un concert de coassements de grenouilles. Il est 17h30 quand nous plions bagages. Il nous faut 45min de barque pour rejoindre le port de Mahmudia. Je suis seul devant, Colonel derrière moi et Ivan à la barre. Je profite pleinement de ce moment qu'offre la nature. Nous passons par des canaux peu empruntés et donc nous ne croisons personne à part des oiseaux qui se sauvent à notre passage. Une fois chez Vassile, nous vidons les poissons et nous les mettons au congélateur qui est déjà plein à craquer de toutes sortes de poissons. Après une bonne douche nous nous mettons à table devant un véritable festin. Ce soir tout le repas sera fait avec les poissons du delta. Ciorba aux 6 poissons, beignets de brochet, boulettes de chair de silure frites, icre de carpe ( tarama maison), bref il y en a trop et je m'empiffre tant qu'il m'est possible d'en avaler. Quand Christina amène des crêpes à la confiture de coings, c'est le coup de grâce. Après de longues discussions sur la partie de pêche du jour et sur le programme du lendemain, nous allons nous coucher.

VENDREDI 13 JUIN

Il est à peine 8h00 que déjà j'entends que ça parle dans le salon. Je me lève et me mets â table avec les autres. Christina nous amène le petit déjeuner ou plutôt les mêmes assiettes gargantuesques de la veille. Nous partons ensuite dans le delta mais sans Colonel qui doit regagner Constanta dans la journée. Aujourd'hui nous allons pêcher et visiter le lac d'Uzlina et ses environs. Le temps est couvert est nous subissons plusieurs averses toute la matinée. Comme hier, nous attendons que ça veuille bien mordre. Au bout de 2h c'est Vassile qui attrape le 1er brochet. En tout ce seront 3 brochets et 4 perches que nous remontrons à la surface. Le temps s'améliore en ce début d'après- midi et nous en profitions pour enlever nos cirées et faire une pause pique-nique sur la barque. Nous sommes absolument seuls sur ce plan d'eau attenant au lac principal. Il y a quelques pélicans au loin mais sinon c'est le calme le plus complet. Nous décidons de plier le matériel et de rentrer tranquillement vers Mahmudia en empruntant d'autres canaux. C'est très agréable d'être seuls dans ce cadre de verdure sauvage. Une fois à la maison, Ivan s'attelle comme d'habitude à la corvée du nettoyage de la pêche du jour. Après une bonne douche, nous nous mettons à table pour un festin que Christina a mijoté toute l'après-midi. Cette fois ci je ne me fais pas avoir et je goûte tous les plats mais en moins grande quantité. Mon estomac ne supporterait pas une 2ème goinfrerie. Nous finissons la soirée par une longue discussion autour d'un verre de palinka puis je vais me coucher.

SAMEDI 14 JUIN

7h30, je saute du lit car aujourd'hui j'ai un peu de route et j'aimerais ne pas arriver trop tard. Le temps de charger la voiture, d'avaler un dernier petit déjeuner gargantuesque dont Christina a le secret puis je mets en route pour longer le bord de la mer noire. Mais avant je remercie chaleureusement mes hôtes pour leur accueil et Vassile me donne encore quelques endroits à visiter sur ma route vers Constanta. Christina me donne des boulettes de poissons frites que j'avais adoré la veille. Je met le cap vers l'extrémité Sud du delta accessible en voiture, Murighiol. À la sortie de la ville, Il y a un petit plan d'eau où se trouvent toujours des colonies assez importantes d'oies sauvages, d'échassiers, de pélicans etc... Je fais un stop très court car si il n'y a pas de moustiques en journée, ils sont largement remplacés par les taons. Le temps de prendre quelques photos et je cours en direction de ma voiture. Maintenant je continue vers Babadag, Mamaia et Constanta. Du côté gauche de la route, c'est encore le delta et sur la droite ce sont des champs de blé, de mais, de pommes de terre et d'éoliennes !!! Il y en a des centaines. On ne peut pas dire que ça enjolive le paysage. La route est bonne et il y a peu de monde, j'arrive rapidement à Navodari. Là j'aperçois enfin la Mer Noire. Un vieux rêve qui se réalise enfin. Je vais vite déchanter car Navodari touche Mamaia et le littoral est envahi d'immeubles, de résidences et de complexes hôteliers si bien que la mer on ne peut plus la voir. Et puis c'est samedi, il fait beau et les gens de Bucarest sont venus en masse pour passer le week-end au bord de l'eau. Il ne m'en faut pas plus pour mettre les voiles et fuir tout ça. Je me dirige maintenant vers Constanta, mais tout le long de la route c'est la même chose, du béton, du béton et encore du béton. Je me pose tout un tas de questions. Est ce que je vais quand même à Constata? Est ce que ça en vaut vraiment la peine? Et puis le guide du Routard n'indique rien de mirobolant à visiter. Je me dis aussi que l'on ne vient pas ici tous les jours mais à la vue des 1ères usines de Constanta, je préfère ne pas y aller. Je me console en me disant que j'apprécierai davantage la Mer Noire depuis la côte Turque lors d'un prochain voyage. La côte roumaine est tellement restreinte qu'elle a été prise d'assaut par des promoteurs peu regardant sur l'esthétisme. Il est 13h00 et je me demande si je fais toute la route vers Bucarest dès maintenant. Après une petite pause casse-croute dans un village où visiblement toute l'économie tourne autour de la pomme de terre, je me décide à rallier Bucarest aujourd'hui. Je quitte la région de la Dobrogéa pour rentrer à nouveau dans le Muntenie.La route est parallèle à l'autoroute, rien de particulier à voir et je fais très rapidement les 160km qui me séparent de la capitale. Quand un panneau indique " Bucarest 18km " il est difficile de croire que l'on va arriver dans la capitale. A 8km je vois encore des paysans faire brouter leurs vaches sur le bas côté. La route se transforme en double voie et les 1ères zones commerciales font leur apparition. Vient ensuite un boulevard " fortifié" de 3 ou 4 km d'immeubles résidentiels collés les uns au autres. Alternant les façades délabrées, les façades fraîchement ravalées, les façades grises et parfois colorées. L'ensemble est plutôt terne. Comme une grande partie de la ville d'ailleurs. Il y a peu d'indications et j'ai beaucoup de mal à me repérer. Les gens roulent vite, changent brusquement de direction et finalement je me laisse embarquer par le flux de la circulation en me disant que de toute façon je tomberai bien sur un panneau ou un endroit plus touristique. J'aperçois maintenant des bâtiments plus soignés, quelques bars et une population plus jeune. Je décide donc de trouver une place pour me garer. Il me semble que c'est le bon point de départ pour explorer les lieux. Je ne me suis pas trompé, je suis juste au commencement du quartier de Lipscani. C'est le quartier de Bucarest le plus animé. Dans les rues et ruelles se succèdent une multitude de bars branchés, brasseries, restaurants, magasins de souvenirs etc... J'ouvre mon plan de la ville et je décide de voir tout de suite l'ancien palais de Ceausescu. De là où je suis il y a 1km de marche pour s'y rendre. Je laisse de côté le quartier de Lipscani que j'arpenterai tranquillement demain. Quand j'arrive au croisement du boulevard qui passe devant le palais, je suis stupéfait par ce que je vois. Les platanes qui bordent la route me cachent une bonne partie de la masse du bâtiment mais je peux déjà apercevoir sa démesure. Plus j'avance pour me mettre face à lui et plus je découvre ce mastodonte. Je suis maintenant sur la grande place et je vois l'intégralité du palais. C'est quand même fou de faire une construction aussi gigantesque. De plus l'édifice est construit sur une grosse bute et ça lui donne un aspect encore plus imposant et ça assoit sa supériorité sur toute toute la ville et sur les visiteurs qui le contemplent. En voyant ça, on imagine très bien la mégalomanie du couple Ceausescu. En regagnant ma voiture, je passe devant de nombreux bars et tous ce sont mis à l'heure Brésilienne. Les terrasses sont bondées et il y a même un écran géant pour retransmettre les matchs de la coupe du monde de football. Aujourd'hui j'ai fait beaucoup plus de km que prévu initialement et je ne traîne pas à casser la croûte et à me coucher. De plus demain je vais sillonner la ville à pied donc je dois être en forme.



