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My family trip to Thailand
Hi everyone, I’m Thomas, and I’d like to share my trip to Thailand with you. First, I’ll try to walk you through my preparations, my impressions, and what’s left of it all. Then, I’ll gradually post my travel journal as I review it—because right now, it’s not very appealing!
First off, it was an amazing trip. The planning started in January, but the decision to go was made back in September or October 2011. We bought our flight tickets, then chose hotels and made reservations based on the locations and the excursions they offered. We also booked train tickets for the overnight trips between Ayutthaya and Chiang Mai, and then between Chiang Mai and Bangkok. With each passing day leading up to the departure, the excitement grew, along with every new reservation. Finally, vacation day arrived, and we were off. We packed our bags the week before: 2 backpacks and 3 carry-ons. Our route: Paris → Bangkok → Ayutthaya → Chiang Mai → Chanthaburi → Bangkok → Paris → Strasbourg. Almost three weeks in total.
I was surprised by the number of big 4x4s and cars on the roads. I was expecting more two-wheelers! And the tuning scene is huge—wheels, exhaust pipes, steering wheels... they really go all out. The people are attentive, helpful, and always smiling. Okay, it’s the Land of Smiles, but it’s still nice. The landscapes are beautiful, and the air always feels fresh. The food is spicy if you don’t remember to say "no spicy," but it’s delicious. The fruits are fresh and sweet, the sea is warm... Dogs roam freely, people don’t really bother with them, and the same goes for cats. Tiny lizards scurry across ceilings, while giant ones swim in the water. The roads are generally in good condition, and the trains move slowly.
I’ll be back soon with the first day of the trip.
First off, it was an amazing trip. The planning started in January, but the decision to go was made back in September or October 2011. We bought our flight tickets, then chose hotels and made reservations based on the locations and the excursions they offered. We also booked train tickets for the overnight trips between Ayutthaya and Chiang Mai, and then between Chiang Mai and Bangkok. With each passing day leading up to the departure, the excitement grew, along with every new reservation. Finally, vacation day arrived, and we were off. We packed our bags the week before: 2 backpacks and 3 carry-ons. Our route: Paris → Bangkok → Ayutthaya → Chiang Mai → Chanthaburi → Bangkok → Paris → Strasbourg. Almost three weeks in total.
I was surprised by the number of big 4x4s and cars on the roads. I was expecting more two-wheelers! And the tuning scene is huge—wheels, exhaust pipes, steering wheels... they really go all out. The people are attentive, helpful, and always smiling. Okay, it’s the Land of Smiles, but it’s still nice. The landscapes are beautiful, and the air always feels fresh. The food is spicy if you don’t remember to say "no spicy," but it’s delicious. The fruits are fresh and sweet, the sea is warm... Dogs roam freely, people don’t really bother with them, and the same goes for cats. Tiny lizards scurry across ceilings, while giant ones swim in the water. The roads are generally in good condition, and the trains move slowly.
I’ll be back soon with the first day of the trip.
Le camping-car au Québec en octobre: possible ou pas possible? English translation pending
Bonjour a tous,
Ma femme et moi sommes partis vadrouiller en Colombie-Britannique en CC l'année dernière en Octobre et on s'est régalés. Du coup on compte faire le même chose cette année, toujours en Octobre, mais au Quebec. Itinéraire prévu : départ de Montréal pour le lac St Jean mais en passant par l'est (Senneterre/Chibougamau..) puis de Chicoutimi rejoindre la Gaspésie, en faire le tour et revenir à Montréal. Le tout sur 3 semaines couvrant donc quasiment tout le mois d'octobre. Or je me rends compte que beaucoup de choses ferment dès Septembre. Si ce n'est pas très gênant pour nous en ce qui concerne les attractions, ça l'est plus pour les campings (privés ou gérés par la Sepaq).
Ma question est donc : est-ce possible à cette période de l'année de faire du CC ? Où peut on stationner ? Où peut on se brancher (eau/électricité) et vidanger (même si c'est que tous les 3/4 jours)?
Merci pour vos réponses
Ma femme et moi sommes partis vadrouiller en Colombie-Britannique en CC l'année dernière en Octobre et on s'est régalés. Du coup on compte faire le même chose cette année, toujours en Octobre, mais au Quebec. Itinéraire prévu : départ de Montréal pour le lac St Jean mais en passant par l'est (Senneterre/Chibougamau..) puis de Chicoutimi rejoindre la Gaspésie, en faire le tour et revenir à Montréal. Le tout sur 3 semaines couvrant donc quasiment tout le mois d'octobre. Or je me rends compte que beaucoup de choses ferment dès Septembre. Si ce n'est pas très gênant pour nous en ce qui concerne les attractions, ça l'est plus pour les campings (privés ou gérés par la Sepaq).
Ma question est donc : est-ce possible à cette période de l'année de faire du CC ? Où peut on stationner ? Où peut on se brancher (eau/électricité) et vidanger (même si c'est que tous les 3/4 jours)?
Merci pour vos réponses
Sri Lanka, Birmanie, Indonésie, Thaïlande ou Malaisie? English translation pending
Salut à tous!
Je suis un passionné de l'Amérique Latine. J'ai d'ailleurs fais le tour de l'Amérique du sud à sac à dos et j'apprécie tout particulièrement l'Argentine, la Colombie et le Mexique. Maintenant, j'aimerais découvrir l'Asie du Sud Est! je n'ai jamais voyagé dans cet partie du globe mais j'ai très envie de la découvrir. Je compte partir en couple pendant 3 semaines. Je peux partir à n'importe quel moment de l'année. Ce que je recherche dans les pays c'est des paysages magnifiques, une population souriante, accueillante et vraie et aussi des plages somptueuses. J'aimerais que l'on séjourne dans l'un de ces pays : Sri Lanka, Birmanie, Indonésie, Thaïlande ou Malaisie. Je vous demande donc à vous qui connaissez ces pays de me conseiller et de me dire ce que vous choisiriez à ma place :-) Je vous remercie d'avance pour tous vos conseils et vous souhaite de supers voyages!
Je suis un passionné de l'Amérique Latine. J'ai d'ailleurs fais le tour de l'Amérique du sud à sac à dos et j'apprécie tout particulièrement l'Argentine, la Colombie et le Mexique. Maintenant, j'aimerais découvrir l'Asie du Sud Est! je n'ai jamais voyagé dans cet partie du globe mais j'ai très envie de la découvrir. Je compte partir en couple pendant 3 semaines. Je peux partir à n'importe quel moment de l'année. Ce que je recherche dans les pays c'est des paysages magnifiques, une population souriante, accueillante et vraie et aussi des plages somptueuses. J'aimerais que l'on séjourne dans l'un de ces pays : Sri Lanka, Birmanie, Indonésie, Thaïlande ou Malaisie. Je vous demande donc à vous qui connaissez ces pays de me conseiller et de me dire ce que vous choisiriez à ma place :-) Je vous remercie d'avance pour tous vos conseils et vous souhaite de supers voyages!
Alentours de Page: que visiter d'autres que les "classiques"? English translation pending
Hello,
De retour à Page et ses environs début octobre, je m'interroge sur ce que nous pourrions visiter, sachant que nous avons déjà vu qq "classiques" ? (CBN, CBS+ White Pocket, Edmaier's Secret, Wire Pass et le début de Buckskin Gulch, Toadstool Hoodoos, Wahweap Hoodoos, CCR, Old Paria, Waterholes Canyon, Cathedral Wash...)
J'ai déjà noté les 3 slots Canyon avec Hummer machin chose... mais l'an dernier, pas eu de réponse (ou alors très très lente) aux mails, sur place personne... quand enfin on a pu les joindre au tél, on ne pouvait soi disant faire qu'1 seul canyon (sans doute plus rentable de faire 1 Canyon à 99$ HT (en 2h) avec 5 personnes que 3 Canyons à 159$HT (en 4h) avec 2 personnes!)... donc perso, pour l'instant, je réfléchis à l'option... et puis la grimpette dans le slot canyon, ça ne m'emballe pas trop... j'ai un pb dès que mes pieds quittent le sol 😄...
Bref, si un(e) spécialiste du coin avait des suggestions, on serait preneur ! 🙂
@+ Vnoa
PS/ Sirde (merci Denis !) nous avait déjà indiqué Yellowrock via la Paria River que je garde au programme si faisable !
PS 2/ une quelconque balade en bateau sur le Lake Powell (même si les photos de Isap29 sont superbes 😎) n'est pas une option 😛
De retour à Page et ses environs début octobre, je m'interroge sur ce que nous pourrions visiter, sachant que nous avons déjà vu qq "classiques" ? (CBN, CBS+ White Pocket, Edmaier's Secret, Wire Pass et le début de Buckskin Gulch, Toadstool Hoodoos, Wahweap Hoodoos, CCR, Old Paria, Waterholes Canyon, Cathedral Wash...)
J'ai déjà noté les 3 slots Canyon avec Hummer machin chose... mais l'an dernier, pas eu de réponse (ou alors très très lente) aux mails, sur place personne... quand enfin on a pu les joindre au tél, on ne pouvait soi disant faire qu'1 seul canyon (sans doute plus rentable de faire 1 Canyon à 99$ HT (en 2h) avec 5 personnes que 3 Canyons à 159$HT (en 4h) avec 2 personnes!)... donc perso, pour l'instant, je réfléchis à l'option... et puis la grimpette dans le slot canyon, ça ne m'emballe pas trop... j'ai un pb dès que mes pieds quittent le sol 😄...
Bref, si un(e) spécialiste du coin avait des suggestions, on serait preneur ! 🙂
@+ Vnoa
PS/ Sirde (merci Denis !) nous avait déjà indiqué Yellowrock via la Paria River que je garde au programme si faisable !
PS 2/ une quelconque balade en bateau sur le Lake Powell (même si les photos de Isap29 sont superbes 😎) n'est pas une option 😛
Souliers à apporter au Vietnam? English translation pending
Bonjour à tous,
Je pars au Vietnam pour une durée d'environ 3 semaines. Nous sommes une petite famille de quatres et nous partons dans une semaine. Notre vol nous mène au Nord à Hanoi. Que devrons-nous chausser en ville? Sapa, Ha Long, Cai Be, Phu Quoc, HCM et Ankor Wat vont aussi faire partie de notre voyage. Que porter en conséquence? Est-ce nécessaire d'apporter plus qu'un gilet pour les soirées plus fraiches?
Merci en avance pour vos réponses!
Je pars au Vietnam pour une durée d'environ 3 semaines. Nous sommes une petite famille de quatres et nous partons dans une semaine. Notre vol nous mène au Nord à Hanoi. Que devrons-nous chausser en ville? Sapa, Ha Long, Cai Be, Phu Quoc, HCM et Ankor Wat vont aussi faire partie de notre voyage. Que porter en conséquence? Est-ce nécessaire d'apporter plus qu'un gilet pour les soirées plus fraiches?
Merci en avance pour vos réponses!
Escale de croisière à Palma de Majorque: comment aller à Soller et Valldemossa? English translation pending
Bnjour à tous!
Je fais escale à Palma lors de ma croisiere sur le Grandeur en aout
de 6h du matin à 17h comment aller à soller puerto soller et valdemossa
il me semble avoir lu qu il y avait des bus ou train
Qui peut me renseigner
MERCI d avance
RCT
Où aller dans les Alpes cet été? English translation pending
Bonjour à tous,
Nous avons décidé de partir 1 semaine dans les alpes cet été. Mais nous n'avons aucunes idées d'où aller, Savoie, Haute-Savoie, Hautes-Alpes?
Nous recherchons un endroit d'où nous pourriez partir pour faire des randonnées à la journée sans trop se déplacer en voiture. Faut-il obligatoirement aller dans les parcs nationaux (Ecrins, Mercantoux ou Vanoise) pour admirer la faune et la flore?
Vos idées sont les bienvenues. J'ai déjà cru comprendre qu'il faut éviter les grandes stations de ski style Avoriaz, Tignes, ...
Merci pour vos réponses.
Nous avons décidé de partir 1 semaine dans les alpes cet été. Mais nous n'avons aucunes idées d'où aller, Savoie, Haute-Savoie, Hautes-Alpes?
Nous recherchons un endroit d'où nous pourriez partir pour faire des randonnées à la journée sans trop se déplacer en voiture. Faut-il obligatoirement aller dans les parcs nationaux (Ecrins, Mercantoux ou Vanoise) pour admirer la faune et la flore?
Vos idées sont les bienvenues. J'ai déjà cru comprendre qu'il faut éviter les grandes stations de ski style Avoriaz, Tignes, ...
Merci pour vos réponses.
Erawan Falls avec enfants (Thaïlande) English translation pending
Bonjour,
J'ai besoin de vos conseils afin de finaliser mon voyage en Thaïlande de cet été.
C’est soit passer 7jours (Khoh phangan, koh samui) et 2 jours d’excursion à Kanchanaburi (erawan, Hindat..et éléphant.. ) avec Safarine ou alors 9 jours (Khoh phangan, koh samui).
Je me demande si ça vaut le coup de faire Erawan falls avec des enfants apparemment il y a beaucoup de monde et si il ne vaut pas mieux passer plus de temps sur les iles?
Merci d'avance pour vos conseils et suggestions.
J'ai besoin de vos conseils afin de finaliser mon voyage en Thaïlande de cet été.
C’est soit passer 7jours (Khoh phangan, koh samui) et 2 jours d’excursion à Kanchanaburi (erawan, Hindat..et éléphant.. ) avec Safarine ou alors 9 jours (Khoh phangan, koh samui).
Je me demande si ça vaut le coup de faire Erawan falls avec des enfants apparemment il y a beaucoup de monde et si il ne vaut pas mieux passer plus de temps sur les iles?
Merci d'avance pour vos conseils et suggestions.
Trajet Windhoek-Keetmanshoop faisable à la journée? (Namibie) English translation pending
Bonjour à tous,
J'ai déjà tout mon petit parcours en Namibie en tête. Avec en revanche, plein d'incertitudes à préciser. J'ai besoin de vous😊.
Le premier tronçon prévu est ambitieux: aéroport de Windhoek-Keetmanshoop, comme ça, au petit matin, au sortir de l'avion qui arrive à 6h10. Pensez-vous que ce soit excessif? Googlemap indique 7h24 (!); Viamichelin indique 6h09.
Je précise que nous comptons louer une voiture à l'aéroport directement.
C'est une route bitumée en bon état, c'est bien ça?
Je me dis qu'avec un petit arrêt sieste en cours de route vers Lake Oanob, ça pourrait le faire. Qu'en pensez-vous?
Dans tous les cas, mon idée serait de ne pas réserver la première nuit (espérée au Quiver Tree forest camp), quitte à s'arrêter avant si on meurt de fatigue, genre à Mariental.
J'ai envisagé une halte dans une game reserve du Kalahari, mais j'ai l'impression que ça rajoute forcément des trajets non négligeables de et vers la B1, et (16 jours sur place, c'est court et il faut faire des choix) ce n'est pas là que je voulais mettre la priorité.
Merci pour vos avis!
Karin
J'ai déjà tout mon petit parcours en Namibie en tête. Avec en revanche, plein d'incertitudes à préciser. J'ai besoin de vous😊.
Le premier tronçon prévu est ambitieux: aéroport de Windhoek-Keetmanshoop, comme ça, au petit matin, au sortir de l'avion qui arrive à 6h10. Pensez-vous que ce soit excessif? Googlemap indique 7h24 (!); Viamichelin indique 6h09.
Je précise que nous comptons louer une voiture à l'aéroport directement.
C'est une route bitumée en bon état, c'est bien ça?
Je me dis qu'avec un petit arrêt sieste en cours de route vers Lake Oanob, ça pourrait le faire. Qu'en pensez-vous?
Dans tous les cas, mon idée serait de ne pas réserver la première nuit (espérée au Quiver Tree forest camp), quitte à s'arrêter avant si on meurt de fatigue, genre à Mariental.
J'ai envisagé une halte dans une game reserve du Kalahari, mais j'ai l'impression que ça rajoute forcément des trajets non négligeables de et vers la B1, et (16 jours sur place, c'est court et il faut faire des choix) ce n'est pas là que je voulais mettre la priorité.
Merci pour vos avis!
Karin
Mon cauchemar indonésien English translation pending
Un Français, rencontré au Brésil en 1987, nous avait fait l'apologie de l'Indonésie. Il ne tarissait pas d'éloges. 2 ans plus tard, mon ex-compagne et moi décidions de sauter le pas et nous voilà partis pour deux mois en Indonésie. Arrivés à l'aéroport de Bruxelles-National, première tuile : "Delayed-Info". Nous nous représentons donc le lendemain et là, le vol était prêt. Un vol Garuda (3 fois, 1.000 fois hélas !!!). Une escale était prévue à Abu Dhabi. Escale au cours de laquelle nous avions le choix : soit rester à bord de l'avion, soit visiter l'aéroport d'Abu Dhabi. Comme nous n'avions jamais mis les pieds aux Émirats, nous nous sommes dit "pourquoi pas ? Visitons." Grave erreur ! L'avion avait une avarie et il nous était interdit de le regagner. Nous n'avons jamais compris en quoi notre présence allait plus gêner que celle de ceux qui avaient choisi de rester dans l'avion. Nous avons donc tenté de dormir, à même le sol en mosaïque de l'aéroport (il y avait un garçon en chaise roulante, parmi nous). Vers 7 heures du mat, Garuda nous avait enfin dégotté des chambres dans l'Holiday Inn local, à charge pour nous, bien entendu, de remettre nos passeports, ce qui en a inquiété plus d'un. Certains voyageurs nous ont convaincus d'appeler l'ambassadeur de Belgique à Abu Dhabi : cet imbécile n'a rien trouvé de mieux que de nous suggérer de visiter les lieux, les marchés, et comment faisons-nous sans nos passeports, Ducon ? En plus, nous ne pouvions pas aller dormir tout de suite, les chambres n'étaient pas prêtes. On nous a "invités" à manger. Croyez-moi, quand vous manquez de sommeil à en crever, manger est bien la dernière chose à laquelle on pense ! Enfin, les chambres sont prêtes. Nous nous y précipitons et nous écroulons sur le lit où nous nous endormons instantanément. Las ! 30 minutes après, le téléphone nous réveille : l'avion était prêt ! Tout ça pour ça. Exténués, nous arrivons à Jakarta, à 1 heure du mat. La personne censée nous y attendre n'était évidemment plus là (nous étions supposés arriver vers 15 h !). Tous les bureaux de changes étant fermés, impossible de se procurer la moindre roupie indonésienne, évidemment ! J'ai entamé de longs pourparlers avec le personnel de Garuda, qui a enfin daigné nous dégotter une chambre à l'Hotel President, à Jakarta. Air co, ce qui n'était pas du luxe, vu la chape de plomb de l'air moite qui nous était tombée dessus dès la descente d'avion. Radio, qui m'a permis de découvrir la seule chose que j'aie aimée dans ce pays : le jazz fusion de Krakatau en général et d'Indra Lesmana en particulier. Mais nous avions prévu d'aller à Yogyakarta. Ayant quitté l'hôtel avant midi (selon la tradition), nous nous pointons à la gare. Et ce fut à nouveau un long voyage sans dormir (évidemment ! L’Indonésie sans privation de sommeil, ce ne serait plus l'Indonésie !). Nous débarquons donc à Yogyakarta comme des zombies. Nous trouvons (enfin !) où dormir au Bagus Hotel où je me lie d'amitié avec le mainate albinos, certes en cage, mais à qui le personnel fait faire son petit tour hors cage tous les soirs. À chaque fois qu'il me voit, il me dit "selamat pagi-pagi-pagi !" (Selamat pagi = bonjour, en indonésien).
Mais, excédés d'être réveillés par l'appel du muezzin dès l'aube (je vous dis, le sommeil n'a pas bonne presse en Indonésie), nous décidons de migrer pour Bali. Pas pour Kuta, non, on n'est pas des Australiens, mais pour Ubud. Et au début, tout se passe bien. On nous fait découvrir le gamelan balinais qui, malgré sa lutherie nettement plus réduite que celle du gamelan javanais, est autrement plus dynamique, plus intéressant, musicalement, nous prenons les quarts de ton en pleine tronche et c'est fabuleux. Hélas, un certain Agus qui manifestement, était payé pour nous faire découvrir tout ça, après nous avoir vendu des billets pour ledit gamelan, mais aussi pour le "Kecak" (discipline, paraît-il inventée à la seule intention des touristes), s'est aperçu avec nous que nous en avions fait le tour, des musiques balinaises. Du coup, il n'avait plus rien à nous vendre. Du coup, nous n'étions plus intéressants. Du coup, nous ne l'avons jamais revu.
Nous décidons alors d'aller sur l'île de Gili Tranwanggan. Las ! Pour y aller, il fallait traverser Lombok, probablement l'île la plus islamiste de l'Indonésie. Et ma compagne, qui se débattait désespérément avec l'anglais (elle était habituée à l'espagnol et au portugais), parvient à articuler une question dans un anglais grammaticalement correct. Mais ma compagne, n'étant "qu'une femme", l'autochtone répond certes à la question, mais en s'adressant à moi ! Charmant !
Bref (comme dirait Kyan Khojandi), nous arrivons ENFIN à Gili Trawanggan. Un complexe "hôtelier" (?) composé de maisonnettes sur pilotis. Gili Trawanggan est une île musulmane, a donc sa mosquée, le muezzin se fait entendre non pas à 5, mais à 4 heures du mat. Sauf que la mosquée est bien plus éloignée de notre logement qu'à Yogyakarta, ce qui rend la chose bien plus supportable. Le souci, ce sont les insectes et arachnides. Vu la chaleur moite, vous pensez bien qu'ils sont au paradis, au point qu'on nous fournit des moustiquaires à border sous le matelas. Et en allant se coucher, nous découvrons scorpions, énormes araignées sur ladite moustiquaire. À charge pour nous de nous coucher doûûûûcement, histoire de ne pas énerver ce joli monde.
Nous faisons connaissance avec Latu, le gestionnaire du complexe. Très sympa. C'est à lui que je dois de savoir que la musique entendue à l'Hotel President de Jakarta est de Krakatau, que la chanteuse en est Trie Utami et que le morceau s'intitule "Dirimu Kasih".
Nous quittons à regret (malgré les bestioles) Gili Trawanggan, revenons à Ubud. Après un bref et pénible passage par Candi Dasa, où j'ai vu des ouvriers du bâtiment mâchonner puis cracher des libellules, où l'unique poste téléphonique disponible dans la localité était habité par un nid de guêpes, nous faisons cap sur Denpasar, le chef-lieu de Bali. Ville ennuyeuse à périr, "hôtel" dont les chambres étaient "éclairées" par de poussives ampoules de 25W made in Indonesia et peuplées de cafards gros comme ma main, nous faisons (grossière erreur) un passage par Padangaran où nous nous sommes fait royalement ch*er. Comme Padangaran est une plage, mon ex a naïvement cru pouvoir y faire du bronzing. 15 minutes après, elle s'est retrouvée encerclée de motards voyeurs (qu'est-ce qu'elle croyait ?).
Nous trouvons enfin un bus pour Jakarta, bien décidés à n'y passer qu'une nuit, à Jalan Jaksa (la rue des hôtels pas chers). Durant le trajet, elle a le mal du voyage. J'ai été obligé de gueuler "STOOOOOOOOOOOOP !!!" pour que le chauffeur daigne finalement s'arrêter. Enfin arrivés à Jakarta, nous cherchons un hôtel à Jalan Jaksa. Nous en trouvons un. Au beau milieu de la nuit, mon ex sursaute : elle s'est encore fait escalader par un cafard grand comme ma main. Je me dis "ça n'en finira donc jamais ?". Ce n'était pas la dernière fois que je me faisais cette réflexion.
Le lendemain d'une ultime nuit approximative, la gérante de l'hôtel nous annonce qu'elle a appelé un taxi "Oiseau Bleu" à notre intention en sorte de pouvoir rallier l'aéroport. Le taxi (tiens ???) arrive dans les délais. Nous arrivons trop tôt à l'aéroport et, pour m'occuper, j'y achète la BD "Asterix di tengah Orang Swiss" ("Astérix chez les Helvètes", en indonésien). Nous arrivons au terminal et, comme prévu, l'avion a du retard. Ça ne m'étonne même pas. Plusieurs heures après, nous embarquons enfin. Et sur la carlingue, un cafard, plus grand que tous ceux que j'ai vu, fait de la voltige. Je dis à haute voix "Encore ! Ça n'en finira donc jamais ?" Mais une passagère européenne me rassure en me disant que s'il pénètre dans l'avion, il ne résistera pas à l'ai co. Une escale est encore prévue à Abu Dhabi. Et ô surprise, arrivés à Abu Dhabi, on découvre une avarie technique de l'avion. Ayant retenu la leçon à l'aller, nous décidons de rester à bord, pas fous ! Imitant d'autres passagers, nous décidons de, comme eux, profiter de l'espace laissé par les pigeons qui sont sortis de l'avion pour nous allonger et tenter de dormir. Las ! Le personnel de bord nous réveille à intervalles réguliers, au motif que ça ferait mauvaise impression à l'égard des passagers qui sont sortis, lorsqu'ils seraient (enfin) autorisés à regagner l'avion. Mais une certaine solidarité s'est organisée parmi les passagers restés à bord, ce qui fait que nous envoyons chier les empêcheurs de dormir, gentiment, mais fermement, résultat, au final, ils ont cessé d'insister. Ils ont probablement dû sentir que le sommeil n'était pas illégal en Belgique. Arrivés à Bruxelles, les gendarmes (oui, en 1989, la Gendarmerie existait encore, en Belgique), je les aurais embrassés ! Ce retour à Zaventem est mon meilleur souvenir d'Indonésie. Ça et les miaulements de ma petite et défunte Céline. Ayant fait part de nos mésaventures, le Français nous a marmonné qu'il ne parlait pas de l'Indonésie, mais de la Thaïlande. C'est c'laaa, oui...
Mais, excédés d'être réveillés par l'appel du muezzin dès l'aube (je vous dis, le sommeil n'a pas bonne presse en Indonésie), nous décidons de migrer pour Bali. Pas pour Kuta, non, on n'est pas des Australiens, mais pour Ubud. Et au début, tout se passe bien. On nous fait découvrir le gamelan balinais qui, malgré sa lutherie nettement plus réduite que celle du gamelan javanais, est autrement plus dynamique, plus intéressant, musicalement, nous prenons les quarts de ton en pleine tronche et c'est fabuleux. Hélas, un certain Agus qui manifestement, était payé pour nous faire découvrir tout ça, après nous avoir vendu des billets pour ledit gamelan, mais aussi pour le "Kecak" (discipline, paraît-il inventée à la seule intention des touristes), s'est aperçu avec nous que nous en avions fait le tour, des musiques balinaises. Du coup, il n'avait plus rien à nous vendre. Du coup, nous n'étions plus intéressants. Du coup, nous ne l'avons jamais revu.
Nous décidons alors d'aller sur l'île de Gili Tranwanggan. Las ! Pour y aller, il fallait traverser Lombok, probablement l'île la plus islamiste de l'Indonésie. Et ma compagne, qui se débattait désespérément avec l'anglais (elle était habituée à l'espagnol et au portugais), parvient à articuler une question dans un anglais grammaticalement correct. Mais ma compagne, n'étant "qu'une femme", l'autochtone répond certes à la question, mais en s'adressant à moi ! Charmant !
Bref (comme dirait Kyan Khojandi), nous arrivons ENFIN à Gili Trawanggan. Un complexe "hôtelier" (?) composé de maisonnettes sur pilotis. Gili Trawanggan est une île musulmane, a donc sa mosquée, le muezzin se fait entendre non pas à 5, mais à 4 heures du mat. Sauf que la mosquée est bien plus éloignée de notre logement qu'à Yogyakarta, ce qui rend la chose bien plus supportable. Le souci, ce sont les insectes et arachnides. Vu la chaleur moite, vous pensez bien qu'ils sont au paradis, au point qu'on nous fournit des moustiquaires à border sous le matelas. Et en allant se coucher, nous découvrons scorpions, énormes araignées sur ladite moustiquaire. À charge pour nous de nous coucher doûûûûcement, histoire de ne pas énerver ce joli monde.
Nous faisons connaissance avec Latu, le gestionnaire du complexe. Très sympa. C'est à lui que je dois de savoir que la musique entendue à l'Hotel President de Jakarta est de Krakatau, que la chanteuse en est Trie Utami et que le morceau s'intitule "Dirimu Kasih".
Nous quittons à regret (malgré les bestioles) Gili Trawanggan, revenons à Ubud. Après un bref et pénible passage par Candi Dasa, où j'ai vu des ouvriers du bâtiment mâchonner puis cracher des libellules, où l'unique poste téléphonique disponible dans la localité était habité par un nid de guêpes, nous faisons cap sur Denpasar, le chef-lieu de Bali. Ville ennuyeuse à périr, "hôtel" dont les chambres étaient "éclairées" par de poussives ampoules de 25W made in Indonesia et peuplées de cafards gros comme ma main, nous faisons (grossière erreur) un passage par Padangaran où nous nous sommes fait royalement ch*er. Comme Padangaran est une plage, mon ex a naïvement cru pouvoir y faire du bronzing. 15 minutes après, elle s'est retrouvée encerclée de motards voyeurs (qu'est-ce qu'elle croyait ?).
Nous trouvons enfin un bus pour Jakarta, bien décidés à n'y passer qu'une nuit, à Jalan Jaksa (la rue des hôtels pas chers). Durant le trajet, elle a le mal du voyage. J'ai été obligé de gueuler "STOOOOOOOOOOOOP !!!" pour que le chauffeur daigne finalement s'arrêter. Enfin arrivés à Jakarta, nous cherchons un hôtel à Jalan Jaksa. Nous en trouvons un. Au beau milieu de la nuit, mon ex sursaute : elle s'est encore fait escalader par un cafard grand comme ma main. Je me dis "ça n'en finira donc jamais ?". Ce n'était pas la dernière fois que je me faisais cette réflexion.
Le lendemain d'une ultime nuit approximative, la gérante de l'hôtel nous annonce qu'elle a appelé un taxi "Oiseau Bleu" à notre intention en sorte de pouvoir rallier l'aéroport. Le taxi (tiens ???) arrive dans les délais. Nous arrivons trop tôt à l'aéroport et, pour m'occuper, j'y achète la BD "Asterix di tengah Orang Swiss" ("Astérix chez les Helvètes", en indonésien). Nous arrivons au terminal et, comme prévu, l'avion a du retard. Ça ne m'étonne même pas. Plusieurs heures après, nous embarquons enfin. Et sur la carlingue, un cafard, plus grand que tous ceux que j'ai vu, fait de la voltige. Je dis à haute voix "Encore ! Ça n'en finira donc jamais ?" Mais une passagère européenne me rassure en me disant que s'il pénètre dans l'avion, il ne résistera pas à l'ai co. Une escale est encore prévue à Abu Dhabi. Et ô surprise, arrivés à Abu Dhabi, on découvre une avarie technique de l'avion. Ayant retenu la leçon à l'aller, nous décidons de rester à bord, pas fous ! Imitant d'autres passagers, nous décidons de, comme eux, profiter de l'espace laissé par les pigeons qui sont sortis de l'avion pour nous allonger et tenter de dormir. Las ! Le personnel de bord nous réveille à intervalles réguliers, au motif que ça ferait mauvaise impression à l'égard des passagers qui sont sortis, lorsqu'ils seraient (enfin) autorisés à regagner l'avion. Mais une certaine solidarité s'est organisée parmi les passagers restés à bord, ce qui fait que nous envoyons chier les empêcheurs de dormir, gentiment, mais fermement, résultat, au final, ils ont cessé d'insister. Ils ont probablement dû sentir que le sommeil n'était pas illégal en Belgique. Arrivés à Bruxelles, les gendarmes (oui, en 1989, la Gendarmerie existait encore, en Belgique), je les aurais embrassés ! Ce retour à Zaventem est mon meilleur souvenir d'Indonésie. Ça et les miaulements de ma petite et défunte Céline. Ayant fait part de nos mésaventures, le Français nous a marmonné qu'il ne parlait pas de l'Indonésie, mais de la Thaïlande. C'est c'laaa, oui...
