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Comparer l'Inde et le Vietnam? English translation pending
by Beatamaria · 2009-09-04 · 12 replies
Bonjour,

Je sais que ça peut paraître un peu stupide comme question mais je vais quand même tenter : est-ce qu'on peut essayer de comparer ces 2 pays : l'Inde et le Vietnam ? Je vous explique tout de suite : on voyage depuis quelques années et on a visité quelques pays comme la Thaïlande, le Laos, et l'Inde (4 fois !). On adore l'Inde, qui, pourtant, n'est pas un pays "facile". Chaque année on se pose cette question : alors, on va en Inde ou ailleurs? Ce que l'Inde c'est tellement grand et diversifié !! Et puis, une fois rentrés, on y pense tout le temps et on a peur que si l'on n'y va pas, ça va disparaître....Mais, bon, on essaye de ne pas se bloquer et de voir quand même autre chose donc cette année on pense aller au Vietnam, mais, j'avoue que plus je lis des guides comme LP ou le Routard, moins j'ai envie d'y aller...Je me trompe sûrement et j'espère que vous me rassurerez.... Ma question est : est-ce que quelqu'un qui adore l'Inde va aimer le Vietnam? En lisant les guides, j'ai l'impression que c'est un pays vachement touristique, que le touriste est un peu "exploité", que tout est organisé (le transport, les hôtels, les treks, etc), que tout le monde VOIT le touriste dans la rue et le poursuit (dites-moi si je me trompe....). L'Inde c'est grand et il y a peu de touristes et, en fait, les Hindous ont trop de problèmes quotidiens pour s'intéresser à nous, les Occidentaux... Bon, d'accord, j'avoue que on n'a pas été dans les endroits "touristiques" - ni Bénarès, ni Taj Mahal, etc. Mais j'ai l'impression qu'on peut se déplacer en Inde un peu "incognito", alors qu'au Vietnam ce n'est pas le cas...

Je sais que l'Inde ne fait pas vraiment partie de l'Asie - c'est un "sous-continent", un pays à part, "Mother India" quoi, et que les Hindous n'ont rien à voir avec des Chinois ou les Vietnamiens. Mais pourtant, quand on était au Laos, je ne sentais aucune pression ou quoi que ce soit dans ce genre....

J'attends vos réponses et je m'excuse si je me suis mal exprimé ou si j'ai blessé quelqu'un par mes propos...

Béata
Où faire développer ses photos noir et blanc à Hanoi? English translation pending
by Jinggle · 2009-09-04 · 5 replies
bonjour, j'ahbite à Hanoi et je voudrais savoir où faire développer des pellicules Noir & Blanc, afin : qu'elles soient de bonne qualité et surtout que la pellicule ne soit pas endommagée. J'ai essayé le magasin Fuji autour du Lac Hoan Kiem, mais je suis vraiment déçue...Avez-vous des bonnes adresses ? idem pou l'achat de pellicules N&B merci d'avance Elisabeth
Louer une maison et trouver du travail aux Philippines? English translation pending
by Coxdreamer · 2009-08-25 · 17 replies
Bonjour a tous,

( avant toutes choses, j'espere ne pas m'etre trompe de section, et ensuite veuillez m'excuser par avance des diverses fautes, le clavier americain sans les accents n'est pas mon ami :) )

Apres avoir lu et relu avant de partir des quantites de posts, qui d'ailleurs m'ont vraiment motives pour mon depart.

Me voici donc dans ce pays des Philippines. Je me trouve pour des raisons de petite amie sur l'ile de Mindanao, a Cagayan de oro actuellement. Apres un petit temps d'adaptation, je commence a me faire a la vie locale et au pays ( et oui tout ceux qui revent d'une demoiselle ici sans connaitre et sans venir voir le pays, n'ont qu'une chose a faire c'est venir et decouvrir par eux meme la vie ici, pour moi c'est un atre monde qu'il faut decouvrir et auquel il faut s'adapter) . La vie des Philippins est tres dure, personnellement ca m'a bien aide a relativiser ma vie en France, qui ma foi est sans comparaison avec ici. Mais le but est decouvrir leur facon de vivre et de s'y adapter ( assez difficiles les premiers jours pour ma part, heureusement qu'un groupe tres soude des 6/8 filipino et filipina est la pour me guider et soutenir )

Bref, petit resume etant fait, j'aurai besoin de quelques conseils de votre parts, habitues et habitants des Philippines.

1. Pensez vous qu'il est possible de louer une maison pour 3/4 mois et ou dois je m'adresser ? ( oui ici les gens ont pour habitude le bouche a oreille et les informations officielles, j'ai du mal a les obtenir, comme par example ou m'adresser pour louer en toute securite une maison ) L'hotel va finir par me ruiner.

2. Quel demarche dois je avoir pour prospecter un emploi (si cela est possible, j'ai cru comprendre que sur Makati il y avait des possibilites), ayant egalement compris que l'emploi il fallait se le creer, business. Ambassade de France peut elle m'orienter?

3. Ensuite j'ai un petit soucis financier, enfin je n'arrive pas a retirer plus de 10 000 peso avec les atm et j'ai beau faire les banques, pas une n'est capable de me fournir plus, du coup les frais en France vont etre bonbon. Avez vous une solutions?

Certes tout ceci n'est que problemes personnels mais qui permettront peut etre de donner des reponses a d'autres.

Petite info de ce matin : je sors du Bureau d'immigration de Cdo, j'ai un visa actuel de 59 jours, je peux le renouveller de 2 mois par 2 mois, jusqu'a rester sur place pendant 2 ans. Visa touriste ( qu'il me faudra modifier bien sur si je dois bosser )

Merci de votre attention. Au plaisir de vous lire.

Ludo, 32 ans, un chouilla paume aux Philippines ehehe, mais que de belles rencontres humaines.
Périple aux USA 2009 Colorado et Nouveau Mexique English translation pending
by Lelie73 · 2009-08-23 · 6 replies
Après avoir fait un autotour dans l'ouest Américain en Avril 2008 nous n'avions qu'une idée en tête : Y RETOURNER !!!!!!! voilà c'est chose faite.

L'année dernière nous étions passés, par le biais d'une amie, par un voyagiste. Cette année, je me suis occupée de tout ! c'est vrai que j'y ai passé beaucoup de temps mais aucun regret tout était très bien. Tous les hôtels étaient réservés d'avance sur HOTELS.COM et en direct sur les conseils du guide du routard.

réservation des billets d'avion : AMERICAN AIRLINES Lyon - Londres - Chicago - Denver : 1206 € aller/retour pour deux personnes

Location de la voiture ALAMO Denver - Denver 16 jours toutes assurances + 2 pleins d'essence : 625 €

Hotels avec petits déjeuners : 1 158 €

Budget / personne 2 000 € (billets d'avion, loc de voiture, essence, hôtels, petits dèjs et repas du soir (nous ne déjeûnons pas le midi....) courses perso, souvenirs, entrées des parcs)

Jour 1 : départ de Lyon à 8h15 arrivée Denver à 19h40 Les vols se sont très bien passés mais nous sommes un peu fatigués à notre arrivée. Nous récupérons la voiture au comptoir ALAMO et le souvenir de l'année dernière nous revient vite en tête : les américains sont EFFICACES ! nous avons eu le droit gratuitement à un GPS et c'est quand même bien pratique même si les repères aux USA sont simples et les rues parallèles.

Nous arrivons à l'hôtel HYATT PLACE, grande classe et literie mortelle, surtout après avoir tenté de dormir à l'aéroport et dans l'avion !!!

Jour 2 : Il fait très beau et avant de nous rendre en ville nous allons à un marché aux puces , mon homme est dingue de ce genre de truc et je dois bien avouer que c'est assez sympa de voir ce que les américains ont à vendre ! Verdict , beaucoup beaucoup d'outillage. Ensuite nous nous baladons dans un centre ville très agréable près de Larimer square il y a un tournoi de rue de basketball, nous y passons un moment puis allons flâner du coté de 16th street mall. Cette rue piétonne est très sympa. Nous nous mettons en route vers 15 h direction le Wyoming. Sur le route de Cheyenne nous nous régalons de vastes paysages et nous faisons un arrêt au Terry bison ranch.



Arrivée en soirée à Casper nous nous installons à l'hôtel, shilo inn, déçus, la réception fait cracra et la chambre n'est pas top mais bon pour une nuit ça fera l'affaire.

Jour 3 : Petit déj moyen , faut dire que mon homme rêvait de bacon grillé, patates et oeufs !!! En route pour Cody, nous arrivons avant midi et découvrons une super jolie petite ville nous visitons le Buffalo Bill historical center. c'est un musée très complet, peut être trop pour nous !!! nous nous baladons ensuite dans la petite ville et nous installons au bed and breakfast "the lambright place" LA bonne surprise du voyage, une superbe maison avec des hôtes hyper chaleureux où nous passons une très bonne soirée.

Jour 4 : Ca y est !!! mon homme a eu son bacon grillé !!! 🙂



la journée commence donc super bien et nous nous mettons en route pour le Yellowstone.

Nous arrivons et dès l'entrée du parc nous en prenons plein la vue..... Nous longeons le lac et les première fumeroles nous mettent dans l'ambiance. Le hic, un voyant orange s'éclaire sur le tableau de bord....pas bon.....mais ça ne va pas nous gâcher le plaisir d'être au Yellowstone ! Nous commençons notre visite par West tumb, Upper geyser bassin, geyser Old faithful, midway geyser bassin , lower geyser bassin et fountain paint pot.



















Après cette journée bien remplie nous nous dirigeons vers West Yellowstone où j'ai réservé 2 nuits dans un motel le mosse creek inn. C'est très simple mais propre. Un conseil, il faut s'y prendre très tôt pour les réservations d'hébergement au Yellowstone si vous voulez avoir de la place et des tarifs corrects... ce ne fût pas notre cas malgré une réservation au mois de février pour un séjour fin juin..... Ah oui, il faut savoir un truc aussi : West Yellowstone c'est le village des moustiques géants.............heureusement que j'avais ma citronnelle !!!!!

Nous avons dîné les deux soirs dans des restos moyens mais par contre, si comme nous vous voulez vous lâcher sur le petit dèj, une adresse le running bear pancake house ; Hummmmmmmmmmmmm

Jour 5 : Notre programme du jour, Norris geyser bassin, le sentier de porcelaine et black bassin, une fois encore c'est magique en plus, y'a personne on profite de l'immensité seuls...........quel pied. Nous nous trouvons nez à museau avec un ours et ensuite un grizzly, on a bien retenu la différence qui est expliquée au musée de Buffalo Bill !!!!! Nous remarquons, une fois de plus que tout est propre dans les parcs, il y a toujours du papier et du savon dans les toilettes moi ça m'épate !!!!











L'après midi nous nous baladons à Mamoth hot spring et ensuite au canyon de Yellowstone : EXTRAORDINAIRE je suis impressionnée par la puissance de la cascade, on se sent vraiment minuscules, nous faisons de belles grimpettes ça nous permet d'éliminer un peu les hamburgers !!!!! seul regret , le sentier uncle Tom est fermé pour cause d'éboulement .....faudra revenir pour le faire une prochaine fois !





ce parc est vraiment incroyable rien que de repenser à ces paysages, ça me rend happy !

Jour 6 : Nous avons beaucoup de route pour nous rendre à SALT LAKE CITY et le voyant de la voiture est toujours éclairé.........ça m'inquiète, nous décidons donc à notre arrivée de nous rendre à l'aéroport, au comptoir ALAMO pour le signaler. La jeune femme à qui j'expose le problème décide de nous changer la voiture, nous troquons donc notre PONTIAC G6 pour une CHRYSLER Sebring cabriolet ! Mon homme est comme un dingue ah ça c'est bien les mecs....la bagnole !!!!!! là encore nous sommes hallucinés par le comportement des américains, à aucun moment on ne nous a demandé si la panne était "de notre faute" nous sommes arrivés avec le réservoir vide et repartons avec le plein, sans supplément .... On a du chemin à faire en France pour arriver à ce niveau de service et d'efficacité !

Après midi shoping dans un outlet : factory stores @ park city où l'on trouve deux ou trois trucs, on trouve toujours...... retour sur Salt lake où nous nous installons à l'hôtel Carlton très central, accueil très sympa c'est simple pas cher bref très bien ! le soir nous allons diner dans un endroit très branché où l'ambiance est sympa.

Jour 7 : En allant prendre le petit dèj nous passons devant un distributeur de journaux et là nous apprenons le décès de Mickaël Jackson , ça fait bizarre quand même. Après un breakfast garguantuesque nous partons en visite dans la ville mormone. Temple square, le tabernacle, lion house, nous sommes stupéfaits de l'importance de cette minorité religieuse. A temple square nous sommes pris en charge par une gentille missionnaire qui nous explique les préceptes de leur croyance, les gens ici sont...béas, c'est le mot ! Nous en avons assez de la ville et partons passer l'après midi à Antélope island, c'est superbe et là je remercie mon chéri d'avoir décapoté la voiture afin de bien profiter du ballet des moustiques !!!! et oui c'est humide comme région ! nous avons le droit à une traversée d'antilopes et de bisons c'est très sauvage, on a beaucoup aimé ! nous nous promenons au bord du lac salé et retournons en ville opération : trouver une guitare et donc un magasin de guitares pour mon mélomane de mari !



Jour 8 : Départ pour Arches national park. Nous retrouvons les paysages de l'année dernière, la roche rouge, les immenses blocs de pierre... j'adore ! Nous passons la journée à nous balader dans ce parc vraiment magnifique. il fait une chaleur torride Joli sentier des three gossip et park avenue, Balanced rock, double arche nous regrettons un peu de ne pas pouvoir faire la marche jusqu'à delicate arche( 2 Heures), nous la voyons de loin car nous manquons un peu de temps et de courage !!!

















Nous arrivons en soirée à Moab où nous passerons deux nuits au Inca inn c'est un motel tenu par des Suisse, très correct. Un plongeon dans la piscine et nous allons en ville faire un peu de shopping pour les souvenirs et ensuite un petit restau avec buffets de crudités pour moi et de pizzas pour mon homme !

Jour 9 : Journée consacrée à Canyonland. Nous décidons de commencer par Island in the sky. Nous n'avions pas compris qu'il y avait deux entrées dans ce park et que les routes sont en cul de sac, nous ne pourrons pas rejoindre the needles car cela fait beaucoup trop de route... Tant pis ! Le spectacle est incroyable arrivé en haut, le nom est approprié "Island in the sky" nous sommes seuls c'est magique, nous faisons une grande marche le long de la falaise et ensuite nous reprenons la voiture pour aller à grand view point overlook. wouah là encore c'est à perte de vue on s'attendrait presque à voir des indiens embusqués..... Sur le retour nous nous arrêtons à Wilson arche pour une petite grimpette express.









Jour 10 : Départ pour Mesa verde, arrivée en fin de matinée nous nous inscrivons pour la visite de cliff palace , il y a trois visite payantes car accompagnées par un ranger. Voulant nous balader un peu nous ne décidons d'en faire qu'une et ça suffit ! Le ranger est très sympathique mais notre anglais n'est pas assez bon pour tout comprendre.



Nous continuons sur mesa loop road et nous arrêtons à tous les arrêts pour admirer les points de vue. En milieu d'après midi nous reprenons la route pour Durango. C'est une super jolie petite ville où se trouve un vieux train à vapeur qui relie Durango à Silverston, si on avait eu le temps on l'aurait fait avec plaisir mais ce n'est pas le cas... nous flânons un long moment dans les rues et faisons du shopping, on se sent vraiment bien ici. Le soir nous dinons dans un saloon (diamond belle) avec un pianiste qui, lorsqu'il sait que nous sommes français, se tape le répertoire d'Edith piaff. Super soirée ! En rentrant à l'hôtel (Best western mountain shadow on se délasse dans le jacuzzi.....la vie est dure !!!!