DIMANCHE 15 JUIN

8h30, réveillé par la pluie qui tombe sur la tôle. Déjà ma 2ème semaine en Roumanie qui s'achève. Pensant au temps qu'il fait dehors, je reste au chaud dans mon duvet. Rien que de savoir que je vais parcourir la ville sous la pluie ne m'enchante pas. Je finis quand même par me lever et je mange un morceau. Armé de mon plan je décide de quadriller le centre ville. J'ai déjà en tête les principales choses à voir et je me balade dans les rues au gré du vent. Il pleut moins fort et maintenant c'est un crachin breton qui tombe sans discontinuer. Je ne suis pas vraiment mouillé mais je sens bien que mes affaires sont moites. Bucarest est une ville très particulière, c'est la ville des paradoxes. Se côtoient les très pauvres et les très riches, les bâtiments en ruine et les petits bijoux d'architecture, le gris et le coloré, des églises séculaires et des tours d'acier et de verre, des gens en habits traditionnels et ceux avec la dernière marque à la mode. Bref ici tous les opposés vivent ensemble et ça donne un mélange plutôt surprenant. Hors du quartier de Lipscani , qui est fréquenté par une population de moins de 40ans, la vie a l'air plus difficile, les bâtiments sont gris et parfois le ferraillage du béton est apparent, les enseignes des commerces sont vieillottes et les devantures demandent à être rafraîchies, les gens sont habillés plus simplement et ils portent la tristesse en eux, les voitures sont moins rutilantes. Les longues années de totalitarisme communiste ont laissé des traces indélébiles. La vie peine à reprendre un court normal. Même dans le quartier de Lipscani, il y a des ruines au beau milieu de bars branchés. Il y a même un bâtiment prêt à tomber, soutenus par une structure en acier qui vient obstruer le passage d'une rue piétonne fréquentée. Une chose très appréciable, c'est qu'une grande majorité des rues du quartier de Lipscani soient piétonnes. Contrairement à ce que j'ai pu lire dans beaucoup de témoignages et récits sur les forums, je n'ai quasiment pas vu de chiens errants, contrairement à des villes comme Sighetu Marmatei et Galati où pullulent des hordes de chiens amochés, crasseux et parfois agressifs. Mis à part les réalisations parfois pharaoniques de Ceausescu et quelques bâtiments ayant survécus à la 1ère et 2ème guerre mondiale puis à 45ans de totalitarisme, il n'y a pas grand chose à voir d'autre. Avec une bonne journée de marche et sans me presser, je pense avoir fait le tour des principaux lieux attrayants. Je cherche maintenant un restaurant où l'on mange des spécialités roumaines. Étant donné que c'est un quartier fréquenté par une population jeune, je n'y trouve que des burgers, pizzas, kebabs etc... Je finis par trouver un restaurant où j'ai du mal à déchiffrer le menu et où les prix sont corrects. Parfait, je m'assois et regarde la carte. Difficile de choisir car tout est marqué en Roumain. Heureusement il y a des photos du plat devant chaque énoncé. Je passe commande d'un plat qui m'a l'air bon et en attendant je regarde dans la rue. En levant la tête je vois marquer sur la devanture le nom du restaurant et à côté en plus petit " restaurant turkish ". Grosse déception. Je mange tout de même un bon petit plat Turc et ensuite je vais sur une place où a été installé un écran géant. Ce soir la France joue contre le Honduras. Je ne suis pas fan de football mais voir un match de l'équipe de France à l'étranger, c'est une expérience que je n'avais jamais vécu. Aujourd'hui qu'il fait froid et pluvieux, il y a plus de monde devant l'écran que pour le match d'hier et où le temps était clément. Je ne suis pas resté assez de longtemps pour voir la réaction des gens lors d'un but de la France mais je sentais beaucoup plus de ferveur que pour le match de la veille. Il y a eu des débuts d'applaudissements et de cris quand la France a failli marquer un but. Depuis le début de ce voyage, je remarque que la France, les Français et la langue Française sont très appréciés par les Roumains. Épuisé par ma longue marche, je file me coucher avant la fin de la 1er mi-temps.

