Search VoyageForum
FR
Voyage en Roumanie English translation pending
by Tchefin · 2011-09-21 · 18 replies
Salut à tous!

J'ai fait un voyage d'une semaine en Roumanie fin avril et je viens ici raconter mon périple et peut être donner des idées à ceux qui liront ce post, car j'ai franchement adoré ce pays!

Je suis arrivé à l'aéroport de Bucarest Baneasa un dimanche après-midi. Ma première impression a été: "Dans quoi est-ce que je me suis lancé encore?". Oui car il faut avouer que le grand hangar d'accueil à peine aménagé m'a laissé, comment dire, une sensation plutôt inconfortable. Une fois sorti de l'aéroport, j'ai rejoint le centre ville de Bucarest en bus. Ne voyant aucun arrêt en face du terminal, et me méfiant de l'honnêteté des chauffeurs de taxi j'ai demandé à un employé de l'aéroport où je pouvais prendre le bus. Je parle anglais couramment et je pense avoir compris son explication. Je me rends donc à ce qui me semble être un arrêt de bus. Particularité des bus à Bucarest: si vous n'achetez pas votre ticket avant de monter, vous ne pourrez pas l'acheter au chauffeur. Ce dernier étant protégé par une vitre en plexiglas. Ne connaissant pas ce principe, je suis monté dans le bus sans payer, comme beaucoup de personnes visiblement. Arrivé à la "Gara de Nord", je rejoins mon hôtel, enfin l'auberge de jeunesse que j'avais réservé avant mon départ. A tous les jeunes voyageurs, je vous conseille vivement le "Butterfly Villa Hostel": personnel accueillant, très arrangeant et chambres très propres. Une fois le check-in je décide d'aller visiter la ville.

Bucarest, "le petit Paris" de l'Est pour certains. J'avais quelques appréhensions sur cette ville. Mas j'ai été agréablement surpris, voire même séduit. L'architecture différente d'un bâtiment à l'autre, les nombreux parcs de la ville, toutes les églises et monastères... Sans oublier l'Arc de Triomphe, l'athénée roumain ou encore l'imposante "Casa poporului", merveille d'architecture et reflet de la folie d'un homme: Ceaucescu! Après une longue promenade dans la ville, je décide d'aller à Lipscani, quartier animé ou se concentrent des bars, des pubs et des restaurants. J'ai passé deux jours dans cette ville sous un soleil radieux. Le deuxième jour j'avais rendez-vous avec un guide que l'auberge m'avait conseillé: "Guided Bucharest - Free City Tours". Je vous le conseille à mon tour car j'ai vraiment adoré la visite et en plus c'est gratuit!! Bien entendu laissez un pourboire à la fin ;) ça fait toujours plaisir. Le guide connaissait parfaitement l'histoire de Bucarest et ses monuments. J'avais trouvé intéressant de pouvoir connaître l'histoire des bâtiments que j'avais vus la veille en me promenant. Une visite très intéressante et pas rasoir du tout (contrairement à d'autres visites gratuites que j'ai pues faire à Bratislava où le guide récitait sa leçon apprise par coeur!!!). La visite se fait uniquement en anglais par contre! J'aurais tout de même deux réserves, ou deux conseils: - faites attention aux chiens errants dans le centre ville, résultat d'une politique interdisant l'euthanasie des animaux - si vous voyagez seuls, ne vous laissez pas aborder par une fille qui vous demande l'heure dans un parc!! Elles veulent faire plus que discuter! ^^ Quand je vous disais que l'hôtel était arrangeant, j'ai passé la deuxième nuit dans un studio proche du centre ville. J'étais à Bucarest le weekend de Pâques. Or, Pâques est la fête religieuse la plus importante des orthodoxes. L'auberge voulait fermait un soir et m'a proposé de me reloger dans un studio (plus confortable) pour le même prix! Bon l'extérieur du bâtiment était dès plus moches: une sorte de grosse tour HLM probablement construite pendant l'ère communiste. L'ascenseur était tout simplement effrayant: il descendait de quelques centimètres quand on posait un pied dedans et pouvait accueillir au max 2 personnes.Pour vous dire, j'ai vite préféré prendre les escaliers, sombres et lugubres, pour monter, ou descendre, les 4 étages! Mais le studio était impeccable, moderne et très propre! Je pense que ce sera un peu le leitmotiv de mon voyage: se méfiez des apparences et regarder au-delà!

Bref, le lendemain matin, je louais une voiture (assez confortable) pour le périple qui m'attendait. J'ai pris l'autoroute jusque Pitesti. Seule autoroute du pays! Je n'avais d'ailleurs jamais vu un piéton traverser une autoroute auparavant ou bien faire du stop sur la BAD. ^^ A Pitesti (ville industrielle sans grand intérêt), je suis allé chercher deux amies roumaines rencontrées à la fac en France. Direction: Transfagarasan Highway (la plus belle route du monde, paraît-il). Premier stop: Curtea de Arges pour visiter l'église. Une église colorée et tout simplement magnifique! A voir! Deuxième stop: une citadelle en ruine sur un flanc de montagne, 1430 marches à gravir pour y accéder! Un bel effort pour une belle vue panoramique! Ensuite nous nous sommes arrêtés à un barrage: une très belle vue du lac avec les montagnes Fagaras en arrière plan. A partir de là, la route se gâte un peu: innombrables nids de poule, route délabrée... Bref, une conduite douce, de bons amortisseurs et un peu de patience... pour arriver à un relais de montagne. C'est là où tout se joue! Soit la route est ouverte et vous continuez votre chemin vers la crème de la crème des paysages et une route à couper le souffle, soit la route (à + de 2000m d'altitude) est fermée parce qu'il y a trop de neige et vous faites demi-tour :s. Sachez qu'entre novembre et juin, la route est quasiment toujours fermée. Je n'ai malheureusement pas pu voir si c'était effectivement la plus belle route du monde... Une bonne occasion de retourner dans ce pays! Après des heures de conduite sur des routes parfois à la limite du praticable j'ai rejoint la route principale en direction de Sibiu.

Je dois terminer mon récit ici. Je reprendrai plus tard. Bonne lecture.
Trois possibilités d'itinéraire de quinze jours au Québec en octobre English translation pending
by Flywind · 2011-09-14 · 39 replies
Bonjour à tous, je sais que le sujet à déjà été abordé dans d'autres discussions mais j'aurai besoin de vos avis en tenant compte des dates de mon voyage du 09 au 23 octobre 2011. Je voudrais d'abord savoir si il est encore possible de profiter des couleurs d'automne à ces dates et si oui à quel endroit?

Ensuite, j'hésite entre trois possibilités d'itinéraires.

Possibilité 1: 09/10: arrivée à Montréal et visite en fin d'après midi 10/10: Montréal 11/10: Montréal (prise de la location de voiture le soir) 12/10: départ tôt vers Québec et visite de Québec 13/10: Québec 14/10: région Charlevoix 15/10: région Charlevoix 16/10: région de saguenay 17/10: région de saguenay 18/10: région lac saint jean 19/10: région Mauricie 20/10: Milles iles (Kingston ou Ganacoque) 21/10: chutes du niagara et niagara on the lake 22/10: Toronto 23/10: Toronto et départ de l'aéroport de Toronto dans la soirée

Possibilité 2: 09/10: arrivée à Montréal et visite en fin d'après midi 10/10: Montréal 11/10: Montréal (prise de la location de voiture le soir) 12/10: départ tôt vers Québec et visite de Québec 13/10: Québec 14/10: région Charlevoix 15/10: région Charlevoix 16/10: région de saguenay 17/10: région de saguenay 18/10 et 19/10: traversée vers trois pistoles et redescente vers Québec cette rive 20/10: Milles iles (Kingston ou Ganacoque) 21/10: chutes du niagara et niagara on the lake 22/10: Toronto 23/10: Toronto et départ de l'aéroport de Toronto dans la soirée

Possibilité 3: Ne pas aller au sud de Montréal et me concentrer sur Québec, les laurentides, le charlevoix, la mauricie, le lac saint jean, le saguenay et la redscente par la rive est du saint laurent sur Montréal.

A votre avis, quel est le meilleur choix à cette période car j'ai cru comprendre que pas mal de chose ferment fin septembre. Merci
Traitement anti-paludisme en Bolivie et au Pérou? English translation pending
by Angebe · 2011-09-12 · 19 replies
Bonjour,

Nous partons en Amérique du Sud dans 2 semaines pour y passer plusieurs mois. A priori nous ne devrions pas passer en zone à risque pour le palu avant l'été prochain et nous ne savons pas combien de temps nous y resterions, donc difficile de prévoir les stocks. Nous souhaiterions donc savoir s'il est facile de se procurer un traitement préventif en Bolivie et au Pérou pour les éventuels séjours amazoniens que nous ferions dans ces pays.

Savez-vous aussi si le traitement à base d'arthéméter y est répandu et facile d'accès?

Merci d'avance,

Angélique
Excursion Costa pour Virgin Gorda (Îles Vierges) English translation pending
by Virginie1978 · 2011-09-03 · 29 replies
Me voilà avec de nouvelles questions.

Des questions je m'en pose de plus en plus notamment pour Virgin Gorda où ma première intention était de le faire seuls avec Speedy's.... Mais, pour prévoir une marge de manoeuvre et pouvoir manger à une heure "normale" pour les enfants, ça me parait difficile.

En effet, la première navette vers Virgin Gorda est à 9h (heure à laquelle notre escale commence donc pas sûr du tout d'avoir la première navette). Ensuite il faut attendre 10h30 et donc compter env. 45 min d'après ce que j'ai compris pour être sur le site.

Nous ne voulons pas y passer la journée mais y rester quand même un peu et si je veux pouvoir être sur le bateau pour manger, il faudrait que nous prenions la navette de 12h30 donc vraiment pas assez de temps sur place!!! 🤪 La navette suivant est à 15h30 et l'autre à 17h mais là dur dur pour le repas et pas de marge de manoueuvre donc pas envisageable (trop peur de rater le bateau 🤪🤪)

L'excursion de Costa est elle le matin ou l'après midi car il n'y a pas le repas (sur celle que j'ai repéré) et dure 5 heures ? L'escale est de 9h à 18h00.

Ca risque d'être pour nous la meilleure solution, comme ça promenade la matin, repas sur la bateau à midi et excursion "sécurisée" pour ne pas râter le bateau l'après midi.
Conseillé ou déconseillé de visiter le Vietnam à la fête du Têt? English translation pending
by Amarante63 · 2011-08-27 · 20 replies
Bonjour, Pourriez vous me dire s'il est conseillé ou déconseillé de visiter le vietnam au moment de la fête du Têt . merci
Itinéraire (niveau avancé) pour le tour de la Vanoise en cinq jours? English translation pending
by Netskyf · 2011-08-05 · 16 replies
Bonjour,

J'ai fait le tour de nombreux posts ici et je souhaiterais avoir un itinéraire clair pour le tour des glaciers de la Vanoise sur 5 jours. Nous sommes de bons marcheurs et pouvons marcher 5 à 7h par jour sans problème. Nous n'avons pas trop peur des gros dénivelés non plus - nous avons fait un demi GR54 et quelques montées au dessus des 3000 (Mont Thabor par exemple). Je cherche donc les refuges qui vont bien et qui permettent de faire un TGV équilibré en terme de temps. J'ai cru comprendre que le départ de Pralognan était incontournable. Ensuite au plaisir de vous lire :)

Frédéric
Finaliser notre voyage de trois semaines au Québec English translation pending
by Djulo18 · 2011-08-01 · 11 replies
Bonjour à tous et merci d'avance à tous les conseils/infos que vous pourrez nous donner pour finaliser au mieux notre voyage.

Avec ma femme et ma petite fille de 22 mois, nous partons le 13 AOUT pour 3 semaines de vacances dans cette partie du canada qui à l'air d'être magnifique. Le problème, c'est qu'il faut faire des choix, pas toujours évident, tellement il y a de choses à voir. C'est pourquoi je m'en remet à votre expérience pour affiner les parties manquantes de notre parcours.

Pour le moment, nous avons prévu de faire : Du 13 au 17 à Montreal du 17 au 19 à Quebec du 19 au 24 ..... du 24 au 28 à Saint fulgence pour visiter et profiter de la région autour du lac saguenay du 28 au 31 ..... du 31 au 2 à Montréal avant de repartir pour Paris

Il nous reste donc 2 zones à compléter et c'est la que vos conseils nous serons certainement très utile.

Nous avons pensé remonter la rive sud du saint laurent jusqu'au parc du Bic pour y passer quelques nuits dans une tente huttopia (bonne idée avec un enfant ?) Pourquoi la rive sud ? Parce qu'on pensait redescendre du saguenay par la rive nord pour éviter de prendre le traversier 2 fois. Du coup, dans quel village pouvons nous faire un stop agréable à l'aller ? Est-ce que cette rive vaut le détour ?

En redescendant vers Montréal, nous pensions faire une halte dans un autre parc. Est-ce que celui du Mont Saint Anne vaut le détour ?

L'idée, c'est de voir un maximum de choses sans passer 2 fois au même endroit et sans faire trop de voiture non plus pour que ce ne soit pas un calvaire pour notre puce. Sinon, on aurait sans doute rouler jusqu'en Gaspésie ;-)

Biensur, si vous avez des contre propositions sur cet itinéraire, nous sommes à votre écoute.

Autre question : Est-ce que vous avez un loueur de voiture à nous conseiller à Montréal. Chose étonnante, l'option siège auto est rarement proposée sur les sites que j'ai consulté....... Un achat d'occasion sur place serait-il plus économique ?

Merci d'avance à tous ceux qui voudront bien prendre quelques minutes pour nous aiguiller. Et désolé si ce post est redondant avec d'autres mais il y a tellement d'informations que ce n'est pas évident de faire le tri, même avec la recherche par mot clé.

Laurent
Quelle poche à eau choisir pour randonner? English translation pending
by N00b · 2011-07-22 · 56 replies
salut

j'hésite entre 2 poches à eau : une quechua à 10 euros :
http://www.decathlon.fr/poche-a-eau-forclaz-2-l-id_8030039.html

une platypus à 20 euros : http://www.decathlon.fr/poche-a-eau-hoser-2-l-id_8189425.html

que faut il regarder pour cet équipement? ce qui m'inquiete surtout, c'est le gout du plastique qui reste dans l'eau. faut éviter quel type de materiau pour ne pas avoir ce gout dans la bouche?

merci
Ouest américain: louer un cabriolet ou SUV (Ford escape)? English translation pending
by Caroauxusa · 2011-06-13 · 33 replies
Bonjour à tous,

Je sais que la question est redondante mais je ne trouve pas de réponse claire à ce sujet.

Deux personnes, 29 jours de road trip dans les parcs de l'ouest américain (yellowstone, bryce, death valley pour n'en citer que qq uns), 4400 kms, camping (matériel donc)... Alors, SUV (Ford escape) ou cabriolet (chrysler sebring)? Les modèles choisis sont les entrées de gamme, budget oblige! J'aimerais bien avoir les cheveux au vent et mieux voir les paysages, mais est ce bien raisonnable ? Je pense surtout au bas de caisse et puis au soleil, à la poussière, à la place dans le coffre (2 sacs à dos, tente, duvets, réchaud, glacière) même si les places arrières sont surement exploitables. Ceux qui ont expérimenté peuvent ils m'aider à choisir?

Merci d'avance.

Caroline
Aller de temple en temple à Angkor English translation pending
by Oax74 · 2011-06-13 · 33 replies
bonjour,

je sais que qu'il ya une centaine de temple à angkor enfouit dans la jungle, sur 400km2 j'aimerai y 'aller tout seul sans guide juste avec mon sac à dos et ma tente et me rendre à pied ou à vélo de temple en temple, les moins touristiques donc les plus perdu sont ceux qui m'intéresse..

Auriez vous quelques infos svp ?

merci beaucoup
Bed Bugs et voyage dans le sud-ouest des Etats-Unis English translation pending
by Kingkong32 · 2011-06-10 · 23 replies
Salt à tous !

je rebondis ici sur le sujet des punaises de lit diffusé hier soir sur France 2.

Ma femme s'est remis a flippé, car elle a eu une très mauvaise expérience avec ces punaises dans un hôtel en France ( pas besoin de faire 10 000 km pour se faire piquer).

Tout ce qu'ont dit les journalistes est vrai, y'a pas d'affabulation, c'est une vraie merde ces bestioles, ma femme s'est fait bouffer les jambes, 3 semaines de démangeaisons horribles à coup de pommade à la cortisone.

Comme nous partons dans un peu plus de 1 mois dans les parcs de l'ouest, SF, LA et LV, Avez-vous été confronté à ces bestioles ? Si oui avez-vous pu changer de chambre ?