Jour 11 : Départ pour le canyon de Chelly, la route est longue , nous nous arrêtons sur le chemin à four corners, l'endroit ou quatre états se touchent, c'est surfait et hyper commercial, on le savait mais ça fait une halte quand même.



L'arrivée au canyon de Chelly n'est pas très....engageante, centre de redressement juste à l'entrée, indiens pas très sympas on en était vraiment à se demander si le détour en valait la peine......et ça en valait vraiment la peine ! Le canyon est en pleine réserve navajos et il y a des habitations au fond. C'est pourquoi la plupart des balades pour descendre dans le canyon doivent se faire accompagnées par un guide indien. Nous avons décidé de faire la seule belle balade non accompagnée et on ne l'a pas regretté. Après s'être arrêté à tous les points de vue, plus époustouflants les uns que les autres nous avons terminé notre visite par la white house trail environ 2heures aller retour mais le retour, ça grimpe sec et sous un soleil de plomb. En bas, une maison accrochée dans la roche à la verticale est très bien conservée. Ce qui surprend dans ce canyon c'est la verdure au milieu de la roche rouge, magnifique..... Nous passons la nuit au Days Inn à Gallup, aucun intérêt mais correct.









Jour 12 :

Trajet pour Albuquerque en passant par la turquoise trail , nous nous arrêtons aux petits villages de Madrid et Cerillos, on flâne dans les galeries et les maisons reconverties en magasins d'artistes, c'est très sympa surtout qu'il n'y a pas foule. Nous arrivons en début d'après midi à Albuquerque et là c'est opération recherche de guitare !!!! une dizaine de magasins plus loin nous trouvons enfin l'objet tant convoité !!! la FENDER !!!!!! nous terminons notre visite du centre ville en faisant du shopping sur old town. Le nouveau mexique est très différent de tout ce que l'on avait pu voir avant , le style pueblo est surprenant, on se croirait dans un décor de cinéma ! Nous passons la nuit au best western airport, super hôtel. Le soir, sur les conseils du routard nous allons diner au Sadie's restau mexicain très très populaire mais malheureusement la marguarita XXL a eu raison de moi et de mon estomac.....le SDF à qui je donne ma box en sortant du restau est ravi ! au moins un qui se sera régalé.



Jour 13 : Départ pour Santa Fe, nous décidons de faire un petit détour par EL MAPAIS national monument, un petit parc national situé sur un terrain volcanique. Le ranger est ravi d'accueillir des Fançais et notre balade sans intérêt d'une heure aura au moins eu le mérite de nous faire rire !!!! Nous reprenons la route pour santa Fé, la Fender accrochée à l'arrière de la voiture. C'est une ville très agréable que nous découvrons, mais ici ça sent l'argent et les artistes, y'a qu'à compter le nombre de galeries d'art..... Le soir nous dormons au Quality inn petit plongeons avant d'aller diner dans un restau concert : cowgirl of fame, très sympa.

Jour 14 : Départ pour Taos. Le seul jour où le temps ne fut pas de la partie en matinée.... détour obligatoire sur le pont du Rio Grandé, dommage que le soleil ne soit pas avec nous.....Nous nous baladons sur la plaza l'après midi et le beau temps revient...... Nous passons la nuit au Quality inn

Jour 15 : Aujourd'hui c'est le 4 juillet et les américains, hyper patriotiques, sortent encore plus que d'habitude les drapeaux et les cocardes ! Départ pour Colorado Springs, nous arrivons et découvrons garden of the gods, c'est très chouette ces roches rouges qui tiennent par magie en haut de la colline verte, dommage qu'il y ait tant de monde... puis nous décidons d'aller jusqu'à Criple creek, ancienne ville de chercheurs d'or reconvertie en mini LAS VEGAS mais sans être "défigurée" nous sommes enchantés par le charme de cette ville qui parait tellement old west ! On tente notre chance aux machines à sous et le gain est à la hauteur de nos espérances : 10 $ !!! Petits magasins super sympa puis nous continuons la route jusqu' à Victor, une ville vraiment fantôme....





de retour à Colorado Springs nous nous installons à l'hôtel Quality inn et sortons diner en ville. Nous pensions que ce serait plus animé pour un jour de fête national mais les Américains doivent sans doute se retrouver en famille pour fêter indépendance day....

Jour 15 : Départ pour Denver, nous nous arrêtons dans un Outlet et y passons a matinée. Nous arrivons sur Denver en milieu d'après midi et retournons sur 16th mal street . Nous passons la nuit au VQ hôtel, bof bof, c'est un vieux hôtel sans charme.

Jour 16 : Dernier jour....on a les boules.... on va en ville pour s'inscrire à la visite gratuite et guidée de l'US MINT 25 % des réserves d'or du pays se trouve ici !!!! c'est sur place que sont estampillés les petites pièces, c'est assez marrant de visiter ce genre de bâtiment. Encore une petite balade en ville et il va bientôt falloir rejoindre l'aéroport.... Avant ça le nouvel objectif est de trouver une sangle à la Fender !!!!! Au bout de 3 magasins c'est chose faite ! On peut partir sereins !!

La voiture est rendue aussi simplement qu'elle a été prise, le voyage retour se passe sans encombres...;

Voilà, j'espère qu'à travers mon récit je vous aurais fait partager notre enthousiasme. Lors de la préparation de notre voyage je me suis beaucoup inspirée du récit des autres voyageurs et j'espérais pouvoir en faire autant en mettant en ligne ce carnet de voyage...........

Bonne évasion à tous............

Lélie
La ville de Battambang et le Bamboo train: attention attrape-touristes (Cambodge) English translation pending
by Somaro808 · 2009-08-10 · 33 replies
Je reviens juste du tour en bamboo train et je tiens a faire partager mon experience. Nous avons un peu hesite avant de faire ce tour (surtout eu egard au prix de 3.5dollards par personne apres negociation) mais devant les commentaires positifs trouves sur internet et la description du lonely planet, nous nous sommes lances. Quelle deception!!!! Le parcours est entoure d arbre de telle sorte que l on ne peut meme pas voir la campagne environnante. Les qq ponts traverses ne sont pas du tout impressionnants contrairement a ce que dit le lonely. Une fois arrive au bout ca faisait encore plus attrape touriste avec les magasins de boissons et la speudo fabrique de brique ou la famille proprietaire te demande 1 dollard pour regarder (que nous n avons pas voulu payer). Bref decevant au plus au point, surtout pour ce prix!!! je ne comprends pas les qq touristes rencontres qui nous ont dit avoir apprecie le tour... A l occasion du meme tour nous avons vu le temple connu pour son escalier, il est effectivement assez charmant (mais pas impressionant, surtout apres ceux d angkor) mais en plus il est payant, 2 dollards!!! Bref, Battambang en soi n etant pas magnifique et le tour decevant, je deconseille fortement cette etape!!! Le seul point positif a ete le trajet en bateau entre siem reap et battambang: tres agreable du fait des villages traverses (mais TRES long aussi: 8H) Voila! bonne visite du cambodge a tous!
Bateau Norwegian Gem et sa croisière actuelle? (début août 2009) English translation pending
by Bruno06220 · 2009-08-09 · 484 replies
bonjour à tous.

j'ai besoin de renseignements sur le norvégian gem, la vie à bord, l'itinéraire. (barcelone, barcelone)

c'est restauration en freestyle je crois ?

y a t'il des français à bord ? une hotesse francophone ?

le personnel à t'il un minimum de considération pour les français ? ou ce sent t'on vraiment isolés et à l'étranger ?

les menus sont t'ils en français ? y a t'il un "today" en français ?
S'installer à Dakar ou M'Bour au Sénégal English translation pending
by Clément78 · 2009-08-03 · 18 replies
Après plusieurs séjours au Sénégal (2 fois chez des amis, 2 fois avec une association), je veut vraiment tenter l'aventure et m'installer à Dakar ou ses environs, voire à Mbour, d'ici quelques mois. J'ai fait un mois au Fouta, un mois à Pikine, et puis je connais Dakar bien sûr et un peu Saint Louis, Tivaouane, Mbour...

Je ne me fais pas trop de soucis au niveau du logement au niveau de Dakar ou Mbour, j'ai pas mal d'amis sur place et puis on m'a proposé (et je connais des amis français qui l'ont fait) des chambres à très bas prix. Confort local évidemment, je ne cherche pas plus.

Mon seul problème se situe évidemment au niveau du travail. A vrai dire je ne sais plus quoi vraiment penser. Est-ce que je dois pouvoir compter sur l'offre "présente" sur place, ou économiser un peu pour monter ma propre affaire (sachant que je suis à peu près fauché et que je ne pourrai pas mettre de côté énormément de sous avant de partir).

Diplômé d'un Bac Gestion, je suis actuellement vendeur pour un magasin spécialisé dans la photographie professionnelle. J'y exerce en réalité également le travail d'un commercial en promouvant nos marques importées et la communication de l'entreprise. Je m'occupe aussi de notre participation à des salons, de la formation d'étudiants dans les grandes écoles d'art, etc...

Parallèlement Je travaille comme photographe indépendant (mode, books, reportage), et j'ai une grosse expérience des "petits" boulots (manutention, vente en magasin, caisse, etc...)

Je pense que certaines personnes du forum sont bien renseignées sur le marché du travail au Sénégal. Mon activité est-elle compatible avec celui-ci ? Je travaille dans le domaine du matériel photographique mais je suis capable de vendre autre chose ! Mes diverses recherches sur Internet n'ont pas donné grand chose : on me renvoie souvent chez le voisin ! Au pays on me promet beaucoup de chose, mais aucune place "sûre".

Faut-il que je parte avec de quoi vivre quelque temps afin de faire mes démarches sur place?

Enfin, puis-je compter sur les ONG ? A vrai dire ce serait l'idéal pour moi, mais je pense qu'ils ne recrutent que des spécialistes...? Je peux faire une croix sur l'expatriation je pense 🙂 ? Et est-il utile de faire une demande à l'ambassade ?

Je suis preneur de toute expérience, de tout conseil, de toute bonne idée, de tous encouragements mais je suis aussi prêt à me faire remettre les pieds sur terre !

Je sais que cela représente beaucoup de questions, peut-être certaines réponses m'aideront à me faire une idée de ce qui m'attend réellement ! Je ne pourrai pas rester aussi longtemps que je le souhaite si je ne peux travailler sur place.

Merci d'avance !

Clément
Embauche de jeunes francophones à Oxford! English translation pending
by Remy13 · 2009-08-02 · 5 replies
Recherche jeunes Francophones de 20 à 30ans, MOTIVES et aimant le contact relationnel. Nous travaillons de 16h30 à 20h dans une ambiance dynamique. Rémunéré environ 80£/jour voir beaucoup plus, pour les plus acharnés ! N’hésitez pas à me contacter : caulliezr@yahoo.fr
Improvisation Nomade (10) Iran et fin English translation pending
by Nicodilo · 2009-07-30 · 1 reply
Le grand Iwan Frontière iranienne.

Une dizaine d’Afghans s’agitaient quelques kilomètres avant la frontière. Soudain, deux pick-up sortirent du désert et vinrent se coller au bus qui stoppa sur un signe des kalachnikovs. Sans comprendre, on saisit les traits sur les visages qui trahissent l’émotion. Impatience, angoisse et échange de sourires de compassion pour se souhaiter bonne chance. On devine aussi qu’ils gagnent l’Iran illégalement avec des passeurs de frontière. En échange d’une poignée de billets donnée de la main à la main, ils sautent dans des pick-up qui partent en trombe dans ces fossés et ces carrières de pierres qui jalonnent le désert. Autant d’Afghans qui émigrent chaque jour pour chercher l’argent disparu de leur propre pays. C’est ainsi sur toutes les frontières du monde entre des pays qui ne possèdent pas les mêmes richesses… dans une page de l’histoire. Entre deux montagnes de roches infranchissables, de barbelés et de mines, la ville frontière de Taftan s’étend dans une vallée balayée par les vents de sable. À peine arrivés dans un carrefour entre deux pistes qui semble être le centre de ce village fantôme, nous sommes assaillis par des hommes qui veulent échanger leur argent contre le nôtre et en tirer un petit bénéfice. Un euro vaut 76 roupies pakistanaises, et 1.500.000 rials iraniens. J’ai 3.200 roupies, combien dois-je obtenir de rials ? Tout absorbé par mes calculs, je ne prêtais pas attention au drame qui se jouait à côté de moi. Un des hommes, un peu trop sûr de lui, prit une gifle qui claqua comme un coup de fusil, décochée par l’une des deux petites Japonaises qui nous suivaient depuis Quetta, profitant d’une présence occidentale pour traverser ces contrées tribales et machistes. Tous ces hommes s’emportèrent alors comme une volée de chasseurs sur une perdrix et j’ai bien cru, un moment, qu’ils allaient la pendre. La fatigue de ces nuits sans sommeil conjuguée à l’angoisse de cette ambiance frontalière, à l’extrémité du monde, où la corruption et le trafic dominent, avaient eu raison de ses nerfs. Sa main était partie toute seule mais je crois qu’elle rêvait, depuis longtemps, de rabattre l’orgueil de ces hommes, pour toutes les femmes qui souffrent en silence. Sans se démonter, elle continua de hurler, fièrement, sous les menaces de l’homme, qui finit par laisser tomber, appelant tous les diables que son langage lui permettait sous la surveillance du Très Haut. Les autres hommes riaient dans leur moustache, se moquaient de l’imprudent qui venait de perdre son honneur et traitèrent dorénavant avec respect et admiration la toute petite femme sous son voile mauve qui la gênait tant. A la douane, des militaires, aussi bruts dans leurs gestes et leurs paroles que des SS sous Hitler, suspectèrent nos sacs et plus particulièrement nos livres. Enfin, nous traversions le portait métallique qui nous séparait de la Perse. Des voitures neuves attendaient devant pour rejoindre Zehidan, la première ville de l’Est iranien, par une route asphaltée impeccable qui traçait une droite rectiligne dans la plaine de sable s’étendant à tout l’horizon. C’en était fini des pistes chaotiques et modelées par les paysages tropicaux de l’Asie, des bus sans fenêtre dont les moteurs semblent s’épuiser définitivement à chaque vallon… À Zehidan, les Japonaises prennent un bus pour Mechhed 600 km au nord. Nous leur souhaitons bonne chance et, surtout, leur conseillons de se reposer afin d’être plus détendues lors d’une prochaine mésaventure. Elles paraissaient si fatiguées... À nouveaux seuls, apaisés d’avoir franchi cet obstacle, nous prenons une chambre dans le premier hôtel venu. La porte fermée, nous sortons de nos sacs la liasse de billets cachée depuis Quetta où le change était plus favorable. Elle n’a pas disparu, évaporée dans la soute moite du bus qui traversait la nuit. Une grosse somme d’argent. Nécessaire pour un mois en Iran où les banques ne sont pas connectées au réseau international. Les élastiques sautent, la liasse large d’une main s’envole dans les airs. Nous sommes recouverts de centaines de billets verts et gris. On est riches, mon gars ! Le sommeil, alors, ne tarde pas à venir nous prendre. Nous aviserons demain pour la suite. Demain seulement, nous réaliserons dans quel nouveau monde nous sommes rendus, à quelle atmosphère nous devrons nous mêler, avec quel degré d’hospitalité, la population iranienne nous recevra chez elle pendant notre séjour.