LUNDI 16 JUIN

Il est 7h30 quand j'entends les 1ers Klaxons et la circulation qui s'intensifie. On est lundi et une nouvelle semaine commence. Il y a beaucoup de monde dans Bucarest. Je me mets en route vers 9h00 et à ma grande surprise je sors de la ville très rapidement et en plus sur la bonne route. Malgré la circulation et une pluie battante, tout va bien et je me retrouve sur la nationale 7 pour Pitesti puis Curtea de Arges que j'atteins au bout de 150km de routes plutôt bonnes. Je casse la croûte et je vais me balader dans la ville pour voir notamment 2 jolies églises. Mais cette fois ci je me cantonne à les voir de l'extérieur. Je regarde la carte puis je me remets en piste pour m'attaquer à la Transfagarasan. Une route de montagne paraît-il très jolie qui traverse les Carpates. Sur les conseils de Daniel rencontré sur VF, j'avais inversé mon parcours pour arriver plus tard et être sûr que la route soit ouverte et déneigée. Oui mais en sortant de Curtea de Arges, je vois un panneau indiquant " TRANSFAGARASAN INCHIS KM104 cabana Capra ". Là je suis déçu et je m'arrête pour regarder la carte et trouver un plan B. Une seule route peut me dégager de cette impasse mais puisque je suis là je decide quand même d'aller jusqu'à ce fameux KM104. Au bout de 10km la route rentre dans une gorge et devient très sinueuse. Le plafond nuageux est bas, une bruine tombe et il fait 12 degrés. Le col qui se trouve à 2000m est annoncé à 58km. Je reste un peu perplexe en voyant une telle distance et en sachant que ça va être sinueux et que la route va se dégrader. Quelques kilomètres plus loin j'arrive au barrage Vidraru et au lac du même nom. Je sens que l'on déjà loin de tout. Plus de maisons, presque plus de circulation mis à part les quelques touristes téméraires. Là une tourelle d'une trentaine de mètres permet d'avoir un beau panorama sur l'endroit. Ça se limite à pas grand chose car le brouillard est trop épais. Je traverse le barrage à pied, il y a des cabanons à souvenirs mais ils sont fermés. C'est un peu tristounet ici. Je repars pour le col. Presque tout le monde redescend sauf 6 motos d'Irlandais et 1 voiture de Hongrois. Il se remet à pleuvoir et le temps est peu engageant pour se retrouver perché en altitude. La route reste à plat et serpente en suivant les nombreuses criques du lac. Après 10km j'ai la sensation de ne pas avoir avancé, le barrage est encore juste là à portée de main. Une fois le lac derrière moi, le paysage change, la route s'élève, les alpages et la végétation de montagne apparaissent. Au KM94, encore un panneau " TRANSFAGARASAN INCHIS KM104 cabana Capra ". Bon cette fois ci plus d'espoir pour franchir le col. D'autant plus que je ne croise aucune voiture dans le sens inverse. KM100, toujours pas un brin de neige. Le brouillard est épais et ne me permet pas de voir plus loin que les motos devant moi. D'habitude chez moi je vois les motos monter les cols à plein régime mais là ils sont obligés d'y aller à tâtons tant la visibilité est mauvaise. Je suis un peu démoralisé quand je pense à toute cette route que je vais devoir refaire en sens inverse et sans avoir rien vu au final. Arrivent enfin les fameux KM104 et sa cabana Capra, une sorte de refuge hôtel planté au milieu de rien. C'est fermé apparemment. Les irlandais s'arrêtent, les Hongrois aussi. Il pleut toujours et il ne fait plus que 8,5 degrés, je n'ai pas envie de mettre le nez dehors donc je continue car finalement la route a l'air ouverte. Le paysage est plus minéral, l'herbe commence à laisser place à des pierriers. La route passe désormais à flan de montagne, il n'y a pas de barrières et donc la sortie de route n'est pas autorisée. Je suis dans l'incertitude de pouvoir arriver en haut car la neige fait son apparition sur les bords et je ne croise toujours pas de véhicule qui descendent. Dans une percée dans le brouillard, j'aperçois en contrebas les motos et la voiture qui se sont remis en marche. J'arrive à un tunnel qui doit faire 500m de long, je le traverse et surprise, je suis enfin au col. Malgré les 7 degrés, la pluie et le brouillard il y a 2 courageux qui vendent du fromage séché dans des panses de brebis et du miel. Je ne vois pas l'intérêt de m'y arrêter car on ne voit strictement rien de rien. C'est bien dommage car je pense que l'endroit est joli. De toute façon je n'ai aucun regret car la météo pour les prochaines 48h est exécrable donc inutile que je dorme sur place pour voir le paysage le lendemain. Un peu surprenant de se retrouver ici alors qu'il y a à peine quelques heures j'étais en plein centre de Bucarest. Je commence la descente vers le petit village en bas de la Transfagarasan, Cartisoara. La revêtement de la route est beaucoup mieux de ce côté. Si d'un côté il m'a fallu faire 85km pour arriver en haut du col, de l'autre côté il me faut 35km pour le descendre. À mi-chemin, le brouillard se dissipe et je peux apercevoir une vaste plaine cultivée qui mène jusqu'à Sibiu. Me voilà à nouveau dans la région de la transylvanie. À Cartisoara, je me mets en quête d'un endroit pour dormir et je trouve mon bonheur quelques kilomètres plus loin. La route à été fatiguante et je ne mets pas longtemps à m'endormir.