Merci
Aide sur feuille de route de la côte Ouest australienne English translation pending
by Capfaval · 2011-06-05 · 8 replies
Bonjour à Tous !

Après avoir pris des renseignements sur le forum, lu des carnets de voyage et des sites sur l'Australie, je sais enfin quelle partie nous (mon mari, ma fille de 10 ans et moi)visiterons. Je pense prendre 15/20 jours sur le trajet ci dessous (sans la Tasmanie). Comme nous y allons tout début février 2012, nous ne pourrons malheureusement pas faire la gibb river road et les splendides Kimberley ! Ni le centre rouge car trop chaud pour en profiter pleinement. Et la côte est ne m'attire pas trop. Donc voilà ce que j'ai prévu et les infos qu'il me manque :

- > Perth - Yanchep NP - Lancelin Quelles randos sont les plus sympas dans Yanchep ?

- > Lancelin - Nambung NP pour le desert des Pinacles - Kalbarri Points d'intérêt sur le trajet entre Nambung et Kalbarri ?

- > Kalbarri NP - François Perron NP Combien de jours à Kalbarri NP? Points d'intérêt sur le trajet ?

- > François Perron - Monkey Mia Je compte rester 2 jours. OK?

- >Monkey Mia - Coral Bay Points d'intérêt sur le trajet ?

- > Coral Bay Nous voudrions plonger avec les raies mantas. Un organisme à nous conseiller?

- > Nigaloo Reef Nous comptons y rester plusieurs jours pour profiter de la mer. Est ce qu'en février, le temps est favorable ? N'est ce pas déjà trop au nord et trop pluvieux ?

- > Nigaloo reef - Karijini NP Quels points d'intérêt sur le trajet ? Quelles randos sont les plus sympas dans Karijini? J'y ai prévu 2 jours.

Ensuite, soit on prend l'avion de Newman pour Hobart (en vol indirect) car ensuite nous prévoyons de rester 8/10 jours en Tasmanie. Ou bien, y a t'il un gros intérêt de rentrer à Perth en voiture ?

Si vous avez des adresses de logements sympas, des petits restau qui vous ont marqué ou d'autres choses à me conseiller, n'hésitez pas !

Dans l'attente de vos précieux conseils, Bonne journée, Capfaval
Saint-Gervais Briançon par le GR5 (France) English translation pending
by Lucbertrand · 2011-06-04 · 0 replies
Saint-Gervais Briançon par le GR5

Une fois de plus je me retrouve au départ d'une grande randonnée en solitaire. Le train s'est arrêté en gare de Saint Gervais, plus exactement au Fayet, quelques kilomètres plus bas. Nous sommes en septembre, le temps présente toutes les caractéristiques d’une promesse de tempête de ciel bleu pour la semaine. Les grandes vacances sont terminées, je m’imagine que la montagne est délaissée pour le plus grand plaisir des privilégiés comme moi. En effet, à ces moments j’ai la sensation qu’elle révèle ses beautés et trésors pour moi seul, de toute évidence illusion orgueilleuse. Mais cela ne fait rien, lui le plaisir de la solitude en montagne est bien réel. Mais non dans cette première demi-journée de mon périple, la montagne n'est pas désertée, loin s’en faut. En effet nous sommes en début de week-end et de plus le commencement de mon parcours coïncide avec le tour du Mont Blanc, chemin fréquenté à toutes les époques de l'année lorsqu'il n'y a plus de neige.

Dès que je saute du train je me mets en route en ce début d'après-midi. Comme d'habitude, mon but, lors d’une première étape d’une demi-journée, est de monter le plus haut possible. Dans le cas présent il s’agit de se rapprocher du col du Bonhomme. Le premier jour, il est souvent délicat de faire un planning, car la mise en train n'est jamais la même. Parfois le démarrage est pénible, et puis il arrive que je parte comme une flèche. Je ne sais jamais à l'avance quelle va être la forme. Et je n'ai jamais pu élaborer de théorie me permettant de savoir comment j'allais vivre une première étape.

Tout commence au mieux. Je longe la voie ferrée du train à crémaillère quelques centaines de mètres, puis je traverse Saint-Gervais. Joli village aux grands chalets cossus derrière lesquels les immenses pentes éclatantes du Mont Blanc se découpent. Vision magnifique, on se croirait sur la carte postale type de la région de Chamonix. Les pentes glacées de Bionnassay hérissées de séracs dévalent de quatre mille mètres. Le soleil darde ses rayons sur ce versant et le fait resplendir d’un éclat presque irréel dans cet après-midi d’automne. Ma randonnée commence sous de bons auspices. Je marche d’un pas alerte en remontant cette magnifique et riante vallée des Contamines-Monjoie. Je réussis à ne pas rester sur la route goudronnée, en empruntant un chemin rive gauche. Les dix kilomètres qui conduisent à la chapelle de la Gorge sont abattus rapidement et sans fatigue. De toute évidence la forme est là dès le premier jour. Ce nom résulte de la géographie des lieux. En effet à proximité un torrent impétueux saute tout en écume un grand ressaut dans une gorge resserrée. Je m’y arrête pour le contempler et l’air frais qu’il déclenche dans son impétuosité apporte une fraîcheur agréable.

Je visite cette charmante église entretenue avec soin. Beaucoup de monde en fait de même. Les décors intérieurs et extérieurs sont de toute beauté. Elle est ornée jusque sous la partie boisée de son avant-toit. Je reprends ma route, et immédiatement le goudron prend fin, et de ce fait les voitures ne peuvent aller plus loin. Le chemin est raide. Sur la gauche un panneau indique le refuge des Conscrits. Me reviennent en mémoire une multitude de souvenirs. Lorsque j’étais jeune je pratiquais volontiers le ski de randonnée avec mon père, je dois même dire que c’était mon compagnon préféré. Je nous revois le long de cet immense glacier de Tré-la-Tête, un jour bas au ciel gris. Dans ces conditions la montagne est impressionnante et menaçante. Elle ne cache pas son hostilité, et en guise de mise en garde vous dévoile dans une atmosphère trouble quelques grosses crevasses insondables. Je me souviens aussi d’une tentative aux Dômes de Miage avec un camarade, qui s’était terminée par une débâcle due à une grosse tendinite à cause d’une chaussure mal adaptée. Et puis plus récemment, cela fait sans doute bien quinze ans, j’emmenai deux amis non montagnards pour les Dômes de Miage. Au lieu de monter aux Conscrits j’avais fait l’erreur de rester au refuge de Tré-la-Tête, pensant que cela ne nous empêcherait pas d’aller au sommet le lendemain. C’était compter sans la vitesse lente de notre caravane. Lorsque nous sommes arrivés au refuge des Conscrits bien sûr, il n’y avait que le gardien. Et il nous a accueilli avec ces paroles « arriver ici à neuf heures du matin soit vous êtes terriblement en avance pour demain ou excessivement en retard pour aujourd’hui ».Et voilà comment une fois de plus je n’ai pas atteint ce sommet si attirant.

Revenons à notre occupation du moment, prendre la direction du col du Bonhomme. Je m’élève rapidement. La vallée que je viens de parcourir se révèle dans toute sa beauté, grandes forêts de sapins sombres qui montent à l’assaut de pentes raides. Je rejoins le refuge hôtel de la Balme. Il est complet, pas possible d’avoir une place, même pour le solitaire que je suis. De la cuisine émane un effluve prometteur quant au dîner du soir. Cela me donne l’eau à la bouche, mais ce ne sera pas pour moi. Avec je recul je m’en réjouis. Heureusement que les circonstances ne m’ont pas permis de succomber à la tentation de la facilité car je vais vivre l’une des plus intenses émotions de ma vie au cours de la nuit à venir au grand air.

Je reprends donc mon chemin en direction du col du Bonhomme avec l’intention de trouver un petit replat afin d’installer ma tente. Après quelque distance, dans une petite dépression au niveau du chalet du Lavet, je découvre un endroit qui devrait convenir. Il me faut l’aménager en poussant quelques cailloux, et me voilà installé à proximité d’une petite mare à l’eau courante qui me permettra tout le confort. Que je suis bien sur ce replat à regarder la nuit venir dans un décor féerique, alors que ma platée de pâtes mijote tranquillement. Une fois mon repas pris et comblé de ce spectacle de la nuit qui prend possession de la montagne, je me glisse dans ma tente et attaque le livre que j’ai toujours avec moi. Il s’agit cette fois de « cent ans de solitude » de Gabriel Garcia Marquez, quel foisonnement !

La fatigue aidant, il est temps de dormir. Mais hélas, n’ayant pas le sommeil profond, comme souvent à deux heures du matin, je m’éveille, et reprends ma lecture. Mais bien que réveillé, la fatigue est présente. L’activité intellectuelle dans ces conditions demande une concentration difficile, et la simple lumière de ma frontale n’est pas pour faciliter l’exercice. Après quelques pages toujours aussi époustouflantes, je pose mon livre et sors la tête de la tente afin de contempler le ciel étoilé dans un air immobile. Cinq cents mètres au-dessus de moi les aiguilles acérées de la Penaz culminent à presque deux mille sept cents mètres. Derrière ces pics la lune monte, mais je reste dans la partie ombrée. Sur l’autre versant de la vallée une lumière diffuse commence à révéler les différents reliefs. Mais face à moi seule cette face impressionnante qui se découpe en ombre chinoise, se déploie. Juste au sommet pointu, une étoile filante apparait, je la suis du regard. Elle semble tomber vers la terre. L’illusion de la perspective aidant, je la vois surfer l’arête tranchante et inclinée qui me domine de profil. Spectacle fantastique, cette crête de pierre et l’étoile filante se sont donné un rendez-vous merveilleux le temps d’un frôlement improbable pour le plus grand plaisir de l’œil qui n’arrivait pas à se fermer. Des instants comme celui-là, si brefs soient-ils, laissent une trace indélébile par l’émotion qu’ils suscitent. On est alors comme frappé d’une étincelle de bonheur fulgurant. Je me dis que si j’avais dormi au refuge, cette nuit se serait perdue dans le long fleuve des nuits ordinaires en montagne. Tandis que là, l’expérience vécue a exacerbé l’envie de parcourir la montagne au plus proche de sa nature secrète et a fait naître une curiosité toujours plus vive à la recherche de l’éphémère et fugace mais grandiose spectacle que la nature sait distiller par instants brefs à ceux qui prennent le temps de la contempler.

Au matin, un temps magnifique me permet dès les prémices de l’aube de profiter d’un spectacle toujours renouvelé mais toujours différent de la clarté qui reprend ses droits dans ces lieux d’altitude. Dans ma prairie l’herbe est mouillée et ma tente mono paroi dans ce contexte de forte hygrométrie a favorisé la condensation. Ce type de tente est pratique du fait de son poids, mais le confort s’en ressent du fait de l’eau qui ruisselle systématiquement sur les parois, malgré le petit filet sensé jouer un modérateur.

Mes affaires sont vite repliées et en quelques vingt minutes j’atteins le col du Bonhomme. Le sol est mouillé, la grande vallée que j’ai remontée la veille est encore plongée dans l’ombre alors que les cimes qui s’élèvent au dessus du col sont déjà baignées d’une lumière vive. A cette heure encore personne sur le chemin, je m’octroie une courte pose, afin de profiter de ce moment magique, où le soleil, encore bas sur l’horizon, produit une multitude de jeux d’ombre et de lumière, qui évoluent de seconde en seconde. L’heure après le lever du soleil, ainsi que celle qui précède son coucher, sont des moments magiques, particulièrement mis en valeur par le bivouac. Au col, un grand cairn, un peu à la manière d’un chorten, est couvert de morceaux de tissus qui rappellent les cinq couleurs de la religion bouddhiste.

La descente sur le refuge du col de la Croix du Bonhomme est courte. Je le distingue et constate qu’il est en effervescence. Eh oui, j’avais presque oublié que sur ce premier tronçon de mon parcours je me trouve sur la fameuse randonnée « le Tour du Mont Blanc ». Un groupe de Japonais débute l’étape de la journée. Ils sont accompagnés de mules qui portent leurs bagages. J’ai l’impression de me retrouver dans une ambiance de treks lointains, quelque part au Maroc ou dans des massifs d’autres continents. Mais mon chemin dès le refuge va piquer plein sud et je vais à nouveau me retrouver seul le long d’une crête très curieuse, acérée mais au milieu d’une prairie, où les vaches me regardent passer. Par endroits elles colonisent de petits pics tout en broutant. L’altitude est de deux mille cinq cents mètres. De grandes vallées partent de toutes parts, et leurs fonds sont encore emplis des mystères de l’ombre alors que les doux rayons du soleil me réchauffent déjà.

Par d’immenses zones herbeuses, je descends vers le lac de Roselend. Je croise un randonneur seul, nous échangeons quelques mots et reprenons notre cheminement. Dans ces marches solitaires, il est toujours agréable de communiquer de cette façon, brièvement au cours d’une rencontre éphémère. Rapidement je rejoins la route goudronnée et le refuge du plan de la Lei. J’y effectue une petite halte et me restaure. La gardienne vend de jolies cartes. J’en écris quelques-unes. Elle n’a pas de timbre, mais me promet d’en mettre lors de son prochain ravitaillement dans la vallée. Elle tiendra parole, mais il m’est déjà arrivé à plusieurs reprises que ce type de promesses ne soit pas tenues, toujours à l’étranger et particulièrement dans un pays dont j’adore les montagnes, raison pour laquelle je ne le dénoncerai pas.

Une fois reparti j’évolue au-dessus du lac, immense ruban vert émeraude enchâssé dans un écrin de prairie au ton plus clair, mais piqueté de sapins sombres. J’imagine quelques pêcheurs de truites s’en donnant à cœur joie dans cette matinée sans un souffle d’air. De grandes cascades ruissèlent dans des pentes d’herbe et de mousse. Là encore les tons de vert rivalisent, tout en se mesurant au blanc éclatant de l’écume de l’eau qui s’étale en larges traînées de faible épaisseur. Ce matin, les conditions météorologiques associées à ce décor grandiose donnent à la montagne un aspect particulièrement accueillant. Dans ces moments, on sait pourquoi on part seul pour ces voyages au long cours. Lorsqu’on se remémore ses différents voyages en solitaires, certains épisodes comme celui-là, resurgissent et laissent leur trace profondément ancrée en vous pour des années. En me retournant, je peux contempler le Mont Blanc dans toute sa majesté. L’air est si pur que j’ai l’impression de pouvoir le toucher.

Au-dessus de moi le col de Bresson dominé par la Grande Parei, qui mille mètres de dénivelé au-dessus du lac affiche une belle silhouette. Cette montagne, sous un certain angle, rappelle le Mont Aiguille, sans cependant en avoir l’ampleur. Le chemin se fait plus raide, et la chaleur arrive. Après un dernier raidillon dans la caillasse, enfin le col est rejoint. Le point de vue est superbe de tous côtés. Au sud le regard embrasse un vaste panorama en direction de la Vanoise. Je m’adonne à l’un de mes grands plaisirs, essayer de mettre des noms sur les montagnes. Même lorsqu’on les a déjà gravies, elles restent souvent rebelles à vous révéler au premier coup d’œil leur identité. En face de moi, très vraisemblablement le Mont Pourri, mais je le connais sous des perspectives plus élancées et puis aussi cette grosse masse de belle altitude, il doit s’agir du Dôme de la Sache. Mais je n’ai aucune certitude, car la perspective est nouvelle pour moi, n’étant jamais passé par ce col. En ce lieu l’herbe est grasse et de nombreux moutons broutent paisiblement. Après un petit arrêt au cours duquel j’ai cherché à visualiser mon chemin à venir à travers la Vanoise je rejoins le refuge de la Balme. Quelques personnes assises au soleil dégustent bières et autres boissons. Il ne m’en faut pas plus, réflexe de Pavlov aidant, à mon tour je m’attable et commande un coca-cola. Alors que je savoure ma boisson bien fraîche, un bruit familier emplit la vallée. Je lève les yeux et distingue la silhouette caractéristique d’un mirage 2000, qui quelques centaines de mètres au-dessus engage un virage serré, ce qui permet au pilote durant quelques secondes de contempler ce refuge, niché au centre d’un foisonnement de montagnes bien individualisées et qui jaillissent vers le ciel.