Douze jours en Russie! English translation pending
Salut :)
Je viens de passer 12 jours en Russie pour le boulot. J'ai eu le temps de visiter un peu (3 jours à Moscou notamment) et comme à mon habitude, j'ai pris des tonnes de photos :) J'ai créer un blog à l'occasion ( http://12jours-russie.blogspot.fr/ ), et je vous posterais ici les meilleures photos ;) N'hésitez pas à me poser des questions, je me ferais un plaisir d'y répondre (dans la mesure du possible ;) )
Une superbe expérience ce voyage, c'est un pays très sympa et différent... dépaysement totale. Moscou, une ville immense, folle. Le reste (Voronezh, Rostov, Krasnodar), encore différent. Bref, c'était bien cool.
Je viens de passer 12 jours en Russie pour le boulot. J'ai eu le temps de visiter un peu (3 jours à Moscou notamment) et comme à mon habitude, j'ai pris des tonnes de photos :) J'ai créer un blog à l'occasion ( http://12jours-russie.blogspot.fr/ ), et je vous posterais ici les meilleures photos ;) N'hésitez pas à me poser des questions, je me ferais un plaisir d'y répondre (dans la mesure du possible ;) )
Une superbe expérience ce voyage, c'est un pays très sympa et différent... dépaysement totale. Moscou, une ville immense, folle. Le reste (Voronezh, Rostov, Krasnodar), encore différent. Bref, c'était bien cool.
Seychelles: où partir en août? English translation pending
Bonjour les voyageurs!
J'ai besoin de vos avis! J'aimerais partir 2 semaines aux Seychelles au mois d'aout. J'ai vu que ce n'était pas la meilleure période mais en même temps c'est le seul moment de l'année où je peux prendre 2 semaines... Est-ce que vous auriez des conseils quant au choix de l'ile/l'hôtel où me rendre ? Mon projet vacances = bronzette sur plage de rêve et activités sportives (plongée...) 😎😎😎
Merci pour votre aide !!
Dac
J'ai besoin de vos avis! J'aimerais partir 2 semaines aux Seychelles au mois d'aout. J'ai vu que ce n'était pas la meilleure période mais en même temps c'est le seul moment de l'année où je peux prendre 2 semaines... Est-ce que vous auriez des conseils quant au choix de l'ile/l'hôtel où me rendre ? Mon projet vacances = bronzette sur plage de rêve et activités sportives (plongée...) 😎😎😎
Merci pour votre aide !!
Dac
Les endroits à voir au Liban? English translation pending
Bonjour,
Je vais au Liban en Septembre et je me renseigne sur les endroits et monuments intéressants à ne pas rater!
Quelqu'un saurait-il où se trouve le minibus brûlé lors de la guerre civile des années 70, et qui parait-il est conservé sur place. En arabe "el bosta".
Je suis libanaise mais ce sera ma première fois au Liban. Si quelqu'un à des idées ce serait gentil de me renseigner. Vivement septembre!
Carnet de voyage ouest USA 2010 English translation pending
Bonjour à tous, Grâce aux conseils avisés de nombreuses personnes du site, notamment Philippe et Thierry de ouestusa, Jean Crespel et la famille Rançon, ITAT, isap29, Jean et certainement d'autres que j'oublie, nous avons effectué un super voyage durant l'été 2010. C'est cet été-là que nous avons pris le virus des USA, qui semble nous avoir sérieusement contaminés... Notre périple a duré 3 semaines et demi, du 8 juillet au 2 août, et nous a emmenés de San Francisco à Las Vegas (via Yosemite, Bodie, Death Valley) en voiture, puis boucle à partir de Las Vegas sur les parcs de Zion, Bryce, Canyonland, Arches, Mesa Verde, Durango, Monument Valley, Page, Kanab, Grand Canyon nord puis sud, et retour Las Vegas, le tout en camping-car C30. Ouf ! Tant et si bien que nous sommes repartis sur la côte Est l'hiver dernier, et que nous reprenons la route de l'ouest, via la côte puis Yellowstone, qui manquait à notre programme, l'été prochain.
Les participants : les parents, Christophe et Sandrine (quarantaine bien sonnée), et les trois rejetons de 10, 12 et 14 ans à l'époque, Capucine, Arthur et Valentin.
Mieux vaut tard que jamais : en voici le récit. J'espère qu'il pourra donner des idées à certains, en tout cas je serais ravie de répondre à toutes vos questions.
Commençons par la première semaine.
Jeudi 8 juillet - De Paris à San Francisco Départ très matinal de la maison pour toute la tribu, nous prenons place à bord d'un gros monospace. Arthur profite du siège arrière environné de bagages pour continuer sa nuit, la tête appuyée sur un sac Décathlon grand format. Une fois n'est pas coutume, nous arrivons plus que dans les temps à l'aéroport (et le bon aéroport, en plus...), si bien que nous enregistrons nos bagages quasiment les premiers d'un vol sur 747, quand même ! Un petit déjeuner et quelques emplettes au Relais H plus tard, nous embarquons. Ce sera l'occasion de découvrir nos nombreux compagnons de voyage, notamment plusieurs groupes de jeunes adolescents typiques encadrés par des moniteurs plus vieux qu'eux de quelques heures, mais qui témoignent déjà d'une grande expérience et d'un solide sang-froid face à la provocation pure... La passerelle franchie, Valentin renonce pour cette fois à saluer l'équipage d'une vigoureuse poignée de main. Il se contente d'un discret signe de tête, accompagné d'un jeté de mèche, en bon ado qui se respecte (même si, de ce côté-là, il y a eu récemment du raccourci dans l'air...). Nous gravissons immédiatement les quelques marches qui nous mènent au pont supérieur qui, à défaut d'être en plein air comme sur un paquebot de croisière, présente l'énorme avantage de proposer des écrans individuels, avec la programmation qui va bien. Cela nous permet de passer un voyage relativement paisible, en dépit des escarmouches ponctuelles et parfois bruyantes entre Capucine et Arthur. Rien que du très habituel (« business as usual » comme disent nos amis américains !). Christophe, entrepris par sa voisine de droite – une habitante de San Francisco – réalise, mais un peu tard, que la langue bizarre qu’elle utilise sera celle qu’il entendra pour les 3 semaines et demi à venir… Il regrette un instant la Corse et l’accent traînant des locaux, plus compréhensible. Le voyage se déroule sans encombre. Douane, bagages, voiture, nous partons rapidement à bord d'une magnifique voiture blanche, spacieuse et haute sur roues, vers notre hôtel tout près de Union Square. En chemin, nous croisons nous premiers "trucks".
Un petit tour en ville avant de se coucher ?...
20h21… Seule une petite lumière luit encore dans la chambre. La quasi-totalité de la troupe a sombré avec bonheur dans les bras de Morphée ; les garçons se partagent une chambre avec deux queen beds, ils ne devraient pas manquer de place. Pas plus que Capucine qui a hérité du même format de lit. Elle a déjà entamé sa nuit auparavant dans les moelleux fauteuils de Levi’s et Abercrombie & Fitch, fournisseur officiels des ados français comme nous le découvrirons au cours du voyage. Le repas au Lori’s de Powell Street ne nous laissera pas un souvenir impérissable sur le plan gustatif. Pourtant, les hamburgers ne sont pas mauvais, mais ils deviennent rapidement écoeurants, même pour notre « labrador » en chef. Arthur et Capucine ont des allures de zombies, nous faisons en sorte qu’a minima, ils ne tombent pas de leur chaise. Il doit être prêt de 4h du matin en France, leurs paupières le savent bien. Nous expédions hamburgers, bacon frit, oignons, tomates et autres salades au plus vite. Le milk-shake de Capucine prend sensiblement la clé des champs, il est rattrapé de justesse par Christophe au moment où il menaçait de se répandre définitivement sur la table.
Arthur retrouvera un soupçon d’énergie qui le poussera jusqu’à son lit, Capucine sera évacuée en ascenseur. Nous croisons à l’entrée du restaurant un couple de Français qui viennent justement de passer trois semaines aux USA. Ils rêvent de yaourts, de coquillettes avec jambon blanc… Pour ma part, malgré l’enthousiasme du début, ce hamburger est presque déjà celui de trop. Il va falloir sélectionner nos restaurants avec plus de discernement, en attendant de nous préparer nous-mêmes nos pique-niques. Malgré tout, le cadre du Lori’s s’est révélé très typique, avec son décor années 50. Pour un peu, nous nous serions attendus à voir apparaître Fonzi au détour d’une table en formica ou d’une banquette rouge !
Une sirène résonne dans la rue. Police ou ambulance ? Je n’ai pas encore ma cartographie des bruits dans l’oreille, elle se complètera dans les jours à venir. Je garde également de cette journée deux autres images. La première à l’aéroport, lorsque nous avons pris possession de notre énorme voiture, pour croiser d’encore plus gros spécimens et de rutilants camions. Valentin nous fait remarquer que toutes les voitures ont l’air neuf, en fait elles sont visiblement très bien entretenues.
L’autre image : celles de clochards isolés, qui pour la plupart jouent d’un instrument. Parfois seulement une batterie de fortune improvisée sur des poubelles renversées et recouvertes d’une casserole ou d’un vague couvercle, pour produire les différents sons nécessaires. Ah oui ! Et un « Jesus loves you » ou quelque chose dans le genre, brandi par un black sur un panneau, en pleine rue, sans autre forme de revendication. Dois-je le préciser ? Nous découvrons une Bible dans le tiroir de notre table de nuit…
Mes lentilles n’en peuvent plus. Je vais les immerger dans leur solution de lavage préférée.
Dans son sommeil, Capucine émet une dernière récrimination à l’encontre d’Arthur. Pour aujourd’hui, elle aura eu le dernier mot !
Vendredi 9 juillet - China Beach, Sausalito and co Notre journée du vendredi nous permet de visiter des lieux très variés de San Francisco. Réveillés à 3h du matin, puis à 6h, les parents attendent que leur tribu reprenne quelques forces, d’où un départ tardif de l’hôtel. Le restaurant soigneusement repéré sur le « Guide du Routard » pour ses célèbres petits déjeuners se révèle inaccessible, au vu de la foule qui s’entasse sur le trottoir. Nous renonçons et choisissons – horreur et erreur fatales – de prendre notre petit déjeuner juste en face de l’hôtel. Les pancakes commandés arrivent, et là les visages s’allongent : impossible d’ingurgiter de telles quantités, même pour les plus gourmands d’entre nous (et ils sont nombreux). Je m’aperçois que les « french toasts » choisis ne ressemblent pas du tout aux pains de mie imaginés, mais à des brioches traitées façon pain perdu, avec un fort goût de cannelle. Christophe, quant à lui, se console en apercevant sur ses pancakes une boule blanc cassé. « Une boule de glace vanille ! Cà c’est sympa ! ». Son sourire se transforme en grimace à la première bouchée, c’est en fait du beurre salé… Nous regagnons péniblement notre hôtel, et demandons notre voiture. En effet, se garer n’est pas chose facile à San Francisco, et même le parking réservé aux clients de l’hôtel est en fait un parking situé un peu plus loin, et mutualisé avec d’autres hôtels certainement. Il faut donc, comme pour le fût du canon, « un certain temps » pour récupérer son véhicule. Nous avons le temps de faire un petit tour dans les chambres pour nous rafraîchir, et nous voilà partis direction le Golden Gate Park. Le trajet de ce matin aurait dû nous emmener nous promener dans ce parc, mais vu l’horaire tardif, nous nous contenterons de nous garer près de China Beach, et de nous balader à pied jusqu’à cette plage. Premier contact avec le Pacifique : nous sentons bien l’air marin, la chaleur en moins. Sur la plage, des enfants s’amusent, couverts comme si nous étions en automne. Et c’est vrai que tous les matins de notre séjour seront frais à San Francisco, le soleil et la chaleur ne daignant se montrer que l’après-midi. Quant à la plage, elle tire son nom des immigrés chinois qui peuplaient le coin auparavant, pêcheurs de leur état venus chercher une meilleure fortune sous le ciel américain. Le quartier, résidentiel, abrite de belles maisons aux architectures variées, sur des terrains souvent garnis de jardins paysagers. L’une des maisons qui surplombe la plage s’attire d’ailleurs les grâces de Valentin, qui décide qu’elle sera sienne dans quelques années… C’est beau de rêver ! Nous reprenons la voiture. Une fois la bonne bretelle d’accès empruntée, ce qui n’est pas sans difficulté, le franchissement du célèbre Golden Gate se fait dans une circulation assez dense. Nous trouvons notre chemin assez facilement jusqu’au restaurant les pieds dans l’eau qui nous attend. Nous traversons pour ce faire une bonne partie de Sausalito, qui ressemble assez à nos stations balnéaires, peut-être en plus huppée. Pas mal de boutiques de luxe et surtout peu de place, y compris pour se garer. Les difficultés de stationnement seront le fil rouge du jour.
Ce déjeuner en terrasse sera l’occasion d’une première rencontre cuisante avec le soleil pour nos avant-bras. Le repas est délicieux, le cadre idyllique. Capucine s’essaie à l’américain, et sur mes indications demande « The toilett, please ? », à quoi on lui répond « Tout droit et à gauche… ». Elle revient, toute penaude d’avoir laisser apparaître si clairement son statut de touriste français. Les fois suivantes, elle pensera à demander « The restroom, please ? » avec un succès nettement plus grand. Il va falloir que je rafraîchisse (et que j’américanise) mes connaissances…
Une promenade digestive à Muir Woods poursuit agréablement cette journée, toujours après un peu de temps perdu à se garer. Nous croisons nos premiers séquoias, dont les troncs n’en finissent pas de s’élever vers les cieux. Ce qui frappe le plus dans ce parc, tout comme dans les suivants que nous visiterons c’est, au-delà de la petitesse des parkings au regard de la foule qui les prend d’assaut, l’absence totale de papiers gras et autres bouteilles en plastique, où que le regard se pose. C’est assez réconfortant. Comme quoi, il n’y a pas de fatalité… Un lieu hautement touristique n’est pas obligatoirement condamné à devenir une poubelle en plein air. Une leçon à rapporter en France.
Quelques heures et une jambe de jean trouée plus tard, nous refranchissons le Golden Gate dans l’autre sens. C’est l’heure du péage, mais l’attente aux guichets est assez courte. Nous continuons notre chemin jusqu’aux quais, où nous avons la ferme intention d’apercevoir les fameux lions de mer. Nous trouvons un parking public assez éloigné de l’extrémité du Pier 39, ce qui nous oblige à marcher plus que prévu et à faire provision, pour certains, d’une polaire plus chaude. Il faut dire que ce soir, le vent est glacial, tout comme ce matin aux premières heures du jour. En chemin, nous croisons la foule des grands jours. C’est très animé, les musiciens une fois de plus participent activement. Les bruits, les sollicitations, les odeurs… tout cela finit par nous agresser. Nous trouvons en restaurant italien, plus gras et copieux que ce à quoi nous sommes habitués.
Notre retour en voiture ce fera avec quelques visites imprévues, notamment de la Coït Tower que nous atteignons après de nombreux lacets sur une route escarpée. Lombard Street – en descente, bien sûr. Et nous pouvons enfin regagner notre hôtel pour un repos bien mérité, seulement troublé à 2 heures du matin par un fêtard bien imbibé.
Samedi 10 juillet - San Francisco à pied Ce samedi nous trouve plus matinaux. Prudents, nous prenons notre petit déjeuner à l’hôtel et partons à pied pour une longue journée de marche. Un petit crochet par Union Square, puis nous voici dans le quartier chinois où Arthur se met en chasse d’un magasin de gadgets, babioles ou magie. Une « babiolerie » en fait, comme il le dit lui-même. De ce côté-là, il est assez servi et nous aurons du mal à le faire renoncer à deux ou trois « saloperias » qui seraient venues encombrer ses étagères. Nous sommes bredouilles à deux reprises. Le musée de la Wells Fargo d’abord, fermé le samedi, et un restaurant à l’heure où les ventres des enfants recommencent à crier famine. Nous parvenons malgré tout, après quelques pas de plus et une course démente dans une rue en très forte pente, à les conduire à pied cette fois-ci jusqu’à la Coït Tower. « Mama’s » nous accueille pour le déjeuner, aux alentours de 13h30. C’est une institution, avec un grand choix de sandwichs à la composition qui dépasse notre niveau de langage, mais c’est délicieux. En sortant, nous nous faisons héler par un homme dans une voiture. Drôle de sensation que d’entendre son nom de famille crié, à l’autre bout du monde, dans une ville où, a priori nous ne connaissons personne. Ce sont nos amis français qui passaient par hasard dans le coin. Le monde est un grand village… L’après-midi, ce sera bus (ligne 45 puis 22, nous rencontrons d’autres Français et des francophiles), marches vers Alamo Square, où nous manquons de peu un repas de quartier annoncé à grand renfort d’affiches sur les poteaux alentours, Hayes, St-Mary’s Cathedral où les enfants sont à deux doigts de se faire enrôler pour la quête d’un office en espagnol. Je remercie chaleureusement pour la proposition, mais explique que nous ne faisons que passer et ne resterons pas tout le temps de la cérémonie. Nous nous éclipsons discrètement, un peu gênés, et trouvons au sous-sol de l’église une petite bibliothèque et surtout des toilettes qui nous sont d’un grand secours après cette longue marche. Souvent, en nous voyant plongés dans nos plans, des passants nous proposerons spontanément leur aide pour nous orienter. Il n’y a pas à dire, les Américains sont très accueillants. Mais quel drôle d’idée, quand même, de commencer toutes leurs phrases par « How are you today ? ». Il me vient souvent une réponse à la Dupontel, que je garde pour moi afin de ne pas nuire aux relations franco-américaines. Pas un seul caissier qui nous en fasse grâce, pour l’instant. Je préfère de loin la spontanéité de ceux qui interpellent les enfants, dans la rue ou le bus, pour les chambrer gentiment en nous glissant des clins d’œil complices…
Retour shopping à Westfield Mall, après la traversée d’un quartier fréquenté par des clochards titubants, souvent drogués paraît-il. Les bâtiments qui l’occupent alternent : un squat, une mission, un squat, un centre social, un squat, une boutique délabrée, un squat, etc… Nous accélérons le pas, changeons de trottoir une fois ou deux, mais il fait encore trop jour pour que nous nous sentions réellement en danger. Pèlerinage chez Abercombie, avec un nouvel espace que nous n’avions pas exploré la veille, et qui permet au reste de la famille de s’équiper.
Nous rentrons un peu éreintés de cette journée de ballade, il faut pourtant presser le pas car nous sommes attendus pour le repas du soir. Passage par l’hôtel pour poser nos paquets et nous rafraîchir rapidement. Nous renonçons à prendre notre voiture pour nous rendre au restaurant, et privilégions le taxi. Il connaît parfaitement la route et nous éviterons les problèmes de parking ! Il nous faudra un peu de temps pour réussir à en alpaguer un devant l’hôtel, car quelques valets de parking efficaces nous piquent les plus beaux ! Nous étudions leur technique, et profitant d’un « banc » plus important, réussissons à trouver notre bonheur. Il faut nous entasser, le véhicule n’est pas vraiment prévu pour cinq et tout le long du trajet, les genoux sous le menton et une carte vaguement dépliée pour repérer notre route, je prie pour que notre chemin ne croise aucun képi. La chance est avec nous, nous atteignons le « Benihana of Tokyo », en avance sur nos amis. Ce restaurant japonais va nous donner l’occasion d’assister à une démonstration de virtuosité culinaire, devant les yeux ébahis des enfants. Des crevettes pourtant coupées en petits morceaux semblent reprendre vie, un oignon tranché se transforme en cratère fumant, le couvre-chef du cuisinier devient panier de basket pour récupérer les queues de crevettes désormais inutiles. Beaucoup de bruit dans le restaurant, ce qui rend la conversation difficile. Mais c’est quasiment un dîner spectacle auquel nous participons. Chacune des tables, configurée en demi-lune, possède son propre chef et le ballet de serveurs qui va avec.
Coucher à 22h30 pour tout le monde…
Dimanche 11 juillet - De San Francisco à Yosemite Nous quittons aujourd’hui San Francisco pour Yosemite. L’empaquetage des affaires, avec un léger surplus, ne pose pour l’instant pas de problème. Les sacs supplémentaires récupérés lors de nos achats sont cependant les bienvenus. La relative harmonie originelle de nos bagages se fissure… Les choses risquent de se gâter, car un arrêt shopping est prévu sur le trajet, au « Gillroy Outlets » vanté par les habitués. Une sorte de « Quai des Marques » où l’on peut, paraît-il, faire de très bonnes affaires. C’est à voir… Nous remontons dans notre gigantesque voiture, direction… l’ouest d’abord, en suivant la rue qui passe devant notre hôtel. Un quart de tour plus loin, nous bifurquons vers le sud, sans trop de difficultés. Facile de s’orienter dans ces conditions. Et depuis hier, nous disposons d’informations supplémentaires sur la manière d’appréhender les stops avec double barres blanches au sol, qui nous avaient laissé un peu perplexes jusqu’à présent. Traversant à l’instinct, nous avions de sérieux doutes sur la justesse de notre conduite. Les quatre rues ayant la même signalisation au sol, c’est en fait l’ordre d’arrivée au carrefour qui détermine l’ordre de passage, une fois que chacun a marqué le stop. Une sorte de FIFO à quatre tuyaux, en quelque sorte ! Une fois de plus, les Américains présentent toutes les dispositions naturelles qui conviennent à ce type de dispositif, là où en France le carrefour deviendrait une sorte de zone de non-droit, un royaume du chacun pour soi où le plus culotté tirerait son épingle du jeu. Nous rejoignons la US 101 qui nous conduit vers notre destination, via San José. Pensée émue pour cette Silicon Valley, où tant de start-ups sont nées (et parfois mortes). Effectivement, les abords de cette autoroute se parent rapidement des noms des acteurs les plus connus de l’informatique, pour la plus grande joie de Christophe et des enfants qui découvrent, sur des immeubles de bureaux, les noms de leurs éditeurs de jeux préférés, de leurs routeurs, anti-virus, logiciels, j’en passe et des meilleurs… L’endroit ne doit pas être très agréable à vivre néanmoins, il n’y a rien à y faire en dehors des bureaux. Les yeux sur le compteur de vitesse en même temps que sur le paysage, nous nous apercevons avec surprise que nous sommes pratiquement les seuls à respecter les limitations de vitesse. C’est une surprise ! L’esprit civique de nos hôtes se trouve pris en défaut pour la première fois. Le « Gillroy Outlet », avec ses magasins de plain-pied étendus sur quatre zones distinctes, se révèle un peu décevant. Il y a forcément beaucoup de marques, mais on perd aussi beaucoup de temps à naviguer de l’un à l’autre, à arpenter les rayons à la recherche de la perle rare, qui soit d’une couleur « portable ». Les soldes sont inégales, ce n’est pas la curée promise, mais cela vaut mieux pour nos finances. Nous reprenons notre route pour Yosemite, à travers un paysage relativement aride et environné de monts, avec de temps en temps et sans prévenir des champs d’arbres fruitiers et de cultures. De nombreuses pancartes et petites boutiques sur le bord de la route proposent d’ailleurs des fruits. Mais nous allons au pays des ours, où il ne fait pas bon laisser de la nourriture dans sa voiture, nous nous abstenons, malgré l’attrait de leurs fraises de compétition grosses comme des clémentines et goûteuses. Et dire que les fraises n’étaient vraiment pas terribles cette année, en France… Nous espérons nous rattraper plus tard, notamment entre Bryce et Moab où j’ai repéré une ferme bio très alléchante sur le papier. Nous atteignons aux alentours de 19h le parc de Mariposa Grove, succédané de Sequoia Park qui lui est beaucoup plus au sud et nous obligerons à faire un grand détour. Il est encore temps de visiter, nous confirme la Ranger à l’entrée. Nous faisons un tour d’une bonne heure dans ce petit parc, jalonné de sequoias aux noms évocateurs. Nous découvrons ainsi le Grizzli, un arbre extraordinaire de 2700 ans, qui porte encore très bien son âge. Visible de très loin de par sa hauteur et son envergure, le haut de son feuillage donne une sensation d’irréalité. Est-ce les couleurs, la forme de ses aiguilles, les torsions de ses branches, la luminosité déclinante qui donne une ambiance particulière ? C’est impossible à dire, mais l’impression est bien là, de se retrouver devant un arbre de conte de fées. Je m’attends à tout moment à le voir s’animer pour nous délivrer un message obscur et sentencieux, puis reprendre son immobilité habituelle de vieux sage.
Retour à la voiture à la nuit tombante, pas d’ours en vue par contre des biches et des écureuils en pagaille. Et des moustiques aussi, assoiffés qui plus est ! C’est le sauve-qui-peut général, nous battons en retraite.
Sur la route entre Mariposa et Yosemite Valley, alors que nous pensions avoir fait le plus dur du trajet, c’est visiblement la saison des travaux, nous contraignant à de fréquents arrêts ou ralentissements. Il nous faudra plus d’une heure pour atteindre notre hôtel.
La mauvaise surprise du jour, c’est qu’ils ont réussi à nous mettre dans deux chambres certes contigues, au premier étage, mais auxquelles on accède par deux escaliers différents, à 20m d’écart… Malgré notre réclamation, ils sont « so sorry » mais ne peuvent nous proposer une autre solution, l’hôtel est complet. Too bad…
Demain matin, direction Panorama Trail, via la navette réservée par téléphone depuis l’hôtel de San Francisco, et qui part à 8h30. Je m’assure qu’au moins de ce côté-là tout est ok, et que nous pourrons acheter avant le départ de cette navette de quoi préparer notre pique-nique de midi. Nous trouvons deux-trois trucs à grignoter au restaurant-bar de l’hôtel, tout le reste est fermé. Il est 22h10…
Il faut expliquer que la vallée de Yosemite jouit d’une configuration particulière. Accessible par une seule route qui la traverse, elle ne propose pas pléthore de logements, qui sont donc en quasi-situation de monopole. Bien évidemment, cela se fait au détriment de la qualité. Il est certes plus difficile, dans cet endroit reculé, de se ravitailler aussi facilement que dans une grande ville. Il n’empêche que les hôteliers sont à peu près libres de pratiquer les prix et la qualité de service qu’ils veulent, vu qu’une fois sur place, vous n’allez pas reprendre votre voiture et la route de montagne pour trouver une hypothétique chambre plus bas. D’ailleurs, tout est fait pour décourager l’usage des voitures individuelles, et les transports par bus offrent toutes les commodités nécessaires. Le problème n’est pas là, mais plutôt sur les structures d’accueil, les seules sur des kilomètres à la ronde.
Résultat : nous nous retrouvons non seulement avec des chambres éloignées, mais en plus d’une indubitable saleté. La moquette foncée camoufle de toute la force de ses motifs chargés de nombreuses taches. Sous le lavabo, le carrelage ne peut faire autrement que de révéler les restes des précédents occupants, papier et autres cheveux… Derrière un lourd double rideau (figé par la crasse ?), nous découvrons la malette d’un précédent occupant, avec une réservation en date du début du mois de juin. Soit un mois avant nous. C’est dire si le ménage est fait à fond…
Heureusement, la bonne surprise viendra de la magnifique balade que nous ferons le lendemain. La nature y tiendra la première place et toutes ses promesses.
Lundi 12 juillet - Paradis à "Panorama Trail" Après une nuit peu reposante (la climatisation ne marchait pas, surprenant !), nous prenons notre petit déjeuner dans la salle commune, grande comme un hall de gare, qui sert de réfectoire. Le sol moquetté de couleurs sombres, de nouveau, et le bruit ambiant n’en font pas un lieu très agréable. Nous nous évadons rapidement de l’endroit et prenons le bus de 8h30, pour rejoindre le point de départ de la randonnée, à Glacier Point (prononcer « Glaichieure Ponhitte » pour être compris !). Le chauffeur du bus, un solide gaillard d’une cinquantaine d’années qui ne répond pas (ben oui, il conduit il n’a donc pas le droit) au doux prénom de Bill nous raconte, tout en manoeuvrant son engin dans les lacets, un florilège d’anecdotes sur Yosemite Valley. Ses origines, les hommes qui ont marqué son histoire, les rivalités et les affrontements qui s’en sont suivis, pour finir son statut de « National Park » grâce au rôle prépondérant joué par Théodore « Teddy » Roosevelt. Ce président, grand amateur de nature sauvage, a créé le statut de parc national, donnant le premier label à Yellowstone. Notre guide nous apprend également que la vallée n’a été découverte par l’homme blanc qu’au milieu du XIXème siècle. Les années suivantes, le schéma habituel et tristement célèbre fut appliqué : déplacement vers des réserves de la population autochtone, qui ne l’a pas supporté, affrontement entre les amateurs de la nature « dans son jus » et les marchands du temple, création des premières voies d’accès (la route actuelle date de 1932). Au final, le site reste ultra préservé, ce qui est une vraie victoire, ce que nous pourrons constater durant notre marche du jour, au milieu d’une nature encore très sauvage où les forêts sont entretenues a minima, et uniquement aux endroits où les arbres peuvent poser un problème de sécurité. Toilettes rustiques, pas de marchands de frites ni de babioles sur le parcours, seulement un magasin au départ pour les habituelles cartes, casquettes et magnets souvenirs ! Du beau travail. Et la balade sera à la hauteur des efforts qu’elle va nous demander. Quelques 12km, en descente à 90%, avec une belle montée dans la chaleur de la mi-journée qui nous a un peu cuits. Heureusement, ce sera la seule du parcours. Mais aussi des points de vue extraordinaires sur les différentes chutes d’eau (Ililouette, Vernal et Nevada Falls) et surtout quelques apics vertigineux avec un passage sous la brume d’eau de Nevada Fall, point d’orgue de la promenade. Des moments vraiment magiques. Pas d’ours mais de nombreux écureuils et geais bleus. Et une taupe, enfin ce que nous prenons pour tel. Près d’un tronc d’arbre couché, la terre s’anime brusquement et la petite motte soulevée progresse lentement, traçant un hasardeux itinéraire. Un bâton soulevant une partie du sol en surface ne nous permettra pas d’en apprendre davantage, interrompant juste momentanément la progression de la « Bête »… Le timide animal préfèrera rebrousser chemin.
Les jambes en compote mais réjouis par cette aventure, nous regagnons l’hôtel par la navette gratuite qui parcourt la vallée, car-balais des randonneurs de tout poil. A notre arrivée, la piscine n’est plus disponible que pour des cours de natation. Et son entrée était payante, même pour les clients : 5 dollars pour les adultes, 3 pour les enfants. Cà continue… Après les chambres distantes, les draps plus qu’élimés, les couvertures, dessus de lit et moquette d’une propreté douteuse, nous découvrons, tels les Trois Ours tombant sur Boucle d’Or, que la chambre des garçons a été occupée par une jeune fille qui s’est trompée de numéro. Et pourtant, sa clé ouvre bien notre porte. Nouveau passage à la réception. Je leur ramène par la même occasion la mallette du client précédent. Pour le reste, ils sont « So sorry… », comme d’habitude.
Le bilan de la journée reste largement positif, grâce à cet endroit merveilleux et préservé ; la sensation de calme et d’espace ressentie à de nombreux endroits du parcours – car globalement on est souvent tout seuls, en dehors des points stratégiques où les gens s’arrêtent pour déjeuner ou admirer le coup d’œil – est incomparable. Le Panorama Trail nous a permis de faire un parcours exhaustif du coin, une balade d’une montagne à l’autre comme jamais dans les Alpes.