MARDI 17 JUIN

J'entends déjà de la vie à l'extérieur, il est 7h30, je me lève tranquillement car aujourd'hui je passe toute la journée à Sibiu qui n'est qu'à 25km. Le temps de casser la croûte tranquillement et j'arrive à Sibiu vers 9h30. Sibiu c'est une agglomération de 160 000 habitant qui s'est construite autour d'un gros bourg fortifié. À l'intérieur les rues et ruelles y sont pavées et de nombreux bâtiments sont classés monuments historiques. J'ai dénombré 5 églises dont 1 cathédrale. Tout est très bien entretenu et les couleurs des façades égayent l'endroit. Dans chaque toit, il y a des lucarnes qui font penser à des yeux bridés qui nous observent. La vie du bourg s'axe autour de 3 places, la plus grande étant Piata Mare puis Piata Mica et enfin Piata Huet. Comme à mon habitude, je parcoure les lieux en long en large et en travers. C'est très agréable de flâner dans cet endroit. Puisque je passe devant la cathédrale et je rentre y faire un tour. À l'entrée est affiché un trombinoscope du diocèse de Roumanie, c'est très amusant de voir tous ces barbus. Vers 12h00 je me dirige vers Piata Cibin, une place à l'extrême Nord Ouest où se déroule chaque jour le grand marché. C'est une place carré avec autour des petits cabanons ressemblant à des Algeco et au centre des longues tables en béton couvertes par des plaques ondulées en plastique. Ça grouille de vie. Viandes, poissons et charcuteries sont vendues dans les petits cabanons et fruits, légumes, fleurs, épices sont vendus au centre. Des femmes vendent aussi des fleurs de tilleul et des bourgeons de sapin. Ça grouille de vie. Il y a des tsiganes reconnaissables à leurs grands chapeaux noirs et à leurs barbes mal rasées qui se baladent sur le marché pour vendre les quelques pantalons qu'ils ont à cheval sur le bras. Ils parlent forts et visiblement ne manquent pas d'arguments pour fourguer leur camelote. Ça marchande, ça rigole, ça hèle le passant, j'aime beaucoup les marchés dans tous les pays où je vais. C'est le poumon d'une ville et c'est plein d'authenticité. Je me restaure dans l'un des 5 cabanons abritant un gratar ( grill ) et je mange bien évidemment des mitetei. En guise de dessert je vais dans un autre cabanon qui vend des pâtisseries. Je me prends un Gogosi cu ceruse, une sorte de beignet en forme de demi lune fourré à la cerise. Le guide du routard indique une très bonne adresse pour manger et je vais repérer l'endroit pour ce soir. C'est en dehors des fortifications et c'est facile à trouver car l'intégralité de la façade est en bois sculpté comme en Bucovina. Ensuite je retourne dans ma voiture et je m'allonge à l'arrière pour rédiger mon carnet de voyage. Il ne me faudra pas 5 minutes pour sombrer dans une longue sieste de 2h. Je me réveille au bruit des gamins qui sortent de l'école. Requinqué, je décide d'aller voir le musée ethnographique à Piata Mica. Il pleut des cordes. Ce musée se trouve dans un bâtiment abritant un patio couvert. J'ai le sentiment de rentrer dans un petit immeuble. Il y a des coursives intérieures et sur certaines, il y a des plantes vertes et sur d'autres du linge qui sèche. Un monsieur d'une soixante d'années m'accueille gentiment et m'amène au guichet pour que je m'acquitte des 5 lei. Puis on monte au 1er étage et il m'ouvre une porte et allume les lumières. C'est certain je suis et serai le seul visiteur de la journée. C'est petit, ça prend la moitié du 1er étage. Il y a tout un tas d'objets bien présentés venant principalement d'Afrique noire mais aussi d'Inde et du moyen-orient. Le monsieur reste avec moi et il m'explique en Roumain l'utilité des principaux objets. Il le sait, je lui ai dit, je ne comprends pas un traître mot de ce qu'il me raconte mais il y tient. La visite du 1er étage se termine par une momie Égyptienne dans un sarcophage ouvert. Impressionnant. Je ne pensais pas que ce serait en Roumanie que je verrai ma 1ère momie. Ensuite il m'emmène à la cave où il y a une exposition temporaire sur les vêtements Roumains d'antan. S'ensuit une discussion en Franco-Roumain et en langage des signes. Nicolae me demande d'où je viens et ce que je fais dans la vie, où je vais en Roumanie, si j'aime son pays etc... J'ai remarqué que les Roumains sont soucieux de savoir si l'on aime leur pays. Ils sont très patriotes et ça se voit au quotidien. Je reprends ma balade et je vais m'acheter encore un Gogosi. Quand on en goûte 1, on en reprend forcément un deuxième. Je me pose sur un banc à peu près sec abrité par un arbre puis je regarde passer les gens. J'aime ce voyeurisme discret car il est révélateur de la vie d'un endroit, d'une région, d'un pays. D'ailleurs je remarque qu'ici et plus que partout ailleurs en Roumanie, tous les gens font le signe de croix en passant devant une église, les jeunes comme les vieux. Il est 19h30, il pleut toujours et j'ai froid, je vais donc me réchauffer dans ce fameux restaurant. Tout comme la façade, l'intérieur est en bois. Ça fait vieille taverne Roumaine. Tous les plateaux de tables sont en bois taillés grossièrement au ciseau à bois. La serveuse me laisse choisir ma place et m'amène la carte. Il n'y a que des spécialités roumaines qui tiennent au corps et ça me va très bien. Je me régale avec une assiette de polenta épaisse, de fromage de vache, de saucisses, de côtes de porc fumées et une bonne bière. Pour digérer ce plat généreux et malgré la pluie, je me promène encore dans les rues de Sibiu avant d'aller me coucher.