Depuis ce matin la distance parcourue est déjà longue, mais je ne compte pas en rester là. Pourtant je m’y trouve bien dans ce refuge perché en pleine pente, il y fait bon et le décor est somptueux. Mais voilà, pour satisfaire au sacro-saint moral et faire en sorte qu’il ne chute pas, tant que je peux avancer, je me fais un devoir de le faire. J’aimerais pouvoir me satisfaire d’une marche lente, agrémentée d’arrêts aux endroits qui me plaisent. En effet, quel est l’intérêt de foncer à la recherche de je ne sais quel exploit. Mais voilà, même si parfois je trouve ma démarche incompréhensible, voire stupide, le mouvement est le plus fort. Je me lance donc dans une immense descente jusqu’au fond de la vallée de la Tarentaise, où coule l’Isère. Du refuge cela fait un dénivelé de quelques mille deux cents mètres. La distance jusqu’à l’Isère me semble infinie. Je me mets à courir en prenant un petit rythme. Mon sac est bien rivé à mon dos, ce qui évite tout à-coup. Dans mes chaussures souples, je prends toujours la précaution de mettre des semelles thermo-moulées, ce qui constitue un bon amortisseur. Sans souffrir, cela me permet de maintenir une très bonne cadence sur ce type de terrain en descente.

Bien que je sois sur un GR, je vais perdre mon chemin. Sans doute emporté par ma vitesse, je ne vais pas rester assez à flanc en altitude. Je vais me retrouver à dévaler de grandes prairies entrecoupées de haies pas toujours faciles à franchir. Le bouquet consiste en une petite forêt inextricable et très raide qui me permettra de déboucher à même la route très passante du fond de vallée. Etant descendu trop à l’ouest il me faut suivre la route sur plusieurs kilomètres. Il fait une chaleur torride. Pas un brin d’air, des bouffées étouffantes montent du macadam. De gros camions lancés à toute allure me frôlent. Par endroits dans les virages, les murs de soutènement laissent un espace tellement restreint au marcheur, qu’il me faut me plaquer à la pierre, pour ne pas être fauché par un mastodonte lancé à pleine vitesse, dont le chauffeur n’a qu’une visibilité restreinte à l’avant. Un petit renfoncement, un arbre y dispense son ombre. Je m’assois à son pied à la limite du coup de chaleur.

A quelques kilomètres, sur le versant gauche de la vallée le petit village de Landry marque l’entrée de la vallée qui me permettra demain de m’enfoncer dans le massif de la Vanoise. Si j’y trouvais un hôtel, je me laisserais tenter. Autant le bivouac en pleine montagne est un vrai plaisir, autant le camping en fond de vallée constitue à mon sens un calvaire.

La chance est avec moi, un bar tabac restaurant propose quelques chambres. Il ne m’en faut pas plus. J’adore les vieilles chambres au parquet en bois qui craque, cela leur donne un air d’ancien authentique et original, alors que nos chambres modernes aseptisées et standardisées sont trop dépersonnalisées et me laissent un sentiment de déprime. Dans le cas présent, l’ancienneté ne rime pas avec ménage négligé. Non, tout est bien propre, le lit fait avec les draps et couvertures tirés avec minutie. Il se dégage de ces pièces anciennes où le bois prédomine une véritable hospitalité, et immédiatement on se sent le bienvenu. Le repas du soir sera copieux dans une salle agréable. Cette deuxième étape aura été de belle taille, et les conditions de chaleur des dernières heures, particulièrement éprouvantes. Mon corps a surmonté l’épreuve sans trop de difficulté, et le soir après de telles épreuves, je ressens une grande satisfaction. L’effort physique lorsqu’il est intense et soutenu déclenche sans doute des sécrétions d’endomorphines et cela procure cet état de félicité. Cela crée une addiction, qui vous pousse vers des étapes toujours plus longues et difficiles. D’autre part, le soir dans mon lit avant de plonger dans le sommeil, le bonheur procuré par l’examen sur la carte du cheminement de la journée, de vallées en cols, constitue une motivation supplémentaire au voyage à pied. Je me prends à douter de la réalité d’une telle chevauchée accomplie à travers ces grands reliefs des Alpes, montagnes redoutables.

Demain je vais rentrer dans le sanctuaire de l’un des plus beaux parcs nationaux français, la Vanoise. Je le traverserai dans sa grande longueur du nord au sud. Je sais que je pars sur les traces de mes joies d’enfant, lorsqu’avec mon père j’arpentais ces magnifiques montagnes en ski de randonnée. Dès l’âge de treize ans, j’ai eu la chance de faire de belles montagnes, telles que la Pointe de la Galise, la Tsanteleina, le Mont Pourri et bien d’autres. Tous ces souvenirs de jeunesse, vieux maintenant de quarante ans sont très présents dans ma mémoire. Je me revois avec mes yeux émerveillés sur ces sommets de plus de trois mille mètres au côté de mon père tout fier de son fils, et pourtant il était assez avare de compliments. Il faisait partie de ces êtres d’exception qui réussissent toujours devant les autres tout ce qu’ils entreprennent, en affichant un profond désintérêt pour les apparences et l’enrichissement matériel. Ce sentiment de joie et de nouveauté face à la montagne ne m’a pas quitté, et au lieu de s’altérer avec le temps, il s’est au contraire renforcé. Ce plaisir spontané est resté intact. La vie et ses turpitudes n’ont apporté aucun voile à ce plaisir simple d’être en montagne. Je me rappelle les dernières années de la vie de mon père. Homme de grande sagesse, qui ne se plaignait jamais de rien, il me disait seulement que de ne plus pouvoir aller en montagne lui manquait beaucoup. Donc durant les quelques jours à venir, cette traversée de la Vanoise, je vais l’accomplir comme un pèlerinage à la mémoire de ce père, qui a su me donner le goût de l’effort et m’a appris à jouir des beautés de la nature.

Après un petit déjeuner copieux et quelques achats, jambon, pain et fruits je quitte ce village de fond de vallée. Suite à quelques hésitations, un chemin très agréable bien que raide me conduit à travers une forêt de grands sapins en direction du lointain col du Palet qui se situe deux mille mètres de dénivelé plus haut. La distance est importante, mais les différents plans qu’offre ce vallon sont superbes, et les kilomètres semblent plus courts. Je croise un jeune marcheur autrichien, en train d’accomplir le tour de la Vanoise. Après la zone arborée, les versants de la combe deviennent plus abrupts. De hautes falaises barrent les pentes. Des cascades à fort débit se succèdent et toutes avec la même impétuosité s’élancent dans le vide sur plusieurs centaines de mètres. La marche dans ces conditions n’est jamais difficile. La curiosité avivée, on cherche à accélérer le pas pour découvrir impatiemment ce qui se cache au détour du prochain accident du terrain. Je dépasse le chalet refuge du Rosuel.

Le vallon se transforme, les versants deviennent plus arrondis, les à-pics rocheux le bordant ont disparu. Les sommets se sont rapprochés, les glaciers et leurs crevasses sont très nettement discernables. La Grande Motte trône impériale en imposant ses magnifiques formes arrondies devant moi. À ma gauche et à ma droite de beaux sommets aux noms réputés, sommet de Bellecôte et dôme de la Sache affichent leur altitude respectable. Je pénètre bien dans le domaine de la haute montagne. Durant la trentaine de kilomètres à venir je ne redescendrai pas en dessous des deux mille mètres. J’effectue une halte au niveau d’un lac aux formes rectangulaires. Bien assis dans l’herbe, je profite du lieu tout en consommant mes tranches de jambon et mon pain à la croûte épaisse et croustillante. Je suis seul. Le GR 5 à cette époque, début septembre est déserté. Quelques nuages et une légère brise font chuter la température. Il est temps de me remettre en route. Un dernier coup de collier et le col du Palet est atteint. A mes pieds Super Tignes étale ses installations, elles aussi désertées à cette période. Une station de ski sans neige et sans activité est toujours laide. En effet les pistes apparaissent comme de larges cicatrices qui entaillent la montagne. Mais des marmottes peu farouches donnent une touche de gaité à cette nature quelque peu bouleversée par l’homme.

Je m’engage dans la descente en jetant un dernier regard d’ensemble sur Super-Tignes. Le panorama d’ensemble, malgré les pistes déneigées, est de toute beauté. Le lac prend une couleur turquoise. En arrière plan La Grande Sassière, magnifique pointe acérée, qui jaillit jusqu’à plus de 3700 mètres, d’un jet au-dessus du lac du Chevril, rehausse le tableau d’une belle touche. Rapidement je rejoins, le quartier sud de la station, appelé le Val Claret. A la première personne rencontrée, je demande si elle peut m’indiquer un lieu où passer la nuit. Du tac au tac elle me répond « pas de problème, l’hôtel en face j’en suis la propriétaire ». J’adore lorsque les choses se passent rapidement pour trouver un hébergement. Cela pourrait paraître contradictoire avec ma démarche. En effet l’une de mes grandes motivations, justement c’est de ne pas savoir où je vais dormir à la fin de l’étape de la journée.

Durant cette soirée beaucoup de souvenirs me reviennent en mémoire. Les plus forts sont les suivants :

Il y a bien longtemps j’avais à l’époque une quinzaine d’années, nous passions avec mes frères les vacances de Pâques au ski. Nous étions hébergés dans l’ancien chalet du Club Alpin Français de Super Tignes. Les conditions d’enneigement étaient exceptionnellement imporantes. Un après-midi la gendarmerie est venue nous évacuer pour des raisons de sécurité et nous a relogés en face sur l’autre versant de la station. Le lendemain matin auréveil, en jetant un coup d’œil par la fenêtre de notre appartement, nous constatons avec stupéfaction que notre chalet, que nous venions d’habiter une semaine, avait tout simplement disparu, emporté par une avalanche. Merci les gendarmes ! Et dire que jeunes et rebelles, nous avions failli nous cacher pour ne pas évacuer ! Donc nous sommes restés plusieurs jours bloqués dans notre appartement. Bien sûr les pistes étaient fermées et ils nous étaient même interdit de sortir dans les rues, car les avalanches menaçaient jusqu’au cœur du village. Nous n’étions pas du style à rester tranquillement à lire. Etant habitués aux sauts et plongeons de grande hauteur en mer, l’un de mes frères eut l’idée d’essayer de sauter du troisième étage, l’épaisseur de neige devant servir d’amortisseur. Par sécurité deux d’entre nous se mettent à proximité du lieu d’arrivée du sauteur, et c’est parti. Effectivement la neige rendait le choc très doux. Mais le sauteur disparaissait complètement et il fallait venir l’extirper, car même sa tête avait disparu. L’un de nos camardes saute, et il ne s’enfonce pas et tombe sur le côté, assez gravement atteint aux vertèbres. Il avait atterri sur une protubérance de béton, recouverte seulement d’un cinquantaine de centimètres de neige !

Quelques années plus tard étant à l’école de l’air, avec un groupe de camarades nous faisions un stage de montagne, encadrés par un moniteur des chasseurs alpins. Après plusieurs jours de randonnée et de montagne, en particulier la jolie face nord de la Tsanteleina qui culmine à plus de 3600 mètres, ce matin nous devons partir faire une escalade dans le coin de la Grande Motte. L’instructeur manifestement n’est pas chaud, mais je ne vois pas pourquoi nous n’irions pas. Entre lui et moi le désaccord est consommé. Je lui dis que je n’ai pas besoin de lui et que je suis à même d’emmener mes camarades. Ceci dit, deux de mes copains se joignent à moi et nous voilà partis pour l’aiguille Noire de Pramécou. Mais dès notre départ, l’instructeur a rendu compte de la situation au colonel de l’armée de l’air qui nous encadrait. Lors de notre retour, ça a été ma fête ! Rien ne m’a été épargné, j’avais été l’instigateur à la désobéissance de notre groupe. Je me suis bien gardé de dire, que j’avais failli tuer l’un de mes deux camarades en faisant tomber une énorme pierre dans notre tentative d’escalade. Eh oui, il me fallait bien apprendre le respect de la discipline, même quand le chef justifiait par une mauvaise raisons le fait de ne rien faire. Mais l’armée de l’air n’est pas rancunière et j’y ai passé 30 années de grande intensité, que je ne regrette vraiment pas!

Revenons à ma randonnée. Aujourd’hui l’étape doit me conduire à Pralognan la Vanoise, en restant pratiquement toujours au-dessus des deux mille mètres. Le temps est magnifique, pas un nuage. La calotte neigeuse de la Grande Motte très esthétique et élancée se découpe sur le bleu du ciel. Elle est bordée d’éperons rocheux qui mettent en valeur ce glacier aux courbes harmonieuses. Ce premier spectacle donne le ton de la journée, qui sera axé sur l’esthétique des sommets de la Vanoise.

D’un pas alerte je m’engage dans le petit vallon qui mène au col de la Leisse, 750 mètres plus haut, presque à deux mille huit mètres d’altitude. Les différentes couches géologiques, que traverse le chemin, donnent à la montagne des allures de tableaux aux touches de couleurs. De grands bancs de pierre érodés, que l’usure a coloré en blanc sont juxtaposés à des couches de grès à la teinte mauve mat. Cette haute vallée pelée, à l’herbe rase, qui cède rapidement la place aux pierriers qui à leur tour capitulent devant les barres rocheuses, la glace et la neige, est symbole de haute montagne dans toute son austérité. Je suis seul, ce qui ajoute à l’atmosphère du lieu.

En me retournant, je constate que le Mont Blanc jaillit et occupe une grande partie du panorama. Pourtant il est à quarante kilomètres à vol d’oiseau. Je suis stupéfait de le voir aussi imposant. Une fois parvenu au col, le versant sud de la Grande Motte se développe sur plus de mille mètres, de pierre de glace et de neige. Les montagnes françaises, même si elles n’atteignent pas des altitudes comme dans d’autres massifs en Asie ou ne Amérique, elles affichent une nature rude et farouche. Je longe sur plusieurs kilomètres ce chaos minéral. Puis, perdu au beau milieu de cette immense vallée d’altitude, une petite silhouette perchée sur un mouvement de terrain, le refuge de la Leisse se dévoile. Dans ce décor, il apparait minuscule, comme l’une des pièces d’un jeu de mécano. On réalise par ce type de contraste l’immensité du décor. En m’approchant, aucun mouvement, une porte est ouverte. Le gardien passe, je le salue mais ne m’arrête pas, trop content du rythme qui est le mien.

La vallée s’incurve en prenant la direction du sud. Ce changement de cap de quatre vingt dix degrés s’accomplit en deux kilomètres, en un gigantesque quart de cercle autour d’un impressionnant sommet conique. De l’autre côté de la vallée, au-dessus de moi la Grande Motte a cédé la place à la Grande Casse. Cette dernière constitue le point culminant de la Vanoise. Sa cime s’élève à plus de trois mille huit cents mètres. Devant moi, un peu en amont du chemin une grosse tache blanche. Non, il ne s’agit pas de neige mais d’un troupeau de moutons conséquent. Alors que je m’en rapproche, sortant de la masse un animal de belle taille, mais dissimulé jusqu’à présent du fait de sa couleur blanche, vient à ma rencontre. Il s’agit de l’un de ces fameux patous. Ce sont de redoutables gardiens qui ont pour première vocation d’éloigner les loups et de les mettre en déroute s’ils se montrent trop entreprenants. Gare aux hommes qui sans méfiance pénètrent dans un troupeau, ils s’exposent à un réel danger. C’est pour cela que je ne m’en approche jamais trop près, sauf si je vois le berger. Mais dans le cas présent, bien que je sois en train de me rapprocher de l’objet de toute son attention, mon chemin passe une centaine de mètres en dessous du troupeau. Le patou arrive à ma rencontre sans se presser et sans animosité dans le cadre d’une action de prévention. Il vient à mon contact à un mètre tout au plus, me regarde. Il se met à mon côté tout le temps que mon chemin reste en rapprochement du troupeau, mais en s’interposant, pour me signifier que je ne dois pas aller plus près mais bien passer ma route. Il a un pelage touffu et brillant, j’aurais envie de le caresser mais je me retiens, car je ne dois pas oublier que c’est une espèce d’arme de guerre, et avec ces engins on ne s’amuse pas. Puis, une fois que je suis en éloignement du troupeau, il m’accompagne encore quelques dizaines de mètres et s’étant assuré que je m’éloignais définitivement, il est reparti garder ses ouailles. Mais si j’avais pris l’initiative de me diriger directement sur les moutons, là je pense qu’il aurait manifesté de l’agressivité, et ce genre de chien doit bien faire quarante kilos!

Je quitte la vallée principale que je suivais depuis Super-Tignes et je m’engage sur un sentier qui semble monter directement dans le ciel en direction du col de la Vanoise. La pente est si raide que la section du sentier se découpe sur le ciel. J’ai rarement eu une telle perspective sur un chemin. Je dépasse un groupe important, ces personnes sont arrêtées et cassent la croûte dans la bonne humeur. Je me dis qu’à mon tour il serait temps que je m’alimente. Mais les conditions si favorables ce jour et la beauté des montagnes qui m’entourent associées à mon excellente forme physique me font presque oublier ces contingences du corps. Autant à vélo je suis sensible au défaut d’alimentation, autant à pied je peux me déplacer une journée sans éprouver le besoin de me sustenter. Quelle est la raison de cette différence de fonctionnement de mon organisme ? Je n’en sais fichtre rien !