Route de Kermân

L’Iran n’apparaît pas. Huit heures dans le bus sans croiser un chameau, dans un désert de cyclones et un fond de montagnes immenses et stériles jusqu’aux neiges éternelles qui les recouvrent, sans doute à une centaine de kilomètres, sur la frontière afghane. Le bus fonce à toute allure mais il semble, dans l’immensité, qu’on soit immobiles. La journée passe, autant de kilomètres parcourus sans que l’Iran ne veuille se montrer. Elle est un mirage. Un conte des mille et une nuits, imaginé par des âmes égarées trop longtemps sous le soleil atterrant de ce désert… Le paysage devient ennuyeux. Un relais, une voiture arrêtée sur le côté, restent visibles pendant plusieurs minutes, voire une dizaine de minutes, avant de passer dernière nous. Nous roulons pourtant à vive allure. Dire que le Suisse rencontré à Lahore venait de parcourir ce désert du Lout à vélo ! Que certains le font à pied, jusqu’en Chine, comme Bernard Olivier ! Et que d’autres, pour tenter de rentrer dans le livre des records, tournent en moto autour de l’Iran, sans s’arrêter, à part la nuit, pendant plusieurs semaines… Le chauffeur glisse un DVD. Le film commence. Pas de cinéma iranien qui nous aurait intéressés, non, un film français. Taxi avec Samy Naceri. Un film français au fond du désert sud de l’Iran. À plus de 5.000 km de chez nous. Ce n’est pas une coïncidence au moment où la France nous manque singulièrement. Juste en sortant d’Asie, passés le désert du Baloutchistan, notre pays nous appelle… Le film a sans doute été vendu pour faire la promo des voitures, puisqu’en Iran, il n’y a de neuf que Peugeot. Il y en a beaucoup. J’espère pour eux qu’elles n’ont pas été sabotées comme le film que la censure défigure chaque fois qu’il y apparaît une femme dévoilée… Enfin, c’est amusant de voir que l’humour peut être internationalisé car on entend les gens rire. À un check point sur la route, des militaires antipathiques cherchent dans nos yeux un doute, un signe qui les inciterait à nous fouiller. Nous n’avons presque rien à nous reprocher. Pas d’alcool, pas de drogue, pas de photo de femmes impudiques. Mais nous avons quelque chose de plus interdit encore. De plus dangereux dans la lutte d’un peuple sans liberté. Un livre. Un livre d’Omar Khayyâm. Ses plus beaux poèmes revus et corrigés par Hedayat : une hérésie…

Quel homme n’a jamais transgressé Ta loi, dis ? Une vie sans péché, quel goût a-t-elle, dis ? Si tu punis le mal que j’ai fait par le mal, Quelle est la différence entre Toi et moi, dis ?

Heureusement, leurs noms n’apparaissent pas sur la couverture. Et, j’imagine que les militaires, pour la plupart, se contentent de regarder les images à défaut de pouvoir lire notre alphabet. Le bus repart enfin et, à la tombée de la nuit, nous franchissons le dernier col avant d’arrivée à l’oasis. Le désert parsemé de touffes d’herbe déjà jaunies se transforme alors en prairies, en cultures verdoyantes et en jardins sublimes éclaboussés de fontaines. Le mot paradis vient du farsi et veut dire jardin… Il n’y a en effet rien de plus beau et de plus rassurant qu’une oasis aux couleurs éclatantes dans un désert brûlé par le soleil. 18 degrés en sortant du bus et une pluie fine qui, poliment, nous accueille, avec ce goût, qui rappelle celui connu sous nos latitudes. Ce goût oublié depuis que nous errons sous les tropiques… Du fond de mon sac, je ressors un vieux pull chiffonné et échange mes claquettes contre des chaussures fermées, prêt à patauger dans les rues de la ville. Nous devons avoir quelques heures d’avance sur le temps, car nous remontons en principe avec le soleil et le printemps… Nous visitons plusieurs hôtels. Il ne semble pas qu’on essaie de nous arnaquer. Pourtant les prix ont doublé, triplé même, pour un standing identique. Finalement, nous choisissons une chambre double honorable, de plain-pied, qui donne sur une large cour ombragée par d’énormes platanes, près de la vieille ville. Notre hôte, un Arménien, s’empresse de nous servir le thé. Il sait que sa réputation dépendra de nous, quelque peu, qui allons continuer de voyager et semer son adresse au delà des frontières, parmi les voyageurs qui, si il nous donne satisfaction, finiront chez lui. La douche est chaude et les robinets brillants. Ce n’est plus un seau d’eau fraîche qu’on se jette à petit baquet dans une salle de bain inclinée sur un orifice béant. Ce n’est plus, non plus, des toilettes à la turque qui affermissent les cuisses, cependant, il n’y a toujours pas de papiers... Au coin de l’hôtel, l’odeur de mouton gras et parfumé vient nous allécher, puis dans des draps frais, nous nous endormons dans l’oasis de Kerman, pour une deuxième nuit iranienne, dans le murmure des contes de Schéhérazade.

Dans la rue

La première chose qu’on remarque en Iran, ce sont ces immenses peintures qui recouvrent des façades entières de bâtiments. La barbe épaisse, l’air grave et l’œil bienveillant sous de lourdes paupières broussailleuses, le visage de l’ayatollah Khomeyni, guide de la révolution islamique, mesure souvent une dizaine de mètres de haut et semble peser sur les villes. Il est l’âme d’une population qui s’est révoltée pour reprendre son destin en main. Il est l’âme du peuple perse, de toute son histoire, des fiers Darios et Xerxès, des sassanides qui dominèrent de l’Inde à l’Arabie, de l’invasion arabe qui répandit la loi du prophète, du culte des martyres Ali et Hussein des chiites, aux grands poètes, astrologues ou sufis Ferdowsi, Nezami, Djalal al-Din Rumi et Omar Khayyâm, des apogées Samanides et Seldjoukides, des villes légendaires de Samarkand et d’Ispahan, de l’histoire contemporaine du moderniste Rezâ Chah, du nationaliste Mossadegh et de sa première victoire économique sur les pays riches, enfin de l’insurrection qui renversa le dernier Chah, absolutiste aux mains de l’hégémonie occidentale, contre la prise de pouvoir des religieux depuis un quart de siècle qui risque de se voir renversée à son tour par les maîtres d’un monde qui ne se veut qu’américain. La deuxième chose qu’on observe, c’est le style vestimentaire. Ce ne sont plus les couleurs des saris de l’Inde, les grandes barbes et turbans des bergers du Pakistan. Mis à part les religieux dans leur longue tunique blanche et leur barbe noire, et les vieilles dames toutes en noires, voûtées, la population s’habille à l’occidentale. Les messieurs sont rasés en chemises et pantalons de toile grise pour les commerçants. En smoking pour les hommes d’affaires. Les jeunes femmes portent des jeans et des petits talons. Un voile obligatoire cache leurs cheveux mais elles lui donnent un style, une transparence et le tirent en arrière le plus possible laissant une frange sur le front qui met en valeur leur visage et leurs yeux maquillés. Les jeunes hommes en jean baskets laissent apparaître leurs muscles souvent gonflés par le body-building sous des tee-shirts moulants. Ils font hurler le moteur de leur voiture et passent avec de la musique qui carillonne aux oreilles devant les sorties des écoles, comme ça se fait chez nous. Bref l’attitude vestimentaire montre que les jeunes Iraniens ont attrapé le virus des marques et la folie de la mode, des corps qu’on met en valeur, des attraits matériels et modernes qui les font remarquer, et enfin des artifices occidentaux : belles voitures, poupées de luxe et consommation. On dirait notre monde. Celui où je retourne... Si encore je n’étais pas pressé ! Une musique a retenu particulièrement mon attention à Ispahan alors que j’étais invité par des jeunes que j’avais rencontrés. Dans leur voiture qui fonçait dans la ville, ils ont passé une musique et chanté, dans une ambiance électrique qui me rappelait certains concerts de hip hop, façon iranienne. Les instruments sont les milliers de poings, lourds, abattus sur des poitrines gonflées, en un rythme sourd, comme les battements d’un cœur géant, amplifiés d’un chant religieux, hurlé à la mémoire d’Hussein le martyre et une énergie vibrante de foi. Impressionnant comme la jeune génération, très nombreuse comme dans beaucoup de pays encore sous-développés, a gardé avec la foi, les valeurs absolues dictées par la religion, une communion pour partager les diverses espérances sociales, économiques et politiques. Ils n’ont pas du tout le pessimisme européen, la morosité ambiante de la France. Ils sont baignés dans une espèce d’euphorie optimiste, une confiance sans borne dans la destiné de leur pays. Nous sommes plus avancés mais eux vont plus vite… J’exagère sans doute mais laissez-moi continuer. Les Iraniens s’enrichissent grâce à l’abondance de pétrole sur leur terre qui va de paire avec le développement économique et l’accroissement de la population. De plus, la reconnaissance et la solidarité récente des pays de l’Islam leur donnent en parallèle cette énergie et cette assurance si puissantes que rien, j’ai l’impression, ne pourra étouffer…

Le bazar de Kermân

Centre de la ville, il débute sur la place centrale qu’entoure un jardin public puis s’enfonce par la porte immense, l’Iwan, décorée de dessins et de reliefs en céramique de cette fameuse couleur turquoise de Mechhed, très chère à l’Iran. Des kilomètres de galeries transpercées par le soleil qui diffuse une lumière tamisée, douce et délicate. Des ruelles s’échappent sur les côtés, des places aux croisements que le soleil inonde, d’autres quartiers du bazar, d’autres commerces, toujours reliés par ces galeries qui parfois s’enfoncent plus profondément dans la terre, parfois s’ouvrent sur une cour intérieure ou un jardin fleuri de fontaines. Sortis du bazar par une ouverture sur la cour d’une mosquée cachée dans le cœur de la ville faite d’une immense place dallée, entourée d’arcades recouvertes d’arabesques, de céramiques d’un bleu pur, de minarets élégamment cerclés de briques rouges, de remparts discrets cannelés et moulés dans la terre sableuse et la paille qui donne une teinte ocre et qui reflète et met en valeur les véritables couleurs des décorations. Au centre de la place, une fontaine agréable où se baignent les pigeons autour de quelques croyants débarbouillés qui s’apprêtent à la prière. Des pins parasols, immenses, s’élèvent ici et là. Ils abritent du soleil ardent, protègent un espace de verdure, un banc. Nous sommes assis depuis une heure dans le calme et la réflexion qu’éveillent en nous les découvertes de la Perse. Les villes d’Iran sont des petits bijoux de finesse, de couleurs et d’architecture arabe du désert. Les dômes des mosquées en bulbes semblent vouloir s’envoler comme des ballons, les pointes des minarets, à l’inverse, s’élancent finement et se détachent du ciel au-dessus de la ville. Les places sont agencées de façon claire et simple. On sent la justesse qui les compose. Les traits d’un peintre merveilleux. Quelques couleurs bien distinctes. La parcimonie. La beauté naturelle. L’équilibre. L’art perse. La céramique, les vases, les moindres objets sont décorés très finement et très précisément dans une multitude de traits et d’arabesques qui se révèlent quand on s’approche et qui donnent aussi une illusion, un éclat, une étrange et jolie apparence, quand on s’en éloigne. Tout est donc une opposition entre la beauté naturelle, la simplicité d’un ensemble grandiose, représenté par les dimensions des iwans, des mosquées, par l’étendue du désert, et la finesse et la précision des arabesques, des céramiques, des objets d’art, des pierreries minutieuses et foisonnantes de richesses délicates et minuscules. L’élégance de l’ensemble se reflète aussi sur les commerces. Un marchand d’étoffes disposera ses effets avec dévotion autour de lui, dans une profusion qui n’altérera pas la beauté des lieux mais qui au contraire, se fondra dans le paysage et lui octroiera plus de valeur. Dans le quartier des bijouteries, espace réservé aux plus beaux et plus riches commerces du bazar, tout ne sera que brillance, reflets et diamants étincelants qui vous laisseront les mêmes sensations que celles d’un rêve dans la caverne d’Ali Baba… Enfin, dans le bazar des épices, ce sont des allées silencieuses de pains de sucre, de sacs de riz, d’amoncellements d’amandes et de pistaches, de noisettes et de graines de melons, des bassines pleines d’abricots secs ou de gingembre, des assiettes de cuivre avec de la cannelle, du curry, du poivre, du safran et des graines de pavot, ainsi que des quantités de petites coupes d’anis, de vanille, de cumin, de clous de girofle et d’innombrables herbes et racines imprégnant l’air d’arômes exaltants. Dominant ces amoncellements, les maîtres de ces couleurs sont assis, les jambes croisées comme des bouddhas… Le cœur et l’âme des habitants sont sans doute construits de la même manière, dans cette opposition. Une attitude claire et sincère dans les relations, un esprit simple et serein dans la conscience populaire, dans l’hospitalité, les valeurs acquises, contre un foisonnement et une diversité dans d’autres domaines, certainement spirituels, que quelques semaines ne suffisent malheureusement pas à déceler…

Voyage organisé Flicasseries.

Ai-je le droit de dire que l’imbécillité policière et militaire est internationale ? J’ai franchement l’impression que l’uniforme emprisonne la raison. Trois heures du matin. Accident sur la route. Des militaires font la circulation et nous envoient, nous et des dizaines de bus et de camions, sur une piste qui longe la route. Bientôt celle-ci se révèle impraticable. Les ornières sont profondes. Le dessous des bahuts touche, le sable est mou ; ils s’enlisent. Nous progressons dans les phares qui s’entrecroisent, évitons ceux qui tentent un demi-tour, à tâtons, pour éviter les trop gros trous. Nous dépassons quantité de moins chanceux qui sont tombés dans un fossé, qui se sont retournés en essayant de remonter sur la route et qui se sont coincés dans le sable entre deux dunes. Une heure de perdue. Les hommes descendent des bus et s’agitent dans tous les sens, mêlant leur ombre aux lumières aveuglantes. Des groupes se forment pour pousser. Partout, les gens et les moteurs grondent. Ça bouge aussi dans notre bus. Nous devons descendre à notre tour. Seulement les hommes. Femmes et enfants restent à l’intérieur. Il fait très froid. Le centre de l’Iran est un plateau désertique : le Kuh-e Rud, dont les pics peuvent dépasser 4.000 mètres d’altitude. Notre chauffeur va tenter de franchir le fossé, de passer l’accotement et de remonter sur la route au-dessus de nous, sur la gauche. Avec un bus, je pense que c’est impossible. Mais, il se prépare, tourne ses roues, prend son élan, patine, monte un peu, puis s’incline de façon à prendre la pente de travers... Il monte encore… Est près de se renverser… Moi, j’hallucine. Je ne voudrais pas être à la place des femmes et des enfants à l’intérieur. Aussi loin que porte la vue, les phares des bus et des camions sillonnent ce désert où nous ont conduit les militaires. Ça ronfle, ça patine, ça hurle. Notre chauffeur tente l’impossible. Une accélération, un coup de volant, le bus s’élève sur une roue, fléchit et, dans un coup de maître, donne l’impulsion juste qui lui fait franchir l’accotement dans un froissement de tôle terminé par un choc sous la carcasse. Le bus est sur la route. Il ne s’est pas renversé. Miracle. Les hommes sourient, applaudissent. On peut repartir. Nous sommes les seuls. Jusqu’à quelle heure l’ensemble des véhicules restera coincé ? Combien d’entre eux vont se retourner et s’enliser dans ces rudes montagnes, rendues glaciales par la nuit ? Comment se fait-il que des personnes aient pris cette décision imbécile et irresponsable ? Trois fois cette nuit-là, les policiers nous font signe de nous arrêter. Policiers et militaires sont omniprésents en Iran et ne sont pas diplomates. Ils montent dans le bus, réveillent femmes et enfants en éclairant leur visage, choisissent quelques personnes, les font descendre et les fouillent scrupuleusement ainsi que leurs bagages. Jamais vu des gens aussi méprisants et sauvages, nous dévisageant méchamment avec l’air de dire, mon boulot est intéressant, j’empêche les citoyens de se compromettre… Dans un train, en Inde, une bande de militaires a picolé toute la soirée. Dans la nuit, l’un d’eux, chancelant, vient pisser dans notre compartiment sur le jeune Allemand qui dort au-dessous de nous, sur la paillasse la plus basse, et sur ses affaires. Réveillé, Daoud repousse le militaire égaré, malgré ses protestations ridicules, son air fier et son uniforme. Renvoyé dans le couloir, c’est à peine s’il ne réveille pas ses confrères pour nous mettre dehors en criant comme un forcené. Dire que c’est eux qui sont censés faire respecter les lois. Moi, ils me font peur. On n’est pas en sécurité partout où ils sont présents. Les gens baissent le regard. Pourtant, ils n’ont rien à se reprocher. Ils ont peur. Plus de police pour plus de sécurité : un euphémisme. Taxi