MERCREDI 18 JUIN

Réveil matinal encore. Le temps de prendre le petit déjeuner et je me remets au volant en direction de Sebes et Alba Iulia où je dois visiter 2 églises et et des ruines. En arrivant sur place, je ne trouve pas les lieux très accueillants et je préfère passer mon chemin. Je n'avais pas prévu ça au programme donc je fais une pause pour voir ce que je fais. Normalement la suite de mon périple doit m'emmener dans 2 grottes dans les monts Apuseni et demain il est prévu que je quitte le pays. Mais je dois avouer qu'il m'est difficile de partir et j'aimerais rallonger de 24 ou 48h mon séjour. Il y a une chose que je n'avais pas pu faire en début de séjour car les jours d'ouverture ne correspondaient pas avec ma présence sur place, c'est le dernier train à vapeur d'Europe à Vaser. Le souci c'est que depuis Alba Iulia ça me fait faire une remontée vers le Nord jusqu' à la frontière Ukrainienne puis une redescente vers l'Ouest à la frontière Hongroise pour sortir du pays. Je préfère continuer mon programme comme je l'avais prévu et je me laisse une journée de plus pour prendre une décision. Cap vers Abrud au Nord-Ouest. Je sors rapidement de la ville et je me retrouve dans la campagne. Au bout d'une dizaine de kilomètres, il y a un grand portique en bois sculpté annonçant l'arrivée dans les Muntii Apusani. C'est un massif calcaire, confidentiel, austère, très boisé et sauvage qui n'excède pas 1300m d'altitude et où on y trouve encore des loups et des ours. Ici plus que dans le Maramures ou la Bucovina, les habitants ont conservé un mode de vie très pastorale. La route longe une petite rivière et je passe de hameau en hameau. Pour l'amoureux de nature que je suis , c'est un petit coin de paradis. Les routes ne sont pas en très bon état et ça m'oblige à rouler à pas plus de 40km/h. Ça n'a pas d'importance car ça me permet d'apprécier les lieux. J'arrive à Abrud, un petit bourg plein de vie et je trouve un hôtel pour pouvoir prendre une bonne douche car les lingettes ça va un moment. Quand je demande le prix on m'annonce 150 lei. Ils ont dû me prendre pour un américain, je trouve ça très cher pour un simple hôtel de campagne et je continue mon chemin vers Campeni. Apres 15km j'arrive dans ce gros village et j'y trouve aussi un hôtel mais je ne sais pas si il est ouvert ou fermé car je ne trouve personne à l'intérieur. Tant pis je me décide à dormir comme d'habitude dans ma voiture. Je trouve du wifi gratuit et je me pose sur la place principale. Il y a pas mal de vie ici aussi. Étonnement il y a un casino qui fait aussi bar. C'est le rdv de toute la jeunesse pour boire un coup. Tout le monde se connaît ici et je ne passe pas inaperçu. Je me balade dans la rue principale puis je mange un morceau avant de consulter les cartes et mon option pour le train à vapeur de Vaser. Grâce à internet je peux consulter la météo qui sera un élément important dans ma décision. Je me couche indécis.