Je suis en train de tourner autour de la Grande Casse. Cela me rappelle mon père. Alors que j’étais très jeune treize ans, nous y avions fait une tentative un peu kamikaze, à mon point de vue. Quant à lui, tout lui était apparu comme normal et sans difficulté. Mais me retrouver avec des crampons de mauvaise qualité sur une glace noire très dure ne m’avait pas vraiment plu. La tête en l’air, tous ces souvenirs vieux de quarante ans défilent devant mes yeux. Mais la physionomie du glacier a complètement changé. L’endroit où nous passions à cette époque n’est plus praticable, la glace s’étant retiré laissant la place à une paroi lisse.

Ce vallon qui conduit au col de la Vanoise est jalonné de grands poteaux hauts de plusieurs mètres. A quoi pouvaient-ils servir? Tout simplement à baliser la route aux caravanes qui aux siècles passés voyageaient par ces chemins d’altitude. Eh oui à ces époques, il était beaucoup plus court de passer directement à travers les zones montagneuses, que d’en faire le tour, ce qui impliquait des contours considérables. Aujourd’hui nous n’avons plus la même approche car ces longs contournements nous les effectuons sur grande route voire autoroute. A certaines époques, par exemple à la période du petit âge glaciaire, qui dura trois siècles de 1550 à 1850, le glacier de la Grande Casse s’était terriblement développé, et les caravanes avaient des difficultés à passer des zones de séracs. Par ce col étaient acheminés des produits qui venaient d’Italie, il s’agissait de l’un des itinéraires qui reliaient Chambéry à des grandes villes italiennes comme Turin, Gênes ou Venise.

Derrière le col, je tombe rapidement sur le refuge du même nom. Là encore de nombreux souvenirs me reviennent en mémoire. Le temps évolue, va-t-il pleuvoir avant que je rejoigne Pralognan? Je m’engage promptement dans la descente. Une autre montagne prestigieuse me domine, l’aiguille de la Vanoise. Selon les perspectives, elle a l’allure d’une flamme de pierre de quatre cents mètres de haut, en quelque sorte une Aiguille Dibona de la Vanoise.

Une fois dans la vallée, je rejoins le camping et m’installe. L’étape de ce jour aura été exceptionnelle par son parcours en altitude. Une fois douché, d’ailleurs en gardant mes habits techniques pour les laver, je pars me promener dans cette jolie station de ski. Il n’est pas très tard et le soleil se maintient. De ce fait mes habits sèchent rapidement. Non seulement j’ai pris ma douche mais j’ai accompli ma lessive pour les trois jours à venir. Vivent les habits techniques ! Il ne me reste plus qu’à aller boire une bière bien fraîche, écrire quelques cartes postales et attendre l’heure de me trouver un restaurant sympathique. Au cours de ces voyages à pied à travers les montagnes, à l’étape après un effort soutenu de plusieurs heures, je ressens un grand bien-être. C’est peut-être un peu cela le bonheur?

La nuit a été bonne, elle m’a apport�� le repos, je me prépare à accomplir une étape longue jusqu’à Modane en passant par le col de Chavière, culminant à 2801 mètres. Après quelques hésitations dans un bois à la recherche d’un raccourci, je prends un rythme rapide pour remonter ce très long vallon orienté plein sud. La lumière rasante du matin, laisse apparaître en ombres chinoises un foisonnement de pics acérés à ma gauche. Ce massif recèle une multitude de montagnes qui ne cessent de me surprendre par leurs dimensions et leur esthétique. Je suis un large chemin utilisé par les voitures, et la circulation n’est pas négligeable. C’est la première fois depuis mon départ hormis la première étape, il y a maintenant cinq jours que je vois du monde sur mon chemin. Mais cela ne va pas durer. Quelques kilomètres plus loin, un parking bien rempli et de nombreuses personnes attablées sur la terrasse d’un chalet bar restaurant. Je ne m’arrête pas et rapidement je me retrouve seul sur le chemin qui conduit à un col perdu.

Tout au long de ce parcours les marmottes m’accompagnent et ne sont pas farouches du tout. Je les approche à quelques mètres seulement. Sur la droite le dôme de Polset prend de l’ampleur. Je passe à quelques encablures du refuge du même nom. Il a l’air neuf, au moins repeint, mais je ne m’approche pas. Le sol change d’aspect. L’herbe a disparu et la roche est noire. Quelle austérité dégage ce col qui se dresse devant moi. Une zone plate couverte de cairns de petite taille donne une atmosphère étrange au lieu. Un dernier raidillon particulièrement marqué dans la caillasse donne accès au point de basculement vers la Maurienne.

Sur le versant sud qui s’ouvre à moi, la lumière du soleil rend le paysage plus riant que dans l’austère versant nord qui était déjà à l’ombre. Une longue descente de près de 1800 mètres m’attend. Je ne vais rencontrer qu’un couple de personnes d’un âge respectable, plus de soixante dis ans, qui veulent aller jusqu’au col. Je croise une source. L’eau y est très bonne, car elle s’appelle « source du vin ». Plus je descends et plus l’air est étouffant. Arrivé à Modane, à nouveau le macadam et ses bouffées d’air chaud. Je rejoins le camping, installé dans un endroit peu bucolique, au creux d’une épingle de la route. Mais la fatigue aidant, je suis pressé de monter ma tente et de me décharger de mon sac bien qu’il ne dépasse pas les dix kilos. Je pars faire un petit tour en ville. Que ces fonds de vallée industrielle sont tristes. Tout est gris du fait entre autre de la pollution automobile. J’ai un petit coup au moral. Sans doute cela est dû à la présence de la gare et je me dis qu’en quelques heures je pourrais rentrer chez moi, où mon fils qui est venu en stage à Lyon m’attend. Mais il faut résister. Ce soir pas moyen de trouver de ravitaillement. Au camping, je réussis à me faire réchauffer une pizza congelée, puis je m’enfonce dans ma tente sous une pluie d’orage.

Au lever tout est trempé, et avec ma tente mono-paroi ça n’arrange pas les choses. Mais ce matin le temps est à peu près au beau et il ne fait pas froid. Mon petit coup au moral persiste et la gare me fait des grands clins d’œil. Après avoir hésité je décide de prendre la direction du col de la vallée étroite quelques mille quatre cents mètres plus haut. Ayant quitté le GR5 pour rejoindre le camping, il me faut maintenant retrouver le chemin qui passe cinq cent mètres de dénivelé plus haut. Aux grands maux les grands moyens, je me lance dans la remontée de la route goudronnée qui zigzague dans la forêt. Après une vingtaine d’épingles à cheveux j’identifie enfin les fameuses traces rouges et blanches. Que cette montée était monotone, bien que le regard donne sur des ouvrages de fortifications militaires très intéressants datant probablement de Vauban. Je suis aussi passé devant l’entré monumentale du tunnel ferroviaire du Mont Cenis. Une magnifique micheline d’une époque révolue témoigne de l’activité plus que centenaire de cet ouvrage. Il a été inauguré en 1871. A mes pieds, la ville de Modane, enserrée par des parois rocheuses aux teintes sombres, et dont on ne voit que son énorme alignement de voies ferrées ne donne pas envie de venir y habiter, bien qu’elle se trouve au carrefour de magnifiques massifs alpins.

Le chemin s’insinue dans une gorge étroite au fond de laquelle un torrent tout en écume ajoute une touche vive, qui tranche sur le vert des arbres, qui s’accrochent par touffes là où les faiblesses de la paroi le permettent. De l’autre côté de ce vallon étroit une très ancienne église s’agrippe à la falaise, reliée au chemin sur l’autre versant par un pont d’époque, dont la pierre est dans les tons de celle qui constitue la construction.

Une fois encore la seconde guerre mondiale se rappelle à moi. Dans cette vallée bien nommée, les ouvrages défensifs du type ligne Maginot ont fleuri et sont encore visibles, probablement pour des siècles. La gorge donne en finale accès à des zones de grandes pelouses qui s’ouvrent sur de magnifiques sommets comme le Mont Thabor. Cette région tampon entre deux célèbres parcs nationaux que sont la Vanoise et les Ecrins n’a rien à leur envier. Ses sommets sont sauvages et arides, et pour y accéder souvent on passe auprès d’une multitude de lacs aux couleurs multiples et aux noms mystérieux, comme par exemple le lac du Serpent. Une grande croix et une petite mare matérialisent le col. Que ce chemin était long depuis Modane, mais combien divers étaient les paysages rencontrés, d’abord l’austérité du goudron et de la ville industrielle, puis le secret et la pénombre de la gorge qui se cache entre les précipices et enfin cette arrivée dans la lumière des grands espaces qui donnent accès aux cimes. Pour apporter une touche supplémentaire au charme de cette longue montée, je n’y ai rencontré qu’une seule personne.

Par une descente de sept cents mètres de dénivelé je rejoins le fond de la vallée étroite. Cet endroit est français mais ne débouche que sur l’Italie, un peu à la manière du Val d’Aran qui ne donne que sur la France mais qui est espagnol. Dans ce dernier cas, les Espagnols ont creusé un tunnel pour éviter qu’en hiver le val d’Aran ne soit coupé de l’Espagne. Pour cette petite vallée qui donne sur Bardonecchia, pas de tunnel. Le refuge appartient au club alpin italien, alors que nous sommes sur territoire français, étrange !

Il y a beaucoup de monde attablé, et manifestement il y a de la joie dans l’air. Je ne m’attarde pas. Un raidillon sévère de quelques quatre cents mètres de dénivelé me sépare de la crête qui donne sur la vallée de Névache. Il ne me faut pas longtemps pour les franchir, je me sens une forme de marathonien. Après être sorti des zones de forêt, de grandes pâtures conduisent à un lac, plutôt une grande mare à peu près circulaire. Un immense troupeau de moutons s’y abreuve. Je m’arrêt pour en faire quelques photos, ces animaux en cercle donnent une touche très esthétique au panorama. J’engage la conversation avec le berger, je me régale de ce qu’il me raconte sur son métier, qui manifestement n’est pas facile. Par exemple cette année il a subi sept attaques de loup, ce qui l’oblige à redescendre son troupeau tout les soirs, travail qui nécessite plusieurs heures. Mais pourquoi n’a-t-il pas un ou deux patous pour monter la garde ? Tout simplement parce qu’il y a beaucoup de promeneurs, et que les accidents seraient fréquents. Dans la Vanoise ce ne semblait pas être le cas?

Je me remets en route, et par un magnifique sentier qui traverse des couches géologiques vives et multicolores je rejoins le fond de la vallée de Névache. Pour moi c’est une vieille connaissance, où les souvenirs affluent.

Je vais vous relater le plus significatif. Un jour, étant parti me promener au lac des Béraudes, alors que j’en redescendais j’entendis un bruit d’avion à réaction. Devant moi, un mirage F1 remontait la vallée principale à très basse altitude et effectua à vive allure un virage impressionnant à angle droit pour passer à la verticale de ce joyau qu’est le lac des Béraudes. J’ai justement un camarde pilote de F1 et amoureux de ce coin. Avouez que c’est une drôle de coïncidence. Le temps qu’il rentre à Strasbourg, lieu d’implantation de son escadre, je lui téléphone et lui annonce que je l’ai vu cet après-midi. Tout surpris il comprend vite et éclate de rire, lorsque je lui annonce que je me baladais au lac des Béraudes. Le plus cocasse, lorsque je me suis retrouvé sur la large piste menant au village de Névache, tous les gamins que je croisais couraient en ayant les bras étendus en mimant le bruit d’un réacteur! L’armée de l’air avait des futurs candidats en herbe, dont ce jour-là les vocations ont sans doute étaient suscitées. Mais cette anecdote remonte à bien longtemps, du temps de notre jeunesse. Je prends cette précaution afin de calmer toute revendication éventuelle d’un écologiste intransigeant, me faisant remarquer la nuisance scandaleuse d’un avion de combat « s’amusant » dans ce havre de tranquillité. Oui cela fait 25 ans et il y prescription.

Je m’installe au camping, et comme nous sommes en septembre, j’y suis seul. La montagne à cette époque de l’année présente bien des avantages, car outre le fait que les vacances sont terminées et que le monde a déserté ces lieux très connus, le soleil et les températures clémentes jouent les prolongations. Pour ceux qui ont la chance de pouvoir choisir, je leur conseillerai cependant le printemps fin mai. En effet à cette période la neige est un peu plus présente sur les montagnes et surtout les fleurs déroulent un tapis multicolore qui se renouvèle à l’infini et cela jusque haut en altitude, c’est à dire 2800 mètres voire plus. Alors qu’il n’y a pratiquement plus de végétation certaines fleurs s’accrochent encore dans ces sols hostiles. Mais l’automne reste aussi une saison merveilleuse, où le temps est d’une grande stabilité après les orages de fin août.

Les conditions météorologiques en ce dernier jour de ma randonnée sont encore excellentes. Je compte rejoindre Briançon en passant par la crête de Peyrolle. Il me faut dans un premier temps rejoindre le col des Cibières, huit cents mètres au-dessus de cette splendide vallée de Névache. La montée est agréable, elle se déroule au début dans une forêt clairsemée puis dans un monde plus minéral où de maigres pâturages disputent l’espace à de vastes pierriers, aux blocs massifs et aux formes géométriques. Une fois au col le massif de l’Oisans apparaît dans toute sa grandeur. Par un parcours rapide le chemin me conduit au col du Granon, parcouru d’une route goudronnée. De là, la crête de Peyrolle étale ses hauteurs effilées. Rarement parcours ne m’est apparu aussi tentant. Je ne vais pas être déçu. Un incroyable chemin suspendu au beau milieu d’un immense pierrier d’une raideur étonnante, à se demander comment les pierres tiennent. Cette sente étroite se trouve un peu en contre bas de la crête. Cette traversée me donne la sensation d’un funambule en plein ciel, ce qui procure un grand moment de plaisir. Puis le point culminant est atteint. Amas de grosses pierres blanches sur lesquelles se dresse une croix en bois vernis. Tout là-bas mille quatre cents mètres plus bas, la ville de Briançon apparait comme du hublot d’un avion. J’y distingue la gare que je compte rejoindre avant que le dernier train de la journée ne parte. Des montagnes à l’aspect débonnaire, qui de plus n’affichent pas une altitude sensationnelle, peuvent cependant présenter des points de vue époustouflants. C’est bien le cas de ce sommet qui domine la ville de Briançon. Après avoir contemplé ce spectacle extraordinaire qui se déroule à trois cents soixante degrés, je plonge dans la descente, qui est très aérienne. On a vraiment la sensation de partir directement à la rencontre des toits de la cité. Au fur et à mesure le chemin permet de découvrir des ouvrages militaires. Je prends le temps d’en visiter quelques uns. Il y avait la place pour héberger une véritable armée. Que cette descente est surprenante ! J’arrive aux premières maisons, la terre cède la place au goudron. Je me mets à courir et j’arrive avec dix minutes d’avance sur l’horaire du dernier train de la journée qui part vers les quinze heures.

Je ne pensais pas qu’en empruntant un chemin de grande randonnée comme le GR5, je serais souvent seul et que de telles émotions puissent naître d’une grande classique. Tout n’est que question de circonstances. On peut avoir l’impression d’être très loin partout, lorsque l’ambiance du lieu s’y prête. Les grandes randonnées classiques, maintenant je ne les envisagerai plus avec le même regard, mais bien comme des projets très intéressants.

Paradoxe ou clin d’œil de la nature, qui rappelle qu’elle reste la plus forte et qu’en montagne il faut garder des ressources en cas de nécessité. Une fois arrivée à Lyon tard le soir, je prends le tram pour rentrer chez moi. Lorsque j’en descends la nuit est noire, sol et ciel se confondent dans cette absence totale de clarté. Cette ambiance sauvage m’agresse littéralement. Plus une personne dehors. Je n’ai que sept cents mètres à parcourir pour arriver chez moi. Un orage d’une violence inouïe éclate. Des éclairs zèbrent la rue devant moi, plus une lumière. La peur me subjugue. Je me sens en danger et me mets à courir, après avoir hésité à la recherche d’un hall ouvert. Pour abréger cette expérience très angoissante je cours au maximum de ce que je peux, la peur au ventre d’être foudroyé au prochain éclair. Lorsque j’ouvre ma porte je suis complètement trempé, mais vivement soulagé, seul moment à part un soir à Modane, où il a plu !