Mardi 13 juillet - Retour dans le passé avec Bodie Nous quittons sans regret notre hôtel. Le dernier petit déjeuner ne relève pas le niveau de l’accueil. Les mollets de Valentin sont baptisés aux éclaboussures de chocolat chaud par un type au tee-shirt siglé… IBM ! Le malotru part sans rien ramasser ni s’excuser. Ce doit être un commercial… Quant à la caissière, elle n’a pas l’air d’entendre ce que nous lui disons et biffe tous les tickets de petit déjeuner. Emportée dans son élan, elle continue sur un billet de 5 dollars… Une des serveuses qui ramasse les plateaux dans la salle (je devrais dire le hall), affligée d’un fort strabisme et - comme si cela ne suffisait pas - d’une maladresse affligeante, laisse échapper la moitié de ce qu’elle prend sur les tables directement sur le sol, sans passer par la case poubelle de son chariot. D’où l’intérêt, sans doute, de la moquette sombre… qui nous semblait une hérésie pour un restaurant. Nous quittons cette cour des miracles sans regret. Cahin-caha, nous regagnons notre voiture. Nos mollets – entre autres – se ressentent fortement de notre « trek » de la veille. Ce sont donc trois petits vieux et deux grabataires qui s’installent péniblement dans leur Dodge blanche. Pour sortir de Yosemite Valley, un long parcours montagneux nous attend, toujours au milieu de pins vertigineux. Eux aussi ont compris que le pays était vaste et qu’ils pouvaient occuper l’espace au maximum sans se marcher sur les racines. Des troncs calcinés portent témoignage des incendies passés. Dans ces scènes de désolation sylvestre, la nature reprend vite ses droits et tapisse de vert le sol tout autour des cadavres noircis. Le contraste de couleurs est frappant. Les versants se succèdent, nous atteignons enfin le sommet pour redescendre vers la Tioga Pass, à 2700 m d’altitude. Commence une descente avec des points de vue encore plus spectaculaires, dignes du « Seigneur des Anneaux ». Pins sur les versants, puis succession de prairies verdoyantes d’herbe grasse dont la verdure est ponctuée de pierres blanches, et parcourue de petits cours d’eau. Quelques coins à pêcheurs. Et un horizon qui s’éloigne encore, jamais nos yeux n’auront pu porter aussi loin. Nous déjeunons à Lee Vining, puis prenons la route vers le nord-est pour Bodie, la ville fantôme. De route, nous passons à piste, c’est de plus en plus sport. Mais le résultat en vaut la peine. D’un bois très sombre, les maisons sont encore remarquablement conservées. Il y a ici trois mètres de neige en hiver, l’endroit est coupé du monde et, en été, il faut connaître pour y aller. Quelques maisons sont ouvertes et se visitent rapidement, pour les autres nous devinons à travers les vitres poussiéreuses les vestiges des vies passées. Car il y a eu une vie à cet endroit, une vie difficile, bourdonnante, bruyante, décadente même. Ancienne deuxième ville la plus importante de Californie au XIXeme siècle, elle eut pour origine la découverte d’or en 1859 par le prospecteur W S Bodey, qui lui a donné son nom. Du temps de sa splendeur, la ville jouissait d’une très mauvaise réputation, celle de « Sin City » (ville du pêché). La vie y était très dure, l’argent et l’alcool servaient de détonateurs à des situations souvent explosives. La raréfaction du précieux métal et deux incendies (le dernier en 1932) auront raison de l’endroit, abandonné par sa population.
C’est assez émouvant de découvrir, parfois de reconnaître des objets familiers, laissés là comme s’il avait fallu évacuer les lieux rapidement. Une église, bien sûr, qui arborait auparavant un tableau sur le thème « Tu ne voleras point », avant que des mains mal intentionnées ne s’en emparent…Une école, une banque ou plutôt un coffre-fort, dans une loge de pierre, seul vestige ayant résisté à la dernière attaque et à l’incendie qui a suivi, une loge maçonnique, une centrale électrique la première de son genre) qui a répondu aux besoins de ce lieu si retiré, en réalisant par la même occasion une prouesse technologique. Des toilettes à l’ancienne. Une salle de sport, avec punching-ball, anneaux et trapèze, un bar, un hôtel, des écuries, une glacière, les maisons des notables, légèrement plus grandes que les autres, mais rien d’ostentatoire, ce n’est pas le genre. Les couleurs de bois sur ce paysage tantôt désolé, tantôt verdoyant, suivant de quel côté porte le regard, avec des espèces de petits lys qui poussent un peu partout, et le ciel d’orage couleur plomb qui se prépare… Tout contribue à transformer ce lieu si singulier, hors du temps.
Le musée qui conclue la visite regorge d’objets variés : piège à souris, sérum anti-venin avec sa seringue de compétition, toilettes de dames élégantes, skis en bois, machine à sous, corbillard, documents officiels témoignant des dates importantes de la ville, et souvent liés à la mine, pèse-personne… Un vrai bric-à-brac. Il est même possible d’acheter, pour 10 dollars, une carotte de pierre extraite de la mine de Bodie !
Nous repartons, enchantés de notre visite, direction cette fois-ci Mono Lake que nous avons déjà longé sur sa partie nord pour rejoindre la route de la ville fantôme. C’est d’ailleurs cette berge que nous entreprenons de visiter, en suivant les indications du forum « ouestusa ». Nous bifurquons sur une première route, puis sur une plus petite. « Cemetery road » indique le panneau. On se croirait dans un roman de Stephen King. Qu’importe, nous continuons notre chemin. Et « chemin » est vraiment le terme approprié. De virages en nids de poule, le parcours devient de plus en plus hasardeux, sans autre indication que des panneaux rappelant que l’accès est interdit aux voitures hors 4x4. Mais cela nous semble encore jouable. Après quelques miles et virages choisis un peu à l’instinct, nous apercevons un panneau « Black Point ». Nous touchons au but ! Enfin presque, cette fois-ci il nous faut continuer sur un chemin prévu pour un seul véhicule, sans demi-tour possible. Nous sommes environnés de hautes herbes avec le ciel orageux en toile de fond, je n’ose pas imaginer ce que l’on va faire s’il faut rebrousser chemin… Et au moment où nous allions renoncer pour tenter la marche arrière, les herbes s’écartent enfin pour dévoiler un petit parking. Nous y sommes ! Et tout seuls, en plus. Nous descendons de voiture pour parcourir à pied les 400m qui nous séparent de la berge. Sable noir très fin, puis plus épais, végétation rase, excréments de petite taille, sel en croûte sur le sol, passages plus boueux, tout y passe. Les concrétions calcaires sont quasiment à portée de main. Mais nous nous arrêtons juste avant de toucher l’eau, pour ne pas déranger les nids de mouettes qui s’y trouvent, malgré les réclamations du trio infernal qui se voyait bien prendre un bain. Nous assistons alors à un spectacle étonnant : le gobage de mouches par les mouettes, en mode fantassin. La technique est simple : elles avancent en courant le long de la rive, bec ouvert et ailes collées au corps, cou tendu, faisant fuir devant elles des nuages de mouches de plus en plus denses jusqu’à les gober. Les insectes se dispersent alors, et la course reprend en sens inverse. Il y a aussi les amatrices du gobage à même les vaguelettes, pour celles que les mouches noyées ne rebutent pas.
Le coin a beau être très isolé, nous découvrons néanmoins des traces de pas, humains chaussés ou à pied, mais aussi de chiens, chevaux, lapins. Pour être plus précis, il faudrait consulter le manuel des Castors Junior. Le mien est resté à la maison.
Nous repartons vers Mammoth Lake cette fois-ci, dans un surprenant hôtel style bavarois propre et sympathique. Seule la laverie me donnera du fil à retordre : je vais réussir à mettre le linge par deux fois (avec sa dose de lessive, of course…) dans ce que je pense être la machine à laver avant de réussir à comprendre que le lave-linge, c’est la machine à côté, celle-ci étant le sèche-linge… Bonjour la blonde !
Mercredi 14 juillet - Un petit air autrichien à Mammoth Lake Super, encore des « outlets » ! Mammoth Lake nous offre une nouvelle opportunité de shopping, certainement moins branché que les magasins de San Francisco. Arthur et Capucine dénichent pourtant deux ou trois « babioleries » qui valent le détour. Nous repartons ainsi avec deux pots de pâte gluante qui contribueront, n’en doutons pas, à mettre un peu de fantaisie dans ce voyage. Plus un serpent ébouriffé jaune, un porte-clé « croc » et un « R » brillant de mille feux pour une certaine R… Nous voici après quelques miles à Lone Pine. Nous déjeunons dans un restaurant décoré de photos de westerns, la plupart en noir et blanc. La serveuse n’est pas spécialement aimable, mais il y a une salle de jeux avec air-hockey, authentique Pacman, flipper… Ils savent recevoir, un vrai bonheur ! L’occasion pour Christophe de prendre sur moi une revanche méritée, après l’affront subi à l’Ile Maurice… soit il y a 11 ans ! Quel rancunier. Visite au musée du cinéma de Lone Pine. Une impressionnante collection de photos et affiches des films tournés dans le coin, principalement des westerns, mais aussi « Star Trek », « La Charge de la Brigade Légère », et quelques films de science-fiction. Souvent des séries B, mais aussi quelques-uns plus prestigieux avec des noms comme John Wayne, Steve McQueen, Clint Eastwood, etc… Un petit film de quinze minutes retrace les grandes lignes de cette épopée. Une voiture ultra-kitsch nous accueille dès l’entrée, ornée de ses plus beaux atours. Surtout des colts et des winchesters fixés deci-delà à la carrosserie, au milieu d’une nuée de pièces de monnaie collées un peu partout. Une « coccinelle » de pièces ! Le tout est très drôle à voir… Je ne suis pas sûre que les enfants y trouvent le même intérêt - nos idoles leur sont souvent totalement inconnues - mais ils sont quand même bluffés par des objets sortant de l’ordinaire. Pour Arthur, un mini juke-box de marque Wurlitzer, pour Capucine des selles plus richement décorées les unes que les autres, pour Valentin peut-être les voitures d’époque.
Nos provisions d’eau faites, nous nous dirigeons vers Death Valley ; la température extérieure monte inexorablement, jusqu’à 118°F. La voiture résiste, nous tentons quelques sorties photo et même un sprint le long de la route sous la canicule pour les enfants, juste pour voir si c’est aussi chaud que prévu. Promesse tenue !
Le Furnace Creek Ranch, notre hôtel pour le soir, dispose d’une climatisation certes bruyante mais efficace. Heureusement, les sites consultés avant notre départ nous avaient informé de ce désagrément, nous avons donc des boules Quies dans nos bagages. Nous dînons dans un des trois restaurants locaux d’un vrai steak, version XXL comme d’habitude. Surprise du chef, un panier de vrais petits pains se retrouve sur notre table. Il ne passe pas les entrées.
Nos chambres, communicantes pour la première fois, se trouvent près du terrain de golf. L’occasion de voir gambader des lapins aux très longues oreilles, ce soir. Demain matin, peut-être aurons-nous la chance d’apercevoir un ou deux coyotes, qui sait ?
Pour l’instant, il est l’heure de mettre nos boules Quies.
23h37, tout le monde dort.
Juste une théorie au passage, tant que j’y pense. Peut-être que si les certains Américains sont si gros, ce n’est pas seulement à cause de leur alimentation. Le poisson de Capucine, dans son aquarium, prend toute la place qu’on lui laisse. Dans un aquarium plus grand, il serait, paraît-il, encore plus gros. Finalement, le comportement des Américains est peut-être le même. Ils ont tellement d’espace, pourquoi n’en profiteraient-ils pas pour s’étendre ? Ils ont encore de la marge, au vu des déserts à perte de vue que nous venons de traverser.
Bon, je sais, ce n’est pas très sérieux comme théorie… Une fois baptisée, va-t-elle gagner en respectabilité ! Ce sera le « syndrôme du Delturinae » !
Jeudi 15 juillet - Canicule à Death Valley, frénésie à Las Vegas Six heures du matin. Je risque un œil à l’extérieur. Le soleil m’a devancée d’une bonne heure, mais il reste encore de belles couleurs sur le relief surplombant le golf. Je prends l’appareil photo de compétition de Christophe (vais-je maîtriser la bête ?) et entreprend de mitrailler, en variant les réglages (enfin je crois) pour espérer avoir pour chaque vue une prise correcte. Au bout d’une vingtaine de photos, ce bijou de technologie me lâche, « carte pleine » ! Argh ! Espérons que cela suffira. Je m’installe avec un bouquin sur notre terrasse, en attendant que le reste de la troupe sorte des bras de Morphée. Devant moi, un beau tapis d’herbe soigneusement entretenu, comme le reste des espaces verts alentour, par un arrosage systématique toutes les nuits. Moins de dix minutes plus tard, le bâtiment en face de moi, de l’autre côté du « jardin », n’est plus assez haut pour me protéger des rayons du soleil. Et il tape sacrément, le bougre ! La température extérieure doit largement dépasser les 40°, plutôt vers 45°, je me replie dans la chambre. Nous déjeunons rapidement avec les moyens du bord, complétés par une visite au magasin-épicerie de l’hôtel. Nos excursions du jour seront ultra-limitées, tant la chaleur est dense, pesante. Capucine a beaucoup de mal à supporter les excursions hors de la voiture dans cette fournaise, on ne dépasse jamais les dix minutes dehors avec elle. Pour le reste, nous ferons, Christophe et moi, des sorties à tour de rôle pour prendre en photo les paysages les plus remarquables. Nous commençons par un tour en voiture sur Artist Drive, pour contempler les curieuses couleurs dont la nature a paré les strates de roches à cet endroit. Une vraie palette d’artiste, d’où le lieu tire son nom. Puis nous revenons sur nos roues pour emprunter la route officielle. Zabriskie Point se présente, après quelques miles, sous la forme d’un grand parking où les autobus sont les plus nombreux. Il faut ensuite monter un plan incliné sur 200m environ, une épreuve avec la chaleur qui règne aujourd’hui. Contrairement à notre arrêt précédent où nous étions tous seuls, une quarantaine de personnes nous environnent. Tous n’ont qu’une envie : parvenir à l’esplanade offrant le meilleur point de vue, prendre une photo avec les montagnes brûlées en toile de fond, et regagner rapidement les véhicules climatisés. Nous n’échappons pas à la règle, dénichant même notre photographe officielle en la personne d’une Anglaise d’une soixantaine d’années, qui sert de guide à un groupe et parle remarquablement notre langue. Elle se moque gentiment des tee-shirts Abercrombie arborés par nos trois enfants, nous demandant si nous sommes sponsorisés… Nous continuons notre chemin sans autre point de vue où s’arrêter. A proximité de Pahrump, nous apercevons au loin une colonne de chaleur qui forme comme une mini-tornade. Le phénomène se reproduit deux ou trois fois, c’est assez curieux, pas du tout inquiétant (la colonne n’est vraiment pas haute ni large). Nous ne verrons cela qu’à cet endroit. Nous traversons une zone très désertique en terme d’habitations. La principale trace de présence humaine seront ces panneaux disséminés tout le long de la route. Il y a de tout : élection du nouveau shérif, propositions d’avocats de tout poil, offrant leurs services spontanément, mais aussi des dentistes, des vendeurs d’armes à feu… A se demander si Pahrump ne compte pas plus de panneaux que d’habitants.
Nous y faisons halte pour manger dans notre premier McDonald du voyage, comme… d’autres familles françaises ! Nous sommes sans doute des gens d’habitudes.
Las Vegas est enfin en vue. Le voyage est passé assez vite, d’autant que nous avons bénéficié d’un concert privé des enfants, quand nous sommes tombés sur une radio ni religieuse ni country, qui passait des tubes de Lady Gaga et de Rihanna.
Arrivée à Las Vegas. L’hôtel Luxor est… en fait, ce n’est plus un hôtel, c’est une vraie ville ! Nous laissons le voiturier garer notre véhicule sur le « petit » parking, et un bagagiste récupère l’ensemble de nos paquets et valises, après un décompte sommaire qui m’inquiète un peu. Il me donne un numéro de téléphone à appeler quand nous serons dans nos chambres, avec un numéro de réservation, pour que les bagages nous soient livrés. Je le regarde partir avec un peu d’angoisse… Nous passons au check-in, qui propose plus de guichets que le magasin Carrefour de Montesson n’a de caisses. Par contre, nous faisons la queue assez peu de temps, mais toujours à l’américaine, conduits par des barrières de sangles qui imposent le respect des files ! Direction le quinzième étage de la pyramide, nous traversons les salles de jeu (fermez les yeux, les enfants !) où résonnent les machines à sous, pour rejoindre la bonne batterie d’ascenseurs. Nous découvrons enfin nos chambres et leurs fenêtres en pente. Pas aussi grandes que ce que j’imaginais, mais très confortables !
Pour le reste… La facture d’électricité de l’hôtel doit égaler le PIB de plusieurs pays africains, les machines à sous les plus variées se succèdent, ponctuées par des voitures de sport rutilantes présentées sur des podiums pivotants. Enfin, machines à sous, le terme est désormais abusif. Il vaudrait mieux parler de machines à tickets. Les joueurs vont d’abord déposer une somme aux stands de cash (« cashier »), repartent avec un ticket qui représente cette somme, et qu’ils introduisent ensuite dans les machines pour jouer. Plus de jetons introduits dans une fente et de manette que l’on abaisse pour récolter les trois figures identiques, maintenant un bouton pressé actionne le mécanisme en même temps qu’il débite votre compte. La magie a vraiment disparue… De même, si vous gagnez, n’espérez pas une pluie de pièces. Seulement un « Ting Ting Ting » et un bout de papier qui indique de combien votre compte est crédité…
Des tables de jeux, des serveuses dont la tenue a visiblement subi un lavage trop chaud, perchées sur des talons vertigineux qui accentuent leur déhanché, des lumières, quelques très rares cris de joie. En fait, devant les machines à sous, les joueurs sont plutôt apathiques, comme résignés à ne rien gagner, appuyant machinalement sur le bouton qui débite leur crédit.
Les tables de poker, black-jack et autres jeux de cartes sont plus animés. On sent une tension qui s’exprime sur le visage des joueurs. Autre curiosité : les paris sur le sport. Ce jour-là, Tiger Woods est sous le feu des projecteurs, une partie des grands écrans de télévision qui tapisse le mur de cette salle retransmettent ses exploits lors d’une compétition en Angleterre ou en Ecosse, c’est difficile à dire pour des profanes comme nous. Visiblement, Tiger n’est pas le cheval sur lequel miser pour l’heure…
Drôle de monde que ces immenses salles de jeux ; le temps semble s’y être arrêté, d’ailleurs aucune horloge pour indiquer l’heure. Il paraît que c’est volontaire, pour que les joueurs perdent la notion du temps. A tout moment du jour et de la nuit, ils peuvent manger ou boire. « All you can eat ! », promettent les panneaux au-dessus de certains restaurants. « Jusqu’à ce que votre panse éclate ! », pourrait-on ajouter. Ils sont traités comme des athlètes de haut niveau, dont la seule préoccupation doit être de jouer, jouer, jouer. Les contingences matérielles ne doivent en aucun cas entraver leur soif de gain.
Nous retrouvons nos amis dans le hall à 17h30. A la grande surprise des enfants, qui n’étaient pas dans la confidence, une limousine blanche conduite par Emake, en costume-cravatte, qui nous attend. Le grand luxe ! Nous faisons un tour sur le « strip », avec arrêt obligatoire sous le légendaire panneau Las Vegas pour la photo souvenir.
Le spectacle du soir : « O », du Cirque du Soleil. Les mots ne suffisent pas à traduire la féerie, la poésie et l’émerveillement que suscite ce spectacle. Le cousin d’un collègue de Christophe fait partie des artistes, il nous envoie un SMS pour nous proposer gentiment de le rejoindre en coulisse à la fin du spectacle. Nous spéculons en riant pour deviner de qui il s’agit, parmi les nombreux funambules et plongeurs. Nous en connaissons pas encore Pierre, et quant bien même, il eut été impossible de savoir quel rôle il jouait. Maquillage, costumes, ils sont méconnaissables, et apparemment peuvent tenir plusieurs rôles. Succession de plongeons vertigineux dans la piscine qui occupe les trois-quarts de la scène, acrobaties sur des structures métalliques mobiles et suspendues dans les airs, costumes soignés, personnages aquatiques fantasmagoriques, valets vêtus de rouge évoluant avec un air guindé, on en prend plein les yeux sans parvenir à saisir tous les détails de chaque scène.
Baissé de rideau. Une jeune femme avec un micro-oreillette nous attend près des ascenseurs de service pour nous remettre des badges « visiteurs » et nous conduire jusqu’à Pierre, qui nous reçoit très gentiment dans l’espace des artistes. Il arbore encore son maquillage blanc. Sa carrure traduit le sportif, il nous explique qu’il a fait 15 ans de gymnastique avant d’être recruté par le Cirque du Soleil. Et il offre aux enfants un véritable trésor : une des deux immenses bouées qui ont servi durant le spectacle ! Nous le remercions chaleureusement et repartons assez vite, pour ne pas lui prendre trop de temps sur sa courte période de repos avant la deuxième représentation qui suit.
Dîner au buffet du Bellagio, succulent. Du choix à profusion, tous les types de cuisine sont représentés, les enfants sont assez grands pour prendre en charge eux-mêmes leur repas et se composer un menu relativement équilibré, contrairement à ce que nous aurions pu craindre. Ce sont nos derniers moments en terre américaine avec nos amis, et nous profitons pleinement de ce repas pris entre amis, sans contrainte, dans la bonne humeur habituelle. Nous nous coucherons un peu tard après une balade sur le strip, à pied cetet fois-ci, qui nous permettra d’assister au spectacle de jets d’eau du Bellagio. Les enfants s’amuseront beaucoup avec les artistes ambulants, mimes, sosies de star, etc… Quelle soirée !
Jeudi 8 juillet - De Paris à San Francisco Départ très matinal de la maison pour toute la tribu, nous prenons place à bord d'un gros monospace. Arthur profite du siège arrière environné de bagages pour continuer sa nuit, la tête appuyée sur un sac Décathlon grand format. Une fois n'est pas coutume, nous arrivons plus que dans les temps à l'aéroport (et le bon aéroport, en plus...), si bien que nous enregistrons nos bagages quasiment les premiers d'un vol sur 747, quand même ! Un petit déjeuner et quelques emplettes au Relais H plus tard, nous embarquons. Ce sera l'occasion de découvrir nos nombreux compagnons de voyage, notamment plusieurs groupes de jeunes adolescents typiques encadrés par des moniteurs plus vieux qu'eux de quelques heures, mais qui témoignent déjà d'une grande expérience et d'un solide sang-froid face à la provocation pure... La passerelle franchie, Valentin renonce pour cette fois à saluer l'équipage d'une vigoureuse poignée de main. Il se contente d'un discret signe de tête, accompagné d'un jeté de mèche, en bon ado qui se respecte (même si, de ce côté-là, il y a eu récemment du raccourci dans l'air...). Nous gravissons immédiatement les quelques marches qui nous mènent au pont supérieur qui, à défaut d'être en plein air comme sur un paquebot de croisière, présente l'énorme avantage de proposer des écrans individuels, avec la programmation qui va bien. Cela nous permet de passer un voyage relativement paisible, en dépit des escarmouches ponctuelles et parfois bruyantes entre Capucine et Arthur. Rien que du très habituel (« business as usual » comme disent nos amis américains !). Christophe, entrepris par sa voisine de droite – une habitante de San Francisco – réalise, mais un peu tard, que la langue bizarre qu’elle utilise sera celle qu’il entendra pour les 3 semaines et demi à venir… Il regrette un instant la Corse et l’accent traînant des locaux, plus compréhensible. Le voyage se déroule sans encombre. Douane, bagages, voiture, nous partons rapidement à bord d'une magnifique voiture blanche, spacieuse et haute sur roues, vers notre hôtel tout près de Union Square. En chemin, nous croisons nous premiers "trucks".
Un petit tour en ville avant de se coucher ?...
20h21… Seule une petite lumière luit encore dans la chambre. La quasi-totalité de la troupe a sombré avec bonheur dans les bras de Morphée ; les garçons se partagent une chambre avec deux queen beds, ils ne devraient pas manquer de place. Pas plus que Capucine qui a hérité du même format de lit. Elle a déjà entamé sa nuit auparavant dans les moelleux fauteuils de Levi’s et Abercrombie & Fitch, fournisseur officiels des ados français comme nous le découvrirons au cours du voyage. Le repas au Lori’s de Powell Street ne nous laissera pas un souvenir impérissable sur le plan gustatif. Pourtant, les hamburgers ne sont pas mauvais, mais ils deviennent rapidement écoeurants, même pour notre « labrador » en chef. Arthur et Capucine ont des allures de zombies, nous faisons en sorte qu’a minima, ils ne tombent pas de leur chaise. Il doit être prêt de 4h du matin en France, leurs paupières le savent bien. Nous expédions hamburgers, bacon frit, oignons, tomates et autres salades au plus vite. Le milk-shake de Capucine prend sensiblement la clé des champs, il est rattrapé de justesse par Christophe au moment où il menaçait de se répandre définitivement sur la table.
Arthur retrouvera un soupçon d’énergie qui le poussera jusqu’à son lit, Capucine sera évacuée en ascenseur. Nous croisons à l’entrée du restaurant un couple de Français qui viennent justement de passer trois semaines aux USA. Ils rêvent de yaourts, de coquillettes avec jambon blanc… Pour ma part, malgré l’enthousiasme du début, ce hamburger est presque déjà celui de trop. Il va falloir sélectionner nos restaurants avec plus de discernement, en attendant de nous préparer nous-mêmes nos pique-niques. Malgré tout, le cadre du Lori’s s’est révélé très typique, avec son décor années 50. Pour un peu, nous nous serions attendus à voir apparaître Fonzi au détour d’une table en formica ou d’une banquette rouge !
Une sirène résonne dans la rue. Police ou ambulance ? Je n’ai pas encore ma cartographie des bruits dans l’oreille, elle se complètera dans les jours à venir. Je garde également de cette journée deux autres images. La première à l’aéroport, lorsque nous avons pris possession de notre énorme voiture, pour croiser d’encore plus gros spécimens et de rutilants camions. Valentin nous fait remarquer que toutes les voitures ont l’air neuf, en fait elles sont visiblement très bien entretenues.
L’autre image : celles de clochards isolés, qui pour la plupart jouent d’un instrument. Parfois seulement une batterie de fortune improvisée sur des poubelles renversées et recouvertes d’une casserole ou d’un vague couvercle, pour produire les différents sons nécessaires. Ah oui ! Et un « Jesus loves you » ou quelque chose dans le genre, brandi par un black sur un panneau, en pleine rue, sans autre forme de revendication. Dois-je le préciser ? Nous découvrons une Bible dans le tiroir de notre table de nuit…
Mes lentilles n’en peuvent plus. Je vais les immerger dans leur solution de lavage préférée.
Dans son sommeil, Capucine émet une dernière récrimination à l’encontre d’Arthur. Pour aujourd’hui, elle aura eu le dernier mot !Vendredi 9 juillet - China Beach, Sausalito and co Notre journée du vendredi nous permet de visiter des lieux très variés de San Francisco. Réveillés à 3h du matin, puis à 6h, les parents attendent que leur tribu reprenne quelques forces, d’où un départ tardif de l’hôtel. Le restaurant soigneusement repéré sur le « Guide du Routard » pour ses célèbres petits déjeuners se révèle inaccessible, au vu de la foule qui s’entasse sur le trottoir. Nous renonçons et choisissons – horreur et erreur fatales – de prendre notre petit déjeuner juste en face de l’hôtel. Les pancakes commandés arrivent, et là les visages s’allongent : impossible d’ingurgiter de telles quantités, même pour les plus gourmands d’entre nous (et ils sont nombreux). Je m’aperçois que les « french toasts » choisis ne ressemblent pas du tout aux pains de mie imaginés, mais à des brioches traitées façon pain perdu, avec un fort goût de cannelle. Christophe, quant à lui, se console en apercevant sur ses pancakes une boule blanc cassé. « Une boule de glace vanille ! Cà c’est sympa ! ». Son sourire se transforme en grimace à la première bouchée, c’est en fait du beurre salé… Nous regagnons péniblement notre hôtel, et demandons notre voiture. En effet, se garer n’est pas chose facile à San Francisco, et même le parking réservé aux clients de l’hôtel est en fait un parking situé un peu plus loin, et mutualisé avec d’autres hôtels certainement. Il faut donc, comme pour le fût du canon, « un certain temps » pour récupérer son véhicule. Nous avons le temps de faire un petit tour dans les chambres pour nous rafraîchir, et nous voilà partis direction le Golden Gate Park. Le trajet de ce matin aurait dû nous emmener nous promener dans ce parc, mais vu l’horaire tardif, nous nous contenterons de nous garer près de China Beach, et de nous balader à pied jusqu’à cette plage. Premier contact avec le Pacifique : nous sentons bien l’air marin, la chaleur en moins. Sur la plage, des enfants s’amusent, couverts comme si nous étions en automne. Et c’est vrai que tous les matins de notre séjour seront frais à San Francisco, le soleil et la chaleur ne daignant se montrer que l’après-midi. Quant à la plage, elle tire son nom des immigrés chinois qui peuplaient le coin auparavant, pêcheurs de leur état venus chercher une meilleure fortune sous le ciel américain. Le quartier, résidentiel, abrite de belles maisons aux architectures variées, sur des terrains souvent garnis de jardins paysagers. L’une des maisons qui surplombe la plage s’attire d’ailleurs les grâces de Valentin, qui décide qu’elle sera sienne dans quelques années… C’est beau de rêver ! Nous reprenons la voiture. Une fois la bonne bretelle d’accès empruntée, ce qui n’est pas sans difficulté, le franchissement du célèbre Golden Gate se fait dans une circulation assez dense. Nous trouvons notre chemin assez facilement jusqu’au restaurant les pieds dans l’eau qui nous attend. Nous traversons pour ce faire une bonne partie de Sausalito, qui ressemble assez à nos stations balnéaires, peut-être en plus huppée. Pas mal de boutiques de luxe et surtout peu de place, y compris pour se garer. Les difficultés de stationnement seront le fil rouge du jour.
Ce déjeuner en terrasse sera l’occasion d’une première rencontre cuisante avec le soleil pour nos avant-bras. Le repas est délicieux, le cadre idyllique. Capucine s’essaie à l’américain, et sur mes indications demande « The toilett, please ? », à quoi on lui répond « Tout droit et à gauche… ». Elle revient, toute penaude d’avoir laisser apparaître si clairement son statut de touriste français. Les fois suivantes, elle pensera à demander « The restroom, please ? » avec un succès nettement plus grand. Il va falloir que je rafraîchisse (et que j’américanise) mes connaissances…
Une promenade digestive à Muir Woods poursuit agréablement cette journée, toujours après un peu de temps perdu à se garer. Nous croisons nos premiers séquoias, dont les troncs n’en finissent pas de s’élever vers les cieux. Ce qui frappe le plus dans ce parc, tout comme dans les suivants que nous visiterons c’est, au-delà de la petitesse des parkings au regard de la foule qui les prend d’assaut, l’absence totale de papiers gras et autres bouteilles en plastique, où que le regard se pose. C’est assez réconfortant. Comme quoi, il n’y a pas de fatalité… Un lieu hautement touristique n’est pas obligatoirement condamné à devenir une poubelle en plein air. Une leçon à rapporter en France.
Quelques heures et une jambe de jean trouée plus tard, nous refranchissons le Golden Gate dans l’autre sens. C’est l’heure du péage, mais l’attente aux guichets est assez courte. Nous continuons notre chemin jusqu’aux quais, où nous avons la ferme intention d’apercevoir les fameux lions de mer. Nous trouvons un parking public assez éloigné de l’extrémité du Pier 39, ce qui nous oblige à marcher plus que prévu et à faire provision, pour certains, d’une polaire plus chaude. Il faut dire que ce soir, le vent est glacial, tout comme ce matin aux premières heures du jour. En chemin, nous croisons la foule des grands jours. C’est très animé, les musiciens une fois de plus participent activement. Les bruits, les sollicitations, les odeurs… tout cela finit par nous agresser. Nous trouvons en restaurant italien, plus gras et copieux que ce à quoi nous sommes habitués.