Après cette nuit sans sommeil, nous arrivons à la station de bus au petit matin et devons atteindre le centre ville pour y trouver une chambre. Rituel maint fois reproduit. Négocier un taxi, négocier le prix d’une chambre… Une perte de temps bien nécessaire pour ceux, comme nous, qui voyagent avec peu d’argent. Dans la rue, les taxis attendent. L’un d’eux, jeune excité, empêche toute concurrence en abaissant son prix de façon exagérée. On aurait dû se méfier… On lui demande de nous emmener dans un certain hôtel. Un que nous savons modeste et que des voyageurs croisés ces derniers jours nous ont conseillé. Lui, évidemment, dit qu’il ne connaît pas ce nom, que ça doit être fermé, et réussit à nous déposer devant un autre hôtel… Je descends donc, pour demander le prix, bien plus cher, et surtout, me renseigner pour l’hôtel que nous cherchons. Ce qui est grave, c’est que le monsieur de l’accueil me confirme que l’autre est fermé ! Incroyable, il a fermé dans la nuit. Pendant ce temps, Daoud est dans la voiture. Le jeune chauffeur a sorti un seau et semble laver ses vitres. J’explique à Daoud, en remontant, comme ces gens mentent sans scrupule. On est fatigués et on aimerait aujourd’hui que ce soit plus facile. On est las de toujours se battre, de devoir faire attention à ne pas se faire arnaquer, de toujours devoir négocier… Mais, pourquoi le coffre est-il ouvert ? Et le gars derrière, que fait-il ? Je suis certain que ce mec est en train de nous voler. En une seconde, on se précipite hors de la voiture pendant que lui ferme le coffre promptement et fait signe qu’on peut y aller. C’est ça, mon gars. Prends-nous pour des jambons. On ouvre le coffre et nous apercevons que les affaires ont été bousculées et qu’il a cherché à nous voler… Après vérification, rien ne semble manquer. Il n’a pas eu assez de temps. Il fait l’innocent et ne comprend pas l’anglais. Quand ça les arrange… La voiture repart. Nos décisions se ressentent de notre nuit sans sommeil. Et surtout, on est trop las pour se fâcher vraiment alors on lui dit simplement de nous déposer en ville et de partir. Quand même, il essaie de nous demander plus d’argent que prévu, il proteste, il claque la porte. Je te jure. Le petit con… Quelques semaines plus tard, Daoud s’aperçoit qu’il a égaré 40 dollars qu’il avait mis de côté. Les 40 dollars qui étaient dans la sacoche de son sac dans le coffre de la voiture à ce moment-là. Daoud se fâche. Il pense comme moi. Ne cherchons plus, c’est le taxi de Chiraz. C’est écœurant de se faire voler. Il n’y aurait pas eu autant de kilomètres à faire pour calmer notre colère que nous l’aurions retrouvé…

Chiraz

La ville est très jolie. Le fort, le bazar magnifique, les mosquées… Derrière une rivière de sable, un mausolée est à l’intérieur muré d’une multitude d’éclats de glace merveilleusement disposés. Dans la calme bibliothèque qui l’accole, nous choisissons un des nombreux textes de foi et admirons l’écriture calligraphiée à défaut de pouvoir la comprendre… Une demoiselle vient nous saluer. Elle s’enquiert discrètement de nos recherches et de nos identités avant de se présenter elle-même puis enfin, nous signale gentiment et avec un grand sourire que nous sommes installés dans la partie réservée aux femmes… Dans le bazar de Chiraz, en son milieu, une petite cour intérieure s’ouvre aux quatre coins, sur le labyrinthe des galeries. Je le signale quoique n’ayant aucun mot pour décrire cette simple place. Encore une fois, il faut la voir pour imaginer sa pure beauté, son atmosphère tranquille, tout ce que l’Orient nous montre d’élégance et de plaisir de vivre… Au retour de nos balades à travers la ville, nous ralentissons le pas, nous pesons nos mots, nos bras se croisent dans notre dos, nous sommes teintés de cette nonchalance tranquille, de ce souffle spirituel de sérénité, de cette légèreté émotionnelle qui émanent de ces murs, de ces places et de ce peuple… Pourtant, nous approchons d’un an de voyage et notre désir de rentrer ne peut plus être étouffé. Chaque nuit, mes rêves me font revivre les douces journées avec ma famille. Je ne peux penser sans angoisse à la distance et aux temps qui me séparent de mes frères et de mes parents. Le beau temps n’y fait rien. La richesse des lieux, le mouvement, les mystères résolus et les découvertes non plus. Je suis las de voyager. Je suis las de ne pas être dans un chez moi, de promener ma maison sur mon dos, d’avoir à faire chaque jour avec les soucis d’alimentation, de logement et de transport. J’ai l’impression d’avoir déjà tout vu et une minute de trop dans un lieu m’exaspère. J’étouffe. Des efforts me sont nécessaires pour m’intéresser aux gens et aux choses que je regarde avec dédain. Il faut pourtant être patient. Quelque 5.000 km nous en séparent encore. Et de n’être pas suffisamment ouverts et motivés peut d’autant plus nous créer des problèmes comme avant-hier… À la fraîche, nous nous asseyons en terrasse dans la fumée des narguilés avec un thé brûlant et très sucré. Ne sommes-nous pas bien ? Perdus dans ce monde, dans ce désert où personne ne nous connaît. Patience ! et la récompense n’en sera que plus grande. Patience, et le voyage sera terminé pour toujours ! Chaque jour, un de nous deux devient plus renfermé, moins souriant. Chaque jour, un de nous deux prend l’initiative de motiver l’autre. Chacun notre tour, nous nous laissons aller à la mélancolie. Seul, ces moments auraient été difficiles. Penser à celle qui nous attend… Ou qui ne nous attend plus… Personne ne devrait nous attendre. Sans nous l’avouer, nous abrégeons nos souffrances en repartant plus vite. Plus vite vers le nord. Plus vite encore. Plus vite les transports... Entre temps, au contraire, notre nonchalance domine. On s’exerce à cette souffrance qu’est la nostalgie. On reste sages et tranquilles dans notre rôle jusqu’au soir où l’angoisse serre le ventre quand les pensées s’emmêlent et sillonnent toutes dans la même direction, pour une nuit animée de rêves annonciateurs de retour.

Persépolis.

Une terrasse le long d’une falaise dans les sèches vallées du Zagros. Des monuments du Vème siècle avant J-C élevés par Darios à l’époque achéménide où les arts du monde grec rencontraient ici ceux de l’Orient. Je ne sais pourquoi les ruines de Persépolis sont si connues. Il me semble que ces temples n’ont pas eu le temps d’accueillir les héros sculptés avant qu’Alexandre ne vienne brûler l’ensemble sur sa route. Enfin, ce qu’il en reste est un chantier de pierres énormes, quelques colonnes encore debout, une ou deux gravures que l’érosion n’a pas terminé d’effacer et des statues de dieux animaux dont les trompes et les cornes n’ont pas eu le temps d’être assemblées à l’ébauche du corps. Non vraiment, je n’ai ni la connaissance, ni le réel intérêt pour l’architecture qui me permettrait d’éprouver de l’adoration devant ces pierres. Pour moi, elles ne contiennent pas, si vous écoutez tout bas, l’histoire des temps qui les ont élevées. Elles ne me parlent pas. Je ne comprends pas leur langage… Assis sur la partie supérieure qui domine l’ensemble, nous passons un moment à regarder les touristes. Eléments d’analyse sociologique de notre temps qui m’intéressent. Mais là, ce qui nous absorbe, c’est seulement l’attitude de gens que nous connaissons bien puisqu’ils viennent de chez nous. Les mimiques de nos retraités. Les petits couples de septuagénaires qui se donnent toujours la main, ceux qui sont seuls et cherchent une compagnie, les comiques qui ne s’expriment qu’avec des boutades, les grincheux qui râlent tout le temps, tous ces visages européens. Nous les étudions comme sujets d’examen et cela semble les ennuyer d’être à leur tour éléments d’observations… Moi, je me dissimulerais bien, discrètement, dans leur bus, calé au fond de la soute où je m’endormirais volontiers. Et après de longs rêves, je m’éveillerais juste devant chez moi. Au lieu de ça, le sac sur le dos sous le soleil du sud de l’Iran, et trop radins pour acheter, trop cher une bouteille d’eau, nous sortons de Persépolis et devons négocier un transport pour aller plus loin, vers un autre carrefour, une autre ville, sans jamais savoir ce que nous trouverons demain.

Mélancolie Pasdaranes

Route d’Ispahan.

Cette fois-ci encore, des heures de bus pour parcourir les longues distances qui séparent les villes, avec quelques pauses pour grignoter dans les restaurants un peu sales du bord des routes. Pas la même saleté qu’en Inde où la densité de la population fait que les aliments n’ont pas le temps de pourrir. Le sandwich à l’agneau pas cuit mêlé de quelques oignons aura du mal à être digéré. Encore faut-il avoir faim ! Pas bon à manger mais alors à vomir… Ces nuits de bus sans sommeil ne seront jamais récupérées. Les arrêts, les check-points, le bruit du moteur pour passer les montagnes, les virages, les gens, les enfants, la vidéo… Quelle est la part du temps passé, en voyage, dans les transports ? Certainement pas dérisoire. Des journées de bus nous attendent encore pour rejoindre Téhéran, Tabriz, puis l’Est de la Turquie avant de la traverser. Toujours en bus, des journées et des journées. Encore faut-il avoir à rêver ! Encore faut-il pouvoir lire dans un bus ! Avoir le sommeil facile et le repos instantané. Cependant, dans ce bus, sur la route d’Ispahan, le temps ne va bientôt plus compter. Nous rencontrons un personnage que nous ne nous lasserons pas d’écouter. Ingénieur en électronique, il travaille dans l’industrie et parle très bien anglais, ce qui est aussi fréquent en Iran qu’en France... Qui plus est, il a un point de vue sur la politique, le social, l’histoire et la religion qu’il va nous développer tout au long de la nuit. Nous bavardons dans un premier temps de nos impressions sur l’Iran puis, finalement, nous lui avouons notre désapprobation concernant la présence trop nombreuse de militaires, la propagande sur les martyrs de guerre dont les visages sont partout en posters sur les murs des maisons et sur les pare-brise des voitures… Alors, il nous raconte sa version concernant ces martyrs… « Vous, les Français, vous pouvez vous vanter d’avoir eu une politique étrangère qui a toujours soutenu Saddam Hussein depuis la guerre en Iran jusqu’à sa chute en 2003. L’Irak est depuis longtemps votre client en armement, tous les armements, du chimique au nucléaire. Quand Saddam a attaqué l’Iran, ces armes ont détruit sans pitié des villes iraniennes entières dont la population civile est maintenant entassée dans les cimetières. Allez visiter celui d’Ispahan vendredi, toute la ville y sera. Et comprenez pourquoi l’Iran pleurera toujours ses martyrs tant que le monde ne reconnaîtra pas cette ignominie. Si vous remettez les choses dans leur contexte historique, que vous ne connaissez peut être pas, vous allez mieux comprendre ce qui influence directement la situation actuelle. À l’époque de cette guerre, dans le début des années 80, vos pays occidentaux ont favorisé un dictateur mégalomane et sans scrupule – Saddam – parce qu’ils craignaient les nouveaux chefs issus de la vague de la révolution khomeyniste qui ne voulaient plus se plier aux exigences américaines. Avez-vous entendu parler de la révolution verte ? La révolution islamique si vous préférez. Ecoutez-moi encore un peu si vous désirez savoir. Quand la monarchie absolue du dernier Chah a été renversée lors de la révolution, le peuple a, dans le même temps, fait s’écrouler la cinquième puissance militaire mondiale, créée de toutes pièces par les Américains. L’Iran devait servir de chien de garde contre l’Union soviétique de l’époque de la guerre froide et contre les pays du Proche et du Moyen Orient qui possèdent le pétrole. Évidemment, cette insurrection n’arrangea pas les intérêts américains et la déception fut grande alors, dans les obscurs couloirs de la CIA. La suite est facile à deviner. On ne contredit pas l’Amérique. Alors, la CIA organisa des coups d’état pour renverser le nouvel homme fort du pays, Khomeyni, qui n’aboutirent pas mais qui se terminèrent par une prise d’otage des citoyens américains de l’ambassade par les moudjahidins. Cette situation dura longtemps et s’envenima encore. Les pro-américains et les démocrates iraniens furent progressivement « mis de côté » pendant que, parallèlement, la communauté internationale désapprouvait définitivement cette révolution dont le sort ne dépendait plus que d’elle-même. Et puis, le con de Saddam en a profité pour nous attaquer. C’était le bon moment pour ses rêves de grandeur. Et la communauté internationale ferma les yeux sur ses crimes qui firent le nombre de morts par gaz chimique le plus important de tous les temps à travers le monde. Malheureusement pour lui, l’attaque d’un ennemi extérieur a renforcé le sentiment patriotique de la population et il lui fut impossible de nous envahir. Au contraire, nous menacions bientôt l’Irak à notre tour et comptions renverser Saddam pour libérer nos frères chiites prisonniers du dictateur. Une fois encore, c’est l’aide occidentale à l’Irak qui ne nous permit pas de mener à bien notre projet sinon nous aurions éliminé définitivement un dictateur et la population irakienne ne connaîtrait pas aujourd’hui une telle injustice... Non, la guerre se stabilisa sur ses positions pendant 7 années. Sept années qui firent s’effondrer notre économie déjà fragile, qui diminuèrent et appauvrirent notre population. Tout cela sans accéder à la moindre aide extérieure. Bien au contraire, puisque les Américains mirent en place un embargo qui s’est durci à mesure des années et qui nous empêcha d’accéder à la moindre aide extérieure. On ne contredit pas l’Amérique même si c’est tout un peuple à l’autre extrémité du monde qui le désire. Vous comprenez maintenant pourquoi, lors de manifestations dans notre pays, la haine contre l’Occident est sensible. Nous sommes aujourd’hui complètement autonomes, revitalisés par l’argent du pétrole mais aussi par l’énergie bénéfique de l’islam qui se transmet à travers le monde, et plus rien ne nous empêche de dénoncer l’hégémonie dévastatrice occidentale et peut-être même un jour d’aller plus loin... » La nuit passe dans le bus mais nous ne dormons pas. Ces accusations parfois abusives semblent tellement proches de la réalité. Nous ne trouvons pas les arguments pour relativiser l’injustice qui fait trembler ses lèvres. Nous ne pouvons qu’écouter respectueusement sa version dramatique des faits, tout en sachant seulement que, Occidentaux, Iraniens ou Chinois : nous ne sommes que des hommes et nos bassesses, dans tous les niveaux hiérarchiques, ne sont plus à démontrer... Après une pause bienvenue pour déjeuner, le monsieur reprend de lui-même son bavardage. Nous ne sommes qu’au milieu de la nuit et il lui reste du temps pour nous convaincre tout à fait. Il nous sent réceptifs, intéressés, bien que parfois sceptiques, ce qui l’encourage à développer totalement ses opinions et tenter de nous les faire partager... « Rejeter la religion catholique fut la meilleure chose que vous ayez faite, vous les Français, car après avoir apporté une richesse extraordinaire, elle finissait par abolir complètement l’esprit critique des individus, les avilir dans un système de servitude sous la dépendance d’un clergé avide, éloigné de Dieu lui-même. Nous avons fait le contraire. La religion nous manquait. Et je vais vous expliquer pourquoi. Cela aussi est facile à comprendre car tout s’explique grâce à l’Histoire. Depuis deux siècles, la société européenne, et les sociétés qui en sont nées, semblent ne connaître qu’une seule foi positive : le culte du progrès matériel, avec la croyance qu’il n’y a d’autre but dans la vie que de la rendre toujours plus facile et indépendante de la nature. Votre Dieu n’est plus spirituel. Il s’appelle le progrès. Et vos prêtres sont devenus des hommes politiques ou des acteurs de cinéma et vos églises des télévisions. Le désir insatiable de pouvoir et de plaisir a conduit aux guerres mondiales avec l’horreur que vous connaissez car il n’y a plus, dans votre société, de morale ou d’accord sur le bien et le mal. Plus de limite. Et tout est encore conduit aujourd’hui par la règle de l’opportunisme, du capitalisme. Vos problèmes ne sont pas résolus. L’insatisfaction occidentale est évidente, sa décadence culmine dans une illusion confortable, dépendante de la richesse, la richesse assise sur les autres peuples qui n’apporte pourtant pas le vrai bonheur. La vie occidentale est confuse et malheureuse parce qu’il n’y a plus de véritable communion entre les hommes, parce que vos gratte-ciel, vos machines et vos télévisions ne peuvent rien faire pour restaurer l’intégrité brisée de vos âmes. Dieu vous a quittés et le progrès technique sans lui ne développe que l’individualisme amer et avide. Jamais plus de Bach et de Beethoven ne s’élèveront parmi vous mais certainement de nouveaux Hitler et Bush qui se valent dans mon cœur. Votre société a une culture égocentrique et vous exigez qu’elle devienne la seule réalité possible. Vous exigez de laïciser les pays musulmans car vous croyez en ce sens de l’évolution. Mais vous vous trompez encore. Et on ne vous laissera pas faire. Il n’y a ni église, ni clergé, ni hiérarchie dans l’islam qui puisse nous oppresser. Et puis l’islam n’est pas seulement une religion mais, est, à la fois, pouvoir politique, communauté et manière de vivre. Les musulmans ont une unité profonde quels que soient leurs origines et ils sont unis à travers le monde dans leur manière de penser et de distinguer le juste du faux. Les Occidentaux pensent que l’islam demeure une survivance des siècles passés, un signe d’arriération sociale et politique qui va disparaître, mais pour nous, dans le système violent et dévastateur de la mondialisation provoquée et dirigée par l’Occident, c’est au contraire une unité de rapprochement conservatrice, un mouvement d’avant-garde et un levier porteur de libération ! » Cette fois, le monsieur a fini. Oui, parce qu’on arrive. Il aura convaincu très certainement quelqu’un : lui-même. C’est déjà pas mal. Quand tu cherches une réponse à tes questions, le principal ce n’est pas d’avoir La réponse mais c’est d’en avoir Une. Le bonheur est dans la certitude. Pour notre part, on va commencer par digérer tout ça et essayer de savoir s’il y a des petites choses où il pourrait bien avoir raison quand même… Et puis, comme on ne l’a pas vraiment contrarié, le monsieur nous aide, en arrivant dans sa ville, puisque c’est la nuit, à trouver le bon bus pour le centre. Ensuite, il nous invite à aller visiter le cimetière dont il nous parlait. Mais bien que cela paraisse intéressant, nous en avons assez entendu pour le moment. Daoud est d’accord avec moi ; cherchons plutôt des personnes qui pourraient avoir un avis qui nous ferait moins peur. Nous avons comme dans l’idée que ce monsieur va un peu trop loin et que tous les Iraniens ne seront pas d’accord avec lui, bien que, malheureusement, il doive en représenter une bonne partie… Ispahan. Une semaine plus tard.