Après un tel voyage dans les montagnes, se retrouver terrorisé en pleine ville, on extrapole facilement en imaginant un tel déchaînement en pleine montagne loin de tout. La nature me dit simplement de ne pas me montrer présomptueux, en me croyant fort d’une certaine expérience acquise.

Je relate cette randonné que j’ai faite il y a déjà pas mal de temps, c’était je crois en septembre 2007, ou 2006. Tout étonné, je constate qu’en regardant quelques photos, les souvenirs et les émotions ressurgissent à flots serrés. De toute évidence la grande randonnée en solitaire met en situation psychologique de s’imprégner de façon durable des beautés du chemin, des sensations du corps et des pensées et méditations que cette activité seul face à la montagne suscite.
Et pourquoi pas la Jordanie? (fin mars-début avril 2011) English translation pending
by Tokala · 2011-04-07 · 34 replies
De retour d'une semaine en Jordanie, voici le résumé de notre itinéraire, fait en voiture de location.

J1 : avion Paris Amman sur Royal Jordanian (vol direct), récupération de la voiture de location (Avis) à l'aéroport, et direction Madaba pour 3 nuits à l'hotel Mariam. Très bon hotel, très confortable, délicieux p'tit dej (avec des pancakes !), bien placé Diner à l'hotel

J2 : Matin visite du chateau de Ajlun Déjeuner dans le restaurant (buffet) juste à l'entrée du site de Jerash Après-midi à Jérash Diner au restaurant Bawabit à Madaba

J3 : Mont Nébo le matin Dejeuner et après-midi sur la plage du Movenpick Resort pour profiter de la Mer Morte Diner au restaurant Bawabit à Madaba

J4 : Route des Rois en direction de Pétra Arret en fin de matinée pour visiter le chateau de Kerak, déjeuner à Kerak Arret au Chateau de Chowbak (trop tard pour le visiter) Arrivée à Petra en fin d'apres-midi Nuit au Sunset hotel Meme standing que le Mariam à Madaba, le Sunset propose aussi pour 4 JD de nous préparer un pique-nique.

J5 : Site de Petra le Siq, le Khazneh, la ville... Après le pique-nique, ascension en direction du Monastère

J6 : lever tôt pour profiter de Petra sans la foule Excursion au Lieu du Haut Sacrifice Après manger excursion sur le Djebel Khubta pour surplomber le Khazneh

J7 : Direction le Wadi Rum Excursion dans le desert à dos de chameau avec Jordan Tracks Nuit au camp bédouin de Jordan Tracks. Agence vraiment très professionnelle, nous avons passé 2 merveilleuses journées ! Je recommande.

J8 : Journée en jeep dans le Wadi Rum avec un guide bedouin (toujours Jordan Tracks) Franchement magnifique ! Retour au village en fin d'après-midi Route vers Aqaba Nuit au calme hors de la ville au Red Sea Dive Center Hotel (il faut quand même entrer dnas Aqaba pour trouver la bonne route qui y mene) Diner à l'hotel

J9 : matin à Aqaba Route du desert pour revenir à Madaba (pique nique en route) Arret à Umm er-Rasas Arrivée à Madaba en fin d'après-midi

J10 : retour à Amman pour prendre l'avion pour Paris

* ******************************************************************

Et maintenant, pour ceux qui aiment un peu de lecture, voici le récit détaillé de nos aventures (le récit accompagné de photos se trouve ICI) :

Et pourquoi pas la Jordanie ?

Deux semaines avant notre voyage prévu au Japon, un terrible séisme ravage une partie du pays, avec les conséquences que l’on sait… Une semaine avant le voyage, nous décidons donc de changer de destination. L’Ouest Américain ? J’aimerais beaucoup y revenir, mais c’est encore trop tôt dans l’année pour bien profiter du Yosemite National Park… L’Argentine ? C’est aussi un pays qui nous tente, mais organiser un voyage dans ce grand pays en moins d’une semaine parait difficile… Madère, l’île aux fleurs, pour une semaine de randonnée printanière ? Nous rêvions d’un grand voyage dépaysant… Et pourquoi pas la Jordanie ? Depuis le temps que mon homme rêve de découvrir Pétra ? Au moins nous aurons du soleil, ça fera du bien ! C’est décidé ! En un week-end, Guide du Routard à la main, nous organisons un super voyage en Jordanie !

Le samedi suivant, nous embarquons dans un avion Royal Jordanian direction Amman, la capitale. Nous n’y restons pas et préférons partir directement à Madaba, sympathique petite ville qui nous rappelle un peu la Sicile. Nous y resterons 3 nuits pour rayonner dans la région.

Dimanche matin, après un bon petit déjeuner, nous partons vers le nord en direction d’Ajlun, un ancien château croisé. La visite est très intéressante, même s’il n’y a pas beaucoup d’explications. Après déjeuner, nous visitons Jerash, site gréco-romain magnifiquement conservé ! Le site est immense, vraiment beau, et tellement bien conservé que l’on a presque l’impression de voir débouler un char romain sur la voie principale en direction du forum ! Cette visite est d’ailleurs pleine de surprises. En visitant l’impressionnant théâtre, nous assistons à un concert de cornemuses ! Jamais je n’aurais pensé écouter des jordaniens jouer des airs écossais à la cornemuse dans un ancien théâtre grec ! Sur le chemin nous menant au Temple d’Artémis, nous passons à côté des ruines de la cathédrale où un prêtre catholique célèbre une messe en plein air… Arrivés au Temple d’Artémis, je vois de la fumée s’élever de l’intérieur du temple… Une offrande aux Dieux ? Non ! Un vendeur de thé à la menthe ! Il est très bon d’ailleurs ce thé. Après cette belle journée riche en surprises et en découvertes, nous retournons à Madaba pour diner au Bawabit, très bon restaurant qui à l’avantage d’être tenu par des Chrétiens, on peut donc boire du vin pour accompagner notre repas. Nous goûtons à cette occasion le vin du Mont Nébo.

Petit aparté sur la gastronomie jordanienne avant de continuer ce récit. La nourriture, pas mal inspiré de la gastronomie libanaise, est très bonne. En entrée nous avons souvent des petites soupes et des mezzés (houmous, salades, concombre…). Ensuite, le poulet grillé (ou en brochette marinée, le chich taouk est très très bon), ou le mouton sont à l’honneur, accompagnés de courgettes et d’aubergines. Et pour finir le repas, un bon thé s’impose. Qu’il soit à la menthe fraîche ou infusé avec du sucre et parfois de la sauge à la façon des bédouins, il est toujours très bon !

Je parlais un peu plus haut du vin du Mont Nébo, dès lundi matin nous nous rendons sur ce lieu mythique du haut duquel Moïse observa la Terre Promise avant de mourir. Ca fait quelque chose de distinguer dans la brume matinale la Mer Morte, la Vallée du Jourdain, Bethleem si proche…

Après une petite balade dans les environs, nous changeons complètement de décors et allons au Movenpick Resort, grand hôtel de luxe, pour passer l’après-midi sur un transat sur la plage au bord de la Mer Morte. Très important de se baigner dans la Mer Morte sur la plage privée d’un hôtel, la concentration en sel est tellement importante qu’une douche s’impose ! On flotte vraiment ! Par contre, le sel, ça coupe… Et quand on s’entaille la main dans l’eau salée, ça fait vraiment mal … Heureusement, le personnel de l’hôtel veille, et est bien équipés en pansements et bétadine. Encore une petite sieste sur le transat devant la mer, et nous repartons en direction de Madaba. Le paysage est assez surprenant, comme celui que j’avais découvert dans la Vallée de la Mort aux Etats-Unis. Ce qui est assez logique finalement puisque dans les deux cas nous sommes sous le niveau de la mer, qui s’est retirée il y a bien longtemps… La roche est magnifique, présentant des strates de différentes couleurs.

Mardi matin, nous quittons Madaba pour nous diriger vers le sud, en prenant la Route des Rois, magnifique route qui nous fait découvrir d’impressionnants paysages. Des immenses canyons désertiques découpés dans la roche ocre… Nous découvrons aussi l’humour des Jordaniens. Juste avant un virage, sur la route longeant le canyon de façon vertigineuse, un panneau indique « Restaurant Grand Canyon, avec WC ». On imagine tout de suite un beau restaurant, avec une belle terrasse avec vue sur le canyon… On passe le virage et on découvre… Une tente avec un panneau « Restaurant » dessus ! Et juste à côté, une mini tente avec un panneau « WC » ! Ca vaut le petit âne de Pétra avec sa couverture rouge que son propriétaire faisait passer pour une Ferrari… mais nous ne sommes pas encore arrivés à Pétra, j’en parlerai plus tard.

Nous arrivons à Kerak en fin de matinée et nous visitons son château, dominant la vallée, avant d’aller déjeuner. Outre la magnifique vue sur la région que nous avons depuis les remparts du château (du haut desquels Godefroy de Bouillon « s’amusait » à jeter ses prisonniers, je vous passe les détails de leur chute), nous découvrons les souterrains du château, véritable dédale pas toujours éclairé, nous faisant passer d’une salle à l’autre. On s’amuse bien en Jordanie !

Nous reprenons ensuite la Route des Rois pour rejoindre Pétra… Enfin on essaye… On est un peu perdu… Et les gens parlent de moins en moins anglais… On se fait même aider par la police qui nous emmène droit vers le désert ! On fini par s’en sortir, et après un petit détour par le château de Chowbak (trop tard pour le visiter, mais magnifique vue dans la lumière du soleil couchant) nous arrivons dans la ville moderne de Pétra en fin de journée.

Pétra… cité mythique… nous passons deux jours sur place pour pleinement profiter du site. En arrivant, nous parcourons le Siq, un long couloir entre deux immenses parois rocheuses, d’un beau rouge sombre, ponctuées de gravures nabatéennes… Nous avons l’impression de marcher longtemps avant de découvrir, quand on ne s’y attend plus, le Trésor, le Khazneh, cette gigantesque porte creusée dans la roche ! C’est en effet assez impressionnant ! Nous entrons ensuite dans la ville à proprement parler, magnifique site archéologique dans un décor naturel tout aussi splendide. La roche, rouge foncée, striée de noir et de jaune, offre un décor particulièrement impressionnant. Nous découvrons des grottes, un ancien théâtre, une voie romaine, des temples… Toute une ville creusée dans la roche, et se fondant complètement dans le décor. Après un bon pique-nique préparé par l’hôtel, nous entamons l’ascension du chemin menant au Monastère. Nous croisons un petit temple avec des lions sculptés, des bédouins "easy rider" avec leur blouson de cuir et leur cigarette juchés en haut de leur chameau (un petit look Johnny Depp dans Pirate des Caraïbes, j'aime beaucoup !), d'autres bédouins proposant un taxi à dos d'ânes (c'est là que nous avons croisé l'âne-ferrari !), pas mal de petites boutiques d'artisanat…. Bref, la montée n'est pas du tout monotone ! Nous arrivons enfin en haut, sur un plateau dégagé. Après quelques pas nous découvrons, en nous retournant, l'entrée du Monastère, immense porte de pierre creusée dans la roche ocre ! Encore plus impressionnant que le Khazneh je trouve, vraiment grandiose ! Nous nous installons dans le café en face, sur des bancs joliment décorés, pour déguster un jus de citron à la menthe bien frais devant le Monastère. Sympathique petite pause ! Mais le chemin continu. Un panneau indique "Vue de la fin du monde" ! Alors on y va, bien sur ! Nous ne sommes pas déçus, la publicité n'est pas mensongère. Après une petite marche, et l'ascension d'une petite colline, nous découvrons un vrai paysage de fin du monde, canyons découpés, très profonds, roche torturée, et au loin, le désert, à perte de vue… Franchement magnifique ! Nous reprenons ensuite tranquillement le chemin du retour, en parcourant la voie romaine, puis le Siq, avant de rejoindre notre hôtel pour prendre une bonne douche avant de sortir manger… une pizza. Oui ça fait du bien de temps en temps aussi, et en plus la pizzeria est juste à côté de l'hôtel.

Après une bonne nuit, nous nous levons tôt pour redécouvrir Pétra sans la foule de la veille. Départ à 7h30, arrivée sur le site avec presque personne, nous avons le Khazneh pour nous tout seul ! (enfin nous le partageons avec trois chameaux et deux petits chats) Cette fois-ci, nous entamons l'ascension du chemin menant au Haut Lieu du Sacrifice. Ca monte dur, mais la vue du sommet, sur Pétra, sur les montagnes, sur le désert, est vraiment magnifique. Nous redescendons ensuite par un autre chemin qui nous fait découvrir, caché dans la roche rouge, quelques tombeaux oubliés… Nous avons l'impression d'être des explorateurs ! En suivant le chemin nous rejoignons le cœur de la cité pour pique-niquer tranquillement. Nous visitons ensuite les nombreux tombeaux creusés dans la roche avant de gravir le Djebel Khubta, massif de grès multicolore dominant la cité de Pétra. Après une rencontre insolite avec un homme qui vit là tout seul avec son âne avec qui il a grandit, sa seule possession, sa seule richesse, nous arrivons au sommet. Nous avons alors une vue vraiment saisissante, le Khazneh, cette façade monumentale à l'entrée de Pétra, est maintenant sous nos pieds ! Nous redescendons ensuite prendre un bon jus de citron bien frais (et bien mérité) avant de rejoindre Abdallah, un bédouin commerçant qui vend de l'artisanat sur le site de Pétra. J'avais repéré la veille un joli bracelet en argent sur son étalage. Comme il nous reconnait, il nous offre le thé, et nous passons un très bon moment avant de négocier (un peu) le prix du bracelet. Après cette longue journée, et après une bonne douche, nous dînons à nouveau à la pizzeria (même si je prends une moussaka) avant de retrouver notre lit. Le réveil sera dur demain, notre téléphone ayant subrepticement avancé d'une heure en se connectant au wifi de l'hôtel…

Vendredi matin, levé très tôt donc, et route jusqu'au village de Wadi Rum, à l'entrée du désert (ce n'est pas une métaphore, la route ne va pas plus loin). Nous nous posons à la terrasse ombragée du petit restaurant avant de rejoindre Isabelle, une jeune femme Belge mariée à un bédouin du désert, propriétaire de l'agence Jordan Tracks qui organise des tours à cheval, à dos de chameau ou en jeep. Et l'aventure commence ! Juchés sur nos chameaux nous partons vers le désert.

Le pas lent du dromadaire nous fera visiter une petite partie de ce surprenant désert, très montagneux, très contrasté aussi, entre le rouge du sable des dunes, l'ocre des pierres, le vert des buissons, le blanc des fleurs et le bleu du ciel. Les couleurs sont magnifiques ! Nous faisons quelques pauses dans notre méharée, pour découvrir une source qui pousse en haut d'une montagne, pour gravir une dune de sable rouge ou pour nous enfoncer dans un canyon étroit entre deux parois rocheuses couvertes d'inscriptions nabatéennes. A chaque fois, des bédouins confortablement installés sous leur tente nous invitent à prendre le thé.

Nous arrivons ainsi, au rythme des chameaux, en fin d'après-midi au camp bédouin de Jordan Tracks. Nous sommes les premiers arrivées, mais le camp prend rapidement vie quand une couple d'anglais et un groupe de français nous rejoignent. Nous faisons également la connaissance de Saleem, le mari bédouin d'Isabelle, et d'Awad, qui sera notre guide le lendemain. A la nuit tombée, nous entrons tous sous la grande tente pour le repas du soir (très bon poulet grillé sur le feu), pendant que nos hôtes chantent accompagnés de leur oud et d'un petit tambour. Après le repas, nous nous éloignons de la lumière du camp pour observer les multitudes d'étoiles dans ce ciel d'une pureté incroyable. Nous allons faire de beaux rêves cette nuit…

Le lendemain, après un bon petit déjeuner sous la tente des bédouins (j'adore vraiment leur thé !) nous partons à deux voitures avec les cinq français à la découverte du désert (en jeep cette fois-ci, beaucoup plus agréable que le chameau finalement).

Nous nous arrêtons d'abord près d'une petite arche en pierre découpée sur le ciel, perchée en haut d'une colline rocheuse, avant de redécouvrir le canyon de la veille (aujourd'hui nous découvrons même un figuier qui y pousse !). Nous nous arrêtons également, comme la veille, à Lawrence Spring, nommée ainsi car Lawrence d'Arabie avait choisi le Wadi Rum comme base pour combattre avec les arabes contre l'empire Ottoman. Mais cette fois-ci, nous escaladons la colline pour découvrir la source au sommet. La vue de là haut sur le désert est impressionnante ! Et l'eau qui coule dans le désert l'est tout autant.