Notre retour en voiture ce fera avec quelques visites imprévues, notamment de la Coït Tower que nous atteignons après de nombreux lacets sur une route escarpée. Lombard Street – en descente, bien sûr. Et nous pouvons enfin regagner notre hôtel pour un repos bien mérité, seulement troublé à 2 heures du matin par un fêtard bien imbibé.Samedi 10 juillet - San Francisco à pied Ce samedi nous trouve plus matinaux. Prudents, nous prenons notre petit déjeuner à l’hôtel et partons à pied pour une longue journée de marche. Un petit crochet par Union Square, puis nous voici dans le quartier chinois où Arthur se met en chasse d’un magasin de gadgets, babioles ou magie. Une « babiolerie » en fait, comme il le dit lui-même. De ce côté-là, il est assez servi et nous aurons du mal à le faire renoncer à deux ou trois « saloperias » qui seraient venues encombrer ses étagères. Nous sommes bredouilles à deux reprises. Le musée de la Wells Fargo d’abord, fermé le samedi, et un restaurant à l’heure où les ventres des enfants recommencent à crier famine. Nous parvenons malgré tout, après quelques pas de plus et une course démente dans une rue en très forte pente, à les conduire à pied cette fois-ci jusqu’à la Coït Tower. « Mama’s » nous accueille pour le déjeuner, aux alentours de 13h30. C’est une institution, avec un grand choix de sandwichs à la composition qui dépasse notre niveau de langage, mais c’est délicieux. En sortant, nous nous faisons héler par un homme dans une voiture. Drôle de sensation que d’entendre son nom de famille crié, à l’autre bout du monde, dans une ville où, a priori nous ne connaissons personne. Ce sont nos amis français qui passaient par hasard dans le coin. Le monde est un grand village… L’après-midi, ce sera bus (ligne 45 puis 22, nous rencontrons d’autres Français et des francophiles), marches vers Alamo Square, où nous manquons de peu un repas de quartier annoncé à grand renfort d’affiches sur les poteaux alentours, Hayes, St-Mary’s Cathedral où les enfants sont à deux doigts de se faire enrôler pour la quête d’un office en espagnol. Je remercie chaleureusement pour la proposition, mais explique que nous ne faisons que passer et ne resterons pas tout le temps de la cérémonie. Nous nous éclipsons discrètement, un peu gênés, et trouvons au sous-sol de l’église une petite bibliothèque et surtout des toilettes qui nous sont d’un grand secours après cette longue marche. Souvent, en nous voyant plongés dans nos plans, des passants nous proposerons spontanément leur aide pour nous orienter. Il n’y a pas à dire, les Américains sont très accueillants. Mais quel drôle d’idée, quand même, de commencer toutes leurs phrases par « How are you today ? ». Il me vient souvent une réponse à la Dupontel, que je garde pour moi afin de ne pas nuire aux relations franco-américaines. Pas un seul caissier qui nous en fasse grâce, pour l’instant. Je préfère de loin la spontanéité de ceux qui interpellent les enfants, dans la rue ou le bus, pour les chambrer gentiment en nous glissant des clins d’œil complices…
Retour shopping à Westfield Mall, après la traversée d’un quartier fréquenté par des clochards titubants, souvent drogués paraît-il. Les bâtiments qui l’occupent alternent : un squat, une mission, un squat, un centre social, un squat, une boutique délabrée, un squat, etc… Nous accélérons le pas, changeons de trottoir une fois ou deux, mais il fait encore trop jour pour que nous nous sentions réellement en danger. Pèlerinage chez Abercombie, avec un nouvel espace que nous n’avions pas exploré la veille, et qui permet au reste de la famille de s’équiper.
Nous rentrons un peu éreintés de cette journée de ballade, il faut pourtant presser le pas car nous sommes attendus pour le repas du soir. Passage par l’hôtel pour poser nos paquets et nous rafraîchir rapidement. Nous renonçons à prendre notre voiture pour nous rendre au restaurant, et privilégions le taxi. Il connaît parfaitement la route et nous éviterons les problèmes de parking ! Il nous faudra un peu de temps pour réussir à en alpaguer un devant l’hôtel, car quelques valets de parking efficaces nous piquent les plus beaux ! Nous étudions leur technique, et profitant d’un « banc » plus important, réussissons à trouver notre bonheur. Il faut nous entasser, le véhicule n’est pas vraiment prévu pour cinq et tout le long du trajet, les genoux sous le menton et une carte vaguement dépliée pour repérer notre route, je prie pour que notre chemin ne croise aucun képi. La chance est avec nous, nous atteignons le « Benihana of Tokyo », en avance sur nos amis. Ce restaurant japonais va nous donner l’occasion d’assister à une démonstration de virtuosité culinaire, devant les yeux ébahis des enfants. Des crevettes pourtant coupées en petits morceaux semblent reprendre vie, un oignon tranché se transforme en cratère fumant, le couvre-chef du cuisinier devient panier de basket pour récupérer les queues de crevettes désormais inutiles. Beaucoup de bruit dans le restaurant, ce qui rend la conversation difficile. Mais c’est quasiment un dîner spectacle auquel nous participons. Chacune des tables, configurée en demi-lune, possède son propre chef et le ballet de serveurs qui va avec.
Coucher à 22h30 pour tout le monde…Dimanche 11 juillet - De San Francisco à Yosemite Nous quittons aujourd’hui San Francisco pour Yosemite. L’empaquetage des affaires, avec un léger surplus, ne pose pour l’instant pas de problème. Les sacs supplémentaires récupérés lors de nos achats sont cependant les bienvenus. La relative harmonie originelle de nos bagages se fissure… Les choses risquent de se gâter, car un arrêt shopping est prévu sur le trajet, au « Gillroy Outlets » vanté par les habitués. Une sorte de « Quai des Marques » où l’on peut, paraît-il, faire de très bonnes affaires. C’est à voir… Nous remontons dans notre gigantesque voiture, direction… l’ouest d’abord, en suivant la rue qui passe devant notre hôtel. Un quart de tour plus loin, nous bifurquons vers le sud, sans trop de difficultés. Facile de s’orienter dans ces conditions. Et depuis hier, nous disposons d’informations supplémentaires sur la manière d’appréhender les stops avec double barres blanches au sol, qui nous avaient laissé un peu perplexes jusqu’à présent. Traversant à l’instinct, nous avions de sérieux doutes sur la justesse de notre conduite. Les quatre rues ayant la même signalisation au sol, c’est en fait l’ordre d’arrivée au carrefour qui détermine l’ordre de passage, une fois que chacun a marqué le stop. Une sorte de FIFO à quatre tuyaux, en quelque sorte ! Une fois de plus, les Américains présentent toutes les dispositions naturelles qui conviennent à ce type de dispositif, là où en France le carrefour deviendrait une sorte de zone de non-droit, un royaume du chacun pour soi où le plus culotté tirerait son épingle du jeu. Nous rejoignons la US 101 qui nous conduit vers notre destination, via San José. Pensée émue pour cette Silicon Valley, où tant de start-ups sont nées (et parfois mortes). Effectivement, les abords de cette autoroute se parent rapidement des noms des acteurs les plus connus de l’informatique, pour la plus grande joie de Christophe et des enfants qui découvrent, sur des immeubles de bureaux, les noms de leurs éditeurs de jeux préférés, de leurs routeurs, anti-virus, logiciels, j’en passe et des meilleurs… L’endroit ne doit pas être très agréable à vivre néanmoins, il n’y a rien à y faire en dehors des bureaux. Les yeux sur le compteur de vitesse en même temps que sur le paysage, nous nous apercevons avec surprise que nous sommes pratiquement les seuls à respecter les limitations de vitesse. C’est une surprise ! L’esprit civique de nos hôtes se trouve pris en défaut pour la première fois. Le « Gillroy Outlet », avec ses magasins de plain-pied étendus sur quatre zones distinctes, se révèle un peu décevant. Il y a forcément beaucoup de marques, mais on perd aussi beaucoup de temps à naviguer de l’un à l’autre, à arpenter les rayons à la recherche de la perle rare, qui soit d’une couleur « portable ». Les soldes sont inégales, ce n’est pas la curée promise, mais cela vaut mieux pour nos finances. Nous reprenons notre route pour Yosemite, à travers un paysage relativement aride et environné de monts, avec de temps en temps et sans prévenir des champs d’arbres fruitiers et de cultures. De nombreuses pancartes et petites boutiques sur le bord de la route proposent d’ailleurs des fruits. Mais nous allons au pays des ours, où il ne fait pas bon laisser de la nourriture dans sa voiture, nous nous abstenons, malgré l’attrait de leurs fraises de compétition grosses comme des clémentines et goûteuses. Et dire que les fraises n’étaient vraiment pas terribles cette année, en France… Nous espérons nous rattraper plus tard, notamment entre Bryce et Moab où j’ai repéré une ferme bio très alléchante sur le papier. Nous atteignons aux alentours de 19h le parc de Mariposa Grove, succédané de Sequoia Park qui lui est beaucoup plus au sud et nous obligerons à faire un grand détour. Il est encore temps de visiter, nous confirme la Ranger à l’entrée. Nous faisons un tour d’une bonne heure dans ce petit parc, jalonné de sequoias aux noms évocateurs. Nous découvrons ainsi le Grizzli, un arbre extraordinaire de 2700 ans, qui porte encore très bien son âge. Visible de très loin de par sa hauteur et son envergure, le haut de son feuillage donne une sensation d’irréalité. Est-ce les couleurs, la forme de ses aiguilles, les torsions de ses branches, la luminosité déclinante qui donne une ambiance particulière ? C’est impossible à dire, mais l’impression est bien là, de se retrouver devant un arbre de conte de fées. Je m’attends à tout moment à le voir s’animer pour nous délivrer un message obscur et sentencieux, puis reprendre son immobilité habituelle de vieux sage.
Retour à la voiture à la nuit tombante, pas d’ours en vue par contre des biches et des écureuils en pagaille. Et des moustiques aussi, assoiffés qui plus est ! C’est le sauve-qui-peut général, nous battons en retraite.
Sur la route entre Mariposa et Yosemite Valley, alors que nous pensions avoir fait le plus dur du trajet, c’est visiblement la saison des travaux, nous contraignant à de fréquents arrêts ou ralentissements. Il nous faudra plus d’une heure pour atteindre notre hôtel.
La mauvaise surprise du jour, c’est qu’ils ont réussi à nous mettre dans deux chambres certes contigues, au premier étage, mais auxquelles on accède par deux escaliers différents, à 20m d’écart… Malgré notre réclamation, ils sont « so sorry » mais ne peuvent nous proposer une autre solution, l’hôtel est complet. Too bad…
Demain matin, direction Panorama Trail, via la navette réservée par téléphone depuis l’hôtel de San Francisco, et qui part à 8h30. Je m’assure qu’au moins de ce côté-là tout est ok, et que nous pourrons acheter avant le départ de cette navette de quoi préparer notre pique-nique de midi. Nous trouvons deux-trois trucs à grignoter au restaurant-bar de l’hôtel, tout le reste est fermé. Il est 22h10…
Il faut expliquer que la vallée de Yosemite jouit d’une configuration particulière. Accessible par une seule route qui la traverse, elle ne propose pas pléthore de logements, qui sont donc en quasi-situation de monopole. Bien évidemment, cela se fait au détriment de la qualité. Il est certes plus difficile, dans cet endroit reculé, de se ravitailler aussi facilement que dans une grande ville. Il n’empêche que les hôteliers sont à peu près libres de pratiquer les prix et la qualité de service qu’ils veulent, vu qu’une fois sur place, vous n’allez pas reprendre votre voiture et la route de montagne pour trouver une hypothétique chambre plus bas. D’ailleurs, tout est fait pour décourager l’usage des voitures individuelles, et les transports par bus offrent toutes les commodités nécessaires. Le problème n’est pas là, mais plutôt sur les structures d’accueil, les seules sur des kilomètres à la ronde.
Résultat : nous nous retrouvons non seulement avec des chambres éloignées, mais en plus d’une indubitable saleté. La moquette foncée camoufle de toute la force de ses motifs chargés de nombreuses taches. Sous le lavabo, le carrelage ne peut faire autrement que de révéler les restes des précédents occupants, papier et autres cheveux… Derrière un lourd double rideau (figé par la crasse ?), nous découvrons la malette d’un précédent occupant, avec une réservation en date du début du mois de juin. Soit un mois avant nous. C’est dire si le ménage est fait à fond…
Heureusement, la bonne surprise viendra de la magnifique balade que nous ferons le lendemain. La nature y tiendra la première place et toutes ses promesses.Lundi 12 juillet - Paradis à "Panorama Trail" Après une nuit peu reposante (la climatisation ne marchait pas, surprenant !), nous prenons notre petit déjeuner dans la salle commune, grande comme un hall de gare, qui sert de réfectoire. Le sol moquetté de couleurs sombres, de nouveau, et le bruit ambiant n’en font pas un lieu très agréable. Nous nous évadons rapidement de l’endroit et prenons le bus de 8h30, pour rejoindre le point de départ de la randonnée, à Glacier Point (prononcer « Glaichieure Ponhitte » pour être compris !). Le chauffeur du bus, un solide gaillard d’une cinquantaine d’années qui ne répond pas (ben oui, il conduit il n’a donc pas le droit) au doux prénom de Bill nous raconte, tout en manoeuvrant son engin dans les lacets, un florilège d’anecdotes sur Yosemite Valley. Ses origines, les hommes qui ont marqué son histoire, les rivalités et les affrontements qui s’en sont suivis, pour finir son statut de « National Park » grâce au rôle prépondérant joué par Théodore « Teddy » Roosevelt. Ce président, grand amateur de nature sauvage, a créé le statut de parc national, donnant le premier label à Yellowstone. Notre guide nous apprend également que la vallée n’a été découverte par l’homme blanc qu’au milieu du XIXème siècle. Les années suivantes, le schéma habituel et tristement célèbre fut appliqué : déplacement vers des réserves de la population autochtone, qui ne l’a pas supporté, affrontement entre les amateurs de la nature « dans son jus » et les marchands du temple, création des premières voies d’accès (la route actuelle date de 1932). Au final, le site reste ultra préservé, ce qui est une vraie victoire, ce que nous pourrons constater durant notre marche du jour, au milieu d’une nature encore très sauvage où les forêts sont entretenues a minima, et uniquement aux endroits où les arbres peuvent poser un problème de sécurité. Toilettes rustiques, pas de marchands de frites ni de babioles sur le parcours, seulement un magasin au départ pour les habituelles cartes, casquettes et magnets souvenirs ! Du beau travail. Et la balade sera à la hauteur des efforts qu’elle va nous demander. Quelques 12km, en descente à 90%, avec une belle montée dans la chaleur de la mi-journée qui nous a un peu cuits. Heureusement, ce sera la seule du parcours. Mais aussi des points de vue extraordinaires sur les différentes chutes d’eau (Ililouette, Vernal et Nevada Falls) et surtout quelques apics vertigineux avec un passage sous la brume d’eau de Nevada Fall, point d’orgue de la promenade. Des moments vraiment magiques. Pas d’ours mais de nombreux écureuils et geais bleus. Et une taupe, enfin ce que nous prenons pour tel. Près d’un tronc d’arbre couché, la terre s’anime brusquement et la petite motte soulevée progresse lentement, traçant un hasardeux itinéraire. Un bâton soulevant une partie du sol en surface ne nous permettra pas d’en apprendre davantage, interrompant juste momentanément la progression de la « Bête »… Le timide animal préfèrera rebrousser chemin.
Les jambes en compote mais réjouis par cette aventure, nous regagnons l’hôtel par la navette gratuite qui parcourt la vallée, car-balais des randonneurs de tout poil. A notre arrivée, la piscine n’est plus disponible que pour des cours de natation. Et son entrée était payante, même pour les clients : 5 dollars pour les adultes, 3 pour les enfants. Cà continue… Après les chambres distantes, les draps plus qu’élimés, les couvertures, dessus de lit et moquette d’une propreté douteuse, nous découvrons, tels les Trois Ours tombant sur Boucle d’Or, que la chambre des garçons a été occupée par une jeune fille qui s’est trompée de numéro. Et pourtant, sa clé ouvre bien notre porte. Nouveau passage à la réception. Je leur ramène par la même occasion la mallette du client précédent. Pour le reste, ils sont « So sorry… », comme d’habitude.
Le bilan de la journée reste largement positif, grâce à cet endroit merveilleux et préservé ; la sensation de calme et d’espace ressentie à de nombreux endroits du parcours – car globalement on est souvent tout seuls, en dehors des points stratégiques où les gens s’arrêtent pour déjeuner ou admirer le coup d’œil – est incomparable. Le Panorama Trail nous a permis de faire un parcours exhaustif du coin, une balade d’une montagne à l’autre comme jamais dans les Alpes.Mardi 13 juillet - Retour dans le passé avec Bodie Nous quittons sans regret notre hôtel. Le dernier petit déjeuner ne relève pas le niveau de l’accueil. Les mollets de Valentin sont baptisés aux éclaboussures de chocolat chaud par un type au tee-shirt siglé… IBM ! Le malotru part sans rien ramasser ni s’excuser. Ce doit être un commercial… Quant à la caissière, elle n’a pas l’air d’entendre ce que nous lui disons et biffe tous les tickets de petit déjeuner. Emportée dans son élan, elle continue sur un billet de 5 dollars… Une des serveuses qui ramasse les plateaux dans la salle (je devrais dire le hall), affligée d’un fort strabisme et - comme si cela ne suffisait pas - d’une maladresse affligeante, laisse échapper la moitié de ce qu’elle prend sur les tables directement sur le sol, sans passer par la case poubelle de son chariot. D’où l’intérêt, sans doute, de la moquette sombre… qui nous semblait une hérésie pour un restaurant. Nous quittons cette cour des miracles sans regret. Cahin-caha, nous regagnons notre voiture. Nos mollets – entre autres – se ressentent fortement de notre « trek » de la veille. Ce sont donc trois petits vieux et deux grabataires qui s’installent péniblement dans leur Dodge blanche. Pour sortir de Yosemite Valley, un long parcours montagneux nous attend, toujours au milieu de pins vertigineux. Eux aussi ont compris que le pays était vaste et qu’ils pouvaient occuper l’espace au maximum sans se marcher sur les racines. Des troncs calcinés portent témoignage des incendies passés. Dans ces scènes de désolation sylvestre, la nature reprend vite ses droits et tapisse de vert le sol tout autour des cadavres noircis. Le contraste de couleurs est frappant. Les versants se succèdent, nous atteignons enfin le sommet pour redescendre vers la Tioga Pass, à 2700 m d’altitude. Commence une descente avec des points de vue encore plus spectaculaires, dignes du « Seigneur des Anneaux ». Pins sur les versants, puis succession de prairies verdoyantes d’herbe grasse dont la verdure est ponctuée de pierres blanches, et parcourue de petits cours d’eau. Quelques coins à pêcheurs. Et un horizon qui s’éloigne encore, jamais nos yeux n’auront pu porter aussi loin. Nous déjeunons à Lee Vining, puis prenons la route vers le nord-est pour Bodie, la ville fantôme. De route, nous passons à piste, c’est de plus en plus sport. Mais le résultat en vaut la peine. D’un bois très sombre, les maisons sont encore remarquablement conservées. Il y a ici trois mètres de neige en hiver, l’endroit est coupé du monde et, en été, il faut connaître pour y aller. Quelques maisons sont ouvertes et se visitent rapidement, pour les autres nous devinons à travers les vitres poussiéreuses les vestiges des vies passées. Car il y a eu une vie à cet endroit, une vie difficile, bourdonnante, bruyante, décadente même. Ancienne deuxième ville la plus importante de Californie au XIXeme siècle, elle eut pour origine la découverte d’or en 1859 par le prospecteur W S Bodey, qui lui a donné son nom. Du temps de sa splendeur, la ville jouissait d’une très mauvaise réputation, celle de « Sin City » (ville du pêché). La vie y était très dure, l’argent et l’alcool servaient de détonateurs à des situations souvent explosives. La raréfaction du précieux métal et deux incendies (le dernier en 1932) auront raison de l’endroit, abandonné par sa population.
C’est assez émouvant de découvrir, parfois de reconnaître des objets familiers, laissés là comme s’il avait fallu évacuer les lieux rapidement. Une église, bien sûr, qui arborait auparavant un tableau sur le thème « Tu ne voleras point », avant que des mains mal intentionnées ne s’en emparent…Une école, une banque ou plutôt un coffre-fort, dans une loge de pierre, seul vestige ayant résisté à la dernière attaque et à l’incendie qui a suivi, une loge maçonnique, une centrale électrique la première de son genre) qui a répondu aux besoins de ce lieu si retiré, en réalisant par la même occasion une prouesse technologique. Des toilettes à l’ancienne. Une salle de sport, avec punching-ball, anneaux et trapèze, un bar, un hôtel, des écuries, une glacière, les maisons des notables, légèrement plus grandes que les autres, mais rien d’ostentatoire, ce n’est pas le genre. Les couleurs de bois sur ce paysage tantôt désolé, tantôt verdoyant, suivant de quel côté porte le regard, avec des espèces de petits lys qui poussent un peu partout, et le ciel d’orage couleur plomb qui se prépare… Tout contribue à transformer ce lieu si singulier, hors du temps.
Le musée qui conclue la visite regorge d’objets variés : piège à souris, sérum anti-venin avec sa seringue de compétition, toilettes de dames élégantes, skis en bois, machine à sous, corbillard, documents officiels témoignant des dates importantes de la ville, et souvent liés à la mine, pèse-personne… Un vrai bric-à-brac. Il est même possible d’acheter, pour 10 dollars, une carotte de pierre extraite de la mine de Bodie !
Nous repartons, enchantés de notre visite, direction cette fois-ci Mono Lake que nous avons déjà longé sur sa partie nord pour rejoindre la route de la ville fantôme. C’est d’ailleurs cette berge que nous entreprenons de visiter, en suivant les indications du forum « ouestusa ». Nous bifurquons sur une première route, puis sur une plus petite. « Cemetery road » indique le panneau. On se croirait dans un roman de Stephen King. Qu’importe, nous continuons notre chemin. Et « chemin » est vraiment le terme approprié. De virages en nids de poule, le parcours devient de plus en plus hasardeux, sans autre indication que des panneaux rappelant que l’accès est interdit aux voitures hors 4x4. Mais cela nous semble encore jouable. Après quelques miles et virages choisis un peu à l’instinct, nous apercevons un panneau « Black Point ». Nous touchons au but ! Enfin presque, cette fois-ci il nous faut continuer sur un chemin prévu pour un seul véhicule, sans demi-tour possible. Nous sommes environnés de hautes herbes avec le ciel orageux en toile de fond, je n’ose pas imaginer ce que l’on va faire s’il faut rebrousser chemin… Et au moment où nous allions renoncer pour tenter la marche arrière, les herbes s’écartent enfin pour dévoiler un petit parking. Nous y sommes ! Et tout seuls, en plus. Nous descendons de voiture pour parcourir à pied les 400m qui nous séparent de la berge. Sable noir très fin, puis plus épais, végétation rase, excréments de petite taille, sel en croûte sur le sol, passages plus boueux, tout y passe. Les concrétions calcaires sont quasiment à portée de main. Mais nous nous arrêtons juste avant de toucher l’eau, pour ne pas déranger les nids de mouettes qui s’y trouvent, malgré les réclamations du trio infernal qui se voyait bien prendre un bain. Nous assistons alors à un spectacle étonnant : le gobage de mouches par les mouettes, en mode fantassin. La technique est simple : elles avancent en courant le long de la rive, bec ouvert et ailes collées au corps, cou tendu, faisant fuir devant elles des nuages de mouches de plus en plus denses jusqu’à les gober. Les insectes se dispersent alors, et la course reprend en sens inverse. Il y a aussi les amatrices du gobage à même les vaguelettes, pour celles que les mouches noyées ne rebutent pas.
Le coin a beau être très isolé, nous découvrons néanmoins des traces de pas, humains chaussés ou à pied, mais aussi de chiens, chevaux, lapins. Pour être plus précis, il faudrait consulter le manuel des Castors Junior. Le mien est resté à la maison.
Nous repartons vers Mammoth Lake cette fois-ci, dans un surprenant hôtel style bavarois propre et sympathique. Seule la laverie me donnera du fil à retordre : je vais réussir à mettre le linge par deux fois (avec sa dose de lessive, of course…) dans ce que je pense être la machine à laver avant de réussir à comprendre que le lave-linge, c’est la machine à côté, celle-ci étant le sèche-linge… Bonjour la blonde !Mercredi 14 juillet - Un petit air autrichien à Mammoth Lake Super, encore des « outlets » ! Mammoth Lake nous offre une nouvelle opportunité de shopping, certainement moins branché que les magasins de San Francisco. Arthur et Capucine dénichent pourtant deux ou trois « babioleries » qui valent le détour. Nous repartons ainsi avec deux pots de pâte gluante qui contribueront, n’en doutons pas, à mettre un peu de fantaisie dans ce voyage. Plus un serpent ébouriffé jaune, un porte-clé « croc » et un « R » brillant de mille feux pour une certaine R… Nous voici après quelques miles à Lone Pine. Nous déjeunons dans un restaurant décoré de photos de westerns, la plupart en noir et blanc. La serveuse n’est pas spécialement aimable, mais il y a une salle de jeux avec air-hockey, authentique Pacman, flipper… Ils savent recevoir, un vrai bonheur ! L’occasion pour Christophe de prendre sur moi une revanche méritée, après l’affront subi à l’Ile Maurice… soit il y a 11 ans ! Quel rancunier. Visite au musée du cinéma de Lone Pine. Une impressionnante collection de photos et affiches des films tournés dans le coin, principalement des westerns, mais aussi « Star Trek », « La Charge de la Brigade Légère », et quelques films de science-fiction. Souvent des séries B, mais aussi quelques-uns plus prestigieux avec des noms comme John Wayne, Steve McQueen, Clint Eastwood, etc… Un petit film de quinze minutes retrace les grandes lignes de cette épopée. Une voiture ultra-kitsch nous accueille dès l’entrée, ornée de ses plus beaux atours. Surtout des colts et des winchesters fixés deci-delà à la carrosserie, au milieu d’une nuée de pièces de monnaie collées un peu partout. Une « coccinelle » de pièces ! Le tout est très drôle à voir… Je ne suis pas sûre que les enfants y trouvent le même intérêt - nos idoles leur sont souvent totalement inconnues - mais ils sont quand même bluffés par des objets sortant de l’ordinaire. Pour Arthur, un mini juke-box de marque Wurlitzer, pour Capucine des selles plus richement décorées les unes que les autres, pour Valentin peut-être les voitures d’époque.
Nos provisions d’eau faites, nous nous dirigeons vers Death Valley ; la température extérieure monte inexorablement, jusqu’à 118°F. La voiture résiste, nous tentons quelques sorties photo et même un sprint le long de la route sous la canicule pour les enfants, juste pour voir si c’est aussi chaud que prévu. Promesse tenue !
Le Furnace Creek Ranch, notre hôtel pour le soir, dispose d’une climatisation certes bruyante mais efficace. Heureusement, les sites consultés avant notre départ nous avaient informé de ce désagrément, nous avons donc des boules Quies dans nos bagages. Nous dînons dans un des trois restaurants locaux d’un vrai steak, version XXL comme d’habitude. Surprise du chef, un panier de vrais petits pains se retrouve sur notre table. Il ne passe pas les entrées.
Nos chambres, communicantes pour la première fois, se trouvent près du terrain de golf. L’occasion de voir gambader des lapins aux très longues oreilles, ce soir. Demain matin, peut-être aurons-nous la chance d’apercevoir un ou deux coyotes, qui sait ?
Pour l’instant, il est l’heure de mettre nos boules Quies.
23h37, tout le monde dort.
Juste une théorie au passage, tant que j’y pense. Peut-être que si les certains Américains sont si gros, ce n’est pas seulement à cause de leur alimentation. Le poisson de Capucine, dans son aquarium, prend toute la place qu’on lui laisse. Dans un aquarium plus grand, il serait, paraît-il, encore plus gros. Finalement, le comportement des Américains est peut-être le même. Ils ont tellement d’espace, pourquoi n’en profiteraient-ils pas pour s’étendre ? Ils ont encore de la marge, au vu des déserts à perte de vue que nous venons de traverser.
Bon, je sais, ce n’est pas très sérieux comme théorie… Une fois baptisée, va-t-elle gagner en respectabilité ! Ce sera le « syndrôme du Delturinae » !Jeudi 15 juillet - Canicule à Death Valley, frénésie à Las Vegas Six heures du matin. Je risque un œil à l’extérieur. Le soleil m’a devancée d’une bonne heure, mais il reste encore de belles couleurs sur le relief surplombant le golf. Je prends l’appareil photo de compétition de Christophe (vais-je maîtriser la bête ?) et entreprend de mitrailler, en variant les réglages (enfin je crois) pour espérer avoir pour chaque vue une prise correcte. Au bout d’une vingtaine de photos, ce bijou de technologie me lâche, « carte pleine » ! Argh ! Espérons que cela suffira. Je m’installe avec un bouquin sur notre terrasse, en attendant que le reste de la troupe sorte des bras de Morphée. Devant moi, un beau tapis d’herbe soigneusement entretenu, comme le reste des espaces verts alentour, par un arrosage systématique toutes les nuits. Moins de dix minutes plus tard, le bâtiment en face de moi, de l’autre côté du « jardin », n’est plus assez haut pour me protéger des rayons du soleil. Et il tape sacrément, le bougre ! La température extérieure doit largement dépasser les 40°, plutôt vers 45°, je me replie dans la chambre. Nous déjeunons rapidement avec les moyens du bord, complétés par une visite au magasin-épicerie de l’hôtel. Nos excursions du jour seront ultra-limitées, tant la chaleur est dense, pesante. Capucine a beaucoup de mal à supporter les excursions hors de la voiture dans cette fournaise, on ne dépasse jamais les dix minutes dehors avec elle. Pour le reste, nous ferons, Christophe et moi, des sorties à tour de rôle pour prendre en photo les paysages les plus remarquables. Nous commençons par un tour en voiture sur Artist Drive, pour contempler les curieuses couleurs dont la nature a paré les strates de roches à cet endroit. Une vraie palette d’artiste, d’où le lieu tire son nom. Puis nous revenons sur nos roues pour emprunter la route officielle. Zabriskie Point se présente, après quelques miles, sous la forme d’un grand parking où les autobus sont les plus nombreux. Il faut ensuite monter un plan incliné sur 200m environ, une épreuve avec la chaleur qui règne aujourd’hui. Contrairement à notre arrêt précédent où nous étions tous seuls, une quarantaine de personnes nous environnent. Tous n’ont qu’une envie : parvenir à l’esplanade offrant le meilleur point de vue, prendre une photo avec les montagnes brûlées en toile de fond, et regagner rapidement les véhicules climatisés. Nous n’échappons pas à la règle, dénichant même notre photographe officielle en la personne d’une Anglaise d’une soixantaine d’années, qui sert de guide à un groupe et parle remarquablement notre langue. Elle se moque gentiment des tee-shirts Abercrombie arborés par nos trois enfants, nous demandant si nous sommes sponsorisés… Nous continuons notre chemin sans autre point de vue où s’arrêter. A proximité de Pahrump, nous apercevons au loin une colonne de chaleur qui forme comme une mini-tornade. Le phénomène se reproduit deux ou trois fois, c’est assez curieux, pas du tout inquiétant (la colonne n’est vraiment pas haute ni large). Nous ne verrons cela qu’à cet endroit. Nous traversons une zone très désertique en terme d’habitations. La principale trace de présence humaine seront ces panneaux disséminés tout le long de la route. Il y a de tout : élection du nouveau shérif, propositions d’avocats de tout poil, offrant leurs services spontanément, mais aussi des dentistes, des vendeurs d’armes à feu… A se demander si Pahrump ne compte pas plus de panneaux que d’habitants.
Nous y faisons halte pour manger dans notre premier McDonald du voyage, comme… d’autres familles françaises ! Nous sommes sans doute des gens d’habitudes.
Las Vegas est enfin en vue. Le voyage est passé assez vite, d’autant que nous avons bénéficié d’un concert privé des enfants, quand nous sommes tombés sur une radio ni religieuse ni country, qui passait des tubes de Lady Gaga et de Rihanna.