Ce matin en me levant, je me suis demandé ce que j’allais faire. Cinq minutes… Puis, suis descendu déjeuner chez Hassan, dans un café iranien où est servi le thé et où les gens fument le narghilé. Le thé n’était pas encore trop fort et le cake juste chaud. Hassan ne me fait plus payer depuis que nous travaillons tous les deux, lui à l’anglais et moi au farsi et à l’alphabet arabe, l’écriture qui marche à reculons. Je l’ai vu un jour faire de la calligraphie et je m’y suis intéressé. Depuis, nous sommes devenus amis et je passe des journées entières à travailler la langue arabe avec ce jeune professeur improvisé. J’aime bien Hassan. Il est droit. Il est sincère. Il est vrai. Quand il est arrivé de son village dans cette ville et dans ce commerce, il a commencé par nettoyer les gamelles. Maintenant avec la même allure : survêtement et chaussures en cuir, il est devenu responsable. Tout le monde le respecte ici bien qu’il soit modeste. Il devrait me donner, en plus, des leçons d’humilité… Hassan ne parle pas beaucoup. Il ne rit pas beaucoup non plus mais garde un petit rictus au coin de ses lèvres. Il m’apprend beaucoup de choses sur l’Iran, aussi sur les Kurdes dont il fait partie. Puis, il met une cassette dans le lecteur, musique traditionnelle, contemporaine, classique, ûd iranienne ou kurde, toujours choisie avec subtilité… Ce ne sont pas des sentiments passionnels, des émotions fugaces qu’expriment les musiques que me fait écouter Hassan, mais réellement des airs sans âge, sans violence, des airs de la vie dans sa simplicité, dans ses valeurs immuables et fondamentales comme le rythme du vent dans le désert, la sensation des grands espaces et la contemplation d’un éternel présent… J’aime ces musiques et ça lui donne beaucoup de plaisir de me voir les apprécier. Des personnes entrent dans cet espace sonore, des sportifs, des hommes d’affaires, des religieux : Personne ne prête attention aux mélodies sacrées. Si, peut-être, les visages ensanglantés des martyrs, figés dans la contemplation, sur les tapis muraux, autour d’aigles royaux, de chevaux volants et de princesses célestes… Shaddy a ouvert son café Internet un peu plus loin dans la rue. Elle est avec sa sœur Soufia. Toutes deux me sourient de façon entendue. Je monte leur dire bonjour. Une poignée de main. La bise se fera seulement le jour des adieux, en cachette. Nous avons passé la soirée ensemble hier, dans les rues de la ville, avec Minah et Nahib, leurs cousines. Soufia, qui préfère qu’on l’appelle Zizi même après lui avoir donné la signification française, est étudiante. Elle a donc plus de temps à nous consacrer et parle mieux anglais que sa sœur et ses cousines qui ne le parlent pas du tout. Ensemble, nous avons visité la très belle église arménienne d’Ispahan puis le musée qui se trouve à côté. L’histoire arménienne est passionnante. Cette petite famille orthodoxe du Caucase, au pied du mont Ararat où s’est perché Noé, est entourée de musulmans géorgiens, turcs, tchétchènes, azerbaïdjanais et iraniens… Le musée insiste sur le génocide perpétré par les Turcs à la fin de l’ère ottomane. De tristes images qui rappellent celles de l’holocauste et que les Turcs ne veulent pas reconnaître bien que ce soit le sujet d’une opposition importante à leur entrée dans l’Europe… En sortant de ce musée, nous allons dans un jardin public. Nous sommes allongés dans l’herbe quand la police arrive en civil. Trop près d’une demoiselle ! Les policiers nous demandent nos contrats de mariage. Soufia leur dit qu’on est ses cousins venus de France. Perplexes, ils nous demandent nos papiers et, ne constatant rien de répréhensible, exigent seulement que Zizi replace son voile trop largement tiré en arrière... Pas facile de trouver des couples non mariés en Iran, pas facile d’empêcher Cupidon de tirer ses flèches pourtant et d’étouffer la liberté de cette jeunesse qui se veut moderne au plus grand désarroi des Pasdarans, les gardiens de la révolution…

Avec Daoud, nous partons en taxi de l’autre côté de la ville, à l’extrémité du bazar que nous voulons remonter tranquillement jusqu’au centre. On nous dépose en banlieue d’Ispahan. Quoique le mot banlieue soit tellement péjoratif en France qu’il en devient trop fort pour décrire cette partie de la ville iranienne. La banlieue d’Ispahan ne rassemble pas les minorités, ni les citoyens du pays qui ont peu d’argent pour vivre. Elle n’est pas faite d’immeubles fermés sur eux-mêmes mais des mêmes maisons un peu plus petites qu’en ville. Les différences sociales dans la population iranienne n’ont pas les proportions que nous avons atteintes… Donc à l’extrémité d’Ispahan, nous commençons par nous promener dans le marché aux légumes entre l’entrée du bazar et la mosquée du Vendredi. C’est le seul à l’air libre, le long des rues sableuses. Nous y retrouvons les regards perçants et les gestes centenaires des commerçants, leur voix attrayante et, leur béret français. Une mode datée de la vieille époque de Reza Chah et de son voisin Atatürk qui se préoccupaient principalement de moderniser leur pays en l’occidentalisant. Il faut croire que le béret français tient une place importante dans le développement d’un peuple… Dans le bazar, les heures creuses sont en début d’après-midi. Les commerçants mangent tranquillement, boivent le thé et s’allongent sur leurs étoffes pour piquer un roupillon. Nous marchons pour la première fois dans le silence et le calme à travers un bazar. Celui-ci fait plus de deux kilomètres rien qu’en allant tout droit. Une ville à lui tout seul. Il s’ouvre comme toujours sur des jardins, des mosquées, des cours intérieures et des petites places avec des fontaines où l’on ne peut s’empêcher d’entrer pour se poser quelques instants. Une pelouse, des arbres, le silence et, tout autour, la beauté persane. En revenant dans le bazar, l’agitation a repris. J’ai, par réflexe, une hésitation en me mêlant à la foule. Une hésitation en souvenir des samedis noirs, en France, dans les grandes surfaces. Je hais les grandes surfaces : l’abondance de camelotes manufacturées, le choix entre tous ces produits qui n’ont de différence que la marque, les rayons surchargés, la classification, la publicité alléchante, mensongère parfois et surtout la lumière éclatante qui rayonne. Aussi, je hais l’attente devant les caisses dans un cérémonial silencieux qui prépare la sortie du portefeuille pas assez lourd pour qu’on puisse acheter tous les produits qu’on nous fait miroiter. Un habitant du Tiers-monde serait époustouflé en entrant dans ces magasins immenses, ces villes de rayons symétriques. Pénurie : non ! Surproduction : ah là d’accord ! Mon anxiété s’évacue rapidement. Nous sommes dans le charme d’un bazar oriental. Sombres petites échoppes pleines d’artisanat. En face, disposées dans un patio, les soies les plus luxueuses d’Asie. À côté, l’atelier d’un fabricant de cordes. Puis, une niche de textiles multicolores de Kâchmar. Dans les ruelles transversales, des maroquiniers imprègnent l’air de l’odeur aigre de cuir. Dans des renfoncements, on entend le bruit des machines à coudre cachées derrière des broderies. Plus loin, des chaudronniers martèlent du cuivre, du bronze, du laiton, symphonie curieuse, mélodie de la créativité artisanale. Les Iraniens ont une capacité de concentration qui leur permet de nouer, à la main, et au moyen d’innombrables fils de laine colorée, fil après fil, millimètre après millimètre, des tapis d’une perfection ahurissante. Ce n’est pas par hasard qu’ils sont les plus beaux du monde. Pourrait-on trouver ailleurs ce recueillement profond, cette absorption tranquille dans l’occupation ? Verrait-on ailleurs pareils yeux, sombres profondeurs pour lesquelles le temps qui passe signifie si peu. Des rues, encore des rues entières d’artisanat, de bruits et parfois de silence là où des peintres copient des images de vieux livres sur des pages blanches, trait après trait, ombre après ombre. Le temps passe et les peintres, les calligraphes restent penchés sur leur travail, étrangers au présent. Le temps passe. Dans les rues voisines, la pacotille occidentale pénètre dans les boutiques et progresse obstinément. Le temps passe pour nous aussi, sous ces dômes protégés du soleil et dans ces ruelles qui s’entrecroisent, fraîches, agréables et remplies de merveilles. Aveuglés par le soleil, nous débouchons sur une place en clignant des yeux. Un mirage de beauté et d’espace. Longue de cinq cents mètres, agrémentée de toutes parts de jardins, de fontaines, la place Meidun-é Eman Khomeyni est entourée d’arcades et ouverte par de grands iwans disposés sur les axes croisés de la cour, se reflétant sur la pièce d’eau centrale. Ces Iwans sont surmontés d’alvéoles comme des nids d’abeilles en arc brisé, avec des stalactites de céramique, des façades de faïence turquoise et verte où des inscriptions en kufique blanche - l’écriture arabe la plus ancienne - se découpent dans la brique au-dessus de mille arabesques. Au-dessus encore, flottent, dans l’espace, les immenses dômes de la mosquée royale. La ville d’Ispahan dans toute sa grandeur, telle qu’elle est depuis des siècles, relatée par tant de marchands et d’explorateurs comme la ville la plus belle du monde.

Dans la soirée, Zizi, Minah, Shadi et Nahib marchent avec nous dans la ville, à la fraîche, comme tout Ispahan. Elles sont bien habillées, se donnent la main, leur voile couvre juste le derrière de la tête et elles matent les mecs en balançant leur petit sac à main. Plus habitués à ces comportements, nous sommes tout émoustillés de nous faire reluquer et d’être en compagnie d’élégantes jeunes femmes. Les trottoirs sont bondés, les magasins brillent, tout le monde est classe. Demain, je vais m’acheter une paire de basket ! Depuis le temps que je traîne ces chaussures de montagne. Bien qu’elles aient traversé avec moi les Alpes, il faudra que nous nous séparions un jour. Et puis ces fringues distendues, ces deux tee-shirts portés depuis un an et cette barbe trop longue. Nous sommes des clochards parmi la foule et cependant, joliment accompagnés… Voici le pont Khadju, une des dernières merveilles de la ville et de la floraison artistique persane. Un pont piétonnier que les gens traversent pour recueillir, dans le vent léger, les fines gouttelettes qu’un jet d’eau envoie du milieu du fleuve, comme une pluie de diamants, réverbérée par les projecteurs. Partout, c’est propre, c’est fin, c’est beau, c’est géant, c’est Ispahan !

Téhéran.