Après la découverte d'une belle dune de sable rouge se découpant sur le ciel bleu, et sur laquelle pousse des buissons de fleurs blanche ressemblant à des genets, et la découverte d’un étrange rocher ressemblant à un gros champignon, le vent érodant son "pied" doucement au fil des ans, nous nous arrêtons à l'ombre d'une belle paroi rocheuse pour déjeuner.

Le lieu est clairement connu et utilisé régulièrement par les bédouins, si l’on en croit les tâches de sang et autre touffes de poils autour d'une pierre plate… Oui, c'est en effet là qu'on tue les chèvres ! Et les chameaux aussi. Même si c'est plus compliqué de bien tuer le chameau, il faut lui bander les yeux, tirer son cou en arrière, et lui enfoncer une très longue lame juste sous la gorge. Tuer une chèvre, à côté, c'est bien plus facile, en cinq minutes c'est réglé, même si le jeune guide du groupe de français nous avoue avoir eu un peu peur la première fois. Et c'est à ce moment de la conversation, qu'Awad, qui était tranquillement en train de servir le thé, ouvre sa djellaba pour nous montrer le couteau qu'il gardait contre sa poitrine ! Et pour nous ramener d'un coup vers le XXIème siècle, il enchaine en nous disant que si on le cherche sur Youtube, on devrait trouver des vidéos de lui !

Nous reprenons ensuite notre périple dans le désert, pour découvrir une "piscine", réservoir naturel creusé dans la roche, à sec à cette saison. Puis un peu plus loin des inscriptions gravées sur la roche. De l'art bédouin ? Non, tout simplement un ancien panneau de signalisation ! Les gravures des chameaux indiquent la direction à prendre pour le chemin de la Mecque, et les gravures représentant des serpents indiquent les dangers que peuvent rencontrer les nomades dressant leur camp à cet endroit.

Nos guides nous déposent ensuite à l'entrée d'un canyon, plus large cette fois-ci que le précédent. Nous traversons le canyon à pied, nos guides nous attendent avec les jeeps de l'autre côté. Ce canyon est surprenant, un vrai petit coin de paradis sur terre ! Des arbres en fleurs y poussent à l'ombre des parois rocheuses, nous avons l'impression de découvrir un paradis perdu.

Deux arrêts supplémentaires nous permettent de découvrir deux magnifiques arches de pierres, l'une perchée en haut d'une montagne, inaccessible, l'autre bien plus proche de nous est vite escaladée par certains du groupe.

Après cette boucle dans le désert, nous repassons devant le camp et reprenons le chemin du retour vers le village, le même chemin que nous avons pris la veille avec nos chameaux. Les lieux découverts la veille nous paraissaient très éloignés les uns des autres, nous les voyons aujourd'hui défiler à toute vitesse, c'est assez surréaliste !

De retour au village, et après de chaleureux "au revoir" échangés avec nos amis bédouins et français, nous reprenons la route avec notre voiture en direction du sud, d'Aqaba, de la Mer Rouge à la frontière avec l'Egypte et l'Arabie Saoudite. Ah qu'il est bon de prendre une douche et de se poser sur le bord de la piscine de notre hôtel ! Après 4 jours passés dans le sable et la roche (entre Pétra et le Wadi Rum), nous avons du mal à réaliser où nous sommes ! Nous aurions pu passer une excellente nuit si des moustiques n'avaient pas décidé de squatter notre lit king size…

Dimanche, dernier jour avant le retour en France. La température a monté en flèche toute la semaine et il fait vraiment trop chaud pour rester à Aqaba. Nous nous arrêtons quand même au bord de la plage, pour découvrir les jordaniennes qui se baignent tout habillées (les occidentales en maillots de bain semblent venir d'une autre planète) avant de repartir vers le nord par l'autoroute du désert.

Sur cette autoroute, qui traverse le pays du nord au sud en coupant dans le désert, nous croisons : - des chameaux qui traversent la route - des chèvres qui traversent aussi - des ânes - des piétons Et puis pour être sure que les voitures ralentissent pour ne pas écraser tout ce beau monde, ils ont mis des dos d'ânes ! Oui, sur l'autoroute ! Au moins, la route est moins monotone que ce qu'on avait imaginé.

Nous la quittons tout de même avant la fin pour faire un petit détour par le site de Umm er-Rasas, site archéologique qui contient des ruines romaines et byzantines. Le site ressemble un peu à un "site archéologique à fouiller soi-même", les bâtiments sont encore pour la plupart ensevelis sous les pierres, mais en se promenant nous découvrons quelques belles mosaïques dans les anciennes églises. Clou du spectacle, la magnifique mosaïque de l'église Saint Etienne, vraiment très bien conservée, qui représente les villes de la région.

Nous rejoignons ensuite Madaba en fin de journée, et pour notre dernière soirée nous retournons au restaurant Bawabit. On y mange toujours aussi bien, et pour terminer le voyage en beauté nous nous offrons un narguilhé avec un verre d'arak.

Lundi, fin du voyage, nous rejoignons Amman pour reprendre l'avion. Bizarrement, il pleut aujourd'hui. Je dis bizarrement parceque après une semaine de grand soleil, voir le même paysage avec des nuages dans le ciel est assez étrange.

En tous cas, nous sommes un peu tristes de partir. Même si le voyage a parfois été très dur physiquement à cause de la chaleur, la Jordanie est vraiment un bien beau pays, très riche culturellement, très accueillant, et avec des paysages magnifiques.
Aller sur un port au hasard, et participer à un voyage en tant que Mousse? English translation pending
by Nékicool · 2011-03-23 · 30 replies
Bonjour,

Tout d'abord quelques informations préliminaires:

J'ai quelque connaissance en voile (vraiment peu), j'ai due réaliser une quinzaines de sorties sur le lac Léman pour l'instant, et je voudrais vraiment apprendre à naviguer. J'ai 22 ans et apres cette année universitaire j'ai le projet de voyager autour du monde tout en travaillant dans les pays ou le visa me le permettra (Australie, N-Z...).

Je voudrais votre avis quant à la possibilité de realiser le projet suivant :

J'aimerais qu'une partie de mon voyage se face en bateau, et si je pouvais continuer à apprendre à naviguer par la même occasion ce serait parfait. J'ai donc comme projet de me rendre dans un port et d'aborder les personnes que je verrais sur un bateau, leurs proposant mon aide, gratuite bien entendu, en échange j'aiderais à la navigation, et à la cuisine, au nettoyage, peu importe, tant que j'apprend également à naviguer.

J'en ai parlé avec une personne avec qui j'ai fais de la voile sur le Léman, et habitué au voyage en bateau en mer, il me dit que cela doit être réalisable, et croit qu'en Norvège cela ce ferait plus facilement.

Mais on me dit également que cela est irréaliste, car personne n'entreprend un voyage en mer sans avoir préparé une équipe solide bien avant le départ et que de se faire "engager" sur un bateau le jour même, cela ce faisait uniquement au temps de Christophe Colomb.

Bref j'ai essayé, juste pour voir, ici au lac Léman, de partir juste pour une petite sortie sur un bateau. Même si c'est totalement différent vu que sur le lac c'est plutôt un groupe d'amis qui fait une sortie de 2 heures. Je n'ai essuyé que des refus, des regards interrogateurs voir méprisants. Mais ceci n'a pas atteint mon optimisme quand à ce projet.

Je voudrais donc connaitre vos avis sur le projet. Puis-je trouver quelqu'un qui m'accepte pour un voyage, par hasard, sur un port? L'avez vous déjà tenté? Quelques conseils? (Notamment où trouver ces propriétaire de bateaux) Même si je préférais un voilier privé, croyez vous que cela est plus facile sur un cargo?

Je vous remercie.
Randonnée de deux jours et une nuit dans le parc des Pyrénées English translation pending
by Utazas · 2011-03-13 · 16 replies
Bonjour,

Nous prévoyons être sur Lourdes vers la mi-juin et nous avions penser à faire une halte les journées suivantes dans le parc national des Pyrénées. Nous avons observé les divers secteurs du parc et la vallée de Cauterets serait la plus proche. Est-il facile de s'y rendre à partir de Lourdes (train ou bus) et où se situe l'entrée du parc dans ce secteur ?

De plus, nous aimerions connaître le niveau de difficulté et les particularités de ce genre de randonnées. Nous avons une bonne condition physique et connaissons bien les parcs nationaux ici au Québec mais nous désirons avoir un portrait de ce qui se fait là-bas. À noter que nous voulons aussi y camper en bivouac une nuit. Comment cela fonctionne ?

Merci pour toutes sortes de renseignements!
Deux semaines en Grèce avec des enfants de 3 et 4 ans English translation pending
by Aliciamua · 2011-03-03 · 22 replies
Bonjour, je suis déjà en train d'organiser mes vacances d'été et nous voudrions partir 2 semaines fin aout debut septembre en Grèce. Nous sommes ouverts à tout, car nous ne connaissons rien la bas! L'idée c'est un peu de plage, un peu de visites, 4 ou 5 endroits en 15 jours en arrivant probablement à Athènes et en louant une voiture sur place. Donc ce que je recherche surtout ce sont des noms de petits villages sympas sur le continent ou dans des iles, où on peut trouver de chouettes hotels dans des lieux pas trop trop touristiques mais à proximité de sites à visiter...En fait ce qui est compliqué c'est que les enfants n'ont plus l'age d'aller en poussette mais ne sont pas hyper motivés pour faire de grandes visites à pied non plus 😛

Des idées????

Merci beaucoup, je vais bien éplucher le forum en attendant vos réponses 🙂
Tour des Annapurnas et Sanctuaire des Annapurnas English translation pending
by Jochris74 · 2011-02-24 · 18 replies
J'envisage pour octobre 2011de faire le tour des annapurnas et le sanctuaire des annapurnas. Combien faut il compter de jours pour faire l'ensemble. Y a t il des possibilités de prendre une jeep sur certains tronçons et si quelqu'un l'a fait, pouvez vous m'indiquer les étapes que vous avez faites
Balade à dos d'éléphant à Angkor English translation pending
by Muriel18 · 2011-02-19 · 13 replies
Bonjour!

Je pars en Avril à Siem reap et j'étais tentée par une balade à dos d'éléphants .Malgré une recherche par mots clés sur ce site et d'autres recherches, je n'ai pas trouvé beaucoup d'infos. Quelqu'un a-t-il fait ce genre de balade? Qu'en avez vous pensé? Combien ça coûte (environ)?

Merci d'avance à tous ceux qui pourront me donner leur avis sur la question. Muriel
Coins à découvrir à l'Isle-sur-la-Sorgue, Gattières et Paris? English translation pending
by Profbof2 · 2011-02-15 · 11 replies
Je pars pour le France le 27 mai 2011 et je reviens le 18 juin. Mon périple sera de 3 semaines. Nous avons loué une villa à Isle-sur-la-Sorgue, une autre à Gattière et, finalement, un appartement à Paris dans le 11e arrondissement. Est-ce que vous pouvez me conseiller certains coins qui sont mal connus par les touristes et qui méritent d'être visités.
Laos du Nord au Sud English translation pending
by Oreille · 2011-02-15 · 7 replies
Bonjour,

Rentrée depuis un peu plus d'une semaine, je commence l'écriture d'un petit carnet plus ou moins pratique. J'espère que ça sera utile à quelqu'un !

Qui ? Moi-même et mon compagnon (le Chauve, le Belge, ou Marc, selon mon humeur) Où ? Départ de Paris, passage par Bangkok, puis enfin le Laos Quand ? Trois semaines entre janvier et février, une bonne période Comment ? En indépendant. Sans avoir de budget, nous avons essayé de dépenser assez peu (nous partons pour un mois aux usa en Mars, il faut qu'il nous reste quelques économies !). Uniquement au Laos, nous avons dépensé 400€ chacun (sans compter le transit par la Thaïlande, donc).

Première partie : Aller au Laos, Luang Namtha, Luang Prabang.

Nous quittons Paris le vendredi 14 Janvier, au soir. Une escale à Oman (moi non plus, je ne savais pas trop où c'était) et nous sommes déjà samedi soir quand on atterrit à Bangkok, décalage horaire oblige. Rentrer en Thaïlande est très simple : on fait la queue, on sourit au monsieur, on tend le passeport, on se laisse prendre en photo et il donne un coup de tampon. Et tout ça gratuitement. Je ne citerai pas de noms, mais y'en a un ou deux qui pourraient en prendre de la graine... Le lendemain matin, nous prendrons le premier vol pour Chiang Rai. On opte donc pour la facilité : trouver un hôtel près de l'aéroport. J'avais lu que certains proposaient des navettes, mais impossible de les trouver. On s'en passera aisément : des "offices de tourisme" (qui n'ont rien d'officiel) se chargent de tout, moyennent commission. On est ainsi pris en charge jusqu'au lendemain, les deux taxis compris. Nous voilà au SP Power Lodge, un hôtel sans charme où il nous faut insister pour obtenir un lit double ("vous ne voulez pas deux lits séparés, vous êtes sûrs ?"), mais qui offre eau chaude, télévision, wifi et petit déjeuner. On n'en demandait pas tant, mais c'est appréciable. Je découvre les poignées de porte thaïlandaises, que nous retrouverons aussi au Laos : il faut enfoncer un bouton à l'intérieur pour fermer la porte, même de l'extérieur. Ce qui permet de faire des blagues très drôles, comme pousser le bouton de la porte de la salle de bain pour que la prochaine personne qui ferme la porte, la bloque. Ou comment, ayant fermé les toilettes pour la nuit, je n'ai pas su les ouvrir, quand je me suis levée pour faire pipi à 3h mu mat'. J'ai du aller déranger l'un des employés, qui jouait avec une voiture téléguidée, pour qu'il m'ouvre. Ils semblent avoir l'habitude, il avait tout un attirail pour ce genre de situation... mais aucune clef. Dimanche matin, nous embarquons avec Air Asia, la version asiatique de Ryanair : faut être ni gros ni grand, et heureusement que le vol était court. Chiang Rai est tout au nord de la Thaïlande, et c'est de là que nous allons pouvoir le plus facilement rejoindre le Laos. Et quand je dis facilement, je n'exagère rien : tout est extrêmement fluide et s'enchaîne parfaitement. Dans l'aéroport de Chiang Rai, on trouve un comptoir pour taxis prépayés, ça évite les surprises. Nous payons 200 baths pour aller jusqu'à la gare routière, pile pour le départ du bus pour Chiang Khong (130 baths). Il ne nous dépose pas tout à fait là où on le voudrait, et les tuk-tuk le savent bien : ils attendent les touristes pour les emmener à la frontière. Enfin, quand je dis frontière... C'est un vrai moulin percé, à tel point qu'il nous faut chercher le poste frontière pour le trouver, bien planqué. Un coup de tampon et nous voilà hors de Thaïlande, traversant le Mékong sur une petite pirogue pour rejoindre le Laos. Là, c'est exactement pareil, c'est à nous de chercher le poste frontière. On remplit des formulaires, on donne les passeports et surtout, on paye. 30$ pour moi, 35$ pour le Belge, plus 1$ chacun parce qu'on est dimanche (au retour on payera aussi parce qu'il sera plus de 16h...). On paye en dollars. De sombres calculs d'équivalences de monnaies, entre l'euro, le dollar et le kip laotien rendent celui-ci plus intéressant pour nous.



Un tuk-tuk plus tard nous voilà à la gare routière, tout contents d'être à l'heure pour le dernier bus de la journée en direction de Luang Namtha (il n'y en a que deux, un à 9h, l'autre à 12h30, ça nous coute 55 000 kips chacun). Le bus, remplis de locaux, de gros cartons, d'enfants et de poules met 4h30 à arriver à destination. Mais on perd une heure bêtement : au terminus, nous pensons naïvement être à Luang Namtha, puisque c'est la ville pour laquelle nous avions acheté un billet. Mais sur notre plan, on ne comprend pas très bien où on doit aller. On commence à marcher. On se fait indiquer une direction. On continue de marcher sans comprendre. Dans le Guide du Routard, la gare est à quelques centaines de mètres seulement du centre ville. On passe alors à côté d'une borne : Luang Namtha, 8km. Il y a en fait deux gares, mais le guide ne précise pas que celle qui est sur le plan ne correspond pas à tous les bus. On marche jusqu'à la tombée de la nuit, puis on se résout à prendre le premier tuk-tuk qui passe, parce qu'il y a des chiens partout...