Arrivée à Las Vegas. L’hôtel Luxor est… en fait, ce n’est plus un hôtel, c’est une vraie ville ! Nous laissons le voiturier garer notre véhicule sur le « petit » parking, et un bagagiste récupère l’ensemble de nos paquets et valises, après un décompte sommaire qui m’inquiète un peu. Il me donne un numéro de téléphone à appeler quand nous serons dans nos chambres, avec un numéro de réservation, pour que les bagages nous soient livrés. Je le regarde partir avec un peu d’angoisse… Nous passons au check-in, qui propose plus de guichets que le magasin Carrefour de Montesson n’a de caisses. Par contre, nous faisons la queue assez peu de temps, mais toujours à l’américaine, conduits par des barrières de sangles qui imposent le respect des files ! Direction le quinzième étage de la pyramide, nous traversons les salles de jeu (fermez les yeux, les enfants !) où résonnent les machines à sous, pour rejoindre la bonne batterie d’ascenseurs. Nous découvrons enfin nos chambres et leurs fenêtres en pente. Pas aussi grandes que ce que j’imaginais, mais très confortables !
Pour le reste… La facture d’électricité de l’hôtel doit égaler le PIB de plusieurs pays africains, les machines à sous les plus variées se succèdent, ponctuées par des voitures de sport rutilantes présentées sur des podiums pivotants. Enfin, machines à sous, le terme est désormais abusif. Il vaudrait mieux parler de machines à tickets. Les joueurs vont d’abord déposer une somme aux stands de cash (« cashier »), repartent avec un ticket qui représente cette somme, et qu’ils introduisent ensuite dans les machines pour jouer. Plus de jetons introduits dans une fente et de manette que l’on abaisse pour récolter les trois figures identiques, maintenant un bouton pressé actionne le mécanisme en même temps qu’il débite votre compte. La magie a vraiment disparue… De même, si vous gagnez, n’espérez pas une pluie de pièces. Seulement un « Ting Ting Ting » et un bout de papier qui indique de combien votre compte est crédité…
Des tables de jeux, des serveuses dont la tenue a visiblement subi un lavage trop chaud, perchées sur des talons vertigineux qui accentuent leur déhanché, des lumières, quelques très rares cris de joie. En fait, devant les machines à sous, les joueurs sont plutôt apathiques, comme résignés à ne rien gagner, appuyant machinalement sur le bouton qui débite leur crédit.
Les tables de poker, black-jack et autres jeux de cartes sont plus animés. On sent une tension qui s’exprime sur le visage des joueurs. Autre curiosité : les paris sur le sport. Ce jour-là, Tiger Woods est sous le feu des projecteurs, une partie des grands écrans de télévision qui tapisse le mur de cette salle retransmettent ses exploits lors d’une compétition en Angleterre ou en Ecosse, c’est difficile à dire pour des profanes comme nous. Visiblement, Tiger n’est pas le cheval sur lequel miser pour l’heure…
Drôle de monde que ces immenses salles de jeux ; le temps semble s’y être arrêté, d’ailleurs aucune horloge pour indiquer l’heure. Il paraît que c’est volontaire, pour que les joueurs perdent la notion du temps. A tout moment du jour et de la nuit, ils peuvent manger ou boire. « All you can eat ! », promettent les panneaux au-dessus de certains restaurants. « Jusqu’à ce que votre panse éclate ! », pourrait-on ajouter. Ils sont traités comme des athlètes de haut niveau, dont la seule préoccupation doit être de jouer, jouer, jouer. Les contingences matérielles ne doivent en aucun cas entraver leur soif de gain.
Nous retrouvons nos amis dans le hall à 17h30. A la grande surprise des enfants, qui n’étaient pas dans la confidence, une limousine blanche conduite par Emake, en costume-cravatte, qui nous attend. Le grand luxe ! Nous faisons un tour sur le « strip », avec arrêt obligatoire sous le légendaire panneau Las Vegas pour la photo souvenir.
Le spectacle du soir : « O », du Cirque du Soleil. Les mots ne suffisent pas à traduire la féerie, la poésie et l’émerveillement que suscite ce spectacle. Le cousin d’un collègue de Christophe fait partie des artistes, il nous envoie un SMS pour nous proposer gentiment de le rejoindre en coulisse à la fin du spectacle. Nous spéculons en riant pour deviner de qui il s’agit, parmi les nombreux funambules et plongeurs. Nous en connaissons pas encore Pierre, et quant bien même, il eut été impossible de savoir quel rôle il jouait. Maquillage, costumes, ils sont méconnaissables, et apparemment peuvent tenir plusieurs rôles. Succession de plongeons vertigineux dans la piscine qui occupe les trois-quarts de la scène, acrobaties sur des structures métalliques mobiles et suspendues dans les airs, costumes soignés, personnages aquatiques fantasmagoriques, valets vêtus de rouge évoluant avec un air guindé, on en prend plein les yeux sans parvenir à saisir tous les détails de chaque scène.
Baissé de rideau. Une jeune femme avec un micro-oreillette nous attend près des ascenseurs de service pour nous remettre des badges « visiteurs » et nous conduire jusqu’à Pierre, qui nous reçoit très gentiment dans l’espace des artistes. Il arbore encore son maquillage blanc. Sa carrure traduit le sportif, il nous explique qu’il a fait 15 ans de gymnastique avant d’être recruté par le Cirque du Soleil. Et il offre aux enfants un véritable trésor : une des deux immenses bouées qui ont servi durant le spectacle ! Nous le remercions chaleureusement et repartons assez vite, pour ne pas lui prendre trop de temps sur sa courte période de repos avant la deuxième représentation qui suit.
Dîner au buffet du Bellagio, succulent. Du choix à profusion, tous les types de cuisine sont représentés, les enfants sont assez grands pour prendre en charge eux-mêmes leur repas et se composer un menu relativement équilibré, contrairement à ce que nous aurions pu craindre. Ce sont nos derniers moments en terre américaine avec nos amis, et nous profitons pleinement de ce repas pris entre amis, sans contrainte, dans la bonne humeur habituelle. Nous nous coucherons un peu tard après une balade sur le strip, à pied cetet fois-ci, qui nous permettra d’assister au spectacle de jets d’eau du Bellagio. Les enfants s’amuseront beaucoup avec les artistes ambulants, mimes, sosies de star, etc… Quelle soirée !Sicile: visite de l'Etna English translation pending
Bonjour,
Quelle serait la meilleure façon d’aller au cœur de l’Etna à partir de Syracuse ou de Catane, en route vers Taormina au début de l’été. J’aurai une voiture louée (une compacte).
Pas question de long trekking toutefois… (voiture, bus, train, téléphérique : ça irait!)
Pour l’instant, je pensais, après Catane, me diriger vers Nicolosi, puis conduire jusqu’au refuge Sapienza (si la route est facilement accessible). Puis prendre un téléphérique - si téléphérique il y a actuellement…? Peut-on aller en bus de là sans réservation préalable?
Puis, du refuge Sapienza, me diriger vers Taormine via Zafferana Etnea. Ou si ça vaut vraiment la peine via Mareneve et Linguaglossa... (mais à noter que je n’aime pas trop conduire dans les petites routes tortueuses de montagne…).
Un train circule aussi autour du volcan…. Où peut-on garer la voiture pour le prendre à partir de Taormine?
Vos conseils sont les bienvenus!
Pas question de long trekking toutefois… (voiture, bus, train, téléphérique : ça irait!)
Pour l’instant, je pensais, après Catane, me diriger vers Nicolosi, puis conduire jusqu’au refuge Sapienza (si la route est facilement accessible). Puis prendre un téléphérique - si téléphérique il y a actuellement…? Peut-on aller en bus de là sans réservation préalable?
Puis, du refuge Sapienza, me diriger vers Taormine via Zafferana Etnea. Ou si ça vaut vraiment la peine via Mareneve et Linguaglossa... (mais à noter que je n’aime pas trop conduire dans les petites routes tortueuses de montagne…).
Un train circule aussi autour du volcan…. Où peut-on garer la voiture pour le prendre à partir de Taormine?
Vos conseils sont les bienvenus!
Deux filles européennes seules au Maroc English translation pending
Bonjour,
Avec une amie nous souhaitons partir en vacance au Maroc en mars ou avril, et nous souhaiterions savoir :
- comment s'habiller, ayant l'habitude de partir uniquement dans les pays europpééns ou nous passons nos vacances en short ou en robe d'été d'après les differents temoignages que nous avons entendu il faudrait porter des pantalon et des tee shirt avec des manches, mais je doit avouer que si il fait chaud ce n'est pas tres confortable...
vaut-il mieux faire des visites organisé avec un guide ou prendre les transport ou encore louer une voiture pour faire nos propres visite ? quels sont les incontournables à absolument voir ?
Au niveau de la restauration, les touristes attrapent-il facilement la tourista ? l'eau est elle sure ?
j'attend vos reponse 😉
Avec une amie nous souhaitons partir en vacance au Maroc en mars ou avril, et nous souhaiterions savoir :
- comment s'habiller, ayant l'habitude de partir uniquement dans les pays europpééns ou nous passons nos vacances en short ou en robe d'été d'après les differents temoignages que nous avons entendu il faudrait porter des pantalon et des tee shirt avec des manches, mais je doit avouer que si il fait chaud ce n'est pas tres confortable...
vaut-il mieux faire des visites organisé avec un guide ou prendre les transport ou encore louer une voiture pour faire nos propres visite ? quels sont les incontournables à absolument voir ?
Au niveau de la restauration, les touristes attrapent-il facilement la tourista ? l'eau est elle sure ?
j'attend vos reponse 😉
Mal d'altitude à Huaraz? English translation pending
Bonjour,
J'ai prévu dans mon périple une halte de deux jours à Huaraz pour voir la Cordillière Blanche et faire une petite randonnée (la Lagune 69) Le problème est que j'y arrive après être restée quelques jours à Lima et à Trujillo, autrement dit, je ne serai pas du tout acclimatée à l'altitude.
D'après vous, est-ce que cela peut me poser problème notamment pour le sacaroche, mal d'altitude? Dans ce cas est-ce que ça vaut le coup d'y aller? Merci pour vos avis!
Milou
J'ai prévu dans mon périple une halte de deux jours à Huaraz pour voir la Cordillière Blanche et faire une petite randonnée (la Lagune 69) Le problème est que j'y arrive après être restée quelques jours à Lima et à Trujillo, autrement dit, je ne serai pas du tout acclimatée à l'altitude.
D'après vous, est-ce que cela peut me poser problème notamment pour le sacaroche, mal d'altitude? Dans ce cas est-ce que ça vaut le coup d'y aller? Merci pour vos avis!
Milou
Meilleur chemin pour Rome d'Aix-en-Provence? English translation pending
Bonjour, je voudrais avoir des subjections ou conseils pour allez à Rome à partir d'aix en Provence. Je cherche des routes secondaires. Es ce mieux par l'intérieur des terres ou par la cote?
Je conte faire mon périple au mois avril environ.
Merci
Complément d'itinéraire de un mois Bali-Lombok... avec Florès? English translation pending
Bonjour à tous les grands voyageurs et grandes voyageuses.
Le "pitivoyageur" a prévu de partir avec sa chérie 1 mois (30 jours) en été en Indonésie pour voir Bali + Lombock. J'ai regardé préalablement plusieurs fils de discussion sur les itinéraires. J'étais parti à la base sur un mélange Bali+Lombock+Flores, mais finalement j'hésite et me demande si je ne vais pas me concentrer sur Bali Lombock uniqement...
SI vous en avez le temps, nous vous serions très reconnaissant des conseils que vous pourrez nous apporter. A votre avis, est il plus logique de ce concentrer sur Bali+Lombock ou sur Bali-Lombock+Flores ?
Pouvez vous me dire, en complément de notre itinéraire deja choisi ci dessous, quels sont les endroits sympas ou immanquables qui nous auraient échappés ou sont pour vous intéressants.
Une info sur notre attente pour ce voyage : quand cela est possible, rester au minimum 2-3 nuits sur un spot et rayonner autour. On souhaite avoir des endroits super sympa pour "snorkeler", pourquoi pas sur une ile isolée. Niveau confort, un confort standard nous va, même si on peut craquer de temps en temps pour un hotel très sympa de plus haut standing (deja prévu 1 ou 2 fois, avec des plus roots pour equilibrer budget). On aimerait egalement des endroits (ou habitants du coin près à discuter avec nous, à faire guide, etc) sympa pour decouvrir la population, les differences de cultures. Enfin, nous aimons la marche, sans pour autant rechercher la performance sportive pour la performance.
Voici donc notre planning actuel, modifiable :
4-5j à ubud et environ (dont Mont Batur) 3-4j à munduk et environ 3-4j dans le coin de permuteran puis redescent vers denpasar dans la journée pour aller a Lombok : Gili 2-3 jours Rinjani 3j
Disons qu'il reste alors envrion 10j.
J'ai donc soit 10 j pour flores (transport en avion inclus), soit 10j supplémentaire pour découvrir un peu mieux Bali et Lombock...
Voilà, j'espère ne pas avoir été trop confus, et vous remerci d'avance de l'aide que vous pourrez nous apporter !
A bientôt !
Le "pitivoyageur" a prévu de partir avec sa chérie 1 mois (30 jours) en été en Indonésie pour voir Bali + Lombock. J'ai regardé préalablement plusieurs fils de discussion sur les itinéraires. J'étais parti à la base sur un mélange Bali+Lombock+Flores, mais finalement j'hésite et me demande si je ne vais pas me concentrer sur Bali Lombock uniqement...
SI vous en avez le temps, nous vous serions très reconnaissant des conseils que vous pourrez nous apporter. A votre avis, est il plus logique de ce concentrer sur Bali+Lombock ou sur Bali-Lombock+Flores ?
Pouvez vous me dire, en complément de notre itinéraire deja choisi ci dessous, quels sont les endroits sympas ou immanquables qui nous auraient échappés ou sont pour vous intéressants.
Une info sur notre attente pour ce voyage : quand cela est possible, rester au minimum 2-3 nuits sur un spot et rayonner autour. On souhaite avoir des endroits super sympa pour "snorkeler", pourquoi pas sur une ile isolée. Niveau confort, un confort standard nous va, même si on peut craquer de temps en temps pour un hotel très sympa de plus haut standing (deja prévu 1 ou 2 fois, avec des plus roots pour equilibrer budget). On aimerait egalement des endroits (ou habitants du coin près à discuter avec nous, à faire guide, etc) sympa pour decouvrir la population, les differences de cultures. Enfin, nous aimons la marche, sans pour autant rechercher la performance sportive pour la performance.
Voici donc notre planning actuel, modifiable :
4-5j à ubud et environ (dont Mont Batur) 3-4j à munduk et environ 3-4j dans le coin de permuteran puis redescent vers denpasar dans la journée pour aller a Lombok : Gili 2-3 jours Rinjani 3j
Disons qu'il reste alors envrion 10j.
J'ai donc soit 10 j pour flores (transport en avion inclus), soit 10j supplémentaire pour découvrir un peu mieux Bali et Lombock...
Voilà, j'espère ne pas avoir été trop confus, et vous remerci d'avance de l'aide que vous pourrez nous apporter !
A bientôt !
Itinéraire sur l'Amérique Centrale du Mexique au Panama? English translation pending
bonjour à toutes et à tous.
Voila je prépare mon prochaine périple qui sera cette fois ci en Amérique centrale pour plus ou moins deux mois.
Nous partons à deux et souhaiterions partir du Mexique pour ensuite traverser l'Amérique centrale, et arriver en Colombie. Ceci étant nous avons aucune idée concernant le trajet que nous allons faire..
C'est pourquoi je sollicite l'aide de celles et ceux qui ont déja fait quelque chose de similaire.
Nous voudrions aussi connaître les sites à ne pas manquer dans chaque pays, et les endroits à éviter (pour l'insécurité notamment).
Voila, bon vent à tous et merci d'avance! 🙂
Voila je prépare mon prochaine périple qui sera cette fois ci en Amérique centrale pour plus ou moins deux mois.
Nous partons à deux et souhaiterions partir du Mexique pour ensuite traverser l'Amérique centrale, et arriver en Colombie. Ceci étant nous avons aucune idée concernant le trajet que nous allons faire..
C'est pourquoi je sollicite l'aide de celles et ceux qui ont déja fait quelque chose de similaire.
Nous voudrions aussi connaître les sites à ne pas manquer dans chaque pays, et les endroits à éviter (pour l'insécurité notamment).
Voila, bon vent à tous et merci d'avance! 🙂
Premier voyage dans l'Ouest américain, trois semaines en août 2012 English translation pending
Bonjour
Après plusieurs mois (années?) de réflexion ça y est on va se lancer! Nous pensons partir 3 semaines en août 2012 avec nos 2 filles (10 et 14 ans). Nous sommes au début de notre réflexion et tous conseils, remarques, mises en garde sont les bienvenues. Nos questions risquent d'être "simplistes" j'espère qu'elles le seront un peu moins au fur et à mesure de vos conseils🙂
1° Vaut-il mieux faire une boucle ou aller et retour de 2 villes différentes?
2° Nous ne sommes pas trop parc d'attraction (style Disney), nous aimerions voir la côte, quelques parcs et les sites incontournables. Nous savons que nous ne pourrons pas tout voir mais passer à côté du Grand Canyon ou de Monument Valley serait dommage. Je souhaiterais éviter d'avaler tous les jours des centaines de miles (mes filles ne me le pardonneraient pas)
3° Voici ce que nous aimerions voir (assez classique) : reste à le caser dans le bon ordre en 3 semaines - San Francisco - Yosemite - Death Valley - Zion - Monument Valley - Lac Powell - Grand Canyon - La côte - Los Angeles - Autres idées / propositions ??
Merci
Après plusieurs mois (années?) de réflexion ça y est on va se lancer! Nous pensons partir 3 semaines en août 2012 avec nos 2 filles (10 et 14 ans). Nous sommes au début de notre réflexion et tous conseils, remarques, mises en garde sont les bienvenues. Nos questions risquent d'être "simplistes" j'espère qu'elles le seront un peu moins au fur et à mesure de vos conseils🙂
1° Vaut-il mieux faire une boucle ou aller et retour de 2 villes différentes?
2° Nous ne sommes pas trop parc d'attraction (style Disney), nous aimerions voir la côte, quelques parcs et les sites incontournables. Nous savons que nous ne pourrons pas tout voir mais passer à côté du Grand Canyon ou de Monument Valley serait dommage. Je souhaiterais éviter d'avaler tous les jours des centaines de miles (mes filles ne me le pardonneraient pas)
3° Voici ce que nous aimerions voir (assez classique) : reste à le caser dans le bon ordre en 3 semaines - San Francisco - Yosemite - Death Valley - Zion - Monument Valley - Lac Powell - Grand Canyon - La côte - Los Angeles - Autres idées / propositions ??
Merci
Avis sur mon circuit à Oman de dix jours? English translation pending
Bonjour Voyageurs,
A la recheche du meilleur trip avec ma femme et mon fils de 2 ans, je sollicite vos points de vue et suggestions et j'ai quelques questions d'ordre pratique également même si les différents posts m'ont permis d'avancer dans nos recherches.
Nous partons pour 10 jours sur place du 04.02.12 (arrivee tardive) jusqu'au 15.02.11 et nous finirons à Dubai pour 4 jours. Nous envisageons de louer un 4x4 aussi pour toute la duréé du séjour:
- 4/02 Arrivee tardive 22h30 - Nuit Mascate ( Villa Shams ou IBIS?) - 05/02 . Viste mascate / Souks / Mosquee/ Opera / Corniche - Nuit Mascate - 06/02 Visite Mascate - Plages, Vieux Mascate, Parc Qurm - Nuit Mscate - 07/02 Depart pour SUR - Viste Wadis Shab et TIWI - Nuit a SUR (quel hôtel propre me conseillez vous) - 08/02 Visite SUR - Souks - Fort et a 21h ponte des tortues a Ras Al Hadd -> question est il possible de loger a SUR et visiter les tortues a RAS al HAdd pour la visite de 21h? - Nuit a SUR
- 09/02 Depart pour Al Mintrib et stop a Wadi bani khalid - Nuit Wahiba sands ( 1000 nights ou Desert night camp) Est ce faisable et en partant vers 09h du matin et à quel arriverions nous au camp selon vous?
- 10/02 Depart ap-midi pour NIzwa et stop a Ibra (souk pour femmes) - Nuit à Nizwa ( Hotel?) Visite de la ville souk et fort
- 11/02 Visite Djebel Shams - village al Hamra - Nuit à Nizwa - 12/02 Visite Plateau Sayq et Djebel akhdar - Nuit a Nizwa? est ce faisable - 13/02 Depart pour Mascate - repos plage - Nuit Mascate - 14/02 Excursion Fort Nakhl - Nuit Mascate - 15/02 Depart pour Dubai
Le but est de visiter pas mal de choses mais en gardant un rythme raisonnable sachant que mon fils a 2 ans et que ma femme sera enceinte de trois mois. cela nous fera 5 nuits au total a mascate, n'est ce pas trop et avez vous des suggestions
Merci d'avance pour votre aide Cordialement
A la recheche du meilleur trip avec ma femme et mon fils de 2 ans, je sollicite vos points de vue et suggestions et j'ai quelques questions d'ordre pratique également même si les différents posts m'ont permis d'avancer dans nos recherches.
Nous partons pour 10 jours sur place du 04.02.12 (arrivee tardive) jusqu'au 15.02.11 et nous finirons à Dubai pour 4 jours. Nous envisageons de louer un 4x4 aussi pour toute la duréé du séjour:
- 4/02 Arrivee tardive 22h30 - Nuit Mascate ( Villa Shams ou IBIS?) - 05/02 . Viste mascate / Souks / Mosquee/ Opera / Corniche - Nuit Mascate - 06/02 Visite Mascate - Plages, Vieux Mascate, Parc Qurm - Nuit Mscate - 07/02 Depart pour SUR - Viste Wadis Shab et TIWI - Nuit a SUR (quel hôtel propre me conseillez vous) - 08/02 Visite SUR - Souks - Fort et a 21h ponte des tortues a Ras Al Hadd -> question est il possible de loger a SUR et visiter les tortues a RAS al HAdd pour la visite de 21h? - Nuit a SUR
- 09/02 Depart pour Al Mintrib et stop a Wadi bani khalid - Nuit Wahiba sands ( 1000 nights ou Desert night camp) Est ce faisable et en partant vers 09h du matin et à quel arriverions nous au camp selon vous?
- 10/02 Depart ap-midi pour NIzwa et stop a Ibra (souk pour femmes) - Nuit à Nizwa ( Hotel?) Visite de la ville souk et fort
- 11/02 Visite Djebel Shams - village al Hamra - Nuit à Nizwa - 12/02 Visite Plateau Sayq et Djebel akhdar - Nuit a Nizwa? est ce faisable - 13/02 Depart pour Mascate - repos plage - Nuit Mascate - 14/02 Excursion Fort Nakhl - Nuit Mascate - 15/02 Depart pour Dubai
Le but est de visiter pas mal de choses mais en gardant un rythme raisonnable sachant que mon fils a 2 ans et que ma femme sera enceinte de trois mois. cela nous fera 5 nuits au total a mascate, n'est ce pas trop et avez vous des suggestions
Merci d'avance pour votre aide Cordialement
Coup de blues à Santa Cruz (Bolivie) English translation pending
Bonjour à tous!
Voilà, je suis française et j´étudie au Brésil cette année. Comme j´ai trois mois de vacances, j´étais décidée à partir (seule en grande partie) faire un petit tour en Amérique du sud, avec notamment la Bolivie et le sud du Pérou au programme. Je voyage avec mon (gros) sac à dos, en bus ou en avion quand les distances sont vraiment longues ou le prix pas vraiment différent, je dors dans des hostel pas chers et je mange dans la rue en général.
Jusqu´ici, tout se passait très bien : Sao Paulo, le sud du Brésil, Iguazu, le Paraguay et la traversée du Chaco. Les gens étaient accueillants, les endroits vraiment sympas. Seulement depuis que je suis arrivée a Santa Cruz en Bolivie, je me sens mal a l´aise et je ne vis pas très bien le voyage.
J´ai vraiment du mal à nouer contact avec des Boliviens, bien que je comprenne l´espagnol et le parle. Beaucoup d´hommes me dévisagent ici. Cela était le cas à Asuncion, mais toujours de façon amicale, intrigués j´imagine (j´ai une bonne tête de gringa, blonde aux yeux clairs etc etc), et ce qui m´avait permis de nouer des amitiés la-bas me dérange affreusement ici parce que les regards vont beaucoup plus loin que de simples interrogations. J´ai eu un début d´altercation ce midi avec trois Boliviens, au restaurant, parce qu´après qu´ils m´aient aidée à commander, j´ai refusé (vraiment poliment) d´aller passer l´après midi chez l´un d´eux. La même chose hier soir, deux hommes se sont énervés et j´étais vraiment mal a l´aise.
Au delà de ça (je me dis que je suis peut etre juste tombée sur des imbéciles), j´ai du mal avec tout le monde en général ici, que ce soit les gens dans les restaurants, dans la rue, etc. Je ne reçois aucune aide lorsque je demande (poliment) un renseignement (nom d´une rue ou autre), en espagnol pourtant. Plus qu´ignorée, je ne me sens pas vraiment respectée ici. J´estime ne pas avoir d´attitude dérangeante, en tant que touriste je veux dire. Je ne demande pas à ce que tout le monde m´applaudisse et me fasse des câlins bien sûr, mais je me sens mal a l´aise dans cette ville, d´autant plus qu´en venant du Bresil et du Paraguay, ca fait contraste.
Tout ça pour vous demander quelques conseils. J´ai capitulé et avancé mon départ pour Sucre à demain matin, en espèrant que cela se passe mieux la-bas. J´avoue que je ne me suis peut être pas assez préparée pour ce voyage, si ça se passe mal pour moi comme ça, d´autant plus que je n´avais jamais lu ou entendu de retours negatifs sur ce pays. Cependant, si vous avez quelques conseils pour moi, qui pourraient m´aider a mieux appréhender ce pays et ses habitants, je prends avec plaisir! En attendant je vais me diriger vers des international hostel, pour essayer de traîner un peu plus avec des voyageurs...
Je vous remercie de m´avoir lue. Sachez que malgré ce petit coup de blues, je n´ai pas du tout envie d´arrêter mon voyage ici, encore moins de garder cette image de la Bolivie!!
Voilà, je suis française et j´étudie au Brésil cette année. Comme j´ai trois mois de vacances, j´étais décidée à partir (seule en grande partie) faire un petit tour en Amérique du sud, avec notamment la Bolivie et le sud du Pérou au programme. Je voyage avec mon (gros) sac à dos, en bus ou en avion quand les distances sont vraiment longues ou le prix pas vraiment différent, je dors dans des hostel pas chers et je mange dans la rue en général.
Jusqu´ici, tout se passait très bien : Sao Paulo, le sud du Brésil, Iguazu, le Paraguay et la traversée du Chaco. Les gens étaient accueillants, les endroits vraiment sympas. Seulement depuis que je suis arrivée a Santa Cruz en Bolivie, je me sens mal a l´aise et je ne vis pas très bien le voyage.
J´ai vraiment du mal à nouer contact avec des Boliviens, bien que je comprenne l´espagnol et le parle. Beaucoup d´hommes me dévisagent ici. Cela était le cas à Asuncion, mais toujours de façon amicale, intrigués j´imagine (j´ai une bonne tête de gringa, blonde aux yeux clairs etc etc), et ce qui m´avait permis de nouer des amitiés la-bas me dérange affreusement ici parce que les regards vont beaucoup plus loin que de simples interrogations. J´ai eu un début d´altercation ce midi avec trois Boliviens, au restaurant, parce qu´après qu´ils m´aient aidée à commander, j´ai refusé (vraiment poliment) d´aller passer l´après midi chez l´un d´eux. La même chose hier soir, deux hommes se sont énervés et j´étais vraiment mal a l´aise.
Au delà de ça (je me dis que je suis peut etre juste tombée sur des imbéciles), j´ai du mal avec tout le monde en général ici, que ce soit les gens dans les restaurants, dans la rue, etc. Je ne reçois aucune aide lorsque je demande (poliment) un renseignement (nom d´une rue ou autre), en espagnol pourtant. Plus qu´ignorée, je ne me sens pas vraiment respectée ici. J´estime ne pas avoir d´attitude dérangeante, en tant que touriste je veux dire. Je ne demande pas à ce que tout le monde m´applaudisse et me fasse des câlins bien sûr, mais je me sens mal a l´aise dans cette ville, d´autant plus qu´en venant du Bresil et du Paraguay, ca fait contraste.
Tout ça pour vous demander quelques conseils. J´ai capitulé et avancé mon départ pour Sucre à demain matin, en espèrant que cela se passe mieux la-bas. J´avoue que je ne me suis peut être pas assez préparée pour ce voyage, si ça se passe mal pour moi comme ça, d´autant plus que je n´avais jamais lu ou entendu de retours negatifs sur ce pays. Cependant, si vous avez quelques conseils pour moi, qui pourraient m´aider a mieux appréhender ce pays et ses habitants, je prends avec plaisir! En attendant je vais me diriger vers des international hostel, pour essayer de traîner un peu plus avec des voyageurs...
Je vous remercie de m´avoir lue. Sachez que malgré ce petit coup de blues, je n´ai pas du tout envie d´arrêter mon voyage ici, encore moins de garder cette image de la Bolivie!!
Visites pour deux jours à Sapa? (Vietnam) English translation pending
Bonjour,
Nous avons deux petites journées à Sapa au Nord Vietnam. Arrivée tôt le premier jour et départ tard le deuxième.
Auriez vous des conseils pour des visites intéressantes et sympas. Nous passons la nuit à Sapa ( Hotel réservé )
Merci à vous
Bruno
Nous avons deux petites journées à Sapa au Nord Vietnam. Arrivée tôt le premier jour et départ tard le deuxième.
Auriez vous des conseils pour des visites intéressantes et sympas. Nous passons la nuit à Sapa ( Hotel réservé )
Merci à vous
Bruno
Compte rendu de voyage en Ouganda English translation pending
Bonjour à tous,
me voilà rentré de 15 jours en Ouganda et quel destination magnifique. Comme toujours voyage en indépendant. Bon je vais resté dans la veine de mes précédents compte rendu:
l'itinéraire tout d'abord, ; Entebbe/kampala-fort-portal et autour (notamment Semliki frontalier de la RDC)-Parc queen elizabeth-retour Kampala.
Un merveilleux voyage avec deux petits incidents; une intoxication alimentaire en début de séjour qui m'a valu une demi journée à l'hopital (tout va mieux now) mais sans m'empêcher de poursuivre ensuite le voyage et qq coups de feu proches entendus à proximité du parc de Semliki (l'armée pourchassait une bande armée venant du Congo).
Mes coups de coeur: quasiment tout lol: - Fort portal: petite ville provinciale cernée de montagne et de plantations de thé; très agréable; il y fait froid; le soir on dort avec couvertures; donc prévoir une laine pour ce coin. Les alentours sont magnifiques; paysages très verts, montagneux et brumeux. Voici les excursions faîtes au départ de fort portal: parc de semliki et hotsprings: à deux heures de route (ou plutôt piste) de fort portal, des paysages magnifiques frontaliers du Congo; les hotsprings se rejoignent par une marche d' 1h environ au départ des bureaux du parc. Pour y aller location d'un taxi à la journée. Mésaventure du retour finallement agréable, la piste était bouchée par un camion renversé et englué; impossible de passer; du coup on est passé par une autre piste avec vues panoramiques sur le parc Semliki et congo; fabuleux; c plus long mais ça en valait la peine. Les craters lakes; il y en a plein autour de fort portal; en une excursion de marche d' 1h on peut déjà en voir plein les yeux. Il y a un lodge panoramique à 8 kms de piste de fort portal; y aller boire un verre et admirer la vue. Le jardin botanique de FP; peu visité et pourtant très intéressant; ils font des études médicinales et conservent des échantillons de la flore Ougandaise; il y a aussi des volontaires étrangers qui y bossent; très instructif; une marché d' 1h environ dans un environnement mi jungle mi jardin. - Queen Elizabeth park; très beau parc; l'un des plus connus d' Ouganda avec les Murchison falls; on y a vu lions (30 minutes entourés par les lion à 6h30 du mat c magique) , éléphants, antilopes, hippo, buffles, singes, oiseaux dont aigles pêcheurs d' Afrique. paysage de savane très sympa; - Entebbe; petite ville ou se situe l'aéroport; sans grand intérêt mais intéressant pour les plages le long du lac victoria. - Kampala; capitale tentaculaire mais vivante; un bordel pas possible pour en sortir et y rentrer; mais j'ai aimé;
transports; bon réseau de bus publics; pour fort portal; compagnie LINK à l'aller et POST BUS au retour; ça se vaut; le post bus est une plus long car arrêt de dépose courrier mais moins de monde aussi. De mon expérience, bus plus confortables que ceux connus en Afrique de l'ouest. Il y a aussi des mini bus (boda boda) mais à utiliser avec précaution car conduisent comme des fous. Pour les parcs, location d'un véhicule simple (pas si cher que ça) avec chauffeur guide est la meilleure solution. Pas besoin de 4X4 pour le Queen Elisabeth park.