À l’inverse d’Ispahan la merveilleuse, Téhéran est la plus triste ville qu’on ait vue. Les rues sont bouchées de voitures. Les façades noires. Les hauts immeubles dissemblables. Les longues avenues rectilignes n’ont rien de plaisant pour les yeux. Aucune zone piétonne, aucun arbre. Pas même de vieux quartiers ou de centre ville. C’est triste, triste, triste. Pour couronner le tout, notre hôtel est sale et bruyant. Toute la journée, je marche dans ces rues à la recherche des quelques beaux quartiers, des universités, des petits parcs séparés par des avenues commerciales, toujours dans le bruit des klaxons et dans la pollution. C’est décourageant. Il n’y a vraiment rien de beau, ni même d’historique et surtout ce n’est pas une ville faite pour les piétons. Elle est trop étendue. J’arrive près du Lalé parc. Enfin, un peu de verdure. D’ailleurs, toute la population est là ! J’espère qu’ils n’ont pas fait autant de kilomètres que moi pour venir ici. Et surtout, maintenant je dois retourner… Il faudra attendre encore une longue journée que des amis iraniens, Saman et Susan, les amis des amis qui nous ont aidés à avoir le visa lorsqu’on était au Pakistan, viennent nous chercher et nous emmènent en voiture. Plus d’une heure pour traverser la ville dans l’autre sens. Ce n’est peut être pas plus rapide en voiture mais c’est plus reposant. Et on peut parler. Susan travaille dans une banque et apprend le français pendant ses heures perdues avec l’espoir un jour d’aller en France. Saman, son grand frère, est ingénieur en informatique. À l’inverse du monsieur rencontré dans le bus allant à Ispahan il y a une semaine et qui avait des opinions politiques très conservatrices comme j’ai pu en transmettre quelques unes, Susan et Saman sont, eux, des libéraux modernistes. Sans être pro-américains, ils ne veulent plus de ce régime islamique. « Si l’Occident pouvait nous sortir de cette dictature, si nos dirigeants faisaient l’erreur d’agresser Israël. Alors, tout serait à nouveau possible… En attendant, nous n’avons aucune liberté ici, nos choix de vie sont dictés, tout comme nos opinions. Les écrivains, les journalistes, les opposants au pouvoir, tous se cachent ou émigrent. Les femmes n’ont aucun droit alors que, de plus en plus, elles aimeraient s’émanciper. Nous souhaiterions tellement former une nation ouverte au monde entier, républicaine et laïque avec une vraie démocratie. » Ces mots sont chuchotés mêmes si nous sommes dans une voiture et que personne ne peut nous entendre et, quand ils prononcent le mot démocratie, leurs yeux ne peuvent s’empêcher de briller. Les élections iraniennes sont dans peu de temps mais les réformes sont inenvisageables puisque le futur président ne peut être élu que s’il est déjà accepté par le congrès de religieux… La première visite sera, en l’occurrence, le King palace, le château du roi, l’ex-propriété du Chah d’Iran qui est devenu un musée depuis qu’il a été déchu et s’est enfui d’Iran. Le palace, d’architecture assez simple, est situé sur les hauteurs de Téhéran au pied des montagnes enneigées qui culminent à plus de cinq mille mètres, la chaîne d’Elbourz. À l’intérieur du palais, sont disposées les richesses du roi qui n’ont pas été vendues, c’est-à-dire peu de choses, des cadeaux que lui ont fait les nations occidentales, quelques photos de famille… Le lieu est surtout symbolique. Toujours guidés par Saman et Susan, nous entrons dans un restaurant, sur les hauteurs qui dominent la ville. Elle s’étend à perte de vue, dans un amoncellement d’immeubles modernes, jusqu’au désert. Une télécabine part directement de Téhéran et monte à plus de trois mille mètres d’altitude pour atteindre un air plus respirable. Les citadins vont se balader l’été en famille et faire du ski l’hiver. Enfin, pour digérer l’incontournable brochette d’agneau, nous allons marcher dans deux différents parcs de la ville, seuls espaces vivables – les Iraniens eux-mêmes le disent – avant de nous faire déposer à notre hôtel dans un des endroits les plus malfamés de la ville. Téhéran nous déplaît, nous décidons de partir le lendemain à la première heure.
Projet d'expatriation à Londres English translation pending
by Gethia · 2009-07-19 · 3 replies
Bonjour à tous !

J’ai 22 ans et je travaille depuis 3 ans en France je m’ennuie fortemment. Depuis quelques semaines je pense très sérieusement à partir à Londres, la ville m’attire, j’aime beaucoup la langue même si je la parle moyennement bien. Mon projet à long terme est ambitieux, mais pas irréalisable je pense.😉 Je souhaite partir, m’installer (j’ai lu que la colloc était le mieux, ), trouver un job (restauration) prendre rapidement des cours d’anglais pour me perfectionner à l’oral et à l’écrit principalement, et m’en tirer avec une reconnaissance de mes acquis (des université font ça?), le tout en prenant des cours de théâtre (j’en ai fait longtemps étant plus jeune) pour ensuite postuler à la royal académy of dramatic art.

Je cherche donc des infos sur quels sont les endroits reconnus par les institutions scolaires pour apprendre l’anglais, si par hasard des personnes ayant fait du théâtre peuvent me conseiller pour les cours, si des gens ont vécu ça, d’essayer de se faire accepter dans une université ou une grande école anglaise en tant qu’étranger, j’aimerai qu’ils m’en parlent, les colloc aussi, j’ai lu que le mieux était la zone 2, quelqu’un à t’il des adresses, une moyenne de prix, pour ne pas me faire avoir, 😕 ect…

Merci d’avance pour les éventuelles réponses.la chose n’est pas pressée, je ne compte pas partir avant l’année prochaine, mais plus tôt j’en saurai, mieux je pourrais me préparer à cette grande aventure ^^

Ps : Je prévois aussi de passer mon permis là bas… 🤪

Gethia.
Carnet de voyage: Californie, Arizona et Utah en juin 2009 Partie 1 English translation pending
by Mokahlki · 2009-07-17 · 65 replies
Depuis le retour de notre premier voyage dans le Southwest en juin 2007 nous avons passé beaucoup de temps à revivre notre périple et puis aussi à préparer celui de juin 2009.

Tous nous remerciements vont à toutes celles (car elles sont nombreuses nos voyageuses) et ceux qui nous ont tant et si bien aidés par leurs contributions, leurs photos et conseils.

Alors, un Carnet de voyage en plus.

Premier exercice en ce qui me concerne, il vous faudra être indulgents(es).

- La première partie concerne la Californie, l'Arizona, le Nouveau Mexique et l'Utah.

- Les deuxièmes et troisème parties concerneront ……..l'Utah, l'Arizona

- La quatrième concerne la route 66 en AZ et la Californie.

Forcément, puisque nous avons fait une boucle de 5000 miles sur ces états uniquement et ceci en 33 jours, donc calmement et sans trop de longues étapes.

1er juin, le grand jour tant attendu est enfin arrivé et c'est après une courte nuit que mon réveil matin sonne (ce faisant, il ne fait que son boulot de réveil matin) à 6h00.

Notre 2ème voyage dans l'Ouest commence maintenant.

Petit déjeuner vite avalé et énième vérification d'usage: ne pas oublier les passeports, billets d'avion, $, cartes de crédits, appareils photo et cartes mémoire, documentation et road-book.

Mon épouse se chargera de vérifier tout le reste qu'elle a placé dans les deux valises qui vont nous accompagner et dont le contenu ainsi que le mode de rangement m'échappe totalement.

8H00, notre fils nous abandonne dans le hall de l'aéroport de Luxembourg après les effusions d'usage et les nombreuses recommandations de sa mère, maison, chat, voiture, jardin, plantes, boîte aux lettres etc.…

Je n'oublie pas ma propre recommandation, "Gardes tes copains éloignés de ma cave à vin !!"

10h30 vol Luxair de 45 minutes pour Frankfort.

14h00 vol Lufthansa / U.A. pour San Francisco où nous arriverons vers 16h00 locale après un vol excellent et sans histoire.

Formalités douanières très rapides et prise en charge simplifiée de notre Jeep Commander chez Thrifty

18h30 nous sommes à San José / Morgan Hill en descendant la 101. Nous ne sommes pas restés à SF que nous connaissons déjà et où nous passerons les 3 derniers jours.

Très jolie région avec ses douces collines couleur miel. Promenade dans les rues de cette petite ville bien typée. Pas de doute, nous sommes arrivés à destination.

Nous trouvons facilement un motel pour la nuit, Quality Inn, et ensuite nous irons rapidement nous restaurer dans notre premier Steak-House à Morgan Hill.



2 juin, nous sommes réveillés vers 8h00, nous prenons la route 152 vers Fresno (130 miles) et arrêt pique-nique au San Luis Reservoir. Une halte bien agréable où nous observerons longtemps quelques Turkey Vultur.



Arrivée à Fresno vers 16h00 où, après nous être installé dans un motel de Down Town, nous décidons de faire un peu de shopping. Nous déchanterons rapidement car cette ville semble sinistrée et nous trouverons d'innombrables commerces fermés et à vendre dans le centre ville. Drôle d'ambiance.





3 juin, nous remontons la route 180 jusqu'à l'entrée du Sequioa Park et en cours de route nous observons que le ciel se couvre. Notre visite de ce parc est décevante, juste le temps d'un petit coucou au Général Sherman.

Il pleut, le ciel est complètement bouché et le vent nous empêche de monter tranquillement jusqu'en haut du Moro Rock. .

Nous nous arrêterons à Visalia pour la fin de l'après midi et la nuit. Tout à fait par hasard nous trouverons le Lamp Liter Inn et son agréable piscine que le soleil retrouvé nous permettra d'apprécier longuement.

4 juin et 5 juin, le ciel est couvert ce matin et nous prenons la route de Santa Monica.

Traversée quelque peu chaotique de Los Angeles sur le coup de 14h00. Trafic énorme et embouteillages.

Nous découvrons l'étendue de Los Angeles et de ses villes satellites.

Personnellement j'avais un à-priori en ce qui concerne cette mégapole et ce n'est que pour faire plaisir à mes compagnons de voyage que j'ai accepté d'y passer 2 jours et 2 nuits.

Bon, ce n'est pas ma tasse de thé, trop grand, trop bruyant, sans charme et sans réel intérêt à mes yeux, d'autres apprécient.

Santa Monica, Hollywood Bd. et les fleurs anonymes sur l'étoile de D. Caradine, Sunset Bd, El Pueblo, Union Station (jolie), Beverly Hills constituerons notre programme. Santa monica 3ème Avenue



L.A.



Vue du 27ème du City Hall





Mellrose Avenue, sympa et branché

Point positif de cette étape, j'ai bien aimé Griffith Park et l'Observatoire à la nuit tombée.



6 juin, Nous partons pour Laguna Beach en prenant le temps de flâner un peu le long de la côte. A partir de Newport et jusqu'à Laguna Beach nous verrons une succession de très belles plages et d'innombrables villas superbes. Queen Mary sur notre route Dans l'après midi nous prenons la route pour Palm Springs. Sur la route

Agréable étape et une Fajitas du tonnerre à l'arrivée. Au passage nous admirerons les champs d'éoliennes autour de Palm Springs. Nous mesurerons la force du vent qui s'engouffre dans cette vallée car en ouvrant simultanément deux portes de notre voiture lors d'un arrêt nous perdons une carte routière qui se fait littéralement arrachée du tableau de bord.

7 juin, journée consacrée à la visite de Joshua Tree que nous abordons par le nord pour ressortir au sud sur la route n° 10 avant de poursuivre vers Blythe où nous arriverons en fin d'après midi.

Joshua Tree se révèlera très agréable dans sa traversée mais ce n'est quand même pas, à mes yeux, une étape incontournable et en tout cas je ne conseillerais pas de faire un grand détour pour voir ce parc.





Le barrage de Joshua Park, il manque juste un peu d'eau

8 juin, passage du Colorado et entrée en Arizona. Nous décidons de faire un arrêt supplémentaire et de consacrer quelques heures à la visite de Scottsdale au nord est de Phoenix. Etape sympa consacrée au shopping dans Old Town et à la découverte de quelques unes des nombreuses galeries d'art qui y sont installées.





En soirée nous arriverons à Apache Junction et trouverons un Best Western tout à coté de la route 88 qui conduit à l'Apache Trail. Halte sympa.

Au matin, attaque surprise sur le parking du motel d'un oiseau m'a carrément chargé et ce à 3 reprises alors que je l'observais. Pas compris ce qu'il avait après moi celui-là !!

9 juin, le programme du jour prévoit la remontée de l'Apache Trail jusqu'au Roosevelt Dam et l'arrivée en fin d'après midi à Sedona.

Aucune difficulté à tenir ce planning, l'Apache Trail est parfaitement sec et la piste se roule très bien.

Nous commencerons la journée par un premier arrêt à l'Elvis Presley Memorial Chapel et ensuite nous visiterons le site de Goldfield Ghost Town où nous bénéficierons de tous les avantages d'une arrivée matinale. Personne dans la rue et nous pouvons nous permettre les cadrages que nous souhaitions.

Superstition Mountains dans la brume



Goldfield Gosth Town





Poursuivant la route 88 nous longeons la Marina du Canyon Lake et arrivons à Tortilla Flat qui marque la fin de la route goudronnée.

Tortilla Flat Une petite halte pour se rafraichir et contempler les billets de 1 dollar qui tapissent les murs intérieurs du bar.

Un petit coup d'œil également au décor particulier des portes des toilettes. Original !!

La piste de l'Apache Trail à l'est de Tortilla Flat offre de nombreux points de vue intéressants et nous ne pourrons que regretter le manque de soleil et de ciel bleu de cette journée.



Pique-nique au bord de l'Apache Lake et ensuite direction le Roosevelt Dam et le Bridge du même nom.

Nous arrivons à Sedona en fin d'après-midi et à l'occasion d'une halte café à Campe Verde une brave dame de l'Office de tourisme nous informe qu'en ce moment bon nombre d'hôtels de Sedona offrent 3 nuits pour le prix de 2. C'est vrai et nous en bénéficions en trouvant a nous loger au Sedona Real Inn. Red Rock Country

10, et 11 juin, Sedona, c'est magique, sûrement un des points forts de notre séjour. Nous avons eu l'embarras du choix quand aux ballades à faire sur ces 3 jours et nous avons finalement opté pour Devils bridge, Crescent Moon et une partie du West Fork d'où nous avons dû nous replier en raison d'un orage menaçant (qui n'a jamais éclaté !).

Devil's Bridge



Oak Creek / West Fork





Timide coucher de soleil depuis Airport Mesa

Nous avons également sacrifié en soirée du 2ème jour à un tour avec les fameuses Pink Jeep. Je conseille fortement à ceux qui ont en l'occasion de ne pas hésiter. Très agréable et sans aucune crainte à avoir. Si possible, réserver la veille comme nous l'avons fait, pour le tour qui débute à 17h00 (en juin). C'est s'assurer ainsi une belle lumière sur le parcours de 2h00 pour Broken Arrow.

Depuis Sedoma, petite promenade à Jerome

Commerce de proximité créé par une citoyenne belge 🙂

Un ferailleur qui met en scène ses épaves



Jerome / AZ

12 juin, départ au petit matin pour Albuquerque où la famille nous attend. Un oncle et une tante y vivent depuis près de 40 ans et nous sommes assurés de manger une bonne Enchilada arrosée de quelques Margaritas. Sur la route nous ferons arrêt à midi pour visiter le Météor Crater, magnifique et impressionnant. Le cratère

Fenêtre ouverte Suivra la visite de Painted Désert et un bon Pique-nique. Par manque de temps nous n'avons malheureusement pas continué vers le Petrified Forest Park qui se trouve juste à coté.





Et Gallup diront les puristes ??? Ce sera pour plus tard en revenant d'Albuquerque pour monter à Chinle.

13 et 14 juin, Comme prévu, la famille, le shopping et un peu de repos en visitant Old Town que nous connaissons déjà mais qui reste bien agréable.