Nous prenons une chambre au Darasavat (60 000/nuit). Il s'agit de petits bungalows en bois, très mignons, donnant sur un étang et la campagne. Seul défaut, c'est ni isolé ni chauffé, et à cette saison, les nuits sont fraiches. Et je ne parle pas de l'eau froide qui ne motivait pas franchement à prendre une douche. La première journée, nous passons à l'Office de Tourisme pour réserver un trek (moins cher que dans les agences privées) et récupérer un "plan" de la région. Celui-ci indique les chemins à prendre pour un grand tour de vélo autour de la ville. Pour 10 000 kips, je loue pour la journée un petit vélo sans vitesse pendant que son altesse le Belge ne peut assoir son popotin que sur un VTT à 15 000. Nous ferons une trentaine de kilomètres. Le trajet ne présente pas de grandes difficultés mais fait mal aux bras : les chemins caillouteux, ça ne pardonne pas. On commence par aller à la cascade de Nam Dee, un peu ridicule mais rafraichissante. On n'y reste pas longtemps cependant, un magnifique serpent traverse le sentier juste devant nous. Ce sera d'ailleurs la journée des serpents, puisqu'on en recroisera un mort et un vivant (puis plus du tout jusqu'au tout dernier jour). La première moitié du parcours est très sympa. On traverse des rizières sur de minuscules sentiers, qui disparaissaient parfois, nous laissant traverser les hautes herbes en chantant, pour éloigner les bestioles sympathiques qu'on trouve dans ces contrées. La deuxième moitié est moins agréable, on passe sur des routes plus larges, pleines de cailloux, de trous, et de poussière (une route au Laos est rarement goudronnée). Du coup, on rentre assez tôt à Luang Namtha.

La ville est construite de façon très simple : il y a une rue principale, où se trouvent les guesthouses, les restaurants, les agences, et puis il y a les rues parallèles, où on ne croise plus un seul blanc et où la nourriture est bien moins chère. On mange vietnamien en regardant un entrainement de foot-volley, un sport très impressionnant. Le soir, par contre, le meilleur endroit pour manger se trouve au cœur du "quartier touristique" : le marché de nuit. Quelques tables, quelques étals, et on choisit tous les trucs bizarres qu'on veut ! On essaye des brochettes, des choux, des pièces de poulet, etc. Et une vingtaine de chiens attend, patiemment, avec de grands yeux, qu'on leur donne les restes, ou qu'on tourne les yeux.

Le lendemain matin, on part pour nos deux jours de "trek". Je ne pense pas qu'on puisse appeler trek une expédition d'une si courte durée. Néanmoins, j'ai été très surprise par sa difficulté : des putains de dénivelés ! Sur la première partie, on fait des pauses constamment tellement ça monte. Et pour nous faciliter la tache, même si on s'en doutait, le chemin n'est pas des plus praticables. Enjamber des racines, ne pas regarder en bas, faire attention à sa tête, traverser sur des bouts de bambous, voire carrément remonter par le lit d'un ruisseau. Nous marcherons cinq heures le premier jour, et sept le second, pour rentrer par un chemin différent. Mais au final, les descentes sont plus douloureuses que les montées : bonjour les genoux.



En rentrant à Luang Namtha, nous prenons une chambre au Ulanan. Pour 10.000 kips de moins que notre précédentes guesthouse, nous perdons le charme, les moustiques et les araignées, mais gagnons une télé avec une chaîne anglaise, et de la presque eau chaude. Par contre, là encore, il nous faut insister pour avoir un grand lit double. Je commence à comprendre que la coupe ultra courte faite avant le départ les perturbe. Je me dis que d'autres indices devraient les mettre sur la voie, genre mes seins, mais ce sera pareil tout au long du voyage. Pire, ce soir là nous mangeons au marché de nuit et trois quinquagénaires solitaires se joignent à nous. Deux japonnais et un sud-coréen. Le Belge s'amuse à montrer ce qu'il sait dire dans les deux langues. Nous parlons des pays que nous avons aimé. Le coréen est impressionnant, c'est son deuxième voyage à vélo de chez lui au Laos, et il est déjà allé dans beaucoup d'autres endroits, toujours à vélo. Au fil de la discussion et de la bière (la première du Japonnais n°2 !), le sud-coréen (oui, vous m'excuserez, j'ai eu un peu de mal à retenir leurs noms) se détend et commence à m'expliquer que, de loin, avant de venir s'incruster, il pensait que j'étais le petit frère du Belge. Il me demande pardon, tout en rigolant, et je fais mine de ne pas me vexer, mais ça explique pourquoi on nous propose deux lits...

Jeudi matin, nous partons pour Luang Prabang. Ça ne semble pas loin, sur une carte, mais il faut la journée pour y aller. Le bus (80.000 chacun) avance lentement, s'arrête souvent pour charger des tonnes de marchandises, puis les décharger. Les paysages sont magnifiques, on ne s'ennuie pas. Mais 70 km avant d'arriver, le chauffeur casse sa boîte de vitesse. Impossible de repartir. Tout le monde doit sortir du bus. Comme nous sommes dans une côte et que le bus ne tient que par une cale en bois et quelques pierres, on ne se fait pas prier. Nous restons sur le bas côté, à rigoler avec les autres passagers. C'est à cet instant qu'on mesure les différences culturelles : personne ne râle ! Seconde différence, une demi-heure plus tard, un autre bus est là pour nous emmener à destination. Les dirigeants de la scnf devraient faire un stage ici ! Le nouveau bus est bien mieux que le précédent. Tout neuf, climatisé, grand, rapide. Mais le chauffeur décide de mettre une vidéo très mal filmée d'une chanteuse à la voix très aiguë avec le son à fond. Malgré les boule quiès (l'accessoire indispensable pour moi, il n'y a qu'une nuit où je m'en suis passée...), c'est avec de gros maux de crane que nous arrivons à Luang Prabang. Comme quoi, on était bien mieux dans notre vieux bus.

Le Belge négocie le tuk-tuk et nous nous enfilons dedans, direction le quartier des guesthouses. Leur nombre est assez dingue dans la rue, il n'y a que ça. Pourtant, il nous faudra en faire plusieurs pour en trouver une qui n'affiche pas complet et nous convienne (une fenêtre et un prix correct). Nous voilà chez Somjith (100.000 pour un balcon mais la salle de bain commune). Point positif : c'est un peu à l'écart du brouhaha de la rue principale. Point négatif : il faut enlever ses chaussures. Ça peut paraitre con, mais c'est super chiant. Au Laos, ils ne savent pas faire les salles de bain. Dans la même pièce, ils mettent une pomme de douche, un lavabo et les toilettes. Forcément, le sol est mouillé en permanence. Ah, et autre point commun à pratiquement tous les hôtels : les draps. Oui, ils ont tous des draps, forcément (quoique) mais surtout, des draps trop petits. Et je ne parle pas de 10cm, non quand je rentre mon 1m60 dans un lit fait au Laos, j'ai le choix entre couvrir bon buste et couvrir mes pieds. Formidable.



Nous passons la première journée à tourner dans la ville, plutôt agréable même si l'omniprésence des touristes est assez hallucinante. Je croyais le Laos relativement peu touristique, mais nous nous concentrons tous dans les mêmes endroits... On commence par une déconvenue. Alors que nous cherchons un bateau pour les grottes de Pak Ou, un homme nous dit qu'il cherche d'autres gens pour partir avec des clients qu'il a déjà. On s'accorde sur le prix, et il nous dit de revenir à midi. On se promène donc le long du Mékong. On visite un temple. Puis on revient. L'autre couple censé venir n'est pas là. On attend. Toujours rien. Un peu paniqué, l'homme revient nous voir et nous dit qu'il va trouver d'autres personnes, si on attend un peu. Il aurait un copain qui. Bref, on attend. Il trouve. On attend. Et personne ne vient. Ca fait plus d'une heure qu'on fixe le Mékong quand notre homme revient, un baril d'essence à la main, en nous disons qu'on peut y aller, on sera seuls mais ça ne sera pas beaucoup plus cher. On lui explique qu'on s'était mis d'accord sur un prix au départ, que ça n'est pas notre problème si les autres l'ont planté. Le ton monte un peu et on finit par s'en aller, question de principe. C'est un peu énervés et dégoutés d'avoir perdu ainsi une demi-journée qu'on se met en quete d'un restaurant où nous détendre. La rive du Mékong regorge de terrasses. On en choisit une qui ne paye pas de mine mais où les prix nous semble normaux : Mékhong Kongveha. Et on fait bien, c'est tellement bon qu'on y retournera deux jours plus tard. De nos trois semaines, c'est le meilleur resto qu'on ait fait. Et avec ça, le service était impeccable, la famille très gentille. Bref, bonne adresse. (Le menu est assez amusant dans ses approximations anglaises, mais reste compréhensible)



L'après midi, nous tentons d'aller voir de l'autre côté d'un des ponts de bambous. Il y en a deux, ils sont tous les deux payants, et ça ne vaut pas franchement la peine. Le premier donne accès à une "plage" avec un bar et un peu de sable. C'est "sympa" mais au bout de dix minutes on s'ennuie. Le second donne accès à... bah on n'a pas compris, en fait. On finit l'après-midi en gravissant le Mont Phousi (20 000), comme la plupart des touristes de la ville ! De là-haut, on a une vue panoramique sur toute la ville.

Notre deuxième jour sera bien plus intéressant. Nous louons un scooter (190 000 pour un 125 automatique sans le plein, c'est assez cher) et partons en direction de Kuang Si. A une trentaine de kilomètres de Luang Prabang, on découvre des ours, et surtout, un lieu paradisiaque, mêlant piscines naturelles et cascades, le tout dans la foret, avec de petits sentiers, de petits ponts et une eau limpide. Tout en haut, une cascade encore plus haute, avec un panneau "to the top". Forcément, on monte. Et on le regrette : c'est de la véritable escalade pour ne rien voir, la vue étant bouchée par les arbres ! En redescendant, le Belge s'arrête dans la plus basse piscine, histoire de tester l'eau, quand même. Et apparemment, c'était agréable !



L'après-midi, nous roulons vers le Nord, sans rien trouver de passionnant. Au final, on regrettera de ne pas être restés dans l'eau.



Pour notre troisième et dernier jour, on réessaie d'aller aux grottes de Pak Ou. Nous payons 80 000 chacun à une agence, le long du Mékong. Ils nous emmènent à l'embarcadère où une petite cinquantaine de touristes est divisée en groupes de cinq ou six. Les bateaux partent alors à la queue leu leu. Il nous faudra plus d'une heure pour rejoindre la grotte, et découvrir que l'entrée n'était pas inclue (20 000), et que la-dite entrée ne comprend pas le prix des toilettes ("donation"). En chemin, on s'arrête dans un village. Dans Le Routard, ça avait l'air sympa. En vrai, c'est juste horrible. Les touristes errent, tels des zombies, dans les rues d'un village transformé en Disneyland. Il n'y a pas une seule maison qui ne soit pas une boutique, on est sollicité de tous les côtés, même par des enfants. Les magasins vendent les classiques, tissus, bijoux et bestioles dans de l'alcool. Nos compagnons de bateau étant aussi passionnés que nous, on ne tarde pas à repartir. Les grottes seront également assez décevantes. Bah, ce sont des trous avec des Bouddhas partout...
Que faire/visiter depuis l'hôtel Blau Costa Verde à Holguin? English translation pending
by Dedyleclerc · 2011-02-12 · 13 replies
Bonjour,

Nous sommes deux amies qui désirent faire un voyage et ne pas faire que de la plage. Y a-t'il des choses à visiter près de Holguin. Nous regardons pour l'Hôtel Blau Costa Verda d'Holguin. Pour mon amie ceci est un premier voyage dans le sud et je ne voudrais pas qu'elle soit décue. Notre budget est quand même limité. Merci!
Itinéraire en Norvège, petit budget? English translation pending
by Cammy1112 · 2011-02-09 · 18 replies
Bonjour à tous!

Voilà je compte partir en Norvège au mois de Juin, et j'ai établi une ébauche d'itinéraire mais je souhaiterais avoir vos avis.

A savoir que je suis une fille seule, c'est mon premier voyage en itinérant, et j'ai un budget assez restreint mais pas de contraintes de temps énormes. Je ne suis pas non plus une grande sportive mais j'aime marcher.

Alors voici le déroulement présumé du voyage:

- Trajet Nantes-Oslo en car avec Eurolines - Arrivée à Oslo et visite de la ville (En une journée que me conseillez vous? Je suis pas très ville...) - Le lendemain, trajet en train Oslo-Bergen: combien de temps je dois compter? J'aimerais le faire de jour pour profiter du paysage. - Arrivée à Bergen: Une journée ou une demi journée pour visiter la ville? - Visite des fjords autour de Bergen. (Est ce que ça vaut le coup puisque je compte visiter aussi les fjords au niveau de Stavanger?) - Je souhaite ensuite descendre jusque Stavanger. Je dois privilégier le car ou le ferry niveau financier? Est ce que la ville de Stavanger vaut le détour? Combien de temps compter? - Randos dans le lysefjord pour voir notamment le preikestolen et la montagne Kjerag. Comment s'y rendre? Combien de temps prévoir pour pouvoir explorer au maximum? - Début du retour vers Oslo, je vais donc traverser le sud: Quel moyen de transport utiliser? - J'aimerais m'arrêter pour voir Rjukan, le Gaustatoppen et Hardangerrvida mais encore une fois comment s'y rendre? Si j'ai bien compris c'est un parc national, il y a possibilité de planter sa tente? - Retour à Oslo et trajet retour à Nantes toujours en car.

Voilà il me reste quelques interrogations notamment sur la facilité d'accès des différents lieux alors que je dépendrais des transports. J'hésite complètement pour le stop, n'en ayant jamais fais ça m'effraie un peu... Et j'ai du mal à me rendre compte de combien de temps et de budget il me faudrait pour faire tout ce dont j'ai envie!

Autre question: je souhaite utiliser le couchsurfing quand je serais en ville, mais est ce risqué pour moi de faire du camping sauvage lorsque je visiterais les fjords? Et quelles sont les restrictions? D'ailleurs, combien y a t'il d'heures de nuit dans ces régions au mois de Juin?

J'aurais aimé pouvoir remonter sur le Nord, mais j'ai vraiment envie de visiter la région de Stavanger notamment, du coup j'ai préféré privilégier le sud...

Merci à tous pour vos avis, infos, bons plans... Et tout ce qui sera bon à prendre =) A savoir aussi que je suis pas contre faire un bout de chemin avec d'autres personnes si vous êtes dans le même coin à la même période!
Recherche d'hôtels/cafards en Thaïlande (urgent) English translation pending
by Cacahuet95 · 2011-02-02 · 88 replies
Bonsoir à tous,

Je vous écris, TOTALEMENT déséspérée car suite à mon dernier post (
http://voyageforum.com/voyage/thailande_chiang_mai_chiang_rai_hebergement_special_D4047905/) j'ai fait une recherche par mot cle (cafard thailande) et tout ce que j'ai pu en lire a achevé de détruire la joie immense que je me faisais de mon prochain voyage.

Mais pour que vous compreniez bien, cela n'a rien à voir avec du snobisme ou du prout-prout.

Je suis réellement et TOTALEMENT phobique du cafard depuis que j'ai vécu une expèrience horrible à 5 ans ! Je ne me contrôle plus, je suis pétrifiée et persuadée qu'ils me visent etc... C'est la vrai phobie à l'état pur !

Aussi, qu'il y ait des souris, des moustiques, des mouches, des serpents ... Tout ce que vous voulez, je m'en fous, mais pas de cafard dans ma chambre !!!

Je peux les croiser dans la rue (car évitable) mais pas rester dans le même pièce qu'eux, encore moins pour y dormir.

Donc je vous en supplie, à tous ceux qui connaissent des hôtels de chiang rai jusqu'à bangkok inclus, correspondant à ce VRAI impératif pour moi, ne me laissez pas dans la (très sérieuse) détresse où je me trouve et donner moi vite ces adresses car là, depuis 1/4h j'en suis à me demander si je ne dois pas annuler (c'en est à ce point là) et à être totalement désepérée et attristée à l'idée d'une telle ""obligation"".

Merci de me comprendre (encore une fois, je ne commande pas mon "problème") et de ne pas mal me juger (je suis vraiment une personne tout ce qu'il y a de plus simple mais je ne surmonte pas cette phobie).

Merci également pour votre aide éventuelle.

Amitiès.
Népal - deux semaines en juillet - conseils? English translation pending
by Sabaidee · 2011-02-02 · 20 replies
Namaste !

J'ai mon billet pour Kathmandu. Départ le 9 juillet (impossible de partir à une autre date ...). J'ai déjà bien "potassé" mes guides et fait des recherches sur VF mais malgré tout j'aimerais avoir vos conseils, vu la saison, sur ce qui est mieux de voir et/ou faire, où loger, quels villes/villages à privilégier ou à éviter, etc ...

D'avance, merci pour vos réponses.