Population; accueillante dans son ensemble. multitude d'ethnies comme partout en Afrique; mais très différent de l' Afrique francophone; un sens de l'accueil très british; on ressent moins l'animosité "post coloniale" présente en Afrique de l'ouest; les Ougandais comme peuple sont une vrai découverte et une très bonne surprise de ce voyage.
Sécurité; RAS; prudence dans la capitale comme toute mégalopole (mais pas plus qu'ailleurs) et prudence en zone frontalière; sinon je me suis sentis à l'aise dans les lieux parcourus.
Le coup de coeur hébergement: Rwenzori View Guesthouse; à fort portal; chaudement recommandé; tenu par un couple de Danois; belles chambres simples mais quasi neuves d'aspect et impeccables; jardin magnifique ( chaque chambre a une terrasse sur jardin); repas pris en commun dans une ambiance sympa. bref une bonne adresse. De plus la patronne est de bons conseils pour visiter le coin. Référencé dans le Bradt guide.
La déception au niveau hébergement; Le red chilli; souvent recommandé par les guides comme l'adresse routard par excellence; on n'a pas pu tester le safari marchison falls avec eux (cause mon intoxication alimentaire) mais l'hébergement donne vraiment une impression de vétusté et de laissez aller. personnel professionnel mais pas vraiment sympa; repas de qualité médiocre; et tout ça est loin d'être donné ( Kampala est une ville assez chère au niveau hébergement).
Climat: c'était la saison des pluies; une averse tout les jours de courte durée sauf un jour mais pas génant du tout pour voyager. Peu voire pas de moustiques à fort portal car climat froid; peu au parc queen elizabeth. très peu à Kampala (comparé à d'autres capitales Africaines).
Visa; il est délivré à l'arrivée pour les Français; cout 50 dollars; le visa obtenu en 5 minutes; rapide et efficace. Au retour une petite fiche à remplir et c réglé.
Conclusion; un très beau pays peu fréquenté des francophones (rencontré des touristes mais aucun français quand j'y étais); une population accueillante (attendez vous à entendre souvent "welcome")^^; de beaux parcs bien moins chers que ceux des pays voisins; des paysages à couper le souffle; ce petit séjour en Ouganda m'a enchanté; j'y retourne en 2012 pour continuer à visiter ce pays.
Place aux questions si certains sont intéressés^^
me voilà rentré de 15 jours en Ouganda et quel destination magnifique. Comme toujours voyage en indépendant. Bon je vais resté dans la veine de mes précédents compte rendu:
l'itinéraire tout d'abord, ; Entebbe/kampala-fort-portal et autour (notamment Semliki frontalier de la RDC)-Parc queen elizabeth-retour Kampala.
Un merveilleux voyage avec deux petits incidents; une intoxication alimentaire en début de séjour qui m'a valu une demi journée à l'hopital (tout va mieux now) mais sans m'empêcher de poursuivre ensuite le voyage et qq coups de feu proches entendus à proximité du parc de Semliki (l'armée pourchassait une bande armée venant du Congo).
Mes coups de coeur: quasiment tout lol: - Fort portal: petite ville provinciale cernée de montagne et de plantations de thé; très agréable; il y fait froid; le soir on dort avec couvertures; donc prévoir une laine pour ce coin. Les alentours sont magnifiques; paysages très verts, montagneux et brumeux. Voici les excursions faîtes au départ de fort portal: parc de semliki et hotsprings: à deux heures de route (ou plutôt piste) de fort portal, des paysages magnifiques frontaliers du Congo; les hotsprings se rejoignent par une marche d' 1h environ au départ des bureaux du parc. Pour y aller location d'un taxi à la journée. Mésaventure du retour finallement agréable, la piste était bouchée par un camion renversé et englué; impossible de passer; du coup on est passé par une autre piste avec vues panoramiques sur le parc Semliki et congo; fabuleux; c plus long mais ça en valait la peine. Les craters lakes; il y en a plein autour de fort portal; en une excursion de marche d' 1h on peut déjà en voir plein les yeux. Il y a un lodge panoramique à 8 kms de piste de fort portal; y aller boire un verre et admirer la vue. Le jardin botanique de FP; peu visité et pourtant très intéressant; ils font des études médicinales et conservent des échantillons de la flore Ougandaise; il y a aussi des volontaires étrangers qui y bossent; très instructif; une marché d' 1h environ dans un environnement mi jungle mi jardin. - Queen Elizabeth park; très beau parc; l'un des plus connus d' Ouganda avec les Murchison falls; on y a vu lions (30 minutes entourés par les lion à 6h30 du mat c magique) , éléphants, antilopes, hippo, buffles, singes, oiseaux dont aigles pêcheurs d' Afrique. paysage de savane très sympa; - Entebbe; petite ville ou se situe l'aéroport; sans grand intérêt mais intéressant pour les plages le long du lac victoria. - Kampala; capitale tentaculaire mais vivante; un bordel pas possible pour en sortir et y rentrer; mais j'ai aimé;
transports; bon réseau de bus publics; pour fort portal; compagnie LINK à l'aller et POST BUS au retour; ça se vaut; le post bus est une plus long car arrêt de dépose courrier mais moins de monde aussi. De mon expérience, bus plus confortables que ceux connus en Afrique de l'ouest. Il y a aussi des mini bus (boda boda) mais à utiliser avec précaution car conduisent comme des fous. Pour les parcs, location d'un véhicule simple (pas si cher que ça) avec chauffeur guide est la meilleure solution. Pas besoin de 4X4 pour le Queen Elisabeth park.
Population; accueillante dans son ensemble. multitude d'ethnies comme partout en Afrique; mais très différent de l' Afrique francophone; un sens de l'accueil très british; on ressent moins l'animosité "post coloniale" présente en Afrique de l'ouest; les Ougandais comme peuple sont une vrai découverte et une très bonne surprise de ce voyage.
Sécurité; RAS; prudence dans la capitale comme toute mégalopole (mais pas plus qu'ailleurs) et prudence en zone frontalière; sinon je me suis sentis à l'aise dans les lieux parcourus.
Le coup de coeur hébergement: Rwenzori View Guesthouse; à fort portal; chaudement recommandé; tenu par un couple de Danois; belles chambres simples mais quasi neuves d'aspect et impeccables; jardin magnifique ( chaque chambre a une terrasse sur jardin); repas pris en commun dans une ambiance sympa. bref une bonne adresse. De plus la patronne est de bons conseils pour visiter le coin. Référencé dans le Bradt guide.
La déception au niveau hébergement; Le red chilli; souvent recommandé par les guides comme l'adresse routard par excellence; on n'a pas pu tester le safari marchison falls avec eux (cause mon intoxication alimentaire) mais l'hébergement donne vraiment une impression de vétusté et de laissez aller. personnel professionnel mais pas vraiment sympa; repas de qualité médiocre; et tout ça est loin d'être donné ( Kampala est une ville assez chère au niveau hébergement).
Climat: c'était la saison des pluies; une averse tout les jours de courte durée sauf un jour mais pas génant du tout pour voyager. Peu voire pas de moustiques à fort portal car climat froid; peu au parc queen elizabeth. très peu à Kampala (comparé à d'autres capitales Africaines).
Visa; il est délivré à l'arrivée pour les Français; cout 50 dollars; le visa obtenu en 5 minutes; rapide et efficace. Au retour une petite fiche à remplir et c réglé.
Conclusion; un très beau pays peu fréquenté des francophones (rencontré des touristes mais aucun français quand j'y étais); une population accueillante (attendez vous à entendre souvent "welcome")^^; de beaux parcs bien moins chers que ceux des pays voisins; des paysages à couper le souffle; ce petit séjour en Ouganda m'a enchanté; j'y retourne en 2012 pour continuer à visiter ce pays.
Place aux questions si certains sont intéressés^^
Cycling Through Provence's Big Climbs
Cycling Through Provence's Big Climbs
In the autumn of 2011, Provence was hit by apocalyptic weather—torrential rain and a particularly violent east wind, reaching 130 kilometers per hour, whipping up waves as high as seven meters. It wasn’t the best time to venture outside. Yet, I told myself that after the storm, calm would return. I kept an eye on the weather forecast and noticed that starting November 10th, a favorable window should open for a little 600-kilometer cycling trip across Provence. The weather reports promised a high-pressure system that would keep the bad weather at bay over these highlands. That was all I needed to decide to set off. The planned route would take me through Provence’s biggest climbs: Mont Ventoux, Montagne de Lure, the Verdon Gorge, the Massif des Maures, and Sainte-Baume.
And so, despite my doubts, the call of adventure was stronger. The train pulled away, and once again, a journey began at Part-Dieu station. This time, I headed toward Haute-Provence for a cycling adventure. It would be my first solo bike trip. I was a little nervous—cycling with panniers makes you feel vulnerable to theft. I’d already been robbed while traveling in a group in Peru, and that experience left me deeply shaken. Alone, I hesitated. But no need to panic—I’d read accounts from long-distance cyclists who hadn’t been robbed, even if it does happen sometimes. I was particularly thinking of a young schoolteacher who had taken a sabbatical to cycle around the world. Her students had remarked, "Teacher, you’re not sporty—how will you manage to cycle around the world?" This young woman was full of resourcefulness. In South America, before flying to China, she locked her bike to a post to take care of a natural need. When she returned, the post had been torn out, and her bike—along with all her gear—was gone. It was a shock for many, but not for her. She boarded her flight to the Middle Kingdom, bought the essentials (including a new bike) once there, and continued her journey! Remembering this story, I almost felt ashamed of my cowardice. These were the thoughts running through my mind as the Rhône Valley rolled by toward Orange, the starting point of my Provençal adventure through the big climbs.
Day One: Orange to Sault via Mont Ventoux – 90 km
9:30 AM, I stepped off the train. With all my gear, I had to navigate the underground passage—no easy feat, given that my bike and luggage weighed 35 kilos. At this time of year, I expected some areas to be deserted, so I’d packed enough to bivouac comfortably. Once outside the station, the southern light flooded over me. I understood why people dream of retiring in these sun-drenched regions. As always, after disembarking from public transport, I had to get my bearings and decide which way to go. The sun, still low on the horizon, pointed east. The roar of fighter jet engines helped me locate the Air Base 115. That was all I needed to "reset the gyros."
As soon as I started pedaling, all my apprehensions vanished. The joy of discovery and physical effort took over, and euphoria washed over me. It’s amazing how emotions can shift from one moment to the next based on seemingly minor circumstances.
The weather was splendid—the forecast had predicted continuous showers, but it was completely wrong. I quickly left the city behind. Mont Ventoux loomed mysteriously, its dimensions hard to gauge. It was even more enigmatic with its summit hidden beneath swirling, mottled clouds clinging to the ridges. It reminded me of a great South American volcano. I struggled to imagine that in a few hours, I’d be up there under that blanket of mist.
The countryside was shaking off its autumnal nighttime dampness. The vineyards, interspersed with tall cypress hedges, confirmed I was in the magnificent Côtes du Rhône wine region. The distinctive Dentelles de Montmirail were very much in evidence. The air force base wasn’t far. I passed the runway’s end markers. A Mirage 2000 flew overhead in a tight turn, followed by another roaring into takeoff. It came straight at me before climbing sharply with a thunderous roar. Thirty years spent in that captivating world came rushing back. I recalled countless extraordinary human and technical experiences from my time in the service. But the purpose of this post isn’t to promote the air force—though I might post some articles one day about travels among men at war.
I continued on my way, leaving my past loves behind. As I pedaled, delightful names rolled by: Violès, Vacqueyras, Gigondas, Beaumes-de-Venise—the crème de la crème of the Côtes du Rhône Villages appellation. I let myself be enchanted by the vineyards and the little paths crisscrossing them. I started to doubt my route, though the imposing mass of Mont Ventoux in the distance acted like a giant beacon. At a crossroads, a car appeared. I approached to ask the driver for directions, but she didn’t even look at me and sped off, clearly frightened. I’d almost forgotten what a fearful world we live in, no doubt traumatized by all the horrors we see in the news and on TV.
The kilometers started adding up, but was my day’s goal too ambitious? It had been two months since I’d last ridden my bike. True, my last trip had been good training—the Route des Grandes Alpes—but that was two months ago. I can’t just take my bike out for a day trip; I need that sense of adventure to find the courage to exercise.
Two cyclists overtook me. Intrigued by my load, they struck up a conversation. They were skeptical when I told them I planned to cross Mont Ventoux that day. One of them pointed out a small chapel near the summit where I could bivouac sheltered. That motivated me even more to reach the top on this first stage. The chapel also had a mythical name for me—Sainte-Anne, the name of my parents’ villa. It was already noon, and I’d covered 50 kilometers. Malaucène appeared—the sacred village of Ventoux’s mad cyclists. Surprisingly, I didn’t see any other cyclists today. I remembered this place in June, teeming with aspirants for the king of summits. Before tackling the climb ahead, I needed to refuel. I enjoyed a pleasant gastronomic break at Max’s. At 1 PM, I started the most famous climb in cycling—21 kilometers, which would actually be 23. I knew it would be tough, especially with two handicaps: 50 kilometers already in my legs and 20 kilos of luggage. But I was counting on my tiny chainring, which let me climb trees to tackle the steep ramps.
I set off at a brisk pace along a deserted road. My speed held up for the first few kilometers. I quickly rose above the valley, the horizon widening. I was surprised to see no one on this world-renowned route among cycling enthusiasts. During the climb and descent, I’d only see five cyclists—but I’ll come back to that. I passed a sign explaining that the effort would be roughly equivalent to climbing the Col de la Bonnette. Having done the latter in September, I figured I’d be fine. I crossed paths with my first cyclist—a woman speeding downhill. After 12 kilometers, I hit slopes averaging 12%. I don’t know if the number 12 is cursed, but I got such a "bamboo" hit that I’d never experienced before. I thought I wouldn’t make it to the summit today. I stopped. My thighs burned so much I could barely walk—lactic acid overload. I looked for a relatively flat spot to pitch my tent. It was 3:30 PM, with two hours of daylight left. But I found nothing.
I got back on my bike, intending to stop as soon as I found a good bivouac spot. But nothing came up. However, my strength slowly returned, perhaps because the slope eased, though it remained around 10%. I entered the summit mists. A cyclist overtook me. I was in the zone where I had to pass the summit. Dusk caught me in the final difficulties. The atmosphere was downright austere. In the twilight, a kilometer from the summit, a cyclist was fixing his bike. I asked if he needed help. He made it clear he didn’t understand. So I asked, "Do you need some help?" His answer was clear: "No, thank you." He showed me his new inner tube. Inside, I thought, "Phew!" If I’d had to stop, sweating in the falling night with the cold intensifying, I’d have struggled to get going again. But he managed, and I continued into the twilight fog. I could barely make out the summit’s large antennas in the clouds, like immense ghosts trying to evade sight. The bike delivered sensations worthy of mountain racing. My goal was to quickly find the famous chapel in the descent to take shelter. As I glided down the southern slope, two cyclists without lights crossed my path in the night—probably heading to the station above, its lights visible in the fog.
I scanned the roadside in the dark for the chapel but saw nothing. After a kilometer or two, I lost all hope. I stopped to put on more clothes as the cold became intense. I had no idea where I could stop on these steep slopes to set up camp. Between the swirls of mist, I could intermittently see the Rhône Valley below, dotted with illuminated towns and villages. The sight was striking. What was I doing on this mountain at night? Then the miracle happened—the clouds parted, and from the ridge above me to the east, a beautiful full moon emerged, casting enough light to consider a nighttime descent to Sault, 26 kilometers away.
In this eerie atmosphere between the moon’s pale rays and patches of fog, I began my descent through a hazy, almost unreal world. The Ventoux’s characteristic white scree reflected the moonlight faintly, dimmed by the mist. In places, entire mountainsides were plunged into complete darkness, and I lost all sense of the road’s path. Then, around a tight bend caused by a land shift, the light returned. It seemed extreme compared to the darkness I’d left behind. I could once again clearly see the road’s contours, though not its potholes or gravel patches. Still, I let the slope carry me, and the speed felt significant, though the low light prevented me from reading my speedometer. In these moments, concentration was at its peak—all senses alert, reflexes ready to react to the slightest incident that could lead to a fall.
I was relieved to see Sault’s lights growing closer. In less than an hour, I reached it, considering the final little climb that required one last push. This village, bustling in summer, was deserted at this time of year—almost dead. The first hotel I came across was closed. A quick shadow passed in a small sloping street. Before it disappeared into the darkness at a house corner, I chased after it and asked about accommodation options. Very kindly, I was directed to what was probably the only hotel open in November. I quickly found it, and the reception was open. I entered wearing my black balaclava, bought in the Ayacucho region—the birthplace of Peru’s Shining Path. At this late hour, I saw questioning glances directed at me. I prefaced, "This isn’t a hold-up." Clearly, the owners had a sense of humor—they started smiling. I took off my balaclava and asked for a room. No problem, and from that moment, the pressure eased. I really didn’t feel like going back out to find a spot to pitch my tent in the biting cold.
The stage had been nearly 100 kilometers, and it was the first. It had been two months since I’d touched my bike, and I probably lacked even minimal training, even though my last bike trip had been crossing the French Alps. I really had to dig deep to overcome my weakness on Ventoux’s steep section. I don’t remember ever having to search so deeply for the energy to keep going. I knew the stage I’d set for tomorrow was significant, with the climb up Montagne de Lure’s northern slope—Ventoux’s little sister, whose ascent is reputed to be endless, over 25 kilometers. I hoped this first day wouldn’t leave me too sore to avoid suffering excessively tomorrow.
For now, relaxation—a hot shower did me a world of good, followed by a good meal. I ate a delicious andouillette from Troyes, very fine, with a particularly successful herb seasoning. I loved it, and yet I’m from Lyon and pride myself on knowing a thing or two about andouillette—not just a sausage but a whole category! A bit chauvinistic, I had to admit, though reluctantly, that I found it better than the ones I usually eat in the Lyon region!
Day Two: Sault to Forcalquier via Montagne de Lure – 116 km
This morning, the weather was magnificent—the air clear, still, very fresh, and invigorating, as only the late season can offer on these Provençal highlands. In summer, they’re known for their scorching heat and drought, but often overlooked is how harsh they can be with cold and storms. Authors like Giono or Bosco described them and their inhabitants wonderfully in books like "Les Âmes Fortes."
The miracle of the night had worked. I wasn’t sore anywhere and felt in great shape. I set off well-equipped, but the effort and sun soon made me sweat. It was time to shed some layers—hat and gloves. A gentle warmth replaced the cold, making for excellent cycling conditions. On the road to Trinit, there was no traffic—only the occasional hunters’ cars parked in the distance. These vehicles were recognizable by their large cages, used to transport hunting dogs. Sometimes, the silence was broken by a distant gunshot. The deciduous forests were losing their foliage, taking on that dull brown hue of late autumn, though here and there, a tree or shrub still resisted, displaying vivid yellow or red. The meadows, their grass already scorched by the cold, were damp from the night’s heavy humidity. The low sun highlighted thousands of spider webs that had trapped insects during the warm season.
Behind me, Mont Ventoux dominated these vast spaces. As often, its imposing, stony summit was crowned with a blanket of clouds. What an impressive mountain—it’s always so hard to gauge its dimensions. I struggled to realize that last night I’d been at the summit and descended its immense southern ridge in the dark. I hoped to return one day in favorable conditions—daylight and no clouds—to enjoy the vast panorama from this unique summit.
Leaving the very Provençal village of Trinit, I tackled my first climb of the day—the Col de l’Homme Mort. The road rose moderately for five kilometers in gentle warmth. The view over the region widened, and I felt the sheer joy of pedaling. At a good pace, I overcame this first little challenge. Once at the pass, I couldn’t resist the ritual of photographing my bike in front of the sign, giving the name and altitude—1,213 meters.
The northern slope was austere and still in shadow. The cold bit again. The road was wet and covered with leaves in places. It wasn’t impossible that some treacherous patches of black ice lurked around a bend. I descended toward the Jabron Valley with caution. Suddenly, around a bend in a forest clearing, the freshly snow-covered Alps, gleaming in the sun, leapt into view, blocking the horizon. I thought I recognized the distinctive silhouette of the Écrins’ south face above a multitude of jagged peaks.
This snow and these mountains awakened a flood of memories of great joys, but I also thought of the guide and his client who had just lost their lives on the Grandes Jorasses’ north face, at the top of a route called the Linceul. The name comes from the face’s appearance—a great ice slope bordering the Grandes Jorasses’ north wall. It was first climbed by René Desmaison in 1968. He passed away a few years ago and, in his final wishes, asked that his ashes be scattered in the Dévoluy Massif at the foot of Pic de Bure, not far from here in these immense pre-Alpine folds.
At my feet, the Jabron Valley stretched almost endlessly east toward Sisteron. In the distance, the dark mass of Montagne de Lure’s north face loomed. This mountain shares similarities with Mont Ventoux. It has the same summit scree of bright limestone, the same forests climbing up to the final rocky stretch, and that blanket of clouds adding a secretive, austere touch to the scene.
I turned left past the town of Séderon and headed toward the little Col de la Pigière, which in a few kilometers allowed me to truly plunge into the beautiful Jabron Valley. I passed through several villages with charming local names—Saint-Vincent, Noyer-sur-Jabron. The river offered lovely views of its narrow gorges with clear, cold water. Autumn seemed less advanced here than on the plateau I’d just left. Many trees still wore brilliant colors, some revealing extraordinary hues—mixes of crimson, pink, and bright red.
Arriving in Noyer-sur-Jabron, I took a tiny road on the river’s right bank, leading in a few kilometers to the foot of Montagne de Lure. In the village of Valbelle, I picnicked on leftovers I’d brought from home—an old cheese and a somewhat stale loaf of bread. It was 1:30 PM. I began the long climb of about 25 kilometers. According to a friend who’s a cycling expert in the region, this section is tough. No wonder it’s called Ventoux’s little sister—the Mont Blanc of cyclists. The elevation gain on this side is still 1,200 meters, while Ventoux via Malaucène is nearly 1,600 meters.
I hoped to reach the summit before nightfall and avoid reliving a nighttime descent. The route wound through a vast forest, following the terrain’s folds. There was activity—mushroom hunters were busy searching for the coveted chanterelle. The climb, though never very steep (only one kilometer at 9%), was interminable. Though traffic was practically nonexistent, I was overtaken by a group of Harley bikers—I counted about forty. Perched high on their machines, hands in the air on wildly shaped handlebars, some with their feet nearly in the sky due to the high footpegs, they didn’t even glance my way. What’s this idiot doing, unable to ride a motorcycle and forced to climb these mountains on a bike with big bags! I wasn’t offended—real Harley purists often see other motorcyclists as renegades, so bikes are even lower on the totem pole! But I didn’t want to start a debate about motorcycles. In my youth, when I was a wild motorcyclist (22 accidents on two wheels), clans were divided into Japanese, German, Italian, and British bike owners. The latter, on their vibrating, oil-leaking machines, considered themselves the purest. But let’s not fight—there’s a statute of limitations, and it’s been nearly forty years.
As yesterday, a few kilometers below the summit, I entered the fog, and the light dropped suddenly. What a hostile mountain in these conditions! It heightened the sense of living an incredible experience. The conditions we encounter play a major role in how the adventure imprints on our memory. I realized once again that in France, you can feel like you’re very far away. Finally, after this very long climb, the Pas de Graille sign suddenly appeared out of the grayness. Strange! Below the sign, a kilometer marker indicated this same pass was over three kilometers away. Clearly, the climb continued. In these final kilometers through the scree, I gained another 130 meters of elevation. Finally, the road’s high point was reached—1,720 meters. It was cold and damp. I quickly covered up, added my balaclava under my helmet, and put on warm gloves. As I was about to start the descent, a car stopped at the summit, and one of the passengers was surprised to find a bike there in these chilly, twilight conditions.
A 20-kilometer descent led me to the village of Saint-Étienne-les-Orgues. I hoped to find a place to stay for the night. No such luck! Everything was clearly closed—no chance of finding shelter. Tonight was getting complicated. I already had exactly 100 kilometers in my legs and didn’t feel like pedaling anymore, especially at night. But I had even less desire to sleep outside. What to do to avoid it? The town of Forcalquier was 16 kilometers away—I hoped the road would descend. I set off in that direction. The first third was along a beautiful, lightly trafficked departmental road with a slight downhill—I pedaled hard. But it got tougher. I joined a busier road, and night had fallen. A several-kilometer climb finished the journey. I knew my magnetic lights weren’t very powerful—hence the danger. They were even less so on the climb because the slower I went, the less they illuminated. Cars coming the opposite way often saw me late and blinded me with their high beams. After passing, I was plunged into total darkness for a few seconds while my pupils readjusted to the night. I imagined those coming up behind me saw me with little warning, despite my slightly fluorescent jacket. When the roadside was clear, I always positioned myself to quickly jump off the road. But unfortunately, in this long final climb, a guardrail prevented any escape to the right in case of sudden braking behind me. That was even more anxiety-inducing since I was stuck at a snail’s pace. Time seemed long. I pedaled as hard as I could, on the verge of asphyxiation, trying to escape this dangerous situation as quickly as possible. My only reference point was the vehicles in front of me, letting me know the climb wasn’t over. Then suddenly, the ordeal ended—the road’s high point was reached. The town and its lights emerged from the void, and clarity returned. Phew! I glided down toward this little town bathed in light. On November 11th, I hoped to find an open hotel since I’d clearly exceeded 100 kilometers, and the idea of having to leave town to find a bivouac spot somewhat frightened me.
I arrived in the town center. Activity was low. The first hotel was closed, but I spotted a lit sign for another establishment further on. I headed there, got off my bike, and entered. The welcome was immediately friendly—a big cat came to rub against me. For me, that was a very good sign, and the first impression was confirmed. I still had to go out to eat. I covered the minimum distance. A restaurant advertised "Mom’s Cooking." I expected Provençal specialties, but they were Moroccan. I chose a delicious tagine with lime and olives, followed by almond and honey ice cream. Exhausted after this 116-kilometer stage, I returned to my room. As often after intense efforts, it was hard to fall asleep.
Day Three: Forcalquier to Moustiers-Sainte-Marie – 58 km
On this third day, due to the progress made yesterday, the stage would be short. I’d call it a transition between two mountain ranges. Indeed, the next big climb is the Verdon Gorge. I planned to position myself at its foot this evening in preparation for a tough stage tomorrow. I made a few purchases—bread, bananas, and medicine for stomach burns (the midday sausage wasn’t always kind to me). The weather was still perfect. The route began with a long descent toward the Durance. It’s always nice to start a cycling day with a downhill—it boosts morale and allows for a gentle warm-up.
I quickly reached the town of Oraison. Just at its entrance, I crossed the Durance, which still bore traces of last week’s heavy rains along its sandbanks. Indeed, numerous stumps and trunks were scattered along its vast gravel bed, along with less ecological debris like old tires.
A little south of Oraison, I took the D907, a small road heading due east between scrubland and meadows. There it was—the Provence we imagine. This stable autumn weather, with still air, neither hot nor cold, just a fresh feeling when emerging from a shaded valley or a slight warmth under the sun, was ideal for a cyclist. After about ten kilometers at the bottom of a small valley I quickly passed through, the village of Le Brunet appeared on the right. It clung to the slopes leading to the Valensole Plateau. A few steep kilometers along a tiny winding road, and suddenly a vast panorama unfolded as the climb ended.
What a magnificent plateau! Though known for its wind, luckily today was completely calm. Far to the east, the Verdon’s great cliffs blocked the horizon. This allowed me to contemplate part of tomorrow’s stage. This place is full of mysteries—many UFO and extraterrestrial encounter stories are associated with it. Moreover, for about thirty years, France hid its ground-to-ground nuclear ballistic missiles here, grouped in the 1st GMS (Ballistic Missile Group), under the air force. Naturally, these rockets fueled fantasies, and pacifist groups settled in the region to protest this type of armament. This gives many reasons to shroud this austere, deserted land in mystery.
I took a dirt path leading to the heart of this zone and stopped at the forest’s edge for lunch. The silence was total, the view stretched very far. But nothing strange or bizarre manifested. No Martian came to share my frankly moldy cheese, very peppery sausage, or bruised banana—sniff! I resumed my route, and as often when crossing places with strong character, I tended to slow down to enjoy them longer. The immense lavender fields stretched endlessly, not very fragrant at this season. I arrived at a group of truffle oaks protected by a fence, with large red signs warning "Firearm." Clearly, the war for the black diamond was raging in this region. I remembered a novel where an old farmer made buyers believe nothing grew on his land. Every year, he secretly stole the mushrooms from the unsuspecting owners. Then one day, they discovered the truth, catching this "polite" neighbor trying to hide a basket full of beautiful, large truffles!
In these vast spaces, I felt good—a sense of plenitude. It’s strange that I only conceive of cycling through wandering. I struggle to plan a day trip. And if I do, it’s highly likely I won’t get up. I need that sense of adventure to fully appreciate my physical effort. Maybe one day I should get psychoanalyzed, but at my age, it’s probably too late! Today, I had all the time in the world—the stage was half as long as yesterday’s, with very little elevation gain. Not a sound, an impressive calm, a beautiful landscape—I pedaled in a wonderful place. That’s probably happiness!
I reached the village of Puimoisson on the plateau’s eastern edge—only 12 kilometers left to Moustiers. I took my time, sat at a café terrace in the sun, and leisurely enjoyed a coffee while listening to the village come to life. I was delighted by these melodious southern voices, bursting into great laughter. There are places where, despite the anxieties caused by our debt-ridden, dysfunctional societies, some have decided to take life on the bright side and show a saving insouciance.
The rest of the journey was a simple formality—I let the slope carry me toward the pretty little town of Moustiers-Sainte-Marie, clinging to the cliff and famous for its faïence. Arriving early for once, I went to the tourist office to choose a comfortable hotel. Indeed, the Hôtel des Restanques was very comfortable and admirably well-located. But at this time of year, I’d have to return to the village center for dinner. The very kind receptionist reserved a table for me at La Treille Muscate, a restaurant with a magnificently arranged room on the church square. It was only 3:30 PM—I continued to take my time, showering and relaxing in front of the TV. Then I set off to explore—or rather, re-explore—this village I’d visited several times before. But I’d never climbed to its chapel perched in the middle of the great cliff towering over the houses. A stony, aerial path led there. The first mentions of the Notre-Dame de Beauvoir chapel, known in ancient times as Notre-Dame d’Entre-Roches, date back to the 9th century. It’s one of the rare "respite" chapels found in Provence. These are chapels where stillborn children were brought to be revived for a few moments, just long enough to baptize them. They could then be buried religiously, ensuring the salvation of their souls. I was also very moved by reading some ex-votos, like the one from "A mother for her three children returned from the war."
The place was impressive, especially as night fell. I was alone and watched the shadows fill the great cliffs above me. With an old climber’s reflex, I looked for possible climbing routes among these slabs and cracks. But climbing is probably forbidden here, too close to the houses. Then I descended to stroll through the village, admiring the magnificent, finely crafted faïence patterns found in many shops. Finally, dinnertime arrived, and I joined my restaurant, which had been highly recommended. I was delighted by the foie gras ravioli and the pieds et paquets—the chef’s specialty. I’ll come back with family.