JEUDI 19 JUIN

Il est 7h00 quand j'entends que ça bouge déjà dans le centre de Campeni. Je prends le petit déjeuner en regardant tout ce petit monde s'affairer. Je consulte la carte, je vais avoir une trentaine de kilomètres pour me rendre à la Ghetarul subteran de Scarisoara. La route est toujours aussi mauvaise mais j'oublie vite ce détail face à la beauté du paysage. Je longe une rivière et de l'autre côté je vois de nombreuses maisons coquettes et des fermettes où des poules, des vaches et des cochons paissent en liberté. Ces habitations ne sont accessibles que par des passages à gué ou des vieux ponts qui tiennent encore debout par je ne sais quel miracle. À Girda de Sus un panneau m'indique la grotte est à 10km sur ma droite. Heureusement qu'il n'y a pas de circulation car la route est étroite maintenant. Rapidement je prends de l'altitude sur une pente annoncée à 15%. Pour éviter de faire des virages, la route monte droit dans les champs ! J'ai maintenant un magnifique 360 degrés sur les Muntii Apuseni. Chaque maison, alpage, forêt de sapins et chemin sont délimités par des barrières rustiques en bois. Ça donne beaucoup de cachet au paysage. J'arrive enfin sur le tout petit parking de la grotte, il y a tout au plus 8 voitures. Ici le tourisme est très peu développé et les gens tout comme les paysages sont préservés. Je laisse les quelques maisons derrière moi et je m'enfonce dans la forêt pour 15 minutes de marche. C'est encore une période calme car les quelques tables des vendeurs de souvenirs sont désertes. En haut d'une colline, il y a une guérite en bois pour prendre les tickets et l'entrée de la grotte. Il s'agit en fait d'un trou de 60m de diamètre et de 48m de profondeur qui donne accès à une grotte. On y descend par des escaliers en fer qui tiennent parce qu'il le faut et ça se termine par un escalier très raide en bois et tout de biais. En bas des escaliers, il reste un gros tas de neige de l'hiver qui vient de se terminer, c'est étonnant à cette époque Ayant croisé une bonne quinzaine de personnes sur le chemin, je me retrouve donc seul dans la grotte, c'est très appréciable. Une passerelle en bois permet de faire tout le tour de cette grande salle. A 1ère vue, rien de mirobolant mais quand l'œil s'habitue à l'obscurité, on remarque qu'en fait tout le sol est en glace sale. Et si il faisait 20 degrés à la surface, ici il n'en fait plus que 3 ou 4. À certains endroits l'eau qui ruisselle du plafond forme des très gros cônes de glace de la hauteur de 2 hommes. De part et d'autre de la salle, la glace disparaît dans des cavités sombres. Difficile de comprendre le phénomène car le panneau explicatif à la surface n'est écrit qu'en Roumain. C'est le plus grand glacier souterrain du monde et c'est la seule chose que je sais. En tout cas c'est très surprenant et ça vaut le coup d'oeil. Je regagne ma voiture et finalement 2 femmes se sont installées sur le bord du chemin et vendent des placintha cu branza et du sirop de bourgeons de sapin. Je redescends tranquillement sur Girda de Sus en profitant de la belle vue. Dans le village je vois un restaurant et je m'y arrête. Il y a du monde à l'intérieur malgré la taille du village. Je m'installe donc sur la terrasse et on m'amène la carte que je suis bien incapable de déchiffrer. Apparemment il y a une spécialité maison et ça m'ira très bien. Il faut savoir prendre des risques. Mon plat arrive, aux 1ers abords je suis déçu. Une purée et un "truc" pané. C'est seulement en goûtant que je m'aperçois que la purée est "maison" et que le "truc" pané est en fait une farce avec du choux, du fromage, un peu de champignons, des petits lardons et le blanc d'un œuf dur écrasé, le tout enfermé dans une fine escalope de porc et pané, rien que ça. Un plat de cowboys au prix défiant toute concurrence. Il va sans dire que je déclare forfait pour un dessert. Digestion oblige, une fois au volant, on ne peut pas dire que je sois énervé. Je maintiens mes 40km/h habituels et c'est parfait pour contempler tous les petits hameaux et la nature qui bordent la route pour aller à Stei. Je suis maintenant dans la région de la Crisana. Je suis fatigué, je n'ai plus envie de rouler pour aujourd'hui et je préfère dormir dans ce gros bourg plutôt que dans un hameau près de Pestera Ursilor.

VENDREDI 20 JUIN

Il est encore 7h00 quand j'ouvre les yeux. Décidément ça devient militaire ce voyage. Je mange un morceau et je me dirige vers Chiscau où se trouve Pestera Ursilor ( grotte des ours). Je prends mon temps car je n'ai que 25km à faire et la grotte ouvre à 10h00, je suis largement en avance. Moi qui voulais terminer ce voyage sur une note "rurale", depuis 48h je suis je suis comblé. J'arrive donc sur place, le parking est payant mais au lieu de 5 lei comme annoncé dans le guide du Routard, c'est 10. Jolie majoration. Je vais me garer plus loin dans le village et j'attends l'ouverture. Pour accéder à la grotte, il faut monter pendant 10 minutes sur un chemin bitumé. Les 1ers mètres me font vite comprendre qu'ici c'est l'usine. Il doit y avoir de chaque côté plus d'une cinquantaine de petits vendeurs de babioles. Et ce qui est dommage c'est que tout vient de Chine et 80% n'a rien en rapport avec les lieux. Bon là clairement ça n'aura rien à voir avec ce que j'ai fait hier, en plus un bus vient d'arriver... Une fois mon billet en poche , qui est annoncé à 12lei dans le guide du Routard et qui est en réalité à 20lei ( ici clairement on plume le pigeon! ), je dois attendre dans une salle avec terrasse afin de constituer un groupe assez important pour partir avec un guide. Évidemment on sait faire patienter le client, il y a un bar qui vend des sodas, cafés, chips, bonbons et autres saloperies du genre. Oui je suis un râleur, on est Français ou on ne l'est pas ! Coup de sifflet du guide, on rentre en rang d'oignons dans la grotte en passant un tourniquet. Il fallait s'en douter, je me fais submerger par un tsunami de soixantenaires Roumains. Une fois à l'intérieur, le guide nous fait une petite piqûre de rappel, pas de photos, pas le droit de toucher etc... Tout ce tapage est vite oublié quand on découvre ( enfin) la beauté du site. Sur 50 personnes je suis le seul Français, la visite se fera donc en Roumain. Je me tiens à l'arrière du groupe et j'admire le travail de Dame Nature. Bon pas trop quand même car je n'avais pas vu mais derrière moi il y a un cerbère qui fait le serre file et qui me presse le pas. Eh oui c'est marqué à l'entrée, la visite c'est 45mn et pas une de plus. Parlons un peu de la grotte, après avoir cheminé par un "couloir" d'une quarantaine de mètres dans lequel on aperçoit quelques stalagmites et stalactites et surtout une multitude d'ossements et de crânes d'ours des cavernes, on arrive dans une très grande salle de 8m sous plafond et là c'est un véritable spectacle de formes, de couleurs et de tailles. Le guide explique des choses sûrement intéressantes mais je n'y comprends rien. Voyant que je ne regarde pas l'endroit expliqué par le guide, le serre file s'excite comme une puce avec son laser et le pointe vers une colonne de calcaire. À l'annonce d'un chiffre, tout le groupe fait un "wowww" de stupéfaction. Je me retourne vers le serre file et je lui sors " sunt Francez " ! Là il se détend et comprend mon comportement bizarre. Au bout de 5mn il tente dans un Français très compréhensible de m'expliquer les grandes lignes de l'historique de la grotte et à mon tour de lacher un " wowww" quand il m'annonce que la fameuse colonne s'est faite en 22000 ans environ. La visite continue par une petite salle où en son centre il y a un squelette entier d'ours sur le flanc ( 3m de long et poids estimé à 600kg). Belle bestiole ! La visite terminée, nos vendeurs de babioles sont sur le pied de guerre et nous attendent de pieds fermes. Heureusement j'ai mon pare feu de soixantenaires. Moi je file en douce direction la voiture pour consulter la carte et prendre enfin une décision pour le petit train à vapeur de Vaser. J'essaye de faire un calcul juste et quand apparaît sur ma calculatrice 350km, la décision s'impose d'elle même. La balade en train ce sera pour un prochain séjour en Roumanie. Je savoure ces derniers instants de nature avant de rejoindre Oradea pour ma dernière nuit. Une fois n'est pas coutume je rejoins Oradea, la plus grande ville de Crisana, par une route pleine de nids de poule et d'ornières. Il faut dire que la circulation de camions y est très dense. En arrivant sur place je fais du change pour faire le plein et je me balade dans cette jolie ville qui a un centre doté de très beaux bâtiments et d'une rue piétonne très agréable. Il fait chaud et j'en profite pour me mettre au frais dans une église. 2 prêtres donnent une messe. Je m'assois un bon 1/4h pour écouter leurs jolis chants religieux. Et toujours cette ferveur des Roumains qui à chaque entrée dans une église viennent embrasser un chevalet et un crucifix tout en se signant du signe de croix à plusieurs reprises. Certains prient à genoux, d'autres restent debout et se signent presque frénétiquement, une femme prit à genoux et pleure. Moments intenses et agréables à la fois. J'en ressors apaisé et je continue de flâner en ville. Je cherche désormais un restaurant qui rediffuse le match de la France. Je trouve mon bonheur dans la rue piétonne. Beaucoup se demande qui est ce grand agité qui saute à chaque but et occasion de la France. Ma dernière soirée en Roumanie se termine bien car on a gagné 5-2 contre la Suisse. Maintenant au dodo car demain c'est parti pour 48h sur les routes qui me ramèneront en France.
Circuit marocain d'une semaine en famille English translation pending
by Ludoducentre · 2014-02-11 · 18 replies
Bonjour,