@+, Sabaïdee
Deux semaines au Cap Vert (décembre 2009) English translation pending
by Calou192 · 2011-01-22 · 7 replies
2 semaines au Cap Vert en décembre 2009... le bonheur de profiter de l'été en plein hiver !

Pour notre itinéraire c'est là:
http://globe.dreamers.free.fr/capvert_itineraire.html

Pour une fois nous sommes partis en "organisé" (vol international, vols intérieurs et nuits + petit déj), en adaptant pour nous un itinéraire proposé par ROOTS TRAVEL www.rootstravel.com

Plus de photos là: http://globe.dreamers.free.fr/capvert_carnet.html

Et voilà le récit :

19 décembre Arrivée à Praia à 1h50 avec trois bons quarts d'heure de retard, pris au départ à Lisbonne. Le temps de faire valider nos passeports, retrouver nos bagages, prendre un taxi jusqu'à notre hôtel, il est 3 heures du matin, soit 5 heures du matin heure fançaise lorsque nous nous couchons... Réveil peu avant 9h pour aller prendre notre petit déjeuner au 4ème étage de notre hôtel, avec vue sur le port et la ville de Praia. Ensuite on décide de louer une voiture et de faire le tour de l'île en passant par la montagne. Aussitôt dit, aussitôt fait, l'hôtel nous envoie vers une agence située à 30 mètres de là. Et c'est parti pour une balade dans la montagne près de Sao Jorges das Orgaso. On passe devant une petite église, il y a un mariage, la mariée est dans un pick-up et le cortège de voitures suit, il y a même une voiture-sono.

On ne trouve pas le jardin botanique et on a soif. On s'arrête devant une cabane pour acheter de l'eau et demander où est le jardin. Le patron fait signe à un gars qui partait, il monte avec nous dans le 4x4 et nous guide. Ca tombe bien, il habite à côté et était chargé. Là on retrouve le mariage venu faire des photos, donc c'est loin d'être aussi calme que le mentionne notre guide.

Plus loin, on s'arrête près d'Assomada pour admirer un immense fromager.

On continue jusqu'à Tarrafal, un joli village au nord de l'île avec une belle plage. On a faim, il est 16h ! Alors on commence par manger dans un joli restaurant au frais et avec vue sur la mer, puis on va bien sûr se baigner. Partis hier sous la neige à Toulouse, sur la plage aujourd'hui, un peu irréel ! On rentre par la côte est, le soleil se couche tôt ici, vers 18h, alors on fait une partie du trajet de nuit. On est KO quand on arrive, n'ayant pas très bien dormi la nuit passée... Au lit !

20 décembre Journée transition aujourd'hui. Nous passons la matinée sur l'île de Santiago. Nous allons visiter Cidade Velha, un village au bord de la mer surmonté d'une citadelle. Cette ville, située à l'entrée de la Ribeira Grande, était autrefois la première ville du Cap-Vert, connue pour son port, plaque tournante de l'esclavage.

Après une très intéressante visite de la citadelle, nous descendons à pied dans le village. Au départ, on avait pensé poursuivre la route jusqu'à Porto Mosquito mais la route pour traverser Cidade Velha est impraticable, le village est en chantier.

On grimpe vers le monastère puis on revient. Il faut maintenant aller prendre un avion pour Fogo. Le vol est le plus court qu'on ait jamais fait, 20 minutes, on a une belle vue sur le volcan en arrivant. L'atterissage est aussi le plus chaotique qu'on ait fait, la piste est très courte. Lorsqu'on en sort, Jorge nous aborde, ce n'est pas un taxi mais il a un mini-van. On a d'abord besoin de passer à Sao Filipe pour retirer de l'argent, le distributeur de l'aéroport de Praia était en panne, puis on commence notre trajet jusqu'à Cha das Caldeiras, un village dans la caldeira, au pied du volcan de Fogo.

Le trajet dure environ 1h15-1h30, on fait deux-trois arrêts pour prendre des photos, et aussi une femme avec son bébé qui va là-bas. C'est magnifique. Fogo c'est une île-volcan ronde. le volcan domine toute l'île, il est situé dans une immense caldeira qui comprend plusieurs autres cratères. Après quelques péripéties par rapport à notre logement (à voir dans la rubrique "pratique"), nous arrivons à la Casa Marisa, où nous sommes bien accueillis par Marisa et Mustapha. Il fait déjà nuit donc on ne fait pas grand-chose de plus, à part savourer la délicieuse cuisine de Marisa !

21 décembre Un petit coup d'oeil au volcan de fogo depuis notre logement. Nous y monterons demain, aujourd'hui on attaque notre première vraie rando. Après un bon petit déjeuner chez Marisa, un pique-nique et plein d'eau dans le sac, on part en direction du petit volcan de Fogo. C'est là qu'a eu lieu la dernière éruption en 1995.

La lumière est très belle ce matin et la végétation et les cultures ressortent sur la pouzzolane noire. La terre est fertile ici et certains habitants n'ont pas voulu quitter leur maison en 1995. Ils étaient sûrs que la lave n'atteindrait pas le village.

En s'éloignant du village, ça devient plus sec et de la lave d'anciennes éruptions forme parfois de jolies et étranges sculptures.

Il fait chaud, bien qu'on soit à 1700m d'altitude et la montée est fatigante, mais enfin on arrive au petit volcan de Fogo. En réalité il y a plusieurs cratères. Le premier est là au pied du grand volcan, d'ici le sommet du volcan nous semble tout proche.

Le second, à moitié effondré, est celui par lequel la lave s'est écoulée en 1995. Ici ça sent le souffre.

Il y en a un troisième petit derrière. Marine me demande "Comment ça se fait que partout où on voyage, on voit des volcans ?"

On continue notre chemin après le petit volcan en direction de l'entrée du parc, par laquelle nous sommes arrivés hier. on marche dans la pouzzolane, ça s'enfonce et c'est fatigant.

On découvre d'autres cratères et on voit la mer au loin, qui se mélange avec le ciel.

On fait demi-tour et on rejoint la route pour rentrer au village. On traverse une zone "verte". C'est étonnant de voir cette végétation pousser dans la pouzzolane, mais logique, la terre dessous est aussi plus fertile et les conditions font que les habitants arrivent à faire deux récoltes par an.

22 décembre Ce matin, nos partons à 6h30 avec Cécilio en direction du grand volcan. Auparavant, nous avons déjeuné à la lueur de la bougie, Marisa nous avait tout préparé; à 6h il fait encore nuit noire, mais à 6h30 on y voit assez pour marcher sans lampe. On part avec un blouson chaud car il fait frais mais en marchant on n'a pas froid et on l'enlève rapidement. On commence par une marche d'approche tranquille puis on commence à s'élever. Le soleil fait son apparition dans la caldeira, mais le village est encore à l'ombre, et nous aussi.

On continue à monter, sur une pente très raide. Heureusement, on est toujours à l'ombre et au frais, alors que le village est maintenant bien éclairé. A 9h15, nous retrouvons le soleil, un vent frais nous empêche de souffrir de la chaleur. On fait une pause, on a faim !

A 11h, on arrive enfin au sommet ! Surprise, il y a un cratère ! D'en bas, on n'imaginait pas qu'il puisse y avoir un cratère, et encore moins de cette taille.

On se repose un long moment, 1100 mètres de dénvelée, ça fatigue ! On profite de la vue et du silence. Tout en bas, on aperçoit le village de Mostérios où nous descendrons demain.

Enfin on attaque la descente. D'abord on descend prudement sur le chemin par lequel on est monté, puis on arrive en haut de la "piste noire"... Il s'agit d'une étendue de pouzzolane dan laquelle on va descendre en courant. On va perdre 800 mètres de dénivelée en 20 minutes !

Du coup, vers 13h30 on est de retour au village. On va boire au frais chez Ramiro, avec Cécilio. Ca fait du bien ! L'après-midi, repos bien mérité ! Et puis j'ai les genoux en compote et je préfère me reposer en vue de ce qui nous attend demain... 1700 mètres de descente ! 23 décembre Ce matin, à 8h, nous attendons Zé. C'est assez curieux, on a dû louper quelque chose. A notre arrivée ici, Zé est venu nous proposer ses services de guide, puis Cécilio. Avec chacun, au moment de discuter sérieusement prix, heure de départ, etc... il nous a dit "je viendrai tel soir chez Marisa et on parlera.". Comme ils avaient l'air sympathiques tous les deux, on s'était dit qu'on en prendrait un pour le grand volcan, un pour la descente vers Mostérios. Déjà, l'avant-veille au soir, n'ayant pas vu Cécilio, Marisa a appelé chez lui et c'est sa femme qui a confirmé qu'il viendrarit nous chercher à 6h30. Hier soir, impossible de joindre Zé. Marisa nous assure qu'elle va l'appeler mais en tous cas à 8h15 il n'est toujours pas là. On fait part à Mustapha de notre inquiétude, il finit par le joindre... en pleine ascension du grand volcan avec d'autres touristes... Pas de problème, Mustapha nous trouve un autre guide, José, un frère de Cécilio.

Après coup, on se dit que ça ne l'intéressait pas probablement, la descente à Mostérios, car on avait déjà arrangé le retour avec Jorge et Zé aurait peut-être préféré faire un "package" transfert de nos bagages/descente/retour à Sao Filipe lui-même. En effet, le tarif pour descendre à Mostérios est quasiment le même que pour le volcan; mais pour le volcan, à 13h-14h c'est fini, alors que pour Mostérios, il faut ensuite revenir à Cha das Caldeiras, minimum 2h30 de véhicule... Il se peut aussi qu'on n'ait pas été assez affirmatif dans nos paroles... Enfin, ce n'est pas très grave, on part finalement vers 9h avec José. On longe la caldeira sur une petite route empierrée.

La descente commence sur cette route, jusqu'à "la maison du président", la résidence d'un ancien président. Là, après une pause à l'ombre fraîche d'un gros arbre planté au milieu de la route, on poursuit sur un petit chemin. La végétation devient luxuriante, et mes genoux souffrent de plus en plus. Je n'arrive plus à suivre le rythme pourtant tranquille des autres, je fais de petits pas pour ménager mes rotules.

On aperçoit de temps en temps le village de Mostérios, si proche et si loin à la fois. Je m'en veux d'avoir demandé à Jorge que le taxi nous attende à Mostérios et pas au village au-dessus, auquel nous finissons par arriver. Sur la place du village, on reconnait le mini-van de Jorge, on fait une pause. Le voilà qui arrive, accompagné de deux touristes à qui il fait visiter l'île. Charitablement, il nous descend jusqu'à notre taxi à Mosteiros, après une descente tout de même de 1564m !

Sur la route de Sao Filipe, on fait une halte à Salinas. L'endroit est magnifique. On comptait y faire une pause baignade, en effet, les rochers forment comme un bassin dans lequel les cap-verdiens se baignent... quand la mer n'est pas trop houleuse comme aujourd'hui !

On en profite pour faire des photos et profiter du paysage et de la fraîcheur !

A Sao Filipe, on se repose avant de ressortir se balader dans Mindelo, admirer le coucher de soleil sur l'île de Brava, et manger un bon petit repas accompagné d'un verre de vin blanc de Fogo. Il est bon, mais j'ai préféré le Manecom, un vin rouge corsé et fruité, que j'ai goûté chez Marisa.

24 décembre Aujourd'hui je marche comme une petite vieille. Les deux dernières randos m'ont bien cassée ! Olivier se fiche de moi, vu les deux mois en Equateur sans problème, mais là-bas on y est allé progressivement et depuis notre retour, faut avouer que j'ai pas fait grand-chose comme sport... Ca tombe bien, on a une journée de transition, on en profite pour se lever et prendre notre petit-déjeuner sans se presser... Notre premier avion n'a pas l'air pressé non plus, du coup on arrive assez en retard à Praia, non sans avoir contemplé une dernière fois le volcan de Fogo. D'avion, on se rend bien compte que l'île n'est qu'un immense volcan ! On comptait faire un petit tour à la plage entre nos deux vols mais c'est compliqué: il reste pas beaucoup de temps, on a été obligé de récupérer nos bagages, ça avait pas l'air possible de les enregistrer pour le 2ème vol, et on nous demande toujours d'être super en avance pour un vol... Tant pis, la plage de San Francisco attendra notre retour ! On en profite pour manger, s'installer au café de l'aéroport d'où on a... le WIFI gratuit ! Je sais pas si c'est offert ou le hasard, mais c'est bien, on peut faire un p'tit coucou à la famille comme ça !

2ème vol en direction de Sao Vicente, île où on ne devrait pas rester trop longtemps car demain matin on prend le bateau pour Santo Antao. Ici on loge dans un hôtel un peu en hauteur, au-dessus du port. On a une belle vue, et une terrasse sympa, qui le serait encore plus si on n'avait pas un gros bâtiment devant. En arrivant, on apprend qu'on va passer un jour de plus ici, car en fait, demain 25 décembre, il n'y a pas de bateau pour Santo Antao ! Ca nous avait paru étrange aussi de prendre le bateau le 25 décembre, mais bon, vu que ça venait de l'agence... Peu de restaurants ouverts, on va manger dans un restau sympa, on est quasiment les seuls. Ils ont pourtant un menu de Noël sympa, quoique cher pour ici, d'ailleurs, nous on préfère prendre à la carte, ce soir ça revient moins cher, et on n'a pas envie de trop manger ! Soir de Noël oblige, et puisqu'on n'a plus à se lever tôt demain, on regarde la fin du "Seigneur des anneaux", commencé dans l'aéroport tout-à-l'heure, que les enfants avaient envie de revoir depuis qu'ils l'avaient vu en Equateur... en espagnol ! Le suspense est intenable: le père Noël passera-t-il demain ?

25 décembre Hourra ! Le père Noël est passé, on savait qu'il ne pourrait pas nous apporter nos cadeaux mais il a quand même apporté un couteau suisse à Marine, une lampe à énergie solaire à Pierrick, pour les faire patienter... Après un copieux petit déjeuner, on appelle un taxi. D'habitude, il y en a partout, et il suffit d'aller dans une rue passante pour en trouver un, mais aujourd'hui, peu circulent, c'est l'hôtel qui l'appelle pour nous. Direction plage !

On commence par Calhau, la baie est belle, la mer n'est pas trop agitée, et on trouve de nombreux coquillages, beaucoup d'oursins ! La plage n'est pas propice à la baignade partout, beaucoup de roches noires, y compris dans l'eau et ça coupe. Les enfants s'en donnent quand même à coeur-joie ! On va manger dans une petite maison bleue, il fait chaud mais on se régale ! Tant le poisson que le poulpe et le poulet, tout est excellent pour un prix modique !

On va jusqu'au bout de Calhau, derrière les dernières maisons devant le petit volcan, et là on peut se baigner dans une crique bordée de rochers. La mer est un peu plus calme qu'ailleurs.

On finit par monter au col entre les deux volcans pour redescendre sur la belle plage de Praia Grande. Il n'y a pas vraiment de chemin après le col et on est en sandales... La traversée des champs de lave est délicate, chaussures de marche obligatoires !
Croisière à Hawai sur le Pride of America English translation pending
by Johanne21 · 2011-01-09 · 5 replies
Bonsoir

J'aimerais s'avoir si vous avez déja fait une croisiere a Hawai soit sur le Pride of America ou avec un autre compagnie . Nous on a fait l'achat a l'agence de voyage Sears Canada nous sommes un groupe départ de quebec le 14 mars . Si vous avez déja fait cette croisiere j'apprécirais beaucoup avoir vos commentaires de cette croisiere ce que vous avez le plus aime et qu'est-ce que vous nous conseille d'aller voir . La croisiere part de Honolulu . Si parfois vous faite partie du groupe de Voyage sears le 14 mars . Sa serais plaisant de pouvoir discuter avec vous du voyage .

Merci Johanne21
Expériences vécues suites à une maladie de bébé pendant un voyage à Cuba English translation pending
by Nat12345 · 2010-12-22 · 19 replies
Bonjour,

j'ai réservé en dernière minute un voyage à Cuba. On part dans 3 jours. Depuis la réservation, bébé (qui a onze mois) a attrapé un rhume (qui se passe bien) et une gastro (qui ne semble pas vouloir guérir). J'ai bien peur que bébé ne soit pas remis tout à fait dans 3 jours. C'est certain que si mon bébé est en mauvais état dans 3 jours, on ne part pas mais si ça s'améliore, je suis vraiment indécise. Ou bien, je perds mon voyage pour 4 personnes et on n'y va pas, ou bien on y va et on se fie au système de santé là-bas en cas d'aggravation. Alors, je me demandais si quelqu'un ici a déjà eu à voir des médecins là-bas et si ça s'est bien passé.

Advanced search

Your search

More filters

Filters

By member

Display