15 juin, Direction Gallup par la 40 et entrée dans la ville par la 66.

Rapidement nous visitons quelques magasins sur la 66 puis nous cherchons un dentiste pour un accident de parcours….bref, on oublie.

Plus tard nous partons pour Chinle avec l'idée de nous arrêter en route à Window Rock. L'entrée même du site n'est pas très visible, les panneaux indicateurs sont tous tagués à partir du carrefour de la 264. Nous ferons quelques miles avant de comprendre que nous étions dans l'erreur. Mais les paysages sont sympa à la sortie Window Rock

Nous trouvons finalement la bonne route. Ce site se visite très rapidement et les informations concernant les Wind Talker's sont des plus succinctes puisque se résumant à un panneau.





Pour seule assistance nous aurons la visite d'un jeune chien (Navajo) qui tiendra à partager notre déjeuner.

Nous arriverons à Chinle en début de soirée et logerons au Best Western. Bizarre cette ville mais c'est la porte du Canyon de Chelly et il n'y a pas beaucoup d'autres alternatives.

16 juin, visite tant attendue du Canyon de Chelly. Au Visitor Center nous trouvons auprès des Rangers les n° de téléphone pour demander la visite accompagnée du Canyon. Nous serons guidés par une dame prénommée Alice qui du haut de ses 75 ans conduira tranquillement sa Land Rover "décatie et décapitée" avec beaucoup de prudence.

Belle visite même si nous notons que notre guide n'est pas du genre bavarde. White House, Petroglyph, curiosité rocheuses et de nombreuses ruines accrochées ou collées à la falaise nous attendent au cours de cette visite de 2h30.









Ressortis du Canyon nous empruntons la Scenic Way pour voir du haut ce que nous avons apprécié d'en bas en y rajoutant le Spider rock. Sublimes point de vue auquels nous consacrerons encore beaucoup de temps.



Nous reprenons tranquillement notre route, Chinle / Kayenta / Mexican Hat avec l'idée de faire quelques photos du coucher de soleil sur Monument Valley. Malheureusement il n'y aura pas de coucher de soleil ce soir là pour cause de ciel voilé. Mais quand même à la sortie de MV sur la route de Mexican Hat.....

....nous n'oublions pas de regarder dans notre dos pour profiter d'un des plus beaux points de vue de la région.

Nous avons réservé deux nuitées (seules réservations de notre voyage avec Chinle) au San Juan Inn. Petit motel sans prétention mais bien agréable pour deux nuits.

17 juin, au programme: Monument Valley, un petit tour à Blanding, Valley of the Gods, Gooseneck et repas du soir au Swimming Steak Nous tiendrons sans souci ce planning et nous y ajouterons même la montée et la descente de Moki Dugway. Monument Valley sera visitée sous un ciel mitigé et le site ne se révèlera pas à nous sous ses meilleurs aspects. Nous resterons un peu sur notre faim à l'occasion de cette visite et nous aurons l'impression d'avoir raté le coté grandiose de MV si souvent décrit par de nombreux voyageurs.









Les pistes ne présentent pas de difficulté particulière et il n'y a pas beaucoup de monde en cette matinée, nous serons en avance sur notre timing et c'est tranquillement que nous filons à Blanding pour trouver de quoi nous restaurer.

Au retour vers Mexican Hat sur la route 163 nous empruntons la piste de Valley of the Gods. Un vrai plaisir qui effacera la demi-déception de la matinée. Nous sommes quasiment seuls sur cette route de terre, bien roulante et sans piège particulier. Effectivement, comme l'ont déjà rapportés quelques forumeurs, c'est un mini MV qui s'offre à nous et le soleil (timide) nous accompagne à présent.



Tout heureux de cette escapade nous prenons à droite à la sortie de la piste sur la route 261 pour grimper le Mokee Duway. Sympa, sauf pour la passagère avant qui se cramponne à son siège.



Nous prendrons quelques minutes, une fois arrivés au sommet, pour profiter du paysage qui s'offre à nous. Descente facile et nous enchainons par un passage au Gooseneck. Encore une fois, le soleil manquera de compréhension à notre égard et ne nous fera pas bénéficier d'un éclairage intéressant. Nous commençons à en avoir l'habitude.

Repas du soir au Swimming Steak où malheureusement nous manquerons notre rendez-vous avec notre Tigre. Au passage je note ici la quasi inexistence de réseau GSM et internet dans ce coin de l'Utah.

18 juin, normalement nous devrions arriver en fin d'après midi à Hanksville. Sur nos routes (261, 95 et 24) nous visiterons Natural Bridge, une halte déjeuner à Hite / Colorado Bridge, découverte du Glen Canyon et un passage à Little Egypt.

Natural Bridges est un petit parc vraiment sympa, de nombreux points de vue très agréable et quelques ballades sympa pour s'approcher des arches, Sipapu, Owachomo et Kachina.

En fonction de notre timing nous avons choisi de descendre jusqu'à Sipapu et Owachomo Bridges. Les sentiers se sont avérés être très agréables à parcourir en début de matinée. Sipapu Bridge.



Owachomo Bridge.



Et puis No Name Bridge, moins connu.

De retour sur la route 95 nous filons en direction de Hite avec l'idée de trouver un coin agréable pour notre pique-nique dans ce coin là. Belle route déserte sur laquelle nous ne croiserons absolument personne pendant de nombreux miles. L'arrivée sur le Colorado Bridge se fait par une descente magnifique mais nous notons la présence de gros nuages noirs qui deviennent de plus en plus menaçants. L'orage éclate alors que nous sommes au dessus du Colorado.

Tout de suite après le pont nous faisons en vitesse un arrêt pour visiter Hite Aérodrome !! Au bout de la piste la chute vertigineuse dans le canyon et le fleuve. Nous roulerons sous les trombes d'eau pendant une demi-heure sans rien voir du Glen Canyon et de ses paysages. Finalement le ciel devient plus clément et nous trouvons enfin un petit coin sympa pour avaler notre pique-nique.

Nous renonçons à faire le détour pour voir Little Egypt et décidons de rejoindre Hanksville où, en théorie nous devrions passer la nuit. Une sorte de pressentiment nous a fait accélérer la cadence et arrivés à Hanksville nous constatons que la petite ville est victime d'une panne générale d'alimentation électrique consécutive aux orages. Cela pourrait durer encore longtemps et la perspective de passer la nuit dans ces conditions ne nous emballe pas. Nous avalons un café tiède et sur les conseils d'un habitant nous décidons de rejoindre Torrey.

Alors faute d'avoir vu Little Egypt nous empruntons la piste qui nous approche de Factory Butte. J'avais vu quelques photos sur le Net de cet endroit mais la découverte est époustouflante. Lunaire, désertique. Immédiatement cela me fait penser au roman de Buzzati "Le désert des Tartares". Une forteresse plantée au milieu de nulle part et où l'on se surprend à chercher les cavaliers qui vont fondre sur vous.

Factory Butte sera définitivement classé en haut du podium.







A suivre .
Voyage à New York avec deux enfants: activités, déplacements, hôtel et stationnement? English translation pending
by Ssosso · 2009-07-15 · 2 replies
Bonjour, j'ai besoin de conseil de gens expérimentés de voyages à New York. J'explique la situation; mon conjoint, moi et nos 2 enfants (10 et 7 ans) irons passer quelques jours à Wildwood la semaine prochaine. En revenant, on a l'intention d'arrêter 2 jours à New York, question de voir la statue, le central park avec le musée et le zoo.

Je me suis fait dire que l'ile de Mannathan était difficilement accessible en voiture, est-ce vrai? Sinon, est-ce que ça se fait bien? Y aura-t-il du stationnement? Devrais-je réserver l'hôtel à l'avance pour une nuit, ou ce sera aisé de trouver sur place? Quelqu'un peut me conseiller sur ça et sur d'autres activités à faire avec des enfants de cet âge?

Merci! 🙂
Voyage en routard au Japon et en Corée du Sud: niveau de difficulté sur une échelle de 1 à 10? English translation pending
by Kejajack · 2009-07-06 · 18 replies
bonjour !

sur une echelle de 1 a 10 pour ceux qui on voyageait en routard au japon ou en coree du sud combien donneriez vous en niveau de difficulte en general pour ces deux pays (1 etant tres facile jusqu a 10 tres dur) pouvez vous developpez apres avoir mis vos notes les raisons qui vous aurez poussé a cela !!!

combien metteriez vous comme note pour un niveau de voyageur : anglais juste ce qu il faut pour voyager, aucune connaissance du japonais et du coreen , bonne connaissance de divers pays a travers le monde ?

pour finir quelle note toujours de 1 a 10 metteriez vous pour tout ce qui pourrait etre deplacement : prendre le metro trouver une adresse en ville s orienter dans une gare prendre le train rapide

merci et bon vote !!
Où s'installer en Tunisie? English translation pending
by Rikou · 2009-07-04 · 17 replies
Bonjour à tous, bientôt en route pour la Tunisie avec mon épouse (fin Aout), j'aurai besoin de votre avis sur le choix d'une ville où il fait bon vivre ( je peux m'installer n'importe ou "sauf Tunis très belle mais trop grande") , je cherche une ville ou village sympa avec qqs commerces, bord de mer bien sûr, qqs entreprises, pas de tourisme de masse, assez proche d'un aéroport, avec un bon marché fruits et légumes bref, un petit coin quoi, où les loyers ne soit pas trop chers . A ceux qui connaissent un endroit qui pourrait correspondre, merci d'avance de vos conseils.
Bangkok: verbalisation des fumeurs en zone interdite et jets de mégots dans la rue English translation pending
by Sprex64 · 2009-06-15 · 25 replies
Je bouge un morceau de mon poste car il me semble qu'il soit plus adapté pour les futurs visiteurs de BKK

VERBALISATION DES FUMEUR EN ZONE INTERDITE ET JETS DE MEGOT DANS LA RUE

J'en profite aussi pour vous avertir que tu côté de Sukhumvit sur toute l'avenue particulièrement ASOK, Emporium la police et les gardiens des 2 parcs ont l'ordre de verbaliser fermement toute personne qui jette un mégot dans la rue ( je dis bien dans la rue mais pas devant les 2 entrées des parcs . J'ai pu assister à une de ces verbalisation cet après midi un farange ( Allemand +50 ans ) s'est vu infligé une amande de 2000 baths c'est le prix avec recu copie carbone et sourire de la police .... Donc, attention fumeur ne jetez plus vos mégots n'importe où .....et surtout ne fumez pas en dehors des zones autorisées je pense particulièrement à l'aréoport quand vous arrivée et au marché Chatuchat dans lequel je vous rappel qu'il est interdit de fumer C'est marqué et annoncé par voix haut parleur mais en Thai ...

Si on est honnête on ne peut pas blamer la thailande de faire comme chez nous pour ce genre de sujet ...Le green Bangkok gagne de plus en plus d'hadésion il y a vraiment un effort qui a été fait dans le centre ville pour la propreté et celà nous en profittons quand même un peu .... NOTE / Vue le nombre de chiens en liberté dans bangkok j'ai toujours été surpris du peu d'excréments rencontrés sur BKK on ne peut pas en dire autant sur les trotoirs de Paris et de Nice ....

Amitiés

Cordialement
Hésitation entre deux circuits pour deux semaines et demie aux États-Unis en été 2009 English translation pending
by Yapiyapo · 2009-06-01 · 7 replies
Bonjour,

nouvelle sur le forum, je voudrais des conseils pour un premier grand voyage hors Europe que je compte faire au mois d'Août.

J'ai déjà trouvé la destination qui est donc les Etats-Unis, par contre j'hésite entre 2 circuits: le premier classique, Californie, sachant que je compte partir à peu près 2 semaine et demi, faire un Paris - Los Angeles puis prendre une location de voiture, ensuite que me conseillez-vous de faire? Je pense qu'il est possible de caser Los Angeles, Las Vegas, le parc Yosemite, San Francisco, mais pensez-vous que j'ai le temps de rajouter le Grand Canyon voire jusqu'à Monument Valley ou au moins San Diego. Et sur chaque site, qu'est-ce qui est incontournable? (Je viens tout juste de décider de faire ce voyage, alors je ne me suis pas encore plongée dans les guides, c'est pour ça que je ne sais pas encore grand chose!!)

Sinon j'ai de la famille à Atlanta, ou je ne suis jamais allée non plus, alors je pensais prendre un aller-retour Paris-Atlanta et de nouveau louer une voiture, et là aussi j'hésite entre 2 choses: la Floride ou la Louisiane. Completement différent je sais, si des personnes ont déjà fait les 3, ou au moins l'un des 3, merci de me donner vos avis!

Est-il conseillé de réserver tous les logements, ou peut-on toujours trouver un motel ou une auberge même en plein mois d'Août?? Et pour les grandes villes, que conseillez-vous (exemple hotellerie à Los Angeles abordable, ou y a t-il d'autres moyens d'hébergement?).

Merci d'avance pour tous vos conseils!
Vivre à Hong Kong ou à Singapour? English translation pending
by Paucar · 2009-06-01 · 11 replies
Hello,

Mon ami a une proposition de job soit a Hong Kong soit a Singapour, malheureusement je n'ai visite aucune de ces deux villes. Apres quelques recherches j'ai quand même remarqué que Hong Kong avait un territoire beaucoup plus vert, avec de belles plages et une identité alors que ca n'a pas l'air d'etre le cas a Singapour. Je dis ca mais comme je l'ai dit plus haut je ne connais pas ces villes. Je travaille dans l'art contemporain, il est donc pour moi important de voir vivre les traditions et le patrimoine propre a ces deux villes (et je ne parle pas des centres commercieux et parc d'attractions). Singapour est aussi deux fois plus loin (temps avion) et pas aussi direct de la France que HK.

J'attends vos avis... merci!

M
Quinze jours en Chine: à voir à Shanghai et ses alentours? English translation pending
by Papillion · 2009-05-18 · 8 replies
Bonjour,

je pars 15 jours a Shanghai en Juin J'aimerais bouger, voir du pays car je pense que 15 jours a shanghai c'est beaucoup. Je voudrais savoir ce qu'il y a a voir a shanghai et dans les allentours. On m'a parlé de HK et de Pékin. Est ce que 'est facile d'y aller en partant de shanghai? Est ce qu'il n'y a pas d'autre chose à voir? Je n'y suis jamais allée...

Merci d'avance pour vos conseils et réponses.😏
Objectif pour un Canon 450D? English translation pending
by Nini6cul · 2009-05-17 · 20 replies
Bonjour à tous,

J'ai besoin de vos conseils !

Je compte m'acheter un zoom pour un Canon 450D, pour l'instant, je n'ai que le 18-55 IS de Canon.

Je vais bientôt partir en Namibie (août), je compte donc faire des photos de paysages. Que me conseillez-vous comme zoom ? Un 55-250 IS de Canon ? Un Sigma quelconque ?

Sur certains sites, ils proposent avec le zoom un pare-soleil d'objectif et un pare-soleil de lentille ? Quelle différence entre les deux ?

Et pour le prix, je ne vise pas trop trop cher, dans les 500 grand maxi.