Day Four: Moustiers to Fréjus via the Verdon – 122 km
A hearty breakfast prepared me for the day’s tough efforts. Next to me, four Chinese people chatted animatedly. Of course, I didn’t understand a word—it was a language with strange intonations and sounds. I left the dining room and prepared my bike on the terrace. Seeing the volume of my luggage, my Chinese friends rushed over and asked to take turns having their photo taken in front of this funny setup. All laughing, they took photos in front of what they probably considered a French coolie off on some trading business! When they show these photos to their relatives, they’ll likely be perplexed about what motivates some to travel by bike rather than car. For them, the car is a symbol of success—according to an article I read last year, 14,000 cars are registered in China every day!
This morning, the air was fresh. As yesterday, I started with a long descent, this time leading to the edge of Lac de Sainte-Croix. A strong, biting headwind slowed me down. It wouldn’t last, as it was generated by the gorge’s outlet, which I’d reach in a few kilometers. On this cold morning, the lake’s shores exuded great tranquility. The sun was still hidden behind the Verdon’s mountainous mass. Trees with yellow leaves stood out against the water’s pale blue. The bridge marking the gorge’s beginning at the lake’s edge was an ideal spot to admire this natural splendor. At this early hour, the play of light and shadow on the water and the immense cliffs delivered a grandiose spectacle in beautiful harmony. This first contact with the gorges, which I knew well, amazed me.
Once past the bridge, the wind calmed. A little further on, I began the long climb that would take me to the top of this immense natural gash, which water had taken millions of years to carve. I was in good shape and highly motivated by the splendors to come. First, I reached the village of Aiguines, which offered a magnificent viewpoint over the lake. Then I continued toward the Corniche Sublime, where countless breathtaking panoramas unfolded as I progressed. But the climb was sustained and long, requiring effort—though my small chainring worked miracles. I first passed the Col d’Illoire, already 500 meters above the lake. Seeing all these great cliffs, countless climbing memories came flooding back. The classic routes of the Escalès cliff, over 300 meters high, flashed by. Routes with legendary names—La Demande, Les Écureuils, Luna-Bong, and many others. The one that left me with the best memory was ULA—a crack, vertical or even overhanging, of sheer beauty rising above a 40-meter slab in one go for 280 meters of sustained, beautiful climbing on extraordinary rock. It made me want to return to climb there, to immerse myself in the atmosphere of those past times. But climbing habits have changed—now routes are accessed from above by rappel, and people don’t always bother to do these great climbs in their entirety, focusing instead on shorter but technically much more difficult enterprises.
At almost every bend, I stopped and scanned these great cliffs, searching for memories of past experiences and emotions in these secret rock folds. The road climbed well above the pass, exceeding 1,200 meters. It was cool, especially since I was sweating. Finally reaching the high point of the Corniche Sublime, I couldn’t gain speed on the descent—my gaze was always drawn to this astonishing canyon. Around a bend, two cyclists with funny small-wheeled bikes. Wow! It was a couple of Australians doing a year-long tour of France. We chatted passionately about our two-wheeled experiences for a moment. But time was passing, and if I wanted to reach Fréjus before nightfall, I’d have to pedal seriously.
I stopped at the Pont de l’Artuby, where bungee jumping was in full swing. But I quickly set off again toward Comps. The wind was against me, and it was climbing. I started to doubt whether I’d make it to the coast that evening. At 2 PM, I was in Comps-sur-Artuby. I didn’t stop, knowing that before reaching the coast, I’d have no alternative to bivouacking, and I had 70 kilometers left to cover. Sure, it should be downhill, but a few climbs were on the program. After a descent out of the village, I crossed the Artuby River again on the Canjuers military camp. A several-kilometer climb followed, fortunately not too steep. I took the D19 toward Barjols. From there, despite the late hour, I opted for a tiny road passing through Claviers, a small perched village. Time passed quickly, but the kilometers added up. I regained hope. Fifteen kilometers after this last village, I reached Saint-Paul-en-Forêt via a magnificent forested route. I had plenty of time to observe mushroom hunters. I asked one who clearly had some in a plastic bag. He gave me this hilarious answer with a magnificent southern accent: "I only picked the bad ones." No reply was possible. I moved on with a smile. A little further on, another hunter carried a basket. As soon as he saw me, he quickly hid it—just in case I saw what it contained. Arriving at the village involved a steep climb, and I was close to 100 kilometers. I still had a little over 20 kilometers to go before reaching Fréjus. The race against nightfall had begun. Over there to my right, I saw the sun setting behind Roquebrune-sur-Argens’ distinctive rock. The sea appeared. There it was—I was in Fréjus’ industrial zone. On this Sunday evening, traffic was heavy. Indeed, many had taken advantage of the return of good weather after very heavy storms to go for a walk. After quite a few detours, I arrived at the seaside just as night fell. My odometer showed 122 km for the day. I quickly found a simple hotel, ate just as quickly, and went to bed.
Day Five: Fréjus to Solliès-Pont – 92 km
Once again, the night had done its restorative work, and I prepared to cross the Massif des Maures feeling quite fresh. The weather forecast was still favorable for today, but a deterioration was expected tomorrow. I tended to trust it because the east wind was blowing, and in the region, that’s a sign of rain. For now, in the short term, this wind would be very useful—it would push me generously throughout the day.
I started calmly along the harbor quays, looking at the boats. Then I joined the road to Saint-Aygulf and followed the coast for forty kilometers to Port-Grimaud. All these seaside resorts—Saint-Aygulf, Les Issambres, Sainte-Maxime—reminded me of my youth when we spent all our vacations fishing, whether from shore, underwater, or by boat. Looking at the sea roll by, I knew what the seabeds looked like under that surface hiding them. The marine areas we knew best were now under the parking lots and commercial zones of Saint-Raphaël’s new port. In our youth, these infrastructures didn’t exist, and their construction came at the expense of coastal marine areas. Our wonderful fishing spots were permanently buried. I remember seeing the first big trucks that came to dump their loads of earth and rubble, destroying all those wonderful places—sandbanks, seaweed beds, groups of rocky holes teeming with fish that enchanted our youth. Over forty years later, I can still visualize them in my imagination under those parking lots and stores, with the names we gave them—my brothers and I: le casse-croûte, le casse-pipe, les montagnes, la digue, la grille, la mare à mulets, la petite-plage, le trou, etc.
Let’s not be overwhelmed by nostalgia. I left the coast and took the little road through the Maures to Collobrières. The route led from ridge to ridge following the terrain’s movements. At this time of year, the region was admirable. Due to the heavy storms of recent weeks, water was streaming everywhere. Waterfalls and streams murmured all along the way. I didn’t recognize the Maures, which I knew for their dryness causing apocalyptic fires. Indeed, around a bend, I came across a small rest area where a memorial had been erected for three firefighters who lost their lives here while fighting one of those gigantic fires fanned by the mistral.
This forest holds treasures—first, the cork oak, then the arbutus, chestnut trees, and of course, mushrooms that love this granitic soil:
The cork oak can be found all along the road. It’s the forest’s essential element. You can recognize it by its light bark (before exploitation), which forms large bulges along the trunk. But after exploitation, the trunks are much smoother, less voluminous, and dark in color. The arbutus is a large berry with red skin covered in small protuberances, growing on the arbutus tree. This fruit, common in Mediterranean areas, ripens in November. That means today, there were plenty around me. Its flesh is orange, with the consistency of firm purée, and it crushes softly in the mouth. The taste of this berry is sweet and excellent. I didn’t hold back—I gorged myself on them, which served as my midday meal. Sometimes I had to climb embankments to get them.
The chestnut tree, a true industry of the region, brings wealth to the surrounding villages. They make candied chestnuts, ice cream, and other products derived from chestnut flour. Be careful not to stop just anywhere to pick this fruit, as the tree owners might not agree. They even make this clear with signs and surround their chestnut trees with fences. Mushrooms—saffron milk caps and porcini—are highly prized in the area. I saw a few hunters, but it clearly wasn’t miraculous. Supposedly, there had been too much rain?
There’s no time to get bored along this little road, from which you can sometimes see the sea. I passed the Col de Taillude at over 400 meters. I began the descent to Collobrières, the chestnut capital, whose festival attracts many people. Before entering, about a hundred meters from the first houses, a cyclist—probably an agricultural worker—came toward me. As he passed, he cheerfully called out, "Go on, little guy! It’s almost there!" We both smiled. At the end of November, the village was cold and almost deserted. Dead leaves swept the wet streets of the town. You could feel winter on the way. I continued my route to Pierrefeu-du-Var, on the western edge of the Massif des Maures. So I gave my last pedal strokes in this pretty little massif so characteristic of Provence.
I looked for a hotel in Cuers but without success. I descended toward Toulon and finally found one on the outskirts of Solliès-Pont. It catered to people coming to work in the region, so nothing very bucolic. But if the weather were to deteriorate tomorrow and turn to rain, I could quickly reach Hyères or Toulon station, which was a significant advantage. Indeed, November rains aren’t usually very pleasant on a bike.
Day Six: Solliès-Pont to Cassis via Sainte-Baume – 85 km
This morning, contrary to the weather forecast, the weather was beautiful, and the latest bulletin seemed to contradict yesterday’s. So no escape to Toulon—I resumed my route toward Sainte-Baume. I left the hotel via a tiny road that, through ups and downs, led me via shortcuts to the road to Belgentier. My body had gotten used to intense daily efforts, and I felt in Olympic form. At a good pace, I launched into a long climb with a moderate slope. The road was busy, but fortunately, the side lane for cyclists often made the exercise more pleasant. The villages rolled by—Méounes, La Roquebrussanne. Near the latter, I observed a Tiger combat helicopter in training. It hovered motionless for long periods—perhaps the pilots were training to master their increasingly sophisticated weapon systems, requiring even more learning?
I left the busy road and headed via an almost deserted route toward the village of Mazaugues. The climbs became steeper. A long descent, and there I was in this pretty village. A grocery store, which besides selling a few ingredients also served as a café. I sat near the electric heater—it was cold, and I was sweaty. I watched customers come and go and listened to the shopkeeper tell me about village life. The name Mazaugues comes from "water mass," which is why drought doesn’t usually affect this area. Apparently, you can even find mushrooms here in summer! I had a good time, and as I was leaving, a local cyclist started a conversation and told me about her dreams of long bike trips, currently limited by her situation as a mother of terrible children. She settled for day trips with her club, which was already good in this very hilly region. I told her the story of a man who, at 73, cycled solo around Morocco. So no panic—she still had thirty or forty years to realize her wildest dreams!
I was warned that it would be a tough climb to reach Sainte-Baume’s northern slope. Indeed, over eight kilometers, the average slope was sustained, but the landscape was wonderful. Here too, water was streaming everywhere. I passed one of those famous icehouses that used to supply Marseille with ice throughout the year. This northern slope of Sainte-Baume is very cold, and this characteristic was exploited in previous centuries to produce ice. Large cylindrical structures, well-protected to the north and semi-buried, received large quantities of water in late autumn, which froze during winter and was kept cool for months until the following winter. Ice blocks were cut and delivered by cart to the city. That’s how, in ancient times, ice was available in summer to keep fish fresh in Marseille. Did pastis exist at that time? If not, the ice cubes must have been bored!
Once the climb was over, the long ridge of Sainte-Baume appeared, and I could see its characteristic antennas. Nestled at the foot of the cliffs, the magnificent millennial forest revealed itself with its autumn colors. I stopped at the monastery. I’d been there several times before and had even slept there during a long walking trip. The welcome had been first-rate by the Dominicans, especially the sisters in their long immaculate robes. They radiated a serenity that was very contagious. Don’t hesitate to stop there for the night. I struggled to get back on my way—some places have a special spirit.
I was soon at the end of my journey. I continued along this magnificent mountain to the Col de l’Espigoulier. To the north, another immense wave of white limestone rose—Montagne Sainte-Victoire, a high place in Provence that painter Cézanne made world-famous. Once at the pass, the entire city of Marseille spread out at my feet, the Mediterranean coast revealed itself from the Calanques to La Ciotat, passing by the famous Cap Canaille, Europe’s highest sea cliff. Above me, bathed in sunlight, Bartagne’s northwest face, very popular among climbers, showed all its reliefs. With an old climber’s reflex, I spotted the many climbs I’d done there. I let myself be carried into a steep, winding descent toward the village of Gémenos in a beautiful setting full of cliffs.
A few more kilometers of climbing toward the Col de l’Ange, then toward Roquefort-la-Bédoule. In this last climb, I raced with two cyclists, admittedly not very young. Then, in a six-kilometer descent, I reached Cassis station, the endpoint of my six-day journey through this wild Provençal land between sea and mountain. I experienced great pleasure during these 570 kilometers through these renowned yet wild French massifs. As always, when a beautiful project comes to an end, you feel a bit orphaned by a beautiful dream come true. You have to quickly envision the next one to avoid a vague sense of emptiness taking over. My next adventure is already taking shape in my mind, but that’s another story.
In the autumn of 2011, Provence was hit by apocalyptic weather—torrential rain and a particularly violent east wind, reaching 130 kilometers per hour, whipping up waves as high as seven meters. It wasn’t the best time to venture outside. Yet, I told myself that after the storm, calm would return. I kept an eye on the weather forecast and noticed that starting November 10th, a favorable window should open for a little 600-kilometer cycling trip across Provence. The weather reports promised a high-pressure system that would keep the bad weather at bay over these highlands. That was all I needed to decide to set off. The planned route would take me through Provence’s biggest climbs: Mont Ventoux, Montagne de Lure, the Verdon Gorge, the Massif des Maures, and Sainte-Baume.
And so, despite my doubts, the call of adventure was stronger. The train pulled away, and once again, a journey began at Part-Dieu station. This time, I headed toward Haute-Provence for a cycling adventure. It would be my first solo bike trip. I was a little nervous—cycling with panniers makes you feel vulnerable to theft. I’d already been robbed while traveling in a group in Peru, and that experience left me deeply shaken. Alone, I hesitated. But no need to panic—I’d read accounts from long-distance cyclists who hadn’t been robbed, even if it does happen sometimes. I was particularly thinking of a young schoolteacher who had taken a sabbatical to cycle around the world. Her students had remarked, "Teacher, you’re not sporty—how will you manage to cycle around the world?" This young woman was full of resourcefulness. In South America, before flying to China, she locked her bike to a post to take care of a natural need. When she returned, the post had been torn out, and her bike—along with all her gear—was gone. It was a shock for many, but not for her. She boarded her flight to the Middle Kingdom, bought the essentials (including a new bike) once there, and continued her journey! Remembering this story, I almost felt ashamed of my cowardice. These were the thoughts running through my mind as the Rhône Valley rolled by toward Orange, the starting point of my Provençal adventure through the big climbs.
Day One: Orange to Sault via Mont Ventoux – 90 km
9:30 AM, I stepped off the train. With all my gear, I had to navigate the underground passage—no easy feat, given that my bike and luggage weighed 35 kilos. At this time of year, I expected some areas to be deserted, so I’d packed enough to bivouac comfortably. Once outside the station, the southern light flooded over me. I understood why people dream of retiring in these sun-drenched regions. As always, after disembarking from public transport, I had to get my bearings and decide which way to go. The sun, still low on the horizon, pointed east. The roar of fighter jet engines helped me locate the Air Base 115. That was all I needed to "reset the gyros."
As soon as I started pedaling, all my apprehensions vanished. The joy of discovery and physical effort took over, and euphoria washed over me. It’s amazing how emotions can shift from one moment to the next based on seemingly minor circumstances.
The weather was splendid—the forecast had predicted continuous showers, but it was completely wrong. I quickly left the city behind. Mont Ventoux loomed mysteriously, its dimensions hard to gauge. It was even more enigmatic with its summit hidden beneath swirling, mottled clouds clinging to the ridges. It reminded me of a great South American volcano. I struggled to imagine that in a few hours, I’d be up there under that blanket of mist.
The countryside was shaking off its autumnal nighttime dampness. The vineyards, interspersed with tall cypress hedges, confirmed I was in the magnificent Côtes du Rhône wine region. The distinctive Dentelles de Montmirail were very much in evidence. The air force base wasn’t far. I passed the runway’s end markers. A Mirage 2000 flew overhead in a tight turn, followed by another roaring into takeoff. It came straight at me before climbing sharply with a thunderous roar. Thirty years spent in that captivating world came rushing back. I recalled countless extraordinary human and technical experiences from my time in the service. But the purpose of this post isn’t to promote the air force—though I might post some articles one day about travels among men at war.
I continued on my way, leaving my past loves behind. As I pedaled, delightful names rolled by: Violès, Vacqueyras, Gigondas, Beaumes-de-Venise—the crème de la crème of the Côtes du Rhône Villages appellation. I let myself be enchanted by the vineyards and the little paths crisscrossing them. I started to doubt my route, though the imposing mass of Mont Ventoux in the distance acted like a giant beacon. At a crossroads, a car appeared. I approached to ask the driver for directions, but she didn’t even look at me and sped off, clearly frightened. I’d almost forgotten what a fearful world we live in, no doubt traumatized by all the horrors we see in the news and on TV.
The kilometers started adding up, but was my day’s goal too ambitious? It had been two months since I’d last ridden my bike. True, my last trip had been good training—the Route des Grandes Alpes—but that was two months ago. I can’t just take my bike out for a day trip; I need that sense of adventure to find the courage to exercise.
Two cyclists overtook me. Intrigued by my load, they struck up a conversation. They were skeptical when I told them I planned to cross Mont Ventoux that day. One of them pointed out a small chapel near the summit where I could bivouac sheltered. That motivated me even more to reach the top on this first stage. The chapel also had a mythical name for me—Sainte-Anne, the name of my parents’ villa. It was already noon, and I’d covered 50 kilometers. Malaucène appeared—the sacred village of Ventoux’s mad cyclists. Surprisingly, I didn’t see any other cyclists today. I remembered this place in June, teeming with aspirants for the king of summits. Before tackling the climb ahead, I needed to refuel. I enjoyed a pleasant gastronomic break at Max’s. At 1 PM, I started the most famous climb in cycling—21 kilometers, which would actually be 23. I knew it would be tough, especially with two handicaps: 50 kilometers already in my legs and 20 kilos of luggage. But I was counting on my tiny chainring, which let me climb trees to tackle the steep ramps.
I set off at a brisk pace along a deserted road. My speed held up for the first few kilometers. I quickly rose above the valley, the horizon widening. I was surprised to see no one on this world-renowned route among cycling enthusiasts. During the climb and descent, I’d only see five cyclists—but I’ll come back to that. I passed a sign explaining that the effort would be roughly equivalent to climbing the Col de la Bonnette. Having done the latter in September, I figured I’d be fine. I crossed paths with my first cyclist—a woman speeding downhill. After 12 kilometers, I hit slopes averaging 12%. I don’t know if the number 12 is cursed, but I got such a "bamboo" hit that I’d never experienced before. I thought I wouldn’t make it to the summit today. I stopped. My thighs burned so much I could barely walk—lactic acid overload. I looked for a relatively flat spot to pitch my tent. It was 3:30 PM, with two hours of daylight left. But I found nothing.
I got back on my bike, intending to stop as soon as I found a good bivouac spot. But nothing came up. However, my strength slowly returned, perhaps because the slope eased, though it remained around 10%. I entered the summit mists. A cyclist overtook me. I was in the zone where I had to pass the summit. Dusk caught me in the final difficulties. The atmosphere was downright austere. In the twilight, a kilometer from the summit, a cyclist was fixing his bike. I asked if he needed help. He made it clear he didn’t understand. So I asked, "Do you need some help?" His answer was clear: "No, thank you." He showed me his new inner tube. Inside, I thought, "Phew!" If I’d had to stop, sweating in the falling night with the cold intensifying, I’d have struggled to get going again. But he managed, and I continued into the twilight fog. I could barely make out the summit’s large antennas in the clouds, like immense ghosts trying to evade sight. The bike delivered sensations worthy of mountain racing. My goal was to quickly find the famous chapel in the descent to take shelter. As I glided down the southern slope, two cyclists without lights crossed my path in the night—probably heading to the station above, its lights visible in the fog.
I scanned the roadside in the dark for the chapel but saw nothing. After a kilometer or two, I lost all hope. I stopped to put on more clothes as the cold became intense. I had no idea where I could stop on these steep slopes to set up camp. Between the swirls of mist, I could intermittently see the Rhône Valley below, dotted with illuminated towns and villages. The sight was striking. What was I doing on this mountain at night? Then the miracle happened—the clouds parted, and from the ridge above me to the east, a beautiful full moon emerged, casting enough light to consider a nighttime descent to Sault, 26 kilometers away.
In this eerie atmosphere between the moon’s pale rays and patches of fog, I began my descent through a hazy, almost unreal world. The Ventoux’s characteristic white scree reflected the moonlight faintly, dimmed by the mist. In places, entire mountainsides were plunged into complete darkness, and I lost all sense of the road’s path. Then, around a tight bend caused by a land shift, the light returned. It seemed extreme compared to the darkness I’d left behind. I could once again clearly see the road’s contours, though not its potholes or gravel patches. Still, I let the slope carry me, and the speed felt significant, though the low light prevented me from reading my speedometer. In these moments, concentration was at its peak—all senses alert, reflexes ready to react to the slightest incident that could lead to a fall.
I was relieved to see Sault’s lights growing closer. In less than an hour, I reached it, considering the final little climb that required one last push. This village, bustling in summer, was deserted at this time of year—almost dead. The first hotel I came across was closed. A quick shadow passed in a small sloping street. Before it disappeared into the darkness at a house corner, I chased after it and asked about accommodation options. Very kindly, I was directed to what was probably the only hotel open in November. I quickly found it, and the reception was open. I entered wearing my black balaclava, bought in the Ayacucho region—the birthplace of Peru’s Shining Path. At this late hour, I saw questioning glances directed at me. I prefaced, "This isn’t a hold-up." Clearly, the owners had a sense of humor—they started smiling. I took off my balaclava and asked for a room. No problem, and from that moment, the pressure eased. I really didn’t feel like going back out to find a spot to pitch my tent in the biting cold.
The stage had been nearly 100 kilometers, and it was the first. It had been two months since I’d touched my bike, and I probably lacked even minimal training, even though my last bike trip had been crossing the French Alps. I really had to dig deep to overcome my weakness on Ventoux’s steep section. I don’t remember ever having to search so deeply for the energy to keep going. I knew the stage I’d set for tomorrow was significant, with the climb up Montagne de Lure’s northern slope—Ventoux’s little sister, whose ascent is reputed to be endless, over 25 kilometers. I hoped this first day wouldn’t leave me too sore to avoid suffering excessively tomorrow.
For now, relaxation—a hot shower did me a world of good, followed by a good meal. I ate a delicious andouillette from Troyes, very fine, with a particularly successful herb seasoning. I loved it, and yet I’m from Lyon and pride myself on knowing a thing or two about andouillette—not just a sausage but a whole category! A bit chauvinistic, I had to admit, though reluctantly, that I found it better than the ones I usually eat in the Lyon region!
Day Two: Sault to Forcalquier via Montagne de Lure – 116 km
This morning, the weather was magnificent—the air clear, still, very fresh, and invigorating, as only the late season can offer on these Provençal highlands. In summer, they’re known for their scorching heat and drought, but often overlooked is how harsh they can be with cold and storms. Authors like Giono or Bosco described them and their inhabitants wonderfully in books like "Les Âmes Fortes."
The miracle of the night had worked. I wasn’t sore anywhere and felt in great shape. I set off well-equipped, but the effort and sun soon made me sweat. It was time to shed some layers—hat and gloves. A gentle warmth replaced the cold, making for excellent cycling conditions. On the road to Trinit, there was no traffic—only the occasional hunters’ cars parked in the distance. These vehicles were recognizable by their large cages, used to transport hunting dogs. Sometimes, the silence was broken by a distant gunshot. The deciduous forests were losing their foliage, taking on that dull brown hue of late autumn, though here and there, a tree or shrub still resisted, displaying vivid yellow or red. The meadows, their grass already scorched by the cold, were damp from the night’s heavy humidity. The low sun highlighted thousands of spider webs that had trapped insects during the warm season.
Behind me, Mont Ventoux dominated these vast spaces. As often, its imposing, stony summit was crowned with a blanket of clouds. What an impressive mountain—it’s always so hard to gauge its dimensions. I struggled to realize that last night I’d been at the summit and descended its immense southern ridge in the dark. I hoped to return one day in favorable conditions—daylight and no clouds—to enjoy the vast panorama from this unique summit.
Leaving the very Provençal village of Trinit, I tackled my first climb of the day—the Col de l’Homme Mort. The road rose moderately for five kilometers in gentle warmth. The view over the region widened, and I felt the sheer joy of pedaling. At a good pace, I overcame this first little challenge. Once at the pass, I couldn’t resist the ritual of photographing my bike in front of the sign, giving the name and altitude—1,213 meters.
The northern slope was austere and still in shadow. The cold bit again. The road was wet and covered with leaves in places. It wasn’t impossible that some treacherous patches of black ice lurked around a bend. I descended toward the Jabron Valley with caution. Suddenly, around a bend in a forest clearing, the freshly snow-covered Alps, gleaming in the sun, leapt into view, blocking the horizon. I thought I recognized the distinctive silhouette of the Écrins’ south face above a multitude of jagged peaks.
This snow and these mountains awakened a flood of memories of great joys, but I also thought of the guide and his client who had just lost their lives on the Grandes Jorasses’ north face, at the top of a route called the Linceul. The name comes from the face’s appearance—a great ice slope bordering the Grandes Jorasses’ north wall. It was first climbed by René Desmaison in 1968. He passed away a few years ago and, in his final wishes, asked that his ashes be scattered in the Dévoluy Massif at the foot of Pic de Bure, not far from here in these immense pre-Alpine folds.
At my feet, the Jabron Valley stretched almost endlessly east toward Sisteron. In the distance, the dark mass of Montagne de Lure’s north face loomed. This mountain shares similarities with Mont Ventoux. It has the same summit scree of bright limestone, the same forests climbing up to the final rocky stretch, and that blanket of clouds adding a secretive, austere touch to the scene.
I turned left past the town of Séderon and headed toward the little Col de la Pigière, which in a few kilometers allowed me to truly plunge into the beautiful Jabron Valley. I passed through several villages with charming local names—Saint-Vincent, Noyer-sur-Jabron. The river offered lovely views of its narrow gorges with clear, cold water. Autumn seemed less advanced here than on the plateau I’d just left. Many trees still wore brilliant colors, some revealing extraordinary hues—mixes of crimson, pink, and bright red.
Arriving in Noyer-sur-Jabron, I took a tiny road on the river’s right bank, leading in a few kilometers to the foot of Montagne de Lure. In the village of Valbelle, I picnicked on leftovers I’d brought from home—an old cheese and a somewhat stale loaf of bread. It was 1:30 PM. I began the long climb of about 25 kilometers. According to a friend who’s a cycling expert in the region, this section is tough. No wonder it’s called Ventoux’s little sister—the Mont Blanc of cyclists. The elevation gain on this side is still 1,200 meters, while Ventoux via Malaucène is nearly 1,600 meters.
I hoped to reach the summit before nightfall and avoid reliving a nighttime descent. The route wound through a vast forest, following the terrain’s folds. There was activity—mushroom hunters were busy searching for the coveted chanterelle. The climb, though never very steep (only one kilometer at 9%), was interminable. Though traffic was practically nonexistent, I was overtaken by a group of Harley bikers—I counted about forty. Perched high on their machines, hands in the air on wildly shaped handlebars, some with their feet nearly in the sky due to the high footpegs, they didn’t even glance my way. What’s this idiot doing, unable to ride a motorcycle and forced to climb these mountains on a bike with big bags! I wasn’t offended—real Harley purists often see other motorcyclists as renegades, so bikes are even lower on the totem pole! But I didn’t want to start a debate about motorcycles. In my youth, when I was a wild motorcyclist (22 accidents on two wheels), clans were divided into Japanese, German, Italian, and British bike owners. The latter, on their vibrating, oil-leaking machines, considered themselves the purest. But let’s not fight—there’s a statute of limitations, and it’s been nearly forty years.
As yesterday, a few kilometers below the summit, I entered the fog, and the light dropped suddenly. What a hostile mountain in these conditions! It heightened the sense of living an incredible experience. The conditions we encounter play a major role in how the adventure imprints on our memory. I realized once again that in France, you can feel like you’re very far away. Finally, after this very long climb, the Pas de Graille sign suddenly appeared out of the grayness. Strange! Below the sign, a kilometer marker indicated this same pass was over three kilometers away. Clearly, the climb continued. In these final kilometers through the scree, I gained another 130 meters of elevation. Finally, the road’s high point was reached—1,720 meters. It was cold and damp. I quickly covered up, added my balaclava under my helmet, and put on warm gloves. As I was about to start the descent, a car stopped at the summit, and one of the passengers was surprised to find a bike there in these chilly, twilight conditions.
A 20-kilometer descent led me to the village of Saint-Étienne-les-Orgues. I hoped to find a place to stay for the night. No such luck! Everything was clearly closed—no chance of finding shelter. Tonight was getting complicated. I already had exactly 100 kilometers in my legs and didn’t feel like pedaling anymore, especially at night. But I had even less desire to sleep outside. What to do to avoid it? The town of Forcalquier was 16 kilometers away—I hoped the road would descend. I set off in that direction. The first third was along a beautiful, lightly trafficked departmental road with a slight downhill—I pedaled hard. But it got tougher. I joined a busier road, and night had fallen. A several-kilometer climb finished the journey. I knew my magnetic lights weren’t very powerful—hence the danger. They were even less so on the climb because the slower I went, the less they illuminated. Cars coming the opposite way often saw me late and blinded me with their high beams. After passing, I was plunged into total darkness for a few seconds while my pupils readjusted to the night. I imagined those coming up behind me saw me with little warning, despite my slightly fluorescent jacket. When the roadside was clear, I always positioned myself to quickly jump off the road. But unfortunately, in this long final climb, a guardrail prevented any escape to the right in case of sudden braking behind me. That was even more anxiety-inducing since I was stuck at a snail’s pace. Time seemed long. I pedaled as hard as I could, on the verge of asphyxiation, trying to escape this dangerous situation as quickly as possible. My only reference point was the vehicles in front of me, letting me know the climb wasn’t over. Then suddenly, the ordeal ended—the road’s high point was reached. The town and its lights emerged from the void, and clarity returned. Phew! I glided down toward this little town bathed in light. On November 11th, I hoped to find an open hotel since I’d clearly exceeded 100 kilometers, and the idea of having to leave town to find a bivouac spot somewhat frightened me.
I arrived in the town center. Activity was low. The first hotel was closed, but I spotted a lit sign for another establishment further on. I headed there, got off my bike, and entered. The welcome was immediately friendly—a big cat came to rub against me. For me, that was a very good sign, and the first impression was confirmed. I still had to go out to eat. I covered the minimum distance. A restaurant advertised "Mom’s Cooking." I expected Provençal specialties, but they were Moroccan. I chose a delicious tagine with lime and olives, followed by almond and honey ice cream. Exhausted after this 116-kilometer stage, I returned to my room. As often after intense efforts, it was hard to fall asleep.
Day Three: Forcalquier to Moustiers-Sainte-Marie – 58 km
On this third day, due to the progress made yesterday, the stage would be short. I’d call it a transition between two mountain ranges. Indeed, the next big climb is the Verdon Gorge. I planned to position myself at its foot this evening in preparation for a tough stage tomorrow. I made a few purchases—bread, bananas, and medicine for stomach burns (the midday sausage wasn’t always kind to me). The weather was still perfect. The route began with a long descent toward the Durance. It’s always nice to start a cycling day with a downhill—it boosts morale and allows for a gentle warm-up.
I quickly reached the town of Oraison. Just at its entrance, I crossed the Durance, which still bore traces of last week’s heavy rains along its sandbanks. Indeed, numerous stumps and trunks were scattered along its vast gravel bed, along with less ecological debris like old tires.
A little south of Oraison, I took the D907, a small road heading due east between scrubland and meadows. There it was—the Provence we imagine. This stable autumn weather, with still air, neither hot nor cold, just a fresh feeling when emerging from a shaded valley or a slight warmth under the sun, was ideal for a cyclist. After about ten kilometers at the bottom of a small valley I quickly passed through, the village of Le Brunet appeared on the right. It clung to the slopes leading to the Valensole Plateau. A few steep kilometers along a tiny winding road, and suddenly a vast panorama unfolded as the climb ended.