cherchant une destination ou nous rendre en famille fin Avril / début Mai durant 6/7 jours, nous sommes tout naturellement tombé sur ce forum et les récits du Maroc ^^

Donc déjà premièrement, est-ce une bonne saison pour y aller ? Quitter la France pluvieuse oui mais on voudrait vraiment gouté au soleil !

Ensuite est-ce possible en une semaine de visiter les endroits suivants : - Ait Ben Haddou - Ouarzazate - Gorges du Dadés - Gorges du Todgha - Vallée des roses - Merzouga (Nuit dans les dunes ?) - Zagora

Ce sont là les principaux lieux que nous avons pu repérer sur ce forum et qui nous ferait bien envie. Comment organiser tout ça ? Location de voiture à Marrakech ?

Un itinéraire à nous conseiller pour relier tous ces endroits ? Avec si possible quelque bonnes adresse pour dormir/manger ?

Merci de vos conseils
Zone Interdite M6 - 28 février 2016 English translation pending
by Philgbo · 2016-02-21 · 51 replies
Thailande Nouveau paradis des français 😎
Irkoutsk (Sibérie): quelques impressions English translation pending
by GeorgesOZ · 2011-06-19 · 20 replies
Voici quelques notes rapides, un peu en vrac, sur Irkoutsk que j’ai eu le plaisir de visiter il y a peu. La première chose à dire, c’est que c’est vraiment très loin de tout. C’est peut-être une évidence, mais rien de plus graphique que ces panneaux indicateurs à l’hôtel Imperia, où on voit Moscou = 5000 km à l’ouest, et Vladivostok = 4200 km vers l’est !

Il n’est donc pas du tout déplacé de faire un peu de géographie. Le vol de Beijing à Irkoutsk, passant juste sur le coin nord-est de la Mongolie, a duré 2 heures et 40 minutes, direction nord-ouest …. Et l’heure locale d’Irkoutsk est 1 heure en avance par rapport à Beijing ! C’est la même heure que Tokyo ! On est ici plein nord par rapport à la Mongolie, et à la même longitude que la Birmanie, la Thaïlande ou la Malaisie péninsulaire, à quelques poils près.

Si l’aéroport international d’Irkoutsk peut impressionner, ce n’est certainement pas par sa grandeur ni sa modernité. Je ne sais pas si on peut bien voir sur la photo la vétusté de la façade – beaux lambris de peinture. L’aéroport domestique, juste à côté, est bien plus moderne. Curieux, d’habitude ce serait plutôt le contraire.

La ville a été fondée (officiellement) il y a exactement 350 ans sur le confluent de deux rivières, l’Angara et l’Irkout. On se demande souvent pourquoi tous ces noms Russes se terminent en « sk ». Mon vieil ami Alexeï (qui m’avait rejoint, venant lui de Hong Kong) m’a expliqué que c’est une vieille racine slave (slavique, slavonne ?) qui veut dire « relatif à », « apparenté à », « appartient à », enfin, qqc dans ce genre. D’où la construction « nom de la rivière + sk ». Je me demande d’ailleurs si c’est de la même façon que tant de patronymes Russes se terminent en « ski » ?