Merci !
Un mois en Espagne et au Portugal, quel itinéraire? English translation pending
by Steftravel · 2009-05-10 · 14 replies
Bonjour, Je suis à la recherche d'infos sur l'itinéraire idéal à faire à partir de Barcelone jusqu'au Portugal. Merci de bien voulir m'aider... Arrivée à Barcelone pour 5 jours, 2jours à Madrid...Ensuite, croyez vous que Toledo et Valence sont indispensables??? Ensuite, je vais en Andalousie...cordoue, Grenade, Malaga, Séville c'est certains... Cependant, combien de jours rester dans chaque endroit et par où commencer pour finir à Séville, je ne sais pas???? De Madrid à Andalousie, en train ou en bus??? Je suis en Espagne du 28 mai au 15 juin au total De Séville aux Algarves au Portugal, quel moyen de transport est l'idéal et combien ça coûte?? Les Algarves 4 jours, Faro et Lagos, peut-être Evora...Qu'en pensez-vous??? Ensuite, Lisbonne environ 4 à 5 jours avec la ville de Cascais et Sintra comprises. Pour finir à Porto 2-3 jours et retour à Lisbonne le 27 juin pour prendre mon vol et retour chez moi!!! Je suis au Portugal du 16 au 27 juin. Merci beaucoup de tous vos précieux conseils....🙂
Est t-il possible de gagner un peu d'argent avec de très belles photos? English translation pending
by Yohann76 · 2009-05-04 · 59 replies
Bonjour à Tous, jmapel yohann et lors de mon dernier voyage en afrique(sénégal casamance) jme suis rendu compte que j'avai réalisé de très belles photographies de paysages et d'enfants, J'ai toujours été assez perfectionniste en prenant une foto, et donc je me demandai si quelq'un pouvai me dire si il ya un moyen de gagner un peu d'argent en revendant de belles photos qui sont bien plu belles que la plupart des photos des magasines d'agence de voyage ou de certains livres.Jme suis dit que ces photos feraient une très bonnes publicité pour le pays oû je suis allé Mais je ne sais pas à qui m'adressé jai déjà envoyer des mails au agence de voyage mais sans réponse et donc voilà ma question est peut on gagner un peu d'argent de poche sans être pour autant professionel dans la photographie et surtout à qui m'adresser??

merci et bon voyage à Tous !!!
Sud-est du Canada et nord-est des Etats-Unis English translation pending
by Riko57 · 2009-04-16 · 41 replies
Bonjour à toutes et à tous,

J'ai pour projet de passer 2 semaines de l'autre côté de l'atlantique. Les voyages organisés ne m'intéressent guère puisque je n'ai nullement de liberté. Je souhaite aller à la découverte du sud-est du Canada (Quebec, Montreal...) et du nord-est des Etats-Unis (New York). Je souhaite également dormir chez l'habitant (moins facile à trouver). Je souhaite, et je sais que le Canada peut me l'offrir, être par moment en contact avec la nature.

Mon projet étant fondé, je dois à présent organiser ce voyage. C'est pour cela que je passe par ce forum afin de trouver réponse et de gérer au mieux cette destination "de rêve".
10 jours entre Cactus Saguaro et villages Pueblo (États-Unis) English translation pending
by FamilleUS · 2009-04-14 · 8 replies
Jeudi 2 avril 2009 : Après une longue journée de boulot et d’école pour nos 3 garçons, nous voilà partis pour notre quatrième voyage à travers l’Ouest Américain. 5h00 d’avion pour rejoindre Phoenix AZ où, malgré les 3h00 de décalage horaire, il fait déjà nuit. On récupère la voiture chez Alamo et direction Apache Junction (50 km) pour un repos bien mérite au Best Western local.

Vendredi : Levés aux aurores, nous sommes vers 8h00 sur l’Apache Trail. Pour nous qui avons déjà fait la Californie (San Francisco / Las Vegas via Yosemite et Death Valley), le Grand Circle (Las Vegas, Grand Canyon, Monument Valley, Mesa Verde, Canyonland, Arches, Capitol reef, Bryce et Zion) et le Wyoming (Tetons et Yellowstone), c’est la première fois qu’on voit des vrais cactus Saguaro (comme dans Lucky Luke !) car ceux près de l’aéroport de Las Vegas faisaient vraiment trop décoratifs.

L’Apache Trail est vraiment top, on y croise une Ghost town très sympa (Goldfield), on découvre les montagnes de la Superstition, on s’arrête au saloon de tortilla flat, on se ballade au milieu des forets de cactus (Carnegiea Gigantea pour ceux qui ont un dictionnaire Gaffiot chez eux), on longe la Salt river jusqu’au barrage de Roosevelt et on fini par la visite des habitations indiennes Salado de Tonto NM (Lower Ruin, car pour les Upper, il faut réserver à l’avance). Seulement, pas de chance et pas de visite pour cause d’abeilles aujourd’hui. Par contre, le pique-nique sur l’aire de Tonto est vraiment sympa et il faut penser à compléter les programmes Junior Ranger.

Mon conseil aux VF qui veulent faire la boucle des canyons pour la première fois. Arrivez via Phoenix, faites l’Apache Trail et ensuite partez dormir a Sedona avant de faire le GC. Vous pourrez faire la boucle et repartir via Las Vegas en ayant vu les saguaros, symbole de l’Arizona et de l’Ouest américain.

Après Tonto, descente un peu longue via Globe et la 77 qui ne présente pas beaucoup d’intérêt. On est content d’arriver le soir au River Park de Tucson (merci FredXIII) et de piquer une tête dans la piscine. Le soir, dîner a l’hôtel. On a fait 350 KM.

Samedi : En route pour le Sonora Desert Museum: Ce Zoo / Musée est tout simplement génial et on y restera de 8h30 a 13h30. Ballade au milieu des cactus et de la faune du désert, il fait 25 degrés, les pumas sont en jambe, les cactus en fleur, il fait beau et il n’y a pas foule.

Après un déjeuner à la cafeteria du Musée, on file au Saguaro NP. Arrêt au visitor Center, paiement des $10 de fees (avec le temps, on devient honnête comme des américains), récupération des programmes de Junior Ranger et c’est parti pour le Bajada loop. En chemin, on fait 3 petits hikes : le Discovery sans beaucoup d’interêt, le Valley View qui mène a une belle vue au travers de forets de saguaros et le Signal Hill pour chercher les Petroglyphs.

On a bien aime ce NP, mais peut être parce qu’on a perdu l’effet de surprise, on a préféré parcourir l’Apache Trail la veille. Il est 18h00, retour au River park via les Tucson mountains et Dîner chez Dennys (le samedi c’est free pour les kids !).

La suite ci dessous...



































Climat aux Philippines en août? English translation pending
by Sev0307 · 2009-04-02 · 5 replies
Bonjour,

je voulais m'inscrire à un Voyage organisé par l'UCPA sur 14 jours, ou il est prévu diversese balllades, du beach kayak et du snorkeling. On passerait par différents endroits comme Bohol, Negros, Cebu, Siargao et Surigao, c un voyage trés tentant par contre je pose la question concernant la météo qu'il fait au mois d'août...

Pour ceux qui connaissent le pays merci de me donner des infos.

A bientôt

sév
Philippines: visiter Coron et Calauit ou Bohol et Siquijor? English translation pending
by Maglith · 2009-04-01 · 19 replies
Bonsoir,

Après avoir tournée la question de notre itinéraire dans tous les sens, j'en arrive au dilème suivant :

Sachant que : nous serons 21 jours en mai au Phils qu'on veut absolument faire Banaue et alentours + Palawan (El Nido+ 1 île -cacnipa ou coco loco ou Flower- la rivière souterraine ne nous branche pas)

Donc pour la 3e partie de notre voyage, on hésite entre :

A / Coron + Calauit Sachant que : il n'y a pas de vol El Nido-Coron; la traverssée prendra donc 1 journée (d'ailleurs, je suis preneuse d'infos sur les heures des traversées, dans les 2 sens, si vous avez) on plonge un peu, mais on est débutant et pas non plus fanatiques : je pense pas qu'on fera plus de 2 ou 3 plongées. je n'arrive pas à me faire une idée de Calauit : elle n'est pas cité dans le Lonely, et très peu dans le Jens Petter et le forum. En fait, j'ai un peu peur que ce soit une attraction genre le zoo de Peaugre en Rhône-Alpes (comparaison grossière, je vous l'accorde) et enfin, ce coin difficile d'accès semble moins férquenté par les touristes, non? Ce qui pourrait être un bon point pour cette option.

B/ Bohol + Siquijor Sachant que : J'aimerais bcp faire la rencontre de cet adorable primate aux gros yeux. Est-ce que le parc des Tarsier est intéressant? Ce que j'ai lu et vu de Siquijor me plait bien. Ce qu'on aime faire sur les îles, c'est partager notre temps entre la découverte des terres (habitants, villages, coins de nature) et finir nos journées à la plage. Siquijor paraît être un terrain de jeu idéal pour ça non?

Voilà... Je suis bien concsiente qu'il s'agit d'un choix très personnel, mais j'aurais aimer connaitre votre avis avant de nous décider ! Je vous remercie par avance.

A+ Mag
Association (ONG) togolaise ESVIPE (espoir et vie pour l'enfance) English translation pending
by Saida85 · 2009-04-01 · 2 replies
Bonjour tout le monde!

Je reviens du Togo ou j'ai passé un mois à donner un coup de pouce à de trop mignons petis orphelins dans un petit village a l'ouest de Lomé. Le voyage a été vraiment chouette alors je vous envoie les reférences de l'association ou je suis allée. Voilà un copié-collé du message que le président m'a transmis.

Bonjour cher (e) Volontaire et/ou Stagiaire,

Vous êtes un ou groupe de lycéen (e), un ou groupe d'étudiants, un groupe de scout, éducateur spécialisé, retraité ou un cadre qui veut bien venir en aide aux communautés démunies, défavorisés, se rendre utile, apporter un plus à l'humanité, faire des animations avec des enfants.

L'Association (ES.VI.P.E) Espoir et Vie Pour l'Enfance est une association Humanitaire et de volontariat qui organise des camps chantiers humanitaires internationaux, et propose/reçoit des stagiaires pour des stages de formation internationaux à court, moyen et long terme dans les domaines de l'éducation, de la santé, de la culture, des droits et de la protection de l'enfant et de l'environnement; ES.VI.P.E invite les personnes de bonne volonté et de bonne motivation à participer à ses missions humanitaires qu'elle organise encore cette année 2009-2010.

Les camps chantiers sont aussi des moments de détente, de tourisme agréable, d'échange culturel, d'expérience unique de solidarité internationale, de la découverte, de la rencontre, d'une meilleure compréhension de l'ailleurs, de l'autre et au final de nous-mêmes. C''est le moment de donner et de recevoir ; ES.VI.P.E-TOGO pense aux enfants, aux populations démunies qu'à nous-mêmes tel est l'un de nos objectifs.

SOYEZ encore au rendez vous cet été et durant toute l'année 2009 à 2010. N'hésitez pas avec l'Association ES.VI.P.E-TOGO ; association reconnue officiellement sous un Récipissé de déclaration par le ministère de l'administration territoriale par ses aides et actions sur le terrain. Aussi les désireux (es) qui voudraient connaître ou s'initier à la cuisine africaine, aux tresses africaines, à l'art du batik, à la décoration de tissu, de t-shirt et de fabrication de toiles, de la sculpture sur le bois, la poterie, initiées aux percussions, (djembé) et danses africaines sont les bienvenues. SVP Prière adresser un email à l'Association aux adresses électroniques :

Adresse postale: ONG ESPOIR ET VIE POUR L'ENFANCE (ES.VI.P.E- Togo) Association Humanitaire de Développement S/c 03 BP 30045 Lomé-Togo Tél:+228 918 27 00 / +228 018 28 48

Site internet :
http://esvipe-togo.net/ Email: espoirvie5@yahoo.fr / ong_esvipe@yahoo.fr MSN : espoirvie5@hotmail.com pour avoir de plus amples informations et recevoir la fiche d'inscription.

CORDIALEMENT le chargé de communication Abel ZINDODJI Lomé-TOGO
Circuit de deux semaines en Ontario et au Québec English translation pending
by Virginath · 2009-03-31 · 62 replies
Bonsoir à tous, J'avais posté un message il y a quelque temps à propos d'un projet de circuit au Canada dans lequel je m'étais lancée pour rendre service à mes beaux-parents (ce sont eux qui voyageront). J'avais reçu des avis très judicieux, notamment de Néfer, que je remercie encore au passage. Le voyage est maintenant confirmé, et les billets sont réservés. Après leur avoir demandé ce qu'ils souhaitaient faire/voir et comment ils préféraient se déplacer (pas de bus ou de train, ils préfèrent conduire), j'ai élaboré le circuit suivant. J'aimerais avoir vos commentaires. Y a-t-il des "erreurs de débutante" (je maîtrise peu la région) ou des choses sympas à rajouter (sans aucun doute, mais en 2 semaines, il faut faire des choix) ? Je précise qu'ils sont plus portés sur le culturel (musées, petits villages, paysages mais "de loin") que sur l'aspect nature (pas de rando), et qu'ils aiment prendre leur temps. J'ajoute qu'ils ont une fille de 17 ans, tentée par le côté citadin et nord-américain. J'ai aussi essayé de limiter le nombre de changements d'hôtels, car c'est fatigant et contraignant de refaire les valises tous les jours. A propos d'hôtels, auriez-vous des hôtels ou B&B de charme à me recommander ? Le plus "typique" possible, avec de bons repas (ils sont très gastronomes !)

22 juillet J0 : Arrivée à Toronto à 13h15. Balade dans Toronto. Nuit à Toronto. 23 juillet J1 : Chutes du Niagara. Nuit à Toronto. (je sais que c'est sympa de faire les chutes de nuit, mais cela fait changer d'hôtel, et une longue route le lendemain, sauf autre suggestion) 24 juillet J2 : Kingston - Mille Iles. Nuit à Kingston ? Gananoque ? 25 juillet J3 : Ottawa - Musée des civilisations canadiennes. Nuit à Ottawa. 26 juillet J4 : Direction Montréal, avec lunch au château Montebello et arrêt à la sucrerie de la Montagne à Rigaud. Nuit à Montréal 27 juillet J5 : Montréal. Nuit à Montréal 28 juillet J6 : Montréal. Nuit à Montréal. 29 juillet J7 : Route vers Québec (est-il préférable de passer par Drummondville ou Trois Rivières ?). Nuit à Québec. 30 juillet J8 : Québec. Nuit à Québec. 31 juillet J9 : Rivière-du-Loup et bac pour la rive nord. Nuit vers Tadoussac (ou de Québec, monter vers Tadoussac par la rive nord ?) 1er août J 10 : Tadoussac. 2 août J11 : Région de Charlevoix 3 août J12 : Région de Charlevoix 4 août J13 : Retour à Montréal (en prenant la même route qu'à l'aller ou en prenant l'autre rive ?) - Vol pour Paris à 20h30

L'une de mes grandes interrogations, c'est : y a-t-il un intérêt à remonter le St Laurent par la rive sud, pour ensuite prendre le bac vers le nord ? Les paysages sont-ils très différents ? J'ai peur que ce soit compliqué de prendre le bac... Une autre question : le Lac St Jean. A-t-il un véritable attrait pour des non-sportifs ? Est-ce un détour qui vaut la peine ?

Merci à tous ! 🙂
Recherche aide humanitaire au Sénégal English translation pending
by Madoar · 2009-03-24 · 10 replies
Bonjour Je suis infirmiére depuis 20 ans et je travaille dans un hopital ; mon séjour au Sénégal en janvier m'a ouvert les yeux sur bcp de choses et j'ai très envie d'y retourner pour donner un peu de mon temps et de mes compétences . Dans le cadre hospitalier, nous avons droit a un congé de solidarité qui est de 15 jours ts les 2 ans, ceci afin de partir en aide humanitaire . Pouvez vous m'éclairer sur une Ong ou une association qui acceterait que je les aide, j'ai bcp cherché sur internet mais il y en a tellement ! et c'est pas tjs clair . Merci de ce que vs ferez pour moi Madoar

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