What a magnificent plateau! Though known for its wind, luckily today was completely calm. Far to the east, the Verdon’s great cliffs blocked the horizon. This allowed me to contemplate part of tomorrow’s stage. This place is full of mysteries—many UFO and extraterrestrial encounter stories are associated with it. Moreover, for about thirty years, France hid its ground-to-ground nuclear ballistic missiles here, grouped in the 1st GMS (Ballistic Missile Group), under the air force. Naturally, these rockets fueled fantasies, and pacifist groups settled in the region to protest this type of armament. This gives many reasons to shroud this austere, deserted land in mystery.
I took a dirt path leading to the heart of this zone and stopped at the forest’s edge for lunch. The silence was total, the view stretched very far. But nothing strange or bizarre manifested. No Martian came to share my frankly moldy cheese, very peppery sausage, or bruised banana—sniff! I resumed my route, and as often when crossing places with strong character, I tended to slow down to enjoy them longer. The immense lavender fields stretched endlessly, not very fragrant at this season. I arrived at a group of truffle oaks protected by a fence, with large red signs warning "Firearm." Clearly, the war for the black diamond was raging in this region. I remembered a novel where an old farmer made buyers believe nothing grew on his land. Every year, he secretly stole the mushrooms from the unsuspecting owners. Then one day, they discovered the truth, catching this "polite" neighbor trying to hide a basket full of beautiful, large truffles!
In these vast spaces, I felt good—a sense of plenitude. It’s strange that I only conceive of cycling through wandering. I struggle to plan a day trip. And if I do, it’s highly likely I won’t get up. I need that sense of adventure to fully appreciate my physical effort. Maybe one day I should get psychoanalyzed, but at my age, it’s probably too late! Today, I had all the time in the world—the stage was half as long as yesterday’s, with very little elevation gain. Not a sound, an impressive calm, a beautiful landscape—I pedaled in a wonderful place. That’s probably happiness!
I reached the village of Puimoisson on the plateau’s eastern edge—only 12 kilometers left to Moustiers. I took my time, sat at a café terrace in the sun, and leisurely enjoyed a coffee while listening to the village come to life. I was delighted by these melodious southern voices, bursting into great laughter. There are places where, despite the anxieties caused by our debt-ridden, dysfunctional societies, some have decided to take life on the bright side and show a saving insouciance.
The rest of the journey was a simple formality—I let the slope carry me toward the pretty little town of Moustiers-Sainte-Marie, clinging to the cliff and famous for its faïence. Arriving early for once, I went to the tourist office to choose a comfortable hotel. Indeed, the Hôtel des Restanques was very comfortable and admirably well-located. But at this time of year, I’d have to return to the village center for dinner. The very kind receptionist reserved a table for me at La Treille Muscate, a restaurant with a magnificently arranged room on the church square. It was only 3:30 PM—I continued to take my time, showering and relaxing in front of the TV. Then I set off to explore—or rather, re-explore—this village I’d visited several times before. But I’d never climbed to its chapel perched in the middle of the great cliff towering over the houses. A stony, aerial path led there. The first mentions of the Notre-Dame de Beauvoir chapel, known in ancient times as Notre-Dame d’Entre-Roches, date back to the 9th century. It’s one of the rare "respite" chapels found in Provence. These are chapels where stillborn children were brought to be revived for a few moments, just long enough to baptize them. They could then be buried religiously, ensuring the salvation of their souls. I was also very moved by reading some ex-votos, like the one from "A mother for her three children returned from the war."
The place was impressive, especially as night fell. I was alone and watched the shadows fill the great cliffs above me. With an old climber’s reflex, I looked for possible climbing routes among these slabs and cracks. But climbing is probably forbidden here, too close to the houses. Then I descended to stroll through the village, admiring the magnificent, finely crafted faïence patterns found in many shops. Finally, dinnertime arrived, and I joined my restaurant, which had been highly recommended. I was delighted by the foie gras ravioli and the pieds et paquets—the chef’s specialty. I’ll come back with family.
Day Four: Moustiers to Fréjus via the Verdon – 122 km
A hearty breakfast prepared me for the day’s tough efforts. Next to me, four Chinese people chatted animatedly. Of course, I didn’t understand a word—it was a language with strange intonations and sounds. I left the dining room and prepared my bike on the terrace. Seeing the volume of my luggage, my Chinese friends rushed over and asked to take turns having their photo taken in front of this funny setup. All laughing, they took photos in front of what they probably considered a French coolie off on some trading business! When they show these photos to their relatives, they’ll likely be perplexed about what motivates some to travel by bike rather than car. For them, the car is a symbol of success—according to an article I read last year, 14,000 cars are registered in China every day!
This morning, the air was fresh. As yesterday, I started with a long descent, this time leading to the edge of Lac de Sainte-Croix. A strong, biting headwind slowed me down. It wouldn’t last, as it was generated by the gorge’s outlet, which I’d reach in a few kilometers. On this cold morning, the lake’s shores exuded great tranquility. The sun was still hidden behind the Verdon’s mountainous mass. Trees with yellow leaves stood out against the water’s pale blue. The bridge marking the gorge’s beginning at the lake’s edge was an ideal spot to admire this natural splendor. At this early hour, the play of light and shadow on the water and the immense cliffs delivered a grandiose spectacle in beautiful harmony. This first contact with the gorges, which I knew well, amazed me.
Once past the bridge, the wind calmed. A little further on, I began the long climb that would take me to the top of this immense natural gash, which water had taken millions of years to carve. I was in good shape and highly motivated by the splendors to come. First, I reached the village of Aiguines, which offered a magnificent viewpoint over the lake. Then I continued toward the Corniche Sublime, where countless breathtaking panoramas unfolded as I progressed. But the climb was sustained and long, requiring effort—though my small chainring worked miracles. I first passed the Col d’Illoire, already 500 meters above the lake. Seeing all these great cliffs, countless climbing memories came flooding back. The classic routes of the Escalès cliff, over 300 meters high, flashed by. Routes with legendary names—La Demande, Les Écureuils, Luna-Bong, and many others. The one that left me with the best memory was ULA—a crack, vertical or even overhanging, of sheer beauty rising above a 40-meter slab in one go for 280 meters of sustained, beautiful climbing on extraordinary rock. It made me want to return to climb there, to immerse myself in the atmosphere of those past times. But climbing habits have changed—now routes are accessed from above by rappel, and people don’t always bother to do these great climbs in their entirety, focusing instead on shorter but technically much more difficult enterprises.
At almost every bend, I stopped and scanned these great cliffs, searching for memories of past experiences and emotions in these secret rock folds. The road climbed well above the pass, exceeding 1,200 meters. It was cool, especially since I was sweating. Finally reaching the high point of the Corniche Sublime, I couldn’t gain speed on the descent—my gaze was always drawn to this astonishing canyon. Around a bend, two cyclists with funny small-wheeled bikes. Wow! It was a couple of Australians doing a year-long tour of France. We chatted passionately about our two-wheeled experiences for a moment. But time was passing, and if I wanted to reach Fréjus before nightfall, I’d have to pedal seriously.
I stopped at the Pont de l’Artuby, where bungee jumping was in full swing. But I quickly set off again toward Comps. The wind was against me, and it was climbing. I started to doubt whether I’d make it to the coast that evening. At 2 PM, I was in Comps-sur-Artuby. I didn’t stop, knowing that before reaching the coast, I’d have no alternative to bivouacking, and I had 70 kilometers left to cover. Sure, it should be downhill, but a few climbs were on the program. After a descent out of the village, I crossed the Artuby River again on the Canjuers military camp. A several-kilometer climb followed, fortunately not too steep. I took the D19 toward Barjols. From there, despite the late hour, I opted for a tiny road passing through Claviers, a small perched village. Time passed quickly, but the kilometers added up. I regained hope. Fifteen kilometers after this last village, I reached Saint-Paul-en-Forêt via a magnificent forested route. I had plenty of time to observe mushroom hunters. I asked one who clearly had some in a plastic bag. He gave me this hilarious answer with a magnificent southern accent: "I only picked the bad ones." No reply was possible. I moved on with a smile. A little further on, another hunter carried a basket. As soon as he saw me, he quickly hid it—just in case I saw what it contained. Arriving at the village involved a steep climb, and I was close to 100 kilometers. I still had a little over 20 kilometers to go before reaching Fréjus. The race against nightfall had begun. Over there to my right, I saw the sun setting behind Roquebrune-sur-Argens’ distinctive rock. The sea appeared. There it was—I was in Fréjus’ industrial zone. On this Sunday evening, traffic was heavy. Indeed, many had taken advantage of the return of good weather after very heavy storms to go for a walk. After quite a few detours, I arrived at the seaside just as night fell. My odometer showed 122 km for the day. I quickly found a simple hotel, ate just as quickly, and went to bed.
Day Five: Fréjus to Solliès-Pont – 92 km
Once again, the night had done its restorative work, and I prepared to cross the Massif des Maures feeling quite fresh. The weather forecast was still favorable for today, but a deterioration was expected tomorrow. I tended to trust it because the east wind was blowing, and in the region, that’s a sign of rain. For now, in the short term, this wind would be very useful—it would push me generously throughout the day.
I started calmly along the harbor quays, looking at the boats. Then I joined the road to Saint-Aygulf and followed the coast for forty kilometers to Port-Grimaud. All these seaside resorts—Saint-Aygulf, Les Issambres, Sainte-Maxime—reminded me of my youth when we spent all our vacations fishing, whether from shore, underwater, or by boat. Looking at the sea roll by, I knew what the seabeds looked like under that surface hiding them. The marine areas we knew best were now under the parking lots and commercial zones of Saint-Raphaël’s new port. In our youth, these infrastructures didn’t exist, and their construction came at the expense of coastal marine areas. Our wonderful fishing spots were permanently buried. I remember seeing the first big trucks that came to dump their loads of earth and rubble, destroying all those wonderful places—sandbanks, seaweed beds, groups of rocky holes teeming with fish that enchanted our youth. Over forty years later, I can still visualize them in my imagination under those parking lots and stores, with the names we gave them—my brothers and I: le casse-croûte, le casse-pipe, les montagnes, la digue, la grille, la mare à mulets, la petite-plage, le trou, etc.
Let’s not be overwhelmed by nostalgia. I left the coast and took the little road through the Maures to Collobrières. The route led from ridge to ridge following the terrain’s movements. At this time of year, the region was admirable. Due to the heavy storms of recent weeks, water was streaming everywhere. Waterfalls and streams murmured all along the way. I didn’t recognize the Maures, which I knew for their dryness causing apocalyptic fires. Indeed, around a bend, I came across a small rest area where a memorial had been erected for three firefighters who lost their lives here while fighting one of those gigantic fires fanned by the mistral.
This forest holds treasures—first, the cork oak, then the arbutus, chestnut trees, and of course, mushrooms that love this granitic soil:
The cork oak can be found all along the road. It’s the forest’s essential element. You can recognize it by its light bark (before exploitation), which forms large bulges along the trunk. But after exploitation, the trunks are much smoother, less voluminous, and dark in color. The arbutus is a large berry with red skin covered in small protuberances, growing on the arbutus tree. This fruit, common in Mediterranean areas, ripens in November. That means today, there were plenty around me. Its flesh is orange, with the consistency of firm purée, and it crushes softly in the mouth. The taste of this berry is sweet and excellent. I didn’t hold back—I gorged myself on them, which served as my midday meal. Sometimes I had to climb embankments to get them.
The chestnut tree, a true industry of the region, brings wealth to the surrounding villages. They make candied chestnuts, ice cream, and other products derived from chestnut flour. Be careful not to stop just anywhere to pick this fruit, as the tree owners might not agree. They even make this clear with signs and surround their chestnut trees with fences. Mushrooms—saffron milk caps and porcini—are highly prized in the area. I saw a few hunters, but it clearly wasn’t miraculous. Supposedly, there had been too much rain?
There’s no time to get bored along this little road, from which you can sometimes see the sea. I passed the Col de Taillude at over 400 meters. I began the descent to Collobrières, the chestnut capital, whose festival attracts many people. Before entering, about a hundred meters from the first houses, a cyclist—probably an agricultural worker—came toward me. As he passed, he cheerfully called out, "Go on, little guy! It’s almost there!" We both smiled. At the end of November, the village was cold and almost deserted. Dead leaves swept the wet streets of the town. You could feel winter on the way. I continued my route to Pierrefeu-du-Var, on the western edge of the Massif des Maures. So I gave my last pedal strokes in this pretty little massif so characteristic of Provence.
I looked for a hotel in Cuers but without success. I descended toward Toulon and finally found one on the outskirts of Solliès-Pont. It catered to people coming to work in the region, so nothing very bucolic. But if the weather were to deteriorate tomorrow and turn to rain, I could quickly reach Hyères or Toulon station, which was a significant advantage. Indeed, November rains aren’t usually very pleasant on a bike.
Day Six: Solliès-Pont to Cassis via Sainte-Baume – 85 km
This morning, contrary to the weather forecast, the weather was beautiful, and the latest bulletin seemed to contradict yesterday’s. So no escape to Toulon—I resumed my route toward Sainte-Baume. I left the hotel via a tiny road that, through ups and downs, led me via shortcuts to the road to Belgentier. My body had gotten used to intense daily efforts, and I felt in Olympic form. At a good pace, I launched into a long climb with a moderate slope. The road was busy, but fortunately, the side lane for cyclists often made the exercise more pleasant. The villages rolled by—Méounes, La Roquebrussanne. Near the latter, I observed a Tiger combat helicopter in training. It hovered motionless for long periods—perhaps the pilots were training to master their increasingly sophisticated weapon systems, requiring even more learning?
I left the busy road and headed via an almost deserted route toward the village of Mazaugues. The climbs became steeper. A long descent, and there I was in this pretty village. A grocery store, which besides selling a few ingredients also served as a café. I sat near the electric heater—it was cold, and I was sweaty. I watched customers come and go and listened to the shopkeeper tell me about village life. The name Mazaugues comes from "water mass," which is why drought doesn’t usually affect this area. Apparently, you can even find mushrooms here in summer! I had a good time, and as I was leaving, a local cyclist started a conversation and told me about her dreams of long bike trips, currently limited by her situation as a mother of terrible children. She settled for day trips with her club, which was already good in this very hilly region. I told her the story of a man who, at 73, cycled solo around Morocco. So no panic—she still had thirty or forty years to realize her wildest dreams!
I was warned that it would be a tough climb to reach Sainte-Baume’s northern slope. Indeed, over eight kilometers, the average slope was sustained, but the landscape was wonderful. Here too, water was streaming everywhere. I passed one of those famous icehouses that used to supply Marseille with ice throughout the year. This northern slope of Sainte-Baume is very cold, and this characteristic was exploited in previous centuries to produce ice. Large cylindrical structures, well-protected to the north and semi-buried, received large quantities of water in late autumn, which froze during winter and was kept cool for months until the following winter. Ice blocks were cut and delivered by cart to the city. That’s how, in ancient times, ice was available in summer to keep fish fresh in Marseille. Did pastis exist at that time? If not, the ice cubes must have been bored!
Once the climb was over, the long ridge of Sainte-Baume appeared, and I could see its characteristic antennas. Nestled at the foot of the cliffs, the magnificent millennial forest revealed itself with its autumn colors. I stopped at the monastery. I’d been there several times before and had even slept there during a long walking trip. The welcome had been first-rate by the Dominicans, especially the sisters in their long immaculate robes. They radiated a serenity that was very contagious. Don’t hesitate to stop there for the night. I struggled to get back on my way—some places have a special spirit.
I was soon at the end of my journey. I continued along this magnificent mountain to the Col de l’Espigoulier. To the north, another immense wave of white limestone rose—Montagne Sainte-Victoire, a high place in Provence that painter Cézanne made world-famous. Once at the pass, the entire city of Marseille spread out at my feet, the Mediterranean coast revealed itself from the Calanques to La Ciotat, passing by the famous Cap Canaille, Europe’s highest sea cliff. Above me, bathed in sunlight, Bartagne’s northwest face, very popular among climbers, showed all its reliefs. With an old climber’s reflex, I spotted the many climbs I’d done there. I let myself be carried into a steep, winding descent toward the village of Gémenos in a beautiful setting full of cliffs.
A few more kilometers of climbing toward the Col de l’Ange, then toward Roquefort-la-Bédoule. In this last climb, I raced with two cyclists, admittedly not very young. Then, in a six-kilometer descent, I reached Cassis station, the endpoint of my six-day journey through this wild Provençal land between sea and mountain. I experienced great pleasure during these 570 kilometers through these renowned yet wild French massifs. As always, when a beautiful project comes to an end, you feel a bit orphaned by a beautiful dream come true. You have to quickly envision the next one to avoid a vague sense of emptiness taking over. My next adventure is already taking shape in my mind, but that’s another story.
Valley of Fire et Zion dans la même journée English translation pending
J'organise mon premier roadtrip pour Août prochain et suis donc complétement novice en la matière mais j'y travaille ! Après le sujet de Jonaclem sur VoF j'ai un peu rallongé notre visite du site mais du coup j'ai quelques questions sur la poursuite de la journée.
Sachant que nous venons de LV, je prévois un départ vers 7h30/8h pour Vof, visite pendant 2 à 3h (white domes trail, fire wave 😛, atlal rock et rainbow vista principalement) puis nous devons rallier Zion en fin de matinée/début d'aprem. Si mes calculs sont bons, on devrait pouvoir y être pour 14/15h (+1h puisqu'on passe en Utah si j'ai tout bien compris)
Nous ne sommes pas des pros de la rando donc j'avais initialement envisagé de faire Emerald pools trail, Weeping Rock et Riverside walk. De ce que je lis sur le forum, cette dernière ne semble pas apporter grand chose et risque d'être saturé de monde en plein mois d'Août du coup je me demande si je ne vais pas la retirer du programme... Je me pose aussi la question de faire Canyon overlook trail qui permettrait d'avoir un point de vue sur le canyon sans le vertige d'angel's landing, est ce que certains l'ont testé ?
Voilà, en gros ma question principale est de savoir si ça vous semble jouable dans la même journée ou est ce qu'il vaut mieux supprimer certaines randonnées trop chronophages. Et si éventuellement vous avez d'autres idées de trail sympas qui sortent un peu des sentiers battus (et donc des hordes de touristes) ?
Sachant que nous venons de LV, je prévois un départ vers 7h30/8h pour Vof, visite pendant 2 à 3h (white domes trail, fire wave 😛, atlal rock et rainbow vista principalement) puis nous devons rallier Zion en fin de matinée/début d'aprem. Si mes calculs sont bons, on devrait pouvoir y être pour 14/15h (+1h puisqu'on passe en Utah si j'ai tout bien compris)
Nous ne sommes pas des pros de la rando donc j'avais initialement envisagé de faire Emerald pools trail, Weeping Rock et Riverside walk. De ce que je lis sur le forum, cette dernière ne semble pas apporter grand chose et risque d'être saturé de monde en plein mois d'Août du coup je me demande si je ne vais pas la retirer du programme... Je me pose aussi la question de faire Canyon overlook trail qui permettrait d'avoir un point de vue sur le canyon sans le vertige d'angel's landing, est ce que certains l'ont testé ?
Voilà, en gros ma question principale est de savoir si ça vous semble jouable dans la même journée ou est ce qu'il vaut mieux supprimer certaines randonnées trop chronophages. Et si éventuellement vous avez d'autres idées de trail sympas qui sortent un peu des sentiers battus (et donc des hordes de touristes) ?
Meilleur appareil photo numérique réflex? English translation pending
Hello à tous !!!!
Fondu de voyages, je souhaite compléter mon compact LUMIX DMC FH1 par un réflex (voir un excellent Bridge).
Je m'y connais que trop peu et aimerais avoir vos avis sur les meilleurs appareils photo alliant une excellent qualité d'image, un zoom puissant, pour des photos en macro/paysage/portrait/de nuit etc...
MERCI d'avance David 😉
Fondu de voyages, je souhaite compléter mon compact LUMIX DMC FH1 par un réflex (voir un excellent Bridge).
Je m'y connais que trop peu et aimerais avoir vos avis sur les meilleurs appareils photo alliant une excellent qualité d'image, un zoom puissant, pour des photos en macro/paysage/portrait/de nuit etc...
MERCI d'avance David 😉
Hôtel Grand Sunset Princess English translation pending
Bonjour tout le monde,
nous voulons booker le Grand Sunset Princess en janvier...
Ns sommes un couple de 26-36 ans ns voulons être près de playa del carmen (genre 10 minutes ) en taxi
On veut que ca bouge un peu...
J'ai cherché des commentaires récents et j'ai trouvé peu de choses récentes...
On prévoyait aller au Barcelo mais les prix ont augmenté de 300$
Donc on passe au plan B
On prévoit upgrader ds les suites platine swim out!
Des commentaires, récits de voyage ou suggestions? merci!
Des commentaires, récits de voyage ou suggestions? merci!
Compte rendu partir avec Bali Emotion: un voyage de noces en demi-teinte English translation pending
Bonjourà tous;
De retour de notre voyage de noces à Bali lundi 3 octobre 2011, organisée par l’agence Bali Emotion, je viens ici faire un retour sur les désagréments rencontrées tout au long de ce voyage et la mauvaise gestion desdits désagréments par l’agence.
Je ne sais par où commencer tant Bali émotion s’est montrée malhonnête, incompétente, peu professionnelle et enfin indifférente à nos appels.
Tout d’abord, notre contrat comprenait la présence d’un chauffeur et d’un guide francophone, comprendre que nous avions payé 2 salaires, les repas et hébergement pour 2 personnes et autres frais divers.
Quelle ne fut pas notre surprise de découvrir que nous n’aurions qu’un chauffeur pour tout notre voyage, vous conviendrez que la présence d’un guide est essentielle pour comprendre l’histoire des sites visités et des us et coutumes du pays visité !
Il a fallut batailler pour enfin obtenir un guide, là encore double surprise : ils ont converti notre chauffeur en guide ! Vous vous doutez bien qu’un chauffeur n’est pas un guide, chacun son métier, celui-ci ne connaissait rien aux monuments visités et pour cause, sachez que le guide doit faire 3 ans d’études et répondre lors de son examen final à plus de 100 questions de culture générale sur son pays (politique, histoire et géo, cuisine, connaissance des végétaux etc...), pour finir par un examen oral avec un guide chevronné.
Formation non suivie par notre chauffeur ! Oserai-je vous dire qu’il se comportait comme un touriste en vacances plus que comme un guide, il était incapable de nous expliquer ce que nous visitions et ne parlait pas bien français (voir plus haut qu’il était convenu d’avoir un guide francophone).
Juste 2 petites anecdotes pour étayer mes propos, il nous a littéralement abandonné dans la jungle mon mari et moi, nous l’avons cherché partout et avons finalement découvert qu’il avait demandé à quelqu’un de le raccompagner en scooter...
Il devait venir nous récuperer un jour à 9h du matin et finalement nous a appelés pour nous prévenir qu’il ne viendrait qu’à 11h. Après avoir insisté pour avoir plus d’informations, monsieur était retourné chez lui récuperer des vêtements de rechange!!!!
Finalement après de nombreux coups de fil à Iwan, le responsable de l’agence, nous avons fini par obtenir un autre guide hore-pair, Petrus !
Dommage que nous ayons perdu autant de temps bêtement et que nous ayons profité de son savoir que 3 jours.
Ce n’est pas fini, lorsque nous avons validé le contrat, nous avions bien précisé que j’étais enceinte de 3 mois et qu’il fallait un parcours en adéquation avec mon état, on nous a expliqué qu’il n’y aurait pas de problème pour faire les sites suivants : kawa ijen, mont batur, cascade gitgit et un autre temple.
Ce qu’on a oublié de nous dire, c’est que l’ascension du mont batur convenait plus a des randonneurs expérimentés, que le kawah ijen disposait de routes impraticables, la voiture nous aurait trop secoué pendant plus d’1 heure donc risqué pour une grossesse de 3 mois.
Quant au temple, il comportait 250 marches à monter et la cascade gitgit trop glissante et « casse gueule ».
Nous avons donc payé là encore pour 4 excursions finalement annulées. Lorsque nous avons demandé à remplacer ces sorties par d’autres, cela nous a été refusé, sous prétexte que nous avions validé le devis, ce à quoi nous avons retorqué que nous l’avions validé sur la base de leurs conseils !
Il n’y a eu aucun geste commercial, ils n’ont même par reconnu leurs torts. Sachant qu’en plus, l’argent des excursions n’avaient pas été dépensé, notre guide ayant toujours une enveloppe comprenant notre argent sur lui, il payait les entrées des sites au fur et à mesure. Il n’aurait donc pas été difficile de nous satisfaire sachant qu’il n’y avait aucun frais engagé ni réservation, l’agence ne perdait rien.
La cerise sur le gateau arrive à la fin de notre voyage, on nous réservé une chambre à l’hôtel Multiaravila à Nusa Lembogan, là encore nous avions validé sur la base du lien qu’on nous avait envoyé, donc sur la base des photos enregistrées sur le site internet de l’hotel.
Là ils ont fair fort, on a eu la joie de découvrir un lit en mezzanine avec échelle plus que douteuse, moi qui suis enceinte !!!!
Les chambres n’avaient rien à voir avec les photos du site, de même que les services proposés tel que le restaurant étaient inexistants. Nous avons demandé à changer de chambre sachant que nosu étions déjà en classe supérieure et bien sûr on nous l’a refusé ou alors il fallait payer 110€ en plus !
Là encore nous avons appelé Iwan pour résoudre ce problème et négocier une chambre supérieure au vue des nombreuses choses que nous avions payé pour rien (je rappelle excursions + salaire, repas et hébergement pour chauffeure et guide au début du séjour).
Vous allez rire, la conversation a été coupée et il n’a pas daigné nous rappeler, trop contente de se libérer de ce mauvais pas.
Nous ne nous sommes pas gênés pour dire ce que nous pensions à Iwan, lors de notre départ, il n’a même pas daigné se défendre et attendait gentiment que nous terminions notre plaidoyer.
Il a faut preuve d’un grand manque de professionnalisme avec une mauvaise gestion de notre dossier dès le départ, de mauvais conseils fournis par l’agence qui ont oublié mon état de grossesse et enfin un seul souci : celui de l’argent plus que du bien être et de la satisfaction de leurs clients.
Je déconseille vivement cette agence qui a contrarié la tranquilité de notre voyage de noces. Je me ferai une joie de transmettre les coordonnées de Petrus et de transmettre les photos de l’hôtel à Nusa Lembogan prouvant mes dires.
De retour de notre voyage de noces à Bali lundi 3 octobre 2011, organisée par l’agence Bali Emotion, je viens ici faire un retour sur les désagréments rencontrées tout au long de ce voyage et la mauvaise gestion desdits désagréments par l’agence.
Je ne sais par où commencer tant Bali émotion s’est montrée malhonnête, incompétente, peu professionnelle et enfin indifférente à nos appels.
Tout d’abord, notre contrat comprenait la présence d’un chauffeur et d’un guide francophone, comprendre que nous avions payé 2 salaires, les repas et hébergement pour 2 personnes et autres frais divers.
Quelle ne fut pas notre surprise de découvrir que nous n’aurions qu’un chauffeur pour tout notre voyage, vous conviendrez que la présence d’un guide est essentielle pour comprendre l’histoire des sites visités et des us et coutumes du pays visité !
Il a fallut batailler pour enfin obtenir un guide, là encore double surprise : ils ont converti notre chauffeur en guide ! Vous vous doutez bien qu’un chauffeur n’est pas un guide, chacun son métier, celui-ci ne connaissait rien aux monuments visités et pour cause, sachez que le guide doit faire 3 ans d’études et répondre lors de son examen final à plus de 100 questions de culture générale sur son pays (politique, histoire et géo, cuisine, connaissance des végétaux etc...), pour finir par un examen oral avec un guide chevronné.
Formation non suivie par notre chauffeur ! Oserai-je vous dire qu’il se comportait comme un touriste en vacances plus que comme un guide, il était incapable de nous expliquer ce que nous visitions et ne parlait pas bien français (voir plus haut qu’il était convenu d’avoir un guide francophone).
Juste 2 petites anecdotes pour étayer mes propos, il nous a littéralement abandonné dans la jungle mon mari et moi, nous l’avons cherché partout et avons finalement découvert qu’il avait demandé à quelqu’un de le raccompagner en scooter...
Il devait venir nous récuperer un jour à 9h du matin et finalement nous a appelés pour nous prévenir qu’il ne viendrait qu’à 11h. Après avoir insisté pour avoir plus d’informations, monsieur était retourné chez lui récuperer des vêtements de rechange!!!!
Finalement après de nombreux coups de fil à Iwan, le responsable de l’agence, nous avons fini par obtenir un autre guide hore-pair, Petrus !
Dommage que nous ayons perdu autant de temps bêtement et que nous ayons profité de son savoir que 3 jours.
Ce n’est pas fini, lorsque nous avons validé le contrat, nous avions bien précisé que j’étais enceinte de 3 mois et qu’il fallait un parcours en adéquation avec mon état, on nous a expliqué qu’il n’y aurait pas de problème pour faire les sites suivants : kawa ijen, mont batur, cascade gitgit et un autre temple.
Ce qu’on a oublié de nous dire, c’est que l’ascension du mont batur convenait plus a des randonneurs expérimentés, que le kawah ijen disposait de routes impraticables, la voiture nous aurait trop secoué pendant plus d’1 heure donc risqué pour une grossesse de 3 mois.
Quant au temple, il comportait 250 marches à monter et la cascade gitgit trop glissante et « casse gueule ».
Nous avons donc payé là encore pour 4 excursions finalement annulées. Lorsque nous avons demandé à remplacer ces sorties par d’autres, cela nous a été refusé, sous prétexte que nous avions validé le devis, ce à quoi nous avons retorqué que nous l’avions validé sur la base de leurs conseils !
Il n’y a eu aucun geste commercial, ils n’ont même par reconnu leurs torts. Sachant qu’en plus, l’argent des excursions n’avaient pas été dépensé, notre guide ayant toujours une enveloppe comprenant notre argent sur lui, il payait les entrées des sites au fur et à mesure. Il n’aurait donc pas été difficile de nous satisfaire sachant qu’il n’y avait aucun frais engagé ni réservation, l’agence ne perdait rien.
La cerise sur le gateau arrive à la fin de notre voyage, on nous réservé une chambre à l’hôtel Multiaravila à Nusa Lembogan, là encore nous avions validé sur la base du lien qu’on nous avait envoyé, donc sur la base des photos enregistrées sur le site internet de l’hotel.
Là ils ont fair fort, on a eu la joie de découvrir un lit en mezzanine avec échelle plus que douteuse, moi qui suis enceinte !!!!
Les chambres n’avaient rien à voir avec les photos du site, de même que les services proposés tel que le restaurant étaient inexistants. Nous avons demandé à changer de chambre sachant que nosu étions déjà en classe supérieure et bien sûr on nous l’a refusé ou alors il fallait payer 110€ en plus !
Là encore nous avons appelé Iwan pour résoudre ce problème et négocier une chambre supérieure au vue des nombreuses choses que nous avions payé pour rien (je rappelle excursions + salaire, repas et hébergement pour chauffeure et guide au début du séjour).
Vous allez rire, la conversation a été coupée et il n’a pas daigné nous rappeler, trop contente de se libérer de ce mauvais pas.
Nous ne nous sommes pas gênés pour dire ce que nous pensions à Iwan, lors de notre départ, il n’a même pas daigné se défendre et attendait gentiment que nous terminions notre plaidoyer.
Il a faut preuve d’un grand manque de professionnalisme avec une mauvaise gestion de notre dossier dès le départ, de mauvais conseils fournis par l’agence qui ont oublié mon état de grossesse et enfin un seul souci : celui de l’argent plus que du bien être et de la satisfaction de leurs clients.
Je déconseille vivement cette agence qui a contrarié la tranquilité de notre voyage de noces. Je me ferai une joie de transmettre les coordonnées de Petrus et de transmettre les photos de l’hôtel à Nusa Lembogan prouvant mes dires.