Mais c’est l’Angara qui domine, une belle grosse rivière d’un bon ½ km de large, elle-même tributaire du fleuve Ienisseï qui se jette dans l’Océan Arctique. Irkoutsk est une ville où on peut facilement se déplacer à pied, pour ce qui est du centre en tout cas. Le vieux quartier se trouve en aval du confluent Angara - Irkout. Les promenades plus modernes se trouvent le long de l’Angara, en amont du confluent et faisant face à la gare du Transsibérien, sur l’autre rive. L’activité principale semble se situer vers la place où trône la statue de l’empereur Alexandre III, au bout de l’avenue Karl Marx (eh oui !), sur la rive droite de l’Angara, et à partir de là en aval.

Le soleil était radieux. Pas un jour où le thermomètre n’ait dépassé les 30 degrés durant mon court séjour. On voit bien les tenues légères des gens sur les photos. Les gens prenaient joyeusement l’air et pique-niquaient sur les gazons.

Je ne connaissais strictement rien de cette ville avant d’y aller. Ce qui m’a immédiatement frappé durant le trajet de l’aéroport à l’hôtel, c’est le nombre de belles vieilles maisons tout en bois, peintes et ornées de frises assez simples mais leur donnant une allure sympathique. Certes, certaines façades auraient un besoin urgent de ravalement, mais l’ensemble n’est pas vilain du tout. De temps à autre, une belle église aux couleurs plus fraîches… Et détail utile, des toilettes publiques un peu partout.

C’était fin mai à début juin et la ville célébrait ses 350 ans d’existence (officielle). Des affiches nombreuses, parfois des façades entières telles celle-ci : « J’aime Irkoutsk » (visage d’enfant tenant un ballon – symbole de joie et d’espoir dans le futur, peut-être même de message voulu universel ?). Ou « Irkoutsk ! Serdtsé mayo ! » (« Irkoutsk ! Mon cœur ! »). Ou encore « moï gorod, moï prazdnik » (« ma ville, mes salutations » ?).

Je vais faire une petite pause, histoire de télécharger quelques premières photos....
Une nouvelle vie au Vietnam English translation pending
by Fioliksm · 2009-08-13 · 35 replies
Bonsoir à tous. C'est mon premier post sur ce merveilleux site, merci d'excuser ma maladresse ou encore ma méprise des codes usités sur ce type de forums. Car je n'ai ni consulté les pages indispensables à la bonne compréhension, en clair j'y vais comme à la maison. Il serait dans notre idée ma femme Olivia, notre fille Danaé et moi même, respectivement 28, 1, 5 et 29 ans, d'aller vivre au Viet Nam.

Nous aimerions donc savoir quelle est la région dans laquelle nous trouverions le meilleur accueil de la part de la population car notre projet se veut avant tout humain et participatif.

Merci de nous éclairer de votre expérience, et d'un peu d'anticipation sur un avenir planétaire en constant mouvement.

Cdlt
Achat des billets pour le Universal Studios à Orlando avant ou sur place? English translation pending
by Melyit · 2010-05-10 · 12 replies
je passe 3 jours a orlando en juillet et je souhaite aller a universal et island of adventure, faut il mieux acheter les billets maintenant ou sur place avez vous des sites pour l'achat à me conseiller merci
Thailand, Cambodia, or Vietnam?
by Marien33 · 2025-06-02 · 46 replies
I really loved Thailand, but it was too touristy for my taste. So I'm hesitating about going back and wondering if Cambodia or Vietnam would be less crowded with tourists...
Idée d'un road trip en direction de la Croatie avec 3 enfants 16, 12, 9 ans English translation pending
by Sophie7708 · 2019-11-17 · 6 replies
Bonjour,

Nous sommes une famille de 05 personnes. 3 enfants de 16, 12, 9 ans. Nous Habitons en région parisienne. Nous envisageons de faire un road trip en direction de la croatie en passant par l'italie du nord et retour en passant par l'allemagne au mois de juillet 2020 Nous partirions avec notre voiture personnelle et logerions dans des hôtels. Pour l'instant je n'en suis qu'au prémices de mes recherches. Nous avions fait un road trip ouest USA mais les info me semblaient plus facile à obtenir. Donc voici mes questions? Pensez vous que cela soit possible sur un temps de vacances de trois semaines, en commençant maintenant les recherches? Avez vous des idées d'itinéraires ou de logement pas trop cher ? J'ai un peu de mal à comprendre la cartographie de la croatie et identifier les points incontournables à voir. Merci par avance de votre aide
Parcs et réserves au Cameroun: Parcs de Dja, de Lobéké ou de Nki Boumba Bek au Sud? English translation pending
by Lilikely · 2011-01-14 · 23 replies
Bonjour à toutes et tous, et bonne année 2011 pleine de voyages et de belles rencontres !!

nous partons très prochainement en voyage pour le Cameroun. Nous prévoyons une quinzaine de jours dans l'est, avec pour envies de découvrir les forêts, prendre le temps de rencontrer les habitants y compris les peuples autochtones si possible, et essayer d'apercevoir la faune locale (éléphants de forêt, singes, mais aussi éventuellement lamantins...). Nos contraintes sont un budget limité et un choix pour l'utilisation des transports en commun (déjà très fréquemment pratiqués à Madagascar), et le fait d'être en couple avec un enfant de 4 ans.

Nous avons repéré 3 sites qui nous font rêver dans l'est : - la réserve du Dja, - le Parc de la Lobéké, - les Parcs de Nki - Boumba Bek.

Nous trouvons assez peu d'infos à leur sujet, concernant leur accessibilité, leur éventuelle organisation pour l'accueil des touristes comme nous, ainsi que les coûts à prévoir... et avons du mal à nous décider pour un endroit ou un autre...

Donc merci d'avance si vous connaissez ces 3 sites de nous dire ce que vous en pensez ! Et éventuellement de nous filer des tuyaux ! Bonne journée !

Lilikely

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